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Cent Ballades (Christine de Pisan)/Ballade XLIII
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Acélan
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<pages index="De Pisan - Œuvres poétiques, tome 1.djvu" from=94 to=94 header=1 titre="[[{{BASEPAGENAME}}|Cent Ballades]]" />
[[Catégorie:Poèmes de Christine de Pisan]]
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Page:Dubuisson - Armorial des principales maisons et familles du royaume, tome 1, 1757.djvu/422
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Charlie Main
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/* Validée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Charlie Main" /></noinclude><div style="text-align:center;font-size:130%;">'''''<span style="font-variant:small-caps;">Errata</span> de l’Impression pour le Tome I.'''''</div>
<br />
'''AGARD''' : croix de trefflée ; ''ôtez'', de.
'''BAZAN''' : quatre burettes ; ''dites'', quatre burelles.
'''BAUCHAMP''' : deux burettes ; ''dites'', deux burelles.
'''BEAUFORT''', ''seigneur de Canillac, &c.'' le sur-le-tout d’or semé de croisettes de sable ; ''ajoutez'', recroisettées au pied fiché.
'''BEAUSSE''' : un cœur enflammé d’or ; ''dites'', un cœur de gueules, enflammé d’or.
'''BERNARD''', ''seigneur de Rieux, &c.'' serestré en chef ; ''dites'', senestré en chef.
'''<small>DU</small> BOIS''', ''seigneur de Givry'' : au premier & dernier quartier du sur-le-tout, un chef chargé d’un lion ; ''dites'', un chef d’argent chargé d’un lion.
'''BBETIGNIERES''' ; ''dites'', '''BRETIGNIERES'''.
'''CAMUS''', ''seigneur de Pontcarré, &c.'' & un pointe ; ''dites'', & un en pointe.
'''COLLIN''', ''seigneur de l’Isle'' : de trois cotices ; ''dites'' de deux cotices.
'''ERARD-LE-GRIS''' : un écot de sabre ; ''dites'', un écot d’arbre.
<noinclude>
<div style="text-align:center; font-size:200%;">♦ ♦ ♦<br/>♦ ♦<br/>♦</div>
<br/>
</noinclude><noinclude>
<references/></div></noinclude><noinclude>
<references/></div></noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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Aide:Demander l’importation d’un livre
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2026-08-09T09:57:26Z
Newnewlaw
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/* {{L2s|Folie d'Opium (Recueil)|Folie d'Opium.pdf|Folie d'Opium}} */ nouvelle section
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wikitext
text/x-wiki
{{Fil d'Ariane aide}}
[[Catégorie:Numérisation|Demander]][[Catégorie:Aide]]
<!-- DÉBUT BOUTON DEMANDE IMPORT LIVRE -->
<div class="center"><span class="plainlinks" style="margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Aide:Demander l’importation d’un livre|action=edit§ion=new&preload=Modèle:DemandeLivre}} {{Bouton cliquable|Demander l’import d’un livre|couleur=blue}}]</span></div>
<!-- FIN BOUTON -->
{{saut|10px}}
<!-- DÉBUT BOUTON DEMANDE OCR -->
<div class="center"><span class="plainlinks" style="margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Aide:Demander une OCR}} {{Bouton cliquable|Demander une OCR|couleur=blue}}]</span></div>
<!-- FIN BOUTON -->
{{début encart coloré|bleu}}
{|
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|[[File:OOjs_UI_icon_alert-yellow.svg|40px]]
|Merci de porter attention à la rédaction des demandes d’imports de fac-similés en remplissant la '''totalité des items de la demande''', en particulier '''la source précise du fac-similé''' et la '''signature du demandeur'''. Merci également d’éviter de demander l’import de '''Fac-similés qui ne seront pas corrigés''' par vous-même ou un autre contributeur informé de cette demande. Merci enfin d’éviter de faire de '''trop nombreuses demandes simultanées'''. (Cela décourage les bonnes volontés).
|}
{{fin encart}}
{{Menu de navigation aide|état groupe2 = affiché}}
Afin de disposer d’images utilisables dans l’espace [[aide:Espace "Page"|pages]], vous pouvez soit importer vous-mêmes ces images (voir [[Aide:Créer un fichier DjVu|Créer un fichier DjVu]]), soit en faire la demande ici en cliquant sur le lien ci-dessus.
Cette liste permet également de savoir quels imports sont en cours. Consultez l’[[:Catégorie:Index|index]], pour savoir quels livres ont déjà été importés. Vous pouvez aussi voir leur état d'avancement parmi les [[Wikisource:Livres disponibles en mode page|livres disponibles en mode page]].
= Liste de livres demandés =
Lorsque des œuvres en plusieurs volumes sont en cours d’importation, vous pouvez y participer en demandant plus de précisions sur l’avancement.
Les demandes traitées peuvent être effacées sans archivage particulier autre que <span class="plainlinks">[//fr.wikisource.org/w/index.php?title=Aide:Demander_l%E2%80%99importation_d%E2%80%99un_livre&action=history l’historique de cette page]</span>.
== Demande d'importation d'un livre ==
*Merci de bien vouloir importer Voici la femme : préférences par [[Aurel]]. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3348853s] je n'ai pas de logiciel pour créer des djvu sur mon mac… [[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] ([[Discussion utilisateur:Sapcal22|d]]) 21 mars 2026 à 18:04 (UTC)
*:@[[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] Je m'en occupe. Ce sera fait dans l'après-midi. Je te tiens au courant. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 22 mars 2026 à 11:20 (UTC)
*::@[[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] : [[Livre:Aurel - Voici la Femme, 1909.djvu]] [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 22 mars 2026 à 14:12 (UTC)
*:::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] : merci bien, c'est parfait [[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] ([[Discussion utilisateur:Sapcal22|d]]) 23 mars 2026 à 17:06 (UTC)
== Armide ==
* Titre : Armide, drame héroïque en cinq actes
* Auteur : Philippe Quinault
* Source : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58471988.texteImage
* Demandeur : Yvan Kusevic
* Pris en charge par : Yvan Kusevic
* État : En attente. Bonjour le texte d’Armide fait partie des œuvres complètes de Quinault, déjà importés : [[Page:Le théâtre de Quinault, tome 5, 1715.djvu/405|Théâtre de Quinault, T. 5, p. 381]]. Souhaitez vous malgré tout l'import de l'édition de 1777 ? --[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 10 mai 2026 à 04:34 (UTC)
== Ouvrage de Gustave Eiffel ==
* Titre : Recherches expérimentales sur la résistance de l'air exécutées à la Tour Eiffel
* Auteur : [[Auteur:Gustave Eiffel]]
* Source : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5675046x
* Demandeur : [[Utilisateur:Nalou|<span style="color:blue">Alan</span>]] ([[Discussion utilisateur:Nalou|d]]) 5 juin 2026 à 15:38 (UTC)
* Pris en charge par :
* État : {{fait}} [[:File:Eiffel - Recherches expérimentales sur la résistance de l’air exécutées à la Tour Eiffel.pdf]]. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 5 juin 2026 à 16:36 (UTC)
*:Merci ! [[Utilisateur:Nalou|<span style="color:blue">Alan</span>]] ([[Discussion utilisateur:Nalou|d]]) 21 juillet 2026 à 07:24 (UTC)
== L’Aérophile ==
* Titre : ''L’Aérophile'', revue (55 années de 1893 à 1947)
* Auteur : divers.
* Source : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb344143803/date Gallica]
* Demandeur : [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 20 juin 2026 à 08:30 (UTC)
* Suggestion : si possible prévoir un nommage par année, par exemple « L’Aérophile.1893.pdf ». Si la création de toute la collection est problématique, on peut se limiter à quelques-unes des premières années, par exemple 1893 à 1902, voire à une seule (1893).
* Commentaire : deux pages existent déjà sur ws : {{1o}} [[L’Aérophile]] ; {{2o}} [[Livre:Larophile06besa.pdf|La sixième année (1898)]] (à renommer ?)
* Pris en charge par : M-le-mot-dit
* État : {{fait}} années 1 à 12 disponibles.
* {{ping|M-le-mot-dit}}. Merci ! Excellent ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 20 juin 2026 à 22:08 (UTC)
== Einstein ==
Bonjour, Voici quelques livres à propos d'Einstein qui seraient intéressants pour Wikisource. L'accès est restreint aux Etats-Unis, et je n'arrive pas à les télécharger, même avec un proxy. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 juin 2026 à 09:45 (UTC)
# [https://catalog.hathitrust.org/Record/001916621 Bergson ou Einstein, par Aram D'Abro] (1927)
# [https://catalog.hathitrust.org/Record/006558490 Les Arguments de M. Einstein, par François Vial] (1922)
# [https://catalog.hathitrust.org/Record/000483530 Pour comprendre Einstein, par Théophile Moreux] (1922)
# [https://catalog.hathitrust.org/Record/100460460 La notion du temps d'après Einstein, par Paul Dupont] (1921)
# [https://catalog.hathitrust.org/Record/012155687 Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application a l'astronomie, par Gustave Juvet] (1921)
# [https://catalog.hathitrust.org/Record/007352164 Une nouvelle figure du monde : les théories d'Einstein, par Lucien Fabré] (1921)
# [https://catalog.hathitrust.org/Record/102654762 Les theories einsteiniennes et les principes du calcul integral, par Adolphe Buhl] (1922)
@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Bonjour Effectivement sur Ht (US) avec vpn on obtient une image taggée avec : "Image Temporarily Unavailable" et en dessous un message "Error code: 429". C'est nouveau. Je suppose que c'est leur nouvelle mesure anti robots. --[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 26 juin 2026 à 11:31 (UTC)
:Finalement, Koavf, de Wikisource en anglais, les a importés sur Commons. Merci quand même. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 26 juin 2026 à 13:02 (UTC)
::{{ping|Yann|Cunegonde1|Koavf}}
::7. <u>« Les theories einsteiniennes et les principes du calcul integral, par Adolphe Buhl », le fichier ne marche pas, il faudrait utiliser une autre source [https://www.numdam.org/item/JMPA_1922_9_1__95_0.pdf ici].</u>
{{centré|Lien vers les fichiers pour vérifier leur existence}}
<gallery>
A. D'abro - Bergson ou Einstein.pdf|1. {{l2s|Bergson ou Einstein|A._D'abro_-_Bergson_ou_Einstein.pdf}} de [[Auteur:Aram_d'Abro|Aram d'Abro]], 1927
François Vial - Les arguments de M. Einstein.pdf|2. {{l2s|Les Arguments de M. Einstein|François Vial - Les arguments de M. Einstein.pdf}} de [[Auteur:François Vial|François Vial]], 1922
Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf|3. {{l2s|Pour comprendre Einstein|Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf}} de [[Auteur:Théophile_Moreux|Théophile Moreux]], 1922
Paul Dupont - La notion du temps d'après Einstein, 1921.pdf|4. {{l2s|La Notion du temps d’après Einstein|Paul Dupont - La notion du temps d'après Einstein, 1921.pdf}}, de [[Auteur:Paul Dupont (ingénieur)|Paul Dupont]], 1921.
Gustave Juvet - Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application à l'astronomie.pdf|5. {{l2s|Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application à l’astronomie|}} de [[Auteur:Gustave Juvet|Gustave Juvet]], 1921.
Fabre - Une nouvelle figure du monde. Les Théories d’Einstein.djvu|6. {{l2s|Une nouvelle figure du monde : les théories d'Einstein|Fabre - Une nouvelle figure du monde. Les Théories d’Einstein.djvu}} de [[Auteur:Lucien_Fabre|Lucien Fabre]], 1921 (il existe deux éditions de ce fichier sur Wikisource).
A. Buhl - Les theories Einsteiniennes et les principes du calcul integral.pdf|7. {{l2s|Les Théories einsteiniennes et les principes du calcul intégral|A. Buhl - Les theories Einsteiniennes et les principes du calcul integral.pdf}} de [[Auteur:Adolphe_Buhl|Adolphe Buhl]], 1922.
</gallery>
Merci d’avance. --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 14 juillet 2026 à 08:29 (UTC)
:Cet utilisateur dispose de connaissances de base en français. <span lang="en-US">Yann, if I can help, let me know.</span> Merci. [[Utilisateur:Koavf|Koavf]] ([[Discussion utilisateur:Koavf|d]]) 14 juillet 2026 à 08:42 (UTC)
:{{ping|Newnewlaw|Koavf}} Merci. J'ai importé [[:File:A. Buhl - Les theories Einsteiniennes et les principes du calcul integral.pdf]]. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 14 juillet 2026 à 10:31 (UTC)
::{{merci|Yann}} --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 14 juillet 2026 à 14:46 (UTC)
== {{L2s|Folie d'Opium (Recueil)|Folie d'Opium.pdf|Folie d'Opium}} ==
* Titre : {{L2s|Folie d'Opium (Recueil)|Folie d'Opium.pdf|Folie d'Opium}}
La version actuelle est très mauvaise. Le texte est parfois difficile à lire et surtout les images sont burk. Voir, par exemple : [https://archive.org/details/foliedopiumroman00lava/page/n13/mode/1up version Internet Archive] et [[Page:Folie_d%27Opium.pdf/14|version Wikisource]].
* Auteur : Collectif (recueil)
* Source : {{IA|foliedopiumroman00lava}}
* Demandeur : [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 9 août 2026 à 09:57 (UTC)
* Pris en charge par :
* État :
gop3ak6gq6ugudyt2cuw6wcf5g7q962
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2026-08-09T10:10:30Z
Yann
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/* {{L2s|Folie d'Opium (Recueil)|Folie d'Opium.pdf|Folie d'Opium}} */
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{{Fil d'Ariane aide}}
[[Catégorie:Numérisation|Demander]][[Catégorie:Aide]]
<!-- DÉBUT BOUTON DEMANDE IMPORT LIVRE -->
<div class="center"><span class="plainlinks" style="margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Aide:Demander l’importation d’un livre|action=edit§ion=new&preload=Modèle:DemandeLivre}} {{Bouton cliquable|Demander l’import d’un livre|couleur=blue}}]</span></div>
<!-- FIN BOUTON -->
{{saut|10px}}
<!-- DÉBUT BOUTON DEMANDE OCR -->
<div class="center"><span class="plainlinks" style="margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Aide:Demander une OCR}} {{Bouton cliquable|Demander une OCR|couleur=blue}}]</span></div>
<!-- FIN BOUTON -->
{{début encart coloré|bleu}}
{|
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|[[File:OOjs_UI_icon_alert-yellow.svg|40px]]
|Merci de porter attention à la rédaction des demandes d’imports de fac-similés en remplissant la '''totalité des items de la demande''', en particulier '''la source précise du fac-similé''' et la '''signature du demandeur'''. Merci également d’éviter de demander l’import de '''Fac-similés qui ne seront pas corrigés''' par vous-même ou un autre contributeur informé de cette demande. Merci enfin d’éviter de faire de '''trop nombreuses demandes simultanées'''. (Cela décourage les bonnes volontés).
|}
{{fin encart}}
{{Menu de navigation aide|état groupe2 = affiché}}
Afin de disposer d’images utilisables dans l’espace [[aide:Espace "Page"|pages]], vous pouvez soit importer vous-mêmes ces images (voir [[Aide:Créer un fichier DjVu|Créer un fichier DjVu]]), soit en faire la demande ici en cliquant sur le lien ci-dessus.
Cette liste permet également de savoir quels imports sont en cours. Consultez l’[[:Catégorie:Index|index]], pour savoir quels livres ont déjà été importés. Vous pouvez aussi voir leur état d'avancement parmi les [[Wikisource:Livres disponibles en mode page|livres disponibles en mode page]].
= Liste de livres demandés =
Lorsque des œuvres en plusieurs volumes sont en cours d’importation, vous pouvez y participer en demandant plus de précisions sur l’avancement.
Les demandes traitées peuvent être effacées sans archivage particulier autre que <span class="plainlinks">[//fr.wikisource.org/w/index.php?title=Aide:Demander_l%E2%80%99importation_d%E2%80%99un_livre&action=history l’historique de cette page]</span>.
== Demande d'importation d'un livre ==
*Merci de bien vouloir importer Voici la femme : préférences par [[Aurel]]. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3348853s] je n'ai pas de logiciel pour créer des djvu sur mon mac… [[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] ([[Discussion utilisateur:Sapcal22|d]]) 21 mars 2026 à 18:04 (UTC)
*:@[[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] Je m'en occupe. Ce sera fait dans l'après-midi. Je te tiens au courant. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 22 mars 2026 à 11:20 (UTC)
*::@[[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] : [[Livre:Aurel - Voici la Femme, 1909.djvu]] [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 22 mars 2026 à 14:12 (UTC)
*:::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] : merci bien, c'est parfait [[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] ([[Discussion utilisateur:Sapcal22|d]]) 23 mars 2026 à 17:06 (UTC)
== Armide ==
* Titre : Armide, drame héroïque en cinq actes
* Auteur : Philippe Quinault
* Source : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58471988.texteImage
* Demandeur : Yvan Kusevic
* Pris en charge par : Yvan Kusevic
* État : En attente. Bonjour le texte d’Armide fait partie des œuvres complètes de Quinault, déjà importés : [[Page:Le théâtre de Quinault, tome 5, 1715.djvu/405|Théâtre de Quinault, T. 5, p. 381]]. Souhaitez vous malgré tout l'import de l'édition de 1777 ? --[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 10 mai 2026 à 04:34 (UTC)
== Ouvrage de Gustave Eiffel ==
* Titre : Recherches expérimentales sur la résistance de l'air exécutées à la Tour Eiffel
* Auteur : [[Auteur:Gustave Eiffel]]
* Source : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5675046x
* Demandeur : [[Utilisateur:Nalou|<span style="color:blue">Alan</span>]] ([[Discussion utilisateur:Nalou|d]]) 5 juin 2026 à 15:38 (UTC)
* Pris en charge par :
* État : {{fait}} [[:File:Eiffel - Recherches expérimentales sur la résistance de l’air exécutées à la Tour Eiffel.pdf]]. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 5 juin 2026 à 16:36 (UTC)
*:Merci ! [[Utilisateur:Nalou|<span style="color:blue">Alan</span>]] ([[Discussion utilisateur:Nalou|d]]) 21 juillet 2026 à 07:24 (UTC)
== L’Aérophile ==
* Titre : ''L’Aérophile'', revue (55 années de 1893 à 1947)
* Auteur : divers.
* Source : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb344143803/date Gallica]
* Demandeur : [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 20 juin 2026 à 08:30 (UTC)
* Suggestion : si possible prévoir un nommage par année, par exemple « L’Aérophile.1893.pdf ». Si la création de toute la collection est problématique, on peut se limiter à quelques-unes des premières années, par exemple 1893 à 1902, voire à une seule (1893).
* Commentaire : deux pages existent déjà sur ws : {{1o}} [[L’Aérophile]] ; {{2o}} [[Livre:Larophile06besa.pdf|La sixième année (1898)]] (à renommer ?)
* Pris en charge par : M-le-mot-dit
* État : {{fait}} années 1 à 12 disponibles.
* {{ping|M-le-mot-dit}}. Merci ! Excellent ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 20 juin 2026 à 22:08 (UTC)
== Einstein ==
Bonjour, Voici quelques livres à propos d'Einstein qui seraient intéressants pour Wikisource. L'accès est restreint aux Etats-Unis, et je n'arrive pas à les télécharger, même avec un proxy. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 juin 2026 à 09:45 (UTC)
# [https://catalog.hathitrust.org/Record/001916621 Bergson ou Einstein, par Aram D'Abro] (1927)
# [https://catalog.hathitrust.org/Record/006558490 Les Arguments de M. Einstein, par François Vial] (1922)
# [https://catalog.hathitrust.org/Record/000483530 Pour comprendre Einstein, par Théophile Moreux] (1922)
# [https://catalog.hathitrust.org/Record/100460460 La notion du temps d'après Einstein, par Paul Dupont] (1921)
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# [https://catalog.hathitrust.org/Record/007352164 Une nouvelle figure du monde : les théories d'Einstein, par Lucien Fabré] (1921)
# [https://catalog.hathitrust.org/Record/102654762 Les theories einsteiniennes et les principes du calcul integral, par Adolphe Buhl] (1922)
@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Bonjour Effectivement sur Ht (US) avec vpn on obtient une image taggée avec : "Image Temporarily Unavailable" et en dessous un message "Error code: 429". C'est nouveau. Je suppose que c'est leur nouvelle mesure anti robots. --[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 26 juin 2026 à 11:31 (UTC)
:Finalement, Koavf, de Wikisource en anglais, les a importés sur Commons. Merci quand même. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 26 juin 2026 à 13:02 (UTC)
::{{ping|Yann|Cunegonde1|Koavf}}
::7. <u>« Les theories einsteiniennes et les principes du calcul integral, par Adolphe Buhl », le fichier ne marche pas, il faudrait utiliser une autre source [https://www.numdam.org/item/JMPA_1922_9_1__95_0.pdf ici].</u>
{{centré|Lien vers les fichiers pour vérifier leur existence}}
<gallery>
A. D'abro - Bergson ou Einstein.pdf|1. {{l2s|Bergson ou Einstein|A._D'abro_-_Bergson_ou_Einstein.pdf}} de [[Auteur:Aram_d'Abro|Aram d'Abro]], 1927
François Vial - Les arguments de M. Einstein.pdf|2. {{l2s|Les Arguments de M. Einstein|François Vial - Les arguments de M. Einstein.pdf}} de [[Auteur:François Vial|François Vial]], 1922
Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf|3. {{l2s|Pour comprendre Einstein|Théophile Moreux - Pour comprendre Einstein.pdf}} de [[Auteur:Théophile_Moreux|Théophile Moreux]], 1922
Paul Dupont - La notion du temps d'après Einstein, 1921.pdf|4. {{l2s|La Notion du temps d’après Einstein|Paul Dupont - La notion du temps d'après Einstein, 1921.pdf}}, de [[Auteur:Paul Dupont (ingénieur)|Paul Dupont]], 1921.
Gustave Juvet - Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application à l'astronomie.pdf|5. {{l2s|Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application à l’astronomie|}} de [[Auteur:Gustave Juvet|Gustave Juvet]], 1921.
Fabre - Une nouvelle figure du monde. Les Théories d’Einstein.djvu|6. {{l2s|Une nouvelle figure du monde : les théories d'Einstein|Fabre - Une nouvelle figure du monde. Les Théories d’Einstein.djvu}} de [[Auteur:Lucien_Fabre|Lucien Fabre]], 1921 (il existe deux éditions de ce fichier sur Wikisource).
A. Buhl - Les theories Einsteiniennes et les principes du calcul integral.pdf|7. {{l2s|Les Théories einsteiniennes et les principes du calcul intégral|A. Buhl - Les theories Einsteiniennes et les principes du calcul integral.pdf}} de [[Auteur:Adolphe_Buhl|Adolphe Buhl]], 1922.
</gallery>
Merci d’avance. --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 14 juillet 2026 à 08:29 (UTC)
:Cet utilisateur dispose de connaissances de base en français. <span lang="en-US">Yann, if I can help, let me know.</span> Merci. [[Utilisateur:Koavf|Koavf]] ([[Discussion utilisateur:Koavf|d]]) 14 juillet 2026 à 08:42 (UTC)
:{{ping|Newnewlaw|Koavf}} Merci. J'ai importé [[:File:A. Buhl - Les theories Einsteiniennes et les principes du calcul integral.pdf]]. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 14 juillet 2026 à 10:31 (UTC)
::{{merci|Yann}} --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 14 juillet 2026 à 14:46 (UTC)
== {{L2s|Folie d'Opium (Recueil)|Folie d'Opium.pdf|Folie d'Opium}} ==
* Titre : {{L2s|Folie d'Opium (Recueil)|Folie d'Opium.pdf|Folie d'Opium}}
La version actuelle est très mauvaise. Le texte est parfois difficile à lire et surtout les images sont burk. Voir, par exemple : [https://archive.org/details/foliedopiumroman00lava/page/n13/mode/1up version Internet Archive] et [[Page:Folie_d%27Opium.pdf/14|version Wikisource]].
* Auteur : Collectif (recueil)
* Source : {{IA|foliedopiumroman00lava}}
* Demandeur : [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 9 août 2026 à 09:57 (UTC)
* Pris en charge par :
* État :
:Bonjour, Ici la mauvaise qualité est due à la conversion de PDF en DjVu. Il suffit d'utiliser le fichier PDF. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 9 août 2026 à 10:10 (UTC)
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Auteur:René Boylesve
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Denis Gagne52
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== Œuvres ==
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{{document|date=1896 |titre= Le Médecin des dames de Néans| avancement=|scan={{Gallica|bpt6k37199f}}}}
{{document|date=1897 |titre= [[Sainte Marie-des-Fleurs]]|livre=Boylesve - Sainte Marie des Fleurs, 1913.djvu |avancement=|scan={{Gallica|bpt6k107286r}}}}
{{document|date=1898 |titre=[[Le Parfum des îles Borromées]] |livre=Boylesve - Le Parfum des îles Borromées, 1902.djvu | avancement=4|export=Le Parfum des îles Borromées}}
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{{document|date=1913 |titre=La Marchande de petits pains pour les canards | avancement= |scan={{gallica|cb31863240n}}}}
{{document|date=1913 |titre=Nymphes dansant avec des satyres| avancement=4|scan= |divers={{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} Éd. 1920, recueil de nouvelles|export=Nymphes dansant avec des satyres}}
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{{document|date=1917 |titre=Tu n’es plus rien| avancement=}}
{{document|date=1921 |titre=[[Les Bains de Bade]] : petit roman d’aventures galantes et morales|livre=Boylesve - Les Bains de Bade, 1921.djvu | avancement=4|export=Les Bains de Bade}}
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{{document|date=1924|titre=Les Nouvelles leçons d’amour dans un parc|livre=Boylesve - Les Nouvelles leçons d’amour dans un parc, 1924.djvu|avancement=4|genre=roman|divers=|export=Les Nouvelles leçons d’amour dans un parc}}
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{{liste documents fin}}
=== Lettres ===
*''la “Cocarde” de Barrès'' d’Henri Clouard
=== Articles ===
*Les nouveaux académiciens, M. Anatole France… dans ''la Revue hebdomadaire'' N° 193, {{1er}} février 1896
=== Discours ===
*Discours prononcés pour la réception de R. Boylesve à l'Académie Française, 20 mars 1919 {{Gallica|bpt6k9780415j}}
== Voir aussi ==
{{liste documents début}}
{{document|date=1933 |titre=La Philosophie de René Boylesve|livre=Dunan - La Philosophie de René Boylesve, 1933.djvu|auteur=Renée Dunan | avancement=4|export=La Philosophie de René Boylesve}}
{{liste documents fin}}
}}
[[Catégorie:Membres de l’Académie française]]
[[Catégorie:Pseudonymes]]
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De la politique extérieure de la France depuis 1830
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<pages index="Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 24.djvu" from=1 to=1 header=1 auteur="[[Auteur:Joseph d’Haussonville|O. d’Haussonville]]" prev="" next="" />
* [[/01|Tableau général, premières années du Gouvernement de Juillet]], {{RDDM2|24|1848}}
* [[/02|Rapports avec la Prusse, l’Autriche, la Russie et l’Angleterre jusqu’en 1840]]
* [[/03|Rupture de l’alliance anglo-française en 1840 – Rentrée de la France dans le concert européen]]
* [[/04|Affaires d’Italie jusqu’en février 1848]]
* [[/05|Rapports de la France avec la Confédération helvétique]]
[[Catégorie:Séries d’articles de périodiques]]
[[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]]
[[Catégorie:Articles de 1848]]
[[Catégorie:Articles de Joseph d’Haussonville]]
[[Catégorie:Politique française]]
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De l’industrie agricole en France
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* [[/02|Deuxième partie]], {{RDDM2|24|1848}}
[[Catégorie:Séries d’articles de périodiques]]
[[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]]
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Léopold Robert, sa vie et ses œuvres
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* [[/01|Première partie, Première période]]. — Graveur et peintre, {{RDDM2|23|1848}}
* [[/02|Première partie, Deuxième période]]. — Rome, Naples et Paris. — Les moissonneurs. 1822-1831, {{RDDM2|24|1848}}
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* [[/04|Le tableau des Pêcheurs à Paris. – La princesse Charlotte Napoléon. – Causes de la mort de Robert]]
[[Catégorie:Séries d’articles de périodiques]]
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* [[/03|IIIe période]], Neufchâtel, Florence et Venise. Les Pêcheurs. Dernière lettres et mort de Robert
* [[/04|Le tableau des Pêcheurs à Paris. – La princesse Charlotte Napoléon. – Causes de la mort de Robert]]
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Le Danemark et la confédération germanique
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[[Catégorie:Articles de Hippolyte Desprez]]
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<noinclude><pagequality level="1" user="MarcBot" />10-11. Pars Prima. 15</noinclude>
infinita, ejus média pars effet etiam infinita; vel an
numerus infinitus fit par anve impar, & talia : quia de
iis nulli videntur debere cogitare, nifi qui mentem
fuam infinitam effe arbitrantur. Nos autem illa omnia,
in quibus fub aliquâ confideratione nullum finem po-
terimus invenire, non quidem affirmabimus effe in-
finita, fed ut indefinita 3 fpe&abimus. Ita, quia non
poffumus imaginari extenfionem tam magnam, quin
intelligamus adhuc majorem effe poffe, dicemus ma-
gnitudinem rerum poflibilium effe indefinitam. Et quia
non poteft dividi aliquod corpus in tôt partes, quin
fingulae adhuc ex his partibus divifibiles intelligantur,
putabimus quantitatem effe indefinitè divifibilem. Et
quia non poteft fingi tan tus ftellarum numerus, quin
plures adhuc à Deo creari potuiffe credamus, illarum
etiam numerum indefinitum fupponemus; atque ita
de reliquis.
Haecque indefinita dicemus potiùs quàm infinita :
tum ut nomen infiniti foli Deo refervemus, quia in eo
folo omni ex parte, non modo nullos limites agnofci-
mus, ſed | etiam pofitivè nullos effe intelligimus; tum
etiam, quia non eodem modo pofitivè intelligimus
alias res aliquâ ex parte limitibus carere, fed néga-
tive tantùm earum limites, fi quos habeant, inveniri
à nobis non poſſe confitemur.
Ita denique nullas unquam rationes, circa res natu-
rales, à fine quem Deus aut natura in iis faciendis fibi
propoſuit, defumemus : quia non tantum nobis debe-
mus arrogare, ut ejus confiliorum participes eſſe pu-
temus. Sed ipſum ut cauſam efficientem rerum om-
a. Voir t. V, p. 167.
materiœ, numerus ſtellàrum, &c, pro indefinitis habenda.
XXVII. Quœ différentia fit inter indefinitum & infinitum.
XXVIII. Non cauſas finales rerum creatarum, ſed efficientes eſſe examinandas.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Emile Zola - L’Œuvre.djvu/151
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Midinette du Grand Guignol
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Yann" />{{numérotation|L’ŒUVRE.||151}}</noinclude>indignations, parmi les membres du jury !… Et encore on se méfie de moi, on se tait, quand je suis là !… Toutes les rages sont contre les affreux réalistes. C’est devant eux qu’on fermait systématiquement les portes du temple ; c’est à cause d’eux que l’Empereur a voulu permettre au public de réviser le procès ; ce sont eux enfin qui triomphent… Ah ! j’en entends de belles, je ne donnerais pas cher de vos peaux, jeunes gens !
Il riait de son grand rire, les bras ouverts, comme pour embrasser toute la jeunesse qu’il sentait monter du sol.
— Vos élèves poussent, dit Claude simplement.
D’un geste, Bongrand le fit taire, pris d’une gêne. Il n’avait rien exposé, et toute cette production, au travers de laquelle il marchait, ces tableaux, ces statues, cet effort de création humaine, l’emplissait d’un regret. Ce n’était pas jalousie, car il n’y avait point d’âme plus haute ni meilleure, mais retour sur lui-même, peur sourde d’une lente déchéance, cette peur inavouée qui le hantait.
— Et aux Refusés, lui demanda Sandoz, comment ça marche-t-il ?
— Superbe ! vous allez voir.
Puis, se tournant vers Claude, lui gardant les deux mains dans les siennes :
— Vous, mon bon, vous êtes un fameux… Écoutez ! moi, que l’on dit un malin, je donnerais dix ans de ma vie, pour avoir peint votre grande coquine de femme.
Cet éloge, sorti d’une telle bouche, toucha le jeune peintre aux larmes. Enfin, il tenait donc un succès ! Il ne trouva pas un mot de gratitude, il parla brusquement d’autre chose, voulant cacher son émotion.
— Ce brave Mahoudeau ! mais elle est très bien,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion utilisateur:Ineuw
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Newnewlaw
42296
/* Folie d'Opium */ nouvelle section
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wikitext
text/x-wiki
<!-- {{bienvenue}}[[Utilisateur:Yann|Yann]] 2 décembre 2009 à 22:34 (UTC) -->
== Les préparatifs pour l'épreuvage ==
Il faudra attendre quelques semaines commencer à contribuer au meilleur niveau. Pour dire que, je dois de se familiariser avec l'environnement, les règles, et les outils disponibles. Je l'ai copié mon «environnement de travail» personnel de la Wikisource anglais, et je dois adopter pour ces changements. Par exemple, suis-je autorisé à créer des modèles, s'ils existent pas? Je me félicite également des conseils critique. — [[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 15 février 2016 à 23:34 (UTC)
== [[Page:Chapman - Le Lauréat (critique des œuvres de M. Louis Fréchette), 1894.djvu/30]] ==
(et d'autres pages).
Je vois que vous êtes passé derrière moi pour dés-espacer les tirets — . Je ne suis pas du même avis que vous, le correcteur typographique non plus. Personnellement je trouve que cela diminue le plaisir de la lecture. Et c'est une pratique anglo-saxonne, que je déplore quand je lis des livres numériques en anglais. Bien sûr, puisque c'est un site collaboratif, vous pouvez rétablir votre point de vue.--[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] - 16 février 2016 à 11:48 (UTC)
: {{ping|Wuyouyuan}} Vous avez raison que j’ai utilisé règles de Wikisource anglais, mais je suis heureux d'utiliser ici les règles de Wikisource français. Je ne savais pas quand je l'ai fait, et espéré qu'un éditeur me corriger. Cet éditeur était vous. Je vous remercie. — [[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 17 février 2016 à 01:31 (UTC)
== Mode page et saut de ligne en début de page. ==
Bonjour,
sur les pages de [[Page:Zola - Madeleine Férat, 1869.djvu/30|Madeleine Férat]] de Zola, et sur toutes les autres aussi, le premier paragraphe apparait toujours ''en retrait'' mais ce n'est pas bien grave. Ce décalage disparaît dans la [[Madeleine Férat/Chapitre I|transclusion]] où le paragraphe est normalement reconstitué. Par défaut, l'outil de correction automatique (qu'il faut activer dans les Préférences, il me semble) supprime le saut de ligne en début de page. L'en-tête de page n'est pas obligatoire et, en général, sur fr.wikisource on utilise plutôt {{m|nr}} (qui doit correspondre à number sur en.wikisource) plutôt que {{m|rh}}. Bonne continuation. [[Utilisateur:Cobalt~frwiki|Cobalt3d]] ([[Discussion utilisateur:Cobalt~frwiki|d]]) 30 décembre 2019 à 09:41 (UTC)
: Merci pour l'info. Très appréciée.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 30 décembre 2019 à 14:58 (UTC)
== Conventions de correction, mise en page, modèle {{m|sic}} ==
Bonjour,
J'ai effectué pas mal de modifications sur quelques pages de [[Livre:La rebellion de 1837 à Saint-Eustache.djvu|ce livre]]. Entre autres :
* quand il y a une coquille, on utilise plutôt le modèle {{m|corr}} ; si on souhaite conserver l'orthographe telle quelle, on utilisera plutôt {{m|sic2}} ; voir la documentation de ces deux modèles
* les majuscules sont accentuées sur wikisource, il n'est pas utile d'utiliser le modèle {{m|corr}} pour cela ; voir [[Aide:Guide typographique]]
* on ne cherche pas à retranscrire une page telle quelle, il faut s'adapter au format final ; il ne faut donc pas conserver les guillemets ouvrants au début de chaque ligne en cas de citation, mais uniquement en début de paragraphe
* quand une page commence par un nouveau paragraphe, il faut utiliser la balise <nowiki><nowiki /></nowiki> suivie d'une ligne vide
Cordialement, [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 11 octobre 2024 à 07:35 (UTC)
:Merci beaucoup pour les rappels. J'espérais que quelqu'un m'indiquerait la bonne voie.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 11 octobre 2024 à 08:15 (UTC)
::N'hésitez pas à demander de l'aide ou des conseils, soit sur ma page, soit sur le forum des nouveaux, soit sur le scriptorium, et pensez à regarder les modifications que j'ai effectuées sur les pages que vous avez corrigées.
::bonne continuation sur Wikisource ! [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 11 octobre 2024 à 10:48 (UTC)
:: @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Les mots avec des traits d'union en fin de page sont-ils automatiquement reliés ?—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 13 octobre 2024 à 18:35 (UTC)
:::Dans la plupart des cas, oui, mais il y a plusieurs cas où il faut utiliser le modèle {{m|tiret}} ; ils sont listés dans la page de documentation du modèle. Quand la césure de fin de page est en fait un tiret (peut- / être), il faut mettre deux tirets, sinon le mot sera recollé (peutêtre). [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 13 octobre 2024 à 19:02 (UTC)
::: J'ai demandé parce que sur Wikisource anglais, ils sont joints automatiquement.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 13 octobre 2024 à 19:12 (UTC)
== Discussion [[Livre:Les chats - histoire, moeurs, observations, anecdotes.djvu|Les chats : histoire, moeurs, observations]] ==
{{ping|Ineuw}} Excellent choix d'ouvrage. Désolé, je n'ai pas pu m'empêcher de modifier la table des matières. Je vais regarder ça de loin maintenant. Si besoin, je donnerai un avis. Bonne continuation. [[Utilisateur:Cobalt~frwiki|Cobalt3d]] ([[Discussion utilisateur:Cobalt~frwiki|d]]) 25 janvier 2025 à 17:36 (UTC)
:{{Ping|Cobalt~frwiki}} Je vous présente toutes mes excuses, j'ai rédigé une réponse dès que votre message est apparu, mais celle-ci a malheureusement été perdue entre la prévisualisation et la publication. Je vous prie de bien vouloir poursuivre avec la table des matières. J'ai l'intention de ne leur faire éditer que du texte. Le livre sur les chats a été choisi pour titiller la curiosité des propriétaires de ces animaux.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 27 janvier 2025 à 06:04 (UTC)
::{{ping|Ineuw}} Bonjour, comme annoncé, coup d’œil de temps en temps. Pour les en-têtes de page, il existe une formulation peut-être pas plus simple mais plus économique.
::Exemple : <nowiki>{{nr||{{sc|Table.}}|283|t=<hr/>|b=<hr/>}}</nowiki>
::Pour le reste de la table des matières, c'est un peu en fonction de l'inspiration et de l'enthousiasme du moment. Bonne continuation. [[Utilisateur:Cobalt~frwiki|Cobalt3d]] ([[Discussion utilisateur:Cobalt~frwiki|d]]) 7 février 2025 à 01:33 (UTC)
:::Merci beaucoup. Toute amélioration suggérée est très appréciée.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 7 février 2025 à 17:01 (UTC)
== {{L2s|Folie d'Opium (Recueil)|Folie d'Opium.pdf|Folie d'Opium}} ==
Bonjour, je viens de déposer une demande [[Aide:Demander l’importation d’un livre|ici]] (à la fin de la page) pour qu'une bonne volonté télécharge une autre version du fichier. La version actuelle est très mauvaise.
N'hésite pas à donner ton avis. [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 9 août 2026 à 10:01 (UTC)
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|cent balades}}|77}}{{Manchette|G}}</noinclude><section begin="s1"/>{{lang|frm|<poem>
Ha !<ref>''B'' Et</ref> que fusse je ores ou doulx reduit,
Ou elle maint, la porté ou ampains !
A lui seroit et a moy grant deduit,
{{NumVers|18}}Si seroient un pou noz maulx<ref>''A''{{e|1}} moz</ref> estains<ref>''B'' {{abr|mes m. e.|mes maulx estains}}</ref> ;
Dieux<ref>''B'' Hé</ref> ! que sceust elle au moins comment je l’aims ?
Si le sçara, mais qu’on<ref>''A'' {{abr|m. que|mais que}}</ref> l’amour se tiegne
{{NumVers|21}}De son ami, desirant qu’il reviegne.
</poem>}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|{{rom-maj|LXXVII}}}}
{{lang|frm|<poem>
{{PM|J|e|2}} ne suis pas vostre pareil,
Car vous estes la non pareille
Du monde, belle sanz orgueil<ref>''B'' {{abr|Du m. servir s. o.|Du monde servir sanz orgueil}}</ref>,
{{NumVers|4}}A qui servir je m’appareille ;
Mais sachiez qu’Amours me traveille
Pour vostre amour et me commande,
{{NumVers|7}}Dame, qu’a vous servir j’entende<ref name="qvse">''B'' {{abr|q. v. s. e.|qu’a vous servir entende}}</ref>.
Si oiez le plaint de mon dueil
En pitié, de vo doulce oreille ;
Et prenez garde que je vueil
{{NumVers|11}}Estre tout vostre, et ja ne vueille<ref>''B'' {{abr|E. trestout v. et ne v.|Estre trestout vostre et ne vueille}}</ref>
Vostre doulz<ref>''B'' {{abr|v. doulçour|vostre doulçour}}</ref> cuer que tant me dueille,
Ains lui plaise affin que j’amende,
{{NumVers|14}}Dame, qu’a vous servir j’entende<ref name="qvse" /><ref>''A''{{e|1}} {{abr|s. entende|servir entende}}</ref>.
Regardez moy de vo doulz oeil,
Dame, car je tremble comme fueille,
Present vous, ne passer le sueil
</poem>}}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|78|{{sc|cent balades}}}}{{Manchette|G}}</noinclude><section begin="s1"/>{{lang|frm|<poem>
{{NumVers|18}}N’ose que vo corrouz n’acueille,
Vostre grant valour ne s’orgueille
Contre moy<ref>''B'' {{abr|C. vous|Contre vous}}</ref>, ains tel bien me rende,
{{NumVers|21}}Dame, qu’a vous servir j’entende<ref>''B'' {{abr|q. v. s. e.|qu’a vous servir entende}}</ref>.
</poem>}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|{{rom-maj|LXXVIII}}}}
{{lang|frm|<poem>
{{PM|Q|ue|2}} ferons nous de ce mary jaloux ?
Je pry a Dieu qu’on le puist escorchier.
Tant se prent il de près garde de nous
{{NumVers|4}}Que ne pouons l’un de l’autre approchier.
A male hart on le puist atachier,
L’ort, vil, villain, de goute contrefait !
{{NumVers|7}}Qui tant de maulz et tant d’anuis nous fait !
Estranglé puist estre son corps des loups<ref>''A''{{e|1}} {{abr|s. c. de l.|son corps de loup}}</ref>,
Qu’aussi ne sert il, mais que s’empeschier !
A quoy est bon ce vieillart plein de toux,
{{NumVers|11}}Fors a tencier, rechigner et crachier ?
Dyable le puist amer ne tenir chier,
Je le hé trop, l’arné, vieil et deffait<ref>''B'' {{abr|Je le hé t. l’ort, vil, vilain, d.|Je le hé trop, l’ort, vil, vilain, deffait}}</ref>,
{{NumVers|14}}Qui tant de maulz et tant d’anuis nous fait !
Hé<ref>''B'' Dieux</ref> ! qu’il dessert bien qu’on le face coux
Le baboïn qui ne fait que cerchier
Par sa maison ! hé quel avoir ! secoux<ref>''Note Wikisource'' : « Vers 17, on pourrait lire aussi : ''hé que l’avoir !'' » (''{{lang|la|erratum}}'', {{pli|319|50|p. 319}}).</ref>
{{NumVers|18}}Un pou sa pel pour faire aler couchier,
Ou les degrez lui faire, sanz marchier,
Tost avaler au villain plein d’agait,
{{NumVers|21}}Qui tant de maulz et tant d’anuis nous fait !
</poem>}}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t3|{{rom-maj|LXXIX}}}}
{{lang|frm|<poem>
{{PM|H|elas|2}} ! ma dame, amours le m’a fait dire
Ce que j’ay dit com rude et mal apris ;
Si ay parlé com dolent et plein d’yre.
{{NumVers|4}}Mais ne vueilliez, pour Dieu, tourner a pris
Ce que j’ay dit<ref>''A''{{e|2}} {{abr|Mes paroles d.|Mes paroles dit}}</ref>, doulce dame de pris ;
Car je sçay bien qu’ay parlé rudement,
{{NumVers|7}}Si vous en cry mercy trés humblement.
Car a raison toudis pas ne se tire
Le cuer qui est de jalousie espris,
Car il n’est dueil, ne maladie pire ;
{{NumVers|11}}Et on m’a dit, l’autryer<ref>''A''{{e|1}} l’autre yer</ref> le vous rescrips<ref>''B'' {{abr|le v. escrips|le vous escrips}}</ref>,
Que vous avez a autre amer empris ;
Et ce me fist parler plus follement<ref>''A''{{e|1}} {{abr|p. felement|plus felement}}</ref>,
{{NumVers|14}}Si vous en cry mercy trés humblement.
Mais je vous pry qu’il vous vueille souffire
Moy a ami, combien que plus grant pris<ref>''A''{{e|2}} a. espris</ref>
Ont mains meilleurs et je soye le pire,
{{NumVers|18}}Puet bien estre, mais n’aiez en despris
Mon loial cuer de vostre amour surpris,
Je vous nommay fausse, certes je ment,
{{NumVers|21}}Si vous<ref>''A''{{e|2}} {{abr|Je v.|Je vous}}</ref> en cry mercy trés humblement.</poem>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t3|{{rom-maj|LXXX}}}}
{{lang|frm|<poem>
{{PM|N|e|2}} pourray je donc jamais avenir
A vostre amour, ma dame debonnaire,
Pour bien amer et loyaulté tenir,
{{NumVers|4}}Ne pour prier ou pour service<ref>''A''{{e|2}} ''B'' {{abr|ne p. s.|ne pour service}}</ref> faire ?
N’ay je pouoir de vo doulz cuer attraire,
Belle plaisant, mon gracieux cuer doulz,
{{NumVers|7}}Voulez vous donc que je muire pour vous ?
Helas ! pour Dieu, vueilliez moy retenir
Pour vostre ami ! car il m’est neccessaire
Se vivre vueil, ne puis plus soustenir
{{NumVers|11}}Vostre escondit qui m’oste mon salaire ;
Et plus vous serfs et plus m’estes<ref>''A''{{e|1}} m’etez</ref> contraire,
Dame d’onneur, me haïez vous sur tous,
{{NumVers|14}}Voulez vous donc que je muire pour vous ?
<ref>15 à 20 ''A''{{e|2}}:
{{Poem|Quant tout mon fait et tout mon maintenir
N’est autre part et ne veez le contraire,
Ne vous deust il quelque foiz souvenir
Du mal que j’ay pour vous que ne puis taire ?
N’a il pitié quelconque en vostre affaire ?
Me lairez vous finer en tel courroux ?|df|fs=85%|m=1em|lh=90}}</ref>Au moins s’un pou vous daignast souvenir
Du dueil amer qu’il me fault pour vous traire ;
Pour quoy<ref>''B'' Par quoy</ref> vous pleust, quant me volez venir,
{{NumVers|18}}Vous dire ce dont je ne me puis taire,
Que me feissiez<ref>''B''{{e|2}} {{abr|Q. me faisiez|Que me faisiez}}</ref> de vostre doulz viaire
Un doulz semblant, mais, quant ne<ref>''B'' {{abr|m. se ne|mais se ne}}</ref> suis rescoux,
{{NumVers|21}}Voulez vous donc que je muire pour vous ?
</poem>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t3|{{rom-maj|LXXXI}}}}
{{lang|frm|<poem>
{{PM|C|e|2}} jour de l’an que l’en doit estrener,
Trés chiere dame, entierement vous donne
Mon cuer, mon corps, quanque je puis finer ;
{{NumVers|4}}A vo vouloir de tous poins abandonne
Moy, et mes biens vous ottroy, belle et bonne ;
Si vous envoy ce petit dyamant,
{{NumVers|7}}Prenez en gré le don de vostre amant.
Je vous doy bien tout quanque j’ay donner ;
Car ou monde n’a nulle autre personne
Qui les<ref>''A''{{e|2}} {{abr|Q. le|Qui le}}</ref> me peüst tant guerredonner,
{{NumVers|11}}Com vous, belle, qui la fin et la bonne
Estes, qui tous mes biens drece et ordonne ;
Si vueil estre tout vostre en vous amant,
{{NumVers|14}}Prenez en gré le don de vostre amant.
Or vuellliez donc vo doulz cuer assener
A moy aussi ; ne soiez si felonne
Que me faciez jusqua la mort pener.
{{NumVers|18}}Ostez le mal qui en mon cuer s’entonne.
Si porteray des amans la couronne ;
Mon cuer vous donne et le vostre demand,
{{NumVers|21}}Prenez en gré le don de vostre amant.
</poem>}}<noinclude>
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De l’industrie agricole en France/02
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Léopold Robert, sa vie et ses œuvres/02
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|336|PHILOSOPHIE MODERNE}}</noinclude>choses concevables je n’entends pas seulement celles qui se démontrent d’une façon rigoureuse, mais aussi celles que notre esprit peut embrasser avec une certitude morale, et que nous concevons sans étonnement, bien qu’il soit impossible de les démontrer. Tout le monde conçoit les propositions d’Euclide avant d’en avoir la démonstration. De même les récits historiques, soit qu’ils se rapportent au passé ou à l’avenir, pourvu qu’ils soient croyables. Les institutions des peuples, leur législation, leurs mœurs, voilà des choses que j’appelle concevables et claires, quoiqu’on n’en puisse donner une démonstration mathématique. » Les prophètes n’étaient pas, d’ailleurs, plus instruits ou plus intelligents que les autres hommes. Dans la Bible, en effet, les vrais sages, tels que Salomon, ne sont pas donnés comme doués du don de prophétie, et, d’autre part, la force même de l’imagination des prophètes est en opposition avec celle de l’entendement ou de l’intelligence.
De même qu’il y a deux certitudes, il y a deux puissances distinctes et entièrement indépendantes l’une de l’autre, la philosophie et la théologie, nous tenons pour une vérité inébranlable que la théologie ne doit pas relever de la raison ni la raison de la théologie, mais que chacune est souveraine dans son domaine<ref>''{{lang|la|{{abr|Tract. theol.-pol.|Traité théologico-politique}}}}'', {{ch.}}{{rom|xv}}, {{pg}}547 ; {{ch.}}{{rom|ii}}, {{pg}}406.</ref>. De même encore il y a deux manières d’arriver à la béatitude et d’assurer son salut. Le philosophe y parvient en conformant sa conduite à la raison, c’est-à-dire en comprenant que la vertu est le suprême bien, en domptant ses passions, en observant la justice, la charité, et en aimant son prochain comme lui-même. Les autres hommes atteignent le même but en obéissant aux préceptes de la religion ou aux règles de la piété. Par des chemins différents ils arrivent aux mêmes points, pour des raisons différentes ils accomplissent les mêmes actions.
C’est qu’en effet, selon Spinoza, ce qui importe avant tout, c’est la conduite de l’homme. La science n’a tout son prix que parce qu’elle s’achève naturellement par la vertu qui en est aussi inséparable que la chaleur du soleil<ref>Cf. {{lang|la|''Annotationes, in Tract.'', {{rom|xxx}} (ad {{pg}}551), {{pg|expl=pages}}624-625}}.</ref>. De son côté, la<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||LE DIEU DE SPINOZA|337}}</noinclude>foi sans les œuvres est une foi morte, et ceux-là se sont étrangement trompés qui ont cru avec Maïmonide et d’autres théologiens que les œuvres sans la foi ne pouvaient assurer le salut<ref>''{{lang|la|{{abr|Tract. theol.-pol.|Traité théologico-politique}}}}'', {{ch.}}{{rom|xiv}}, {{pg}}539.</ref>. Ainsi quelques-uns ont prétendu qu’Aristote, malgré toute sa science, n’avait pu atteindre la béatitude parce qu’il n’avait pas la foi. C’est le contraire qui est vrai. Nous avons déjà vu que c’est d’après leur conduite qu’on peut juger la valeur des prophètes. Spinoza va si loin dans cette voie qu’il ne craint pas de soutenir que, dans un État bien organisé, on devrait laisser chacun entièrement libre de soutenir par la parole ou par la plume n’importe quelle opinion pourvu que ses mœurs fussent irréprochables. « Pour mettre les États à l’abri de tous les maux on ne saurait imaginer rien de mieux que de faire consister la piété et le culte tout entier dans les œuvres, à savoir dans l’exercice de la charité et de la justice, et de laisser libre le jugement de chacun sur tout le reste<ref>{{Ibid.|cap}}, {{ch.}}{{rom|xviii}}, {{pg}}589 ; {{ch.}}{{rom|xx}}, {{pg}}610.</ref>. » Quant à ceux qui ne pratiquent la vertu ni par connaissance vraie ni par obéissance à la foi, il a pour eux des paroles sévères et il les met en quelque sorte hors de l’humanité. « Il résulte de nos principes qu’un homme qui ne connaît pas l’Écriture et n’est pas non plus éclairé sur les grands objets de la foi par la lumière naturelle, un tel homme est, je ne dis pas un impie, un esprit rebelle, mais quelque chose qui n’a rien d’humain, presque une brute, un être abandonné de Dieu<ref>{{Ibid.|cap}}, {{ch.}}{{rom|v}}, {{pg}}441.</ref>. » Ainsi le philosophe et le croyant, par des chemins différents, arrivent au même résultat, l’un parce qu’il connaît avec évidence la vertu et le vrai bien, l’autre parce que, sans comprendre, mais par obéissance, il applique les mêmes préceptes.
À y regarder de près, en effet, la religion révélée exprime sous une autre forme les mêmes vérités que la science découvre par la lumière naturelle. La plupart des hommes ne sauraient s’élever à la connaissance vraie, leur esprit est trop faible, les passions par lesquelles ils dépendent du reste de la nature ont trop d’ascendant sur leur âme pour qu’ils puissent<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|338|PHILOSOPHIE MODERNE}}</noinclude>se placer au véritable point de vue et apercevoir l’enchaînement des causes naturelles. Il fallait donc, ou les abandonner à eux-mêmes, ou, par un moyen détourné, les amener au même résultat. C’est pourquoi Dieu leur a révélé la religion. La religion présente comme des décrets édictés par un législateur ou un roi les vérités qui résultent nécessairement de l’essence de Dieu. Elle remplace l’intelligence par l’obéissance, l’amour par la soumission et la piété ; mais, dans un cas comme dans l’autre, c’est la même vérité qui est enseignée sous deux formes différentes. La loi morale est l’équivalent de la loi naturelle, elle est la loi naturelle exprimée en un autre langage proportionné à la faiblesse humaine, mise à la portée de ceux qui n’ont pas le loisir ou le moyen d’approfondir la connaissance véritable. « Pour ce qui est de la loi divine naturelle dont le souverain précepte est, selon moi, qu’il faut aimer Dieu, je lui ai donné le nom de loi dans le même sens où les philosophes appellent de ce nom les règles universelles selon lesquelles toutes choses se produisent dans la nature<ref>''{{lang|la|Annotationes}}'', {{rom|xxxiv}} (ad {{pg}}561) {{pg}}626.</ref> ». Mais, d’autre part, « tous les moyens nécessaires pour atteindre la fin suprême des actions humaines, je veux dire Dieu en tant que nous en avons l’idée, peuvent très bien s’appeler des commandements de Dieu, puisque l’emploi de ces moyens nous est, en quelque sorte, prescrit par Dieu même, en tant qu’il existe dans notre âme, et par conséquent la règle de conduite qui se rapporte à cette fin peut aussi bien recevoir le nom de loi divine<ref>{{ch.|{{rom|iv}}|cap}}, {{pg}}423.</ref> ». Comme en Dieu l’entendement et la volonté sont une même chose et ne diffèrent que par rapport à notre pensée, on peut dire également qu’il entend les vérités éternelles, ou qu’il les prescrit comme des commandements. Ainsi « Adam comprit la révélation non pas comme vérité éternelle et nécessaire, mais comme une loi, je veux dire comme un commandement suivi de récompense ou de punition, non par la nécessité même et la nature de l’acte accompli, mais seulement par le vouloir d’un prince et par son autorité absolue<ref>{{ch.|{{rom|iv}}|cap}}, {{pg}}426.</ref> ».
Il est à peine besoin de remarquer qu’en formulant cette<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||LE DIEU DE SPINOZA|339}}</noinclude>doctrine Spinoza ne raisonne pas comme ceux qui disent qu’il faut une religion pour le peuple. Il n’y a dans sa pensée aucun scepticisme ; il ne considère pas les préceptes religieux comme des moyens de gouvernement inventés par les politiques. Il ne croit pas que les sévères maximes de la morale, prescrites par la religion, soient bonnes seulement pour les simples, et que les habiles puissent se mettre au-dessus d’elles et se dispenser de les observer. Ce ne sont pas les hommes qui ont inventé la religion, c’est Dieu lui-même qui la leur a révélée, parce qu’il a voulu mettre à la portée de tous et proportionner à la faiblesse d’esprit du vulgaire la vérité accessible seulement à un petit nombre d’intelligents. « Le peuple dont le génie grossier est incapable de percevoir les choses d’une façon claire et distincte ne peut absolument se passer des récits (de l’Écriture<ref>{{Ch.|{{rom|v}}|cap}}, {{pg}}440.</ref>) ». La révélation n’a d’ailleurs pas toujours été transmise à l’homme de la même manière. On peut distinguer différents degrés et des termes de plus en plus approchés de la vérité. Les prophètes ont été envoyés par Dieu, mais ils ne comprenaient pas le vrai sens de ce qu’ils enseignaient. Leur imagination seule, non leur raison, inspirait leurs discours. Ils enseignaient la pratique de la vertu sans savoir et sans comprendre comment elle dérive nécessairement de l’essence de Dieu ; aussi leurs paroles sont-elles toujours appropriées à leur nature ou à celle de leurs contemporains et accompagnées de beaucoup d’erreurs. Avec Moïse nous nous élevons à un degré plus élevé. Ce n’est pas d’une manière indirecte et par des visions que Dieu s’est manifesté à lui ; il lui a parlé, il lui a assigné une mission, qui était de conduire le peuple hébreu à sa destinée. « S’il est parmi vous quelque prophète de Dieu, je me révélerai à lui en vision (c’est-à-dire par des figures et des hiéroglyphes, puisqu’il est dit de la prophétie de Moïse que c’est une vision sans hiéroglyphes). Je lui parlerai en songe (c’est-à-dire sans paroles réelles, sans voix véritable). Mais je n’agis point ainsi avec Moïse, je lui parle bouche à bouche et non par énigmes et il voit la face de Dieu<ref>{{Ch.|{{rom|i}}|cap}}, {{pg}}382.</ref>. » Toutefois Moïse lui-même ne connaît pas toute la<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|340|PHILOSOPHIE MODERNE}}</noinclude>vérité. Il enseigne encore la loi divine comme un décret ou une volonté de Dieu. Il ne sait pas qu’elle dérive essentiellement de sa nature ; il ne comprend pas toute la vérité qu’il enseigne, il n’en connaît que ce qui est nécessaire pour sa mission qui est de gouverner le peuple hébreu et de le conduire vers la terre promise<ref>{{Ch.|{{rom|iv}}}}, {{pg}}426.</ref>. Il parle uniquement pour le peuple hébreu comme dans l’Ancien Testament : l’heure n’est pas arrivée où Dieu révélera la religion au genre humain tout entier et enseignera la foi vraiment catholique ou universelle. Seul, le fils de Dieu, Jésus-Christ, a eu la révélation pleine et entière de la vérité. Il est, non pas la parole, mais la bouche même de Dieu. Dieu s’entretient avec lui d’âme à âme : il lui communique son essence. Encore faut-il ajouter qu’en bien des cas, en vertu de la même nécessité qui a obligé Dieu à proportionner la révélation à l’intelligence de ceux à qui il s’adresse, Jésus-Christ, pour se faire comprendre de ses disciples, est obligé de recourir à des paraboles ou à des expressions indirectes.
Il s’agit ici d’un point si important qu’il faut citer les paroles mêmes de Spinoza : « À Jésus-Christ furent révélés immédiatement, sans paroles et sans visions, ces décrets de Dieu qui mènent l’homme au salut : Dieu se manifeste donc aux apôtres par l’âme de Jésus-Christ comme il avait fait à Moïse par une voix aérienne… On peut dire aussi dans ce même sens que la sagesse de Dieu, j’entends une sagesse plus qu’humaine, s’est revêtue de notre nature dans la personne de Jésus-Christ et que Jésus-Christ a été la voie du salut… c’est d’âme à âme que Jésus communiquait avec Dieu<ref>{{Ch.|{{rom|i}}}}, {{pg}}383.</ref>. » — « Il faut admettre que le Christ, bien qu’il paraisse, lui aussi, avoir prescrit les lois, au nom de Dieu, comprenait les choses dans leur vérité d’une manière adéquate, car le Christ a moins été un prophète que la bouche même de Dieu. C’est par l’âme du Christ (nous l’avons prouvé au chapitre {{Ier}}) que Dieu a révélé au genre humain certaines vérités, comme il avait auparavant fait aux Juifs par l’intermédiaire des anges, par une voix créée, par des visions, etc. Et il serait aussi absurde de prétendre que Dieu accommode<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|340|PHILOSOPHIE MODERNE}}</noinclude>vérité. Il enseigne encore la loi divine comme un décret ou une volonté de Dieu. Il ne sait pas qu’elle dérive essentiellement de sa nature ; il ne comprend pas toute la vérité qu’il enseigne, il n’en connaît que ce qui est nécessaire pour sa mission qui est de gouverner le peuple hébreu et de le conduire vers la terre promise<ref>{{Ch.|{{rom|iv}}|cap}}, {{pg}}426.</ref>. Il parle uniquement pour le peuple hébreu comme dans l’Ancien Testament : l’heure n’est pas arrivée où Dieu révélera la religion au genre humain tout entier et enseignera la foi vraiment catholique ou universelle. Seul, le fils de Dieu, Jésus-Christ, a eu la révélation pleine et entière de la vérité. Il est, non pas la parole, mais la bouche même de Dieu. Dieu s’entretient avec lui d’âme à âme : il lui communique son essence. Encore faut-il ajouter qu’en bien des cas, en vertu de la même nécessité qui a obligé Dieu à proportionner la révélation à l’intelligence de ceux à qui il s’adresse, Jésus-Christ, pour se faire comprendre de ses disciples, est obligé de recourir à des paraboles ou à des expressions indirectes.
Il s’agit ici d’un point si important qu’il faut citer les paroles mêmes de Spinoza : « À Jésus-Christ furent révélés immédiatement, sans paroles et sans visions, ces décrets de Dieu qui mènent l’homme au salut : Dieu se manifeste donc aux apôtres par l’âme de Jésus-Christ comme il avait fait à Moïse par une voix aérienne… On peut dire aussi dans ce même sens que la sagesse de Dieu, j’entends une sagesse plus qu’humaine, s’est revêtue de notre nature dans la personne de Jésus-Christ et que Jésus-Christ a été la voie du salut… c’est d’âme à âme que Jésus communiquait avec Dieu<ref>{{Ch.|{{rom|i}}|cap}}, {{pg}}383.</ref>. » — « Il faut admettre que le Christ, bien qu’il paraisse, lui aussi, avoir prescrit les lois, au nom de Dieu, comprenait les choses dans leur vérité d’une manière adéquate, car le Christ a moins été un prophète que la bouche même de Dieu. C’est par l’âme du Christ (nous l’avons prouvé au chapitre {{Ier}}) que Dieu a révélé au genre humain certaines vérités, comme il avait auparavant fait aux Juifs par l’intermédiaire des anges, par une voix créée, par des visions, etc. Et il serait aussi absurde de prétendre que Dieu accommode<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||LE DIEU DE SPINOZA|341}}</noinclude>ses révélations aux opinions du Christ, que de soutenir que, dans les révélations antérieures accordées aux prophètes, il accommode sa parole aux opinions des anges qui lui servaient d’intermédiaire, c’est-à-dire aux opinions d’une voix créée ou d’une vision, ce qui est bien la chose du monde la plus absurde. Ajoutez à cela que le Christ n’a pas été envoyé pour les seuls Hébreux, mais bien pour tout le genre humain : d’où il suit qu’il ne suffisait pas d’accommoder ses pensées aux opinions des Juifs, il fallait les approprier aux opinions et aux principes qui sont communs à tout le genre humain, en d’autres termes, aux notions universelles et vraies. Maintenant, que peut-on entendre en disant que Dieu s’est révélé au Christ ou à l’âme du Christ d’une façon immédiate et non pas, comme il faisait aux prophètes, par des paroles et des images, sinon que le Christ a conçu les choses révélées dans leur vérité, ou autrement qu’il les a comprises. Car comprendre une chose, c’est la concevoir par la seule force de l’esprit pur sans paroles et sans images. C’est donc un principe bien établi que Jésus-Christ a conçu la révélation divine en elle-même et d’une façon adéquate<ref>{{Ch.|{{rom|iv}}|cap}}, {{pg}}427 ; cf. {{Ch.|{{rom|iv}}}}, {{pg}}433.</ref>. »
S’il fallait prendre ces textes au pied de la lettre et s’il suffisait pour être chrétien de croire à la divinité du Christ et à sa venue en ce monde pour montrer aux hommes la voie du salut, il faudrait dire que Spinoza était chrétien et que sa conversion doit être prise au sérieux. C’était sans doute l’opinion des rabbins, qui l’ont exclu de la synagogue. Toutefois il ne faut pas ici se laisser duper par les apparences ni jouer sur les mots. Spinoza n’est pas un croyant, puisqu’il met la foi au-dessous de la raison, puisqu’il considère la révélation comme une transposition de la vérité mise à la portée des simples. La foi est une connaissance inadéquate, et, selon l’esprit et la lettre même de sa doctrine, l’idée inadéquate ne diffère guère de l’erreur. D’ailleurs il ne faut pas oublier la restriction qu’il fait lui-même dans les passages du ''Traité'' que nous venons de citer : « Je dois avertir ici que je ne prétends ni soutenir ni rejeter les sentiments de certaines Églises touchant Jésus-Christ, car j’avoue franchement que<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||LE DIEU DE SPINOZA|341}}</noinclude>ses révélations aux opinions du Christ, que de soutenir que, dans les révélations antérieures accordées aux prophètes, il accommode sa parole aux opinions des anges qui lui servaient d’intermédiaire, c’est-à-dire aux opinions d’une voix créée ou d’une vision, ce qui est bien la chose du monde la plus absurde. Ajoutez à cela que le Christ n’a pas été envoyé pour les seuls Hébreux, mais bien pour tout le genre humain : d’où il suit qu’il ne suffisait pas d’accommoder ses pensées aux opinions des Juifs, il fallait les approprier aux opinions et aux principes qui sont communs à tout le genre humain, en d’autres termes, aux notions universelles et vraies. Maintenant, que peut-on entendre en disant que Dieu s’est révélé au Christ ou à l’âme du Christ d’une façon immédiate et non pas, comme il faisait aux prophètes, par des paroles et des images, sinon que le Christ a conçu les choses révélées dans leur vérité, ou autrement qu’il les a comprises. Car comprendre une chose, c’est la concevoir par la seule force de l’esprit pur sans paroles et sans images. C’est donc un principe bien établi que Jésus-Christ a conçu la révélation divine en elle-même et d’une façon adéquate<ref>{{Ch.|{{rom|iv}}|cap}}, {{pg}}427 ; cf. {{Ch.|{{rom|v}}}}, {{pg}}433.</ref>. »
S’il fallait prendre ces textes au pied de la lettre et s’il suffisait pour être chrétien de croire à la divinité du Christ et à sa venue en ce monde pour montrer aux hommes la voie du salut, il faudrait dire que Spinoza était chrétien et que sa conversion doit être prise au sérieux. C’était sans doute l’opinion des rabbins, qui l’ont exclu de la synagogue. Toutefois il ne faut pas ici se laisser duper par les apparences ni jouer sur les mots. Spinoza n’est pas un croyant, puisqu’il met la foi au-dessous de la raison, puisqu’il considère la révélation comme une transposition de la vérité mise à la portée des simples. La foi est une connaissance inadéquate, et, selon l’esprit et la lettre même de sa doctrine, l’idée inadéquate ne diffère guère de l’erreur. D’ailleurs il ne faut pas oublier la restriction qu’il fait lui-même dans les passages du ''Traité'' que nous venons de citer : « Je dois avertir ici que je ne prétends ni soutenir ni rejeter les sentiments de certaines Églises touchant Jésus-Christ, car j’avoue franchement que<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|28|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>de la France par rapport à la Belgique et à la Suisse : il reconnut qu’il y avait là pour nous un intérêt majeur sur lequel nous ne pourrions transiger ; mais ce qui regardait le Piémont lui tenait plus à cœur, il avait même donné à entendre au cabinet de Berlin que la réponse française n’avait point été aussi nette pour le Piémont que pour la Suisse et la Belgique. On verra, par l’extrait suivant de la correspondance de Vienne, que la rare présence d’esprit de notre ambassadeur ne permit pas au prince chancelier d’entretenir de longues illusions.
{{c|'''{{M.|de}} Sainte-Aulaire à {{M.|de}} Broglie.'''|fs=80%|mt=2em}}
{{d|« Le 20 novembre 1833.|4|fs=80%|mt=2em|mb=1em}}
{{P début|90|m=1.5em}}
« …… La dépêche achevée, sans attendre mes observations, le prince a commencé la lecture du rapport par lequel le baron de Hügel lui rend compte de l’entretien qu’il a eu avec votre excellence. Le rapport m’a paru fait dans un bon esprit, et en général avec exactitude. Une omission fort remarquable a cependant donné lieu à un incident dont je vous dois un compte détaillé. Votre excellence a signifié très positivement au baron de Hügel que la France ne tolérerait à aucun prix une intervention étrangère en Suisse ou en Belgique. Après avoir lu ce passage, le prince s’est interrompu pour louer votre prévoyance et pour approuver cette restriction, conforme de tout point aux intérêts de la France et aux principes du droit public. « La Suisse est un état fédératif qui a ou doit avoir en lui-même les moyens de pourvoir à sa conservation. Sa neutralité est d’ailleurs reconnue par toutes les puissances de l’Europe. La neutralité de la Belgique l’est aussi, et cette circonstance, commune aux deux états, les place dans un cas exceptionnel qui légitime tout-à-fait la doctrine de {{M.|le}} duc de Broglie sur la non-intervention. »
« J’ai admis ce plaidoyer en votre faveur, monsieur le duc, ajoutant qu’une explication peut-être plus directe encore de vos principes se trouvait dans la position territoriale des états dont il s’agit, position qui ne permettrait pas à la France, dans l’intérêt de sa dignité, d’admettre l’action d’une force étrangère. Le prince de Metternich, sans me répondre, a repris son papier et continué sa lecture ; mais, comme j’ai remarqué qu’elle le conduisait à un autre sujet, j’ai demandé s’il ne passait pas quelque chose. « Non, m’a-t-il répondu en me montrant la dépêche du baron de Hügel. — En ce cas, ai-je répliqué, je m’étonne qu’un rapporteur exact et consciencieux ait pu faire une omission si grave. {{M.|de}} Broglie n’a certainement pas parlé de la Suisse et de la Belgique sans parler aussi du Piémont… »
« Après l’affirmation répétée par moi, que vous aviez toujours considéré le Piémont comme un territoire sacré, dont la France ne souffrirait à aucun prix l’invasion, le prince de Metternich a répliqué avec un calme assez solennel : « Rien de pareil ne m’est dit, vous le voyez, au nom de votre gouvernement ; mais voulez-vous me le dire ? prenez-vous sur vous de me le déclarer ? — Sans hésiter, ai-je répliqué vivement. Je n’ai certes nulle mission pour vous faire
{{P fin de page}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||DE LA POLITIQUE EXTÉRIEURE DE LA FRANCE DEPUIS 1830.|29}}</noinclude>{{P début de page|90|m=1.5em}}une déclaration de guerre éventuelle ; mais, si vous avez la moindre confiance dans l’intelligence que j’ai des intérêts de la politique de mon pays, tenez pour certain, sur ma parole, qu’un corps de troupes autrichiennes en Piémont y rencontrerait bientôt une armée française. »
« Cette vivacité tranchante, qui n’est pas dans mes habitudes de discussion, a paru faire impression sur le prince de Metternich… »
{{P fin}}
Le ministre des affaires étrangères du 11{{lié}}octobre répondit à {{M.|de}} Sainte-Aulaire par la dépêche qu’on va lire, et qui ne pouvait laisser subsister aucun doute sur l’intention du gouvernement français de s’opposer au besoin par la force des armes à toute intervention de l’Autriche en Piémont.
{{c|'''{{M.|de}} Broglie à {{M.|de}} Sainte-Aulaire.'''|fs=80%|mt=2em}}
{{d|« Paris, 7 décembre 1833.|4|fs=80%|mt=2em|mb=1em}}
{{P début|90|m=1.5em}}
« Monsieur le comte, j’ai reçu les dépêches que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire. Je n’ai pas lu sans quelque surprise celle où vous me rendez compte de l’entretien que vous avez eu avec {{M.|de}} Metternich, relativement à mes réponses aux déclarations des envoyés d’Autriche, de Prusse et de Russie…
« Je n’ai pas besoin de vous dire qu’alors même que je n’aurais pas eu connaissance de ce qui avait eu lieu entre vous et {{M.|de}} Metternich, je n’eusse pas hésité un instant à repousser de pareilles assertions. J’aime à croire que {{M.|Ancillon}} n’a pas bien saisi le sens des informations qu’on lui a adressées, qu’il se l’est au moins exagéré ; mais l’objet dont il s’agit est trop grave pour qu’il ne soit pas nécessaire de dissiper toute incertitude sur les intentions du gouvernement du roi. Aussi n’ai-je pas perdu un moment pour charger {{M.|Bresson}} de rectifier la manière de voir du cabinet de Berlin, en lui donnant connaissance du texte même de votre dépêche du 20{{lié}}novembre. De votre côté, monsieur le comte, vous voudrez bien demander à {{M.|de}} Metternich quelle peut être l’origine d’un si étrange malentendu. Vous lui direz de plus que, puisque les déclarations que j’ai faites de vive voix aux envoyés des trois cours, et particulièrement au chargé d’affaires d’Autriche, ne paraissent pas avoir été partout comprises dans le sens et la latitude que nous y attachons, nous ne faisons aucune difficulté de les reproduire.
« J’ai dit, je le répète, à {{M.|de}} Hügel, à {{M.|de}} Werther et à {{M.|le}} comte Pozzo, en termes également formels, bien qu’avec les modifications naturellement amenées par la différence de leur attitude, qu’à nos yeux les questions d’intervention étaient des questions exceptionnelles dans lesquelles, les règles du droit commun n’étant plus applicables, chacun agit suivant ses convenances à ses risques et périls ; que de même que les trois cours se réservaient le droit d’intervenir, lorsqu’elles le croiraient utile à leurs intérêts, dans les affaires d’un état indépendant, la France, le cas échéant, serait bien certainement libre de s’y opposer, si elle croyait devoir le faire.
« J’ai dit de plus à {{M.|de}} Hügel, dont la communication provoquait plus spécialement cet éclaircissement, que la Belgique, la Suisse et le Piémont étaient
{{P fin de page}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|30|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{P début de page|90|m=1.5em}}au nombre des pays où nous ne tolérerions, dans aucun cas, une intervention étrangère.
« Vous pourrez, monsieur le comte, donner lecture de la présente dépêche à {{M.|de}} Metternich.
« Je vous envoie ci-jointe la copie d’une circulaire que je viens d’écrire à toutes nos légations ; le texte même en explique assez l’objet pour que je n’aie pas à m’y arrêter ici. »
{{P fin}}
Cette dernière note, qui n’admettait guère de réplique entre gouvernemens qui ne voulaient pas pousser les choses à leurs dernières extrémités, termina la série des communications officielles échangées à la suite du congrès de Bohême. Les trois cours du Nord avaient été suffisamment édifiées sur la manière dont seraient reçus à Paris leurs essais collectifs d’intimidation ; elles se gardèrent de les renouveler, et reprirent peu à peu, et chacune pour son propre compte, les relations que comportait leur situation particulière vis-à-vis de la France.
Je ne crois pas me tromper beaucoup en plaçant à peu près à cette époque le moment où la coalition européenne étant, au moins ostensiblement, rompue, et le mauvais vouloir des cours du nord de l’Europe fort diminué à notre égard, notre gouvernement quitta insensiblement l’attitude que j’ai appelée accidentelle ou révolutionnaire. Pendant cette première période, qui n’a pas duré moins de quatre ans, les hommes d’état qui ont eu l’honneur de traiter au nom de la France ont-ils fait preuve de faiblesse ou d’impéritie ? Mieux que les faits que j’ai rapportés, les pièces officielles que j’ai citées détruisent de banales accusations. Ces pièces sont rangées, à leur date et à leur numéro, dans les archives du ministère des affaires étrangères ; elles sont dans les cartons de nos ambassades, aux mains des nouveaux fondés de pouvoir de la république, qui peuvent, s’ils le veulent, en faire leur profit ; il n’y a donc pas moyen d’en nier l’authenticité. Elles n’ont jamais été produites aux chambres, et le public n’en a jamais eu connaissance ; il n’est donc pas possible d’insinuer qu’elles ont été écrites pour les besoins des discussions parlementaires. En résulte-t-il que, dans les affaires de Belgique, de Pologne, d’Italie, le gouvernement tombé se soit montré insouciant ou si faible ? Sans doute il ne s’est pas amusé à convier d’anciens ennemis à se liguer de nouveau contre lui ; mais ses ministres et ses ambassadeurs, quand ils les rencontraient réunis devant eux pour d’assez douteux desseins, savaient, ce me semble, trouver naturellement au bout de leurs lèvres d’assez fermes paroles. Je l’avoue donc, j’ai peu compris le dédain superbe naguère affiché dans ''le Moniteur'' pour la diplomatie du dernier règne. On aurait dû laisser ces allures<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||DE LA POLITIQUE EXTÉRIEURE DE LA FRANCE DEPUIS 1830.|31}}</noinclude>magnifiques à ceux qui ont organisé la burlesque échauffourée de Risquons-tout comme pendant du siége d’Anvers, et préparé le sauvage guet-apens de Chambéry, à défaut de l’expédition d’Ancône. Les hommes nouveaux, s’ils ne veulent point prêter à rire, doivent se garder de semblables inadvertances. On dirait qu’ils ne peuvent se faire à leur nouvelle situation, qu’ils oublient qu’ils sont le pouvoir et qu’ils ne sont plus l’opposition. Par un coup de la Providence qui est devenu leur arrêt de condamnation, ces mêmes questions de Belgique, de Pologne, d’Italie, ne se sont-elles pas ranimées brûlantes à l’avénement de la république ? Qui les a empêchés de conquérir la Belgique, de reconstruire la Pologne, d’émanciper l’Italie ? La Belgique n’est-elle plus à nos portes ? la Pologne est-elle plus loin de la France en 1848 qu’en 1830 ? Les cimes des Alpes sont-elles devenues plus élevées ? Non. Les hommes qui nous gouvernent aujourd’hui ont seulement un peu plus de bon sens qu’ils n’en avaient jadis. Ils ne se croient pas liés par leurs folles paroles d’autrefois. Ils ont pris sur eux, sans trop de remords, de nouer de pacifiques relations avec la Russie, avec la Prusse, avec l’Autriche. Grace au concours de l’Angleterre, ils espèrent fonder paisiblement un royaume de Lombardie, comme autrefois il a été fondé un royaume de Belgique, à coups de protocoles ; ils ont soin d’avertir, toujours dans ''le Moniteur'', qu’ils ne prétendent pas cependant imposer leur volonté. Ils ont mille fois raison, et nous les en louons. La bonne politique n’appartient exclusivement à personne, et la république a raison de la prendre à la monarchie, si elle peut. Il n’y a pas de honte. Ce qui est honteux, c’est d’insulter ceux que l’on imite. Pourquoi maudire ? Est-ce de peur de paraître converti ?
Nous achèverons de dire prochainement quelles ont été, jusqu’en 1848, les relations de la France avec les trois cours du Nord, et nous étudierons la nature des rapports particuliers entretenus avec l’Angleterre.
{{d|O. d’Haussonville|3|sc}}<noinclude>
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Le tableau de la ''Corinne'' n’était point le seul pas tenté par Léopold Robert dans le domaine de l’imagination. Cette même année 1822, il avait esquissé deux grandes compositions de ''Roméo au tombeau de Juliette'' ; mais l’insuccès de ''Corinne'' le fit prudemment reculer, et les ''Roméo'' demeurèrent à l’état d’ébauche. De ce moment, il renonça à traiter aucune scène tirée du roman, de la poésie ou de l’histoire. Dès-lors il restreint sa peinture aux données humbles et familières, et ses laborieux efforts n’ont plus qu’un but : l’élévation du style et la délicatesse du sentiment dans une réalité de choix.
Ce qu’il y eut d’admirable et de frappant chez Léopold depuis cette<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|33}}</noinclude>époque, c’est l’harmonie qui s’établit entre son talent et l’Italie. La campagne romaine inculte, silencieuse et comme désolée, la sévère beauté des lignes de l’horizon, l’unité divine des vastes déserts du ciel, l’éclat prestigieux de l’atmosphère, préparent une émotion inconnue à qui arrive dans la ville de Rome, « cette Niobé des nations. » Robert, avec un sentiment pieux de la nature, un amour d’artiste qui embrassait et le paysage, et le ciel, et la création entière, s’était identifié avec ces beautés graves qui allaient à son ame mélancolique et l’emportaient dans tous les lointains de l’imagination. Il sentait un frémissement ineffable, qu’il exprime souvent dans ses premières lettres, à la vue de cette ville écrasée sous le poids de vingt siècles, et cependant si vivante, bien que tant de touristes n’y voient qu’un cadavre. Des deux Romes juxtaposées, également mortes toutes deux, la grande Rome du moyen-âge n’était pas la moins étonnante à ses yeux. Et quel cadre magnifique que cette splendide nature, ces marais Pontins, cet infini solennel de la campagne romaine pour ces grands ossemens du passé ! La magie aérienne qui enveloppe la ville de Naples, et son golfe, et ses environs, enthousiasmait Robert, tout en désespérant son pinceau, et plus d’une fois la population de ces beaux lieux lui fournit de magnifiques modèles : ainsi, après ''l’Improvisateur'', le ''Retour du pèlerinage à la Madone de l’Arc'' ; toutefois il revenait plus volontiers à la population romaine.
En effet, le Romain, imposant dans sa décadence ; est encore le vieux Romain des temps historiques, et il offre une preuve éclatante, entre mille, de l’immutabilité des caractères originels des peuples. La dignité, chez lui, est de toutes les classes. Étranger à toute affectation, jamais pressé de montrer ce qu’il vaut, sérieux, fier, méditatif, presque triste, il semble chercher le mot de l’énigme assez obscure de ses destinées. Haut et superbe, il voit encore en nous le Gaulois ; dans l’homme du Nord, un barbare. Lui dont la ville est le grand hôpital des dynasties déchues, son premier sentiment envers l’étranger est l’attente du respect, presque le mépris. Le {{Lang|la|''nil admirari''}} d’Horace est encore, avec l’antique {{Lang|la|''panem et circenses''}}, sa devise éternelle. Tout lui est spectacle. Le Napolitain qui s’agite, qui court, qui danse, chante et crie sans cesse, et qui épuise tous les excès de la vie et du repos, est un spectacle pour l’étranger ; c’est l’étranger, au contraire, plébéien ou roi, qui est le spectacle du Romain. Et cependant semblable, en dépit de cette impérieuse nature, à ce lion qui a déposé sa royauté et se laisse conduire à la baguette d’un enfant, il laisse faire autour de lui, et ne se venge de ses maîtres que par je ne sais quel dédain superbe et nonchalant. À peine un instant, éveillé à la voix de {{roi|Pie|IX}}, a-t-il semblé vouloir reprendre sa place aux avant-postes du genre humain, et déjà le sort a désarmé son courage ; déjà le calme hautain d’une insouciance séculaire a remplacé sa gloire d’un moment.<noinclude>
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À Rome, c’est moins dans la haute société que dans le peuple qu’il faut aller chercher cette beauté majestueuse, élégante et reposée, qui porte la tête avec toute la dignité des sénateurs et des matrones de la république romaine, et dont Robert s’était constitué le peintre. C’est là surtout que de magnifiques vieillards, qui semblent comme descendus des tableaux de Raphaël, prouvent la vérité de cette belle parole de Joubert : « Les vieillards sont la majesté du peuple. » Quand le {{Lang|it|''fachino''}} romain, aux cheveux de jais luisant, au teint chaud, au regard intelligent, à la taille vigoureuse et légère, jette avec un instinct d’artiste sa veste de velours sur son épaule, à défaut de manteau, l’expression de ses traits prend un caractère de fierté particulière, et l’on retrouve le type élevé de la statuaire antique :
{{Pom|lang=it|{{Em|6}}Solo isguardando
A guisa di leon quando si posa<ref>Dante, {{Lang|it|''{{abr|Purg.|Purgatorio}}''}}{{lié}}{{rom-maj|VI}} ; {{v.}}65-66.</ref>.|mg=10em|m=1.5em}}
Tel était le milieu où Robert aimait à vivre ; tels étaient ses héros et ses dieux, tandis que d’autres faisaient poser des Jupiter et des Romulus à cinq francs la séance. Plus d’une fois, se mêlant à ses modèles, il a fait son profit de tel trait vif et court échappé à quelque bouche du peuple, et qui décelait souvent une impression plus forte et plus intelligente des beautés de la nature et de l’art qu’on n’en trouve dans plus d’un gros livre de nos jugeurs jurés.
L’année 1822, la première où Léopold ait exposé au salon du Louvre, vit paraître, avec quelques-unes de ses peintures dont les brigands des montagnes de Terracine lui avaient fourni les modèles, de petits sujets de moines et de religieuses, et les regards en France commencèrent à se fixer sur lui. Les connaisseurs furent frappés davantage encore de ''l’Improvisateur napolitain'', substitué à la ''Corinne'' et exposé en 1824. Cette composition, d’une noble simplicité et le premier grand tableau de Robert, prépara les succès éclatans qu’il devait obtenir plus tard. Le caractère des deux figures principales est écrit avec énergie et bien contrasté. On voit aussi que l’artiste, préoccupé de l’expression variée d’attention de chacun des personnages groupés autour du chanteur, s’est étudié à rendre l’extase moitié sensuelle, moitié intellectuelle, qui berce au son de la cantilène, sous leur climat privilégié, ces voluptueux Napolitains.
La Sicile, autrefois la Grande-Grèce, le royaume de Naples, dont la capitale est l’antique colonie des Cuméens, ont conservé dans les traits et dans les mœurs de leurs races populaires de profondes traditions de leur généreuse origine. La vie en plein air qui rend l’homme à la nature en l’enlevant à la société, l’habitude de la cadence dans la démarche, de la danse dans les fêtes religieuses et profanes, de la pompe<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|35}}</noinclude>dans les processions, des costumes éclatans, des tresses de fleurs et des ornemens de fruits dans tous les usages publics et privés, tout rappelle l’antiquité païenne. C’est un violon en tête que les paysans se mettent en marche pour aller ouvrir le labourage ; c’est au son du tambourin et des castagnettes qu’ils rentrent les moissons et les vendanges. La femme danse-t-elle, son aspect revêt à l’instant une sorte de grandeur et de fierté, et son enthousiasme vertigineux et électrique finit par emprunter quelque chose du délire de la pythonisse. L’homme du peuple, comme pour attester que le laurier d’Horace, de Virgile et du Tasse n’a point épuisé le sein fécond de la {{Lang|it|''campagna felice''}}, a le don de l’improvisation poétique, cette liberté de la presse populaire de la vieille société italienne toujours divisée, quelquefois indépendante, jamais libre. La poésie est partout : dans le chant, dans la danse, dans les harmonies de la mer, dans tous les mystères d’une admirable nature qui fait vibrer à la fois les cordes de l’imagination, de l’ame et des sens. Robert en était encore à la fraîcheur des premières impressions d’un voyage à Naples. Comment n’eût-il pas été inspiré par cette population sauvage, il est vrai, indolente, frivole, dépourvue de dignité, mais non vulgaire, mais facile et bonne, si naïve surtout dans ses enthousiasmes et si fortement pittoresque ?
Tout ce qu’il exposa aux Salons de 1822 et 1824 appartenait au même ordre d’idées : toujours de ces scènes familières qui s’offraient incessamment sur ses pas ; mais ''l’Improvisateur'' attestait par la cadence des lignes, par l’élévation et la pureté du style, par le choix des détails, les efforts de l’artiste pour agrandir sa manière, et s’élever, à force de puissance de rendu, à force de vérité d’expression et de coloris, au niveau du génie créateur<ref>Ce tableau fut payé à Robert 3,500{{lié}}francs.</ref>. Quelques détails du tableau trahissaient, il est vrai, l’incertitude qui avait pesé primitivement sur la composition. Ainsi, les jeunes filles assises aux pieds du rapsode, et qui, prises individuellement, sont toutes de fort belles études, ne se lient point d’intention, d’une manière assez complète, à l’ensemble de l’action, et l’on pourrait dire qu’elles figurent là moins pour l’acteur que pour le spectateur. Cette harmonie, cette unité de composition, — l’une des plus capitales difficultés de l’art, — fut, en tous les temps, comme nous le verrons dans la suite, l’un des écueils contre lesquels le talent de Robert eut le plus à lutter. « Ces dernières parties sont du peintre, » comme dit le Poussin, « et ne se peuvent enseigner. C’est le rameau d’or de Virgile, que nul ne peut trouver ni recueillir, s’il n’est conduit par le Destin. »
La trace de ses courageux efforts n’était pas moins notable dans de petits tableaux de la même année 1824, représentant des ''Pèlerins se''<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|36|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>''reposant dans la campagne de Rome'', deux ''Religieuses effrayées du pillage de leur couvent par des Turcs'', un ''Brigand en prière avec sa femme'', et la ''Mort d’un brigand'', — compositions austères, exécutées avec une grandeur de faire et surtout une profondeur de sentiment dont Léopold seul avait donné l’exemple à l’exposition de 1824.
Lors de l’incendie de Saint-Paul-hors-les-Murs, il avait fait beaucoup d’études sur place. Il exécuta, en 1824, d’après ces motifs, un intérieur des ruines de cette basilique, le lendemain de l’incendie. Le sculpteur Thorwaldsen en fut si enchanté, qu’il lui en demanda une répétition<ref>« Le tableau est assez grand. Il n’y a pour ainsi dire pas de figures. Je me suis fort amusé à le faire, parce que c’était une occupation nouvelle pour moi de faire des lignes droites et des colonnes… Je ne m’en crois pas davantage pour cela un Bramante, ni même un Perrault ou un Mansart. » Robert à Navez, {{1er}} et 7{{lié}}août 1824.</ref>.
En novembre 1825, Léopold termina pour l’ambassadeur de France, le duc de Laval, un tableau dont les figures ont plus de deux pieds, et qui fut fort goûté. Il parle ainsi de cette composition à son ami Navez : « C’est une femme de l’île de Procida, sur le bord de la mer, qui attend son mari. La fin de la journée annonce un orage. La mer, qui est très grosse, lui donne des craintes ; elle tourne la tête pour chercher au loin la barque qu’elle désire ; un jeune enfant dort près d’elle. Je crois que le sujet se devine assez : du moins, je n’ai jamais eu besoin de le dire. »
Un petit tableau représentant des ''Chevriers des Apennins pansant une chèvre blessée'' avait été composé par Léopold pour le peintre Gérard en 1824 ; deux ans plus tard, il lui envoya de Rome une seconde peinture : ''Une Mère pleurant sur le corps de sa jeune fille exposée''. C’est un usage touchant des états du pape, usage plus pittoresque encore aux pays de montagnes où les costumes se conservent mieux dans leur pureté traditionnelle, d’exposer les morts à visage découvert, dans la maison mortuaire, jusqu’à ce que les confréries les emportent à leur dernière demeure. Robert avait été plusieurs fois témoin de ces tristes scènes, et il a fait une répétition de ce petit tableau pour un amateur distingué des arts, {{M.|le}} général baron Fagel, ministre des Pays-Bas à Paris. Gérard fit une critique fort délicate de ce dernier tableau, qui offrait les mêmes qualités et les mêmes défauts que les précédens<ref>« D’après ce dernier ouvrage, » écrit-il à Robert, dont il commence par louer la composition simple, noble et touchante, {{corr|»|«}} je crains franchement que vous n’adoptiez une manière un peu rude, non par l’excès du fini, mais parce que les contours semblent peints à sec. Les plis de la manche de la mère ont quelque raideur, et la tête est peut-être trop virile. Je suis ennemi de la beauté systématique ; mais dans toutes les classes et à tous les âges il y a, surtout chez le peuple que vous savez si bien peindre, un genre de beauté relative que vous pouvez mieux que bien d’autres découvrir et retracer. Enfin, permettez-moi de vous rappeler que c’est au dessin et au caractère que vous avez su donner à ce genre, qu’on avait traité un peu trop négligemment avant vous, que vous devez la réputation bien méritée dont vous jouissez. »</ref>.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|37}}</noinclude><nowiki/>
En 1827, Léopold exposa des ''Pèlerins reçus à la porte d’un couvent'', des ''Filles d’Ischia au rendez-vous'', ''l’Ermite de Saint-Nicolas recevant des fruits des mains d’une jeune fille'', et une ''Pèlerine pleurant sur son enfant mourant''. Dans une lettre adressée de Rome à {{M.|Marcotte}}, le 15{{lié}}janvier 1826, Léopold décrit ainsi ces deux derniers tableaux destinés à cet amateur : « Je profite avec empressement de la permission que vous me donnez pour satisfaire l’envie que vous me témoignez de connaître les sujets des tableaux que j’ai l’honneur d’exécuter pour vous, bien que j’éprouve assez de difficulté à exprimer avec la plume des scènes qui sont plutôt des motifs saisis sur la nature, et qui se sentent mieux qu’ils ne peuvent se décrire. Dans le premier tableau, j’ai représenté une femme des montagnes voisines du lac Fucino, qui, dans le pèlerinage qu’elle fait à Rome avec son jeune enfant, est forcée de s’arrêter pour une maladie grave, ce qui arrive fréquemment aux malheureux habitans de la campagne. Son enfant a pris un accès de fièvre pernicieuse ; elle est au moment de le perdre, et j’ai cherché à exprimer l’effet de la tendresse maternelle dans un moment aussi pénible. Le site où elle se trouve, sans être tout-à-fait portrait, est un motif qui m’a été inspiré dans les montagnes de Subiaco. L’autre sujet, qui est ébauché, m’a été fourni dans mon dernier voyage de Naples. C’est au sommet de la montagne la plus élevée qui se trouve dans l’île d’Ischia que j’ai vu un ermite recevant d’une jeune fille des fruits qu’elle lui avait apportés. Je vais l’exécuter tout de suite. »
Le petit tableau de la ''Pèlerine'' est un des plus fortement expressifs que Robert ait peints. Il n’est pas jusqu’à l’austérité du paysage qui n’ajoute à la tristesse pénétrante de la scène. Quant à ''l’Ermite du Mont Epomeo'', il offre tout le charme que comportait le sujet, et servit de transition à la peinture d’''Une jeune Fille de Procida donnant à boire à un Pêcheur'', l’une des productions les plus heureuses de Léopold, et par laquelle il ouvrit l’année 1827. La jeune fille, un vase d’eau sur la tête, pose un genou en terre pour mettre le vase à la portée des lèvres altérées du pêcheur. La pantomime des deux figures est pleine de justesse, et, à la grace digne et simple de la femme, on ne peut se défendre du souvenir des compositions antiques.
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À peu près à la même époque, Robert avait conçu le projet de personnifier les quatre saisons en quatre tableaux. Le ''Retour de la fête de la Madone de l’Arc'', qui a lieu à Naples au printemps, devait ouvrir la série. Les ''Moissons dans les marais Pontins'' devaient représenter l’été. L’automne aurait été symbolisé par les ''Vendanges en Toscane'', et l’hiver par le ''Carnaval de Venise''. Le ''Retour de la fête de la Madone de l’Arc'' parut<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|38|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>en 1827, et la ''Halte des Moissonneurs'' figura au Salon de 1831. Léopold renonça au sujet du ''Carnaval'', et ''le Départ des pêcheurs de l’Adriatique'', qu’il y substitua, fut l’œuvre dernière du grand artiste. La mort seule l’a empêché de peindre les ''Vendanges'', car il méditait ce sujet en travaillant à ses ''Pêcheurs'', ainsi qu’on le voit dans une de ses lettres à {{M.|Marcotte}} (Venise, 26 juillet{{lié}}1832) : « Je vous ai parlé de la Toscane pour y placer le sujet de mon troisième tableau, qui est les ''Vendanges''. J’aimerais à m’installer pour cela sur les lieux mêmes où je voudrais trouver mes inspirations. Il y a une petite ville extrêmement pittoresque (San-Geminiano), qui n’est pas éloignée de Volterra, et où la manière de recueillir le raisin est très originale. C’est encore un pays tout neuf, et qui conserve beaucoup du caractère étrusque mêlé à celui de la renaissance, qui plaît toujours tant. Ne pensez-vous pas qu’avec ces moyens on puisse faire une scène intéressante ? Ce serait le repos à la fin d’une belle journée d’automne, et ce moment me fournirait des épisodes intéressans. L’idée m’en paraît philosophique, car c’est dans l’automne de la vie qu’on peut espérer de jouir du repos. Voilà un plan aussi bien arrêté que possible ; mais, pour laisser avec sûreté le champ libre à mon imagination, j’aimerais à mieux connaître le pays où j’ai l’intention de placer cette scène. »
Le duc d’Orléans, qui goûtait le talent de Robert, avait d’avance destiné à ce tableau des ''Vendanges'' une place dans sa galerie toute moderne, où brillaient maints diamans de notre école : la ''Françoise de Rimini'' et la ''Consolation des affligés'' d’Arry Scheffer, le ''Joseph'' et la ''Bataille des Cimbres'' de Decamps, une magnifique ''Scène orientale'' du pauvre Marilhat, si cruellement frappé dans toute la force de son talent, ''les Vaches'' de Jadin, ''l’Évêque de Liège'' et ''le Doge'' d’Eugène Delacroix, le ''Michel-Ange'' de Robert Fleury, et enfin, sans parler d’un de ces chefs-d’œuvre microscopiques où Meissonnier rivalise avec les meilleurs Flamands, ''l’Assassinat du duc de Guise'' de Paul Delaroche, et l’''Œdipe'' d’Ingres, tableau à côté duquel devait plus tard se placer sa ''Stratonice''.
Le pèlerinage à la Madone de l’Arc, qui a pour but d’appeler sur la terre les bénédictions de la Vierge, a lieu aux fêtes de la Pentecôte, à la chapelle d’un village distant de quelques lieues de la capitale. C’est une de ces solennités qui participent à la fois du paganisme et du christianisme, et où l’ardeur du plaisir se mêle aux pratiques dévotieuses. Ces jours-là, tout le populaire de Naples est en ébullition comme son Vésuve, dont il est si fier. Des hommes, des femmes, des enfans, revêtus de leurs plus beaux habits, habits presque orientaux par la forme et par l’éclat des couleurs, montent sur un char attelé de ces magnifiques bœufs gris à grandes cornes de la Romagne, dignes de descendre des bœufs du Clitumne. Les mains sont chargées de thyrses<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|39}}</noinclude>entrelacés de feuillages, de fruits et de fleurs, où pendent des amulettes, des chapelets, des images de la Vierge et des saints. Les fronts sont couronnés de pampres, de feuilles de figuier, de branches de citronnier chargées de leurs fruits. Des bouquets de genêt et de lavande verdissent les roues du char, et le joug des tranquilles animaux qui le traînent porte un trophée de branchages et de blé en herbe. Tout est joie, tout est fête et tumulte. La marche est ouverte par deux enfans dont le plus âgé frappe en cadence une crécelle de marteaux<ref>Cet étrange instrument de percussion, formé de trois marteaux ou maillets mobiles, s’ouvrant en éventail, et maintenus par une lame de métal, est une particularité toute napolitaine, digne de la première enfance de l’art, et destinée à produire le ''bruit rhythmé'' qui, dans ces âges primitifs, constituait en grande partie toute la musique. Pour le peuple de Naples, plus le bruit est fort, plus il est beau : cette crécelle informe est donc son fait, et la musique qui en résulte rappelle merveilleusement celle des cymbales et des crotales que l’antiquité met aux mains des satyres et des bacchantes.</ref>. Les chants, le bruit des tambourins et des castagnettes, répondent à cet étrange appel. De belles jeunes filles qui dansent forment le cortége du char, et la foule, une foule immense, l’entoure ou le suit à pied, à cheval, à âne, en cabriolets à berceaux d’osier ({{Lang|it|''calessi''}}) ornés aussi de bouquets et de verdure. Une fille du pays tiendrait à déshonneur de ne point figurer à la fête, et nous ne sommes pas loin de l’époque où plusieurs faisaient prendre par contrat à leur futur mari l’engagement de les y conduire<ref>À Venise, il y a aujourd’hui encore des femmes qui stipulent par article formel que leur mari leur donnera chaque année une loge pour l’ouverture du théâtre de la Fenice. Les contrats de l’Italie ont été de tout temps les confidens de traits de mœurs qui méritent d’être conservés. J’ai un contrat en original sous les yeux qui garantissait à l’épousée le droit de se choisir un ''sigisbé''. Ce genre de contrat était fort commun ; l’occupation française en a fait cesser le scandale. L’année dernière, une héritière génoise, épousant un noble milanais, fit stipuler en son contrat de mariage que son mari n’aurait pas le droit de la conduire chez l’''Autrichien vice-roi du royaume lombardo-vénitien''.</ref>.
Ce fut ce détail de mœurs qui fournit à Robert le sujet du premier des quatre tableaux destinés à symboliser les saisons : il s’agissait encore de prendre sur le fait la nature populaire, mais il fallut beaucoup d’efforts à l’artiste pour la saisir. Une lettre de Léopold à {{M.|Navez}} (Rome, {{1er}}{{lié}}octobre 1827) en contient l’aveu. « Mon tableau n’est pas fini encore, et même je prévois qu’il ne pourra partir que dans un mois. C’est ma plus grande page, puisqu’il a près de sept pieds, et, comme le sujet est compliqué, il m’a pris plus de temps que je n’avais pensé d’abord ; mais tout a une fin dans ce monde, et j’espère qu’il en sera de même de mon éternel tableau. Il est vrai que je n’y ai pas travaillé de suite, et que j’ai fait, depuis que je l’ai commencé, un assez grand nombre de petits tableaux qui avaient leur destination. Si j’avais su le mal qu’il me donnerait, bien certainement je ne l’aurais pas commencé. Toutes les figures ont des mouvemens violens ; par conséquent,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|40|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>la nature ne peut pas servir comme elle le fait pour un sujet calme. Ensuite, les ajustemens que j’exécute ordinairement sur le modèle ont presque été faits d’idée (je n’ai pas de mannequin) ; et moi, qui suis toujours timide et qui ne sais pas d’avance ce que je dois faire, ou plutôt qui ne puis exécuter sur-le-champ et du premier coup ce que je sens, ce tableau, je puis dire, m’a rendu malheureux, et bien souvent j’ai eu envie de le crever. Si je ne l’ai pas fait, j’ai donné la meilleure preuve qu’on puisse donner de courage et de persévérance. Je me consolerais de toutes les peines qu’il m’a causées, si j’en étais satisfait. » Le tableau fini, il dit au même : « … Je t’en prie, quand tu m’écriras, parle-moi de mes tableaux ; critique-moi vertement, si tu trouves que ce soit nécessaire. On me dit généralement que je suis tombé dans le sec et que je fais de l’allemand. »
Toujours plein de scrupules, le peintre n’avait rien donné au hasard ; il avait tout combiné pour faire ressortir la grace abandonnée à la fois et majestueuse de cette race grecque de l’Italie méridionale ; mais aussi, à force de s’étudier à écarter de la scène tout ce qui pouvait en altérer le caractère gracieux et grandiose, il l’a frappée d’une sorte de monotonie. À la rigueur, c’est bien là l’épisode principal de la fête ; ce sont bien ces montagnes fortunées que baigne la mer et que couronnent au loin des terrasses, des ''villa'', des couvens et le Vésuve, ce roi de tout paysage napolitain ; mais les personnages posent plutôt qu’ils n’agissent, l’épisode est trop restreint pour le titre du tableau. En un mot, ce n’est point la foule, ce n’est point cette joie immense à laquelle semble prendre part la nature entière, et qui emporte une population tumultueuse, toujours dominée par la sensation du moment, et incapable de dépenser la vie sans l’agiter. Toutefois, avec un peu plus de sévérité dans le dessin, un peu plus de force de modelé dans les têtes et dans les mains, cette composition s’élèverait à la dignité de l’antique. En vain les critiques de la nouvelle école prétendirent-ils que ce n’était qu’un froid bas-relief : Robert devait, en 1831, leur donner un démenti par le succès universel d’une œuvre écrite dans le même style, mais plus puissante encore et d’une grandeur vraiment épique : l’''Arrivée des moissonneurs dans les marais Pontins''. Afin de se préparer à l’exécution de ce tableau, il fit un certain séjour dans ces marais si redoutés pour les émanations fiévreuses qu’ils exhalent.
« La peur que l’on a généralement de voir en détail les marais Pontins est exagérée, écrit-il le 10{{lié}}août 1829 à {{M.|Marcotte}}. D’abord, le mauvais air ne commence en réalité qu’à la fin de juillet ; ensuite, il n’est pas ce qu’il a été, ou bien tous ceux qui en ont parlé autrefois ont dit beaucoup de choses ridicules. Ce qu’il y a de positif, c’est qu’une amélioration de l’air se remarque parfaitement dans les villes et les villages voisins. Lorsque {{roi|Pie|VI}} eut la très bonne idée d’assainir une partie de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|41}}</noinclude>cette terre fertile, les grands travaux qu’on fut obligé d’exécuter firent sortir des miasmes qui frappèrent de mort la population des environs. Les villes de Cisterna, Norma, Sermonetta et Sezze furent presque entièrement dépeuplées ; mais, après la succession d’années qui s’est écoulée, elles ont repris plus d’importance qu’elles n’en avaient jamais eu, et actuellement leurs habitans portent sur la figure l’empreinte d’une santé parfaite, tandis qu’autrefois ce n’étaient que teints jaunes et livides. L’année dernière, mon frère et moi, avions déjà poussé une reconnaissance dans ces endroits peu connus des étrangers ; mais à deux nous étions trop peu pour prendre les dispositions propres à nous mettre tout-à-fait à l’abri, sinon du danger, du moins de la crainte. Cette dernière excursion a été beaucoup plus agréable. Un des amis de mon frère s’était associé à nous en quittant Rome, et Schnetz est venu nous retrouver à Cisterna, où nous avons fait un séjour. Ensuite, nous sommes partis tous quatre à pied pour nous engager dans les montagnes, nous arrêtant dans les villes que je vous ai nommées, et de plus à Piperno, Sonnino et Terracina, où nous nous sommes installés.
« On ne peut se faire une idée de la beauté des hommes et surtout des femmes de ces endroits. Schnetz ne revenait pas de sa surprise. Leur physionomie exprime ce qu’ils sentent avec une vivacité qui charme, et ils ont des traits nobles, grands et fins, avec un aspect de santé qui plaît. Quand je pense à nos braves et dignes Suisses, je suis fâché pour eux et pour moi de la comparaison. Je dis pour moi, car, si je ne trouvais pas cette différence, il y a long-temps que je serais dans nos montagnes. Je n’aime pas du tout les Italiens des villes ; mais je vous assure que, dans les montagnes, ils ont quelque chose de tout-à-fait attrayant. Ils ont la naïveté de gens qui ne savent rien ; mais cette naïveté est accompagnée d’un esprit naturel très prononcé et d’une imagination surprenante, ce qui rend leur commerce assez amusant. Avec cela, on découvre en eux (surtout parmi les femmes, qui généralement sont très scrupuleusement attachées à leurs maris) un mélange de grandeur d’ame et de qualités rares, et puis de superstitions outrées alliées à des caprices qui peuvent les rendre méchans sans savoir pourquoi. Ce mélange, qui peut plaire d’abord, ne satisferait pas à la longue. Quoi qu’il en soit, je me persuade qu’un bon gouvernement en ferait de bons sujets. »
Léopold avait, par amour de l’art, bravé les exhalaisons des marais Pontins ; il en revint un peu malade. Rétabli au mois d’octobre, il écrivait à son ami Navez : « J’ai été fort long-temps peu bien, sans être cependant forcé de garder le lit. C’est par des soins convenables que j’ai échappé à une maladie réelle, et, en cette occasion, j’ai prouvé ce qu’on m’a dit souvent, à savoir, que j’ai manqué ma vocation, et que j’aurais dû me faire médecin. Schnetz, qui n’a ni mon tact en cela, ni ma {{Tiret|pra|tique,}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|42|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|pra|tique,}} est pris, et, depuis plusieurs jours, il a la fièvre. Nous avons peut-être commis une imprudence au commencement de l’été, en faisant un séjour dans les marais Pontins, où nous nous sommes trop échauffés. Cela ne m’a pas empêché de travailler, quoique je l’aie fait mollement. J’ai pourtant commencé un tableau pour pendant à ma peinture du Luxembourg, mais d’un style plus sévère : c’est une scène de ''Moissonneurs'' dans les marais. Plusieurs personnes ont vu ma toile, et trouvent qu’elle sera de beaucoup préférable à celle qui représente la ''Fête''. Je n’en serais pas surpris, parce qu’il me semble que je sens mieux le sujet que je traite actuellement. Je peux bien me tromper, car je n’ai rien encore de fini. »
Dans cette composition qu’il avait été trois ans à méditer et qui est aujourd’hui si célèbre, il avait voulu faire ressortir la différence qui distingue les Italiens de Rome de ceux de Naples. Il y eut cela de remarquable, qu’il l’exécuta avec plus d’entrain et de plaisir qu’aucune de ses grandes toiles. On l’a vu menaçant, par dégoût, de crever celle de ''l’Improvisateur'' et de la ''Fête de Naples''. — Il eut cent fois le même dessein pour celle des ''Pêcheurs'' ; le tableau des ''Moissonneurs'' lui donna seul les joies de l’invention et de la verve. Ce fut ce tableau qui partagea les honneurs du Salon de 1831 avec l’''Offrande de la Madone'', chef-d’œuvre de Schnetz, et l’une des plus belles productions de l’école moderne.
Rien de superflu, dans cette admirable peinture des ''Moissonneurs'', entre la pensée et l’expression. Partout bonheur et variété de poses, éloquence de pantomime fine à la fois et simple, majesté imposante, étude savante, caractère profond et varié des têtes, vigueur de coloris, balancement heureux des lignes. Sur les figures, et de toutes parts, on sent le soleil dont l’atmosphère est embrasée. Le fond fin de ton, bien dégradé, bien à son plan, n’eût pas été désavoué par Claude le Lorrain. Et toute cette variété pleine de puissance et de vie se résume en une saisissante unité.
Avant d’être envoyé à Paris, ce tableau avait été exposé au Capitole et fort applaudi des Romains, dont il flattait l’amour-propre national ; mais le concert d’éloges et d’acclamations qu’il excita à son apparition au salon du Louvre est inexprimable. La foule, qui se laisse porter au flot de la mode, n’avait accueilli qu’avec distraction les premières œuvres de Robert, et ne s’était que lentement initiée à ce style sévère. Le petit nombre de vrais connaisseurs qui aiment réellement la peinture s’indignait de cette froideur et criait au mauvais goût du siècle. Grace à la déplorable habitude qui porte notre pays à tout parquer par classes et à numéroter ses admirations, le gros public avait crié plus fort : « Ce ne sont que des scènes familières, des figures de demi-nature, des tableaux de ''genre'', » et l’on n’y prêtait qu’une attention secondaire, comme si autre chose que le talent pouvait créer noblesse et roture<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|43}}</noinclude>parmi les artistes. Non, ce n’est point dans la dimension de la toile et dans la nature du sujet que réside la dignité de l’art, elle est toute dans le style imprimé à l’œuvre. Le goût si sûr des anciens trouvait autant de majesté divine, autant de ''diligence et de beauté surnaturelle''<ref>Expression du Poussin.</ref> dans une statuette de Jupiter par Polyclète que dans le colossal Jupiter tonnant de Phidias. Une statuette d’Hercule, chef-d’œuvre de Lysippe, partageait avec les œuvres d’Aristote l’honneur de reposer sous le chevet d’Alexandre. L’art des pierres fines de Pyrgotelès, le graveur favori du héros macédonien, l’art des pierres de Dioscorides et d’Aspasius<ref>Pyrgotelès, le seul graveur qui eût le droit de reproduire les traits d’Alexandre-le-Grand ; Dioscorides d’Ægée, en Asie mineure, le plus célèbre graveur du siècle d’Auguste ; Aspasius, qui fleurit dans le second siècle après Jésus-Christ. La Bibliothèque nationale de France, les musées de Naples et de Vienne, les cabinets de {{M.|Roger}} à Paris, de {{M.|Currie}} à Rome, possèdent de belles pierres de ces grands artistes. {{M.|Currie}}, qui fait les honneurs de sa collection avec une grace et un savoir parfaits, a le chef-d’œuvre connu de Dioscorides, pierre ''vraiment antique'', provenant du célèbre cabinet Poniatowski, où tant d’ouvrages modernes avaient usurpé les honneurs de l’antiquité.</ref> n’est-il pas le même art que celui de la frise du Parthénon ? La moindre toile de Raphaël, du Poussin, de Le Sueur, de Rembrandt, les petits tableaux de Terburg et de Metzu ne sont-ils pas autrement grands que les vastes machines des Carraches et du Tintoret, que ces toiles immenses où Le Brun, abusant d’une certaine audace de composition, d’une majesté naturelle de style, a superbement délayé Quinte-Curce dans les flots de sa mauvaise couleur ? En ses petits émaux enfin, Petitot n’est-il pas grand par les mêmes qualités qui font les maîtres ?
Certes, ce que nous représentait Léopold était vieux comme le soleil. Les types pittoresques des populations agrestes de l’Italie avaient souvent fourni des modèles à nos peintres ; mais généralement ce genre avait été traité avec négligence ou maladroitement idéalisé. Schnetz seul, le dernier des Romains, retiré comme Robert dans cette sainte Italie, l’avait reproduite avec la simplicité puissante de sa belle nature. D’autres peintres, et des plus habiles, se sont essayés depuis dans ce même genre ; mais leurs pâles productions n’ont servi qu’à prouver combien Léopold est un grand artiste. Un des défauts de certains peintres de notre temps est de prendre leurs études pour des tableaux. Il a été donné à Raphaël seul de faire autant de tableaux de ses études. Pour écrire et pour peindre avec génie, il faut penser avec génie ; pour ne produire qu’avec talent, il suffit d’une certaine dose d’idées, de sens et de goût.
Du milieu de cette foule sort glorieusement l’illustre Ingres, qui, par son exemple, avait enseigné à Robert la volonté et la tenue dans le talent, le dédain de la mode comme celui de l’à-peu-près et du genre ''bel-esprit'' qui cherche à envahir notre goût national. Robert professait<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|44|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>pour ce grand artiste une admiration vraiment sentie ; on aimera à en trouver l’expression éparse dans un choix de confidences empruntées à sa correspondance avec {{M.|Marcotte}}.
{{c|{{rom-maj|VIII}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}}
« Je vais commencer à parler peinture pour répondre à vos remarques sur la manière dont on la traite aujourd’hui. Je prends pour exemple Ingres, qui est à mes yeux le modèle des artistes, celui qui envisage l’art pour l’art, et qui dédaigne de devenir fabricant ; mais, tout en mesurant sa hauteur, je suis fâché pour les arts et pour lui qu’il produise si peu. Son talent a tant de recherche, de caractère et de goût, une fermeté de dessin si remarquable, une exécution si consciencieuse, qu’il lui faut naturellement beaucoup de temps pour se satisfaire. Il travaille seul à ses ouvrages ; c’est encore un point à considérer et qui lui ôte toute analogie avec les peintres anciens, dont la plus grande partie avait de nombreux élèves occupés à les aider. L’amour des arts à notre époque n’offre non plus aucun rapport avec celui qui était si général en Italie au {{s|XV}}. La nouveauté et l’apparition de chefs-d’œuvre qui ne ressemblaient à rien produisaient un enthousiasme général. Les grands artistes en avaient plus de sûreté pour rendre leurs inspirations. Ils craignaient beaucoup moins la critique ; ils n’avaient point à redouter, pour l’effet de leurs tableaux, de les voir, dans des galeries ou des expositions, au milieu d’un tumulte de cadres où les bonnes choses peuvent être écrasées par les médiocres, et leurs œuvres, placées dans des églises, ne devaient inspirer que des sentimens plus favorables. Pour cette grande raison, nos devanciers travaillaient avec plus de liberté. Ils ne craignaient pas, j’ose le dire, de se permettre des anachronismes, quand leur caprice les y portait. Présentement, rien n’est perdu pour les cent yeux de la critique : ceux qui s’en inquiètent sont arrêtés, comprimés. Je voudrais pour Ingres qu’il vécût en Italie. Je suis sûr qu’il serait plus heureux et produirait plus.
« … Tout ce que vous me dites de lui me fait craindre davantage encore d’habiter une ville telle que Paris (''comme peintre, je veux dire''). Un homme sans passions est incapable de faire un artiste distingué, puisqu’il est reconnu qu’il faut toujours, à tout homme qui veut produire, une sensibilité qui aime à se faire jour. Mais l’ambition de satisfaire la vanité arrive aussi, lorsqu’on se trouve sur un grand théâtre, et toutes les passions qui, dans la retraite, demeurent cachées, se découvrent : les unes peut-être pour rendre heureux ; les autres, le plus souvent, pour mettre des entraves à la tranquillité et au repos… Je me rappelle toujours plusieurs conversations de {{M.|Gérard}}, qui paraissait me parler confidentiellement et à cœur ouvert. Pourquoi ne pourrais-je<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|45}}</noinclude>pas le penser ? car quel intérêt cet homme aurait-il eu à me tromper par ses discours ? Eh bien ! il m’a répété souvent, et même chaque fois que je le voyais, combien je devais m’envisager heureux de travailler loin des intrigues. Il ne pouvait me dire assez combien il sentait qu’il avait ruiné sa carrière de peintre, en mettant un si grand empêchement au développement de son talent. Chez lui, comme chez beaucoup d’autres, l’ambition a détruit ou amorti la sensibilité ; il le sent, mais son âge et l’habitude d’une vie que l’on ne peut changer le lient irrévocablement…
« Ce n’est pas à dire pour cela que les grandes villes soient toujours la ruine du talent ; il y a des exceptions… Mais, pour moi, il serait bien difficile de m’ôter cette conviction que, dans les arts surtout, un cœur gâté et devenu insensible est ce qu’il y a de plus pernicieux au monde pour le talent. Or, c’est un mal qui s’opère bien plus facilement dans ces grands gouffres de population où les sentimens vrais sont presque toujours tournés en ridicule, et où le caractère le mieux trempé pour le bien reçoit tant d’atteintes de nature à le changer avec le temps. Un homme s’y soutiendra, j’en suis sûr, c’est Ingres ; mais comment y parvient-il ? Par une force de volonté plus remarquable encore que son talent. Il l’a prouvé par toute sa vie, et cette constance admirable qui a lutté si long-temps, pour arriver au caractère vraiment classique qui le distingue, contre les attaques indécentes de la médiocrité, est le gage le plus convaincant de sa supériorité. Je l’admire, je vous assure, plus que personne, car il a conservé ce qui le rendra l’homme du siècle : un cœur enthousiaste de toute chose noble, grande et vraie (car peut-on avoir des sentimens nobles et élevés, s’ils ne sont pas vrais ?). Avec cela, il possède un autre avantage que je remarque sans le blâmer, c’est le besoin que l’on reconnaisse généralement sa supériorité. Je ne blâme pas ce sentiment, parce qu’il part, j’en suis sûr, non de la pensée d’un succès personnel qui pourrait chatouiller un cœur vulgaire, mais d’un fonds louable, le désir de faire triompher ce qui est bien et beau. Combien son talent me touche et m’émeut autrement que les talens à effet, où l’on ne reconnaît pas avant tout une ame sensible et bonne !
« … Cet homme, se conservant au premier rang par des succès, maintiendrait toujours les arts dans les bornes d’une élévation propre à les faire toujours estimer. Il est malheureux pourtant qu’il ait quelque chose qui ne soit compris que des adeptes. Le public ne s’en contente pas, et l’on ne peut exiger des marques d’admiration de ceux qui ne comprennent pas les beautés. Les ignorans, ailleurs qu’en France, ont toujours du respect pour les réputations faites par les connaisseurs ; mais, en France, chacun veut porter un jugement. Il me semble toutefois que, si l’on se maintient dans la volonté de suivre ce que la nature peut inspirer, on est plus sûr d’être généralement goûté. Même dans<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|46|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>les sujets historiques, il faut toujours que ce soit la nature qui soit le premier point de départ. Si l’on songe trop à ce qui s’est fait de bien, et si l’on veut surtout l’imiter, on exagère nécessairement le caractère que l’on a à rendre ; il ne part pas de source… Combien Ingres ne ferait-il pas, s’il se laissait simplement conduire par son propre sentiment ! J’espère cependant qu’on reviendra sur le premier jugement de son tableau (le ''Saint Symphorien''). Le goût du public est, au premier abord, pour ce qui frappe les yeux, surtout dans ces immenses réunions de toiles où de bonnes choses ne peuvent être observées sur-le-champ…
« Je vous dirai que je suis bien aise de me rencontrer avec lui dans mes idées sur Raphaël et la nature…
« J’ai été obligé de cesser de vous écrire, par la visite d’un professeur de l’académie (de Venise). Naturellement nous avons beaucoup causé sur la peinture, mais nous ne nous entendions pas parfaitement, car il me parlait toujours ''grands maîtres'', et moi toujours de la ''nature''. Cela m’amène naturellement à répondre sur quelques points de vos lettres précédentes. Oui, j’accorde que Raphaël a fait un nombre prodigieux d’ouvrages admirables ; mais Raphaël est Raphaël. Il a été, de tous les artistes, le plus heureusement doué, si l’on en excepte Michel-Ange, qui, à mon idée, est supérieur encore.
« Raphaël improvisait ses tableaux ; de plus, il a eu le bonheur de venir dans un siècle où les arts étaient en grand honneur. Cependant je crois fermement qu’il n’a pas mis la main à beaucoup de tableaux que l’on regarde comme étant de lui : toutes ses Madones, qui sont si semblables, il n’est pas croyable que sa belle et si riche imagination lui ait permis de les exécuter ainsi. Si je ne me trompe dans cette dernière conjecture, Michel-Ange alors me paraît lui être supérieur et bien plus homme de génie, puisqu’il ne s’est pas astreint aux caprices de ceux qui lui commandaient des tableaux, et qui faisaient faire aux peintres des anachronismes ridicules. Raphaël s’en tire admirablement bien ; mais je préférerais qu’il eût exécuté quelques autres compositions, comme celles des ''Stanze'', plutôt que de représenter des prêtres et des religieux avec Notre-Seigneur et la Vierge<ref>Allusion à la ''Dispute du Saint-Sacrement''.</ref>.
« J’ai été enchanté de me rapporter autant avec vous sur le Poussin. Ses ouvrages font toujours mon admiration par la pensée profonde et toujours élevée qui le conduit. Tout ce qu’il a fait prouve tant de fonds, un sentiment si réfléchi, que l’on ne peut voir ses tableaux sans s’y arrêter long-temps. On aime à se pénétrer des résultats d’une imagination si sûre. En somme, de tout ce qui a produit dans les arts, c’est lui et Michel-Ange qui me remuent le plus : le premier, par le fond de {{Tiret|phi|losophie}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|47}}</noinclude>{{Tiret2|phi|losophie}} si bien écrit ; le second, par une imagination si grande, si gigantesque, si originale.
« Vous comparez Ingres à Raphaël ? Il me semble qu’on pourrait plutôt le comparer à Léonard de Vinci, qui n’a jamais voulu se faire aider, et qui, par cette raison, a produit si peu d’ouvrages, quoiqu’il soit mort très vieux. »
Dans ses lettres à ses anciens camarades, Robert jetait à cœur ouvert quelques mots sur les artistes qui l’entouraient, sur Granet, sur Schnetz, sur Horace Vernet, sur les écoles étrangères représentées à Rome, etc.
Décembre 1821. — « J’ai trouvé le tableau de {{M.|Granet}} superbe, étonnant d’illusion. Néanmoins, je t’avoue entre nous que je désirerais une scène plus intéressante ; mais il faut avouer que c’est la nature même ; il y a un cachet particulier de maître. »
Août 1824. — « Schnetz a envoyé son tableau de ''Sainte Geneviève''. Je suis bien impatient de voir comment on l’accueillera, s’il arrive pour l’exposition. Tu serais étonné de la verve qu’il y a. C’est d’une nature si forte, d’une énergie si étonnante, qu’il me semble qu’on ne peut rien mettre en ligne. Je le regarde comme bien supérieur à son ''Condé''. Il y a plus de liberté, plus de caractère historique, et le pathétique du sujet fait plus d’effet. Il est facile de penser que les imitateurs de l’antique lui feront des reproches. Il est si rare qu’ils comprennent ce sentiment vigoureux !
« Quand ce tableau était exposé dans l’atelier de Schnetz, il y avait trois autres tableaux considérables d’autres artistes, et exposés également chez eux : l’un d’Overbeck, l’''Entrée de Jésus-Christ à Jérusalem'' ; c’est allemand, mais plein de naïveté : nous l’avons été voir ensemble, Schnetz et moi, et il nous a fait grand plaisir ; — un autre, d’un Russe nommé Bruni, — ''Horace qui vient de tuer sa sœur'' : c’est de la touche sans étude ; enfin, un sujet curieux, peint par un Anglais, ''une Famille anglaise recevant la bénédiction de {{roi|Pie|VII}}'' : on a bien ri de cette peinture ; c’est tout ce qu’il y a de plus bizarre, avec un effet très original, mais sans nulle vérité. »
1825. — « Je reviens à Schnetz. Son lot, malgré ce qu’il y aurait à dire, est beau et très beau ; il y a un sentiment d’exécution si vrai, et la pensée de ses tableaux offre toujours un quelque chose qui se trouve si peu facilement ! J’avoue qu’il pourrait un peu plus penser aux grandes lignes dans ses compositions, et ensuite à l’harmonie, au séduisant d’un effet bien entendu. Il peut acquérir pour cela beaucoup. D’ailleurs, ses grands tableaux étaient des scènes qui exigeaient trop de figures. Je voudrais voir Schnetz traiter des sujets forts, où l’action ne fût qu’une, et qui, par conséquent, n’outrepassât point le nombre de quatre ou cinq figures ; l’effet viendrait plus naturellement, et il pourrait mettre tout ce qu’il sait. Quoi qu’il en soit, je me suis {{Tiret|beau|coup}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|48|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|beau|coup}} réjoui de ses succès, et je suis persuadé qu’ils lui feront faire de nouveaux pas… Nous partons pour Naples, Schnetz, Beauvoir et moi, dans un mois. Ce sera un voyage pittoresque, car nous le ferons à pied et par les montagnes. Le Moine s’y décidera aussi, je pense<ref>Le Moine, sculpteur français médiocre, établi à Rome, qui a répandu dans diverses églises de cette ville, notamment à Saint-Louis-des-Français et à San-Lorenzo in Lutina, de faibles monumens de son ciseau. On a de lui, au jardin du Palais-National à Paris, le groupe en marbre d’un jeune pâtre tenant une chèvre, ouvrage exécuté avec une mollesse que rachète peu la composition. C’est pourtant son chef-d’œuvre.</ref>.
« Nous avons été bien attristés ce soir (28{{lié}}juillet), en apprenant la mort de {{M.|David}}, de cet homme extraordinaire. Son fils aîné était parti pour aller le rejoindre : il ne retrouvera plus son père. Je le plains sincèrement. Dans ta première lettre, je te prie, donne-nous tous les détails que tu sais sur la mort de notre cher maître, pour le talent duquel nous avions tous une si grande vénération. »
1829. — « Schnetz, qui est ici depuis plusieurs mois, vient de terminer entièrement un très beau tableau (figures de grandeur naturelle), qui augmente encore sa réputation. Je suis persuadé qu’il aura un plein succès au Salon, car il est original, outre le mérite de la peinture. Ce tableau est pour l’église de Saint-Étienne, et, en le lui demandant, on l’a instruit qu’au-dessus il y aurait cette phrase : « Consolation des affligés. » Il a eu l’idée de représenter l’intérieur d’une église avec un autel à la Madone. Au pied, se trouve une famille de paysans romains, qui l’implore pour une jeune enfant assise par terre et très malade. Ce groupe est admirable et le principal du tableau. Il y a aussi une vieille qui est parfaite, et plusieurs autres figures qui toutes sont occupées à implorer l’assistance divine. C’est enlevé, c’est d’une force d’expression qui émeut et d’une exécution meilleure que tout ce qu’il a encore peint. Il fallait réussir comme il a fait pour ne pas risquer d’être critiqué pour une innovation, car c’en sera une de voir cette composition placée à côté d’histoires de saints ou de traits de la vie de Jésus-Christ.
« H…… dit qu’il veut changer sa manière en peinture. Néanmoins on trouve que le tableau qu’il vient de finir est de la même peinture que ceux de Paris. Il représente le portrait du pape {{roi|Pie|VIII}} ''porté''<ref>Il est d’usage, à Rome, lors de l’exaltation du pape à Saint-Pierre, et lors de son installation comme évêque de Rome à Saint-Jean-de-Latran, que le saint-père, assis sur une sorte de trône, soit promené dans l’église, porté à dos d’hommes, entouré de suisses en costume du {{s|XVI}} dessiné par Raphaël, et escorté, de chaque côté, d’un massier qui tient un immense éventail. Cette cérémonie a encore lieu le jour de Pâques, quand le pape donne la bénédiction {{Lang|la|''Urbi et Orbi''}} du haut de la tribune de Saint-Pierre. Le jour de la Fête-Dieu, il est encore porté ; mais, cette fois, assis sur un petit tabouret masqué de brocards d’or, il est censé à genoux, appuyé devant un prie-Dieu, etc. C’est une de ces cérémonies que représente le tableau d’Horace Vernet, tableau un peu théâtral qui est maintenant dans la galerie historique de Versailles.</ref>. La première chose qu’il ait faite ici est un tableau raté qu’il ne finira point.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|49}}</noinclude>C’est une ''Judith coupant la tête à Holopherne'', ou plutôt ''s’y préparant''. Elle a déjà le coutelas en main, et ''se retrousse la manche'', — motif, par parenthèse, trivial et bas, et qui ne donne l’idée que d’une femme bourreau. Il se faisait ensuite un jeu de sa facilité. On allait le voir un jour ; en votre présence, il disait : — Tiens, ce bras est mauvais, cette jambe est de travers ; — crac ! il barbouillait pour les changer et faire admirer sa facilité extraordinaire ; mais ces ''ficelles'' ne jettent pas de la poudre aux yeux ici… Il a fait plusieurs études de têtes qui sont véritablement bien. Ce n’est pas fort comme le seraient celles d’un homme plus solide, mais, en somme, elles sont bien, sans qu’il y ait à crier miracle. »
« Une société des amis des arts vient de se former à Rome (mars 1830), et sa première exposition a lieu, dans ce moment, au Capitole… Il y a plusieurs années que différens artistes allemands et italiens avaient conçu ce projet. {{M.|Guérin}}, auquel on en avait parlé d’abord, n’avait pas pensé que ce fût avantageux pour les arts. Il croyait, au contraire, que cela serait de nature à engager beaucoup de jeunes gens à les embrasser sans vocation, dans l’espoir de vendre facilement leurs travaux après quelques années. {{M.|Guérin}} trouvait d’ailleurs la France désintéressée dans cette institution, qui n’avait pour objet réel que d’aider une foule d’artistes du Nord tombés à Rome sans ressources et y végétant dans le besoin, tandis que les Français ne sont point dans ce cas, et qu’ils ne viennent à Rome que pour acquérir du talent et non pour chercher à y vivre. Si Horace Vernet n’a pas envisagé la question au même point de vue, c’est qu’il n’a considéré qu’une chose : l’honneur de la nation, et, en cela comme toujours, il a prouvé assez de tact, car bien certainement, si aucun Français n’eût exposé, on ne dirait pas, comme chacun le fait généralement, que cette école est de beaucoup supérieure aux autres.
« Horace y a sa ''Judith'', qui, à mon sentiment comme à celui de beaucoup d’artistes et d’amateurs, n’est pas exempte de défauts graves et ne donne pas une idée juste du sujet ; mais, comme ce tableau est exécuté avec l’adresse qu’on lui connaît, et que de plus on ne lui fait pas le reproche, comme à son ''Pape'', d’être de la peinture de décoration, en somme il plaît assez
« Les deux derniers tableaux de Schnetz se distinguent d’une manière brillante. Orsel a une grande peinture qui lui fait honneur. Roger en a une aussi dans son genre qui plaît beaucoup. J’ai à l’exposition un tableau fini depuis peu et destiné ; une quinzaine de personnes m’ont déjà fait des offres, et parmi elles se trouvent plusieurs Italiens et même des Romains, chose étonnante, car, depuis que je fais des tableaux, aucun Romain, pour ainsi dire, n’a visité mon atelier. Ils ne vont pas plus chez les autres ; sinon chez leurs peintres ; mais, comme<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|50|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>ont du jugement et que les peintures de leurs compatriotes leur donnent peu d’envie de décorer leurs appartemens, ils ne font aucune acquisition. L’exposition est bien curieuse sous ce rapport : on y voit à côté les unes des autres les différentes écoles. L’allemande a des vices très grands, mais elle a des qualités majeures, si l’on veut être juste, et l’école anglaise, sous le rapport de la couleur et d’une certaine naïveté d’expression, est à voir, mais pas l’ombre de goût un peu élevé.
« L’exécution française ne plaît pas tout-à-fait aux Anglais et aux Allemands. Les premiers recherchent un choix de couleur et une manière de peindre totalement opposés à nos méthodes. Les autres n’aiment pas la touche et la peinture qui n’est pas faite avec des glacis, des frottis de brosse ''à crever l’œil d’une mouche'', comme disait {{M.|David}}. Pour eux, l’exécution française est trop matérielle.
« L’école italienne est d’une faiblesse, d’une misère désolante ; il n’y a rien, mais rien qu’on puisse remarquer avec plaisir : on dirait de la peinture d’''ennuyés''. »
« … J’avais entendu rapporter par quelques amateurs et artistes (écrivait plus tard Robert à {{M.|Marcotte}}) que les meilleurs tableaux des expositions italiennes étaient des compositions historiques : je n’y ai vu qu’une affectation de noblesse sans vérité et un mérite très commun, sans parler de la faiblesse de l’exécution ; mais tout ce qui se dit amateur en Italie ne sort pas, en fait d’art, de cette catégorie de sujets, et n’accorde son approbation qu’aux artistes qui traitent ce qu’ils appellent « le genre noble. » Quand cette noblesse n’est pas accompagnée de vérité, ce n’est plus qu’une singerie qui ne peut plaire aux véritables connaisseurs. À une exposition, j’ai vu la foule se porter à un tableau très simple, qui, je le crois, n’eût pas eu grand succès à Paris, étant dépourvu de qualités essentielles, mais où j’ai trouvé un grand sentiment de vérité et beaucoup de finesse d’expression. Cette observation m’a prouvé combien la foule est plus éloignée de partialité et d’erreur que certaines personnes qui font profession de s’y connaître, parce qu’elle se laisse toujours conduire par le sentiment, et que le sentiment veut avant tout la vérité.
« Il faut avouer que tout a bien changé à l’égard des arts. Toutes les années, les artistes de chaque nation augmentent à Rome, et les amateurs, qui viennent en infiniment plus petit nombre à présent, apportent des idées de patriotisme qui les empêchent en grande partie de visiter même les ateliers des artistes en réputation qui ne sont pas leurs compatriotes. C’est fini, on fait beaucoup trop de tableaux, et les artistes qui commencent sont bien à plaindre. À mon arrivée à Rome, il n’y avait aucun Anglais qui y exerçât les arts ; actuellement il y en a un grand nombre, dont quelques-uns ont un talent réel, de celui-là<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|50|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>ils ont du jugement et que les peintures de leurs compatriotes leur donnent peu d’envie de décorer leurs appartemens, ils ne font aucune acquisition. L’exposition est bien curieuse sous ce rapport : on y voit à côté les unes des autres les différentes écoles. L’allemande a des vices très grands, mais elle a des qualités majeures, si l’on veut être juste, et l’école anglaise, sous le rapport de la couleur et d’une certaine naïveté d’expression, est à voir, mais pas l’ombre de goût un peu élevé.
« L’exécution française ne plaît pas tout-à-fait aux Anglais et aux Allemands. Les premiers recherchent un choix de couleur et une manière de peindre totalement opposés à nos méthodes. Les autres n’aiment pas la touche et la peinture qui n’est pas faite avec des glacis, des frottis de brosse ''à crever l’œil d’une mouche'', comme disait {{M.|David}}. Pour eux, l’exécution française est trop matérielle.
« L’école italienne est d’une faiblesse, d’une misère désolante ; il n’y a rien, mais rien qu’on puisse remarquer avec plaisir : on dirait de la peinture d’''ennuyés''. »
« … J’avais entendu rapporter par quelques amateurs et artistes (écrivait plus tard Robert à {{M.|Marcotte}}) que les meilleurs tableaux des expositions italiennes étaient des compositions historiques : je n’y ai vu qu’une affectation de noblesse sans vérité et un mérite très commun, sans parler de la faiblesse de l’exécution ; mais tout ce qui se dit amateur en Italie ne sort pas, en fait d’art, de cette catégorie de sujets, et n’accorde son approbation qu’aux artistes qui traitent ce qu’ils appellent « le genre noble. » Quand cette noblesse n’est pas accompagnée de vérité, ce n’est plus qu’une singerie qui ne peut plaire aux véritables connaisseurs. À une exposition, j’ai vu la foule se porter à un tableau très simple, qui, je le crois, n’eût pas eu grand succès à Paris, étant dépourvu de qualités essentielles, mais où j’ai trouvé un grand sentiment de vérité et beaucoup de finesse d’expression. Cette observation m’a prouvé combien la foule est plus éloignée de partialité et d’erreur que certaines personnes qui font profession de s’y connaître, parce qu’elle se laisse toujours conduire par le sentiment, et que le sentiment veut avant tout la vérité.
« Il faut avouer que tout a bien changé à l’égard des arts. Toutes les années, les artistes de chaque nation augmentent à Rome, et les amateurs, qui viennent en infiniment plus petit nombre à présent, apportent des idées de patriotisme qui les empêchent en grande partie de visiter même les ateliers des artistes en réputation qui ne sont pas leurs compatriotes. C’est fini, on fait beaucoup trop de tableaux, et les artistes qui commencent sont bien à plaindre. À mon arrivée à Rome, il n’y avait aucun Anglais qui y exerçât les arts ; actuellement il y en a un grand nombre, dont quelques-uns ont un talent réel, de celui-là<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|51}}</noinclude>surtout qui plaît aux riches insulaires. Les Allemands ont aussi un goût particulier, et leurs artistes les contentent merveilleusement. Il n’y a pas jusqu’aux habitans des pôles qui n’aient leurs jeunes peintres, que naturellement ils protégent. Dire qu’il y a des Sibériens et des Cosaques qui sont dans les arts, c’est dire assez que tout le monde se mêle de faire des ouvrages pour ses nationaux, chose toute naturelle, et qu’on ne peut blâmer ; mais, par suite, cette masse considérable de tableaux produira une satiété universelle, comme elle existe déjà chez les Romains, parmi les seigneurs les plus riches, parmi ceux même qui placent leurs collections de tableaux anciens dans leurs plus beaux appartemens, et se retirent dans les mansardes pour laisser aux étrangers le libre accès de leurs galeries. Plus le concours de curieux est grand, plus ils sont honorés. Malgré cela, ils ne donneraient pas un ''iota'' pour encourager leurs artistes. Aussi, depuis dix ans, aucun de tous les princes romains n’a-t-il acheté un tableau. »
En général, tout ce que disait Robert des diverses écoles de peinture représentées à Rome est encore vrai de nos jours, et nous avons recueilli avec d’autant plus de soin ces jugemens qu’aujourd’hui même il n’aurait, à peu d’exceptions près, rien à retirer de cette opinion sévère exprimée il y a dix-huit ans.
{{c|{{rom-maj|IX}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}}
À l’apparition des ''Moissonneurs'', l’œuvre non la plus parfaite du pinceau de Robert, mais celle où se résument avec le plus d’énergie son système de composition et les habitudes sérieuses de sa pensée, le cri d’admiration fut général. Ainsi, sans coterie, sans cabale, par la seule autorité de son talent, Léopold avait su conquérir une gloire à laquelle applaudissaient la plupart même de ses rivaux. Aux yeux des peintres alors en possession de la vogue, il pouvait bien avoir le tort du succès ; mais il avait aussi cet avantage inappréciable, que sa retraite à Rome l’avait rendu, comme le pensait Gérard, complètement étranger à toutes les querelles qui bouleversaient, en France, le domaine de la pensée et des arts, et que dès-lors il n’excitait les défiances de personne.
Les écoles de peinture, qui, depuis plusieurs siècles, s’entremêlent et se détrônent tour à tour, étaient, à cette époque, dans un moment de crise. On reniait les dieux classiques, et l’ancien comme le nouveau servait de base à des théories plus ou moins ingénieuses, que le temps a fait triompher par leur côté vrai, et qu’il a brisées aux endroits contestables. Chacun, bien entendu, voyait la vérité suprême de son côté, et la soutenait comme on soutient une faction. Tous les débris des anciennes palettes des temps gothiques et même du temps de {{roi|Louis|XV}} étaient revenus pêle-mêle sur la mer qui les avait engloutis. On avait<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|52|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>repris avec fureur, en peinture et en sculpture, mille idées disparates abandonnées ou décriées naguère, et destinées à l’être encore le lendemain même de leur triomphe. C’était un tumulte d’essais confus qui n’avaient d’analogie que par l’impuissance. Cette anarchie qui, dans les beaux-arts, a suivi la révolution de 1830, a été pour la peinture une époque meurtrière.
Il est vrai que la vieille école, s’arrogeant sans façon le nom d’école du beau, en vertu d’une loi académique inventée par l’érudition à la vue des premières fouilles d’Herculanum et de Pompeï, appliquait à tous les arts sa recette universelle, l’imitation de l’antique, un faux idéal parodié d’après les anciens, et l’on voyait constamment un perfide et maladroit souvenir des bas-reliefs et de la bosse s’interposer entre ses yeux et la nature. C’est ce qui fit dire, avec plus de justesse que d’urbanité, au peintre anglais Constable, le père de notre école moderne de paysage : « Ils font leurs tableaux avec des tableaux et des plâtres, et ne connaissent pas plus la nature que les chevaux de fiacre ne connaissent les pâturages. » Pourtant, ne le dissimulons pas, le tort non moins grand de l’ancienne école devant les novateurs pressés de jouir, c’est qu’elle n’enseignait qu’une voie lente pour arriver au savoir ; c’est que, par un principe sage, dont malheureusement elle appliquait mal les conséquences, elle pensait que le génie même n’est pas dispensé d’apprendre pour connaître, et que c’est dans une forte discipline de l’ame que les plus fiers talens, les esprits les plus originaux ont trouvé leur premier ressort. Robert en est l’exemple : si la nature, institutrice de sa première enfance, l’avait initié au sentiment du simple et du grand, si les champs et la montagne avaient fait de lui le peintre du peuple, c’étaient les enseignemens de David qui l’avaient rendu l’artiste consciencieux, sévère, en quelque sorte inexorable pour lui-même.
Ainsi, d’un côté agonisait l’école ancienne décriée ; de l’autre s’agitait l’école nouvelle, qui n’avait souci que de l’inspiration, et qui cependant avait son pédantisme et s’était faite antiquaire. En résumé, que gagnait-on au change ? La casaque et les fontanges au lieu de la tunique, le soulier à la poulaine ou la mule au lieu du cothurne, les Grecs modernes au lieu des anciens. Une exactitude de costumier suppléait au défaut de la composition. L’école avait bruyamment inscrit sur sa bannière : « Retour à la vérité, » mais sans daigner se souvenir que la vérité n’est que la réalité de choix, la réalité possible. Alors, incorrecte à plaisir, laide et triviale par goût, plus avide de commotions que d’émotions, la foule bouillonnante et capricieuse se précipita dans la réalité nue et grossière. L’école de David avait préconisé le dessin, rien que le dessin ; les nouveaux venus ne virent de salut que dans le faire impétueux, la fantaisie, l’effet et la verve, et honnirent le dessin,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|53}}</noinclude>comme si l’art sans étude, l’art sans dessin, n’était pas, pour emprunter un mot de Bacon, « la statue de Polyphème à laquelle on aurait arraché son œil. » Bientôt les hommes les plus vigoureux qui avaient imprimé le mouvement à la réforme furent dépassés et impuissans à contenir les imitateurs. Des ébauches, de simples pochades furent prônées à l’égal des œuvres les plus sérieuses, et le sentiment de l’art s’abâtardit par la promiscuité de l’usage. Il y eut autant de juges que de peintres, autant de peintres que d’élèves effrénés de renommée, et l’on eût dit que chacun des hommes de génie dont les ateliers regorgeaient allait s’écrier comme Vespasien mourant : « Je sens, mes amis, que je deviens dieu ! »
Encore si ce tapage réformateur avait produit cette espèce de fusion généreuse dont l’Allemagne littéraire avait donné l’exemple au temps de Goethe, de Wieland et de Klopstock. Non, les généreuses concessions sont rares dans tous les temps ; chacun voulait faire école. Après l’école du laid, on eut l’école du joli : le laid et le joli, deux variétés de la manière et de la peinture de pratique. La seule conquête de cette époque fut une école de paysage, dont nous étions dépourvus depuis Desportes et Oudry, car on ne saurait appeler de ce nom ce triumvirat caduc et solennel des Bidault, Bertin<ref>Il est bien entendu qu’il s’agit là du vieux Jean-Victor Bertin, le Nestor du feuillis classique, mort en 1842. Son homonyme, {{M.|Édouard}} Bertin, ami de Robert, et qui lui avait acheté un charmant tableau, n’appartient à la même famille ni comme homme, ni, à coup sûr, comme peintre. On a de celui-ci, dans l’église de Saint-Thomas d’Aquin, une ''Tentation du Christ'', un ''Christ au mont des Oliviers'' ; dans le musée du Luxembourg, une vue de la ''Forêt de Nettuno'' et une de la ''Forêt de Fontainebleau''. {{M.|Véron}} possède une des plus belles œuvres de ce peintre. — {{M.|Édouard}} Bertin, qui malheureusement produit trop peu, est un talent sérieux et puissant, qui met un cachet levé à tout ce qu’il touche.</ref> et Bourgeois (les trois B, comme on les appelait alors, par allusion aux quatre G : Gros, Guérin, Girodet et Gérard), qui régnait en ce temps-là. Thiénon et Nicole, deux dessinateurs de même force, étaient les ombres de satellites de ces ombres de planètes. Watelet et Régnier, si ternes qu’ils fussent, étaient, par le contraste, transformés en novateurs fougueux aux yeux des disciples badauds des trois B. Quoi de plus ? De courageux artistes en appelèrent de la monotonie des paysages soi-disant historiques et ''poussinesques'' de l’empire à la sainte nature primitive, et notre jeune école fut fondée. Elle jetait, au temps de Robert, un vif éclat, et se maintient aujourd’hui avec honneur en regard de l’Angleterre, dont l’école paysagiste est si merveilleusement habile en peinture, comme elle l’a été en poésie<ref name=p56>S’inspirant de Constable ou de Bonington, surtout de la nature, {{MM.|Flers}}, Jadin, Cabat, Laberge, furent les premiers qui arborèrent l’art sur des rives nouvelles, en même temps que Paul Huet, Corot et Aligny. Ces deux derniers {{corr|eusssent|eussent}} peut-être</ref>.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|54|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki/>
Quelle pouvait être la place de l’humble et timide Robert dans une pareille mêlée ? De son belvédère lointain, il n’apercevait même point la lutte, et, confiné dans sa foi silencieuse, il continuait de conclure à sa façon et de faire son chemin tout seul.
On était donc en pleine fièvre romantique quand s’ouvrit le Salon de 1831, où parurent ''les Moissonneurs'', et, avec ce tableau, une ''Mère napolitaine pleurant sur les débris de son habitation ruinée par un tremblement de terre'', l’''Enterrement d’un aîné de famille de paysans romains'', et les ''Pifferari devant une Madone'', trois peintures qui sont au nombre des meilleurs ouvrages de Robert. Rien de plus simple que le sujet des ''Pifferari''. Ce sont de ces joueurs de cornemuse et de chalumeau, mendians couverts de peaux de mouton, qui descendent des Abruzzes et des Calabres avec leurs familles, à l’époque de l’Avent, pour donner à Rome des sérénades aux Madones dont tous les coins de rue sont décorés. Hors ce temps, on leur ferme la ville, à moins qu’ils ne soient engagés comme modèles. Dès quatre heures du matin, ces gens-là inondent les rues de Rome, et jouissent de l’odieux privilége de l’éveiller en sursaut au bruit du fausset criard et mélancolique de leurs instrumens. Chaque quartier les paie par neuvaine. L’Italien de Rome est fort dévot à la Vierge, et lui demande tout, même des choses qui la feraient rougir. La femme {{Lang|it|''innamorata''}}, l’homme qui ne dort pas, le dévot qui veut se mettre en paix avec sa conscience, son voisin ou son curé, s’abonnent pour une ou deux neuvaines. Robert a tiré un excellent parti de son sujet. Deux de ces pauvres paysans s’arrêtent devant une Madone ; l’un enfle sa cornemuse tandis que l’autre vient de souffler dans un chalumeau. Les derniers sons qu’il en a tirés expirent dans les airs ; alors il chante, et, l’œil pieusement tourné vers l’image de la Vierge, il semble attendre qu’un sourire d’indulgence et de faveur s’imprime sur les lèvres de la Mère de Dieu. À leurs pieds sont deux petites filles dont le recueillement fait ressortir l’ardeur musicale, l’air de foi vive et profonde des musiciens campagnards : églogue charmante qui respire un parfum de naïveté, de vérité locale, et laisse dans l’ame une douce et pénétrante émotion. Quand l’illustre peintre anglais sir David Wilkie passa l’hiver de 1825-1826 à Rome, il peignit, de sa seconde manière, deux petits tableaux dans le genre de Léopold : ''la Princesse Doria-Pamfibi lavant les pieds à de''
<ref follow=p56>trouvé le grand, s’ils l’eussent moins cherché ; le vrai a été au-devant des premiers. Sur leurs pas se sont pressés de plus jeunes : Jules Dupré, Rousseau, Français, Charles Leroux, Troyon ; et tous ces émules, anciens ou nouveaux, forment une pléiade de talens frais et rians. Est-il un ''flamand'' plus joli que ce ''Parc de Saint-Cloud'', par Français, semé de figures de Meissonnier ? Quel sujet de vive improvisation c’eût été pour Diderot ! Que tous ces artistes dérobent quelques rayons au soleil, qu’ils n’encourent point le reproche, qu’on peut adresser à quelques-uns d’entre eux, de se montrer inégaux, et leurs ouvrages seront recherchés un jour comme les diamans des maîtres.</ref><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|55}}</noinclude>''pauvres pèlerines'', et un sujet de ''Pifferari'' tout-à-fait identique à celui de Robert. Il est curieux de comparer ces deux derniers ouvrages. La conception de Wilkie est heureuse, l’ordonnance est d’un peintre ; mais son exécution manque d’accent, de profondeur et de puissance. L’œuvre de Léopold a plus de foi, et témoigne d’un sentiment plus fort de l’Italie pittoresque et religieuse.
Plus puissant et plus sympathique encore était le sentiment excité par la ''Femme Napolitaine''. Absorbée, anéantie dans une pensée de destruction et de mort, la pauvre mère est immobile, et si un enfant à la mamelle, qui repose près d’elle sur les débris, ne se jouait avec l’insouciance de son âge, rien là ne serait vivant que la douleur. C’est toujours le même ton local compris et rendu en maître, toujours la même poésie de dessin, le même pouvoir de modelé, la même harmonie générale ; mais on voit que, mis à l’aise par l’unité d’idée où il se complaît, le peintre a pu se livrer à toutes les beautés pittoresques de détail et d’ensemble qu’il lui était donné d’atteindre. Ce tableau me paraît être son chef-d’œuvre ; il est irréprochable, et, dans la tête de la mère surtout, l’artiste a su atteindre à ce ''grand goût'', à ce pathétique d’expression qui semble n’être le secret que des maîtres de l’art. Les mêmes observations générales peuvent appliquer à l’''Enterrement d’un aîné de famille de paysans romains'', sujet dont la profonde tristesse révélait l’état de l’ame de l’artiste, mais dont l’austère ordonnance et la fermeté d’exécution attestaient une force de pinceau peu commune.
À côté de ces tableaux figurait, à la même exposition, celui des ''Petits Pêcheurs de grenouilles dans les marais Pontins''. Le plus âgé tient en main sa ligne intacte encore, tandis que le plus jeune, penché vers la terre, gémit sur sa ligne brisée. Quelques esprits délicats virent dans le ton mélancolique et l’à-propos de cette composition une allégorie douloureuse où Léopold avait retracé le souvenir de la vie brisée de son frère Alfred.
Ce fut aussi dans cette même année 1831 que, cédant aux conseils du peintre Gérard, qui le pressait de peindre de grandeur naturelle, Léopold, dont toutes les figures, les ''Moissonneurs'' compris, n’étaient que de demi-nature, et le plus souvent même plus petites, peignit de grandeur naturelle une ''Tête de femme'' et un ''Jeune Grec aiguisant un poignard''<ref>« On a trouvé que la couleur et l’exécution sont assez vigoureuses, et j’ai cherché un dessin ferme et positif. D’ailleurs, mon modèle, ayant une très belle tête, m’a servi plus qu’un autre qui m’eût laissé avec le désir de faire quelque changement de mon chef. J’ai eu beaucoup de plaisir à faire ce tableau de grandeur naturelle, et je vous avoue que j’aimerais quelquefois à changer comme cela mes occupations. ». (Lettre de Robert à {{M.|Marcotte}}, 1829.) Cette figure de Grec fut exposée en 1830 à Berne par le propriétaire, {{M.|Fritz}} Pourtalès, et valut à l’auteur une médaille d’or.</ref>. Ces essais étaient heureux ; la tête de femme surtout respirait un charme inexprimable. Ce n’était qu’un portrait, qu’une étude, et<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|56|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>par cela même l’artiste, dégagé de la préoccupation, toujours pénible pour lui, de l’ordonnance d’une composition, avait pu se livrer en toute liberté à l’entrain de son pinceau, il eut toujours, pour le dire en passant, une délicatesse extrême et une prédilection marquée pour les études de femme. On le voit par une de ses lettres à {{M.|Marcotte}}.
« …… Je trouve une bien grande différence entre exécuter des figures d’hommes ou des figures de femmes. La raison en est simple : ce qui frappe et touche dans la peinture est un caractère d’énergie, de force dans les hommes ; de sensibilité, de douceur dans les femmes. La nature est moins avare de ces dernières qualités que des premières, à mes yeux du moins. Trouver dans un homme avili ce qui est propre à frapper, attirer et plaire, est un travail qui, je vous assure, donne bien plus de peine que de chercher quelque chose de touchant et de sensible dans une femme. C’est ce qui fait que généralement même les plus habiles peintres y ont mieux réussi. Il n’y a que les ouvrages de Michel-Ange qui se distinguent d’une manière particulière ; mais son génie était si supérieur, qu’il a presque inventé la représentation d’une force, d’un caractère et d’une énergie qu’il n’a pu trouver dans la nature qu’avec de grandes difficultés et une observation continuelle. Voilà pourquoi, à mon sens, il doit être placé tout-à-fait au premier rang. »
Fidèle à ce penchant d’artiste, à sa nature sensible, qui ne s’attachait pas seulement, comme le font un si grand nombre d’artistes modernes, à la beauté extérieure et matérielle de la femme, mais à sa beauté morale, Robert a immortalisé sur la toile nombre de ces types nobles et expressifs que l’Italie a le privilége de conserver dans leur pureté. Déjà il s’était plu à peindre, pour {{M.|d’Argenteuil}}, deux belles études de femme, de demi-nature, et il donne sur l’une d’elles une particularité assez curieuse dans une lettre datée de Rome, 4{{lié}}juin 1826.
« J’ai accompagné les deux petits tableaux que je vous envoie d’une étude de tête d’une jeune femme de Sora, qui est fort jolie, mais qui offre un caractère de beauté bien différent de celui qu’on se représente d’ordinaire comme celui de l’Italie, et par conséquent tout-à-fait opposé à celui qui m’a frappé dans la jeune fille qui a posé pour le tableau de l’''Ermite''. J’ai pensé que ce contraste vous intéresserait, puisqu’il se trouve dans la nature, et qu’il y a, dans les montagnes, des villages dont la population presque entière se distingue par ce type si particulier… Nous voyons tous les jours le caractère italien sans mélange disparaître de Rome ; mais si les cheveux, d’un brun extrêmement clair, des habitans que je viens de vous signaler les rapprochent beaucoup des septentrionaux, je trouve qu’ils n’ont pas moins un caractère italien, lequel se remarque dans leurs expressions vives et variées, et surtout encore dans la finesse et la régularité des traits… »
Un passage de sa correspondance avec Victor Schnetz garde le {{Tiret|sou|venir}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|57}}</noinclude>{{Tiret2|sou|venir}} de la découverte du modèle de ''la Jeune Femme'', qui eut tant de succès au salon de 1831 ; et comme si ce bonheur d’artiste eût jeté un charme particulier sur une existence si souvent déchirée, on jouit du calme où reposait son ame quand il traçait ces mots :
{{d|« Frascati, 15{{lié}}septembre 1830.|4|fs=80%|mt=1em}}
« … Je suis dans un calme de passion qui me charme : je philosophe tout seul, bien doucement, en contemplant notre belle plaine de Rome, l’horizon et le ciel, et je respire avec un véritable ravissement l’excellent air que nous avons ici. J’ai commencé une tête de grandeur naturelle, d’après la plus jolie créature que j’aie vue. Je suis sûr qu’elle vous plairait, mais beaucoup. Elle a seize ans, plus grande que Maria Grazia, admirablement faite ; une tête d’une pureté remarquable, mais surtout d’une expression délicieuse ; enfin, c’est une figure qui ferait partout le plus grand effet, même à côté des plus belles voisines !… »
Il est remarquable qu’avec un sentiment si vif des beautés les plus délicates de la création, Léopold ait à peine tenté de peindre le nu. Une curieuse lettre qu’il adressa, le 12{{lié}}septembre 1827, à {{M.|d’Argenteuil}}, montre jusqu’où, sur cette question, pouvaient aller ses scrupules de protestant spiritualiste : « Des deux sujets que j’ai traités pour messieurs vos frères, quelques personnes ont trouvé dans celui qui est destiné à {{M.|Marcotte}} aîné un peu de liberté. Ce n’a été nullement mon intention. Cependant, pour ne pas faire toujours des figures vêtues de la tête aux pieds, j’ai peint deux jeunes filles qui se déshabillent pour se baigner. Je les ai supposées dans un endroit entièrement retiré, où elles ne doivent craindre aucun regard curieux. Si monsieur votre frère se trouvait avoir cette opinion en voyant le tableau, je m’engage volontiers d’avance à lui en faire un autre. Le second tableau est un sujet plus sérieux. J’ai supposé un vieil ermite mort tranquillement au pied de son ermitage, et qui est trouvé par un {{lang|it|''pecararo''}}. J’ai représenté ce dernier lui soulevant le capuchon et cherchant à voir si c’est le repos éternel. Je suis extrêmement impatient d’apprendre le jugement que vous porterez de ces tableaux. »
Les scrupules de Léopold étaient exagérés. Le tableau des ''Baigneuses de San-Donato'' était d’une décence parfaite. Si d’autres artistes, plus soucieux de produire des sensations que de s’adresser à l’intelligence, ont donné l’occasion de dire que le cynisme, impitoyablement chassé de la langue, a trouvé un asile dans la peinture ; s’ils ont oublié trop souvent qu’il est une faute de goût quand il ne serait pas une injure aux bienséances, il faut, d’une autre part, dans la nue imitation de la nature humaine, savoir distinguer entre la ''nudité'' et le ''nu''. Tandis que la nudité est la honte des écoles de décadence, le nu aura toujours sa décence, le nu sera toujours une des plus belles ressources de l’art<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|58|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>sérieux. Grace au climat, aux opinions, aux mœurs de la Grèce, l’art antique a pu tout à son aise interroger sans voile la beauté vivante et la reproduire. Pour nous, dont les idées sur ce point délicat sont plus sévères, le problème sera moins aisé à résoudre ; mais, sans se préoccuper d’une morale étroite et prude qui, dans son zèle aveugle, briserait toutes les statues de nos musées, le véritable artiste saura satisfaire à toutes les conditions de l’art et respecter en même temps les saints préjugés de la modestie. Raphaël et Michel-Ange, Titien et Rubens, Poussin et le religieux Le Sueur, en ont, comme tant d’autres gardiens des grandes doctrines, multiplié les preuves.
{{c|{{rom-maj|X}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}}
Depuis 1816, Léopold Robert n’avait pas revu la France. Il fit, durant l’exposition des ''Moissonneurs'' au salon du Louvre, en 1831, un voyage à Paris avec son frère Aurèle, et tomba au milieu de l’orage soulevé contre l’école qui avait été son berceau, et pour laquelle il conservait un vieux respect. Les deux écoles se pressèrent à l’envi autour de lui. Fiers de son origine, les classiques le revendiquèrent ; et de fait ils partaient du même principe, ils tendaient vers le même but, le beau ; mais combien ils différaient sur les moyens et dans les résultats ! Sans aller, comme les classiques, par des chemins détournés, Robert attaque franchement la question. Au lieu de faire le pastiche des statuaires anciens ; au lieu, pour ainsi parler, de sculpter en peinture, il regarde la nature même, la copie d’original à son tour, et parvient ainsi à s’approprier au plus haut point cette noblesse et ce haut style que les Girodet et les Guérin n’avaient fait que rêver. D’un autre côté, le tact naturel de Léopold l’avait mis de bonne heure en garde contre toute exagération. S’il ne prenait point les livrées de son ancienne école dégénérée, il n’avait pas moins de répugnance pour la fureur d’outrer la nature, et se méfiait des avances de réformateurs qui ne voyaient en lui que le triomphe de l’imitation sur la création. Aussi, dès qu’il reprit les pinceaux, retourna-t-il tout droit à sa peinture, telle qu’il l’avait conçue jusqu’alors, et aucune des deux écoles ne vint à bout de le confisquer à son profit.
Étourdi de tout le bruit de la rue, des ateliers et du Salon, Robert, facile comme il l’était à effaroucher, ne comprit rien au mouvement des idées d’alors, et, dès qu’il eut touché le sol de Paris, il fut pris d’un vif désir de se dérober. Déjà, avant de venir, il exprimait des craintes à {{M.|Marcotte}} (Florence, 15{{lié}}mai 1831) : « Je ne puis me cacher que la vue de tant d’intrigues et de clameurs me fera mal, à moi qui aime tant la tranquillité. Ces immenses réunions de tableaux me tuent, parce que je pense toujours que les miens y sont faibles, ou plutôt je<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|59}}</noinclude>remarque dans les autres des qualités que je n’ai pas. » Le cri d’admiration qui l’accueillit à son arrivée ne suffit point pour rassurer ses esprits émus. Il se trouvait quelques critiques parfois justes, souvent rigoristes, qui révisaient à son endroit le jugement du public. Il le sut, mais leur voix semblait aller se perdre dans la glorieuse victoire des ''Moissonneurs'', des ''Pifferari'' et de ''la Mère napolitaine''. On ne saurait dire cependant qu’il eût été insensible à ces attaques. Délicat, en effet, comme tous les artistes, au contact de la critique, de même qu’à celui de l’éloge, il s’effrayait de l’un à l’égal de l’autre. On n’aura que trop souvent, dans la suite de ce récit, l’occasion de se convaincre que ce double souvenir ne fut pas étranger à la défiance qu’il montra plus tard de son talent et de sa fortune.
Léopold Robert avait été nommé, en 1825, membre de l’académie de Berlin, et, dans cette ville, il était fort considéré des artistes et des amateurs. Le comte de Raczynski, le comte de Hahn, {{Mme|de}} Souwaroff et le célèbre sculpteur Rauch lui avaient commandé des tableaux. C’était surtout des commandes faites par les artistes qu’il était le plus flatté. Tandis qu’il recueillait tant de marques d’estime de la plupart des connaisseurs de Berlin, tandis qu’il recevait un accueil si flatteur de ceux de Paris, et que même un hetman de Cosaques, le prince Laboukime, lui achetait un tableau, le dénigrement ne lui manquait pas ailleurs. Un esprit jaloux, le Romain Vincent Camuccini, cherchait à rabaisser son talent. L’Italie, qui, à notre époque, se soutient très haut quant à la sculpture, est, dans la peinture, tombée au dernier point de faiblesse et d’impuissance, en dépit de la leçon vivante de tous les chefs-d’œuvre de ses anciennes écoles. Camuccini et le chevalier Agricola, tristes successeurs des Carle Maratte, des Pompée Battoni, des André Appiani, ces peintres de la décadence, en étaient une preuve flagrante. On avait vu à Paris le vieux Le Thière pleurer d’admiration devant les ''Moissonneurs''. On avait vu Gérard, qui avait tendu la main à Léopold dans ses premiers débuts, lui commander aussi des tableaux, de 1824 à 1826, pour le soutenir en des momens difficiles. Chose plus rare encore pour l’un des doyens de l’art, dont l’histoire tient toujours un peu de la mythologie de Saturne, on avait vu Gérard encourager le nouveau venu de ses conseils, le prôner comme son enfant, jouir de son succès comme d’un succès propre. Incapable de tels sentimens, le Romain Camuccini à l’amertume de critiques légitimes ajoutait des critiques injustes. Dépourvu de naturel et de vérité, cet homme était un artisan d’adresse et d’industrie, un arrangeur habile plutôt qu’un véritable artiste. Trop faible pour dérober leurs secrets aux maîtres et demeurer original tout en se portant leur imitateur, il est resté faux et conventionnel dans sa composition, dans ses lignes, dans sa couleur, et n’a que trop justifié ce jugement prononcé sur lui par notre Pierre Guérin : « Il s’est nourri des anciens<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|60|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>et de Raphaël, mais il n’a pu les digérer. » C’était cependant là l’homme qui tenait le sceptre des arts dans la patrie de Michel-Ange et de Raphaël ! Également injuste envers {{M.|Ingres}}, il lui était arrivé le même malheur qu’à Diomède, qui, en poursuivant un ennemi devant Troie, se trouva avoir blessé une divinité. Toujours, comme l’académicien de Venise, il avait à la bouche : « Les maîtres, » et Robert : « La nature. » Ces deux principes, qui assurément ne devraient point s’exclure, s’excluaient l’un l’autre quand ils devenaient les mots d’ordre de deux systèmes ennemis.
Et qu’on ne croie pas pour cela que Léopold n’eût point fait des grands modèles une étude profonde, et ne se fût pas imbu du génie antique en interrogeant les restes divins de la statuaire grecque. Les anciens, il le savait autant que personne, sont ceux qui ont le mieux compris et appliqué cette vérité éternelle : « que la fin de l’art est l’expression de la beauté morale à l’aide de la beauté physique, » et c’est dans ce sens qu’il me répétait un jour ce mot de Winckelmann : « que la contemplation de l’Apollon du Belvédère le rendait meilleur. » Mais Rome est le tombeau ou le piédestal des intelligences : si les faibles succombent à l’épreuve, les forts y grandissent après avoir d’abord douté d’eux-mêmes ; témoin Robert. L’étude de l’antique lui avait appris à lire dans la nature les beautés sans nombre qu’elle recèle ; et les efforts heureux qu’il a faits pour élever le caractère de ses œuvres à la dignité simple des grands modèles disent assez s’il les avait compris. Seulement, en sa ferme organisation, l’invasion grecque et romaine n’avait point détruit la virginité du naturel, et, ce qu’il redoutait avant tout, c’était l’appauvrissement du génie natif par le pastiche. Copier et se mouler sur autrui n’est point d’un artiste, c’est contrefaire misérablement comme ces mimes et baladins des funérailles de l’antiquité.
{{g|Sur des pensers nouveaux faisons des vers antiques ;|4|fs=90%|m=1.5em}}
{{SA|ce vers exquis d’expression, d’André Chénier, était la devise de Robert, amant passionné du vrai. Il vient, en effet, pour les esprits droits et sûrs, un temps où l’on trouve la nature si belle, si franche, si ''liée'', même dans ses défauts, qu’on penche à la rendre telle qu’on la voit, et c’est l’extrême difficulté qu’on rencontre à être assez vrai pour plaire, en la suivant de près, qui seule en puisse détourner.}}
« Nos maîtres David, Girodet, etc., dit Robert, n’ont pas formé d’élèves, parce que l’étude des arts est devenue bien différente. On pense tant à l’intérêt maintenant ! Les maîtres ont des élèves pour se faire de l’argent, et non pour se faire aider à des tableaux. C’est l’argent qui compte ; mais je ne puis concevoir qu’on ait un atelier d’élèves faisant chaque semaine, depuis le {{1er}}{{lié}}janvier jusqu’au 31{{lié}}décembre, une figure nue, tournée, retournée et contournée. Il y a là une fausseté<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|61}}</noinclude>d’enseignement que les anciens n’ont pas eue. On lie l’imagination en voulant apprendre par ce moyen la science du dessin. Je sais, quant à moi, que, lorsque j’étais à Paris à étudier, je pouvais dessiner d’idée une figure sous toutes ses faces et la disséquer jusqu’aux os, en nommant tous les muscles, leur office, leur origine et leurs insertions. À présent, cela me serait de toute impossibilité, je vous assure ; et, pourtant, je me sens capable de mieux composer une figure, de la mieux faire marcher, et de l’exécuter avec plus de justesse et de science sans me tourmenter à faire plus que la nature n’indique. »
Telles étaient les paroles de Robert. Or, un homme pourvu d’une aussi vivace prédilection pour la nature ne pouvait être goûté par l’artificiel Camuccini. La France vengea Robert. Son tableau fut acheté par la liste civile, à la suite de l’exposition de 1831, et l’artiste reçut publiquement la croix de la Légion-d’Honneur des mains du roi.
À l’imitation de la Restauration, sous laquelle les récompenses nationales étaient distribuées aux artistes par le souverain lui-même, Louis-Philippe avait clos en personne la première exposition de son règne et remis sans intermédiaire les récompenses aux plus dignes. Cette solennité eut un grand éclat. Tout ce que la France possédait de plus éminent parmi les artistes et les connaisseurs se groupait, dans le grand salon du Musée, autour du roi. Les seuls artistes qui reçurent cette décoration de la Légion-d’Honneur, qui, pour les gens de cœur, n’a jamais été un hochet, furent Léopold Robert et son ancien camarade d’atelier, Henriquel-Dupont, ce véritable artiste, peintre avec le burin, qui répand sur toutes ses œuvres une fleur si vive de sentiment et de goût, et qui aux charmes du talent joint les charmes du caractère. Des applaudissemens unanimes couvrirent les noms de Robert et de Dupont, aimés de tous ; mais rien n’égale la sensibilité modeste avec laquelle Léopold reçut la distinction dont il était l’objet, rien n’égale le bonheur de ses amis, quand ils le virent si heureux. Sa première visite, à son arrivée à Paris, avait été pour son premier maître de dessin, le vieux Charles Girardet, établi alors dans une ruelle du quartier Saint-André-des-Arcs. La reconnaissance l’y porta de nouveau. « Je viens, lui dit-il, faire hommage de mes couronnes à celui qui m’a mis le crayon à la main. » Et le vieillard et l’élève pleuraient en s’embrassant.
L’administration chargée des encouragemens dans les arts, qui semblait s’être fait une loi de ne jamais deviner un grand artiste, avait bien quelques torts à réparer envers Léopold. En effet, il exposait depuis 1822, et six années s’étaient écoulées sans que le gouvernement lui eût acheté ou commandé aucun ouvrage ! Il avait fallu qu’en 1828, dans son vif désir de voir figurer une de ses œuvres au musée du Luxembourg, le pauvre Léopold fît le sacrifice d’une partie considérable du prix de son tableau de {{Lang|it|''la Madonna dell’Arco''}} pour l’y faire admettre. Encore le tableau n’y entra-t-il point sans difficulté, et<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|62|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>il fallut que le premier peintre du roi, le baron Gérard, usât de son crédit pour faire acheter 4,000{{lié}}francs une page qui en vaudrait 30,000. Quant aux ''Moissonneurs'', ils furent payés 8,000{{lié}}francs, prix qu’avait demandé Robert<ref>Les ''Moissonneurs'' ont eu, à cette époque, la bonne fortune d’être gravés en taille-douce avec une finesse, un goût et un bonheur de rendu et d’harmonie vraiment extraordinaires, par l’un des premiers artistes modernes, {{M.|Paul}} Mercurj. La valeur de cette petite estampe, exécutée {{in-4°}} sur cuivre, pour le journal ''l’Artiste'', est montée aujourd’hui à un prix excessif, et les épreuves, dites d’''Artiste'', ne se sont pas vendues moins de 3 à 400{{lié}}francs, dans le temps où les objets d’art se vendaient.</ref>.
C’est encore au Luxembourg que Léopold eût désiré que son tableau fût exposé, et, dans cette pensée, il avait refusé à Rome des offres bien autrement avantageuses. Tout heureux qu’il était de voir son œuvre achetée par la liste civile, il se consola difficilement qu’elle dût figurer dans la pénombre de la galerie du Palais-Royal, qui était close au public. C’est depuis la mort de Léopold que le roi avait tiré les ''Moissonneurs'' de sa galerie particulière pour les donner au Louvre. Figurer au Luxembourg parmi les peintres vivans de l’école française était pour Robert une affaire de sentiment. La France, où il avait fait ses premières études en peinture, où il avait contracté ses premières amitiés, la France, où il voyait ses émules et ses juges, était pour lui la patrie. Français de cœur, il voulait être traité en Français.
« Les premières années que j’étais ici, dit-il à son ami Navez, dans une lettre écrite de Rome en 1828, je voulais ménager le passé et le présent ; mais j’ai reconnu que, dans le fait, c’est une duperie, et qu’on ne s’attache personne. Tu sais que mon pays est sous la domination du roi de Prusse : aussitôt que j’ai obtenu ici quelque succès, on m’a réclamé comme compatriote. Cependant il ne m’a pas été difficile de voir qu’on ne le faisait que pour m’éloigner de la France que j’aime, et que je ne pouvais rien espérer de bien honorable ni de bien solide d’un gouvernement qui ne nous regarde que comme de demi-sujets. Au contraire, j’ai trouvé en France beaucoup de personnes qui se sont intéressées et s’intéressent encore à moi. Presque tous mes tableaux y vont, et j’ai pris mon parti ; mais ce n’est pas sans savoir que je me suis fait beaucoup d’ennemis. Enfin, il en arrivera ce qu’il plaira à Dieu. Te rappelles-tu de combien de sarcasmes, toi et d’autres, me poursuiviez là-dessus ? Actuellement on ne me dit plus rien de semblable. Je viens d’avoir encore une preuve que le gouvernement français veut bien m’envisager comme un de ses nationaux, puisqu’il vient de faire l’acquisition de mon grand tableau du ''Retour de la fête de la Madone de l’Arc'' pour le placer dans la galerie du Luxembourg. C’est un honneur qui me flatte beaucoup, et qui me fait espérer de voir continuer l’attention qu’on veut bien accorder en France à mes productions. »
Robert avait à peine quitté Paris, que s’ouvrit le champ de bataille<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|63}}</noinclude>dernier et définitif où se rencontrèrent les deux écoles rivales. Ce fut la mémorable vente de l’amateur Coutan, qui eut lieu en 1831, et dont le résultat fut pour Léopold l’objet d’une vive curiosité, quand il fut de retour à Florence, avant de passer à Venise. Coutan avait donné indistinctement droit de bourgeoisie dans ses ''albums'' aux dessins de tous les habiles : c’était comme un ''pandomonium'' où figuraient pêle-mêle les Girodet avec les Géricault, les Delaroche avec les Delacroix, les Thiénon, les Thomas, les Watelet avec les Bonington, les Charlet, les Decamps, les Ingres. Pour protester contre l’invasion des idées qui avaient reçu leur baptême de Géricault et de Delacroix, les derniers des classiques s’arrachaient les dessins des leurs, et le conflit des amours-propres fit la fortune de la vente. Ce furent les dernières lueurs du soleil couchant de l’école classique ; depuis, les dessins des Girodet, des Guérin et des Gérard, sont tombés à des prix injurieux. Ceux de Géricault, d’Ingres, de Robert, de Bonington, de Decamps, de Charlet, se maintiennent à des taux élevés ; mais la vogue en est partagée par des lavis légers, qui, il y a vingt-cinq ans, étaient à vil prix, — les croquis de Watteau, de Fragonard, de Boucher, de Lancret, — improvisateurs charmans de jolis masques qui rient éternellement, de délicieuses marionnettes qui ressemblent assez à des hommes. À voir le retour de la vogue de toutes les bluettes du ''règne Pompadour'' et de ce carnaval de sept ans qu’on appelle la Régence, on se demande, en vérité, si nous sommes faits pour l’art sérieux. Le gros public n’admire Ingres, le savant peintre, que sur parole et par respect humain. Nicolas Poussin, ce peintre des penseurs, comme on l’appelait, ne serait pas mieux accueilli de nos jours qu’il ne le fut au temps passé ; Eustache Le Sueur paraîtrait fade. En définitive, on serait tenté d’appliquer à l’art sérieux ce que Voltaire disait des œuvres littéraires : « Le public, en fait de livres, est composé de quarante ou cinquante personnes, si le livre est sérieux. »
Le goût est aussi rare que le talent, les bons juges sont aussi rares que les bons peintres.
{{c|{{rom-maj|XI}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}}
Robert, en quittant Paris, laissait, on le voit, la peinture française dans une phase périlleuse : lui-même entrait dans une époque critique de sa vie, et nous touchons à la partie en quelque sorte psychologique de cette étude ; mais, avant d’assister aux cruelles angoisses qui, de douleur en douleur, ont conduit à la mort le peintre des ''Moissonneurs'', profitons de l’époque où il était encore en pleine possession de lui-même pour nous résumer sur le caractère et la valeur de son talent.
« L’or est confondu avec la boue pendant la vie des artistes : la mort<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|64|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>les sépare, » a dit Voltaire. De cette épreuve, qui rappelle celle que subissaient les rois d’Égypte après leur mort, Léopold Robert, depuis plus de treize ans que la postérité est venue pour lui, est sur plusieurs points sorti vainqueur. Tandis que les sectateurs exagérés de David, maladroits Argonautes embarqués à la recherche de la beauté, se sont engloutis dans l’oubli, Robert surnage avec une réputation plus pure, maintenant qu’elle est dégagée de cette atmosphère mondaine, souvent suspecte, où son succès l’avait jeté. Sa place est désormais fixée parmi les peintres les plus habiles de notre école ; et, en effet, à côté des œuvres des maîtres, ses principales productions exposées au musée du Louvre soutiennent, sans trop de désavantage, la comparaison.
Robert, cependant, n’était point un artiste complet. Il avait ses défauts : qui n’a pas les siens ? — Il est deux familles bien distinctes entre les artistes : d’abord les génies d’instinct, et par conséquent inégaux dans leur essor. Tel jour la lave coulera sur la toile en traits de feu ; quelques jours encore, et le volcan sommeillera ou sera éteint. Puissans de verve et de sentiment poétique et pittoresque, avides de l’infini, embrassant d’un coup d’œil l’ensemble et les détails, obéissant aux grandes lois intérieures qui les dominent, dédaigneux de procéder de celui-ci ou de celui-là, ils frappent une nouvelle monnaie et rajeunissent l’effigie sans altérer le coin. Ils sont fondateurs, originaux sans alliage, marchant droit dans leur individualité et dans leur force, nés d’eux-mêmes, en un mot fils de leurs œuvres. Ces génies-là sont controversés, car ils ne sont pas accessibles à tous, et chacun les interprète suivant sa façon de sentir. — Voilà les uns.
À côté de ces esprits générateurs fleurissent les intelligences égales et progressives. Pureté, sobriété, ordonnance, tel est leur programme. Toujours sûrs d’eux-mêmes, ils obéissent plus au raisonnement qu’aux tumultes de l’imagination, qu’aux courans de la sève. Leur veine, calme et sans caprice ni fantaisie, donne son jet en son temps et sans qu’une goutte s’en perde sur la route. Leur talent a ses procédés nobles, savans, définis : l’analyse en met à nu la racine. À eux le grand soleil pour mûrir, à eux l’héroïque patience, la correction scrupuleuse, une vie consumée dans l’ajustement du beau, une idée et un sillon où ils se maintiennent ; et progressivement ils grandissent, donnent leurs branches, et leurs fruits, et leur ombre. On voit en eux, pour ainsi parler, se superposer les couches de la végétation. — Voilà les autres : ceux-ci finissent toujours par être compris de tout le monde, et, dès-lors, se concilient à peu près tous les suffrages.
Robert tient de ces deux familles : — de la première, par la vérité et l’originalité de nature, par le dédain de la mode, par le profond caractère ; — de la seconde, par la timide sobriété de la pensée comme par le procédé d’exécution.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|65}}</noinclude>Il a, il est vrai, cet immense mérite que, sans ancêtres dans les arts, il est lui, toujours lui ; mais la composition ne lui apparaît point une, entière et tout armée. Que la toile soit petite ou grande, la partie esthétique et de conception n’a pour lui que malaise et labeur : il ne saurait produire sans s’ouvrir les quatre veines. Lorsqu’il commence, il ne sait où il va, et voilà pourquoi son goût le porte, comme il le dit lui-même, vers les sujets où il n’y a qu’une idée. Après qu’il en a rencontré un qu’il veut traiter, il essaie, sous des formes innombrables, les lignes et les masses dont il veut faire usage ; il arrange, il défait, il arrange encore. Ce n’est pas tout : subjugué comme il l’est par l’amour de la vérité, qui pour lui est la religion du devoir, il va,
{{g|Comme un poète qui prend des vers à la pipée,|4|fs=90%|m=1.5em}}
{{SA|il va cherchant autour de lui des modèles pour en adapter les traits, l’expression, les gestes à son canevas laborieux. Une belle tête, une expression, une pose, un geste, naturels, francs et hardis, s’offrent-ils à son regard, au lieu d’en confier la garde à la poésie de sa mémoire et de se les assimiler, il les ''glace'' sur le papier. À force de révision et de délibération, à force de difficulté à saisir l’ensemble, il se perd dans le dédale des détails, et comme le dit le poète allemand, les arbres l’empêchent de voir la forêt. Sa main-d’œuvre devient un art véritable : mais, en dépit de cet art même, on aperçoit la place des pièces de rapport et des soudures. Rivarol disait de l’abbé Delille : « Il fait un sort à chaque vers et néglige la fortune du poème ! » Ce mot peut, jusqu’à un certain point, s’appliquer à Robert, dépourvu de toute spontanéité de jet, et qui travaille en mosaïque. Quand ce bon Delille avait achevé quelque morceau, il avait coutume de dire : « Maintenant où mettrons-nous cela ? » Ne serait-ce point le langage que Robert se tenait à lui-même, procédant de l’expression à la pensée, au lieu d’aller de la pensée à l’expression ?}}
{{g|Sera-t-il dieu, table ou cuvette ?|8|fs=90%|m=1.5em}}
Au contraire, qu’on examine les dessins des maîtres, qu’on suive dans les traits d’une plume ou d’un crayon rapide la première pensée de telle de leurs œuvres, tout, sauf à revenir, tout, du premier coup, a été écrit avec ce parti pris, avec cette intuition d’ensemble qui fait jaillir la Minerve tout armée ; et, dans les linéamens informes, l’œil trouve la place de chaque chose : le principal et l’accessoire, la lumière et l’ombre.
Loin de là, Robert concevait et exécutait figure à figure, et ce qu’il déployait ensuite de peine et d’artifice pour relier et fondre le tout ensemble, pour grandir en même temps son style et l’élever au-dessus de la prose, est inoui. « Je fais mes tableaux d’une manière si {{Tiret|singu|lière,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|66|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|singu|lière,}} dit-il lui-même dans une lettre à Gérard, qu’il ne m’est possible d’en donner la description que quand ils sont près d’être terminés. Je ne peux faire une ébauche arrêtée, car je ne peux conserver les mêmes motifs. La nature que je vois, que j’observe sans cesse, me fournit des idées nouvelles, des mouvemens de figure différens ; je fais des changemens à n’en plus finir, et cependant je ne sais comment j’arrive au terme après un embrouillement où quelquefois je ne me reconnais pas moi-même<ref>Cette lettre est écrite le 31{{lié}}mai 1832, de Venise. La même idée et à peu près la même expression étaient sous la plume de Léopold dans une lettre adressée quelques jours avant, le 8 du même mois, à {{Mme|Huguenin-Robert}}, sa sœur : « J’ai deux figures terminées. Celle que je viens de finir est une des plus importantes du tableau (''les Pêcheurs''). Je crois avoir réussi ; c’est un pêcheur qui revient de son travail ; j’ai un modèle superbe. Je vous parlerai de toutes les figures que je ferai, car je ne puis vous faire la description de mon ébauche. J’ai une manière d’opérer à moi. Il faut nécessairement que je me serve de la nature et que je fasse chaque figure l’une après l’autre. Mes ébauches ne me servent à rien, car, quand des idées nouvelles, que je crois bonnes, surviennent, il faut que je fasse des changemens : c’est plus fort que moi. »</ref>. »
« Je ne perds pas une heure de temps sans regret, écrit-il à {{M.|Marcotte}} le {{1er}}{{lié}}novembre 1832, quand je peux travailler depuis le commencement du jour jusqu’à la nuit, et ce n’est pas par devoir, c’est par passion. Je suis si heureux quand je puis travailler ainsi ! Et c’est toujours après ces bonnes journées, pendant les dernières heures, que je suis le mieux dispos. J’ai calculé approximativement ce que la ''Fête de la Madone de l’Arc'' et les ''Moissonneurs'' m’ont coûté de temps, et je suis certain que, si j’y eusse travaillé de suite, j’aurais employé plus d’un an à chacun de ces tableaux. Ceci paraît extraordinaire à ceux qui ne voient que quelques figures de petite dimension ; mais s’ils savaient que sur ces toiles, si simples en apparence, il a été nécessaire de faire quatre ou cinq fois plus d’ouvrage que celui qu’on y voit ! C’est malheureux, mais je vous assure qu’il n’en peut être autrement à mon égard. J’en prends mon parti en brave. Vous me connaissez, et vous savez combien je suis incapable de faire un discours improvisé pour rendre ce que je sens. Il en est de même pour mon talent en peinture. Quant aux petits tableaux, je les fais assez facilement, parce qu’ils ne demandent qu’une idée. Mais, aussitôt qu’il doit y avoir l’accord qu’exige une composition plus compliquée, je n’ai plus assez de logique pour me conduire pas à pas au but et sans m’écarter de la route qu’il trace. Je me dirige par instinct, en aveugle : je tâte, je tâte, jusqu’à ce que je sois content, ou pour mieux dire jusqu’où la patience me conduit. »
« Je sais, ajoute-t-il (lettre du 30 suivant), qu’on trouve le genre que je traite trop facile ; mais, pour être bien fait, il a des difficultés qu’on ne connaît pas. Pour trouver le beau d’une chose, ne faut-il pas la voir, la tourner et retourner sous toutes ses faces ? Que s’il ne s’agissait que de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|67}}</noinclude>faire vrai, il n’y aurait qu’à copier servilement son modèle ; mais, dès qu’on veut ajouter à cette qualité l’élévation et la noblesse, la difficulté devient plus grande : on rencontre l’écueil de la ''manière'', qui est juste l’opposé de ce qu’on doit chercher. Quand on vient comme moi dans un pays pour en rendre le caractéristique, il faut, avant de pouvoir le rendre, faire un travail long et pénible. S’il est question, par exemple, d’agencer une grande composition, pensez-vous que le premier modèle venu soit convenable pour servir à rendre une figure ou un sujet ? Avec de grandes draperies on peut ajuster toutes les poses ; mais avec de malheureux haillons, qui n’ont que l’aspect de la misère et qui n’inspirent que la pitié pour ceux qui les portent, n’y a-t-il donc qu’à copier ce qu’on a sous les yeux pour donner un sentiment de noblesse et de goût ? Oh ! non, je vous assure ; j’en ai fait trop souvent l’expérience. Ce n’est que par l’étude la plus grande, la patience la plus méritoire, ce n’est que par la force d’un sentiment intime qu’on peut arriver à une création. Que si l’on ne veut que gagner de l’argent, oh ! alors c’est autre chose : on prend son parti, et l’on fait de la fabrique ; mais, pour moi, ce serait impossible. J’ai voulu toute ma vie faire de la peinture comme je la sens. Je ferai un tableau pendant que d’autres en feront dix : qu’est-ce que cela me fait ? Je ne leur envie pas ce qu’ils gagnent de plus que moi ; au contraire, je m’envisage bien plus heureux ; puisque je me trouve avoir une bien plus grande indépendance avec mes goûts simples. »
Ainsi, on le voit, l’à-peu-près n’allait point à cette nature correcte et sévère ; et, comme il y avait en cet homme un sens droit, le génie et la passion de la vérité, une volonté de fer, une indomptable patience, il arrivait qu’à la fin la poésie se dégageait et se faisait jour. Sa langue avait d’abord bégayé sa pensée avant de trouver le mot propre ; tout à coup, après de longs efforts, elle se déliait jusqu’à l’éloquence. Qu’importe, en définitive, que l’enfantement d’une œuvre ait été long et pénible, si le résultat est bon ? Dans les arts, il n’y a que l’excellent qui compte. L’histoire ne nous rappelle-t-elle pas le Rhodien Protogènes passant plusieurs années à peindre son chasseur Jalise ? Et, chez les modernes, Léonard de Vinci n’a-t-il point consacré des mois, d’autres disent des années, de labeur assidu au portrait de la {{Lang|it|''Lisa Giocondo''}}, l’une des peintures les plus comptées de ce grand artiste ? Raphaël, dont une si prodigieuse abondance d’idées conduisait la main, refit jusqu’à sept fois sa ''Galatée'' de la Farnésine. Quand le Poussin composa son ''Testament d’Eudamidas'', la plus digne à la fois et la plus simple de ses compositions<ref name=p70>Cette magnifique peinture a été engloutie dans un naufrage, comme on la transportait de Londres en Russie. En ces derniers temps, un curieux, {{M.|Desmares}}, fouillant les magasins d’un marchand de tableaux, fit, sous un pouce de poussière, la précieuse</ref>, il fit une foule innombrable {{Tiret|d’é|tudes}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|68|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|d’é|tudes}} et d’essais avant d’arriver à cette simplicité qui dit tant avec si peu de choses, et qui est le comble de l’art : ira-t-on chicaner le Poussin sur la voie qu’il a prise pour arriver au sublime ? Le pressait-on un peu trop pour quelque peinture, il répondait familièrement : « On ne peint point à tire d’aile, et, comme dit le proverbe italien, avec le temps et la paille se mûriront les nèfles. » Et il prenait son temps.
Un point dont la critique doit tenir compte, c’est que le modelé manquait parfois aux têtes que peignait Robert, et que fort souvent, dans les ''Moissonneurs'' même, les mains restaient à l’état de lourde ébauche et n’étaient point articulées. Malheureusement, l’éducation du burin lui avait laissé crudité de ton, sécheresse et âpreté de contours, comme si ces contours fussent peints à sec ; une silhouette trop découpée, un arrangement trop formel et trop symétrique, défaut surtout des tableaux qu’il peignit avant les ''Moissonneurs''. Sa couleur était noire et sans transparence, et une exécution monotone produisait toujours égalité de valeur dans les vêtemens divers, lourdeur et raideur dans les linges et les draperies. Il demeura long-temps ainsi, plus graveur encore que peintre, sculptant trop souvent des détails dans le chêne, comme ces chefs-d’œuvre taillés à la pointe du couteau par les Phidias de Berne et de Nuremberg. Cette rigidité, cette sécheresse, cette maigreur, dont il convenait lui-même dans sa réponse aux critiques de Gérard<ref>« … Je vous remercie, monsieur, et je reçois avec la plus vive reconnaissance les observations que vous avez pris la peine de me faire sur le petit tableau que je vous ai fait remettre. Je les aime de tous, mais elles me sont d’autant plus précieuses de vous, monsieur, qu’elles me viennent de l’artiste le plus distingué de ce siècle. Toutefois, si votre critique a été si peu sévère, je l’attribue à votre indulgence et à votre bonté. Je reconnais que, dans mes derniers ouvrages, j’ai eu une propension à tomber dans la sécheresse et la maigreur. Aussi, chercherai-je dorénavant à me préserver de cet écueil en me rappelant toujours vos conseils et vos observations. » (Robert à Gérard, Rome, 21{{lié}}décembre 1826.)</ref> et dans ses lettres à {{M.|Marcotte}}, ne semblent-elles pas d’ailleurs être les défauts natifs de toutes les races allemandes ? Hans Holbein, Albert Durer, Lucas Cranack, fins, il est vrai, et faciles, sont secs, découpés, et n’ont jamais atteint à ce {{Lang|it|''succoso''}}, à cette plénitude harmonieuse qui, après le Pérugin, fit la gloire des maîtres de l’Italie, et fut si souvent l’écueil de Robert.
Moins peintre que Gros, chez qui l’effervescence et la richesse d’une exécution qui déborde sont trop fortes, non pour son imagination, mais pour sa pensée ; — plus ferme et plus magistral que Gérard, dont l’organisation si éminemment fine et délicate, dont l’intelligence si
<ref follow=p70>découverte d’une composition première de l’''Eudamidas'', datée et signée du Poussin. Malheureusement cette composition, fort différente de celle qui a été gravée par Pesne et qui va paraître gravée en commun par Bervic et Toschi, est beaucoup moins heureuse, et ne peut qu’augmenter nos regrets.</ref><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||PEINTRES ET SCULPTEURS MODERNES.|69}}</noinclude>ouverte à tout ce qu’il y a d’élevé, ne rencontrent qu’une sève froide, une langue pâle pour vivifier la toile ; — plus sérieux enfin que l’école de nos jours, vouée généralement aux frivolités du métier, école de fleurs artificielles et d’élégans à-peu-près, — Léopold offre, en tant que peintre, cet heureux phénomène d’un équilibre complet entre la tête et la main, entre l’invention et l’exécution ; mais cette invention timide tient un compas toujours trop ouvert, mais cette exécution manque de largeur. Souvent de la grace et de l’élégance dans un geste, moins souvent dans tout l’ensemble d’une figure, et cependant bonheur dans les poses et dans les expressions ; un sentiment exquis du dessin, des lignes majestueuses, un style antique, mais aussi trop d’égalité dans la raison ; jamais l’entrain d’une grande nature en verve, jamais rien de cette fantaisie multiforme, de ce je ne sais quoi qui va de soi seul et se joue, et qui, dans les grands maîtres italiens, étonne par sa puissance de fécondité, par ses mille ressources inspirées, unies à un principe constant d’ensemble et d’harmonie : voilà Robert. En un mot, c’est un peintre plus réaliste qu’idéaliste. Qu’on mette, par exemple, en parallèle la ''Famille malheureuse'', refaite par Prudhon, avec la peinture de Léopold représentant ''l’Enterrement d’un aîné de famille de paysans romains'' : l’effet produit par ce dernier tableau est grave et solennel, mais combien la poésie de l’autre est plus pathétique et plus touchante ! Des deux peintures, l’une vous étonne, l’autre vous saisit, vous émeut comme un cri du cœur. Ne demandez point à Robert une composition dont l’imagination fasse seule les frais, une allégorie, un dessin de caprice ; il ne saurait atteindre à la puissante poésie de ''la Justice et la Vengeance divine poursuivant le Crime'' ; son crayon ne saurait faire revivre ''Phrosine et Mélidor'', ni ''l’Avarice foulant aux pieds les sentimens de la Nature'', ni même ''les Vendanges'', et tant d’autres charmantes compositions dont la main facile de Prudhon a fait autant de chefs-d’œuvre, comme en se jouant. Celui-ci, en quelque sorte, tient toujours le milieu entre la terre et le ciel :
{{g|Et même, quand il marche, on sent qu’il a des ailes ;|4|fs=90%|m=1.5em}}
{{SA|mais encore une fois, le crayon de Léopold ne se joue jamais : il garde toujours son sérieux et sa lenteur d’allure. À chacun son génie : le sien n’a point d’ailes.}}
Robert, il est vrai, n’avait pas dit son dernier mot dans le tableau des ''Moissonneurs''. C’était son point de maturité complète à cette époque : il s’y montrait avec des défauts de moins et des qualités de plus ; mais, en parlant de son dernier ouvrage, les ''Pêcheurs de l’Adriatique'', nous aurons à remarquer que chaque œuvre nouvelle attestait chez lui un progrès nouveau, que sa palette prenait successivement plus de richesse, son exécution plus de largeur, plus de cette liberté qui vivifie la toile, de même qu’un sang pur anime une belle carnation.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|70|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki/>
Quoi qu’il en soit, les ''Moissonneurs'' furent, à leur apparition, l’occasion de discussions plus ou moins vives. On souriait en entendant voler de bouche en bouche les noms du Giorgion, du Poussin et de Raphaël ; mais, certes, le discret artiste, si modeste même qu’il ne comprenait pas son succès, n’avait la prétention d’être ni Raphaël, ni le Giorgion, ni le Poussin ; et le prudent esprit qui, redoutant la haute mer et les tempêtes des régions de l’idéal, avait eu le bon sens de ne point quitter terre, sentait à merveille qu’il n’avait le vol ni de l’un ni des autres. En résumé, tout en laissant à chacun sa place, on ne peut disconvenir que, dans sa sphère, nul n’a été nourri de plus forte étude que Léopold. Il a parlé un langage magnifique et simple que tout le monde comprend aujourd’hui, mais qui n’appartient qu’à lui seul. Sa volonté réfléchie, infatigable, pour rassembler et coordonner dans un sentiment élevé tout ce qui peut concourir à la beauté d’une œuvre, lui donne de l’analogie avec le Poussin ; et si pour l’idéal, si pour l’étendue, la richesse et l’originalité du cadre et de la pensée, il n’a qu’une lointaine filiation avec Raphaël, peut-être pourrait-on ajouter qu’il a possédé au plus haut point les qualités de ses propres défauts, qu’il a senti avec l’ame du divin maître la réalité de choix, et qu’il a compris la nature rustique, comme il semble que Raphaël l’eût comprise lui-même, s’il eût fait des paysans. Les Thébains avaient rendu une loi qui, sous des peines pécuniaires assez fortes, prescrivait aux statuaires et aux peintres de donner à leurs figures la plus grande beauté possible : Léopold n’était pas de ces artistes de serre chaude, qui sont nobles par décret, de propos délibéré, ou par convention d’école ; il l’était par instinct, usant librement de toutes les formes de la riche nature qu’il avait sous les yeux, plaçant la noblesse, non dans telle recette académique, mais dans la convenance et la propriété de chaque chose. En un mot, par la vérité de la forme, par le sentiment profond de la nature, il a, dans ses œuvres, comme frappé en médaille la beauté franche et primitive qui sort du sein du peuple pour perpétuer cette noble race humaine, image de Dieu. Interrogé sur la voie qu’il avait suivie pour ennoblir les haillons, pour découvrir la beauté suprême dans les plus triviales créatures : « Je me suis souvenu, répondit-il, de mon catéchisme ; Dieu a fait l’homme à son image, et, pour l’artiste qui en est convaincu, la vie n’offre rien de grand ni rien de petit. »
Nous connaissons l’artiste, il nous reste à étudier l’homme. Chemin faisant, nous suivrons Léopold dans les progrès de son dernier tableau, dont l’histoire est trop irrévocablement liée au récit de ses souffrances morales pour qu’il soit possible de l’en séparer.
{{d|F. Feuillet de Conches.|3|sc}}<noinclude>
{{g|(''La troisième partie au prochain n{{o}}.'')|3|fs=90%}}</noinclude><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{SDT}}</noinclude><nowiki/>
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{{c|'''LA GUERRE ET LES NÉGOCIATIONS.'''|fs=90%}}
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L’émeute grondait hier aux portes de l’assemblée constituante de Francfort, entourée tout récemment encore de la faveur des patriotes allemands. Quel était son crime ? Aucune liberté publique, aucun droit populaire n’était en jeu. Il ne s’agissait nullement de demander compte aux représentans de l’Allemagne du soin scrupuleux avec lequel ils ont naguère décrété le maintien des titres de noblesse ; il s’agissait d’une question de droit international, de l’armistice conclu au mois d’août entre le Danemark et la Prusse, annulé dans un premier mouvement de précoce souveraineté, puis ratifié par un autre mouvement de tardive sagesse, sous l’empire des difficultés qui naissaient déjà de toutes parts devant les pas de la jeune assemblée.
Les exaltés de Francfort, héritiers consciencieux des traditions teutoniques de 1814, ne reconnaissaient point les nécessités et les convenances politiques qui avaient obligé la constituante allemande à se<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|72|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>contredire à quelques jours de distance. Ils semblaient croire que l’assemblée avait pu prendre une aussi grave résolution sans y être contrainte en quelque sorte par les plus hautes considérations d’intérêt politique et national. Ils tenaient pour certain que la cause de l’Allemagne était trahie par la nouvelle majorité. Peu leur importait de savoir qu’en rompant l’armistice, en reprenant les hostilités, ils humiliaient devant l’Europe et la diplomatie prussienne et la confédération ; ils n’avaient qu’une seule pensée et qu’un seul but : la guerre.
La guerre, pour quelle cause ? Il y a plusieurs années que cette question est débattue dans la presse et dans les universités du Danemark et de l’Allemagne. Elle a donné lieu à des polémiques quelquefois violentes, soit par la voie des feuilles publiques, soit sous forme de brochures ou de traités de longue haleine entre les publicistes et les érudits danois et allemands, qui préludaient ainsi à la lutte armée des deux pays<ref>Parmi les écrits les plus lucides et les plus francs sur la matière, nous devons citer : ''Le Duché de Schleswig dans ses rapports avec le Danemark et le Holstein'', par C.{{lié}}Molbech, traduit du danois ; — ''De l’Insurrection du duc d’Augustembourg et de l’agression prusso-germanique'', par F.{{lié}}Krieger (en danois) ; — ''Des Droits de la couronne de Danemark sur le duché de Schleswig'', par {{M.|René}} de Bouillé ; — ''Les Duchés de Schleswig et de Holstein'', par Twiss (en anglais) ; — ''La Vérité sur la question du Schleswig'', par Borring. — On a pu lire ici même, dès 1846 (15{{lié}}septembre), une étude développée sur ''l’Agitation allemande et la Question danoise'', par {{M.|Alexandre}} Thomas. Chacun de ces écrits défend avec plus ou moins de vivacité la cause du Danemark. On peut consulter dans le sens opposé : ''La Question du Schleswig-Holstein'', par Stein ; — ''Histoire politique des duchés de Schleswig-Holstein'', par Hausser.</ref>. Après de si nombreuses et de si vives discussions, et depuis que les faits ont parlé, les obscurités dont le différend semblait enveloppé à l’origine ont disparu, et le doute n’est plus possible.
Le Danemark est habité par deux populations de race distincte : l’une entièrement scandinave, qui occupe les îles et le Jutland, au nord du royaume, et qui incline du côté de la Suède, l’autre entièrement germanique, à l’extrémité méridionale, dans les duchés de Holstein et de Lauenbourg, et qui incline du côté de l’Allemagne. Au centre, se trouve le duché de Schleswig, sujet ou prétexte de la querelle, qui est scandinave au nord, germanique au midi, et formé d’une sorte de mélange au centre. La race scandinave y domine<ref>La population du duché est de 360,000{{lié}}habitans ; 200,000 sont Danois, les autres sont Allemands ou Frisons.</ref>. Les Allemands prétendent fortifier la souveraineté du pouvoir fédéral sur le Holstein considéré comme territoire annexé à la confédération germanique, et ils voudraient en même temps que le Holstein, en s’éloignant de plus en plus du Danemark jusqu’à ce que la séparation fût complète, entraînât avec lui le Schleswig tout entier, sous prétexte que ce duché, sans faire partie de la confédération germanique, est allemand et attaché au<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LE DANEMARK ET LA CONFÉDÉRATION GERMANIQUE.|73}}</noinclude>Holstein par un lien administratif et indissoluble. Ils appuient en droit leur prétention sur une charte profondément oubliée et plus que suspecte de l’an 1460, d’après laquelle les duchés seraient éternellement unis, indépendans et héréditaires seulement en ligne mâle, ce qui serait une considération grave en un moment où la ligne masculine de la dynastie danoise menace de s’éteindre.
La population allemande ne s’est répandue dans le Schleswig méridional qu’à partir du {{s|XIV}} ; elle y est étrangère. Les Allemands objectent, il est vrai, que la langue germanique est depuis le moyen-âge celle de l’administration et du gouvernement, et même, dans un grand nombre de districts, celle de l’enseignement et de l’église. Ce fait s’explique par la présence sur le sol d’une noblesse allemande qui, sous des ducs allemands et sous une dynastie de rois allemands mis en possession de la couronne danoise, a su accaparer l’administration du pays, et ce même fait est la réfutation péremptoire des accusations dirigées par la presse germanique contre la prétendue tyrannie du gouvernement danois. La nationalité germanique est persécutée, confisquée par la race danoise ! Eh quoi donc ! les Allemands arrivent dans le duché à la faveur des circonstances historiques en qualité d’hôtes et d’étrangers ; ils y sont reçus fraternellement, ils s’y établissent, ils y prennent possession de toutes les hautes fonctions, ils font prévaloir leur langue dans l’enseignement, dans l’église et dans l’état, et c’est le germanisme qui est opprimé ! Il n’était pas même inquiété, et le tort des gouvernemens danois qui ont précédé le gouvernement actuel, c’est justement d’avoir toujours fermé les yeux sur les empiétemens des fonctionnaires, de la noblesse et de la langue germaniques, c’est d’être restés sourds aux plaintes de la race danoise qui se sentait peu à peu envahie, débordée par l’esprit allemand, les mœurs et les idées allemandes.
À l’époque du mouvement rétrograde qui succéda en Allemagne à l’élan patriotique et libéral de 1814, la liberté de la presse fut suspendue dans les états de la confédération ; le roi de Danemark dut, aux termes de l’acte fédéral de Vienne, adopter cette mesure pour son duché de Holstein. Le reste du royaume, avec le duché de Schleswig, y échappait, et demeurait naturellement sous le régime plus ou moins libéral de la loi danoise ; mais les fonctionnaires allemands du Schleswig, subissant l’influence de ceux du Holstein, et obéissant à cette pensée de réaction qui triomphait en Allemagne, prirent sur eux de supprimer de fait la liberté de la presse dans le Schleswig. C’est ainsi qu’en toutes choses le gouvernement danois et la race danoise persécutaient et étouffaient le germanisme dans le duché de Schleswig.
Voici donc ce qui résulte de tous les débats élevés sur ce point d’histoire et de politique entre les publicistes des deux pays : c’est que le Schleswig appartient par le droit de nationalité comme par le fait au<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|74|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>Danemark, que les Allemands sont étrangers dans le pays, que la noblesse allemande a confisqué les droits de la population danoise, que la cause des Danois dans le Schleswig est la cause de la nationalité et du droit commun, tandis que la cause des Allemands est la cause de l’oppression et de la noblesse.
Le nom et les intentions avouées des hommes qui se sont placés dès l’origine à la tête du parti de la séparation, et qui ont mis le feu à ce rêve primitivement pacifique des théoriciens allemands, jettent d’ailleurs une grande lumière sur le mouvement lui-même, et mettent les esprits clairvoyans en mesure d’en pénétrer le vrai caractère. Qui donc, en effet, suscita dans les états provinciaux du Schleswig la première démonstration hostile à l’unité danoise ? Qui provoqua dans le même sens la polémique ardente des feuilles et des professeurs du Holstein et de l’Allemagne ? Qui se chargea d’agiter, par missions secrètes, notes diplomatiques et démarches personnelles, les cabinets de l’Allemagne, de faire appel aux ambitions intéressées du roi de Prusse pour la patrie allemande et pour la marine allemande ? Ce fut le chef de la famille princière d’Augustembourg, grand propriétaire dans le Schleswig, et prétendant à la couronne ducale du Holstein dans le cas où le duché deviendrait indépendant. Chef de la noblesse féodale du Schleswig-Holstein, le duc espérait, en unissant la fortune du Schleswig à celle du Holstein, augmenter de moitié l’héritage éventuel qu’il prétendait tenir de ses ancêtres en vertu du droit féodal. Les chevaliers des duchés aspiraient évidemment à mettre leurs priviléges nobiliaires sous la protection de l’hérédité féodale du prince, comme le prince lui-même aspirait à redevenir souverain sous la tutelle de la confédération germanique. Lorsqu’au mois de mars dernier éclata l’insurrection du Schleswig, la famille d’Augustembourg était à la tête du mouvement ; la noblesse suivait les princes des duchés. L’agitation préparée par le travail patent ou souterrain de plusieurs années ne devint sanglante que par suite des promesses constitutionnelles et presque démocratiques d’un roi libéral nouvellement arrivé au trône de Danemark, et le jour même de l’avénement ministériel des publicistes, des magistrats, des prêtres, des orateurs les plus chers à l’opinion démocratique.
Les précédens de la question, les hommes qui l’ont soulevée, les circonstances dans lesquelles ils ont agi, tout accuse l’esprit nobiliaire et l’intérêt étroit qui ont dominé dans le débat. Or, l’intervention diplomatique et militaire de la confédération germanique n’ajoute aucun prestige à la conduite des insurgés du Schleswig et du Holstein. Tous les prétextes mis en avant par les Allemands, l’idée de race en particulier, se retournent contre eux-mêmes. Ainsi, soit que l’on pèse les faits, soit que l’on examine les principes, on est frappé de l’injustice de l’agression dont le Danemark vient d’être le théâtre et la victime.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LE DANEMARK ET LA CONFÉDÉRATION GERMANIQUE.|75}}</noinclude>Quand l’Allemagne s’émeut et se soulève au nom du droit naturel de la race germanique, ou elle se trompe sur l’histoire, pleine des témoignages de l’origine danoise du Schleswig, ou elle pense (et c’est une pensée difficile à justifier) que la présence d’une minorité allemande, fraternellement accueillie chez des populations étrangères, suffit pour lui assurer légalement la possession de ce pays, ou bien elle a un intérêt maritime, par exemple, à s’emparer du territoire du Holstein et du Schleswig, pourvu de ports excellens et d’un littoral peuplé de marins hardis ; mais un intérêt ne constitue pas un droit. Dans toutes ces hypothèses, le droit de nationalité, le droit écrit, en un mot la justice sous toutes ses formes est du côté du Danemark, et l’intérêt que ce pays défend, c’est le plus élevé, le plus impérieux qui puisse régler la conduite d’un peuple, c’est l’intérêt de son existence. Le Danemark possède, y compris l’Islande et les colonies, une population de deux millions cinq cent mille ames. En abandonnant le Holstein, il en perd quatre cent cinquante mille. Il en perdrait trois cent soixante mille de plus, si le Schleswig devait appartenir à l’Allemagne. Ce serait pour ce petit état une ruine complète à laquelle il ne peut pas se résigner de son plein gré.
{{c|I — {{sc|l’insurrection et la guerre.}}|mt=2em|mb=1em}}
La guerre par laquelle le Danemark vient de passer pour aboutir à la négociation laborieuse d’un armistice enfin ratifié aujourd’hui est survenue à la suite de l’insurrection des populations allemandes des duchés, et cette insurrection, sans être libérale, a éclaté à la faveur du mouvement universel de l’Allemagne. Cependant les esprits s’y préparaient depuis plusieurs années, avec la sympathie et l’encouragement plus ou moins manifeste de la confédération germanique. {{roi|Christian|VIII}}, prince paisible et ami des arts, mais dépourvu de fermeté, négligea de prendre des mesures contre l’agitation chaque année croissante et couverte par la tolérance des fonctionnaires allemands. Ce furent les paysans du Schleswig d’abord, puis les états provinciaux du Jutland, et enfin la municipalité de Copenhague, qui osèrent avertir le gouvernement du péril. Le peuple danois s’effrayait à bon droit des théories hautement développées qui menaçaient le royaume d’une dissolution, et il supplia instamment le roi d’aviser, ou du moins de faire entendre des paroles capables de rassurer à cet égard le patriotisme alarmé de ses sujets. Le gouvernement danois attendit donc, pour se prononcer, les sollicitations et les encouragemens des corps politiques, des paysans eux-mêmes et de l’opinion. Il publia, en juillet 1846, une lettre patente qui ne méconnaissait point les droits fédéraux de la diète germanique sur le Holstein, mais qui, sans briser les liens administratifs<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|76|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>des duchés de Holstein et de Schleswig, établissait fortement les droits de la couronne danoise sur le Schleswig. De là des protestations très vives dans les états provinciaux du Holstein et dans ceux du Schleswig, composés en majorité d’Allemands ; de là des appels sympathiques à la fraternité de la nation allemande. L’émotion ne fut pas moins grande en Allemagne que dans les duchés ; la presse, les universités, les gouvernemens répondirent à l’appel par des paroles et par des chants fraternels. Le protecteur couronné du chantre du ''Rhin allemand'', poète lui-même, comme on sait, déclara publiquement, en présence d’une députation de la ville de Munich, qu’il trouvait sainte et sacrée la cause du Schleswig-Holstein. Un autre souverain, plus directement intéressé que le roi de Bavière à la ruine du Danemark, obligé ainsi à une réserve plus grande dans les paroles, mais plus hardi dans les actes, le roi de Prusse, en un mot, employait toute son influence à Francfort pour obtenir de la diète une décision fédérale hostile au roi de Danemark. Enfin la diète, dépassant évidemment les limites de son pouvoir envers ce prince, et affectant de confondre la cause très distincte des deux duchés, paraissait refuser au Danemark le droit de maintenir la loi de succession danoise dans le Schleswig. Cette solution, qui n’en était pas une, blessait le Danemark sans contenter les patriotes allemands. Elle fut toutefois suivie d’un temps de halte qui a duré jusqu’au mois de janvier de cette année, c’est-à-dire jusqu’à la mort de {{roi|Christian|VIII}}. Cette mort prématurée, puisque le roi entrait à peine dans la première phase de la vieillesse, semblait rapprocher le terme marqué pour une solution définitive par le parti germanique ; elle appelait au trône celui qui, dans les espérances de ce parti, allait être le dernier représentant de la dynastie, {{roi|Frédéric|VII}}, prince sans postérité après deux mariages et deux divorces. La conduite de {{roi|Frédéric|VII}}, en raison même de sa franchise, devait ajouter de nouveaux élémens à l’irritation renaissante de la noblesse des duchés, plus que jamais inquiète pour ses priviléges. On savait que le roi nouveau avait des opinions arrêtées sur le Schleswig, qu’il regardait comme une portion inséparable du royaume. On savait aussi qu’au milieu des exigences de l’esprit public, travaillé profondément par les idées libérales, {{roi|Frédéric|VII}} reconnaissait pour insuffisantes les institutions provinciales octroyées en 1834 au pays. Le royaume allait donc obtenir une constitution. Serait-elle unitaire ? embrasserait-elle à la fois les duchés avec le Jutland et les îles ? laisserait-elle de côté le Holstein et consacrerait-elle la fusion du Schleswig dans les autres provinces danoises ? Cette question grave, émouvante pour le parti allemand, allait être enfin posée, sinon résolue.
Le roi voulait d’abord convoquer une sorte d’assemblée consultative, qui serait chargée d’élaborer la législation nouvelle. Il {{Tiret|fai|sait}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LE DANEMARK ET LA CONFÉDÉRATION GERMANIQUE.|77}}</noinclude>{{Tiret2|fai|sait}} d’ailleurs aux deux duchés, qui ne sont pas la moitié du royaume, la concession, peut-être imprudente et assurément paternelle, de leur donner un nombre de députés égal à celui du Jutland et des îles. Les représentans du Holstein et du Schleswig se trouvaient ainsi en possession de toute l’influence qu’ils pouvaient désirer. Ils avaient un moyen légal de poser en face du parti danois, sous les yeux du gouvernement, la question de nationalité comme ils la comprenaient. C’était, en un mot, une conquête politique pour la monarchie entière, pour le Schleswig et le Holstein comme pour le Danemark proprement dit, qui devenait un pays constitutionnel sans cesser d’être un pays d’états, car on laissait à chaque province sa diète provinciale.
Qu’on ne l’oublie point, ces événemens s’accomplissaient avant que la révolution de février eût imprimé à l’Allemagne et à l’Europe le mouvement constitutionnel dont elles sont en ce moment agitées. En renonçant à ses prérogatives absolues, le roi {{roi|Frédéric|VII}} ne cédait ni aux menaces ni à la force victorieuse ; il ne subissait pas de contrainte ; cette convocation d’une assemblée générale était le premier acte de son règne, et alors le calme le plus profond était dans les faits, dans la marche apparente des choses, dans les prévisions de tous les esprits tenus jusqu’alors pour sensés. Le parti germanique s’émut cependant très fort et la révolution de Berlin survenant le 17{{lié}}mars, après celle de Paris, il conçut les plus vives espérances, car le mot de patrie allemande avait été prononcé très haut par le roi de Prusse lui-même, et la question fédérale devenait une question de race bien plus que de liberté.
Une effervescence encore inconnue dans les duchés se fit dès-lors ressentir principalement à Kiel et à Rendsbourg : des clubs s’ouvrirent ; il y eut des assemblées populaires, des {{Lang|en|''meetings''}} solennels où l’on déclara le moment venu d’établir le nouvel état de Schleswig-Holstein et de l’incorporer dans la confédération germanique. L’exaltation des esprits, d’ailleurs prompts à l’enthousiasme, dépassait toutes les bornes : il était clair qu’une insurrection ne tarderait pas à éclater ; on était décidé à saisir l’occasion de la crise européenne pour tenter de résoudre la question par les armes. L’on n’ambitionnait plus seulement d’arracher au gouvernement danois une décision sur la successibilité au trône princier de Schleswig-Holstein, on voulait aussi constituer dès l’instant l’unité éternelle et indissoluble de ces duchés, et se jeter peut-être, enseignes déployées, dans les bras de l’Allemagne.
Une députation de cinq membres, choisis parmi les plus vifs partisans de l’agitation, se rendit à Copenhague, avec mission de demander au roi une reconnaissance officielle de l’individualité nationale des deux duchés et l’incorporation du Schleswig uni au Holstein dans la confédération germanique. À cette demande d’un démembrement<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|78|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>du royaume, le roi répondit qu’il ne s’opposait pas à une alliance plus étroite du Holstein avec l’Allemagne, occupée à se donner une nouvelle organisation, mais que, dans le cas où cette alliance s’accomplirait, le Schleswig, province danoise, ne pourrait plus rester uni au Holstein. Le roi déclarait, en effet, qu’il n’avait ni le droit, ni le pouvoir, ni la volonté de faire entrer dans la confédération le Schleswig, lequel n’a jamais été en rapport ni avec l’Allemagne, ni avec l’empire, ni avec la diète. En présence du mouvement unitaire de l’Allemagne, le Danemark abandonnait ainsi, quant au Holstein, sa première pensée d’une loi uniforme pour la monarchie entière ; mais il persistait plus que jamais dans son idée si légitime de maintenir l’assimilation politique du Schleswig au Jutland et aux îles.
La présence des députés du parti germanique à Copenhague coïncidait avec le mouvement libéral qui modifiait le ministère danois au profit des idées démocratiques. Les ministres qui arrivaient au pouvoir par cette voie honorable et heureuse, connus pour leur patriotisme comme pour leurs doctrines constitutionnelles, apportaient avec eux la résolution bien formelle de ne point transiger sur la question de Schleswig, lors même que quelques concessions deviendraient nécessaires pour le Holstein. L’insurrection était toutefois si bien préparée, que les chefs désignés du mouvement projeté n’avaient pas attendu la réponse du roi à la mission envoyée à Copenhague, ni la nouvelle de l’avénement du ministère libéral. À peine avaient-ils appris la retraite de l’ancien ministère, sur la faiblesse et l’inertie duquel ils avaient compté, qu’ils arboraient leur drapeau et se déclaraient en révolte ouverte.
Le frère du duc d’Augustembourg, le prince Frédéric de Noër, lieutenant-général, mis en retraite pour cause de connivence avec le parti germanique, se rendit lui-même (24{{lié}}mars) à Kiel, en Holstein, où les jeunes gens de l’université et du club gymnastique s’organisaient en corps francs, et où la garnison était allemande. Le commandant de la ville et plusieurs officiers refusèrent de prendre part à l’insurrection ; mais la troupe se laissa entraîner, et un gouvernement provisoire, formé de cinq membres, parmi lesquels figurait le prince de Noër, s’installa à la suite de ce premier succès remporté sans résistance. Le prince, qui comptait sous ses ordres à peu près douze cents fusils, prit le chemin de fer de Kiel à Altona, du nord-est au sud-ouest, mais il s’arrêta à Neumünster, au centre du Holstein, pour se replier de là, par un embranchement, vers Rendsbourg, à l’entrée du Schleswig méridional, sur l’Eider. Il se présenta dans cette place à la garnison, dont il prit le commandement, sans que les officiers déconcertés eussent le temps d’essayer leur influence sur les troupes entraînées à la rébellion.
Il est vrai, d’ailleurs, que les chefs de l’insurrection ne manquaient<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LE DANEMARK ET LA CONFÉDÉRATION GERMANIQUE.|79}}</noinclude>ni de belles paroles ni de prétextes spécieux, et qu’ils savaient parfaitement tromper l’opinion quand ils désespéraient de la séduire par de solides raisons. On avait, par exemple, dès le premier moment, imaginé d’imprimer en Holstein, sous le titre et la forme d’un journal de Copenhague, la fausse annonce d’une prétendue contrainte exercée par le parti libéral sur le roi. {{roi|Frédéric|VII}}, au dire de ce journal, était captif dans son palais ; les démocrates danois voulaient lui extorquer une résolution hostile aux Allemands du Schleswig-Holstein ; c’était donc pour défendre l’indépendance du roi qu’un gouvernement provisoire se formait et que le prince de Noër se plaçait à la tête des troupes. Un officier de la garnison de Rendsbourg s’étant avisé de révoquer en doute les intentions du prince, celui-ci répliqua, non sans paraître un peu déconcerté, que, s’il ne déposait pas le commandement entre les mains du roi lui-même, l’armée aurait le droit de le traiter comme un parjure. Bien que les exploits militaires des huit princes d’Augustembourg et de Glucksbourg dans les annales de cette lutte se réduisent au pillage d’une fabrique de draps dans le Jutland à la suite de l’armée prussienne, le prince de Noër n’en est pas moins resté tout le temps qu’a duré la guerre à la tête de l’insurrection.
C’est par cette supercherie et par ces surprises que le soulèvement des populations allemandes du Schleswig et du Holstein a commencé. Il ne s’agissait d’ailleurs que de gagner les garnisons allemandes et d’entraîner la jeunesse allemande des universités. On ne comptait guère sur le concours effectif de la population commerçante ou agricole. La noblesse disait très haut, il est vrai, et pour honorer sa cause aux yeux de l’Europe, que le pays se suffirait à lui-même, qu’il avait assez de ressources, assez d’armes et assez de bras pour chasser les Danois et empêcher leur retour, et qu’il ne voulait point partager l’honneur de décider lui-même de son sort et d’assurer ses nouvelles destinées ; mais le duc d’Augustembourg avait sondé les dispositions de la Prusse : il connaissait l’avis de cette puissance si directement intéressée dans le débat. En toute occasion, le roi de Prusse eût sans doute pris fait et cause pour l’indépendance du Schleswig-Holstein, berceau présumé de la future marine allemande. Les circonstances spéciales où se trouvaient sa personne humiliée et son armée mise en suspicion le poussaient à chercher un moyen de se relever et de rendre à ses troupes leur popularité un peu amoindrie. La cause du Schleswig-Holstein était populaire parmi les exaltés allemands : le roi de Prusse se hâta de l’embrasser. Les troupes prussiennes, auxquelles se joignirent un peu plus tard des Hanovriens, des Mecklenbourgeois et des soldats d’Oldembourg, franchirent la frontière du Holstein le 6{{lié}}avril sans déclaration de guerre. Le roi de Prusse avait pris l’initiative, et Francfort avait ensuite accordé son assentiment. On verra toutefois, dans le cours de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr|80|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>la guerre et des négociations, les rôles quelquefois intervertis, et la Prusse en désaccord apparent avec la nouvelle Allemagne, soit que le roi subisse, par impuissance, les caprices de l’autorité fédérale, soit qu’il cherche à rejeter sur elle, par calcul, la responsabilité d’une politique injuste.
Les Danois n’en porteront pas moins la peine de leur fermeté, et les voilà d’un même coup, et par une funeste complication d’événemens, en présence d’une insurrection à réprimer et d’une guerre étrangère à soutenir. Un territoire qui forme à peu près le tiers de la monarchie menace hautement de s’en détacher, et fournit sept mille hommes armés comme troupes régulières et corps francs à l’appui de cette menace. Un grand pays, l’Allemagne, intervient avec enthousiasme pour seconder la révolte avec vingt mille hommes de troupes régulières susceptibles de s’accroître à volonté. Le Danemark est un état maritime très puissant par rapport à son étendue, mais son armée est peu nombreuse, et au moment où ces événemens éclatent sur lui comme la foudre, il échappe à peine à une administration sans prévoyance, qui n’a rien préparé pour la lutte. Il est capable de mettre sur pied, en déployant toutes ses ressources, environ vingt-cinq mille hommes ; mais cinq mille au plus peuvent entrer immédiatement en campagne. Par bonheur, l’administration nouvelle, forte de la confiance de la nation et animée d’un patriotisme résolu, se multiplie en face du danger. Elle lance toutes ses forces disponibles sur le Schleswig, et reprend en quelques jours les villes de Flensbourg et de Schleswig, après avoir mis en complète déroute l’armée insurrectionnelle. Le Danemark combattait avec l’enthousiasme particulier aux guerres de principes, et il eut bientôt étouffé la révolte ; mais alors il se trouva en face de l’armée prussienne, qui n’attendait plus que l’occasion de croiser l’épée.
Jusqu’au moment où le Schleswig fut envahi, le Danemark hésita à faire usage des moyens de représailles dont il eût pu frapper la Prusse à l’aide de sa marine ; il se contenta d’ailleurs, par la suite, d’un blocus peu sévère et de la saisie de quelques vaisseaux. Il ne songea point à concéder de lettres de marque ni à attaquer les villes maritimes de l’ennemi, mesures autorisées par l’usage et triplement légitimes contre un adversaire puissant dont la conduite n’est justifiée par aucun droit, et qui entrait en campagne sans l’antique et respectable formalité de la déclaration de guerre. Avant d’en venir aux mains, on eut un moment l’espoir, au moins en Danemark, que la question se trancherait par des négociations. Les plénipotentiaires des parties belligérantes devaient s’assembler à Hambourg le lundi de Pâques (24{{lié}}avril). Le général en chef danois, Hedemann, avait, par suite de cette espérance, reçu l’ordre formel d’éviter tout combat. Il avait ses positions près de la ville de Schleswig, et se tenait, en conséquence de cet ordre, dans l’expectative<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr||LE DANEMARK ET LA CONFÉDÉRATION GERMANIQUE.|81}}</noinclude>avec quelque sécurité, lorsque, le dimanche de Pâques, il fut attaqué par le général prussien Wrangel et vingt-six mille Allemands. Les troupes danoises comptaient seulement onze mille hommes. Malgré cette surprise, qui s’explique peut-être par l’insoumission de Wrangel aux ordres patens du roi de Prusse, et malgré l’infériorité du nombre, les Danois soutinrent ce choc inattendu avec un courage impétueux et ne plièrent qu’après huit heures de combat. Ils avaient suivi l’instruction bien connue de Nelson à Trafalgar : chaque soldat avait fait son devoir.
Le Danemark fut toutefois obligé de reconnaître l’impossibilité où il se trouvait de repousser l’ennemi. Cependant, si sa position insulaire et maritime lui défendait de courir plus long-temps la chance des batailles rangées, elle lui permettait d’opposer avec avantage la tactique à la force. En restant sur la terre ferme, l’armée danoise était contrainte de se replier devant le général Wrangel du midi au nord du Schleswig, et de se retrancher dans le Jutland, où elle pouvait se trouver acculée. Peut-être les Prussiens eussent-ils été amenés ainsi de combats en combats à pénétrer dans le Jutland en conquérans. Ils devaient y entrer sans rencontrer d’obstacles, mais en divisant leurs forces. En effet, les Danois, se portant à l’est, passèrent sans difficulté dans l’île d’Als, qui est jetée à deux cents mètres de la côte orientale du Schleswig et séparée par le petit Belt de l’île plus vaste de Fionie, séparée elle-même de la Seeland, où est Copenhague, par le détroit du grand Belt. La Fionie domine le Jutland méridional, comme l’île d’Als domine le Schleswig. Une partie de l’armée passa de l’île d’Als en Fionie, pendant que Wrangel occupait le Jutland sans coup férir et le frappait pour tout exploit d’une contribution de 11{{lié}}millions de francs. La facilité des communications maritimes mettait le général Hedemann en position de réunir toute son armée en peu d’heures, soit en Fionie pour opérer une descente en Jutland, soit dans l’île d’Als pour tomber sur le Schleswig, tandis que les forces de Wrangel se divisaient en deux corps placés à plusieurs jours de marche l’un de l’autre. Le général Hedemann, retranché dans une position très forte par son passage dans l’île d’Als et la Fionie, pouvait, soit attaquer les Prussiens en Jutland, soit les prendre par derrière en Schleswig, afin de les forcer ainsi à rétrograder. Après avoir, du côté de la Fionie, simulé une descente sur le Jutland, le général danois se replia soudainement sur l’île d’Als pour débarquer en Schleswig. L’armée était déjà lancée dans l’intention d’opérer une reconnaissance, lorsque arriva de Copenhague la nouvelle de l’évacuation du Jutland obtenue par l’influence diplomatique des puissances amies du Danemark ; les choses étaient trop avancées pour que l’on pût éviter un engagement. Les deux corps d’armée en vinrent aux mains (28{{lié}}mai). L’action fut conduite avec vigueur et se termina heureusement<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr|82|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>pour les Danois. Attaqués en dernier lieu par l’artillerie allemande au moment où ils se retiraient, ils eussent réussi à la séparer de l’armée ennemie, sans la précipitation de l’un des détachemens chargés de prendre en flanc les assaillans.
Après ce combat du 28{{lié}}mai, qui concourait avec l’ordre intimé au général Wrangel d’évacuer le Jutland, la lutte prit un caractère nouveau ; elle devint beaucoup plus diplomatique que militaire, ou du moins la marche des deux armées fut de ce moment dominée par les négociations ouvertes pour la pacification du pays. Le général Hedemann reçut, dans ces conjonctures, l’ordre de se tenir, autant qu’il serait possible, dans une attitude d’observation. Le général Wrangel avait dû recevoir du gouvernement prussien les mêmes recommandations. Cependant plusieurs combats ont encore eu lieu depuis cet effort de la diplomatie pour substituer les débats pacifiques au jugement de l’épée. C’est ainsi que, le 5{{lié}}juin, les Danois furent l’objet d’une surprise qui faillit leur être funeste. Les Allemands devaient célébrer ce jour-là la fête du roi de Hanovre par une grande revue ; ils en profitèrent pour tomber à l’improviste sur les Danois, qui furent cernés et repoussés dans leurs retranchemens, mais qui reprirent ensuite de l’élan et ressaisirent leurs positions. Enfin, à une époque plus récente, le 28 et le 29{{lié}}juin, quelques escarmouches non moins inattendues que le combat précédent ont été engagées dans le nord du Schleswig par les troupes allemandes, qui ont gagné de ce côté-là un terrain favorable.
Ainsi, après la bataille de Schleswig et l’invasion du Jutland, la question s’est modifiée. Depuis le 29{{lié}}juin, elle a été exclusivement diplomatique ; les deux armées, entièrement inactives, sont restées dans une attitude de simple observation : les Allemands étaient répandus sur divers points du Schleswig, les Danois dans la partie orientale du duché en face de l’île d’Als et au nord du côté du Jutland. Ce n’est pas que le général Wrangel n’ait joué un rôle décisif dans tous les événemens qui se sont accomplis depuis les derniers coups de canon échangés. Instrument de la pensée de Francfort, quoique nommé par la Prusse, il a dominé l’action de son propre gouvernement. Les agens diplomatiques de la Prusse signaient des arrangemens, le cabinet les ratifiait, le général refusait de les mettre à exécution. Il a commencé par entraver les négociations ouvertes successivement ou simultanément à Londres, à Malmöe, à Berlin et à Francfort, et on l’a vu, quand elles étaient arrivées à leur terme avec la solennité voulue et la propre consécration de la Prusse, les repousser comme non avenues, remettant ainsi tout en question. Pour ramener l’Allemagne à des dispositions pacifiques, il a fallu que la défaveur universelle de l’opinion européenne vînt avertir l’assemblée de Francfort ; il a fallu que la Prusse,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LE DANEMARK ET LA CONFÉDÉRATION GERMANIQUE.|83}}</noinclude>craignant pour sa considération et pour son indépendance même, menaçât d’abandonner le pouvoir central dans la poursuite d’ambitions définitivement condamnées par l’Europe.
Pour combien la Prusse est-elle dans cette étrange conduite de l’Allemagne ? pour combien le parlement de Francfort ? Quelle part de responsabilité revient à chacune des deux autorités ? La Prusse est-elle faible ou rusée ? la confédération est-elle tyrannique ou dupe ? En attendant que l’avenir jette une lumière suffisante sur ces affaires enveloppées encore de quelque obscurité, il est du moins incontestable que le gouvernement danois, modéré en face de l’insurrection des duchés, énergique en présence de l’armée allemande, n’a manqué ni de dignité, ni de droiture dans les négociations. L’histoire des deux armistices en fournira les preuves.
{{c|{{rom-maj|II}}. — {{sc|les négociations et les bases de la paix.}}|mt=2em|mb=1em}}
Sitôt que le Danemark s’est vu attaqué dans son droit et dans son avenir par l’invasion de l’armée allemande, il en a averti les puissances intéressées à l’équilibre territorial et maritime du nord. Placé au nord dans une situation géographique analogue à celle des Turcs sur le Bosphore, il a pensé que l’importance de son rôle, comme gardien des clés de la Baltique, lui assurait des alliés. Il s’est d’ailleurs souvenu qu’il avait avec la Russie, l’Angleterre et la France, d’anciens traités applicables précisément à la possession contestée du Schleswig, dont ils sont la garantie. Ces traités remontent au dernier siècle, à l’année 1720 pour l’Angleterre et la France, et à 1773 pour la Russie. Le Danemark a bien le droit d’en invoquer le souvenir, quand ses adversaires ne craignent pas de s’appuyer sur des chartes féodales du {{s|XV}}.
Les grandes puissances se retranchèrent toutefois, lors des premières ouvertures du Danemark, dans une réserve que la situation générale de l’Europe, à défaut d’autres motifs, suffirait seule à expliquer. La France, fort occupée chez elle, dominée d’ailleurs par la pensée d’une sorte de pacte à conclure avec l’Allemagne, dans l’intérêt de la Pologne et de l’Italie, remarqua à peine cet incident international dont elle ne sentait point manifestement la portée. L’Angleterre objecta aux premiers entretiens par lesquels le cabinet danois voulut sonder ses dispositions qu’elle ne voyait pas encore dans le simple fait de l’invasion allemande le cas prévu par le traité de 1720. La Russie fut un peu plus explicite, et donna de bonnes paroles. Enfin la Suède, qui, avec la Norvége, se croyait atteinte, ou du moins menacée de loin dans son intérêt territorial et dans ses destinées de race, reçut avec une cordialité amicale les communications du gouvernement danois.
La Norvége, détachée naguère du Danemark, que l’on voulait punir<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|84|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>de sa constante fidélité à l’alliance française, a conservé pour ce pays le plus vif et le plus fraternel attachement. Le lien du sang, joint aux souvenirs d’une histoire long-temps commune, explique bien cette sympathie des Norvégiens pour les Danois. La Suède appartient, comme la Norvége, à la race scandinave ; après une longue rivalité avec le Danemark en des temps glorieux pour ces deux états, elle est revenue au sentiment de la communauté des intérêts et de la fraternité des races. La Suède, la Norvége et le Danemark se trouvent ainsi rapprochés par un même mouvement de nationalité. Depuis plusieurs années, ce mouvement a pris un caractère très marqué et donné lieu souvent entre les peuples des trois royaumes à des manifestations significatives. Les populations de la Suède et de la Norvége devaient donc ressentir une vive sympathie pour les Danois aux prises avec l’Allemagne, et le roi de Suède était ainsi sollicité à intervenir au moins diplomatiquement dans la querelle, et au besoin par les armes.
À la suite de la bataille de Schleswig, livrée le 23{{lié}}avril, le ministre de Suède à Berlin reçut des instructions positives. Le cabinet suédois distinguait entre les devoirs que lui imposait l’occupation du Schleswig et ceux qui lui incombaient le jour où les états danois proprement dits seraient menacés. Il n’entendait point intervenir directement dans l’affaire du Schleswig, dont la solution appartenait en premier lieu aux puissances garantes, avant que celles-ci, ou au moins l’une d’elles, eussent prêté un secours effectif au Danemark. Le roi de Suède déclarait que, dans ce cas, il pourrait se décider à unir ses efforts à ceux de la puissance qui interviendrait pour maintenir les droits du Danemark sur le Schleswig ; mais, dans l’hypothèse d’une attaque portée en Jutland, il jugeait l’indépendance de ses propres états trop menacée pour ne point offrir au Danemark un appui efficace ; un corps d’armée suédois passerait alors en Fionie ou dans toute autre île de la monarchie danoise, au choix du roi de Danemark, afin de s’opposer à tout progrès ultérieur de l’armée allemande. Cette déclaration du roi Oscar fut appuyée par de grands préparatifs de guerre, auxquels la Suède et la Norvége se prêtèrent avec enthousiasme. En même temps, des volontaires suédois et norvégiens, devançant la pensée du roi, passaient le Sund et venaient combattre sous les drapeaux danois. Enfin, sur la nouvelle de l’occupation du Jutland, la flotte suédoise s’approcha du théâtre de la guerre, et un corps d’armée passa dans les îles danoises, tandis qu’un corps plus considérable se concentrait dans la province suédoise de Scanie.
Quant au gouvernement russe, qui, après la Suède, secondait le plus directement le Danemark, il avait évidemment d’autres intérêts et des intentions particulières difficiles à préciser. La Russie obéissait-elle ici à une pensée hostile à l’Allemagne unitaire et conquérante ? {{Tiret|cherchait|-elle}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LE DANEMARK ET LA CONFÉDÉRATION GERMANIQUE.|85}}</noinclude>{{Tiret2|cherchait-|elle}} simplement une occasion d’être partie agissante dans une question d’où peut dépendre le sort de la Baltique ? ou bien n’avait-elle point quelque arrière-pensée de faire revivre, elle aussi, à l’exemple de l’Allemagne, les titres féodaux de la famille impériale de Holstein-Gottorp sur une portion du Holstein, dans le cas où la monarchie danoise tomberait en dissolution ? Toujours est-il qu’elle montra, dès le commencement de la lutte et plus encore par la suite, des dispositions très bienveillantes pour le cabinet de Copenhague. Une note diplomatique de cette puissance, analogue à celle de la Suède, suivit de près celle du cabinet de Stockholm, et la flotte russe fut envoyée en croisière dans les eaux de l’archipel danois, sous les ordres de l’un des fils du czar. Les Allemands ont fait un crime aux Danois du concours de la diplomatie russe ; mais l’accusation est peu sincère, et d’ailleurs, pour le Danemark, le premier intérêt est de vivre et de sauvegarder ses droits. La Russie est ici ostensiblement du côté du bon droit. Le Danemark ne devait pas et ne pouvait pas refuser cet appui, en présence de l’injuste et redoutable agression de l’Allemagne.
Pendant que l’attitude de la Suède et de la Russie se dessinait ainsi peu à peu et se présentait avec un caractère favorable à la cause danoise, la Prusse, qui sans doute ne voulait point paraître intraitable, manifestait, de son côté, l’intention de se prêter à des négociations et demandait officiellement la médiation de l’Angleterre. Le cabinet britannique accueillit cette demande avec empressement. L’Angleterre, puissance médiatrice, ne devait pas être pour le Danemark ce qu’elle eût été comme puissance garante ; mais ne pouvant, quant à présent, compter sur l’appui effectif et armé de l’Angleterre, le Danemark fondait du moins quelque espoir sur les dispositions conciliatrices annoncées par le cabinet anglais. La médiation de la reine d’Angleterre proposée par la Prusse fut donc acceptée par le roi de Danemark, qui émit simplement l’idée d’inviter le cabinet de Saint-Pétersbourg à y prendre part. La Prusse eût peut-être consenti à admettre la Russie officiellement dans cette négociation ; mais tel n’était point l’avis de Francfort. Les négociations s’ouvrirent à Londres sous la seule médiation de l’Angleterre. La confédération germanique, sous la responsabilité de laquelle la Prusse avait couvert sa conduite dès l’origine, accorda officiellement à cette puissance l’autorisation de traiter, depuis lors renouvelée par le vicaire de l’empire.
Le cabinet britannique proposa, le 18{{lié}}mai, un premier armistice qui paraissait devoir répondre aux vœux des deux parties. Les hostilités cesseraient par terre et par mer ; les deux duchés seraient évacués à la fois par les deux puissances belligérantes ; les troupes insurrectionnelles du Holstein et du Schleswig devraient être licenciées ; on établirait dans chacun des deux duchés individuellement une {{Tiret|administra|tion}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|86|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|administra|tion}} intérimaire dont le roi de Danemark désignerait les membres pour le Schleswig, et la confédération germanique pour le Holstein. Dans l’intérêt de l’ordre, il serait créé deux corps de gendarmes de force égale ; l’un, destiné au Schleswig, serait sous la dépendance du Danemark, et l’autre, celui du Holstein, sous celle de la confédération. Tous les prisonniers seraient en outre remis en liberté, et l’embargo jeté sur les vaisseaux allemands serait levé comme indemnité des contributions de guerre dont les provinces danoises avaient été frappées. Ce projet d’armistice échoua devant les exigences de la Prusse, qui demandait le maintien du gouvernement insurrectionnel des duchés.
La Prusse protestait sans doute de son bon vouloir. Sur les représentations pressantes de la Suède, de la Russie et de l’Angleterre, elle ordonnait l’évacuation du Jutland, accomplie de si mauvaise grace par le général en chef de ses troupes. Sollicitée d’ailleurs chez elle par les réclamations de son commerce, qui commençait à sentir les inconvéniens du blocus, peut-être comprenait-elle qu’il lui serait difficile de persister dans la guerre injuste entreprise contre le Danemark ; mais, tourmentée par l’ambition qui l’avait conduite dans cette lutte, ou bien, si l’on veut, dominée par le génie conquérant de l’Allemagne unitaire, elle ne parlait de traiter que pour mettre en avant des propositions inacceptables. C’est ainsi qu’elle prit l’initiative d’une nouvelle négociation qui s’ouvrit à Malmoë, dans la province de Scanie, à quelques heures de Copenhague et de Berlin, sous la médiation en quelque sorte improvisée de la Suède, sans toutefois se prêter d’abord aux concessions justement exigées par le Danemark, disposé pour sa part à céder sur quelques points.
L’une des difficultés les plus grandes à résoudre était d’organiser d’une manière satisfaisante pour les deux parties l’administration des duchés pendant l’armistice. Le vœu de la Prusse était de maintenir le gouvernement qui s’était installé au moment de l’insurrection. C’était humilier le Danemark devant la révolte. Le Danemark voulait, de son côté, la dissolution du gouvernement insurrectionnel, et il eût, en outre, désiré une administration séparée, comme la nationalité même, pour chacun des duchés. La conséquence des négociations nouées à Malmoë sous la médiation du roi de Suède fut d’amener à cet égard une transaction que l’Angleterre et la Russie appuyaient. L’armistice, rédigé dans cet esprit, fut signé le 2{{lié}}juillet. Il était conclu pour trois mois, et stipulait un mois de dédit pour la reprise des hostilités, des indemnités réciproques, l’évacuation des deux duchés. Quant à l’administration intérimaire des duchés, elle resterait commune pour le Schleswig et le Holstein ; mais le gouvernement insurrectionnel disparaîtrait, et le mode d’administration existant avant le mois de mars, c’est-à-dire avant l’insurrection, serait remis en vigueur. Toutefois, les<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr||LE DANEMARK ET LA CONFÉDÉRATION GERMANIQUE.|87}}</noinclude>membres de l’ancienne administration provinciale en fonction avant le 17{{lié}}mars ne pourraient, pas plus que les membres du gouvernement insurrectionnel, faire partie du nouveau conseil administratif. Enfin, le duché allemand de Lauenbourg, donné naguère au Danemark comme indemnité de la perte de la Norvége, et entraîné de force dans la révolte des duchés par les troupes fédérales, devait être replacé dans l’état de choses antérieur à l’invasion.
L’armistice de Malmoë résolvait ainsi avec netteté les seules difficultés sérieuses qui pussent prolonger la guerre ; cette convention fut ratifiée sans retard par la Prusse et par le Danemark. Il ne restait plus qu’à la communiquer aux deux généraux en chef chargés de l’exécuter. Le négociateur prussien en porta les ordres avec les pleins pouvoirs au général Wrangel, tandis qu’un fonctionnaire danois accomplissait la même mission près le général Hedemann. L’Europe tenait l’affaire pour terminée. Qu’arrive-t-il néanmoins le 15{{lié}}juillet, au moment où les deux envoyés se rencontrent à Colding afin de se concerter sur les mesures ultérieures à prendre pour l’exécution de l’armistice ? C’est que le représentant de la Prusse annonce avec surprise au représentant du Danemark, non moins étonné, le refus positif du général Wrangel d’obéir à la convention signée et ratifiée par son gouvernement. L’armistice stipule qu’en cas de rupture les deux armées reprendront les positions occupées par elles le 27{{lié}}juin : Wrangel repousse cette stipulation, parce que le 28, à la suite d’une attaque peu loyale, il a saisi une position plus avantageuse. L’armistice ordonne le licenciement des troupes et des corps francs des insurgés : le général prussien ne veut pas désorganiser l’insurrection. D’ailleurs il n’est point satisfait des conditions qui séparent la cause du Lauenbourg de celle du Schleswig-Holstein, et il désapprouve quelques détails du règlement administratif que l’on substitue au gouvernement insurrectionnel. Et puis, voici enfin qu’apparaît à propos le fantôme de Francfort, la grande image de la patrie allemande, le vicaire de l’empire germanique nouvellement reconstitué, sans la ratification duquel l’armistice ne saurait être valable, suivant le général prussien.
Malgré l’offense et d’où qu’elle pût venir, le roi de Suède fut d’avis, avec le consentement du Danemark, de tenter un essai pour ramener Wrangel à la raison ; mais cette démarche, dans laquelle éclatait l’esprit conciliant de la puissance médiatrice, n’eut aucun résultat. Les négociations furent encore une fois rompues.
Dans les propositions que la Prusse avait faites comme dans l’armistice qu’elle avait signé, cette puissance agissait et parlait non point pour elle seule, mais aussi au nom de la confédération germanique. Elle était autorisée, elle avait les pouvoirs nécessaires, et, en traitant avec elle, la puissance contractante et les puissances médiatrices ou<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|88|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>alliées se croyaient en présence d’un pouvoir sincère et sérieux. Ou il n’était pas sincère ou il n’était pas sérieux. L’incident semblait révéler un désaccord entre l’Allemagne théorique, l’Allemagne de l’avenir, et un grand état de l’Allemagne réelle, de l’Allemagne d’aujourd’hui ; mais ce désaccord apparent n’entraîna pourtant point de lutte entre l’autorité de la Prusse et l’autorité centrale. Les pleins pouvoirs de la Prusse traitant au nom de la confédération germanique furent confirmés par le lieutenant-général de l’empire. En même temps le Danemark, sans intention de reprendre les hostilités, donnait quelque extension au blocus et pesait, par l’embouchure de l’Elbe et du Weser, sur le commerce de Hambourg et de Brême. L’Angleterre, la Russie et la Suède adressaient de leur côté de vives représentations à Francfort. Malmoë redevint pour la seconde fois le théâtre d’une tentative d’arrangement. La Prusse s’y présenta avec des exigences fort semblables à celles dont le général Wrangel s’était armé pour repousser l’armistice ; on demandait de nouvelles concessions au Danemark, principalement au sujet du Lauenbourg, des positions militaires à reprendre en cas de rupture, et du gouvernement des duchés. Dans l’intervalle survint un événement heureux pour le Danemark, et qui ne fut point sans influence sur les discussions diplomatiques de Malmoë.
La France, qui, dans les premiers mois de la république, avait vu avec indifférence la querelle du Danemark et de l’Allemagne, et qui avait évité de s’expliquer sur la garantie de 1720, n’avait plus, après les déclarations de Francfort sur la Lombardie et la Pologne, les mêmes raisons d’ajourner son avis sur la question du Schleswig. Elle l’eût même exprimé plus tôt, si ce n’est qu’au moment où elle allait le faire, elle eût couru le danger de paraître à la suite de l’Angleterre et de la Russie. N’ayant à cet égard aucun engagement, elle avait retardé de quelques semaines pour mieux choisir son heure, et, la croyant venue, elle avait adressé à la fois à Francfort et à Berlin une note catégorique, dans laquelle elle rappelait le traité de 1720 et se reconnaissait pour garante des droits du Danemark sur le Schleswig. Cette déclaration, qui coïncidait avec les nouvelles négociations de Malmoë, devait fortifier l’action des trois puissances amies du Danemark et faciliter la signature du nouvel armistice. Une convention a effectivement été signée le 26{{lié}}août, la Prusse agissant en son nom propre et au nom de la confédération germanique. Cette puissance a obtenu du Danemark des concessions jusqu’alors refusées, mais qui ne sont point sans compensations. Par exemple, l’armistice est conclu pour sept mois, et il éloigne ainsi le péril de la guerre en hiver au moment où le Danemark serait privé en grande partie de ses ressources maritimes et de celles de ses alliés. Il est vrai que, dans l’hypothèse de la reprise des hostilités, les puissances belligérantes doivent réoccuper non point leurs positions {{Tiret|d’a|vant}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LE DANEMARK ET LA CONFÉDÉRATION GERMANIQUE.|89}}</noinclude>{{Tiret2|d’a|vant}} le 27{{lié}}juin, mais celles qu’elles tiennent au 26{{lié}}août. Il est vrai aussi que le Lauenbourg ne rentrera point dans le {{Lang|la|''statu quo ante bellum''}}, mais qu’il sera administré par une commission de trois membres, nommés l’un par le roi de Danemark, l’autre par le roi de Prusse, le troisième d’un commun accord, avec le titre de président. Le principe des indemnités réciproques est conservé. Quant à l’administration du Schleswig et du Holstein, les termes du premier armistice sont légèrement modifiés. La commission des cinq membres doit administrer au nom du roi de Danemark, en sa qualité de duc de Schleswig et de Holstein et avec la même autorité, moins le pouvoir législatif, dont l’exercice est suspendu pendant la durée de l’armistice. Toutes les lois, ordonnances et mesures administratives émanées du gouvernement insurrectionnel seront abrogées ; la nouvelle administration pourra cependant remettre en vigueur telle de ces mesures dont le maintien lui paraîtrait indispensable ou utile pour la marche régulière des affaires courantes, à la condition qu’elles ne contiendront rien qui engage l’avenir. Les deux duchés auront des troupes nationales, mais distinctes pour chacun, comme la nationalité elle-même. Deux commissaires, l’un Danois, l’autre Allemand, veilleront officieusement au maintien impartial des lois dans l’intérêt des populations danoises comme dans celui des populations allemandes. Les conditions de la paix restent d’ailleurs à poser ultérieurement. Les puissances contractantes ne renoncent nullement aux avantages ni aux droits que, chacune pour son compte, elles ont essayé de défendre ou de conquérir.
Voilà donc par quelles vicissitudes la négociation a dû passer pour aboutir à une simple suspension d’hostilités qui laisse en litige la question tout entière. Encore le pouvoir qui représente la confédération germanique, et au nom duquel la Prusse a traité, prétendait-il rejeter l’œuvre des plénipotentiaires de cette puissance. La majorité l’avait décidé après de violentes critiques des conditions d’un armistice cependant favorable, et dans lequel elle n’eût pas été éloignée de voir une trahison. Elle en repoussait l’un après l’autre tous les articles. Elle trouvait étrange qu’après avoir attendu trois mois une suspension d’hostilités, le Danemark, incapable de se défendre avec avantage par mer pendant la saison des glaces, eût obtenu que la durée de l’armistice fût de sept mois. Il semblait à cette majorité que la nationalité allemande était livrée sans défense au roi de Danemark, parce que le gouvernement insurrectionnel et les corps francs des duchés n’avaient point été maintenus, et que la question de la nationalité du Schleswig se trouvait réservée par la distinction entre les troupes du Schleswig et du Holstein. Cependant le Danemark admettait l’unité administrative des duchés pour tout le temps de l’armistice, et partageait en quelque sorte avec la Prusse l’administration et le gouvernement de deux provinces, dont l’une au moins<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr|90|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>ne peut et ne doit relever que de la couronne danoise. Le parlement de Francfort s’emportait enfin avec la même violence contre la situation faite au Lauenbourg, entraîné de force dans le mouvement germanique du Holstein. Le Danemark avait le droit de demander que ce duché, suivant son propre vœu, fût mis hors de cause, et néanmoins l’assemblée allemande n’était pas satisfaite de le voir placé sous le régime d’un gouvernement mixte dans lequel la Prusse avait sa part d’influence. Il fallait donc mettre promptement obstacle à l’exécution de l’armistice ; il fallait recommencer la guerre, violer la foi jurée par la Prusse, sous prétexte que cette puissance était sortie du cercle de ses instructions.
Le désaveu était cette fois trop éclatant ; la Prusse ne pouvait pas l’accepter sous peine de paraître abdiquer toute son indépendance diplomatique dans les mains du parlement de Saint-Paul. Après l’élan d’enthousiasme auquel l’assemblée de Francfort avait trop facilement cédé dans un moment d’exaltation plus que patriotique, la prudence est venue donner d’autres conseils. L’unité germanique semblait compromise par ses propres entraînemens ; de graves difficultés allaient surgir peut-être au sein de la confédération sous les yeux de l’Europe railleuse et prête à se montrer hostile. Le parlement s’est déjugé fort à propos. L’armistice est ratifié, et les négociations vont s’ouvrir pour une paix définitive.
Quelles en seront les bases ? Les diplomates allemands resteront-ils dans le cercle des primitives prétentions des docteurs en droit féodal qui ont fourni des prétextes à l’insurrection et à la guerre ? Persisteront-ils à s’appuyer sur ces chartes du {{s|XV}}, d’où les érudits ont tiré, non sans recourir aux interprétations complaisantes et suspectes, les propositions du gouvernement révolutionnaire des duchés ? Peut-on admettre que la diplomatie de l’Allemagne nouvelle, de l’Allemagne quasi-libérale et quasi-unitaire, ose produire dans un congrès de pareils argumens, empruntés à une semblable époque ? Non, il faudra que le débat soit enfin placé sur son véritable terrain, c’est-à-dire sur le terrain du droit moderne, de celui qui, en l’absence d’un droit plus parfait, pressenti, mais non défini encore, domine et règle les rapports internationaux des états constitués et reconnus par l’opinion européenne. C’est à ce droit-là et au bon sens pratique qu’il convient d’en appeler, en laissant bien et dûment de côté cette thèse de jurisprudence féodale au nom de laquelle l’Allemagne s’est armée.
Or, quelle est la lettre et quel est l’esprit des traités encore aujourd’hui en vigueur entre le Danemark, la confédération germanique et l’Europe ? Non-seulement le Schleswig est de toute antiquité danois et peuplé en majorité de Danois, non-seulement ce duché est le boulevard du Danemark et le seul appui de son existence du côté de l’Allemagne, mais des conventions spéciales sont venues corroborer ces droits de la<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr||LE DANEMARK ET LA CONFÉDÉRATION GERMANIQUE.|91}}</noinclude>nationalité et ces conditions de l’indépendance danoise. La France et l’Angleterre en 1720, la Russie en 1773, ont garanti au Danemark la possession paisible et perpétuelle du Schleswig. Aucun traité de date plus récente n’a infirmé cette garantie, qui vient d’être renouvelée par la France elle-même. Quant au Holstein, l’union absolue de ce duché au Danemark a été consommée en droit et en fait, en 1806, au moment de la dissolution de l’empire germanique. Lorsque la confédération se reconstitua sur de nouvelles bases, en 1815, le roi de Danemark en redevint membre à titre de duc de Holstein, mais sans que son droit de possession sur ce territoire fût mis en discussion ou révoqué en doute, et, si grand que fût de la part du Danemark le crime d’avoir été le plus fidèle allié de la France, ce n’était pas le lendemain du jour où il avait perdu la Norvége avec le seul duché de Lauenbourg pour compensation, ce n’était pas le lendemain de ce funeste démembrement de la monarchie danoise, que le congrès de Vienne eût pu avoir la pensée de rendre pour elle la possession du Holstein temporaire et conditionnelle. L’Allemagne de 1815, irritée contre le Danemark, son ennemi de la veille, et armée de la force victorieuse, n’a songé alors à réclamer ni l’indépendance du Schleswig et du Holstein, ni leur éternelle union, ni même l’hérédité mâle. Pourquoi n’a-t-elle mis en avant aucun de ces droits prétendus, si ce n’est parce qu’elle n’en soupçonnait pas l’existence et qu’elle reconnaissait une monarchie danoise indépendante et indissoluble dont la souveraineté législative était simplement limitée par celle de la diète germanique dans le Holstein ?
À la vérité, les temps sont bien changés depuis l’établissement du pacte de 1815, et l’Allemagne nouvelle semble avoir hâte de s’affranchir de l’esprit qui l’a dicté. On ne saurait nier d’ailleurs qu’en modifiant aujourd’hui ce pacte, elle n’obéisse à une intention libérale qui ne manque point tout-à-fait d’essor. Ce mouvement des intelligences vers l’unité, fût-elle impossible dans le présent, donne des droits nouveaux à ceux qui le dirigent et cherchent à le centraliser. L’Allemagne, travaillant à devenir unitaire, a le droit incontestable d’exiger des états fédérés, quant à leur souveraineté, des concessions mesurées sur le degré de consistance qu’elle pourra prendre dans l’opinion des peuples allemands. Ce droit, nous le reconnaissons ; mais le Danemark, dès l’origine de la révolution allemande, n’est-il pas allé spontanément au-devant des exigences de l’Allemagne ? Loin de faire opposition aux progrès de l’unité germanique, n’en a-t-il pas reconnu hautement la légitimité ? S’il croit devoir s’unir le Schleswig par une constitution unitaire, ne laisse-t-il pas le Holstein libre de s’associer plus étroitement de son côté aux évolutions de la pensée allemande ?
Reste sans doute la grande théorie de l’avenir, la question de l’unité réelle et corporelle de l’Allemagne, le droit des races d’où la<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr|92|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>science veut faire sortir le nouveau code international des peuples. Qui oserait contester la gravité de cette théorie à la vue de toutes les agitations dont elle couvre l’Europe, du Rhin à la Vistule et des Alpes à la mer Noire ? L’idée de race contient en germe, nous n’en doutons point, des rénovations inattendues, le rajeunissement de nations vieillies et tenues pour mortes, et, si l’on veut, une refonte de l’Europe sur des bases rationnelles et solides. Que l’heure désirée de ces grandes choses arrive, et pour notre part nous la saluerons de tout notre enthousiasme. Voici même un moyen assuré d’en hâter la venue, et nous le conseillons cordialement à l’Allemagne : ce serait d’abord de renoncer pour elle-même, par un bel acte de désintéressement, à sa domination peu aimée sur l’Italie septentrionale, sur Trieste et l’Illyrie, sur la Bohême, la Pologne et la Hongrie ; ce serait ensuite de réaliser son unité sur son propre territoire, de détruire les trente-huit souverainetés locales dont la confédération est formée, d’absorber dans son vaste sein les petits états et les grands, de faire disparaître l’Autriche, la Bavière, la Saxe, le Wurtemberg, la Prusse et le reste, afin de n’être plus qu’un seul corps avec une seule tête. Oh ! assurément, le jour où Francfort aurait accompli ce grand sacrifice d’une part et ce grand travail de l’autre, le germanisme victorieux pourrait légalement entretenir l’Europe des droits de la nouvelle Allemagne sur le Holstein.
Par malheur, ce jour n’est pas venu, et l’histoire contemporaine de l’Allemagne nous en fournit partout les preuves. Qui donc, en effet, vient d’accomplir un nouveau partage de la Pologne dans le duché de Posen, alors même qu’il semblait le plus convenable de ménager cette grande victime ? Par quelle main le sang des Bohêmes a-t-il coulé dans les rues de Prague désolée ? Quels sont les ennemis les plus ardens de l’indépendance italienne ? Et quant à la constitution intérieure de l’Allemagne nouvelle, par combien de vicissitudes, combien de luttes intestines ne devra-t-elle point passer peut-être avant d’arriver à la réalisation de cette unité que tant de siècles accumulés n’ont pu former, et à laquelle le présent oppose encore des obstacles si puissans ?
Le démembrement du Danemark au profit de l’Allemagne n’est donc pas plus autorisé par les droits naturels de la race que par les droits écrits des traités. Les diplomates de la Prusse et de la confédération sont ainsi condamnés par le bon sens et par la raison publique à se renfermer dans le cercle des conventions modernes et des convenances actuelles, sans remonter dans le passé jusqu’au moyen-âge et sans se placer par anticipation dans un avenir qui s’annonce à peine. La diplomatie des puissances ne manquera point de placer la question sur ce terrain, et par ce seul fait la question se trouvera résolue dans le sens danois, car l’histoire et les stipulations des traités sont précises : le Schleswig appartient de plein droit et à perpétuité au Danemark, et le Holstein doit<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr||LE DANEMARK ET LA CONFÉDÉRATION GERMANIQUE.|93}}</noinclude>demeurer sous la souveraineté du roi de Danemark, limitée simplement par la souveraineté plus ou moins étendue que le peuple allemand reconnaîtra à la diète sur chacun des états de la confédération.
C’est l’intérêt de l’Allemagne elle-même que le différend se règle dans ces termes. Il est difficile, en effet, que le Danemark accepte d’autres conditions, et il serait difficile également que les puissances garantes ou médiatrices n’intervinssent pas directement et effectivement dans la querelle, si la confédération germanique persistait à méconnaître des droits aussi évidens. Quelles seraient les conséquences de cette intervention ? Une guerre générale dans laquelle l’Allemagne désorganisée aurait sur les bras, avec le Danemark puissant par sa marine, la Suède et la Russie, l’Angleterre peut-être, pendant que la France, l’ame déchirée d’avoir à se prononcer contre un peuple auquel elle souhaitait depuis long-temps la liberté et la nationalité, serait cependant obligée de donner raison à ses adversaires. Voilà ce qu’aurait gagné la race allemande à abuser de sa force dans un premier essor d’ambition mal raisonnée pour porter atteinte à l’indépendance et à la nationalité de la race danoise. La guerre générale et les Cosaques combattant pour le bon droit sur Dantzik et Lubeck contre une prétention oppressive et antinationale de l’Allemagne, tel serait l’étrange et peut-être funeste renversement de rôles dont la nouvelle confédération donnerait le spectacle dès le berceau. Elle n’en sortirait ni plus honorée ni victorieuse. Les radicaux n’y trouveraient pas même l’avantage d’occuper les armées allemandes loin des délibérations du parlement de Francfort. À la place des soldats réactionnaires de la Prusse, ils courraient le risque d’être visités par les baïonnettes encore moins parlementaires des Russes. Il est donc de l’intérêt des amis de la liberté, en Allemagne, que la diplomatie allemande se présente avec des propositions admissibles dans les conférences qui vont s’ouvrir pour la paix. Et si le revirement d’opinion qui vient de s’accomplir à Francfort est sérieux, si l’assemblée n’a point pris à tâche de mettre en défaut toutes les prévisions raisonnables, il y a lieu d’espérer que la paix se fera.
{{d|Hippolyte Desprez.|3|sc}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{SDT}}</noinclude><nowiki/>
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Les agronomes se plaisent à démontrer que le département du Nord n’a que 55{{lié}}ares pour chaque habitant ; que, quoique fort bien cultivé, il pourrait être mieux exploité encore ; qu’il serait facile de développer presque partout le même degré de productivité, et qu’alors le nombre des habitans de la France pourrait s’élever impunément à 95{{lié}}millions. Il n’y a pas d’impossibilité physique à l’accomplissement d’un si beau rêve. Cependant, quand on a décomposé, comme j’ai essayé de le faire, les élémens de notre société agricole, quand on a pris en considération les lois et les mœurs, les difficultés de capital et de main-d’œuvre, il ne reste plus, au lieu de l’extase du savant, qu’un sentiment d’inquiétude. On se demande si jamais on parviendra, sans des {{Tiret|se|cousses}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||DE L’INDUSTRIE AGRICOLE EN FRANCE.|95}}</noinclude>{{Tiret2|se|cousses}} dangereuses, à délivrer notre agriculture des obstacles qui la paralysent.
À toutes les époques de crise, des voix s’élèvent pour demander qu’on augmente les ressources sociales au moyen des défrichemens ; on s’étonne que chaque pays laisse en friches une large portion de son territoire ; on s’exalte en calculant, d’après les livres, les quantités de grains que l’on pourrait récolter, si l’on promenait la charrue à travers ces déserts stériles. Cette illusion des hommes sans pratique fait sourire les agriculteurs de profession ; mais n’est-il pas dans les instincts de ceux-ci d’exagérer les difficultés et de confondre parfois la routine et l’expérience ?
L’idée de féconder les terres improductives n’a pas manqué de se produire depuis février. La France renferme plusieurs millions d’hectares qui ne sont pas soumis à une exploitation régulière, et qu’on utilise à peine comme pâturages. On doit distinguer, parmi les terrains incultes, ceux qui appartiennent à des particuliers de ceux qui sont propriétés communales. Les premiers n’ont été négligés jusqu’à ce jour que parce qu’ils sont de qualité médiocre. Les biens dont la jouissance est commune comprennent, avec des superficies plus ou moins ingrates, des terres auxquelles il ne manque que la culture pour être classées parmi les meilleures. Destinées originairement au pâturage en commun, ces terres, qui appartiennent à tous, ne sont soignées par personne. Le piétinement des animaux les écrase ; l’herbe y est dévorée dès qu’elle se montre. Les ressources qu’elles offrent pour la nourriture du bétail ne sont pas estimées à plus de 10{{lié}}francs par hectare. C’est de la sauvagerie à laquelle il faut évidemment mettre un terme. Diverses propositions à ce sujet ont été adressées au comité de l’agriculture ; {{M.|Tendret}}, de l’Ain, a résumé les avis dans un rapport qui est déjà déposé, et l’assemblée aura à se prononcer l’un des premiers jours.
La discussion qui va s’ouvrir n’est pas de celles qui passionnent les citadins, mais elle excitera une vive émotion dans les campagnes. Elle touche au ressort le plus essentiel de l’industrie agricole. Dans l’état actuel de la propriété rurale, l’usage des communaux et la vaine pâture sont des fléaux, tout le monde le reconnaît ; mais il faut avouer en même temps que ces pratiques des vieux âges sont la sauvegarde du pauvre. Aliénez le pâturage communal, complétez cette mesure en faisant enclore les champs particuliers, suivant la recommandation des agronomes, vous donnez une vive impulsion à l’agriculture ; mais, du même coup, vous arrachez au pauvre petit communier la chétive ressource qui lui permettait d’avoir une vache, une chèvre, un porc. Vous renversez les chaumières au profit de la ferme. Vous accroissez la richesse du pays pris dans son ensemble ; mais, si vous n’offrez pas<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|96|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>une compensation aux malheureux que vous dépossédez, vous envenimez la plaie dont la société souffre : vous augmentez le paupérisme.
Dans tous les pays de l’Europe où le débat s’est engagé, il a pris, sous cette préoccupation, un caractère solennel. En Angleterre, l’aristocratie, qui a provoqué le partage des communaux, a eu la perfidie de le soumettre à tant de formalités et de frais, que les petits et moyens cultivateurs ont dû renoncer à en profiter. La transformation des terres vagues en propriétés closes a constitué, je l’ai déjà dit, une formidable puissance ; mais la concurrence des grandes fermes a ruiné et fait disparaître la petite propriété. Cette manœuvre eût été matériellement impossible à une époque moins florissante : elle eût soulevé une résistance désespérée, si l’extension prodigieuse des manufactures n’avait pas ouvert des refuges aux victimes de la spoliation.
Les campagnes prussiennes étaient désertes, lorsqu’à la suite des guerres, {{roi|Frédéric|II}} offrit les plus grandes facilités au partage des communaux. On put sans inconvéniens diviser 5,100,000 hectares entre 535,068{{lié}}familles, puisqu’aujourd’hui même les ''biens des paysans'' ont une étendue ordinaire qui les classerait chez nous bien près de la grande propriété.
Après les défrichemens ordonnés au dernier siècle par Marie-Thérèse, il restait encore en Belgique des terrains incultes. La vente aux enchères ou le partage de ces terrains a été ordonné l’année dernière (loi du 25{{lié}}mars 1847), après un débat long-temps poursuivi au milieu d’une animation des plus vives<ref>On vient de publier à Bruxelles (1848) le recueil des documens et discussions sous ce titre : ''Loi sur le Défrichement des terrains incultes'', un grand volume de plus de cinq cents pages à deux colonnes. Cette publication témoigne de l’intérêt que le pays a pris à ce débat.</ref>. Tous les orateurs voulaient le soulagement des pauvres ; mais les uns signalaient une cause de misère où les autres croyaient voir une ressource. Les résultats ne sont pas encore appréciables, et d’ailleurs l’opération, limitée aux bruyères de la Campine et du Luxembourg, n’intéresse qu’une faible partie de la population.
Une réforme dans le régime des communaux était demandée depuis long-temps en France, quand les idées révolutionnaires firent leur première explosion à la fin du dernier siècle. La convention avait pour politique de créer des intérêts nouveaux, d’implanter profondément la démocratie, en la faisant participer à la propriété du sol. Sous l’empire de cette idée, elle décréta, le {{1er}}{{lié}}juin 1793, le partage des terres indivises par portions égales et par tête. Le partage devait être effectué de droit lorsque le tiers des habitans de la commune en avait fait la demande. Quoique l’aliénation des lots fût interdite pendant dix ans, on trouva moyen d’en trafiquer avant même que la répartition fût {{Tiret|ac|complie.}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||DE L’INDUSTRIE AGRICOLE EN FRANCE.|97}}</noinclude>{{Tiret2|ac|complie.}} L’opération tournait au profit des riches : c’était aller à l’encontre des intentions du législateur. Malgré la tentation offerte à la cupidité individuelle, les sentimens de prévoyance et d’équité l’emportèrent. On hésita à dépouiller les générations à venir au profit des vivans ; on recula devant la crainte d’arracher aux pauvres une ressource nécessaire. Dix-neuf communes sur vingt sont restées dans l’indivision. Si des parcelles sont parfois détachées du fonds commun, c’est dans un but d’utilité publique et sous le contrôle de l’autorité. Ces aliénations ne composent pas chaque année 6,000{{lié}}hectares.
L’administration n’a pas fait connaître avec une exactitude suffisante comment se compose aujourd’hui le patrimoine des communes, dans quelles localités les biens sont situés, dans quelles proportions s’y trouvent les terres stériles, les terres arables, les bois, les marais. Royer, dans ses ''Notes sur l’agriculture'', attribue en moyenne à chaque département 106,873{{lié}}hectares, ce qui donnerait pour toute la France plus de 9{{lié}}millions d’hectares. Ce chiffre, que je crois exagéré, comprend sans doute les surfaces vagues de toute nature. {{M.|Tendret}}, dans son rapport, où l’on cherche vainement des détails plus précis, annonce, pour la contenance totale des communes, 2,792,803 hectares : cette évaluation est probablement limitée aux terres arables, jugées propres à recevoir une exploitation avantageuse.
Avec la crise de février, inquiétudes vagues pour les subsistances, retour instinctif vers l’agriculture, doléances sur les terres incultes, calculs des millions d’hectolitres que devraient produire des millions d’hectares délaissés, et, finalement, projets pour la mise en valeur des propriétés communales, tout cela était dans le cours habituel des préoccupations révolutionnaires. Il est incontestable que le régime des pâturages communs n’est plus en harmonie avec les tendances de l’industrie agricole, et qu’il en résulte une déperdition de produits incalculable. Comment donc parviendra-t-on à concilier les traditions et les droits acquis avec le progrès industriel ?
Faut-il, à l’exemple de la Belgique, exproprier les communes pour cause d’utilité publique, donner une valeur vénale aux terrains par des irrigations faites aux frais de l’état, et vendre les biens à l’enchère<ref>Les bruyères ainsi mises en vente dans la province de Limbourg ont produit en moyenne 395{{lié}}francs par hectare. Les frais et indemnités d’appropriation s’étaient élevés à 195{{lié}}francs.</ref>, en faisant appel à l’industrie privée ? Si les systèmes suspects de favoriser l’agiotage aux dépens du pauvre doivent être proscrits, c’est à coup sûr dans les circonstances où nous sommes. Les ventes par priviléges et à bas prix aux habitans de la commune, le partage gratuit, proposition renouvelée par {{M.|Guignes}} de Champvans, et en général tous les systèmes qui tendent à aliéner définitivement le {{Tiret|patri|moine}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|98|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|patri|moine}} collectif, ont été repoussés d’une manière absolue par le comité. Les membres de la commune ne sont que des usufruitiers ; ils ne peuvent, sans immoralité, réaliser les biens dont la jouissance seulement leur est transmise, et déshériter leurs descendans. Affermer les bonnes terres serait un moyen de les régénérer ; mais le prix du bail versé dans la caisse communale serait-il un dédommagement pour le pauvre ? Féconder le fonds par le travail en commun, ne serait-ce pas rétablir les corvées ?
Entre ces combinaisons, qui, avec cent autres, ont été essayées ou proposées en Europe depuis un siècle, l’embarras est fort excusable. Le comité de l’agriculture s’en tire en faisant de l’éclectisme. Il demande, par l’organe de son rapporteur, que les terrains disponibles dans chaque commune soient divisés en autant de lots qu’il y a de chefs de famille. Cependant, plutôt que de réduire les lots à une exiguïté dérisoire, on en diminuerait le nombre en commençant la distribution par les citoyens les plus pauvres. Les communes n’aliéneraient pas les fonds ; elles se contenteraient d’affermer les parcelles à longs termes, moyennant une redevance calculée sur le taux de 30 à 40{{lié}}francs par hectare, à verser dans la caisse municipale. On suppose qu’une somme double resterait au locataire pour prix de ses peines.
Il m’en coûte de protester contre une combinaison dictée par un sentiment de sympathie que je partage. Néanmoins j’aurais à me reprocher mon silence, si je m’abstenais de dire que, dans ma conviction, le système du comité est le plus funeste aux intérêts généraux du pays, le plus illogique eu égard à l’état de notre agriculture, le plus stérile pour ceux même qu’on prétend secourir. Quelles sont les causes de notre infériorité agricole ? Les faits que nous avons consultés ont assez clairement répondu : morcellement du sol, insuffisance du capital. Eh bien ! le projet du comité émiette les dernières surfaces laissées intactes, et il s’adresse précisément aux plus pauvres pour l’opération la plus dispendieuse de l’agriculture.
2,792,803 hectares de communaux à partager entre 36,666{{lié}}communes rurales donnent, par groupe, une étendue moyenne de 76{{lié}}hectares. Admettons 150 à 200{{lié}}familles par commune : fera-t-on des lots d’un demi-hectare ? Non ; car l’addition d’une si faible parcelle détruirait le pâturage commun sans enrichir personne. On fera des lots un peu plus forts, que l’on attribuera, dit-on, aux plus pauvres ; mais qui choisira ? Instituera-t-on un concours de la misère ? Admettra-t-on les ouvriers pauvres ou seulement les pauvres propriétaires ? Encore faudra-t-il que les élus possèdent quelques ressources pour féconder le lot qu’on leur aura confié : il faudra qu’ils offrent quelques garanties pour le paiement des fermages convenus.
Améliorer, c’est attendre. On dit proverbialement qu’un fermier<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||DE L’INDUSTRIE AGRICOLE EN FRANCE.|99}}</noinclude>être plus fort que sa terre. Cela signifie que le cultivateur est parfois obligé de nourrir sa terre, au lieu d’être nourri par elle. C’est le cas ordinaire dans les défrichemens, à moins qu’on ne livre à la charrue des terres d’une richesse exceptionnelle, comme il arrive dans les colonisations lointaines. Un sol dégradé par une longue inculture exige, pour être revivifié, un amendement, des engrais, de nombreuses manipulations ; il faut qu’une série de récoltes préparatoires précède les cultures exigeantes. On a calculé que, si le produit net représente {{lié|25 pour 100}} sur la première avance faite à la terre, et sans compter la main-d’œuvre courante, le défricheur n’entre en bénéfice qu’à partir de la huitième année. Votre concessionnaire, choisi parmi les plus pauvres, aura-t-il la patience et la liberté d’attendre ? Non, sans doute. À peine installé, il défoncera péniblement le sol. S’il possède déjà un coin de terre, il appauvrira ses anciennes cultures pour répandre sur son nouveau champ le quart de l’engrais nécessaire. Il se hâtera de semer quelques grains ou des racines ; mais, un rendement trop faible ne l’indemnisant pas de ses peines, il se découragera peu à peu, et finira par transmettre clandestinement ses droits à un voisin plus capable de les faire valoir.
Vous vous flattez de créer une richesse nouvelle ; craignez, au contraire, d’accroître la pauvreté en multipliant les cultivateurs nécessiteux et impuissans. Je ne suis pas de ceux qui proscrivent absolument la petite culture. J’ai déjà constaté qu’elle peut être aussi rationnelle, aussi productive que la grande industrie agricole. La moyenne du morcellement en France étant de 4{{lié}}hectares 58{{lié}}ares par parcelle, ce sont précisément les contrées les plus riches qui descendent au-dessous de cette moyenne, et les régions les plus négligées qui sont le moins fractionnées<ref>Les départemens où l’étendue moyenne des parcelles est la plus petite sont le Bas-Rhin (172{{lié}}ares), le Haut-Rhin (214{{lié}}ares), le Nord (237{{lié}}ares). — Les départemens où la moyenne du morcellement est la plus grande sont les Landes (21{{lié}}hectares 22{{lié}}ares), les Basses-Alpes (11{{lié}}hectares 63{{lié}}ares), la Lozère (11{{lié}}hectares 38{{lié}}ares).</ref>. C’est là un fait exceptionnel ; il ne faut pas se tromper sur sa signification. Le cultivateur de la Flandre ou de l’Alsace, exerçant à proximité des centres populeux, associé à un grand mouvement commercial, utilisant, à défaut de fumier, les résidus des fabriques, peut donner un grand prix au moindre carré de terre. Lorsqu’on déplore la subdivision illimitée et irréfléchie du sol, on a en vue ces autres propriétaires qui ne mangent ni viande ni pain blanc ; on se rappelle que, sur 6{{lié}}millions d’habitations rurales soumises à l’impôt, il y a 3{{lié}}millions et demi de cabanes avec une porte et une ou deux fenêtres, quelquefois même sans fenêtre !
Y eût-il possibilité d’allouer au paysan le capital en engrais, en<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|100|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>outils, et j’ajouterai en instruction, indispensable pour féconder le petit champ qu’on lui promet, on ne lui aurait encore rendu qu’un faible service. Chaque parcelle attribuée à un concessionnaire sera naturellement éloignée du champ qu’il possède déjà, enclavée, comme un carré d’échiquier, dans les divisions du champ commun. Il en résultera un des plus graves inconvéniens de la culture morcelée, l’éparpillement des parcelles. On sait les mécomptes de la culture parcellaire : perte de terrain pour la multiplication des chemins, perte de temps considérable pour les façons de labour, le charriage des engrais ; impossibilité, sur un espace trop restreint, de corriger les vices du sol, de varier les cultures, d’introduire les pratiques perfectionnées ; perte de semence évaluée à un huitième en sus, par la nécessité d’en répandre plus sur les petites pièces que sur les grandes. Le progrès le plus important à réaliser, le bon sens l’indique, ce serait l’extension des cultures fourragères, afin d’obtenir, par la multiplication du bétail, une plus grande quantité d’engrais. De cette façon, sans s’épuiser en travail pour élargir le champ arable, on procurerait un bénéfice réel au pays, en augmentant, soit le rendement des terres, soit la qualité des produits. « Si l’on parvenait, dit Royer, à porter uniformément le poids de l’hectolitre de froment à 80{{lié}}kilogrammes au lieu de 75, il en résulterait un surcroît de production de 75 à 80{{lié}}millions de francs par année. » La découpure de nos friches en petits carrés, leur partage entre des travailleurs besogneux, contribueront-ils aux perfectionnemens du sol ? Si les agronomes répondent négativement, le système qu’on propose est jugé.
Il suffit, si je ne m’abuse, de remonter à l’origine des communaux, de constater les motifs de leur établissement, pour concevoir une solution également conforme aux principes de l’agronomie et aux tendances politiques de notre temps. Pas de récoltes sans engrais, pas d’engrais sans bétail, pas de bétail sans prairies, voilà la loi : c’est la nature qui l’a dictée. Des pâturages communs ont donc été réservés par nos ancêtres en faveur de ceux qui ne possédaient pas assez de terres pour cultiver des fourrages et entretenir du bétail sur leur propre fonds. Les communaux, il est vrai, ne répondent plus à leur destination. Tandis que, dans les domaines particuliers, on a créé l’art de multiplier les ressources fourragères au moyen des prairies artificielles, des irrigations et des bons assolemens, le patrimoine indivis des pauvres est devenu de plus en plus improductif. Faut-il pour cela l’anéantir ? Non ; mieux vaut le régénérer en lui appliquant les perfectionnemens de la science agricole. Il faut transformer, pour ainsi dire, les prairies communales en fabriques de fourrages ou d’engrais.
Ce système suppose, non pas l’exploitation en commun, mais une<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||DE L’INDUSTRIE AGRICOLE EN FRANCE.|101}}</noinclude>exploitation intelligente au profit de la communauté, ce qui est bien différent. Si, dans l’état d’inculture, le rapport d’un hectare est évalué à 10 ou 12{{lié}}francs, c’est la représentation de trois quintaux de foin. Si une commune de 200{{lié}}familles possède 80{{lié}}hectares de terres vagues, le contingent de chacune est de 150{{lié}}kilogrammes, représentant, en argent, 5 à 6{{lié}}francs : ce n’est pas même dix jours d’entretien pour une tête de gros bétail. « Le pâturage est plus nuisible qu’utile, dit un professeur habile, lorsque les animaux n’y trouvent pas au moins leur ration d’entretien. » Le bétail du pauvre, n’ayant pas d’autre ressource que l’herbe écrasée du communal et la vaine pâture quand les champs particuliers sont dégarnis, on peut se faire une idée de ce qu’il doit souffrir.
Supposons, au contraire, que le terrain communal, enclos et parfaitement traité, soit consacré exclusivement aux cultures fourragères, herbages ou racines : on peut admettre sans exagération un rendement équivalent à 40{{lié}}quintaux métriques de bon foin par hectare, soit 3,200{{lié}}quintaux. Chaque famille aura droit alors à 16{{lié}}quintaux : c’est la nourriture d’une vache à l’étable pendant les quatre à cinq mauvais mois. Il ne reste que peu à faire, même au plus pauvre cultivateur, pour compléter la ration annuelle. Poussons le principe à ses dernières conséquences ; imaginons dans chaque centre, les prairies communales développées en proportion des terres arables. Alors chaque cultivateur, si petit que soit son champ d’exploitation, peut en obtenir des récoltes satisfaisantes ; la petite propriété se trouve ainsi réconciliée avec la science agricole.
Le principe étant admis, il y aurait dix manières de l’appliquer à l’égal avantage des pauvres et des riches. Un cultivateur exercé, choisi par les habitans du canton, rétribué par les fonds de la commune, dirigerait l’entreprise sous le double contrôle du conseil municipal et des inspecteurs du gouvernement. On tiendrait compte de la main-d’œuvre fournie par les salariés, ou des avances faites par les habitans, en argent, en attelages, en outils, en semences. Les avances, comme les salaires, seraient soldés par un prélèvement sur les récoltes. Pour la répartition des produits, deux combinaisons seraient possibles. Ou bien on partagerait immédiatement toute la récolte en nature, et chacun utiliserait son lot à son gré ; ou bien la commune, faisant consommer ses fourrages par des troupeaux à elle, distribuerait seulement le fumier de ses étables entre les cultivateurs du lieu, et en ferait, avec la vente des animaux consommateurs, un revenu en argent, applicable au soulagement des pauvres ou à des dépenses d’utilité publique.
Aux personnes que toute nouveauté effarouche, il n’est pas inutile de dire que l’idée émise ici n’est pas sans précédent. Chaque paroisse avait autrefois ses pratiques particulières dans l’usage des pâtures communales, et notre vieux droit coutumier offrait plus d’un exemple<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|102|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>du partage des herbes fauchées<ref>En 1763, la société académique de Berne, ayant mis au concours cette même question du partage des communaux, accorda l’accessit à un mémoire qui concluait ainsi : « Un soir marqué, toute la commune se rend sur les prés communs ; chaque communier s’arrête à la place qu’il juge à propos de choisir, et lorsqu’à minuit le signal est donné, depuis le haut de la colline chacun fauche l’herbe qu’il a devant soi en droite ligne, et tout ce qu’il a coupé jusqu’à midi du jour suivant est à lui. Il peut le faner à sa commodité comme lui appartenant, et ensuite le voiturer dans sa grange. L’herbe qui reste sur pied après cette opération est foulée et broutée par le bétail que chacun y envoie en commun. »</ref>. D’ailleurs, la transformation des landes incultes en prairies artificielles ne pourrait pas être réalisée instantanément. Une terre n’est pas conquise et fécondée dès qu’on en a déchiré la surface. Un véritable défrichement est une opération nécessairement progressive. Avis à ces fondateurs de colonies agricoles qui se flattent d’apaiser des misères criantes en transplantant dans les campagnes ce qu’on appelle aujourd’hui le trop plein des villes, ce qui serait à peine le nécessaire, si l’agriculture était assez florissante pour consommer largement les produits de l’industrie.
Celui qui entreprend un défrichement possède bien rarement l’engrais nécessaire pour opérer avec fruit sur une grande étendue. L’acheter serait souvent impossible, et toujours ruineux ; il faut donc le fabriquer avec les faibles ressources d’une entreprise à son début. Le procédé consiste à produire sur le terrain déjà défoncé la plus forte somme possible de nourriture convertible en engrais, afin d’élargir progressivement le rayon de culture. Par exemple, un hectare étant semé en betteraves ou en pommes de terre, le produit consommé sur place fournira assez de matière fertilisante pour achever l’amélioration du premier hectare et commencer la transformation du second. Même procédé pour les années suivantes, avec des résultats d’autant plus marqués, que, sur des champs déjà en valeur, l’engrais peut être économisé par de bons assolemens. C’est en quelque sorte un placement à intérêts composés, dont les résultats sont tels, qu’au bout de dix ans, 50 à 60{{lié}}hectares pourraient être amendés et utilisés. Ce que j’avance n’est pas une hypothèse de ma part : c’est, pour ainsi dire, l’analyse des calculs établis par d’habiles agronomes qui ont formulé la théorie du défrichement, calculs que j’ai sous les yeux.
Tout en reconnaissant la vérité de la théorie ; on peut comprendre pourquoi la pratique a été si rare : c’est qu’elle exige des frais écrasans pour le vulgaire des laboureurs, et, de plus, cette persévérance qui est la vertu des agronomes passionnés. Indépendamment de la fourniture du fumier au début de l’opération, il faut enfouir un capital dont le chiffre augmente chaque année à mesure que le champ s’élargit. Sans doute, le dédommagement sera proportionné aux avances. Le matériel toujours accumulé et la plus-value de la terre {{Tiret|consti|tueront}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||DE L’INDUSTRIE AGRICOLE EN FRANCE.|103}}</noinclude>{{Tiret2|consti|tueront}} à la longue un domaine d’une valeur considérable : l’excédant de bénéfice sera énorme ; mais, pour atteindre ce but, il aura fallu faire des déboursés continuels pendant dix ans, sans autres recouvremens que quelques produits du bétail. Or, des spéculations à si longs termes sont très exceptionnelles dans notre société, où la propriété, à peine formée, se morcelle et s’éparpille entre plusieurs mains. C’est encore l’impossibilité de fournir immédiatement des dividendes qui a fait échouer les défrichemens entrepris par des sociétés d’actionnaires. Ce qui est peu séduisant pour des spéculateurs particuliers devient facile pour une commune. Son but n’étant pas d’augmenter immédiatement son revenu, il doit lui suffire de ne pas trop surcharger le présent au profit de l’avenir.
L’établissement de ces prairies communales, destinées à répartir entre les usagers, soit le fourrage, soit le fumier, pourrait être justifié mathématiquement. Dans l’état actuel de la production, il y a une relation étonnante, à force d’exactitude, entre l’étendue des prairies et la fécondité des différentes branches qui constituent l’industrie agricole. À mesure que la surface consacrée aux plantes fourragères s’élargit, celle des terres incultes diminue ; le rendement des terres ensemencées devient plus fort : le bétail gagne en nombre et en valeur, l’impôt s’accroît au profit de l’état sans lésions pour les particuliers ; {{corr|Ce|ce}} principe fondamental se vérifie dans les documens français d’une manière si instructive, que je n’hésite pas à reproduire la démonstration malgré sa sécheresse.
On sait que, dans la ''Statistique agricole'' publiée par le ministre du commerce, la France est divisée en quatre régions, dont chacune comprend vingt-un ou vingt-deux départemens.
La région du nord-est, la plus riche des quatre, est aussi celle qui possède relativement le plus de pâturages, quoiqu’elle soit encore bien loin de l’idéal préconisé par les agronomes. Pour 1,000{{lié}}hectares de cultures épuisantes, on y compte 495{{lié}}hectares de ces cultures fourragères qui améliorent, et seulement 199{{lié}}hectares de terres incultes. Dans cette région, le rendement des terres à blé est de 1,104{{lié}}litres par hectare, ou cinq fois et demie la semence. Le bétail est évalué en masse à 529,978,504 francs ; la somme des impôts afférente aux propriétés non bâties dépasse 32{{lié}}millions.
La région la plus pauvre, celle du sud-ouest, n’a su établir, pour 1,000{{lié}}hectares de cultures épuisantes, que 395{{lié}}hectares de prairies. La proportion des espaces que la fatigue du sol a condamnés à l’inculture s’y élève à 354{{lié}}hectares, c’est-à-dire à {{lié|44 pour 100}} de plus que dans l’autre région ! Le rendement des céréales y tombe à 810{{lié}}litres par hectare ; ce qui fait, pour le midi, où l’ensemencement est plus léger que dans le nord, un peu plus de {{lié|4 et demi}} pour{{lié}}1. L’estimation du bétail<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||DE L’INDUSTRIE AGRICOLE EN FRANCE.|103}}</noinclude>{{Tiret2|consti|tueront}} à la longue un domaine d’une valeur considérable : l’excédant de bénéfice sera énorme ; mais, pour atteindre ce but, il aura fallu faire des déboursés continuels pendant dix ans, sans autres recouvremens que quelques produits du bétail. Or, des spéculations à si longs termes sont très exceptionnelles dans notre société, où la propriété, à peine formée, se morcelle et s’éparpille entre plusieurs mains. C’est encore l’impossibilité de fournir immédiatement des dividendes qui a fait échouer les défrichemens entrepris par des sociétés d’actionnaires. Ce qui est peu séduisant pour des spéculateurs particuliers devient facile pour une commune. Son but n’étant pas d’augmenter immédiatement son revenu, il doit lui suffire de ne pas trop surcharger le présent au profit de l’avenir.
L’établissement de ces prairies communales, destinées à répartir entre les usagers, soit le fourrage, soit le fumier, pourrait être justifié mathématiquement. Dans l’état actuel de la production, il y a une relation étonnante, à force d’exactitude, entre l’étendue des prairies et la fécondité des différentes branches qui constituent l’industrie agricole. À mesure que la surface consacrée aux plantes fourragères s’élargit, celle des terres incultes diminue ; le rendement des terres ensemencées devient plus fort : le bétail gagne en nombre et en valeur, l’impôt s’accroît au profit de l’état sans lésions pour les {{corr|particuliers ;|particuliers.}} Ce principe fondamental se vérifie dans les documens français d’une manière si instructive, que je n’hésite pas à reproduire la démonstration malgré sa sécheresse.
On sait que, dans la ''Statistique agricole'' publiée par le ministre du commerce, la France est divisée en quatre régions, dont chacune comprend vingt-un ou vingt-deux départemens.
La région du nord-est, la plus riche des quatre, est aussi celle qui possède relativement le plus de pâturages, quoiqu’elle soit encore bien loin de l’idéal préconisé par les agronomes. Pour 1,000{{lié}}hectares de cultures épuisantes, on y compte 495{{lié}}hectares de ces cultures fourragères qui améliorent, et seulement 199{{lié}}hectares de terres incultes. Dans cette région, le rendement des terres à blé est de 1,104{{lié}}litres par hectare, ou cinq fois et demie la semence. Le bétail est évalué en masse à 529,978,504 francs ; la somme des impôts afférente aux propriétés non bâties dépasse 32{{lié}}millions.
La région la plus pauvre, celle du sud-ouest, n’a su établir, pour 1,000{{lié}}hectares de cultures épuisantes, que 395{{lié}}hectares de prairies. La proportion des espaces que la fatigue du sol a condamnés à l’inculture s’y élève à 354{{lié}}hectares, c’est-à-dire à {{lié|44 pour 100}} de plus que dans l’autre région ! Le rendement des céréales y tombe à 810{{lié}}litres par hectare ; ce qui fait, pour le midi, où l’ensemencement est plus léger que dans le nord, un peu plus de {{lié|4 et demi}} pour{{lié}}1. L’estimation du bétail<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|104|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>descend à 402,691,852 {{abr|fr.|francs}}, et l’impôt sur les terres ne fournit plus que 25{{lié}}millions. Bref, l’infériorité de la culture fourragère étant de {{lié|25 pour 100}}, l’infériorité de la récolte et l’abaissement de l’impôt sont précisément de {{lié|25 pour 100}}, et, si la dépréciation du bétail est plus considérable encore, c’est parce qu’en général les prairies, moins soignées dans le midi que dans le nord, y sont moins productives<ref>J’avais en vue cette démonstration, lorsque j’ai dit, dans le précédent article, que la ''Statistique agricole'' publiée en 1840 par le gouvernement méritait plus de confiance qu’on ne lui en accorde dans le monde scientifique. En découvrant, au milieu d’un déluge de chiffres, cette parfaite coïncidence de tous les résultats, je suis resté convaincu qu’elle ne peut pas être l’œuvre du hasard. Il n’est pas permis non plus de supposer qu’on a tourmenté les chiffres pour mettre d’accord les faits et les principes. Il eût fallu, pour cela, se livrer à des calculs interminables, et, si l’on eût pris tant de peine, ce n’eût pas été probablement pour établir et divulguer des résultats vraiment déplorables, qui devaient fournir des armes aux adversaires du gouvernement monarchique.</ref>.
Une proposition soumise à l’assemblée nationale par {{M.|Dezeimeris}} a pour but d’instituer des primes au profit des cultivateurs qui accorderaient la plus large place aux cultures fourragères, relativement à l’étendue de leurs propriétés. Je ne crois pas que beaucoup de paysans ignorent la vertu de l’engrais, et il me semble que, s’ils ne poussent pas à la production des fourrages, c’est que l’argent leur manque pour entretenir le bétail consommateur. Qu’on y réfléchisse, et on reconnaîtra que l’établissement des prairies communales est le seul moyen de corriger les abus du morcellement. En dix ans, 2 ou 3{{lié}}millions d’hectares, défrichés par plus de 30,000{{lié}}communes, pourraient être conduits à l’état de valeur productive. Que les récoltes soient transformées en viande dans les étables de chaque commune ou dans celles des particuliers, il sera créé en fumier, à raison d’une tête de gros bétail par hectare, environ 200{{lié}}millions de quintaux, équivalant à un surcroît de 25{{lié}}millions d’hectolitres de froment : c’est une valeur de 375{{lié}}millions de francs, et de la nourriture assurée pour 8{{lié}}millions d’hommes. 144{{lié}}millions de kilogrammes de viande seraient livrés annuellement à la circulation, et de plus, des pailles, du laitage, des cuirs, des laines, des graisses à proportion ; des bénéfices considérables pour le transport de toutes ces marchandises ; un immense mouvement commercial dans les comptoirs, la baisse des matières alimentaires au profit des ateliers. Ces chiffres sont ceux de la théorie, et je sais que, dans les calculs de l’agronomie, il est toujours prudent de rabattre<ref>Il y aurait à déduire d’abord la faible valeur donnée par les biens communaux dans leur état actuel.</ref>. Quels que fussent néanmoins les mécomptes de la pratique, il resterait encore un bénéfice considérable.
Il y a trente-trois ans, au lendemain d’une révolution, il se produisit un projet analogue au nôtre dans quelques-uns de ses détails {{Tiret|écono|miques,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||DE L’INDUSTRIE AGRICOLE EN FRANCE.|105}}</noinclude>{{Tiret2|écono|miques,}} mais bien différent quant à son esprit. Les émigrés ramenés en France par le flot de l’invasion caressaient l’idée de reconstruire artificiellement le passé. Des conférences s’établirent entre les chefs du parti et les principaux représentans de l’aristocratie anglaise qui se trouvaient alors à Paris. Ceux-ci, sachant, par leur propre expérience, que l’agriculture est la base de la puissance politique, que l’herbe et le bétail sont les élémens de la richesse agricole, donnèrent l’idée d’un plan dont la rédaction fut confiée à {{M.|Daru}}, et qui fut approuvé par l’abbé de Montesquiou, alors ministre de l’intérieur. « Ce plan, dit {{M.|Rubichon}}, à qui j’emprunte ce fait curieux, consistait à organiser dans chacune des 37,000{{lié}}communes de la France une ferme de 100{{lié}}hectares d’un seul tenant, ou du moins aussi agglomérée que possible, exclusivement destinée à l’éducation des bestiaux. Les propriétaires de ces fermes devaient former un corps et avoir le droit d’émettre un papier-monnaie sous leur responsabilité. Il était possible à quiconque possédait 100{{lié}}hectares de terre de se joindre à ce corps et de participer à ses priviléges, à la charge de cultiver sur le plan de la société, afin de donner sécurité des capitaux qu’elle accordait. »
Comme spéculation agricole, le résultat eût été infaillible ; mais, entreprendre la recomposition d’une aristocratie territoriale, c’eût été jeter à l’opinion publique un défi trop audacieux. Ce projet fut ajourné, c’est-à-dire annulé, car tout projet économique qui n’est pas réalisé dans le feu de la première conception, et avec cet ensemble de détails pratiques dont l’auteur a l’instinct, sans pouvoir les spécifier, avorte presque toujours. L’établissement des prairies communales par le défrichement des biens communaux, ou même par des terres achetées à frais communs, procurerait à la démocratie cette base large et solide que chercha vainement la monarchie restaurée. Ce que le règne du privilége n’a pas osé faire, la république aurait le droit et le devoir de l’entreprendre, puisqu’elle travaillerait dans l’intérêt général des citoyens.
J’ai dit que l’agriculture, c’est-à-dire la fabrication des alimens, n’existe que par exception à l’état d’industrie rationnelle. La déperdition des forces est énorme, inimaginable. On ne s’en fait encore qu’une faible idée en analysant, comme je l’ai essayé précédemment, les diverses manières dont le travail agricole se distribue et s’exécute chez nous. Bien que la lutte entre le capital et la main-d’œuvre ne soit pas flagrante dans les campagnes comme dans les ateliers des villes, elle y existe de plus ancienne date à l’état d’animosité sournoise. Si elle n’attaque pas systématiquement la société dans ses bases, elle l’affaiblit d’une manière indirecte, en neutralisant les admirables ressources de notre territoire, en préparant cette pénurie qui agace les populations et provoque les tentatives révolutionnaires.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|106|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki/>
Il y a dix ans à peine, la société centrale d’agriculture, c’est-à-dire la réunion des plus grands propriétaires de France, couronnait la réimpression d’un des meilleurs traités d’économie rurale qui existent, celui de {{M.|Crud}}, disciple et traducteur éclairé du célèbre Thaër. Le ministre du commerce subventionnait la publication. La noble ambition de l’auteur était « de soustraire les populations aux fréquentes atteintes d’une profonde misère, en introduisant un système d’économie rurale nouveau pour elle, un système qui tendît à donner au peuple des campagnes cette existence assurée, paisible et douce qui, en le rendant heureux, moral et bienveillant, l’attache à la tranquillité publique. ». Quel est donc, par rapport aux ouvriers, le résultat d’une expérience de vingt années, appliquée dans de larges proportions et dans plusieurs pays ? {{M.|Crud}} déclare qu’il lui semble aussi avantageux que juste d’associer au produit net du domaine celui qui le dirige, et il ajoute : « Je suis tellement partisan de ce principe, que je voudrais intéresser de la même manière au succès de l’exploitation tous ses principaux employés, les maîtres ouvriers, et jusqu’aux premiers et plus anciens valets. J’ai moi-même essayé d’employer cette méthode dans mes propriétés de la Romagne, et je me propose de lui donner là une extension encore plus grande. » Des combinaisons de ce genre commencent à s’introduire dans les grands domaines de l’Allemagne et de la Pologne. Chez nous, on a effarouché la propriété : elle se blottit dans l’ornière, dans la crainte d’être entraînée trop avant. Tout projet conciliateur serait repoussé sans examen, comme entaché d’hérésie sociale. La majorité de l’assemblée nationale déclarait, il y a peu de jours, à propos de la colonisation de l’Algérie, que l’association des intérêts n’est pas applicable à l’agriculture. Dans les crises politiques, le plus grand mal que se font les partis extrêmes, c’est de s’aveugler mutuellement.
Le propriétaire, qui oppose à toutes les réformes une force d’inertie inébranlable, a-t-il donc tant à se louer de l’état des choses ? Je ne le crois pas ; peut-être même que, si les classes riches voulaient s’enquérir et réfléchir, elles seraient les premières à proposer certaines modifications dans les rapports actuels du capital et du travail. Je vais citer, non pas des écrivains aventureux, mais des hommes graves et expérimentés qui ont donné des gages aux principes d’ordre et de conservation. « L’ouvrier à la journée, dit {{M.|de}} Gasparin dans son chapitre sur les conditions du travail agricole, déploie la moindre quantité de forces qu’il lui est possible sans encourir de reproches. Le minimum d’activité finit par passer tellement en habitude, qu’il est admis comme la règle. Le travail à l’année est encore moins lucratif. Il y a un contrat qui rassure l’ouvrier contre une expulsion subite. Un homme qui a été long-temps valet de ferme devient incapable du travail exigé des ouvriers à journée. » On va dire peut-être que ces hommes sont<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||DE L’INDUSTRIE AGRICOLE EN FRANCE.|107}}</noinclude>des fainéans, dont les ressorts, amollis par la débauche, ne peuvent plus supporter le joug du travail. Non, ces hommes font nombre pour la plupart dans la classe des propriétaires à 5{{lié}}francs d’impôt. Courbés sur le carré de terre qui ne reçoit pas d’autre engrais que leur sueur, ils y déploient une énergie inépuisable. Leur tâche étant terminée, ils louent leurs bras à un voisin plus riche qu’eux, « et alors, ajoute {{M.|de}} Gasparin, ils reprennent les allures nonchalantes des autres ouvriers, et se reposent dans le travail salarié. »
Le bail à rente fixe est sans contredit le plus agréable des placemens pour le propriétaire-capitaliste ; il a cependant ses inconvéniens, à en juger par la maxime suivante : « Voulez-vous avoir des fermiers solvables, commencez par les enrichir. » Dans le métayage, il y a, je le sais, beaucoup de familles anciennes qui se font un devoir de conserver, à l’égard de leurs colons, les mœurs paternelles du vieux temps : trop souvent aussi ce sentiment respectable est exploité par le paysan. Le ''monsieur'' est-il résolu à faire valoir ses droits, il en résulte entre lui et le colon une irritation sourde qui a pour mesure la gêne qu’ils éprouvent l’un et l’autre ; le titre de ''monsieur'', synonyme de tyran, devient une injure entre métayers. Il y a des contrées qui sont arrivées, à force de misère, à un état voisin de la sauvagerie. « Dans le département des Hautes-Alpes, dit {{M.|Blanqui}} dans un rapport adressé à l’Académie des sciences morales, on trouve des populations plus éloignées de l’influence française que les îles Marquises. L’importation d’une brouette y produirait autant de sensation qu’une locomotive. » Ces contrées sont devenues inhabitables pour les personnes qui tiennent aux mœurs civilisées. Dans la région des Pyrénées, la tolérance du glanage, du grapillage, a inoculé dans les classes pauvres des habitudes pillardes qui prennent parfois un caractère menaçant pour la propriété. « Malheur à qui ose se plaindre de ces envahissemens ! disent les inspecteurs de l’agriculture dans un rapport officiel ; la vengeance ne tarde pas à se faire sentir ; elle atteint le propriétaire et ceux qui ont dirigé les poursuites : on coupe leurs vignes, on saccage leurs récoltes. Les dommages causés par ces espèces de Vandales deviennent souvent irréparables. » Dans le Nord, les inspecteurs signalent un autre fléau, le ''mauvais gré''. On appelle de ce nom une coalition permanente des fermiers et des locataires qui frappent d’interdit le domaine qu’un propriétaire voudrait reprendre dans l’espoir d’en tirer un parti plus avantageux. Un cultivateur assez audacieux pour braver le mauvais gré aurait à subir des avanies et des déprédations ténébreuses qui le conduiraient tôt ou tard à la ruine. Il faut que le propriétaire subisse la loi du tenancier. Cette infernale coutume, au dire des inspecteurs, était limitée autrefois à quelques cantons de la Picardie et de la Flandre, « mais elle s’infiltre de plus en plus dans les mœurs et<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|108|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>gagne insensiblement les communes adjacentes. » Jusqu’ici les moyens répressifs sont restés sans succès, l’action de la justice se trouvant paralysée par la connivence de presque tout un canton.
Il suffirait, pour constater les souffrances de la propriété rurale, d’établir son bilan financier. Lorsqu’on a défalqué du revenu brut que les statistiques les plus probables lui assignent, les contributions foncières, celles des portes et fenêtres, les taxes communales, l’intérêt des créances hypothécaires, les rentes non hypothécaires, les droits d’enregistrement et de mutation multipliés par l’instabilité des entreprises, on s’étonne d’éprouver, pour les détenteurs de la richesse nationale, une sorte de commisération. Un calcul de ce genre a été fait, comme exemple, pour l’un de nos départemens les plus riches<ref>Article ''Impôts'', par {{M.|Bigot}} de Morogues, ex-pair de France, dans le grand ''Dictionnaire d’agriculture''.</ref>. En 1834, le revenu net de la propriété foncière dans le département de Seine-et-Oise étant de 30,305,000 francs, il a été établi que, après paiement des impôts et des dettes, le revenu réel, la somme disponible restée dans les mains des propriétaires a été seulement de 6,296,431 francs.
Il serait naturel que les possesseurs du sol cherchassent à modifier un état de choses qui leur est si peu favorable ; mais la passion ne raisonne pas ainsi. À l’avant-dernier congrès agricole, un orateur ayant soutenu qu’on augmenterait le sentiment moral et l’énergie créatrice des ouvriers ruraux, en leur offrant une chance éventuelle de bénéfices dans des opérations bien conçues, fut traité d’utopiste. La majorité de l’assemblée se prononça en faveur d’une proposition tendant à obtenir du gouvernement qu’il forçât les enfans trouvés et les vagabonds à résider dans les campagnes, afin que les bras à bon marché ne manquassent pas à la terre.
Malgré tout, quand les propriétaires ne sont plus sous l’influence de leurs préventions, et qu’ils obéissent à la seule impulsion de leur bon sens, ils entrent d’eux-mêmes dans la voie des réformes. Une tendance bonne à constater est celle de substituer au métayage la culture par maîtres-valets (alliance de mots qui sonne mal aujourd’hui et dont il serait convenable de s’abstenir). On appelle de ce nom des chefs de culture, gagés à l’année en argent et en grains, vivant chez eux à leur compte, placés, en un mot, auprès du propriétaire rural, comme un premier commis de fabrique. C’est un progrès en ce sens que le propriétaire méridional ne craindra plus de faire des avances à la terre ; mais des améliorations foncières auxquelles le cultivateur n’est pas intéressé ne lui montrent en perspective qu’un surcroît de fatigue ; nouvelle cause de mésintelligence et d’insuccès. Il faut que l’ouvrier sente qu’il travaille pour lui-même en travaillant pour son patron et que la<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||DE L’INDUSTRIE AGRICOLE EN FRANCE.|109}}</noinclude>rétribution de la main-d’œuvre augmente dans la mesure des services qu’elle a rendus. Un simple amendement à l’ancienne règle du métayage réaliserait cette condition : il suffirait de remplacer le partage du produit brut en nature par une répartition proportionnelle du produit net. Je vais m’expliquer.
Les bonnes terres soumises au métayage donnent à peine une rente de 40{{lié}}francs net par hectare au propriétaire, après la reprise de ses avances pour l’impôt et les frais courans d’exploitation. Une famille laborieuse, placée sur une métairie de moyenne étendue, c’est-à-dire d’une dizaine d’hectares, peut réaliser de 600 à 800{{lié}}francs, sur lesquels il faut déduire le prix de sa nourriture et certains frais à sa charge. Il semble qu’à ce compte le travail de quatre à cinq personnes est peu payé ; mais il est constaté, suivant un compte exact dressé par {{M.|de}} Gasparin, que, dans l’état barbare de notre culture à moitié fruits, le métayer travaille seulement cent cinquante-huit jours ; ainsi, quoique la famille ait à peine à dépenser 2{{lié}}francs par jour, chaque journée de travail effectif, déduction faite des chômages, est cependant payée à raison de 4 à 5{{lié}}francs. On comprendra par là comment il se fait que 10{{lié}}hectares de bonnes terres ne laissent pas à partager entre le maître et le colon plus de 1,000 à 1,500{{lié}}francs.
Si le propriétaire avait avantage à fournir sans lésinerie le capital d’amélioration nécessaire, si l’ouvrier trouvait son compte à travailler le plus et le mieux possible, si les chômages étaient supprimés par une habile ordonnance des cultures, on obtiendrait infailliblement un revenu brut plus considérable. Le partage, non plus en denrées, mais en valeurs numéraires, s’établirait sur les bases suivantes : pour le propriétaire, intérêt fixe et prime éventuelle proportionnés à la valeur du fonds et au capital de roulement fourni par lui ; pour le métayer, salaire fixe payable en nature et prime éventuelle payable en argent, après la vente des produits, dans la mesure du travail fourni par lui et par sa famille.
On saisit l’esprit de la modification proposée. L’état actuel du métayage, c’est le commerce retombé en enfance. Il nous reporte à ces premiers âges où la monnaie n’avait pas encore été inventée pour la juste pondération des échanges<ref>Le métayage, dans la Suisse et la Lombardie, n’est pas le même qu’en France ; il y devient souvent une société en participation très compliquée.</ref>. Dans le partage des récoltes en nature, une mauvaise métairie ne vaut que par le travail de l’ouvrier qui s’y épuise. Le maître touche un revenu très fort comparativement à la faible valeur qu’il engage. Si ce dernier consacrait une somme importante en travaux d’amélioration, il pourrait arriver qu’il retrouvât à peine l’intérêt légitime de ses avances, tandis qu’au contraire, le<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|110|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>métayer réaliserait trois fois plus en travaillant moins. Lorsque toutes les valeurs, capital, main-d’œuvre et récoltes, seront évaluées en argent, il deviendra facile de répartir les fruits avec une exactitude mathématique à l’égal avantage des intérêts associés. Il n’y aura plus d’améliorations impossibles pour le propriétaire méridional, surtout s’il est favorisé par un bon système de crédit.
Je n’ai pas la prétention de formuler d’une manière définitive un nouveau mode d’économie rurale : il faudrait, pour le justifier, des démonstrations et des calculs hors de propos ici. J’ouvre seulement un champ de recherches à ceux qui pensent, comme moi, que de larges et profondes réformes sont inévitables, et qu’il vaut mieux les accomplir à bon escient que de laisser faire à la fatalité.
Les principes du libre échange, appliqués à l’agriculture, sont-ils favorables ou contraires aux intérêts de la propriété ? Suffit-il d’abaisser les barrières de douanes pour que l’alimentation soit plus économique et plus abondante ? Je ne pense pas qu’il soit possible de trancher cette double question d’une manière absolue. L’économie rurale de chaque pays est commandée par le régime, et, pour ainsi dire, par le tempérament de chaque société. Si, à défaut de doctrine, on interroge les faits connus, ils se présentent avec tant de diversités et de contradictions, qu’il est difficile d’en tirer un enseignement général et positif. Sous l’ancien régime, l’importation des blés était permise chez nous. Comme la France produisait en céréales au-delà de ses besoins, la permission d’acheter à l’étranger, contrariée d’ailleurs par les douanes intérieures, ne blessait pas les intérêts de la propriété. L’exportation était au contraire interdite. Vers le milieu du siècle, l’école de Quesnay essaie de constater théoriquement que le libre commerce, stimulant la production, a le double avantage d’assurer l’approvisionnement et de maintenir dans un juste équilibre les intérêts du producteur et du consommateur. On cite l’exemple de l’Angleterre, où règne l’abondance, quoique l’exportation y soit non-seulement tolérée, mais excitée par des primes. L’influence de la grande propriété triomphe des préjugés populaires. Qu’en arrive-t-il ? Pendant les huit années de prohibition qui précèdent le régime libre (1756-1763), le prix moyen du blé, rapporté aux mesures adoptées aujourd’hui, équivaut à 10{{lié}}francs 73{{lié}}centimes l’hectolitre ; pendant les huit années qui suivent (1764-1774), sous l’empire du laisser-faire, les prix s’élèvent d’un tiers (moyenne, 15{{lié}}francs 09{{lié}}centimes), si bien que le mécontentement du peuple compromet la réforme libérale<ref>On peut vérifier ceci dans les ''Archives de statistique'', volume publié en 1837 par le ministère du commerce. On y trouve le prix moyen du blé depuis 1756.</ref>. Je ne prétends pas tirer de ces faits une conclusion contraire au libre échange. Je reconnais que le caprice des saisons<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||DE L’INDUSTRIE AGRICOLE EN FRANCE.|111}}</noinclude>a fait succéder à des récoltes abondantes une série d’années calamiteuses. J’admets encore, suivant la plainte des économistes, que l’expérience n’a pas été faite loyalement, et que des manœuvres frauduleuses ont faussé le jeu naturel de la spéculation ; je veux dire seulement que, sans proscrire le laisser-passer, il ne faut pas trop compter sur lui pour nourrir les peuples.
Aujourd’hui, l’exportation est à peu près libre, et c’est l’importation qui est entravée. Les libre-échangistes retournent donc leurs batteries contre l’importation. Ils y voient, toujours à l’exemple de l’Angleterre, le remède à tous nos maux. Je consulte encore les archives du commerce, et je trouve que, pendant une période de vingt-deux années de liberté (de 1797 à 1818 inclusivement), la moyenne des prix est de 21{{lié}}francs 87{{lié}}centimes, et que pendant les dix-sept années de la période suivante (1817 à 1835), époque de prohibition, la moyenne n’est plus que de 19{{lié}}francs 38{{lié}}centimes.
Le fait est d’autant plus remarquable que les hommes de la restauration, après avoir voté l’exclusion des blés étrangers dans l’espoir de reconstituer une noblesse territoriale, voyaient avec autant d’étonnement que de dépit le prix des grains baisser à mesure qu’ils fortifiaient leur monopole. C’est que, dans l’illusion même de ce monopole, on opérait des défrichemens, on élargissait les cultures, on poussait à la production au-delà des besoins, de sorte que le privilége, dans son aveuglement, se détruisait lui-même.
L’entrée franche du bétail étranger n’apporterait pas non plus à l’état actuel des choses ces grands changemens où les uns voient la ruine et les autres un avantage signalé. Elle ne causerait qu’un faible préjudice aux éleveurs ; elle n’augmenterait pas d’une manière sensible la consommation de la viande ; elle en ferait à peine baisser le prix. Actuellement, quoique les droits protecteurs soient calculés sur le taux de {{lié|27 pour 100}}, ils ne représentent en réalité que 12 à {{lié|13 pour 100}}, parce qu’on n’introduit que des animaux de choix, dont le prix est bien supérieur à l’estimation administrative. En second lieu, les pays limitrophes, où la propriété est soumise comme chez nous à des lois peu favorables à la tenue des grands pâturages, n’ont pas à nous envoyer des bestiaux en nombre assez grand pour que les prix de nos marchés en soient affectés. Tirer le bétail de ces pays éloignés où il est encore nombreux et à vil prix, ce serait un triste calcul, malgré la facilité toujours croissante des communications. La fatigue du chemin épuiserait les animaux, et les dépenses qu’il y aurait à faire pour recommencer leur engraissement absorberaient les bénéfices faits sur le prix d’acquisition.
Si le principe de la liberté du commerce souffrait quelques restrictions, ce devrait être en ce qui concerne les engrais. On a peine à {{Tiret|con|cevoir}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|112|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|con|cevoir}} que l’administration ferme les yeux sur leur exportation toujours croissante. L’étranger qui vient, la bourse en main, mettre aux engrais un prix que nos pauvres cultivateurs ne peuvent pas atteindre, commet un crime de lèse-nation, aussi bien que s’il achetait, pour les transporter dans son pays, les élémens qui entretiennent la vie. En 1845, par exemple, l’étranger a acheté chez nous environ 32{{lié}}millions de kilogrammes de résidus oléagineux (tourteaux), qui ont répandu, entre les mains d’un petit nombre d’agriculteurs, moins de 1,900,000 {{abr|fr.|francs}} À raison de 8{{lié}}parties pour 100 de fumier de ferme, et de 10{{lié}}kilogrammes de fumier pour 1 de froment, c’est une acquisition certaine de 500,000{{lié}}hectolitres faite au préjudice des consommateurs par nos voisins ; c’est une valeur d’au moins 10{{lié}}millions de francs, cédée à {{lié|80 pour 100}} de perte ; c’est la nourriture de 150,000{{lié}}ames et du travail pour plusieurs milliers d’ouvriers qu’on nous a ravis. Tous les agronomes éclairés demandent que l’exportation des engrais soit, sinon prohibée, du moins entravée par un droit qui favorise les acheteurs nationaux.
Un procédé beaucoup plus sûr pour augmenter les ressources alimentaires et en abaisser les prix, c’est de multiplier les moyens de transport. Chaque ville a son rayon d’approvisionnement qui est plus ou moins vaste, en raison de la promptitude et du bas prix des communications. Un inappréciable service, rendu par les chemins de fer, est d’élargir ces rayons d’approvisionnement et d’y faire entrer des localités improductives jusqu’alors, parce que les débouchés leur manquaient. Un courant d’échanges s’établit ainsi entre les campagnes et les villes : la vie est rendue à des terres mortes au profit du paysan, tandis que la ration du citadin devient plus copieuse. Pour les objets qui demandent à être promptement consommés, et dont la valeur est assez grande pour supporter les frais d’un long trajet, les chemins de fer sont incomparables. Paris reçoit ainsi la viande dépecée, le gibier, le poisson, le lait, les neufs, les fruits des départemens les plus éloignés. Mais, ce qu’il faut surtout à l’industrie rurale, ce sont les transports, à très bas prix, pour l’envoi des denrées encombrantes et des matériaux propres à l’amendement des terres. L’agriculture française n’a pas le quart des moyens de transport dont elle aurait besoin : c’est là une des causes de son infériorité et de sa détresse. On estime que dix-sept départemens sont sans voies navigables, et que, pour vingt-cinq autres, les cours d’eau sont sans utilité. Nos canaux ont été tracés sous l’influence des manufacturiers, beaucoup plus que dans l’intérêt des cultivateurs, si bien que, suivant une remarque qui a été déjà faite, il est plus facile à l’Américain de venir chercher du plâtre pour ses prairies à Montmartre, qu’aux agronomes de certains cantons peu éloignés de Paris.
Une illusion contre laquelle il est bon de prémunir le public des<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||DE L’INDUSTRIE AGRICOLE EN FRANCE.|113}}</noinclude>villes, c’est la croyance qu’on augmenterait les moyens de consommation, en attachant un plus grand nombre d’ouvriers aux cultures alimentaires. Le contraire précisément aura lieu, à mesure que se perfectionnera l’industrie agricole. Moins les fruits de la terre sont surchargés par les frais de la main-d’œuvre, et plus le prix en devient accessible au pauvre. En Angleterre, où la population rurale est descendue à {{lié|22 pour 100}}, une famille de cultivateurs nourrit trois familles après s’être alimentée elle-même. En France, il faut deux laboureurs pour nourrir un artisan. Ce que l’agriculture produit en excès, occasionnant, par l’échange, une égale fabrication dans les villes, lorsque le fermier anglais achète pour 3{{lié}}francs, le fermier français ne peut acheter que pour 50{{lié}}centimes. Le contraste est instructif. Ne cédons pas légèrement à cette manie de transplanter dans les campagnes les ouvriers des villes. Chacun ne peut être employé avantageusement que dans le métier qu’il sait, sous le régime dont il a l’habitude. Un tisserand ou un bijoutier ne ferait pas meilleure figure en plein champ, sous le soleil, qu’un bouvier ou un vigneron dans une manufacture. Persuadons-nous qu’il y a une étroite solidarité entre tous les travailleurs, et que le niveau de l’aisance monte ou baisse à peu près également pour toutes les professions. Que mille communes s’enrichissent en fabriquant abondamment des denrées alimentaires, elles aspireront au bien-être et demanderont aux villes des étoffes et des meubles : l’ouvrier citadin profitera doublement par l’abaissement du prix des vivres et par une demande plus forte de son travail.
Les projets d’améliorations et de réformes agricoles sont si nombreux depuis quelque temps, qu’il me serait impossible d’en épuiser aujourd’hui la série ; il y faudra revenir. Cette émulation est de bon augure. Un Anglais dont la parole fait autorité, Arthur Young, écrivait en 1789 : « Qu’il me soit permis d’observer que le sol de la France est presque partout meilleur que celui de l’Angleterre. Il est réellement remarquable que le produit de ce premier pays soit tellement inférieur à celui du dernier. » L’heure du progrès semble venue pour nous. Dans les circonstances où nous nous trouvons, ce n’est pas un malheur que d’avoir à accomplir de ces vastes opérations dans lesquelles se retrempe la vitalité d’un peuple. Par le bien-être qu’elles répandent et le mouvement qu’elles provoquent, les réformes agricoles deviennent un palliatif puissant dans les crises sociales. Les difficultés sont plus grandes chez nous que chez nos voisins, plus grandes aujourd’hui qu’au dernier siècle : entre l’impatience fiévreuse de certains novateurs et la routine défiante des propriétaires, il faudra qu’une influence supérieure intervienne. Nécessité fera loi.
{{d|André Cochut.|3|sc}}<noinclude>
<references/></noinclude>
flr6hdxtrzhczp3xwnziusdpapfkyaw
Discussion utilisateur:Manseng
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wikitext
text/x-wiki
{{bienvenue}}[[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 avril 2011 à 14:14 (UTC)
== Balise "poem" ? ==
Bonjour,
Je viens de patrouiller quelques unes de tes pages récentes, et je me demandais pourquoi tu n'utilisais pas les balises <nowiki><poem> </poem></nowiki> au lieu de mettre des <nowiki><br /></nowiki> à chaque ligne (voir [[Aide:Poème]]) ? As-tu une raison technique ou bien est-ce juste une habitude, ou encore la reproduction d'une mise en forme vue ailleurs ? - N'hésites pas à me contacter si tu souhaites plus d'explications {{sourire}} --[[Utilisateur:Hsarrazin|Cordialement, Hélène]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 17 décembre 2011 à 23:20 (UTC)
: Bonjour,
: En pratique quand j'ai commencé à travailler sur ce livre, quelques pages étaient déjà mises en forme avec des <nowiki><br ></nowiki> et avec les modèles ''versRoland'' et ''laisseRoland''. Débutant, j'ai continué sur ce principe. Maintenant que la numérisation est terminée, je m'attache à faire les dernières vérifications et à rendre strictement homogènes la mise en forme des laisses au travers des différentes pages.
:Concernant les balises <nowiki><poem></poem></nowiki> , j'ai commencé à les utiliser dans l'Introduction .
:J'ai fait un essai sur la chanson de Roland elle-même : ça semble compatible avec les modèles ''VersRoland'', ''AoiRoland'' et ''LaisseRoland'', à condition de supprimer quelques lignes vides.
:Il faudrait que je voie ce que ça donne avec les titres, et les séparateurs... et dans le document assemblé. (J'ai eu des surprises dans l'introduction).
:De plus, le texte est divisé en sections (les laisses). L'idée est, je pense, d'extraire ces sections , pour mettre en vis à vis, les laisses en ancien français, et leur traduction ... comme là [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique/Première partie|http://fr.wikisource.org/wiki/La_Chanson_de_Roland/L%C3%A9on_Gautier/%C3%89dition_classique/Premi%C3%A8re_partie]] .
:Qu'est ce que donnera l'extraction de sections avec les balises <nowiki><poem></poem></nowiki> ?
:Quoiqu'il en soit , penses-tu que c'est préférable d'utiliser <nowiki><poem></nowiki> ? Quel est l'avantage ? Perso, les <nowiki><br/></nowiki> ça ne me gène pas, et c'est un gros travail de tout reprendre... ou il faut que j'apprenne les robots.
::Cordialement [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 18 décembre 2011 à 00:51 (UTC)
:::Bonjour Manseng, je me doutais un peu que c'était ce qui s'était passé… :) personnellement, j'essaierais de mettre les balises <nowiki><poem> </poem></nowiki> autour de chaque laisse, ainsi, il ne devrait pas y avoir de problème avec les modèles… — que je ne connais pas, je vais aller voir ce qu'ils font :) - tu peux utiliser la recherche/remplacement automatique pour supprimer les <br/> et le bouton qui permet d'ajouter automatiquement les balises "poem" pour les mettre en place… (je ne sais pas quelle barre d'outils tu utilises) - je pense qu'il faudrait essayer sur quelques pages, et si ça marche, faire le reste… les balises "poem" sont actuellement la "convention" adoptée, et il faut s'efforcer d'utiliser le plus possible les conventions, pour faciliter ensuite les mises à jour du site (et le projet d'export dans d'autres formats qui est actuellement au travail) - veux-tu un coup de main ?
:::je te conseilles aussi d'utiliser le gadget "typo" (qui est dans les préférences), car je vois que la typographie de nombreuses pages est incorrecte (voir les blancs autour des ponctuations en particulier :) --[[Utilisateur:Hsarrazin|Cordialement, Hélène]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 18 décembre 2011 à 09:19 (UTC)
::::Je l'ai fait (ça va très vite avec les outils indiqué) sur les deux pages [[Page:Gautier - La Chanson de Roland - 1.djvu/266]] et [[Page:Gautier - La Chanson de Roland - 1.djvu/267]], ainsi qu'au [[Page:Gautier - La Chanson de Roland - 1.djvu/208|début du poème]] sur quelques pages, car la balise provoque une petite indentation, qui doit donc être reproduite partout ou pas du tout, regqrde [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition critique/Première partie|la transclusion]] pour voir ce que ça donne. (PS : la page que tu m'as indiquée [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique/Première partie]] n'est ''pas'' une transclusion - tout le texte est dedans :) --[[Utilisateur:Hsarrazin|Cordialement, Hélène]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 18 décembre 2011 à 09:29 (UTC)
:::: Bonjour , merci de toutes ces précisions et explications.
:::: Voici ce que je te propose . Dans un premier temps je termine la validation de toutes les pages, ma mise en forme homogène, et je termine la transcription de l'introduction. J'aimerais bien en finir avec cette étape . De plus je me suis fait un outil en java pour relire plus facilement les vers : une ligne de texte éditable (1 seul vers à la fois) qui défile à la fois sur l'image scannée et dans le texte numérisé) ça évite de tourner la tête!! et ça produit ce format ...
::::Ensuite je ferai quelques essais supplémentaires de la balise POEM (indentation, lignes vides ajoutées, renvois vers les notes du volume 2, ...).
::::J'ai bien noté que la page que j'ai référencée n'utilisait pas la transclusion : c'était plus un exemple de présentation . ::::Je voudrais la reprendre et faire les 2ème et 3ème parties en utilisant justement les transclusions ... mais faut que je vois en plus pour les renvois(liens) vers les notes du second volume...
::::Une fois que j'aurai bien compris tous les effets de bord, je reprendrai toutes les pages avec la balise POEM.
::::Je ne peux pas trop me rater sur la mise en forme : car même à 1 mn par page, reprendre chacune des 300 pages ça fait plus de 5 heures de travail !!. Et s'il faut recommencer: c'est 5 heures de plus!!! D'ailleurs j'essaierais bien un robot, mais je n'ai pas encore compris comment les mettre en oeuvre. Sais-tu où je pourrais trouver de l'info, des exemples ... ?
::::Donc pour résumer:
:::::*Je termine comme j'étais parti : ça fait un état bien identifiable.
:::::*Je termine aussi l'introduction : numérisation + validation des pages des autres + quelques soucis d'homogénéïté.
:::::*Je fais ensuite des essais POEM + transclusion + renvois vers les notes du volume 2 pour valider complètement un nouveau format.
:::::*Je me renseigne sur ce que je peux faire avec un robot
:::::*Puis robot ou pas je transforme tout avec POEM puisque c'est le standard.
::::Mais ça va prendre encore quelque temps !
::::: [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 18 décembre 2011 à 10:44 (UTC)
::::::Si tu veux un coup de main pour le passage en balise "poem", je veux bien t'aider, j'ai une grande habitude de cette manipulation, car je reprends les "vieux" recueils de poèmes, ceux qui ont été faits avant la correction en mode page - il te suffira de me mettre un message sur ma PdD
::::::Pour les bots, essaie de voir avec {{u'|Phe}}, c'est le meilleur dresseur que je connaisse ;) --[[Utilisateur:Hsarrazin|Cordialement, Hélène]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 18 décembre 2011 à 11:25 (UTC)
== ref name/follow ==
Bonjour,
J'ai corrigé quelques pages de la Chanson de Roland. Il manquait <nowiki>ref name</nowiki>. Je ne sais pas si tu le sais. Il faut indiquer <nowiki><ref name=pxxx></nowiki> sur la première page et <nowiki><ref follow=pxxx></nowiki> sur la deuxième page. [[Utilisateur:Pyb|Pyb]] ([[Discussion utilisateur:Pyb|d]]) 6 janvier 2012 à 14:51 (UTC)
:Bonjour, merci de ces rectifications.
::Il s'agit de simples oublis car je suis justement en train de travailler sur ces notes pour les relire et les remettre sur leur page d'origine.
:: d'ailleurs il y a un cas où je ne sais vraiment pas comment faire [[Page:Gautier_-_La_Chanson_de_Roland_-_1.djvu/117]] : cette page contient la suite d'une note ainsi qu'une note entière de la page précédente . J'ai essayé un peu toutes les combinaisons de notes refl,refa, ... je n'ai pas trouvé de solution satisfaisante.
::Faute de mieux , et maintenant que j'ai relu, je laisse tout sur la page précédente. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 6 janvier 2012 à 16:20 (UTC)
== [[Le Couronnement de Louis (Langlois)/Introduction]] ==
Bonjour Manseng,
Avec les conventions de nommage, il me semble que la page que tu es en train de créer devrait être renommée en [[Le Couronnement de Louis (Langlois)/Introduction]]. Je l’ai fait, mais n’hésite surtout pas à me le signaler si cela ne convient pas. Amicalement, --[[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] ([[Discussion utilisateur:Zyephyrus|d]]) 2 octobre 2012 à 11:25 (UTC)
::<span class="plainlinks">[//fr.wikisource.org/wiki/Aide:Conventions_de_nommages_des_œuvres#Organisation_des_divisions_d.E2.80.99un_texte Explications ici]</span>. --[[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] ([[Discussion utilisateur:Zyephyrus|d]]) 2 octobre 2012 à 11:29 (UTC)
:::: Bonjour Zyefyrus,
:::: Oups ! je n'avais pas connaissance de de cette règle de nommage. J'avais pris exemple sur la table des matières de [[Guillaume d’Orange, le marquis au court nez]] , et étonné que le noms de pages n'incluaient pas le nom du livre j'ai pris l'initiative de l'ajouter ... mais "à ma sauce" . J'en ai créé un certain nombre ces jours-ci....
::::Je vais bien sûr me conformer à cette convention de nommage et rectifier les pages que j'ai créées, ainsi que [[Guillaume d’Orange, le marquis au court nez]]
::::merci.
::::[[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 2 octobre 2012 à 11:56 (UTC)
== Liens ==
Bonsoir Manseng,
Pour conserver les liens de la TM en majuscules tout en créant des pages qui n’en ont pas, il suffit de modifier l’étiquette des liens comme ceci : <nowiki>[[Introduction|INTRODUCTION]]</nowiki> : ce qui est à droite s’affichera comme on le désire mais la page créée n’aura pas de majuscules. Bravo et merci pour tes apports à Wikisource ! --[[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] ([[Discussion utilisateur:Zyephyrus|d]]) 2 octobre 2012 à 19:15 (UTC)
== ''[[Guillaume d’Orange, le marquis au court nez]]'' ==
Bonjour Manseng,
Je te remercie pour la relecture de ce livre. J’ai simplement renommé les sous-pages, car le nom du traducteur n’est pas obligatoire s’il n’y a pas de confusion possible, et j’ai ajouté les pages de titre dans chaque œuvre afin d’obtenir une meilleure présentation pour les liseuses.
Bonne continuation. [[Utilisateur:Marc|Marc]] ([[Discussion utilisateur:Marc|d]]) 19 octobre 2012 à 12:37 (UTC)
== [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition critique]] ==
Je viens d'effectuer un bricolage sur le volume 1, pour disposer de textes lisibles, le texte original et la traduction séparément. Je suis à la recherche d'une idée pour réaliser un affichage parallèle, original à gauche et traduction à droite, et insertion des images, à l'usage du lecteur ordinaire. C'est beaucoup moins ambitieux que d'assembler le texte et les notes critiques ; pour cela, vous avez mon soutien moral, ce sera un travail de longue patience. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 14 avril 2013 à 03:13 (UTC)
:Bonjour
:avez vous regardé ces trois pages ?
:::[[Utilisateur:Manseng/Première_Partie|{{sc|Première Partie}}]]
:::[[Utilisateur:Manseng/Deuxième_Partie|{{sc|Deuxième Partie}}]]
:::[[Utilisateur:Manseng/Troisième_Partie|{{sc|Troisième Partie}}]]
: C'est je pense ce que vous cherchez .Je n'avais pas trouvé de solution de type transclusion, ce sont des pages que j'ai constituées avec un programme perso (en java) à partir des pages originales, après leur validation. L'avantage est que l'alignement des laisses originales est parfait, malgré les renvois à la ligne.
:Malheureusement pour une raison que j'ignore quand je mets ces pages "en situation" ça donne ça : http://fr.wikisource.org/wiki/La_Chanson_de_Roland/L%C3%A9on_Gautier/%C3%89dition_classique/Troisi%C3%A8me_partie!
:ça fait longtemps que je n'ai pas essayé de retravailler sur le problème . Mais si vous avez une idée ...
:Je pourrais, si ça convient, fabriquer automatiquement et sur le même principe, les 297 pages (une page par laisse) pour compléter la page [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition critique]]
:Cordialement. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 14 avril 2013 à 11:02 (UTC)
::En effet, c'est tout à fait à ça que je pensais. La page d'affichage parallèle est victime du "mystère des maquettes". L'utilisation de certaines fonctions (en particulier une instruction de transclusion) met en oeuvre un forçage de l'espace offert à l'affichage dans l'espace principal (celui que les lecteurs voient, une page ''Utilisateur:'' n'en profite pas). Il y a trois "maquettes" et on peut passer de l'une à l'autre avec un clic en colonne de gauche sous "options d'affichage". La ''maquette 2'' offre l'espace nécessaire pour un bel affichage. Je ne connais pas le truc pour désigner quelle "maquette" doit jouer au premier affichage, par défaut c'est la maquette 1, étroite. [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique/Première partie]] s'affiche bien parce qu'elle est du texte pur, et l'offre "options d'éditions" n'apparaît pas dans la marge gauche. Aussi bien, cette solution de pages générées est contraire au dogme de Wikisource, qui veut qu'une correction dans une page de livre soit aussitôt visible dans les ouvrages assemblés auxquels elle participe. Il me semble que la bonne solution est dans l'affichage des laisses une à une (première partie du modèle RolandGautier que vos connaissez). Bien sûr, l'énoncé répété 291 fois avec des paramètres différents demandera une grande patience mais c'est le même pour une laisse avec ses notes et une laisse dans l'affichage parallèle complet. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 14 avril 2013 à 13:32 (UTC)
:::J'ai appliqué un remède peu "propre" techniquement, en élargissant directement l'espace par une définition <nowiki><div style="margin-left:-50%; margin-right:-50%;" ></nowiki>. [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique/Troisième partie]]Mais ce n'est pas vraiment la bonne solution. Ce sera quand même mieux pour le lecteur que ce qu'il voyait avant. Je vous laisse la tâche délicate de traiter [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition critique/Première partie]] et la suite. Ce sera quand même mieux pour le lecteur que ce qu'il voyait avant. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 16 avril 2013 à 06:31 (UTC)
::::C'est déjà beaucoup mieux ainsi ! .
::::Je n'avais peut-être pas bien compris votre point de vue sur le dogme Wikipedia cité plus haut . La solution que j'ai adoptée pour [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique/Troisième partie]] et mes pages de test ne le respecte pas (pas plus que que celle adoptée par Philippe Kurlapski dans [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique/Première partie]] et [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique/Deuxième partie]]). J'ai recommencé à chercher une solution dans les fonctions avancées mais je pense que c'est désespéré.
::::Je suis tout à fait prêt à terminer comme il le faut ces pages de l'Edition Critique et selon vos indications. Mais je voudrais au préalable être sûr d'avoir bien compris. Est ce que j'utilise plutôt "ma solution" (bien lisible mais qui ne respecte pas le dogme) ou plutôt des modèles RolandGautier ( qui respectent le dogme mais dont le résultat n'est pas heureux , car les lignes originales et traduites ne sont pas en face ).
:::: On peut aussi faire les deux solutions, chacune avec une renvoi vers l'autre?
:::: Et même question pour les 297 pages de laisses.
:::: [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 16 avril 2013 à 10:36 (UTC)
:::::Je pense qu'il faut mettre en ligne votre travail à la bonne place, ce sera beaucoup mieux pour les lecteurs. Pour le reste, Philippe Kurlapski a oeuvré en 2009, à un moment où la plupart des textes existants et même des nouveaux n'étaient pas appuyés sur un fac-simile en ligne et n'étaient donc pas le résultat d'un assemblage de pages. Depuis, la "rigueur" a fait des progrès, il faut publier uniquement du vérifiable. Le contenu de votre construction est vérifiable, mais pas dans l'harmonie voulue : s'il y a une correction il faut l'appliquer plusieurs fois, ce qui est une hérésie pour un informaticien. A part ça je ne renonce pas, j'ai entrepris de publier correctement la version de Joseph Bédier, qui pose exactement le même problème, et si la solution arrive elle profitera à tout le monde. La présentation bilingue actuelle est canonique, mais très moche à regarder [[La Chanson de Roland/Joseph Bédier/La Chanson de Roland/Bilingue]]. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 16 avril 2013 à 12:31 (UTC)
::::::Voilà c'est fait pour les pages [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition critique/Première partie|Première partie]], [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition critique/Deuxième partie|Deuxième partie]] et [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition critique/Troisième partie|Troisième partie]]. {{fait}}
::::::Pour les 297 pages de laisse , je vais réfléchir à une solution pour les extraire de ces pages (voire l'inverse ). {{fait}}
::::::16 avril 2013 à 17:50 (UTC)
:::::::Le lecteur n'a plus aucune raison de se plaindre ! Pour la suite, j'ai créé un "terrain de jeu" dans l'espace principal. [[La Chanson de Roland/Joseph Bédier/La Chanson de Roland/Bilingue/Essai]]. J'ai la formule pour afficher les laisses en parallèle, mais les instructions d'édition sont trop différentes <nowiki><poem></nowiki> etc. à gauche et à droite pour que ça s'affiche joliment. Je continue les essais. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 17 avril 2013 à 13:10 (UTC)
::::::::J'ai trouvé une solution pour faire un affichage parallèle du texte et de la traduction, en faisant appel au texte des pages, et je viens de finir [[La Chanson de Roland/Joseph Bédier/La Chanson de Roland/Bilingue/001-050|l'édition de Joseph Bédier]]. Ce n'est pas parfait et pour l'esthétique votre solution est meilleure. J'ai rentabilisé la pose des balises de section sur chaque couplet en validant ce qui pouvait l'être, mais c'est un gros travail. Pour le même prix, j'ai pu sortir une présentation bilingue [[La Chanson de Roland/Joseph Bédier/La Chanson de Roland/Sequence/001-050|lisible en ebook]]. Avec du courage je me mettrai à [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique|l'édition classique de Gautier]], mais je vais me reposer un peu. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 21 mai 2013 à 01:16 (UTC)
== Histoire du Moyen-Âge ==
Bravo ! Tout est vert. Rien d'important n’a probablement pu échapper à votre travail. Cependant, j'ai repéré un petit défaut, que je ne sais pas corriger : Dans la page [[Histoire du Moyen-Âge (Pierre Gosset)/Texte entier]], la TDM (sauf cinquième siècle) est détériorée. Avez-vous une idée ? Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 22 mai 2013 à 14:49 (UTC)
:Bonjour,
:Ce travail est avant tout le vôtre ! Cette validation m'a permis de rafraichir mes connaissances historiques et d'en apprendre un petit peu plus sur Wikisource.
:J'avais effectivement remarqué ce problème dans l'édition "texte entier". Il semble qu'on sature quelque chose avec un trop grand nombre de modèles :
: quand on essaie de modifier la page on a le message suivant :
::Attention : Cette page contient trop d'inclusions de modèles. Certaines inclusions ne seront pas effectuées.
::SIXIÈME SIÈCLE.
:::#invoke:table
::SEPTIÈME SIÈCLE.
:::#invoke:table
::: ...
:C'est sans doute une conséquence de mes modifications dans le chapitre chronologie, car si on enlève une de ces pages ça passe :
:::<nowiki><pages index="Gosset - Histoire du Moyen-Âge, 1876.djvu" from=9 to=383 header=1 /></nowiki>
:::<nowiki><pages index="Gosset - Histoire du Moyen-Âge, 1876.djvu" from=385 to=394 /></nowiki>
:mais on peut aussi supprimer la page 383, ou 382 , ... Je vais essayer de faire d'autres essais .
:Ce serait bien de rajouter aussi un lien vers les tables chronologiques dans la page [[Histoire du Moyen-Âge (Pierre Gosset)]]
:Cordialement
:[[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 22 mai 2013 à 15:51 (UTC)
: L'explication est ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:Mod%C3%A8le#Limites . La limite est atteinte . Voir dans le code source de la page HTML :
::NewPP limit report
::Preprocessor visited node count: 23229/1000000
::Preprocessor generated node count: 49515/1500000
::'''Post‐expand include size: 2047997/2048000 bytes'''
::Template argument size: 28257/2048000 bytes
::Highest expansion depth: 9/40
::Expensive parser function count: 0/500
::Lua time usage: 0.533s
::Lua memory usage: 1.19 MB
:Une solution rapide serait de ne pas inclure la table des matières dans cette page, et la remplacer par un lien vers la page [[Histoire du Moyen-Âge (Pierre Gosset)]].
:Cordialement
:[[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 22 mai 2013 à 18:34 (UTC)
::::Je viens d’installer votre « solution rapide ». Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 23 mai 2013 à 08:17 (UTC)
:::::… et j’ai mis le livre dans la section Nouveautés de la page d’accueil. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 23 mai 2013 à 09:47 (UTC)
== [[Livre:Tcheng Kitong - Le Theatre des Chinois, Calmann Levy, 1886.djvu]] ==
C'est sympathique de votre part d'avoir essayé le match et split. Ca me démontre que la malédiction ne dépend pas de moi. Toutes les pages traitées ont leur texte décalé d'une unité, sauf la première. Je vais créer un autre fichier et essayer de nouveau. J'aimerais quand même savoir à quoi le phénomène est dû.--[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 2 juin 2013 à 04:45 (UTC)
== Abbé Grégoire ==
Bonjour,<br />
{{Merci}} pour la relecture de [[Rapport sur la nécessité et les moyens d’anéantir les patois et d’universaliser l’usage de la langue française|ce texte]]. Cordialement, --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 20 octobre 2013 à 06:36 (UTC)
== Asselineau ==
Pour ce texte, il à été convenu d’utiliser les ſ long plutôt que les s, cordialement --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] ([[Discussion utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|d]]) 4 décembre 2014 à 21:19 (UTC)
== [[Anonyme - La Mort Aymeri de Narbonne]] ==
Je viens de faire un travail minimal sur l'ouvrage, pour le rendre accessible, comme c'était demandé sur le [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium#Les_chapitres_sont_transclus_mais_pas_le_livre scriptorium]. Si vous aviez d'autres idées, changez ce que j'ai fait. Note: c'était dommage qu'un pareil travail ne soit pas accessible. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 13 décembre 2014 à 12:07 (UTC)
:: Merci pour cette page, ça me paraît très bien.
:: j'avais envisagé d'ajouter une présentation avec chaque laisse sur une page. Mais je ne sais pas si c'est vraiment utile (et il faudrait que je rajoute des sections sur chaque page..)
:::[[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 13 décembre 2014 à 15:05 (UTC)
== [[Mademoiselle de Maupin/Édition 1880]] ==
Bonjour ! J’ai vu que tu avais rajouté les n° de pages dans le sommaire. J’ai essayé de comprendre pourquoi le navigateur dans l’espace principal refusait obstinément d’afficher les chapitres précédent et suivant, mais j’ai atteint mes limites d’incompétence… J’ai vérifié partout que le paramètre header était à 1, mais le seul lien qui s’affiche sous la boîte de titre est celui du chapitre 17 ! [[Mademoiselle de Maupin/Édition 1880/Préface|Préface]] ou [[Mademoiselle de Maupin/Édition 1880/Chapitre 3|Chapitre 3]] ou [[Mademoiselle de Maupin/Édition 1880/Chapitre 17|Chapitre 17]]. C’est énervant ! Aurais-tu une idée pour rétablir le bon fonctionnement ? --[[Utilisateur:Didieram|Didieram]] ([[Discussion utilisateur:Didieram|d]]) 21 décembre 2014 à 19:00 (UTC)
:: bonsoir je suis en voyage je ne peux pas regarder ça avant une semaine. J’avais vu aussi le problème…sans explication évidente. Une solution sera toujours de construire une navigation explicitement avec les attributs previous et next. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 21 décembre 2014 à 21 : 41 (UTC)
:::: Merci de ta réponse rapide, (… que je n’ai pas vue immédiatement car je pensais voir une notification et je n’ai pas consulté ma liste de suivi). Je pensais que le paramètre header=1 construisait la navigation avec précédent et suivant. —-[[Utilisateur:Didieram|Didieram]] ([[Discussion utilisateur:Didieram|d]]) 24 décembre 2014 à 12 : 28 (UTC)
::::: Bonsoir [[Utilisateur:Didieram|Didieram]], oui c’est bien le fonctionnement en principe du paramètre header. Après plusieurs essais j’ai fini par identifier le problème. Cela ne venait pas de l’ajout des numéros de pages, mais du renommage des pages de transclusion réalisée par [[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] juste après. J’ai pris en compte ces nouveaux noms dans la table des matières (+ purge des pages de transclusion) et ça a réglé le problème.
::::: C’était effectivement agaçant ! [[Utilisateur :Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur :Manseng|d]]) 28 décembre 2014 à 19 : 38 (UTC)
:::::: Donc merci à toi pour avoir réparé ! Quand je l’ai vu rétabli sur un chapitre que je venais d’ouvrir, comme c’était [[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] qui était le dernier dans l’historique, j’ai cru que c’était lui qui l’avait fait. Je vais aller voir ce que tu as corrigé dans la TdM. Encore merci. --[[Utilisateur:Didieram|Didieram]] ([[Discussion utilisateur:Didieram|d]]) 29 décembre 2014 à 02:16 (UTC)
:::::: Du coup, tu pourrais passer la page de TdM en vert. Et c’est effectivement beaucoup mieux avec pli : il faudra que j’y pense ! --[[Utilisateur:Didieram|Didieram]] ([[Discussion utilisateur:Didieram|d]]) 29 décembre 2014 à 02:34 (UTC)
Bonsoir, je vois que tu valides à tour de bras, mais tu dois modifier les tirets : je pensais que ce genre de corrections était pris en charge par l'outil typo. Je suppose que tu mets en place des tirets cadratins : c'est bien celui-ci : — (en bas de la page de correction, § Wiki, fin de la première ligne, entre la balise tt et le modèle pages) ?
Je n'ai pas vu de différence entre ce caractère et les tirets déjà en place, et je clique normalement toujours 2 ou 3 fois sur Typo avant d'enregistrer une modification. Je suppose que tu utilises un outil "rechercher et remplacer", mais je ne le vois plus dans le bandeau des pages de correction, et que faudrait-il mettre comme caractères dans la boite de recherche ? Merci d'éclairer ma lanterne, pour que j'évite de laisser autant d'erreurs sur les pages que je corrige ou valide ! Pardon de ces corrections incomplètes et merci d'avance de ta réponse ! --[[Utilisateur:Didieram|Didieram]] ([[Discussion utilisateur:Didieram|d]]) 11 janvier 2015 à 00:03 (UTC)
: Bonjour [[Utilisateur:Didieram|Didieram]] . Je ne suis pas spécialiste des tirets mais j'ai constaté que c'étaient tous les mêmes et que les premiers correcteurs avaient utilisé celui-ci : — . C'est pourquoi, je les harmonise tous. J'ai déjà vérifié qu'ils sont tous corrects jusqu'à la page 272. (ainsi que dans les dernières pages >=376) . Je n'utilise pas l'outil Typo, seulement la boite recherche-remplacement. Pour moi, elle se trouve complètement à droite (mais il faut avoir cliqué sur "avancé" pour la voir). Pour inscrire les tirets dans la boite, je fais un simple copié/collé d'un que je dois modifier, et d'un autre pris sur une page déjà validée. Quand il n'y a qu'un ou deux tirets sur la page, je fais directement le copier/collé. Très artisanal en somme, mais il n'y a pas tant de page concernées et j'ai la flemme de chercher mieux.
: Je te remercie de ta proposition pour rectifier les tirets, mais ce n'est pas nécessaire pour celles que je dois encore valider. Pour les pages déjà validées, j'en profite pour traquer quelques oublis de ponctuation (et lire l'ouvrage !). Je ne trouve pas tant d'erreurs que cela. Je pense en avoir laissé au moins autant dans les pages que j'ai corrigées. C'est surtout des virgules oubliées et des archaïsmes non reproduits : je commence à bien les repérer pour avoir traité des textes de différentes époques.
: Je pense qu'on en aura fini avec ce texte d'ici quelques jours. Cordialement [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 11 janvier 2015 à 09:26 (UTC)
::Merci de ta réponse, je vais donc continuer sur ma lancée, j'en suis aux 2 derniers chapitres. --[[Utilisateur:Didieram|Didieram]] ([[Discussion utilisateur:Didieram|d]]) 14 janvier 2015 à 23:37 (UTC)
== Parcours À la découverte de la Littérature Française ==
:{{Merci}} beaucoup pour tes relectures du parcours. Ca m’encourage vraiment à poursuivre, tu peux aussi donner ton avis sur le scriptorium si tu veux,
:cordialement
:--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] ([[Discussion utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|d]]) 31 mars 2015 à 21:59 (UTC)
:: Bonsoir {{ping|Le ciel est par dessus le toit}}, ... c'est bien dans cette intention que j'ai lu ces pages! [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 31 mars 2015 à 22:16 (UTC)
== Merci ! ==
{{récompense}}
== L'entrée d'Espagne ==
Bravo pour la correction de cette ouvrage, quelle persévérance ! --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 22 septembre 2015 à 21:49 (UTC)
== Contes slaves ==
Bonjour, et merci pour le tuyau sur l'entête de page. J'ai commencé à corriger les Contes slaves de Léger [https://fr.wikisource.org/wiki/Livre:L%C3%A9ger_-_Recueil_de_contes_populaires_slaves,_1882.djvu], je passe les pages relues en jaune même s'il reste probablement de la finition à faire au niveau de la présentation. Si tu améliores derrière moi, je tiendrai compte de tes modifs pour les prochaines pages. On apprend sans doute plus vite par l'exemple qu'en lisant des kilos de doc... Cordialement, [[Utilisateur:Syrdon|Syrdon]] ([[Discussion utilisateur:Syrdon|d]]) 24 septembre 2015 à 07:08 (UTC)
:{{ping|Syrdon}} Bonjour, c'est effectivement une façon de démarrer vite et bien. Bon courage.
:: J'ai vu que vous aviez un doute sur ''bohème'' ou ''bohême'' [[Page:Léger - Recueil de contes populaires slaves, 1882.djvu/33|15]]. C'est sûr que pour les textes du {{s|xix}} il faut se méfier des accents, et ne pas se hâter d'utiliser notre orthographe actuelle. En cas de doute sur la transcription vous pouvez utiliser la page de discussion (onglet en haut à gauche de la page]] pour y expliquer le problème et le choix que vous avez fait.
:: Dans ce cas simple je me serais peut-être contenté d'utiliser le modèle {{m|corr}} : <nowiki>{{corr|boh?me|bohème}}</nowiki>.
:: Dans ce genre de doute on peut aussi rechercher dans le reste du document l'orthographe utilisée par l'auteur :
::[[Page:Léger - Recueil de contes populaires slaves, 1882.djvu/147]] : ce n'est pas mieux lisible
::[[Page:Léger - Recueil de contes populaires slaves, 1882.djvu/165]] : idem
::[[Page:Léger - Recueil de contes populaires slaves, 1882.djvu/197]] : ça ressemble plus à un ''ê''
::[[Page:Léger - Recueil de contes populaires slaves, 1882.djvu/197]] : toujours pas clair.
::[[Page:Léger - Recueil de contes populaires slaves, 1882.djvu/284]] : c'est clairement un ''ê''
:: Je conclurais donc plutôt pour ''bohême'' avec un modèle {{m|corr}} pour bien marquer que c'est un choix : <nowiki>{{corr|boh?me|bohême}}</nowiki>
:: [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 25 septembre 2015 à 08:15 (UTC)
:::Merci. En fait, je pensais à la distinction de sens entre "bohème" (artiste, vagabond) et "bohême" (de Bohême), et le TLFI donne bien "bohême" dans ce cas. J'ai fait la modif suggérée. Cordialement, [[Utilisateur:Syrdon|Syrdon]] ([[Discussion utilisateur:Syrdon|d]]) 25 septembre 2015 à 09:17 (UTC)
Hello, encore moi, au cas où tu saurais ce qui cloche dans la table des matières ([https://fr.wikisource.org/wiki/Page:L%C3%A9ger_-_Recueil_de_contes_populaires_slaves,_1882.djvu/283]) pour arriver à faire pointer les titres de textes sur les bonnes pages (à partir du 2ème conte)... Je ne voudrais pas trop bricoler à tort et à travers dans les textes relus. Merci d'avance, cordialement, [[Utilisateur:Syrdon|Syrdon]] ([[Discussion utilisateur:Syrdon|d]]) 25 septembre 2015 à 13:41 (UTC)
:{{ping|Syrdon}} Bonjour. Tu es arrivé là à la '''"transclusion"''' .
:: Tu dois faire pointer chaque fable vers une page nouvelle. Je te l'ai fait pour les premières.
:: Ensuite comme ces pages n'existent pas encore, elle apparaissent en rouge. Tu dois les créer en cliquant dessus.
:: Et là tu installes le code pour la transclusion, en recopiant ce qu'a fait Pikinez pour la première fable. (en gras ci dessous)
'''<nowiki>{{TextQuality|textes validés}}</nowiki>
'''<nowiki><pages index="Léger - Recueil de contes populaires slaves, 1882.djvu" from=19 to=32 header=1 /></nowiki>
'''<nowiki><references /></nowiki>
'''<nowiki>[[Catégorie:Littérature slave]]</nowiki>
'''<nowiki>[[Catégorie:Contes]]</nowiki>
'''<nowiki>[[Catégorie:Textes anonymes]]</nowiki>
::Ce qui est important là c'est la balise '''<nowiki><pages></nowiki>'''. Tu y modifies les numéros de pages ''from'' et ''to'' par ce qu'il faut, tu prévisualises puis tu enregistres.... Pour chaque fable.
== relecture Livre:Castets - La Chanson des quatre fils Aymon, 1909 ==
Merci bcp, c’est super d’avoir un relecteur.
Juste un point : l’inversion des italiques dans les notes est volontaire, et avait été approuvée il y a qques mois par certains de tes collègues. --[[Utilisateur:ArséniureDeGallium|ArséniureDeGallium]] ([[Discussion utilisateur:ArséniureDeGallium|d]]) 14 janvier 2016 à 19:25 (UTC)
== [[Histoire de la Suisse (Rosier)]] ==
Après avoir créé les dernières pages, j'ai assemblé [[Histoire de la Suisse (Rosier)]] qui devrait devenir plus tard ''Histoire de la Suisse (Rosier)/Texte entier'', pour pouvoir lire l'ensemble du texte. J'ai aussi établi le sommaire général [[Histoire de la Suisse (Rosier)/Table]]. Si j'ai bien compris la structure en deux parties, 9 chapitres et 16 lectures, il me semble que les deux derniers chapitres sont mal numérotés. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] - 11 mars 2016 à 20:31 (UTC)
::{{ping|Wuyouyuan}}Bonjour, je ne suis pas encore arrivé au bout, mais j'ai l'impression qu'il n'y a que 7 chapitres. Les deux derniers ''chap.'' ne sont-ils pas, dans le résumé de la deuxième partie, le résumé des chapitres VI et VII ? soit 7 chapitres, 16 lectures et 2 résumés. Cordialement [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 11 mars 2016 à 21:14 (UTC)
:::En effet, c'est vous qui avez raison. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] - 11 mars 2016 à 21:39 (UTC)
== Share your experience and feedback as a Wikimedian in this global survey ==
<div class="plainlinks mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr">
Bonjour ! La Fondation Wikimédia vous demande votre avis dans une enquête. Nous souhaitons savoir si nous répondons bien à vos attentes dans votre travail sur les wikis et à l’extérieur, et ce que nous pouvons faire pour améliorer les choses à l’avenir.<ref group=survey>Le principal objectif de l’enquête est d’obtenir des retours sur le travail actuel de la Fondation Wikimédia, sans stratégie à long terme.</ref> Les opinions que vous partagez affecteront directement le travail actuel et futur de la Fondation Wikimédia. Vous avez été choisi au hasard pour répondre à l’enquête, car nous souhaitons obtenir des informations de la part de votre communauté Wikimédia. Afin de vous remercier pour le temps accordé, nous livrons 20 t-shirts Wikimédia à des personnes choisies au hasard parmi celles ayant répondu à l’enquête.<ref group=survey>Questions légales : pas d’achat nécessaire. Vous devez avoir l’âge de la majorité pour participer. Soutenu par la Fondation Wikimédia (Wikimedia Foundation) située au 149 New Montgomery, San Francisco, CA, USA, 94105. Se termine le 31 janvier 2017. Le don est annulé en cas d’infraction. [[m:Community Engagement Insights/2016 contest rules|Cliquez ici pour lire les règles du concours]].</ref> Le questionnaire est disponible dans différents langages et requiert entre 20 et 40 minutes pour être complété.
<big>'''[https://wikimedia.qualtrics.com/SE/?SID=SV_6mTVlPf6O06r3mt&Aud=VAE&Src=57VAEOP Répondez-y maintenant !]'''</big>
Vous pouvez lire davantage d’informations sur [[m:Community_Engagement_Insights/About_CE_Insights|ce projet]]. Cette enquête est hébergée par un service tiers et régie par sa [[:foundation:Community_Engagement_Insights_2016_Survey_Privacy_Statement|déclaration de confidentialité]]. Visitez notre [[m:Community_Engagement_Insights/Frequently_asked_questions|page des questions fréquentes]] pour trouver plus d’informations sur cette enquête. Si vous avez besoin d’aide supplémentaire, ou désirez vous désabonner des communications futures au sujet de cette enquête, envoyez un courrier électronique à surveys@wikimedia.org.
Merci !
--[[:m:User:EGalvez (WMF)|EGalvez (WMF)]] ([[:m:User talk:EGalvez (WMF)|talk]]) 13 janvier 2017 à 22:26 (UTC)
</div>
<!-- Message envoyé par User:EGalvez (WMF)@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Community_Engagement_Insights/MassMessages/Lists/2016/57-VAEOP&oldid=16205400 -->
<references group=survey />
== qui/qni ==
Bonjour, je vois [//fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Castets_-_La_Chanson_des_quatre_fils_Aymon,_1909.djvu/300&curid=1694776&diff=6755534&oldid=6518319 ici] que « qui » a été remplacé par « qni ». J'avais pourtant pris soins de vérifier sur le [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1116589/f301.image document source] avant de [//fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Castets_-_La_Chanson_des_quatre_fils_Aymon,_1909.djvu/300&diff=prev&oldid=6518319 modifier]. La courbe vers la droite en bas à gauche de la lettre m'aurait-elle trompé ? C'est pourtant [//fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2Fqni%2F+prefix%3A%22Page%3ACastets+-+La+Chanson+des+quatre+fils+Aymon%2C+1909.djvu%2F%22&title=Sp%C3%A9cial:Recherche&go=Lire&searchToken=wzipg8bzs920diaa4tizpz1b le seul] « qni » dans tout l'ouvrage... Une petite explication afin de satisfaire ma curiosité serait la bienvenue :-) Merci par avance. Cordialement, [[Utilisateur:Reptilien.19831209BE1|R]] <sup>[[[Discussion Utilisateur:Reptilien.19831209BE1|CQ, ici W9GFO]]]</sup> 2 juin 2017 à 18:34 (UTC)
:{{ping|Reptilien.19831209BE1}} J'avais entrepris de travailler il y a quelques mois sur ces pages pour y introduire les erratum, les numéros des laisses et les entêtes de pages . Puis je suis passé à autre chose (les chansons Elie de Saint Gille et Aiol). Tout ce travail est hors ligne sur mon ordinateur (jusqu'à la page 400) et j'ai commencé ces derniers jours à le transférer sur wikisource en même temps que j'ai entrepris de valider/revalider les dernières pages. Votre modification m'a échappé, pourtant , conscient de la possibilité d'une modification récente, je passe systématiquement par la visualisation des modifications. Mais je suis passé au travers sur cette page... désolé ... et merci de votre vigilance.
[[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 2 juin 2017 à 23:12 (UTC)
:: y'a aucun mal ;-) je pensais qu'il y avait une autre explication plus en rapport avec le texte. Bon courage pour la suite. [[Utilisateur:Reptilien.19831209BE1|R]] <sup>[[[Discussion Utilisateur:Reptilien.19831209BE1|CQ, ici W9GFO]]]</sup> 3 juin 2017 à 12:43 (UTC)
== Tableau Lausanne à travers les âges ==
Bonjour Manseng,
Je me suis permis de faire quelques modifications [[Page:Collectif_-_Lausanne_%C3%A0_travers_les_%C3%A2ges,_1906.djvu/102|à ce tableau]], sans parvenir à bout du léger décalage entre les colonnes des chiffres des deux derniers tableaux. C'est de l'ordre du pur détail visuel, mais je ne parviens pas à comprendre pourquoi. Auriez/ais-vous/tu une idée ? Amicalement, --[[Utilisateur:Jahl de Vautban|Jahl de Vautban]] ([[Discussion utilisateur:Jahl de Vautban|d]]) 7 décembre 2017 à 09:51 (UTC)
:{{ping|Jahl de Vautban}} Bonjour, effectivement c'était un peu de travers... J'ai mis un width="100%" pour les trois tables pour être sûr qu'elles ont la même largeur (en principe) . Ça a permis d'aligner la table 1 et la table 2. Par contre pour la table 3, qui a une colonne de moins que la table 2, il y avait aussi un problème de spacing/padding de cellules. J'avais déjà mis un cellspacing=0 : avec un cellpadding=0 en plus, ça marche donc (''même si je ne m'explique pas tout...'') Cordialement, [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 7 décembre 2017 à 13:57 (UTC)
== Share your experience and feedback as a Wikimedian in this global survey ==
<div class="mw-parser-output">
<div class="plainlinks mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr">
Bonjour ! La Fondation Wikimédia vous demande votre avis dans une enquête. Nous souhaitons savoir si nous répondons bien à vos attentes dans votre travail sur les wikis et à l’extérieur, et ce que nous pouvons faire pour améliorer les choses à l’avenir. Les opinions que vous partagez affecteront directement le travail actuel et futur de la Fondation Wikimédia. Vous avez été choisi·e au hasard pour répondre à l’enquête, car nous souhaitons obtenir des informations de la part de votre communauté Wikimédia. Le questionnaire est disponible dans différentes langues et requiert entre 20 et 40 minutes pour être complété.
<big>'''[https://wikimedia.qualtrics.com/jfe/form/SV_5ABs6WwrDHzAeLr?aud=VAE&prj=ot&edc=6&prjedc=ot6 Répondez-y maintenant !]'''</big>
Vous pouvez trouver davantage d’informations concernant cette enquête [[m:Special:MyLanguage/Community_Engagement_Insights/About_CE_Insights|sur la page du projet]] et voir comment vos retours aident la Fondation Wikimédia à prendre en charge des contributeurs comme vous. Cette enquête est hébergée par un service tiers et régie par cette [[:foundation:Community_Engagement_Insights_2018_Survey_Privacy_Statement|déclaration de confidentialité]] (en anglais). Visitez notre [[m:Special:MyLanguage/Community_Engagement_Insights/Frequently_asked_questions|page des questions fréquentes]] pour trouver plus d’informations sur cette enquête. Si vous avez besoin d’aide supplémentaire, ou désirez vous désabonner des communications futures au sujet de cette enquête, envoyez un courrier électronique via la fonctionnalité EmailUser à [[:m:Special:EmailUser/WMF Surveys|WMF Surveys]] pour être supprimé·e de la liste.
Merci !
</div> <span class="mw-content-ltr" dir="ltr">[[m:User:WMF Surveys|WMF Surveys]]</span>, 29 mars 2018 à 18:36 (UTC)
</div>
<!-- Message envoyé par User:WMF Surveys@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Community_Engagement_Insights/MassMessages/Lists/2018/ot6&oldid=17881403 -->
== Reminder: Share your feedback in this Wikimedia survey ==
<div class="mw-parser-output">
<div class="plainlinks mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr">
Chaque réponse à cette enquête peut aider la Fondation Wikimédia à améliorer votre expérience sur les projets Wikimédia. Jusqu’à présent, nous n’avons entendu que 29% des contributeurs Wikimédia. Le sondage est disponible dans plusieurs langues et prend entre 20 et 40 minutes pour être complété. '''[https://wikimedia.qualtrics.com/jfe/form/SV_5ABs6WwrDHzAeLr?aud=VAE&prj=ot&edc=6&prjedc=ot6 Répondez-y maintenant.]'''
Si vous avez déjà répondu à ce sondage, nous sommes désolé que que vous receviez ce rappel. Nous avons conçu le sondage afin qu'il soit impossible de savoir qui a répondu, aussi nous devons envoyer les rappels à tout le monde.
<span class="mw-translate-fuzzy">Si vous souhaitez ne pas recevoir le prochain rappel ou un autre sondage, envpyez un courriel en utilisant la fonction d'envoi à [[:m:Special:EmailUser/WMF Surveys|WMF Surveys]]</span>. Vous pouvez également envoyer toute question que vous auriez à cette adresse d’utilisateur. [[m:Community_Engagement_Insights/About_CE_Insights|Lisez-en plus sur cette enquête sur la page du projet.]] Le sondage est hébergé par un service tiers et régi par cette [[:foundation:Community_Engagement_Insights_2018_Survey_Privacy_Statement|déclaration de confidentialité]] de la Fondation Wikimédia. Merci !
</div> <span class="mw-content-ltr" dir="ltr">[[m:User:WMF Surveys|WMF Surveys]]</span>, 13 avril 2018 à 01:34 (UTC)
</div>
<!-- Message envoyé par User:WMF Surveys@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Community_Engagement_Insights/MassMessages/Lists/2018/ot6&oldid=17881403 -->
== Your feedback matters: Final reminder to take the global Wikimedia survey ==
<div class="mw-parser-output">
<div class="plainlinks mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr">
Bonjour ! Voici un dernier message pour vous rappeler que le questionnaire de l’enquête de la Fondation Wikimédia se fermera le '''23 avril 2018 à 07 h (UTC)'''. Le questionnaire est disponible dans différentes langues et demande entre 20 et 40 minutes pour être complété. '''[https://wikimedia.qualtrics.com/jfe/form/SV_5ABs6WwrDHzAeLr?aud=VAE&prj=ot&edc=6&prjedc=ot6 Répondez-y maintenant.]'''
'''Si vous avez déjà participé à ce sondage, merci ! Nous ne vous dérangerons plus.''' Nous avons conçu le sondage afin qu'il soit impossible de savoir qui a répondu, aussi nous devons envoyer les rappels à tout le monde. Pour vous désabonner des sondages futurs, envoyez un courrier électronique via la fonctionnalité EmailUser à [[:m:Special:EmailUser/WMF Surveys|WMF Surveys]]. Vous pouvez également envoyer toute question que vous auriez à cette adresse d’utilisateur. [[m:Community_Engagement_Insights/About_CE_Insights|Lisez-en plus sur cette enquête sur la page du projet.]] Le sondage est hébergé par un service tiers et régi par cette [[:foundation:Community_Engagement_Insights_2018_Survey_Privacy_Statement|déclaration de confidentialité]] de la Fondation Wikimédia.
</div> <span class="mw-content-ltr" dir="ltr">[[m:User:WMF Surveys|WMF Surveys]]</span>, 20 avril 2018 à 00:44 (UTC)
</div>
<!-- Message envoyé par User:WMF Surveys@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Community_Engagement_Insights/MassMessages/Lists/2018/ot6&oldid=17952438 -->
== Utilisation du modèle {{m|M.}} et surtout {{{m|MM.}} ==
Salut, et merci pour ton gros travail de correction sur [[Livre:Agoult - Histoire de la révolution de 1848, tome 2.djvu]]
J'ai vu que tu as utilisé systématiquement ces modèles sur les ministres et députés. C'est très bien pour l'abbréviation. La fonction de liaison, elle, est juste destinée à éviter que l'abréviation se retrouve seule en bout de ligne, pas à désigner toutes les personnes qui suivent...
Donc il ne faut lier que le premier mot qui suit l'abbréviation dans le modèle, car c'est un modèle qui sert à "lier" les mots...
Quand tu écris <nowiki>{{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}</nowiki> tu forces des insécables entre chacun des noms, ce qui peut aboutir à des lignes plus longues que la largeur de l’écran - J'ai donc entrepris de les [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Agoult_-_Histoire_de_la_r%C3%A9volution_de_1848,_tome_2.djvu/505&diff=9428490&oldid=9419249&diffmode=source corriger] ^^
Merci d'éviter à l'avenir d'en mettre trop dedans, et bonne continuation, --[[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (dite ''le bot de service'')]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 13 février 2019 à 14:14 (UTC)
::{{ping|Hsarrazin}}
:: Bonjour , en fait ces modèles n'ont pas l'inconvénient que tu cites : Contrairement au modèle {{m|lié}}, ils ajoutent '''un seul''' espace insécable après la civilité. Le reste est restitué tel que et n'empêche pas les ruptures de ligne ni la justification. Exemple (faire varier la largeur de la fenetre du navigateur au besoin) :
:::{{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne}}, {{MM.|Dufaure, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}, {{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, Thiers}}, {{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}, {{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}, {{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}, {{MM.|Duvergier, de Hauranne, Thiers}}, {{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}, {{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}, {{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}
::Il me semblait plus logique, "sémantiquement", d'englober dans le modèle tous le ou les noms qui sont concernés par l'abbréviation.(voir l'exemple dans la documentation de {{m|Mmes}})
::Mais ça n'a pas vraiment d'importance d'un point de vue strictement restitution.
::Cordialement [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 13 février 2019 à 16:17 (UTC)
:::ah ! autant pour moi, alors... toutes mes excuses... je pensais qu'il liait tout le contenu... {{merci}} pour cette info, qui va me simplifier la validation ! --[[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (dite ''le bot de service'')]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 13 février 2019 à 17:44 (UTC)
== Histoire de la Révolution de 1848 ==
Bonsoir,
J'ai terminé la correction des pages restantes, à l'exclusion des pages qui contiennent des tableaux complexes, que je te laisse (j'ai toujours été minable sur les tableaux).
Pour les Documents historiques, penses-tu qu'il vaut mieux transclure en bloc, ou document par document ? auquel cas, il faudrait insérer la liste des documents dans la table des matières, et ajouter des sections...
Qu'en dis-tu ? --[[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (dite ''le bot de service'')]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 14 février 2019 à 20:15 (UTC)
PS : en attendant, j'ai ajouté le reste du tome 1 au défi, histoire d'avoir un ensemble complet {{clin}}
:: {{ping|Hsarrazin}}
:: Bonsoir, je crois que ce serait mieux qu'il y ait une liste, pour avoir une vue d'ensemble de ces documents historiques et donc de transclure document par document.
:: Pour la liste des documents il y a deux façons de faire.
:: La liste des documents pourrait être ajoutée à la table des matière du Tome 2, mais ça l'allongerait pas mal et elle ne serait plus conforme au fac-similé
:: sinon transformer le [[Histoire de la Révolution de 1848/Documents historiques (2)|{{sc|Documents historiques}}]] en une "sous-table des matières" mais je ne sais pas ce que ça donne ensuite pour les entêtes et la navigation.
:: A part ça, je n'ai pas vraiment d'avis entre les deux.
:: Pour les documents que j'ai traités, j'avais déjà mis les sections (s1, s2 voire s3), au cas où ...
:: Je retourne à mes tableaux ! On en vient bientôt à bout de ce tome...
:: [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 14 février 2019 à 21:03 (UTC)
:::pour ce genre de bidouille sur le Sommaire, je le fais généralement dans la page de Tdm, en mettant les ajouts en <nowiki><includeonly></nowiki> - ainsi, en affichage, la page est correcte, et en transclusion, on peut naviguer sans complication ;)
:::il va falloir reprendre les sections, car je n'en ai pas mis dans les quelques pages que j'ai corrigées (assez peu, en fait) - Il faudra aussi vérifier l'uniformité des titres de documents, car je ne suis pas sûre que toutes les pages aient utilisé la même mise en forme ^^
:::bon courage pour tes tableaux ! {{sourire}} --[[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (dite ''le bot de service'')]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 14 février 2019 à 21:08 (UTC)
:::: {{ping|Hsarrazin}} ça me va.
::::Je viens de m'apercevoir que j'avais oublié un <nowiki></div></nowiki> dans un tableau, ce qui devait perturber la transclusion de chapitres suivants ! C'est rectifié. La transclusion document par document aurait de toute façon fait disparaître le problème. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 14 février 2019 à 21:52 (UTC)
:::::{{bravo}} pour la validation ! les tableaux ne passeront pas à l'export, mais ils sont superbes ! --[[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (dite ''le bot de service'')]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 15 février 2019 à 08:28 (UTC)
:::::: {{ping|Hsarrazin}} pour l'export, il suffirait de réduire la police, de changer les marges et de trouver une bonne loupe.
:::::: Je ne sais pas si on peut faire une ''version'' pour l'export, mais en remplaçant le début des pages par '''<nowiki><div > ... {| style="font-size:37.5%;border:1px solid black;" cellpadding=2 cellspacing=0 ...</nowiki>''', ça tient sur une ''page normale''
:::::: [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 15 février 2019 à 08:45 (UTC)
:::::::non, les tableaux sont illisibles en epub sur liseuses ^^ - en pdf, pas de problème par contre... {{sourire}} --[[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (dite ''le bot de service'')]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 15 février 2019 à 08:51 (UTC)
== Community Insights Survey ==
<div class="plainlinks mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr">
'''Faites part de votre expérience dans cette enquête'''
Bonjour {{PAGENAME}},
La Wikimedia Foundation sollicite votre point de vue dans une enquête sur votre expérience avec {{SITENAME}} et Wikimedia. L’objectif de cette enquête est de savoir à quel niveau la ''Foundation'' soutient correctement (ou non) votre travail sur le wiki, et de quelle manière nous pouvons changer ou améliorer les choses à l’avenir. Les avis que vous émettrez impacteront directement le travail actuel et futur de la Wikimedia Foundation.
Merci de prendre 15 à 25 minutes pour '''[https://wikimedia.qualtrics.com/jfe/form/SV_0pSrrkJAKVRXPpj?Target=CI2019List(other,act5) donner votre point de vue à travers cette enquête]'''. Elle est disponible dans plusieurs langues.
Cette enquête est hébergée par un tiers et [https://foundation.wikimedia.org/wiki/Community_Insights_2019_Survey_Privacy_Statement régie par cette déclaration de confidentialité] (en anglais).
Vous pouvez lire [[m:Community Insights/Frequent questions|plus d’informations sur ce projet]]. [mailto:surveys@wikimedia.org Envoyez-nous un courriel] si vous avez une quelconque question ou si vous ne voulez pas recevoir d’autres messages concernant cette enquête.
Cordialement,
</div> [[User:RMaung (WMF)|RMaung (WMF)]] 9 septembre 2019 à 14:34 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:RMaung (WMF)@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=CI2019List(other,act5)&oldid=19352874 -->
== Reminder: Community Insights Survey ==
<div class="plainlinks mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr">
'''Faites part de votre expérience dans cette enquête'''
Bonjour {{PAGENAME}},
Il y a quelques semaines, nous vous avons invité à participer à l’enquête sur les Perspectives de la communauté. Il s’agit de l’enquête annuelle de la Wikimedia Foundation auprès de nos communautés internationales. Nous voulons savoir à quel niveau nous soutenons correctement (ou non) votre travail sur le wiki. Nous avons atteint 10% de notre objectif de participation. Si vous n’avez pas encore participé à l’enquête, vous pouvez nous aider à atteindre notre objectif ! '''Votre voix compte à nos yeux'''.
Merci de prendre 15 à 25 minutes pour '''[https://wikimedia.qualtrics.com/jfe/form/SV_0pSrrkJAKVRXPpj?Target=CI2019List(other,act5) donner votre point de vue à travers cette enquête]'''. Elle est disponible dans plusieurs langues.
Cette enquête est hébergée par un tiers et [https://foundation.wikimedia.org/wiki/Community_Insights_2019_Survey_Privacy_Statement régie par cette déclaration de confidentialité] (en anglais).
Vous pouvez lire [[m:Community Insights/Frequent questions|plus d’informations sur ce projet]]. [mailto:surveys@wikimedia.org Envoyez-nous un courriel] si vous avez une quelconque question ou si vous ne voulez pas recevoir d’autres messages concernant cette enquête.
Cordialement,
</div> [[User:RMaung (WMF)|RMaung (WMF)]] 20 septembre 2019 à 19:14 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:RMaung (WMF)@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=CI2019List(other,act5)&oldid=19395141 -->
== Reminder: Community Insights Survey ==
<div class="plainlinks mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr">
'''Faites part de votre expérience dans cette enquête'''
Bonjour {{PAGENAME}},
Il reste quelques semaines seulement pour participer à l’enquête sur les Perspectives de la communauté ! Nous avons atteint 30% de notre objectif de participation. Si vous n’avez pas encore participé à l’enquête, vous pouvez nous aider à atteindre notre objectif !
Avec ce sondage, la Wikimedia Foundation recueille un retour sur le niveau de qualité de notre soutien de votre travail sur le wiki. Seules 15–25 minutes sont nécessaires pour achever de répondre à l’enquête, et cela a un impact direct sur le soutien que nous apportons.
Merci de prendre 15 à 25 minutes pour '''[https://wikimedia.qualtrics.com/jfe/form/SV_0pSrrkJAKVRXPpj?Target=CI2019List(other,act5) donner votre point de vue à travers cette enquête]'''. Elle est disponible dans plusieurs langues.
Cette enquête est hébergée par un tiers et [https://foundation.wikimedia.org/wiki/Community_Insights_2019_Survey_Privacy_Statement régie par cette déclaration de confidentialité] (en anglais).
Vous pouvez lire [[m:Community Insights/Frequent questions|plus d’informations sur ce projet]]. [mailto:surveys@wikimedia.org Envoyez-nous un courriel] si vous avez une quelconque question ou si vous ne voulez pas recevoir d’autres messages concernant cette enquête.
Cordialement,
</div> [[User:RMaung (WMF)|RMaung (WMF)]] 4 octobre 2019 à 17:04 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:RMaung (WMF)@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=CI2019List(other,act5)&oldid=19435548 -->
== [[Livre:Gautier - La Chanson de Roland - 1.djvu|La Chanson de Roland]] ==
{{Ping|Manseng}} bonjour.
Suite à la réparation du DjVu par Shev123, j'ai procédé au renommage de ce tome 1. Il reste à corriger quelques pages mais surtout à revoir la transclusion du chap. 3 qui est chamboulée à cause du rajout de certaines pages. J'ai bien essayé de m'y coller mais, désolé, je ne comprends pas du tout la syntaxe utilisée !
Pourriez-vous vous en charger ?
Dans l'attente de vous lire, cordialement, --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 25 novembre 2019 à 14:42 (UTC)
: {{Ping|*j*jac}} bonjour,
: j'ai vu que vous étiez en train de réparer les pages manquantes, avec [[Utilisateur:Shev123|Shev123]], et je vous en remercie tous les deux : c'est une très bonne chose.
: Pour la transclusion, elle est "manuelle" pour pouvoir respecter la juxtaposition du texte et de sa traduction, ligne à ligne, laisse à laisse .(voir plus haut, la discussion avec Wuyouyuan en avril 2013). L'inconvénient c'est que je dois reporter toute modification apportée par quiconque au texte dans la transclusion notamment lors d'une validation : j'y veille.
: Il est donc effectivement mieux que je me charge des modifications nécessaires suite à l'ajout de ces pages. Je m'y mets cette semaine.
: Surtout qu'il y a quelques écarts entre ces nouvelles pages, et le texte que j'avais mis à la place : je vais relire tout ça.
:: Merci encore, je n'étais pas vraiment satisfait de ce travail non terminé.
:: cordialement [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 25 novembre 2019 à 15:57 (UTC)
:::{{Ping|Manseng}} super ! C'est vraiment une belle œuvre qui mérite le soin que vous lui apportez. Merci ! --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 25 novembre 2019 à 17:00 (UTC)
== Vous avez reçu un courriel un peu plus tôt ce mois ==
Bonjour {{PAGENAME}}: Veuillez vérifier vos courriers électroniques ! Objet: "The Community Insights survey is coming!" Nous nous tenons à votre disposition pour toutes questions: surveys@wikimedia.org.
Désolé pour le désagrément, [[:w:fr:Special:Diff/175001885|lire mon explication ici]].
[[Utilisateur:MediaWiki message delivery|MediaWiki message delivery]] ([[Discussion utilisateur:MediaWiki message delivery|d]]) 24 septembre 2020 à 17:37 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:Samuel (WMF)@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Samuel_(WMF)/Community_Insights_survey/fr&oldid=20476323 -->
== Validation et correction ==
{{ping|Manseng}} merci beaucoup pour toutes vos validations sur la [[Grammaire égyptienne (Champollion, 1836)|Grammaire égyptienne]] => ça me fait plaisir de voir que ces pages (qui prennent beaucoup de temps à réaliser) intéressent quelqu'un.. {{clin}} Par contre, pourquoi ne validez-vous pas les pages ou il n'y a qu'une image de tableau ? (certes, il n'y a pas de texte à vérifier, mais si l'image est la bonne et qu'il n'y a pas de problème, il n'y a pas de raison que ces pages ne passent pas au "vert" comme les autres)…
Bon, je ne fais des pages que de temps en temps, et pas de manière continue… n'hésitez pas si cela vous intéresse d'en corriger aussi.
Autre sujet, je m'intéresse à [[Guillaume d’Orange, le marquis au court nez]], livre sur lequel vous avez participé. Je compte en faire la validation dans quelques temps… Par compte, il reste une page et une seule qui n'a pas été corrigée : [[Page:Guillaume d’Orange, le marquis au court nez (trad. Jonckbloet).djvu/94]] => pourrez-vous la corriger pour que je puisse tout valider par la suite ?
encore une fois {{merci}}, Laurent --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 7 décembre 2020 à 10:49 (UTC)
:{{ping|Lorlam}} Bonjour, j'ai juste levé le pied ces derniers jours sur mon activité WS. Il est certain qu'il n'y a rien à valider sur ces pages, mais comme je profite de la validation pour essayer de comprendre un peu les hiéroglyphes, je comptais examiner ces tableaux un peu en détail. Mais je vais m'y remettre.
:Par ailleurs j'envisage de transformer en caractères coptes tous les textes coptes (sauf bien sûr ceux qui sont dans les tableaux ou les planches) et donc de remplacer un certain nombre d'incrustations d'images. Est-ce-que ça vous convient ? Il faut un peu jouer sur la taille des caractères, qu'est-ce que ça donne sur un autre ordinateur ?
:J'ai commencé aussi à extraire les planches en couleur du fac-similé Gallica, et à les passer sur fond blanc. Je me demande si on ne pourrait pas les insérer dans cette transcription, avec l'avertissement qui va bien en page de discussion ? Ce n'est pas seulement pour faire beau, car, pour ces planches, la couleur est nécessaire à la lecture du texte.
:Pour [[Page:Guillaume d’Orange, le marquis au court nez (trad. Jonckbloet).djvu/94]], la page était resté "à problème" pour un problème de fac-simile. Je l'ai passée à l'état corrigée. Merci pour la validation de l'ouvrage.
: Bonne journée, [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 8 décembre 2020 à 07:50 (UTC)
::{{ping|Manseng}} Bonjour. Cela me convient tout à fait que vous remplaciez les images des caractères coptes par des "vrais" caractères en unicode. J'étais tout à fait d'accord avec la remarque faite sur le Scriptorium, mais je ne l'avais pas fait jusqu'à présent, car je pensais que cela me prendrait trop de temps de faire la manip de recherche un à un des bons caractères. Mais je "valide" tout à fait ce choix !!!
::Pour la suite, je pense que je vais un peu "lever le pied" (ou plutôt les doigts sur le clavier) sur la retranscription de ces pages, car, cela prend beaucoup de temps et que j'ai aussi un travail en dehors de WS !!! Par contre, si jamais vous aviez la possibilité et la volonté de prendre la suite, je serais heureux de changer de rôle et de faire de la validation… car je trouve ce sujet passionnant ! {{clin}} Laurent --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 8 décembre 2020 à 12:21 (UTC)
== Pages d’histoire socialiste ==
Merci pour les tableaux. Pourras-tu aussi contrôler les atableaux sur les [[Page:Tcherkesoff - Pages d’histoire socialiste, I, 1896.djvu/28|26]], 27, 30 et 31 ; et les pages 34 et 35 restent à faire. --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 décembre 2022 à 16:42 (UTC)
== Un noinclude dans un tableau dans une note de bas de page ==
Salut,
Pourrais-tu jeter un œil sur cette [[Page:Revue des Deux Mondes - 1843 - tome 1.djvu/475|page]], je ne comprends pas ce que je fais de faux. [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 10 septembre 2023 à 20:52 (UTC)
:{{ping|Berniepyt}} Bonsoir
:J'avais un peu oublié mais les directives ''noinclude'' et ''includeonly'' ne fonctionnent pas dans les notes . Voir [[Wikisource:Scriptorium/Décembre_2008#<ref>_a-t-il_subi_des_changements_?]] et [[Wikisource:Scriptorium/Avril_2016#balises_includeonly_noinclude_,_dans_les_notes]]
:Je ne sais pas s'il y a une autre possibilité que :
:- laisser comme c'est
:- de regrouper la note sur une seule page
:- ou mettre les balises ''ref'' à l'intérieur des balises ''include/noinclude'' et non le contraire, quite à multiplier les balises ''ref follow'' sur une même page pour éviter de trop dupliquer le texte
:C'est ce que j'ai fait sur les pages que tu m'as signalées.
:J'ai refermé la table entre les deux pages : en l'occurrence ça ne pose pas de problème d'alignement de colonnes.
:Il y a peut-être moyen d'éviter de fermer et réouvrir la table en ajoutant aussi une balise ''ref Follow'' sur la première page.
:[[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 11 septembre 2023 à 00:00 (UTC)
::Merci pour ta réactivité. Je suis un peu "vexé" de ne pas avoir pensé moi-même à cette solution. Elle est claire sinon élégante… Pourrais-tu valider la page qui reste encore à l'état « corrigé » (j'ai réussi à supprimer une ligne blanche dérangeante). Bernard. [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 11 septembre 2023 à 09:14 (UTC)
:::{{ping|Berniepyt}} J'ai validé la page. Mais la suppression de la ligne blanche avec <code>style="display:inline-block; vertical-align:top"</code> provoquait un décalage des tables dans la transclusion.
:::J'ai remplacé par <code>style="margin-top:-1.5em;"</code> , mais je ne maîtrise pas assez tout ça pour être sûr que c'est la bonne solution. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 11 septembre 2023 à 11:59 (UTC)
== Rappel : votez maintenant pour sélectionner les membres de la première U4C ==
<section begin="announcement-content" />
:''[[m:Special:MyLanguage/Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Election/2024/Announcement – vote reminder|Ce message est également traduit dans d'autres langues sur Meta-wiki.]] [https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Special:Translate&group=page-{{urlencode:Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Election/2024/Announcement – vote reminder}}&language=&action=page&filter= {{int:please-translate}}]''
Chères Wikimédiennes et Wikimédiens,
Vous recevez ce message parce que vous avez déjà participé au processus du CdCU.
Ceci est un rappel que la période de vote pour le Comité de Coordination du Code de Conduite Universel (U4C) se terminera le 9 mai 2024. Lisez les informations sur la page de [[m:Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Election/2024|vote sur Meta-wiki]] pour en savoir plus sur le vote et l'éligibilité des personnes votantes.
Le comité de coordination du code de conduite universel (U4C) est un groupe mondial qui se consacre à la mise en œuvre équitable et cohérente du code de conduite universel. Les membres de la communauté ont été invités à soumettre leur candidature à l'U4C. Pour plus d'informations et pour connaître les responsabilités de l'U4C, veuillez [[m:Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Charter|consulter la charte de l'U4C]].
Veuillez partager ce message avec les membres de votre communauté afin qu'ils puissent également participer.
Au nom de l’équipe du projet de CdCU,<section end="announcement-content" />
[[m:User:RamzyM (WMF)|RamzyM (WMF)]] 2 mai 2024 à 23:11 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:RamzyM (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2024/Previous_voters_list_2&oldid=26721207 -->
== Onlysection ==
Bonjour,
En transclusion, si on utilise "onlysection", cela veut dire que la section doit être présente sur toutes les pages (sinon, les pages où elle ne figure pas ne seront pas transcluses, ce qui ne saute pas aux yeux, puisque ça commence et finit correctement). Il vaut donc mieux indiquer fromsection et tosection, c'est plus sûr. J'ai effectué quelques modifications sur les pages de [[Le Caucase (Dumas)]] ; il reste les chapitres 28, 48, 54 et 61 à corriger. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 mai 2024 à 16:45 (UTC)
== Fac-similé du Dictionnaire de Bayle ==
Bonjour Manseng !
Je vous vois travailler sur le Dictionnaire de Bayle. Mais le fac-similé est assez dur à voir, je trouve.
Depuis qu'il a été importé, Gallica a fait une autre numérisation du Dictionnaire, avec des caractères moins flous, plus lisibles, surtout pour les notes de bas de page : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3040352f/f348.item exemple de la p.332 du tome 13] comparé [[Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/340|à l'actuelle sur Wikisource]].
Est-ce que vous désirez rester avec le fac-similé actuel ?
Sinon, vous pouvez [[Aide:Demander l’importation d’un livre|demander l’importation d’un livre]] ou formulez votre : <span class="plainlinks" style=" margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Aide:Demander l’importation d’un livre|action=edit§ion=new&preload=Modèle:DemandeLivre}} {{Bouton cliquable|Demande d’importation de livre|couleur=white}}]</span>
Bonne suite de votre travail d'édition !
-[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 11 avril 2026 à 07:31 (UTC)
:Bonsoir [[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]]
:C'est vrai que le fac-simile est franchement mauvais. Il y a même des trous sur certaines pages. En pratique je travaille déjà avec le nouveau fac-simile, sinon ça ne serait pas possible ! Mais ce sera mieux, pour d'éventuels valideurs, de le changer.
:Je vais suivre votre suggestion et faire une demande d'importation, mais il faudra supprimer les 11 premières pages et les 6 dernières pour respecter la pagination actuelle.
:Merci [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 11 avril 2026 à 18:34 (UTC)
==À lire ==
À lire sur Beauduin de Sebourc: [[Page:Charles Lenient, La satire en France au Moyen Âge (1859).pdf/198]] et ss. --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 22 juillet 2026 à 15:56 (UTC)
:Bonsoir [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]]
:Merci ! ce résumé et ces éléments de contexte manquent vraiment dans l'édition de 1841. J'ai profité de ma lecture de ces pages pour en poursuivre la mise en forme. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 22 juillet 2026 à 21:02 (UTC)
::Pour préparer une traduction brute en néerlandais: j'ai mis '''avec AI''' une page en Français moderne [[Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/23]], est-ce que cela est fonctionnel? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 août 2026 à 13:41 (UTC)
:::Bonjour [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]],
:::- personnellement je ne suis pas favorable à ajouter quoique ce soit aux œuvres qu'on met en forme sur Wikisource : commentaires, traductions. Même l'ajout de liens externes à l’œuvre me paraissent problématiques.
:::- Pour moi il s'agit de créations nouvelles qui devraient être éditées ailleurs que sur Wikisource.
:::Ce sujet a été débattu à plusieurs reprises sur le scriptorium, et je ne sais pas trop s'il y a eu finalement une conclusion, ni laquelle.
:::- Quoiqu'il en soit l'ajout d'une traduction me paraît poser un sérieux problème sur ce que signifie la "validation" sur WS.
:::Je ne suis pas expert de littérature, de linguistique, ni du moyen-âge : je n'ai aucune formation, qualification, pour vérifier ce que peut produire l'IA, corriger les erreurs, contre-sens qu'elle ne manquera pas de produire.
:::Et sans parler des effets littéraires eux mêmes , poétiques , comiques , etc...
:::Par expérience sur WS, je connais et comprends un peu ces chansons de geste , mais c'est tout. (Et j'ai une grande méfiance envers l'IA).
:::Je comprends l'intérêt que vous avez pour produire une traduction en français moderne puis en néerlandais (mais pour moi c'est une création nouvelle qui est à faire quelque part sous votre signature).
:::Vous comprendrez que je ne souhaite pas m'engager dans cette voie, et que ma "validation" se limitera au texte issu du fac-simile.
:::Pour le reste je vous suggère d'expliquer votre démarche en page de discussion, voire sur le scriptorium, selon ce qui y a déjà été débattu sur le sujet. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 5 août 2026 à 07:56 (UTC)
::::Tu donnes une opinion sur AI, j'aurais aimé ton opinion sur la qualité de la traduction AI. J'ai essayé plusieurs façons de traduire le texte. Faire d'abord une traduction en Français moderne donnait un meilleur texte en Néerlandais. J'étais surpris que AI faisait ces deux étapes d'un seul coup.
::::Nouvelle surprise: AI me donne cette double traduction seulement pour les pages que j'avais déja traduit moi-même. Pour les pages suivantes que j'ai essayé, AI ne donne qu'une résumé aves liens vers des dictionnaires et glossaires. J'ai transféré le AI-texte à la page de discussion. [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 5 août 2026 à 08:26 (UTC)
:::::Comme je te dis c'est difficile de juger la qualité de cette traduction.
:::::Je n'ai pas vu de faute manifeste de français, le texte est compréhensible, en bon français ,dans un style un peu vieillot, qui peut très bien convenir.
:::::Mais pour la qualité de la traduction, je vois déjà une erreur potentielle : je ne suis pas sûr qu'il faille traduire ''"n'i soïés pas habitant"'' par ''"n'y soyez pas habitants."'' Le sens est douteux ... habitants de l'enfer ? au présent, avant la mort ?
:::::Je pense que ça pourrait être ''"ne soyez pas possédés par eux"'' ou ''"n'ayez pas commerce avec"'' (les ennemis issus de l'enfer). En tous cas selon Godefroy ''"habiter"'' semble plutôt dans le registre du ''"péché"'' cf https://micmap.org/dicfro/search/dictionnaire-godefroy/habiter Seuls des experts pourraient dire. Je crains que l'IA tombe dans pas mal d'erreurs et contresens difficiles à détecter.
:::::Quant au phénomène sur la double traduction, il est possible que AI ait trouve la page que vous avez produite et l'a utilisé comme source pour continuer. Prendre ses propres productions comme source de savoir , c'est un des risques connus de l'IA. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 5 août 2026 à 12:22 (UTC)
::::::Je considère le résultat comme ''brouillon de traduction'': pas de valeur linguistique, mais pour moi utile pour comprendre ce roman historique en langue ''ancienne'' et ''étrangère pour moi''.
::::::Ton exemple ''habitant'' (habité par le diable, possédé) est bien choisi: le linguiste/traducteur se pose la question: que signifie? mais le lecteur saisit le sens: éviter l'enfer, le diable. Je suis ici d'abord lecteur. J'apprécie le récit mieux maintenant que je le lis dans ma langue maternelle. Mais en même temps mon intérêt dans la question linguistique a grandi. Et AI est alors un robot rapide pour collecter des donnés linguistiques.
::::::Partant de ''notre'' transclusion sur s:fr, j'ai réussi en deux jours la traduction AI de la première parti (Chant 1 à 13) en néerlandais. ''Google translate'' est reproductible, même pour des longs textes, mais clairement inutilisable. Le google chat ''AI'' n'est pas reproductible, plutôt variable, versatile, mais reste assez proche du sens de la texte-source; et AI donne à la demande des explications, y compris des glossaires.
::::::Je n'utilisait que peu AI, n'aimait pas AI comme moteur de recherche. C'est ma première expérience AI d'un caractère recherche scientifique. Je comprends maintenant mieux la nécessité de la précision des questions à poser à AI: autant d'essais, autant de traductions différentes ou seulement des résumés.
::::::Par exemple : tu pourras posez la question sur google AI, en copiant ceci :<br>
::::::<i>chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte en Français moderne, en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/36 </i> Il faudra d'abord ouvrir et laisser ouvert la page-source (ici:36) dans un autre fenêtre de l'ordinbateur.
C'est probablement la raison que la traduction, posée dans ce contexte plus précise d'ancien Français, AI donne meilleur résultat que google translate.<br>
::::::Merci pour ton aide sur ce livre. [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 6 août 2026 à 20:11 (UTC)
:::::::Bonjour Manseng, as-tu vu déjà [[Wikisource:Scriptorium#Traduction ancien français avec AI]] ? Peut-être voudra-tu laisser un commentaire. [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 8 août 2026 à 15:19 (UTC)
dmnwry3kq1apb6il0co1wa161mtmocr
15971408
15971400
2026-08-08T15:21:27Z
Havang(nl)
12550
/* À lire */
15971408
wikitext
text/x-wiki
{{bienvenue}}[[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 avril 2011 à 14:14 (UTC)
== Balise "poem" ? ==
Bonjour,
Je viens de patrouiller quelques unes de tes pages récentes, et je me demandais pourquoi tu n'utilisais pas les balises <nowiki><poem> </poem></nowiki> au lieu de mettre des <nowiki><br /></nowiki> à chaque ligne (voir [[Aide:Poème]]) ? As-tu une raison technique ou bien est-ce juste une habitude, ou encore la reproduction d'une mise en forme vue ailleurs ? - N'hésites pas à me contacter si tu souhaites plus d'explications {{sourire}} --[[Utilisateur:Hsarrazin|Cordialement, Hélène]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 17 décembre 2011 à 23:20 (UTC)
: Bonjour,
: En pratique quand j'ai commencé à travailler sur ce livre, quelques pages étaient déjà mises en forme avec des <nowiki><br ></nowiki> et avec les modèles ''versRoland'' et ''laisseRoland''. Débutant, j'ai continué sur ce principe. Maintenant que la numérisation est terminée, je m'attache à faire les dernières vérifications et à rendre strictement homogènes la mise en forme des laisses au travers des différentes pages.
:Concernant les balises <nowiki><poem></poem></nowiki> , j'ai commencé à les utiliser dans l'Introduction .
:J'ai fait un essai sur la chanson de Roland elle-même : ça semble compatible avec les modèles ''VersRoland'', ''AoiRoland'' et ''LaisseRoland'', à condition de supprimer quelques lignes vides.
:Il faudrait que je voie ce que ça donne avec les titres, et les séparateurs... et dans le document assemblé. (J'ai eu des surprises dans l'introduction).
:De plus, le texte est divisé en sections (les laisses). L'idée est, je pense, d'extraire ces sections , pour mettre en vis à vis, les laisses en ancien français, et leur traduction ... comme là [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique/Première partie|http://fr.wikisource.org/wiki/La_Chanson_de_Roland/L%C3%A9on_Gautier/%C3%89dition_classique/Premi%C3%A8re_partie]] .
:Qu'est ce que donnera l'extraction de sections avec les balises <nowiki><poem></poem></nowiki> ?
:Quoiqu'il en soit , penses-tu que c'est préférable d'utiliser <nowiki><poem></nowiki> ? Quel est l'avantage ? Perso, les <nowiki><br/></nowiki> ça ne me gène pas, et c'est un gros travail de tout reprendre... ou il faut que j'apprenne les robots.
::Cordialement [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 18 décembre 2011 à 00:51 (UTC)
:::Bonjour Manseng, je me doutais un peu que c'était ce qui s'était passé… :) personnellement, j'essaierais de mettre les balises <nowiki><poem> </poem></nowiki> autour de chaque laisse, ainsi, il ne devrait pas y avoir de problème avec les modèles… — que je ne connais pas, je vais aller voir ce qu'ils font :) - tu peux utiliser la recherche/remplacement automatique pour supprimer les <br/> et le bouton qui permet d'ajouter automatiquement les balises "poem" pour les mettre en place… (je ne sais pas quelle barre d'outils tu utilises) - je pense qu'il faudrait essayer sur quelques pages, et si ça marche, faire le reste… les balises "poem" sont actuellement la "convention" adoptée, et il faut s'efforcer d'utiliser le plus possible les conventions, pour faciliter ensuite les mises à jour du site (et le projet d'export dans d'autres formats qui est actuellement au travail) - veux-tu un coup de main ?
:::je te conseilles aussi d'utiliser le gadget "typo" (qui est dans les préférences), car je vois que la typographie de nombreuses pages est incorrecte (voir les blancs autour des ponctuations en particulier :) --[[Utilisateur:Hsarrazin|Cordialement, Hélène]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 18 décembre 2011 à 09:19 (UTC)
::::Je l'ai fait (ça va très vite avec les outils indiqué) sur les deux pages [[Page:Gautier - La Chanson de Roland - 1.djvu/266]] et [[Page:Gautier - La Chanson de Roland - 1.djvu/267]], ainsi qu'au [[Page:Gautier - La Chanson de Roland - 1.djvu/208|début du poème]] sur quelques pages, car la balise provoque une petite indentation, qui doit donc être reproduite partout ou pas du tout, regqrde [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition critique/Première partie|la transclusion]] pour voir ce que ça donne. (PS : la page que tu m'as indiquée [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique/Première partie]] n'est ''pas'' une transclusion - tout le texte est dedans :) --[[Utilisateur:Hsarrazin|Cordialement, Hélène]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 18 décembre 2011 à 09:29 (UTC)
:::: Bonjour , merci de toutes ces précisions et explications.
:::: Voici ce que je te propose . Dans un premier temps je termine la validation de toutes les pages, ma mise en forme homogène, et je termine la transcription de l'introduction. J'aimerais bien en finir avec cette étape . De plus je me suis fait un outil en java pour relire plus facilement les vers : une ligne de texte éditable (1 seul vers à la fois) qui défile à la fois sur l'image scannée et dans le texte numérisé) ça évite de tourner la tête!! et ça produit ce format ...
::::Ensuite je ferai quelques essais supplémentaires de la balise POEM (indentation, lignes vides ajoutées, renvois vers les notes du volume 2, ...).
::::J'ai bien noté que la page que j'ai référencée n'utilisait pas la transclusion : c'était plus un exemple de présentation . ::::Je voudrais la reprendre et faire les 2ème et 3ème parties en utilisant justement les transclusions ... mais faut que je vois en plus pour les renvois(liens) vers les notes du second volume...
::::Une fois que j'aurai bien compris tous les effets de bord, je reprendrai toutes les pages avec la balise POEM.
::::Je ne peux pas trop me rater sur la mise en forme : car même à 1 mn par page, reprendre chacune des 300 pages ça fait plus de 5 heures de travail !!. Et s'il faut recommencer: c'est 5 heures de plus!!! D'ailleurs j'essaierais bien un robot, mais je n'ai pas encore compris comment les mettre en oeuvre. Sais-tu où je pourrais trouver de l'info, des exemples ... ?
::::Donc pour résumer:
:::::*Je termine comme j'étais parti : ça fait un état bien identifiable.
:::::*Je termine aussi l'introduction : numérisation + validation des pages des autres + quelques soucis d'homogénéïté.
:::::*Je fais ensuite des essais POEM + transclusion + renvois vers les notes du volume 2 pour valider complètement un nouveau format.
:::::*Je me renseigne sur ce que je peux faire avec un robot
:::::*Puis robot ou pas je transforme tout avec POEM puisque c'est le standard.
::::Mais ça va prendre encore quelque temps !
::::: [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 18 décembre 2011 à 10:44 (UTC)
::::::Si tu veux un coup de main pour le passage en balise "poem", je veux bien t'aider, j'ai une grande habitude de cette manipulation, car je reprends les "vieux" recueils de poèmes, ceux qui ont été faits avant la correction en mode page - il te suffira de me mettre un message sur ma PdD
::::::Pour les bots, essaie de voir avec {{u'|Phe}}, c'est le meilleur dresseur que je connaisse ;) --[[Utilisateur:Hsarrazin|Cordialement, Hélène]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 18 décembre 2011 à 11:25 (UTC)
== ref name/follow ==
Bonjour,
J'ai corrigé quelques pages de la Chanson de Roland. Il manquait <nowiki>ref name</nowiki>. Je ne sais pas si tu le sais. Il faut indiquer <nowiki><ref name=pxxx></nowiki> sur la première page et <nowiki><ref follow=pxxx></nowiki> sur la deuxième page. [[Utilisateur:Pyb|Pyb]] ([[Discussion utilisateur:Pyb|d]]) 6 janvier 2012 à 14:51 (UTC)
:Bonjour, merci de ces rectifications.
::Il s'agit de simples oublis car je suis justement en train de travailler sur ces notes pour les relire et les remettre sur leur page d'origine.
:: d'ailleurs il y a un cas où je ne sais vraiment pas comment faire [[Page:Gautier_-_La_Chanson_de_Roland_-_1.djvu/117]] : cette page contient la suite d'une note ainsi qu'une note entière de la page précédente . J'ai essayé un peu toutes les combinaisons de notes refl,refa, ... je n'ai pas trouvé de solution satisfaisante.
::Faute de mieux , et maintenant que j'ai relu, je laisse tout sur la page précédente. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 6 janvier 2012 à 16:20 (UTC)
== [[Le Couronnement de Louis (Langlois)/Introduction]] ==
Bonjour Manseng,
Avec les conventions de nommage, il me semble que la page que tu es en train de créer devrait être renommée en [[Le Couronnement de Louis (Langlois)/Introduction]]. Je l’ai fait, mais n’hésite surtout pas à me le signaler si cela ne convient pas. Amicalement, --[[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] ([[Discussion utilisateur:Zyephyrus|d]]) 2 octobre 2012 à 11:25 (UTC)
::<span class="plainlinks">[//fr.wikisource.org/wiki/Aide:Conventions_de_nommages_des_œuvres#Organisation_des_divisions_d.E2.80.99un_texte Explications ici]</span>. --[[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] ([[Discussion utilisateur:Zyephyrus|d]]) 2 octobre 2012 à 11:29 (UTC)
:::: Bonjour Zyefyrus,
:::: Oups ! je n'avais pas connaissance de de cette règle de nommage. J'avais pris exemple sur la table des matières de [[Guillaume d’Orange, le marquis au court nez]] , et étonné que le noms de pages n'incluaient pas le nom du livre j'ai pris l'initiative de l'ajouter ... mais "à ma sauce" . J'en ai créé un certain nombre ces jours-ci....
::::Je vais bien sûr me conformer à cette convention de nommage et rectifier les pages que j'ai créées, ainsi que [[Guillaume d’Orange, le marquis au court nez]]
::::merci.
::::[[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 2 octobre 2012 à 11:56 (UTC)
== Liens ==
Bonsoir Manseng,
Pour conserver les liens de la TM en majuscules tout en créant des pages qui n’en ont pas, il suffit de modifier l’étiquette des liens comme ceci : <nowiki>[[Introduction|INTRODUCTION]]</nowiki> : ce qui est à droite s’affichera comme on le désire mais la page créée n’aura pas de majuscules. Bravo et merci pour tes apports à Wikisource ! --[[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] ([[Discussion utilisateur:Zyephyrus|d]]) 2 octobre 2012 à 19:15 (UTC)
== ''[[Guillaume d’Orange, le marquis au court nez]]'' ==
Bonjour Manseng,
Je te remercie pour la relecture de ce livre. J’ai simplement renommé les sous-pages, car le nom du traducteur n’est pas obligatoire s’il n’y a pas de confusion possible, et j’ai ajouté les pages de titre dans chaque œuvre afin d’obtenir une meilleure présentation pour les liseuses.
Bonne continuation. [[Utilisateur:Marc|Marc]] ([[Discussion utilisateur:Marc|d]]) 19 octobre 2012 à 12:37 (UTC)
== [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition critique]] ==
Je viens d'effectuer un bricolage sur le volume 1, pour disposer de textes lisibles, le texte original et la traduction séparément. Je suis à la recherche d'une idée pour réaliser un affichage parallèle, original à gauche et traduction à droite, et insertion des images, à l'usage du lecteur ordinaire. C'est beaucoup moins ambitieux que d'assembler le texte et les notes critiques ; pour cela, vous avez mon soutien moral, ce sera un travail de longue patience. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 14 avril 2013 à 03:13 (UTC)
:Bonjour
:avez vous regardé ces trois pages ?
:::[[Utilisateur:Manseng/Première_Partie|{{sc|Première Partie}}]]
:::[[Utilisateur:Manseng/Deuxième_Partie|{{sc|Deuxième Partie}}]]
:::[[Utilisateur:Manseng/Troisième_Partie|{{sc|Troisième Partie}}]]
: C'est je pense ce que vous cherchez .Je n'avais pas trouvé de solution de type transclusion, ce sont des pages que j'ai constituées avec un programme perso (en java) à partir des pages originales, après leur validation. L'avantage est que l'alignement des laisses originales est parfait, malgré les renvois à la ligne.
:Malheureusement pour une raison que j'ignore quand je mets ces pages "en situation" ça donne ça : http://fr.wikisource.org/wiki/La_Chanson_de_Roland/L%C3%A9on_Gautier/%C3%89dition_classique/Troisi%C3%A8me_partie!
:ça fait longtemps que je n'ai pas essayé de retravailler sur le problème . Mais si vous avez une idée ...
:Je pourrais, si ça convient, fabriquer automatiquement et sur le même principe, les 297 pages (une page par laisse) pour compléter la page [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition critique]]
:Cordialement. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 14 avril 2013 à 11:02 (UTC)
::En effet, c'est tout à fait à ça que je pensais. La page d'affichage parallèle est victime du "mystère des maquettes". L'utilisation de certaines fonctions (en particulier une instruction de transclusion) met en oeuvre un forçage de l'espace offert à l'affichage dans l'espace principal (celui que les lecteurs voient, une page ''Utilisateur:'' n'en profite pas). Il y a trois "maquettes" et on peut passer de l'une à l'autre avec un clic en colonne de gauche sous "options d'affichage". La ''maquette 2'' offre l'espace nécessaire pour un bel affichage. Je ne connais pas le truc pour désigner quelle "maquette" doit jouer au premier affichage, par défaut c'est la maquette 1, étroite. [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique/Première partie]] s'affiche bien parce qu'elle est du texte pur, et l'offre "options d'éditions" n'apparaît pas dans la marge gauche. Aussi bien, cette solution de pages générées est contraire au dogme de Wikisource, qui veut qu'une correction dans une page de livre soit aussitôt visible dans les ouvrages assemblés auxquels elle participe. Il me semble que la bonne solution est dans l'affichage des laisses une à une (première partie du modèle RolandGautier que vos connaissez). Bien sûr, l'énoncé répété 291 fois avec des paramètres différents demandera une grande patience mais c'est le même pour une laisse avec ses notes et une laisse dans l'affichage parallèle complet. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 14 avril 2013 à 13:32 (UTC)
:::J'ai appliqué un remède peu "propre" techniquement, en élargissant directement l'espace par une définition <nowiki><div style="margin-left:-50%; margin-right:-50%;" ></nowiki>. [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique/Troisième partie]]Mais ce n'est pas vraiment la bonne solution. Ce sera quand même mieux pour le lecteur que ce qu'il voyait avant. Je vous laisse la tâche délicate de traiter [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition critique/Première partie]] et la suite. Ce sera quand même mieux pour le lecteur que ce qu'il voyait avant. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 16 avril 2013 à 06:31 (UTC)
::::C'est déjà beaucoup mieux ainsi ! .
::::Je n'avais peut-être pas bien compris votre point de vue sur le dogme Wikipedia cité plus haut . La solution que j'ai adoptée pour [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique/Troisième partie]] et mes pages de test ne le respecte pas (pas plus que que celle adoptée par Philippe Kurlapski dans [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique/Première partie]] et [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique/Deuxième partie]]). J'ai recommencé à chercher une solution dans les fonctions avancées mais je pense que c'est désespéré.
::::Je suis tout à fait prêt à terminer comme il le faut ces pages de l'Edition Critique et selon vos indications. Mais je voudrais au préalable être sûr d'avoir bien compris. Est ce que j'utilise plutôt "ma solution" (bien lisible mais qui ne respecte pas le dogme) ou plutôt des modèles RolandGautier ( qui respectent le dogme mais dont le résultat n'est pas heureux , car les lignes originales et traduites ne sont pas en face ).
:::: On peut aussi faire les deux solutions, chacune avec une renvoi vers l'autre?
:::: Et même question pour les 297 pages de laisses.
:::: [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 16 avril 2013 à 10:36 (UTC)
:::::Je pense qu'il faut mettre en ligne votre travail à la bonne place, ce sera beaucoup mieux pour les lecteurs. Pour le reste, Philippe Kurlapski a oeuvré en 2009, à un moment où la plupart des textes existants et même des nouveaux n'étaient pas appuyés sur un fac-simile en ligne et n'étaient donc pas le résultat d'un assemblage de pages. Depuis, la "rigueur" a fait des progrès, il faut publier uniquement du vérifiable. Le contenu de votre construction est vérifiable, mais pas dans l'harmonie voulue : s'il y a une correction il faut l'appliquer plusieurs fois, ce qui est une hérésie pour un informaticien. A part ça je ne renonce pas, j'ai entrepris de publier correctement la version de Joseph Bédier, qui pose exactement le même problème, et si la solution arrive elle profitera à tout le monde. La présentation bilingue actuelle est canonique, mais très moche à regarder [[La Chanson de Roland/Joseph Bédier/La Chanson de Roland/Bilingue]]. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 16 avril 2013 à 12:31 (UTC)
::::::Voilà c'est fait pour les pages [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition critique/Première partie|Première partie]], [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition critique/Deuxième partie|Deuxième partie]] et [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition critique/Troisième partie|Troisième partie]]. {{fait}}
::::::Pour les 297 pages de laisse , je vais réfléchir à une solution pour les extraire de ces pages (voire l'inverse ). {{fait}}
::::::16 avril 2013 à 17:50 (UTC)
:::::::Le lecteur n'a plus aucune raison de se plaindre ! Pour la suite, j'ai créé un "terrain de jeu" dans l'espace principal. [[La Chanson de Roland/Joseph Bédier/La Chanson de Roland/Bilingue/Essai]]. J'ai la formule pour afficher les laisses en parallèle, mais les instructions d'édition sont trop différentes <nowiki><poem></nowiki> etc. à gauche et à droite pour que ça s'affiche joliment. Je continue les essais. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 17 avril 2013 à 13:10 (UTC)
::::::::J'ai trouvé une solution pour faire un affichage parallèle du texte et de la traduction, en faisant appel au texte des pages, et je viens de finir [[La Chanson de Roland/Joseph Bédier/La Chanson de Roland/Bilingue/001-050|l'édition de Joseph Bédier]]. Ce n'est pas parfait et pour l'esthétique votre solution est meilleure. J'ai rentabilisé la pose des balises de section sur chaque couplet en validant ce qui pouvait l'être, mais c'est un gros travail. Pour le même prix, j'ai pu sortir une présentation bilingue [[La Chanson de Roland/Joseph Bédier/La Chanson de Roland/Sequence/001-050|lisible en ebook]]. Avec du courage je me mettrai à [[La Chanson de Roland/Léon Gautier/Édition classique|l'édition classique de Gautier]], mais je vais me reposer un peu. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 21 mai 2013 à 01:16 (UTC)
== Histoire du Moyen-Âge ==
Bravo ! Tout est vert. Rien d'important n’a probablement pu échapper à votre travail. Cependant, j'ai repéré un petit défaut, que je ne sais pas corriger : Dans la page [[Histoire du Moyen-Âge (Pierre Gosset)/Texte entier]], la TDM (sauf cinquième siècle) est détériorée. Avez-vous une idée ? Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 22 mai 2013 à 14:49 (UTC)
:Bonjour,
:Ce travail est avant tout le vôtre ! Cette validation m'a permis de rafraichir mes connaissances historiques et d'en apprendre un petit peu plus sur Wikisource.
:J'avais effectivement remarqué ce problème dans l'édition "texte entier". Il semble qu'on sature quelque chose avec un trop grand nombre de modèles :
: quand on essaie de modifier la page on a le message suivant :
::Attention : Cette page contient trop d'inclusions de modèles. Certaines inclusions ne seront pas effectuées.
::SIXIÈME SIÈCLE.
:::#invoke:table
::SEPTIÈME SIÈCLE.
:::#invoke:table
::: ...
:C'est sans doute une conséquence de mes modifications dans le chapitre chronologie, car si on enlève une de ces pages ça passe :
:::<nowiki><pages index="Gosset - Histoire du Moyen-Âge, 1876.djvu" from=9 to=383 header=1 /></nowiki>
:::<nowiki><pages index="Gosset - Histoire du Moyen-Âge, 1876.djvu" from=385 to=394 /></nowiki>
:mais on peut aussi supprimer la page 383, ou 382 , ... Je vais essayer de faire d'autres essais .
:Ce serait bien de rajouter aussi un lien vers les tables chronologiques dans la page [[Histoire du Moyen-Âge (Pierre Gosset)]]
:Cordialement
:[[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 22 mai 2013 à 15:51 (UTC)
: L'explication est ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:Mod%C3%A8le#Limites . La limite est atteinte . Voir dans le code source de la page HTML :
::NewPP limit report
::Preprocessor visited node count: 23229/1000000
::Preprocessor generated node count: 49515/1500000
::'''Post‐expand include size: 2047997/2048000 bytes'''
::Template argument size: 28257/2048000 bytes
::Highest expansion depth: 9/40
::Expensive parser function count: 0/500
::Lua time usage: 0.533s
::Lua memory usage: 1.19 MB
:Une solution rapide serait de ne pas inclure la table des matières dans cette page, et la remplacer par un lien vers la page [[Histoire du Moyen-Âge (Pierre Gosset)]].
:Cordialement
:[[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 22 mai 2013 à 18:34 (UTC)
::::Je viens d’installer votre « solution rapide ». Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 23 mai 2013 à 08:17 (UTC)
:::::… et j’ai mis le livre dans la section Nouveautés de la page d’accueil. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 23 mai 2013 à 09:47 (UTC)
== [[Livre:Tcheng Kitong - Le Theatre des Chinois, Calmann Levy, 1886.djvu]] ==
C'est sympathique de votre part d'avoir essayé le match et split. Ca me démontre que la malédiction ne dépend pas de moi. Toutes les pages traitées ont leur texte décalé d'une unité, sauf la première. Je vais créer un autre fichier et essayer de nouveau. J'aimerais quand même savoir à quoi le phénomène est dû.--[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 2 juin 2013 à 04:45 (UTC)
== Abbé Grégoire ==
Bonjour,<br />
{{Merci}} pour la relecture de [[Rapport sur la nécessité et les moyens d’anéantir les patois et d’universaliser l’usage de la langue française|ce texte]]. Cordialement, --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 20 octobre 2013 à 06:36 (UTC)
== Asselineau ==
Pour ce texte, il à été convenu d’utiliser les ſ long plutôt que les s, cordialement --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] ([[Discussion utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|d]]) 4 décembre 2014 à 21:19 (UTC)
== [[Anonyme - La Mort Aymeri de Narbonne]] ==
Je viens de faire un travail minimal sur l'ouvrage, pour le rendre accessible, comme c'était demandé sur le [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium#Les_chapitres_sont_transclus_mais_pas_le_livre scriptorium]. Si vous aviez d'autres idées, changez ce que j'ai fait. Note: c'était dommage qu'un pareil travail ne soit pas accessible. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] 13 décembre 2014 à 12:07 (UTC)
:: Merci pour cette page, ça me paraît très bien.
:: j'avais envisagé d'ajouter une présentation avec chaque laisse sur une page. Mais je ne sais pas si c'est vraiment utile (et il faudrait que je rajoute des sections sur chaque page..)
:::[[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 13 décembre 2014 à 15:05 (UTC)
== [[Mademoiselle de Maupin/Édition 1880]] ==
Bonjour ! J’ai vu que tu avais rajouté les n° de pages dans le sommaire. J’ai essayé de comprendre pourquoi le navigateur dans l’espace principal refusait obstinément d’afficher les chapitres précédent et suivant, mais j’ai atteint mes limites d’incompétence… J’ai vérifié partout que le paramètre header était à 1, mais le seul lien qui s’affiche sous la boîte de titre est celui du chapitre 17 ! [[Mademoiselle de Maupin/Édition 1880/Préface|Préface]] ou [[Mademoiselle de Maupin/Édition 1880/Chapitre 3|Chapitre 3]] ou [[Mademoiselle de Maupin/Édition 1880/Chapitre 17|Chapitre 17]]. C’est énervant ! Aurais-tu une idée pour rétablir le bon fonctionnement ? --[[Utilisateur:Didieram|Didieram]] ([[Discussion utilisateur:Didieram|d]]) 21 décembre 2014 à 19:00 (UTC)
:: bonsoir je suis en voyage je ne peux pas regarder ça avant une semaine. J’avais vu aussi le problème…sans explication évidente. Une solution sera toujours de construire une navigation explicitement avec les attributs previous et next. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 21 décembre 2014 à 21 : 41 (UTC)
:::: Merci de ta réponse rapide, (… que je n’ai pas vue immédiatement car je pensais voir une notification et je n’ai pas consulté ma liste de suivi). Je pensais que le paramètre header=1 construisait la navigation avec précédent et suivant. —-[[Utilisateur:Didieram|Didieram]] ([[Discussion utilisateur:Didieram|d]]) 24 décembre 2014 à 12 : 28 (UTC)
::::: Bonsoir [[Utilisateur:Didieram|Didieram]], oui c’est bien le fonctionnement en principe du paramètre header. Après plusieurs essais j’ai fini par identifier le problème. Cela ne venait pas de l’ajout des numéros de pages, mais du renommage des pages de transclusion réalisée par [[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] juste après. J’ai pris en compte ces nouveaux noms dans la table des matières (+ purge des pages de transclusion) et ça a réglé le problème.
::::: C’était effectivement agaçant ! [[Utilisateur :Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur :Manseng|d]]) 28 décembre 2014 à 19 : 38 (UTC)
:::::: Donc merci à toi pour avoir réparé ! Quand je l’ai vu rétabli sur un chapitre que je venais d’ouvrir, comme c’était [[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] qui était le dernier dans l’historique, j’ai cru que c’était lui qui l’avait fait. Je vais aller voir ce que tu as corrigé dans la TdM. Encore merci. --[[Utilisateur:Didieram|Didieram]] ([[Discussion utilisateur:Didieram|d]]) 29 décembre 2014 à 02:16 (UTC)
:::::: Du coup, tu pourrais passer la page de TdM en vert. Et c’est effectivement beaucoup mieux avec pli : il faudra que j’y pense ! --[[Utilisateur:Didieram|Didieram]] ([[Discussion utilisateur:Didieram|d]]) 29 décembre 2014 à 02:34 (UTC)
Bonsoir, je vois que tu valides à tour de bras, mais tu dois modifier les tirets : je pensais que ce genre de corrections était pris en charge par l'outil typo. Je suppose que tu mets en place des tirets cadratins : c'est bien celui-ci : — (en bas de la page de correction, § Wiki, fin de la première ligne, entre la balise tt et le modèle pages) ?
Je n'ai pas vu de différence entre ce caractère et les tirets déjà en place, et je clique normalement toujours 2 ou 3 fois sur Typo avant d'enregistrer une modification. Je suppose que tu utilises un outil "rechercher et remplacer", mais je ne le vois plus dans le bandeau des pages de correction, et que faudrait-il mettre comme caractères dans la boite de recherche ? Merci d'éclairer ma lanterne, pour que j'évite de laisser autant d'erreurs sur les pages que je corrige ou valide ! Pardon de ces corrections incomplètes et merci d'avance de ta réponse ! --[[Utilisateur:Didieram|Didieram]] ([[Discussion utilisateur:Didieram|d]]) 11 janvier 2015 à 00:03 (UTC)
: Bonjour [[Utilisateur:Didieram|Didieram]] . Je ne suis pas spécialiste des tirets mais j'ai constaté que c'étaient tous les mêmes et que les premiers correcteurs avaient utilisé celui-ci : — . C'est pourquoi, je les harmonise tous. J'ai déjà vérifié qu'ils sont tous corrects jusqu'à la page 272. (ainsi que dans les dernières pages >=376) . Je n'utilise pas l'outil Typo, seulement la boite recherche-remplacement. Pour moi, elle se trouve complètement à droite (mais il faut avoir cliqué sur "avancé" pour la voir). Pour inscrire les tirets dans la boite, je fais un simple copié/collé d'un que je dois modifier, et d'un autre pris sur une page déjà validée. Quand il n'y a qu'un ou deux tirets sur la page, je fais directement le copier/collé. Très artisanal en somme, mais il n'y a pas tant de page concernées et j'ai la flemme de chercher mieux.
: Je te remercie de ta proposition pour rectifier les tirets, mais ce n'est pas nécessaire pour celles que je dois encore valider. Pour les pages déjà validées, j'en profite pour traquer quelques oublis de ponctuation (et lire l'ouvrage !). Je ne trouve pas tant d'erreurs que cela. Je pense en avoir laissé au moins autant dans les pages que j'ai corrigées. C'est surtout des virgules oubliées et des archaïsmes non reproduits : je commence à bien les repérer pour avoir traité des textes de différentes époques.
: Je pense qu'on en aura fini avec ce texte d'ici quelques jours. Cordialement [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 11 janvier 2015 à 09:26 (UTC)
::Merci de ta réponse, je vais donc continuer sur ma lancée, j'en suis aux 2 derniers chapitres. --[[Utilisateur:Didieram|Didieram]] ([[Discussion utilisateur:Didieram|d]]) 14 janvier 2015 à 23:37 (UTC)
== Parcours À la découverte de la Littérature Française ==
:{{Merci}} beaucoup pour tes relectures du parcours. Ca m’encourage vraiment à poursuivre, tu peux aussi donner ton avis sur le scriptorium si tu veux,
:cordialement
:--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] ([[Discussion utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|d]]) 31 mars 2015 à 21:59 (UTC)
:: Bonsoir {{ping|Le ciel est par dessus le toit}}, ... c'est bien dans cette intention que j'ai lu ces pages! [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 31 mars 2015 à 22:16 (UTC)
== Merci ! ==
{{récompense}}
== L'entrée d'Espagne ==
Bravo pour la correction de cette ouvrage, quelle persévérance ! --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 22 septembre 2015 à 21:49 (UTC)
== Contes slaves ==
Bonjour, et merci pour le tuyau sur l'entête de page. J'ai commencé à corriger les Contes slaves de Léger [https://fr.wikisource.org/wiki/Livre:L%C3%A9ger_-_Recueil_de_contes_populaires_slaves,_1882.djvu], je passe les pages relues en jaune même s'il reste probablement de la finition à faire au niveau de la présentation. Si tu améliores derrière moi, je tiendrai compte de tes modifs pour les prochaines pages. On apprend sans doute plus vite par l'exemple qu'en lisant des kilos de doc... Cordialement, [[Utilisateur:Syrdon|Syrdon]] ([[Discussion utilisateur:Syrdon|d]]) 24 septembre 2015 à 07:08 (UTC)
:{{ping|Syrdon}} Bonjour, c'est effectivement une façon de démarrer vite et bien. Bon courage.
:: J'ai vu que vous aviez un doute sur ''bohème'' ou ''bohême'' [[Page:Léger - Recueil de contes populaires slaves, 1882.djvu/33|15]]. C'est sûr que pour les textes du {{s|xix}} il faut se méfier des accents, et ne pas se hâter d'utiliser notre orthographe actuelle. En cas de doute sur la transcription vous pouvez utiliser la page de discussion (onglet en haut à gauche de la page]] pour y expliquer le problème et le choix que vous avez fait.
:: Dans ce cas simple je me serais peut-être contenté d'utiliser le modèle {{m|corr}} : <nowiki>{{corr|boh?me|bohème}}</nowiki>.
:: Dans ce genre de doute on peut aussi rechercher dans le reste du document l'orthographe utilisée par l'auteur :
::[[Page:Léger - Recueil de contes populaires slaves, 1882.djvu/147]] : ce n'est pas mieux lisible
::[[Page:Léger - Recueil de contes populaires slaves, 1882.djvu/165]] : idem
::[[Page:Léger - Recueil de contes populaires slaves, 1882.djvu/197]] : ça ressemble plus à un ''ê''
::[[Page:Léger - Recueil de contes populaires slaves, 1882.djvu/197]] : toujours pas clair.
::[[Page:Léger - Recueil de contes populaires slaves, 1882.djvu/284]] : c'est clairement un ''ê''
:: Je conclurais donc plutôt pour ''bohême'' avec un modèle {{m|corr}} pour bien marquer que c'est un choix : <nowiki>{{corr|boh?me|bohême}}</nowiki>
:: [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 25 septembre 2015 à 08:15 (UTC)
:::Merci. En fait, je pensais à la distinction de sens entre "bohème" (artiste, vagabond) et "bohême" (de Bohême), et le TLFI donne bien "bohême" dans ce cas. J'ai fait la modif suggérée. Cordialement, [[Utilisateur:Syrdon|Syrdon]] ([[Discussion utilisateur:Syrdon|d]]) 25 septembre 2015 à 09:17 (UTC)
Hello, encore moi, au cas où tu saurais ce qui cloche dans la table des matières ([https://fr.wikisource.org/wiki/Page:L%C3%A9ger_-_Recueil_de_contes_populaires_slaves,_1882.djvu/283]) pour arriver à faire pointer les titres de textes sur les bonnes pages (à partir du 2ème conte)... Je ne voudrais pas trop bricoler à tort et à travers dans les textes relus. Merci d'avance, cordialement, [[Utilisateur:Syrdon|Syrdon]] ([[Discussion utilisateur:Syrdon|d]]) 25 septembre 2015 à 13:41 (UTC)
:{{ping|Syrdon}} Bonjour. Tu es arrivé là à la '''"transclusion"''' .
:: Tu dois faire pointer chaque fable vers une page nouvelle. Je te l'ai fait pour les premières.
:: Ensuite comme ces pages n'existent pas encore, elle apparaissent en rouge. Tu dois les créer en cliquant dessus.
:: Et là tu installes le code pour la transclusion, en recopiant ce qu'a fait Pikinez pour la première fable. (en gras ci dessous)
'''<nowiki>{{TextQuality|textes validés}}</nowiki>
'''<nowiki><pages index="Léger - Recueil de contes populaires slaves, 1882.djvu" from=19 to=32 header=1 /></nowiki>
'''<nowiki><references /></nowiki>
'''<nowiki>[[Catégorie:Littérature slave]]</nowiki>
'''<nowiki>[[Catégorie:Contes]]</nowiki>
'''<nowiki>[[Catégorie:Textes anonymes]]</nowiki>
::Ce qui est important là c'est la balise '''<nowiki><pages></nowiki>'''. Tu y modifies les numéros de pages ''from'' et ''to'' par ce qu'il faut, tu prévisualises puis tu enregistres.... Pour chaque fable.
== relecture Livre:Castets - La Chanson des quatre fils Aymon, 1909 ==
Merci bcp, c’est super d’avoir un relecteur.
Juste un point : l’inversion des italiques dans les notes est volontaire, et avait été approuvée il y a qques mois par certains de tes collègues. --[[Utilisateur:ArséniureDeGallium|ArséniureDeGallium]] ([[Discussion utilisateur:ArséniureDeGallium|d]]) 14 janvier 2016 à 19:25 (UTC)
== [[Histoire de la Suisse (Rosier)]] ==
Après avoir créé les dernières pages, j'ai assemblé [[Histoire de la Suisse (Rosier)]] qui devrait devenir plus tard ''Histoire de la Suisse (Rosier)/Texte entier'', pour pouvoir lire l'ensemble du texte. J'ai aussi établi le sommaire général [[Histoire de la Suisse (Rosier)/Table]]. Si j'ai bien compris la structure en deux parties, 9 chapitres et 16 lectures, il me semble que les deux derniers chapitres sont mal numérotés. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] - 11 mars 2016 à 20:31 (UTC)
::{{ping|Wuyouyuan}}Bonjour, je ne suis pas encore arrivé au bout, mais j'ai l'impression qu'il n'y a que 7 chapitres. Les deux derniers ''chap.'' ne sont-ils pas, dans le résumé de la deuxième partie, le résumé des chapitres VI et VII ? soit 7 chapitres, 16 lectures et 2 résumés. Cordialement [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 11 mars 2016 à 21:14 (UTC)
:::En effet, c'est vous qui avez raison. --[[Utilisateur:Wuyouyuan|Wuyouyuan]] - [[Discussion utilisateur:Wuyouyuan|''discuter'']] - 11 mars 2016 à 21:39 (UTC)
== Share your experience and feedback as a Wikimedian in this global survey ==
<div class="plainlinks mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr">
Bonjour ! La Fondation Wikimédia vous demande votre avis dans une enquête. Nous souhaitons savoir si nous répondons bien à vos attentes dans votre travail sur les wikis et à l’extérieur, et ce que nous pouvons faire pour améliorer les choses à l’avenir.<ref group=survey>Le principal objectif de l’enquête est d’obtenir des retours sur le travail actuel de la Fondation Wikimédia, sans stratégie à long terme.</ref> Les opinions que vous partagez affecteront directement le travail actuel et futur de la Fondation Wikimédia. Vous avez été choisi au hasard pour répondre à l’enquête, car nous souhaitons obtenir des informations de la part de votre communauté Wikimédia. Afin de vous remercier pour le temps accordé, nous livrons 20 t-shirts Wikimédia à des personnes choisies au hasard parmi celles ayant répondu à l’enquête.<ref group=survey>Questions légales : pas d’achat nécessaire. Vous devez avoir l’âge de la majorité pour participer. Soutenu par la Fondation Wikimédia (Wikimedia Foundation) située au 149 New Montgomery, San Francisco, CA, USA, 94105. Se termine le 31 janvier 2017. Le don est annulé en cas d’infraction. [[m:Community Engagement Insights/2016 contest rules|Cliquez ici pour lire les règles du concours]].</ref> Le questionnaire est disponible dans différents langages et requiert entre 20 et 40 minutes pour être complété.
<big>'''[https://wikimedia.qualtrics.com/SE/?SID=SV_6mTVlPf6O06r3mt&Aud=VAE&Src=57VAEOP Répondez-y maintenant !]'''</big>
Vous pouvez lire davantage d’informations sur [[m:Community_Engagement_Insights/About_CE_Insights|ce projet]]. Cette enquête est hébergée par un service tiers et régie par sa [[:foundation:Community_Engagement_Insights_2016_Survey_Privacy_Statement|déclaration de confidentialité]]. Visitez notre [[m:Community_Engagement_Insights/Frequently_asked_questions|page des questions fréquentes]] pour trouver plus d’informations sur cette enquête. Si vous avez besoin d’aide supplémentaire, ou désirez vous désabonner des communications futures au sujet de cette enquête, envoyez un courrier électronique à surveys@wikimedia.org.
Merci !
--[[:m:User:EGalvez (WMF)|EGalvez (WMF)]] ([[:m:User talk:EGalvez (WMF)|talk]]) 13 janvier 2017 à 22:26 (UTC)
</div>
<!-- Message envoyé par User:EGalvez (WMF)@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Community_Engagement_Insights/MassMessages/Lists/2016/57-VAEOP&oldid=16205400 -->
<references group=survey />
== qui/qni ==
Bonjour, je vois [//fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Castets_-_La_Chanson_des_quatre_fils_Aymon,_1909.djvu/300&curid=1694776&diff=6755534&oldid=6518319 ici] que « qui » a été remplacé par « qni ». J'avais pourtant pris soins de vérifier sur le [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1116589/f301.image document source] avant de [//fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Castets_-_La_Chanson_des_quatre_fils_Aymon,_1909.djvu/300&diff=prev&oldid=6518319 modifier]. La courbe vers la droite en bas à gauche de la lettre m'aurait-elle trompé ? C'est pourtant [//fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2Fqni%2F+prefix%3A%22Page%3ACastets+-+La+Chanson+des+quatre+fils+Aymon%2C+1909.djvu%2F%22&title=Sp%C3%A9cial:Recherche&go=Lire&searchToken=wzipg8bzs920diaa4tizpz1b le seul] « qni » dans tout l'ouvrage... Une petite explication afin de satisfaire ma curiosité serait la bienvenue :-) Merci par avance. Cordialement, [[Utilisateur:Reptilien.19831209BE1|R]] <sup>[[[Discussion Utilisateur:Reptilien.19831209BE1|CQ, ici W9GFO]]]</sup> 2 juin 2017 à 18:34 (UTC)
:{{ping|Reptilien.19831209BE1}} J'avais entrepris de travailler il y a quelques mois sur ces pages pour y introduire les erratum, les numéros des laisses et les entêtes de pages . Puis je suis passé à autre chose (les chansons Elie de Saint Gille et Aiol). Tout ce travail est hors ligne sur mon ordinateur (jusqu'à la page 400) et j'ai commencé ces derniers jours à le transférer sur wikisource en même temps que j'ai entrepris de valider/revalider les dernières pages. Votre modification m'a échappé, pourtant , conscient de la possibilité d'une modification récente, je passe systématiquement par la visualisation des modifications. Mais je suis passé au travers sur cette page... désolé ... et merci de votre vigilance.
[[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 2 juin 2017 à 23:12 (UTC)
:: y'a aucun mal ;-) je pensais qu'il y avait une autre explication plus en rapport avec le texte. Bon courage pour la suite. [[Utilisateur:Reptilien.19831209BE1|R]] <sup>[[[Discussion Utilisateur:Reptilien.19831209BE1|CQ, ici W9GFO]]]</sup> 3 juin 2017 à 12:43 (UTC)
== Tableau Lausanne à travers les âges ==
Bonjour Manseng,
Je me suis permis de faire quelques modifications [[Page:Collectif_-_Lausanne_%C3%A0_travers_les_%C3%A2ges,_1906.djvu/102|à ce tableau]], sans parvenir à bout du léger décalage entre les colonnes des chiffres des deux derniers tableaux. C'est de l'ordre du pur détail visuel, mais je ne parviens pas à comprendre pourquoi. Auriez/ais-vous/tu une idée ? Amicalement, --[[Utilisateur:Jahl de Vautban|Jahl de Vautban]] ([[Discussion utilisateur:Jahl de Vautban|d]]) 7 décembre 2017 à 09:51 (UTC)
:{{ping|Jahl de Vautban}} Bonjour, effectivement c'était un peu de travers... J'ai mis un width="100%" pour les trois tables pour être sûr qu'elles ont la même largeur (en principe) . Ça a permis d'aligner la table 1 et la table 2. Par contre pour la table 3, qui a une colonne de moins que la table 2, il y avait aussi un problème de spacing/padding de cellules. J'avais déjà mis un cellspacing=0 : avec un cellpadding=0 en plus, ça marche donc (''même si je ne m'explique pas tout...'') Cordialement, [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 7 décembre 2017 à 13:57 (UTC)
== Share your experience and feedback as a Wikimedian in this global survey ==
<div class="mw-parser-output">
<div class="plainlinks mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr">
Bonjour ! La Fondation Wikimédia vous demande votre avis dans une enquête. Nous souhaitons savoir si nous répondons bien à vos attentes dans votre travail sur les wikis et à l’extérieur, et ce que nous pouvons faire pour améliorer les choses à l’avenir. Les opinions que vous partagez affecteront directement le travail actuel et futur de la Fondation Wikimédia. Vous avez été choisi·e au hasard pour répondre à l’enquête, car nous souhaitons obtenir des informations de la part de votre communauté Wikimédia. Le questionnaire est disponible dans différentes langues et requiert entre 20 et 40 minutes pour être complété.
<big>'''[https://wikimedia.qualtrics.com/jfe/form/SV_5ABs6WwrDHzAeLr?aud=VAE&prj=ot&edc=6&prjedc=ot6 Répondez-y maintenant !]'''</big>
Vous pouvez trouver davantage d’informations concernant cette enquête [[m:Special:MyLanguage/Community_Engagement_Insights/About_CE_Insights|sur la page du projet]] et voir comment vos retours aident la Fondation Wikimédia à prendre en charge des contributeurs comme vous. Cette enquête est hébergée par un service tiers et régie par cette [[:foundation:Community_Engagement_Insights_2018_Survey_Privacy_Statement|déclaration de confidentialité]] (en anglais). Visitez notre [[m:Special:MyLanguage/Community_Engagement_Insights/Frequently_asked_questions|page des questions fréquentes]] pour trouver plus d’informations sur cette enquête. Si vous avez besoin d’aide supplémentaire, ou désirez vous désabonner des communications futures au sujet de cette enquête, envoyez un courrier électronique via la fonctionnalité EmailUser à [[:m:Special:EmailUser/WMF Surveys|WMF Surveys]] pour être supprimé·e de la liste.
Merci !
</div> <span class="mw-content-ltr" dir="ltr">[[m:User:WMF Surveys|WMF Surveys]]</span>, 29 mars 2018 à 18:36 (UTC)
</div>
<!-- Message envoyé par User:WMF Surveys@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Community_Engagement_Insights/MassMessages/Lists/2018/ot6&oldid=17881403 -->
== Reminder: Share your feedback in this Wikimedia survey ==
<div class="mw-parser-output">
<div class="plainlinks mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr">
Chaque réponse à cette enquête peut aider la Fondation Wikimédia à améliorer votre expérience sur les projets Wikimédia. Jusqu’à présent, nous n’avons entendu que 29% des contributeurs Wikimédia. Le sondage est disponible dans plusieurs langues et prend entre 20 et 40 minutes pour être complété. '''[https://wikimedia.qualtrics.com/jfe/form/SV_5ABs6WwrDHzAeLr?aud=VAE&prj=ot&edc=6&prjedc=ot6 Répondez-y maintenant.]'''
Si vous avez déjà répondu à ce sondage, nous sommes désolé que que vous receviez ce rappel. Nous avons conçu le sondage afin qu'il soit impossible de savoir qui a répondu, aussi nous devons envoyer les rappels à tout le monde.
<span class="mw-translate-fuzzy">Si vous souhaitez ne pas recevoir le prochain rappel ou un autre sondage, envpyez un courriel en utilisant la fonction d'envoi à [[:m:Special:EmailUser/WMF Surveys|WMF Surveys]]</span>. Vous pouvez également envoyer toute question que vous auriez à cette adresse d’utilisateur. [[m:Community_Engagement_Insights/About_CE_Insights|Lisez-en plus sur cette enquête sur la page du projet.]] Le sondage est hébergé par un service tiers et régi par cette [[:foundation:Community_Engagement_Insights_2018_Survey_Privacy_Statement|déclaration de confidentialité]] de la Fondation Wikimédia. Merci !
</div> <span class="mw-content-ltr" dir="ltr">[[m:User:WMF Surveys|WMF Surveys]]</span>, 13 avril 2018 à 01:34 (UTC)
</div>
<!-- Message envoyé par User:WMF Surveys@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Community_Engagement_Insights/MassMessages/Lists/2018/ot6&oldid=17881403 -->
== Your feedback matters: Final reminder to take the global Wikimedia survey ==
<div class="mw-parser-output">
<div class="plainlinks mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr">
Bonjour ! Voici un dernier message pour vous rappeler que le questionnaire de l’enquête de la Fondation Wikimédia se fermera le '''23 avril 2018 à 07 h (UTC)'''. Le questionnaire est disponible dans différentes langues et demande entre 20 et 40 minutes pour être complété. '''[https://wikimedia.qualtrics.com/jfe/form/SV_5ABs6WwrDHzAeLr?aud=VAE&prj=ot&edc=6&prjedc=ot6 Répondez-y maintenant.]'''
'''Si vous avez déjà participé à ce sondage, merci ! Nous ne vous dérangerons plus.''' Nous avons conçu le sondage afin qu'il soit impossible de savoir qui a répondu, aussi nous devons envoyer les rappels à tout le monde. Pour vous désabonner des sondages futurs, envoyez un courrier électronique via la fonctionnalité EmailUser à [[:m:Special:EmailUser/WMF Surveys|WMF Surveys]]. Vous pouvez également envoyer toute question que vous auriez à cette adresse d’utilisateur. [[m:Community_Engagement_Insights/About_CE_Insights|Lisez-en plus sur cette enquête sur la page du projet.]] Le sondage est hébergé par un service tiers et régi par cette [[:foundation:Community_Engagement_Insights_2018_Survey_Privacy_Statement|déclaration de confidentialité]] de la Fondation Wikimédia.
</div> <span class="mw-content-ltr" dir="ltr">[[m:User:WMF Surveys|WMF Surveys]]</span>, 20 avril 2018 à 00:44 (UTC)
</div>
<!-- Message envoyé par User:WMF Surveys@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Community_Engagement_Insights/MassMessages/Lists/2018/ot6&oldid=17952438 -->
== Utilisation du modèle {{m|M.}} et surtout {{{m|MM.}} ==
Salut, et merci pour ton gros travail de correction sur [[Livre:Agoult - Histoire de la révolution de 1848, tome 2.djvu]]
J'ai vu que tu as utilisé systématiquement ces modèles sur les ministres et députés. C'est très bien pour l'abbréviation. La fonction de liaison, elle, est juste destinée à éviter que l'abréviation se retrouve seule en bout de ligne, pas à désigner toutes les personnes qui suivent...
Donc il ne faut lier que le premier mot qui suit l'abbréviation dans le modèle, car c'est un modèle qui sert à "lier" les mots...
Quand tu écris <nowiki>{{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}</nowiki> tu forces des insécables entre chacun des noms, ce qui peut aboutir à des lignes plus longues que la largeur de l’écran - J'ai donc entrepris de les [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Agoult_-_Histoire_de_la_r%C3%A9volution_de_1848,_tome_2.djvu/505&diff=9428490&oldid=9419249&diffmode=source corriger] ^^
Merci d'éviter à l'avenir d'en mettre trop dedans, et bonne continuation, --[[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (dite ''le bot de service'')]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 13 février 2019 à 14:14 (UTC)
::{{ping|Hsarrazin}}
:: Bonjour , en fait ces modèles n'ont pas l'inconvénient que tu cites : Contrairement au modèle {{m|lié}}, ils ajoutent '''un seul''' espace insécable après la civilité. Le reste est restitué tel que et n'empêche pas les ruptures de ligne ni la justification. Exemple (faire varier la largeur de la fenetre du navigateur au besoin) :
:::{{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne}}, {{MM.|Dufaure, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}, {{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, Thiers}}, {{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}, {{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}, {{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}, {{MM.|Duvergier, de Hauranne, Thiers}}, {{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}, {{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}, {{MM.|Dufaure, Goudchaux, Duvergier, de Hauranne, Thiers}}
::Il me semblait plus logique, "sémantiquement", d'englober dans le modèle tous le ou les noms qui sont concernés par l'abbréviation.(voir l'exemple dans la documentation de {{m|Mmes}})
::Mais ça n'a pas vraiment d'importance d'un point de vue strictement restitution.
::Cordialement [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 13 février 2019 à 16:17 (UTC)
:::ah ! autant pour moi, alors... toutes mes excuses... je pensais qu'il liait tout le contenu... {{merci}} pour cette info, qui va me simplifier la validation ! --[[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (dite ''le bot de service'')]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 13 février 2019 à 17:44 (UTC)
== Histoire de la Révolution de 1848 ==
Bonsoir,
J'ai terminé la correction des pages restantes, à l'exclusion des pages qui contiennent des tableaux complexes, que je te laisse (j'ai toujours été minable sur les tableaux).
Pour les Documents historiques, penses-tu qu'il vaut mieux transclure en bloc, ou document par document ? auquel cas, il faudrait insérer la liste des documents dans la table des matières, et ajouter des sections...
Qu'en dis-tu ? --[[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (dite ''le bot de service'')]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 14 février 2019 à 20:15 (UTC)
PS : en attendant, j'ai ajouté le reste du tome 1 au défi, histoire d'avoir un ensemble complet {{clin}}
:: {{ping|Hsarrazin}}
:: Bonsoir, je crois que ce serait mieux qu'il y ait une liste, pour avoir une vue d'ensemble de ces documents historiques et donc de transclure document par document.
:: Pour la liste des documents il y a deux façons de faire.
:: La liste des documents pourrait être ajoutée à la table des matière du Tome 2, mais ça l'allongerait pas mal et elle ne serait plus conforme au fac-similé
:: sinon transformer le [[Histoire de la Révolution de 1848/Documents historiques (2)|{{sc|Documents historiques}}]] en une "sous-table des matières" mais je ne sais pas ce que ça donne ensuite pour les entêtes et la navigation.
:: A part ça, je n'ai pas vraiment d'avis entre les deux.
:: Pour les documents que j'ai traités, j'avais déjà mis les sections (s1, s2 voire s3), au cas où ...
:: Je retourne à mes tableaux ! On en vient bientôt à bout de ce tome...
:: [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 14 février 2019 à 21:03 (UTC)
:::pour ce genre de bidouille sur le Sommaire, je le fais généralement dans la page de Tdm, en mettant les ajouts en <nowiki><includeonly></nowiki> - ainsi, en affichage, la page est correcte, et en transclusion, on peut naviguer sans complication ;)
:::il va falloir reprendre les sections, car je n'en ai pas mis dans les quelques pages que j'ai corrigées (assez peu, en fait) - Il faudra aussi vérifier l'uniformité des titres de documents, car je ne suis pas sûre que toutes les pages aient utilisé la même mise en forme ^^
:::bon courage pour tes tableaux ! {{sourire}} --[[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (dite ''le bot de service'')]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 14 février 2019 à 21:08 (UTC)
:::: {{ping|Hsarrazin}} ça me va.
::::Je viens de m'apercevoir que j'avais oublié un <nowiki></div></nowiki> dans un tableau, ce qui devait perturber la transclusion de chapitres suivants ! C'est rectifié. La transclusion document par document aurait de toute façon fait disparaître le problème. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 14 février 2019 à 21:52 (UTC)
:::::{{bravo}} pour la validation ! les tableaux ne passeront pas à l'export, mais ils sont superbes ! --[[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (dite ''le bot de service'')]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 15 février 2019 à 08:28 (UTC)
:::::: {{ping|Hsarrazin}} pour l'export, il suffirait de réduire la police, de changer les marges et de trouver une bonne loupe.
:::::: Je ne sais pas si on peut faire une ''version'' pour l'export, mais en remplaçant le début des pages par '''<nowiki><div > ... {| style="font-size:37.5%;border:1px solid black;" cellpadding=2 cellspacing=0 ...</nowiki>''', ça tient sur une ''page normale''
:::::: [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 15 février 2019 à 08:45 (UTC)
:::::::non, les tableaux sont illisibles en epub sur liseuses ^^ - en pdf, pas de problème par contre... {{sourire}} --[[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (dite ''le bot de service'')]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 15 février 2019 à 08:51 (UTC)
== Community Insights Survey ==
<div class="plainlinks mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr">
'''Faites part de votre expérience dans cette enquête'''
Bonjour {{PAGENAME}},
La Wikimedia Foundation sollicite votre point de vue dans une enquête sur votre expérience avec {{SITENAME}} et Wikimedia. L’objectif de cette enquête est de savoir à quel niveau la ''Foundation'' soutient correctement (ou non) votre travail sur le wiki, et de quelle manière nous pouvons changer ou améliorer les choses à l’avenir. Les avis que vous émettrez impacteront directement le travail actuel et futur de la Wikimedia Foundation.
Merci de prendre 15 à 25 minutes pour '''[https://wikimedia.qualtrics.com/jfe/form/SV_0pSrrkJAKVRXPpj?Target=CI2019List(other,act5) donner votre point de vue à travers cette enquête]'''. Elle est disponible dans plusieurs langues.
Cette enquête est hébergée par un tiers et [https://foundation.wikimedia.org/wiki/Community_Insights_2019_Survey_Privacy_Statement régie par cette déclaration de confidentialité] (en anglais).
Vous pouvez lire [[m:Community Insights/Frequent questions|plus d’informations sur ce projet]]. [mailto:surveys@wikimedia.org Envoyez-nous un courriel] si vous avez une quelconque question ou si vous ne voulez pas recevoir d’autres messages concernant cette enquête.
Cordialement,
</div> [[User:RMaung (WMF)|RMaung (WMF)]] 9 septembre 2019 à 14:34 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:RMaung (WMF)@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=CI2019List(other,act5)&oldid=19352874 -->
== Reminder: Community Insights Survey ==
<div class="plainlinks mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr">
'''Faites part de votre expérience dans cette enquête'''
Bonjour {{PAGENAME}},
Il y a quelques semaines, nous vous avons invité à participer à l’enquête sur les Perspectives de la communauté. Il s’agit de l’enquête annuelle de la Wikimedia Foundation auprès de nos communautés internationales. Nous voulons savoir à quel niveau nous soutenons correctement (ou non) votre travail sur le wiki. Nous avons atteint 10% de notre objectif de participation. Si vous n’avez pas encore participé à l’enquête, vous pouvez nous aider à atteindre notre objectif ! '''Votre voix compte à nos yeux'''.
Merci de prendre 15 à 25 minutes pour '''[https://wikimedia.qualtrics.com/jfe/form/SV_0pSrrkJAKVRXPpj?Target=CI2019List(other,act5) donner votre point de vue à travers cette enquête]'''. Elle est disponible dans plusieurs langues.
Cette enquête est hébergée par un tiers et [https://foundation.wikimedia.org/wiki/Community_Insights_2019_Survey_Privacy_Statement régie par cette déclaration de confidentialité] (en anglais).
Vous pouvez lire [[m:Community Insights/Frequent questions|plus d’informations sur ce projet]]. [mailto:surveys@wikimedia.org Envoyez-nous un courriel] si vous avez une quelconque question ou si vous ne voulez pas recevoir d’autres messages concernant cette enquête.
Cordialement,
</div> [[User:RMaung (WMF)|RMaung (WMF)]] 20 septembre 2019 à 19:14 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:RMaung (WMF)@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=CI2019List(other,act5)&oldid=19395141 -->
== Reminder: Community Insights Survey ==
<div class="plainlinks mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr">
'''Faites part de votre expérience dans cette enquête'''
Bonjour {{PAGENAME}},
Il reste quelques semaines seulement pour participer à l’enquête sur les Perspectives de la communauté ! Nous avons atteint 30% de notre objectif de participation. Si vous n’avez pas encore participé à l’enquête, vous pouvez nous aider à atteindre notre objectif !
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Vous pouvez lire [[m:Community Insights/Frequent questions|plus d’informations sur ce projet]]. [mailto:surveys@wikimedia.org Envoyez-nous un courriel] si vous avez une quelconque question ou si vous ne voulez pas recevoir d’autres messages concernant cette enquête.
Cordialement,
</div> [[User:RMaung (WMF)|RMaung (WMF)]] 4 octobre 2019 à 17:04 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:RMaung (WMF)@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=CI2019List(other,act5)&oldid=19435548 -->
== [[Livre:Gautier - La Chanson de Roland - 1.djvu|La Chanson de Roland]] ==
{{Ping|Manseng}} bonjour.
Suite à la réparation du DjVu par Shev123, j'ai procédé au renommage de ce tome 1. Il reste à corriger quelques pages mais surtout à revoir la transclusion du chap. 3 qui est chamboulée à cause du rajout de certaines pages. J'ai bien essayé de m'y coller mais, désolé, je ne comprends pas du tout la syntaxe utilisée !
Pourriez-vous vous en charger ?
Dans l'attente de vous lire, cordialement, --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 25 novembre 2019 à 14:42 (UTC)
: {{Ping|*j*jac}} bonjour,
: j'ai vu que vous étiez en train de réparer les pages manquantes, avec [[Utilisateur:Shev123|Shev123]], et je vous en remercie tous les deux : c'est une très bonne chose.
: Pour la transclusion, elle est "manuelle" pour pouvoir respecter la juxtaposition du texte et de sa traduction, ligne à ligne, laisse à laisse .(voir plus haut, la discussion avec Wuyouyuan en avril 2013). L'inconvénient c'est que je dois reporter toute modification apportée par quiconque au texte dans la transclusion notamment lors d'une validation : j'y veille.
: Il est donc effectivement mieux que je me charge des modifications nécessaires suite à l'ajout de ces pages. Je m'y mets cette semaine.
: Surtout qu'il y a quelques écarts entre ces nouvelles pages, et le texte que j'avais mis à la place : je vais relire tout ça.
:: Merci encore, je n'étais pas vraiment satisfait de ce travail non terminé.
:: cordialement [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 25 novembre 2019 à 15:57 (UTC)
:::{{Ping|Manseng}} super ! C'est vraiment une belle œuvre qui mérite le soin que vous lui apportez. Merci ! --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 25 novembre 2019 à 17:00 (UTC)
== Vous avez reçu un courriel un peu plus tôt ce mois ==
Bonjour {{PAGENAME}}: Veuillez vérifier vos courriers électroniques ! Objet: "The Community Insights survey is coming!" Nous nous tenons à votre disposition pour toutes questions: surveys@wikimedia.org.
Désolé pour le désagrément, [[:w:fr:Special:Diff/175001885|lire mon explication ici]].
[[Utilisateur:MediaWiki message delivery|MediaWiki message delivery]] ([[Discussion utilisateur:MediaWiki message delivery|d]]) 24 septembre 2020 à 17:37 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:Samuel (WMF)@metawiki en utilisant la liste à https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Samuel_(WMF)/Community_Insights_survey/fr&oldid=20476323 -->
== Validation et correction ==
{{ping|Manseng}} merci beaucoup pour toutes vos validations sur la [[Grammaire égyptienne (Champollion, 1836)|Grammaire égyptienne]] => ça me fait plaisir de voir que ces pages (qui prennent beaucoup de temps à réaliser) intéressent quelqu'un.. {{clin}} Par contre, pourquoi ne validez-vous pas les pages ou il n'y a qu'une image de tableau ? (certes, il n'y a pas de texte à vérifier, mais si l'image est la bonne et qu'il n'y a pas de problème, il n'y a pas de raison que ces pages ne passent pas au "vert" comme les autres)…
Bon, je ne fais des pages que de temps en temps, et pas de manière continue… n'hésitez pas si cela vous intéresse d'en corriger aussi.
Autre sujet, je m'intéresse à [[Guillaume d’Orange, le marquis au court nez]], livre sur lequel vous avez participé. Je compte en faire la validation dans quelques temps… Par compte, il reste une page et une seule qui n'a pas été corrigée : [[Page:Guillaume d’Orange, le marquis au court nez (trad. Jonckbloet).djvu/94]] => pourrez-vous la corriger pour que je puisse tout valider par la suite ?
encore une fois {{merci}}, Laurent --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 7 décembre 2020 à 10:49 (UTC)
:{{ping|Lorlam}} Bonjour, j'ai juste levé le pied ces derniers jours sur mon activité WS. Il est certain qu'il n'y a rien à valider sur ces pages, mais comme je profite de la validation pour essayer de comprendre un peu les hiéroglyphes, je comptais examiner ces tableaux un peu en détail. Mais je vais m'y remettre.
:Par ailleurs j'envisage de transformer en caractères coptes tous les textes coptes (sauf bien sûr ceux qui sont dans les tableaux ou les planches) et donc de remplacer un certain nombre d'incrustations d'images. Est-ce-que ça vous convient ? Il faut un peu jouer sur la taille des caractères, qu'est-ce que ça donne sur un autre ordinateur ?
:J'ai commencé aussi à extraire les planches en couleur du fac-similé Gallica, et à les passer sur fond blanc. Je me demande si on ne pourrait pas les insérer dans cette transcription, avec l'avertissement qui va bien en page de discussion ? Ce n'est pas seulement pour faire beau, car, pour ces planches, la couleur est nécessaire à la lecture du texte.
:Pour [[Page:Guillaume d’Orange, le marquis au court nez (trad. Jonckbloet).djvu/94]], la page était resté "à problème" pour un problème de fac-simile. Je l'ai passée à l'état corrigée. Merci pour la validation de l'ouvrage.
: Bonne journée, [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 8 décembre 2020 à 07:50 (UTC)
::{{ping|Manseng}} Bonjour. Cela me convient tout à fait que vous remplaciez les images des caractères coptes par des "vrais" caractères en unicode. J'étais tout à fait d'accord avec la remarque faite sur le Scriptorium, mais je ne l'avais pas fait jusqu'à présent, car je pensais que cela me prendrait trop de temps de faire la manip de recherche un à un des bons caractères. Mais je "valide" tout à fait ce choix !!!
::Pour la suite, je pense que je vais un peu "lever le pied" (ou plutôt les doigts sur le clavier) sur la retranscription de ces pages, car, cela prend beaucoup de temps et que j'ai aussi un travail en dehors de WS !!! Par contre, si jamais vous aviez la possibilité et la volonté de prendre la suite, je serais heureux de changer de rôle et de faire de la validation… car je trouve ce sujet passionnant ! {{clin}} Laurent --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 8 décembre 2020 à 12:21 (UTC)
== Pages d’histoire socialiste ==
Merci pour les tableaux. Pourras-tu aussi contrôler les atableaux sur les [[Page:Tcherkesoff - Pages d’histoire socialiste, I, 1896.djvu/28|26]], 27, 30 et 31 ; et les pages 34 et 35 restent à faire. --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 décembre 2022 à 16:42 (UTC)
== Un noinclude dans un tableau dans une note de bas de page ==
Salut,
Pourrais-tu jeter un œil sur cette [[Page:Revue des Deux Mondes - 1843 - tome 1.djvu/475|page]], je ne comprends pas ce que je fais de faux. [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 10 septembre 2023 à 20:52 (UTC)
:{{ping|Berniepyt}} Bonsoir
:J'avais un peu oublié mais les directives ''noinclude'' et ''includeonly'' ne fonctionnent pas dans les notes . Voir [[Wikisource:Scriptorium/Décembre_2008#<ref>_a-t-il_subi_des_changements_?]] et [[Wikisource:Scriptorium/Avril_2016#balises_includeonly_noinclude_,_dans_les_notes]]
:Je ne sais pas s'il y a une autre possibilité que :
:- laisser comme c'est
:- de regrouper la note sur une seule page
:- ou mettre les balises ''ref'' à l'intérieur des balises ''include/noinclude'' et non le contraire, quite à multiplier les balises ''ref follow'' sur une même page pour éviter de trop dupliquer le texte
:C'est ce que j'ai fait sur les pages que tu m'as signalées.
:J'ai refermé la table entre les deux pages : en l'occurrence ça ne pose pas de problème d'alignement de colonnes.
:Il y a peut-être moyen d'éviter de fermer et réouvrir la table en ajoutant aussi une balise ''ref Follow'' sur la première page.
:[[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 11 septembre 2023 à 00:00 (UTC)
::Merci pour ta réactivité. Je suis un peu "vexé" de ne pas avoir pensé moi-même à cette solution. Elle est claire sinon élégante… Pourrais-tu valider la page qui reste encore à l'état « corrigé » (j'ai réussi à supprimer une ligne blanche dérangeante). Bernard. [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 11 septembre 2023 à 09:14 (UTC)
:::{{ping|Berniepyt}} J'ai validé la page. Mais la suppression de la ligne blanche avec <code>style="display:inline-block; vertical-align:top"</code> provoquait un décalage des tables dans la transclusion.
:::J'ai remplacé par <code>style="margin-top:-1.5em;"</code> , mais je ne maîtrise pas assez tout ça pour être sûr que c'est la bonne solution. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 11 septembre 2023 à 11:59 (UTC)
== Rappel : votez maintenant pour sélectionner les membres de la première U4C ==
<section begin="announcement-content" />
:''[[m:Special:MyLanguage/Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Election/2024/Announcement – vote reminder|Ce message est également traduit dans d'autres langues sur Meta-wiki.]] [https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Special:Translate&group=page-{{urlencode:Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Election/2024/Announcement – vote reminder}}&language=&action=page&filter= {{int:please-translate}}]''
Chères Wikimédiennes et Wikimédiens,
Vous recevez ce message parce que vous avez déjà participé au processus du CdCU.
Ceci est un rappel que la période de vote pour le Comité de Coordination du Code de Conduite Universel (U4C) se terminera le 9 mai 2024. Lisez les informations sur la page de [[m:Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Election/2024|vote sur Meta-wiki]] pour en savoir plus sur le vote et l'éligibilité des personnes votantes.
Le comité de coordination du code de conduite universel (U4C) est un groupe mondial qui se consacre à la mise en œuvre équitable et cohérente du code de conduite universel. Les membres de la communauté ont été invités à soumettre leur candidature à l'U4C. Pour plus d'informations et pour connaître les responsabilités de l'U4C, veuillez [[m:Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Charter|consulter la charte de l'U4C]].
Veuillez partager ce message avec les membres de votre communauté afin qu'ils puissent également participer.
Au nom de l’équipe du projet de CdCU,<section end="announcement-content" />
[[m:User:RamzyM (WMF)|RamzyM (WMF)]] 2 mai 2024 à 23:11 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:RamzyM (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2024/Previous_voters_list_2&oldid=26721207 -->
== Onlysection ==
Bonjour,
En transclusion, si on utilise "onlysection", cela veut dire que la section doit être présente sur toutes les pages (sinon, les pages où elle ne figure pas ne seront pas transcluses, ce qui ne saute pas aux yeux, puisque ça commence et finit correctement). Il vaut donc mieux indiquer fromsection et tosection, c'est plus sûr. J'ai effectué quelques modifications sur les pages de [[Le Caucase (Dumas)]] ; il reste les chapitres 28, 48, 54 et 61 à corriger. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 mai 2024 à 16:45 (UTC)
== Fac-similé du Dictionnaire de Bayle ==
Bonjour Manseng !
Je vous vois travailler sur le Dictionnaire de Bayle. Mais le fac-similé est assez dur à voir, je trouve.
Depuis qu'il a été importé, Gallica a fait une autre numérisation du Dictionnaire, avec des caractères moins flous, plus lisibles, surtout pour les notes de bas de page : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3040352f/f348.item exemple de la p.332 du tome 13] comparé [[Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/340|à l'actuelle sur Wikisource]].
Est-ce que vous désirez rester avec le fac-similé actuel ?
Sinon, vous pouvez [[Aide:Demander l’importation d’un livre|demander l’importation d’un livre]] ou formulez votre : <span class="plainlinks" style=" margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Aide:Demander l’importation d’un livre|action=edit§ion=new&preload=Modèle:DemandeLivre}} {{Bouton cliquable|Demande d’importation de livre|couleur=white}}]</span>
Bonne suite de votre travail d'édition !
-[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 11 avril 2026 à 07:31 (UTC)
:Bonsoir [[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]]
:C'est vrai que le fac-simile est franchement mauvais. Il y a même des trous sur certaines pages. En pratique je travaille déjà avec le nouveau fac-simile, sinon ça ne serait pas possible ! Mais ce sera mieux, pour d'éventuels valideurs, de le changer.
:Je vais suivre votre suggestion et faire une demande d'importation, mais il faudra supprimer les 11 premières pages et les 6 dernières pour respecter la pagination actuelle.
:Merci [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 11 avril 2026 à 18:34 (UTC)
==À lire ==
À lire sur Beauduin de Sebourc: [[Page:Charles Lenient, La satire en France au Moyen Âge (1859).pdf/198]] et ss. --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 22 juillet 2026 à 15:56 (UTC)
:Bonsoir [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]]
:Merci ! ce résumé et ces éléments de contexte manquent vraiment dans l'édition de 1841. J'ai profité de ma lecture de ces pages pour en poursuivre la mise en forme. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 22 juillet 2026 à 21:02 (UTC)
::Pour préparer une traduction brute en néerlandais: j'ai mis '''avec AI''' une page en Français moderne [[Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/23]], est-ce que cela est fonctionnel? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 août 2026 à 13:41 (UTC)
:::Bonjour [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]],
:::- personnellement je ne suis pas favorable à ajouter quoique ce soit aux œuvres qu'on met en forme sur Wikisource : commentaires, traductions. Même l'ajout de liens externes à l’œuvre me paraissent problématiques.
:::- Pour moi il s'agit de créations nouvelles qui devraient être éditées ailleurs que sur Wikisource.
:::Ce sujet a été débattu à plusieurs reprises sur le scriptorium, et je ne sais pas trop s'il y a eu finalement une conclusion, ni laquelle.
:::- Quoiqu'il en soit l'ajout d'une traduction me paraît poser un sérieux problème sur ce que signifie la "validation" sur WS.
:::Je ne suis pas expert de littérature, de linguistique, ni du moyen-âge : je n'ai aucune formation, qualification, pour vérifier ce que peut produire l'IA, corriger les erreurs, contre-sens qu'elle ne manquera pas de produire.
:::Et sans parler des effets littéraires eux mêmes , poétiques , comiques , etc...
:::Par expérience sur WS, je connais et comprends un peu ces chansons de geste , mais c'est tout. (Et j'ai une grande méfiance envers l'IA).
:::Je comprends l'intérêt que vous avez pour produire une traduction en français moderne puis en néerlandais (mais pour moi c'est une création nouvelle qui est à faire quelque part sous votre signature).
:::Vous comprendrez que je ne souhaite pas m'engager dans cette voie, et que ma "validation" se limitera au texte issu du fac-simile.
:::Pour le reste je vous suggère d'expliquer votre démarche en page de discussion, voire sur le scriptorium, selon ce qui y a déjà été débattu sur le sujet. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 5 août 2026 à 07:56 (UTC)
::::Tu donnes une opinion sur AI, j'aurais aimé ton opinion sur la qualité de la traduction AI. J'ai essayé plusieurs façons de traduire le texte. Faire d'abord une traduction en Français moderne donnait un meilleur texte en Néerlandais. J'étais surpris que AI faisait ces deux étapes d'un seul coup.
::::Nouvelle surprise: AI me donne cette double traduction seulement pour les pages que j'avais déja traduit moi-même. Pour les pages suivantes que j'ai essayé, AI ne donne qu'une résumé aves liens vers des dictionnaires et glossaires. J'ai transféré le AI-texte à la page de discussion. [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 5 août 2026 à 08:26 (UTC)
:::::Comme je te dis c'est difficile de juger la qualité de cette traduction.
:::::Je n'ai pas vu de faute manifeste de français, le texte est compréhensible, en bon français ,dans un style un peu vieillot, qui peut très bien convenir.
:::::Mais pour la qualité de la traduction, je vois déjà une erreur potentielle : je ne suis pas sûr qu'il faille traduire ''"n'i soïés pas habitant"'' par ''"n'y soyez pas habitants."'' Le sens est douteux ... habitants de l'enfer ? au présent, avant la mort ?
:::::Je pense que ça pourrait être ''"ne soyez pas possédés par eux"'' ou ''"n'ayez pas commerce avec"'' (les ennemis issus de l'enfer). En tous cas selon Godefroy ''"habiter"'' semble plutôt dans le registre du ''"péché"'' cf https://micmap.org/dicfro/search/dictionnaire-godefroy/habiter Seuls des experts pourraient dire. Je crains que l'IA tombe dans pas mal d'erreurs et contresens difficiles à détecter.
:::::Quant au phénomène sur la double traduction, il est possible que AI ait trouve la page que vous avez produite et l'a utilisé comme source pour continuer. Prendre ses propres productions comme source de savoir , c'est un des risques connus de l'IA. [[Utilisateur:Manseng|Manseng]] ([[Discussion utilisateur:Manseng|d]]) 5 août 2026 à 12:22 (UTC)
::::::Je considère le résultat comme ''brouillon de traduction'': pas de valeur linguistique, mais pour moi utile pour comprendre ce roman historique en langue ''ancienne'' et ''étrangère pour moi''.
::::::Ton exemple ''habitant'' (habité par le diable, possédé) est bien choisi: le linguiste/traducteur se pose la question: que signifie? mais le lecteur saisit le sens: éviter l'enfer, le diable. Je suis ici d'abord lecteur. J'apprécie le récit mieux maintenant que je le lis dans ma langue maternelle. Mais en même temps mon intérêt dans la question linguistique a grandi. Et AI est alors un robot rapide pour collecter des donnés linguistiques.
::::::Partant de ''notre'' transclusion sur s:fr, j'ai réussi en deux jours la traduction AI de la première parti (Chant 1 à 13) en néerlandais. ''Google translate'' est reproductible, même pour des longs textes, mais clairement inutilisable. Le google chat ''AI'' n'est pas reproductible, plutôt variable, versatile, mais reste assez proche du sens de la texte-source; et AI donne à la demande des explications, y compris des glossaires.
::::::Je n'utilisait que peu AI, n'aimait pas AI comme moteur de recherche. C'est ma première expérience AI d'un caractère recherche scientifique. Je comprends maintenant mieux la nécessité de la précision des questions à poser à AI: autant d'essais, autant de traductions différentes ou seulement des résumés.
::::::Par exemple : tu pourras posez la question sur google AI, en copiant ceci :<br>
::::::<i>chercher dans le texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte en Français moderne, en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/36</i>adaptant le pdf/numero.
C'est probablement la raison que la traduction, posée dans ce contexte plus précise d'ancien Français, AI donne meilleur résultat que google translate.<br>
::::::Merci pour ton aide sur ce livre. [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 6 août 2026 à 20:11 (UTC)
:::::::Bonjour Manseng, as-tu vu déjà [[Wikisource:Scriptorium#Traduction ancien français avec AI]] ? Peut-être voudra-tu laisser un commentaire. [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 8 août 2026 à 15:19 (UTC)
gspz53fbzapx8hi3zys1k24u2iqxg5j
Page:Gautier - Richard Wagner et son œuvre poétique, 1882.djvu/38
104
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2026-08-09T05:33:16Z
Fabrice Dury
1855
15971942
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{numérotation|{{sc|richard wagner}}|24|}}</noinclude>théâtre ne retarderont votre visite à Lucerne.
Bien au contraire, j’en attends la
prolongation de votre séjour ici, et c’est en
vous priant. Madame, de vouloir bien me
faire savoir, par un petit mot, le jour de
votre arrivée que je vous demande d’agréer
l’expression de ma respectueuse reconnaissance.
{{d|Richard {{sc|Wagner}}. »|6}}
Ce fut par une superbe après-midi du mois
de juillet 1869 que j’arrivai à Lucerne. Je regardais
par la portière du wagon, en entrant en
gare, lorsque tout à coup sur le quai j’aperçus
Wagner. Il ne ressemblait nullement aux détestables
photographies que j’avais vues. Je
n’hésitai pas cependant à le reconnaître et je
courus à lui.
Nous nous serrâmes les mains silencieusement
et il m’enveloppa de ce regard intense,
qui lui est particulier, et qui semble voir
jusqu’à l’âme. Je n’éprouvai aucune gêne durant
cette minute de silence étrange pendant
laquelle mon cœur était pour ainsi dire à nu<noinclude>
<references/></noinclude>
e1i2bnq6sltci52u4gm5uqynijlhye6
Page:Gautier - La sœur du soleil.djvu/245
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7995767
2026-08-09T11:02:21Z
Kilom691
3875
typo
15972386
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Shaihulud" /></noinclude><br />
— Ils ont encore pour une journée de travail, dit Yoké-Moura. Maintenant que je sais où ils sont, je les surveillerai. Mais, suis-moi, mon fils ; je ne veux confier qu’à toi la mission délicate qu’il faut remplir à présent.
Le général rentra dans le pavillon qu’il habitait au château.
Il écrivit une longue lettre à l’homme qui commandait les troupes revenues de Yamasiro, il se nommait Aroufza, c’était un frère de Harounaga. Il donnait à ce chef toutes les instructions nécessaires pour le combat du lendemain.
Lorsqu’il eut fini, il appela un paysan qui attendait dans la pièce voisine.
— Celui ci connaît le lieu où commence le souterrain, dit Yoké-Moura à son fils lorsque le moment sera venu, il y conduira l’armée. Tu vas partir avec lui ; tâche de n’être vu de personne ; tu porteras cette lettre à Aroufza, et tu lui diras qu’il accomplisse mes ordres scrupuleusement, et qu’il se laisse guider par l’homme que voici. Sois prudent, sois adroit, mon fils ; il est aisé d’atteindre le camp d’Aroufza ; mais songe qu’il faut l’atteindre sans être vu, afin de ne pas donner l’éveil aux espions que Hiéyas a, sans nul doute, parmi nous. Dès que tu seras arrivé, envoie vers moi un messager.
— Je vais partir sur-le-champ et profiter de l’obscurité, dit Daïské dans quelques heures, mon père, tu auras de mes nouvelles.
Le jeune homme s’en alla avec l’espion.
Dès que le jour fut venu, Yoké-Moura se rendit chez le siogoun pour le saluer.
Fidé-Yori le reçut froidement ; il était mécontent du général, ne s’expliquant pas son inaction.<noinclude>
<references/></noinclude>
237mum788wn3uogbo164l1x24qpe37r
Auteur:Henri d’Orléans (1822-1897)
102
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14609481
2026-08-09T06:34:19Z
Newnewlaw
42296
15972033
wikitext
text/x-wiki
{{Auteur| cle = Aumale
|contenu=
== Œuvres ==
* {{l2s|Les zouaves et les chasseurs à pied|Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf}}, 1855
=== {{RDDM}} ===
* [[Alesia, études sur la septième campagne de César dans les Gaules]] 1858
* [[De Lens à Vincennes]]
* [[De Paris au Tonkin par terre]]
* [[La Rencontre du faubourg Saint-Antoine]] 1892
* [[La Première campagne de Condé]]
* [[Le Duc d’Anguien et les Dames]]
* [[La Lutte entre Turenne et Condé (1654-1657)]]
* [[Les Dunes (1658)]]
* [[Les Négociations et la Paix (1656-1659)]]
* [[Seneffe (1674)]]
* [[La Dernière campagne (1675)]]
== Bibliographie ==
{{Thieme|A#AUMALE}}
}}
mf8mkgn1npv6n79pd6lisaph73vgnbj
Page:Berlioz - Le Chef d’orchestre, éd2.djvu/38
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2026-08-08T20:21:34Z
Sixdegrés
56197
/* Corrigée */
15971663
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sixdegrés" /></noinclude><nowiki />
La disposition et le groupement des musiciens et des choristes rentrent encore dans les attributions du chef d’orchestre, surtout pour les concerts. Il est impossible d’indiquer d’une façon absolue le meilleur groupement du personnel des exécutants dans un théâtre et dans une salle de concerts, la forme et l’arrangement de l’intérieur des salles influant nécessairement sur les déterminations à prendre en pareil cas. Ajoutons qu’elles dépendent en outre du nombre des exécutants qu’il s’agit de grouper, et dans quelques occasions, du mode de composition adopté par l’auteur de l’œuvre qu’on exécute. En général, pour les concerts, un amphithéâtre de huit ou au moins de cinq gradins est indispensable.
La forme demi-circulaire est la meilleure pour cet amphithéâtre. S’il est assez large pour contenir tout l’orchestre, la masse entière des instrumentistes sera disposée sur les gradins ; les premiers violons sur le devant à droite, les seconds violons sur le devant à gauche, les altos dans le milieu entre les deux groupes de violons, les flûtes, hautbois, clarinettes, cors et bassons derrière les premiers violons, un double rang de violoncelles et de contre-basses derrière les seconds violons ; les trompettes, cornets, trombones et tubas derrière les altos, le reste des violoncelles et des contre-basses derrière les instruments à vent en bois, les harpes sur l’avant-scène tout près du chef d’orchestre, les timbales et les autres instruments à percussion derrière les instruments de cuivre ; le chef d’orchestre tournant le dos au public, tout en bas de l’amphithéâtre et près des premiers pupitres des premiers et des seconds violons.
Il devra y avoir un plancher horizontal, une scène plus ou moins large, s’étendant au-devant du premier gradin de l’amphithéâtre ; sur ce plancher les choristes seront placés en éventail, tournés de trois quarts vers le public et pouvant tous aisément voir les mouvements du chef d’orchestre. Le groupement des choristes par catégories de voix sera différent selon que l’auteur a écrit à trois, à quatre ou à six<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Mathieugp" />{{nr|2}}</noinclude>{{s|xviii}} — et ce n’est pas ce qu’ils ont dit de mieux, puisqu’il s’agissait du Canada, dont les Français disputaient alors la possession aux soldats de l’Angleterre.
Deux cents ans avant eux, au sujet de ces territoires américains, revendiqués par les rois d’Espagne et de Portugal, {{roi|François|Ier}} s’était écrié : « Je voudrais bien voir l’article du testament d’Adam, qui leur lègue ce vaste héritage ! » Le roi avait d’autant plus raison d’y prétendre, qu’une partie de ces territoires devait bientôt prendre le nom de Nouvelle-France.
Les Français, il est vrai, n’ont pu conserver cette magnifique colonie américaine ; mais sa population, en grande majorité, n’en est pas moins restée française, et elle se rattache à l’ancienne Gaule par ces liens du sang, cette identité de race, ces instincts naturels, que la politique internationale ne parvient jamais à briser.
En réalité, les « quelques arpents de glace », si dédaigneusement qualifiés, forment un royaume dont la superficie égale celle de l’Europe.
Un Français avait pris possession de ces vastes territoires dès l’année 1534.
C’est au cœur même de cette contrée que Jacques Cartier, originaire de Saint-Malo, poussa sa marche audacieuse, en remontant le cours du fleuve, auquel fut donné le nom de Saint-Laurent. L’année suivante, le hardi Malouin, portant plus avant son exploration vers l’ouest, arriva devant un groupe de cabanes — Canada en langue indienne — d’où est sortie Québec, puis, atteignit cette bourgade d’Hochelaga, d’où est sortie Montréal. Deux siècles plus tard, ces deux cités allaient successivement prendre le titre de capitales, concurremment avec Kingston et Toronto, en attendant que, dans le but de mettre fin à leurs rivalités politiques, la ville d’Ottawa fut déclarée siège du gouvernement de cette colonie américaine, que l’Angleterre appelle actuellement ''Dominion of Canada''.
Quelques faits, quelques dates, suffiront à faire connaître les progrès de cet important état depuis sa fondation jusqu’à la période de 1830<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Mathieugp" />{{nr|2|FAMILLE-SANS-NOM}}</noinclude>{{s|xviii}} — et ce n’est pas ce qu’ils ont dit de mieux, puisqu’il s’agissait du Canada, dont les Français disputaient alors la possession aux soldats de l’Angleterre.
Deux cents ans avant eux, au sujet de ces territoires américains, revendiqués par les rois d’Espagne et de Portugal, {{roi|François|Ier}} s’était écrié : « Je voudrais bien voir l’article du testament d’Adam, qui leur lègue ce vaste héritage ! » Le roi avait d’autant plus raison d’y prétendre, qu’une partie de ces territoires devait bientôt prendre le nom de Nouvelle-France.
Les Français, il est vrai, n’ont pu conserver cette magnifique colonie américaine ; mais sa population, en grande majorité, n’en est pas moins restée française, et elle se rattache à l’ancienne Gaule par ces liens du sang, cette identité de race, ces instincts naturels, que la politique internationale ne parvient jamais à briser.
En réalité, les « quelques arpents de glace », si dédaigneusement qualifiés, forment un royaume dont la superficie égale celle de l’Europe.
Un Français avait pris possession de ces vastes territoires dès l’année 1534.
C’est au cœur même de cette contrée que Jacques Cartier, originaire de Saint-Malo, poussa sa marche audacieuse, en remontant le cours du fleuve, auquel fut donné le nom de Saint-Laurent. L’année suivante, le hardi Malouin, portant plus avant son exploration vers l’ouest, arriva devant un groupe de cabanes — Canada en langue indienne — d’où est sortie Québec, puis, atteignit cette bourgade d’Hochelaga, d’où est sortie Montréal. Deux siècles plus tard, ces deux cités allaient successivement prendre le titre de capitales, concurremment avec Kingston et Toronto, en attendant que, dans le but de mettre fin à leurs rivalités politiques, la ville d’Ottawa fut déclarée siège du gouvernement de cette colonie américaine, que l’Angleterre appelle actuellement ''Dominion of Canada''.
Quelques faits, quelques dates, suffiront à faire connaître les progrès de cet important état depuis sa fondation jusqu’à la période de 1830<noinclude>
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Deux cents ans avant eux, au sujet de ces territoires américains, revendiqués par les rois d’Espagne et de Portugal, {{roi|François|Ier}} s’était écrié : « Je voudrais bien voir l’article du testament d’Adam, qui leur lègue ce vaste héritage ! » Le roi avait d’autant plus raison d’y prétendre, qu’une partie de ces territoires devait bientôt prendre le nom de Nouvelle-France.
Les Français, il est vrai, n’ont pu conserver cette magnifique colonie américaine ; mais sa population, en grande majorité, n’en est pas moins restée française, et elle se rattache à l’ancienne Gaule par ces liens du sang, cette identité de race, ces instincts naturels, que la politique internationale ne parvient jamais à briser.
En réalité, les « quelques arpents de glace », si dédaigneusement qualifiés, forment un royaume dont la superficie égale celle de l’Europe.
Un Français avait pris possession de ces vastes territoires dès l’année 1534.
C’est au cœur même de cette contrée que Jacques Cartier, originaire de Saint-Malo, poussa sa marche audacieuse, en remontant le cours du fleuve, auquel fut donné le nom de Saint-Laurent. L’année suivante, le hardi Malouin, portant plus avant son exploration vers l’ouest, arriva devant un groupe de cabanes — Canada en langue indienne — d’où est sortie Québec, puis, atteignit cette bourgade d’Hochelaga, d’où est sortie Montréal. Deux siècles plus tard, ces deux cités allaient successivement prendre le titre de capitales, concurremment avec Kingston et Toronto, en attendant que, dans le but de mettre fin à leurs rivalités politiques, la ville d’Ottawa fut déclarée siège du gouvernement de cette colonie américaine, que l’Angleterre appelle actuellement ''Dominion of Canada''.
Quelques faits, quelques dates, suffiront à faire connaître les progrès de cet important état depuis sa fondation jusqu’à la période de 1830<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Mathieugp" />{{nr|3}}</noinclude>à 1840, pendant laquelle se sont déroulés les événements relatifs à cette histoire.
Sous {{roi|Henri|IV}}, en 1595, Champlain, un des bons marins de l’époque, revient en Europe après un premier voyage, pendant lequel il a choisi l’emplacement où sera fondée Québec. Il prend part alors à l’expédition de {{M.|de}} Mons, porteur de lettres patentes pour le commerce exclusif des pelleteries, qui lui accordent le droit de concéder des terres dans le Canada. Champlain, dont le caractère aventureux ne s’accommode guère des choses du négoce, tire de son côté, remonte de nouveau le cours du Saint-Laurent, bâtit Québec en 1606. Depuis deux ans déjà, les Anglais avaient jeté les bases de leur premier établissement d’Amérique sur les rivages de la Virginie. De là, les germes d’une jalousie de nationalité ; et même, dès cette époque, se manifestent les prodromes de cette lutte que l’Angleterre et la France se livreront sur le théâtre du nouveau monde.
Au début, les indigènes sont nécessairement mêlés aux diverses phases de cet antagonisme. Les Algonquins et les Hurons se déclarent pour Champlain contre les Iroquois, qui viennent en aide aux soldats du Royaume-Uni. En 1609, ceux-ci sont battus sur les bords du lac, auquel on a conservé le nom du marin français.
Deux autres voyages — 1613 et 1615 — conduisent Champlain jusque dans les régions presque inconnues de l’ouest, sur les bords du lac Huron. Puis, il quitte l’Amérique et revient une troisième fois au Canada. Enfin, après avoir donné de tête et de bras contre des intrigues de toutes sortes, il reçoit, en 1620, le titre de gouverneur de la Nouvelle-France.
Sous ce nom se crée alors une compagnie, dont la constitution est approuvée par {{roi|Louis|XIII}} en 1628. Cette compagnie s’engage à faire passer en Canada, dans l’espace de quinze ans, quatre mille Français catholiques. Des quelques vaisseaux expédiés à travers l’Océan, les premiers tombent aux mains des Anglais, qui s’avancent à travers la vallée du Saint-Laurent et somment Champlain de se rendre. Refus de l’intrépide marin, auquel le manque de ressources et de secours<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Mathieugp" />{{nr|||3}}</noinclude>à 1840, pendant laquelle se sont déroulés les événements relatifs à cette histoire.
Sous {{roi|Henri|IV}}, en 1595, Champlain, un des bons marins de l’époque, revient en Europe après un premier voyage, pendant lequel il a choisi l’emplacement où sera fondée Québec. Il prend part alors à l’expédition de {{M.|de}} Mons, porteur de lettres patentes pour le commerce exclusif des pelleteries, qui lui accordent le droit de concéder des terres dans le Canada. Champlain, dont le caractère aventureux ne s’accommode guère des choses du négoce, tire de son côté, remonte de nouveau le cours du Saint-Laurent, bâtit Québec en 1606. Depuis deux ans déjà, les Anglais avaient jeté les bases de leur premier établissement d’Amérique sur les rivages de la Virginie. De là, les germes d’une jalousie de nationalité ; et même, dès cette époque, se manifestent les prodromes de cette lutte que l’Angleterre et la France se livreront sur le théâtre du nouveau monde.
Au début, les indigènes sont nécessairement mêlés aux diverses phases de cet antagonisme. Les Algonquins et les Hurons se déclarent pour Champlain contre les Iroquois, qui viennent en aide aux soldats du Royaume-Uni. En 1609, ceux-ci sont battus sur les bords du lac, auquel on a conservé le nom du marin français.
Deux autres voyages — 1613 et 1615 — conduisent Champlain jusque dans les régions presque inconnues de l’ouest, sur les bords du lac Huron. Puis, il quitte l’Amérique et revient une troisième fois au Canada. Enfin, après avoir donné de tête et de bras contre des intrigues de toutes sortes, il reçoit, en 1620, le titre de gouverneur de la Nouvelle-France.
Sous ce nom se crée alors une compagnie, dont la constitution est approuvée par {{roi|Louis|XIII}} en 1628. Cette compagnie s’engage à faire passer en Canada, dans l’espace de quinze ans, quatre mille Français catholiques. Des quelques vaisseaux expédiés à travers l’Océan, les premiers tombent aux mains des Anglais, qui s’avancent à travers la vallée du Saint-Laurent et somment Champlain de se rendre. Refus de l’intrépide marin, auquel le manque de ressources et de secours<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Mathieugp" />{{nr||QUELQUES FAITS, QUELQUES DATES.|3}}</noinclude>à 1840, pendant laquelle se sont déroulés les événements relatifs à cette histoire.
Sous {{roi|Henri|IV}}, en 1595, Champlain, un des bons marins de l’époque, revient en Europe après un premier voyage, pendant lequel il a choisi l’emplacement où sera fondée Québec. Il prend part alors à l’expédition de {{M.|de}} Mons, porteur de lettres patentes pour le commerce exclusif des pelleteries, qui lui accordent le droit de concéder des terres dans le Canada. Champlain, dont le caractère aventureux ne s’accommode guère des choses du négoce, tire de son côté, remonte de nouveau le cours du Saint-Laurent, bâtit Québec en 1606. Depuis deux ans déjà, les Anglais avaient jeté les bases de leur premier établissement d’Amérique sur les rivages de la Virginie. De là, les germes d’une jalousie de nationalité ; et même, dès cette époque, se manifestent les prodromes de cette lutte que l’Angleterre et la France se livreront sur le théâtre du nouveau monde.
Au début, les indigènes sont nécessairement mêlés aux diverses phases de cet antagonisme. Les Algonquins et les Hurons se déclarent pour Champlain contre les Iroquois, qui viennent en aide aux soldats du Royaume-Uni. En 1609, ceux-ci sont battus sur les bords du lac, auquel on a conservé le nom du marin français.
Deux autres voyages — 1613 et 1615 — conduisent Champlain jusque dans les régions presque inconnues de l’ouest, sur les bords du lac Huron. Puis, il quitte l’Amérique et revient une troisième fois au Canada. Enfin, après avoir donné de tête et de bras contre des intrigues de toutes sortes, il reçoit, en 1620, le titre de gouverneur de la Nouvelle-France.
Sous ce nom se crée alors une compagnie, dont la constitution est approuvée par {{roi|Louis|XIII}} en 1628. Cette compagnie s’engage à faire passer en Canada, dans l’espace de quinze ans, quatre mille Français catholiques. Des quelques vaisseaux expédiés à travers l’Océan, les premiers tombent aux mains des Anglais, qui s’avancent à travers la vallée du Saint-Laurent et somment Champlain de se rendre. Refus de l’intrépide marin, auquel le manque de ressources et de secours<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Mathieugp" />{{nr|4}}</noinclude>impose bientôt une capitulation — honorable d’ailleurs — qui, en 1629, donne Québec aux Anglais. En 1632, Champlain repart de Dieppe avec trois vaisseaux, reprend possession du Canada, restitué à la France par le traité du 13 juillet de la même année, jette les fondements de villes nouvelles, établit le premier collège canadien sous la direction des Jésuites, et meurt le jour de Noël — en 1635 — dans le pays conquis à force de volonté et d’audace.
Pendant quelque temps, des relations commerciales se nouent entre les colons français et les colons de la Nouvelle-Angleterre. Mais les premiers ont à lutter contre les Iroquois, qui sont devenus redoutables par leur nombre, car la population européenne n’est encore que de deux mille cinq cents âmes. Aussi la compagnie, dont les affaires périclitent, s’adresse-t-elle tout d’abord à Colbert, qui envoie le marquis de Tracy à la tête d’une escadre. Les Iroquois repoussés reviennent bientôt à la charge, se sentant soutenus par les Anglais, et un horrible massacre de colons s’accomplit dans le voisinage de Montréal.
Cependant, si, en 1665, la population s’est accrue du double, ainsi que le domaine superficiel de la colonie, il n’y a encore que treize mille Français en Canada, tandis que les Anglais comptent déjà deux cent mille habitants de race saxonne dans la Nouvelle-Angleterre. La guerre recommence. Elle prend pour théâtre cette Acadie, qui forme actuellement la Nouvelle-Écosse, puis, s’étend jusqu’à Québec, d’où les Anglais sont repoussés en 1690. Enfin le traité de Ryswick — 1697 — assure à la France la possession de tous les territoires que la hardiesse de ses découvreurs, le courage de ses enfants, avaient fait siens dans le Nord-Amérique. En même temps, les tribus insoumises, Iroquois, Hurons et autres, se mettent sous la protection française par la convention de Montréal.
En 1703, le marquis de Vaudreuil, fils d’un premier gouverneur de ce nom, est nommé au gouvernement général du Canada, que la neutralité des Iroquois rend plus aisé à défendre contre les agressions des colons de la Grande-Bretagne. La lutte reprend dans les {{tiret|éta|blissements}}<noinclude>
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Pendant quelque temps, des relations commerciales se nouent entre les colons français et les colons de la Nouvelle-Angleterre. Mais les premiers ont à lutter contre les Iroquois, qui sont devenus redoutables par leur nombre, car la population européenne n’est encore que de deux mille cinq cents âmes. Aussi la compagnie, dont les affaires périclitent, s’adresse-t-elle tout d’abord à Colbert, qui envoie le marquis de Tracy à la tête d’une escadre. Les Iroquois repoussés reviennent bientôt à la charge, se sentant soutenus par les Anglais, et un horrible massacre de colons s’accomplit dans le voisinage de Montréal.
Cependant, si, en 1665, la population s’est accrue du double, ainsi que le domaine superficiel de la colonie, il n’y a encore que treize mille Français en Canada, tandis que les Anglais comptent déjà deux cent mille habitants de race saxonne dans la Nouvelle-Angleterre. La guerre recommence. Elle prend pour théâtre cette Acadie, qui forme actuellement la Nouvelle-Écosse, puis, s’étend jusqu’à Québec, d’où les Anglais sont repoussés en 1690. Enfin le traité de Ryswick — 1697 — assure à la France la possession de tous les territoires que la hardiesse de ses découvreurs, le courage de ses enfants, avaient fait siens dans le Nord-Amérique. En même temps, les tribus insoumises, Iroquois, Hurons et autres, se mettent sous la protection française par la convention de Montréal.
En 1703, le marquis de Vaudreuil, fils d’un premier gouverneur de ce nom, est nommé au gouvernement général du Canada, que la neutralité des Iroquois rend plus aisé à défendre contre les agressions des colons de la Grande-Bretagne. La lutte reprend dans les {{tiret|éta|blissements}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Mathieugp" />{{nr|||5}}</noinclude>{{tiret2|éta|blissements}} de Terre-Neuve, qui sont anglais, et dans l’Acadie, qui, en 1711, échappe aux mains du marquis de Vaudreuil. Cet abandon va permettre aux forces anglo-américaines de se concentrer pour la conquête du domaine canadien, où les Iroquois, travaillés en dessous, redeviennent douteux. C’est alors que le traité d’Utrecht — 1713 — consomme la perte de l’Acadie, après avoir assuré pour trente ans la paix avec l’Angleterre.
Durant cette période de calme, la colonie fait de réels progrès. Les Français construisent quelques nouveaux forts, afin d’en assurer la possession à leurs descendants. En 1721, la population est de vingt-cinq mille âmes, et de cinquante mille en 1744. On peut croire que les temps difficiles sont passés. Il n’en est rien. Avec la guerre de la succession d’Autriche, l’Angleterre et la France se retrouvent aux prises en Europe, et, par suite, en Amérique. Il y a des alternatives de succès et de revers. Enfin le traité d’Aix-la-Chapelle — 1747 — remet les choses dans l’état où elles étaient au traité d’Utrecht.
Mais, si l’Acadie est désormais possession britannique, elle est demeurée bien française par les tendances générales de sa population. Aussi, le Royaume-Uni provoque-t-il l’immigration anglo-saxonne, afin d’assurer sa prépondérance de race dans les provinces conquises. La France veut en faire autant pour le Canada ; elle y réussit mal, et, sur ces entrefaites, l’occupation des territoires de l’Ohio rejette les rivaux en présence.
C’est alors, devant le fort Duquesne, récemment élevé par les compatriotes du marquis de Vaudreuil, que Washington apparaît à la tête d’une forte colonne anglo-américaine. Franklin ne venait-il pas de déclarer que le Canada ne pouvait appartenir aux Français ? Deux escadres partent d’Europe — l’une de France, l’autre d’Angleterre. Après d’épouvantables massacres, qui ensanglantent l’Acadie et les territoires de l’Ohio, la guerre est officiellement déclarée par la Grande-Bretagne à la date du 18 mai 1756.
En ce même mois, sur une pressante demande de renforts faite par {{M.|de}} Vaudreuil, le marquis de Montcalm vient prendre le {{tiret|com|mandement}}<noinclude>
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Durant cette période de calme, la colonie fait de réels progrès. Les Français construisent quelques nouveaux forts, afin d’en assurer la possession à leurs descendants. En 1721, la population est de vingt-cinq mille âmes, et de cinquante mille en 1744. On peut croire que les temps difficiles sont passés. Il n’en est rien. Avec la guerre de la succession d’Autriche, l’Angleterre et la France se retrouvent aux prises en Europe, et, par suite, en Amérique. Il y a des alternatives de succès et de revers. Enfin le traité d’Aix-la-Chapelle — 1747 — remet les choses dans l’état où elles étaient au traité d’Utrecht.
Mais, si l’Acadie est désormais possession britannique, elle est demeurée bien française par les tendances générales de sa population. Aussi, le Royaume-Uni provoque-t-il l’immigration anglo-saxonne, afin d’assurer sa prépondérance de race dans les provinces conquises. La France veut en faire autant pour le Canada ; elle y réussit mal, et, sur ces entrefaites, l’occupation des territoires de l’Ohio rejette les rivaux en présence.
C’est alors, devant le fort Duquesne, récemment élevé par les compatriotes du marquis de Vaudreuil, que Washington apparaît à la tête d’une forte colonne anglo-américaine. Franklin ne venait-il pas de déclarer que le Canada ne pouvait appartenir aux Français ? Deux escadres partent d’Europe — l’une de France, l’autre d’Angleterre. Après d’épouvantables massacres, qui ensanglantent l’Acadie et les territoires de l’Ohio, la guerre est officiellement déclarée par la Grande-Bretagne à la date du 18 mai 1756.
En ce même mois, sur une pressante demande de renforts faite par {{M.|de}} Vaudreuil, le marquis de Montcalm vient prendre le {{tiret|com|mandement}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Mathieugp" />{{nr|6}}</noinclude>{{tiret2|com|mandement}} de l’armée régulière du Canada — quatre mille hommes en tout. Le ministre n’avait pu disposer d’un effectif plus considérable, car la guerre d’Amérique n’était pas populaire en France, si elle l’était à un rare degré dans le Royaume-Uni.
Dès le début de la campagne, premiers succès au profit de Montcalm. Prise du fort William-Henry, bâti au sud de ce lac George, qui forme le prolongement du lac Champlain. Défaite des troupes anglo-américaines à la journée de Carillon. Mais, malgré ces brillants faits d’armes, évacuation du fort Duquesne par les Français, et perte du fort Niagara, rendu par une garnison trop faible, que la trahison des Indiens empêche de secourir en temps utile. Enfin, prise de Québec, en septembre 1759, par le général Wolfe à la tête de huit mille hommes de débarquement. Les Français, malgré la bataille qu’ils gagnent à Montmorency, ne peuvent éviter une défaite définitive. Montcalm est tué, Wolfe est tué. Les Anglais sont en partie maîtres des provinces canadiennes.
L’année suivante, une tentative est faite pour reprendre Québec, cette clef du Saint-Laurent. Elle échoue, et, peu de temps après, Montréal est contraint à capituler.
Enfin, le 10 février 1763, un traité intervient. {{roi|Louis|XV}} renonce à ses prétentions sur l’Acadie au profit de l’Angleterre. Il lui cède en toute propriété le Canada et ses dépendances. La Nouvelle-France n’existe plus que dans le cœur de ses enfants. Mais les Anglais n’ont jamais su s’adjoindre les peuples qu’ils ont soumis ; ils ne savent que les détruire. Or, on ne détruit pas une nationalité, lorsque la majorité des habitants a gardé l’amour de son ancienne patrie et ses aspirations d’autrefois. En vain la Grande-Bretagne organise-t-elle trois gouvernements, Québec, Montréal et Trois-Rivières. En vain veut-elle imposer la loi anglaise aux Canadiens, les astreindre à prêter un serment de fidélité. À la suite d’énergiques réclamations, en 1774, un bill est adopté, qui remet la colonie sous l’empire de la législation française.
D’ailleurs, s’il n’a plus rien à redouter de la France, le Royaume-Uni va se trouver en face des Américains. Ceux-ci, en effet,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Mathieugp" />{{nr|6|FAMILLE-SANS-NOM.}}</noinclude>{{tiret2|com|mandement}} de l’armée régulière du Canada — quatre mille hommes en tout. Le ministre n’avait pu disposer d’un effectif plus considérable, car la guerre d’Amérique n’était pas populaire en France, si elle l’était à un rare degré dans le Royaume-Uni.
Dès le début de la campagne, premiers succès au profit de Montcalm. Prise du fort William-Henry, bâti au sud de ce lac George, qui forme le prolongement du lac Champlain. Défaite des troupes anglo-américaines à la journée de Carillon. Mais, malgré ces brillants faits d’armes, évacuation du fort Duquesne par les Français, et perte du fort Niagara, rendu par une garnison trop faible, que la trahison des Indiens empêche de secourir en temps utile. Enfin, prise de Québec, en septembre 1759, par le général Wolfe à la tête de huit mille hommes de débarquement. Les Français, malgré la bataille qu’ils gagnent à Montmorency, ne peuvent éviter une défaite définitive. Montcalm est tué, Wolfe est tué. Les Anglais sont en partie maîtres des provinces canadiennes.
L’année suivante, une tentative est faite pour reprendre Québec, cette clef du Saint-Laurent. Elle échoue, et, peu de temps après, Montréal est contraint à capituler.
Enfin, le 10 février 1763, un traité intervient. {{roi|Louis|XV}} renonce à ses prétentions sur l’Acadie au profit de l’Angleterre. Il lui cède en toute propriété le Canada et ses dépendances. La Nouvelle-France n’existe plus que dans le cœur de ses enfants. Mais les Anglais n’ont jamais su s’adjoindre les peuples qu’ils ont soumis ; ils ne savent que les détruire. Or, on ne détruit pas une nationalité, lorsque la majorité des habitants a gardé l’amour de son ancienne patrie et ses aspirations d’autrefois. En vain la Grande-Bretagne organise-t-elle trois gouvernements, Québec, Montréal et Trois-Rivières. En vain veut-elle imposer la loi anglaise aux Canadiens, les astreindre à prêter un serment de fidélité. À la suite d’énergiques réclamations, en 1774, un bill est adopté, qui remet la colonie sous l’empire de la législation française.
D’ailleurs, s’il n’a plus rien à redouter de la France, le Royaume-Uni va se trouver en face des Américains. Ceux-ci, en effet,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Mathieugp" />{{nr|||7}}</noinclude>traversant le lac Champlain, prennent Carillon, les forts Saint-Jean et Frédérik, marchent avec le général Montgomery sur Montréal dont ils s’emparent, puis sur Québec qu’ils ne parviennent pas à prendre d’assaut.
L’année suivante — 4 juillet 1776 — est proclamée la déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique.
Vient alors une période lamentable pour les Franco-Canadiens. Les Anglais sont dominés par une crainte : c’est que cette colonie leur échappe en entrant dans la grande fédération et se réfugie sous le pavillon étoilé que les Américains déploient à l’horizon. Mais il n’en fut rien — ce qu’il est permis de regretter dans l’intérêt des vrais patriotes.
En 1791, une nouvelle constitution divise le pays en deux provinces : le haut Canada, à l’ouest, le bas Canada à l’est, avec Québec pour capitale. Chaque province possède un Conseil législatif, nommé par la Couronne, et une chambre d’assemblée, élue pour quatre ans par les francs tenanciers des villes. La population est alors de cent trente-cinq mille habitants, parmi lesquels on n’en compte que quinze mille d’origine anglaise.
Ce que doivent être les aspirations des colons, violentés par la Grande-Bretagne, se résume dans la devise du journal ''le Canadien'', fondé à Québec en 1806 : ''Nos institutions'', ''notre langue et nos lois''. Ils se battent pour conquérir ce triple desideratum, et la paix, signée à Gand, en 1814, termine cette guerre, où les succès et les revers se compensèrent de part et d’autre.
La lutte recommence encore entre les deux races, qui occupent le Canada de façon si inégale. C’est d’abord sur le terrain purement politique qu’elle s’engage. Les députés réformistes, à la suite de leur collègue, l’héroïque Papineau, ne cessent d’attaquer l’autorité de la métropole dans toutes les questions, — questions électorales, questions des terres qui sont concédées dans une proportion énorme aux colons de sang anglais, etc. Les gouverneurs ont beau proroger ou dissoudre la Chambre, rien n’y fait. Les opposants ne se laissent point<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Mathieugp" />{{nr||QUELQUES FAITS, QUELQUES DATES.|7}}</noinclude>traversant le lac Champlain, prennent Carillon, les forts Saint-Jean et Frédérik, marchent avec le général Montgomery sur Montréal dont ils s’emparent, puis sur Québec qu’ils ne parviennent pas à prendre d’assaut.
L’année suivante — 4 juillet 1776 — est proclamée la déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique.
Vient alors une période lamentable pour les Franco-Canadiens. Les Anglais sont dominés par une crainte : c’est que cette colonie leur échappe en entrant dans la grande fédération et se réfugie sous le pavillon étoilé que les Américains déploient à l’horizon. Mais il n’en fut rien — ce qu’il est permis de regretter dans l’intérêt des vrais patriotes.
En 1791, une nouvelle constitution divise le pays en deux provinces : le haut Canada, à l’ouest, le bas Canada à l’est, avec Québec pour capitale. Chaque province possède un Conseil législatif, nommé par la Couronne, et une chambre d’assemblée, élue pour quatre ans par les francs tenanciers des villes. La population est alors de cent trente-cinq mille habitants, parmi lesquels on n’en compte que quinze mille d’origine anglaise.
Ce que doivent être les aspirations des colons, violentés par la Grande-Bretagne, se résume dans la devise du journal ''le Canadien'', fondé à Québec en 1806 : ''Nos institutions'', ''notre langue et nos lois''. Ils se battent pour conquérir ce triple desideratum, et la paix, signée à Gand, en 1814, termine cette guerre, où les succès et les revers se compensèrent de part et d’autre.
La lutte recommence encore entre les deux races, qui occupent le Canada de façon si inégale. C’est d’abord sur le terrain purement politique qu’elle s’engage. Les députés réformistes, à la suite de leur collègue, l’héroïque Papineau, ne cessent d’attaquer l’autorité de la métropole dans toutes les questions, — questions électorales, questions des terres qui sont concédées dans une proportion énorme aux colons de sang anglais, etc. Les gouverneurs ont beau proroger ou dissoudre la Chambre, rien n’y fait. Les opposants ne se laissent point<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Mathieugp" />{{nr|8}}</noinclude>[[File:'Family Without a Name' by Georges Tiret-Bognet 04.jpg|440px|center]]
{{c|Les élections amènent des collisions sérieuses.}}
décourager un instant. Les royaux — les loyalistes — comme ils s’appellent, ont l’idée d’abroger la constitution de 1791, de réunir le Canada en une seule province, afin de donner plus d’influence à l’élément anglais, de proscrire l’usage de la langue française qui est restée la langue parlementaire et judiciaire. Mais Papineau et ses amis réclament avec une telle énergie que la Couronne renonce à mettre en œuvre ce détestable projet.<noinclude>
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décourager un instant. Les royaux — les loyalistes — comme ils s’appellent, ont l’idée d’abroger la constitution de 1791, de réunir le Canada en une seule province, afin de donner plus d’influence à l’élément anglais, de proscrire l’usage de la langue française qui est restée la langue parlementaire et judiciaire. Mais Papineau et ses amis réclament avec une telle énergie que la Couronne renonce à mettre en œuvre ce détestable projet.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr|||9}}</noinclude>[[File:'Family Without a Name' by Georges Tiret-Bognet 05.jpg|440px|center]]
{{c|Sir John Colborne. Gilbert Argall.|sc}}
{{c|Colonel Gore. Lord Gosford.|sc}}
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Cependant la discussion s’accentue. Les élections amènent des collisions sérieuses. En mai 1831, à Montréal, une émeute éclate, qui coûte la vie à trois patriotes franco-canadiens. Des meetings rassemblent la population des villes et des campagnes. Une active propagande se poursuit à travers toute la province. Enfin un manifeste énumère dans « quatre-vingt-douze résolutions » les griefs de la race canadienne contre la race anglo-saxonne, et demande la<noinclude>
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Cependant la discussion s’accentue. Les élections amènent des collisions sérieuses. En mai 1831, à Montréal, une émeute éclate, qui coûte la vie à trois patriotes franco-canadiens. Des meetings rassemblent la population des villes et des campagnes. Une active propagande se poursuit à travers toute la province. Enfin un manifeste énumère dans « quatre-vingt-douze résolutions » les griefs de la race canadienne contre la race anglo-saxonne, et demande la<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr|10|FAMILLE-SANS-NOM.}}</noinclude>mise en accusation du gouverneur général, lord Aylmer. Le manifeste est adopté par la Chambre, malgré l’opposition de quelques réformistes qui le trouvent insuffisant. En 1834, il y a lieu de procéder à de nouvelles élections. Papineau et ses partisans sont réélus. Fidèles aux réclamations de la précédente législature, ils insistent pour la mise en accusation du gouverneur général. Mais la Chambre est prorogée en mars 1835, et le ministère remplace lord Aylmer par le commissaire royal lord Gosford, auquel sont adjoints deux commissaires, chargés d’étudier les causes de l’agitation actuelle. Lord Gosford proteste des dispositions conciliantes de la Couronne envers ses sujets d’outre-mer, sans obtenir que les députés veuillent reconnaître les pouvoirs de la commission d’enquête.
Entre temps, grâce à l’émigration, le parti anglais s’est peu à peu renforcé — même dans le bas Canada. À Montréal, à Québec, des associations constitutionnelles sont formées, afin de comprimer les réformistes. Si le gouverneur est obligé de dissoudre ces associations, créées contrairement à la loi, elles n’en restent pas moins prêtes à l’action. On sent que l’attaque sera très vive des deux côtés. L’élément anglo-américain est plus audacieux que jamais. Il n’est question que d’angliciser le bas Canada par tous les moyens. Les patriotes sont décidés à la résistance légale ou extra-légale. De cette situation si tendue, il ne peut sortir que de terribles heurts. Le sang des deux races va couler sur le sol conquis autrefois par l’audace des découvreurs français.
Telle était la situation du Canada en l’année 1837, au début de cette histoire. Il importait de mettre en lumière l’antagonisme d’origine des éléments français et anglais, la vitalité de l’un, la ténacité de l’autre.
Et d’ailleurs, cette Nouvelle-France, n’était-ce pas un morceau de la patrie, comme cette Alsace-Lorraine que l’invasion brutale allait arracher trente ans plus tard ? Et les efforts tentés par les Franco-Canadiens pour lui rendre au moins son autonomie, n’est-ce pas là un exemple que les Français de l’Alsace et de la Lorraine ne doivent jamais oublier ?<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr||QUELQUES FAITS, QUELQUES DATES.|11}}</noinclude><nowiki />
C’était précisément pour arrêter leurs dispositions en prévision d’une insurrection probable, que le gouverneur, lord Gosford, le commandant général, sir John Colborne, le colonel Gore et le ministre de la police, Gilbert Argall, avaient pris rendez-vous dans la soirée du 23 août.
Les Indiens désignent par le mot « kébec » tout rétrécissement de fleuve produit par un brusque rapprochement des rives. De là, le nom de la capitale, qui est bâtie sur un promontoire, sorte de Gibraltar, élevé en amont de l’endroit où le Saint-Laurent s’évase comme un bras de mer. Ville haute sur la colline abrupte, qui domine le cours du fleuve, ville basse étendue sur la rive, où sont construits les entrepôts et les docks, rues étroites avec trottoirs de planches, maisons de bois pour la plupart, quelques édifices sans grand style, palais du gouverneur, hôtels de la poste et de la marine, cathédrales anglaise et française, une esplanade très fréquentée des promeneurs, une citadelle occupée par une garnison assez importante, telle était alors la vieille cité de Champlain, plus pittoresque, en somme, que les villes modernes du Nord-Amérique.
Du jardin du gouverneur, la vue s’étendait au loin sur le superbe fleuve dont les eaux se séparent, en aval, à la fourche de l’île d’Orléans. La soirée était magnifique. L’atmosphère attiédie ne se troublait point sous l’âpre souffle du nord-ouest, si pernicieux en toutes saisons, quand il se propage à travers la vallée du Saint-Laurent. Dans l’ombre d’un square, une de ses faces éclairée par la lumière de la lune, se dressait la pyramide quadrangulaire, élevée à la mémoire de Wolfe et de Montcalm, réunis le même jour par la mort.
Depuis une heure déjà, le gouverneur général et les trois autres hauts personnages s’entretenaient de la gravité d’une situation qui les obligeait à se tenir incessamment sur le qui-vive. Les symptômes d’un soulèvement prochain n’apparaissaient que trop clairement. Il convenait d’être prêt à toute éventualité.
« De combien d’hommes pouvez-vous disposer ? venait de demander lord Gosford à sir John Colborne.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr|12|FAMILLE-SANS-NOM.}}</noinclude><nowiki />
— D’un nombre malheureusement trop restreint, répondit le général, et encore devrai-je dégarnir le comté d’une partie des troupes qui l’occupent.
— Précisez, commandant.
— Je ne pourrai mettre en avant que quatre bataillons et sept compagnies d’infanterie, car il est impossible de rien prendre sur les garnisons des citadelles de Québec et de Montréal.
— Qu’avez-vous en artillerie ?…
— Trois ou quatre pièces de campagne.
— Et en cavalerie.
— Un piquet seulement.
— S’il faut disperser cet effectif dans les comtés limitrophes, fit observer le colonel Gore, il sera insuffisant ! Peut-être est-il regrettable, monsieur le gouverneur, que Votre Seigneurie ait dissous les associations constitutionnelles, formées par les loyalistes ! Nous aurions là plusieurs centaines de carabiniers volontaires, dont le secours ne serait point à dédaigner.
— Je ne pouvais laisser ces associations s’organiser, répondit lord Gosford. Leur contact avec la population aurait engendré des collisions quotidiennes. Évitons tout ce qui pourrait provoquer une explosion. Nous sommes dans une soute à poudre, et il n’y faut marcher qu’avec des chaussons de lisière ! »
Le gouverneur général n’exagérait pas. C’était un homme de grand sens et d’esprit conciliant. Dès son arrivée dans la colonie, il avait montré beaucoup de prévenances envers les colons français, ayant — ainsi que l’a fait observer l’historien Garneau — « une pointe de gaieté irlandaise qui s’accommodait bien de la gaieté canadienne. » Si la rébellion n’avait pas éclaté encore, on le devait à la circonspection, à la douceur, à l’esprit de justice que lord Gosford apportait dans ses rapports avec ses administrés. Par nature comme par raison, il répugnait aux mesures violentes.
« La force, répétait-il, comprime, mais ne réprime pas. En Angleterre, on oublie trop que le Canada est voisin des États-Unis, et que<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr||QUELQUES FAITS, QUELQUES DATES.|13}}</noinclude>les États-Unis ont fini par conquérir leur indépendance ! Je vois bien qu’à Londres, le ministère veut une politique militante. Aussi, sur le conseil des commissaires, la Chambre des lords et la Chambre des communes ont-elles adopté à une grande majorité une proposition qui tend à mettre en accusation les députés de l’opposition, à employer les deniers publics sans contrôle, à modifier la constitution de manière à doubler dans les districts le nombre des électeurs d’origine anglaise ! Mais cela n’est point faire montre de sagesse. Il y aura du sang versé de part et d’autre ! »
C’était à craindre, réellement. Les dernières mesures, adoptées par le Parlement anglais, avaient produit une agitation qui ne demandait qu’à se manifester à tout propos.
Conciliabules secrets, meetings publics, surexcitaient l’opinion. Des faits, on passerait bientôt aux actes. Les provocations s’échangeaient à Montréal comme à Québec entre les réformistes et les partisans de la domination anglo-saxonne — surtout les anciens membres des associations constitutionnelles. La police n’ignorait pas qu’un appel aux armes avait été répandu à travers les districts, les comtés, les paroisses. On avait été jusqu’à pendre en effigie le gouverneur général. Il y avait donc à prendre des dispositions.
« {{M.|de}} Vaudreuil a-t-il été vu à Montréal ? demanda lord Gosford.
— Il ne paraît point avoir quitté son habitation de Montcalm, répondit Gilbert Argall. Mais ses amis Farran, Clerc, Vincent Hodge, le visitent assidûment et sont en rapport quotidien avec les députés libéraux, et plus particulièrement avec l’avocat Gramont, de Québec.
— Si un mouvement éclate, dit sir John Colborne, nul doute qu’il ait été préparé par eux.
— Aussi, en les faisant arrêter, ajouta le colonel Gore, peut-être Votre Seigneurie écraserait-elle le complot dans l’œuf ?…
— À moins qu’on ne le fît éclore plus tôt ! » répondit le gouverneur général.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr|14|FAMILLE-SANS-NOM.}}</noinclude><nowiki />
Puis, se retournant, vers le ministre de la police :
« Si je ne me trompe, demanda-t-il, {{M.|de}} Vaudreuil et ses amis ont déjà figuré dans les insurrections de 1832 et de 1835 ?
— En effet, répondit sir Gilbert Argall, ou, du moins, on a eu lieu de le supposer ; mais les preuves directes ont manqué, et il a été impossible de les poursuivre, ainsi qu’on l’avait fait lors du complot de 1825.
— Ce sont ces preuves qu’il importe de se procurer à tout prix, dit sir John Colborne, et, afin d’en finir, une fois pour toutes, avec les menées des réformistes, laissons-les s’engager plus avant. Rien d’abominable comme une guerre civile, je le sais ! Mais, s’il faut en arriver là, qu’on la fasse sans merci, et que la lutte se termine au profit de l’Angleterre ! »
Parler en ces termes était bien dans le rôle du commandant en chef des forces britanniques en Canada. Toutefois, si John Colborne était homme à réprimer une insurrection avec la dernière rigueur, s’immiscer dans ces surveillances occultes, qui sont du domaine spécial de la police, eût révolté son esprit militaire. Il suit de là que, depuis plusieurs mois, c’était uniquement aux agents de Gilbert Argall qu’était dévolu le soin d’observer sans répit les agissements du parti franco-canadien. Les villes, les paroisses de la vallée du Saint-Laurent, et plus particulièrement celles des comtés de Verchères, de Chambly, de Laprairie, de l’Acadie, de Terrebonne, des Deux-Montagnes, étaient incessamment parcourues par les nombreux détectives du ministre. À Montréal, à défaut de ces associations constitutionnelles, dont le colonel Gore regrettait la dissolution, le ''Doric Club'' — ses membres comptaient parmi les plus acharnés loyalistes — se donnait mission de réduire les insurgés par tous les moyens possibles. Aussi lord Gosford pouvait-il craindre qu’à tout instant, de jour ou de nuit, le choc vînt à se produire.
On comprend que, malgré ses tendances personnelles, l’entourage du gouverneur général le poussait à soutenir les bureaucrates — ainsi appelait-on les partisans de l’autorité de la Couronne —<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" /></noinclude>contre les partisans de la cause nationale. D’ailleurs, sir John Colborne n’était point pour les demi-mesures, comme il le prouva plus tard, lorsqu’il succéda à lord Gosford dans le gouvernement de la colonie. Quand au colonel Gore, vieux militaire, décoré de Waterloo, il fallait, à l’entendre, agir militairement et sans retard.
Le 7 mai de la présente année, une assemblée avait réuni à Saint-Ours, petite bourgade du comté de Richelieu, les chefs réformistes. Là furent prises des résolutions, qui devinrent le programme politique de l’opposition franco-canadienne.
Entre autres, il convient de citer celle-ci :
« Le Canada, comme l’Irlande, doit se rallier autour d’un homme, doué d’une haine de l’oppression et d’un amour de sa patrie, que rien, ni promesses, ni menaces, ne pourront jamais ébranler. »
Cet homme, c’était le député Papineau, dont le sentiment populaire faisait à juste titre un O’Connell.
En même temps, l’assemblée décidait « de s’abstenir autant que possible de consommer les articles importés et de ne faire usage que des produits fabriqués dans le pays, afin de priver le gouvernement des revenus provenant des droits imposés sur les marchandises étrangères. »
À ces déclarations, lord Gosford dut répondre, le 15 juin, par une proclamation défendant toute réunion séditieuse, et ordonnant aux magistrats et officiers de la milice de les dissoudre.
La police manœuvrait donc avec une insistance qui ne se lassait plus, employant ses agents les plus déliés, ne reculant même pas à provoquer des trahisons — ainsi que cela s’était fait déjà — par l’appât de sommes considérables.
Mais, bien que Papineau fût l’homme en vue, il en était un autre qui travaillait dans l’ombre et si mystérieusement que les principaux réformistes ne l’avaient jamais aperçu qu’en de rares circonstances. Autour de ce personnage s’était créée une véritable légende, qui lui donnait une influence extraordinaire sur l’esprit des masses : Jean-Sans-Nom — on ne le connaissait que sous cette appellation {{tiret|énigma|tique}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr||QUELQUES FAITS, QUELQUES DATES.|15}}</noinclude>contre les partisans de la cause nationale. D’ailleurs, sir John Colborne n’était point pour les demi-mesures, comme il le prouva plus tard, lorsqu’il succéda à lord Gosford dans le gouvernement de la colonie. Quand au colonel Gore, vieux militaire, décoré de Waterloo, il fallait, à l’entendre, agir militairement et sans retard.
Le 7 mai de la présente année, une assemblée avait réuni à Saint-Ours, petite bourgade du comté de Richelieu, les chefs réformistes. Là furent prises des résolutions, qui devinrent le programme politique de l’opposition franco-canadienne.
Entre autres, il convient de citer celle-ci :
« Le Canada, comme l’Irlande, doit se rallier autour d’un homme, doué d’une haine de l’oppression et d’un amour de sa patrie, que rien, ni promesses, ni menaces, ne pourront jamais ébranler. »
Cet homme, c’était le député Papineau, dont le sentiment populaire faisait à juste titre un O’Connell.
En même temps, l’assemblée décidait « de s’abstenir autant que possible de consommer les articles importés et de ne faire usage que des produits fabriqués dans le pays, afin de priver le gouvernement des revenus provenant des droits imposés sur les marchandises étrangères. »
À ces déclarations, lord Gosford dut répondre, le 15 juin, par une proclamation défendant toute réunion séditieuse, et ordonnant aux magistrats et officiers de la milice de les dissoudre.
La police manœuvrait donc avec une insistance qui ne se lassait plus, employant ses agents les plus déliés, ne reculant même pas à provoquer des trahisons — ainsi que cela s’était fait déjà — par l’appât de sommes considérables.
Mais, bien que Papineau fût l’homme en vue, il en était un autre qui travaillait dans l’ombre et si mystérieusement que les principaux réformistes ne l’avaient jamais aperçu qu’en de rares circonstances. Autour de ce personnage s’était créée une véritable légende, qui lui donnait une influence extraordinaire sur l’esprit des masses : Jean-Sans-Nom — on ne le connaissait que sous cette appellation {{tiret|énigma|tique}}<noinclude>
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{{c|On avait été jusqu’à pendre en effigie le gouverneur}}
<nowiki />
{{tiret2|énigma|tique}}. Comment s’étonner dès lors qu’il fût question de lui dans l’entretien du gouverneur général et de ses hôtes ?
« Et ce Jean-Sans-Nom, demanda sir John Colborne, a-t-on retrouvé ses traces ?
— Pas encore, répondit le ministre de la police. J’ai lieu de croire, pourtant, qu’il a reparu dans les comtés du bas Canada, et même qu’il est venu récemment à Québec !<noinclude>
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{{tiret2|énigma|tique}}. Comment s’étonner dès lors qu’il fût question de lui dans l’entretien du gouverneur général et de ses hôtes ?
« Et ce Jean-Sans-Nom, demanda sir John Colborne, a-t-on retrouvé ses traces ?
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{{c|Rip, de la maison Rip and Co. (Page 19.)}}
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— Quoi ! vos agents n’ont pu lui mettre la main dessus ? s’écria le colonel Gore.
— Ce n’est pas facile, général.
— Cet homme a-t-il donc l’influence qu’on lui prête ? reprit lord Gosford.
— Assurément, répondit le ministre, et je puis affirmer à Votre Seigneurie que cette influence est très grande.<noinclude>
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— Quoi ! vos agents n’ont pu lui mettre la main dessus ? s’écria le colonel Gore.
— Ce n’est pas facile, général.
— Cet homme a-t-il donc l’influence qu’on lui prête ? reprit lord Gosford.
— Assurément, répondit le ministre, et je puis affirmer à Votre Seigneurie que cette influence est très grande.<noinclude>
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— Quel est cet homme ?
— Voilà ce qu’on n’a jamais pu découvrir, dit sir John Colborne. N’est-ce pas, mon cher Argall ?
— C’est vrai, général ! On ne sait quel est ce personnage, ni d’où il vient, ni où il va. C’est ainsi qu’il a figuré, presque invisiblement, dans les dernières insurrections. Aussi n’est-il pas douteux que les Papineau, les Viger, les Lacoste, les Vaudreuil, les Farran, les Gramont, tous les chefs enfin, comptent sur son intervention au moment voulu. Ce Jean-Sans-Nom est passé à l’état d’être quasi-surnaturel dans les districts du Saint-Laurent, en amont de Montréal, comme en aval de Québec. Si l’on en croit la légende, il a tout ce qu’il faut pour entraîner les villes et les campagnes, une audace extraordinaire, un courage à toute épreuve. Et puis, je vous l’ai dit, c’est le mystère, c’est l’inconnu !
— Vous pensez qu’il est venu dernièrement à Québec ? demanda lord Gosford.
— Les rapports de police, du moins, permettent de le supposer, répondit Gilbert Argall. Aussi ai-je mis en campagne un homme des plus actifs et des plus fins, ce Rip, qui a déployé tant d’intelligence dans l’affaire de Simon Morgaz.
— Simon Morgaz, dit sir John Colborne, celui qui, en 1825, a si opportunément livré, à prix d’or, ses complices de la conspiration de Chambly ?…
— Lui-même !
— Et sait-on où il est ?
— On ne sait qu’une chose, répondit Gilbert Argall, c’est que, repoussé de tous ceux de sa race, de tous ces Franco-Canadiens qu’il avait trahis, il a disparu. Peut-être a-t-il quitté le nouveau continent ?… Peut-être est-il mort ?…
— Eh bien, le moyen qui a réussi près de Simon Morgaz, demanda sir John Colborne, ne pourrait-il réussir de nouveau près de l’un des chefs réformistes ?
— N’ayez pas cette idée, général ! répondit lord Gosford. De tels<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr||QUELQUES FAITS, QUELQUES DATES.|19}}</noinclude>patriotes, il faut le reconnaître, sont au-dessus de toute atteinte. Qu’ils se posent en ennemis de l’influence anglaise et rêvent pour le Canada l’indépendance que les États-Unis ont conquise sur l’Angleterre, ce n’est malheureusement que trop vrai ! Mais espérer qu’on pourra les acheter, les décider à trahir par des promesses d’argent ou d’honneurs, jamais ! J’en ai la conviction, vous ne trouverez point un traître parmi eux !
— On en disait autant de Simon Morgaz, répondit ironiquement sir John Colborne ; or, il n’en a pas moins livré ses compagnons ! Et, précisément, ce Jean-Sans-Nom, dont vous parliez, qui sait s’il n’est pas à vendre ?…
— Je ne le crois pas, général, répliqua vivement le ministre de la police.
— En tout cas, ajouta le colonel Gore, que ce soit pour l’acheter ou pour le pendre, la première condition est de s’en emparer ; et, puisqu’il a été signalé à Québec… »
En ce moment, un homme apparut au tournant de l’une des allées du jardin, et s’arrêta à une dizaine de pas.
Le ministre reconnut le policier, ou plutôt l’entrepreneur de police — qualification qu’il méritait à tous égards.
Cet homme, en effet, n’appartenait pas à la brigade régulière de Comeau, le chef des agents anglo-canadiens.
Gilbert Argall lui fit signe de s’approcher.
« C’est Rip, de la maison Rip and Co, dit-il, en s’adressant à lord Gosford. Votre Seigneurie veut-elle lui permettre de nous faire son rapport ? »
Lord Gosford acquiesça d’un signe de tête. Rip s’approcha respectueusement et attendit qu’il convînt à Gilbert Argall de l’interroger — ce que celui-ci fit en ces termes :
« Avez-vous acquis la certitude que Jean-Sans-Nom ait été vu à Québec ?
— Je crois pouvoir l’affirmer à votre Honneur !
— Et comment se fait-il qu’il ne soit pas arrêté ? demanda lord Gosford.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr|20|FAMILLE-SANS-NOM.}}</noinclude><nowiki />
— Votre Seigneurie voudra bien excuser mes associés et moi, répondit Rip, mais nous avons été prévenus trop tard.
Avant-hier, Jean-Sans-Nom avait été indiqué comme ayant visité une des maisons de la rue du Petit-Champlain, celle qui est contiguë à la boutique du tailleur Émotard, à gauche, en montant les premières marches de ladite rue. J’ai donc fait cerner cette maison, qui est habitée par un sieur Sébastien Gramont, avocat et député, très lancé dans le parti réformiste. Mais Jean-Sans-Nom ne s’y était pas même présenté, bien que le député Gramont ait certainement eu des relations avec lui. Nos perquisitions ont été inutiles.
— Croyez-vous que cet homme soit encore à Québec ? demanda sir John Colborne.
— Je ne saurais répondre affirmativement à Votre Excellence, répondit Rip.
— Vous ne le connaissez pas ?
— Je ne l’ai jamais vu, et, en réalité, il est bien peu de gens qui le connaissent !
— Sait-on, du moins, quelle direction il a prise en sortant de Québec ?
— Je l’ignore, répondit Rip.
— Et quelle est votre idée à ce sujet ? demanda le ministre de la police.
— Mon idée est que cet homme a dû se diriger vers le comté de Montréal, où les agitateurs paraissent se concentrer de préférence. Si une sédition se prépare, c’est dans cette partie du bas Canada qu’elle éclatera vraisemblablement. J’en conclus que Jean-Sans-Nom doit être caché dans quelque village voisin des rives du Saint-Laurent…
— Justement, répondit Gilbert Argall, et c’est de ce côté qu’il convient de poursuivre les recherches.
— Eh bien, donnez des ordres en conséquence, dit le gouverneur général.
— Votre Seigneurie va être satisfaite. Rip, dès demain, vous quitterez Québec avec les meilleurs employés de votre agence. De<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr||QUELQUES FAITS, QUELQUES DATES.|21}}</noinclude>mon côté, je ferai particulièrement surveiller M. de Vaudreuil et ses amis, avec lesquels ce Jean-Sans-Nom a certainement des entrevues plus ou moins fréquentes. Tâchez de retrouver ses traces, n’importe par quel moyen. C’est le mandat dont le gouverneur général vous charge spécialement.
— Et il sera fidèlement rempli, répondit le chef de la maison Rip and Co. Je partirai dès demain.
— Nous approuvons d’avance, ajouta Gilbert Argall, tout ce que vous croirez devoir faire pour opérer la capture de ce dangereux partisan. Il nous le faut mort ou vif, avant qu’il puisse soulever la population franco-canadienne par sa présence. Vous êtes intelligent et zélé, Rip, vous l’avez prouvé, il y a une douzaine d’années, dans l’affaire Morgaz. Nous comptons de nouveau sur votre zèle et votre intelligence. Allez. »
Rip se préparait à partir, et il avait déjà fait quelques pas en arrière, lorsqu’il se ravisa.
« Puis-je soumettre une question à Votre Honneur ? dit-il en s’adressant au ministre.
— Une question ?…
— Oui, Votre Honneur, et il est nécessaire qu’elle soit résolue pour la régularité des écritures la bonne tenue des livres de la maison Rip and Co.
— Parlez, dit Gilbert Argall.
— La tête de Jean-Sans-Nom est-elle mise à prix ?
— Pas encore !
— Il faut qu’elle le soit, dit sir John Colborne.
— Elle l’est, répondit lord Gosford.
— Et à quel prix ?… demanda Rip.
— Quatre mille piastres<ref>La piastre en dollar vaut 5 francs 25 en Canada, et elle se subdivise en 100 cents, le cent équivalant à peu près un sou de la monnaie française.</ref>.
— Elle en vaut six mille, répondit Rip. J’aurai des frais de déplacement, des débours pour renseignements spéciaux.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Labé" />{{nr|22|FAMILLE-SANS-NOM.}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki />
— Soit, dit lord Gosford.
— Ce sera de l’argent que Votre Seigneurie n’aura point à regretter…
— S’il est gagné… ajouta le ministre.
— Il le sera, Votre Honneur ! »
Et, sur cette affirmation, un peu hasardée peut-être, le chef de la maison Rip and Co se retira.
« Un homme qui paraît sûr de lui, ce Rip ! fit observer le colonel Gore.
— Et qui doit inspirer toute confiance, répondit Gilbert Argall. D’ailleurs, cette prime de six mille piastres est bien faite pour exciter sa finesse et son zèle. Déjà, l’affaire de la conspiration de Chambly lui a valu des sommes importantes, et, s’il aime son métier, il n’aime pas moins l’argent qu’il lui rapporte. Il faut prendre cet original comme il est, et je ne connais personne plus capable que lui pour s’emparer de Jean-Sans-Nom, si Jean-Sans-Nom est homme à se laisser prendre ! »
Le général, le ministre et le colonel prirent alors congé de lord Gosford. Puis, sir John Colborne donna ordre au colonel Gore de partir immédiatement pour Montréal, où l’attendait son collègue, le colonel Witherall, chargé de prévenir ou d’enrayer dans les paroisses du comté tout mouvement insurrectionnel.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{T3|{{sc|douze années avant}}|II}}<br />
Simon Morgaz ! Nom abhorré jusque dans les plus humbles hameaux des provinces canadiennes ! Nom voué depuis de longues années à<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude><poem>
Ne regnent plus qu’autant qu’il plaiſt à ſon orgueil ?
Nos Couronnes d’abord devenant ſes Conqueſtes,
Tant que nous regnerions flotteroient ſur nos teſtes,
Et nos Sceptres en proye à ſes moindres dédains,
Dés qu’il auroit parlé tomberoient de nos mains.
Ne dites point qu’il court de Province en Province,
Jamais de ſes liens il ne dégage un Prince,
Et pour mieux aſſervir les Peuples ſous ſes lois,
Souvent dans la pouſſiere il leur cherche des Rois.
Mais ces indignes ſoins touchent peu mon courage,
Voſtre ſeul intereſt m’inſpire ce langage ;
Porus n’a point de part dans tout cet entretien,
Et quand la Gloire parle il n’écoute plus rien.
{{Personnage|TAXILE.}}
J’écoute comme vous ce que l’honneur m’inſpire,
Seigneur, mais il m’engage à ſauver mon Empire.
{{Personnage|PORUS.}}
Si vous voulez ſauver l’un & l’autre aujourd’huy,
Prevenons Alexandre, & marchons contre luy,
{{Personnage|TAXILE.}}
L’audace & le mépris ſont d’infideles guides.
{{Personnage|PORUS.}}
La honte ſuit de prés les courages timides.
{{Personnage|TAXILE.}}
Le peuple aime les Rois qui ſcavent l’épargner,
{{Personnage|PORUS.}}
Il eſtime encor plus ceux qui ſçavent regner.
{{Personnage|TAXILE.}}
Ces conſeils ne plairont qu’à des ames hautaines.
{{Personnage|PORUS.}}
Ils plairont à des Rois, & peut-eſtre à des Reynes.
{{Personnage|TAXILE.}}
La Reyne, à vous ouïr, n’a des yeux que pour vous.
{{Personnage|PORUS.}}
Un Eſclave eſt pour elle un Objet de courroux.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>rendre près de celui-ci, la porte où il fut poignardé, la tapisserie qu’il relevait déjà pour pénétrer dans le cabinet, la tour où l’on jeta son frère, et un trou dans le donjon de {{roi|Louis|XI}}, sur lequel le guide nous raconta plusieurs histoires effrayantes, du même ton que son collègue, le gardien de l’abbaye de Westminster, récite sa monotone histoire des tombeaux. Le meilleur résultat du spectacle des lieux ou des murs témoins d’actions généreuses, pleines d’audace, d’importance, est l’impression qu’ils font sur l’esprit ou plutôt sur le cœur de celui qui les contemple, car c’est une émotion de sentiment plutôt qu’un effort de réflexion. Les meurtres ou exécutions politiques accomplis dans ce château, quoique non sans intérêt, ont été infligés et soufferts par des hommes qui n’ont droit ni à notre amour, ni à notre vénération. Les temps et les hommes nous inspirent également le dégoût. Un fanatisme et une ambition, l’un et l’autre sombres, perfides et sanglants, ne permettent aucuns regrets. De tels hommes n’étaient propres sans doute qu’à de telles rivalités. Quitté la Loire et passé à Chambord. Grande quantité de vignes, poussant très bien, sur un mauvais sable que le vent agite. Que mon ami Le Blanc serait heureux si ses plus maigres dunes de Cavenham lui donnaient annuellement 100{{lié}}douzaines de bon vin par acre ! Embrassé d’''un coup d’œil'' 2,000{{lié}}acres de ces vignes.
Visité le château royal de Chambord, bâti par François{{lié}}I{{er}}, ce prince magnifique, et habité par feu le maréchal de Saxe. On m’avait beaucoup parlé de ce château, et il a surpassé mon attente. Il donne une grande idée de la splendeur de François{{lié}}I{{er}}. En comparant les époques et les ressources, {{roi|Louis|XIV}} et son ancêtre, je préfère infiniment Chambord à Versailles.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>rendre près de celui-ci, la porte où il fut poignardé, la tapisserie qu’il relevait déjà pour pénétrer dans le cabinet, la tour où l’on jeta son frère, et un trou dans le donjon de {{roi|Louis|XI}}, sur lequel le guide nous raconta plusieurs histoires effrayantes, du même ton que son collègue, le gardien de l’abbaye de Westminster, récite sa monotone histoire des tombeaux. Le meilleur résultat du spectacle des lieux ou des murs témoins d’actions généreuses, pleines d’audace, d’importance, est l’impression qu’ils font sur l’esprit ou plutôt sur le cœur de celui qui les contemple, car c’est une émotion de sentiment plutôt qu’un effort de réflexion. Les meurtres ou exécutions politiques accomplis dans ce château, quoique non sans intérêt, ont été infligés et soufferts par des hommes qui n’ont droit ni à notre amour, ni à notre vénération. Les temps et les hommes nous inspirent également le dégoût. Un fanatisme et une ambition, l’un et l’autre sombres, perfides et sanglants, ne permettent aucuns regrets. De tels hommes n’étaient propres sans doute qu’à de telles rivalités. Quitté la Loire et passé à Chambord. Grande quantité de vignes, poussant très bien, sur un mauvais sable que le vent agite. Que mon ami Le Blanc serait heureux si ses plus maigres dunes de Cavenham lui donnaient annuellement 100{{lié}}douzaines de bon vin par acre ! Embrassé d’''un coup d’œil'' 2,000{{lié}}acres de ces vignes.
Visité le château royal de Chambord, bâti par François{{lié}}I{{er}}, ce prince magnifique, et habité par feu le maréchal de Saxe. On m’avait beaucoup parlé de ce château, et il a surpassé mon attente. Il donne une grande idée de la splendeur de François{{lié}}I{{er}}. En comparant les époques et les ressources, {{roi|Louis|XIV}} et son ancêtre, je préfère infiniment Chambord à Versailles.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>rendre près de celui-ci, la porte où il fut poignardé, la tapisserie qu’il relevait déjà pour pénétrer dans le cabinet, la tour où l’on jeta son frère, et un trou dans le donjon de {{roi|Louis|XI}}, sur lequel le guide nous raconta plusieurs histoires effrayantes, du même ton que son collègue, le gardien de l’abbaye de Westminster, récite sa monotone histoire des tombeaux. Le meilleur résultat du spectacle des lieux ou des murs témoins d’actions généreuses, pleines d’audace, d’importance, est l’impression qu’ils font sur l’esprit ou plutôt sur le cœur de celui qui les contemple, car c’est une émotion de sentiment plutôt qu’un effort de réflexion. Les meurtres ou exécutions politiques accomplis dans ce château, quoique non sans intérêt, ont été infligés et soufferts par des hommes qui n’ont droit ni à notre amour, ni à notre vénération. Les temps et les hommes nous inspirent également le dégoût. Un fanatisme et une ambition, l’un et l’autre sombres, perfides et sanglants, ne permettent aucuns regrets. De tels hommes n’étaient propres sans doute qu’à de telles rivalités. Quitté la Loire et passé à Chambord. Grande quantité de vignes, poussant très bien, sur un mauvais sable que le vent agite. Que mon ami Le Blanc serait heureux si ses plus maigres dunes de Cavenham lui donnaient annuellement 100{{lié}}douzaines de bon vin par acre ! Embrassé d’''un coup d’œil'' 2,000{{lié}}acres de ces vignes.
Visité le château royal de Chambord, bâti par {{roi|françois|Ier}}, ce prince magnifique, et habité par feu le maréchal de Saxe. On m’avait beaucoup parlé de ce château, et il a surpassé mon attente. Il donne une grande idée de la splendeur de {{roi|françois|Ier}}. En comparant les époques et les ressources, {{roi|Louis|XIV}} et son ancêtre, je préfère infiniment Chambord à Versailles.<noinclude>
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Page:Young - Voyages en France en 1787, 1788 et 1789.djvu/154
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Seudo
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>Les appartements en sont vastes, nombreux et bien distribués. J’admirai particulièrement l’escalier de pierre au centre du bâtiment, qui, étant en ligne spirale double, renferme deux escaliers distincts, l’un au-dessus de l’autre, de façon que deux personnes peuvent monter ou descendre à la fois sans se voir. Les quatre appartements des combles, à voûtes de pierre, ne sont pas de moindre goût. Le comte de Saxe en avait transformé un en un charmant théâtre, très commode. On nous montra l’appartement occupé par ce grand capitaine et la chambre où il mourut. Si ce fut ou non dans son lit, c’est un problème laissé à résoudre aux fureteurs d’anecdotes. Le bruit commun en France est qu’il fut atteint au cœur dans un duel avec le prince de Conti, venu tout exprès, et que l’on prit le plus grand soin de le cacher au roi {{roi|Louis|XV}}, car son amitié pour le maréchal était si vive, qu’il eût certainement banni le prince du royaume. Plusieurs pièces ont été arrangées au goût du jour, soit par le maréchal, soit par les gouverneurs qui lui ont succédé. Dans l’une d’elles se voit un beau portrait de {{roi|Louis|XIV}} à cheval. Près du château sont les quartiers du régiment de 1,500{{lié}}chevaux formé par le maréchal, et que {{roi|Louis|XV}} lui donna, en fixant Chambord pour garnison, tant que son colonel y résiderait. Il vivait ici sur un grand pied, vénéré de son souverain, comme de tout le royaume. Le château n’est pas bien situé, il est trop bas et sans la moindre perspective ; du reste le pays en général est si uni, qu’il serait difficile d’y découvrir une éminence. De la plate-forme on découvre un horizon dont les trois quarts sont couverts par le parc ou forêt ; le mur qui l’entoure renferme 20,000{{lié}}arpents remplis à profusion de toute sorte de gibier. De grandes clairières<noinclude>
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Hilarion~frwiki
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>Les appartements en sont vastes, nombreux et bien distribués. J’admirai particulièrement l’escalier de pierre au centre du bâtiment, qui, étant en ligne spirale double, renferme deux escaliers distincts, l’un au-dessus de l’autre, de façon que deux personnes peuvent monter ou descendre à la fois sans se voir. Les quatre appartements des combles, à voûtes de pierre, ne sont pas de moindre goût. Le comte de Saxe en avait transformé un en un charmant théâtre, très commode. On nous montra l’appartement occupé par ce grand capitaine et la chambre où il mourut. Si ce fut ou non dans son lit, c’est un problème laissé à résoudre aux fureteurs d’anecdotes. Le bruit commun en France est qu’il fut atteint au cœur dans un duel avec le prince de Conti, venu tout exprès, et que l’on prit le plus grand soin de le cacher au roi {{roi|Louis|XV}}, car son amitié pour le maréchal était si vive, qu’il eût certainement banni le prince du royaume. Plusieurs pièces ont été arrangées au goût du jour, soit par le maréchal, soit par les gouverneurs qui lui ont succédé. Dans l’une d’elles se voit un beau portrait de {{roi|Louis|XIV}} à cheval. Près du château sont les quartiers du régiment de {{Unité|1,500|chevaux}} formé par le maréchal, et que {{roi|Louis|XV}} lui donna, en fixant Chambord pour garnison, tant que son colonel y résiderait. Il vivait ici sur un grand pied, vénéré de son souverain, comme de tout le royaume. Le château n’est pas bien situé, il est trop bas et sans la moindre perspective ; du reste le pays en général est si uni, qu’il serait difficile d’y découvrir une éminence. De la plate-forme on découvre un horizon dont les trois quarts sont couverts par le parc ou forêt ; le mur qui l’entoure renferme {{Unité|20,000|arpents}} remplis à profusion de toute sorte de gibier. De grandes clairières<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>sont ou incultes, ou en bruyères, ou mal cultivées ; je ne pouvais m’empêcher de penser que, si jamais il prenait au roi de France l’idée d’établir une ferme-modèle sur le système de récoltes-racines suivi en Angleterre, c’était ici qu’il le fallait faire. Qu’il donne le château pour résidence au directeur et à son monde, que l’on convertisse en étables les casernes qui ne servent plus à rien maintenant, et les profits du bois suffiront à l’achat du bétail et à la mise en œuvre de toute l’entreprise. Quelle comparaison y a-t-il entre l’utilité d’un tel établissement et celui qu’à bien plus grands frais on a fait ici d’un haras, qui ne peut produire par sa tendance que du mal ? J’ai beau recommander de semblables institutions ; on ne s’en est jamais occupé nulle part, et jamais on ne s’en occupera, jusqu’à ce que l’humanité soit régie par des principes absolument contraires à ceux d’à présent, jusqu’à ce que l’on pense que le progrès d’une agriculture nationale demande autre chose que des académies et des mémoires.{{lié}}— 35{{lié}}milles.
''Le'' 12. — À deux milles du port, nous avons tourné la grande route d’Orléans. Un vigneron nous a informés ce matin que la gelée avait été assez forte pour faire du mal au raisin ; et je dois dire que, depuis quatre ou cinq jours, le ciel a été constamment clair, le soleil brillant, mais qu’il a soufflé un vent de nord-est si froid, que l’on eût dit nos journées claires d’avril en Angleterre ; nous n’avons pas quitté nos surtouts de toute la journée. Dîné à Clarey (Cléry) et visité le tombeau de ce tyran, si habile et si sanguinaire, {{roi|Louis|XI}} : il est en marbre blanc ; le roi est représenté à genoux, implorant, je suppose, pour ses bassesses et ses meurtres, un pardon qui, sans doute, lui fut promis par ses prêtres. Arrivé à Orléans.{{lié}}— 30{{lié}}milles.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude><nowiki />
''Le'' 13. — Ici mes compagnons, pressés d’arriver aussitôt que possible à Paris, ont pris la route directe ; comme je l’avais déjà parcourue, j’ai préféré celle de Fontainebleau par Petivier (Pithiviers). Un de mes motifs pour cette résolution était de voir Denainvilliers, résidence de feu le célèbre {{M.|du Hamel}}, le lieu des expériences d’agriculture, qu’il a rapportées dans plusieurs de ses ouvrages. Étant tout près à Petivier, j’y allai à pied pour le plaisir de parcourir des terres dont j’avais si souvent entendu parler, les regardant avec une sorte de vénération classique. Son ''homme d’affaires'', qui conduisait la ferme, étant mort, je ne pus recueillir beaucoup de renseignements sur lesquels on pût se fier. Il en eût été autrement si {{M.|Fougeroux}}, le propriétaire actuel, ne s’était trouvé absent. J’examinai le sol, point capital dans toutes les expériences dont il y a des conclusions à tirer ; je pris aussi quelques notes d’agriculture usuelle. Ayant appris, de l’ouvrier qui me guidait, que les instruments en usage, du temps de {{M.|du Hamel}}, existaient encore dans un grenier, j’allai avec plaisir les voir, et je trouvai, autant que je me le rappelle, qu’ils avaient été parfaitement représentés dans les planches qui en ont été données par leur ingénieux auteur. Je fus satisfait de les voir mis en réserve jusqu’à ce qu’un autre fermier voyageur, aussi enthousiaste que moi-même, contemple les vénérables reliques d’un génie bienfaisant. Il y a un poèle et une étuve à sécher les grains, également décrits par lui ; dans une haie derrière la maison, une collection d’arbres exotiques très curieux, en bon état, et le long des chemins, près du château, plusieurs avenues de frênes, d’ormes et de peupliers ont été plantées par {{M.|du Hamel}}. J’éprouvai un plaisir encore plus grand de trouver que Denainvilliers n’était pas un domaine<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>insignifiant : de vastes terrains, un château de bonne apparence, avec offices, jardin, etc., tout ce qui annonce la fortune, prouvent que si cet infatigable auteur a échoué dans quelques-unes de ses entreprises, la cour ne s’en est pas moins honorée en le récompensant, et on ne le laissa pas, comme tant d’autres, chercher dans l’obscurité le prix que l’industrie obtient de ses propres efforts. Quatre milles avant Malsherbes (Malesherbes), de beaux arbres ont été plantés de chaque côté de la route par {{M.|de Malsherbes}} (Malesherbes) ; c’est un effort remarquable pour embellir un pays plat. Pendant plus de deux milles, ce sont des mûriers ; ils se joignent à ces magnifiques plantations de Malsherbes, qui comprennent une grande variété des arbres les plus curieux importés en France.{{lié}}— 36{{lié}}milles.
''Le'' 14. — Après trois lieues dans la forêt de Fontainebleau, je suis arrivé dans cette ville, et j’ai visité le château auquel plusieurs rois ont tellement ajouté, qu’il n’est plus aisé de faire la part de François{{lié}}I{{er}}, son fondateur. Il n’a pas si bon air que Chambord. C’était une résidence favorite des Bourbons, cette famille de Nemrods. Parmi les appartements que l’on montre, ceux du Roi, de la Reine, de Monsieur et de Madame sont les principaux ; la dorure semble l’ornement en vogue, mais, dans le boudoir de la reine, elle est parfaitement employée et avec une extrême élégance. La décoration de cette délicieuse petite retraite est exquise, et rien ne peut surpasser le goût des ornements qu’on y a prodigués. Dans ce palais, les tapisseries de Beauvais et des Gobelins se montrent à leur avantage. Je remarquai avec plaisir que la galerie de François{{lié}}I{{er}} avait été conservée dans son ancien état, jusqu’aux chenets,<noinclude>
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modèle François Ier
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>insignifiant : de vastes terrains, un château de bonne apparence, avec offices, jardin, etc., tout ce qui annonce la fortune, prouvent que si cet infatigable auteur a échoué dans quelques-unes de ses entreprises, la cour ne s’en est pas moins honorée en le récompensant, et on ne le laissa pas, comme tant d’autres, chercher dans l’obscurité le prix que l’industrie obtient de ses propres efforts. Quatre milles avant Malsherbes (Malesherbes), de beaux arbres ont été plantés de chaque côté de la route par {{M.|de Malsherbes}} (Malesherbes) ; c’est un effort remarquable pour embellir un pays plat. Pendant plus de deux milles, ce sont des mûriers ; ils se joignent à ces magnifiques plantations de Malsherbes, qui comprennent une grande variété des arbres les plus curieux importés en France.{{Incise|{{Unité|36|milles}}|no}}.
''Le'' 14. — Après trois lieues dans la forêt de Fontainebleau, je suis arrivé dans cette ville, et j’ai visité le château auquel plusieurs rois ont tellement ajouté, qu’il n’est plus aisé de faire la part de {{roi|François|Ier}}, son fondateur. Il n’a pas si bon air que Chambord. C’était une résidence favorite des Bourbons, cette famille de Nemrods. Parmi les appartements que l’on montre, ceux du Roi, de la Reine, de Monsieur et de Madame sont les principaux ; la dorure semble l’ornement en vogue, mais, dans le boudoir de la reine, elle est parfaitement employée et avec une extrême élégance. La décoration de cette délicieuse petite retraite est exquise, et rien ne peut surpasser le goût des ornements qu’on y a prodigués. Dans ce palais, les tapisseries de Beauvais et des Gobelins se montrent à leur avantage. Je remarquai avec plaisir que la galerie de {{roi|François|Ier}} avait été conservée dans son ancien état, jusqu’aux chenets,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>qui sont ceux dont se servait ce monarque. Le jardin est insignifiant, et il ne faut pas comparer le grand canal (comme on l’appelle) avec celui de Chantilly. Dans l’étang proche du palais, il y a des carpes aussi grosses et aussi apprivoisées que celles du prince de Condé. Mon hôte pensa sans doute qu’il ne faut pas que l’on visite gratis les résidences royales, car il me fit payer 10{{lié}}livres un dîner qui ne m’aurait pas coûté plus de moitié à l’hôtel de l’Étoile et de la Jarretière à Richmond. Gagné Meulan (Melun).{{lié}}— 34{{lié}}milles.
''Le'' 15. — Traversé, sur un espace considérable, la royale forêt de chênes de Sénart. Aux environs de Montgeron, champs sans clôtures, produisant avec la récolte autant de perdrix qu’il en faut pour la manger, car le nombre en est énorme. On peut compter en moyenne une couvée pour deux acres, outre certaines places favorites où elles foisonnent beaucoup plus. À Saint-George-Villeneuve, la Seine surpasse la Loire en beauté. Rentré à Paris en renouvelant mon observation, qu’on ne trouve pas sur les routes qui y aboutissent le dixième du mouvement des environs de Londres. Descendu à l’hôtel de Larochefoucauld.{{lié}}— 20{{lié}}milles.
''Le'' 16. — Accompagné le comte à Liancourt. — 38{{lié}}milles.
J’y allais faire une visite de trois ou quatre jours ; mais toute la famille s’employa si bien à me rendre l’endroit agréable sous tous les rapports, que j’y ai passé plus de trois semaines. À environ un demi-mille se trouvait une suite de collines en grande partie abandonnées. Le duc de Liancourt l’a dernièrement convertie en jardin anglais, avec bosquets, allées sinueu-<noinclude>
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odèle Unité
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>qui sont ceux dont se servait ce monarque. Le jardin est insignifiant, et il ne faut pas comparer le grand canal (comme on l’appelle) avec celui de Chantilly. Dans l’étang proche du palais, il y a des carpes aussi grosses et aussi apprivoisées que celles du prince de Condé. Mon hôte pensa sans doute qu’il ne faut pas que l’on visite gratis les résidences royales, car il me fit payer {{Unité|10|livres}} un dîner qui ne m’aurait pas coûté plus de moitié à l’hôtel de l’Étoile et de la Jarretière à Richmond. Gagné Meulan (Melun).{{lié}}— {{Unité|34|milles}}.
''Le'' 15. — Traversé, sur un espace considérable, la royale forêt de chênes de Sénart. Aux environs de Montgeron, champs sans clôtures, produisant avec la récolte autant de perdrix qu’il en faut pour la manger, car le nombre en est énorme. On peut compter en moyenne une couvée pour deux acres, outre certaines places favorites où elles foisonnent beaucoup plus. À Saint-George-Villeneuve, la Seine surpasse la Loire en beauté. Rentré à Paris en renouvelant mon observation, qu’on ne trouve pas sur les routes qui y aboutissent le dixième du mouvement des environs de Londres. Descendu à l’hôtel de Larochefoucauld.{{lié}}— {{Unité|20|milles}}.
''Le'' 16. — Accompagné le comte à Liancourt. — {{Unité|38|milles}}.
J’y allais faire une visite de trois ou quatre jours ; mais toute la famille s’employa si bien à me rendre l’endroit agréable sous tous les rapports, que j’y ai passé plus de trois semaines. À environ un demi-mille se trouvait une suite de collines en grande partie abandonnées. Le duc de Liancourt l’a dernièrement convertie en jardin anglais, avec bosquets, allées sinueu-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>ses, bancs de verdure et tonnelles. Le site est très heureux. Des sentiers ornés suivent le bord des pentes, pendant trois ou quatre milles. Les vues qu’ils offrent sont agréables, dans quelques endroits elles ont de la grandeur. Près du château, la duchesse a fait construire une ménagerie et une laiterie d’un goût charmant. Le boudoir et l’antichambre sont fort jolis, le salon élégant ; la laiterie elle-même est tout en marbre. Dans un village près de Liancourt, le duc a fondé une manufacture de toiles et de tissus mêlés, fil et coton, qui promet de rendre de grands services ; on y compte 25{{lié}}métiers, et on se prépare à en monter d’autres. La filature pour ces métiers emploie un grand nombre de bras, qui autrement seraient inoccupés ; car, bien que la contrée soit populeuse, il n’y a aucune espèce de manufactures. De tels efforts méritent d’être loués hautement. À ceci se rattache un excellent projet du duc pour donner à la génération nouvelle des habitudes d’industrie. Les filles pauvres sont reçues dans une institution où on leur apprend un métier : on leur enseigne la religion, la lecture, l’écriture et le filage du coton ; elles y restent jusqu’à l’âge de se marier, et on leur donne alors pour dot une portion déterminée de leurs gains. Il y a aussi un autre établissement (pour lequel je me récuse) destiné à former les orphelins de l’armée à être soldats. Le duc a élevé pour eux de grands bâtiments parfaitement aménagés. Le tout est dirigé par un digne et intelligent officier, {{M.|Leroux}}, capitaine de dragons et croix de Saint-Louis, qui surveille tout lui-même. Le nombre des enfants est maintenant de 120, tous en uniforme. Mes idées ont maintenant pris une tournure que je suis trop vieux pour changer : j’aurais mieux aimé voir 120{{lié}}garçons élevés à la charrue, dans des principes meil-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>leurs que ceux d’à présent ; mais, il faut l’avouer, l’établissement est fait dans un but d’humanité, et la conduite en est excellente.
Je reconnus à Liancourt la fausseté des idées que je m’étais faites, avant mon voyage en France, d’une maison de campagne dans ce royaume. Je m’attendais à n’y voir qu’une copie de la capitale, toutes les formes assommantes de la ville, moins ses plaisirs ; mais je me détrompai. La vie et les occupations ressemblent beaucoup plus à celles d’une résidence de grand seigneur anglais que l’on ne se l’imaginerait ordinairement. On trouve le thé servi, si l’on veut descendre déjeuner ; puis la promenade à cheval, la chasse, les plantations, le jardinage, mènent jusqu’au dîner, que l’on ne sert qu’à deux heures et demie, au lieu de l’ancienne habitude de midi ; la musique, les échecs, ainsi que les autres passe-temps ordinaires d’un salon de compagnie et une bibliothèque de sept ou huit mille volumes permettent d’employer agréablement les loisirs qui restent. On voit que la façon de vivre est en grande partie la même dans les différents pays d’Europe. Il faut ici que les ressources de l’intérieur soient très nombreuses ; car, avec un tel climat, on ne peut compter sur celles du dehors ; la quantité de pluie qui tombe est incroyable. J’ai remarqué que pendant vingt-cinq ans, en Angleterre, je n’ai jamais été retenu à la maison par la pluie ; il peut tomber une forte averse, qui dure plusieurs heures ; mais saisissant le moment, on peut se permettre un tour de promenade, soit à pied, soit à cheval. Depuis mon séjour à Liancourt, nous avons eu une pluie incessante, si forte, que je ne pouvais aller du château au pavillon du duc sans courir le risque d’être traversé. Il est tombé pendant dix jours plus d’eau, j’en suis sûr, si on avait pu la mesurer, qu’il n’en tombe jamais en Angleterre<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>pendant un mois. C’est une mode nouvelle, en France, que de passer quelque temps à la campagne : dans cette saison et depuis plusieurs semaines Paris est comparativement désert. Quiconque a un château s’y rend, les autres visitent les plus favorisés. Cette révolution remarquable dans les habitudes françaises est certainement le meilleur emprunt fait à notre pays, et son introduction avait été préparée par les enchantements des écrits de Rousseau. L’humanité doit beaucoup à cet admirable génie, chassé, de son vivant, de pays en pays avec autant de fureur qu’un chien enragé, grâce à cet ignoble esprit de superstition qui n’a pas encore reçu le dernier coup.
Les femmes du premier rang, en France, rougiraient, à présent, de laisser allaiter leurs enfants par d’autres, et les corsets, qui si longtemps torturèrent, comme encore en Espagne, le corps de la pauvre jeunesse, sont universellement bannis. Le séjour à la campagne n’a pas encore produit d’effets aussi remarquables, mais ils n’en sont pas moins sûrs et n’amélioreront pas moins toutes les classes de la société.
Le duc de Liancourt, devant présider l’assemblée provinciale de l’élection de Clermont, se rendit à la ville pour plusieurs jours et m’invita au dîner de l’assemblée, où se devaient trouver plusieurs agriculteurs en renom. Ces assemblées, proposées depuis de si longues années par les patriotes français et surtout par le marquis de Mirabeau, le célèbre ''ami des hommes'' ; reprises par {{M.|Necker}}, et jalousées par certaines personnes ne voyant pas de gouvernement meilleur que celui sur les abus duquel se fondait leur fortune, ces assemblées, dis-je, m’intéressaient au plus haut point. J’acceptai l’invitation avec plaisir. Il s’y trouvait trois grands cultivateurs, non pas propriétaires, mais fer-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>miers. J’examinai avec attention leur conduite en face d’un grand seigneur du premier rang, d’une fortune considérable et très haut en l’estime du roi ; à ma grande satisfaction ils s’en tirèrent avec une aisance et une liberté fort convenables quoique modestes, d’un air ni trop dégagé ni trop obséquieux pour être en désaccord avec nos idées anglaises. Ils émirent leur opinion librement et s’y tinrent avec une confiance convenable. Un spectacle plus singulier était la présence de deux dames au milieu de vingt-cinq à vingt-six messieurs ; une telle chose ne se ferait pas en Angleterre.{{lié}}— Dire que les coutumes françaises l’emportent à cet égard sur les nôtres, c’est affirmer une vérité qui saute aux yeux. Si les femmes sont éloignées des réunions où l’entretien doit rouler sur des sujets plus sérieux que ceux qu’on traite d’ordinaire dans la conversation, elles resteront dans l’ignorance, ou bien se jetteront dans les extravagances d’une éducation exagérée, pédante, affectée, en un mot rebutante chez elles. L’entretien d’hommes s’occupant de choses importantes est la meilleure école pour une femme.
La politique, dans toutes les sociétés que j’ai vues, roulait beaucoup plus sur les affaires de Hollande que sur celles de France. Tout le monde parlait d’apprêts pour une guerre avec l’Angleterre ; mais les finances françaises sont dans un tel désordre, que les mieux informés la déclarent impossible. Le marquis de Vérac, dernier ambassadeur à La Haye (envoyé, disent les politiques anglais, pour soulever une révolution), a passé trois jours à Liancourt. On peut croire qu’il se montrait prudent au milieu d’une compagnie si mêlée ; mais il ne faisait pas mystère de ce que cette révolution qu’il était chargé de provoquer en Hollande pour changer le stathouder ou réduire son pouvoir, avait été<noinclude>
<references/></noinclude>
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Hilarion~frwiki
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modèle Incise
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>miers. J’examinai avec attention leur conduite en face d’un grand seigneur du premier rang, d’une fortune considérable et très haut en l’estime du roi ; à ma grande satisfaction ils s’en tirèrent avec une aisance et une liberté fort convenables quoique modestes, d’un air ni trop dégagé ni trop obséquieux pour être en désaccord avec nos idées anglaises. Ils émirent leur opinion librement et s’y tinrent avec une confiance convenable. Un spectacle plus singulier était la présence de deux dames au milieu de vingt-cinq à vingt-six messieurs ; une telle chose ne se ferait pas en Angleterre.{{Incise|Dire que les coutumes françaises l’emportent à cet égard sur les nôtres, c’est affirmer une vérité qui saute aux yeux. Si les femmes sont éloignées des réunions où l’entretien doit rouler sur des sujets plus sérieux que ceux qu’on traite d’ordinaire dans la conversation, elles resteront dans l’ignorance, ou bien se jetteront dans les extravagances d’une éducation exagérée, pédante, affectée, en un mot rebutante chez elles. L’entretien d’hommes s’occupant de choses importantes est la meilleure école pour une femme.|no}}
La politique, dans toutes les sociétés que j’ai vues, roulait beaucoup plus sur les affaires de Hollande que sur celles de France. Tout le monde parlait d’apprêts pour une guerre avec l’Angleterre ; mais les finances françaises sont dans un tel désordre, que les mieux informés la déclarent impossible. Le marquis de Vérac, dernier ambassadeur à La Haye (envoyé, disent les politiques anglais, pour soulever une révolution), a passé trois jours à Liancourt. On peut croire qu’il se montrait prudent au milieu d’une compagnie si mêlée ; mais il ne faisait pas mystère de ce que cette révolution qu’il était chargé de provoquer en Hollande pour changer le stathouder ou réduire son pouvoir, avait été<noinclude>
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Psychologie des foules/Livre III
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Sixdegrés
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Acélan
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{numérotation|ARP|518}}</noinclude><section begin="ARPAGE"/><nowiki/>
<poem class="verse" >''Terra clauditur infans''
''Vel minor igne rogi.''</poem>
On brûla dans la suite les corps des enfans qui avoient vécu 40 jours, & à qui il avoit poussé quelques dents. Ces morts étoient appelés ''des rapts''. Le mot ''{{lang|la|Arpagi}}'' signifie la même chose en grec, & Eustathius nous apprend que c’étoit la coutume des Grecs aux funérailles des enfans, de ne les célébrer ni de nuit, ni au grand jour, mais au lever de l’aurore, avant que le soleil parût, ce qu’ils appeloient ''le rapt du jour'' ; {{lang|grc|Ἡμέρας ἀρπαλίω}}. {{sc|Menestr}}. ''Hist. de Lyon, p. 57.''
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<section begin="ARPAIA"/><nowiki/>
ARPAIA. Village du royaume de Naples. ''{{lang|la|Harpodium Hirpinum}}''. C’est l’ancien ''{{lang|la|Caudium}}'', ville des Hirpiens, qui donnoit son nom aux Fourches Caudines, ''{{lang|la|Furcæ Caudinæ}}'', appelés aujourd’hui ''Détroit d’Arpaïa''. Ce village est dans la Principauté Ultérieure, au voisinage de la Terre de Labour, entre Avelle & Sainte-Agathe. Le détroit d’''Arpaïa'', ''{{lang|la|Fauces Arpaïanæ}}'', anciennement Fourches Caudines, sont deux passages ou cols extrêmement étroits de la vallée de Gardano.
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ARPAILLEUR. s. m. C’est un nom qu’on donne à ceux qui vont chercher l’or sur les bords des rivières, qui roulent des paillettes d’or, & parmi des mottes de terre.
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{{StdT|l|☞}} ARPAJON. Petite ville de l’Île de France, sur la rivière d’Orge, à une lieue de Montlhery.
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{{StdT|l|☞}} ARPAJOU. (quelques-uns écrivent Arpajon) Petite ville de France, en Auvergne, Election d’Aurillac, avec titre de Duché.
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ARPANLIC, ou ARPALIC. s. m. État accordé en Turquie à un Officier déposé, ou qui a fini le temps de la commission, accordé, dis-je, pour le faire subsister. ''{{lang|la|Status, conditio inferior ad vitam sustentandam datus, a}}''. Lorsque les gouverneurs de provinces ont achevé le temps de leur commission, s’ils ne sont pas élevés à une charge plus considérable ou semblable, on leur donne le pouvoir de disposer de certains emplois, dont ils retirent de quoi subsister, en attendant une meilleure fortune. Cela s’appelle un ''Arpanlic''. Lorsque le Muphti est déposé, on le gratifie d’un ''arpanlic'', c’est-à-dire, du pouvoir de disposer de quelques emplois de judicature, en de certaines provinces, dont il a la sur-intendance, pour pouvoir subsister avec honneur. A. D. S. M.
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{{StdT|l|☞}} ARPEGGIO, ARPÈGE, & ARPEGEMENT. s. m. Terme de Musique. Manière de frapper successivement & rapidement tous les sons d’un accord, au lieu de les frapper tous à la fois.
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{{StdT|l|☞}} ARPEGER. v. n. Faire des arpegemens. Faire entendre successivement & rapidement les divers sons d’un accord. Ce mot vient de ''arpa'' à cause que c’est du jeu de la harpe qu’on a tiré l’idée d’''arpegement''.
{{StdT|l|☞}} ARPEGÉ, ÉE. part.
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{{StdT|l|☞}} ARPEMIN. ''Voyez'' {{Tr6L|ARPÆMIN, ou ARPEMIN, ou ARPA ÉMINI|{{sc|Arpæmin}}}}.
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ARPENT. s. m. Certaine mesure de la surface des terres, qui est différente selon les diverses provinces, & qui est ordinairement de cent perches carrées, c’est-à-dire de dix perches de longueur & autant de largeur. ''{{lang|la|Jugerum}}''. L’''arpent'' contient environ un setier de semence. L’''arpent'' de Paris a cent perches, & la perche vingt-deux pieds, qui font deux mille deux cens pieds en carré. Au perche, la perche est de vingt-quatre pieds, & le pied est de treize pouces. L’''arpent'' de Poitou est de quatre-vingts pas de chaque côté. L’''arpent'' de Montargis a cent cordes, & chaque corde a vingt pieds. L’''arpent'' de Clermont en Beauvaisis a cent verges, & chaque verges vingt-six pieds. L’''arpent'' ou le ''journal'' en Bretagne a vingt cordes en longueur, & quatre en largeur, chaque corde de vingt-quatre pieds. Dans le duché de Bourgogne, l’''arpent'' de bois est de quatre cent quarante perches, & le journal de terre, de vigne, ou de pré, de trois cent soixante.
Ce mot vient, selon Scaliger, de ''{{lang|la|aripennis}}'', ou de ''{{lang|la|arpendium}}'', ou ''{{lang|la|arvipendium}}'', qui étoit une mesure d’''Arpenteur''. ''Aripennis'' se trouve aussi pour ''arpent'', ''Act. Sanct. Jun. T. I, p. 189. B''. & ailleurs. Pontanus, après Columella, dit que c’est un ancien mot gaulois dont use Reginon dans son Histoire, dérivé de ''aert'', & de ''pandit'', mots danois, signifiant une ''terre bornée''. Du Cange dit qu’il vient de ''arapennis'', dérivé ''ab arando'', ou plutôt de ''ard'', ou ''erd'', terre ; & ''pand'', ou ''pend'', qui signifie ''carré''. C’est la remarque des Jésuites d’Anvers, ''Acta Sanct. Apr. T. III, p. 72. E''. sur les Diplômes de Louis le Jeune, dans lesquels on trouve ''{{lang|la|Agripennum}}'' & ''{{lang|la|Arpennum}}'', pour ''arpent'', & non pas ''erpan'', comme ces Auteurs écrivent ; on trouve encore ''{{lang|la|Arpenna, æ}}'', dans un acte de l’an 1051. ''Act. Sanct. Maii, T. V, p. 59''. On trouve aussi ''{{lang|la|Arpennus}}'' & ''{{lang|la|Arpentum}}''. Voyez la nouvelle ''Hist. de Bret. T. II, p. 121 & 295''. Isaac Pontanus, dans ses ''{{lang|la|Origines Francicæ}}, Lib. VI. c. 34'', est de même sentiment, à cela près qu’il prétend que ''pand'' signifie, ce qui a des limites, ce qui est borné.
On dit par hyperbole d’un homme qui a le nez, le visage trop longs, ou mal proportionnés, qu’il a un nez, un visage d’un ''arpent'', &c.
<section end="ARPENT"/>
<section begin="ARPENTAGE"/><nowiki/>
ARPENTAGE. s. m. Mesurage des terres par arpent. ''{{lang|la|Agrorum mensio, dimensio, metatio}}''. On a fait voir par l’''arpentage'' de cette forêt, qu’elle contenoit tant d’arpens. Quand l’''arpentage'' n’est point déclaré par le contrat, il doit être fait suivant la coutume des lieux où les biens sont situés, & non suivant la coutume du lieu où le contrat est passé.
{{sc|Arpentage}}, est aussi {{StdT|l|☞}} l’art de mesurer les terrains, c’est-à-dire, d’en prendre les dimensions, de les écrire ou tracer sur une carte, & d’en trouver l’aire. L’''arpentage'', proprement dit, est l’art de lever un plan, & le calcul du toisé. ''{{lang|la|Agros metiendi, metandi ars, Geomatica disciplina}}''.
<section end="ARPENTAGE"/>
<section begin="ARPENTER"/><nowiki/>
ARPENTER. v. a. Mesurer des terres pour savoir combien elles ont d’arpens. ''{{lang|la|Metiri, metari}}''.
{{sc|Arpenter}}, signifie figurément, marcher beaucoup, ou marcher vite. ''{{lang|la|Discurrere per}}'', &c. Ce solliciteur ''arpente'' tout Paris presque tous les jours. Mais cela ne se dit guère que dans le style familier. Courir les monts, ''arpenter'' les campagnes. S. {{sc|Amand}}.
{{sc|Arpenté, ée}}. part.
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<section begin="ARPENTEUR"/><nowiki/>
ARPENTEUR. s. m. Officier qui a serment en justice, & qui est commis pour faire l’arpentage des terres. ''{{lang|la|Decempedator, finitor, agrimensor, Geomaticus}}''. Les instrumens, la trousse, les flèches, la chaîne d’un ''Arpenteur''. Les ''Arpenteurs'' ne sont reçus qu’après information de vie & mœurs, & après avoir donné une caution de mille livres par l’ordonnance. C’étoit autrefois au ''Grand Arpenteur'' de France à instituer des ''Arpenteurs'' : mais {{roi|Henri|II}}, par une ordonnance de 1554 érigea six ''Arpenteurs'' en chaque Bailliage, ou Sénéchaussée de Bretagne, pour exercer leur charge sous le ''Grand Arpenteur''. Cette ordonnance leur donne le pouvoir de mesurer, d’arpenter bois, buissons, forêts, garennes, terres, eaux îles, de mettre des bornes & de faire des partages ; mais le ''Grand Arpenteur'', qu’on appeloit ''Grand-Maître'', se mettoit en possession de ne donner des commissions qu’à ceux des ''Arpenteurs'' qui lui donnoient de l’argent, ce qui rendoit leurs offices inutiles. En l’année 1666, le Roi lui fit défense de plus délivrer de commissions ; en 1668 son office fut supprimé, & l’année suivante il fut ordonné par arrêt, que ceux qui avoient des commissions du ''Grand Arpenteur'', prendroient des provisions de Sa Majesté, en payant certaine somme. En 1690, le Roi, par un édit du mois de Novembre, a supprimé tous les anciens offices d’''Arpenteurs'', & a créé des Experts-Priseurs & ''Arpenteurs''-Jurés, pour faire un même corps avec les Jurés-Experts créés aux mois de Mai & de Juillet de la même année pour faire les arpentages, mesurages & prisées des terres, vignes, prés, bois, pâtis, communes, & toutes les autres fonctions attribuées aux ''Arpenteurs'' créés par les édits de 1554 & 1575. Il y a encore des ''Arpenteurs'' dans chacune des Maîtrises des Eaux & Forêts, créés par un édit de 1689. Enfin, l’édit<section end="ARPENTEUR"/><noinclude>
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{{poem|Terra clauditur infans
Vel minor igne rogi.|i|lang=la|m=1em}}
On brûla dans la suite les corps des enfans qui avoient vécu 40 jours, & à qui il avoit poussé quelques dents. Ces morts étoient appelés ''des rapts''. Le mot ''{{lang|la|Arpagi}}'' signifie la même chose en grec, & Eustathius nous apprend que c’étoit la coutume des Grecs aux funérailles des enfans, de ne les célébrer ni de nuit, ni au grand jour, mais au lever de l’aurore, avant que le soleil parût, ce qu’ils appeloient ''le rapt du jour'' ; {{lang|grc|Ἡμέρας ἀρπαλίω}}. {{sc|Menestr}}. ''Hist. de Lyon, p. 57.''
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ARPAIA. Village du royaume de Naples. ''{{lang|la|Harpodium Hirpinum}}''. C’est l’ancien ''{{lang|la|Caudium}}'', ville des Hirpiens, qui donnoit son nom aux Fourches Caudines, ''{{lang|la|Furcæ Caudinæ}}'', appelés aujourd’hui ''Détroit d’Arpaïa''. Ce village est dans la Principauté Ultérieure, au voisinage de la Terre de Labour, entre Avelle & Sainte-Agathe. Le détroit d’''Arpaïa'', ''{{lang|la|Fauces Arpaïanæ}}'', anciennement Fourches Caudines, sont deux passages ou cols extrêmement étroits de la vallée de Gardano.
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ARPAILLEUR. s. m. C’est un nom qu’on donne à ceux qui vont chercher l’or sur les bords des rivières, qui roulent des paillettes d’or, & parmi des mottes de terre.
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{{StdT|l|☞}} ARPAJON. Petite ville de l’Île de France, sur la rivière d’Orge, à une lieue de Montlhery.
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{{StdT|l|☞}} ARPAJOU. (quelques-uns écrivent Arpajon) Petite ville de France, en Auvergne, Election d’Aurillac, avec titre de Duché.
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ARPANLIC, ou ARPALIC. s. m. État accordé en Turquie à un Officier déposé, ou qui a fini le temps de la commission, accordé, dis-je, pour le faire subsister. ''{{lang|la|Status, conditio inferior ad vitam sustentandam datus, a}}''. Lorsque les gouverneurs de provinces ont achevé le temps de leur commission, s’ils ne sont pas élevés à une charge plus considérable ou semblable, on leur donne le pouvoir de disposer de certains emplois, dont ils retirent de quoi subsister, en attendant une meilleure fortune. Cela s’appelle un ''Arpanlic''. Lorsque le Muphti est déposé, on le gratifie d’un ''arpanlic'', c’est-à-dire, du pouvoir de disposer de quelques emplois de judicature, en de certaines provinces, dont il a la sur-intendance, pour pouvoir subsister avec honneur. A. D. S. M.
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{{StdT|l|☞}} ARPEGGIO, ARPÈGE, & ARPEGEMENT. s. m. Terme de Musique. Manière de frapper successivement & rapidement tous les sons d’un accord, au lieu de les frapper tous à la fois.
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{{StdT|l|☞}} ARPEGER. v. n. Faire des arpegemens. Faire entendre successivement & rapidement les divers sons d’un accord. Ce mot vient de ''arpa'' à cause que c’est du jeu de la harpe qu’on a tiré l’idée d’''arpegement''.
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ARPENT. s. m. Certaine mesure de la surface des terres, qui est différente selon les diverses provinces, & qui est ordinairement de cent perches carrées, c’est-à-dire de dix perches de longueur & autant de largeur. ''{{lang|la|Jugerum}}''. L’''arpent'' contient environ un setier de semence. L’''arpent'' de Paris a cent perches, & la perche vingt-deux pieds, qui font deux mille deux cens pieds en carré. Au perche, la perche est de vingt-quatre pieds, & le pied est de treize pouces. L’''arpent'' de Poitou est de quatre-vingts pas de chaque côté. L’''arpent'' de Montargis a cent cordes, & chaque corde a vingt pieds. L’''arpent'' de Clermont en Beauvaisis a cent verges, & chaque verges vingt-six pieds. L’''arpent'' ou le ''journal'' en Bretagne a vingt cordes en longueur, & quatre en largeur, chaque corde de vingt-quatre pieds. Dans le duché de Bourgogne, l’''arpent'' de bois est de quatre cent quarante perches, & le journal de terre, de vigne, ou de pré, de trois cent soixante.
Ce mot vient, selon Scaliger, de ''{{lang|la|aripennis}}'', ou de ''{{lang|la|arpendium}}'', ou ''{{lang|la|arvipendium}}'', qui étoit une mesure d’''Arpenteur''. ''Aripennis'' se trouve aussi pour ''arpent'', ''Act. Sanct. Jun. T. I, p. 189. B''. & ailleurs. Pontanus, après Columella, dit que c’est un ancien mot gaulois dont use Reginon dans son Histoire, dérivé de ''aert'', & de ''pandit'', mots danois, signifiant une ''terre bornée''. Du Cange dit qu’il vient de ''arapennis'', dérivé ''ab arando'', ou plutôt de ''ard'', ou ''erd'', terre ; & ''pand'', ou ''pend'', qui signifie ''carré''. C’est la remarque des Jésuites d’Anvers, ''Acta Sanct. Apr. T. III, p. 72. E''. sur les Diplômes de Louis le Jeune, dans lesquels on trouve ''{{lang|la|Agripennum}}'' & ''{{lang|la|Arpennum}}'', pour ''arpent'', & non pas ''erpan'', comme ces Auteurs écrivent ; on trouve encore ''{{lang|la|Arpenna, æ}}'', dans un acte de l’an 1051. ''Act. Sanct. Maii, T. V, p. 59''. On trouve aussi ''{{lang|la|Arpennus}}'' & ''{{lang|la|Arpentum}}''. Voyez la nouvelle ''Hist. de Bret. T. II, p. 121 & 295''. Isaac Pontanus, dans ses ''{{lang|la|Origines Francicæ}}, Lib. VI. c. 34'', est de même sentiment, à cela près qu’il prétend que ''pand'' signifie, ce qui a des limites, ce qui est borné.
On dit par hyperbole d’un homme qui a le nez, le visage trop longs, ou mal proportionnés, qu’il a un nez, un visage d’un ''arpent'', &c.
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ARPENTAGE. s. m. Mesurage des terres par arpent. ''{{lang|la|Agrorum mensio, dimensio, metatio}}''. On a fait voir par l’''arpentage'' de cette forêt, qu’elle contenoit tant d’arpens. Quand l’''arpentage'' n’est point déclaré par le contrat, il doit être fait suivant la coutume des lieux où les biens sont situés, & non suivant la coutume du lieu où le contrat est passé.
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ARPENTER. v. a. Mesurer des terres pour savoir combien elles ont d’arpens. ''{{lang|la|Metiri, metari}}''.
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ARPENTEUR. s. m. Officier qui a serment en justice, & qui est commis pour faire l’arpentage des terres. ''{{lang|la|Decempedator, finitor, agrimensor, Geomaticus}}''. Les instrumens, la trousse, les flèches, la chaîne d’un ''Arpenteur''. Les ''Arpenteurs'' ne sont reçus qu’après information de vie & mœurs, & après avoir donné une caution de mille livres par l’ordonnance. C’étoit autrefois au ''Grand Arpenteur'' de France à instituer des ''Arpenteurs'' : mais {{roi|Henri|II}}, par une ordonnance de 1554 érigea six ''Arpenteurs'' en chaque Bailliage, ou Sénéchaussée de Bretagne, pour exercer leur charge sous le ''Grand Arpenteur''. Cette ordonnance leur donne le pouvoir de mesurer, d’arpenter bois, buissons, forêts, garennes, terres, eaux îles, de mettre des bornes & de faire des partages ; mais le ''Grand Arpenteur'', qu’on appeloit ''Grand-Maître'', se mettoit en possession de ne donner des commissions qu’à ceux des ''Arpenteurs'' qui lui donnoient de l’argent, ce qui rendoit leurs offices inutiles. En l’année 1666, le Roi lui fit défense de plus délivrer de commissions ; en 1668 son office fut supprimé, & l’année suivante il fut ordonné par arrêt, que ceux qui avoient des commissions du ''Grand Arpenteur'', prendroient des provisions de Sa Majesté, en payant certaine somme. En 1690, le Roi, par un édit du mois de Novembre, a supprimé tous les anciens offices d’''Arpenteurs'', & a créé des Experts-Priseurs & ''Arpenteurs''-Jurés, pour faire un même corps avec les Jurés-Experts créés aux mois de Mai & de Juillet de la même année pour faire les arpentages, mesurages & prisées des terres, vignes, prés, bois, pâtis, communes, & toutes les autres fonctions attribuées aux ''Arpenteurs'' créés par les édits de 1554 & 1575. Il y a encore des ''Arpenteurs'' dans chacune des Maîtrises des Eaux & Forêts, créés par un édit de 1689. Enfin, l’édit<section end="ARPENTEUR"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>estoient les plus proches de luy, regardoient cét embrazement, & n’osoient regarder Artamene ; qui poussant enfin son cheval sur une petite eminence, où ils le suivirent ; vit & connut si distinctement, que cette Ville qui brusloit, estoit celle-là mesme qu’il pensoit venir surprendre cette nuit, par une intelligence qu’il y avoit, afin d’en tirer sa Princesse, que le Roy d’Assirie y tenoit captive ; que tout d’un coup s’emportant avec une violence extréme ; Quoy injustes Dieux, s’écria t’il, il est donc bien vray que vous avez consenti à la perte de la plus belle Princesse qui fut jamais ? & que dans le mesme temps que je croyois sa liberté infaillible, vous me faites voir sa perte indubitable ? En disant cela il s’avança encore un peu davantage : & n’estant suivi que de Chrisante & de Feraulas, Helas mes Amis (leur dit il en commençant de galoper, & commandant que tout le suivist) quel pitoyable destin est le mien, & à quel effroyable spectacle m’a t’on amené ? Allons du moins, allons mourir dans les mesmes flames, qui ont fait perir nostre illustre Princesse. Peut-estre (poursuivoit il en luy mesme) que ces flames que je voy, viennent d’achever de reduire en cendre, mon adorable Mandane. Mais que dis-je, peut-estre ? Non, non, ne mettons point nostre malheur en doute, il est desja arrivé ; & les Dieux n’ont pas permis un si grand embrazement pour la sauver. S’ils eussent voulu ne la perdre pas, ils auroient souslevé les vagues de la Mer, pour esteindre ces cruelles flames, & ne l’auroient pas mise en un si grand danger. Mais helas ! s’écrioit il, injuste Rival, n’as tu point songé à ta conservation plustost qu’à la sienne, & n’as tu point causé sa perte par ta lascheté ? Si je voyois ma Princesse (adjoustoit il en se
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>tournant vers Chriſante) entre les mains d’un Prince, à la teſte de cent mille hommes, & que ce Prince la vouluſt ſacrifier à mes yeux, je ne ſerois pas ſi deſesperé, j’aurois un ennemy que je pourrois du moins attaquer, ſi je ne le pouvois vaincre : Mais icy, je n’ay rien à faire, qu’à m’aller jetter dans ces meſmes flames, qui ont deſja conſumé ma Princeſſe. En diſant cela, il s’avançoit encore davantage : & apres avoir eſté quelque temps ſans parler ; Ha Ciel ! (s’ecrioit il tout d’un coup, voyant qu’il n’y avoit que Chriſante qui le peuſt entendre) ne ſeroit-je point la cauſe de la mort de ma Princeſſe ? n’eſt-ce point pour l’amour de moy qu’elle a elle meſme embrazé cette Ville, pluſtost que de manquer de fidelité, au malheureux Artamene ? Ha Dieu ! s’il eſt ainſi, je ſuis digne de mon infortune ; & je merite tous les maux que je reſſens. Chriſante voyant qu’il avoit ceſſé de parler, s’approcha de luy, pour taſcher de luy donner quelque legere conſolation : mais Artamene marchant touſjours ; & le regardant d’une maniere capable de donner de la compaſſion aux perſonnes les plus inſensibles ; Non, non, luy dit-il, Chriſante, ce malheur n’eſt pas de ceux dont l’on peut eſtre conſolé : & je n’ay qu’une voye à prendre, que je ſuivray ſans doute bien toſt. Ouy, Chriſante, j’auray du moins cette funeſte conſolation, que ce meſme feu qui a peut-eſtre bruſlé ma Maiſtresse & mon Rival ; qui a confondu l’innocence & le crime ; & qui m’a privé tout enſemble, de l’objet de ma haine, & de celuy de mon amour, achevera encore de me détruire ; & meſlera du moins mes Cendres, avec celles de mon adorable Princeſſe. En diſant cela, il ſembloit avoir toutes les marques d’un prochain deſespoir ſur le viſage : ſa<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>prendre des armes s’ils en avoient ; d’en aller chercher en diligence s’ils n’en avoient point ; ou de s’en faire de tout ce qu’ils rencontreroient ; & meſme du feu & des flames ; pluſtost que de ne le ſecourir pas. Apres donc qu’Artamene eut traverſé une partie de cette Ville embrazée ; & qu’ayant marché tout le long du Port, il fut arrivé proche de la Tour ; il fut bien ſurpris de voir que perſonne ne travailloit plus pour eſteindre le feu, & qu’Aribée s’avançoit pour le combattre. Quoy, s’écria-t’il, je viens pour eſteindre ces flames, & ce ſera moy qui empeſcheray qu’on ne les eſteigne ? Ha ! non non, mes Compagnons, il ne le faut pas. En diſant cela, il commanda à une partie de ſiens, de ſonger à faire ce que les autres ne faiſoient plus ; pendant qu’il combatroit ceux qui ſembloient en avoir envie. Comme il eſtoit en cét eſtat, & qu’il s’avançoit vers le gros, à la teſte duquel eſtoit Aribée ; il leva les yeux vers le haut de la Tour : & y reconnut le Roy d’Aſſirie : qui par une action toute deſesperée, ſembloit n’avoir autre deſſein, que de choiſir s’il ſe jetteroit dans les flames ou dans la Mer. Cette veuë ayant encore confirmé Artamene, dans la croyance que ſa Maiſtresse n’eſtoit pas morte ; il redoubla les commandemens qu’il avoit deſja faits, d’eſteindre ce feu ; & marcha teſte baiſſée vers ſes Ennemis, qui venoient à luy, avec aſſez de reſolution. Comme il fut proche d’eux, & qu’il reconnut diſtinctement qui eſtoit leur Chef ; Aribée, luy cria t’il, je ne viens pas aujourd’huy pour te combatre, & pour te punir : & il ne tiendra qu’à toy, que je n’obtienne ton pardon du Roy des Medes, ſi tu veux mettre les armes bas ; & m’ayder à, ſauver ta Princeſſe & la mienne. Mais Aribée, qui croyoit ſon crime trop<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>hommes de voſtre condition, qui ayent aſſez de merite pour devoir ſeulement oſer vous regarder. Je n’aimeray donc rien Seigneur, reſpondit elle en ſe levant, parce qu’elle vit paroiſtre Cleanthe & Megiſto : qui ne pouvant plus ſouffrir les viſites du Prince ſans impatience, veû ce qu’ils penſoient avoir remarque dans le cœur de Policrite, le prierent avec beaucoup de civilité, de vouloir ne ſe donner plus la peine de venir ſi ſouvent chez eux. Mais comme Philoxipe avoit l’eſprit un peu irrité des cruelles paroles qu’il penſoit avoir entendues de Policrite, & qui luy eſtoient pourtant tres avantageuſes : il ne pût recevoir le diſcours de Cleanthe & de Megiſto avec la moderation qu’il avoit accouſtumé d’avoir. Au contraire, il parut de la colere ſur ſon viſage, & beaucoup de douleur dans ſes yeux. Cleanthe, luy dit il comme je ne viens pas icy pour vous dérober le Threſor que les Dieux vous ont donné, ne vous oppoſez pas à la ſatisfaction que je trouve à admirer en Policrite, la vertu que vous luy avez apriſe. Seigneur, reprit Cleanthe, quoy que je connoiſſe bien la voſtre, je ne laiſſe pas de craindre que comme Policrite n’a pas encore aſſez veſcu pour connoiſtre preciſément, juſques où doit aller le reſpect qu’elle vous doit : elle ne manque à quelque choſe, ou contre vous, ou contre elle meſme. Non non, luy repliqua bruſquement Philoxipe, ne craignez rien de ce que vous dittes : & apprehendez pluſtost que ſa ſeuerité ou la voſtre ne me face perdre la raiſon. Enfin cette converſation quoy que reſpectueuse pour Policrite, fut toutefois ſi paſſionnèe, que Cleanthe & Megiſto en furent fort affligez : & Policrite meſme en eut aſſez d’inquietude, & ſe repentit d’avoir<noinclude>
<references/></noinclude>
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Dictionnaire de Trévoux/6e édition, 1771/ARPEGGIO, ARPÈGE, & ARPÉGEMENT
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Dictionnaire de Trévoux/6e édition, 1771/ARPÉGER
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<noinclude><pagequality level="4" user="Mahagaja" /></noinclude>{{nulle}}
{{centré|Chapitre IV|uc}}
{{centré|Réductions et flottements dans la flexion|uc}}
{{ancre|p50|§ 50.}} ''Réduction du nombre des cas.''
Nous avons eu l’occasion d’indiquer comment certaines oppositions casuelles tendent à s’effacer, dans divers types de flexion.
Le génitif singulier n’est nulle part menacé ; un tour comme χ''ʷinʹ bʹ''α''n mo ǥrʹəhɑ꞉r'' (chun bean mo dhearbhráthar) « vers la femme de mon frère », s’explique par le fait qu’il s’agit d’un véritable composé, dont le premier élément tend à rester invariable.
Le génitif pluriel est solide, dans les pluriels forts ; ''mʹilʹ vʹ''αχ (mil mheach) « du miel d’abeilles » ; ''bʹogɑ꞉n fokəl'' (beagán focal) « peu de paroles » ; ''tʹinʹə ''χ''nɑ꞉v'' (teine chnámh) « un feu d’ossements », etc. Mais on rencontre sporadiquement des exemples comme : ''mo꞉rɑ꞉n i꞉''α''di꞉'' (mórán éadaighe) « beaucoup de vêtements », ''f''α''dʹ na mo꞉rʹhə'' (faid na mbóithre) « le long des chemins » qui attestent une tendance, même dans le pluriel fort, à étendre le cas direct.
Dans le pluriel faible cette tendance est générale : ''e kœr kʹeʃtənʹə'' ou ''kʹeʃtʹən'' (ag cur ceisteanna, ''ou'' ceisteann) « posant des questions » ; ''də ''χ''ʷidʹ lʹetʹrʹə''χ''ə'' on ''lʹetʹrʹə''χ (do chuid leitreacha ''ou'' leitreach) « tes lettres, ton courrier » ; ''kʹ''α''hərər buəχəlʹi꞉'' (ceathrar buachaillí) « quatre jeunes gens » ; ''ə gʷinʹə nə g''α''lʹi꞉nʹi꞉'' (i gcoinne na gcailíní) « à la rencontre des jeunes filles » et voir § {{SjDe-section|49}}.
{{ancre|p51|§ 51.}} La forme de datif singulier, là où elle se distingue du cas direct, est tantôt éliminée, tantôt maintenue, de façon qui varie capricieusement d’un sujet à l’autre, et même chez<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|CAL|172}}</noinclude><section begin="CALENDRIER"/>{{tiret2|Chré|tiens}}, qui étoient encore en très-petit nombre. Bollandus en a donné le commencement, & a promis le reste en sa préface, adressée à l’Abbé de Liessies. Le ''Calendrier'' de l’Eglise de Carthage, dressé vers l’an 483, a été découvert par le {{P.|Mabillon}}, qui en trouva à Cluni une copie rongée des vers, collée autour de la couverture de bois d’un Commentaire de {{St.|Jérôme}} sur Isaïe, écrite en caractères romains du {{VIIe}} siècle ; elle a été depuis envoyée à Paris, où elle se conserve dans l’Abbaye de {{St.|Germain}} des Prés. Ce ''Calendrier'' commence au 19{{e}} d’Avril, & finit au 16{{e}}e de Février. Le {{P.|Mabillon}} l’a fait imprimer dans ses Analectes avec des notes, & Dom Thierry sans notes dans ses ''{{lang|la|Acta Martyrum sincera}}''.
Le ''Calendrier'' de l’Eglise d’Ethiopie, & celui des Cophtes, a été dressé après l’an 760. Il commence au 29{{e}} jour d’Août, selon notre manière de compter ; c’est le premier jour de leur mois Thoth, & de leur année. Il marque à chaque jour ce qu’il y a de commun à chacune de ces églises, & ce qu’il y a de particulier à l’une & à l’autre. Job Ludolph l’a publié. Le ''Calendrier'' des Syriens, imprimé par Génébrard, est si imparfait, qu’on n’en peut presque rien tirer de sûr. Le ''Calendrier'' des Moscovites, donné par le Père Papebrock dans son ''{{lang|la|Propilæum}}'' du mois de Mai, est presque entièrement semblable à celui des Grecs, donné par Génébrard, par plusieurs autres, & par le {{P.|Papebrock}} lui-même dans le même Propylæum en vers hexamètres Grecs.
Le ''Calendrier'' qui se trouve au {{Xe}} Tome du Spicilége de Dom d’Achery, sous le nom d’année solaire, n’est qu’un ancien ''Calendrier'' de l’Eglise d’Arras. Le ''Calendrier'' publié en 1687 à Augsbourg par Beckius, sous le nom de Martyrologe de l’Eglise Germanique, n’est apparemment que l’ancien ''Calendrier'' d’Augsbourg, ou plutôt de Strasbourg, qui n’a été dressé, ou pour le moins écrit, que tout à la fin du {{Xe}} siècle, ou plutôt, puisque {{St.|Ulrich}} mort en 973, & canonisé en 993, y est de la première main. Le ''Calendrier'' Mozarabique, dont on se sert encore dans cinq Eglises à Tolède, & dans une chapelle de l’église métropolitaine de la même ville ; l’Ambrosien de Milan, ceux des Eglises d’Angleterre, avant le schisme, n’ont que ce qui se voit dans ceux des autres Eglises d’Occident ; savoir, les Saints honorés par-tout, & ceux qui sont particuliers aux lieux pour lesquels ont été dressés ces ''Calendriers''. Il y en a aussi de Cluny, de Sens & de Lisieux, & un du Bréviaire d’Aquilée, dit le Patriarchin. Celui-ci a été en usage à Côme jusqu’à {{St.|Charles}}. Ce que Léo Allarius & le {{P.|Fronteau}} de Sainte Geneviéve ont donné sous le nom de ''Calendrier'', n’est qu’un ancien recueil d’Evangiles de la Messe. {{M.|Chastelain}} parle de ces ''Calendriers'' dans l’avertissement de son Martyrologe plus en détail, & beaucoup plus exactement que {{M.|Baillet}} dans le discours préliminaire de ses ''Vies des Saints''.
Il ne faut pas confondre ces anciens ''Calendriers'' avec les Martyrologes. Car chaque église avoit son ''Calendrier'' particulier, au lieu que les Martyrologes regardent toute l’Eglise en général, & qu’ils renferment les Martyrs & les Confesseurs de toutes les églises ; en sorte que de tous les ''Calendriers'' on en a formé un Martyrologe, & ainsi les Martyrologes sont postérieurs aux ''Calendriers''. C’est pourquoi l’Eglise de Rome n’a pas eu, non plus que les autres églises, un Martyrologe particulier. Aussi Usuard n’en a-t-il fait aucune mention, quoiqu’il ait parlé de tous ceux qui avoient composé des Martyrologes avant lui. Consultez la Dissertation de Henri de Valois touchant le Martyrologe Romain ; elle a été imprimée à la fin de ses notes sur l’Histoire Ecclésiastique d’Eusèbe. ''Voyez'' aussi le {{P.|Petau}} dans son savant ouvrage ''{{lang|la|De Doctrina temporum}}'', le ''Calendrier'' Romain par {{M.|Blondel}}, &c.
On dit proverbialement, réformer le ''Calendrier'', pour se moquer de ceux qui veulent trouver à redire à ce qui est bien fait.
<section end="CALENDRIER"/>
<section begin="CALENDULE"/><nowiki/>
CALENDULE. s. f. Terme de Botanique. Plante qu’on appelle autrement ''soucy'', en latin ''{{lang|la|calendula}}'' ou ''{{lang|la|caltha}}''. Voyez {{Tr6L|SOUCY}}.
<section end="CALENDULE"/>
<section begin="CALENGE"/><nowiki/>
CALENGE. s. m. Vieux mot, & hors d’usage, qui est pourtant fort fréquent dans les Coutumes, qui signifie débat, contestation, & plainte criminelle en Justice, même la prise de corps qui se fait par un Sergent. ''{{lang|la|Altercatio}}''. Il s’est dit premièrement de la prise & accusation des bêtes trouvées en dommage. On a dit ''calenger'' ou ''calengier'', ''chalenger'' & ''chalonger'' ; pour dire, faire dommage en l’héritage d’autrui, d’où on l’a étendu à l’accusation & dénonciation en Justice ; on l’a aussi dit pour ''blâmer, débattre, contredire''. On a même dit ''calenger'' par un gage de bataille ; pour dire, faire un défi corps à corps entre deux champions. On a aussi appelé ''Calengé'', un prisonnier. Il a signifié aussi quelquefois ''louer'', & en Normandie on s’en sert encore pour dire ''barguigner''.
<section end="CALENGE"/>
<section begin="CALENTER"/><nowiki/>
CALENTER. s. m. Terme de relation. Olearius dit, dans son ''Voyage de Perse'', que les Perses appellent ainsi les Trésoriers & Receveurs des Finances d’une Province. ''{{lang|la|Quæstor}}''. Le ''Calenter'' a la direction du Domaine du Sophi ou roi de Perse, & fait la recette des deniers dont il rend compte au Conseil, ou, si le Sophi l’ordonne, au Gouverneur de la Province, qu’ils appellent Cham.
<section end="CALENTER"/>
<section begin="CALENTURE"/><nowiki/>
CALENTURE. s. f. Espèce de fièvre accompagnée d’un délire subit, commune à ceux qui font des voyages de long cours dans des climats chauds & sur-tout à ceux qui passent la ligne. ''Voyez le Dict. de James''.
<section end="CALENTURE"/>
<section begin="CALEPIN"/><nowiki/>
CALEPIN. s. m. Antoine ''Calepin'', Religieux Augustin, ainsi nommé de Calepio, Bourg du Bergamasque, où il étoit né, a fait un Dictionnaire qu’il imprima en 1503, qu’on appelle de son nom, ''Calepin'', un ''Calepin'' ; & qui fait qu’on dit quelquefois en général ''Calepin'' pour Dictionnaire. ''{{lang|la|Lexicon, Dictionarium}}''. Consultez votre ''Calepin''. Il ne compose rien qu’il n’ait un ''Calepin'' devant les yeux.
Plusieurs Savans ont travaillé sur le ''Calepin'', qui dans son origine étoit très-défectueux. Les plus considérables sont Jean Passerat, & Jean-Louis de la Cerda, Jésuite, qui l’ont mis en réputation, & l’ont rendu d’usage par leurs lumières. ''Danet, Préf. de son Dict. Latin & François''. Quand le Cardinal de Pellevé eut fini sa Harangue, & qu’on eut crié {{sc|Vivat}} par plusieurs fois, si fort que toute la Sale en retentissoit, le Prieur des Carmes se leva de sa place, & monta sur son banc, où il prononça tout haut de fort bonne grâce ce petit Quatrain, comme s’il l’eût composé sur le champ.
<poem class="verse" >''Son Eloquence il n’a pu faire voir, ''
''Faute d’un Livre où est tout son savoir :''
''Seigneurs Etats, excusez ce bon homme ;''
''Il a laissé son ''Calepin'' à Rome.''</poem>
{{d|{{sc|Sat}}. Men. t. {{rom|i}}, {{pg|64}}, & 201.|7}}
<section end="CALEPIN"/>
<section begin="CALER"/><nowiki/>
CALER. v. a. Terme de Marine. Baisser les voiles. ''{{lang|la|Vela dimittere, contrahere}}''. On dit plus ordinairement, amener les voiles, que ''caler'' les voiles.
Ménage dérive ce mot de ''{{lang|la|chalare}}'', qui a été fait du Grec {{lang|grc|χαλᾶν}}, qui signifie la même chose. Isidore le dérive aussi de ''{{lang|la|calare}}'' ; Du Cange de l’Italien ''{{lang|it|calare}}''.
''Cale tout'', est un commandement de laisser tomber tout d’un coup ce que l’on tient suspendu. ''{{lang|la|Dimittere}}''.
{{sc|Caler}}, en termes d’Architecture, c’est pour arrêter la pose d’une pierre, mettre une cale de bois mince qui détermine la largeur du joint, pour la ficher avec facilité. ''{{lang|la|Hypomochlion subjicere, summittere assulam}}''. Les Menuisiers, & les autres {{tiret|arti|sans}}<section end="CALER"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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3 ponctuations, 1 accent, 1 lettre, et surtout D. Calmer qui est évidemment Dom Calmet, voir page de discussion.
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<noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|CAL||173}}</noinclude><section begin="CALER"/>{{tiret2|arti|sans}} qui se servent de ''cale'' dans leurs ouvrages, disent aussi ''caler''. Voyez {{Tr6L|CALE}}.
On dit figurément, il faut ''caler'' la voile ; pour dire, céder, se soumettre. ''{{lang|la|Cedere alicui, se submittere}}''. Il est familier. On le dit même absolument, il faut ''caler''.
{{sc|Caler}}, signifie aussi, ôter la première peau des noix vertes. ''{{lang|la|Decorticare, corticem avellere}}''.
On ne sait où Furetière a pris le mot de ''caler'' en ce sens. On dit bien ''écaler'' des noix ; mais pour ''caler'', on ne le trouve nulle part.
{{sc|Caler}} (se), s’est dit autrefois pour ''se taire''.
<poem class="verse" >''Moi cependant de'' me caler ;
''Car que sert prêcher & parler''
''A ventre qui n’a point d’oreilles.''</poem>
<section end="CALER"/>
<section begin="CALERE"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} CALERE. Ville de l’Indoustan, à quarante mille pas de Mansura, selon le Géographe de Nubie.
<section end="CALERE"/>
<section begin="CALESIAM"/><nowiki/>
CALESIAM. s. m. Grand arbre du Malabar. Son bois est d’une couleur purpurine, obscure, unie & flexible. Ses fleurs croissent en grappes à l’extrêmité de ses branches, & elles sont assez semblables aux fleurs de la vigne : à ces fleurs succèdent des baies en grappes. Ces baies sont d’une figure oblongue, ronde, plate, vertes, couvertes d’une écorce mince, pleines d’une pulpe succulente, & insipide, contenant un noyau verd, oblong, plat, au-dedans duquel il y a une amande blanche & presque insipide. Les habitans font de son bois des manches de couteau, & des poignées de sabre. Son écorce pulvérisée, & réduite en onguent avec le beurre, guérit le spasme cynique, & les convulsions causées par les grandes douleurs. Le suc de son écorce dissipe les aphthes, & pris intérieurement, il arrête la dyssenterie. Voyez-en les autres propriétés dans le {{sc|Dict. de James}}.
<section end="CALESIAM"/>
<section begin="CALFAS"/><nowiki/>
CALFAS ou plutôt CALFAT. s. m. Terme de Marine. Radoub d’un navire dont on bouche les trous, & qu’on enduit de suif & de poix, ou de goudron, pour empêcher qu’il ne fasse eau. ''{{lang|la|Navalis stipatio}}''. On le dit aussi de l’étoupe faite de vieux cordages, & enduite de brai, qui est de la poix mêlée avec de l’huile de poisson, qu’on enfonce dans les joints du vaisseau.
{{sc|Calfat}}. s. m. Calfateur ; celui qui calfate le vaisseau. ''{{lang|la|Navalis munitor, stipator}}''. {{StdT|l|☞}} Le maître ''Calfat'' est l’Officier marinier qui veille au Calfatage du vaisseau. Il est aussi chargé du détail & de l’entretien des pompes.
{{sc|Calfat}}, c’est aussi l’instrument qui sert à calfater. ''{{lang|la|Instrumentum stipandæ navi comparatum}}''. Le ''calfat'' simple est un peu coupant, & tant soit peu large, pour pousser l’étoupe dans le fond de la couture. Le ''calfat double'' est rayé, & paroît double par le bout ; il sert à rabattre les coutures. Le ''calfat à fret'' est moins large que le premier. Le bout est à demi rond. On s’en sert pour sonder autour des têtes de cloux & des chevilles, & chercher s’il y a quelque ouverture, afin d’y pousser de l’étoupe.
<section end="CALFAS"/>
<section begin="CALFATAGE"/><nowiki/>
CALFATAGE. s. m. se dit de l’étoupe qu’on a fourrée dans la couture du vaisseau. ''{{lang|la|Navis stipatio}}''. Voyez {{Tr6L|CALFAT}}.
<section end="CALFATAGE"/>
<section begin="CALFATER"/><nowiki/>
CALFATER. v. a. Radouber un navire. ''{{lang|la|Munire, communire, juncturas navigii stipare}}''. On radoube & on ''calfate'' un vaisseau, en rebouchant les voies d’eau avec des plaques de plomb ou de bois, & des étoupes que l’on force à coups de maillet & un fer à calfat. ''Calfater'' les sabords, c’est remplir d’étoupe le vide du tour des sabords, comme les coutures du vaisseau.
Du Cange dérive ce mot de ''{{lang|la|calafatare}}'', qu’on a dit dans la basse Latinité en la même signification. Il est dérivé de l’hébreu ''{{lang|he-Latn|caphar}}'', qui signifie ''enduire de bitume'', d’où on a fait ''cafater'', puis ''calfater''.
<section end="CALFATER"/>
<section begin="CALFATEUR"/><nowiki/>
CALFATEUR. s. m. Celui qui donne le calfat à un vaisseau. ''{{lang|la|Navalis munitor, stipator}}''. Le ''Calfateur'' doit examiner soir & matin le vaisseau, pour voir s’il ne s’y fait point quelque voie d’eau, & l’arrêter.
<section end="CALFATEUR"/>
<section begin="CALFATIN"/><nowiki/>
CALFATIN. s. m. C’est le valet du Calfateur. ''{{lang|la|Stipatoris nautici administer}}''.
<section end="CALFATIN"/>
<section begin="CALFEUTRAGE"/><nowiki/>
CALFEUTRAGE. s. m. L’action de calfeutrer, ou l’ouvrage de celui qui calfeutre. Travailler au ''calfeutrage'' d’une fenêtre.
<section end="CALFEUTRAGE"/>
<section begin="CALFEUTRER"/><nowiki/>
CALFEUTRER. v. a. Boucher bien les fentes, les ouvertures d’une chambre, pour empêcher qu’il n’y vienne du vent, & principalement par les portes & les fenêtres ; ce qu’on fait souvent avec du feutre ou du drap. ''{{lang|la|Stupâ rimas farcire, opplere}}''.
On se garantit de la bize & des froids de l’hiver en se ''calfeutrant'', & se munissant de châssis & de rideaux. {{sc|Huet}}.
Ce mot aussi bien que ''Calfater'', vient de l’Allemand ''{{lang|de|calefaten}}'', qui signifie ''{{lang|la|hiantia committere & solidare}}''.
CALFEUTRÉ, ÉE, part.
<section end="CALFEUTRER"/>
<section begin="CALFORDE"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} CALFORDE. ''Voyez'' {{Tr6L|CALVORDE}}.
<section end="CALFORDE"/>
<section begin="CALI"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} CALI. Lieu de la {{corr|palestine|Palestine}}. D. Calmet dit CALI ou CHALI. Ville de la tribu d’Aser. On n’en sait pas la situation.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Cali}}. Ville de l’Amérique Méridionale, dans le Royaume de Popayan, sur la rivière de Sainte-Marthe.
<section end="CALI"/>
<section begin="CALIBITE"/><nowiki/>
CALIBITE. ''Voyez'' {{Tr6L|CALYBITE}}.
<section end="CALIBITE"/>
<section begin="CALIBRE"/><nowiki/>
CALIBRE. s. m. Ouverture d’une pièce d’artillerie, & de toute autre arme à feu, par où entre & sort la balle : c’est le diamètre de la bouche d’un canon, & de toutes sortes d’armes à feu. ''{{lang|la|Oris ænei tormenti amplitudo, modus}}''. Ces pièces de canon sont de même ''calibre''. La règle du ''calibre'' est un instrument dont se servent tous les Ingénieurs à feu, qu’on appelle autrement ''verge sphéréométrique'', qui leur sert à trouver & à prendre la mesure du diamètre, ou de l’ouverture du canon ou mortier proportionnée aux boulets dont ils les veulent charger. ''Voyez'' Casimir Polonois, qui en enseigne plusieurs méthodes curieuses, tant géométriques que méchaniques.
{{sc|Calibre}}, se dit aussi de la grosseur du boulet, ou de la balle, ''{{lang|la|Amplitudo, modus}}'' ; & on les appelle de ''calibre'', quand ils sont de même grosseur que le ''calibre'' de la pièce à laquelle ils sont destinés.
Ménage dérive ce mot de ''{{lang|la|æquilibrium}}''. On a dit autrefois ''qualibre''. D’Herbelot le fait venir de l’Arabe ''{{lang|ar-Latn|calib}}'', qui signifie ''moule''.
{{sc|Calibre}}, se dit figurément des choses, qui étant comparées les unes aux autres, se trouvent de même ou de différente valeur & proportion. ''{{lang|la|Convenientia}}''. Ces deux personnes sont de même profession, mais elles ne sont pas de même ''calibre''.
<poem class="verse" >''Catulle, Tibulle & Properce, ''
''Et gens de ce ''calibre'' là,''
''Sont tous d’un assez bon commerce ;''
''Comme quelquefois je les prends,''
''Quelquefois aussi je m’en passe ;''
''Mais en tous lieux, comme en tout temps,''
''Je veux toujours avoir Horace.'' {{sc|P. Du Cerc}}.</poem>
{{sc|Calibre}}, en Architecture, signifie volume, grosseur. ''{{lang|la|Amplitudo, modus}}''. Ces deux colonnes sont de même ''calibre'' ; pour dire, elles ont un même diamètre.
{{sc|Calibre}}, en Architecture, est aussi un profil de bois, ou de cuivre chantourné en dedans, pour traîner les corniches, & les cadres de plâtre ou de stuc.
{{sc|Calibre}}, chez les Artisans, est un ais qui a une entaille d’un angle rentrant, & qui est droit. Il sert aux Charpentiers, Menuisiers, Serruriers & autres, pour prendre des mesures. ''{{lang|la|Asserculus in triangulum incisus}}''.
Les Serruriers ont aussi un certain instrument de<section end="CALIBRE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|CAL|174}}</noinclude><section begin="CALIBRE"/>fer qu’ils nomment ''calibre''. Ils s’en servent pour voir si les forêts vont droit quand ils forent les tiges des clefs, & pour les arrondir. Ils ont pareillement des ''calibres'' pour prendre la grosseur des verroux & des targettes.
{{sc|Calibre}}, en termes de Marine, se dit du modèle qu’on fait pour la construction d’un vaisseau, sur lequel on prend sa longueur, sa largeur & ses proportions : c’est la même chose que ''gabarit. {{lang|la|Exemplar}}''.
{{sc|Calibre}}, en termes d’Horloger, c’est l’espace qu’on ménage entre les deux platines d’une montre, qui en font la cage, afin d’y mettre les roues & les pièces en telle disposition, qu’elles ne se nuisent point, & qu’elles tiennent le moindre espace qu’il est possible.
{{sc|Calibre}}. Ce mot dans la coupe des bois, signifie un modèle fait de planche contournée suivant une ligne courbe, qui doit déterminer le contour d’une surface qu’on se propose de faire. {{sc|Frezier}}.
{{sc|Calibre}}. C’est encore une sorte de grosse filière, dont on se sert pour tirer à l’argue.
<section end="CALIBRE"/>
<section begin="CALIBRER"/><nowiki/>
CALIBRER. v. a. Terme d’Artillerie. C’est prendre la mesure du calibre, marquer le calibre d’un canon. ''{{lang|la|Globorum æneorum modum, amplitudinem designare}}''.
Non-seulement on dit ''calibrer'' le canon, mais encore ''calibrer'' les balles, leur donner le calibre, la grosseur nécessaire. Avant que de commencer à battre la place, un Commandant, doit visiter toutes les munitions, de quelque sorte que ce soit, faire ''calibrer'' toutes les balles, voir si la poudre est bonne & fine. {{sc|De La Font}}. On ''calibre'' un boulet, ou l’on en détermine la grosseur par le moyen d’un compas recourbé ; on trouve aussi le diamètre par le moyen du poids. Un boulet d’une livre a 10 lignes 8 points de diamètre, & par conséquent un boulet de 20 lignes 16 points, c’est-à-dire, d’un diamètre double, sçavoir d’un pouce neuf lignes & un tiers, pèse huit livres ou huit fois autant que le premier, étant double en tout sens. Hanzelet enseigne le moyen de ''calibrer'' les canons, les balles, les cuillers, canades, & tampons propres pour chaque pièce.
{{sc|Calibrer}}, terme d’Horlogerie, c’est mesurer avec un petit compas fait exprès les dents des roues & les ailes des pignons, pour voir si elles sont égales entr’elles.
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{{StdT|l|☞}} CALICA. Petite ville de Turquie, dans la Bulgarie, avec un port, sur la côte de la mer Noire.
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CALICE. s. m. Vaisseau sacré qui a une petite coupe posée sur un pied assez haut, & assez large par le bas. ''{{lang|la|Sacer calix}}''. Il sert au sacrifice de la Messe ; c’est dans ce vase que se fait la consécration du vin. Les ''Calices'' doivent être d’or ou d’argent dans toutes les Eglises. On en trouve cependant quelques-uns d’étain, mais dont la coupe est dorée, au moins en dedans. Je doute qu’on le souffrit aujourd’hui. Les anciens ''calices'' avoient deux anses. Bede assure que le ''calice'' dont notre Seigneur le servit à la Cène avoit deux anses ; qu’il étoit d’argent, & de la capacité d’une chopine. Les ''calices'' des Apôtres & de leurs premiers successeurs étoient de bois. Le Pape Zéphyrin ordonna qu’on se servit de ''calices'' d’or & d’argent. D’autres disent que c’est {{roi|Urbain|I}}. au troisiéme siècle. {{roi|Leon|IV}}. a défendu ceux d’étain & de verre. On demanda à {{St.|Boniface}} Martyr, s’il étoit permis de consacrer dans des ''calices'' de bois : il répondit qu’autrefois les Prêtres étoient d’or, & les ''calices'' de bois : mais que depuis, les Prêtres étoient de bois, & consacroient dans des ''calices'' d’or. {{sc|Walafridus Strabo}}. Il a été jugé qu’un Religieux peut donner, engager, ou vendre son ''calice'', sans que l’Abbé qui succède à sa dépouille le puisse réclamer comme un bien sacré. {{sc|Papon}}. Si celui qui brise le ''calice'' est impie, celui-là l’est bien davantage qui profane le sang de {{sc|Jésus-Christ}}, disent les Pères du Concile d’Alexandrie en 340. En 787 le Concile de Calcuth en Angleterre défendit d’offrir le saint Sacrifice dans des ''calices'', ou des patènes de corne. Du riche butin que l’armée Françoise fit dans le Languedoc, le Roi Childebert se réserva les dépouilles des Eglises Ariennes, qui consistoient en soixante ''calices'', quinze patènes de pur or, & vingt Missels ou livres d’Evangile couverts de lames d’or, & ornés de pierres précieuses. {{sc|P. Dan}}.
Les anciens ''calices'' étoient beaucoup plus grands que ceux d’aujourd’hui, parce que le peuple communioit alors sous les deux espèces, au lieu que le ''calice'' ne sert présentement qu’au Prêtre. Lindanus, qui en avoit vu quelques-uns dans des Eglises d’Allemagne, en fait la description au ''{{liv.|{{rom-maj|IV}}|cap}}{{e}}'' de sa Panoplie, {{ch.|56}}. Ils avoient deux anses, que le Diacre tenoit lorsqu’il présentoit le ''calice'' au peuple pour le communier sous l’espèce du vin. De plus chaque ''calice'' avoit un chalumeau, ou tuyau qui y étoit attaché fort proprement, & ce tuyau étoit d’argent, ou de quelqu’autre métal, en sorte qu’on suçoit plutôt qu’on ne buvoit. C’est ce que nous apprenons de Lindanus & de Beatus Rhenanus sur Tertullien, qui avoient vu de ces anciens ''calices'' en plusieurs villes d’Allemagne.
{{Ancre|soupçon}}{{sc|Calice de Soupçon}}. ''{{lang|la|Calix suspicionis, poculum suspicionis}}''. Vansleb, dans son histoire de l’Eglise d’Alexandrie, rapporte qu’autrefois dans l’Egypte, quand les maris (il parle des Chrétiens) soupçonnoient leurs femmes d’infidélité, ils leur faisoient avaler de l’eau soufrée, dans laquelle ils mettoient de la poussière & de l’huile de la lampe de l’Eglise, prétendant que si elles étoient coupables, ce breuvage leur feroit souffrir des douleurs insupportables, c’est ce qu’on appeloit le ''Calice de soupçon''. Voyez cet Auteur. Ces Chrétiens d’Egypte avoient pris cette épreuve de l’Ecriture, ''Nomb. V''. 14, où Dieu prescrit ce qu’un mari jaloux devoit faire pour connoître si sa femme étoit coupable ou non. Il l’amenoit au Prêtre, offroit pour elle la dixième partie d’un boisseau de farine d’orge. Il ne mettoit dessus ni huile ni encens, comme dans les autres sacrifices. Cette offrande s’appeloit le sacrifice de la zélotypie ou de la jalousie. Ensuite il prenoit de l’eau sainte dans un vase de terre, & jetoit dedans un peu de poussière qu’il prenoit sur le pavé du tabernacle ; & après quelques autres cérémonies & des exécrations, il lui faisoit boire des eaux très-amères, en lui disant que si elle étoit innocente, ces eaux ne lui nuiroient point ; mais que si elle ne l’étoit pas, son corps enfleroit & pourriroit, & l’effet suivoit infailliblement. Telle étoit, dit Moyse, la loi de la Zélotypie ou de la jalousie. Les Egyptiens crurent que ce seroit la même chose dans le Christianisme ; mais cette loi, comme toutes les autres loix cérémoniales, n’avoit été instituée que pour les Israëlites.
Ce mot vient du Grec {{lang|grc|κύλιξ}}, qui signifie la même chose.
{{sc|Calice}}, en termes de l’Ecriture & de spiritualité, signifie ''tristesse, {{corr|affiction|affliction}}, douleur accablante''. Cette signification est tirée de l’Ecriture, où {{sc|Jesus-Christ}} demande à son Pere de ne pas boire le ''calice'' de sa passion, & de plusieurs autres endroits. Le ''calice'' des Saints se boit avec amertume, il afflige, il révolte la nature. {{sc|L. d’Abelard}}. On lui a fait boire le ''calice'' jusqu’à la lie. C’est-à-dire, on l’a mortifié Jusqu’à l’excès. Et cela se dit même en matière profane.
On dit proverbialement, qu’il faudra boire, avaler le ''calice'' ; pour dire, qu’il faudra souffrir constamment, ou faire quelque chose pour laquelle on a grande répugnance.
On dit aussi des gens dont les habits sont chargés de galons d’or, qu’ils sont dorés comme des ''calices''.
{{sc|Calice}} se prend en Botanique pour cette partie extérieure qui enveloppe la fleur lorsqu’elle est en bouton, & qui est différente du pédicule. ''{{lang|la|Calix}}''. On emploie encore le mot de ''Calice'' pour exprimer la<section end="CALICE"/><noinclude>
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1 mot latin, 3 accents, italiques.
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<noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|CAL||175}}</noinclude><section begin="CALICE"/>partie qui soutient & enveloppe tout à la fois quelques autres fleurs, comme dans la rose : ainsi l’on dit qu’un ''calice'' devient fruit, ''{{lang|la|abit in fructum}}'', lorsque ce fruit naît de cette partie extérieure qui couvre ou qui soutient simplement la fleur, ou la couvre & la soutient tout à la fois. La couleur verte n’est pas essentielle au ''calice'', puisqu’il y a certaines fleurs dont les ''calices'' sont colorés, & quelquefois plus vivement que les pétales mêmes des fleurs qu’elles soutiennent, comme dans l’ellébore. On observe que le ''calice'' de plusieurs fleurs tombe presque aussi-tôt qu’elles s’épanouissent, ''{{lang|la|calix deciduus}}'', pendant que d’autres ''calices'' subsistent long-temps après la chûte des parties de leurs fleurs, ''{{lang|la|calix subsistens}}''. Dans d’autres fleurs le ''calice'' est uni si étroitement aux parties de la fleur, qu’elle ne sauroit s’en séparer ; & enfin il y a des fruits auxquels la fleur sert de ''calice'', comme dans le blé noir, & auxquels la fleur est étroitement collée, comme dans la plante appelée cabaret. Certaines espèces de mauves ont double ''calice'', les plantes ombellifères n’ont que quelques dentelures pour ''calice'', & la partie postérieure de ce ''calice'' est le jeune fruit. Dans la plûpart des plantes bulbeuses, le ''calice'' est une membrane très-fine qui enveloppe toute la fleur, & qui se déchire et se dessèche lorsque la fleur grossit, comme dans les Narcisses. On dit un ''calice'' commun à plusieurs fleurs : un ''calice'' propre à chaque fleur, lorsqu’un ''calice'' renferme plusieurs fleurs qui ont chacune leur ''calice'' particulier ; tels sont les ''calices'' de toutes les plantes à fleurons, comme le chardon, l’ambrette, ''&c''. Les enveloppes de fruits ne sont pas appelées ''calices'', il n’y en a que certaines qui aient pris ce nom en François, à cause de leur figure : tel est le fruit du chêne, qui est composé d’une calotte qu’on nomme communément ''calice'', en Latin ''{{lang|la|cupula}}'', & d’un gland qui n’y est renfermé qu’en partie dans sa maturité, au lieu qu’il y est entièrement contenu dans le temps qu’il n’est qu’embryon. L’usage du ''calice'' est de garantir des injures de l’air les parties les plus délicates de toute la plante, & la plus nécessaire pour la multiplication de l’espèce. La nature est industrieuse dans les divers moyens dont elle se sert pour n’exposer de jeunes embryons, que lorsqu’ils sont en partie en état de résister aux impressions fâcheuses des saisons. Rien n’est plus beau que l’examen de toutes ces précautions, & rien ne prouve davantage que tout cet appareil de pièces d’écailles & de feuillages dont sont garnies les fleurs & les fruits, n’est pas inutile, & que le nombre de tant de parties n’est pas multiplié sans nécessité. Le safran n’a point de ''calice'', & sa fleur sort même de la terre avant les feuilles.
{{StdT|l|☞}} La forme des ''calices'' varie beaucoup : les uns sont orbiculaires, d’autres cylindriques, & pour en donner une expression abrégée, on les compare à une calotte, à un godet, à une soucoupe, & il y en a de lisses, de velus, de raboteux, d’écailleux, dont les échancrures sont cannelées ou dentelées, ou laciniées ; ce qu’on exprime par ces termes, ''{{lang|la|orbiculatus, globosus, cylindricus, squammosus, striatus, simbriatus, crenatus, dentatus, laciniatus}}'' &c.
{{StdT|l|☞}} Linnæus en distingue sept espèces.
{{StdT|l|☞}} {{1o}}.{{lié}}''{{lang|la|Perianthium}}'', le ''calice'' proprement dit, ou l’espèce la plus commune de ''calice''. Il est souvent composé de plusieurs pièces ; ou s’il est d’une seule pièce, il se divise en plusieurs découpures, & il n’enveloppe pas toujours la fleur toute entière.
{{2o}}.{{lié}}''{{lang|la|Involucrum}}'', l’enveloppe qui est un ''calice'' commun à plusieurs fleurs, lesquelles ont quelquefois de plus leur ''calice'' ou ''perianthium'' particulier. Cette enveloppe est composée de plusieurs pièces disposées en rayons, & quelquefois colorées : ceci convient aux fleurs à fleurons, demi-fleurons & radiées.
{{StdT|l|☞}} Linnæus en distingue deux sortes ; ''{{lang|la|involucrum universale}}'', c’est-à-dire, le calice commun qui se trouve à la base des premiers rayons ombellifères ; & ''{{lang|la|involucrum partiale}}'', qui se trouve au bas des ombels particuliers.
{{StdT|l|☞}} {{3o}}.{{lié}}''{{lang|la|Spata}}''. Le voile. Il enveloppe une ou plusieurs fleurs qui sont ordinairement dépourvues de ''calice'' ou ''{{lang|la|perianthium}}'' propre. Le ''voile'' qui s’observe principalement sur plusieurs liliacées, consiste en une ou deux membranes attachées à la tige. Il y en a de différente figure & consistance.
{{StdT|l|☞}} {{4o}}.{{lié}}''{{lang|la|Gluma}}''. La balle. Ce terme est consacré à la famille des graminées, & cette espèce de ''calice'' est composée de deux ou trois écailles qui sont creusées en cuilleron, & membraneuses, de sorte qu’elles sont transparentes, sur-tout à leurs bords.
{{StdT|l|☞}} {{5o}}.{{lié}}''{{lang|la|Amentum}}'' ou ''{{lang|la|julus}}'', le chaton qui est ordinairement formé d’écailles attachées à un filet commun ; & ces écailles servent de ''calice'' à des fleurs mâles & à des fleurs femelles.
{{StdT|l|☞}} {{6o}}.{{lié}}''{{lang|la|Calyptra}}'', la coiffe. C’est une enveloppe membraneuse, souvent conique, qui couvre les parties de fructification. Elle se trouve ordinairement aux sommités de plusieurs mousses. Tournefort emploie ce terme dans une signification plus étendue que Linnæus.
{{StdT|l|☞}} {{7o}}.{{lié}}''{{lang|la|Volva}}'', la bourse. C’est une enveloppe épaisse, qui d’abord renferme certaines plantes de la famille des champignons. Elle s’ouvre ensuite par le haut pour laisser sortir le corps de la plante.
{{StdT|l|☞}} Les Jardiniers appliquent quelquefois aux pétales le nom de ''calice'', comme quand ils disent qu’une tulipe a un beau ''calice'', c’est-à-dire, que les pétales forment comme la coupe d’un ''calice''.
{{StdT|l|☞}} Linnæus nomme ''{{lang|la|calix auctus}}'', celui que Vaillant a nommé ''{{lang|la|caliculatus}}'' ; c’est-à-dire celui où la partie extérieure du ''calice'' est entourée de feuilles, comme au Bidens. {{sc|Du Hamel}}.
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{{StdT|l|☞}} CALICUT ou CALECUT. Ville & Royaume sur la côte de Malabar, dans la presqu’île de l’Inde, au deçà du Golfe de Bengale. Cette ville étoit autrefois le séjour du Zamorin, ou Roi de ''Calicut'' ; mais il n’y demeure plus, & il y a mis un Rajador ou Gouverneur, qui loge dans le palais.
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{{StdT|l|☞}} CALIDUCS. s. m. pl. Canaux dont se servoient les anciens pour porter de la chaleur aux parties de leurs maisons les plus éloignées. Ils étoient disposés le long des murailles, & partoient d’un foyer ou fourneau commun qui leur fournissoit de la chaleur. ''{{lang|la|Calidus}}'', chaud ; ''{{lang|la|duco}}'', je conduis.
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CALIETTE. s. f. Champignon jaune qui vient au pied du genièvre. ''{{lang|la|Calieta}}'', {{sc|Paracelse}} cité par James.
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CALIFAT. s. m. Dignité de Calife chez les Sarrasins. Il n’y avoit d’abord qu’un seul Calife successeur de Mahomet ; mais le ''Califat'' fut bientôt divisé. Il s’éleva des Califes en Perse, en Egypte & en Afrique, qui s’emparèrent de l’autorité souveraine. {{sc|D’Herbelot}}.
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CALIFE, CALIPHE & KALIFE. s. m. La première dignité Ecclésiastique chez les Sarrasins. C’est le nom d’une dignité souveraine parmi les Mahométans, qui comprend un pouvoir absolu, & une autorité indépendante sur tout ce qui regarde la Religion & le gouvernement politique. {{sc|D’Herbelot}}. ''{{lang|la|Calipha, Caliphas, Cairi Princeps}}''. Ce mot est Arabe, & signifie ''successeur'' & ''héritier'' ; car, en effet, Abubeker étoit successeur de Mahomet, & cette dignité étoit héréditaire. Ainsi le nom de ''Calife'' étoit affecté aux successeurs de Mahomet qui s’appeloient ''Califes'' de Syrie. Mais depuis il s’éleva divers ''Califes'' qui usurpèrent l’autorité souveraine en Perse, en Egypte & en Afrique. Pisafire, qui régnoit en 958, fut le dernier ''Calife'' de Syrie. Les Turcs s’en rendirent les maîtres, en sorte que le ''Calife'' n’étoit plus que souverain Pontife. La même chose est arrivée en Egypte, où l’on n’a laissé aux ''Califes'' que le titre de Grands Prêtres de Mahomet. Vatier dit qu’ils s’appeloient ''Vicaires de Dieu'', & que les Soudans & les Rois Mahométans se prosternoient à leurs pieds pour les baiser ; d’où vient que Vincent de Beauvais les<section end="CALIFE"/><noinclude>
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|titre=Division des Êtres organisés en animaux et végétaux |page={{elzevir|{{pli|18|52}}}}}}
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text/x-wiki
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Le premier livre de l’ouvrage est d’ailleurs celui
que je préfère. L’auteur y semble plus libre, et y
applique avec plus de discrétion son système historique.
J’aime à l’entendre parler de la grandeur des
institutions romaines. Ici l’avenir est le fruit du passé ;
le présent travaille à garder et à augmenter, s’il est
possible, les trésors de ce passé. Dès ses premières
lois, Rome fonde sa puissance future. La République
naît naturellement de la royauté, la conquête de
l’Italie et des contrées environnantes naît de la République.
Jamais peuple n’a su conquérir et conserver
à ce point. Les législateurs, les administrateurs ont
ici fait plus que les soldats. Le monde romain a ceci
de grandiose qu’il ne contient, à un certain moment,
qu’une seule famille. Sans doute, chaque chose porte
sa mort en elle ; l’homme, dans la pleine santé, a en
lui les germes de la maladie qui le tuera. Dès la seconde
guerre punique, l’esprit romain perd de sa
pureté républicaine et de sa tranquillité puissante et
forte. Les éléments de dissolution se développent, le
corps entier est ébranlé. Les institutions n’ont plus la
même efficacité, la folie des conquêtes s’empare de
la nation, qui risque sa liberté en menaçant celle des
autres peuples. Les Gracques ne font qu’aggraver les
désordres, en voulant tout sauver. Marius et Sylla,
par leur rivalité, portent le dernier coup à l’État, et
c’est alors, selon l’auteur, que « l’Italie demandait un
maître ».
Il faudrait s’entendre sur ce maître que demandait
l’Italie. C’est là le point délicat de la question. J’accorde<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="193.48.70.200" />ALBERT JOUNET 55</noinclude>
M. Albort Jounet, né à Marseille en janvier 1863, fit ses études
au lycée de Marseille, hors une année au collège Rollin de Paris.
Attiré fort jeune par La religion, l'ésotérisme, les sciences psychiques, il n'a jamais abandonné cette préoccupation qui domine
son œuvre, où la littérature est toujours soumise, soit à une affirmatîon, soit à une recherche doctrinales, Il a passé, en 1895, d'un
ésotérisme chrétien à un catholicisme ultra-libéral et très imprégné encore d'ésotérisme. Sou oeuvre poétique, parallèle à l'œuvre des symbolistes, s'en distingue par la prédominance du
souci philosophique et religieux, la subordination du symbole à
une doctrine systématisée. Par là, elle entrerait dans le sillage
de Sully Prudhomme, avec la différence entre le fier, douloureux
stoïcien de la ''Justice'' et du ''Bonheur'' et un croyant, a tendances mystiques, occultistes et orientales.
u Ce qui manque aux adroits rhétoriciens du vers, dit M. Victor-Emile Michelet, c'est-à-dire l'ame poétique, M. Jounet le
possède... Sa généalogie d'artiste est facile à dresser, et pour-
tant il apparaît comme armé d'une originalité solitaire. De ce
mélancolique et somptueux bouquet de f.ys Noirs émane une
impression de nouvelle beauté... Certaines pièces des Lys Noirs
réalisent, avec un art d'une large profondeur, des paysages psy-
chiques comme en ont montré quelques grands peintres... Parmi
les poètes français du siècle, je ne c muais guère que Hugo et
Baudelaire qui synthétisent un monde de sensations indéfinies
en une brève formule avec un bonheur égal à celui de ce tercet :
<poem>
Tes angoisses, je sais qu'elles aiment les miennes
Et, quand tu m'as tendu ton cœur mystérieux.
Ton cœur morne était plein de mes douleurs anciennes.
</poem>
« Cet éclatant et triste sonnet (''La Mort des Élus''), ne dirait-on
pas d'un de ces groupes d'où Rodin, le tout-puissant dompteur
de la pierre, fait rayonner un ensemble d'aspirations vertigineuses, de nostalgies farouches et de douloureuse beauté ? »
« En lisant les vers de L'Étoile Sainte, des Lys Noir 1 ;, a écrit
d'autre part M. Anatole Fiance, ou est pénétré d'une douceur
mystique. M. Jounet, biblique et baudelairien, rappelle Lamartine par la fluidité, et Verlaine par certaines délicatesses d inflexion... »
M. Ad. Franck réclame pour ''Le Livre du Jugement'' l'attention
que méritent les œuvres philosophiques de Pythagore et de
Parménide. « Tout cela, écrit-il, est très beau, très original et
très profond. C'est de la Kabbala, de l'Apocalypse et autre
chose encore qui n'appartient qu'à ce poète. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dubuisson - Armorial des principales maisons et familles du royaume, tome 1, 1757.djvu/97
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Charlie Main
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DE au majuscule
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<noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" />{{nr|B|53}}</noinclude><nowiki />
136. '''BENOIST''', ''seigneur de saint Port'' : d’argent, à la fasce de sable, accompagnée de deux jumelles de gueules.
137. '''BERARD''', ''seigneur de Villebreuil, de Montalet'' : de gueules, du demi-vol d’argent.
138. '''BERAUD''', ''seigneur de Canteranne'' : d’argent, au chevron de gueules, à la cotice de même, brochante sur le tout.
139. '''BERAUD''', ''seigneur de la Haye, de Rioux'' : de gueules, au loup d’argent, accompagné de trois coquilles de même ; deux en chef, & une en pointe.
140. '''BERAULT''', ''seigneur de Villiers'' : d’azur, semé de chaussetrapes d’or, au léopard lionné de même, brochant sur le tout.
141. '''BERBIER''', ''seigneur du Metz, de Rosnay, de Rance'' : d’azur, à trois colombes d’argent.
142. '''BERBISY''', ''seigneur d’Herouville'' : d’azur, à la brebis paissante d’argent, sur une terrasse de sinople.
143. '''<small>DE</small> BERENGER''', ''seigneur du Gua'' : gironné d’or & de gueules.
144. '''BERGER''', ''seigneur de Malissol'' : d’azur, au chevron d’or, accompagné de trois têtes de béliers d’argent.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Regnard - Œuvres complètes, tome premier, 1820.djvu/398
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Fortelle65
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hsarrazin" /></noinclude><br>
{{t3|TABLE DES MATIÈRES <br>CONTENUES <br>DANS LE PREMIER VOLUME. }}{{—|lh=3}}
Avis de l'Éditeur.
Notice sur Regnard.
Voyage de Flandre et de Hollande.
Voyage de Danemarck.
Voyage de Suède.
Réflexions.
Voyage de Laponie.
Voyage de Pologne.
Voyage d’Allemagne.
La Provençale.
Voyage de Normandie.
Voyage de Chaumont.
Observations.
Fin de la table<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:La Revue blanche, t28, 1902.djvu/451
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Sixdegrés
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Elle ne voulut rien entendre : elle était assez ennuyée de le voir allumer le{{lié}}feu !
La veille, elle n’avait pas fait le ménage à fond : alors elle s’occupa des deux lits, balaya la chambre, épousseta. Elle se traînait d’un coin à l’autre en renserrant ses mains sous ses aisselles, en suivant les murailles qui vous calent. Deux fois elle fut obligée de s’asseoir, elle n’osait pas s’appuyer au dossier de la chaise, pour se tenir prête à partir ; et sous sa robe ses os pointaient comme à un poulet vidé. Enfin elle se remit au lit et s’éparpilla, en pauvre mère perdrix qui traîne une couvée lasse. À midi elle se leva. Elle avait gardé un peu de bouillon pour se soutenir, mais elle eut bien du mal, et manger lui semblait un travail de raisonnement. L’après-midi se passa comme la veille, parmi des néants qui tombaient des rideaux, avec des chutes d’oubli, de larges chutes d’oubli qui l’ensevelissaient au milieu des draps.
Jean et le Vieux restaient sur le banc, et leurs idées défilaient dans les heures. Jean sentait l’inquiétude de la voir souffrir. Le mal humain pénétrait dans sa poitrine comme une injustice constante et il ne pouvait comprendre que la vie fût moins bonne que la bonté des bons cœurs. Il se levait parfois, allait à la Vieille, écartait les rideaux. Elle le regardait comme une dernière chose que l’on veut voir et pour laquelle on a fait un long voyage. Elle sortait de sa lassitude de pauvre femme et s’oubliait autant qu’un malade peut s’oublier. Il l’embrassait dévotieusement, elle le baisait sur les joues et ses vieilles lèvres le suçaient un{{lié}}peu.
— Veux-tu que j’aille chercher le médecin ?
— Mais non, mon petit, garde ton argent. J’irai peut-être mieux demain.
Ah ! non, elle n’alla pas mieux le lendemain. Elle voulut se lever comme les deux autres jours, mais à peine posait-elle le pied à terre qu’on fut obligé de lui tendre une chaise : elle fléchissait ! Le Vieux se fâcha décidément :
— Nom de Dieu, tu seras donc toujours aussi bête ! Je t’ai assez dit qu’il fallait que tu restes au lit. Nous ferons la soupe aussi bien que {{corr|toi|toi.}}
Mais au lit elle ne fut pas encore tranquille. C’était une<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Jacques Collin de Plancy - Dictionnaire infernal.pdf/319
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<section begin="Grey-Meil" />'''{{ancre|Grey-Meil|Grey-Meil}}''', Anglaise qui remplissait au sabbat les fonctions de portière, dans la procédure’,’d’Agnès Sampson, dirigée par le roi Jacques.<section end="Grey-Meil" />
<section begin="Griffon" />'''{{ancre|Griffon|Griffon}}'''. Brown assure qu’il y a des griffons, c’est-à-dire des animaux mixtes qui par devant ressemblent à l’aigle et par derrière au lion, avec des oreilles droites, quatre pieds et une large queue. Des traditions du moyen âge donnaient au griffon l’aigle pour père et la louve pour mère.<section end="Griffon" />
<section begin="Grigri" />'''{{ancre|Grigri|Grigri}}''', démon familier que l’on voit chez les Américains, et surtout dans les forêts du Canada et de la Guinée.<section end="Grigri" />
<section begin="Grillandus" />'''{{ancre|Grillandus|Grillandus}}''' (Paul), Castillan, auteur d’un traité des Maléfices (''De malejiciis''), publié à Lyon en 1555 ; de traités des sortilèges, des lamies, de la torture, etc. ; Lyon, 1536, et de quelques autres ouvrages de ce genre. Il conte quelque part qu’un avocat, ayant été noué par un puissant maléfice que nul art de médecine ne pouvait secourir, eut recours à un magicien qui lui fit prendre, avant de dormir, une certaine potion, et lui dit de ne s’effrayer de rien. À onze heures et demie de la nuit, survint un violent orage accompagné d’éclairs ; l’avocat crut d’abord que la maison lui tombait sur le dos ; il entendit bientôt de grands cris, des gémissements, et vit dans sa chambre une multitude de personnes qui se meurtrissaient à coups de poing et à coups de pied, et se déchiraient avec les ongles et les dents ; il reconnut une certaine femme d’un village voisin, qui avait la réputation de sorcière, et qu’il soupçonnait de lui avoir donné son mal ; elle se plaignait plus que tous et s’était elle-même déchiré la face et arraché les cheveux. Ce mystère dura jusqu’à minuit, après quoi le maître sorcier entra ; tout disparut ; il déclara au malade qu’il était guéri : ce qui fut vrai<ref>Delancre, ''Tabl. de l’inconstance des démons'', etc., p. 356.</ref>.<section end="Grillandus" />
<section begin="Grillon" />'''{{ancre|Grillon|Grillon}}'''. Dans beaucoup de villages, et surtout en Angleterre, on regarde les grillons qui animent le foyer à la campagne, et qui chantent si joyeusement la nuit, comme de petits esprits familiers d’une nature bienveillante, qui empruntent leur forme exiguë pour échapper aux malices humaines. Beaucoup de villageois se figurent que leur présence porte bonheur dans la famille et qu’on ne les tue pas impunément. Aussi, en général, ne voit-on pas d’un bon œil le pied brutal qui les écrase. « Toute la tribu des grillons se compose de puissants esprits, bien que cela soit ignoré des gens qui ont affaire à eux ; et il n’est pas dans le monde invisible de voix plus gentilles et plus sincères à qui on puisse se fier davantage ou dont les conseils soient plus dévoués et plus sûrs que les voix qu’empruntent ces esprits de l’âtre et du foyer pour s’adresser à l’espèce humaine<ref>M. Ch. Dyckens, ''Le grillon du foyer'', conte de Noël.</ref>. » <section end="Grillon" />
<section begin="Grimaldi" />'''{{ancre|Grimaldi|Grimaldi}}'''. Sous le règne de Louis le Débonnaire, il y eut dans toute l’Europe une maladie épidémique qui s’étendit sur les troupeaux. Le bruit se répandit dans le peuple que Grimaldi, duc de Bénévent, ennemi de Charlemagne, avait occasionné ce dégât en faisant répandre de tous côtés une poudre meurtrière par ses affidés. On arrêta un grand nombre de malheureux soupçonnés de ce crime ; la crainte et la torture leur firent confesser qu’ils avaient en effet répandu cette poudre qui faisait mourir les troupeaux. Saint Agobard, archevêque de Lyon, prit leur défense et démontra que nulle poudre n’avait la vertu d’infecter l’air ; et qu’en supposant même que tous les habitants de Bénévent, hommes, femmes, jeunes gens, vieillards et enfants, se fussent dispersés dans toute l’Europe, chacun suivi de trois chariots de cette poudre, ils n’auraient jamais pu causer le mal qu’on leur attribuait<ref>M. Salgues, ''Des erreurs et des préjugés'', t. I, p. 298.</ref>.<section end="Grimaldi" />
<section begin="Grimalkin" />'''{{ancre|Grimalkin|Grimalkin}}'''. C’est le nom que les sorcières anglaises donnent au démon lorsqu’il vient au sabbat sous la figure d’un chat.<includeonly>
[[File:Ill dict infernal p0328-312 grimalkin.jpg|center|480px]]
{{c|Grimalkin.|fs=80%}}
</includeonly><section end="Grimalkin" />
<section begin="Grimoire" />'''{{ancre|Grimoire|Grimoire}}'''. Tout le monde sait qu’on fait venir le diable en lisant le Grimoire ; mais il faut avoir soin, dès qu’il paraît, de lui jeter quelque chose à la tête, une savate, une souris, un chiffon, autrement on risque d’avoir le cou tordu. Le terrible petit volume connu sous le nom de Grimoire, autrefois tenu secret, était brûlé très-justement dès qu’il était saisi. Nous donnerons ici quelques notes sur les trois Grimoires les plus
''Grémoire'' (sic) ''du pape Honorius'', avec un recueil des plus rares secrets ; sous la rubrique de Rome, 1670, in-16, orné de figures et de cercles. Les cinquante premières pages ne contiennent que des conjurations. ''Voy.'' {{DIv|Conjurations}} et {{DIv|Évocations}}. — Dans le Recueil des plus rares secrets, on trouve celui qui force trois demoiselles à venir danser le soir dans une chambre. Il faut que tout soit lavé dans cette chambre ; qu’on n’y remarque rien d’accroché ni de pendu ; qu’on mette sur la table une nappe blanche, trois pains de froment, trois sièges, trois verres d’eau ; on récite ensuite une certaine formule de conjuration<ref>Voici les paroles de cette conjuration :« Besticirum ! consolation, viens à moi. Vertu créon, créon, créon… Je ne mens pas ; je suis maître du parchemin ; par ta louange, prince de la montagne, fais taire mes ennemis et donne-moi ce que tu sais. »</ref>, et les trois personnes qu’on veut voir viennent, se mettent à table et dansent ; mais au coup de minuit tout disparaît. On trouve dans le même livre beaucoup de bêtises de ce genre que nous rapportons en leur lieu.
''Grimorium verum'', ''vel probatissimœ Salomonis claviculœ rabbini Hebraici, in quibus tum'' {{tiret|''na''|turalia}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Andrews - Contes ligures, 1892.djvu/13
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Bertille
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{T2|{{uc|Contes de Menton}} }}<noinclude>
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{{table|indentation=-1|largeurp=40|espace=0.5em|titre=« [[Folie d'Opium (Roman)|Folie d’Opium]] » de [[Auteur:Jane_de_La_Vaudère|Jane de La Vaudère]], illustrations de [[Auteur:Maurice_Neumont|Maurice Neumont]].|page=XX }}
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>plus forte », selon les propres expressions du chancelier, elle eût encore été capable de conclure les alliances les plus solides, et les plus décisives.
Le danger auquel une coalition conservatrice et catholique exposait le prince de Bismarck ne lui venait pas que de l’extérieur. En Allemagne même, la « politique blanche » s’opposait à sa politique révolutionnaire. Il rencontrait les mêmes adversaires conservateurs et ultramontains au dedans qu’au
dehors<ref>
Le duc de Broglie cite dans son livre sur la ''Mission de {{M.|de Gontaut-Biron}} à Berlin''
ce curieux fragment d’un discours de Bismarck au Reichstag en 1875 : « On m’a reproché d’avoir employé en 1866 les déserteurs hongrois contre l’Autriche : c’est le droit de la guerre, et si nous nous trouvons un jour en guerre avec la France, dont le chef
pourrait être alors Henri, comte de Chambord, nous n’aurions rien
à dire s’il formait une légion pontificale avec les Allemands de l’Allemagne du Sud poussés à la désertion par les évêques qui prêchent la
désobéissance aux lois. » (''La Mission de {{M.|de Gontaut-Biron}}'', p. 166.)</ref>.
L’affaire Arnim fut une des manifestations de l’opposition redoutable qui, pendant six ou sept années, menaça son œuvre. Remarquons tout de suite qu’il n’en vint à bout qu’après le 16 mai et l’établissement définitif de la République en France.
Pendant les six premières années de l’unité allemande, Bismarck put se demander si la chance, qui l’avait servi jusque-là dans toutes les circonstances diplomatiques et militaires, n’allait pas l’abandonner, maintenant qu’il s’agissait de gouverner l’Empire. Une lutte d’un nouveau genre commença,
dans laquelle il eut à craindre plus d’une fois d’être
désavoué par le souverain qui lui avait fait confiance. La question du pouvoir temporel, dans laquelle il<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Kropotkine - L Entraide un facteur de l evolution, traduction Breal, Hachette 1906.djvu/259
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Sixdegrés
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/* Validée */ dans des proportions démesurées qu’ils démoralisèrent complètement les citoyens -> dans des proportions si démesurées qu’ils démoralisèrent complètement les citoyens
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="IsadF" /></noinclude>engageait dans des entreprises lointaines. Des colonies furent fondées par les Italiens dans le Sud-Est, par les cités allemandes dans l’Est, par les cités slaves vers l’extrême Nord-Est. On commença à entretenir des armées mercenaires pour les guerres coloniales, et bientôt aussi pour la défense de la cité elle-même. Des emprunts furent contractés dans des proportions si démesurées qu’ils démoralisèrent complètement les citoyens ; et les querelles intérieures empirèrent à chaque élection où la politique coloniale, dans l’intérêt de quelques familles seulement, était en jeu. La division entre riches et pauvres devint plus profonde, et au {{s|XVI}}, dans chaque cité, l’autorité royale trouva des alliés empressés et un appui parmi les pauvres.
Il y eut encore une autre cause de la ruine des institutions communales, plus profonde à la fois, et d’un ordre plus élevé que toutes les précédentes. L’histoire des cités du moyen âge offre un des plus frappants exemples du pouvoir des ''idées'' et des ''principes'' sur les destinées de l’humanité, et de la différence absolue des résultats qui accompagnent toute profonde modification des idées directrices. La confiance en soi-même et le fédéralisme, la souveraineté de chaque groupe et la constitution du corps politique du simple au composé, étaient les idées directrices au {{s|XI}}. Mais depuis cette époque, les conceptions avaient entièrement changé. Les étudiants en Droit romain et les prélats de l’Église, étroitement unis depuis l’époque d’Innocent {{rom-maj|III}}, avaient réussi à paralyser l’idée — l’antique idée grecque — qui présida à la fondation des cités. Pendant deux ou trois cents ans, ils prêchèrent du haut de la chaire, enseignèrent à l’Université, prononcèrent au banc du Tribunal, qu’il fallait chercher le salut dans un État fortement centralisé, placé sous une autorité<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/62
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/* Corrigée */ À l’heure où le soleil se couche
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<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" />{{Nr|56|TOUTE LA LYRE.|}}</noinclude>{{t3|XXVII}}
<poem>
À l’heure où le soleil se couche,
Quand j’erre au fond des bois, les soirs,
Seul, songeant, souriant, farouche,
Effaré sous les arbres noirs ;
Ou quand, près du foyer qui flambe,
Laissant mes livres cent fois lus,
Croisant ma jambe sur ma jambe,
Je regarde et n’écoute plus ;
Vous dites : Qu’a-t-il donc ? Il rêve !
— Oui. Je rêve ! — C’est que je voi
L’ombre où l’astre idéal se lève
Croître et monter autour de moi !
C’est qu’en cette nuit où s’efface
La clarté faite pour nos yeux,
Je sens approcher de ma face
Dès visages mystérieux !
C’est qu’il me vient des apparences,
Des formes, des voix, des soupirs,
Du monde où sont css espérances
Que nous appelons souvenirs !
C’est que des espaces funèbres
S’ouvrent à mes sens convulsifs ;
C’est que je sens dans ces ténèbres
Mon père et ma mère pensifs !
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Il y a un petit retrait
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" />{{Nr|56|TOUTE LA LYRE.|}}</noinclude>{{t3|XXVII}}
<poem style="margin-left:4em;">
À l’heure où le soleil se couche,
Quand j’erre au fond des bois, les soirs,
Seul, songeant, souriant, farouche,
Effaré sous les arbres noirs ;
Ou quand, près du foyer qui flambe,
Laissant mes livres cent fois lus,
Croisant ma jambe sur ma jambe,
Je regarde et n’écoute plus ;
Vous dites : Qu’a-t-il donc ? Il rêve !
— Oui. Je rêve ! — C’est que je voi
L’ombre où l’astre idéal se lève
Croître et monter autour de moi !
C’est qu’en cette nuit où s’efface
La clarté faite pour nos yeux,
Je sens approcher de ma face
Dès visages mystérieux !
C’est qu’il me vient des apparences,
Des formes, des voix, des soupirs,
Du monde où sont css espérances
Que nous appelons souvenirs !
C’est que des espaces funèbres
S’ouvrent à mes sens convulsifs ;
C’est que je sens dans ces ténèbres
Mon père et ma mère pensifs !
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<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/63
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/* Corrigée */ À l’heure où le soleil se couche
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" />{{Nr||''À L’HEURE OÙ LE SOLEIL SE COUCHE…''|57}}</noinclude><poem style="margin-left:4em;">
C’est que je sens passer un ange,
Toi, ma fille, âme au front charmant,
À je ne sais quel souffle étrange
Dont je frissonne doucement !
C’est que, sous nos plafonds paisibles
Comme dans nos bols pleins d’effroi,
Les morts présents, mais invisibles,
Fixent leurs yeux profonds sur moi !
</poem>
{{gauche|6 janvier 1850.|4em|m=2em|fs=90%}}
{{brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Correspondance littéraire, philosophique et critique, éd. Garnier, tome 1.djvu/514
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<noinclude><pagequality level="1" user="Abecido" /></noinclude>{{brn|1}}
<includeonly>
{{table | largeurp=30 | indentation=-2
|titre = [[Correspondance littéraire, philosophique et critique, éd. Garnier/1/31|XXXI.]] — Dernières représentations de ''Sémiramis.'' — Examen des diverses tragédies de Voltaire. — ''Voyage à Saint-Cloud'', par Néel. — Quatrain sur le ''Calilina'' de Crébillon. — Épigrammes de Bonneval sur la colonne de Médicis et sur une statue de Voltaire. — ''Zadig''| page = {{pli|211|18}}}}</includeonly>
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|titre = {{tiret2|di|verses}} tragédies de Voltaire. — ''Voyage à Saint-Cloud'', par Néel. — Quatrain sur le ''Calilina'' de Crébillon. — Épigrammes de Bonneval sur la colonne de Médicis et sur une statue de Voltaire. — ''Zadig''| page = {{pli|211|18}}}}</noinclude>
{{brn|1}}
{{table | largeurp=30 | indentation=-2
|titre = [[Correspondance littéraire, philosophique et critique, éd. Garnier/1/32|XXXII.]] — Examen du Salon de 1748. — Épigrammes contre ''Sémiramis''. — ''La Peyronnie aux enfers''. — Extrait des ''Observations curieuses'' de l’abbé Lambert sur ''l’Asie, etc''| page = {{pli|217|18}}}}
{{brn|1}}
{{table | largeurp=30 | indentation=-2
|titre = [[Correspondance littéraire, philosophique et critique, éd. Garnier/1/33|XXXIII.]] — Rondeau de Piron à Gresset. — Mémoires de l’Académie de Berlin. — Pensées diverses, sur Ange Gondar. — Épigrannne de Raynal sur ''Sémiramis'' et d’Argenson. — ''Testament d’un Gascon.'' — ''Pygmalion'', opéra de Lamotte-Houdard, revu par Ballot de Sovot et mis en musique par Rameau ; épigramme à ce sujet. — Anecdotes sur Jacques {{rom-maj|II|2}}, d’Angleterre.| page = {{pli|223|18}}}}
{{brn|1}}
{{table | largeurp=30 | indentation=-2
|titre = [[Correspondance littéraire, philosophique et critique, éd. Garnier/1/34|XXXIV.]] — ''Le Plaisir'', comédie par l’abbé Marchadier. — ''Le Marchand de Londres'' de Lillo, traduit par Clément. — Principaux historiens de l’Angleterre. — ''Zadig'' commence à faire parler de lui. — ''L’Esprit des lois.'' — Découverte d’un bénédictin, touchant l’incrustation de l’or dans la porcelaine. — Anecdotes sur Chapelain| page = {{pli|228|18}}}}
{{brn|1}}
{{table | largeurp=30 | indentation=-2
|titre = [[Correspondance littéraire, philosophique et critique, éd. Garnier/1/35|XXXV.]] — Épigrammes sur ''Catilina'' et ''Sémiramis''. — Vente de la bibliothèque de l’abbé de Rothelin. — ''La Nouvelle Croisade'', épître burlesque. — Séances de l’Académie des sciences et de celle des inscriptions| page = {{pli|233|18}}}}
{{brn|1}}
{{table | largeurp=30 | indentation=-2
|titre = [[Correspondance littéraire, philosophique et critique, éd. Garnier/1/36|XXXVI.]] — ''Les Fêtes de l’hymen et de l’amour'', ballet, musique de Rameau, paroles de Cahusac. — ''Pygmalion'', conte (inédit), par Piron. — ''Telliamed'', par Benoît de Maillet. — Vie de Boursault | page = {{pli|238|18}}}}
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{{table | largeurp=30 | indentation=-2
|titre = [[Correspondance littéraire, philosophique et critique, éd. Garnier/1/37|XXXVII.]] — ''Histoire du Théâtre-Français'', par les frères Parfait. — Anecdotes qu’en extrait Raynal. — Aventure de {{Mme}} de La Popelinière. — Affiche (en vers) sur sa cheminée| page = {{pli|244|18}}}}
{{brn|1}}
{{table | largeurp=30 | indentation=-2
|titre = [[Correspondance littéraire, philosophique et critique, éd. Garnier/1/38|XXXVIII.]] — Réponse du duc de Richelieu à l’épître de Voltaire, sur la statue que lui avait votée le sénat de Gênes. — ''Lettres d’Aza'', par Hugary de Lamarche-Courmont. — Première représentation du ''Catilina'' de Crébillon. — Anecdotes sur l’auteur. — ''Histoire de Catalina'', par l’abbé Séran de La Tour. — ''Lettres sur'' les Mœurs ''et les'' Pensées philosophiques, par l’abbé de La Chambre. — Anecdotes sur l’abbé Le Blanc. — Reparties de Piron et de Dutartre| page = {{pli|250|18}}}}
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|titre = [[Correspondance littéraire, philosophique et critique, éd. Garnier/1/39|XXXIX.]] — ''Thérèse philosophe''. — Vers de Desforges (attribués à Voltaire), sur l’expulsion du prince Charles-Édouard. — Épigramme et quatrain sur les même sujet. — ''Observations sur les arts'', de Saint-Yves. — Critiques de ''Catilina''. — ''Les Visites du premier jour de l’an'', comédie de Vadé| page = {{pli|255|18}}}}
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|titre = [[Correspondance littéraire, philosophique et critique, éd. Garnier/1/40|XL.]] — Traduction de ''l’Anti-Lucrèce'', par Bougainville. — ''Lettres de la Grenouillère'', par Vadé. — Vers sur ''Catilina''. — Querelle de La Condamine et des savants espagnols. — Épigramme sur Boyer, évêque de Mirepoix, proposé pour le chapeau de cardinal. — Vers retranchés de ''Catilina'' par la censure| page = {{pli|259|18}}}}
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{{table | largeurp=30 | indentation=-2
|titre = [[Correspondance littéraire, philosophique et critique, éd. Garnier/1/41|XLI.]] — Supplique de Voltaire à la reine au sujet de ''Sémiramis''. — Parodie de cette pièce. — ''La Cabale'', comédie par Saint-Foix. — Dernière représentation de ''Catilina''. — Traduction en vers latins du poëme de la ''Religion'' de Louis Racine. — ''L’Esprit des lois''. — Épitaphe d’un auteur.| page = {{pli|262|18}}}}
{{brn|1}}
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|titre = [[Correspondance littéraire, philosophique et critique, éd. Garnier/1/42|XLII.]] — Portrait de Voltaire par le marquis de Charost. — ''Platée'', ballot de Rameau, paroles d’Autreau et de Ballot de Sovot. — ''Diabetanus, ou l’Orviétan de Salins'', par Cl.-M. Giraud| page = {{pli|266|18}}}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||LA PREMIÈRE ÉTAPE DE LA CONQUÊTE|225}}</noinclude><ref follow="p224n4">collègue M. Cahier, 3 février 1792 : « La municipalité d’Auch a persuadé aux sous-officiers et soldats du {{1er}} bataillon que leurs chefs prenaient des mesures pour se retirer. » — De même la municipalité et le club de Navarreins. « Tous les officiers, sauf trois, se sont vus forcés de s’éloigner et de donner leur démission. » — F{{e|7}}, 3225. Le même au même, 8 mars. La municipalité de Rennes ordonne l’arrestation du colonel de Savinhac et de quatre autres officiers. — ''Mercure de France'', {{n°|du}} 18 février 1792. — Dampmartin, {{rom-maj|I}}, 230 ; {{rom-maj|II}}, 70 (affaires de Landau, de Lauterbourg, d’Avignon).</ref>
par la jacquerie qu’ils déchaînent depuis la Dordogne jusqu’à l’Aveyron, depuis le Cantal jusqu’aux Pyrénées et au Var, sous prétexte de punir les parents des émigrés et les fauteurs des insermentés, ils se font une armée propre de voleurs et d’indigents, qui, devançant les exploits de la future armée révolutionnaire, tue, incendie, pille, rançonne et travaille en pleine liberté sur le troupeau sans défense des propriétaires de toute classe et de tout degré<ref>''La Révolution'', IV, 243 et suivantes. Aux faits cités dans ce volume on pourrait en ajouter beaucoup d’autres. — ''Archives nationales'', F{{e|7}}, 3219. Lettre de M. Niel, administrateur de la Haute-Garonne, 27 février 1792 : « Les prêtres constitutionnels et le club du canton de Montastruc ont suggéré aux habitants qu’il fallait rançonner et mettre à contribution tous les fauteurs des prêtres insermentés et les aristocrates. » — Cf. F{{e|7}}, 3193 (Aveyron), F{{e|7}}, 3271 (Tarn), etc.</ref>.
Dans cette opération, chaque club a ses voisins pour alliés, et leur fait ou reçoit d’eux des offres d’hommes et d’argent. Celui de Caen propose à la société de Bayeux son assistance pour chasser les insermentés et pour aider les patriotes de l’endroit « à se débarrasser de la tyrannie de leurs administrateurs<ref name="p225n2">''Archives nationales'', F{{e|7}}, 3200. Lettre du procureur-syndic de Bayeux, 14 mai 1792, et lettre du directoire de Bayeux, 21 mai :</ref> ». Celui de Besançon<noinclude>
<references/>
{{Numérotation||{{tab}}{{tab}}{{sc|la révolution. {{rom|iii}}.}}|T. V. — 15{{tab}}{{tab}}}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|226|LA RÉVOLUTION}}</noinclude><ref follow="p225n2">« Les clubs doivent être l’école du patriotisme, ils en sont devenus la terreur. Si bientôt cette lutte scandaleuse contre l’autorité légitime et la loi ne vient pas à cesser, il n’est plus de liberté, il n’est plus de constitution, il n’est plus de sauvegarde pour les Français. »</ref>
déclare les trois corps administratifs de Strasbourg « indignes de la confiance dont ils ont été honorés », et se ligue publiquement avec toutes les sociétés du Haut-Rhin et du Bas-Rhin pour obtenir la liberté d’un Jacobin arrêté comme provocateur d’émeutes<ref>''Archives nationales'', F{{e|7}}, 3253. Lettres du directoire du Bas-Rhin, 26 avril 1792, et de Dietrich, maire de Strasbourg, 8 mai. (Le club de Strasbourg avait invité publiquement les citoyens à prendre les armes « pour sévir contre les prêtres et les administrateurs ».) — Lettre du club de Besançon à M. Dietrich, 3 mai : « Si la constitution dépendait du patriotisme ou de la perfidie de quelques magistrats d’un département, du Bas-Rhin par exemple, nous pourrions faire quelque attention à vous, et tous les hommes libres de l’empire s’abaisseraient alors à vous écraser. » — Là-dessus les Sociétés jacobines du Haut-Rhin et du Bas-Rhin envoient trois députés à la Société de Paris.</ref>. Ceux du Puy-de-Dôme et des départements voisins députent à Clermont et y établissent une société centrale de direction et de propagande<ref>''Moniteur'', XII, 558, 19 mai 1792. « Lettre adressée par la voie des journalistes patriotes à toutes les Sociétés des Amis de la Constitution par l’assemblée patriotique centrale formée à Clermont-Ferrand. » (Même centralisation à Lyon et à Bordeaux.)</ref>. Ceux des Bouches-du-Rhône traitent avec les commissaires de la Drôme, du Gard et de l’Hérault, pour surveiller la frontière espagnole, et font vérifier par leurs délégués l’état des fortifications de Figuières<ref>''Archives nationales'', F{{e|7}}, 3198. Rapport des commissaires Bertin et Rébecqui, 3 avril 1792. — Cf. Dumouriez, livre {{rom-maj|II}}, ch. {{rom|v}}. Le club de Nantes veut envoyer des commissaires pour inspecter les fonderies de l’île d’Indret.</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||LA PREMIÈRE ÉTAPE DE LA CONQUÊTE|227}}</noinclude>
— Nul recours aux tribunaux criminels : dans quarante départements, ils ne sont pas encore installés ; dans les quarante-trois autres, ils sont intimidés, se taisent ou manquent d’argent et d’hommes pour faire exécuter leurs arrêts<ref>''Moniteur'', X, 420. Rapport de M. Cahier, ministre de l’intérieur, 18 février 1792 : « Dans tous les départements, la liberté des cultes a été plus ou moins violée… Les dépositaires du pouvoir sont traduits au tribunal du peuple comme ses ennemis. » — Sur l’impuissance foncière et croissante du roi et de ses ministres, cf. ''Moniteur'', XI, 11 (31 décembre 1791). — Lettre du ministre des finances. — XII, 200 (23 avril 1792). Rapport du ministre de l’intérieur. — XIII, 53 (4 juillet 1792). Lettre du ministre de la justice.</ref>. — Telle est la fondation de l’État jacobin, une confédération de douze cents oligarchies qui manœuvrent leur clientèle de prolétaires sur le mot d’ordre expédié de Paris : c’est un État complet, organisé, actif, avec son gouvernement central, sa force armée, son journal officiel, sa correspondance régulière, sa politique déclarée, son autorité établie, ses représentants et agents locaux : ceux-ci administrent en fait, à côté des administrations annulées ou à travers les administrations asservies. — Vainement les derniers ministres, bons commis et honnêtes gens, essayent de remplir leur office : leurs injonctions et remontrances ne sont que du papier noirci<ref>Mortimer-Ternaux, {{rom-maj|II}}, 369. Lettre du directoire des Basses-Pyrénées, 25 juin 1792. — ''Archives nationales'', F{{e|7}}, 3200. Lettre du directoire du Calvados au ministre de l’intérieur, 3 août : « Nous ne sommes pas les agents du roi ni des ministres. » — ''Moniteur'', XIII, 103. Déclaration de M. Dejoly, ministre, au nom de ses collègues (séance du 10 juillet 1792).</ref>. Désespérés, ils se démettent en déclarant que, « dans ce renversement de tout ordre,… dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|228|LA RÉVOLUTION}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>cet état d’impuissance de la force publique et d’avilissement des autorités constituées,… il leur est impossible d’entretenir la vie et le mouvement du vaste corps dont tous les membres sont paralysés ». — Quand un arbre est déchaussé, il est aisé de l’abattre : à présent que les Jacobins ont tranché toutes ses racines, il leur suffira d’une poussée au centre pour faire tomber le tronc.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t4|'''CHAPITRE V'''|mb=1em|sp=0.1em|ff=Serif}}
{{interligne|1em}}
<div style=line-height:120%;font-size:95%;>
{{a|Paris. — I. Pression de l’Assemblée sur le roi. — Son veto annulé ou éludé. — Ses ministres insultés et chassés. — Usurpations de ses ministres girondins. — Il les renvoie. — Préparatifs d’émeute. — II. La population flottante et indigente de Paris. — Dispositions des ouvriers. — Effet de la prédication jacobine. — L’armée révolutionnaire. — Qualité de ses recrues. — Sa première revue. — Son effectif réel. — III. Ses chefs. — Leur comité. — Leurs procédés d’excitation. — IV. Le 20 juin. — Le programme. — Le rassemblement. — Le défilé devant l’Assemblée. — L’irruption dans le château. — Le roi en présence du peuple.}}
</div>
{{interligne|1.5em}}
Auparavant, on a si fort ébranlé l’arbre, qu’il chancelle déjà sur sa base. — Toute réduite que soit la prérogative du roi, les Jacobins ne cessent de la lui contester et lui en ôtent jusqu’à l’apparence. Dès la première séance, ils lui ont refusé les titres de Sire et de Majesté : pour eux, il n’est pas, comme le veut la Constitution, le représentant héréditaire du peuple français, mais « un premier fonctionnaire », c’est-à-dire un simple employé, trop heureux de s’asseoir sur un fauteuil<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|230|LA RÉVOLUTION}}</noinclude>
égal auprès du président de l’Assemblée, qu’ils appellent « le président de la nation<ref>''Moniteur'', X, 39 et pages suivantes, séances des 5 et 6 octobre 1791. Discours de Chabot, Couthon, Lequinio, Vergniaud. — ''Mercure de France'', {{n°|du}} 15 octobre. — Discours de Robespierre, 17 mai 1790 : « Le roi n’est pas le représentant, mais le commis de la nation. » — Cf. Ernest Hamel : ''Vie de Robespierre''.</ref> ». À leurs yeux, l’Assemblée est l’unique souveraine. « Tandis que les autres pouvoirs, dit Condorcet, ne peuvent légitimement agir que s’ils sont spécialement autorisés par une loi expresse, l’Assemblée peut faire tout ce qui ne lui est pas formellement interdit par la loi<ref>''Moniteur'', XIII, 97, séance du 6 juillet 1792.</ref> », en d’autres termes interpréter la Constitution, par suite l’altérer, l’abroger, la défaire. En conséquence, au mépris de la Constitution, elle s’est arrogé l’initiative de la guerre<ref>Buchez et Roux, XIII, 61, 28 janvier 1792. Le roi, avec sa douceur ordinaire, fait remarquer à l’Assemblée l’usurpation qu’elle commet : « La forme que vous avez adoptée est susceptible d’observations importantes ; je ne les développerai pas aujourd’hui : la gravité des circonstances exige que je m’occupe encore plus de maintenir l’accord de nos sentiments que de discuter continuellement mes droits. »</ref>, et, dans les rares occasions où le roi use de son veto, elle passe outre ou laisse passer outre. Vainement il a rejeté, conformément à son droit légal, les décrets qui persécutent les ecclésiastiques insermentés, qui séquestrent les biens des émigrés, qui établissent un camp sous Paris. Sur la suggestion des députés jacobins<ref name="p230n4">Sauzay, {{rom-maj|II}}, 99. Lettre du député Vernerey au directoire du Doubs : « Le directoire du département peut toujours user de la plus grande sévérité contre les séditieux, et, à part l’article de leur pension, suivre la marche qui était tracée dans le décret. Si le pouvoir exécutif voulait entraver les opérations du {{tiret|direc|toire,…}}</ref>, les<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Martinpeacher" />{{Nr||LA PREMIÈRE ÉTAPE DE LA CONQUÊTE|231}}</noinclude><ref follow="p230n4">{{tiret2|direc|toire,…}} celui-ci aurait son recours à l’Assemblée nationale, qui, selon toutes les probabilités, le mettrait à l’abri des attaques ministérielles. » — ''Moniteur'', XII, 202, séance du 23 avril. Rapport de Roland, ministre de l’intérieur. Déjà à cette date, 42 départements ont expulsé ou interné les insermentés.</ref>
insermentés sont internés, expulsés, emprisonnés par les municipalités et les directoires ; les terres et les maisons des émigrés et de leurs parents sont abandonnées sans résistance à la jacquerie ; le camp sous Paris est remplacé par l’appel des fédérés à Paris. Bref, on élude la sanction du monarque ou l’on s’en dispense. — Quant à ses ministres, « ils ne sont que des commis du corps législatif parés de l’attache royale<ref>''Mercure de France'', {{n°}}du 25 février.</ref> ». En pleine séance, on les malmène, on les rudoie, on les couvre d’avanies, non seulement comme des laquais mal famés, mais encore comme des malfaiteurs avérés. On les interroge à la barre, on leur défend de quitter Paris avant d’avoir rendu leurs comptes, on visite leurs papiers, on leur impute à crime les expressions les plus mesurées et les actes les plus méritoires, on provoque contre eux les dénonciations, on révolte contre eux leurs subordonnés<ref name="p231n2">''Moniteur'', X, 440, séance du 22 novembre 1791. On lit une lettre de M. Southon, directeur des monnaies à Pau, « se plaignant, comme d’un ordre arbitraire, d’un ordre du ministre de l’intérieur de se rendre à Pau pour le 25 de ce mois, sous peine de destitution. » — Isnard appuie la plainte. « M. Southon, dit-il, se trouve ici pour travailler à une dénonciation bien détaillée contre le ministre de l’intérieur (les tribunes applaudissent). Si l’on renvoie dans leurs départements les citoyens assez zélés pour faire la guerre aux abus, nous n’aurons jamais de dénonciations (les applaudissements {{tiret|recom|mencent}}</ref>, on institue contre eux un comité de {{tiret|surveil|lance}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|232|LA RÉVOLUTION}}</noinclude><ref follow="p231n2">{{tiret2|recom|mencent}}). » — ''Ib''., X, 504, séance du 29 novembre. Discours d’Isnard : « Disons à nos ministres que nous ne sommes pas très satisfaits de la conduite de chacun d’eux (on applaudit à plusieurs reprises), que désormais ils n’ont à choisir qu’entre la reconnaissance publique et la vengeance des lois, et que par le mot ''responsabilité'' nous entendons la mort (les applaudissements recommencent). » — L’Assemblée ordonne l’impression et l’envoi aux départements. — Cf. XII, 73, 138, etc.</ref>
{{tiret2|surveil|lance}} et de calomnie, on leur montre à tout propos l’échafaud en perspective, on les décrète ou on les menace d’accusation, eux et leurs agents, sous des prétextes si vagues, avec des arguties si misérables<ref>''Moniteur'', XI, 603, séance du 10 mars. Discours de Brissot pour faire décréter d’accusation M. de Lessart, ministre des affaires étrangères. M. de Lessart est un « perfide », car il a écrit dans une dépêche que « la Constitution est devenue, pour la grande majorité de la nation, une espèce de religion, qu’elle a embrassée avec enthousiasme ». Brissot dénonce ces deux expressions comme insuffisantes et antipatriotiques. — ''Ib''., XII, 438, séance du 20 mai. Discours de Guadet : « Le juge de paix Larivière s’est convaincu lui-même de la plus basse et de la plus atroce de toutes les passions, d’avoir voulu usurper le pouvoir remis par la Constitution aux mains de l’Assemblée nationale ». — Je ne crois pas que Laubardemont lui-même ait rien composé d’égal à ces deux discours. — Cf. XII, 462, séance du 23 mai. Discours de Brissot et de Gensonné sur le comité autrichien : la faiblesse et le ridicule de leur argumentation sont incroyables.</ref>, par une falsification si visible des faits et des textes, qu’à deux reprises l’Assemblée, contrainte par l’évidence, revient sur son jugement précipité et déclare innocents ceux qu’elle avait condamnés la veille<ref>Affaires du ministre Duport-Dutertre et de l’ambassadeur à Vienne, M. de Noailles.</ref>. Rien ne leur sert, ni leur stricte observation de la loi, ni leur soumission aux comités de l’Assemblée, ni leur humble attitude devant l’Assemblée elle-même, « ils ne songent plus qu’à lui<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||LA PREMIÈRE ÉTAPE DE LA CONQUÊTE|233}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>faire des compliments et à éviter les galères<ref>''Mercure de France'', {{n°|du}} 10 mars 1792.</ref> ». Mais cela ne suffit pas, il faut encore qu’ils soient jacobins, sinon la haute cour d’Orléans sera pour eux, comme pour M. de Lessart, l’antichambre du bagne et de la guillotine. « L’épouvante et la terreur, dit Vergniaud en montrant du doigt les Tuileries, sont souvent sorties, dans les temps antiques et au nom du despotisme, de ce palais fameux : qu’elles y rentrent aujourd’hui au nom de la loi<ref>''Moniteur'', XI, 607, séance du 10 mars.</ref> ! »
Même avec un ministère jacobin, elles y sont en permanence. Non seulement Roland, Clavière et Servan ne couvrent pas le roi, mais ils le livrent et, sous leur patronage, il est, avec leur connivence, plus sacrifié, plus harcelé, plus vilipendé qu’auparavant. Dans l’Assemblée, leurs partisans le diffament à tour de rôle, et Isnard propose contre lui l’adresse la plus grossièrement insolente<ref>''Moniteur'', XII, 396, séance du 15 mai. Cette adresse d’Isnard est le canevas de la célèbre lettre de Roland. — Cf., passim, les séances de l’Assemblée pendant le ministère girondin, notamment celles des 19 et 20 mai, du 5 juin, etc.</ref>. Devant son palais, ce sont des cris de mort ; c’est un abbé ou un militaire qu’on roue de coups et qu’on traîne dans le bassin des Tuileries ; c’est un canonnier de la garde qui apostrophe la reine comme une poissarde et lui dit : « Que j’aurai de plaisir à mettre ta tête au bout de ma baïonnette<ref>Dumouriez, ''Mémoires'', livre {{rom-maj|III}}, ch. {{rom|vi}}.</ref> ! » — Sous cette double pression du corps législatif et de la rue, on {{tiret|sup|pose}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|234|LA RÉVOLUTION}}</noinclude>
{{tiret2|sup|pose}} qu’il est maté, on compte sur sa docilité éprouvée, à tout le moins sur son inertie foncière ; on croit avoir fait de lui ce que Condorcet demandait jadis, une machine à signatures<ref>''Lettre d’un jeune mécanicien'', proposant de fabriquer un roi constitutionnel, lequel, « au moyen d’un ressort, prendrait des mains du président de l’Assemblée la liste des ministres que désignerait la majorité. » (1791.)</ref>. En conséquence, sans l’avertir et comme si le trône était vacant, Servan vient, de son propre chef, proposer à l’Assemblée le camp sous Paris. De son côté, Roland, en plein conseil, lui lit une remontrance de pédagogue hautain, scrute ses sentiments, lui enseigne ses devoirs, le somme de se convertir « à la religion » nouvelle, de sanctionner le décret contre les ecclésiastiques insermentés, c’est-à-dire de condamner à la mendicité, à la prison, à la déportation {{unité|70000}} prêtres et religieuses coupables d’orthodoxie, d’autoriser le camp sous Paris, c’est-à-dire de mettre son trône, sa personne et sa famille à la discrétion de {{unité|20000}} furieux choisis par les clubs et assemblés exprès pour lui faire violence<ref>''Moniteur'', XI, 426, séance du 19 mai. Discours de La Source : « Ne pourrait-on pas disposer les choses de manière qu’une force assez considérable, assez voisine de la capitale, pût y contenir dans l’inaction et la terreur les factieux, les intrigants, les traîtres, qui trament en son sein des projets perfides coïncidants aux manœuvres des ennemis de dehors ? »</ref> ; bref, d’abdiquer à la fois sa conscience et son bon sens. — Chose étrange, cette fois le soliveau royal ne se laisse pas ébranler : non seulement il refuse, mais il renvoie ses ministres. Tant pis pour lui ; il signera et les reprendra, coûte que coûte ; puisqu’il s’obstine à<noinclude>
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Page:Taine - Les Origines de la France contemporaine, t. 5, 1904.djvu/239
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Rene1596
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||LA PREMIÈRE ÉTAPE DE LA CONQUÊTE|235}}</noinclude>
rester en travers de la voie, on lui marchera dessus. — Ce n’est pas qu’il soit dangereux et songe à sortir de son immobilité légale. Jusqu’au 10 août, par horreur de l’action et pour ne pas allumer la guerre civile, il rejettera tous les plans qui pourraient amener une rupture ouverte. Jusqu’au dernier jour, il s’en remettra, même pour son salut propre et pour la sûreté de sa famille, à la loi constitutionnelle et à la raison publique. Avant de renvoyer Servan et Roland, il a voulu donner un gage éclatant de ses intentions pacifiques, il a sanctionné la dissolution de sa garde ; il s’est désarmé, non seulement pour l’attaque, mais pour la défense : dorénavant, il attend chez lui l’émeute dont chaque jour on le menace ; il est résigné à tout, sauf à tirer l’épée, et son attitude est celle d’un chrétien dans un cirque<ref name="p235n1">Mallet du Pan, ''Mémoires'', {{rom-maj|I}}, 303. Lettre de Malouet, 29 juin : « Le roi est calme, résigné à tout ; il écrivait, le 19, à son confesseur : « Venez, monsieur ; je n’eus jamais autant besoin de vos consolations : j’ai fini avec les hommes, c’est vers le ciel que se portent mes regards. On annonce pour demain de grands malheurs : j’aurai du courage. » — ''Lettres de Coray au Protopsalte de Smyrne'' (traduites par le marquis de Queux de Saint-Hilaire, 145), {{1er}} mai : « La cour est à chaque instant dans un</ref>. — Mais la proposition d’un camp sous Paris a soulevé une protestation de 8000 gardes nationaux parisiens ; de son camp, La Fayette dénonce à l’Assemblée les usurpations du parti jacobin ; la faction voit son règne menacé par le réveil et l’union des amis de l’ordre. Il lui faut un coup de main : depuis un mois, elle le prépare, et, pour refaire les journées des 5 et 6 octobre, les matériaux ne lui manquent pas.<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Wuyouyuan" /></noinclude>point qu’il pourrait en remontrer à M. Homais lui-même.
La partie du clergé, qui se pique d’être à la
hauteur des difficultés actuelles, a découvert le transformisme
et aime à s’enivrer de discours sur le développement ;
mais il y a bien des manières d’entendre ces
mots ; il n’est pas douteux que pour les abbés modernes,
plus ou moins traités de modernisme, évolution, adaptation
et relativité correspondent à un même courant
d’idées. En se proclamant transformistes, les catholiques
veulent combattre l’ancien ''fanatisme pour la vérité'',
se contenter des théories les plus commodes, et n’avoir
sur toutes choses que des opinions propres à leur concilier
la faveur des gens indifférents en matière religieuse.
Ce sont des ''pragmatistes'' d’un genre assez bas.
Il existe une bien grande différence entre la doctrine
de l’harmonie et les bafouillages transformistes qui plaisent
tellement aux catholiques actuels. La première convenait
à une Église active, puissante, toute pleine de
l’idée d’absolu, qui condescendait souvent à limiter ses
exigences pour ne pas trop gêner le fonctionnement de
l’État, mais qui lui imposait, aussi souvent qu’elle pouvait,
l’obligation de reconnaître les droits infinis qu’elle
tenait de Dieu. Le second système convient à des gens
dont la faiblesse a été éprouvée par de nombreuses
défaites, qui vivent toujours dans la crainte de recevoir
de nouveaux coups, et qui s’estiment trop heureux quand
ils obtiennent un délai suffisant pour pouvoir contracter
des habitudes conformes aux exigences des maîtres.
Cette tactique si savante n’a pas fort réussi à l’Église ;
Léon XIII a été souvent célébré par les républicains et
traité par eux de ''grand pape'' parce qu’il conseillait aux<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Wuyouyuan" /></noinclude>catholiques de se soumettre aux nécessités du temps ;
le couronnement de sa politique fut la dissolution des
ordres religieux<ref>On remarqua en France que la protestation contenue
dans la lettre du 29 juin 1901 contre la loi des associations
est singulièrement mesquine. Que l’on compare cette vague
littérature aux dépêches des ler et 8 juin 1903 relatives au
voyage de Loubet à Rome : Léon XIII sentait bien la portée
du ''fait italien'' qui blessait son orgueil, après avoir cru que
les ''faits français'' n’avaient pas une grande portée, parce
qu’il fondait les plus singulières espérances sur les résultats
qui devait produire l’alliance franco-russe.</ref> ; Drumont a pu le rendre, plusieurs
fois, responsable des désastres qui ont accablé l’Église de
France (p. ex. ''Libre parole'', 30 mars 1903) ; mais on
pouvait dire aussi que les catholiques recueillirent les
fruits amers de leur lâcheté et que jamais malheurs
ne furent mieux mérités que les leurs. Une telle expérience
ne doit pas être perdue pour les syndicalistes, auxquels
on conseille si souvent d’abandonner l’absolu pour
se confiner dans une politique sage, savante et toute
préoccupée des résultats immédiats ; les syndicalistes ne
veulent pas s’adapter et ils ont certainement raison,
puisqu’ils ont le courage de subir les inconvénients de
la lutte.
Il ne manque pas de catholiques pour estimer que la
paix pourrait être obtenue dans la société contemporaine
sans se soumettre à l’adaptation et sans chercher à
réaliser l’harmonie impossible des anciens théologiens.
Les difficultés que présente la coexistence des deux pouvoirs
pourraient être réduites, en effet, à presque rien, le<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Wuyouyuan" /></noinclude><nowiki />
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La situation actuelle du catholicisme en France offre
d’assez remarquables ressemblances avec celle du prolétariat
engagé dans la lutte de classe pour que les syndicalistes
aient un réel intérêt à suivre attentivement
l’histoire ecclésiastique contemporaine. De même que
dans le monde ouvrier on rencontre nombre de réformistes
qui se regardent comme étant de grands savants
en science sociale, le monde catholique abonde en
hommes pleins de mesure, à ce qu’assurent leurs amis,
très au courant du savoir moderne, connaissant les
besoins de leur siècle, qui rêvent paix religieuse, unité
morale de la nation, compromis avec l’ennemi. L’Église
n’a pas les mêmes facilités que les syndicats pour écarter
les mauvais conseillers.
Renan a fait remarquer que la recrudescence des
persécutions romaines provoquait une recrudescence des
idées sur l’apparition de l’Antéchrist<ref>Renan, ''Marc-Âurèle''. p. 337.</ref>, et par suite de
toutes les espérances apocalyptiques relatives au règne
du Christ ; on peut donc comparer ces persécutions aux
grandes grèves violentes qui donnent une si extraordinaire
importance aux conceptions catastrophiques. Nous
ne verrons plus de notre temps les atrocités qui furent
commises durant les premiers siècles de notre ère ; mais
Renan a, très justement encore, regardé les monastères
comme propres à remplacer le martyre<ref>Renan, ''op. cit.'', p. 358.</ref>. Il n’est pas<noinclude>
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Page:Sorel - Réflexions sur la violence.djvu/410
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Wuyouyuan" /></noinclude>douteux que certains ordres religieux ont été de très
efficaces éducateurs d’héroïsme ; malheureusement,
depuis nombre d’années les instituts monastiques
semblent avoir fait de sérieux efforts, pour prendre
l’esprit séculier, en vue de mieux réussir auprès des
gens du monde. Il résulte de cette nouvelle situation
que l’Église manque aujourd’hui des conditions qui
ont si longtemps provoqué l’apparition, soutenu l’énergie
et popularisé la direction de chefs héroïques ;
les conciliateurs n’ont plus à beaucoup craindre les
gêneurs.
Les gens sages du catholicisme, comme les gens sages
du monde ouvrier, estiment que, pour améliorer une
situation difficile, la meilleure méthode à suivre consiste
à se concilier la faveur des puissances politiques ; les collèges
ecclésiastiques ont beaucoup contribué à développer
dans leur clientèle cet esprit d’intrigue. L’Église a
été fort surprise lorsqu’elle a expérimenté à ses dépens
la valeur de cette sagesse ; le parlement a voté contre
elle beaucoup de lois qui évidemment lui étaient dictées
par la franc-maçonnerie ; des jugements fondés sur des
considérants bizarres ont été multipliés contre les congrégations ;
le public a accueilli, avec une extrême indifférence,
les mesures les plus arbitraires ; tous les recours
ont été ainsi fermés contre l’activité de l’Anti-église. Les
catholiques ont été heureux d’entendre quelques voix
éloquentes flétrir les lois injustes ; mais leur indignation
s’est écoulée en littérature ; la seule résolution héroïque
qu’ils aient été capables de prendre, a été celle de racoler
quelques votes en faveur des Sganaralles qui repré-<noinclude>
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Page:Tellier - À bout portant, 1912.djvu/120
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Les Cœurs les plus farouches (idem).
Le Grizzly (mis en francais par Mupsuip).
L’Aventure da capitaine Plum (version frangaise de PavuL
GRUYER et Lours PostiF).
La Piste dangereuse (traduction de Vicror Forsin).
&
a
oie EN PREPARATION
Fleur da Nord.
Rapide-Eclair.
EDITIONS ILLUSTREES EN NOIR q
ET EN COULEURS 4
Les Chasseurs de Loups, 1 vol. grand in-4°.
Les Chasscurs d’Or, 1 vol. grand in-4°.
(Les Editions G. Crés et C#.)
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{{AN|'''Bari, chien-loup''' (traduction de {{sc|Léon Bocquet}}).}}
{{AN|'''Les Cœurs les plus farouches''' (''idem'').}}
{{AN|'''Le Grizzly''' (mis en français par {{sc|Midship}}).}}
{{AN|'''L’Aventure du capitaine Plum''' (version française de {{sc|Paul Gruyer}} et {{sc|Louis Postif}}).}}
{{AN|'''La Piste dangereuse''' (traduction de {{sc|Victor Forbin}}).}}
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{{AN|'''Fleur du Nord.'''}}
{{AN|'''Rapide-Éclair.'''}}
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{{c|''ÉDITIONS ILLUSTRÉES EN NOIR''<br />
''ET EN COULEURS''}}
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{{AN|'''Les Chasseurs de Loups''', 1 vol. grand in-{{4o}}.}}
{{AN|'''Les Chasseurs d'Or''', 1 vol. grand in-{{4o}}.}}
{{AN|Les Éditions G. Crès et {{Cie}}.}}
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(The Valley of silent Men)
a...” CURWOOD
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LOUIS POSTIF
PARIS
LES PETITS-FILS DE PLON ET NOURRIT
IMPRIMBURS-EDITECRS, 8, RUE GARANGIERE, 6°
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Tous droits réservés
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{{c|{{T|APPROBATION.|150}}}}
{{br0}}{{Initiale|J}}{{sc|’ai}} lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, un Manuscrit qui a pour titre : ''Armorial des principales Maisons & Familles du Royaume, particulièrement de celles de Paris & de l’Isle de France'', & je crois que l’on peut en permettre l’impression. À Paris le 25 Octobre 1757.
{{Droite|''Signé'', <big>SALLIER.</big>|2}}
{{----|l}}
{{c|{{T|PRIVILEGE DU ROI.|150}}}}
{{br0}}{{Initiale|L}}OUIS, par la grâce de Dieu, Roi de France & de Navarre : A nos amés & féaux Conseillers les Gens tenants nos Cours de Parlement, Maîtres des Requêtes ordinaires de notre Hôtel, Grand Conseil, Prévôt de Paris, Baillifs, Sénéchaux, leurs Lieutenants Civils, & autres nos Justiciers qu’il appartiendra ; {{sc|Salut}}. Notre amé {{sc|Pierre-Paul Dubuisson}} Nous a fait exposer qu’il désireroit faire imprimer & donner au public un Ouvrage qui a pour titre : ''Armorial des principales Maisons & Familles du Royaume, particulièrement de celles de Paris & de l'Isle de France'', s’il Nous plaisoit lui accorder nos Lettres de Privilège pour ce nécessaires. A {{sc|ces causes}}, voulant favorablement traiter l’Exploitant, Nous lui avons permis & permettons par ces Présentes de faire imprimer ledit Ouvrage autant de fois que bon lui semblera, & de le faire vendre & débiter par-tout notre Royaume pendant le temps de six années consécutives, à compter du jour de la date des Présentes : Faisons défenses à tous Imprimeurs, Libraires & autres personnes de quelque qualité & condition qu’elles soient, d’en introduire d’impression étrangère dans aucun lieu de notre obéissance ; {{tiret|com|me}}<noinclude>
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Charlie Main
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/* Validée */ correction des apostrophes; exposant plutot que exploitant
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Page:Dubuisson - Armorial des principales maisons et familles du royaume, tome 2, 1757.djvu/391
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Charlie Main
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Charlie Main" /></noinclude>{{tiret2|com|me}} aussi d’imprimer ou faire imprimer, vendre, faire vendre, débiter, ni contrefaire ledit Ouvrage, ni d’en faire aucun extrait, sous quelque prétexte que ce puisse être, sans la permission expresse & par écrit dudit Exposant ou de ceux qui auront droit de lui, à peine de confiscation des exemplaires contrefaits, de trois mille livres d’amende contre chacun des contrevenants, dont un tiers à Nous, un tiers à l’Hôtel-Dieu de Paris, & l’autre tiers audit Exposant ou à celui qui aura droit de lui, & de tous dépens, dommages & intérêts ; à la charge que ces Présentes seront enregistrées tout au long sur le Registre de la Communauté des Imprimeurs & Libraires de Paris dans trois mois de la date d’icelles ; que l’impression dudit Ouvrage sera faite dans notre Royaume & non ailleurs, en bon papier & beaux caractères, conformément à la feuille imprimée, attachée pour modèle sous le contrescel des Présentes ; que l’Impétrant se conformera en tout aux Règlements de la Librairie, & notamment à celui du 10 Avril 1725 ; qu’avant de l’exposer en vente, le Manuscrit qui aura servi de copie à l’impression dudit Ouvrage sera remis dans le même état où l’Approbation y aura été donnée ès mains de notre très-cher & féal Chevalier Chancelier de France le Sieur {{sc|de Lamoignon}}, & qu’il en sera ensuite remis deux exemplaires dans notre Bibliothèque publique, un dans celle de notre Château du Louvre, & un dans celle de notre très-cher & féal Chevalier Chancelier de France le Sieur {{sc|de Lamoignon}} : le tout à peine de nullité des Présentes ; du contenu desquelles vous mandons & enjoignons de faire jouir ledit Exposant & ses ayant causes pleinement & paisiblement, sans souffrir qu’il leur soit fait aucun trouble ou empêchement. Voulons que la copie des Présentes, qui sera imprimée tout au long au commencement ou à la fin dudit Ouvrage soit tenue pour duement signifiée, & qu’aux copies collationnées par l’un de nos amés & féaux Conseillers-Secretaires, foi soit ajoutée comme à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dubuisson - Armorial des principales maisons et familles du royaume, tome 2, 1757.djvu/392
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Charlie Main
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Charlie Main" /></noinclude>l’original ; commandons au premier notre Huissier ou Sergent sur ce requis de faire pour l’exécution d’icelles tous Actes requis & nécessaires, sans demander autre permission, & nonobstant clameur de Haro, charte Normande, & Lettres à ce contraires. {{sc|Car}} tel est notre plaisir. {{sc|Donné}} à Compiègne le vingt-neuvième jour du mois de Juillet l’an de grâce mil sept cent cinquante-sept, & de notre Règne le quarante-deuxième. Par le Roi en son Conseil.
{{Droite|''Signé'', <big>LE BEGUE.</big>|2}}
Registré sur le Registre XIV. de la Chambre Royale des Libraires & Imprimeurs de Paris, N°. 201. folio 183. conformément au Règlement de 1723. qui fait défenses, Art. 4. à toutes personnes de quelque qualité & condition qu’elles soient, autres que les Libraires & Imprimeurs, de vendre, débiter, & faire afficher aucuns Livres pour les vendre en leurs noms, soit qu’ils s’en disent les Auteurs ou autrement ; & à la charge de fournir à la susdite Chambre neuf exemplaires prescrits par l'Article 108. du même Réglement. À Paris le 5 Août 1757.
{{Droite|''Signé'', <big>P.G. LE MERCIER</big>, Syndic.|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="JLTB34" /></noinclude>cinquième au prix de ton estimation, et le champ lui restera. {{verset|27|20}}S’il ne rachète point le champ, et qu’on le vende à un autre homme, il ne pourra plus être racheté. {{verset|27|21}}Et quand l’acquéreur en sortira au jubilé, ce champ sera consacré à l’Éternel, comme un champ qui a été dévoué : il deviendra la propriété du prêtre.
{{verset|27|22}}Si quelqu’un sanctifie à l’Éternel un champ qu’il a acquis et qui ne fait point partie de sa propriété, {{verset|27|23}}le prêtre en évaluera le prix d’après ton estimation jusqu’à l’année du jubilé, et cet homme paiera le jour même le prix fixé, comme étant consacré à l’Éternel. {{verset|27|24}}L’année du jubilé, le champ retournera à celui de qui il avait été acheté et de la propriété dont il faisait partie.
{{verset|27|25}}Toutes tes estimations se feront en sicles du sanctuaire : le sicle est de vingt guéras.
{{verset|27|26}}Nul ne pourra sanctifier le premier-né de son bétail, lequel appartient déjà à l’Éternel en sa qualité de premier-né ; soit bœuf, soit agneau, il appartient à l’Éternel. {{verset|27|27}}S’il s’agit d’un animal impur, on le rachètera au prix de ton estimation, en y ajoutant un cinquième ; s’il n’est pas racheté, il sera vendu d’après ton estimation.
{{verset|27|28}}Tout ce qu’un homme dévouera par interdit<ref>Les vœux par interdit étaient irrévocables, et entraînaient la destruction de ce qui avait été dévoué de la sorte.</ref> à l’Éternel, dans ce qui lui appartient, ne pourra ni se vendre, ni se racheter, que ce soit une personne, un animal, ou un champ de sa propriété ; tout ce qui sera dévoué par interdit sera entièrement consacré à l’Éternel. {{verset|27|29}}Aucune personne dévouée par interdit ne pourra être rachetée, elle sera mise à mort.
{{verset|27|30}}Toute dîme de la terre, soit des récoltes de la terre, soit du fruit des arbres, appartient à l’Éternel ; c’est une chose consacrée à l’Éternel. {{verset|27|31}}Si quelqu’un veut racheter quelque chose de sa dîme, il y ajoutera un cinquième. {{verset|27|32}}Toute dîme de gros et de menu bétail, de tout ce qui passe sous la houlette, sera une dîme consacrée à l’Éternel. {{verset|27|33}}On n’examinera point si l’animal est bon ou mauvais, et l’on ne fera point d’échange ; si l’on remplace un animal par un autre, ils seront l’un et l’autre chose sainte, et ne pourront être rachetés.
{{verset|27|34}}Tels sont les commandements que l’Éternel donna à Moïse pour les enfants d’Israël, sur la montagne de Sinaï.
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|Sous_titre=Par un auteur critico-satirico-dramaturgique.
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{{lettrine|B}}eaulté de Castille se danse à {{rom|iii}} personnes en la maniere qui sensuit :
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sixdegrés" /></noinclude>libre offense les critiques, prêtres de l’immobilité ou porteurs du manipule de foin que suivent toujours, salive à la bouche, les légions, les centuries et les décuries littéraires : « Jadis un homme se levait, bouclier de la foi, contre les nouveautés, contre les hérésies, le Jésuite ; aujourd’hui, champion de la règle, trop souvent se dresse le Professeur ». Mais « la diabolique intelligence rit des exorcismes, et l’eau bénite de l’Université n’a jamais pu la stériliser, non plus que celle de l’Église ». On empêchera de la voir aujourd’hui, demain, toujours peut-être. Qu’importe ? Elle est, et cela lui suffit. La réputation et la gloire, qu’on peut voler à l’écrivain, sont de faux biens qui ne sauraient s’additionner avec les vrais biens : la pensée et la beauté. « Il ne faut pas mêler l’idée de gloire à l’idée de beauté ». « Tout à fait dépendante des révolutions de la mode et du goût », la première est méprisable. La seconde, la seule déesse, celle que sa splendeur même cache aux faibles yeux de la foule, est « absolue ».
Je voudrais louer convenablement ce que Camille de Sainte-Croix, si bien doué pour la définition rapide, appelle le « beau jardin intellectuel » où Rémy de Gourmont « cultive ses<noinclude>
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Page:Zéliqzon - Dictionnaire des patois romans de la Moselle, œuvre complète, 1924.djvu/121
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<noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{CorrBandeau}}
{{nr|BOT|— 79 —|BOU}}</noinclude><section begin="Boter"/><nowiki/>
Boter [''bǫtēⁱ'' lang. pop. mess.], v. tr. — {{1o}} Aimer, estimer, avoir de la sympathie pour qqn. {{2o}} Botter, plaire.
''Cè n’ meu {{erratum|bot|bote}} meu'', ça ne me plaît pas.
<section end="Boter"/>
<section begin="Botḕye"/>Botḕye [''bǫtę̄y M, I, P, N, bǫtǟy-butęy S, botōy V''], s. f. — {{1o}} Bouteille. {{2o}} Ampoule.
''Lés breulūres font v’nîn dés ~'', les brûlures font venir des ampoules.
{{3o}} Bulles qui se forment sur l’eau quand il pleut ; bulle de savon.
''I s’aumūse è hhofieu dés ~ èva i bolat d’trin'', il s’amuse à souffler des bulles avec un chalumeau de paille.
— ''Quand-i piét èt qu’n-é déssis l’āwe dés ~, ç’ot qu’ lo toms ot dèvoyé èt qu’ lè piō chérè longtoms'', quand il pleut et qu’il y a sur l’eau des b., c’est que le temps est dévoyé (changé) et que la pluie tombera longtemps ''V''.
<section end="Botḕye"/>
<section begin="Botiate"/>Botiate [''bǫtyat M, N, bǫtyǫt I, P, bǫtyat-butyat S''], s. f. — Flacon de drogue.
<section end="Botiate"/>
<section begin="Botier"/>Botier [''bǫtye, -yœ V''], v. tr. — Baptiser. Voir Bètieu.
<section end="Botier"/>
<section begin="Botièt"/>Botièt [''bǫtyę S''], s. m. — Bouquet. Voir Boquèt.
<section end="Botièt"/>
<section begin="Botieu"/>Botieu [''bǫtyœ̨.. M, I, P, N''], v. intr. — Bourgeonner. — Part. pass. : Qui a des pustules sur le corps.
<section end="Botieu"/>
<section begin="Botiote"/>Botiote, voir Botiate.
<section end="Botiote"/>
<section begin="Botique"/>Botique [''bǫtik'' {{abr|gén.|général}}], s. f. — {{1o}} Boutique.
''~ dé sékḗle !'' (juron) ''V''.
{{2o}} Atelier d’artisan.
<section end="Botique"/>
<section begin="Botiquieu"/>Botiquieu [''bǫtikyœ̨.. M, I, P, N''], s. m. — Boutiquier.
<section end="Botiquieu"/>
<section begin="Boton"/>Boton [''bǫtõ M, I, P, N, butõ S''], s. m. — Bouton.
''~ d’oūr'', b. d’or (renoncule jaune des prés).
''~ d’èhhaufūre'', b. d’échauffure (aphte).
Boton [''bǫtõ V''], s. m. — Bâton.
<section end="Boton"/>
<section begin="Botōye"/>Botōye, voir Botḕye.
<section end="Botōye"/>
<section begin="Bot-quowè"/>Bot-quowè [''bǫkǫwè.. I, P''], s. m. — Têtard de batracien. Voir Bat-quawé.
<section end="Bot-quowè"/>
<section begin="Botu"/>Botu [''bǫtü I, N''], s. m. — Boutoir, instrument qui sert à ferrer les chevaux.
<section end="Botu"/>
<section begin="Botūre"/>Botūre [''bǫtǖr.. M, N''], s. f. — {{1o}} Bouture. {{2o}} Enflure.
<section end="Botūre"/>
<section begin="Bot-volant"/>Bot-volant [''bǫvǫlã I, P, bovǫlã V''], s. m. — Chauve-souris. Voir Bat-volant.
<section end="Bot-volant"/>
<section begin="Boubou"/>Boubou [''bubu M, I''], s. m. — Mèche de bonnet de nuit ; pompon.
<section end="Boubou"/>
<section begin="Boūboū"/>Boūboū [''būbū M, I, P''], s. f. — Vache (terme enfantin).
<section end="Boūboū"/>
<section begin="Bouc"/>Bouc [''buk S''], s. m. — Bouton de fièvre. Voir Boc.
<section end="Bouc"/>
<section begin="Bouchāye"/>Bouchāye [''bus̆ǟy.. S''], s. f. — Bouchée. Voir Bochāye.
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<section begin="Bouchi"/>Bouchi [''bus̆i S''], v. tr. — Boucher. Voir {{DPRML|Bocheu}}.
<section end="Bouchi"/>
<section begin="Bouchau"/>Bouchau [''bus̆ōᵘ N''], s. m. — Plaque de fer qui sert à fermer le four. Voir Bochau.
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<section begin="Boūche"/>Boūche, voir Boūhhe.
<section end="Boūche"/>
<section begin="Bouchi (2)"/>Bouchi [''bus̆i.. S, V''], v. tr. — Boucher. Voir {{DPRML|Bocheu}}.
Bouchi [''bus̆i F, bus̆ę.. S, bus̆e V''], s. m. — Boucher. Voir {{DPRML|Bochi}}.
<section end="Bouchi (2)"/>
<section begin="Bouchon"/>Bouchon [''bus̆õ S''], s. m. — Buisson. Voir Bohhon.
<section end="Bouchon"/>
<section begin="Bouchot"/>Bouchot [''bus̆ǫ F''], s. m. — Bouchon. Voir Bochon.
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<section begin="Bouchots"/>Bouchots [''bus̆ǫ V''], s. m. pl. — Petits tas de fumier dans un champ, destinés à être épandus sur toute la surface du champ.
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<section begin="Boudāye"/>Boudāye [''budāy.. F, S''], s. f. — Gâteau qui a la forme d’une miche de pain et qui est fait avec de la farine et de lait. Il ne se confectionne qu’à l’époque de la moisson.
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<section begin="Boudelète"/>Boudelète [''budlęt P''], s. f. — Nombril. Voir Bodate.
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Dictionnaire des patois romans de la Moselle/Bouchi
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[[Catégorie:Articles du Dictionnaire des patois romans de la Moselle]]
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<noinclude><pagequality level="1" user="Koreller" /></noinclude>{{C|'''La Carte professionnelle d'Identité et les Journalistes étrangers (suite)'''}}
« Cette affirmation rédigée de la sorte aurait laissé en dehors la situation de
nos camarades étrangers collaborant à des
journaux étrangers. La loi, en effet, les
ignore, mais on peut considérer qu'elle
les frappe indirectement en ne prévoyant
pas pour eux la justification qu'elle rend
nécessaire aux journalistes français.
s Qkuu pzut-cu jare pour sortir des Jitt-
cullés qu voas RO.S Aalez ? 11 csl 2oa-
jilèlémen: umpossibie deencre le tomaine
d'att:lbation de la carte français: puisque
la hut séterminé de la fagan la pius
toræelle les o:ditions yui doveur êue:
cxItées. MMais Cu somme, de jusi s'ayit-
il ? La quislion scrait plus daire si 1dus
pouvio15 ilire qur la carle n'est obligazoire
Lue penur ies jmrnallsies français. li nous
fau: pour vela 'nigliyer :
* 1o le cas les journaliss trançais qui
ne collahanat qu'à des journalux étrangers paraissant à l'étranyer, mais je crois
qu'ils sont frès peu mimbrelux, si méme
it et existe, et de loule raçoıı, nous ne
púuvons riéa puut eux :
* 2 ie fail gu'il y a des juurualisies
élrangers qui penvent aveir la carte com-
me ollabo:ant' à des journaux françiis ou
étrangeis paraissant es l'ranx, mais c'est
une exiension élable par la loi elieménie
ct q ae poi pas atcine a principe.
* Nous élablirous done gue ks journa-
asles étrangers ne pouvant pas, sul cir-
COislances xreptionnellrs, voir fa rarlc,
gu'elle ne dnil ilone pas leur être rixlatmée
ei gu: les alministratiuns qui aul lubi-
luelleneni à KI temr compe, doivent Con-
sidérer cotame lui étaul èquivaicuk, dans
* cas, telle jussitica:lon siur laqurile fes
cOtasssions de presse tirangeres se seraient
mIsIs d'accord: tarte de syncirat, attesta-
iọn đéliyréc par le servies de presse des
Aftsires élrangères, carle internasienale de
la F.L.J. délsvrte. par les dites associauans,
ctc..
* Nuus symnies tout dlaposés, mon cher
Présdent, à vous aider à obtenit une 3n-
tistaclion complete et légilame sur ce point
com:: sur tout sutre. J'espire que vous
n'en ayet jamaia douié, pas pius que du
regret qu: nous poltvois avor à penser que
TIUE aVons pu alarmer nos excellents c2-
morailes de la presse éirangére à la dé
Iens: ties:juels vors consicrcz un dévone
tricn: et une 1gilance qui ne sont jamats
Cn défaut.
• Croyez, etv.
Le Secréluire Géréral,
Steptien VALOT.
La censure du temps de guerre et les Journalistes
Il n'est maiheureusument pus stsurle
d'imaginer qu'il puisse y avinr une ou-
v:lle guerre, et il esl à prévoir aussi
gue sil y uvuit une nousetle guerre,
1noux Coiailriens à ooivu la ceusuv:
de la f'resse. Du msias l'alministralion
dent c'est l'alfaire la privoil, efle, et la
préparn, On ne saurait le lai rgrocher;
Itais nous avous Loujourn EKunsiliré qu,
dans le eas où la censure est un nal
uécessaire, el: est moins auisible d'élre
confiée des jeuraulistes, qui savent
ce qu'on peut faire dans al orire d'idées,
et ca qu'on ne peut pas fuire, el qu'on ne
doit mene pus essaver de Cuire,
Or, de cefle: véciié, à laquelle cepen-
dani. Ja guerre lernidre a apporté une
éclatante déounsteation, l'administratin
Sompétenle e seulile pus se douler,
si nous 1 crovuus du tmoins l: spiri-
luet résil que nous l'ail un unaradı:
tle: pravine: d'un + uxercia: de oolsilisa
lion aqueel ia élé amené à premtre
part non jas dans an role d'exúculant,
1mais au litre, si l'n nous prrmet elle
exjuru:ssiou, de « uxıbayu .
Un de nos conirires, secrétaire de ré-
daetien d'us jonrnal du ennter, nous écrit:
* Nons avons réveonnent assislé ici
méme à ane scène yu: j: suis ehargó
par Dics murades, de vous rappxorter
pour que le Syndicat en tire évenlu:l-
Tenent. l'enseignanent qu'elle comporle.
e Sous la direelion d'un olficier d'Elal
najor, une dizuins de réservistes (n0-
Euires, induslriels, ete..) sant venns au
jouraat
leur role de s cunseur > en cas de mo-
bilisation.
s'instruire
cl
répéter
a Ce fut, vous le penscr, quelque clOse
di: lamentable. La naivelė de ces Cus
li, leur ignorance, uous ont Jaissé l'inı-
pression qo'ils auraient tenul à apprn-
dre, el qu'en as de guorre, lu eonfec-
tion d'un jouenal deviendrail, sus le
(xon|role de tels personnages, quelyue
chose de praliguenient inpässilile. Paint
:ks vu: pluS sérieux : il serait emantin
«le lus irompi:r, quitte à risquer des
sanclions, mais évent nellement le mal
serail fait. »
El aotre contrère conclul :
« l'ourquoi le S.X J. 1e terait-ii pas pne
demande a près du Minislre Je la Guerre
alin que les vrais jonruatistes soient affec-
tis, cas de mobilisatinn, au jesle ni
toura cnmnuisSRs pruinasinuuellrs Irouve
raient a s'emplouver altlemeel ? »
Le l'etsintent Georges floureion a transmis
celle sugueslints à nutre cunarule Bruchnrd
(i, apres plnsisurs demaudea, a otlenn dn
t. Ir Sinistrr de la fiue re. lo réponse sui-
vante :
Paris, le 17 décumbre
3lon cuer collegue et aumi,
* Vous aver Lien voulu ne communi-
quer une rerquéle de M. lkrurilon, pG
sident du Syuclical Nalional des Jour-
nalistis, relalive à la CAISr: cn cas
ite wold isalion.
* J'ai Phonneur de vous faire commal-
ue que les officiers apparteuant aux
. Conimissions de Contr3le des Intor.
Dtions > ont pour rôle de veiller. ca
temps de guerre, à ce qu: les urlirles
proposes Jar la l'resse resgurel ent les
exigences ik: la Défeuse Nulimale dé
fiuiex par la Presidesee du
Service géuéral d'informatious.
• P'our assurer ce controle. i) snifil
donç de désigner des olficiers de réserve
qualilies par leur culture, lenr tacf et
leur jugemeul; ils sont choisis par les
CAnumandauls de négiou parmi lės offli-
ciers de réserve des classes très an-
ciennes prėsentanl ces garanties ; il est
difficile de limiter leur recrutement en
n faisant appel qu'à dis journalisles.
Veyus pxinvez étru ussuré loulelois, qu'il
seru lenn eXsple, eluns laule la muxure
du fessible, des sugostious de M. Bour-
don .
Conscil
Ou pourrait cliscuter sur la logique
un peu spéciale de M. le Ministre de
11 Guerre, on plutôl de son buseau. l.e
DONG que uous avous souligné est par-
liculjérement savoureux. : il s'eit de
oncilier, eu Lemps de guerre, los ini-
lialives de la Presse et tes exigences
pas néoessaire de savoir ce que cest
que la f'ress,
IEn verlu de quoi, sans doule, les
jonrnalisles de lu réserve
s'en iront, en lemps de guerre, casser
les cailloux sur les routes. Nous avoas
deji counu cela.
lerritoriole
Les Journalistes Tunisiens
possèdent un statut professionel
inspiré de la loi trançaise
Nous avions JIaguero proleste iutre
l'application à nos confrures lunisions
d'un statul pralessisnnet qu nuuN pa-
rujssait faire un part beaucoup trou
large à l'inlervention du pouvoir cen-
tral. Au momint ou l: résidont actn:l,
AL. Guilkoa, fut znonuns à Tunis, le prést-
clent du Sytlical Natiouat fil auprès
de lui une démarehe pour appeer sou
atlenlion sur ia wicessité de douner tux
jonrualistes frangujs travaiuanl dans ta
Regenee un stal ul beuuxnp plus proche
dans son esprit el dans ses stipulations,
de la loi trançaise du 29 mars 1935.
M. le Risjlent Géué:al Guillon voulut
bieu assei er Georges Boordon de l'in-
térét qu'it porlait ette question. En
eft:l, le 21 asât 1937, le Jouraat Officier
tunisien publiuit un décrat beylical abio-
*ant exprexsément les décrets t arrétés
de 1935 et se riferunt a la loi trunraise
du 2) mars. Dutts sus oonsilerants, le
théered constate fa suéeessifé te garaulir
aux journalistes des conditions de: tra-
vait compaliblus avec lu dignité de leur
profession.
Le déeret tunisien, qui jurte la dales
du 1 aual JU37, ést Ju repruduclion
à peu pris textiietle de notre lun du
29 mars 1935, aec stulement ks udapta-
rions 1ócessities par les inslilutions tuni-
sivntes.
Il e: nens reste plus yu'd souhailer
que nos confrères malocains soient très
prnchainument à teur lou: appelés à
bệnificier de ce slatul qu'ils reclament
depuis longlémups.
Qui n'a pas la Carte
d'idenfité ne peu! être
considéré comme
Journaliste<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Kroupskaïa - Comment Lénine étudiait Marx, paru dans L’Humanité du 14 mars 1933.djvu/16
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Sixdegrés
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<noinclude><pagequality level="4" user="Le ciel est par dessus le toit" /></noinclude>Marx qui la lui avait apprise. Il disait : « Marx raconte que lui et Engels luttaient constamment contre la conduite « misérable » de ce « social-démocrate » et luttaient souvent ''avec violence'' », (''Ibidem'', page 170). Lénine ne craignait pas la violence, mais il exigeait que les objections portent sur le fond. Il avait un mot dont il aimait à se servir, c’est celui de chicane. Si l’on faisait une critique qui ne portait pas sur le fond, si on exagérait, si on chicanait sur les détails, il disait : « Ça, c’est de la chicane ».
Lénine était encore plus violent contre les polémiques qui avaient pour but non pas de mettre au clair la question, mais de régler les petites querelles de fraction. C’était le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Leblanc — Contes du soleil et de la pluie, parus dans L’Auto, 1902-1907.djvu/416
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<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude>Treize-Chemins du fameux buisson.
Quinze kilomètres à pied en cinquante
minutes, et par des sentiers peu recommandables,
souvent à peine tracés,
n’est-ce pas une prouesse bien extraordinaire ?
Il réfléchit une minute, puis conclut :
— C’est précisément pour cela, Monsieur,
que vous êtes encore en liberté.
— Et que j’y resterai, espérons-le.
{{Astérisme|150%}}
Et, de fait, je n’ai plus entendu parler
de rien. La vie continue, calme et monotone.
Mes fils grandissent et travaillent.
Ce sont deux beaux garçons, dignes du
nom qu’ils portent, et dont nulle pensée
mauvaise n’a encore terni l’âme pure,
Ma femme est un peu pâle, mais forte et
grave.
Moi, je chasse, je monte à cheval, je
surveille l’exploitation de nos domaines.
Et le temps s’accumule sur le passé.
Quelquefois le hasard m’amène du
côté de la Fosse-aux-Loups. Aussitôt je
m’en éloigne avec un frisson. C’est là,
dans une fente de rocher encombrée de
broussailles et entourée de marais insalubres,
c’est là que se trouvent cachées
ma carabine Fleichman et la bicyclette
avec laquelle j’ai parcouru en cinquante
minutes quinze kilomètres de sentiers
pierreux, à peine tracés.
Dieu fera, je veux le croire, que nul
ne découvrira jamais la vérité…
{{d|'''Maurice LEBLANC.'''|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr||{{sc|miss harriet}}|45}}</noinclude><nowiki />
« Nom d’un nom, qu’all’ est maigre ! »
Nous la portâmes dans sa chambre, et comme
les deux femmes ne reparaissaient point, je fis sa
toilette mortuaire avec le valet d’écurie.
Je lavai sa triste face décomposée. Sous mon
doigt un œil s’ouvrit un peu, qui me regarda de
ce regard pâle, de ce regard froid, de ce regard
terrible des cadavres, qui semble venir de derrière
la vie. Je soignai comme je le pus ses
cheveux répandus, et, de mes mains inhabiles,
j’ajustai sur son front une coiffure nouvelle et
singulière. Puis j’enlevai ses vêtements trempés
d’eau, découvrant un peu, avec honte, comme
si j’eusse commis une profanation, ses épaules et
sa poitrine, et ses longs bras aussi minces que
des branches.
Puis, j’allai chercher des fleurs, des coquelicots,
des bluets, des marguerites et de l’herbe
fraîche et parfumée, dont je couvris sa couche
funèbre.
Puis il me fallut remplir les formalités d’usage,
étant seul auprès d’elle. Une lettre trouvée dans
sa poche, écrite au dernier moment, demandait
qu’on l’enterrât dans ce village où s’étaient passés
ses derniers jours. Une pensée affreuse me
serra le cœur. N’était-ce point à cause de moi
qu’elle voulait rester en ce lieu ?
Vers le soir, les commères du voisinage s’en
vinrent pour contempler la défunte ; mais j’em-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr|62|{{sc|l’héritage}}|}}</noinclude>Cachelin : « Ça ne fait rien, puisque c’est pour
ta fille, mais marie-la vite, car je veux voir mes
petits-neveux. C’est elle qui me donnera cette
joie d’embrasser un enfant de notre sang. »
La chose était connue dans l’administration ;
et les prétendants ne manquaient point. On disait
que Maze lui-même, le beau Maze, le lion du bureau,
tournait autour du père Cachelin avec une
intention visible. Mais l’ancien sergent, un roublard
qui avait roulé sous toutes les latitudes,
voulait un garçon d’avenir, un garçon qui serait
chef et qui reverserait de la considération sur lui,
César, le vieux sous-off. Lesable faisait admirablement
son affaire, et il cherchait depuis longtemps
un moyen de l’attirer chez lui.
Tout d’un coup, il se dressa en se frottant les
mains. Il avait trouvé.
Il connaissait bien le faible de chacun. On ne
pouvait prendre Lesable que par la vanité, la
vanité professionnelle. Il irait lui demander sa
protection comme on va chez un sénateur ou chez
un député, comme on va chez un haut personnage.
N’ayant point eu d’avancement depuis cinq
ans, Cachelin se considérait comme bien certain
d’en obtenir un cette année. Il ferait donc semblant
de croire qu’il le devait à Lesable et l’inviterait
à dîner comme remerciement.
Aussitôt son projet conçu, il en commença
l’exécution. Il décrocha dans son armoire son<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr|64|{{sc|l’héritage}}|}}</noinclude>beaucoup moins que vous qui allez être commis
principal. Je ne puis rien. Croyez que… »
Cachelin lui coupa la parole avec une brusquerie
pleine de respect : « Tra la la. Vous avez l’oreille
du chef, et si vous lui dites un mot pour
moi, je passe. Songez que j’aurai droit à ma
retraite dans dix-huit mois, et cela me fera cinq
cents francs de moins si je n’obtiens rien au premier
janvier. Je sais bien qu’on dit : « Cachelin
n’est pas gêné, sa sœur a un million. » Ça, c’est
vrai, que ma sœur a un million, mais il fait des
petits son million, et elle n’en donne pas. C’est
pour ma fille, c’est encore vrai ; mais, ma fille et
moi, ça fait deux. Je serai bien avancé, moi,
quand ma fille et mon gendre rouleront carrosse,
si je n’ai rien à me mettre sous la dent. Vous
comprenez la situation, n’est-ce pas ? »
Lesable opina du front : « C’est juste, très
juste, ce que vous dites là. Votre gendre peut
n’être pas parfait pour vous. Et on est toujours
bien aise d’ailleurs de ne rien devoir à personne.
Enfin je vous promets de faire mon possible, je
parlerai au chef, je lui exposerai le cas, j’insisterai
s’il le faut. Comptez sur moi ! »
Cachelin se leva, prit les deux mains de son
collègue, les serra en les secouant d’une façon
militaire ; et il bredouilla : « Merci, merci, comptez
que si je rencontre jamais l’occasion… Si je
peux jamais… » Il n’acheva pas, ne trouvant<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr||{{sc|l’héritage}}|113}}</noinclude><nowiki />
Et une pensée incessante les poursuivait, les
minait, aiguillonnait leur rancune mutuelle, celle
de l’héritage insaisissable. Cora maintenant avait
le verbe haut, et rudoyait son mari. Elle le traitait
en petit garçon, en moutard, en homme de
peu d’importance. Et Cachelin, à chaque dîner,
répétait : « Moi, si j’avais été riche, j’aurais eu
beaucoup d’enfants… Quand on est pauvre, il
faut savoir être raisonnable. » Et, se tournant
vers sa fille, il ajoutait : « Toi, tu dois être
comme moi, mais voilà… » Et il jetait à son
gendre un regard significatif accompagné d’un
mouvement d’épaules plein de mépris.
Lesable ne répliquait rien, en homme supérieur
tombé dans une famille de rustres. Au ministère
on lui trouvait mauvaise mine. Le chef
même, un jour, lui demanda : « N’êtes-vous pas
malade ? Vous me paraissez un peu changé. »
Il répondit : « Mais non, cher maître. Je suis
peut-être fatigué. J’ai beaucoup travaillé depuis
quelque temps, comme vous l’avez pu voir. »
Il comptait bien sur son avancement à la fin
de l’année, et il avait repris, dans cet espoir, sa
vie laborieuse d’employé modèle.
Il n’eut qu’une gratification de rien du tout,
plus faible que toutes les autres. Son beau-père
Cachelin n’eut rien.
Lesable, frappé au cœur, retourna trouver le
chef, et, pour la première fois, il l’appela « mon-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr||{{sc|l’héritage}}|123}}</noinclude>brusquement : « Qu’est-ce que vous voulez ? »
Pitolet répondit : « Monsieur, nous sommes
chargés par notre ami {{M.|Maze}} de vous demander
soit des excuses, soit une réparation par les
armes, pour les voies de fait auxquelles vous vous
êtes livré sur lui. »
Mais Lesable, encore exaspéré, cria : « Comment !
il m’insulte, et il vient encore me provoquer ?
Dites-lui que je le méprise, que je méprise
ce qu’il peut dire ou faire. »
Boissel, tragique, s’avança : « Vous allez nous
forcer, monsieur, à publier dans les journaux un
procès-verbal qui vous sera fort désagréable. »
Pitolet, malin, ajouta : « Et qui pourra nuire
gravement à votre honneur et à votre avancement
futur. »
Lesable, atterré, les regardait. Que faire ? Il
songea à gagner du temps : « Messieurs, vous
aurez ma réponse dans dix minutes. Voulez-vous
l’attendre dans le bureau de {{M.|Pitolet}} ? »
Dès qu’il fut seul, il regarda autour de lui,
comme pour chercher un conseil, une protection.
Un duel ! Il allait avoir un duel !
Il restait palpitant, effaré, en homme paisible
qui n’a jamais songé à cette possibilité, qui ne
s’est point préparé à ces risques, à ces émotions,
qui n’a point fortifié son courage dans la prévision
de cet événement formidable. Il voulut se<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" /></noinclude><nowiki />
{{t3|V|m=3em}}
Mais leurs espérances toujours entretenues,
toujours renouvelées, n’aboutissaient jamais à
rien. De mois en mois leurs attentes déçues,
malgré la persistance de Lesable et la bonne
volonté de sa compagne, les enfiévraient d’angoisse.
Chacun sans cesse reprochait à l’autre
leur insuccès, et l’époux désespéré, amaigri, fatigué,
avait à souffrir surtout de la grossièreté de
Cachelin qui ne l’appelait plus, dans leur intimité
guerroyante, que « {{M.|Lecoq}} », en souvenir
sans doute de ce jour où il avait failli recevoir
une bouteille par la figure pour avoir prononcé
le mot Chapon.
Sa fille et lui, ligués d’instinct, enragés par la
pensée constante de cette grosse fortune si proche
et impossible à saisir, ne savaient qu’inventer
pour humilier et torturer cet impotent d’où venait
leur malheur.
En se mettant à table, Cora, chaque jour,
répétait : « Nous avons peu de chose pour le<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr||{{sc|l’héritage}}|145}}</noinclude>haut de la porte, il murmurait en regardant son
gendre : « En voilà un gaillard, au moins ! »
Un matin, comme ils étaient là tous les quatre,
car le père Savon ne quittait jamais sa copie, la
chaise de l’expéditionnaire, sciée sans doute par
quelque farceur, s’écroula sous lui, et le bonhomme
roula sur le parquet en poussant un cri
d’effroi.
Les trois autres se précipitèrent. Le commis
d’ordre attribua cette machination aux communards
et Maze voulait à toute force voir l’endroit
blessé. Cachelin et lui essayèrent même de
déshabiller le vieux pour le panser, disaient-ils.
Mais il résistait désespérément, criant qu’il
n’avait rien.
Quand la gaîté fut apaisée, Cachelin, tout à
coup, s’écria : « Dites donc, monsieur Maze,
vous ne savez pas, maintenant que nous sommes
bien ensemble, vous devriez venir dîner dimanche
à la maison. Ça nous ferait plaisir à tous, à mon
gendre, à moi, et à ma fille qui vous connaît bien
de nom, car on parle souvent du bureau. C’est
dit, hein ? »
Lesable joignit ses instances, mais plus froidement,
à celles de son beau-père : « Venez donc,
vous nous ferez grand plaisir. »
Maze hésitait, embarrassé, souriant au souvenir
de tous les bruits qui couraient.
Cachelin le pressait : « Allons, c’est entendu ? »<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr|146|{{sc|l’héritage}}|}}</noinclude><nowiki />
« — Eh bien ! oui, j accepte. »
Quand son père lui dit, en rentrant : « Tu ne
sais pas, {{M.|Maze}} vient dîner ici dimanche
prochain, » Cora, surprise d’abord, balbutia :
« Monsieur Maze ? — Tiens ! »
Et elle rougit jusqu’aux cheveux, sans savoir
pourquoi. Elle avait si souvent entendu parler
de lui, de ses manières, de ses succès, car il passait
dans le ministère pour entreprenant avec les
femmes et irrésistible, qu’un désir de le connaître
s’était éveillé en elle depuis longtemps.
Cachelin reprit en se frottant les mains : « Tu
verras, c’est un rude gars, et un beau garçon. Il
est haut comme un carabinier, il ne ressemble
pas à ton mari, celui-là ! »
Elle ne répondit rien, confuse comme si on
eût pu deviner qu’elle avait rêvé de lui.
On prépara ce dîner avec autant de sollicitude
que celui de Lesable autrefois. Cachelin discutait
les plats, voulait que ce fût bien, et comme si
une confiance inavouée, encore indécise, eût surgi
de son cœur, il semblait plus gai, tranquillisé par
quelque prévision secrète et sûre.
Toute la journée du dimanche, il surveilla les
préparatifs avec agitation, tandis que Lesable
traitait une affaire urgente apportée la veille du
bureau. On était dans la première semaine de
novembre et le jour de l’an approchait.
À sept heures, Maze arriva, plein de bonne<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr|148|{{sc|l’héritage}}|}}</noinclude><nowiki />
Cachelin, en apercevant les fleurs, s’écria :
« Ça, au moins, c’est distingué. » Et sa fille se
rappela que Lesable n’en avait point apporté le
jour de sa présentation. Le beau commis semblait
enchanté, riait en bon enfant, qui vient pour
la première fois chez de vieux amis, et lançait à
Cora des galanteries discrètes qui lui empourpraient
les joues.
Il la trouva fort désirable. Elle le jugea fort
séduisant. Quand il fut parti, Cachelin demanda :
« Hein ! quel bon zig, et quel sacripan ça doit
faire ! Il paraît qu’il enjôle toutes les femmes. »
Cora, moins expansive, avoua cependant
qu’elle le trouvait « aimable et pas si poseur
qu’elle aurait cru ».
Lesable, qui semblait moins las et moins triste
que de coutume, convint qu’il l’avait « méconnu »
dans les premiers temps.
Maze revint avec réserve d’abord, puis plus
souvent. Il plaisait à tout le monde. On l’attirait,
on le soignait. Cora lui faisait les plats qu’il
aimait. Et l’intimité des trois hommes fut bientôt
si vive qu’ils ne se quittaient plus guère. Le
nouvel ami emmenait la famille au théâtre, en
des loges obtenues par les journaux.
On retournait à pied, la nuit, le long des rues
pleines de monde, jusqu’à la porte du ménage
Lesable. Maze et Cora marchaient devant, d’un
pas égal, hanche à hanche, balancés d’un même<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Maupassant - Miss Harriet - Ollendorff, 1907.djvu/165
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<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr||{{sc|l’héritage}}|155}}</noinclude>jambe, sautait malgré son ventre, secouait l’appartement
tout entier. Les meubles se balançaient,
les verres se heurtaient dans le buffet, la
suspension oscillait et vibrait comme la lampe
d’un navire.
Puis il prit dans ses bras sa fille chérie et
l’embrassa frénétiquement ; puis, lui jetant d’une
façon familière une petite tape sur le ventre :
« Ah ! ça y est, enfin ! L’as-tu dit à ton mari ? »
Elle murmura, intimidée tout à coup : « Non.
pas encore… je… j’attendais. »
Mais Cachelin s’écria : « Bon, c’est bon. Ça te
gêne. Attends, je vais le lui dire, moi ! »
Et il se précipita dans l’appartement de son
gendre. En le voyant entrer, Lesable, qui ne
faisait rien, se dressa. Mais l’autre ne lui laissa
pas le temps de se reconnaître : « Vous savez
que votre femme est grosse ? »
L’époux, interdit, perdait contenance, et ses
pommettes devinrent rouges.
« Quoi ? Comment ? Cora ? Vous dites ?
« — Je dis qu’elle est grosse, entendez-vous ?
En voilà une chance ! »
Et dans sa joie, il lui prit les mains, les serra,
les secoua, comme pour le féliciter, le remercier ;
il répétait : « Ah ! enfin, ça y est. C’est bien !
c’est bien ! Songez donc, la fortune est à nous. »
Et, n’y tenant plus, il le serra dans ses bras.
Il criait : « Plus d’un million, songez, plus<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr||{{sc|l’héritage}}|157}}</noinclude>devant une jolie propriété blanche, au bord de la
rivière. Il avait une veste de coutil, et un panama
sur la tête.
Quelque chose de doux lui entrait dans le cœur
à cette espérance, quelque chose de tiède et de
bon qui semblait se mêler à lui, le rendre léger
et déjà mieux portant.
Il sourit, sans répondre encore.
Cachelin, grisé d’espoirs, emporté dans les
rêves, continuait : « Qui sait ? nous pourrons
prendre de l’influence dans le pays. Vous serez
peut-être député. Dans tous les cas, nous pourrons
voir la société de l’endroit, et nous payer
des douceurs. Vous aurez un petit cheval et un
panier pour aller chaque jour à la gare. »
Des images de luxe, d’élégance et de bien-être
s’éveillaient dans l’esprit de Lesable. La pensée
qu’il conduirait lui-même une mignonne voiture,
comme ces gens riches dont il avait si souvent
envié le sort, détermina sa satisfaction. Il ne put
s’empêcher de dire : « Ah ! ça, oui, c’est charmant,
par exemple. »
Cora, le voyant gagné, souriait aussi, attendrie
et reconnaissante ; et Cachelin, qui ne distinguait
plus d’obstacles, déclara :
« Nous allons dîner au restaurant. Sacristi ! il
faut nous payer une petite noce. »
Ils étaient un peu gris en rentrant tous les
trois, et Lesable, qui voyait double et dont toutes<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr||{{sc|l’héritage}}|163}}</noinclude><nowiki />
Cachelin répondit : « Parbleu ! » et remarqua
que son collègue, au contraire, ne paraissait point
enchanté. Les hommes n’aiment guère voir en
cet état, que ce soit ou non par leur faute, les
femmes dont ils sont les fidèles.
Tous les dimanches, cependant, Maze continuait
à dîner dans la maison. Mais les soirées
devenaient pénibles à passer ensemble, bien
qu’aucun désaccord grave n’eût surgi ; et cet
étrange embarras grandissait de semaine en
semaine. Un soir même, comme il venait de
sortir, Cachelin déclara d’un air furieux : « En
voilà un qui commence à m’embêter ! »
Et Lesable répondit : « Le fait est qu’il ne
gagne pas à être beaucoup connu. » Cora avait
baissé les yeux. Elle ne donna pas son avis. Elle
semblait toujours gênée en face du grand Maze
qui, de son côté, paraissait presque honteux près
d’elle, ne la regardait plus en souriant comme
jadis, n’offrait plus de soirées au théâtre, et semblait
porter, ainsi qu’un fardeau nécessaire, cette
intimité naguère si cordiale.
Mais un jeudi, à l’heure du dîner, quand son
mari rentra du bureau, Cora lui baisa les favoris
avec plus de câlinerie que de coutume, et elle lui
murmura dans l’oreille :
« — Tu vas peut-être me gronder ?
« — Pourquoi ça ?
« — C’est que… M. Maze est venu pour me<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr||{{sc|denis}}|181}}</noinclude><nowiki/>
— Finis donc, finis donc, Denis, je n’ai pas
reçu mon argent.
L’homme aussitôt s’arrêta ; et son maître entendait,
dans l’obscurité, sa respiration sifflante.
{{M.|Marambot}} reprit aussitôt :
— Je n’ai rien reçu. {{M.|Malois}} se dédit, le procès
va avoir lieu ; c’est pour ça que tu as porté
les lettres à la poste. Lis plutôt celles qui sont
sur mon secrétaire.
Et, d’un dernier effort, il saisit les allumettes
sur sa table de nuit et alluma sa bougie.
Il était couvert de sang. Des jets brûlants
avaient éclaboussé le mur. Les draps, les rideaux,
tout était rouge. Denis, sanglant aussi des pieds
à la tête, se tenait debout au milieu de la
chambre.
Quand il vit cela, {{M.|Marambot}} se crut mort,
et il perdit connaissance.
Il se ranima au point du jour. Il fut quelque
temps avant de reprendre ses sens, de comprendre,
de se rappeler. Mais soudain le souvenir
de l’attentat et de ses blessures lui revint, et une
peur si véhémente l’envahit, qu’il ferma les yeux
pour ne rien voir. Au bout de quelques minutes
son épouvante se calma et il réfléchit. Il n’était
pas mort sur le coup, il pouvait donc en revenir.
Il se sentait faible, très faible, mais sans souffrance
vive, bien qu’il éprouvât en divers points
du corps une gêne sensible, comme des pinçures.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Maupassant - Miss Harriet - Ollendorff, 1907.djvu/196
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr|186|{{sc|denis}}|}}</noinclude>mettait de jour en jour le moment de se séparer
de son meurtrier. Il songeait que personne n’aurait
pour lui autant d’égards et d’attentions, qu’il
tenait ce garçon par la peur ; et il le prévint qu’il
avait déposé chez un notaire un testament le dénonçant
à la justice s’il arrivait quelque accident
nouveau.
Cette précaution lui paraissait le garantir dans
l’avenir de tout nouvel attentat ; et il se demandait
alors s’il ne serait même pas plus prudent de conserver
près de lui cet homme, pour le surveiller
attentivement.
Comme autrefois, quand il hésitait à acquérir
quelque pharmacie plus importante, il ne se pouvait
décider à prendre une résolution.
— Il sera toujours temps, se disait-il.
Denis continuait à se montrer un incomparable
serviteur. {{M.|Marambot}} était guéri. Il le
garda.
Or, un matin, comme il achevait de déjeuner,
il entendit tout à coup un grand bruit dans la cuisine.
Il y courut. Denis se débattait, saisi par
deux gendarmes. Le brigadier prenait gravement
des notes sur son carnet.
Dès qu’il aperçut son maître, le domestique se
mit à sangloter, criant :
— Vous m’avez dénoncé, monsieur, ce n’est
pas bien, après ce que vous m’aviez promis.
Vous manquez à votre parole d’honneur, mon-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr||{{sc|denis}}|187}}</noinclude>sieur Marambot ; ce n’est pas bien, ce n’est pas
bien !…
{{M.|Marambot}}, stupéfait et désolé d’être soupçonné,
leva la main :
— Je te jure devant Dieu, mon garçon, que je
ne t’ai pas dénoncé. J’ignore absolument comment {{noinclude|197}}
{{il|1.5}}
[[file:Maupassant - Miss Harriet - Ollendorff, 1907 page 0197.png|450px|center]]
{{il|1.5}}<noinclude>
messieurs les gendarmes ont pu connaître la tentative
d’assassinat sur moi.</noinclude>
Le brigadier eut un sursaut :<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t2|GARÇON, UN BOCK !…|m=5em|fs=180%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Olivier (Henri de Latouche)/Texte entier
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[[Catégorie:Textes entiers]]
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr|226|{{sc|la ficelle}}|}}</noinclude>au bras de larges paniers d’où sortaient des têtes
de poulets par-ci, des têtes de canards par-là.
Et elles marchaient d’un pas plus court et plus
vif que leurs hommes, la taille sèche, droite et
drapée dans un petit châle étriqué, épinglé sur
leur poitrine plate, la tête enveloppée d’un linge
blanc collé sur les cheveux et surmontée d’un
bonnet.
Puis, un char à bancs passait, au trot saccadé
d’un bidet, secouant étrangement deux hommes
assis côte à côte et une femme dans le fond du
véhicule, dont elle tenait le bord pour atténuer
les durs cahots.
Sur la place de Goderville, c’était une foule,
une cohue d’humains et de bêtes mélangés. Les
cornes des bœufs, les hauts chapeaux à longs
poils des paysans riches et les coiffes des paysannes
émergeaient à la surface de l’assemblée.
Et les voix criardes, aiguës, glapissantes, formaient
une clameur continue et sauvage que dominait
parfois un grand éclat poussé par la robuste
poitrine d’un campagnard en gaieté, ou le
long meuglement d’une vache attachée au mur
d’une maison.
Tout cela sentait l’étable, le lait et le fumier,
le foin et la sueur, dégageait cette saveur aigre,
affreuse, humaine et bestiale, particulière aux
gens des champs.
Maître Hauchecorne, de Bréauté, venait {{tiret|d’ar|river}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr|234|{{sc|la ficelle}}|}}</noinclude><nowiki />
— On m’a vu, mé ? Qui ça qui m’a vu ?
— {{M.|Malandain}}, le bourrelier.
Alors le vieux se rappela, comprit et, rougissant
de colère :
— Ah ! i m’a vu, çu manant ! I m’a vu ramasser
c’te ficelle-là, tenez, m’sieu le maire.
Et, fouillant au fond de sa poche, il en retira
le petit bout de corde.
Mais le maire, incrédule, remuait la tête.
— Vous ne me ferez pas accroire, maître Hauchecorne,
que {{M.|Malandain}}, qui est un homme
digne de foi, a pris ce fil pour un portefeuille.
Le paysan, furieux, leva la main, cracha de
côté pour attester son honneur, répétant :
— C’est pourtant la vérité du bon Dieu, la
sainte vérité, m’sieu le maire. Là, sur mon âme
et mon salut, je l’répète.
Le maire reprit :
— Après avoir ramassé l’objet, vous avez même
encore cherché longtemps dans la boue, si quelque
pièce de monnaie ne s’en était pas échappée.
Le bonhomme suffoquait d’indignation et de
peur.
— Si on peut dire !… si on peut dire… des
menteries comme ça pour dénaturer un honnête
homme ! Si on peut dire !…
Il eut beau protester, on ne le crut pas.
Il fut confronté avec {{M.|Malandain}}, qui répéta
et soutint son affirmation. Ils s’injurièrent<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr||{{sc|la ficelle}}|235}}</noinclude>une heure durant. On fouilla, sur sa demande,
maître Hauchecorne. On ne trouva rien sur lui.
Enfin, le maire, fort perplexe, le renvoya, en
le prévenant qu’il allait aviser le parquet et demander
des ordres.
La nouvelle s’était répandue. À sa sortie de la
mairie, le vieux fut entouré, interrogé avec une
curiosité sérieuse ou goguenarde, mais où n’entrait
aucune indignation. Et il se mit à raconter
l’histoire de la ficelle. On ne le crut pas. On riait.
Il allait, arrêté par tous, arrêtant ses connaissances,
recommençant sans fin son récit et ses
protestations, montrant ses poches retournées,
pour prouver qu’il n’avait rien.
On lui disait :
— Vieux malin, va !
Et il se fâchait, s’exaspérant, enfiévré, désolé
de n’être pas cru, ne sachant que faire, et contant
toujours son histoire.
La nuit vint. Il fallait partir. Il se mit en
route avec trois voisins à qui il montra la place
où il avait ramassé le bout de corde ; et tout le
long du chemin il parla de son aventure.
Le soir, il fit une tournée dans le village de
Bréauté, afin de la dire à tout le monde. Il ne
rencontra que des incrédules.
Il en fut malade toute la nuit.
Le lendemain, vers une heure de l’après-midi,
Marius Paumelle, valet de ferme de maître Bre-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr|236|{{sc|la ficelle}}|}}</noinclude>ton, cultivateur à Ymauville, rendait le portefeuille
et son contenu à maître Houlbrèque, de
Manneville.
Cet homme prétendait avoir, en effet, trouvé
l’objet sur la route ; mais, ne sachant pas lire, il
l’avait rapporté à la maison et donné à son patron.
La nouvelle se répandit aux environs. Maître
Hauchecorne en fut informé. Il se mit aussitôt en
tournée et commença à narrer son histoire complétée
du dénouement. Il triomphait.
— C’ qui m’ faisait deuil, disait-il, c’est point
tant la chose, comprenez-vous ; mais c’est la
menterie. Y a rien qui vous nuit comme d’être en
réprobation pour une menterie.
Tout le jour il parlait de son aventure, il la
contait sur les routes aux gens qui passaient, au
cabaret aux gens qui buvaient, à la sortie de l’église
le dimanche suivant. Il arrêtait des inconnus
pour la leur dire. Maintenant, il était tranquille,
et pourtant quelque chose le gênait sans
qu’il sût au juste ce que c’était. On avait l’air de
plaisanter en l’écoutant. On ne paraissait pas
convaincu. Il lui semblait sentir des propos derrière
son dos.
Le mardi de l’autre semaine, il se rendit au
marché de Goderville, uniquement poussé par le
besoin de conter son cas.
Malandain, debout sur sa porte, se mit à rire
en le voyant passer. Pourquoi ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Maupassant - Miss Harriet - Ollendorff, 1907.djvu/254
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Nad.roz" />{{nr|244|{{sc|garçon, un bock !…}}|}}</noinclude>un sou qui traînait, il s’écria : « Garçon, deux
bocks ! »
Une voix lointaine répéta : « Deux bocks au
quatre ! » Une autre voix plus éloignée encore
lança un « Voilà ! » suraigu. Puis un homme en
tablier blanc apparut, portant les deux bocks
dont il répandait, en courant, les gouttes jaunes
sur le sol sablé.
Des Barrets vida d’un trait son verre et le
reposa sur la table, pendant qu’il aspirait la
mousse restée en ses moustaches{{corr||.}}
Puis il demanda : « Et quoi de neuf ? »
Je ne savais rien de neuf à lui dire, en vérité.
Je balbutiai : « Mais, rien mon vieux. Moi je suis
commerçant. »
Il prononça de sa voix toujours égale : « Et…
ça t’amuse ? »
— « Non, mais que veux-tu ? il faut bien faire
quelque chose !
— « Pourquoi ça ?
— « Mais… pour s’occuper.
— « À quoi ça sert-il ? Moi, je ne fais rien,
comme tu vois, jamais rien. Quand on n’a pas le
sou, je comprends qu’on travaille. Quand on a
de quoi vivre, c’est inutile. À quoi bon travailler ?
Le fais-tu pour toi ou pour les autres ? Si tu le
fais pour toi, c’est que ça t’amuse, alors très
bien ; si tu le fais pour les autres, tu n’es qu’un
niais. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Maupassant - Miss Harriet - Ollendorff, 1907.djvu/272
104
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Raymonde Lanthier
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/* Validée */ Ponctuation en trop.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Kaviraf" />{{nr|262|{{sc|le baptême}}|}}</noinclude>le tas pour ramasser les sucreries, tiré par la
queue, par les oreilles, par les pattes, mais plus
obstiné que les gamins.
La garde, un peu lasse, dit à l’abbé qui marchait
auprès d’elle :
— Dites donc m’sieu le curé, si ça ne vous
opposait pas de m’tenir un brin vot’neveu pendant
que je m’dégourdirai. J’ai quasiment une
crampe dans les estomacs.
Le prêtre prit l’enfant, dont la robe blanche
faisait une grande tache éclatante sur la soutane
noire, et il l’embrassa, gêné par ce léger fardeau,
ne sachant comment le tenir, comment le poser.
Tout le monde se mit à rire. Une des grand’mères
demanda de loin :
— Ça ne t’fait-il point deuil, dis, l’abbé, qu’tu
n’en auras jamais de comme ça ?
Le prêtre ne répondit pas. Il allait à grandes
enjambées, regardant fixement le moutard aux
yeux bleus, dont il avait envie d’embrasser
encore les joues rondes. Il n’y tint plus, et, le
levant jusqu’à son visage, il le baisa longuement.
Le père cria :
— Dis donc, curé, si t’en veux un, t’as qu’à le
dire.
Et on se mit à plaisanter, comme plaisantent
les gens des champs.
Dès qu’on fut assis à table, la lourde gaieté
campagnarde éclata comme une tempête. Les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Maupassant - Miss Harriet - Ollendorff, 1907.djvu/288
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/* Validée */ Accent.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" />{{nr|278|{{sc|regret}}|}}</noinclude>mandé une recette de cuisine. C’est qu’il avait
soixante-deux ans !
La porte s’ouvrit ; elle parut. C’était maintenant
une grosse femme large et ronde, aux joues
pleines, au rire sonore. Elle marchait les mains
loin du corps et les manches relevées sur ses
bras nus, poissés de jus sucré. Elle demanda,
inquiète :
— Qu’est-ce que vous avez, mon ami ; vous
n’êtes pas malade ?
Il reprit :
— Non, ma chère amie, mais je veux vous demander
une chose qui a pour moi beaucoup d’importance,
et qui me torture le cœur. Me promettez-vous
de me répondre franchement ?
Elle sourit,
— Je suis toujours franche. Dites.
— Voilà. Je vous ai aimée du jour où je vous
ai vue. Vous en étiez-vous doutée ?
Elle répondit en riant, avec quelque chose de
l’intonation d’autrefois :
— Gros bête, va ! Je l’ai bien vu du premier
jour !
Saval se mit à trembler ; il balbutia :
— Vous le saviez ?… Alors…
Et il se tut.
Elle demanda :
— Alors ?… Quoi ?
Il reprit :<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Maupassant - Miss Harriet - Ollendorff, 1907.djvu/317
104
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Raymonde Lanthier
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/* Validée */ Ii → Il
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Kaviraf" />{{nr||{{sc|en voyage}}|307}}</noinclude>portière venait de s’ouvrir. La comtesse Marie,
éperdue, jeta brusquement un châle sur son
argent répandu dans sa robe, et attendit. Quelques
secondes s’écoulèrent, puis un homme
parut, nu-tête, blessé à la main, haletant, en
costume de soirée. Il referma la porte, s’assit,
regarda sa voisine avec des yeux luisants, puis
enveloppa d’un mouchoir son poignet dont le
sang coulait.
La jeune femme se sentait défaillir de peur.
Cet homme, certes, l’avait vue compter son or, et
il était venu pour la voler et la tuer.
Il la fixait toujours, essoufflé, le visage convulsé,
prêt à bondir sur elle sans doute.
Il dit brusquement :
— Madame, n’ayez pas peur !
Elle ne répondit rien, incapable d’ouvrir la
bouche, entendant son cœur battre et ses oreilles
bourdonner.
Il reprit :
— Je ne suis pas un malfaiteur, madame.
— Elle ne disait toujours rien, mais, dans un
brusque mouvement qu’elle fit, ses genoux
s’étant rapprochés, son or se mit à couler sur le
tapis comme l’eau coule d’une gouttière.
L’homme, surpris, regardait ce ruisseau de
métal, et il se baissa tout à coup pour le ramasser.
Elle, effarée, se leva, jetant à terre toute sa<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Custine - Aloys, ou le religieux du mont saint bernard, Vézard, 1829.djvu/164
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*j*jac
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude>qu’est un monde où l’on n’a de sincérité que pour avouer les défauts de ses amis, et parfois même pour les révéler à qui ne les apercevait pas. Le comte de T** regardant mon mariage avec {{Mlle|de M**}} comme décidé, ''se croyait obligé'' à me donner quelques conseils sur la manière ''d’arranger'' mon existence, et sur les moyens d’échapper à ce qu’il appelait ''la domination'' de ma belle-mère. Voici le portrait qu’en faisait ''cet ami intime'' et dès-lors clairvoyant :
{{interligne}}
» {{Mme|de M**}} serait une femme tout-à-fait supérieure, si elle était réellement ce qu’elle a trouvé le moyen de paraître à ses amis. C’est<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Custine - Aloys, ou le religieux du mont saint bernard, Vézard, 1829.djvu/205
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*j*jac
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/* Validée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude><nowiki />
» Toute la société de {{Mme|de M**}} réunie chez elle, nous attendait pour fêter notre retour. On nous combla de louanges, de caresses ; on nous accabla de ces témoignages de joie qui approchent de l’enthousiasme, et qui ne sont naturels qu’aux Italiens. Musique, poésie, ornemens pleins de goût et de magnificence, tout concourait à l’éclat de la fête qu’on nous avait préparée. ''{{Mme|de M**}} régnait !…'' je me sentais mourir !…
» Était-ce bien là le but de ma vie, me disais-je avec un profond désespoir ? Quelle fatale illusion, quel appas trompeur m’a attiré dans ce monde si vain, et où je me sens si étranger ? C’est ''elle'', elle seule qui décida mes résolutions les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Custine - Aloys, ou le religieux du mont saint bernard, Vézard, 1829.djvu/206
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*j*jac
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude>plus secrètes ! Je n’ai pas été libre un instant de ma vie ; elle s’est attachée à mon être comme un esprit infernal ; elle s’est arrogé à mon insu le droit de diriger mes démarches, elle ''m’a imposé'' une destinée contraire à mes penchans ; elle a jeté sur moi ses invisibles filets ; de piége en piége, elle m’a entraîné dans l’abîme, c’est une furie envoyée au devant de moi ; et, du berceau jusqu’à la tombe, je n’aurai pu faire un pas, qu’elle ne l’ait marqué d’avance. Elle sait que je l’aime, comment l’ignorerait-elle ?… Elle trouve un affreux plaisir à déchirer un cœur qu’elle s’est fait un jeu de séduire ! Non, je me révolterai contre une telle tyrannie ! je briserai son joug, je la blesserai dans les seuls endroits<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Custine - Aloys, ou le religieux du mont saint bernard, Vézard, 1829.djvu/207
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<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude>sensibles de son cœur : je tuerai son époux, je désespérerai sa fille, et je lui ferai maudire le jour où, dans son aveuglement, elle voulut m’appeler son fils !… je me sens devenir un monstre. Est-ce l’amour, est-ce la haine qui change ainsi les mouvemens d’un cœur né pour la vertu ?
» Telles sont les épouvantables pensées qui m’obsédèrent toute la nuit.
» Plusieurs fois, pendant cette terrible fête, {{Mme|de M**}}, s’approcha de moi : je voyais qu’elle commençait à s’inquiéter sérieusement de l’altération de mes traits ; elle me parlait avec une douceur, avec des ménagemens qui me remplissaient d’effroi, parce que j’y reconnaissais une preuve de la<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude>terreur secrète dont elle était obsédée.
» Dès que je la vis troublée, mes soupçons se dissipèrent, et je fus désarmé.
« Suis-je donc une bête féroce, pensais-je, un malade, un frénétique, qu’on n’aborde qu’en tremblant ? »
{{interligne}}
« Elle pâlit, elle frémit en m’approchant, comme si elle attendait de moi son arrêt. Je gardais le silence ; elle n’osait me forcer à le rompre devant tant de témoins ; mais le tremblement de ses lèvres, le froid glacial de sa main, me prouvaient qu’elle souffrait autant que moi. Ah ! que ne lisait-elle dans mon cœur ! Elle aurait vu que je l’adorais, et que le mal que je lui cau-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude>sais n’était que la conséquence inévitable d’un sentiment qui m’aurait fait donner mille fois ma vie pour elle ! Que je lui trouvais de charmes ! Combien elle me paraissait supérieure à tout ce qui nous entourait !
» Mais quand j’avais cédé à ces mouvemens passionnés, et que je venais à penser qu’il fallait lui déchirer le cœur, me déshonorer à ses yeux, comme aux yeux du monde, ou ''devenir son fils'', le délire s’emparait de moi avec une nouvelle violence, et je n’étais plus le maître des mouvemens de fureur qui m’agitaient.
» {{Mme|de C**}}, cette officieuse amie dont je vous ai cité la lettre, ne manqua pas de m’accabler de questions sur le<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude>jour de mon mariage, sur nos projets après la noce, sur les fêtes qu’allait donner ''ma belle-mère ;'' et, après m’avoir arraché quelques mots incohérens, elle me quittait pour aller publier mes réponses dans toute la salle. La torture m’aurait paru un soulagement aux maux que je souffrais.
» Cette nuit s’écoula cependant ; et je me retirai avant que {{Mme|de M**}} fût restée seule.
» Je sortis de chez moi au point du jour, pour échapper aux messages du matin, et je parcourus la ville comme un insensé. Une voix me disait que je trouverais un remède à mes maux dans la religion ; mais comment y recourir ? Qui consulter ? À qui révéler, à qui expli-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude>quer des mystères qu’à peine je comprenais moi-même ?
» Je m’arrêtai devant une petite église, c’était ''Saint-Pierre-aux-Liens''. Frappé de ce nom, j’entrai et je restai long-temps prosterné sur le pavé. »
{{interligne}}
« Délivrez-moi, mon Dieu, m’écriai-je, en versant des torrens de larmes, de liens plus terribles que les fers dont votre main a dégagé l’apôtre. Je ne suis pas digne d’un secours surnaturel ; mais ce miracle ne sera connu que de moi ; et, si vous exigez le secret, je ne le révélerai pas. Envoyez-moi un ange pour m’éclairer, et prêtez votre force à mon âme, pour qu’elle reste digne du salut éternel !<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude><nowiki />
» — Sois vrai, tu seras libre ; point d’indépendance sans sincérité. »
{{interligne}}
« Je crus entendre ces paroles au fond de mon cœur. Je me relevai fortifié, en me promettant de prier désormais avec plus de confiance, et je rentrai chez moi encore incertain de ce que j’allais faire.
{{interligne}}
« — Sois vrai ! »
» — Mais je ne puis, je ne dois pas avouer une telle vérité ; cette confidence serait un crime de plus.
» — Point de subtilités, la conscience les déjoue ; il est une vérité d’action plus efficace que la vérité de paroles. Sans exprimer ta passion, tu peux agir<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude>comme si tu l’avais révélée ; et, aujourd’hui, il ne te reste que ce devoir à remplir.
» — Il faut donc rompre pour jamais ; il faut fuir, sans même pouvoir donner l’explication d’une conduite si insensée !
» — Peux-tu jurer devant Dieu de vouer ta vie à la fille, en adorant la mère ?
» — Je ne puis !
» — Rappelle-toi les pensées qui se succédaient dans ton âme, lorsque ce mariage te paraissait inévitable. Si c’était ton devoir de le conclure, la résignation purifierait ton âme, au lieu de la troubler. Ne te laisse donc pas séduire par les conseils de la fausse sagesse du monde.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude><nowiki />
» — Hé bien, il faut rompre, et je vais écrire !… »
{{interligne}}
« Ce dialogue ''s’était joué'', pour ainsi dire, au fond de mon cœur, comme une scène à laquelle j’avais assisté. Ma tête était vide, mes pensées étaient vagues, mes sens engourdis ; je me sentais sous l’influence d’une puissance qui dominait ma volonté. Je me disais : ce n’est pas moi qui agis, et j’obéissais. J’avais changé de tyran : esclave d’une passion funeste, je secouais ce joug, pour devenir serviteur aveugle d’un meilleur maître.
» Quel était ce nouveau guide ?
» La suite de mon histoire fera voir que c’était la religion qui reprenait ses<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude>droits sur mon âme. Oui, c’est Dieu même qui m’a dicté la lettre suivante, adressée à {{Mme|de M**}} :
{{interligne}}
« Il y a des momens dans la vie où le devoir même nous ordonne un crime apparent : mon devoir est de ne vous revoir jamais, et de renoncer à votre fille.
» J’ai lutté trop long-temps.
» En me donnant enfin le courage de vous dire que je ne ferais pas le bonheur de cet ange, Dieu la protège contre vous et contre moi.
» Vous vous êtes fait illusion sur moi, par le besoin que vous aviez de trouver la perfection pour elle : vous ne me connaissez pas, vous ne me con-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude>naîtrez jamais, et pourtant vous étiez la seule personne capable de me comprendre…
» Ma conduite vous paraîtra inexcusable ; il ne m’appartient pas de me justifier, mais j’ai trop souffert et je souffre trop encore pour me croire tout-à-fait criminel.
» J’expie d’avance le mal que je vais vous faire.
» Effacez-moi de votre souvenir, vivez pour votre fille. Je sens que Dieu m’appelle à lui ; si je survis à mon sacrifice, je me consacrerai uniquement au service de ceux qui souffrent… Je n’en trouverai pas d’aussi malheureux que moi ! Mes maux sont sans remède, mais j’é-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude>prouve le besoin d’adoucir ceux des autres, et ce sentiment me prouve que Dieu ne m’a pas encore tout-à-fait abandonné.
» Dites tout ce que vous croirez devoir dire à {{M.|de M**}} et au monde ; sacrifiez-moi sans remords ; désormais je ne vivrai que pour ma conscience ; le blâme ne peut m’atteindre.
» L’honneur m’obligeait à ne pas rétracter ma parole, la religion me prêche la conversion, qui n’est qu’une rétractation universelle. J’obéis à Dieu et je quitte le monde.
» Adieu ! Vous ne me plaindrez jamais assez. »<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude><nowiki />
« Je pliai cette lettre et je l’envoyai sans même penser à ce que je faisais.
» Je me disposais à quitter la ville ; mais comme je n’avais rien préparé pour ce départ, je n’eus pas le temps d’échapper à {{Mme|de M**}}, et je la vis entrer dans ma chambre une demi-heure après que je lui eus envoyé ma lettre. Elle était pâle ; ses cheveux en désordre, la négligence de sa toilette annonçait le trouble et l’agitation ; elle avait peine à retenir des larmes qu’on voyait rouler dans ses yeux.
» Nous restâmes long-temps en silence ; {{Mme|de M**}} était debout, immobile… Je vis au tremblement de ses genoux qu’elle allait se trouver mal,<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude>je courus à elle et je la fis asseoir.
{{interligne}}
» Cette lettre est-elle bien de vous ? me dit-elle enfin…
» Je gardai le silence…
» — Vous n’avez pas réfléchi aux conséquences du parti que vous prenez.
» — Je ne suis plus libre d’en choisir un autre.
» — Vous vous perdez de réputation, non-seulement dans ce pays, qui n’est pas le vôtre, mais à Paris, mais partout où votre nom, où le nôtre aura pénétré ; le monde ne pardonne pas une conduite déloyale, quand elle est inconséquente.
» — Avant de me décider au parti que<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude>je prends, j’ai vaincu un sentiment plus fort que la peur !… Je vous l’ai dit, je quitte le monde.
» — Vous ne le quitterez jamais ! Où trouveriez-vous assez d’énergie pour exécuter un tel dessein ?
» — Ce n’est pas à moi, surtout en ce moment, qu’il appartient d’excuser mes défauts. J’ai beaucoup d’inconséquence, d’imprévoyance ; mais enfin mes torts tiennent à l’irrésolution plus qu’à la faiblesse. Quand j’ai reconnu ''la nécessité'' d’une démarche, je l’exécute avec d’autant plus de fermeté qu’il m’en a plus coûté pour me décider.
» — Il y a en vous le mélange le plus bizarre de faiblesse et de fermeté.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lafargue - Pamphlets socialistes, 1900.djvu/72
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Midinette du Grand Guignol
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude><nowiki />
- Giffen a raison. Le Capital est Dieu, le seul Dieu vivant!
Quand l’enthousiasme judaïque se fut un peu calmé, Giffen continua:
- Aux uns sa présence se révèle terrible; aux autres tendre comme l’amour d’une jeune mère. Quand le Capital se jette sur une contrée, c’est un cyclone qui passe, broyant et triturant hommes, bêtes et choses. Quand le Capital européen s’abattit sur l’Égypte, il empoigna et souleva de terre les fellahs avec leurs bœufs, leurs charrettes et leurs pioches, et les transporta à l’isthme de Suez; de sa main de fer il les courba au travail, brûlés par le soleil, grelottant de fièvre, torturés par la faim et la soif: trente mille jonchèrent de leurs ossements les bords du canal. Le Capital saisit les hommes jeunes et vigoureux, alertes et bien portants, libres et joyeux; il les emprisonne par milliers dans des usines, dans des tissages, dans des mines; là, comme le charbon dans la fournaise, il les consomme, il incorpore leur sang et leur chair à la houille, à la trame des tissus, à l’acier des machines; il transfuse leur force vitale dans la matière inerte. Quand il les lâche, ils sont usés, cassés et vieillis avant l’âge; ils ne sont que des carcasses inutiles que se disputent l’anémie, la scrofule, la pulmonie. L’imagination humaine, si fertile cependant en monstres terrifiants, n’aurait jamais pu enfanter un Dieu aussi cruel, aussi épouvantable, aussi puissant pour le mal. - Mais qu’il est doux, prévoyant et aimable pour ses élus. La terre ne possède pas assez de jouissances pour les privilégiés<noinclude></noinclude>
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Midinette du Grand Guignol
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- Giffen a raison. Le Capital est Dieu, le seul Dieu vivant!
Quand l’enthousiasme judaïque se fut un peu calmé, Giffen continua:
- Aux uns sa présence se révèle terrible; aux autres tendre comme l’amour d’une jeune mère. Quand le Capital se jette sur une contrée, c’est un cyclone qui passe, broyant et triturant hommes, bêtes et choses. Quand le Capital européen s’abattit sur l’Égypte, il empoigna et souleva de terre les fellahs avec leurs bœufs, leurs charrettes et leurs pioches, et les transporta à l’isthme de Suez; de sa main de fer il les courba au travail, brûlés par le soleil, grelottant de fièvre, torturés par la faim et la soif: trente mille jonchèrent de leurs ossements les bords du canal. Le Capital saisit les hommes jeunes et vigoureux, alertes et bien portants, libres et joyeux; il les emprisonne par milliers dans des usines, dans des tissages, dans des mines; là, comme le charbon dans la fournaise, il les consomme, il incorpore leur sang et leur chair à la houille, à la trame des tissus, à l’acier des machines; il transfuse leur force vitale dans la matière inerte. Quand il les lâche, ils sont usés, cassés et vieillis avant l’âge; ils ne sont que des carcasses inutiles que se disputent l’anémie, la scrofule, la pulmonie. L’imagination humaine, si fertile cependant en monstres terrifiants, n’aurait jamais pu enfanter un Dieu aussi cruel, aussi épouvantable, aussi puissant pour le mal. - Mais qu’il est doux, prévoyant et aimable pour ses élus. La terre ne possède pas assez de jouissances pour les privilégiés<noinclude></noinclude>
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— Giffen a raison. Le Capital est Dieu, le seul Dieu vivant !
Quand l’enthousiasme judaïque se fut un peu calmé, Giffen continua :
— Aux uns sa présence se révèle terrible ; aux autres tendre comme l’amour d’une jeune mère. Quand le Capital se jette sur une contrée, c’est un cyclone qui passe, broyant et triturant hommes, bêtes et choses. Quand le Capital européen s’abattit sur l’Égypte, il empoigna et souleva de terre les fellahs avec leurs bœufs, leurs charrettes et leurs pioches, et les transporta à l’isthme de Suez ; de sa main de fer il les courba au travail, brûlés par le soleil, grelottant de fièvre, torturés par la faim et la soif : trente mille jonchèrent de leurs ossements les bords du canal. Le Capital saisit les hommes jeunes et vigoureux, alertes et bien portants, libres et joyeux ; il les emprisonne par milliers dans des usines, dans des tissages, dans des mines ; là, comme le charbon dans la fournaise, il les consomme, il incorpore leur sang et leur chair à la houille, à la trame des tissus, à l’acier des machines ; il transfuse leur force vitale dans la matière inerte. Quand il les lâche, ils sont usés, cassés et vieillis avant l’âge ; ils ne sont que des carcasses inutiles que se disputent l’anémie, la scrofule, la pulmonie. L’imagination humaine, si fertile cependant en monstres terrifiants, n’aurait jamais pu enfanter un Dieu aussi cruel, aussi épouvantable, aussi puissant pour le mal. — Mais qu’il est doux, prévoyant et aimable pour ses élus. La terre ne possède pas assez de jouissances pour les privilégiés<noinclude></noinclude>
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Page:Suétone - Les écrivains de l’Histoire Auguste, 1845.djvu/352
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|330|HISTOIRE AUGUSTE. — J. CAPITOLIN.}}</noinclude>assemblée, il présenta la main à son beau-père affaibli par l’âge (ce qui, en vérité, ne justifie pas suffisamment ce titre, car il y a plus d’impiété à ne pas s’acquitter de ce devoir que de piété à le remplir) ; soit pour avoir sauvé la vie à ceux qu’Adrien, pendant sa maladie, avait ordonné de tuer ; soit parce qu’après la mort de ce prince il lui fit rendre, contre le sentiment général, des honneurs sans fin et sans mesure ; soit parce qu’Adrien ayant voulu se donner la mort, il sut, à force de vigilance et de soins, l’empêcher d’accomplir cette résolution ; soit enfin, ce qui est plus vraisemblable, à cause de sa bonté immense et du bonheur constant dont on jouit sous son règne. Il plaça son argent au denier trois, c’est-à-dire au plus bas intérêt, et il aida de son patrimoine un grand nombre de personnes. Il signala sa questure par des libéralités, sa préture par ses magnificences. Il partagea le consulat avec Catilius Sévère. Il passa presque tout le temps de sa vie privée à la campagne, et il se conduisit partout avec distinction. Adrien le mit au nombre des quatre consulaires à qui était confiée l’administration de l’Italie, et lui donna le gouvernement de la partie de ce territoire où il avait le plus de possessions, conciliant ainsi la gloire et la tranquillité d’un tel homme.
{{Ancre|3|{{rom-maj|III}}}}. Tandis qu’il gouvernait l’Italie, un présage lui fut donné de son avénement à l’empire. En effet, au moment où il montait sur son tribunal, il entendit, entre autres acclamations, ces paroles : « Auguste, que les dieux vous conservent ! » Il surpassa dans son proconsulat d’Asie la gloire de son aïeul<ref>Arrius Antonin. {{abr|Voy.|Voyez}} Pline, ''{{lang|la|Epist.}}'' {{rom|iv}}, 3, 18.</ref>, demeurée jusqu’à lui sans rivale. Il reçut encore, durant ces fonctions, un présage de l’empire ; car la prêtresse de Tralles, au lieu de le saluer de son titre, comme elle le faisait pour tous les autres, et de dire, « Salut, proconsul, » lui dit : « Salut, empereur. » Dans la ville de Cyzique, une couronne fut transportée de la statue d’un dieu sur la sienne. Après son consulat, un taureau en marbre, placé dans un verger, se trouva suspendu par les cornes aux branches d’un arbre, qui l’avait soulevé en grandissant. La foudre tomba, par un beau temps, dans sa maison, sans y causer aucun dommage. En Étrurie, des tonneaux qu’on avait enfouis furent trouvés sur le sol. Des essaims d’abeilles couvrirent ses statues dans toute l’étendue de ce pays. Il fut souvent averti en songe de placer l’image d’Adrien parmi ses dieux pénates.
Il perdit sa fille aînée, au moment de partir pour son proconsulat. On a beaucoup parlé de sa femme, à cause de sa vie déréglée et licencieuse, qui lui causa d’amers et secrets chagrins.
Après son proconsulat, il vécut habituellement à Rome, fut souvent appelé aux conseils d’Adrien, et se déclara toujours, dans les affaires soumises à son expérience, pour le parti de la douceur.
{{Ancre|4|{{rom-maj|IV}}}}. Voici comme on prétend que se fit son adoption. Après la mort d’Élius Vérus, à qui Adrien avait donné, en l’adoptant, le titre de César, on assembla le sénat. Arrius Antonin s’y rendit, aidant son beau-père à marcher ; et ce fut, dit-on, ce qui le fit adopter par Adrien. Mais ce motif ne peut ni ne doit certainement avoir été le seul, Antonin ayant toujours bien mérité de la république, et s’étant distingué, dans son proconsulat, par la pureté de ses mœurs et par l’utilité de ses actes. Lors donc qu’Adrien eut fait connaître qu’il voulait l’adopter, on fixa un terme<noinclude></noinclude>
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Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/119
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Psephos
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je sais pas pourquoi ça remove pas allemptystaves .. j'essaie encore demain & annule si ça marche pas
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" />{{nr||(5)}}</noinclude>{{il}}
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{{C|<score sound>
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} }
\midi {
\tempo 4 = 80 % Berceuse ...
}
\new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "20." } <<
\set Staff.midiInstrument = "music box"
\key bes \major \time 2/4
\relative c'' {
bes8 a16 bes16 c8 c | d c bes r | bes a16 bes c8 c |\break
d c bes r | d c16 d ees8 c | d c ees c | d c ees c |\break
d c ees r | c d16 c bes8 c | d c bes r | c d16 c bes8 c | d c bes r \bar "|."
}
\new Lyrics \lyricmode {\override LyricText.font-shape = #'italic
N’yè8 -- vô16 en’ chiv’8 dò not’ jè -- din _
N’yè8 -- vô16 en’ chiv’8 dò not’ jè -- din. _
Lo lou16 lè vi8 po lè pâ -- li
Bé é é é Bé é é é _
Mo pe16 -- ti ca8 -- bri -- chon lon lir _
Mo pe16 -- ti ca8 -- bri -- chon lon la.
}>>
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\paper {ragged-bottom = ##t}
musique = {
\repeat volta 2 { a8 gis16 fis e8 a8 | b b a r } | \break
a b16 cis d8 e | d cis b a16 b | cis8 fis, fis gis16 a |\break
b8 a16 gis fis8 gis16 a | b8 gis16 fis e8 r \bar "|."
}
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\new Lyrics \lyricmode {
\override LyricText.font-shape = #'italic
Lo8 mi16 -- nâye ol8 -- lé16. -- z32 -- o8 mor -- chi, _
Ç’o po-z16 ech’ té8 di vin ca -- ré mil16 -- li -- on8 trin trin mil16 -- le
sac8 mil16 -- le vin,8 ç’o16 l’ar -- gent8 di16 mo -- lin.8
}>>}
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\partial 16
\tempo\markup\normal-text\italic"Allegretto"
d16\f | d8. b16 b8. d16 | d4 d8 r | g,\p b b g |\break
a4 r8.\fermata d16\f | d8. b16 b8. d16 | d8 r g,\p b | b g a a | g4 r8 b\f | \break
d8. b16 e8. e16 | \after 8 \p d4 g,8 b | b g a a | g4 r \bar "|."
}
\new Lyrics \lyricmode {
\override LyricText.font-shape = #'italic
Ç’tè32. -- t64 -- è8. ne16 jon’8. bé16 -- yes4 -- se8 _ Tra lon la léy’
lo.4 _8. Ç’tè16 t-è8. ne16 jon’8. bé16 -- yesse8 _ è l’a -- ge de dèy heut an4 _8 è
l’ag’8. de16 dèy8. heut16 an4 oh’8 è l’ag’ de dèy heut an4
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\key a \major \time 3/4
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\tempo\markup\normal-text\italic"Allegro"
\partial 16*5
e16 a8. b16 | a8. gis16 fis8. e16 | fis8. gis16 | a4 e8 r16 e a8. b16 |
a8. gis16 fis8. e16 fis8. gis16 | a4 r8 r16 e b'8. cis16 | d8. e16 d8. cis16 b8. cis16 |
b4 b8 r16 e, b'8. cis16 | b8. a16 gis8. a16 b8. cis16 | a4 r r |\break
% refrain
\partial 16*5
e16 a8. b16 |
cis8. d16 e8. fis16 e8. dis16 |
e4 e8 r16 e,16 a8. b16 |
cis8. d16 e8. fis16 e8. dis16 | e4 r8 r16 e16 fis8. e16 | d8. cis16 b8. cis16 d8. e16 |
d4 d8 r16 fis16 e8. d16 | cis8. d16 e8. d16 cis8. d16 | a4 r8 r8\bar "|."
}
\new Lyrics \lyricmode {
\override LyricText.font-shape = #'italic
"Hé !"16 bé8. sè16 -- gar,8. è16 -- vo8. tè16 sè8. gue16 bian4 -- che8 _16 que dan8. -- "se et"16 \break
rlu8. poua16 l’auv’8. de16 to8. mo16 -- lin,4 _8. que16 vu8. -- te16 fâr8. è16 -- vo8. tor16 -- tot’8. cé16 \break
pian4 -- che8 _16 de si8. bé16 bô,8. de16 châ8. -- "ne o"16 de8. sè16 -- pin.4 _2 \bar "|."
"Oh !"16 Sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 Se8. -- gue16 pri8. bé16 Dé4 -- ye8 _16 "Oh !" Sé8. -- gue16 \break
Sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 bé8. sé16 -- gar…4 _8. Ch16 sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 "ho !"8. trè16 \break
dé4 -- ye8 _16 "Oh !" Sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 Déy’8. tè16 gar4
}>>
\new Staff \with {
midiInstrument = "concertina"
\RemoveAllEmptyStaves
} <<
\key a \major
\relative c'{
s2.*8 s16*5
\tempo \markup\normal-text\italic"Refrain en chœur."
e16 8. 16 |
a8. b16 cis8. d16 cis8. bis16 |
cis4 cis8 r16 e,16 8. 16 |
a8. b16 cis8. d16 cis8. dis16 | cis4 %corr
r8 r16 cis16 d8. cis16 |
d8. a16 gis8. a16 b8. cis16 |
b4 b8 r16 d16 cis8. b16 | a8. b16 cis8. b16 a8. gis16 | a4 r8 r8
}>>
>>
</score>}}<section end="24"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dubuisson - Armorial des principales maisons et familles du royaume, tome 2, 1757.djvu/161
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Corrections du texte
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="2A01:CB00:84F0:500:F933:FCB8:CDDF:4021" />{{Rh||R|77}}</noinclude><nowiki/>
82. '''ROBERT''', ''seigneur de Villetanneuse, de la Fortelle, de Pesselieres'' : d’azur, à trois pattes de griffons d’or.
83. '''ROBERT''', ''seigneur de Courtoux, de la Chartre, de la Fortelle'' : d’azur, à trois pattes de griffons d’or, coupé d’argent, à la fasce de sable dentelée d’or, & accompagnée de trois roses de gueules.
84. '''ROBERT''', ''seigneur de Lignerac'' : d’argent, à trois pals de gueules.
85. '''ROBERT''', ''seigneur de Saint Martin, de Saint Vincent'' : d’or, à la vache de gueules, accolée & clarinée d’azur, sur la tête une étoile de même, & un chef aussi d’azur.
86. '''ROBERT''', ''seigneur de Sulpice, de Boucheville'' : d’azur, au chevron d’argent, accompagné de trois roses de même.
87. '''ROBERTHON''' : d’azur, au chevron d’or, accompagné de trois croissants d’argent.
88. '''ROBINEAU''' : d’or, au chevron d’azur, accompagné en chef de deux roses de gueules, & en
pointe d’un arbre de sinople.
89. '''ROBINOT''' : d’argent, à la fasce de gueules ; chargée de trois étoiles d’argent.
90. '''ROBIOU''', ''seigneur de Kerguenzennec, de Quilgamon'' : d’argent, à trois fasces d’azur.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Charlie Main
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
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82. '''ROBERT''', ''seigneur de Villetanneuse, de la Fortelle, de Pesselieres'' : d’azur, à trois pattes de griffons d’or.
83. '''ROBERT''', ''seigneur de Courtoux, de la Chartre, de la Fortelle'' : d’azur, à trois pattes de griffons d’or, coupé d’argent, à la fasce de sable dentelée d’or, & accompagnée de trois roses de gueules.
84. '''ROBERT''', ''seigneur de Lignerac'' : d’argent, à trois pals de gueules.
85. '''ROBERT''', ''seigneur de Saint Martin, de Saint Vincent'' : d’or, à la vache de gueules, accolée & clarinée d’azur, sur la tête une étoile de même, & un chef aussi d’azur.
86. '''ROBERT''', ''seigneur de Sulpice, de Boucheville'' : d’azur, au chevron d’argent, accompagné de trois roses de même.
87. '''ROBERTHON''' : d’azur, au chevron d’or, accompagné de trois croissants d’argent.
88. '''ROBINEAU''' : d’or, au chevron d’azur, accompagné en chef de deux roses de gueules, & en
pointe d’un arbre de sinople.
89. '''ROBINOT''' : d’argent, à la fasce de gueules ; chargée de trois étoiles d’argent.
90. '''ROBIOU''', ''seigneur de Kerguenzennec, de Quilgamon'' : d’argent, à trois fasces d’azur.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 3.djvu/499
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />975 CONFIRMATION DANS LA SAINTE ÉCRITURE 076</noinclude><section begin="CONFIRMATION"/><nowiki/>
'''CONFIRMATION'''.
On étudiera successivement ce sacrement de l’Eglise : <br>
{{refl|1|nosup|num=1° dans l’Ecriture sainte ;}} <br>
{{refl|2|nosup|num=2° d’après les Pères grecs et latins ;}} <br>
{{refl|3|nosup|num=3° du {{rom|vii}}{{e}} au {{rom|xii}}{{e}} siècle ;}} <br>
{{refl|4|nosup|num=4° chez les scolastiques ;}} <br>
{{refl|5|nosup|num=5° dans l’Eglise arménienne ;}} <br>
{{refl|6|nosup|num=6° chez les coptes ;}} <br>
{{refl|7|nosup|num=7° chez les Syriens ;}} <br>
{{refl|8|nosup|num=8° chez les anglicans ;}} <br>
{{refl|9|nosup|num=9° chez les protestants ;}} <br>
{{refl|10|nosup|num=10° d’après le concile de Trente ;}} <br>
{{refl|11|nosup|num=11° on traitera enfin les questions morales et pratiques qui s’y rapportent.}}
'''{{refa|1|I. CONFIRMATION DANS LA SAINTE ÉCRITURE.}}'''
Trouve-t-on dans le Nouveau Testament, du moins sous une forme équivalente ou en germe, le sacrement de confirmation ? C’est surtout dans le livre des Actes qu’on a cru le découvrir. La première question à poser est donc celle-ci : Dans les communautés, telles que les décrit saint Luc, accomplit-on un rite qui soit la confirmation ou qui l’annonce ? Il sera nécessaire de relever ensuite les mentions qu’accorderaient, les allusions que feraient à cette cérémonie les ouvrages contemporains du livre des Actes ou postérieurs à cet écrit. Ce problème résolu, ce point de départ posé, il restera à rechercher l’origine du rite découvert était-il en usage dans les communautés plus anciennes ? Remonte-t-il à Jésus ?
I. {{sc|A l’époque où écrit saint Luc et dans la suite}}.
Actes et troisième Évangile rendent un seul et n
témoignage, le principal, qu’il importe d’étudier isolément.
1° ''L’imposition des mains qui, d’après Luc, donne le Saint-Esprit, peut-elle être rapprochée du sacrement de confirmation ?''
Pour résoudre cette question,
il ne suffit pas de considérer les c. {{rom|viii}} et {{rom|xix}} des Actes où ce rite est décrit. Puisque, comme on l’a dit souvent, le troisième Evangile et l’ouvrage qui le continue sont une histoire ininterrompue de l’action de l’Esprit-Saint dans la vie du Christ et l’œuvre des apôtres, il faut expliquer Luc par Luc, comparer la communication faite aux néophytes de Samarie, Act., {{rom|viii}}, 4-24, et aux disciples d’Éphése, Act., {{rom|xix}}, 1-20, avec les dons qui pourraient lui ressembler et les promesses qui pourraient la présager. Citons d’abord les textes, pour
en dégager ensuite le contenu.
L’Esprit-Saint est donné à Elisabeth, à Zacharie, à Jean leur lils et à Siméon, pour que, sous son impulsion, ils s’acquittent de leur mission prophétique et rendent témoignage au Messie. Ainsi, Elisabeth est a remplie du Saint-Esprit » , quand elle s’écrie d’une voix forte que l’enfant de Marie, « son Seigneur, » est « béni » . Luc, {{rom|i}}, 41-43. Zacharie est lui aussi « rempli du Saint-Esprit » , quand il « prophétise » et chante le « Sauveur » du peuple de Dieu. Luc, {{rom|i}}, 67. L’Esprit-Saint est encore sur Siméon, lui révèle qu’il ne mourra pas avant d’avoir vu le Christ du Seigneur, le « pousse au temple > : le jour où.lésus y est présenté et où le vieillard le proclame « lumière des nations, gloire d’Israël » . Luc, {{rom|il}}, 25-32. Le principal prophète du Nouveau Testament, Jean, est annoncé comme celui qui, « rempli du Saint-Esprit dès le sein de sa mère, » ramènera à Dieu beaucoup des enfants d’Israël. Luc, {{rom|i}}, 15, 16. De fait, « dès le sein de sa mère, » celui qui devait être le précurseur, rend témoignage par son tressaillement, {{rom|i}}, 41, il ; devenu grand, il annonce l’approche du Seigneur, le salut de Dieu, {{rom|iii}}, 3-6, 16, 17, et mérite d’être appelé un prophète, le plus grand de tous, {{rom|vii}}, 26-28.
Dans la vie de Jésus, nous saisissons la promesse, le don. l’action de l’Esprit-Saint, c’est-à-dire ce que nous retrouverons dans l’œuvre des apôtres et l’existence des premiers chrétiens. Gabriel annonce à Marie que cet Esprit « viendra sur elle » ; « vertu du Très-Haut, il la couvrira de son ombre, » et ainsi il assurera a l’être saint né d’elle la qualité de Fils de Dieu. Luc, {{rom|i}}, 35. Promis à la mère, l’Esprit est accordé à l’enfant. Jésus vient d’être baptisé. Il prie et alors le ciel s’ouvre,
l’Esprit-Saint i forme corporelle,
comme une colombe, 1 1 uni (ail au mire
du ciel : lu m mon iilbienaimé ; en li suis - Luc, {{rom|iii}}21, 22. Ainsi l’ablution d.<<
lourds in est sui ie.1 une oncli. d
de Nazareth : il est oint du Saint-Es|
i {{rom|iv}}, Jii. ! ’. J. -ului-même I connu I. Esprit du Seigm ur < si ^mmoi, il m’a oint. >
IV, 16-18. Et ce don marque une date, le i mi ncement d’une i<- nouvelle, I inauguratb n officielle du ministère messianique. Dès ce moment, au pouvoir de I Espril t, sous cette impulsion, a<plit sa il - enfonce dans le désert pour affirmer. en face de la tentation, sa qualité de M< tuel, c’est rempli de I Esprit, conduit par l’Espi Luc. {{rom|iv}}. I. Si, lorsqu’il en revient, sa reiiomi pand.n Galilée, s’il va de 1 i » - » * en lieu faire le :
r ci iix qui sont ^oii » l’empire du diable, c -t qu’il a été sacré par l’Esprit-Saint et qu’il marche dai puissance de cet Espril tct., {{rom|x}}, 38 ; Luc, {{rom|iv}}, 14. s présente comme le prédicateur de la bonne nouvelli héraut de l’année de grâce, le secours de* captifs, des aveugles, des opprim ux qui ont le tour I
c’est que l’Esprit du Seigneur est mit lui, l’a oint et envoyé. Luc., {{rom|iv}}, 18, I’.". Si. tressaillant de joie, il n ud témoignage au Père et au Fils, c’est sous l’action il Esprit. Luc, . 21.
Mêmes étapes dans la vie des apôtres : l’Esprit leur
est annoncé, il leur est donné, il les meut dans l’accomplissement
de leur tâche de témoins. C’est la fonction
que Jésus leur confie. mais en ajoutant : J’enverrai
sur vous ce que mon Père a promis, vous serez revêtus
de la puissance d’en haut. » Luc. {{rom|xxiv}}, 18, 49. Et ainsi.
il donne aux douze l’ordre d’annoncer l’Évangile par
l’Esprit-Saint, Act., {{rom|i}}, ! (selon la leçon qui paraît la
meilleure) ; il leur dit : « Jean a baptisé d eau. vous serez baptisés
du Saint-Esprit dans peu de jours, vous recevrez
sa puissance, il viendra sur vous et vous serez mes
témoins a Jérusalem, dans toute la Judée et dans la
Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. Act., {{rom|i}},
5, 8. Déjà, Jésus avait indiqué à ses disciples un des
effets de ce don : Quand on vous traduira devant les
synagogues, les magistrats et les autorités, le Saint-Esprit
vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra
dire. » Luc, {{rom|xii}}, 12. La parole fut tenue. Le jour de la
Pentecôte, les apôtres étaient dans la chambre haute
(sans doute avec tous les disciples de la première ne
les cent in_ : t). Un bruit vint du ciel pareil à celui d’un
vent impétueux, des langues apparurent semblables à
des langues de feu et se posèrent sur chacun d’eux, l.t
ils furent tous remplis du Saint-Esprit. Act., {{rom|ii}}, 1-4 ; cf.
i. I i. 15, C’était Jésus qui, élevé par la droite de Dieu et
ayant reçu le Saint-Esprit, l’avait répandu. Act.. H, 33.
Les effets de ce don se firent aussitôt sentir. Tous ceux
qui l’avaient obtenu se mirent à parler en d’autres
langues, Act., n. i ; ils émerveillèrent ceux qu.
entendirent, Act., {{rom|ii}}, 5-13 : en eu s’accomplissait l’oracle
de Joèl, ils étaient devenus des prophètes, Act.. II.
16 sq., et devaient rendre témoignage avec force plus
d’une fois. Act., {{rom|iv}}, 33. etc. Pierre le fait, rempli du
Saint-Esprit, Act., {{rom|iv}}, 8, avec cette assurance qu’avait
prédite Jésus, assurance extraordinaire chez des bon
du peuple et sans lettres. Act., {{rom|iv}}, 13. L’Esprit parle
à Pierre. Act.. x. I" ; si, 12. Il est le conseiller
douze si bien qu’ils en ont pleine consciem
qu’ils osent dire : « Nous sommes témoins [de la gloire
de Jésus], ainsi que l’Esprit-Saint donné par Dieu |
ceux qui lui obéissent. » Act., t
Et tous les disciples sont traités comme les douze et
comme le Maître. G tte fois encore, on constate promesse,
don, action de l’Esprit-Saint. Jean avait dit I
auditeurs : « Celui (qui vient’vous baptisera du Saint-Esprit
et de feu. » Luc. {{rom|iii}}, 16. Jésus avait assuré que le
<section end="CONFIRMATION"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.1.djvu/271
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|527|HYPOSTATIQUE (UNION)|528}}</noinclude>dans l’existence en soi le constitutif de la personne ;
l’existence serait donc l’équivalent de la subsistence,
pris au sens abstrait du mot, qui est le sens de la
théologie scolastique. Une nature raisonnable, couronnée
par son existence propre, devient par là incommunicable,
et doit être appelée une personne ou
une hypostase. Dans l’incarnation, l’humanité n’est
pas une personne, parce qu’elle n’a pas son existence
propre, cette existence étant suppléée par l’existence
même du Verbe. L’existence du Verbe s’étend aussi
à l’humanité, non pas à la manière d’un acte qui
l’informe, mais à la manière d’une perfection qui la
termine et la couronne. Ainsi, l’union est hypostatique,
parce que réalisée grâce à l’unité d’existence
substantielle. Voir col. 423. — b) Remarques critiques. —
a. Au point de vue philosophique, quelle que soit la liberté
laissée par l’Église relativement à l’emploi de ces
théories pour justifier en regard de la raison le concept
d’union hypostalique, il est permis de constater que
seules les opinions relevant de la philosophie de saint
Thomas semblent fondées en raison : le mode négatif
de Scot, la totalité de Tiphaine n’expliquent rien, et
Suarez et toute son école, en niant la distinction réelle
de l’essence et de l’existence, rencontrent dans leur
explication d’insolubles difficultés. Voir la discussion
philosophique de ces théories, col. 41 1 sq. Avec la théorie
thomiste, surtout avec celle qui se dégage de la conception
assez étrange d’un mode substantiel, la subsistence,
terminant l’essence et la disposant à l’existence en
soi, on comprend mieux comment la nature prise par
le Verbe devient vraiment l’humanité de ce Verbe
divin. Puisqu’elle est terminée par l’existence même
du Verbe, elle a été créée telle, dans son individualité,
dans ses perfections, en vue du Verbe, qui était sa
fin et sa raison d’être, qui devait la consacrer, l’épouser
pour l’éternité. Quoi qu’il en soit, tous les théologiens
catholiques sont d’accord pour affirmer, sous des
opinions et des explications différentes, l’union réelle,
substantielle, hypostatique du Verbe de Dieu et de
la nature humaine prise par lui dans le sein de la
Vierge Marie. Cf. Hugon, ''op. cit''., p. 179-180. — b. Au
point de vue slriclement théologique, aucune des théories
proposées ne rend plus facile l’explication de la
difBculté tirée de l’union de l’humanité au Verbe seul
et non aux trois personnes de la Trinité. Voir Incarnation.
Toutes les opinions, en effet, doivent admettre
ce fait que l’humanité est unie à l’être divin. Les divergences
n’existent que par rapport au comment de
cette union ; les uns (Scot, Tiphaine) le conservant
comme une addition ; d’autres (Suarez) l’expliquant
par un mode spécial, liant l’humanité à Dieu ; les
thomistes enfin l’entendant comme une suppléance
de l’existence humaine par l’existence même de Dieu,
considérée dans le Verbe. De plus, chacune des opinions
rapportées, mais surtout celle que défendent
Tiphaine, le cardinal Franzelin et leur école, prétendent
s’appuyer sur l’autorité des Pères. On fait valoir
que les saintes Écritures et les Pères affirment que
le Christ a pris tout de notre nature, sauf le péché. Donc
il a pris l’existence humaine et non pas une nature
privée de son existence. Cf. ''Heb''., {{rom|ii}}, 17 ; {{rom|iv}}, 15 ; concile
de Chalcédoine, Denzinger-Bannwart, n. 134 ; concile
de Latran (649), c. {{rom|ix}}, n. 210 ; S. Athanase, Contra
Apollinarem, l. {{rom-maj|II}}, n. 5, ''P. G.'', t. {{rom|xxvi}}, col. 1139 ;
S. Jean Damascène, De ftde orlh., t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|vi}}, {{rom|xiii}}, ''P. G.''
t. {{rom|xciv}}, col. 1006 ; 1034 ; S. Léon le Grand, Scrm., {{rom|lxiii}},
''P. L.'', t. Liv, col. 354 ; Cassien, ''De incarnatione'', t. {{rom-maj|I}},
c. {{rom-maj|V}}, ''P. L.'', t. {{rom-maj|L}}, col. 26. On affirme même que certains
Pères, tels S.Cyrille d’Alexandrie, Adeersiis Nestorium,
t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom-maj|I}}, ''P. G.'', t. Lxxvi, col. 19 ; Euthymius, Panoplia,
tit. {{rom-maj|XVI}}, ''P. G.'', t. {{rom|cxxx}}, col. 1063, attribuent au
Christ l’existence humaine, parce qu’aucune des natures
n’est inexistante, àvj-o’crtaTOç. Voir les textes in
voqués, Petau, ''De incarnatione'', t. {{rom-maj|V}}, c. i ; Thomassin,
De incarnatione Verbi Dei, l. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xvi}} ; cf. Suarez,
De incarnatione, disp. XXXVI ; Vasquez, In III^"’part. ''Sum. theol''. S. Thomie, disp. {{rom-maj|LXXI}}, Ysamberl,
In III"" p. ''Sum. theol''., q. ir, disp. un. ; De Lugo, Z).incarnatione,
disp. XXIV ; Tiphaine, De natura et
hyposlasi, c. {{rom|xxxiii}}-{{rom|xxxv}} ; Franzelin, De Verbo incarnato,
thés, {{rom|xxxiv}}. De telles prétentions sont absolument
injustifiées. Les Pères n’ont eu en vue que le
dogme à exposer et à défendre. C’est à peine si Léonce
de Byzance et les théologiens postérieurs esquissent
une théorie, non pour proposer une solution métaphysique
du problème de l’union hypostatique, mais
pour expliquer la possibilité métaphysique d’une
nature individuée qui ne si>il pas une personne.
Encore que ce point de vue’particulier se rapproche
de la solution que Tiphaine donne au problème de
l’élément formel constitutif de l’union hypostatique,
il faut reconnaître, si l’on est sincère, que la théorie
de l’enhypostasie ne répond pas aux préoccupations
des théologiens scolastiques. Il est facile, en effet, de
répondre qu’à ce compte, le Christ aurait dû prendre,
non seulement l’existence, mais encore la personnalité
humaine ; ce qui est contradictoire de la toi catholique.
Les thomistes expliquent ces autorités, en disant
que le Christ a dû prendre tous les éléments appartenant
à la nature, c’est-à-dire à l’espèce humaine,
sauf le péché. Or l’existence appartient, non à l’espèce,
mais à l’individu. Cf. S. Thomas, 7/i IV ''Sent''., t. {{rom-maj|III}},
dist. {{rom-maj|II}}, q. {{rom-maj|I}}, a. 2, ad 1°’" Il est donc inutile, il est même
contradictoire d’admettre deux existences, l’une
divine, l’autre humaine, dans le Christ. Billot, De
Verbo incarncdo, Prato, 1912, p. 148-160, réfute longuement
cet argument et d’autres similaires, mis
en avant par l’école scotiste. De plus, de ce que les
Pères proclament que la matière humaine ne peut
être, en Jésus-Christ, inexistante, àvj-o’jtaToç, il ne
s’ensuit pas qu’elle doive exister par son existence
propre. La conception de l’ivu-ocr-aToç laisse intacte,
nous l’avons {{rom|vii}}, voir Hypostase col. 407, la question
purement scolastique qui nous occupe présentement.
La question controversée entre théologiens se superpose
donc à la doctrine des grecs du vi « au {{rom|ix}}{{e}} siècle,
mais, quelle que soit la solution donnée au problème
controversé, la doctrine des grecs reste entière et s’accommode
aussi bien d’une solution que de l’autre. La
préoccupation des Pères grecs, même au {{rom|vi}}{{e}} siècle, est
éminemment dogmatique ; celle des scolastiques, de
Tiphaine et de Franzelin comme des autres, est complètement
théologique. Nous faisons nôtre, la remarque
judicieuse de M. Voisin, L’apollinarisme, Louvain,
1901, p. 364, à propos des Pères du iv » siècle, et nous
rétendons à tous les auteurs de l’âge patristique :’< Quelle que soit l’opinion que l’on professe sur cette
question qui fait encore de nos jours l’objet de vives
controverses entre théologiens, on n’est pas en désaccord
avec les Pères de cette époque, du moment que
l’on peut concilier sa théorie avec les données de la
révélation ; car ceux-ci n’avaient d’autre but que de
défendre la doctrine positive de l’Église sur le mystère
du Verbe incarné ; c’est leur prêter les idées dont on
est soi-même imbu, et perdre de vue ce fait que les
théologiens d’autrefois n’ont pas eu et n’ont pu avoir
toutes les préoccupations des théologiens d’aujourd’hui,
que d’invoquer leur autorité en faveur de telle
ou telle opinion scolastique. » — c. Les partisans d’une
double existence en Jésus-Christ allèguent encore
Vaulorité de saint Thomas d’Aquin, De uniont Verbi
incarnati, q. un., a. 4, où le docteur angélique semble
admettre un double esse dans le Verbe incarné. Certains
auteurs, cf. Billot, ''op. cit''., p. 139, note, répondent
que ce traité attribué au saint docteur n’est pas
authentique. D’autres, Cajétan, / ; î III"" p. ''Sum. theol''.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|945|RAMATHAÏM-SOPHIM|946}}</noinclude>Francfort-sur-le-Main, in-f°, 1712, t. {{rom|i}}, col. 1152. {{2o}} Identifications diverses. — Plus de douze localités ont été proposées pour être identifiées avec la patrie de Samuel (fig. 213). — Elle se trouverait « dans la montagne d’Ephraïm, » ''mê-har Efrâîm'', ou {{lang|grc|ἐν νασὶϐ Eφραἶμ}}, « dans le district (?) d’Ephraïm. selon les Septante. I Reg., I, 1. L’itinéraire de Saül, itinéraire sans doute direct, pour se rendre de Ramathaïm à Gabaa, sa patrie, suppose le tombeau de Rachel sur cette route. I Reg., {{rom|x}},
2. Ce monument se trouvant près de Bethléhem de Juda, selon Gen., {{rom|xxxv}}, 16, et {{rom|xlviii}}, 7, il résulte de là, disent plusieurs critiques, que Ramatha, habitation de Samuel, était au sud de Gabaa et du tombeau de Rachel. De là il faut reconnaître, ajoute Gesenius, ''Thesaurus'', p. 1274, que ce lieu est différent de Ramathaïm, patrie d’Elcana. Voir {{sc|Rama 4}}. Les autres concluent, au contraire, que la montagne d’Éphraim de I Reg., {{rom|i}}, 1, n’est pas différent de la région montagneuse d’Éphrata où il faut chercher Ramathaïm, c’est-à-dire de Bethléhem. Suph est en effet, disent-ils, appelé, ''ibid''.,
l’Éphratéen et « la terre de Suph », doit être identique au pays d’Éphrata ou Rethléhem. En conséquence, ces critiques cherchent Ramathaïm dans le territoire de Juda et aux alentours de Bethléhem. — Van de Velde,
''Syria and Palestine'', {{in-8°}}, Édimbourg et Londres, t. {{rom|ii}}, p, 50, la voit dans er-Râméh, ruine située à trois kilomètres au nord d’Hébron et dans le voisinage de l’ancien Mambré, W. F. Birch, l’identifie avec Beit-Djàla’ grand village situé à deux kilomètres à l’ouest du sépulcre de Rachel. Dans ''Pal. Expl. Fund, Quarterly Statement'', 1883, p. 48-52. — G. Schick, ''Ramathaïm-Sophim'', dans ''Quarterly Statement'', 1898, p. 7-20, la place au moment du Rds-es-Sarféh à l’ouest et au-dessus des vasques de Salomon, à six kilomètres, à l’ouest sud-ouest de Bethléhem, où sont plusieurs ruines assez
considérables. — La plupart des commentateurs n’admettent pas que l’on puisse entendre « la montagne d’Ephraïm » de la contrée de Bethléhem. Si l’ethnique « Éphratéen » a été appliqué à des habitants de cette ville comme il l’a été aux Éphraïmites, et même si le nom d’Éphrata a été pris, selon quelques interprètes, pour synonyme de « la terre d’Ephraïm », celui-ci n’a jamais été employé pour indiquer un autre territoire
que celui de la tribu de ce nom. La description du voyage de Saül. I Reg., {{rom-maj|IX}}, 3-6, qui nous montre, une seconde fois, la terre de Suph et la ville de Samuel dans « la montagne d’Ephraïm », ne permet de douter de l’authenticité de la leçon. D’autre part, l’identité de Rama ou Ramatha apparaît de la suite du récit de I Reg., I. La ville d’Elcana d’où il se rendait régulièrement à Silo, du verset 3, est bien certainement la Ramathaïm du <small>℣</small>. 1 et la Ramatha du y. 19, où le même avait sa maison, où il retournait après sa visite à Silo et où naquit Samuel, est indubitablement la même ville.
La leçon d’{{lang|grc|Ἀρμαθαίμ}} des Septante, donnant partout Ramatha pour identique à Ramathaïm, ne serait-elle pas la leçon authentique, indiquerait toujours leur sentiment, dont on ne pourrait pas ne pas tenir compte.
Il faut donc admettre que Ramathaïm était réellement dans la montagne d’Ephraïm, sauf à conclure que le tombeau de Rachel, dont il est parlé dans le voyage de retour de Saül est un autre tombeau et que probablement
on lisait jadis un autre nom à la place de Rachel. La situation ; en Éphraïm, de Ramathaïm n’en est pas moins encore une des questions topographiques des plus controversées. — D’après le juif Benjamin de
Tudèle ({{rom-maj|xii}}{{e}} siècle), « Ramléh est Ramah » de Samuel. Itinéraire, édit. Lempereur, Leyde, 1633, p. 20. C’était l’opinion de quelques savants chrétiens de l’époque pour qui Ramléh était une variante de Rama et Ramatha. Cf. Guibert de Nogent, ''Historia hierosolymitqna'', II, 1, édit. Bongars, p. 253. La plaine de Ramléh, prétend Burchard (1293), appartenait à la montagne d’Ephraïm. ''Descriptio'', 2{{e}} édit. Laurent, in-4° Leipzig, 1873, p. 78.
— Quelques pèlerins postérieurs au {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle paraissent indiquer ''Sôbâ'', située à 11 kilomètres à l’ouest de Jérusalem, sur une montagne élevée… C’est le sentiment défendu par Robinson qui voit dans ce nom {{lang|grc|Σειφά}} des Septante. ''Biblical Researches'', Boston, 1841, t. {{rom|ii}}, p. 328-334. — Le rabbin Joseph Schwarz croit avoir trouvé « Rama de la montagne d’Ephraïm » dans er-Râméh, village situé à sept kilomètres et demi à l’ouest de Sânur et à neuf du nord-nord-ouest de ''Sébasṭiéh'' (Samarie). ''Tebuoth ha-’Aréz'', édit. Luncz, Jérusalem, 1900, p. 198-193.
{{Img float-p
|file=Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V Ramathaim.jpg
|align=center|width=400px|padt=20px|padb=20px
|cap=213. — Carte des sites divers attribués à Ramathaïm-Sophim.
|capalign=center |style=font-size:12px}}
— M. Slant le voit au Khirbet-Marmâtâ, à un kilomètre et demi à l’est-sud-est d’''Artûf'' (''ard Tûf'' ou ''Ṣûf'' « la terre de Sûf » ), situé à deux kilomètres au sud-est de Sara. ''Ibid''., Appendice, p. 508-510. — S’il faut en croire Mugir ed-Dîn, les Juifs de son temps (1474) auraient vu la patrie de Samuel au village de ''Siléh'' ({{arabe|â< « , <..>}}) du territoire de ''Nâblus'', appelé par eux Râméh. Il y a un Sîléh à quatre kilomètres et demi au nord de Sébastiéh : Cf. ''Histoire de Jérusalem et d’Hébron'', édit. du Caire, 1283 (= 1866), p. 106. — M. Gaston Marmier semble chercher Ramathaim à ''Umm-Sûffa'', à six kilomètres et demi à l’est du Khirbet-Tibnéh, l’ancienne Thamua, ''Revue des études juives'', 1894, p. 41. — MM. Guthe et Benziger l’identifient avec Beît-Rima, situé à trois kilomètres an nord de la ruine précédente. Voir ''Wandkarte Palästina'', Leipzig (sans date). De même Buhl, ''Geographie des alten Palästina'', 1896, p. 170-171. Ewald la plaçait à ''Ramallah'', grand village chrétien à quinze kilomètres au nord de Jérusalem. ''Geschichte des Volkes Israël'', Gœttingue, 1843-1852, t. {{rom|ii}}, p. 550. — Quelques pèlerins des siècles derniers paraissent l’identifier avec ''er-Râm'', l’ancienne Rama de Benjamin. A. de Noroff croit avoir reconnu le tombeau du prophète dans une « grotte<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|945|RAMATHAÏM-SOPHIM|946}}</noinclude>Francfort-sur-le-Main, in-f°, 1712, t. {{rom|i}}, col. 1152. {{2o}} Identifications diverses. — Plus de douze localités ont été proposées pour être identifiées avec la patrie de Samuel (fig. 213). — Elle se trouverait « dans la montagne d’Ephraïm, » ''mê-har Efrâîm'', ou {{lang|grc|ἐν νασὶϐ Eφραἶμ}}, « dans le district (?) d’Ephraïm. selon les Septante. I Reg., I, 1. L’itinéraire de Saül, itinéraire sans doute direct, pour se rendre de Ramathaïm à Gabaa, sa patrie, suppose le tombeau de Rachel sur cette route. I Reg., {{rom|x}},
2. Ce monument se trouvant près de Bethléhem de Juda, selon Gen., {{rom|xxxv}}, 16, et {{rom|xlviii}}, 7, il résulte de là, disent plusieurs critiques, que Ramatha, habitation de Samuel, était au sud de Gabaa et du tombeau de Rachel. De là il faut reconnaître, ajoute Gesenius, ''Thesaurus'', p. 1274, que ce lieu est différent de Ramathaïm, patrie d’Elcana. Voir {{sc|Rama 4}}. Les autres concluent, au contraire, que la montagne d’Éphraim de I Reg., {{rom|i}}, 1, n’est pas différent de la région montagneuse d’Éphrata où il faut chercher Ramathaïm, c’est-à-dire de Bethléhem. Suph est en effet, disent-ils, appelé, ''ibid''.,
l’Éphratéen et « la terre de Suph », doit être identique au pays d’Éphrata ou Rethléhem. En conséquence, ces critiques cherchent Ramathaïm dans le territoire de Juda et aux alentours de Bethléhem. — Van de Velde,
''Syria and Palestine'', {{in-8°}}, Édimbourg et Londres, t. {{rom|ii}}, p, 50, la voit dans er-Râméh, ruine située à trois kilomètres au nord d’Hébron et dans le voisinage de l’ancien Mambré, W. F. Birch, l’identifie avec Beit-Djàla’ grand village situé à deux kilomètres à l’ouest du sépulcre de Rachel. Dans ''Pal. Expl. Fund, Quarterly Statement'', 1883, p. 48-52. — G. Schick, ''Ramathaïm-Sophim'', dans ''Quarterly Statement'', 1898, p. 7-20, la place au moment du Rds-es-Sarféh à l’ouest et au-dessus des vasques de Salomon, à six kilomètres, à l’ouest sud-ouest de Bethléhem, où sont plusieurs ruines assez
considérables. — La plupart des commentateurs n’admettent pas que l’on puisse entendre « la montagne d’Ephraïm » de la contrée de Bethléhem. Si l’ethnique « Éphratéen » a été appliqué à des habitants de cette ville comme il l’a été aux Éphraïmites, et même si le nom d’Éphrata a été pris, selon quelques interprètes, pour synonyme de « la terre d’Ephraïm », celui-ci n’a jamais été employé pour indiquer un autre territoire
que celui de la tribu de ce nom. La description du voyage de Saül. I Reg., {{rom-maj|IX}}, 3-6, qui nous montre, une seconde fois, la terre de Suph et la ville de Samuel dans « la montagne d’Ephraïm », ne permet de douter de l’authenticité de la leçon. D’autre part, l’identité de Rama ou Ramatha apparaît de la suite du récit de I Reg., I. La ville d’Elcana d’où il se rendait régulièrement à Silo, du verset 3, est bien certainement la Ramathaïm du <small>℣</small>. 1 et la Ramatha du y. 19, où le même avait sa maison, où il retournait après sa visite à Silo et où naquit Samuel, est indubitablement la même ville.
La leçon d’{{lang|grc|Ἀρμαθαίμ}} des Septante, donnant partout Ramatha pour identique à Ramathaïm, ne serait-elle pas la leçon authentique, indiquerait toujours leur sentiment, dont on ne pourrait pas ne pas tenir compte.
Il faut donc admettre que Ramathaïm était réellement dans la montagne d’Ephraïm, sauf à conclure que le tombeau de Rachel, dont il est parlé dans le voyage de retour de Saül est un autre tombeau et que probablement
on lisait jadis un autre nom à la place de Rachel. La situation ; en Éphraïm, de Ramathaïm n’en est pas moins encore une des questions topographiques des plus controversées. — D’après le juif Benjamin de
Tudèle ({{rom-maj|xii}}{{e}} siècle), « Ramléh est Ramah » de Samuel. Itinéraire, édit. Lempereur, Leyde, 1633, p. 20. C’était l’opinion de quelques savants chrétiens de l’époque pour qui Ramléh était une variante de Rama et Ramatha. Cf. Guibert de Nogent, ''Historia hierosolymitqna'', II, 1, édit. Bongars, p. 253. La plaine de Ramléh, prétend Burchard (1293), appartenait à la montagne d’Ephraïm. ''Descriptio'', 2{{e}} édit. Laurent, in-4° Leipzig, 1873, p. 78.
— Quelques pèlerins postérieurs au {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle paraissent indiquer ''Sôbâ'', située à 11 kilomètres à l’ouest de Jérusalem, sur une montagne élevée… C’est le sentiment défendu par Robinson qui voit dans ce nom {{lang|grc|Σειφά}} des Septante. ''Biblical Researches'', Boston, 1841, t. {{rom|ii}}, p. 328-334. — Le rabbin Joseph Schwarz croit avoir trouvé « Rama de la montagne d’Ephraïm » dans er-Râméh, village situé à sept kilomètres et demi à l’ouest de Sânur et à neuf du nord-nord-ouest de ''Sébasṭiéh'' (Samarie). ''Tebuoth ha-’Aréz'', édit. Luncz, Jérusalem, 1900, p. 198-193.
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|cap=213. — Carte des sites divers attribués à Ramathaïm-Sophim.
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— M. Slant le voit au Khirbet-Marmâtâ, à un kilomètre et demi à l’est-sud-est d’''Artûf'' (''ard Tûf'' ou ''Ṣûf'' « la terre de Sûf » ), situé à deux kilomètres au sud-est de Sara. ''Ibid''., Appendice, p. 508-510. — S’il faut en croire Mugir ed-Dîn, les Juifs de son temps (1474) auraient vu la patrie de Samuel au village de ''Siléh'' ({{arabe|â< « , <..>}}) du territoire de ''Nâblus'', appelé par eux Râméh. Il y a un Sîléh à quatre kilomètres et demi au nord de Sébastiéh : Cf. ''Histoire de Jérusalem et d’Hébron'', édit. du Caire, 1283 (= 1866), p. 106. — M. Gaston Marmier semble chercher Ramathaim à ''Umm-Sûffa'', à six kilomètres et demi à l’est du Khirbet-Tibnéh, l’ancienne Thamua, ''Revue des études juives'', 1894, p. 41. — MM. Guthe et Benziger l’identifient avec Beît-Rima, situé à trois kilomètres an nord de la ruine précédente. Voir ''Wandkarte Palästina'', Leipzig (sans date). De même Buhl, ''Geographie des alten Palästina'', 1896, p. 170-171. Ewald la plaçait à ''Ramallah'', grand village chrétien à quinze kilomètres au nord de Jérusalem. ''Geschichte des Volkes Israël'', Gœttingue, 1843-1852, t. {{rom|ii}}, p. 550. — Quelques pèlerins des siècles derniers paraissent l’identifier avec ''er-Râm'', l’ancienne Rama de Benjamin. A. de Noroff croit avoir reconnu le tombeau du prophète dans une « grotte<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|957|RAMESSÈS|958}}</noinclude>y reconnaître la Ramessès biblique, la ville sœur de Phithom, toutes les deux bâties par les Hébreux. Ramsès II y avait son temple. La stèle de granit rouge, par l’allusion aux villes bâties à son nom, suggère que
nous sommes en présence d’une de ces villes, c’est-à-dire de Ra’amsès. Le groupe de Tum et de Ramsès II est probablement celui que sainte Silvie vit encore debout vers 385 : ''Nunc ibi'' (au site qu’on lui indiqua comme étant celui de Ramsès) ''nihil aliud est, nisi tantum unus lapis ingens thebeus in quo sunt duæ statuæ excisæ, ingentes, quas dicunt esse sanctorum hominum, id est Moysi et Aaron''. ''Itinera hierosolymitana sæculi {{rom-maj|iv-viii}}'', dans ''Corpus scriptorum ecclesiasticorum latinorum'', t. {{rom|xxxviii}}, Vienne, 1898, p. 48.
{{Img float-p
|file=Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V 215 RamsesII Tum.jpg
|align=center|width=450px|padt=20px|padb=20px
|cap=215. — Ramsès II terrasse un Sémite devant le dieu Tum.
|capalign=center |style=font-size:12px}}
À son tour, nous n’avons {{rom|vii}}, Ramsès III s’occupa de cette localité et justement, dans un texte de son prédécesseur qu’il
s’appropria et fit graver à Médinet Habou, Ptah le glorifie d’avoir « construit une résidence grande et magnifique pour affermir les frontières de l’Égypte, la ville de Ramsès, le grand trésor de l’Égypte… » Le dieu
ajoute : « Ta Majesté est établie dans le palais, ''j’y ai bâti une enceinte'' qui est ma demeure… » Naville, ''Le décret de Ptah Totunen'', ''loc. cit''., lig. 23, qui répond à la lig. 16 du texte de Ramsès {{rom-maj|II}}, texte qu’elle précise peut-être, nous permettant de l’appliquer à Tell Rotab. Là viendrait aussi un autre texte, Papyrus Harris, pl. {{rom|lx}}, lig. 2, où Ramsès III dit : « J’ai élevé un grand temple, travaillant à l’agrandir, dans la demeure de Soutek de Ramsès-Miamon. » Il faut l’avouer, toutes ces preuves restent fragiles : les textes de Ramsès III ne s’imposent pas absolument pour ''Tell Rotab'' ; ceux de Ramsès II pourraient se lire dans n’importe quel point de l’ouadi restauré par lui ; à ''Tell Rotab'' nulle part jusqu’ici ne s’est rencontré le nom de Per-Ramsès, ni aucun vestige de greniers. Petrie, ''loc. cit.'', p. 31, nous dit bien que sur un montant de porte tombale, remployé plus tard dans une construction de la ville, se lit l’inscription d’un préposé aux greniers. Mais le mot qu’il traduit par « greniers » est visiblement, d’après la pl. {{rom|xxxi}} : , Khast, « terres frontières, désert, pays étranger », et non, ''shenut'', « greniers ». Nous n’avons là qu’un surintendant des frontières. Toutefois, en acceptant, d’un côté, qu’aucun autre "site non identifié à l’ouest de Phithom ne renferme de monuments de Ramsès II ; étant donné, de l’autre, que ''Tell Rotab'' est au voisinage de Phithom, que la première station des Hébreux est dans la région de Socoth ou Tkukut, quelque part entre Tell et Maskhouta et le lac Timsah, Tell Rotab demeure l’emplacement le plus probable de la Ramessès biblique.
{{d|[[Auteur:Camille Lagier|C. Lagier]].|3|sc}}
2. '''RAMESSÈS''', district d’Égypte. La région qui est appelée Gessen, Gen., {{rom|xlv}}, 10 ; {{rom|xlvi}}, 1, 4, 6, est aussi appelée terre de Ramessès, {{rom|xlvii}}, 11. Ces deux noms semblent donc être synonymes. La seconde appellation n’est certainement pas contemporaine de Jacob, mais elle est contemporaine de Moïse et il s’en sert tout naturellement par un procédé familier aux historiens en pareil cas. On peut se demander ici si la terre tire son nom de la ville. Ce n’est guère probable, car la ville de Ramessès n’était pas le centre administratif de la province.
Il faut plutôt prendre Ramessès dans son sens original, comme étant sans intermédiaire le nom royal de celui qui colonisa l’ouadi ''Toumilat'', en fit son œuvre, y établit sa résidence préférée, et le remplit de monuments
à son nom ; c’était vraiment sa terre : la terre de-Ramsés II. Cf. Naville, ''Goshen'', p. 18-19. On peut se<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|977|RAPHAÏM (VALLÉE DES)|978}}</noinclude>3. '''RAPHAIM (VALLÉE DES)''' (hébreu : ''ʿêméq-Refâʾîm'' ; Septante, Jos., {{rom|xv}}, 8 : {{lang|grc|γῆ Ῥαφαῒμ}} ; {{rom|xviii}}, 16 : {{lang|grc|ἐμὲϰ Ῥαφαῒν}} (''Alexandrinus'' : {{lang|grc|Ῥαφαείμ}}) ; II Reg., {{rom|v}}, 18,
22 : {{lang|grc|ἠ ϰοιλὰς τῶν Tιτάνων}} ; {{rom|xxiii}}, 13 ; {{lang|grc|ἠ ϰοιλὰς Ῥαφαῒν}} (Alex. : {{lang|grc|Ῥαφαείν}}) ; I Par., {{rom|xi}}, 15 ; {{rom|xiv}}, 9 : {{lang|grc|ἠ ϰοιλὰς τῶν Γιγάντων}} ; Is., {{rom|xvii}}, 5 : ({{lang|grc|φάραγξ στερεά}}, « vallée fertile » ; Vulgate : ''vallis Raphaim'', excepté III Reg., {{rom|xxiii}}, 13, où elle traduit : ''vallis gigantum''), large vallée ou plaine au sud-ouest de Jérusalem, appelée aujourd’hui ''el-Béqʿah''.
1° ''Nom.'' — Dans la langue biblique, le mot {{lang|grc|ἐμὲϰ}} désigne une vallée large et spacieuse. Gesenius, ''Thesaurus'', p. 1045. Celle-ci a sans doute pris son nom de ses premiers propriétaires, établis sur les collines des alentours. Voir {{sc|Raphaïm 1}}.
{{Img float-p
|file=Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V - 220. - Vallee Raphaim.jpg
|align=center|width=450px|padt=20px|padb=20px
|cap=220. — La Béqah ou vallée des Raphaïm. Partie de la plaine située au sud-ouest de Jérusalem,
D’après une photographie de M. L. Heidet.
|capalign=center |style=font-size:12px}}
2° ''Identification''. — La situation au sud de Jérusalem est incontestablement assignée à cette vallée, Jos., {{rom|xv}}, 8 ; {{rom|xviii}}, 16, où est placée la frontière des tribus de Juda et de Benjamin. Dans le tracé de la première, après avoir passé à la fontaine de Rogel a la limite monte [par] la vallée du fils d’Hinnom (Vulgate : ''Geennom''), sur le côté Çél-kétéf) du Jébuséen, au midi, c’est-à-dire de Jérusalem, et la limite monte au sommet de la montagne qui est en face de la vallée du fils d’Hinnom, à l’occident, à l’extrémité (bi-qeséhj de la vallée des Raphaïm, au nord. » Dans le tracé de la seconde, après avoir passé à la fontaine de Nephtoa, « la limite descend à la partie de la montagne qui est en face de la vallée du fils d’Hinnom, laquelle est près de la vallée des Raphaïm (be J êméq-Refa’im), au nord, et elle descend la vallée du fils d’Hinnom sur le côté du Jébuséen, au midi, et se rend à la fontaine de Rogel. » — La vallée du fils d’Hinnom (voir [[Dictionnaire de la Bible/Géennom|{{sc|Géennom}}]], t. {{rom|iii}}, col. 153) ne peut être que l’ouâd' er-Rebâbi longeant le côté sud de Jérusalem, et la montagne en face, la masse montagneuse s’étendant à l’ouest de Jérusalem, entre cette ville et Liftâh, au nord de la Béq’ah. La partie la plus septentrionale de cette plaine arrive jusqu’au bord de l’ouâd' er-Rebâbi et son extrémité forme le col étroit qui relie le mont dit du Mauvais-Conseil et râs ed-Dabbous avec le mont opposé, à l’occident, à l’ouâd er-Rebabi et à Jérusalem : il est impossible de ne pas reconnaître dans la ''Béqʿah'', la vallée des Raphaïm indiquée, au sud de la montagne frontière. Voir [Dictionnaire de la Bible/Jérusalem|{{sc|Jérusalem}}]], t. {{rom|iii}}, flg. 235, col. 1321.
Le passage de II Reg., {{rom|xxiii}}, 13-16, montrant les trois braves de David, alors à Odollam, obligés, pour se rendre à la porte de Bethléhem, de traverser le camp des Philistins occupant la vallée des Raphaïm, indique par là celle-ci au’sud de Jérusalem. C’est aussi la situation que lui assigne l’historien Josèphe, Ant. jvd., {{rom-maj|VII}}, {{rom-maj|XII}}, 4. Parlant du même fait et de la même vallée : « Le camp des ennemis était établi, dit-il, dans la vallée qui s'étend jusqu'à Bethléhem distante de vingt stades de Jérusalem. » L’auteur a voulu di e, pensons-nous : 1a vallée s'étend vers Bethléhem, sur une distance de vingt stades (3700 m.), ce qui est en effet l'étendue de la plaine de Béq’ah. — Nonobstant ces indications, Eusèbe et saint Jérôme placent’Kniég Refa’im, qu’ils traduisent « la vallée des étrangers », {{lang|grc|ἀλλoφύλων}}, dans la tribu des Benjamin et au nord de Jérusalem. ''Onomasticon'', 1862, p. 186 et 187, 308 et 309. Ils se fondent sans doute sur II Reg., {{rom|v}}, 25 (Septante), et I Par. {{rom|xiv}}, 16, où, après le récit de l’invasion de la plaine des Raphaïm par les Philistins, on lit : « David fil ce que le Seigneur lui avait ordonné, et il battit les Philistins depuis Gabaon jusqu'à Gézer<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|977|RAPHAÏM (VALLÉE DES)|978}}</noinclude>3. '''RAPHAIM (VALLÉE DES)''' (hébreu : ''ʿêméq-Refâʾîm'' ; Septante, Jos., {{rom|xv}}, 8 : {{lang|grc|γῆ Ῥαφαῒμ}} ; {{rom|xviii}}, 16 : {{lang|grc|ἐμὲϰ Ῥαφαῒν}} (''Alexandrinus'' : {{lang|grc|Ῥαφαείμ}}) ; II Reg., {{rom|v}}, 18,
22 : {{lang|grc|ἠ ϰοιλὰς τῶν Tιτάνων}} ; {{rom|xxiii}}, 13 ; {{lang|grc|ἠ ϰοιλὰς Ῥαφαῒν}} (Alex. : {{lang|grc|Ῥαφαείν}}) ; I Par., {{rom|xi}}, 15 ; {{rom|xiv}}, 9 : {{lang|grc|ἠ ϰοιλὰς τῶν Γιγάντων}} ; Is., {{rom|xvii}}, 5 : ({{lang|grc|φάραγξ στερεά}}, « vallée fertile » ; Vulgate : ''vallis Raphaim'', excepté III Reg., {{rom|xxiii}}, 13, où elle traduit : ''vallis gigantum''), large vallée ou plaine au sud-ouest de Jérusalem, appelée aujourd’hui ''el-Béqʿah''.
1° ''Nom.'' — Dans la langue biblique, le mot {{lang|grc|ἐμὲϰ}} désigne une vallée large et spacieuse. Gesenius, ''Thesaurus'', p. 1045. Celle-ci a sans doute pris son nom de ses premiers propriétaires, établis sur les collines des alentours. Voir {{sc|Raphaïm 1}}.
{{Img float-p
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|cap=220. — La Béqah ou vallée des Raphaïm. Partie de la plaine située au sud-ouest de Jérusalem,
D’après une photographie de M. L. Heidet.
|capalign=center |style=font-size:12px}}
2° ''Identification''. — La situation au sud de Jérusalem est incontestablement assignée à cette vallée, Jos., {{rom|xv}}, 8 ; {{rom|xviii}}, 16, où est placée la frontière des tribus de Juda et de Benjamin. Dans le tracé de la première, après avoir passé à la fontaine de Rogel a la limite monte [par] la vallée du fils d’Hinnom (Vulgate : ''Geennom''), sur le côté Çél-kétéf) du Jébuséen, au midi, c’est-à-dire de Jérusalem, et la limite monte au sommet de la montagne qui est en face de la vallée du fils d’Hinnom, à l’occident, à l’extrémité (bi-qeséhj de la vallée des Raphaïm, au nord. » Dans le tracé de la seconde, après avoir passé à la fontaine de Nephtoa, « la limite descend à la partie de la montagne qui est en face de la vallée du fils d’Hinnom, laquelle est près de la vallée des Raphaïm (be J êméq-Refa’im), au nord, et elle descend la vallée du fils d’Hinnom sur le côté du Jébuséen, au midi, et se rend à la fontaine de Rogel. » — La vallée du fils d’Hinnom (voir [[Dictionnaire de la Bible/Géennom|{{sc|Géennom}}]], t. {{rom|iii}}, col. 153) ne peut être que l’ouâd' er-Rebâbi longeant le côté sud de Jérusalem, et la montagne en face, la masse montagneuse s’étendant à l’ouest de Jérusalem, entre cette ville et Liftâh, au nord de la Béq’ah. La partie la plus septentrionale de cette plaine arrive jusqu’au bord de l’ouâd' er-Rebâbi et son extrémité forme le col étroit qui relie le mont dit du Mauvais-Conseil et râs ed-Dabbous avec le mont opposé, à l’occident, à l’ouâd er-Rebabi et à Jérusalem : il est impossible de ne pas reconnaître dans la ''Béqʿah'', la vallée des Raphaïm indiquée, au sud de la montagne frontière. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Jérusalem|{{sc|Jérusalem}}]], t. {{rom|iii}}, flg. 235, col. 1321.
Le passage de II Reg., {{rom|xxiii}}, 13-16, montrant les trois braves de David, alors à Odollam, obligés, pour se rendre à la porte de Bethléhem, de traverser le camp des Philistins occupant la vallée des Raphaïm, indique par là celle-ci au’sud de Jérusalem. C’est aussi la situation que lui assigne l’historien Josèphe, Ant. jvd., {{rom-maj|VII}}, {{rom-maj|XII}}, 4. Parlant du même fait et de la même vallée : « Le camp des ennemis était établi, dit-il, dans la vallée qui s'étend jusqu'à Bethléhem distante de vingt stades de Jérusalem. » L’auteur a voulu di e, pensons-nous : 1a vallée s'étend vers Bethléhem, sur une distance de vingt stades (3700 m.), ce qui est en effet l'étendue de la plaine de Béq’ah. — Nonobstant ces indications, Eusèbe et saint Jérôme placent’Kniég Refa’im, qu’ils traduisent « la vallée des étrangers », {{lang|grc|ἀλλoφύλων}}, dans la tribu des Benjamin et au nord de Jérusalem. ''Onomasticon'', 1862, p. 186 et 187, 308 et 309. Ils se fondent sans doute sur II Reg., {{rom|v}}, 25 (Septante), et I Par. {{rom|xiv}}, 16, où, après le récit de l’invasion de la plaine des Raphaïm par les Philistins, on lit : « David fil ce que le Seigneur lui avait ordonné, et il battit les Philistins depuis Gabaon jusqu'à Gézer<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|979|RAPHAÏM (VALLÉE DES) — RAPHIDIM|980}}</noinclude>(Gazer)’; » ils confondaient ainsi là plaine des Râphaïm avec la plaine près de Gabaon danslsaïe, xxvw, 21. — Si l’on excepte Titus Tobler qui cherche, ''Wanderung'', {{rom|iii}}, p. 202, la vallée des Raphaïm dans l’''ouâdi'' courant sous ''Deir-Yasin'', à l’ouest nord-ouest de Jérusalem, et un ou deux modernes croyant la trouver dans la vallée de Liflah, au nord de la précédente, l’universalité des commentateurs et des géographes s’accordent à la voir au sud à Jérusalem et dans la Béqʿah. La défaite des Philistins à Gabaon, non plus que la citation simultanée, par Isaïe, ''loc. cit''., de la vallée de Gabaon et du mont des Pharasim ou Baalpharasin, n’impliquent pas, comme nous le verrons, la nécessité de chercher près de cette ville la plaine où ils posèrent leur camp.
Cf. Reland, ''Palæstina'', Utrecht, 1714. p. 355 ; Gesenius, ''Thesaurus'', p. 1302 ; E. Robinson, ''Biblical researches in Palestine'', Boston, 1841, t. {{rom|i}}, p. 323-324 ; R. v. Riess, ''Biblische Geographie'', Fribourg-en-Brisgau, 1872, p.80 ; V. Guérin, ''Judée'', 1. 1, p. 244-248 ; Armstrong, Wilson et Conder, ''Names and places in the Old Testament'', Londres, 1887, p, 147, etc.
3° ''Description.'' — Du pied de la montagne à l’ouest de Jérusalem où commence au nord la Béqʿah jusqu’à la base des collines se prolongeant vers Betléhem où elle se termine au sud, son étendue est de quatre kilomètres ; sa largeur d’est à ouest, depuis la ligne de partage des eaux qui la sépare des ravins courant vers le Cédron jusqu’au pied de Qatamôn et au point où elle rejoint la « vallée des Roses », ''ouâd’él-Ouard'', est de trois kilomètres. Elle incline d’est en ouest et appartient toute entière au versant méditerranéen. La terre qui recouvre le calcaire du fond, a de deux à trois mètres de profondeur. Elle était mêlée de nombreuses pierres de silex qui en partie ont été amoncelées, ou rangées en murs le long de ses chemins. Elle est brune et fertile (fig. 220) La culture du blé, froment, orge, ''doura'', a dû toujours en être la principale. Le prophète Isaïe, {{rom|xviii}}, 5, compare le peuple d’Israël en décadence au glaneur recueillant, après la moisson, les épis oubliés dans la plaine des Raphaïm.
Les lentilles, le kersenné, les fèves, les pois-chiches les haricots y prospèrent également. Les oliviers plantés sur ses confins y ont pris les plus belles proportions. Les nombreux pressoirs antiques et les restes de vieilles tours qui se voient sur les collines environnantes, montrent qu’autrefois comme aujourd’hui la Béqʿah était entourée de vignobles. Plusieurs voies antiques, partant toutes de Jérusalem, la traversaient dans toute sa longueur. Deux d’entre elles se dirigeaient vers Bethléhem et Hébron.
4° ''Histoire''. — La limite tracée par Josué laissait la plaine des Raphaïm à la tribu de Juda. Elle fut envahie par les Philistins, sous le règne du roi Saül, tandis que celui-ci poursuivait David de refuge en refuge. Le futur roi d’Israël était en ce temps cache dans la grotte d’Odollam. Ayant manifesté le désir de boire de l’eau de la citerne qui était près de la porte de Bethléhem, trois de ses compagnons ne craignirent pas de traverser le camp ennemi établi dans la plaine, pour aller chercher l’eau désirée. II Reg., {{rom|xxiii}}, 13*17 ; I Par. {{rom|xi}}, 15-19. Deux autres fois les adversaires du peuple de Dieu revinrent y dresser leurs tentes ; la première fois quand ils apprirent que tout Israël avait reconnu David pour son roi, que celui-ci s’était emparé de la forteresse de Sion et avait fait de Jérusalem sa capitale ; la seconde fois, quelque temps plus tard, dans le dessein sans doute de prendre leur revanche. La première fois David les battit à l’endroit qu’il appela Baal-Pharasim, situé sans doute sur les confins de la plaine, mais dont le nom n’a pas été retrouvé. Voir t. {{rom|i}}, col. 1341. Les Philistins abandonnèrent là leurs idoles. Les Israélites les brûlèrent. II Reg., {{rom|v}}, 17-21 ; I Par., {{rom|xiv}}, 8-12. La seconde fois, le roi reçut de Dieu l’ordre de ne pas attaquer l’ennemi’de front, mais de le surprendre par derrière. David contourna la plaine, dissimulé, selon toute probabilité, par la colline de Qatamôn, pour tomber sur les Philistins du côté des Békâʿim. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Mûrier|{{sc|Mûrier}}]], t. {{rom|iv}}, col. 1344.
Par ce mouvement, l’armée israélite coupait la retraite à l’ennemi. Mis en. déroute les Philistins durent s’enfuir par le côté oriental de la plaine pour gagner le Cédron et remonter au nord de Jérusalem, puisque nous les retrouvons près de Gabaon où David achève leur défaite en les poursuivant de là jusqu’à Gézer. II Reg., {{rom|v}}, 22-25 ; I Par., {{rom|xiv}}, 13-17. — La plaine des Raphaïm a vu passer les plus illustres personnages de la Bible : Ahraham se rendant à Hébron et revenant avec son fils Isaac pour le conduire à la montagne Moria ; Éliézer ramenant Rébecca ; Jacob fuyant son frère Ésaü et retournant de Mésopotamie avec ses épouses et ses fils ; la Vierge Marie et saint Joseph allant se faire inscrire à Bethléhem et apportant le Sauveur au Temple ; les Mages s’avançant pour aller adorer le Roi des Juifs ; le trésorier de la reine Candace lisant Isaïe sur son char, et que devait bientôt rejoindre le diacre Philippe ; puis toute la multitude des pèlerins montant du sud pour aller, en son Sanctuaire, adorer Jéhovah.
5° ''Etat actuel.'' — Depuis quelques années, l’ancienne plaine de Raphaïm a subi plusieurs modifications. Une route carrossable, construite en 1883, entre Jérusalem, Hébron et Bethléhem, voit rouler des voitures de forme européenne. Sur la voie ferrée de Jaffa à Jérusalem, ouverte en 1892, la locomotive entraîne, à travers la plaine, des wagons qui déposent les pèlerins à une gare bâtie vers l’extrémité septentrionale de la Béqʿah. Une colonie wurtembergeoise appartenant à une secte protestante millénariste, s’est établie, en 1871, dans le même quartier, donnant naissance à un faubourg formé d’une vingtaine d’habitations couvertes de toits à tuiles rouges, environnées de jardins, de caractère tout européen. De nombreuses autres constructions se sont élevées depuis jusque vers le milieu de la plaine, menaçant de l’envahir tout entière. {{d|L. Heidet.|3|sc
}}
<section begin="RAPHIDIM"/><nowiki/>
'''RAPHIDIM''' (hébreu : ''Refîdim ''; Septante : {{lang|grc|Ῥαφιδείν}}), une des stations des Hébreux à travers la presqu’île sinaïtique, entre le désert de Sin et le désert du Sinaï, Exod., {{rom|xvii}}, 1 ; {{rom|xix}}, 2 ; ou plus précisément entre Alus et le Sinaï. Num., {{rom|xxxiii}}, 14, 15.
I. {{sc|Identification.}} — De l’étymologie du mot « Raphidim » on ne peut pas tirer d’argument pour son identification. Assez probablement ce mot provient de
la racine hébraïque ''râfad'', « préparer le lieu du repos », d’où sa signification de « halte, lieu de repos ». Saint Jérôme, ''De situ et nominibus hebraicis'', t. {{rom|xxiii}}, col. 789, semble bien donner ses préférences à cette explication. Raphidim est spécialement « un lieu de repos », la station de Raphidim était située, entre Alus, dans le désert de Sin et le désert du Sinaï. Le désert de Sin est aujourd’hui assez généralement identifié avec la plaine d’el-Markha. Cf. Bartlett, ''From Egypt to Palestine'', p. 213 ; Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', & édit., t. {{rom|ii}}, p. 459-460 ; voir Désert, II, {{rom|i}}, 3, t. {{rom|ii}}, col. 1390. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Sin|{{sc|Sin}}]]. Le Sinaï désigne dans l’Exode le noyau central du massif de montagnes granitiques dont le Djebel Mouça, ou mont de Moïse, forme aujourd’hui le point le plus célèbre. Cf. Vigouroux, ''La Bible'', t. {{rom|ii}}, p. 490-491 ; [[Dictionnaire de la Bible/Désert|{{sc|Désert}}]], {{rom-maj|ii}}, {{rom|i}}, 4, t. {{rom|ii}}, col. 1391. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Sinaï|{{sc|Sinaï}}]]. On peut aller par diverses routes principales, voir [[Dictionnaire de la Bible/Alus|{{sc|Alus}}]], t. {{rom|ii}} col. 424, du désert de Sin au Sinaï. Une d’elles, la route du nord, quitte assez vite la plaine d’el-Markha, et parcourant l’ouadi Bâbah, le ''Debbet-er-Ramléh'', l’ouadi ''Kamilêh'' et l’ouadi ''esch-Scheikh'', aboutit tout droit au Sinaï. Les partisans de cet itinéraire ont mis Raphidim un peu partout ; et quelques-uns d’entre eux signalent l’ouâdi<section end="RAPHIDIM"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|981|RAPHIDIM|982}}</noinclude>Erfayid, qui ne figure que dans la grande carte anglaise du Survey, une petite vallée qui débouche dans l’ouadi Emleisah situé à proximité du Djebel Mouça.
Cf. Lagrange, L’itinéraire des Israélites, dans la ''Revue biblique'', 1900, p. 86. Cet itinéraire a le grand inconvénient d’aller contre toutes les données traditionnelles ; il est dépourvu de tout souvenir local, et pour ce qui
regarde l’identification de Raphidim, elle n’a dans le mot Erfayid qu’un équivalent arabe à peine suffisant. Cette même route du nord, au lieu de pénétrer dans le Debbet er-Ramléh, peut replier au sud, s’élever jusqu’à la chaîne du Nagb-Buderah et le franchir, pour gagner les mines égyptiennes de l’ouadi Maghâra, et retomber ensuite dans l’ouadi Feiran, pour aboutir d’ici au Sinaï.
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|cap=221. — Vue de l’oasis Feiran.
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Il s’agit cependant d’un passage difficile qui n’a été ouvert que dans les temps modernes, et qui par conséquent fort peu probablement peut avoir été tenté par les Israélites.
Une deuxième route descend de la plaine d’el-Markha au midi, pénètre dans le désert d’el-Qâah, et après l’avoir parcouru, remonte au Sinaï soit tout à fait au sud par l’ouadi Islih soit un peu plus au nord par l’ouadi Rebran ; ou bien, sans arriver jusqu’à l’ouadi Hebran, par l’ouadi Feiran à 46 kilomètres à ’Aïn-Dhafary, la source d’eau douce qui devait alimenter les Hébreux dans le désert de Sin. En remontant à ce point l’ouadi Feiran jusqu’à Rêsi-el-Khattatin, et tournant ensuite au sud par le même ouadi, la route va aboutir au Sinaï. Aucune considération ne permet de prolonger au sud jusqu’à l’extrémité de la péninsule l’itinéraire des Israélites : nous écartons par conséquent, comme un prolongement inutile d’itinéraire, l’opinion qui les fait remonter au Sinaï soit par l’ouadi Islih, soit par l’ouadi Rebran ; mais nous trouvons très vraisemblable que le gros des Israélites, avec les troupeaux, soit remonté au Sinaï par l’ouadi Feiran, suivant un itinéraire plus facile, tandis que des détachements isolés, pour éviter un détour de dix-sept kilomètres de chemin, purent quitter assez vite la plaine d’el-Markha à onze kilomètres environ plus bas que l’Aïn-Dhafary, au sud ; remonter d’ouest en est l’ouadi Sidrêh ; là, tourner à droite pour aller rejoindre, du nord-ouest.au sud-est, par l’ouadi Mokatteb, l’ouadi Feiran, à vingt-sept kilomètres au-dessus de son embouchure, et ici, six kilomètres
environ au-dessous d’'Hési-el-Khattaim, attendre le gros du peuple qui venait par la route plus longue et plus facile. La seule objection que l’on puisse faire contre l’itinéraire de ces détachements d’Israël c’est la crainte que, en passant tout près des mines de Maghara, ils auraient pu trouver là des Égyptiens employés aux travaux des mines et la garnison qui les surveillait ; mais l’exploitation des mines de Maghara paraît avoir cessé sous la {{XIIe}} dynastie, c’est-à-dire
longtemps avant l’exode. Cf. Vigouroux, ''Mélanges bibliques'', 2{{e}} édit., p. 265. D’après tout ce qui vient d’être dît, Raphidim doit être placé dans l’ouadi Feiran (fig. 221) : la tradition chrétienne, la topographie des lieux, les monuments archéologiques chrétiens de la tradition locale appuient cette identification.
La tradition chrétienne place Raphidim dans l’ouadi Feiran, avant l’oasis omonime. La ''Peregrinatio Sylviæ'' (vers l’an 385), édit. Gamurrini, p>140, en est le premier écho. D’après ce document, les Hébreux y vinrent après avoir franchi l’ouadi Mokatteb ; et l’endroit de Raphidim y est précisé à el-Kessuéh, où des bosquets de palmiers ombragent quelques misérables huttes en pierre, disséminées autour d’une petite mosquée, elle-même construite avec les matériaux d’une église chrétienne, à un peu plus de deux kilomètres, avant d’arriver à l’oasis Feiran. Il semble bien que les chrétiens de la plus haute antiquité aient attaché le nom de Raphidim au hameau d’el-Kessuéh ; mais<noinclude>
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Cf. Lagrange, ''L’itinéraire des Israélites'', dans la ''Revue biblique'', 1900, p. 86. Cet itinéraire a le grand inconvénient d’aller contre toutes les données traditionnelles ; il est dépourvu de tout souvenir local, et pour ce qui
regarde l’identification de Raphidim, elle n’a dans le mot Erfayid qu’un équivalent arabe à peine suffisant. Cette même route du nord, au lieu de pénétrer dans le Debbet er-Ramléh, peut replier au sud, s’élever jusqu’à la chaîne du Nagb-Buderah et le franchir, pour gagner les mines égyptiennes de l’ouadi Maghâra, et retomber ensuite dans l’ouadi Feiran, pour aboutir d’ici au Sinaï.
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Il s’agit cependant d’un passage difficile qui n’a été ouvert que dans les temps modernes, et qui par conséquent fort peu probablement peut avoir été tenté par les Israélites.
Une deuxième route descend de la plaine d’el-Markha au midi, pénètre dans le désert d’el-Qâah, et après l’avoir parcouru, remonte au Sinaï soit tout à fait au sud par l’ouadi Islih soit un peu plus au nord par l’ouadi Rebran ; ou bien, sans arriver jusqu’à l’ouadi Hebran, par l’ouadi Feiran à 46 kilomètres à ’Aïn-Dhafary, la source d’eau douce qui devait alimenter les Hébreux dans le désert de Sin. En remontant à ce point l’ouadi Feiran jusqu’à Rêsi-el-Khattatin, et tournant ensuite au sud par le même ouadi, la route va aboutir au Sinaï. Aucune considération ne permet de prolonger au sud jusqu’à l’extrémité de la péninsule l’itinéraire des Israélites : nous écartons par conséquent, comme un prolongement inutile d’itinéraire, l’opinion qui les fait remonter au Sinaï soit par l’ouadi Islih, soit par l’ouadi Rebran ; mais nous trouvons très vraisemblable que le gros des Israélites, avec les troupeaux, soit remonté au Sinaï par l’ouadi Feiran, suivant un itinéraire plus facile, tandis que des détachements isolés, pour éviter un détour de dix-sept kilomètres de chemin, purent quitter assez vite la plaine d’el-Markha à onze kilomètres environ plus bas que l’Aïn-Dhafary, au sud ; remonter d’ouest en est l’ouadi Sidrêh ; là, tourner à droite pour aller rejoindre, du nord-ouest.au sud-est, par l’ouadi Mokatteb, l’ouadi Feiran, à vingt-sept kilomètres au-dessus de son embouchure, et ici, six kilomètres
environ au-dessous d’'Hési-el-Khattaim, attendre le gros du peuple qui venait par la route plus longue et plus facile. La seule objection que l’on puisse faire contre l’itinéraire de ces détachements d’Israël c’est la crainte que, en passant tout près des mines de Maghara, ils auraient pu trouver là des Égyptiens employés aux travaux des mines et la garnison qui les surveillait ; mais l’exploitation des mines de Maghara paraît avoir cessé sous la {{XIIe}} dynastie, c’est-à-dire
longtemps avant l’exode. Cf. Vigouroux, ''Mélanges bibliques'', 2{{e}} édit., p. 265. D’après tout ce qui vient d’être dît, Raphidim doit être placé dans l’ouadi Feiran (fig. 221) : la tradition chrétienne, la topographie des lieux, les monuments archéologiques chrétiens de la tradition locale appuient cette identification.
La tradition chrétienne place Raphidim dans l’ouadi Feiran, avant l’oasis omonime. La ''Peregrinatio Sylviæ'' (vers l’an 385), édit. Gamurrini, p>140, en est le premier écho. D’après ce document, les Hébreux y vinrent après avoir franchi l’ouadi Mokatteb ; et l’endroit de Raphidim y est précisé à el-Kessuéh, où des bosquets de palmiers ombragent quelques misérables huttes en pierre, disséminées autour d’une petite mosquée, elle-même construite avec les matériaux d’une église chrétienne, à un peu plus de deux kilomètres, avant d’arriver à l’oasis Feiran. Il semble bien que les chrétiens de la plus haute antiquité aient attaché le nom de Raphidim au hameau d’el-Kessuéh ; mais<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1103|ROBOAM|1104}}</noinclude>votre joug pesant, je vous le rendrai plus pesant encore. Mon père vous a châtiés avec des fouets, je vous châtierai avec des scorpions. » III Reg., {{rom|xii}}, 14. Ces paroles brutales frappèrent des esprits déjà prêts à la révolte.
De tout temps, la tribu d’Éphraïm avait eu des prétentions à l’hégémonie de la nation.Voir {{sc|Éphraîm (Tribu d’)}}, t. {{rom|ii}}, col. 1877-1878. La prise de possession de la royauté par la tribu de Juda lui avait causé un sourd mécontentement qui n’attendait qu’une occasion pour éclater.
237. — Iudhamatek. Karnak.
D’après Champollion, Monuments de l’Egypte, t. {{rom|iv}}, pl. 305.
L’Éphraïmite Jéroboam épiait cette’occasion. Il savait que la plus grande partie des tribus partageait plus ou moins expressément les idées d’Éphraïm, et d’ailleurs la prophétie d’Ahias l’avertissait que l’occasion attendue était non seulement proche, mais imminente. L’ensemble des faits montre assez qu’il était lui-même à la tête des mécontents et que ses mesures étaient prises pour exercer l’autorité suprême. La réponse de Roboam amena le dénouement fatal. La réaction contre la royauté de Juda fut nettement formulée : « Quelle part avons-nous
avec David 1 À tes tentes, Israël ! » III Reg., {{rom|xii}}, 16. Les actes succédèrent aux paroles. En vain Roboam envoya-t-il Aduram pour ramener les rebelles au devoir. Le choix du négociateur ne pouvait être plus malheureux ;
car Aduram était préposé aux impôts et sa seule présence devait exaspérer le peuple, en lui rappelant l’obligation la plus lourde’et la plus odieuse qui pesait sur lui. Aduram fut lapidé par toute l’assemblée. Puis Jéroboam fut proclamé roi d’Israël, la seule tribu de Juda restant fidèle au fils de Salomon, ainsi que celle de Renjamin, qui se trouvait territorialement dans la
dépendance de la précédente.
Roboam ne crut pas au caractère définitif de la scission. Il s’imagina que, par la force, il remettrait toutes choses en état. Il rassembla donc, dans les deux tribus qui lui restaient, une armée de 180000 combattants et se disposa à partir en guerre contre les tribus séparées. Mais Dieu même avait permis le schisme, en punition des infidélités de Salomon. III Reg., {{rom|xi}}, 31-34. En son
nom, le prophète Séméï vint signifier au prince qu’il eût à renoncer à une lutte fratricide et Roboam dut obéir. Le schisme fut ainsi consommé. Le nom de
Roboam paraît vouloir dire « qui élargit le peuple » ; par une singulière ironie, il se trouvait que le fils de Salomon venait de diminuer le sien dans des proportions lamentables.
Malgré ce grave avertissement, la conduite de Roboam s’inspira des exemples de l’infidélité paternelle et peut-être aussi des leçons de l’Ammonite Naama. Toutefois, le prince commença par garder quelque réserve pendant les trois premières années, pour ne pas s’aliéner les prêtres, les lévites et les Israélites qui, du royaume du nord, s’étaient repliés sur Juda, afin de rester fidèles au culte de Jéhovah. Roboam avait pour épouse Mahalath, petite-fille de David. Il prit ensuite Abihaïl, d’après les Septante et la Vulgate, ici préférables au texte hébreu. Sa préférée fut Maacha, fille d’Absalom, dont il eut
Abia, auquel il assura sa succession. Il eut d’ailleurs dix-huit femmes et soixante concubines, qui lui donnèrent vingt-huit fils et soixante filles. Pour éviter toute difficulté à Abia, il dispersa tous ses fils dans les villes fortes de Juda et de Benjamin et les y pourvut abondamment de tout ce qu’ils pouvaient souhaiter. II Par., {{rom|xi}}, 13-23. Plusieurs de ces villes fortes étaient
son œuvre. En toutes, il rassembla tout ce qui était nécessaire en vivres et en armes, et il mit ces places en parfait état de défense. II Par., {{rom|xi}}, 5-12. On voit que Roboam s’attendait à quelque attaque. Plus sage qu’au début de son règne, il prenait ainsi d’utiles précautions contre un danger facile à prévoir, celui d’être pris entre deux ennemis qui s’entendaient évidemment contre lui, le roi d’Israël et le roi d’Egypte.
Rassuré sur ce point, Roboam en prit à son aise avec la loi de Jéhovah. Son peuple l’imita. L’impiété s’accentua dans Juda, les hauts-lieux et les idoles se multiplièrent dans le pays, les prostituées apparurent partout et toutes les anciennes abominations chananéennes reprirent faveur. III Reg., {{rom|xiv}}, 22-24 ; II Par., {{rom|xii}}, 1, 14. Ces infidélités appelaient le châtiment. « Il y eut toujours des guerres entre Roboam et Jéroboam. » II Par., {{rom|xii}},
15. Ce trait suppose un état continuel d’hostilité, se manifestant par des escarmouches intermittentes entre les guerriers des deux royaumes. Mais le coup le plus rude vint d’Egypte.
Sésac ou Schéschonq régnait alors sur les bords du Nil Étranger à la famille du prince qui avait donné sa fille en mariage à Salomon, voir Jéroboam, t. {{rom|iii}}, col. 1301, il accueillit Jéroboam poursuivi par la colère du monarque de Jérusalem. Il suivit ensuite attentivement les événements qui se déroulèrent en Palestine. La cinquième année de Roboam, il se décida à intervenir à main armée. Nulle part n’est indiquée la cause de cette intervention. On croit généralement qu’elle fut provoquée par Jéroboam, l’ancien protégé de Sésac. Le pharaon monta d’Egypte avec une armée nombreuse et toute une suite de Libyens, de Sukkiens et d’Éthiopiens. Il prit les villes fortes de Juda et parut devant Jérusalem. Là terreur fut grande dans la ville ; tous, roi et sujets, {{tiret|s’humiliè|rent}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1105|ROBOAM — ROCHER|1106}}</noinclude>rent sous la main du Seigneur qui pesait sur eux. Le prophète Séméï annonça alors que le châtiment serait passager. En effet, Sésac prit Jérusalem, qui sans doute
ne résista guère, et il s’empara des trésors du Temple, ainsi que des cinq cents boucliers d’or que Salomon avait fait exécuter. II Par., {{rom|iii}}, 2-9 ; III Reg., {{rom|xiv}}, 25, 26. Le désastre n’était pas irrémédiable ; mais il était
fort humiliant, surtout au lendemain d’un règne comme celui de Salomon, et il dépouillait le royaume de grandes richesses. Le prophète Séméï avait annoncé en outre que le pays resterait assujetti au roi d’Egypte et apprendrait ainsi la différence qu’il y avait entre le service de Jéhovah et celui des princes de la terre. II Par., xii, 8.
Sésac a laissé un monument de sa campagne en Palestine. Sur la muraille sud du temple d’Amon à Karnak, il a fait graver la liste de ses conquêtes sur des
cartouches dont chacun figure une ville prise. Le vingt-neuvième cartouche porte la mention ''Yud hamâlek'' ou ''Yudah malek''. Champollion y vit, mais à tort, le portrait de Roboam. Le sens des mots est encore douteux, mais le type représenté est bien le type juif (fîg. 1 et 2). Voir {{sc|Sésac}}. Cf. Champollion, ''Lettres écrites d’Egypte'', 2 M édit., p. 99, 100 ; Rosellini, ''Monumenti Storici'', t. {{rom|ii}}, p. 79, 80 ; t. {{rom|iv}}, p. 158, 159 ; de Rougé, ''Mémoire sur l’origine égyptienne de l’alphabet phénicien'', Paris, 1874, p, 53 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t, {{rom|iii}}, p. 407-427. Le monument de Karnak nomme beaucoup d’autres localités de l’Idumée, de Juda et d’Israël ; il mentionne même la Phénicie, ce qui suppose, non une action militaire directe, mais le paiement plus ou moins volontaire d’un tribut par ceux qui avaient quelque chose à craindre ou à espérer du monarque égyptien. Quoique les égyptologues ne s’entendent pas sur le sens qu’on doit
donner aux mots Yud hamélek (cf. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient'', t, {{rom|ii}}, p. 774), il n’en est pas moins certain que l’inscription de Karnak confirme le récit biblique dé la campagne de Sésac en Palestine.
Roboam répara comme il put les pertes qu’il avait subies. Il remplaça les boucliers d’or par d’autres en airain. Ses gardes les portaient quand ils l’accompagnaient à la maison de Jéhovah. Par la suite, « il y eut encore quelque chose de bon en Juda, » que le Seigneur n’avait châtié qu’avec mesure. II Par., {{rom|xii}}, 10-12 ; III Reg., {{rom|xiv}}, 27, 28. Roboam régna en tout dix-sept
ans, par conséquent douze ans encore après l’invasion égyptienne. Il ne paraît pas qu’il soit revenu sérieusement à résipiscence. Le Chroniqueur, en effet, termine le récit de sa vie par cette remarque : « Il fit le mal, parce qu’il n’appliqua pas son cœur à chercher Jéhovah. » II Par., {{rom|xll}}, 14. Victime des conditions dans lesquelles s’était passée sa jeunesse, il eut le tort de croire que le prestige qui avait entouré la royauté de son père suffirait à garantir la sienne. Il ne sut pas comprendre qu’un grave changement s’était produit dans l’état des esprits et n’eut pas l’idée de chercher du eôté de Dieu
l’inspiration et le secours dont il avait besoin. Sur sa mémoire pèse le souvenir du schisme auquel son imprudence donna l’occasion de se produire.
{{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section begin="ROCHER"/><nowiki/>
'''ROCHER''' (hébreu : ''sûr'', sôr, ’ébén, kêf, miSgâb, séla’; Septante : ïrkpa ; Vulgate : ''petra'', saxwm, rupes, lapis), masse minérale compacte, s’élevant au-dessus du sol à des hauteurs variées et avec des formes souvent abruptes.
1° ''Au sens propre''. — La Palestine est un pays accidenté dans lequel les altitudes varient de 392 mètres au-dessous du niveau de la mer, à la mer Morte, jusqu’à 2800 mètres au-dessus, au sommet de l’Hermon. Voir la carte, t. {{rom|iv}}, col, 1980. Le roc affleure donc souvent dans les accidents de terrain, y forme des ravins profonds et escarpés et des montagnes plus ou moins dénudées. Aussi est-il assez souvent question des rochers dans la Sainte Écriture. Les rochers ne peuvent être changés de place. Job, {{rom|xviii}}, 4. Les aigles y établissent leur aire, Job, {{rom|xxxix}}, 28, et les animaux sauvages y ont leur repaire.
Ps. civ({{rom|ciii}}), 18. Les malheureux y trouvent un abri pour habiter, Job, {{rom|xxviii}}, 4 ; {{rom|xxx}}, 6, et un refuge contre les ennemis. I Reg., xui, 6 ; Jer., {{rom|iv}}, 29. La demeure du Cinéen était dans le roc. Num., xxiy, 21. Dans la poursuite de Saül contre David, comme dans les guerres d’Israël contre les Philistins, l’action se passe souvent au milieu des rochers. I Reg., {{rom|xiv}}, 4 ; {{rom|xxiv}}, 4. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Caverne|{{sc|Caverne}}]], t. {{rom|ii}}, col. 355. À la mort du Sauveur, les rochers se fendirent. Matth., {{rom|xxvii}}, 51. Voir {{sc|Calvaire}}, t. {{rom|ii}}, col. 82. — Le miel du rocher est celui que les abeilles y déposent. Deut., {{rom|xxxii}}, 13 ; Ps. lxxxi ({{rom|lxxx}}), 17. L’huile du rocher est celle que produisent les oliviers plantés au milieu des roches. Job, {{rom|xxix}}, 6.
2° '''Au sens figuré''. — Par sa solidité, son {{corr|évélation|élévation}}, la facilité de sa défense, le rocher figure le refuge inexpugnable dans lequel on est sûrement hors d’atteinte, irkpa, ''petra''. Ps. xxvii ({{rom|xxvi}}), 5. Jéhovah est par excellence le rocher d’Israël, ’ébén, xaTtff^j<ra{ pour xoctiï--/Tjaac, « tu as rendu fort i>, loj.is.Gen., {{rom|xlix}}, 24. Isaïe, xxx, 29, appelle aussi Jéhovah le rocher d’Israël, sûr. Très fréquemment, les auteurs sacrés invoquent Dieu
comme leur rocher, c’est-à-dire leur ferme et invisible appui. Ps {{rom|ix}}, 10 ; xviii ({{rom|xvii}}), 3 ; xxxi ({{rom|xxx}}), 4, xlii ({{rom|xli}}), 10 ; xlvi ({{rom|xlv}}), 8, 12 ; xlviii ({{rom|xlvii}}), 4 ; lix ({{rom|lviii}}), 10, 18 ; xcxiv (xcxm), 22 ; I Reg., {{rom|ii}}, 2 ; II Reg., xxii, 2 ; Is., {{rom|xvii}}, 10. Dans ces passages, l’hébreu emploie les mots ''misgâb'', ''séla’et sûr''. Les Septante et, à leur suite, la Vulgate rendent toujours cette {{corr|expession|expression}} figurée par des équivalents moins imagés : xaïaçuY’n, ''refugiunt'', cnEçii<oi.a, ''firmamentum'', avTiWJTtrap, ''susceptor'', poT160s, ''adjutor''. Là où l’hébreu dit : « le Rocher, son œuvre est parfaite », Deut., {{rom|xxxii}}, 4, ils remplacent le mot hébreu par le mot « Dieu ». « Notre Rocher n’est pas comme leurs rochers » devient « notre Dieu n’est pas comme leurs dieux ». Deut., {{rom|xxxii}}, 31. « Où sont leurs dieux, le rocher en qui ils mettaient leur confiance ? » est traduit : « Où sont leurs dieux, en qui ils avaient confiance ? » Deut., {{rom|xxxii}}, 37. En atténuant ainsi la métaphore du « rocher », les Septante ont obéi à leur souci constant de remplacer par des euphémismes’es termes qui leur paraissaient inintelligibles pour des étrangers ou capables de leur inspirer une idée fausse de Jéhovah. Cf. Cornely, ''Introductio in V. T. libros'', Paris, 1885, t. {{rom|i}}, p. 329. Or, il est certain que la représentation de Jéhovah sous la figure de rocher pouvait avoir des inconvénients en un temps où les divinités idolâtriques revêtaient habituellement la forme de statues de pierre ou même de stèles informes. — Au désert, Moïse avait frappé le rocher pour en faire jaillir l’eau dont les Hébreux avaient besoin. Exod., {{rom|xvii}}, 6 ; Num., {{rom|xx}}, 11 ; Ps. cxiv (cxui), 8. Saint Paul dit à ce sujet : « Ils buvaient à un rocher spirituel qui les accompagnait,
et ce rocher était le Christ. » I Cor., {{rom|x}}, 4. Les anciens auteurs juifs prétendaient que le rocher qui avait fourni l’eau une première fois accompagnait les Hébreux dans leur voyage. Le miracle aurait été dû aux mérites de Marie, sœur de Moïse. Voilà pourquoi il fallut qu’il fût renouvelé à la mort de celle-ci. Le rocher, que quelque-uns réduisent à l’état de petite pierre que Marie pouvait porter dans son sein, franchissait les montagnes et les vallées. À lui se rapporteraient les paroles du cantique : « Monte, puits! » Num., {{rom|xxl}}, 17.
Cf. ''Bammidbar'', {{rom|i}}, fol. 182b ; Ialkut Rubeni, fol. 144 ; Raschi, sur ''Taanith'', fol. 19a ; Schoellgen, ''Horæ hebr. et thalmud.'', Dresde, 1733, p. 623 ; Drach, ''De l’harmonie entre l’Eglise et la Synagogue'', Paris, 1844, t. {{rom|ii}},
p. 423. Tertullien, ''De baptismo'', 9, t. {{rom|i}}, col. 1210, a admis la tradition juive de ''comite petra'', du rocher qui<section end="ROCHER"/><noinclude>
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Sésac a laissé un monument de sa campagne en Palestine. Sur la muraille sud du temple d’Amon à Karnak, il a fait graver la liste de ses conquêtes sur des
cartouches dont chacun figure une ville prise. Le vingt-neuvième cartouche porte la mention ''Yud hamâlek'' ou ''Yudah malek''. Champollion y vit, mais à tort, le portrait de Roboam. Le sens des mots est encore douteux, mais le type représenté est bien le type juif (fîg. 1 et 2). Voir {{sc|Sésac}}. Cf. Champollion, ''Lettres écrites d’Egypte'', 2 M édit., p. 99, 100 ; Rosellini, ''Monumenti Storici'', t. {{rom|ii}}, p. 79, 80 ; t. {{rom|iv}}, p. 158, 159 ; de Rougé, ''Mémoire sur l’origine égyptienne de l’alphabet phénicien'', Paris, 1874, p, 53 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t, {{rom|iii}}, p. 407-427. Le monument de Karnak nomme beaucoup d’autres localités de l’Idumée, de Juda et d’Israël ; il mentionne même la Phénicie, ce qui suppose, non une action militaire directe, mais le paiement plus ou moins volontaire d’un tribut par ceux qui avaient quelque chose à craindre ou à espérer du monarque égyptien. Quoique les égyptologues ne s’entendent pas sur le sens qu’on doit
donner aux mots Yud hamélek (cf. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient'', t, {{rom|ii}}, p. 774), il n’en est pas moins certain que l’inscription de Karnak confirme le récit biblique dé la campagne de Sésac en Palestine.
Roboam répara comme il put les pertes qu’il avait subies. Il remplaça les boucliers d’or par d’autres en airain. Ses gardes les portaient quand ils l’accompagnaient à la maison de Jéhovah. Par la suite, « il y eut encore quelque chose de bon en Juda, » que le Seigneur n’avait châtié qu’avec mesure. II Par., {{rom|xii}}, 10-12 ; III Reg., {{rom|xiv}}, 27, 28. Roboam régna en tout dix-sept
ans, par conséquent douze ans encore après l’invasion égyptienne. Il ne paraît pas qu’il soit revenu sérieusement à résipiscence. Le Chroniqueur, en effet, termine le récit de sa vie par cette remarque : « Il fit le mal, parce qu’il n’appliqua pas son cœur à chercher Jéhovah. » II Par., {{rom|xll}}, 14. Victime des conditions dans lesquelles s’était passée sa jeunesse, il eut le tort de croire que le prestige qui avait entouré la royauté de son père suffirait à garantir la sienne. Il ne sut pas comprendre qu’un grave changement s’était produit dans l’état des esprits et n’eut pas l’idée de chercher du eôté de Dieu
l’inspiration et le secours dont il avait besoin. Sur sa mémoire pèse le souvenir du schisme auquel son imprudence donna l’occasion de se produire.
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'''ROCHER''' (hébreu : ''sûr'', sôr, ’ébén, kêf, miSgâb, séla’; Septante : ïrkpa ; Vulgate : ''petra'', saxwm, rupes, lapis), masse minérale compacte, s’élevant au-dessus du sol à des hauteurs variées et avec des formes souvent abruptes.
1° ''Au sens propre''. — La Palestine est un pays accidenté dans lequel les altitudes varient de 392 mètres au-dessous du niveau de la mer, à la mer Morte, jusqu’à 2800 mètres au-dessus, au sommet de l’Hermon. Voir la carte, t. {{rom|iv}}, col, 1980. Le roc affleure donc souvent dans les accidents de terrain, y forme des ravins profonds et escarpés et des montagnes plus ou moins dénudées. Aussi est-il assez souvent question des rochers dans la Sainte Écriture. Les rochers ne peuvent être changés de place. Job, {{rom|xviii}}, 4. Les aigles y établissent leur aire, Job, {{rom|xxxix}}, 28, et les animaux sauvages y ont leur repaire.
Ps. civ({{rom|ciii}}), 18. Les malheureux y trouvent un abri pour habiter, Job, {{rom|xxviii}}, 4 ; {{rom|xxx}}, 6, et un refuge contre les ennemis. I Reg., xui, 6 ; Jer., {{rom|iv}}, 29. La demeure du Cinéen était dans le roc. Num., xxiy, 21. Dans la poursuite de Saül contre David, comme dans les guerres d’Israël contre les Philistins, l’action se passe souvent au milieu des rochers. I Reg., {{rom|xiv}}, 4 ; {{rom|xxiv}}, 4. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Caverne|{{sc|Caverne}}]], t. {{rom|ii}}, col. 355. À la mort du Sauveur, les rochers se fendirent. Matth., {{rom|xxvii}}, 51. Voir {{sc|Calvaire}}, t. {{rom|ii}}, col. 82. — Le miel du rocher est celui que les abeilles y déposent. Deut., {{rom|xxxii}}, 13 ; Ps. lxxxi ({{rom|lxxx}}), 17. L’huile du rocher est celle que produisent les oliviers plantés au milieu des roches. Job, {{rom|xxix}}, 6.
2° '''Au sens figuré''. — Par sa solidité, son {{corr|évélation|élévation}}, la facilité de sa défense, le rocher figure le refuge inexpugnable dans lequel on est sûrement hors d’atteinte, irkpa, ''petra''. Ps. xxvii ({{rom|xxvi}}), 5. Jéhovah est par excellence le rocher d’Israël, ’ébén, xaTtff^j<ra{ pour xoctiï--/Tjaac, « tu as rendu fort i>, loj.is.Gen., {{rom|xlix}}, 24. Isaïe, xxx, 29, appelle aussi Jéhovah le rocher d’Israël, sûr. Très fréquemment, les auteurs sacrés invoquent Dieu
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et ce rocher était le Christ. » I Cor., {{rom|x}}, 4. Les anciens auteurs juifs prétendaient que le rocher qui avait fourni l’eau une première fois accompagnait les Hébreux dans leur voyage. Le miracle aurait été dû aux mérites de Marie, sœur de Moïse. Voilà pourquoi il fallut qu’il fût renouvelé à la mort de celle-ci. Le rocher, que quelque-uns réduisent à l’état de petite pierre que Marie pouvait porter dans son sein, franchissait les montagnes et les vallées. À lui se rapporteraient les paroles du cantique : « Monte, puits! » Num., {{rom|xxl}}, 17.
Cf. ''Bammidbar'', {{rom|i}}, fol. 182b ; Ialkut Rubeni, fol. 144 ; Raschi, sur ''Taanith'', fol. 19a ; Schoellgen, ''Horæ hebr. et thalmud.'', Dresde, 1733, p. 623 ; Drach, ''De l’harmonie entre l’Eglise et la Synagogue'', Paris, 1844, t. {{rom|ii}},
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Sésac a laissé un monument de sa campagne en Palestine. Sur la muraille sud du temple d’Amon à Karnak, il a fait graver la liste de ses conquêtes sur des
cartouches dont chacun figure une ville prise. Le vingt-neuvième cartouche porte la mention ''Yud hamâlek'' ou ''Yudah malek''. Champollion y vit, mais à tort, le portrait de Roboam. Le sens des mots est encore douteux, mais le type représenté est bien le type juif (fîg. 1 et 2). Voir {{sc|Sésac}}. Cf. Champollion, ''Lettres écrites d’Égypte'', {{2e}} édit., p. 99, 100 ; Rosellini, ''Monumenti Storici'', t. {{rom|ii}}, p. 79, 80 ; t. {{rom|iv}}, p. 158, 159 ; de Rougé, ''Mémoire sur l’origine égyptienne de l’alphabet phénicien'', Paris, 1874, p, 53 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t, {{rom|iii}}, p. 407-427. Le monument de Karnak nomme beaucoup d’autres localités de l’Idumée, de Juda et d’Israël ; il mentionne même la Phénicie, ce qui suppose, non une action militaire directe, mais le paiement plus ou moins volontaire d’un tribut par ceux qui avaient quelque chose à craindre ou à espérer du monarque égyptien. Quoique les égyptologues ne s’entendent pas sur le sens qu’on doit
donner aux mots Yud hamélek (cf. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient'', t, {{rom|ii}}, p. 774), il n’en est pas moins certain que l’inscription de Karnak confirme le récit biblique dé la campagne de Sésac en Palestine.
Roboam répara comme il put les pertes qu’il avait subies. Il remplaça les boucliers d’or par d’autres en airain. Ses gardes les portaient quand ils l’accompagnaient à la maison de Jéhovah. Par la suite, « il y eut encore quelque chose de bon en Juda, » que le Seigneur n’avait châtié qu’avec mesure. II Par., {{rom|xii}}, 10-12 ; III Reg., {{rom|xiv}}, 27, 28. Roboam régna en tout dix-sept
ans, par conséquent douze ans encore après l’invasion égyptienne. Il ne paraît pas qu’il soit revenu sérieusement à résipiscence. Le Chroniqueur, en effet, termine le récit de sa vie par cette remarque : « Il fit le mal, parce qu’il n’appliqua pas son cœur à chercher Jéhovah. » II Par., {{rom|xll}}, 14. Victime des conditions dans lesquelles s’était passée sa jeunesse, il eut le tort de croire que le prestige qui avait entouré la royauté de son père suffirait à garantir la sienne. Il ne sut pas comprendre qu’un grave changement s’était produit dans l’état des esprits et n’eut pas l’idée de chercher du eôté de Dieu
l’inspiration et le secours dont il avait besoin. Sur sa mémoire pèse le souvenir du schisme auquel son imprudence donna l’occasion de se produire.
{{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section begin="ROCHER"/><nowiki/>
'''ROCHER''' (hébreu : ''ṣûr'', ''ṣôr'', ''ʾébén'', ''kêf'', ''mišgâb'', ''sélaʿ''; Septante : πέτρα}} ; Vulgate : ''petra'', ''saxum'', ''rupes'', ''lapis''), masse minérale compacte, s’élevant au-dessus du sol à des hauteurs variées et avec des formes souvent abruptes.
1° ''Au sens propre''. — La Palestine est un pays accidenté dans lequel les altitudes varient de 392 mètres au-dessous du niveau de la mer, à la mer Morte, jusqu’à 2800 mètres au-dessus, au sommet de l’Hermon. Voir la carte, t. {{rom|iv}}, col, 1980. Le roc affleure donc souvent dans les accidents de terrain, y forme des ravins profonds et escarpés et des montagnes plus ou moins dénudées. Aussi est-il assez souvent question des rochers dans la Sainte Écriture. Les rochers ne peuvent être changés de place. Job, {{rom|xviii}}, 4. Les aigles y établissent leur aire, Job, {{rom|xxxix}}, 28, et les animaux sauvages y ont leur repaire.
Ps. civ ({{rom|ciii}}), 18. Les malheureux y trouvent un abri pour habiter, Job, {{rom|xxviii}}, 4 ; {{rom|xxx}}, 6, et un refuge contre les ennemis. I Reg., xui, 6 ; Jer., {{rom|iv}}, 29. La demeure du Cinéen était dans le roc. Num., xxiy, 21. Dans la poursuite de Saül contre David, comme dans les guerres d’Israël contre les Philistins, l’action se passe souvent au milieu des rochers. I Reg., {{rom|xiv}}, 4 ; {{rom|xxiv}}, 4. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Caverne|{{sc|Caverne}}]], t. {{rom|ii}}, col. 355. À la mort du Sauveur, les rochers se fendirent. Matth., {{rom|xxvii}}, 51. Voir {{sc|Calvaire}}, t. {{rom|ii}}, col. 82. — Le miel du rocher est celui que les abeilles y déposent. Deut., {{rom|xxxii}}, 13 ; Ps. lxxxi ({{rom|lxxx}}), 17. L’huile du rocher est celle que produisent les oliviers plantés au milieu des roches. Job, {{rom|xxix}}, 6.
2° '''Au sens figuré''. — Par sa solidité, son {{corr|évélation|élévation}}, la facilité de sa défense, le rocher figure le refuge inexpugnable dans lequel on est sûrement hors d’atteinte, irkpa, ''petra''. Ps. xxvii ({{rom|xxvi}}), 5. Jéhovah est par excellence le rocher d’Israël, ’ébén, xaTtff^j<ra{ pour xoctiï--/Tjaac, « tu as rendu fort i>, loj.is.Gen., {{rom|xlix}}, 24. Isaïe, xxx, 29, appelle aussi Jéhovah le rocher d’Israël, sûr. Très fréquemment, les auteurs sacrés invoquent Dieu comme leur rocher, c’est-à-dire leur ferme et invisible appui. Ps {{rom|ix}}, 10 ; xviii ({{rom|xvii}}), 3 ; xxxi ({{rom|xxx}}), 4, xlii ({{rom|xli}}), 10 ; xlvi ({{rom|xlv}}), 8, 12 ; xlviii ({{rom|xlvii}}), 4 ; lix ({{rom|lviii}}), 10, 18 ; xcxiv (xcxm), 22 ; I Reg., {{rom|ii}}, 2 ; II Reg., xxii, 2 ; Is., {{rom|xvii}}, 10. Dans ces passages, l’hébreu emploie les mots ''misgâb'', ''séla’et sûr''. Les Septante et, à leur suite, la Vulgate rendent toujours cette {{corr|expession|expression}} figurée par des équivalents moins imagés : xaïaçuY’n, ''refugiunt'', cnEçii<oi.a, ''firmamentum'', avTiWJTtrap, ''susceptor'', poT160s, ''adjutor''. Là où l’hébreu dit : « le Rocher, son œuvre est parfaite », Deut., {{rom|xxxii}}, 4, ils remplacent le mot hébreu par le mot « Dieu ». « Notre Rocher n’est pas comme leurs rochers » devient « notre Dieu n’est pas comme leurs dieux ». Deut., {{rom|xxxii}}, 31. « Où sont leurs dieux, le rocher en qui ils mettaient leur confiance ? » est traduit : « Où sont leurs dieux, en qui ils avaient confiance ? » Deut., {{rom|xxxii}}, 37. En atténuant ainsi la métaphore du « rocher », les Septante ont obéi à leur souci constant de remplacer par des euphémismes’es termes qui leur paraissaient inintelligibles pour des étrangers ou capables de leur inspirer une idée fausse de Jéhovah. Cf. Cornely, ''Introductio in V. T. libros'', Paris, 1885, t. {{rom|i}}, p. 329. Or, il est certain que la représentation de Jéhovah sous la figure de rocher pouvait avoir des inconvénients en un temps où les divinités idolâtriques revêtaient habituellement la forme de statues de pierre ou même de stèles informes. — Au désert, Moïse avait frappé le rocher pour en faire jaillir l’eau dont les Hébreux avaient besoin. Exod., {{rom|xvii}}, 6 ; Num., {{rom|xx}}, 11 ; Ps. cxiv (cxui), 8. Saint Paul dit à ce sujet : « Ils buvaient à un rocher spirituel qui les accompagnait,
et ce rocher était le Christ. » I Cor., {{rom|x}}, 4. Les anciens auteurs juifs prétendaient que le rocher qui avait fourni l’eau une première fois accompagnait les Hébreux dans leur voyage. Le miracle aurait été dû aux mérites de Marie, sœur de Moïse. Voilà pourquoi il fallut qu’il fût renouvelé à la mort de celle-ci. Le rocher, que quelque-uns réduisent à l’état de petite pierre que Marie pouvait porter dans son sein, franchissait les montagnes et les vallées. À lui se rapporteraient les paroles du cantique : « Monte, puits! » Num., {{rom|xxl}}, 17.
Cf. ''Bammidbar'', {{rom|i}}, fol. 182b ; Ialkut Rubeni, fol. 144 ; Raschi, sur ''Taanith'', fol. 19a ; Schoellgen, ''Horæ hebr. et thalmud.'', Dresde, 1733, p. 623 ; Drach, ''De l’harmonie entre l’Eglise et la Synagogue'', Paris, 1844, t. {{rom|ii}},
p. 423. Tertullien, ''De baptismo'', 9, t. {{rom|i}}, col. 1210, a admis la tradition juive de ''comite petra'', du rocher qui<section end="ROCHER"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1105|ROBOAM — ROCHER|1106}}</noinclude>{{tiret2|s’humiliè|rent}} sous la main du Seigneur qui pesait sur eux. Le prophète Séméï annonça alors que le châtiment serait passager. En effet, Sésac prit Jérusalem, qui sans doute ne résista guère, et il s’empara des trésors du Temple, ainsi que des cinq cents boucliers d’or que Salomon avait fait exécuter. II Par., {{rom|iii}}, 2-9 ; III Reg., {{rom|xiv}}, 25, 26. Le désastre n’était pas irrémédiable ; mais il était fort humiliant, surtout au lendemain d’un règne comme celui de Salomon, et il dépouillait le royaume de grandes richesses. Le prophète Séméï avait annoncé en outre que le pays resterait assujetti au roi d’Egypte et apprendrait ainsi la différence qu’il y avait entre le service de Jéhovah et celui des princes de la terre. II Par., {{rom|xii}}, 8.
Sésac a laissé un monument de sa campagne en Palestine. Sur la muraille sud du temple d’Amon à Karnak, il a fait graver la liste de ses conquêtes sur des
cartouches dont chacun figure une ville prise. Le vingt-neuvième cartouche porte la mention ''Yud hamâlek'' ou ''Yudah malek''. Champollion y vit, mais à tort, le portrait de Roboam. Le sens des mots est encore douteux, mais le type représenté est bien le type juif (fîg. 1 et 2). Voir {{sc|Sésac}}. Cf. Champollion, ''Lettres écrites d’Égypte'', {{2e}} édit., p. 99, 100 ; Rosellini, ''Monumenti Storici'', t. {{rom|ii}}, p. 79, 80 ; t. {{rom|iv}}, p. 158, 159 ; de Rougé, ''Mémoire sur l’origine égyptienne de l’alphabet phénicien'', Paris, 1874, p, 53 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t, {{rom|iii}}, p. 407-427. Le monument de Karnak nomme beaucoup d’autres localités de l’Idumée, de Juda et d’Israël ; il mentionne même la Phénicie, ce qui suppose, non une action militaire directe, mais le paiement plus ou moins volontaire d’un tribut par ceux qui avaient quelque chose à craindre ou à espérer du monarque égyptien. Quoique les égyptologues ne s’entendent pas sur le sens qu’on doit
donner aux mots Yud hamélek (cf. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient'', t, {{rom|ii}}, p. 774), il n’en est pas moins certain que l’inscription de Karnak confirme le récit biblique dé la campagne de Sésac en Palestine.
Roboam répara comme il put les pertes qu’il avait subies. Il remplaça les boucliers d’or par d’autres en airain. Ses gardes les portaient quand ils l’accompagnaient à la maison de Jéhovah. Par la suite, « il y eut encore quelque chose de bon en Juda, » que le Seigneur n’avait châtié qu’avec mesure. II Par., {{rom|xii}}, 10-12 ; III Reg., {{rom|xiv}}, 27, 28. Roboam régna en tout dix-sept
ans, par conséquent douze ans encore après l’invasion égyptienne. Il ne paraît pas qu’il soit revenu sérieusement à résipiscence. Le Chroniqueur, en effet, termine le récit de sa vie par cette remarque : « Il fit le mal, parce qu’il n’appliqua pas son cœur à chercher Jéhovah. » II Par., {{rom|xll}}, 14. Victime des conditions dans lesquelles s’était passée sa jeunesse, il eut le tort de croire que le prestige qui avait entouré la royauté de son père suffirait à garantir la sienne. Il ne sut pas comprendre qu’un grave changement s’était produit dans l’état des esprits et n’eut pas l’idée de chercher du eôté de Dieu
l’inspiration et le secours dont il avait besoin. Sur sa mémoire pèse le souvenir du schisme auquel son imprudence donna l’occasion de se produire.
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'''ROCHER''' (hébreu : ''ṣûr'', ''ṣôr'', ''ʾébén'', ''kêf'', ''mišgâb'', ''sélaʿ''; Septante : {{lang|grc|πέτρα}} ; Vulgate : ''petra'', ''saxum'', ''rupes'', ''lapis''), masse minérale compacte, s’élevant au-dessus du sol à des hauteurs variées et avec des formes souvent abruptes.
1° ''Au sens propre''. — La Palestine est un pays accidenté dans lequel les altitudes varient de 392 mètres au-dessous du niveau de la mer, à la mer Morte, jusqu’à 2800 mètres au-dessus, au sommet de l’Hermon. Voir la carte, t. {{rom|iv}}, col, 1980. Le roc affleure donc souvent dans les accidents de terrain, y forme des ravins profonds et escarpés et des montagnes plus ou moins dénudées. Aussi est-il assez souvent question des rochers dans la Sainte Écriture. Les rochers ne peuvent être changés de place. Job, {{rom|xviii}}, 4. Les aigles y établissent leur aire, Job, {{rom|xxxix}}, 28, et les animaux sauvages y ont leur repaire.
Ps. civ ({{rom|ciii}}), 18. Les malheureux y trouvent un abri pour habiter, Job, {{rom|xxviii}}, 4 ; {{rom|xxx}}, 6, et un refuge contre les ennemis. I Reg., xui, 6 ; Jer., {{rom|iv}}, 29. La demeure du Cinéen était dans le roc. Num., xxiy, 21. Dans la poursuite de Saül contre David, comme dans les guerres d’Israël contre les Philistins, l’action se passe souvent au milieu des rochers. I Reg., {{rom|xiv}}, 4 ; {{rom|xxiv}}, 4. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Caverne|{{sc|Caverne}}]], t. {{rom|ii}}, col. 355. À la mort du Sauveur, les rochers se fendirent. Matth., {{rom|xxvii}}, 51. Voir {{sc|Calvaire}}, t. {{rom|ii}}, col. 82. — Le miel du rocher est celui que les abeilles y déposent. Deut., {{rom|xxxii}}, 13 ; Ps. lxxxi ({{rom|lxxx}}), 17. L’huile du rocher est celle que produisent les oliviers plantés au milieu des roches. Job, {{rom|xxix}}, 6.
2° '''Au sens figuré''. — Par sa solidité, son {{corr|évélation|élévation}}, la facilité de sa défense, le rocher figure le refuge inexpugnable dans lequel on est sûrement hors d’atteinte, {{lang|grc|πέτρα}}, ''petra''. Ps. xxvii ({{rom|xxvi}}), 5. Jéhovah est par excellence le rocher d’Israël, ''ʾébén'', {{lang|grc|κατισχίσας}} pour {{lang|grc|κατισχύσας}}, « tu as rendu fort », ''lapis''. Gen., {{rom|xlix}}, 24. Isaïe, xxx, 29, appelle aussi Jéhovah le rocher d’Israël, ''ṣûr''. Très fréquemment, les auteurs sacrés invoquent Dieu comme leur rocher, c’est-à-dire leur ferme et invisible appui. Ps {{rom|ix}}, 10 ; {{rom|xviii}} ({{rom|xvii}}), 3 ; {{rom|xxxi}} ({{rom|xxx}}), 4, {{rom|xlii}} ({{rom|xli}}), 10 ; {{rom|xlvi}} ({{rom|xlv}}), 8, 12 ; {{rom|xlviii}} ({{rom|xlvii}}), 4 ; {{rom|lix}} ({{rom|lviii}}), 10, 18 ; {{rom|xcxiv}} ({{rom|xcxiii}}), 22 ; I Reg., {{rom|ii}}, 2 ; II Reg., {{rom|xxii}}, 2 ; Is., {{rom|xvii}}, 10. Dans ces passages, l’hébreu emploie les mots ''mišgâb'', ''sélaʿ'' et ''ṣûr''. Les Septante et, à leur suite, la Vulgate rendent toujours cette {{corr|expession|expression}} figurée par des équivalents moins imagés : {{lang|grc|καταφυγή}}, ''refugiunt'', {{lang|grc|στερέωμα}}, ''firmamentum'', {{lang|grc|αντιλήπτωρ}}, ''susceptor'', {{lang|grc|βoηθός}}, ''adjutor''. Là où l’hébreu dit : « le Rocher, son œuvre est parfaite », Deut., {{rom|xxxii}}, 4, ils remplacent le mot hébreu par le mot « Dieu ». « Notre Rocher n’est pas comme leurs rochers » devient « notre Dieu n’est pas comme leurs dieux ». Deut., {{rom|xxxii}}, 31. « Où sont leurs dieux, le rocher en qui ils mettaient leur confiance ? » est traduit : « Où sont leurs dieux, en qui ils avaient confiance ? » Deut., {{rom|xxxii}}, 37. En atténuant ainsi la métaphore du « rocher », les Septante ont obéi à leur souci constant de remplacer par des euphémismes’es termes qui leur paraissaient inintelligibles pour des étrangers ou capables de leur inspirer une idée fausse de Jéhovah. Cf. Cornely, ''Introductio in V. T. libros'', Paris, 1885, t. {{rom|i}}, p. 329. Or, il est certain que la représentation de Jéhovah sous la figure de rocher pouvait avoir des inconvénients en un temps où les divinités idolâtriques revêtaient habituellement la forme de statues de pierre ou même de stèles informes. — Au désert, Moïse avait frappé le rocher pour en faire jaillir l’eau dont les Hébreux avaient besoin. Exod., {{rom|xvii}}, 6 ; Num., {{rom|xx}}, 11 ; Ps. cxiv (cxui), 8. Saint Paul dit à ce sujet : « Ils buvaient à un rocher spirituel qui les accompagnait,
et ce rocher était le Christ. » I Cor., {{rom|x}}, 4. Les anciens auteurs juifs prétendaient que le rocher qui avait fourni l’eau une première fois accompagnait les Hébreux dans leur voyage. Le miracle aurait été dû aux mérites de Marie, sœur de Moïse. Voilà pourquoi il fallut qu’il fût renouvelé à la mort de celle-ci. Le rocher, que quelque-uns réduisent à l’état de petite pierre que Marie pouvait porter dans son sein, franchissait les montagnes et les vallées. À lui se rapporteraient les paroles du cantique : « Monte, puits! » Num., {{rom|xxl}}, 17.
Cf. ''Bammidbar'', {{rom|i}}, fol. 182b ; Ialkut Rubeni, fol. 144 ; Raschi, sur ''Taanith'', fol. 19a ; Schoellgen, ''Horæ hebr. et thalmud.'', Dresde, 1733, p. 623 ; Drach, ''De l’harmonie entre l’Eglise et la Synagogue'', Paris, 1844, t. {{rom|ii}}, p. 423. Tertullien, ''De baptismo'', 9, t. {{rom|i}}, col. 1210, a admis la tradition juive de ''comite petra'', du rocher qui<section end="ROCHER"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1107|ROCHER — ROGEL (FONTAINE DE)|1108}}</noinclude>accompagne. Plusieurs commentateurs, au lieu de supposer une translation du rocher, ont cru que l’eau qui en était issue formait une rivière qui suivait les Hébreux partout, ou même que ceux-ci se contentaient d’emporter avec eux de cette eau pour l’utiliser dans les lieux arides. Cf. Cornely, ''1 Epist ad Cor.'', Paris, 1890, p. 275-277. Saint Paul n’authentique pas ici la tradition juive,
comme on l’a cru. Cf. Drach, ''Épîtres de saint Paul'', Paris, 1871, p. 179. Il se réfère à la comparaison biblique qui appelle si souvent Jéhovah un « rocher ».
Il ne parle que d’un rocher spirituel, procurant un breuvage spirituel. Il appelle de même la manne un aliment spirituel, I Cor., {{rom|x}}, 4, c’est-à-dire un aliment fourni directement par Dieu. Le même Dieu, le « rocher spirituel », qui était déjà le Christ, a ménagé partout aux Hébreux le moyen de trouver de l’eau, et deux fois l’a procurée par un miracle, quand la nature n’en fournissait
pas. D’ailleurs les textes du Pentateuque notent formellement que ce qui accompagnait les Hébreux, c'était Jéhovah lui-même. « Je me tiendrai devant toi sur le rocher qui est en Horeb. » Et Moïse appela ce lieu ''Maassah'' et ''Meribah'', parce que les Hébreux avaient tenté Dieu en disant : « Jéhovah est-il au milieu de nous, ou non ? » Exod., {{rom|xvii}}, 6, 7. La seconde fois, au désert de Sin, Dieu dit à Moïse et Aaron : « Vous parlerez au rocher. » Num., {{rom|xx}}, 8. La parole ne s’adressait évidemment pas au rocher matériel, mais à celui qui se tenait au-dessus, à Jéhovah. Le rocher qui suivait les Hébreux n'était donc autre que Jéhovah, par conséquent son Christ et son Esprit, qui accompagnaient le peuple élu afin de pourvoir à tous ses besoins corporels et spirituels. À ce titre, saint Paul peut dire que « ces choses ont été des figures » de ce qui se passe pour le peuple nouveau, I Cor., {{rom|x}}, 6, puisque le Christ qui prit soin des anciens Hébreux est aussi Je Dieu des chrétiens.
<section begin="ROGEL"/><nowiki/>
'''ROGEL (FONTAINE DE)''' (hébreu : ''ʿÊn-Rôgėl''. Septante : {{lang|grc|lïrjTi Piayi>.}} ; ''Vaticanus'' : III Reg., {{rom|i}}, 9 : {{lang|grc|PwyiîX}} ; Vulgate : ''fons Rogel''), source voisine de Jérusalem. Les anciens ont toujours traduit ce nom « la fontaine du Foulon ».
I. {{sc|Identification.}}— 1° Opinion ancienne. — Depuis longtemps, le puits-source connu sous le nom de ''ʿBir 'Ayûb, « le puits de Job » (flg. 238) était communément tenu pour l’antique « fontaine de Rogel ». Robinson en 1841, Williams, Schulz, Kraft en 1845 et 1846, Tobler en 1853, Thrupp en 1855, Lewin et Sepp en 1863, de Vogüé en 1865 et plusieurs autres le reconnaissaient encore comme tel. Ce sentiment pouvait se réclamer de trois principaux arguments, fondés sur le nom particulier de la fontaine, la description de la limite de Juda et Benjamin, de Josué, et la tradition locale. — 1. On connaît deux sources, dans les vallées au sud de Jérusalem et du Temple : ''Bir ʾAyûb'' et la fontaine appelée aujourd’hui ''ʿAïn Ummel-Deradj'', « la fontaine des Degrés » et par les Européens, la fontaine de la Vierge, située à 650 mètres au sud de la première. Celle-ci est toujours appelée dans les écritures et dans les récits de Josèphe « la fontaine de Siloé ». Son canal et son issue en sont désignés sous le même nom ou sous celui de Gihon. Nulle part on ne trouve que c’est la même fontaine qui est nommée, dans les livres anciens « la fontaine de Rogel ». Il faut donc reconnaître que celle-ci est une source différente. — 2. Deux fois Josué nomme « la fontaine de Rogel » : « La limite [de Juda] passe aux eaux de 'En-SéméS et arrive à 'Ën Rôgêl ; et [de là], la frontière monte la vallée de Ben-Rinnom, au côté du Jébuséen, au midi, c’est-à-dire de Jérusalem, » {{rom|xv}}, 7-8. Reprenant le même tracé en revenant de l’ouest, xviii, 16-18 : « La frontière [de Benjamin]… descend, dit-il, Gè-Hinnom, au côté du Jébuséen, au midi, et arrive à 'Ên-Rôgêl ; et elle tourne, {{lang|he|ותאר}}, au nord et parvient à ''ʿÊn-Sémeš''. » ''Bir ʾAyûb'' se trouve précisément au sommet du coude que doit décrire la frontière en arrivant à l’extrémité de l’''ouâd'er-Rebâby'', l’ancienne ''Gê-Hinnom'', pour remonter la vallée du Cédron et aller prendre 800 mètres plus haut, 250 au-dessus de la « fontaine des Degrés », en fléchissant vers l’est, le col au sud du mont des Oliviers par où elle descendra à ''ʿAïn el-Blaûd'' (''ʿÊn-Sémeš'').
— 3 « L’ancienne version arabe éditée par Walton, où souvent les noms bibliques sont remplacés par les noms arabes qui les ont supplantés, au lieu de 'Ên-Rôgêl
porte Jos., {{rom|xv}}, 7 : ''ʿAïn ʾAyûb''. — Le plan de Jérusalem de Marin Sanut, publié dans les ''Gesta Dei per Francos'', de Bongars, et celui de 1308, donné par M. de Vogüé, dans les ''Églises de la Terre Sainte'', Paris, 1868, par la place assignée à la fontaine de Rogel, » désignent indubitablement Bîr 'Ayûb. Voir t. {{rom|iv}}, fig. 473 et 474, col. 1783 et 1784 ; la description anonyme du {{rom-maj|xii}}{{e}} siècle reproduite en appendice par M. de Vogüé, ''Ion. cit.'', p. 247 ; Fretellus, t. {{rom|clv}}, col. 1048 ; Jean de Wurzbourg, ''ibid.'', col. 1072 ; Burchard, édit. Laurent, Leipzig, 1863) p. 69-70, etc. ; Antonin de Plaisance, vers 670, ''Itinerarium'', 32, t. {{rom|lxxii}}, col. 910. Eusèbe parle de « la piscine de Foulon », certainement voisine de la fontaine, si, elle n’est elle-même la fontaine, au mot {{lang|grc|Θαφέθ}}. ''Onomasticon'', édit. Larsow et Parthey, Berlin, 1862, p. 216. Josèphe mentionne, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|IX}}, {{rom|x}}, 4, {{lang|grc|ἡ καλoύμένη Ἐρωγῆ}}, près de laquelle, à l’occident, est une montagne, située elle-même devant la ville, {{lang|grc|πρὸ τῆς πόλεως}}, et à l’ouest du jardin du roi. Érogé est évidemment Enrogel, « la fontaine du jardin du roi », près de laquelle Adonias offrit un banquet à ses partisans. ''Ibid''. {{rom-maj|VII}}, {{rom|xiv}}, 4. Tel est le sentiment général des anciens.
2° ''Opinion moderne''. — Les archéologues modernes préfèrent au Bir 'Ayûb la fontaine dite Umm ed-Deradj « là fontaine des Degrés » ou de la Vierge.
— M. Clermont-Ganneau ayant entendu, en 1870, un fellah de l’endroit désigner du nom de Zûheiléh le quartier rocheux qui est au nord du village de Silôân et directement en face, à l’est, de « la fontaine des Degrés », en conclut que celle-ci est l’En-Rogel des anciens. La plupart des savants paraissent aujourd’hui favorables à cette identification nouvelle et la défendent par les arguments suivants : — 1. La fontaine de Rogel, selon I (III) Reg., {{rom|i}}, 9, était « à côté de la pierre de Zohéleth. » Or, Zûheiléh est évidemment la Zohéleth biblique : la fontaine de Rogel qui était à côté ne peut donc être que ''ʿAïn Umm ed-Deradj'', située de l’autre côté de la vallée et en face de Zûheiléh, à moins de cent mètres de distance. Clermont-Ganneau, dans ''Pal. Expl. Fund, Quarterly Statement'', 1870, p. 252-253 ; ''The Survey of Western Palestine'', Jérusalem, p. 293-294. Cet argument est le principal. — 2. Le ''Bir ʾAyûb'' n’est pas une « fontaine », en, ''ʿaïn'' ; c’est un « puits », ''bîr''. Ce n’est point de lui dont il peut être question. Fr. Liévin de Hamme, ''Guide indicateur de la Terre Sainte'', 3{{e}} édit., Jérusalem, 1887, p. 382.
P. Barnabé Meistermannn, ''La ville de David'', p. 114, 118 ; ''Nouveau Guide'', p. 173. — 3. Il n’y avait à Jérusalem qu’une seule fontaine permanente, c’est ce
qu’atteste Tacite, ''Hist.'', {{rom|v}}, 12. Or, la seule fontaine désignée comme telle par toute l’antiquité c’est la fontaine de Siloé ou de la Vierge. C’est donc bien elle aussi qui est la fontaine de Rogel. — 4. Lors d’une grande sécheresse qui dura cinq ans (513-518), le patriarche Jean (III), raconte Cyrille de Scythopolis, fit creuser dans le torrent de Siloé, près de la colonne
Saint-Côme, sur le chemin de la grande Laure ou de Saint-Sabas, un puits profond de 40 toises. ''Vita S. Sabæ'', édit. Cotelier, Paris, 1686, p. 334. Ces indications conviennent fort bien au ''Bîr ʾAyûb'', et comme il n’est jamais question d’un puits dans ces parages avant le {{rom-maj|vi}}{{e}} siècle, il n’est pas permis de soutenir que
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1107|ROCHER — ROGEL (FONTAINE DE)|1108}}</noinclude>accompagne. Plusieurs commentateurs, au lieu de supposer une translation du rocher, ont cru que l’eau qui en était issue formait une rivière qui suivait les Hébreux partout, ou même que ceux-ci se contentaient d’emporter avec eux de cette eau pour l’utiliser dans les lieux arides. Cf. Cornely, ''1 Epist ad Cor.'', Paris, 1890, p. 275-277. Saint Paul n’authentique pas ici la tradition juive,
comme on l’a cru. Cf. Drach, ''Épîtres de saint Paul'', Paris, 1871, p. 179. Il se réfère à la comparaison biblique qui appelle si souvent Jéhovah un « rocher ».
Il ne parle que d’un rocher spirituel, procurant un breuvage spirituel. Il appelle de même la manne un aliment spirituel, I Cor., {{rom|x}}, 4, c’est-à-dire un aliment fourni directement par Dieu. Le même Dieu, le « rocher spirituel », qui était déjà le Christ, a ménagé partout aux Hébreux le moyen de trouver de l’eau, et deux fois l’a procurée par un miracle, quand la nature n’en fournissait
pas. D’ailleurs les textes du Pentateuque notent formellement que ce qui accompagnait les Hébreux, c'était Jéhovah lui-même. « Je me tiendrai devant toi sur le rocher qui est en Horeb. » Et Moïse appela ce lieu ''Maassah'' et ''Meribah'', parce que les Hébreux avaient tenté Dieu en disant : « Jéhovah est-il au milieu de nous, ou non ? » Exod., {{rom|xvii}}, 6, 7. La seconde fois, au désert de Sin, Dieu dit à Moïse et Aaron : « Vous parlerez au rocher. » Num., {{rom|xx}}, 8. La parole ne s’adressait évidemment pas au rocher matériel, mais à celui qui se tenait au-dessus, à Jéhovah. Le rocher qui suivait les Hébreux n'était donc autre que Jéhovah, par conséquent son Christ et son Esprit, qui accompagnaient le peuple élu afin de pourvoir à tous ses besoins corporels et spirituels. À ce titre, saint Paul peut dire que « ces choses ont été des figures » de ce qui se passe pour le peuple nouveau, I Cor., {{rom|x}}, 6, puisque le Christ qui prit soin des anciens Hébreux est aussi Je Dieu des chrétiens.
<section begin="ROGEL"/><nowiki/>
'''ROGEL (FONTAINE DE)''' (hébreu : ''ʿÊn-Rôgėl''. Septante : {{lang|grc|Πηγὴ Ρωγὴλ}} ; ''Vaticanus'' : III Reg., {{rom|i}}, 9 : {{lang|grc|Ρωγὴλ}} ; Vulgate : ''fons Rogel''), source voisine de Jérusalem. Les anciens ont toujours traduit ce nom « la fontaine du Foulon ».
I. {{sc|Identification.}}— 1° ''Opinion ancienne''. — Depuis longtemps, le puits-source connu sous le nom de ''ʿBir ʾAyûb'', « le puits de Job » (flg. 238) était communément tenu pour l’antique « fontaine de Rogel ». Robinson en 1841, Williams, Schulz, Kraft en 1845 et 1846, Tobler en 1853, Thrupp en 1855, Lewin et Sepp en 1863, de Vogüé en 1865 et plusieurs autres le reconnaissaient encore comme tel. Ce sentiment pouvait se réclamer de trois principaux arguments, fondés sur le nom particulier de la fontaine, la description de la limite de Juda et Benjamin, de Josué, et la tradition locale. — 1. On connaît deux sources, dans les vallées au sud de Jérusalem et du Temple : ''Bir ʾAyûb'' et la fontaine appelée aujourd’hui ''ʿAïn Ummel-Deradj'', « la fontaine des Degrés » et par les Européens, la fontaine de la Vierge, située à 650 mètres au sud de la première. Celle-ci est toujours appelée dans les écritures et dans les récits de Josèphe « la fontaine de Siloé ». Son canal et son issue en sont désignés sous le même nom ou sous celui de Gihon. Nulle part on ne trouve que c’est la même fontaine qui est nommée, dans les livres anciens « la fontaine de Rogel ». Il faut donc reconnaître que celle-ci est une source différente. — 2. Deux fois Josué nomme « la fontaine de Rogel » : « La limite [de Juda] passe aux eaux de 'En-SéméS et arrive à 'Ën Rôgêl ; et [de là], la frontière monte la vallée de Ben-Rinnom, au côté du Jébuséen, au midi, c’est-à-dire de Jérusalem, » {{rom|xv}}, 7-8. Reprenant le même tracé en revenant de l’ouest, xviii, 16-18 : « La frontière [de Benjamin]… descend, dit-il, Gè-Hinnom, au côté du Jébuséen, au midi, et arrive à 'Ên-Rôgêl ; et elle tourne, {{lang|he|ותאר}}, au nord et parvient à ''ʿÊn-Sémeš''. » ''Bir ʾAyûb'' se trouve précisément au sommet du coude que doit décrire la frontière en arrivant à l’extrémité de l’''ouâd'er-Rebâby'', l’ancienne ''Gê-Hinnom'', pour remonter la vallée du Cédron et aller prendre 800 mètres plus haut, 250 au-dessus de la « fontaine des Degrés », en fléchissant vers l’est, le col au sud du mont des Oliviers par où elle descendra à ''ʿAïn el-Blaûd'' (''ʿÊn-Sémeš'').
— 3 « L’ancienne version arabe éditée par Walton, où souvent les noms bibliques sont remplacés par les noms arabes qui les ont supplantés, au lieu de 'Ên-Rôgêl
porte Jos., {{rom|xv}}, 7 : ''ʿAïn ʾAyûb''. — Le plan de Jérusalem de Marin Sanut, publié dans les ''Gesta Dei per Francos'', de Bongars, et celui de 1308, donné par M. de Vogüé, dans les ''Églises de la Terre Sainte'', Paris, 1868, par la place assignée à la fontaine de Rogel, » désignent indubitablement Bîr 'Ayûb. Voir t. {{rom|iv}}, fig. 473 et 474, col. 1783 et 1784 ; la description anonyme du {{rom-maj|xii}}{{e}} siècle reproduite en appendice par M. de Vogüé, ''Ion. cit.'', p. 247 ; Fretellus, t. {{rom|clv}}, col. 1048 ; Jean de Wurzbourg, ''ibid.'', col. 1072 ; Burchard, édit. Laurent, Leipzig, 1863) p. 69-70, etc. ; Antonin de Plaisance, vers 670, ''Itinerarium'', 32, t. {{rom|lxxii}}, col. 910. Eusèbe parle de « la piscine de Foulon », certainement voisine de la fontaine, si, elle n’est elle-même la fontaine, au mot {{lang|grc|Θαφέθ}}. ''Onomasticon'', édit. Larsow et Parthey, Berlin, 1862, p. 216. Josèphe mentionne, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|IX}}, {{rom|x}}, 4, {{lang|grc|ἡ καλoύμένη Ἐρωγῆ}}, près de laquelle, à l’occident, est une montagne, située elle-même devant la ville, {{lang|grc|πρὸ τῆς πόλεως}}, et à l’ouest du jardin du roi. Érogé est évidemment Enrogel, « la fontaine du jardin du roi », près de laquelle Adonias offrit un banquet à ses partisans. ''Ibid''. {{rom-maj|VII}}, {{rom|xiv}}, 4. Tel est le sentiment général des anciens.
2° ''Opinion moderne''. — Les archéologues modernes préfèrent au Bir 'Ayûb la fontaine dite Umm ed-Deradj « là fontaine des Degrés » ou de la Vierge.
— M. Clermont-Ganneau ayant entendu, en 1870, un fellah de l’endroit désigner du nom de Zûheiléh le quartier rocheux qui est au nord du village de Silôân et directement en face, à l’est, de « la fontaine des Degrés », en conclut que celle-ci est l’En-Rogel des anciens. La plupart des savants paraissent aujourd’hui favorables à cette identification nouvelle et la défendent par les arguments suivants : — 1. La fontaine de Rogel, selon I (III) Reg., {{rom|i}}, 9, était « à côté de la pierre de Zohéleth. » Or, Zûheiléh est évidemment la Zohéleth biblique : la fontaine de Rogel qui était à côté ne peut donc être que ''ʿAïn Umm ed-Deradj'', située de l’autre côté de la vallée et en face de Zûheiléh, à moins de cent mètres de distance. Clermont-Ganneau, dans ''Pal. Expl. Fund, Quarterly Statement'', 1870, p. 252-253 ; ''The Survey of Western Palestine'', Jérusalem, p. 293-294. Cet argument est le principal. — 2. Le ''Bir ʾAyûb'' n’est pas une « fontaine », en, ''ʿaïn'' ; c’est un « puits », ''bîr''. Ce n’est point de lui dont il peut être question. Fr. Liévin de Hamme, ''Guide indicateur de la Terre Sainte'', 3{{e}} édit., Jérusalem, 1887, p. 382.
P. Barnabé Meistermannn, ''La ville de David'', p. 114, 118 ; ''Nouveau Guide'', p. 173. — 3. Il n’y avait à Jérusalem qu’une seule fontaine permanente, c’est ce
qu’atteste Tacite, ''Hist.'', {{rom|v}}, 12. Or, la seule fontaine désignée comme telle par toute l’antiquité c’est la fontaine de Siloé ou de la Vierge. C’est donc bien elle aussi qui est la fontaine de Rogel. — 4. Lors d’une grande sécheresse qui dura cinq ans (513-518), le patriarche Jean (III), raconte Cyrille de Scythopolis, fit creuser dans le torrent de Siloé, près de la colonne
Saint-Côme, sur le chemin de la grande Laure ou de Saint-Sabas, un puits profond de 40 toises. ''Vita S. Sabæ'', édit. Cotelier, Paris, 1686, p. 334. Ces indications conviennent fort bien au ''Bîr ʾAyûb'', et comme il n’est jamais question d’un puits dans ces parages avant le {{rom-maj|vi}}{{e}} siècle, il n’est pas permis de soutenir que
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comme on l’a cru. Cf. Drach, ''Épîtres de saint Paul'', Paris, 1871, p. 179. Il se réfère à la comparaison biblique qui appelle si souvent Jéhovah un « rocher ».
Il ne parle que d’un rocher spirituel, procurant un breuvage spirituel. Il appelle de même la manne un aliment spirituel, I Cor., {{rom|x}}, 4, c’est-à-dire un aliment fourni directement par Dieu. Le même Dieu, le « rocher spirituel », qui était déjà le Christ, a ménagé partout aux Hébreux le moyen de trouver de l’eau, et deux fois l’a procurée par un miracle, quand la nature n’en fournissait
pas. D’ailleurs les textes du Pentateuque notent formellement que ce qui accompagnait les Hébreux, c'était Jéhovah lui-même. « Je me tiendrai devant toi sur le rocher qui est en Horeb. » Et Moïse appela ce lieu ''Maassah'' et ''Meribah'', parce que les Hébreux avaient tenté Dieu en disant : « Jéhovah est-il au milieu de nous, ou non ? » Exod., {{rom|xvii}}, 6, 7. La seconde fois, au désert de Sin, Dieu dit à Moïse et Aaron : « Vous parlerez au rocher. » Num., {{rom|xx}}, 8. La parole ne s’adressait évidemment pas au rocher matériel, mais à celui qui se tenait au-dessus, à Jéhovah. Le rocher qui suivait les Hébreux n'était donc autre que Jéhovah, par conséquent son Christ et son Esprit, qui accompagnaient le peuple élu afin de pourvoir à tous ses besoins corporels et spirituels. À ce titre, saint Paul peut dire que « ces choses ont été des figures » de ce qui se passe pour le peuple nouveau, I Cor., {{rom|x}}, 6, puisque le Christ qui prit soin des anciens Hébreux est aussi Je Dieu des chrétiens.
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'''ROGEL (FONTAINE DE)''' (hébreu : ''ʿÊn-Rôgėl''. Septante : {{lang|grc|Πηγὴ Ρωγὴλ}} ; ''Vaticanus'' : III Reg., {{rom|i}}, 9 : {{lang|grc|Ρωγὴλ}} ; Vulgate : ''fons Rogel''), source voisine de Jérusalem. Les anciens ont toujours traduit ce nom « la fontaine du Foulon ».
I. {{sc|Identification.}}— 1° ''Opinion ancienne''. — Depuis longtemps, le puits-source connu sous le nom de ''ʿBir ʾAyûb'', « le puits de Job » (flg. 238) était communément tenu pour l’antique « fontaine de Rogel ». Robinson en 1841, Williams, Schulz, Kraft en 1845 et 1846, Tobler en 1853, Thrupp en 1855, Lewin et Sepp en 1863, de Vogüé en 1865 et plusieurs autres le reconnaissaient encore comme tel. Ce sentiment pouvait se réclamer de trois principaux arguments, fondés sur le nom particulier de la fontaine, la description de la limite de Juda et Benjamin, de Josué, et la tradition locale. — 1. On connaît deux sources, dans les vallées au sud de Jérusalem et du Temple : ''Bir ʾAyûb'' et la fontaine appelée aujourd’hui ''ʿAïn Ummel-Deradj'', « la fontaine des Degrés » et par les Européens, la fontaine de la Vierge, située à 650 mètres au sud de la première. Celle-ci est toujours appelée dans les écritures et dans les récits de Josèphe « la fontaine de Siloé ». Son canal et son issue en sont désignés sous le même nom ou sous celui de Gihon. Nulle part on ne trouve que c’est la même fontaine qui est nommée, dans les livres anciens « la fontaine de Rogel ». Il faut donc reconnaître que celle-ci est une source différente. — 2. Deux fois Josué nomme « la fontaine de Rogel » : « La limite [de Juda] passe aux eaux de 'En-SéméS et arrive à 'Ën Rôgêl ; et [de là], la frontière monte la vallée de Ben-Rinnom, au côté du Jébuséen, au midi, c’est-à-dire de Jérusalem, » {{rom|xv}}, 7-8. Reprenant le même tracé en revenant de l’ouest, xviii, 16-18 : « La frontière [de Benjamin]… descend, dit-il, Gè-Hinnom, au côté du Jébuséen, au midi, et arrive à 'Ên-Rôgêl ; et elle tourne, {{lang|he|ותאר}}, au nord et parvient à ''ʿÊn-Sémeš''. » ''Bir ʾAyûb'' se trouve précisément au sommet du coude que doit décrire la frontière en arrivant à l’extrémité de l’''ouâd'er-Rebâby'', l’ancienne ''Gê-Hinnom'', pour remonter la vallée du Cédron et aller prendre 800 mètres plus haut, 250 au-dessus de la « fontaine des Degrés », en fléchissant vers l’est, le col au sud du mont des Oliviers par où elle descendra à ''ʿAïn el-Blaûd'' (''ʿÊn-Sémeš'').
— 3 « L’ancienne version arabe éditée par Walton, où souvent les noms bibliques sont remplacés par les noms arabes qui les ont supplantés, au lieu de 'Ên-Rôgêl
porte Jos., {{rom|xv}}, 7 : ''ʿAïn ʾAyûb''. — Le plan de Jérusalem de Marin Sanut, publié dans les ''Gesta Dei per Francos'', de Bongars, et celui de 1308, donné par M. de Vogüé, dans les ''Églises de la Terre Sainte'', Paris, 1868, par la place assignée à la fontaine de Rogel, » désignent indubitablement Bîr 'Ayûb. Voir t. {{rom|iv}}, fig. 473 et 474, col. 1783 et 1784 ; la description anonyme du {{rom-maj|xii}}{{e}} siècle reproduite en appendice par M. de Vogüé, ''Ion. cit.'', p. 247 ; Fretellus, t. {{rom|clv}}, col. 1048 ; Jean de Wurzbourg, ''ibid.'', col. 1072 ; Burchard, édit. Laurent, Leipzig, 1863) p. 69-70, etc. ; Antonin de Plaisance, vers 670, ''Itinerarium'', 32, t. {{rom|lxxii}}, col. 910. Eusèbe parle de « la piscine de Foulon », certainement voisine de la fontaine, si, elle n’est elle-même la fontaine, au mot {{lang|grc|Θαφέθ}}. ''Onomasticon'', édit. Larsow et Parthey, Berlin, 1862, p. 216. Josèphe mentionne, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|IX}}, {{rom|x}}, 4, {{lang|grc|ἡ καλoύμένη Ἐρωγῆ}}, près de laquelle, à l’occident, est une montagne, située elle-même devant la ville, {{lang|grc|πρὸ τῆς πόλεως}}, et à l’ouest du jardin du roi. Érogé est évidemment Enrogel, « la fontaine du jardin du roi », près de laquelle Adonias offrit un banquet à ses partisans. ''Ibid''. {{rom-maj|VII}}, {{rom|xiv}}, 4. Tel est le sentiment général des anciens.
2° ''Opinion moderne''. — Les archéologues modernes préfèrent au Bir 'Ayûb la fontaine dite Umm ed-Deradj « là fontaine des Degrés » ou de la Vierge.
— M. Clermont-Ganneau ayant entendu, en 1870, un fellah de l’endroit désigner du nom de Zûheiléh le quartier rocheux qui est au nord du village de Silôân et directement en face, à l’est, de « la fontaine des Degrés », en conclut que celle-ci est l’En-Rogel des anciens. La plupart des savants paraissent aujourd’hui favorables à cette identification nouvelle et la défendent par les arguments suivants : — 1. La fontaine de Rogel, selon I (III) Reg., {{rom|i}}, 9, était « à côté de la pierre de Zohéleth. » Or, Zûheiléh est évidemment la Zohéleth biblique : la fontaine de Rogel qui était à côté ne peut donc être que ''ʿAïn Umm ed-Deradj'', située de l’autre côté de la vallée et en face de Zûheiléh, à moins de cent mètres de distance. Clermont-Ganneau, dans ''Pal. Expl. Fund, Quarterly Statement'', 1870, p. 252-253 ; ''The Survey of Western Palestine'', Jérusalem, p. 293-294. Cet argument est le principal. — 2. Le ''Bir ʾAyûb'' n’est pas une « fontaine », en, ''ʿaïn'' ; c’est un « puits », ''bîr''. Ce n’est point de lui dont il peut être question. Fr. Liévin de Hamme, ''Guide indicateur de la Terre Sainte'', 3{{e}} édit., Jérusalem, 1887, p. 382.
P. Barnabé {{corr|Meistermannn|Meistermann}}, ''La ville de David'', p. 114, 118 ; ''Nouveau Guide'', p. 173. — 3. Il n’y avait à Jérusalem qu’une seule fontaine permanente, c’est ce
qu’atteste Tacite, ''Hist.'', {{rom|v}}, 12. Or, la seule fontaine désignée comme telle par toute l’antiquité c’est la fontaine de Siloé ou de la Vierge. C’est donc bien elle aussi qui est la fontaine de Rogel. — 4. Lors d’une grande sécheresse qui dura cinq ans (513-518), le patriarche Jean (III), raconte Cyrille de Scythopolis, fit creuser dans le torrent de Siloé, près de la colonne
Saint-Côme, sur le chemin de la grande Laure ou de Saint-Sabas, un puits profond de 40 toises. ''Vita S. Sabæ'', édit. Cotelier, Paris, 1686, p. 334. Ces indications conviennent fort bien au ''Bîr ʾAyûb'', et comme il n’est jamais question d’un puits dans ces parages avant le {{rom-maj|vi}}{{e}} siècle, il n’est pas permis de soutenir que
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1109|ROGEL (FONTAINE DE)|1110}}</noinclude>le « puits de Job » est la fontaine Rogel. Ainsi, il reste
seulement la fontaine de la Vierge. P. Meistermann, ''La Ville de David'', p. 115 ; Id., Nouveau guide, p. 173. — 5. Un grand nombre d’anciens ont reconnu Rogel dans la fontaine de la Vierge ou Siloé. Quaresmius, ''Elucidatio Terræ Sanctæ'', {{rom-maj|III}}, {{rom|viii}}, c. 28, édit. Venise, 1881, t. {{rom|ii}}, p. 222-224. Le Talmud, Yebamoth, 496, l’auteur de la « Vie des Prophètes », V, t. {{rom|xliii}}, col. 397et une multitude de pèlerins donnent pour un seul lieu et une seule fontaine Siloé et Rogel. ''Itinéraire français des {{XIe}} et xiii{{e}} siècles'', édit. Michelant et Raynaud, Genève, 1882, p. 96, 168, 184, 231, etc. — Cf. Meistermann, ''La Ville de David'', p. 111-122 ; Wilson et Warren, ''The Recovery of Jerusalem'', Londres, 1872, p. 305 ;
{{Img float-p
|file=Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V - 238. - Bir-Ayub.jpg
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|cap=238. — Le Bir Ayub au moment du débordement. Le puits est à gauche. D’après une photographie de M. L. Heidet.
|capalign=center |style=font-size:12px}}
Armstrong, ''Names and Places in the Old Testament'', Londres, 1887, p. 57 ; Conder, ''The Stone of Zoheleth'', dans P. E. F. ''Quarterly Statement'', 1889, p. 90.
Les raisons exposées en faveur de ''ʿaîn Umm ed-Derajd'', n’ont pas paru péremptoires à tous et un nombre respectable de critiques et d’archéologues continuent à défendre l’ancien sentiment, en faisant remarquer la faiblesse de ces raisons. — 1. Si le nom de Zoheleth, disent-ils, a été porté par la partie rocheuse de la montagne qui s'étend au nord du village actuel de Siloân, on ne comprend pas que cette appellation ait été bornée à cet endroit et n’ait pas été donnée à toute la masse rocheuse jusqu’au ''Bîr ʾAyûb'' où elle s'étend et même au delà. C’est le nom du village, il y a tout lieu de le croire, qui fait reculer le nom de ''Zùḥeiléh'' à mesure que les habitations s'étendent davantage vers le nord. Voir {{sc|Zoheleth}}. — 2. Chez les Hébreux, comme chez les Arabes et généralement tous les autres Sémites, un puits au fond duquel sort une source est indifféremment nommé 'en ''ʿaîn'' ou ''be'ên'', ''bir''. Ainsi le « puits profond », {{lang|grc|φρέαρ βαθύ}}, ''puteus… altus'', ainsi désigné, Joa., {{rom|iv}}, 11, est appelé, ji. 6, « la source de Jacob », {{lang|grc|πηγὴ τoῦ Ἰαϰώϐ}}, ''fons Jacob'' ; le « puits » d’Agar, ''beʿêr la-Ḥai rôi'', Gen., {{rom|xvi}}, 14, est appelé, <small>℣</small>. 7, ''ʿên ham-maim''. Le traducteur arabe cité rend indifféremment ''en'' qui précède Rogel tantôt par ''ʿaîn'', tantôt par ''bir''. Cf. {{sc|Fontaine}}, t, {{rom|ii}}, col. 2303 et {{sc|Puits}}, col. 868.
3. Tacite ne dit pas qu'à Jérusalem était une seule fontaine /mais, décrivant les avantages de la montagne du Temple pour la défense, relève qu’elle avait « une
source intarissable », ''fons perennis aquæ''. Ce mot est sans préjudice des sources qui sont au dehors, signalées ailleurs, par exemple II Par., {{rom|xxxili}}, 3-4.
4. Plusieurs fois, on n’en peut douter, le ''Bîr ʾAyûb'', soit fortuitement, soit par mesure stratégique, dut disparaître et être découvert de nouveau. Au temps d’Ozias, it dut être enseveli sous les décombres de l'éboulement de la montagne voisine qui recouvrirent tout le jardin du roi. Cf. ''Ant. jud.'', {{rom-maj|IX}}, {{rom|x}}, 4. À l’approche de Sennachérib, Ézéchias fit obstruer et recouvrir toutes les fontaines des alentours de Jérusalem. II Par., {{rom|xxxiii}}, 3-4. Les mêmes précautions durent être prises en 70 et en 132, lors de l’approche des armées romaines de Titus et d’Adrien. En 1182, le ''Bîr ʾAyûb'' était à retrouver. Par suite de la sécheresse, l’eau faisait complètement défaut. Un bourgeois franc de Jérusalem, nommé « Germain, avoit ouï dire aux
anciens hommes de la terre, raconte le continuateur de Guillaume de Tyr, {{rom|xxii}}, 1, t. {{rom-maj|CCI}}, col. 896-897, que de jouste la fontaine de Siloé avoit un puis ancien que Jacob (Job ? Joab ?) y fist et estoit couvert et empli… Si fi fouir tant que on trouva le puis. Quant il l’eût trouvé, le fist vuider et maçonner de neuf et tout à ses cous. Puis fit faire par-dessus une roe (noria). …Cet puis avoit bien l toises (près de cent mètres) et plus de parfont, puis le dépecièrent et emplirent, quant ils oirent dire que le Sarazin d’Egypte venoit la cité asegier. » — Un fait analogue, dont la date n’est pas précisée, est rapporté par Mugir ed-Dîn, dans son ''Histoire de Jérusalem et d’Hébron'', édit. du Caire,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1175|ROMAINS (ÉPÎTRE AUX) — ROMANCHES (VERSIONS) DE LA BIBLE|1176}}</noinclude>du ch. {{rom|xiii}} règlent les rapports de l’Église et de l’État :
le chrétien est soumis aux puissances établies, il s’acquitte avec soin de ses dettes de justice, v. 7-10. La perspective du retour du Seigneur tient le fidèle dans une perpétuelle vigilance, v. 11.14. Après ces
règles générales de vie chrétienne, des conseils de circonstance pour l’Église de Rome. Saint Paul recommande aux « forts » d’être charitables avec les « faibles », c’est-à-dire envers ceux qui avaient des scrupules au sujet des anciennes observances mosaïques, {{rom|xiv}}, 1, 23. Il revient encore, {{rom|xv}}, 13, à la tolérance mutuelle et il invite juifs et païens à louer la bonté et la fidélité divine.
''III. {{sc|épilogue}},'' {{rom|xv}}, 14-xvi, 27. — La lettre se termine par des communications personnelles, indique le but qu’elle s’est proposé, annonce la prochaine visite de l’Apôtre à Borne ; {{rom|xv}}, 14-33. Puis viennent les salutations à divers personnages, {{rom|xvi}}, 1-15, un avertissement, xvi, 17-20, un post-scriptum des compagnons de l’Apôtre et du copiste qui a écrit la lettre, {{rom|xvi}}, 21-23, une bénédiction et la doxologie finale, {{rom|xvi}}, 24-27
VIII. {{sc|Langue et style.}} — Comme toutes les autres Épîtres de saint Paul, celle-ci est écrite en grec. Le latin paraîtrait tout désigné pour écrire aux chrétiens de la capitale de l’Empire, mais le grec fut la langue dominante de l’Église de Rome, durant les trois premiers siècles. Voir Caspari, ''Quellen zur Geschichte des Taufsymbols, Christiania'', 1875. — Le style de cette Épître est si varié qu’on a sérieusement agité la question de savoir si le même auteur avait tenu la plume jusqu’au bout. Mais quand on considère l’étendue de la lettre, les amples développements théologiques, - la diversité des sujets traités, on ne s’étonne plus de ces différences de vocabulaire, de syntaxe, d’images, et de sentiments exprimés. Ce qui caractérise surtout cette Épître, c’est une exposition magistrale, qui n’exclut pas une certaine vivacité et une admirable énergie ; on y trouve des passages de la plus belle éloquence.
La style est vif, élégant, parfois incisif, la dialectique serrée, les arguments généralement bien enchaînés, les périodes courtes mais d’une belle ordonnance. En résumé, l’Épître aux Romains semble être, dans l’ensemble, le meilleur morceau littéraire qui soit sorti de la plume de saint Paul.
IX. {{sc|Bibliographie.}} — Parmi les commentaires les plus remarquables, on doit citer, chez les anciens, Origène, ''Comment. in Epist. S. Pauli ad Romanos'', t. {{rom|xiv}}, col. 857-1292 ; S. Jean Chrysostome, ''Homil. in Epist. ad Romanos'', prêchées à Antioche entre 387 et 397, t. {{rom|lx}}, col. 391-632 ; Théodoret, saint Jean Damascène, ''Œcumeniua'', Théophylacte, Euthymius, l’Ambrosiaster, Pelage ; au moyen âge, Hugues de Saint-Victor, Pierre Abélard, saint Thomas d’Aquin, dans son ''Expositio in Epistolas omnes Divi Pauli Apostoli'' ; Cornélius a Lapide, ''Commentarius in omnes D. Pauli Epistolas'', Anvers, 1614 ; Estius, ''In omnes Pauli Epistolas commentarius'', Douai, 1644-46 ; *Grotius, dans ses ''annotationes in N. T.'', Paris, 1644 ; *Hammond,
''Paraphrase and annotations of the N. T.'', 1653 ; "Locke, ''A paraphrase and notes to the Epistle of St. Paul'', 1759-1707 ; Bengel, ''Gnomon Novi Testamenti'', 1742. Durant la période moderne, Tholuck dont les commentaires ont paru en 1824 ; Fritzsche, 1836-1843 ; Meyer, 1832, un des meilleurs commentaires de l’Épître aux Romains ; réédité par B. Weiss en 1900 ; ’L. de Wette, ''Kurzgefasstes exegetisches Handbuch zum Neuen Testament'', 1836-1848 ; Alford, ''Greek Testament'', 1849-1861 ; Jowett, ''St. Paul’s Epistles to the Thessalonicians, Galatians and Romans'', 1855 ; Godet, ''Commentaire sur l’Épître aux Romains'', Paris, 1879 ; Oltramare, ''Commentaire sur l’Épître aux Romains'', 1881-1882 ; * Gifford, dans ''The Speaker’s commentary'', Genève, 1881 ; Liddon, ''Explanatory analysis of St. Paul’s Epistle to the Romans'', 1893 ; *Lipsius, dans le ''Handcommentar zum. N. T.'', publié sous la direction de H. J. Holtzmann, 1891 ; * Sanday et Headlam, dans l’''International critical commentary'', 1902. Les catholiques, Klee, 1830 ; Reithmayer, 1845, ''Ad. Maier'', 1847, Bisping, Schæfer, 1891 ; Drach ; Maunoury, 1878 ; R. Cornely, dans le ''Cursus Scripturæ Sacræ'', 1896. {{d|[[Auteur:Constant_Toussaint|C. Toussaint]].|3|sc}}
<section begin="ROMANCHES"/><nowiki/>
'''ROMANCHES (VERSIONS) DE LA BIBLE'''. La langue romanche ou roumanche est un rameau des langues romanes, issues du latin, ou néo-latines. Elle
embrasse une série d’idiomes romans, qui sont parlés le long des Alpes, des sources du Rhin antérieur à la mer Adriatique. La Bible a été totalememt ou partiellement traduite dans trois dialectes seulement de l’Engadine et du canton des Grisons à l’usage des protestants à partir du xvi » siècle. Les catholiques de langue romanche n’ont pas de version spéciale de la Bible dans aucun dialecte.
1° ''Dialecte de la Haute-Engadine.'' — Le Nouveau Testament a été traduit du latin et autres langues en haut engadinois par Jacques Bifrun ou Biveroni († 1572), de Sarmëdan, jurisconsulte et théologien, réformateur et ami de Zwingle : L’g nouf Testamaînt, {{in-8°}}, s. 1., 1560. Il l’a publié à Bâle à ses frais. Cette première édition a une préface de Philippe Gallicius. En 1605, Lucius Papa en publia une nouvelle édition, et il en
parut à Fuschlâff une troisième, accompagnée de notes,
en 1607. Voir Bœhmer, Romantische Studien, t. {{rom|vi}}, à
l’année 1560 ; Campell, Zwei Bûcher ràtischer Geschichte,
t. {{rom|i}}, p. 414. Comme Bifrun est l’écrivain classique
du haut engadinois, M. J. Ulrich a réédité quatre livres de sa traduction du Nouveau Testament dans la ''Revue des langues romanes'' : l’Évangile selon saint Luc, 1897, t. {{rom|xl}}, p. 65-83, 97-109, 265-279, 552-572 ; l’Évangile
selon saint Jean, 1898, t. {{rom|xli}}, p. 239-271 ; 1899, t. {{rom|xlii}},
p. 56-70, 301-304 ; lesvctes des Apôtres, i&id., p..509-535 ; 1901, t. xuv, p. 521-530 ; 1902, t. {{rom|xlv}}, p. 357-369 ; 1903, t. {{rom|xlvi}}, p. 75-93 ; et l’Apocalypse, 1905, t. {{rom|xlviii}}, p. 7587, 306-323. Pour les Épîtres de saint Paul et des autres apôtres, il n’a publié que les mots intéressants
ou rares que fournit leur traduction. ''Ibid''., juillet et août 1906, janvier et février, mai et juin 1907. Une autre version du Nouveau Testament dans le même
dialecte fut faite par Jean Gritti de Zuoz et parut, {{in-8°}}, Bâle, 1640. Les Psaumes furent traduits par Laurent Witzel, Bâle, 1661. Janev Menni rédigea une nouvelle traduction du Nouveau Testament à Coire, en 1861.
2° ''Dialecte de la Basse-Engadine''. — Les Psaumes et cantiques furent traduits dans ce dialecte par Ciampel pour l’usage liturgique et parurent avec notation musicale en 1562 ; 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Bâle, 1606. Des parties détachées de l’Ancien Testament furent traduites par Jean Pitschen Saluz en 1657 et les années suivantes. Une Bible entière est due à la collaboration de Jacques Antoine Vulpi et de Jacques Dorta a Vulpera. Elle fut imprimée à Schuol, village de la Basse-Engadine, in-f°, 1657. La traduction avait été faite sur la version italienne
de Diodati. Voir t. {{rom|iii}}, col. 1030-1031. Des rééditions complètes parurent à Bâle, en 1679 et en 1743. Le Nouveau Testament fut imprimé à part, Bâle, 1812, et l’Ancien, à Coire, en 1815, sous ce titre : Biblia o
vero la Soinchia Scritûra del Velg Testamaînt. La Bible entière a encore été rééditée à Cologne, 18671870. À Paris, en 1836, un in-12 est intitulé : Il nouf
Testamaînt da nos Segner Jesu Christa, tradiit in rumansch d’Engadina bassa.
3° ''Dialecte réto-roman des Grisons''. — Le Psautier fut traduit en, ce dialecte par Gabriel Sapharius, {{in-8°}}, Bâle, 1611. Lucius Papa traduisit la Sagesse de Siracide ou l’Ecclésiastique, in-12, Zurich. 1628. Lucius (Louis) Gabriel donna tout le Nouveau Testament : Il n’ef Testamaint, {{in-8°}}, Bâle, 1648. Les Psaumes furent traduits <section end="ROMANCHES"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1295|DARIQUE|1296}}</noinclude>''Inscript. d’Asie Mineure'', n° 40. Ce fut même surtout pour le payement des mercenaires grecs qu’ils avaient à leur solde, et pour le commerce qu’ils entretenaient avec les villes grecques, que les Perses se servirent des dariques. Presque toutes furent frappées dans des ateliers d’Asie Mineure, en Cilicie, en Syrie, et probablement aussi à Tyr. B. Head, ''Coinage'', p. 33. Pour leur propre usage, ils continuèrent à peser les lingots, comme l’avaient fait les Assyriens et les Babyloniens. Strabon, {{rom-maj|XV}}, {{rom|iii}}, 21 ; E. Babelon, ''Catalogue des monnaies grecques de la Bibliothèque Nationale, Les Achéménides'', {{in-8°}}, Paris, 1893, p. vu. Cela explique pourquoi on n’a trouvé aucune monnaie perse ni dans les fouilles de Persépolis ni dans celles de Suse, tandis qu’on y a trouvé en très grand nombre des monnaies des rois parthes et surtout des Sassanides. G. Perrot, ''Histoire de l’art'', t. {{rom|v}}, 1890, p. 855.
{{Img float-p
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|align=left|width=220px|padt=25px|padb=12px
|cap=476. — Darique.<br />Le roi Darius Ier, en archer, à demi agenouillé, coiffé de la cidaris et vêtu de la candys, tenant un arc et une javeline.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
{{Img float-p
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|align=right|width=220px|padt=25px|padb=12px
|cap=<br />B). Carré creux très irrégulier.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
— La darique pèse normalement 8gr 42. C’était le poids du demi-statère de l’étalon phocéen, de l’ancien statère d’argent eubéen et de la petite darag-mana assyrienne, c’est-à-dire de la soixantième partie de la mine qu’on appelle légère. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Mine|{{sc|Mine}}]]. Le poids de la darique correspondait donc aux poids auxquels étaient habitués les peuples d’Asie et les Grecs. Cf. Hérodote, {{rom|iii}}, 81). Il n’y eut jamais de demi-darique. Si Xénophon, ''Anab.'', {{rom|i}}, {{rom|iii}}, 21, emploie ce mot, c’est pour désigner une valeur de compte, mais qui ne pouvait être payée qu’avec une autre monnaie. La double darique fut créée sous les derniers Achéménides. Quoiqu’on l’appelle statère, la darique n’est en réalité qu’un demi-statère.
Le roi de Perse est représenté sur la darique portant sur la tête une couronne crénelée, appelée ''cidaris'', qui est son attribut spécial (fig. 476). Il fléchit les genoux, la jambe droite en avant, le genou gauche à terre. Il tient l’arc de la main gauche, et de la droite une javeline terminée par une grenade. C’est pourquoi ce type est désigné sous le nom d’archer mélophore. Cette attitude, qui était celle des archers perses dans le combat, Diodore de Sicile, {{rom|xvii}}, 115, avait fait donner à la darique la dénomination populaire d’{{lié}} « archer », qui donnait lieu à des plaisanteries sur l’intervention des archers perses dans les affaires grecques. Plutarque, ''Artaxerx''., 20 ; Xénophon, ''Hellenic.'', {{rom|iv}}, 2. Le type de l’archer, sauf do très rares exceptions, est resté uniforme jusqu’à la fin de la dynastie. Il en est de même du poids et de l’aspect extérieur de la monnaie. Elle ressemble à une lentille épaisse, de forme ovale, aplatie et arrondie sur ses bords. Le revers, où l’on avait cru voir les figures les plus variées, n’en porte aucune. L’empreinte qui s’y trouve n’est que la trace laissée par l’enclume. E. Babelon, ''Les Achéménides'', p. {{rom|viii}}. On trouve cependant une proue de navire au revers d’une darique frappée en Carie, au moment de l’invasion d’Alexandre. E. Babelon, Les Achéménides, p. {{rom|viii}} ; et. n° 124, p. 15. La frappe des dariques cessa avec la conquête d’Alexandre. Toutefois, même après cette époque, on rencontre des doubles dariques sans caractère officiel dans la Bactriane et dans l’Inde. Elles sont de frappe barbare. E. Babelon, ''Les Achéménides'', p. 16, n os 137 et 138. Le classement des dariques est très difficile à faire. On ne peut guère se guider d’après les caractères iconographiques ; il faut avoir recours soit aux circonstances dans lesquelles ont été faites les trouvailles, soit à d’autres données. E. Babelon, ''Les Achéménides'', p. {{rom|xiii}} ; B. Head, ''Coinage'', p. 26.
La darique telle que nous venons de la décrire, c’est-à-dire la monnaie d’or au type de l’archer, n’exista pas avant Darius, fils d’Hystaspe. Le fait est incontestable. Cependant Xénophon, ''Cyrop.'', {{rom-maj|V}}, {{rom|ii}}, 7, parle de darique au temps de Cyrus ; de même le scholiaste d’Aristophane, ''Ecclesiaz.'', 602, attribue l’invention de la darique à un autre Darius, antérieur au fils d’Hystaspe. Ces passages sont considérés par la plupart des auteurs comme étant sans valeur historique. E. Babelon, ''Les Achéménides'', p. {{rom|iii}}, n° 1 ; B. Head, ''Coinage'', p. 22. D’autres, comme H. Brown, dans Kitto, ''Cyclopædia'', 3{{e}} édit., t. {{rom|i}}, p. 66 ; J. Fuller, ''Speaker’s commentary'', t. {{rom|vi}}, p. 314, y ajoutent foi. Les considérations suivantes expliqueront peut-être cette divergence d’opinion. La monnaie n’est en somme qu’une pièce de métal dont le poids est garanti par le souverain qui y a apposé sa marque. Avant de se servir de monnaie, on pesait chaque fois le métal. Or, chez les peuples orientaux, la division de la mine, qui fut un poids avant d’être une monnaie, est désignée par un mot dans lequel entre une racine qui signifie « division », que l’on rencontre en Perse sous la forme ''darag'', en assyrien sous la forme ''dariku''. B. Head, ''Historia numorum'', {{in-8°}}, Oxford, 1887, p. 698 ; Berlin, dans les ''Transactions of Ihe Society of biblical Archœology'', 1883, p. 87. Cette racine a formé en assyrien le mot ''darak-mana'' ou ''daragmana'', division de la mine. Fr. Lenormand, ''Études accadiennes'', {{in-4°}}, Paris, 1879, t. {{rom|iii}}, p. 6 ; J. Menant, ''La bibliothèque du palais de Ninive'', in-12, Paris, 1882, p. 68. C’est très probablement l’origine du mot grec {{lang|grc|δραχμή}}. Hussey, ''Essay on the ancient weights and money'', {{in-8°}}, Oxford, 1836, p. 1883 ; A. von Werlhof, dans Cavedoni, ''Numismatica biblica'', {{in-4°}}, Modéne, 1849, t. {{rom|ii}}, p. xvii ; Ch. Lenormant, dans la ''Revue numismatique'', 1860, p. 17, n. 4 ; Oppert et Revillout, ''Annuaire de la Société de numismatique'', 1884, p. 119-122 ; E. Babelon, Les Achéménides, p. {{rom|iii}}, n. 1 ; B. Head, ''Historia numorum'', p. 698 ; G. Perrot, ''Histoire de l’art'', t. {{rom-maj|V}}, p. 858, n. 2. Ainsi que nous l’avons dit plus haut, la darique était l’équivalent en poids de la petite ''darag-mana'' assyrienne. La darique, quoique son nom vint de celui de Darius, était également une ''darak'' ou ''darag'' dé la mine. Après son apparition, les Grecs n’ont plus pensé qu’au nom du roi de Perse qui l’avait institué, et trouvant la preuve de l’existence en Orient d’une monnaie portant un nom à peu près semblable à une époque antérieure, ils en ont conclu, à tort, à l’existence d’un autre Darius, qui aurait donné son nom à cette monnaie. Telle paraît être l’origine de la confusion qui embarrasse les numismatistes et les orientalistes. Le nom biblique de la darique, ''darkemôn'' ou ''’adarkemôn'', n’a d’ailleurs rien de commun avec le nom de Darius. Les hébraïsants de nos jours sont unanimes à le reconnaître, et ils rapprochent ces mots de darag-mana et de {{lang|grc|δραχμή}}. J. Levy, ''Neuhebräisches und chaldäisches Wörterbuch'', {{in-8°}}, Leipzig, 1876, t. {{rom|i}}, p. 425 ; Gesenius, ''Hebräisches und aramäisches Handwörterbuch'', 12{{e}} édit., in-8 J, Leipzig, 1895, p. 13 ; Payne-Smith, ''Thesaurus syriacus'', in-f°, Londres, 1879, t. {{rom|i}}, p. 948 ; G. Hoffmann, ''Ueber einige phöniskische Inschriften'', dans les ''Abhandlungen der Gesellschaft der Wissenschaften zu Göttingen'', t. xxxvi (1890), fasc. 4, p. 8 ; cf. ''Zeitschrift für Assyriologie'', t. n(1887), p. 49-51.
II. {{sc|Usage de la darique chez les Juifs.}} — La darique est mentionnée : {{1o}} dans I Esdr., {{rom|viii}}, 27, au temps d’Artaxerxès {{Ier}} Longuemain. Parmi les dons offerts pour le Temple sont comptés vingt coupes d’or valant mille dariques. Le texte hébreu emploie le mot ''ʾadarkemôn'' ; les Septante disent simplement {{lang|grc|χίλιοι}}, « mille, » sans indiquer de quelle valeur il s’agit. La Vulgate traduit par ''solidi''. Le ''solidus'' romain en or valait la soixante-dixième partie de la livre, soit environ 49’50, c’est-à-dire un peu plus que la moitié de la darique. La traduction est donc<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1297|DARIQUE — DARIUS LE MËDE|1298}}</noinclude>inexacte. — 2° Sous le même roi, les chefs de famille et le peuple versèrent au trésor du Temple une offrande dans le compte de laquelle figurent, avec une somme en argent, vingt mille dariques d’or pour les chefs de famille et vingt mille pour le peuple. II Esdr. (Nehem.), {{rom|vii}}, 70-72. Dans ce passage le texte hébreu emploie le mot ''darkemôn'', que les Septante traduisent au ^. 70 par {{lang|grc|νόμισμα χρυσίoυ}}, « monnaie d’or, » et au J. 71 par {{lang|grc|χρυσίoν}}. Dans l’un et l’autre verset, la Vulgate emploie le mot ''drachma''. La drachme d’or équivalait au demi-statère et par conséquent à la darique. Hésychius et Suidas, au mot {{lang|grc|δραχμὴ χρυσίoυ}} ''Corpus inscript. græc'', n° 150 ; cf. Fr. Lenormant, dans la ''Revue de numismatique'', 1868, p. 422. On l’appelait ainsi parce que son poids était celui de la drachme d’argent. Le Talmud de Jérusalem compte également en dariques pour indiquer la somme que les Juifs payèrent au Temple après le retour de la captivité. Shequalin, {{rom|ii}}, 3 (Le Talmud de Jérusalem, trad. Schwab, t. {{rom|v}}, 1882, p. 271 ; cf. {{rom|ii}}, 1, p. 268 et 273).
— 3° Les mêmes mots sont employés dans l’Écriture pour une époque antérieure à Darius. Après le retour de la captivité, dans le compte dès offrandes faites par les Juifs pour la reconstruction du Temple, l’auteur sacré, I Esdr., II, 69, dit qu’ils donnèrent soixante mille dariques d’or et une somme d’argent. Le mot dont se sert le texte hébreu est ''darkemôn''. Les Septante traduisent par (ivaî, « mines, » et la Vulgate par ''solidi''. — 4° De même dans I Par., {{rom|xix}}, 7, dans le compte des offrandes faites pour l’érection du Temple au temps de David, nous trouvons le mot ''darkemôn'', traduit dans les Septante par -/puaoCs, et dans la Vulgate par ''solidus''. L’emploi de ces mots à une époque où la darique n’existait pas s’explique par un fait dont nous sommes témoins tous les jours, savoir l’évaluation d’une monnaie antérieure d’après une unité qui est en usage de notre temps. Esdras a parlé dans les premiers chapitres de son livre en se servant d’un terme qui a commencé à être en usage au temps où se sont passés les événements racontés dans les chapitres suivants, et si, comme ou le croit généralement, il est l’auteur des Paralipomènes, il est tout naturel qu’il se soit servi du même mot dans cet écrit. F. Vigouroux, ''Manuel biblique'', 9{{e}} édit., t. {{rom|i}}, p. 309. Il était encore plus en droit de le faire si, comme nous l’avons dit, le mot ''darkemôn'' pouvait aussi s’appliquer au poids du soixantième de la mine, même avant le temps où fut frappée la darique proprement dite. — Voir, outre les ouvrages cités, J. Eckel, ''Doctrina numorum'', in-4°, Vienne, 1794, t. {{rom|iii}}, p. 551-553 ; S. Brandis, ''Das Münz-Maass und Gewichtswesen in Vorderasien'', in-8°, Berlin, 1864 ; E. Bouché-Leclercq, ''Atlas pour servir à l’histoire grecque de Curtius'', in 8°, Paris, 1883, p. 97-101 ; G. Perrot, Histoire de l’art, t. {{rom|v}}, in-8°, Paris, 1890, p. 855-860. {{d|E. Beurlier.|3|sc}}
<section begin="DARIUS"/><nowiki/>
'''DARIUS'''. Hébreu : {{lang|he|דריוש}}, ''Daryâvés'' ; Septante : {{lang|grc|Δαρεῖoς}}.
En perse : {{??|cunéiformes}} D- Â- RaYavus.
En assyrien : {{??|cunéiformes}}
Dariyavus (muS).
En médique : {{??|cunéiformes}} ''Dariyavauis''.
Nom d’un Mède qui gouverna Babylone après la prise de « elle ville par les Perses et de trois rois de Perse.
<section end="DARIUS"/>
<section begin="DARIUS LE MÈDE"/><nowiki/>
1. '''DARIUS LE MÈDE''' (hébreu : ''Daryâvés ham-Mâdi'', Dan., {{rom|xi}}, 1 ; chaldéen : Daryâvés’Mâdâyâ’ [chetib] ; Màdd’âh [keri], Dan., {{rom|vi}}, 1 ; Septante : {{lang|grc|Δαρεῖoς ὁ Mῆδoς}}), personnage qui gouverna Babylone après la prise de cette ville par les Perses. Le texte sacré nous apprend qu’il était de race mède, Dan., {{rom|ix}}, 1, et qu’il était âgé de soixante-deux ans lorsqu’il prit le pouvoir à Babylone, après la mort de Baltassar, fils de Nabonide. Dan., {{rom-maj|VI}}, 1 (Vulgate, {{rom|v}}, 31). Au chap. {{rom-maj|IX}}, 1, il est dit de plus qu’il était fils de ''ʾAhašvêrôš'' ou Assuérus. Voir {{sc|Assuérus 3}}, t. 1, col. 1143, et Cyaxare, col. 1162. Daniel eut les bonnes grâces de Darius le Mède, qui le choisit comme un des trois ministres qu’il plaça au-dessus des cent vingt ''ʾăḥašdarpenayyàʾ'', « satrapes, » chargés du gouvernement des diverses provinces ou subdivisions du royaume. Dan., {{rom-maj|VI}}, 2-3 (Vulgate, 1-2). La faveur dont jouissait le prophète lui suscita des envieux. Ils obtinrent de Darius un édit condamnant à la fosse aux lions quiconque, pendant trente jours, adresserait une demande à un dieu ou à un homme autre que le roi. Daniel, n’en ayant pas moins continué à adorer Dieu régulièrement trois fois par jour, fut dénoncé par ses ennemis et jeté dans la fosse aux lions. Il échappa miraculeusement à leur férocité, et Darius, frappé de ce miracle, écrivit une lettre à tous ses sujets pour leur faire révérer le Dieu de Daniel. Dan. {{rom-maj|VI}}, 4-28 (Vulgate, 27). Le récit se termine, ^. 29 (28), en disant que « Daniel prospéra (Vulgate : ''perseveravit'') ainsi sous le règne de Darius et sous le règne de Cyrus le Perse ». Ce dernier passage semble indiquer que le gouvernement de Darius ne fut pas de longue durée, puisque le prophète, qui était déjà avancé en âge lors de la prise de Babylone, vécut encore quelque temps sous Cyrus. Cette induction est confirmée par le fait qu’il n’est question que de la première année du règne de Darius. Dan., {{rom-maj|IX}}, 1, et {{rom|xi}}, 1. (Dan., {{rom-maj|XI}}, 1, les Septante portent Cyrus au lieu de Darius.)
Voilà tout ce que nous apprend l’Écriture sur Darius le Mède. De nombreuses tentatives ont été faites pour l’identifier avec quelqu’un des personnages de cette époque connus par l’histoire profane comme ayant pris ou ayant pu prendre part à la conquête de Babylone par Cyrus : Cyaxare {{rom-maj|II}}, « fils et successeur d’Astyage, » dit Josèphe, ''Ant. jud''., {{rom-maj|X}}, {{rom|xi}}, 4 ; Astyage lui-même, d’après Winer, ''Biblisches Realwörterbuch'', 3° édit., t. {{rom|i}}, p. 250 ; Darius, fils d’Hystaspe, Rösch, dans ''Studien und Kritiken'', t. {{rom|ii}}, 1834, p. 281. Mais tout ce qu’ont écrit autrefois là-dessus les savants ne repose que sur de pures conjectures. Il est inutile désormais, non seulement de les discuter, mais même de les énumérer, parce que nous savons maintenant par les documents indigènes eux-mêmes quel est celui qui gouverna Babylone immédiatement après la chute de la dynastie indigène. Un fragment de la ''Chronique babylonienne'', découvert en 1879, raconte ainsi
qu’il suit les événements qui se passèrent la dix-septième année du règne de Nabonide, roi de Babylone et père de Baltassar : « Les hommes d’Accad se révoltèrent. Les soldats [de Cyrus], le quatorzième jour du mois de tammouz
juin-juillet 538 avant J.-C), prirent Sippara (Sépharvaïm) sans combat. Nabonide s’enfuit. Le seizième jour, Ugbaru, gouverneur de la terre de Gutium, et l’armée
de Cyrus, sans combat, descendirent à Babylone… Au mois d’''araḥ samnu'' (octobre-novembre), le troisième jour, Cyrus descendit à Babylone. Les routes ( ?) devant lui étaient sombres. La paix dans la ville il établit. Cyrus annonça la paix à Babylone entière. Il établit Ugbaru, son lieutenant, comme gouverneur dans Babylone. » Eb. Schrader, ''Keilinschriflliche Bibliothek'', t. {{rom|iii}}, part. {{rom-maj|II}}, 1890, verso, lign. 13-20, p. 134 ; Vigouroux, ''La Bible et
les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t. {{rom|iv}}, p. 348-349. On ne peut guère douter, d’après le document cunéiforme qu’on vient de lire, qu Ugbaru ne soit le personnage dont le nom a été altéré par les copistes du livre de Daniel en celui de Darius, qui leur était plus familier.
Ugbaru se rendit donc maître de Babylone et y exerça le souverain pouvoir jusqu’à l’arrivée de Cyrus, qui n’eut lieu que trois mois plus tard. Il continua ensuite à l’administrer pour le grand roi, qui l’en établit expressément gouverneur. Il ne reçut pas d’ailleurs l’investiture du royaume de Babylone, et il ne porta jamais, à {{tiret|propre|ment}}<section end="DARIUS LE MÈDE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1297|DARIQUE — DARIUS LE MËDE|1298}}</noinclude>inexacte. — 2° Sous le même roi, les chefs de famille et le peuple versèrent au trésor du Temple une offrande dans le compte de laquelle figurent, avec une somme en argent, vingt mille dariques d’or pour les chefs de famille et vingt mille pour le peuple. II Esdr. (Nehem.), {{rom|vii}}, 70-72. Dans ce passage le texte hébreu emploie le mot ''darkemôn'', que les Septante traduisent au ^. 70 par {{lang|grc|νόμισμα χρυσίoυ}}, « monnaie d’or, » et au J. 71 par {{lang|grc|χρυσίoν}}. Dans l’un et l’autre verset, la Vulgate emploie le mot ''drachma''. La drachme d’or équivalait au demi-statère et par conséquent à la darique. Hésychius et Suidas, au mot {{lang|grc|δραχμὴ χρυσίoυ}} ''Corpus inscript. græc'', n° 150 ; cf. Fr. Lenormant, dans la ''Revue de numismatique'', 1868, p. 422. On l’appelait ainsi parce que son poids était celui de la drachme d’argent. Le Talmud de Jérusalem compte également en dariques pour indiquer la somme que les Juifs payèrent au Temple après le retour de la captivité. Shequalin, {{rom|ii}}, 3 (Le Talmud de Jérusalem, trad. Schwab, t. {{rom|v}}, 1882, p. 271 ; cf. {{rom|ii}}, 1, p. 268 et 273).
— 3° Les mêmes mots sont employés dans l’Écriture pour une époque antérieure à Darius. Après le retour de la captivité, dans le compte dès offrandes faites par les Juifs pour la reconstruction du Temple, l’auteur sacré, I Esdr., II, 69, dit qu’ils donnèrent soixante mille dariques d’or et une somme d’argent. Le mot dont se sert le texte hébreu est ''darkemôn''. Les Septante traduisent par (ivaî, « mines, » et la Vulgate par ''solidi''. — 4° De même dans I Par., {{rom|xix}}, 7, dans le compte des offrandes faites pour l’érection du Temple au temps de David, nous trouvons le mot ''darkemôn'', traduit dans les Septante par -/puaoCs, et dans la Vulgate par ''solidus''. L’emploi de ces mots à une époque où la darique n’existait pas s’explique par un fait dont nous sommes témoins tous les jours, savoir l’évaluation d’une monnaie antérieure d’après une unité qui est en usage de notre temps. Esdras a parlé dans les premiers chapitres de son livre en se servant d’un terme qui a commencé à être en usage au temps où se sont passés les événements racontés dans les chapitres suivants, et si, comme ou le croit généralement, il est l’auteur des Paralipomènes, il est tout naturel qu’il se soit servi du même mot dans cet écrit. F. Vigouroux, ''Manuel biblique'', 9{{e}} édit., t. {{rom|i}}, p. 309. Il était encore plus en droit de le faire si, comme nous l’avons dit, le mot ''darkemôn'' pouvait aussi s’appliquer au poids du soixantième de la mine, même avant le temps où fut frappée la darique proprement dite. — Voir, outre les ouvrages cités, J. Eckel, ''Doctrina numorum'', in-4°, Vienne, 1794, t. {{rom|iii}}, p. 551-553 ; S. Brandis, ''Das Münz-Maass und Gewichtswesen in Vorderasien'', in-8°, Berlin, 1864 ; E. Bouché-Leclercq, ''Atlas pour servir à l’histoire grecque de Curtius'', in 8°, Paris, 1883, p. 97-101 ; G. Perrot, Histoire de l’art, t. {{rom|v}}, in-8°, Paris, 1890, p. 855-860. {{d|E. Beurlier.|3|sc}}
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'''DARIUS'''. Hébreu : {{lang|he|דריוש}}, ''Daryâvés'' ; Septante : {{lang|grc|Δαρεῖoς}}.
En perse : {{??|cunéiformes}} D- Â- RaYavus.
En assyrien : {{??|cunéiformes}}
Dariyavus (muS).
En médique : {{??|cunéiformes}} ''Dariyavauis''.
Nom d’un Mède qui gouverna Babylone après la prise de cette ville par les Perses et de trois rois de Perse.
<section end="DARIUS"/>
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1. '''DARIUS LE MÈDE''' (hébreu : ''Daryâvés ham-Mâdi'', Dan., {{rom|xi}}, 1 ; chaldéen : Daryâvés’Mâdâyâ’ [chetib] ; Màdd’âh [keri], Dan., {{rom|vi}}, 1 ; Septante : {{lang|grc|Δαρεῖoς ὁ Mῆδoς}}), personnage qui gouverna Babylone après la prise de cette ville par les Perses. Le texte sacré nous apprend qu’il était de race mède, Dan., {{rom|ix}}, 1, et qu’il était âgé de soixante-deux ans lorsqu’il prit le pouvoir à Babylone, après la mort de Baltassar, fils de Nabonide. Dan., {{rom-maj|VI}}, 1 (Vulgate, {{rom|v}}, 31). Au chap. {{rom-maj|IX}}, 1, il est dit de plus qu’il était fils de ''ʾAhašvêrôš'' ou Assuérus. Voir {{sc|Assuérus 3}}, t. 1, col. 1143, et Cyaxare, col. 1162. Daniel eut les bonnes grâces de Darius le Mède, qui le choisit comme un des trois ministres qu’il plaça au-dessus des cent vingt ''ʾăḥašdarpenayyàʾ'', « satrapes, » chargés du gouvernement des diverses provinces ou subdivisions du royaume. Dan., {{rom-maj|VI}}, 2-3 (Vulgate, 1-2). La faveur dont jouissait le prophète lui suscita des envieux. Ils obtinrent de Darius un édit condamnant à la fosse aux lions quiconque, pendant trente jours, adresserait une demande à un dieu ou à un homme autre que le roi. Daniel, n’en ayant pas moins continué à adorer Dieu régulièrement trois fois par jour, fut dénoncé par ses ennemis et jeté dans la fosse aux lions. Il échappa miraculeusement à leur férocité, et Darius, frappé de ce miracle, écrivit une lettre à tous ses sujets pour leur faire révérer le Dieu de Daniel. Dan. {{rom-maj|VI}}, 4-28 (Vulgate, 27). Le récit se termine, ^. 29 (28), en disant que « Daniel prospéra (Vulgate : ''perseveravit'') ainsi sous le règne de Darius et sous le règne de Cyrus le Perse ». Ce dernier passage semble indiquer que le gouvernement de Darius ne fut pas de longue durée, puisque le prophète, qui était déjà avancé en âge lors de la prise de Babylone, vécut encore quelque temps sous Cyrus. Cette induction est confirmée par le fait qu’il n’est question que de la première année du règne de Darius. Dan., {{rom-maj|IX}}, 1, et {{rom|xi}}, 1. (Dan., {{rom-maj|XI}}, 1, les Septante portent Cyrus au lieu de Darius.)
Voilà tout ce que nous apprend l’Écriture sur Darius le Mède. De nombreuses tentatives ont été faites pour l’identifier avec quelqu’un des personnages de cette époque connus par l’histoire profane comme ayant pris ou ayant pu prendre part à la conquête de Babylone par Cyrus : Cyaxare {{rom-maj|II}}, « fils et successeur d’Astyage, » dit Josèphe, ''Ant. jud''., {{rom-maj|X}}, {{rom|xi}}, 4 ; Astyage lui-même, d’après Winer, ''Biblisches Realwörterbuch'', 3° édit., t. {{rom|i}}, p. 250 ; Darius, fils d’Hystaspe, Rösch, dans ''Studien und Kritiken'', t. {{rom|ii}}, 1834, p. 281. Mais tout ce qu’ont écrit autrefois là-dessus les savants ne repose que sur de pures conjectures. Il est inutile désormais, non seulement de les discuter, mais même de les énumérer, parce que nous savons maintenant par les documents indigènes eux-mêmes quel est celui qui gouverna Babylone immédiatement après la chute de la dynastie indigène. Un fragment de la ''Chronique babylonienne'', découvert en 1879, raconte ainsi
qu’il suit les événements qui se passèrent la dix-septième année du règne de Nabonide, roi de Babylone et père de Baltassar : « Les hommes d’Accad se révoltèrent. Les soldats [de Cyrus], le quatorzième jour du mois de tammouz
juin-juillet 538 avant J.-C), prirent Sippara (Sépharvaïm) sans combat. Nabonide s’enfuit. Le seizième jour, Ugbaru, gouverneur de la terre de Gutium, et l’armée
de Cyrus, sans combat, descendirent à Babylone… Au mois d’''araḥ samnu'' (octobre-novembre), le troisième jour, Cyrus descendit à Babylone. Les routes ( ?) devant lui étaient sombres. La paix dans la ville il établit. Cyrus annonça la paix à Babylone entière. Il établit Ugbaru, son lieutenant, comme gouverneur dans Babylone. » Eb. Schrader, ''Keilinschriflliche Bibliothek'', t. {{rom|iii}}, part. {{rom-maj|II}}, 1890, verso, lign. 13-20, p. 134 ; Vigouroux, ''La Bible et
les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t. {{rom|iv}}, p. 348-349. On ne peut guère douter, d’après le document cunéiforme qu’on vient de lire, qu Ugbaru ne soit le personnage dont le nom a été altéré par les copistes du livre de Daniel en celui de Darius, qui leur était plus familier.
Ugbaru se rendit donc maître de Babylone et y exerça le souverain pouvoir jusqu’à l’arrivée de Cyrus, qui n’eut lieu que trois mois plus tard. Il continua ensuite à l’administrer pour le grand roi, qui l’en établit expressément gouverneur. Il ne reçut pas d’ailleurs l’investiture du royaume de Babylone, et il ne porta jamais, à {{tiret|propre|ment}}<section end="DARIUS LE MÈDE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1299|DARIUS LE MÈDE — DARIUS I"|1300}}</noinclude>{{tiret2|propre|ment}} parler, le titre de roi de cette ville, car les nombreux contrats qu’on y a trouvés, et qui ont été publiés par le P. Strassmaier, ''Inschriften von Cyrus, König von Babylon'', {{in-8°}}, Leipzig, 1890, n°11 et suiv., établissent qu’immédiatement après la conquête, ce fut Cyrus qui prit le titre de roi de Babylone. Voir J. Knabenbauer, ''Comment. in Danielem'', {{in-8°}}, Paris, 1891, p. 171.
— Comment concilier ce fait avec le texte de l’écrivain sacré qui représente Darius comme roi ? Le voici. Il faut remarquer que le livre de Daniel dit de Darius le Mède, vi, 2 ({{rom|v}}, 31) : ''qabbêl malkûṭâ’'', « il reçut le royaume ; » il le reçut de la main d’un autre, par l’autorité de Cyrus. « Cette locution, dit le P. Knabenbauer, ''In Daniel.'', p. 170, s’applique très bien à celui qui fut établi par Cyrus pour administrer à sa place et en son nom comme vice-roi. » Cette même locution est employée Dan., {{rom|vii}}, 18 : Vigabbelûn malkûṭâʿgadišê ’Elyonin, « les saints du Très-Haut recevront le royaume, » et il ne s’agit là aucunement d’une royauté proprement dite, mais simplement de puissance et de gloire. Si Darius le Mède est qualifié de roi, Dan., {{rom|vi}}, 4, 6, 8, etc., ce titre doit se prendre simplement dans le sens de vice-roi, comme pour Baltassar. Dan., {{rom|v}}, 1. Voir t. {{rom|i}}, col. 1421.
Ugbaru, comme on l’a vu plus haut, était gouverneur du pays de Gutium, dont le site est incertain. Il faut distinguer cet Ugbaru du Gobryas dont parle Hérodote, {{rom|iii}}, 70, 73, 78 ; {{rom|iv}}, 132, 134 ; {{rom|vii}}, 2, 5, l’un des sept conjurés qui conspirèrent contre le faux Smerdis (voir {{sc|Darius 2}}). Ce Gobryas n’était pas Mède, comme le personnage du livre de Daniel, maïs Perse ; l’historien grec l’atteste expressément, Hérodote, {{rom|iii}}, 70, et l’inscription de Béhistoun, col. {{rom|iv}}, 1. 84 ; col. {{rom|v}}, 1. 7, 9, fait de même ; elle appelle Gobryas Parsa Gaubaruva, « Gaubaruva le Perse, fils de Mardoniya. » Darius {{Ier}} l’envoya plus tard contre les Susiens révoltés pour les réduire à l’obéissance. F. H. Weissbach et W. Bang, ''Die altpersischen Keilinschriften'', {{in-4°}}, Leipzig, 1893, p. 28-29. Cf. J. Oppert,
''Le peuple et la langue des Mèdes'', {{in-8°}}, Paris, 1879, p. 152-153. Ce Gaubaruva qui fait une campagne contre Suse est différent de l’Ugbaru qui avait pris et gouverné Babylone. du temps de Cyrus. Dans le texte assyrien, le nom du général perse qui se lit dans l’inscription de Naksch-i-Roustam est écrit en assyrien ''Ku-bar-ra'' (J. Menant, ''Le Syllabaire assyrien'', dans les ''Mémoires de l’Académie des inscriptions, Sujets divers'', t. {{rom|vii}}, 1869, p. 104), et il est qualifié de « sarastibara ou doryphore du roi Darius ». J. Menant, ''Les Achéménides'', {{in-8°}}, Paris, 1872, p. 98 ; C. Kossowicz, ''Inscriptiones palæopersicæ'', {{in-8°}}, Saint-Pétersbourg, 1872, p. 42. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
2. '''DARIUS {{Ier}}''', fils d’Hystaspe (''Vištàspa''), roi de Perse, de la dynastie des Achéménides, né en 550, mort en 486 avant J.-C. (fig. 477). Il était âgé de vingt-neuf ans quand un mage, nommé Gaumata, feignit d’être Smerdis (en perse, Bardiya), fils de Cyrus, qui avait été tué par son frère Cambyse tandis que ce dernier roi faisait la guerre en Egypte, et s’empara du trône de Perse (août 522). Cambyse étant mort en. Syrie au retour de sa campagne, Darius, conjuré avec six autres nobles Perses, tua le faux Smerdis et fut reconnu comme roi (avril 521). Pour consolider son pouvoir, il épousa Atossa, sœur de Cambyse ; mais, avant d’avoir fait accepter sa domination par tous les anciens sujets de la Perse, il dut combattre neuf antagonistes et livrer dix-neuf grandes batailles. Ces événements sont racontés par Darius dans la grande inscription trilingue de Béhistoun. Voir Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t. {{rom|i}}, p. 163-166. Babylone révoltée soutint un siège de vingt mois. Darius y entra en août 519 et y séjourna près d’un an, jusqu’en mai 518. En 517, il affermit la domination perse en Égypte et il conquit une partie du nord-ouest de l’Inde. II soumit aussi plusieurs îles de la mer Egée, la rive européenne du Bosphore et de l’Hellespont et les peuplades sauvages du Caucase méridional, ce qui l’amena à entreprendre une campagne contre les Scythes.
{{Img float-p
|file=The Darius seal. Darius stands in a royal chariot below Ahura Mazda and shoots arrows at a rampant lion. From Thebes, Egypt. 6th-5th century BCE. British Museum (cropped).jpg
|align=center|width=350px|padt=25px|padb=12px
|cap=477. — Cylindre de Darius {{Ier}}.<br />Pierre en calcédoine brûlée. British Muséum. Imitation de l’art assyrien. Le roi Darius, sur un char, lanco des flèches contre un lion dressé. Un lion déjà tué est étendu sous les pieds du cheval. La scène est encadrée entre deux palmiers. À gauche, une inscription trilingue porte (en perse) : « Je suis Darius, roi ; » en assyrien : « Je suis Darius, roi grand. » D’après J. Menant, ''Recherches sur la glyptique orientale'', part, {{rom|ii}},
1886, p. 166.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
En 513, il franchit le Bosphore sur un pont construit par Mandroclès, assujettit la Thrace, passa le Danube et poursuivit jusqu’à l’Ôxus (Volga) les Scythes, qui fuyaient toujours devant lui par tactique, et qui lui firent ainsi perdre la plus grande partie de son armée ({{formatnum:80000}} hommes, d’après Ctésias). Vers l’an 500, les villes ioniennes se soulevèrent, et avec l’appui des Athéniens et des Crétois brûlèrent la ville de Sardes. Darius défit les révoltés, et, en 491, il anéantit leur Hotte à l’île de Lade. Le secours que les Athéniens leur avaient prêté lui avait causé une grande irritation. En 492, il envoya Mardonius avec une armée et une flotte contre la Grèce. Ses vaisseaux périrent dans une tempête devant le mont Athos. Une nouvelle armée, sous les ordres de Dalis et d’Artapherne (fig. 478)<ref>Le souvenir de la défaite des Perses, si glorieuse pour les Grecs, a été consacré par l’art dans les peintures d’un beau vase connu sous le nom de vase de Darius. Il a été trouvé, en 1851, dans un tombeau, près de Canossa, l’ancienne Canubium. Aujourd’hui au musée de Naples. Hauteur : 1™, 30 ; circonférence dans sa plus grande largeur : l {{rom|iii}}, 93. Figures en rouge sur fond noir. Œuvre de la fin du IV* ou du commencement du m{{e}} siècle avant J.-C. Il symbolise la lutte do la civilisation grecque contre la civilisation asiatique.
— Sur le col du vase est figuré le combat des Amazones. — La panse contient trois registres. Celui du milieu représente {{1o}} conseil de Darius décidant contre la Grèce la campagne qui fut conduite par Datis et Artapherne (Hérodote, {{rom|vi}}, 94 et suiv.). Darius (ΔAPEIOS) est assis sur son trôné. Il écoute un Perse (ΠEPSAI) qui parle debout devant lui. — Dans le registre supérieur, les dieux de l’Olympe prennent parti pour la Grèce. À droite est l’Asie (AΣIA) assise sur un autel. À coté d’elle est la Tromperie (AΠAτη). La Grèce (FEAAAΣ) est debout entre Athéné et Zeus, auprès duquel se tient Nikê, la déesse de la Victoire. Derrière elle est Apollon avec un cygne, et, a l’extrémité gauche, Artémis avec un cerf. — Dans le registre inférieur, la trésorier de Darius reçoit les riches tributs payés au grand roi. Il est assis devant une table où sont tracés des chiffres M : (10.000), Y (700), H (100), Δ (10), Π (5), O (1 obole), < (½ obole), T (¼ d’obole). De la main gauche il tient un diptyque où sont écrits les mots {{lang|grc|TÀΛNTA H}}, « cent talents ». Devant et derrière lui sont des tributaires. À droite, trois suppliants. — Les peintures du vase sont partagées, en deux parties dont la séparation correspond aux deux anses. — La face postérieure, qui fait pendant a celle que nous venons de décrire, représente des scènes mythologiques.</ref>, eut<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1303|DARIUS {{Ier}}|1304}}</noinclude>d’abord quelques succès ; mais elle fut finalement défaite par Miltiade à Marathon (492-490). Pendant que Darius préparait une nouvelle campagne contre la Grèce et
contre l’Égypte, qui s’était aussi soulevée contre lui, il mourut en 485, laissant le soin de sa vengeance à son fils Xerxès {{Ier}} (fig. 479). — Ce prince s’était distingué par son administration.
479. — Darius sur son trône, à Persépolis. D’après B. Flandin et P. Coste, ''Voyage en Perse'', t. {{rom|iii}}, pl. 154.
Après avoir relevé l’empire, il l’avait divisé *n vingt satrapies et réglé le tribut que devait payer chacune d’elles. Les Perses étaient affranchis eux-mêmes de tout impôt. Les villes de Suse et de Persépolis avaient été embellies par les superbes édifices qu’il y avait fait construire. En Égypte, il avait uni par un canal le Nil à la mer Rouge (fig. 480). Partout il avait créé des routes et facilité les communications entre les provinces par un service de postes et de courriers qui se relayaient de distance en distance. Il avait enfin crée la monnaie à laquelle on a donné le nom de darique. (Voir {{sc|Darique}}.) Son règne avait été ainsi en somme bienfaisant, et il avait réussi à agrandir le royaume de Cyrus : sa domination s’étendait au nord jusqu’au Caucase et à l’Iaxarte, à l’est jusqu’à l’Indus, au sud jusqu’à l’Arabie et au delà de la Nubie, à l’ouest jusqu’au mont Olympe et à la grande Syrte.
La Palestine faisait partie du royaume de Darius, et ses armées en avaient traversé le territoire dans leurs allées et venues en Égypte. Elle prospéra sous ce prince. Il s’était fait une règle de respecter la religion de ses sujets, et
cette habile politique le rendit cher aux Juifs comme Cyrus. Cf. I Esdr., {{rom|v}}, 5. L’édit par lequel Cyrus avait permis,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1303|DARIUS {{Ier}}|1304}}</noinclude>d’abord quelques succès ; mais elle fut finalement défaite par Miltiade à Marathon (492-490). Pendant que Darius préparait une nouvelle campagne contre la Grèce et
contre l’Égypte, qui s’était aussi soulevée contre lui, il mourut en 485, laissant le soin de sa vengeance à son fils Xerxès {{Ier}} (fig. 479). — Ce prince s’était distingué par son administration.
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|cap=479. — Darius sur son trône, à Persépolis. D’après B. Flandin et P. Coste, ''Voyage en Perse'', t. {{rom|iii}}, pl. 154.
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Après avoir relevé l’empire, il l’avait divisé *n vingt satrapies et réglé le tribut que devait payer chacune d’elles. Les Perses étaient affranchis eux-mêmes de tout impôt. Les villes de Suse et de Persépolis avaient été embellies par les superbes édifices qu’il y avait fait construire. En Égypte, il avait uni par un canal le Nil à la mer Rouge (fig. 480). Partout il avait créé des routes et facilité les communications entre les provinces par un service de postes et de courriers qui se relayaient de distance en distance. Il avait enfin crée la monnaie à laquelle on a donné le nom de darique. (Voir {{sc|Darique}}.) Son règne avait été ainsi en somme bienfaisant, et il avait réussi à agrandir le royaume de Cyrus : sa domination s’étendait au nord jusqu’au Caucase et à l’Iaxarte, à l’est jusqu’à l’Indus, au sud jusqu’à l’Arabie et au delà de la Nubie, à l’ouest jusqu’au mont Olympe et à la grande Syrte.
La Palestine faisait partie du royaume de Darius, et ses armées en avaient traversé le territoire dans leurs allées et venues en Égypte. Elle prospéra sous ce prince. Il s’était fait une règle de respecter la religion de ses sujets, et
cette habile politique le rendit cher aux Juifs comme Cyrus. Cf. I Esdr., {{rom|v}}, 5. L’édit par lequel Cyrus avait permis,<noinclude>
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contre l’Égypte, qui s’était aussi soulevée contre lui, il mourut en 485, laissant le soin de sa vengeance à son fils Xerxès {{Ier}} (fig. 479). — Ce prince s’était distingué par son administration.
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|cap=479. — Darius sur son trône, à Persépolis. D’après B. Flandin et P. Coste, ''Voyage en Perse'', t. {{rom|iii}}, pl. 154.
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Après avoir relevé l’empire, il l’avait divisé en vingt satrapies et réglé le tribut que devait payer chacune d’elles. Les Perses étaient affranchis eux-mêmes de tout impôt. Les villes de Suse et de Persépolis avaient été embellies par les superbes édifices qu’il y avait fait construire. En Égypte, il avait uni par un canal le Nil à la mer Rouge (fig. 480). Partout il avait créé des routes et facilité les communications entre les provinces par un service de postes et de courriers qui se relayaient de distance en distance. Il avait enfin crée la monnaie à laquelle on a donné le nom de darique. (Voir {{sc|Darique}}.) Son règne avait été ainsi en somme bienfaisant, et il avait réussi à agrandir le royaume de Cyrus : sa domination s’étendait au nord jusqu’au Caucase et à l’Iaxarte, à l’est jusqu’à l’Indus, au sud jusqu’à l’Arabie et au delà de la Nubie, à l’ouest jusqu’au mont Olympe et à la grande Syrte.
La Palestine faisait partie du royaume de Darius, et ses armées en avaient traversé le territoire dans leurs allées et venues en Égypte. Elle prospéra sous ce prince. Il s’était fait une règle de respecter la religion de ses sujets, et
cette habile politique le rendit cher aux Juifs comme Cyrus. Cf. I Esdr., {{rom|v}}, 5. L’édit par lequel Cyrus avait permis,<noinclude>
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|cap=479. — Darius sur son trône, à Persépolis. D’après B. Flandin et P. Coste, ''Voyage en Perse'', t. {{rom|iii}}, pl. 154.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
Après avoir relevé l’empire, il l’avait divisé en vingt satrapies et réglé le tribut que devait payer chacune d’elles. Les Perses étaient affranchis eux-mêmes de tout impôt. Les villes de Suse et de Persépolis avaient été embellies par les superbes édifices qu’il y avait fait construire. En Égypte, il avait uni par un canal le Nil à la mer Rouge (fig. 480). Partout il avait créé des routes et facilité les communications entre les provinces par un service de postes et de courriers qui se relayaient de distance en distance. Il avait enfin crée la monnaie à laquelle on a donné le nom de darique. (Voir [[Dictionnaire de la Bible/Darique|{{sc|Darique}}]].) Son règne avait été ainsi en somme bienfaisant, et il avait réussi à agrandir le royaume de Cyrus : sa domination s’étendait au nord jusqu’au Caucase et à l’Iaxarte, à l’est jusqu’à l’Indus, au sud jusqu’à l’Arabie et au delà de la Nubie, à l’ouest jusqu’au mont Olympe et à la grande Syrte.
La Palestine faisait partie du royaume de Darius, et ses armées en avaient traversé le territoire dans leurs allées et venues en Égypte. Elle prospéra sous ce prince. Il s’était fait une règle de respecter la religion de ses sujets, et
cette habile politique le rendit cher aux Juifs comme Cyrus. Cf. I Esdr., {{rom|v}}, 5. L’édit par lequel Cyrus avait permis,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1305|{{Roi|DARIUS|Ier}} — DARIUS III CODOMAN|1306}}</noinclude><section begin="DARIUS IER"/>en 536 avant J.-C., de rebâtir le Temple de Jérusalem, {{rom-maj|I}} Esdr., {{rom|i}}, 3, n’avait pas encore reçu son exécution. Dès l’an 535, on avait commencé les préparatifs pour la reconstruction de la maison de Dieu ; mais toutes sortes d’obstacles avaient empêché la réalisation d’un projet si cher aux Juifs fidèles. C’étaient surtout l’opposition et les intrigues des peuples voisins qui avaient entravé l’œuvre de restauration. {{rom-maj|I}} Esdr., {{rom|iv}}, 4-5, 24. À l’avènement de {{Roi|Darius|Ier}}, les prophètes Aggée et Zacharie profitèrent de cette circonstance pour exciter les chefs du peuple à se mettre résolument au travail. Agg., {{rom|i}}, 1-14 ; {{rom|ii}}, 1-10 ; {{rom-maj|I}} Esdr., {{rom|v}}, 1. Zorobabel, fils de Salathiel, qui avait ramené les captifs de Babylone, et le grand prêtre Josué, fils de Josédec, commencèrent donc à rebâtir le Temple. Thathanaï, ''peḥâh'', « gouverneur » ou satrape du grand roi pour les provinces à l’ouest de l’Euphrate, prévenu sans doute
{{Img float-p
|file=Dictionnaire-de-la-Bible-Darius-Ier.jpg
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|cap=480. — {{Roi|Darius|Ier}}. Fragment trouvé dans l’isthme de Suez. D’après la ''Description de l’Égypte'', {{t.}}{{rom|v}}, {{pl.}}29.
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par la dénonciation des ennemis des Juifs et spécialement par les Apharsachéens, arriva bientôt à Jérusalem avec Stharbuzanaï et ses conseillers, pour demander compte aux chefs des Juifs de leur conduite. Ceux-ci se justifièrent en alléguant en leur faveur l’édit de Cyrus. Thathanaï en référa à Darius. {{rom-maj|I}} Esdr., {{rom|v}}, 3-17. Ce prince fit faire des recherches, et l’édit de Cyrus fut retrouvé dans la bibliothèque royale d’Ecbatane. En conséquence, non seulement Darius autorisa la reconstruction de l’édifice sacré, mais il contribua aux frais et demanda qu’on y offrît des sacrifices pour lui et sa famille. {{rom-maj|I}} Esdr., {{rom-maj|VI}}, 1-12. C’était la seconde année de son règne (519). {{rom-maj|I}} Esdr., {{rom-maj|IV}}, 24 ; Agg., 1, 1. La reconstruction fut achevée au bout de quatre ans, la sixième année de Darius (515), et le Temple fut solennellement dédié le 3 du mois d’adar. {{rom-maj|I}} Esdr., {{rom|vi}}, 15. — Une des prophéties de Zacharie est datée du quatrième jour du neuvième mois (casleu) de la quatrième année (517) du règne de {{Roi|Darius|Ier}}. Zach., vii, 1. Elle suppose qu’avant l’achèvement complet et la dédicace mentionnée dans {{rom-maj|I}} Esdr., {{rom-maj|VI}}, 15, le culte était déjà en plein exercice, Zach., {{rom|vii}}, 2-3 ; car rien n’empêchait, en effet, d’offrir les sacrifices ordinaires dans la cour des Prêtres. C’est la seconde année du règne de ce roi (519) que Zacharie avait commencé à prophétiser. Zach., {{rom|i}}, 1, 7. — Les quatre courtes prophéties d’Aggée sont également de la seconde année de {{Roi|Darius|Ier}}, et les trois premières mentionnent expressément cette date. Agg., 1, 1 ; {{rom|ii}}, 1, 11. — Voir Hérodote, 1, 209, 210 ; {{rom|iii}}, 68-160 ; {{rom|iv}} ; {{rom|vii}}, 1-4 ; Ctésias, ''Persica'', 45-50, {{édit.}} Gilmore, {{pg|expl=pages}}147-150 ; H. Rawlinson, ''Analysis of the Babylonian Text at Behistun'', dans le ''Journal of the Royal Asiatic Society'', {{t.}}{{rom|xiv}}, 1851, part. i ; J. Oppert, ''Le peuple et la langue des Mèdes'', {{in-8°}}, Paris, 1891, {{pg|expl=pages}}112-218 ; G. Bezold, ''Die Achämeniden Inschriften'', {{in-4°}}, Leipzig, 1882, {{pg|expl=pages}}1-28 ; F. H. Weissbach, ''Die Achämenideninschriften zweiter Art'', {{in-4°}}, Leipzig, 1890 ; F. H. Weissbach et W. Bang, ''Die alterpersischen Keilinschriften'', {{in-4°}}, Leipzig, 1893 ; G. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient'', 4{{e}} {{édit.}}, 1886, {{pg}}607-625 ; F. Justi, ''Ein Tag aus dem Leben des Königes Darius'', {{in-8°}}, Berlin, 1873 ; Id., ''Geschichte des alten Persiens'', {{in-8°}}, Berlin, 1879, {{pg|expl=pages}}50-112 ; S. G. W. Benjamin, ''Persia'', {{in-12}}, Londres, 1888, {{pg|expl=pages}}102-111.
{{d|{{abr|F.|Fulcran}} Vigouroux.|3|sc}}
<section end="DARIUS IER"/>
<section begin="DARIUS II NOTHUS"/><nowiki/>
'''3. {{Roi|DARIUS|II}} NOTHUS''', fils d’Artaxerxès Longuemain et de Kosmartidène de Babylone, roi de Perse de 424 à 405. Avant son avènement au trône, il portait le nom d’Ochus. Il succéda à son frère Sogdien, qu’il avait fait périr. Sa sœur Parysafis, qui devint aussi sa femme, le domina complètement. Divers satrapes se révoltèrent sous son règne, mais furent finalement réduits à l’obéissance. Il perdit l’Égypte en 414. Il mourut à Babylone en 405 r et eut pour successeur son fils {{Roi|Artaxerxès|II}}. Voir J. Gilmore, ''The Fragments of the Persica of Ktesias'', {{in-8°}} r Londres, 1888, 75 (44), {{pg}}166 ; Diodore de Sicile, {{rom|xii}}, 71 ; xiii, 36, 70, 103 ; Xénophon, Anab., {{rom|i}}, {{rom|i}}, 1 ; F. Justi, ''Geschichte des alten Persiens'', {{pg|expl=pages}}128-129. — Le catalogue des chefs de Lévites donné par Néhémie, {{rom-maj|II}} Esdr., {{rom|xii}}, 22-26, est du temps « de Darius le Perse », <small>℣</small>. 22, c’est-à-dire de l’époque de {{Roi|Darius|II}} Nothus. C’est le seul passage de l’Écriture où il soit nommé. Certains commentateurs prétendent même que « Darius le Perse » est {{Roi|Darius|III}} Codoman. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Darius III Codoman|{{Roi|Darius|III}}]. Cf. Frd. Keil, ''Die nachexilischen Geschichtsbücher'', {{in-8°}}, Leipzig, 1870, {{pg}}495.
<section end="DARIUS II NOTHUS"/>
<section begin="DARIUS III CODOMAN"/><nowiki/>
'''4. {{Roi|DARIUS|III}} CODOMAN''', fils de Sisygambis, la fille d’Artaxerxès {{rom-maj|II}}, dernier roi de Perse de la famille des Achéménides, de 336 à 331. Quand l’eunuque Bagoas eut fait périr le roi Arsès, fils d’Artaxerxès {{rom-maj|III}}, avec toute sa famille, il plaça Codoman sur le trône, où il prit le nom de Darius. Il était petit-neveu de {{Roi|Darius|II}}. C’était un prince doux et juste, qui ne manquait pas de bravoure ; mais il eut affaire à un ennemi trop supérieur, en la personne d’Alexandre le Grand, qui le vainquit à Issus (333) ({{fig.}}481) et à Gaugaméla (2 octobre 331), et mit ainsi fin à l’empire de Cyrus. Darius s’enfuyait à Ecbatane, lorsque Bessus, satrape de la Bactriane, le blessa mortellement (330). Avec lui disparut la race des Achéménides, et la domination de l’Asie occidentale et de l’Égypte passa des mains des Perses en celles des Grecs. Cf. {{t.}}{{rom|i}}, {{col.}}348. Voir Diodore de Sicile, {{rom|xvii}}, 5 ; Justin, {{rom|x}}, 3 ; Quinte-Curce, {{rom|iii}}, 9-11 ; {{rom|v}}, 9-16 ; F. Justi, ''Geschichte des alten Persiens'', {{pg|expl=pages}}139-144 ; W. Benjamin, ''Persia'', {{pg|expl=pages}}141-146. — Le premier livre des Machabées, {{rom-maj|I}}, 1, rappelle qu’Alexandre le Grand « frappa Darius ({{rom-maj|III}}), roi des Perses et des Mèdes », et mit fin à son empire, afin d’expliquer comment la Judée passa de la domination des Perses sous celle des Grecs, qui héritèrent des conquêtes d’Alexandre. — D’après certains exégètes, le « Darius le Perse » nommé {{rom-maj|II}} Esdr., {{rom|xii}}, 22 (voir Darius 3), serait aussi Darius Codoman. Selon leur opinion, le catalogue des chefs des Lévites qui vivaient du temps de « Darius le Perse », comme le dit l’auteur sacré, n’est pas en entier de la main de Néhémie, mais a été continué plus tard afin de le rendre plus complet, et le nom de Jeddoa, {{rom-maj|II}} Esdr., {{rom|xii}}, 11, 22, est celui d’un grand prêtre contemporain d’Alexandre le Grand (Josèphe, <section end="DARIUS III CODOMAN"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1423|DICTIONNAIRES DE LA BIBLE|1424}}</noinclude>''et compendiis exegeticis quibusdam medii ævi'', {{in-8°}}, Paris, 1879.
{{2o}} Des dictionnaires analogues, expliquant le sens des mots de la Bible, reparaissent au {{rom-maj|xvii}}e et au {{rom-maj|xviii}}e siècle. François Lalouette publia ''Hierolexicon, seu Dictionarium variorum Sacræ Scripturæ sensuum'', {{in-8°}}, Paris, 1694. Nous devons à Charles Huré le ''Dictionnaire universel de l’Écriture Sainte, dans lequel on marque toutes les différentes significations de chaque mot de l’Écriture, son étymologie, et toutes les difficultés que peut faire un même mot dans tous les divers endroits de la Bible où il se rencontre. On y explique aussi les Hébraïsmes, les phrases ou façons de parler particulières du Texte sacré, les contradictions apparentes, les difficultez de Chronologie, l’Histoire sainte, la Géographie, les noms propres des Hommes, des Villes, etc., avec tout ce qui peut faire entendre le sens littéral et métaphorique, en sorte que rien ne puisse arrêter le Lecteur qui y aura recours. On a mis aussi à la marge le mot Grec des Septante qui répond à la signification de chaque mot Latin, avec l’explication de ce que porte le sens de l’Hébreu, quand il est différent de celui du Latin de la Vulgate'', 2 in-f°, Paris, 1715. Ce long titre fait suffisamment connaître le contenu de l’ouvrage, qui a été réédité par Migne, 4 {{in-4°}}, Paris, 1846, mais sans les mots grecs correspondants, sous le titre de Dictionnaire universel de philologie sacrée, revu et augmenté par Tempestini. — Pierre François Zanoni, ''Polygraphia sacra, seu Elucidarium biblicum historico-mysticum'', Augsbourg, 1725. Tous les mots de l’Écriture sont expliqués au sens littéral, anagogique et moral, d’après les originaux et les meilleurs interprètes, mais d’une façon trop prolixe. — Ignace Weitenauer’, jésuite, ''Lexicon biblicon in quo explicantur Vulgatæ vocabula et phrasæ'', {{in-8°}}, Augsbourg, 1758, 1780 ; Venise, 1760 ; Avignon, 1835 ; Paris, 1857, 1863 ; Naples, 1857, etc. On y trouve l’explication des métaphores et des passages difficiles de la Vulgate. — Frédéric de Jésus, carme, ''Lexicon scripturisticum'', {{in-8°}}, Augsbourg, 1782, exposition suivant l’ordre alphabétique des sens multiples de l’Écriture.
{{3o}} Une autre série de dictionnaires bibliques s’attache principalement au sens littéral de l’Écriture et résume en articles distincts, rangés alphabétiquement, l’histoire et la géographie de la Bible. Ce genre de recueils a été inauguré par Richard Simon, ancien curé de Saint-Uze, dans le Dauphiné. Il publia Le Grand Dictionnaire de la Bible, ou Explication littérale et historique de tous les mots propres du Vieux et du Nouveau Testament, etc., in-f°, Lyon, 1693. Le titre complet, qui est très étendu, indique le contenu du dictionnaire, à savoir : la vie des principaux personnages, les noms des animaux, des fêtes, des provinces, des villes et des bourgs, des montagnes, des fleuves, des poids et mesures ; en un mot, toutes les matières bibliques. Le succès de cet ouvrage encouragea l’auteur à le développer ; il le compléta et l’augmenta du double. La seconde édition parut en 2 in-f°, Lyon, 1703. Ainsi étendue, elle est devenue un dictionnaire universel, qui contient beaucoup de choses étrangères à la Bible. Par ailleurs, l’ouvrage est peu correct et peu exact. L’auteur ne connaissait pas les langues orientales et n’avait pas l’érudition suffisante pour réussir ; il a eu le mérite d’ouvrir une voie dans laquelle d’autres l’ont suivi.
On avait conseillé à dom Calmet de retoucher le Grand Dictionnaire de Simon. Le savant bénédictin comprit la difficulté d’une revision et préféra faire une œuvre nouvelle, en empruntant le cadre à son prédécesseur et en le remplissant par les matériaux recueillis pour la composition du Commentaire littéral et en partie non employés. C’est à ce dessein que nous devons le ''Dictionnaire historique, critique, chronologique, géographique et littéral de la Bible''. Il comprenait d’abord seulement deux volumes in-f°, Paris, 1719. Il eut un Supplément, aussi considérable, Paris, 1728. Tandis qu’une contrefaçon paraissait à Genève, 4 {{in-4°}}, 1729 et 1730, dom Calmet préparait une deuxième édition, dans laquelle il fondait le ''Supplément'', en remaniant les anciens articles, en corrigeant et en augmentant le tout, 4 in-f°, Paris, 1730. Comme dans son ''Commentaire'', l’auteur considérait surtout la lettre du texte sacré, l’histoire et la critique. Sur les rééditions et les traductions de cet ouvrage, qui a été si longtemps consulté, voir col. 75. Ajoutons seulement que la version anglaise a été retouchée par E. Robinson, Boston, 1832.
Il parut ensuite des dictionnaires de même nature, mais plus sommaires et d’un moindre format. Pierre Chompré publia, sous le voile de l’anonyme, ''Dictionnaire abrégé de la Bible pour la connaissance des tableaux historiques tirés de la Bible et même de Flavius Josèphe'', in-32, 1766. Il a été revu et augmenté par Petitot, 1806, 1816 et 1837. Tous les noms de personnages, d’animaux, de plantes, de lieux et d’instruments, qui se lisent dans la Bible, y sont accompagnés d’explications historiques.
Voir col. 716. — Pierre Barrai, Dictionnaire portatif, historique,
théologique, géographique. Voir t. {{rom|i}}, col. 1468. Cet ouvrage a été traduit en latin par Jean-François Dalmase, ''Dictionarium manuale biblicum ex celebralissimis polissimum dictionariis'' (ceux de Simon et de Calmet), 2 {{in-8°}}, Augsbourg, 1776 ; cette édition est enrichie de notes, tirées de la version italienne faite par Prosper d’Aquilée. — Jean Baptiste Sébastien Colomme, barnabite, édita Notice de l’Écriture Sainte, Description topographique, chronologique, historique et critique des royaumes, provinces, etc., dont il est fait mention dans la Vulgate, {{in-8°}}, Paris, 1773, qui fut réimprimé sous le titre de Dictionnaire portatif de l’Écriture Sainte, 1775. Cet ouvrage est peu utile. Voir col. 851. — L. E. R[ondet], ''Dictionnaire historique et critique de la Sainte Bible'', {{in-4°}}, Paris et Avignon, 1776. Inachevé. Voir Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, Paris, 1872, t. {{rom|iv}}, p. 977. — J. Brown, ''A Dictionary of the Holy Bible'', sur le plan de D. Calmet,
2 {{in-8°}}, Londres, 1769, souvent réimprimé. Voir t. {{rom|i}},
col. 1950. — William Gurney, ''A handy Dictionary of the Holy Bible, containing an historical and geographical Account of the persons and places, and an explanation of the various terms, doctrines, laws, precepts, ordinances, institutions and figures in the sacred Oracles''.
La première édition est de l’an 1790 environ. Ce dictionnaire, qui joint aux renseignements biographiques, historiques, archéologiques, scientifiques, etc., l’explication des phrases et des figures de la Bible, a eu beaucoup de succès. J. G. Wreng l’a revisé et réédité, {{in-8°}}, Londres, 1879, avec quelques illustrations sans valeur, représentant des localités ou des paysages. — Dictionnaire généalogique, historique et critique de l’Écriture Sainte, où sont réfutées plusieurs fausses assertions de Voltaire et autres philosophes du XVIIIe siècle, {{in-8°}}, Paris, 1804. L’auteur était mort dans les premiers jours de septembre 1792. L’abbé Sicard revit son ouvrage, le corrigea et le publia. C’est un résumé qui explique les noms de personnes et de lieux. — Henri Braun ajouta à son édition latine et allemande de la Bible un ''Biblisches Universallexicon'', 2 {{in-8°}}, Augsbourg, 1806 et 1836. C’est l’œuvre d’Amand Mauch. Voir t. 1, col. 381 et 1910. — A. Coquerel, ''Biographie sacrée, ou Dictionnaire historique, critique et moral de tous les personnages de l’Ancien et du Nouveau Testament'', {{in-8°}}, Amsterdam, 1825. Voir col. 954.
— Jourdain Vespasiano, ''Dizionario universale della S. Bibbia Volgata'', 4 {{in-4°}}, Venise, 1853. — Henri Joachim Jack, ''Allgemeines Volksbibel-Lexicon fur Katholiken, order allgemein fassliche Erläuterung der h.Schrift durch Wort und Bild'', Leipzig, 1843-1848, pour faire suite à sa version allemande. — A. F. Barbie du Bocage publia dans ''La Sainte Bible en latin et en français'', t. {{rom|xiii}}, {{in-4°}}, Paris, 1834, un ''Dictionnaire des noms''<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1427|DICTIONNAIRES DE LA BIBLE — DIESTEL|1428}}</noinclude>sommaire de l’Écriture et une introduction à chacun des Livres Saints. Ces sujets sont exposés d’après dom Calmet. Une seconde édition a paru sous le titre de ''Bibliothèque sacrée, ou Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques'', 29 {{in-8°}}, Paris, 1822-1827. — L’abbé Bergier avait préparé pour l’''Encyclopédie méthodique'' le ''Dictionnaire théologique'', 3 {{in-4°}}, Paris, 1788-1790. Il a été publié à part, sous le titre de ''Dictionnaire de théologie'', 8 {{in-8°}}, Liège, 1789-1792. Sans vouloir copier le ''Dictionnaire de la Bible'', l’auteur a donné une part suffisante à la critique sacrée, et il a justifié les personnages de l’Ancien Testament dont la vie et les vertus avaient été attaquées par les incrédules du {{s|XVIII}}.
Son ''Dictionnaire'' a été réédité, 8 {{in-8°}}, Toulouse, 1819 ; Besançon, 1826-1830 (avec des notes de l’abbé Gousset) ; 4 {{in-8°}}, Lille, 1814 (avec des notes de l’abbé Lesioir) ; 12 {{in-8°}}, Paris, 1873-1876. — J. Aschbach, ''Allgemeines Kirchen-Lexicon'', Francfort-sur-le-Mein, 1846-1850. Ouvrage utile et digne de confiance, écrit par de savants catholiques. — Wetzer et Welte, ''KirchenLexicon'', 12 {{in-8°}}, Fribourg-en-Brisgau, 1847-1856 ; traduit en français par l’abbé I. Goschler, ''Dictionnaire de la théologie catholique'',
26 {{in-8°}}, Paris, 1868. Une seconde édition a été entreprise par Hergenröther et Kaulen, ''Kirchenlexicon oder Encyklopädie der Katholischen Theologie und ihrer Hilfswissenschaften''. Elle comprend déjà 10 {{in-8°}}, 1882-1897 jusqu’à Saturnil). Les articles d’Écriture Sainte exposent avec clarté les derniers résultats de l’exégèse allemande. — Joseph Schäfler, - ''Handlexicon der katholischen Theologie'', 4 {{in-8°}}, Ratisbonne, 1880 et suiv. — J.-B. Jaugey, ''Dictionnaire apologétique de la foi catholique'', {{in-8°}}, Paris (sans date).
Les protestants ont aussi bien que les catholiques leurs encyclopédies théologiques. J. J. Herzog a publié (avec G. L. Plitt et A. Hauck) la seconde édition de ''Real-Encyclopädie für protestantische Theologie und Kirche'', 18 {{in-8°}}, Leipzig, 1877-1888. La première édition avait été imprimée par R. Besser, 22 vol., Hambourg, Stuttgart et Gotha, 1853-1868. C’est en Allemagne le grand arsenal de la théologie protestante dans toutes ses branches. J. H. A. Bomberger en avait commencé un résumé, ''The protestant Theological and Ecclesiastical Encyclopædia, being a condensed translation of Herzog’s Real-Encyclopædia, with additions from other sources'', 2 {{in-8°}}, Philadelphie, 1856-1862, resté inachevé. Une troisième édition allemande est en cours de publication, sous la direction de A. Hauck. Les deux premiers volumes ont paru, Leipzig, 1896 et 1897. — ''Kirchenlexicon, theologisches Handwörterbuch'', 2{{e}} édit., revue par P. Zeller, 2 vol., Calwer, 1891-1892. — J. Newton-Brown, ''Encyclopœdia of Religions Knowledge'', Brattleborough, 1835 ; édition revue par G. P. Tyler, en 1858 ; réimprimée à Philadelphie, 1875. Cet ouvrage a vieilli.
— Mac Clintock et Strong, ''Cyclopœdia of Biblical, Theological and Ecclesiastical Literature'', 10 {{in-8°}}, New-York, 1867-1881, avec deux volumes supplémentaires, 1884-1887. Cet ouvrage, le plus complet de ce genre qui existe en anglais, fut commencé en 1857. Il renferme environ cinquante mille articles. — Philippe Schaff, Samuel M. Jackson et D. Schaff, ''A Religion’s Encyclopædia : or Dictionary of biblical, historical, doctrinal and practical Theology, based on the Real- Encyklopädia of Herzog, Plitt and Hauck'', 3 {{in-4°}}, Édimbourg, 1883.
Les protestants de langue française ont publié, sous la direction de F. Lichtenberger, l’''Encyclopédie des sciences religieuses'', 12 in-8°, Paris, 1877-1882. L’histoire des religions bibliques y occupe la place d’honneur. On y trouve l’explication de tous les noms géographiques et historiques de l’Ancien et du Nouveau Testament de quelque importance, une introduction critique détaillée de chacun des livrer canoniques, ainsi que des études d’ensemble sur le canon, le teste, les versions, l’exégèse, la propagation des Saintes Écritures et l’archéologie sacrée. Toutes les fractions du protestantisme français ont fourni des collaborateurs. La doctrine n’est pas une, et parfois les résultats de la critique rationaliste sont acceptés comme acquis et démontrés.
Le judaïsme lui-même a son encyclopédie religieuse : J. Hamburger, ''Real-Encyclopädie des Judenthums, Wörterbuch fur Gemeinde, Schule und Haus'', 2 {{in-8°}}, Neustrelitz, 1874-1888. C’est un dictionnaire juif composé par des juifs. Il traite par ordre alphabétique non seulement les sujets historiques, géographiques et scientifiques, mais aussi les questions dogmatiques, morales et juridiques qui intéressent les lecteurs de la Bible et du Talmud. {{d|E. Mangenot.|3|sc}}
<section begin="DIDRACHME"/><nowiki/>
'''DIDRACHME''' ({{lang|grc|δίδραχμoν}} ; Vulgate : ''didrachma''), monnaie grecque, en argent, de la valeur de deux drachmes et équivalente au demi-sicle juif. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Drachme|{{sc|Drachme}}]] et [[Dictionnaire de la Bible/Sicle|{{sc|Sicle}}]]. Le didrachme représentait la somme due par chaque Juif pour l’impôt de la capitation, qui’servit à l’entretien du Temple de Jérusalem jusqu’à la destruction du sanctuaire par les Romains. Cet impôt fut payé par Notre-Seigneur. Matth., {{rom|xvii}}, 23-26. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Capitation|{{sc|Capitation}}]], col. 217-219. Les pièces de cette valeur ont été frappées en grand nombre dans tous les systèmes monétaires du monde grec. Parmi, les principaux types, on peut citer le didrachme attique, du poids de 8gr, 70 (fig. 499).
{{Img float-p
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|cap=499.. — Didrachme, d’Athènes.
Tête d’Athéné, à droite. — R° AΘE. Chouette, à droite ; derrière elle, deux feuilles d’olivier. Monnaie de style archaïque. Poids : 8,14 gr.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
Cette pièce portait au droit la tète casquée d’Athéna, à droite, et au revers une chouette, deux feuilles d’olivier, et dans le champ l’inscription A@E(vaiwy). Le didrachme des Séleucides portait au droit la tête d’Alexandre ou d’un roi, et au revers Jupiter assis, tenant dans la main droite un aigle pu une Victoire, et la main gauche appuyée sur le sceptre, et dans le champ le nom d’Alexandre ou du roi régnant. Les didrachmes rhodiens, également très répandus, portaient au droit la tête de face et radiée du Soleil, et au revers la rose et l’inscription POΔIΩN. Son poids était celui du didrachme attique. — La Vulgate, II Mach., {{rom|iv}}, 19, et {{rom|x}}, 20, emploie le mot ''didrachma'', là où le texte grec porte simplement « drachme ». — Dans les Septante, Gen., {{rom|xxiii}}, 15, 16 ; Exod., {{rom|xxi}}, 32, etc., le grec {{lang|grc|δίδραχμoν}} traduit l’hébreu ''šéqél'', « sicle. » {{d|E. Beurlier.|3|sc}}
<section end="DIDRACHME"/>
<section begin="DIDYME"/><nowiki/>
'''DIDYME''' (grec : {{lang|grc|δίδυμος}}, « jumeau »), surnom ou plutôt traduction grecque du nom araméen de Thomas. Il ne se lit pas dans les synoptiques, mais seulement dans saint Jean, {{rom|xi}}, 16 ; {{rom|xx}}, 24 ; {{rom|xxi}}, 2. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Thomas|{{sc|Thomas}}]].
<section end="DIDYME"/>
<section begin="DIESTEL Ludwig"/><nowiki/>
'''DIESTEL''' Ludwig, théologien protestant allemand, né à Kœnisberg le 28 septembre 1825, mort à Tubingue le 15 mai 1879. Il étudia la théologie et la philosophie à Berlin et à Bonn. En 1851, il fut privat-docent d’exégèse à Bonn, et, en 1858, professeur extraordinaire ; il passa à Greifswald, en 1862, comme professeur ordinaire. En 1867, il devint professeur d’exégèse de l’Ancien Testament à Iéna, et en 1872 à Tubingue. Il appartenait à l’école théologique dite critique-libérale. Son œuvre principale est ''Geschichte des Alten Testaments in der christlichen Kirche'', {{in-8°}}, Iéna, 1868. On a aussi de lui : ''Der Segen Jakobs in Genesis xlix historich erläutert'', {{in-8°}}, Brunswick, 1853, et la 4{{e}} édition du commentaire d’Isaïe<section end="DIESTEL Ludwig"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1429|DIESTEL — DIMANCHE|1430}}</noinclude>de Knpbel : ''Der Prophet Jesaia erklärt'' (dans le ''Kurzgefasstes exegetisches Handbuch zum Alten Testament''), {{in-8°}}, Leipzig, 1872 ; ''Die Sintfluth und die Fluthsagen des Alterthums'', in- 8°, Berlin, 1871.
<section begin="DIEU"/><nowiki/>
1. '''DIEU'''. Le nom de Dieu, applicable comme nom commun au vrai Dieu et aux fausses divinités des polythéistes, est, dans l’hébreu de l’Ancien Testament, ’El ou plus fréquemment’Élôhîm. Le nom propre du vrai Dieu est Jahvéh ou Jéhovah. Dans le Nouveau Testament grec, le nom divin est {{lang|gr|Θεός}}. Voir [[Dictionnaire de la Bible/El|{{sc|El}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Élohim|{{sc|Élohim}}]] et [[Dictionnaire de la Bible/Jéhovah|{{sc|Jéhovah}}]].
2. '''DIEU INCONNU'''. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Athènes|{{sc|Athènes}}]], t. {{rom|i}}, col. 1213.
3. '''DIEUX (FAUX)'''. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Baal|{{sc|Baal}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Béelzébub|{{sc|Béelzébub}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Dagon|{{sc|Dagon}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Moloch|{{sc|Moloch}}]], etc.
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<section begin="DIÉVÉENS"/><nowiki/>
'''DIÉVÉENS''' (chaldéen : Déhâvê’; Septante : {{lang|grc|Δαυαῖoι}} ; Vulgate : ''Dievi''), captifs transplantés par les Assyriens dans l’ancien royaume d’Israël. I Esdr., {{rom|iv}}, 9, nous apprend que, après le retour des Juifs dans leur patrie, ils tentèrent de s’opposer à la reconstruction des murailles de Jérusalem ; ils écrivirent dans ce sens à Artaxerxès.
Mais leur nom ne figure plus I Esdr., {{rom|v}}, 6, et {{rom|vi}}, 6, parmi ceux qui firent une tentative analogue sous Darius, pour empêcher la reconstruction du Temple. Nous ne possédons sur eux aucun renseignement certain. Le texte biblique semble dire qu’ils furent implantés en Samarie avec les autres colons par Asénaphar (voir ce mot), qui est Asaraddon ou Assurbanipal. On les confond généralement avec les {{lang|grc|Δάoι}} d’Hérodote, 1, 125, édit. Didot, 1855, p. 43 ; {{lang|grc|Δάαι}} dans Strabon, {{rom|xi}}, 8, 2 ; 9, 3, édit. Didot, 1853, p. 438 et 442, et Arrien, 1. {{rom|iii}}, c. {{rom|x}}, traduction de Chaussard, Paris, 1802, p. 97, dont on retrouve le nom dans le Daghestan, province du Caucase russe. Quinte-Curce, 1. {{rom|iv}}, c. 12, édit. Nisard, Paris, 1843, p. 190, où ils sont mentionnés à côté des Susiens comme dans Esdras. Cf. Amiaud, dans les ''Mélanges Renier'' (Bibliothèque de l’École des hautes études, sect. philol., fascic. 73), Cyrus, roi de Perse, p. 254, note 1 ; Keil, Esra, 1870, p. 437 ; Bertheau, ''Ezra'', 1862, p. 62 ; Clair, ''Esdras et Néhémie'', 1882, p. 24 et 25. — G. Rawlinson, ''The Sixth great oriental Monarchy'', 1873, p. 18, n. 6, fait remarquer que ces divers ''Dahæ'' ou ''Dai'', mentionnés en tant d’endroits différents, Perse, Samarie, Thrace, Transcaspie, n’ont vraisemblablement entre eux rien de commun. — Comme, d’autre part, ni Assurbanipal ni Asarhaddon ne firent de campagne dans des régions si septentrionales et si éloignées, il est peu probable qu’ils y aient cherché des colons pour les transplanter en Palestine. — Frd. Delitzsch, dans Schrader-Whitehouse, ''The cuneiform Inscriptions and the Old Testament'', t. {{rom|ii}}, 1888, p. 64, note 2, suppose que les Diévéens sont les habitants de la ville de ''Duʾua'', localité assyrienne, mentionnée dans les contrats reproduits dans ''The cuneiform Inscriptions of western Asia'', t. {{rom|iii}}, pl. 48, n. 1, 1.9 ; mais rien ne fait entrevoir pour quelles raisons on les aurait transplantés en Samarie. — On trouve un pays nommé ''Daii'', conquis par Sennachérib. Inscription du prisme de Taylor, dans Menant, ''Annales des rois d’Assyrie'', p. 220 ; Schrader, ''Keilinschriftl. Bibliothek'', t. {{rom|ii}}, p. 98-99. Le pays est représenté comme montagneux, peu éloigné de la ville babylonienne de Nippour.
— Du reste, la liste des signataires de la lettre adressée à Artaxerxès fait présumer que ces Diévéens sont des tribus susiennes ou élamites ; car ce nom est précédé de celui des Susanéchéens ou Susiens et suivi de celui des Élamites ; et dès le temps de Sennachérib, père d’Asarhaddon, les monarques assyriens firent la guerre aux Élamites, alliés des Babyloniens. Assurbanipal, son fils, ravagea tout ce pays et en déporta les habitants. Menant, ''Annales des rois d’Assyrie'', p. 265, 266, 267, etc. ; Eb. Schrader, ''Keilinschriftl. Bibliothek'', t. {{rom|ii}}, p. 180, 194, 198 ; ''The cuneiform Inscriptions of the western Asia'', t. {{rom|v}}, pl. 4, c. b, 1. 110 ; pl. 5, c. a, 1. 63. Voir aussi
[[Dictionnaire de la Bible/Apharsatachéens|{{sc|Apharsatachéens}}]], t. {{rom|i}}, col. 724, et [[Dictionnaire de la Bible/Apharséens|{{sc|Apharséens}}]], col. 725. {{d|E. Pannier.|3|sc}}
<section end="DIÉVÉENS"/>
<section begin="DILLMANN Christian Friedrich August"/><nowiki/>
'''DILLMANN''' Christian Friedrich August, orientaliste protestant allemand, né le 25 avril 1823 à Illingen (Wurtemberg), mort à Berlin le 4 juillet 1894. Il fit ses études à Tubingue de 1840 à 1845, et les continua de 1846 à 1848 à Paris, à Londres et à Oxford. À la fin de 1848, il devint répétiteur au séminaire de théologie de Tubingue, en 1852, privat-docent, et en 1853, professeur extraordinaire d’exégèse de l’Ancien Testament. En 1854, il alla à Kiel comme professeur de langues orientales, et en 1864 à Giessen en qualité de professeur d’exégèse de l’Ancien Testament. En 1869, il succéda à Hengstenberg à l’université de Berlin. En 1877, il fut nommé membre de l’Académie des sciences de cette ville. Il avait été à Tubingue élève d’Ewald. Dillmann s’est surtout fait connaître par ses travaux sur l’éthiopien, mais il a aussi publié plusieurs commentaires sur les livres de l’Ancien Testament. Voici ses publications les plus importantes : ''Liber Henoch æthiopice'', {{in-4°}}, Leipzig, 1851 ; ''Das Buch Henoch ûbersetzt und erklärt'', {{in-8°}}, Leipzig, 1853 ; ''Das christliche Adambuch des Morgenlandes, aus dem äthiopischen mit Bemerkungen übersetzt'', {{in-8°}}, Gœttingue, 1853 ; ''Grammatik der äthiopischen Sprache'', {{in-8°}}, Leipzig, 1857 ; Lexicon linguæ æthiopicæ, {{in-4°}}, Leipzig, 1865 ; ''Chrestomathia æthiopica'', {{in-8°}}, Leipzig, 1866 ; ''Liber Jubilæorum qui idem a Græcis ἡ λεπτὴ γένεσις inscribitur… ethiopice primum edidit'', {{in-4°}}, Kiel, 1859 ; ''Ascensio Isaiæ ethiopice et latine'', {{in-8°}}, Leipzig, 1877. M. Dillmann a publié une partie notable de la Bible en éthiopien. Voir {{sc|Éthiopiennes (versions) de la Bible}}. On a aussi de lui, dans
le ''Kurzgefasstes exegetisches Handbuch zum Alten Testament'' : 1° Die Genesis von der 3. Auflage nach Knobel an erklärt, 4{{e}} édit., {{in-8°}}, Leipzig, 1882 ; 5{{e}} édit., 1886 ; 6= édit., 1892 ; — 2° ''Die Bücher Exodus und Leviticus, für die 5. Auflage nach Aug. Knobel, neu bearbeitet'', {{in-8°}}, Leipzig, 1880 ; — 3° ''Die Bücher Numeri, Deuteronomium und Josua, für die 2. Auflage neu bearbeitet'', {{in-8°}}, Leipzig, 1887 ; — 4° ''Hiob, von der 3. Auflage anerklärt'', {{in-8°}}, Leipzig, 1891 ; — 5° ''Der Prophet Jesaia. Für die 5. Auflage erklärt'', {{in-8°}}, Leipzig, 1890. Enfin M. Dillman a aussi rédigé un certain nombre d’articles bibliques dans la ''Real-Encyklopädie für protestantische Theologie'' de Herzog, 1854, et dans le ''Bibellexicon''
de Schenkel, 1869-1875. — Voir W. Fell, dans la ''Literarische Rundschau'', {{1er}} février 1896, col. 34-40.
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<section begin="DIMANCHE"/><nowiki/>
'''DIMANCHE''' ({{lang|grc|ἡ κυριαϰὴ ἡμέρα}}). On appelle ainsi le premier jour de la semaine, que l’Église a choisi pour célébrer le culte divin, à la place du sabbat ou septième jour, qui était officiellement consacré au repos et à la prière chez les Juifs. C’est ainsi qu’il est vraiment « le jour du Seigneur », ''dies dominica'', d’où vient le mot « dimanche ». — Le Nouveau Testament est très sobre de détails sur le dimanche. Voici les seuls textes qui nous fournissent à ce sujet quelques renseignements. 1° « Je fus ravi en esprit le jour du Seigneur, in die Dominica. » Apoc., {{rom|i}}, 10. — 2° o Le premier jour de la semaine, pendant que nous étions réunis pour rompre le pain, Paul, qui devait partir le lendemain, fit un discours qu’il continua jusqu’à minuit. » Act., {{rom|xx}}, 7. — 3° « Que chacun de vous mette à part chez soi, en l’amassant peu à peu le premier jour de la semaine, une portion de son gain, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les aumônes. » I Cor., {{rom|xvi}}, 2. — De ces textes on peut tirer une conclusion certaine : c’est l’institution apostolique du dimanche, et par conséquent la substitution, en principe, du premier jour de la semaine au septième dans le culte chrétien. Il ressort clairement du fait qui est signalé par les Actes, surtout si on le rapproche de la recommandation de saint Paul aux fidèles de Corinthe, que les chrétiens avaient l’habitude de se réunir le {{tiret|pre|mier}}<section end="DIMANCHE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1429|DIESTEL — DIMANCHE|1430}}</noinclude>de Knobel : ''Der Prophet Jesaia erklärt'' (dans le ''Kurzgefasstes exegetisches Handbuch zum Alten Testament''), {{in-8°}}, Leipzig, 1872 ; ''Die Sintfluth und die Fluthsagen des Alterthums'', in- 8°, Berlin, 1871.
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1. '''DIEU'''. Le nom de Dieu, applicable comme nom commun au vrai Dieu et aux fausses divinités des polythéistes, est, dans l’hébreu de l’Ancien Testament, ’El ou plus fréquemment’Élôhîm. Le nom propre du vrai Dieu est Jahvéh ou Jéhovah. Dans le Nouveau Testament grec, le nom divin est {{lang|gr|Θεός}}. Voir [[Dictionnaire de la Bible/El|{{sc|El}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Élohim|{{sc|Élohim}}]] et [[Dictionnaire de la Bible/Jéhovah|{{sc|Jéhovah}}]].
2. '''DIEU INCONNU'''. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Athènes|{{sc|Athènes}}]], t. {{rom|i}}, col. 1213.
3. '''DIEUX (FAUX)'''. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Baal|{{sc|Baal}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Béelzébub|{{sc|Béelzébub}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Dagon|{{sc|Dagon}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Moloch|{{sc|Moloch}}]], etc.
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'''DIÉVÉENS''' (chaldéen : ''Déhâvêʾ'' ; Septante : {{lang|grc|Δαυαῖoι}} ; Vulgate : ''Dievi''), captifs transplantés par les Assyriens dans l’ancien royaume d’Israël. I Esdr., {{rom|iv}}, 9, nous apprend que, après le retour des Juifs dans leur patrie, ils tentèrent de s’opposer à la reconstruction des murailles de Jérusalem ; ils écrivirent dans ce sens à Artaxerxès. Mais leur nom ne figure plus I Esdr., {{rom|v}}, 6, et {{rom|vi}}, 6, parmi ceux qui firent une tentative analogue sous Darius, pour empêcher la reconstruction du Temple. Nous ne possédons sur eux aucun renseignement certain. Le texte biblique semble dire qu’ils furent implantés en Samarie avec les autres colons par Asénaphar (voir ce mot), qui est Asaraddon ou Assurbanipal. On les confond généralement avec les {{lang|grc|Δάoι}} d’Hérodote, 1, 125, édit. Didot, 1855, p. 43 ; {{lang|grc|Δάαι}} dans Strabon, {{rom|xi}}, 8, 2 ; 9, 3, édit. Didot, 1853, p. 438 et 442, et Arrien, 1. {{rom|iii}}, c. {{rom|x}}, traduction de Chaussard, Paris, 1802, p. 97, dont on retrouve le nom dans le Daghestan, province du Caucase russe. Quinte-Curce, 1. {{rom|iv}}, c. 12, édit. Nisard, Paris, 1843, p. 190, où ils sont mentionnés à côté des Susiens comme dans Esdras. Cf. Amiaud, dans les ''Mélanges Renier'' (Bibliothèque de l’École des hautes études, sect. philol., fascic. 73), Cyrus, roi de Perse, p. 254, note 1 ; Keil, Esra, 1870, p. 437 ; Bertheau, ''Ezra'', 1862, p. 62 ; Clair, ''Esdras et Néhémie'', 1882, p. 24 et 25. — G. Rawlinson, ''The Sixth great oriental Monarchy'', 1873, p. 18, n. 6, fait remarquer que ces divers ''Dahæ'' ou ''Dai'', mentionnés en tant d’endroits différents, Perse, Samarie, Thrace, Transcaspie, n’ont vraisemblablement entre eux rien de commun. — Comme, d’autre part, ni Assurbanipal ni Asarhaddon ne firent de campagne dans des régions si septentrionales et si éloignées, il est peu probable qu’ils y aient cherché des colons pour les transplanter en Palestine. — Frd. Delitzsch, dans Schrader-Whitehouse, ''The cuneiform Inscriptions and the Old Testament'', t. {{rom|ii}}, 1888, p. 64, note 2, suppose que les Diévéens sont les habitants de la ville de ''Duʾua'', localité assyrienne, mentionnée dans les contrats reproduits dans ''The cuneiform Inscriptions of western Asia'', t. {{rom|iii}}, pl. 48, n. 1, 1.9 ; mais rien ne fait entrevoir pour quelles raisons on les aurait transplantés en Samarie. — On trouve un pays nommé ''Daii'', conquis par Sennachérib. Inscription du prisme de Taylor, dans Menant, ''Annales des rois d’Assyrie'', p. 220 ; Schrader, ''Keilinschriftl. Bibliothek'', t. {{rom|ii}}, p. 98-99. Le pays est représenté comme montagneux, peu éloigné de la ville babylonienne de Nippour.
— Du reste, la liste des signataires de la lettre adressée à Artaxerxès fait présumer que ces Diévéens sont des tribus susiennes ou élamites ; car ce nom est précédé de celui des Susanéchéens ou Susiens et suivi de celui des Élamites ; et dès le temps de Sennachérib, père d’Asarhaddon, les monarques assyriens firent la guerre aux Élamites, alliés des Babyloniens. Assurbanipal, son fils, ravagea tout ce pays et en déporta les habitants. Menant, ''Annales des rois d’Assyrie'', p. 265, 266, 267, etc. ; Eb. Schrader, ''Keilinschriftl. Bibliothek'', t. {{rom|ii}}, p. 180, 194, 198 ; ''The cuneiform Inscriptions of the western Asia'', t. {{rom|v}}, pl. 4, c. b, 1. 110 ; pl. 5, c. a, 1. 63. Voir aussi
[[Dictionnaire de la Bible/Apharsatachéens|{{sc|Apharsatachéens}}]], t. {{rom|i}}, col. 724, et [[Dictionnaire de la Bible/Apharséens|{{sc|Apharséens}}]], col. 725. {{d|[[Auteur:Eugène_Pannier|E. Pannier]].|3|sc}}
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<section begin="DILLMANN Christian Friedrich August"/><nowiki/>
'''DILLMANN''' Christian Friedrich August, orientaliste protestant allemand, né le 25 avril 1823 à Illingen (Wurtemberg), mort à Berlin le 4 juillet 1894. Il fit ses études à Tubingue de 1840 à 1845, et les continua de 1846 à 1848 à Paris, à Londres et à Oxford. À la fin de 1848, il devint répétiteur au séminaire de théologie de Tubingue, en 1852, privat-docent, et en 1853, professeur extraordinaire d’exégèse de l’Ancien Testament. En 1854, il alla à Kiel comme professeur de langues orientales, et en 1864 à Giessen en qualité de professeur d’exégèse de l’Ancien Testament. En 1869, il succéda à Hengstenberg à l’université de Berlin. En 1877, il fut nommé membre de l’Académie des sciences de cette ville. Il avait été à Tubingue élève d’Ewald. Dillmann s’est surtout fait connaître par ses travaux sur l’éthiopien, mais il a aussi publié plusieurs commentaires sur les livres de l’Ancien Testament. Voici ses publications les plus importantes : ''Liber Henoch æthiopice'', {{in-4°}}, Leipzig, 1851 ; ''Das Buch Henoch übersetzt und erklärt'', {{in-8°}}, Leipzig, 1853 ; ''Das christliche Adambuch des Morgenlandes, aus dem äthiopischen mit Bemerkungen übersetzt'', {{in-8°}}, Gœttingue, 1853 ; ''Grammatik der äthiopischen Sprache'', {{in-8°}}, Leipzig, 1857 ; Lexicon linguæ æthiopicæ, {{in-4°}}, Leipzig, 1865 ; ''Chrestomathia æthiopica'', {{in-8°}}, Leipzig, 1866 ; ''Liber Jubilæorum qui idem a Græcis ἡ λεπτὴ γένεσις inscribitur… ethiopice primum edidit'', {{in-4°}}, Kiel, 1859 ; ''Ascensio Isaiæ ethiopice et latine'', {{in-8°}}, Leipzig, 1877. M. Dillmann a publié une partie notable de la Bible en éthiopien. Voir {{sc|Éthiopiennes (versions) de la Bible}}. On a aussi de lui, dans
le ''Kurzgefasstes exegetisches Handbuch zum Alten Testament'' : 1° Die Genesis von der 3. Auflage nach Knobel an erklärt, 4{{e}} édit., {{in-8°}}, Leipzig, 1882 ; 5{{e}} édit., 1886 ; 6= édit., 1892 ; — 2° ''Die Bücher Exodus und Leviticus, für die 5. Auflage nach Aug. Knobel, neu bearbeitet'', {{in-8°}}, Leipzig, 1880 ; — 3° ''Die Bücher Numeri, Deuteronomium und Josua, für die 2. Auflage neu bearbeitet'', {{in-8°}}, Leipzig, 1887 ; — 4° ''Hiob, von der 3. Auflage anerklärt'', {{in-8°}}, Leipzig, 1891 ; — 5° ''Der Prophet Jesaia. Für die 5. Auflage erklärt'', {{in-8°}}, Leipzig, 1890. Enfin M. Dillman a aussi rédigé un certain nombre d’articles bibliques dans la ''Real-Encyklopädie für protestantische Theologie'' de Herzog, 1854, et dans le ''Bibellexicon''
de Schenkel, 1869-1875. — Voir W. Fell, dans la ''Literarische Rundschau'', {{1er}} février 1896, col. 34-40.
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<section begin="DIMANCHE"/><nowiki/>
'''DIMANCHE''' ({{lang|grc|ἡ κυριαϰὴ ἡμέρα}}). On appelle ainsi le premier jour de la semaine, que l’Église a choisi pour célébrer le culte divin, à la place du sabbat ou septième jour, qui était officiellement consacré au repos et à la prière chez les Juifs. C’est ainsi qu’il est vraiment « le jour du Seigneur », ''dies dominica'', d’où vient le mot « dimanche ». — Le Nouveau Testament est très sobre de détails sur le dimanche. Voici les seuls textes qui nous fournissent à ce sujet quelques renseignements. 1° « Je fus ravi en esprit le jour du Seigneur, in die Dominica. » Apoc., {{rom|i}}, 10. — 2° o Le premier jour de la semaine, pendant que nous étions réunis pour rompre le pain, Paul, qui devait partir le lendemain, fit un discours qu’il continua jusqu’à minuit. » Act., {{rom|xx}}, 7. — 3° « Que chacun de vous mette à part chez soi, en l’amassant peu à peu le premier jour de la semaine, une portion de son gain, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les aumônes. » I Cor., {{rom|xvi}}, 2. — De ces textes on peut tirer une conclusion certaine : c’est l’institution apostolique du dimanche, et par conséquent la substitution, en principe, du premier jour de la semaine au septième dans le culte chrétien. Il ressort clairement du fait qui est signalé par les Actes, surtout si on le rapproche de la recommandation de saint Paul aux fidèles de Corinthe, que les chrétiens avaient l’habitude de se réunir le {{tiret|pre|mier}}<section end="DIMANCHE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1433|DIME|1434}}</noinclude>mauvais sur lequel tombait le nombre dix. Tout ce qu’ils offrent doit être excellent et choisi. Num., {{rom|xviii}}, 21-30. Les Israélites mâles, sans compter la tribu de Lévi, étaient au nombre de {{formatnum:603550}}, Num., {{rom|i}}, 32, et les lévites au nombre de {{formatnum:22000}}. Num., {{rom|iii}}, 39. Ces derniers formaient donc environ un cinquantième de la population mâle, et recevaient un dixième des revenus totaux, par conséquent avaient, au moins en principe, une part cinq fois plus grande que celle des autres Israélites. Pour un peuple comme étaient alors les Hébreux, il y avait là une indication sensible de l’honneur que le Seigneur voulait qu’on rendit à ses ministres. — À propos de l’attribution de la dîme, saint Taul, Hebr., {{rom|vii}}, 5, dit que « ceux des fils de Lévi qui reçoivent le sacerdoce ont ordre de prélever, selon la loi, la dîme sur le peuple, c’est-à-dire sur leurs frères ». Ce passage ne contredit pas le texte de la loi, d’après laquelle les lévites percevaient le montant de la dîme. Ceux d’entre eux qui avaient reçu le sacerdoce la percevaient par l’intermédiaire des simples lévites. Il est possible aussi que saint Paul fasse porter son raisonnement sur toute la tribu de Lévi, qui, d’une part, percevait les dîmes, et, d’autre part, recevait le sacerdoce
en quelques-uns de ses membres. — 3° La loi parle encore de dîmes qu’il faut offrir dans le lieu qu’aura choisi le Seigneur et manger en sa présence. Deut., {{rom|xii}}, 5-7. En ce lieu, on en doit faire des festins avec ses enfants, ses serviteurs et le lévite de sa ville ; ces festins ne peuvent être célébrés dans les autres villes. Deut., {{rom|xii}}, 11, 12, 17, 18. Si la ville où l’on se trouve est trop éloignée du lieu choisi par le Seigneur et que de transport des dîmes du froment, du {{rom|viii}}, de l’huile, soit trop difficile, on peut vendre ces objets, en apporter le prix au lieu choisi par le Seigneur, et là acheter toute espèce de comestibles pour célébrer les festins prescrits. Deut., {{rom|xiv}}, 22-27.
— 4° Enfin, chaque troisième année, indépendamment de l’année sabbatique durant laquelle les dîmes ne peuvent pas être payées, puisqu’il n’y a pas de récoltes, on doit mettre de côté une dîme que l’on garde à la maison, et au moyen de laquelle on nourrit le lévite, l’étranger, l’orphelin et la veuve. Deut., {{rom|xiv}}, 28, 29 ; {{rom|xxvi}}, 12. Au moment de célébrer ce festin avec les pauvres, on adresse au Seigneur une prière, pour protester solennellement qu’on n’a rien gardé de la dîme prescrite et appeler les bénédictions divines sur Israël. Deut., {{rom|xxvi}}, 13-15.
III. {{sc|Interprétation et pratique de la loi.}} — 1° Les quatre dîmes. — La tradition juive distinguait quatre espèces de dîmes : la première dîme, payée aux lévites ; la dîme des dîmes, payée aux prêtres par les lévites ; la seconde dîme, prélevée sur ce qui restait aux mains des Israélites après le payement de la première, et consommée par eux dans des festins à Jérusalem ; enfin la dîme des pauvres, imposée tous les trois ans. Tobie, {{rom|i}}, 7 (Septante), témoigne de sa fidélité à verser la dîme aux fils de Lévi, puis {{lang|grc|τὴν δευτέραν δεϰάτην}}, la seconde dîme dont le produit était envoyé à Jérusalem ; enfin {{lang|grc|τὴν τρίτην}}, la troisième, dont bénéficiaient les pauvres. — 2° La première dîme. — 1. Elle était due par tout le pays d’Israël et par les quatre régions voisines, Babylonie, Égypte, Ammon et Moab. Les Israélites résidant dans d’autres pays en étaient exempts. ''Echa Rabbati'', 57, 3 ; ''Midrasch Ruth'', {{rom|ii}}, 4. — 2. Cette dîme portait sur les animaux quadrupèdes qui pouvaient être offerts en sacrifice et dont les Israélites pratiquaient communément l’élevage, bœufs, chèvres, brebis, et sur les produits du sol nommés par la loi : froment, vin et huile. Deut., {{rom|xiv}}, 23 ; II Esdr., xiii, 5, 12. Le froment est dimé à l’état naturel, le raisin et l’olive dans l’état où les a mis le travail de l’homme, et dans lequel ils peuvent être transportés et conservés
aisément. Les autres produits non désignés par la loi pouvaient être soumis ou soustraits à la dîme, au gré du possesseur ; mais on n’y soumettait en général que ce qui pouvait se manger et se garder. Maaseroth, 1, 1 ; Demai, i, 1. Dans les derniers temps, les rabbins formalistes en vinrent à prélever la dîme des légumes et des plus petites plantes servant à donner du goût aux aliments, la menthe, l’anis, le cumin, etc. Matth., {{rom|xxiii}}, 23 ; Luc, {{rom|xi}}, 42 ; xviii, 12 ; Babyl. Joma, <small>℣</small>. 83, 2 ; Maaseroth, {{rom|iv}}, 5 ; Demai, il, 1. Mais des docteurs plus récents, Maïmonides, Abarbanel, Jarchi, ont déclaré depuis que cette dîme des légumes et des herbes était l’institution rabbinique, et que d’après la loi mosaïque la dîme ne frappait que le froment, le vin et l’huile. — 3. L’application de la dîme aux animaux se faisait au mois d’élul (août-septembre), pour les animaux nés depuis la même époque de l’année précédente. Au 15 sabath (janvier-février) commençait la même opération pour les fruits de la terre. Pour dîmer le troupeau, on le faisait passer par une petite porte, à l’entrée ou à la sortie du bercail, et chaque dixième animal était marqué. Jer., {{rom|xxxiii}}, 13. Il n’est pas prouvé que, comme l’ont dit certains rabbins, Bekoroth, <small>℣</small>. 58, 2, on le marquât en rouge. Bochart, ''Hierozoicon'', Leipzig, 1793, t. {{rom|i}}, p. 459. — 4. La dîme était livrée aux lévites, qui s’en servaient pour leur nourriture et celle de leurs
familles. II Esdr., {{rom|xiii}}, 5, 10-12. Mais on ne dit pas à quel endroit se faisait la livraison. Peut-être était-ce dans les villes lévitiques, comme le donne à supposer la faculté de payer en argent. — 5. On considérait la dîme comme
moins sacrée que les prémices, et les prémices moins sacrés que les sacrifices. Aussi la dîme n’était-elle pas toujours fidèlement prélevée par les particuliers, et plus d’une fois l’on vendait comme dîmes des produits qui ne l’étaient pas. ''Gem. Hier. Maaser scheni'', 56. C’est pourquoi les rigoristes avaient soin de prélever la dîme tant sur les produits qu’ils achetaient que sur ceux qu’ils
vendaient. — 6. La Sainte Écriture fait plusieurs fois mention de la dîme, pour en constater la pratique, II Par., {{rom|xxxi}}, 5, 6, 12 ; Eccli., {{rom|xxxv}}, 11 ; Tob., {{rom|i}}, 6, 7 ; Hebr., {{rom|vii}}, 8, ou le rétablissement. II Esdr., {{rom|x}}, 37, 38 ; xii, 43 ; {{rom|xiii}}, 5, 12 ; I Mach., {{rom|iii}}, 49 ; {{rom|x}}, 31. — 3 « La dîme des dîmes. — 1. Saint Jérôme, ''In Ezech.'', {{rom|iv}}, 45, t. {{rom|xxv}}, col. 450, dit que cette dîme était appelée
{{lang|grc|δευτεροδεϰάδη}}, « seconde dîme ; » qu’il y en avait une autre que l’on consommait à Jérusalem avec les prêtres et les lévites, et enfin des dîmes destinées aux pauvres, {{lang|grc|πτωχοδέϰαδαι}}. Mais les rabbins réservaient le nom de seconde dîme à celle qui se portait à Jérusalem pour y être consommée, et le texte grec de Tobie, {{rom|i}}, 7, paraît devoir être entendu dans le même sens. — 2. Cette dîme était ordinairement versée aux prêtres par les lévites
eux-mêmes. II Esdr., {{rom|x}}, 38. Mais on pouvait aussi la retenir sur la première dîme et la remettre directement aux prêtres. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|XX}}, {{rom|ix}}, 2 ; Vit., 15 ; ''Gem. Yebamoth'', <small>℣</small>. 86 a ; ''Kethuboth'', 26 a. — 3. Des magasins étaient ménagés dans le Temple pour
recevoir le produit des dîmes payées en nature. Ézéchias fit des travaux pour réparer les anciens magasins ou en construire de nouveaux. II Par., {{rom|xxxi}}, 11. On en bâtit également dans le nouveau Temple, II Esdr., {{rom|x}}, 38, et il
y eut des fonctionnaires préposés à leur garde. II Esdr., xii, 43 ; Mal., {{rom|iii}}, 10. —4. Josèphe, ''Cont. Apion.'', 22, cite un passage d’Hécatée d’après lequel, sous Ptolémée, fils de Lagus, quinze cents prêtres vivaient à Jérusalem des dîmes perçues et conservées dans le Temple. Il y eut plus tard des grands prêtres, comme Ismaël, fils de Phabi, et Ananos, fils d’Ananos, qui ne craignirent pas de mettre la main sur les dîmes appartenant aux prêtres, au point
de réduire ceux-ci à mourir de faim. Josèphe, ''Ant. jud.'', XX, {{rom|viii}}, 8 ; {{rom|ix}}, 2. — 4° La seconde dîme. — 1. On l’apportait en nature à Jérusalem, et on l’employait en festins auquels on invitait les prêtres et les lévites. On ne pouvait participer à ces festins qu’à la condition de n’être ni en deuil ni en état d’impureté légale. Deut., {{rom|xxvi}}, 14. Pendant qu’il était en Palestine, Tobie ne manquait pas de s’acquitter de cette redevance dans les formes prescrites. Tob., {{rom|i}}, 6. — 2. Quand cette dîme n’était pas
présentée en nature, le prix n’en pouvait être employé<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1433|DIME|1434}}</noinclude>mauvais sur lequel tombait le nombre dix. Tout ce qu’ils offrent doit être excellent et choisi. Num., {{rom|xviii}}, 21-30. Les Israélites mâles, sans compter la tribu de Lévi, étaient au nombre de {{formatnum:603550}}, Num., {{rom|i}}, 32, et les lévites au nombre de {{formatnum:22000}}. Num., {{rom|iii}}, 39. Ces derniers formaient donc environ un cinquantième de la population mâle, et recevaient un dixième des revenus totaux, par conséquent avaient, au moins en principe, une part cinq fois plus grande que celle des autres Israélites. Pour un peuple comme étaient alors les Hébreux, il y avait là une indication sensible de l’honneur que le Seigneur voulait qu’on rendit à ses ministres. — À propos de l’attribution de la dîme, saint Paul, Hebr., {{rom|vii}}, 5, dit que « ceux des fils de Lévi qui reçoivent le sacerdoce ont ordre de prélever, selon la loi, la dîme sur le peuple, c’est-à-dire sur leurs frères ». Ce passage ne contredit pas le texte de la loi, d’après laquelle les lévites percevaient le montant de la dîme. Ceux d’entre eux qui avaient reçu le sacerdoce la percevaient par l’intermédiaire des simples lévites. Il est possible aussi que saint Paul fasse porter son raisonnement sur toute la tribu de Lévi, qui, d’une part, percevait les dîmes, et, d’autre part, recevait le sacerdoce
en quelques-uns de ses membres. — 3° La loi parle encore de dîmes qu’il faut offrir dans le lieu qu’aura choisi le Seigneur et manger en sa présence. Deut., {{rom|xii}}, 5-7. En ce lieu, on en doit faire des festins avec ses enfants, ses serviteurs et le lévite de sa ville ; ces festins ne peuvent être célébrés dans les autres villes. Deut., {{rom|xii}}, 11, 12, 17, 18. Si la ville où l’on se trouve est trop éloignée du lieu choisi par le Seigneur et que de transport des dîmes du froment, du {{rom|viii}}, de l’huile, soit trop difficile, on peut vendre ces objets, en apporter le prix au lieu choisi par le Seigneur, et là acheter toute espèce de comestibles pour célébrer les festins prescrits. Deut., {{rom|xiv}}, 22-27.
— 4° Enfin, chaque troisième année, indépendamment de l’année sabbatique durant laquelle les dîmes ne peuvent pas être payées, puisqu’il n’y a pas de récoltes, on doit mettre de côté une dîme que l’on garde à la maison, et au moyen de laquelle on nourrit le lévite, l’étranger, l’orphelin et la veuve. Deut., {{rom|xiv}}, 28, 29 ; {{rom|xxvi}}, 12. Au moment de célébrer ce festin avec les pauvres, on adresse au Seigneur une prière, pour protester solennellement qu’on n’a rien gardé de la dîme prescrite et appeler les bénédictions divines sur Israël. Deut., {{rom|xxvi}}, 13-15.
III. {{sc|Interprétation et pratique de la loi.}} — 1° Les quatre dîmes. — La tradition juive distinguait quatre espèces de dîmes : la première dîme, payée aux lévites ; la dîme des dîmes, payée aux prêtres par les lévites ; la seconde dîme, prélevée sur ce qui restait aux mains des Israélites après le payement de la première, et consommée par eux dans des festins à Jérusalem ; enfin la dîme des pauvres, imposée tous les trois ans. Tobie, {{rom|i}}, 7 (Septante), témoigne de sa fidélité à verser la dîme aux fils de Lévi, puis {{lang|grc|τὴν δευτέραν δεϰάτην}}, la seconde dîme dont le produit était envoyé à Jérusalem ; enfin {{lang|grc|τὴν τρίτην}}, la troisième, dont bénéficiaient les pauvres. — 2° La première dîme. — 1. Elle était due par tout le pays d’Israël et par les quatre régions voisines, Babylonie, Égypte, Ammon et Moab. Les Israélites résidant dans d’autres pays en étaient exempts. ''Echa Rabbati'', 57, 3 ; ''Midrasch Ruth'', {{rom|ii}}, 4. — 2. Cette dîme portait sur les animaux quadrupèdes qui pouvaient être offerts en sacrifice et dont les Israélites pratiquaient communément l’élevage, bœufs, chèvres, brebis, et sur les produits du sol nommés par la loi : froment, vin et huile. Deut., {{rom|xiv}}, 23 ; II Esdr., xiii, 5, 12. Le froment est dimé à l’état naturel, le raisin et l’olive dans l’état où les a mis le travail de l’homme, et dans lequel ils peuvent être transportés et conservés
aisément. Les autres produits non désignés par la loi pouvaient être soumis ou soustraits à la dîme, au gré du possesseur ; mais on n’y soumettait en général que ce qui pouvait se manger et se garder. Maaseroth, 1, 1 ; Demai, i, 1. Dans les derniers temps, les rabbins formalistes en vinrent à prélever la dîme des légumes et des plus petites plantes servant à donner du goût aux aliments, la menthe, l’anis, le cumin, etc. Matth., {{rom|xxiii}}, 23 ; Luc, {{rom|xi}}, 42 ; xviii, 12 ; Babyl. Joma, <small>℣</small>. 83, 2 ; Maaseroth, {{rom|iv}}, 5 ; Demai, il, 1. Mais des docteurs plus récents, Maïmonides, Abarbanel, Jarchi, ont déclaré depuis que cette dîme des légumes et des herbes était l’institution rabbinique, et que d’après la loi mosaïque la dîme ne frappait que le froment, le vin et l’huile. — 3. L’application de la dîme aux animaux se faisait au mois d’élul (août-septembre), pour les animaux nés depuis la même époque de l’année précédente. Au 15 sabath (janvier-février) commençait la même opération pour les fruits de la terre. Pour dîmer le troupeau, on le faisait passer par une petite porte, à l’entrée ou à la sortie du bercail, et chaque dixième animal était marqué. Jer., {{rom|xxxiii}}, 13. Il n’est pas prouvé que, comme l’ont dit certains rabbins, Bekoroth, <small>℣</small>. 58, 2, on le marquât en rouge. Bochart, ''Hierozoicon'', Leipzig, 1793, t. {{rom|i}}, p. 459. — 4. La dîme était livrée aux lévites, qui s’en servaient pour leur nourriture et celle de leurs
familles. II Esdr., {{rom|xiii}}, 5, 10-12. Mais on ne dit pas à quel endroit se faisait la livraison. Peut-être était-ce dans les villes lévitiques, comme le donne à supposer la faculté de payer en argent. — 5. On considérait la dîme comme
moins sacrée que les prémices, et les prémices moins sacrés que les sacrifices. Aussi la dîme n’était-elle pas toujours fidèlement prélevée par les particuliers, et plus d’une fois l’on vendait comme dîmes des produits qui ne l’étaient pas. ''Gem. Hier. Maaser scheni'', 56. C’est pourquoi les rigoristes avaient soin de prélever la dîme tant sur les produits qu’ils achetaient que sur ceux qu’ils
vendaient. — 6. La Sainte Écriture fait plusieurs fois mention de la dîme, pour en constater la pratique, II Par., {{rom|xxxi}}, 5, 6, 12 ; Eccli., {{rom|xxxv}}, 11 ; Tob., {{rom|i}}, 6, 7 ; Hebr., {{rom|vii}}, 8, ou le rétablissement. II Esdr., {{rom|x}}, 37, 38 ; xii, 43 ; {{rom|xiii}}, 5, 12 ; I Mach., {{rom|iii}}, 49 ; {{rom|x}}, 31. — 3 « La dîme des dîmes. — 1. Saint Jérôme, ''In Ezech.'', {{rom|iv}}, 45, t. {{rom|xxv}}, col. 450, dit que cette dîme était appelée
{{lang|grc|δευτεροδεϰάδη}}, « seconde dîme ; » qu’il y en avait une autre que l’on consommait à Jérusalem avec les prêtres et les lévites, et enfin des dîmes destinées aux pauvres, {{lang|grc|πτωχοδέϰαδαι}}. Mais les rabbins réservaient le nom de seconde dîme à celle qui se portait à Jérusalem pour y être consommée, et le texte grec de Tobie, {{rom|i}}, 7, paraît devoir être entendu dans le même sens. — 2. Cette dîme était ordinairement versée aux prêtres par les lévites
eux-mêmes. II Esdr., {{rom|x}}, 38. Mais on pouvait aussi la retenir sur la première dîme et la remettre directement aux prêtres. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|XX}}, {{rom|ix}}, 2 ; Vit., 15 ; ''Gem. Yebamoth'', <small>℣</small>. 86 a ; ''Kethuboth'', 26 a. — 3. Des magasins étaient ménagés dans le Temple pour
recevoir le produit des dîmes payées en nature. Ézéchias fit des travaux pour réparer les anciens magasins ou en construire de nouveaux. II Par., {{rom|xxxi}}, 11. On en bâtit également dans le nouveau Temple, II Esdr., {{rom|x}}, 38, et il
y eut des fonctionnaires préposés à leur garde. II Esdr., xii, 43 ; Mal., {{rom|iii}}, 10. —4. Josèphe, ''Cont. Apion.'', 22, cite un passage d’Hécatée d’après lequel, sous Ptolémée, fils de Lagus, quinze cents prêtres vivaient à Jérusalem des dîmes perçues et conservées dans le Temple. Il y eut plus tard des grands prêtres, comme Ismaël, fils de Phabi, et Ananos, fils d’Ananos, qui ne craignirent pas de mettre la main sur les dîmes appartenant aux prêtres, au point
de réduire ceux-ci à mourir de faim. Josèphe, ''Ant. jud.'', XX, {{rom|viii}}, 8 ; {{rom|ix}}, 2. — 4° La seconde dîme. — 1. On l’apportait en nature à Jérusalem, et on l’employait en festins auquels on invitait les prêtres et les lévites. On ne pouvait participer à ces festins qu’à la condition de n’être ni en deuil ni en état d’impureté légale. Deut., {{rom|xxvi}}, 14. Pendant qu’il était en Palestine, Tobie ne manquait pas de s’acquitter de cette redevance dans les formes prescrites. Tob., {{rom|i}}, 6. — 2. Quand cette dîme n’était pas
présentée en nature, le prix n’en pouvait être employé<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1495|DOT|1496}}</noinclude>l’heureux mariage de sa fille avec son parent. Mais il s’agit beaucoup moins ici d’une dot que d’une donation entre vifs. Raguel n’offre pas son présent à condition que Tobie épouse sa fille, sept fois victime de la malice du démon.
Content que le huitième mariage ait été enfin béni de Dieu, il fait don au jeune époux de la moitié de sa fortune, et promet de lui laisser l’autre moitié après sa mort. Tob., {{rom|viii}}, 24. — Chez les Égyptiens, l’usage de la dot
existait, au moins dans les hautes classes de la société. Dans les grandes familles, chaque femme recevait en dot une portion de territoire, qui accroissait le domaine de son mari. Mais celui-ci à son tour, en mariant ses filles, était obligé de morceler son fief pour leur assurer une dot. Ainsi, sous Osortésen {{1er}}, la princesse Biqlt épousa Nouhri, un des princes d’Hermopolis, et lui apporta en dot le fief de la Gazelle. Maspero, ''Histoire ancienne des
peuples de l’Orient classique'', Paris, 1895, t. {{rom|i}}, p. 300, 523.
Par la suite, le pharaon contemporain de Salomon se conforma donc aux usages de son pays quand il donna en dot à sa fille la ville de Gazer, au moment de son mariage avec le fils de David. III Reg., {{rom|ix}}, 16. À l’époque des Ptolémées, Bérénice, fille de Ptolémée Philadelphe, apporta de telles richesses à Antiochus Théos, roi de Syrie, en se mariant avec lui, qu’on la surnomma {{lang |grc|φερνοφόρoς}}, « porte-dot. » — Chez les Grecs, on voit Agamemnon promettre sept bonnes villes à celui qui épousera sa fille. ''Iliad.'', {{rom|ix}}, 146-157.
II. {{sc|Le mohar}}. — {{1o}} Son usage en Orient. — En règle générale, dans tout l’Orient et particulièrement chez les Hébreux, ce n’était pas la jeune fille qui apportait une dot, mais le jeune homme ou ses parents qui donnaient une
somme ou des présents aux parents de la jeune fille, pour obtenir celle-ci en mariage. Ce prix offert par le jeune homme porte en hébreu le nom de mohar. « Dans un pays où tous les citoyens considèrent le mariage comme un devoir, et où, dans certains cas, les mœurs et la loi permettent de prendre une seconde femme, les pères placeront facilement leurs filles sans les doter, et ils pourront
même en réclamer un certain prix. » Munk, ''Palestine'', Paris, 1881, p. 203. Aussi, presque toujours, chez les anciens peuples, le premier préliminaire du mariage était l’achat de l’épouse. Chez les anciens Chaldéens, la jeune fille apportait avec elle une dot et des cadeaux provenant de la générosité des membres de sa famille. Mais le mariage « était à vrai dire une vente en bonne forme,
et les parents ne se dessaisissaient de leur fille qu’en échange d’un présent proportionné aux biens du prétendant. Telle valait un [sicle] d’argent pesé, et telle autre une mine, telle autre beaucoup moins ; la remise du prix
s’accomplissait avec une certaine solennité. Lorsque le jeune homme ne possédait rien encore, sa famille lui avançait la somme nécessaire à cet achat ». Maspero,
''Histoire ancienne'', t. {{rom|i}}, p. 734. Les auteurs mentionnent plusieurs fois l’existence de la même coutume chez les
anciens peuples. Homère, ''Iliad.'', {{rom|xi}}, 244 ; ''Odyss.'', {{rom|iii}}, 281 ; viii, 318 ; Hérodote, {{rom-maj|I}}, 196 ; Élien, ''Var. Hist.'', {{rom|iv}}, 1 ; Strabon, XVI, 745 ; Tacite, ''Mor. Germ.'', 18. Une des formes
du mariage reconnue par le droit romain était la ''coemptio'' ou achat d’une femme pour laquelle on payait au père un prix convenu. La loi salique considérait aussi le mariage comme un marché. Ozanam, ''Études germaniques'', Paris, 6{{e}} édit., 1894, t. {{rom|i}}, p. 120, 121. Chez les Arabes modernes, « on traite du prix de la fille, que le gendre doit payer au beau-père en chameaux, en moutons ou en chevaux… Il faut proprement qu’un garçon qui veut se marier achète sa femme, et les pères parmi les Arabes ne sont jamais plus heureux que quand ils ont beaucoup de filles. C’est la première richesse de la maison. Ainsi
lorsqu’un garçon veut traiter lui-même avec la personne dont il désire épouser la fille, il lui dira : Voulez-vous me donner votre fille pour cinquante moutons, pour six chameaux, etc. ? S’il n’est pas assez riche pour faire de semblables
offres, il lui proposera de la donner pour une cavale ou pour un jeune poulain, le tout enfin selon le
mérite de la tille et la considération de sa maison, et selon
le revenu de celui qui veut se marier. » De la Roque,
Voyage en Palestine, Amsterdam, 1718, p. 221, 222. Ces
coutumes sont encore en vigueur chez les Arabes de la
Palestine actuelle. Les pères vendent leurs filles comme
ils vendent leur bétail. « Dans les villes, le prix ordinaire
des jeunes filles varie entre deux mille et quatre mille
piastres (environ 500 ou 1000 francs), et quelquefois
davantage chez les riches ; mais dans les campagnes il
est presque constamment entre deux mille et trois mille
piastres. Les pères des deux parties, assistés de leurs
proches parents et de leurs amis, conviennent entre eux
de la somme à payer, absolument comme s’il s’agissait de
la vente d’une jument ou d’un chameau… Il arrive quelquefois
que l’acquéreur ne peut payer immédiatement la
somme arrêtée ; on lui permet alors d’acquitter sa dette
en plusieurs payements, et on ne lui livre la fille que
quand il l’a payée entièrement. Cela fait, il reste encore
à convenir des cadeaux que l’époux fera à sa future
et aux proches parents de celle-ci ; mais cela se règle
facilement par les pratiques et usages traditionnels. »
Pierotti, La Palestine actuelle dans ses rapports avec
l’ancienne, Paris, 1865, p. 244.
{{2o}} Le « mohar » dans la Bible. — 1. Ce mot et l’idée
qu’il exprime reviennent plusieurs fois dans les Livres
Saints, les Hébreux ayant toujours suivi la coutume orientale
en ce qui concerne la dot à payer par l’époux aux
parents de la future. Le mot mohar implique bien, du
reste, une affaire d’argent. Le verbe mâhar, « acheter une
épouse, » Exod., {{rom|xxii}}, 15, est apparenté aux deux autres
verbes mûr, « échanger, » pour vendre ou acheter, et
màkar, « vendre. » Gesenius, Thésaurus, p. 773. —
2. Quand Éliézer vient demander Rébecca pour Isaac, il
ne manque pas d’offrir de riches présents à la jeune fille,
à ses frères et à sa mère. Gen., {{rom|xxiv}}, 22, 53. — Sichem,
fils de Hémor, qui veut à tout prix posséder Dina, fille
de Lia, dont il a d’ailleurs abusé, dit au père et aux frères
de la jeune fille : « Exigez un fort mohar, réclamez des
présents, je donnerai volontiers ce que vous demanderez ;
accordez-moi seulement cette jeune fille pour épouse. »
Gen., {{rom|xxxiv}}, 12, — Quand on parle à David d’épouser la
fille de Saûl, il répond qu’il est trop pauvre pour devenir
le gendre du roi. I Reg., {{rom|xviii}}, 23. Il sait bien que pour
acquérir une pareille épouse, il aurait à verser un mohar
considérable. — Osée, {{rom|iii}}, 2, reçoit l’ordre d’épouser une
femme adultère, pour signifier que la nation d’Israël est
infidèle au Seigneur auquel elle est unie. Le prophète
paye pour avoir cette femme un mohar de quinze sicles
d’argent (environ 45 francs), un homer (environ quatre
hectolitres et un demi-cor (deux hectolitres) d’orge. Le
prix n’est pas très élevé, à cause de la condition de la
femme. Celui d’une esclave mise à mort était de trente
sicles. Exod., {{rom|xxi}}, 32. Le prophète verse la même somme
moitié en argent, moitié en orge, dont la farine était employée
dans le sacrifice pour l’adultère. Num., {{rom|v}}, 15. —
Quand Isaïe, {{rom|iii}}, 25-iv, 1, veut marquer l’état lamentable
auquel la Judée sera réduite à cause de ses péchés, il dit
que les hommes les plus vaillants périront par le glaive ;
il en restera alors si peu, que sept femmes, c’est-à-dire
plusieurs femmes à la fois, en nombre indéterminé, solliciteront
le même homme de devenir leur mari. Pour
l’y déterminer, chacune d’elles dira : Je me nourrirai à
mes frais, je me vêtirai de vêtements à moi. La suppression
du mohar supposait donc un état de grande calamité
publique. — 3. Parfois le mohar, au lieu d’être payé
en argent et en nature, consistait en certains services
rendus. Ainsi Jacob doit servir chez Labari pendant sept
ans pour obtenir Lia, et sept autres années pour obtenir
Bachel. Gen., {{rom|xxix}}, 18-27 ; {{rom|xxxi}}, 15, 41. — Caleb promet
sa fille Axa à celui qui prendra la ville de Cariath-Sépher,
et Othoniel devient l’époux de la jeune fille. Jos., {{rom|xv}},
16, 17. — Pour obtenir Michol, fille de Saûl, David doit
fournir la preuve qu’il a tué cent Philistins. I Reg.,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1495|DOT|1496}}</noinclude>l’heureux mariage de sa fille avec son parent. Mais il s’agit beaucoup moins ici d’une dot que d’une donation entre vifs. Raguel n’offre pas son présent à condition que Tobie épouse sa fille, sept fois victime de la malice du démon.
Content que le huitième mariage ait été enfin béni de Dieu, il fait don au jeune époux de la moitié de sa fortune, et promet de lui laisser l’autre moitié après sa mort. Tob., {{rom|viii}}, 24. — Chez les Égyptiens, l’usage de la dot
existait, au moins dans les hautes classes de la société. Dans les grandes familles, chaque femme recevait en dot une portion de territoire, qui accroissait le domaine de son mari. Mais celui-ci à son tour, en mariant ses filles, était obligé de morceler son fief pour leur assurer une dot. Ainsi, sous Osortésen {{1er}}, la princesse Biqît épousa Nouhri, un des princes d’Hermopolis, et lui apporta en dot le fief de la Gazelle. Maspero, ''Histoire ancienne des
peuples de l’Orient classique'', Paris, 1895, t. {{rom|i}}, p. 300, 523.
Par la suite, le pharaon contemporain de Salomon se conforma donc aux usages de son pays quand il donna en dot à sa fille la ville de Gazer, au moment de son mariage avec le fils de David. III Reg., {{rom|ix}}, 16. À l’époque des Ptolémées, Bérénice, fille de Ptolémée Philadelphe, apporta de telles richesses à Antiochus Théos, roi de Syrie, en se mariant avec lui, qu’on la surnomma {{lang |grc|φερνοφόρoς}}, « porte-dot. » — Chez les Grecs, on voit Agamemnon promettre sept bonnes villes à celui qui épousera sa fille. ''Iliad.'', {{rom|ix}}, 146-157.
II. {{sc|Le mohar}}. — {{1o}} ''Son usage en Orient.'' — En règle générale, dans tout l’Orient et particulièrement chez les Hébreux, ce n’était pas la jeune fille qui apportait une dot, mais le jeune homme ou ses parents qui donnaient une
somme ou des présents aux parents de la jeune fille, pour obtenir celle-ci en mariage. Ce prix offert par le jeune homme porte en hébreu le nom de mohar. « Dans un pays où tous les citoyens considèrent le mariage comme un devoir, et où, dans certains cas, les mœurs et la loi permettent de prendre une seconde femme, les pères placeront facilement leurs filles sans les doter, et ils pourront
même en réclamer un certain prix. » Munk, ''Palestine'', Paris, 1881, p. 203. Aussi, presque toujours, chez les anciens peuples, le premier préliminaire du mariage était l’achat de l’épouse. Chez les anciens Chaldéens, la jeune fille apportait avec elle une dot et des cadeaux provenant de la générosité des membres de sa famille. Mais le mariage « était à vrai dire une vente en bonne forme,
et les parents ne se dessaisissaient de leur fille qu’en échange d’un présent proportionné aux biens du prétendant. Telle valait un [sicle] d’argent pesé, et telle autre une mine, telle autre beaucoup moins ; la remise du prix
s’accomplissait avec une certaine solennité. Lorsque le jeune homme ne possédait rien encore, sa famille lui avançait la somme nécessaire à cet achat ». Maspero,
''Histoire ancienne'', t. {{rom|i}}, p. 734. Les auteurs mentionnent plusieurs fois l’existence de la même coutume chez les anciens peuples. Homère, ''Iliad.'', {{rom|xi}}, 244 ; ''Odyss.'', {{rom|iii}}, 281 ; viii, 318 ; Hérodote, {{rom-maj|I}}, 196 ; Élien, ''Var. Hist.'', {{rom|iv}}, 1 ; Strabon, XVI, 745 ; Tacite, ''Mor. Germ.'', 18. Une des formes du mariage reconnue par le droit romain était la ''coemptio'' ou achat d’une femme pour laquelle on payait au père un prix convenu. La loi salique considérait aussi le mariage comme un marché. Ozanam, ''Études germaniques'', Paris, 6{{e}} édit., 1894, t. {{rom|i}}, p. 120, 121. Chez les Arabes modernes, « on traite du prix de la fille, que le gendre doit payer au beau-père en chameaux, en moutons ou en chevaux… Il faut proprement qu’un garçon qui veut se marier achète sa femme, et les pères parmi les Arabes ne sont jamais plus heureux que quand ils ont beaucoup de filles. C’est la première richesse de la maison. Ainsi lorsqu’un garçon veut traiter lui-même avec la personne dont il désire épouser la fille, il lui dira : Voulez-vous me donner votre fille pour cinquante moutons, pour six chameaux, etc. ? S’il n’est pas assez riche pour faire de semblables offres, il lui proposera de la donner pour une cavale ou pour un jeune poulain, le tout enfin selon le mérite de la tille et la considération de sa maison, et selon le revenu de celui qui veut se marier. » De la Roque, ''Voyage en Palestine'', Amsterdam, 1718, p. 221, 222. Ces coutumes sont encore en vigueur chez les Arabes de la Palestine actuelle. Les pères vendent leurs filles comme ils vendent leur bétail. « Dans les villes, le prix ordinaire des jeunes filles varie entre deux mille et quatre mille piastres (environ 500 ou 1000 francs), et quelquefois davantage chez les riches ; mais dans les campagnes il est presque constamment entre deux mille et trois mille
piastres. Les pères des deux parties, assistés de leurs proches parents et de leurs amis, conviennent entre eux de la somme à payer, absolument comme s’il s’agissait de la vente d’une jument ou d’un chameau… Il arrive quelquefois
que l’acquéreur ne peut payer immédiatement la somme arrêtée ; on lui permet alors d’acquitter sa dette en plusieurs payements, et on ne lui livre la fille que quand il l’a payée entièrement. Cela fait, il reste encore à convenir des cadeaux que l’époux fera à sa future et aux proches parents de celle-ci ; mais cela se règle facilement par les pratiques et usages traditionnels. »
Pierotti, ''La Palestine actuelle dans ses rapports avec l’ancienne'', Paris, 1865, p. 244.
{{2o}} ''Le « mohar » dans la Bible.'' — 1. Ce mot et l’idée qu’il exprime reviennent plusieurs fois dans les Livres Saints, les Hébreux ayant toujours suivi la coutume orientale en ce qui concerne la dot à payer par l’époux aux
parents de la future. Le mot ''mohar'' implique bien, du reste, une affaire d’argent. Le verbe ''mâhar'', « acheter une épouse, » Exod., {{rom|xxii}}, 15, est apparenté aux deux autres verbes mûr, « échanger, » pour vendre ou acheter, et màkar, « vendre. » Gesenius, Thésaurus, p. 773. — 2. Quand Éliézer vient demander Rébecca pour Isaac, il ne manque pas d’offrir de riches présents à la jeune fille, à ses frères et à sa mère. Gen., {{rom|xxiv}}, 22, 53. — Sichem, fils de Hémor, qui veut à tout prix posséder Dina, fille de Lia, dont il a d’ailleurs abusé, dit au père et aux frères de la jeune fille : « Exigez un fort ''mohar'', réclamez des présents, je donnerai volontiers ce que vous demanderez ; accordez-moi seulement cette jeune fille pour épouse. » Gen., {{rom|xxxiv}}, 12, — Quand on parle à David d’épouser la fille de Saûl, il répond qu’il est trop pauvre pour devenir le gendre du roi. I Reg., {{rom|xviii}}, 23. Il sait bien que pour acquérir une pareille épouse, il aurait à verser un ''mohar'' considérable. — Osée, {{rom|iii}}, 2, reçoit l’ordre d’épouser une femme adultère, pour signifier que la nation d’Israël est infidèle au Seigneur auquel elle est unie. Le prophète paye pour avoir cette femme un ''mohar'' de quinze sicles d’argent (environ 45 francs), un ''homer'' (environ quatre hectolitres et un demi-cor (deux hectolitres) d’orge. Le prix n’est pas très élevé, à cause de la condition de la femme. Celui d’une esclave mise à mort était de trente sicles. Exod., {{rom|xxi}}, 32. Le prophète verse la même somme moitié en argent, moitié en orge, dont la farine était employée dans le sacrifice pour l’adultère. Num., {{rom|v}}, 15. — Quand Isaïe, {{rom|iii}}, 25-iv, 1, veut marquer l’état lamentable auquel la Judée sera réduite à cause de ses péchés, il dit que les hommes les plus vaillants périront par le glaive ; il en restera alors si peu, que sept femmes, c’est-à-dire plusieurs femmes à la fois, en nombre indéterminé, solliciteront le même homme de devenir leur mari. Pour l’y déterminer, chacune d’elles dira : Je me nourrirai à mes frais, je me vêtirai de vêtements à moi. La suppression du ''mohar'' supposait donc un état de grande calamité publique. — 3. Parfois le ''mohar'', au lieu d’être payé en argent et en nature, consistait en certains services rendus. Ainsi Jacob doit servir chez Labari pendant sept ans pour obtenir Lia, et sept autres années pour obtenir Bachel. Gen., {{rom|xxix}}, 18-27 ; {{rom|xxxi}}, 15, 41. — Caleb promet sa fille Axa à celui qui prendra la ville de Cariath-Sépher, et Othoniel devient l’époux de la jeune fille. Jos., {{rom|xv}}, 16, 17. — Pour obtenir Michol, fille de Saül, David doit fournir la preuve qu’il a tué cent Philistins. I Reg.,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1495|DOT|1496}}</noinclude>l’heureux mariage de sa fille avec son parent. Mais il s’agit beaucoup moins ici d’une dot que d’une donation entre vifs. Raguel n’offre pas son présent à condition que Tobie épouse sa fille, sept fois victime de la malice du démon.
Content que le huitième mariage ait été enfin béni de Dieu, il fait don au jeune époux de la moitié de sa fortune, et promet de lui laisser l’autre moitié après sa mort. Tob., {{rom|viii}}, 24. — Chez les Égyptiens, l’usage de la dot
existait, au moins dans les hautes classes de la société. Dans les grandes familles, chaque femme recevait en dot une portion de territoire, qui accroissait le domaine de son mari. Mais celui-ci à son tour, en mariant ses filles, était obligé de morceler son fief pour leur assurer une dot. Ainsi, sous Osortésen {{1er}}, la princesse Biqît épousa Nouhri, un des princes d’Hermopolis, et lui apporta en dot le fief de la Gazelle. Maspero, ''Histoire ancienne des
peuples de l’Orient classique'', Paris, 1895, t. {{rom|i}}, p. 300, 523.
Par la suite, le pharaon contemporain de Salomon se conforma donc aux usages de son pays quand il donna en dot à sa fille la ville de Gazer, au moment de son mariage avec le fils de David. III Reg., {{rom|ix}}, 16. À l’époque des Ptolémées, Bérénice, fille de Ptolémée Philadelphe, apporta de telles richesses à Antiochus Théos, roi de Syrie, en se mariant avec lui, qu’on la surnomma {{lang |grc|φερνοφόρoς}}, « porte-dot. » — Chez les Grecs, on voit Agamemnon promettre sept bonnes villes à celui qui épousera sa fille. ''Iliad.'', {{rom|ix}}, 146-157.
II. {{sc|Le mohar}}. — {{1o}} ''Son usage en Orient.'' — En règle générale, dans tout l’Orient et particulièrement chez les Hébreux, ce n’était pas la jeune fille qui apportait une dot, mais le jeune homme ou ses parents qui donnaient une
somme ou des présents aux parents de la jeune fille, pour obtenir celle-ci en mariage. Ce prix offert par le jeune homme porte en hébreu le nom de mohar. « Dans un pays où tous les citoyens considèrent le mariage comme un devoir, et où, dans certains cas, les mœurs et la loi permettent de prendre une seconde femme, les pères placeront facilement leurs filles sans les doter, et ils pourront
même en réclamer un certain prix. » Munk, ''Palestine'', Paris, 1881, p. 203. Aussi, presque toujours, chez les anciens peuples, le premier préliminaire du mariage était l’achat de l’épouse. Chez les anciens Chaldéens, la jeune fille apportait avec elle une dot et des cadeaux provenant de la générosité des membres de sa famille. Mais le mariage « était à vrai dire une vente en bonne forme,
et les parents ne se dessaisissaient de leur fille qu’en échange d’un présent proportionné aux biens du prétendant. Telle valait un [sicle] d’argent pesé, et telle autre une mine, telle autre beaucoup moins ; la remise du prix
s’accomplissait avec une certaine solennité. Lorsque le jeune homme ne possédait rien encore, sa famille lui avançait la somme nécessaire à cet achat ». Maspero,
''Histoire ancienne'', t. {{rom|i}}, p. 734. Les auteurs mentionnent plusieurs fois l’existence de la même coutume chez les anciens peuples. Homère, ''Iliad.'', {{rom|xi}}, 244 ; ''Odyss.'', {{rom|iii}}, 281 ; viii, 318 ; Hérodote, {{rom-maj|I}}, 196 ; Élien, ''Var. Hist.'', {{rom|iv}}, 1 ; Strabon, XVI, 745 ; Tacite, ''Mor. Germ.'', 18. Une des formes du mariage reconnue par le droit romain était la ''coemptio'' ou achat d’une femme pour laquelle on payait au père un prix convenu. La loi salique considérait aussi le mariage comme un marché. Ozanam, ''Études germaniques'', Paris, 6{{e}} édit., 1894, t. {{rom|i}}, p. 120, 121. Chez les Arabes modernes, « on traite du prix de la fille, que le gendre doit payer au beau-père en chameaux, en moutons ou en chevaux… Il faut proprement qu’un garçon qui veut se marier achète sa femme, et les pères parmi les Arabes ne sont jamais plus heureux que quand ils ont beaucoup de filles. C’est la première richesse de la maison. Ainsi lorsqu’un garçon veut traiter lui-même avec la personne dont il désire épouser la fille, il lui dira : Voulez-vous me donner votre fille pour cinquante moutons, pour six chameaux, etc. ? S’il n’est pas assez riche pour faire de semblables offres, il lui proposera de la donner pour une cavale ou pour un jeune poulain, le tout enfin selon le mérite de la tille et la considération de sa maison, et selon le revenu de celui qui veut se marier. » De la Roque, ''Voyage en Palestine'', Amsterdam, 1718, p. 221, 222. Ces coutumes sont encore en vigueur chez les Arabes de la Palestine actuelle. Les pères vendent leurs filles comme ils vendent leur bétail. « Dans les villes, le prix ordinaire des jeunes filles varie entre deux mille et quatre mille piastres (environ 500 ou {{formatnum:1000}} francs), et quelquefois davantage chez les riches ; mais dans les campagnes il est presque constamment entre deux mille et trois mille piastres. Les pères des deux parties, assistés de leurs proches parents et de leurs amis, conviennent entre eux de la somme à payer, absolument comme s’il s’agissait de la vente d’une jument ou d’un chameau… Il arrive quelquefois que l’acquéreur ne peut payer immédiatement la somme arrêtée ; on lui permet alors d’acquitter sa dette en plusieurs payements, et on ne lui livre la fille que quand il l’a payée entièrement. Cela fait, il reste encore à convenir des cadeaux que l’époux fera à sa future et aux proches parents de celle-ci ; mais cela se règle facilement par les pratiques et usages traditionnels. »
Pierotti, ''La Palestine actuelle dans ses rapports avec l’ancienne'', Paris, 1865, p. 244.
{{2o}} ''Le « mohar » dans la Bible.'' — 1. Ce mot et l’idée qu’il exprime reviennent plusieurs fois dans les Livres Saints, les Hébreux ayant toujours suivi la coutume orientale en ce qui concerne la dot à payer par l’époux aux
parents de la future. Le mot ''mohar'' implique bien, du reste, une affaire d’argent. Le verbe ''mâhar'', « acheter une épouse, » Exod., {{rom|xxii}}, 15, est apparenté aux deux autres verbes mûr, « échanger, » pour vendre ou acheter, et màkar, « vendre. » Gesenius, ''Thesaurus'', p. 773. — 2. Quand Éliézer vient demander Rébecca pour Isaac, il ne manque pas d’offrir de riches présents à la jeune fille, à ses frères et à sa mère. Gen., {{rom|xxiv}}, 22, 53. — Sichem, fils de Hémor, qui veut à tout prix posséder Dina, fille de Lia, dont il a d’ailleurs abusé, dit au père et aux frères de la jeune fille : « Exigez un fort ''mohar'', réclamez des présents, je donnerai volontiers ce que vous demanderez ; accordez-moi seulement cette jeune fille pour épouse. » Gen., {{rom|xxxiv}}, 12, — Quand on parle à David d’épouser la fille de Saül, il répond qu’il est trop pauvre pour devenir le gendre du roi. I Reg., {{rom|xviii}}, 23. Il sait bien que pour acquérir une pareille épouse, il aurait à verser un ''mohar'' considérable. — Osée, {{rom|iii}}, 2, reçoit l’ordre d’épouser une femme adultère, pour signifier que la nation d’Israël est infidèle au Seigneur auquel elle est unie. Le prophète paye pour avoir cette femme un ''mohar'' de quinze sicles d’argent (environ 45 francs), un ''homer'' (environ quatre hectolitres et un demi-cor (deux hectolitres) d’orge. Le prix n’est pas très élevé, à cause de la condition de la femme. Celui d’une esclave mise à mort était de trente sicles. Exod., {{rom|xxi}}, 32. Le prophète verse la même somme moitié en argent, moitié en orge, dont la farine était employée dans le sacrifice pour l’adultère. Num., {{rom|v}}, 15. — Quand Isaïe, {{rom|iii}}, 25-{{rom|iv}}, 1, veut marquer l’état lamentable auquel la Judée sera réduite à cause de ses péchés, il dit que les hommes les plus vaillants périront par le glaive ; il en restera alors si peu, que sept femmes, c’est-à-dire plusieurs femmes à la fois, en nombre indéterminé, solliciteront le même homme de devenir leur mari. Pour l’y déterminer, chacune d’elles dira : Je me nourrirai à mes frais, je me vêtirai de vêtements à moi. La suppression du ''mohar'' supposait donc un état de grande calamité publique. — 3. Parfois le ''mohar'', au lieu d’être payé en argent et en nature, consistait en certains services rendus. Ainsi Jacob doit servir chez Labari pendant sept ans pour obtenir Lia, et sept autres années pour obtenir Bachel. Gen., {{rom|xxix}}, 18-27 ; {{rom|xxxi}}, 15, 41. — Caleb promet sa fille Axa à celui qui prendra la ville de Cariath-Sépher, et Othoniel devient l’époux de la jeune fille. Jos., {{rom|xv}}, 16, 17. — Pour obtenir Michol, fille de Saül, David doit fournir la preuve qu’il a tué cent Philistins. I Reg.,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1523|EAU DE JALOUSIE — ÉBAL|1524}}</noinclude>rother, ''Histoire de l’Église'', trad. Bélet, Paris, 1886, t. {{rom|iii}}, p. 156-159. Mais si Moïse avait voulu se contenter d’une menace, il n’aurait pas présenté comme certain l’effet de la malédiction ; or il proclame sans restriction que la maladie annoncée se produira si la femme est coupable, tandis qu’au contraire, si celle-ci n’a rien à se reprocher, elle n’éprouvera aucun mal et aura des enfants. Num., {{rom|v}}, 27, 28. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|III}}, {{rom|xi}}, 6, dit formellement de la femme adultère qu’à la suite de l’épreuve « elle subit une mort ignominieuse, la jambe lui tombant et l’eau remplissant son ventre ». D’après la Mischna, Sotah, {{rom|iii}}, 4, l’effet de l’eau maudite pouvait se faire attendre un, deux ou trois ans. — Il est de toute évidence que Moïse n’entend pas attribuer à l’eau de jalousie la production de la maladie. Celle-ci ne peut être due qu’à une intervention directe de la justice divine. Cette intervention s’est manifestée sous trop de formes diverses, dans l’Ancien Testament, pour qu’on puisse en contester la possibilité, ni surtout en nier la réalité quand la Sainte Écriture l’affirme ou la suppose. Il est à remarquer toutefois que le cas prévu par la loi mosaïque n’a pas dû se produire très fréquemment. Le plus souvent l’adultère, déjà rare par lui-même à raison de la grave pénalité qui le frappait, était manifeste ; ou bien la femme coupable
avouait, plutôt que d’encourir la honte d’être traînée publiquement devant les prêtres et d’ajouter un parjure à son premier crime. Le rite mosaïque devait donc s’accomplir le plus souvent en faveur d’épouses injustement soupçonnées. Il est possible aussi que l’Intervention divine, primitivement constatée dans les anciens temps, ne se soit plus produite aussi rigoureusement par la suite, quand d’autres lois graves, par exemple celle de la peine de mort portée contre l’adultère, tombaient elles-mêmes en désuétude ou cessaient de pouvoir être appliquées. Dans les derniers temps, les rabbins s’appliquèrent d’ailleurs
à restreindre l’application de cette prescription, en opposant certaines difficultés au témoignage de ceux qui faisaient planer un soupçon d’adultère sur une femme, en exemptant de l’épreuve de nombreuses classes de personnes,
enfin en stipulant que le rite mosaïque ne pourrait être célébré qu’en présence du grand sanhédrin. Sotah, {{rom|i}}, 4 ; {{rom|vi}}, 2-5. Cf. Bähr, ''Symbolik des mosaischen Cultus'', Heidelberg, 1839, t. {{rom|ii}}, p. 441-447.
{{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
3. '''EAUX DE CONTRADICTION''' (hébreu : ''Mê Meribah ''; Septante : tô û8a>p àvtiXo-ft’oç ; Vulgate : ''Aquæ contradictionis''), nom d’une des stations des Israélites au désert de Sin. — Parvenus près de Cadès, au désert de Sin, vers le nord-est de la presqu’île Sinaïtique, les Israélites se révoltèrent contre Moïse et Aaron, parce que l’eau leur faisait défaut. Le Seigneur commanda alors
à Moïse de frapper un rocher avec sa verge, afin d’en faire jaillir l’eau. Moïse frappa le rocher par deux fois. Ce double coup de verge impliquait certainement un manque de confiance de la part de Moïse, car le Seigneur l’en reprit et lui signifia qu’à raison de sa conduite en cette circonstance il n’introduirait pas le peuple dans la Terre Promise. Quant à l’endroit lui-même, il reçut
du Seigneur le nom de Mê Merîbâh, c’est-à-dire « Eaux de la révolte », pour perpétuer le souvenir de l’ingratitude et du soulèvement des Israélites. Num., {{rom|xx}}, 1-13, 24. La Sainte Écriture rappelle à plusieurs reprises cet événement. Num., {{rom|xxvii}}, 14 ; Deut., {{rom|xxxii}}, 51 ; {{rom|xxxiii}}, 8 ; Ps. {{rom|lxxx}}, 8 ; {{rom|cv}}, 32 ; Ezech., {{rom|xlvii}}, 19 ; {{rom|xlviii}}, 28. Sur le site de Mê Merîbàh, voir plus haut, col. 15-22.
— Déjà, au commencement du voyage, une scène analogue s’était produite près de Raphidim, au nord du Sinaï, vers lequel les Hébreux se dirigeaient à ce moment.
L’eau manquant, Moïse avait reçu l’ordre de frapper dé sa verge le rocher d’Horeb, et, en souvenir des murmures du peuple, l’endroit avait reçu le double nom de Massâh û-Meribâh, Massah et Meribah, c’est-à-dire « Tentation et Révolte ». Exod., {{rom|xvii}}, 1-7. Cf. Deut., {{rom|vi}}, 16 ; rx, 22 ; Ps. xcv ({{rom|xciv}}), 9 ; cf. Hebr., {{rom|iii}}, 8. Quelques auteurs ont voulu voir dans ces deux récits une double narration d’un même fait. Mais la Sainte Écriture les distingue nettement l’un de l’autre. Près de Raphidim, la localité reçoit deux noms : Massa et Meribali, IIsipairiiô ; xai AotSâpi)niç (la Vulgate ne reproduit que le premier nom, ''Tentatio''), près de Cadès, elle ne reçoit
que le nom de Meribah, et, pour bien le distinguer du premier, le texte sacré a soin d’y ajouter la mention « près de Cadès ». Num., {{rom|xx}}, 13, 21 ; Deut., {{rom|xxxiii}}, 8, etc. D’autre part, il n’est nullement étonnant que, dans un
pareil désert, on ait manqué d’eau à plusieurs reprises, et que, pour en procurer à son peuple, Dieu ait accompli par deux fois le même miracle. Le rocher de Massa et Meribah se trouvait à Raphidim, dans l’ouadi Feiran actuel (voir [[Dictionnaire de la Bible/Raphidim|{{sc|Raphidim}}]]), mais on a essayé en vain de le retrouver ; celui que les moines grecs du couvent du mont Sinaï montrent aux pèlerins n’est pas dans la région où le place l’Exode. Voir Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t. {{rom|ii}}, p. 482-486. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section begin="ÉBAL"/><nowiki/>
'''ÉBAL''' (hébreu : ''‘Êbâl''), nom d’un Jectanide, d’un Horréen et d’une montagne de Palestine.
1. '''ÉBAL''' (hébreu : ''‘Ôbâl'', Gen., {{rom|x}}, 28 ; ’Êbâl, I Par., i, 22 ; Septante : EùdA, Gen., {{rom|x}}, 28 ; TeiJiiâv, I Par., {{rom|i}}, 22 ;
omis dans ce dernier passage par le ''Codex Vaticanus'' ; Vulgate : ''Ebal'', Gen., {{rom|x}}, 28 ; Hebal, I Par., {{rom|i}}, 22), huitième fils de Jectan, descendant de Sem. Gen., {{rom|x}}, 28 ; I Par., {{rom|i}}, 22. L’orthographe du nom offre des variantes dans le texte primitif et les versions. Ainsi la Genèse
écrit : Sa^y, ’Obâl, suivie en cela par la paraphrase chaldaïque, les versions syriaque et arabe. Le texte des Paralipomènes, I, 22, porte ba>y, ’Êbâl, imité par la Vulgate ; on trouve cependant onze manuscrits avec ’Obâl. Cf. B. Kennicott, ''Vet. Testam. heb. cum variis lect.'', Oxford, 1776-1780, t. {{rom|ii}}, p. 644. Les manuscrits grecs ou sont incomplets ou donnent deux noms dissemblables, bien que la première lettre de F£|itàv représente le’aïn ou l’aspiration du mot hébreu. On lit "H6a).o ; dans Joséphe, ''Ant. jud.'', {{rom|i}}, {{rom|vi}}, 4. — Il s’agit ici d’une tribu arabe occupant le sud de la péninsule, mais dont le territoire n’est pas encore exactement connu. Bochart, ''Phaleg'', lib. {{rom|ii}}, cap. {{rom|xxiii}}, Cæn, 1646, p. 139-144, guidé par la similitude des noms, l’a identifiée avec celle des Avalites, habitant sur la côte africaine, au-dessous du détroit de Bab el-Mandeb, les environs du golfe appelé d’après eux Sinus Abalites ou Avalites, Pline, {{rom|vi}}, 29 ; Ptolémée, {{rom|iv}}, 7. A. Knobel, ''Die Völkertafel der Genesis'', {{in-8°}}, Giessen, 1850, p. 189, l’assimile avec plus de vraisemblance aux Gébanites de Pline, {{rom|vi}}, 32, établis à l’ouest du canton d’Uzal, sur les bords de la mer, avec Tamna pour capitale. Il est facile, en effet, de rapprocher les deux noms. Certaines éditions des Septante et quelques auteurs anciens ont Vmil au lieu de ’Êbâl. Même en maintenant l’orthographe hébraïque, on explique par de nombreux exemples la transformation de 1’'aïn en y : c’est ainsi que’Azzâh est devenu Tàja ; ’Amôrâh, rôjioppa ; Sô’dr, Sd-fopa ; Ra’mâh, ’Peyh « i etc. Le mont’Êbâl, qui s’écrit exactement de même, est appelé Taiêik par les Septante, Deut., {{rom|xi}}, 29 ; Jos., {{rom|viii}}, 30, 33 (Voir [[Dictionnaire de la Bible/Hébai|{{sc|Hébai}}]].). D’un autre côté, rien de plus commun que la permutation entre les lettres l et n. On peut donc admettre sans trop de difficulté cette assimilation : ’Êbâl = Geban - Use. Telle est l’opinion de Fr. Lenormant, Histoire ancienne de l’Orient, Paris, 1881, t. {{rom|i}}, p. 285. Ébal représenterait ainsi unetribu du sud-ouest de l’Arabie ; ce qui d’ailleurs concorde bien avec la situation ou certaine ou probable des peuplades
sœurs, Aduram, Uzal, Décla. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Décla|{{sc|Décla}}]], Uzal. D’après Halévy, cité par A. Dillmann, ''Die Genesis'', Leipzig, 6{{e}} édit., 1892, p. 199, ''’Abil'' est encore aujourd’hui dans le Yémen le nom d’un district et de plusieurs localités.
<section end="ÉBAL"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|4525|ÉBAL — ÉBEN-ËZER|1526}}</noinclude>On a retrouvé mentionnée dans les inscriptions sabéennes une « tribu de Gaban ». Cf. J. Halévy, ''Inscriptions sabéennes'', dans le Journal asiatique, juin 1872, p. 497. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
2. '''ÉBAL''' (hébreu : ''Êbâl ''; Septante : {{lang|grc|Γαιϐήλ, Ταιϐήλ}}),
troisième fils de Sobal, un des descendants de Séir l’Horréen. Gen., {{rom|xxvi}}, 23 ; I Par., {{rom|i}}, 40.
3. '''ÉBAL''', montagne de Palestine, dont le nom est toujours écrit Hébal dans la Vulgate. Voir {{sc|Hébal}}.
<section begin="ÉBED"/><nowiki/>
'''ËBED''' (hébreu : ''Ébéd'', « serviteur, » sous-entendu : de Dieu), nom de deux Israélites. La Vulgate écrit leur nom Obed et Abed. Voir ces mots. — Le mot ’ébéd entre aussi comme élément composant dans ''’Ebéd-mélek'', eunuque du roi Sédécias. Il est appelé Abdémélech dais la Vulgate. Voir {{sc|Abdémélech}}, t. {{rom|i}}, col. 20.
<section end="ÉBED"/>
<section begin="ÉBEN"/><nowiki/>
'''ÉBEN'''. Le mot hébreu ’Êbén, « pierre, » sert à désigner plusieurs noms de lieux où l’on avait élevé un monument pour perpétuer la mémoire de certains événements : ’Ébén-Bôhan (Vulgate : ''Aben-Bohen'') ; hâ’-Ébénhâ-’Ézél (Vulgate : ''lapis cui nomen est Ezel'') ; ’Ebénhâ-Ézér (Vulgate : ''Lapis adjutorii'') ; ’Ébén-haz-Zôhélét (Vulgate : ''Lapis Zoheleth''). Voir {{sc|Aben-Bohen}}, t. 1, col. 34 ; {{sc|Ében-Ézer}}, col. 1526 ; {{sc|Ezel}} ; {{sc|Zohéleth}}.
<section end="ÉBEN"/>
<section begin="ÉBÈNE"/><nowiki/>
'''ÉBÈNE'''. Hébreu : ''hôbnîm'' (''keṭib'') ; ''hobnim'' (keri) ; Septante : {{lang|grc|τoῖς εἰσαγoμνoῖς}} ; Vulgate : ''hebeninos''.
I. {{sc|Description.}} — Ce nom désigne plusieurs sortes de bois usités dans les arts et remarquables autant par leurs teintes foncées que par leur extrême dureté. Cette dernière qualité permet de leur donner un poli parfait, qui ne laisse apercevoir aucune trace des fibres et rivalise avec celui d’un miroir (fig. 507). Les arbres qui produisent l’ébène habitent les régions tropicales du monde entier ; cependant les plus estimés, et les seuls anciennement connus des Orientaux, viennent de l’Inde ou des îles africaines de l’océan Indien. Presque tous appartiennent au genre Diospyros, de la famille des Ebénacées, gamopétales
dioïques, à fruit charnu et pluriloculaire. La chair conserve ordinairement jusqu’à la maturité la plus avancée une saveur âpre, qui la rend médiocre comme
comestible ; aussi l’intérêt réside-t-il spécialement dans le bois parfait, qui, une fois dépouillé des couches de l’aubier, épaisses et blanchâtres, se montre d’une densité et d’une finesse incomparables, avec des nuances atteignant le plus beau noir. L’espèce principale est le ''Diospyros Ebenum'', arbre de dix à quinze mètres, qui croit à Ceylan, en Malaisie et aux îles Mascareignes.
{{d|[[Auteur:Félix Hy|F. Hy]].|3|sc}}
II. {{sc|Exégèse.}} — Dans son oracle contre Tyr, Ézéchiel, xxvii, 15, mentionne les habitants de Dedan (voir {{sc|Dadan 1}}, col. 1202) comme venant apporter sur les marchés de cette ville des dents d’ivoire et des hobnim. Ce nom d’origine étrangère désigne l’ébène ; il s’est conservé dans l’{{lang|grc|i'ësvoc grec et l’''ebenus'', ''hebenum'' latin. En égyptien, on l’appelait aussi {{??|hiéroglyphes}}, ''habni''. Saint Jérôme, dans sa traduction de la Vulgate, Ezech., {{rom|xxvii}}, 15, a bien vu qu’il s’agissait d’ébène, mais il a rapporté faussement ''hebeninos'' à ''dentes'', qui précède. Symmaque a rendu exactement, {{lang|grc|ἔϐενoυς}}, en conservant la forme plurielle du texte hébreu, qui paraît désigner des morceaux de bois d’ébène. L’arabe, le persan, ''abnus'', nom emprunté à l’Inde. Si les Septante ont traduit par {{lang|grc|τoῖς εἰσαγoμνoῖς}}, c’est qu’ils ont lu probablement : {{lang|he|ם-באיס}} « à ceux qui sont introduits » ou {{lang|he|לפיכ}} « à ceux qui entrent ». L’ivoire et l’ébène sont souvent réunis, comme ici, dans les descriptions que font les anciens du commerce de l’Inde ou de l’Éthiopie. Bochart, ''Hierozoicon'', part. 2, lib. {{rom|i}}, c. 20, ''Opera'', 1692, t. {{rom|iii}}, p. 141. Ce bois a toujours été fort estimé. Théophraste, ''Hist. plant''., {{rom|iv}}, 5 ; Pline, {{abr|''H. N''.|Histoire naturelle}} ? {{rom|xii}}, 8. Dès le temps des pyramides, on l’employait en Egypte pour faire des statuettes, des coffres, des palettes de scribes, des objets de toilette, etc., comme on peut le voir dans les divers musées d’antiquités égyptiennes. Sous l’ancien empire, l’ébénier paraît avoir été cultiver autour de Memphis. Mais dés la {{XVIIIe}} dynastie on était
{{Img float-p
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|cap=507. — Hameau, fleurs et fruit de l’ébénier.
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obligé d’aller chercher l’ébène au loin, par exemple au pays des Somalis. *Du temps de Virgile, ''{{abr|Georg.|Georgica (Géorgiques)}}'', {{rom|ii}}, 115,
les Romains le tiraient de l’Inde :
<poem>Sola India nigrum
Fert ebenum.</poem>
Cependant Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, {{rom|xii}}, 8, parle aussi de l’ébène d’Éthiopie, tout en constatant que l’ébénier y était rare depuis Syène, limite de l’empire, jusqu’à Méroé ». Lucain, ''Phars.'', {{rom|x}}, 304, et Diodore de Sicile, {{rom|i}}, 19, le disent abondant dans l’Île de Méroé. {{d|[[Auteur:Eugène Lévesque|E. Levesque]].|3|sc}}
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'''ÉBEN-ÉZER''' (hébreu : ''hâ-’Ébén hâ-’Ézér'', avec l’article devant les deux mots, « la Pierre du Secours, » I Reg., {{rom|iv}}, 1 : ''’Ébén hâ-’Ézér'', I Reg., {{rom|v}}, 1 ; à la pause, ’Ébén hâ-’Azër, I Reg., vil, 12 ; Septante : {{lang|grc|Ἀϐενέζερ}}, ''Codex Alexandrinus'' : {{lang|grc|Ἀϐεννέζερ}}, I Reg., {{rom-maj|IV}}, 1 ; ''Codex Vaticanus'', {{lang|grc|Ἀϐεννήρ}} ; ''Cod. Alex''., {{lang|grc|Ἀϐεννέζερ}}, I Reg., v, 1 ; Vulgate : ''Lapis Adjutorii'', dans les trois passages), nom de l’endroit où Samuel éleva une pierre commémorative, pour rappeler la victoire que Dieu lui fit remporter sur les Philistins. I Reg., {{rom|vii}}, 12. Vingt ans auparavant, les Israélites y avaient campé, au moment de soutenir contre les mêmes ennemis un combat dans lequel ils furent vaincus. I Reg., {{rom|iv}}, 1. L’arche d’alliance, qui y avait été apportée de Silo, fut prise par les vainqueurs et transportée à Azôt. I Reg., {{rom|v}}, 1. Dans ces deux derniers passages, le nom est mis par anticipation ; c’est ainsi que plusieurs localités sont mentionnées dans la<section end="ÉBEN-ÉZER"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|4525|ÉBAL — ÉBEN-ËZER|1526}}</noinclude>On a retrouvé mentionnée dans les inscriptions sabéennes une « tribu de Gaban ». Cf. J. Halévy, ''Inscriptions sabéennes'', dans le Journal asiatique, juin 1872, p. 497. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
2. '''ÉBAL''' (hébreu : ''Êbâl ''; Septante : {{lang|grc|Γαιϐήλ, Ταιϐήλ}}),
troisième fils de Sobal, un des descendants de Séir l’Horréen. Gen., {{rom|xxvi}}, 23 ; I Par., {{rom|i}}, 40.
3. '''ÉBAL''', montagne de Palestine, dont le nom est toujours écrit Hébal dans la Vulgate. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Hébal|{{sc|Hébal}}]].
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'''ËBED''' (hébreu : ''Ébéd'', « serviteur, » sous-entendu : de Dieu), nom de deux Israélites. La Vulgate écrit leur nom Obed et Abed. Voir ces mots. — Le mot ’ébéd entre aussi comme élément composant dans ''’Ebéd-mélek'', eunuque du roi Sédécias. Il est appelé Abdémélech dans la Vulgate. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Abdémélech|{{sc|Abdémélech}}]], t. {{rom|i}}, col. 20.
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'''ÉBEN'''. Le mot hébreu ’Êbén, « pierre, » sert à désigner plusieurs noms de lieux où l’on avait élevé un monument pour perpétuer la mémoire de certains événements : ’Ébén-Bôhan (Vulgate : ''Aben-Bohen'') ; hâ’-Ébénhâ-’Ézél (Vulgate : ''lapis cui nomen est Ezel'') ; ’Ebénhâ-Ézér (Vulgate : ''Lapis adjutorii'') ; ’Ébén-haz-Zôhélét (Vulgate : ''Lapis Zoheleth''). Voir [[Dictionnaire de la Bible/Aben-Bohen|{{sc|Aben-Bohen}}]], t. 1, col. 34 ; [[Dictionnaire de la Bible/Ében-Ézer|{{sc|Ében-Ézer}}]], col. 1526 ; [[Dictionnaire de la Bible/Ezel|{{sc|Ezel}}]] ; [[Dictionnaire de la Bible/Zohéleth|{{sc|Zohéleth}}]].
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'''ÉBÈNE'''. Hébreu : ''hôbnîm'' (''keṭib'') ; ''hobnim'' (keri) ; Septante : {{lang|grc|τoῖς εἰσαγoμνoῖς}} ; Vulgate : ''hebeninos''.
I. {{sc|Description.}} — Ce nom désigne plusieurs sortes de bois usités dans les arts et remarquables autant par leurs teintes foncées que par leur extrême dureté. Cette dernière qualité permet de leur donner un poli parfait, qui ne laisse apercevoir aucune trace des fibres et rivalise avec celui d’un miroir (fig. 507). Les arbres qui produisent l’ébène habitent les régions tropicales du monde entier ; cependant les plus estimés, et les seuls anciennement connus des Orientaux, viennent de l’Inde ou des îles africaines de l’océan Indien. Presque tous appartiennent au genre Diospyros, de la famille des Ebénacées, gamopétales
dioïques, à fruit charnu et pluriloculaire. La chair conserve ordinairement jusqu’à la maturité la plus avancée une saveur âpre, qui la rend médiocre comme
comestible ; aussi l’intérêt réside-t-il spécialement dans le bois parfait, qui, une fois dépouillé des couches de l’aubier, épaisses et blanchâtres, se montre d’une densité et d’une finesse incomparables, avec des nuances atteignant le plus beau noir. L’espèce principale est le ''Diospyros Ebenum'', arbre de dix à quinze mètres, qui croit à Ceylan, en Malaisie et aux îles Mascareignes.
{{d|[[Auteur:Félix Hy|F. Hy]].|3|sc}}
II. {{sc|Exégèse.}} — Dans son oracle contre Tyr, Ézéchiel, xxvii, 15, mentionne les habitants de Dedan (voir [[Dictionnaire de la Bible/Dadan|{{sc|Dadan 1}}]], col. 1202) comme venant apporter sur les marchés de cette ville des dents d’ivoire et des hobnim. Ce nom d’origine étrangère désigne l’ébène ; il s’est conservé dans l’{{lang|grc|ἔϐενoς}} grec et l’''ebenus'', ''hebenum'' latin. En égyptien, on l’appelait aussi {{??|hiéroglyphes}}, ''habni''. Saint Jérôme, dans sa traduction de la Vulgate, Ezech., {{rom|xxvii}}, 15, a bien vu qu’il s’agissait d’ébène, mais il a rapporté faussement ''hebeninos'' à ''dentes'', qui précède. Symmaque a rendu exactement, {{lang|grc|ἔϐενoυς}}, en conservant la forme plurielle du texte hébreu, qui paraît désigner des morceaux de bois d’ébène. L’arabe, le persan, ''abnus'', nom emprunté à l’Inde. Si les Septante ont traduit par {{lang|grc|τoῖς εἰσαγoμνoῖς}}, c’est qu’ils ont lu probablement : {{lang|he|ם-באיס}} « à ceux qui sont introduits » ou {{lang|he|לפיכ}} « à ceux qui entrent ». L’ivoire et l’ébène sont souvent réunis, comme ici, dans les descriptions que font les anciens du commerce de l’Inde ou de l’Éthiopie. Bochart, ''Hierozoicon'', part. 2, lib. {{rom|i}}, c. 20, ''Opera'', 1692, t. {{rom|iii}}, p. 141. Ce bois a toujours été fort estimé. Théophraste, ''Hist. plant''., {{rom|iv}}, 5 ; Pline, {{abr|''H. N''.|Histoire naturelle}} ? {{rom|xii}}, 8. Dès le temps des pyramides, on l’employait en Egypte pour faire des statuettes, des coffres, des palettes de scribes, des objets de toilette, etc., comme on peut le voir dans les divers musées d’antiquités égyptiennes. Sous l’ancien empire, l’ébénier paraît avoir été cultiver autour de Memphis. Mais dés la {{XVIIIe}} dynastie on était
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obligé d’aller chercher l’ébène au loin, par exemple au pays des Somalis. *Du temps de Virgile, ''{{abr|Georg.|Georgica (Géorgiques)}}'', {{rom|ii}}, 115,
les Romains le tiraient de l’Inde :
<poem>Sola India nigrum
Fert ebenum.</poem>
Cependant Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, {{rom|xii}}, 8, parle aussi de l’ébène d’Éthiopie, tout en constatant que l’ébénier y était rare depuis Syène, limite de l’empire, jusqu’à Méroé ». Lucain, ''Phars.'', {{rom|x}}, 304, et Diodore de Sicile, {{rom|i}}, 19, le disent abondant dans l’Île de Méroé. {{d|[[Auteur:Eugène Lévesque|E. Levesque]].|3|sc}}
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'''ÉBEN-ÉZER''' (hébreu : ''hâ-’Ébén hâ-’Ézér'', avec l’article devant les deux mots, « la Pierre du Secours, » I Reg., {{rom|iv}}, 1 : ''’Ébén hâ-’Ézér'', I Reg., {{rom|v}}, 1 ; à la pause, ’Ébén hâ-’Azër, I Reg., vil, 12 ; Septante : {{lang|grc|Ἀϐενέζερ}}, ''Codex Alexandrinus'' : {{lang|grc|Ἀϐεννέζερ}}, I Reg., {{rom-maj|IV}}, 1 ; ''Codex Vaticanus'', {{lang|grc|Ἀϐεννήρ}} ; ''Cod. Alex''., {{lang|grc|Ἀϐεννέζερ}}, I Reg., v, 1 ; Vulgate : ''Lapis Adjutorii'', dans les trois passages), nom de l’endroit où Samuel éleva une pierre commémorative, pour rappeler la victoire que Dieu lui fit remporter sur les Philistins. I Reg., {{rom|vii}}, 12. Vingt ans auparavant, les Israélites y avaient campé, au moment de soutenir contre les mêmes ennemis un combat dans lequel ils furent vaincus. I Reg., {{rom|iv}}, 1. L’arche d’alliance, qui y avait été apportée de Silo, fut prise par les vainqueurs et transportée à Azôt. I Reg., {{rom|v}}, 1. Dans ces deux derniers passages, le nom est mis par anticipation ; c’est ainsi que plusieurs localités sont mentionnées dans la<section end="ÉBEN-ÉZER"/><noinclude>
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2. '''ÉBAL''' (hébreu : ''Êbâl ''; Septante : {{lang|grc|Γαιϐήλ, Ταιϐήλ}}),
troisième fils de Sobal, un des descendants de Séir l’Horréen. Gen., {{rom|xxvi}}, 23 ; I Par., {{rom|i}}, 40.
3. '''ÉBAL''', montagne de Palestine, dont le nom est toujours écrit Hébal dans la Vulgate. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Hébal|{{sc|Hébal}}]].
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'''ËBED''' (hébreu : ''Ébéd'', « serviteur, » sous-entendu : de Dieu), nom de deux Israélites. La Vulgate écrit leur nom Obed et Abed. Voir ces mots. — Le mot ’ébéd entre aussi comme élément composant dans ''’Ebéd-mélek'', eunuque du roi Sédécias. Il est appelé Abdémélech dans la Vulgate. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Abdémélech|{{sc|Abdémélech}}]], t. {{rom|i}}, col. 20.
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'''ÉBEN'''. Le mot hébreu ’Êbén, « pierre, » sert à désigner plusieurs noms de lieux où l’on avait élevé un monument pour perpétuer la mémoire de certains événements : ’Ébén-Bôhan (Vulgate : ''Aben-Bohen'') ; hâ’-Ébénhâ-’Ézél (Vulgate : ''lapis cui nomen est Ezel'') ; ’Ebénhâ-Ézér (Vulgate : ''Lapis adjutorii'') ; ’Ébén-haz-Zôhélét (Vulgate : ''Lapis Zoheleth''). Voir [[Dictionnaire de la Bible/Aben-Bohen|{{sc|Aben-Bohen}}]], t. 1, col. 34 ; [[Dictionnaire de la Bible/Ében-Ézer|{{sc|Ében-Ézer}}]], col. 1526 ; [[Dictionnaire de la Bible/Ezel|{{sc|Ezel}}]] ; [[Dictionnaire de la Bible/Zohéleth|{{sc|Zohéleth}}]].
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'''ÉBÈNE'''. Hébreu : ''hôbnîm'' (''keṭib'') ; ''hobnim'' (keri) ; Septante : {{lang|grc|τoῖς εἰσαγoμνoῖς}} ; Vulgate : ''hebeninos''.
I. {{sc|Description.}} — Ce nom désigne plusieurs sortes de bois usités dans les arts et remarquables autant par leurs teintes foncées que par leur extrême dureté. Cette dernière qualité permet de leur donner un poli parfait, qui ne laisse apercevoir aucune trace des fibres et rivalise avec celui d’un miroir (fig. 507). Les arbres qui produisent l’ébène habitent les régions tropicales du monde entier ; cependant les plus estimés, et les seuls anciennement connus des Orientaux, viennent de l’Inde ou des îles africaines de l’océan Indien. Presque tous appartiennent au genre Diospyros, de la famille des Ebénacées, gamopétales
dioïques, à fruit charnu et pluriloculaire. La chair conserve ordinairement jusqu’à la maturité la plus avancée une saveur âpre, qui la rend médiocre comme
comestible ; aussi l’intérêt réside-t-il spécialement dans le bois parfait, qui, une fois dépouillé des couches de l’aubier, épaisses et blanchâtres, se montre d’une densité et d’une finesse incomparables, avec des nuances atteignant le plus beau noir. L’espèce principale est le ''Diospyros Ebenum'', arbre de dix à quinze mètres, qui croît à Ceylan, en Malaisie et aux îles Mascareignes.
{{d|[[Auteur:Félix Hy|F. Hy]].|3|sc}}
II. {{sc|Exégèse.}} — Dans son oracle contre Tyr, Ézéchiel, xxvii, 15, mentionne les habitants de Dedan (voir [[Dictionnaire de la Bible/Dadan|{{sc|Dadan 1}}]], col. 1202) comme venant apporter sur les marchés de cette ville des dents d’ivoire et des hobnim. Ce nom d’origine étrangère désigne l’ébène ; il s’est conservé dans l’{{lang|grc|ἔϐενoς}} grec et l’''ebenus'', ''hebenum'' latin. En égyptien, on l’appelait aussi {{??|hiéroglyphes}}, ''habni''. Saint Jérôme, dans sa traduction de la Vulgate, Ezech., {{rom|xxvii}}, 15, a bien vu qu’il s’agissait d’ébène, mais il a rapporté faussement ''hebeninos'' à ''dentes'', qui précède. Symmaque a rendu exactement, {{lang|grc|ἔϐενoυς}}, en conservant la forme plurielle du texte hébreu, qui paraît désigner des morceaux de bois d’ébène. L’arabe, le persan, ''abnus'', nom emprunté à l’Inde. Si les Septante ont traduit par {{lang|grc|τoῖς εἰσαγoμνoῖς}}, c’est qu’ils ont lu probablement : {{lang|he|ם-באיס}} « à ceux qui sont introduits » ou {{lang|he|לפיכ}} « à ceux qui entrent ». L’ivoire et l’ébène sont souvent réunis, comme ici, dans les descriptions que font les anciens du commerce de l’Inde ou de l’Éthiopie. Bochart, ''Hierozoicon'', part. 2, lib. {{rom|i}}, c. 20, ''Opera'', 1692, t. {{rom|iii}}, p. 141. Ce bois a toujours été fort estimé. Théophraste, ''Hist. plant''., {{rom|iv}}, 5 ; Pline, {{abr|''H. N''.|Histoire naturelle}} ? {{rom|xii}}, 8. Dès le temps des pyramides, on l’employait en Egypte pour faire des statuettes, des coffres, des palettes de scribes, des objets de toilette, etc., comme on peut le voir dans les divers musées d’antiquités égyptiennes. Sous l’ancien empire, l’ébénier paraît avoir été cultiver autour de Memphis. Mais dés la {{XVIIIe}} dynastie on était
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obligé d’aller chercher l’ébène au loin, par exemple au pays des Somalis. *Du temps de Virgile, ''{{abr|Georg.|Georgica (Géorgiques)}}'', {{rom|ii}}, 115,
les Romains le tiraient de l’Inde :
<poem>Sola India nigrum
Fert ebenum.</poem>
Cependant Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, {{rom|xii}}, 8, parle aussi de l’ébène d’Éthiopie, tout en constatant que l’ébénier y était rare depuis Syène, limite de l’empire, jusqu’à Méroé ». Lucain, ''Phars.'', {{rom|x}}, 304, et Diodore de Sicile, {{rom|i}}, 19, le disent abondant dans l’Île de Méroé. {{d|[[Auteur:Eugène Lévesque|E. Levesque]].|3|sc}}
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'''ÉBEN-ÉZER''' (hébreu : ''hâ-’Ébén hâ-’Ézér'', avec l’article devant les deux mots, « la Pierre du Secours, » I Reg., {{rom|iv}}, 1 : ''’Ébén hâ-’Ézér'', I Reg., {{rom|v}}, 1 ; à la pause, ’Ébén hâ-’Azër, I Reg., vil, 12 ; Septante : {{lang|grc|Ἀϐενέζερ}}, ''Codex Alexandrinus'' : {{lang|grc|Ἀϐεννέζερ}}, I Reg., {{rom-maj|IV}}, 1 ; ''Codex Vaticanus'', {{lang|grc|Ἀϐεννήρ}} ; ''Cod. Alex''., {{lang|grc|Ἀϐεννέζερ}}, I Reg., v, 1 ; Vulgate : ''Lapis Adjutorii'', dans les trois passages), nom de l’endroit où Samuel éleva une pierre commémorative, pour rappeler la victoire que Dieu lui fit remporter sur les Philistins. I Reg., {{rom|vii}}, 12. Vingt ans auparavant, les Israélites y avaient campé, au moment de soutenir contre les mêmes ennemis un combat dans lequel ils furent vaincus. I Reg., {{rom|iv}}, 1. L’arche d’alliance, qui y avait été apportée de Silo, fut prise par les vainqueurs et transportée à Azôt. I Reg., {{rom|v}}, 1. Dans ces deux derniers passages, le nom est mis par anticipation ; c’est ainsi que plusieurs localités sont mentionnées dans la<section end="ÉBEN-ÉZER"/><noinclude>
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2. '''ÉBAL''' (hébreu : ''Êbâl ''; Septante : {{lang|grc|Γαιϐήλ, Ταιϐήλ}}),
troisième fils de Sobal, un des descendants de Séir l’Horréen. Gen., {{rom|xxvi}}, 23 ; I Par., {{rom|i}}, 40.
3. '''ÉBAL''', montagne de Palestine, dont le nom est toujours écrit Hébal dans la Vulgate. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Hébal|{{sc|Hébal}}]].
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'''ËBED''' (hébreu : ''Ébéd'', « serviteur, » sous-entendu : de Dieu), nom de deux Israélites. La Vulgate écrit leur nom Obed et Abed. Voir ces mots. — Le mot ’ébéd entre aussi comme élément composant dans ''’Ebéd-mélek'', eunuque du roi Sédécias. Il est appelé Abdémélech dans la Vulgate. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Abdémélech|{{sc|Abdémélech}}]], t. {{rom|i}}, col. 20.
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'''ÉBEN'''. Le mot hébreu ’Êbén, « pierre, » sert à désigner plusieurs noms de lieux où l’on avait élevé un monument pour perpétuer la mémoire de certains événements : ’Ébén-Bôhan (Vulgate : ''Aben-Bohen'') ; hâ’-Ébénhâ-’Ézél (Vulgate : ''lapis cui nomen est Ezel'') ; ’Ebénhâ-Ézér (Vulgate : ''Lapis adjutorii'') ; ’Ébén-haz-Zôhélét (Vulgate : ''Lapis Zoheleth''). Voir [[Dictionnaire de la Bible/Aben-Bohen|{{sc|Aben-Bohen}}]], t. 1, col. 34 ; [[Dictionnaire de la Bible/Ében-Ézer|{{sc|Ében-Ézer}}]], col. 1526 ; [[Dictionnaire de la Bible/Ezel|{{sc|Ezel}}]] ; [[Dictionnaire de la Bible/Zohéleth|{{sc|Zohéleth}}]].
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'''ÉBÈNE'''. Hébreu : ''hôbnîm'' (''keṭib'') ; ''hobnim'' (keri) ; Septante : {{lang|grc|τoῖς εἰσαγoμνoῖς}} ; Vulgate : ''hebeninos''.
I. {{sc|Description.}} — Ce nom désigne plusieurs sortes de bois usités dans les arts et remarquables autant par leurs teintes foncées que par leur extrême dureté. Cette dernière qualité permet de leur donner un poli parfait, qui ne laisse apercevoir aucune trace des fibres et rivalise avec celui d’un miroir (fig. 507). Les arbres qui produisent l’ébène habitent les régions tropicales du monde entier ; cependant les plus estimés, et les seuls anciennement connus des Orientaux, viennent de l’Inde ou des îles africaines de l’océan Indien. Presque tous appartiennent au genre Diospyros, de la famille des Ebénacées, gamopétales
dioïques, à fruit charnu et pluriloculaire. La chair conserve ordinairement jusqu’à la maturité la plus avancée une saveur âpre, qui la rend médiocre comme
comestible ; aussi l’intérêt réside-t-il spécialement dans le bois parfait, qui, une fois dépouillé des couches de l’aubier, épaisses et blanchâtres, se montre d’une densité et d’une finesse incomparables, avec des nuances atteignant le plus beau noir. L’espèce principale est le ''Diospyros Ebenum'', arbre de dix à quinze mètres, qui croît à Ceylan, en Malaisie et aux îles Mascareignes.
{{d|[[Auteur:Félix Hy|F. Hy]].|3|sc}}
II. {{sc|Exégèse.}} — Dans son oracle contre Tyr, Ézéchiel, xxvii, 15, mentionne les habitants de Dedan (voir [[Dictionnaire de la Bible/Dadan|{{sc|Dadan 1}}]], col. 1202) comme venant apporter sur les marchés de cette ville des dents d’ivoire et des hobnim. Ce nom d’origine étrangère désigne l’ébène ; il s’est conservé dans l’{{lang|grc|ἔϐενoς}} grec et l’''ebenus'', ''hebenum'' latin. En égyptien, on l’appelait aussi {{??|hiéroglyphes}}, ''habni''. Saint Jérôme, dans sa traduction de la Vulgate, Ezech., {{rom|xxvii}}, 15, a bien vu qu’il s’agissait d’ébène, mais il a rapporté faussement ''hebeninos'' à ''dentes'', qui précède. Symmaque a rendu exactement, {{lang|grc|ἔϐενoυς}}, en conservant la forme plurielle du texte hébreu, qui paraît désigner des morceaux de bois d’ébène. L’arabe, le persan, ''abnus'', nom emprunté à l’Inde. Si les Septante ont traduit par {{lang|grc|τoῖς εἰσαγoμνoῖς}}, c’est qu’ils ont lu probablement : {{lang|he|ם-באיס}} « à ceux qui sont introduits » ou {{lang|he|לפיכ}} « à ceux qui entrent ». L’ivoire et l’ébène sont souvent réunis, comme ici, dans les descriptions que font les anciens du commerce de l’Inde ou de l’Éthiopie. Bochart, ''Hierozoicon'', part. 2, lib. {{rom|i}}, c. 20, ''Opera'', 1692, t. {{rom|iii}}, p. 141. Ce bois a toujours été fort estimé. Théophraste, ''Hist. plant''., {{rom|iv}}, 5 ; Pline, {{abr|''H. N''.|Histoire naturelle}} ? {{rom|xii}}, 8. Dès le temps des pyramides, on l’employait en Egypte pour faire des statuettes, des coffres, des palettes de scribes, des objets de toilette, etc., comme on peut le voir dans les divers musées d’antiquités égyptiennes. Sous l’ancien empire, l’ébénier paraît avoir été cultiver autour de Memphis. Mais dés la {{XVIIIe}} dynastie on était
{{Img float-p
|file={{??|image}}
|align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px
|cap=507. — Hameau, fleurs et fruit de l’ébénier.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
obligé d’aller chercher l’ébène au loin, par exemple au pays des Somalis. *Du temps de Virgile, ''{{abr|Georg.|Georgica (Géorgiques)}}'', {{rom|ii}}, 115,
les Romains le tiraient de l’Inde :
<poem>Sola India nigrum
Fert ebenum.</poem>
Cependant Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, {{rom|xii}}, 8, parle aussi de l’ébène d’Éthiopie, tout en constatant que l’ébénier y était rare depuis Syène, limite de l’empire, jusqu’à Méroé ». Lucain, ''Phars.'', {{rom|x}}, 304, et Diodore de Sicile, {{rom|i}}, 19, le disent abondant dans l’Île de Méroé. {{d|[[Auteur:Eugène Lévesque|E. Levesque]].|3|sc}}
<section end="ÉBÈNE"/>
<section begin="ÉBEN-ÉZER"/><nowiki/>
'''ÉBEN-ÉZER''' (hébreu : ''hâ-’Ébén hâ-’Ézér'', avec l’article devant les deux mots, « la Pierre du Secours, » I Reg., {{rom|iv}}, 1 : ''’Ébén hâ-’Ézér'', I Reg., {{rom|v}}, 1 ; à la pause, ’Ébén hâ-’Azër, I Reg., vil, 12 ; Septante : {{lang|grc|Ἀϐενέζερ}}, ''Codex Alexandrinus'' : {{lang|grc|Ἀϐεννέζερ}}, I Reg., {{rom-maj|IV}}, 1 ; ''Codex Vaticanus'', {{lang|grc|Ἀϐεννήρ}} ; ''Cod. Alex''., {{lang|grc|Ἀϐεννέζερ}}, I Reg., v, 1 ; Vulgate : ''Lapis Adjutorii'', dans les trois passages), nom de l’endroit où Samuel éleva une pierre commémorative, pour rappeler la victoire que Dieu lui fit remporter sur les Philistins. I Reg., {{rom|vii}}, 12. Vingt ans auparavant, les Israélites y avaient campé, au moment de soutenir contre les mêmes ennemis un combat dans lequel ils furent vaincus. I Reg., {{rom|iv}}, 1. L’arche d’alliance, qui y avait été apportée de Silo, fut prise par les vainqueurs et transportée à Azôt. I Reg., {{rom|v}}, 1. Dans ces deux derniers passages, le nom est mis par anticipation ; c’est ainsi que plusieurs localités sont mentionnées dans la<section end="ÉBEN-ÉZER"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|431|CABALE DES DEVOTS|432}}</noinclude><section begin="B"/>tam se trouve au complet dans le Corpus Juris, Extrav. comm. 1. {{rom-maj|I}}, titre 8 ; De major, et obed., c. {{rom-maj|I}}, Lipsiae, 1881 ; t. II ; col. I2115. Aussi dans Dupuy, Preuves, pr. 54— Les parties essentielles dans Denzinger ^<’, 468-469. Pour le commentaire, voir Alf. Baudrillart, Des idées qu’on se faisait au XIV'' siècle siir le droit d’intervention du souverain Pontife dans les affaires politiques (Revue d’histoire et de littérature religieuses, 1898) ; F. Berclitold, Die Bulle Unani Sanctam (1887) ; F. Ehrmann, Die Bulle Unam Sanctam (1896) ; H. Hemmer, article Boniface VIII du Dictionnaire de Théologie catholique : Gard. Hergenrôlher, Katholische Kirche und christlicher Staat, Fribourg, 18’j6 ; Jungmann, Dissertationes, t. {{rom-maj|VI}}, p. 48 sq.
{{d|J. De la Servière.|3|sc}}
<section end="B"/>
<section begin="BRUNO (GIORDANO)"/><nowiki/>
'''BRUNO (GIORDANO)'''. — Né en 1548 à Nola, prcs de Naples, entra, à Tàge de quinze ans, au noviciat des Frères Prêcheurs. Accusé d’hérésie devant l’inquisition romaine, il jeta, dit-on, son accusateur dans le Tibre, quitta l’habit de l’ordre et s’enfuit (lô^ô).
Après avoir erré en Italie, en France, en Angleterre, en Allemagne, successivement excommunié par les calvinistes de Genève, par les luthériens de Ilelmstadt, chassé de Londres, de Paris, de Strasbourg, il revint à Venise, où ses doctrines religieuses le compromirent de nouveau. L’Inquisition romaine le réclama, et, après quelcpies années de détention, il fut condamné à la dégradation et brîilé vif, à titre d’hérétique obstiné (17 février 1600).
Bruno excita peu de sympathies parmi ses contemporains, et, dans le courant du {{rom|xvii}}{{e}} et du {{rom|xviii}}{{e}} siècles, l’opinion des érudits qui s’occupèrent de sa personne ou de ses ouvrages lui fut franchement défavorable.
De nos jours, au contraire, on exalte ses connaissances en mathématiques et en astronomie ; en philosophie, il a, dit-on, ouvert des voies nouvelles.
Quant à sa mort, elle fut celle d’un martyr s’immolant au triomphe de la liberté de penser.
Il n’est pas besoin d’une grande perspicacité pour deviner les motifs de cet enthousiasme subit chez les ennemis de l’Eglise. Seulement leur choix a été malheureux. Les éloges sans mesure décernés au moine apostat ont provoqué l’examen critique de ses doctrines, et Bruno n’a rien à y gagner.
Quelle science a-t-il fondée, renouvelée, agrandie ? En philosophie, il adopte l’hypothèse panthéiste ; mais elle était connue et même réfutée longtemps avant lui. Il n’a même pas le mérite d’avoir exposé ses erreurs avec méthode et clarté. Spaventa (Saggi di critica filosofîca, 1867, t. {{rom-maj|I}}, p. 142) le traite, il est vrai, de grand philosophe ; mais il a la bonne foi d’avouer que ses œuvres exhalent un insupportable ennui ; Brucker (iï/s/or/a critica philosophiae, 1744,
t. {{rom-maj|V}}, p. 12) déclare qu’elles sont écrites d’une manière si obscure, que l’auteur lui-même n’en comprenait probablement pas le sens. Bayle le regarde comme « un homme de beaucoup d’esprit, qui employa mal ses lumières » (Dictionnaire historique, art. Brunus).
Un autre historien de la philosophie reconnaît que, n’eût été sa mort violente, on ne se souviendrait plus de lui. « Les flammes qui consumèrent son corps embaumèrent son nom » (Lewes, History ofphilosophy, 1880, t. {{rom-maj|II}}, p. 101).
En astronomie, il a exprimé quelques idées neuves et justes ; mais il n’a point approfondi cette science dont il savait, selon Barbieri (Notizie dei matematici e filosofi napolitani, p. 119), ce qiii est nécessaire pour enseigner la sphère ; Bailly (Histoire de l’astronomie moderne, t. {{rom-maj|V}}, p. 53 1) le regarde comme un novateur téiuéraire, égaré par son imagination.
Voilà, certes, des juges peu suspects, protestants ou sceptiques, qui s’accordent à refuser à Bruno la haute valeur intellectuelle qu’on lui attribue gratuitement de nos jours. On lui a su gré surtout d’avoir épousé avec fougue les idées de Copernic sur le mouvement de la terre, idées que Galilée allait reprendre avec l’éclat que l’on sait.
Il est vrai qu’il a été exécuté au Champ de Flore.
Cette exécution avait été révoquée en doute ; mais la publication, en 1869, d’un passage d’Avvisi di Borna (manuscrits de la bibliothèque vaticane, fonds Urbino, n » 1068), et, en 1875, d’un autre passage, tiré aussi d’un recueil d’Avvisi, a dissipé toutes les incertitudes.
Giordano Bruno a donc été exécuté ; mais, avant de l’honorer comme un mai’tyr, il convient d’examiner la cause pour laquelle il est mort. C’est la cause de l’athéisme, auquel le panthéisme conduit logiquement en supprimant la personnalité divine ; c’est la négation du libre arbitre et de l’immortalité de l’àme ; c’est la rupture des vœux par lesquels il s’était librement consacré à Dieu. Il appartenait à la classe de ces malfaiteurs intellectuels, pour qui notre époque est si indulgente, mais que nos pères avaient le bon sens de châtier plus sévèrement que les criminels vulgaires.
Cf. Berti, Vita di Giordano Bruno, Turin, 1868 (précieux à cause des documents inédits, mais beaucoup trop favorable" aux idées de Bruno) ; Balan, Giordano Bruno, Bologne, 1886 ; Previti, Giordano Bruno{{e}} i suai tempi, Prato, 1887 (ouvrage estimable ; l’auteur a réimprimé les documents publiés par Berti) ; H. de l’Epinois, Jordano Bruno, d’après les nouveaux documents et les récentes publications, dans la Revue des questions historiques, t. XLIl, 1887, p. 180-191 ; John Gérard, dans le Month, juin 1908, p. 578-582 ; P. Duhem, Essai sur la théorie physique, de Platon à Galilée, p. 119, Paris, 1908.
{{d|[P. Guilleux.]|3|sc}}
<section end="BRUNO (GIORDANO)"/>
<section begin="C"/>{{c|'''C'''|fs=200%}}
'''CABALE DES DÉVOTS'''. — L’objection contre le catholicisme, au sujet de la cabale des dévots, peut se formuler ainsi : L’Eglise de France, quand elle était en faveur, au xvii<= siècle, a pratiqué, envers les protestants et autres hétérodoxes, toutes les manœuvres de persécution, d’intolérance et même de délation occulte, qu’elle réprouve à présent dans la Franc-Maçonnerie (Félix Babbe, dans la Revue historique, tome {{rom-maj|LXXI}}, pp. 243-302, 1899 ; N. WEiss, dansle Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français, toTue {{rom-maj|XLIX}}, pp.gi à 107, 1900 ; Baoul Allier, La cabale des dévots, 1627-1666, Paris, 1902, in-8°.
Cf. Alfred Rebelliau, dans la Revue des Deux Mondes, tome {{rom-maj|XVII}}, p. 135, 1908 ; Arvède Barixe, ibidem, tome {{rom-maj|XVIII}}, p. 621, 1908 ; Jules Croulbois, dans la Revue d’histoire et de littérature religieuses, tome IX.
1904; Jean Mariéjol, Henri IV et Louis A^I II [Histoire de France de M. Lavisse, tome {{rom-maj|VI}}, 2{{e}} partie], Paris, 1905, in-80, p. 874.
Pour juger équitablement ce problème, il faut répondre à trois questions : 1°) Qu’est-ce que la « cabale des dévots » ? 2°) Qu’a-t-elle fait contre les protestants ? 3°) A quelles œuvres s’est-elle consacrée ?<section end="C"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />1143 DOGME 1144</noinclude>
VII. Valeur de vie. — i" Le dogme est une vérité
révélée en vue de l action. — Ayant dit ce que les
dogmes sont en eux-mêmes, à savoir nolilîcation de
vérité, il est inutile d’expliquer longuement qu’ils ne
sont pas révélés pour eux-mêmes, à titre de renseignement,
pour satisfaire notre curiosité et notre
amour de la spéculation.
Les vérités d’ordre naturel doivent guider notre
vie morale, les faits évangéliques nous proposer le
type concret de la vie chrétienne et nous entraîner
par un exemple divin, les mystères nous indiquer
le fondement de l’ordre surnaturel, nous initier obscurément
à la vie de Dieu, et nous faire désirer les
réalités entrevues. C’est une lumière fumeuse, destinée
à guider la niai’che en attendant le jour, //Pe/r.,
On en verra une preuve dans le nombre relativement
restreint et dans le choix des vérités révélées,
dans le caractère tout concret de leur formule évangélique,
dans les exhortations de J.-C, des Apôtres
et des Pères, à agir de suite, sans jjcrdre de temps à
sonder les profondeurs de Dieu.
« Il est de la perfection même de ces dogmes, dit
très bien A. Nicolas, que la plus grande somme de
leur évidence soit tournée vers la pratique, qui est
leur unique but (ces derniers mots pris en rigueur
dépasseraient la pensée de l’écrivain), que vers la
spéculation. — Considérer les dogmes trop abstractivement
serait un grand vice de méthode, car ce
serait commencer par supposer, dans le Christianisme,
un vice qui fort heureusement ne s’y trouve
pas ; et en ce sens l’obscurité qu’il oppose à nos
téméraires investigations, pour les ramener à une
évidence jjratique, ne prouve pas moins sa divinité
que cette évidence même. » Etudes sur le Christianisme,
16'' édit., in-12, 1863, t. {{rom-maj|II}}, 1. 11, p. 367-378,
2° Le dogme est compris surtout dans et par l action.
— C’est à prévoir, s’il est révélé surtout pour
l’action.
N’allons pas dire, avec le pragmatisme de M. Bergson,
que les « intuitions » de l’agir nous donnent
seules la vérité sur Dieu. — Dieu n’est objet d’expérience
directe que dans le panthéisme — ni avec le
pseudo-mysticisme, protestant ou moderniste, que
les émotions religieuses nous renseignent sur Dieu
mieux que toutes les dogmatiques. Les résultats se
cliargent de juger la théorie ; cf. Expkhience religieuse.
Il sulïit de rappeler les trois degrés de connaissance,
signalés plus haut, cf. {{rom-maj|VI}}, col. 1132, et de
voir comment ils se complètent.
Après la connaissance catéchélique, infime, presque
verbale, et la connaissance dialectique, abstraite
et sèche, il y a place pour une connaissance plus personnelle
et, à quelques égards, expérimentale. On
sait mieux, d’une connaissance plus pleinement
humaine et donc plus persuasive, non confinée dans
la seule mémoire ou dans la seule pointe de l’esprit,
ce qu’est la bonté de Dieu, l’excellence du Christ,
quand on vit en vrai chrétien. Si une expérience au
moins rudimentaire des choses delà foi est indispensable
avant la foi, col. 1 1 36 sq., pour la faire désirer et
recevoir, c’est l’expérience pleine de la vie de foi, qui
en rend la pratique facile et douce : elle ne dispense
ni des formules, ni des preu^ es, nuiis elle les éclaire.
La thèse est classique. Cf. S. Anselme, De fide Trinitatis,
c. 11, ''P. L.'', t. {{rom-maj|CLVIII}}, col. 264 et les commentaires
des Pères sur la traduction d’/s., {{rom|vii}}, g,
JS’isi credideritis, non inlelligetis.
Comme ce progrès dans l’intelligence des dogmes
est un des facteurs importants de leur développement,
nous nous contenions ici de noter le fait, remettant à
plus tard, {{rom-maj|XV}}, 3°, col. 1166 sq., d’en étudier la l>sychologie.
VIII. Rapports du dogme avec la théologie. —
Sa valeiu- de vérité établie par ce qui précède, il
convient de dégager le dogme de tout ce qui n’est
pas lui.
La notion de dogme requiert : « ) une vérité, /3) l’autorité
divine pour la garantir, /) et, au sens strict du
mot, sa promulgation par l’Eglise, soit par voie de
définition solennelle, soit par voie d’enseignement
ordinaire et universel. Dexzixger, {{rom|ii}}, 1792 (1641).
Les propositions qui réunissent ces caractères
sont dite ? de foi catholique. A défaut de proclamation
officielle, elles sont dites plutôt de foi divine.
i* » Dogme et théologie. — Sont distincts des dogmes,
dont l’ensemble constitue la dogmatique, objet de la
foi, les conclusions que l’on peut déduire de leur
étude et les systèmes plus ou moins heureux que
l’on peut édifier pour les justifier : c’est la théologie
ou science de la foi.
Ainsi dogmatique et théologie difi’èrent :
Par leur objet : paroles de Dieu dans celle-ci ; déductions
humaines, dans celle-là ;
Par leur méthode : l’une s’appuie sur l’autorité
divine ; l’autre sur le raisonnement des docteurs ;
Par leur certitude : souveraine pour le dogme,
garanti par la Vérité même ; limitée à la force des
preuves dans l’autre cas ;
Par leur valeur religieuse : les dogmes portant sur
les vérités capitales et venant de Dieu ;
Par l’approbation que l’Eglise leur donne : elle
impose le dogme au nom de Dieu ; elle sanctionne
certaines conclusions théologiques ; elle favorise certains
systèmes ; elle tolère certaines opinions. Cf.
Pesch, Institutiones propæd. ad Sacrum Theologiam,
3° édit., in-8°, Fribourg-en-Br., igoS, p. 6.
A coup sur, ce serait folie de s’appuyer sur cette
différence, pour déprécier à l’excès la théologie. Une
déduction sûre nous vaut une vérité indiscutable, à
ce titre précieuse à tout esprit qui pense, encore plus
chère à toute àme religieuse. Une conclusion sérieusement
probable est encore une chance de vérité,
dont un esprit sensé ne saurait faire fi. Et puis, qui
est incapable de se démontrer à lui-même et de démontrer
aux autres la rationabilité de sa foi, est en
grand danger de la perdre. I Petr., {{rom|iii}}, 15. Il importe
toutefois de ne pas confondre les choses : par respect
de la parole divine, pour ne pas mêler à son témoignage
authentique des a ues humaines contestables ;
par prudence, pour ne pas exposer notre foi à
l’épreuve de voir établir la fausseté de ce que nous
regardions à tort comme un dogme ; par bon sens,
puisqu’il y a des degrés dans la démonstration de la
vérité. A’oir S. AiGUSTix, ''Epist''. {{rom|cxx}}, ad Consentium,
''P. L.''. t. XXXIIl, col. 452 sq., en entier.
2" Dogmes et conclusions théologiques. — D’aucuns
reprocheront à l’exposé précédent d’exclure de la foi
toute vérité obtenue par déduction. Quelques-uns,
élargissant la notion de révélation, iront jusqu’à
prétendre qu’il faut tenir pour révélé tout l’implicite,
tous les présupposés, toutes les conséquences de la
révélation explicite. Et voici la raison qu’on en
pourrait donner : « Quand un homme parle, il a
l’intention de faire connaître non seulement ce qu’il
affirme, mais encore tout ce qu’il sous-entend et en
particulier toutes les pensées qu’il faut lui attribuer,
pour concilier ses affirmations. » Vacant, Etudes théol.
sur le Conc. du Va tic, l. {{rom-maj|II}}, p. 293.
Est-il besoin de dire que cette règle de critique est
inadmissible ?
A tout le moins, ne peut-on nier qu’il n’y ait une
différence notable entre ce qui est dit explicitement
et ce qui est plus ou moins implicite dans cette assertion.
Il y a garantie directe dans le premier cas.
plus ou moins indirecte dans le second. Si le témoi-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />1149 DOGME 1150</noinclude>en lui qu’au degré transcendant — v. g-. Dievicst personnel, il est grand.
A. Relativité des formules. — Si nous envisageons
leur aptitude à traduire le réel, non plus la manière
très accessoire dont elles lexprinient, nous trouverons qu’aucune formule ne peut avoir jamais qu’une
Aaleur relative et approchée.
Les formules littérales, dans le dogme comme dans
Tusage vulgaire, n’expriment que l’aspect phénoménal des choses, et un seul aspect à la fois. Dire :
« Pierre se lève », c’est exprimer clairement le fait
sensible, et confusément — car les deux choses sont
liées dans la réalité et dans notre pensée — le jeu de
la volonté et des muscles qui l’a produit. Dire : « Jésus est ressuscité », c’est indiquer expressément, jjar
ce détail partiel qu’il s’est relevé du tombeau, sa
réapparition comme vivant, et confusément le jeu des
forces mystérieuses qui ont opéré ce prodige.
Les formules métaphoriques ont une relativité évidente. S. Augustin, ''Epist''. {{rom|cxx}}, n. ib, P. /.., t. {{rom-maj|XXXIII}},
col. 459 ; S. Athanase, Orat. contra Arianos {{rom-maj|I}},
n. 61, ''P. G''., t. {{rom-maj|XXVI}}, col. 140. On a dit pour les
déprécier : c’est de « l’imagerie pieuse ». Elle n’est
répréhensible que si quelque naïf prend le symbole
pour la réalité.
Les formules analogiques se rapprochent des précédentes, en ce qu’elles ne nous fournissent pas un
concept propre de la réalité elle-même ; elles s’en distinguent, en ce qu’elles nous en disent vraiment quelque chose. Les premières s’appuient, si naturelle et
obvie que soit l’image, sur une convention : pour
signifier la gloire du Sauveur, on eût pu dire qu’il
portait la couronne, tout comme on dit qu’il est assis
à la droite du Père. Les secondes s’appuient sur une
proportion incommensurable, il est Arai, mais réelle,
entre les perfections humaines et les perfections de
Dieu : celles-ci sont vraiment tout ce que sont les
nôtres, mais en infiniment mieux, Cf. Agnosticisme.
On le voit : la relativité des formules n’exclut nullement leur vérité. Elles ont une valeur relative, en tant
que relatif s’oppose à absolu et à intégral ; elles ont
une valeur absolue, en tant qu’absolu s’oppose à
hypothétique et à temporaire.
Des images et des expressions même imparfaites
peuvent donc nous apporter des lumières très utiles :
on dit vraiment quelque chose, même quand on ne
dit le tout de rien. C’est pour ce motif, parce que
presque tout changement de formule emporte une
modification d’idée, que l’Eglise se montre gardienne
si jalouse des expressions dogmatiques consacrées
par le Christ et par la Tradition. / ''Tim''., {{rom|vi}}, 20.
Cependant, par le fait que toutes ont nécessairement leur imperfection, les formules dogmatiques ont
encore une autre relativité par rapport aux temps et
aux lieux. Ici encore la vérité est un milieu entre
deux extrêmes.
Entendre cette relativité comme radicale et intégrale, si bien que la formule n’ait d’autre valeur que
son opportunité pour l’époque qui l’emploie, c’est une
thèse manifestement hérétique. Voir {{rom-maj|XIII}}, Immutal)ilité du dogme, col. 1 158. Le sens que l’Eglise a défini
reste acquis et invariable jusqu’à la fin des temps.
B. ''Mobilité des formules''. — Cette erreur exclue,
on pourrait peut-etre, pour plus de clarté, distinguer
la mobilité des formules — ce serait leur propriété
de se remplacer suivant les temps — et leur élasticité — ce serait leur aptitude à couvrir, suivant les
époques, des sens ou plus ou moins étendus.
La mobilité des expressions dogmatiques a son fondement : a) dans ce fait que les mots sont des signes
arbitraires des choses : leur adoption par conséquent
reste discutable, tant que l’usage ne leiu- a pas rivé
un sens défini et exclusif. Pour ce motif, la même
locution peut être reçue un moment, rejetée ensuite,
et vice versa, selon qu’on la juge, en des acceptions
diverses, plus ou moins apte à rendre le sens que
l’on veut traduire. C’est ainsi que le mot ô//î15J7tc ; fut
condamné au synode d’Antioche, chez Paul de Samosate, cf. S. HiLAiRE. De Synodis, n. 81, ''P. L''., t, {{rom-maj|X}},
col. 534, parce qu’il s’en servait pour appuyer ses
erreurs, et reçu à Xicée, parce que les Ariens le rejetaient au sens orthodoxe. La même foi avait donc
inspiré deux décisions en appai-ence opjiosées, probando et improbando ununi utrumque statuerunt, ''ibid''.,
n. 86, col. 539 ; les circonstances seules étaient différentes, S. Athanase, De synodis, n. 45, ''P. G''., t. {{rom-maj|XXVI}},
col. 773. Cf. Petau, Theol. dogm., in-fol., Venise,
1721, De Trinitate, 1. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|v}}, p. 203 sq. ; Bethune
Baker, T/te meaning of liomousios in the Constantinapolitan Creed, dans Texts a. Studies, Cambridge,
1901, t. {{rom-maj|VII}}, fasc. {{rom-maj|I}}, p. 26 sq. De même les mots oJ^ta,
ûrîVra7(5, Tpdzotrw, ont failli diviser le monde, S. Grégoire de Naz., Orat. {{rom|xxi}}, n. 35, ''P. G''., t. {{rom-maj|XXXV}}, col.
II25, beaucoup de docteurs, d’accord sur le fond,
s’achai-nant à condamner l’un ou l’autre terme, qu’ils
jugeaient employé dans un sens hétérodoxe. S. Jérôme
pressait en conséquence S. Damase de fixer leur sens
respectif, ''Epist''. {{rom|xv}}, ''P. L''., t. {{rom-maj|XXII}}, col. 356 sq. Voir,
sur cette controverse, de Régxon, Etudes positives
sur le dogme de la Trinité, t. {{rom-maj|I}}, p. 129 sq.
/3) Une autre raison de cette mobilité est la possibilité de concevoir une même chose de diverses
manières. Puisque tous nos concepts sont fragmentaires, il est loisible d’exprimer la réalité par un
procédé ou par un autre, pourvu qu’on arrive à chiffrer exactement le tout. C’est le cas des discussions
sur la procession du Saint-Esprit. Les Grecs préféraient concevoir cet acte divin comme aboutissant
du Père au Saint-Esprit par le Fils, les Latins comme
arrivant au Saint-Esprit par le Père et le Fils. Chaque manière de Aoir est juste, si dans chacune le
Père et le Fils réunis ne constituent qu’un seul principe adéquat du Saint-Esprit. Chacune a ses avantages et ses inconvénients. L’Eglise, à Florence, a
reçu l’une et l’autre ; L.bbe, Sacrosancta Concilia, infol., Venise, 1732, t. {{rom-maj|XVIII}}, p. 496, 505, 521 <.
y) Une dernière cause est l’infinité de l’Etre divin.
Il en résulte que les deux formules contraires s’appliquent à lui légitimement. Dieu est connaissable
(de quelque manière) et inconnaissable (de manière
propre et adéquate), Dieu est partout (d’une présence
qui déborde les lieux) et nulle part (d’une présence
qui l’astreigne aux dimensions des lieux), sont des
formules exactes. Ici encore, une expression ne chasse
pas l’autre ; toutes deux sont à bien comprendre et à
compléter l’une par l’autre.
C. ''Elasticité des formules''. — L’élasticité des formules, qu’il nous reste à signaler, a son explication
dans nos habitudes de pensée et de langage : nous
affirmons d’abord en gros ; nous n’en venons, que si
l’on insiste, aux précisions nécessaires. Cette pratique a l’avantage de donner plus de relief aux vérités
que l’on veut accentuer, et l’inconvénient d’induire
en erreur, si l’on prend cette première assertion au
pied de la lettre. Les précisions nécessaires, les
nuances exactes sont-elles ignorées de celui qui parle
ainsi ? On ne peut le conclure d’une manière géné
1. X la suite du P. Diî Rkgnon, le R. P. Uhb.vx. S. J.,
a signalé limporlance d.> telles remarques pour la eoncilialion des divergences d..gmali<|ues, De u.s qiiæ tlieologi cathoJici præstare possint <ic deheanl erga EccUsiam
Russicam, {{in-8°}}, Prague, 1907, p. 6 sq.<noinclude>
<references/></noinclude>
ri4b1k2wjiq6en3kep7hnwcx3djouit
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />339 GRACE 340</noinclude>et la rédemption ({{rom|v}}, g ; {{rom|ix}}, 12). Ce même sacrifice a
scellé la nouvelle alliance ({{rom|ix}}, l’j, 18), et nous donne
entrée au ciel ({{rom|x}}, 19, 20). Nous devons donc avoir
confiance en Jésus, garder la foi ({{rom|x}}, 38-39^, tenir
ferme l’espérance ({{rom|vi}}, 18-19), éviter le péché, vivre
saintement et avec ferveur ({{rom|vi}}, 12 ; {{rom|x}}, 20 ; {{rom|xii}}, {{rom|i}}, 14).
Les épîtres de Jude et de Jacques ne dépassent
guère non plus, pour la doctrine de la grâce, la conception
des synoptiques. L’épitre de Jude décrit le
jugement divin punissant les crimes de toutes sortes
et met en lumière la récompense de la vie éternelle
promise à ceux qui auront persévéré dans la foi, la
prière et l’amour. L’épître de Jacques établit les points
suivants : Dieu nous a engendrés par la parole de vérité,
afin que nous soyons comme les prémices de ses
créatures (1, 18). La pratique de la parole sauve les
âmes, la foi sans les œuvres est stérile (11, 1’1-26). La
prière confiante est exaucée(i..j ss.). La patience dans
l’épreuve donne droit à la couronne de vie, le péché
produit la mort ({{rom|i}}, 12 ss.). L’Esprit de Dieu qui habite
dans l’âme des fidèles suggère non la jalousie,
mais l’humilité ({{rom|iv}}, 5). L’onction sainte avec la prière
est un véhicule de la grâce et de la rémission des péchés
({{rom|v}}, 14-iô).
Les épîtres de Pierre sont plus riches en doctrine ;
sans nous initier plus à fond au mystère de la grâce,
elles nous rappellent les splendides envolées de
S.Paul et de S.Jean. L’économie du Nouveau Testament
a été prédite par les prophètes (I Pet., {{rom|i}}, 10). Cette
économie est résumée en quelques mots : les fidèles
sont élus par la prescience de Dieu ; l’élection s’opère
par la sanctification de l’Esprit ; elle a pour but de
nous maintenir dans l’obéissance et la propitiation
obtenue par le sang de Jésus-Christ ({{rom|i}}, 2). Cette sanctification
et cette régénération sont rattachées à la
résurrection de Jésus-Christ par le moyen de la foi ;
elles ont en vue une espérance vivante, un héritage
immortel, incorruptible({{rom|i}}, 3-5, 9). Le baptême nous P""
riQe de nos fautes par le sang de Jésus-Christ dont il
est une aspersion (11, 2/1 ; {{rom|iii}}, 21)- Nous rencontrons
même, semble-t-il, dans la première épître de Pierre
)ine phrase tout à fait joliannique. « Vous avez été
régénérés non d’une semence corruptible, mais par
une semence incorruptible par le Verbe vivant
de Dieu et permanent » ({{rom|i}}, 28). Serait-il exagéré de
voir dans ce Verbe de Dieu vivant et permanent,
principe et semence de notre seconde naissance, plus
que la parole évangelique, le Logos de S. Jean, et le
Christ glorieux de S. Paul ? Notre auteur rattache
manifestement la régénération à la résurrection du
Christ ; or, nous savons par S. Paul que si le Christ
souffrant est la cause méritoire de notre salut, le
Christ vivant et glorieux en est la cause efficiente.
Couinic conséquence de la régénération et comme
condition du salut, S. Pierre, avec tous les écrivains
bibliques, demande la pratique des vertus : la charité,
la patience, la soumission aux autorités.
La seconde épître de Pierre retrace de même l’économie
du salut : le salut par Jésus-Christ ({{rom|i}}, i), la
vocation par Dieu ({{rom|i}}, i-3, 10), la nécessité de la foi
et des bonnes (vuvres ({{rom|i}}, 10), le terme d>i « alut, le
royaume ({{rom|i}}, 1 1). Mais peut-être contient-elle plus, et
faut-il y lire aussi l’attestation de la participation des
chrétiens, dès cette vie. à la nature divine. Cette affirmation
n’aurait rien de surprenant après ce que
nous a dit S. Paul touchant la communication aux
fidèles de ri’ : sprit de Dieu.ella Pri’iiii J’eiri, touchant
la sanctification par l’Esprit (1, 2). Toutefois le texte
allégué (II /’(/., 1, 4) est obscur et le sens n’en est
pas définitivement fixé. Nous traduisons comnu- suit
la protase (3-^ de cette célèbre période (8-7) si
défectueusement rendue par la Vulgate : « Puisque
sa divine puissance nous a donné, par la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre
gloire et vertu, toutes les choses qui se rapportent à
la vie et à la piété, choses qui sont pour nous des
gages des dons précieux et magnifiques, afin que par
elles, en fuyant la corruption de la convoitise mondaine,
vous deveniez participants de la nature divine ;
à cause décela, etc. >' Dans ce texte, on nous rappelle
les dons déjà reçus et les dons plus précieux et plus
grands dont les premiers sont les gages. Les dons
reçus sont : rv. r.v : jxa ~v. 77^5 ; « wv ; v > ! v-( v^’si^tiyy ; parmi
les magnifiques promesses qui nous sont assurées
par ces dons, il faut compter celle d’être xsivwvsi Oiia. :.
} ; vT£ ! j ;. La participation de la nature divine est un
terme qu’il faut atteindre en fuyant la corruption de
la convoitise mondaine. Mais l’auteur nous jiroposel-il
cette communion de vie divine comme une Un
déjà obtenue en cette vie, ou comme un but à poursuivre
pour l’autre vie ? Le consoilium divinæ nattirnc
serait alors une formule équivalente au « règne
éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ »
proposé au verset 1 1 comme terme et récompense
de notre vie morale. La même idée se rencontre 11,
20, et semble corroborer cette dernière interprétation.
IV. Littérature johannine. — D’après les Synoptiques,
Jésus est venu prècher et fonder le royaume
messianique : il en décrit l’établissement et les progrès,
en fixe les caractères, en établit les lois, en prédit
les destinées. Dans S. Jean, la perspective messianique,
sans être totalement absente (Joan., {{rom|xiv}}, 3),
est certainement reléguée à l’arrière-plan. Soit qu’on
le considère dans sa phase finale et transcendante, soit
qu’on l’envisage dans son étape préparatoire, le
royaume est devenu la t/e. Le salut que Jésus nous
apporte, c’est la vie même de Dieu qu’il vient nous
communiquer et qui doit, si nous la développons en
nous, nous rendre semblables au Père et aptes à le
voir face à face. C’est la traduction que S. Jean
nous donne de la prédication de Jésus ; on est frappé
de sa ressemblance fondamentale avec la doctrine de
Paul. En beaucoup d’endroits, les ternies de vie et
d’Esprit pourraient s’échanger sans différence appréciable
de sens. D’ailleurs, S. Paul ne nous parlet-il
pas lui-même de l’esprit de vie (/t « ni., {{rom|viii}}, 2) ; ne
nous dit-il pas que l’esprit est vie (Hum., vilt, 10) et
que le Christ glorieux est Esprit vivifiant (1 ''Cor.'', {{rom|xv}},
45) ? Il existe ceendant entre la conception paulinienne
et la conception johannique du salut des différences
d’aspect que nous voudrions signaler. Paul,
le pharisien converti qui a vainement cherché la
justification dans la Loi. le profond psychologue,
ipii a longuement médité l’impuissance du Juif et la
déchéance (lu gentil, l’ardent apotre des nations qui
continuellement doit défendre son Evangile contre
les attaques perfides d’adversaires acharnés, est naturellement
amené à concevoir et à décrire la grâce
dti Christ comme étant avant tout une grâce de pardon
et de justification. Il nous développera de préférence
le coté négatif du salut, la rémission des péchés,
le contraste entre la nature restaurée et la
nature déchue, la mission du second Adam réparant
surabondamment la faute du premier. Il parlera delà
nouvelle créature et de l’Esprit mortifiant la chair,
de l’adoption divine nous délivrant de l’esclavage de
la Loi et des Eléments du monde et nous plaçant
devant Dieu dans la situation d’un fils vis-à-vis de
son Père. Jean, l’évangélistc par excellence de l’amour
divin, fera surtout ressortir le côté positif des réalités
surnaturelles. Il mettra mieux en lumière l’existence
de l'élément divin dans l’homme, il décrira la
vie divine communiquée par la naissance surnaturelle,
et eu égard à cette génération divine, il<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|691|INDE (RELIGIONS DE L’)|692}}</noinclude>
M. Edmunds soient ou purement artificielles ou inopérantes.
Qu’un péché ineffaçable soit nommé en
pâli « péché qui dure toute la période cosmique ». et
en s^rec r/i-Ji-nn àuy-orryci^, la quasi-équivalence des mots
n’ajoute rien à l’équivalence des idées, et celle-ci ne
démontre rien. C’est vainement que M. Edmunds détache
en encre rouge les mots témoins’.
2. Parmi les nombreux parallèles. — la liste, déjà
longue, n’en est pas close-, — bien peu, s’il en est,
rentrent dans la catégorie des coïncidences qui
s’expliquent au mieux par emprunt ou communauté
d’origine. Plusieurs, et de ceux mêmes qu’il serait
vraiment trop arbitraire de supposer apparentés,
frappent par leur grande précision 3.
Que le Christ ait dit : if.x1761, ô=.^-i i-itru, u5û (Jean, {{rom|i}},
Sg ; Math., {{rom|iv}}, i g) et que le Bouddha ordonne les premiers
disciples par ces mots : « Viens, moine ! » ;
qu’André dise à Siméon : n Nous avons trouvé le
Messie », et Çàriputra à Maudgalyàyana : n Ami. j’ai
trouvé l’Immortalité » ; que le bon disciple soit comparé
dans Mahàvagga à un rocher inébranlable et.
dans Matthieu (vu, 2^), à une maison bâtie sur le
roc ; que les Brahmanes soient, aux yeux des bouddhistes,
une bande d’aveugles, et les Pharisiens, pour
Matthieu et ''Luc''. des aveugles guides d’aveugles ; que
les bonnes œuvres soient un trésor à l’abri des
voleurs…, cela ne démontre pas la dépendance littéraire
de l’Evangile ; et je ne pense pas que ces
parallèles, fovn-nis par E. Hardy, soient utilisés par
les partisans de l’intluence ou de l’emprunt.
Est-il plus significatif qu’un enfant divin soit
conçu et naisse d’une manière extraordinaire ; que
des anges ou des demi-dieux célèbrent sa naissance ;
que sa destinée soit aussitôt prédite ; qu’il sache
toutes ses lettres lorsqu’on le conduit à l’école et
qu’il mette dans l’alphabet la science de l’époque ;
que les idoles tombent devant lui, — ici prosternées,
là, brisées ; qu’il soit tenté au moment de commencer
sa mission ; qu’il ait des disciples et les envoie deux
à deux ; qu’une femme déclare bénis son père et sa
mère : « Peut-on oublier que la bénédiction des
1. Les « Buddhist Texts in John » seraient {{rom|vii}}, 38 : Qui
crédit in me, sicitt dicii Scriptura, ûumina de ventre ejus
fluent aquQC vivoe (voir col. 098, n. 3) ; {{rom|xii}}, 37 :.Vos
audivimus ex lege quia Christus muiiot in aeternum (et^
T-cv oiiCivv.) — or, le Doiiddlut et toute personne possédant
certains pouvoirs magiques peuvent « demeurer une période
cosmique ou jusqu’à la fin fie la période cosmique ».
— « Il est remarquable, dit.M. Edmunds, que les deux
disciples bien-aimés ont été assurés d’atteindre ici-bas le
ciel ; Jean, {{rom|xxi}}, 2*2 : Si eum volo manere donec veniam,
quid ad te ; et Samyutta : Ananda obtiendra dès cette
vie le nirvana. >> — C’est bien de la parallétomanle, comme
dit, je crois. NL E. Lehniiinn.
2. Voir col. 689. Les plus inlëi essants, peut-être, sont
étudiés par M. Van den Berg van Eysinga : îndische
ûwîneden on onde christcUJhe rerhalen (thèse de théologie
de Leyde, janvier 1901), traduction revue, Indische Einfliisse.
.., Gocltingue, 1909. — Max Muller, Coïncidences,
dans Tiuns. of Ihe R. ACr. of Lit., 1897 (XVllI), réimprimé
dans Last Kssays. — Parmi les travaux d’ensemble, longs
ou brefs, où sont énumérés et appréciés les « parallèles »,
IIabdy, tludd/iismus, 1890 ; WiNDIsc.ii, 1895 el 1907 (voir
ci-dessous) ; R. O. Fraxkf, Deutsche Lit. Zeit., 1901,
p. 27f>0 ; lloPKiNS, C/irist in India (voir col. f1761, 1902 :
La Vallke l’ovssi.N, Revue biblique, juillet 1906 ; Cari
Cle.men, Retigionsgescliichtliche Erkldrum^ des N. T.,
Giessen, 1909 ; GAi<BE, fl<-Kisc//< ? « an</je/i « H, 1910, 73-86 îl9ll,
122-140.
3. Uopkins énumère des parallèles très topiques entre
l’Ancien Testament et le Bouddhisme. Lorinzer a relevé
tant de co’i’iicidences entre la Bhagavadgîtâ et le cliristianismc,
qu’il a supposé que l’auteur de la BhagavadgitA
connaissait là Pntrologie.
parents est en Orient, comme dans l’antiquité, une
marque coutumière d’admiration ? Pourquoi ne pas
indiquer comme source de l’Evangile la rencontre
d’Ulysse et de Xausicaa : Trois fois bénis ton père et
la noble mère, trois fois bénis tes frères el tes sœurs ! »
(Ed. LKHM.4.NN, Der fiuddliismus als indisclie.N’eife,
ah If’ettreligion, igii, p. 85.) Il est très naturel que
le Bouddha recommande à ses disciples de se soigner
les uns les autres quand ils sont malades, <i car, ô
moines, vous n’avez ni père ni mère pour vous soigner.
Que celui qui voudrait me soigner soigne son
confrère malade u. De même. Bouddha louera
l’oflfrande du pauvre, déclarera certains péchés impardonnables,
dira : « Que vous fait qu’un autre soit
coupable ou innocent ? » ; et le reste.
Pour que ces parallèles fussent significatifs d’emprunt
ou de commune origine, il faudrait, outre la
similitude des thèmes, la coïncidence de traits
accessoires. Si la Vierge concevait d’un rayon de
soleil, nous reconnaîtrions xme donnée de folk-lore
embellie dans le Maliàbhàrata et qui traîne un peu
partout ; si Siméon admirait sur les pieds de l’enfant
des roues merveilleuses, il serait probablement un
double d’Asita ; si, après la tentation, un serpent
venait abriter la tête du Christ, nous ne pourrions
pas ne pas penser au Lalita. Mais semblables détails
manquent dans le traitement des thèmes parallèles,
et lorsqu’il y a coïncidence dans le détail (péché
inell’açalile, etc.), c’est que la similitude du thème emporte
la similitude de l’expression ou de la mise en
scène.
Il n’est pas diflicile, mais il serait long, très long
de le montrer.
3. C’est une satisfaction de constater que, parmi les
orientalistes, seuls oji presque seuls, Pisciiel’et
MM. R.O. Frankk et Kuiix’- se soient formellement
déclarés en faveur de l’emprunt. Des savants libres
de tout préjugé ont exprimé un scepticisme plus ou
moins radical.
M. Wi.VDiscH a étudié longuement les légendes
relatives à la naissance et à la o tentation » du
Bouddha. Ce sont les deux points les plus importants.
Sa conclusion est formelle contre la dépendance des
récitsévangéliques [.Màra und liiiddha, Leipzig, iSgû,
p. 214-220 (Die cliristliclie l’ersuchtingsge.’schichte) ;
Buddha’s Gehurt, ''ibid''., igo8, p. 195-228 (Die i-ergleichende
M issenschafi)].
M. HoPKiNs (op. laudato) ne pense pas qu’il faille
charger les ailes de la foi de fardeaux inutiles. C’est
donc en toute liberté d’esprit qu’il examine les cinq
« coïncidences décisives » de Seydcl. Il pense que
l’influence bouddhique n’est pas « impossible ; mais
K, elle n’est pas prouvée u. Aucun de ses lecteurs ne
doutera qu’il n’y croie pas.
MM. Oi.Tiis.’SBE.nc. (Deutsche Itundschaii, igoi, p. 254 ;
Theol. I.iteraturzeitiing, igoô, p. 66 ; 1909, p. 625 ;
Z D M {{rom-maj|C}}, igo5, p. 025 ; Indien und die Ketigionsifissen-
^chaft, 1 go6) et Garbe (voir ci-dessous, col. 699,
1. Piscbel a dit des choses bien étranges au sujet de
l’épisode.sita-Siméon (quoi que signifie iv tw Tr.r./yaTt,
ce n’est l’.as une traduction du sanscrit ; Asita se rend^rtr
te cch/ [par voie aérienne] à Kapilavastu. — Ce qu’il pense du
symbole du poisson est aussi fort sujet à caution [Deutsche
lit. y.eil., 1904, p. 2938 ; Siizungsber. de Berlin, 190.5,
p. 506 ; Leben und Lehre des Iluddha, 1906) ; voir OldesiiERG,
Z D M G. {{rom-maj|LIX}}, p, 625, et Civrbe, qui se rallie ii Piscbel,
.Monisl, 1911, 525.
2. M, Kubn est l’auteur du beau mémoire Barlaani und
Joasaph, 1893 ; Franke, Deutsche Lit. Zeit., 1901, p. 2760.
formule d’ailleurs des réserves. — On peut croire que
MM, Leumann et Caland ne sont pas hostiles îi la thèse
Seydel-^’^nde^bel’g.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />1841 LIBERE (LE PAPE) 1842</noinclude>
l’flcitle pi’ussique, il faut aussi se mettre en garde
contre l’intoxication causée par une nourriture malsaine.
EU bien I la suite des documents pontificaux
que nous avons allégués, le magistère ordinaire et
extraordinaire de l’Eglise, sa pratique constante
prouvent de la façon la plus évidente que la doctrine
que nous avons exposée n’est pas simplement
le produit de certaines circonstances, qui doit disparaître
avec le milieu historique, avec l’état d’esprit
auxquels elle doit son origine ; mais qu’elle est
l’expression claire et précise d’une vérité ayant une
valeur permanente et définitive.
Il n’y a rien de chimérique et d’impossible dans le
priigraniræ né de cette doctrine. Ce qui est bien
plutôt eliimériqueet irréalisable, c’est le programme
de la Révolution ; ce n’est pas celui de l’Eglise.
(( Quand l’Eglise pose ses principes, a dit le cardinal
Pie, encore bien qu’ils impliquent une perfection
qui ne sera jamais atteinte ici-bas, elle en veut
les conséquences, toutes les conséquences : les conséquences
extrêmes seront le ciel. Quand la Révolution
pose ses principes, elle ne veut qu’une partie de
ses conséquences : elle arrête, elle enchaîne les conséquences
trop générales et trop étendues : la conséquence
extrême et totale sera l’enfer. La Révolution
ne peut pas et ne veut pas être logique jusqu’au
bout. L’Eglise peut et veut l’être toujours : rien au
monde n’est donc plus pratique et n’est moins chimérique.
» Aussi bien, ce programme, qui n’a rien
d’impossible en soi, n’est nullement intempestif, inopportun
et dangereux. Le régime chrétien, sur lequel
on se prononce avec une désinvolture par trop
légère, rencontre de moins en moins au sein des générations
nouvelles une opposition irréconciliable.
J’e.ratio intellectum dabil aiidilui, dit l’Ecriture, et
le spectacle des sociétés à bout de vie montre de
plus en plus aux esprits réfléchis que le monde ne
trouvera de remède aux maux qui le dévorent qu’en
Jésus-Christ et dans l’acceptation sociale des principes
révélés. Hors de là, la religion pourra jusqu’à
un certain point vivifier les individus et les familles ;
mais les sociétés et les pouvoirs réfractaires à cette
influence surnaturelle et publique feront la dure
expérience de ce qu’il en coûte aux nations d’abandonner
Jésus-Christ.
Quant au libéralisme économique, il est clair que,
si l’Eglise laisse ouvertes aux disputes des hommes
les questions proprement techniques qui concernent
cette science, elle ne peut se désintéresser des questions
d’ordre moral qui la dominent. L’homme
domestique, l’homme social est grandement engagé ;
et partout où se trouve l’iiomme, partout où
il déploie son activité, l’idée de la fin dernière et îles
moyens qui se rapportent à cette fin appar.nil. Il est
donc impossible qu’en cette matière, l’Eglise n’ait
pas à dire son mot, et c’est ce qu’elle a fait dans ces
derniers temps, soit avec Lkon XllI par les Encycliques
Rernm novarum et Cvayes de commnni soit
avec Pie {{rom-maj|X}}, par le Molu proprio, en date ilu 18 décembre
1903, et par la Lettre à l’Episcopat français
sur le Sillon, en date du 26 août 1910. C’est h ces
documents (l’une aulorité irréfragable que doivent
avoir soin de se référer les catholiques qui, en cette
matière, comme en toutes les autres, ont souci de
Instaurare omnia in Christo.
BiBLionnAPMiE. — En ce qui touche l’histoire du libéralisme,
sont à signaler : 1" Histoire du Catholicisme
libéral en France (1820-1908), par Georges
Weill, in-12, Paris, 1909 ; 2" Somme contre le
catholirisme libéral, par l’abbé Jules Morel,
1 vol. {{in-8°}}, Paris, iS’j’j.
Quant à la doctrine, avant tout : Œuvres du
cardinal Pie, spécialement : Troisième instruction
synodale sur les principales erreurs du temps présent,
tome V ; 2" Somme contre le catholicisme libéral,
par l’abbé Jules Morel ; 3" Questions religieuses
et sociales de notre temps, par Mgr Henry
Sauvé, in-13, Paris, V. Palmé ; 4° fe Droit chrétien
et le Droit moderne, par Mgr d’Hulst, in-12,
Paris, Poussielgue ; 5° Deux études très remarquables
parues dans les Eludes le 5 octobre igit,
et le 20 décembre 19 {{rom|ii}}, dues à la i>Iume du R. P.
Yves de la Brière, et reproduites dans un volume
intitulé : Les luttes présentes de l’ii^lise, i’" série,
1909-1912, V partie, chap. {{rom|vii}}, Paris, 5, rue Rayard,
igiS. En ce qui touche Ir libéralisme économique :
1° Cours d’économie soriale, [jar le P. C. Antoine,
in-S", Paris, Guillaiimin ; 2" Quæstioties de
Juslitia, par b) P. A. Vermeersch, i vol. in-S",
Paris, Lethielleux.
G. i>n Pascal.
<section end="L" />
<section begin="L" />
'''LIBÈRE (LE PAPE)'''. — I. La carrière de
Libère. — IL Documents accusateurs. — III. Discussion.
— Bibliographie.
Le pape Libère (22 mai 352-24 septembre 366) gouverna
l’Eglise au temps où l’hérésie arienne sévissait
avec l’appui du pouvoir impérial. Son altitude
devant l’empereur Constance a donné lieu d’incriminer
non seulement son caractère, mais la pureté
de sa foi. Souvent rééditée par les historiens protestants
à la suite des Centuriateurs de Magdebourg,
exploitée par les gallicans et les jansénistes, cette
accusation doit être regardée en face. Est-il vrai que
Libère abandonna la foi nicéenne et accepta la communion
des ariens ?
I. La carrière de Libère. — En succédant au
pape Jules, Libère trouva l’Eglise profondément
troublée par la controverse arienne. La convocation
d’un concile œcuménique semblait nécessaire pour
faire l’unité ; dès la deuxième année de son pontificat,
Libère envoyait à la cour de Constance, à Arles,
deux évêques de Campanie, Vincent de Capoue et
un aulre nommé Marcel, pour obtenir l’assentiment
de l’empereur. Au lieu de seconder le projet du
pape. Constance. le confisqua : il mandates évêques
à Arles pour les faire délibérer sous ses yeux, et
extorqua la condamnation d’Athanase, le grand champion
de la foi nicéenne. Les deux légats pontificaux,
Vincent et Marcel, eurent la faiblesse de suivre le
mouvement. Mais l’indomptable Lucifer de Cagliari
s’offrit à porter devant l’empereur les doléances du
pape. Libère lui adjoignit Eusèbe de Verceil et Fortunatien
d’Aquilée. Dons une lettre très ferme, adressée
à Constance et qui fut présentée par Lucifer (''Ep''.
Obsecro. P. I.., {{rom-maj|VIII}}, 1351-1354), il exposait que la
personne d’Athanase n’était pas uniquement ni priiicipalemenlen
cause ; beaucoup déraisons rendaient
désirable la convocation d’un concile œcuménique ;
avant tout, l’Eglise devait défendre sa foi, menacée
par l’hérésie. Ces remontrances n’eurent aucune
prise sur l’obstination de Constance. Au printemps
de 355. un nouveau concile se réunit au palais impérial,
à Milan ; l’effort d’intimidation redoubla. Pour
n’avoir pas plié sovis la menace, Lucifer de Cagliari,
Eusèbe de Verceil et Denys de Milan furent exilés.
Nous possédons la lettre où le pape félicite ces confesseurs
de la foi, compatit à leur épreuve, et sollicite
pour lui-même le secours de leurs prières (''Ep''.
Qunmvis sub imagine pucis, ''P. L.'', {{rom-maj|VIII}}, 13.’)6-1358).
Effectivement, l’iieuredouloureuse allait sonner pour
Libère..Vprès avoir tenu tête à l’eunuque impérial
Eusèbe, il se vit arrêté de nuit et amené devant
l’empereur. Là encore, il tint bon. (Voir le récit de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1341|EUCHARISTIE D’APRÈS LE CONCILE DE TRENTE|1342}}</noinclude>doute, voir dans cette parole qu’une boutade, car le
zèle que déploya Luther pour défendre la présence
réelle contre les sacramentaires semble indiquer chez
lui une franche et entière conviction beaucoup plus
qu’une maussade résignation.
De fait, les diverses confessions proprement luthériennes
affirment toutes ce dogme. La Confession
d’Augs bourg, de 1530, a. 10, énonce ainsi la croyance
des Églises : « Elles enseignent que le corps et le sang
du Christ sont vraiment présents dans la cène du
Seigneur et qu’ils sont distribués aux communiants ;
elles blâment ceux qui disent le contraire. » Tittmann,
Libri symbolici Ecclesiæ evangelicæ, 1827, p. 14.
Mélanchthon, dans son Apologie de la Confession
d’Augsbourg, rappelle les textes scripturaires et traditionnels
qui lui permettent de conclure que le corps
et le sang du Christ sont « vraiment et substantiellement » présents dans la cène. ''Ibid.'', p. 123. Luther
n’est pas moins affirmatif dans les articles de Smalkalde
de 1537 ; l’art. 6 de la troisième partie est ainsi conçu :’( Sur le sacrement de l’autel, notre croyance est que
le pain et le vin, à la cène, sont le vrai corps et le
vrai sang du Christ, et que non seulement les chrétiens
pieux, mais les impies eux-mêmes les reçoivent. »
''Ibid.'', p. 253. Les mêmes expressions se retrouvent
dans son Petit et son Grand catéchisme. ''Ibid.'', p. 296,
423. Et enfin la Formule de concorde, a. 8, qui est postérieure
à Luther, mais qui présente la forme définitive
de la doctrine luthérienne, après avoir affirmé
cette croyance à la présence réelle, déclare qu’il est
impossible de comprendre autrement les paroles de
l’institution.
Ces paroles furent, en effet, le grand argument de
Luther ; il fut, contre les sacramentaires, un ardent
champion du sens littéral, et il s’en vantait ; dans
une lettre de 1534, citée par Bossuct, Histoire des variations,
1. {{rom-maj|II}}, 31, il écrivait : « Les papistes eux-mêmes
sont forcés de me donner la louange d’avoir beaucoup
mieux défendu qu’eux la doctrine du sens littéral.
Et en effet je suis assuré que, quand on les aurait tous
fondus ensemble, ils ne la pourraient jamais soutenir
aussi fortement que je fais. » Cf. K. G. Goetz, Die
heulige Abendmahlsfrage in ilirer geschichtlichen
Entwicklung, Leipzig, 1907, p. 50-55.
b) Les sacramentaires. — Le premier qui, dans la
Réforme, osa nier la présence réelle fut Carlostadt.
D’abord acquis aux idées de Luther, il ne tarda pas
à se séparer de lui par sa violence et ses exagérations.
Il eût voulu une religion toute invisible et n’acceptait
les actes extérieurs que comme des symboles et non
comme des causes des réalités intérieures. On connaît la
manière dont il fut amené à se déclarer ouvertement
contre la présence réelle et à ressusciter les vieilles
erreurs de Bérenger. Voir Carlostadt, t. {{rom|ii}}, col. 1752 ;
Bossuet, Histoire des variations, l. {{rom-maj|II}}, 11. La façon
dont il essayait d’interpréter les paroles si claires de
l’institution de l’eucharistie montre ce que son exégèse
avait de peu sérieux ; il soutenait que, par ces
paroles, Jésus-Christ, tout en donnant du pain à ses
apôtres, se montrait lui-même, « imagination si ridicule,
remarque Bossuet, qu’on a peine à croire qu’elle
ait pu entrer dans l’esprit d’un homme. » Voir plus
haut, t. {{rom-maj|II}}, col. 1754 ; Goetz, ''op. cit.'', p. 56-58.
En Suisse, la présence réelle rencontra des adversaires
tout aussi acharnés, mais bien autrement armés.
Ce furent surtout Zwingle de Zurich et Œcolampade
de Bâle. Le premier mit à attaquer ce dogme
son esprit et sa véhémence ; le second, une telle science
et une éloquence si persuasive que, disait Érasme, « il y avait de quoi séduire, s’il se pouvait et que Dieu
le permît, les élus eux-mêmes. » Epist., i. {{rom-maj|XVIII}},
epist. IX ; Bossuet, Histoire des variations, l. {{rom-maj|II}}, 25.
Pour eux, il n’y avait dans l’eucharistie ni miracle, ni
mystère, mais un simple symbole saisi par la foi et
destiné à ranimer la foi ; le pain rompu représente le
corps du Sauveur immolé, le {{rom|viii}}, son sang répandu,
et par la vertu de ces signes sacrés, le chrétien se
trouve reporté au souvenir du salut mérité par le
Christ. Une comparaison employée par Zwingle, dans
un Mémoire qu’il adressa « aux princes allemands
réunis à l’assemblée d’Augsbourg », nous fait comprendre
sa doctrine : » Quand un père de famille doit
s’en aller au loin, il donne à son épouse son anneau
sur lequel il a gravé son portrait et lui dit : Me voici,
moi, ton mari ; je ne te quitte point ; même pendant
mon absence, tu pourras jouir de moi. Ce père de famille
représente bien Notre-Seigneur Jésus-Christ.
En s’en allant, il a laissé à l’Église, son épouse, sa
propre image dans le sacrement de la cène. » Quant
aux paroles de l’institution, tous deux les expliquaient
facilement : le Christ n’a-t-il pas dit : Je suis la vigne ;
je suis la porte ? Ne lisons-nous pas dans l’Exode
que l’agneau était la Pâque ? Ici comme dans ces
textes, il n’y a que l’affirmation d’un symbole, soit
que l’on traduise le mot In TÏ pav signifier, comme faisait
Zwingle, soit qu’on voie dans no>ij.a (aou la figure
de mon corps, comme faisait Œcolampade. Cf. Goetz,
''op. cit.'', p. 58-75.
Entre Luther et les sacramentaires, la discussion
fut vive ; avec une ardeur où la rancune personnelle
entrait peut-être autant que la conviction, Luther
poursuivait sans relâche ses adversaires, lesquels eux-mêmes
ne désarmaient pas. En vain essaya-t-on de
rétablir la paix dans une conférence tenue à Marbourg
en 1529. Luther et Zwingle s’entendirent sur tous
les points, excepté sur la présence réelle, et Calvin
pouvait écrire à Mélanchthon ces mots attristés : « Il est de grande importance qu’il ne passe aux
siècles à venir aucun soupçon des divisions qui sont
parmi nous ; car il est ridicule au delà de tor.l ce
qu’on peut s’inuiginer, qu’après avoir rompu avec
tout le monde, nous nous accordions si peu entre
nous dès le commencement de notre Réforme. » Aussi
des opinions intermédiaires furent-elles bientôt imaginées.
Cf. Goetz, ''op. cit.'', p. 78-97.
c) ''Bucer et Capiton''. — On peut à peine donner ce
nom aux formules vagues et équivoques par lesquelles
Bucer et Capiton de Strasbourg essayèrent de
contenter les deux partis. La Confession de Strasbourg
ou des quatre villes, rédigée par le premier en
1530, affirme au c. {{rom|xviii}} la vérité de la présence du
corps et du sang du Christ dans la cène ; mais les
commentaires dont sont accompagnées ces affirmations permettent de les entendre dans le sens de
Zwingle aussi bien que dans celui de Luther. Ainsi
en est-il de tous les articles inspirés par lui et par lui
proposés à Luther ou aux sacramentaires, par exemple,
des articles de Wittemberg et de la deuxième Confession
de Bâle en 1536. {{rom|il}} n’y faut voir ni une doctrine
précise, ni l’expression adéquate de la pensée
de ceux qui les signaient, mais de simples compromis
dans lesquels, au moyen d’une formule ambiguë, des
pensées divergentes s’efforçaient de donner l’illusion de
l’unité. Cf. Bossuet, ''Histoire des variations'', l. {{rom-maj|III}},
13-14 ; 1. {{rom-maj|IV}}, 19, 23.
d) ''Calvin''. — Une opinion vraiment moyenne fut
celle de Calvin. Il l’exposa dans son ''Traité de la cène'',
1540 ; il lui donna sa forme définitive dans la dernière
édition de l'Institution de la religion chrétienne.
Calvin est un adversaire résolu de la présence
réelle entendue au sens catholique ; il y voit un abaissement
indigne du Christ glorifié, un état incompatible
avec la nature d’un vrai corps humain : « Tenons
donques ces exceptions fermes, assavoir que nous ne
permettions point qu’on dérogue à la gloire céleste
de nostre Seigneur Jésus, ce qui se fait quand on le<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1349|EUCHARISTIE D’APRÈS LE CONCILE DE TRENTE|1350}}</noinclude>dans des questions purement philosophiques ; quels
que soient les termes employés, il ne faut les entendre
qu’à la lumière de la philosophia perennis, de cette
philosophie très simple et rudimentaire dont on ne
saurait se passer dans l’exposé des dogmes pas plus
que dans aucune connaissance rationnelle, qui n’exige
aucune étude pour la comprendre, qui reste à part
de tous les systèmes, ou plutôt qui doit être sousjacente à tous les systèmes, puisque, sans elle, les
systèmes ne seraient qu’un défi au bon sens. Cf. Gardeil. Le donné révélé et la théologie, Paris, 1910, p. 109.
C’est ce que remarquait fort justement, à propos d’un
autre dogme, M. Lebreton dans une récente discussion
avec le P. Tyrrell : « Toutes ces objections naissent
de la même méprise initiale ; on suppose que nous
interprétons le dogme en fonction d’un système
philosophique déterminé, alexandrin, scolastique ou
moderne… Cette position n’est point la nôtre ; le
dogme n’est point formulé en langage technique par
des savants pour leur usage exclusif ; il est écrit en
langue vulgaire par des chrétiens pour l’humanité
tout entière. » Revue pratique d’apologétique, 15 juillet 1907, t. {{rom-maj|IV}}, p. 529. Voir p. 533. Toute philosophie est
donc conciliable avec le dogme si elle sauvegarde la
distinction, sans laquelle le dogme serait inacceptable,
entre les apparences et la réalité, entre les objets sensibles et les objets intelligibles, entre les phénomènes
et les noumènes. Cf. Ed. Le Roy, Dogme et eritique,
Paris, 1907, p. 261-262 ; Mgr Batifîol, dans la Revue
du clergé français, du l^^^ septembre 1908, p. 530-532.
Or trois termes résument le dogme de la transsubstantiation, tous trois choisis tels qu’ils demeurent audessus des systèmes et des théories ; c’est un changement, le changement d’une substance en une autre
substance, un chang-ment qui laisse subsister les
apparences primitives.
C’est un changement ; mais, parce que le concile
place lui-même ce changement dans un ordre à part,
mirabilem et singularem conuersionem, il ne nous oblige
pas à mettre sous ce mot autre chose que ce qui constitue essentiellement un changement, à savoir, la
succession de deux choses dont l’une prend la place de
l’autre.
C’est un changement de substances ; mais, dans ce
mot de substance, on ne doit voir que ce que le sens
commun y voit, c’est-à-dire ce fond insaisissable de
tout que la science n’atteint pas, que l’observation
ne découvre pas, que les sens ne perçoivent pas et
que cependant la raison nous dit exister en toutes
choses, comme point d’attache et raison dernière des
phénomènes et des propriétés ; c’est, en un mot, la
réalité en tant qu’elle se distingue des apparences.
Cf. Allô, Foi et systèmes, Paris, 1908, p. 174.
C’est un changement qui laisse subsister les apparences ; ce dernier mot se comprend de lui-même ;
les apparences sont tout ce qu’on voit, tout ce qu’on
observe ou expérimente, tout ce qui tombe sous les
sens en quelque manière. Tout cela subsiste, puisque
tout se passe pour notre expérience comn^e si la consécration n’avait rien changé.
Les théologiens voudront aller plus loin ; ils sont
dans leur rôle. Ils essaieront de se rendre compte de
la manière dont les accidents eucharistiques peuvent
subsister sans leur substance propre. Ils se demanderont ce que peut être une substance corporelle sans
aucun des accidents qui semblent à notre expérience
constituer les corps. Ils creuseront le mot de changement et discuteront sur la nature de ce fait miraculeux qui met le corps et le sang de Jésus-Christ à la
place du pain et du vin ; de telles discussions se produisirent, dit Sarpi, ''op. cit''., l. {{rom-maj|IV}}, n. 13, entre franciscains et dominicains au moment où les théologiens
du concile examinaient les articles sur l’eucharistie,
et, pour y couper court, on décida, conformément à
la règle générale que s’était imposée le concile, de se
servir d’expressions assez vagues pour n’atteindre
aucun des deux partis. Ces discussions n’ont pas
cessé ; les uns continuent de soutenir que la substance du pain disparaît, chassée qu’elle est par le corps
et le sang du Christ, que la consécration produit,
amène, producit, adducit, sous les espèces ; d’autres,
fidèles à l’opini jn de saint Thomas et serrant de plus
près le texte du concile, veulent une véritable transmutation de substances sans annihilation ni production. Le dogme est plus simple et son énoncé reste en
dehors des théories qui veulent l’expliquer. On pourrait le traduire ainsi : la consécration semble ne rien
changer au pain et au vin ; mais en réalité tout est
changé, sauf les apparences ; là où il y avait du pain
et du vin la foi nous apprend qu’il n’y a plus ni pain,
ni vin ; mais à leur place le corps et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
{{3o}} Le mode de présence. Présence intégrale de JésusChrist sous chaque espèce et sous chaque parcelle des
espèces. — 1. Erreurs. — D’après l’histoire du canon 3 et les discussions qui aboutirent à sa rédaction définitive, il ne vise pas une erreur précise et contemporaine. La même conclusion se dégage d’une
étude sur la pensée de ceux que visaient les articles primitifs qui sont devenus ce canon.
a) Luther n’a jamais formulé avec précision sa pensée sur ce point. Les documents officiels qui nous
donnent sa doctrine propre ou les corrections que lui
faisait subir Mélanchthon nous afilrment sans doute
la nécessité de la communion sous les deux espèces,
mais ne se basent pas sur le fait que Jésus-Christ ne
serait pas intégralement présent sous une seule espèce ; sur ce point, ou Luther ne se prononce pas,
ou sa pensée reste flottante. Ainsi, dans la Confession
d’Augsbourg, part. {{rom-maj|II}}, 1, il fait appel au commandement du Christ qui ordonne de boire son calice,
Tittmann, Libri symb., p. 21-22 ; Mélanchthon reproduit et développe le même argument dans son
Apologie. ''Ibid''., p. 178-181. La Confession de Witlemberg, 1536, semble plus explicite dans le sens du
dogme catholique : « Encore que Jésus-Christ soit
distribué tout entier tant dans le pain que dans le
vin de l’eucharistie, l’usage des deux parties ne laisse
pas de devoir être universel. » Bossuet, Histoire des
variations, l. {{rom-maj|VIII}}, 20. Mais les Articles de Small<alde indiquent un recul : « Nous ne pensons pas qu’il
faille ne donner (aux communiants) qu’une seule espèce. Nous n’avons pas besoin, en effet, de cette
doctrine sophistique, doxosophia ista, qui nous apprend qu’il y a autant sous une espèce que sous les
deux. Car, quand même il en serait ainsi, une espèce
n’est pas toute l’institution faite, transmise et ordonnée par le Christ. « Tittmann, p. 254.
b) Ceux qui seraient plus directement atteints par
ce canon sont les utraquistes contre lesquels le concile voulait affirmer la légitimité de la communion
sous une seule espèce. Mais ils ne niaient pas, du
moins en général, que le Christ fût tout entier présent
sous une espèce ; ils se plaçaient plutôt au double
point de vue de l’institution qui semble requérir la
double communion pour que le sacrement soit complet, et de la grâce du sacrement qu’ils affirmaient
avec plusieurs docteurs catholiques être plus abondante dans la communion sous les deux espèces. Ce
furent, d’ailleurs, les deux seules raisons d’ordre dogmatique qui furent invoquées par ceux qui, au concile, se firent les avocats de la communion sous les
deux espèces, par exemple, par Baumgartner, orateur du duc de Bavière, à la congrégation générale
du 27 juin 1562, et, le même jour, par les orateurs-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1283|EUCHARISTIE AU XII » SIÈCLE EN OCCIDENT|1284}}</noinclude>
misclie Quarlalsclirifl, Supplementband, p. 16-17. C’est
vers cette mOme duLc que les ordonnances d’Eudes
de Paris (entre 1196-1208) consacrent cette doctrine
par la pratique ; elles ordonnent une élévation de
l’hostie après les mots : Iwe est corpus meum, et ne
permettent pas de recommencer la première consécration si, avant la seconde, on trouve le calice vide.
]Iansi, Coiicil., t. {{rom|xxii}}, col. 682. L’usage de l’élévation après la première consécration commence à
s’affirmer dès lors dans les prescriptions conciliaires locales et des rapprochements suggestifs
font voir au P. Thurston, dans Etienne Langton,
archevêque de Cantorbéry, l’introducteur de cette
cérémonie de la messe dans la liturgie des églises
d’Angleterre, The élévation, dans The tablet, 1907,
p. 645 sq., 684 ; mais elle ne se généralise que graduellement, dans le monde catholique, à un moment
où depuis longtemps la croyance à l’achèvement de
la transsubstantiation après chacune des deux formules consécratoires ne rencontrait plus de contradicteurs. Voir Élévation, t. {{rom|iv}}, col. 2320.
8. ''Matière de V eucharistie''.
La matière du sacrement donne lieu à des considérations symboliques
qui remontent par Fauste de Riez à saint Augustin et
à saint Cyprien, ou qui sont empruntées à la Bible.
On les base parfois sur une étymologie bien hardie,
comme Honoré d’Autun qui fait dériver punis de Ttctv.
Le pain et le vin ont été choisis parce qu’ils constituent la nourriture ordinaire, ou pour figurer l’unité
dans l’Église, corps du Christ (panis ex n^ultis granis,
vinuni ex multis acinis), conmie on le, trouve dans les
conférences entre Anselme de Havelberg et l’archevêque de Nicomédie, Z)ia/of/z, {{rom|iii}}, 19, ''P. L.'', t. cLxxxviii,
col. 1240, ou parce que l’âme est figurée par
le sang ; or, l’eucharistie est pi’ise ad tuitioneni corporis et animx ; citons comme exemples ; Sumniu
sententiaiuni, ]. {{rom-maj|VI}}, 6, ''P. L.'', t. {{rom|clxxvi}}, col. 142-143 ;
Sententiæ divinitatis, {{rom|v}}, édit. Geyer, p. 130, 139 ;
Ognibene, ''op. cit.'', édit. Gietl, p. 227 ; l’anonyme de
Saint-Florian, ''ibid.'', p. 227 ; Pierre Lombard, ''op. cit.'',
1. {{rom-maj|IV}}, dist. {{rom-maj|XI}}, 6 ; Honoré à'Autnn, Elucidarium, {{rom|i}},
28, ''P. L.'', t. cLxxii, col. 1129 ; Innocent {{rom-maj|III}}, ''op. cit.'',
1. {{rom-maj|IV}}, 3, ''P. L.'', t. {{rom|ccxvii}}, col.S54, etc. Innocent III profite de cette question pour établir une connexion
nouvelle entre l’eucharistie et l’incarnation, ''op. cit.'',
1. {{rom-maj|IV}}, 21, ''P. L.'', t. {{rom|ccxvii}}, col. 874 ; du reste, cette tendance s’accuse fréquemment ; nous l’avons signalée
déjà chez Honoré d’Autun, Euchaiislion, {{rom|iii}}, ''P. L.'',
t. cLxxii, col. 1251, chez Guillaume de Saint-Thierry,
op. cil., {{rom-maj|II}}, ''P. L.'', t. CLXxx, col. 348, chez Nicolas
d’Amiens qui a une réminiscence ou une imitation
anselmiennc, semble-t-il. De aiie seu de articulis culholicte jidei, {{rom|iv}}, 3, ''P. L.'', t. {{rom|ccx}}, col. 613-614.
C’est sous ces espèces que le Christ se comamnique,
car la chair sanglante ferait horreur et ainsi la foi garde
en même temps son mérite ; cette idée perpétuée depuis
Paschase Radbert, dont le traité est toujours fortement utilisé, £)eco/-po/e et sanguine Domini, {{rom|xiii}}, ''P. L.'',
t. {{rom|cxx}}, col. 1316, se retrouve sans cesse au xii<{{e}} siècle
dans les écrits des magistii, des canonistes ou théologiens, les sermons, etc. Citons l’Elucidarium d’HoJioré d’Autun, {{rom|i}}, 28, ''P. L.'', t. {{rom|clxxii}}, col. 1129 ; la
Sunima sententiœum, l. {{rom-maj|VI}}, 4, ''P. L.'', t. {{rom|clxxvi}}, col. 141 ;
les Sententiie diuinilalis, {{rom|v}}, édit. Geyer, p. 130 ;
Gratien, £)eco/ ! S( ; c/-a^(ci/ie, édit. Quaracchi, dist. {{rom-maj|II}}, c. 72 ;
Pierre Lombard, l. {{rom-maj|IV}}, dist. {{rom-maj|XI}}, p. 239. Il faut du
pain de froment, triliceus, nisi de frumento, comme
disent Pierre Lombard, l. {{rom-maj|IV}}, dist. {{rom-maj|XI}}, 8, et Alain de
Lille, Regulæ theologicæ, 109, ''P. L.'', t. {{rom|ccx}}, col. 679.
Uhordaceus ne suffit pas, étant destiné aux jumenla.
Ce pain doit être sans levain, et ici s’ouvre habituellement un paragraphe polémique contre les grecs.
Les uns sont violents et sévères ; ils voient même
une véritable hérésie dans l’cinploi du pain levé ; tel
Alger de Liège, ''op. cit''.. {{rom-maj|ii}}, 10, 8, ''P. L.'', t. {{rom|clxxx}},
col. 827-830. Les autres sont plus modérés et conciliants, comme Gerhoch, Liber de simoniacis, ''ibid.'',
p. 258, ou Innocent {{rom-maj|III}}, ''op. cit.'', l. {{rom-maj|IV}}, 4, ''P. L.'', t. {{rom|ccxvii}},
col. 854 ; plusieurs se ressentent des pourparlers
engagés au milieu de ce siècle avec les grecs et dont
Anselme de Havelberg, l’un des prélats les plus en
vue de l’Allemagne du nord, nous a laissé un compte
rendu dans ses Dialogi (voir son échange de vues
avec l’archevêque de Nicomédie, sur le fernientalum et
Vazijmum, Dialogi, {{rom|iii}}, 17-19, ''P. L.'', t. {{rom|clxxxviii}},
col. 1234-1241). Il en est, comme Gandulphe de
Bologne, qui ne se refusent pas à admettre une
révélation spéciale, faite à l’Église grecque sur ce
point : Verisimile videtur quod alicui doctorum eoruni
levelalum fuerit (glose de Gandulphe ; De consecratione, dist. {{rom-maj|II}}, c. 3, conservée par Jean le Teuton et
imprimée en marge dans les éditions du Corpus
juris, par exemple, Lyon, 1624, p. 1913), et Huguccio
de Ferrare († 1210) répète son maître Gandulphe
(ms. de Cambrai, col. 347 r°). Au vin il faut ajouter
l’eau, ce que l’on appuie souvent de raisons symboliques, par exemple, Pierre Lombard, l. {{rom-maj|IV}}, dist. {{rom-maj|XI}},
n. 7. Si l’eau n’est pas ajoutée au {{rom|viii}}, la Suirima sententiarum n’ose pas se décider pour ou contre la validité, l. {{rom-maj|VI}}, 9, ''P. L.'', t. {{rom-maj|CLXXVI}}, col. 145 ; Gra tien dit o^err/
non licet, De consecratione, dist. {{rom-maj|II}}, c.2, 7. Pour Roland,
le sacrement est valide, mais il conseille de recommencer le tout. ''Op. cit.'', édit. Gietl, p. 231-232. Pierre
Lombard, qui a tout un paragraphe sur la question,
concède avec quelque hésitation la valeur de ces
consécrations sans eau, en s’appuj’ant sur l’exemple des
grecs. ''Op. cit.'', l. {{rom-maj|IV}}, dist. {{rom-maj|XI}}, n. 8. Anselme de Havelberg rapporte sa conférence à ce sujet, au ch. xx.
Dialogi, {{rom|iii}}, 20, ''P. L.'', t. {{rom|clxxxviii}}, col. 1241-1245. Plus
tard, Etienne de Tournai se prononce contre la validité, si l’omission de l’eau ou du vin a été produite
par la présomption ou l’hérésie : secus est, ajoute-t-il,
si ignoranlia vel negligentia (solum vinuni vel solxim
uquam fundal).Op.cil., part. {{rom-maj|III}}, dist. {{rom-maj|II}}, {{rom|ci}}, p. 270.
On peut voir dans Innocent {{rom-maj|III}}, ''op. cit.'', l. {{rom-maj|IV}}, 18,
22, 23, 24, 25, 31, etc., la solution de divers cas pratiques relatifs à la forme ou à la matière du sacrement. ''P. L.'', t. {{rom|ccxvii}}, col. 869, 872, etc. Nous
passons également la question fréquemment débattue,
si cette eau est aussi transsubstantiée au sang du
Christ. Voir Innocent {{rom-maj|III}}, ''op. cit.'', l. {{rom-maj|IV}}, 29, ''ibid.'',
col. 876.
9. ''Minisire de l’eucharistie''.
Le ministre du sacrement est le prêtre : on rencontre quelques allusions
aux prétentions des vaudois et d’autres sectes qui
veulent que les profanes puissent consacrer le corps
et le sang du Christ (cf. les œuvres polémiques citées
au début de cet article, à propos des attaques des
hérétiques) ; avant le milieu du siècle déjà, saint
Bernard en parle longuement dans deux de ses sermons in Cantica. C’est probablement ce même motif
de respect pour les droits de la hiérarchie sacerdotale
qui fait tant insister à ce moment sur l’exercice des ordres ecclésiastiques par le Christ lui-même
durant sa vie mortelle. Aux textes cités dans l’article
sur Pierre Lombuid et les sept ordres ecclésiastigues,
dans la Revue d’histoire ecclésiastique, 1909, t. {{rom|x}},
p. 296, n. 3, on peut ajouter ceux de Hugues de
Reading ou de Rouen, Contra hæreticos libri très,
1. {{rom-maj|II}}, 9, 10 ; 1. {{rom-maj|III}}, 2, ''P. L.'', t. {{rom|cxcii}}, col. 1280 sq., et
d’Innocent {{rom-maj|III}}, ''op. cit.'', l. {{rom-maj|I}}, 3-5, etc., ''P. L.'', t. {{rom|ccvii}},
col. / 76-777, etc.
Une opinion connexe rappelée par.bélard, mais qui
a comme point de départ une idée exagérée de l’eflicacité des paroles sacramentelles, attribue toujours
sa valeur à la formule consécratoire, fût-elle prononcée<noinclude>
<references/></noinclude>
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Camille
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>amoureux que jamais,
mais elle n’oſoit le trouver
auſſi aimable ; cependant
il eſtoit preſque juſtifié
dans ſon eſprit, au
ſujet de Madame de Tournon,
par ſa Lettre qu’elle
avoit releuë pluſieurs
fois. Monſieur d’Amboiſe
bien loin de craindre
qu’elle ne l’épouſaſt, le
luy avoit en quelque ſorte
ordonné en mourant,
toutefois il luy ſembloit
que ce n’eſtoit point aſſez
pour l’épouſer, mais que<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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{{image|Lorrain - Les fleurs poétiques, simples bluettes, 1890 0005.jpg|450px|center}}
{{t3|L’ŒILLET|ff=serif|fs=150%|m=2em}}
{{c|à l’honorable m. j.-e. robidoux|sc|fs=110%|m=2em}}
{{ep|Voilà qu’il sort une fleur panachée,<br />Riche en couleurs, d’une odeur recherchée.<br />C’était l’œillet…|{{sc|r. de beaucaron.}}|margeauteur=8|indent=0|marge=45}}
{{poem|
{{LettrineP|Ô|ff=serif}} splendide œillet ! rival de la rose,
Digne de charmer les loisirs d’un roi,
Ma muse te doit une apothéose :
Que mes humbles vers aillent jusqu’à toi !<noinclude>
{{cach|{{em|3}}Digne de charmer les loisirs d’un roi,}}</noinclude>|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr|148|''Les Fleurs poétiques. ''||b=<hr />}}</noinclude>{{poem|
Je ne parlerai ni de tes pétales
Ouverts, arrondis, ou bien dentelés,
Entiers, découpés par bandes égales,
Lisses, duvetés, frangés, striolés ;
Ni de ta fleur double et multicolore,
À fond violet, cerise, incarnat,
Rose, cramoisi, chair, flammé d’aurore,
Ponctué de blanc, taché de grenat ;
Ni de ton feuillage étroit, en spatules.
Ou large, ou pointu, vert tendre ou foncé,
Qui boit les rayons des frais crépuscules,
Dont ton limbe pur, soyeux, est tissé ! |ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr||''Poésies diverses.''|149|b=<hr />}}</noinclude>{{poem|
D’un seul mot bien doux, que chantent les anges
Habitant la terre ou le paradis,
Ma muse pourra dire tes louanges
Mieux qu’en décrivant ton vif coloris :
{{sc|Amour}} ! — C’est l’amour que tu symbolises ;
Non pas cet amour vil et sensuel,
Ô corruption ! que tu divinises ;
Mais ce trait de feu qui descend du ciel !
Il faut à l’œillet, afin qu’il résiste,
Des soins attentifs, un sol ameubli
À l’amour il faut, afin qu’il persiste,
De tendres soucis un cœur tout rempli.|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr|150|''Les Fleurs poétiques. ''||b=<hr />}}</noinclude>{{poem|
Il faut à l’œillet la froide rosée,
Du soleil de juin la grisante ardeur ;
À l’amour il faut la larme irisée,
Le sourire aussi, qui monte du cœur !|sf }}
{{image|Lorrain - Les fleurs poétiques, simples bluettes, 1890 0020.jpg|125px|center|m=3em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{image|Lorrain - Les fleurs poétiques, simples bluettes, 1890 0009.jpg|450px|center}}
{{t3|LA TUBÉREUSE|ff=serif|fs=150%|m=2em}}
{{c|{{lc|À {{M.|PAMPHILE}} LEMAY}}|sc|fs=110%|m=2em}}
{{ep|L’odeur en est très forte et peut même causer l’asphyxie.|{{sc|p. zaccone.}}|margeauteur=8|marge=55}}
{{poem|
{{LettrineP|T|ff=serif}}{{sc|out}} est charmant, tout plaît en cette fleur bulbeuse ;
Sa tige est haute et droite, et son feuillage vert
Couvre à ses pieds le sol ; sa tête est gracieuse.
{{iv|4}}Ainsi qu’un parasol ouvert|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr|152|''Les Fleurs poétiques. ''||b=<hr />}}</noinclude>{{poem|{{iv|4}}S’évase sa blanche corolle,
Dont la frêle texture et l’émail argenté
{{iv|4}}Ont les reflets de l’auréole
Qui décore le front de la virginité.
De chaque foliole et de chaque sépale,
Un parfum pénétrant et suave s’exhale,
{{iv|4}}Comme l’encens de la vertu.
Fleur ! à te contempler, on te dirait candide ;
Mais ta blancheur est feinte, et ta beauté perfide
Jette un trouble profond dans le cœur éperdu,
Qui s’égare et délire, atteint d’un maléfice.
L’arôme séduisant que verse ton calice
N’est de la volupté que cet impur encens
Qui donne, doux poison, la mort par tous les sens ! |sf}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{image|Lorrain - Les fleurs poétiques, simples bluettes, 1890 0087.jpg|450px|center}}
{{t3|DES CÔTES D’IRLANDE|{{t|EN VUE|90}}|ff=serif|fs=150%|m=2em}}
{{c|{{lc|À L’HONORABLE {{M.|CH. LANGELIER}}}}|sc|fs=110%|m=2em}}
{{poem|
{{LettrineP|N|ff=serif}}{{sc|ous}} avions visité Derry, Dublin et Londres,
Paris, ses boulevards, ses parcs, ses grands jardins,
Ses splendides palais, orgueil des citadins,
Son Exposition où venaient se confondre<noinclude>
{{cach|{{em|3}}Paris, ses boulevards, ses parcs, ses grands jardins,}}</noinclude>|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr|154|''Les Fleurs poétiques. ''||b=<hr />}}</noinclude>{{poem|
L’Anglais et l’Espagnol, l’Italien, l’Écossais,
Le Danois, l’Autrichien, le Russe et le Français, —
Tous les peuples enfin qui remplissent le monde,
Unis dans le travail que l’art divin féconde.
Las, mais émerveillés de toutes les splendeurs
Que l’unique Paris offre à ses visiteurs,
De retour nous avions, — embarqués sur ''le Sarde'', —
Quitté de Liverpool le grand port encombré
Et de son chaud soleil la lumière blafarde
Descendant d’un ciel gris, vaporeux, tout marbré.
Après avoir bientôt franchi la mer d’Irlande
Scintillant au soleil, plane comme une lande,
Qui s’étend au lointain, puis le canal du Nord, —
L’Écosse en vue à droite et l’Irlande à bâbord, —
Le vapeur s’arrêta près du port de Moville,
Vis-à-vis Donegal.|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr||''Poésies diverses.''|155|b=<hr />}}</noinclude>{{poem|
{{iv|9}}Quel séduisant tableau !
De coquettes maisons, une côte fertile,
Des champs, des prés, des bois, comme inclinés sur l’eau,
Mariaient leurs couleurs à l’azur de la mer
Baignant d’Inishowen les pittoresques rives,
Et mêlaient leurs parfums à cet arôme amer
Que du large apportait la brise aux ailes vives.
Ici s’offrait aux yeux un verdoyant côteau
Sur le versant duquel s’élevait un château ;
Là, les restes d’un fort perdus dans le feuillage ;
Et plus près, des rochers, une agréable plage.
Sur le gazon en fleur, à l’ombre des bosquets,
Du pont nous pouvions voir danser des jeunes filles,
En groupes gracieux comme de frais bouquets.
Des accords vifs et gais, montant dans les ramilles,
Arrivaient jusqu’à nous… Le flot semblait rêver ;
Le vapeur se taisait comme pour écouter…|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.2.djvu/22
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1343|EUCHARISTIE D’APRÈS LE CONCILE DE TRENTE|1344}}</noinclude>
tire ici-bas par iinai<inalion, ou qu’on le lie aux créatures
terrestres. Que nous ne permettions point aussi
qu’on attribue rien à son corps qui répugne à sa nature
humaine, ce qui se fait quand on dit qu’il est
infini, ou qu’on le met en plusieurs lieux. » Institution,
1. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom-maj|XVII}}, n. 19. Les mots prononcés par
Jésus à la dernière cène ne peuvent donc être interprétés
que dans un sens figuré ; il a institué et donné
à ses disciples « la figure de son corps et de son
sang. » ''Ibid.'', n. 20.
Et cependant Calvin ne voudrait pas que la cène
fût un symbole vide ; il accepte une certaine présence
du Christ, présence inefiable : « C’est un secret trop
haut pour le comprendre en mon esprit ou pour l’expliquer
de paroles, » ''ibid.'', n. 32 ; présence mystérieuse,
qui n’est vraie que pour la foi : « S’il y a quelqu’un
qui ne soit pas encore content, qu’il considère un
peu avec moy que nous sommes ici maintenant en
propos du sacrement, duquel le tout doit estre rapporté
à la foy. » ''Ibid''. Dans certains passages, il va
plus loin et ne craint pas d’employer l’expression de
présence substantielle : « Je reçois volontiers tout ce
qui pourra servir à exprimer la vraye communication
que Jésus-Christ nous donne par la cène en son corps
et en son sang ; de l’exprimer, dis-je, en sorte qu’on
cognoisse que ce n’est point par imagination ou pensée
que nous les recevons, mais que la substance nous
est vrayement donnée. » ''Ibid.'', n. 19. Mais présence
substantielle n’est point présence corporelle ; en réalité,
c’est l’esprit du Christ qui se donne au communiant
et qui lui communique, s’il a la foi, sa force,
sa vertu et sa vie : « Le règne (du Christ) n’est point
limité en aucunes espaces de lieux, et n’est point
déterminé en aucunes mesures, que Jésus-Christ ne
monstre sa vertu partout où il lui plaist, au ciel et
en la terre, qu’il ne se déclaire présent par puissance
et vertu, qu’il n’assiste toujours aux siens, leur inspirant
la vie vive en eux, les soustienne, les conferme,
leur donne vigueur, et leur serve non pas
moins que s’il estait présent corporellement ; en
somme, qu’il ne les nourrisse de son propre corps, duquel
il fait découler la participation en eux par la
vertu de son Esprit. Telle donc est la façon de recevoir
le corps et le sang de Jésus-Christ au sacrement…
Telle est la présence du corps que requiert le sacrement,
laquelle nous y disons estre et apparoistre en
si grande vertu et efficace, que non seulement elle
apporte à nos âmes une confiance indubitable de la
vie éternelle ; mais aussi elle nous rend certains et
asseurez de l’immortalité de nostre chair, laquelle
desjà vient à estre vivifiée par la chair de Jésus-Christ
immortelle, et communique en quelque manière à son
immortalité. » ''Ibid.'', n. 18, 32. Cette dernière phrase
a été presque textuellement reproduite dans la Confession
helvétique inspirée par Calvin. Cf. Mœhler,
Symbolique, l. {{rom-maj|I}}, Î5 35. Voir Calvinisme, 1. 11, col. 1415,
1417 ; Goelz, op.’cit., p. 98-99.
2. ''Le dogme''.
A ces erreurs, si peu sûres d’ellesmêmes
et si incertaines dans leurs formules, le concile
oppose la foi très ferme et très constante de
l’Église, et il l’exprime avec toute la netteté possible :
Can. 1. Si quis negavcrit,
in sanctissimae eucharisliie
sacramento contineri vere,
realiter et substantialiter
corpus et sanguincm una
cum anima et divinitate
Doniini nostri.70su Chiisti,
ac proinde tplum Chri
stum ; sed dixcrit tantum
modo esse in eo ut signo,
vel figura, aut viitute, ana
thema sit. Denzinger-Bann
wart, Enchiridion, n. 883.
Si quelqu’un nie que,
dans le sacrement de la très
sainte eucharistie, soient
contenus vraiment, réelle
ment et substantiellement
le corps et le sang avec l’âme
et la divinité de Notre
Seigneur Jésus— Christ, et
par conséquent le Christ
tout entier ; mais prétend
qu’ils n’y sont qu’en signe,
ou en figure, ou par leur
vertu, qu’il soit anathème.
Deux choses sont définies dans ce canon : la réalité
de la présence du Christ dans l’eucharistie et l’intégrité
de cette présence. Deux choses sont enseignées
dans le c. i correspondant : le mode de présence et les
fondements scripturaires et traditionnels sur lesquels
on s’appuie pour l’affirmer.
a) La réalité de la présence. — Les erreurs protestantes
qui nient ou restreignent la présence du Christ
sous les espèces sacramentelles sont condamnées
comme hérétiques. Elles sont exprimées par trois
formules.
L’eucharistie n’est pas un simple signe, in signa,
on pourrait dire d’après l’art. 1 du projet de 1547,
une simple enseigne qui fait songer à Jésus-Christ,
in signa, sicut vinum dicitur esse in circula ante tabcrnam.
Elle n’est pas une figure, ! / ! figura, un symbole
qui ranime la foi en la passion du Sauveur et le rend
présent à la foi. Elle n’est pas un simple véhicule de
la grâce du Christ, in virtute, qui, présent partout dans
son Église, manifeste sa présence dans l’eucharistie
par une action plus efficace et plus directe sur ceux
qui la reçoivent. Le concile a-t-il voulu préciser davantage,
et chacune de ces trois expressions correspond-elle
à une erreur distincte des protestants ? Il
semble qu’il en soit ainsi, au moins pour la dernière
in virtutc, qui atteint directement l’hérésie de Calvin.
Cependant même pour celle-ci, les documents jusqu’ici
publiés ne permettent pas de l’affirmer avec
certitude et en se basant sur les textes ; cette expression
fut en effet ajoutée sur la proposition que
fit l’évêque de Guadix, le 26 septembre 1551, et qu’il
motivait ainsi : u/ clurius posiliones hæreticorum daninentur.
Tlieincr, t. {{rom|i}}, p. 512. Quant aux deux premières,
il ne paraît pas qu’elles aient une signification sensiblement
différente l’une de l’autre. Dans les projets
primitifs, toutes les erreurs protestantes étaient résumées
en bloc par les mots in signo ; c’est seulement
le ! «’octobre que la commission chargée de la rédaction
des canons ajouta in figura, sans que rien nous
renseigne sur la raison de cette addition.
Le concile repousse toutes ces subtilités qui permettent
de nier la présence réelle tout en conservant
le mot ; c’est dans toute la simplicité de la foi et sans
le moindre détour dans les formules qu’il définit la
présence réelle, apcrte et simpliciier, dit le c. i. L’eucharistie
contient le corps et le sang de Jésus-Christ,
ce même corps « qui, né de la Vierge, est assis aux
cieux à la droite du Père, » ainsi que l’explique le
Catéchisme du concile de Trente, n. 25 ; et elle le contient
vraiment, réellement et substantiellement. Ces
trois adverbes, ajoutés l’un à l’autre, expriment tout
au moins une affirmation catégorique et sans restriction
de la présence réelle ; mais n’expriment-ils que
cela ? Parmi les théologiens qui ont commenté ce
canon, plusieurs ont été frappés par ces trois adverbes
qui semblent correspondre aux trois expressions de
l’erreur, in signo, in figura, in virluie ; c’est une présence
vraie et non un signe, une présence réelle et
non la figure d’une présence, une présence substantielle
et non une simple manifestation d’activité.
Cette exégèse est exacte, c’est vrai ; mais il n’est pas
probable que le concile ait remarqué et voulu cette
parfaite correspondance. Dans les rédactions primitives,
la réalité de la présence était exprimée par
le seul mot rêvera ; c’est la commission réunie le
" octobre qui, sans que rien dans les discussions antérieures
puisse nous faire deviner son intention,
remplaça ce seul mot par ceux ciui existent dans le
texte actuel. Ces trois mots, d’ailleurs, ne satisfirent
pas tout le monde ; plusieurs Pères auraient voulu
qu’on y ajoutât celui de sacramentaliter ; bien que
cette demande n’ait pas été prise en considération,
elle prouve du moins qu’on ne songeait pas à répondre<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lauzun - Itinéraire raisonné de Marguerite de Valois en Gascogne d'après ses livres de comptes (1578-1586), 1902.pdf/359
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Camille
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||— 329 —}}</noinclude><nowiki />
(Dépenses pour ce mois d’août, 2.483 écus, 27 sols. Payé 2.107 écus, 13 sols, 4 deniers.)
{{P début|90|m=1.5em}}
La ville d’Agen n’était pas au bout de ses peines. Un nouveau fléau allait s’abattre sur elle, en ce mois d’août 1585, et ajouter à ses calamités. Mais laissons parler les témoins de l’enquête, dont les dépositions simples et touchantes sont plus éloquentes que n’importe quel récit.
« … Et a dict que le grand débordement et dégât faict par les gens de guerre des vivres des habitans et des circonvoisins fut cause d’amener un prix excessif aux vivres ; tellement que la plupart du temps, il ne se trouvoit nul pain à vendre, ce qui faisoit mourir et endurer beaucoup de personnes de faim, et qu’à son advis, avec le mauvais traitement qui ruynoit lesdits habitans, cela engendra la peste-contagion en ladite ville, ce que toutefois on ne pouvoit persuader à ladite dame de le croire et donner congé aux habitans de se retirer aux champs.
« Et a dict aussi que ladite dame empeschoit les habitans de se retirer aux champs pour changer d’air, ni mesmes laisser sortir aucuns de leurs meubles, et que, pour cest effect, le sergen-majeur desdites compaignies estoit toujours à la Porte qui estoit ouverte. « Dict bien savoir aussi qu’à cause de ladite famine, contagion et vexation des habitans, il est mort un grand nombre de personnes en ladite ville, de toutes qualités et de tous rangs ; ne sait le nombre ; mais bien a ouy dire à plusieurs médecins et habitans que durant huict mois que la peste y a esté, il y est mort de quinze à dix huict cents personnes<ref>Archives municipales, {{lié|CC. 79}}. Déposition de {{Me|Jehan Dupré}}.</ref>. »
De ce nombre il faut citer le prieur des Pères Carmes, « lequel, écrit Trinque dans ses Mémoires, mourut dans son couvent, le 18 août, de la présente année, de la contagion de la peste. »
Quoique moins violente que l’épidémie qui devait surgir en 1629, 1631 et 1653, celle de 1585, on le voit, fit de cruels ravages dans la ville d’Agen. Comment en aurait-il pu être autrement, lorsque l’on songe à l’entassement de ruines qui s’amoncelaient chaque jour davantage dans cette malheureuse cité, à la chaleur accablante de l’été, au travail forcé imposé aux habitants, aux mauvais traitements, au manque de nourriture, à toutes les misères auxquelles ils étaient condamnés !
Marguerite tout d’abord ne voulut pas y croire. C’était, disait-elle,
{{P fin de page}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.2.djvu/560
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2369|INTUITIVE (VISION)|2370}}</noinclude>
<nowiki />
c. Indirectement enfin, le magistère a affirmé la
croyance catholique : Innocent {{rom-maj|III}}, ''Epist''. ad Ymbertum
(1201), en déclarant « que la peine du péché originel
est la privation, carentia, de la vision de Dieu,
Denzinger-Bannwart, n. 410 ; le concile de Florence,
dans le décret pour les Arméniens, en rappelant que
ceux qui meurent immédiatement après avoir reçu le
l)aptéme vont directement au ciel et parviennent à la
vision de Dieu, » Denzinger-Bannwart, n. (596 ; enfin,
Léon {{rom-maj|XIII}}, par la condamnation en 1887 de certaines
thèses rosminiennes, 37, 39, 40, Denzinger-Bannwart,
n. 1928-1930, qui ne tendent à rien moins qu’à nier la
vision de l’essence divine.
IV. {{sc|Nature}}.
La vision intuitive est une opération,
non des sens ou de l’imagination, mais de l’intelligence
élevée à l’ordre de la vie divine par la lumière
de gloire, et mise en contact immédiat avec l’essence
divine, devenue ainsi la propre forme intelligible de
l’esprit bienheureux.
l" La vision intuitive n’est pas une opération des sens
ou de l’imagination. — 1. Démonstration. — Cette
assertion est démontrée : a) par la doctrine catholique
de l’invisibilité divine. Dieu, pur esprit, acte pur, est
invisible au regard de l’intelligence créée, et à plus
forte raison, au regard de l’œil de chair. Il est le roi
invisible, I Tim., {{rom|i}}, 17, qui habite une lumière inaccessible,
qu’aucun homme n’a vu et ne peut voir, /ft/rf vi,
1.5-16. Cf. Rom., {{rom|i}}, 29 ; Joa., {{rom|i}}, 18 ; IJoa., {{rom|iv}}, 12 ; Exod.,
xxxiii, 20.
La tradition est très ferme sur ce point, et s’est
affirmée surtout à rencontre des théories d’Eunomius,
voir col. 2365. Mais plusieurs Pères ont envisagé expressément
la vision corporelle de Dieu, pour la condamner
comme une erreur et une absurdité. Origène, Contra
Celsum, t. {{rom-maj|VII}}, n. 34, ''P. G''., t. {{rom|xi}}, col. 1468 ; S. Cyrille
de Jérusalem, Ca^, {{rom|ix}}, c. {{rom|i}}, ''P. G''., t. {{rom|xxxiii}}, col. 638 ;
S. Fulgence, ''Epist''., {{rom|xiv}}, n. 31, ''P. L''., t."Lxv, col. 421.
Saint Augustin avec plus de nuances que d’autres, a
exprimé sur ce point une doctrine dont les aspects
peuvent paraître contradictoires, voir Augustin
(Saint), t. {{rom-maj|I}}, col. 2452, mais dont il est possible de
reconstituer l’harmonie en rapportant la vision corporelle
de Dieu, que saint Augustin semble admettre
chez les bienheureux après la résurrection, à la vision
(les œuvres divines dans la création rénovée. Cf. Jannss :
iis. De Deo uno, t. {{rom|i}}, p. 441.
b) parce que l’opinion contraire conduirait logiquement
à l’hérésie des antiu-opomorphites, voir ce mot,
L.i, col. 1370.
c) par la raison théologique, qui non seulement
prouve la répugnance naturelle d’une vision corporelle
de Dieu, mais semble encore démontrer que cette
répugnance est absolue et tient à la nature des choses,
Dieu étant au-dessus de toute connaissance sensible.
Voir S. Thomas, ''loc. cit''., a. 3 ; II » — ll<^, q. {{rom|clxxv}}, a. 4 ;
In IV ''Sent''., t. {{rom-maj|IV}}, dist.-XLIX, q. {{rom|ii}}, a. 2. L’école scotiste,
tout en admettant la même doctrine en fait,
n’accepte pas les mêmes arguments. L’impossibilité
aljsolue pour l’œil corporel d’atteindre Dieu ne vient
pas de la nature des choses, mais de la volonté divine.
Cf. DuNS ScoT, t. {{rom-maj|IV}}, col. 1878.
2. ''Certitude de l’assertion''.
o) En ce qui concerne
l’impossibilité naturelle de la vision corporelle de Dieu,
certains auteurs estiment notre thèse de foi divine et
catholique, Suarez, De attributis negativis Dei, c. vi,
n. 4 : De fuie certum est Deum non esse visibilem sensibili
et corporali modo. Vasquez estime l’ophiion oppo-SL-e
simplement erronée. De Deo, disp. {{rom-maj|XII}}, c. ii. Il est
donc assez difficile, en présence de ces jugements différents
de se prononcer d’une manière absolue. Mgr Jannssens,
op. cit., p. 439, se range à l’avis de Vasquez, « cette
doctrine ne se trouvant ni expressément enseignée par
l’Écriture, ni explicitement définie par l’Église. »
b) En ce qui concerne l’impossibilité absolue de la
vision corporelle de Dieu, il faut se montrer plus
réservé, à cause de l’autorité des théologiens, peu
nombreux d’ailleurs, qui ont admis, eu égard à la puissance
absolue de Dieu, la possibilité d’une vision intuitive
corporelle de Dieu.
{{2o}} La vision intuitive est une opération de l’intelligence
élevée à l’ordre de la vie divine par la lumière de
gloire. — Tout d’abord, c’est une opération de l’intelligence :
on le conclut des remarques précédentes,
confirmées indirectement par les décisions du magistère
de l’Église au sujet des âmes séparées (donc, douées
simplement des facultés intellectives), admises dans
le ciel, immédiatement après la mort si elles sont complètement
justifiées. Profession de foi de Michel Paléologue,
au IP concile de Lyon, 1274, Denzinger-Bannwart,
n. 464 ; admises à la vision intuitive et faciale
de l’essence divine, se manifestant à elles à nu, clairement
et ouvertement. Constitution Benedictus Deus
de Benoît {{rom-maj|XII}}, 1336, id., n. 530 ; reçues dans le ciel et
admises à la claire vision de Dieu, un et trine, tel qu’il
est en lui-même, Concile de Florence, id., n. 693 :
C’est ensuite, une opération dont l’intelligence, laissée
à ses seules ressources naturelles, est absolument incapables,
étant donné le caractère surnaturel de la
vision intuitive. Voir ci-dessus, col. 2353 sq. Il est
donc nécessaire que la puissance de l’intellect soit renforcée
par un secours spécial que les théologiens appellent
lumière de gloire, lumen gloriac.
1. ''Existence de la lumière de gloire''.
Dans l’ordre
des choses sensibles, et pour parler comme le sens commun
et selon les apparences, la lumière est la condition
de la visibilité des couleurs. C’est par analogie que ce
mot est ici transporté dans le domaine des choses
intelligibles pour indiquer les conditions mêmes de
leur intelligibilité, voir S. Thomas, Cont. Gsnt., t. {{rom-maj|III}},
c. LUI. Dans l’ordre de la gloire, comme dans l’ordre
de toute connaissance, Dieu est essentiellement la
lumière incréée, vérité subsistante, souverainement
intelligible par elle-même. L’existence de cette lumière
incréée n’est mise en doute par personne : elle est
affirmée à maintes reprises dans les Écritures, voir ci-dessous.
Mais on considère ici la lumière de gloire
comme un secours accordé par Dieu, sorte de participation
de la lumière incréée, secours qui élève l’intelligence
jusqu’à la vie divine et la rend apte à la vision
intuitive : en ce sens, la lumière de gloire est donc
une lumière créée, reçue dans l’intelligence qu’elle
perfectionne. La— question dogmatique relative à
l’existence de la lumière de gloire concerne donc la
lumière créée, infusée par Dieu à l’âme bienheureuse.
a) Décision 4^ concile de Vienne (1311). — Tous les
théologiens, pour affirmer l’existence d’une lumière de
gloire créée, se réfèrent, et à bon droit, à la condamnation
dogmatique prononcée contre l’hérésie des
Béghards et Béghins, voir ce mot, t. {{rom|ii}}, col. 528, au
sujet de leur doctrine sur la vision béatifique. Après
avoir affirmé, prop. 4, que « l’homme peut atteindre,
dans cette vie, la béatitude finale, au point d’obtenir
le même degré de perfection qu’il aura dans la vie
béatifique », ces hétérodoxes avançaient, prop. 5,
conclusion toute logique, que « toute nature intellectuelle
est naturellement bienheureuse en elle-même,
et (que) l’homme n’a pas besoin de la lumière de gloire
pour s’élever et la vision et à la fouissance béatifique de
Dieu. Il Denzinger-Bannwart, n. 474, 475.
En condamnant est Le assertion, le concile impose de
croire à l’existence de la lumière de gloire, qui permet
à l’homme de s’élever jusqu’à la vision béatifique. « Il
a voulu, dit Bafiez, // ! /=" », Sum. tl-eol., q. {{rom|xii}}, a. 5,
condamner l’erreur des béghards, qui affirmaient que
l'homme pouvait, par ses seules forces naturelles, voir
Dieu. Donc, quiconque admet l’existence d’un secours<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/311
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{{T2|XIII|m=2em}}
{{Citation début de page 2|mg=8em}}
« À nos Seigneurs à toujours, Gundégisil,
Nicasius, et Saffarius, très dignes
possesseurs du siège apostolique, les
évêques Ethérius, Syagrius, Eunacharius,
Hésychius, Agrœcola, Urbicus, Félix,
Véranus, item Félix et Bertchramm.
Nous avons reçu les lettres de vos béatitudes ;
et autant, à l’ouverture des nouvelles,
nous avons été réjouis au sujet de
votre santé, autant nous sommes saisis
d’un chagrin profond au sujet de l’injure
que vous nous marquez avoir reçue,
puisqu’on brise la règle et qu’on ne conserve
aucun respect pour la religion.
Vous nous avez fait connaître que les
religieuses qui, à l’instigation du Diable,
sont sorties du monastère de Radegunde,
d’heureuse mémoire, n’ont consenti à
écouter aucune de vos admonitions ni
rentrer dans l’enceinte de leur monastère
qu’elles avaient quitté, et que de plus
elles ont insulté à la basilique du bienheureux
Hilaire, en vous y maltraitant
vous et les vôtres ; qu’à cette cause vous
avez cru devoir les suspendre du bienfait
de la communion ; et vous avez souhaité
de recevoir sur cela les avis de notre
médiocrité. En conséquence, comme nous
savons que vous avez très à propos cité
les canons, et que la règle statue {{tiret|formel|lement}}
{{Citation fin 2}}<noinclude></noinclude>
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Khardan
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{{Citation début 2|mg=8em}}
« À nos Seigneurs à toujours, Gundégisil,
Nicasius, et Saffarius, très dignes
possesseurs du siège apostolique, les
évêques Ethérius, Syagrius, Eunacharius,
Hésychius, Agrœcola, Urbicus, Félix,
Véranus, item Félix et Bertchramm.
Nous avons reçu les lettres de vos béatitudes ;
et autant, à l’ouverture des nouvelles,
nous avons été réjouis au sujet de
votre santé, autant nous sommes saisis
d’un chagrin profond au sujet de l’injure
que vous nous marquez avoir reçue,
puisqu’on brise la règle et qu’on ne conserve
aucun respect pour la religion.
Vous nous avez fait connaître que les
religieuses qui, à l’instigation du Diable,
sont sorties du monastère de Radegunde,
d’heureuse mémoire, n’ont consenti à
écouter aucune de vos admonitions ni
rentrer dans l’enceinte de leur monastère
qu’elles avaient quitté, et que de plus
elles ont insulté à la basilique du bienheureux
Hilaire, en vous y maltraitant
vous et les vôtres ; qu’à cette cause vous
avez cru devoir les suspendre du bienfait
de la communion ; et vous avez souhaité
de recevoir sur cela les avis de notre
médiocrité. En conséquence, comme nous
savons que vous avez très à propos cité
les canons, et que la règle statue {{tiret|formel|lement}}
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>{{Citation début de page 2|mg=8em}}
{{tiret2|formel|lement}} que ceux qui seront surpris en de
pareils excès doivent être punis non seulement
par l’excommunication, mais par
les peines de la pénitence ; ajoutant en
cette affaire aux témoignages de notre
respect notre sentiment ardemment désireux
de notre affection, nous déclarons
adhérer complètement à votre avis relativement
aux points que vous avez touchés
jusqu’à ce que, réunis au concile synodal
des calendes de novembre, nous délibérions
ensemble sur le moyen de mettre
un frein à l’audace de telles gens, afin
que dorénavant nul n’ose se permettre,
encouragé par l’indulgence, de commettre
de pareilles choses. Cependant, comme
la parole du Seigneur Apôtre Paul nous
avertit sans cesse que nous devons à
''à temps et à contre temps'' corriger par
la prédication tous ceux qui s’oublient ;
et comme elle nous assure que la <i>piété
est utile à tout,</i> nous vous engageons
encore à conjurer par des prières la miséricorde
divine, afin que l’esprit de componction
daigne enflammer ces femmes et
qu’elles rachètent dignement par la pénitence
les fautes qu’elles ont commises ;
afin que, par votre prédication, Christ
aidant, ces âmes, mortes, en quelque
sorte, retournent dans leur monastère ;
afin que celui qui rapporta sur ses épaules
dans la bergerie la brebis égarée
daigne se réjouir de leur retour comme
de l’acquisition d’un troupeau. Nous vous
demandons surtout de constamment nous
accorder, comme nous l’espérons, le secours
de votre intercession.
{{Citation fin 2}}<noinclude></noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>{{Citation début de page 2|mg=8em}}
{{tiret2|formel|lement}} que ceux qui seront surpris en de
pareils excès doivent être punis non seulement
par l’excommunication, mais par
les peines de la pénitence ; ajoutant en
cette affaire aux témoignages de notre
respect notre sentiment ardemment désireux
de notre affection, nous déclarons
adhérer complètement à votre avis relativement
aux points que vous avez touchés
jusqu’à ce que, réunis au concile synodal
des calendes de novembre, nous délibérions
ensemble sur le moyen de mettre
un frein à l’audace de telles gens, afin
que dorénavant nul n’ose se permettre,
encouragé par l’indulgence, de commettre
de pareilles choses. Cependant, comme
la parole du Seigneur Apôtre Paul nous
avertit sans cesse que nous devons à
''à temps et à contre temps'' corriger par
la prédication tous ceux qui s’oublient ;
et comme elle nous assure que la <i>piété
est utile à tout,</i> nous vous engageons
encore à conjurer par des prières la miséricorde
divine, afin que l’esprit de componction
daigne enflammer ces femmes et
qu’elles rachètent dignement par la pénitence
les fautes qu’elles ont commises ;
afin que, par votre prédication, Christ
aidant, ces âmes, mortes, en quelque
sorte, retournent dans leur monastère ;
afin que celui qui rapporta sur ses épaules
dans la bergerie la brebis égarée
daigne se réjouir de leur retour comme
de l’acquisition d’un troupeau. Nous vous
demandons surtout de constamment nous
accorder, comme nous l’espérons, le secours
de votre intercession.
{{Citation fin de page 2}}<noinclude></noinclude>
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Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/313
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/>
{{Citation début de page 2|mg=8em}}
Votre dévoué Ethérius, humble pécheur,
qui se permet de vous saluer.
Votre client Eséchius, qui prend la liberté
de vous saluer respectueusement. Votre
ami Syagrius, qui vous salue respectueusement.
Urbicus, pécheur, qui vous
honore et vous salue avec soumission.
L’évêque Véranus qui vous vénère et
vous salue respectueusement. Votre serviteur
Félix, qui se permet de vous saluer.
Votre humble et affectionné item Félix,
qui ose vous saluer. Votre humble et
obéissant Bertchramn, évêque, qui prend
la liberté de vous saluer. »
{{Citation fin 2}}
{{signature|''Lettre des évêques à Gundégisil,''{{br0}}donnée par<br/>{{sc|grégoire de tours}}}}
{{brn|2}}
— Vous avez pris le rendement de la récolte due
aux viguiers pour le ''tribunitien,'' soit ! Mais vous
ne pouvez pas me forcer à vous suivre, méchantes
gens ! leur déclara l’esclave favorite de Leubovère,
cette femme triste et forte qu’on nommait Soriel
d’un nom d’homme.
Elle levait haut le front, regardant fixement les
chefs de l’expédition qui se disaient intendants de
Chrodielde, le Saxon Childéric et Brodulphe-l’Adultère.
Ceux-ci, montés sur des chevaux harnachés {{tiret|super|bement,}}<noinclude></noinclude>
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Votre dévoué Ethérius, humble pécheur,
qui se permet de vous saluer.
Votre client Eséchius, qui prend la liberté
de vous saluer respectueusement. Votre
ami Syagrius, qui vous salue respectueusement.
Urbicus, pécheur, qui vous
honore et vous salue avec soumission.
L’évêque Véranus qui vous vénère et
vous salue respectueusement. Votre serviteur
Félix, qui se permet de vous saluer.
Votre humble et affectionné item Félix,
qui ose vous saluer. Votre humble et
obéissant Bertchramn, évêque, qui prend
la liberté de vous saluer. »
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{{signature|''Lettre des évêques à Gundégisil,''{{br0}}donnée par<br/>{{sc|grégoire de tours}}}}
{{brn|2}}
— Vous avez pris le rendement de la récolte due
aux viguiers pour le ''tribunitien,'' soit ! Mais vous
ne pouvez pas me forcer à vous suivre, méchantes
gens ! leur déclara l’esclave favorite de Leubovère,
cette femme triste et forte qu’on nommait Soriel
d’un nom d’homme.
Elle levait haut le front, regardant fixement les
chefs de l’expédition qui se disaient intendants de
Chrodielde, le Saxon Childéric et Brodulphe-l’Adultère.
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Khardan
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Votre dévoué Ethérius, humble pécheur,
qui se permet de vous saluer.
Votre client Eséchius, qui prend la liberté
de vous saluer respectueusement. Votre
ami Syagrius, qui vous salue respectueusement.
Urbicus, pécheur, qui vous
honore et vous salue avec soumission.
L’évêque Véranus qui vous vénère et
vous salue respectueusement. Votre serviteur
Félix, qui se permet de vous saluer.
Votre humble et affectionné item Félix,
qui ose vous saluer. Votre humble et
obéissant Bertchramn, évêque, qui prend
la liberté de vous saluer. »
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{{brn|2}}
— Vous avez pris le rendement de la récolte due
aux viguiers pour le ''tribunitien,'' soit ! Mais vous
ne pouvez pas me forcer à vous suivre, méchantes
gens ! leur déclara l’esclave favorite de Leubovère,
cette femme triste et forte qu’on nommait Soriel
d’un nom d’homme.
Elle levait haut le front, regardant fixement les
chefs de l’expédition qui se disaient intendants de
Chrodielde, le Saxon Childéric et Brodulphe-l’Adultère.
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Khardan
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Votre dévoué Ethérius, humble pécheur,
qui se permet de vous saluer.
Votre client Eséchius, qui prend la liberté
de vous saluer respectueusement. Votre
ami Syagrius, qui vous salue respectueusement.
Urbicus, pécheur, qui vous
honore et vous salue avec soumission.
L’évêque Véranus qui vous vénère et
vous salue respectueusement. Votre serviteur
Félix, qui se permet de vous saluer.
Votre humble et affectionné item Félix,
qui ose vous saluer. Votre humble et
obéissant Bertchramn, évêque, qui prend
la liberté de vous saluer. »
''Lettre des évêques à Gundégisil,'' donnée par
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{{brn|1}}
— Vous avez pris le rendement de la récolte due
aux viguiers pour le ''tribunitien,'' soit ! Mais vous
ne pouvez pas me forcer à vous suivre, méchantes
gens ! leur déclara l’esclave favorite de Leubovère,
cette femme triste et forte qu’on nommait Soriel
d’un nom d’homme.
Elle levait haut le front, regardant fixement les
chefs de l’expédition qui se disaient intendants de
Chrodielde, le Saxon Childéric et Brodulphe-l’Adultère.
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Khardan
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Votre dévoué Ethérius, humble pécheur,
qui se permet de vous saluer.
Votre client Eséchius, qui prend la liberté
de vous saluer respectueusement. Votre
ami Syagrius, qui vous salue respectueusement.
Urbicus, pécheur, qui vous
honore et vous salue avec soumission.
L’évêque Véranus qui vous vénère et
vous salue respectueusement. Votre serviteur
Félix, qui se permet de vous saluer.
Votre humble et affectionné item Félix,
qui ose vous saluer. Votre humble et
obéissant Bertchramn, évêque, qui prend
la liberté de vous saluer. »
''Lettre des évêques à Gundégisil,'' donnée par
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{{brn|1}}
— Vous avez pris le rendement de la récolte due
aux viguiers pour le ''tribunitien,'' soit ! Mais vous
ne pouvez pas me forcer à vous suivre, méchantes
gens ! leur déclara l’esclave favorite de Leubovère,
cette femme triste et forte qu’on nommait Soriel
d’un nom d’homme.
Elle levait haut le front, regardant fixement les
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Chrodielde, le Saxon Childéric et Brodulphe-l’Adultère.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>montrer un vrai castrat…, car, entre nous, berger-chasseur,
je crois bien qu’elle n’en n’a jamais
vu !
Cette extraordinaire bouffonnerie les déconcerta.
Chrodielde haussa les épaules.
— T’expliqueras-tu ? fit-elle, pinçant la bouche en
une grimace de dégoût, tandis qu’Harog serrait les
dents pour déclarer :
— Vous passez la permission de la plaisanterie,
Childéric.
— Je ne mens point, mes amis, s’exclama-t-il au
comble de la jubilation. Nous en tenons un ! Il est
en bas, solidement lié à une colonne de pierre pour
qu’il ne nous échappe pas ! Un oiseau rare, je vous
assure ! Il se démenait comme un diable dans
l’huile sainte ! Les coups, ça lui était bien égal pourvu
qu’on ne lui enlève pas sa tunique. Et on la lui
a enlevée, naturellement. Il ferait beau fouetter sur
double peau !… Nous avons donc saisi tout le
mystère de cette affaire qui sera la plus joyeuse de
ma vie… Quand on pense que je désirais… (et il
pouffait de nouveau). Descendons ! Nous sommes
des hommes ! Aog ! dirait Ragna s’il n’avait pas
le vin triste depuis quelque temps.
Et tout hoquetant, le grand ours noir s’enfonça
dans l’escalier poussant Chrodielde par la taille,<noinclude></noinclude>
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Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/327
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>donnant des tapes amicales au berger-sorcier, qui
ne riait pas du tout, lui.
Attaché le long d’un pilier devant le maître autel,
un corps blanc rayé de rouge se convulsait de désespoir
sous les regards allumés d’une répugnante
obscénité de tous les bandits s’esclaffant, comme
Childéric, autour de cette loque humaine. C’était
bien l’esclave Soriel… qui avait été digne de porter
un nom d’homme… à sa naissance.
Chrodielde l’examinait cyniquement, dédaigneuse
de marquer la confusion.
Harog détournait les yeux, malgré lui, pris de pitié.
Éperdument amusés de leur découverte, les loups
ouvrirent leur cercle, grognant des choses révoltantes.
Chrodielde s’avança et proféra lentement ces
paroles :
— ''Quelle sainteté peut-il y avoir dans cette
''abbesse qui fait les hommes eunuques et les fait habiter
''avec elle, suivant l’usage du palais impérial ?
Il y eut un silence où chacun sembla tomber en
un abîme de réflexion.
On n’avait pas compris ce que signifiait cette
phrase redoutable, témoignant des savantes lectures
de Chrodielde, mais on comprit très clairement
qu’elle accusait Leubovère d’un crime nouveau.<noinclude></noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/>
Basine arrivait. Elle ne vit pas le supplicié, car
Harog se mit devant elle.
— Retirez-vous, les femmes, gronda-t-il d’un ton
âpre. Je vous ordonne de vous retirer. C’est assez
que nos chiens aient le goût du sang… ici !
Basine souriait, d’un sourire calme.
— Je sais, fit-elle, car j’ai entendu Chrodielde.
Il faut garder cet esclave comme otage et preuve
de déchéance. L’aventure finira certainement par
la plus grande humiliation de l’abbesse. C’est une
bonne prise que le Saxon nous rapporte.
Dès que les femmes se furent retirées, Harog
délia lui-même les pauvres membres rompus de
Soriel.
— Couvre-toi de mon manteau, lui dit-il, et je
vais panser tes plaies avec les herbes purificatrices.
Tu seras nourri chez nous jusqu’à ton complet
rétablissement. Les princesses ne sont pas si
méchantes qu’elles le paraissent. On leur a fait
beaucoup de tort. Que la tristesse de ta vie ne te
rende pas injuste à ton tour.
Soriel pleurait en lui baisant les mains.
— Je jure, gémit-il, que jamais l’abbesse n’eut
connaissance de mon secret<ref>Ce qui fut prouvé lors du jugement porté contre ces femmes.</ref>. Si elle avait su,
elle m’aurait chassé honteusement, hélas !<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/>
Il se coucha derrière le maître autel, épuisé de
fatigue, s’évanouissant dans un sommeil de bête
enfin forcée.
Au milieu des conversations de la troupe, très
surexcitée par cette bizarre vision d’un esclave
eunuque appartenant au monastère, l’Aveugle-né
s’adressa au seul chef qu’on respectait encore pour
sa sagesse en tout, lui déclarant :
— Je crois savoir l’histoire de ce Soriel, moi.
Par les saints tombeaux qui nous assistent, il n’en
est pas de plus pitoyable. J’ai ouï dire par le médecin
Réoval, qui me soigna les yeux, un jour, et n’y
découvrit aucune maladie, que certain enfant,
du temps de Radegunde, la pieuse reine, eut une
plaie maligne à la cuisse et qu’on dut lui appliquer
le remède de Constantinople. Il guérit, ayant
perdu sa virilité, aussi l’éleva-t-on sous des vêtements
de femme pour qu’il n’en éprouvât point
d’humiliation. Le médecin Réoval ne m’a pas
nommé cet enfant, mais il y a toutes chances que
ce soit ce Soriel.
Harog hochait la tête.
— Il vaudrait mieux qu’on l’eût achevé au lieu
de le guérir. Maintenant… il est trop tard. Je vous
le confie… demain ramènera la clarté dans l’esprit
des princesses.<noinclude></noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/>
Harog s’éloigna pour essayer de ne plus penser,
de dormir à son tour, n’espérant rien, se demandant
ce qu’il fallait croire et préférant oublier.
Vers l’heure du démon, une femme se pencha
sur Harog qui dormait dans une flaque de lune,
au seuil de la fille de Chilpéric, entre sa chienne et
son couteau.
C’était Chrodielde. Enveloppée d’une pièce de
laine sombre, seule sa ronde épaule passant nue
semblait cet astre blanc dardant toute sa perverse
pâleur sur le berger. La chienne eut un mouvement
d’inquiétude qui réveilla son maître. Celui-ci,
croyant peut-être rêver encore, s’étira longuement
sur sa peau de mouton.
— Harog, dit-elle très bas dans un souffle voluptueux,
j’ai besoin de toi… parce que j’ai peur de
Ragnacaire. Il n’est pas rentré ce soir. L’as-tu rencontré ?
{{Corr|Ta-t-il|T’a-t-il}} parlé de moi ? Je redoute sa jalousie.
Effarée, elle se serrait contre lui, noyant sa bouche
de ses cheveux parfumés.
— Je t’en supplie, Harog, toi qui protèges celle
qu’aucun homme ne veut tuer… viens, ne serait-ce
qu’un moment, chez moi, le temps de nous
assurer qu’il ne s’y cache point avec une arme.
Harog la regardait gravement :
— Je n’ai pas vu Ragna, mais je sais où il est.<noinclude></noinclude>
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Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/331
104
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>Tu n’as rien à craindre de lui cette nuit, je peux
l’affirmer, Chrodielde.
— Je suis une femme qu’aucun homme ne protège,
Harog.
Il se leva, la repoussant doucement.
— Allons ! puisque tu n’es qu’une femme… Et
prenant le museau de sa chienne, il lui murmura
des mots mystérieux. D’un air tout résigné, l’animal
se recoucha.
Ils descendirent quelques degrés conduisant aux
cloîtres. Là, Chrodielde habitait l’ancienne cellule
de l’abbé Porcarius, desservant de Marovée, ayant
choisi ce réduit à cause du solide verrou de sa porte.
Harog inspecta cette chambre où l’on apercevait,
sous la faible lueur d’une lampe à bec, un lit de
mode romaine, c’est-à-dire élevé sur quatre pieds de
bronze.
— Confiante en ta vertu, je t’ai fait venir, explique-t-elle,
parce que Ragnacaire admettrait ton
serment s’il nous surprenait.
Harog l’écoutait d’une oreille inattentive, tout
occupé des coins obscurs où d’ailleurs rien ne remuait,
ni Ragna, ni son ombre. Il ne restait donc
plus à redouter que Boson-le-Boucher, Brodulphe-l’Adultère,
Childéric-le-Saxon… qui encore ? Il se
sentait naïf. Ne voulait-elle pas plutôt le faire tuer<noinclude></noinclude>
70cyptslmpgmqsr07pr2pswy4xbq8i1
Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/332
104
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>par l’un de ces trois hommes, les gens vertueux
gênant toujours quelqu’un ?
Il attendit près de la porte, le doigt sur le verrou
et personne, vraiment, ne lui arrivant du dehors,
il se tourna, énervé.
Elle s’était couchée à plat ventre, toute nue, sur
son manteau de laine, et ses pieds blancs frappaient
d’impatience son lit romain.
— Je crois, dit-il railleusement, que tu sais
comme moi que Ragna est veilleur cette nuit même
tout en haut de la basilique ?
Elle ne répondit pas, riant d’un rire étrange, la
face enfouie dans ses cheveux, faisant saillir sa
croupe admirable, très finement reliée à son torse
par les mille plis de soie de sa peau.
Harog glissa dans le verrou tiré la pointe d’une
lame.
— Alors, fit-il d’un ton tranquille de garçon
résolu, j’espère que ceux qui verront cette lame
reconnaîtront à mon couteau que ton lit est occupé
par autre chose qu’un lâche et passeront leur
chemin.
Puis, revenant près de la couche aux pieds de
bronze, il posa la main sur cette épaule si ronde, si
blanche, si tentante avec son aigrette de poils
bruns à la blessure de l’aisselle.<noinclude></noinclude>
ks7ifo8zd3iek7w75x0cma3h9fvmv52
Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/333
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/>
— Chrodielde, ajouta-t-il, quel est celui qui veut
jeter un sort à l’autre ?
Le rire de la femme s’étouffa plus doux, pareil
au râle des oiseaux de marécage.
Le lendemain, un esclave de Marovée vint tout
tremblant à la basilique, porteur d’un message de
son évêque où il était dit que les princesses devaient
se présenter à son tribunal seulement accompagnées
de deux serviteurs ''sans armes, sans chien,''
et surtout sans mauvaise volonté. Marovée déclarait
aussi qu’aucun mal ne serait fait à la troupe de
gens de guerre qui resterait dans leur droit d’''asile''
en l’absence de leurs chefs naturels. On discuta sur
ces derniers mots. Les chefs naturels c’étaient les
hommes : Harog et Ragna, mais elles prétendaient
qu’on avait voulu désigner les princesses. Basine
désirait amener la recluse et Soriel, celui-ci tellement
malade qu’il pouvait entrer en agonie rien
qu’à le mettre droit. Chrodielde, plus raisonnable
et dont les yeux brillaient encore de son plaisir
volé, dit qu’il convenait de s’en tenir à la lettre.
Les serviteurs seraient choisis par le chef, car il n’y
en avait jamais eu qu’un : Harog. Interrogé directement,
celui-ci répondit de sa voix brève :
— Il est inutile de perdre un temps précieux
pour la réussite de cette affaire. Vos serviteurs,<noinclude></noinclude>
okihm57kximeem0ozuhgfpzq6dwfeg3
Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/334
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>esclaves ou mendiants, auront trop peur de se rendre
désormais chez Marovée. En guerre les serments
comptent peu. Nous vous suivrons, Ragna et moi,
nos bras croisés sur notre poitrine pour bien lui
montrer notre bonne volonté de chasseur, sans
arme et sans chien.
Basine eut un sourire d’orgueil.
— Je te remercie, berger, de ta bravoure.
Qu’en penses-tu, Chrodielde ? Serait-ce Childéric
ou Brodulphe qui aurait eu cette vaillance dévouée ?
Chrodielde tourna la tête pour arranger ses cheveux
qu’elle était en train de natter avec des fils
d’or, préparant son costume de cérémonie.
— Je songe que si je remerciais Harog de son
dévouement il croirait que je veux lui faire injure,
murmura-t-elle, dissimulant un sourire de reconnaissance.
Au plein de la journée les deux princesses, l’une
vêtue de blanc pur et l’autre d’écarlate, montèrent
sur leurs meilleurs chevaux, car Chrodielde avait
acquis la science équestre de sa cousine. Si elle
n’était pas de force au galop, elle faisait belle figure,
assise en idole dorée sur une bête calme, ses cheveux
pendants rehaussés de bijoux. Moins jalouse
de Basine, ce jour-là, elle souriait, heureuse de se<noinclude></noinclude>
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Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/335
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>sentir caressée par les regards de la foule qui se
pressait sur son passage.
Derrière elles, à distance respectueuse et à pieds,
marchaient, les bras croisés, deux hommes, dont
l’un, le grand diable roux, avait, semblait-il, une
terrible envie de dormir.
— Ragna, grondait Harog, fais attention, tu vas
cheoir sur la route. Est-ce que tu es ivre ?
— A og ! A us ! Je suis un homme ! Seulement
cette nuit de veille m’a rendu fou. Je me tenais
des deux mains aux remparts de l’église pour ne
pas abandonner mon poste. J’avais l’envie cuisante
d’aller voir du côté de sa chambre si elle dormait
avec Boson ou Brodulphe. Pour Childéric… je n’y
crois pas. Il boit trop. J’aurais le désir d’étrangler
quelqu’un, Harog. Me diras-tu lequel ?
Harog répondit, la gorge douloureuse :
— Il ne faut point donner à l’amour plus qu’il
ne mérite, Ragna !
— Tu lui as bien donné ta vie, toi, le vertueux !
— Un peu plus, Ragna… mais je ne veux pas
lui sacrifier la tienne… puisque c’est moi qui t’ai
entraîné dans cette fatale entreprise. Désormais,
les nuits de guet, je veillerai à ta place.<noinclude></noinclude>
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Le Meneur de louves/13
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L’instruction publique en Angleterre : lois de 1870 et de 1876
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{{chapitre|[[L’instruction publique en Angleterre : lois de 1870 et de 1876]]|[[Auteur:Adrien Zidler|Adrien Zidler]]|''[[Revue pédagogique]]''|[[Livre:Revue pédagogique, premier semestre, 1878.djvu|1878-I]], p. 146-153, p. 582-591.}}
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[[Catégorie:Articles de 1878]]
[[Catégorie:Articles de la Revue pédagogique]]
[[Catégorie:Éducation au Royaume-Uni]]
[[Catégorie:Séries d’articles de périodiques]]
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Page:Jules Simon - La liberte de conscience, 1872.djvu/112
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Sixdegrés
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/* Validée */ gouverné par des princes prolestants -> gouverné par des princes protestants
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>tenu le même langage à {{roi|Louis|XIII}} dans son ''Testament politique :'' « Lorsque Votre Majesté me donna grande part
en sa confiance, disait-il, je puis dire avec vérité que les huguenots partageaient l’État avec elle. » Ces raisons qui préoccupaient beaucoup de bons esprits, n’étaient pas sans force. L’intolérance de son côté ne songeait pas à la politique, ou elle n’y songeait qu’en sous-ordre, pour trouver des auxiliaires dans les hommes d’État ; elle avait ses arguments à elle ; elle combattait pour sa propre main. Qu’était-ce à ses yeux qu’un huguenot, sinon un homme obstiné dans l’erreur, et qu’il fallait contraindre à rentrer dans le bon chemin, s’il n’écoutait pas les raisons et refusait de se laisser convaincre ? Et qu’était-ce qu’un ministre huguenot, sinon l’apôtre d’une erreur mortelle ? Le roi devait à Dieu, à l’Église, à sa conscience, au bonheur des peuples dont la destinée lui était confiée, de combattre par tous les moyens le fléau de l’hérésie. L’Espagne pouvait lui servir d’exemple. Malgré l’inquisition, malgré toute la vigilance d’un gouvernement absolu, l’hérésie, qui se rit de toutes les barrières, et qui prend des forces et des accroissements dans le péril, avait menacé de l’envahir. Elle avait pénétré dans le clergé, dans les cloîtres<ref name=p112>Rodrigo de Valer avait, le premier, prêché la réformation à Séville. Après lui le docteur Égidius, Constantin Ponce et Vargas, et, plus tard, Lozada, un médecin, Cassiodoro, un moine, répandirent son enseignement dans l’Andalousie. Francisco Enzinas, connu dans les lettres sous le nom de Dryander, et dont le frère avait péri à Rome sur le bûcher, traduisit la Bible en espagnol. San-Roman, l’ami des frères Enzinas, mourut dans les flammes à Valladolid, laissant après lui une Église évangélique fondée, dont le premier pasteur fut un moine dominicain, Domingo de Roxas, second fils du marquis de Posa. Cazalla, don Carlos de Seso, furent ses auxiliaires. La foi évangélique eut des adhérents dans la Nouvelle-Castille et dans les royaumes de Murcie, de Grenade et de Valence. Les Aragonais, plus indépendants que le reste de l’Espagne, et
plus voisins du Béarn, gouverné par des princes protestants, embrassèrent
en grand nombre la religion nouvelle. « Si l’inquisition n’y avait pris garde, dit son historien Paramo, la religion protestante aurait couru à travers toute la Péninsule comme un feu follet. » — « Tels étaient, dit Illescas, le nombre, le rang et l’importance des coupables que, si le {{tiret|re|mède}}</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Genoude - Les Pères de l'Eglise, vol. 5 bis.djvu/529
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Moustelo
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remarque : l. 16 fin de ligne : "lois divines" et "!" j'ai fait au mieux sans être trop sûr de ma correction. Quelques autres corrections minimes évidentes
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Pabpablo" /></noinclude>sont précis : « Quand vous verrez tous ces maux survenir, dit-il, sachez que le royaume céleste est proche. » Vous l'entendez ! voilà que les récompenses de la vie, les béatitudes de l’éternité, une paix inaltérable, la possession du paradis, perdu il n’y a qu’un moment, vont succéder à ce monde d’un jour. Vous allez échanger la terre contre le ciel, des richesses périssables contre des trésors d’un prix infini, le temps contre l'éternité.
Y a-t-il là de quoi vous jeter dans l’anxiété et la consternation ? Pour gémir, pour trembler, il faut avoir dit adieu à la foi, à l’espérance. Qu’il redoute la mort celui qui ne veut pas aller rejoindre le Christ ! qu’il refuse d’aller rejoindre le Christ, celui qui n’aspire point à régner avec lui. Il est écrit : « Le juste vit de la foi. » Si vous êtes juste, si vous vivez de la foi, si vous croyez du fond du cœur en Jésus-Christ, assuré dans ses indéfectibles promesses, et prêt à vous associer à son impérissable royauté, pourquoi ne pas vous féliciter de ce qu’il vous rappelle à lui, en vous enlevant aux pièges de l’esprit tentateur ? Voyez Siméon, ce juste vraiment digne de ce nom, ce fidèle observateur des lois divines ! Il lui avait été révélé qu’il ne mourrait qu’après avoir contemplé le Christ. A l’aspect du désiré des nations, présenté au temple par sa mère, il reconnut l’enfant-Dieu, signalé par les prophètes. Il devait expirer après l’avoir vu, il le savait, et cependant sa mort le comble de joie. Tranquille sur son prochain rappel, il reçoit dans ses bras triomphants l'enfant-Dieu, bénit le Seigneur, et entonne ce cantique d’allégresse : « Seigneur, laissez aller maintenant votre serviteur en paix, selon votre parole, car mes yeux ont vu votre salut. »
C’était nous prouver que, pour les serviteurs de Dieu, il n’y a de paix, de liberté et de repos inadmissibles qu’au moment où, arrachés aux tourbillons et aux tempêtes du monde, ils entrent dans le port de l’éternité, et des bras de la mort passent à une vie qui n’aura point de fin. Oui, là seulement résident la paix véritable, la sécurité parfaite, le bonheur sans terme et sans mélange. D’ailleurs, qu’est-ce que la vie présente, sinon un long enchaînement de combats contre le démon ? Nous avons à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les Révélations de l’écriture d’après un contrôle scientifique.djvu/253
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Sixdegrés
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude><nowiki />
Faut-il donner quelques portraits de la série honnête ? Je regrette de ne pas pouvoir les donner tous. On m’a assuré que cela manquerait d’intérêt. Les honnêtes gens piquent moins la {{corr|curosité|curiosité}} que les assassins. Je n’en citerai qu’un.
{{sc|Bour}} (cultivateur âgé, qui a été autrefois ouvrier en bijoux ; très brave homme, d’une bonne intelligence, caractère jovial, bon grand père de famille, vieillissant entouré de l’estime générale).
{{c|{{sc|portrait de bour par m. crépieux-jamin}}}}
{{interligne|0.5em}}
<small>{{M.|Bour}} est un individu doué d’un caractère très ferme et vif.
Il n’est pas égoïste, loin de là, et atteint même à la générosité.
Il a un vif sentiment de la justice et de l’équité, avec une certaine rudesse et une franchise qui n’admet pas les ambiguïtés. C’est un caractère simple et bon, mais avec une façade sévère trompeuse, {{incise|au moins pour les graphologues|stop}}. Il semble {{corr|insaisisable|insaisissable}} et il n’est que pourvu d’éléments modérateurs restreignant les manifestations de son émotivité forte et que l’on ne soupçonne pas tout d’abord. On le croirait méchant et emporté, il n’est que vif, avec un cœur affectueux sous une enveloppe fruste.</small>
{{interligne}}
Si je pouvais mettre sous les yeux du lecteur toutes les esquisses de caractère que {{M.|Crépieux-Jamin}} a faites pour mes honnêtes gens, on comprendrait mon embarras. Il est extrêmement difficile de juger l’ensemble, et de dire que, tout compte fait, les honnêtes gens sont mieux traités que les assassins. Cela varie beaucoup ; c’est, comme on dirait au palais, une question d’espèce. Dans certains cas, c’est l’assassin qui est le plus chargé ; dans d’autres cas, c’est l’honnête homme. Comment condenser ces documents dans des moyennes, comment représenter par une donnée précise le coefficient de moralité de chacune des deux séries ? Ah ! comme on sent bien ici que les phénomènes moraux ne se comptent pas, ne se pèsent pas ! Comme on voit bien qu’il suffirait de quelque parti pris, de moins encore, d’une idée préconçue à peine consciente, pour donner raison au graphologue, ou pour lui donner tort ! Ne nous laissons pas gagner par le scepticisme. Raidissons-nous. Cherchons à nous dégager des impressions subjectives, qui sont toujours dangereuses et suspectes. N’y a-t-il pas moyen d’imaginer un procédé quelconque, même grossier, qui nous mette tous d’accord, en utilisant des faits précis ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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|Titre=[[Mémoires secrets de Bachaumont|Mémoires secrets pour servir à l’histoire de la république des lettres en France]]
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|Volume=Tome quatorzième
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[[Catégorie:Index - Mémoires secrets]]
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>''{{lang|la|pectus erat}}''. On ajoute qu’on voit à la tête de
l’ouvrage un portrait de ce Ministre, qui n’est
pas surement le fruit des soins officieux de la
reconnoissance ou de l’amitié : on en juge par
le quatrain qui est au bas, dont on trouvera
les vers un peu durs, mais analogues à sa physionomie, au caractere, & à la conduite du personage :
{{pom|Le seul aspect d’un tel Ministre,
De sa vie offre le tableau :
À cette figure sinistre,
France, reconnois ton bourreau !|m=1.5em}}
{{brn|1}}
''15 Mai 1776.'' La Faculté de Médecine n’est pas
restée sans réplique au Mémoire du Docteur
Guilbert de Préval ; elle en publie un, où elle
démontre que cet accusé a tort de se plaindre
des décrets rendus dans son affaire, puisqu’ils
n’ont pas la sanction nécessaire pour leur donner
caractere de jugement, & qu’il déclamoit prématurément contre son Corps, n’ayant pas
encore déterminé ce qu’il devoit penser sur son compte.
{{brn|1}}
''15 Mai.'' La cabale Encyclopédique a tellement intrigué pour {{M.|de la{{lié}}Harpe}} dans le
sein de l’Académie Françoise, qu’il en a été
enfin élu le lundi treize. Comme le mot du Roi
qu’on a rapporté l’année derniere pouvoit occasionner quelque crainte que {{S. M.}} ne voulût
pas confirmer ce choix, on avoit pressenti ce
Monarque, & on l’avoit disposé plus favorablement pour le candidat.
{{brn|1}}
''16 Mai.'' Au début du Ministere de {{M.|Turgot}}, comme ce Ministre commençoit à annon-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>cer son esprit de réforme, & sur-tout de liberté
dans le Commerce des denrées, que la Caisse de
Poissy excitoit de vives réclamations de la part
des marchands forains, des bouchers & des citoyens de la capitale, cette Compagnie crut
devoir gagner les devans & faire revenir le Ministre & le Public prévenus contr’elle. Un
de ses faiseurs fut chargé de son apologie, présentée au Contrôleur Général sous le titre de
''Réflexions sur l’établissement de la Caisse de Poissi''. On s’y plaignoit que les gens qui vouloient exciter l’Administration à supprimer cette
Caisse, n’ont pas bien connu la nature de son
établissement, le but qu’on s’est proposé en le
formant, & les effets qu’il peut avoir ; l’auteur leur reproche la fatalité, ou plutôt,
dit-il, la négligence qui leur a fait ignorer
ou méconnoître les faits constatés indubitables.
Un Economiste, un membre de la Secte qui
s’élevoit le plus contre les gens de la dite Caisse, partit des faits établis dans ce Mémoire
même pour y riposter par une brochure ayant
pour titre, ''Bilan de la Caisse de Poissy'', avec
cette Epigraphe : ''{{lang|la|habemus confitentem reum}}'',
où d’après les propres calculs du défenseur de
la Caisse, & ses exposés, il en résulte que les
habitans de Paris payent 2,750,000 Livres,
pour une imposition qui n’en rapporte au Fisc
que 750,000 Livres, ou autrement, que les fermiers retiroient un intérêt de 92{{lié}}Livres & un
peu plus d’un tiers pour cent de leurs fonds :
usure excessive & ruineuse que les plus fameux
''Gribelins'' ne désavoueroient pas.
Ce bilan de la Caisse de Poissy étoit anonyme, mais l’abbé Baudeau l’a malheureusement<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>sentée en buste, fort décoletée, & de la maniere aussi lascive que le peut permettre cette
forme. On s’étoit contenté de mettre au bas
son nom de famille, ''Julie de Vence, femme du Président de Saint Vincent'' ; on y avoit ajouté
''petite-fille de {{Mad.|de}} Sevigné''. La famille
n’a pas trouvé à propos que cette Estampe
se vendît, & en a fait enlever tous les exemplaires.
{{brn|1}}
''24 Mai 1776.'' On attribue l’''Epître aux Calomniateurs de la Philosophie'' à {{M.|Marmontel}}, ou
à {{M.|de la{{lié}}Harpe}} : elle est dans la maniere
dure, rocailleuse & obscure de ces deux poëtes.
On croit pourtant plus aisément qu’elle est du
dernier, que c’est une espece de chef-d’œuvre
qu’il a dû faire, un hommage qu’il a voulu rendre à la Secte Encyclopédique, avant d’être
admis à l’Académie Françoise. Au surplus,
il y a de la force, des images & de la raison
dans cet ouvrage, où la poésie embellit la derniere sans lui faire tort. Le Syndic de la Faculté, ''Riballier'', & l’ancien Evêque du Puy,
le Franc de Pompignan, aujourd’hui Archevêque de Vienne, sont les coriphées du parti
contraire qu’on attaque le plus ; on accuse surtout le dernier d’avoir fait publier au prône que
''tout Philosophe étoit ennemi des {{corr|Mois|Rois}}''. C’est
particulierement à cette accusation renouvellée
avec affectation par le Clergé, lorsque {{M.|Turgot}} & {{M.|de Malesherbes}} étoient dans le Ministere, qu’on répond, en faisant voir que le
Fanatisme seul est le véritable ennemi du trône,
qui prétend ôter & donner les sceptres à son
gré au nom de Dieu. Il est fâcheux que des
plaisanteries trop burlesques ou des impiétés un<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>peu outrées déparent le total de l’Epître, où
l’on apprend aux Monarques qu’ils ne peuvent
mieux faire que de faire gouverner les Sages
sous eux, que d’éclairer leurs peuples, dont ils
n’auront jamais rien à craindre tant qu’ils les
régiront par la raison ; qu’au contraire, une
nation stupide, asservie sous le joug des Prêtres,
n’agit que par eux, & a été souvent l’instrument dont ils se sont servis pour détrôner les
Princes qui vouloient se soustraire à leur domination. On félicite {{sc|Louis Seize }} d’avoir pris
la Philosophie pour Mentor ; on désigne sensiblement ainsi {{M.|de Maurepas}}, le seul aujourd’hui des Dieux tutélaires qu’invoque &
préconise le Poëte.
{{brn|1}}
''24 Mai 1776.'' Le Pere Richard, Jacobin, est
l’écrivain fanatique, auteur de la brochure intitulée ''les Protestans déboutés de leurs prétentions''. C’est un gagiste du Clergé, que celui-ci
met en œuvre, mais qui paroît avoir plus de
zele que de bon sens. L’auteur de la réfutation
le lui prouve à merveille, de façon à lui ôter
toute réplique.
{{brn|1}}
''25 Mai.'' Il y a un concours ouvert au
Colisée pour les feux d’artifice : il doit avoir
lieu pendant les trois fêtes, entre le {{Sr.|''Squaglia''}}, artificier de la République de Lucques
qui commencera à déployer ses talens le jour
de la Pentecôte : le lendemain ce sera le tour
du {{Sr.|''Furth''}}, artificier de Munster ; & enfin le mardi le {{Sr.|''de la Variniere''}}, artificier du Roi,
luttera contre ces rivaux étrangers.
{{brn|1}}
''23 Mai.'' L’auteur de la réfutation du
livre du Pere Richard, à l’occasion des bruits
répandus que le Gouvernement alloit faire une<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>loi pour valider les mariages des Protestans, fait
voir d’abord à ce fougueux adversaire que son
zele n’est rien moins que charitable ; il lui prouve ensuite que ses raisonnemens ne valent rien ;
il établit que le mariage est avant le sacrement,
qu’il est dans l’ordre social sans lui, que c’est
une ignorance de proscrire l’un, une hérésie de
rejetter l’autre, un défaut de jugement de les
identifier ; que s’ils sont séparables, dans le
mariage tout le civil est du for extérieur, tout le
spirituel dans le sacrement est du for intérieur ;
que le premier appartient au Corps politique,
& le second est tout entier au Corps Ecclésiastique : or, l’Eglise étant dans l’Etat, & non pas
l’Etat dans l’Eglise, il est évident que le Prince,
à la tête de l’Etat, étend sa jurisdiction sur
tous les intérêts du Corps civil, & que l’Eglise doit borner la sienne au rit établi pour
l’administration des sacremens. Nul doute donc
que le Roi Très-Chrétien ne puisse, sans compromettre la Religion, autoriser l’union matrimoniale des Protestans, par telle forme civile & judiciaire qu’il voudra introduire : mais
le doit-il ? le redoutable adversaire détruit également les raisons du moine, qui prétend que
non, & lui fait voir qu’il ne s’entend pas mieux
en Politique qu’en Théologie. Tout ce traité
est rempli de sagesse, d’érudition & de logique ; il est diffus, comme la premiere partie.
On y trouve un morceau philosophique sur la
liberté de la Presse, nécessaire du moins à l’égard
des livres de controverse, d’autant meilleur que
c’est un point de liberté sur lequel ses partisans
modernes n’ont pas encore insisté & d’autant
plus nécessaire qu’il est le plus propre à con-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>tribuer à la destruction des préjugés auxquels
ils font la guerre.
{{brn|1}}
''26 Mai 1776.'' On n’a pas manqué de lâcher
des quolibets contre {{M.|Turgot}}. Le bon mot
le plus plaisant est celui de Madame la Marquise
de Fleuri ; elle étoit dans une société, où {{M.|d’Alembert}} témoignoit ses regrets sur la perte
de ce Ministre, en s’étendant sur la multitude
de bonnes choses qu’il avoit faites. On le contrarioit à cet égard : « au moins, s’écria-t-il, ne peut-on nier qu’en peu de tems il n’ait fait un furieux abattis dans la forêt des préjugés : ''c’est donc pour cela,'' a repris avec vivacité la Marquise, ''qu’il nous a donné tant de fagots'' ».
{{brn|1}}
''26 Mai. Les Mannequins'' ne sont que
manuscrits, & comme ils ont une certaine
étendue, les copies s’en multiplient lentement,
& rendent l’ouvrage difficile à avoir. On ne
peut asseoir de jugement précis concernant cette
Satyre, sans l’avoir lue, tant les avis sont
différens : les uns la trouvent pleine de sel & de
finesse, les autres dure & grossiere ; tout le
monde s’accorde seulement à la décider fort
condamnable. Quant aux ''trois Maries'', on les
connoît encore moins.
{{brn|1}}
''27 Mai.'' {{Mlle|l’Espinasse|nx,pt}}, très-connue dans
le monde par l’asyle qu’elle donnoit à {{M.|d’Alembert}}, par sa passion pour l’Encyclopédie &
les Encyclopédistes, ainsi que pour les Economistes, vient de mourir. Les Coryphées de
ces deux cabales la regrettent par cette raison ;
elle tenoit un de ces bureaux de philosophie
substitués aujourd’hui à ceux du bel esprit. {{M.|de la{{lié}}Harpe}} étoit un de ses nourriçons : elle<noinclude>
<references/></noinclude>
5omdonjcz7ijpje43g4cxq1majld86u
Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T9, Adamsohn.djvu/124
104
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2026-08-09T08:22:59Z
Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Abecido" /></noinclude>bonnes dispositions du jeune Prince, il le peint
comme propre à se laisser conduire tant à raison
de sa jeunesse, que de la flexibilité & du peu
de consistance de son caractere. Le Mannequin
qui dirige ce chef des Mannequins, est le Comte
de Maurepas : le Ministre est mené par sa femme ; celle-ci par l’Abbé de Veri, Auditeur de
Rote ; l’Abbé de Veri étoit engoué de {{M.|Turgot}} ; voilà comment il est parvenu au Ministere. Le surplus est une histoire détaillée
de toutes ses opérations, qui se termine au Lit
de Justice, faute de matiere ; mais l’écrivain
annonce une suite. On voit qu’il en veut beaucoup à ce Ministre, à ses opérations & sur-tout
aux Economistes. Pour rendre son ouvrage
plus intéressant, il transforme le systême Économique en un monstre, qu’il anime & qu’il
représente avec tous les attributs qui peuvent
le rendre odieux ou ridicule. C’est dans un
songe qu’a {{M.|de Maurepas}}, sous le nom d’''Ali-Bey'', au moment où {{S. M.}} le consulte sur le
genre d’administration qu’il introduira pour remédier aux maux de l’ancienne, que lui apparoît ce phantôme sous des dehors imposans ; il
lui fait accroire être la Divinité tutélaire qui
va rendre au Royaume sa splendeur. Le vieux
Ministre, tout émerveillé de ce rêve, consulte
sa femme, celle-ci l’Abbé de Veri, &c. On
trouve peu d’anecdotes nouvelles dans cette
espèce de roman allégorique, assez bien fait
dans son genre & point aussi méchant qu’on l’avoit annoncé. Il est bien écrit, il y a du sarcasme, des portraits bien frappés ; il sent l’homme de cour : il y a des idées creuses & obscures, des métaphores trop outrées, & l’on se-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/334
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||— 333 —}}</noinclude><nowiki/>
{{t3|4. 1. {{souligner|STRUCTURE DU REFRAIN}}}}
{{t4|4. 1. 0.}}
La préface dont Marceline Valmore a fait précéder son
recueil ''Bouquets et Prières'', préface dont nous avons donné le texte
dans notre édition /689/ a l’allure d’un poème en prose, ponctué,
à intervalles sensiblement égaux, par une phrase dont le texte
chance à peine d’une fois à l’autre, et dont la partie constante
est :
{{c|Courez, ma plume, courez : vous savez bien qui vous l’ordonne.}}
{{SA|
On trouve un cas similaire de cette reprise textuelle périodique
dans le deuxième conte des ''Anges de la famille'', jalonné lui aussi,
de manière à peu près régulière, par la phrase :
}}
{{c|Dis ta prière, bonne vieille}}
{{SA|avec quelques variantes.}}
Ceci doit être, en prose, un reflet du goût très prononcé
de la poétesse pour la chanson<ref>Nous essayons pp.{{lié}}422 et suivantes de mesurer l’influence, sur
elle, des textes chantés.</ref>. Marceline a eu entre les mains,
dans sa jeunesse, une foule de ''Romances'', à une époque où le
genre faisait fureur ; ce sont des romances qui l’ont « lancée ».
L’existence, dans ses poèmes, du refrain, et de ce qui s’en approche,
n’est pas pour étonner.
Mais l’on s’apercevrait vite, ne serait-ce qu’à une lecture
feuilletée de ces vers en strophes régulières, qu’elle ne s’est
pas contentée du refrain au sens strict et habituel, refrain
qu’on pourrait peut-être définir comme l’existence, au coin d’un<noinclude>
<references/></noinclude>
3fm2nl8rgyobqo07yh7arobtcox7d00
Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/344
104
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2026-08-08T17:24:45Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||— 343 —}}</noinclude><section begin="to"/>appose progressivement la partie du milieu est, au niveau des
refrains, incontestable.
Enfin, dans la majorité des poèmes « à rentrement<ref>p.{{lié}}218.</ref> », on
constate que chaque strophe s’ouvre et se ferme sur le même
groupe de mots.
<section end="to"/>
<section begin="from"/>{{t3|4. 2. {{Souligner|CHIASMES ET PARACHIASMES}}}}
{{t5|4. 2. 0.}}
Cette attention particulière portés à un début ou à
une fin, ces reprises ou échos qui unissent phase initiale et
phare terminale, nous {{illisible|allons}} les retrouver, et les examiner, au
niveau du vers, du groupe de vers, de la strophe ou du poème.
Technique « cyclique » et technique « chiasmatique » en sont les
deux aspects.
{{t5|4. 2. 1.}}
On connaît le poème des ''Orientales'' intitulé ''Clair de''
''Lune'', que V. Hugo ouvre et clôt par les vers :
{{citation|La lune était sereine et jouait sur les flots. }}
Mais ce cas de technique « cyclique » qui fait revenir en
quelque sorte le texte à son point de départ reste isolé chez lui,
alors que, on va le voir, Marceline Valmore en a fait un emploi
aussi varié que multiple.
Le « rentrement » n’en est pas l’illustration la moins voyante ;
on a vu, au chapitre de la strophe<ref>p.{{lié}}218.</ref>, la floraison de poèmes
qui en comportent un, aux premiers temps de la production valmorienne.
<section end="from"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||— 343 —}}</noinclude><section begin="to"/>appose progressivement la partie du milieu est, au niveau des
refrains, incontestable.
Enfin, dame la majorité des poèmes « à rentrement<ref>p.{{lié}}218.</ref> », on
constate que chaque strophe s’ouvre et se ferme sur le même
groupe de mots.
<section end="to"/>
<section begin="from"/>{{t3|4. 2. {{Souligner|CHIASMES ET PARACHIASMES}}}}
{{t4|4. 2. 0.}}
Cette attention particulière portés à un début ou à
une fin, ces reprises ou échos qui unissent phase initiale et
phare terminale, nous {{illisible|allons}} les retrouver, et les examiner, au
niveau du vers, du groupe de vers, de la strophe ou du poème.
Technique « cyclique » et technique « chiasmatique » en sont les
deux aspects.
{{t4|4. 2. 1.}}
On connaît le poème des ''Orientales'' intitulé ''Clair de''
''Lune'', que V. Hugo ouvre et clôt par les vers :
{{citation|La lune était sereine et jouait sur les flots. }}
Mais ce cas de technique « cyclique » qui fait revenir en
quelque sorte le texte à son point de départ reste isolé chez lui,
alors que, on va le voir, Marceline Valmore en a fait un emploi
aussi varié que multiple.
Le « rentrement » n’en est pas l’illustration la moins voyante ;
on a vu, au chapitre de la strophe<ref>p.{{lié}}218.</ref>, la floraison de poèmes
qui en comportent un, aux premiers temps de la production valmorienne.
<section end="from"/><noinclude>
<references/></noinclude>
15vs4skps0kgsdsa0l9e2j1p82rrzop
Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/345
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<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||— 344 —}}</noinclude><nowiki/>
Pour rester précisément dans le cadre de la strophe, il
faut évoquer les relativement nombreuses pièces « strophées » dont,
en fin de quintil, de sizain, ou de huitain, chaque premier vers
est repris :
''Le bouquet'' /96/, ''La reconnaissance'' /112/, ''Son retour'' /184/,
''Regarde-le'' /187/, ''Le crieur de nuit'' /242/, en quintils : ''Le moineau''
''franc'' /490/, en sizains ; avec de légères retouches dans la
reprise : ''Que je te plains'' /111/ et ''Une âme'' /498/. Même dans ''Moi,''
''je le sais'' /160/, ce sont ses deux vers initiaux que chaque dizain
répète dans ses deux vers terminaux<ref>Plus curieusement, dans les quintils du ''Secret d’une bergère''
/592/, ce sont les quatrièmes vers qui reprennent les premiers,
et dans les huitains de ''L’étonnement'' /219/, les septièmes.
Et encore plus capricieusement, ''Allons en paix'' /507/ reprend le
premier vers de chaque quintil soit au quatrième vers (strophes
1, 4 et 5), soit au cinquième (strophes 2, 3 et 6).</ref>.
Il faut préciser que dans la grande majorité de ces reprises
il y a intégration syntaxique et sémantique du vers répété au reste
de la phrase et non placage maladroit et monotone d’un segment
purement itératif.
Mais c’est au niveau de la globalité des poèmes que cette
technique se manifeste le plus fréquemment, en même temps que
d’une manière assez modulée.
Ainsi, trois d’entre eux débutent et s’achèvent par le
même quatrain, typographiquement détaché du reste : ''Le retour à''
''Bordeaux'' /599/, ''La fontaine'' /41/ et ''Adolphe Nourrit'' /405/<ref>Le quatrain final est seul détaché, dans celui-ci.</ref>.
Un autre par un vers intégré les deux fois à l’ensemble : ''Révélation'' /198/.
C’est sans doute à cette tendance qu’il faut rattacher,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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Pour rester précisément dans le cadre de la strophe, il
faut évoquer les relativement nombreuses pièces « strophées » dont,
en fin de quintil, de sizain, ou de huitain, chaque premier vers
est repris :
{{SA|
''Le bouquet'' /96/, ''La reconnaissance'' /112/, ''Son retour'' /184/,
''Regarde-le'' /187/, ''Le crieur de nuit'' /242/, en quintils : ''Le moineau''
''franc'' /490/, en sizains ; avec de légères retouches dans la
reprise : ''Que je te plains'' /111/ et ''Une âme'' /498/. Même dans ''Moi,''
''je le sais'' /160/, ce sont ses deux vers initiaux que chaque dizain
répète dans ses deux vers terminaux<ref>Plus curieusement, dans les quintils du ''Secret d’une bergère''
/592/, ce sont les quatrièmes vers qui reprennent les premiers,
et dans les huitains de ''L’étonnement'' /219/, les septièmes.
Et encore plus capricieusement, ''Allons en paix'' /507/ reprend le
premier vers de chaque quintil soit au quatrième vers (strophes
1, 4 et 5), soit au cinquième (strophes 2, 3 et 6).</ref>.
}}
Il faut préciser que dans la grande majorité de ces reprises
il y a intégration syntaxique et sémantique du vers répété au reste
de la phrase et non placage maladroit et monotone d’un segment
purement itératif.
Mais c’est au niveau de la globalité des poèmes que cette
technique se manifeste le plus fréquemment, en même temps que
d’une manière assez modulée.
Ainsi, trois d’entre eux débutent et s’achèvent par le
même quatrain, typographiquement détaché du reste : ''Le retour à''
''Bordeaux'' /599/, ''La fontaine'' /41/ et ''Adolphe Nourrit'' /405/<ref>Le quatrain final est seul détaché, dans celui-ci.</ref>.
Un autre par un vers intégré les deux fois à l’ensemble : ''Révélation'' /198/.
C’est sans doute à cette tendance qu’il faut rattacher,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/351
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||— 350 —}}</noinclude>{{SA|Le chiasme peut être purecent syntaxique, et non lexical :}}
Plua do sonnette au mur, au bien plus do fleura /644
{{SA|ou les deux :}}
Ô mes amours d’enfance 1 8 mes jeunes amours : /523/
(avec permutation du substantif et de ma qualification).
{{SA|Là encore est possible une influence des classiques comed :}}
Mortello, subisscz le sort d’une mortelle
{{SA|do phòdra, IV, 6 - Marceline a joué cette tragödie.}}
Il existe plusieurs couples de vers présentant unc identitó
totalo entre prenior et quatrième hómistiche :
Baise-moi, tendrement, je to quitte, ma vie.
L’heure est venue, adieu ! Raise-moi tendrement /622/
Vous no me voulez plus…Qu’ils en cherchent la cause ;
Je ne chercherai pas ; vous ne me voulez plus. /395/
{{SA|ou entre segmento qui n’égalent pas toujours l’hémistiche :}}
Nous ȧtions deux f…C’est trop d’un quand on aime
Pour se garder…Hélas ! Dous étions deux /506/
Comme la vie involontaire,
Inévitable. hélas comme la mort /72/.
{{SA|
Mais le phénomène se situe plus souvent en deux vers non consécutifs
— avec un vers de séparation :
}}
Quel effroi de mentir s’éloigner une flamme
Que j’avais mise au monde, et qui venait de moi,
Et qui s’en allait seule ! Ondine ! Quel effroi ! /534/<noinclude>
<references/></noinclude>
o66ylm6xmwjl27uiygxoxhf3sgz2h8p
Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/357
104
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2026-08-08T17:30:03Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||— 356 —}}</noinclude><nowiki/>
Et il est facile de vérifier que les poèmes concernés appartiennent
aux divers moments de la création valmorienne : il ne
s’agit pas là d’une mode passagère, mais bien de quelque chose de
fondamental.
Ainsi, la technique du chiasme et, nous l’avons vu plus haut,
la technique du refrain, ainsi que les modalités qui s’en rapprochent,
ont à être perçues dans une optique de phonétique autant que
de lexicalité.
{{t4|4. 2. 3.}}
Peut-être pourrait-on le dire aussi des exemples de
reprises qui suivent, et qui sont inclassables directement dans le
secteur « refrain » come dans le secteur « chiasme » : il s’agit d’une
série limitée, mais non sane intérêt, do poèmes od, de place on
place, un même vers résurgit, cous sa forme stricte ou avec de légères
modifications; à des places imprévisibles, de nombre et de
localisation variable, et de justification rationnelle impossible :
un retour aléatoire dans ses manifestations comme ses objectifs.
C’est, par exemple, ''Le berceau d’Hélène'' /118/, qui reprend,
cans on chancer une virgule, son quatrain initial non seulement en
bout de poème, mais aussi aux vere 41 à 44, lesquels no constituent
aucunement un jalon privilégié dans les 96 de l’ensemble.
C’est, presque parallèlement, dans l’''Oraison'' en patois /608/.
le célèbre tercet « Doug ! Doug ! etc. » qui occupe les vers 1 & 3.
25 à 27, 79 1 82 (la pièce en comporte 93).
C’est ''Rouen'' /460/ (85 vars) qui reprend discrètement le ver : 1
du vers 75 (pourquoi diable au vers 75 !…).
ou ''Au revoir'' /396/ (80 vers), le vers 3 au vers 46.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/360
104
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2026-08-08T17:38:59Z
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text/x-wiki
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{{t3|4. 3. {{Souligner|RYTHME ET PHONÉTISME}}}}
{{t4|4. 3. 1.}}
« ''Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèle'' » et
« ''Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes'' » ont leurs
équivalents au sein du corpus valmorien. Sans vouloir en dresser
le catalogue exhaustif, citons quelques échantillons :
altour ! plus aimé que Moi-Même<ref>Pour faciliter la mise en relief graphique du phonème répété,
nous réservons, sein de ce chapitre, l’usage de la majuscule
à sa seule notation, jusqu’à la page{{lié}}{{plu|376|1}}.</ref>
(Le livre de prière /497/ *.6)
par Mon baptiMe 8 Ma Mèrc
(Le cetit Arthur de Bretagne_/126/9.1)
Sane Signor na tristesse. un jour, au Seul que j’aime
(La jalouse /20B/ *.1)
ressens-tu ma tristeSS¢ en regardant les Cieux
(Solitude /213/ v.2)
ta Voix ouvre une Vie où l’on ViVra toujours
{{SA|avec deux consonnes :}}
(La voix d’un ami /512/ 8.16)
1’aMouR at Ma Mémoire où se nouit l’aMouR<ref>Cela ne vaut pas « vous Me le MurMuRez, RaMuRes, ô RuMeuRs »
de Valéry, mais cela s’en approche.<ref>
(Elégie /55/ *-4)
et l’atour à to AMs uNit MoN âMe entière
(C’est toi /595/ v.7)
je confiais NoN AMe aux cordes aNiMec
(El/61/.14)<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-08-08T17:42:45Z
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{{t3|4. 3. {{Souligner|RYTHME ET PHONÉTISME}}}}
{{t4|4. 3. 1.}}
« ''Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèle'' » et
« ''Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes'' » ont leurs
équivalents au sein du corpus valmorien. Sans vouloir en dresser
le catalogue exhaustif, citons quelques échantillons :
aMour ! plus aiMé que Moi-Même<ref>Pour faciliter la mise en relief graphique du phonème répété,
nous réservons, sein de ce chapitre, l’usage de la majuscule
à sa seule notation, jusqu’à la page{{lié}}{{pli|376|1}}.</ref>
(''Le livre de prière'' /497/ v.{{lié}}.6)
par Mon baptêMe ô Ma Mère
(''Le petit Arthur de Bretagne'' /126/ v.{{lié}}.1)
Sans Signer ma tristeSSe, un jour, au Seul que j’aime
(''La jalouse'' /20B/ v.{{lié}}1)
reSSens-tu ma tristeSSe en regardant les Cieux
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ta Voix ouVre une Vie où l’on ViVra toujours
(''La voix d’un ami'' /512/ v.{{lié}}16)
{{SA|avec deux consonnes :}}
l’aMouR at Ma MémoiRe où se nouRRit l’aMouR<ref>Cela ne vaut pas « vous Me le MurMuRez, RaMuRes, ô RuMeuRs »
de Valéry, mais cela s’en approche.<ref>
(Elégie /55/ v.{{lié}}4)
et l’aMour à toN âMe uNit MoN âMe entière
(''C’est toi'' /595/ v.{{lié}}7)
je confiais MoN âMe aux cordes aNiMées
(''Elégie'' /61/ v.{{lié}}14)<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t3|4. 3. {{Souligner|RYTHME ET PHONÉTISME}}}}
{{t4|4. 3. 1.}}
« ''Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèle'' » et
« ''Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes'' » ont leurs
équivalents au sein du corpus valmorien. Sans vouloir en dresser
le catalogue exhaustif, citons quelques échantillons :
aMour ! plus aiMé que Moi-Même<ref>Pour faciliter la mise en relief graphique du phonème répété,
nous réservons, sein de ce chapitre, l’usage de la majuscule
à sa seule notation, jusqu’à la page{{lié}}{{pli|376|1}}.</ref>
(''Le livre de prière'' /497/ v.{{lié}}.6)
par Mon baptêMe ô Ma Mère
(''Le petit Arthur de Bretagne'' /126/ v.{{lié}}.1)
Sans Signer ma tristeSSe, un jour, au Seul que j’aime
(''La jalouse'' /20B/ v.{{lié}}1)
reSSens-tu ma tristeSSe en regardant les Cieux
(''Solitude'' /213/ v.{{lié}}2)
ta Voix ouVre une Vie où l’on ViVra toujours
(''La voix d’un ami'' /512/ v.{{lié}}16)
{{SA|avec deux consonnes :}}
l’aMouR at Ma MémoiRe où se nouRRit l’aMouR<ref>Cela ne vaut pas « vous Me le MurMuRez, RaMuRes, ô RuMeuRs »
de Valéry, mais cela s’en approche.</ref>
(Elégie /55/ v.{{lié}}4)
et l’aMour à toN âMe uNit MoN âMe entière
(''C’est toi'' /595/ v.{{lié}}7)
je confiais MoN âMe aux cordes aNiMées
(''Elégie'' /61/ v.{{lié}}14)<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/363
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||— 362 —}}</noinclude>{{Poem|
ALLEZ<ref>Nous ne distinguons pas /a/ et lαf : à l’heure actuelle, les
équivalents phonétiques des graphies —— et —i— hésitent parfois
entre les deux ; témoins les dictionnaires, dont, sur plus
d’nt point, les transcriptions phonétiques sont divergentes ;
« &me » s’écrivait « a » dans la 1ère moitié du XIXème siècle :
et l’on est obligé de rester circonspect en ce qui concerne une
nuance de prononciation il y a un siècle et demi.</ref> en paix, mon cher tourment,
Yous ■*AVEZ AseEZ<ref>À condition d’admettre une prononciation /ase/ que donne le
Dictionnaire du français contea orain (Larousse) cais que le
parlé courant gauchit parfois /ass/ ; aquel cas, d’ailleurs,
ces 5 vere seraient remarquables par la prédominance de /a/ et
tel.</ref> AI Arme,
AllEZ au loin, men cher tourment,
hälAs 1 man invisible aimant ! |df}}
(''Allez en paix'' /507/, 1{{e}} strophe<ref>On notera — coincidence ? — que
dans les exemples cités, les
séquences phonétiquement remarquables se situant assez volontiers
dans le ou les tout premiers vers du poème.</ref>)
{{t4|4. 3. 2.}}
Toutefois, il nous a semblé plus probant d’analyser quelques
vers phonétiquement remarquables et particulièrement riches de
résonances con pas par suite de la seule itération consonantique
et parfois vocalique — mais à cause des rapports étroits qui lient
celle-ci au rythme versifiant.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/371
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<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||— 370 —}}</noinclude>c’est aussi la austrie de ca double cho : 3ème at Söme syllabas ;
c’est enfin que le vers 2 contient, entre leu deux vors à écho. lo
laxème échos, repris en écho. L’úcho est multiple, à la fois aux
Diveaux lexical, rhétorique, phonique, rythmique.
{{t4|4. 3. 3.}}
Peut-être devrait-on s’attacher plus particulièrement à
dos reprises « dano l’ordre inveres » dao phonènes consécutifs, tela
que dans « Un frais parfum etc… » de V. Eugo (car le célèbre varB
de Booz endormi a’est pas soulement remarquable par l’euphonie 11néaire
des I) ou dans “Le Rhin le Rhin est ivre où les vimos se
mirent“, souvent cité lui aussi, de la Nuit rhénane d’Appllinaire.
Mais les exemples de ce type sont moins nombreux chez Marceline et
l’effet phonotique an est plus discret et moins immédiatement perceptible.
Bornons-nous à citer, encore que les phonèmes n’en soient pas
intégralement consécutifs:
« le REVe d’une VIERgs » /108/;
{{SA|
(ce chiasme est d’autant plus notable qu’il se concentre au sein
d’un hémistiche, qu’il apparait quatre fois, au refrain dos Sobres
et den fleurs ot, enfin, qu’il se fait l’écho d’un autre chiame
syntaxico-rythmique, lui aussi présent quatre fois dans ce même
refrain :
}}
« Hâtons-nous de cueillir ct los fleurs et les songes,
Les songes at les fleurs ne seront plus demain. »)
{{SA|au encore vraiment consécutifs :}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/372
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« à ces RSInes de l’AIR » /462/ ;
« le voilà ce tEAD Lac dont L’EAU n’est point amère » /91/
{{AT|chiasme graphique autant que phonétique ;}}
{{AT|
ou, mieux, et bien emboités aux extrémitós de l’hémistiche, les
groupеs :
}}
« L’HIRondelle en avRIL »,
à la fin du Retour à Bardegaz_/462/.
{{t4|4. 3. 4.}}
On remarquera que, dans tous les exemples donnés jusqu’ici
d’euphonie cérielle“, les phonemes cost toujours repris dans la mime
ordre au sein des séries itérativen:K / UI ; D / A / M; I / M
/ 5 etc ou dans l’ordre exactement inverce, ce qui répond à la
définition de la technique sérielle telle qu’elle ressort de l’Întroduction
à la musique des douze sons, de René Leibowitz, qui admet,
commo variante d’une série dodécaphonique prototypique, ca “recurrence“,
c’est-à-dire la reprise dans l’ordre inverse de ces éléments<ref>Paris. L’arche, 1949, pp.{{lié}}94 et suivantes.</ref>.
Le même admet d’ailleurs aussi la « susdivision d’une série »,
c’est-à-dire la reconduction réduite à un fragment de série (ou à ca
récurrence). C’est, toutes différences sauvegardées. ce qui se passe
dano la séquence suivante, et dans la plupart des autres.
Reprise dans l’ordre, dans l’ordre inverse, reprise fragmentée,
originale ou inversée, c’est bien toujours la technique sérielle.
Premier cas, remarquable bien moins par les connexions non/mone
porques dans les exemples qui ont précédé, que par l’accumulation des<noinclude>
<references/></noinclude>
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« à ces RSInes de l’AIR » /462/ ;
« le voilà ce tEAD Lac dont L’EAU n’est point amère » /91/
{{SA|chiasme graphique autant que phonétique ;}}
{{SA|
ou, mieux, et bien emboités aux extrémitós de l’hémistiche, les
groupеs :
}}
« L’HIRondelle en avRIL »,
à la fin du Retour à Bardegaz_/462/.
{{t4|4. 3. 4.}}
On remarquera que, dans tous les exemples donnés jusqu’ici
d’euphonie cérielle“, les phonemes cost toujours repris dans la mime
ordre au sein des séries itérativen:K / UI ; D / A / M; I / M
/ 5 etc ou dans l’ordre exactement inverce, ce qui répond à la
définition de la technique sérielle telle qu’elle ressort de l’Întroduction
à la musique des douze sons, de René Leibowitz, qui admet,
commo variante d’une série dodécaphonique prototypique, ca “recurrence“,
c’est-à-dire la reprise dans l’ordre inverse de ces éléments<ref>Paris. L’arche, 1949, pp.{{lié}}94 et suivantes.</ref>.
Le même admet d’ailleurs aussi la « susdivision d’une série »,
c’est-à-dire la reconduction réduite à un fragment de série (ou à ca
récurrence). C’est, toutes différences sauvegardées. ce qui se passe
dano la séquence suivante, et dans la plupart des autres.
Reprise dans l’ordre, dans l’ordre inverse, reprise fragmentée,
originale ou inversée, c’est bien toujours la technique sérielle.
Premier cas, remarquable bien moins par les connexions non/mone
porques dans les exemples qui ont précédé, que par l’accumulation des<noinclude>
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Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/527
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{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/4. Du refrain à l’écho|4 — {{souligner|DU REFRAIN À L’ÉCHO}}]]|page={{pli|332|1}}}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/4.1. Structures du refrain|{{em|2}}4.1. {{souligner|Structures du refrain}}]]|page={{pli|333|1}}}}
4.1.0. Refrains. Échos, p.{{lié}}{{pli|333|1}}. — 4.1.1. Diversité, p.{{lié}}{{pli|334|1}}.
4.1.2. Strophe refrain, p.{{lié}}{{pli|336|1}}. — 4.1.3. Refrain et hétérométrie,
p.336. — 4.1.4. La dernière strophe, p.{{lié}}{{pli|337|1}}. — 4.1.5.
Variations, p.{{lié}}{{pli|338|1}}. — 4.1.6. ''La pèlerine'', p.{{lié}}{{pli|340|1}}. — 4.1.7. Retours
« cycliques », p.{{lié}}{{pli|341|1}}.
{{il}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/4.2. Chiasmes et parachiasmes|{{em|2}}4.2. {{souligner|Chiasmes et parachiasmes}}]]|page={{pli|343|1}}}}
4.2.1. Technique « cyclique » au niveau du poème, p.{{lié}}{{pli|343|1}}. — 4.2.2.
Chiasmes au niveau du vers, p.{{lié}}{{pli|349|1}} ; d’un couple ou d’un groupe
de vers, p.{{lié}}{{pli|350|1}}. — 4.2.3. Résurgences non régulières, p.{{lié}}{{pli|356|1}}.
{{il}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/4.3. Rythme et phonétisme|{{em|2}}4.3. {{souligner|Rythme et phonétisme}}]]|page={{pli|359|1|{{corr|357|359}}}}}}
4.3.1. Itérations phonétiques, p.{{lié}}{{pli|359|1}}. — 4.3.2. Analyse approfondie
de quelques vers, p.{{lié}}{{pli|362|1}}. — 4.3.3. Itérations inversées,
p.{{lié}}{{pli|370|1}}. — 4.3.4. Technique sérielle, p.{{lié}}{{pli|371|1}}. — 4.3.5. Technique
oscillatoire, p.{{lié}}{{pli|377|1}}. — 4.3.6. Fréquences phonématiques, p.{{lié}}{{pli|382|1}}. — 4.3.7.
Coefficient de reprise, p.{{lié}}{{pli|384|1}}. — 4.3.8. Initiales homophones,
p.{{lié}}{{pli|386|1}}.
{{il}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/4.4. Deux brèves études de structures|{{em|2}}4.4. {{souligner|Deux brèves études de structure}}]]|page={{pli|394|1}}}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/4.4.1. Toi (Bouquets et prières)|{{em|4}}4.4.1. ''Toi'' (''Bouquets et prières'')]]}}
{{il}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/4.4.2. L’image dans l’eau (Poésies inédites)|{{em|4}}4.4.2. ''L’image dans l’eau'' (''Poésies inédites'')]]}}
{{il}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/5. Influences subies, influences exercées|5 — {{souligner|INFLUENCES SUBIES, INFLUENCES EXERCÉES}}]]|page={{pli|399|1}}}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/5.0. Problèmes|{{em|2}}5.0 {{souligner|Problèmes}}]]|page={{pli|400|1}}}}
{{il}}
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{{il}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/5.1.1 Réminiscences littéraires|{{em|4}}5.1.1 Réminiscences littéraires]]|page={{pli|403|1}}}}
— 5.1.1.0. Rapprochements à éviter, p.{{lié}}{{pli|403|1}}
possibles (''L’Imitation de Jésus-Christ'' ; cf. Péguy), p.{{lié}}{{pli|405|1}}
— 5.1.1.1. Rapprochement
— 5.1.1.2. ''Les proverbes grecs'', p.{{lié}}{{pli|426|1}}. — 5.1.1.3. Brizeux, les
poètes anglais, p.{{lié}}{{pli|408|1}}. — 5.1.1.4. Parny, Millevoye, p.{{lié}}{{pli|409|1}}.
— 5.1.1.5. Chénier, Bérenger, p.{{lié}}{{pli|410|1}}.
— 5.1.1.6. Emprunts au théâtre, p.{{lié}}{{pli|413|1}}.<noinclude>
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4.1.2. Strophe refrain, p.{{lié}}{{pli|336|1}}. — 4.1.3. Refrain et hétérométrie,
p.336. — 4.1.4. La dernière strophe, p.{{lié}}{{pli|337|1}}. — 4.1.5.
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Chiasmes au niveau du vers, p.{{lié}}{{pli|349|1}} ; d’un couple ou d’un groupe
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p.{{lié}}{{pli|370|1}}. — 4.3.4. Technique sérielle, p.{{lié}}{{pli|371|1}}. — 4.3.5. Technique
oscillatoire, p.{{lié}}{{pli|377|1}}. — 4.3.6. Fréquences phonématiques, p.{{lié}}{{pli|382|1}}. — 4.3.7.
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— 5.1.1.1. Rapprochement
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poètes anglais, p.{{lié}}{{pli|408|1}}. — 5.1.1.4. Parny, Millevoye, p.{{lié}}{{pli|409|1}}.
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Chiasmes au niveau du vers, p.{{lié}}{{pli|349|1}} ; d’un couple ou d’un groupe
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de quelques vers, p.{{lié}}{{pli|362|1}}. — 4.3.3. Itérations inversées,
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oscillatoire, p.{{lié}}{{pli|377|1}}. — 4.3.6. Fréquences phonématiques, p.{{lié}}{{pli|382|1}}. — 4.3.7.
Coefficient de reprise, p.{{lié}}{{pli|384|1}}. — 4.3.8. Initiales homophones,
p.{{lié}}{{pli|386|1}}. {{corr|| — 4.3.9.
p.{{lié}}{{pli|388|1}}}}
{{il}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/4.4. Deux brèves études de structures|{{em|2}}4.4. {{souligner|Deux brèves études de structure}}]]|page={{pli|394|1}}}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/4.4.1. Toi (Bouquets et prières)|{{em|4}}4.4.1. ''Toi'' (''Bouquets et prières'')]]|page={{pli|394|1}}}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/4.4.2. L’image dans l’eau (Poésies inédites)|{{em|4}}4.4.2. ''L’image dans l’eau'' (''Poésies inédites'')]]|page={{pli|395|1}}}}
{{il}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/5. Influences subies, influences exercées|5 — {{souligner|INFLUENCES SUBIES, INFLUENCES EXERCÉES}}]]|page={{pli|399|1}}}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/5.0. Problèmes|{{em|2}}5.0 {{souligner|Problèmes}}]]|page={{pli|400|1}}}}
{{il}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/5.1. Influences subies|{{em|2}}5.1 {{souligner|Influences subies}}]]|page={{pli|403|1}}}}
{{il}}
{{table|titre=[[Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/5.1.1 Réminiscences littéraires|{{em|4}}5.1.1 Réminiscences littéraires]]|page={{pli|403|1}}}}
— 5.1.1.0. Rapprochements à éviter, p.{{lié}}{{pli|403|1}}
possibles (''L’Imitation de Jésus-Christ'' ; cf. Péguy), p.{{lié}}{{pli|405|1}}
— 5.1.1.1. Rapprochement
— 5.1.1.2. ''Les proverbes grecs'', p.{{lié}}{{pli|426|1}}. — 5.1.1.3. Brizeux, les
poètes anglais, p.{{lié}}{{pli|408|1}}. — 5.1.1.4. Parny, Millevoye, p.{{lié}}{{pli|409|1}}.
— 5.1.1.5. Chénier, Bérenger, p.{{lié}}{{pli|410|1}}.
— 5.1.1.6. Emprunts au théâtre, p.{{lié}}{{pli|413|1}}.<noinclude>
<references/></noinclude>
9iwdevbxigq5ssn47kiufasv627bwc4
Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/378
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<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||— 377 —}}</noinclude><nowiki/>
Que les trois premiers mots accentués soient ceracies phonétiquement,
c’est l’évidence. Que le rôle du second soit priviléglé,
c’est visible : dionyImbisme entre deux monosyllabes, Basalité
annonçant celle de “crainte ich syntaxique entre le custastif
qu’il qualifie et colui qui le détermine.
Mais murtout, « bonheur » ne se laisse rapprocher de « crainte »
que pour s’opposer à lui sur tous les plans bien que tous deux
se partagent accentuellement is second hémistiche, l’ictus eat
moine fort sur ''crainte'' que sur ''bonheur'' ; ''bonheur'' est l’antithétique absolu
de crainte ; mono— et dirayImbisso distribution
vocalique/consonantique de la angalité, vocalisme à la fois coparable
(voyelles ouvertes moyennes) at opposé (une voyelle
carrément d’avant deux voyelles aituée pluc en arrière), Echomantisme
initial antinomique (une gutturale, une labiale). Et la
place de bankur, en fin de vers, a lui donne pas de rôle prézincat ;
au contraire, il y a concordance totale entre l’isolement phonologique
de bonheur et na position, par rapport à crainte/trait/
empreint d’une part, at d’autre part son colment
ration sur la plaz leical : le cheap sétique du porse
plutôt nou isolopi que-tendant Incontestablement bien
plus du côté de la ''crainte'' que celui du ''bonheur''.
{{t4|4. 3. 5.}}
Pour nous référer toujours à {{M.|Gauthier}}, arrêtons-nous
maintenant un instant à ce qu’il appelle « euphonie oscillatoire »,
c’est-à-dire le retour vocalique que l’on trouve, par exemple,
dans ''I''tal''i''e ou dans ''é''gar''é'' : reteur vocalique après un vocalisme<noinclude>
<references/></noinclude>
5v9ahc8szz8q3p7rk7mxxzc8snnj0f4
Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/379
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<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||— 378 —}}</noinclude>différent, donc de typedd ; co va-et-vient pouvant, d’une part,
chevaucher doux ou plusieurs mots, et, d’autre part, se faire à
plusieurs reprises consécutivos, ce qui entraîne alors une
double méric oscillatoire & YT
de I)
etc…(retour de det retour
Le corpus poétique de M.D.-7. nous serblo abonder an iterations
de ce genre, dont l’intérêt est, bien sûr, purerent phonique.
Nous voyone folconner des groupes comme : ''e''nivr''an''te /415/<ref>Vu le nombre dos excmples cités, nous n’indiquons que les n{{e|os}}
des pages.</ref>,
réclaner/544/, étoilée /549/, choii/560% habitacle/423/
etc… ; mais aussi comme : leur fraicheur /543/, on cadence /559/,
main jo vais/552/, temple immeres /417/, jour par jour /421, 601,
etc. ; ou encore comme : v''e''rs la chap''e''lle /424/<ref>Ne sont alors pris en considération que los grouses de tyre
où la voyelle oscillante encadre deux vocalismes identiques</ref> ; ou avant.
quarante
/424/ (présentant deux occillations emboitées) ; ou retar
de l’avenir (421/, désarmé par mas larmes /30/, Pourtant grant
l’assomblée /557/ (présentant deux séries d’oscillations emboftáus).
Seraient à rattacher à cea oscillations doubles les occurren
ces du type : Hélas ! HEI ! /470/
J’irai, j’irai porter
/546/, Dormez, dormez, jeunesse /518, ou Venez, venez voir Dieu
/544/, où la reprise du mot ou du syntagme nous semble bien plus être
justiciable de considérations euphoriques que relever d’une plus
ou moins vagun volonté stylistique d’insistance, et où, au plan
strictement euphonique, l’oscillation ont à la fois vacalique ot
consonantique, particulièrement marquée dans la troisième cas :
12101719/, ct/v/n/v/n/7/<noinclude>
<references/></noinclude>
ldgwzs5ppaleg1j3jionx5axlacmfen
Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/383
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<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||— 382 —}}</noinclude>toutes euphonies aussi bien du type
que V1V212que
{{t4|4. 3. 6.}}
S’agissant maintenant de poèmes considérés dans leur ensemble,
on peut faire état de ce qu’on pourrait appelar alliteratidiffusas,
c’est-à-dire fréquences consonaODE
—
ou agrotances
tiques ou vocaliques situées franchement an-dessus de la normale
et calculées au niveau de toute une pièce ; nous prasons com
référence les taux de fréquence repris par Peytard et Genouvrier
(Lipristine at enssimement du françaia, p.42 nous les déci
mens sous les initiales « T.G. ») depuis la Frononciation do
français standard de R.-R. Léon.
Des sondages effectués à partir d’une centaine de poèmes
-choicis courtc font ressortir une tendance à raréfier les /r/
les /aj, et les /n/ (pratiquement aucune fréquence ne dépasse
la norme dans bion des cas, au contraire, elle est inférieure
à la normale), et, inversement, une tendance à multiplier les/0/
at lea //. In voici quelques témoignages.
-/m/<ref>La fréquence vocalique est rapidement calculée, puisque
tout vera 20mpt : autant de voy : lles que do syllabes : your la
fréquence consonantique, on peut, si l’on ne veut pas — pour un
long poème, par exemple — dénombrer la totalité des phonèmes,
tabler sur une fréquence moyenne de 28 phonèmes par alexandrin.</ref> (fréquence P.G. : 3, 4%)
C’est toi /595/ : 7%
La rence /465/ : 6, 5%
Adieu maurs /60/ : 6% etc…<noinclude>
<references/></noinclude>
8udzqu2luyz30bq6yc5bpqpierrmjnn
Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/385
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<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||— 384 —}}</noinclude><nowiki/>
Dans La jeune pensionnaire /556/ (même taux) :
18 occurrence sur 57 sont situtas à la syllabe riante.
Refuge /540/ n’a que 8% de /a/ — promption normale ; zais
B occurrunc sur 20 la risc et 3 à la cécure dosent une illusion de fréquence plus forte.
-/ε/
(fréquence P.G. par rapport à l’ensemble des voyelles : 10%)
La fruille volde /508/ n’a que la proportion normale de /8/
mais 12 sont à la rine (pour 36 vers)
Dans Serais-tu seul /209/. la fréquence, à peine plus que
À
normals (14%), est sentie à l’audition comme bien supérieure,
ceuse de 6 occurrences à La rine (our 32), at 50% d’occurrences
cituées à la finale désinentielle de verbes appartenant à un systéme
hypothétique conditionnel et imparfait de l’indicatif :
avila, traverserAls, etc…
{{t4|4. 3. 7.}}
Pour revenir au vers isolé, nous avons retenu comme intéressant
ce que nous disimmons sous le nom de coefficient de reorica
phonématique : K = nombre de shanimes total dans le ver6
nombre de poemes différents dans le vers
À titre d’indication, nous avons parmi les vers célèbres :
K = 2,27 pour : Vous me le murmures, ramures, rumeurs (Valéry)
K = 2,23 pour : La lune sur le Nil sinistre et pale luit (Heródia)
K = 2 pour : On frais partum cortait des touffes d’Asphodèle
(V. Kugo)
K = 1,84 pour : Aboli bibelot d’inanité sonore (Mallarmé)
K = 1,70 pour : Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos
têtes (Racine)
K = 1,50 pour : Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée
(Racine)<noinclude>
<references/></noinclude>
p1znmg40fb3jxalwhp8sabtpiv6mgm1
Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/387
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<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||— 386 —}}</noinclude><nowiki/>
K : 1,70 - Quand celui qui me fuit ne congeait qu’à me suivra (H. D.-V. p.{{lié}}78)
K = 1,70 - Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes
(Racine)
K = 1,66 - Palme pure attachée au malheur d’être famme (M.D.-V.
p.{{lié}}463)
K = 1,66 - La fille de Minos at de Pasiphné (Racine)
La comparaison, on le voit, peut être coutenue entre elle
et eux.
{{t4|4. 3. 8.}}
Pour terminer, il ne nous semble pas possible de passer
sous silence une habitude, presque un tic, de la poétesse.
On note (Le marinier /438“) :
Partant, point de peur
L’homophonic consonantique<ref>Les relations de type tombe-plomb (p.{{lié}}404, v.{{lié}}22) sont beaucoup
plus épisodiques. On pourrait appliquer à Marceline, en la retournant,
l’opinion d’H. Mechanic (Pour la moitique III, p.{{lié}}150), qui
dit de Spire qu’il « est pour la voyelle, c’est un classique », qu’il
“réconnaît ce qu’il y a de drame consonantique dans la poésie moderne“.</ref> à l’initiale de deux, trois ou
quatre mots<ref>Il semblerait au moins aussi valable de s’attacher aux itérations
à l’initiale de syllabes accent. Mais le fait est bien
moins constant, & part des groupes comme : Fleur d’enfance /393/
parfums de femmes 415, la fte de l’enfant /567/, parfum de mes
fleurs 4997, de respire à peine /131/ etc…
</ref> consécutifs, ou presque, en hypotaxie ou homo taxie,
sans compter parfois un supplémentaire écho intérieur, se rencontre
dans des groupes très divers et extrêmement nombreux, et, ceci est
essentiel, souvent en des positions rythmiques privilégiées.
''Adjectif + adjectif'' : guave et gombre /200/, large et lisse /525/<noinclude>
<references/></noinclude>
9mi5f34tabyo96he1kmkto1dk7ichd6
Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/389
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||— 388 —}}</noinclude>ce nouveau-né tout nu /424/, de railleurs roncaux /482/, les
maling molcsonneurs /28/, Son sein cicatria /155/, Ce nouvant
miroir /527/ (un hemistiche) ; Musique militaire (un vers entier),
le foncur/fatigué (à cheval sur la céaure), Fruit fièvreux /375/,
A l’initiale du vers etc…
''Groupes divers'' : fondait un filo /253/, les fleurs de mon front
/440/, de la foi le fou /453/, un fruit fond /522/, la prière qui
Pasoo /36/, Timbre du temps /453, tissent des toiles /423/, d’andre
at divine douleur /483/ ; Pesante de pleurs /425/, La guerre
était la gloire /193/, J’ai glané graine à greine /519/ (tout
un vers) ; la yolupló de yivro /514/, de gaveur cans Geconde
/523 qui pleure voc printemps /523/, lca fleurs étaient flétries
/84/ (un hémistiche).
Un détail qui peut avoir un certain cens : le v.20 de Ma
fille/384/ était, dans Pauvres [1 (1839) : « L’humble chenin » ;
Marcolins a corrigé sur un exemplaire imprimé (et nous avons conGervé
la leçon) : « Le long chemin ».
{{t4|4. 3. 9.}}
Tels sont, sans compter plusieurs dizaines d’autres, des
exemples de rappels, reprices, itérations phonétiques que nous
disions plus haut poétiquement pertinents : on l’a vu, nous ne
nous étions pas attaché à interpréter tel ou tel phonème en lui<noinclude>
<references/></noinclude>
jrm4xs0ldzd14n18527au4y4ovflmlr
Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/394
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<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||— 393 —}}</noinclude><nowiki/>
À propos de la première, en particulier, signalons les
syntagmes8 : frêles parfums /235/, frêles et couls parfums /57E/
fraic parfems /136/<ref>Les « frais parfums » de Victor Hugo (Boos endormi) sont bien
postérieurs</ref>, parfums de femmes /415/, parfum de pos
fleurs /450/<ref>Ent-ce un hasard si, au ocin da quatrain cul, dane notre édi
tion, c16 : le cataloque des vers tiria de Albus. sur 5 /0/ 3
sont à la fois intables dans l’a de dey B-les et composantes
de nos situriel 7 1’hémistiche, soit in rine, alor
que les autres - du verbe ''faire'' - s’associent à …''beille'' et à ''miel'' ?</ref>.
Nous n’ourons garde l’oublier que co /t/ offre
AVOC 10
// dont nous avons parlé à l’instant, le trait caractéristique
commun de (bi)labialité ; tout comme avec /n/, qui représente,
aux pages 385el 387, presque la moitié des how ponies consonantiques
initiales prices corte exemples.
{{t4|4. 3. 10.}}
Interprétations ou commentaires relevant d’une symbolique
des cons seraient forcément exposés à quelque dangereux subjectivisme ;
c’est pourquoi nous ne nous sommes
risqué à le faire,
et non sans prudence, qu’à l’échelle du corpus valmorien pris
dans son ensemble.
Quoi qu’il en soit, la distribution ratérielle des phonemes
tant au niveau du groupe de rots que du groupe de vars, voire
du poôme, eat, on l’ndsettra, un élément fonamental de la versification
valmorienne. Avec plus ou moins de fréquence, de manière
ou plus ou moina piedi.ue ou plus ohoidante selon les chantillone
considéris ; plus ou moins conscient, zius on roing
volontaire, an ne call is os aléatoire.<noinclude>
<references/></noinclude>
gy36l6k3hp2sr907zyvxznpotud2ku9
Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/395
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<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||— 394 —}}</noinclude><nowiki/>
{{t3|{{corr|4. 4. 0.|4. 4.}}}}
Voici, ''en annexe'', deux séries d’observations concernant
les poèmes ''Toi'' (''B. Pr.'') et ''L’image dans l’eau'' (P. I.) (pour le texte,
on se rezorter/a aux pages 493 et 510 de notre édition)..
On verra, dans cheque cas, comment se dessine la atructure
du poème à partir d’éléments touchant au refrain et à divers
échos interstrophiques, et à travers une certains plasticité de
la phrase.
{{t4|4.4.1.}}
La première pièce s’articule autour d’une double structure
en alternance ou en chiname.
{{SA|''Structure en alternance.''}}
Les strophes impaires sont des neuvains, les paires des
huitains.
Les rimes « mo1 » et « voi », présentes ensemble dans les strophes
impaires, le sont alternativement dans les strophes paires.
L’avant-dernière césure de chaque strophe impaire suit un
/e/ ; les dernières rises féminines des deux otroshes paires cont
en /e /.
Chaque strophe paire se termine avec un « Par toi » et contient
« me » dans con avant-dernier vers.
Chaque sixième vers des strophes impaires se termine par
« près loin de moi ».
{{SA|''Structure chiasme''}}
Le « passé de forme composée » (indicatif ou subjonctif) ne se
trouve que dans les strophes II et III.
les premières rites masculines des strokes centrales sont
en /ε/.<noinclude>
<references/></noinclude>
9f7etrif6bvnc30xya9vbpyj3prr4i9
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2026-08-09T06:14:11Z
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||— 394 —}}</noinclude><nowiki/>
{{t3|{{corr|4. 4. 0.|4. 4.}}}}
Voici, ''en annexe'', deux séries d’observations concernant
les poèmes ''Toi'' (''B. Pr.'') et ''L’image dans l’eau'' (P. I.) (pour le texte,
on se reportera aux pages{{lié}}{{pli|493|1}} et {{page|510|1}} de notre édition).
On verra, dans chaque cas, comment se dessine la structure
du poème à partir d’éléments touchant au refrain et à divers
échos interstrophiques, et à travers une certaine plasticité de
la phrase.
{{t4|4.4.1.}}
La première pièce s’articule autour d’une double structure
en alternance ou en chiasme.
{{SA|''Structure en alternance.''}}
Les strophes impaires sont des neuvains, les paires des
huitains.
Les rimes « moi » et « voi », présentes ensemble dans les strophes
impaires, le sont alternativement dans les strophes paires.
L’avant-dernière césure de chaque strophe impaire suit un
/œ/ ; les dernières rimes féminines des deux strophes paires sont
en /e/.
Chaque strophe paire se termine avec un « Par toi » et contient
« âme » dans son avant-dernier vers.
Chaque sixième vers des strophes impaires se termine par
« près/loin de moi ».
{{SA|''Structure chiasme''}}
Le « passé de forme composée » (indicatif ou subjonctif) ne se
trouve que dans les strophes {{rom-maj|II}} et {{rom-maj|III}}.
les premières rimes masculines des strophes centrales sont
en /ε/.<noinclude>
<references/></noinclude>
rqy2fs2ffu1tmbc0b8s2mi3tvcy1g36
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<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||— 394 —}}</noinclude><nowiki/>
{{t3|{{corr|4. 4. 0.|4. 4.}}}}
Voici, ''en annexe'', deux séries d’observations concernant
les poèmes ''Toi'' (''B. Pr.'') et ''L’image dans l’eau'' (P. I.) (pour le texte,
on se reportera aux pages{{lié}}{{pli|493|1}} et {{pli|510|1}} de notre édition).
On verra, dans chaque cas, comment se dessine la structure
du poème à partir d’éléments touchant au refrain et à divers
échos interstrophiques, et à travers une certaine plasticité de
la phrase.
{{t4|4.4.1.}}
La première pièce s’articule autour d’une double structure
en alternance ou en chiasme.
{{SA|''Structure en alternance.''}}
Les strophes impaires sont des neuvains, les paires des
huitains.
Les rimes « moi » et « voi », présentes ensemble dans les strophes
impaires, le sont alternativement dans les strophes paires.
L’avant-dernière césure de chaque strophe impaire suit un
/œ/ ; les dernières rimes féminines des deux strophes paires sont
en /e/.
Chaque strophe paire se termine avec un « Par toi » et contient
« âme » dans son avant-dernier vers.
Chaque sixième vers des strophes impaires se termine par
« près/loin de moi ».
{{SA|''Structure chiasme''}}
Le « passé de forme composée » (indicatif ou subjonctif) ne se
trouve que dans les strophes {{rom-maj|II}} et {{rom-maj|III}}.
les premières rimes masculines des strophes centrales sont
en /ε/.<noinclude>
<references/></noinclude>
c4x8s6qc44v010acektij1gd5jb8v6c
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2026-08-09T06:14:54Z
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<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||— 394 —}}</noinclude><nowiki/>
{{t3|{{corr|4. 4. 0.|4. 4.}}}}
Voici, ''en annexe'', deux séries d’observations concernant
les poèmes ''Toi'' (''B. Pr.'') et ''L’image dans l’eau'' (''P. I.'') (pour le texte,
on se reportera aux pages{{lié}}{{pli|493|1}} et {{pli|510|1}} de notre édition).
On verra, dans chaque cas, comment se dessine la structure
du poème à partir d’éléments touchant au refrain et à divers
échos interstrophiques, et à travers une certaine plasticité de
la phrase.
{{t4|4.4.1.}}
La première pièce s’articule autour d’une double structure
en alternance ou en chiasme.
{{SA|''Structure en alternance.''}}
Les strophes impaires sont des neuvains, les paires des
huitains.
Les rimes « moi » et « voi », présentes ensemble dans les strophes
impaires, le sont alternativement dans les strophes paires.
L’avant-dernière césure de chaque strophe impaire suit un
/œ/ ; les dernières rimes féminines des deux strophes paires sont
en /e/.
Chaque strophe paire se termine avec un « Par toi » et contient
« âme » dans son avant-dernier vers.
Chaque sixième vers des strophes impaires se termine par
« près/loin de moi ».
{{SA|''Structure chiasme''}}
Le « passé de forme composée » (indicatif ou subjonctif) ne se
trouve que dans les strophes {{rom-maj|II}} et {{rom-maj|III}}.
les premières rimes masculines des strophes centrales sont
en /ε/.<noinclude>
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Voici, ''en annexe'', deux séries d’observations concernant
les poèmes ''Toi'' (''B. Pr.'') et ''L’image dans l’eau'' (''P. I.'') (pour le texte,
on se reportera aux pages{{lié}}{{pli|493|1}} et {{pli|510|1}} de notre édition).
On verra, dans chaque cas, comment se dessine la structure
du poème à partir d’éléments touchant au refrain et à divers
échos interstrophiques, et à travers une certaine plasticité de
la phrase.
<section end="to"/>
<section begin="from"/>{{t4|4.4.1.}}
La première pièce s’articule autour d’une double structure
en alternance ou en chiasme.
{{SA|''Structure en alternance.''}}
Les strophes impaires sont des neuvains, les paires des
huitains.
Les rimes « moi » et « voi », présentes ensemble dans les strophes
impaires, le sont alternativement dans les strophes paires.
L’avant-dernière césure de chaque strophe impaire suit un
/œ/ ; les dernières rimes féminines des deux strophes paires sont
en /e/.
Chaque strophe paire se termine avec un « Par toi » et contient
« âme » dans son avant-dernier vers.
Chaque sixième vers des strophes impaires se termine par
« près/loin de moi ».
{{SA|''Structure chiasme''}}
Le « passé de forme composée » (indicatif ou subjonctif) ne se
trouve que dans les strophes {{rom-maj|II}} et {{rom-maj|III}}.
les premières rimes masculines des strophes centrales sont
en /ε/.
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Voici, ''en annexe'', deux séries d’observations concernant
les poèmes ''Toi'' (''B. Pr.'') et ''L’image dans l’eau'' (''P. I.'') (pour le texte,
on se reportera aux pages{{lié}}{{pli|493|1}} et {{pli|510|1}} de notre édition).
On verra, dans chaque cas, comment se dessine la structure
du poème à partir d’éléments touchant au refrain et à divers
échos interstrophiques, et à travers une certaine plasticité de
la phrase.
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La première pièce s’articule autour d’une double structure
en alternance ou en chiasme.
{{SA|''Structure en alternance.''}}
Les strophes impaires sont des neuvains, les paires des
huitains.
Les rimes « moi » et « voi », présentes ensemble dans les strophes
impaires, le sont alternativement dans les strophes paires.
L’avant-dernière césure de chaque strophe impaire suit un
/œ/ ; les dernières rimes féminines des deux strophes paires sont
en /e/.
Chaque strophe paire se termine avec un « Par toi » et contient
« âme » dans son avant-dernier vers.
Chaque sixième vers des strophes impaires se termine par
« près/loin de moi ».
{{SA|''Structure chiasme''}}
Le « passé de forme composée » (indicatif ou subjonctif) ne se
trouve que dans les strophes {{rom-maj|II}} et {{rom-maj|III}}.
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en /ε/.
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Voici, ''en annexe'', deux séries d’observations concernant
les poèmes ''Toi'' (''B. Pr.'') et ''L’image dans l’eau'' (''P. I.'') (pour le texte,
on se reportera aux pages{{lié}}{{pli|493|1}} et {{pli|510|1}} de notre édition).
On verra, dans chaque cas, comment se dessine la structure
du poème à partir d’éléments touchant au refrain et à divers
échos interstrophiques, et à travers une certaine plasticité de
la phrase.
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La première pièce s’articule autour d’une double structure
en alternance ou en chiasme.
{{SA|''Structure en alternance.''}}
● Les strophes impaires sont des neuvains, les paires des
huitains.
● Les rimes « moi » et « voi », présentes ensemble dans les strophes
impaires, le sont alternativement dans les strophes paires.
● L’avant-dernière césure de chaque strophe impaire suit un
/œ/ ; les dernières rimes féminines des deux strophes paires sont
en /e/.
Chaque strophe paire se termine avec un « Par toi » et contient
« âme » dans son avant-dernier vers.
● Chaque sixième vers des strophes impaires se termine par
« près/loin de moi ».
{{SA|''Structure chiasme''}}
● Le « passé de forme composée » (indicatif ou subjonctif) ne se
trouve que dans les strophes {{rom-maj|II}} et {{rom-maj|III}}.
● Les premières rimes masculines des strophes centrales sont
en /ε/.
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Voici, ''en annexe'', deux séries d’observations concernant
les poèmes ''Toi'' (''B. Pr.'') et ''L’image dans l’eau'' (''P. I.'') (pour le texte,
on se reportera aux pages{{lié}}{{pli|493|1}} et {{pli|510|1}} de notre édition).
On verra, dans chaque cas, comment se dessine la structure
du poème à partir d’éléments touchant au refrain et à divers
échos interstrophiques, et à travers une certaine plasticité de
la phrase.
<section end="to"/>
<section begin="from"/>{{t4|4.4.1.}}
La première pièce s’articule autour d’une double structure
en alternance ou en chiasme.
{{SA|''Structure en alternance.''}}
● Les strophes impaires sont des neuvains, les paires des
huitains.
● Les rimes « moi » et « voi », présentes ensemble dans les strophes
impaires, le sont alternativement dans les strophes paires.
● L’avant-dernière césure de chaque strophe impaire suit un
/œ/ ; les dernières rimes féminines des deux strophes paires sont
en /e/.
Chaque strophe paire se termine avec un « Par toi » et contient
« âme » dans son avant-dernier vers.
● Chaque sixième vers des strophes impaires se termine par
« près/loin de moi ».
{{SA|''Structure en chiasme''}}
● Le « passé de forme composée » (indicatif ou subjonctif) ne se
trouve que dans les strophes {{rom-maj|II}} et {{rom-maj|III}}.
● Les premières rimes masculines des strophes centrales sont
en /ε/.
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Voici, ''en annexe'', deux séries d’observations concernant
les poèmes ''Toi'' (''B. Pr.'') et ''L’image dans l’eau'' (''P. I.'') (pour le texte,
on se reportera aux pages{{lié}}493 et 510 de notre édition).
On verra, dans chaque cas, comment se dessine la structure
du poème à partir d’éléments touchant au refrain et à divers
échos interstrophiques, et à travers une certaine plasticité de
la phrase.
<section end="to"/>
<section begin="from"/>{{t4|4.4.1.}}
La première pièce s’articule autour d’une double structure
en alternance ou en chiasme.
{{SA|''Structure en alternance.''}}
● Les strophes impaires sont des neuvains, les paires des
huitains.
● Les rimes « moi » et « voi », présentes ensemble dans les strophes
impaires, le sont alternativement dans les strophes paires.
● L’avant-dernière césure de chaque strophe impaire suit un
/œ/ ; les dernières rimes féminines des deux strophes paires sont
en /e/.
Chaque strophe paire se termine avec un « Par toi » et contient
« âme » dans son avant-dernier vers.
● Chaque sixième vers des strophes impaires se termine par
« près/loin de moi ».
{{SA|''Structure en chiasme''}}
● Le « passé de forme composée » (indicatif ou subjonctif) ne se
trouve que dans les strophes {{rom-maj|II}} et {{rom-maj|III}}.
● Les premières rimes masculines des strophes centrales sont
en /ε/.
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Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/396
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• Le phonäre /r/ n’apparaft, : —— [laele etsolue dos ritės
consonantiques, qu’aux strophes I e IV ; 11 y est le seul.
● L’anaphore rum’rtive, systique done in strophe I,
eat reprice en IV, IG aculo v. 27 et 20,
forme d’une itération totale du premier hémistiche.
L’ensemble des divergences de cette double structure ce
récout par la constince du groupe notinal dissylloblove on fin
do strophe et per la perinnence du pronom « tai », clôture de chave
atrophe et totalité du titre.
Il est à noter que de l’outre état de polme, qui ficure
dans notre édition (p.720), une bonne partie de ceo nuances de
structure sont absentes, l’ensemble élant mlourdi par un rètre
trop long, l’alexandrin dans les uns vere, l’octomyllabe dans
les vera courts. La version definitive ale doublo avantage d’élminar
un cortain nombre d’additions et de redondances inutiles, de
raccourtir même la lon ueur puyenne dus rota mloy’s, d’une part,
at, de l’autre, de remplacer par le choix strict d’une préposition
unique et calculée 100 surcher. ui, dans son bauche, troignalent
d’uns hésitation extre à se der entre « ä », « do »,
« par », et « verb ». Cette baucho sit, au silna pour le dernier
vern, plus proche du poète anglais Th.ora “Thee, thee, only
thee“. En prenant nos dict nous vic--vic de son modèle, In
poitesce a donat co c’est ras touizurs le teg
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*
do pettcl ?
à ses verb, et avast, grâce aux carrequand ce intrieures que
none venons de maler, la de rece et plus d’architecture.
{{t4|4. 4. 2.}}
p disecond peta second poème, on peut noter (le tableau qui<noinclude>
<references/></noinclude>
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<section begin="to"/>• Le phonäre /r/ n’apparaft, : —— [laele etsolue dos ritės
consonantiques, qu’aux strophes I e IV ; 11 y est le seul.
● L’anaphore rum’rtive, systique done in strophe I,
eat reprice en IV, IG aculo v. 27 et 20,
forme d’une itération totale du premier hémistiche.
L’ensemble des divergences de cette double structure ce
récout par la constince du groupe notinal dissylloblove on fin
do strophe et per la perinnence du pronom « tai », clôture de chave
atrophe et totalité du titre.
Il est à noter que de l’outre état de polme, qui ficure
dans notre édition (p.720), une bonne partie de ceo nuances de
structure sont absentes, l’ensemble élant mlourdi par un rètre
trop long, l’alexandrin dans les uns vere, l’octomyllabe dans
les vera courts. La version definitive ale doublo avantage d’élminar
un cortain nombre d’additions et de redondances inutiles, de
raccourtir même la lon ueur puyenne dus rota mloy’s, d’une part,
at, de l’autre, de remplacer par le choix strict d’une préposition
unique et calculée 100 surcher. ui, dans son bauche, troignalent
d’uns hésitation extre à se der entre « ä », « do »,
« par », et « verb ». Cette baucho sit, au silna pour le dernier
vers, plus proche du poète anglais {{abr|Th.|Thomas}} More : « Thee, thee, only
thee ». En prenant ses distances vis-à-vis de son modèle, la
poétesse a donné — ce n’est pas toujours le cas — plus de netteté
à ses vers, et {{illisible}}, grâce aux correspondances intérieures que
nous venons de signaler, plus de richesse et plus d’architecture.
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À propos du second poème, on peut noter (le tableau qui<section end="from"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<section begin="to"/>• Le phonäre /r/ n’apparaft, : —— [laele etsolue dos ritės
consonantiques, qu’aux strophes I e IV ; 11 y est le seul.
● L’anaphore rum’rtive, systique done in strophe I,
eat reprice en IV, IG aculo v. 27 et 20,
forme d’une itération totale du premier hémistiche.
L’ensemble des divergences de cette double structure ce
récout par la constince du groupe notinal dissylloblove on fin
do strophe et per la perinnence du pronom « tai », clôture de chave
atrophe et totalité du titre.
Il est à noter que de l’outre état de polme, qui ficure
dans notre édition (p.720), une bonne partie de ceo nuances de
structure sont absentes, l’ensemble élant mlourdi par un rètre
trop long, l’alexandrin dans les uns vere, l’octomyllabe dans
les vera courts. La version definitive ale doublo avantage d’élminar
un cortain nombre d’additions et de redondances inutiles, de
raccourtir même la lon ueur puyenne dus rota mloy’s, d’une part,
at, de l’autre, de remplacer par le choix strict d’une préposition
unique et calculée 100 surcher. ui, dans son bauche, troignalent
d’uns hésitation extre à se der entre « ä », « do »,
« par », et « verb ». Cette baucho sit, au silna pour le dernier
vers, plus proche du poète anglais {{abr|Th.|Thomas}} More : « Thee, thee, only
thee ». En prenant ses distances vis-à-vis de son modèle, la
poétesse a donné — ce n’est pas toujours le cas — plus de netteté
à ses vers, et {{illisible}}, grâce aux correspondances intérieures que
nous venons de signaler, plus de richesse et plus d’architecture.
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À propos du second poème, on peut noter (le tableau qui<section end="from"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-08-09T11:14:21Z
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<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||— 395 —}}</noinclude><nowiki/>
<section begin="to"/>● Le phonème /r/ n’apparaît, comme finale absolue des rimes
consonantiques, qu’aux strophes {{rom-maj|I}} et {{rom-maj|IV}} ; il y est le seul.
● L’anaphore énumérative, systématique dans la strophe {{rom-maj|I}},
est reprise en {{rom-maj|IV}}, dans les seuls v.{{lié}}27 et 20, mais sous la
forme d’une itération totale du premier hémistiche.
L’ensemble des divergences de cette double structure se
résout par la constance du groupe nominal dissyllabique en fin
de strophe et par la permanence du pronom « toi », clôture de chaque
strophe et totalité du titre.
Il est à noter que de l’autre état du poème, qui figure
dans notre édition (p.{{lié}}720), une bonne partie de ces nuances de
structure sont absentes, l’ensemble étant alourdi par un mètre
trop long, l’alexandrin dans les grands vers, l’octosyllabe dans
les vers courts. La version définitive a le double avantage d’éliminer
un certain nombre d’additions et de redondances inutiles, de
raccourcir même la longueur moyenne des mots employés, d’une part,
et, de l’autre, de remplacer par le choix strict d’une préposition
unique et calculée les surcharges qui, dans son ébauche, témoignaient
d’une hésitation extrême à se décider entre « à », « de »,
« par », et « vers ». Cette ébauche était, au moins pour le dernier
vers, plus proche du poète anglais {{abr|Th.|Thomas}} Moore: « Thee, thee, only
thee ». En prenant ses distances vis-à-vis de son modèle, la
poétesse a donné — ce n’est pas toujours le cas — plus de netteté
à ses vers, et aussi, grâce aux correspondances intérieures que
nous venons de signaler, plus de richesse et plus d’architecture.
<section end="to"/>
<section begin="from"/>{{t4|4. 4. 2.}}
À propos du second poème, on peut noter (le tableau qui<section end="from"/><noinclude>
<references/></noinclude>
6x0rty6xps6tuzv68fx5106obvi2sy4
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||— 395 —}}</noinclude><section begin="to"/><nowiki/>
● Le phonème /r/ n’apparaît, comme finale absolue des rimes
consonantiques, qu’aux strophes {{rom-maj|I}} et {{rom-maj|IV}} ; il y est le seul.
● L’anaphore énumérative, systématique dans la strophe {{rom-maj|I}},
est reprise en {{rom-maj|IV}}, dans les seuls v.{{lié}}27 et 20, mais sous la
forme d’une itération totale du premier hémistiche.
L’ensemble des divergences de cette double structure se
résout par la constance du groupe nominal dissyllabique en fin
de strophe et par la permanence du pronom « toi », clôture de chaque
strophe et totalité du titre.
Il est à noter que de l’autre état du poème, qui figure
dans notre édition (p.{{lié}}720), une bonne partie de ces nuances de
structure sont absentes, l’ensemble étant alourdi par un mètre
trop long, l’alexandrin dans les grands vers, l’octosyllabe dans
les vers courts. La version définitive a le double avantage d’éliminer
un certain nombre d’additions et de redondances inutiles, de
raccourcir même la longueur moyenne des mots employés, d’une part,
et, de l’autre, de remplacer par le choix strict d’une préposition
unique et calculée les surcharges qui, dans son ébauche, témoignaient
d’une hésitation extrême à se décider entre « à », « de »,
« par », et « vers ». Cette ébauche était, au moins pour le dernier
vers, plus proche du poète anglais {{abr|Th.|Thomas}} Moore : « Thee, thee, only
thee ». En prenant ses distances vis-à-vis de son modèle, la
poétesse a donné — ce n’est pas toujours le cas — plus de netteté
à ses vers, et aussi, grâce aux correspondances intérieures que
nous venons de signaler, plus de richesse et plus d’architecture.
<section end="to"/>
<section begin="from"/>{{t4|4. 4. 2.}}
À propos du second poème, on peut noter (le tableau qui<section end="from"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bertrand - Les techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore, 1977.pdf/397
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||— 396 —}}</noinclude>suit en fixe les contours) :
― la permanence, dans la premier vers, d’un vocatif de lexicalité
inchangée, les oscillations se faisant entre singulier/pluriel,
unicité/itération, caractérisation/non caractérisation, expansion/non
expansion au vers suivant.
― la disparition progressive des éléments mineurs ({{illisible|phrase}} post-vocatif :
1 vers → zéro ; temporelle : 4 vers → 3 vers → zéro) pour
ne laisser place qu’à : vocatif + interrogation(s) + (# réponse).
― la fusion progressive de la réponse dans la question : réponse
nulle → réponse esquissée → réponse intégrée.
― la croissance de la zone interrogative : 2 vers → 2 vers →
3 + 3 vers → 6 vers.
― la diversité de la césure médiane intrastrophique : enjambée
(str. {{rom-maj|I}}), apparente (str. {{rom-maj|II}} et {{rom-maj|IV}}), iлsistante (str. {{rom-maj|III}}).
― et de la pause majeure intrasrophique :
2 + 6 vers (str. {{rom-maj|I}}), 6 + 2 vers (str. II),
4 + 4 vers (strophe {{rom-maj|III}}),
4 + 4 vers (str. {{rom-maj|IV}}) (ou plutôt 8 vers
— pause faible — ?)
De cet ensemble se dégagent deux conclusions :
• les éléments fondamentaux étant de noture et de succession fixe
(lexème initial interrogation), mais de dimensions variables,
c’est le huitain qui est le moule unificateur, Bomme inverte d’éléments
variants, avec son vocatif initial, « signal lexical » régulier.
C’est lui qui réalise l’équilibre entre les deux tendances à le
mobilité et au statisme.
• La réponse à l’interrogation n’est que risquée : « peut-être »
(str. {{rom-maj|II}}), « ou bien » (str. {{rom-maj|III}}), ou absente (str. {{rom-maj|I}}) ou intégrée
(str. {{rom-maj|IV}}). À la fontaine, on ne peut que poser une question. Une<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-08-09T11:37:06Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||— 396 —}}</noinclude>suit en fixe les contours) :
― la permanence, dans la premier vers, d’un vocatif de lexicalité
inchangée, les oscillations se faisant entre singulier/pluriel,
unicité/itération, caractérisation/non caractérisation, expansion/non
expansion au vers suivant.
― la disparition progressive des éléments mineurs ({{illisible|phrase}} post-vocatif :
1 vers → zéro ; temporelle : 4 vers → 3 vers → zéro) pour
ne laisser place qu’à : vocatif + interrogation(s) + (# réponse).
― la fusion progressive de la réponse dans la question : réponse
nulle → réponse esquissée → réponse intégrée.
― la croissance de la zone interrogative : 2 vers → 2 vers →
3 + 3 vers → 6 vers.
― la diversité de la césure médiane intrastrophique : enjambée
(str. {{rom-maj|I}}), apparente (str. {{rom-maj|II}} et {{rom-maj|IV}}), insistante (str. {{rom-maj|III}}).
― et de la pause majeure intrasrophique :
2 + 6 vers (str. {{rom-maj|I}}), 6 + 2 vers (str. II),
4 + 4 vers (strophe {{rom-maj|III}}),
4 + 4 vers (str. {{rom-maj|IV}}) (ou plutôt 8 vers
— pause faible — ?)
De cet ensemble se dégagent deux conclusions :
• les éléments fondamentaux étant de noture et de succession fixe
(lexème initial interrogation), mais de dimensions variables,
c’est le huitain qui est le moule unificateur, Bomme inverte d’éléments
variants, avec son vocatif initial, « signal lexical » régulier.
C’est lui qui réalise l’équilibre entre les deux tendances à le
mobilité et au statisme.
• La réponse à l’interrogation n’est que risquée : « peut-être »
(str. {{rom-maj|II}}), « ou bien » (str. {{rom-maj|III}}), ou absente (str. {{rom-maj|I}}) ou intégrée
(str. {{rom-maj|IV}}). À la fontaine, on ne peut que poser une question. Une<noinclude>
<references/></noinclude>
2p5rxjiylpw6mn91jz51l2h2zkmdlsf
Page:Fabre - Souvenirs entomologiques, cinquième série, 1897 (IA souvenirsentomol05fabr).pdf/365
104
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<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><section begin="s1"/>la bataille, le cannibalisme ; à l’Empuse l’humeur pacifique, le respect entre pareilles. D’où peuvent provenir des différences morales aussi profondes lorsque l’organisation est la même ? Du régime peut-être. La frugalité effectivement adoucit le caractère, chez la bête comme chez l’homme ; la ripaille l’abrutit. Le goinfre gorgé de viandes et d’alcool, ferment des bestiales colères, ne saurait avoir l’aménité du frugal qui trempe son pain dans un peu de lait. La Mante est ce goinfre, l’Empuse est ce frugal. Accordé.
Mais d’où proviennent à l’une la boulimie, à l’autre la sobriété, lorsque l’organisation presque identique semblerait devoir amener l’identité des besoins ? Les Mantiens nous répètent, à leur manière, ce que bien d’autres nous ont déjà dit : les propensions, les aptitudes, ne sont pas sous la dépendance exclusive de l’anatomie ; bien au-dessus des lois physiques qui régissent la matière, planent d’autres lois régissant les instincts.
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>prophète, lorsqu’il dit : « Voilà la ville forte, notre Sauveur en sera la muraille et le boulevard. » [[Bible_Crampon_1923/Isaïe#26-1|Isa. 26,1]]. Par cette forteresse à laquelle Dieu exhorte les captifs qui n’ont pas perdu l’espérance, ou (si l’on veut) les captifs de l’Église qui sont pleins d’espérance, nous ne devons pas entendre autre chose que le séjour du Paradis, où le larron entra le premier avec le Seigneur ; et c’est pour cela qu’ils sont excités par Zacharie à retourner à cette place forte, où le Seigneur promettait dès lors, et à partir de ce moment, qu’ils recevraient des récompenses éternelles pour dès tribulations de courte durée. Ou bien, comme on lit dans les Septante : « Pour les maux d’un seul jour de votre pèlerinage, je vous récompenserai au double de ce que vous aurez souffert. » En effet, en comparaison de l’éternité, tout ce que nous souffrons en ce monde doit être appelé un seul jour de pèlerinage, non de séjour, parce que nous sommes étrangers et pèlerins, comme tous nos pères. « Car le moment si court et si léger des afflictions que nous souffrons dans la vie présente produit le poids incomparable d’une gloire sublime et éternelle en nous, qui contemplons non les choses visibles mais les invisibles ; parce que les choses visibles sont temporelles, mais les invisibles sont éternelles. » [[Bible_Crampon_1923/2 Corinthiens#4-17|2Co. 4, 17-18]].
« Car Juda est mon arc que je tiens tout bandé ; Éphraïm (est mon carquois que) j’ai, rempli (de flèches). Je susciterai tes enfants, 6 Sion ; je les exciterai, 6 Grèce, contre les tiens, et je te rendrai, ô Sion, comme le glaive des plus vaillants. » [[Bible_Crampon_1923|Ibid. 13]]. Les Septante : « Car, ô Juda, tu es un arc que j’ai bandé pour moi ; Éphraïm (est mon carquois que) j’ai rempli (de flèches). Je susciterai tes enfants, ô Sion, et je les exciterai contre les enfants des Grecs, et je te traiterai comme le glaive du combattant. » Les Juifs rapportent cela au temps des Macchabées, qui vainquirent les Macédoniens, et qui, après un intervalle de trois ans et demi, purifièrent le temple souillé par l’idolâtrie. Et ce qui suit : « J’ai rempli Éphraïm de flèches, comme un carquois » ils en font l’application à ceux des dix tribus qu’on appelle les dix tribus d’Israël, lesquels étaient venus sous Ézéchias et sur lesquels aussi on rapporte que Josias régna ; seulement, ils interprètent autrement que nous la première alliance, et ils disent : Ô Christ dont nous espérons la venue, et qui devez régner sur toutes les contrées de la terre par le sang de votre alliance, dont vous avez lavé Jérusalem, qui, selon Ézéchiel était toute souillée par son propre sang, [[Bible_Crampon_1923|cap. 16, 1]], seqq. et qui avez fait un pacte avec Abraham dans les divisions d’un veau, d’un bélier et d’un bouc ; [[Bible_Crampon_1923/Genèse#15-1|Gen. 15]] ; vous avez délivré votre peuple d’Israël de la captivité et de la fournaise des Chaldéens, dans lesquels il n’y avait aucune miséricorde. Pour cette raison, ô Israélites, qui étiez captifs et qui espériez dans le Seigneur, retournez à Jérusalem, cette ville très fortifiée, puisque le Seigneur vous promet aujourd’hui de vous récompenser au double pour les maux de courte durée de votre captivité, comme nous lisons qu’il en usa à l’égard<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>par un ''e'' bref et Theodotion par un ''e'' long ; Symmaque seul a dit « ''proximum'' », et nous l’avons imité. Développons, pour plus de clarté : Quand la montagne des Oliviers se sera partagée par une fente profonde, de façon qu’une face de l’abîme regardera l’Orient et l’autre l’Occident, à l’extrémité supérieure de cette gorge escarpée de toutes parts, il s’ouvrira une excavation au nord et une autre au midi, et ce sera comme un carré à pic et à quatre parties, dont l’une regardera l’Orient, une autre l’Occident, une troisième le Nord et l’autre le Midi. Et vous fuirez, dit-il, à la vallée qui est entre le temple et Sion. Ce sont ces deux montagnes du temple et de Sion qui sont appelées les montagnes de Dieu ; car la vallée du mont des Oliviers, entourée de tous côtés de hauteurs escarpées, étend sa gorge jusqu’à la montagne sainte du temple. Or, il existe la tradition d’un tremblement de terre au temps d’Osias, roi de Juda, lorsque Ozias, appelé aussi du nom d’Azarias, s’étant emparé illégalement du sacerdoce, fut frappe de lèpre au visage. Nous lisons au sujet de ce tremblement de terre, au début du livre d’Amos : « Paroles qu’Amos, qui fut des pasteurs de Thecuë, a vues, au sujet d’Israël, aux jours d’Osias, roi de Juda, et aux jours de Jéroboam, fils de Joas, roi d’Israël, deux ans avant le tremblement de terre. » [[Bible_Crampon_1923/Amos#1-1|Amo. 1,1]]. Enfin, après la mort du roi impie dont l’irréligion fit comme émouvoir la terre, Isaïe eut sa remarquable vision qu’il a racontée dans son livre. [[Bible_Crampon_1923/Isaïe#1-1|Isa. 1,1]]. seqq. Passons au sens spirituel. Après que le mont des Oliviers s’est partagé à l’Orient et à P Occident par la vocation des Gentils et le rejet des Juifs, il se fera encore une autre rupture au Nord et au Midi, Le Nord se reliera à l’Occident, et le Midi, au versant oriental ; la circoncision se trouvera à gauche, et le peuple chrétien à droite. C’est de ces deux vents que l’Église parle : « Aquilon, lève-toi, et souffle, toi, Auster », [[Bible_Crampon_1923/Cantique#4-16|Can. 4,16]], de sorte que le glacial Aquilon, qui représente le diable, disparaissant, arrive le doux vent du Midi, que l’épouse recherche en disant : « Où fais-tu paître, où te retires-tu à midi ? » [[Bible_Crampon_1923/Cantique#1-6|Can. 1,6]]. C’est de lui qu’en langage mystique parle Habacuc : « Dieu viendra de Theman », [[Bible_Crampon_1923/Habacuc#3-3|Hab. 3,3]], et dans l’hébreu : « Dieu viendra du Midi », c’est-à-dire « de la pleine lumière. » Et ailleurs le Psalmiste s’écrie : « Vous illuminez merveilleusement du haut des montagnes éternelles. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#75-5|Psa. 75,5]]. Lors donc que sera opérée la grande division des peuples dans tout l’univers, de sorte que les uns se portent à l’Orient et au Midi, c’est-à-dire à droite, et les autres vers le Nord et l’Occident, c’est-à-dire à gauche, alors tout saint fuira vers la vallée des montagnes de Dieu, dont il a été<noinclude></noinclude>
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* [[Utilisateur:Psephos/Ajouts|Ajouts]]
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{{brn|1}}
<div style="color:light-dark(darkslategray,#b4eaea);font-size:0.85em;background-color:light-dark(#f4f4f4, #171717);padding:2em;font-size:85%;column-count:3;line-height:1.0;text-align:left"><u>en cours</u> :
{{Il}}
* (travail)
** [[Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T14, Adamsohn.djvu#Pages|Mémoires secrets t. 14]]
* Correction de diverses vitesses
** [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu#H|'''H''' du Trévoux]] (ou peut-être [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu#G|'''G''']])
** {{L2s|Livre:Moncrif - Les Chats (1727).djvu}}
** {{l2s|Livre:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu}}
** {{l2s|Livre:Nadal - Arlequin au Parnasse (1733).djvu}}
** {{l2s|Livre:Renaudot - Réponse au libelle (1641).djvu}}
** {{l2s|Livre:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu}}
* Validation
** [[Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T9, Adamsohn.djvu#Pages|Mémoires secrets t. 9]]
* Mise en espace principal que j'ai laissé incomplet mais eugh
** [[Mercure galant, tome I (1672)]]
** [[Journal des Dames/Mars 1759]]
** {{l2s|Mercure de France, août 1758|Mercure de France - 1758-08.djvu}}
* Suspendu
** {{l2s|Livre:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu}} ♫
** {{l2s|Dictionnaire des abréviations latines et françaises|Livre:Chassant - Dictionnaire des abréviations françaises et latines (5e éd, 1884).djvu}}
** {{L2s|Livre:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu}}
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{{brn|1}}
{{c|[[Fichier:Flag of Canada.svg|60px]]{{iv}}[[Fichier:Flag of the Franco-Colombiens.svg|60px]]}}
{{c|[[Fichier:Gay Pride Flag.svg|60px]]|mt=12px}}
{{brn|1}}
Je suis canadien anglophone bilingue. Heure du Pacifique chez moi. Mon prénom est Stuart. [[wikt:ψῆφος]]
J'arrive ici à travers un parcours académique. Avant de commencer à contribuer à WS août 2025, j’avais déjà passé beaucoup de temps à transcrire des textes (99% des périodiques) du {{s|xviii|e}}. Je suis le plus à l'aise au 18e mais je fais des explorations tentatives en avant & en arrière et je n'exclus aucune contribution éventuelle...
Je soutiens très fort la mission de rendre accessible, c'est-à-dire, lisible & trouvable, les textes
Si vous trouvez quelque chose que j'ai laissé incomplet et vous voulez que je le termine, dites-le-moi
{{brn|1}}
== Liens que je veux avoir facilement accessibles ==
{{IndexAlphaTrévoux}}
==''Mercures''==
Je connais très bien le ''[[Mercure de France|Mercure]]'' (plus précisément '''les''' ''Mercures'' du {{s|xviii}}; j'ai au moins jeté un coup d’œil à chaque numéro entre 1714 et 1793) et j'ai beaucoup travaillé dessus dans le domaine académique. Je voudrais améliorer les infos facilement accessibles là-dessus…
Je commence ici par le premier ''Mercure'' de chaque « période » selon mon classement personnel, qui part des changements de directeurs/détenteurs du privilège. Numéros intéressants qui contiennent toujours(?) une préface/un avertissement où il y a les commentaires du/des rédacteur(s) SUR le Mercure… À sçavoir,
* {{l2s|Mercure galant, tome I (1672)|Mercure de France - 1672 - Tome 1.djvu}} (Donneau de Visé)
** {{taille|Quelqu'un d'autre l'a ajouté, j'ai validé toutes les pages corrigées & corrigé toutes les pages nonexistantes|80}}
* {{l2s|Mercure galant/Juin, juillet et août 1710|Mercure galant - 1710-06,-07,-08.djvu}} (Dufresny)
** {{t|Le premier avec un Mercure|80}} [[Fichier:Mercure galant - 1710-06,-07,-08 (Page 1 crop).png|50px]]
* {{l2s|Nouveau Mercure galant, mai 1714|Nouveau Mercure galant - 1714-05.djvu}} mai 1714 (Le Fèvre)
* {{l2s|Nouveau Mercure, janvier 1717|Nouveau Mercure - 1717-01.djvu}} (Buchet)
* ''Le Mercure'' de juin et juillet 1721 (La Roque & Fuzelier (& Dufresny))
** {{l2s|Le Mercure, juin et juillet (i) 1721|Le Mercure de juin et juillet 1721 (première partie).djvu}}
** {{l2s|Le Mercure, juin et juillet (ii) 1721|Le Mercure - 1721-06,07b.djvu}}
* {{l2s|Mercure de France, janvier 1724|Mercure de France - 1724-01.djvu}} (La Roque seul)
**{{t|Le premier à porter ce titre et le premier que j'ai lu en 2018|80}} [[Fichier:Mercure de France - 1724-01 (page 1 crop).png|50px]]
* ''Mercure de France, '' novembre 1744 (Fuzelier & La Bruère)
** {{l2s|Mercure de France, novembre (i) 1744|Mercure de France - 1744-11a.djvu}}
** {{l2s|Mercure de France, novembre (ii) 1744|Mercure de France - 1744-11.djvu}} (fichier était déjà ici)
* {{l2s|Mercure de France, janvier 1755|Mercure de France - 1755-01.djvu}} (Boissy)
**{{t|le premier à avoir des rubriques numérotées, etc|80}} [[Fichier:Mercure de France - 1755-02 (page 1 crop).png|50px]]
* {{l2s|Mercure de France, août 1758|Mercure de France - 1758-08.djvu}} (Marmontel)
* ''Mercure de France, '' février 1760 (La Place) ({{gallica|bpt6k3747781d}})
* ''Mercure de France, '' janvier (i) 1768 (Lacombe) ({{gallica|bpt6k3813244k}})
* ''Mercure de France, '' juin 1778 (Panckoucke) ({{gallica|bpt6k37449296}})
* {{l2s|Mercure français, 17 décembre 1791|Mercure français - 1791-12-17.djvu}}
== {{t|ouvrages abandonnés qui pourraient être intéressants|90}} ==
<div style=font-size:75%>Et auxquels je contribuerais éventuellement
{{colonnes|nombre=2|
* {{L2s|Livre:Anonyme - Guillaume de Palerne.djvu}}
* {{L2s|Livre:Artus - Description de l'isle des hermaphrodites.djvu}}
* {{L2s|Livre:Basses danses dites de Marguerite d'Autriche}}
* ceux de [[Auteur:Marie de l’Incarnation]]
* {{l2s|Livre:Œuvres Hélisenne de Crenne 1560.djvu}} (qui ne contient pas en fait les ''Epistres'')
* {{l2s|Livre:Durand - Rires et pleurs, poésies. Première partie - Poèmes, élégies, satires, odelettes, 1896.djvu}}
* {{l2s|Livre:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu}} (depuis 2011 abandonné ! 😔)
* {{l2s|Livre:Smith-Grouchy - Théorie des Sentimens moraux.djvu}} (pour la partie Après la traduction)
* {{l2s|Nouveau théâtre italien recueil de etc., tome 1|Le nouveau théatre italien, ou, recueil general des comédies représentées par les Comédiens italiens ordinaires du roi (IA lenouveautheatre01scot 0).pdf}} (abandonné sur commons même... j'ai fait la page livre)
* {{l2s|Livre:Barbier - Théâtre, 1745.pdf}} (pour Cornélie)
* {{l2s|Livre:Viau - Œuvres complètes, Jannet, 1856, tome 1.djvu}}
* {{L2s|Livre:Du Bellay - La Deffence, et illustration de la langue francoyse.djvu}}
* {{l2s|Livre:Montaigne - Essais, 1595.pdf}}à
* {{l2s|Livre:Galerie des dames francaises distinguees dans les lettres et les arts.pdf}}
* {{l2s|Livre:Chants populaires du pays basque (1870).pdf}}
* {{l2s|Livre:Piis - L’Harmonie imitative de la langue française, 1785.djvu}}
* {{l2s|Livre:Cours complet, Hélène de Montgeroult, partie 1.pdf}}
}}</div>
== Mes « principes d'édition » personnels ==
(à raffiner contenu & ton lol)
* Respecter l'orthographe d'origine. Les vieux textes où les choses sont écrits avec accentuation différente etc. C’est pas que ces écrivain.e.s ne scauoient pas écrire. Ne s'étaient pas rendu compte de la façon correcte que nous avons découverte. Cette façon n'existait pas. La langue change toujours
* Accentuation des majuscules
** Normalement je les mets eulement dans les cas où on est certain qu'ils auraient mis l'accent sur une minusucule. C'est-à-dire, juste sur '''À''' (préposition) généralement
* Accentuation des minuscules
** Laisse
** C'est une des habitudes ici qui me dérange le plus. Je ne comprends absolument pas pourquoi ça se ferait, mettre des '''è''' où il n'y en a pas. Les imprimeurs les ont pas mis, puis dans certains cas ils on mis des aigus, puis ils ont commencé à mettre des graves sur ''certains mots,'' (a)près, excès, succès, dès, etc., mais PAS SUR pere, mere, singuliere, etc. Donc ils avaient les caractères pour mettre un '''è''' mais ils l'ont pas fait. Peut-être !! Était-ce !! Pour une raison !!
* Modernisation ''typographique''
** Oui généralement. Laisser certains particularités donne une fausse impression du niveau de différence avec le français moderne, et peut détourner des lecteurs
** S long sert à absolument rien sauf à embêter les lecteurs modernes. Fonctionnement identique à S courbe qui a bien servi avant et depuis. C'est un S. [[Image:No Long S.svg|40px]]
** Normalement je préfère dissimiler i/j et u/v dans les textes où cette distinction n'avait pas encore été faite. Pour eux c'était la même lettre, pour nous non
** Abréviations c'est une bonne idée de les développer c'est pas un choix Littéraire de les mettre généralement... Notre espace n'est pas limité par les bornes d'un bout de papier.
*** cõme => comme, Princeße => Princesse, vo
* Mise en page
** Mon instinct est d'imiter la présentation originale. Mais c'est pas forcément la meilleure chose à faire. Ayant le Lecteur éventuel en tête
** Toutes sortes de choix (comme. Tous) de mise en page ont été faites pour conserver le papier. Ça on a pas besoin de les reproduire. Mieux vaut être fidèle à l’''ordre'' des éléments sur la page, et l’''emphase'' etc, sans nécessairement les coincer ensemble de si près, avoit du texte illisible de taille 0.1, etc
* Liens 👀
** C'est tout à fait justifié & pertinent de mettre des liens à des éditions Wikisource de textes mentionnés dans des ouvrages du genre critique, référence, publicité, etc.
*** (Perso je pense à la presse principalement, Mercure, Mémoires secrets, &c.)
** Non dans les textes « littéraires » /de fiction
== Modèles extrêmement utiles ==
Que j'aurais vraiment voulu découvrir plus tôt
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* {{m|CorpsTdM}}
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* {{m|pds}} (moins extrême mais quand même)
}}
== boîtes ==
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Ces partitions écoutables à l’intérieur de WS je trouve merveilleux que ça existe & fascinant d’y contribuer donc je suis en train d’apprendre à faire des lilypond ... la liste ici est pour que je m'en rappelle, des endroits où retourner si je gagne des connaissances qui me permettent de mettre à jour/corriger des essais antérieurs
''J'en ai un peu de ces connaissances maintenant : [[Utilisateur:Psephos/Musique/Astuces Lilypond|Astuces Lilypond]]''
& est ici au cas où quelqu'un la voit qui s'y connaît mieux, et veut corriger, ou encore mieux, me donner explicitement des conseils si vous remarquez des erreurs répétées ou etc.
[[:Catégorie:Partitions à transcrire]]
== Morceaux remarquables ==
dans aucun ordre
* [[Mercure de France, janvier 1755/Étrennes, chanson]]
** Premier essai (mis à jour plusieurs fois depuis lol)
* [[Page:Mercure_de_France_-_1724-02.djvu/111]]
** premier morceau que j'ai fait plus que 1 instrument etc (sound≠1 pcq les répétitions... je l'ai mis en ordre ailleurs)
** puis je suis revenu 5 mois plus tard maintenant que je sais faire son & affichage séparés..! corrigé enfin
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/75]]
** accompagnement de « guithare » très différent de l'accompagnement de l'orchestre dans la vraie pièce lol
* [[Page:Audinot - Le Tonnelier.djvu/29]]
** où pcq je voulais faire fonctionner le midi avec les ''pizzicati'' j'ai dû gérer 13 voix sur 5 portées lol
* [[La mère canadienne]]
** J'ai passé beaucoup (trop) de temps à apprendre à mettre les nuances entre les 2 portées, puis je voulais que le midi soit toujours correct donc j'ai refait ça avec les nuances audibles.. & les répétitions..
* [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/43]]
** j'ai essayé de mettre les agréments à la main pour le midi
* [[Le Déserteur (Monsigny)/Ouverture]]
** extrêmement long
* [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/30]]
** Compliqué
RE-TRI DE LISTE EN COURS
== Liste incomplète des pages où j'ai essayé de faire la musique ==
=== en cours ===
ou au moins « j'ai laissé incomplet »
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/57]]
**[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/222|222]]; [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/19|19]]
* [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/34]]
** [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/60|60]]
* [[Page:Widor - Jeanne d'Arc (1890).djvu/5]]
* [[Page:Larrieu - Au pays des érables, 1921.djvu/12]]
* [[Page:Gnossiennes 1-6.pdf/4]]
}}
=== correct mais pourrait s'améliorer ===
{{colonnes|nombre=2|
* {{l2s|Le Tonnelier|Audinot - Le Tonnelier.djvu}}
** au complet (duo scène 1 par denisgagné52)
** ce qui peut s'améliorer, certains morceaux pour les répétitions, séparation de midi & affichage
* [[Page:Mercure de France - 1758-08.djvu/58]]
* [[Page:Journal des Dames - 1759-03.djvu/92]]
* [[Page:Jameson, Heacox - Chants de France, 1922.djvu/121]]
* [[Page:Mercure de France - 1755-02.djvu/217]]
* [[Page:Advance Australia Fair.djvu/1]] fallait le détrôner du haut de la catégorie partition à transcrire lol
* [[Page:Blain de St-Aubin - La mère canadienne, 1862.djvu/2]]
*[[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/18]]
* [[Page:Berlioz - les Nuits d'été (1841).djvu/2]]
* [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/43]]
* [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/44]]
** [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/48|48]]; [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/67|67 (''Belle qui tiens ma vie'')]]; [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/74|74 (''Jouyssance vous donneray'')]]
* [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/87]], [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/175|175]], [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/5|5]], * [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/30|30]],
* [[Page:Kurz - Répertoire musical pour les écoles, volume 3, 1867.djvu/263]]
* [[Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/263]] (placement des etc.)
* [[Page:Berlioz - Traité d’instrumentation et d’orchestration.djvu/167]]
* [[Page:Mercure_de_France_-_1724-01.djvu/103]]
* [[Page:La Ferrandière - Romance de Paul et Virginie, 1789.pdf/28]] (espacement)
* [[Page:Gay - Moeris.pdf/3]] (midi)
* [[Page:Larrieu - Au pays des érables, 1921.djvu/6]] (midi)
* [[Page:Bonnefont - Les chants nationaux de la France.djvu/288]] (midi)
}}
=== il y a quelque chose que je ne sais pas faire ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/15]]
** /[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/18|18]]; /[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/17|17]];
*[[Page:Kufferath - Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, 1898.djvu/205]]
* [[Page:Berlioz - les Nuits d'été (1841).djvu/5]]
* [[Page:Revue Musicale de Lyon 1904-03-02.pdf/2]]
}}
=== terminé ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Mercure_de_France_-_1755-01.djvu/106]]
* [[Page:Mercure_de_France_-_1755-01.djvu/219]]
* [[Page:Mercure_de_France_-_1724-02.djvu/111]]
* [[Page:Mercure_galant_-_1710-06,-07,-08.djvu/170]]
* [[Page:Le_Mercure_de_juin_et_juillet_1721_(première_partie).djvu/87]]
* [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/115]] le Nº 6
** [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/116|116]]; [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/117|117]]; [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/118|118]]; [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/119|119]]; [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/120|120]]; [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/121|121]]; [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/122|122]];
* [[Page:Kufferath - Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, 1898.djvu/281]]
* [[Page:Gnossiennes 1-6.pdf/11]]
}}
=== échec//problème/suspendu ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Nouveau_Mercure_-_1717-01.djvu/237]] (🤮) (problème)
* [[Page:Brussels manuscript 9085 - Page 31.jpg]] (échec)
* [[Page:Mercure de France - 1744-11a.djvu/111]] (suspendu)
* [[Page:Mercure de France - 1747-03.djvu/132]] (suspendu)
* [[Page:Mercure galant - 1685-10.djvu/61]] (suspendu)
* [[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/162]]; [[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/101|/101]] (suspendu)
}}
=== à classer ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/75]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 1.djvu/37]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 1.djvu/43]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/54]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/50]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/70]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 1.djvu/79]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 1.djvu/80]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/78]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/73]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/73]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/81]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 4.djvu/79]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/46]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/89]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/85]]
* [[Page:Le nouveau théatre italien, ou, recueil general des comédies représentées par les Comédiens italiens ordinaires du roi (IA lenouveautheatre01scot 0).pdf/377|nouveau théâtre italien [...] [...]/377]]
}}
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Psephos
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wikitext
text/x-wiki
Je cède à ma compulsion de créer des listes et vais laisser ici des listes, de pages que j'ai créées et où j'ai généralement fait l'essai initial de les compléter
[[Fichier:Animated flag GIFGIFs British Columbia.gif|50px|center]]
== Principal ==
=== Presse ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[ Mercure galant, tome I (1672)]] (sous-pages en cours)
* [[Mercure de France, janvier 1724]]
* [[Journal des Dames/Janvier 1759]]; [[Journal des Dames/Février 1759|/Février]]; [[Journal des Dames/Avril 1759|/Avril]];
* [[Mercure de France, janvier 1755]]
* [[Nouveau Mercure, janvier 1717]]
* [[Journal des Théâtres]]
** [[Le Nouveau Spectateur, cahier 1 (1770)]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 2 (1770)|cahier 2]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 3 (1770)|cahier 3]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 1 (1775)|1775 cahier 1]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 2 (1775)|cahier 2]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 3 (1775)|cahier 3]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 4 (1775)|cahier 4]]
** 1776 : [[Le Nouveau Spectateur, Prospectus (1776)|Prospectus]]; [[Le Nouveau Spectateur, 01 avril 1776|Nº.{{lié}}1]];
**[[Mémoire à consulter pour les souscripteurs du Journal de Théâtre rédigé par le sieur Le Fuel de Méricourt|Mémoire à consulter [...]]]
**[[Journal des Théâtres, Prospectus (1777)]]
* [[Mercure français, 17 décembre 1791]]
* [[Nouveau Mercure galant, mai 1714]]
* [[Mercure galant, juin, juillet et août 1710]]
}}
=== Théâtre (sujet) ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Mémoires de Molé]]
* [[L’Art du théâtre (Riccoboni)]]
** [[Lettre sur l’Art du théâtre (Riccoboni)|Lettre sur l’''Art du théâtre'']]
}}
=== Théâtre (genre) ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Le Tonnelier|Le Tonnelier ♫]]
* [[Éricie ou la Vestale]]
* [[La Matinée du Comédien de Persépolis]]
* [[Médée (Longepierre)]] (pas création de page mais. complètement refait avec f-s)
}}
=== Musique ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[La mère canadienne]]
* [[Belle qui tiens ma vie]] (pas création de page mais. complètement refait avec f-s)
}}
=== Divers ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Épîtres familières et invectives|Epiſtres familieres & inuectiues]] de ma dame [[Auteur:Hélisenne de Crenne|Helisenne]]
* [[Le Paradis terrestre, poème imité de Milton]] éventuellement je veux ajouter le reste des illustrations
* [[Dictionnaire des abréviations latines et françaises]]
** Pas du tout terminé mais l'intro etc. les explications pourquoi pas transclure avant de faire les énormes Listes
*[[Dictionnaire de Trévoux/6e édition, 1771/Index alphabétique - Q|Q]] et les 454 articles en Q ...
* [[Du principe des factions en général, et de celles qui divisent la France]]
* Quelques poèmes dans l'éventuel [[Rires et Pleurs]]
* [[L’Ami des lois]]
* [[Les consultations charitables pour les malades]]
* [[Mélanges de poésie et de prose par Madame la Comtesse de Vidampierre]]
}}
== Auteur/Autrice ==
J'ai mis <code><nowiki>{{Auteur}}</nowiki></code> sur la page et puis ajouté le lien à leur page Wikidata (et dans certains cas modifié le wikidata) ... dans la majorité des cas je n'ai pas fait d'énormes efforts pour dresser les listes d’œuvres. Si vous me demandez de compléter une de ces pages je le ferai. Catégorie est la motivation de l'ajout pas leur seul genre.
=== Presse ===
{{colonnes|nombre=3|
* [[Auteur:Antoine de La Roque|Antoine de La Roque]]
* [[Auteur:Hardouin Le Fèvre de Fontenay|Hardouin Le Fèvre de Fontenay]]
* [[Auteur:François Buchet|François Buchet]]
* [[Auteur:Le Fuel de Méricourt|Le Fuel de Méricourt]]
* [[Auteur:François Le Prévost d’Exmes|François Le Prévost d’Exmes]]
* [[Auteur:Louis Fuzelier|Louis Fuzelier]]
* [[Auteur:Jean-Charles Le Vacher de Charnois|Jean-Charles Le Vacher de Charnois]]
* [[Auteur:Jacques Mallet du Pan|Jacques Mallet du Pan]]
* [[Auteur:Barthélemy Imbert|Barthélemy Imbert]]
* [[Auteur:Charles-Antoine Leclerc de La Bruère|Charles-Antoine Leclerc de La Bruère]]
* [[Auteur:Pierre Rémond de Sainte-Albine|Pierre Rémond de Sainte-Albine]]
* [[Auteur:Jean Richer|Jean Richer]]
* [[Auteur:Jean-Grégoire_Bauvin|Jean-Grégoire Bauvin]]
}}
=== Théâtre (sujet) ===
{{colonnes|nombre=3|
* [[Auteur:Préville|Préville]]
* [[Auteur:Denis Pierre Jean Papillon de La Ferté|Papillon de La Ferté]]
* [[Auteur:François-Joseph Talma|Talma]]
* [[Auteur:Lekain|Lekain]]
* [[Auteur:Claude Parfaict|Claude]] et [[Auteur:François Parfaict|François Parfaict]]
* [[Auteur:François-René Molé|Molé]]
* [[Auteur:Luigi Riccoboni|Luigi Riccoboni]]
* [[Auteur:Antoine-François Riccoboni|Antoine-François Riccoboni]]
* [[Auteur:Nicolas Bricaire de La Dixmerie|Nicolas Bricaire de La Dixmerie]]
}}
=== Théâtre (genre) ===
{{colonnes|nombre=3|
* [[Auteur:Nicolas-Médard Audinot|Nicolas-Médard Audinot]]
* [[Auteur:Louis Anseaume|Louis Anseaume]]
* [[Auteur:Antoine-Alexandre-Henri Poinsinet|Poinsinet le jeune]]
* [[Auteur:Charles-Pierre Colardeau|Charles-Pierre Colardeau]]
* [[Auteur:Pierre-Laurent Buirette de Belloy|Belloy]]
* [[Auteur:Joseph-François Duché de Vancy|Joseph-François Duché de Vancy]]
* [[Auteur:Louis_de_Laus_de_Boissy|Louis de Laus « de Boissy »]]
* [[Auteur:Jacques-Marie_Boutet_de_Monvel|Monvel]]
}}
=== Musique ===
{{colonnes|nombre=3|
* [[Auteur:Jean-Baptiste Moreau|Jean-Baptiste Moreau]]
* [[Auteur:Élisabeth Jacquet de La Guerre|Élisabeth Jacquet de La Guerre]]
* [[Auteur:François Couperin|François Couperin]]
}}
=== Divers ===
{{colonnes|nombre=3|
* [[Auteur:Pierre Robert Olivétan|Pierre Robert Olivétan]]
* [[Auteur:Jean-François de Pons|l’Abbé de Pons]]
* [[Auteur:Jean-Antoine du Cerceau|le {{P.|du Cerceau}}]]
* [[Auteur:Jean Joseph Dussault|Jean Joseph Dussault]]
* [[Auteur:Ambroise Falconnet|{{me|Falconnet}}]]
* [[Auteur:Pierre-Charles Roy|Pierre-Charles Roy]]
* [[Auteur:Jacques-Claude Martin de Mariveaux|Jacques-Claude Martin de Mariveaux]]
* [[Auteur:Jean-Jacques Rutledge|Jean-Jacques Rutledge]]
* [[Auteur:Ernest Louis Guarin de Vitry|Ernest Louis Guarin de Vitry]]
* [[Auteur:Guillaume Le Vasseur de Beauplan|Guillaume Le Vasseur de Beauplan]]
* [[Auteur:Jérémie_Jacques_Oberlin|Jérémie Jacques Oberlin]]
}}
== Index ==
DjVus que j'ai créés & mis sur Commons & créé page Livre:
=== Presse ===
{{colonnes|nombre=2|
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1724-01.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1724-02.djvu}}
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1755-01.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Mercure galant - 1710-06,-07,-08.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Nouveau Mercure - 1717-01.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Le Mercure de juin et juillet 1721 (première partie).djvu}}
*{{l2s|Livre:Journal des Dames - 1759-01.djvu}}; {{l2s|02|Journal des Dames - 1759-02.djvu}}; {{l2s|03|Journal des Dames - 1759-03.djvu}}; {{l2s|04|Journal des Dames - 1759-04.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|4}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Nouveau Mercure galant - 1714-05.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Le Mercure - 1721-06,07b.djvu}}
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1744-11a.djvu}}
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1758-08.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Journal des Dames - 1764-02.djvu}}
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1755-02.djvu}}
* Tous pour le [[Journal des Théâtres]]… (54)
* {{l2s|Livre:Mercure français - 1791-12-17.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Fréron - Lettres de Madame la Comtesse (1746).djvu}}
* {{l2s|Livre:Marmontel - Observateur littéraire (1746).djvu}}
* {{l2s|Livre:Mercure galant - 1685-10.djvu}}
}}
=== Théâtre (sujet) ===
{{colonnes|nombre=2|
* {{l2s|Livre:Préville - Mémoires (1812).djvu}}
* {{l2s|Livre:Clairon - Mémoires (1822).djvu}}
* {{l2s|Livre:La Ferté - Journal (1887).djvu}}
* {{l2s|Livre:Lekain - Mémoires (1825).djvu}}
* {{l2s|Livre:Molé - Mémoires (1825).djvu}}
* {{l2s|Livre:Riccoboni - l'Art du théâtre (1750).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:La Dixmerie - Lettres sur l'état présent de nos spectacles (1765).djvu}}
}}
=== Théâtre (genre) ===
{{colonnes|nombre=2|
* {{l2s|Livre:Audinot - Le Tonnelier.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}} ♫
* {{l2s|Livre:Dubois-Fontanelle - Éricie ou la Vestale.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Cousin-Jacques - Nicodème dans la lune (1791).djvu}}
* {{l2s|Livre:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu}} ♫
* {{l2s|Livre:Nadal - Arlequin au Parnasse (1733).djvu}}
* {{l2s|Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu}}
* {{l2s|Livre:Dacier - Comédies d'Aristophane (1692).djvu}}
}}
=== Musique ===
{{colonnes|nombre=2|
*{{l2s|Livre:Berlioz - les Nuits d'été (1841).djvu}}
* {{l2s|Livre:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu}}
* {{l2s|Livre:Satie - Je te veux (1903).djvu}}
* {{l2s|Livre:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu}}
* (Musique (sujet)){{l2s|Livre:Rameau - Démonstration du principe de l'harmonie (1750).djvu}}
* {{l2s|Livre:Widor - Jeanne d'Arc (1890).djvu}}
}}
=== Divers ===
{{colonnes|nombre=2|
* {{l2s|Livre:Crenne - Épîtres familières et invectives.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Du Boccage - le Paradis terrestre, poème imité de Milton.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Chassant - Dictionnaire des abréviations françaises et latines (5e éd, 1884).djvu}}
* {{L2s|Livre:Moncrif - Les Chats (1727).djvu}}
* {{l2s|Livre:Mallet du Pan - Du principe des factions (1791).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Durand - Rires et pleurs, poésies. Seconde partie - Fleurs des Mornes, Refrains, Nos payses, Contes créoles, 1896.djvu}}
* {{l2s|Livre:Quesnel - Bonheur de la mort chrétienne (1688).djvu}}
* {{l2s|Livre:Martin de Mariveaux - l'Ami des Loix (1775).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Renaudot - Consultations charitables pour les malades (1640).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Renaudot - Réponse au libelle (1641).djvu}}
* {{l2s|Livre:Renaudot - La présence des absents (1642).djvu}}
* {{l2s|Livre:Renaudot - Requête à la reine (1643).djvu}}
* {{l2s|Livre:Crenne - Songe (1541).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Oberlin - Patois lorrain du Ban de la Roche (1775).djvu}}
}}
== Modèle ==
=== Autre ===
{{Colonnes|nombre=3|
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=== Abréviation ===
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}}
== Catégorie ==
{{colonnes|nombre=2|
*[[:Catégorie:Index - Journal des Dames]]
*[[:Catégorie:Index - Journal des Théâtres]]
*[[:Catégorie:Index - Mémoires secrets]]
*[[:Catégorie:Théâtre du 18e siècle]]
*[[:Catégorie:Rédacteurs du Mercure de France]]
*[[:Catégorie:Énigmes du Mercure de France]]
*[[:Catégorie:Chansons notées du Mercure de France]]
*[[:Catégorie:Théâtre du 17e siècle]]
}}
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text/x-wiki
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{{Centré|TABLE DES CHAPITRES|fs=125%|m=3em}}
{{table|titre={{sc|[[Les Idées et les Âges/Avant-Propos|Avant-Propos]]}}|page={{pli|7|2}}}}
{{table|titre={{t|''LIVRE PREMIER''. — LE SOMMEIL|120}}|page={{pli|9|2}}}}
{{table|largeurs=125|aligns=right|section={{sc|Chapitres}} {{cach|VI}}I. —|titre=[[Les Idées et les Âges/1/I|La Nuit]]|page={{pli|11|2}}}}
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{{table|largeurs=125|aligns=right|section={{ellipse|Chapitres| }} VII. —|titre=Le Grand Sommeil|page={{pli|49|2}}}}
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{{table|largeurs=125|aligns=right|section={{sc|Chapitres}} {{cach|VI}}I. —|titre=Les Perceptions fausses|page={{pli|59|2}}}}
{{table|largeurs=125|aligns=right|section={{ellipse|Chapitres| }} {{cach|V}}II. —|titre=L’Objet des Rêves|page={{pli|64|2}}}}
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{{table|largeurs=125|aligns=right|section={{sc|Chapitres}} {{cach|VI}}I. —|titre=[[Les Idées et les Âges/3/I|Ce qui est propre aux Contes]]|page={{pli|107|2}}}}
{{table|largeurs=125|aligns=right|section={{ellipse|Chapitres| }} {{cach|V}}II. —|titre=[[Les Idées et les Âges/3/II|Idées d’enfance]]|page={{pli|112|2}}}}
{{table|largeurs=125|aligns=right|section={{ellipse|Chapitres| }} III. —|titre=[[Les Idées et les Âges/3/III|Magie]]|page={{pli|119|2}}}}
{{table|largeurs=125|aligns=right|section={{ellipse|Chapitres| }} {{cach|I}}IV. —|titre=[[Les Idées et les Âges/3/IV|Le Monde Humain]]|page={{pli|124|2}}}}
{{table|largeurs=125|aligns=right|section={{ellipse|Chapitres| }} {{cach|II}}V. —|titre=[[Les Idées et les Âges/3/V|De la Guerre]]|page={{pli|131|2}}}}
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Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 1.djvu/37
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\partial 8
c8 | c8 e8 e8 g8
g4 d8 d8 | e8 f16[ d16] c8 b8 | c4 g8 c8
c8 e8 e8 g8 | g4. d8 | e8 f16[ g16] f8 e8
e4( d4) | f8 f8 f4 | e8 e8 e4 | d8 f16 e16
d8 c8 | b8[ a8] g4 | f'8 f8 f4 | e8 e8
e8 e8 | d8 f16[ d16] c8 b8 | \partial 4. c4 c8 \bar ":|][|:"\break
\time 2/4 \key c \minor
\partial 8 ees8^\markup{Mineur.} | ees8 d8 c8 b8
b4( c8) ees8 | d8 ees8 f8 g8
f8[ ees8] d8 ees8 | ees8 d8 c8 b8
bes4( c8) d8 | ees4 fis4 | g4 r8 ees8
ees8 d8 d8 e8 | ees8[ f8] f8 d8
%haut page 5
d8 c8 c8 d8 | d8[ ees8] ees8 ees8
ees8 d8 c8 b8 | b4( c8) f8
ees4 d4 | c4 r8 c8 \bar "||" s4. \segno
}
\new Lyrics \lyricmode {
Le8 Dieu de la ten --
dres4 -- se8 Sou -- rit à la jeu -- nes4 -- "se ;"8 Il
fuit a -- vec cour -- roux4. Les8 vieux & les ja --
loux.2 De8 l’a -- mour,4 En8 ce jour,4 Goû8 -- tons16 l’ai --
ma8 -- "ble y" -- vres4 -- "se :" Ses8 ar -- deurs,4 Dans8 nos
cœurs, Ne por -- tent que des coups4 doux.8
L’A -- mour est un en -- fant4. fier8 & doux par ca --
pri4 -- "ce ;"8 Ce qu’il don -- "ne à" l’ins --
tant,4. Il8 le4 re -- prend, _8 A --
près quel -- que ser -- vi4 -- ce,8 Il
vous met hors de li4 -- "ce ;"8 Il
ne fait nul é -- tat4. D’un8
vieux4 Sol -- dat.4. _8 Le Dieu, &c.
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "clarinet"
\clef "treble_8" \time 2/4
\relative c {
\partial 8
\segno e8 | e8 c'8 c8 e8 ||
e4 b8 b8 | c8 f8 e8 d8 | e4 c8 e,8 ||
%page 2
e8 c'8 c8 e8 | e4. b8 | e8 d16[ e16] d8 c8 ||
c4( b4) | d8 d8 d4 | c8 c8 c4 | a8 a'16 g16
f8 e8 | d4 d4 | d8 d8 d4 | c8 c8
%page 3
c8 c8 | f8 a16[ f16] e8 d8 | \partial 4. c4 c8 || \segno
\time 2/4 \key c \minor
\partial 8 g8 | g8 f8 ees8 d8 ||
d4 ees8 c'8 | b8 c8 d8 ees8 ||
%page 4
d8[ c8] b8 g8 | g8 f8 ees8 d8 ||
d4( ees8) g8 | c4 c4 | b4 r8 g8 ||
g8 f8 f8 g8 | g8[ aes8] aes8 f8 ||
%bas page 5
f8 ees8 ees8 f8 | f8[ g8] g8 g8 ||
g8 f8 ees8 d8 | d4 ees8 d'8 ||
c4 b4 | c4 r8 ees,8 \bar "||" s4. \segno
}
\new Lyrics \lyricmode {
Le8 Dieu de la ten --
dres4 -- se8 Sou -- rit à la jeu -- nes4 -- "se ;"8 Il
fuit a -- vec cour -- roux4. Les8 vieux & les ja --
loux.2 De8 l’a -- mour,4 En8 ce jour,4 Goû8 -- tons16 l’ai --
ma8 -- "ble y" -- vres4 -- "se :" Ses8 ar -- deurs,4 Dans8 nos
cœurs, Ne por -- tent que des coups4 doux.8
L’A -- mour est un en -- fant4. fier8 & doux par ca --
pri4 -- "ce ;"8 Ce qu’il don -- "ne à" l’ins --
tant,4. Il8 le4 re -- prend, _8 A --
près quel -- que ser -- vi4 -- ce,8 Il
vous met hors de li4 -- "ce ;"8 Il
ne fait nul é -- tat4. D’un8
vieux4 Sol -- dat.4. _8 Le Dieu, &c.
}
>>
>>
}
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cis8[ d8] a8 | \appoggiatura a8 a16[ gis32 a32] b8. fis16 | fis8[ g8] a16 e16 \break
fis8 d'16[ b16] a16[ gis16]| a4 a8 | fis'4 \appoggiatura fis8 e16[ d32 e32] \break
d4 c8 | b8 g'16[ e16] d16[ cis16] \break
% PAGE 2 PAGE 2 PAGE 2
\appoggiatura cis8 d4 d16[ fis16] | fis8[ e8] e16[ g16] | fis8[ cis8] d8 \break
\appoggiatura cis8 b16 g'32[ e32] d8[ cis8] | d4 \tuplet 3/2 { d16[( e16 fis16]) } | fis8[ e8] \tuplet 3/2 { e16[( fis16 g16]) } \break
fis8[ g8] a8 | b,16 b'32[ g32] fis8[ e8] | \partial 4 d4\fermata^\markup\italic{Fin.} \bar "||" \break
\partial 8 a8 | a4 d16[ fis16] | fis8[( e8]) a,8 \break
a8[ gis8] b16[ d16] | d8[ cis8] cis16[ d16] | e8 e8. fis16 \break
\appoggiatura e8 d8 d8. e16 | d16[ cis16] fis16[ e16] d16[ cis16] \break
% Page 3
cis8 b8 b8\rest | a8 e'16[ cis16] e16[ cis16] | cis4( b8) \break
b16[ cis16] e16[ d16] cis16[ b16] | \appoggiatura b8 a4 a8 | a'8 e8 cis8 \break
fis8[ d8] b8 | e16[ fis16] a,8[ gis8] | a4. \break
a4 \appoggiatura a8 g16[ fis32 g32] | s4.^\segno \bar "||" | d'4 cis8 \break
e4 d8 | \appoggiatura { e16[ fis16] } g8 fis16[ e16] d16[ cis16] | b4. \break
fis'8 e16[ d16] cis16[ b16] | b8[ ais8] b8 \break
% page 4
e4 d8 | d8 cis8 d8\rest | d8 cis8 d8 \break
e8[ fis8] g8 | cis,8[ b8] a8 | d4 d16[ e16] \break
fis8 fis8. fis16 | fis16[ e16] e8. fis16 | \appoggiatura e8 d8 cis8 b8 \break
fis'4.~ | fis4.~ | fis4.~ | fis4\fermata \appoggiatura { eis16[ fis16] } fis,8 \break
a4 g8| s8^\segno r8 s8 \bar "||" s4
}
\new Lyrics \lyricmode {
\override LyricText.font-shape = #'italic
Si4 ja-8 mais4 je8 prends8 un8 é-8
poux,4 Je8 veux8 que8. l’a-16 mour,4 que16 l’a16
mour8 me8 le8 don-4 ne;8 Qu’à4 la8
fête4 il8 vienne8 a16 -16 -16 vec16
% PAGE 2
nous,4 Et8 que4 sa8 main4 nous8
y16 cou-16 ron-4 ne,4 Et8 que4 sa8
main4 nous8 y16 cou-16 ron-4 ne.4
Un8 choix,4 con16 -16 _16 traire8. à8
_16 nos8. de16 -16 sirs,4 De16 -16 vient8 u8 -16 ne16
source,8 u8 -16 ne16 sour16 -16 ce8 de8
||
lar16 -16 mes,8 _8 La8 li16 -16 ber16 -16 té4.
Seule8 a8 des8 char8. -16 mes;8 Elle8 est8 la8
sour8. -16 ce8 des8 plai8 -16. -32 sirs.4.
si4 ja16 -32 mais,32 &c.4. || N’est8. -16 ce8
pas4 au8 cœur8 à8 choi16. -32 sir4.
L’ob16. -32 jet8 qu’il8 _16 doit8. ai16 -16
mer4 sans8 ces16. -32 se?8 _8 On8 voit8 bien16. -32
_16 tôt8. l’a16 -16 mour4 s’en16 -16 fuir,4 s’il8
sent8 que8. sa16 chaî16 -16 ne,8. sa16 chaî16 -16 ne8 le8
bles4 -8 -16 -8 - -16 -8 -16 -8 -8 - -16 se.8
Si8. jamais,8. _8 &c.8
}
>>
}
</score>}}<noinclude>
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f16[ d16] bes4 bes8 | \appoggiatura d8^( c32[ bes16.]) c4. \break
\appoggiatura f8 ees8 d16 c16 c16[ bes16] bes16[ a16] | a8.[^( c16] bes8) b8\rest \break
d8.[( \tuplet 3/2 { e32 d32 e32]) } f8 f8 | ees16[ c16] c4 cis8 \break
\appoggiatura ees8 f8 c16[ bes16] a8 \appoggiatura a8 g8 | f4 g4\rest \break
% page 2
bes8.[^( c32 d32]) g,8 gis8 | a8.[^( bes32 c32]) f,8 fis8 \break
g16[ d'16] c16[ bes16] a16[ g16] \appoggiatura g8 f16[ e16] | f2~ | f2~ \break
f4. c'8 | \appoggiatura ees8 d8 c32[ bes16.] a8 \appoggiatura f8 ees8 | f4 g4\rest \break
d'4\rest f8 \appoggiatura aes8 g16 f16 | f8 ees16 d16 c32[( b16.])
a32[ g16.] \break
c4 ees8 \appoggiatura g8 f16 ees16 | ees8 d16 c16 bes32[ a16.] g32[ f16.] \break
bes8. f'16 f32[ des16.] c32[( bes16.]) | \partial 4 bes32[ a16.] g16 f16 \break
% page 3
f'4 \appoggiatura ees8 des4 | c8. f16 f32[( des16.]) c32[( bes16.]) \break
bes32[ a16.] g16 f16 f'8 \appoggiatura ees8 \afterGrace des8 { c16[( des16]) } | c2\fermata \break
f16[ d16] bes4 bes8 | d32[( c16.]) c4. \break
\appoggiatura f8 ees8 d16 c16 c16[ bes16] bes16[ a16] | a8.[^( c16] bes8) b8\rest \break
d8.[( \tuplet 3/2 { e32 d32) e32] } f8 f8 | f16[ c16] c4 cis8 \break
\appoggiatura ees8 d8 c16[ bes16] a8 \appoggiatura a8 f8 | f2 \break
% page 4
f'16[ d16] bes4 bes8 | d32[ c16.] c4. \break
\appoggiatura ees8 ees8 d16 c16 c16[ bes16] bes16[ a16] | a8.[( c16] bes8) b8\rest \break
ees8.[( f32 g32]) c,8 cis8 | d8.[( ees32 f32]) bes,8 b8 \break
c16[ g'16] f16[ ees16] d16[ c16] \appoggiatura c8 bes16[ a16] | bes2~ | bes2~ \break
bes4. b8 | c16[ g'16] f16[ ees16] d16[ c16] \appoggiatura c8 bes16[ a16] | bes4 r4 \bar "||"
}
\new Lyrics \lyricmode {
\override LyricText.font-shape = #'italic
Que8 la4 cam16 -16 pa32 -16. gne4.
est8 un16 sé32 -32 jour8 heu16. -32 -16 reux!4 _8.
Dou8. -16 ce8 com16 -16 pa16 -16 gne4 y8
sou16 -16 rit8 à8 nos8 vœux;4 _4
% page 2 page 2 page 2
Dou8. _32 -32 ce8 com16 -16 pa8. _32 -32 gne8 y8
sour16. -32 rit8 à8 nos8 vœux;2 _2
_4. Y8 sou16 -16 rit8 à8 nos8 vœux.4 _4
_4 La8 con32 -32 nois32 -32 san16 -16 ce16 s’y16 fait8 d’a-8
bord,4 La8 con32 -32 fi32 -32 an16 -16 ce16 n’a16 ja32 -16. mais8
tort;8. Sans16 soins,8 sans8 gê32 -16. ne,16 Tout16
% PAGE 3 PAGE 3 PAGE 3
est4 loi8 -8 sir,8. La16 seu32 -16. le8
chaî16. -32 ne16 Est16 le8 plai16 -32 -32 sir.2
Que8 la4 cam16 -16 pa16 -16 gne4.
est8 un16 sé32 -32 jour8 heu16. -32 _16 reux8 _32 !32 _4
Dou8. -16 ce8 com16 -16 pa16 -16 gne4 y8
sou16 -16 rit8 à8 nos8 vœux.2
% PAGE 4 PAGE 4 PAGE 4
Que8 la4 cam16 -16 pa16. -32 gne4.
est8 un16 sé32 -32 jou8 heu16. -32 _8 "reux !"4 _8
Dou8. -16 ce8 com16 -16 pa8. -16 gne8 y8
sou16. -32 rit8 à8 nos8 vœux4. -8 -4 -4
"- -"4. Y8 sou16. -32 rit8 à8 nos8 vœux.4
}
>>
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\appoggiatura f8 ees8 d16 c16 c16[ bes16] bes16[ a16] | a8.[^( c16] bes8) b8\rest \break
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\appoggiatura ees8 f8 c16[ bes16] a8 \appoggiatura a8 g8 | f4 g4\rest \break
% page 2
bes8.[^( c32 d32]) g,8 gis8 | a8.[^( bes32 c32]) f,8 fis8 \break
g16[ d'16] c16[ bes16] a16[ g16] \appoggiatura g8 f16[ e16] | f2~ | f2~ \break
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% page 3
f'4 \appoggiatura ees8 des4 | c8. f16 f32[( des16.]) c32[( bes16.]) \break
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\new Lyrics \lyricmode {
\override LyricText.font-shape = #'italic
Que8 la4 cam16 -16 pa32 -16. gne4.
est8 un16 sé32 -32 jour8 heu16. -32 -16 reux!4 _8.
Dou8. -16 ce8 com16 -16 pa16 -16 gne4 y8
sou16 -16 rit8 à8 nos8 vœux;4 _4
% page 2 page 2 page 2
Dou8. _32 -32 ce8 com16 -16 pa8. _32 -32 gne8 y8
sour16. -32 rit8 à8 nos8 vœux;2 _2
_4. Y8 sou16 -16 rit8 à8 nos8 vœux.4 _4
_4 La8 con32 -32 nois32 -32 san16 -16 ce16 s’y16 fait8 d’a-8
bord,4 La8 con32 -32 fi32 -32 an16 -16 ce16 n’a16 ja32 -16. mais8
tort;8. Sans16 soins,8 sans8 gê32 -16. ne,16 Tout16
% PAGE 3 PAGE 3 PAGE 3
est4 loi8 -8 sir,8. La16 seu32 -16. le8
chaî16. -32 ne16 Est16 le8 plai16 -32 -32 sir.2
Que8 la4 cam16 -16 pa16 -16 gne4.
est8 un16 sé32 -32 jour8 heu16. -32 _16 reux8 _32 !32 _4
Dou8. -16 ce8 com16 -16 pa16 -16 gne4 y8
sou16 -16 rit8 à8 nos8 vœux.2
% PAGE 4 PAGE 4 PAGE 4
Que8 la4 cam16 -16 pa16. -32 gne4.
est8 un16 sé32 -32 jou8 heu16. -32 _8 "reux !"4 _8
Dou8. -16 ce8 com16 -16 pa8. -16 gne8 y8
sou16. -32 rit8 à8 nos8 vœux4. -8 -4 -4
"- -"4. Y8 sou16. -32 rit8 à8 nos8 vœux.4
}
>>
}
\header { tagline = ##f }
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Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/73
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\tempo \markup\italic "Amoroso."
d4\rest d8\rest d16\rest b16 | b4.\segno \appoggiatura dis8 cis16[ b16] | e4.\fermata f16\rest e16
e8 \appoggiatura dis8 cis8 \appoggiatura b8 ais8. e'16 | dis32[( cis32 b32 cis32)] b4 bis16[( cis16)]
cis32_[^( b16.)] b32[( a16.]) a32[( gis16.]) gis32[( fis16.)] | gis32([ fis32 e32 fis32]) e4 r16 a16
a8.[ b32 a32] \appoggiatura cis8 gis8 fis8 | b8.[ cis32 b32] b32[ a16.] a32[ gis16.]
% p 2
gis4( fis8) r8 | b8.[ cis32 b32] e32[( dis16.]) \appoggiatura dis8 cis16[ b16] | b2(
b8) b16[ cis32 b32] e32[( dis16.]) \appoggiatura dis8 cis16[ b16] | b2(
b16.)[ cis32] b16 e16 dis16[ e16] dis16[ e16] | \appoggiatura { e16[ fis16] } gis8 fis32([ e16.)]
dis32[ cis16.] \appoggiatura cis8 b16[ ais16] | \appoggiatura cis8 b2 | r8 e16[ b16] b4(
b8) \appoggiatura fis'8 e16[ b16] b8. d16 | \appoggiatura dis8 cis8. b32[ a32]
gis8 \appoggiatura gis8 fis8 | \appoggiatura { e'16[ fis16] } gis8 \appoggiatura gis8 fis16.[ e32] \appoggiatura e8 dis16.[ cis32] \appoggiatura cis8 b16.[ a32]
% p 3
gis32[ a b a b gis fis e] \grace gis8_\( \afterGrace fis4^+ {e16[(\) fis])} | e4^\markup\smallCaps{Fin.} \bar ":|][|:" \break
gis8. a16 | gis8[ fis16] b b[ ais] ais e' |
\appoggiatura fis8 e16[ dis32 e] dis8 fis8. e32[ dis] | dis[( cis16.]) e16 dis dis32[( cis16.]) cis32[( b16.)] |
b8[ ais] fis8. b16 | b32[ ais16.] \appoggiatura b8 gis16 fis fis8. dis'16 |
\appoggiatura e8 dis16[ cis32 dis] cis8 fis32[ dis16.] cis32[( bis16.]) | cis4. e8 |
dis4 \appoggiatura dis8 cis16[ b] cis8 | b4\fermata r8 r16 b16 | s4.^\segno \bar "||"
}
\new Lyrics \lyricmode {
_4. _16 A -- mour,4. a8 -- mour,4. _16 quel --
"le est"8 donc8 ta8. puis16 -- san8 -- "ce !"4 Quel8 --
"le est" donc ta puis -- san -- "ce !"4 _16 Me
dois4 -- "je a"8 -- veu -- gler4 sur8 mon
% p 2
"sort !"4. _8 Aux4 doux8 at -- traits2
_8 de l’es -- pé -- ran2 -- _8 ce,16 Mon cœur8 peut -- il s’ou --
vrir en -- "cor ?"2 _8 Mon cœur,4 --
-8 Mon cœur8. peut16 -- il8. s’ou16 --
vrir8 en -- "cor ;" Peut -- il s’ou --
% p 3
vrir4 en -- "cor ?"4
J’ose8. ai16 -- mer8. la16 bel8 -- le16 So --
phi8 -- "e ;" Le8. plus16 ra8 -- re16 bien -- fait8 des
"Cieux ;"4 Et8. qu’ils16 sem8 -- blent16 a -- voir8. choi16 --
si8 -- e8 Pour char -- mer4. le8
cœur4 &8 les yeux.4 _8. A16 -- mour8, "&c."
}
>>
\midi {
\tempo 4 = 65
}
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line-width = 12 \cm
\context {
\Score
\remove "Bar_number_engraver"
}
}
</score>}}<noinclude>
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Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/78
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\override Staff.Rest.style = #'classical
c4. d8 c8 bes8 | a8 f8 a8 c8 g8 bes8 | a8 f8 a8 c8 g8 bes8 \break
\grace bes8 a8[ g8] f8 a8\rest a8. bes16 | c4 bes4 a4 | g4 a4\rest a4\rest \break
c4. d8 c8 bes8 | a8 f8 a8 c8 g8 bes8 | a8 f8 a8 c8 g8 bes8 \break
\grace bes8 a8[ g8] f8 g8\rest f'8. c16 | d4 c4 e4 | f4 c4\rest a'8. c,16 \break
d4 c4 <e, e'>4 <f f'>4. \bar "||" d'8 e8 f8 | g4. a8 g8 d8 \break
% PAGE 5 PAGE 5 PAGE 5
e8.[ f16] g8 a8 g8 f8 |
e8.[ f16] g8 a,8\rest a16\rest g8. \break
a16[ f16] f'16[ d16] c4 b4^\mordent | c8 a8\rest g'4 g,4 \break
c8 r8 g'4 g,4 | c2.\fermata | c4. d8 c8 bes8 | a8 f8 a8 c8 g8 bes8 \break
a8 f8 a8 c8 g8 bes8 | \grace bes8 a8[ g8] f8 r8 f'8. c16 | d4 c4 e4 \break
f4 r4 a8. c,16 | d4 c4 <e, e'>4 | <f f'>2.\fermata \bar "||"
}
\new Lyrics \lyricmode {
\override LyricText.font-shape = #'italic
Oui4. le8 Ma8 ri8 a8 ge8 est8 un8 ba8 di8 na8 ge8 est8 un8 ba8 di8
na4 ge8 _8 quand8. on16 a4 du4 Comp4 tant.4 _2
oui4. le8 Ma8 ri8 a8 ge8 est8 un8 ba8 di8 na8 ge8 est8 un8 ba8 di8
na4 ge8 _8 quand8. on16 a4 du4 Comp4 tant4 _4 quand8. on16
a4 du4 Comp4 tant4. || mais8 sans8 ar8 gent4. foin8 du8 Mé8
na4 ge8 foin8 du8 Mé16 -16 na8. -16 ge,8 _8. l’a-8.
-mour8 n’a8 qu’un4 ins8. -16 tant8 _8 qu’un4 ins-4
-tant8 _8 qu’un4 ins4 tant2. Oui4. le8 Ma8 ri8 a8 ge8 est8 un8 ba8 di8
na8 ge8 est8 un8 ba8 di8 na4 ge8 _8 quand8. on16 a4 du4 Comp-4
tant4 _4 quand8. on16 a4 du4 Comp4 tant2.
}
>>
\new Staff \with { instrumentName = \markup \italic "Violon" } <<
\set Staff.midiInstrument = #"violin"
\clef treble \time 3/4 \key f \major
\new Voice \relative c' {
\override Staff.Rest.style = #'classical
\override Beam.auto-knee-gap = 1.5
f8[( g8 a8) bes8-! a8-! g8]-! | f8[ a8 c8 a8 bes8 g8] | f8[ a8 c8 a8 bes8 g8] |
f8[ bes,8 a8 c8 f8 g8] | a8[ f8 g8 e8 f8 b,8] | c16[ g'16 c16 d16] c16[ bes16 a16 g16] a16[ g16 f16 e16] |
f8[( g8 a8) bes8-! a8-! g8]-! | f8[ a8 c8 a8 bes8 g8] | f8[ a8 c8 a8 bes8 g8] |
f16([_\mordent e16 f16 g16]) a8[ a'8 f8 a,8] | bes4 c8[ c,8 c'8 bes8] | a8[ a'8 f8 a,8 c8 a8] |
bes4 c4 c,4 | f8[ g8 a8] || b8[ c8 d8] | e4. f8[ e8 d8] |
c8.[ d16] e8[ f8 e8 d8] | c8.[ d16] e16[ f16 e16 d16] d16[ c16 g16 e16] |
%page 5
f16[ c'16 a16 f16] g16[ c16 e16 g16] f16[ d16 b16 g16] | c16[ f,16 e16 f16] g16[ c16 e16 g16] f16[ d16 c16 b16] | c16[ g16 e16 f16] g16[ c16 e16 g16] f16[ d16 c16 b16] | c8[\fermata bes8 a8 g8 f8 e8] | f16[(_\mordent e16 f16 g16]) a8[ bes8 a8 g8] | f16[(_\mordent e16 f16 a16]) c8[ a8 bes8 g8] | f16[(_\mordent e16 f16 g16]) bes8[ a8 bes8 g8] | f16[(_\mordent e16 f16 g16]) a16[ f'16 a16 f16] c16[ f16 c16 a16] | bes4^\mordent c8[ c,8 c'8 bes8] |
a16[ f16 a16 c16] f16[ g16 a16 g16] f16[ a,16 c16 a16] | bes4 c4 c,4 | <a f'>2.\fermata ||
}
>>
>>
}
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c4. d8 c8 bes8 | a8 f8 a8 c8 g8 bes8 | a8 f8 a8 c8 g8 bes8 \break
\grace bes8 a8[ g8] f8 a8\rest a8. bes16 | c4 bes4 a4 | g4 a4\rest a4\rest \break
c4. d8 c8 bes8 | a8 f8 a8 c8 g8 bes8 | a8 f8 a8 c8 g8 bes8 \break
\grace bes8 a8[ g8] f8 g8\rest f'8. c16 | d4 c4 e4 | f4 c4\rest a'8. c,16 \break
d4 c4 <e, e'>4 <f f'>4. \bar "||" d'8 e8 f8 | g4. a8 g8 d8 \break
% PAGE 5 PAGE 5 PAGE 5
e8.[ f16] g8 a8 g8 f8 |
e8.[ f16] g8 a,8\rest a16\rest g8. \break
a16[ f16] f'16[ d16] c4 b4^\mordent | c8 a8\rest g'4 g,4 \break
c8 r8 g'4 g,4 | c2.\fermata | c4. d8 c8 bes8 | a8 f8 a8 c8 g8 bes8 \break
a8 f8 a8 c8 g8 bes8 | \grace bes8 a8[ g8] f8 r8 f'8. c16 | d4 c4 e4 \break
f4 r4 a8. c,16 | d4 c4 <e, e'>4 | <f f'>2.\fermata \bar "||"
}
\new Lyrics \lyricmode {
\override LyricText.font-shape = #'italic
Oui4. le8 Ma8 ri8 a8 ge8 est8 un8 ba8 di8 na8 ge8 est8 un8 ba8 di8
na4 ge8 _8 quand8. on16 a4 du4 Comp4 tant.4 _2
oui4. le8 Ma8 ri8 a8 ge8 est8 un8 ba8 di8 na8 ge8 est8 un8 ba8 di8
na4 ge8 _8 quand8. on16 a4 du4 Comp4 tant4 _4 quand8. on16
a4 du4 Comp4 tant4. || mais8 sans8 ar8 gent4. foin8 du8 Mé8
na4 ge8 foin8 du8 Mé16 -16 na8. -16 ge,8 _8. l’a-8.
-mour8 n’a8 qu’un4 ins8. -16 tant8 _8 qu’un4 ins-4
-tant8 _8 qu’un4 ins4 tant2. Oui4. le8 Ma8 ri8 a8 ge8 est8 un8 ba8 di8
na8 ge8 est8 un8 ba8 di8 na4 ge8 _8 quand8. on16 a4 du4 Comp-4
tant4 _4 quand8. on16 a4 du4 Comp4 tant2.
}
>>
\new Staff \with { instrumentName = \markup \italic "Violon" } <<
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\clef treble \time 3/4 \key f \major
\new Voice \relative c' {
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\override Beam.auto-knee-gap = 1.5
f8[( g8 a8) bes8-! a8-! g8]-! | f8[ a8 c8 a8 bes8 g8] | f8[ a8 c8 a8 bes8 g8] |
f8[ bes,8 a8 c8 f8 g8] | a8[ f8 g8 e8 f8 b,8] | c16[ g'16 c16 d16] c16[ bes16 a16 g16] a16[ g16 f16 e16] |
f8[( g8 a8) bes8-! a8-! g8]-! | f8[ a8 c8 a8 bes8 g8] | f8[ a8 c8 a8 bes8 g8] |
f16([_\mordent e16 f16 g16]) a8[ a'8 f8 a,8] | bes4 c8[ c,8 c'8 bes8] | a8[ a'8 f8 a,8 c8 a8] |
bes4 c4 c,4 | f8[ g8 a8] || b8[ c8 d8] | e4. f8[ e8 d8] |
c8.[ d16] e8[ f8 e8 d8] | c8.[ d16] e16[ f16 e16 d16] d16[ c16 g16 e16] |
%page 5
f16[ c'16 a16 f16] g16[ c16 e16 g16] f16[ d16 b16 g16] | c16[ f,16 e16 f16] g16[ c16 e16 g16] f16[ d16 c16 b16] | c16[ g16 e16 f16] g16[ c16 e16 g16] f16[ d16 c16 b16] | c8[\fermata bes8 a8 g8 f8 e8] | f16[(_\mordent e16 f16 g16]) a8[ bes8 a8 g8] | f16[(_\mordent e16 f16 a16]) c8[ a8 bes8 g8] | f16[(_\mordent e16 f16 g16]) bes8[ a8 bes8 g8] | f16[(_\mordent e16 f16 g16]) a16[ f'16 a16 f16] c16[ f16 c16 a16] | bes4^\mordent c8[ c,8 c'8 bes8] |
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}
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>>
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Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 1.djvu/79
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\set Staff.midiInstrument = "flute"
\clef treble \key f \major
\autoBeamOff
\relative c'' {
\partial 2
r8 bes8[_( a8 bes8]) |
c1 |
f4 e4 d4 c4 |
\grace c8 bes2_(_+ \grace { a16[ bes16]) } a2 |
\partial 8*7
f'4.( g8) f8([ g8)] a8 \break
\grace bes8 a4 g2^( \grace { a16[ bes16] } bes8)[ g8] |
f2 \grace f8 e2\prall |
\grace g8 f2 r8 bes,8_[^( a8 bes8]) |
c2. c4 \break
f4( e4) e4 c4 |
\grace c8 bes2_(_\prall \grace { a16 bes16]) } a2 |
f'2 f16[( g16 f16 g16)] a4 |
\grace bes8 a4 g2( \grace { a16[ g16] } bes8)[ g8] \break
f2 \grace f8 e2\prall |
\grace g8 f1 |
g2 \grace f8 e4 d8\rest g8 |
\grace a8 g2( d4.) f8 |
e4. g8 \bar ""
\break
f8[ e8] d8[ c8] |
\grace c8 b4 \grace a8 g4 c4. e8 |
d8[ c8] b8[ a8] |
g4. f'8 \break
\grace f8 e2\prall e4 \grace g8 f4 |
g4. g8 a8[ g8] f8[ e8] |
\grace g8 f8[ e8] f4 d8[ cis8] d8[ e8] \break
\grace g8 f8[ e8] f8 g8 a4\fermata r8 g8 |
\grace a8 g8[ f8] a8[ f8] e4
\afterGrace d4\prall { c16[ d16] } |
c2 b8\rest bes8[_( a8 bes8]) |
c1 \break
f4 e4 d4 c4 |
\grace c8 bes2(\prall \grace { a16[ bes16] } a2) |
\partial 8*7 f'4.( g8) f8[ g8] a8 |
\grace bes8 a4 g2( \grace { a16[ g16] } bes8)[ g8] |
f2 \grace f8 e2\prall \break
\grace g8 f2 b,8\rest bes8^[_( a8 bes8]) |
c2. c4 |
f4( e4) d4 c4 |
\grace c8 bes2( \grace { a16[ bes16] } a2) |
f'2 f16[( g16 f16 g16)] a4 \break
\grace a8 a4 g2( \grace { a16[ g16] } bes8[) g8] |
c,1 |
\afterGrace g'1(^+ { f16)[ g16] } | f1 \bar "||" s2. s8.
}
\new Lyrics \lyricmode {
\override LyricText.font-shape = #'italic
_8 Ja4. -- mais1 la4 nais4 -- sante4 au4 -- ro2 -- re2 n’eut2 _4 l’E8 --
clat4 _2 de4 vos2 at2 -- traits2 _8 c’est4. la2. jeu4 --
nes2 -- se4 de4 Flo2 -- re2 qu’on2 _8 voit8 bril4 -- ler1
dans2 vos2 traits1 bel2 -- le4 _8 Clo8 -- é2 _4. tout8 doit4. vous8
rendre4 hom4 -- ma4 -- ge4 tout4. an8 -- non4 -- ce4 que4. les8
dieux2 vous4 ont4 fait4. à8 leur4 i -- ma ge pour le
char4 -- me8 des8 cœurs4 _8 et8 le4 plai4 -- sir4 des4 yeux.2 _8 ja4. -- mais1
la4 nais4 -- sante4 au4 -- ro2 -- re2 n’eut2 _4 l’e4. -- clat2 de4 vos2 at2
--
traits2 _8 c’est4. la2. jeu4 -- nes2 -- se4 de4 Flo2 -- re2 qu’on2 voit4 bril4
--
ler1 dans1 vos1 traits1
}
>>
}
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\paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f }
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Page:Journal asiatique, série 9, tome 5-6.djvu/914
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Hepsema
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|342|SEPTEMBRE-OCTOBRE 1895.}}</noinclude>naturellement conduit à raconter la biographie du personnage qui a porté les textes sanscrits originaux en Chine. Le religieux ''{{lang|zh-Latn|Ou-k’ong}}'', qui avait d’abord porté dans les ordres le nom de ''{{lang|zh-Latn|Fa-kie}}'' (''{{lang|sa-Latn|Dharmadhatu}}''), né en 730, part en 751 dans les contrées occidentales et n’en revient qu’après une absence de quarante années (790). Dans l’intervalle il visite l’Asie centrale et l’Inde en pèlerin zélé plutôt qu’en observateur intelligent. Peu lettré sans doute, il est obligé de recourir à autrui pour interpréter les {{lang|sa-Latn|sûtras}} qu’il rapporte comme pour rédiger ses souvenirs et pour faire valoir ses titres. Ses longues courses ne l’ont guère instruit ; s’il a beaucoup vu, il n’a pas beaucoup retenu. Mais, toutes maigres et sèches qu’elles sont, ses notes ne manquent pas d’intérêt : elles nous font entrevoir l’état de l’Asie centrale dans une période troublée et obscure ; elles mettent en lumière la prospérité et la vigueur inattendues du bouddhisme en ces régions à la veille du jour où il doit disparaître ; elles révèlent enfin toute une domination turque, qu’on soupçonnait à peine, à la lisière de l’Inde et de l’Afghanistan. Si ''{{lang|zh-Latn|Ou-k’ong}}'' reste loin en arrière de ''{{lang|zh-Latn|Hiouen-tsang}}'' et même de ''{{lang|zh-Latn|Fahien}}'', sa biographie forme du moins un complément précieux et comme une suite naturelle à la galerie des Religieux éminents qui allèrent chercher la loi dans les pays d’Occident à l’époque de la grande dynastie ''{{lang|zh-Latn|T’ang}}'' ».
Le ''{{lang|zh-Latn|Song-kao-seng-tchoun}}'' (''Cat. Nanjio'', 1495) donne au chapitre {{rom|III}}, {{13e}}{{lié}}biographie, une notice sur ''{{lang|zh-Latn|Ou-k’ong}}'' évidemment extraite du Mémoire que nous traduisons et qui n’apporte aucun fait nouveau. La même compilation donne au chapitre {{rom|XV}}, {{19e}} biographie, une notice étendue sur ''{{lang|zh-Latn|Yuen-tchao}}'', rédacteur de ce mémoire.
{{—|5|m=1.6em}}
Les nouvelles traductions du ''{{lang|zh-Latn|Che-ti-king}}'' ({{t|{{lang|zh|十扡經}}|120}}, ''{{lang|sa-Latn|Daçabhûmi sûtra}}''), du ''{{lang|zh-Latn|Hoei-hiang-luen-king}}'' ({{t|{{lang|zh|逈向輪經}}|120}}, ''{{lang|sa-Latn|Bhavasaṃkrânti}} (?) sûtra'') et du ''{{lang|zh-Latn|Che-li-king}}'' ({{t|{{lang|zh|十}}|120}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:L'Histoire de Thucydide, de la guerre du Péloponèse, continuée par Xénophon. De la traduction de N. Perrot, sr d'Ablancourt 1662.pdf/65
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Camille
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Oimabe" /></noinclude>que les Grecs ſe furent mis à trafiquer ſur des Navires, elle en équipa pour écarter les Pirates, & ſervit de tous coſtez comme d’eſtape aux marchandises, à cauſe de ſes deux ports, dont l’un eſt ſur une mer, & l’autre ſur une autre, ce qui la rendit encore plus riche. Apres elle, les Ioniens tinrent quelque temps contre Cyrus l’empire de leur Mer, & ſe ſignalerent encore ſous ſon ſils Cambyſes, Polycrate Tyran de Samos, eut auſſi une Armée Navale ſous le regne de ce Prince, & conquit entr’autres Iſles celle de Rhenie, qu’il conſacra à Apollon Délien. Ceux de Phocée meſme qui ont ſondé Marſeille, gagnerent une Bataille Navale contre les Carthaginois. Ce ſont-là tous ceux qui ont eſté puiſſans ſur Mer longtemps depuis la Guerre de Troye. On ne ſe ſervoit guere alors de Galeres à trois rangs, mais de Vaiſſeaux longs, & de Galeres ſimples, qui n’avoient qu’un ſeul rang de cinquante rames ! Toutefois, un peu avant la Guerre des Perſes, & la mort de Darius, Succeſſeur de Cambyſes, les habitans de Corcyre, & les Tyrans de Sicile avoient pluſieurs Galeres à trois rangs. Voila les dernieres Armées Nauales, qui ont eſté de quelque conſideration en Grece, avant la venue<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Audinot - Le Tonnelier.djvu/72
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>''est trop éloignée et quand il viendroit, il marche trop pésamment, le bruit nous préviendroit, as-tu diné.''
{{c|'''COLIN'''|sp=0.1em|mt=1em}}
''Bon, j’avois bien autre chose à penser.''
{{c|'''FANCHETTE'''|sp=0.1em|mt=1em}}
''Tiens, voilà un gâteau et une bouteille de vin dont Madeleine m’a fait présent faisons en notre petit gouter.''
{{c|'''COLIN'''|sp=0.1em|mt=1em}}
''À merveille'' {{t|(''il chante'')|90}} ''Et y allons gay, &c''
{{c|'''{{sp|0.1em|FANCHETTE}}''' {{t|''lui mettant la main sur la bouche.''|90}}|mt=1em}}
''Tais toi donc, tu chante toujours.''
{{c|'''COLIN'''|sp=0.1em|mt=1em}}
''C’est que je suis de bonne humeur quand je suis auprès de toi.'' {{t|(''Colin l’embrasse'')|90}}
{{c|'''{{sp|0.1em|FANCHETTE}}''' {{t|''en se deffendant''|90}}|mt=1em}}
''Eh mais, eh mais… finiras tu donc ?… Colin ne badine pas comme cela, ou bien je me facherai.''
{{c|'''{{sp|0.1em|COLIN}}''' {{t|''d’un ton grivois''|90}}|mt=1em}}
''Bon, bon il n’y a pas de mal, il faut s’égayer.''
{{brn|1}}
{{C|''DUO''|fs=200%|ff=serif|sp=0.1em}}
{{c|'''FANCHETTE, COLIN.'''|sp=0.1em}}
{{brn|1}}
<score sound raw>
\score {
\layout {
indent = 2.5\cm
\context {\Score
\remove "Bar_number_engraver"
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}
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\override StaffGroup.Rest.style = #'classical
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\new Staff \with { instrumentName = \markup\italic\huge "Violon 1."}
<<
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\tempo\markup{\italic\huge"Gay"}
<gis e'>8^[_\markup{\italic\small"à demi jeu"} <gis e'>8 <gis e'>8] | \once\stemUp <gis e'>4 dis'8 | cis8[ b8 cis8] | b4 b8 | cis8[ a'8 fis8] | dis8[ cis8 dis8] | <gis, e'>8^[ <gis e'>8 <gis e'>8] | \once\stemUp <gis e'>4 r8 | e4.\p | dis4. |
% VIOLON 1 p 71
cis8[ b8 cis8] | b4 b8 | b8[ e8 gis8] | cis,8[ a'8 fis8] | dis8[ cis8 dis8] | e4 r8 | e4. | dis4. | cis8[ b8 cis8] | b4 b8 |
e4. | cis8[ a'8 gis8] | gis8[ fis8 e8] | dis4. | e4. | a4. | gis8[ fis8 e8] | dis4. | e4. | a4. | gis8[ fis8 e8] | b'8[\f b8 b8] |
% VIOLON 1 p 72
b8 r8 r8 | dis,4.\p | e4. | dis4 dis8 | cis4 r8 | dis4. | e4. | dis4. | cis8 r8 r8 | r8 r8 e8 |
dis4 cis8 | b8[ b'8\f b8] | b4 r8 | e,4.\p | e4_( eis8) | fis4 e8 | e4 dis8 | fis4. | gis4. | a4 gis8 |
% VIOLON 1 p 73
gis4_( fis8) | r8 r8 b,8 | fis'4._(\f | e4)\p r8 | a4._(\f | gis4)\p r8 | fis4.\p | dis8[ cis8 dis8] | e8[ <gis e'>8\f <gis e'>8] | <gis e'>4 r8 | fis4._(\f | e4)\p r8 | a4._(\f | gis4)\p r8 |
fis4. | dis8[ cis8 dis8] | e8[ <gis e'>8\f <gis e'>8] | <gis e'>4 b8\p | e4.^( | dis4.) | cis8[ b8 cis8] | b4 b8 | b8[ gis8 b8] | a4 r8 |
% VIOLON 1 p 74
a8[ fis8 a8] | gis4 r8 | b8[ a8 b8] | cis8[ b8 cis8] | dis8[ cis8 dis8] | e4. | dis4. | cis4. | b4. | a4. |
gis4. | b8[ dis16 e16 fis8] | b,8[ e16 fis16 gis8] | b,8[ fis'16 gis16 a8] | gis8[ fis8 e8] | b'8[ b8\f b8] | b4 r8 | R1*3/8 | r8 \tupletUp \tuplet 3/2 {b,16_[^( cis16 dis16)} e8] | R1*3/8 | r8 \tupletUp \tuplet 3/2 {b16_[^( cis16 dis16)} e8] |
% VIOLON 1 p 75
b8[ e8 dis8] | dis4^( cis8) | fis,8[ a8 dis,8] | e4_+ b'8 | a8[ fis8 a8] | gis8[ e8 b'8] | a8[ fis8 dis8] | e4 b'8 | a8[ fis8 a8] | gis4 b8 |
a8[ fis8 dis8] | e8[ <gis e'>8 <gis e'>8] | <gis e'>4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | fis'4. | e4. | e8[ dis8 cis8] |
% VIOLON 1 p 76
bis4. | gis8[ ais8 bis8] | cis8[ dis8 e8] | fis4 e8 | dis4 r8 | b'4.( | a4) r8 | a4.( | gis4) r8 |
b,8[ e8 dis8] | dis8[ cis8 b8] | b8[ a8 gis8] | gis4_+\fermata fis8 | b4_\markup\italic\small{D.x} b8 | cis8[ b8 cis8] | dis8[\cresc cis8 dis8] | e4 e8 |
% VIOLON 1 p 77
b8[\p e8 dis8] | cis4 b8 | a8[ gis8 fis8] | gis4 b8 | a8[\cresc fis8 a8] | gis4 b8 | a8[ gis8 fis8] | e4. | b'4\p b8 | cis8[ b8 cis8] |
dis8[\cresc cis8 dis8] | e4 e8 | b8[\p e8 dis8] | cis4 b8 | a8[ gis8 fis8] | e4 b'8 | a8[\cresc fis8 a8] | gis4 b8 | a8[ gis8 fis8] | e4 gis8 | a8[ fis8 b8] | <gis e'>8^[\f <gis e'>8 <gis e'>8] |\stemUp <gis e'>4 r8
||}>>
\new Staff \with { instrumentName = \markup\italic\huge "Violon 2."
\consists Lyric_engraver
}
<<
\key e \major
\time 3/8
\relative c'' {
gis8[ gis8 gis8] | gis4 b8 | a8[ gis8 a8] | gis4 gis8 | a8[ cis8 a8] | fis4 fis8 | gis8[ gis8 gis8] | gis4 r8 | gis,4. | b4. |
% VIOLON 2 p 71
a4. | gis4 b8 | \lyricmode {\markup\huge\italic\vcenter\column {"unis"}4.} | s4. | s4. | s4. | gis4. | b4. | a4. | gis4 gis8 |
b4. | cis4.~ | cis4. | b4.~ | b4. | b4.~ | b4. | b4. | b4. | b4. | b4. | b8[ b8 b8] |
% VIOLON 2 p 72
b8 r8 r8 | b4. | cis4. | b4 b8 | ais4 r8 | b4. | cis4. | b4. | ais8 r8 r8 | r8 r8 b8 |
b4 ais8 | b8[ b8 b8] | b4 b8 | b4. | c4 b8 | a4 c8 | b4. | dis4. | e4. | fis4 e8 |
% VIOLON 2 p 73
e4_( dis8) | r8 r8 b8 | a4._( | gis4) r8 | fis'4._( | e4) r8 | cis4. | a4. | gis8[ e'8 e8] | e4 r8 | a,4.( | gis4) r8 | fis'4._( | e4) r8 |
cis4. | a4. | gis8[ e'8 e8] | e4 r8 | gis4. | b4. | a8[ gis8 a8] | gis4 gis8 | gis8[ e8 gis8] | fis4 r8 |
% VIOLON 2 p 74
fis8[ dis8 fis8] | e4 r8 | gis8[ fis8 gis8] | a8[ gis8 a8] | fis4 fis8 | gis4. | b4. | a4. | gis4. | fis4. |
e4. | dis8[ b8 b8] | e8[ b8 b8] | fis'8[ b,8 b8] | e8[ b8 b8] | dis8[ dis8 dis8] | dis4 r8 | R1*3/8 |
\tupletUp
r8 \tuplet 3/2 {b'16_[^( e16 dis16)} e8] | R1*3/8 | r8 \tuplet 3/2 {b16_[^( e16 dis16)} e8] |
% VIOLON 2 p 75
e,4. | e4. | cis4 a8 | gis8[ b8 gis'8] | fis8[ dis8 fis8] | e8[ b8 gis'8] | fis8[ dis8 a8] | gis8[ b8 gis'8] | fis8[ dis8 fis8] | e8[ b8 gis'8]
fis8[ dis8 a8] | gis8[ e'8 e8] | e4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | fis'4. | e4. | e8[ dis8 cis8] |
% VIOLON 2 p 76
dis,4. | gis4. | gis4. | gis4. | gis4 r8 | gis'4. | fis4 r8 | fis4.( | e4) r8 |
e,4. | b'8[ a8 gis8] | gis8[ fis8 e8] | e4\fermata_+ dis8 | gis4 gis8 |
a8[ gis8 a8] | fis4 fis8 | gis4 gis8 |
% VIOLON 2 p 77
e4. | e8[ a8 gis8] | fis8[ e8 dis8] | e8[ b8 gis'8] | fis8[ dis8 fis8] | e8[ b8 gis'8] | fis8[ e8 dis8] | e4. | gis4 gis8 | a8[ gis8 a8] |
fis4 fis8 | gis4 gis8 | e4. | e8[ a8 gis8] | fis8[ e8 dis8] | e8[ b8 gis'8] | fis8[ dis8 fis8] | e8[ b8 gis'8] | fis8[ e8 dis8] | e4 gis8 | a8[ fis8 a8] | \stemUp <gis e'>8[ <gis e'>8 <gis e'>8] | <gis e'>4 r8
||}
>>
\new Staff \with { instrumentName = \markup\italic\huge "Alto"}
<<
\key e \major \clef alto
\time 3/8
\relative c {
e8[ e8 e8] | e4.~ | e4. | e4. | cis'4 cis8 | b4 a8 | gis8[ e8 e8] | e4 r8 | e4.~ | e4.~ |
% ALTO p 71
e4.~ | e4. | b'4 b8 | cis4 b8 | b4 b8 | a4 r8 | e4.~ | e4.~ | e4.~ | e4. |
e4.~ | e4. | cis'4. | b4.~ | b4. | fis'4. | e4. | b4. | b4. | fis'4. | e4. | dis8[ dis8 dis8] |
% ALTO p 72
dis8 r8 r8 | fis4.~ | fis4.~ | fis4.~ | fis4.~ | fis4.~ | fis4.~ | fis4. | fis4 dis8 | e4 e8 |
fis4( e8) | dis8[ dis8 dis8] | dis4 r8 | gis,4. | a4 gis8 | fis4 a8 | b4. | b4. | b4. | b4. |
% ALTO p 73
b8[ dis8 fis8] | b,4 b8 | b4.~ | b4 r8 | b4.~ | b4 r8 | a4. | b4. | e,8[ gis8 b8] | e4 r8 | b4.~ | b4 r8 | b4.~ | b4 r8 |
a4. | b4. | e,8[ gis8 b8] | e4 r8 | e,4.~ | e4.~ | e4.~ | e4. | b''4.~ | b4.~ |
% ALTO p 74
b4.~ | b4. | e,,4.~ | e4.~ | e4. | e4.~ | e4.~ | e4. | e4. | b'4. |
b4. | b'4. | b4. | b4. | b4. | b8[ b8 b8] | b4 r8 | R1*3/8 | r8
\tupletDown
\tuplet 3/2 {b,16^[_( cis16 dis16)} e8] | R1*3/8 | r8 \tuplet 3/2 {b16^[_( cis16 dis16)} e8] |
% ALTO p 75
gis,4. | a4. | a4 b8 | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4.~ |
b4. | e,8[ b'8 dis8] | e4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | bis4. | cis4. | fis,4 fis8_+ |
% ALTO p 76
gis4 r8 | gis'4 fis8 | e8[ dis8 cis8] | bis8[ gis8 cis8] | gis4 r8 | cis4. | cis4 r8 | b4.~ | b4 r8 |
e,4.~ | e4. | a4 ais8 | b4._\fermata | e,4.~ | e4. | e4.~ | e4. |
% ALTO p 77
e4 r8 | R1*3/8 | a4 b8 | b4.~ | b4. | b4 b8 | cis4 b8 | e4. | e,4.~ | e4.~ |
e4.~ | e4.~ | e4 r8 | R1*3/8 | a4 b8 | b4. | b4. | b4 b8 | cis4 b8 | e4 gis,8 | a8[ fis8 b8] | e8[ gis8 b8] | e,4 r8
||}>>
\new Staff \with { instrumentName = \markup\italic\huge "Hautbois"
\consists Merge_rests_engraver
}<<
\key e \major
\time 3/8
\new Voice
\relative c'' { \voiceOne
e8[ e8 e8] | e4 dis8 | cis8[ b8 cis8] | b4 b8 | cis8[ a'8 fis8] | dis8[ cis8 dis8] | e8[ e8 e8] | e4 r8 | e4. | dis4. |
% HAUTBOIS 1 p 71
cis4. | b4 b8 | e4. | e4. | dis8[ cis8 dis8] | e4 r8 | e4. | dis4. | cis8[ b8 cis8] | b4 r8 |
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | r8 dis16[ e16 fis8] | r8 e16[ fis16 gis8] | r8 fis16[ gis16 a8] | gis8[ fis8 e8] | r8 dis16[ e16 fis8] | r8 e16[ fis16 gis8] | r8 fis16[ gis16 a8] | gis8[ fis8 e8] | b'8[ b8 b8] |
% HAUTBOIS 1 p 72
b8 r8 r8 | fis4. | e4. | dis4. | cis4 fis8 | fis4 fis8 | e4 e8 | dis4 dis8 | cis4 r8 | r8 r8 e8 |
dis4 cis8 | b8[ b'8 b8] | b4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | r8 dis,16[ e16 fis8] | r8 e16[ fis16 gis8] | a4 gis8 |
% HAUTBOIS 1 p 73
gis4 fis8 | R1*3/8 | fis4.( | e4) r8 | a4.( | gis4) r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | e8[ e8 e8] | e4 r8 | fis4.( | e4) r8 | a4.( | gis4) r8 |
R1*3/8 | R1*3/8 | e8[ e8 e8] | e4 r8 | e4. | dis4. | cis8[ b8 cis8] | b4 r8 | b4.~ | b4 r8 |
% HAUTBOIS 1 p 74
b4. | b4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | e4. | dis4. | cis4. | b4. | a'4. |
gis4. | r8 fis8[ fis8] | r8 gis8[ gis8] | r8 a8[ a8] | r8 gis8[ gis8] | fis8[ fis8 fis8] | fis4 r8 | a4.( | gis8) r8 r8 | a4. | gis8 r8 r8 |
% HAUTBOIS 1 p 75
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | r8 r8 gis8 | a4. | gis4 r8 | R1*3/8 | r8 r8 gis8 | a4. | gis4 r8 |
R1*3/8 | gis8[ gis8 gis8] | gis4 r8 |
\repeat unfold 20 {R1*3/8}
% HAUTBOIS 1 p 76
b,4 b8 | cis8[ b8 cis8] | dis8[ cis8 dis8] | e4 e8 |
% HAUTBOIS 1 p 77
e4. | cis4 b8 | R1*3/8 | r8 r8 gis'8 | a4. | gis4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | b,4 b8 | cis8[ b8 cis8] |
dis8[ cis8 dis8] | e4 e8 | e4. | cis4 b8 | R1*3/8 | r8 r8 gis'8 | a4. | gis4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | e8[ e8 e8] | e4 r8
||}
\new Voice
\relative c'' {
\voiceTwo
gis8[ gis8 gis8] | gis4 b8 | a8[ gis8 a8] | gis4 gis8 | a8[ cis8 a8] | fis4 fis8 | gis8[ gis8 gis8] | gis4 r8 | gis4.\p | b4. |
% HAUTBOIS 2 p 71
a4. | gis4 gis8 | b4. | cis4. | fis,4 fis8 | gis4 r8 | gis4. | b4. | a4 a8 | gis4 r8 |
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4. | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4. | b8[ b8 b8] |
% HAUTBOIS 2 p 72
b8 r8 r8 | dis4. | cis4. | b4. | ais4 dis8 | dis4 dis8 | cis4 cis8| b4 b8 | ais4 r8 | r8 r8 b8 |
b4 ais8 | b8[ b8 b8] | b4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | b4. | b4. | fis'4 e8 |
% HAUTBOIS 2 p 73
e4 dis8 | R1*3/8 | a4.( | gis4) r8 | fis'4.( | e4) r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | gis,8[ gis8 gis8] | gis4 r8 | a4.( | gis4) r8 | fis'4.( | e4) r8 |
R1*3/8 | R1*3/8 | gis,8[ gis8 gis8] | gis4 r8 | gis4. | b4. | a8[ gis8 a8] | gis4 r8 | gis4. | a4 r8 |
% HAUTBOIS 2 p 74
a4. | gis4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | gis4. | b4. | a4. | gis4. | fis'4. |
e4. | r8 dis8[ dis8] | r8 e8[ e8] | r8 fis8[ fis8] | r8 e8[ e8] | dis8[ dis8 dis8] | dis4 r8 | fis4.( | e8) r8 r8 | fis4. | e8 r8 r8 |
% HAUTBOIS 2 p 75
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | r8 r8 e8 | fis4. | e4 r8 | R1*3/8 | r8 r8 e8 | fis4. | e4 r8 |
R1*3/8 | e8[ e8 e8] | e4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 |
% HAUTBOIS 2 p 76
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 |
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | gis,4 gis8 | a8[ gis8 a8] | fis4 fis8 | gis4 gis8 |
% HAUTBOIS 2 p 77
e4. | e8[ a8 gis8] | R1*3/8 | r8 r8 e'8 | fis4. | e4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | gis,4 gis8 | a8[ gis8 a8] |
fis4 fis8 | gis4 gis8 | e4. | e8[ a8 gis8] | R1*3/8 | r8 r8 e'8 | fis4. | e4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | gis,8[ gis8 gis8] | gis4 r8
||}
>>
\new Staff \with { instrumentName = \markup\italic\huge "Cors"
\consists Merge_rests_engraver
}<<
% EN MI
\clef treble
\time 3/8
\new Voice
\relative c'' {
\voiceOne
c8[ c8 c8] | c4.~ | c4. | c4. | f4. | d4. | c8[ c8 c8] | c4 r8 | c4.~ | c4.~ |
% CORS 1 p 71
c4.~ | c4. | R1*3/8 | R1*3/8 | d4 d8 | c4 r8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. |
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4. | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4. | g8[ g8 g8] |
% CORS 1 p 72
g8 r8 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | s4. | s4. | s4. | s4. | R1*3/8 |
R1*3/8 | g8[ g8 g8] | g4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | g4.~ | g4.~ | g4. |
% CORS 1 p 73
g4. | R1*3/8 | g4.~ | g4 r8 | g4. | g4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c8[ c8 c8] | c4 r8 | g4.~ | g4 r8 | g4.~ | g4 r8 |
R1*3/8 | R1*3/8 | c8[ c8 c8] | c4 r8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. | g4.~ g4. |
% CORS 1 p 74
g4. | g4. | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. | R1*3/8 |
R1*3/8 | g4. | g4. | g4. | g4. | g8[ g8 g8] | g4 r8 | d'4. | c8 r8 r8 | d4. | c8 r8 r8 |
% CORS 1 p 75
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4. |
g4. | c8[ c8 c8] | c4 r8 | c4. | c4.~ | c4.~ | c4. | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 |
% CORS 1 p 76
R1*3/8 | e4.~ | e4.~ | e4.~ | e4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | d4. | c4 r8 |
c4. | c4. | R1*3/8 | R1*3/8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. |
% CORS 1 p 77
c4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c4 r8 | d4. | c4 r8 | d4 d8 | c4 r8 | c4. | c4. |
c4. | c4. | c4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c4 r8 | d4. | c4 r8 | d4 d8 | c4 r8 | r8 r8 d8 | c8[ c8 c8] | c4 r8
||}
\new Voice
\relative c' {
\voiceTwo
c8[ c8 c8] | c4.~ | c4. | c4. | d'4. | g,4. | e8[ e8 e8] | e4 r8 | c4.~ | c4.~ |
% CORS 2 p 71
c4.~ | c4. | R1*3/8 | R1*3/8 | g'4 g8 | e4 r8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. |
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4. | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4. | g8[ g8 g8] |
% CORS 2 p 72
g8 r8 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | d''4.~\p | d4.~ | d4.~ | d4. | R1*3/8 |
R1*3/8 | g,,8[ g8 g8] | g4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | g4.~ | g4.~ | g4. |
% CORS 2 p 73
g4. | R1*3/8 | g4.~ | g4 r8 | g4. | g4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c8[ c8 c8] | c4 r8 | g4.~ | g4 r8 | g4.~ | g4 r8 |
R1*3/8 | R1*3/8 | c8[ c8 c8] | c4 r8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. | c4. g4. |
% CORS 2 p 74
g4 r8 | g4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. | R1*3/8 |
R1*3/8 | g4. | c4. | b4. | c4. | g8[ g8 g8] | g4 r8 | g4. | c8 r8 r8 | d4. | c8 r8 r8 |
% CORS 2 p 75
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | g4. | c4. | R1*3/8 | R1*3/8 | g4. | c4. |
g4. | c8[ c8 c8] | c4 r8 | c4. | c4.~ | c4.~ | c4. | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 |
% CORS 2 p 76
R1*3/8 | e4.~ | e4.~ | e4.~ | e4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | g,4. | c4 r8 |
c4. | c4. | R1*3/8 | R1*3/8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. |
% CORS 2 p 77
c4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c4 r8 | g4. | c4 r8 | r8 r8 g8 | c4 r8 | c4. | c4. |
c4. | c4. | c4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c4 r8 | g4. | c4 r8 | r8 r8 g8 | c4 r8 | r8 r8 g'8 | e8[ e8 e8] | e4 r8
||}
>>
\new Staff \with { instrumentName = \markup\italic\huge "Fanchette"}
<<
\key e \major \clef treble
\time 3/8
\relative c'' {
\repeat unfold 69 {R1*3/8}
% [...] FANCHETTE p 73
| r8 r8 b8 | e8[ gis8] e8 | dis4 dis8 | cis8[ b8] cis8 | b4 b8 | b8 gis8 b8 | a8 r8 r8 |
% FANCHETTE p 74
a8 fis8 a8 | gis8 r8 r8 | b8 a8 b8 | cis8[ b8] cis8 | dis8[ cis8] dis8 | e8[ gis16 fis16 e8] | dis8[ fis16 e16 dis8] | cis8[ e16 dis16 cis8] | b8[ dis16 cis16 b8] | a8[ cis16 b16 a8] |
gis8[ a16 gis16 a8] | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4. | b4 r8 | b8 dis8 fis8 | e8 r8 r8 | b8 dis8 fis8 | e8 r8 r8 |
% FANCHETTE p 75
b8 e8 dis8 | dis4 cis8 | fis,8[ a8] dis,8 | e4 b'8 | a8[ fis8] a8 | gis8[ e8] b'8 | a8[ fis8] dis8 | e4 b'8 | a8[ fis8] a8 | gis8[ e8] b'8 |
a8[ fis8] dis8 | e4 r8 | R1*3/8 | b'4^\markup\italic\large{Duo} b8 | cis8 b8 cis8 | dis8[ cis8] dis8 | e4 e8 | fis4 fis8 | e4 e8 | e8 dis8 cis8 |
% FANCHETTE p 76
bis4 bis8 | gis8 ais8 bis8 | cis4 r8 | e8 fis8 e8 | dis4 r8 | gis,8 cis8 b8 | a4 r8 | fis8 b8 a8 | gis4 r8 |
b8 e8 dis8 | dis8[ cis8] b8 | b8[ a8] gis8 | gis4_+\fermata fis8 | b4 b8 | cis8 b8 cis8 | dis8[ cis8] dis8 | e4 e8 |
% FANCHETTE p 77
b8 e8 dis8 | cis4 b8 | a8[ gis8] fis8 | gis4 b8 | a8[ fis8] a8 | gis4 b8 | a8[ gis8] fis8 | e4. | b'4 b8 | cis8 b8 cis8 |
dis8[ cis8] dis8 | e4 e8 | b8 e8 dis8 | cis4 b8 | a8[ gis8] fis8 | gis4 b8 | a8[ fis8] a8 | gis4 b8 | a8[ gis8] fis8 | e4 gis8 | a8[ fis8] b8 | e,4 r8 | R1*3/8 \bar "|."
}
\new Lyrics \lyricmode {
\override LyricText.font-shape = #'italic
_4.*69
% [...] p 73
_4 Mais8 | si4 quel8 | qu’un4 ou8 | vre4 sa8 | ca4 ge8 | a8 dieu8 plai8 | sir8 _4 |
% fanchette paroles p 74
a8 dieu8 plai8 | sir8 _4 | a8 dieu8 plai8 | sir,4 jeu8 | et4 ra8 | ma8. "="8. | "="8. "="8. | "="8. "="8. | "="8. "="8. | "="8. "="8. | "="8. "="8. | "="8. "="8. | "="8. "="8. | "="8. "="8. | "="8. "="8. | "="8. "="8. | ge4 _8 | comme8 un8 é8 | clair8 _8 _8 |
% corr y manque le «il»
il8 par8 ti8 | ra8 _8 _8 |
% fanchettes paroles p 75
et8 sa8 com8 | pa4 gne8 | gé8 "="8 mi8 | ra4 et8 | sa4 com8 | pa4 gne8 | gé4 mi8 | ra4 et8 | sa4 com8 | pa4 gne8 |
gé4 mi8 | ra4 _8 | _4. | L’oi4 seau8 | ne8 se8 ra8 | qu’un4 vo8 | la4 ge,8 | l’oi4 seau8 | ne4 se8 | ra8 qu’un8 "vo="8 |
% fanchette paroles p 76
"=la"4 ge8 | comme8 un8 é8 | clair4 _8 | il8 par8 ti8 | ra4 _8 | a8 dieu8 plai8 | sir4 _8 | a8 dieu8 plai8 | sir4 _8 |
a8 dieu8 plai8 | sir4 jeu8 | et4 ra8 | ma4 ge.8 | L’oi4 seau8 | ne8 se8 ra8 | qu’un4 vo8 | la4 ge8 |
% fanchette paroles p 77
le8 per8 fi8 | de4 s’en8 | vo4 le16 "="16 | ra4 s’en8 | vo4 le8 | ra4 s’en8 | vo4 le8 | ra4. | l’oi4 seau8 | ne8 se8 ra8 |
qu’un4 vo8 | la4 ge8 | le8 per8 fi8 | de4 s’en8 | vo4 le8 | ra4 s’en8 | vo4 le8 | ra4 s’en8 | vo4 le8 | ra4 s’en8 | vo4 le8 | ra.4 _8 | _4. ||}
>>
\new Staff \with { instrumentName = \markup\italic\huge "Colin"}
<<
\key e \major \clef alto
\time 3/8
\relative c' {
\repeat unfold 7 {R1*3/8} | r8 r8 b8 | e8[ gis8] e8 | dis4 dis8 |
% COLIN p 71
cis8[ b8] cis8 | b4 b8 | b8 e8 gis8 | cis,8[ a'8] fis8 | dis8[ cis8] dis8 | e4 b8 | e8[ gis8] e8 | dis4 dis8 | cis8[ b8] cis8 | b4 b8 |
b8 e8 gis8 | cis,8 a'8[ gis8] | gis8[ fis8] e8 | dis8[ fis16 e16 dis8] | e8[ gis16 fis16 e8] | fis8[ a16 gis16 fis8] | gis8[ fis8 e8] | dis8[ fis16 e16 dis8] | e8[ gis16 fis16 e8] | fis8[ a16 gis16 fis8] | gis8[ fis8 e8] | fis4. |
% COLIN p 72
b,8 r8 fis'8 | fis8[ dis8] fis8 | e8[ cis8] e8 | dis8[ b8] dis8 | cis4 fis8 | fis8[ dis8] fis8 | e8[ cis8] e8 | dis8[ b8] dis8 | cis4 fis8 | fis8 gis8 e8 |
dis8 e8 cis8 | b4 r8 | r8 r8 b8 | b8[ e8] dis8 | dis8[ cis8] eis8 | fis8[ a8] fis8 | e4 dis8 | b8 dis8 fis8 | b,8[ e8] gis8 | a4 gis8 |
% COLIN p 73
gis4( fis8) | r8 r8 b,8 | fis'4. | e4 b8 | a'4. | gis4 r8 | fis8[ a8] fis8 | dis8[ cis8] dis8 | e4 r8 | r8 r8 b8 | fis'4. | e4 b8 | a'4. | gis4 r8 |
fis8[ a8] fis8 | dis8[ cis8] dis8 | e4 r8 | \repeat unfold 41 {R1*3/8}
% [...] COLIN p 75
| gis4 gis8 | a8 gis8 a8 | fis4 fis8 | gis4 gis8 | a4 a8 | gis4 gis8 | gis8 fis8 e8 |
% COLIN P 76
dis4 dis8 | gis8 gis8 gis8 | gis4. | gis8 gis8 gis8 | gis4 r8 | R1*3/8 | cis,8 fis8 e8 | dis4 r8 | b8 e8 gis8 |
e4 r8 | e8 e8 e8 | gis8[ fis8] e8 | e4^+\fermata dis8 | gis4 gis8 | a8 gis8 a8 | fis4 fis8 | gis4 gis8 |
% COLIN p 77
e8 e8 e8 | e8[ a8] gis8 | fis8[ e8] dis | e4 gis8 | fis8[ dis8] fis8 | e4 gis8 | fis8[ e8] dis8 | e4. | gis4 gis8 | a8 gis8 a8 |
fis4 fis8 | gis4 gis8 | e8 e8 e8 | e8[ a8] gis8 | fis8[ e8] dis8 | e4 gis8 | fis8[ dis8] fis8 | e4 gis8 | fis8[ e8] dis8 | e4 gis8 | a8[ fis8] b8 | e,4 r8 | R1*3/8 ||
}
\new Lyrics \lyricmode {
\override LyricText.font-shape = #'italic
_4.*7 | _8 _8 Tu8 | vois4 ton8 | se4 rein8 |
% paroles colin p 71
dans4 sa8 | ca4 ge,8 | s’il8 est8 ar8 | dent4 vif,8 | et4 jo8 | yeux4 c’est8 | qu’il4 sçait8 | que4 son8 | ba4 di8 | na4 ge,8 |
ses8 ca8 res8 | ses8 et4 | son4 ra8 | "ma = ="4. | "="8. "="8. | "="8. "="8. | "="8. "="8. | "="8. "="8. | "="8. "="8. | "="8. "="8. | "="8. "="8. | "="8. "="8. |
% colin paroles p 72
"= ge"8 _8 en8 | chan4 tent8 | l’ob4 jet8 | de4 ses8 | feux4 en8 | chan4 tent8 | l’ob4 jet8 | de4 ses8 | feux4 en8 | chan8 tent8 "l’ob ="8 |
"= jet"8 de8 ses8 | feux4 _8 | _4 C’est8 | qu’il4 sçait8 | que4 son8 | ba4 di8 | na4 ge8 | en8 chan8 te8 | l’ob4 jet8 | de4 ses8 |
% colin paroles p 73
feux,4. | _4 en8 | chan4. | te4 en8 | chan4. | te4 _8 | l’ob4 jet8 | de4 ses8 | feux4 _8 | _4 en8 | chan4. | te4 en8 | chan4. | te4 _8 |
l’ob4 jet8 | de4 ses8 feux4 _8 | _4.*41
% [...] paroles colin p 75
| L’oi4 seau8 | ne8 se8 ra8 | qu’un4 vo8 | la4 ge,8 | l’oi4 seau8 | ne4 se8 | ra8 qu’un8 "vo ="8 |
% colin paroles p 76
"= la"4 ge8 | non8 non8 ma8 | che4. | "re il"8 res8 te8 | ra4 _8 | _4. | il8 res8 te8 | ra4 _8 | il8 ne8 "se ="8 |
"= ra"4 _8 | ne8 se8 ra8 | point4 vo8 | la4 ge8 | L’oi4 seau8 | ne8 se8 ra8 | point4 vo8 | la4 ge8 |
% colin paroles p 77
non8 non8 ma8 | chere4 il8 | res4 te8 | ra,4 il8 | res4 te8 | ra4 il8 | res4 te8 | ra4. | l’oi4 seau8 | ne8 se8 ra8 |
point4 vo8 | la4 ge,8 | non8 non8 ma8 | chere4 il8 | res4 te8 | ra4 il8 | res4 te8 | ra4 il8 | res4 te8 | ra4 il8 | res4 te8 | ra.4}
>>
\new Staff \with { instrumentName = \markup\italic\huge "Basses"}
<<
\key e \major \clef bass
\time 3/8
\relative c, {
e8[ gis8 b8] | e4.~ | e4. | e4 e8 | a,4 a8 | b4 b8 | e,8[ gis8 b8] | e8 r8 r8 | e4.~ | e4.~ |
% BASSES p 71
e4. | e4. | gis,4 gis8 | a4 a8 | b4 b8 | e,4 r8 | e'4.~ | e4.~ | e4.~ | e4. |
gis,4 gis8 | a4. | ais4. | b4 a'8 | gis4 gis8 | dis4 dis8 | e4 e8 | a4 a8 | gis4 gis8 | dis4 dis8 | e4 e8 | b8[ dis8 fis8] |
% BASSES p 72
b4 r8 | b4. | fis4. | b,4 b8 | fis'4 r8 | b4. | fis4. | b,4 b8 | fis'4 dis8 | e4 gis8 |
fis4 fis,8 | b8[ dis8\f fis8] | b,4 a8 | gis4. | a4 gis8 | fis4 a8 | b4. | b4 a8 | gis4 e8 | dis4 e8 |
% BASSES p 73
b'8[ dis8 fis8] | b,4 b8 | dis,4.\f | e4^\p r8 | b'4.\f | e4 gis,8\p | a4 a8 | b4 b8 | e,8[ gis8\f b8] | e4 r8 | dis4.^(\f | e4)\p r8 | b4.\f | e4 gis,8\p |
a4 a8 | b4 b8 | e,8[ gis8\f b8] | e4 r8 | e4.~\p | e4.~ | e4.~ | e4. | e4 r8 | b8[ dis8 fis8] |
% BASSES p 74
b4 r8 | e,8[ gis8 b8] | e,4.~ | e4.~ | e4. | e4.~ | e4.~ | e4. | e4. | dis4 dis8 |
\tupletUp
e4 e8 | b4 b'8 | gis4 e8 | dis4 b8 | e4 gis8 | b8_[ b,8^[\f b8] | b4 r8 | b4 r8 | r8 \tuplet 3/2 {b'16[( cis16 dis16)} e8] | b4 r8 | r8 \tuplet 3/2 {b16[( cis16 dis16)} e8] |
% BASSES p 75
gis,,4. | a8[ cis8 e8] | a,4 b8 | e4 e8 | b4 b8 | e4 e8 | b4 b8 | e4 e8 | b4 b8 | e4 e8 |
b4 b8 | e8[ gis8 b8] | e4. | e,4.~ | e4.~ | e4.~ | e4. | bis4. | cis4. | fis4 fis8 |
% BASSES p 76
gis4 gis8 | gis4 fis8 | e8[ dis8 cis8] | bis8 [ gis8 cis8] | gis8[ gis'8 fis8] | eis4. | fis4. | b,4. | e4 r8 |
e4. | e4. | a,4 ais8 |
% corr point (rhythme alto)
b4._\fermata | e4.~_\markup{\italic\small"D.x"} | e4.~ | e4._\cresc | e4 r8 |
% BASSES p 77
e4\p r8 | R1*3/8 | gis4 a8 | e4 e8 | b4 b8\cresc | e4 gis,8 | a4 b8 | e4. | e4.\p | e4. |
e4.\cresc | e4 r8 | e4\p r8 | R1*3/8 | a4 b8 | e,4 e8 | b4 b8\cresc | e4 gis,8 | a4 b8 | e4 gis8 | a8[ fis8 b8] | e,8[\f gis8 b8] | e,4 r8 ||}
>>
>>
}
% FIN SCORE AFFICHAGE
\header {
tagline = ##f
}
\paper {
ragged-bottom = ##t
print-page-number = ##f
}
% SCORE MIDI
\score {
\midi {
\tempo 4 = 115
}
\new StaffGroup <<
\new Staff
<<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.5
\relative c'' {
<gis e'>8^[_\markup{\italic\small"à demi jeu"} <gis e'>8 <gis e'>8] | \once\stemUp <gis e'>4 dis'8 | cis8[ b8 cis8] | b4 b8 | cis8[ a'8 fis8] | dis8[ cis8 dis8] | <gis, e'>8^[ <gis e'>8 <gis e'>8] | \once\stemUp <gis e'>4 r8 | e4.\p | dis4. |
% VIOLON 1 p 71
cis8[ b8 cis8] | b4 b8 | b8[ e8 gis8] | cis,8[ a'8 fis8] | dis8[ cis8 dis8] | e4 r8 | e4. | dis4. | cis8[ b8 cis8] | b4 b8 |
e4. | cis8[ a'8 gis8] | gis8[ fis8 e8] | dis4. | e4. | a4. | gis8[ fis8 e8] | dis4. | e4. | a4. | gis8[ fis8 e8] | b'8[\f b8 b8] |
% VIOLON 1 p 72
b8 r8 r8 | dis,4.\p | e4. | dis4 dis8 | cis4 r8 | dis4. | e4. | dis4. | cis8 r8 r8 | r8 r8 e8 |
dis4 cis8 | b8[ b'8\f b8] | b4 r8 | e,4.\p | e4_( eis8) | fis4 e8 | e4 dis8 | fis4. | gis4. | a4 gis8 |
% VIOLON 1 p 73
gis4_( fis8) | r8 r8 b,8 | fis'4._(\f | e4)\p r8 | a4._(\f | gis4)\p r8 | fis4.\p | dis8[ cis8 dis8] | e8[ <gis e'>8\f <gis e'>8] | <gis e'>4 r8 | fis4._(\f | e4)\p r8 | a4._(\f | gis4)\p r8 |
fis4. | dis8[ cis8 dis8] | e8[ <gis e'>8\f <gis e'>8] | <gis e'>4 b8\p | e4.^( | dis4.) | cis8[ b8 cis8] | b4 b8 | b8[ gis8 b8] | a4 r8 |
% VIOLON 1 p 74
a8[ fis8 a8] | gis4 r8 | b8[ a8 b8] | cis8[ b8 cis8] | dis8[ cis8 dis8] | e4. | dis4. | cis4. | b4. | a4. |
gis4. | b8[ dis16 e16 fis8] | b,8[ e16 fis16 gis8] | b,8[ fis'16 gis16 a8] | gis8[ fis8 e8] | b'8[ b8\f b8] | b4 r8 | R1*3/8 | r8 \tupletUp \tuplet 3/2 {b,16_[^( cis16 dis16)} e8] | R1*3/8 | r8 \tupletUp \tuplet 3/2 {b16_[^( cis16 dis16)} e8] |
% VIOLON 1 p 75
b8[ e8 dis8] | dis4^( cis8) | fis,8[ a8 dis,8] | e4_+ b'8 | a8[ fis8 a8] | gis8[ e8 b'8] | a8[ fis8 dis8] | e4 b'8 | a8[ fis8 a8] | gis4 b8 |
a8[ fis8 dis8] | e8[ <gis e'>8 <gis e'>8] | <gis e'>4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | fis'4. | e4. | e8[ dis8 cis8] |
% VIOLON 1 p 76
bis4. | gis8[ ais8 bis8] | cis8[ dis8 e8] | fis4 e8 | dis4 r8 | b'4.( | a4) r8 | a4.( | gis4) r8 |
b,8[ e8 dis8] | dis8[ cis8 b8] | b8[ a8 gis8] | gis4_+\fermata fis8 | b4_\markup\italic\small{D.x} b8 | cis8[ b8 cis8] | dis8[\cresc cis8 dis8] | e4 e8 |
% VIOLON 1 p 77
b8[\p e8 dis8] | cis4 b8 | a8[ gis8 fis8] | gis4 b8 | a8[\cresc fis8 a8] | gis4 b8 | a8[ gis8 fis8] | e4. | b'4\p b8 | cis8[ b8 cis8] |
dis8[\cresc cis8 dis8] | e4 e8 | b8[\p e8 dis8] | cis4 b8 | a8[ gis8 fis8] | e4 b'8 | a8[\cresc fis8 a8] | gis4 b8 | a8[ gis8 fis8] | e4 gis8 | a8[ fis8 b8] | <gis e'>8^[\f <gis e'>8 <gis e'>8] |\stemUp <gis e'>4 r8
||}>>
\new Staff
<<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.5
\relative c'' {
gis8[ gis8 gis8] | gis4 b8 | a8[ gis8 a8] | gis4 gis8 | a8[ cis8 a8] | fis4 fis8 | gis8[ gis8 gis8] | gis4 r8 | gis,4. | b4. |
% VIOLON 2 p 71
a4. | gis4 b8 | \lyricmode {\markup\huge\italic\vcenter\column {"unis"}4.} | s4. | s4. | s4. | gis4. | b4. | a4. | gis4 gis8 |
b4. | cis4.~ | cis4. | b4.~ | b4. | b4.~ | b4. | b4. | b4. | b4. | b4. | b8[ b8 b8] |
% VIOLON 2 p 72
b8 r8 r8 | b4. | cis4. | b4 b8 | ais4 r8 | b4. | cis4. | b4. | ais8 r8 r8 | r8 r8 b8 |
b4 ais8 | b8[ b8 b8] | b4 b8 | b4. | c4 b8 | a4 c8 | b4. | dis4. | e4. | fis4 e8 |
% VIOLON 2 p 73
e4_( dis8) | r8 r8 b8 | a4._( | gis4) r8 | fis'4._( | e4) r8 | cis4. | a4. | gis8[ e'8 e8] | e4 r8 | a,4.( | gis4) r8 | fis'4._( | e4) r8 |
cis4. | a4. | gis8[ e'8 e8] | e4 r8 | gis4. | b4. | a8[ gis8 a8] | gis4 gis8 | gis8[ e8 gis8] | fis4 r8 |
% VIOLON 2 p 74
fis8[ dis8 fis8] | e4 r8 | gis8[ fis8 gis8] | a8[ gis8 a8] | fis4 fis8 | gis4. | b4. | a4. | gis4. | fis4. |
e4. | dis8[ b8 b8] | e8[ b8 b8] | fis'8[ b,8 b8] | e8[ b8 b8] | dis8[ dis8 dis8] | dis4 r8 | R1*3/8 |
\tupletUp
r8 \tuplet 3/2 {b'16_[^( e16 dis16)} e8] | R1*3/8 | r8 \tuplet 3/2 {b16_[^( e16 dis16)} e8] |
% VIOLON 2 p 75
e,4. | e4. | cis4 a8 | gis8[ b8 gis'8] | fis8[ dis8 fis8] | e8[ b8 gis'8] | fis8[ dis8 a8] | gis8[ b8 gis'8] | fis8[ dis8 fis8] | e8[ b8 gis'8]
fis8[ dis8 a8] | gis8[ e'8 e8] | e4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | fis'4. | e4. | e8[ dis8 cis8] |
% VIOLON 2 p 76
dis,4. | gis4. | gis4. | gis4. | gis4 r8 | gis'4. | fis4 r8 | fis4.( | e4) r8 |
e,4. | b'8[ a8 gis8] | gis8[ fis8 e8] | e4\fermata_+ dis8 | gis4 gis8 |
a8[ gis8 a8] | fis4 fis8 | gis4 gis8 |
% VIOLON 2 p 77
e4. | e8[ a8 gis8] | fis8[ e8 dis8] | e8[ b8 gis'8] | fis8[ dis8 fis8] | e8[ b8 gis'8] | fis8[ e8 dis8] | e4. | gis4 gis8 | a8[ gis8 a8] |
fis4 fis8 | gis4 gis8 | e4. | e8[ a8 gis8] | fis8[ e8 dis8] | e8[ b8 gis'8] | fis8[ dis8 fis8] | e8[ b8 gis'8] | fis8[ e8 dis8] | e4 gis8 | a8[ fis8 a8] | \stemUp <gis e'>8[ <gis e'>8 <gis e'>8] | <gis e'>4 r8
||}
>>
\new Staff
<<
\set Staff.midiInstrument = "viola"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.5
\relative c {
e8[ e8 e8] | e4.~ | e4. | e4. | cis'4 cis8 | b4 a8 | gis8[ e8 e8] | e4 r8 | e4.~ | e4.~ |
% ALTO p 71
e4.~ | e4. | b'4 b8 | cis4 b8 | b4 b8 | a4 r8 | e4.~ | e4.~ | e4.~ | e4. |
e4.~ | e4. | cis'4. | b4.~ | b4. | fis'4. | e4. | b4. | b4. | fis'4. | e4. | dis8[ dis8 dis8] |
% ALTO p 72
dis8 r8 r8 | fis4.~ | fis4.~ | fis4.~ | fis4.~ | fis4.~ | fis4.~ | fis4. | fis4 dis8 | e4 e8 |
fis4( e8) | dis8[ dis8 dis8] | dis4 r8 | gis,4. | a4 gis8 | fis4 a8 | b4. | b4. | b4. | b4. |
% ALTO p 73
b8[ dis8 fis8] | b,4 b8 | b4.~ | b4 r8 | b4.~ | b4 r8 | a4. | b4. | e,8[ gis8 b8] | e4 r8 | b4.~ | b4 r8 | b4.~ | b4 r8 |
a4. | b4. | e,8[ gis8 b8] | e4 r8 | e,4.~ | e4.~ | e4.~ | e4. | b''4.~ | b4.~ |
% ALTO p 74
b4.~ | b4. | e,,4.~ | e4.~ | e4. | e4.~ | e4.~ | e4. | e4. | b'4. |
b4. | b'4. | b4. | b4. | b4. | b8[ b8 b8] | b4 r8 | R1*3/8 | r8
\tupletDown
\tuplet 3/2 {b,16^[_( cis16 dis16)} e8] | R1*3/8 | r8 \tuplet 3/2 {b16^[_( cis16 dis16)} e8] |
% ALTO p 75
gis,4. | a4. | a4 b8 | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4.~ |
b4. | e,8[ b'8 dis8] | e4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | bis4. | cis4. | fis,4 fis8_+ |
% ALTO p 76
gis4 r8 | gis'4 fis8 | e8[ dis8 cis8] | bis8[ gis8 cis8] | gis4 r8 | cis4. | cis4 r8 | b4.~ | b4 r8 |
e,4.~ | e4. | a4 ais8 | b4._\fermata | e,4.~ | e4. | e4.~ | e4. |
% ALTO p 77
e4 r8 | R1*3/8 | a4 b8 | b4.~ | b4. | b4 b8 | cis4 b8 | e4. | e,4.~ | e4.~ |
e4.~ | e4.~ | e4 r8 | R1*3/8 | a4 b8 | b4. | b4. | b4 b8 | cis4 b8 | e4 gis,8 | a8[ fis8 b8] | e8[ gis8 b8] | e,4 r8
||}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "oboe"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.6
\new Voice
\relative c'' { \voiceOne
e8[ e8 e8] | e4 dis8 | cis8[ b8 cis8] | b4 b8 | cis8[ a'8 fis8] | dis8[ cis8 dis8] | e8[ e8 e8] | e4 r8 | e4. | dis4. |
% HAUTBOIS 1 p 71
cis4. | b4 b8 | e4. | e4. | dis8[ cis8 dis8] | e4 r8 | e4. | dis4. | cis8[ b8 cis8] | b4 r8 |
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | r8 dis16[ e16 fis8] | r8 e16[ fis16 gis8] | r8 fis16[ gis16 a8] | gis8[ fis8 e8] | r8 dis16[ e16 fis8] | r8 e16[ fis16 gis8] | r8 fis16[ gis16 a8] | gis8[ fis8 e8] | b'8[ b8 b8] |
% HAUTBOIS 1 p 72
b8 r8 r8 | fis4. | e4. | dis4. | cis4 fis8 | fis4 fis8 | e4 e8 | dis4 dis8 | cis4 r8 | r8 r8 e8 |
dis4 cis8 | b8[ b'8 b8] | b4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | r8 dis,16[ e16 fis8] | r8 e16[ fis16 gis8] | a4 gis8 |
% HAUTBOIS 1 p 73
gis4 fis8 | R1*3/8 | fis4.( | e4) r8 | a4.( | gis4) r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | e8[ e8 e8] | e4 r8 | fis4.( | e4) r8 | a4.( | gis4) r8 |
R1*3/8 | R1*3/8 | e8[ e8 e8] | e4 r8 | e4. | dis4. | cis8[ b8 cis8] | b4 r8 | b4.~ | b4 r8 |
% HAUTBOIS 1 p 74
b4. | b4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | e4. | dis4. | cis4. | b4. | a'4. |
gis4. | r8 fis8[ fis8] | r8 gis8[ gis8] | r8 a8[ a8] | r8 gis8[ gis8] | fis8[ fis8 fis8] | fis4 r8 | a4.( | gis8) r8 r8 | a4. | gis8 r8 r8 |
% HAUTBOIS 1 p 75
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | r8 r8 gis8 | a4. | gis4 r8 | R1*3/8 | r8 r8 gis8 | a4. | gis4 r8 |
R1*3/8 | gis8[ gis8 gis8] | gis4 r8 |
\repeat unfold 20 {R1*3/8}
% HAUTBOIS 1 p 76
b,4 b8 | cis8[ b8 cis8] | dis8[ cis8 dis8] | e4 e8 |
% HAUTBOIS 1 p 77
e4. | cis4 b8 | R1*3/8 | r8 r8 gis'8 | a4. | gis4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | b,4 b8 | cis8[ b8 cis8] |
dis8[ cis8 dis8] | e4 e8 | e4. | cis4 b8 | R1*3/8 | r8 r8 gis'8 | a4. | gis4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | e8[ e8 e8] | e4 r8
||}
\new Voice
\relative c'' {
\voiceTwo
gis8[ gis8 gis8] | gis4 b8 | a8[ gis8 a8] | gis4 gis8 | a8[ cis8 a8] | fis4 fis8 | gis8[ gis8 gis8] | gis4 r8 | gis4.\p | b4. |
% HAUTBOIS 2 p 71
a4. | gis4 gis8 | b4. | cis4. | fis,4 fis8 | gis4 r8 | gis4. | b4. | a4 a8 | gis4 r8 |
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4. | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4. | b8[ b8 b8] |
% HAUTBOIS 2 p 72
b8 r8 r8 | dis4. | cis4. | b4. | ais4 dis8 | dis4 dis8 | cis4 cis8| b4 b8 | ais4 r8 | r8 r8 b8 |
b4 ais8 | b8[ b8 b8] | b4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | b4. | b4. | fis'4 e8 |
% HAUTBOIS 2 p 73
e4 dis8 | R1*3/8 | a4.( | gis4) r8 | fis'4.( | e4) r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | gis,8[ gis8 gis8] | gis4 r8 | a4.( | gis4) r8 | fis'4.( | e4) r8 |
R1*3/8 | R1*3/8 | gis,8[ gis8 gis8] | gis4 r8 | gis4. | b4. | a8[ gis8 a8] | gis4 r8 | gis4. | a4 r8 |
% HAUTBOIS 2 p 74
a4. | gis4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | gis4. | b4. | a4. | gis4. | fis'4. |
e4. | r8 dis8[ dis8] | r8 e8[ e8] | r8 fis8[ fis8] | r8 e8[ e8] | dis8[ dis8 dis8] | dis4 r8 | fis4.( | e8) r8 r8 | fis4. | e8 r8 r8 |
% HAUTBOIS 2 p 75
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | r8 r8 e8 | fis4. | e4 r8 | R1*3/8 | r8 r8 e8 | fis4. | e4 r8 |
R1*3/8 | e8[ e8 e8] | e4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 |
% HAUTBOIS 2 p 76
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 |
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | gis,4 gis8 | a8[ gis8 a8] | fis4 fis8 | gis4 gis8 |
% HAUTBOIS 2 p 77
e4. | e8[ a8 gis8] | R1*3/8 | r8 r8 e'8 | fis4. | e4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | gis,4 gis8 | a8[ gis8 a8] |
fis4 fis8 | gis4 gis8 | e4. | e8[ a8 gis8] | R1*3/8 | r8 r8 e'8 | fis4. | e4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | gis,8[ gis8 gis8] | gis4 r8
||}
>>
\new Staff <<
% EN MI
\set Staff.midiInstrument = "french horn"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.5
\new Voice
\transpose c e, {
\relative c'' {
\voiceOne
c8[ c8 c8] | c4.~ | c4. | c4. | f4. | d4. | c8[ c8 c8] | c4 r8 | c4.~ | c4.~ |
% CORS 1 p 71
c4.~ | c4. | R1*3/8 | R1*3/8 | d4 d8 | c4 r8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. |
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4. | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4. | g8[ g8 g8] |
% CORS 1 p 72
g8 r8 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | s4. | s4. | s4. | s4. | R1*3/8 |
R1*3/8 | g8[ g8 g8] | g4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | g4.~ | g4.~ | g4. |
% CORS 1 p 73
g4. | R1*3/8 | g4.~ | g4 r8 | g4. | g4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c8[ c8 c8] | c4 r8 | g4.~ | g4 r8 | g4.~ | g4 r8 |
R1*3/8 | R1*3/8 | c8[ c8 c8] | c4 r8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. | g4.~ g4. |
% CORS 1 p 74
g4. | g4. | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. | R1*3/8 |
R1*3/8 | g4. | g4. | g4. | g4. | g8[ g8 g8] | g4 r8 | d'4. | c8 r8 r8 | d4. | c8 r8 r8 |
% CORS 1 p 75
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4. |
g4. | c8[ c8 c8] | c4 r8 | c4. | c4.~ | c4.~ | c4. | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 |
% CORS 1 p 76
R1*3/8 | e4.~ | e4.~ | e4.~ | e4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | d4. | c4 r8 |
c4. | c4. | R1*3/8 | R1*3/8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. |
% CORS 1 p 77
c4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c4 r8 | d4. | c4 r8 | d4 d8 | c4 r8 | c4. | c4. |
c4. | c4. | c4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c4 r8 | d4. | c4 r8 | d4 d8 | c4 r8 | r8 r8 d8 | c8[ c8 c8] | c4 r8
||}
}
\new Voice
\transpose c e, {
\relative c' {
\voiceTwo
c8[ c8 c8] | c4.~ | c4. | c4. | d'4. | g,4. | e8[ e8 e8] | e4 r8 | c4.~ | c4.~ |
% CORS 2 p 71
c4.~ | c4. | R1*3/8 | R1*3/8 | g'4 g8 | e4 r8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. |
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4. | g4.~ | g4.~ | g4.~ | g4. | g8[ g8 g8] |
% CORS 2 p 72
g8 r8 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | d''4.~\p | d4.~ | d4.~ | d4. | R1*3/8 |
R1*3/8 | g,,8[ g8 g8] | g4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | g4.~ | g4.~ | g4. |
% CORS 2 p 73
g4. | R1*3/8 | g4.~ | g4 r8 | g4. | g4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c8[ c8 c8] | c4 r8 | g4.~ | g4 r8 | g4.~ | g4 r8 |
R1*3/8 | R1*3/8 | c8[ c8 c8] | c4 r8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. | c4. g4. |
% CORS 2 p 74
g4 r8 | g4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. | R1*3/8 |
R1*3/8 | g4. | c4. | b4. | c4. | g8[ g8 g8] | g4 r8 | g4. | c8 r8 r8 | d4. | c8 r8 r8 |
% CORS 2 p 75
R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 | g4. | c4. | R1*3/8 | R1*3/8 | g4. | c4. |
g4. | c8[ c8 c8] | c4 r8 | c4. | c4.~ | c4.~ | c4. | R1*3/8 | R1*3/8 | R1*3/8 |
% CORS 2 p 76
R1*3/8 | e4.~ | e4.~ | e4.~ | e4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | g,4. | c4 r8 |
c4. | c4. | R1*3/8 | R1*3/8 | c4.~ | c4.~ | c4.~ | c4. |
% CORS 2 p 77
c4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c4 r8 | g4. | c4 r8 | r8 r8 g8 | c4 r8 | c4. | c4. |
c4. | c4. | c4 r8 | R1*3/8 | R1*3/8 | c4 r8 | g4. | c4 r8 | r8 r8 g8 | c4 r8 | r8 r8 g'8 | e8[ e8 e8] | e4 r8
||}
}
>>
\new Staff
<<
\set Staff.midiInstrument = "voice oohs"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.9
\relative c'' {
\repeat unfold 69 {R1*3/8}
% [...] FANCHETTE p 73
| r8 r8 b8 | e8[ gis8] e8 | dis4 dis8 | cis8[ b8] cis8 | b4 b8 | b8 gis8 b8 | a8 r8 r8 |
% FANCHETTE p 74
a8 fis8 a8 | gis8 r8 r8 | b8 a8 b8 | cis8[ b8] cis8 | dis8[ cis8] dis8 | e8[ gis16 fis16 e8] | dis8[ fis16 e16 dis8] | cis8[ e16 dis16 cis8] | b8[ dis16 cis16 b8] | a8[ cis16 b16 a8] |
gis8[ a16 gis16 a8] | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4.~ | b4. | b4 r8 | b8 dis8 fis8 | e8 r8 r8 | b8 dis8 fis8 | e8 r8 r8 |
% FANCHETTE p 75
b8 e8 dis8 | dis4 cis8 | fis,8[ a8] dis,8 | e4 b'8 | a8[ fis8] a8 | gis8[ e8] b'8 | a8[ fis8] dis8 | e4 b'8 | a8[ fis8] a8 | gis8[ e8] b'8 |
a8[ fis8] dis8 | e4 r8 | R1*3/8 | b'4^\markup\italic\large{Duo} b8 | cis8 b8 cis8 | dis8[ cis8] dis8 | e4 e8 | fis4 fis8 | e4 e8 | e8 dis8 cis8 |
% FANCHETTE p 76
bis4 bis8 | gis8 ais8 bis8 | cis4 r8 | e8 fis8 e8 | dis4 r8 | gis,8 cis8 b8 | a4 r8 | fis8 b8 a8 | gis4 r8 |
b8 e8 dis8 | dis8[ cis8] b8 | b8[ a8] gis8 | gis4_+\fermata fis8 | b4 b8 | cis8 b8 cis8 | dis8[ cis8] dis8 | e4 e8 |
% FANCHETTE p 77
b8 e8 dis8 | cis4 b8 | a8[ gis8] fis8 | gis4 b8 | a8[ fis8] a8 | gis4 b8 | a8[ gis8] fis8 | e4. | b'4 b8 | cis8 b8 cis8 |
dis8[ cis8] dis8 | e4 e8 | b8 e8 dis8 | cis4 b8 | a8[ gis8] fis8 | gis4 b8 | a8[ fis8] a8 | gis4 b8 | a8[ gis8] fis8 | e4 gis8 | a8[ fis8] b8 | e,4 r8 | R1*3/8 \bar "|."
}
>>
\new Staff
<<
\set Staff.midiInstrument = "clarinet"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.8
\relative c' {
\repeat unfold 7 {R1*3/8} | r8 r8 b8 | e8[ gis8] e8 | dis4 dis8 |
% COLIN p 71
cis8[ b8] cis8 | b4 b8 | b8 e8 gis8 | cis,8[ a'8] fis8 | dis8[ cis8] dis8 | e4 b8 | e8[ gis8] e8 | dis4 dis8 | cis8[ b8] cis8 | b4 b8 |
b8 e8 gis8 | cis,8 a'8[ gis8] | gis8[ fis8] e8 | dis8[ fis16 e16 dis8] | e8[ gis16 fis16 e8] | fis8[ a16 gis16 fis8] | gis8[ fis8 e8] | dis8[ fis16 e16 dis8] | e8[ gis16 fis16 e8] | fis8[ a16 gis16 fis8] | gis8[ fis8 e8] | fis4. |
% COLIN p 72
b,8 r8 fis'8 | fis8[ dis8] fis8 | e8[ cis8] e8 | dis8[ b8] dis8 | cis4 fis8 | fis8[ dis8] fis8 | e8[ cis8] e8 | dis8[ b8] dis8 | cis4 fis8 | fis8 gis8 e8 |
dis8 e8 cis8 | b4 r8 | r8 r8 b8 | b8[ e8] dis8 | dis8[ cis8] eis8 | fis8[ a8] fis8 | e4 dis8 | b8 dis8 fis8 | b,8[ e8] gis8 | a4 gis8 |
% COLIN p 73
gis4( fis8) | r8 r8 b,8 | fis'4. | e4 b8 | a'4. | gis4 r8 | fis8[ a8] fis8 | dis8[ cis8] dis8 | e4 r8 | r8 r8 b8 | fis'4. | e4 b8 | a'4. | gis4 r8 |
fis8[ a8] fis8 | dis8[ cis8] dis8 | e4 r8 | \repeat unfold 41 {R1*3/8}
% [...] COLIN p 75
| gis4 gis8 | a8 gis8 a8 | fis4 fis8 | gis4 gis8 | a4 a8 | gis4 gis8 | gis8 fis8 e8 |
% COLIN P 76
dis4 dis8 | gis8 gis8 gis8 | gis4. | gis8 gis8 gis8 | gis4 r8 | R1*3/8 | cis,8 fis8 e8 | dis4 r8 | b8 e8 gis8 |
e4 r8 | e8 e8 e8 | gis8[ fis8] e8 | e4^+\fermata dis8 | gis4 gis8 | a8 gis8 a8 | fis4 fis8 | gis4 gis8 |
% COLIN p 77
e8 e8 e8 | e8[ a8] gis8 | fis8[ e8] dis | e4 gis8 | fis8[ dis8] fis8 | e4 gis8 | fis8[ e8] dis8 | e4. | gis4 gis8 | a8 gis8 a8 |
fis4 fis8 | gis4 gis8 | e8 e8 e8 | e8[ a8] gis8 | fis8[ e8] dis8 | e4 gis8 | fis8[ dis8] fis8 | e4 gis8 | fis8[ e8] dis8 | e4 gis8 | a8[ fis8] b8 | e,4 r8 | R1*3/8 ||
}
>>
\new Staff
<<
\set Staff.midiInstrument = "cello"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.5
\relative c, {
e8[ gis8 b8] | e4.~ | e4. | e4 e8 | a,4 a8 | b4 b8 | e,8[ gis8 b8] | e8 r8 r8 | e4.~ | e4.~ |
% BASSES p 71
e4. | e4. | gis,4 gis8 | a4 a8 | b4 b8 | e,4 r8 | e'4.~ | e4.~ | e4.~ | e4. |
gis,4 gis8 | a4. | ais4. | b4 a'8 | gis4 gis8 | dis4 dis8 | e4 e8 | a4 a8 | gis4 gis8 | dis4 dis8 | e4 e8 | b8[ dis8 fis8] |
% BASSES p 72
b4 r8 | b4. | fis4. | b,4 b8 | fis'4 r8 | b4. | fis4. | b,4 b8 | fis'4 dis8 | e4 gis8 |
fis4 fis,8 | b8[ dis8\f fis8] | b,4 a8 | gis4. | a4 gis8 | fis4 a8 | b4. | b4 a8 | gis4 e8 | dis4 e8 |
% BASSES p 73
b'8[ dis8 fis8] | b,4 b8 | dis,4.\f | e4^\p r8 | b'4.\f | e4 gis,8\p | a4 a8 | b4 b8 | e,8[ gis8\f b8] | e4 r8 | dis4.^(\f | e4)\p r8 | b4.\f | e4 gis,8\p |
a4 a8 | b4 b8 | e,8[ gis8\f b8] | e4 r8 | e4.~\p | e4.~ | e4.~ | e4. | e4 r8 | b8[ dis8 fis8] |
% BASSES p 74
b4 r8 | e,8[ gis8 b8] | e,4.~ | e4.~ | e4. | e4.~ | e4.~ | e4. | e4. | dis4 dis8 |
\tupletUp
e4 e8 | b4 b'8 | gis4 e8 | dis4 b8 | e4 gis8 | b8_[ b,8^[\f b8] | b4 r8 | b4 r8 | r8 \tuplet 3/2 {b'16[( cis16 dis16)} e8] | b4 r8 | r8 \tuplet 3/2 {b16[( cis16 dis16)} e8] |
% BASSES p 75
gis,,4. | a8[ cis8 e8] | a,4 b8 | e4 e8 | b4 b8 | e4 e8 | b4 b8 | e4 e8 | b4 b8 | e4 e8 |
b4 b8 | e8[ gis8 b8] | e4. | e,4.~ | e4.~ | e4.~ | e4. | bis4. | cis4. | fis4 fis8 |
% BASSES p 76
gis4 gis8 | gis4 fis8 | e8[ dis8 cis8] | bis8 [ gis8 cis8] | gis8[ gis'8 fis8] | eis4. | fis4. | b,4. | e4 r8 |
e4. | e4. | a,4 ais8 |
% corr point (rhythme alto)
b4._\fermata | e4.~_\markup{\italic\small"D.x"} | e4.~ | e4._\cresc | e4 r8 |
% BASSES p 77
e4\p r8 | R1*3/8 | gis4 a8 | e4 e8 | b4 b8\cresc | e4 gis,8 | a4 b8 | e4. | e4.\p | e4. |
e4.\cresc | e4 r8 | e4\p r8 | R1*3/8 | a4 b8 | e,4 e8 | b4 b8\cresc | e4 gis,8 | a4 b8 | e4 gis8 | a8[ fis8 b8] | e,8[\f gis8 b8] | e,4 r8 ||}
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Commentaires sur le prophète Ézéchiel/Livre VI.
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Le premier, avoir pratiqué la justice ; le second, semblable au premier, avoir uni l’iniquité à la justice ; le troisième, n’avoir pas mangé sur les montagnes ; le quatrième, n’avoir pas levé les yeux vers les idoles, ou, d’après les Septante, « vers les pensées de la maison d’Israël ; » le cinquième, n’avoir point violé la femme de son prochain ; le sixième, s’être abstenu du contact de l’épouse qui a le flux ; le septième, n’avoir contristé personne, ou, d’après les Septante, « opprimé » personne par sa puissance ; le huitième, avoir rendu le gage à son débiteur ; le neuvième, n’avoir ravi rien par violence, ou, d’après les Septante, « n’avoir rien ravi par rapine ; » le dixième, avoir donné de son pain à celui qui a faim ; le onzième, avoir couvert de son vêtement celui qui était nu ; le douzième, n’avoir pas placé son argent à usure ; le treizième, n’avoir rien reçu de plus qu’il n’avait donné ; le quatorzième, avoir détourné sa main de l’iniquité ; le quinzième, qui paraît semblable au premier, mais en diffère en partie, avoir rendu un jugement équitable entre un homme et un autre homme ou son prochain ; le seizième, avoir marché dans la voie des préceptes du Seigneur ; le dix-septième, avoir gardé ses jugements et ses ordonnances qui justifient. Reprenons chacun de ces points pour en donner l’explication.
« Si un homme est juste et s’il fait ce qui est juste. » Il est écrit dans les proverbes : « Les pensées des justes sont des jugements. » [[Bible_Crampon_1923/Proverbes#12-5|Pro. 12,5]]. Celui qui possède la vertu de ne rien faire sans raison et sans jugement peut répéter cette sentence du prophète : « Les jugements du Seigneur sont véritables et justifiés en eux-mêmes, » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#18-10|Psa. 18,10]] et comme il jugera toutes choses avec droiture, ne faisant pas acception de la personne du pauvre dans le jugement, il accomplira le précepte du Seigneur : « Faites également justice aux petits et aux grands ; » [[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#5-18|Sir. 5, 18]] et s’écriera avec confiance : « Seigneur, mon âme a désiré en tout temps avec une grande ardeur vos jugements. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#118-20|Psa. 118,20]]. « J’ai choisi la voie de la vérité, je n’ai pas oublié vos jugements. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#118-30|Psa. 118,30]]. « J’ai reconnu que la justice est toute dans vos jugements ; » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#118-75|Psa. 118,75]] ; et il progressera dans une félicité si grande, qu’il comprendra ces jugements du Seigneur, qui sont un abîme dans un autre abîme, et qu’il chantera avec l’apôtre : « Ô profondeur des trésors de la sagesse et de la science de Dieu ! qu’ils sont insondables ses jugements, et qu’elles sont impénétrables ses voies ! » [[Bible_Crampon_1923/Romains#11-33|Rom. 11,33]] ; et dans l’effusion de la prière : « Seigneur, que vos jugements sont doux ! » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#118-39|Psa. 118,39]]. Après le jugement vient la justice. Celui qui l’aura, possédera certainement Jésus-Christ, qui, nous dit l’apôtre, est devenu pour nous la justice,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>la sanctification et la Rédemption, [[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-1|1Co. 1]] et il agira selon la vraie justice, ne faisant pas acception de personnes dans son jugement, et sachant qu’il doit être jugé dans le jugement des autres selon sa propre justice.
Le troisième point consiste à ne pas manger sur les montagnes, ce que les Juifs pensent être relatif au péché d’idolâtrie. Nous lisons fréquemment, en effet, dans les livres des Rois et dans les Chroniques : « Il ne s’éloigna pas des hauts-lieux ; le peuple immolait encore sur les hauts-lieux et brûlait de l’encens sur les sommets, » l’Écriture faisant allusion à ce qu’ils immolaient des hosties et faisaient fumer l’encens en l’honneur des idoles sur les montagnes et dans les bois sacrés. Pour nous, nous dirons qu’il mange sur les montagnes, celui qui dit avec le Pharisien : « Je vous rends grâces, ô Dieu, de ce que je ne suis pas semblable à ce publicain, je jeûne deux fois dans le sabbat, je donne la dîme de tous mes revenus. » [[Bible_Crampon_1923/Luc#18-11|Luc. 18,11-12]]. Au contraire le publicain, écoutant celui qui avait dit : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, » [[Bible_Crampon_1923|Mat. 11, 29]] frappait sa poitrine, c’est-à-dire, le repaire des mauvaises pensées, et n’osait pas lever les yeux au ciel. En outre, ce qui est écrit ailleurs : « Ne recherchez point ce qui est au-dessus de vous, et ne tâchez point de pénétrer ce qui est au-dessus de vos forces, » [[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#3-22|Sir. 3, 22]] inculpe tous les hérétiques de manger sur les montagnes de l’orgueil, de mépriser la foi simple de l’Église, et d’ignorer que c’est d’eux qu’il est dit : « Dieu résiste aux superbes et donne la grâce aux humbles. » [[Bible_Crampon_1923/Jacques#4-6|Jac. 4,6]].
La quatrième vertu du juste consiste en ce qu’il n’a point levé les yeux vers les idoles d’Israël, « vers les pensées », disent les Septante. Or tous les hérétiques se font des idoles ou simulacres qu’ils tirent de leur propre cœur et vers lesquelles ils lèvent leurs yeux, regardant la fausseté et le mensonge de ces idoles comme la vérité. Les simulacres de la maison d’Israël sont ceux qu’on trouve dans l’Église, et qui sous le masque d’une science de faux aloi, séduisent les âmes simples, pour introduire les doctrines des philosophes dans la maison d’Israël, c’est-à-dire dans l’âme de ceux qui voient Dieu.
Le cinquième point est celui-ci : « Qui n’aura point violé la femme de son prochain, » ou « souillé », ce qui est la défense manifeste de l’adultère ; mais de cette précision « son prochain » à moins d’entendre par prochain tout homme, semble résulter le commandement de nous abstenir des femmes de nos amis, et la permission de souiller impunément celles de nos ennemis et des inconnus. Il faut donc entendre par prochain d’un homme tout autre homme, conformément à la parabole évangélique<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>proposée par le Sauveur, d’un voyageur qui, allant à Jéricho, fut blessé par des voleurs ; lorsque le pharisien demande au divin maître qui était le prochain de cet homme, et que le divin maître lui enseigne que le prochain de cet homme était celui qui lui fit du bien. Au sens mystique, on peut entendre par épouse de l’homme saint la sagesse, conformément à cette maxime de Salomon : « Aimez la sagesse et elle vous entourera de ses bras, chérissez-la et elle sera votre gardienne. » [[Bible_Crampon_1923/Proverbes#4-6|Pro. 4,6]]. C’est elle qu’il désire souiller, celui qui critique ce qui est béni pour les autres, et dévoré par les feux de l’envie, viole les choses saintes, corrompt les choses chastes, et profane les choses pures.
Sixième vertu : « Qui ne s’est pas approché de sa femme à l’époque critique de chaque mois. » Tous les mois, le corps de la femme lourd et enclin à la torpeur, se relève par une émission de sang immonde. Si, à ce moment, le mari ne s’abstient pas de l’œuvre du mariage, on prétend que le fruit de cette union est vicié dans sa source même ; en sorte que les lépreux et les éléphantisiaques proviendraient d’une telle conception, dont les éléments corrompus pourraient amener dans la descendance de l’un et de l’autre sexe de monstrueuses difformités. Il est donc prescrit au mari, non-seulement de respecter d’une manière absolue la femme du prochain, mais à l’égard de sa propre compagne, à qui il est légitimement uni, selon la parole de l’Écriture : « Croissez et multipliez et remplissez la terre », [[Bible_Crampon_1923|Gen 1, 28]] d’observer certaines époques auxquelles il doit s’en abstenir. Un écho de cette prescription se retrouve dans l’apôtre et dans cette sentence de l’Ecclésiaste : « Il y a un temps d’user du mariage, et un temps de s’en abstenir. » [[Bible_Crampon_1923/Ecclésiaste#3-5|Ecc. 3,5]]. Que la femme veille donc sur elle-même de peur d’attirer son mari dans la voie de ses désirs, et que le mari ne fasse pas violence au consentement de sa femme, dans la croyance que son corps lui est assujetti en tout temps, « afin que chacun », comme parle Paul, « sache conserver le vase de son corps dans la sainteté et dans l’honnêteté. » [[Bible_Crampon_1923/1 Thessaloniciens#4-4|1Th. 4, 4]]. Parmi les courtes sentences de Xyste le Pythagoricien, je relève celle-ci : « Il commet l’adultère avec sa propre épouse, celui qui l’aime avec trop de passion. » Un certain traducteur en faisant passer ce livre dans la langue latine, a eu l’idée de l’attribuer au martyr saint Xyste, ne s’apercevant<noinclude></noinclude>
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Sixième vertu : « Qui ne s’est pas approché de sa femme à l’époque critique de chaque mois. » Tous les mois, le corps de la femme lourd et enclin à la torpeur, se relève par une émission de sang immonde. Si, à ce moment, le mari ne s’abstient pas de l’œuvre du mariage, on prétend que le fruit de cette union est vicié dans sa source même ; en sorte que les lépreux et les éléphantisiaques proviendraient d’une telle conception, dont les éléments corrompus pourraient amener dans la descendance de l’un et de l’autre sexe de monstrueuses difformités. Il est donc prescrit au mari, non-seulement de respecter d’une manière absolue la femme du prochain, mais à l’égard de sa propre compagne, à qui il est légitimement uni, selon la parole de l’Écriture : « Croissez et multipliez et remplissez la terre », [[Bible_Crampon_1923|Gen 1, 28]] d’observer certaines époques auxquelles il doit s’en abstenir. Un écho de cette prescription se retrouve dans l’apôtre et dans cette sentence de l’Ecclésiaste : « Il y a un temps d’user du mariage, et un temps de s’en abstenir. » [[Bible_Crampon_1923/Ecclésiaste#3-5|Ecc. 3,5]]. Que la femme veille donc sur elle-même de peur d’attirer son mari dans la voie de ses désirs, et que le mari ne fasse pas violence au consentement de sa femme, dans la croyance que son corps lui est assujetti en tout temps, « afin que chacun », comme parle Paul, « sache conserver le vase de son corps dans la sainteté et dans l’honnêteté. » [[Bible_Crampon_1923/1 Thessaloniciens#4-4|1Th. 4, 4]]. Parmi les courtes sentences de Xyste le Pythagoricien, je relève celle-ci : « Il commet l’adultère avec sa propre épouse, celui qui l’aime avec trop de passion. » Un certain traducteur en faisant passer ce livre dans la langue latine, a eu l’idée de l’attribuer au martyr saint Xyste, ne {{tiret|s’aper|cevant}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret|s’aper|cevant}} pas que dans tout le volume, qu’il a inutilement divisé en deux parties, le nom du Christ et ceux des apôtres ne sont pas prononcés une seule fois. Ne soyons pas surpris d’ailleurs qu’il ait changé un philosophe païen en un martyr et en un évêque de Rome, quand il a paré du nom du martyr Pamphile le premier livre d’Eusèbe de Césarée en faveur d’Origène, pour rendre plus acceptables, à des oreilles romaines, sous le couvert d’un si grand apologiste, des écrits d’une impiété aussi profonde que le sont les {{lang|grc|περῖ Αρκων}}.
Suit la septième vertu : « Qui n’aura contristé personne, » ou, d’après les Septante, « rendu sa puissance oppressive pour personne. » À ce vice ou à ce péché je ne saurais trouver personne qui lui échappe. Les Égyptiens faisaient peser leur puissance sur les Hébreux, et Habacuc se plaint de l’oppression de l’impie sur le juste. [[Bible_Crampon_1923/Habacuc#1-1|Habac. 1]]. Et plût au ciel que le reproche ne fût mérité que par ceux du dehors et que ceux du dedans ne l’encourussent point ! mais les princes des Églises eux-mêmes ne sont pas exempts d’oppression sur le peuple par orgueil, c’est à eux que s’adresse cette maxime : « Vous avez été établi pour gouverner les autres afin que vous ne vous enorgueillissiez point et que vous soyez parmi eux comme l’un d’entre eux ; [[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#32-1|Sir. 32, 1]] et ce précepte du Sauveur : « Que celui qui veut être le premier d’entre vous, soit le dernier. » [[Bible_Crampon_1923/Matthieu#20-17|Mat. 20, 27]]. La sentence du texte hébreu : « Qui n’aura contristé personne, » abonde dans le sens de ce témoignage apostolique : « Gardez-vous de contrister l’Esprit-saint qui habite en vous ; » [[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#4-30|Eph. 4,30]] et dans l’Évangile que les Nazaréens ont coutume de lire d’après les Hébreux, contrister son frère est placé au rang des plus grands crimes. Or, si la tristesse du prochain donne la mort de l’âme à celui qui la cause, que dire de l’iniquité d’un esprit tyrannique, sur qui retombe cette parole : « De quoi se glorifie ce qui n’est que terre et cendre ? » [[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#10-9|Sir. 10, 9]] et qui est oublieux de sa condition, quand il est plein d’humeurs, de fiel et d’ordure, pour être bientôt dévoré par les vers, jusqu’à placer son front dans les cieux et laisser tomber sur la terre le poison de sa langue maudite en s’écriant avec le vrai Nabuchodonosor : « Je monterai dans le ciel, je placerai mon trône au-dessus des astres du ciel, et je serai semblable au Très-Haut. » [[Bible_Crampon_1923/Isaïe#14-13|Isa. 14,13-14]].
La huitième vertu consiste à rendre à son débiteur le gage qu’on en a reçu. Non pas à tout débiteur, sans quoi cette restitution des gages deviendrait pour plusieurs un moyen d’amasser des richesses ; mais à ce débiteur au sujet duquel il est écrit dans la loi qu’il est pauvre, qu’il vous a livré son propre vêtement et que ce vêtement doit lui être rendu aussitôt avant le coucher du soleil, [[Bible_Crampon_1923|Deut. 24]] de peur que torturé par le froid, il ne crie vers le Seigneur,<noinclude></noinclude>
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Suit la septième vertu : « Qui n’aura contristé personne, » ou, d’après les Septante, « rendu sa puissance oppressive pour personne. » À ce vice ou à ce péché je ne saurais trouver personne qui lui échappe. Les Égyptiens faisaient peser leur puissance sur les Hébreux, et Habacuc se plaint de l’oppression de l’impie sur le juste. [[Bible_Crampon_1923/Habacuc#1-1|Habac. 1]]. Et plût au ciel que le reproche ne fût mérité que par ceux du dehors et que ceux du dedans ne l’encourussent point ! mais les princes des Églises eux-mêmes ne sont pas exempts d’oppression sur le peuple par orgueil, c’est à eux que s’adresse cette maxime : « Vous avez été établi pour gouverner les autres afin que vous ne vous enorgueillissiez point et que vous soyez parmi eux comme l’un d’entre eux ; [[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#32-1|Sir. 32, 1]] et ce précepte du Sauveur : « Que celui qui veut être le premier d’entre vous, soit le dernier. » [[Bible_Crampon_1923/Matthieu#20-17|Mat. 20, 27]]. La sentence du texte hébreu : « Qui n’aura contristé personne, » abonde dans le sens de ce témoignage apostolique : « Gardez-vous de contrister l’Esprit-saint qui habite en vous ; » [[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#4-30|Eph. 4,30]] et dans l’Évangile que les Nazaréens ont coutume de lire d’après les Hébreux, contrister son frère est placé au rang des plus grands crimes. Or, si la tristesse du prochain donne la mort de l’âme à celui qui la cause, que dire de l’iniquité d’un esprit tyrannique, sur qui retombe cette parole : « De quoi se glorifie ce qui n’est que terre et cendre ? » [[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#10-9|Sir. 10, 9]] et qui est oublieux de sa condition, quand il est plein d’humeurs, de fiel et d’ordure, pour être bientôt dévoré par les vers, jusqu’à placer son front dans les cieux et laisser tomber sur la terre le poison de sa langue maudite en s’écriant avec le vrai Nabuchodonosor : « Je monterai dans le ciel, je placerai mon trône au-dessus des astres du ciel, et je serai semblable au Très-Haut. » [[Bible_Crampon_1923/Isaïe#14-13|Isa. 14,13-14]].
La huitième vertu consiste à rendre à son débiteur le gage qu’on en a reçu. Non pas à tout débiteur, sans quoi cette restitution des gages deviendrait pour plusieurs un moyen d’amasser des richesses ; mais à ce débiteur au sujet duquel il est écrit dans la loi qu’il est pauvre, qu’il vous a livré son propre vêtement et que ce vêtement doit lui être rendu aussitôt avant le coucher du soleil, [[Bible_Crampon_1923|Deut. 24]] de peur que torturé par le froid, il ne crie vers le Seigneur,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>qu’il avait eu déjà compassion d’eux, dans l’attente de leur repentir et de leur conversion. Il est à remarquer que lorsqu’il parlait en Égypte même aux Israélites après leur offense, il disait : « J’ai agi pour la gloire de mon nom, afin qu’il ne fût point violé aux yeux des nations parmi lesquelles ils étaient ; » et ils étaient, en effet, encore au milieu d’elles, ils n’en étaient pas sortis ; mais après la sortie d’Égypte, il s’exprime autrement : « Du milieu desquelles et aux yeux desquelles je les avais fait sortir. »
« J’ai donc élevé ma main sur eux dans le désert, jurant que je ne les ferais point entrer dans la terre que je leur avais donnée, où coulent des ruisseaux de lait et de miel, et qui est la première de toutes les terres, parce qu’ils avaient rejeté mes ordonnances, qu’ils n’avaient point suivi mes préceptes, qu’ils avaient violé mes sabbats et que leurs cœurs couraient encore après leurs idoles. Mon œil néanmoins les a regardés avec compassion, je me suis retenu pour ne point leur ôter la vie, et je ne les ai point exterminés tous dans le désert. » [[Bible_Crampon_1923/Ézéchiel#20-15|Eze. 20, 15 et seqq]]. Les Septante : « J’ai levé ma main sur eux dans le désert, jurant que je ne les introduirais point dans la terre que je leur avais donnée : terre où coulent le lait et le miel, et qui est semblable au rayon de miel plus que toute autre terre, parce qu’ils ont repoussé mes ordonnances, qu’ils n’ont point suivi mes préceptes, qu’ils ont violé mes sabbats, et qu’ils ont marché à la suite des pensées de leurs cœurs. Mon œil néanmoins les a regardés avec compassion, je me suis retenu pour ne leur point ôter la vie, et je ne les ai point exterminés jusqu’au dernier dans le désert. » J’avais certes résolu de répandre sur eux toute ma fureur, de les détruire, de les exterminer ; mais j’ai agi pour la gloire de mon nom, de peur qu’il ne fût profané parmi les nations, à savoir les Amalécites et les autres, [[Bible_Crampon_1923/Exode#17-1|Exo. 17]] ; [[Bible_Crampon_1923/Nombres#14-1|Nom 14]] qui combattirent contre eux dans le désert, et je décidai de ne les point conduire dans la terre que je leur avais promise, où coulent le lait et le miel, et qui est la première ou la fleur entre toutes les terres. La cause de cette sentence et de ce châtiment, c’est qu’ils ont rejeté mes ordonnances, qu’ils n’ont pas suivi mes préceptes, qu’ils ont violé mes sabbats. Et la cause de cette cause elle-même, c’est qu’ils ont agi ainsi, parce que leurs cœurs suivaient les idoles de l’Égypte. Mais mon œil les a regardés avec compassion, et je me suis retenu pour ne pas les mettre à mort et les exterminer jusqu’au dernier. On se demande ici en quoi il les épargna, puisque leurs cadavres jonchèrent le désert et qu’à l’exception de Josué et de Caleb le fils de Jéphonas, aucun d’eux n’entra dans la terre promise. C’est que nous devons comprendre qu’ils vivent, n’ayant pas été réservés aux<noinclude></noinclude>
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Page:L'Histoire de Thucydide, de la guerre du Péloponèse, continuée par Xénophon. De la traduction de N. Perrot, sr d'Ablancourt 1662.pdf/378
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Oimabe" /></noinclude>charger l’Estat de nouvelle dépenſe.
Toutefois le lieu avoit quelque choſe de particulier, à cauſe de ſon port ; outre que les Meſſeniens qui en avoiet eſté dépoſſedez, le défendroient de toute leur ſorce contre les Lacedemoniens, & comme ils parloient leur Langue, les pourroient fort incommoder. Demoſthene pourtant ſe tût, voyant qu’il ne le pouvoit perſuader ni aux Cheſs, ni aux ſoldats ; mais les ſoldats eſtant arreſtez-là par les vents contraires, ſe mirent à le ſortiſier d’eux-meſmes, choiſiſſant les pierres les plus propres, parce qu’ils n’avoient pas dequoy les tailler. Ils les agencerent le mieux qu’ils purent, & porterent le mortier ſur leurs épaules, faute de hottes, ſe courbant quand on les chargeoit, & le ſoûtenant par derriere avec leurs mains, de peur qu’il ne tombaſt ; car ils ſe haſtoient de tout leur pouvoir de mettre la place en déſenſe avant la venuë des ennemis, & l’eſperoient ſaire d’autant plus aiſément, qu’en beaucoup d’endroits elle n’avoit pas beſoin de murailles, à cauſe de ſon aſſiete. La nouvelle en ayant eſté portée à Lacedemone, comme on celebroit une ſeſte, on ne s’en mit pas fort en peine, ſur la creance que les Atheniens ſe retireroient lors que l’on<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:L'Histoire de Thucydide, de la guerre du Péloponèse, continuée par Xénophon. De la traduction de N. Perrot, sr d'Ablancourt 1662.pdf/438
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Camille
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Oimabe" /></noinclude>Heur Maiſtre attireroit pluſieurs villes à leur party. Mais Perdicas s’oppo-ſoit à cette reſolution, & diſoit qu’il n’auoit pas mandé Braſidas pour con-trôller ſes deſleins, mais pour les exe-cuter, & qu’il ſe vouloit ſeruir de ſes troupes, puis qu’il les payoit. Braſi-das neantmoins ſut trouuer ce Prince, & touché de ſes raiſons, ſe retira ſans paſſer outre ; & Perdicas indigné de ce reſus, ne ſournit plus que le tiers de la ſubſiſtance, au lieu qu’aupaга-uant il en payoit la moitié.
XV. INCONTINENT, Braſidas marcha auec les Calcidiens contre Acanthe, qui eſt vne Colonie de ceux d’Andros, où il eſtoit appellé par des ſactieux. Le peuple ne le voulut pas receuoir d’abord ; mais comme on eſtoit ſur le point de ſaire vandange on le laiſſa entrer, de peur de deſor-dre, toutefois on ne donna entrée qu’à luy ſeul, à la charge de deliberer apres ſur ce qu’on auroit à ſaire. Il ne ſut pas plûtoſt dans la ville, qu’ayant aſ-ſemblé le peuple, il luy tint ce diſ-cours, eſtant d’ailleurs aſſez éloquent pour vn Lacedemonien ; (Ie ne ſuis venu pour autre ſujet, Meſſieurs, que pour mettre la Grece en liberté, con-ſormement aux proteſtations que<noinclude>
<references/></noinclude>
sakfybc8folkgdkupsb2eoa41r1e668
Page:L'Histoire de Thucydide, de la guerre du Péloponèse, continuée par Xénophon. De la traduction de N. Perrot, sr d'Ablancourt 1662.pdf/163
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Camille
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Oimabe" /></noinclude>reconnut le mécontentement de l’vn d’eux à ſon viſage ; Si bien qu’auerty par vn autre qui luy ſit ſigne, il courut ſe ſauuer à la ſranchiſe du Temple de Pallas Calquecienne, où il ſe cacha dans vne Chappelle, pour n’eſtre pas incommodé à découuert. Les Ephores y eſtant arriuez quelque temps apres, déſirent le toit ; & l’ayant apperceu, condamnerent la porte, & mirent gar-de tout autour. Il mourut là de ſaim ; & commeil eſtoit ſur le point d’expi-rer, ils l’entirerent pour ne point pro-ſaner le Temple, & ſi-toſt qu’il ſut de-hors, il rendit l’eſprit. On vouloit traî-ner ſon corps à la voirie, mais on trou-ua plus à propos de l’enterrer en quel-que lieu proche. Toutefois, l’Oracle de Delphes le ſit tranſporter au meſ-me endroit où il eſtoit mort, comme il ſe voit encore par l’inſcription du ſepulchre, qui eſt au veſtibule du Te-ple, & cominanda que pour reparation de la ſranchiſe violée, on rendiſt deux corps au lieu d’vnice qu’on ſit, en con-ſacrant deux ſtatuës d’airan. C’eſt ce que les Atheniens vouloient dire, en demandant qu’on expiaſt le crime commis à Tenare, puis qu’Apollon l’a-uoit jugé tel. Mais pour reſponſe, ils accuſerent Themistocle de la meſme trahison, & demanderent qu’on luy ſiſt<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alain — Les Idées et les Âges.djvu/161
104
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DvChe
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||''LES ŒUVRES''|159}}</noinclude>principalement dans ces fragiles apparences de couleurs ou de feuillages, sans durée et sans solidité, mais plutôt en ces assises architecturales, comme terrasses, escaliers, et lignes de grands arbres, toutes choses qui signifient durée au delà d’une saison. Toutefois un jardin d’agrément est encore à peine une œuvre. Au lieu qu’on voit bien qu’une œuvre d’art est finie et en quelque sorte retranchée, formant îlot dans le travail. Dans les choses façonnées par le travail, tout raconte qu’elles servent, qu’elles serviront, qu’elles ont servi. Leur honneur est de s’user en produisant, comme on voit pour l’outil. Leur fin est hors d’elles ; au lieu que les œuvres sont elles-mêmes leur propre fin ; par exemple un poignard damasquiné est mis comme hors d’usage par l’ornement, qui évidemment ne sert à rien. Modèle peut-être, mais non point matière à son tour. Modèle, signe, témoin, telle est l’œuvre. Ce que l’ancienne église, inviolable au bord du trafic et détournant le flot des machines et machinistes, représente bien.
Toute opposition suppose un passage insensible de nature et des degrés. Le tombeau est sans usage ; l’homme n’y imprime plus d’autres vestiges. La vieille église s’use encore, mais non point comme un instrument de travail. Il arrive qu’une maison ne soit qu’un instrument comme gare, usine, hôtel. Au contraire une demeure familiale a toujours quelque chose d’une œuvre, car elle n’est pas marquée par le travail seulement. Les marques du travail gardent quelque chose de l’action qui passe. Les chasseurs traînent un cerf jusqu’à la grotte ; les bois entaillent la roche friable ; voilà un signe d’une chasse heureuse, et un souvenir en un sens. Mais le dessin de la bête sur le mur est un signe d’un autre genre. Un siège poli par l’usage offre un signe d’un autre genre encore. Par l’un et par l’autre, un<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Audinot - Le Tonnelier.djvu/86
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><score sound raw>
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\tempo 4 = 100
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\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\new Staff = "Violon 1" <<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
\time 2/2 \key c \minor
\relative c' {
c4 ees8[ g] c4 c | c16[ d ees d] c4 r8 g8[ c ees] | aes,[ d f f,] ees[ c' d, b'] | c16[ d ees d] c4 r8 g8[ c ees] | aes,[ d f aes,] ees[ c' d, b'] | c,2 r2 | r1\segno | r1 |
r1 | r4 g'4\p c2~ | c4 b4 d2~ | d4 ees4 c2 | d4 f4 ees4 d4 | g1~ |
% VIOLON 1 p 85
g1~ | g2. ees4 | d4 f ees d | c2 r2 | g,4 g
g g | g g g g' | f b d f, | ees2.\mf ees4 | f d g f |
% VIOLON 1 p 86
ees2. g4 | aes2 f | ees g' | g g | g \grace f8 ees2 |
d1 | c4 g c2 | c4 b d2 | d4 c ees2 | d1 |
% VIOLON 1 p 87
c2 r2 | r4 d4 b f | ees g ees c | g2 r2 | g'1~\f |
g1~ | g1 | aes2 f2 | ees2 c''2 | b2 f2 |
% VIOLON 1 p 88
ees4 d c2 | d4 f ees d | c g' g g | b g g g | ees g, c ees |
f,2 d'2 | ees,4 c'4-!\ff b-! c-! | d-! c-! b-! c-! | d-! c-! b-! c-! | d-! ees-! f-! d-! | c-! c-!
% VIOLON 1 p 89
b-! c-! | ees-! ees-! f-! d-! | <g,, ees' c'>4 4 4 4 | 2 r2^\markup\italic\large{Fin} \bar "|." r1 | d'16[ d' d d] \repeat tremolo 4 d16
\repeat tremolo 8 d16 | ees,16[ ees' ees ees] \repeat tremolo 4 ees16 \repeat tremolo 8 ees16 | \repeat tremolo 8 f16 \repeat tremolo 8 f16 | d4 r4
% VIOLON 1 p 90
f4 r4 | b,2 r2 | c1 | b1 | c2 r2 | r1 | c,4 ees8[ g] c[ ees d c] | b[ c aes f] ees4 d | c2 r2 | s1\segno \bar "|."
}
>>
\new Staff = "Violon 2" <<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
\time 2/2 \key c \minor
\relative c' {
c4 ees8[ g] c4 c | c16[ d ees d] c4 r8 g8[ c ees] | aes,[ d f f,] ees[ c' d, b'] | c16[ d ees d] c4 r8 g8[ c ees] | aes,[ d f aes,] ees[ c' d, b'] | c,2 r2 | r1\segno | r1 |
r1 ees2.\p ees4 | f d g f | ees2. g4 | aes2 f | ees4 g c g |
% VIOLON 2 p 85
f4 b4 d4 f,4 | ees4 g4 c2 | r1 | c1 | d1
% note dé-breakée
| ees1 | f2 g2 | c,4 g4\mf c4 ees4 | b2 d2 |
% VIOLON 2 p 86
c2 r4 c4 | d f ees d | c g' ees c | g f' d b | c g c2 |
c b | c ees, | f1 | g2. aes4 | g2 r2 |
% VIOLON 2 p 87
c1 | d1 | ees1 | f2 g2 | c,4 g\f c ees |
b2 ees | c r4 c4 | d f ees d | c g' ees c | g f' d b |
% VIOLON 2 p 88
c g c2 | c b | c4 g, c ees | g, f' d b | c2 ees |
f1 | ees4 <g, g'>4\ff 4 4 | 4 4 4 4 | 4 4 4 4 | 4 c' d b | c <g, g'>4
% VIOLON 2 p 89
4 4 | 4 c'4 d b | <g, ees' c'>4 4 4 4 | 2 r2 | c16[ c' c c] \repeat tremolo 4 c16 \repeat tremolo 8 c16 | \repeat tremolo 8 c16
\repeat tremolo 8 c16 | \repeat tremolo 8 c16 \repeat tremolo 8 c16 | \repeat tremolo 8 c16 \repeat tremolo 8 c16 | d4 r4
% VIOLON 2 p 90
c4 r4 | b2 r2 | ees,1 | f | ees2 r2 | r1 | c4 ees8[ g] c[ ees d c] | b[ c aes f] ees4 d | c2 r2 | s1\segno
}
>>
\new Staff = "Alto" <<
\set Staff.midiInstrument = "viola"
\clef alto
\time 2/2 \key c \minor
\relative c' {
c4 ees8[ g] c4 c | c2 r4 ees,4 | f4 d4 g4 f4 | ees2 g2 | aes4 f4 g4 f,4 | c'2 r2 | r1\segno | r1 |
r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | c1\p |
% ALTO p 85
d1 | ees1 | f2 g2 | c,4 g4 c4 ees4 | b2
d2 | c2 r4 c4 | d4 f4 ees4 d4 | c4 g'\mf ees c | g4 f'4 d4 b4 |
% ALTO p 86
c4 g4 c2 | c2 b2 | c2 r2 | r1 | r1 |
r1 | c1 | d1 | ees1 | f2 g2 |
% ALTO p 87
c,4 g c ees | b2 d | c r4 c4 | d f ees d | c g'\f ees c |
g f' d b | c g c2 | c b | c r2 | r1 |
% ALTO p 88
r1 | r1 | c1 | d | ees |
f2 g | g4 g\ff f ees | d g f ees | d g f ees | g2 aes4 f | ees g
% ALTO p 89
f ees | g2 aes4 f | ees ees ees ees | ees2 r2 || g8[ c g c] g[ c g c] | aes[ c aes c]
aes[ c aes c] | ees,[ c' ees, c'] ees,[ c' ees, c'] | f,[ c' f, c'] f,[ c' f, c'] | aes4 r4
% ALTO p 90
aes4 r4 | g2 r2 | g1 | g1 | g2 r2 | r1 | c,2 r2 | r4 aes4 g g | c2 r2 | s1\segno
}
>>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge "Fanchette"} <<
\set Staff.midiInstrument = "voice oohs"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.9
\time 2/2 \key c \minor
\relative c'' {
r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | r1\segno | r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | r1 |
% FANCHETTE p 85
r1 | r1 | r1 | c1 | d1
% note dé-breakée
| ees1 | f2 g2 | c,4 g4 c4 ees4 | b2 d2 |
% FANCHETTE p 86
c2 r4 c4 | d f ees d | c g' ees c | g f' d b | c g c c|
c c b b | c2 r2 | r1 | r1 | r1 |
% FANCHETTE p 87
c1 | d1 | ees1 | f2 g2 | c,4 g c ees |
b2 ees | c r4 c4 | d f ees d | c g' ees c | g f' d b |
% FANCHETTE p 88
c4 g c c | c c b b | c2 r2 | r1 | r1 |
r1 | r4 g'4 g g | g g g g | g g g g | g g f d | c g'
% FANCHETTE p 89
g g | g g f d | c1 | r1^\markup\italic\large{Fin} r1 | r1
% note dé-breakée
| r1 | r1 | r2
% FANCHETTE p 90
r2 | r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | s1\segno
}
\new Lyrics \lyricmode {
_1*14
% paroles fanchette p 85
_1*3 | vo1
--
yez l’en -- te2 -- te -- ment4 s’ob -- sti -- ner | me2 -- cham --
% paroles fanchette p 86
ment _4 s’obs -- ti -- ner me -- cham -- ment lors -- qu’il pour -- roit in -- ces -- sam -- ment met -- tre fin |
à leur dif -- fe -- rent.2 _ | _1*3
% paroles fanchette p 87
vo1 -- yez l’en -- te2 -- te -- ment4 s’ob4 -- sti -- ner
me2 -- cham -- ment _4 s’obs -- ti -- ner me -- cham -- ment lors -- qu’il pour -- roit en ce mo --
% paroles fanchette p 88
ment4 met -- tre fin à leur dif -- fe -- rent.2 _ _1*3
_4 lors -- qu’il pour -- roit en ce mo -- ment met -- tre fin à leur dif -- fe -- rent met --
% paroles fanchette p 89
tre fin à leur dif -- fe -- rent.1
}
>>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge "Colin"} <<
\set Staff.midiInstrument = "clarinet"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.8
\clef alto
\time 2/2 \key c \minor
\relative c' {
r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | r1\segno | r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | c1
% COLIN p 85
d1 | ees1 | f2 g2 | c,4 g4 c4 ees4 | b2
d2 | c2 r4 c4 | d4 f4 ees4 d4 | c4 g' ees c | g4 f'4 d4 b4 |
% COLIN p 86
c4 g4 c4 c4 | c4 c4 b4 b4 | c2 r2 | r1 | r1 |
r1 | c1 | d1 | ees1 | f2 g2
% COLIN p 87
c,4 g c ees | b2 d | c r4 c4 | d f ees d | c g' ees c |
g f' d b | c g c c | c c b b | c2 r2 | r1 |
% COLIN p 88
r1 | r1 | c1 | d | ees |
f2 g | g4 <c, c'>4 <b b'>4 <c c'>4 | <d g>4 c4 b c | d c b c | g' g aes g | g c,
% COLIN p 89
f4 ees | % ? C’est blanc je remplis avec col. alto
g g aes g | g1 | r1 || r1 | r2
r2 | r1 | r1 | r1
% note dé-breakée
% COLIN p 90
| \repeat unfold 8 r1 | s1\segno
}
\new Lyrics \lyricmode {
_1*13 Si1 |
% PAROLES COLIN p 85
vous don -- nés2 du tems4 vous per -- dés vo2
--
"tre ar" -- gent _4 vous4 per -- dés vo -- "tre ar" -- gent il faut pa -- yer ab -- so -- lu --
% paroles colin p 86
ment ou bien vo -- tre con -- sen -- te -- ment2 _2
_1*3
Si1 vous don -- nez2 du
% paroles colin p 87
tems4 vous per -- dés vo2 -- "tre ar" gent _4 vous4 per -- dés vo -- "tre ar" -- gent il faut pa --
yer ab -- so -- lu -- ment ou bien vo -- tre con -- sen -- te -- ment.2 _2 _1
% paroles colin p 88
_1*2 Si1 vous don -- nez2 du tems,4 il faut pa -- yer ab -- so -- lu -- ment ou bien vo -- tre con -- sen -- te -- ment ou
% paroles colin p 89
bien vo -- tre con -- sen -- te -- ment.1
}
>>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge "Gervais"} <<
\set Staff.midiInstrument = "tenor sax"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.8
\clef bass
\time 2/2 \key c \minor
\relative c {
r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | r1\segno | r1 |
r1 | c1 | d1 | ees1 | f2 g2 | c,4 g'4 c4 ees4 |
% GERVAIS p 85
b2 d2 | c2 r4 c4 | d4 f4 ees4 d4 | c4 g'4 ees4 c4 | g4 f'4
d4 b4 | c4 g4 c4 c4 | c4 c4 b4 b4 | c2 r2 | r1 |
% GERVAIS p 86
r1 | r1 | c,1 | d1 | ees1 |
f2 g2 | c,4 g'4 c4 ees4 | b2 d2 | c2 r4 c4 | d4 f4 ees4 d4 |
% GERVAIS p 87
c4 g'4 ees4 c4 | g4 f'4 d4 b4 | c4 g4 c4 c4 | c4 c4 b4 b4 | c2 r2 |
r1 | r1 | r1 | c,1 | d1 |
% GERVAIS p 88
ees1 | f2 g2 | c,4 g' c ees | b2 d | c r4 c4 |
d f ees d | c c f ees | d c f ees | d c f ees | d c d b | c c
% GERVAIS p 89
f ees | d c d b | c1 | r1^\markup\italic\large{Fin} | c4 c8 c c c c c | d4 d8 d
d d d d | ees ees ees ees ees ees ees ees | f4 f8 f f f f f | d4 d
% GERVAIS p 90
r8 f8 f f | b,2 b | c4. c8 c c c c | b2 b | r4 c4 aes f'~ | f d b b | c c r2 | r1 | r1 | s1\segno
}
\new Lyrics \lyricmode {
_1*9 | Moi1 | vous | don -- | ner2 du | tems4 c’est pri -- er |
% PAROLES GERVAIS p 85
vai2 -- ne -- | ment _4 c’est | pri -- er vai -- ne -- | ment il me faut | mon ar --
gent comp -- | tant ou bien en | pri -- son sur le | champ2 _ | _1 |
% PAROLES GERVAIS p 86
_1*2 | Moi1 | vous | don --
ner2 du | tems4 c’est pri -- er | vai2 -- ne -- | ment _4 c’est | pri -- er vai -- ne -- |
% PAROLES GERVAIS p 87
ment il me faut | mon ar -- gent comp -- | tant ou bien en | pri -- son sur le | champ2 _ |
_1*3 | Moi1 | vous |
% PAROLES GERVAIS p 88
don -- | ner2 du | tems4 c’est pri -- er | vai2 -- ne -- | ment _4 c’est
pri -- er vai -- ne -- | ment il me faut | mon ar -- gent comp -- | tant ou bien en | pri -- son sur le | champ ou
% PAROLES GERVAIS p 89
bien4 en | pri -- son sur le | champ.1 | _ Plus4 les8 frais que vous pa -- ye -- | rez4 et8 l’ar --
ret con -- tra -- dic -- | toi -- re, les dé -- lais sont ex -- pi -- | rés4 j’ai8 le -- vé l’éx -- é -- cu -- | toi4 -- re.
% PAROLES GERVAIS p 90
_8 l’é -- xé -- cu -- | toi2 -- re | j’ai4. le8 -- vé l’é -- xé -- cu -- | toi2 -- re | _4 j’ai le -- vé2 l’é4 -- xé -- cu -- | toi -- re.
}
>>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge "Martin"} <<
\set Staff.midiInstrument = "baritone sax"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.8
\clef bass
\time 2/2 \key c \minor
\relative c {
r1 | r1 | r1 | r1 | r1 | c1 | d1\segno | ees1 |
f2 g2 | c,4 g'4 c4 ees4 | b2 d2 | c2 r4 c4 | d4 f4 ees4 d4 | c4 g'4 ees4 c4 |
% MARTIN p 85
g4 f' d b | c g c c | c c b b | c2 r2 | r1
% note dé-breakée
| r1 | r1 | c,1 | d |
% MARTIN p 86
ees | f2 g | c,4 g' c ees | b2 d | c r4 c4 |
d f ees c | c g' ees c | g f' c b | c g c c | c c b b |
% MARTIN p 87
c2 r2 | r1 | r1 | r1 | c,1 |
d | ees | f2 g | c,4 g' c ees | b2 d |
% MARTIN p 88
c2 % corr
r4 c4 | d f ees d | c g' ees c | g f' ees b | c g c c |
c c b b | c ees d c | b ees d c | b ees d c | b c f, g | c ees
% MARTIN p 89
d c | b c f, g | c,1 | r1 | r1 | r1
% note dé-breakée
| r1 | r1 | r2
% MARTIN p 90
r2 | r1 | r4 g'4 c ees | b2 d | c4 g c aes | f2 g4 g | c, c r2 r1 c1 s1\segno
}
\new Lyrics \lyricmode {
_1*5 | At1 -- | ten- | dez |
quel2 -- ques | tems4 et vous se -- | rez2 con -- | tent _4 et | vous se -- rez con -- | tent car je ne |
% PAROLES MARTIN p 85
puis4 en ce mo -- | ment je ne puis | pa -- yer sans ar -- | gent.2 _ | _1*3
At1 -- | ten -- |
% PAROLES MARTIN p 86
dez | quel2 -- ques | tems4 et vous se -- | rez2 con -- | tent _4 et |
vous se -- rez con -- | tent car je ne | puis en ce mo -- | ment je ne puis | pa -- yer sans ar -- |
% PAROLES MARTIN p 87
gent.2 _ | _1*3 | At1
--
ten -- dez quel2 -- ques tems4 et vous se -- rez2 con --
% PAROLES MARTIN p 88
tent _4 et vous se -- rez con -- tent car je ne puis en ce mo -- ment je ne puis
pa -- yer sans ar -- gent, car je ne puis en ce mo -- ment je ne puis pa -- yer sans ar -- gent je
% PAROLES MARTIN P 89
ne puis pa -- yer sans ar -- gent.1 |
_1*7
_4 C’est u -- ne mer2 à boi4 -- re c’est u -- ne2 mer4 à boi -- re.
}
>>
\new Staff = "Basse" <<
\set Staff.midiInstrument = "cello"
\clef bass
\time 2/2 \key c \minor
\relative c {
c4 ees8[ g] c4 c | c2 r4 ees,4 | f4 d4 g,4 g'4 | aes4. g16[ f] ees2 | f4 d4 g4 g,4 | c1\p | d1\segno | ees1 |
f2 g2 | c,2 r2 | r2 g2 | c2 ees2 | f2 g2 | c,2 r4 ees4 |
% BASSE p 85
d2 r4 g,4 | c2 c' | c b | c c, | g'
g, | c r4 ees4 | d2 g,2 c1\mf | d |
% BASSE p 86
ees | f2 g | c, r2 | r2 g2 | c ees |
f g | c, r4 ees4 | d2 r4 g,4 | c2 c'~ | c b |
% BASSE p 87
c c, | g' g, | c r4 ees4 | d2 g,2 | c1\f
d | ees | f2 g | c, r2 | r2 g2 |
% BASSE p 88
c % le seul bes mais je pense que c'est une erreur pourquoi donc c\minor ??
ees | f g | c, r4 ees4 | d2 r4 g,4 | c2 c'~
c b | c4 ees\ff d c | b ees d c | b ees d c | b c f, g | c ees |
% BASSE p 89
d c | b c f, g | c, c c c | r1 | ees1 | f1
% note dé-breakée
| g1 | aes1 | f2
% BASSE p 90
f2 | g,4 g'8[ aes] g[ f ees d] | c1 | d | ees2 r4 aes4 | f2 g | c, r2 | r4 f4 g4 g,4 | c1 | s1\segno
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>>
>>
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Chronique de la régence et du règne de Louis XV, (Charpentier), 1858/1743/Septembre
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Chronique de la régence et du règne de Louis XV, (Charpentier), 1858/1744/Janvier
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Chronique de la régence et du règne de Louis XV, (Charpentier), 1858/1744/Décembre
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Chronique de la régence et du règne de Louis XV, (Charpentier), 1858/1745/Avril
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Chronique de la régence et du règne de Louis XV, (Charpentier), 1858/1745/Mai
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Chronique de la régence et du règne de Louis XV, (Charpentier), 1858/1745/Octobre
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Chronique de la régence et du règne de Louis XV, (Charpentier), 1858/1745/Novembre
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Chronique de la régence et du règne de Louis XV, (Charpentier), 1858/1745/Décembre
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Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/15
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Psephos
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{{c|'''CHANTS AU CŒUR DE JÉSUS'''|sp=1px|fs=150%}}
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'''Nº. 1.'''
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\new StaffGroup <<
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\new Staff <<
\relative c'' {
s8 | s1*4
% CHANT 1
r1^\markup{1r Ten. ou 1r Sop.} | r1 | r1 | r1 | r2 r4 r8 g8\segno |
g2^\f g4\( c8. d16 |\break
e4. e8^\p e^\markup\italic{espress.} d c d |
a4 a8\) b\( d4 c | g4. a8 b[ a] g[ f] |
e4 g8\) r16 c16\f^\> c4. ais8^\p |\break
% CHANT 1 p 3
b4^\markup\italic{bien soutenu.} 8. 16 8[ a] fis g | e4 r4 r2 | r4 r8 d'8^\p^\( d[ cis] d[ e] | d[ c] g\) \breathe g^\mf^\< a8[( b)]\! c8.^[_(^\> a16])\! |\break
c4. g8^\p^\( g a g8. f16 | f4 e8\) r16 g16^\f g4^> c^> | e4.^> e8^> e^> d^> c^> d^> | e2^> f^\f^\> |
e4.\! e8^\p e4^\markup\italic{ritard.} d4 | c2 r2 | r1 | r1 | r1 | r1 |
}
\new Lyrics \lyricmode {
% PAROLES 1
_1*9
Sa8 -- lut,2 Cœur4 de8. mon16
Dieu,4. sym8 -- bo -- le de clé -- men4 -- ce,8 Sour -- ce4 de paix4. et8 d’in4 -- no -- cen -- ce,8 _16 Tré -- sor4. d’a8 --
% PAROLES 1 p 3
mour,4 o8. -- cé16 -- an4 de8 bon -- té.4 _8*9 cou8 -- lent4 sans ces -- se8 Ces8 vi4 -- ves
eaux4. de8 fé -- con -- de8. jeu16 -- nes4 -- se,8 _16 Qui vont,4 qui vont4. jus8 -- qu’à l’É -- ter -- ni -- te,2 jus2 --
qu’à4. l’É8 -- ter4 -- ni -- té.2
} >>
\new Staff<<
\relative c' {
s8 | s1*4
% CHANT 2
r1^\markup{2e Ten. ou 2e Sop.} | r1 | r1 | r1 | r2 r4 r8 e8\segno |
e2^\f e4^\( g8. g16 |\break
g4. g8^\p g^\markup\italic{espress.} f e f |
f4 f\) f2^\( | f f4 f |
e4 e8\) r16 e16\f^\> e4 e^\p |\break
% CHANT 2 p 3
<e g>2 <dis fis>4 dis | e r8 e8^\p^\( f[( e)] f[( g)] | f4.\) r8 r4 r4 | r4 r8 e8^\mf^\< f[( g)]\! a8.[(^\> f16)]\! | \break
g4. e8^\p^\( e f e8. d16 | d4 c8\) r16 g'16^\f g4^> g^> | c4. c8^> c^> g^> e^> g^> | c2^> c2^\f^\> |
b4.\! c8^\p c4^\markup\italic{ritard.} <f, b>4 | e2 r2 | r1 | r1 | r1 | r1 |
}
\new Lyrics \lyricmode {
% PAROLES 2
_1*9
Sa8 -- | lut,2 Cœur4 de8. mon16 |
Dieu,4. sym8 -- bo -- le de clé -- men4 -- ce, Sour2 -- ce d’in4 -- no -- cen -- ce,8 _16 Tré -- sor4 d’a --
% PAROLES 2 p 3
mour,2 de4 bon -- té. _8 De toi4 sur nous,4. _1 Ces8 vi4 -- ves
eaux4. de8 fé -- con -- de8. jeu16 -- nes4 -- se,8 _16 Qui vont,4 qui vont4. jus8 -- qu’à l’É -- ter -- ni -- te,2 jus2 --
qu’à4. l’É8 -- ter4 -- ni -- té.2
}
>>
\new Staff<<
\clef bass
\relative c {
s8 | s1*4
% CHANT 3
r1^\markup{Basse ou Ctr’Alt.} | r1 | r1 | r1 | r2 r4 r8 c8\segno
c2^\f c4 e8. d16 |
c2 c^\p | c4 c c2 | c4. c8 c4 c | c4 c8 r16 a16\f^\> a4 c^\p |\break
% CHANT 3 p 3
b2 b4 b | e r8 cis8^\p^\( d[( cis]) d[( e)] | d4.\) f8^\p^\( f[ e] f[ g] | f[ e] e8\) \breathe c8^\mf^\< c4 \grace s8\!^\> \afterGrace c4 s8\! |
e4. r8 g,4^\p g | b c8 r16 g'16^\f g4^> e4^> | c4.^> c8^> c^> b^> a^> g^> | c2^> a'2^\f^\> |\break
gis4.\! aes8^\p g4^\markup\italic{ritard.} g,4 | c2 r2 | \repeat unfold 4 {r1} |
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\new Lyrics \lyricmode {
% PAROLES 3
_1*9
Sa8 -- | lut,2 Cœur4 de8. mon16 |
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% PAROLES 3 p 3
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>>
>>
\new PianoStaff
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"HARMONIUM" "ou" "ORGUE"
}
\consists "Merge_rests_engraver"
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<<
\set PianoStaff.midiInstrument = "reed organ"
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\new Voice = "Droite 1" {\omit DynamicText
\voiceOne
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\partial 8 g8\(^\1\p | g2 c2 | e4. e8 e[( d) c( d)] |
e4 e8\)[\mf e]\( g4\f f\mf | a,4. b8\f c8\)^[_(_. d)_. e_(\ff d)]~ |\break
\stemUp
d[ c] g[ a] b4 b | b4.\f a8\p a[ g] g[ f] | <c e>2 <c f>2(\pp |
e2)( g4)^\markup\italic{Rit.} <f, g b d>4 |
<e c'>2. b''4\rest
^\2
\tweak X-offset #2
-\markup\concat{"("\bold"*"")"} |
s1 |\break
\ottava -1
s1 | s2 f2~ | f2~ f2 | s2. a8.[ ais16] |\break
% DROITE "1" p 3
s2 <fis, a b dis>2 | s1 | s1 | s2 \stemDown c'2_~\mf \break
<c e g c>4. s8 s2 | s1*3 |\break
\stemUp
e'2~\mf \stemDown <g, c e>4\p s4 | s1*3 |\stemUp
e'2~\p \stemDown <g, c e>4 s4 | s1 \bar "|."
}}
\new Voice = "Droite 2" {\omit DynamicText
\relative c' {
s8 | s1*4 \voiceTwo
e4( e) <dis fis>2 | <e gis>4.\f c8~\p <c e>4 <b d>4 |
s1 | b4. c8^~ c4 s4 |
s1 |
\omit Staff.OttavaBracket
\ottava -1
<g c e g>2\f b2\rest |\break
<e g>4. 8 8[^( <d f>8 <c e>8 <d f>8]) |
<a f'>2 <a d>4( <aes c>4) | <g b f'>2~ <g d' f>2~ |
<g c e>4~ <g c e>8 r8 r4 e'4 |\break
% DROITE 2 p 3
<e g b>2\p s2 | <g, b e>8.[\f <e' g b e>16] 8 <cis e>8\p^\( <d f>8[^( <cis e>]) <d f>[^( <e g>)] | <d f>4.^-\) <f d'>8^\( 8[^( <e cis'>]) <f d'>[^( <g e'>]) | <f d'>[^( <e c'>]) <e g>]\)_( 8)^(\mf <f a>)^[^\< <g b>\! <a c>8._(^\> <f c>16)]\! |\break
s4. <e g>8^\(\p <e g>[ <f a> <e g>8. <d f>16] | <d f>4 <c e>8\) r16 <g g'>16\f <g g'>4^> <c c'>4^> | <e g e'>4.^> <g c e>8^> 8[^> <g d'>^> <e a c>^> <g b d>]^> | <g c e>2^> <c f>\f |
b4.\mf <fis c'>8\p s4 <fis g b d>4 | <e g c>4.. <g, g'>16\f <g g'>4^> <c c'>^> | <e g c e>4.^> <g c e>8^> 8[^> <g d'>^> <e a c>^> <g b d>]^> | <g c e>2^> <a c d>2 | <gis b>4.\p <a c>8 s4 <f b d>4 | <e c'>2 r2 |
}}
>>
\new Dynamics {
s8 | s1 | s1 | s4 s8\< s8 s4\! s4 | s4. s8\< s8 s8\! s4 |
s1 | s8\f s4 s8\p s2 | s2 s2\pp | s1 | s2. s8 s8\segno | s2\f s2 |
s8\p s4 s8 s2 | s1 | s1 | s2. s4\p |
s2\p s2 | s8.\f s16 s2. | s1 | s4. s8\mf s2 |
s4. s8\p s2 | s4 s8 s16 s16\f s2 | s1 | s4. s8\f\> s2 |
s4. s8\p s4-\markup\italic"ritard." s4 | s4. s16\f s16 s2 | s1 | s2 s4 s4\p
}
\new Staff = "down" <<
\clef bass
\new Voice = "Gauche 1" {\omit DynamicText
\voiceThree
\relative c { \stemNeutral
d8\rest_\1 | c8[(\p e g e)] c[( e g e]) |
c[( g' c g]) c,[( g' c g]) |
e[( g c\mf g]) d(_[\f a' d\mf a]) |
f_[( a d aes)]\f e_[( g) g'(\ff f)] |
s2 b,2( | \stemDown <e, b'>4.)\f f8\p g4 g,4 | s2
a'2(\pp | gis4.) fis8 g4 g,4 | <c, c'>2. d'4\rest_\1 |
<c g' c>2\f r2 |\break \stemUp
s1 | s1 | s1 | c8[ g'] s4 s2 |
% gauche "1" p 3
\stemDown
b2~\p <b, b'> | e8.[\f <e g b e>16] 8 r8 \stemUp d4^\( a | d, \stemDown d'8\) r8 g4^\( \stemUp g,4 | c4_( c,8)\) r8 <f' a>8[\mf^\< <g b>\! <a c>8._(^\> <f a>16)]\! \break
}}
\new Voice = "Gauche 2" {\omit DynamicText
\voiceFour
\relative c {\omit DynamicText
s8 | s1*4
c'4 b4 s4 b,4 |
s2 \stemUp g'2\p^~ | \stemDown <c, g'>2 s2 | s1 | s1 | s1 |
c8[^( g' c g)] c,8[^( g' c g)] |
c,8[^( f c' f,)] c8[^( f c' f,)] |
c8[^( g' d' g,)] c,8[^( g' b g)] |
c,4~ <c c'>8 r8 r4 c'4 |
s1 | s4. r8 s2 | s4. r8 s2 | s4. r8 c,2~\mf | \break
<c e g c>4. e8\p g4 g,4 | \stemNeutral c,8[( g'] c) r16 <g g'>16\f 4^> <e' g>^> | <c g' c>4.^> <c c'>8^> 8[^> <b b'>^> <a a'>^> <g g'>]^> | <c, c'>2^> a''2\f |
gis4.^\(\mf bes8\p g4\) g,4 | c4.. <g g'>16\f 4^> <e' g>^> | <c g' c>4.^> <c c'>8^> 8[^> <b b'>^> <a a'>^> <g g'>]^> | <c c'>2^> d4\rest d'4\p | e4. fis,8 g4~ <g, g'>4 | <c c'>2 r2 |
}}
>>
>>
>>
}
</score>
{{SA|('''*''') Le '''②''' étant un 16 pieds, si on devait le remplacer par le '''①''', jouer à l’8{{e|ve}} inférieure.|fs=90%}}
{{brn|2}}
{{poem|Salut, Cœur de mon Dieu, symbole de clémence,
{{iv|4}}Source de paix et d’innocence,
{{iv}}Trésor d’amour, océan de bonté.
{{iv|4}}De toi sur nous, coulent sans cesse
{{iv}}Ces vives eaux de féconde jeunesse,
{{iv|4}}Qui vont jusqu’à l'Éternité.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/234
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15971749
15658472
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Psephos
145984
15971749
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{C|TABLE|fs=200%|sp=1px|mb=1em}}
{{C|DES TITRES, DU TON ET DES VOIX,|fs=125%|sp=1px|mb=1em}}
{{C|PAR ORDRE NUMÉRIQUE.|sp=1px}}
{{SDT2|l=6em|lh=2px|lb=0|esp=0|mb=2|mt=2.5}}
{{CorpsTdM|largeurs=26
|1.|'''La source d’eau vive,''' ''ut,'' chœur à voix égales, et solo de '''1'''{{e|re}} voix|{{pli|2|13}}
|2.|'''La voie, la vérité et la vie''' (Iº), ''ut,'' ch. 3 v. ég., et solo de '''3'''{{e|e}} ou de '''2'''{{e|e}}|{{pli|6|13}}
|3.|'''Id.''' (IIº), ''fa,'' ch. 4 v. inég., '''{{lié|S. A. T. B.}},''' et solo de '''1'''{{e|re}}|{{pli|10|13}}
|4.|'''L’éternelle charité''' (Iº), ''la,'' solo de '''1'''{{e|re}} ou de '''2'''{{e|e}}, ou unisson|{{pli|14|13}}
|5.|'''Id.''' ({{corr|Iº|IIº}}), ''ut,'' solo de '''1'''{{e|re}}, et ch. à 3 v. ég.|{{pli|16|13}}
|6.|'''Ses infinis bienfaits''' (Iº) {{lié|''si'' ♭}}, solo ou soli avec ch. à v. ég. ou inég., et solo de '''2'''{{e|e}}|{{pli|18|13}}
|7.|'''Id.''' (IIº), ''sol,'' ch. 4 v. inég., '''{{lié|S. S. T. B.}},''' et solo de voix quelconque|{{pli|22|13}}
|8.|'''Ses amabilités,''' ''ré,'' solo de '''1'''{{e|re}} ou '''2'''{{e|re}}, et ch. à 3 v. ég.|{{pli|26|13}}
|9.|'''Ses titres''' (litanies), (Iº), ''sol,'' ch. 4 v. ég. ou inég., et solo de '''1'''{{e|re}} ou de '''2'''{{e|e}}|{{pli|29|13}}
|10.|'''Id.''' (IIº), ''ré,'' ch. 3 v. ég., et solo de '''1'''{{e|re}}|{{pli|31|13}}
|11.|'''La source de tout bien,''' ''la,'' solo, trio ou ch. à 3 v. ég.|{{pli|33|13}}
|12.|'''Ses attraits,''' ''mi,'' solo de '''S.''' ou '''T.'''|{{pli|36|13}}
|13.|'''Élans de l’âme,''' ''la,'' ch. à 3 v. ég.|{{pli|38|13}}
|14.|'''Le foyer de vie,''' ''fa,'' unisson, ou solo de '''1'''{{e|re}} ou de '''2'''{{e|e}}, et ch. à 4 b. inég. '''{{lié|S. A. T. B.}}'''|{{pli|40|13}}
|15.|'''Son amour vivant,''' ''fa,'' solo de '''1'''{{e|re}}, et ch. à v. ég.|{{pli|42|13}}
|16.|'''Ma joie et mon bonheur,''' ''ré,'' solo de '''1'''{{e|re}}, et ch. à 4 v. inég. '''{{lié|S. A. T. B.}}''' |{{pli|44|13}}
|17.|'''Les symboles de son amour,''' ''si'' ♭, solo de '''1'''{{e|re}}, et ch. à 3 v. ég.|{{pli|46|13}}
|18.|'''Ses emblêmes,''' ''sol,'' duo ou ch. à 2 v. ég., et solo de '''1'''{{e|re}}|{{pli|48|13}}
|19.|'''Ses flammes,''' ''ut,'' solo de '''1'''{{e|re}}, et ch. ''ad libit.'' de 4 v. inég. '''{{lié|S. S. T. B.}}'''|{{pli|51|13}}
|20.|'''Notre trésor,''' ''sol,'' solo de '''2'''{{e|e}} ou de '''3'''{{e|e}}, et ch. à 3 v. ég.|{{pli|53|13}}
|21.|'''Viens régner seul,''' ''ut,'' solo de '''1'''{{e|re}}, et ch. à 4 v. ég.|{{pli|56|13}}
|22.|'''Donne-moi ton cœur,''' ''sol,'' solo de voix quelconque, ou unisson|{{pli|58|13}}
}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{C|TABLE|fs=200%|sp=1px|mb=1em}}
{{C|DES TITRES, DU TON ET DES VOIX,|fs=125%|sp=1px|mb=1em}}
{{C|PAR ORDRE NUMÉRIQUE.|sp=1px}}
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|{{t|{{Numéros||maj}}|85}}||{{t|Pages.|85}}}}
{{CorpsTdM|largeurs=26
|1.|'''La source d’eau vive,''' ''ut,'' chœur à voix égales, et solo de '''1'''{{e|re}} voix|{{pli|2|13}}
|2.|'''La voie, la vérité et la vie''' (Iº), ''ut,'' ch. 3 v. ég., et solo de '''3'''{{e|e}} ou de '''2'''{{e|e}}|{{pli|6|13}}
|3.|'''Id.''' (IIº), ''fa,'' ch. 4 v. inég., '''{{lié|S. A. T. B.}},''' et solo de '''1'''{{e|re}}|{{pli|10|13}}
|4.|'''L’éternelle charité''' (Iº), ''la,'' solo de '''1'''{{e|re}} ou de '''2'''{{e|e}}, ou unisson|{{pli|14|13}}
|5.|'''Id.''' ({{corr|Iº|IIº}}), ''ut,'' solo de '''1'''{{e|re}}, et ch. à 3 v. ég.|{{pli|16|13}}
|6.|'''Ses infinis bienfaits''' (Iº) {{lié|''si'' ♭}}, solo ou soli avec ch. à v. ég. ou inég., et solo de '''2'''{{e|e}}|{{pli|18|13}}
|7.|'''Id.''' (IIº), ''sol,'' ch. 4 v. inég., '''{{lié|S. S. T. B.}},''' et solo de voix quelconque|{{pli|22|13}}
|8.|'''Ses amabilités,''' ''ré,'' solo de '''1'''{{e|re}} ou '''2'''{{e|re}}, et ch. à 3 v. ég.|{{pli|26|13}}
|9.|'''Ses titres''' (litanies), (Iº), ''sol,'' ch. 4 v. ég. ou inég., et solo de '''1'''{{e|re}} ou de '''2'''{{e|e}}|{{pli|29|13}}
|10.|'''Id.''' (IIº), ''ré,'' ch. 3 v. ég., et solo de '''1'''{{e|re}}|{{pli|31|13}}
|11.|'''La source de tout bien,''' ''la,'' solo, trio ou ch. à 3 v. ég.|{{pli|33|13}}
|12.|'''Ses attraits,''' ''mi,'' solo de '''S.''' ou '''T.'''|{{pli|36|13}}
|13.|'''Élans de l’âme,''' ''la,'' ch. à 3 v. ég.|{{pli|38|13}}
|14.|'''Le foyer de vie,''' ''fa,'' unisson, ou solo de '''1'''{{e|re}} ou de '''2'''{{e|e}}, et ch. à 4 b. inég. '''{{lié|S. A. T. B.}}'''|{{pli|40|13}}
|15.|'''Son amour vivant,''' ''fa,'' solo de '''1'''{{e|re}}, et ch. à v. ég.|{{pli|42|13}}
|16.|'''Ma joie et mon bonheur,''' ''ré,'' solo de '''1'''{{e|re}}, et ch. à 4 v. inég. '''{{lié|S. A. T. B.}}''' |{{pli|44|13}}
|17.|'''Les symboles de son amour,''' ''si'' ♭, solo de '''1'''{{e|re}}, et ch. à 3 v. ég.|{{pli|46|13}}
|18.|'''Ses emblêmes,''' ''sol,'' duo ou ch. à 2 v. ég., et solo de '''1'''{{e|re}}|{{pli|48|13}}
|19.|'''Ses flammes,''' ''ut,'' solo de '''1'''{{e|re}}, et ch. ''ad libit.'' de 4 v. inég. '''{{lié|S. S. T. B.}}'''|{{pli|51|13}}
|20.|'''Notre trésor,''' ''sol,'' solo de '''2'''{{e|e}} ou de '''3'''{{e|e}}, et ch. à 3 v. ég.|{{pli|53|13}}
|21.|'''Viens régner seul,''' ''ut,'' solo de '''1'''{{e|re}}, et ch. à 4 v. ég.|{{pli|56|13}}
|22.|'''Donne-moi ton cœur,''' ''sol,'' solo de voix quelconque, ou unisson|{{pli|58|13}}
}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Chronique de la régence et du règne de Louis XV, (Charpentier), 1858/1746/Mai
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Acélan
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Chronique de la régence et du règne de Louis XV, (Charpentier), 1858/1746/Juin
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Acélan
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Chronique de la régence et du règne de Louis XV, (Charpentier), 1858/1747/Janvier
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Acélan
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Chronique de la régence et du règne de Louis XV, (Charpentier), 1858/1747/Décembre
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Acélan
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Psephos
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{{c|{{t|DE L’EXÉCUTION MUSICALE|175}}<ref>Les artistes nous pardonneront d’entrer dans ces explications. Nous les croyons utiles à bien des directeurs, qui n’ont jamais eu à leur disposition ni les conseils de maîtres habiles, ni les leçons des livres traitant de ces matières.</ref>|mb=2em|sp=1px}}
La bonne exécution est en musique d’une importance extrême ; sans elle la musique écrite est une lettre morte. C’est l’exécution qui la fait vivre et agir ; elle seule qui lui fait produire son effet et obtenir sa fin. La musique la plus parfaite mal exécutée est deux fois détestable. Une musique médiocre, au contraire, mais bien exécutée est toujours supportable et souvent bien accueillie. « Le meilleur des discours, c’est le mieux débité, » disait jadis un grand orateur ; la meilleure musique, dirons-nous à notre tour, c’est la mieux exécutée.
Aussi quels soins lui sont donnés dans le monde ! Et cela pour la gloire, pour le plaisir, par simple amour de l’art, pour éviter des critiques amères ou de pénibles échecs. À l’église, au contraire, où il ne s’agit plus d’amuser l’oreille, mais de louer le Très-Haut, d’édifier les fidèles, d’élever aux choses du ciel les esprits et les cœurs, de rendre ainsi à la musique sa divine mission, où d’ailleurs le chant par lui-même est du genre le plus élevé et le plus difficile, nous ne dirons pas ce que bien des fois, hélas ! on nous a fait entendre, mais on nous croira sans peine si nous protestons que notre vif désir est d’éviter à nos œuvres de pareilles exécutions. Le bon vouloir de chacun est ici hors de cause ; mais tous les directeurs ont-ils sur leurs fonctions les notions nécessaires ? Nous serions trop heureux si ces renseignements pouvaient venir en aide à l’inexpérience ou à la bonne volonté de quelques-uns.
{{brn|1}}
L’exécution en chœur, comme la plus importante et la plus difficile, réclame les premières et les plus longues explications. Nous parlerons plus brièvement ensuite des solistes, des unissons et de l’accomagnement.
{{brn|1}}
La perfection d’un chœur dépend surtout des points suivants : 1º{{lié}}qualité et nombre des voix ; —{{lié}}2º{{lié}}justesse d’intonation ; —{{lié}}3º{{lié}}maintien du ton ; —{{lié}}4º{{lié}}mesure, attaque, ensemble ; —{{lié}}5º{{lié}}prononciation ; —{{lié}}6º{{lié}}qualité des sons ; —{{lié}}7º{{lié}}nuances et gradations ; —{{lié}}8º{{lié}}intelligence et expression du morceau. Un mot sur chacun de ces points.
{{brn|1}}
'''1º Qualité et nombre des voix. —''' Distinguer d’abord les deux grands genres de voix : voix d’hommes et voix de femmes<ref>Les vois des jeunes gens, après la mue complète, sont des voix d’hommes ; avant la mue, ce sont simplement des voix de femmes. Cette mue dure un, deux et même trois ans, plus ou moins, et ne commence guère avant l’âge de douze à treize ans. Chez les jeunes personnes elle n’altère presque point la voix ; au contraire, à la fin elle la rend plus forte et mieux timbrée. Durant la mue, éviter les cris, les enrouements prolongés et même toute espèce de chant.</ref>. Chacun de ces deux genres se divise, quant à l’étendue, en voix hautes, moyennes et basses, que l’on désigne par les noms respectifs de {{1ers}} dessus, ou, en italien, {{1ers}} sopranos, 2{{e|mes}} dessus ou altos, et contraltos, pour les femmes et les jeunes enfants ; — de ténors ou tailles, barytons et basses pour les hommes faits. Afin de multiplier les parties, on subdivise encore les ténors en {{1ers}} et en 2{{e|mes}} ; il en est de même pour les basses et pour quelques autres voix. — L’étendue de chaque voix est, en général, d’une octave et demie ; les voix hautes vont du ''ré'' au-dessous de la portée en clef de ''sol,'' jusqu’à la {{11e}} note suivante, c’est-à-dire jusqu’au ''sol'' au-dessus de la portée ; les voix moyennes commencent et finissent deux notes plus bas ; les voix basses aussi deux notes plus bas que les voix moyennes, c’est-à-dire du ''sol,'' {{1re}} ligne de la portée en clef de ''fa,'' jusqu’à l’''ut,'' {{1re}} ligne supplémentaire au-dessus. On se permet encore pour chaque voix une note de plus dans le haut et dans le bas ; mais les sons préférables sont toujours dans les notes du milieu de chaque voix. — Chœur à ''voix égales,'' signifie chœur composé ''exclusivement'' de voix d’hommes, comme sont les orphéons ; ou de voix de femmes, comme dans les pensionnats de demoiselles. S’il y a réunion des deux genres de voix, le chœur est dit à voix ''inégales,'' comme dans les théâtres, ou vien dans les petits séminaires, les colléges, les maîtrises, etc., où les enfants remplacent les voix de femmes. — Les chœurs à voix égales sont à 2, à 3 ou à 4 parties, rarement au delà. Les chœurs à voix inégales n’ont pas de nombre de parties bien fixe. À 3 parties,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/222
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Psephos
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
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{{c|'''SES FLAMMES'''|fs=125%|sp=2px|mb=1em}}
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\override InstrumentName.self-alignment-X = #CENTER
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"TON" }
\line {
\small "transposé." }}
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\clef "treble_8"
\relative c {
\tempo " " 2 = 44
fis2 fis4 \breathe d e fis a2 g g fis \breathe | a2 e4 fis g2 fis e4. d8 d2 | \breathe
g2 g4 g fis2 b \breathe a4 b cis2 b \breathe | d cis4 b cis2 d b4 a b2 \breathe | e, b'4 c b2 \breathe a g4 e g2 fis \breathe |
a b4 a g fis e2 d e \breathe | a b4 cis d2 cis b4 cis b2 a \breathe | d cis4 d b2 a g4.^\markup\italic{rit.} fis8 fis1 |
}
\new Lyrics \lyricmode {
Jé2 -- sus,4 de vo -- tre Cœur2 de Pè -- re Est sor4 -- ti ce2 cri gé4. -- né8 "reux :"2
"« Je"2 suis4 des -- cen2 -- du sur4 la ter2 -- re Pour je4 -- ter la2 flam -- me4 des Cieux.2 "Ah !" je4 vou -- drais2 que l’in4 -- cen -- di2 -- e
Se pro4 -- pa -- geât dans tous2 les "cœurs !…" Et que4 cet4 -- te2 ter2 -- "re at"4 -- tié -- di2 -- e Se ra4 -- ni -- mât2 à mes4. ar8 -- "deurs ! »"1
}
>>
\new PianoStaff \with {
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midiInstrument = "reed organ"
}<<
\new Staff <<
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\new Voice {\voiceOne
\relative c' {
<a fis'>2 fis'4 d e fis <fis a>2 <b, g'>2 2 <a fis'>-+ \breathe | <fis' a>2 e4 fis g2 <a, fis'>2 <a e'>4. <fis d'>8 2 \breathe |
<b g'>2 <cis g'>2 <a fis'>2 <d b'>2 <e a>4 <fis b> cis'2 <d, b'>2 \breathe | <fis d'>2 <e cis'>4 <d b'>4 <e cis'>2 s2 <g b>4 <e a>4 <d b'>2-+ \breathe | <b e>2 b'4 c <d, b'>2 <fis a>2 <b, g'>4 <c e>4 g'2 <a, fis'>2 \breathe |
<cis a'>2 b'4 a g fis <b, e>2 d2 <cis e>2 \breathe | <cis a'>2 b'4 cis <fis, d'>2 s2 b4 cis <d, b'>2 <cis a'>2 \breathe | s2 <e cis'>4 <d d'>4_~ <d b'>2 <fis a>2 <b, g'>4. <a fis'>8-+ 1
}}
\new Voice {
\relative c' {\voiceTwo
s2 d2 cis s2*4 | s2 a2 d4 e s2*3 |
s2*5 g4 a s2 | s2*3 <a d>2 s1 | s2 g2 s2*3 b,4 g s2 |
s2 fis'2 b, s2 d2 s2 | s2 g2 s2 <a cis>2 fis2 s1 | <a d>2
}}
>>
\new Staff <<
\clef bass \key d \major \time 2/2
\relative c {
\cadenzaOn
fis2 b a d, g e fis \breathe \bar "|"
d cis b4 cis4 d2 cis4. d8 d2 \breathe \bar "|"
e e d b cis4 d e fis g2 \breathe \bar "|"
d2 a'4 b a2 fis e4 cis b2 \breathe \bar "|"
g'2 e g d e e d \breathe \bar "|"
fis4 e d2 e g b a \breathe \bar "|"
fis e d fis d g a \breathe \bar "|"
fis a4 b g2 d e4. fis8 fis1 \bar "|."
}
>>
>>
>>
</score>
{{d|(Voir les autres strophes ci-dessus, {{No|19|cap}}, {{pg|51}}.|2|fs=90%}}<section end="92"/>
{{brn|2}}
<section begin="93"/>{{c|'''L’ESPOIR DE LA JEUNESSE.'''|fs=125%|sp=2px|mb=1em}}
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\time 2/2
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\relative c' {
\tempo "" 2 = 56
f2^\markup\bold{REFRAIN.} e d a' g a \breathe d c d a1 a2 \breathe g f e f g a c b!2. a4 a1
\once\stemDown a4^( b) c2 a g \breathe a g f d e f1 e2 \breathe d f a a( g) e d4 e f2( e2.) d4 d1
a'2^\markup\bold{STROPHES.} a b! c1 \breathe a2 g2. a4 g f f2 e \breathe e f d f \breathe e g a g2. a4 b!1 \breathe
% p 210
c2 d a c \breathe b! a g a4. g8 f1 e2 \breathe |
e4( d) g2 a4( b) c2 \breathe b! d c b!2. a4 a1 \breathe |\break
a2 g f bes \breathe a2. g4 g2 a2. g4 g1 f2 \breathe |
a2 g a d, \breathe e f a g2. f4 g1 \breathe |\break
c2 b! c a1 \breathe b4 c d1 c4 b c1 a2 \breathe |
a c a g \breathe a g g1 f4 e f1 \breathe |\break
g2 a bes a \breathe d, e g f2. e4 d1
\bar "|." }
\new Lyrics \lyricmode {
Ten2 -- dre Jé -- sus, a -- mi de ma jeu -- nes1 -- se,2 \bar "|" Dans le dan -- ger ma voix t’ap -- pel2. -- le4 -- ra,1 \bar "|"
Ton2 di -- vin Cœur, aux cris de ma dé -- tres1 -- se,2 \bar "|" Pour m’a -- bri -- ter,1 a2 -- lors4 s’ent -- r’ou2*5/2 -- vri4 -- ra.1 \bar "||" \break
Je2 sens en moi1 la2 guer2. -- re4 qui com -- men2 -- "ce :" \bar "|" Mon cœur, mes sens, ré -- vol -- tés à2. la4 fois,1 \breathe \bar "|"
% p 210
De2 la ver -- tu com -- bat -- tent l’in4. -- flu8 -- en1 -- ce,2 \bar "|" Et du pé -- ché me pré -- sen -- tent2. les4 lois.1 \bar "|"
Plus2 tard hé -- "las !" sans2. se4 -- cours2 et2. sans4 gui1 -- de,2 \bar "|" Dans ces as -- sauts, que se -- ra -- "t-il"2. de4 "moi ?"1 \bar "|"
Je2 pé -- ri -- rai,1 si4 tu n’es1 mon4 é -- gi1 -- de,2 \bar "|" Cœur de Jé -- sus, mon es -- poir1 est4 en toi,1 \bar "|"
Cœur2 de Jé -- sus, mon es -- poir est2. en4 "toi !"1 \bar "|."
}
>>
\new PianoStaff \with {
instrumentName = \markup\bold\huge "Nº. 93"
midiInstrument="church organ"
}<<
\new Staff <<
\time 2/2
% DROITE 1
\new Voice {
\relative c' { \voiceOne
f2 e <bes d>2 a'2 g a d c d a1 s2 | <c, g'>2 <a f'> <bes e> <a f'> <e' g> <c a'> <g' c> <d b'>2. <c a'>4 1 |
<c a'>4_( <d b'>) <e c'>2 <f a> g2 a <e g> <a, f'> <bes d> <g e'> f'1 <c e>2 \breathe | d2_~ <d f>2 a' a <e g> <g, e'> d'4 e f2( e2.) <f, d'>4 1 |
a'2 a <e b'>2 <e c'>1 <c a'>2 g'2. a4 g f <b, e>2 <c e> | e f <bes, d> <a f'> e' g a <e g>2. <c f a>4 <d g b!>1 |
% p 210
s2 d'2 a <e c'> <d b'!> <c a'> <e g> a4. g8 <d f>1 <c e>2 \breathe |
e4 d <c g'>2 a'4 b! <e, c'>2 <g b!> <f d'> <a c> <d, b'!>2. <c a'>4 1 \breathe |
q2 <e g> f bes <f a>2. <e g>4 2 <c a'>2. <d g>4 <c d g>1 <a f'>2 \breathe |
a' g <f a> <b,! d> e f <c a'> <e g>2. <d f>4 <e g>1 \breathe |
<e c'>2 <f b!> <g c> a1 b4 c d1 c4 b c1 <c, a'>2 \breathe |
c1_~ c_~ q2 <e g> <d g>1 f4 e f1 \breathe |
<e g>2 a <d, bes'> <f a>_( <f, d'>) <c' e> <bes g'> <a f'>2. <c e>4 <f, d'>1
}}
% DROITE 2
\new Voice {
\relative c' { \voiceTwo
a1 s2 c1 f~ f~ f~ \once\stemUp <f a>2 \breathe
s2*11 \breathe
s2*3 c1 s2*4 f,4 g a bes s2 \breathe
d2 s2 c1 s1 bes2 c4 d g,2 a4 s4 s1
c1 s2*4 e1 a,2 s1 \breathe
c1 s1 c1~ c s2 s1 \breathe
% p 210
<a' c>2 f1 s2 s s s c s1. |
a2 s f' s1*4 |
s1 d s1*4 |
c1 s c s2 s2. s4 s1 |
s2 s2 s2 c1 g'2 f1 e2~ e1 s2 |
\voiceOne a2 c a g \voiceTwo s1 s1 <g, c>2 a1 |
s2 f'4 e
}}
>>
% GAUCHE
\new Staff <<
\clef bass \time 2/2
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d2 c bes f' e d bes a bes d1 d2 \breathe | e f g d c f e g2. a4 a1 \breathe |
f2 c d e a, c d g c, d1 c2 \breathe | bes1 f2 a c c g a4( bes c2.) d4 d1 |
a'2 a g a1 a,2 c1 d
c2 % corr ?? C'est trop long
\breathe | c2 a bes f a e' f c'2. a4 g1 \breathe |
% p 210
f2 d1 c2 g' a c f, bes( bes,!) c \breathe |
f e d c e d f g2. a4 a1 \breathe |
f2 c d g f2. c4 c2 a2. bes4 c1 f2 \breathe |
f e d g c, a f c'1~ c \breathe |
c2 d e f1 e2 d1 g2 a1( a,2) \breathe |
f' a f e f c bes1 c2 f,1 \breathe |
c'2 f g d bes a g d'2. c4 d1 | }>>
>>
>>
}
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a b4 a g fis e2 d e \breathe | a b4 cis d2 cis b4 cis b2 a \breathe | d cis4 d b2 a g4.^\markup\italic{rit.} fis8 fis1 |
}
\new Lyrics \lyricmode {
Jé2 -- sus,4 de vo -- tre Cœur2 de Pè -- re Est sor4 -- ti ce2 cri gé4. -- né8 "reux :"2
"« Je"2 suis4 des -- cen2 -- du sur4 la ter2 -- re Pour je4 -- ter la2 flam -- me4 des Cieux.2 "Ah !" je4 vou -- drais2 que l’in4 -- cen -- di2 -- e
Se pro4 -- pa -- geât dans tous2 les "cœurs !…" Et que4 cet4 -- te2 ter2 -- "re at"4 -- tié -- di2 -- e Se ra4 -- ni -- mât2 à mes4. ar8 -- "deurs ! »"1
}
>>
\new PianoStaff \with {
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<a fis'>2 fis'4 d e fis <fis a>2 <b, g'>2 2 <a fis'>-+ \breathe | <fis' a>2 e4 fis g2 <a, fis'>2 <a e'>4. <fis d'>8 2 \breathe |
<b g'>2 <cis g'>2 <a fis'>2 <d b'>2 <e a>4 <fis b> cis'2 <d, b'>2 \breathe | <fis d'>2 <e cis'>4 <d b'>4 <e cis'>2 s2 <g b>4 <e a>4 <d b'>2-+ \breathe | <b e>2 b'4 c <d, b'>2 <fis a>2 <b, g'>4 <c e>4 g'2 <a, fis'>2 \breathe |
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\new Voice {
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}}
>>
\new Staff <<
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\cadenzaOn
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g'2 e g d e e d \breathe \bar "|"
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>>
>>
>>
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a'2^\markup\bold{STROPHES.} a b! c1 \breathe a2 g2. a4 g f f2 e \breathe e f d f \breathe e g a g2. a4 b!1 \breathe
% p 210
c2 d a c \breathe b! a g a4. g8 f1 e2 \breathe |
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a2 g f bes \breathe a2. g4 g2 a2. g4 g1 f2 \breathe |
a2 g a d, \breathe e f a g2. f4 g1 \breathe |\break
c2 b! c a1 \breathe b4 c d1 c4 b c1 a2 \breathe |
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g2 a bes a \breathe d, e g f2. e4 d1
\bar "|." }
\new Lyrics \lyricmode {
Ten2 -- dre Jé -- sus, a -- mi de ma jeu -- nes1 -- se,2 \bar "|" Dans le dan -- ger ma voix t’ap -- pel2. -- le4 -- ra,1 \bar "|"
Ton2 di -- vin Cœur, aux cris de ma dé -- tres1 -- se,2 \bar "|" Pour m’a -- bri -- ter,1 a2 -- lors4 s’ent -- r’ou2*5/2 -- vri4 -- ra.1 \bar "||" \break
Je2 sens en moi1 la2 guer2. -- re4 qui com -- men2 -- "ce :" \bar "|" Mon cœur, mes sens, ré -- vol -- tés à2. la4 fois,1 \breathe \bar "|"
% p 210
De2 la ver -- tu com -- bat -- tent l’in4. -- flu8 -- en1 -- ce,2 \bar "|" Et du pé -- ché me pré -- sen -- tent2. les4 lois.1 \bar "|"
Plus2 tard hé -- "las !" sans2. se4 -- cours2 et2. sans4 gui1 -- de,2 \bar "|" Dans ces as -- sauts, que se -- ra -- "t-il"2. de4 "moi ?"1 \bar "|"
Je2 pé -- ri -- rai,1 si4 tu n’es1 mon4 é -- gi1 -- de,2 \bar "|" Cœur de Jé -- sus, mon es -- poir1 est4 en toi,1 \bar "|"
Cœur2 de Jé -- sus, mon es -- poir est2. en4 "toi !"1 \bar "|."
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}}
% DROITE 2
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% p 210
<a' c>2 f1 s2 s s s c s1. |
a2 s f' s1*4 |
s1 d s1*4 |
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s2 f'4 e
}}
>>
% GAUCHE
\new Staff <<
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a'2 a g a1 a,2 c1 d
c2 % corr ?? C'est trop long
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% p 210
f2 d1 c2 g' a c f, bes( bes,!) c \breathe |
f e d c e d f g2. a4 a1 \breathe |
f2 c d g f2. c4 c2 a2. bes4 c1 f2 \breathe |
f e d g c, a f c'1~ c \breathe |
c2 d e f1 e2 d1 g2 a1( a,2) \breathe |
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c'2 f g d bes a g d'2. c4 d1 | }>>
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>>
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15971332
2026-08-08T14:47:02Z
Psephos
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Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/11
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Psephos
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>leurs combinaisons ordinaires sont : {{1er}} Sopr., Alt. ou {{2e}} Sopr. et Bas., ou bien {{1er}} ou {{2e}} Sopr., Tén. et Bas. À 4 parties, c’est le plus communément {{lié|S. A. T. B.}} On trouve assez souvent S. ou A., {{1er}} T., {{2e}} T. ou Baryton et B. Remarquer qu’autrefois la voix basse des femmes, ou contralto, était chantée à l’octave inférieure par de très-hauts ténors appelés hautes-contre.
Un chœur est bien proportionné dans ses parties, lorsque chacune donne à peu près le même volume de son, et que pareilles aux notes d’un orgue ou d’un piano, elles se fondent bien l’une dans l’autre, sans jamais se dominer ou se couvrir, en laissant néanmoins les parties mélodiques toujours un peu en relief. Le nombre des chanteurs de chaque partie dépendra donc de la force individuelle de leur voix. Pour qu’un chœur de voix faites soit un peu fourni, il faut au moins une vingtaine de voix d’un volume ordinaire ; un chœur moins nombreux est faible et grêle, à moins qu’on ne doive chanter dans un petit local.
{{brn|1}}
'''2º Justesse d’intonation. —'''C’est évidemment la première qualité à obtenir ; chanter faux, c’est être absolument insupportable. Ainsi, avant de commencer, bien donner et bien prendre le ton. Un défaut très-ordinaire dans les chœurs faibles, c’est de prendre un peu trop bas les tierces majeures.
{{brn|1}}
'''3º Maintien du ton.''' —{{lié}}Dans les chants graves et peu rhythmés, et en général dans les notes un peu basses, on est porté à baisser ; au contraire, dans les tons élevés, dans les mouvements rapides et marqués, on force la voix et l’on détone. Les voix d’hommes sont portées à hausser et les voix de femmes à faiblir. Les voix d’enfants tombent avec une égale facilité dans les deux défauts en les exagérant, surtout si le morceau est long et fatigant. C’est à l’accompagnateur de veiller spécialement sur le maintien du ton, en soutenant les faibles et en modérant les forts.
{{brn|1}}
'''4º Mesure, attaque, ensemble. —''' Que le directeur sache bien exactement, par les indications très-précises du métronome<ref>Le ''métronome,'' ou régulateur de la mesure, consiste essentiellement en un balancier gradué dont on peut à volonté accélérer ou ralentir les oscillations en abaissant ou en haussant un petit poids qui glisse le long de la tige oscillante. À chaque oscillation un petit coup sec marque les temps de la mesure. —{{lié}}Cette indication 𝅗𝅥{{lié}}={{lié}}60, ou celle-ci 𝅘𝅥{{lié}}={{lié}}60, ou bien encore 𝅘𝅥𝅮{{lié}}={{lié}}60, signifient que chaque blanche, chaque noire, ou chaque croche, vaut une seconde, c’est-à-dire un peu moins qu’un battement du pouls. Plus les chiffres sont élevés, plus aussi le mouvement est rapide. Ainsi : 𝅗𝅥{{lié}}={{lié}}120, ou 𝅘𝅥{{lié}}={{lié}}120, ou enfin 𝅘𝅥𝅮{{lié}}={{lié}}120, expriment des mouvements deux fois plus rapides que les précédents, c’est-à-dire un peu moins qu’une seconde, ou qu’un demi-battement du pouls pour chacune de ces valeurs de note.</ref>, et par le sentiment du morceau, quel en est le vrai mouvement trop vaguement désigné par les mots italiens en usage. Rien ne défigure une composition comme de la prendre trop vite ou trop lentement. À l’église un peu de lenteur ne sied pas mal, pourvu cependant qu’on ne traîne pas. —{{lié}}Pour obtenir de la franchise dans l’attaque et de la précision dans l’ensemble, marquer la mesure avec vigueur et la faire remarquer. Dans le courant des morceaux rapides, souvent on se laisse emporter ; on languit, on traîne, au contraire, dans les morceaux lents et soutenus. Rester toujours maîtres de soi et attentifs à la mesure. Presser ou ralentir bien ensemble, et suivre de l’œil la baguette du directeur, qui doit alors décomposer les temps. —{{lié}}Donner aux notes leur valeur très-exacte, soutenir les longues, couler ou détacher les brèves, veiller à ce que les croches, dans un mouvement un peu lent, aient toujours leur valeur parfaitement identique : on en fait très-souvent des croches pointées et piquées. Quant à ces dernières, aux noires suivies d’une croche dans la mesure à six-huit, et aux noires pointées suivies d’une croche dans les autres mesures, rien de plus fréquent que d’entendre saccader la première pour faire de la suivante une triple ou une quadruple croche précédée d’un silence. Ces défauts, très-communs, donnent un caractère sautillant, tout à fait vulgaire et particulièrement désagréable dans les chants d’église.
{{brn|1}}
'''5º''' La '''prononciation''' est généralement très-défectueuse. Dans les endroits chantés ''piano,'' on articule si mollement les consonnes que l’on ne fait pas saisir un mot, et dans les ''forte,'' on altère le son propre des voyelles en exagérant : c’est juste l’inverse de ce qu’il faudrait. Faire tous les efforts possibles pour que les auditeurs, même assez éloignés, saisissent distinctement toutes les paroles, sans quoi le chant d’église n’est qu’un vain bruit.
{{brn|1}}
'''6º Qualité des sons. —''' La bonne qualité des sons, plus rare et plus recherchée que la quantité, est aussi ce qui donne son vrai charme à la musique. Les timbres sont les couleurs des<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>leurs combinaisons ordinaires sont : {{1er}} Sopr., Alt. ou {{2e}} Sopr. et Bas., ou bien {{1er}} ou {{2e}} Sopr., Tén. et Bas. À 4 parties, c’est le plus communément {{lié|S. A. T. B.}} On trouve assez souvent S. ou A., {{1er}} T., {{2e}} T. ou Baryton et B. Remarquer qu’autrefois la voix basse des femmes, ou contralto, était chantée à l’octave inférieure par de très-hauts ténors appelés hautes-contre.
Un chœur est bien proportionné dans ses parties, lorsque chacune donne à peu près le même volume de son, et que pareilles aux notes d’un orgue ou d’un piano, elles se fondent bien l’une dans l’autre, sans jamais se dominer ou se couvrir, en laissant néanmoins les parties mélodiques toujours un peu en relief. Le nombre des chanteurs de chaque partie dépendra donc de la force individuelle de leur voix. Pour qu’un chœur de voix faites soit un peu fourni, il faut au moins une vingtaine de voix d’un volume ordinaire ; un chœur moins nombreux est faible et grêle, à moins qu’on ne doive chanter dans un petit local.
{{brn|1}}
'''2º Justesse d’intonation. —''' C’est évidemment la première qualité à obtenir ; chanter faux, c’est être absolument insupportable. Ainsi, avant de commencer, bien donner et bien prendre le ton. Un défaut très-ordinaire dans les chœurs faibles, c’est de prendre un peu trop bas les tierces majeures.
{{brn|1}}
'''3º Maintien du ton.''' —{{lié}}Dans les chants graves et peu rhythmés, et en général dans les notes un peu basses, on est porté à baisser ; au contraire, dans les tons élevés, dans les mouvements rapides et marqués, on force la voix et l’on détone. Les voix d’hommes sont portées à hausser et les voix de femmes à faiblir. Les voix d’enfants tombent avec une égale facilité dans les deux défauts en les exagérant, surtout si le morceau est long et fatigant. C’est à l’accompagnateur de veiller spécialement sur le maintien du ton, en soutenant les faibles et en modérant les forts.
{{brn|1}}
'''4º Mesure, attaque, ensemble. —''' Que le directeur sache bien exactement, par les indications très-précises du métronome<ref>Le ''métronome,'' ou régulateur de la mesure, consiste essentiellement en un balancier gradué dont on peut à volonté accélérer ou ralentir les oscillations en abaissant ou en haussant un petit poids qui glisse le long de la tige oscillante. À chaque oscillation un petit coup sec marque les temps de la mesure. —{{lié}}Cette indication 𝅗𝅥{{lié}}={{lié}}60, ou celle-ci 𝅘𝅥{{lié}}={{lié}}60, ou bien encore 𝅘𝅥𝅮{{lié}}={{lié}}60, signifient que chaque blanche, chaque noire, ou chaque croche, vaut une seconde, c’est-à-dire un peu moins qu’un battement du pouls. Plus les chiffres sont élevés, plus aussi le mouvement est rapide. Ainsi : 𝅗𝅥{{lié}}={{lié}}120, ou 𝅘𝅥{{lié}}={{lié}}120, ou enfin 𝅘𝅥𝅮{{lié}}={{lié}}120, expriment des mouvements deux fois plus rapides que les précédents, c’est-à-dire un peu moins qu’une seconde, ou qu’un demi-battement du pouls pour chacune de ces valeurs de note.</ref>, et par le sentiment du morceau, quel en est le vrai mouvement trop vaguement désigné par les mots italiens en usage. Rien ne défigure une composition comme de la prendre trop vite ou trop lentement. À l’église un peu de lenteur ne sied pas mal, pourvu cependant qu’on ne traîne pas. —{{lié}}Pour obtenir de la franchise dans l’attaque et de la précision dans l’ensemble, marquer la mesure avec vigueur et la faire remarquer. Dans le courant des morceaux rapides, souvent on se laisse emporter ; on languit, on traîne, au contraire, dans les morceaux lents et soutenus. Rester toujours maîtres de soi et attentifs à la mesure. Presser ou ralentir bien ensemble, et suivre de l’œil la baguette du directeur, qui doit alors décomposer les temps. —{{lié}}Donner aux notes leur valeur très-exacte, soutenir les longues, couler ou détacher les brèves, veiller à ce que les croches, dans un mouvement un peu lent, aient toujours leur valeur parfaitement identique : on en fait très-souvent des croches pointées et piquées. Quant à ces dernières, aux noires suivies d’une croche dans la mesure à six-huit, et aux noires pointées suivies d’une croche dans les autres mesures, rien de plus fréquent que d’entendre saccader la première pour faire de la suivante une triple ou une quadruple croche précédée d’un silence. Ces défauts, très-communs, donnent un caractère sautillant, tout à fait vulgaire et particulièrement désagréable dans les chants d’église.
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'''5º''' La '''prononciation''' est généralement très-défectueuse. Dans les endroits chantés ''piano,'' on articule si mollement les consonnes que l’on ne fait pas saisir un mot, et dans les ''forte,'' on altère le son propre des voyelles en exagérant : c’est juste l’inverse de ce qu’il faudrait. Faire tous les efforts possibles pour que les auditeurs, même assez éloignés, saisissent distinctement toutes les paroles, sans quoi le chant d’église n’est qu’un vain bruit.
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'''6º Qualité des sons. —''' La bonne qualité des sons, plus rare et plus recherchée que la quantité, est aussi ce qui donne son vrai charme à la musique. Les timbres sont les couleurs des<noinclude>
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*Dear Sir/Madam,
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Chronique de la régence et du règne de Louis XV, (Charpentier), 1858/1760/Octobre
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude><nowiki/>
'''Baccarat''' (''ra''), ch.-l. de c. (Meurthe-et-Mos.), arr. de Lunéville ; {{nobr|5,036 h.}}
'''Bacchanale''', célèbre [[d:Q3632485|tableau du Titien]], musée de Madrid [[d:Q1206860|{{Dclf-}} du même]], à la National Gallery [[d:Q9163852|{{Dclf-}} de Poussin]], à la même galerie [[d:Q18761416|{{Dclf-}} du même]], au Louvre [[d:Q29866376|{{Dclf-}} de Rubens]], musée de Munich. Ces diverses peintures passent à bon droit pour être autant de chefs-d’œuvre.
'''Bacchante''', statue antique, au Vatican {{Dclf-}} id. au musée de Berlin {{Dclf-}} id. au Louvre {{Dclf-}} statue moderne de M. Carrier-Belleuse, salon de 1863 {{Dclf-}} tableau d’A. Carrache, aux Offices {{Dclf-}} de M. Bouguereau, au musée de Bordeaux.
'''Bacchante et Centaure''', groupe en marbre, de Pradier, au musée de Rouen.
'''Bacchante et Satyre''', [[d:Q19120310|groupe en marbre, de Pradier]], salon de 1835 [[d:Q98835104|{{Dclf-}} id. de M. Grauck]], salon de 1857.
'''Bacchantes''' (''les''), tragédie d’Euripide, une des pièces les plus parfaites de ce poète (406 av. J.-C.).
'''Bacchus''' (''kuce''), dieu du vin, fils de Jupiter et de Sémélé. Ce nom se prend souvent pour la personnification du vin : ''Les adorateurs, les disciples, les enfants, les suppôts de Bacchus''. ''Par Bacchus !'' est une locution interjective empruntée de l’italien ''{{lang|it|per Bacco !}}'' ou du latin ''{{lang|la|per Bacchum}}'' ; c’est une espèce de serment qui veut dire : ''J’en jure par Bacchus''.
On sait que Bacchus fut d’un grand secours à son père Jupiter dans la guerre des dieux contre les géants. Pendant la chaleur du combat, le maître de l’Olympe excitait son courage par cette exclamation : « ''Evohe, Bacche, Evohe !'' » Bien, mon fils ! ''courage, Bacchus !'' Ce mot est resté un des surnoms de Bacchus.
'''Bacchus''' (''statues diverses de''), antiques au musée des Études, aux Offices, au Louvre, au musée de Madrid, au Vatican, etc.
'''Bacchus Indien''', statue antique au Vatican {{Dclf-}} id., au Louvre.
'''Bacchus et Ampelos''', groupe antique, musée des Offices.
'''Bacchus ivre''', petite statue de Michel-Ange, musée des Offices (Florence).
'''Bacchus et Leucothoé''', groupe en marbre, de M. Dumont (Salons de 1831 et 1855) {{Dclf-}} groupe antique, au musée de Munich.
'''Bacchylides''', poète lyrique grec du {{-s|v}}, neveu de Simonide et oncle d’Eschyle.
'''Bach''' (''bak''), nom d’une famille célèbre de musiciens et compositeurs allemands.
'''Bachaumont''', littérateur fr. collaborateur de Chapelle (1625-1702).
[[d:Q43197950|'''Bachelier de Salamanque''' (''le''), ou ''Mémoires de don Chérubin de la Ronda'']], le dernier des romans dus à la plume fine, élégante et spirituelle de Le Sage (1736, 2 vol. in-12), Bien que cet ouvrage se ressente de la vieillesse de l’auteur, on y rencontre encore certains chapitres qui rappellent de temps en temps la verve brillante de ''Gil Blas''.
'''Bacciochi''' (''Elisa Bonaparte, princesse''), sœur de {{nobr|Napoléon {{Ier}}}} (1777-1820).
'''Backuysen''', célèbre peintre de l’école flamande (1631-1709).
'''Bacler d’Albe''', peintre et ingénieur géographe fr. (1761-1824).
'''Bacon''' (''Roger''), moine anglais, savant physicien, un de ceux à qui on attribue l’invention de la poudre (1214-1294).
'''Bacon''' (''François''), célèbre philosophe anglais, créateur de la méthode expérimentale ; commença la ruine des erreurs de la scolastique (1560-1616).
'''Bacqueville''', ch.-l. de c. (Seine-Inf.), arr. de Dieppe ; {{nobr|2,520 h.}}
'''Bactriane''', pays de l’Asie ancienne.
'''Badajoz''', v. et place forte d’Espagne, cap. de l’Estramadure ; {{nobr|14,000 h.}}
'''Bade''' ou '''Baden''' (''grand-duché de''), État de l’Allemagne du Sud, sur les bords du Rhin ; cap. Carlsruhe.
'''Bade''', petite ville du grand-duché du même nom ; bains renommés ; {{nobr|5,500 h.}}
'''Baffin''' (''baie ou mer de''), grand golfe, de l’océan Atlantique, au nord de l’Amérique.
'''Bagaudes''', paysans gaulois révoltés sous Dioclétien.
'''Bagdad''', v. de la Turquie d’Asie, suit le Tigre, capitale des anciens califes ; {{nobr|75,000 h.}}
'''Bagé-le-Châtel''', ch.-l. de c. (Ain), arr. de Bourg ; {{nobr|727 h.}}
'''Baglioni''', italien, d’une illustre famille de Pérouse, s’empara de la souveraineté dans cette ville, et eut la tête tranchée par ordre de {{nobr|Léon X}}.
'''Baglivi''', célèbre médecin italien (1668-1707).
'''Bagnères-de-Bigorre''', ch.-l. d’arr. (H.-Pyr.), {{nobr|9,433 h.}} L’arr. a {{nobr|10 cant.}}, {{nobr|194 comm.}}, {{nobr|88,055 h.}}
'''Bagnères-de-Luchon''', ch.-l. de c. (H. Gar.), arr. de St-Gaudens ; {{nobr|3,829 h.}}
'''Bagnols''' (''gnol''), ch.-l. de c. (Gard), arr. d’Uzès ; {{nobr|4,876 h.}}
'''Bagoas''' (''l’eunuque''), favori du roi de la Perse Artaxerxès Ochus, fut empoisonné par Darius Codoman.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Chronique de la régence et du règne de Louis XV, (Charpentier), 1858/1761/Décembre
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>d’Or), dont le territoire est renommé par l’excellence de ses vins.
[[d:Q751249|'''Vouillé''']], ch.-l. de c. (Vienne), arr. de Poitiers ; {{nobr|1,651 h.}} Clovis y remporta, en 507, une victoire sur Alaric, roi des Visigoths, qu’il tua de sa propre main.
[[d:Q1470636|'''Vouneuil-sur-Vienne''']], ch.-l. de c. (Vienne), arr. de Châtellerault ; {{nobr|1,411 h.}}
[[d:Q504953|'''Vouvray''']], ch.-l. de c. (Indre-et-Loire), arr. de Tours ; {{nobr|2,180 h.}}
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[[d:Q5151797|'''Voyage dans la Lune''']], ouvrage comique de Cyrano de Bergerac ({{s|xvii}}).
'''Voyage en Perse''', ouvrage de Chardin, fort estimé pour l’intérêt que présentent les matières et pour l’exactitude des faits (1711, 1735 et 1811).
'''Voyage en Provence et en Languedoc''', ouvrage enjoué et spirituel, de Chapelle et Bachaumont (1656). C’est un modèle de poésie agréable et facile.
'''Voyage sentimental''', ouvrage bizarre de Sterne, chef-d’œuvre d’humour et de sensibilité communicative, où l’écrivain peint l’homme en paraissant n’être occupé que de lui-même (1767).
'''Voyage autour de ma chambre''', ravissante causerie avec le lecteur par X. de Maistre, publié à Turin en 1794.
'''Voyage autour du monde''', relation du navigateur Bougainville, dont le succès a été prodigieux (1771).
'''Voyage autour du monde''', par Jacques Arago ; le meilleur ouvrage de l’auteur (1838-1840).
'''Voyage en Égypte et en Syrie''', principal ouvrage de Volney, qui se distingue par l’esprit d’observation et un vrai talent de style ; c’est un modèle de description exacte (1787).
'''Voyage dans l’Inde''', ouvrage de Victor Jacquemont, aussi remarquable par le talent de l’écrivain que par la science du naturaliste (1832-1843).
'''Voyages''' de Bernier, relations d’un séjour en Orient, regardées comme un modèle d’exactitude (1670).
'''Voyages de Regnard en Flandre, en Laponie, en Normandie''', récits mélés de prose et de vers (1731).
'''Voyages dans les Alpes''', ouvrage célèbre du naturaliste de Saussure, unissant le sentiment et l’imagination d’un poète à l’exactitude du savant et à la sagacité du philosophe (1779-1796).
'''Vrai, du Beau et du Bien''' (''du''), ouvrage de M. Cousin, où la philosophie éclectique est ramenée au spiritualisme chrétien, à l’orthodoxie catholique (1853). Cet ouvrage est remarquable sous le rapport du style.
'''Vulcain''', dieu du feu.
[[d:Q131175|'''Vulgate''' (''la'')]], version latine de la Bible, seule reconnue canonique par le concile de Trente. Dans les premiers siècles du christianisme, il existait différentes versions latines de la Bible, mais inexactes et chargées d’interpolations. De 385 à 405, saint Jérôme fit lui-même une nouvelle traduction latine de l’Ancien et du Nouveau Testament, d’après le texte hébreu original ; c’est celle qui est connue sous le nom de ''Vulgate'', mot qui signifie ''rendu public''. Les réformateurs du {{s|xvi}} la rejetèrent, prétendant qu’elle renfermait des erreurs et qu’elle ne rendait pas toujours le texte original par le terme propre. Le concile de Trente décida, le 27 mai 1546, qu’il serait permis d’étudier le texte original, mais que la ''Vulgate'' continuerait à faire foi, et que son texte serait le seul invoqué comme preuve.
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[[d:Q5382|'''Wace''' (''Robert'')]], poète anglo-normand (1090-1180).
[[d:Q660921|'''Wagram''']], village d’Autriche célèbre par une victoire de Napoléon en 1809.
[[d:Q2890356|'''Wagram''' (''bataille de'')]], tableau d’Horace Vernet, galerie de Versailles.
[[d:Q4156196|'''Wailly''']], grammairien fr. (1724-1801).
[[d:Q738237|'''Walcheren''', île de la mer du Nord.
[[d:Q860169|'''Walckenaer''']] (''val-ke-nère''), géographe, naturaliste et littérateur fr. (1771-1852).
[[d:Q82457|'''Wallace''']], héros écossais, décapité en 1305.
[[d:Q153545|'''Wallenstein''']] (''val-stene''), célèbre général, né en Bohême en 1583 ; m. en 1634.
[[d:Q525580|'''Wallenstein''']], trilogie dramatique de Schiller, composée des trois pièces suivantes : le ''Camp de Wallenstein'' ; les ''Piccolomini'' et la ''Mort de Wallenstein'' (1798).
[[d:Q104190|'''Walpole''' (''Robert'')]], célèbre homme d’État anglais (1676-1745).
[[d:Q309903|'''Walpole''' (''Horace'')]], fils du précédent, littérateur anglais (1717-1797).
[[d:Q138409|'''Walsingham''']], homme d’État anglais (1536-1590).
[[d:Q79025|'''Walter Scott''']], V. ''Scott''.
[[d:Q1648333|'''Warburton''']], savant écrivain et prélat anglais (1698-1779).
[[d:Q151545|'''Wartbourg''']], château fort de Saxe--<section end="W (section)"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>d’Or), dont le territoire est renommé par l’excellence de ses vins.
[[d:Q751249|'''Vouillé''']], ch.-l. de c. (Vienne), arr. de Poitiers ; {{nobr|1,651 h.}} Clovis y remporta, en 507, une victoire sur Alaric, roi des Visigoths, qu’il tua de sa propre main.
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'''Voyage en Perse''', ouvrage de Chardin, fort estimé pour l’intérêt que présentent les matières et pour l’exactitude des faits (1711, 1735 et 1811).
'''Voyage en Provence et en Languedoc''', ouvrage enjoué et spirituel, de Chapelle et Bachaumont (1656). C’est un modèle de poésie agréable et facile.
'''Voyage sentimental''', ouvrage bizarre de Sterne, chef-d’œuvre d’humour et de sensibilité communicative, où l’écrivain peint l’homme en paraissant n’être occupé que de lui-même (1767).
'''Voyage autour de ma chambre''', ravissante causerie avec le lecteur par X. de Maistre, publié à Turin en 1794.
'''Voyage autour du monde''', relation du navigateur Bougainville, dont le succès a été prodigieux (1771).
'''Voyage autour du monde''', par Jacques Arago ; le meilleur ouvrage de l’auteur (1838-1840).
'''Voyage en Égypte et en Syrie''', principal ouvrage de Volney, qui se distingue par l’esprit d’observation et un vrai talent de style ; c’est un modèle de description exacte (1787).
'''Voyage dans l’Inde''', ouvrage de Victor Jacquemont, aussi remarquable par le talent de l’écrivain que par la science du naturaliste (1832-1843).
'''Voyages''' de Bernier, relations d’un séjour en Orient, regardées comme un modèle d’exactitude (1670).
'''Voyages de Regnard en Flandre, en Laponie, en Normandie''', récits mélés de prose et de vers (1731).
'''Voyages dans les Alpes''', ouvrage célèbre du naturaliste de Saussure, unissant le sentiment et l’imagination d’un poète à l’exactitude du savant et à la sagacité du philosophe (1779-1796).
'''Vrai, du Beau et du Bien''' (''du''), ouvrage de M. Cousin, où la philosophie éclectique est ramenée au spiritualisme chrétien, à l’orthodoxie catholique (1853). Cet ouvrage est remarquable sous le rapport du style.
'''Vulcain''', dieu du feu.
[[d:Q131175|'''Vulgate''' (''la'')]], version latine de la Bible, seule reconnue canonique par le concile de Trente. Dans les premiers siècles du christianisme, il existait différentes versions latines de la Bible, mais inexactes et chargées d’interpolations. De 385 à 405, saint Jérôme fit lui-même une nouvelle traduction latine de l’Ancien et du Nouveau Testament, d’après le texte hébreu original ; c’est celle qui est connue sous le nom de ''Vulgate'', mot qui signifie ''rendu public''. Les réformateurs du {{s|xvi}} la rejetèrent, prétendant qu’elle renfermait des erreurs et qu’elle ne rendait pas toujours le texte original par le terme propre. Le concile de Trente décida, le 27 mai 1546, qu’il serait permis d’étudier le texte original, mais que la ''Vulgate'' continuerait à faire foi, et que son texte serait le seul invoqué comme preuve.
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[[d:Q660921|'''Wagram''']], village d’Autriche célèbre par une victoire de Napoléon en 1809.
[[d:Q2890356|'''Wagram''' (''bataille de'')]], tableau d’Horace Vernet, galerie de Versailles.
[[d:Q4156196|'''Wailly''']], grammairien fr. (1724-1801).
[[d:Q738237|'''Walcheren''']], île de la mer du Nord.
[[d:Q860169|'''Walckenaer''']] (''val-ke-nère''), géographe, naturaliste et littérateur fr. (1771-1852).
[[d:Q82457|'''Wallace''']], héros écossais, décapité en 1305.
[[d:Q153545|'''Wallenstein''']] (''val-stene''), célèbre général, né en Bohême en 1583 ; m. en 1634.
[[d:Q525580|'''Wallenstein''']], trilogie dramatique de Schiller, composée des trois pièces suivantes : le ''Camp de Wallenstein'' ; les ''Piccolomini'' et la ''Mort de Wallenstein'' (1798).
[[d:Q104190|'''Walpole''' (''Robert'')]], célèbre homme d’État anglais (1676-1745).
[[d:Q309903|'''Walpole''' (''Horace'')]], fils du précédent, littérateur anglais (1717-1797).
[[d:Q138409|'''Walsingham''']], homme d’État anglais (1536-1590).
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[[d:Q1648333|'''Warburton''']], savant écrivain et prélat anglais (1698-1779).
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>d’Or), dont le territoire est renommé par l’excellence de ses vins.
[[d:Q751249|'''Vouillé''']], ch.-l. de c. (Vienne), arr. de Poitiers ; {{nobr|1,651 h.}} Clovis y remporta, en 507, une victoire sur Alaric, roi des Visigoths, qu’il tua de sa propre main.
[[d:Q1470636|'''Vouneuil-sur-Vienne''']], ch.-l. de c. (Vienne), arr. de Châtellerault ; {{nobr|1,411 h.}}
[[d:Q504953|'''Vouvray''']], ch.-l. de c. (Indre-et-Loire), arr. de Tours ; {{nobr|2,180 h.}}
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[[d:Q470959|'''Voves''']], ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. de Chartres ; {{nobr|1,845 h.}}
[[d:Q5151797|'''Voyage dans la Lune''']], ouvrage comique de Cyrano de Bergerac ({{s|xvii}}).
'''Voyage en Perse''', ouvrage de Chardin, fort estimé pour l’intérêt que présentent les matières et pour l’exactitude des faits (1711, 1735 et 1811).
'''Voyage en Provence et en Languedoc''', ouvrage enjoué et spirituel, de Chapelle et Bachaumont (1656). C’est un modèle de poésie agréable et facile.
'''Voyage sentimental''', ouvrage bizarre de Sterne, chef-d’œuvre d’humour et de sensibilité communicative, où l’écrivain peint l’homme en paraissant n’être occupé que de lui-même (1767).
'''Voyage autour de ma chambre''', ravissante causerie avec le lecteur par X. de Maistre, publié à Turin en 1794.
'''Voyage autour du monde''', relation du navigateur Bougainville, dont le succès a été prodigieux (1771).
'''Voyage autour du monde''', par Jacques Arago ; le meilleur ouvrage de l’auteur (1838-1840).
'''Voyage en Égypte et en Syrie''', principal ouvrage de Volney, qui se distingue par l’esprit d’observation et un vrai talent de style ; c’est un modèle de description exacte (1787).
'''Voyage dans l’Inde''', ouvrage de Victor Jacquemont, aussi remarquable par le talent de l’écrivain que par la science du naturaliste (1832-1843).
'''Voyages''' de Bernier, relations d’un séjour en Orient, regardées comme un modèle d’exactitude (1670).
'''Voyages de Regnard en Flandre, en Laponie, en Normandie''', récits mélés de prose et de vers (1731).
'''Voyages dans les Alpes''', ouvrage célèbre du naturaliste de Saussure, unissant le sentiment et l’imagination d’un poète à l’exactitude du savant et à la sagacité du philosophe (1779-1796).
[[d:Q97102903|'''Vrai, du Beau et du Bien''' (''du'')]], ouvrage de M. Cousin, où la philosophie éclectique est ramenée au spiritualisme chrétien, à l’orthodoxie catholique (1853). Cet ouvrage est remarquable sous le rapport du style.
[[d:Q4640|'''Vulcain''']], dieu du feu.
[[d:Q131175|'''Vulgate''' (''la'')]], version latine de la Bible, seule reconnue canonique par le concile de Trente. Dans les premiers siècles du christianisme, il existait différentes versions latines de la Bible, mais inexactes et chargées d’interpolations. De 385 à 405, saint Jérôme fit lui-même une nouvelle traduction latine de l’Ancien et du Nouveau Testament, d’après le texte hébreu original ; c’est celle qui est connue sous le nom de ''Vulgate'', mot qui signifie ''rendu public''. Les réformateurs du {{s|xvi}} la rejetèrent, prétendant qu’elle renfermait des erreurs et qu’elle ne rendait pas toujours le texte original par le terme propre. Le concile de Trente décida, le 27 mai 1546, qu’il serait permis d’étudier le texte original, mais que la ''Vulgate'' continuerait à faire foi, et que son texte serait le seul invoqué comme preuve.
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[[d:Q2890356|'''Wagram''' (''bataille de'')]], tableau d’Horace Vernet, galerie de Versailles.
[[d:Q4156196|'''Wailly''']], grammairien fr. (1724-1801).
[[d:Q738237|'''Walcheren''']], île de la mer du Nord.
[[d:Q860169|'''Walckenaer''']] (''val-ke-nère''), géographe, naturaliste et littérateur fr. (1771-1852).
[[d:Q82457|'''Wallace''']], héros écossais, décapité en 1305.
[[d:Q153545|'''Wallenstein''']] (''val-stene''), célèbre général, né en Bohême en 1583 ; m. en 1634.
[[d:Q525580|'''Wallenstein''']], trilogie dramatique de Schiller, composée des trois pièces suivantes : le ''Camp de Wallenstein'' ; les ''Piccolomini'' et la ''Mort de Wallenstein'' (1798).
[[d:Q104190|'''Walpole''' (''Robert'')]], célèbre homme d’État anglais (1676-1745).
[[d:Q309903|'''Walpole''' (''Horace'')]], fils du précédent, littérateur anglais (1717-1797).
[[d:Q138409|'''Walsingham''']], homme d’État anglais (1536-1590).
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[[d:Q1648333|'''Warburton''']], savant écrivain et prélat anglais (1698-1779).
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[[d:|'''Voyage en Provence et en Languedoc''']], ouvrage enjoué et spirituel, de Chapelle et Bachaumont (1656). C’est un modèle de poésie agréable et facile.
[[d:Q768792|'''Voyage sentimental''']], ouvrage bizarre de Sterne, chef-d’œuvre d’humour et de sensibilité communicative, où l’écrivain peint l’homme en paraissant n’être occupé que de lui-même (1767).
[[d:|'''Voyage autour de ma chambre''']], ravissante causerie avec le lecteur par X. de Maistre, publié à Turin en 1794.
[[d:Q3563322|'''Voyage autour du monde''']], relation du navigateur Bougainville, dont le succès a été prodigieux (1771).
[[d:Q130772839|'''Voyage autour du monde''']], par Jacques Arago ; le meilleur ouvrage de l’auteur (1838-1840).
[[d:|'''Voyage en Égypte et en Syrie''']], principal ouvrage de Volney, qui se distingue par l’esprit d’observation et un vrai talent de style ; c’est un modèle de description exacte (1787).
[[d:|'''Voyage dans l’Inde''']], ouvrage de Victor Jacquemont, aussi remarquable par le talent de l’écrivain que par la science du naturaliste (1832-1843).
[[d:|'''Voyages''' de Bernier]], relations d’un séjour en Orient, regardées comme un modèle d’exactitude (1670).
[[d:|'''Voyages''' de Regnard]] en Flandre, en Laponie, en Normandie]], récits mêlés de prose et de vers (1731).
[[d:Q3236166|'''Voyages dans les Alpes''']], ouvrage célèbre du naturaliste de Saussure, unissant le sentiment et l’imagination d’un poète à l’exactitude du savant et à la sagacité du philosophe (1779-1796).
[[d:Q97102903|'''Vrai, du Beau et du Bien''' (''du'')]], ouvrage de M. Cousin, où la philosophie éclectique est ramenée au spiritualisme chrétien, à l’orthodoxie catholique (1853). Cet ouvrage est remarquable sous le rapport du style.
[[d:Q4640|'''Vulcain''']], dieu du feu.
[[d:Q131175|'''Vulgate''' (''la'')]], version latine de la Bible, seule reconnue canonique par le concile de Trente. Dans les premiers siècles du christianisme, il existait différentes versions latines de la Bible, mais inexactes et chargées d’interpolations. De 385 à 405, saint Jérôme fit lui-même une nouvelle traduction latine de l’Ancien et du Nouveau Testament, d’après le texte hébreu original ; c’est celle qui est connue sous le nom de ''Vulgate'', mot qui signifie ''rendu public''. Les réformateurs du {{s|xvi}} la rejetèrent, prétendant qu’elle renfermait des erreurs et qu’elle ne rendait pas toujours le texte original par le terme propre. Le concile de Trente décida, le 27 mai 1546, qu’il serait permis d’étudier le texte original, mais que la ''Vulgate'' continuerait à faire foi, et que son texte serait le seul invoqué comme preuve.
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[[d:Q2890356|'''Wagram''' (''bataille de'')]], tableau d’Horace Vernet, galerie de Versailles.
[[d:Q4156196|'''Wailly''']], grammairien fr. (1724-1801).
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[[d:Q860169|'''Walckenaer''']] (''val-ke-nère''), géographe, naturaliste et littérateur fr. (1771-1852).
[[d:Q82457|'''Wallace''']], héros écossais, décapité en 1305.
[[d:Q153545|'''Wallenstein''']] (''val-stene''), célèbre général, né en Bohême en 1583 ; m. en 1634.
[[d:Q525580|'''Wallenstein''']], trilogie dramatique de Schiller, composée des trois pièces suivantes : le ''Camp de Wallenstein'' ; les ''Piccolomini'' et la ''Mort de Wallenstein'' (1798).
[[d:Q104190|'''Walpole''' (''Robert'')]], célèbre homme d’État anglais (1676-1745).
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[[d:Q140937871|'''Voyage en Provence et en Languedoc''']], ouvrage enjoué et spirituel, de Chapelle et Bachaumont (1656). C’est un modèle de poésie agréable et facile.
[[d:Q768792|'''Voyage sentimental''']], ouvrage bizarre de Sterne, chef-d’œuvre d’humour et de sensibilité communicative, où l’écrivain peint l’homme en paraissant n’être occupé que de lui-même (1767).
[[d:Q10392559|'''Voyage autour de ma chambre''']], ravissante causerie avec le lecteur par X. de Maistre, publié à Turin en 1794.
[[d:Q3563322|'''Voyage autour du monde''']], relation du navigateur Bougainville, dont le succès a été prodigieux (1771).
[[d:Q130772839|'''Voyage autour du monde''']], par Jacques Arago ; le meilleur ouvrage de l’auteur (1838-1840).
[[d:Q140937877|'''Voyage en Égypte et en Syrie''']], principal ouvrage de Volney, qui se distingue par l’esprit d’observation et un vrai talent de style ; c’est un modèle de description exacte (1787).
[[d:|'''Voyage dans l’Inde''']], ouvrage de Victor Jacquemont, aussi remarquable par le talent de l’écrivain que par la science du naturaliste (1832-1843).
[[d:|'''Voyages''' de Bernier]], relations d’un séjour en Orient, regardées comme un modèle d’exactitude (1670).
[[d:|'''Voyages''' de Regnard]] en Flandre, en Laponie, en Normandie]], récits mêlés de prose et de vers (1731).
[[d:Q3236166|'''Voyages dans les Alpes''']], ouvrage célèbre du naturaliste de Saussure, unissant le sentiment et l’imagination d’un poète à l’exactitude du savant et à la sagacité du philosophe (1779-1796).
[[d:Q97102903|'''Vrai, du Beau et du Bien''' (''du'')]], ouvrage de M. Cousin, où la philosophie éclectique est ramenée au spiritualisme chrétien, à l’orthodoxie catholique (1853). Cet ouvrage est remarquable sous le rapport du style.
[[d:Q4640|'''Vulcain''']], dieu du feu.
[[d:Q131175|'''Vulgate''' (''la'')]], version latine de la Bible, seule reconnue canonique par le concile de Trente. Dans les premiers siècles du christianisme, il existait différentes versions latines de la Bible, mais inexactes et chargées d’interpolations. De 385 à 405, saint Jérôme fit lui-même une nouvelle traduction latine de l’Ancien et du Nouveau Testament, d’après le texte hébreu original ; c’est celle qui est connue sous le nom de ''Vulgate'', mot qui signifie ''rendu public''. Les réformateurs du {{s|xvi}} la rejetèrent, prétendant qu’elle renfermait des erreurs et qu’elle ne rendait pas toujours le texte original par le terme propre. Le concile de Trente décida, le 27 mai 1546, qu’il serait permis d’étudier le texte original, mais que la ''Vulgate'' continuerait à faire foi, et que son texte serait le seul invoqué comme preuve.
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[[d:Q2890356|'''Wagram''' (''bataille de'')]], tableau d’Horace Vernet, galerie de Versailles.
[[d:Q4156196|'''Wailly''']], grammairien fr. (1724-1801).
[[d:Q738237|'''Walcheren''']], île de la mer du Nord.
[[d:Q860169|'''Walckenaer''']] (''val-ke-nère''), géographe, naturaliste et littérateur fr. (1771-1852).
[[d:Q82457|'''Wallace''']], héros écossais, décapité en 1305.
[[d:Q153545|'''Wallenstein''']] (''val-stene''), célèbre général, né en Bohême en 1583 ; m. en 1634.
[[d:Q525580|'''Wallenstein''']], trilogie dramatique de Schiller, composée des trois pièces suivantes : le ''Camp de Wallenstein'' ; les ''Piccolomini'' et la ''Mort de Wallenstein'' (1798).
[[d:Q104190|'''Walpole''' (''Robert'')]], célèbre homme d’État anglais (1676-1745).
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[[d:Q751249|'''Vouillé''']], ch.-l. de c. (Vienne), arr. de Poitiers ; {{nobr|1,651 h.}} Clovis y remporta, en 507, une victoire sur Alaric, roi des Visigoths, qu’il tua de sa propre main.
[[d:Q1470636|'''Vouneuil-sur-Vienne''']], ch.-l. de c. (Vienne), arr. de Châtellerault ; {{nobr|1,411 h.}}
[[d:Q504953|'''Vouvray''']], ch.-l. de c. (Indre-et-Loire), arr. de Tours ; {{nobr|2,180 h.}}
[[d:Q28731525|'''Vouziers''']], ch.-l. d’arr. (Ardennes) ; {{nobr|3,073 h.}} L’arr. a {{nobr|8 cant.}}, {{nobr|131 comm.}}, {{nobr|55,906 h.}}
[[d:Q470959|'''Voves''']], ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. de Chartres ; {{nobr|1,845 h.}}
[[d:Q5151797|'''Voyage dans la Lune''']], ouvrage comique de Cyrano de Bergerac ({{s|xvii}}).
[[d:Q22827524|'''Voyage en Perse''']], ouvrage de Chardin, fort estimé pour l’intérêt que présentent les matières et pour l’exactitude des faits (1711, 1735 et 1811).
[[d:Q140937871|'''Voyage en Provence et en Languedoc''']], ouvrage enjoué et spirituel, de Chapelle et Bachaumont (1656). C’est un modèle de poésie agréable et facile.
[[d:Q768792|'''Voyage sentimental''']], ouvrage bizarre de Sterne, chef-d’œuvre d’humour et de sensibilité communicative, où l’écrivain peint l’homme en paraissant n’être occupé que de lui-même (1767).
[[d:Q10392559|'''Voyage autour de ma chambre''']], ravissante causerie avec le lecteur par X. de Maistre, publié à Turin en 1794.
[[d:Q3563322|'''Voyage autour du monde''']], relation du navigateur Bougainville, dont le succès a été prodigieux (1771).
[[d:Q130772839|'''Voyage autour du monde''']], par Jacques Arago ; le meilleur ouvrage de l’auteur (1838-1840).
[[d:Q140937877|'''Voyage en Égypte et en Syrie''']], principal ouvrage de Volney, qui se distingue par l’esprit d’observation et un vrai talent de style ; c’est un modèle de description exacte (1787).
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[[d:Q123527203|'''Voyages''' de Bernier]], relations d’un séjour en Orient, regardées comme un modèle d’exactitude (1670).
[[d:Q140937932|'''Voyages''' de Regnard]] en Flandre, en Laponie, en Normandie]], récits mêlés de prose et de vers (1731).
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[[d:Q97102903|'''Vrai, du Beau et du Bien''' (''du'')]], ouvrage de M. Cousin, où la philosophie éclectique est ramenée au spiritualisme chrétien, à l’orthodoxie catholique (1853). Cet ouvrage est remarquable sous le rapport du style.
[[d:Q4640|'''Vulcain''']], dieu du feu.
[[d:Q131175|'''Vulgate''' (''la'')]], version latine de la Bible, seule reconnue canonique par le concile de Trente. Dans les premiers siècles du christianisme, il existait différentes versions latines de la Bible, mais inexactes et chargées d’interpolations. De 385 à 405, saint Jérôme fit lui-même une nouvelle traduction latine de l’Ancien et du Nouveau Testament, d’après le texte hébreu original ; c’est celle qui est connue sous le nom de ''Vulgate'', mot qui signifie ''rendu public''. Les réformateurs du {{s|xvi}} la rejetèrent, prétendant qu’elle renfermait des erreurs et qu’elle ne rendait pas toujours le texte original par le terme propre. Le concile de Trente décida, le 27 mai 1546, qu’il serait permis d’étudier le texte original, mais que la ''Vulgate'' continuerait à faire foi, et que son texte serait le seul invoqué comme preuve.
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[[d:Q5382|'''Wace''' (''Robert'')]], poète anglo-normand (1090-1180).
[[d:Q660921|'''Wagram''']], village d’Autriche célèbre par une victoire de Napoléon en 1809.
[[d:Q2890356|'''Wagram''' (''bataille de'')]], tableau d’Horace Vernet, galerie de Versailles.
[[d:Q4156196|'''Wailly''']], grammairien fr. (1724-1801).
[[d:Q738237|'''Walcheren''']], île de la mer du Nord.
[[d:Q860169|'''Walckenaer''']] (''val-ke-nère''), géographe, naturaliste et littérateur fr. (1771-1852).
[[d:Q82457|'''Wallace''']], héros écossais, décapité en 1305.
[[d:Q153545|'''Wallenstein''']] (''val-stene''), célèbre général, né en Bohême en 1583 ; m. en 1634.
[[d:Q525580|'''Wallenstein''']], trilogie dramatique de Schiller, composée des trois pièces suivantes : le ''Camp de Wallenstein'' ; les ''Piccolomini'' et la ''Mort de Wallenstein'' (1798).
[[d:Q104190|'''Walpole''' (''Robert'')]], célèbre homme d’État anglais (1676-1745).
[[d:Q309903|'''Walpole''' (''Horace'')]], fils du précédent, littérateur anglais (1717-1797).
[[d:Q138409|'''Walsingham''']], homme d’État anglais (1536-1590).
[[d:Q79025|'''Walter Scott''']], V. ''Scott''.
[[d:Q1648333|'''Warburton''']], savant écrivain et prélat anglais (1698-1779).
[[d:Q151545|'''Wartbourg''']], château fort de Saxe--<section end="W (section)"/><noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>d’Or), dont le territoire est renommé par l’excellence de ses vins.
[[d:Q751249|'''Vouillé''']], ch.-l. de c. (Vienne), arr. de Poitiers ; {{nobr|1,651 h.}} Clovis y remporta, en 507, une victoire sur Alaric, roi des Visigoths, qu’il tua de sa propre main.
[[d:Q1470636|'''Vouneuil-sur-Vienne''']], ch.-l. de c. (Vienne), arr. de Châtellerault ; {{nobr|1,411 h.}}
[[d:Q504953|'''Vouvray''']], ch.-l. de c. (Indre-et-Loire), arr. de Tours ; {{nobr|2,180 h.}}
[[d:Q28731525|'''Vouziers''']], ch.-l. d’arr. (Ardennes) ; {{nobr|3,073 h.}} L’arr. a {{nobr|8 cant.}}, {{nobr|131 comm.}}, {{nobr|55,906 h.}}
[[d:Q470959|'''Voves''']], ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. de Chartres ; {{nobr|1,845 h.}}
[[d:Q5151797|'''Voyage dans la Lune''']], ouvrage comique de Cyrano de Bergerac ({{s|xvii}}).
[[d:Q22827524|'''Voyage en Perse''']], ouvrage de Chardin, fort estimé pour l’intérêt que présentent les matières et pour l’exactitude des faits (1711, 1735 et 1811).
[[d:Q140937871|'''Voyage en Provence et en Languedoc''']], ouvrage enjoué et spirituel, de Chapelle et Bachaumont (1656). C’est un modèle de poésie agréable et facile.
[[d:Q768792|'''Voyage sentimental''']], ouvrage bizarre de Sterne, chef-d’œuvre d’humour et de sensibilité communicative, où l’écrivain peint l’homme en paraissant n’être occupé que de lui-même (1767).
[[d:Q10392559|'''Voyage autour de ma chambre''']], ravissante causerie avec le lecteur par X. de Maistre, publié à Turin en 1794.
[[d:Q3563322|'''Voyage autour du monde''']], relation du navigateur Bougainville, dont le succès a été prodigieux (1771).
[[d:Q130772839|'''Voyage autour du monde''']], par Jacques Arago ; le meilleur ouvrage de l’auteur (1838-1840).
[[d:Q140937877|'''Voyage en Égypte et en Syrie''']], principal ouvrage de Volney, qui se distingue par l’esprit d’observation et un vrai talent de style ; c’est un modèle de description exacte (1787).
[[d:Q6164887|'''Voyage dans l’Inde''']], ouvrage de Victor Jacquemont, aussi remarquable par le talent de l’écrivain que par la science du naturaliste (1832-1843).
[[d:Q123527203|'''Voyages''' de Bernier]], relations d’un séjour en Orient, regardées comme un modèle d’exactitude (1670).
[[d:Q140937932|'''Voyages''' de Regnard]] en Flandre, en Laponie, en Normandie]], récits mêlés de prose et de vers (1731).
[[d:Q3236166|'''Voyages dans les Alpes''']], ouvrage célèbre du naturaliste de Saussure, unissant le sentiment et l’imagination d’un poète à l’exactitude du savant et à la sagacité du philosophe (1779-1796).
[[d:Q97102903|'''Vrai, du Beau et du Bien''' (''du'')]], ouvrage de M. Cousin, où la philosophie éclectique est ramenée au spiritualisme chrétien, à l’orthodoxie catholique (1853). Cet ouvrage est remarquable sous le rapport du style.
[[d:Q4640|'''Vulcain''']], dieu du feu.
[[d:Q131175|'''Vulgate''' (''la'')]], version latine de la Bible, seule reconnue canonique par le concile de Trente. Dans les premiers siècles du christianisme, il existait différentes versions latines de la Bible, mais inexactes et chargées d’interpolations. De 385 à 405, saint Jérôme fit lui-même une nouvelle traduction latine de l’Ancien et du Nouveau Testament, d’après le texte hébreu original ; c’est celle qui est connue sous le nom de ''Vulgate'', mot qui signifie ''rendu public''. Les réformateurs du {{s|xvi}} la rejetèrent, prétendant qu’elle renfermait des erreurs et qu’elle ne rendait pas toujours le texte original par le terme propre. Le concile de Trente décida, le 27 mai 1546, qu’il serait permis d’étudier le texte original, mais que la ''Vulgate'' continuerait à faire foi, et que son texte serait le seul invoqué comme preuve.
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[[d:Q5382|'''Wace''' (''Robert'')]], poète anglo-normand (1090-1180).
[[d:Q660921|'''Wagram''']], village d’Autriche célèbre par une victoire de Napoléon en 1809.
[[d:Q2890356|'''Wagram''' (''bataille de'')]], tableau d’Horace Vernet, galerie de Versailles.
[[d:Q4156196|'''Wailly''']], grammairien fr. (1724-1801).
[[d:Q738237|'''Walcheren''']], île de la mer du Nord.
[[d:Q860169|'''Walckenaer''']] (''val-ke-nère''), géographe, naturaliste et littérateur fr. (1771-1852).
[[d:Q82457|'''Wallace''']], héros écossais, décapité en 1305.
[[d:Q153545|'''Wallenstein''']] (''val-stene''), célèbre général, né en Bohême en 1583 ; m. en 1634.
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[[d:Q104190|'''Walpole''' (''Robert'')]], célèbre homme d’État anglais (1676-1745).
[[d:Q309903|'''Walpole''' (''Horace'')]], fils du précédent, littérateur anglais (1717-1797).
[[d:Q138409|'''Walsingham''']], homme d’État anglais (1536-1590).
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude><poem>Qui, des bords phrygiens conduit dans l’Ausonie,
Aborda le premier les champs de Lavinie.</poem>
{{d|{{sc|Dellile}}.|3}}
{{tab}}'''Austerlitz''', village de Moravie, où Napoléon battit les Autrichiens et les Russes, le 2 décembre 1805. Parmi toutes les victoires de Napoléon, il n’en est pas une qui entoure sa mémoire d’un prestige plus glorieux, plus légendaire ; c’est pourquoi il est si souvent appelé le ''Vainqueur d’Austerlitz''. Pour l’armée et pour lui-même, elle est toujours restée un de leurs plus purs, de leurs plus brillants souvenirs. Quelques instants avant la bataille de la Moskowa, le soleil se montra dans tout son éclat : « Soldats, s’écria Napoléon, c’est le soleil d’Austerlitz ! » Et ces seuls mots électrisèrent la grande armée.
'''Austerlitz''' (''bataille d’''), célèbre tableau de Gérard ; gal. de Versailles.
'''Australie''' ou '''Nouvelle-Hollande''', très-grande île de l’Océanie.
'''Austrasie''', anc. royaume de France, cap. ''Metz''.
'''Auterive''', ch.-l. de c. (H.-Gar.), arr. de Muret ; {{nobr|3,179 h.}}
'''Auteuil''', anc. comm. du dép. de la Seine, réunie à Paris.
'''Autharis''', roi des Lombards, régna de 584 à 591.
'''authon''', ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. de Nogent-le-Rotrou : {{nobr|1,504 h.}}
'''Auto-da-fé''' (''l’''), tableau de Robert Fleury, sal. de 1845 : scène pathétique, peinte avec beaucoup de vigueur et d’éclat.
'''Automedon''', écuyer d’Achille. Ce nom est devenu synonyme d’écuyer ou de cocher habile, et les allusions y sont fréquentes : « Quelques traits partisans de droite et de gauche ; bref, la discussion s’engagea. {{Mme|de}} Vaubert en saisit aussitôt les rênes, et jamais ''Automédon'', conduisant un quadrige et faisant voler la poussière olympique, ne déploya autant de dextérité que la baronne dans cette occasion. »
'''Automne''' (''l’''), tableau de Jordaens, musée de Bruxelles {{Dclf-}} le Poussin, au Louvre beau paysage {{Dclf-}} de {{nobr|M. Th.}} Rousseau, exp. de 1867. Antrey-lès-Gray, ch.-l. de c. (Haute-Saône), arr. de Gray ; {{nobr|1,096 h.}}
'''Autriche''', un des grands États de l’Europe, cap. ''Vienne'' ; 34 millions d’hab.
'''Autun''', ch.-l. d’arr. (Saône-et-Loire) ; {{nobr|11,684 h.}} ; évêché. L’arr, a {{nobr|9 cant.}}, {{nobr|85 comm.}}, {{nobr|117,815 h.}}
'''Auvergne''', anc. prov. de France, cap. ''Clermont-Ferrand''.
'''Auvillar''' (''vi-lar''), ch.-l. de c. (Tarn-et-Gar.), arr. de Moissac ; {{nobr|1,744 h.}}
'''Auxerre''' (''o-cère''), ch.-l. du dép. de l’Yonne, à {{nobr|169 kil.}} S.-E. de Paris ; {{nobr|15,631 h.}} L’arr. a {{nobr|12 cant.}}, {{nobr|132 comm.}}, {{nobr|116,427 h.}}
'''Auxi-le-Château''', ch.-l. de c. (Pas-de-Calais), arr. de Saint-Pol ; {{nobr|2,949 h.}}
'''Auxois''', pays de l’anc. Bourgogne.
'''Auxonne''' (''o-çonne''), ch.-l. de c. (Côte-d’Or), arr. de Dijon ; {{nobr|5,555 h.}}, ville fortifiée.
'''Auzances''', ch.-l. de c. (Creuse), arr. d’Aubusson ; {{nobr|1,213 h.}}
'''Auzon''', ch.-l. de c. (H.-Loire), arr. de Brioude ; {{nobr|1,510 h.}}
'''Availles''', ch.-l. de c. (Vienne), arr. de Civray ; {{nobr|2,074 h.}}
'''Avallon''', ch.-l. d’arr. (Yonne) ; {{nobr|5,816 h.}} L’arr. a {{nobr|5 cant.}}, {{nobr|72 comm.}}, {{nobr|44,016 h.}}
'''Avalos''', marquis de Pesquaire, un des plus illustres lieutenants de Charles-Quint.
'''Avare''' (''l’''), comédie en cinq actes et en prose, imitée de Plaute, par Molière, représentée en 1668.
'''Avares''', peuple d’origine tartare.
'''Avares''' (''les''), tableau de Quentin Massys, musée du Louvre {{Dclf-}} du même, au château de Windsor.
[[d:Q12898913|'''Ave, Cæsar''', ou les '''Gladiateurs''']], tableau de {{nobr|M. Gérome}} (exp. 1859 et 1867) ; savante et curieuse étude archéologique peinte avec le plus grand soin. C’est, mise en action, la phrase que prononçaient les gladiateurs en passant devant la loge impériale : {{corr||« }}''{{lang|la|Ave, Cæsar, morituri te salutant}}'' {{Dclf-}} César, ceux qui vont mourir te saluent.{{corr|| »}}
'''Avenir''' (''l’''), journal rédigé par {{MM.|Lamennais}}, Montalembert, Lacordaire, Gerbet, etc., tendant à concilier les idées libérales avec le catholicisme (1831-1832).
'''Avent''' (''l’''), de Bourdaloue, suite de douze sermons prêchés de 1670 à 1693. Ces sermons brillent surtout par la force du raisonnement, la sobriété et la vigueur du style, ce qui les a fait comparer aux harangues de Démosthène.
'''Avent''' (''l’''), de Massillon, suite de dix sermons prêchés devant {{nobr|Louis XIV}}, à Versailles. Dans ce début d’un grand talent oratoire, salué par Bourdaloue lui-même, on trouve déjà tous les genres de mérite qui distinguent si éminemment ce grand maître de l’éloquence sacrée.
[[d:Q194103|'''Aventin''' (''mont'')]], l’une des sept collines de Rome. C’est sur ce mont que se retira la plèbe romaine pendant sa<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>révolte contre l’oligarchie patricienne. On envoya aux mécontents Ménénius Agrippa, patricien d’origine plébéienne, qui les ramena à l’obéissance en leur racontant l’apologue des ''Membres et l’Estomac''.
On fait à cet événement historique de fréquentes allusions. En voici deux exemples de {{MM.|de}} Lamartine et Alp. Karr : « Abélard avait son école, son camp, comme il l’appelle, sur la montagne, alors presque solitaire, où s’élève aujourd’hui le temple de Sainte-Geneviève. Ce fut le ''mont Aventin'' d’un peuple de disciples quittant les écoles anciennes pour venir écouter la parole jeune et hardie d’Abélard. » {{Dclf-}} La grève est à l’ordre du jour parmi les ouvriers. Dans quelques localités, les boulangers refusent de faire du pain ; les tailleurs imitent les boulangers ; les cordonniers suivent l’exemple des tailleurs et se retirent sur le ''mont Aventin''. »
'''Aventures d’Aristonoüs''' (''les''), conte dans le genre antique, par Fénelon, où l’on respire, dit {{nobr|M. Villemain}}, ce charme attendrissant qui n’est donné qu’à quelques hommes : à Virgile, à Racine, à Fénelon.
'''Aventures du baron de Fœneste''', roman satirique d’Agrippa d’Aubigné, où l’auteur a semé à pleines mains les traits de sa causticité et de sa rude franchise (1630).
'''Aventures de Télémaque''' (''les''), poëme en prose, en 24 livres, de Fénelon ; composé pour l’instruction du duc de Bourgogne (1699). Un des chefs-d’œuvre de la littérature française.
'''Avenzoar''', célèbre médecin arabe (1070-1161), fut le maître d’Averroès.
'''Averne''', lac de l’Italie mérid., était regardé comme l’entrée des Enfers.
'''Averroès''' (''èce''), illustre médecin et philosophe arabe ; m. en 1198.
'''Avertissements aux protestants''', au nombre de six, par Bossuet, œuvre de controverse qui fait suite à l’''Histoire des variations'', et qui fut écrite pour répondre aux attaques dont ce dernier ouvrage avait été l’objet. On y retrouve toutes les qualités de l’éloquent écrivain.
'''Avesnes''' (''vène''), ch.-l. d’arr. (Nord) ; {{nobr|3,603 h.}} ; petite place forte. L’arr. a {{nobr|10 cant.}}, {{nobr|153 comm.}}, {{nobr|172,335 h.}}
'''Avesnes-le-Comte''' (''vène''), ch.-l. de c. (Pas-de-Cal.), arr. de St-Pol ; {{nobr|1,477 h.}}
'''Aveugle''' (''l’''), célèbre idylle d’André Chénier, dont le héros est Homère,
'''Aveugles de Jéricho''' (''les''), chef-d’œuvre de Poussin, au Louvre ; expressions admirables.
[[d:Q751887|'''Aveyron''']] (''vé-ron''), riv. de France, passe : à Rodez, Villefranche, Nègrepelisse, Moissac, et se jette dans le Tarn.
'''Aveyron''' (''dép. de l’''), ch.-l. Rodez, {{nobr|55 arr.}}, {{nobr|42 cant.}}, {{nobr|289 comm.}}, {{nobr|402,474 h.}} {{10e|div.}} milit. Cour d’appel de Montpellier ; évêché à Rodez.
'''Avicenne''', illustre médecin arabe (980-1036).
'''Avignon''', ch.-l. du dép. de Vaucluse, à {{nobr|729 kil.}} S.-S.-E. de Paris, sur les Rhône ; archevêché, longtemps résidence des papes ; {{nobr|33,196 h.}}: L’arr. a {{nobr|5 cant.}}, {{nobr|21 comm.}}, {{nobr|84,259 h.}}
'''Avis d’une mère à son fils et à sa fille''', titre collectif de deux écrits des {{Mme|de}} Lambert, composés pour l’éducation de ses enfants, et réunis depuis en un seul ouvrage (1728 et 1748). Ces ''Avis'' sont encore aujourd’hui très-estimés.
'''Avitus''' (''uce''), empereur romain d’Occident, en 455 et 456.
'''Avize''', ch.-l. de c. (Marne), arr. d’Epernay ; {{nobr|1,992 h.}}
'''Avocat Patelin''' (''l’''), comédie des plus amusantes de Palaprat, tirée d’une ancienne farce encore très-estimée ; représentée en 1706.
Le nom d’avocat Patelin est devenu dans notre langue synonyme des fourbe câlin, de flatteur hypocrite, mais la phrase de cette farce désopilante qui en forme la partie la plus comique est celle-ci : « ''Revenez à vos moutons''. Voici cette scène, qui est une des plus spirituelles de notre ancien théâtre français : maître Guillaume plaide contre Agnelet, son berger, qu’il accuse de lui avoir volé des moutons ; tout à coup il reconnaît dans l’avocat de l’accusé, maître Patelin, l’homme qui lui a pris dix aunes de drap sans les lui payer. La stupéfaction trouble ses idées ; il embrouille les deux affaires et à sa plaidoirie sur les moutons, il mêle les draps, l’avocat et toutes les circonstances de l’achat. Le bailli, qui ne comprend plus rien à cet amphigouri, interrompt à chaque instant le plaideur, pour lui crier avec impatience : « Mais, monsieur Guillaume, revenez donc à vos moutons ! » Dans l’application, cette phrase, l’une des plus fréquemment employées dans notre langue, signifie Reprendre un discours interrompu, revenir à son sujet.
'''Avranches''', ch.-l. d’arr. (Manche) ; {{nobr|8,137 h.}} L’arr. a {{nobr|9 cant.}}, {{nobr|124 comm.}}, {{nobr|106,840 h.}}
'''Ax''', ch.-l. de c. (Ariége), arr. de Foix ; {{nobr|1,693 h.}}
'''Axat''', ch.-l. de c. (Aude), arr. de Limoux ; {{nobr|458 h.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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On fait à cet événement historique de fréquentes allusions. En voici deux exemples de {{MM.|de}} Lamartine et Alp. Karr : « Abélard avait son école, son camp, comme il l’appelle, sur la montagne, alors presque solitaire, où s’élève aujourd’hui le temple de Sainte-Geneviève. Ce fut le ''mont Aventin'' d’un peuple de disciples quittant les écoles anciennes pour venir écouter la parole jeune et hardie d’Abélard. » {{Dclf-}} La grève est à l’ordre du jour parmi les ouvriers. Dans quelques localités, les boulangers refusent de faire du pain ; les tailleurs imitent les boulangers ; les cordonniers suivent l’exemple des tailleurs et se retirent sur le ''mont Aventin''. »
'''Aventures d’Aristonoüs''' (''les''), conte dans le genre antique, par Fénelon, où l’on respire, dit {{nobr|M. Villemain}}, ce charme attendrissant qui n’est donné qu’à quelques hommes : à Virgile, à Racine, à Fénelon.
'''Aventures du baron de Fœneste''', roman satirique d’Agrippa d’Aubigné, où l’auteur a semé à pleines mains les traits de sa causticité et de sa rude franchise (1630).
'''Aventures de Télémaque''' (''les''), poëme en prose, en 24 livres, de Fénelon ; composé pour l’instruction du duc de Bourgogne (1699). Un des chefs-d’œuvre de la littérature française.
'''Avenzoar''', célèbre médecin arabe (1070-1161), fut le maître d’Averroès.
'''Averne''', lac de l’Italie mérid., était regardé comme l’entrée des Enfers.
'''Averroès''' (''èce''), illustre médecin et philosophe arabe ; m. en 1198.
'''Avertissements aux protestants''', au nombre de six, par Bossuet, œuvre de controverse qui fait suite à l’''Histoire des variations'', et qui fut écrite pour répondre aux attaques dont ce dernier ouvrage avait été l’objet. On y retrouve toutes les qualités de l’éloquent écrivain.
'''Avesnes''' (''vène''), ch.-l. d’arr. (Nord) ; {{nobr|3,603 h.}} ; petite place forte. L’arr. a {{nobr|10 cant.}}, {{nobr|153 comm.}}, {{nobr|172,335 h.}}
'''Avesnes-le-Comte''' (''vène''), ch.-l. de c. (Pas-de-Cal.), arr. de St-Pol ; {{nobr|1,477 h.}}
'''Aveugle''' (''l’''), célèbre idylle d’André Chénier, dont le héros est Homère,
'''Aveugles de Jéricho''' (''les''), chef-d’œuvre de Poussin, au Louvre ; expressions admirables.
[[d:Q751887|'''Aveyron''']] (''vé-ron''), riv. de France, passe : à Rodez, Villefranche, Nègrepelisse, Moissac, et se jette dans le Tarn.
'''Aveyron''' (''dép. de l’''), ch.-l. Rodez, {{nobr|55 arr.}}, {{nobr|42 cant.}}, {{nobr|289 comm.}}, {{nobr|402,474 h.}} {{10e|div.}} milit. Cour d’appel de Montpellier ; évêché à Rodez.
'''Avicenne''', illustre médecin arabe (980-1036).
'''Avignon''', ch.-l. du dép. de Vaucluse, à {{nobr|729 kil.}} S.-S.-E. de Paris, sur les Rhône ; archevêché, longtemps résidence des papes ; {{nobr|33,196 h.}}: L’arr. a {{nobr|5 cant.}}, {{nobr|21 comm.}}, {{nobr|84,259 h.}}
'''Avis d’une mère à son fils et à sa fille''', titre collectif de deux écrits des {{Mme|de}} Lambert, composés pour l’éducation de ses enfants, et réunis depuis en un seul ouvrage (1728 et 1748). Ces ''Avis'' sont encore aujourd’hui très-estimés.
'''Avitus''' (''uce''), empereur romain d’Occident, en 455 et 456.
'''Avize''', ch.-l. de c. (Marne), arr. d’Epernay ; {{nobr|1,992 h.}}
[[[d:Q140942707|'''Avocat Patelin''' (''l’'')]], comédie des plus amusantes de Palaprat, tirée d’une ancienne farce encore très-estimée ; représentée en 1706.
Le nom d’avocat Patelin est devenu dans notre langue synonyme des fourbe câlin, de flatteur hypocrite, mais la phrase de cette farce désopilante qui en forme la partie la plus comique est celle-ci : « ''Revenez à vos moutons''. Voici cette scène, qui est une des plus spirituelles de notre ancien théâtre français : maître Guillaume plaide contre Agnelet, son berger, qu’il accuse de lui avoir volé des moutons ; tout à coup il reconnaît dans l’avocat de l’accusé, maître Patelin, l’homme qui lui a pris dix aunes de drap sans les lui payer. La stupéfaction trouble ses idées ; il embrouille les deux affaires et à sa plaidoirie sur les moutons, il mêle les draps, l’avocat et toutes les circonstances de l’achat. Le bailli, qui ne comprend plus rien à cet amphigouri, interrompt à chaque instant le plaideur, pour lui crier avec impatience : « Mais, monsieur Guillaume, revenez donc à vos moutons ! » Dans l’application, cette phrase, l’une des plus fréquemment employées dans notre langue, signifie Reprendre un discours interrompu, revenir à son sujet.
'''Avranches''', ch.-l. d’arr. (Manche) ; {{nobr|8,137 h.}} L’arr. a {{nobr|9 cant.}}, {{nobr|124 comm.}}, {{nobr|106,840 h.}}
'''Ax''', ch.-l. de c. (Ariége), arr. de Foix ; {{nobr|1,693 h.}}
'''Axat''', ch.-l. de c. (Aude), arr. de Limoux ; {{nobr|458 h.}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>révolte contre l’oligarchie patricienne. On envoya aux mécontents Ménénius Agrippa, patricien d’origine plébéienne, qui les ramena à l’obéissance en leur racontant l’apologue des ''Membres et l’Estomac''.
On fait à cet événement historique de fréquentes allusions. En voici deux exemples de {{MM.|de}} Lamartine et Alp. Karr : « Abélard avait son école, son camp, comme il l’appelle, sur la montagne, alors presque solitaire, où s’élève aujourd’hui le temple de Sainte-Geneviève. Ce fut le ''mont Aventin'' d’un peuple de disciples quittant les écoles anciennes pour venir écouter la parole jeune et hardie d’Abélard. » {{Dclf-}} La grève est à l’ordre du jour parmi les ouvriers. Dans quelques localités, les boulangers refusent de faire du pain ; les tailleurs imitent les boulangers ; les cordonniers suivent l’exemple des tailleurs et se retirent sur le ''mont Aventin''. »
'''Aventures d’Aristonoüs''' (''les''), conte dans le genre antique, par Fénelon, où l’on respire, dit {{nobr|M. Villemain}}, ce charme attendrissant qui n’est donné qu’à quelques hommes : à Virgile, à Racine, à Fénelon.
'''Aventures du baron de Fœneste''', roman satirique d’Agrippa d’Aubigné, où l’auteur a semé à pleines mains les traits de sa causticité et de sa rude franchise (1630).
'''Aventures de Télémaque''' (''les''), poëme en prose, en 24 livres, de Fénelon ; composé pour l’instruction du duc de Bourgogne (1699). Un des chefs-d’œuvre de la littérature française.
'''Avenzoar''', célèbre médecin arabe (1070-1161), fut le maître d’Averroès.
'''Averne''', lac de l’Italie mérid., était regardé comme l’entrée des Enfers.
'''Averroès''' (''èce''), illustre médecin et philosophe arabe ; m. en 1198.
'''Avertissements aux protestants''', au nombre de six, par Bossuet, œuvre de controverse qui fait suite à l’''Histoire des variations'', et qui fut écrite pour répondre aux attaques dont ce dernier ouvrage avait été l’objet. On y retrouve toutes les qualités de l’éloquent écrivain.
'''Avesnes''' (''vène''), ch.-l. d’arr. (Nord) ; {{nobr|3,603 h.}} ; petite place forte. L’arr. a {{nobr|10 cant.}}, {{nobr|153 comm.}}, {{nobr|172,335 h.}}
'''Avesnes-le-Comte''' (''vène''), ch.-l. de c. (Pas-de-Cal.), arr. de St-Pol ; {{nobr|1,477 h.}}
'''Aveugle''' (''l’''), célèbre idylle d’André Chénier, dont le héros est Homère,
'''Aveugles de Jéricho''' (''les''), chef-d’œuvre de Poussin, au Louvre ; expressions admirables.
[[d:Q751887|'''Aveyron''']] (''vé-ron''), riv. de France, passe : à Rodez, Villefranche, Nègrepelisse, Moissac, et se jette dans le Tarn.
'''Aveyron''' (''dép. de l’''), ch.-l. Rodez, {{nobr|55 arr.}}, {{nobr|42 cant.}}, {{nobr|289 comm.}}, {{nobr|402,474 h.}} {{10e|div.}} milit. Cour d’appel de Montpellier ; évêché à Rodez.
'''Avicenne''', illustre médecin arabe (980-1036).
'''Avignon''', ch.-l. du dép. de Vaucluse, à {{nobr|729 kil.}} S.-S.-E. de Paris, sur les Rhône ; archevêché, longtemps résidence des papes ; {{nobr|33,196 h.}}: L’arr. a {{nobr|5 cant.}}, {{nobr|21 comm.}}, {{nobr|84,259 h.}}
'''Avis d’une mère à son fils et à sa fille''', titre collectif de deux écrits des {{Mme|de}} Lambert, composés pour l’éducation de ses enfants, et réunis depuis en un seul ouvrage (1728 et 1748). Ces ''Avis'' sont encore aujourd’hui très-estimés.
'''Avitus''' (''uce''), empereur romain d’Occident, en 455 et 456.
'''Avize''', ch.-l. de c. (Marne), arr. d’Epernay ; {{nobr|1,992 h.}}
[[d:Q140942707|'''Avocat Patelin''' (''l’'')]], comédie des plus amusantes de Palaprat, tirée d’une ancienne farce encore très-estimée ; représentée en 1706.
Le nom d’avocat Patelin est devenu dans notre langue synonyme des fourbe câlin, de flatteur hypocrite, mais la phrase de cette farce désopilante qui en forme la partie la plus comique est celle-ci : « ''Revenez à vos moutons''. Voici cette scène, qui est une des plus spirituelles de notre ancien théâtre français : maître Guillaume plaide contre Agnelet, son berger, qu’il accuse de lui avoir volé des moutons ; tout à coup il reconnaît dans l’avocat de l’accusé, maître Patelin, l’homme qui lui a pris dix aunes de drap sans les lui payer. La stupéfaction trouble ses idées ; il embrouille les deux affaires et à sa plaidoirie sur les moutons, il mêle les draps, l’avocat et toutes les circonstances de l’achat. Le bailli, qui ne comprend plus rien à cet amphigouri, interrompt à chaque instant le plaideur, pour lui crier avec impatience : « Mais, monsieur Guillaume, revenez donc à vos moutons ! » Dans l’application, cette phrase, l’une des plus fréquemment employées dans notre langue, signifie Reprendre un discours interrompu, revenir à son sujet.
'''Avranches''', ch.-l. d’arr. (Manche) ; {{nobr|8,137 h.}} L’arr. a {{nobr|9 cant.}}, {{nobr|124 comm.}}, {{nobr|106,840 h.}}
'''Ax''', ch.-l. de c. (Ariége), arr. de Foix ; {{nobr|1,693 h.}}
'''Axat''', ch.-l. de c. (Aude), arr. de Limoux ; {{nobr|458 h.}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>{{CorpsTdM|largeurs=26
|23.|'''La consolation et la joie,''' ''fa,'' ch. à 2 v. ég. ou duo, et solo de '''1'''{{e|re}} ou de '''2'''{{e|e}}|{{pli|60|13}}
|24.|'''Invocations''' ({{rom|I}}º), ''sol,'' ch. à 3 v. ég.|{{pli|62|13}}
|25.|'''Id.''' (IIº), ''mi,'' solo ou duo de '''1'''{{e|re}} et de '''2'''{{e|e}}, et ch. à 3. v. ég.|{{pli|64|13}}
|26.|'''L’appel de sa tendresse,''' ''fa,'' solo de '''1'''{{e|re}} ou de '''2'''{{e|e}}, et ch. à 3. v. ég.|{{pli|66|13}}
|27.|'''Oui, je l’entends,''' ''mi'' ♭, solo de '''1'''{{e|re}}, et ch. à 3 v. ég.|{{pli|68|13}}
|28.|'''La voix du sanctuaire''' ({{rom|I}}º) ''sol,'' solo de'''T.''' ou '''S.'''|{{pli|70|13}}
|29.|'''Id.''' ({{rom|II}}º), ''mi'' ♭, solo de '''2'''{{e}} ou de '''3'''{{e}}, et ch. à 3 v. ég.|{{pli|72|13}}
|30.|'''À toi seul mon amour,''' ''la,'' solo ou duo de '''1'''{{e|re}} et de '''2'''{{e}}, et ch. à 4 v. ég. ou inég.|{{pli|74|13}}
|31.|'''Presse-toi sur mon divin Cœur,''' ''ut,'' solo de '''3'''{{e}}, et ch. à 3, ou à 4 v. ég. ou inég.|{{pli|76|13}}
|32.|'''O divin Cœur !''' ''si'' ♭, ch. à 3 v. ég.|{{pli|80|13}}
|33.|'''L’asile,''' ''ré,'' solo de '''1'''{{e|re}} et duo, ou ch. à 2 v. ég.|{{pli|82|13}}
|34.|'''À tes pieds''' ({{rom|I}}º), ''mi,'' solo de '''3'''{{e}} ou de '''2'''{{e}}, et ch. à l’unisson|{{pli|84|13}}
|35.|'''Id.''' ({{rom|II}}º), ''la,'' solo de '''3'''{{e}} ('''B''' ou '''C''') sans refrain|{{pli|86|13}}
|36.|'''Id.''' ({{rom|III}}º), ''la'' ♭, duo de '''1'''{{e|re}} et de '''2'''{{e}}, et ch. à 2 v. ég.|{{pli|88|13}}
|37.|'''Id.''' ({{rom|IV}}º), ''sol,'' solo de '''1'''{{e|re}} ou de '''2'''{{e}}, et ch. à 3 v. ég.|{{pli|90|13}}
|38.|'''Près de ton Cœur''' ({{rom|I}}º), ''la,'' {{corr|sol|solo}} de '''1'''{{e|re}} ou de '''2'''{{e}}|{{pli|93|13}}
|39.|'''Id.''' ({{rom|II}}º), ''fa,'' duo ou ch. à 2 v. ég.|{{pli|94|13}}
|40.|'''Id.''' ({{rom|III}}º), ''mi,'' ch. à 3 v. ég.|{{pli|95|13}}
|41.|'''Hosanna !''' ''ut,'' solo de '''1'''{{e|re}} ou de '''2'''{{e}}, et ch. à 3 v. ég.|{{pli|96|13}}
|42.|'''Appel au pécheur,''' ''fa,'' unisson ou solo de voix quelconque|{{pli|100|13}}
|43.|'''Le refuge du pécheur,''' '',''|{{pli|102|13}}
|44.|'''Retour du pécheur,''' '',''|{{pli|104|13}}
|45.|'''{{lang|la|Pascitur inter lilia}},''' ''si'' ♭, solo de '''T''' ou '''S'''|{{pli|106|13}}
|46.|'''Espoir de la jeunesse''' ({{rom|I}}º), '',''|{{pli|108|13}}
|47.|'''Id.''' ({{rom|II}}º), '',''|{{pli|110|13}}
|48.|'''Guide de la jeunesse,''' '',''|{{pli|112|13}}
|49.|'''Bonheur de la jeunesse,''' '',''|{{pli|116|13}}
|50.|'''Force de l’Église militante,''' '',''|{{pli|118|13}}
|51.|'''Espoir de l’Église souffrante,''' '',''|{{pli|120|13}}
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|87.|'''Ses titres''' (litanies), {{1er}} ''ton,''|{{pli|203|13}}
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>tions administratives qui lui étaient infligées. Au demeurant, comme il avait l’esprit naturellement droit et conciliant, et qu’il était aimé et respecté dans le pays, où tout le monde le connaissait, il devint bientôt le meilleur des maîtres, et gouverna la commune d’Amboise comme ''Sancho Pança son île de Barataria''. »
[[d:Q95831|'''Baratier''']], enfant d’une précocité extraordinaire, fut admis à l’Académie de Berlin à l’âge de quatorze ans (1721-1740).
'''Barbade''' (''la''), une des petites Antilles, appartenant aux Anglais.
'''Barbanègre''', général fr. connu par sa belle défense de Huningue en 1815 (1772-1840).
'''Barbarie''' ou '''États barbaresques''', pays d’Afrique qui comprenait les États de Tripoli, de Tunis, d’Alger et de Maroc.
'''Barbaroux''', conventionnel girondin, décapité en 1794.
'''Barbazan''', général fr. qui s’illustra sous les règnes de {{nobr|Charles VI}} et de {{nobr|Charles VII}}, surnommé le ''Chevalier sans peur''.
'''Barbe''' (''sainte''), vierge et martyre en 306. Patronne des artilleurs.
'''Barbe''' (''collége Sainte-''), célèbre collége à Paris, près du Panthéon.
'''Barbe-Bleue''', [[d:Q161138|titre]] et [[d:Q120670261|nom du principal personnage]] d’un conte de Perrault, Barbe-Bleue, ainsi nommé à cause de la couleur de sa barbe, a déjà égorgé six épouses et va faire subir le même sort à la septième, lorsque celle-ci est délivrée par ses frères, qui le mettent à mort lui-même. Barbe-Bleue a mérité de rester le type des maris féroces et sanguinaires. Souvent aussi on rappelle cette question et cette réponse qui se reproduisent plusieurs fois dans ce conte : ''Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?'' — ''Je ne vois que le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie.'' V. {{sc|Anne}}.
'''Barbé-Marbois''' (''marquis de''), président de la cour des comptes, ministre sous la Restauration (1745-1837).
'''Barberini''', illustre famille florentine dont un des membres fut élu pape en 1623 sous le nom d’{{nobr|Urbain VIII}}.
'''Barberousse''', nom de deux fameux pirates, maîtres d’Alger, dont le dernier mourut en 1545. {{Dclf-}} Le surnom de Barberousse a aussi été donné à un empereur d’Allemagne, {{nobr|Frédéric {{Ier}}}}, qui occupa le trône de 1152 à 1190. Ce prince est resté célèbre dans les légendes germaniques. Longtemps après sa disparition, on ne croyait pas encore à sa mort, et les légendes le représentent sous la puissance fantastique d’un génie qui tient enfermé dans un souterrain, endormi et la tête appuyée sur une table de marbre. Il se réveillera et fera son apparition dans le monde aussitôt que sa longue barbe aura fait treize fois le tour de la table. La même incrédulité s’est attachés à Sébastien, roi de Portugal, et Charles le Téméraire.
'''Barbette''' (''rue''), petite rue de Paris située dans le quartier du Temple, restée célèbre par l’assassinat du duc Louis d’Orléans.
'''Barbeyrac''', moraliste et publiciste fr. (1674-1744).
'''Barbezieux''', ch.-l. d’arr. (Charente) 3.910 h. L’arr. a {{nobr|6 cant.}}, {{nobr|80 comm.}} {{nobr|50,834 h.}}
'''Barbezieux''' (''le marquis de''), fils de Louvois, fut à vingt-trois ans ministre de la guerre (1668-1701) :
'''Barbié du Bocage''', géographe fr (1760-1825).
'''Barbier''' (''Ant.-Alex.''), savant bibliographe fr. (1765-1825).
'''Barbier de Séville''' (''le''), comédie en quatre actes, en prose, de Beaumarchais ; type parfait de la comédie d’intrigue ; chef-d’œuvre d’entrain, de malice satirique et de grâce ; représentée en 1775.
'''Barbier de Séville''' (''le''), opéra-bouffe de Rossini, en deux actes, représenté pour la première fois à Rome en 1816.
'''Barbou''', nom d’une célèbre familles de libraires et imprimeurs, originaires de Lyon.
'''Barboude''', île des Antilles anglaises.
'''Barca''', puissante famille carthaginoise à laquelle appartenait Annibal.
'''Barcelone''', ville et port de mer d’Espagne ; {{nobr|200,000 h.}}
'''Barcelonnette''', ch.-l. d’arr. (Basses-Alpes) ; {{nobr|1,919 h.}} L’arr. a {{nobr|4 cant.}}, {{nobr|20 comm.}}, {{nobr|15,322 h.}}
'''Barcillonnette''', ch.-l. de c. (Hautes-Alpes), arr. de Gap ; {{nobr|301 h.}}
'''Barclay de Tolly''', général russe (1755-1818).
'''Barcochébas''', imposteur juif qui se fit passer pour le Messie sous le règne d’Adrien ; il fut tué en 135.
'''Bardes anglais et les critiques écossais''' (''les''), violente satire de Byron offensé, contre ses censeurs littéraires (1809).
'''Bardesane''', hérésiarque du {{s|ii}} dont la doctrine se rapprochait de celle des manichéens.
'''Bardin''', général fr. et écrivain militaire (1774-1840).<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le beau gastronome - 1850.pdf/6
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Amène-la.
Liberté grande,
Et qu’on demande
Walse allemande.
La sarbande,
La Guaraxa.
Endors les mères,
Grise les frères,
Tant qu’on voudra.
Ou blonde ou brune,
Ce soir plus d’une,
Au clair de lune
M’écoutera.
Ainsi, sans peine,
D’une douzaine,
Ta liste pleine
S’augmentera.|sf}}
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{{poem|Dans le service de l’Autriche
Le militaire n’est pas riche,
{{em|2}}Chacun sait ça.
Mais si sa paie est trop légère,
On s’en console, c’est la guerre
{{em|2}}Qui le paiera !
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La Guaraxa.
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« Car j’ai chà {{rom-min|·x·|10}} hommes fervestus et armés,
« Dont je vous secourrai, tout en sui apprestés. »
{{em}}Adonques le baisa, li dansiaus Esmerés,
Et le prist par le main, li chevalier loés,
A se mère le mainne où grande ert li biautés.{{nvd|100}}
Quant le dame le vit, si le cognut assés :
« Ahi ! frère, » dist-elle, « vous soïés bien trouvés !
« Je me plain de Gaufroi, vengance m’en donnés.
« Baudewins de Biavais, » dist Rose, la royne,
« Lonc tamps avés esté en terre Sarrasine ?
« Vo frère eus espousé, qui fu de bonne orine ;
« {{rom-min|·iiij·|4}} fiex m’en remest, par le vertu divine :
« Li doi sunt à Paris, en le prison frarine,
« Et vés-en-chi le tiers qui delès vous s’acline ;
« Ne sai où li quars est, sé je ne l’adevine.{{nvd|110}}
« Par Gaufroi, le félon, en sui hors de saisine ;
« Vostre frère vendi à le gent Beduine ;
« Venganche vous demains. Fait m’a povre meschine !
« Nimaie m’a tollut où je pris ma doctrine. »
{{em}}« Dame, » dist Baudewins, « par sainte Quaterine,
« Bien vous en vengerai, ains que li estés fine ;
« Car pour ce repasai par dechà le marrine. »
Adont isnèlement li grans os s’achemine
A la gent Baudewin qui fu de bonne orrine :
Moult manèchent Gaufroi, que Diex doinst pute estrine,{{nvd|120}}
Qui estoit à Paris en la sale marbrine,
Avoec le roy Phylippe là où Franche s’acline.
Tant li avoit donnet d’or fin, en che termine,
Que li roys l’amoit plus qu’enfans de sa cousine.
Adès est bien venus qui donne bel estrine.
{{em}}Gaufrois fu à Paris avoec le riche roy
Qui toute jour le maine en tenant par le doy.
Es-vous j messagier c’on appelloit Hainfroi :
Briément s’agenoulla, le roy prist par le ploi
De son noble bliant qui fui fais à orfroi,
</poem><noinclude>
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« Ahi ! frère, » dist-elle, « vous soïés bien trouvés !
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« Baudewins de Biavais, » dist Rose, la royne,
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Qui estoit à Paris en la sale marbrine,
Avoec le roy Phylippe là où Franche s’acline.
Tant li avoit donnet d’or fin, en che termine,
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Qui toute jour le maine en tenant par le doy.
Es-vous j messagier c’on appelloit Hainfroi :
Briément s’agenoulla, le roy prist par le ploi
De son noble bliant qui fui fais à orfroi,
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{{Centré|Composé à la demande de sa sœur Céline pendant son noviciat.|mt=1em}}
{{d|Air : ''Combien j’ai douce souvenance.''|fs=80%|m=1em}}
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{{Épigraphe|
{{poem|
J’ai en mon Bien-Aimé les montagnes,
Les vallées solitaires et boisées,
Les îles étrangères,
Les fleuves retentissants,
Le murmure des zéphyrs amoureux.
{{filet|15}}
La nuit paisible,
Pareille au lever de l’aurore ;
La musique silencieuse,
La solitude harmonieuse,
Le souper qui charme et qui accroît l’amour.}}
{{d|{{sc|(Saint Jean de la Croix.)}}|4}}
|fs=80}}
{{il|3}}
{{poem|
{{em}}Oh ! que j’aime la souvenance
{{em}}Des jours bénis de mon enfance !
Pour garder la fleur de mon innocence,
{{em}}Le Seigneur m’entoura toujours
{{em|6}}D’amour.
{{em}}Aussi, malgré ma petitesse,
{{em}}À Dieu je donnai ma tendresse ;
Et de mon cœur s’échappa la promesse
{{em}}D’épouser le Roi des élus,
{{em|6}}Jésus.|ds}}<noinclude>
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Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/599
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="JLTB34" /></noinclude>{{poem|
{{em}}J’aimais, au printemps de ma vie,
{{em}}Saint Joseph, la Vierge Marie ;
Déjà mon âme se plongeait ravie
{{em}}Quand se reflétaient dans mes yeux
{{em|6}}Les cieux !
{{em}}J’aimais les champs de blé, la plaine,
{{em}}J’aimais la colline lointaine ;
Dans mon bonheur, je respirais à peine,
{{em}}En moissonnant avec mes sœurs,
{{em|6}}Les fleurs.
{{em}}J’aimais à cueillir les herbettes,
{{em}}Les bluets, toutes les fleurettes ;
Je trouvais le parfum des violettes
{{em}}Et surtout celui des coucous
{{em|6}}Bien doux.
{{em}}J’aimais la pâquerette blanche,
{{em}}Les promenades du dimanche,
L’oiseau léger gazouillant sur la branche,
{{em}}Et l’azur toujours radieux
{{em|6}}Des cieux.
{{em}}J’aimais à poser chaque année
{{em}}Mon soulier dans la cheminée ;
Accourant dès que j’étais éveillée,
{{em}}Je chantais la fête du ciel :
{{em|6}}Noël !
{{em}}De maman, j’aimais le sourire,
{{em}}Son regard profond semblait dire :
« L’éternité me ravit et m’attire,
{{em}}« Je vais aller dans le ciel bleu
{{em|6}}« Voir Dieu !
{{em}}« Je vais trouver dans la patrie
{{em}}« ''Mes anges'', la Vierge Marie.
« De mes enfants que je laisse en la vie,
{{em}}« À Jésus j’offrirai les pleurs,
{{em|6}}« Les cœurs ! »|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>en éprouvait une joie étrange, bien que se sachant perdu.
Ses yeux tombèrent alors plus près de l’établissement installé le long du fleuve étincelant. Il pouvait entendre le bourdonnement monotone de la scierie qui tournait paresseusement dans le lointain. À peu de distance, le pavillon de l’Empire britannique flottait sur un bateau de la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui faisait le commerce avec le Nord depuis plus de cent ans. Kent aperçut d’autres bateaux dont il avait surveillé le chargement et qui s’éloignaient nonchalamment du rivage à la dérive, laissant un long sillage briller au soleil, tandis que leurs équipages, ivres d’aventures, chantaient d’une voix ardente la ''Chanson du Voyageur''.
Kent poussa un profond soupir en entendant vibrer ce chant, large, allègre, émouvant comme la forêt elle-même. Il aurait voulu se pencher à la fenêtre pour crier « au revoir » à ceux qui partaient ; car ces bateaux emportaient une brigade de ses compagnons. Il savait où ils allaient : ils se dirigeaient là-bas vers le Nord, au loin, à des milliers de milles, pour vivre plusieurs mois d’une vie libre et joyeuse sous les cieux ouverts.
Terrassé par le désir qui l’envahissait, Kent s’enfonça dans ses coussins ; et, la main devant les yeux, il eut la vision poignante de tout ce qu’il perdait. Demain il ne serait plus, et la bri-<noinclude></noinclude>
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Page:Curwood - La Vallée du silence, trad. Postif, 1930.djvu/32
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>gade continuerait quand même à glisser sur les grands rapides de l’Athabasca ; elle combattrait la Chute de la Mort, affronterait vaillamment les rochers et les tourbillons de la Grande Cascade, les bassins agités de la Gueule-du-Diable ; elle irait vers l’extrémité de l’Athabasca, vers les deux Esclaves et dans le Mackenzie, jusqu’au dernier cap de l’Armement aux falaises émoussées…
Il laissa tomber sa main ; et, un pâle sourire aux lèvres, il regarda une fois de plus au dehors. Seize bateaux partaient, le plus grand commandé par le capitaine Pierre Rossand. Il voyait en pensée la large poitrine rouge de Pierre qui se gonflait en chantant, car Pierre devait retrouver sa femme à un prochain poste. Les bateaux étaient maintenant solidement pris par l’étreinte du fleuve : et il lui sembla qu’ils étaient des fugitifs se libérant des monstres d’acier envahisseurs. Inconsciemment, il étendit les bras et son âme leur cria « adieu ».
Il fut soulagé quand ils disparurent, tandis que s’évanouissait dans le lointain le chant des rameurs. De nouveau il écouta le bourdonnement paresseux de la scierie et il perçut au-dessus de sa tête la course veloutée d’un écureuil rouge aux petits cris insouciants. La Forêt le reprenait. Un rayon du soleil doré tomba sur sa couchette, accompagné d’une bouffée d’air chargé des parfums balsamiques du cèdre.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>gade continuerait quand même à glisser sur les grands rapides de l’Athabasca ; elle combattrait la Chute de la Mort, affronterait vaillamment les rochers et les tourbillons de la Grande Cascade, les bassins agités de la Gueule-du-Diable ; elle irait vers l’extrémité de l’Athabasca, vers les deux Esclaves et dans le Mackenzie, jusqu’au dernier cap de l’Armement aux falaises émoussées…
Il laissa tomber sa main ; et, un pâle sourire aux lèvres, il regarda une fois de plus au dehors. Seize bateaux partaient, le plus grand commandé par le capitaine Pierre Rossand. Il voyait en pensée la large poitrine rouge de Pierre qui se gonflait en chantant, car Pierre devait retrouver sa femme à un prochain poste. Les bateaux étaient maintenant solidement pris par l’étreinte du fleuve ; et il lui sembla qu’ils étaient des fugitifs se libérant des monstres d’acier envahisseurs. Inconsciemment, il étendit les bras et son âme leur cria « adieu ».
Il fut soulagé quand ils disparurent, tandis que s’évanouissait dans le lointain le chant des rameurs. De nouveau il écouta le bourdonnement paresseux de la scierie et il perçut au-dessus de sa tête la course veloutée d’un écureuil rouge aux petits cris insouciants. La Forêt le reprenait. Un rayon du soleil doré tomba sur sa couchette, accompagné d’une bouffée d’air chargé des parfums balsamiques du cèdre.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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La porte s’ouvrit et Cardigan entra.
Ni le ton de sa voix, ni sa façon de saluer son « vieux » Kent n’avaient changé ; mais son visage dissimulait mal son inquiétude. Il posa sur la table la pipe et le tabac réclamés par son ami dont il s’approcha pour l’ausculter.
— Pire, hein ? demanda Kent.
Cardigan hocha la tête.
— Pas très bon pour vous de fumer. Enfin, si vous voulez…
— Ça va ; ça va bien. Merci, mon vieux, dit Kent en allongeant le bras pour atteindre la pipe et le tabac.
Il bourra sa pipe ; Cardigan lui donna du feu. Pour la première fois depuis deux semaines un nuage de fumée sortit de ses lèvres.
— Je viens d’apercevoir la brigade qui part vers le Nord.
La plupart des bateaux vont en effet vers le fleuve Mackenzie, répondit Cardigan. C’est un long voyage.
— C’est la plus belle route du Nord. Il y a trois ans, O’Connor et moi nous fîmes ce voyage sur l’embarcation de Follette. Vous rappelez-vous Follette… et Ladouceur ? Leur course à la nage à travers la Chute de la Mort ? C’est drôle.
Il s’interrompit pour écouter. Des pas bien connus approchaient.
— O’Connor, dit-il.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Cardigan alla ouvrir la porte et disparut aussitôt.
Le sergent O’Connor tenait dans ses grandes mains une boîte de cigares et un bouquet de « fleurs de feu » d’un rouge éclatant.
— Le Père Layonne me les a données pour toi comme je montais, expliqua-t-il en posant les fleurs sur la table. Et moi… eh bien… j’enfreins la consigne pour venir t’avouer quelque chose, Jimmy… Je ne t’ai jamais traité de menteur ; je viens te dire carrément que tu as menti tantôt.
Il serra la main de Kent avec l’ardeur d’une amitié que rien ne pouvait briser. Le visage de Kent se crispa non de douleur, mais de joie. Il avait craint de voir O’Connor, et de même Kedsty, se détourner de lui.
— J’ignore ce que les autres ont pu se figurer dans tes aveux, reprit le sergent-major, visiblement ému ; mais je n’ai pu passer un an et demi auprès de toi sans te connaître. Je sais que tu as menti. Quel est ton jeu, vieux camarade ?
— Ai-je besoin de revenir là-dessus ? répondit Kent en bougonnant.
O’Connor se mit à parcourir la salle de long en large, de son pas lourd. Ainsi faisait-il toujours au camp, lorsqu’il réfléchissait à un problème embarrassant.
— Tu n’as pas tué John Barkley, insista-t-il. Ni Kedsty, ni moi, n’y croyons. Cependant le plus drôle de l’affaire, c’est…<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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— Quoi donc ?
— … C’est que Kedsty a immédiatement fait relâcher Trigger. Il n’écoute ni les ordres de Hoyle, ni le règlement ; il agit tout de même. Voyons, Kent, franchement — j’attache à cette question la plus grande importance — as-tu tué Barkley ?
— Si tu doutes de la parole d’un moribond, tu témoignes bien peu de respect envers la mort, ce me semble.
— Ça c’est de la théorie, des conventions ; et ce n’est pas toujours humain. Allons, oui ou non, l’as-tu tué ?
— Oui.
O’Connor s’assit et fit sauter le couvercle de la boîte de cigares.
— Puis-je fumer avec toi ? demanda-t-il ; j’en ai vraiment besoin. Toutes ces choses m’ont mis la tête à l’envers. Est-ce que je t’ennuierais en t’interrogeant sur la jeune fille ?
— La jeune fille ? s’exclama Kent en se dressant sur son séant et fixant des yeux O’Connor.
Les yeux du sergent-major eurent une persistance inquiète.
— Je comprends… tu ne la connais pas, dit-il enfin en allumant son cigare. Moi non plus. Je ne l’avais jamais vue auparavant. C’est pourquoi l’attitude de l’inspecteur Kedsty m’étonne. Je te répète, tout cela est bizarre. Il ne t’a pas cru ce matin ; cependant il était tout bouleversé.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>Il m’a prié de l’accompagner jusque chez lui. Les veines de son cou étaient grosses comme le petit doigt. Il changea soudain d’idée et décida que nous irions au bureau. Nous étions sur la route qui traverse le bocage de peupliers quand la chose que je vais te dire arriva… Je ne suis pas un homme à bonnes fortunes ! et je serais un imbécile si j’essayais de te décrire cette jeune fille. Elle se tenait à un croisement de la route et se jeta sur moi comme si elle voulait me porter un coup. Elle arrêta Kedsty qui fit entendre un gémissement, un drôle de son, comme si quelqu’un l’avait frappé. Je la regardai ébahi comme un vrai idiot ; mais elle ne parut s’occuper de moi pas plus que si j’avais été un fantôme invisible. Elle dévisageait Kedsty bien en face, sans le quitter des yeux ; et elle s’en alla sans avoir prononcé un mot, remarque bien. En nous quittant, elle me frôla presque, mais elle ne détacha pas les yeux de Kedsty. Je me disais que nous étions deux sacrés imbéciles d’être restés là, paralysés, comme si nous n’avions jamais vu de belles filles de notre vie. J’allais faire cette remarque au vieux, quand…
O’Connor trancha le bout de son cigare d’un coup de dent et s’approcha de la chaise-longue.
— Je te jure, Kent, que Kedsty était aussi pâle que de la craie. Il continuait à regarder devant lui comme si la jeune fille était encore là ; et il poussa de nouveau une sorte de plainte<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>comme si quelque chose l’étouffait. Il me dit alors : « Sergent, j’ai oublié quelque chose d’important ; je dois retourner auprès du docteur Cardigan. Je vous autorise à libérer immédiatement Mac Trigger. »
O’Connor s’arrêta pour découvrir sur les traits de Kent quelque signe d’incrédulité. Ne voyant rien, il demanda :
— C’est-il conforme au Code criminel, dis, Kent ?
— Pas tout à fait ; mais de la part de l’officier de la Division, cela fait loi.
— Je lui ai donc obéi. Si tu avais pu voir Mac Trigger quand je lui annonçai qu’il était libre et que je tirai les verrous de sa cellule ! Il en sortit en tâtonnant comme un aveugle. Il ne voulut pas aller ailleurs qu’au bureau de l’inspecteur. Il dit qu’il l’attendrait là.
— Et Kedsty ?
O’Connor se leva soudain et recommença à faire les cent pas à travers la pièce.
— Il a dû suivre la jeune personne, s’écria-t-il ; impossible qu’il ne l’ait pas fait. Il m’a menti au sujet de Cardigan. Rien de mystérieux dans tout cela s’il n’avait pas soixante ans, et elle moins de vingt. Quelle jolie fille ! Mais s’il a pâli ce n’est pas à cause de sa beauté : j’en donnerais ma tête à couper. Je t’affirme qu’il a vieilli de dix ans à l’instant même. Il y avait dans les yeux de cette fille quelque chose de plus terrible pour lui<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>qu’un coup de fusil. Sous l’effet de ce regard, la première pensée de Kedsty fut pour Mac Trigger, pour celui que tu es en train de sauver de la pendaison. C’est étrange, Kent ; tout cela est étrange. Mais le plus mystérieux de tout, ce sont encore tes aveux.
— Oui, c’est drôle, approuva Kent. Comme une petite balle a tout changé ! Car sans cette balle, je te jure que je me serais tu ; un innocent aurait été pendu. Au point où nous en sommes, je m’explique l’agitation de Kedsty. Je fais partie de son service ; je souille l’honneur du plus beau service du monde ; il en est bouleversé, c’est assez naturel.
Il haussa les épaules en essayant de rire.
— Quant à la jeune fille, reprit-il, elle est peut-être arrivée ce matin par un des bateaux, et elle faisait une petite promenade pour se remettre. N’as-tu pas remarqué qu’avec un certain éclairage, une figure a parfois l’aspect d’un spectre sous les peupliers ?
— Oui, quand les arbres sont couverts de feuilles ; mais ils bourgeonnent en ce moment, Jimmy. Ce sont les yeux de la jeune fille qui firent une impression accablante sur Kedsty, car celui-ci me donna aussitôt l’ordre de libérer Mac Trigger et me mentit en me disant qu’il retournait auprès de Cardigan. Si tu avais pu voir les yeux de cette enfant ! Ils étaient bleus, du bleu des violettes, mais ils dardaient du feu.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>J’aurais pu imaginer cette flamme dans des yeux noirs ; mais dans des yeux bleus, cela fit tout simplement perdre contenance à Kedsty. Il y a une raison. Pourquoi pensa-t-il soudain à l’homme enfermé dans la cellule ?
— Puisque tu me mets hors de cause, mon cher, cette histoire commence à m’intéresser, dit Kent. Il y a peut-être des liens de parenté entre cette jeune blonde et…
— Elle n’est pas blonde… et je ne te laisse pas hors de cause, interrompit O’Connor. De ma vie je n’ai jamais rien vu d’aussi noir que ses cheveux. Ils étaient superbes. Si tu voyais cette petite seulement une fois, tu ne pourrais plus l’oublier.
— Cette petite, reprit O’Connor, n’a jamais été vue à Athabasca, ni aux environs, autrement tu en aurais sûrement entendu parler. Je suis sûr qu’elle est venue ici accomplir une mission lorsque Kedsty m’a donné l’ordre de relâcher Trigger.
— C’est bien possible, et probable même, dit Kent. J’ai toujours dit que tu es le meilleur limier de tout le détachement. Mais je ne vois pas ce que je viens faire dans cette histoire ?
O’Connor eut un sourire sarcastique.
— Tu ne le vois pas ! Eh bien, il se peut que je sois aveugle et idiot à la fois, et peut-être même un peu trop sous le coup de l’émotion. Mais il me semble que Kedsty s’est un peu trop pressé<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>de faire ouvrir la cellule de Mac Trigger, oui, un peu trop pressé, à mon avis.
Kent, pour détourner l’entretien, demanda :
— As-tu assisté au départ de la flottille de Rossand ? Cela nous ramène à trois ans en arrière, mon pauvre vieux. Tiens, passe-moi donc la boîte de cigares, je veux en essayer un dans ma pipe.
O’Connor ne resta plus que quelques minutes avec son ami. Il s’efforçait de prendre un ton plaisant ; mais sa gaîté sonnait faux.
Tandis qu’il s’enfonçait dans le corridor, son pas n’avait jamais été aussi lourd.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
{{t3|{{t|UN MYSTÈRE|80}}|CHAPITRE {{rom-maj|III}}|mt=5em|mb=3em}}
Bien que voulant rester maître de lui, Kent éprouva, au départ d’O’Connor, une oppression étouffante.
À l’horizon, un orage s’amoncelait. La lointaine houle des forêts changeait de tons et de couleurs. L’allégresse des montagnes et des collines avait disparu. La nuance des sapins, des cèdres et des balsamiers se transforma en un noir opaque. Les reflets d’or et d’argent des bouleaux et des peupliers se muaient en un gris lugubre et uniforme, presque invisible. Une tristesse sombre et pénétrante s’étendait comme un voile sur le fleuve qui, un instant auparavant, avait projeté la gloire du soleil sur la face bronzée des hommes de la brigade. Un long roulement de tonnerre se rapprochait.
Pour la première fois depuis l’émotion causée par son aveu. Kent sentit peser sur lui une épouvantable mélancolie. Il n’avait cependant point peur de la mort à cette heure ; mais un peu de sa belle philosophie s’était évanoui. Après tout, c’est une triste chose que de mourir seul. Son<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>oppression devenait de plus en plus aiguë ; et il lui était pénible de penser qu’il pouvait rendre l’âme pendant que le soleil ne brillait pas.
Il voulait revoir O’Connor ou appeler Cardigan. Il eût accueilli avec joie le Père Layonne. Mais, plus que toute chose, il eût désiré dans sa détresse une présence féminine, la présence d’une frêle créature dont le contact de la main contient la puissance de toute l’humanité.
Il lutta en se rappelant que le Dr Cardigan lui avait prédit certains moments de dépression profonde. Il essaya donc de se défendre contre cette sensation, refusant de se servir de la sonnette placée à portée de sa main.
Son cigare s’était éteint : il le ralluma et fit un effort pour reporter sa pensée vers O’Connor, vers la mystérieuse jeune fille et vers Kedsty. Il essaya aussi de se représenter Mac Trigger, l’homme qu’il avait sauvé du bourreau, attendant Kedsty dans le bureau de la caserne. Il imagina la jeune fille avec ses cheveux noirs et ses yeux bleus… — et l’orage éclata.
La pluie tombait en déluge. Cardigan entra brusquement et ferma la fenêtre. Il resta une demi-heure auprès de Kent ; puis il se fit remplacer par un de ses aides, le jeune Mercer, qui vint voir le blessé plusieurs fois.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
Le ciel commençait à s’éclaircir, assez tard vers le soir, lorsque le Père Layonne apporta des papiers correctement rédigés pour les faire signer par Kent. Il demeura avec celui-ci jusqu’au coucher du soleil, au moment où Mercer apporta le dîner.
À partir de ce moment jusqu’à dix heures, le Dr Cardigan témoigna une grande vigilance qui frappa le blessé. Quatre fois il l’ausculta au stéthoscope.
— Ce n’est pas pire, Kent. Je crois que cela n’arrivera pas cette nuit.
Kent prit ces paroles pour un mensonge professionnel, car il remarqua qu’une inquiétude persistait dans les manières de Cardigan.
Il n’avait pas envie de dormir. La lumière baissée, la fenêtre de nouveau ouverte, jamais l’air ne lui avait paru aussi doux qu’à ce moment. Sa montre sonna onze heures quand il entendit la porte de Cardigan se fermer pour la dernière fois, et tout retomba dans le silence.
Il s’installa tout contre la fenêtre. Le mystère et l’attrait de l’heure nocturne avaient de tout temps exercé sur lui leur fascination. La nuit et lui étaient amis. Maintes fois il avait marché la main dans la main avec l’esprit de la Nuit qui pénétrait toujours plus avant dans son cœur pour prendre possession de son être. Il devinait ses bruits et les langages chuchotés de cet « autre côté de la vie » qui se lève silencieu-<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>sement, comme dans la peur de vivre et de respirer longtemps après que le soleil est parti. La nuit était pour lui plus merveilleuse que le jour.
Cette nuit qui s’étendait devant sa fenêtre était magnifique. L’orage avait lavé l’atmosphère. Il lui semblait que les étoiles étaient descendues plus près de ses chères forêts. La lune se leva tard, telle une splendide reine arrivant sur une scène bien préparée.
Kent n’était plus oppressé ni inquiet. L’air de la nuit pénétrait dans ses poumons de plus en plus profondément, et une nouvelle force semblait renaître en lui. Ses yeux et ses oreilles étaient largement attentifs. La colonie dormait ; mais çà et là quelques lumières tremblotaient au bord du fleuve et, par instants, un bruit familier lui arrivait : le tintement d’une chaîne de bateau, l’aboiement d’un chien, le chant d’un coq.
Un couple de hiboux en amour gloussa un très long moment, d’une façon étrange, mais douce. Il vint jouer d’un vol silencieux devant la fenêtre. Puis, soudain, un des oiseaux fit entendre un claquement de bec comme pour donner l’alarme à l’approche d’un ennemi. Kent crut percevoir un bruit de pas qui devint bientôt distinct ; quelqu’un approchait en longeant le bâtiment. En se penchant, Kent aperçut O’Connor, face à face.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
— Maudits soient mes pieds lourds ! grommela le sergent. Tu dormais, Kent ?
— J’étais aussi éveillé que les hiboux, assura Kent.
O’Connor s’approcha de la fenêtre.
— J’ai vu ta lumière et j’ai pensé que tu étais éveillé, dit-il. Je voulais m’assurer que Cardigan n’était pas avec toi. Il ne faut pas qu’il sache que je suis ici. Si cela ne te fait rien, veux-tu éteindre la lumière ? Kedsty a l’œil ouvert comme les hiboux, lui aussi.
Kent étendit le bras vers la lampe ; et la chambre ne se trouva plus éclairée que par la lune et les étoiles. L’ombre géante se projetait dans la pièce.
— C’est un crime de venir te voir en ce moment, Kent, dit-il à voix basse. Mais je le devais : c’est ma dernière chance. Quelque chose va mal. Kedsty cherche à m’écarter… parce que je me trouvais avec lui au moment où il rencontra la jeune fille sous les peupliers. Cette idée le gêne. Il m’envoie en service spécial au Fort-Simpson. C’est toute une année de voyage. Nous devons partir à l’aube sur le bateau à moteur pour rattraper Rossand. Aussi j’ai tenu à te voir tout de suite ; et je n’ai pas hésité, quand j’ai vu la lumière de ta chambre.
— Je suis heureux que tu sois venu, dit Kent avec chaleur. Bon Dieu, comme je voudrais aller<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>avec toi, mon vieux copain, si ce n’était cette chose prête à éclater dans ma poitrine.
— Je ne partirai pas, interrompit O’Connor toujours à voix basse. Si tu étais sur pied, Kent, ça irait tout autrement. Kedsty n’est plus le même ; il est nerveux. Je me trompe peut-être, mais je crois qu’il est constamment en train d’espionner quelqu’un. Il a peur de moi pour la raison que je viens de te dire. Ce voyage au Fort-Simpson n’a d’autre prétexte que de m’éloigner pendant un certain temps. Le vieux bougre a essayé de me dorer la pilule en me promettant un emploi d’inspecteur dans l’année.
O’Connor se tut pour écouter autour de lui ; aucun bruit inquiétant ne se fit entendre.
— Jusqu’au moment où éclata l’orage, j’ai cherché à retrouver Mac Trigger : je crois qu’il a dû disparaître dans les bois. La jeune fille m’intriguait. J’ai questionné toutes les femmes du débarcadère, j’ai eu recours au vieux trappeur Mooie. Pas de traces. On ne l’a vue nulle part. Alors une idée renversante m’est venue. Je crois avoir deviné.
O’Connor aperçut dans les yeux de son ami l’éveil de l’intérêt, cette passion de chasseur d’hommes qui les avait animés jadis si souvent et si intensément.
— Kedsty est un célibataire, reprit-il, un vieux garçon qui se préoccupe fort peu des femmes ;<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>mais il aime la vie de famille. Il s’est construit un bungalow un peu à l’écart. Son cuisinier et son domestique chinois sont absents, le bungalow est fermé ou supposé tel. Tu as certainement compris, Jimmy, tu ne serais pas la plus fine mouche de la Division N. Elle est cachée chez Kedsty.
— Pourquoi cachée ? demanda Kent. Elle n’a pas commis de crime ?
O’Connor bourra lentement sa pipe. À la lueur de l’allumette qu’il tenait dans le creux de ses mains, ses traits durs parurent témoigner une certaine incertitude.
— Écoute-moi bien, reprit-il. Je suis retourné aux peupliers après t’avoir quitté. J’ai retrouvé la trace de ses pieds, des pieds d’enfant ; l’empreinte était très nette par endroits, car elle porte des talons hauts comme les talons des Françaises. De la place où elle nous a rencontrés, j’ai suivi sa piste jusqu’à la lisière du bois de sapins. Mais impossible de rejoindre le bungalow de Kedsty sans être vue par ce chemin ! Et comment s’y serait-elle rendue avec des souliers comme la moitié de ma main et des talons hauts de deux pouces ? Je me suis demandé pourquoi elle ne portait pas de chaussures de campagne ou des mocassins.
— Parce qu’elle vient du Sud et non du Nord, d’Edmonton peut-être, suggéra Kent.
— Évidemment, Kedsty ne s’attendait pas à<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>la voir tout à coup ; et c’est ce qui m’égare. Mais il n’est pas douteux qu’en la voyant, il est devenu aussitôt un autre homme. S’il lui suffisait maintenant de lever le petit doigt pour te sauver, il ne le ferait pas, sois-en sûr. Il lui fallait un prétexte pour libérer Mac Trigger. Tu le lui as fourni ; et il s’en est emparé sous la menace qu’elle lui a faite, d’un simple regard, mon cher. C’est donc qu’il s’était déjà passé quelque chose entre eux. Le constable Doyle m’affirme qu’il est resté enfermé dans son bureau avec Trigger plus d’une demi-heure. Toute cette affaire est extrêmement louche. Et cette mission au Fort-Simpson qui ne rime à rien !
Kent eut une crise de toux qui lui coupa la respiration et l’obligea à s’appuyer sur ses coussins, les traits crispés.
— Je te fatigue, mon pauvre Jimmy, dit O’Connor en prenant dans ses mains celles de son ami. Au revoir, mon vieux camarade. Je vais jeter un coup d’œil autour de chez Kedsty. Dans une demi-heure, tu me reverras, si tu ne dors pas.
— Je ne dormirai pas, répondit Kent d’une voix entrecoupée.
— Au revoir, Jimmy.
— Dans le cas où tu ne me reverrais plus, sache bien que je t’accompagnerai en pensée dans ton long voyage. Prends bien soin de toi, ami.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
O’Connor s’éloigna sans rien répondre. Il n’alla pas du côté de Kedsty, mais il se traîna dans la direction du fleuve, la gorge serrée, croyant bien que Kent lui avait dit son dernier adieu.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
{{t3|{{t|LE PRÉSENT ET LE PASSÉ|80}}|CHAPITRE {{rom-maj|IV}}|mt=5em|mb=3em}}
Longtemps après le départ d’O’Connor, Kent s’endormit d’un sommeil, rendu lourd par la lutte précédente de son cerveau contre l’épuisement et l’inévitable fin.
Ses pensées l’emportèrent à travers le passé jusqu’aux jours de son enfance. Des faits et des choses ensevelis au fond de sa mémoire surgirent avec netteté. Ses rêves étaient peuplés de fantômes qui prenaient vie dès que son attention se portait sur eux.
Le voici enfant, jouant aux « Trois vieux chats », devant la vieille maison d’école en brique rouge, à un demi-mille de la ferme où il était né et où sa mère était morte. Voici Skinny Hill, mort depuis plusieurs années, son partenaire au criquet, Skinny avec son sourire grimaçant et son haleine parfumée par les oignons les plus odorants de tout l’Ohio. À l’heure du dîner il troquait quelques-uns des cornichons confits par sa mère contre les oignons de Skinny : deux oignons contre un cornichon, c’était le prix immuable.
Il jouait au Guignol avec sa mère, cueillait<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>la bataille du même nom gagnée par {{nobr|Guillaume III}} sur {{nobr|Jacques II}}, le {{1er|juillet}} 1690.
'''Bozel''', ch.-l. de c. (Savoie), arr. de Moutiers ; {{nobr|1,231 h.}}
'''Bozouls''', ch.-l. de c. (Aveyron), arr. de Rodez ; {{nobr|2,511 h.}}
'''Brabançonne''' (''la''), chant national de la Belgique, composé en 1830.
'''Brabant''', prov. de la Belgique et de la Hollande.
'''Bracieux''', ch.-l. de c. (Loir-et-Cher), arr. de Blois ; {{nobr|1,137 h.}}
'''Bradamante''', sœur de Renaud de Montauban et l’une des héroïnes du ''Roland furieux'', de l’Arioste. Armée de la fameuse lance d’Argail, qui renversait tous ceux qu’elle touchait, Bradamante se distingua par des actions de la plus éclatante valeur. Aussi les écrivains donnent-ils fréquemment son nom aux femmes qui se font remarquer par leur beauté et par leurs vertus guerrières.
'''Bradford''', v. d’Angleterre ; {{nobr|45,000 h.}}
'''Bradley''', savant astronome anglais, directeur de l’observatoire de Greenwich (1692-1762).
'''Bradwardin''', savant théologien anglais, surnommé le ''Docteur profond'' (1290-1348).
'''Braga''', v. de Portugal ; {{nobr|16,000 h.}}
'''Bragance''', maison régnante de Portugal.
'''Brahma''', dieu créateur des Indiens.
'''Brahmapoutra''', fleuve d’Asie.
'''Braisme''', ch.-l. de c. (Aisne), arr. de Soissons ; {{nobr|1,590 h.}}
'''Bramante''' (''le''), célèbre architecte italien (1444-1514).
'''Brancas''' (''âce''), anc. famille de France.
'''Brandebourg''', prov. de Prusse.
'''Brandebourg''', v. de Prusse ; {{nobr|17,000 h.}}
'''Brando''', ch.-l. de c. (Corse), arr. de Bastia ; {{nobr|1,616 h.}}
'''Brandt''' (''Sébastien''), poète satirique, né à Strasbourg, auteur de la ''Nef des fous'' (1458-1520).
'''Brandt''', alchimiste de Hambourg, qui découvrit par hasard le phosphore en 1669.
'''Branne''', ch.-l. de c. (Gironde), arr. de Libourne ; {{nobr|694 h.}}
'''Brantôme''', chroniqueur fr.(1526-1614).
'''Brantôme''', ch.-l. de c. (Dordogne), arr. de Périgueux ; {{nobr|2,591 h.}}
'''Brassac''', ch.-l. de c. (Tarn), arr. de Castres ; {{nobr|2,032 h.}}
'''Brauwer''' ou '''Brouwer''', célèbre peintre hollandais (1608-1640.)
'''Bravi''' (''les''), tableau de {{nobr|M. Meissonier}}, Exp. univ. 1855 : figures d’une tournure spirituelle, peintes avec largeur dans leurs proportions exiguës.
'''Bray''' (''le''), petit pays en Normandie.
'''Bray''', ch.-l. de c. (Somme), arr. de Péronne ; {{nobr|1,421 h.}}
'''Bray-sur-Seine''', ch.-l. de c. (Seine-et-Marne), arr. de Provins ; {{nobr|1,522 h.}}
'''Brazier''', vaudevilliste fr., auteur d’une ''Histoire des petits théâtres'' (1783-1835).
'''Bréa''', général fr., assassiné par les insurgés de juin 1848.
'''Brébeuf''', poète fr. (1618-1661).
'''Brécey''', ch.-l. de c. (Manche), arr. d’Avranches ; {{nobr|2,300 h.}}
'''Brèche de Roland''', gorge située dans le dép. des H.-Pyrénées, et que, suivant une tradition, le paladin Roland ouvrit d’un seul coup de son épée.
'''Bréda''', v. forte de Hollande ; {{nobr|15,000 h.}}
'''Bréda''' (''Reddition de''), chef-d’œuvre de Velazquez, connu encore sous le titre de ''les Lances'' (las Lanzas) ; musée de Madrid : personnages groupés avec beaucoup d’art.
'''Bréguet''' (''gai''), horloger fr. (1747-1823).
'''Bréhal''', ch.-l. de c. (Manche), arr. de Coutances ; {{nobr|1,439 h.}}
'''Breil''', ch.-l. de c. (Alpes-Mar.), arr. de Nice ; {{nobr|2,595 h.}}
'''Brême''', une des trois villes libres de l’Allemagne du Nord ; {{nobr|53,748 h.}}
'''Brenets''' (''les''), charmant village suisse, sur les bords du Doubs, près de la cataracte appelée ''Saut du Doubs''.
'''Brenneville''', village situé dans le département de l’Eure, où Louis le Gros fut défait, en 1119, par {{nobr|Henri {{Ier}}}}, roi d’Angleterre.
[[d:Q314911|'''Brennus''']] (''brène-nuce''), chef gaulois, prit et pilla Rome en 390 av. J.-C.
Après la sanglante bataille de l’Allia, dont l’anniversaire fut mis par les Romains au nombre des jours néfastes, la terreur s’était répandue dans Rome, et tous les habitants avaient pris la fuite, excepté quatre-vingts vieillards, qui attendirent courageusement la mort sur leurs chaises curules, et la jeunesse patricienne, qui se réfugia dans le Capitole. Après avoir saccagé et brûlé Rome, les Gaulois mirent le siége devant la forteresse. Ayant échoué dans un assaut, ils établirent un blocus rigoureux. Les défenseurs, assiégés depuis sept mois et livrés à toutes les horreurs de la famine, demandent enfin à capituler. Brennus consent à lever le siége moyennant mille livres pesant d’or. Le tribun Sulpicius apporte la somme au jour marqué. Pendant qu’on pèse l’or, une contestation s’élève, et les Romains reprochent aux vainqueurs de faire usage de faux poids. C’est<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/839
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>ue Brennus jetant sa lourde épée dans la balance, prononça le mot célèbre, devenu proverbial : « ''Malheur aux vaincus !'' {{Dclf-}} {{corr|Vævictis !|''{{lang|la|Væ victis !}}''}} » On fait à cet abus de la force de nombreuses allusions ; en voici deux exemples d’Aimé Martin et de Schiller : « Lorsque Jésus vint sur la terre, toutes les religions étaient mortes, et tous les peuples étaient mourants. Point d’union morale entre les peuples ; la terre devenue un marché d’esclaves ; les nations livrées au fer des soldats ; les droits des sociétés violés ; un peuple privilégié et tous les autres barbares ; les vainqueurs disant toujours : ''Malheur aux vaincus !'' » — « Deux nations puissantes se disputent la possession du monde ; pour écraser la liberté des autres pays, elles balancent le trident et la foudre. Chaque contrée doit pour elles peser de l’or, et comme Brennus dans les temps anciens, la France met ''son épée de fer dans la balance de la justice.'' »
'''Brénod''', ch.-l. de c. (Ain), arr. de Nantua ; {{nobr|885 h.}}
'''Brentano''' (''Clément de''), écrivain allemand, frère de la célèbre Bettina d’Arnim, l’amie de Goethe (1777-1844).
'''Brescia''', v. forte d’Italie ; {{nobr|35,000 h.}}
'''Brésil''', vaste empire de l’Amérique du Sud ; {{nobr|7,677,000 h.}}
'''Breslau''' (''brèce-lau''), ville de Prusse, cap. ''de'' la Silésie ; {{nobr|113,600 h.}}
'''Bresse''', anc. pays de France, avait pour ch.-l. ''Bourg''.
'''Bressuire''', ch.-l. d’arr. (Deux-Sèvres) ; {{nobr|3,369 h.}} L’arr. a {{nobr|6 cant.}}, {{nobr|92 comm.}}, {{nobr|77,404 h.}}
'''Brest''' (''breste''), ch.-l. d’arr. (Finistère), place forte, port militaire ; {{nobr|66,272 h.}} L’arr. a {{nobr|12 cant.}}, 83 comm, {{nobr|213,598 h.}}
'''Bretagne''', anc. province de France, cap. ''Rennes''.
'''Bretagne''' (''Grande-''), la plus grande des îles Britanniques, comprend l’Angleterre et l’Écosse.
'''Bretagne''' (''Nouvelle-''), vaste contrée de l’Amérique du Nord, appartenant à l’Angleterre.
'''Bretenoux''', ch.-l. de c. (Lot), arr. de Figeac ; {{nobr|922 h.}}
'''Bretenil''', ch.-l. de c. (Eure), arr. d’Évreux ; {{nobr|2,050 h.}}
'''Breteuil''', ch.-l. de c. (Oise), arr. de Clermont ; {{nobr|2,942 h.}}
'''Breteuil''' (''baron de''), ministre sous {{nobr|Louis XVI}} (1733-1807).
'''Brétigny''', village près de Chartres, où fut conclu avec les Anglais le traité humiliant par lequel le roi Jean recouvra sa liberté, en 1360.
'''Bretons''' (''les''), {{corr|poème|poëme}} de Brizeux ; tableau de la vie rustique (1846).
'''Bretteville-sur-Laize''', ch.-l. de c. (Calvados), arr. de Falaise ; {{nobr|974 h.}}
'''Breughel''' (''les''), nombreuse famille de peintres flamands.
'''Brewster''', célèbre physicien anglais (1781-1868).
'''Brézé''' (''maison de''), noble et ancienne famille fr., qui s’est fondue au {{s|xvi|-|e}}et au {{s|xvii}} dans la maison de Dreux-Brézé et de Maillé.
'''Brezin''' (''Michel''), philanthrope fr. qui, de simple ouvrier serrurier mécanicien, arriva pendant la Révolution à une fortune de 5 millions qu’il consacra à la fondation d’un hospice pour les ouvriers âgés et infirmes.
'''Brezolles''', ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. de Dreux ; {{nobr|906 h.}}
'''Briançon''', ch.-l. d’arr. (H.-Alpes), v. forte ; {{nobr|4,169 h.}} L’arr. a {{nobr|5 cant.}}, {{nobr|27 comm.}}, {{nobr|27,094 h.}}
'''Briare''', ch.-l. de c. (Loiret), arr. de Gien ; {{nobr|4,775 h.}}
'''Briare''' (''canal de''), entre la Loire et le canal du Loing.
'''Briarée''', géant mythologique, fils du Ciel et de la Terre, qui avait cinquante têtes et cent bras. Il fut précipité dans la mer par Neptune et enchaîné sous l’Etna par Jupiter, en punition de sa révolte. Le nom de ''Briarée'' a passé dans la langue pour désigner un homme ou même une chose dont les efforts, l’activité ou les effets semblent se multiplier. C’est ainsi que Napoléon {{Ier}} a dit en parlant de la campagne de 1814 : « Jamais une poignée de braves n’accomplit plus de merveilles ; si ces hauts faits n’ont jamais été bien connus dans le public, par la circonstance de nos désastres, ils ont été dignement jugés de nos ennemis, qui les ont comptés par nos coups. Nous fûmes vraiment alors les ''Briarées'' de la Fable. »
'''Brice''' (''saint''), évêque de Tours, disciple de saint Martin ; m. en 444 ; fête le 13 novembre.
'''Briçonnet''', cardinal qui joua un rôle important sous {{nobr|Louis XI}}, {{nobr|Charles VIII}} et {{nobr|Louis XII}}.
'''Bricquebec''', ch.-l. de c. (Manche), arr. de Valognes ; {{nobr|3,622 h.}}
'''Bridaine''', missionnaire d’une éloquence inculte, mais forte (1701-1767).
[[d:Q107307277|'''Bridoie''']], un des personnages les plus naïvement comiques du livre de Rabelais, l’aïeul de Brid’oison. Bridoie rend toutes ses sentences avec deux dés, et rien n’est plus plaisant que l’apparente bonhomie avec laquelle il prétend que c’est le meil-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>ue Brennus jetant sa lourde épée dans la balance, prononça le mot célèbre, devenu proverbial : « ''Malheur aux vaincus !'' {{Dclf-}} {{corr|Vævictis !|''{{lang|la|Væ victis !}}''}} » On fait à cet abus de la force de nombreuses allusions ; en voici deux exemples d’Aimé Martin et de Schiller : « Lorsque Jésus vint sur la terre, toutes les religions étaient mortes, et tous les peuples étaient mourants. Point d’union morale entre les peuples ; la terre devenue un marché d’esclaves ; les nations livrées au fer des soldats ; les droits des sociétés violés ; un peuple privilégié et tous les autres barbares ; les vainqueurs disant toujours : ''Malheur aux vaincus !'' » — « Deux nations puissantes se disputent la possession du monde ; pour écraser la liberté des autres pays, elles balancent le trident et la foudre. Chaque contrée doit pour elles peser de l’or, et comme Brennus dans les temps anciens, la France ''met son épée de fer dans la balance de la justice.'' »
'''Brénod''', ch.-l. de c. (Ain), arr. de Nantua ; {{nobr|885 h.}}
'''Brentano''' (''Clément de''), écrivain allemand, frère de la célèbre Bettina d’Arnim, l’amie de Goethe (1777-1844).
'''Brescia''', v. forte d’Italie ; {{nobr|35,000 h.}}
'''Brésil''', vaste empire de l’Amérique du Sud ; {{nobr|7,677,000 h.}}
'''Breslau''' (''brèce-lau''), ville de Prusse, cap. ''de'' la Silésie ; {{nobr|113,600 h.}}
'''Bresse''', anc. pays de France, avait pour ch.-l. ''Bourg''.
'''Bressuire''', ch.-l. d’arr. (Deux-Sèvres) ; {{nobr|3,369 h.}} L’arr. a {{nobr|6 cant.}}, {{nobr|92 comm.}}, {{nobr|77,404 h.}}
'''Brest''' (''breste''), ch.-l. d’arr. (Finistère), place forte, port militaire ; {{nobr|66,272 h.}} L’arr. a {{nobr|12 cant.}}, 83 comm, {{nobr|213,598 h.}}
'''Bretagne''', anc. province de France, cap. ''Rennes''.
'''Bretagne''' (''Grande-''), la plus grande des îles Britanniques, comprend l’Angleterre et l’Écosse.
'''Bretagne''' (''Nouvelle-''), vaste contrée de l’Amérique du Nord, appartenant à l’Angleterre.
'''Bretenoux''', ch.-l. de c. (Lot), arr. de Figeac ; {{nobr|922 h.}}
'''Bretenil''', ch.-l. de c. (Eure), arr. d’Évreux ; {{nobr|2,050 h.}}
'''Breteuil''', ch.-l. de c. (Oise), arr. de Clermont ; {{nobr|2,942 h.}}
'''Breteuil''' (''baron de''), ministre sous {{nobr|Louis XVI}} (1733-1807).
'''Brétigny''', village près de Chartres, où fut conclu avec les Anglais le traité humiliant par lequel le roi Jean recouvra sa liberté, en 1360.
'''Bretons''' (''les''), {{corr|poème|poëme}} de Brizeux ; tableau de la vie rustique (1846).
'''Bretteville-sur-Laize''', ch.-l. de c. (Calvados), arr. de Falaise ; {{nobr|974 h.}}
'''Breughel''' (''les''), nombreuse famille de peintres flamands.
'''Brewster''', célèbre physicien anglais (1781-1868).
'''Brézé''' (''maison de''), noble et ancienne famille fr., qui s’est fondue au {{s|xvi|-|e}}et au {{s|xvii}} dans la maison de Dreux-Brézé et de Maillé.
'''Brezin''' (''Michel''), philanthrope fr. qui, de simple ouvrier serrurier mécanicien, arriva pendant la Révolution à une fortune de 5 millions qu’il consacra à la fondation d’un hospice pour les ouvriers âgés et infirmes.
'''Brezolles''', ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. de Dreux ; {{nobr|906 h.}}
'''Briançon''', ch.-l. d’arr. (H.-Alpes), v. forte ; {{nobr|4,169 h.}} L’arr. a {{nobr|5 cant.}}, {{nobr|27 comm.}}, {{nobr|27,094 h.}}
'''Briare''', ch.-l. de c. (Loiret), arr. de Gien ; {{nobr|4,775 h.}}
'''Briare''' (''canal de''), entre la Loire et le canal du Loing.
'''Briarée''', géant mythologique, fils du Ciel et de la Terre, qui avait cinquante têtes et cent bras. Il fut précipité dans la mer par Neptune et enchaîné sous l’Etna par Jupiter, en punition de sa révolte. Le nom de ''Briarée'' a passé dans la langue pour désigner un homme ou même une chose dont les efforts, l’activité ou les effets semblent se multiplier. C’est ainsi que Napoléon {{Ier}} a dit en parlant de la campagne de 1814 : « Jamais une poignée de braves n’accomplit plus de merveilles ; si ces hauts faits n’ont jamais été bien connus dans le public, par la circonstance de nos désastres, ils ont été dignement jugés de nos ennemis, qui les ont comptés par nos coups. Nous fûmes vraiment alors les ''Briarées'' de la Fable. »
'''Brice''' (''saint''), évêque de Tours, disciple de saint Martin ; m. en 444 ; fête le 13 novembre.
'''Briçonnet''', cardinal qui joua un rôle important sous {{nobr|Louis XI}}, {{nobr|Charles VIII}} et {{nobr|Louis XII}}.
'''Bricquebec''', ch.-l. de c. (Manche), arr. de Valognes ; {{nobr|3,622 h.}}
'''Bridaine''', missionnaire d’une éloquence inculte, mais forte (1701-1767).
[[d:Q107307277|'''Bridoie''']], un des personnages les plus naïvement comiques du livre de Rabelais, l’aïeul de Brid’oison. Bridoie rend toutes ses sentences avec deux dés, et rien n’est plus plaisant que l’apparente bonhomie avec laquelle il prétend que c’est le meil-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/472
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|466|LES MANUSCRITS DE ''TOUTE LA LYRE.''|}}</noinclude><div class="poemannote">
<p class="annotation mg4"><span>Et, dans les débris et les sables,</span></p>
<p class=mg4>Belles dans les débris difformes,</p>
{{Toute la lyre/var|Géantes, |semblent formidables|paraissent énormes,|mg=4em}}
{{Toute la lyre/var|Et semblent |immenses|sublimes, debout !|mg=4em}}
</div>
{{t5|XXXV. POURQUOI LES GRANDS HOMMES SONT MALHEUREUX.}}
{{c|(Autre titre : ''{{sc|il faut faire une autre âme au genre humain.}}'')}}
<div class="poemannote">
{{Toute la lyre/var|page=Page [[Toute la lyre/IV/XXXV#338|338]].|Nous sommes les |marteaux|forgeurs et les grands hommes sont…}}
<p class="annotation"><span>''{{Esp|Ce qu’il fallait, c’était une âme|10}}''</span></p>
<p>Il fallait faire à l’Homme une âme ayant l’éclat… </p>
{{Toute la lyre/var|Les | poëtes|grands hommes pensifs étant là, nous conclûmes…}}
</div>
{{t5|XXXVI. À THÉOPHILE GAUTIER.}}
<div class="poemannote">
{{Toute la lyre/var|page=Page [[Toute la lyre/IV/XXXVI#339|339]].|Moi qui, plus d’une fois, dans nos |''plus fiers''|altiers coups d’aile…}}
{{Toute la lyre/var|À la lutte, à l’orage, aux|''vieux cirques''| arènes sonores…}}
{{Toute la lyre/var|Ton |''{{Esp|respect des aïeux|20}}''|fier respect des morts fut rempli d’espérance…}}
{{Toute la lyre/var|Mage à |''Memphis''|Thèbes…}}
{{Toute la lyre/var|page=Page [[Toute la lyre/IV/XXXVI#340|340]].|Quand le Drame a saisi|''l’homme''| Paris comme une proie…}}
<p class="annotation"><span>''Monte voir'' </span></p>
<p>Tu vas voir l’absolu, le réel, le sublime. </p>
{{Toute la lyre/var|Tu vas sentir le vent |''farouche''|sinistre de la cime…}}
<p class="annotation"><span>''Va ! l’Olympe,''</span></p>
<p>Ton olympe, tu vas le voir du haut du ciel,</p>
<p class="annotation"><span>''Tu vas voir du sommet du vrai nos ombres folles,''</span></p>
<p>Tu vas du haut du vrai voir l’humaine chimère,</p>
<p class="annotation"><span>''Ami, du haut de Dieu, tu vas voir les idoles,''</span></p>
<p>Même celle de Job, même celle d’Homère…</p>
</div><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/473
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||VARIANTES ET VERS INÉDITS.|467|}}</noinclude><nowiki />
<div class="poemannote">
{{Toute la lyre/variante||''Transfigure-toi !''|rit ! grand|''plane,''}}
<p>Monte, esprit ! grandis, plane, ouvre tes ailes, va ! </p>
<p class="annotation"><span>''{{Esp|Monte ! Lorsqu’un vivant s’en va,|10}}'' </span></p>
<p>Lorsqu’un vivant nous quitte, ému, je le contemple…</p>
{{Toute la lyre/variante|Ami, je sens du sort la |''vague''}}
{{Toute la lyre/var|page=Page [[Toute la lyre/IV/XXXVI#341|341]].|Ami, je sens du sort la |''morne''|sombre plénitude…}}
<p class="annotation"><span>''{{caché|Et mon soir }}blême''</span></p>
<p class="annotation"><span>''Et mon soir pâle et froid commence à s’étoiler,''</span></p>
<p>Je vois mon profond soir vaguement s’étoiler. </p>
{{Toute la lyre/var|Voici l’heure où je vais, |''moi-même''|aussi moi, m’en aller. }}
{{Toute la lyre/var|Oh ! quel |''sinistre''|farouche bruit font dans le crépuscule…}}
<p class="annotation"><span>''On entend les chevaux du sépulcre hennir…''</span></p>
<p>Les chevaux de la mort se mettent à hennir. </p>
</div><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Second voyage du Père Tachard et des jésuites au royaume de Siam, 1689.djvu/362
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VI.|299}}</noinclude>façon que vous aurez un bon ſuccés de voſtre négociation,
& de toutes les choſes que vous allez
ménager pour mon ſervice.
Ce fut la derniere Audiance que le Roy de
Siam me donna dans ſon Palais de Tſhée Pouſſonne.
Il eſtoit aſſis ſur une eſpece de lit de camp
dans une grande ſalle tout auprés d’une fort grande
feneſtre qui répondoit ſur une galerie ou j’étois.
Ce lieu eſtoit tout tapiſſé d’une toile peinte
extrémement fine, & éclairé de tous cotez. J’étois
aſſis ſur un tapis de Perſe à quatre ou cinq pieds
de diſtance du Roy, qui ne voulut avoir perſonne
auprés de luy pendant plus de deux heures que
dura cette Audiance. Il eſtoit déja plus d’une heure
aprés minuit, lorſque le Roy aprés avoir demandé
à Dieu qu’il me donnaſt un bon voyage,
& qu’il me ramenât promptement en ſanté dans
ſes Etats, ſe leva, & aprés m’avoir dit adieu, il ſe
retira.
Eſtant ſorti du Palais, nous montâmes auſſitôt
ſur des Elephans pour nous rendre inceſſamment
à Louvo, où l’on attendoit Monſieur Conſtance
pour dire la Meſſe de Minuit. On avoit fait
embarquer le jour precedent tous les balots de
preſens, avec trois Elephans que le Roy de Siam
envoyoit aux trois jeunes Princes, & deux Rhinocéros.
Le Roy de Siam n’avoit point fait de preſens
aux Envoyez du Roy, qui eſtoient déja partis. Il<noinclude>
<references/>
{{d|Pp ij|4}}</noinclude>
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Page:Second voyage du Père Tachard et des jésuites au royaume de Siam, 1689.djvu/364
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VI.|301}}</noinclude>de l’année 1688. que je m’embarquay dans le Vaiſſeau
de {{Mr|de Vaudricourt}}. Auſſi-tôt que j’y fus
arrivé, le ſecond des Ambaſſadeurs qui ſont venus
en France m’apporta les Lettres du Roy de Siam
dans ma chambre, tandis qu’on les ſaluoit par divers
coups de canons qu’on tira de tous les Vaiſſeaux
qui eſtoient à la rade. Trois Mandarins s’embarquerent
ſur l’Eſcadre pour accompagner les
Lettres de leur Roy. Ce Prince m’avoit chargé
d’emmener douze enfans de Mandarins Siamois
en France, mais j’eſtois ſi preſſé, que je n’en pûs
prendre que cinq, qu’on mit ſur deux Vaiſſeaux
differens. On ſera peut-eſtre bien aiſe d’apprendre
quel eſt le motif qu’a eu le Roy de Siam
en faiſant cela. Voicy comme il s’en explique
luy-même dans les inſtructions qu’il m’a données.
Pour ce qui eſt des douze enfans de Mandarins
que Sa Majeſté envoye en France, Elle ſouhaite
qu’on les éleve dans le College de LOUIS
LE GRAND à tous les exercices des Gentils-hommes
François ; & Elle a reſolu d’y en entretenir
toûjours un pareil nombre. Le Roy pretend par
cette voye unir le cœur des deux Nations, & faire
prendre à ſes sujets les manieres Françoiſes. Il eſt
vray que les Siamois ont beaucoup de peine à
paſſer de ſi vaſtes Mers, & plus encore à laiſſer aller
leurs enfans : Mais Sa Majeſté eſpere que le bon
traitement qu’on fera à ceux-cy, ſoit sur les Vaiſ-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Second voyage du Père Tachard et des jésuites au royaume de Siam, 1689.djvu/367
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|306|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>Siam, qui nous aborda une heure aprés. Monſieur
Conſtance l’avoit fait partir la veille au
coucher du Soleil, pour m’apporter quelques
paquets qu’il ne m’avoit pas donnez. Nous revîmes
le vingt-un du même mois Polpangen, &
le vingt-quatriéme nous arrivâmes à l’entrée
du détroit. Les courants qui nous portoient
étoient ſi violents vers l’Iſle de Lucipara, que
nous faiſions deux lieuës par heure ſans aucun
vent, ce qui nous obligea de moüiller là juſqu’au
lendemain. Un petit vent de Nord-Oüeſt s’étant
levé, on appareilla ſur les ſix heures du matin,
& on fit route la ſonde à la main, trouvant
toûjours un bon fond dépuis neuf juſqu’à cinq
braſſes, qui fut la plus petite que nous eûmes.
Sur les deux heures aprés midy, il ſurvint un
grain de vent avec de la pluye, des éclairs, &
des tonnerres, qui ne nous empêcherent pas de
continuër nôtre route ; de telle ſorte qu’à quatre
heures du ſoir nous fûmes hors du danger
de ce détroit, que nous avons paſsé deux fois
ſans que nôtre Navire ait touché, quoyque
dans l’autre voyage le Pilote Hollandois que
nous avions pris nous eût laiſsé échouër deux
fois.
Le vingt-neuviéme nous nous trouvâmes à
la veuë de Bantam, & ce jour là-même un vent
de Nord-Oüeſt aſſez frais s’étant levé, nous
{{corr|paſſames|paſſâmes}} le détroit de la Sonde tres-heureuſe-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|307}}</noinclude>ment. Le douziéme de Février nous eûmes le
Soleil à nôtre zenit perpendiculairement ſur
nos têtes ; & comme nous allions au Sud, nous
le laiſſâmes au Nord. Le quinziéme nous fûmes
battus d’un fort gros vent de Sud-Ouëſt, qui
devint Ouëſt, enſuite Nord-Ouëſt, & enfin
Nord, lequel nous obligea de mettre à la Cape
juſqu’au lendemain à huit heures que l’orage
ceſſa. Nos Pilotes s’eſtimoient alors au ſeiziéme
degré de latitude Sud, & par le ſeiziéme
degré de longitude. Le Dromadaire, ſoit qu’il
n’eût pas veû nos signaux durant la nuit precedente,
ou qu’il n’eût pas pû ſuivre, ſe ſépara ; de
ſorte que nous ne le revîmes plus qu’au Cap
de bonne eſperance, où il arriva deux jours
avant nous.
Un Vaiſſeau Hollandois, qui étoit ſorti avec
nous du détroit de la Sonde, ſouffrit beaucoup
de ce coup de vent, & quelques perſonnes de
ſon équipage nous aſſûrerent au Cap de bonne
eſperance, qu’ils avoient couru un fort grand
danger de ſe perdre. Cet orage parut extraordinaire,
non ſeulement à cauſe de la Saison &
de la proximité du Soleil, où nous étions,
mais parce qu’il dura prés de vingt-quatre
heures. Le reſte de la navigation juſqu’au Cap
heureux, & ſans aucun danger.
Le vingt-deuxiéme de Mars à 34. degrez
26. minutes de latitude meridionale, 58. &<noinclude>
<references/>
{{d|Qq ij|4}}</noinclude>
ijctepjk2ejbrrm4dx3j6z4sopwd6mr
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|308|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>16. minutes de longitude, nous vîmes une
mopoulle, quantité de manches de velours, &
d’autres oiſeaux tout blancs en fort grand nombre.
Cela nous fit juger que nous n’étions pas
loin du Cap. Quelques jours aprés les courants,
qui nous portoient au Sud-Ouëſt avec beaucoup
de vîteſſe, nous perſuaderent que nous
étions à l’embouchure du Canal de Madagaſcar.
Nos plus habiles Pilotes furent ſurpris du
changement extraordinaire des courants, &
des marées que l’on ſent en cet endroit là, &
qui nous porterent tantôt au Sud-Oüeſt, comme
nous venons de dire, tantôt au Nord-Oüeſt
d’une extreme vîteſſe, mais toûjours heureuſement pour nous,
par ce qu’ils ne nous tiroient
point de nôtre route.
Comme nous nous croyons bien prés du
Banc des Aiguilles par le travers des Terres de
cette pointe Meridionale de l’Afrique, nous
jettâmes la Sonde le ſecond d’Avril, ſans trouver
de fond. Un Banc en terme de marine eſt
un eſpace de terre, de ſable, ou de rochers,
qui ſe trouve avec la Sonde en quelques endroits
de la Mer, quoy que tout à l’entour il n’y
ait nul fond. Celuy-cy s’appelle le Banc des
Aiguilles, par ce que le Cap des Aiguilles en eſt
le plus proche. Ceux qui viennent des Indes, &
qui veulent {{corr|naviger|naviguer}} ſeurement viennent le reconnoître
pour rectifier leur eſtime. Il s’étend<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|309}}</noinclude>vers l’Est dépuis le Cap des Aiguilles juſqu’à
cent lieuës, & peut-être encore davantage le
long des côtes : on trouve ſur les cors de ce
Banc, c’eſt à dire ſur les pointes les plus avancées,
cent vingt cinq, & cent trente braſſes
d’eau.
La veuë de ce Cap des Aiguilles fit ſouvenir
Occum Chamnam, l’un des Mandarins que j’ay
amenez avec moy, du naufrage qu’il y avoit fait
quelques années auparavant dans un vaiſſeau
Portugais, qui s’y perdit, & m’obligea à luy demander
les particularitez d’une avanture, qu’il
m’avoit ſouvent dit avoir été une des plus extraordinaires,
qui ſoit jamais arrivée à aucun
Voyageur. Je la trouvay telle en effet, & la jugeant
digne d’étre donnée au public, je l’écrivis
à meſure qu’il me la racontoit, & je la donne
avec d’autant plus de plaiſir, que tout le détail
que le Mandarin m’en fit s’eſt trouvé conforme
au témoignage que m’en ont rendu des Portugais
dignes de foy qui furent, ſes compagnons
dans ce voyage, & qui eurent part à son avanture.
Ceux qui l’ont veu & pratiqué à Paris, où il
eſt encore, n’auront pas de peine à le croire capable
de toutes les remarques, & de toutes les
reflexions qui ſont contenuës dans ce recit, que
voicy tout au long, & preſque mot à mot comme
il me l’a raconté.
Le Roy de Portugal avoit envoyé au Roy<noinclude>
<references/>
{{d|Qq iij|4}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|311}}</noinclude>en attendant le retour de la flotte Portugaiſe,
qui devoit venir d’Europe, & nous apporter
des ordres du Roy pour faire partir cette
année là des vaiſſeaux pour Liſbonne. Un ſi
grand intervalle de temps ne me parut pas
long, parce que nous l’employâmes fort agréablement.
La nouveauté & la beauté des édifices
que nous vîmes en cette Ville me ſurprit
extraordinairement : ce grand nombre de Palais,
de Monaſteres, & d’Egliſes ſi riches & ſi
somptueuſes, occupa long-temps nôtre curioſité.
Comme je n’étois jamais ſorti de mon
pays, j’avouë que je fus étonné de voir qu’il y
eût dans le monde une plus belle Ville que
Siam. Le Vice-Roy nous fit loger magnifiquement,
& il voulut fournir de la part du
Roy de Portugal aux frais, & à toute la dépenſe
que nous y fimes durant nôtre ſejour,
quoy qu’il fût un peu piqué de ce que le Roy
nôtre maître ne luy avoit point écrit.
Aprés un ſéjour ſi conſiderable, nous nous
embarquâmes enfin pour l’Europe sur un vaiſſeau
du Roy de Portugal de cent cinquante
hommes d’équipage, & d’environ trente pieces
de canon. Il y avoit un grand nombre de
paſſagers, qui alloient en Portugal ; car outre
les Ambaſſadeurs avec toutes les perſonnes de
leur ſuite, & trois Religieux de divers Ordres,
ſçavoir un Pere de ſaint François, un autre de<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|312|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>ſaint Auguſtin, & un Pere Jeſuite, il y avoit encore
beaucoup de Creoles, Indiens, Portugais,
& Meſtis, qui étoient du voyage.
On mit à la voile de la rade de Goa le 27.
de Janvier de l’an 1686. & le 27. d’Avril environ
minuit nous échoüâmes malheureuſement
au Cap des Aiguilles de cette maniere. Ce
jour là même au coucher du ſoleil on avoit
fait monter divers Matelots ſur les mats, &
ſur les vergues du navire, pour reconnoître la
terre qu’on voyoit alors devant nous un peu
à côté ſur la droite, & qu’on avoit apperçue
depuis trois jours. Sur le rapport des Matelots
& ſur d’autres indices, le Capitaine & le
Pilote jugerent que c’étoit le Cap de bonne
eſperance, qui paroiſſoit. Ainſi ſans reconnoître
eux-mêmes ſi les Matelots leur diſoient
vray, ni ſans prendre d’autres précautions, ils
pourſuivirent leur route, juſqu’à deux, ou trois
heures aprés ſoleil couché, qu’ils crûrent être
au delà des terres qu’on avoit reconnues. Alors
changeant de route, ils porterent un peu plus
vers le Nord. Comme le temps étoit clair,
qu’on avoit une belle lune, & un vent fort
frais, & que d’ailleurs on diſoit fort aſſurément
qu’on avoit doublé le Cap, le Capitaine
ne mit personne en ſentinelle sur les antennes.
Les Matelots de quart veilloient à la verité,
mais c’étoit pour les manœuvres, ou<noinclude>
<references/>
{{d|pour}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|313}}</noinclude>pour cauſer enſemble, avec une ſi grande confiance
qu’aucun d’eux non-ſeulement ne s’apperceut
du danger où nous étions, mais ne
crût pas même qu’il y en pût avoir que lors
qu’on ne fut plus en état de l’éviter. Je fus le
premier qui découvris la terre. Je ne ſçais quel
préſſentiment du malheur qui nous menaçoit
m’avoit rendu ſi inquiet durant cette nuit là,
que je ne pûs jamais fermer l’œil pour dormir.
Ne ſçachant que faire, je ſortis de ma chambre,
& je m’amuſai à regarder le Navire, qui ſembloit
voler ſur les eaux. En regardant un peu
plus loin, j’apperçeus tout d’un coup à nôtre
droite une ombre fort épaiſſe proche de nous.
Cette veuë m’épouvanta d’abord, & je dis ſur le
champ au Pilote, qui veilloit au gouvernail, ne
ſeroit-ce point là la terre que je vois. Comme il
s’approchoit pour la voir luy-même, on cria de
l’avant du vaiſſeau : ''Terre, terre devant nous : nous''
''ſommes perdus, revirez de bord''. Le Pilote fît
pouſſer le gouvernail pour changer de route,
mais nous étions ſi prés du rivage, qu’en revirant,
le Navire donna trois coups de ſa pouppe
ſur une roche, ce qui luy fit perdre ſon mouvement.
Ces trois ſecouſſes furent fort rudes, &
on crut que le Vaiſſeau s’étoit crevé. On courut
à la pompe, mais il n’étoit pas encore entré
une ſeule goutte d’eau. Cela ranima un peu l’équipage,
qui s’étoit crû perdu dés que le Navire<noinclude>
<references/>
{{d|Rr|4}}</noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|314|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>avoit touché la premiere fois avec tant de violence.
Auſſi-tôt voyant qu’il ne faiſoit point d’eau,
on ſe mit en état de ſe retirer de ce mauvais pas,
en coupant les mâts, & en déchargeant le
Vaiſſeau ; mais on n’en eut pas le temps car les
flots que le vent pouſſoit au rivage y porterent
auſſi le bâtiment {{erratum|ces|; ces}} montagnes d’eau, qui s’alloient
rompre ſur les briſans avancez dans la
Mer, ſoulevoient le Vaiſſeau juſqu’aux nuës, &
le laiſſoient enſuite tomber tout d’un coup ſur
les roches avec tant de force & de precipitation qu’il
ne peût pas reſiſter long-temps. On
l’entendoit craquer de tous cotez. Les membres
ſe détachoient les uns des autres, & l’on
voyoit cette groſſe maſſe de bois s’ébranler,
plier, & se rompre de toutes parts avec un bruit
& un fracas épouventable.
Comme la pouppe du Vaiſſeau toucha la premiere,
elle fut auſſi la premiere enfoncée. On eut
beau couper les mâts, jetter à la Mer les Canons,
les coffres, & tout ce qu’on rencontroit
ſous la main dans ce deſordre, pour ſoulager le
Vaiſſeau en le rendant plus leger ; toute cette
precaution, & tous ces efforts furent inutiles :
il toucha ſi ſouvent & ſi rudement ſur les briſans,
qu’il s’ouvrit enfin ſous la Sainte Barbe. L’eau,
qui entroit alors en abondance, commença à
gagner le premier pont, & à remplir la Sainte<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|315}}</noinclude>Barbe : elle vint même juſque dans la grande
chambre, & on en eut bien-tôt juſqu’à la ceinture
ſur le ſecond pont.
A cette veuë il ſe fit un grand cry, & chacun
monta sur le plus haut étage du Navire avec
tant de confuſion & de précipitation, que pluſieurs
à force de ſe preſſer pour ſauver leurs vies
coururent riſque de ſe perdre. La Sainte Barbe,
& le premier pont étant pleins d’eau, tout le
biſcuit, l’eau de vie, & le vin, qui étoient à fond
de cale furent perdus, & nous ne fûmes plus en
état d’en profiter. L’eau montant toûjours inſenſiblement,
nôtre bâtiment s’enfonça enfin dans
la Mer, juſqu’à-ce que la quille ayant atteint le
fonds, le corps du Vaiſſeau demeura quelque
temps immobile.
Il ſeroit difficile de ſe repreſenter l’effroy & la
conſternation qui ſe répandirent alors parmy
tout le monde, & il me ſeroit impoſſible de la
dépeindre. Qui pourroit dire ou même imaginer
ce que la veuë d’une mort ſi certaine, & ſi effroyable
donne à penſer. On n’entendoit que
cris, que ſanglots, & que hurlemens. On ſe
heurtoit l’un contre l’autre. Ceux qui avoient
été les plus grands ennemis ſe reconcilioient
ſans peine enſemble du meilleur de leur cœur :
les uns à genoux ou proſternez ſur le tillac imploraient
l’aſſiſtance de Dieu : des autres jettoient
à la Mer des barriques, des coffres vuides, des<noinclude>
<references/>
{{d|Rr ij|4}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|316|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>mâts, des vergues, & d’autres groſſes pieces de
bois pour ſe ſauver deſſus. Le bruit & le tumulte
étoient ſi horribles qu’on n’entendoit pas le
fracas du Vaiſſeau, qui ſe rompoit en mille pieces,
ni le bruit des vagues, qui ſe briſoient ſur les
rochers avec une furie incroyable.
Aprés que ces grands gemiſſemens furent
paſſez, ceux qui reſtoient encore dans le Vaiſſeau
ſongerent à ſe ſauver. On fit pluſieurs radeaux
des planches, & des mâts du Navire, par
ce que les premiers qui s’étoient jettez à la Mer
n’ayant pas pris aſſez de precaution, perirent
engloutis, ou écraſez par la violence des flots,
qui les jettoient sur les roches le long du rivage.
C’étoit un ſpectacle bien triſte & bien tragique,
de voir tant de pauvres gens dans un ſi
grand peril & ſans aucune reſſource. Je fus dans
cette occaſion auſſi étonné que les autres
dans le premier effroy ; mais comme on m’aſſûra
qu’il y avoit apparence de ſe ſauver, & voyant
que je ne perdois pas beaucoup dans ce naufrage,
je me consolay, & pris mon party ſur le
champ. J’avois deux habits aſſez propres, que
je vêtis, & me mettant enſuite ſur quelques
planches liées enſemble, je tâchay de gagner
à la nage le bord de la Mer. Le ſecond Ambaſſadeur
le plus robuſte des trois, & le plus habille
à nâger étoit déja dans l’eau. Il me devançoit, &<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|319}}</noinclude>elle ne dureroit pas long-temps entre leurs
mains, je la donnay à un Portugais, qui m’avoit
marqué beaucoup d’amitié, luy diſant que je
l’en faiſois le maître, à condition néanmoins
qu’il m’en donneroit quand j’en aurois beſoin.
Dans cette occaſion je reconnus aiſément combien
l’amitié eſt foible contre la neceſſité, &
qu’on a peu d’égard aux beſoins des autres
quand on eſt ſoy-même dans l’indigence. Cet
amy me donna à boire un demi verre de vin chaque
jour durant les deux ou trois premières
journées, eſperant à chaque pas trouver une ſource,
ou un ruiſſeau. Mais quand on ſe vit preſſé
de la ſoif, & qu’on ne trouvoit preſque pas d’eau
douce pour ſe deſalterer, j’eus beau le preſſer de
me faire part de ce que je luy avois donné de ſi
bonne amitié, il me rebuta ſi bien la première
fois, me diſant qu’il n’en donneroit pas à ſon
Pere, que je n’oſay plus luy en demander. Pour
le pain il ne nous ſervit de rien, parce qu’il fut
tout trempé d’eau de Mer, & je n’en pûs jamais
goûter un morçeau, tant il étoit amer, & ſalé.
Quand on vit qu’il n’y avoit plus perſonne à attendre,
aprés nous être rendus au rivage, on conta
le nombre des gens qui s’étoient ſauvez, &
nous nous trouvâmes prés de deux cens perſonnes ;
de ſorte qu’il n’y en eut que ſept ou huit de
noyées pour s’être voulu ſauver trop vîte. Quelques
Portugais avoient eû la précaution d’em-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|322|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>étant fort foible, & fort languiſſant, ne pouvoit
pas faire de diligence ; mais comme il
ne falloit pas auſſi perdre les Portugais de
veüe, {{corr|nons|nous}} nous partageâmes en trois troupes.
La premiere ſuivoit toûjours à veuë les derniers
Portugais, & les deux autres marchant
dans la même diſtance, prenoient garde aux ſignaux
que faiſoit la premiere bande comme on
étoit convenu, afin d’avertir quand les Portugais
s’arrêteroient ou quand ils changeroient de
route. Nous trouvâmes quelques petites montagnes
qui ne laiſſerent pas de nous laſſer beaucoup
etant obligés de paſſer par deſſus. Sur
toute la route nous ne trouvâmes qu’un puits
dont l’eau étoit ſi ſaumatre, que perſonne n’en
pût boire. On vit en même-temps que ceux de
la premiere troupe faiſoient ſignal que les Portugais
s’étoient arrétez ; on ne douta pas qu’il n’y
eut auſſi de bonne eau, & cette eſperance nous
fit doubler le pas. Cependant quelques efforts
que nous fiſſions, nous ne pûmes y mener l’Ambaſſadeur,
que ſur le ſoir aprés le Soleil couché.
Nos gens nous dirent que les Portugais ne nous
avoient jamais voulu attendre, diſant, qu’il ne
nous ſerviroit de rien de mourir avec eux de
faim, de ſoif, & de miſere ; qu’il valoit bien
mieux qu’il priſſent les devants pour nous chercher
quelques rafraichiſſemens.
Le premier Ambaſſadeur ayant appris ces<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|323}}</noinclude>triſtes nouvelles, fit aſſembler tous les Siamois,
qui étoient reſtez auprés de luy, car il y en avoit
trois qui ſuivoient toûjours les Portugais. Nous
voyant autour de luy, il nous dit qu’il ſe ſentoit
ſi foible & ſi fatigué, qu’il luy étoit impoſſible
de ſuivre les Portugais, & qu’il jugeoit à propos
que ceux qui ſe portoient bien fiſſent diligence
pour les atteindre ; qu’il leur ordonnoit ſeulement
puiſque les maiſons des Hollandois n’étoient
pas éloignées, de luy envoyer un Cheval
ou une charette, avec quelques vivres pour
le porter au Cap s’il étoit encore en vie. Cette
ſéparation nous fut bien triſte, mais elle étoit
neceſſaire. Il n’y eut qu’un jeune homme âgé
d’environ quinze ans, fils d’un Mandarin, qui
ne voulut jamais quitter l’Ambaſſadeur dont il
étoit fort aimé, & qu’il aimoit auſſi fort particulierement.
Sa reconnoiſſance & ſon amitié
le firent reſoudre à mourir, ou à ſe ſauver enſemble
avec un vieux domeſtique qui demeura
auſſi auprés de ſon Maître.
Le ſecond Ambaſſadeur, un autre Mandarin
& moy ayant pris congé de luy avec aſſurance
de le ſecourir le plûtôt qu’il ſe pourroit, nous
nous mîmes tous en chemin, dans le deſſein
d’atteindre les Portugais, quoy qu’ils fuſſent
bien loin devant nous. Le ſignal que les Siamois
les plus avancez nous firent du haut d’une montagne
avec leur banniere, augmenta nôtre cou-<noinclude>
<references/>
{{d|Ss ij|4}}</noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|324|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>rage, & nous fit doubler le pas. Quelque diligence
néanmoins que nous puſſions faire, nous
n’arrivâmes auprés d’eux ſur cette haute montagne,
que vers les dix heures du ſoir. Nous
croyons pouvoir trouver en cet endroit-là de
l’eau à boire, & nous y repoſer le reſte de la nuit ;
mais nous fûmes bien trompez dans nôtre eſperance.
Ayant rejoint les Siamois, ils nous
dirent que les Portugais étoient encore campez
bien loin de {{corr|la|là}}, & ils nous montrerent le feu
qu’ils avoient fait. Quelque haraſſez que nous
fuſſions, il fallut paſſer outre, & aprés deux
grandes heures de chemin au travers des bois
& des rochers, nous y arrivâmes avec des peines
incroyables. Ils étoient portez sur la croupe d’une
grande montagne, où ils avoient allumé un
grand feu autour duquel ils s’étoient endormis.
Chacun de nous demanda d’abord où étoit l’eau.
Un de mes camarades m’en {{corr|a porta|apporta}}, car le ruiſſeau
qu’on avoit trouvé étoit aſſez loin de {{corr|la|là}}, & il
m’eût été impoſſible de m’y traîner. Je m’étendis
à plate terre auprés du feu n’en pouvant plus ;
le ſommeil me prit en cette poſture, juſqu’au
lendemain que le froid me réveilla.
Ce jour là je me ſentis ſi affaibli, & attaqué
d’une faim ſi cruelle, que je ſouhaitay mille fois
la mort. Je me reſolus de reſter là où j’étois couché,
& d’y attendre la mort puis qu’auſſi bien
je l’allois chercher plus loin avec de nouveaux
tourmens.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Second voyage du Père Tachard et des jésuites au royaume de Siam, 1689.djvu/387
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|326|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>chercher quelque lézard, ou quelque ſerpent
pour le manger. Un de la troupe ayant trouvé
des feüilles ſur le bord de l’eau en gouta, & quelques
ameres qu’elles fuſſent, aprés en avoir un
peu mangé, il ſentit ſa faim appaiſée. Il vint dire
cette bonne nouvelle à la compagnie. Tout
le monde y courut avec empreſſement, & en
mangea avec avidité. Nous paſſâmes ainſi la
nuit.
Le lendemain qui fût le cinquiéme jour de
nôtre marche, nous partimes de grand matin,
croyant aſſurément trouver les habitations Hollandoiſes
ce jour-là. Cette perſuasion ſi flatteuſe
pour nous, fit trouver de nouvelles forces. On
marcha ſans diſcontinuer juſqu’à midy, que
nous apperçûmes quelques perſonnes ſur une
hauteur aſſez loin de nous. On ne douta plus
que ce ne fuſſent celles que nous cherchions.
On s’avance avec une joye qu’on ne ſçauroit exprimer.
Mais ce ſentiment ſi agréable nous dura
peu, & nous fûmes bien-tôt malheureuſement
détrompez. Ces gens là que nous avions vûs,
étoient trois ou quatre Hottentots qui nous
ayant découverts les premiers, venoient avec
des lances, ou plûtôt avec des zagayes, au devant
de nous pour nous reconnoître. La crainte
qu’ils eurent ne fut pas moindre que la nôtre
en voyant nôtre nombreuſe troupe, & les Fuzils
que nous avions. De nôtre côté, nous fûmes<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Second voyage du Père Tachard et des jésuites au royaume de Siam, 1689.djvu/388
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|327}}</noinclude>ſaiſis d’une terrible frayeur, nous voyant à la
veille d’étre maſſacrez impitoyablement par ces
Barbares. Comme ils nous parurent avec des
Zagayes, & qu’ils n’étoient que quatre ou cinq,
on crût qu’ils venoient nous reconnoître, &
que leurs compagnons n’étoient pas éloignez.
On les laiſſa approcher, dans la perſuasion où
nous étions qu’il valoit bien mieux finir une vie
ſi malheureuſe une bonne fois, que de la prolonger
pour la perdre enfin aprés avoir ſoûfert
mille tourmens plus cruels que la mort même.
Mais quand ils nous eurent reconnus d’aſſez loin,
& qu’ils eurent découvert que nous étions en
bien plus grand nombre qu’ils ne s’étoient d’abord imaginez,
ils s’arrêterent, & nous attendirent
à leur tour. Nous fûmes à eux dans cette
mortelle incertitude ; mais dés que nous les
eûmes un peu approchez, ils prirent le devant,
& nous firent ſigne de les ſuivre, nous montrant
avec le doigt quelques maiſons, c’eſt à dire
trois ou quatre miſerables Caſes qui étoient ſur
une colline. Lorſque nous fûmes arrivez au pied
de cette colline, ils ne voulurent point nous
permettre d’aller plus prez de leurs Caſes. Il y
avoit un petit chemin à côté par où ils nous
menerent vers un autre Village, nous regardant
toûjours avec défiance, & obſervant nôtre démarche.
Quand nous nous fûmes rendus à ce village
qui conſiſtoit en une quarantaine de Caſes<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|328|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>couvertes de branches d’arbres, où il pouvoit
avoir quatre ou cinq cents perſonnes ; alors le
voyant en aſſurance, ils nous approcherent
hardiment, & nous conſidererent à loiſir. Ils
prenoient ſur tout plaiſir à regarder les Siamois,
ſoit que leur vêtement leur plût, ou que n’en
ayant jamais veû de ſemblable, ils priſſent plaiſir
à le voir pour la premiere fois. Leur curioſité
nous parut à la {{erratum|fain|fin}} importune, & chacun ſe
mit à vouloir entrer dans leurs Caſes pour chercher
à manger ; car quelque ſigne que nous
leurs fiſſions que nous avions une extreme
faim, & qu’ils nous donnaſſent à manger, ils ſe
regardoient les uns les autres, & ſe prenoient
à rire de toute leur force, ſans faire ſemblant
de nous entendre. Lorſque nous les conjurions
le mieux qu’il nous étoit poſſible par des ſignes
de nous vendre de leurs bœufs, ou de leurs moutons
que nous voyons paître en grand nombre
dans la campagne, ils nous diſoient ſeulement
ces deux mots qu’ils répétoient à tous momens,
Tabac, Pataque. Je leur offris deux gros Diamans
que le premier Ambaſſadeur m’avoit donnez,
lorſque nous le quittâmes ; mais ils n’en
firent point de compte. Nul de nous n’avoit, ni
tabac, ni pataques, qui étoit la ſeule monoye qu’ils
connoiſſoient, & qui avoient cours
parmi eux. Le premier Pilote fut le ſeul qui s’en
trouva quelques-unes : il leur en donna quatre<noinclude>
<references/>
{{d|pour}}</noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|332|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>ne l’aura pas éprouvé dans une pareille extrêmité.
Quelque grande que fût l’ardeur de nôtre
ſoif, il fallut attendre juſqu’au ſoir pour
boire, par ce que nous ne trouvâmes, ni
ſource, ni ruiſſeau, que bien avant dans la nuit
au pied de cette montagne eſcarpée. On ne pouvoit
pas paſſer outre ; & ce fût là qu’on tint conſeil,
& qu’on réſolût d’un commun accord de
ne plus s’enfoncer dans les terres comme nous
faiſions pour abréger le chemin, Premierement
par ce que le Capitaine & les Pilotes
avoüoient qu’ils s’étoient trompez, ne pouvant
cacher leur erreur ; ajoûtant qu’ils étoient incertains
du lieu où étoient les Hollandois, du
chemin qu’il falloit tenir, & du temps qu’il
faudroit employer pour y arriver : Secondement,
par ce que côtoyant le rivage de la Mer,
nous trouverions des Moucles, des Cancres,
& d’autres inſectes, plus facilement que dans
les terres, dont on pourroit appaiſer le cruel
tourment que nous endurions de la faim ; &
qu’enfin les rivières, les ruiſſeaux, & les fontaines
venoient ſe rendre toutes à la Mer,
ainſi marchant le long de ses côtes nous ne ſoûfririons
plus tant de ſoif.
Pour éxecuter la reſolution que nous avions
priſe le ſoir precedent, dés le grand matin nous
prîmes le chemin de côtes de la Mer. Nous
arrivâmes au rivage deux heures avant mi-<noinclude>
<references/></noinclude>
car41h4ynpn3znrowikaqgoeau3hybd
Page:Second voyage du Père Tachard et des jésuites au royaume de Siam, 1689.djvu/395
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|334|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>bien étonnez de ne plus voir un de nos Mandarins.
On le chercha de tous côtez : on cria, mais
inutilement ; il étoit demeuré en chemin manquant
de forces. L’extrême averſion qu’il avoit
pour les herbes, & pour les fleurs, que tous les
autres mangeoient avec quelque peu de goût,
ne luy permît jamais d’en porter ſeulement à ſa
bouche : D’où vient que nous ne fûmes pas ſurpris,
qu’après avoir demeuré ſi long-temps
ſans rien prendre, il fût mort de faim, & de
foibleſſe, ſans pouvoir ſe faire entendre, ni
être apperçu de perſonne. Nous en avions perdu
un autre de la même maniere quatre jours
auparavant. Il faut que la miſere endurciſſe
bien le cœur. En tout autre état que celuy où
j’étois, si j’euſſe appris qu’un de mes amis fût
mort d’une maniere ſi pitoyable, j’en euſſe été
inconſolable ; mais alors le ſentiment que j’eûs
de la perte de ce Mandarin que je connoiſſois
fort particulierement ne me fût preſque
pas ſenſible. Tout ce que nous {{corr|fimes|fîmes}} fût
de témoigner un moment entre nous quelque
regret de ſa mort, & chacun enſuite
le ſépara pour aller chercher de quoy manger.
Aprés avoir demeuré un jour & deux nuits
dans l’Iſle dont nous avons déja parlé, nous nous
mîmes en chemin pour le Cap. Avant que de
partir, on avoit apperçû certains arbres ſecs,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Second voyage du Père Tachard et des jésuites au royaume de Siam, 1689.djvu/397
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|336|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>d’une grandeur extraordinaire. Nous paſſâmes
la nuit ſur le rivage au pied de cette montagne.
Le Soleil n’étoit pas encore couché, quand on
arriva au lieu où l’on devoit camper. On ſe répandit
de tous côtez, chacun cherchant de-quoy
manger ; mais on ne trouva rien ni ſur
les bords de la Mer, ni dans les terres. De
tous les Siamois je fûs le ſeul, qui trouvay
de quoy ſouper. Je cherchois des herbes, ou
quelques fleurs pour manger, mais je n’en
trouvay que de ſi ameres, qu’il me fût impoſſible
de les avaler. Apres m’être long-temps
fatigué inutilement, je m’en retournois, lorſque
j’apperçus un ſerpent fort mince à la verité,
mais aſſez long. Il n’étoit pas plus gros que
le pouce, mais il étoit bien auſſi long que le bras.
Je le pourſuivis comme il s’enfuyoit, & je le
tuay d’un coup de poignard. Nous le mîmes
ainſi ſur le feu ſans autre precaution, & nous
le mangeâmes tout entier, avec ſa peau, ſa tête,
& les os, ſans qu’il en reſtât quoyque ce
ſoit. Il nous parût d’un fort bon goût, & je
n’ay point trouvé de viande plus délicate
durant tout ce voyage. Aprés nôtre petit ſouper,
nous trouvâmes à dire un de nos trois
Interpretes. Il étoit deſtiné pour aller en France
avec deux Mandarins qui devoient porter
à ſa Majeſté Tres-Chrêtienne un preſent de la
part du Roy nôtre Maître ; & ainſi nous ne fû-<noinclude>
<references/>
{{d|mes}}</noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|337}}</noinclude>mes plus que dix Siamois en y comptant les
deux Ambaſſadeurs. On décampa ce jour-là
un peu plus tard qu’à l’ordinaire. A l’aube
du jour, il s’étoit levé un gros broüillard
qui avoit obſcurci tout l’horiſon ; ainſi il étoit
déja grand jour quand on partit. A peine eût-on
fait un quart de lieuë, {{corr|qui’l|qu’il}} s’éleva un vent
le plus incommode, & le plus impetueux que
j’aye veû de ma vie ; {{erratum|caroutre|car outre}} qu’il étoit extrémement
froid, & qu’il nous donnoit dans le viſage,
il étoit ſi violent qu’il ne nous permettoit
pas de mettre un pied devant l’autre. Peut-étre
que la foibleſſe où nous étions, nous faiſoit
paroître ce vent plus fort qu’il n’étoit effectivement.
Quoy qu’il en ſoit nous fûmes obligez
de louvoyer comme on dit sur Mer, & de changer
de route, c’eſt-à-dire d’aller tantôt à gauche,
& tantôt à droite pour avancer un peu vers
nôtre terme. Environ deux heures aprés midy,
le vent nous amena une groſſe pluye qui dura
juſqu’au soir. Elle étoit ſi épaiſſe, & si peſante,
qu’on ne ſongea plus qu’à s’en garenrir. Les
uns ſe mettoient à l’abri ſoûs quelques petits
arbres ſecs : les autres s’alloient cacher
dans le creux des rochers ; & pluſieurs ne trouvant
aucun endroit pour ſe mettre à couvert,
s’appuyoient le dos contre la hauteur d’une
ravine, & ſe prenoient les uns les autres pour
s’échauffer un peu, & eſſuyer ainſi le moins in-<noinclude>
<references/>
{{d|Vu|4}}</noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|337}}</noinclude>mes plus que dix Siamois en y comptant les
deux Ambaſſadeurs. On décampa ce jour-là
un peu plus tard qu’à l’ordinaire. A l’aube
du jour, il s’étoit levé un gros broüillard
qui avoit obſcurci tout l’horiſon ; ainſi il étoit
déja grand jour quand on partit. A peine eût-on
fait un quart de lieuë, {{corr|qui’l|qu’il}} s’éleva un vent
le plus incommode, & le plus impetueux que
j’aye veû de ma vie ; {{erratum|caroutre|car outre}} qu’il étoit extrémement
froid, & qu’il nous donnoit dans le viſage,
il étoit ſi violent qu’il ne nous permettoit
pas de mettre un pied devant l’autre. Peut-étre
que la foibleſſe où nous étions, nous faiſoit
paroître ce vent plus fort qu’il n’étoit effectivement.
Quoy qu’il en ſoit nous fûmes obligez
de louvoyer comme on dit ſur Mer, & de changer
de route, c’eſt-à-dire d’aller tantôt à gauche,
& tantôt à droite pour avancer un peu vers
nôtre terme. Environ deux heures aprés midy,
le vent nous amena une groſſe pluye qui dura
juſqu’au ſoir. Elle étoit ſi épaiſſe, & si peſante,
qu’on ne ſongea plus qu’à s’en garenrir. Les
uns ſe mettoient à l’abri ſoûs quelques petits
arbres ſecs : les autres s’alloient cacher
dans le creux des rochers ; & pluſieurs ne trouvant
aucun endroit pour ſe mettre à couvert,
s’appuyoient le dos contre la hauteur d’une
ravine, & ſe prenoient les uns les autres pour
s’échauffer un peu, & eſſuyer ainſi le moins in-<noinclude>
<references/>
{{d|Vu|4}}</noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|338|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>commodément qu’il ſe pouvoit la violence de
l’orage. Il ſeroit bien difficile de faire comprendre
les peines, & les douleurs que nous
endurâmes du froid, du vent, & de la pluye
durant le reſte de la journée, & toute la nuit
ſuivante. Nous ne contions pour rien la faim
extrême qui nous tourmentoit, n’ayant rien
pû trouver à manger pendant nôtre marche,
& n’ayant bû que de l’eau de la pluye qui tomboit.
La laſſitude, & les autres fatigues des
jours précédens, paroiſſoient tolerables en comparaiſon
de la miſere, & des maux que nous
ſouffrions alors, tremblans continuellement,
& trempez de toutes parts ſans pouvoir fermer
l’œil, ni même pouvoir nous coucher pour nous
délaſſer un peu.
Jamais nuit ne m’avoit paru ſi longue, ni ſi
ennuyeuſe, & il nous ſembla que nous étions
ſoulagez de la moitié de nos peines quand nous
vîmes paroître le jour. On peut aſſez imaginer
l’engourdiſſement, la foibleſſe, & les autres
maux que nous ſentions aprés une ſi fâcheuſe
nuit. Mais nous autres Siamois fûmes encore
bien plus étonnez, & bien autrement triſtes,
lorſque nous mettant en devoir de joindre les
Portugais, nous vîmes qu’ils ne paroiſſoient
plus. Nous avions beau regarder de côté &
d’autre, crier & chercher de toutes parts ; il
nous fut impoſſible, non pas ſeulement d’en<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|340|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>croire que nous ayant ſi bien traitez juſqu’à preſent,
ils ne nous ont quittez que pour de grandes
raiſons.
N’avons nous pas été, obligez nous mêmes
de laiſſer nôtre premier Ambaſſadeur au milieu
d’une horrible ſolitude, dans le deſſein de le
ſecourir, ſi nous étions aſſez heureux pour
le pouvoir faire. Dans la perte même de nos
deux Mandarins, & des autres Siamois qui
ſont déja morts, nous avons éprouvé que
dans une extrême neceſſité, on n’a point de
reſſentiment pour le malheur de ſes proches ;
& qu’à la fin à force de pâtir ſoy-même, &
de voir pâtir les autres, on n’a nulle pitié pour
perſonne. Ainſi je ne blâme point leur reſolution
qui peut être louable. Nous ne devons accuſer
que nôtre deſtin qui nous {{corr|à|a}} ſeparé d’eux
cette nuit, & qui nous a empêché de découvrir
leur marche. Mais quand ils nous auroient
abandonnez ſans raiſson, il n’eſt pas temps de
nous récrier contre eux. En nous plaignant de
leur lâcheté, & de leur peu de foy à nôtre égard,
nous ne remédions pas aux grands maux qui
nous menacent. Tachons de les oublier pour
n’avoir pas le cruel déplaiſir de nous ſouvenir
qu’ils nous ont laiſſez, ou que nous les avons
perdus ; & faiſons à preſent comme ſi nous ne
les avions jamais veus. Nous avons reçû d’eux
à la verité quelque petit ſoulagement, mais<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Second voyage du Père Tachard et des jésuites au royaume de Siam, 1689.djvu/402
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|341}}</noinclude>nous pourons bien nous en paſſer. Peut-être
que le Dieu qui gouverne le Ciel, & la Terre,
touché par les merites de nôtre Grand Roy,
nous voyant ainſi deſtituez de tout ſecours humain
prendra un ſoin particulier de nos vies.
Ainſi ſans déliberer davantage, nous n’avons
qu’à ſuivre toûjours les côtes de la Mer, comme
on avoit reſolu auparavant. Il y a une seule
choſe que nous devons préférer à tout le reſte,
& de laquelle ſi j’étois leur, je ne me ſoucierais
plus de mon ſort, quelque malheureux
qu’il pût être. Vous étes tous témoins du profond
reſpect que j’ay toûjours eû pour la Lettre
du Grand Roy nôtre Maître. Mon premier,
ou plûtôt mon unique ſoin dans nôtre naufrage,
fut de la ſauver. Je ne puis même attribuer
mon ſalut qu’à la bonne fortune qui accompagne
toûjours ce qui a eû une ſeule fois
l’honneur d’approcher la ſuprême Majeſté du
Grand Roy que nous ſervons. Dépuis ce temps-là
vous avez veû avec quelle circonſpection je
l’ay portée. Quand nous nous ſommes campez
ſur des montagnes, j’ay toûjours eû le ſoin de
la placer au ſommet, ou au deſſus de la tête de
ceux de nôtre troupe ; & me mettant un peu
plus bas, je me tenois dans une diſtance convenable
pour la garder ; & quand nous nous
arrêtions dans les plaines, je l’ay toûjours attachée
à la cîme des plus hauts arbres que je pou-<noinclude>
<references/>
{{d|Vu iij|4}}</noinclude>
ofkh42sz1visssy34ynb7f9d8p54wzt
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|342|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>vois trouver auprés de nous. Pendant le chemin,
je l’ay portée ſur mes épaules le plus que
j’ay pû, & je ne l’ay jamais confiée à d’autres,
que lorſque mes forces n’étoient preſque pas
capables de me porter moy-même. Dans l’incertitude
où je ſuis, ſi je pourrai vous ſuivre long-temps,
j’ordonne de la part du grand Roy nôtre
Maître au troiſiéme Ambaſſadeur ; & il aura
le ſoin, s’il vient à manquer aprés moy, d’en
uſer de même à l’égard du premier Mandarin,
& avec les mêmes circonſtances, j’ordonne dis-je
au troiſiéme Ambaſſadeur, ſi je meurs devant
luy, de prendre les mêmes ſoins de cette auguſte
lettre ; afin que ne pouvant la porter à celuy
pour qui elle étoit deſtinée, s’il reſte quelque
Siamois, il ait le bonheur, de la remettre entre les
mains de ſa Majeſté. Que ſi par le dernier des
malheurs aucun de nous ne pouvoit arriver au
Cap de bonne eſperance, celuy qui en ſera
chargé le dernier l’enterrera avant que de
mourir ſur une montagne ſi cela ſe peut, ou
dans le lieu le plus élevé qu’il ſera poſſible de
trouver ; afin qu’ayant mis ce précieux dépôt
hors d’inſulte, & de tout accident, il meure luy-même
proſterné auprés, montrant aprés ſa
mort le reſpect qu’il luy devoit durant ſa vie.
Voila ce que j’avois à vous recommander. Aprés
cette précaution reprenons nôtre premier courage,
ne nous ſeparons jamais, allons à petites<noinclude>
<references/></noinclude>
cpo3m1biwohbxvmveu6wxddfypachec
Page:Second voyage du Père Tachard et des jésuites au royaume de Siam, 1689.djvu/406
104
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2026-08-08T16:54:39Z
Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|345}}</noinclude>qu’il attacheroit à un arbre qu’on voyoit ſur le
bord, afin qu’enſuite chacun à la faveur de cette
grande écharpe pût paſſer de l’autre côté,
ſans être emporté par le fil de l’eau. Un Mandarin
le plus robuſte de la troupe ſe chargea
de cette commiſſion, mais il ne fut pas
au milieu de la riviere, que ne pouvant reſiſter
au courant de l’eau, il fût obligé de quitter
le bout de l’écharpe, pour gagner l’autre
bord, ce qu’il ne put faire qu’avec un extrême
peril de ſa vie. L’eau couloit avec tant
d’impétuoſité, que malgré tous ſes efforts, &
toute ſon addreſſe, il fût jetté contre un avance
de terre qui entroit dans la riviere, dont il eût
l’épaule toute froiſſée, & le corps fort maltraité.
Il remonta à pied le long du rivage vis-à-vis
de nous, & nous cria qu’il étoit impoſſible que les
Portugais euſſent pris cette route là. On luy dit
de venir nous rejoindre, & pour le faire, il fût
obligé de monter bien haut au deſſus de nous,
avant que de ſe mettre à la nage ; encor eut-il aſſez
d’affaire à aborder au lieu où nous l’attendions.
Perſuadez ainſi que les Portugais n’avoient
pas traverſé la riviere nous conclûmes aiſément,
qu’ils avoient ſuivi le long des bords en
remontant. Nous primes ce chemin, aprés nous
être rafraichis avec un peu d’eau que nous bûmes
car nous ne trouvâmes de tout ce jour-là quoy-que-ce
ſoit qu’on pût manger. Nous n’eûmes<noinclude>
<references/>
{{d|Xx|4}}</noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|349}}</noinclude>mençoit déja à nous bien ennuyer, voyant que
les Portugais étoient toûjours devant nous, &
que nous nous fatiguions dépuis tant de jours
ſans les pouvoir rejoindre. Il n’y eût perſonne
d’entre nous, qui ne fût bien fâché d’{{corr|étre|être}} venu
ſi loin avec tant d’incommodité. On regretta
ſur tout la petite Iſle que nous avions paſſée trois
ou quatre jours auparavant, où nous avions
trouvé de très-bonne eau, & quantité de Moucles,
qui a {{corr|êté|été}} le mets le plus délicat que nous
ayons mangé durant le temps de nôtre voyage.
Le murmure & le chagrin s’augmenterent le
ſoir. Quand nous fûmes arrivés au lieu où nous
devions coucher, il n’y avoit que deux chemins
à tenir leſquels étoient tres-difficiles, & il étoit
impoſſible de connoître lequel des deux les Portugais
avoient ſuivi. D’un côté il y avoit une
montagne fort rude, & de l’autre ce n’étoit
qu’un marécage coupé de divers canaux que faiſoit
la riviere que nous avions toûjours ſuivië, &
qui en pluſieurs endroits inondoient une partie
de la campagne.
Nous ne pouvions croire que les Portugais
euſſent traverſé la montagne où il falloit beaucoup
grimper : il étoit encor plus difficile de ſçavoir
s’ils étoient entrés dans le Marais qui nous
paroiſſoit preſque tout inondé, & où nous ne
pûmes jamais remarquer de leurs veſtiges, ni<noinclude>
<references/>
{{d|Xx iij|4}}</noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|353}}</noinclude>nôtre petit feu. Enfin tout ce dernier ſecours
nous ayant manqué, la rigueur du froid nous
fit abandonner cette Iſle qui nous avoit fourni
des rafraichiſſemens ſi à propos dans nôtre extrême
beſoin, & on prit le parti de chercher
les Hottentots. Ce chagrin étoit augmenté par
la triſte penſée d’aller nous mettre au ſervice, &
à la diſcretion de la plus horrible, & de la plus
barbare de toutes les nations de l’Univers. Mais
à quoy ne nous fuſſions-nous pas expoſez pour
ſauver cette vie qui {{corr|mous|nous}} avoit coûté ſi cher,
dans l’eſperance de la rendre meilleure.
Ainſi aprés y avoir demeuré ſix jours, nous en
{{corr|partimes|partîmes}} avec un fort grand regret des Moucles,
& de l’eau douce que nous y laiſſions. Ce
qui acheva de nous déterminer de quitter ce poſte,
fut que les Portugais ne nous faiſant point
ſçavoir de leurs nouvelles, nous crûmes, ou
qu’ils étoient tous morts en chemin ; ou qu’ils
croyoient eux mêmes que nous avions peri dans
le voyage ; ou enfin que les gens qu’ils nous
avoient envoyez, ne viendroient pas nous déterrer
dans cette Iſle écartée.
Avant que de nous mettre en chemin, nous
{{corr|fimes|fîmes}} proviſion d’eau douce, & de Moucles ;
chacun en prît autant qu’il en pouvoir porter.
Nous fûmes coucher la premiere journée au
bord d’un étang d’eau ſalée, tout auprés d’une
montagne où nous avions déja campé. Bien<noinclude>
<references/>
{{d|Yy|4}}</noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|357}}</noinclude>que dure que leur fût cette ſeparation, puiſqu’ils
ne pouvoient abſolument paſſer outre. A
la verité nous étions tous fort maltraités. Il n’y
en avoit pas un de nous, qui n’eût le corps,
& ſur tout les cuiſſes, & les pieds extraordinairement
enflés ; mais les pauvres Siamois que
nous laiſſâmes faiſoient peur, tant ils étoient
hideux, & défigurés. Ceux qui partoient furent
bien affligez de laiſſer ainſi leurs camarades,
dans l’incertitude de ne les revoir jamais ; mais
ils n’euſſent receu nul ſoulagement de nous, ſi
nous euſſions reſté pour mourir avec eux. Aprés
nous être dit un triſte adieu, nous qui étions
moins foibles nous mîmes en chemin pour ſuivre
nos guides, qui nous avoient éveillés de
fort grand matin. Comme je fus un des premiers
qui fus preſt à partir, je fûs témoin d’une
choſe aſſez deſagreable à voir, & à dire, mais
qu’on ſera pourtant bien aiſe de ſçavoir, pour
connoître la ſaleté & l’infection de cette puante
& infame nation. Aprés que nos trois Hottentots
eurent fait du feu le matin pour ſe réchaufer,
la nuit ayant été fort froide, & voyant
que nous étions {{corr|prét|prêts}} à partir, ils prirent les charbons
éteints, & les ayant mis dans un trou qu’ils
creuſerent exprès, ils urinerent deſſus, & broyerent
tout enſemble durant quelque temps.
Voyant enſuite que tout étoit aſſez liquide, ils<noinclude>
<references/>
{{d|Yy iij|4}}</noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|358|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>s’en froterent tout le corps, les bras, & les jambes,
& tout le viſage fort long-temps. Aprés
cette belle ceremonie, ils ſe vinrent preſenter
devant nous. Ils s’impatientoient beaucoup de
nous voir aller ſi lentement, mais le mal étoit
ſans remede. Enfin ils perdirent patience, &
aprés avoir parlé quelque temps enſemble,
deux se détacherent, & prirent le devant en
grande diligence. Pour le troiſiéme il reſta toûjours
avec nous ſans nous abandonner jamais,
s’arrêtant quand nous voulions, & autant de
temps que nous en avions beſoin.
Nous fûmes ſix jours entiers à ſuivre nôtre
guide avec des peines, & des fatigues, qui nous
parurent beaucoup plus inſupportables que les
précedentes. Il falloit inceſſamment monter, &
décendre par des lieux qui nous faiſoient peur
ſeulement à voir.
Cet Hottentot accoûtumé toute ſa vie à grimper
ſur les hauteurs les plus eſcarpées, avoit aſſez
de peine à ſe tirer de ce mauvais pas. Quelques-uns
prirent une fois reſolution de l’aſſommer,
voyant qu’il commençoit à monter ſur
une montagne ſi rude qu’ils la croyoient inacceſſible,
ſe perſuadant qu’il nous y menoit à
deſſein de nous faire tous perir.
Le ſecond Ambaſſadeur les blâma fort ſevérement,
leur diſant que le pauvre homme faiſoit
tout ce qu’il pouvoit, & qu’il ne falloit<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|359}}</noinclude>pas payer par un crime ſi horrible les grands
ſervices qu’il nous rendoit avec tant de peine
ſans y être obligé. Comme les difficultez, qui
étonnent à la premiere veuë les perſonnes naturellement
timides, s’applaniſſent dans la ſuite
quand on les enviſage de prés ; ainſi ces lieux
que nous croyons de loin ſi dangereux, ne nous
paroiſſoient pas tels quand nous avions avancé,
& à mesure que nous montions, il nous ſembloit
que la pente en devenoit plus facile : Quoi
qu’il en ſoit avec tous nos maux, la laſſitude,
la faim, & la ſoif, nous en venions à bout.
Pendant ce temps là nous ne vivions que de
quelques Moucles ſechées au Soleil, que nous
épargnions le mieux qu’il nous étoit poſſible ;
& nous étions heureux quand nous rencontrions
certains petits arbres verds, dont les feüilles
avoient une petite aigreur qui nous ſembloit
fort appetiſſante ; elles nous ſervoient d’un
grand ragoût, mêlées avec nos Moucles ſeches.
Une eſpece de grenoüille verte qu’on appelle
des raines nous paroiſſoient auſſi très délicates,
& d’un fort bon goût. Nous en avions déja
mangé quelquefois en paſſant par un chemin
plein de verdure oû elles se nourriſſent, & nous
en trouvions aſſez souvent, dont nous ne
manquions pas de profiter, auſſi bien que des
ſauterelles qui ne ſont pas à beaucoup prés ſi
ſavoureuſes. Je ne ferai pas difficulté de dire<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|360|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>que l’inſecte qui nous parût le plus agréable
au goût, étoit une eſpece de groſſe mouche ou
de Hanetton fort noir, qui ne ſe trouve &
qui ne vit que dans l’ordure : nous en trouvâmes
beaucoup sur la fiente des Elephans dans
le chemin où nous conduiſoit l’Hottentot, au
travers des vallées, & des montagnes. Toute la
préparation que nous y apportions avant que
de les manger, c’étoit de les faire griller au feu,
& nous les trouvions merveilleux. Ces connoiſſances
pourront être utiles à ceux qui tomberont
dans l’extremité, où nous avons demeuré
ſi long-temps.
Enfin le trente-uniéme jour de nôtre marche
aprés nôtre malheureux naufrage, & le ſixiéme
aprés que nous eûmes heureuſement trouvé les
Hottentots dont nous avons parlé, ſur les dix
heures du matin en décendant une colline, nous
apperçûmes quatre perſonnes ſur le ſommet
d’une très-haute montagne qui étoit devant
nous, & qu’il falloit traverſer. La premiere fois
que nous les vîmes, nous les prîmes pour des
Hottentots, parce que l’éloignement où nous
étions ne nous permettoit pas de les diſtinguer,
& il ne nous pouvoit pas venir dans l’eſprit
que ce fuſſent d’autres gens. Comme ils
venoient à nous, & que nous allions à eux, nous
fûmes bien-tôt agréablement détrompez, &
nous {{corr|reconnumes|reconnûmes}} aiſément qu’il y avoit deux<noinclude>
<references/>
{{d|Hollandois,}}</noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|362|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>j’étois ſenſible au bien qu’ils me faiſoient. Le
premier Ambaſſadeur, lorſqu’il nous ordonna
de le laiſſer ſur le chemin, & d’aller luy chercher
quelque voiture pour le mener au Cap,
ſe défit de pluſieurs pierreries que le Roy nôtre
Maître luy avoit données pour en faire divers
préſens : il me donna cinq gros Diamans, enchaſſez
dans autant de bagues d’Or. Quand je
vîs ces Hollandois nous faire part ſi honnêtement
de leurs rafraichiſſemens, je fis preſent
à chacun d’eux d’une de ces bagues pour les
remercier de la vie qu’ils me redonnoient.
Je ne ſçay ſi on pourra croire ce que je vais
dire, & j’ay eû de la peine à le raconter, quoy
que j’en aye été non ſeulement temoin, mais
encore que je l’aye éprouvé moy-même. Neanmoins
cette verité eſt de la nature de celles qui
n’ont guere de vray-ſemblance, & qu’on ne
peut croire qu’avec beaucoup de répugnance,
& de ſoupçon. Cependant puis qu’on m’a ordonné
de dire tous les accidens qui nous ſont
ſurvenus pendant nôtre triſte voyage, je ne
ferai pas difficulté d’ajoûrer celuy-cy, n’imposant
à perſonne la neceſſité, ni de l’entendre,
ni de le croire ſur ma parole. Quand les Hollandois
nous eurent donné à manger, & que
nous eûmes bû le peu de vin qu’ils nous avoient
apporté, nous nous ſentimes tous foibles, &
dans une ſi grande impoſſibilité de paſſer outre,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|363}}</noinclude>que nul de nous ne pût ſe lever, qu’avec des
peines, & des douleurs incroyables. En un mot,
quoy que les deux Hollandois nous puſſent
dire qu’il ne nous reſtoit qu’une heure de chemin
à faire pour nous rendre à une de leurs
habitations où nous nous repoſerions à loiſir :
nul de toute nôtre troupe ne ſe ſentit ni aſſez
de force, ni aſſez de courage pour entreprendre
d’y aller. Faiſant quelquefois enſuite reflexion
à cette diſposition ſi ſurprenante, & à un
effet ſi contraire à celuy qu’on devoit attendre
naturellement de nous dans cette rencontre ;
je ne puis en trouver d’autre raiſon que
celle-cy que je vais dire, comme elle m’eſt venuë
naturellement dans l’eſprit, en laiſſant la déciſion
à ceux qui ont de l’étude, ou plus de
lumiere que moy.
Tandis que nous nous crûmes en danger de
périr, ſi nous ne nous ſauvions pas en nous efforçant
de marcher ; cette crainte ſi terrible faiſit
tant d’impreſſion ſur nôtre imagination, qu’elle
nous faiſoit trouver des forces dans nôtre extrême
foibleſſe par des efforts extraordinaires. Que
ne fait-on pas pour ſe tirer d’un peril préſent, où
l’on voit qu’il faut mourir d’une mort infame ou
cruelle ? Pendant le chemin nous ne ſongions qu’à
nous délivrer de l’extrême miſere qui nous accabloit
tous les jours de plus en plus. Le déplorable
état de nos compagnons que nous<noinclude>
<references/>
{{d|Zz ij|4}}</noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|364|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>avions été obligez de laiſſer dans les bois, ou
que nous avions perdus : l’affreuſe mort de ceux
que nous avions trouvez étendus ſur le chemin,
nous épouvantoit à chaque pas, & nous donnoit
de nouvelles forces. D’ailleurs l’eſperance
que nous avions, ſur tout aprés avoir rencontré
ces trois Hottentots, que nous ſerions bien-tôt
délivrez de tous nos maux, nous faiſoit
croire chaque jour, que le jour ſuivant ſeroit
le commencement de nôtre ſalut, & nous nous
perſuadions le matin en partant, que le ſoir
nous ſerions rendus au Cap de bonne eſperance.
Ces diverſes penſées nous occupoient inceſſamment
l’eſprit, & amuſoient nôtre imagination
de ces idées tantôt effrayantes, & tantôt
agréables. Nous faiſions des efforts continuels,
& nous surmontions toutes ſortes de difficultez,
ſans être arreſtez ni par les périls & les obſtacles
qui se preſentoient, ni par les cuiſantes
douleurs qui nous accabloient{{corr||.}} Au contraire
dés que nous ne fûmes plus ſoutenus par ces
grandes penſées ; que nous fûmes délivrés de
la crainte de la mort, & que nôtre eſperance
fut remplie, il ne faut pas s’étonner, ſi nôtre
cœur se laiſſant aller à la joye & à la douceur
d’une vie molle & tranquille, dont il joüiſſoit
déja, il ne faut pas, dis-je, s’étonner si nôtre cœur
ramoli par ces agreables ſentimens n’eût plus
de vigueur pour ſe ſoûtenir, & ſurmonter les<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|365}}</noinclude>mêmes obſtacles qu’il avoit ſurmontez un peu
auparavant, ſeulement par les puiſſans motifs
que nous venons de dire.
Quoy qu’il en ſoit, les deux Hollandois voyant
qu’ils ne pouvoient nous faire avancer un
pas, quelque choſe qu’ils nous puſſent dire,
ils envoyerent les Hottentots nous chercher
des voitures pour nous porter. En moins
de deux heures ils furent de retour, & nous
vîmes venir deux charettes, & quelques Chevaux.
Ces derniers furent inutiles cette journée ;
perſonne ne pût {{corr|ſen|s’en}} ſervir, & tout le
monde ſe mît ſur les charettes qui nous porterent
à une habitation Hollandoiſe, qui étoit
à prés d’une lieuë du pied de la montagne.
Ce fût là veritablement un Port ſalutaire pour
nous, & une maiſon de vie. Nous y paſſâmes
la nuit couchez ſur la paille, avec une douceur
& un plaiſir indicibles. Quelle fût nôtre
joye à nôtre réveil de nous voir à couvert, &
hors des dangers effroyables que nous avions
eſſuyez pendant trente-un jour.
Nôtre premier ſoin en arrivant le ſoir dans
cette maiſon, fût de prier le Hollandois qui en
étoit le maître, d’envoyer une charette avec les
rafraichiſſemens neceſſaires pour aller querir
les ſept Siamois que nous avions laiſſez comme
nous avons déja dit. Aprés avoir veu partir
cette charette, nous montâmes ſur deux autres<noinclude>
<references/>
{{d|Zz iij|4}}</noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|366|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>qui nous porterent à une habitation Hollandoiſe
à quatre ou cinq lieuës de la premiere.
La Compagnie fait nourrir dans cet endroit là
une infinité de bœufs & de moutons, & même
quantité de chevaux.
Quelque temps aprés que nous y fûmes arrivez,
on nous vint dire que le Gouverneur
envoyoit pluſieurs ſoldats pour nous ſervir d’eſcorte,
& deux chevaux pour les deux Ambaſſadeurs ;
mais ils étoient ſi malades auſſi bien
que tous les autres qu’ils n’oſerent y monter ;
Ainſi nous nous ſervimes encore de nos premieres
charettes, & en cet équipage nous arrivâmes
à la Fortereſſe que les Hollandois ont
à la Rade du Cap de bonne eſperance. Le
Commandeur ayant êté averti de nôtre arrivée
envoya ſon Secrétaire recevoir les Ambaſſadeurs
hors de la place, & leur faire compliment
de ſa part. Ce Secrétaire nous fit entrer
dans le Fort, au travers d’une vingtaine de ſoldats
rangez en haye auprés du corps de Garde,
& il nous mena à la maiſon du Commandeur.
Celuy-cy ſe trouva au bas de l’eſcalier qui eſt
en dehors du logis, & y reçût avec de grandes
marques de reſpect & d’affection, les
Ambaſſdeurs, & les Mandarins de la ſuite. Il
nous fit entrer dans une ſale, où nous ayant
priez de nous ſeoir, il fit apporter du Thé, & du
vin, tandis qu’il faiſoit tirer onze coups de Ca-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|367}}</noinclude>non pour honorer le Roy nôtre Maître en la
perſonne de ſes Ambaſſadeurs. Nous le conjurâmes
d’envoyer en diligence des gens avec
quelques rafraîchiſſemens, au premier Ambaſſadeur
que nous avions laiſſé aſſez prés du rivage
où nous avions fait naufrage ; par ce que
nous eſperions qu’il ſeroit encore en vie. Il nous
dit que dans la ſaiſon des pluyes où l’on
étoit, il étoit impoſſible d’y envoyer perſonne ;
mais que quand le temps ſe ſeroit remis
au beau, il ne manqueroit pas de prendre tous
les ſoins imaginables pour faire chercher cet
Ambaſſadeur, & de luy procurer toutes les
commoditez neceſſaires pour ſon retour. Il
ajouta que nous étions heureux d’avoir ſuivi
les côtes ; car ſi nous fuſſions entré un peu avant
dans les bois, nous euſſions infalliblement
tombé entre les mains de certains Caffres qui
ne pardonnent à perſonne, & qui nous euſſent
maſſacrez impitoyablement pour nous manger,
étant très friands de la chair humaine. Dans la
ſuite de l’entretien il nous témoigna qu’il étoit
bien fâché du malheur qui nous étoit arrivé,
& de tous les maux que nous avions ſoufferts ;
mais qu’il nous pouvoit aſſurer que nous avions
trouvé en luy une perſonne qui se feroit un
vray plaiſir de nous faire oublier nos miſeres
paſſées, par le bon traitement que nous en recevrions ;
qu’il s’eſtimoit heureux de trouver<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|368|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>une occaſion dans laquelle il pût faire ſentir le
reſpect & la reconnoiſſance que la Compagnie
de Hollande avoit toûjours eu pour les grands
bien faits qu’elle avoit receus du Roy nôtre Maître.
Dés qu’en approchant du Cap nous eûmes
apperceu les Navires à la Rade, nous ſentimes
une eſperance bien conſolante pour nous, que
nous reverrions encor une fois nos parens nos
amis, & nôtre chere patrie ; mais ces paroles du
Commandeur nous confirmerent bien agréablement
dans cette douce penſée. Cette aſſurance
effaça de nôtre eſprit preſque tout le ſouvenir
de nos peines paſſées ; auſſi nous l’en remerciâmes
avec toute la reconnoiſſance, &
l’honnêteté poſſible. Il nous tint fort bien ſa parole ;
il ordonna à ſon Secrétaire de nous mener
au logis qu’il nous avoit fait préparer dans le
Bourg, oû il nous fit fournir très libéralement
dans la ſuite tous les rafraichiſſemens dont nous
eûmes beſoin. Il est vray qu’il fit tenir un compte
fort exact de nôtre dépenſe, & du loüage
de nôtre maiſon, qu’il envoya aux Miniſtres du
Roy nôtre Maître qui luy payerent à ſon mot
comme il étoit bien juſte tous ces frais, & qui
luy rembourſerent la paye de l’officier, & des
ſoldats qui étoient venus au devant de nous, &
qui enſuite firent la garde à la porte de nôtre
maiſon pendant tout le temps que nous y fumes.<noinclude>
<references/>
{{d|Les}}</noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|369}}</noinclude><nowiki />
Les Portugais étoient arrivez au Cap huit jours
avant nous aprés avoir encore ſouffert plus
d’incommoditez que nous. Un Pere Portugais
de l’Ordre de Saint Auguſtin qui accompagnoit
par ordre du Roy les Ambaſſadeurs de
Portugal, nous en fit un récit qui nous tiroit les
larmes des yeux. Il nous diſoit qu’il falloit être
auſſi impitoyable que les Tigres, pour n’avoir
pas le cœur fendu par les cris & les gemiſſemens
des pauvres gens qui tomboient en marchant,
accablez des douleurs horribles que leur
cauſoit l’enflure de leur corps & de leurs jambes,
& tourmentez d’une faim, & d’une ſoif
qui les faiſoit deſeſpérer. Ils reclamoient l’aſſiſtance
de leurs amis, & de leurs proches : ils
les conjuroient de leur donner un peu d’eau.
Tout le monde étoit alors inſensible à leurs gemiſſemens,
& tout ce qu’on faiſoit pour ne pas
paroître cruel, & Barbare, c’eſt que quand on
voyoit tomber quelqu’un, ce qui arrivoit pluſieurs
fois par jour, on l’exhortoit à recommander
ſon ame à Dieu, & ſans luy rien dire
autre choſe, on détournoit ſa veuë de deſſus
luy, & on se bouchoit les oreilles de peur d’étre
effrayé par les cris lamentables qui retentiſſoient
de toutes parts à cauſe du grand nombre
des mourans qui tomboient preſque à chaque
heure du jour, car dans ce voyage dès qu’ils
nous eurent quittez pour faire plus de diligence<noinclude>
<references/>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|370|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>ils perdirent cinquante ou ſoixante perſonnes de
toute ſorte d’âge, & de condition, ſans conter
ceux qui étoient morts auparavant, parmi leſquels
étoit un Pere Jeſuïte qui étoit déja fort
vieux, & fort caſſé. Mais le plus triſte accident
qu’on puiſſe jamais s’imaginer, & dont on n’aura
peut-être jamais veu d’exemple, fût celuy qui
arriva au Capitaine du Vaiſſeau. C’étoit une perſonne
de qualité fort riche, & fort honnête
homme : il y avoit long-temps qu’il étoit Capitaine
de Vaiſſeau, & il avoit même rendu beaucoup
de ſervice au Roy son Maître en diverſes
occaſions, où il avoit donné des marques de ſa
valeur, & de ſa fidelité. Je ne me ſouviens pas
bien du nom de ſa maiſon ; mais j’ay ſouvent
oüi dire qu’il n’y avoit guere de famille plus illuſtre
dans tout le Royaume de Portugal. Ce
Gentilhomme avoit amené dans les Indes ſon
fils unique âgé d’environ dix ou douze ans, ſoit
qu’il voulut luy apprendre ſon métier de bonne-heure,
& l’accoûtumer dés ſa plus tendre jeuneſſe
aux fatigues de la Mer, ou qu’il ne voulut
confier à perſonne l’éducation de ſon fils qu’il
chériſſoit plus que luy-même : & certe ce jeune
enfant avoit toutes les qualitez qu’il falloit pour
ſe faire aimer car, il étoit bien-fait de ſa perſonne
bien élevé, & ſçavant pour ſon âge, d’un
reſpect, d’une docilité, & d’une tendreſſe pour
ſon Pere qu’on ne ſçauroit aſſez loüer. Son Pere<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|371}}</noinclude>en allant à terre du Vaiſſeau, avoit pris luy-même
le ſoin de l’y conduire en ſeureté. Pendant
le chemin il le faiſoit porter par des Eſclaves ;
mais enfin tous ces Negres étant ou morts dans
le chemin, ou si languiſſans qu’ils ne pouvoient
ſe trainer eux-mêmes, trois jours aprés que les
Portugais nous eurent quittez, ce pauvre enfant
étant devenu ſi foible & ſi enflé, qu’un jour
aprés midy s’étant repoſé ſur un rocher bien fatigué
auſſi-bien que tous les autres, il ne pût
plus ſe relever : il étoit couché tout de ſon long,
les jambes ſi roides qu’il ne les pouvoit pas lever
ni même plier. Cette veuë fût un coup de
poignard pour ſon Pere, il eſſaya pluſieurs fois
de le relever, on l’aida à marcher quelque temps
pour tâcher de le deſengourdir, mais ſes jambes
ne luy pouvoient plus ſervir ; on ne faiſoit
que le trainer, & ceux que le Pere avoit priez
de rendre avec luy ce bon office à ſon fils, voyant
qu’ils n’en pouvoient plus eux-mêmes, dirent
franchement au Capitaine, qu’ils ne ſçauroient
plus le porter, ſans perir avec luy. Ce pauvre
homme reduit au deſeſpoir, voulut porter ſeul
ſon fils, & le mettre ſur ſes épaules, mais il n’eût
pas ſeulement la force d’avancer un pas, il tomba
avec ſon fils qui paroiſſoit plus affligé de la
douleur de ſon Pere que de ſon mal. Il le conjura
ſouvent de le laiſſer mourir ; qu’auſſi bien
quand on le porteroit plus loin, il ne pouvoit<noinclude>
<references/>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|372|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>pas paſſer la nuit, & que l’affliction de ſon Pere,
& les larmes qu’il verſoit luy étoient infiniment
plus ſenſibles que toutes les douleurs qu’il enduroit.
Ces paroles bien loin de perſuader au
Capitaine de ſe retirer, l’attendriſſoient encore
davantage, juſques à prendre la reſolution de
mourir avec ſon fils. Cet enfant étonné de la reſolution
de ſon Pere, & voyant qu’il ne pouvoit
rien obtenir auprés de luy, s’addreſſa aux autres
Portugais les conjurant inſtamment avec
des expreſſions qui leur fendoient le cœur, d’éloigner
ſon Pere que ſa preſence augmentoit
cruellement les peines, & les douleurs qui le
tourmentoient, & que ſa veuë alloit avancer ſa
mort.
Un Pere de ſaint Auguſtin, & un Pere de ſaint
François allerent repreſenter au Capitaine qu’il
ne pouvoit pas en conſcience executer ſa reſolution,
qu’il étoit obligé de ſauver ſa vie, &
que s’il mouroit en cet état il ſe perdoit pour
jamais. Enſuite tous les Portugais l’enleverent
de force, & le porterent quelque pas hors de
la veuë de ſon fils qu’on avoit mis un peu à l’écart.
Cette ſeparation fût ſi rude, & ſi affligeante
pour le Capitaine du Vaiſſeau, qu’il
n’en pût jamais revenir, ſa douleur fût ſi continuelle,
& violente qu’il mourût de déplaiſir
un ou deux jours aprés être arrivé au
Cap.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VII.|373}}</noinclude><nowiki />
Nous demeurâmes prés de quatre mois au
Cap de bonne eſperance ; en attendant quelque
Vaiſſseau Hollandois pour nous porter à
Batavie. Les miſeres que nous avions ſouffertes,
nous avoient tellement abbatus que
nous fûmes plus de deux mois à reprendre
nos forces ; je crois même que ſans le ſecours{{corr|,|}}
du Chirurgien qui prenoit grand ſoin de nous,
il n’en fût pas réchapé un ſeul. Il fallut jeûner
dans les commencemens, quelque peine
que nous y euſſions pour ne pas charger nôtre
eſtomac de viandes qui l’euſſent ſuffoqué,
je dis qu’il falloit jeûner malgré nous, car je
puis dire que nous trouvions plus de peine à
ne pas contenter nôtre appetit, nous voyant
en pouvoir de le faire, que nous n’en trouvions
à endurer l’extrême faim quand nous
n’avions rien à manger. Avant que de partir
du Cap, nous apprîmes que le ſecond Pilote
du Vaiſſeau Portugais s’étoit ſauvé dans un
Navire Anglois ; le premier Pilote voulut bien
en faire autant, mais le Maître du Navire,
avec l’équipage qui reſtoit le garderent ſi étroitement
pour le mener en Portugal, & le faire
punir de ſa negligence, qu’il ne pût leur échapper.
La plûpart des Portugais, s’embarquerent
ſur des Vaiſſeaux Hollandois qui les devoient
porter à Amſterdam, d’où ils devoient
paſſer en Portugal, les autres, avec nous s’em-<noinclude>
<references/>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|374|SECOND VOYAGE|}}</noinclude>barquerent dans un Navire de la Compagnie
Hollandoiſe qui étoit venu dans l’arriere ſaiſon
au Cap, & qui nous porta tous à Batavie,
où chacun prit son parti. Pour nous aprés
avoir demeuré ſix mois à Batavie, car nous
y arrivâmes au mois de Novembre aprés être
parti du Cap au commencement de Septembre,
nous {{corr|fimes|fîmes}} voile pour Siam au mois de
Juin, où nous arrivâmes le mois de Septembre
ſuivant. Le Roy nôtre Maître nous y reçût
avec les marques d’une bonté, & d’une tendreſſe
extraordinaire : il nous fit donner des
habits, & de l’argent, en nous faiſant eſperer
qu’il ne nous oublieroit pas dans les occaſions
favorables à nôtre fortune.
Il n’y avoit pas encore ſix mois que j’étois
arrivé à Siam, lorſque Meſſieurs les Envoyez
Extraordinaires du Roy de France arriverent à
la Barre. Oia Vichaigen, (c’eſt Monſieur Conſtance)
premier Miniſtre du Roy mon Maître
m’ordonna de les aller voir de ſa part, & les remercier
de l’honneur qu’ils luy avoient fait par
leur lettre, & par le Gentilhomme qu’ils luy
avoient député. Ce qui me procura cet avantage,
fût que pendant mon voyage j’avois appris
aſſez de Portugais pour le parler, & pour me
faire entendre ; & c’eſt auſſi ce qui obligea le
Pere Tachard de me demander à ſa Majeſté.
Quoy que je ne fuſſe pas bien remis des maux<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{PageTitre|
1|SECOND VOYAGE|250|
0|DU|140|
0|PERE TACHARD.|250|
0|AU ROYAUME|180|
0|{{espacé|0.2em|DE SIAM}}|400|
0|{{Séparateur|l}}|100|
1|{{espacé|0.2em|''LIVRE HUITIÉME''.}}|180|
}}
{{Lettrine|lignes=5|3=gray|5=sans-serif|I}}L eſt temps de reprendre le cours
de nôtre navigation. Il y avoit déja
long-temps que nous croyions être
proche du banc des aiguilles, dont
nous avons dejà parlé, & nous avions
déja ſondé pluſieurs fois inutilement depuis
le premier d’Avril juſqu’au huitiéme ſans
trouver aucun fond. Nos Officiers, & nos Pilotes
ſurpris de s’être ſi fort trompez dans leur eſtime
aprés toutes les précautions qu’ils avoient pri-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VIII.|377}}</noinclude>tance. A la verité le vent étoit favorable, mais le
temps obſcur, & la nuit qui s’approchoit nous
empêcherent d’en profiter ; de ſorte qu’on ne put
entrer que le lendemain dans la Baye. Ce ne fut
pas ſans difficulté & ſans péril : car de quart d’heure
en quart d’heure, lors même que nous étions
dans la paſſe, entre nous & la terre il ſe levoit des
broüillards ſi épais, que nous ne pouvions ni voir
la terre à la demi portée du mouſquet, ni nos Vaiſſeaux
qui nous ſuivoient de fort prés, d’où vient
que dans l’appréhenſion qu’ils ne nous vinſſent aborder,
on tiroit de temps en temps quelques
coups de mouſquet, ou l’on hâtoit la Caiſſe, afin
qu’avertis par ces ſignaux, auſquels ils répondoient
de la même maniere, ils gardaſſent entre
eux & nous une juſte diſtance pour n’en être pas
incommodez. Mais comme nous avions un Capitaine
habile & expérimenté, & des Pilotes qui
connoiſſoient parfaitement les côtes & la rade,
nous ne laiſſâmes pas d’aller au moüillage, & de
jetter l’ancre le 21. d’Avril ſur les cinq heures du
ſoir.
Le jour ſuivant Monſieur de {{corr|Vaudricour|Vaudricourt}} envoya
un de ſes Officiers à la Fortereſſe pour complimenter
de ſa part le Commandeur du Cap, dont il reçût
les mêmes honnêtetez que les voyages précédens.
Aprés le retour de l’Officier, on ſalua de ſept
coups de canon la Fortereſſe, qui rendit coup pour
coup. Monſieur d’Andenne Capitaine du Dro-<noinclude>
<references/>
{{d|Aaa ij|4}}</noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||DE SIAM. {{sc|Livre}} VIII.|379}}</noinclude>Cap & à Batavie, fâchez de la faute qu’ils ont
commiſe en abandonnant leur patrie par une malheureuſe
prévention, voudroient la reparer, ſi on
ne leur fermoit pas dans les païs où ils ſont éloignez
toutes ſortes de voyes pour le retour.
Le premier jour de May ſur les dix heures du
matin, toutes nos proviſions étant faites, nous
fîmes voile du Cap, aprés y avoir ſéjourné dix
jours : nous y laiſſâmes dix Navires Hollandois, qui
devoient encore s’y rafraîchir long-temps pour
continuer enſuite leur voyage à Batavie. Le vent
changea pluſieurs fois ſans pourtant nous devenir
contraire. Il eſt vrai que le troiſiéme du mois à
31. degrez de latitude méridionale, & 36. de
longitude, nous eûmes une fort groſſe mer & fort
incommode juſques au lendemain. Le douzième
nous commençâmes à ſentir les vents allisez donc
nous avons parlé ailleurs, leſquels dans la partie
méridionale, soufflent regulierement du côté de
l’Eſt, & du Sud. Avec ces mêmes vents nous paſſâmes
la ligne le vingt-neuvième de ce mois d’Avril
ſans reſſentir aucune incommodité de la chaleur
ordinaire de ce climat, quoique nous fuſſions
preſque ſous le soleil. Pendant ce temps là nos Pilotes
remarquerent par les hauteurs qu’ils prenoient
à midi, que nous faiſions beaucoup de chemin.
A nôtre retour nous fîmes la même remarque
ſur les courans, que nous avions faite le voyage
précédent. Nos Pilotes par leur hauteur ſe trou-<noinclude>
<references/>
{{d|Aaa iij|4}}</noinclude>
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Page:Essai sur les cloaques, ou, Égouts de la ville de Paris, envisagés sous le rapport de l'hygiène publique et de la topographie médicale de cette ville (IA essaisurlescloaq00pare).pdf/29
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Bertille
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>''{{lang|la|nam et cœlum pestilens et ruinas minantur immunditiæ cloacarum}}.''
Pour la même raison, les particuliers ne pouvaient s’emparer de l’eau qui refluait des réservoirs publics, et qu’ils nommaient eau caduque. ''{{lang|la|…Caducam neminem volo ducere, nisi qui meo beneficio aut priorum principum habent, nam necesse ex castellis aliquam partem aquæ effluere, cum hoc pertineat non solum ad urbis nostræ salubritatem, sed etiam ad utilitatem cloacarum abluendarum}}.''
Sous Trajan et Nerva, les soins donnés aux cloaques n’étaient pas moins grands, comme nous le voyons encore par Frontin : ''{{lang|la|Ne prætereuntes quidem aquæ otiosæ sunt, nam immuditiarum facies et impurior spiritus et causæ gravioris cœli, quibus apud veteres, urbis infamis aer fuit, sunt remotæ}}'' {{Refl|2|nosup|num=(2)}}.
Je m’abstiens d’étendre davantage ces citations, elles suffisent pour montrer l’importance que les Romains ont attaché aux cloaques, et que tout en encombrant leur ville de somptueux bâtimens, ils ne négligeaient pas ce qui pouvait contribuer à son utilité et à son agrément ; je crois cependant ne devoir pas omettre quelques aperçus sur l’histoire de ces établissemens dans le moyen âge, rien n’étant plus capable de nous faire voir le mal qu’ils peuvent faire, quand ils<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879.djvu/397
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CyrMatt
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>du sol et des richesses de toute sorte qui sont encore aujourd’hui un privilège de cette tribu.
« Puisqu’Éphraïm est pour moi un fils précieux » ou « chéri, puisqu’il est un enfant de délices, et que depuis que j’ai parlé de lui » ou « que ma parole est en lui, je ne peux l’oublier ; c’est pourquoi mes entrailles se sont émues sur lui, et j’aurai pitié de lui, dit le Seigneur. » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#31-20|''Jerem''. {{rom|xxxi}}, 20]]. Devant le repentir d’Éphraïm, dans lequel il s’écrie d’abord : Vous m’avez instruit et j’ai été instruit comme un jeune taureau indompté ; et plus loin : Parce que j’ai supporté l’opprobre de ma jeunesse ; le Seigneur répond et encourage ainsi sa conversion du fond du cœur : « Éphraïm est pour moi un fils chéri » [[Bible_Crampon_1923/Genèse#48-1|''Gen''. {{rom|xlviii}}]], et je l’ai aimé à ce point dès le commencement que je le préférai à son frère Manassé. « Un fils qu’on honore, » parce que, contrairement à l’ordre naturel, Dieu daigna lui accorder le rang de premier-né. « Un enfant de délices, » dont il est écrit : « Les enfants d’Éphraïm, quoique habiles à tendre l’arc et à en tirer, ont tourné le dos au jour du combat » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#77-9|''Psal''. {{rom|lxxvii}}, 9]]. Contre qui et pour qui est écrit tout le livre du prophète Osée et que Jacob bénit. Délices, dans ce passage, doit être pris dans le même sens que lorsque le psaume dit : « Mettez vos délices dans le Seigneur et il vous accordera tout ce que votre cœur demande » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#36-4|''Psal''. {{rom|xxxvi}}, 4]]. C’est ainsi que le paradis en Eden est appelé jardin de délices. Le Seigneur continue : Parce que ma parole a été en lui, je me souviendrai de lui encore. Pour qu’on ne croie pas que la bénédiction est un don gratuit, conféré plutôt en raison de la bonté de celui qui le fait que des mérites de celui qui le reçoit, Dieu dit : « Je me souviendrai de lui, » parce que mes paroles ont été en lui, non dans sa bouche, non sur ses lèvres, mais au fond de son cœur affectueux. C’est pour cela que mes entrailles se sont émues à son égard. C’est à lui qu’il est dit par la bouche d’Osée : « Que te ferai-je, ô Éphraïm ? que te ferai-je, ô Israël ? te traiterai-je comme Adama, et te rendrai-je semblable à Séboïm ? » [[Bible_Crampon_1923/Osée#6-4|''Ose''. {{rom|vi}}, 4]] ; [[Bible_Crampon_1923/Osée#11-8|{{rom|xi}}, 8]]. Mon cœur s’est troublé, mes entrailles se sont émues. Je ne déchaînerai pas ma colère et je ne perdrai pas Éphraïm. « J’aurai compassion de lui, dit le Seigneur. » Mes paroles, il est vrai, ont été en lui, il a reçu tous mes commandements d’un esprit avide, et les a conservés en son cœur, et pourtant « j’aurai compassion de lui, dit le Seigneur, » pour montrer que la plus parfaite justice des hommes a besoin de la miséricorde divine.
« Établis dans un lieu élevé, repasse tes amertumes, dirige ton cœur vers la voie droite dans laquelle tu as marché. Retourne, vierge<noinclude></noinclude>
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Wikisource:Scriptorium/Août 2026
4
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2026-08-08T19:59:36Z
Seudo
2609
/* Catégorie:Page transclusions with invalid attributes */ Réponse
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry aout.jpg|thumb|upright|Août. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'']]
= Août 2026 =
== Article de [[Auteur:Paul Leroy-Beaulieu|Paul Leroy-Beaulieu]] : "Francis Charmes" ==
Bonjour, sur [[Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1916_-_tome_31.djvu/963|cette page]] de {{RDDM2|31|1916|nocat}}, il est indiqué sous le titre : << Livraison du 15 Janvier. >> ;
"Francis Charmes, par M. Paul LEROY-BEAULIEU, de l’Académie des Sciences morales et politiques, Président du Conseil de Surveillance de la Revue des Deux Mondes
I-IV". Donc pages I à IV. J'ai essayé de retrouver les pages, j'y arrive pas.
Une idée ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 août 2026 à 16:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : on les trouve dans JStor, mais l'insertion nécessiterait un grand déplacement de pages corrigées ; à moins de les ajouter à la fin. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 août 2026 à 21:36 (UTC)
::{{ping|M-le-mot-dit}} Je vais laisser un mot sur la livre disant de faire ça. Merci pour ta solution --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 août 2026 à 06:13 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : {{fait}} le fichier est complété, les pages I-IV suivent le supplément. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 2 août 2026 à 09:51 (UTC)
== Absence de flèche vers le livre précédent ==
Bonjour,
Je ne comprends pas pourquoi le header sur [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVI.|cette page]] et celle [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVII.|qui suit]], n'affiche pas les flèches vers l'ouvrage précédent/suivant.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 09:08 (UTC)
:@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : cela arrive quand il n'y a pas de lien vers l'ouvrage dans le Livre:xxx. J'en ai ajouté un que vous pourrez modifier ; vous pouvez vérifier vos pages. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 11:37 (UTC)
::Merci mais je n'ai pas compris de quel lien il s'agit? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 16:09 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; celui que vous avec supprimé : dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879.djvu]], <code>titre = Jérôme Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879</code>. Les flèches ont du repartir aussi. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 16:19 (UTC)
::::Ah zut je comprends!! Je m'étonnais de ne pas avoir vu ce lien qui pointe vers rien avant :)
::::Du coup il doit pointer vers quoi? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:34 (UTC)
:::::Le lien pourrait pointer vers une page telle que [[Œuvres complètes de saint Jérôme]] ou [[Œuvres complètes de saint Jérôme (Bareille)]] (puisque c'est le titre indiqué dans l'ouvrage), laquelle contiendrait la liste des textes contenus dans l'ensemble des tomes. Cela aiderait à retrouver des textes.
:::::Par ailleurs je vois d'autres problèmes : dans les tomes 1 et 2, les transclusions des lettres semblent toutes contenir le même texte. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 05:56 (UTC)
::::::Oui je n'ai pas encore pu y travailler serieusement. Je n'ai mis que les lettres dont j'ai eu besoin. Pour le pointage vers les œuvres complètes c'est déjà ce qui est sur la page de l'auteur, cela ne ferait-il pas un doublon? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:32 (UTC)
:::::::Sur la page de l'auteur il peut y avoir des liens vers tous les textes, quelle que soit l'édition. Sur la page des Œuvres complètes, édition Bareille, il n'y aura que ceux de cette édition (et peu importe s'il y a largement un doublon entre les deux).
:::::::Quant aux tomes 1 et 2, je n'avais pas remarqué que la transclusion porte sur l'ensemble des lettres. Il est plutôt d'usage de faire une transclusion séparée pour chaque lettre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 12:31 (UTC)
::::Par contre je vois toujours les liens? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:35 (UTC)
== Migration vers Parsoid ==
<section begin="announcement-content" />
<em>[[m:Special:MyLanguage/Wikimedia Foundation/Product and Technology/Parsoid Read Views/Read View Announcement|Lire ceci dans une autre langue]]</em>
<div class="mw-translate-fuzzy">
Bonjour à tous et toutes !
Je suis heureux de vous informer que, dans le cadre de la prochaine étape du projet d’[[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification|unification des analyseurs syntaxiques]], Parsoid sera bientôt activé en tant qu’analyseur d’articles par défaut sur votre $wiki. Nous augmentons progressivement le nombre de wikis utilisant Parsoid, avec l’intention d’en faire l’analyseur de wikicode par défaut pour la prochaine version maintenue à long terme de MediaWiki. Cela rendra nos wikis plus fiables et plus cohérents entre les utilisations par le contributorat, le lectorat et les outils, et facilitera le développement de futures fonctionnalités du wikicode.
</div>
Si cela perturbe votre flux de travail, ne vous inquiétez pas ! Vous pourrez toujours désactiver Parsoid pour le wiki dans vos préférences utilisateur, ou uniquement sur la page en cours en utilisant le sous-menu Outils, comme décrit dans la documentation de [[mw:Special:MyLanguage/Help:Extension:ParserMigration|Extension:ParserMigration]].
Il y a [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Confidence Framework|plus d’informations sur notre stratégie de déploiement]] disponible, y compris les tests effectués avant d’activer Parsoid pour un nouveau wiki.
Pour signaler des bogues et des problèmes, vous pouvez consulter notre documentation des [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Known Issues|problèmes connus]] et si vous avez trouvé un nouveau bogue, créez un ticket phab et en l’étiquetant avec [[phab:project/view/5846|<i lang="en">Content Transform Team</i>]] qui représente l’équipe Transformation du contenu sur Phabricator.
<section end="announcement-content" />
[[mw:User:MSantos (WMF)|Content Transform Team]] 3 août 2026 à 16:31 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:MSantos (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery/Wikisource&oldid=28221043 -->
== Match & Split ==
Bonjour,
Le match & split est-il en panne? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:33 (UTC)
:{{notif|CyrMatt}} On peut voir sur [[Spécial:Contributions/SodiumBot]] que le robot est actif et a encore fait une opération ce matin. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 5 août 2026 à 07:15 (UTC)
::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] effectivement j'ai fait un split (je n'utilise pas le match) ce matin de 7h22 à 7h59 sans problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 août 2026 à 10:40 (UTC)
:::C'était visiblement temporaire. C'est reparti. Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 5 août 2026 à 11:05 (UTC)
== Les RAW en mode fiesta sur la Wikimania ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro d'août 2026 (n°295) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-08-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div></div>
'''Un numéro exceptionnel'''
La conférence Wikimania s'est achevée le 25 juillet. Que vous ressentiez de la frustration (si vous n’avez pas pu y assister) ou du [[:w:Wikipédia:Wikispleen|wikispleen]] (si vous y étiez et que vous avez du mal à digérer que ce soit déjà fini), l’équipe des RAW n’a pas ménagé ses efforts pour vous proposer un numéro XXL qui revient en long, en large et en travers sur cet événement qui le mérite bien. Comptes-rendus, témoignages, entretiens, il y en aura pour tous les goûts ! Le numéro est aussi exceptionnel par le nombre de rédactrices et de rédacteurs qui y ont participé {{incise|merci !|stop}}
Au-delà de Wikimania, l’actualité wikimédienne est loin d’être paisible cet été. Nous vous proposons donc aussi de revenir en détail sur la crise qui secoue la fondation Wikimédia autour de la reconnaissance du syndicat Wiki Workers United (WWU). Nous aurons probablement l’occasion de couvrir la suite de cette histoire dans le prochain numéro. D’ici là, bonne lecture !
----
Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia et des nouveaux outils
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Dossier spécial Wikimania</span>'''
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les POV</span>'''<br>— Ma Wikimania : la joie, l'inquiétude et la raison d'être<br>— Témoignages : regards sur la Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">L'Analyse</span>''' — La crise s'intensifie après le refus de la WMF de reconnaître le syndicat WWU
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Comptes-rendus</span>'''<br>— Une Wikimania sous le signe de la jeunesse<br>— Sur les conséquences de la définition de « wikimédien·ne »<br>— Petit tour d’horizon de la créativité wikimédienne<br>— CultureStrong : respecter les savoirs des Premières Nations sur les plateformes Wikimédia<br>— Des événements techniques à Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Interviews</span>'''<br>— Ses goûts, sa Wikimania, sa prochaine tournée... : Baby Globe nous dévoile tout !<br>— Jules*, notre Wikimédien de l'année : comment rendre compte du changement climatique tout en protégeant l'encyclopédie
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : si un sujet vous tient à cœur, n'hésitez pas à proposer une idée d'article ou à participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]]. Toutes les contributions sont les bienvenues, quel que soit votre wiki d'origine ! <span class="smiley">[[Image:Face-smile.svg|20px|Sourire|alt=Émoticône sourire]]</span>
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 août 2026 à 22:24 (UTC)
== Remplacer(?) anciennes pages sans fs ==
J'ai une question sur les beaucoup de textes tels que [[:catégorie:Théâtre à formater]]; si j'ai bien compris, ce sont des pages qui existaient déjà avant la décision que tout devait être ''{{lang|en|scan-backed}}...''
Est-ce qu'on peut juste complètement remplacer le contenu de ces pages avec une version corrigée d'après un fac-similé? J'ai déjà fait ça sans poser la question avec [[Belle qui tiens ma vie]] qui semblait un cas évident
Plus récemment j'ai vu la page [[Médée (Longepierre)]] qui a comme ‘source’ une édition de 1802, à laquelle elle n'est pas conforme; j'ai presque corrigé une [[Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu|édition du 17e]] (solutions pour les didascalies bienvenues lol); est-ce que je peux juste placer le texte de cette édition sur la page, jeter le contenu actuel à la poubelle et oublier l'édition de 1802..?
question générale pour ces pages du genre « à formater » ou celles où la page livre: qui correspond dit « faites pas de match&split etc » -- est-ce qu'il y a une intention derrière le choix des fs? Ou c'était juste pour conformer à la nouvelle norme et on peut faire ce qu’on veut avec les pages principales? très possible que je fasse ça avec d'autres pièces éventuellement [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 5 août 2026 à 00:24 (UTC)
:@[[Utilisateur:Psephos|Psephos]] Oui, continue comme ça. A une époque, j'ai un peu râlé parce qu'il y avait des M&S faits, en particulier sur du théâtre, où rien n'allait : d'où, je suppose, l'avertissement qui a été mis sur certains textes. L'idée, je pense, était de rattacher tous les textes à un FS, mais avec des différences d'édition parfois considérables, qui impliquaient (peut-être trop peu explicitement) de tout écraser une fois les pages corrigées. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 5 août 2026 à 12:11 (UTC)
== Catégorie:Page transclusions with invalid attributes ==
Bonjour,
La [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] liste des transclusions dont au moins l'un des paramètres est potentiellement fautif. J'ai vu dans plusieurs pages <code>header_type=none/empty</code> ; en supprimant ce passage, la transclusion n'est plus ainsi catégorisée. Dans [[Aide:Transclusion#Définir_la_plage_de_texte_à_transclure_:_les_paramètres_from,_to_et_associés|Aide:Transclusion]], le paramètre <code>header_type</code> est inscrit comme paramètre valide, mais l'extension Pages indique que ce paramètre est invalide. [[Aide:Transclusion#Modifier_les_informations_affichées_par_défaut_dans_la_boîte_de_titre|Idem pour]] pour le paramètre <code>auteur</code>.
Cette catégorisation n'était pas faite voici un mois. Donc, quelqu'un a modifié le code de l'extension Pages. Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:09 (UTC)
:La catégorisation semble en effet récente. Sauf erreur, elle n'apparaît que si les paramètres from/to et header_type=empty sont présents simultanément, peut-être parce que header_type=empty est inutile dans ce cas. Si c'est bien le cas, ça mériterait d'être mieux expliqué dans [[Aide:Transclusion]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 17:18 (UTC)
:En cherchant de plus près, il semble que :
:* le 13 juin dernier, le code de l’extension ProofreadPage [https://github.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/commit/ae90e4f2 a été en effet modifié] pour ajouter la catégorie en question lorsque la balise <code><nowiki><pages /></nowiki></code> est utilisée avec des paramètres incorrects ;
:* les paramètres corrects ou incorrects peuvent être définis localement dans certaines conditions, notamment lorsque les paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code> sont absents (cf. [https://raw.githubusercontent.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/master/includes/Parser/PagesTagRendererTrait.php ce fichier source de MediaWiki]) ;
:* c’est le cas de <code>header_type</code>, défini pour Wikipédia-fr dans [[MediaWiki:Proofreadpage index data config.json]]. Ce paramètre est donc interdit si les arguments <code>from=</code>, <code>to=</code> ou <code>include=</code> sont présents. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 21:55 (UTC)
::Merci pour ces informations. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 22:16 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]. Ces informations permettent de préciser dans quels cas le paramètre <code>header_type</code> doit être utilisé. Toutefois je pense que son utilité est relié davantage à la présence de <code>header=sommaire</code> (qu’elle soit implicite ou déclarée) et non à l’absence des paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code>. Il faut considérer que <code>header=sommaire</code> a aussi pour effet de baliser les tdm avec ws-summary ce qui active la création des chapitres dans ws-export. Que la TDM provienne directement des pages ou du sommaire n’a pas vraiment d’importance. @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Les modifications que vous apportez sont bel et bien justifiées. Si l’en-tête n’apparaît pas suite à la suppression de <code>header_type=empty</code>, c’est que ce paramètre était inutile. Merci pour ces corrections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 02:26 (UTC)
::::Je pense qu'il faut tout de même mentionner clairement qu'on ne doit pas utiliser <code>header_type</code> simultanément avec <code>from</code>, <code>to</code> ou <code>include</code>, sauf si on rajoute <code>header</code>, puisque c'est bien ce que tant de gens (dont moi) ont fait. Cela n'est pas vraiment clair dans la page d'aide (même si c'est logique lorsqu'on réfléchit : ces trois paramètres désactivent l'en-tête, donc tous les paramètres liés à l'en-tête, comme <code>header_type</code>, <code>titre</code>, <code>auteur</code>, etc., sont inutiles), et c'est bien la raison pour laquelle il y a autant de nettoyage à faire (merci {{u|Cantons-de-l'Est}})... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 05:40 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Il y a quelques cas qui sont clairs, mais dans un cas comme [[La Famille de Mourtray|celui-ci]], faut-il supprimer header=Sommaire ? En règle générale, cette mention est-elle utile, dès lors que, en son absence, le sommaire s'affiche ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 7 août 2026 à 08:16 (UTC)
::::::Dans ce cas, <code>header=Sommaire</code> me semble inutile car le header est créé automatiquement lorsqu'on ne précise pas les pages à inclure. J'ai aussi corrigé le paramètre <code>volume</code>, qui avait un ''s'' indu. Du coup la catégorisation disparaît. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:29 (UTC)
::::::Un cas délicat est celui de [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et autres pages de la même série, car la catégorisation semble provenir de l'utilisation de <code>header_type</code> sur la.wikisource. Il y a sans doute quelque chose à modifier aussi dans {{m|HdcerTransclusion}}, mais {{u|Cantons-de-l'Est}} saura mieux que quinconque comment faire… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:32 (UTC)
{{RI}}{{u|Cantons-de-l'Est}} Je tente de répondre à la question initiale : Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
:Selon moi le seul motif pouvant justifier le retrait de <code>header_type=empty</code> alors que cela correspond au souhait de l’usager, est de retirer la page d’une catégorie où elle ne devrait pas se retrouver. C’est d’ailleurs le motif invoqué dans la remarque. Je ne connais pas d’architecte fonctionnel qui, après avoir associé un paramètre à une opération comme afficher une en-tête en prohiberait l’utilisation dans un cas où il n’est pas nécessaire de préciser ce paramètre. Si le système est en mesure de créer de tels automatismes, il est assez intelligent pour ignorer un paramétrage valide mais non essentiel dans un cas particulier. L’alarme de mon véhicule ne se déclenche pas en plein jour parce que j’ai paramétré l’éclairage nocturne sinon je remettrais en cause l’ingénieur et non mon paramétrage. L’architecture fonctionnelle exigerait aussi par souci de cohérence qu’on applique les mêmes règles aux paramètres header_type et header car, dans certaines situations, il n’est pas nécessaire de les inclure, l’un comme l’autre, pour obtenir le résultat recherché.
:Concernant le paramètre auteur, j’ai corrigé une transclusion comprenant la mention <code>auteur= </code> et cette page n’est plus présente dans la catégorie. (voir : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Revue_litt%C3%A9raire_-_Les_Chapelles_litt%C3%A9raires&diff=prev&oldid=15967637 Revue littéraire - Les Chapelles littéraires]] )
:--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 12:27 (UTC)
:J'ai corrigé plusieurs erreurs, certaines évidentes, d'autres pas, y compris dans quatre modèles. J'ai documenté dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] les erreurs que j'ai observées, mais ça ne couvre pas tous les cas. Pour le moment, je poursuis pour les erreurs évidentes, ce qui réduira significativement le nombre de pages dans la catégorie. Après, on pourra discuter des cas plus difficiles (notamment [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]]). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 14:00 (UTC)
::Oui je suis surpris de la quantité d’erreurs répertoriées dans cette catégorie mais on aurait pu ignorer le signalement des paramètres valides et bien structurés uniquement sous le prétexte qu’ils ne sont pas essentiels. J’ai modifié quelques pages reliées à [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/2]] à la fois sur ws.fr et ws.la. Ce sera un peu plus long à rectifier que pour les autres pages mais il ne sera pas nécessaire de retoucher aux modèles. Je peux m’occuper des 97 pages restantes. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 17:52 (UTC)
:::Merci de vous occuper des autres pages. {{sourire}}
:::Pour le moment, la catégorie est visible pour tout le monde. Lorsqu'elle sera vide, devrait-elle être cachée avec HIDDENCAT (comme dans [[:Catégorie:Pages incluant des sections inexistantes]] ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 22:49 (UTC)
::::C’est terminé pour toutes les œuvres affichées en mode bilingue. Il a fallu remanier quelques 200 pages sur ws.fr et le même nombre sur ws.la (avec l’aide précieuse de AWB) et oui il me semble préférable de maintenir la catégorie visible pour permettre aux intervenants de réagir sur le champ. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 août 2026 à 00:55 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::S'il n'y a pas d'entête, les paramètres <code>prev</code>, <code>current</code> et <code>next</code> ne devraient pas apparaître non plus. Par exemple, les constructions suivantes devraient être vues comme fautives :
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header=0 prev="texte" next="texte" /></nowiki></code> (<code>prev</code> et <code>next</code> ne seront pas affichés)
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header_type=none current="texte" /></nowiki></code> (<code>current</code> ne sera pas affiché)
:::::À qui faut-il s'adresser pour que l'extension Pages indique ce type d'erreur ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 10:30 (UTC)
::::::La catégorie a été créée à la suite d'une demande faite sur Phabricator : {{phab|T421744}}. Le ticket étant toujours ouvert, il suffirait d'y rajouter ces demandes d'amélioration. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 8 août 2026 à 19:59 (UTC)
== Traduction ancien français avec AI ==
Bonjour, j'ai développé une instruction pour le google AI-modus qui permet de traduire directement du lien wikisource une page d'ancien Français en Français moderne: copier le texte suivant dans la fenêtre ''google AI-modus''<br>
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte en ''Français moderne'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
<br>Idem ...pdf/24 etc. ou une page d'un autre livre au choix.
<br>
Ça réussit aussi pour la traduction directement en Néerlandais:
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte ''en Néerlandais'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
Je considère la traduction robot AI comme un brouillon. Il est permis de rire des fautes du robot, mais après rire: on pourra choisir entre rejeter ou corriger la traduction. Essayez-le et faites vos commentaires.
--[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|discuter]]) 7 août 2026 à 07:00 (CEST) [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 06:02 (UTC)
:Ca fonctionne bien, en effet. Pour voir j'ai comparé le même prompt sur Google et ChatGPT : [[Discussion Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/26]]. Je trouve le style de ChatGPT meilleur en français moderne, mais je ne suis pas assez compétent en ancien français pour juger de la qualité de la traduction. L'objectif est-il de proposer dans Wikisource une traduction en français moderne ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 06:21 (UTC)
::Mon premer objectif était d'avoir pour moi-même la traduction en Néerlandais, pour vraiment comprendre le texte du récit, et ça fonctionne. Mais le spin-off de mes tests était la traduction en Français moderne.
::Si on choisit d'avoir une traduction ''dans'' wikisource français, c'est faisable et cela permettrait des adaptations par des linguistes avec la procédure corriger/valider et, dans un deuxième temps, la traduction dans un autre langue. Pour moi, une fonctionalité (app?) dans wikisource français qui permettrait directement du Français ancien la traduction en Néerlandais, voire en une autre langue, serait intéressant aussi. Mais faire de cette façon manuellement la traduction dans le néerlandais m'est déjà un progrès formidable. -[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 07:50 (UTC)
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15971732
15971629
2026-08-08T20:41:25Z
Cantons-de-l'Est
8473
/* Catégorie:Page transclusions with invalid attributes */ Réponse.
15971732
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry aout.jpg|thumb|upright|Août. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'']]
= Août 2026 =
== Article de [[Auteur:Paul Leroy-Beaulieu|Paul Leroy-Beaulieu]] : "Francis Charmes" ==
Bonjour, sur [[Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1916_-_tome_31.djvu/963|cette page]] de {{RDDM2|31|1916|nocat}}, il est indiqué sous le titre : << Livraison du 15 Janvier. >> ;
"Francis Charmes, par M. Paul LEROY-BEAULIEU, de l’Académie des Sciences morales et politiques, Président du Conseil de Surveillance de la Revue des Deux Mondes
I-IV". Donc pages I à IV. J'ai essayé de retrouver les pages, j'y arrive pas.
Une idée ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 août 2026 à 16:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : on les trouve dans JStor, mais l'insertion nécessiterait un grand déplacement de pages corrigées ; à moins de les ajouter à la fin. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 août 2026 à 21:36 (UTC)
::{{ping|M-le-mot-dit}} Je vais laisser un mot sur la livre disant de faire ça. Merci pour ta solution --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 août 2026 à 06:13 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : {{fait}} le fichier est complété, les pages I-IV suivent le supplément. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 2 août 2026 à 09:51 (UTC)
== Absence de flèche vers le livre précédent ==
Bonjour,
Je ne comprends pas pourquoi le header sur [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVI.|cette page]] et celle [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVII.|qui suit]], n'affiche pas les flèches vers l'ouvrage précédent/suivant.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 09:08 (UTC)
:@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : cela arrive quand il n'y a pas de lien vers l'ouvrage dans le Livre:xxx. J'en ai ajouté un que vous pourrez modifier ; vous pouvez vérifier vos pages. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 11:37 (UTC)
::Merci mais je n'ai pas compris de quel lien il s'agit? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 16:09 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; celui que vous avec supprimé : dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879.djvu]], <code>titre = Jérôme Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879</code>. Les flèches ont du repartir aussi. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 16:19 (UTC)
::::Ah zut je comprends!! Je m'étonnais de ne pas avoir vu ce lien qui pointe vers rien avant :)
::::Du coup il doit pointer vers quoi? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:34 (UTC)
:::::Le lien pourrait pointer vers une page telle que [[Œuvres complètes de saint Jérôme]] ou [[Œuvres complètes de saint Jérôme (Bareille)]] (puisque c'est le titre indiqué dans l'ouvrage), laquelle contiendrait la liste des textes contenus dans l'ensemble des tomes. Cela aiderait à retrouver des textes.
:::::Par ailleurs je vois d'autres problèmes : dans les tomes 1 et 2, les transclusions des lettres semblent toutes contenir le même texte. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 05:56 (UTC)
::::::Oui je n'ai pas encore pu y travailler serieusement. Je n'ai mis que les lettres dont j'ai eu besoin. Pour le pointage vers les œuvres complètes c'est déjà ce qui est sur la page de l'auteur, cela ne ferait-il pas un doublon? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:32 (UTC)
:::::::Sur la page de l'auteur il peut y avoir des liens vers tous les textes, quelle que soit l'édition. Sur la page des Œuvres complètes, édition Bareille, il n'y aura que ceux de cette édition (et peu importe s'il y a largement un doublon entre les deux).
:::::::Quant aux tomes 1 et 2, je n'avais pas remarqué que la transclusion porte sur l'ensemble des lettres. Il est plutôt d'usage de faire une transclusion séparée pour chaque lettre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 12:31 (UTC)
::::Par contre je vois toujours les liens? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:35 (UTC)
== Migration vers Parsoid ==
<section begin="announcement-content" />
<em>[[m:Special:MyLanguage/Wikimedia Foundation/Product and Technology/Parsoid Read Views/Read View Announcement|Lire ceci dans une autre langue]]</em>
<div class="mw-translate-fuzzy">
Bonjour à tous et toutes !
Je suis heureux de vous informer que, dans le cadre de la prochaine étape du projet d’[[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification|unification des analyseurs syntaxiques]], Parsoid sera bientôt activé en tant qu’analyseur d’articles par défaut sur votre $wiki. Nous augmentons progressivement le nombre de wikis utilisant Parsoid, avec l’intention d’en faire l’analyseur de wikicode par défaut pour la prochaine version maintenue à long terme de MediaWiki. Cela rendra nos wikis plus fiables et plus cohérents entre les utilisations par le contributorat, le lectorat et les outils, et facilitera le développement de futures fonctionnalités du wikicode.
</div>
Si cela perturbe votre flux de travail, ne vous inquiétez pas ! Vous pourrez toujours désactiver Parsoid pour le wiki dans vos préférences utilisateur, ou uniquement sur la page en cours en utilisant le sous-menu Outils, comme décrit dans la documentation de [[mw:Special:MyLanguage/Help:Extension:ParserMigration|Extension:ParserMigration]].
Il y a [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Confidence Framework|plus d’informations sur notre stratégie de déploiement]] disponible, y compris les tests effectués avant d’activer Parsoid pour un nouveau wiki.
Pour signaler des bogues et des problèmes, vous pouvez consulter notre documentation des [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Known Issues|problèmes connus]] et si vous avez trouvé un nouveau bogue, créez un ticket phab et en l’étiquetant avec [[phab:project/view/5846|<i lang="en">Content Transform Team</i>]] qui représente l’équipe Transformation du contenu sur Phabricator.
<section end="announcement-content" />
[[mw:User:MSantos (WMF)|Content Transform Team]] 3 août 2026 à 16:31 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:MSantos (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery/Wikisource&oldid=28221043 -->
== Match & Split ==
Bonjour,
Le match & split est-il en panne? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:33 (UTC)
:{{notif|CyrMatt}} On peut voir sur [[Spécial:Contributions/SodiumBot]] que le robot est actif et a encore fait une opération ce matin. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 5 août 2026 à 07:15 (UTC)
::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] effectivement j'ai fait un split (je n'utilise pas le match) ce matin de 7h22 à 7h59 sans problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 août 2026 à 10:40 (UTC)
:::C'était visiblement temporaire. C'est reparti. Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 5 août 2026 à 11:05 (UTC)
== Les RAW en mode fiesta sur la Wikimania ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro d'août 2026 (n°295) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-08-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div></div>
'''Un numéro exceptionnel'''
La conférence Wikimania s'est achevée le 25 juillet. Que vous ressentiez de la frustration (si vous n’avez pas pu y assister) ou du [[:w:Wikipédia:Wikispleen|wikispleen]] (si vous y étiez et que vous avez du mal à digérer que ce soit déjà fini), l’équipe des RAW n’a pas ménagé ses efforts pour vous proposer un numéro XXL qui revient en long, en large et en travers sur cet événement qui le mérite bien. Comptes-rendus, témoignages, entretiens, il y en aura pour tous les goûts ! Le numéro est aussi exceptionnel par le nombre de rédactrices et de rédacteurs qui y ont participé {{incise|merci !|stop}}
Au-delà de Wikimania, l’actualité wikimédienne est loin d’être paisible cet été. Nous vous proposons donc aussi de revenir en détail sur la crise qui secoue la fondation Wikimédia autour de la reconnaissance du syndicat Wiki Workers United (WWU). Nous aurons probablement l’occasion de couvrir la suite de cette histoire dans le prochain numéro. D’ici là, bonne lecture !
----
Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia et des nouveaux outils
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Dossier spécial Wikimania</span>'''
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les POV</span>'''<br>— Ma Wikimania : la joie, l'inquiétude et la raison d'être<br>— Témoignages : regards sur la Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">L'Analyse</span>''' — La crise s'intensifie après le refus de la WMF de reconnaître le syndicat WWU
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Comptes-rendus</span>'''<br>— Une Wikimania sous le signe de la jeunesse<br>— Sur les conséquences de la définition de « wikimédien·ne »<br>— Petit tour d’horizon de la créativité wikimédienne<br>— CultureStrong : respecter les savoirs des Premières Nations sur les plateformes Wikimédia<br>— Des événements techniques à Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Interviews</span>'''<br>— Ses goûts, sa Wikimania, sa prochaine tournée... : Baby Globe nous dévoile tout !<br>— Jules*, notre Wikimédien de l'année : comment rendre compte du changement climatique tout en protégeant l'encyclopédie
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : si un sujet vous tient à cœur, n'hésitez pas à proposer une idée d'article ou à participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]]. Toutes les contributions sont les bienvenues, quel que soit votre wiki d'origine ! <span class="smiley">[[Image:Face-smile.svg|20px|Sourire|alt=Émoticône sourire]]</span>
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 août 2026 à 22:24 (UTC)
== Remplacer(?) anciennes pages sans fs ==
J'ai une question sur les beaucoup de textes tels que [[:catégorie:Théâtre à formater]]; si j'ai bien compris, ce sont des pages qui existaient déjà avant la décision que tout devait être ''{{lang|en|scan-backed}}...''
Est-ce qu'on peut juste complètement remplacer le contenu de ces pages avec une version corrigée d'après un fac-similé? J'ai déjà fait ça sans poser la question avec [[Belle qui tiens ma vie]] qui semblait un cas évident
Plus récemment j'ai vu la page [[Médée (Longepierre)]] qui a comme ‘source’ une édition de 1802, à laquelle elle n'est pas conforme; j'ai presque corrigé une [[Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu|édition du 17e]] (solutions pour les didascalies bienvenues lol); est-ce que je peux juste placer le texte de cette édition sur la page, jeter le contenu actuel à la poubelle et oublier l'édition de 1802..?
question générale pour ces pages du genre « à formater » ou celles où la page livre: qui correspond dit « faites pas de match&split etc » -- est-ce qu'il y a une intention derrière le choix des fs? Ou c'était juste pour conformer à la nouvelle norme et on peut faire ce qu’on veut avec les pages principales? très possible que je fasse ça avec d'autres pièces éventuellement [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 5 août 2026 à 00:24 (UTC)
:@[[Utilisateur:Psephos|Psephos]] Oui, continue comme ça. A une époque, j'ai un peu râlé parce qu'il y avait des M&S faits, en particulier sur du théâtre, où rien n'allait : d'où, je suppose, l'avertissement qui a été mis sur certains textes. L'idée, je pense, était de rattacher tous les textes à un FS, mais avec des différences d'édition parfois considérables, qui impliquaient (peut-être trop peu explicitement) de tout écraser une fois les pages corrigées. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 5 août 2026 à 12:11 (UTC)
== Catégorie:Page transclusions with invalid attributes ==
Bonjour,
La [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] liste des transclusions dont au moins l'un des paramètres est potentiellement fautif. J'ai vu dans plusieurs pages <code>header_type=none/empty</code> ; en supprimant ce passage, la transclusion n'est plus ainsi catégorisée. Dans [[Aide:Transclusion#Définir_la_plage_de_texte_à_transclure_:_les_paramètres_from,_to_et_associés|Aide:Transclusion]], le paramètre <code>header_type</code> est inscrit comme paramètre valide, mais l'extension Pages indique que ce paramètre est invalide. [[Aide:Transclusion#Modifier_les_informations_affichées_par_défaut_dans_la_boîte_de_titre|Idem pour]] pour le paramètre <code>auteur</code>.
Cette catégorisation n'était pas faite voici un mois. Donc, quelqu'un a modifié le code de l'extension Pages. Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:09 (UTC)
:La catégorisation semble en effet récente. Sauf erreur, elle n'apparaît que si les paramètres from/to et header_type=empty sont présents simultanément, peut-être parce que header_type=empty est inutile dans ce cas. Si c'est bien le cas, ça mériterait d'être mieux expliqué dans [[Aide:Transclusion]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 17:18 (UTC)
:En cherchant de plus près, il semble que :
:* le 13 juin dernier, le code de l’extension ProofreadPage [https://github.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/commit/ae90e4f2 a été en effet modifié] pour ajouter la catégorie en question lorsque la balise <code><nowiki><pages /></nowiki></code> est utilisée avec des paramètres incorrects ;
:* les paramètres corrects ou incorrects peuvent être définis localement dans certaines conditions, notamment lorsque les paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code> sont absents (cf. [https://raw.githubusercontent.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/master/includes/Parser/PagesTagRendererTrait.php ce fichier source de MediaWiki]) ;
:* c’est le cas de <code>header_type</code>, défini pour Wikipédia-fr dans [[MediaWiki:Proofreadpage index data config.json]]. Ce paramètre est donc interdit si les arguments <code>from=</code>, <code>to=</code> ou <code>include=</code> sont présents. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 21:55 (UTC)
::Merci pour ces informations. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 22:16 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]. Ces informations permettent de préciser dans quels cas le paramètre <code>header_type</code> doit être utilisé. Toutefois je pense que son utilité est relié davantage à la présence de <code>header=sommaire</code> (qu’elle soit implicite ou déclarée) et non à l’absence des paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code>. Il faut considérer que <code>header=sommaire</code> a aussi pour effet de baliser les tdm avec ws-summary ce qui active la création des chapitres dans ws-export. Que la TDM provienne directement des pages ou du sommaire n’a pas vraiment d’importance. @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Les modifications que vous apportez sont bel et bien justifiées. Si l’en-tête n’apparaît pas suite à la suppression de <code>header_type=empty</code>, c’est que ce paramètre était inutile. Merci pour ces corrections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 02:26 (UTC)
::::Je pense qu'il faut tout de même mentionner clairement qu'on ne doit pas utiliser <code>header_type</code> simultanément avec <code>from</code>, <code>to</code> ou <code>include</code>, sauf si on rajoute <code>header</code>, puisque c'est bien ce que tant de gens (dont moi) ont fait. Cela n'est pas vraiment clair dans la page d'aide (même si c'est logique lorsqu'on réfléchit : ces trois paramètres désactivent l'en-tête, donc tous les paramètres liés à l'en-tête, comme <code>header_type</code>, <code>titre</code>, <code>auteur</code>, etc., sont inutiles), et c'est bien la raison pour laquelle il y a autant de nettoyage à faire (merci {{u|Cantons-de-l'Est}})... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 05:40 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Il y a quelques cas qui sont clairs, mais dans un cas comme [[La Famille de Mourtray|celui-ci]], faut-il supprimer header=Sommaire ? En règle générale, cette mention est-elle utile, dès lors que, en son absence, le sommaire s'affiche ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 7 août 2026 à 08:16 (UTC)
::::::Dans ce cas, <code>header=Sommaire</code> me semble inutile car le header est créé automatiquement lorsqu'on ne précise pas les pages à inclure. J'ai aussi corrigé le paramètre <code>volume</code>, qui avait un ''s'' indu. Du coup la catégorisation disparaît. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:29 (UTC)
::::::Un cas délicat est celui de [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et autres pages de la même série, car la catégorisation semble provenir de l'utilisation de <code>header_type</code> sur la.wikisource. Il y a sans doute quelque chose à modifier aussi dans {{m|HdcerTransclusion}}, mais {{u|Cantons-de-l'Est}} saura mieux que quinconque comment faire… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:32 (UTC)
{{RI}}{{u|Cantons-de-l'Est}} Je tente de répondre à la question initiale : Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
:Selon moi le seul motif pouvant justifier le retrait de <code>header_type=empty</code> alors que cela correspond au souhait de l’usager, est de retirer la page d’une catégorie où elle ne devrait pas se retrouver. C’est d’ailleurs le motif invoqué dans la remarque. Je ne connais pas d’architecte fonctionnel qui, après avoir associé un paramètre à une opération comme afficher une en-tête en prohiberait l’utilisation dans un cas où il n’est pas nécessaire de préciser ce paramètre. Si le système est en mesure de créer de tels automatismes, il est assez intelligent pour ignorer un paramétrage valide mais non essentiel dans un cas particulier. L’alarme de mon véhicule ne se déclenche pas en plein jour parce que j’ai paramétré l’éclairage nocturne sinon je remettrais en cause l’ingénieur et non mon paramétrage. L’architecture fonctionnelle exigerait aussi par souci de cohérence qu’on applique les mêmes règles aux paramètres header_type et header car, dans certaines situations, il n’est pas nécessaire de les inclure, l’un comme l’autre, pour obtenir le résultat recherché.
:Concernant le paramètre auteur, j’ai corrigé une transclusion comprenant la mention <code>auteur= </code> et cette page n’est plus présente dans la catégorie. (voir : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Revue_litt%C3%A9raire_-_Les_Chapelles_litt%C3%A9raires&diff=prev&oldid=15967637 Revue littéraire - Les Chapelles littéraires]] )
:--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 12:27 (UTC)
:J'ai corrigé plusieurs erreurs, certaines évidentes, d'autres pas, y compris dans quatre modèles. J'ai documenté dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] les erreurs que j'ai observées, mais ça ne couvre pas tous les cas. Pour le moment, je poursuis pour les erreurs évidentes, ce qui réduira significativement le nombre de pages dans la catégorie. Après, on pourra discuter des cas plus difficiles (notamment [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]]). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 14:00 (UTC)
::Oui je suis surpris de la quantité d’erreurs répertoriées dans cette catégorie mais on aurait pu ignorer le signalement des paramètres valides et bien structurés uniquement sous le prétexte qu’ils ne sont pas essentiels. J’ai modifié quelques pages reliées à [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/2]] à la fois sur ws.fr et ws.la. Ce sera un peu plus long à rectifier que pour les autres pages mais il ne sera pas nécessaire de retoucher aux modèles. Je peux m’occuper des 97 pages restantes. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 17:52 (UTC)
:::Merci de vous occuper des autres pages. {{sourire}}
:::Pour le moment, la catégorie est visible pour tout le monde. Lorsqu'elle sera vide, devrait-elle être cachée avec HIDDENCAT (comme dans [[:Catégorie:Pages incluant des sections inexistantes]] ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 22:49 (UTC)
::::C’est terminé pour toutes les œuvres affichées en mode bilingue. Il a fallu remanier quelques 200 pages sur ws.fr et le même nombre sur ws.la (avec l’aide précieuse de AWB) et oui il me semble préférable de maintenir la catégorie visible pour permettre aux intervenants de réagir sur le champ. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 août 2026 à 00:55 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::S'il n'y a pas d'entête, les paramètres <code>prev</code>, <code>current</code> et <code>next</code> ne devraient pas apparaître non plus. Par exemple, les constructions suivantes devraient être vues comme fautives :
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header=0 prev="texte" next="texte" /></nowiki></code> (<code>prev</code> et <code>next</code> ne seront pas affichés)
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header_type=none current="texte" /></nowiki></code> (<code>current</code> ne sera pas affiché)
:::::À qui faut-il s'adresser pour que l'extension Pages indique ce type d'erreur ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 10:30 (UTC)
::::::La catégorie a été créée à la suite d'une demande faite sur Phabricator : {{phab|T421744}}. Le ticket étant toujours ouvert, il suffirait d'y rajouter ces demandes d'amélioration. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 8 août 2026 à 19:59 (UTC)
:::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], Merci pour la suggestion. J'ai déposé une demande. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 20:40 (UTC)
== Traduction ancien français avec AI ==
Bonjour, j'ai développé une instruction pour le google AI-modus qui permet de traduire directement du lien wikisource une page d'ancien Français en Français moderne: copier le texte suivant dans la fenêtre ''google AI-modus''<br>
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte en ''Français moderne'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
<br>Idem ...pdf/24 etc. ou une page d'un autre livre au choix.
<br>
Ça réussit aussi pour la traduction directement en Néerlandais:
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte ''en Néerlandais'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
Je considère la traduction robot AI comme un brouillon. Il est permis de rire des fautes du robot, mais après rire: on pourra choisir entre rejeter ou corriger la traduction. Essayez-le et faites vos commentaires.
--[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|discuter]]) 7 août 2026 à 07:00 (CEST) [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 06:02 (UTC)
:Ca fonctionne bien, en effet. Pour voir j'ai comparé le même prompt sur Google et ChatGPT : [[Discussion Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/26]]. Je trouve le style de ChatGPT meilleur en français moderne, mais je ne suis pas assez compétent en ancien français pour juger de la qualité de la traduction. L'objectif est-il de proposer dans Wikisource une traduction en français moderne ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 06:21 (UTC)
::Mon premer objectif était d'avoir pour moi-même la traduction en Néerlandais, pour vraiment comprendre le texte du récit, et ça fonctionne. Mais le spin-off de mes tests était la traduction en Français moderne.
::Si on choisit d'avoir une traduction ''dans'' wikisource français, c'est faisable et cela permettrait des adaptations par des linguistes avec la procédure corriger/valider et, dans un deuxième temps, la traduction dans un autre langue. Pour moi, une fonctionalité (app?) dans wikisource français qui permettrait directement du Français ancien la traduction en Néerlandais, voire en une autre langue, serait intéressant aussi. Mais faire de cette façon manuellement la traduction dans le néerlandais m'est déjà un progrès formidable. -[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 07:50 (UTC)
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/* J'ai besoin d'aide pour une erreur de intervalle invalide. */ nouvelle section
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry aout.jpg|thumb|upright|Août. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'']]
= Août 2026 =
== Article de [[Auteur:Paul Leroy-Beaulieu|Paul Leroy-Beaulieu]] : "Francis Charmes" ==
Bonjour, sur [[Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1916_-_tome_31.djvu/963|cette page]] de {{RDDM2|31|1916|nocat}}, il est indiqué sous le titre : << Livraison du 15 Janvier. >> ;
"Francis Charmes, par M. Paul LEROY-BEAULIEU, de l’Académie des Sciences morales et politiques, Président du Conseil de Surveillance de la Revue des Deux Mondes
I-IV". Donc pages I à IV. J'ai essayé de retrouver les pages, j'y arrive pas.
Une idée ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 août 2026 à 16:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : on les trouve dans JStor, mais l'insertion nécessiterait un grand déplacement de pages corrigées ; à moins de les ajouter à la fin. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 août 2026 à 21:36 (UTC)
::{{ping|M-le-mot-dit}} Je vais laisser un mot sur la livre disant de faire ça. Merci pour ta solution --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 août 2026 à 06:13 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : {{fait}} le fichier est complété, les pages I-IV suivent le supplément. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 2 août 2026 à 09:51 (UTC)
== Absence de flèche vers le livre précédent ==
Bonjour,
Je ne comprends pas pourquoi le header sur [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVI.|cette page]] et celle [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVII.|qui suit]], n'affiche pas les flèches vers l'ouvrage précédent/suivant.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 09:08 (UTC)
:@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : cela arrive quand il n'y a pas de lien vers l'ouvrage dans le Livre:xxx. J'en ai ajouté un que vous pourrez modifier ; vous pouvez vérifier vos pages. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 11:37 (UTC)
::Merci mais je n'ai pas compris de quel lien il s'agit? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 16:09 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; celui que vous avec supprimé : dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879.djvu]], <code>titre = Jérôme Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879</code>. Les flèches ont du repartir aussi. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 16:19 (UTC)
::::Ah zut je comprends!! Je m'étonnais de ne pas avoir vu ce lien qui pointe vers rien avant :)
::::Du coup il doit pointer vers quoi? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:34 (UTC)
:::::Le lien pourrait pointer vers une page telle que [[Œuvres complètes de saint Jérôme]] ou [[Œuvres complètes de saint Jérôme (Bareille)]] (puisque c'est le titre indiqué dans l'ouvrage), laquelle contiendrait la liste des textes contenus dans l'ensemble des tomes. Cela aiderait à retrouver des textes.
:::::Par ailleurs je vois d'autres problèmes : dans les tomes 1 et 2, les transclusions des lettres semblent toutes contenir le même texte. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 05:56 (UTC)
::::::Oui je n'ai pas encore pu y travailler serieusement. Je n'ai mis que les lettres dont j'ai eu besoin. Pour le pointage vers les œuvres complètes c'est déjà ce qui est sur la page de l'auteur, cela ne ferait-il pas un doublon? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:32 (UTC)
:::::::Sur la page de l'auteur il peut y avoir des liens vers tous les textes, quelle que soit l'édition. Sur la page des Œuvres complètes, édition Bareille, il n'y aura que ceux de cette édition (et peu importe s'il y a largement un doublon entre les deux).
:::::::Quant aux tomes 1 et 2, je n'avais pas remarqué que la transclusion porte sur l'ensemble des lettres. Il est plutôt d'usage de faire une transclusion séparée pour chaque lettre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 12:31 (UTC)
::::Par contre je vois toujours les liens? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:35 (UTC)
== Migration vers Parsoid ==
<section begin="announcement-content" />
<em>[[m:Special:MyLanguage/Wikimedia Foundation/Product and Technology/Parsoid Read Views/Read View Announcement|Lire ceci dans une autre langue]]</em>
<div class="mw-translate-fuzzy">
Bonjour à tous et toutes !
Je suis heureux de vous informer que, dans le cadre de la prochaine étape du projet d’[[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification|unification des analyseurs syntaxiques]], Parsoid sera bientôt activé en tant qu’analyseur d’articles par défaut sur votre $wiki. Nous augmentons progressivement le nombre de wikis utilisant Parsoid, avec l’intention d’en faire l’analyseur de wikicode par défaut pour la prochaine version maintenue à long terme de MediaWiki. Cela rendra nos wikis plus fiables et plus cohérents entre les utilisations par le contributorat, le lectorat et les outils, et facilitera le développement de futures fonctionnalités du wikicode.
</div>
Si cela perturbe votre flux de travail, ne vous inquiétez pas ! Vous pourrez toujours désactiver Parsoid pour le wiki dans vos préférences utilisateur, ou uniquement sur la page en cours en utilisant le sous-menu Outils, comme décrit dans la documentation de [[mw:Special:MyLanguage/Help:Extension:ParserMigration|Extension:ParserMigration]].
Il y a [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Confidence Framework|plus d’informations sur notre stratégie de déploiement]] disponible, y compris les tests effectués avant d’activer Parsoid pour un nouveau wiki.
Pour signaler des bogues et des problèmes, vous pouvez consulter notre documentation des [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Known Issues|problèmes connus]] et si vous avez trouvé un nouveau bogue, créez un ticket phab et en l’étiquetant avec [[phab:project/view/5846|<i lang="en">Content Transform Team</i>]] qui représente l’équipe Transformation du contenu sur Phabricator.
<section end="announcement-content" />
[[mw:User:MSantos (WMF)|Content Transform Team]] 3 août 2026 à 16:31 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:MSantos (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery/Wikisource&oldid=28221043 -->
== Match & Split ==
Bonjour,
Le match & split est-il en panne? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:33 (UTC)
:{{notif|CyrMatt}} On peut voir sur [[Spécial:Contributions/SodiumBot]] que le robot est actif et a encore fait une opération ce matin. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 5 août 2026 à 07:15 (UTC)
::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] effectivement j'ai fait un split (je n'utilise pas le match) ce matin de 7h22 à 7h59 sans problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 août 2026 à 10:40 (UTC)
:::C'était visiblement temporaire. C'est reparti. Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 5 août 2026 à 11:05 (UTC)
== Les RAW en mode fiesta sur la Wikimania ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro d'août 2026 (n°295) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-08-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div></div>
'''Un numéro exceptionnel'''
La conférence Wikimania s'est achevée le 25 juillet. Que vous ressentiez de la frustration (si vous n’avez pas pu y assister) ou du [[:w:Wikipédia:Wikispleen|wikispleen]] (si vous y étiez et que vous avez du mal à digérer que ce soit déjà fini), l’équipe des RAW n’a pas ménagé ses efforts pour vous proposer un numéro XXL qui revient en long, en large et en travers sur cet événement qui le mérite bien. Comptes-rendus, témoignages, entretiens, il y en aura pour tous les goûts ! Le numéro est aussi exceptionnel par le nombre de rédactrices et de rédacteurs qui y ont participé {{incise|merci !|stop}}
Au-delà de Wikimania, l’actualité wikimédienne est loin d’être paisible cet été. Nous vous proposons donc aussi de revenir en détail sur la crise qui secoue la fondation Wikimédia autour de la reconnaissance du syndicat Wiki Workers United (WWU). Nous aurons probablement l’occasion de couvrir la suite de cette histoire dans le prochain numéro. D’ici là, bonne lecture !
----
Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia et des nouveaux outils
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Dossier spécial Wikimania</span>'''
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les POV</span>'''<br>— Ma Wikimania : la joie, l'inquiétude et la raison d'être<br>— Témoignages : regards sur la Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">L'Analyse</span>''' — La crise s'intensifie après le refus de la WMF de reconnaître le syndicat WWU
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Comptes-rendus</span>'''<br>— Une Wikimania sous le signe de la jeunesse<br>— Sur les conséquences de la définition de « wikimédien·ne »<br>— Petit tour d’horizon de la créativité wikimédienne<br>— CultureStrong : respecter les savoirs des Premières Nations sur les plateformes Wikimédia<br>— Des événements techniques à Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Interviews</span>'''<br>— Ses goûts, sa Wikimania, sa prochaine tournée... : Baby Globe nous dévoile tout !<br>— Jules*, notre Wikimédien de l'année : comment rendre compte du changement climatique tout en protégeant l'encyclopédie
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : si un sujet vous tient à cœur, n'hésitez pas à proposer une idée d'article ou à participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]]. Toutes les contributions sont les bienvenues, quel que soit votre wiki d'origine ! <span class="smiley">[[Image:Face-smile.svg|20px|Sourire|alt=Émoticône sourire]]</span>
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 août 2026 à 22:24 (UTC)
== Remplacer(?) anciennes pages sans fs ==
J'ai une question sur les beaucoup de textes tels que [[:catégorie:Théâtre à formater]]; si j'ai bien compris, ce sont des pages qui existaient déjà avant la décision que tout devait être ''{{lang|en|scan-backed}}...''
Est-ce qu'on peut juste complètement remplacer le contenu de ces pages avec une version corrigée d'après un fac-similé? J'ai déjà fait ça sans poser la question avec [[Belle qui tiens ma vie]] qui semblait un cas évident
Plus récemment j'ai vu la page [[Médée (Longepierre)]] qui a comme ‘source’ une édition de 1802, à laquelle elle n'est pas conforme; j'ai presque corrigé une [[Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu|édition du 17e]] (solutions pour les didascalies bienvenues lol); est-ce que je peux juste placer le texte de cette édition sur la page, jeter le contenu actuel à la poubelle et oublier l'édition de 1802..?
question générale pour ces pages du genre « à formater » ou celles où la page livre: qui correspond dit « faites pas de match&split etc » -- est-ce qu'il y a une intention derrière le choix des fs? Ou c'était juste pour conformer à la nouvelle norme et on peut faire ce qu’on veut avec les pages principales? très possible que je fasse ça avec d'autres pièces éventuellement [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 5 août 2026 à 00:24 (UTC)
:@[[Utilisateur:Psephos|Psephos]] Oui, continue comme ça. A une époque, j'ai un peu râlé parce qu'il y avait des M&S faits, en particulier sur du théâtre, où rien n'allait : d'où, je suppose, l'avertissement qui a été mis sur certains textes. L'idée, je pense, était de rattacher tous les textes à un FS, mais avec des différences d'édition parfois considérables, qui impliquaient (peut-être trop peu explicitement) de tout écraser une fois les pages corrigées. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 5 août 2026 à 12:11 (UTC)
== Catégorie:Page transclusions with invalid attributes ==
Bonjour,
La [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] liste des transclusions dont au moins l'un des paramètres est potentiellement fautif. J'ai vu dans plusieurs pages <code>header_type=none/empty</code> ; en supprimant ce passage, la transclusion n'est plus ainsi catégorisée. Dans [[Aide:Transclusion#Définir_la_plage_de_texte_à_transclure_:_les_paramètres_from,_to_et_associés|Aide:Transclusion]], le paramètre <code>header_type</code> est inscrit comme paramètre valide, mais l'extension Pages indique que ce paramètre est invalide. [[Aide:Transclusion#Modifier_les_informations_affichées_par_défaut_dans_la_boîte_de_titre|Idem pour]] pour le paramètre <code>auteur</code>.
Cette catégorisation n'était pas faite voici un mois. Donc, quelqu'un a modifié le code de l'extension Pages. Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:09 (UTC)
:La catégorisation semble en effet récente. Sauf erreur, elle n'apparaît que si les paramètres from/to et header_type=empty sont présents simultanément, peut-être parce que header_type=empty est inutile dans ce cas. Si c'est bien le cas, ça mériterait d'être mieux expliqué dans [[Aide:Transclusion]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 17:18 (UTC)
:En cherchant de plus près, il semble que :
:* le 13 juin dernier, le code de l’extension ProofreadPage [https://github.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/commit/ae90e4f2 a été en effet modifié] pour ajouter la catégorie en question lorsque la balise <code><nowiki><pages /></nowiki></code> est utilisée avec des paramètres incorrects ;
:* les paramètres corrects ou incorrects peuvent être définis localement dans certaines conditions, notamment lorsque les paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code> sont absents (cf. [https://raw.githubusercontent.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/master/includes/Parser/PagesTagRendererTrait.php ce fichier source de MediaWiki]) ;
:* c’est le cas de <code>header_type</code>, défini pour Wikipédia-fr dans [[MediaWiki:Proofreadpage index data config.json]]. Ce paramètre est donc interdit si les arguments <code>from=</code>, <code>to=</code> ou <code>include=</code> sont présents. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 21:55 (UTC)
::Merci pour ces informations. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 22:16 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]. Ces informations permettent de préciser dans quels cas le paramètre <code>header_type</code> doit être utilisé. Toutefois je pense que son utilité est relié davantage à la présence de <code>header=sommaire</code> (qu’elle soit implicite ou déclarée) et non à l’absence des paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code>. Il faut considérer que <code>header=sommaire</code> a aussi pour effet de baliser les tdm avec ws-summary ce qui active la création des chapitres dans ws-export. Que la TDM provienne directement des pages ou du sommaire n’a pas vraiment d’importance. @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Les modifications que vous apportez sont bel et bien justifiées. Si l’en-tête n’apparaît pas suite à la suppression de <code>header_type=empty</code>, c’est que ce paramètre était inutile. Merci pour ces corrections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 02:26 (UTC)
::::Je pense qu'il faut tout de même mentionner clairement qu'on ne doit pas utiliser <code>header_type</code> simultanément avec <code>from</code>, <code>to</code> ou <code>include</code>, sauf si on rajoute <code>header</code>, puisque c'est bien ce que tant de gens (dont moi) ont fait. Cela n'est pas vraiment clair dans la page d'aide (même si c'est logique lorsqu'on réfléchit : ces trois paramètres désactivent l'en-tête, donc tous les paramètres liés à l'en-tête, comme <code>header_type</code>, <code>titre</code>, <code>auteur</code>, etc., sont inutiles), et c'est bien la raison pour laquelle il y a autant de nettoyage à faire (merci {{u|Cantons-de-l'Est}})... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 05:40 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Il y a quelques cas qui sont clairs, mais dans un cas comme [[La Famille de Mourtray|celui-ci]], faut-il supprimer header=Sommaire ? En règle générale, cette mention est-elle utile, dès lors que, en son absence, le sommaire s'affiche ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 7 août 2026 à 08:16 (UTC)
::::::Dans ce cas, <code>header=Sommaire</code> me semble inutile car le header est créé automatiquement lorsqu'on ne précise pas les pages à inclure. J'ai aussi corrigé le paramètre <code>volume</code>, qui avait un ''s'' indu. Du coup la catégorisation disparaît. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:29 (UTC)
::::::Un cas délicat est celui de [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et autres pages de la même série, car la catégorisation semble provenir de l'utilisation de <code>header_type</code> sur la.wikisource. Il y a sans doute quelque chose à modifier aussi dans {{m|HdcerTransclusion}}, mais {{u|Cantons-de-l'Est}} saura mieux que quinconque comment faire… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:32 (UTC)
{{RI}}{{u|Cantons-de-l'Est}} Je tente de répondre à la question initiale : Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
:Selon moi le seul motif pouvant justifier le retrait de <code>header_type=empty</code> alors que cela correspond au souhait de l’usager, est de retirer la page d’une catégorie où elle ne devrait pas se retrouver. C’est d’ailleurs le motif invoqué dans la remarque. Je ne connais pas d’architecte fonctionnel qui, après avoir associé un paramètre à une opération comme afficher une en-tête en prohiberait l’utilisation dans un cas où il n’est pas nécessaire de préciser ce paramètre. Si le système est en mesure de créer de tels automatismes, il est assez intelligent pour ignorer un paramétrage valide mais non essentiel dans un cas particulier. L’alarme de mon véhicule ne se déclenche pas en plein jour parce que j’ai paramétré l’éclairage nocturne sinon je remettrais en cause l’ingénieur et non mon paramétrage. L’architecture fonctionnelle exigerait aussi par souci de cohérence qu’on applique les mêmes règles aux paramètres header_type et header car, dans certaines situations, il n’est pas nécessaire de les inclure, l’un comme l’autre, pour obtenir le résultat recherché.
:Concernant le paramètre auteur, j’ai corrigé une transclusion comprenant la mention <code>auteur= </code> et cette page n’est plus présente dans la catégorie. (voir : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Revue_litt%C3%A9raire_-_Les_Chapelles_litt%C3%A9raires&diff=prev&oldid=15967637 Revue littéraire - Les Chapelles littéraires]] )
:--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 12:27 (UTC)
:J'ai corrigé plusieurs erreurs, certaines évidentes, d'autres pas, y compris dans quatre modèles. J'ai documenté dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] les erreurs que j'ai observées, mais ça ne couvre pas tous les cas. Pour le moment, je poursuis pour les erreurs évidentes, ce qui réduira significativement le nombre de pages dans la catégorie. Après, on pourra discuter des cas plus difficiles (notamment [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]]). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 14:00 (UTC)
::Oui je suis surpris de la quantité d’erreurs répertoriées dans cette catégorie mais on aurait pu ignorer le signalement des paramètres valides et bien structurés uniquement sous le prétexte qu’ils ne sont pas essentiels. J’ai modifié quelques pages reliées à [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/2]] à la fois sur ws.fr et ws.la. Ce sera un peu plus long à rectifier que pour les autres pages mais il ne sera pas nécessaire de retoucher aux modèles. Je peux m’occuper des 97 pages restantes. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 17:52 (UTC)
:::Merci de vous occuper des autres pages. {{sourire}}
:::Pour le moment, la catégorie est visible pour tout le monde. Lorsqu'elle sera vide, devrait-elle être cachée avec HIDDENCAT (comme dans [[:Catégorie:Pages incluant des sections inexistantes]] ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 22:49 (UTC)
::::C’est terminé pour toutes les œuvres affichées en mode bilingue. Il a fallu remanier quelques 200 pages sur ws.fr et le même nombre sur ws.la (avec l’aide précieuse de AWB) et oui il me semble préférable de maintenir la catégorie visible pour permettre aux intervenants de réagir sur le champ. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 août 2026 à 00:55 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::S'il n'y a pas d'entête, les paramètres <code>prev</code>, <code>current</code> et <code>next</code> ne devraient pas apparaître non plus. Par exemple, les constructions suivantes devraient être vues comme fautives :
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header=0 prev="texte" next="texte" /></nowiki></code> (<code>prev</code> et <code>next</code> ne seront pas affichés)
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header_type=none current="texte" /></nowiki></code> (<code>current</code> ne sera pas affiché)
:::::À qui faut-il s'adresser pour que l'extension Pages indique ce type d'erreur ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 10:30 (UTC)
::::::La catégorie a été créée à la suite d'une demande faite sur Phabricator : {{phab|T421744}}. Le ticket étant toujours ouvert, il suffirait d'y rajouter ces demandes d'amélioration. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 8 août 2026 à 19:59 (UTC)
:::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], Merci pour la suggestion. J'ai déposé une demande. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 20:40 (UTC)
== Traduction ancien français avec AI ==
Bonjour, j'ai développé une instruction pour le google AI-modus qui permet de traduire directement du lien wikisource une page d'ancien Français en Français moderne: copier le texte suivant dans la fenêtre ''google AI-modus''<br>
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte en ''Français moderne'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
<br>Idem ...pdf/24 etc. ou une page d'un autre livre au choix.
<br>
Ça réussit aussi pour la traduction directement en Néerlandais:
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte ''en Néerlandais'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
Je considère la traduction robot AI comme un brouillon. Il est permis de rire des fautes du robot, mais après rire: on pourra choisir entre rejeter ou corriger la traduction. Essayez-le et faites vos commentaires.
--[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|discuter]]) 7 août 2026 à 07:00 (CEST) [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 06:02 (UTC)
:Ca fonctionne bien, en effet. Pour voir j'ai comparé le même prompt sur Google et ChatGPT : [[Discussion Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/26]]. Je trouve le style de ChatGPT meilleur en français moderne, mais je ne suis pas assez compétent en ancien français pour juger de la qualité de la traduction. L'objectif est-il de proposer dans Wikisource une traduction en français moderne ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 06:21 (UTC)
::Mon premer objectif était d'avoir pour moi-même la traduction en Néerlandais, pour vraiment comprendre le texte du récit, et ça fonctionne. Mais le spin-off de mes tests était la traduction en Français moderne.
::Si on choisit d'avoir une traduction ''dans'' wikisource français, c'est faisable et cela permettrait des adaptations par des linguistes avec la procédure corriger/valider et, dans un deuxième temps, la traduction dans un autre langue. Pour moi, une fonctionalité (app?) dans wikisource français qui permettrait directement du Français ancien la traduction en Néerlandais, voire en une autre langue, serait intéressant aussi. Mais faire de cette façon manuellement la traduction dans le néerlandais m'est déjà un progrès formidable. -[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 07:50 (UTC)
== J'ai besoin d'aide pour une erreur de intervalle invalide. ==
J'ai oublié comment corriger l'erreur « Erreur : intervalle invalide ». Quelqu'un pourrait-il jeter un œil au fichier [[Livre : Folie d'Opium.pdf]] et la corriger ? Merci.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 04:26 (UTC)
6hzh0qskindlqyzwmle7k1ym6x9vnyp
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15971905
2026-08-09T04:55:10Z
JLTB34
21327
/* J'ai besoin d'aide pour une erreur de intervalle invalide. */ Réponse
15971911
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry aout.jpg|thumb|upright|Août. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'']]
= Août 2026 =
== Article de [[Auteur:Paul Leroy-Beaulieu|Paul Leroy-Beaulieu]] : "Francis Charmes" ==
Bonjour, sur [[Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1916_-_tome_31.djvu/963|cette page]] de {{RDDM2|31|1916|nocat}}, il est indiqué sous le titre : << Livraison du 15 Janvier. >> ;
"Francis Charmes, par M. Paul LEROY-BEAULIEU, de l’Académie des Sciences morales et politiques, Président du Conseil de Surveillance de la Revue des Deux Mondes
I-IV". Donc pages I à IV. J'ai essayé de retrouver les pages, j'y arrive pas.
Une idée ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 août 2026 à 16:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : on les trouve dans JStor, mais l'insertion nécessiterait un grand déplacement de pages corrigées ; à moins de les ajouter à la fin. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 août 2026 à 21:36 (UTC)
::{{ping|M-le-mot-dit}} Je vais laisser un mot sur la livre disant de faire ça. Merci pour ta solution --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 août 2026 à 06:13 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : {{fait}} le fichier est complété, les pages I-IV suivent le supplément. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 2 août 2026 à 09:51 (UTC)
== Absence de flèche vers le livre précédent ==
Bonjour,
Je ne comprends pas pourquoi le header sur [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVI.|cette page]] et celle [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVII.|qui suit]], n'affiche pas les flèches vers l'ouvrage précédent/suivant.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 09:08 (UTC)
:@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : cela arrive quand il n'y a pas de lien vers l'ouvrage dans le Livre:xxx. J'en ai ajouté un que vous pourrez modifier ; vous pouvez vérifier vos pages. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 11:37 (UTC)
::Merci mais je n'ai pas compris de quel lien il s'agit? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 16:09 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; celui que vous avec supprimé : dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879.djvu]], <code>titre = Jérôme Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879</code>. Les flèches ont du repartir aussi. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 16:19 (UTC)
::::Ah zut je comprends!! Je m'étonnais de ne pas avoir vu ce lien qui pointe vers rien avant :)
::::Du coup il doit pointer vers quoi? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:34 (UTC)
:::::Le lien pourrait pointer vers une page telle que [[Œuvres complètes de saint Jérôme]] ou [[Œuvres complètes de saint Jérôme (Bareille)]] (puisque c'est le titre indiqué dans l'ouvrage), laquelle contiendrait la liste des textes contenus dans l'ensemble des tomes. Cela aiderait à retrouver des textes.
:::::Par ailleurs je vois d'autres problèmes : dans les tomes 1 et 2, les transclusions des lettres semblent toutes contenir le même texte. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 05:56 (UTC)
::::::Oui je n'ai pas encore pu y travailler serieusement. Je n'ai mis que les lettres dont j'ai eu besoin. Pour le pointage vers les œuvres complètes c'est déjà ce qui est sur la page de l'auteur, cela ne ferait-il pas un doublon? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:32 (UTC)
:::::::Sur la page de l'auteur il peut y avoir des liens vers tous les textes, quelle que soit l'édition. Sur la page des Œuvres complètes, édition Bareille, il n'y aura que ceux de cette édition (et peu importe s'il y a largement un doublon entre les deux).
:::::::Quant aux tomes 1 et 2, je n'avais pas remarqué que la transclusion porte sur l'ensemble des lettres. Il est plutôt d'usage de faire une transclusion séparée pour chaque lettre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 12:31 (UTC)
::::Par contre je vois toujours les liens? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:35 (UTC)
== Migration vers Parsoid ==
<section begin="announcement-content" />
<em>[[m:Special:MyLanguage/Wikimedia Foundation/Product and Technology/Parsoid Read Views/Read View Announcement|Lire ceci dans une autre langue]]</em>
<div class="mw-translate-fuzzy">
Bonjour à tous et toutes !
Je suis heureux de vous informer que, dans le cadre de la prochaine étape du projet d’[[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification|unification des analyseurs syntaxiques]], Parsoid sera bientôt activé en tant qu’analyseur d’articles par défaut sur votre $wiki. Nous augmentons progressivement le nombre de wikis utilisant Parsoid, avec l’intention d’en faire l’analyseur de wikicode par défaut pour la prochaine version maintenue à long terme de MediaWiki. Cela rendra nos wikis plus fiables et plus cohérents entre les utilisations par le contributorat, le lectorat et les outils, et facilitera le développement de futures fonctionnalités du wikicode.
</div>
Si cela perturbe votre flux de travail, ne vous inquiétez pas ! Vous pourrez toujours désactiver Parsoid pour le wiki dans vos préférences utilisateur, ou uniquement sur la page en cours en utilisant le sous-menu Outils, comme décrit dans la documentation de [[mw:Special:MyLanguage/Help:Extension:ParserMigration|Extension:ParserMigration]].
Il y a [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Confidence Framework|plus d’informations sur notre stratégie de déploiement]] disponible, y compris les tests effectués avant d’activer Parsoid pour un nouveau wiki.
Pour signaler des bogues et des problèmes, vous pouvez consulter notre documentation des [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Known Issues|problèmes connus]] et si vous avez trouvé un nouveau bogue, créez un ticket phab et en l’étiquetant avec [[phab:project/view/5846|<i lang="en">Content Transform Team</i>]] qui représente l’équipe Transformation du contenu sur Phabricator.
<section end="announcement-content" />
[[mw:User:MSantos (WMF)|Content Transform Team]] 3 août 2026 à 16:31 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:MSantos (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery/Wikisource&oldid=28221043 -->
== Match & Split ==
Bonjour,
Le match & split est-il en panne? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:33 (UTC)
:{{notif|CyrMatt}} On peut voir sur [[Spécial:Contributions/SodiumBot]] que le robot est actif et a encore fait une opération ce matin. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 5 août 2026 à 07:15 (UTC)
::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] effectivement j'ai fait un split (je n'utilise pas le match) ce matin de 7h22 à 7h59 sans problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 août 2026 à 10:40 (UTC)
:::C'était visiblement temporaire. C'est reparti. Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 5 août 2026 à 11:05 (UTC)
== Les RAW en mode fiesta sur la Wikimania ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro d'août 2026 (n°295) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-08-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div></div>
'''Un numéro exceptionnel'''
La conférence Wikimania s'est achevée le 25 juillet. Que vous ressentiez de la frustration (si vous n’avez pas pu y assister) ou du [[:w:Wikipédia:Wikispleen|wikispleen]] (si vous y étiez et que vous avez du mal à digérer que ce soit déjà fini), l’équipe des RAW n’a pas ménagé ses efforts pour vous proposer un numéro XXL qui revient en long, en large et en travers sur cet événement qui le mérite bien. Comptes-rendus, témoignages, entretiens, il y en aura pour tous les goûts ! Le numéro est aussi exceptionnel par le nombre de rédactrices et de rédacteurs qui y ont participé {{incise|merci !|stop}}
Au-delà de Wikimania, l’actualité wikimédienne est loin d’être paisible cet été. Nous vous proposons donc aussi de revenir en détail sur la crise qui secoue la fondation Wikimédia autour de la reconnaissance du syndicat Wiki Workers United (WWU). Nous aurons probablement l’occasion de couvrir la suite de cette histoire dans le prochain numéro. D’ici là, bonne lecture !
----
Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia et des nouveaux outils
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Dossier spécial Wikimania</span>'''
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les POV</span>'''<br>— Ma Wikimania : la joie, l'inquiétude et la raison d'être<br>— Témoignages : regards sur la Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">L'Analyse</span>''' — La crise s'intensifie après le refus de la WMF de reconnaître le syndicat WWU
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Comptes-rendus</span>'''<br>— Une Wikimania sous le signe de la jeunesse<br>— Sur les conséquences de la définition de « wikimédien·ne »<br>— Petit tour d’horizon de la créativité wikimédienne<br>— CultureStrong : respecter les savoirs des Premières Nations sur les plateformes Wikimédia<br>— Des événements techniques à Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Interviews</span>'''<br>— Ses goûts, sa Wikimania, sa prochaine tournée... : Baby Globe nous dévoile tout !<br>— Jules*, notre Wikimédien de l'année : comment rendre compte du changement climatique tout en protégeant l'encyclopédie
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : si un sujet vous tient à cœur, n'hésitez pas à proposer une idée d'article ou à participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]]. Toutes les contributions sont les bienvenues, quel que soit votre wiki d'origine ! <span class="smiley">[[Image:Face-smile.svg|20px|Sourire|alt=Émoticône sourire]]</span>
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 août 2026 à 22:24 (UTC)
== Remplacer(?) anciennes pages sans fs ==
J'ai une question sur les beaucoup de textes tels que [[:catégorie:Théâtre à formater]]; si j'ai bien compris, ce sont des pages qui existaient déjà avant la décision que tout devait être ''{{lang|en|scan-backed}}...''
Est-ce qu'on peut juste complètement remplacer le contenu de ces pages avec une version corrigée d'après un fac-similé? J'ai déjà fait ça sans poser la question avec [[Belle qui tiens ma vie]] qui semblait un cas évident
Plus récemment j'ai vu la page [[Médée (Longepierre)]] qui a comme ‘source’ une édition de 1802, à laquelle elle n'est pas conforme; j'ai presque corrigé une [[Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu|édition du 17e]] (solutions pour les didascalies bienvenues lol); est-ce que je peux juste placer le texte de cette édition sur la page, jeter le contenu actuel à la poubelle et oublier l'édition de 1802..?
question générale pour ces pages du genre « à formater » ou celles où la page livre: qui correspond dit « faites pas de match&split etc » -- est-ce qu'il y a une intention derrière le choix des fs? Ou c'était juste pour conformer à la nouvelle norme et on peut faire ce qu’on veut avec les pages principales? très possible que je fasse ça avec d'autres pièces éventuellement [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 5 août 2026 à 00:24 (UTC)
:@[[Utilisateur:Psephos|Psephos]] Oui, continue comme ça. A une époque, j'ai un peu râlé parce qu'il y avait des M&S faits, en particulier sur du théâtre, où rien n'allait : d'où, je suppose, l'avertissement qui a été mis sur certains textes. L'idée, je pense, était de rattacher tous les textes à un FS, mais avec des différences d'édition parfois considérables, qui impliquaient (peut-être trop peu explicitement) de tout écraser une fois les pages corrigées. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 5 août 2026 à 12:11 (UTC)
== Catégorie:Page transclusions with invalid attributes ==
Bonjour,
La [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] liste des transclusions dont au moins l'un des paramètres est potentiellement fautif. J'ai vu dans plusieurs pages <code>header_type=none/empty</code> ; en supprimant ce passage, la transclusion n'est plus ainsi catégorisée. Dans [[Aide:Transclusion#Définir_la_plage_de_texte_à_transclure_:_les_paramètres_from,_to_et_associés|Aide:Transclusion]], le paramètre <code>header_type</code> est inscrit comme paramètre valide, mais l'extension Pages indique que ce paramètre est invalide. [[Aide:Transclusion#Modifier_les_informations_affichées_par_défaut_dans_la_boîte_de_titre|Idem pour]] pour le paramètre <code>auteur</code>.
Cette catégorisation n'était pas faite voici un mois. Donc, quelqu'un a modifié le code de l'extension Pages. Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:09 (UTC)
:La catégorisation semble en effet récente. Sauf erreur, elle n'apparaît que si les paramètres from/to et header_type=empty sont présents simultanément, peut-être parce que header_type=empty est inutile dans ce cas. Si c'est bien le cas, ça mériterait d'être mieux expliqué dans [[Aide:Transclusion]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 17:18 (UTC)
:En cherchant de plus près, il semble que :
:* le 13 juin dernier, le code de l’extension ProofreadPage [https://github.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/commit/ae90e4f2 a été en effet modifié] pour ajouter la catégorie en question lorsque la balise <code><nowiki><pages /></nowiki></code> est utilisée avec des paramètres incorrects ;
:* les paramètres corrects ou incorrects peuvent être définis localement dans certaines conditions, notamment lorsque les paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code> sont absents (cf. [https://raw.githubusercontent.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/master/includes/Parser/PagesTagRendererTrait.php ce fichier source de MediaWiki]) ;
:* c’est le cas de <code>header_type</code>, défini pour Wikipédia-fr dans [[MediaWiki:Proofreadpage index data config.json]]. Ce paramètre est donc interdit si les arguments <code>from=</code>, <code>to=</code> ou <code>include=</code> sont présents. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 21:55 (UTC)
::Merci pour ces informations. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 22:16 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]. Ces informations permettent de préciser dans quels cas le paramètre <code>header_type</code> doit être utilisé. Toutefois je pense que son utilité est relié davantage à la présence de <code>header=sommaire</code> (qu’elle soit implicite ou déclarée) et non à l’absence des paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code>. Il faut considérer que <code>header=sommaire</code> a aussi pour effet de baliser les tdm avec ws-summary ce qui active la création des chapitres dans ws-export. Que la TDM provienne directement des pages ou du sommaire n’a pas vraiment d’importance. @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Les modifications que vous apportez sont bel et bien justifiées. Si l’en-tête n’apparaît pas suite à la suppression de <code>header_type=empty</code>, c’est que ce paramètre était inutile. Merci pour ces corrections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 02:26 (UTC)
::::Je pense qu'il faut tout de même mentionner clairement qu'on ne doit pas utiliser <code>header_type</code> simultanément avec <code>from</code>, <code>to</code> ou <code>include</code>, sauf si on rajoute <code>header</code>, puisque c'est bien ce que tant de gens (dont moi) ont fait. Cela n'est pas vraiment clair dans la page d'aide (même si c'est logique lorsqu'on réfléchit : ces trois paramètres désactivent l'en-tête, donc tous les paramètres liés à l'en-tête, comme <code>header_type</code>, <code>titre</code>, <code>auteur</code>, etc., sont inutiles), et c'est bien la raison pour laquelle il y a autant de nettoyage à faire (merci {{u|Cantons-de-l'Est}})... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 05:40 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Il y a quelques cas qui sont clairs, mais dans un cas comme [[La Famille de Mourtray|celui-ci]], faut-il supprimer header=Sommaire ? En règle générale, cette mention est-elle utile, dès lors que, en son absence, le sommaire s'affiche ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 7 août 2026 à 08:16 (UTC)
::::::Dans ce cas, <code>header=Sommaire</code> me semble inutile car le header est créé automatiquement lorsqu'on ne précise pas les pages à inclure. J'ai aussi corrigé le paramètre <code>volume</code>, qui avait un ''s'' indu. Du coup la catégorisation disparaît. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:29 (UTC)
::::::Un cas délicat est celui de [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et autres pages de la même série, car la catégorisation semble provenir de l'utilisation de <code>header_type</code> sur la.wikisource. Il y a sans doute quelque chose à modifier aussi dans {{m|HdcerTransclusion}}, mais {{u|Cantons-de-l'Est}} saura mieux que quinconque comment faire… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:32 (UTC)
{{RI}}{{u|Cantons-de-l'Est}} Je tente de répondre à la question initiale : Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
:Selon moi le seul motif pouvant justifier le retrait de <code>header_type=empty</code> alors que cela correspond au souhait de l’usager, est de retirer la page d’une catégorie où elle ne devrait pas se retrouver. C’est d’ailleurs le motif invoqué dans la remarque. Je ne connais pas d’architecte fonctionnel qui, après avoir associé un paramètre à une opération comme afficher une en-tête en prohiberait l’utilisation dans un cas où il n’est pas nécessaire de préciser ce paramètre. Si le système est en mesure de créer de tels automatismes, il est assez intelligent pour ignorer un paramétrage valide mais non essentiel dans un cas particulier. L’alarme de mon véhicule ne se déclenche pas en plein jour parce que j’ai paramétré l’éclairage nocturne sinon je remettrais en cause l’ingénieur et non mon paramétrage. L’architecture fonctionnelle exigerait aussi par souci de cohérence qu’on applique les mêmes règles aux paramètres header_type et header car, dans certaines situations, il n’est pas nécessaire de les inclure, l’un comme l’autre, pour obtenir le résultat recherché.
:Concernant le paramètre auteur, j’ai corrigé une transclusion comprenant la mention <code>auteur= </code> et cette page n’est plus présente dans la catégorie. (voir : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Revue_litt%C3%A9raire_-_Les_Chapelles_litt%C3%A9raires&diff=prev&oldid=15967637 Revue littéraire - Les Chapelles littéraires]] )
:--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 12:27 (UTC)
:J'ai corrigé plusieurs erreurs, certaines évidentes, d'autres pas, y compris dans quatre modèles. J'ai documenté dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] les erreurs que j'ai observées, mais ça ne couvre pas tous les cas. Pour le moment, je poursuis pour les erreurs évidentes, ce qui réduira significativement le nombre de pages dans la catégorie. Après, on pourra discuter des cas plus difficiles (notamment [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]]). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 14:00 (UTC)
::Oui je suis surpris de la quantité d’erreurs répertoriées dans cette catégorie mais on aurait pu ignorer le signalement des paramètres valides et bien structurés uniquement sous le prétexte qu’ils ne sont pas essentiels. J’ai modifié quelques pages reliées à [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/2]] à la fois sur ws.fr et ws.la. Ce sera un peu plus long à rectifier que pour les autres pages mais il ne sera pas nécessaire de retoucher aux modèles. Je peux m’occuper des 97 pages restantes. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 17:52 (UTC)
:::Merci de vous occuper des autres pages. {{sourire}}
:::Pour le moment, la catégorie est visible pour tout le monde. Lorsqu'elle sera vide, devrait-elle être cachée avec HIDDENCAT (comme dans [[:Catégorie:Pages incluant des sections inexistantes]] ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 22:49 (UTC)
::::C’est terminé pour toutes les œuvres affichées en mode bilingue. Il a fallu remanier quelques 200 pages sur ws.fr et le même nombre sur ws.la (avec l’aide précieuse de AWB) et oui il me semble préférable de maintenir la catégorie visible pour permettre aux intervenants de réagir sur le champ. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 août 2026 à 00:55 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::S'il n'y a pas d'entête, les paramètres <code>prev</code>, <code>current</code> et <code>next</code> ne devraient pas apparaître non plus. Par exemple, les constructions suivantes devraient être vues comme fautives :
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header=0 prev="texte" next="texte" /></nowiki></code> (<code>prev</code> et <code>next</code> ne seront pas affichés)
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header_type=none current="texte" /></nowiki></code> (<code>current</code> ne sera pas affiché)
:::::À qui faut-il s'adresser pour que l'extension Pages indique ce type d'erreur ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 10:30 (UTC)
::::::La catégorie a été créée à la suite d'une demande faite sur Phabricator : {{phab|T421744}}. Le ticket étant toujours ouvert, il suffirait d'y rajouter ces demandes d'amélioration. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 8 août 2026 à 19:59 (UTC)
:::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], Merci pour la suggestion. J'ai déposé une demande. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 20:40 (UTC)
== Traduction ancien français avec AI ==
Bonjour, j'ai développé une instruction pour le google AI-modus qui permet de traduire directement du lien wikisource une page d'ancien Français en Français moderne: copier le texte suivant dans la fenêtre ''google AI-modus''<br>
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte en ''Français moderne'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
<br>Idem ...pdf/24 etc. ou une page d'un autre livre au choix.
<br>
Ça réussit aussi pour la traduction directement en Néerlandais:
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte ''en Néerlandais'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
Je considère la traduction robot AI comme un brouillon. Il est permis de rire des fautes du robot, mais après rire: on pourra choisir entre rejeter ou corriger la traduction. Essayez-le et faites vos commentaires.
--[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|discuter]]) 7 août 2026 à 07:00 (CEST) [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 06:02 (UTC)
:Ca fonctionne bien, en effet. Pour voir j'ai comparé le même prompt sur Google et ChatGPT : [[Discussion Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/26]]. Je trouve le style de ChatGPT meilleur en français moderne, mais je ne suis pas assez compétent en ancien français pour juger de la qualité de la traduction. L'objectif est-il de proposer dans Wikisource une traduction en français moderne ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 06:21 (UTC)
::Mon premer objectif était d'avoir pour moi-même la traduction en Néerlandais, pour vraiment comprendre le texte du récit, et ça fonctionne. Mais le spin-off de mes tests était la traduction en Français moderne.
::Si on choisit d'avoir une traduction ''dans'' wikisource français, c'est faisable et cela permettrait des adaptations par des linguistes avec la procédure corriger/valider et, dans un deuxième temps, la traduction dans un autre langue. Pour moi, une fonctionalité (app?) dans wikisource français qui permettrait directement du Français ancien la traduction en Néerlandais, voire en une autre langue, serait intéressant aussi. Mais faire de cette façon manuellement la traduction dans le néerlandais m'est déjà un progrès formidable. -[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 07:50 (UTC)
== J'ai besoin d'aide pour une erreur de intervalle invalide. ==
J'ai oublié comment corriger l'erreur « Erreur : intervalle invalide ». Quelqu'un pourrait-il jeter un œil au fichier [[Livre : Folie d'Opium.pdf]] et la corriger ? Merci.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 04:26 (UTC)
:Il suffit de purger la page "Folie d'Opium.pdf" sur Wiki Commons… (fait). Bonne continuation. [[Utilisateur:JLTB34|JLTB34]] ([[Discussion utilisateur:JLTB34|d]]) 9 août 2026 à 04:55 (UTC)
nt9mur93mt052fx90yrc5dcu2agi10l
15971936
15971911
2026-08-09T05:29:10Z
Cunegonde1
52509
/* Ajout d'illustrations dans fac-similé existant ou bien import d'un nouveau fac-similé */ nouvelle section
15971936
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry aout.jpg|thumb|upright|Août. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'']]
= Août 2026 =
== Article de [[Auteur:Paul Leroy-Beaulieu|Paul Leroy-Beaulieu]] : "Francis Charmes" ==
Bonjour, sur [[Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1916_-_tome_31.djvu/963|cette page]] de {{RDDM2|31|1916|nocat}}, il est indiqué sous le titre : << Livraison du 15 Janvier. >> ;
"Francis Charmes, par M. Paul LEROY-BEAULIEU, de l’Académie des Sciences morales et politiques, Président du Conseil de Surveillance de la Revue des Deux Mondes
I-IV". Donc pages I à IV. J'ai essayé de retrouver les pages, j'y arrive pas.
Une idée ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 août 2026 à 16:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : on les trouve dans JStor, mais l'insertion nécessiterait un grand déplacement de pages corrigées ; à moins de les ajouter à la fin. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 août 2026 à 21:36 (UTC)
::{{ping|M-le-mot-dit}} Je vais laisser un mot sur la livre disant de faire ça. Merci pour ta solution --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 août 2026 à 06:13 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : {{fait}} le fichier est complété, les pages I-IV suivent le supplément. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 2 août 2026 à 09:51 (UTC)
== Absence de flèche vers le livre précédent ==
Bonjour,
Je ne comprends pas pourquoi le header sur [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVI.|cette page]] et celle [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVII.|qui suit]], n'affiche pas les flèches vers l'ouvrage précédent/suivant.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 09:08 (UTC)
:@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : cela arrive quand il n'y a pas de lien vers l'ouvrage dans le Livre:xxx. J'en ai ajouté un que vous pourrez modifier ; vous pouvez vérifier vos pages. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 11:37 (UTC)
::Merci mais je n'ai pas compris de quel lien il s'agit? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 16:09 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; celui que vous avec supprimé : dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879.djvu]], <code>titre = Jérôme Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879</code>. Les flèches ont du repartir aussi. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 16:19 (UTC)
::::Ah zut je comprends!! Je m'étonnais de ne pas avoir vu ce lien qui pointe vers rien avant :)
::::Du coup il doit pointer vers quoi? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:34 (UTC)
:::::Le lien pourrait pointer vers une page telle que [[Œuvres complètes de saint Jérôme]] ou [[Œuvres complètes de saint Jérôme (Bareille)]] (puisque c'est le titre indiqué dans l'ouvrage), laquelle contiendrait la liste des textes contenus dans l'ensemble des tomes. Cela aiderait à retrouver des textes.
:::::Par ailleurs je vois d'autres problèmes : dans les tomes 1 et 2, les transclusions des lettres semblent toutes contenir le même texte. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 05:56 (UTC)
::::::Oui je n'ai pas encore pu y travailler serieusement. Je n'ai mis que les lettres dont j'ai eu besoin. Pour le pointage vers les œuvres complètes c'est déjà ce qui est sur la page de l'auteur, cela ne ferait-il pas un doublon? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:32 (UTC)
:::::::Sur la page de l'auteur il peut y avoir des liens vers tous les textes, quelle que soit l'édition. Sur la page des Œuvres complètes, édition Bareille, il n'y aura que ceux de cette édition (et peu importe s'il y a largement un doublon entre les deux).
:::::::Quant aux tomes 1 et 2, je n'avais pas remarqué que la transclusion porte sur l'ensemble des lettres. Il est plutôt d'usage de faire une transclusion séparée pour chaque lettre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 12:31 (UTC)
::::Par contre je vois toujours les liens? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:35 (UTC)
== Migration vers Parsoid ==
<section begin="announcement-content" />
<em>[[m:Special:MyLanguage/Wikimedia Foundation/Product and Technology/Parsoid Read Views/Read View Announcement|Lire ceci dans une autre langue]]</em>
<div class="mw-translate-fuzzy">
Bonjour à tous et toutes !
Je suis heureux de vous informer que, dans le cadre de la prochaine étape du projet d’[[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification|unification des analyseurs syntaxiques]], Parsoid sera bientôt activé en tant qu’analyseur d’articles par défaut sur votre $wiki. Nous augmentons progressivement le nombre de wikis utilisant Parsoid, avec l’intention d’en faire l’analyseur de wikicode par défaut pour la prochaine version maintenue à long terme de MediaWiki. Cela rendra nos wikis plus fiables et plus cohérents entre les utilisations par le contributorat, le lectorat et les outils, et facilitera le développement de futures fonctionnalités du wikicode.
</div>
Si cela perturbe votre flux de travail, ne vous inquiétez pas ! Vous pourrez toujours désactiver Parsoid pour le wiki dans vos préférences utilisateur, ou uniquement sur la page en cours en utilisant le sous-menu Outils, comme décrit dans la documentation de [[mw:Special:MyLanguage/Help:Extension:ParserMigration|Extension:ParserMigration]].
Il y a [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Confidence Framework|plus d’informations sur notre stratégie de déploiement]] disponible, y compris les tests effectués avant d’activer Parsoid pour un nouveau wiki.
Pour signaler des bogues et des problèmes, vous pouvez consulter notre documentation des [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Known Issues|problèmes connus]] et si vous avez trouvé un nouveau bogue, créez un ticket phab et en l’étiquetant avec [[phab:project/view/5846|<i lang="en">Content Transform Team</i>]] qui représente l’équipe Transformation du contenu sur Phabricator.
<section end="announcement-content" />
[[mw:User:MSantos (WMF)|Content Transform Team]] 3 août 2026 à 16:31 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:MSantos (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery/Wikisource&oldid=28221043 -->
== Match & Split ==
Bonjour,
Le match & split est-il en panne? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:33 (UTC)
:{{notif|CyrMatt}} On peut voir sur [[Spécial:Contributions/SodiumBot]] que le robot est actif et a encore fait une opération ce matin. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 5 août 2026 à 07:15 (UTC)
::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] effectivement j'ai fait un split (je n'utilise pas le match) ce matin de 7h22 à 7h59 sans problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 août 2026 à 10:40 (UTC)
:::C'était visiblement temporaire. C'est reparti. Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 5 août 2026 à 11:05 (UTC)
== Les RAW en mode fiesta sur la Wikimania ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro d'août 2026 (n°295) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-08-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div></div>
'''Un numéro exceptionnel'''
La conférence Wikimania s'est achevée le 25 juillet. Que vous ressentiez de la frustration (si vous n’avez pas pu y assister) ou du [[:w:Wikipédia:Wikispleen|wikispleen]] (si vous y étiez et que vous avez du mal à digérer que ce soit déjà fini), l’équipe des RAW n’a pas ménagé ses efforts pour vous proposer un numéro XXL qui revient en long, en large et en travers sur cet événement qui le mérite bien. Comptes-rendus, témoignages, entretiens, il y en aura pour tous les goûts ! Le numéro est aussi exceptionnel par le nombre de rédactrices et de rédacteurs qui y ont participé {{incise|merci !|stop}}
Au-delà de Wikimania, l’actualité wikimédienne est loin d’être paisible cet été. Nous vous proposons donc aussi de revenir en détail sur la crise qui secoue la fondation Wikimédia autour de la reconnaissance du syndicat Wiki Workers United (WWU). Nous aurons probablement l’occasion de couvrir la suite de cette histoire dans le prochain numéro. D’ici là, bonne lecture !
----
Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia et des nouveaux outils
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Dossier spécial Wikimania</span>'''
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les POV</span>'''<br>— Ma Wikimania : la joie, l'inquiétude et la raison d'être<br>— Témoignages : regards sur la Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">L'Analyse</span>''' — La crise s'intensifie après le refus de la WMF de reconnaître le syndicat WWU
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Comptes-rendus</span>'''<br>— Une Wikimania sous le signe de la jeunesse<br>— Sur les conséquences de la définition de « wikimédien·ne »<br>— Petit tour d’horizon de la créativité wikimédienne<br>— CultureStrong : respecter les savoirs des Premières Nations sur les plateformes Wikimédia<br>— Des événements techniques à Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Interviews</span>'''<br>— Ses goûts, sa Wikimania, sa prochaine tournée... : Baby Globe nous dévoile tout !<br>— Jules*, notre Wikimédien de l'année : comment rendre compte du changement climatique tout en protégeant l'encyclopédie
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : si un sujet vous tient à cœur, n'hésitez pas à proposer une idée d'article ou à participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]]. Toutes les contributions sont les bienvenues, quel que soit votre wiki d'origine ! <span class="smiley">[[Image:Face-smile.svg|20px|Sourire|alt=Émoticône sourire]]</span>
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 août 2026 à 22:24 (UTC)
== Remplacer(?) anciennes pages sans fs ==
J'ai une question sur les beaucoup de textes tels que [[:catégorie:Théâtre à formater]]; si j'ai bien compris, ce sont des pages qui existaient déjà avant la décision que tout devait être ''{{lang|en|scan-backed}}...''
Est-ce qu'on peut juste complètement remplacer le contenu de ces pages avec une version corrigée d'après un fac-similé? J'ai déjà fait ça sans poser la question avec [[Belle qui tiens ma vie]] qui semblait un cas évident
Plus récemment j'ai vu la page [[Médée (Longepierre)]] qui a comme ‘source’ une édition de 1802, à laquelle elle n'est pas conforme; j'ai presque corrigé une [[Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu|édition du 17e]] (solutions pour les didascalies bienvenues lol); est-ce que je peux juste placer le texte de cette édition sur la page, jeter le contenu actuel à la poubelle et oublier l'édition de 1802..?
question générale pour ces pages du genre « à formater » ou celles où la page livre: qui correspond dit « faites pas de match&split etc » -- est-ce qu'il y a une intention derrière le choix des fs? Ou c'était juste pour conformer à la nouvelle norme et on peut faire ce qu’on veut avec les pages principales? très possible que je fasse ça avec d'autres pièces éventuellement [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 5 août 2026 à 00:24 (UTC)
:@[[Utilisateur:Psephos|Psephos]] Oui, continue comme ça. A une époque, j'ai un peu râlé parce qu'il y avait des M&S faits, en particulier sur du théâtre, où rien n'allait : d'où, je suppose, l'avertissement qui a été mis sur certains textes. L'idée, je pense, était de rattacher tous les textes à un FS, mais avec des différences d'édition parfois considérables, qui impliquaient (peut-être trop peu explicitement) de tout écraser une fois les pages corrigées. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 5 août 2026 à 12:11 (UTC)
== Catégorie:Page transclusions with invalid attributes ==
Bonjour,
La [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] liste des transclusions dont au moins l'un des paramètres est potentiellement fautif. J'ai vu dans plusieurs pages <code>header_type=none/empty</code> ; en supprimant ce passage, la transclusion n'est plus ainsi catégorisée. Dans [[Aide:Transclusion#Définir_la_plage_de_texte_à_transclure_:_les_paramètres_from,_to_et_associés|Aide:Transclusion]], le paramètre <code>header_type</code> est inscrit comme paramètre valide, mais l'extension Pages indique que ce paramètre est invalide. [[Aide:Transclusion#Modifier_les_informations_affichées_par_défaut_dans_la_boîte_de_titre|Idem pour]] pour le paramètre <code>auteur</code>.
Cette catégorisation n'était pas faite voici un mois. Donc, quelqu'un a modifié le code de l'extension Pages. Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:09 (UTC)
:La catégorisation semble en effet récente. Sauf erreur, elle n'apparaît que si les paramètres from/to et header_type=empty sont présents simultanément, peut-être parce que header_type=empty est inutile dans ce cas. Si c'est bien le cas, ça mériterait d'être mieux expliqué dans [[Aide:Transclusion]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 17:18 (UTC)
:En cherchant de plus près, il semble que :
:* le 13 juin dernier, le code de l’extension ProofreadPage [https://github.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/commit/ae90e4f2 a été en effet modifié] pour ajouter la catégorie en question lorsque la balise <code><nowiki><pages /></nowiki></code> est utilisée avec des paramètres incorrects ;
:* les paramètres corrects ou incorrects peuvent être définis localement dans certaines conditions, notamment lorsque les paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code> sont absents (cf. [https://raw.githubusercontent.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/master/includes/Parser/PagesTagRendererTrait.php ce fichier source de MediaWiki]) ;
:* c’est le cas de <code>header_type</code>, défini pour Wikipédia-fr dans [[MediaWiki:Proofreadpage index data config.json]]. Ce paramètre est donc interdit si les arguments <code>from=</code>, <code>to=</code> ou <code>include=</code> sont présents. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 21:55 (UTC)
::Merci pour ces informations. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 22:16 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]. Ces informations permettent de préciser dans quels cas le paramètre <code>header_type</code> doit être utilisé. Toutefois je pense que son utilité est relié davantage à la présence de <code>header=sommaire</code> (qu’elle soit implicite ou déclarée) et non à l’absence des paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code>. Il faut considérer que <code>header=sommaire</code> a aussi pour effet de baliser les tdm avec ws-summary ce qui active la création des chapitres dans ws-export. Que la TDM provienne directement des pages ou du sommaire n’a pas vraiment d’importance. @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Les modifications que vous apportez sont bel et bien justifiées. Si l’en-tête n’apparaît pas suite à la suppression de <code>header_type=empty</code>, c’est que ce paramètre était inutile. Merci pour ces corrections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 02:26 (UTC)
::::Je pense qu'il faut tout de même mentionner clairement qu'on ne doit pas utiliser <code>header_type</code> simultanément avec <code>from</code>, <code>to</code> ou <code>include</code>, sauf si on rajoute <code>header</code>, puisque c'est bien ce que tant de gens (dont moi) ont fait. Cela n'est pas vraiment clair dans la page d'aide (même si c'est logique lorsqu'on réfléchit : ces trois paramètres désactivent l'en-tête, donc tous les paramètres liés à l'en-tête, comme <code>header_type</code>, <code>titre</code>, <code>auteur</code>, etc., sont inutiles), et c'est bien la raison pour laquelle il y a autant de nettoyage à faire (merci {{u|Cantons-de-l'Est}})... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 05:40 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Il y a quelques cas qui sont clairs, mais dans un cas comme [[La Famille de Mourtray|celui-ci]], faut-il supprimer header=Sommaire ? En règle générale, cette mention est-elle utile, dès lors que, en son absence, le sommaire s'affiche ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 7 août 2026 à 08:16 (UTC)
::::::Dans ce cas, <code>header=Sommaire</code> me semble inutile car le header est créé automatiquement lorsqu'on ne précise pas les pages à inclure. J'ai aussi corrigé le paramètre <code>volume</code>, qui avait un ''s'' indu. Du coup la catégorisation disparaît. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:29 (UTC)
::::::Un cas délicat est celui de [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et autres pages de la même série, car la catégorisation semble provenir de l'utilisation de <code>header_type</code> sur la.wikisource. Il y a sans doute quelque chose à modifier aussi dans {{m|HdcerTransclusion}}, mais {{u|Cantons-de-l'Est}} saura mieux que quinconque comment faire… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:32 (UTC)
{{RI}}{{u|Cantons-de-l'Est}} Je tente de répondre à la question initiale : Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
:Selon moi le seul motif pouvant justifier le retrait de <code>header_type=empty</code> alors que cela correspond au souhait de l’usager, est de retirer la page d’une catégorie où elle ne devrait pas se retrouver. C’est d’ailleurs le motif invoqué dans la remarque. Je ne connais pas d’architecte fonctionnel qui, après avoir associé un paramètre à une opération comme afficher une en-tête en prohiberait l’utilisation dans un cas où il n’est pas nécessaire de préciser ce paramètre. Si le système est en mesure de créer de tels automatismes, il est assez intelligent pour ignorer un paramétrage valide mais non essentiel dans un cas particulier. L’alarme de mon véhicule ne se déclenche pas en plein jour parce que j’ai paramétré l’éclairage nocturne sinon je remettrais en cause l’ingénieur et non mon paramétrage. L’architecture fonctionnelle exigerait aussi par souci de cohérence qu’on applique les mêmes règles aux paramètres header_type et header car, dans certaines situations, il n’est pas nécessaire de les inclure, l’un comme l’autre, pour obtenir le résultat recherché.
:Concernant le paramètre auteur, j’ai corrigé une transclusion comprenant la mention <code>auteur= </code> et cette page n’est plus présente dans la catégorie. (voir : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Revue_litt%C3%A9raire_-_Les_Chapelles_litt%C3%A9raires&diff=prev&oldid=15967637 Revue littéraire - Les Chapelles littéraires]] )
:--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 12:27 (UTC)
:J'ai corrigé plusieurs erreurs, certaines évidentes, d'autres pas, y compris dans quatre modèles. J'ai documenté dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] les erreurs que j'ai observées, mais ça ne couvre pas tous les cas. Pour le moment, je poursuis pour les erreurs évidentes, ce qui réduira significativement le nombre de pages dans la catégorie. Après, on pourra discuter des cas plus difficiles (notamment [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]]). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 14:00 (UTC)
::Oui je suis surpris de la quantité d’erreurs répertoriées dans cette catégorie mais on aurait pu ignorer le signalement des paramètres valides et bien structurés uniquement sous le prétexte qu’ils ne sont pas essentiels. J’ai modifié quelques pages reliées à [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/2]] à la fois sur ws.fr et ws.la. Ce sera un peu plus long à rectifier que pour les autres pages mais il ne sera pas nécessaire de retoucher aux modèles. Je peux m’occuper des 97 pages restantes. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 17:52 (UTC)
:::Merci de vous occuper des autres pages. {{sourire}}
:::Pour le moment, la catégorie est visible pour tout le monde. Lorsqu'elle sera vide, devrait-elle être cachée avec HIDDENCAT (comme dans [[:Catégorie:Pages incluant des sections inexistantes]] ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 22:49 (UTC)
::::C’est terminé pour toutes les œuvres affichées en mode bilingue. Il a fallu remanier quelques 200 pages sur ws.fr et le même nombre sur ws.la (avec l’aide précieuse de AWB) et oui il me semble préférable de maintenir la catégorie visible pour permettre aux intervenants de réagir sur le champ. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 août 2026 à 00:55 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::S'il n'y a pas d'entête, les paramètres <code>prev</code>, <code>current</code> et <code>next</code> ne devraient pas apparaître non plus. Par exemple, les constructions suivantes devraient être vues comme fautives :
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header=0 prev="texte" next="texte" /></nowiki></code> (<code>prev</code> et <code>next</code> ne seront pas affichés)
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header_type=none current="texte" /></nowiki></code> (<code>current</code> ne sera pas affiché)
:::::À qui faut-il s'adresser pour que l'extension Pages indique ce type d'erreur ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 10:30 (UTC)
::::::La catégorie a été créée à la suite d'une demande faite sur Phabricator : {{phab|T421744}}. Le ticket étant toujours ouvert, il suffirait d'y rajouter ces demandes d'amélioration. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 8 août 2026 à 19:59 (UTC)
:::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], Merci pour la suggestion. J'ai déposé une demande. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 20:40 (UTC)
== Traduction ancien français avec AI ==
Bonjour, j'ai développé une instruction pour le google AI-modus qui permet de traduire directement du lien wikisource une page d'ancien Français en Français moderne: copier le texte suivant dans la fenêtre ''google AI-modus''<br>
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte en ''Français moderne'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
<br>Idem ...pdf/24 etc. ou une page d'un autre livre au choix.
<br>
Ça réussit aussi pour la traduction directement en Néerlandais:
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte ''en Néerlandais'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
Je considère la traduction robot AI comme un brouillon. Il est permis de rire des fautes du robot, mais après rire: on pourra choisir entre rejeter ou corriger la traduction. Essayez-le et faites vos commentaires.
--[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|discuter]]) 7 août 2026 à 07:00 (CEST) [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 06:02 (UTC)
:Ca fonctionne bien, en effet. Pour voir j'ai comparé le même prompt sur Google et ChatGPT : [[Discussion Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/26]]. Je trouve le style de ChatGPT meilleur en français moderne, mais je ne suis pas assez compétent en ancien français pour juger de la qualité de la traduction. L'objectif est-il de proposer dans Wikisource une traduction en français moderne ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 06:21 (UTC)
::Mon premer objectif était d'avoir pour moi-même la traduction en Néerlandais, pour vraiment comprendre le texte du récit, et ça fonctionne. Mais le spin-off de mes tests était la traduction en Français moderne.
::Si on choisit d'avoir une traduction ''dans'' wikisource français, c'est faisable et cela permettrait des adaptations par des linguistes avec la procédure corriger/valider et, dans un deuxième temps, la traduction dans un autre langue. Pour moi, une fonctionalité (app?) dans wikisource français qui permettrait directement du Français ancien la traduction en Néerlandais, voire en une autre langue, serait intéressant aussi. Mais faire de cette façon manuellement la traduction dans le néerlandais m'est déjà un progrès formidable. -[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 07:50 (UTC)
== J'ai besoin d'aide pour une erreur de intervalle invalide. ==
J'ai oublié comment corriger l'erreur « Erreur : intervalle invalide ». Quelqu'un pourrait-il jeter un œil au fichier [[Livre : Folie d'Opium.pdf]] et la corriger ? Merci.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 04:26 (UTC)
:Il suffit de purger la page "Folie d'Opium.pdf" sur Wiki Commons… (fait). Bonne continuation. [[Utilisateur:JLTB34|JLTB34]] ([[Discussion utilisateur:JLTB34|d]]) 9 août 2026 à 04:55 (UTC)
== Ajout d'illustrations dans fac-similé existant ou bien import d'un nouveau fac-similé ==
Bonjour, il m'arrive de trouver des fac-similés avec illustrations de livres déjà importés et corrigés dans wikisource. Je précise qu'il s'agit toujours de la même édition (modulo les gravures présentes ou absentes). Dans ces situations, est-il préférable d'importer les illustrations et de les ajouter à l'ouvrage existant, ou bien d'importer un nouveau fac-similé, en récupérant éventuellement le texte corrigé ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 9 août 2026 à 05:29 (UTC)
2b92uijojmcpwg7e3pzafwc0tlbkp3w
15971937
15971936
2026-08-09T05:29:50Z
Cunegonde1
52509
/* Ajout d'illustrations dans fac-similé existant ou bien import d'un nouveau fac-similé */
15971937
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry aout.jpg|thumb|upright|Août. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'']]
= Août 2026 =
== Article de [[Auteur:Paul Leroy-Beaulieu|Paul Leroy-Beaulieu]] : "Francis Charmes" ==
Bonjour, sur [[Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1916_-_tome_31.djvu/963|cette page]] de {{RDDM2|31|1916|nocat}}, il est indiqué sous le titre : << Livraison du 15 Janvier. >> ;
"Francis Charmes, par M. Paul LEROY-BEAULIEU, de l’Académie des Sciences morales et politiques, Président du Conseil de Surveillance de la Revue des Deux Mondes
I-IV". Donc pages I à IV. J'ai essayé de retrouver les pages, j'y arrive pas.
Une idée ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 août 2026 à 16:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : on les trouve dans JStor, mais l'insertion nécessiterait un grand déplacement de pages corrigées ; à moins de les ajouter à la fin. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 août 2026 à 21:36 (UTC)
::{{ping|M-le-mot-dit}} Je vais laisser un mot sur la livre disant de faire ça. Merci pour ta solution --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 août 2026 à 06:13 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : {{fait}} le fichier est complété, les pages I-IV suivent le supplément. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 2 août 2026 à 09:51 (UTC)
== Absence de flèche vers le livre précédent ==
Bonjour,
Je ne comprends pas pourquoi le header sur [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVI.|cette page]] et celle [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVII.|qui suit]], n'affiche pas les flèches vers l'ouvrage précédent/suivant.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 09:08 (UTC)
:@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : cela arrive quand il n'y a pas de lien vers l'ouvrage dans le Livre:xxx. J'en ai ajouté un que vous pourrez modifier ; vous pouvez vérifier vos pages. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 11:37 (UTC)
::Merci mais je n'ai pas compris de quel lien il s'agit? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 16:09 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; celui que vous avec supprimé : dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879.djvu]], <code>titre = Jérôme Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879</code>. Les flèches ont du repartir aussi. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 16:19 (UTC)
::::Ah zut je comprends!! Je m'étonnais de ne pas avoir vu ce lien qui pointe vers rien avant :)
::::Du coup il doit pointer vers quoi? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:34 (UTC)
:::::Le lien pourrait pointer vers une page telle que [[Œuvres complètes de saint Jérôme]] ou [[Œuvres complètes de saint Jérôme (Bareille)]] (puisque c'est le titre indiqué dans l'ouvrage), laquelle contiendrait la liste des textes contenus dans l'ensemble des tomes. Cela aiderait à retrouver des textes.
:::::Par ailleurs je vois d'autres problèmes : dans les tomes 1 et 2, les transclusions des lettres semblent toutes contenir le même texte. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 05:56 (UTC)
::::::Oui je n'ai pas encore pu y travailler serieusement. Je n'ai mis que les lettres dont j'ai eu besoin. Pour le pointage vers les œuvres complètes c'est déjà ce qui est sur la page de l'auteur, cela ne ferait-il pas un doublon? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:32 (UTC)
:::::::Sur la page de l'auteur il peut y avoir des liens vers tous les textes, quelle que soit l'édition. Sur la page des Œuvres complètes, édition Bareille, il n'y aura que ceux de cette édition (et peu importe s'il y a largement un doublon entre les deux).
:::::::Quant aux tomes 1 et 2, je n'avais pas remarqué que la transclusion porte sur l'ensemble des lettres. Il est plutôt d'usage de faire une transclusion séparée pour chaque lettre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 12:31 (UTC)
::::Par contre je vois toujours les liens? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:35 (UTC)
== Migration vers Parsoid ==
<section begin="announcement-content" />
<em>[[m:Special:MyLanguage/Wikimedia Foundation/Product and Technology/Parsoid Read Views/Read View Announcement|Lire ceci dans une autre langue]]</em>
<div class="mw-translate-fuzzy">
Bonjour à tous et toutes !
Je suis heureux de vous informer que, dans le cadre de la prochaine étape du projet d’[[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification|unification des analyseurs syntaxiques]], Parsoid sera bientôt activé en tant qu’analyseur d’articles par défaut sur votre $wiki. Nous augmentons progressivement le nombre de wikis utilisant Parsoid, avec l’intention d’en faire l’analyseur de wikicode par défaut pour la prochaine version maintenue à long terme de MediaWiki. Cela rendra nos wikis plus fiables et plus cohérents entre les utilisations par le contributorat, le lectorat et les outils, et facilitera le développement de futures fonctionnalités du wikicode.
</div>
Si cela perturbe votre flux de travail, ne vous inquiétez pas ! Vous pourrez toujours désactiver Parsoid pour le wiki dans vos préférences utilisateur, ou uniquement sur la page en cours en utilisant le sous-menu Outils, comme décrit dans la documentation de [[mw:Special:MyLanguage/Help:Extension:ParserMigration|Extension:ParserMigration]].
Il y a [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Confidence Framework|plus d’informations sur notre stratégie de déploiement]] disponible, y compris les tests effectués avant d’activer Parsoid pour un nouveau wiki.
Pour signaler des bogues et des problèmes, vous pouvez consulter notre documentation des [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Known Issues|problèmes connus]] et si vous avez trouvé un nouveau bogue, créez un ticket phab et en l’étiquetant avec [[phab:project/view/5846|<i lang="en">Content Transform Team</i>]] qui représente l’équipe Transformation du contenu sur Phabricator.
<section end="announcement-content" />
[[mw:User:MSantos (WMF)|Content Transform Team]] 3 août 2026 à 16:31 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:MSantos (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery/Wikisource&oldid=28221043 -->
== Match & Split ==
Bonjour,
Le match & split est-il en panne? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:33 (UTC)
:{{notif|CyrMatt}} On peut voir sur [[Spécial:Contributions/SodiumBot]] que le robot est actif et a encore fait une opération ce matin. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 5 août 2026 à 07:15 (UTC)
::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] effectivement j'ai fait un split (je n'utilise pas le match) ce matin de 7h22 à 7h59 sans problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 août 2026 à 10:40 (UTC)
:::C'était visiblement temporaire. C'est reparti. Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 5 août 2026 à 11:05 (UTC)
== Les RAW en mode fiesta sur la Wikimania ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro d'août 2026 (n°295) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-08-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div></div>
'''Un numéro exceptionnel'''
La conférence Wikimania s'est achevée le 25 juillet. Que vous ressentiez de la frustration (si vous n’avez pas pu y assister) ou du [[:w:Wikipédia:Wikispleen|wikispleen]] (si vous y étiez et que vous avez du mal à digérer que ce soit déjà fini), l’équipe des RAW n’a pas ménagé ses efforts pour vous proposer un numéro XXL qui revient en long, en large et en travers sur cet événement qui le mérite bien. Comptes-rendus, témoignages, entretiens, il y en aura pour tous les goûts ! Le numéro est aussi exceptionnel par le nombre de rédactrices et de rédacteurs qui y ont participé {{incise|merci !|stop}}
Au-delà de Wikimania, l’actualité wikimédienne est loin d’être paisible cet été. Nous vous proposons donc aussi de revenir en détail sur la crise qui secoue la fondation Wikimédia autour de la reconnaissance du syndicat Wiki Workers United (WWU). Nous aurons probablement l’occasion de couvrir la suite de cette histoire dans le prochain numéro. D’ici là, bonne lecture !
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Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia et des nouveaux outils
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Dossier spécial Wikimania</span>'''
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les POV</span>'''<br>— Ma Wikimania : la joie, l'inquiétude et la raison d'être<br>— Témoignages : regards sur la Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">L'Analyse</span>''' — La crise s'intensifie après le refus de la WMF de reconnaître le syndicat WWU
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Comptes-rendus</span>'''<br>— Une Wikimania sous le signe de la jeunesse<br>— Sur les conséquences de la définition de « wikimédien·ne »<br>— Petit tour d’horizon de la créativité wikimédienne<br>— CultureStrong : respecter les savoirs des Premières Nations sur les plateformes Wikimédia<br>— Des événements techniques à Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Interviews</span>'''<br>— Ses goûts, sa Wikimania, sa prochaine tournée... : Baby Globe nous dévoile tout !<br>— Jules*, notre Wikimédien de l'année : comment rendre compte du changement climatique tout en protégeant l'encyclopédie
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : si un sujet vous tient à cœur, n'hésitez pas à proposer une idée d'article ou à participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]]. Toutes les contributions sont les bienvenues, quel que soit votre wiki d'origine ! <span class="smiley">[[Image:Face-smile.svg|20px|Sourire|alt=Émoticône sourire]]</span>
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 août 2026 à 22:24 (UTC)
== Remplacer(?) anciennes pages sans fs ==
J'ai une question sur les beaucoup de textes tels que [[:catégorie:Théâtre à formater]]; si j'ai bien compris, ce sont des pages qui existaient déjà avant la décision que tout devait être ''{{lang|en|scan-backed}}...''
Est-ce qu'on peut juste complètement remplacer le contenu de ces pages avec une version corrigée d'après un fac-similé? J'ai déjà fait ça sans poser la question avec [[Belle qui tiens ma vie]] qui semblait un cas évident
Plus récemment j'ai vu la page [[Médée (Longepierre)]] qui a comme ‘source’ une édition de 1802, à laquelle elle n'est pas conforme; j'ai presque corrigé une [[Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu|édition du 17e]] (solutions pour les didascalies bienvenues lol); est-ce que je peux juste placer le texte de cette édition sur la page, jeter le contenu actuel à la poubelle et oublier l'édition de 1802..?
question générale pour ces pages du genre « à formater » ou celles où la page livre: qui correspond dit « faites pas de match&split etc » -- est-ce qu'il y a une intention derrière le choix des fs? Ou c'était juste pour conformer à la nouvelle norme et on peut faire ce qu’on veut avec les pages principales? très possible que je fasse ça avec d'autres pièces éventuellement [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 5 août 2026 à 00:24 (UTC)
:@[[Utilisateur:Psephos|Psephos]] Oui, continue comme ça. A une époque, j'ai un peu râlé parce qu'il y avait des M&S faits, en particulier sur du théâtre, où rien n'allait : d'où, je suppose, l'avertissement qui a été mis sur certains textes. L'idée, je pense, était de rattacher tous les textes à un FS, mais avec des différences d'édition parfois considérables, qui impliquaient (peut-être trop peu explicitement) de tout écraser une fois les pages corrigées. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 5 août 2026 à 12:11 (UTC)
== Catégorie:Page transclusions with invalid attributes ==
Bonjour,
La [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] liste des transclusions dont au moins l'un des paramètres est potentiellement fautif. J'ai vu dans plusieurs pages <code>header_type=none/empty</code> ; en supprimant ce passage, la transclusion n'est plus ainsi catégorisée. Dans [[Aide:Transclusion#Définir_la_plage_de_texte_à_transclure_:_les_paramètres_from,_to_et_associés|Aide:Transclusion]], le paramètre <code>header_type</code> est inscrit comme paramètre valide, mais l'extension Pages indique que ce paramètre est invalide. [[Aide:Transclusion#Modifier_les_informations_affichées_par_défaut_dans_la_boîte_de_titre|Idem pour]] pour le paramètre <code>auteur</code>.
Cette catégorisation n'était pas faite voici un mois. Donc, quelqu'un a modifié le code de l'extension Pages. Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:09 (UTC)
:La catégorisation semble en effet récente. Sauf erreur, elle n'apparaît que si les paramètres from/to et header_type=empty sont présents simultanément, peut-être parce que header_type=empty est inutile dans ce cas. Si c'est bien le cas, ça mériterait d'être mieux expliqué dans [[Aide:Transclusion]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 17:18 (UTC)
:En cherchant de plus près, il semble que :
:* le 13 juin dernier, le code de l’extension ProofreadPage [https://github.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/commit/ae90e4f2 a été en effet modifié] pour ajouter la catégorie en question lorsque la balise <code><nowiki><pages /></nowiki></code> est utilisée avec des paramètres incorrects ;
:* les paramètres corrects ou incorrects peuvent être définis localement dans certaines conditions, notamment lorsque les paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code> sont absents (cf. [https://raw.githubusercontent.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/master/includes/Parser/PagesTagRendererTrait.php ce fichier source de MediaWiki]) ;
:* c’est le cas de <code>header_type</code>, défini pour Wikipédia-fr dans [[MediaWiki:Proofreadpage index data config.json]]. Ce paramètre est donc interdit si les arguments <code>from=</code>, <code>to=</code> ou <code>include=</code> sont présents. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 21:55 (UTC)
::Merci pour ces informations. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 22:16 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]. Ces informations permettent de préciser dans quels cas le paramètre <code>header_type</code> doit être utilisé. Toutefois je pense que son utilité est relié davantage à la présence de <code>header=sommaire</code> (qu’elle soit implicite ou déclarée) et non à l’absence des paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code>. Il faut considérer que <code>header=sommaire</code> a aussi pour effet de baliser les tdm avec ws-summary ce qui active la création des chapitres dans ws-export. Que la TDM provienne directement des pages ou du sommaire n’a pas vraiment d’importance. @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Les modifications que vous apportez sont bel et bien justifiées. Si l’en-tête n’apparaît pas suite à la suppression de <code>header_type=empty</code>, c’est que ce paramètre était inutile. Merci pour ces corrections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 02:26 (UTC)
::::Je pense qu'il faut tout de même mentionner clairement qu'on ne doit pas utiliser <code>header_type</code> simultanément avec <code>from</code>, <code>to</code> ou <code>include</code>, sauf si on rajoute <code>header</code>, puisque c'est bien ce que tant de gens (dont moi) ont fait. Cela n'est pas vraiment clair dans la page d'aide (même si c'est logique lorsqu'on réfléchit : ces trois paramètres désactivent l'en-tête, donc tous les paramètres liés à l'en-tête, comme <code>header_type</code>, <code>titre</code>, <code>auteur</code>, etc., sont inutiles), et c'est bien la raison pour laquelle il y a autant de nettoyage à faire (merci {{u|Cantons-de-l'Est}})... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 05:40 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Il y a quelques cas qui sont clairs, mais dans un cas comme [[La Famille de Mourtray|celui-ci]], faut-il supprimer header=Sommaire ? En règle générale, cette mention est-elle utile, dès lors que, en son absence, le sommaire s'affiche ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 7 août 2026 à 08:16 (UTC)
::::::Dans ce cas, <code>header=Sommaire</code> me semble inutile car le header est créé automatiquement lorsqu'on ne précise pas les pages à inclure. J'ai aussi corrigé le paramètre <code>volume</code>, qui avait un ''s'' indu. Du coup la catégorisation disparaît. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:29 (UTC)
::::::Un cas délicat est celui de [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et autres pages de la même série, car la catégorisation semble provenir de l'utilisation de <code>header_type</code> sur la.wikisource. Il y a sans doute quelque chose à modifier aussi dans {{m|HdcerTransclusion}}, mais {{u|Cantons-de-l'Est}} saura mieux que quinconque comment faire… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:32 (UTC)
{{RI}}{{u|Cantons-de-l'Est}} Je tente de répondre à la question initiale : Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
:Selon moi le seul motif pouvant justifier le retrait de <code>header_type=empty</code> alors que cela correspond au souhait de l’usager, est de retirer la page d’une catégorie où elle ne devrait pas se retrouver. C’est d’ailleurs le motif invoqué dans la remarque. Je ne connais pas d’architecte fonctionnel qui, après avoir associé un paramètre à une opération comme afficher une en-tête en prohiberait l’utilisation dans un cas où il n’est pas nécessaire de préciser ce paramètre. Si le système est en mesure de créer de tels automatismes, il est assez intelligent pour ignorer un paramétrage valide mais non essentiel dans un cas particulier. L’alarme de mon véhicule ne se déclenche pas en plein jour parce que j’ai paramétré l’éclairage nocturne sinon je remettrais en cause l’ingénieur et non mon paramétrage. L’architecture fonctionnelle exigerait aussi par souci de cohérence qu’on applique les mêmes règles aux paramètres header_type et header car, dans certaines situations, il n’est pas nécessaire de les inclure, l’un comme l’autre, pour obtenir le résultat recherché.
:Concernant le paramètre auteur, j’ai corrigé une transclusion comprenant la mention <code>auteur= </code> et cette page n’est plus présente dans la catégorie. (voir : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Revue_litt%C3%A9raire_-_Les_Chapelles_litt%C3%A9raires&diff=prev&oldid=15967637 Revue littéraire - Les Chapelles littéraires]] )
:--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 12:27 (UTC)
:J'ai corrigé plusieurs erreurs, certaines évidentes, d'autres pas, y compris dans quatre modèles. J'ai documenté dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] les erreurs que j'ai observées, mais ça ne couvre pas tous les cas. Pour le moment, je poursuis pour les erreurs évidentes, ce qui réduira significativement le nombre de pages dans la catégorie. Après, on pourra discuter des cas plus difficiles (notamment [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]]). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 14:00 (UTC)
::Oui je suis surpris de la quantité d’erreurs répertoriées dans cette catégorie mais on aurait pu ignorer le signalement des paramètres valides et bien structurés uniquement sous le prétexte qu’ils ne sont pas essentiels. J’ai modifié quelques pages reliées à [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/2]] à la fois sur ws.fr et ws.la. Ce sera un peu plus long à rectifier que pour les autres pages mais il ne sera pas nécessaire de retoucher aux modèles. Je peux m’occuper des 97 pages restantes. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 17:52 (UTC)
:::Merci de vous occuper des autres pages. {{sourire}}
:::Pour le moment, la catégorie est visible pour tout le monde. Lorsqu'elle sera vide, devrait-elle être cachée avec HIDDENCAT (comme dans [[:Catégorie:Pages incluant des sections inexistantes]] ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 22:49 (UTC)
::::C’est terminé pour toutes les œuvres affichées en mode bilingue. Il a fallu remanier quelques 200 pages sur ws.fr et le même nombre sur ws.la (avec l’aide précieuse de AWB) et oui il me semble préférable de maintenir la catégorie visible pour permettre aux intervenants de réagir sur le champ. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 août 2026 à 00:55 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::S'il n'y a pas d'entête, les paramètres <code>prev</code>, <code>current</code> et <code>next</code> ne devraient pas apparaître non plus. Par exemple, les constructions suivantes devraient être vues comme fautives :
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header=0 prev="texte" next="texte" /></nowiki></code> (<code>prev</code> et <code>next</code> ne seront pas affichés)
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header_type=none current="texte" /></nowiki></code> (<code>current</code> ne sera pas affiché)
:::::À qui faut-il s'adresser pour que l'extension Pages indique ce type d'erreur ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 10:30 (UTC)
::::::La catégorie a été créée à la suite d'une demande faite sur Phabricator : {{phab|T421744}}. Le ticket étant toujours ouvert, il suffirait d'y rajouter ces demandes d'amélioration. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 8 août 2026 à 19:59 (UTC)
:::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], Merci pour la suggestion. J'ai déposé une demande. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 20:40 (UTC)
== Traduction ancien français avec AI ==
Bonjour, j'ai développé une instruction pour le google AI-modus qui permet de traduire directement du lien wikisource une page d'ancien Français en Français moderne: copier le texte suivant dans la fenêtre ''google AI-modus''<br>
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte en ''Français moderne'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
<br>Idem ...pdf/24 etc. ou une page d'un autre livre au choix.
<br>
Ça réussit aussi pour la traduction directement en Néerlandais:
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte ''en Néerlandais'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
Je considère la traduction robot AI comme un brouillon. Il est permis de rire des fautes du robot, mais après rire: on pourra choisir entre rejeter ou corriger la traduction. Essayez-le et faites vos commentaires.
--[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|discuter]]) 7 août 2026 à 07:00 (CEST) [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 06:02 (UTC)
:Ca fonctionne bien, en effet. Pour voir j'ai comparé le même prompt sur Google et ChatGPT : [[Discussion Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/26]]. Je trouve le style de ChatGPT meilleur en français moderne, mais je ne suis pas assez compétent en ancien français pour juger de la qualité de la traduction. L'objectif est-il de proposer dans Wikisource une traduction en français moderne ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 06:21 (UTC)
::Mon premer objectif était d'avoir pour moi-même la traduction en Néerlandais, pour vraiment comprendre le texte du récit, et ça fonctionne. Mais le spin-off de mes tests était la traduction en Français moderne.
::Si on choisit d'avoir une traduction ''dans'' wikisource français, c'est faisable et cela permettrait des adaptations par des linguistes avec la procédure corriger/valider et, dans un deuxième temps, la traduction dans un autre langue. Pour moi, une fonctionalité (app?) dans wikisource français qui permettrait directement du Français ancien la traduction en Néerlandais, voire en une autre langue, serait intéressant aussi. Mais faire de cette façon manuellement la traduction dans le néerlandais m'est déjà un progrès formidable. -[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 07:50 (UTC)
== J'ai besoin d'aide pour une erreur de intervalle invalide. ==
J'ai oublié comment corriger l'erreur « Erreur : intervalle invalide ». Quelqu'un pourrait-il jeter un œil au fichier [[Livre : Folie d'Opium.pdf]] et la corriger ? Merci.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 04:26 (UTC)
:Il suffit de purger la page "Folie d'Opium.pdf" sur Wiki Commons… (fait). Bonne continuation. [[Utilisateur:JLTB34|JLTB34]] ([[Discussion utilisateur:JLTB34|d]]) 9 août 2026 à 04:55 (UTC)
== Ajout d'illustrations dans fac-similé existant ou bien import d'un nouveau fac-similé ==
Bonjour, il m'arrive de trouver des fac-similés avec illustrations de livres, dépourvus de gravures, déjà importés et corrigés dans wikisource. Je précise qu'il s'agit toujours de la même édition (modulo les gravures présentes ou absentes). Dans ces situations, est-il préférable d'importer les illustrations et de les ajouter à l'ouvrage existant, ou bien d'importer un nouveau fac-similé, en récupérant éventuellement le texte corrigé ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 9 août 2026 à 05:29 (UTC)
hkb21sptm46x4zk5xl3kg9pyj77qbnj
15971939
15971937
2026-08-09T05:31:20Z
Cunegonde1
52509
/* Ajout d'illustrations dans fac-similé existant ou bien import d'un nouveau fac-similé */
15971939
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry aout.jpg|thumb|upright|Août. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'']]
= Août 2026 =
== Article de [[Auteur:Paul Leroy-Beaulieu|Paul Leroy-Beaulieu]] : "Francis Charmes" ==
Bonjour, sur [[Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1916_-_tome_31.djvu/963|cette page]] de {{RDDM2|31|1916|nocat}}, il est indiqué sous le titre : << Livraison du 15 Janvier. >> ;
"Francis Charmes, par M. Paul LEROY-BEAULIEU, de l’Académie des Sciences morales et politiques, Président du Conseil de Surveillance de la Revue des Deux Mondes
I-IV". Donc pages I à IV. J'ai essayé de retrouver les pages, j'y arrive pas.
Une idée ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 août 2026 à 16:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : on les trouve dans JStor, mais l'insertion nécessiterait un grand déplacement de pages corrigées ; à moins de les ajouter à la fin. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 août 2026 à 21:36 (UTC)
::{{ping|M-le-mot-dit}} Je vais laisser un mot sur la livre disant de faire ça. Merci pour ta solution --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 août 2026 à 06:13 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : {{fait}} le fichier est complété, les pages I-IV suivent le supplément. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 2 août 2026 à 09:51 (UTC)
== Absence de flèche vers le livre précédent ==
Bonjour,
Je ne comprends pas pourquoi le header sur [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVI.|cette page]] et celle [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVII.|qui suit]], n'affiche pas les flèches vers l'ouvrage précédent/suivant.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 09:08 (UTC)
:@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : cela arrive quand il n'y a pas de lien vers l'ouvrage dans le Livre:xxx. J'en ai ajouté un que vous pourrez modifier ; vous pouvez vérifier vos pages. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 11:37 (UTC)
::Merci mais je n'ai pas compris de quel lien il s'agit? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 16:09 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; celui que vous avec supprimé : dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879.djvu]], <code>titre = Jérôme Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879</code>. Les flèches ont du repartir aussi. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 16:19 (UTC)
::::Ah zut je comprends!! Je m'étonnais de ne pas avoir vu ce lien qui pointe vers rien avant :)
::::Du coup il doit pointer vers quoi? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:34 (UTC)
:::::Le lien pourrait pointer vers une page telle que [[Œuvres complètes de saint Jérôme]] ou [[Œuvres complètes de saint Jérôme (Bareille)]] (puisque c'est le titre indiqué dans l'ouvrage), laquelle contiendrait la liste des textes contenus dans l'ensemble des tomes. Cela aiderait à retrouver des textes.
:::::Par ailleurs je vois d'autres problèmes : dans les tomes 1 et 2, les transclusions des lettres semblent toutes contenir le même texte. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 05:56 (UTC)
::::::Oui je n'ai pas encore pu y travailler serieusement. Je n'ai mis que les lettres dont j'ai eu besoin. Pour le pointage vers les œuvres complètes c'est déjà ce qui est sur la page de l'auteur, cela ne ferait-il pas un doublon? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:32 (UTC)
:::::::Sur la page de l'auteur il peut y avoir des liens vers tous les textes, quelle que soit l'édition. Sur la page des Œuvres complètes, édition Bareille, il n'y aura que ceux de cette édition (et peu importe s'il y a largement un doublon entre les deux).
:::::::Quant aux tomes 1 et 2, je n'avais pas remarqué que la transclusion porte sur l'ensemble des lettres. Il est plutôt d'usage de faire une transclusion séparée pour chaque lettre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 12:31 (UTC)
::::Par contre je vois toujours les liens? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:35 (UTC)
== Migration vers Parsoid ==
<section begin="announcement-content" />
<em>[[m:Special:MyLanguage/Wikimedia Foundation/Product and Technology/Parsoid Read Views/Read View Announcement|Lire ceci dans une autre langue]]</em>
<div class="mw-translate-fuzzy">
Bonjour à tous et toutes !
Je suis heureux de vous informer que, dans le cadre de la prochaine étape du projet d’[[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification|unification des analyseurs syntaxiques]], Parsoid sera bientôt activé en tant qu’analyseur d’articles par défaut sur votre $wiki. Nous augmentons progressivement le nombre de wikis utilisant Parsoid, avec l’intention d’en faire l’analyseur de wikicode par défaut pour la prochaine version maintenue à long terme de MediaWiki. Cela rendra nos wikis plus fiables et plus cohérents entre les utilisations par le contributorat, le lectorat et les outils, et facilitera le développement de futures fonctionnalités du wikicode.
</div>
Si cela perturbe votre flux de travail, ne vous inquiétez pas ! Vous pourrez toujours désactiver Parsoid pour le wiki dans vos préférences utilisateur, ou uniquement sur la page en cours en utilisant le sous-menu Outils, comme décrit dans la documentation de [[mw:Special:MyLanguage/Help:Extension:ParserMigration|Extension:ParserMigration]].
Il y a [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Confidence Framework|plus d’informations sur notre stratégie de déploiement]] disponible, y compris les tests effectués avant d’activer Parsoid pour un nouveau wiki.
Pour signaler des bogues et des problèmes, vous pouvez consulter notre documentation des [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Known Issues|problèmes connus]] et si vous avez trouvé un nouveau bogue, créez un ticket phab et en l’étiquetant avec [[phab:project/view/5846|<i lang="en">Content Transform Team</i>]] qui représente l’équipe Transformation du contenu sur Phabricator.
<section end="announcement-content" />
[[mw:User:MSantos (WMF)|Content Transform Team]] 3 août 2026 à 16:31 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:MSantos (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery/Wikisource&oldid=28221043 -->
== Match & Split ==
Bonjour,
Le match & split est-il en panne? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:33 (UTC)
:{{notif|CyrMatt}} On peut voir sur [[Spécial:Contributions/SodiumBot]] que le robot est actif et a encore fait une opération ce matin. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 5 août 2026 à 07:15 (UTC)
::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] effectivement j'ai fait un split (je n'utilise pas le match) ce matin de 7h22 à 7h59 sans problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 août 2026 à 10:40 (UTC)
:::C'était visiblement temporaire. C'est reparti. Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 5 août 2026 à 11:05 (UTC)
== Les RAW en mode fiesta sur la Wikimania ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro d'août 2026 (n°295) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-08-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div></div>
'''Un numéro exceptionnel'''
La conférence Wikimania s'est achevée le 25 juillet. Que vous ressentiez de la frustration (si vous n’avez pas pu y assister) ou du [[:w:Wikipédia:Wikispleen|wikispleen]] (si vous y étiez et que vous avez du mal à digérer que ce soit déjà fini), l’équipe des RAW n’a pas ménagé ses efforts pour vous proposer un numéro XXL qui revient en long, en large et en travers sur cet événement qui le mérite bien. Comptes-rendus, témoignages, entretiens, il y en aura pour tous les goûts ! Le numéro est aussi exceptionnel par le nombre de rédactrices et de rédacteurs qui y ont participé {{incise|merci !|stop}}
Au-delà de Wikimania, l’actualité wikimédienne est loin d’être paisible cet été. Nous vous proposons donc aussi de revenir en détail sur la crise qui secoue la fondation Wikimédia autour de la reconnaissance du syndicat Wiki Workers United (WWU). Nous aurons probablement l’occasion de couvrir la suite de cette histoire dans le prochain numéro. D’ici là, bonne lecture !
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Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia et des nouveaux outils
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Dossier spécial Wikimania</span>'''
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les POV</span>'''<br>— Ma Wikimania : la joie, l'inquiétude et la raison d'être<br>— Témoignages : regards sur la Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">L'Analyse</span>''' — La crise s'intensifie après le refus de la WMF de reconnaître le syndicat WWU
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Comptes-rendus</span>'''<br>— Une Wikimania sous le signe de la jeunesse<br>— Sur les conséquences de la définition de « wikimédien·ne »<br>— Petit tour d’horizon de la créativité wikimédienne<br>— CultureStrong : respecter les savoirs des Premières Nations sur les plateformes Wikimédia<br>— Des événements techniques à Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Interviews</span>'''<br>— Ses goûts, sa Wikimania, sa prochaine tournée... : Baby Globe nous dévoile tout !<br>— Jules*, notre Wikimédien de l'année : comment rendre compte du changement climatique tout en protégeant l'encyclopédie
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : si un sujet vous tient à cœur, n'hésitez pas à proposer une idée d'article ou à participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]]. Toutes les contributions sont les bienvenues, quel que soit votre wiki d'origine ! <span class="smiley">[[Image:Face-smile.svg|20px|Sourire|alt=Émoticône sourire]]</span>
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 août 2026 à 22:24 (UTC)
== Remplacer(?) anciennes pages sans fs ==
J'ai une question sur les beaucoup de textes tels que [[:catégorie:Théâtre à formater]]; si j'ai bien compris, ce sont des pages qui existaient déjà avant la décision que tout devait être ''{{lang|en|scan-backed}}...''
Est-ce qu'on peut juste complètement remplacer le contenu de ces pages avec une version corrigée d'après un fac-similé? J'ai déjà fait ça sans poser la question avec [[Belle qui tiens ma vie]] qui semblait un cas évident
Plus récemment j'ai vu la page [[Médée (Longepierre)]] qui a comme ‘source’ une édition de 1802, à laquelle elle n'est pas conforme; j'ai presque corrigé une [[Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu|édition du 17e]] (solutions pour les didascalies bienvenues lol); est-ce que je peux juste placer le texte de cette édition sur la page, jeter le contenu actuel à la poubelle et oublier l'édition de 1802..?
question générale pour ces pages du genre « à formater » ou celles où la page livre: qui correspond dit « faites pas de match&split etc » -- est-ce qu'il y a une intention derrière le choix des fs? Ou c'était juste pour conformer à la nouvelle norme et on peut faire ce qu’on veut avec les pages principales? très possible que je fasse ça avec d'autres pièces éventuellement [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 5 août 2026 à 00:24 (UTC)
:@[[Utilisateur:Psephos|Psephos]] Oui, continue comme ça. A une époque, j'ai un peu râlé parce qu'il y avait des M&S faits, en particulier sur du théâtre, où rien n'allait : d'où, je suppose, l'avertissement qui a été mis sur certains textes. L'idée, je pense, était de rattacher tous les textes à un FS, mais avec des différences d'édition parfois considérables, qui impliquaient (peut-être trop peu explicitement) de tout écraser une fois les pages corrigées. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 5 août 2026 à 12:11 (UTC)
== Catégorie:Page transclusions with invalid attributes ==
Bonjour,
La [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] liste des transclusions dont au moins l'un des paramètres est potentiellement fautif. J'ai vu dans plusieurs pages <code>header_type=none/empty</code> ; en supprimant ce passage, la transclusion n'est plus ainsi catégorisée. Dans [[Aide:Transclusion#Définir_la_plage_de_texte_à_transclure_:_les_paramètres_from,_to_et_associés|Aide:Transclusion]], le paramètre <code>header_type</code> est inscrit comme paramètre valide, mais l'extension Pages indique que ce paramètre est invalide. [[Aide:Transclusion#Modifier_les_informations_affichées_par_défaut_dans_la_boîte_de_titre|Idem pour]] pour le paramètre <code>auteur</code>.
Cette catégorisation n'était pas faite voici un mois. Donc, quelqu'un a modifié le code de l'extension Pages. Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:09 (UTC)
:La catégorisation semble en effet récente. Sauf erreur, elle n'apparaît que si les paramètres from/to et header_type=empty sont présents simultanément, peut-être parce que header_type=empty est inutile dans ce cas. Si c'est bien le cas, ça mériterait d'être mieux expliqué dans [[Aide:Transclusion]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 17:18 (UTC)
:En cherchant de plus près, il semble que :
:* le 13 juin dernier, le code de l’extension ProofreadPage [https://github.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/commit/ae90e4f2 a été en effet modifié] pour ajouter la catégorie en question lorsque la balise <code><nowiki><pages /></nowiki></code> est utilisée avec des paramètres incorrects ;
:* les paramètres corrects ou incorrects peuvent être définis localement dans certaines conditions, notamment lorsque les paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code> sont absents (cf. [https://raw.githubusercontent.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/master/includes/Parser/PagesTagRendererTrait.php ce fichier source de MediaWiki]) ;
:* c’est le cas de <code>header_type</code>, défini pour Wikipédia-fr dans [[MediaWiki:Proofreadpage index data config.json]]. Ce paramètre est donc interdit si les arguments <code>from=</code>, <code>to=</code> ou <code>include=</code> sont présents. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 21:55 (UTC)
::Merci pour ces informations. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 22:16 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]. Ces informations permettent de préciser dans quels cas le paramètre <code>header_type</code> doit être utilisé. Toutefois je pense que son utilité est relié davantage à la présence de <code>header=sommaire</code> (qu’elle soit implicite ou déclarée) et non à l’absence des paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code>. Il faut considérer que <code>header=sommaire</code> a aussi pour effet de baliser les tdm avec ws-summary ce qui active la création des chapitres dans ws-export. Que la TDM provienne directement des pages ou du sommaire n’a pas vraiment d’importance. @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Les modifications que vous apportez sont bel et bien justifiées. Si l’en-tête n’apparaît pas suite à la suppression de <code>header_type=empty</code>, c’est que ce paramètre était inutile. Merci pour ces corrections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 02:26 (UTC)
::::Je pense qu'il faut tout de même mentionner clairement qu'on ne doit pas utiliser <code>header_type</code> simultanément avec <code>from</code>, <code>to</code> ou <code>include</code>, sauf si on rajoute <code>header</code>, puisque c'est bien ce que tant de gens (dont moi) ont fait. Cela n'est pas vraiment clair dans la page d'aide (même si c'est logique lorsqu'on réfléchit : ces trois paramètres désactivent l'en-tête, donc tous les paramètres liés à l'en-tête, comme <code>header_type</code>, <code>titre</code>, <code>auteur</code>, etc., sont inutiles), et c'est bien la raison pour laquelle il y a autant de nettoyage à faire (merci {{u|Cantons-de-l'Est}})... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 05:40 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Il y a quelques cas qui sont clairs, mais dans un cas comme [[La Famille de Mourtray|celui-ci]], faut-il supprimer header=Sommaire ? En règle générale, cette mention est-elle utile, dès lors que, en son absence, le sommaire s'affiche ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 7 août 2026 à 08:16 (UTC)
::::::Dans ce cas, <code>header=Sommaire</code> me semble inutile car le header est créé automatiquement lorsqu'on ne précise pas les pages à inclure. J'ai aussi corrigé le paramètre <code>volume</code>, qui avait un ''s'' indu. Du coup la catégorisation disparaît. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:29 (UTC)
::::::Un cas délicat est celui de [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et autres pages de la même série, car la catégorisation semble provenir de l'utilisation de <code>header_type</code> sur la.wikisource. Il y a sans doute quelque chose à modifier aussi dans {{m|HdcerTransclusion}}, mais {{u|Cantons-de-l'Est}} saura mieux que quinconque comment faire… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:32 (UTC)
{{RI}}{{u|Cantons-de-l'Est}} Je tente de répondre à la question initiale : Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
:Selon moi le seul motif pouvant justifier le retrait de <code>header_type=empty</code> alors que cela correspond au souhait de l’usager, est de retirer la page d’une catégorie où elle ne devrait pas se retrouver. C’est d’ailleurs le motif invoqué dans la remarque. Je ne connais pas d’architecte fonctionnel qui, après avoir associé un paramètre à une opération comme afficher une en-tête en prohiberait l’utilisation dans un cas où il n’est pas nécessaire de préciser ce paramètre. Si le système est en mesure de créer de tels automatismes, il est assez intelligent pour ignorer un paramétrage valide mais non essentiel dans un cas particulier. L’alarme de mon véhicule ne se déclenche pas en plein jour parce que j’ai paramétré l’éclairage nocturne sinon je remettrais en cause l’ingénieur et non mon paramétrage. L’architecture fonctionnelle exigerait aussi par souci de cohérence qu’on applique les mêmes règles aux paramètres header_type et header car, dans certaines situations, il n’est pas nécessaire de les inclure, l’un comme l’autre, pour obtenir le résultat recherché.
:Concernant le paramètre auteur, j’ai corrigé une transclusion comprenant la mention <code>auteur= </code> et cette page n’est plus présente dans la catégorie. (voir : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Revue_litt%C3%A9raire_-_Les_Chapelles_litt%C3%A9raires&diff=prev&oldid=15967637 Revue littéraire - Les Chapelles littéraires]] )
:--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 12:27 (UTC)
:J'ai corrigé plusieurs erreurs, certaines évidentes, d'autres pas, y compris dans quatre modèles. J'ai documenté dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] les erreurs que j'ai observées, mais ça ne couvre pas tous les cas. Pour le moment, je poursuis pour les erreurs évidentes, ce qui réduira significativement le nombre de pages dans la catégorie. Après, on pourra discuter des cas plus difficiles (notamment [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]]). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 14:00 (UTC)
::Oui je suis surpris de la quantité d’erreurs répertoriées dans cette catégorie mais on aurait pu ignorer le signalement des paramètres valides et bien structurés uniquement sous le prétexte qu’ils ne sont pas essentiels. J’ai modifié quelques pages reliées à [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/2]] à la fois sur ws.fr et ws.la. Ce sera un peu plus long à rectifier que pour les autres pages mais il ne sera pas nécessaire de retoucher aux modèles. Je peux m’occuper des 97 pages restantes. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 17:52 (UTC)
:::Merci de vous occuper des autres pages. {{sourire}}
:::Pour le moment, la catégorie est visible pour tout le monde. Lorsqu'elle sera vide, devrait-elle être cachée avec HIDDENCAT (comme dans [[:Catégorie:Pages incluant des sections inexistantes]] ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 22:49 (UTC)
::::C’est terminé pour toutes les œuvres affichées en mode bilingue. Il a fallu remanier quelques 200 pages sur ws.fr et le même nombre sur ws.la (avec l’aide précieuse de AWB) et oui il me semble préférable de maintenir la catégorie visible pour permettre aux intervenants de réagir sur le champ. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 août 2026 à 00:55 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::S'il n'y a pas d'entête, les paramètres <code>prev</code>, <code>current</code> et <code>next</code> ne devraient pas apparaître non plus. Par exemple, les constructions suivantes devraient être vues comme fautives :
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header=0 prev="texte" next="texte" /></nowiki></code> (<code>prev</code> et <code>next</code> ne seront pas affichés)
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header_type=none current="texte" /></nowiki></code> (<code>current</code> ne sera pas affiché)
:::::À qui faut-il s'adresser pour que l'extension Pages indique ce type d'erreur ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 10:30 (UTC)
::::::La catégorie a été créée à la suite d'une demande faite sur Phabricator : {{phab|T421744}}. Le ticket étant toujours ouvert, il suffirait d'y rajouter ces demandes d'amélioration. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 8 août 2026 à 19:59 (UTC)
:::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], Merci pour la suggestion. J'ai déposé une demande. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 20:40 (UTC)
== Traduction ancien français avec AI ==
Bonjour, j'ai développé une instruction pour le google AI-modus qui permet de traduire directement du lien wikisource une page d'ancien Français en Français moderne: copier le texte suivant dans la fenêtre ''google AI-modus''<br>
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte en ''Français moderne'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
<br>Idem ...pdf/24 etc. ou une page d'un autre livre au choix.
<br>
Ça réussit aussi pour la traduction directement en Néerlandais:
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte ''en Néerlandais'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
Je considère la traduction robot AI comme un brouillon. Il est permis de rire des fautes du robot, mais après rire: on pourra choisir entre rejeter ou corriger la traduction. Essayez-le et faites vos commentaires.
--[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|discuter]]) 7 août 2026 à 07:00 (CEST) [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 06:02 (UTC)
:Ca fonctionne bien, en effet. Pour voir j'ai comparé le même prompt sur Google et ChatGPT : [[Discussion Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/26]]. Je trouve le style de ChatGPT meilleur en français moderne, mais je ne suis pas assez compétent en ancien français pour juger de la qualité de la traduction. L'objectif est-il de proposer dans Wikisource une traduction en français moderne ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 06:21 (UTC)
::Mon premer objectif était d'avoir pour moi-même la traduction en Néerlandais, pour vraiment comprendre le texte du récit, et ça fonctionne. Mais le spin-off de mes tests était la traduction en Français moderne.
::Si on choisit d'avoir une traduction ''dans'' wikisource français, c'est faisable et cela permettrait des adaptations par des linguistes avec la procédure corriger/valider et, dans un deuxième temps, la traduction dans un autre langue. Pour moi, une fonctionalité (app?) dans wikisource français qui permettrait directement du Français ancien la traduction en Néerlandais, voire en une autre langue, serait intéressant aussi. Mais faire de cette façon manuellement la traduction dans le néerlandais m'est déjà un progrès formidable. -[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 07:50 (UTC)
== J'ai besoin d'aide pour une erreur de intervalle invalide. ==
J'ai oublié comment corriger l'erreur « Erreur : intervalle invalide ». Quelqu'un pourrait-il jeter un œil au fichier [[Livre : Folie d'Opium.pdf]] et la corriger ? Merci.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 04:26 (UTC)
:Il suffit de purger la page "Folie d'Opium.pdf" sur Wiki Commons… (fait). Bonne continuation. [[Utilisateur:JLTB34|JLTB34]] ([[Discussion utilisateur:JLTB34|d]]) 9 août 2026 à 04:55 (UTC)
== Ajout d'illustrations dans fac-similé existant ou bien import d'un nouveau fac-similé ==
Bonjour, il m'arrive de trouver des fac-similés avec illustrations de livres, dépourvus de gravures, déjà importés et corrigés dans wikisource. Je précise qu'il s'agit toujours de la même édition (modulo les gravures présentes ou absentes). Dans ces situations, est-il préférable d'importer les illustrations et de les ajouter à l'ouvrage existant, ou bien d'importer un nouveau fac-similé en ajoutant « avec illustration » au nom existant et en récupérant éventuellement le texte corrigé ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 9 août 2026 à 05:29 (UTC)
agk1ek7r4h1lv6j9gzxii2zx8xrnckx
15971940
15971939
2026-08-09T05:31:55Z
Cunegonde1
52509
/* Ajout d'illustrations dans fac-similé existant ou bien import d'un nouveau fac-similé */
15971940
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry aout.jpg|thumb|upright|Août. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'']]
= Août 2026 =
== Article de [[Auteur:Paul Leroy-Beaulieu|Paul Leroy-Beaulieu]] : "Francis Charmes" ==
Bonjour, sur [[Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1916_-_tome_31.djvu/963|cette page]] de {{RDDM2|31|1916|nocat}}, il est indiqué sous le titre : << Livraison du 15 Janvier. >> ;
"Francis Charmes, par M. Paul LEROY-BEAULIEU, de l’Académie des Sciences morales et politiques, Président du Conseil de Surveillance de la Revue des Deux Mondes
I-IV". Donc pages I à IV. J'ai essayé de retrouver les pages, j'y arrive pas.
Une idée ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 août 2026 à 16:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : on les trouve dans JStor, mais l'insertion nécessiterait un grand déplacement de pages corrigées ; à moins de les ajouter à la fin. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 août 2026 à 21:36 (UTC)
::{{ping|M-le-mot-dit}} Je vais laisser un mot sur la livre disant de faire ça. Merci pour ta solution --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 août 2026 à 06:13 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : {{fait}} le fichier est complété, les pages I-IV suivent le supplément. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 2 août 2026 à 09:51 (UTC)
== Absence de flèche vers le livre précédent ==
Bonjour,
Je ne comprends pas pourquoi le header sur [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVI.|cette page]] et celle [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVII.|qui suit]], n'affiche pas les flèches vers l'ouvrage précédent/suivant.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 09:08 (UTC)
:@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : cela arrive quand il n'y a pas de lien vers l'ouvrage dans le Livre:xxx. J'en ai ajouté un que vous pourrez modifier ; vous pouvez vérifier vos pages. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 11:37 (UTC)
::Merci mais je n'ai pas compris de quel lien il s'agit? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 16:09 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; celui que vous avec supprimé : dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879.djvu]], <code>titre = Jérôme Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879</code>. Les flèches ont du repartir aussi. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 16:19 (UTC)
::::Ah zut je comprends!! Je m'étonnais de ne pas avoir vu ce lien qui pointe vers rien avant :)
::::Du coup il doit pointer vers quoi? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:34 (UTC)
:::::Le lien pourrait pointer vers une page telle que [[Œuvres complètes de saint Jérôme]] ou [[Œuvres complètes de saint Jérôme (Bareille)]] (puisque c'est le titre indiqué dans l'ouvrage), laquelle contiendrait la liste des textes contenus dans l'ensemble des tomes. Cela aiderait à retrouver des textes.
:::::Par ailleurs je vois d'autres problèmes : dans les tomes 1 et 2, les transclusions des lettres semblent toutes contenir le même texte. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 05:56 (UTC)
::::::Oui je n'ai pas encore pu y travailler serieusement. Je n'ai mis que les lettres dont j'ai eu besoin. Pour le pointage vers les œuvres complètes c'est déjà ce qui est sur la page de l'auteur, cela ne ferait-il pas un doublon? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:32 (UTC)
:::::::Sur la page de l'auteur il peut y avoir des liens vers tous les textes, quelle que soit l'édition. Sur la page des Œuvres complètes, édition Bareille, il n'y aura que ceux de cette édition (et peu importe s'il y a largement un doublon entre les deux).
:::::::Quant aux tomes 1 et 2, je n'avais pas remarqué que la transclusion porte sur l'ensemble des lettres. Il est plutôt d'usage de faire une transclusion séparée pour chaque lettre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 12:31 (UTC)
::::Par contre je vois toujours les liens? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:35 (UTC)
== Migration vers Parsoid ==
<section begin="announcement-content" />
<em>[[m:Special:MyLanguage/Wikimedia Foundation/Product and Technology/Parsoid Read Views/Read View Announcement|Lire ceci dans une autre langue]]</em>
<div class="mw-translate-fuzzy">
Bonjour à tous et toutes !
Je suis heureux de vous informer que, dans le cadre de la prochaine étape du projet d’[[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification|unification des analyseurs syntaxiques]], Parsoid sera bientôt activé en tant qu’analyseur d’articles par défaut sur votre $wiki. Nous augmentons progressivement le nombre de wikis utilisant Parsoid, avec l’intention d’en faire l’analyseur de wikicode par défaut pour la prochaine version maintenue à long terme de MediaWiki. Cela rendra nos wikis plus fiables et plus cohérents entre les utilisations par le contributorat, le lectorat et les outils, et facilitera le développement de futures fonctionnalités du wikicode.
</div>
Si cela perturbe votre flux de travail, ne vous inquiétez pas ! Vous pourrez toujours désactiver Parsoid pour le wiki dans vos préférences utilisateur, ou uniquement sur la page en cours en utilisant le sous-menu Outils, comme décrit dans la documentation de [[mw:Special:MyLanguage/Help:Extension:ParserMigration|Extension:ParserMigration]].
Il y a [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Confidence Framework|plus d’informations sur notre stratégie de déploiement]] disponible, y compris les tests effectués avant d’activer Parsoid pour un nouveau wiki.
Pour signaler des bogues et des problèmes, vous pouvez consulter notre documentation des [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Known Issues|problèmes connus]] et si vous avez trouvé un nouveau bogue, créez un ticket phab et en l’étiquetant avec [[phab:project/view/5846|<i lang="en">Content Transform Team</i>]] qui représente l’équipe Transformation du contenu sur Phabricator.
<section end="announcement-content" />
[[mw:User:MSantos (WMF)|Content Transform Team]] 3 août 2026 à 16:31 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:MSantos (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery/Wikisource&oldid=28221043 -->
== Match & Split ==
Bonjour,
Le match & split est-il en panne? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:33 (UTC)
:{{notif|CyrMatt}} On peut voir sur [[Spécial:Contributions/SodiumBot]] que le robot est actif et a encore fait une opération ce matin. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 5 août 2026 à 07:15 (UTC)
::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] effectivement j'ai fait un split (je n'utilise pas le match) ce matin de 7h22 à 7h59 sans problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 août 2026 à 10:40 (UTC)
:::C'était visiblement temporaire. C'est reparti. Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 5 août 2026 à 11:05 (UTC)
== Les RAW en mode fiesta sur la Wikimania ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro d'août 2026 (n°295) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-08-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div></div>
'''Un numéro exceptionnel'''
La conférence Wikimania s'est achevée le 25 juillet. Que vous ressentiez de la frustration (si vous n’avez pas pu y assister) ou du [[:w:Wikipédia:Wikispleen|wikispleen]] (si vous y étiez et que vous avez du mal à digérer que ce soit déjà fini), l’équipe des RAW n’a pas ménagé ses efforts pour vous proposer un numéro XXL qui revient en long, en large et en travers sur cet événement qui le mérite bien. Comptes-rendus, témoignages, entretiens, il y en aura pour tous les goûts ! Le numéro est aussi exceptionnel par le nombre de rédactrices et de rédacteurs qui y ont participé {{incise|merci !|stop}}
Au-delà de Wikimania, l’actualité wikimédienne est loin d’être paisible cet été. Nous vous proposons donc aussi de revenir en détail sur la crise qui secoue la fondation Wikimédia autour de la reconnaissance du syndicat Wiki Workers United (WWU). Nous aurons probablement l’occasion de couvrir la suite de cette histoire dans le prochain numéro. D’ici là, bonne lecture !
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Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia et des nouveaux outils
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Dossier spécial Wikimania</span>'''
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les POV</span>'''<br>— Ma Wikimania : la joie, l'inquiétude et la raison d'être<br>— Témoignages : regards sur la Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">L'Analyse</span>''' — La crise s'intensifie après le refus de la WMF de reconnaître le syndicat WWU
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Comptes-rendus</span>'''<br>— Une Wikimania sous le signe de la jeunesse<br>— Sur les conséquences de la définition de « wikimédien·ne »<br>— Petit tour d’horizon de la créativité wikimédienne<br>— CultureStrong : respecter les savoirs des Premières Nations sur les plateformes Wikimédia<br>— Des événements techniques à Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Interviews</span>'''<br>— Ses goûts, sa Wikimania, sa prochaine tournée... : Baby Globe nous dévoile tout !<br>— Jules*, notre Wikimédien de l'année : comment rendre compte du changement climatique tout en protégeant l'encyclopédie
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : si un sujet vous tient à cœur, n'hésitez pas à proposer une idée d'article ou à participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]]. Toutes les contributions sont les bienvenues, quel que soit votre wiki d'origine ! <span class="smiley">[[Image:Face-smile.svg|20px|Sourire|alt=Émoticône sourire]]</span>
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 août 2026 à 22:24 (UTC)
== Remplacer(?) anciennes pages sans fs ==
J'ai une question sur les beaucoup de textes tels que [[:catégorie:Théâtre à formater]]; si j'ai bien compris, ce sont des pages qui existaient déjà avant la décision que tout devait être ''{{lang|en|scan-backed}}...''
Est-ce qu'on peut juste complètement remplacer le contenu de ces pages avec une version corrigée d'après un fac-similé? J'ai déjà fait ça sans poser la question avec [[Belle qui tiens ma vie]] qui semblait un cas évident
Plus récemment j'ai vu la page [[Médée (Longepierre)]] qui a comme ‘source’ une édition de 1802, à laquelle elle n'est pas conforme; j'ai presque corrigé une [[Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu|édition du 17e]] (solutions pour les didascalies bienvenues lol); est-ce que je peux juste placer le texte de cette édition sur la page, jeter le contenu actuel à la poubelle et oublier l'édition de 1802..?
question générale pour ces pages du genre « à formater » ou celles où la page livre: qui correspond dit « faites pas de match&split etc » -- est-ce qu'il y a une intention derrière le choix des fs? Ou c'était juste pour conformer à la nouvelle norme et on peut faire ce qu’on veut avec les pages principales? très possible que je fasse ça avec d'autres pièces éventuellement [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 5 août 2026 à 00:24 (UTC)
:@[[Utilisateur:Psephos|Psephos]] Oui, continue comme ça. A une époque, j'ai un peu râlé parce qu'il y avait des M&S faits, en particulier sur du théâtre, où rien n'allait : d'où, je suppose, l'avertissement qui a été mis sur certains textes. L'idée, je pense, était de rattacher tous les textes à un FS, mais avec des différences d'édition parfois considérables, qui impliquaient (peut-être trop peu explicitement) de tout écraser une fois les pages corrigées. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 5 août 2026 à 12:11 (UTC)
== Catégorie:Page transclusions with invalid attributes ==
Bonjour,
La [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] liste des transclusions dont au moins l'un des paramètres est potentiellement fautif. J'ai vu dans plusieurs pages <code>header_type=none/empty</code> ; en supprimant ce passage, la transclusion n'est plus ainsi catégorisée. Dans [[Aide:Transclusion#Définir_la_plage_de_texte_à_transclure_:_les_paramètres_from,_to_et_associés|Aide:Transclusion]], le paramètre <code>header_type</code> est inscrit comme paramètre valide, mais l'extension Pages indique que ce paramètre est invalide. [[Aide:Transclusion#Modifier_les_informations_affichées_par_défaut_dans_la_boîte_de_titre|Idem pour]] pour le paramètre <code>auteur</code>.
Cette catégorisation n'était pas faite voici un mois. Donc, quelqu'un a modifié le code de l'extension Pages. Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:09 (UTC)
:La catégorisation semble en effet récente. Sauf erreur, elle n'apparaît que si les paramètres from/to et header_type=empty sont présents simultanément, peut-être parce que header_type=empty est inutile dans ce cas. Si c'est bien le cas, ça mériterait d'être mieux expliqué dans [[Aide:Transclusion]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 17:18 (UTC)
:En cherchant de plus près, il semble que :
:* le 13 juin dernier, le code de l’extension ProofreadPage [https://github.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/commit/ae90e4f2 a été en effet modifié] pour ajouter la catégorie en question lorsque la balise <code><nowiki><pages /></nowiki></code> est utilisée avec des paramètres incorrects ;
:* les paramètres corrects ou incorrects peuvent être définis localement dans certaines conditions, notamment lorsque les paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code> sont absents (cf. [https://raw.githubusercontent.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/master/includes/Parser/PagesTagRendererTrait.php ce fichier source de MediaWiki]) ;
:* c’est le cas de <code>header_type</code>, défini pour Wikipédia-fr dans [[MediaWiki:Proofreadpage index data config.json]]. Ce paramètre est donc interdit si les arguments <code>from=</code>, <code>to=</code> ou <code>include=</code> sont présents. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 21:55 (UTC)
::Merci pour ces informations. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 22:16 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]. Ces informations permettent de préciser dans quels cas le paramètre <code>header_type</code> doit être utilisé. Toutefois je pense que son utilité est relié davantage à la présence de <code>header=sommaire</code> (qu’elle soit implicite ou déclarée) et non à l’absence des paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code>. Il faut considérer que <code>header=sommaire</code> a aussi pour effet de baliser les tdm avec ws-summary ce qui active la création des chapitres dans ws-export. Que la TDM provienne directement des pages ou du sommaire n’a pas vraiment d’importance. @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Les modifications que vous apportez sont bel et bien justifiées. Si l’en-tête n’apparaît pas suite à la suppression de <code>header_type=empty</code>, c’est que ce paramètre était inutile. Merci pour ces corrections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 02:26 (UTC)
::::Je pense qu'il faut tout de même mentionner clairement qu'on ne doit pas utiliser <code>header_type</code> simultanément avec <code>from</code>, <code>to</code> ou <code>include</code>, sauf si on rajoute <code>header</code>, puisque c'est bien ce que tant de gens (dont moi) ont fait. Cela n'est pas vraiment clair dans la page d'aide (même si c'est logique lorsqu'on réfléchit : ces trois paramètres désactivent l'en-tête, donc tous les paramètres liés à l'en-tête, comme <code>header_type</code>, <code>titre</code>, <code>auteur</code>, etc., sont inutiles), et c'est bien la raison pour laquelle il y a autant de nettoyage à faire (merci {{u|Cantons-de-l'Est}})... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 05:40 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Il y a quelques cas qui sont clairs, mais dans un cas comme [[La Famille de Mourtray|celui-ci]], faut-il supprimer header=Sommaire ? En règle générale, cette mention est-elle utile, dès lors que, en son absence, le sommaire s'affiche ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 7 août 2026 à 08:16 (UTC)
::::::Dans ce cas, <code>header=Sommaire</code> me semble inutile car le header est créé automatiquement lorsqu'on ne précise pas les pages à inclure. J'ai aussi corrigé le paramètre <code>volume</code>, qui avait un ''s'' indu. Du coup la catégorisation disparaît. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:29 (UTC)
::::::Un cas délicat est celui de [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et autres pages de la même série, car la catégorisation semble provenir de l'utilisation de <code>header_type</code> sur la.wikisource. Il y a sans doute quelque chose à modifier aussi dans {{m|HdcerTransclusion}}, mais {{u|Cantons-de-l'Est}} saura mieux que quinconque comment faire… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:32 (UTC)
{{RI}}{{u|Cantons-de-l'Est}} Je tente de répondre à la question initiale : Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
:Selon moi le seul motif pouvant justifier le retrait de <code>header_type=empty</code> alors que cela correspond au souhait de l’usager, est de retirer la page d’une catégorie où elle ne devrait pas se retrouver. C’est d’ailleurs le motif invoqué dans la remarque. Je ne connais pas d’architecte fonctionnel qui, après avoir associé un paramètre à une opération comme afficher une en-tête en prohiberait l’utilisation dans un cas où il n’est pas nécessaire de préciser ce paramètre. Si le système est en mesure de créer de tels automatismes, il est assez intelligent pour ignorer un paramétrage valide mais non essentiel dans un cas particulier. L’alarme de mon véhicule ne se déclenche pas en plein jour parce que j’ai paramétré l’éclairage nocturne sinon je remettrais en cause l’ingénieur et non mon paramétrage. L’architecture fonctionnelle exigerait aussi par souci de cohérence qu’on applique les mêmes règles aux paramètres header_type et header car, dans certaines situations, il n’est pas nécessaire de les inclure, l’un comme l’autre, pour obtenir le résultat recherché.
:Concernant le paramètre auteur, j’ai corrigé une transclusion comprenant la mention <code>auteur= </code> et cette page n’est plus présente dans la catégorie. (voir : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Revue_litt%C3%A9raire_-_Les_Chapelles_litt%C3%A9raires&diff=prev&oldid=15967637 Revue littéraire - Les Chapelles littéraires]] )
:--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 12:27 (UTC)
:J'ai corrigé plusieurs erreurs, certaines évidentes, d'autres pas, y compris dans quatre modèles. J'ai documenté dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] les erreurs que j'ai observées, mais ça ne couvre pas tous les cas. Pour le moment, je poursuis pour les erreurs évidentes, ce qui réduira significativement le nombre de pages dans la catégorie. Après, on pourra discuter des cas plus difficiles (notamment [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]]). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 14:00 (UTC)
::Oui je suis surpris de la quantité d’erreurs répertoriées dans cette catégorie mais on aurait pu ignorer le signalement des paramètres valides et bien structurés uniquement sous le prétexte qu’ils ne sont pas essentiels. J’ai modifié quelques pages reliées à [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/2]] à la fois sur ws.fr et ws.la. Ce sera un peu plus long à rectifier que pour les autres pages mais il ne sera pas nécessaire de retoucher aux modèles. Je peux m’occuper des 97 pages restantes. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 17:52 (UTC)
:::Merci de vous occuper des autres pages. {{sourire}}
:::Pour le moment, la catégorie est visible pour tout le monde. Lorsqu'elle sera vide, devrait-elle être cachée avec HIDDENCAT (comme dans [[:Catégorie:Pages incluant des sections inexistantes]] ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 22:49 (UTC)
::::C’est terminé pour toutes les œuvres affichées en mode bilingue. Il a fallu remanier quelques 200 pages sur ws.fr et le même nombre sur ws.la (avec l’aide précieuse de AWB) et oui il me semble préférable de maintenir la catégorie visible pour permettre aux intervenants de réagir sur le champ. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 août 2026 à 00:55 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::S'il n'y a pas d'entête, les paramètres <code>prev</code>, <code>current</code> et <code>next</code> ne devraient pas apparaître non plus. Par exemple, les constructions suivantes devraient être vues comme fautives :
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header=0 prev="texte" next="texte" /></nowiki></code> (<code>prev</code> et <code>next</code> ne seront pas affichés)
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header_type=none current="texte" /></nowiki></code> (<code>current</code> ne sera pas affiché)
:::::À qui faut-il s'adresser pour que l'extension Pages indique ce type d'erreur ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 10:30 (UTC)
::::::La catégorie a été créée à la suite d'une demande faite sur Phabricator : {{phab|T421744}}. Le ticket étant toujours ouvert, il suffirait d'y rajouter ces demandes d'amélioration. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 8 août 2026 à 19:59 (UTC)
:::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], Merci pour la suggestion. J'ai déposé une demande. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 20:40 (UTC)
== Traduction ancien français avec AI ==
Bonjour, j'ai développé une instruction pour le google AI-modus qui permet de traduire directement du lien wikisource une page d'ancien Français en Français moderne: copier le texte suivant dans la fenêtre ''google AI-modus''<br>
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte en ''Français moderne'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
<br>Idem ...pdf/24 etc. ou une page d'un autre livre au choix.
<br>
Ça réussit aussi pour la traduction directement en Néerlandais:
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte ''en Néerlandais'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
Je considère la traduction robot AI comme un brouillon. Il est permis de rire des fautes du robot, mais après rire: on pourra choisir entre rejeter ou corriger la traduction. Essayez-le et faites vos commentaires.
--[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|discuter]]) 7 août 2026 à 07:00 (CEST) [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 06:02 (UTC)
:Ca fonctionne bien, en effet. Pour voir j'ai comparé le même prompt sur Google et ChatGPT : [[Discussion Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/26]]. Je trouve le style de ChatGPT meilleur en français moderne, mais je ne suis pas assez compétent en ancien français pour juger de la qualité de la traduction. L'objectif est-il de proposer dans Wikisource une traduction en français moderne ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 06:21 (UTC)
::Mon premer objectif était d'avoir pour moi-même la traduction en Néerlandais, pour vraiment comprendre le texte du récit, et ça fonctionne. Mais le spin-off de mes tests était la traduction en Français moderne.
::Si on choisit d'avoir une traduction ''dans'' wikisource français, c'est faisable et cela permettrait des adaptations par des linguistes avec la procédure corriger/valider et, dans un deuxième temps, la traduction dans un autre langue. Pour moi, une fonctionalité (app?) dans wikisource français qui permettrait directement du Français ancien la traduction en Néerlandais, voire en une autre langue, serait intéressant aussi. Mais faire de cette façon manuellement la traduction dans le néerlandais m'est déjà un progrès formidable. -[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 07:50 (UTC)
== J'ai besoin d'aide pour une erreur de intervalle invalide. ==
J'ai oublié comment corriger l'erreur « Erreur : intervalle invalide ». Quelqu'un pourrait-il jeter un œil au fichier [[Livre : Folie d'Opium.pdf]] et la corriger ? Merci.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 04:26 (UTC)
:Il suffit de purger la page "Folie d'Opium.pdf" sur Wiki Commons… (fait). Bonne continuation. [[Utilisateur:JLTB34|JLTB34]] ([[Discussion utilisateur:JLTB34|d]]) 9 août 2026 à 04:55 (UTC)
== Ajout d'illustrations dans fac-similé existant ou bien import d'un nouveau fac-similé ==
Bonjour, il m'arrive de trouver des fac-similés avec illustrations de livres, dépourvus de gravures, déjà importés et corrigés dans wikisource. Je précise qu'il s'agit toujours de la même édition (modulo les gravures présentes ou absentes). Dans ces situations, est-il préférable d'importer les illustrations et de les ajouter à l'ouvrage existant, ou bien d'importer un nouveau fac-similé en ajoutant « avec illustrations » au nom existant et en récupérant éventuellement le texte corrigé ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 9 août 2026 à 05:29 (UTC)
hs8go3ypa66eou944emjn7hjd2raesm
15972010
15971940
2026-08-09T06:20:12Z
Ineuw
10482
/* J'ai besoin d'aide pour une erreur de intervalle invalide. */ Réponse
15972010
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry aout.jpg|thumb|upright|Août. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'']]
= Août 2026 =
== Article de [[Auteur:Paul Leroy-Beaulieu|Paul Leroy-Beaulieu]] : "Francis Charmes" ==
Bonjour, sur [[Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1916_-_tome_31.djvu/963|cette page]] de {{RDDM2|31|1916|nocat}}, il est indiqué sous le titre : << Livraison du 15 Janvier. >> ;
"Francis Charmes, par M. Paul LEROY-BEAULIEU, de l’Académie des Sciences morales et politiques, Président du Conseil de Surveillance de la Revue des Deux Mondes
I-IV". Donc pages I à IV. J'ai essayé de retrouver les pages, j'y arrive pas.
Une idée ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 août 2026 à 16:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : on les trouve dans JStor, mais l'insertion nécessiterait un grand déplacement de pages corrigées ; à moins de les ajouter à la fin. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 août 2026 à 21:36 (UTC)
::{{ping|M-le-mot-dit}} Je vais laisser un mot sur la livre disant de faire ça. Merci pour ta solution --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 août 2026 à 06:13 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : {{fait}} le fichier est complété, les pages I-IV suivent le supplément. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 2 août 2026 à 09:51 (UTC)
== Absence de flèche vers le livre précédent ==
Bonjour,
Je ne comprends pas pourquoi le header sur [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVI.|cette page]] et celle [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVII.|qui suit]], n'affiche pas les flèches vers l'ouvrage précédent/suivant.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 09:08 (UTC)
:@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : cela arrive quand il n'y a pas de lien vers l'ouvrage dans le Livre:xxx. J'en ai ajouté un que vous pourrez modifier ; vous pouvez vérifier vos pages. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 11:37 (UTC)
::Merci mais je n'ai pas compris de quel lien il s'agit? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 16:09 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; celui que vous avec supprimé : dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879.djvu]], <code>titre = Jérôme Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879</code>. Les flèches ont du repartir aussi. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 16:19 (UTC)
::::Ah zut je comprends!! Je m'étonnais de ne pas avoir vu ce lien qui pointe vers rien avant :)
::::Du coup il doit pointer vers quoi? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:34 (UTC)
:::::Le lien pourrait pointer vers une page telle que [[Œuvres complètes de saint Jérôme]] ou [[Œuvres complètes de saint Jérôme (Bareille)]] (puisque c'est le titre indiqué dans l'ouvrage), laquelle contiendrait la liste des textes contenus dans l'ensemble des tomes. Cela aiderait à retrouver des textes.
:::::Par ailleurs je vois d'autres problèmes : dans les tomes 1 et 2, les transclusions des lettres semblent toutes contenir le même texte. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 05:56 (UTC)
::::::Oui je n'ai pas encore pu y travailler serieusement. Je n'ai mis que les lettres dont j'ai eu besoin. Pour le pointage vers les œuvres complètes c'est déjà ce qui est sur la page de l'auteur, cela ne ferait-il pas un doublon? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:32 (UTC)
:::::::Sur la page de l'auteur il peut y avoir des liens vers tous les textes, quelle que soit l'édition. Sur la page des Œuvres complètes, édition Bareille, il n'y aura que ceux de cette édition (et peu importe s'il y a largement un doublon entre les deux).
:::::::Quant aux tomes 1 et 2, je n'avais pas remarqué que la transclusion porte sur l'ensemble des lettres. Il est plutôt d'usage de faire une transclusion séparée pour chaque lettre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 12:31 (UTC)
::::Par contre je vois toujours les liens? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:35 (UTC)
== Migration vers Parsoid ==
<section begin="announcement-content" />
<em>[[m:Special:MyLanguage/Wikimedia Foundation/Product and Technology/Parsoid Read Views/Read View Announcement|Lire ceci dans une autre langue]]</em>
<div class="mw-translate-fuzzy">
Bonjour à tous et toutes !
Je suis heureux de vous informer que, dans le cadre de la prochaine étape du projet d’[[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification|unification des analyseurs syntaxiques]], Parsoid sera bientôt activé en tant qu’analyseur d’articles par défaut sur votre $wiki. Nous augmentons progressivement le nombre de wikis utilisant Parsoid, avec l’intention d’en faire l’analyseur de wikicode par défaut pour la prochaine version maintenue à long terme de MediaWiki. Cela rendra nos wikis plus fiables et plus cohérents entre les utilisations par le contributorat, le lectorat et les outils, et facilitera le développement de futures fonctionnalités du wikicode.
</div>
Si cela perturbe votre flux de travail, ne vous inquiétez pas ! Vous pourrez toujours désactiver Parsoid pour le wiki dans vos préférences utilisateur, ou uniquement sur la page en cours en utilisant le sous-menu Outils, comme décrit dans la documentation de [[mw:Special:MyLanguage/Help:Extension:ParserMigration|Extension:ParserMigration]].
Il y a [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Confidence Framework|plus d’informations sur notre stratégie de déploiement]] disponible, y compris les tests effectués avant d’activer Parsoid pour un nouveau wiki.
Pour signaler des bogues et des problèmes, vous pouvez consulter notre documentation des [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Known Issues|problèmes connus]] et si vous avez trouvé un nouveau bogue, créez un ticket phab et en l’étiquetant avec [[phab:project/view/5846|<i lang="en">Content Transform Team</i>]] qui représente l’équipe Transformation du contenu sur Phabricator.
<section end="announcement-content" />
[[mw:User:MSantos (WMF)|Content Transform Team]] 3 août 2026 à 16:31 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:MSantos (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery/Wikisource&oldid=28221043 -->
== Match & Split ==
Bonjour,
Le match & split est-il en panne? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:33 (UTC)
:{{notif|CyrMatt}} On peut voir sur [[Spécial:Contributions/SodiumBot]] que le robot est actif et a encore fait une opération ce matin. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 5 août 2026 à 07:15 (UTC)
::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] effectivement j'ai fait un split (je n'utilise pas le match) ce matin de 7h22 à 7h59 sans problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 août 2026 à 10:40 (UTC)
:::C'était visiblement temporaire. C'est reparti. Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 5 août 2026 à 11:05 (UTC)
== Les RAW en mode fiesta sur la Wikimania ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro d'août 2026 (n°295) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-08-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div></div>
'''Un numéro exceptionnel'''
La conférence Wikimania s'est achevée le 25 juillet. Que vous ressentiez de la frustration (si vous n’avez pas pu y assister) ou du [[:w:Wikipédia:Wikispleen|wikispleen]] (si vous y étiez et que vous avez du mal à digérer que ce soit déjà fini), l’équipe des RAW n’a pas ménagé ses efforts pour vous proposer un numéro XXL qui revient en long, en large et en travers sur cet événement qui le mérite bien. Comptes-rendus, témoignages, entretiens, il y en aura pour tous les goûts ! Le numéro est aussi exceptionnel par le nombre de rédactrices et de rédacteurs qui y ont participé {{incise|merci !|stop}}
Au-delà de Wikimania, l’actualité wikimédienne est loin d’être paisible cet été. Nous vous proposons donc aussi de revenir en détail sur la crise qui secoue la fondation Wikimédia autour de la reconnaissance du syndicat Wiki Workers United (WWU). Nous aurons probablement l’occasion de couvrir la suite de cette histoire dans le prochain numéro. D’ici là, bonne lecture !
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Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia et des nouveaux outils
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Dossier spécial Wikimania</span>'''
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les POV</span>'''<br>— Ma Wikimania : la joie, l'inquiétude et la raison d'être<br>— Témoignages : regards sur la Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">L'Analyse</span>''' — La crise s'intensifie après le refus de la WMF de reconnaître le syndicat WWU
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Comptes-rendus</span>'''<br>— Une Wikimania sous le signe de la jeunesse<br>— Sur les conséquences de la définition de « wikimédien·ne »<br>— Petit tour d’horizon de la créativité wikimédienne<br>— CultureStrong : respecter les savoirs des Premières Nations sur les plateformes Wikimédia<br>— Des événements techniques à Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Interviews</span>'''<br>— Ses goûts, sa Wikimania, sa prochaine tournée... : Baby Globe nous dévoile tout !<br>— Jules*, notre Wikimédien de l'année : comment rendre compte du changement climatique tout en protégeant l'encyclopédie
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : si un sujet vous tient à cœur, n'hésitez pas à proposer une idée d'article ou à participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]]. Toutes les contributions sont les bienvenues, quel que soit votre wiki d'origine ! <span class="smiley">[[Image:Face-smile.svg|20px|Sourire|alt=Émoticône sourire]]</span>
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 août 2026 à 22:24 (UTC)
== Remplacer(?) anciennes pages sans fs ==
J'ai une question sur les beaucoup de textes tels que [[:catégorie:Théâtre à formater]]; si j'ai bien compris, ce sont des pages qui existaient déjà avant la décision que tout devait être ''{{lang|en|scan-backed}}...''
Est-ce qu'on peut juste complètement remplacer le contenu de ces pages avec une version corrigée d'après un fac-similé? J'ai déjà fait ça sans poser la question avec [[Belle qui tiens ma vie]] qui semblait un cas évident
Plus récemment j'ai vu la page [[Médée (Longepierre)]] qui a comme ‘source’ une édition de 1802, à laquelle elle n'est pas conforme; j'ai presque corrigé une [[Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu|édition du 17e]] (solutions pour les didascalies bienvenues lol); est-ce que je peux juste placer le texte de cette édition sur la page, jeter le contenu actuel à la poubelle et oublier l'édition de 1802..?
question générale pour ces pages du genre « à formater » ou celles où la page livre: qui correspond dit « faites pas de match&split etc » -- est-ce qu'il y a une intention derrière le choix des fs? Ou c'était juste pour conformer à la nouvelle norme et on peut faire ce qu’on veut avec les pages principales? très possible que je fasse ça avec d'autres pièces éventuellement [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 5 août 2026 à 00:24 (UTC)
:@[[Utilisateur:Psephos|Psephos]] Oui, continue comme ça. A une époque, j'ai un peu râlé parce qu'il y avait des M&S faits, en particulier sur du théâtre, où rien n'allait : d'où, je suppose, l'avertissement qui a été mis sur certains textes. L'idée, je pense, était de rattacher tous les textes à un FS, mais avec des différences d'édition parfois considérables, qui impliquaient (peut-être trop peu explicitement) de tout écraser une fois les pages corrigées. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 5 août 2026 à 12:11 (UTC)
== Catégorie:Page transclusions with invalid attributes ==
Bonjour,
La [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] liste des transclusions dont au moins l'un des paramètres est potentiellement fautif. J'ai vu dans plusieurs pages <code>header_type=none/empty</code> ; en supprimant ce passage, la transclusion n'est plus ainsi catégorisée. Dans [[Aide:Transclusion#Définir_la_plage_de_texte_à_transclure_:_les_paramètres_from,_to_et_associés|Aide:Transclusion]], le paramètre <code>header_type</code> est inscrit comme paramètre valide, mais l'extension Pages indique que ce paramètre est invalide. [[Aide:Transclusion#Modifier_les_informations_affichées_par_défaut_dans_la_boîte_de_titre|Idem pour]] pour le paramètre <code>auteur</code>.
Cette catégorisation n'était pas faite voici un mois. Donc, quelqu'un a modifié le code de l'extension Pages. Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:09 (UTC)
:La catégorisation semble en effet récente. Sauf erreur, elle n'apparaît que si les paramètres from/to et header_type=empty sont présents simultanément, peut-être parce que header_type=empty est inutile dans ce cas. Si c'est bien le cas, ça mériterait d'être mieux expliqué dans [[Aide:Transclusion]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 17:18 (UTC)
:En cherchant de plus près, il semble que :
:* le 13 juin dernier, le code de l’extension ProofreadPage [https://github.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/commit/ae90e4f2 a été en effet modifié] pour ajouter la catégorie en question lorsque la balise <code><nowiki><pages /></nowiki></code> est utilisée avec des paramètres incorrects ;
:* les paramètres corrects ou incorrects peuvent être définis localement dans certaines conditions, notamment lorsque les paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code> sont absents (cf. [https://raw.githubusercontent.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/master/includes/Parser/PagesTagRendererTrait.php ce fichier source de MediaWiki]) ;
:* c’est le cas de <code>header_type</code>, défini pour Wikipédia-fr dans [[MediaWiki:Proofreadpage index data config.json]]. Ce paramètre est donc interdit si les arguments <code>from=</code>, <code>to=</code> ou <code>include=</code> sont présents. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 21:55 (UTC)
::Merci pour ces informations. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 22:16 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]. Ces informations permettent de préciser dans quels cas le paramètre <code>header_type</code> doit être utilisé. Toutefois je pense que son utilité est relié davantage à la présence de <code>header=sommaire</code> (qu’elle soit implicite ou déclarée) et non à l’absence des paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code>. Il faut considérer que <code>header=sommaire</code> a aussi pour effet de baliser les tdm avec ws-summary ce qui active la création des chapitres dans ws-export. Que la TDM provienne directement des pages ou du sommaire n’a pas vraiment d’importance. @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Les modifications que vous apportez sont bel et bien justifiées. Si l’en-tête n’apparaît pas suite à la suppression de <code>header_type=empty</code>, c’est que ce paramètre était inutile. Merci pour ces corrections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 02:26 (UTC)
::::Je pense qu'il faut tout de même mentionner clairement qu'on ne doit pas utiliser <code>header_type</code> simultanément avec <code>from</code>, <code>to</code> ou <code>include</code>, sauf si on rajoute <code>header</code>, puisque c'est bien ce que tant de gens (dont moi) ont fait. Cela n'est pas vraiment clair dans la page d'aide (même si c'est logique lorsqu'on réfléchit : ces trois paramètres désactivent l'en-tête, donc tous les paramètres liés à l'en-tête, comme <code>header_type</code>, <code>titre</code>, <code>auteur</code>, etc., sont inutiles), et c'est bien la raison pour laquelle il y a autant de nettoyage à faire (merci {{u|Cantons-de-l'Est}})... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 05:40 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Il y a quelques cas qui sont clairs, mais dans un cas comme [[La Famille de Mourtray|celui-ci]], faut-il supprimer header=Sommaire ? En règle générale, cette mention est-elle utile, dès lors que, en son absence, le sommaire s'affiche ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 7 août 2026 à 08:16 (UTC)
::::::Dans ce cas, <code>header=Sommaire</code> me semble inutile car le header est créé automatiquement lorsqu'on ne précise pas les pages à inclure. J'ai aussi corrigé le paramètre <code>volume</code>, qui avait un ''s'' indu. Du coup la catégorisation disparaît. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:29 (UTC)
::::::Un cas délicat est celui de [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et autres pages de la même série, car la catégorisation semble provenir de l'utilisation de <code>header_type</code> sur la.wikisource. Il y a sans doute quelque chose à modifier aussi dans {{m|HdcerTransclusion}}, mais {{u|Cantons-de-l'Est}} saura mieux que quinconque comment faire… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:32 (UTC)
{{RI}}{{u|Cantons-de-l'Est}} Je tente de répondre à la question initiale : Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
:Selon moi le seul motif pouvant justifier le retrait de <code>header_type=empty</code> alors que cela correspond au souhait de l’usager, est de retirer la page d’une catégorie où elle ne devrait pas se retrouver. C’est d’ailleurs le motif invoqué dans la remarque. Je ne connais pas d’architecte fonctionnel qui, après avoir associé un paramètre à une opération comme afficher une en-tête en prohiberait l’utilisation dans un cas où il n’est pas nécessaire de préciser ce paramètre. Si le système est en mesure de créer de tels automatismes, il est assez intelligent pour ignorer un paramétrage valide mais non essentiel dans un cas particulier. L’alarme de mon véhicule ne se déclenche pas en plein jour parce que j’ai paramétré l’éclairage nocturne sinon je remettrais en cause l’ingénieur et non mon paramétrage. L’architecture fonctionnelle exigerait aussi par souci de cohérence qu’on applique les mêmes règles aux paramètres header_type et header car, dans certaines situations, il n’est pas nécessaire de les inclure, l’un comme l’autre, pour obtenir le résultat recherché.
:Concernant le paramètre auteur, j’ai corrigé une transclusion comprenant la mention <code>auteur= </code> et cette page n’est plus présente dans la catégorie. (voir : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Revue_litt%C3%A9raire_-_Les_Chapelles_litt%C3%A9raires&diff=prev&oldid=15967637 Revue littéraire - Les Chapelles littéraires]] )
:--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 12:27 (UTC)
:J'ai corrigé plusieurs erreurs, certaines évidentes, d'autres pas, y compris dans quatre modèles. J'ai documenté dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] les erreurs que j'ai observées, mais ça ne couvre pas tous les cas. Pour le moment, je poursuis pour les erreurs évidentes, ce qui réduira significativement le nombre de pages dans la catégorie. Après, on pourra discuter des cas plus difficiles (notamment [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]]). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 14:00 (UTC)
::Oui je suis surpris de la quantité d’erreurs répertoriées dans cette catégorie mais on aurait pu ignorer le signalement des paramètres valides et bien structurés uniquement sous le prétexte qu’ils ne sont pas essentiels. J’ai modifié quelques pages reliées à [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/2]] à la fois sur ws.fr et ws.la. Ce sera un peu plus long à rectifier que pour les autres pages mais il ne sera pas nécessaire de retoucher aux modèles. Je peux m’occuper des 97 pages restantes. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 17:52 (UTC)
:::Merci de vous occuper des autres pages. {{sourire}}
:::Pour le moment, la catégorie est visible pour tout le monde. Lorsqu'elle sera vide, devrait-elle être cachée avec HIDDENCAT (comme dans [[:Catégorie:Pages incluant des sections inexistantes]] ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 22:49 (UTC)
::::C’est terminé pour toutes les œuvres affichées en mode bilingue. Il a fallu remanier quelques 200 pages sur ws.fr et le même nombre sur ws.la (avec l’aide précieuse de AWB) et oui il me semble préférable de maintenir la catégorie visible pour permettre aux intervenants de réagir sur le champ. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 août 2026 à 00:55 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::S'il n'y a pas d'entête, les paramètres <code>prev</code>, <code>current</code> et <code>next</code> ne devraient pas apparaître non plus. Par exemple, les constructions suivantes devraient être vues comme fautives :
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header=0 prev="texte" next="texte" /></nowiki></code> (<code>prev</code> et <code>next</code> ne seront pas affichés)
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header_type=none current="texte" /></nowiki></code> (<code>current</code> ne sera pas affiché)
:::::À qui faut-il s'adresser pour que l'extension Pages indique ce type d'erreur ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 10:30 (UTC)
::::::La catégorie a été créée à la suite d'une demande faite sur Phabricator : {{phab|T421744}}. Le ticket étant toujours ouvert, il suffirait d'y rajouter ces demandes d'amélioration. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 8 août 2026 à 19:59 (UTC)
:::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], Merci pour la suggestion. J'ai déposé une demande. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 20:40 (UTC)
== Traduction ancien français avec AI ==
Bonjour, j'ai développé une instruction pour le google AI-modus qui permet de traduire directement du lien wikisource une page d'ancien Français en Français moderne: copier le texte suivant dans la fenêtre ''google AI-modus''<br>
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte en ''Français moderne'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
<br>Idem ...pdf/24 etc. ou une page d'un autre livre au choix.
<br>
Ça réussit aussi pour la traduction directement en Néerlandais:
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte ''en Néerlandais'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
Je considère la traduction robot AI comme un brouillon. Il est permis de rire des fautes du robot, mais après rire: on pourra choisir entre rejeter ou corriger la traduction. Essayez-le et faites vos commentaires.
--[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|discuter]]) 7 août 2026 à 07:00 (CEST) [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 06:02 (UTC)
:Ca fonctionne bien, en effet. Pour voir j'ai comparé le même prompt sur Google et ChatGPT : [[Discussion Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/26]]. Je trouve le style de ChatGPT meilleur en français moderne, mais je ne suis pas assez compétent en ancien français pour juger de la qualité de la traduction. L'objectif est-il de proposer dans Wikisource une traduction en français moderne ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 06:21 (UTC)
::Mon premer objectif était d'avoir pour moi-même la traduction en Néerlandais, pour vraiment comprendre le texte du récit, et ça fonctionne. Mais le spin-off de mes tests était la traduction en Français moderne.
::Si on choisit d'avoir une traduction ''dans'' wikisource français, c'est faisable et cela permettrait des adaptations par des linguistes avec la procédure corriger/valider et, dans un deuxième temps, la traduction dans un autre langue. Pour moi, une fonctionalité (app?) dans wikisource français qui permettrait directement du Français ancien la traduction en Néerlandais, voire en une autre langue, serait intéressant aussi. Mais faire de cette façon manuellement la traduction dans le néerlandais m'est déjà un progrès formidable. -[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 07:50 (UTC)
== J'ai besoin d'aide pour une erreur de intervalle invalide. ==
J'ai oublié comment corriger l'erreur « Erreur : intervalle invalide ». Quelqu'un pourrait-il jeter un œil au fichier [[Livre : Folie d'Opium.pdf]] et la corriger ? Merci.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 04:26 (UTC)
:Il suffit de purger la page "Folie d'Opium.pdf" sur Wiki Commons… (fait). Bonne continuation. [[Utilisateur:JLTB34|JLTB34]] ([[Discussion utilisateur:JLTB34|d]]) 9 août 2026 à 04:55 (UTC)
::Merci ! [[File:Thumbs-up-icon-left.svg|35px]] —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 06:20 (UTC)
== Ajout d'illustrations dans fac-similé existant ou bien import d'un nouveau fac-similé ==
Bonjour, il m'arrive de trouver des fac-similés avec illustrations de livres, dépourvus de gravures, déjà importés et corrigés dans wikisource. Je précise qu'il s'agit toujours de la même édition (modulo les gravures présentes ou absentes). Dans ces situations, est-il préférable d'importer les illustrations et de les ajouter à l'ouvrage existant, ou bien d'importer un nouveau fac-similé en ajoutant « avec illustrations » au nom existant et en récupérant éventuellement le texte corrigé ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 9 août 2026 à 05:29 (UTC)
cb5l1jblixvwk92e1856nli2u5hp6re
15972081
15972010
2026-08-09T07:07:00Z
Newnewlaw
42296
/* Deux auteurs qui revendiquent le même texte à travers deux sources */ nouvelle section
15972081
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry aout.jpg|thumb|upright|Août. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'']]
= Août 2026 =
== Article de [[Auteur:Paul Leroy-Beaulieu|Paul Leroy-Beaulieu]] : "Francis Charmes" ==
Bonjour, sur [[Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1916_-_tome_31.djvu/963|cette page]] de {{RDDM2|31|1916|nocat}}, il est indiqué sous le titre : << Livraison du 15 Janvier. >> ;
"Francis Charmes, par M. Paul LEROY-BEAULIEU, de l’Académie des Sciences morales et politiques, Président du Conseil de Surveillance de la Revue des Deux Mondes
I-IV". Donc pages I à IV. J'ai essayé de retrouver les pages, j'y arrive pas.
Une idée ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 août 2026 à 16:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : on les trouve dans JStor, mais l'insertion nécessiterait un grand déplacement de pages corrigées ; à moins de les ajouter à la fin. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 août 2026 à 21:36 (UTC)
::{{ping|M-le-mot-dit}} Je vais laisser un mot sur la livre disant de faire ça. Merci pour ta solution --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 août 2026 à 06:13 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : {{fait}} le fichier est complété, les pages I-IV suivent le supplément. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 2 août 2026 à 09:51 (UTC)
== Absence de flèche vers le livre précédent ==
Bonjour,
Je ne comprends pas pourquoi le header sur [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVI.|cette page]] et celle [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVII.|qui suit]], n'affiche pas les flèches vers l'ouvrage précédent/suivant.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 09:08 (UTC)
:@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : cela arrive quand il n'y a pas de lien vers l'ouvrage dans le Livre:xxx. J'en ai ajouté un que vous pourrez modifier ; vous pouvez vérifier vos pages. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 11:37 (UTC)
::Merci mais je n'ai pas compris de quel lien il s'agit? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 16:09 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; celui que vous avec supprimé : dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879.djvu]], <code>titre = Jérôme Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879</code>. Les flèches ont du repartir aussi. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 16:19 (UTC)
::::Ah zut je comprends!! Je m'étonnais de ne pas avoir vu ce lien qui pointe vers rien avant :)
::::Du coup il doit pointer vers quoi? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:34 (UTC)
:::::Le lien pourrait pointer vers une page telle que [[Œuvres complètes de saint Jérôme]] ou [[Œuvres complètes de saint Jérôme (Bareille)]] (puisque c'est le titre indiqué dans l'ouvrage), laquelle contiendrait la liste des textes contenus dans l'ensemble des tomes. Cela aiderait à retrouver des textes.
:::::Par ailleurs je vois d'autres problèmes : dans les tomes 1 et 2, les transclusions des lettres semblent toutes contenir le même texte. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 05:56 (UTC)
::::::Oui je n'ai pas encore pu y travailler serieusement. Je n'ai mis que les lettres dont j'ai eu besoin. Pour le pointage vers les œuvres complètes c'est déjà ce qui est sur la page de l'auteur, cela ne ferait-il pas un doublon? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:32 (UTC)
:::::::Sur la page de l'auteur il peut y avoir des liens vers tous les textes, quelle que soit l'édition. Sur la page des Œuvres complètes, édition Bareille, il n'y aura que ceux de cette édition (et peu importe s'il y a largement un doublon entre les deux).
:::::::Quant aux tomes 1 et 2, je n'avais pas remarqué que la transclusion porte sur l'ensemble des lettres. Il est plutôt d'usage de faire une transclusion séparée pour chaque lettre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 12:31 (UTC)
::::Par contre je vois toujours les liens? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:35 (UTC)
== Migration vers Parsoid ==
<section begin="announcement-content" />
<em>[[m:Special:MyLanguage/Wikimedia Foundation/Product and Technology/Parsoid Read Views/Read View Announcement|Lire ceci dans une autre langue]]</em>
<div class="mw-translate-fuzzy">
Bonjour à tous et toutes !
Je suis heureux de vous informer que, dans le cadre de la prochaine étape du projet d’[[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification|unification des analyseurs syntaxiques]], Parsoid sera bientôt activé en tant qu’analyseur d’articles par défaut sur votre $wiki. Nous augmentons progressivement le nombre de wikis utilisant Parsoid, avec l’intention d’en faire l’analyseur de wikicode par défaut pour la prochaine version maintenue à long terme de MediaWiki. Cela rendra nos wikis plus fiables et plus cohérents entre les utilisations par le contributorat, le lectorat et les outils, et facilitera le développement de futures fonctionnalités du wikicode.
</div>
Si cela perturbe votre flux de travail, ne vous inquiétez pas ! Vous pourrez toujours désactiver Parsoid pour le wiki dans vos préférences utilisateur, ou uniquement sur la page en cours en utilisant le sous-menu Outils, comme décrit dans la documentation de [[mw:Special:MyLanguage/Help:Extension:ParserMigration|Extension:ParserMigration]].
Il y a [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Confidence Framework|plus d’informations sur notre stratégie de déploiement]] disponible, y compris les tests effectués avant d’activer Parsoid pour un nouveau wiki.
Pour signaler des bogues et des problèmes, vous pouvez consulter notre documentation des [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Known Issues|problèmes connus]] et si vous avez trouvé un nouveau bogue, créez un ticket phab et en l’étiquetant avec [[phab:project/view/5846|<i lang="en">Content Transform Team</i>]] qui représente l’équipe Transformation du contenu sur Phabricator.
<section end="announcement-content" />
[[mw:User:MSantos (WMF)|Content Transform Team]] 3 août 2026 à 16:31 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:MSantos (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery/Wikisource&oldid=28221043 -->
== Match & Split ==
Bonjour,
Le match & split est-il en panne? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:33 (UTC)
:{{notif|CyrMatt}} On peut voir sur [[Spécial:Contributions/SodiumBot]] que le robot est actif et a encore fait une opération ce matin. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 5 août 2026 à 07:15 (UTC)
::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] effectivement j'ai fait un split (je n'utilise pas le match) ce matin de 7h22 à 7h59 sans problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 août 2026 à 10:40 (UTC)
:::C'était visiblement temporaire. C'est reparti. Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 5 août 2026 à 11:05 (UTC)
== Les RAW en mode fiesta sur la Wikimania ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro d'août 2026 (n°295) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-08-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div></div>
'''Un numéro exceptionnel'''
La conférence Wikimania s'est achevée le 25 juillet. Que vous ressentiez de la frustration (si vous n’avez pas pu y assister) ou du [[:w:Wikipédia:Wikispleen|wikispleen]] (si vous y étiez et que vous avez du mal à digérer que ce soit déjà fini), l’équipe des RAW n’a pas ménagé ses efforts pour vous proposer un numéro XXL qui revient en long, en large et en travers sur cet événement qui le mérite bien. Comptes-rendus, témoignages, entretiens, il y en aura pour tous les goûts ! Le numéro est aussi exceptionnel par le nombre de rédactrices et de rédacteurs qui y ont participé {{incise|merci !|stop}}
Au-delà de Wikimania, l’actualité wikimédienne est loin d’être paisible cet été. Nous vous proposons donc aussi de revenir en détail sur la crise qui secoue la fondation Wikimédia autour de la reconnaissance du syndicat Wiki Workers United (WWU). Nous aurons probablement l’occasion de couvrir la suite de cette histoire dans le prochain numéro. D’ici là, bonne lecture !
----
Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia et des nouveaux outils
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Dossier spécial Wikimania</span>'''
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les POV</span>'''<br>— Ma Wikimania : la joie, l'inquiétude et la raison d'être<br>— Témoignages : regards sur la Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">L'Analyse</span>''' — La crise s'intensifie après le refus de la WMF de reconnaître le syndicat WWU
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Comptes-rendus</span>'''<br>— Une Wikimania sous le signe de la jeunesse<br>— Sur les conséquences de la définition de « wikimédien·ne »<br>— Petit tour d’horizon de la créativité wikimédienne<br>— CultureStrong : respecter les savoirs des Premières Nations sur les plateformes Wikimédia<br>— Des événements techniques à Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Interviews</span>'''<br>— Ses goûts, sa Wikimania, sa prochaine tournée... : Baby Globe nous dévoile tout !<br>— Jules*, notre Wikimédien de l'année : comment rendre compte du changement climatique tout en protégeant l'encyclopédie
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : si un sujet vous tient à cœur, n'hésitez pas à proposer une idée d'article ou à participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]]. Toutes les contributions sont les bienvenues, quel que soit votre wiki d'origine ! <span class="smiley">[[Image:Face-smile.svg|20px|Sourire|alt=Émoticône sourire]]</span>
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 août 2026 à 22:24 (UTC)
== Remplacer(?) anciennes pages sans fs ==
J'ai une question sur les beaucoup de textes tels que [[:catégorie:Théâtre à formater]]; si j'ai bien compris, ce sont des pages qui existaient déjà avant la décision que tout devait être ''{{lang|en|scan-backed}}...''
Est-ce qu'on peut juste complètement remplacer le contenu de ces pages avec une version corrigée d'après un fac-similé? J'ai déjà fait ça sans poser la question avec [[Belle qui tiens ma vie]] qui semblait un cas évident
Plus récemment j'ai vu la page [[Médée (Longepierre)]] qui a comme ‘source’ une édition de 1802, à laquelle elle n'est pas conforme; j'ai presque corrigé une [[Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu|édition du 17e]] (solutions pour les didascalies bienvenues lol); est-ce que je peux juste placer le texte de cette édition sur la page, jeter le contenu actuel à la poubelle et oublier l'édition de 1802..?
question générale pour ces pages du genre « à formater » ou celles où la page livre: qui correspond dit « faites pas de match&split etc » -- est-ce qu'il y a une intention derrière le choix des fs? Ou c'était juste pour conformer à la nouvelle norme et on peut faire ce qu’on veut avec les pages principales? très possible que je fasse ça avec d'autres pièces éventuellement [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 5 août 2026 à 00:24 (UTC)
:@[[Utilisateur:Psephos|Psephos]] Oui, continue comme ça. A une époque, j'ai un peu râlé parce qu'il y avait des M&S faits, en particulier sur du théâtre, où rien n'allait : d'où, je suppose, l'avertissement qui a été mis sur certains textes. L'idée, je pense, était de rattacher tous les textes à un FS, mais avec des différences d'édition parfois considérables, qui impliquaient (peut-être trop peu explicitement) de tout écraser une fois les pages corrigées. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 5 août 2026 à 12:11 (UTC)
== Catégorie:Page transclusions with invalid attributes ==
Bonjour,
La [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] liste des transclusions dont au moins l'un des paramètres est potentiellement fautif. J'ai vu dans plusieurs pages <code>header_type=none/empty</code> ; en supprimant ce passage, la transclusion n'est plus ainsi catégorisée. Dans [[Aide:Transclusion#Définir_la_plage_de_texte_à_transclure_:_les_paramètres_from,_to_et_associés|Aide:Transclusion]], le paramètre <code>header_type</code> est inscrit comme paramètre valide, mais l'extension Pages indique que ce paramètre est invalide. [[Aide:Transclusion#Modifier_les_informations_affichées_par_défaut_dans_la_boîte_de_titre|Idem pour]] pour le paramètre <code>auteur</code>.
Cette catégorisation n'était pas faite voici un mois. Donc, quelqu'un a modifié le code de l'extension Pages. Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:09 (UTC)
:La catégorisation semble en effet récente. Sauf erreur, elle n'apparaît que si les paramètres from/to et header_type=empty sont présents simultanément, peut-être parce que header_type=empty est inutile dans ce cas. Si c'est bien le cas, ça mériterait d'être mieux expliqué dans [[Aide:Transclusion]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 17:18 (UTC)
:En cherchant de plus près, il semble que :
:* le 13 juin dernier, le code de l’extension ProofreadPage [https://github.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/commit/ae90e4f2 a été en effet modifié] pour ajouter la catégorie en question lorsque la balise <code><nowiki><pages /></nowiki></code> est utilisée avec des paramètres incorrects ;
:* les paramètres corrects ou incorrects peuvent être définis localement dans certaines conditions, notamment lorsque les paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code> sont absents (cf. [https://raw.githubusercontent.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/master/includes/Parser/PagesTagRendererTrait.php ce fichier source de MediaWiki]) ;
:* c’est le cas de <code>header_type</code>, défini pour Wikipédia-fr dans [[MediaWiki:Proofreadpage index data config.json]]. Ce paramètre est donc interdit si les arguments <code>from=</code>, <code>to=</code> ou <code>include=</code> sont présents. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 21:55 (UTC)
::Merci pour ces informations. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 22:16 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]. Ces informations permettent de préciser dans quels cas le paramètre <code>header_type</code> doit être utilisé. Toutefois je pense que son utilité est relié davantage à la présence de <code>header=sommaire</code> (qu’elle soit implicite ou déclarée) et non à l’absence des paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code>. Il faut considérer que <code>header=sommaire</code> a aussi pour effet de baliser les tdm avec ws-summary ce qui active la création des chapitres dans ws-export. Que la TDM provienne directement des pages ou du sommaire n’a pas vraiment d’importance. @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Les modifications que vous apportez sont bel et bien justifiées. Si l’en-tête n’apparaît pas suite à la suppression de <code>header_type=empty</code>, c’est que ce paramètre était inutile. Merci pour ces corrections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 02:26 (UTC)
::::Je pense qu'il faut tout de même mentionner clairement qu'on ne doit pas utiliser <code>header_type</code> simultanément avec <code>from</code>, <code>to</code> ou <code>include</code>, sauf si on rajoute <code>header</code>, puisque c'est bien ce que tant de gens (dont moi) ont fait. Cela n'est pas vraiment clair dans la page d'aide (même si c'est logique lorsqu'on réfléchit : ces trois paramètres désactivent l'en-tête, donc tous les paramètres liés à l'en-tête, comme <code>header_type</code>, <code>titre</code>, <code>auteur</code>, etc., sont inutiles), et c'est bien la raison pour laquelle il y a autant de nettoyage à faire (merci {{u|Cantons-de-l'Est}})... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 05:40 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Il y a quelques cas qui sont clairs, mais dans un cas comme [[La Famille de Mourtray|celui-ci]], faut-il supprimer header=Sommaire ? En règle générale, cette mention est-elle utile, dès lors que, en son absence, le sommaire s'affiche ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 7 août 2026 à 08:16 (UTC)
::::::Dans ce cas, <code>header=Sommaire</code> me semble inutile car le header est créé automatiquement lorsqu'on ne précise pas les pages à inclure. J'ai aussi corrigé le paramètre <code>volume</code>, qui avait un ''s'' indu. Du coup la catégorisation disparaît. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:29 (UTC)
::::::Un cas délicat est celui de [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et autres pages de la même série, car la catégorisation semble provenir de l'utilisation de <code>header_type</code> sur la.wikisource. Il y a sans doute quelque chose à modifier aussi dans {{m|HdcerTransclusion}}, mais {{u|Cantons-de-l'Est}} saura mieux que quinconque comment faire… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:32 (UTC)
{{RI}}{{u|Cantons-de-l'Est}} Je tente de répondre à la question initiale : Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
:Selon moi le seul motif pouvant justifier le retrait de <code>header_type=empty</code> alors que cela correspond au souhait de l’usager, est de retirer la page d’une catégorie où elle ne devrait pas se retrouver. C’est d’ailleurs le motif invoqué dans la remarque. Je ne connais pas d’architecte fonctionnel qui, après avoir associé un paramètre à une opération comme afficher une en-tête en prohiberait l’utilisation dans un cas où il n’est pas nécessaire de préciser ce paramètre. Si le système est en mesure de créer de tels automatismes, il est assez intelligent pour ignorer un paramétrage valide mais non essentiel dans un cas particulier. L’alarme de mon véhicule ne se déclenche pas en plein jour parce que j’ai paramétré l’éclairage nocturne sinon je remettrais en cause l’ingénieur et non mon paramétrage. L’architecture fonctionnelle exigerait aussi par souci de cohérence qu’on applique les mêmes règles aux paramètres header_type et header car, dans certaines situations, il n’est pas nécessaire de les inclure, l’un comme l’autre, pour obtenir le résultat recherché.
:Concernant le paramètre auteur, j’ai corrigé une transclusion comprenant la mention <code>auteur= </code> et cette page n’est plus présente dans la catégorie. (voir : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Revue_litt%C3%A9raire_-_Les_Chapelles_litt%C3%A9raires&diff=prev&oldid=15967637 Revue littéraire - Les Chapelles littéraires]] )
:--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 12:27 (UTC)
:J'ai corrigé plusieurs erreurs, certaines évidentes, d'autres pas, y compris dans quatre modèles. J'ai documenté dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] les erreurs que j'ai observées, mais ça ne couvre pas tous les cas. Pour le moment, je poursuis pour les erreurs évidentes, ce qui réduira significativement le nombre de pages dans la catégorie. Après, on pourra discuter des cas plus difficiles (notamment [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]]). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 14:00 (UTC)
::Oui je suis surpris de la quantité d’erreurs répertoriées dans cette catégorie mais on aurait pu ignorer le signalement des paramètres valides et bien structurés uniquement sous le prétexte qu’ils ne sont pas essentiels. J’ai modifié quelques pages reliées à [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/2]] à la fois sur ws.fr et ws.la. Ce sera un peu plus long à rectifier que pour les autres pages mais il ne sera pas nécessaire de retoucher aux modèles. Je peux m’occuper des 97 pages restantes. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 17:52 (UTC)
:::Merci de vous occuper des autres pages. {{sourire}}
:::Pour le moment, la catégorie est visible pour tout le monde. Lorsqu'elle sera vide, devrait-elle être cachée avec HIDDENCAT (comme dans [[:Catégorie:Pages incluant des sections inexistantes]] ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 22:49 (UTC)
::::C’est terminé pour toutes les œuvres affichées en mode bilingue. Il a fallu remanier quelques 200 pages sur ws.fr et le même nombre sur ws.la (avec l’aide précieuse de AWB) et oui il me semble préférable de maintenir la catégorie visible pour permettre aux intervenants de réagir sur le champ. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 août 2026 à 00:55 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::S'il n'y a pas d'entête, les paramètres <code>prev</code>, <code>current</code> et <code>next</code> ne devraient pas apparaître non plus. Par exemple, les constructions suivantes devraient être vues comme fautives :
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header=0 prev="texte" next="texte" /></nowiki></code> (<code>prev</code> et <code>next</code> ne seront pas affichés)
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header_type=none current="texte" /></nowiki></code> (<code>current</code> ne sera pas affiché)
:::::À qui faut-il s'adresser pour que l'extension Pages indique ce type d'erreur ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 10:30 (UTC)
::::::La catégorie a été créée à la suite d'une demande faite sur Phabricator : {{phab|T421744}}. Le ticket étant toujours ouvert, il suffirait d'y rajouter ces demandes d'amélioration. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 8 août 2026 à 19:59 (UTC)
:::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], Merci pour la suggestion. J'ai déposé une demande. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 20:40 (UTC)
== Traduction ancien français avec AI ==
Bonjour, j'ai développé une instruction pour le google AI-modus qui permet de traduire directement du lien wikisource une page d'ancien Français en Français moderne: copier le texte suivant dans la fenêtre ''google AI-modus''<br>
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte en ''Français moderne'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
<br>Idem ...pdf/24 etc. ou une page d'un autre livre au choix.
<br>
Ça réussit aussi pour la traduction directement en Néerlandais:
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte ''en Néerlandais'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
Je considère la traduction robot AI comme un brouillon. Il est permis de rire des fautes du robot, mais après rire: on pourra choisir entre rejeter ou corriger la traduction. Essayez-le et faites vos commentaires.
--[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|discuter]]) 7 août 2026 à 07:00 (CEST) [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 06:02 (UTC)
:Ca fonctionne bien, en effet. Pour voir j'ai comparé le même prompt sur Google et ChatGPT : [[Discussion Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/26]]. Je trouve le style de ChatGPT meilleur en français moderne, mais je ne suis pas assez compétent en ancien français pour juger de la qualité de la traduction. L'objectif est-il de proposer dans Wikisource une traduction en français moderne ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 06:21 (UTC)
::Mon premer objectif était d'avoir pour moi-même la traduction en Néerlandais, pour vraiment comprendre le texte du récit, et ça fonctionne. Mais le spin-off de mes tests était la traduction en Français moderne.
::Si on choisit d'avoir une traduction ''dans'' wikisource français, c'est faisable et cela permettrait des adaptations par des linguistes avec la procédure corriger/valider et, dans un deuxième temps, la traduction dans un autre langue. Pour moi, une fonctionalité (app?) dans wikisource français qui permettrait directement du Français ancien la traduction en Néerlandais, voire en une autre langue, serait intéressant aussi. Mais faire de cette façon manuellement la traduction dans le néerlandais m'est déjà un progrès formidable. -[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 07:50 (UTC)
== J'ai besoin d'aide pour une erreur de intervalle invalide. ==
J'ai oublié comment corriger l'erreur « Erreur : intervalle invalide ». Quelqu'un pourrait-il jeter un œil au fichier [[Livre : Folie d'Opium.pdf]] et la corriger ? Merci.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 04:26 (UTC)
:Il suffit de purger la page "Folie d'Opium.pdf" sur Wiki Commons… (fait). Bonne continuation. [[Utilisateur:JLTB34|JLTB34]] ([[Discussion utilisateur:JLTB34|d]]) 9 août 2026 à 04:55 (UTC)
::Merci ! [[File:Thumbs-up-icon-left.svg|35px]] —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 06:20 (UTC)
== Ajout d'illustrations dans fac-similé existant ou bien import d'un nouveau fac-similé ==
Bonjour, il m'arrive de trouver des fac-similés avec illustrations de livres, dépourvus de gravures, déjà importés et corrigés dans wikisource. Je précise qu'il s'agit toujours de la même édition (modulo les gravures présentes ou absentes). Dans ces situations, est-il préférable d'importer les illustrations et de les ajouter à l'ouvrage existant, ou bien d'importer un nouveau fac-similé en ajoutant « avec illustrations » au nom existant et en récupérant éventuellement le texte corrigé ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 9 août 2026 à 05:29 (UTC)
== Deux auteurs qui revendiquent le même texte à travers deux sources ==
Bonjour, le texte {{l2s|Les zouaves et les chasseurs à pied|Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf}} dont l'auteur indiqué sur internet (car le livre n'est pas signé) est [[Auteur:Henri_d’Orléans_(1822-1897)|Henri d’Orléans (1822-1897), duc d'Aumale]] (voir par exemple [https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark%3A/16871/0018168954 ici]) est une copie de {{l2s|Les Zouaves|Revue des Deux Mondes - 1855 - tome 9.djvu}} qui est signé [[Auteur:Victor_de_Mars|V. de Mars]].
Les deux contiennent le même texte. Le livre indique même comme référence l'article de la ''Revue des Deux Mondes'' de V. de Mars ([[Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/11|ici]]).
Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 9 août 2026 à 07:07 (UTC)
gtbnqsei8vc0cqn2zh26jt3fzssz47s
15972201
15972081
2026-08-09T08:09:14Z
*j*jac
33121
/* Deux auteurs qui revendiquent le même texte à travers deux sources */
15972201
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry aout.jpg|thumb|upright|Août. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'']]
= Août 2026 =
== Article de [[Auteur:Paul Leroy-Beaulieu|Paul Leroy-Beaulieu]] : "Francis Charmes" ==
Bonjour, sur [[Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1916_-_tome_31.djvu/963|cette page]] de {{RDDM2|31|1916|nocat}}, il est indiqué sous le titre : << Livraison du 15 Janvier. >> ;
"Francis Charmes, par M. Paul LEROY-BEAULIEU, de l’Académie des Sciences morales et politiques, Président du Conseil de Surveillance de la Revue des Deux Mondes
I-IV". Donc pages I à IV. J'ai essayé de retrouver les pages, j'y arrive pas.
Une idée ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 août 2026 à 16:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : on les trouve dans JStor, mais l'insertion nécessiterait un grand déplacement de pages corrigées ; à moins de les ajouter à la fin. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 août 2026 à 21:36 (UTC)
::{{ping|M-le-mot-dit}} Je vais laisser un mot sur la livre disant de faire ça. Merci pour ta solution --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 août 2026 à 06:13 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : {{fait}} le fichier est complété, les pages I-IV suivent le supplément. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 2 août 2026 à 09:51 (UTC)
== Absence de flèche vers le livre précédent ==
Bonjour,
Je ne comprends pas pourquoi le header sur [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVI.|cette page]] et celle [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVII.|qui suit]], n'affiche pas les flèches vers l'ouvrage précédent/suivant.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 09:08 (UTC)
:@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : cela arrive quand il n'y a pas de lien vers l'ouvrage dans le Livre:xxx. J'en ai ajouté un que vous pourrez modifier ; vous pouvez vérifier vos pages. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 11:37 (UTC)
::Merci mais je n'ai pas compris de quel lien il s'agit? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 16:09 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; celui que vous avec supprimé : dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879.djvu]], <code>titre = Jérôme Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879</code>. Les flèches ont du repartir aussi. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 16:19 (UTC)
::::Ah zut je comprends!! Je m'étonnais de ne pas avoir vu ce lien qui pointe vers rien avant :)
::::Du coup il doit pointer vers quoi? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:34 (UTC)
:::::Le lien pourrait pointer vers une page telle que [[Œuvres complètes de saint Jérôme]] ou [[Œuvres complètes de saint Jérôme (Bareille)]] (puisque c'est le titre indiqué dans l'ouvrage), laquelle contiendrait la liste des textes contenus dans l'ensemble des tomes. Cela aiderait à retrouver des textes.
:::::Par ailleurs je vois d'autres problèmes : dans les tomes 1 et 2, les transclusions des lettres semblent toutes contenir le même texte. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 05:56 (UTC)
::::::Oui je n'ai pas encore pu y travailler serieusement. Je n'ai mis que les lettres dont j'ai eu besoin. Pour le pointage vers les œuvres complètes c'est déjà ce qui est sur la page de l'auteur, cela ne ferait-il pas un doublon? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:32 (UTC)
:::::::Sur la page de l'auteur il peut y avoir des liens vers tous les textes, quelle que soit l'édition. Sur la page des Œuvres complètes, édition Bareille, il n'y aura que ceux de cette édition (et peu importe s'il y a largement un doublon entre les deux).
:::::::Quant aux tomes 1 et 2, je n'avais pas remarqué que la transclusion porte sur l'ensemble des lettres. Il est plutôt d'usage de faire une transclusion séparée pour chaque lettre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 12:31 (UTC)
::::Par contre je vois toujours les liens? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:35 (UTC)
== Migration vers Parsoid ==
<section begin="announcement-content" />
<em>[[m:Special:MyLanguage/Wikimedia Foundation/Product and Technology/Parsoid Read Views/Read View Announcement|Lire ceci dans une autre langue]]</em>
<div class="mw-translate-fuzzy">
Bonjour à tous et toutes !
Je suis heureux de vous informer que, dans le cadre de la prochaine étape du projet d’[[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification|unification des analyseurs syntaxiques]], Parsoid sera bientôt activé en tant qu’analyseur d’articles par défaut sur votre $wiki. Nous augmentons progressivement le nombre de wikis utilisant Parsoid, avec l’intention d’en faire l’analyseur de wikicode par défaut pour la prochaine version maintenue à long terme de MediaWiki. Cela rendra nos wikis plus fiables et plus cohérents entre les utilisations par le contributorat, le lectorat et les outils, et facilitera le développement de futures fonctionnalités du wikicode.
</div>
Si cela perturbe votre flux de travail, ne vous inquiétez pas ! Vous pourrez toujours désactiver Parsoid pour le wiki dans vos préférences utilisateur, ou uniquement sur la page en cours en utilisant le sous-menu Outils, comme décrit dans la documentation de [[mw:Special:MyLanguage/Help:Extension:ParserMigration|Extension:ParserMigration]].
Il y a [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Confidence Framework|plus d’informations sur notre stratégie de déploiement]] disponible, y compris les tests effectués avant d’activer Parsoid pour un nouveau wiki.
Pour signaler des bogues et des problèmes, vous pouvez consulter notre documentation des [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Known Issues|problèmes connus]] et si vous avez trouvé un nouveau bogue, créez un ticket phab et en l’étiquetant avec [[phab:project/view/5846|<i lang="en">Content Transform Team</i>]] qui représente l’équipe Transformation du contenu sur Phabricator.
<section end="announcement-content" />
[[mw:User:MSantos (WMF)|Content Transform Team]] 3 août 2026 à 16:31 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:MSantos (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery/Wikisource&oldid=28221043 -->
== Match & Split ==
Bonjour,
Le match & split est-il en panne? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:33 (UTC)
:{{notif|CyrMatt}} On peut voir sur [[Spécial:Contributions/SodiumBot]] que le robot est actif et a encore fait une opération ce matin. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 5 août 2026 à 07:15 (UTC)
::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] effectivement j'ai fait un split (je n'utilise pas le match) ce matin de 7h22 à 7h59 sans problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 août 2026 à 10:40 (UTC)
:::C'était visiblement temporaire. C'est reparti. Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 5 août 2026 à 11:05 (UTC)
== Les RAW en mode fiesta sur la Wikimania ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro d'août 2026 (n°295) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-08-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div></div>
'''Un numéro exceptionnel'''
La conférence Wikimania s'est achevée le 25 juillet. Que vous ressentiez de la frustration (si vous n’avez pas pu y assister) ou du [[:w:Wikipédia:Wikispleen|wikispleen]] (si vous y étiez et que vous avez du mal à digérer que ce soit déjà fini), l’équipe des RAW n’a pas ménagé ses efforts pour vous proposer un numéro XXL qui revient en long, en large et en travers sur cet événement qui le mérite bien. Comptes-rendus, témoignages, entretiens, il y en aura pour tous les goûts ! Le numéro est aussi exceptionnel par le nombre de rédactrices et de rédacteurs qui y ont participé {{incise|merci !|stop}}
Au-delà de Wikimania, l’actualité wikimédienne est loin d’être paisible cet été. Nous vous proposons donc aussi de revenir en détail sur la crise qui secoue la fondation Wikimédia autour de la reconnaissance du syndicat Wiki Workers United (WWU). Nous aurons probablement l’occasion de couvrir la suite de cette histoire dans le prochain numéro. D’ici là, bonne lecture !
----
Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia et des nouveaux outils
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Dossier spécial Wikimania</span>'''
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les POV</span>'''<br>— Ma Wikimania : la joie, l'inquiétude et la raison d'être<br>— Témoignages : regards sur la Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">L'Analyse</span>''' — La crise s'intensifie après le refus de la WMF de reconnaître le syndicat WWU
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Comptes-rendus</span>'''<br>— Une Wikimania sous le signe de la jeunesse<br>— Sur les conséquences de la définition de « wikimédien·ne »<br>— Petit tour d’horizon de la créativité wikimédienne<br>— CultureStrong : respecter les savoirs des Premières Nations sur les plateformes Wikimédia<br>— Des événements techniques à Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Interviews</span>'''<br>— Ses goûts, sa Wikimania, sa prochaine tournée... : Baby Globe nous dévoile tout !<br>— Jules*, notre Wikimédien de l'année : comment rendre compte du changement climatique tout en protégeant l'encyclopédie
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : si un sujet vous tient à cœur, n'hésitez pas à proposer une idée d'article ou à participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]]. Toutes les contributions sont les bienvenues, quel que soit votre wiki d'origine ! <span class="smiley">[[Image:Face-smile.svg|20px|Sourire|alt=Émoticône sourire]]</span>
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 août 2026 à 22:24 (UTC)
== Remplacer(?) anciennes pages sans fs ==
J'ai une question sur les beaucoup de textes tels que [[:catégorie:Théâtre à formater]]; si j'ai bien compris, ce sont des pages qui existaient déjà avant la décision que tout devait être ''{{lang|en|scan-backed}}...''
Est-ce qu'on peut juste complètement remplacer le contenu de ces pages avec une version corrigée d'après un fac-similé? J'ai déjà fait ça sans poser la question avec [[Belle qui tiens ma vie]] qui semblait un cas évident
Plus récemment j'ai vu la page [[Médée (Longepierre)]] qui a comme ‘source’ une édition de 1802, à laquelle elle n'est pas conforme; j'ai presque corrigé une [[Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu|édition du 17e]] (solutions pour les didascalies bienvenues lol); est-ce que je peux juste placer le texte de cette édition sur la page, jeter le contenu actuel à la poubelle et oublier l'édition de 1802..?
question générale pour ces pages du genre « à formater » ou celles où la page livre: qui correspond dit « faites pas de match&split etc » -- est-ce qu'il y a une intention derrière le choix des fs? Ou c'était juste pour conformer à la nouvelle norme et on peut faire ce qu’on veut avec les pages principales? très possible que je fasse ça avec d'autres pièces éventuellement [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 5 août 2026 à 00:24 (UTC)
:@[[Utilisateur:Psephos|Psephos]] Oui, continue comme ça. A une époque, j'ai un peu râlé parce qu'il y avait des M&S faits, en particulier sur du théâtre, où rien n'allait : d'où, je suppose, l'avertissement qui a été mis sur certains textes. L'idée, je pense, était de rattacher tous les textes à un FS, mais avec des différences d'édition parfois considérables, qui impliquaient (peut-être trop peu explicitement) de tout écraser une fois les pages corrigées. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 5 août 2026 à 12:11 (UTC)
== Catégorie:Page transclusions with invalid attributes ==
Bonjour,
La [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] liste des transclusions dont au moins l'un des paramètres est potentiellement fautif. J'ai vu dans plusieurs pages <code>header_type=none/empty</code> ; en supprimant ce passage, la transclusion n'est plus ainsi catégorisée. Dans [[Aide:Transclusion#Définir_la_plage_de_texte_à_transclure_:_les_paramètres_from,_to_et_associés|Aide:Transclusion]], le paramètre <code>header_type</code> est inscrit comme paramètre valide, mais l'extension Pages indique que ce paramètre est invalide. [[Aide:Transclusion#Modifier_les_informations_affichées_par_défaut_dans_la_boîte_de_titre|Idem pour]] pour le paramètre <code>auteur</code>.
Cette catégorisation n'était pas faite voici un mois. Donc, quelqu'un a modifié le code de l'extension Pages. Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:09 (UTC)
:La catégorisation semble en effet récente. Sauf erreur, elle n'apparaît que si les paramètres from/to et header_type=empty sont présents simultanément, peut-être parce que header_type=empty est inutile dans ce cas. Si c'est bien le cas, ça mériterait d'être mieux expliqué dans [[Aide:Transclusion]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 17:18 (UTC)
:En cherchant de plus près, il semble que :
:* le 13 juin dernier, le code de l’extension ProofreadPage [https://github.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/commit/ae90e4f2 a été en effet modifié] pour ajouter la catégorie en question lorsque la balise <code><nowiki><pages /></nowiki></code> est utilisée avec des paramètres incorrects ;
:* les paramètres corrects ou incorrects peuvent être définis localement dans certaines conditions, notamment lorsque les paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code> sont absents (cf. [https://raw.githubusercontent.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/master/includes/Parser/PagesTagRendererTrait.php ce fichier source de MediaWiki]) ;
:* c’est le cas de <code>header_type</code>, défini pour Wikipédia-fr dans [[MediaWiki:Proofreadpage index data config.json]]. Ce paramètre est donc interdit si les arguments <code>from=</code>, <code>to=</code> ou <code>include=</code> sont présents. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 21:55 (UTC)
::Merci pour ces informations. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 22:16 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]. Ces informations permettent de préciser dans quels cas le paramètre <code>header_type</code> doit être utilisé. Toutefois je pense que son utilité est relié davantage à la présence de <code>header=sommaire</code> (qu’elle soit implicite ou déclarée) et non à l’absence des paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code>. Il faut considérer que <code>header=sommaire</code> a aussi pour effet de baliser les tdm avec ws-summary ce qui active la création des chapitres dans ws-export. Que la TDM provienne directement des pages ou du sommaire n’a pas vraiment d’importance. @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Les modifications que vous apportez sont bel et bien justifiées. Si l’en-tête n’apparaît pas suite à la suppression de <code>header_type=empty</code>, c’est que ce paramètre était inutile. Merci pour ces corrections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 02:26 (UTC)
::::Je pense qu'il faut tout de même mentionner clairement qu'on ne doit pas utiliser <code>header_type</code> simultanément avec <code>from</code>, <code>to</code> ou <code>include</code>, sauf si on rajoute <code>header</code>, puisque c'est bien ce que tant de gens (dont moi) ont fait. Cela n'est pas vraiment clair dans la page d'aide (même si c'est logique lorsqu'on réfléchit : ces trois paramètres désactivent l'en-tête, donc tous les paramètres liés à l'en-tête, comme <code>header_type</code>, <code>titre</code>, <code>auteur</code>, etc., sont inutiles), et c'est bien la raison pour laquelle il y a autant de nettoyage à faire (merci {{u|Cantons-de-l'Est}})... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 05:40 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Il y a quelques cas qui sont clairs, mais dans un cas comme [[La Famille de Mourtray|celui-ci]], faut-il supprimer header=Sommaire ? En règle générale, cette mention est-elle utile, dès lors que, en son absence, le sommaire s'affiche ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 7 août 2026 à 08:16 (UTC)
::::::Dans ce cas, <code>header=Sommaire</code> me semble inutile car le header est créé automatiquement lorsqu'on ne précise pas les pages à inclure. J'ai aussi corrigé le paramètre <code>volume</code>, qui avait un ''s'' indu. Du coup la catégorisation disparaît. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:29 (UTC)
::::::Un cas délicat est celui de [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et autres pages de la même série, car la catégorisation semble provenir de l'utilisation de <code>header_type</code> sur la.wikisource. Il y a sans doute quelque chose à modifier aussi dans {{m|HdcerTransclusion}}, mais {{u|Cantons-de-l'Est}} saura mieux que quinconque comment faire… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:32 (UTC)
{{RI}}{{u|Cantons-de-l'Est}} Je tente de répondre à la question initiale : Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
:Selon moi le seul motif pouvant justifier le retrait de <code>header_type=empty</code> alors que cela correspond au souhait de l’usager, est de retirer la page d’une catégorie où elle ne devrait pas se retrouver. C’est d’ailleurs le motif invoqué dans la remarque. Je ne connais pas d’architecte fonctionnel qui, après avoir associé un paramètre à une opération comme afficher une en-tête en prohiberait l’utilisation dans un cas où il n’est pas nécessaire de préciser ce paramètre. Si le système est en mesure de créer de tels automatismes, il est assez intelligent pour ignorer un paramétrage valide mais non essentiel dans un cas particulier. L’alarme de mon véhicule ne se déclenche pas en plein jour parce que j’ai paramétré l’éclairage nocturne sinon je remettrais en cause l’ingénieur et non mon paramétrage. L’architecture fonctionnelle exigerait aussi par souci de cohérence qu’on applique les mêmes règles aux paramètres header_type et header car, dans certaines situations, il n’est pas nécessaire de les inclure, l’un comme l’autre, pour obtenir le résultat recherché.
:Concernant le paramètre auteur, j’ai corrigé une transclusion comprenant la mention <code>auteur= </code> et cette page n’est plus présente dans la catégorie. (voir : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Revue_litt%C3%A9raire_-_Les_Chapelles_litt%C3%A9raires&diff=prev&oldid=15967637 Revue littéraire - Les Chapelles littéraires]] )
:--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 12:27 (UTC)
:J'ai corrigé plusieurs erreurs, certaines évidentes, d'autres pas, y compris dans quatre modèles. J'ai documenté dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] les erreurs que j'ai observées, mais ça ne couvre pas tous les cas. Pour le moment, je poursuis pour les erreurs évidentes, ce qui réduira significativement le nombre de pages dans la catégorie. Après, on pourra discuter des cas plus difficiles (notamment [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]]). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 14:00 (UTC)
::Oui je suis surpris de la quantité d’erreurs répertoriées dans cette catégorie mais on aurait pu ignorer le signalement des paramètres valides et bien structurés uniquement sous le prétexte qu’ils ne sont pas essentiels. J’ai modifié quelques pages reliées à [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/2]] à la fois sur ws.fr et ws.la. Ce sera un peu plus long à rectifier que pour les autres pages mais il ne sera pas nécessaire de retoucher aux modèles. Je peux m’occuper des 97 pages restantes. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 17:52 (UTC)
:::Merci de vous occuper des autres pages. {{sourire}}
:::Pour le moment, la catégorie est visible pour tout le monde. Lorsqu'elle sera vide, devrait-elle être cachée avec HIDDENCAT (comme dans [[:Catégorie:Pages incluant des sections inexistantes]] ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 22:49 (UTC)
::::C’est terminé pour toutes les œuvres affichées en mode bilingue. Il a fallu remanier quelques 200 pages sur ws.fr et le même nombre sur ws.la (avec l’aide précieuse de AWB) et oui il me semble préférable de maintenir la catégorie visible pour permettre aux intervenants de réagir sur le champ. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 août 2026 à 00:55 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::S'il n'y a pas d'entête, les paramètres <code>prev</code>, <code>current</code> et <code>next</code> ne devraient pas apparaître non plus. Par exemple, les constructions suivantes devraient être vues comme fautives :
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header=0 prev="texte" next="texte" /></nowiki></code> (<code>prev</code> et <code>next</code> ne seront pas affichés)
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header_type=none current="texte" /></nowiki></code> (<code>current</code> ne sera pas affiché)
:::::À qui faut-il s'adresser pour que l'extension Pages indique ce type d'erreur ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 10:30 (UTC)
::::::La catégorie a été créée à la suite d'une demande faite sur Phabricator : {{phab|T421744}}. Le ticket étant toujours ouvert, il suffirait d'y rajouter ces demandes d'amélioration. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 8 août 2026 à 19:59 (UTC)
:::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], Merci pour la suggestion. J'ai déposé une demande. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 20:40 (UTC)
== Traduction ancien français avec AI ==
Bonjour, j'ai développé une instruction pour le google AI-modus qui permet de traduire directement du lien wikisource une page d'ancien Français en Français moderne: copier le texte suivant dans la fenêtre ''google AI-modus''<br>
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte en ''Français moderne'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
<br>Idem ...pdf/24 etc. ou une page d'un autre livre au choix.
<br>
Ça réussit aussi pour la traduction directement en Néerlandais:
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte ''en Néerlandais'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
Je considère la traduction robot AI comme un brouillon. Il est permis de rire des fautes du robot, mais après rire: on pourra choisir entre rejeter ou corriger la traduction. Essayez-le et faites vos commentaires.
--[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|discuter]]) 7 août 2026 à 07:00 (CEST) [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 06:02 (UTC)
:Ca fonctionne bien, en effet. Pour voir j'ai comparé le même prompt sur Google et ChatGPT : [[Discussion Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/26]]. Je trouve le style de ChatGPT meilleur en français moderne, mais je ne suis pas assez compétent en ancien français pour juger de la qualité de la traduction. L'objectif est-il de proposer dans Wikisource une traduction en français moderne ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 06:21 (UTC)
::Mon premer objectif était d'avoir pour moi-même la traduction en Néerlandais, pour vraiment comprendre le texte du récit, et ça fonctionne. Mais le spin-off de mes tests était la traduction en Français moderne.
::Si on choisit d'avoir une traduction ''dans'' wikisource français, c'est faisable et cela permettrait des adaptations par des linguistes avec la procédure corriger/valider et, dans un deuxième temps, la traduction dans un autre langue. Pour moi, une fonctionalité (app?) dans wikisource français qui permettrait directement du Français ancien la traduction en Néerlandais, voire en une autre langue, serait intéressant aussi. Mais faire de cette façon manuellement la traduction dans le néerlandais m'est déjà un progrès formidable. -[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 07:50 (UTC)
== J'ai besoin d'aide pour une erreur de intervalle invalide. ==
J'ai oublié comment corriger l'erreur « Erreur : intervalle invalide ». Quelqu'un pourrait-il jeter un œil au fichier [[Livre : Folie d'Opium.pdf]] et la corriger ? Merci.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 04:26 (UTC)
:Il suffit de purger la page "Folie d'Opium.pdf" sur Wiki Commons… (fait). Bonne continuation. [[Utilisateur:JLTB34|JLTB34]] ([[Discussion utilisateur:JLTB34|d]]) 9 août 2026 à 04:55 (UTC)
::Merci ! [[File:Thumbs-up-icon-left.svg|35px]] —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 06:20 (UTC)
== Ajout d'illustrations dans fac-similé existant ou bien import d'un nouveau fac-similé ==
Bonjour, il m'arrive de trouver des fac-similés avec illustrations de livres, dépourvus de gravures, déjà importés et corrigés dans wikisource. Je précise qu'il s'agit toujours de la même édition (modulo les gravures présentes ou absentes). Dans ces situations, est-il préférable d'importer les illustrations et de les ajouter à l'ouvrage existant, ou bien d'importer un nouveau fac-similé en ajoutant « avec illustrations » au nom existant et en récupérant éventuellement le texte corrigé ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 9 août 2026 à 05:29 (UTC)
== Deux auteurs qui revendiquent le même texte à travers deux sources ==
Bonjour, le texte {{l2s|Les zouaves et les chasseurs à pied|Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf}} dont l'auteur indiqué sur internet (car le livre n'est pas signé) est [[Auteur:Henri_d’Orléans_(1822-1897)|Henri d’Orléans (1822-1897), duc d'Aumale]] (voir par exemple [https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark%3A/16871/0018168954 ici]) est une copie de {{l2s|Les Zouaves|Revue des Deux Mondes - 1855 - tome 9.djvu}} qui est signé [[Auteur:Victor_de_Mars|V. de Mars]].
Les deux contiennent le même texte. Le livre indique même comme référence l'article de la ''Revue des Deux Mondes'' de V. de Mars ([[Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/11|ici]]).
Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 9 août 2026 à 07:07 (UTC)
:Bonjour. J’ai trouvé (en questionnant ChatGPT) qu’Henri d’Orléans avait aussi écrit sous le nom de V. de Mars. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 9 août 2026 à 08:09 (UTC)
5nzyxk7e5juhdrrtz8y43gdmfeeup56
15972202
15972201
2026-08-09T08:09:36Z
Seudo
2609
/* Deux auteurs qui revendiquent le même texte à travers deux sources */ Réponse
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry aout.jpg|thumb|upright|Août. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'']]
= Août 2026 =
== Article de [[Auteur:Paul Leroy-Beaulieu|Paul Leroy-Beaulieu]] : "Francis Charmes" ==
Bonjour, sur [[Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1916_-_tome_31.djvu/963|cette page]] de {{RDDM2|31|1916|nocat}}, il est indiqué sous le titre : << Livraison du 15 Janvier. >> ;
"Francis Charmes, par M. Paul LEROY-BEAULIEU, de l’Académie des Sciences morales et politiques, Président du Conseil de Surveillance de la Revue des Deux Mondes
I-IV". Donc pages I à IV. J'ai essayé de retrouver les pages, j'y arrive pas.
Une idée ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 août 2026 à 16:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : on les trouve dans JStor, mais l'insertion nécessiterait un grand déplacement de pages corrigées ; à moins de les ajouter à la fin. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 août 2026 à 21:36 (UTC)
::{{ping|M-le-mot-dit}} Je vais laisser un mot sur la livre disant de faire ça. Merci pour ta solution --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 août 2026 à 06:13 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : {{fait}} le fichier est complété, les pages I-IV suivent le supplément. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 2 août 2026 à 09:51 (UTC)
== Absence de flèche vers le livre précédent ==
Bonjour,
Je ne comprends pas pourquoi le header sur [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVI.|cette page]] et celle [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVII.|qui suit]], n'affiche pas les flèches vers l'ouvrage précédent/suivant.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 09:08 (UTC)
:@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : cela arrive quand il n'y a pas de lien vers l'ouvrage dans le Livre:xxx. J'en ai ajouté un que vous pourrez modifier ; vous pouvez vérifier vos pages. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 11:37 (UTC)
::Merci mais je n'ai pas compris de quel lien il s'agit? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 16:09 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; celui que vous avec supprimé : dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879.djvu]], <code>titre = Jérôme Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879</code>. Les flèches ont du repartir aussi. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 16:19 (UTC)
::::Ah zut je comprends!! Je m'étonnais de ne pas avoir vu ce lien qui pointe vers rien avant :)
::::Du coup il doit pointer vers quoi? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:34 (UTC)
:::::Le lien pourrait pointer vers une page telle que [[Œuvres complètes de saint Jérôme]] ou [[Œuvres complètes de saint Jérôme (Bareille)]] (puisque c'est le titre indiqué dans l'ouvrage), laquelle contiendrait la liste des textes contenus dans l'ensemble des tomes. Cela aiderait à retrouver des textes.
:::::Par ailleurs je vois d'autres problèmes : dans les tomes 1 et 2, les transclusions des lettres semblent toutes contenir le même texte. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 05:56 (UTC)
::::::Oui je n'ai pas encore pu y travailler serieusement. Je n'ai mis que les lettres dont j'ai eu besoin. Pour le pointage vers les œuvres complètes c'est déjà ce qui est sur la page de l'auteur, cela ne ferait-il pas un doublon? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:32 (UTC)
:::::::Sur la page de l'auteur il peut y avoir des liens vers tous les textes, quelle que soit l'édition. Sur la page des Œuvres complètes, édition Bareille, il n'y aura que ceux de cette édition (et peu importe s'il y a largement un doublon entre les deux).
:::::::Quant aux tomes 1 et 2, je n'avais pas remarqué que la transclusion porte sur l'ensemble des lettres. Il est plutôt d'usage de faire une transclusion séparée pour chaque lettre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 12:31 (UTC)
::::Par contre je vois toujours les liens? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:35 (UTC)
== Migration vers Parsoid ==
<section begin="announcement-content" />
<em>[[m:Special:MyLanguage/Wikimedia Foundation/Product and Technology/Parsoid Read Views/Read View Announcement|Lire ceci dans une autre langue]]</em>
<div class="mw-translate-fuzzy">
Bonjour à tous et toutes !
Je suis heureux de vous informer que, dans le cadre de la prochaine étape du projet d’[[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification|unification des analyseurs syntaxiques]], Parsoid sera bientôt activé en tant qu’analyseur d’articles par défaut sur votre $wiki. Nous augmentons progressivement le nombre de wikis utilisant Parsoid, avec l’intention d’en faire l’analyseur de wikicode par défaut pour la prochaine version maintenue à long terme de MediaWiki. Cela rendra nos wikis plus fiables et plus cohérents entre les utilisations par le contributorat, le lectorat et les outils, et facilitera le développement de futures fonctionnalités du wikicode.
</div>
Si cela perturbe votre flux de travail, ne vous inquiétez pas ! Vous pourrez toujours désactiver Parsoid pour le wiki dans vos préférences utilisateur, ou uniquement sur la page en cours en utilisant le sous-menu Outils, comme décrit dans la documentation de [[mw:Special:MyLanguage/Help:Extension:ParserMigration|Extension:ParserMigration]].
Il y a [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Confidence Framework|plus d’informations sur notre stratégie de déploiement]] disponible, y compris les tests effectués avant d’activer Parsoid pour un nouveau wiki.
Pour signaler des bogues et des problèmes, vous pouvez consulter notre documentation des [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Known Issues|problèmes connus]] et si vous avez trouvé un nouveau bogue, créez un ticket phab et en l’étiquetant avec [[phab:project/view/5846|<i lang="en">Content Transform Team</i>]] qui représente l’équipe Transformation du contenu sur Phabricator.
<section end="announcement-content" />
[[mw:User:MSantos (WMF)|Content Transform Team]] 3 août 2026 à 16:31 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:MSantos (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery/Wikisource&oldid=28221043 -->
== Match & Split ==
Bonjour,
Le match & split est-il en panne? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:33 (UTC)
:{{notif|CyrMatt}} On peut voir sur [[Spécial:Contributions/SodiumBot]] que le robot est actif et a encore fait une opération ce matin. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 5 août 2026 à 07:15 (UTC)
::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] effectivement j'ai fait un split (je n'utilise pas le match) ce matin de 7h22 à 7h59 sans problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 août 2026 à 10:40 (UTC)
:::C'était visiblement temporaire. C'est reparti. Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 5 août 2026 à 11:05 (UTC)
== Les RAW en mode fiesta sur la Wikimania ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro d'août 2026 (n°295) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-08-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div></div>
'''Un numéro exceptionnel'''
La conférence Wikimania s'est achevée le 25 juillet. Que vous ressentiez de la frustration (si vous n’avez pas pu y assister) ou du [[:w:Wikipédia:Wikispleen|wikispleen]] (si vous y étiez et que vous avez du mal à digérer que ce soit déjà fini), l’équipe des RAW n’a pas ménagé ses efforts pour vous proposer un numéro XXL qui revient en long, en large et en travers sur cet événement qui le mérite bien. Comptes-rendus, témoignages, entretiens, il y en aura pour tous les goûts ! Le numéro est aussi exceptionnel par le nombre de rédactrices et de rédacteurs qui y ont participé {{incise|merci !|stop}}
Au-delà de Wikimania, l’actualité wikimédienne est loin d’être paisible cet été. Nous vous proposons donc aussi de revenir en détail sur la crise qui secoue la fondation Wikimédia autour de la reconnaissance du syndicat Wiki Workers United (WWU). Nous aurons probablement l’occasion de couvrir la suite de cette histoire dans le prochain numéro. D’ici là, bonne lecture !
----
Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia et des nouveaux outils
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Dossier spécial Wikimania</span>'''
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les POV</span>'''<br>— Ma Wikimania : la joie, l'inquiétude et la raison d'être<br>— Témoignages : regards sur la Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">L'Analyse</span>''' — La crise s'intensifie après le refus de la WMF de reconnaître le syndicat WWU
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Comptes-rendus</span>'''<br>— Une Wikimania sous le signe de la jeunesse<br>— Sur les conséquences de la définition de « wikimédien·ne »<br>— Petit tour d’horizon de la créativité wikimédienne<br>— CultureStrong : respecter les savoirs des Premières Nations sur les plateformes Wikimédia<br>— Des événements techniques à Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Interviews</span>'''<br>— Ses goûts, sa Wikimania, sa prochaine tournée... : Baby Globe nous dévoile tout !<br>— Jules*, notre Wikimédien de l'année : comment rendre compte du changement climatique tout en protégeant l'encyclopédie
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : si un sujet vous tient à cœur, n'hésitez pas à proposer une idée d'article ou à participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]]. Toutes les contributions sont les bienvenues, quel que soit votre wiki d'origine ! <span class="smiley">[[Image:Face-smile.svg|20px|Sourire|alt=Émoticône sourire]]</span>
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 août 2026 à 22:24 (UTC)
== Remplacer(?) anciennes pages sans fs ==
J'ai une question sur les beaucoup de textes tels que [[:catégorie:Théâtre à formater]]; si j'ai bien compris, ce sont des pages qui existaient déjà avant la décision que tout devait être ''{{lang|en|scan-backed}}...''
Est-ce qu'on peut juste complètement remplacer le contenu de ces pages avec une version corrigée d'après un fac-similé? J'ai déjà fait ça sans poser la question avec [[Belle qui tiens ma vie]] qui semblait un cas évident
Plus récemment j'ai vu la page [[Médée (Longepierre)]] qui a comme ‘source’ une édition de 1802, à laquelle elle n'est pas conforme; j'ai presque corrigé une [[Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu|édition du 17e]] (solutions pour les didascalies bienvenues lol); est-ce que je peux juste placer le texte de cette édition sur la page, jeter le contenu actuel à la poubelle et oublier l'édition de 1802..?
question générale pour ces pages du genre « à formater » ou celles où la page livre: qui correspond dit « faites pas de match&split etc » -- est-ce qu'il y a une intention derrière le choix des fs? Ou c'était juste pour conformer à la nouvelle norme et on peut faire ce qu’on veut avec les pages principales? très possible que je fasse ça avec d'autres pièces éventuellement [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 5 août 2026 à 00:24 (UTC)
:@[[Utilisateur:Psephos|Psephos]] Oui, continue comme ça. A une époque, j'ai un peu râlé parce qu'il y avait des M&S faits, en particulier sur du théâtre, où rien n'allait : d'où, je suppose, l'avertissement qui a été mis sur certains textes. L'idée, je pense, était de rattacher tous les textes à un FS, mais avec des différences d'édition parfois considérables, qui impliquaient (peut-être trop peu explicitement) de tout écraser une fois les pages corrigées. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 5 août 2026 à 12:11 (UTC)
== Catégorie:Page transclusions with invalid attributes ==
Bonjour,
La [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] liste des transclusions dont au moins l'un des paramètres est potentiellement fautif. J'ai vu dans plusieurs pages <code>header_type=none/empty</code> ; en supprimant ce passage, la transclusion n'est plus ainsi catégorisée. Dans [[Aide:Transclusion#Définir_la_plage_de_texte_à_transclure_:_les_paramètres_from,_to_et_associés|Aide:Transclusion]], le paramètre <code>header_type</code> est inscrit comme paramètre valide, mais l'extension Pages indique que ce paramètre est invalide. [[Aide:Transclusion#Modifier_les_informations_affichées_par_défaut_dans_la_boîte_de_titre|Idem pour]] pour le paramètre <code>auteur</code>.
Cette catégorisation n'était pas faite voici un mois. Donc, quelqu'un a modifié le code de l'extension Pages. Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:09 (UTC)
:La catégorisation semble en effet récente. Sauf erreur, elle n'apparaît que si les paramètres from/to et header_type=empty sont présents simultanément, peut-être parce que header_type=empty est inutile dans ce cas. Si c'est bien le cas, ça mériterait d'être mieux expliqué dans [[Aide:Transclusion]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 17:18 (UTC)
:En cherchant de plus près, il semble que :
:* le 13 juin dernier, le code de l’extension ProofreadPage [https://github.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/commit/ae90e4f2 a été en effet modifié] pour ajouter la catégorie en question lorsque la balise <code><nowiki><pages /></nowiki></code> est utilisée avec des paramètres incorrects ;
:* les paramètres corrects ou incorrects peuvent être définis localement dans certaines conditions, notamment lorsque les paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code> sont absents (cf. [https://raw.githubusercontent.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/master/includes/Parser/PagesTagRendererTrait.php ce fichier source de MediaWiki]) ;
:* c’est le cas de <code>header_type</code>, défini pour Wikipédia-fr dans [[MediaWiki:Proofreadpage index data config.json]]. Ce paramètre est donc interdit si les arguments <code>from=</code>, <code>to=</code> ou <code>include=</code> sont présents. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 21:55 (UTC)
::Merci pour ces informations. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 22:16 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]. Ces informations permettent de préciser dans quels cas le paramètre <code>header_type</code> doit être utilisé. Toutefois je pense que son utilité est relié davantage à la présence de <code>header=sommaire</code> (qu’elle soit implicite ou déclarée) et non à l’absence des paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code>. Il faut considérer que <code>header=sommaire</code> a aussi pour effet de baliser les tdm avec ws-summary ce qui active la création des chapitres dans ws-export. Que la TDM provienne directement des pages ou du sommaire n’a pas vraiment d’importance. @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Les modifications que vous apportez sont bel et bien justifiées. Si l’en-tête n’apparaît pas suite à la suppression de <code>header_type=empty</code>, c’est que ce paramètre était inutile. Merci pour ces corrections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 02:26 (UTC)
::::Je pense qu'il faut tout de même mentionner clairement qu'on ne doit pas utiliser <code>header_type</code> simultanément avec <code>from</code>, <code>to</code> ou <code>include</code>, sauf si on rajoute <code>header</code>, puisque c'est bien ce que tant de gens (dont moi) ont fait. Cela n'est pas vraiment clair dans la page d'aide (même si c'est logique lorsqu'on réfléchit : ces trois paramètres désactivent l'en-tête, donc tous les paramètres liés à l'en-tête, comme <code>header_type</code>, <code>titre</code>, <code>auteur</code>, etc., sont inutiles), et c'est bien la raison pour laquelle il y a autant de nettoyage à faire (merci {{u|Cantons-de-l'Est}})... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 05:40 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Il y a quelques cas qui sont clairs, mais dans un cas comme [[La Famille de Mourtray|celui-ci]], faut-il supprimer header=Sommaire ? En règle générale, cette mention est-elle utile, dès lors que, en son absence, le sommaire s'affiche ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 7 août 2026 à 08:16 (UTC)
::::::Dans ce cas, <code>header=Sommaire</code> me semble inutile car le header est créé automatiquement lorsqu'on ne précise pas les pages à inclure. J'ai aussi corrigé le paramètre <code>volume</code>, qui avait un ''s'' indu. Du coup la catégorisation disparaît. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:29 (UTC)
::::::Un cas délicat est celui de [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et autres pages de la même série, car la catégorisation semble provenir de l'utilisation de <code>header_type</code> sur la.wikisource. Il y a sans doute quelque chose à modifier aussi dans {{m|HdcerTransclusion}}, mais {{u|Cantons-de-l'Est}} saura mieux que quinconque comment faire… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:32 (UTC)
{{RI}}{{u|Cantons-de-l'Est}} Je tente de répondre à la question initiale : Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
:Selon moi le seul motif pouvant justifier le retrait de <code>header_type=empty</code> alors que cela correspond au souhait de l’usager, est de retirer la page d’une catégorie où elle ne devrait pas se retrouver. C’est d’ailleurs le motif invoqué dans la remarque. Je ne connais pas d’architecte fonctionnel qui, après avoir associé un paramètre à une opération comme afficher une en-tête en prohiberait l’utilisation dans un cas où il n’est pas nécessaire de préciser ce paramètre. Si le système est en mesure de créer de tels automatismes, il est assez intelligent pour ignorer un paramétrage valide mais non essentiel dans un cas particulier. L’alarme de mon véhicule ne se déclenche pas en plein jour parce que j’ai paramétré l’éclairage nocturne sinon je remettrais en cause l’ingénieur et non mon paramétrage. L’architecture fonctionnelle exigerait aussi par souci de cohérence qu’on applique les mêmes règles aux paramètres header_type et header car, dans certaines situations, il n’est pas nécessaire de les inclure, l’un comme l’autre, pour obtenir le résultat recherché.
:Concernant le paramètre auteur, j’ai corrigé une transclusion comprenant la mention <code>auteur= </code> et cette page n’est plus présente dans la catégorie. (voir : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Revue_litt%C3%A9raire_-_Les_Chapelles_litt%C3%A9raires&diff=prev&oldid=15967637 Revue littéraire - Les Chapelles littéraires]] )
:--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 12:27 (UTC)
:J'ai corrigé plusieurs erreurs, certaines évidentes, d'autres pas, y compris dans quatre modèles. J'ai documenté dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] les erreurs que j'ai observées, mais ça ne couvre pas tous les cas. Pour le moment, je poursuis pour les erreurs évidentes, ce qui réduira significativement le nombre de pages dans la catégorie. Après, on pourra discuter des cas plus difficiles (notamment [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]]). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 14:00 (UTC)
::Oui je suis surpris de la quantité d’erreurs répertoriées dans cette catégorie mais on aurait pu ignorer le signalement des paramètres valides et bien structurés uniquement sous le prétexte qu’ils ne sont pas essentiels. J’ai modifié quelques pages reliées à [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/2]] à la fois sur ws.fr et ws.la. Ce sera un peu plus long à rectifier que pour les autres pages mais il ne sera pas nécessaire de retoucher aux modèles. Je peux m’occuper des 97 pages restantes. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 17:52 (UTC)
:::Merci de vous occuper des autres pages. {{sourire}}
:::Pour le moment, la catégorie est visible pour tout le monde. Lorsqu'elle sera vide, devrait-elle être cachée avec HIDDENCAT (comme dans [[:Catégorie:Pages incluant des sections inexistantes]] ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 22:49 (UTC)
::::C’est terminé pour toutes les œuvres affichées en mode bilingue. Il a fallu remanier quelques 200 pages sur ws.fr et le même nombre sur ws.la (avec l’aide précieuse de AWB) et oui il me semble préférable de maintenir la catégorie visible pour permettre aux intervenants de réagir sur le champ. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 août 2026 à 00:55 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::S'il n'y a pas d'entête, les paramètres <code>prev</code>, <code>current</code> et <code>next</code> ne devraient pas apparaître non plus. Par exemple, les constructions suivantes devraient être vues comme fautives :
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header=0 prev="texte" next="texte" /></nowiki></code> (<code>prev</code> et <code>next</code> ne seront pas affichés)
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header_type=none current="texte" /></nowiki></code> (<code>current</code> ne sera pas affiché)
:::::À qui faut-il s'adresser pour que l'extension Pages indique ce type d'erreur ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 10:30 (UTC)
::::::La catégorie a été créée à la suite d'une demande faite sur Phabricator : {{phab|T421744}}. Le ticket étant toujours ouvert, il suffirait d'y rajouter ces demandes d'amélioration. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 8 août 2026 à 19:59 (UTC)
:::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], Merci pour la suggestion. J'ai déposé une demande. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 20:40 (UTC)
== Traduction ancien français avec AI ==
Bonjour, j'ai développé une instruction pour le google AI-modus qui permet de traduire directement du lien wikisource une page d'ancien Français en Français moderne: copier le texte suivant dans la fenêtre ''google AI-modus''<br>
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte en ''Français moderne'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
<br>Idem ...pdf/24 etc. ou une page d'un autre livre au choix.
<br>
Ça réussit aussi pour la traduction directement en Néerlandais:
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte ''en Néerlandais'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
Je considère la traduction robot AI comme un brouillon. Il est permis de rire des fautes du robot, mais après rire: on pourra choisir entre rejeter ou corriger la traduction. Essayez-le et faites vos commentaires.
--[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|discuter]]) 7 août 2026 à 07:00 (CEST) [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 06:02 (UTC)
:Ca fonctionne bien, en effet. Pour voir j'ai comparé le même prompt sur Google et ChatGPT : [[Discussion Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/26]]. Je trouve le style de ChatGPT meilleur en français moderne, mais je ne suis pas assez compétent en ancien français pour juger de la qualité de la traduction. L'objectif est-il de proposer dans Wikisource une traduction en français moderne ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 06:21 (UTC)
::Mon premer objectif était d'avoir pour moi-même la traduction en Néerlandais, pour vraiment comprendre le texte du récit, et ça fonctionne. Mais le spin-off de mes tests était la traduction en Français moderne.
::Si on choisit d'avoir une traduction ''dans'' wikisource français, c'est faisable et cela permettrait des adaptations par des linguistes avec la procédure corriger/valider et, dans un deuxième temps, la traduction dans un autre langue. Pour moi, une fonctionalité (app?) dans wikisource français qui permettrait directement du Français ancien la traduction en Néerlandais, voire en une autre langue, serait intéressant aussi. Mais faire de cette façon manuellement la traduction dans le néerlandais m'est déjà un progrès formidable. -[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 07:50 (UTC)
== J'ai besoin d'aide pour une erreur de intervalle invalide. ==
J'ai oublié comment corriger l'erreur « Erreur : intervalle invalide ». Quelqu'un pourrait-il jeter un œil au fichier [[Livre : Folie d'Opium.pdf]] et la corriger ? Merci.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 04:26 (UTC)
:Il suffit de purger la page "Folie d'Opium.pdf" sur Wiki Commons… (fait). Bonne continuation. [[Utilisateur:JLTB34|JLTB34]] ([[Discussion utilisateur:JLTB34|d]]) 9 août 2026 à 04:55 (UTC)
::Merci ! [[File:Thumbs-up-icon-left.svg|35px]] —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 06:20 (UTC)
== Ajout d'illustrations dans fac-similé existant ou bien import d'un nouveau fac-similé ==
Bonjour, il m'arrive de trouver des fac-similés avec illustrations de livres, dépourvus de gravures, déjà importés et corrigés dans wikisource. Je précise qu'il s'agit toujours de la même édition (modulo les gravures présentes ou absentes). Dans ces situations, est-il préférable d'importer les illustrations et de les ajouter à l'ouvrage existant, ou bien d'importer un nouveau fac-similé en ajoutant « avec illustrations » au nom existant et en récupérant éventuellement le texte corrigé ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 9 août 2026 à 05:29 (UTC)
== Deux auteurs qui revendiquent le même texte à travers deux sources ==
Bonjour, le texte {{l2s|Les zouaves et les chasseurs à pied|Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf}} dont l'auteur indiqué sur internet (car le livre n'est pas signé) est [[Auteur:Henri_d’Orléans_(1822-1897)|Henri d’Orléans (1822-1897), duc d'Aumale]] (voir par exemple [https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark%3A/16871/0018168954 ici]) est une copie de {{l2s|Les Zouaves|Revue des Deux Mondes - 1855 - tome 9.djvu}} qui est signé [[Auteur:Victor_de_Mars|V. de Mars]].
Les deux contiennent le même texte. Le livre indique même comme référence l'article de la ''Revue des Deux Mondes'' de V. de Mars ([[Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/11|ici]]).
Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 9 août 2026 à 07:07 (UTC)
:Bonjour. J’ai trouvé (en questionnant ChatGPT) qu’Henri d’Orléans avait aussi écrit sous le nom de V. de Mars. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 9 août 2026 à 08:09 (UTC)
:L'auteur indiqué dans la ''Revue'' est Victor de Mars, directeur-gérant de la revue. Il a apposé sa signature parce que le véritable auteur souhaitait rester anonyme. Le duc d'Aumale était une personnalité de premier plan, d'ailleurs en exil à l'époque. Ceci est expliqué dans [[Le premier Exil du duc d’Aumale]] et indiqué également dans [[w:Henri d'Orléans (1822-1897)|Wikipédia]]. Puisque nous sommes fidèles aux fac-similés, je laisserais le nom de l'auteur tel qu'il est indiqué dans l'édition (ou dans des sources fiables comme la BNF pour l'ouvrage imprimé : https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb363767832), quitte à mentionner sur la page de [[Auteur:Victor de Mars|Victor de Mars]], ou en note Wikisource sur les deux ouvrages, que le même texte a deux auteurs putatifs. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 août 2026 à 08:09 (UTC)
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Page:Essai sur les cloaques, ou, Égouts de la ville de Paris, envisagés sous le rapport de l'hygiène publique et de la topographie médicale de cette ville (IA essaisurlescloaq00pare).pdf/30
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Dissecthimhowimay
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<noinclude><pagequality level="3" user="Dissecthimhowimay" /></noinclude>sont négligés, comme ce que je viens de dire nous a montré leur immense avantage.
Les barbares de toute espèce, ayant à plusieurs reprises pillé et saccagé la ville de Rome, les aqueducs furent détruits, et l’eau, se répandant dans les campagnes voisines, y forma des marais qui ne contribuèrent pas peu à rendre inhabitable tout le pays voisin.
Les aqueducs n’existant plus, les égouts et les cloaques furent également négligés, ce qui amena de graves et fréquentes maladies qui furent plus efficaces, pour détruire la population, que ne l’avaient été les armes des barbares. Tous les historiens de ces tems reculés, et en particulier saint Grégoire, dans ses Homélies, et le diacre Jean, dans la Vie de ce saint, font de la ville de Rome la peinture la plus affreuse. L’air de cette ville devint si mauvais que les pestes et les fièvres de mauvais caractère y exerçaient continuellement leurs ravages, au point que Pierre Damien, au XI<sup>e</sup> siècle, écrivant au pape Nicolas II, pour le prier d’accepter sa démission, allègue, pour prétexte, les dangers qu’il courait à chaque instant de perdre la vie en restant dans la ville.
Ce fut principalement pendant le séjour des papes à Avignon, que tout ce qui regarde la salubrité fut négligé dans Rome, et quelques historiens n’ont pas craint d’attribuer à cette {{tiret|né|gligence}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/76
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>d’années qui rappelait la durée du service militaire ? Je ne résous pas la question. En tout cas, il y a quelque chose de touchant dans cette mère qui pleure depuis si longtemps sa fille, ne la reconnaît pas à son retour, tant elle est changée sans doute par la misère, et, après son étonnement de n’en pas recevoir un baiser, lui dit : « Et ton honneur, ma fille, l’as-tu toujours bien gardé ? » La musique de l’air est en complète harmonie avec le sentiment ; elle est mélancolique et pleine de larmes.<section end="23"/>
<section begin="24"/>{{il|2}}
{{t3|'''LA CHANSON DU SAGAR'''|{{romm|XXIV}}|fs=125%|mb=0.5em|sp=1px}}
{{c|({{all-sc|Vallée de la Moselotte}})}}
{{Poem|Hé ! bé sègar, èvo tè ségue bianche
Kè danse et rlu poua l’auv’ de to molin,
Ke vû te fâr, èvo tortot’ cé pianche
De si bé bô de châne o de sèpin ?
{{mpom|Oh ! ségue, ségue, ségue, prî bé Dèye !
Oh ! ségue, ségue, ségue, bé sègar.
Oh ! ségue, ségue, ségue, ho ! trèvéye.
Oh ! ségue, ségue, ségue, Dey, tè gar.|1}}
Mi, j’o vû fâr po lâs éfan in bouyéye,
In brihhedò, in ormâr, dâ soyé,
Po lé nevé mèrié in bé chaléye,
Dâ ran, dâ conche, èco dâ chapouné.
{{em}}O ! ségue, ségue, etc.|ds|m=1.5em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
cowviark2sr5orwawr1in1c63kogtfz
Chansons en patois vosgien/Adieu, fleur de jeunesse
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Les lions se sont jetés sur lui en rugissant, ils l’ont attaqué avec de grands cris ; sa terre a été réduite en un désert ; ses villes ont été brûlées, et personne plus n’y demeure. » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#2-15|''Jerem''. {{rom|ii}}, 14-15]]. Dieu interroge son peuple, pour provoquer sa réponse. Les lions désignent les princes de Babylone, qui ont changé la Judée en désert et livré ses villes à l’incendie. Ou certainement au sens mystique, par lions nous devons entendre les puissances adverses ou les princes des hérétiques, qui désolant la terre de l’Église, ont livré ses villes aux flammes de l’hérésie, et à ce feu dont il est écrit : « Ils sont tous des adultères, et leurs cœurs sont semblables à un four où l’on a déjà mis le feu » [[Bible_Crampon_1923/Osée#7-4|''Ose''. {{rom|vii}}, 4]]. Ils attaquent en effet avec de grands cris, mais, semblables à la perdrix dont parle le même prophète : « Ils couvent des œufs qui ne sont point à eux, ils s’enrichissent du bien des autres par leur injustice » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-11|''Jerem''. {{rom|xvii}}, 11]]. Les villes sont dévastées et détruites en ce sens que Dieu n’y demeure plus ; de là le mot : « Et personne plus n’y demeure. »
« Les enfants de Memphis et de Taphnès vous ont corrompue depuis la plante des pieds jusqu’à la tête. Et d’où cela vous est-il arrivé, sinon de ce que vous avez abandonné le Seigneur votre Dieu lorsqu’il vous conduisait lui-même dans votre chemin. » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#2-16|''Jerem''. {{rom|ii}}, 16-17]]. Ces derniers mots : « Lorsqu’il vous conduisait lui-même dans votre chemin, » ne sont pas dans les Septante. L’Écriture nomme les deux plus grandes villes d’Égypte, Memphis et Taphnès, et dit que leurs habitants avaient corrompu Israël jusqu’à la tête, en ce sens qu’Isaïe a dit : « Depuis la plante des pieds jusqu’au haut de la tête, il n’y a rien de sain dans lui » [[Bible_Crampon_1923/Isaïe#1-6|''Isai''. {{rom|i}}, 6]]. Telle était la concupiscence des Égyptiens qu’ils employaient tous les membres aux plaisirs de la chair et qu’ils les souillaient tous. La lettre se rapporte aux idoles des Égyptiens ; l’esprit de ce texte, aux docteurs de doctrine perverse, dont les turpitudes polluent la pureté de l’Église. Or ces maux affligent l’Église parce qu’elle a abandonné le Seigneur son Dieu, et surtout dans le temps qu’il voulait la conduire lui-même dans le chemin.
« Maintenant donc qu’allez-vous chercher dans la voie de l’Égypte ? Est-ce pour y boire de l’eau de Sior ? et qu’allez-vous chercher dans la voie des Assyriens ? Est-ce pour y boire de l’eau de leur fleuve. » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#2-18|''Jerem''. {{rom|ii}}, 18]]. Pour {{sc|SIOR}} nous interprétons « bourbeuse, » qui est la signification du mot hébreu ; du reste, l’édition commune porte Géon. L’Écriture venait de dire que les habitants<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>et la servitude sous les démons, qui sont leurs ennemis et leurs bourreaux.
« Voici ce que dit le Seigneur : Maudit est l’homme qui met sa confiance (ou son espérance) dans l’homme, qui se fait un bras de chair ; et dont le cœur se retire du Seigneur. Il sera semblable au tamarin qui est dans le désert et il ne verra point le bien lorsqu’il sera arrivé ; mais il demeurera au désert dans la sécheresse, dans une terre salée et inhabitable. » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-5|''Jerem''. {{rom|xvii}}, 5-6]]. Si maudit est l’homme qui met sa confiance en l’homme, Paul de Samosate par conséquent et Photin, puisque, tout en proclamant que le Sauveur est saint et qu’il excelle dans toutes les vertus, ils le déclarent un homme, ils seront maudits comme mettant leur espérance en un homme. Que si l’on nous reproche de croire en celui qui dit : « Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi homme, qui vous ai dit la vérité que j’ai apprise de Dieu ; c’est ce qu’Abraham n’a point fait, et vous faites les œuvres de votre père » [[Bible_Crampon_1923/Jean#8-40|''Joan''. {{rom|viii}}, 40]] ; nous répondrons par ce mot prétendu des disciples des Apôtres : « Si nous avons connu autrefois Jésus selon la chair, nous ne le connaissons plus maintenant » [[Bible_Crampon_1923/2 Corinthiens#5-16|''{{rom|ii}} Corinth''. {{rom|v}}, 16]]. Enfin Paul écrit aux Galates au début de son Épître : « Paul, Apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu son Père qui l’a ressuscité d’entre les morts, et tous les frères qui sont avec moi » [[Bible_Crampon_1923/Galates#1-1|''Galat''. {{rom|i}}, 1-2]]. Et en effet puisque la mort a été absorbée dans la victoire, [[Bible_Crampon_1923/Osée#13-14|''Ose''. {{rom|xiii}}, 14]], pourquoi l’humilité de la chair, qui avait été prise en vue du salut de l’humanité, ne serait-elle point passée dans la majesté divine, en sorte que les deux soient un, et que nous n’adorions pas la créature, mais le Créateur, qui est béni dans tous les siècles ? Maudit est donc, non pas seulement celui qui met son espérance dans l’homme, mais encore celui qui se fait un bras de chair, c’est-à-dire, qui met sa force dans la chair, et pense que tout ce qu’il fait est l’œuvre de sa puissance et non de la miséricorde divine. Le cœur de celui qui agit de la sorte s’éloigne du Seigneur, puisqu’il affirme qu’il peut ce qu’il ne peut pas. « Il sera semblable au tamarin, » en hébreu {{sc|Aroer}}, ou d’après l’interprétation de Symmaque, « à un bois stérile dans le désert. Et il ne verra point le bien lorsqu’il arrivera, » tandis que la multitude des nations le verra ; « mais il habitera dans la sécheresse du désert. » Cela s’applique au peuple juif qui habite dans le désert et qui ne porte point de fruits ; ils demeurent dans une terre salée et stérile, une terre inhabitable, où Dieu ne se fixe pas, et où ne se trouvent ni le secours des Anges, ni la grâce de l’Esprit-Saint, ni la science des docteurs.
« Heureux est l’homme qui met sa confiance au Seigneur, et dont le Seigneur est l’espérance (<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>l’histoire, « et des montagnes, » c’est-à-dire, des dogmes élevés, « et du midi, » dont il est écrit : « Dieu viendra du midi » [[Bible_Crampon_1923/Habaquq#3-2|''Abac''. {{rom|iii}}, 2]], car là est la chaleur et la pleine lumière, et tout froid en est banni. « Ils porteront, » est-il dit, « des holocaustes, » en se consacrant eux-mêmes à Dieu, « et la victime, » ou les parfums, afin de dire : « Le sacrifice agréable au Seigneur est un esprit contrit » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#50-19|''Psal''. {{rom|l}}, 19]] ; et encore : « Nous sommes la bonne odeur du Christ en tout lieu » [[Bible_Crampon_1923/2 Corinthiens#2-15|''{{rom|ii}} Corinth''. {{rom|ii}}, 15]] ; et ailleurs : « Que ma prière monte en votre présence comme l’encens » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#140-2|''Psal''. {{rom|cxl}}, 2]]. Au lieu de sacrifice, les Septante avaient reproduit le mot hébreu même {{sc|Manna}}, qu’une vicieuse habitude, ou plutôt la négligence des copistes a changé chez nous en « manne ». De l’encens, il est écrit : « Pourquoi m’apportez-vous de l’encens de Saba ? » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#6-20|''Jerem''. {{rom|vi}}, 20]]. Ils apporteront « l’oblation, » en hébreu {{sc|Toda}}, qui se peut rendre par « action de grâces » et que les Septante ont traduit par « louange ». « Dans la maison du Seigneur, » nul doute que ce soit dans l’Église. Telles sont les récompenses de ceux qui sanctifient le sabbat et ne sont accablés d’aucun fardeau.
Que si au contraire, est-il dit, vous n’écoutez pas mes commandements, et si vous faites ce que j’ai ordonné de ne pas faire, « je mettrai le feu à ses portes, » c’est-à-dire, aux portes de Jérusalem, ce feu dont il est dit : « Les cœurs des adultères sont semblables à des fours où l’on a mis le feu » [[Bible_Crampon_1923/Osée#7-4|''Ose''. {{rom|vii}}, 4]] ; il dévorera les maisons ou les quartiers de Jérusalem, en hébreu {{sc|Armanoth}}, que les Septante rendent par « carrefours », et Aquila et Symmaque par « maisons crénelées ». Ce feu ne s’éteindra jamais, selon le mot de l’Apôtre : « Ce qu’est l’œuvre de chacun, le feu l’éprouvera » [[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#3-13|''{{rom|i}} Corinth''. {{rom|iii}}, 13]] ; et encore : « Si l’œuvre de quelqu’un brûle, il en souffrira la perte, et il sera sauvé lui-même, mais seulement comme au moyen du feu » [[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#3-15|''Ibid''. 15]]. Quant à nos judaïsants s’ils repoussent l’explication figurée, ou ils seront contraints d’être Juifs, et de pratiquer la circoncision en observant le sabbat, ou ils seront obligés de critiquer le Sauveur qui, le jour du sabbat, ordonna au paralytique d’emporter son<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>l’histoire, « et des montagnes, » c’est-à-dire, des dogmes élevés, « et du midi, » dont il est écrit : « Dieu viendra du midi » [[Bible_Crampon_1923/Habacuc#3-2|''Abac''. {{rom|iii}}, 2]], car là est la chaleur et la pleine lumière, et tout froid en est banni. « Ils porteront, » est-il dit, « des holocaustes, » en se consacrant eux-mêmes à Dieu, « et la victime, » ou les parfums, afin de dire : « Le sacrifice agréable au Seigneur est un esprit contrit » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#50-19|''Psal''. {{rom|l}}, 19]] ; et encore : « Nous sommes la bonne odeur du Christ en tout lieu » [[Bible_Crampon_1923/2 Corinthiens#2-15|''{{rom|ii}} Corinth''. {{rom|ii}}, 15]] ; et ailleurs : « Que ma prière monte en votre présence comme l’encens » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#140-2|''Psal''. {{rom|cxl}}, 2]]. Au lieu de sacrifice, les Septante avaient reproduit le mot hébreu même {{sc|Manna}}, qu’une vicieuse habitude, ou plutôt la négligence des copistes a changé chez nous en « manne ». De l’encens, il est écrit : « Pourquoi m’apportez-vous de l’encens de Saba ? » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#6-20|''Jerem''. {{rom|vi}}, 20]]. Ils apporteront « l’oblation, » en hébreu {{sc|Toda}}, qui se peut rendre par « action de grâces » et que les Septante ont traduit par « louange ». « Dans la maison du Seigneur, » nul doute que ce soit dans l’Église. Telles sont les récompenses de ceux qui sanctifient le sabbat et ne sont accablés d’aucun fardeau.
Que si au contraire, est-il dit, vous n’écoutez pas mes commandements, et si vous faites ce que j’ai ordonné de ne pas faire, « je mettrai le feu à ses portes, » c’est-à-dire, aux portes de Jérusalem, ce feu dont il est dit : « Les cœurs des adultères sont semblables à des fours où l’on a mis le feu » [[Bible_Crampon_1923/Osée#7-4|''Ose''. {{rom|vii}}, 4]] ; il dévorera les maisons ou les quartiers de Jérusalem, en hébreu {{sc|Armanoth}}, que les Septante rendent par « carrefours », et Aquila et Symmaque par « maisons crénelées ». Ce feu ne s’éteindra jamais, selon le mot de l’Apôtre : « Ce qu’est l’œuvre de chacun, le feu l’éprouvera » [[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#3-13|''{{rom|i}} Corinth''. {{rom|iii}}, 13]] ; et encore : « Si l’œuvre de quelqu’un brûle, il en souffrira la perte, et il sera sauvé lui-même, mais seulement comme au moyen du feu » [[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#3-15|''Ibid''. 15]]. Quant à nos judaïsants s’ils repoussent l’explication figurée, ou ils seront contraints d’être Juifs, et de pratiquer la circoncision en observant le sabbat, ou ils seront obligés de critiquer le Sauveur qui, le jour du sabbat, ordonna au paralytique d’emporter son<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>[[Bible_Crampon_1923/Esdras#2-1|''{{rom|i}} Esdr''. {{rom|ii}}, 1-70]]. Remarquons aussi que le Prophète eut cette vision au temps de Sédécias, après que Jéchonias eut été mené en émigration ; il ne dit pas « en captivité », puisqu’il s’était livré volontairement. Quant aux artisans et aux ouvriers, nous devons entendre par là ou les interprètes de la Loi et les docteurs, ou les orfèvres et les ouvriers en pierreries, dont l’art était des plus prisés chez les nations barbares. Au lieu d’ouvriers, les Septante ont mis « enchaînés », pour signifier le fléau de la captivité, et ils ont ajouté de leur tête le mot « riches », qui n’est pas dans l’hébreu.
Jérémie compare la corbeille pleine de bonnes, d’excellentes figues, de figues de la première saison, en grec πρωΐσχα, aux patriarches Abraham, Isaac, Jacob, à Moïse, Aaron et Job, et aux autres saints dont un des douze prophètes a dit : « J’ai trouvé Israël comme des grappes de raisin dans le désert, j’ai trouvé leurs pères comme des figues sur le figuier » [[Bible_Crampon_1923/Osée#9-10|''Ose''. {{rom|ix}}, 10]]. De là vient que nous sommes appelés enfants d’Abraham, tandis que le Sauveur fait cette remontrance aux Juifs : « Si Abraham était votre père, vous feriez ses œuvres » [[Bible_Crampon_1923/Jean#8-39|''Joan''. {{rom|viii}}, 39]]. Or ces corbeilles avec les bonnes et les mauvaises figues n’étaient pas hors de l’Église et au loin, mais devant le temple du Seigneur dont la science embrasse toutes choses. Les figues qui sont hors de l’Église ne sont pas aussi amères que celles que la prévarication a changées après qu’elles avaient confessé la foi ; et les bonnes figues qui ne sont pas devant le temple de Dieu, comme furent les philosophes profanes que leur bon naturel et l’intelligence du Créateur portait moins à suivre qu’à louer les vertus, ont moins de douceur que les figues qui sont dans le Temple de Dieu, comme furent les Prophètes et les Apôtres, et dont une tenait ce langage : « Je vous ai donné le lait, et non un aliment solide » [[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#3-2|''{{rom|i}} Corinth''. {{rom|iii}}, 2]], et : « Mes petits enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement jusqu’à ce que Jésus-Christ soit formé en vous » [[Bible_Crampon_1923/Galates#4-19|''Galat''. {{rom|iv}}, 19]]. De là cette expression que devant le temple du Seigneur les bonnes figues sont excellentes, et les mauvaises, très-mauvaises. Ce n’est pas là une explication de pure fantaisie, car l’Écriture a pris soin de s’éclaircir elle-même. « Comme je connais ces figues bonnes, dit-elle, ainsi je traiterai bien les émigrés de Juda que j’ai envoyés hors de ce lieu dans la terre des Chaldéens, » ce qui est une allusion évidente à Jéchonias et aux princes qui furent pris avec lui. Au contraire, au sujet de la corbeille aux figues mauvaises, voici<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
« Car j’appelle le glaive contre tous les habitants de la terre, dit le Seigneur des armées. » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#25-29|''Jerem''. {{rom|xxv}}, 29]]. Voilà le vin très-pur, voilà le calice de la colère du Seigneur, et il l’appelle, non pas contre Jérusalem seulement, mais contre toute la terre et tous les peuples qui l’habitent. Dieu déjà avait dit de même : « J’enverrai à Nabuchodonosor roi de Babylone, mon serviteur, et je l’amènerai sur cette terre contre ses habitants et contre toutes les nations qui sont alentour. »
« Vous prophétiserez contre eux toutes ces menaces et vous leur direz : Le Seigneur rugira » ou « répondra du haut du ciel et du haut de la sainte demeure il fera entendre sa voix. Il rugira et il rugira encore contre le lieu de sa gloire ; son rugissement, comme les cris de ceux qui foulent le pressoir, éclatera contre tous les habitants de la terre. Le bruit » ou « la ruine est parvenue jusqu’aux extrémités du monde, parce que le Seigneur entre en jugement avec les nations ; il est jugé lui-même avec toute chair : J’ai livré les impies au glaive, dit le Seigneur. » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#25-30|''Jerem''. {{rom|xxv}}, 30-31]]. Donnons d’abord le sens vrai. Vous prophétiserez pour toutes les nations et vous leur direz que le Seigneur va rugir du haut du ciel, c’est-à-dire, donner des marques de sa fureur, selon cette expression de l’Écriture : « Le lion rugit, qui ne craindra point ? Le Seigneur a parlé, qui ne prophétisera point ? » [[Bible_Crampon_1923/Amos#3-8|''Amos''. {{rom|iii}}, 8]]. Du haut de sa sainte demeure il fera retentir sa voix, pour effrayer tous ceux qui l’entendront. Il rugira contre le lieu de sa gloire, c’est-à-dire, contre son temple. Et lorsqu’il aura rugi, il s’élèvera une grande clameur comme le chant de ceux qui foulent le pressoir, et une lamentation funèbre à l’occasion du sang répandu dans les discordes intestines ; c’est ce que Symmaque appelle ἐπικελαύσμα, et Aquila θάμβος. L’éclat de cette clameur et de ce chant arrivera jusqu’aux extrémités de la terre, parce que le Seigneur entrera en jugement avec les nations. Puisque le Seigneur entre en jugement avec les nations, c’est qu’elles ont des mérites divers [[Bible_Crampon_1923/Osée#4-1|''Ose''. {{rom|iv}}, 1]], ce qui donne le sens de ce passage : « Celui qui ne croit pas est déjà jugé » [[Bible_Crampon_1923/Jean#3-18|''Joan''. {{rom|iii}}, 18]]. Il est jugé parce qu’il n’a pas cru ; mais ceux qui ne croient pas seront frappés de peines plus ou moins graves. Le Seigneur est jugé lui-même avec toute chair, afin que nul ne demeure sans jugement. Quant aux impies, à ceux qui ne croient pas en Dieu, il les livre au glaive éternel.
Les commentateurs par allégorie expliquent ce passage d’après les Septante de manière à présenter en bonne part ce qui est une menace évidente de Dieu. Le Seigneur, disent-ils, répondra du haut du ciel, assurément à ceux qu’il doit sauver ; il leur fera entendre sa voix du fond de sa sainte demeure, il leur répondra dans le lieu qu’il habite. Pour eux, comme des vendangeurs<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Dissecthimhowimay" /></noinclude>{{tiret2|né|gligence}} la dépopulation de la ville, qui fut réduite, en peu de tems, au nombre de trente mille habitans.
Les choses restèrent en cet état jusqu’à la fin du XIV<sup>e</sup> siècle, époque à laquelle les papes, reprenant les travaux anciens, rétablirent les choses dans l’état où elles devaient être ; nouveau titre à la gloire de Léon X, qui fut, de tous les papes, celui qui s’occupa de cet objet important d’une manière plus particulière.
C’est en partie à ces soins que l’on doit attribuer l’augmentation rapide de Rome, qui, de trente mille âmes qu’elle était auparavant, parvint en peu de tems à quatre-vingt mille ; et, chose digne de toute notre attention, c’est qu’après la mort de ce pontife, cette population tomba bientôt au nombre de trente-deux mille, parce que, suivant les auteurs contemporains, tout ayant été négligé, les premières calamités se renouvelèrent.
Heureusement pour Rome que cet état de choses ne dura pas long-tems, car tous les papes qui se sont succédés, instruits, à ce qu’il paraît, par l’expérience des tems anciens, ayant d’immenses travaux, ''creuser de nouvelles cloaques, suffossis cloacis,'' ont rendu à l’air de cette ville la salubrité qui lui est nécessaire.
J’extrais la plupart de ces détails, de l’ouvrage de<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Dissecthimhowimay" /></noinclude>{{tiret2|né|gligence}} la dépopulation de la ville, qui fut réduite, en peu de tems, au nombre de trente mille habitans.
Les choses restèrent en cet état jusqu’à la fin du XIV<sup>e</sup> siècle, époque à laquelle les papes, reprenant les travaux anciens, rétablirent les choses dans l’état où elles devaient être ; nouveau titre à la gloire de Léon X, qui fut, de tous les papes, celui qui s’occupa de cet objet important d’une manière plus particulière.
C’est en partie à ces soins que l’on doit attribuer l’augmentation rapide de Rome, qui, de trente mille âmes qu’elle était auparavant, parvint en peu de tems à quatre-vingt mille ; et, chose digne de toute notre attention, c’est qu’après la mort de ce pontife, cette population tomba bientôt au nombre de trente-deux mille, parce que, suivant les auteurs contemporains, tout ayant été négligé, les premières calamités se renouvelèrent.
Heureusement pour Rome que cet état de choses ne dura pas long-tems, car tous les papes qui se sont succédés, instruits, à ce qu’il paraît, par l’expérience des tems anciens, ayant d’immenses travaux, ''creuser de nouvelles cloaques, {{lang|la|suffossis cloacis}},'' ont rendu à l’air de cette ville la salubrité qui lui est nécessaire.
J’extrais la plupart de ces détails, de l’ouvrage de<noinclude>
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Page:Essai sur les cloaques, ou, Égouts de la ville de Paris, envisagés sous le rapport de l'hygiène publique et de la topographie médicale de cette ville (IA essaisurlescloaq00pare).pdf/32
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<noinclude><pagequality level="3" user="Dissecthimhowimay" /></noinclude>Lancisi, ''{{lang|la|De adventitiis Romani cœli qualitatibus}},'' je pourrais les accompagner de réflexions, mais elles se présentent d’elles-mêmes, et j’aime mieux que les faits les suggèrent à mes lecteurs.
Si ce que nous venons de voir sur les égouts de Rome ancienne nous jette dans l’admiration ; si la police qui présidait à leur conservation nous étonne par sa sagesse ; il doit être extrêmement intéressant pour nous, de connaître ce qui se passe sous ce rapport dans Rome moderne, dont les eaux répandues partout avec profusion jusque dans les maisons des particuliers, vont regagner le Tibre par des canaux souterrains, sans qu’il en paraisse une goutte sur le sol.
Ne connaissant Rome que d’après des descriptions, j’ai fait, pour avoir sur cet objet des renseignemens précis, un grand nombre de recherches et de démarches, mais toujours inutilement ; un sujet aussi humble peut-il fixer l’attention du curieux ou du simple amateur, et quel intérêt peut-il offrir à l’artiste, qui, animé de la passion des beaux arts, et transporté dans leur terre natale, se trouve en quelque sorte enivré, à la vue des chefs-d’œuvre qu’il rencontre de toutes parts ?
Tout me prouve que les Romains modernes, si prolixes dans la description de tous leurs monumens et de tous ce qui existe chez eux, n’ont<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Dissecthimhowimay" /></noinclude>rien fait sur ce qui m’occupe ; s’il en était autrement, leurs travaux auraient-ils échappe au savoir profond de {{M.|Quatremère de Quincy}}, au génie de {{MM.|Percier et Fontaine}}, et surtout à l’habileté de {{M.|de Prony}}, qui tous ont fait un long séjour à Rome, et qui ont répondu à mes demandes avec une grâce et une bonté que je ne puis trop admirer ? {{M.|Desplan}}, jeune architecte rempli de goût, de savoir et d’intelligence, est le seul de tous les artistes que j’ai consultés, qui ait cherché à voir, et qui ait entrevu l’objet qui m’intéresse, mais il y a loin de ce qu’il m’a fourni, à ce qui m’aurait été nécessaire.
Pourquoi suis-je obligé de rester dans la même ignorance sur ceux de la ville de Londres, qui de toutes les villes modernes, ayant avec Paris la plus grande ressemblance, devrait sous ce rapport m’intéresser davantage. {{M.|Charles Dupin}}, dont les savantes recherches sur l’Angleterre sont admirées des Anglais même, m’a avoué que les égouts de Londres et tout leur système lui avaient complètement échappé.
{{M.|le vicomte Héricart-Ferrand}}, si zélé pour notre industrie, et si instruit dans toutes les branches de la Médicine, en a bien vu quelques-uns, mais il ne les a vus que d’une manière incomplète, il ne les a pas étudiés dans leur ensemble, ce qui fait que je ne puis me servir des<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Dissecthimhowimay" /></noinclude>renseignemens qu’il a eu la bonté de me communiquer {{Refl|3|nosup|num=(3)}}.
Au milieu du vague, où me laissent les recherches en apparence infructueuses, que j’ai faites sur les égouts de Londres et de toutes les villes d’Italie, il me reste la conviction qu’il existe chez nos voisins du nord et du midi des moyens d’assainissement et d’embellissement qui nous sont encore inconnus, et que nous avons plusieurs conquêtes à faire dans leur pays, soit sous le rapport de l’agrément, soit sous celui plus intéressant de l’hygiène publique.
{{—|20|mt=1.5em|mb=0.1em}}
{{—|20|mt=0.1em|mb=1.5em}}
{{c|CHAPITRE II.|fs=125%}}{{interligne|0.5em}}
{{c|DESCRIPTION SOMMAIRE DU SOL QUI ENVIRONNE PARIS, |fs=75%}}
{{c|ET DE CELUI SUR LEQUEL CETTE VILLE EST BÂTIE.|fs=75%}}
{{—|5|mt=1.3em|mb=1.3em}}
{{initiale|P}}{{sc|our}} bien connaître dans son ensemble le système des égouts de Paris, pour se rendre compte de leur disposition particulière, et faciliter l’intelligence de tout ce qui va suivre, il est indispensable de donner une description abrégée de la configuration extérieure du sol sur lequel cette ville est bâtie, puisque c’est elle qui détermine<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Dissecthimhowimay" /></noinclude>la pente et la direction des égouts ; je vais tâcher d’esquisser cette description avec le plus de clarté et de précision qu’il me sera possible, anticipant en cela sur un travail considérable qui devrait précéder celui-ci, mais que je ne puis publier à cause des nombreuses lacunes qu’il présente encore.
{{—|5|mt=1.3em|mb=1.3em}}
Si on examine bien la disposition de l’enfoncement dans lequel coule la Seine, depuis Choisy jusqu’à Saint-Cloud, on y reconnaîtra trois vallées très-distinctes : une formée par la plaine d’Ivry ; une autre par la plaine de Vaugirard ; et entre celles-ci, une troisième plus importante que les deux autres, puisqu’elle porte la plus grande partie de Paris. Les deux premières sont sur la gauche de la Seine et regardent le midi, la troisième est à droite du fleuve et située vers le nord.
Il suffit de jeter un coup d’œil sur l’ensemble de ces trois vallées, pour reconnaître que la ressemblance la plus frappante se remarque entre elles, sous le rapport de la configuration extérieure, de leur diamètre, de la nature du sol qui les compose, et de leur élévation au-dessus de la Seine.
''Configuration extérieure.'' Chacune de ces<noinclude>
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Page:Essai sur les cloaques, ou, Égouts de la ville de Paris, envisagés sous le rapport de l'hygiène publique et de la topographie médicale de cette ville (IA essaisurlescloaq00pare).pdf/36
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Dissecthimhowimay" /></noinclude>vallées n’est pas tout-à-fait demi-circulaire, elles sont un peu alongées ; la première commence à Choisy et vient se terminer à la montagne Sainte-Geneviève ; la seconde part de cette montagne, s’étend jusqu’à Vaugirard, et va gagner, par Vanvres, Issy et Meudon, les côteaux de Sèvres et de Saint-Cloud ; la troisième commence entre Charenton et la Rapée, s’étend en se contournant jusqu’au bassin de l’Ourcq, et se termine vers la hauteur qui porte les villages de Chaillot et de Passy ; en sorte que les angles saillans, formés par les hauteurs de Charenton et de Passy d’un côté, et celui si remarquable de la montagne Sainte-Geneviève du côté opposé, correspondent parfaitement à la partie la plus reculée des angles rentrans ; formés, vis-à-vis le premier, par la plaine basse du village d’Ivry, vis-à-vis le second, par la plaine de Vaugirard, et vis-à-vis le troisième, par celle qui porte Paris et qui regard le bassin de la Villette.
''Diamètre.'' Relativement à leur diamètre dans tous les sens, il est facile de voir que la distance qui se trouve entre la route de Paris à Charenton et les hauteurs qui se remarquent tout-à-fait au midi, au-delà de la Seine et de la plaine d’Ivry, est absolument la même que celle qui se trouve entre la pointe de Passy et le village de Vaugirard d’un côté, et la pointe de la montagne Ste-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" /></noinclude><div class="titre" >
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<references/></noinclude>
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Dissecthimhowimay
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/* Corrigée */ je pense que ce « brogniard » est alexandre brongniart
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Dissecthimhowimay" /></noinclude>Geneviève et les côteaux de la Villette du côté opposé ; et dans leur grand diamètre, que la distance qui se trouve entre la pointe de Charenton et celle de Passy, est encore absolument la même, que celle qui existe entre Choisy et la montagne Sainte-Geneviève pour la plaine de l’Ivry, et entre cette montagne et les hauteurs de Sèvres pour celle de Vaugirard.
''Nature du sol.'' Quant à la nature du sol de ces trois vallées, elle est la même dans toutes, quoiqu’il soit difficile de la reconnaître dans Paris, et qu’elle ait été singulièrement modifiée par la culture et les engrais, dans les deux autres. J’ai pu cependant acquérir là dessus des données positives, en visitant la plupart des fouilles nombreuses qui ont été faites dans Paris depuis plus de vingt ans, et me convaincre que le sable et les cailloux roulés, qui forment une des dernières espèces d’alluvions si bien décrites dans l’ouvrage de {{MM.|{{sic2|Brogniard}} et Cuvier}}, en font partout la base ; je reviendrai, dans un instant, sur la nature de ce sol.
''Leur élévation au dessus de la Seine.'' C’est principalement le rapport que ces vallées ont avec la Seine, qui devient important pour l’objet qui nous occupe, et sous ce nouveau point de vue, elles ont encore entre elles une analogie frappante.
Non-seulement elles sont toutes trois au même<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Renard-Les-Mains-d-Orlac -1920.djvu/16
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DvChe
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{{t3
|LA CATASTROPHE DE MONTGERON
|{{rom-maj|I|1}}
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}}
En ce qui touche {{Mme|Orlac}}, l’histoire commence le 16 décembre, à 23 h. 10.
C’est à ce moment que l’employé à casquette blanche traversa la gare du P.-L.-M.
Sorti d’un bureau, il allait vers les ''Départs'', courant et criant :
— Empêchez le 49 de partir !
Alors les pressentiments de {{Mme|Orlac}} se changèrent en angoisse. Et elle connut du même coup que ce malaise dont elle avait souffert toute la journée, c’était cela : des pressentiments.
Car c’est le propre des pressentiments de ne dévoiler leur véritable identité qu’après avoir disparu et lorsque les faits sont venus confirmer à la créature qu’elle avait de bonnes raisons d’être triste, inquiète, nerveuse. De bonnes raisons futures.
Jusque-là, Rosine Orlac ne s’était pas {{corr|douté|doutée}} qu’elle fût sombre par anticipation. Cette vague mélancolie, ce petit effroi latent, qui l’avaient saisie dès le matin, n’étaient pas pour elle inédits. Femme au superlatif, étant blonde et Parisienne, il lui arrivait parfois de voir tout s’obscurcir, comme si un nuage eût caché passagèrement le soleil. Elle ne savait pas pourquoi. Elle ne cherchait pas à le savoir. « Tout le monde est comme ça. » Le lendemain, au réveil, le nuage avait passé, et la vie apparaissait de nouveau tout ensoleillée…
Mais, cette fois-ci, ce n’était pas la même chose ! Oh,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/3
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><div style="width:400px;max-width:100%;margin:auto">
{{pageTitre2|bp=5
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Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 7, 1879.djvu/200
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>terre, ou tenez-vous debout. Les mauvais pasteurs ne fortifient point ce qui est faible. De là le langage de Paul : « Soutenez les faibles. » [[Bible_Crampon_1923/1 Thessaloniciens#5-14|''I Thessal''. {{rom|v}}, 14]]... « Recevez avec charité celui qui est encore faible dans la foi. » [[Bible_Crampon_1923/Romains#14-1|''Rom''. {{rom|xiv}}, 1]]... « Il y en a parmi vous beaucoup de faibles et de malades. » [[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#11-30|''I Corinth''. {{rom|xi}}, 30]]. C’est à ces faibles, lisons-nous dans les Psaumes, qu’est envoyée la parole divine : « Il envoya sa parole, qui les guérit et les délivra de leur corruption. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#107-20|''Psalm''. {{rom|cvi}}, 20]]. Les blessures, continue la prophétie, les mauvais pasteurs ne les pansent pas, n’ayant aucun souci de celles qui sont mortelles, comme l’adultère, l’homicide, le sacrilège. Les brebis qui sont tombées ou qu’ils ont vues s’égarer, ils ne les ramènent point ; ils laissent les hérétiques les tromper. Celles qui sont perdues, ils ne les cherchent pas, moins désireux de sauver celles qui sont dans l’Église, qu’ils dominent avec une rigueur sévère et pleine d’empire, ce qui a trait à l’arrogance des évêques, je veux dire de ceux dont les œuvres déshonorent la dignité, qui laissent toute humilité pour s’enfler d’orgueil, s’imaginant avoir reçu un honneur et non une charge, et qui s’efforcent d’opprimer tout membre de l’Église dont l’influence leur porte ombrage parce qu’ils ont la parole de Dieu. C’est pourquoi les Septante disent : Tout ce qui était fort, vous l’accabliez de travail. Le peuple de Dieu a été dispersé ou par les vices ou par l’erreur des hérétiques, parce qu’il n’y avait pas de bon pasteur prêt à donner sa vie pour ses brebis, tout étant des mercenaires qui ne considèrent que le gain qu’ils peuvent tirer des troupeaux et qui, lorsqu’ils voient le loup, prennent la fuite. Le troupeau du Seigneur, à cause de leur négligence, est dévoré par les bêtes des champs, dont il est écrit : « Vous avez répandu les ténèbres, et la nuit a été faite, et c’est durant la nuit que toutes les bêtes des champs passeront, et que les petits des lions rugissent après leur proie et cherchent la pâture que Dieu leur a destinée. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#104-20|''Psaum''. {{rom|ciii}}, 20, 21]]. Les brebis sont dispersées et errantes sur toutes les montagnes, qui sont ceux qui s’élèvent contre la science de Dieu, et sur toute haute colline, image de tout hérétique dont l’orgueil méprise la simplicité chrétienne. Elles sont dispersées sur toute la face de la terre ; elles recherchent, non les choses du ciel, mais celles de la terre. Et il n’y avait personne qui les cherchât pour les ramener ; plongés dans les délices, les pasteurs hérétiques n’ont aucun souci des dommages faits au troupeau du Seigneur.
Voilà ce qu’ont fait les mauvais pasteurs, et c’est pourquoi le Seigneur, qui va énumérer encore leurs crimes, leur adresse cette parole : Je viendrai moi-même à ces pasteurs, et je reprendrai mon troupeau d’entre les mains de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|con|formément}} à ce témoignage : « Il leur envoya des fléaux par le ministère des mauvais anges. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes 2#79-49|''Psalm''. {{rom|lxxviii}}, 49]]. Ces émissaires tireront leurs glaives du fourreau contre l’Égypte, et ils joncheront le sol de morts et de blessés, afin que les Égyptiens sentent qu’ils sont frappés de mort et blessés et que leur pays est ruiné et anéanti, au point que se sont séchés tous les fleuves d’éloquence qui arrosaient le jonc et le roseau, les erreurs égyptiennes ; qu’ils sont livrés eux-mêmes aux mains des hommes les plus méchants qui les torturent, et que tout ce que contient l’Égypte, et qui avait cru dans le mal, est détruit par Dieu au moyen des étrangers. Ce sont en effet, non de bons anges, mais de mauvais anges qui sont délégués pour les punir. Ces menaces, il est nécessaire qu’ils sachent, que c’est le Seigneur qui les a faites : locution fréquente pour rappeler à ceux qui entendent que ce n’est point le prophète qui parle, mais que c’est Dieu lui-même, dont les ordres ne sauraient être vains.
Continuons. « J’exterminerai les statues » ou, d’après les Septante, « les abominations, j’anéantirai les idoles » ou « les plus puissants de Memphis, et il n’y aura plus à l’avenir de chef » ou « de prince du pays d’Égypte. » C’est un effet de la clémence infinie du Seigneur de renverser les signes d’iniquité et de ne laisser subsister en Égypte aucune ressemblance mensongère de la vérité ; que périssent les plus grands de Memphis, dont le nom veut dire « d’après la bouche, » et c’est en effet d’après leur visage qu’ils ont fabriqué toutes leurs idoles. Les têtes de ces idoles et de leurs maîtres étant tombées, il n’y aura plus à l’avenir de prince en Égypte, et elle sera remplie de terreur et de ruines. Et voici ce qu’il est dit de ses villes : « Je ruinerai le pays de Phaturès, je mettrai le feu dans Taphnis » ou « Tanis, et j’exercerai mes jugements dans No, » que les Septante rendent par Diospolis ; « et je répandrai mon indignation sur Sais, force de l’Égypte. » Phaturès veut dire « concultation du pain ; » Taphnis, « ordre humiliant ; » Diospolis, qui répond à No du texte hébreu, « repos ; » Sais, « tentation. » Ces noms divers caractérisent les divers conciliabules des hérétiques : ils foulent aux pieds et méprisent le pain de l’Église, ils suivent un commandement humiliant, et qui ne mène pas aux choses célestes, ils s’endorment dans l’oisiveté et les plaisirs, comme le riche couvert de pourpre dont parle l’Évangile, [[Bible_Crampon_1923/Luc#16-1|''Luc''. {{rom|xvi}}]], et ils sont sous le joug des tentateurs, dont un demanda au Seigneur la faculté de tenter Job. Toutes ces choses, le Seigneur les dissipera et les consumera, il répandra sur elles son indignation, et il brisera la force de l’Égypte, afin qu’étant ainsi anéantie, elle ne sollicite plus à l’avenir le peuple de Dieu et ne lui fasse point de vaines<noinclude></noinclude>
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Livre:Fulton - De la machine infernale maritime, ou la tactique offensive et défensive de la torpille, 1812.djvu/styles.css
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/421
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Chlg
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/* Corrigée */ À l’heure où le soleil se couche
15971431
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" />{{Nr||VARIANTES ET VERS INÉDITS.|415}}</noinclude><nowiki />
<div class="poemannote">
{{Toute la lyre/var|Je fraternise avec |''l’abîme''|le gouffre volontiers. }}
<p class="annotation"><span>''L’aquilon''</span></p>
<p class="annotation"><span>''L’ouragan''</span></p>
<p class="annotation"><span>''La trombe passe, ôtant la violence aux''</span></p>
<p class="avecpage"><span class="tl-page">Page [[Toute la lyre/V/XXV#54|54]].</span>L’autan passe, arrachant l’écume de nos cœurs… </p>
{{Toute la lyre/variante|Devant ces grands flots noirs, moins |''obscurs''}}
{{Toute la lyre/var|Devant ces grands flots noirs, moins |méchants|troubles que les hommes…}}
{{Toute la lyre/var|On contemple les |''chocs''|plis de l’eau rauque et profonde…}}
{{Toute la lyre/var|Et l’on devient |''songeur''|pensif dans la proportion }}
<p class="annotation"><span>''De l’abîme''</span></p>
<p>Du prodige, et l’on sent que le courroux s’efface</p>
{{Toute la lyre/var|Sous |''{{Esp|cette onde au fond calme|5}}''|ce flot calme au fond et fauve à la surface. }}
<p class="annotation"><span>{{caché|Ami, }}''j’ai rencontré tant''</span></p>
<p class="annotation"><span>''{{Esp|Ami, vois-tu, l’ai vu tant|6}}''</span></p>
<p>J’ai vu tant de néants, tant d’hommes et de choses,</p>
<p>Tant d’immobilités, tant de métamorphoses, </p>
{{Toute la lyre/var|Que je suis las. Après |''tant de chiens et de loups,''|tous ces chiens, tous ces loups,}}
<p class="annotation"><span>''Après Morny, Veuillot, Dupin,'' </span></p>
<p>Dupin, Montalembert, Veuillot, Proudhon, Falloux…</p>
{{Toute la lyre/var|Après ce |bonze|reître, après ce juge, après ce prince…}}
{{Toute la lyre/var|L’onde, et je me repose, |''enfin''|ami, dans la tempête. }}
</div>
{{t5|XXVI. ''Ô DOUX ÊTRES ! MA JOIE ET MON AMOUR SACRÉ !''}}
<div class="poemannote">
<p class="annotation mg4"><span>Vous, mes aiglons, toi, ma colombe ! </span></p>
<p class="avecpage mg4"><span class="tl-page">Page [[Toute la lyre/V/XXVI#55|55]].</span>Ce sera comme un soir qui tombe. </p>
{{Toute la lyre/var|Pendant que je dirai, la |pâleur|sueur sur le front…}}
</div>
{{t5|XXVII. ''À L’HEURE OÙ LE SOLEIL SE COUCHE…''}}
<div class="poemannote">
{{Toute la lyre/var|page=Page [[Toute la lyre/V/XXVII#56|56]].|Effaré sous les |rameaux|arbres noirs…|mg=4em}}
{{Toute la lyre/var|Croître et |grandir|monter autour de moi !|mg=4em}}
</div><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le beau gastronome - 1850.pdf/54
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DvChe
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Un souvenir à ma patrie,
Un cœur constant à mes amours,
{{em|1}}Mais ici que d’infidèles !
{{em|1}}Car, sous ces flots de dentelles,
{{em|1}}On ne peut fuir un amant ;
{{em|1}}Voilà pourquoi tant de belles,
{{em|1}}Qui se montreraient cruelles,
{{em|1}}Ne le sont pas plus souvent.
{{em|1}}Vive, vive ma mantille,
{{em|1}}Ma basquine, ma résille
{{em|1}}Et mon corset de velours ;
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{{Poem|
Anciens camarades
Sur terre et sur mer,
De mes nouveaux grades
Je ne suis pas fier.
Mais il nous faut rompre,
Tel est mon devoir ;
Et de me corrompre
Perdez tout espoir.
Coquins, mes amis,
Hélas ! j’en gémis !
Mais vous faire grâce
Ne m’est plus permis :
Je suis homme en place,
Bonsoir, les amis !
{{c|=|fs=150%}}
Alors que nous happe
La main de Thémis,
L’homme adroit échappe
L’imbécile est pris.
Aussi, voilà comme,
J’en suis désolé,
Nouvel honnête homme,
Je vous tiens sous clé.
Coquins, mes amis,
Hélas ! j’en gémis !
Mais vous faire grâce
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Sur terre et sur mer,
De mes nouveaux grades
Je ne suis pas fier.
Mais il nous faut rompre,
Tel est mon devoir ;
Et de me corrompre
Perdez tout espoir.
Coquins, mes amis,
Hélas ! j’en gémis !
Mais vous faire grâce
Ne m’est plus permis :
Je suis homme en place,
Bonsoir, les amis !
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Alors que nous happe
La main de Thémis,
L’homme adroit échappe
L’imbécile est pris.
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J’en suis désolé,
Nouvel honnête homme,
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Anciens camarades
Sur terre et sur mer,
De mes nouveaux grades
Je ne suis pas fier.
Mais il nous faut rompre,
Tel est mon devoir ;
Et de me corrompre
Perdez tout espoir.
Coquins, mes amis,
Hélas ! j’en gémis !
Mais vous faire grâce
Ne m’est plus permis :
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Bonsoir, les amis !
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Alors que nous happe
La main de Thémis,
L’homme adroit échappe
L’imbécile est pris.
Aussi, voilà comme,
J’en suis désolé,
Nouvel honnête homme,
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Coquins, mes amis,
Hélas ! j’en gémis !
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Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 7, 1879.djvu/44
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>nous lisons dans ce même prophète : « Commencez par mes saints, » [[Bible_Crampon_1923/Ézéchiel#9-6|''Ézéch''. {{rom|ix}}, 6]], et puis le bois sec à son tour, celui qui ne peut avoir en lui aucun reste de vie : par conséquent, les saints et les pécheurs, afin que les premiers échappent par la mort aux maux de la captivité, et que les autres soient livrés aux supplices éternels. Ce qu’il ajoute : « Depuis le midi jusqu’au septentrion, » signifie depuis Jérusalem jusqu’à Babylone, en sorte que toute route suivie par ceux qui iront en captivité sera jonchée de cadavres faits par le fer, la famine ou la peste. Pour ceux qui sont à Babylone, Jérusalem est au midi ; et dans Jérémie, au contraire, le feu allumé sous la chaudière qui figure Jérusalem par le vent de l’Aquilon, c’est-à-dire de Babylone. [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#1-1|''Jerem''. {{rom|i}}]]. Dès le début, l’expression : « Distillez vers le vent d’Afrique, » est remarquable : Ne répandez pas toute la colère de Dieu, distillez-la, laissez-en tomber comme une goutte. Si une goutte seule produit d’aussi terribles ravages, qu’arriverait-il si elle se déchaînait en averse ? et par conséquent, que toute chair qui doit voir le salut de Dieu reconnaisse, devant cet incendie des forêts et cette flamme que rien ne peut éteindre, que c’est lui qui est le Seigneur. Ce que comprenant, le prophète de s’écrier : « Hélas, hélas, hélas, Seigneur Dieu ! » ou, d’après les Septante : « Nullement, Seigneur, Seigneur ! » et il poursuit : « Ils me disent sans cesse : celui-ci ne parle-t-il pas en parabole ? » ou : « n’est-ce point une parabole, ce qui est dit là ? » Le sens est celui-ci : Parlez plus clairement, nous n’entendons pas ce que vous dites en parabole ; découvrez-nous la pensée de Dieu dans un langage sans voiles. Au figuré, Théman et Nageb et Darom peuvent s’entendre de Jérusalem ; nous lisons en effet dans Daniel que l’expression de midi désigne fréquemment l’Égypte. [[Bible_Crampon_1923/Daniel#11-1|''Dan''. {{rom|xi}}]]. Or l’Égypte est la figure des sollicitudes de ce monde. Ézéchiel prophétise donc les maux qui doivent arriver à ce monde qu’il appelle forêt sans arbres à fruits, habitacle de bêtes féroces. C’est d’elle qu’il est écrit dans le psaume vingt-huit : « La voix du Seigneur prépare les cerfs, et découvrira les lieux sombres et épais des forêts. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#29-9|''Psalm''. {{rom|xxviii}}, 9]]. Ce sont ces forêts et ces bois qui, dans le combat, dévorèrent beaucoup plus de l’armée d’Absalon que n’en détruisit l’épée, [[Bible_Crampon_1923/2 Samuel#18-1|''II Reg''. {{rom|xviii}}]]. Dans ces forêts est brûlé d’abord le bois vert, puis le bois sec, ceux qui vivent dans le mal et ceux qui sont morts à la justice. « Toutes les faces de ce pays seront brûlées depuis le midi jusqu’au septentrion : » depuis ceux qui semblaient avoir un esprit fervent, jusqu’à ceux qui, au milieu des progrès de l’iniquité et du refroidissement de la charité chez plusieurs, ont perdu leur chaleur ancienne, en sorte que toute chair voit que la chaleur du<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>l’apôtre a dit : « Livrez les hommes de cette sorte à satan pour la perte de la chair, afin que l’esprit soit sauvé ; » [[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#5-5|''I Corinth''. {{rom|v}}, 5]] ; « Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne point blasphémer. » [[Bible_Crampon_1923/1 Timothée#1-20|''I Tim''. {{rom|i}}, 20]]. Et dans les Psaumes il est écrit : « Il leur fit sentir les effets de sa colère et de son indignation, et il les affligea par les différents fléaux qu’il leur envoya par le ministère des mauvais anges. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#78-49|''Psalm''. {{rom|lxxviii}}, 49]]. D’aucuns aussi croient que cette épée est celle qui était dans la main de l’ange qui frappa Jérusalem au temps de David. [[Bible_Crampon_1923/2 Samuel#24-1|''II Reg''. {{rom|xxiv}}]]. D’autres pensent qu’il est question du glaive, au sujet duquel il est écrit dans l’évangile : « Je ne suis pas venu porter la paix sur la terre, mais le glaive ; » [[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-34|''Matth''. {{rom|x}}, 34]] ; et qui tranche tout lien de parenté, pour que les méchants tombent et que les bons puissent se relever. Mais il est contraire à la piété d’entendre de l’épée du Sauveur, et non plutôt de celle du diable, qu’elle renverse les sceptres dans l’église du Seigneur, qu’elle fait un massacre de tous parmi le peuple, chefs et hôtes de Dieu compris, et que le Seigneur applaudit à son œuvre quand elle renverse le traître Judas et ses pareils, Judas en qui entra satan lorsqu’il eut mangé le morceau de pain. [[Bible_Crampon_1923/Jean#13-27|''Joan''. {{rom|xiii}}, 27]]. Cette épée meurtrière double et triple sa violence, afin que soit brisé le lien du péché de Jérusalem, à qui la main du Seigneur a fait remise du double de ses iniquités. C’est en cela que le Seigneur se réjouit, qu’il applaudit, qu’il exhorte le glaive qui frappe à aller ou à droite ou à gauche, partout où le désir des meurtres l’appellera, afin que les méchants étant exterminés, les bons demeurent, et que s’accomplisse cette prophétique parole : « Qu’y a-t-il de commun entre le froment et la paille ? » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#23-28|''Jerem''. {{rom|xxiii}}, 28]].
« Alors le Seigneur me parla et me dit : Pour vous, fils de l’homme, représentez-vous deux chemins par où l’épée du roi de Babylone pourra venir ; que ces chemins sortent tous deux d’un même pays, et ce prince étant à la tête de ces deux chemins, tirera au sort dans la main, pour reconnaître vers quelle ville il doit marcher. Vous figurerez un chemin par où cette épée irait attaquer Rabbath au pays des Ammonites, et un autre par où elle viendrait en Juda pour assiéger la très-forte ville de Jérusalem. Or le roi de Babylone s’est arrêté à la tête de deux chemins ; il a mêlé des flèches dans un carquois pour en tirer une augure de la marche qu’il doit prendre ; il a interrogé ses idoles, il a consulté les entrailles des bêtes mortes. Le sort est tombé sur Jérusalem et a fait prendre la droite au roi de Babylone, afin qu’il mène avec l’appareil d’un siège, qu’il n’ait que le sang et le carnage dans sa bouche, qu’il excite les cris et les frémissements de son armée, qu’il dresse des machines<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>contre les portes de la ville, fasse de grandes levées de terre et qu’il bâtisse des forts. Cette consultation des oracles paraîtra un jeu aux enfants d’Israël, et ils s’imagineront que ce prince imite dans son oisiveté le repos des jours de Sabbat ; mais le souvenir de l’iniquité de Jérusalem le déterminera à venir la prendre. C’est pourquoi voici ce que dit le Seigneur Dieu : Parce que vous avez rendu si publique la mémoire de vos iniquités, que vous avez découvert vos perfidies, et que vos péchés et vos pensées criminelles ont paru devant tout le monde, parce que, dis-je, vous avez signalé la mémoire de vos crimes, vous serez pris par vos ennemis. » [[Bible_Crampon_1923/Ézéchiel#21-18|''Ézéch''. {{rom|xxi}}, 18 ''et sqq'']]. Voici sur ce passage un certain commentaire multiple que j’ai lu et qui est fait d’après la version des Septante. Dans Rabbath au pays des Ammonités elle voit la gentilité ; dans Juda et Jérusalem, ceux qui sont rassemblés sous le nom de Jésus-Christ et qui doivent glorifier ce nom par leurs œuvres. Le roi de la confusion, le diable, dit cet auteur, se tient à la tête de toute voie et leur tend de secrètes embûches, où s’accomplit cette parole : « Ils ont mis près du chemin le piège pour me faire tomber. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#140-6|''Psalm''. {{rom|cxl}}, 6]]. Il s’est arrêté à la tête de deux chemins soit pour maintenir dans sa dépendance ceux qui y sont déjà, soit pour tenter de s’assujettir de nouveaux esclaves ; mais c’est à droite, pour les assaillir, pour se faire une fête de leur massacre, pour prendre la malheureuse Jérusalem au moyen des machines et des levées des œuvres terrestres. Tout d’abord il semble qu’il ne les ébranle en rien et qu’il fait de vains efforts. Mais il se souvient de leurs iniquités, ou plutôt les habitants eux-mêmes de l’Église par leurs mauvaises œuvres rappellent à l’ennemi la mémoire de leurs crimes passés, ils lui découvrent tous les péchés et les pensées mauvaises du peuple, et ils sont pris parce qu’ils ajoutent les nouveaux aux anciens dérèglements.
Laissons à cet auteur la responsabilité de ses dires. Pour nous, poursuivons dans la voie de la vérité historique où nous sommes entrés. Après que la parole divine, dit Ézéchiel, m’eut dit : Prophétisez, fils de l’homme et adressez ces mots au glaive : Épée et épée, et ce que contient encore la prophétie sur l’épée, le Seigneur me parla de nouveau en ces termes : Voulez-vous, fils de l’homme, savoir quel est ce glaive et pénétrer la parabole de l’épée qui frappe ? écoutez-moi : représentez-vous deux chemins par où l’épée du roi de Babylone pourra venir. Il sortira de la Chaldée par une seule voie ; mais lorsqu’il arrivera, à travers le désert, en Arabie, à la bifurcation d’Ammon, d’où part à droite la route qui mène à Jérusalem, et à gauche celle de Rabbath au pays des<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>de votre iniquité, voici ce que dit le Seigneur Dieu : Il a ôté la tiare et il a pris la couronne. Ce n’est ni ceci, ni cela qui soulagera les petits et humiliera les grands. J’en ferai voir l’iniquité, l’iniquité, dis-je, et l’extrême iniquité. Et tel n’a pas été celui à qui appartient le jugement et que je dois donner. » Après le renversement de la ville de Jérusalem et la captivité du peuple, la parole s’adresse au prince d’Israël, c’est-à-dire, cela est évident pour tous, à Sédécias, en qui finit l’empire des rois d’Israël de la race de David. Il est venu pour vous, lui est-il dit, le jour qui a été dès longtemps fixé contre vous, et à cause de vous ont péri le sacerdoce et la royauté du peuple juif. La tiare est l’insigne du pontificat, et la couronne ou diadème, celui de la royauté. N’est-ce pas cette tiare, n’est-ce pas cette couronne qui n’a rien fait selon la justice, et qui, à l’imitation du roi de Babylone, exaltait ou humiliait selon son bon plaisir ? C’est pourquoi ce n’est point une seule fois, ni deux, comme le disent les Septante, mais trois fois que je vous opposerai votre iniquité pour l’éternité ; elle vous sera comptée, non point immédiatement, mais lorsque viendra Jésus-Christ, à qui appartient le jugement, et que le Père lui livrera la royauté et le sacerdoce, ou l’église recrutée parmi les nations : « Le Père en effet ne juge personne, mais il a donné au Fils tout pouvoir de juger. » [[Bible_Crampon_1923/Jean#5-22|''Joan''. {{rom|v}}, 22]]… « Seigneur, donnez votre jugement au roi et votre justice au fils du roi. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#72-1|''Psalm''. {{rom|lxxi}}, 1]]. C’est à ce fils qu’ont été confiés l’empire et le sacerdoce éternels, lui qu’annonçait Jacob : « Le sceptre ne sera point ôté de Juda ni le prince de sa postérité, jusqu’à ce que soit venu celui à qui il est réservé ; et c’est lui qui sera l’attente des nations. » [[Bible_Crampon_1923/Genèse#49-10|''Genes''. {{rom|xlix}}, 10]].
Où nous disons : « N’est-ce point elle, » Symmaque traduit fort bien : « Ni ceci, ni cela, » c’est-à-dire, le sacerdoce et la royauté cesseront. De là vient que parmi les rois et les pontifes qui existèrent dans la suite jusqu’à l’avénement de Jésus-Christ, c’est en vain que le pontife Hyrcan posant le diadème sur sa tête, voulut revendiquer ceci et cela pour lui, à qui n’était pas due après Sédécias la royauté, réservée à celui qui devait être envoyé et qui fut l’attente des nations. Touchant ces pontifes et ces rois, écoutons Malachie : « Prêtres, » leur dit le Seigneur, « qui méprisez mon nom, » [[Bible_Crampon_1923/Malachie#1-6|''Malach''. {{rom|i}}, 6]]… « Mon affection n’est point en vous, et je ne recevrai point de présents de votre main. Car depuis le lieu du lever du soleil jusqu’au couchant, mon nom est grand parmi les nations, et l’on me sacrifie en tout lieu, et l’on offre à mon nom une oblation toute pure. » ''Ibid''. 10, 11. Cette oblation pure, que ne souille point le sang des boucs, des génisses et des béliers, [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#50-1|''Psalm''. {{rom|xlix}}]],<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>d’eux par un esprit de jugement et un esprit d’ardeur ; » [[Bible_Crampon_1923/Isaïe#4-4|''Isa''. {{rom|iv}}, 4]]. C’est, je crois, dans le même sens que le Psalmiste s’écrie : « Éprouvez-moi, Seigneur, et tentez-moi ; » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#26-2|''Psalm''. {{rom|xxv}}, 2]] ; après quoi il ajoute : « Brûlez mes reins et mon cœur, » afin que tout ce qu’il y a en moi d’humeurs nourrissant les appétits charnels de mes sens, s’épuise et se sèche.
L’application que nous avons faite de ce passage à Jérusalem faisons-la à la condition des âmes humaines que Dieu a créées pures, et qui ont reçu l’or dans l’intelligence et la sagesse et l’argent dans la parole et l’éloquence, afin de transmettre aux autres dans les discours les pensées qu’elles ont conçues. Au sujet de l’argent, nous lisons : « Les paroles du Seigneur sont des paroles chastes, elles sont comme un argent purifié au feu, éprouvé dans la terre et raffiné jusqu’à sept fois. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#12-7|''Psalm''. {{rom|xi}}, 7]]. Le psaume soixante-sept parle à la fois de l’or et de l’argent : « Quand vous seriez endormis au milieu des plus grands périls, vous deviendriez comme la colombe dont les ailes sont argentées et dont l’extrémité du dos représente l’éclat de l’or, » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#68-14|''Psalm''. {{rom|lxvii}}, 14]]. « Car toute la gloire de celle qui est la fille du roi lui vient du dedans, » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#45-14|''Psalm''. {{rom|xliv}}, 14]], elle qui chante dans le Cantique des cantiques : « Le roi m’a fait entrer dans sa chambre nuptiale. » [[Bible_Crampon_1923/Cantique des cantiques#1-4|''Cant''. {{rom|i}}, 4]]. L’âme qui dort et se repose entre les deux Testaments, a aussitôt les ailes argentées de la colombe, et le trésor de son cœur brille de l’éclat de l’or.
Il faut encore, pensé-je, entendre ce passage d’Ézéchiel en ce sens que pour les pécheurs et pour ceux qui ont mérité la disgrâce de Dieu, le ciel est d’airain et la terre de fer, et surtout la terre d’Egypte, d’où le Seigneur fit sortir Israël comme d’une fournaise de fer. En outre, Zacharie nous montre l’iniquité assise sur une masse de plomb ; [[Bible_Crampon_1923/Zacharie#5-1|''Zach''. {{rom|v}}]] ; et le Cantique de l’Exode s’exprime ainsi : « Ils ont été engloutis comme du plomb dans l’abîme des eaux. » [[Bible_Crampon_1923/Exode#15-10|''Exod''. {{rom|xv}}, 10]]. Et en effet, ils étaient écrasés par le lourd fardeau des péchés, et ils pouvaient s’écrier : « Ils se sont appesantis sur moi comme un faix insupportable. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#38-5|''Psalm''. {{rom|xxxvii}}, 5]]. D’autre part, de même que la ressemblance adultérine de l’airain lui donne l’apparence mensongère de l’or, de même l’étain simule la blancheur de l’argent, au point qu’un homme simple et grossier n’en fait pas aisément la différence. Or il arrive souvent que l’or et l’argent mêlés par la perversité des hérétiques, sont séparés par le feu de l’Esprit-Saint et la volonté du Seigneur, et que chaque métal demeure pur. C’est de ce mélange impie que la prophétie disait : « Je leur ai donné l’or et l’argent, et ils en ont fait des images de Baal. » [[Bible_Crampon_1923/Osée#2-8|''Ose''. {{rom|ii}}, 8]]. Voici encore une parole semblable à celle-là : « Je les ai fait sortir avec beaucoup d’or et d’argent, et il n’y avait point de malades dans<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>leurs tribus ; » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#105-37|''Psalm''. {{rom|civ}}, 37]] ; en sorte que la fin de tous les maux consiste à savoir que c’est lui qui est le Seigneur. Enfin, Zacharie parle d’une pierre ou masse d’étain, et nous avons expliqué en son lieu en quel sens il faut l’entendre. [[Bible_Crampon_1923/Zacharie#4-1|''Zach''. {{rom|iv}}]].
« Le Seigneur me dit encore ces paroles : Fils de l’homme dites à Jérusalem : Vous êtes une terre impure qui n’a point été arrosée de pluies au jour de la fureur. Les prophètes ont conjuré ensemble au milieu d’elle ; ils ont dévoré les âmes comme un lion qui rugit et ravit sa proie. Ils ont reçu de grands biens et des récompenses et ils ont multiplié les veuves au milieu d’elle. Ses prêtres ont méprisé ma loi ; ils ont violé mon sanctuaire, ils n’ont point fait de discernement entre les choses saintes et les profanes ; ils n’ont point voulu comprendre la différence entre ce qui est impur. Ils ont détourné leurs yeux de mes jours de sabbat, et j’étais indignement déshonoré au milieu d’eux. Ses princes étaient au milieu d’elle comme des loups toujours attentifs à ravir leur proie, et à répandre le sang, à perdre les âmes, et à courir après le gain pour satisfaire leur avarice. Ses prophètes mettaient l’enduit sur la muraille sans y en mêler qui la rendît ferme ; ils avaient de vaines visions, et ils prophétisaient le mensonge en disant : voici ce que dit le Seigneur Dieu, quoique le Seigneur n’eût point parlé. Ceux du peuple aussi commettaient toutes sortes d’oppressions ; ils ravissaient le bien d’autrui par violence ; ils affligeaient le faible et le pauvre ; ils opprimaient les étrangers sans aucune forme de justice. J’ai cherché parmi eux un homme, qui se présentât comme une haie entre moi et eux, qui s’opposât à moi pour la défense de cette terre afin que je ne la détruisisse point ; et je n’en ai point trouvé. C’est pourquoi j’ai répandu mon indignation sur eux, je les ai consumés dans le feu de ma colère, et j’ai fait retomber leurs crimes sur leurs têtes, dit le Seigneur Dieu. » [[Bible_Crampon_1923/Ézéchiel#22-23|''Ézéch''. {{rom|xxii}}, 23 ''et sqq'']]. L’auditeur diligent pouvait se demander quelle était cette écume qui avait souillé la pureté de l’argent et qui l’avait mêlé à l’airain, au plomb, à l’étain et au fer. Aussi, ce qui a été déjà exprimé sous la parabole de la ville et de la fournaise ; la prophétie le reproduit sous l’image d’une terre qui n’est pas arrosée de pluies. Nous devons l’entendre de cette pluie, au sujet de laquelle il est écrit : « J’ordonnerai aux nuages de ne point répandre la pluie sur elle ; » [[Bible_Crampon_1923/Isaïe#5-6|''Isa''. {{rom|v}}, 6]] ; c’est cette pluie que nous attendons, quoique la pluie naturelle nous soit accordée, et sur laquelle il est écrit encore : « Vous séparerez, ô Dieu, et vous destinerez aux peuples qui sont votre héritage une pluie toute volontaire. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#68-10|''Psalm''. {{rom|lxvii}}, 10]]. Quant au jour de la fureur, c’est celui que chacun s’attire par la multitude de ses péchés. Voulons-nous savoir qu’est-ce que l’écume de Jérusalem,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>qu’est-ce que l’aridité d’une terre endurcie et pleine de ronces et d’épines ? C’est, nous dit la prophétie, la conjuration des prophètes, ou d’après les Septante, des princes, qui sont semblables au lion dont Pierre a dit : « Notre ennemi, le diable rôde autour de nous comme un lion rugissant. » [[Bible_Crampon_1923/1 Pierre#5-8|''I Petr''. {{rom|v}}, 8]]. Ce lion et tous ses suppôts, ce ne sont point des corps qu’ils cherchent pour les dévorer, mais des âmes ; ils reçoivent de grandes récompenses et ils jugent tout à prix d’argent. Et c’est bien ce qui arriva au peuple juif en ce temps-là, nul ne l’ignore. Chez les prêtres, chez les princes et chez les prophètes le Seigneur permit l’oppression du mal. Mais dans notre Jérusalem aussi nous voyons souvent la puissance dévorer les âmes, recevoir le prix de leur vénalité, et faire beaucoup de veuves, en leur faisant perdre leur divin époux. La faction et la conjuration de ces prophètes a pour but de se soutenir les uns les autres et de ne rien faire qu’en vue d’un gain honteux. Les prêtres qui devraient être les modèles du temple et de la bouche de qui le peuple attend la connaissance de la Loi, souillent le sanctuaire et ne font entre le saint et le profane que la différence du gain qu’ils procurent. Ils détournent leurs yeux des jours de sabbat, ils ne se souviennent pas du repos de Dieu qui appartient à l’enseignement des Écritures, ils ne disent point avec le prophète : « Ôtez le voile qui est sur mes yeux et je considérerai les merveilles qui sont enfermées dans votre loi ; » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#119-18|''Psalm''. {{rom|cxviii}}, 18]] ; ni avec l’Apôtre : « Pour nous, n’ayant point de voile qui nous couvre le visage, nous contemplerons la gloire du Seigneur. » [[Bible_Crampon_1923/2 Corinthiens#3-18|''II Corinth''. {{rom|iii}}, 18]]. Au milieu de tels prophètes et de tels prêtres le Seigneur est souillé, lui dont il est écrit : « Il y a au milieu de vous celui que vous ne connaissez pas. » [[Bible_Crampon_1923/Jean#1-26|''Joan''. {{rom|i}}, 26]]. Les prophètes, les chefs sont comparés à des lions. Quant aux princes, hommes d’un rang inférieur, ils imitent la rapacité des loups, répandent le sang, non des corps mais des âmes, courant après le gain pour assouvir leur avarice, ne s’arrêtant point au précepte de l’Apôtre : « Que celui qui sert l’autel vive de l’autel, » [[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#9-13|''I Corinth''. {{rom|ix}}, 13]], et dès qu’ils sont parvenus au divin ministère, s’appliquent à ramasser les richesses de Crésus. De même les mauvais prophètes enduisent la muraille sans la cimenter, comme nous l’avons expliqué déjà au sujet de ceux qui ne mêlaient point de la paille à leur enduit et dont le mur fut détruit par la pluie. Vaines sont les visions de tels hommes ; ils ne prophétisent pas, ils font des divinations mensongères, disent à leurs malheureuses dupes : Voici ce que dit le Seigneur, le Seigneur promet ces choses, alors que le Seigneur ne leur a point parlé. Et le peuple de la terre, émule, des<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>les idoles et dont elle invoqua le secours, contrairement à l’ordre de Dieu. Ils vinrent et ils la souillèrent, et ils renouvelèrent toutes les turpitudes qu’elle avait commises en Egypte dans sa jeunesse. Les Egyptiens avaient partagé sa couche dans sa jeunesse, lorsqu’elle adora leurs simulacres ; c’est là que sa virginité avait été corrompue et son sein déshonoré ; et tel fut l’excès de ses dérèglements qu’il est dit, non pas qu’ils se livrèrent à la fornication avec elle, mais qu’ils avaient répandu la fornication sur elle. C’est pourquoi elle a été livrée à ceux-là même qu’elle avait aimés, Phul, Téglathphalassar et Salmanasar, pour qui elle avait été follement passionnée, et ce sont eux qui découvrirent son ignominie, comme celle d’une vile courtisane. [[Bible_Crampon_1923/2 Rois#15-1|''IV Reg''. {{rom|xv, xvi, xviii}}]] ; [[Bible_Crampon_1923/1 Chroniques#5-1|''I Paral''. {{rom|v}}]]. Cette révélation de son ignominie, c’est la captivité, où les Assyriens emmenèrent ses fils et ses filles, après l’avoir passée elle-même au fil de l’épée, afin que cette mort terrible servît d’exemple aux autres femmes, et qu’elle demeurât honteusement fameuse parmi elles. Ils exercèrent sur elle de telles vengeances, qu’ils ne laissèrent rien de sauf en elle, et que les dix tribus, de nos jours encore, sont retenues captives dans les montagnes et les villes de la Médie où elles furent transférées.
Pour le sens figuré, nous avons pleinement traité, dans le commentaire sur Osée, de la signification de Joseph, Éphraïm, Samarie, Jezraël et Israël, et de leur opposition à la maison de David et à Jérusalem qui est la figure de l’Église. Rappelons à cet égard les termes du psaume soixante-dix-sept : « Les enfants d’Éphraïm, bien qu’habiles à tendre l’arc et à en tirer, ont tourné le dos au jour du combat ; » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#78-9|''Psalm''. {{rom|lxxvii}}, 9]] ;… « Et Dieu rejeta le tabernacle de Joseph et choisit la tribu de Juda. » ''Ibid''. 67. Dieu choisit donc la maison de la confession, l’Église, et rejeta le tabernacle de Joseph, dont le nom veut dire addition. C’est qu’Éphraïm, transgressant la loi de Dieu, ajouta au culte les veaux d’or ; et de là vient qu’il est appelé Oolla ou tabernacle, non celui de Dieu ; mais celui de l’erreur et des démons. Cette sœur plus grande et l’aînée, à cause de la multitude du peuple et de l’antériorité de sa captivité, s’est abandonnée à la fornication avec les Assyriens contre Dieu, parce qu’elle a déserté la vraie foi et qu’elle s’est éprise d’une folle passion pour les princes de l’hérésie ses courtisans, qui étaient vêtus d’hyacinthe et lui promettaient les choses sublimes et célestes ; pour ces cavaliers dont l’Écriture a dit : « Ceux-là se confient dans leurs chariots et ceux-ci dans leurs chevaux. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#20-8|''Psalm''. {{rom|xix}}, 8]], pour cette élite des enfants des Assyriens, chefs et magistrats, qui s’arrogent la science et l’éloquence en partage. Elle à fait ainsi, commettant dans l’hérésie<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>vous haïssez, entre les mains de ceux dont votre âme s’est rassasiée. Ils vous traiteront avec haine, ils enlèveront tous vos travaux, ils vous laisseront toute nue et pleine d’ignominie, et la honte de votre fornication, vos infâmies et vos crimes seront découverts. Ils vous traiteront de cette sorte parce que vous vous êtes prostituée aux nations parmi lesquelles vous vous êtes souillée par le culte de leurs idoles. Vous avez marché dans la voie de votre sœur et je vous mettrai dans la main la coupe dont elle a bu. Voici ce que dit le Seigneur Dieu : Vous boirez de la coupe de votre sœur, de cette coupe large et profonde, et vous deviendrez l’objet des insultes et des railleries des hommes en buvant dans cette coupe grande et vaste. Vous serez enivrée par cette coupe, vous serez remplie de douleur par cette coupe d’affliction et de tristesse, par cette coupe de votre sœur Samarie. Vous la boirez et vous la viderez jusqu’à la lie, vous en mangerez même les morceaux rompus, et vous vous déchirerez le sein dans votre douleur, parce que c’est moi qui ai parlé, dit le Seigneur. C’est pourquoi voici ce que dit le Seigneur Dieu : Parce que vous m’avez oubliée et que vous m’avez rejetée derrière vous, portez aussi votre crime énorme et le poids de votre fornication. » [[Bible_Crampon_1923/Ézéchiel#23-28|''Ézéch''. {{rom|xxiii}}, 28 ''et sqq'']]. Il est utile pour Jérusalem d’avoir des inimitiés avec les Assyriens et les Chaldéens, de ne se point souvenir de l’Égypte, et d’être livrée pour être punie entre les mains de ceux qui la haïssent. Elle ne leur est livrée qu’après que son âme a été rassasiée d’eux, afin que s’étant repentie de ses anciens péchés, elle soit purifiée par les supplices et perde tout ce que sa prostitution lui avait acquis ; qu’elle voie sa nudité et son ignominie, et qu’elle sache que ce n’est point le Seigneur qui l’a réduite à cet état, et que ce sont ses propres fornications au milieu des peuples dont elle a adoré les idoles. Vous avez, lui est-il dit, marché dans les voies de votre sœur Samarie ; vous devez par conséquent boire le calice qu’a bu celle dont vous avez imité les péchés. Le calice est fréquemment pris comme le symbole des peines et des supplices, bien des exemples le prouvent, celui-ci entre autres : « Le Seigneur tient dans sa main une coupe de vin pur pleine d’amertume, et quoiqu’il en verse tantôt à l’un tantôt à l’autre, la lie n’en est pourtant pas encore épuisée, tous les pécheurs de la terre en boiront. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#75-9|''Psalm''. {{rom|lxxiv}}, 9]]. Isaïe à son tour parle du calice de ruine et de la coupe de fureur ; et Dieu dit à Jérémie : « Prenez de ma main cette coupe de vin de ma fureur et vous en ferez boire à tous les peuples vers lesquels je vous enverrai ; ils en boiront, ils en seront troublés et ils en seront comme hors d’eux-mêmes. » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#25-15|''Jerem''. {{rom|xxv}}, 15]]. De même qu’on administre aux malades des purgatifs pour chasser du corps les humeurs nuisibles ; de même le Seigneur donne la coupe<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>ardents ; « vous vous assiérez sur eux et vous y trouverez du secours. » [[Bible_Crampon_1923/Isaïe#47-14|''Isa''. {{rom|xlvii}}, 14, sec LXX]]. Il semble difficile d’expliquer comment, puisque le feu dévore les os mêmes, dont sont pleins les Pharisiens, à qui le Seigneur dit dans l’évangile : « Malheur à vous, Scribes et Pharisiens, parce que vous êtes semblables à des sépulcres blanchis qui au-dehors sont pleins de toute sorte de pourriture et d’ossements de morts, » [[Bible_Crampon_1923/Matthieu#23-27|''Matth''. {{rom|xxiii}}, 27]], la prophétie actuelle nous fait entendre que les flammes ne peuvent purifier le monde de la rouille et de ses souillures et que son iniquité subsiste après les justes sévérités du jugement. La solution est facile, à la condition de comprendre cette parole de l’apôtre : « Dieu a permis que tous fussent enveloppés dans le péché pour exercer sa miséricorde sur tous, » [[Bible_Crampon_1923/Romains#11-32|''Rom''. {{rom|xi}}, 32]] ; « parce que toutes les créatures sont assujetties à la vanité. » [[Bible_Crampon_1923/Romains#8-20|''Rom''. {{rom|viii}}, 20]]. Le sang qui a été versé est mis en présence de tous, afin que les crimes de chacun soient connus de tous. Pour la pierre très-luisante, nous pouvons voir en elle la figure du Sauveur, qui est la pierre qui suivait le peuple d’Israël dans le désert et au sujet de laquelle il est écrit : « Ils buvaient de l’eau spirituelle de la pierre qui les suivait, et Jésus-Christ était cette pierre, » [[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#10-4|''I Corinth''. {{rom|x}}, 4]], parce que c’est en lui que sont révélées toutes choses et que s’accomplit cette prophétie : « Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert. » [[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-26|''Matth''. {{rom|x}}, 26]]. Enfin le Seigneur dit qu’il ne pardonnera plus, qu’il ne laissera plus impunies les fautes du monde, qu’il n’épargnera plus les impies et qu’il ne s’apaisera plus, afin que périssent les voies des impies, selon ce mot de la fin du psaume premier : « Et le chemin des impies sera détruit. » [[Bible_Crampon_1923/Psaumes#1-6|''Psalm''. {{rom|i}}, 6]].
« Le Seigneur me dit encore ces paroles : Fils de l’homme, je vais vous frapper d’une plaie et vous ravir ce qui est le plus agréable à vos yeux. Mais vous ne ferez point de plainte funèbre, vous ne pleurerez point, et les larmes ne couleront point sur votre visage. Vous soupirerez en secret, et vous ne ferez point le deuil comme on le fait pour les morts. Votre couronne demeurera liée sur votre tête, vous aurez les souliers aux pieds, vous ne vous couvrirez point le visage et vous ne mangerez point des viandes qu’on donne à ceux qui sont dans le deuil. Je parlai donc le matin au peuple, et le soir mon épouse mourut. Le lendemain matin je fis ce que Dieu m’avait ordonné. Alors le peuple me dit : Pourquoi ne nous découvrez-vous pas ce que signifie ce que vous faites. Je leur répondis : Le Seigneur m’a adressé la parole et m’a dit : Dites à la maison d’Israël : Voici ce que dit le Seigneur Dieu : Je vais profaner mon sanctuaire, l’ornement superbe de votre empire, sanctuaire qui est ce que vos yeux aiment le plus et l’objet des craintes de votre âme. Vos fils et vos filles qui<noinclude></noinclude>
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<includeonly>{{SVague|10px|12}}
</includeonly>{{T3|{{Lien page|Planches|110|Pl. II|PLANCHE II}}.}}
{{Centré|torpille à l’ancre|fs=110%|sc|m=1em}}
{{T4|Placée de manière à faire sauter un navire qui heurteroit contre elle.}}
''B'' est une boîte de cuivre de deux pieds de long, de douze pouces de diamètre, capable de contenir cent livres de poudre.
''A'' est une boîte de cuivre dans laquelle il y a une platine pareille à celle des fusils ordinaires, avec un canon de deux pouces de long, qui peut contenir la charge d’un fusil : la boîte avec la platine bandée et le canon chargé, est attachée avec des vis à la boîte de {{Lié|cuivre ''B''}}.
''H'' est un levier qui communique avec la platine qui est dans l’intérieur de la boîte, et qui dans cet état tient la platine bandée et prête à faire feu.
''C'' est une caisse de bois de sapin, remplie de liége, et attachée à la {{Lié|boîte ''B''}}. Ce liége sert à rendre la Torpille d’environ quinze à vingt livres spécifiquement plus légère que l’eau, et à lui donner une tendance à s’élever à la surface. On la tient à une profondeur déterminée sous l’eau, au moyen d’un poids de cinquante à soixante livres : {{Lié|voyez ''F''}}.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 13 )|}}</noinclude><nowiki />
Il y a aussi une petite {{Lié|ancre ''G''}} pour empêcher qu’un fort courant ne la dérange de sa position. Avec des Torpilles préparées, et connoissant la profondeur de l’eau dans toutes nos baies et nos ports, on n’a plus qu’à fixer le {{Lié|poids ''F''}} à une certaine distance de la Torpille, de manière que le {{Lié|poids ''F''}} la tienne à dix, douze ou quinze pieds au-dessous du niveau de l’eau dans les marées basses ; elle sera alors plus ou moins au-dessous de la surface de la haute mer, suivant les différens temps de la marée ; mais elle ne devroit jamais être à une profondeur égale au tirant d’eau d’une frégate ou d’un vaisseau de ligne. Lorsqu’elle sera à l’ancre, pendant le montant de la marée, elle se trouvera dans cette position ; pendant la morte eau elle sera perpendiculaire au {{Lié|poids ''F''}}, comme {{Lié|en ''D''}} ; pendant le jusant, elle le sera {{Lié|à ''E''}}. À dix pieds sous l’eau, les vagues n’influeroient que très-peu ou point du tout sur le déplacement de la Torpille, même quand le vent seroit violent. En effet, la colonne d’eau s’enfonçât-elle de dix pieds au-dessous du niveau ordinaire de la mer, elle agiroit dans une hauteur de vingt pieds, ce qui, je pense,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 14 )|}}</noinclude>n’arrive jamais ni dans nos ports ni dans nos rades.
Voici l’expérience que j’en ai faite dans le mois {{Lié|d’octobre 1805}}. J’avois une Torpille à l’ancre à neufs pieds sous l’eau, dans la Manche, près de {{Sic2|Douvre|Douvres}} ; il faisoit gros temps ; les vagues étoient fortes ; elle garda sa position pendant vingt-quatre heures, et lorsqu’on la retira, la poudre étoit sèche, et la platine en bon état. Il est évident que lorsque la Torpille est ainsi à l’ancre, si un navire dans son cours touchoit le {{Lié|levier ''H''}}, l’explosion auroit lieu sur-le-champ, et qu’il seroit détruit en un clin d’œil ; d’après cela, pour mettre nos baies et nos ports en état de défense, il suffirait de placer cent, ou un plus grand nombre de ces machines dans les passes, par exemple, dans celle de New-York.
La figure à la droite de la planche représente la Torpille vue de face ; {{Lié|''H'' est}} le levier fourchu : on l’a fait ainsi pour qu’il soit plus exposé à être frappé.
Après avoir décrit cette machine d’une manière bien intelligible, je prie mes lecteurs de me permettre la question suivante : Sachant que l’explosion de cent livres de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 17 )|}}</noinclude>damment de tout ce qu’on pourrait lüi opposer, il lui seroit très difficile de déblayer un canal de toutes les Torpilles, et de les draguer de manière à pouvoir y naviguer en toute confiance. Il n’y auroit que ceux qui les ont placées, et qui en connoissent le nombre, qui pourraient se procurer cette sécurité.
Depuis que cette planche a été gravée, j’ai imaginé, pour avoir la facilité de les retirer toutes du canal, un mécanisme très simple, qui, fixé par des vis à la {{Lié|boîte ''C''}}, tiendra la Torpille sous l’eau, à une profondeur donnée, et pendant un nombre de jours quelconque. On peut en régler le mouvement pour un jour, une semaine, un mois ou un an ; et au temps dit, les Torpilles s’élèveront à la surface ; au même instant, chacune mettra au repos son levier ''H'', de sorte qu’elle ne pourra plus faire feu, et l’on pourra dès-lors les manier en toute sûreté. N’ayant pas le temps de faire graver cette amélioration, j’en fais exécuter un modèle que je présenterai au Congrès : ce qui en facilitera l’intelligence.
Je supposerai maintenant que l’ennemi approche d’un port : il est annoncé par<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 19 )|}}</noinclude><section begin="fin"/>il ne la tenteroit jamais, ou que, s’il le faisoit, la catastrophe d’un vaisseau suffiroit pour nous garantir à l’avenir de nouvelles hostilités.
<section end="fin"/>
<section begin="début"/><nowiki />
{{SVague|10px|12}}
{{T3|{{Lien page|Planches|111|Pl. III|PLANCHE III}}.}}
{{Centré|mouvement d’horlogerie|fs=110%|sc|m=1em}}
{{Alinéa|''Pour les Torpilles destinées à l’attaque d’un navire à l’ancre ou sous voile, par le moyen du harpon.''|2|-2|fs=110%|mt=1em|mb=1em}}
''B'' est une boîte de cuivre qui doit contenir cent livres de poudre ou davantage ; {{Lié|''C'' un}} coussin de liége pour donner à toute la Torpille un flottage tel, qu’elle ne soit que de deux ou trois livres plus pesante que l’eau salée. Pour déterminer ce poids, on essaie celui de la Torpille, lorsqu’elle a sa poudre, que la platine est fixée, dans une grande cuve remplie d’eau de la mer.
Il faut percer quinze ou vingt trous d’un pouce dans les côtés et le sommet du {{Lié|coussin ''C''}}, pour laisser entrer l’eau et sortir l’air avec force ; autrement l’air l’empêcheroit de s’enfoncer sur-le-champ.<section end="début"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 3, As-At.djvu/79
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Miruts
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ASSOUPLISSEMENT s. m."/>man — rad. ''assouplir''). {{sc|Assouplissement}} ''du cuir. L’''{{sc|assouplissement}} ''des membres. L’''{{sc|assouplissement}} ''du caractère.''
— Manég. ''Assouplissement d’un cheval'', Action
de donner de la souplesse à ses mouvements :
''L’''{{sc|assouplissement}} ''porte principalement sur l’encolure, les épaules et les hanches.''
(Lecoq.)
<section end="ASSOUPLISSEMENT s. m."/>
<section begin="ASSOUR"/><nowiki/>
'''ASSOUR''', village de Nubie, sur la rive
droite du Nil. Belles ruines que l’on suppose
être celles de l’ancienne Méroé.
<section end="ASSOUR"/>
<section begin="ASSOURDI, IE"/><nowiki/>
'''ASSOURDI, IE''' (a-sour-di) part. pass. du
v. Assourdir : ''Être'' {{sc|assourdi}} ''par le bruit des voitures, par des salves d’artillerie. Mon oreille fut'' {{sc|assourdie}} ''d’un mélange confus de hurlements, de jappements, d’aboiements, de grognements.'' (Ch. Nod.) ''Au moment où je passais'', {{sc|assourdi}} ''par la formidable cataracte, un enfant, habitué à faire ménage avec cette merveille du monde, jouait en chantant parmi des fleurs.'' (V. Hugo.)
{{DctCite|Elle feint de parler, c’est moi qui n’entends goutte ;{{Crlf
|}}Le cousin de César est ''assourdi'' sans doute.|{{sc|Scarron.}}|}}
— Fig. : ''Que vaut souvent telle exhortation, quand raison est presque'' {{sc|assourdie}}, ''suffoquée ou endormie par les tentations ?'' (Gerson.)
<section end="ASSOURDI, IE"/>
<section begin="ASSOURDIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSOURDIR''' v. a. ou tr. (a-sour-dir — rad.
''sourd''). Causer dans l’ouïe un trouble qui
l’empêche de percevoir tout autre bruit : ''Le bruit du canon, le son des cloches nous'' {{sc|assourdit.}} ''Ils nous'' {{sc|assourdissaient}} ''de leurs cris, de leurs hurlements. Il criait à nous'' {{sc|assourdir.}}
''Nos sens ne perçoivent rien d’extrême : trop de bruit nous'' {{sc|assourdit}}, ''trop de lumière éblouit, trop de distance et trop de proximité empêche la vue.'' (Pasc.) ''Ils se rapprochent tous à la fois, et nous'' {{sc|assourdissent}} ''comme les sons des cloches d’une cathédrale. ''(B. de St-P.) ''Les prisonniers nous'' {{sc|assourdissaient}} ''de leurs cris.'' (H. Beyle.)
{{DctCite|Tout ce bruit m’''assourdit'' et ce fraca m’assomme.|{{sc|C. Delavigne.}}|1|16}}
{{DctCite|Cet Etna rote mousquetades,{{Crlf
|}}Fait entendre des pétarades{{Crlf
|}}Capables d’''assourdir'' les gens.{{espaces|10}}{{sc|Scarron.}}||4}}
{{SA|‖ On dit dans le même sens, ''Assourdir les oreilles : Cette musique est trop bruyante, elle'' {{sc|assourdit les oreilles.}} ''Le bruit, à force de devenir grand, étourdit et'' {{sc|assourdit les oreilles.}} (Boss.) ''À quoi peuvent servir les conseils de la prudence, si vous permettez à la peur d’''{{sc|assourdir vos oreilles ?}} (Bogaerts.)}}
{{DctCite|Si Colin voit Paris, ce fracas de merveilles,{{Crlf
|}}Sans rien dire à son cœur, ''assourdit ses oreilles.''|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
— Par exagér. Fatiguer d’un bruit monotone
ou excessif : ''Il faut accoutumer les enfants à s’amuser sans ''{{sc|assourdir}} ''les grandes personnes.'' (Miss Edgeworth.) ''Le pérorer gagne de proche en proche. Il m’éblouit la vue, il m’''{{sc|assourdit les oreilles}}. ''Où fuir ? où me cacher ?'' (Cormen.)
— Par anal. Rendre plus sourd, en parlant
d’un son : {{sc|Assourdir}} ''un son.'' {{sc|Assourdir}} ''une voyelle''. ‖ Affaiblir, adoucir, en parlant de
l’éclat ou de la lumière : {{sc|Assourdir}} ''par des stores la lumière du jour. Il se forme à la surface de l’argenterie une très-légère couche d’oxyde qui en ''{{sc|assourdit}} ''l’éclat.''
— Fig. Rendre sourd à certains avertissements,
à certaines leçons : ''L’enseignement est une ingrate et rude mission, dans le tumulte des passions qui'' {{sc|assourdit}} ''le pays.'' (Lamart.)
— Peint. et grav. : ''Assourdir les tons, les lumières, assourdir les reflets'', Diminuer leur
éclat. ‖ ''Assourdir les tailles'', Les multiplier
pour forcer les demi-teintes jugées trop claires.
— Mar. ''Assourdir les avirons'', Les envelopper
de linge ou d’étoupe à l’endroit où ils
sont en contact avec le bord, pour qu’ils ne
fassent pas de bruit pendant qu’on les manœuvre.
'''S’assourdir''', v. pr. Devenir dur ou insensible,
en parlant de l’ouïe : ''Si un corps s’est introduit ou s’est formé dans la trompe d’Eustache, l’ouïe ''{{sc|s’assourdit}}, ''parce que la colonne d’air extérieur n’étant plus contre-balancée par la colonne intérieure, la membrane du tympan est dès lors incapable de traduire, par ses vibrations propres, les vibrations des corps sonores.'' (Raspail.)
— Par ext. Devenir moins sonore : ''Les syllabes médianes'' {{sc|s’assourdissent.}} (Fallot.)
<section end="ASSOURDIR v. a. ou tr."/>
<section begin="ASSOURDISSANT"/><nowiki/>
'''ASSOURDISSANT''' (a-sour-di-san) part. prés. du v. Assourdir :
{{DctCite|Malheur à qui n’a pas une voix de tonnerre !{{Crlf
|}}On n’exprime plus rien qu’à force de poumons,{{Crlf
|}}Et qu’en ''assourdissant'' et loges et parterre.|{{sc|La Chaussée.}}|2|15}}
<section end="ASSOURDISSANT"/>
<section begin="ASSOURDISSANT, ANTE adj."/><nowiki/>
'''ASSOURDISSANT, ANTE''' adj. (a-sour-di-san — rad. ''assourdir''). Qui assourdit : ''Bruit'' {{sc|assourdissant}}. ''Ces cloches sont'' {{sc|assourdissantes}}.
(Acad.) ''Le bruit de cette gamme'' {{sc|assourdissante}} ''et continue monte jusqu’aux croisées en une seconde, et réveille en sursaut la marquise.'' (Rog. de Beauv.) ''Ce fut pendant six mois un tapage'' {{sc|assourdissant}} ''de scies, de marteaux, de cognées.'' (V. Hugo.) ''Le bruit''
{{sc|assourdissant}} ''du cor ne retentit plus que rarement dans nos modernes châteaux.'' (Bodin.)
— Par exagér. Qui fatigue, en parlant d’un
bruit monotone ou excessif : ''Babil'' {{sc|assourdissant.}} ''Son bavardage est'' {{sc|assourdissant.}}
''Puis les caquets'' {{sc|assourdissants}} ''d’une foule de poules, d’oies et de canards.'' (V. Hugo.)
— Fig. Qui produit une sorte de vertige :
{{DctCite|Le bruit ''assourdissant'' de l’humaine tempête{{Crlf
|}}Monte, gronde sans cesse, et m’enivre la tête.|{{sc|Lamartine.}}|2|15}}
<section end="ASSOURDISSANT, ANTE adj."/>
<section begin="ASSOURDISSEMENT s. m."/><nowiki/>
'''ASSOURDISSEMENT''' s. m. (a-sour-di-se-man — rad. ''assourdir''). Action d’assourdir ; résultat de cette action :
{{DctCite|Et, sans le bruit de vos bastilles,{{Crlf
|}}N’ai-je donc pas assez, mes filles,{{Crlf
|}}De l’''assourdissement'' des flots ?|{{sc|V. Hugo.}}|4|13}}
<section end="ASSOURDISSEMENT s. m."/>
<section begin="ASSOUVER v. n. ou intr."/><nowiki/>
'''ASSOUVER''' v. n. ou intr., ou '''S’assouver''',
v. pr. (a-sou-vé — du lat. ''a se'', de soi, par
soi-même). Se dit d’un étang qui s’empoissonne
de lui-même, qui produit de lui-même
du poisson : ''Les étangs n’''{{sc|assouvent}} ''que lorsqu’ils sont traversés par un cours d’eau.''
<section end="ASSOUVER v. n. ou intr."/>
<section begin="ASSOUVI, IE"/><nowiki/>
'''ASSOUVI, IE''' (a-sou-vi) part. pass. du v. Assouvir. Rassasié : ''Sa faim est'' {{sc|assouvie}}, ''n’est pas encore'' {{sc|assouvie}}. ''Il est enfin'' {{sc|assouvi}}.
''Un animal'' {{sc|assouvi}} ''est rarement à craindre''.
— Fig. Satisfait et apaisé : ''Une haine, une vengeance'' {{sc|assouvie.}} ''Son ambition ne saurait être'' {{sc|assouvie.}} (Acad.) ''Votre ambition serait-elle enfin'' {{sc|assouvie ?}} (Pasc.)
{{DctCite|L’ambition déplaît quand elle est ''assouvie.''|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
{{DctCite|Octave aura donc vu ses fureurs ''assouvies''.|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
{{DctCite|Et le courroux du sort voulait être ''assouvi''.|{{sc|Racine.}}|2|15}}
{{DctCite|Vos yeux ne sont-ils pas ''assouvis'' des ravages{{Crlf
|}}Qui de ce continent dépeuplent les rivages ?|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
{{DctCite|{{filet|5}}Votre sombre furie{{Crlf
|}}Du sang de Claudius brûle d’être ''assouvie''.|{{sc|Ducis.}}|2|15}}
{{DctCite|Quand l’homme, ranimant une rage ''assouvie'',{{Crlf
|}}Cherche encor la douleur où ne bat plus la vie....|{{sc|Lamartine.}}|2|15}}
— '''Antonyme'''. Inassouvi.
<section end="ASSOUVI, IE"/>
<section begin="ASSOUVIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSOUVIR''' v. a. ou tr. (a-sou-vir — rad.
''soûl''). Rassasier ; apaiser la grande faim, l’appétit
vorace : {{sc|Assouvir}} ''quelqu’un. ''{{sc|Assouvir}}
''la faim de quelqu’un. Enfant, animal qu’on ne peut'' {{sc|assouvir.}} ''Depuis qu’il est relevé de maladie, on ne saurait l’''{{sc|assouvir.}} (Acad.) ''Que faut-il faire pour'' {{sc|assouvir}} ''cette voracité ?''
(Acad.) ''Nous pûmes'' {{sc|assouvir}} ''la faim dont nous souffrions depuis longtemps.'' (Arago.)
''Quelques-uns ont dit que tu étais un troupeau, et qu’ils en étaient les pasteurs ; toi, la brute ; eux, l’homme. À eux donc ta toison, ton lait, ta chair. Pais sous leur houlette, et multiplie pour réchauffer leurs membres, étancher leur soif'', {{sc|assouvir}} ''leur faim.'' (Lamenn.)
{{DctCite|Des vivants animaux que déchirait sa main,{{Crlf
|}}Les morceaux palpitants ''assouvissaient'' sa faim.|{{sc|L. Racine.}}|2|15}}
— Fig. Contenter, satisfaire. S’emploie
surtout dans le style soutenu, et en poésie :
{{sc|Assouvir}} ''son ambition.'' {{sc|Assouvir}} ''sa haine.''
{{sc|Assouvir}} ''sa vengeance.'' {{sc|Assouvir}} ''sa fureur, sa rage. Rien ne peut'' {{sc|assouvir}} ''leur cupidité, leur avarice.'' (Acad.) ''Dieu donne au corps ce qui lui suffit, mais il n’entreprend pas d’''{{sc|assouvir}}
''l’avidité démesurée de nos convoitises. ''(Boss.)
''Dans ta brutale fureur, tu te tournes contre toi-même, et tu ne sais comment'' {{sc|assouvir}} ''ta rage impuissante.'' (Boss.) ''Les soldats furieux, répandus dans la campagne, et portant le fer et le feu de tous côtés, ne devraient-ils pas''
{{sc|avoir assouvi}} ''ta vengeance ?'' (Vertot.) ''Avide d’or et de vaines richesses, quels dangers l’homme ne brave-t-il pas pour ''{{sc|assouvir}} ''sa brutale avarice ?'' (Lacép.) ''Annibal maudissait cette Rome, qui'' {{sc|assouvissait}} ''sa colère sur un homme seul et désarmé.'' ({{roi|Napol.|Ier}}) ''Méprisant la prévoyance, il se procurait tous les plaisirs, toutes les jouissances qu’il pouvait''
{{sc|assouvir}} ''de suite et payer comptant.'' (Ch.
Dupin.)
{{DctCite|Mon sang doit ''assouvir'' sa rage furieuse.|{{sc|Longepierre.}}|2|15}}
{{DctCite|''Assouvis'' tes regards ; jouis de ma souffrance.|{{sc|Lamartine.}}|2|15}}
{{DctCite|{{filet|5}}Enfin les destins désormais{{Crlf
|}}''Ont assouvi'' leur haine, ont épuisé leurs traits.|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
{{DctCite|Le dragon qu’annonçait sa prophétique voix{{Crlf
|}}Vint sur la race humaine ''assouvir'' sa vengeance.|{{sc|Delille.}}|2|15}}
{{DctCite|Au minotaure il faut des victimes humaines ;{{Crlf
|}}Rien n’''assouvit'' la faim du désir immortel.|{{sc|H. Cantel.}}|2|15}}
{{DctCite|Assez et trop longtemps, implacables Achilles,{{Crlf
|}}{{espaces|10}}Vos discordes civiles{{Crlf
|}}De morts ''ont assouvi'' les enfers étonnés.|{{sc|J.-B. Rousseau.}}|2|15}}
{{DctCite|Non, cruel, n’attends pas que ma main meurtrière{{Crlf
|}}Fasse couler le sang de ton malheureux frère ;{{Crlf
|}}''Assouvis'', si tu peux, ta fureur sur le mien.|{{sc|Crébillon.}}|2|15}}
{{SA|‖ Lasser, épuiser, amener à un état de satiété : ''Le Parthénon, ce temple des temples, écrase depuis des siècles l’admiration sans l’''{{sc|assouvir.}} (Lamart.)}}
'''S’assouvir''', v. pr. Se repaître jusqu’à satiété,
se rassasier : ''Une bête féroce qui ne''
{{sc|s’assouvit}} ''que de carnage.'' (Acad.) ''Tous les raffinements dont nous nous servons pour couvrir nos tables suffisent à peine à nous déguiser les cadavres qu’il nous faut manger pour ''{{sc|nous assouvir.}} (Buff.)
{{DctCite|Ah ! jamais la beauté qui séduisit mon cœur{{Crlf
|}}N’adoucira l’abord menaçant et sauvage{{Crlf
|}}Du lion dont la faim ''s’assouvit ''de carnage.|{{sc|Lemercier.}}|2|15}}
— Fig. Se satisfaire, se repaître ; être satisfait, repu, rassasié : ''Il y a deux faims qui
■ ''jamais : celle de la science''
''et celle des richesses.'' (Max. orient.) ''Par les''
''richesses, l’ambitieux ''SE ''peut'' {{sc|assouvir}} ''d’honneurs, et le voluptueux de plaisirs.'' (Boss.) ''Ses''
''ennemis'' {{sc|s’assouvissent}} ''de son sang.'' (Boss.)
''Adraste nage dans le sang ; il ne peut'' {{sc|s’assouvir}} ''de carnage.'' (Fén.) ''Les esprits vifs, pleins''
''de feu, ne peuvent'' {{sc|s’assouvir}} ''de l’hyperbole.''
(La Bruy.) ''Leur rage, devenue impuissante'',
''n’a fait que s’irriter en voulant ''s {{sc|assouvir.}}
(J.-J, Rouss.) ''La pesante brute humaine'' {{sc|s’as-}}J ’ '''e bruit.'' (H. Taine.)
''m’assotmir ''dans mon co
! ; <a->
ASSOUVISSEMENT S
— rad. ''assouvir).'' Action d’assouvir ; état d
ce qui est assouvi : ''Rien ne suffit à'' f {{sc|assouvissement}} ''de sa faim.'' (Acad.)
— Fig. État de ce qui est satisfait et
apaisé : {{sc|L’assouvissement}} ''des passions, des''
''■désirs.'' {{sc|L’assouvissement}} ''de nos passions''
''amène avec lui leur châtiment, qui est-la satiété.'' (Lewis.) ''Impossible d’expliquer par quel''
''phénomène j’ai brusquement reculé devant''
f {{sc|assouvissement}} ''des plus exécrables passions.''
(E. Sue.) ’
ASSO Y DEL RIO (Ignace Jordan {{sc|d’)}}, jurisconsulte
et naturaliste espagnol, vivait dans
la seconde moitié du xvme siècle. Outre des
travaux sur la Botanique et sur divers sujets
d’histoire naturelle, M a donné, entre autres
ouvrages de jurisprudence : ''Institutions du''
''droit civil de Castille'' (en collaboration avec
D. Manuel y Rodriguez) ; Madrid, 1775, ouvrage
devenu classique en Espagne.
ASSU, ville du Brésil, dans la province de
Rio-Grande du Nord, ch.-lieu de eomarque.
ASSUAY, nom d’un des trois départements
de l’ancienne république de Colombie, qui
t renferme des forêts de 1’
appelé ''Cascarilla de Loxa'', si connu en médecine
sous le nom de ''quinquina.'' Restes de la
fameuse chaussée des Incas, et autres ruines
imposantes, qui attestent l’antique civilisation
des Péruviens.
ASSUDESTIE. Se met quelquefois pour
''Asudestie.'' V. ce mot.
{{sc|assuéFACTION}} s. f. (a-su-é-fa-ksi-ondu
lat. ''assuetus'', habitué ; ''facere'', faire). Syn.
de ''habitude.'' Vieux mot.
ASSUÉRUS, roi de Perse, suivant l’Écriture,
épousa la juive Esther, qui lui fit rendre
un édit favorable à ses coreligionnaires. On
croit communément que c’est le prince désigné
dans l’histoire sous le nom ''d’ArtaxerceLongueMain.'' L’histoire d’Assuérus et d’Esther a
fourni le sujet d’un assez grand nombre de
tableaux ; on trouvera la description des plus
remarquables au mot {{sc|Esther.}}
Aisucri» touchant Eofficr de son sceptre
d’or, sujet traité par divers artistes, notamment
par Jan Steen (musée de l’Hermitago).
V. {{sc|Esther.}}
{{sc|assuétude}} s. f. (a-su-é-tu-de — lat.
''assuetudo'', même sens). Néol. Habitude.
ASSUJETTI OU ASSUJÉTI, IE (a-SU-jé-ti)
part. pass. du v. Assujettir. Soumis à, rendu
sujet de : ''Être'' {{sc|assujetti}} ''à quelqu’un, à la''
''domination, aux volontés de quelqu’un. Ce''
''thage fut'' " ’ """" ’
Sous leur joug odieux languit ''assujettie.''
{{sc|Voltaire.}}
Donnez au chantre heureux, par vous ''assujetti'',
Le talent d’exprimer tout ce qu’il a senti,
{{sc|La Harpe.}}
— Par ext. Qui subit l’action de : ''La terre''
''parait ici moins'' {{sc|assujettie}} ''à l’homme, et''
''l’homme moins abandonné à des convenances''
''misérables.'' (Mme de Sév.) il Maintenu, fixé :
''Cette poutre est bien'' {{sc|assujettie.}} (Acad.) ''D’où''
''vient que le globe de la terre tourne régulièrement autour du soleil, dans des espaces où nul''
''corps solide ne le tient'' {{sc|assujetti}} ''pour régler''
''son cours ?'' (Fén.) ''Les jambes sont enveloppées''
''de peaux tannées'' {{sc|assujetties}} ''avec des bandelettes rouges.'' (E. Sue.)
— Fig. Dominé par : ''Être'' {{sc|assujetti}} ''à ses''
''goûts, à ses passions, à ses vices. Dans les opérations sensuelles, l’âme est ''{{sc|assujettie}} ''au''
''corps.'' (Boss.) ''On ne veut être'' {{sc|assujetti}} ''qu’à''
''la raison et à la justice.'' (Pasc.) ''Un discours''
''tenu devant des femmes est meilleur que celui''
''qu’on tient en leur absence, car il est ''{{sc|assujetti}}
''à plus de règle.'' (Renan.) Il Astreint à, contraint
par : ''L’homme est ''{{sc|assujetti}} ''à la mort.''
''Les grands et les petits sont également'' {{sc|assujettis}} ''aux mêmes nécessités naturelles'', (Boss.)
''Tant que nous sommes détenus dans cette demeure mortelle, nous viv''
''changements.'' (Boss.) ''L’homme est''
''temps.'' (J. de Maistre.) il Tenu dans une
grande sujétion par ses devoirs, par un emploi,
etc. : ''Être'' {{sc|assujetti}} ''à un travail pénible.''
''Il était'' {{sc|assujetti}} ''comme les autres à la régularité du service.'' (Volt.) il Absolument dans
ce dernier sens : ''C’est un homme très-ASSv-''
{{sc|jetti.}} ''Une femme ne devrait pas être'' {{sc|assujettie}} ''d ce point.''
ASSUJETTIR OU ASSUJÉTIR V. a. OU tr.
(a-su-jé-tir — rad. ''sujet).'' Soumettre, rendre
son sujet, ranger sous sa domination : Assu{{sc|tctt.. !
}}, ,™« „, .»■■„., . Qn'' n’A pas encore ''»«""«- !"
''grand nombre au plus petit.'' (Max. orient.) ''On''
''ne fait la guerre à une république que pour''
''deux motifs : le premier, pour s’en rendre''
''maître ; le second''}'' pour l’empêcher de vous''
{{sc|assujettir.}} (Machiavel.) ''Ce sont ces besoins''
''et ces désirs qui attirent les hommes auprès de''
''vous, et qui vous les'' {{sc|assujettissent.}} (Pasc.)
''Que votre génie vous'' {{sc|assujettisse}} ''tout ce qui''
''n’est pas soumis à vos’armes. ''(Pasc.) ''Philippe''
{{sc|assujettit}} ''toute la Grèce.'' (Boss.) ''Les Romains''
''établirent comme une loi qu’il ne serait permis''
''à aucun roi. d’Asie d’entrer en Europe, et d’y''
{{sc|assujettir}} ''quelque peuple que ce fût.'' (Montesq.)
''L’Angleterre devint tout d’un coup plus''
''formidable que jamais sous la domination de''
''Cromwell, qui'' {{sc|«’assujettit.}} (Volt.)
Qui, pour mieux t’élever, voulut ''l’assujettir.''
J.-B. {{sc|Roussead.}}
— Particulièrem. Fixer une chose de manière
qu’elle soit stable et immobile : {{sc|Assujettir}} ''un mât, une poutre, une table qui vacille.''
— Par ext. Astreindre, enchaîner : ''Son''
''emploi'' {{sc|/’assujettit}} ''beaucoup. On'' {{sc|/’avait assujetti}} à ''un travail au-dessus de ses forces. Il''
''veut vous'' {{sc|assujettir}} ''à d’étranges conditions.''
(Acad.) ''Quand mon bien'' {{sc|m’assujettira}}, ''je''
''l’abandonnerai sans peine ; f ai des bras pour''
''travailler.'' (J.-J. Rouss.) il Contraindre d’accepter,
d’obtempérer, de se soumettre ou de se
conformer à : ''Il veut nous'' {{sc|assujettir}} ''à ses''
''opinions, à ses caprices. Corneille nous'' {{sc|assujettit}} à ''ses caractères et à ses idées ; Racine''
''se conforme aux nôtres.'' (La Bruy.) ''Le vainqueur des Saxons et des frisons les'' {{sc|avait assujettis}} ''au christianisme comme à un frein nécessaire.'' (Volt.) ''Unegénérationne peut'' {{sc|assujettir}}
« ''ses lois les générations futures.'' (Napol. III.)
— Fig. Dompter, soumettre à une domination
morale : {{sc|Assujettir}} ''les esprits.'' {{sc|Assujettir}} ''ses passions. Sa bonté lui'' {{sc|assujettit}} ''tous''
''les cœurs.'' (Acad.) ''A moins que la foi'' {{sc|m’assujettisse}} ''notre raison, nous passons la vie à''
''croire et à ne croire point, à nous vouloir persuader, età ?iepasnousconvaincre.($irEvT(im.'')
''Il ne faut point'' {{sc|assujettir}} ''la vertu à la volupté, l’esprit au corps, et le véritable courage''
''à une valeur insensée.'' (Boss.) ''L’homme n’est''
''jamais plus libre que lorsqu’il ''{{sc|assujettit}} ''ses''
''passais à la raison, et sa raison à la justice.''
(D’Aguess.) ''Toutes les passions se "''' ’-■
''quand on s’y lc'' ;''""'' "=<=■" ’
(J.-J. Rouss.)
tl Empêcher le libre usage : ''Ainsi les choses''
''se présentent au monarque infortuné ; il reste''
''immuable, accoté des événements qui calent et''
{{sc|assujettissent}} ''son esprit.'' (Chateaub.)
— Art vétér. ''Assujettir un animal'', Le contenir
dans la position la plus favorable pour
l’opérer, le panser ou faciliter la guérison de
quelque partie malade.
— Manég. ''Assujettir un cheval'', Le conduire
de manière que les épaules et les hanches no
sortent point de la piste. Il ''Assujettir la''
''croupe d’un cheval, ''La fixer avec la rêne de
dedans et la jambe de dehors.
s’assujettir v. pr. Se soumettre, s’astreindre
à : {{sc|S’assujettir}} ''aux volontés, aux fantaisies'',
''aux caprices d’une personne. ''{{sc|S’assujettir}} ''aux''
''lois.'' S {{sc|Assujettir}} ''à des règles.'' {{sc|S’assujettir}}
''à l’étiquette. ''{{sc|S’assujettir}} ''à la mode. Je ne''
''veux pas'' {{sc|m’assujettir}} ''à cela.'' (Acad.) ''La dignité de l’homme consistait, dans son innocence, ''
''à dominer sur les créatures et à en user ; mais''
''aujourd’hui elle consiste à s’en séparer et à s’y''
{{sc|assujettir.}} (Pasc.) ''Souvent la nature nous''
''dément, et ne'' {{sc|s’assujettit}} point à ''ses propres''
''règles.'' (Paso.) ''Corneille ne'' {{sc|s’est}} ''pas toujours''
{{sc|assujetti}} ''au goût des Grecs.'' (La Bruy.) ''La''
''raison, qui est la vraie nature des hommes raisonnables, demande qu’ils ''{{sc|s’assujettissent}} à
''des lois et à certains hommes qui sont en la''
''place des premiers législateurs.'' (Fén.) ''Quelle''
''tyrannie que celle des usages ! Il faut pourtant''
''s’y ''{{sc|assujettir.}} (Mass.) ''Ma mauvaise tête ne''
''peut'' {{sc|s’assujettir}} ''aux choses.'' (J.-J. Rouss.)
''L’homme sage ''{{sc|s’assujettit}} ''aux usages et même''
''à certains préjugés, plutôt que de heurter trop''
''violemment les opinions reçues.'' (La Harpe.)
''Voyez cette pauvre servante, comme elle'' s {{sc|assujettit}} ''cent fois par jour à gravir avec de''
''lourds fardeaux ces cinq étages !'' (G. Sand.) //
''faut de l’effort pour s’élever, vers l’idéal, il''
''faut se vaincre pour'' {{sc|s’assujettir}} ''à la règle.''
(Nisard.)
Faut-il ''s’assujettir h ''ses moindres caprices ?
{{sc|Destouches.}}
La, sans ''s’assujettir ''au dogme de Broussain,
Tout ce qu’on boit est bon, tout c
sai
'''assujettisse''
Rem. L’orthographe ''assujétir'', qui serait
mie régulière et la seule autorisée par<section end="ASSOUVIR v. a. ou tr."/><noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-08-08T16:05:45Z
Miruts
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ASSOUPLISSEMENT s. m."/>man — rad. ''assouplir''). {{sc|Assouplissement}} ''du cuir. L’''{{sc|assouplissement}} ''des membres. L’''{{sc|assouplissement}} ''du caractère.''
— Manég. ''Assouplissement d’un cheval'', Action
de donner de la souplesse à ses mouvements :
''L’''{{sc|assouplissement}} ''porte principalement sur l’encolure, les épaules et les hanches.''
(Lecoq.)
<section end="ASSOUPLISSEMENT s. m."/>
<section begin="ASSOUR"/><nowiki/>
'''ASSOUR''', village de Nubie, sur la rive
droite du Nil. Belles ruines que l’on suppose
être celles de l’ancienne Méroé.
<section end="ASSOUR"/>
<section begin="ASSOURDI, IE"/><nowiki/>
'''ASSOURDI, IE''' (a-sour-di) part. pass. du
v. Assourdir : ''Être'' {{sc|assourdi}} ''par le bruit des voitures, par des salves d’artillerie. Mon oreille fut'' {{sc|assourdie}} ''d’un mélange confus de hurlements, de jappements, d’aboiements, de grognements.'' (Ch. Nod.) ''Au moment où je passais'', {{sc|assourdi}} ''par la formidable cataracte, un enfant, habitué à faire ménage avec cette merveille du monde, jouait en chantant parmi des fleurs.'' (V. Hugo.)
{{DctCite|Elle feint de parler, c’est moi qui n’entends goutte ;{{Crlf
|}}Le cousin de César est ''assourdi'' sans doute.|{{sc|Scarron.}}|}}
— Fig. : ''Que vaut souvent telle exhortation, quand raison est presque'' {{sc|assourdie}}, ''suffoquée ou endormie par les tentations ?'' (Gerson.)
<section end="ASSOURDI, IE"/>
<section begin="ASSOURDIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSOURDIR''' v. a. ou tr. (a-sour-dir — rad.
''sourd''). Causer dans l’ouïe un trouble qui
l’empêche de percevoir tout autre bruit : ''Le bruit du canon, le son des cloches nous'' {{sc|assourdit.}} ''Ils nous'' {{sc|assourdissaient}} ''de leurs cris, de leurs hurlements. Il criait à nous'' {{sc|assourdir.}}
''Nos sens ne perçoivent rien d’extrême : trop de bruit nous'' {{sc|assourdit}}, ''trop de lumière éblouit, trop de distance et trop de proximité empêche la vue.'' (Pasc.) ''Ils se rapprochent tous à la fois, et nous'' {{sc|assourdissent}} ''comme les sons des cloches d’une cathédrale. ''(B. de St-P.) ''Les prisonniers nous'' {{sc|assourdissaient}} ''de leurs cris.'' (H. Beyle.)
{{DctCite|Tout ce bruit m’''assourdit'' et ce fraca m’assomme.|{{sc|C. Delavigne.}}|1|16}}
{{DctCite|Cet Etna rote mousquetades,{{Crlf
|}}Fait entendre des pétarades{{Crlf
|}}Capables d’''assourdir'' les gens.{{espaces|10}}{{sc|Scarron.}}||4}}
{{SA|‖ On dit dans le même sens, ''Assourdir les oreilles : Cette musique est trop bruyante, elle'' {{sc|assourdit les oreilles.}} ''Le bruit, à force de devenir grand, étourdit et'' {{sc|assourdit les oreilles.}} (Boss.) ''À quoi peuvent servir les conseils de la prudence, si vous permettez à la peur d’''{{sc|assourdir vos oreilles ?}} (Bogaerts.)}}
{{DctCite|Si Colin voit Paris, ce fracas de merveilles,{{Crlf
|}}Sans rien dire à son cœur, ''assourdit ses oreilles.''|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
— Par exagér. Fatiguer d’un bruit monotone
ou excessif : ''Il faut accoutumer les enfants à s’amuser sans ''{{sc|assourdir}} ''les grandes personnes.'' (Miss Edgeworth.) ''Le pérorer gagne de proche en proche. Il m’éblouit la vue, il m’''{{sc|assourdit les oreilles}}. ''Où fuir ? où me cacher ?'' (Cormen.)
— Par anal. Rendre plus sourd, en parlant
d’un son : {{sc|Assourdir}} ''un son.'' {{sc|Assourdir}} ''une voyelle''. ‖ Affaiblir, adoucir, en parlant de
l’éclat ou de la lumière : {{sc|Assourdir}} ''par des stores la lumière du jour. Il se forme à la surface de l’argenterie une très-légère couche d’oxyde qui en ''{{sc|assourdit}} ''l’éclat.''
— Fig. Rendre sourd à certains avertissements,
à certaines leçons : ''L’enseignement est une ingrate et rude mission, dans le tumulte des passions qui'' {{sc|assourdit}} ''le pays.'' (Lamart.)
— Peint. et grav. : ''Assourdir les tons, les lumières, assourdir les reflets'', Diminuer leur
éclat. ‖ ''Assourdir les tailles'', Les multiplier
pour forcer les demi-teintes jugées trop claires.
— Mar. ''Assourdir les avirons'', Les envelopper
de linge ou d’étoupe à l’endroit où ils
sont en contact avec le bord, pour qu’ils ne
fassent pas de bruit pendant qu’on les manœuvre.
'''S’assourdir''', v. pr. Devenir dur ou insensible,
en parlant de l’ouïe : ''Si un corps s’est introduit ou s’est formé dans la trompe d’Eustache, l’ouïe ''{{sc|s’assourdit}}, ''parce que la colonne d’air extérieur n’étant plus contre-balancée par la colonne intérieure, la membrane du tympan est dès lors incapable de traduire, par ses vibrations propres, les vibrations des corps sonores.'' (Raspail.)
— Par ext. Devenir moins sonore : ''Les syllabes médianes'' {{sc|s’assourdissent.}} (Fallot.)
<section end="ASSOURDIR v. a. ou tr."/>
<section begin="ASSOURDISSANT"/><nowiki/>
'''ASSOURDISSANT''' (a-sour-di-san) part. prés. du v. Assourdir :
{{DctCite|Malheur à qui n’a pas une voix de tonnerre !{{Crlf
|}}On n’exprime plus rien qu’à force de poumons,{{Crlf
|}}Et qu’en ''assourdissant'' et loges et parterre.|{{sc|La Chaussée.}}|2|15}}
<section end="ASSOURDISSANT"/>
<section begin="ASSOURDISSANT, ANTE adj."/><nowiki/>
'''ASSOURDISSANT, ANTE''' adj. (a-sour-di-san — rad. ''assourdir''). Qui assourdit : ''Bruit'' {{sc|assourdissant}}. ''Ces cloches sont'' {{sc|assourdissantes}}.
(Acad.) ''Le bruit de cette gamme'' {{sc|assourdissante}} ''et continue monte jusqu’aux croisées en une seconde, et réveille en sursaut la marquise.'' (Rog. de Beauv.) ''Ce fut pendant six mois un tapage'' {{sc|assourdissant}} ''de scies, de marteaux, de cognées.'' (V. Hugo.) ''Le bruit''
{{sc|assourdissant}} ''du cor ne retentit plus que rarement dans nos modernes châteaux.'' (Bodin.)
— Par exagér. Qui fatigue, en parlant d’un
bruit monotone ou excessif : ''Babil'' {{sc|assourdissant.}} ''Son bavardage est'' {{sc|assourdissant.}}
''Puis les caquets'' {{sc|assourdissants}} ''d’une foule de poules, d’oies et de canards.'' (V. Hugo.)
— Fig. Qui produit une sorte de vertige :
{{DctCite|Le bruit ''assourdissant'' de l’humaine tempête{{Crlf
|}}Monte, gronde sans cesse, et m’enivre la tête.|{{sc|Lamartine.}}|2|15}}
<section end="ASSOURDISSANT, ANTE adj."/>
<section begin="ASSOURDISSEMENT s. m."/><nowiki/>
'''ASSOURDISSEMENT''' s. m. (a-sour-di-se-man — rad. ''assourdir''). Action d’assourdir ; résultat de cette action :
{{DctCite|Et, sans le bruit de vos bastilles,{{Crlf
|}}N’ai-je donc pas assez, mes filles,{{Crlf
|}}De l’''assourdissement'' des flots ?|{{sc|V. Hugo.}}|4|13}}
<section end="ASSOURDISSEMENT s. m."/>
<section begin="ASSOUVER v. n. ou intr."/><nowiki/>
'''ASSOUVER''' v. n. ou intr., ou '''S’assouver''',
v. pr. (a-sou-vé — du lat. ''a se'', de soi, par
soi-même). Se dit d’un étang qui s’empoissonne
de lui-même, qui produit de lui-même
du poisson : ''Les étangs n’''{{sc|assouvent}} ''que lorsqu’ils sont traversés par un cours d’eau.''
<section end="ASSOUVER v. n. ou intr."/>
<section begin="ASSOUVI, IE"/><nowiki/>
'''ASSOUVI, IE''' (a-sou-vi) part. pass. du v. Assouvir. Rassasié : ''Sa faim est'' {{sc|assouvie}}, ''n’est pas encore'' {{sc|assouvie}}. ''Il est enfin'' {{sc|assouvi}}.
''Un animal'' {{sc|assouvi}} ''est rarement à craindre''.
— Fig. Satisfait et apaisé : ''Une haine, une vengeance'' {{sc|assouvie.}} ''Son ambition ne saurait être'' {{sc|assouvie.}} (Acad.) ''Votre ambition serait-elle enfin'' {{sc|assouvie ?}} (Pasc.)
{{DctCite|L’ambition déplaît quand elle est ''assouvie.''|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
{{DctCite|Octave aura donc vu ses fureurs ''assouvies''.|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
{{DctCite|Et le courroux du sort voulait être ''assouvi''.|{{sc|Racine.}}|2|15}}
{{DctCite|Vos yeux ne sont-ils pas ''assouvis'' des ravages{{Crlf
|}}Qui de ce continent dépeuplent les rivages ?|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
{{DctCite|{{filet|5}}Votre sombre furie{{Crlf
|}}Du sang de Claudius brûle d’être ''assouvie''.|{{sc|Ducis.}}|2|15}}
{{DctCite|Quand l’homme, ranimant une rage ''assouvie'',{{Crlf
|}}Cherche encor la douleur où ne bat plus la vie....|{{sc|Lamartine.}}|2|15}}
— '''Antonyme'''. Inassouvi.
<section end="ASSOUVI, IE"/>
<section begin="ASSOUVIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSOUVIR''' v. a. ou tr. (a-sou-vir — rad.
''soûl''). Rassasier ; apaiser la grande faim, l’appétit
vorace : {{sc|Assouvir}} ''quelqu’un. ''{{sc|Assouvir}}
''la faim de quelqu’un. Enfant, animal qu’on ne peut'' {{sc|assouvir.}} ''Depuis qu’il est relevé de maladie, on ne saurait l’''{{sc|assouvir.}} (Acad.) ''Que faut-il faire pour'' {{sc|assouvir}} ''cette voracité ?''
(Acad.) ''Nous pûmes'' {{sc|assouvir}} ''la faim dont nous souffrions depuis longtemps.'' (Arago.)
''Quelques-uns ont dit que tu étais un troupeau, et qu’ils en étaient les pasteurs ; toi, la brute ; eux, l’homme. À eux donc ta toison, ton lait, ta chair. Pais sous leur houlette, et multiplie pour réchauffer leurs membres, étancher leur soif'', {{sc|assouvir}} ''leur faim.'' (Lamenn.)
{{DctCite|Des vivants animaux que déchirait sa main,{{Crlf
|}}Les morceaux palpitants ''assouvissaient'' sa faim.|{{sc|L. Racine.}}|2|15}}
— Fig. Contenter, satisfaire. S’emploie
surtout dans le style soutenu, et en poésie :
{{sc|Assouvir}} ''son ambition.'' {{sc|Assouvir}} ''sa haine.''
{{sc|Assouvir}} ''sa vengeance.'' {{sc|Assouvir}} ''sa fureur, sa rage. Rien ne peut'' {{sc|assouvir}} ''leur cupidité, leur avarice.'' (Acad.) ''Dieu donne au corps ce qui lui suffit, mais il n’entreprend pas d’''{{sc|assouvir}}
''l’avidité démesurée de nos convoitises. ''(Boss.)
''Dans ta brutale fureur, tu te tournes contre toi-même, et tu ne sais comment'' {{sc|assouvir}} ''ta rage impuissante.'' (Boss.) ''Les soldats furieux, répandus dans la campagne, et portant le fer et le feu de tous côtés, ne devraient-ils pas''
{{sc|avoir assouvi}} ''ta vengeance ?'' (Vertot.) ''Avide d’or et de vaines richesses, quels dangers l’homme ne brave-t-il pas pour ''{{sc|assouvir}} ''sa brutale avarice ?'' (Lacép.) ''Annibal maudissait cette Rome, qui'' {{sc|assouvissait}} ''sa colère sur un homme seul et désarmé.'' ({{roi|Napol.|Ier}}) ''Méprisant la prévoyance, il se procurait tous les plaisirs, toutes les jouissances qu’il pouvait''
{{sc|assouvir}} ''de suite et payer comptant.'' (Ch.
Dupin.)
{{DctCite|Mon sang doit ''assouvir'' sa rage furieuse.|{{sc|Longepierre.}}|2|15}}
{{DctCite|''Assouvis'' tes regards ; jouis de ma souffrance.|{{sc|Lamartine.}}|2|15}}
{{DctCite|{{filet|5}}Enfin les destins désormais{{Crlf
|}}''Ont assouvi'' leur haine, ont épuisé leurs traits.|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
{{DctCite|Le dragon qu’annonçait sa prophétique voix{{Crlf
|}}Vint sur la race humaine ''assouvir'' sa vengeance.|{{sc|Delille.}}|2|15}}
{{DctCite|Au minotaure il faut des victimes humaines ;{{Crlf
|}}Rien n’''assouvit'' la faim du désir immortel.|{{sc|H. Cantel.}}|2|15}}
{{DctCite|Assez et trop longtemps, implacables Achilles,{{Crlf
|}}{{espaces|10}}Vos discordes civiles{{Crlf
|}}De morts ''ont assouvi'' les enfers étonnés.|{{sc|J.-B. Rousseau.}}|2|15}}
{{DctCite|Non, cruel, n’attends pas que ma main meurtrière{{Crlf
|}}Fasse couler le sang de ton malheureux frère ;{{Crlf
|}}''Assouvis'', si tu peux, ta fureur sur le mien.|{{sc|Crébillon.}}|2|15}}
{{SA|‖ Lasser, épuiser, amener à un état de satiété : ''Le Parthénon, ce temple des temples, écrase depuis des siècles l’admiration sans l’''{{sc|assouvir.}} (Lamart.)}}
'''S’assouvir''', v. pr. Se repaître jusqu’à satiété,
se rassasier : ''Une bête féroce qui ne''
{{sc|s’assouvit}} ''que de carnage.'' (Acad.) ''Tous les raffinements dont nous nous servons pour couvrir nos tables suffisent à peine à nous déguiser les cadavres qu’il nous faut manger pour ''{{sc|nous assouvir.}} (Buff.)
{{DctCite|Ah ! jamais la beauté qui séduisit mon cœur{{Crlf
|}}N’adoucira l’abord menaçant et sauvage{{Crlf
|}}Du lion dont la faim ''s’assouvit ''de carnage.|{{sc|Lemercier.}}|2|15}}
— Fig. Se satisfaire, se repaître ; être satisfait, repu, rassasié : ''Il y a deux faims qui ne'' {{sc|s’assouvissent}} ''jamais : celle de la science et celle des richesses.'' (Max. orient.) ''Par les richesses, l’ambitieux'' {{sc|se}} ''peut'' {{sc|assouvir}} ''d’honneurs, et le voluptueux de plaisirs.'' (Boss.) ''Ses ennemis'' {{sc|s’assouvissent}} ''de son sang.'' (Boss.)
''Adraste nage dans le sang ; il ne peut'' {{sc|s’assouvir}} ''de carnage.'' (Fén.) ''Les esprits vifs, pleins de feu, ne peuvent'' {{sc|s’assouvir}} ''de l’hyperbole.''
(La Bruy.) ''Leur rage, devenue impuissante, n’a fait que s’irriter en voulant'' {{sc|s’assouvir.}}
(J.-J. Rouss.) ''La pesante brute humaine'' {{sc|s’assouvit}}J ''de bruit.'' (H. Taine.)
{{DctCite|Barbare, ''assouvis-toi'' du sang de ta patrie.|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
{{DctCite|J’ai de quoi ''m’assouvir'' de cette ambition.|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
{{DctCite|La rigueur de la mort ''se'' voulut ''assouvir''.|{{sc|Malherbe.}}|2|15}}
{{DctCite|Laissez-moi ''m’assouvir'' dans mon courroux extrême.|{{sc|Molière.}}|2|15}}
<section end="ASSOUVIR v. a. ou tr."/>
<section begin="ASSOUVISSEMENT s. m."/><nowiki/>
'''ASSOUVISSEMENT''' s. m. (a-sou-vi-se-man) — rad. ''assouvir''). Action d’assouvir ; état de ce qui est assouvi : ''Rien ne suffit à l’''{{sc|assouvissement}} ''de sa faim.'' (Acad.)
— Fig. État de ce qui est satisfait et
apaisé : ''L’''{{sc|assouvissement}} ''des passions, des désirs. L’''{{sc|assouvissement}} ''de nos passions amène avec lui leur châtiment, qui est la satiété.'' (Lewis.) ''Impossible d’expliquer par quel phénomène j’ai brusquement reculé devant l’''{{sc|assouvissement}} ''des plus exécrables passions.''
(E. Sue.)
<section end="ASSOUVISSEMENT s. m."/>
<section begin="ASSO Y DEL RIO (Ignace Jordan {{sc|d’}})"/><nowiki/>
'''ASSO Y DEL RIO''' (Ignace Jordan {{sc|d’}}), jurisconsulte
et naturaliste espagnol, vivait dans
la seconde moitié du {{s|xviii}}. Outre des
travaux sur la botanique et sur divers sujets
d’histoire naturelle, il a donné, entre autres
ouvrages de jurisprudence : ''Institutions du droit civil de Castille'' (en collaboration avec
D. Manuel y Rodriguez) ; Madrid, 1775, ouvrage
devenu classique en Espagne.
<section end="ASSO Y DEL RIO (Ignace Jordan {{sc|d’}})"/>
<section begin="ASSU"/><nowiki/>
'''ASSU''', ville du Brésil, dans la province de
Rio-Grande du Nord, ch.-lieu de comarque.
<section end="ASSU"/>
<section begin="ASSUAY"/><nowiki/>
'''ASSUAY''', nom d’un des trois départements
de l’ancienne république de Colombie, qui sont compris actuellement dans la République de l’Équateur. L’Assuay, qui possède de riches mines d’or, renferme des forêts de l’arbre appelé ''Cascarilla de Loxa'', si connu en médecine
sous le nom de ''quinquina.'' Restes de la
fameuse chaussée des Incas, et autres ruines
imposantes, qui attestent l’antique civilisation
des Péruviens.
<section end="ASSUAY"/>
<section begin="ASSUDESTIE"/><nowiki/>
'''ASSUDESTIE'''. Se met quelquefois pour
''Asudestie.'' V. ce mot.
<section end="ASSUDESTIE"/>
<section begin="ASSUÉFACTION s. f."/><nowiki/>
'''ASSUÉFACTION''' s. f. (a-su-é-fa-ksi-on — du
lat. ''assuetus'', habitué ; ''facere'', faire). Syn.
de ''habitude.'' Vieux mot.
<section end="ASSUÉFACTION s. f."/>
<section begin="ASSUÉRUS"/><nowiki/>
'''ASSUÉRUS''', roi de Perse, suivant l’Écriture,
épousa la juive Esther, qui lui fit rendre
un édit favorable à ses coreligionnaires. On
croit communément que c’est le prince désigné
dans l’histoire sous le nom d’''Artaxerce Longue-Main.'' L’histoire d’Assuérus et d’Esther a
fourni le sujet d’un assez grand nombre de
tableaux ; on trouvera la description des plus
remarquables au mot {{sc|Esther.}}
<section end="ASSUÉRUS"/>
<section begin="Assuérus touchant Esther de son sceptre d’or"/><nowiki/>
'''{{t|Assuérus touchant Esther de son sceptre d’or|85}}''', sujet traité par divers artistes, notamment par Jan Steen (musée de l’Hermitage). V. {{sc|Esther.}}
<section end="Assuérus touchant Esther de son sceptre d’or"/>
<section begin="ASSUÉTUDE s. f."/><nowiki/>
'''ASSUÉTUDE''' s. f. (a-su-é-tu-de — lat.
''assuetudo'', même sens). Néol. Habitude.
<section end="ASSUÉTUDE s. f."/>
<section begin="ASSUJETTI ou ASSUJÉTI, IE"/><nowiki/>
'''ASSUJETTI''' ou '''ASSUJÉTI, IE''' (a-su-jé-ti)
part. pass. du v. Assujettir. Soumis à, rendu
sujet de : ''Être'' {{sc|assujetti}} ''à quelqu’un, à la domination, aux volontés de quelqu’un. Carthage fut'' {{sc|assujettie}} ''aux Romains''. (Boss.)
{{DctCite|La Grèce entière est libre, et la molle Ionie{{Crlf
|}}Sous leur joug odieux languit ''assujettie.''|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
{{DctCite|Donnez au chantre heureux, par vous ''assujetti'',{{Crlf
|}}Le talent d’exprimer tout ce qu’il a senti.|{{sc|La Harpe.}}|2|15}}
— Par ext. Qui subit l’action de : ''La terre paraît ici moins'' {{sc|assujettie}} ''à l’homme, et l’homme moins abandonné à des convenances misérables.'' ({{Mme|de Sév.}}) ‖ Maintenu, fixé :
''Cette poutre est bien'' {{sc|assujettie.}} (Acad.) ''D’où vient que le globe de la terre tourne régulièrement autour du soleil, dans des espaces où nul corps solide ne le tient'' {{sc|assujetti}} ''pour régler son cours ?'' (Fén.) ''Les jambes sont enveloppées de peaux tannées'' {{sc|assujetties}} ''avec des bandelettes rouges.'' (E. Sue.)
— Fig. Dominé par : ''Être'' {{sc|assujetti}} ''à ses goûts, à ses passions, à ses vices. Dans les opérations sensuelles, l’âme est ''{{sc|assujettie}} ''au corps.'' (Boss.) ''On ne veut être'' {{sc|assujetti}} ''qu’à la raison et à la justice.'' (Pasc.) ''Un discours tenu devant des femmes est meilleur que celui qu’on tient en leur absence, car il est ''{{sc|assujetti}}
''à plus de règle.'' (Renan.) ‖ Astreint à, contraint
par : ''L’homme est ''{{sc|assujetti}} ''à la mort.''
''Les grands et les petits sont également'' {{sc|assujettis}} ''aux mêmes nécessités naturelles''. (Boss.)
''Tant que nous sommes détenus dans cette demeure mortelle, nous vivons'' {{sc|assujettis}} ''aux changements.'' (Boss.) ''L’homme est'' {{sc|assujetti}} ''au temps.'' (J. de Maistre.) ‖ Tenu dans une
grande sujétion par ses devoirs, par un emploi,
etc. : ''Être'' {{sc|assujetti}} ''à un travail pénible.''
''Il était'' {{sc|assujetti}} ''comme les autres à la régularité du service.'' (Volt.) ‖ Absolument dans
ce dernier sens : ''C’est un homme très-''{{sc|assujetti}}. ''Une femme ne devrait pas être'' {{sc|assujettie}} ''à ce point.''
<section end="ASSUJETTI ou ASSUJÉTI, IE"/>
<section begin="ASSUJETTIR ou ASSUJÉTIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSUJETTIR''' ou '''ASSUJÉTIR''' v. a. ou tr.
(a-su-jé-tir — rad. ''sujet).'' Soumettre, rendre
son sujet, ranger sous sa domination : Assu{{sc|tctt.. !
}}, ,™« „, .»■■„., . Qn'' n’A pas encore ''»«""«- !"
''grand nombre au plus petit.'' (Max. orient.) ''On''
''ne fait la guerre à une république que pour''
''deux motifs : le premier, pour s’en rendre''
''maître ; le second''}'' pour l’empêcher de vous''
{{sc|assujettir.}} (Machiavel.) ''Ce sont ces besoins''
''et ces désirs qui attirent les hommes auprès de''
''vous, et qui vous les'' {{sc|assujettissent.}} (Pasc.)
''Que votre génie vous'' {{sc|assujettisse}} ''tout ce qui''
''n’est pas soumis à vos’armes. ''(Pasc.) ''Philippe''
{{sc|assujettit}} ''toute la Grèce.'' (Boss.) ''Les Romains''
''établirent comme une loi qu’il ne serait permis''
''à aucun roi. d’Asie d’entrer en Europe, et d’y''
{{sc|assujettir}} ''quelque peuple que ce fût.'' (Montesq.)
''L’Angleterre devint tout d’un coup plus''
''formidable que jamais sous la domination de''
''Cromwell, qui'' {{sc|«’assujettit.}} (Volt.)
Qui, pour mieux t’élever, voulut ''l’assujettir.''
J.-B. {{sc|Roussead.}}
— Particulièrem. Fixer une chose de manière
qu’elle soit stable et immobile : {{sc|Assujettir}} ''un mât, une poutre, une table qui vacille.''
— Par ext. Astreindre, enchaîner : ''Son''
''emploi'' {{sc|/’assujettit}} ''beaucoup. On'' {{sc|/’avait assujetti}} à ''un travail au-dessus de ses forces. Il''
''veut vous'' {{sc|assujettir}} ''à d’étranges conditions.''
(Acad.) ''Quand mon bien'' {{sc|m’assujettira}}, ''je''
''l’abandonnerai sans peine ; f ai des bras pour''
''travailler.'' (J.-J. Rouss.) il Contraindre d’accepter,
d’obtempérer, de se soumettre ou de se
conformer à : ''Il veut nous'' {{sc|assujettir}} ''à ses''
''opinions, à ses caprices. Corneille nous'' {{sc|assujettit}} à ''ses caractères et à ses idées ; Racine''
''se conforme aux nôtres.'' (La Bruy.) ''Le vainqueur des Saxons et des frisons les'' {{sc|avait assujettis}} ''au christianisme comme à un frein nécessaire.'' (Volt.) ''Unegénérationne peut'' {{sc|assujettir}}
« ''ses lois les générations futures.'' (Napol. III.)
— Fig. Dompter, soumettre à une domination
morale : {{sc|Assujettir}} ''les esprits.'' {{sc|Assujettir}} ''ses passions. Sa bonté lui'' {{sc|assujettit}} ''tous''
''les cœurs.'' (Acad.) ''A moins que la foi'' {{sc|m’assujettisse}} ''notre raison, nous passons la vie à''
''croire et à ne croire point, à nous vouloir persuader, età ?iepasnousconvaincre.($irEvT(im.'')
''Il ne faut point'' {{sc|assujettir}} ''la vertu à la volupté, l’esprit au corps, et le véritable courage''
''à une valeur insensée.'' (Boss.) ''L’homme n’est''
''jamais plus libre que lorsqu’il ''{{sc|assujettit}} ''ses''
''passais à la raison, et sa raison à la justice.''
(D’Aguess.) ''Toutes les passions se "''' ’-■
''quand on s’y lc'' ;''""'' "=<=■" ’
(J.-J. Rouss.)
tl Empêcher le libre usage : ''Ainsi les choses''
''se présentent au monarque infortuné ; il reste''
''immuable, accoté des événements qui calent et''
{{sc|assujettissent}} ''son esprit.'' (Chateaub.)
— Art vétér. ''Assujettir un animal'', Le contenir
dans la position la plus favorable pour
l’opérer, le panser ou faciliter la guérison de
quelque partie malade.
— Manég. ''Assujettir un cheval'', Le conduire
de manière que les épaules et les hanches no
sortent point de la piste. Il ''Assujettir la''
''croupe d’un cheval, ''La fixer avec la rêne de
dedans et la jambe de dehors.
s’assujettir v. pr. Se soumettre, s’astreindre
à : {{sc|S’assujettir}} ''aux volontés, aux fantaisies'',
''aux caprices d’une personne. ''{{sc|S’assujettir}} ''aux''
''lois.'' S {{sc|Assujettir}} ''à des règles.'' {{sc|S’assujettir}}
''à l’étiquette. ''{{sc|S’assujettir}} ''à la mode. Je ne''
''veux pas'' {{sc|m’assujettir}} ''à cela.'' (Acad.) ''La dignité de l’homme consistait, dans son innocence, ''
''à dominer sur les créatures et à en user ; mais''
''aujourd’hui elle consiste à s’en séparer et à s’y''
{{sc|assujettir.}} (Pasc.) ''Souvent la nature nous''
''dément, et ne'' {{sc|s’assujettit}} point à ''ses propres''
''règles.'' (Paso.) ''Corneille ne'' {{sc|s’est}} ''pas toujours''
{{sc|assujetti}} ''au goût des Grecs.'' (La Bruy.) ''La''
''raison, qui est la vraie nature des hommes raisonnables, demande qu’ils ''{{sc|s’assujettissent}} à
''des lois et à certains hommes qui sont en la''
''place des premiers législateurs.'' (Fén.) ''Quelle''
''tyrannie que celle des usages ! Il faut pourtant''
''s’y ''{{sc|assujettir.}} (Mass.) ''Ma mauvaise tête ne''
''peut'' {{sc|s’assujettir}} ''aux choses.'' (J.-J. Rouss.)
''L’homme sage ''{{sc|s’assujettit}} ''aux usages et même''
''à certains préjugés, plutôt que de heurter trop''
''violemment les opinions reçues.'' (La Harpe.)
''Voyez cette pauvre servante, comme elle'' s {{sc|assujettit}} ''cent fois par jour à gravir avec de''
''lourds fardeaux ces cinq étages !'' (G. Sand.) //
''faut de l’effort pour s’élever, vers l’idéal, il''
''faut se vaincre pour'' {{sc|s’assujettir}} ''à la règle.''
(Nisard.)
Faut-il ''s’assujettir h ''ses moindres caprices ?
{{sc|Destouches.}}
La, sans ''s’assujettir ''au dogme de Broussain,
Tout ce qu’on boit est bon, tout c
sai
'''assujettisse''
Rem. L’orthographe ''assujétir'', qui serait
mie régulière et la seule autorisée par<section end="ASSUJETTIR ou ASSUJÉTIR v. a. ou tr."/><noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-08-08T16:28:26Z
Miruts
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ASSOUPLISSEMENT s. m."/>man — rad. ''assouplir''). {{sc|Assouplissement}} ''du cuir. L’''{{sc|assouplissement}} ''des membres. L’''{{sc|assouplissement}} ''du caractère.''
— Manég. ''Assouplissement d’un cheval'', Action
de donner de la souplesse à ses mouvements :
''L’''{{sc|assouplissement}} ''porte principalement sur l’encolure, les épaules et les hanches.''
(Lecoq.)
<section end="ASSOUPLISSEMENT s. m."/>
<section begin="ASSOUR"/><nowiki/>
'''ASSOUR''', village de Nubie, sur la rive
droite du Nil. Belles ruines que l’on suppose
être celles de l’ancienne Méroé.
<section end="ASSOUR"/>
<section begin="ASSOURDI, IE"/><nowiki/>
'''ASSOURDI, IE''' (a-sour-di) part. pass. du
v. Assourdir : ''Être'' {{sc|assourdi}} ''par le bruit des voitures, par des salves d’artillerie. Mon oreille fut'' {{sc|assourdie}} ''d’un mélange confus de hurlements, de jappements, d’aboiements, de grognements.'' (Ch. Nod.) ''Au moment où je passais'', {{sc|assourdi}} ''par la formidable cataracte, un enfant, habitué à faire ménage avec cette merveille du monde, jouait en chantant parmi des fleurs.'' (V. Hugo.)
{{DctCite|Elle feint de parler, c’est moi qui n’entends goutte ;{{Crlf
|}}Le cousin de César est ''assourdi'' sans doute.|{{sc|Scarron.}}|}}
— Fig. : ''Que vaut souvent telle exhortation, quand raison est presque'' {{sc|assourdie}}, ''suffoquée ou endormie par les tentations ?'' (Gerson.)
<section end="ASSOURDI, IE"/>
<section begin="ASSOURDIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSOURDIR''' v. a. ou tr. (a-sour-dir — rad.
''sourd''). Causer dans l’ouïe un trouble qui
l’empêche de percevoir tout autre bruit : ''Le bruit du canon, le son des cloches nous'' {{sc|assourdit.}} ''Ils nous'' {{sc|assourdissaient}} ''de leurs cris, de leurs hurlements. Il criait à nous'' {{sc|assourdir.}}
''Nos sens ne perçoivent rien d’extrême : trop de bruit nous'' {{sc|assourdit}}, ''trop de lumière éblouit, trop de distance et trop de proximité empêche la vue.'' (Pasc.) ''Ils se rapprochent tous à la fois, et nous'' {{sc|assourdissent}} ''comme les sons des cloches d’une cathédrale. ''(B. de St-P.) ''Les prisonniers nous'' {{sc|assourdissaient}} ''de leurs cris.'' (H. Beyle.)
{{DctCite|Tout ce bruit m’''assourdit'' et ce fraca m’assomme.|{{sc|C. Delavigne.}}|1|16}}
{{DctCite|Cet Etna rote mousquetades,{{Crlf
|}}Fait entendre des pétarades{{Crlf
|}}Capables d’''assourdir'' les gens.{{espaces|10}}{{sc|Scarron.}}||4}}
{{SA|‖ On dit dans le même sens, ''Assourdir les oreilles : Cette musique est trop bruyante, elle'' {{sc|assourdit les oreilles.}} ''Le bruit, à force de devenir grand, étourdit et'' {{sc|assourdit les oreilles.}} (Boss.) ''À quoi peuvent servir les conseils de la prudence, si vous permettez à la peur d’''{{sc|assourdir vos oreilles ?}} (Bogaerts.)}}
{{DctCite|Si Colin voit Paris, ce fracas de merveilles,{{Crlf
|}}Sans rien dire à son cœur, ''assourdit ses oreilles.''|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
— Par exagér. Fatiguer d’un bruit monotone
ou excessif : ''Il faut accoutumer les enfants à s’amuser sans ''{{sc|assourdir}} ''les grandes personnes.'' (Miss Edgeworth.) ''Le pérorer gagne de proche en proche. Il m’éblouit la vue, il m’''{{sc|assourdit les oreilles}}. ''Où fuir ? où me cacher ?'' (Cormen.)
— Par anal. Rendre plus sourd, en parlant
d’un son : {{sc|Assourdir}} ''un son.'' {{sc|Assourdir}} ''une voyelle''. ‖ Affaiblir, adoucir, en parlant de
l’éclat ou de la lumière : {{sc|Assourdir}} ''par des stores la lumière du jour. Il se forme à la surface de l’argenterie une très-légère couche d’oxyde qui en ''{{sc|assourdit}} ''l’éclat.''
— Fig. Rendre sourd à certains avertissements,
à certaines leçons : ''L’enseignement est une ingrate et rude mission, dans le tumulte des passions qui'' {{sc|assourdit}} ''le pays.'' (Lamart.)
— Peint. et grav. : ''Assourdir les tons, les lumières, assourdir les reflets'', Diminuer leur
éclat. ‖ ''Assourdir les tailles'', Les multiplier
pour forcer les demi-teintes jugées trop claires.
— Mar. ''Assourdir les avirons'', Les envelopper
de linge ou d’étoupe à l’endroit où ils
sont en contact avec le bord, pour qu’ils ne
fassent pas de bruit pendant qu’on les manœuvre.
'''S’assourdir''', v. pr. Devenir dur ou insensible,
en parlant de l’ouïe : ''Si un corps s’est introduit ou s’est formé dans la trompe d’Eustache, l’ouïe ''{{sc|s’assourdit}}, ''parce que la colonne d’air extérieur n’étant plus contre-balancée par la colonne intérieure, la membrane du tympan est dès lors incapable de traduire, par ses vibrations propres, les vibrations des corps sonores.'' (Raspail.)
— Par ext. Devenir moins sonore : ''Les syllabes médianes'' {{sc|s’assourdissent.}} (Fallot.)
<section end="ASSOURDIR v. a. ou tr."/>
<section begin="ASSOURDISSANT"/><nowiki/>
'''ASSOURDISSANT''' (a-sour-di-san) part. prés. du v. Assourdir :
{{DctCite|Malheur à qui n’a pas une voix de tonnerre !{{Crlf
|}}On n’exprime plus rien qu’à force de poumons,{{Crlf
|}}Et qu’en ''assourdissant'' et loges et parterre.|{{sc|La Chaussée.}}|2|15}}
<section end="ASSOURDISSANT"/>
<section begin="ASSOURDISSANT, ANTE adj."/><nowiki/>
'''ASSOURDISSANT, ANTE''' adj. (a-sour-di-san — rad. ''assourdir''). Qui assourdit : ''Bruit'' {{sc|assourdissant}}. ''Ces cloches sont'' {{sc|assourdissantes}}.
(Acad.) ''Le bruit de cette gamme'' {{sc|assourdissante}} ''et continue monte jusqu’aux croisées en une seconde, et réveille en sursaut la marquise.'' (Rog. de Beauv.) ''Ce fut pendant six mois un tapage'' {{sc|assourdissant}} ''de scies, de marteaux, de cognées.'' (V. Hugo.) ''Le bruit''
{{sc|assourdissant}} ''du cor ne retentit plus que rarement dans nos modernes châteaux.'' (Bodin.)
— Par exagér. Qui fatigue, en parlant d’un
bruit monotone ou excessif : ''Babil'' {{sc|assourdissant.}} ''Son bavardage est'' {{sc|assourdissant.}}
''Puis les caquets'' {{sc|assourdissants}} ''d’une foule de poules, d’oies et de canards.'' (V. Hugo.)
— Fig. Qui produit une sorte de vertige :
{{DctCite|Le bruit ''assourdissant'' de l’humaine tempête{{Crlf
|}}Monte, gronde sans cesse, et m’enivre la tête.|{{sc|Lamartine.}}|2|15}}
<section end="ASSOURDISSANT, ANTE adj."/>
<section begin="ASSOURDISSEMENT s. m."/><nowiki/>
'''ASSOURDISSEMENT''' s. m. (a-sour-di-se-man — rad. ''assourdir''). Action d’assourdir ; résultat de cette action :
{{DctCite|Et, sans le bruit de vos bastilles,{{Crlf
|}}N’ai-je donc pas assez, mes filles,{{Crlf
|}}De l’''assourdissement'' des flots ?|{{sc|V. Hugo.}}|4|13}}
<section end="ASSOURDISSEMENT s. m."/>
<section begin="ASSOUVER v. n. ou intr."/><nowiki/>
'''ASSOUVER''' v. n. ou intr., ou '''S’assouver''',
v. pr. (a-sou-vé — du lat. ''a se'', de soi, par
soi-même). Se dit d’un étang qui s’empoissonne
de lui-même, qui produit de lui-même
du poisson : ''Les étangs n’''{{sc|assouvent}} ''que lorsqu’ils sont traversés par un cours d’eau.''
<section end="ASSOUVER v. n. ou intr."/>
<section begin="ASSOUVI, IE"/><nowiki/>
'''ASSOUVI, IE''' (a-sou-vi) part. pass. du v. Assouvir. Rassasié : ''Sa faim est'' {{sc|assouvie}}, ''n’est pas encore'' {{sc|assouvie}}. ''Il est enfin'' {{sc|assouvi}}.
''Un animal'' {{sc|assouvi}} ''est rarement à craindre''.
— Fig. Satisfait et apaisé : ''Une haine, une vengeance'' {{sc|assouvie.}} ''Son ambition ne saurait être'' {{sc|assouvie.}} (Acad.) ''Votre ambition serait-elle enfin'' {{sc|assouvie ?}} (Pasc.)
{{DctCite|L’ambition déplaît quand elle est ''assouvie.''|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
{{DctCite|Octave aura donc vu ses fureurs ''assouvies''.|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
{{DctCite|Et le courroux du sort voulait être ''assouvi''.|{{sc|Racine.}}|2|15}}
{{DctCite|Vos yeux ne sont-ils pas ''assouvis'' des ravages{{Crlf
|}}Qui de ce continent dépeuplent les rivages ?|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
{{DctCite|{{filet|5}}Votre sombre furie{{Crlf
|}}Du sang de Claudius brûle d’être ''assouvie''.|{{sc|Ducis.}}|2|15}}
{{DctCite|Quand l’homme, ranimant une rage ''assouvie'',{{Crlf
|}}Cherche encor la douleur où ne bat plus la vie....|{{sc|Lamartine.}}|2|15}}
— '''Antonyme'''. Inassouvi.
<section end="ASSOUVI, IE"/>
<section begin="ASSOUVIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSOUVIR''' v. a. ou tr. (a-sou-vir — rad.
''soûl''). Rassasier ; apaiser la grande faim, l’appétit
vorace : {{sc|Assouvir}} ''quelqu’un. ''{{sc|Assouvir}}
''la faim de quelqu’un. Enfant, animal qu’on ne peut'' {{sc|assouvir.}} ''Depuis qu’il est relevé de maladie, on ne saurait l’''{{sc|assouvir.}} (Acad.) ''Que faut-il faire pour'' {{sc|assouvir}} ''cette voracité ?''
(Acad.) ''Nous pûmes'' {{sc|assouvir}} ''la faim dont nous souffrions depuis longtemps.'' (Arago.)
''Quelques-uns ont dit que tu étais un troupeau, et qu’ils en étaient les pasteurs ; toi, la brute ; eux, l’homme. À eux donc ta toison, ton lait, ta chair. Pais sous leur houlette, et multiplie pour réchauffer leurs membres, étancher leur soif'', {{sc|assouvir}} ''leur faim.'' (Lamenn.)
{{DctCite|Des vivants animaux que déchirait sa main,{{Crlf
|}}Les morceaux palpitants ''assouvissaient'' sa faim.|{{sc|L. Racine.}}|2|15}}
— Fig. Contenter, satisfaire. S’emploie
surtout dans le style soutenu, et en poésie :
{{sc|Assouvir}} ''son ambition.'' {{sc|Assouvir}} ''sa haine.''
{{sc|Assouvir}} ''sa vengeance.'' {{sc|Assouvir}} ''sa fureur, sa rage. Rien ne peut'' {{sc|assouvir}} ''leur cupidité, leur avarice.'' (Acad.) ''Dieu donne au corps ce qui lui suffit, mais il n’entreprend pas d’''{{sc|assouvir}}
''l’avidité démesurée de nos convoitises. ''(Boss.)
''Dans ta brutale fureur, tu te tournes contre toi-même, et tu ne sais comment'' {{sc|assouvir}} ''ta rage impuissante.'' (Boss.) ''Les soldats furieux, répandus dans la campagne, et portant le fer et le feu de tous côtés, ne devraient-ils pas''
{{sc|avoir assouvi}} ''ta vengeance ?'' (Vertot.) ''Avide d’or et de vaines richesses, quels dangers l’homme ne brave-t-il pas pour ''{{sc|assouvir}} ''sa brutale avarice ?'' (Lacép.) ''Annibal maudissait cette Rome, qui'' {{sc|assouvissait}} ''sa colère sur un homme seul et désarmé.'' ({{roi|Napol.|Ier}}) ''Méprisant la prévoyance, il se procurait tous les plaisirs, toutes les jouissances qu’il pouvait''
{{sc|assouvir}} ''de suite et payer comptant.'' (Ch.
Dupin.)
{{DctCite|Mon sang doit ''assouvir'' sa rage furieuse.|{{sc|Longepierre.}}|2|15}}
{{DctCite|''Assouvis'' tes regards ; jouis de ma souffrance.|{{sc|Lamartine.}}|2|15}}
{{DctCite|{{filet|5}}Enfin les destins désormais{{Crlf
|}}''Ont assouvi'' leur haine, ont épuisé leurs traits.|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
{{DctCite|Le dragon qu’annonçait sa prophétique voix{{Crlf
|}}Vint sur la race humaine ''assouvir'' sa vengeance.|{{sc|Delille.}}|2|15}}
{{DctCite|Au minotaure il faut des victimes humaines ;{{Crlf
|}}Rien n’''assouvit'' la faim du désir immortel.|{{sc|H. Cantel.}}|2|15}}
{{DctCite|Assez et trop longtemps, implacables Achilles,{{Crlf
|}}{{espaces|10}}Vos discordes civiles{{Crlf
|}}De morts ''ont assouvi'' les enfers étonnés.|{{sc|J.-B. Rousseau.}}|2|15}}
{{DctCite|Non, cruel, n’attends pas que ma main meurtrière{{Crlf
|}}Fasse couler le sang de ton malheureux frère ;{{Crlf
|}}''Assouvis'', si tu peux, ta fureur sur le mien.|{{sc|Crébillon.}}|2|15}}
{{SA|‖ Lasser, épuiser, amener à un état de satiété : ''Le Parthénon, ce temple des temples, écrase depuis des siècles l’admiration sans l’''{{sc|assouvir.}} (Lamart.)}}
'''S’assouvir''', v. pr. Se repaître jusqu’à satiété,
se rassasier : ''Une bête féroce qui ne''
{{sc|s’assouvit}} ''que de carnage.'' (Acad.) ''Tous les raffinements dont nous nous servons pour couvrir nos tables suffisent à peine à nous déguiser les cadavres qu’il nous faut manger pour ''{{sc|nous assouvir.}} (Buff.)
{{DctCite|Ah ! jamais la beauté qui séduisit mon cœur{{Crlf
|}}N’adoucira l’abord menaçant et sauvage{{Crlf
|}}Du lion dont la faim ''s’assouvit ''de carnage.|{{sc|Lemercier.}}|2|15}}
— Fig. Se satisfaire, se repaître ; être satisfait, repu, rassasié : ''Il y a deux faims qui ne'' {{sc|s’assouvissent}} ''jamais : celle de la science et celle des richesses.'' (Max. orient.) ''Par les richesses, l’ambitieux'' {{sc|se}} ''peut'' {{sc|assouvir}} ''d’honneurs, et le voluptueux de plaisirs.'' (Boss.) ''Ses ennemis'' {{sc|s’assouvissent}} ''de son sang.'' (Boss.)
''Adraste nage dans le sang ; il ne peut'' {{sc|s’assouvir}} ''de carnage.'' (Fén.) ''Les esprits vifs, pleins de feu, ne peuvent'' {{sc|s’assouvir}} ''de l’hyperbole.''
(La Bruy.) ''Leur rage, devenue impuissante, n’a fait que s’irriter en voulant'' {{sc|s’assouvir.}}
(J.-J. Rouss.) ''La pesante brute humaine'' {{sc|s’assouvit}}J ''de bruit.'' (H. Taine.)
{{DctCite|Barbare, ''assouvis-toi'' du sang de ta patrie.|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
{{DctCite|J’ai de quoi ''m’assouvir'' de cette ambition.|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
{{DctCite|La rigueur de la mort ''se'' voulut ''assouvir''.|{{sc|Malherbe.}}|2|15}}
{{DctCite|Laissez-moi ''m’assouvir'' dans mon courroux extrême.|{{sc|Molière.}}|2|15}}
<section end="ASSOUVIR v. a. ou tr."/>
<section begin="ASSOUVISSEMENT s. m."/><nowiki/>
'''ASSOUVISSEMENT''' s. m. (a-sou-vi-se-man) — rad. ''assouvir''). Action d’assouvir ; état de ce qui est assouvi : ''Rien ne suffit à l’''{{sc|assouvissement}} ''de sa faim.'' (Acad.)
— Fig. État de ce qui est satisfait et
apaisé : ''L’''{{sc|assouvissement}} ''des passions, des désirs. L’''{{sc|assouvissement}} ''de nos passions amène avec lui leur châtiment, qui est la satiété.'' (Lewis.) ''Impossible d’expliquer par quel phénomène j’ai brusquement reculé devant l’''{{sc|assouvissement}} ''des plus exécrables passions.''
(E. Sue.)
<section end="ASSOUVISSEMENT s. m."/>
<section begin="ASSO Y DEL RIO (Ignace Jordan {{sc|d’}})"/><nowiki/>
'''ASSO Y DEL RIO''' (Ignace Jordan {{sc|d’}}), jurisconsulte
et naturaliste espagnol, vivait dans
la seconde moitié du {{s|xviii}}. Outre des
travaux sur la botanique et sur divers sujets
d’histoire naturelle, il a donné, entre autres
ouvrages de jurisprudence : ''Institutions du droit civil de Castille'' (en collaboration avec
D. Manuel y Rodriguez) ; Madrid, 1775, ouvrage
devenu classique en Espagne.
<section end="ASSO Y DEL RIO (Ignace Jordan {{sc|d’}})"/>
<section begin="ASSU"/><nowiki/>
'''ASSU''', ville du Brésil, dans la province de
Rio-Grande du Nord, ch.-lieu de comarque.
<section end="ASSU"/>
<section begin="ASSUAY"/><nowiki/>
'''ASSUAY''', nom d’un des trois départements
de l’ancienne république de Colombie, qui sont compris actuellement dans la République de l’Équateur. L’Assuay, qui possède de riches mines d’or, renferme des forêts de l’arbre appelé ''Cascarilla de Loxa'', si connu en médecine
sous le nom de ''quinquina.'' Restes de la
fameuse chaussée des Incas, et autres ruines
imposantes, qui attestent l’antique civilisation
des Péruviens.
<section end="ASSUAY"/>
<section begin="ASSUDESTIE"/><nowiki/>
'''ASSUDESTIE'''. Se met quelquefois pour
''Asudestie.'' V. ce mot.
<section end="ASSUDESTIE"/>
<section begin="ASSUÉFACTION s. f."/><nowiki/>
'''ASSUÉFACTION''' s. f. (a-su-é-fa-ksi-on — du
lat. ''assuetus'', habitué ; ''facere'', faire). Syn.
de ''habitude.'' Vieux mot.
<section end="ASSUÉFACTION s. f."/>
<section begin="ASSUÉRUS"/><nowiki/>
'''ASSUÉRUS''', roi de Perse, suivant l’Écriture,
épousa la juive Esther, qui lui fit rendre
un édit favorable à ses coreligionnaires. On
croit communément que c’est le prince désigné
dans l’histoire sous le nom d’''Artaxerce Longue-Main.'' L’histoire d’Assuérus et d’Esther a
fourni le sujet d’un assez grand nombre de
tableaux ; on trouvera la description des plus
remarquables au mot {{sc|Esther.}}
<section end="ASSUÉRUS"/>
<section begin="Assuérus touchant Esther de son sceptre d’or"/><nowiki/>
'''{{t|Assuérus touchant Esther de son sceptre d’or|85}}''', sujet traité par divers artistes, notamment par Jan Steen (musée de l’Hermitage). V. {{sc|Esther.}}
<section end="Assuérus touchant Esther de son sceptre d’or"/>
<section begin="ASSUÉTUDE s. f."/><nowiki/>
'''ASSUÉTUDE''' s. f. (a-su-é-tu-de — lat.
''assuetudo'', même sens). Néol. Habitude.
<section end="ASSUÉTUDE s. f."/>
<section begin="ASSUJETTI ou ASSUJÉTI, IE"/><nowiki/>
'''ASSUJETTI''' ou '''ASSUJÉTI, IE''' (a-su-jé-ti)
part. pass. du v. Assujettir. Soumis à, rendu
sujet de : ''Être'' {{sc|assujetti}} ''à quelqu’un, à la domination, aux volontés de quelqu’un. Carthage fut'' {{sc|assujettie}} ''aux Romains''. (Boss.)
{{DctCite|La Grèce entière est libre, et la molle Ionie{{Crlf
|}}Sous leur joug odieux languit ''assujettie.''|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
{{DctCite|Donnez au chantre heureux, par vous ''assujetti'',{{Crlf
|}}Le talent d’exprimer tout ce qu’il a senti.|{{sc|La Harpe.}}|2|15}}
— Par ext. Qui subit l’action de : ''La terre paraît ici moins'' {{sc|assujettie}} ''à l’homme, et l’homme moins abandonné à des convenances misérables.'' ({{Mme|de Sév.}}) ‖ Maintenu, fixé :
''Cette poutre est bien'' {{sc|assujettie.}} (Acad.) ''D’où vient que le globe de la terre tourne régulièrement autour du soleil, dans des espaces où nul corps solide ne le tient'' {{sc|assujetti}} ''pour régler son cours ?'' (Fén.) ''Les jambes sont enveloppées de peaux tannées'' {{sc|assujetties}} ''avec des bandelettes rouges.'' (E. Sue.)
— Fig. Dominé par : ''Être'' {{sc|assujetti}} ''à ses goûts, à ses passions, à ses vices. Dans les opérations sensuelles, l’âme est ''{{sc|assujettie}} ''au corps.'' (Boss.) ''On ne veut être'' {{sc|assujetti}} ''qu’à la raison et à la justice.'' (Pasc.) ''Un discours tenu devant des femmes est meilleur que celui qu’on tient en leur absence, car il est ''{{sc|assujetti}}
''à plus de règle.'' (Renan.) ‖ Astreint à, contraint
par : ''L’homme est ''{{sc|assujetti}} ''à la mort.''
''Les grands et les petits sont également'' {{sc|assujettis}} ''aux mêmes nécessités naturelles''. (Boss.)
''Tant que nous sommes détenus dans cette demeure mortelle, nous vivons'' {{sc|assujettis}} ''aux changements.'' (Boss.) ''L’homme est'' {{sc|assujetti}} ''au temps.'' (J. de Maistre.) ‖ Tenu dans une
grande sujétion par ses devoirs, par un emploi,
etc. : ''Être'' {{sc|assujetti}} ''à un travail pénible.''
''Il était'' {{sc|assujetti}} ''comme les autres à la régularité du service.'' (Volt.) ‖ Absolument dans
ce dernier sens : ''C’est un homme très-''{{sc|assujetti}}. ''Une femme ne devrait pas être'' {{sc|assujettie}} ''à ce point.''
<section end="ASSUJETTI ou ASSUJÉTI, IE"/>
<section begin="ASSUJETTIR ou ASSUJÉTIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSUJETTIR''' ou '''ASSUJÉTIR''' v. a. ou tr.
(a-su-jé-tir — rad. ''sujet''). Soumettre, rendre
son sujet, ranger sous sa domination : {{sc|Assujettir}}, ''une nation. On n’''{{sc|a}} ''pas encore'' {{sc|assujetti}} ''ce pays-là''. (Acad.) ''L’art de gouverner est celui d’''{{sc|assujettir}} ''le plus fort au plus faible, le plus grand nombre au plus petit.'' (Max. orient.) ''On ne fait la guerre à une république que pour deux motifs : le premier, pour s’en rendre maître ; le second, pour l’empêcher de vous''
{{sc|assujettir.}} (Machiavel.) ''Ce sont ces besoins et ces désirs qui attirent les hommes auprès de vous, et qui vous les'' {{sc|assujettissent.}} (Pasc.)
''Que votre génie vous'' {{sc|assujettisse}} ''tout ce qui n’est pas soumis à vos armes. ''(Pasc.) ''Philippe''
{{sc|assujettit}} ''toute la Grèce.'' (Boss.) ''Les Romains établirent comme une loi qu’il ne serait permis à aucun roi d’Asie d’entrer en Europe, et d’y''
{{sc|assujettir}} ''quelque peuple que ce fût.'' (Montesq.)
''L’Angleterre devint tout d’un coup plus formidable que jamais sous la domination de Cromwell, qui l’''{{sc|assujettit.}} (Volt.)
{{DctCite|{{f|5}}C’est l’Arbitre suprême{{Crlf
|}}Qui, pour mieux t’élever, voulut t’''assujettir''.|{{sc|J.-B. Rousseau.}}|2|15}}
— Particulièrem. Fixer une chose de manière
qu’elle soit stable et immobile : {{sc|Assujettir}} ''un mât, une poutre, une table qui vacille.''
— Par ext. Astreindre, enchaîner : ''Son emploi l’''{{sc|assujettit}} ''beaucoup. On l’''{{sc|avait assujetti}} ''à un travail au-dessus de ses forces. Il veut vous'' {{sc|assujettir}} ''à d’étranges conditions.''
(Acad.) ''Quand mon bien m’''{{sc|assujettira}}, ''je l’abandonnerai sans peine ; j’ai des bras pour travailler.'' (J.-J. Rouss.) ‖ Contraindre d’accepter,
d’obtempérer, de se soumettre ou de se
conformer à : ''Il veut nous'' {{sc|assujettir}} ''à ses opinions, à ses caprices. Corneille nous'' {{sc|assujettit}} ''à ses caractères et à ses idées ; Racine se conforme aux nôtres.'' (La Bruy.) ''Le vainqueur des Saxons et des Frisons les'' {{sc|avait assujettis}} ''au christianisme comme à un frein nécessaire.'' (Volt.) ''Une génération ne peut'' {{sc|assujettir}} ''à ses lois les générations futures.'' ({{roi|Napol.|III}})
— Fig. Dompter, soumettre à une domination
morale : {{sc|Assujettir}} ''les esprits.'' {{sc|Assujettir}} ''ses passions. Sa bonté lui'' {{sc|assujettit}} ''tous les cœurs.'' (Acad.) ''À moins que la foi m’''{{sc|assujettisse}} ''notre raison, nous passons la vie à croire et à ne croire point, à nous vouloir persuader, et à ne pas nous convaincre''. (St-Évrem.) ''Il ne faut point'' {{sc|assujettir}} ''la vertu à la volupté, l’esprit au corps, et le véritable courage à une valeur insensée.'' (Boss.) ''L’homme n’est jamais plus libre que lorsqu’il ''{{sc|assujettit}} ''ses passions à la raison, et sa raison à la justice.''
(D’Aguess.) ''Toutes les passions sont mauvaises, quand on s’y laisse'' {{sc|assujettir}}. (J.-J. Rouss.)
{{DctCite|{{filet|5}}Ils se font une superbe loi{{Crlf
|}}De ne point à l’hymen ''assujettir'' leur foi.|{{sc|Racine.}}|2|15}}
{{DctCite|C’est un bonheur honteux, cruel, empoisonné,{{Crlf
|}}D’''assujettir'' un cœur qui ne s’est pas donné.|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
{{DctCite|Grande reine, de qui les charmes{{Crlf
|}}''Assujettissent'' tous les cœurs.....|{{sc|Racine.}}|5|12}}
{{SA|‖ Empêcher le libre usage : ''Ainsi les choses se présentent au monarque infortuné ; il reste immuable, accoté des événements qui calent et'' {{sc|assujettissent}} ''son esprit.'' (Chateaub.)}}
— Art vétér. ''Assujettir un animal'', Le contenir
dans la position la plus favorable pour
l’opérer, le panser ou faciliter la guérison de
quelque partie malade.
— Manég. ''Assujettir un cheval'', Le conduire
de manière que les épaules et les hanches ne
sortent point de la piste. ‖ ''Assujettir la croupe d’un cheval'', La fixer avec la rêne de
dedans et la jambe de dehors.
'''S’assujettir''' v. pr. Se soumettre, s’astreindre
à : {{sc|S’assujettir}} ''aux volontés, aux fantaisies, aux caprices d’une personne. ''{{sc|S’assujettir}} ''aux lois.'' {{sc|S’assujettir}} ''à des règles.'' {{sc|S’assujettir}}
''à l’étiquette. ''{{sc|S’assujettir}} ''à la mode. Je ne veux pas'' {{sc|m’assujettir}} ''à cela.'' (Acad.) ''La dignité de l’homme consistait, dans son innocence, à dominer sur les créatures et à en user ; mais aujourd’hui elle consiste à s’en séparer et à s’y''
{{sc|assujettir.}} (Pasc.) ''Souvent la nature nous dément, et ne'' {{sc|s’assujettit}} point à ''ses propres règles.'' (Pasc.) ''Corneille ne'' {{sc|s’est}} ''pas toujours''
{{sc|assujetti}} ''au goût des Grecs.'' (La Bruy.) ''La raison, qui est la vraie nature des hommes raisonnables, demande qu’ils ''{{sc|s’assujettissent}} ''à des lois et à certains hommes qui sont en la place des premiers législateurs.'' (Fén.) ''Quelle tyrannie que celle des usages ! Il faut pourtant s’y ''{{sc|assujettir.}} (Mass.) ''Ma mauvaise tête ne peut'' {{sc|s’assujettir}} ''aux choses.'' (J.-J. Rouss.)
''L’homme sage ''{{sc|s’assujettit}} ''aux usages et même à certains préjugés, plutôt que de heurter trop violemment les opinions reçues.'' (La Harpe.)
''Voyez cette pauvre servante, comme elle'' {{sc|s’assujettit}} ''cent fois par jour à gravir avec de lourds fardeaux ces cinq étages !'' (G. Sand.) ''Il faut de l’effort pour s’élever, vers l’idéal, il faut se vaincre pour'' {{sc|s’assujettir}} ''à la règle.''
(Nisard.)
{{DctCite|Faut-il ''s’assujettir'' à ses moindres caprices ?|{{sc|Destouches.}}|0|17}}
{{DctCite|Là, sans ''s’assujettir ''au dogme de Broussain,{{Crlf
|}}Tout ce qu’on boit est bon, tout ce qu’on mange est sain.|{{sc|Boileau.}}|0|17}}
{{DctCite|Est-il juste, après tout, que l'on ''s’assujettisse''{{Crlf
|}}À répondre à cent sots selon leur sot caprice.|{{sc|Regnard.}}|0|17}}
— Rem. L’orthographe ''assujétir'', qui serait la seule régulière et la seule autorisée par<section end="ASSUJETTIR ou ASSUJÉTIR v. a. ou tr."/><noinclude>
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Raymonde Lanthier
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{{SA|'''170. — Leçons élémentaires de psychologie et de philosophie''', par {{pc|A.{{lié}}Rey}}, Paris, Édouard {{pc|Cornély}} et {{Cie}},{{lié}}1903 ({{vol.|1|inv}} {{in-8°}}, {{pg|617}}).|mb=1em}}
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Partant de ce principe que « les questions philosophiques ne sont jamais résolues que d’une façon hypothétique », {{abr|R…|Rey}} se borne à donner un exposé des principales théories, s’abstenant souvent de conclure, et, quand il conclut, faisant remarquer que sa conclusion « ne pourrait être que proposée et non imposée. » La psychologie, par ses caractères de science expérimentale et d’observation, mérite une place à part, indépendante de la philosophie proprement dite. Il est bien vrai que nombre de problèmes philosophiques se rattachent à la psychologie. Mais la {{corr|pyschologie|psychologie}} ne fait que les poser, leur solution appartient à la métaphysique. En résumé, dans ce livre, G…{{sic}} a cherché, conformément au nouveau programme, « à orienter les esprits dans une direction positive, de libre critique », en n’admettant qu’un seul postulat, celui de la validité de la raison humaine.
{{d|{{pc|J. Rogues de Fursac}}.|4|mt=0.5em|mb=2em}}
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{{SA|'''171. — De la définition de la {{corr|psychologie.|psychologie}}''' ({{lang|en|On the definition of psychology}}), par {{pc|James Ward}}. ''{{lang|en|The {{corr|british|British}} Journal of Psychology}}'', {{vol.|{{rom-maj|I}}}}, {{lang|en|part}}{{lié}}1, janvier{{lié}}1904.|mb=1em}}
</div>
Rien ne semble si facile et n’est si difficile que de définir la psychologie et il est très important d’y réussir, car « l’influence de la conception de la psychologie sur la spéculation éthique et métaphysique » est des plus frappantes, surtout en Angleterre.
L’auteur fait un examen rétrospectif de ces diverses conceptions : elles ont évolué, comme la pensée humaine, de l’''objectif'' au ''subjectif'' et les tendances actuelles s’efforcent de concilier les deux points de vue dans la notion d’''expérience''.
La conception fondamentale fut d’abord celle de la ''vie'' (Aristote), puis celle de l’''esprit'' (Descartes), avant d’aboutir à l’idée moderne d’une ''expérience'' où ils se combinent.
{{rom-maj|I}}.{{iv|0.3}}—{{iv|0.3}}Aristote, trait curieux, commence l’étude de l’esprit par celle du corps ; son ''{{lang|la|De Anima}}'' n’est cependant pas une étude biologique, c’est plutôt de la psychologie objective. Les faits y sont observés de la circonférence<noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/912
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{{poem|''Ne puis-je pas d’Achille'' humilier ''l’audace ?''
{{mpom|{{sc|Racine}}.|d}}|m=1em}}
{{sc|S’Humilier}} se dit aussi de cet abaissement volontaire qu’on fait devant quelqu’un, & sur-tout devant la Majesté de Dieu. ''{{lang|la|Demittere se, abjicere se.}}'' L’Evangile dit qu’il faut prendre les moindres places dans les assemblées, parceque celui qui ''s’humiliera'' sera élevé. On ne ''s’humilie'' point par humilité ; ce n’est que pour se faire estimer davantage. {{sc|{{St.|Evr}}}}. Les hommes ont une répugnance naturelle à ''s’humilier'' sous les autres, & à les reconnoître plus grands qu’eux. {{sc|Nic}}. Sylla ''s’humilioit'' devant ceux dont il avoit besoin, & se faisoit adorer de ceux qui avoient affaire de lui. {{M.|{{sc|Esp}}}}. Il faut ''s’humilier'' sous la main de Dieu ! {{sc|Boss}}.
<section end="HUMILIER"/>
<section begin="HUMILIÉ"/><nowiki/>
HUMILIÉ, ÉE. part. & adj. ''{{lang|la|Abjectus, demissus, humiliatus.}}'' Le Psalmiste dit que Dieu ne méprisera point un cœur contrit & ''humilié.'' Ils pensoient déja nous voir ''humiliés.'' {{sc|Voit}}. Il lui a fallu essuyer une grêle de plaisanteries, & il y a répondu d’un ton si ''humilié,'' que nous en avons eu pitié. {{sc|Le Chev. d’H.}} Qu’il est beau de considérer Louis ''humilié'' sous la main de Dieu. {{sc|De Fleury}}, ''Précept. du Roi.''
<section end="HUMILIÉ"/>
<section begin="HUMILITÉ"/><nowiki/>
HUMILITÉ. s. f. Vertu contraire à l’orgueil, laquelle nous porte à la soumission, à l’abaissement devant nos supérieurs, devant ceux à qui nous voulons faire honneur & témoigner du respect. ''{{lang|la|Animi demissio.}}'' C’est une erreur de croire que les païens n’aient point eu d’''humilité.'' Ils en avoient à leur manière, comme les autres vertus ; le principe leur manquoit. Cependant le mot Latin ''{{lang|la|humilitas}}'' ne signifioit point un sentiment modéré de soi-même. Il signifioit bassesse, perstelle. {{sc|Vau}}. ☞{{lié}}Ainsi ceux qui se serviroient de ce mot en traduisant les Anciens, ou d’autres ouvrages profanes, & l’emploieroient pour modestie, ou un sentiment modéré de soi-même, soit pour une soumission & une déférence entière que l’on rend à ses supérieurs, feroient une faute grossière ; parcequ’il est très-certain qu’il ne vaut rien ni pour l’un, ni pour l’autre, & que jamais nous ne disons ''humilité'' en François, que pour exprimer cette sainte vertu qui est le fondement de toutes les autres.
{{sc|Humilité}}, parmi les Chrétiens, se dit d’une vertu intérieure qui les anéantit eux mêmes devant Dieu, qui leur fait souffrir les injures, les affronts & les persécutions sans impatience & sans murmure. ☞{{lié}}L’''humilité,'' dit {{St.|Augustin}}, n’est autre chose que l’amour de Dieu porté jusqu’au mépris de soi-même. {{St.|Bernard}} ajoute que ce mépris est fondé sur la connoissance qu’on a de ce que l’on est selon la vérité. Définition qui revient à celle qu’en donnent les Théologiens avec {{St.|Thomas}}. C’est, dit ce dernier, une vertu qui fait que nous connoissant nous-mêmes sans nous flatter, nous nous renfermons dans les bornes de ce que nous sommes selon la vérité, & nous ne cherchons, ni ne souhaitons de nous élever, soit dans notre esprit, soit dans l’esprit des autres, au-dessus de ce que nous sommes. L’''humilité'' n’est qu’une connoissance de ses misères & de son néant, qui fait que l’on est vil à ses propres yeux, & que son se juge digne de toutes sortes d’abaissemens. {{sc|Nic}}. L’''humilité'' seule va attaquer l’amour-propre directement, & entreprend de l’anéantir jusques dans le cœur. {{sc|Disc. d’El.}} Il falloit, dit {{St.|Augustin}}, que la rédemption se fît par la voie de l’humilité, afin que l’homme, qui étoit tombé par la sollicitation d’un Ange superbe, se relevât par l’assistance d’un humble Médiateur, qui lui inspirât l’''humilité.'' {{sc|Pasc}}. L’''humilité'' avilit l’homme à ses propres yeux. {{sc|La{{lié}}Br}}. L’amour-propre peut compatir avec les autres vertus ; mais rarement avec l’''humilité.'' {{sc|Disc. d’El.}} L’''humilité'' est la base des vertus Chrétiennes. {{sc|Jac}}. La vraie ''humilité'' est celle du cœur ; elle ne consiste point en grimaces. {{M.|{{sc|Esp}}}}. La plupart des gens dans leur abaissement extérieur représentent tout au plus, & n’imitent pas l’''humilité'' de Jésus-Christ. {{sc|Fléch}}. On est payé des autres vertus par l’admiration qu’elles causent ; mais l’''humilité'' obscure & inconnue n’excite point d’applaudissement. {{sc|Disc. d’El.}} Il y a une ''humilité'' qui n’est qu’hypocrisie & un mensonge continuel. {{M.|Esp}}. On peut souhaiter l’''humilité'' par orgueil. {{sc|Nic}}. L’''humilité'' évite les applaudissemens ; elle ne se repaît ni de fumée, ni d’encens ; elle ne s’occupe guère de soi, & se rabaisse infiniment. {{sc|Bayl}}. L’''humilité'' de bien des gens n’est qu’un orgueil déguisé. {{M.|Esp}}. L’''humilité'' est une vertu nécessaire, sur-tout aux Grands, qui par leur élévation sont plus exposés aux tentations de l’orgueil. {{sc|Fl}}. Il faut bien prendre garde qu’il y a une vraie & une fausse ''humilité.'' L’''humilité'' n’est souvent qu’un artifice de l’orgueil, qui s’abaisse pour s’élever plus haut. {{sc|Roch}}.
HUMILITÉ. s. f. Nom de femme. ''{{lang|la|Humilitas.}}'' Sainte ''Humilité'' fut Fondatrice des Religieuses de l’Ordre de Vallombreuse dans le {{XIIIe|siècle}}. ''Voyez'' le {{P.|{{sc|Hélyot}}}}, ''{{t.|{{rom-maj|V}}|cap}}, c.{{lié}}29.''
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<section begin="HUMORAL"/><nowiki/>
HUMORAL, ALE. adj. Qui vient des humeurs, qui est causé par les humeurs. Fièvre ''humorale.'' {{M.|Dionis}} appelle ''humorales,'' certaines tumeurs qui viennent d’humeurs, pour les distinguer de celles qui ont une autre cause.
<section end="HUMORAL"/>
<section begin="HUMORISTE"/><nowiki/>
HUMORISTE. s. m. Nom des membres d’une Académie de Rome. ''{{lang|la|Humorista.}}'' L’Académie des ''Humoristes'' a été établie par Paul Mancini, qui se servit de Gaspard Silvianus pour rassembler les gens de Lettres qu’il y avoit à Rome, & en former cette société, comme dit Janus Niceus dans l’éloge de Silvianus, ''P.{{lié}}{{romm|i}}, {{pg|32}}, {{lang|it|gli{{lié}}Humoristi.}}'' Il ne faut pas les confondre avec ''{{lang|it|gli{{lié}}Humorisi}}'' de Cortone.
La devise de l’Académie des ''Humoristes,'' est une nuée, qui, s’étant élevée des eaux salées de la mer, retombe en pluie douce, avec cet hémistiche de Lucrèce, ''L.{{lié}}{{rom-maj|VI}}, {{lang|la|Redit agmine dulci.}}'' Jérôme Alexandre, ''Humoriste,'' a fait trois discours sur cette devise. Les obsèques de {{M.|Peyresk}} furent célébrées dans l’Académie des ''Humoristes,'' dont il étoit, en plus de quarante sortes de langues. {{sc|Gassendi}}, ''{{lang|la|de vita Peyreskii}}, L.{{lié}}{{rom-maj|VI}}, {{pg|399}}.'' Voyez sur cette Académie l’Eudêmia de Janus Niceus, {{sc|Gassendi}}, cité ci-dessus, & {{sc|Naude}}, ''dans son Dialogue de Mascurat, & de {{St.|Ange}}, {{pg|128}} & suivantes, & jusqu’à 151.''
HUMORISTE. s. m. C’est aussi le nom qu’Helmont donnoit aux Médecins de la secte Galénique, ☞{{lié}}qui attribuoient la plupart des maladies au seul vice des humeurs, qu’ils faisoient consister dans leur intempérie, ou dans les autres qualités, lorsqu’il y en a de dominantes. ''{{lang|la|Humorista.}}''
☞ HUMORISTE. adj. C’est un terme dont on se sert dans le discours familier pour désigner un homme qui a de l’humeur, avec lequel on a de la peine à vivre.
<section end="HUMORISTE"/>
<section begin="HUMOROSI"/><nowiki/>
HUMOROSI. s. m. pl. Nom des membres d’une Académie établie à Cortone en Italie. ''{{lang|la|Humorosi.}}'' Il ne faut point confondre ''{{lang|it|gli Humorosi}},'' les ''Humorosi'' de Cortone, avec les ''Humoristes'' de Rome, ''{{lang|it|gli Humoristi}}.''
<section end="HUMOROSI"/>
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HUMS. ''Voyez'' HOMME.
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{{c3|{{sp|HU}}N.}}
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HUNDERSBUHEL. ''Voyez'' ZASHALON.
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<section begin="HUNDRED"/><nowiki/>
HUNDRED. s. m. On nomme ainsi en Angleterre, ce qu’on entend ailleurs par le mot de {{tr6L|QUINTAL|quintal}}.
<section end="HUNDRED"/>
<section begin="HUNDRÈDE"/><nowiki/>
HUNDRÈDE. Les Shires, Comtés ou Provinces d’Angleterre, se divisent en ''hundrèdes. {{lang|en|Hundred}}'' en Anglois signifie cent, & ''hundrède,'' comme subdivision des Provinces d’Angleterre, veut dire cent familles. Tenir des ''hundrèdes,'' ou assemblées particulières dans les Provinces. On appeloit autrefois Sergens de ''hundrèdes,'' ceux qu’on a depuis appelés Baillis. {{sc|Spelman}}.
<section end="HUNDRÈDE"/>
<section begin="HUNDSFELD"/><nowiki/>
HUNDSFELD. Nom d’un bourg de la Silésie. ''{{lang|la|Hundesfelda.}}'' Il est dans la Principauté d’Olse, sur la rivière de Weida, à une lieue de Breslaw, du côté du nord.
<section end="HUNDSFELD"/>
<section begin="HUNDSRUCK"/><nowiki/>
HUNDSRUCK ou UNSRUCH. Contrée du Cercle Electoral du Rhin. ''{{lang|la|Hunnorum Tractus, Sauromatum Arva.}}'' Elle a pris son nom des Huns, peuples de la Sarmatie, qui y établirent quelques Colonies. Elle est<section end="HUNDSRUCK"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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HUMILIÉ, ÉE. part. & adj. ''{{lang|la|Abjectus, demissus, humiliatus.}}'' Le Psalmiste dit que Dieu ne méprisera point un cœur contrit & ''humilié.'' Ils pensoient déja nous voir ''humiliés.'' {{sc|Voit}}. Il lui a fallu essuyer une grêle de plaisanteries, & il y a répondu d’un ton si ''humilié,'' que nous en avons eu pitié. {{sc|Le Chev. d’H.}} Qu’il est beau de considérer Louis ''humilié'' sous la main de Dieu. {{sc|De Fleury}}, ''Précept. du Roi.''
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HUMILITÉ. s. f. Vertu contraire à l’orgueil, laquelle nous porte à la soumission, à l’abaissement devant nos supérieurs, devant ceux à qui nous voulons faire honneur & témoigner du respect. ''{{lang|la|Animi demissio.}}'' C’est une erreur de croire que les païens n’aient point eu d’''humilité.'' Ils en avoient à leur manière, comme les autres vertus ; le principe leur manquoit. Cependant le mot Latin ''{{lang|la|humilitas}}'' ne signifioit point un sentiment modéré de soi-même. Il signifioit bassesse, perstelle. {{sc|Vau}}. ☞{{lié}}Ainsi ceux qui se serviroient de ce mot en traduisant les Anciens, ou d’autres ouvrages profanes, & l’emploieroient pour modestie, ou un sentiment modéré de soi-même, soit pour une soumission & une déférence entière que l’on rend à ses supérieurs, feroient une faute grossière ; parcequ’il est très-certain qu’il ne vaut rien ni pour l’un, ni pour l’autre, & que jamais nous ne disons ''humilité'' en François, que pour exprimer cette sainte vertu qui est le fondement de toutes les autres.
{{sc|Humilité}}, parmi les Chrétiens, se dit d’une vertu intérieure qui les anéantit eux mêmes devant Dieu, qui leur fait souffrir les injures, les affronts & les persécutions sans impatience & sans murmure. ☞{{lié}}L’''humilité,'' dit {{St.|Augustin}}, n’est autre chose que l’amour de Dieu porté jusqu’au mépris de soi-même. {{St.|Bernard}} ajoute que ce mépris est fondé sur la connoissance qu’on a de ce que l’on est selon la vérité. Définition qui revient à celle qu’en donnent les Théologiens avec {{St.|Thomas}}. C’est, dit ce dernier, une vertu qui fait que nous connoissant nous-mêmes sans nous flatter, nous nous renfermons dans les bornes de ce que nous sommes selon la vérité, & nous ne cherchons, ni ne souhaitons de nous élever, soit dans notre esprit, soit dans l’esprit des autres, au-dessus de ce que nous sommes. L’''humilité'' n’est qu’une connoissance de ses misères & de son néant, qui fait que l’on est vil à ses propres yeux, & que son se juge digne de toutes sortes d’abaissemens. {{sc|Nic}}. L’''humilité'' seule va attaquer l’amour-propre directement, & entreprend de l’anéantir jusques dans le cœur. {{sc|Disc. d’El.}} Il falloit, dit {{St.|Augustin}}, que la rédemption se fît par la voie de l’humilité, afin que l’homme, qui étoit tombé par la sollicitation d’un Ange superbe, se relevât par l’assistance d’un humble Médiateur, qui lui inspirât l’''humilité.'' {{sc|Pasc}}. L’''humilité'' avilit l’homme à ses propres yeux. {{sc|La{{lié}}Br}}. L’amour-propre peut compatir avec les autres vertus ; mais rarement avec l’''humilité.'' {{sc|Disc. d’El.}} L’''humilité'' est la base des vertus Chrétiennes. {{sc|Jac}}. La vraie ''humilité'' est celle du cœur ; elle ne consiste point en grimaces. {{M.|{{sc|Esp}}}}. La plupart des gens dans leur abaissement extérieur représentent tout au plus, & n’imitent pas l’''humilité'' de Jésus-Christ. {{sc|Fléch}}. On est payé des autres vertus par l’admiration qu’elles causent ; mais l’''humilité'' obscure & inconnue n’excite point d’applaudissement. {{sc|Disc. d’El.}} Il y a une ''humilité'' qui n’est qu’hypocrisie & un mensonge continuel. {{M.|Esp}}. On peut souhaiter l’''humilité'' par orgueil. {{sc|Nic}}. L’''humilité'' évite les applaudissemens ; elle ne se repaît ni de fumée, ni d’encens ; elle ne s’occupe guère de soi, & se rabaisse infiniment. {{sc|Bayl}}. L’''humilité'' de bien des gens n’est qu’un orgueil déguisé. {{M.|Esp}}. L’''humilité'' est une vertu nécessaire, sur-tout aux Grands, qui par leur élévation sont plus exposés aux tentations de l’orgueil. {{sc|Fl}}. Il faut bien prendre garde qu’il y a une vraie & une fausse ''humilité.'' L’''humilité'' n’est souvent qu’un artifice de l’orgueil, qui s’abaisse pour s’élever plus haut. {{sc|Roch}}.
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HUMORISTE. s. m. Nom des membres d’une Académie de Rome. ''{{lang|la|Humorista.}}'' L’Académie des ''Humoristes'' a été établie par Paul Mancini, qui se servit de Gaspard Silvianus pour rassembler les gens de Lettres qu’il y avoit à Rome, & en former cette société, comme dit Janus Niceus dans l’éloge de Silvianus, ''P.{{lié}}{{romm|i}}, {{pg|32}}, {{lang|it|gli{{lié}}Humoristi.}}'' Il ne faut pas les confondre avec ''{{lang|it|gli{{lié}}Humorisi}}'' de Cortone.
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HUMORISTE. s. m. C’est aussi le nom qu’Helmont donnoit aux Médecins de la secte Galénique, ☞{{lié}}qui attribuoient la plupart des maladies au seul vice des humeurs, qu’ils faisoient consister dans leur intempérie, ou dans les autres qualités, lorsqu’il y en a de dominantes. ''{{lang|la|Humorista.}}''
☞ HUMORISTE. adj. C’est un terme dont on se sert dans le discours familier pour désigner un homme qui a de l’humeur, avec lequel on a de la peine à vivre.
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HUMOROSI. s. m. pl. Nom des membres d’une Académie établie à Cortone en Italie. ''{{lang|la|Humorosi.}}'' Il ne faut point confondre ''{{lang|it|gli Humorosi}},'' les ''Humorosi'' de Cortone, avec les ''Humoristes'' de Rome, ''{{lang|it|gli Humoristi}}.''
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M-le-mot-dit
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 20 )|}}</noinclude><nowiki />
''A'' est une boîte cylindrique, en cuivre, d’environ sept pouces de diamètre, et de deux pouces de profondeur, dans laquelle il y a une platine de fusil, et un canon de deux pouces de long, dont la charge est destinée à mettre feu à la poudre de la {{Lié|boîte ''B''}}. Dans la boîte de {{Lié|cuivre ''A''}}, il y a aussi une pièce d’horlogerie qu’un ressort fait mouvoir, lequel étant monté et réglé, ne permettra de faire feu à la platine qu’à l’expiration du nombre de minutes que l’on aura déterminé.
''K'' est une petite ligne fixée à une goupille ; cette goupille retient le mouvement d’horlogerie dans l’inaction. Dès l’instant qu’elle est retirée, la pièce d’horlogerie commence d’aller, et l’explosion a lieu dans une, deux, trois, ou tout autre nombre de minutes, selon le temps pour lequel elle a été réglée. Le tout est fait de manière que la machine fermée hermétiquement, empêche l’eau d’y pénétrer, quoique sous la pression de vingt-cinq ou trente pieds perpendiculaires.
''D'' est une boîte de sapin, remplie de liége, de deux pieds de long sur six ou huit pouces de largeur et d’épaisseur ; elle est ainsi de dix ou de quinze livres plus légère que l’eau, flotte à la surface, et tient la Torpille suspen-<noinclude>
<references/></noinclude>
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 21 )|}}</noinclude>due par une ligne qui doit être d’une longueur proportionnée au tirant d’eau présumé du vaisseau qu’il faut attaquer<ref>Les vaisseaux d’un certain rang ont à peu près le même tirant d’eau.</ref> : on observera néanmoins de lui donner de quatre à huit pieds de plus, afin qu’elle puisse s’incliner, suivant la courbe des côtés, et venir placer la Torpille près du fond.
Il y a deux lignes, l’une à la {{Lié|boîte ''D''}} et l’autre à la Torpille, de vingt pieds de long chacune, qui se réunissent au {{Lié|point ''E''}} ; de là une ligne va jusqu’au harpon ; sa longueur totale de la Torpille au harpon, est d’environ cinquante pieds, selon la grandeur du navire que l’on veut attaquer. Lorsqu’il sera harponné dans sa hanche, cette ligne amènera la Torpille sous son fond, près du point central.
Le {{Lié|harpon ''I''}} est une pièce de fer cylindrique, d’un demi-pouce de diamètre, et longue de deux pieds ; le bout, qui a un pouce d’épaisseur, est la mesure exacte du calibre du canon ; à la tête du harpon il y a un œil, dans lequel la ligne de la Torpille est épissée ; la pointe, qui a six pouces de long,<noinclude>
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{{1e}} Les Cinq sous de Lavarède.
{{2e}} Le Sergent Simplet.
{{3e}} Cousin de Lavarède.
{{4e}} Jean Fanfare.
{{5e}} Corsaire Triplex.
{{6e}} La Capitaine Nilia.
{{7e}} Docteur Mystère.
{{8e}} Cigale en Chine.
{{9e}} Massiliague de Marseille.
{{10e}} Les Semeurs de Glace.
{{11e}} Le Serment de Daalia
{{12e}} Millionnaire malgré lui.
{{13e}} Le Maître du Drapeau Bleu.
{{14e}} Miss Mousqueterr.
{{15e}} Jud Allan. Roi des “ Lads ”.
{{16e}} La Course au Radium.
{{17e}} L'Aéroplane fantôme.
{{18e}} Les Voleurs de foudre.
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 22 )|}}</noinclude>est barbue ; il y a un petit anneau de fer ou de cuivre corroyé qui coule sur le fût du harpon et auquel la ligne de la Torpille est attachée, à une distance telle, que, lorsque le harpon est dans l’espingole, elle forme une gance comme {{Lié|en ''H''}} ; mais lorsqu’elle fait feu, l’anneau glisse vers le bout, tenant la corde et le harpon parallèles, afin que cellei-ci, agissant comme la baguette d’une fusée, guide le harpon en droiture : sans cette précaution, le fût du harpon tourneroit de l’avant, et feroit un coup très-incertain,
''F'' est le fusil ou une très-forte espingole, qui se meut sur un patin fixé dans la membrure d’arrière d’une chaloupe. Le résultat de l’expérience que j’en ai faite, quinze ou vingt fois, sur un but de six pieds quarrés, à la distance de trente jusqu’à cinquante pieds, sans jamais manquer, en faisant toujours pénétrer la pointe barbue jusqu’à l’œil, à travers des planches de trois pouces d’épaisseur, m’a paru si satisfaisant, que j’ai cru inutile de faire de nouvelles épreuves.
L’on harponne un navire à tribord ou à bâbord, pour y fixer un bout de la ligne de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 23 )|}}</noinclude><section begin="fin"/>la Torpille ; si le navire est sous voile, son mouvement entraînera la Torpille vers le fond ; s’il est à l’ancre, le courant la portera au même point, et à l’expiration du temps pour lequel la machine est réglée, l’explosion le détruira infailliblement.
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{{T4|Vue d’une chaloupe à Torpille, préparée pour l’attaque.}}
Cette planche représente l’arrière d’une chaloupe à rames, avec une plate-forme d’environ quatre pieds de long sur trois de large, de niveau avec le plat-bord, et de quinze à dix-huit pouces de saillie, pour que la Torpille évite le gouvernail, en tombant dans l’eau. Il faut placer sur la plate-forme la Torpille et la ligne de la bouée de liége, ainsi que celle du harpon soigneusement lovée comme {{Lié|en ''F''}}, afin quelle puisse se développer aisément, lorsque le harpon partira : on doit choisir pour cela une ligne bien flexible, bien graissée, ou une ligne<section end="début"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 24 )|}}</noinclude>blanche{{Corr|,|.}} Le harpon et l’espingole sont si bien gravés, qu’ils n’ont pas besoin d’explication.
''B'' est la boîte en cuivre, contenant cent ou cent cinquante livres de poudre.
''C'' est la boîte de liége, pour en balancer la gravité, au point de la rendre spécifiquement plus pesante que l’eau de la mer, de deux ou trois livres seulement. La boîte de suspension, remplie de liége, et qui est décrite dans la {{Lié|planche III}}, ne se trouve point dans celle-ci, afin d’éviter trop de confusion dans le dessin ; on peut la supposer à sa place.
''A'' est la boîte de cuivre qui renferme la pièce d’horlogerie ; {{Lié|''D'', la}} goupille qui en arrête le mouvement. La ligne de la goupille est attachée à un tolet de fer fixé sur la chaloupe comme {{Lié|à ''E''}}. Ainsi attachée, la goupille ''D'' restera dans la chaloupe, lorsque la Torpille sera jetée à l’eau, et le mouvement d’horlogerie commencera à
marcher.
L’homme qui sera posté à l’espingole, et que l’on peut appeler le ''harponneur'', gouvernera la chaloupe, et fera feu, quand il sera assez près ; s’il plante son harpon dans l’avant du vaisseau de l’ennemi, il n’a<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 26 )|}}</noinclude>sur l’avant et deux sur l’arrière ; chacun de ces hommes seroit muni d’un pistolet d’arçon et d’un coutelas, et chaque rameur d’un coutelas seulement, pour s’en servir au cas qu’on en vînt à l’abordage avec une chaloupe ennemie.
{{T4|Total de l’Équipage d’une Chaloupe.}}
{| cellspacing=0 cellpadding=0 {{ts|mb1e}}
| ||{{ts|ar|pr05}}|1||Harponneur,
|-
| ||{{ts|ar|pr05}}|1||Quartier-maître,
|-
| ||{{ts|ar|pr05}}|4||Soldats de marine,
|-
| ||{{ts|ar|pr05}}|6||Rameurs,
|-
|{{ts|pr05}}|{{sc|Total}}…||{{ts|bt|ar|pr05}}|12||{{ts|bt}}|hommes.
|}
De pareilles chaloupes seroient bien armées et agiroient rapidement ; et si leur équipage est bien choisi, elles seront toujours en mesure pour effectuer une retraite, ou se mettre sur la défensive, selon le besoin des circonstances.
{{Centré|{{sct|Figure}} 2.|fs=110%|m=1em}}
{{T4|Vue d’un navire à l’ancre, au moment qu’il vient d’être harponné.}}
''A'' est un navire à l’ancre, à vue d’oiseau ; {{Lié|''B'', son}} cable ; {{Lié|''EE'', deux}} Torpilles ; ''CD'',{{Tiret0| }}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><section begin="fin"/>leur ligne d’accouplement, d’environ cent vingt pieds de long, représentée ici touchant le cable et enveloppant le navire, tandis que les Torpilles sont poussées dessous par le courant. C’est de cette manière qu’on fit sauter la ''Dorothée'' dans la rade de Walmer, et le brick dans le port de {{Sic2|New-Yorck|New York}}.
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{{T5|Manière d’attacher la ligne à la Torpille, pour lui faire prêter le flanc à l’action de la marée.}}
''A'' présente une Torpille avec sa ligne de harpon, fixée au centre de son extrémité. Lorsque la ligne est ainsi fixée, le courant de la marée ne peut pousser la Torpille sous le navire, parce que la pression du courant étant égale de l’un et l’autre côté, la tiendra perpendiculairement suspendue à sa boîte de {{Lié|liége ''C''}}, {{fig.|2}} ; et la machine restera comme {{Lié|à ''B''}}, ou, si l’explosion a lieu, elle fera sauter l’eau verticalement {{Lié|à ''C''}}, et<section end="début"/><noinclude>
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En-tête.
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{{T5|Manière d’attacher la ligne à la Torpille, pour lui faire prêter le flanc à l’action de la marée.}}
''A'' présente une Torpille avec sa ligne de harpon, fixée au centre de son extrémité. Lorsque la ligne est ainsi fixée, le courant de la marée ne peut pousser la Torpille sous le navire, parce que la pression du courant étant égale de l’un et l’autre côté, la tiendra perpendiculairement suspendue à sa boîte de {{Lié|liége ''C''}}, {{fig.|2}} ; et la machine restera comme {{Lié|à ''B''}}, ou, si l’explosion a lieu, elle fera sauter l’eau verticalement {{Lié|à ''C''}}, et<section end="début"/><noinclude>
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{{T3|{{rom-maj|IV}}|fs=130%|ff=serif|sp=0.05em|m=3em}}
La pierre roulait.
Le mensonge, fantaisiste à l’origine, prenait
consistance ; la honte et la crainte me
forçaient à dissimuler à ce point que cette
aventure d’amour devenait un conte poétique,
auquel je finissais par croire moi-même. J’y
jouais un rôle d’amant infortuné qui n’était
pas trop difficile à tenir, vu la situation,
réelle en somme, sauf en ce qui concernait
l’objet de mes sentiments.
Or, j’avais tant fait que j’allais être pris en
mes propres filets. Un beau jour, en remontant
dans ma chambre, ne trouvai-je pas la
carte d’un {{M.|X…}}, greffier près de
l’administration des Douanes, qui n’était autre que
le père de ma « petite horreur. » De suite, je lui
rendis sa visite. C’était un petit vieux,
ressemblant atrocement à sa fille, caricature
d’une caricature. Son premier soin fut de me
traiter absolument comme son futur gendre.
Il me questionna sur ma famille, mes économies,
mes chances d’avancement ; bref, ce
fut un examen véritable. La chose menaçait
donc de tourner au sérieux… Que faire ? Je<noinclude>
<references/></noinclude>
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Petit dictionnaire de la langue française (Hocquart, 1831)/Articles/Goniomètre
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Petit dictionnaire de la langue française (Hocquart, 1831)/Articles/Goniométrie
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Petit dictionnaire de la langue française (Hocquart, 1831)/Articles/Habitude
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Page:La théorie de la relativité d'Einstein, par Theodor Wulf, 1922.pdf/57
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JLTB34
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La vitesse totale reste celle de la lumière.
Quand la vitesse <math>v</math> d’un corps est égale à celle de la lumière <math>c</math>,
on a : <math>\sqrt{1 - v^2 / c^2} = 0</math>, donc toutes les longueurs dans la direction du mouvement s’annulent. Une sphère ou un cylindre dont l’axe serait dans le sens du déplacement, s’aplatit comme un disque.
Une autre série de conséquences se rapportent à la masse et à l’énergie.
Jusqu’à présent nous étions obligés d’admettre l’inertie des corps — {{nec|c. à. d.}} leur propriété de ne pouvoir être accélérés que par l’action d’une force — que comme un fait d’expérience.
D’après le principe de la relativité restreinte, l’inertie est, du moins partiellement, une conséquence de l’énergie ; elles augmentent et diminuent ensemble.
Une perte d’énergie <math>E</math>, notamment, correspond à une diminution d’inertie de
<math>\frac{E}{c^2} = \frac{E}{9 \times 10^{20}}</math>
Ce serait la mise en défaut de la loi de la conservation de la masse ; seule la constance de l’énergie subsisterait. Il est vrai que même dans les transformations d’énergie les plus considérables que nous puissions observer, les changements de la masse sont imperceptiblement minimes, et pour cette raison les expériences de Landolt, par lesquelles fut démontrée autrefois la conservation de la masse, gardent leur valeur.
Car en toute rigueur ce que Landolt a démontré, c’est que les modifications de la masse des corps soumis à ses réactions chimiques n’étaient pas suffisantes pour être indiquées par la balance même la plus sensible.
Cela est vrai encore aujourd’hui, même pour qui admet la théorie de la relativité.
Arrêtons ici cette série de corollaires.
On en rencontre parfois quelques autres, moitié sérieux, moitié plaisants, semble-t-il.
Certains ont l’air de faire entendre qu’Einstein pourrait quelque jour faire breveter un moyen de rester éternellement jeune.
Au fond, de telles considérations ne peuvent naître sans doute que là où on transporte les formules, sans contrôle ni critique, dans un domaine où elles n’ont que faire.
Nous n’approfondirons pas cette question ; il nous reste assez de problèmes sérieux à traiter.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yann
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text/x-wiki
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La vitesse totale reste celle de la lumière.
Quand la vitesse <math>v</math> d’un corps est égale à celle de la lumière <math>c</math>, on a : <math>\sqrt{1 - v^2 / c^2} = 0</math>, donc toutes les longueurs dans la direction du mouvement s’annulent. Une sphère ou un cylindre dont l’axe serait dans le sens du déplacement, s’aplatit comme un disque.
Une autre série de conséquences se rapportent à la masse et à l’énergie.
Jusqu’à présent nous étions obligés d’admettre l’inertie des corps — {{nec|c. à. d.}} leur propriété de ne pouvoir être accélérés que par l’action d’une force — que comme un fait d’expérience. D’après le principe de la relativité restreinte, l’inertie est, du moins partiellement, une conséquence de l’énergie ; elles augmentent et diminuent ensemble. Une perte d’énergie <math>E</math>, notamment, correspond à une diminution d’inertie de <math>\frac{E}{c^2} = \frac{E}{9 \times 10^{20}}</math>
Ce serait la mise en défaut de la loi de la conservation de la masse ; seule la constance de l’énergie subsisterait. Il est vrai que même dans les transformations d’énergie les plus considérables que nous puissions observer, les changements de la masse sont imperceptiblement minimes, et pour cette raison les expériences de Landolt, par lesquelles fut démontrée autrefois la conservation de la masse, gardent leur valeur. Car en toute rigueur ce que Landolt a démontré, c’est que les modifications de la masse des corps soumis à ses réactions chimiques n’étaient pas suffisantes pour être indiquées par la balance même la plus sensible. Cela est vrai encore aujourd’hui, même pour qui admet la théorie de la relativité.
Arrêtons ici cette série de corollaires. On en rencontre parfois quelques autres, moitié sérieux, moitié plaisants, semble-t-il. Certains ont l’air de faire entendre qu’Einstein pourrait quelque jour faire breveter un moyen de rester éternellement jeune. Au fond, de telles considérations ne peuvent naître sans doute que là où on transporte les formules, sans contrôle ni critique, dans un domaine où elles n’ont que faire. Nous n’approfondirons pas cette question ; il nous reste assez de problèmes sérieux à traiter.<noinclude>
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Yann
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La vitesse totale reste celle de la lumière.
Quand la vitesse <math>v</math> d’un corps est égale à celle de la lumière <math>c</math>, on a : <math>\sqrt{1 - v^2 / c^2} = 0</math>, donc toutes les longueurs dans la direction du mouvement s’annulent. Une sphère ou un cylindre dont l’axe serait dans le sens du déplacement, s’aplatit comme un disque.
Une autre série de conséquences se rapportent à la masse et à l’énergie.
Jusqu’à présent nous étions obligés d’admettre l’inertie des corps — {{nec|c. à. d.}} leur propriété de ne pouvoir être accélérés que par l’action d’une force — que comme un fait d’expérience. D’après le principe de la relativité restreinte, l’inertie est, du moins partiellement, une conséquence de l’énergie ; elles augmentent et diminuent ensemble. Une perte d’énergie <math>E</math>, notamment, correspond à une diminution d’inertie de <math>\frac{E}{c^2} = \frac{E}{9 \times 10^{20}}</math>.
Ce serait la mise en défaut de la loi de la conservation de la masse ; seule la constance de l’énergie subsisterait. Il est vrai que même dans les transformations d’énergie les plus considérables que nous puissions observer, les changements de la masse sont imperceptiblement minimes, et pour cette raison les expériences de Landolt, par lesquelles fut démontrée autrefois la conservation de la masse, gardent leur valeur. Car en toute rigueur ce que Landolt a démontré, c’est que les modifications de la masse des corps soumis à ses réactions chimiques n’étaient pas suffisantes pour être indiquées par la balance même la plus sensible. Cela est vrai encore aujourd’hui, même pour qui admet la théorie de la relativité.
Arrêtons ici cette série de corollaires. On en rencontre parfois quelques autres, moitié sérieux, moitié plaisants, semble-t-il. Certains ont l’air de faire entendre qu’Einstein pourrait quelque jour faire breveter un moyen de rester éternellement jeune. Au fond, de telles considérations ne peuvent naître sans doute que là où on transporte les formules, sans contrôle ni critique, dans un domaine où elles n’ont que faire. Nous n’approfondirons pas cette question ; il nous reste assez de problèmes sérieux à traiter.<noinclude>
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Page:La théorie de la relativité d'Einstein, par Theodor Wulf, 1922.pdf/58
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{{T4|RÉSUMÉ|m=2em}}
Si en finissant ce chapitre j’invitais mes honorés lecteurs à désigner les points sur lesquels ils désireraient encore des éclaircissements, je pense qu’ils me poseraient avant tout cette question :
« Par quoi donc les règles sont-elles toutes raccourcies dans les systèmes en mouvement ?
Lorentz indiquait comme cause le vent d’éther.
Einstein ne veut pas admettre l’éther.
Qu’est-ce qui d’après lui comprime les objets ? »
À cette question Einstein répondrait :
« Rien ne les comprime ; toutes choses restent ce qu’elles sont et comme elles sont.
Seulement nous les ''voyons'' plus petites, quand pour nous elles sont en mouvement rapide. »
« Alors toute la contraction des longueurs n’est qu’apparente ; c’est une illusion de nos sens ? »
Einstein :
« Elle ne provient pas d’une manière d’être de nos sens, particulièrement de notre œil, et ne peut donc être appelée
illusion des sens.
Elle est due plutôt à l’organisation de la nature entière.
Si la lumière se propageait, avec une vitesse infinie, notre jugement sur la simultanéité de deux événements serait le même, quel que fût notre état de mouvement.
Mais nous ne disposons pas d’un tel messager infiniment rapide.
Nous sommes astreints à nous servir de la lumière, et ce courrier a cela de caractéristique qu’il voyage avec la même vitesse par rapport à tous les systèmes de coordonnées, c’est ce qu’ont démontré les expériences de Michelson. De là découle logiquement tout le reste.
« Nous ne pouvons parler d’illusion des sens, d’abord parce qu’il s’agit du processus tout ordinaire, normal, de la vision.
Car les objets que nous voyons sont, par rapport à nous, dans un état de mouvement plus ou moins rapide, au moins aussi souvent qu’à l’état de repos.
D’autre part la contraction n’affecte pas uniquement notre perception sensible.
Si à la place de mon œil j’installe un appareil photographique, la contraction y produit les mêmes effets, tout comme dans l’expérience de Michelson la position des franges restait inchangée, ''indépendamment de tout observateur''.<noinclude>
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Si en finissant ce chapitre j’invitais mes honorés lecteurs à désigner les points sur lesquels ils désireraient encore des éclaircissements, je pense qu’ils me poseraient avant tout cette question : « Par quoi donc les règles sont-elles toutes raccourcies dans les systèmes en mouvement ? Lorentz indiquait comme cause le vent d’éther. Einstein ne veut pas admettre l’éther. Qu’est-ce qui d’après lui comprime les objets ? »
À cette question Einstein répondrait : « Rien ne les comprime ; toutes choses restent ce qu’elles sont et comme elles sont. Seulement nous les ''voyons'' plus petites, quand pour nous elles sont en mouvement rapide. »
« Alors toute la contraction des longueurs n’est qu’apparente ; c’est une illusion de nos sens ? »
Einstein : « Elle ne provient pas d’une manière d’être de nos sens, particulièrement de notre œil, et ne peut donc être appelée illusion des sens. Elle est due plutôt à l’organisation de la nature entière. Si la lumière se propageait, avec une vitesse infinie, notre jugement sur la simultanéité de deux événements serait le même, quel que fût notre état de mouvement. Mais nous ne disposons pas d’un tel messager infiniment rapide. Nous sommes astreints à nous servir de la lumière, et ce courrier a cela de caractéristique qu’il voyage avec la même vitesse par rapport à tous les systèmes de coordonnées, c’est ce qu’ont démontré les expériences de Michelson. De là découle logiquement tout le reste.
« Nous ne pouvons parler d’illusion des sens, d’abord parce qu’il s’agit du processus tout ordinaire, normal, de la vision. Car les objets que nous voyons sont, par rapport à nous, dans un état de mouvement plus ou moins rapide, au moins aussi souvent qu’à l’état de repos. D’autre part la contraction n’affecte pas uniquement notre perception sensible. Si à la place de mon œil j’installe un appareil photographique, la contraction y produit les mêmes effets, tout comme dans l’expérience de Michelson la position des franges restait inchangée, ''indépendamment de tout observateur''.<noinclude>
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Page:La théorie de la relativité d'Einstein, par Theodor Wulf, 1922.pdf/60
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{{T3|'''LA THÉORIE DE LA RELATIVITÉ GÉNÉRALE'''|CHAPITRE III|mb=1em}}
{{T4|LE BUT SUPRÊME}}
Voici ce que nous avons obtenu jusqu’à présent à l’aide de la théorie de la relativité restreinte :
Il est en notre pouvoir de reconnaître un mouvement rectiligne uniforme seulement dans la mesure où nous pouvons le rapporter à des corps qui ne participent pas au mouvement, et non point d’après sa valeur absolue.
Car tous les phénomènes de la nature se déroulent absolument de la même façon, qu’ils soient rapportés à l’un ou
à l’autre de deux systèmes de coordonnées, en mouvement relatif rectiligne et uniforme.
Ceci ne suffit pas à Einstein.
Son attrait pour la recherche du maximum d’unité dans la conception de la nature, sa conviction que les lois naturelles suprêmes ne sont pas affectées de restrictions et d’exceptions, le ramènent de nouveau à la question :
« Pourquoi donc les mouvements des systèmes de référence doivent-ils toujours être rectilignes et uniformes ?
Ne puis-je concevoir le principe de relativité de telle manière, que disparaisse cette odieuse restriction ? de manière donc que les lois physiques restent inchangées, même quand on les rapporte à des systèmes de coordonnées en mouvement accéléré, absolument quelconque, tel que le choc ou la rotation ? »
Après un travail pénible de plusieurs années, il parvint enfin en 1915 à énoncer le principe absolument général de la relativité.
Rendons-nous bien clairement compte de l’ampleur de la question posée dans ces termes.
Les mouvements rectilignes et uniformes ne sont, parmi toutes les formes du mouvement, que des cas particuliers réalisés rarement et jamais pour un temps<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|'''LA THÉORIE DE LA RELATIVITÉ GÉNÉRALE'''|CHAPITRE III|mb=1em}}
{{T4|LE BUT SUPRÊME}}
Voici ce que nous avons obtenu jusqu’à présent à l’aide de la théorie de la relativité restreinte : Il est en notre pouvoir de reconnaître un mouvement rectiligne uniforme seulement dans la mesure où nous pouvons le rapporter à des corps qui ne participent pas au mouvement, et non point d’après sa valeur absolue. Car tous les phénomènes de la nature se déroulent absolument de la même façon, qu’ils soient rapportés à l’un ou à l’autre de deux systèmes de coordonnées, en mouvement relatif rectiligne et uniforme.
Ceci ne suffit pas à Einstein. Son attrait pour la recherche du maximum d’unité dans la conception de la nature, sa conviction que les lois naturelles suprêmes ne sont pas affectées de restrictions et d’exceptions, le ramènent de nouveau à la question : « Pourquoi donc les mouvements des systèmes de référence doivent-ils toujours être rectilignes et uniformes ? Ne puis-je concevoir le principe de relativité de telle manière, que disparaisse cette odieuse restriction ? de manière donc que les lois physiques restent inchangées, même quand on les rapporte à des systèmes de coordonnées en mouvement accéléré, absolument quelconque, tel que le choc ou la rotation ? »
Après un travail pénible de plusieurs années, il parvint enfin en 1915 à énoncer le principe absolument général de la relativité.
Rendons-nous bien clairement compte de l’ampleur de la question posée dans ces termes. Les mouvements rectilignes et uniformes ne sont, parmi toutes les formes du mouvement, que des cas particuliers réalisés rarement et jamais pour un temps<noinclude>
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Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/840
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<noinclude><pagequality level="1" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>leur moyen de vider tous les procès.
En littérature, on fait souvent allu-
sion aux dés du juge Bridoie.
•••Brid’oison•••, nom d’un personnage comique, bégayeur et toujours bégayant, qui remplit un rôle de juge ridicule dans le ''Mariage de Figaro'', comédie de Beaumarchais. Brid’oison aime la forme avant tout ; aussi est-il resté le type du juge niais, ignorant et formaliste.
•••Brie•••, petit pays de France, avait pour
ch.-1. Meaux.
•••Brie-Comte-Robert•••, ch.-1. de c. (S.-et-Marne), arr. de Melun ; 2, 714 h.
•••Briec•••, ch.-1. de c. (Finistère), arr. de
Quimper ; 5, 592 h.
•••Brien•••, ancien roi d’Irlande (926-1014).
•••Brienne-le-Château•••, ch.-1. de c. (Au-
be), arr. de Bar-sur-Aube ; 1, 886 h. ;
avait une école militaire où Napo-
léon Ier fit ses premières études. Le
29 janvier 1815, victoire des Fran-
çais sur les armées coalisées.
•••Brienon•••, ch.-1. de c. (Yonne), arr. de
Joigny ; 2, 519 h.
•••Brienz••• (lac de), situé en Suisse, dans
le canton de Berne.
•••Briey•••, ch.-1. d’arr. (Meurthe-et-M.) ; 1, 996 h. 6 cant., 124 comm., 58, 058 h.
•••Brifaut••• (Ch.), poète et littérateur fr. (1781-1857).
•••Brigands••• (les), drame célèbre de Schil-
ler, représenté en 1782, à Man-
heim ; œuvre pleine d’intérêt et de
passion, mais peu morale.
•••Brighton••• (brai-tone), v. d’Angleterre ; 85, 000 h.
•••Brigitte••• (sainte), vierge et abbesse,
patronne de l’Irlande ; m. en 525 ;
fête le 1er février.
•••Brigitte••• (sainte), fille d’un prince sué-
dois (1302-1373) ; fête le 8 octobre.
•••Brignoles•••, ch.-1. d’arr. (Var) ; 5, 593 h.
L’arr. a 8 cant., 54 comm., 66, 499 h.
•••Brigue des votes••• (la), tableau de W. Hogarth : satire des mœurs po-
litiques de l’Angleterre, connu sur-
tout par l’estampe qu’en a donnée
l’auteur lui-même.
•••Brillat-Savarin•••, conseiller à la Cour
de cassation, auteur de la ''Physiologie du goût'' (1755-1826).
•••Brindes•••, v. de l’Italie méridionale où
mourut Virgile.
•••Brinon•••, ch.-1. de c. (Nièvre), arr. de
Clamecy ; 582 h.
•••Brinvilliers••• (marquise de), empoison-
neuse ; décapitée et brûlée en 1676.
•••Brioché•••, célébre bateleur qui passe
pour avoir inventé les marionnettes ; vivait vers 1650.
•••Briollay•••, ch.-1. de c. (Maine-et-Loire) ; arr. d’Angers ; 946 h.
•••Brionue•••, ch.-1. de c. (Eure), arr. de Bernay ; 3, 550 h.
•••Brioude•••, ch.-1. d’arr. (Haute-Loire) ; ;
4, 616 h. L’arr. a 8 cant., 106 comm., 79, 598 h.
•••Brioux•••, ch.-1. de c. Deux-Sèvres), arr. de Melle ; 1, 219 h.
•••Briouze•••, ch.-1. de c. (Orne), arr. d’Argentan ; 1, 677 h.
•••Briséis•••, jeune prêtresse de Lyrnesse. Cette ville étant tombée au pouvoir des Grecs, la jeune fille échut en partage à Achille ; Agamemnon lui ayant enlevé sa captive, le héros irrité se retira pendant dix ans sous sa tente ; c’est le sujet de l’Iliade.
•••Brisgau•••, contrée de l’Allemagne, au
nord de la Suisse, qui fait aujourd’hui partie du grand-duché de Bade.
•••Brissac•••, nom d’une famille noble ; a fourni plus. maréchaux de France.
•••Brisson•••, magistrat, nommé premier
président par les ligueurs, puis pendu
par les Seize (1591).
•••Brissot•••, conventionnel, un des chefs
des girondins ; décapité en 1793.
•••Bristol•••, ville et port d’Angleterre ; 155, 000 h.
•••Britannicus••• (uce), fils de Claude et de Messaline, empoisonné par Néron.
•••Britannicus•••, une des plus belles tragédies de Racine, représentée en 1669 ; Boileau défendit cette œuvre éminente contre le froid accueil du public.
•••Britanniques••• (îles), dans l’océan Atlantique ; comprenant la Grande-Bretagne, l’Irlande, etc.
•••British Museum•••, célèbre musée de Londres, un des plus riches en collections d’objets d’art et de science.
•••Brive-la-Gaillarde•••, ch.-l. d’arr. (Corrèze) ; 10, 765 h. L’arr. a 10 cant., 98 comm., 111, 459 h.
•••Brizeux•••, poète breton (1805-1858), au-
teur du poème de Marie.
•••Brocéliande•••, vaste forêt de la Bre-
tagne où périt l’enchanteur Merlin.
•••Brochant de Villiers•••, géologue et minéralogiste fr., directeur de la manufacture de Saint-Gobain (1773-1840).
•••Brockhaus••• (Fréd.-Arnold), fondateur d’une des plus grandes librairies de l’Allemagne, à Leipzig (1772-1823).
•••Broglie••• (bro-i-ie), famille noble qui a fourni à la France des maréchaux, des généraux et des ministres.
•••Broglie•••, ch.-1. de c. (Eure), arr. de Bernay ; 1, 176 h.
•••Brongniart•••, architecte tr. (1739-1813).
•••Brongniart•••, fils du précédent, minéralogiste et géologue (1799-1847).
•••Brooke•••, écrivain irlandais (1706-1783).<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>leur moyen de vider tous les procès. En littérature, on fait souvent allusion aux dés du juge Bridoie.
'''Brid’oison''', nom d’un personnage comique, bégayeur et toujours bégayant, qui remplit un rôle de juge ridicule dans le ''Mariage de Figaro'', comédie de Beaumarchais. Brid’oison aime la forme avant tout ; aussi est-il resté le type du juge niais, ignorant et formaliste.
'''Brie''', petit pays de France, avait pour ch.-l. Meaux.
'''Brie-Comte-Robert''', ch.-l. de c. (S.-et-Marne), arr. de Melun ; {{nobr|2,714 h.}}
'''Briec''', ch.-l. de c. (Finistère), arr. de Quimper ; {{nobr|5,592 h.}}
'''Brien''', ancien roi d’Irlande (926-1014).
'''Brienne-le-Château''', ch.-l. de c. (Aube), arr. de Bar-sur-Aube ; {{nobr|1,886 h.}} ;
avait une école militaire où Napoléon {{Ier}} fit ses premières études. Le 29 janvier 1815, victoire des Français sur les armées coalisées.
'''Brienon''', ch.-l. de c. (Yonne), arr. de Joigny ; {{nobr|2,519 h.}}
'''Brienz''' (''lac de''), situé en Suisse, dans le canton de Berne.
'''Briey''', ch.-l. d’arr. (Meurthe-et-M.) ; {{nobr|1,996 h.}} {{nobr|6 cant.}}, {{nobr|124 comm.}}, {{nobr|58,058 h.}}
'''Brifaut''' (''Ch.''), poète et littérateur fr. (1781-1857).
'''Brigands''' (''les''), drame célèbre de Schiller, représenté en 1782, à Manheim ; œuvre pleine d’intérêt et de passion, mais peu morale.
'''Brighton''' (''brai-tone''), v. d’Angleterre ; {{nobr|85,000 h.}}
'''Brigitte''' (''sainte''), vierge et abbesse, patronne de l’Irlande ; m. en 525 ;
fête le 1er février.
'''Brigitte''' (''sainte''), fille d’un prince suédois (1302-1373) ; fête le 8 octobre.
'''Brignoles''', ch.-l. d’arr. (Var) ; {{nobr|5,593 h.}} L’arr. a {{nobr|8 cant.}}, {{nobr|54 comm.}}, {{nobr|66,499 h.}}
'''Brigue des votes''' (''la''), tableau de W. Hogarth : satire des mœurs politiques de l’Angleterre, connu surtout par l’estampe qu’en a donnée l’auteur lui-même.
'''Brillat-Savarin''', conseiller à la Cour de cassation, auteur de la ''Physiologie du goût'' (1755-1826).
'''Brindes''', v. de l’Italie méridionale où mourut Virgile.
'''Brinon''', ch.-l. de c. (Nièvre), arr. de Clamecy ; {{nobr|582 h.}}
'''Brinvilliers''' (''marquise de''), empoisonneuse ; décapitée et brûlée en 1676.
'''Brioché''', célébre bateleur qui passe pour avoir inventé les marionnettes ; vivait vers 1650.
'''Briollay''', ch.-l. de c. (Maine-et-Loire) ; arr. d’Angers ; {{nobr|946 h.}}
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'''Briséis''', jeune prêtresse de Lyrnesse. Cette ville étant tombée au pouvoir des Grecs, la jeune fille échut en partage à Achille ; Agamemnon lui ayant enlevé sa captive, le héros irrité se retira pendant dix ans sous sa tente ; c’est le sujet de l’Iliade.
'''Brisgau''', contrée de l’Allemagne, au nord de la Suisse, qui fait aujourd’hui partie du grand-duché de Bade.
'''Brissac''', nom d’une famille noble ; a fourni plus. maréchaux de France.
'''Brisson''', magistrat, nommé premier président par les ligueurs, puis pendu par les Seize (1591).
'''Brissot''', conventionnel, un des chefs des girondins ; décapité en 1793.
'''Bristol''', ville et port d’Angleterre ; {{nobr|155,000 h.}}
'''Britannicus''' (''uce''), fils de Claude et de Messaline, empoisonné par Néron.
'''Britannicus''', une des plus belles tragédies de Racine, représentée en 1669 ; Boileau défendit cette œuvre éminente contre le froid accueil du public.
'''Britanniques''' (''îles''), dans l’océan Atlantique ; comprenant la Grande-Bretagne, l’Irlande, etc.
'''British Museum''', célèbre musée de Londres, un des plus riches en collections d’objets d’art et de science.
'''Brive-la-Gaillarde''', ch.-l. d’arr. (Corrèze) ; {{nobr|10,765 h.}} L’arr. a {{nobr|10 cant.}}, {{nobr|98 comm.}}, {{nobr|111,459 h.}}
'''Brizeux''', poète breton (1805-1858), auteur du poëme de Marie.
'''Brocéliande''', vaste forêt de la Bretagne où périt l’enchanteur Merlin.
'''Brochant de Villiers''', géologue et minéralogiste fr., directeur de la manufacture de Saint-Gobain (1773-1840).
'''Brockhaus''' (''Fréd.-Arnold''), fondateur d’une des plus grandes librairies de l’Allemagne, à Leipzig (1772-1823).
'''Broglie''' (''bro-i-ie''), famille noble qui a fourni à la France des maréchaux, des généraux et des ministres.
'''Broglie''', ch.-l. de c. (Eure), arr. de Bernay ; {{nobr|1,176 h.}}
'''Brongniart''', architecte tr. (1739-1813).
'''Brongniart''', fils du précédent, minéralogiste et géologue (1799-1847).
'''Brooke''', écrivain irlandais (1706-1783).<noinclude>
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'''Brid’oison''', nom d’un personnage comique, bégayeur et toujours bégayant, qui remplit un rôle de juge ridicule dans le ''Mariage de Figaro'', comédie de Beaumarchais. Brid’oison aime la forme avant tout ; aussi est-il resté le type du juge niais, ignorant et formaliste.
'''Brie''', petit pays de France, avait pour ch.-l. ''Meaux''.
'''Brie-Comte-Robert''', ch.-l. de c. (S.-et-Marne), arr. de Melun ; {{nobr|2,714 h.}}
'''Briec''', ch.-l. de c. (Finistère), arr. de Quimper ; {{nobr|5,592 h.}}
'''Brien''', ancien roi d’Irlande (926-1014).
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'''Brifaut''' (''Ch.''), poète et littérateur fr. (1781-1857).
'''Brigands''' (''les''), drame célèbre de Schiller, représenté en 1782, à Manheim ; œuvre pleine d’intérêt et de passion, mais peu morale.
'''Brighton''' (''brai-tone''), v. d’Angleterre ; {{nobr|85,000 h.}}
'''Brigitte''' (''sainte''), vierge et abbesse, patronne de l’Irlande ; m. en 525 ;
fête le {{1er|février}}.
'''Brigitte''' (''sainte''), fille d’un prince suédois (1302-1373) ; fête le 8 octobre.
'''Brignoles''', ch.-l. d’arr. (Var) ; {{nobr|5,593 h.}} L’arr. a {{nobr|8 cant.}}, {{nobr|54 comm.}}, {{nobr|66,499 h.}}
'''Brigue des votes''' (''la''), tableau de {{nobr|W. Hogarth}} : satire des mœurs politiques de l’Angleterre, connu surtout par l’estampe qu’en a donnée l’auteur lui-même.
'''Brillat-Savarin''', conseiller à la Cour de cassation, auteur de la ''Physiologie du goût'' (1755-1826).
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'''Brinvilliers''' (''marquise de''), empoisonneuse ; décapitée et brûlée en 1676.
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'''Brioux''', ch.-l. de c. Deux-Sèvres), arr. de Melle ; {{nobr|1,219 h.}}
'''Briouze''', ch.-l. de c. (Orne), arr. d’Argentan ; {{nobr|1,677 h.}}
'''Briséis''', jeune prêtresse de Lyrnesse. Cette ville étant tombée au pouvoir des Grecs, la jeune fille échut en partage à Achille ; Agamemnon lui ayant enlevé sa captive, le héros irrité se retira pendant dix ans sous sa tente ; c’est le sujet de l’Iliade.
'''Brisgau''', contrée de l’Allemagne, au nord de la Suisse, qui fait aujourd’hui partie du grand-duché de Bade.
'''Brissac''', nom d’une famille noble ; a fourni plus. maréchaux de France.
'''Brisson''', magistrat, nommé premier président par les ligueurs, puis pendu par les Seize (1591).
'''Brissot''', conventionnel, un des chefs des girondins ; décapité en 1793.
'''Bristol''', ville et port d’Angleterre ; {{nobr|155,000 h.}}
'''Britannicus''' (''uce''), fils de Claude et de Messaline, empoisonné par Néron.
'''Britannicus''', une des plus belles tragédies de Racine, représentée en 1669 ; Boileau défendit cette œuvre éminente contre le froid accueil du public.
'''Britanniques''' (''îles''), dans l’océan Atlantique ; comprenant la Grande-Bretagne, l’Irlande, etc.
'''British Museum''', célèbre musée de Londres, un des plus riches en collections d’objets d’art et de science.
'''Brive-la-Gaillarde''', ch.-l. d’arr. (Corrèze) ; {{nobr|10,765 h.}} L’arr. a {{nobr|10 cant.}}, {{nobr|98 comm.}}, {{nobr|111,459 h.}}
'''Brizeux''', poète breton (1805-1858), auteur du poëme de Marie.
'''Brocéliande''', vaste forêt de la Bretagne où périt l’enchanteur Merlin.
'''Brochant de Villiers''', géologue et minéralogiste fr., directeur de la manufacture de Saint-Gobain (1773-1840).
'''Brockhaus''' (Fréd.-Arnold), fondateur d’une des plus grandes librairies de l’Allemagne, à Leipzig (1772-1823).
'''Broglie''' (''bro-i-ie''), famille noble qui a fourni à la France des maréchaux, des généraux et des ministres.
'''Broglie''', ch.-l. de c. (Eure), arr. de Bernay ; {{nobr|1,176 h.}}
'''Brongniart''', architecte tr. (1739-1813).
'''Brongniart''', fils du précédent, minéralogiste et géologue (1799-1847).
'''Brooke''', écrivain irlandais (1706-1783).<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>leur moyen de vider tous les procès. En littérature, on fait souvent allusion aux dés du juge Bridoie.
'''Brid’oison''', nom d’un personnage comique, bégayeur et toujours bégayant, qui remplit un rôle de juge ridicule dans le ''Mariage de Figaro'', comédie de Beaumarchais. Brid’oison aime la forme avant tout ; aussi est-il resté le type du juge niais, ignorant et formaliste.
'''Brie''', petit pays de France, avait pour ch.-l. ''Meaux''.
'''Brie-Comte-Robert''', ch.-l. de c. (S.-et-Marne), arr. de Melun ; {{nobr|2,714 h.}}
'''Briec''', ch.-l. de c. (Finistère), arr. de Quimper ; {{nobr|5,592 h.}}
'''Brien''', ancien roi d’Irlande (926-1014).
'''Brienne-le-Château''', ch.-l. de c. (Aube), arr. de Bar-sur-Aube ; {{nobr|1,886 h.}} ;
avait une école militaire où {{nobr|Napoléon {{Ier}}}} fit ses premières études. Le 29 janvier 1815, victoire des Français sur les armées coalisées.
'''Brienon''', ch.-l. de c. (Yonne), arr. de Joigny ; {{nobr|2,519 h.}}
'''Brienz''' (''lac de''), situé en Suisse, dans le canton de Berne.
'''Briey''', ch.-l. d’arr. (Meurthe-et-M.) ; {{nobr|1,996 h.}} {{nobr|6 cant.}}, {{nobr|124 comm.}}, {{nobr|58,058 h.}}
'''Brifaut''' (''Ch.''), poète et littérateur fr. (1781-1857).
'''Brigands''' (''les''), drame célèbre de Schiller, représenté en 1782, à Manheim ; œuvre pleine d’intérêt et de passion, mais peu morale.
'''Brighton''' (''brai-tone''), v. d’Angleterre ; {{nobr|85,000 h.}}
'''Brigitte''' (''sainte''), vierge et abbesse, patronne de l’Irlande ; m. en 525 ;
fête le {{1er|février}}.
'''Brigitte''' (''sainte''), fille d’un prince suédois (1302-1373) ; fête le 8 octobre.
'''Brignoles''', ch.-l. d’arr. (Var) ; {{nobr|5,593 h.}} L’arr. a {{nobr|8 cant.}}, {{nobr|54 comm.}}, {{nobr|66,499 h.}}
'''Brigue des votes''' (''la''), tableau de {{nobr|W. Hogarth}} : satire des mœurs politiques de l’Angleterre, connu surtout par l’estampe qu’en a donnée l’auteur lui-même.
'''Brillat-Savarin''', conseiller à la Cour de cassation, auteur de la ''Physiologie du goût'' (1755-1826).
'''Brindes''', v. de l’Italie méridionale où mourut Virgile.
'''Brinon''', ch.-l. de c. (Nièvre), arr. de Clamecy ; {{nobr|582 h.}}
'''Brinvilliers''' (''marquise de''), empoisonneuse ; décapitée et brûlée en 1676.
'''Brioché''', célèbre bateleur qui passe pour avoir inventé les marionnettes ; vivait vers 1650.
'''Briollay''', ch.-l. de c. (Maine-et-Loire) ; arr. d’Angers ; {{nobr|946 h.}}
'''Brionue''', ch.-l. de c. (Eure), arr. de Bernay ; {{nobr|3,550 h.}}
'''Brioude''', ch.-l. d’arr. (Haute-Loire) ; ; {{nobr|4,616 h.}} L’arr. a {{nobr|8 cant.}}, {{nobr|106 comm.}}, {{nobr|79,598 h.}}
'''Brioux''', ch.-l. de c. Deux-Sèvres), arr. de Melle ; {{nobr|1,219 h.}}
'''Briouze''', ch.-l. de c. (Orne), arr. d’Argentan ; {{nobr|1,677 h.}}
'''Briséis''', jeune prêtresse de Lyrnesse. Cette ville étant tombée au pouvoir des Grecs, la jeune fille échut en partage à Achille ; Agamemnon lui ayant enlevé sa captive, le héros irrité se retira pendant dix ans sous sa tente ; c’est le sujet de l’''Iliade''.
'''Brisgau''', contrée de l’Allemagne, au nord de la Suisse, qui fait aujourd’hui partie du grand-duché de Bade.
'''Brissac''', nom d’une famille noble ; a fourni plus. maréchaux de France.
'''Brisson''', magistrat, nommé premier président par les ligueurs, puis pendu par les Seize (1591).
'''Brissot''', conventionnel, un des chefs des girondins ; décapité en 1793.
'''Bristol''', ville et port d’Angleterre ; {{nobr|155,000 h.}}
'''Britannicus''' (''uce''), fils de Claude et de Messaline, empoisonné par Néron.
'''Britannicus''', une des plus belles tragédies de Racine, représentée en 1669 ; Boileau défendit cette œuvre éminente contre le froid accueil du public.
'''Britanniques''' (''îles''), dans l’océan Atlantique ; comprenant la Grande-Bretagne, l’Irlande, etc.
'''British Museum''', célèbre musée de Londres, un des plus riches en collections d’objets d’art et de science.
'''Brive-la-Gaillarde''', ch.-l. d’arr. (Corrèze) ; {{nobr|10,765 h.}} L’arr. a {{nobr|10 cant.}}, {{nobr|98 comm.}}, {{nobr|111,459 h.}}
'''Brizeux''', poète breton (1805-1858), auteur du poëme de ''Marie''.
'''Brocéliande''', vaste forêt de la Bretagne où périt l’enchanteur Merlin.
'''Brochant de Villiers''', géologue et minéralogiste fr., directeur de la manufacture de Saint-Gobain (1773-1840).
[[d:Q62851|'''Brockhaus''' (Fréd.-Arnold)]], fondateur d’une des plus grandes librairies de l’Allemagne, à Leipzig (1772-1823).
'''Broglie''' (''bro-i-ie''), famille noble qui a fourni à la France des maréchaux, des généraux et des ministres.
'''Broglie''', ch.-l. de c. (Eure), arr. de Bernay ; {{nobr|1,176 h.}}
[[d:Q1342645|'''Brongniart''']], architecte fr. (1739-1813).
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'''Brooke''', écrivain irlandais (1706-1783).<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>leur moyen de vider tous les procès. En littérature, on fait souvent allusion aux dés du juge Bridoie.
[[d:Q107307298|'''Brid’oison''']], nom d’un personnage comique, bégayeur et toujours bégayant, qui remplit un rôle de juge ridicule dans le ''Mariage de Figaro'', comédie de Beaumarchais. Brid’oison aime la forme avant tout ; aussi est-il resté le type du juge niais, ignorant et formaliste.
'''Brie''', petit pays de France, avait pour ch.-l. ''Meaux''.
'''Brie-Comte-Robert''', ch.-l. de c. (S.-et-Marne), arr. de Melun ; {{nobr|2,714 h.}}
'''Briec''', ch.-l. de c. (Finistère), arr. de Quimper ; {{nobr|5,592 h.}}
'''Brien''', ancien roi d’Irlande (926-1014).
'''Brienne-le-Château''', ch.-l. de c. (Aube), arr. de Bar-sur-Aube ; {{nobr|1,886 h.}} ;
avait une école militaire où {{nobr|Napoléon {{Ier}}}} fit ses premières études. Le 29 janvier 1815, victoire des Français sur les armées coalisées.
'''Brienon''', ch.-l. de c. (Yonne), arr. de Joigny ; {{nobr|2,519 h.}}
'''Brienz''' (''lac de''), situé en Suisse, dans le canton de Berne.
'''Briey''', ch.-l. d’arr. (Meurthe-et-M.) ; {{nobr|1,996 h.}} {{nobr|6 cant.}}, {{nobr|124 comm.}}, {{nobr|58,058 h.}}
'''Brifaut''' (''Ch.''), poète et littérateur fr. (1781-1857).
'''Brigands''' (''les''), drame célèbre de Schiller, représenté en 1782, à Manheim ; œuvre pleine d’intérêt et de passion, mais peu morale.
'''Brighton''' (''brai-tone''), v. d’Angleterre ; {{nobr|85,000 h.}}
'''Brigitte''' (''sainte''), vierge et abbesse, patronne de l’Irlande ; m. en 525 ;
fête le {{1er|février}}.
'''Brigitte''' (''sainte''), fille d’un prince suédois (1302-1373) ; fête le 8 octobre.
'''Brignoles''', ch.-l. d’arr. (Var) ; {{nobr|5,593 h.}} L’arr. a {{nobr|8 cant.}}, {{nobr|54 comm.}}, {{nobr|66,499 h.}}
'''Brigue des votes''' (''la''), tableau de {{nobr|W. Hogarth}} : satire des mœurs politiques de l’Angleterre, connu surtout par l’estampe qu’en a donnée l’auteur lui-même.
'''Brillat-Savarin''', conseiller à la Cour de cassation, auteur de la ''Physiologie du goût'' (1755-1826).
'''Brindes''', v. de l’Italie méridionale où mourut Virgile.
'''Brinon''', ch.-l. de c. (Nièvre), arr. de Clamecy ; {{nobr|582 h.}}
'''Brinvilliers''' (''marquise de''), empoisonneuse ; décapitée et brûlée en 1676.
'''Brioché''', célèbre bateleur qui passe pour avoir inventé les marionnettes ; vivait vers 1650.
'''Briollay''', ch.-l. de c. (Maine-et-Loire) ; arr. d’Angers ; {{nobr|946 h.}}
'''Brionue''', ch.-l. de c. (Eure), arr. de Bernay ; {{nobr|3,550 h.}}
'''Brioude''', ch.-l. d’arr. (Haute-Loire) ; ; {{nobr|4,616 h.}} L’arr. a {{nobr|8 cant.}}, {{nobr|106 comm.}}, {{nobr|79,598 h.}}
'''Brioux''', ch.-l. de c. Deux-Sèvres), arr. de Melle ; {{nobr|1,219 h.}}
'''Briouze''', ch.-l. de c. (Orne), arr. d’Argentan ; {{nobr|1,677 h.}}
'''Briséis''', jeune prêtresse de Lyrnesse. Cette ville étant tombée au pouvoir des Grecs, la jeune fille échut en partage à Achille ; Agamemnon lui ayant enlevé sa captive, le héros irrité se retira pendant dix ans sous sa tente ; c’est le sujet de l’''Iliade''.
'''Brisgau''', contrée de l’Allemagne, au nord de la Suisse, qui fait aujourd’hui partie du grand-duché de Bade.
'''Brissac''', nom d’une famille noble ; a fourni plus. maréchaux de France.
'''Brisson''', magistrat, nommé premier président par les ligueurs, puis pendu par les Seize (1591).
'''Brissot''', conventionnel, un des chefs des girondins ; décapité en 1793.
'''Bristol''', ville et port d’Angleterre ; {{nobr|155,000 h.}}
'''Britannicus''' (''uce''), fils de Claude et de Messaline, empoisonné par Néron.
'''Britannicus''', une des plus belles tragédies de Racine, représentée en 1669 ; Boileau défendit cette œuvre éminente contre le froid accueil du public.
'''Britanniques''' (''îles''), dans l’océan Atlantique ; comprenant la Grande-Bretagne, l’Irlande, etc.
'''British Museum''', célèbre musée de Londres, un des plus riches en collections d’objets d’art et de science.
'''Brive-la-Gaillarde''', ch.-l. d’arr. (Corrèze) ; {{nobr|10,765 h.}} L’arr. a {{nobr|10 cant.}}, {{nobr|98 comm.}}, {{nobr|111,459 h.}}
'''Brizeux''', poète breton (1805-1858), auteur du poëme de ''Marie''.
'''Brocéliande''', vaste forêt de la Bretagne où périt l’enchanteur Merlin.
'''Brochant de Villiers''', géologue et minéralogiste fr., directeur de la manufacture de Saint-Gobain (1773-1840).
[[d:Q62851|'''Brockhaus''' (Fréd.-Arnold)]], fondateur d’une des plus grandes librairies de l’Allemagne, à Leipzig (1772-1823).
'''Broglie''' (''bro-i-ie''), famille noble qui a fourni à la France des maréchaux, des généraux et des ministres.
'''Broglie''', ch.-l. de c. (Eure), arr. de Bernay ; {{nobr|1,176 h.}}
[[d:Q1342645|'''Brongniart''']], architecte fr. (1739-1813).
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'''Brooke''', écrivain irlandais (1706-1783).<noinclude>
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[[d:Q107307298|'''Brid’oison''']], nom d’un personnage comique, bégayeur et toujours bégayant, qui remplit un rôle de juge ridicule dans le ''Mariage de Figaro'', comédie de Beaumarchais. Brid’oison aime la forme avant tout ; aussi est-il resté le type du juge niais, ignorant et formaliste.
'''Brie''', petit pays de France, avait pour ch.-l. ''Meaux''.
'''Brie-Comte-Robert''', ch.-l. de c. (S.-et-Marne), arr. de Melun ; {{nobr|2,714 h.}}
'''Briec''', ch.-l. de c. (Finistère), arr. de Quimper ; {{nobr|5,592 h.}}
'''Brien''', ancien roi d’Irlande (926-1014).
'''Brienne-le-Château''', ch.-l. de c. (Aube), arr. de Bar-sur-Aube ; {{nobr|1,886 h.}} ;
avait une école militaire où {{nobr|Napoléon {{Ier}}}} fit ses premières études. Le 29 janvier 1815, victoire des Français sur les armées coalisées.
'''Brienon''', ch.-l. de c. (Yonne), arr. de Joigny ; {{nobr|2,519 h.}}
'''Brienz''' (''lac de''), situé en Suisse, dans le canton de Berne.
'''Briey''', ch.-l. d’arr. (Meurthe-et-M.) ; {{nobr|1,996 h.}} {{nobr|6 cant.}}, {{nobr|124 comm.}}, {{nobr|58,058 h.}}
'''Brifaut''' (''Ch.''), poète et littérateur fr. (1781-1857).
'''Brigands''' (''les''), drame célèbre de Schiller, représenté en 1782, à Manheim ; œuvre pleine d’intérêt et de passion, mais peu morale.
'''Brighton''' (''brai-tone''), v. d’Angleterre ; {{nobr|85,000 h.}}
'''Brigitte''' (''sainte''), vierge et abbesse, patronne de l’Irlande ; m. en 525 ;
fête le {{1er|février}}.
'''Brigitte''' (''sainte''), fille d’un prince suédois (1302-1373) ; fête le 8 octobre.
'''Brignoles''', ch.-l. d’arr. (Var) ; {{nobr|5,593 h.}} L’arr. a {{nobr|8 cant.}}, {{nobr|54 comm.}}, {{nobr|66,499 h.}}
'''Brigue des votes''' (''la''), tableau de {{nobr|W. Hogarth}} : satire des mœurs politiques de l’Angleterre, connu surtout par l’estampe qu’en a donnée l’auteur lui-même.
'''Brillat-Savarin''', conseiller à la Cour de cassation, auteur de la ''Physiologie du goût'' (1755-1826).
'''Brindes''', v. de l’Italie méridionale où mourut Virgile.
'''Brinon''', ch.-l. de c. (Nièvre), arr. de Clamecy ; {{nobr|582 h.}}
'''Brinvilliers''' (''marquise de''), empoisonneuse ; décapitée et brûlée en 1676.
'''Brioché''', célèbre bateleur qui passe pour avoir inventé les marionnettes ; vivait vers 1650.
'''Briollay''', ch.-l. de c. (Maine-et-Loire) ; arr. d’Angers ; {{nobr|946 h.}}
'''Brionue''', ch.-l. de c. (Eure), arr. de Bernay ; {{nobr|3,550 h.}}
'''Brioude''', ch.-l. d’arr. (Haute-Loire) ; ; {{nobr|4,616 h.}} L’arr. a {{nobr|8 cant.}}, {{nobr|106 comm.}}, {{nobr|79,598 h.}}
'''Brioux''', ch.-l. de c. Deux-Sèvres), arr. de Melle ; {{nobr|1,219 h.}}
'''Briouze''', ch.-l. de c. (Orne), arr. d’Argentan ; {{nobr|1,677 h.}}
'''Briséis''', jeune prêtresse de Lyrnesse. Cette ville étant tombée au pouvoir des Grecs, la jeune fille échut en partage à Achille ; Agamemnon lui ayant enlevé sa captive, le héros irrité se retira pendant dix ans sous sa tente ; c’est le sujet de l’''Iliade''.
'''Brisgau''', contrée de l’Allemagne, au nord de la Suisse, qui fait aujourd’hui partie du grand-duché de Bade.
'''Brissac''', nom d’une famille noble ; a fourni plus. maréchaux de France.
'''Brisson''', magistrat, nommé premier président par les ligueurs, puis pendu par les Seize (1591).
'''Brissot''', conventionnel, un des chefs des girondins ; décapité en 1793.
'''Bristol''', ville et port d’Angleterre ; {{nobr|155,000 h.}}
'''Britannicus''' (''uce''), fils de Claude et de Messaline, empoisonné par Néron.
'''Britannicus''', une des plus belles tragédies de Racine, représentée en 1669 ; Boileau défendit cette œuvre éminente contre le froid accueil du public.
[[d:Q38272|'''Britanniques''' (''îles'')]], dans l’océan Atlantique ; comprenant la Grande-Bretagne, l’Irlande, etc.
[[d:Q6373|'''British Museum''']], célèbre musée de Londres, un des plus riches en collections d’objets d’art et de science.
'''Brive-la-Gaillarde''', ch.-l. d’arr. (Corrèze) ; {{nobr|10,765 h.}} L’arr. a {{nobr|10 cant.}}, {{nobr|98 comm.}}, {{nobr|111,459 h.}}
'''Brizeux''', poète breton (1805-1858), auteur du poëme de ''Marie''.
[[d:Q2925919|'''Brocéliande''']], vaste forêt de la Bretagne où périt l’enchanteur Merlin.
'''Brochant de Villiers''', géologue et minéralogiste fr., directeur de la manufacture de Saint-Gobain (1773-1840).
[[d:Q62851|'''Brockhaus''' (Fréd.-Arnold)]], fondateur d’une des plus grandes librairies de l’Allemagne, à Leipzig (1772-1823).
'''Broglie''' (''bro-i-ie''), famille noble qui a fourni à la France des maréchaux, des généraux et des ministres.
'''Broglie''', ch.-l. de c. (Eure), arr. de Bernay ; {{nobr|1,176 h.}}
[[d:Q1342645|'''Brongniart''']], architecte fr. (1739-1813).
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Page:Balzac - Correspondance de H. de Balzac, 1876, tome 2.djvu/193
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<noinclude><pagequality level="3" user="Hepsema" />{{corrBandeau}}</noinclude>savez pas que j’amasse silencieusement un mobilier d’art splendide, à force de recherches, de courses dans Paris, d’épargnes et de privations ; je n’en veux point parler, je ne démasquerai mes batteries que quand mon rêve me paraîtra devenir de plus en plus un semblant de réalité.
{{droite|15.|fs=95%|3}}{{brn|1}}
Me voilà lancé dans le travail ; cette nuit, j’ai fait six pages des six feuilles que j’ai à faire ; je vous assure, moi qui m’y connais, que c’est beaucoup. Je vais tâcher de finir cette semaine {{sc|la Comédie humaine}}.
Hier, après avoir achevé mon travail, je suis {{corr|a|allé}} chez ma sœur, sur une lettre qu’elle m’avait écrite et où elle me disait que sa fille aînée était mourante ; Sophie n’avait eu qu’une légére congestion à la tête ; une boisson rafraîchissante l’a heureusement dégagée. J’ai appris de Laure qu’un {{M.|Bleuart}} était sur le point de se ruiner pour avoir entrepris le quartier Beaujon, et qu’il y avait là des maisons à acheter ; j’y ai couru. Il y a là, en effet, terrains et maisons. Mais, de toutes les maisons, il n’y en a qu’une d’à peu près terminée, et elle est immense (neuf croisées de face). Je vais y aller mercredi avec l’ami de Claret et un jeune homme qui a le secret des affaires de {{M.|Bleuart}}. Vous voyez que je me remue pour trouver une bonne affaire et réparer de quelque manière que ce soit le désastre des Jardies ; mais il faut surtout travailler ! J’ai rencontré aussi mon ancien propriétaire de la rue des Batailles, du quartier Chaillot, qui m’a dit que le terrain de la rue Jean-Goujon était pour rien et que je devais me hâter de conclure à ce prix-là.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion Page:Balzac - Correspondance de H. de Balzac, 1876, tome 2.djvu/193
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Page créée avec « {{corrDiscussion|a|allé|ligne=11|exp=correction d’après le sens de la phrase.}} »
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{{corrDiscussion|a|allé|ligne=11|exp=correction d’après le sens de la phrase.}}
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Page créée avec « LA PLUIE DE MACARONIS Il y avait, une fois, un Mentonnais qui demeurait rue du Palmier. Il s’appelait Bartoumé et avait une femme idiote qui faisait son désespoir. Chaque matin, Bartoumé, avant de partir pour le travail, recommandait à sa femme de ne pas faire de sottises. Tous les samedis il mettait dans une armoire percée dans le mur le gain de la semaine. — Pour qui tout cet argent ? demandait la femme au mari. — C’est pour Madjou-long, répon... »
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LA PLUIE DE MACARONIS
Il y avait, une fois, un Mentonnais qui demeurait rue du Palmier. Il s’appelait Bartoumé et avait une femme idiote qui faisait son désespoir. Chaque matin, Bartoumé, avant de partir pour le travail, recommandait à sa femme de ne pas faire de sottises.
Tous les samedis il mettait dans une armoire percée dans le mur le gain de la semaine.
— Pour qui tout cet argent ? demandait la femme au mari.
— C’est pour Madjou-long, répondait Bartoumé.
Un jour, Bartoumé partit pour sa campagne ; il devait y rester deux ou trois jours pour soigner et arroser ses citronniers. La femme restée seule s’était assise sur le seuil et tricotait.
Tout à coup elle vit un homme de haute taille. La femme de Bartoumé le regarda attentivement, puis, prise d’une idée subite, elle lui dit :
— Bel homme, est-ce que vous êtes Madjou-long ?
L’homme, flairant une aventure, lui répondit :
— Oui, belle femme, mais pourquoi cette demande ?
— Alors, entrez vite. Il y a longtemps que mon mari a mis de l’argent de côté pour vous !
Et elle lui remit le mouchoir où il était noué. L’homme remercia et s’empressa de déguerpir au plus vite.
Vers le soir, le mari arrive, sa femme lui dit :
— Sais-tu, j’ai vu aujourd’hui Madjou-long ?
Le mari s’écria :
— Malheureuse ! elle m’en a fait encore quelqu’une !
Il court à l’armoire ; le mouchoir avec son contenu n’était plus là !
N’y tenant plus, il se décida à se défaire de sa femme.
Le lendemain, pendant qu’elle dormait, il lui couvrit les yeux avec de la poix de cordonnier ; puis, la prenant par la main, il la conduisit près du Cap Martin.
Arrivés là, Bartoumé fit monter sa femme sur un noyer et l’abandonna.
La pauvre aveuglée ne savait ni où elle était ni ce qu’elle ferait.
Tout à coup deux voleurs vinrent s’asseoir sous le noyer après avoir allumé quelques branches sèches pour se réchauffer. Ils se mirent à compter leur argent.
La chaleur fit fondre la poix qui couvrait l’œil droit de la femme et celle-ci de s’écrier :
— Et d’un !
Les voleurs se levèrent d’un même mouvement :
— Qu’est-ce-ci ? dit l’un.
— Un matagam, fit l’autre !
La chaleur, continuant à faire son effet, dégagea l’œil gauche :
— Et de deux ! dit la voix !
Sur le coup les voleurs détalèrent, laissant leur argent et leur butin sur l’herbe.
Pendant ce temps, la femme, y voyant bien clair, descendit de l’arbre et, apercevant l’or qui était éparpillé sur l’herbe, le ramassa, puis s’achemina vers la maison.
Son mari était chez lui, assis près de l’âtre ; il fumait sa pipe avec quiétude.
Tout à coup :
— Bartoumé ! Ouvre, c’est moi !
— Vaï aou Diaou ! (Va-t’en au diable !) s’écria-t-il furieux, la voilà qui revient ! Je croyais m’en être débarrassé.
Toutefois, comme la femme frappait à coups redoublés, le mari ouvrit.
— Voilà ce que je t’apporte, dit-elle,
et elle montra les sacs d’or.
Bartoumé la fit entrer et se mit à compter l’argent et à réfléchir :
« Elle est idiote, elle dira bientôt à toute la ville l’histoire de la forêt ; il faut à tout prix que je rende sa langue inutile. »
Il ferma la porte. Il faisait noir dans la rue ; néanmoins il s’achemina vers une boutique où il acheta pour plus de dix kilogrammes de macaronis.
Il rentra chez lui et envoya sa femme dormir. Pendant qu’elle dormait, Bartoumé fit bouillir les macaronis ; puis les éparpilla sur les arbres du jardin.
Le lendemain sa femme, s’éveillant, se mit à la fenêtre.
— Oh, Bartoumé, viens donc voir ! Il a plu des macaronis !
Le mari répond :
— Tu m’en contes ! Ah, par exemple ! Tiens, c’est vrai !
À quelque temps de là, comme il l’avait bien pensé, sa femme raconta à tous que son mari ne la battait plus parce qu’elle lui avait apporté des sacs pleins de pièces d’or.
Le juge, ayant entendu parler de l’affaire, envoya chercher le mari qui dut paraître devant le tribunal, sa femme étant appelée comme témoin.
— Vous êtes accusé de receler de l’argent qui ne vous appartient pas !
— Moi ! Chou Giugé, je suis un pauvre homme qui travaille !
Et sa femme de s’écrier :
— Tu sais bien que c’est vrai ! Je t’ai apporté moi-même cet argent que j’ai trouvé dans la forêt !
— Allons, mon brave homme, avouez, dit le juge.
— Et quand me l’as-tu apporté ? exclama le mari furieux. Je vous jure que ma femme est folle !
— Et tu sais bien, le jour qu’il a plu des macaronis !
— Chou Giugé, dit le mari, avez-vous jamais vu pleuvoir des macaronis ?
— Non, mon ami, dit le juge en riant ; allons, allons, je vois bien que votre femme est folle. Vous êtes acquitté.
Bartoumé se retira en emmenant sa femme. Il n’y eut plus de dispute entre eux et ils vécurent heureux pendant de longues années.
Conté par Louise Abouti.
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Bertille
15499
/* */ Le texte doit être obligatoirement rattaché à un fac-similé : il convient de rattacher d'abord chaque page à l'ouvrage, puis de créer le conte entier ici par transclusion des pages.
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<pages index="Andrews - Contes ligures, 1892.djvu" from="102" to="106" header=1 />
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*j*jac
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/760
104
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Hilarion~frwiki
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
{{MathForm1|{{Taille|(L{{Ind|44}})|140}}|align=left|{{espaces|4}}<math>
h=(h)+h_0(t+c)+\left[\frac{255}{64}e^2_0e'^\frac{n'}{n_0}-\frac{3825}{256}e^2_0e'^2\frac{n'^2}{n^2_0}\right]\sin\theta_0(t+c).
</math>|fs=70%}}
{{SA|<math>(l)</math> et <math>(h)</math> sont les deux constantes introduites par l’intégration ({{n°}}21) ; <math>l_0</math> et <math>h_0</math> sont des quantités qui, comme <math>\theta_0,</math> dépendent de <math>n_0,e_0,\gamma_0,n',e',</math> mais dont nous ne donnons pas les valeurs, parce que nous n’en avons pas besoin. La forme sous laquelle nous avons mis la partie non périodique de la valeur de <math>h+g+l</math> vient de ce que l’on a}}
{{c|<math>h+g+l=\frac12\theta+l+\frac12(2h'+2g'+4l').</math>|fs=70%}}
Les six formules (E’{{Ind|44}}), (F’{{Ind|44}}), (G’{{Ind|44}}), (H’{{Ind|44}}), (K{{Ind|44}}), (L{{Ind|44}}), constituent les intégrales de nos six équations différentielles, dans le cas où la fonction <math>\mathrm{R}</math> y est supposée réduite aux deux termes (1) et (127) ; dès lors nous n’avons plus qu’à appliquer la règle du {{n°}}30, et si nous remarquons que <math>l</math> est égal à
{{c|<math>-\frac12\theta+(h+g+l)-\frac12(2h'+2g'+4l'),</math>|fs=70%}}
{{SA|nous serons conduits à effectuer la transformation suivante :}}
{{c|''Formules de transformation.|mt=2em|mb=1em|fs=110%|ff=serif}}
On remplace
{{g|<math>\begin{align}
a&\text{ par}\\
a&\left\{1+\frac{272595}{512}e^2e'^2\frac{n'^5}{n^5}\cos(2h+2g-2h'-2g'-4l')\right\},
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
e^2&\text{ par}\\
e^2&+\left[\left(\frac{255}{16}e^2e'^2-\frac{255}8\gamma^2e^2e'^2-\frac{255}{32}e^4e'^2-\frac{575}{16}e^2e'^4\right)\frac{n'}n\right.\\
&\qquad
-\left(\frac{765}{64}e^2e'^2-\frac{3825}{32}\gamma^2e^2e'^2-\frac{765}{64}e^4e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{18423}{64}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}+\frac{2415133}{2048}e^2e'^2\frac{n'^4}{n^4}\right]\cos(2h+2g-2h'-2g'-4l'),
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
\gamma^2&\text{ par}\\
\gamma^2&+\left[\frac{255}{32}\gamma^2e^2e'^2\frac{n'}n-\frac{765}{128}\gamma^2e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}\right]\cos(2h+2g-2h'-2g'-4l'),
\end{align}</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
ho07htji2wrwp08inc8aqz9tpum2a7b
Page:Balzac - Correspondance de H. de Balzac, 1876, tome 2.djvu/194
104
4958659
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Hepsema
3932
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hepsema" /></noinclude><nowiki/>
En revenant de Beaujon hier, je suis allé faire une visite d’une demi-heure chez madame de{{lié}}Girardin. Revenu à six heures, j’ai dîné, et je dormais à sept heures. En examinant bien mes ressources, je crois que je puis me passer de ce que vous savez (affaire de Dresde) ; c’est, j’y ai réfléchi, si difficile d’écrire, de recevoir, d’envoyer ces sortes de papiers, que je tâcherai d’attendre, et de destiner cela à quelque dernier résultat en son lien et temps. J’ai si fort l’habitude de penser tout haut, de calculer et recalculer en vous écrivant, que vous voyez toutes mes reculades, mes hésitations, mes additions,{{lié}}etc. Vous êtes en tout et toujours ma pensée unique ; c’est vous, et vous le savez bien de reste, qui êtes le fond de tout cela. Si j’ai trouvé la force cette nuit de m’atteler aux six feuilles, c’est que je voudrais aller de Naples à Rome avec vous et que je tâcherai de partir le 11{{lié}}janvier. Je voudrais vous installer à Rome, comme je vous ai installée à Naples. Madame de{{lié}}Girardin m’appelle ''le {{lang|it|vetturino per amore}}''.
Adieu pour aujourd’hui. Comment allez-vous ? Vous amusez-vous quelquefois ?… Georges vous soigne-t-il bien toutes deux ? S’il vous arrivait quoi que ce soit sous ses auspices, j’écraserais sa boîte d’insectes dans le bateau. Je vous bénis tous les jours de ma vie et je remercie Dieu pour votre bonne affection. Vous êtes mon bonheur, comme vous êtes ma gloire et mon avenir. Vous souvenez-vous quelquefois de cette matinée de Valence au bord du Rhône, où la douce causerie triomphait de votre névralgie et où nous nous sommes promenés pendant deux heures à l’aube, malades tous deux, sans nous apercevoir ni du froid ni de nos souffrances. Croyez bien que de tels {{tiret|sou|venirs}}<noinclude>
<references/></noinclude>
12ou3f815k3u3g56gkbofw9dfd4njg2
Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/283
104
4958660
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Raymonde Lanthier
75548
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||''ÉTUDES SUR LE SYSTÈME NERVEUX''|271}}
{{corrBandeau}}</noinclude>{{tiret2|indi|viduelle}}, sans objet distinct du sujet, ignorant les conditions véritables des faits psychologiques, n’a aucun titre à s’appeler science.
De psychologie scientifique, {{abr|L…|Lubac}} n’en conçoit que deux formes : {{1o|la}} psychologie expérimentale, qui ne saurait être, au sens comtiste, une science abstraite, les phénomènes qu’elle étudie n’étant pas indépendants des phénomènes organiques et des phénomènes sociaux ; elle est au contraire une science concrète, dépendant de la biologie et de la sociologie, ayant pour objet concret, dans la conscience de l’individu en société, les faits psychologiques variant en fonction des faits organiques et sociaux dont ils sont inséparables ;
{{2o}}{{iv|0.5}}La psychologie rationnelle, qui étudie le progrès de l’esprit dans ses diverses opérations, affections et actions, et se propose d’atteindre, par intuition de la conscience immédiate, la durée continue, personnelle, indivisible constituant notre réalité. C’est dans cet esprit, de tendance métaphysique, que {{abr|L…|Lubac}} traite des principales questions de psychologie.
{{M.|Bergson}}, dont les idées sont vulgarisées dans ce manuel, explique, dans une courte préface, le sens de la méthode intuitive. Différente de l’analyse qui réduit un objet à des éléments étrangers, l’intuition tend à reprendre contact avec la réalité de l’objet. Elle « peut être aussi précise que les plus précis d’entre les procédés scientifiques ».
{{d|Henri {{pc|Guernut}}.|4|mt=0.5em|mb=2em}}
{{AN|'''173. — Quelques nouveaux appareils''' ({{lang|en|Some new Apparatus}}), par {{nobr|{{pc|E.-B. Titchener}}}}. ''{{lang|en|American Journal of Psychology}}'', janvier{{lié}}1904, {{vol.|{{rom-maj|XV}}}}, {{n°|1}}.)|mb=1em}}
D. {{abr|T.|Titchener}} décrit six nouveaux appareils : un nouveau modèle du gazomètre de Wipple ; un cadre pour l’étude de l’adaptation et des images consécutives ; un cadre pour l’étude des images par contraste ; un appareil pour le mélange des couleurs ; un campimètre mural ({{lang|en|wall campimeter}}) ; un appareil pour découper des disques en papier.
{{d|Jean-L. {{pc|Schlegel}}.|4|mt=0.5em|mb=2em}}
{{t4|{{rom-maj|II}}. — {{pc|Études sur le système nerveux (Anatomie et Physiologie)}}|fs=115%|m=1em}}
{{AN|'''174. — L’Énergie de contraction dans le travail musculaire volontaire et la fatigue nerveuse''', par le {{Dr|Z.{{lié}}{{pc|Treves}}}}. ''{{lang|it|Archivio di Fisiologia}}'', {{vol.|{{rom-maj|I}}}}, {{fasc.|{{rom-maj|II}}|cap}}, janvier{{lié}}1904, 28{{lié}}pages.|mb=1em}}
Dans ses travaux précédents l’auteur a démontré que la courbe maxima du travail rythmique volontaire suit la courbe de la diminution du poids maximal, tandis que l’élément qui caractérise la fatigue du muscle isolé — diminution de la hauteur de la contraction — disparaît du tableau. Et il paraîtra naturel qu’il en doive être ainsi, si l’on considère que nos muscles, dans les conditions naturelles d’insertion, se raccourcissent déjà bien moins que s’ils étaient libres à leurs extrémités.
Il est intéressant de savoir si l’énergie nerveuse qui provoque l’excitation du muscle est soumise ou non aux lois de la fatigue.
Il ne résulte pas, des expériences de l’auteur, que l’entraînement ait un<noinclude>
<references/></noinclude>
o84p57i3xyitak31ehp12bqdrrjuvsw
Discussion Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/283
105
4958661
15971304
2026-08-08T14:08:31Z
Raymonde Lanthier
75548
Pdd.
15971304
wikitext
text/x-wiki
Certaines des premières lettres de gauche sont tronquées ou obscurcies par des taches. Comme elles se devinent facilement, je n’ai pas utilisé le modèle {{m|corr|}} pour les mots dont elles font partie. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 8 août 2026 à 14:08 (UTC)
kli2acuyo49pr582pyekk8jy3qrueen
Page:Fulton - De la machine infernale maritime, ou la tactique offensive et défensive de la torpille, 1812.djvu/56
104
4958662
15971308
2026-08-08T14:12:17Z
M-le-mot-dit
10828
/* Page non corrigée */ Page créée avec « (48) mon pays, sans aucun autre motif que celui d’acquitter la dette d’un bon citoyen. Estimation d’une Torpille à l’ancre. {| |Trente-deux livres de cuivre, à soixante et quinze centimes la livre. |{{ts|white-space: nowrap}}|24 f. 00 c. |- |Une platine dans la boîte de cuivre hermétiquement fermée |20 00 |- |Un quintal de poudre, à vingt centimes la livre |20 00 |- |Le mécanisme pour la faire monter à la surface dans un temps donné, corde, bo... »
15971308
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="M-le-mot-dit" /></noinclude>(48)
mon pays, sans aucun autre motif que celui
d’acquitter la dette d’un bon citoyen.
Estimation d’une Torpille à l’ancre.
{|
|Trente-deux livres de cuivre, à soixante
et quinze centimes la livre.
|{{ts|white-space: nowrap}}|24 f. 00 c.
|-
|Une platine dans la boîte de
cuivre hermétiquement fermée
|20 00
|-
|Un quintal de poudre, à vingt
centimes la livre
|20 00
|-
|Le mécanisme pour la faire
monter à la surface dans un temps
donné, corde, boîte de liége,
ancre et les poids
|20 00
|-
Total
84 00
|-
|Voyez page 49 l’estimation d’une machine
d’horlogerie à harpon.
|-
|La Torpille coûte
|150 f. 00 c.
|-
|Chaque chaloupe complètement armée
|336 00
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
2xn3gjubci7ha8c4x787msu7q2ua8th
Page:Balzac - Correspondance de H. de Balzac, 1876, tome 2.djvu/195
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Hepsema
3932
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15971310
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hepsema" /></noinclude>{{tiret2|sou|venirs}}, qui sont tout âme, sont aussi puissants que les souvenirs matériels des autres ; car, chez vous, l’âme est encore plus belle que les beautés corporelles pour lesquelles se perdent tous les fils d’Adam.
Adieu jusqu’à demain, douce et spirituelle puissance qui tenez asservi sous vos lois votre pauvre et fervent serviteur.
{{droite|16.|fs=95%|3}}{{brn|1}}
J’ai reçu hier à quatre heures votre {{n°|4}}. Je vous vois toujours inquiète ; mais vous n’avez pas pensé à une chose, c’est que vous avez commencé à m’écrire pendant que jevoyageais, et qu’il faut du temps pour que le service s’établisse en quelque sorte. Ainsi, aujourd’hui 16{{lié}}décembre, j’aurai reçu quatre lettres de vous ; bien. Vous, d’ici au 30{{lié}}décembre, vous aurez reçu quatre lettres de moi. Quelle est la différence ? quatorze jours. Ces quatorze jours, c’est les cinq jours de mer, les trois jours de Marseille, les trois jours de malle-poste et la première semaine, pendant laquelle je vous ai écrit de Paris. Ainsi je calcule qu’aujourd’hui vous recevez du capitaine du ''Tancrède'' un paquet de moi. C’est mon {{n°|2}} ; huit jours après, le 24, vous aurez mon {{n°|3}}, envoyé par Anselme de{{lié}}Rothschild, et, vous aurez ceci le 30, puisque ceci va partir le 21. Ainsi, chère comtesse, malgré l’inquiétude que vous cause ce retard primitif dû à la force majeure, vous voyer que je ne suis pas en faute, que je vous ai écrit tous les jours, trop même, car je n’ai encore fait que penser vous, et j’ai peu écrit pour ''la postérité ;'' or, ne pas écrire, c’est retarder ma libération.
Mon Dieu, comme vos lettres me font vivre ! j’ai de<noinclude>
<references/></noinclude>
594pv0ixasmjkxsy94kxa5fhot58rgd
Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/761
104
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2026-08-08T14:15:56Z
Hilarion~frwiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
{{g|<math>\begin{align}
l&\text{ par}\\
l&+\left[\left(\frac{255}{32}e'^2-\frac{255}{16}\gamma^2e'^2+\frac{255}{32}e^2e'^2-\frac{575}{32}e'^4\right)\frac{n'}n\right.\\
&\qquad
-\left(\frac{765}{128}e'^2-\frac{3825}{64}\gamma^2e'^2+\frac{2295}{256}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{18423}{128}e'^2\frac{n'^3}{n^3}+\frac{2415133}{4096}e'^2\frac{n'^4}{n^4}\right]\sin(2h+2g-2h'-2g'-4l'),
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
h+g+l&\text{ par}\\
h+g+l&+\left[\left(\frac{765}{64}e^2e'^2-\frac{255}{16}\gamma^2e^2e'^2+\frac{255}{256}e^4e'^2\right)\frac{n'}n\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-\frac{2295}{128}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{1154331}{2048}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}\right]\sin(2h+2g-2h'-2g'-4l'),
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
h&\text{ par}\\
h&+\left[\frac{255}{64}e^2e'^2\frac{n'}n-\frac{3825}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}\right]\sin(2h+2g-2h'-2g'-4l').
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{c|{{Taille|''Nouvelles valeurs de |110}}<math>\mathrm{R,L,G,H}.</math>|mt=2em|mb=1em|ff=serif}}
Si l’on introduit les valeurs de <math>a,e^2</math> et <math>\gamma^2</math> données par les formules (E’{{Ind|44}}), (G’{{Ind|44}}), (H’{{Ind|44}}), dans les expressions de <math>\mathrm{L,G,H}</math> en <math>a,e,\gamma,</math> on aura, en supprimant les indices de <math>a_0,e_0,\gamma_0</math> et <math>n_0,</math>
{{g|<math>\begin{align}
\mathrm L_0=&\text{ ancienne valeur de }\mathrm L\text{ (page 685)}\\\\
\mathrm G_0=&\text{ ancienne valeur de }\mathrm G\text{ (page 725)}\\
\mathrm G_1=&-\sqrt{a\mu}\cdot\frac{225}{32}e^2e'^2\frac{n'}n\,;\\\\
\mathrm H_0=&\text{ ancienne valeur de }\mathrm H\text{ (page 725)}.\\
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{SA|D’ailleurs <math>\theta_1</math> est le coefficient de <math>\sin\theta_0(t+c)</math> dans la valeur de <math>\theta</math> donnée par la formule (F’{{Ind|44}}) on en conclut facilement que, d’après le degré d’approximation auquel nous nous arrêtons, on a}}
{{c|<math>\frac12(\theta_1\mathrm G_1+2\theta_2\mathrm G_2+\ldots)=0.</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
nd60ljxbmupbkw9f6930sn4400obqhq
Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/762
104
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2026-08-08T14:30:35Z
Hilarion~frwiki
89559
/* Corrigée */
15971323
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
Cela posé, si l’on se reporte à la règle du {{n°}}30, et qu’on tienne compte des valeurs de <math>i,i',i'',i''',</math> on voit que d’abord la nouvelle fonction <math>\mathrm{R}</math> s’obtiendra en faisant les substitutions indiquées précédemment (pages 732 et 733) dans la valeur qu’avait cette fonction avant la 44{{e}} opération, et y ajoutant
{{c|<math>+2n'(\mathrm{G-G_0}).</math>|fs=70%}}
{{SA|Par ces substitutions, l’ensemble des deux termes (1) et (127) de <math>\mathrm{R},</math> joint à la quantité}}
{{c|<math>+2n'(\mathrm{G-G_0}),</math>|fs=70%}}
{{SA|doit se réduire à une simple fonction de <math>a,e,\gamma,</math> ce qui fournit une vérification des formules de transformation employées ; la fonction de <math>a,e,\gamma,</math> ainsi obtenue, n’est autre chose que la valeur qu’avait précédemment le terme (1). Quant aux valeurs de <math>\mathrm{L,G,H},</math> elles n’éprouvent aucun changement. La valeur de <math>\mathrm{L}</math> est la même que celle qui a été donnée à la suite de la 40{{e}} opération (page 685), et celles de <math>\mathrm{G,H}</math> sont les mêmes que celles qui ont été données à la suite de la 43{{e}} opération (page 725). Les valeurs qui s’en déduisent pour <math>\frac{da}{d\mathrm L},\frac{da}{d\mathrm G},\frac{da}{d\mathrm H},\frac{de}{d\mathrm L},\ldots</math> sont donc également identiques avec celles que l’on doit employer après la 43{{e}}opération.}}
Prenons dans <math>\mathrm{R}</math> le terme non périodique (1) avec le terme périodique {{nobr|(131)<ref>Il ne faut prendre pour ces termes (1) et (131), dans le chapitre {{rom-maj|IV}}, que les parties qui existaient dans la valeur primitive de <math>\mathrm{R},</math> avec celles qui y ont été introduites par suite des quarante-quatre premières opérations.</ref>,}} dans lequel l’argument est <math>2h+2g-2h'-2g',</math> et supposons que <math>\mathrm{R}</math> se réduise à ces termes seuls, de sorte que l’on ait
{{g|<math>\begin{align}
\mathrm R=&\frac\mu{2a}\\
&+m'\frac{a^2}{a'^3}\left\{\frac14-\frac32\gamma^2+\frac38e^2+\frac38e'^2+\frac32\gamma^4-\frac94\gamma^2e^2-\frac94\gamma^2e'^2+\frac9{16}e^2e'^2+\frac{15}{32}e'^4+\frac94\gamma^4e^2\right.\\
&\quad\qquad\qquad
+\frac94\gamma^4e'^2-\frac{27}8\gamma^2e^2e'^2\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\scriptstyle\text{Cette formule se continue à la page suivante.}
\end{align}</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|272|''JOURNAL DE PSYCHOLOGIE''|}}</noinclude>effet aussi favorable sur l’énergie nerveuse que sur la force musculaire. Alors que la marche de la production du travail ne laisse rien transparaître, on peut découvrir des traces de fatigue grâce à l’étude de l’énergie de contraction. Il ne paraît pas à ce point de vue, exister un véritable entraînement chez la fonction motrice nerveuse. On voit dès lors qu’un véritable surmenage de cette fonction est possible. « L’intelligence et la volonté nous poussant à un travail intensif afin de rejoindre le maximum d’effet utile en un minimum de temps, et nos muscles pratiquement inépuisables y aidant, il s’établit un état de choses qui nous entraîne à un redoutable surmenage des parties du système nerveux qui fonctionnent en régulateurs immédiats de nos {{corr|énergies ».|énergies. »}}
Ainsi, il semblerait bien que la fatigue n’aurait pas vis-à-vis de l’organisme cette fonction protectrice qu’on lui attribue généralement en physiologie, soit que l’on croie que le système nerveux protège le muscle à ses dépens, soit que l’on suppose que le muscle préserve de l’épuisement la fonction psychomotrice, grâce à une paralysie périphérique.
{{d|Louis {{pc|Cons}}.|4|mt=0.5em|mb=2em}}
{{AN|'''175. — L’extension des excitations respiratoires aux centres spinaux''' ({{lang|it|L’estensione degli eccitamenti respiratori ai centri spinali}}), par {{pc|Angelo Mosso}}. ''{{lang|it|Archivio di Fisiologia, Firenze}}'', {{vol.|{{rom-maj|I}}}}, {{fasc.|{{rom-maj|II}}}}, janvier{{lié}}1904, 28{{lié}}pages.|mb=1em}}
L’auteur rapporte certaines observations de mouvements concomitants de la respiration observés sur l’homme à de grandes altitudes, sur le mont Rose par exemple. Ces expériences démontrent que l’extension des excitations respiratoires aux muscles qui, généralement, ne fonctionnent pas avec la respiration dépend seulement des modifications du système nerveux et non pas des modifications de l’ambiance.
L’auteur étudie ensuite les modifications de la conductibilité des excitations respiratoires le long de la moelle épinière. D’après des expérience faites sur un chien, à de grandes altitudes, l’auteur conclut que l’extension des excitations respiratoires aux muscles des extrémités cesse réellement quand on provoque une asphyxie d’une certaine durée.
Par l’effet de l’asphyxie, l’excitabilité des cellules médullaires est diminuée, ou bien la transmission des mouvements trouve un obstacle parce que l’anhydride carbonique diminue l’excitabilité des nerfs moteurs comme l’a déjà observé Günhagen.
L’auteur étudie, en troisième lieu, la transmission des excitations respiratoires au thorax, au diaphragme, aux muscles de l’abdomen.
Les expériences qu’il a instituées lui paraissent confirmer la théorie de Marckwald d’après laquelle il existerait, outre le centre d’inspiration, un centre d’expiration. Dans certaines intoxications (asphyxie par le chloral) l’expiration active cesse, tandis que les inspirations du thorax et de l’abdomen ne sont que peu modifiées.
Enfin il serait établi que l’extension des excitations respiratoires n’est pas en rapport avec leur intensité.
{{d|Louis {{pc|Cons}}.|4|mt=0.5em|mb=2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|272|''JOURNAL DE PSYCHOLOGIE''|}}
{{corrBandeau}}</noinclude>effet aussi favorable sur l’énergie nerveuse que sur la force musculaire. Alors que la marche de la production du travail ne laisse rien transparaître, on peut découvrir des traces de fatigue grâce à l’étude de l’énergie de contraction. Il ne paraît pas à ce point de vue, exister un véritable entraînement chez la fonction motrice nerveuse. On voit dès lors qu’un véritable surmenage de cette fonction est possible. « L’intelligence et la volonté nous poussant à un travail intensif afin de rejoindre le maximum d’effet utile en un minimum de temps, et nos muscles pratiquement inépuisables y aidant, il s’établit un état de choses qui nous entraîne à un redoutable surmenage des parties du système nerveux qui fonctionnent en régulateurs immédiats de nos {{corr|énergies ».|énergies. »}}
Ainsi, il semblerait bien que la fatigue n’aurait pas vis-à-vis de l’organisme cette fonction protectrice qu’on lui attribue généralement en physiologie, soit que l’on croie que le système nerveux protège le muscle à ses dépens, soit que l’on suppose que le muscle préserve de l’épuisement la fonction psychomotrice, grâce à une paralysie périphérique.
{{d|Louis {{pc|Cons}}.|4|mt=0.5em|mb=2em}}
{{AN|'''175. — L’extension des excitations respiratoires aux centres spinaux''' ({{lang|it|L’estensione degli eccitamenti respiratori ai centri spinali}}), par {{pc|Angelo Mosso}}. ''{{lang|it|Archivio di Fisiologia, Firenze}}'', {{vol.|{{rom-maj|I}}}}, {{fasc.|{{rom-maj|II}}}}, janvier{{lié}}1904, 28{{lié}}pages.|mb=1em}}
L’auteur rapporte certaines observations de mouvements concomitants de la respiration observés sur l’homme à de grandes altitudes, sur le mont Rose par exemple. Ces expériences démontrent que l’extension des excitations respiratoires aux muscles qui, généralement, ne fonctionnent pas avec la respiration dépend seulement des modifications du système nerveux et non pas des modifications de l’ambiance.
L’auteur étudie ensuite les modifications de la conductibilité des excitations respiratoires le long de la moelle épinière. D’après des expérience faites sur un chien, à de grandes altitudes, l’auteur conclut que l’extension des excitations respiratoires aux muscles des extrémités cesse réellement quand on provoque une asphyxie d’une certaine durée.
Par l’effet de l’asphyxie, l’excitabilité des cellules médullaires est diminuée, ou bien la transmission des mouvements trouve un obstacle parce que l’anhydride carbonique diminue l’excitabilité des nerfs moteurs comme l’a déjà observé Günhagen.
L’auteur étudie, en troisième lieu, la transmission des excitations respiratoires au thorax, au diaphragme, aux muscles de l’abdomen.
Les expériences qu’il a instituées lui paraissent confirmer la théorie de Marckwald d’après laquelle il existerait, outre le centre d’inspiration, un centre d’expiration. Dans certaines intoxications (asphyxie par le chloral) l’expiration active cesse, tandis que les inspirations du thorax et de l’abdomen ne sont que peu modifiées.
Enfin il serait établi que l’extension des excitations respiratoires n’est pas en rapport avec leur intensité.
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<section begin="correction"/>{{CorrDiscussion/lst|énergies ».|énergies. »|3=|ligne=|par=|expl=point final déplacé, la citation constituant une phrase complète|endroit=}}<section end="correction"/>
Certaines des dernières lettres de droite sont tronquées ou obscurcies par des taches. Comme elles se devinent facilement, je n’ai pas utilisé le modèle {{m|corr|}} pour les mots dont elles font partie. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 8 août 2026 à 14:40 (UTC)
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/763
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « CHAPITRE V. – 45e OPÉRATION. 7^5 D’après la valeur de l’argument B du terme périodique que l’on a conservé seul dans cette expression, on a Si l’on introduit cette valeur de R dans les équations différentielles, on aura La première de ces équations montre que L est constant ; et si l’on intègre la seconde, on aura (H) étant une constante arbitraire. Cette relation et celle qui lie L aux variables a, e, 7-) peuvent être regardées comme... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>CHAPITRE V. – 45e OPÉRATION. 7^5
D’après la valeur de l’argument B du terme périodique que l’on a conservé seul
dans cette expression, on a
Si l’on introduit cette valeur de R dans les équations différentielles, on aura
La première de ces équations montre que L est constant ; et si l’on intègre la
seconde, on aura
(H) étant une constante arbitraire. Cette relation et celle qui lie L aux variables
a, e, 7-) peuvent être regardées comme déterminant a et y en fonction de e ; en
les résolvant, on trouve<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
{{g|<math>\begin{align}
&\quad\qquad\qquad
+\left(\frac{225}{64}e^2-\frac{225}{16}\gamma^2e^2-\frac{225}{128}e^4+\frac{825}{64}e^2e'^2\right)\frac{n'}n\\
&\quad\qquad\qquad
-\left(\frac{31}{32}-\frac{33}8\gamma^2-\frac{971}{32}e^2+\frac{465}{64}e'^2+\frac{75}{16}\gamma^4+\frac{399}4\gamma^2e^2-\frac{495}{16}\gamma^2e'^2\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{4989}{256}e^4-\frac{1905}8e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\\
&\quad\qquad\qquad
-\left(\frac{255}{32}-\frac{537}{16}\gamma^2-\frac{551115}{4096}e^2+\frac{6885}{64}e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}\\
&\quad\qquad\qquad
-\left(\frac{5515}{192}-\frac{635}6\gamma^2-\frac{6380965}{12288}e^2+\frac{16285}{24}e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}-\frac{28841}{288}\frac{n'^5}{n^5}-\frac{9960575}{36864}\frac{n'^6}{n^6}\\
&\quad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\left[\frac9{64}-\frac{45}{16}\gamma^2+\frac{45}{64}e^2+\frac{45}{64}e'^2-\frac{4911}{1024}\frac{n'^2}{n^2}\right]\frac{a^2}{a'^2}\right\}\\
&\quad
+m'\frac{a^2}{a'^3}\left\{\left(\frac{135}{128}e^2e'^2-\frac{675}{64}\gamma^2e^2e'^2-\frac{135}{256}e^4e'^2+\frac{825}{256}e^2e'^4\right)\frac{n'}{n}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad
+\left(\frac{29727}{1024}e^2e'^2-\frac{113481}{512}\gamma^2e^2e'^2-\frac{66141}{2048}e^4e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{1401951}{4096}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}+\frac{191465059}{65536}e^2e'^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{315}{256}e^2e'^2\cdot\frac{a^2}{a'^2}\right\}
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{c|<math>\times\cos(2h+2g-2h'-2g').</math>}}
{{SA|D’après la valeur de l’argument <math>\theta</math> du terme périodique que l’on a conservé seul dans cette expression, on a}}
{{c|<math>i=0,\qquad i'=2,\qquad i''=2,\qquad i'''=0.</math>|fs=70%}}
{{SA|Si l’on introduit cette valeur de <math>\mathrm{R}</math> dans les équations différentielles, on aura}}
{{c|<math>\frac{d\mathrm L}{dt}=0,\qquad\frac{d\mathrm G}{dt}=\frac{d\mathrm H}{dt}.</math>|fs=70%}}
{{SA|La première de ces équations montre que <math>\mathrm{L}</math> est constant ; et si l’on intègre la seconde, il vient}}
{{c|<math>\rm H=G+(H),</math>|fs=70%}}
{{SA|<math>(\mathrm H)</math> étant une constante arbitraire. Cette dernière relation et celle qui lie <math>\mathrm{L}</math> aux variables <math>a,e,\gamma</math> peuvent être regardées comme déterminant <math>a</math> et <math>\gamma</math> en fonction de <math>e\,;</math> en les résolvant, on trouve}}
{{MathForm1|{{Taille|(A{{Ind|45}})|140}}|align=left|<math>\left\{\begin{align}
a=\frac\mathrm{L^2}\mu&\left\{1-\left[\frac{13}{32}+\frac{15}{16}\mathrm\frac{(H)}L-\frac{1069}{32}e^2+\frac{195}{64}e'^2\right]\frac{n'^4\mathrm{L}^{12}}{\mu^8}\right.\\
&\qquad
\left.-\left[\frac{79}8+\frac{167}8\mathrm\frac{(H)}L-\frac{731}4e^2+\frac{2133}{16}e'^2\right]\frac{n'^5\mathrm{L}^{15}}{\mu^{10}}-\frac{153}4\frac{n'^6\mathrm{L}^{18}}{\mu^{12}}-\frac{22441}{144}\frac{n'^7\mathrm{L}^{21}}{\mu^{14}}\right\},
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/223
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Psephos
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Page:Strindberg, Le Plaidoyer d’un fou, 1895.pdf/85
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE PLAIDOYER D’UN FOU|81}}</noinclude>m’amoindris à ses yeux du mieux que je
pus, afin de détourner de moi ses regards
paternels. Le but de son voyage à Stockholm
m’apparaissait trop clair. De deux choses
l’une : ou il entendait se débarrasser du
chanteur qui lui déplaisait, ou la belle s’était
décidée à m’honorer de son choix, après
m’avoir envoyé un expert avec des pleins
pouvoirs pour une estimation. Je me montrai
désagréable à souhait, m’esquivant à toute
occasion, manquant un dîner chez la baronne,
fatiguant ce malheureux beau-père
par mes escapades incessantes, prétextant
des nécessités absolues de service à la
Bibliothèque, d’où {{incise|ce que je voulais}} le départ
du greffier furieux, avant le temps qu’il s’était fixé.
Mon comédien devina-t-il à quel rival il
fut redevable de ses infortunes conjugales à
venir, lorsqu’il épousa sa madone ? Sans
doute, il ne l’apprit jamais, et s’attribua
orgueilleusement l’honneur de m’avoir évincé !
Ceci réglé, un incident survint qui ne fut
pas sans conséquences sur nos destinées
respectives. La baronne partit subitement à la
campagne, emmenant sa fillette avec elle.
Nous étions aux premiers jours d’août. Pour
des raisons de santé, elle avait choisi comme
séjour les eaux de Sainte-Marie-de-la-Paix,
bourg écarté, situé à l’une des pointes du lac
Mœlar, où résidait précisément la petite
cousine avec ses parents.
Ce départ précipité, entrepris au lendemain
de sa rentrée d’un long voyage, me<noinclude>
<references/></noinclude>
3o7799slg4pny3wnc4h7ywlu76jjnts
Page:Strindberg, Le Plaidoyer d’un fou, 1895.pdf/86
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|82|LE PLAIDOYER D’UN FOU|}}</noinclude>parut bien étrange ; mais comme cela ne me
regardait point après tout, je me tins coi.
Trois jours s’écoulèrent, le baron me fit
appeler. Il était inquiet, nerveux, bizarre. Il
m’annonça le retour prochain de la baronne :
— Ah ! fis-je avec plus d’étonnement que
je n’aurais voulu en laisser paraître.
— Oui… Elle est agitée : le climat ne lui
convient pas. Elle m’écrit une lettre
incompréhensible, qui me tourmente beaucoup. Je
n’ai jamais rien compris, d’ailleurs, à ses
fantaisies : elle est hantée d’idées insensées.
Va-t-elle pas s’imaginer que vous lui en
voulez !
Qu’on juge de la contenance que je dus me
donner.
— Est-ce pas absurde, voyons ? En tous
cas, je vous en supplie du fond du cœur,
faites semblant de tout ignorer quand elle
rentrera, car elle a honte de son instabilité.
Elle est d’une fierté prodigieuse, et si elle
soupçonnait jamais que vous blâmez ses
caprices, elle ferait quelque coup de tête.
— Bon, voilà que cela se gâte, me dis-je.
Et de ce moment je pensai à fuir, ne me
souciant point d’être le héros d’un roman
passionnel, dont le dénouement ne se ferait
certainement pas attendre.
Je refusai la première invitation que l’on
me fit, donnant des prétextes d’une invention
pauvre, qui furent mal interprétés. Le résultat
fut que le baron exigea une entrevue,
dans laquelle il me demanda des explica-<noinclude>
<references/></noinclude>
akt2ivtrwhtf16r10tiwggf1ec5kb8e
Page:Strindberg, Le Plaidoyer d’un fou, 1895.pdf/87
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE PLAIDOYER D’UN FOU|83}}</noinclude>tions sur ma conduite peu affable. Je ne sus
naturellement que répondre, et il profita de
mon embarras pour me soutirer une promesse
de les accompagner dans une excursion
qu’ils devaient, sous peu, faire hors les
murs.
Quand je revis la baronne, je lui trouvai
mauvaise mine : le visage était fané, l’œil
luisant. Je me montrai très renfermé, parlant
sur un ton glacial, me tenant complètement
sur la réserve. Après une promenade en
bateau à vapeur, nous descendîmes à une
guinguette renommée, où le baron avait
donné rendez-vous à son oncle. Le souper
en plein air fut assez triste devant cette
étendue lugubre du lac noir, encadré de
montagnes noires, sous des tilleuls
centenaires aux troncs noircis.
La conversation, sèche et traînante,
traitait de futiles matières, et je crus y percevoir
les ressouvenirs d’une querelle mal apaisée
entre les deux époux, querelle à l’éclat
imminent de laquelle je désirais avant tout me
soustraire. Par malheur, l’oncle et le neveu,
ayant à s’entretenir d’affaires personnelles,
se levèrent de table. La mine allait éclater.
Demeurés seuls, la baronne se pencha vers
moi et, brusquement :
— Savez-vous que Gustave s’est montré
vexé, mais tout à fait vexé, de mon retour
subit ?
— Je l’ignorais complètement.
— C’est que vous ignorez aussi qu’il
comptait sur ses dimanches libres pour se<noinclude>
<references/></noinclude>
i259acc1xv1a4k97ld9d3dr9cfug20m
Page:Strindberg, Le Plaidoyer d’un fou, 1895.pdf/88
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|84|LE PLAIDOYER D’UN FOU|}}</noinclude>rencontrer avec mon enjôleuse de cousine.
— Je vous en prie, madame, dis-je en
interrompant la baronne, si vous avez
quelques accusations à {{corr|formuler|formuler,}} que ce soit
du moins en présence de l’accusé.
… Qu’est-ce que j’avais fait, grand Dieu !
C’était une grossièreté, cette réprimande
trop verte, intelligible, jetée au visage de la
femme perfide, en faveur de mon camarade
de sexe.
— Ah ! C’est trop fort, monsieur ! s’écria-t-elle,
rouge et pâle de surprise alternativement.
— C’est très fort, chère Madame, en effet !
Tout était dit entre nous. Pour toujours !
Aussitôt son mari revenu, elle se glissa
près de lui, lui saisissant le bras, comme si
elle avait voulu implorer du secours contre
un ennemi. Le baron s’aperçut de quelque
chose, bien qu’il ne comprît rien à ce mouvement.
À l’embarcadère je les quittai, alléguant
une visite à faire dans une villa prochaine.
Ma rentrée en ville s’effectua sans que je
puisse expliquer comment. Mes jambes portaient
un corps inerte ; le nœud vital était
tranché. C’était un cadavre qui passait avec
moi dans son convoi mortuaire.
Seul ! J’étais encore une fois esseulé, sans
amis, sans famille. Et rien à adorer ! Dieu ne
se laissait pas recréer de nouveau par moi ;
la statue de la Madone était renversée : la
femme s’était découverte derrière la belle
image, perfide, infidèle, les griffes en avant !
En m’invitant à lui servir de confident, elle<noinclude>
<references/></noinclude>
0nndbx2xobryphdy3ioc90dmhimusca
Page:Strindberg, Le Plaidoyer d’un fou, 1895.pdf/89
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE PLAIDOYER D’UN FOU|85}}</noinclude>avait fait le premier pas vers l’adultère, et la
haine de son sexe à cet instant s’était levée en
moi. Elle m’avait outragé comme homme et
comme mâle et je pactisais avec son mari
contre le parti féminin. Je ne me flattai point
d’être vertueux pour cela. En matière
d’amour un homme n’est jamais un voleur,
car il ne prend jamais que ce qui se donne.
La femme seulement vole et se vend !
Et le seul cas où elle se donne, vraiment
désintéressée, c’est dans l’adultère. La
jeune fille se vend, l’épousée se vend, la
femme adultère, seule, se donne à son amant,
en volant son mari !
D’ailleurs, je ne l’avais point désirée
comme amante ; elle ne m’avait inspiré
toujours que de l’amitié féminine. Protégée à
mes yeux par son enfant, elle était sans
cesse revêtue pour moi des insignes de la
maternité. Et quand elle était aux côtés de
son mari, je n’étais point tenté de partager
avec elle des jouissances malpropres en soi,
ennoblies seulement par la possession complète, exclusive.
Anéanti, brisé, je regagnai ma chambre
solitaire, plus solitaire, hélas ! qu’autrefois,
puisque j’avais rompu avec mes camarades
de la Bohême savante, dès le début de mes
relations avec la baronne.
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
5o7j7bxhutqyrxty0e7fqyxlathxvvu
Page:Strindberg, Le Plaidoyer d’un fou, 1895.pdf/90
104
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|86|LE PLAIDOYER D’UN FOU|}}</noinclude><nowiki />
{{T3|{{rom-maj|V}}|fs=130%|ff=serif|sp=0.05em|m=3em}}
Logé sous les toits, j’occupais une assez
vaste chambre, dont les deux fenêtres
mansardées ouvraient sur le nouveau port, le
golfe et les hauteurs rocheuses du faubourg
du Sud. Dans les embrasures je m’étais plu
à faire un peu de jardinage. Des roses du
Bengale, des azalées et des géraniums me
fournissaient toujours, à tour de rôle, des
fleurs pour le culte secret que j’avais voué à
ma Vierge à l’enfant. Ce m’était devenu une
habitude journalière, vers le soir, de baisser
mon store et après avoir rangé mes pots de
fleurs en forme d’abside, de placer au-dessous
d’eux le portrait de la baronne éclairé par la
lampe. Elle figurait sur cette image en jeune
mère ; ses traits un peu sévères étaient d’une
exquise pureté, sous sa mignonne tête couronnée
de sa chevelure blonde ; une robe
claire la vêtait, jusques au menton
montante, encadrant le visage d’une fraise
plissée : sur une table, à côté d’elle, sa petite
fille toute en blanc, scrutant celui qui la
contemple du regard douloureux de ses yeux<noinclude>
<references/></noinclude>
jv6roe1scw347xwb1fet5657xzr00ex
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE PLAIDOYER D’UN FOU|87}}</noinclude>profonds. Que de lettres adressées : « À mes
amis », je composai en face de cette image,
qui partaient le lendemain matin à l’adresse
de Monsieur le baron ! Ce fut à cette époque
le seul emploi de mes facultés d’écrivain.
Là, j’ai vraiment mis le meilleur de mon
âme. Afin de diriger le courant de cet esprit
d’artiste manqué, j’avais fort engagé la
baronne à chercher un débouché à ses fantaisies
poétiques par la forme littéraire. Je lui avais
apporté les chefs-d’œuvre de toutes les
littératures, lui donnant par surcroît des aperçus,
des exposés, des analyses, ajoutant des
conseils, des avis pratiques, les premières notions
indispensables de composition. Elle s’y était
médiocrement intéressée, émettant dès l’abord
des doutes sur les dispositions qu’elle se
sentait pour l’art d’écrire. Pour toute réponse,
je lui démontrai que tout homme ayant reçu
une éducation possédait la faculté d’écrire,
au moins une lettre, et qu’il constituait
''in petto'' partant, un écrivain de principe plus
ou moins développé. Tout cela ne servit à
rien, la rage du théâtre étant trop profondément
inoculée en son cerveau tenace. Elle
affirmait avoir de naissance, l’art de dire ;
et, parce que sa situation ne lui permettait
point d’aborder les tréteaux, ce dont elle ne
voulait pas démordre, elle avait pris des
attitudes de martyre, au détriment de son
bonheur conjugal. Le mari était mon complice
dans cette œuvre de bienfaisance, que j’avais
entreprise avec le désir secret de préserver
leur foyer d’une chute déplorable. Il m’en<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « DE POLOGNE. 229 Le marquis de Brandebourg a lait présent d’une chaise d’ambre à Fempereur, qu’on dit être la plus belle chose du monde, et un miroir à M. le Dauphin , qui passe pour un chef-d’œuvre. Ce prince est sans difficulté le plus puissant de toute l’Allemagne. Son pays a plus de deux cents milles d’Allemagne d’étendue ; et la seule province de Prusse, dont il n’a qu’une partie , lui rapporte vingt-six mille écus par mois... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Fortelle65" /></noinclude>DE POLOGNE. 229
Le marquis de Brandebourg a lait présent d’une
chaise d’ambre à Fempereur, qu’on dit être la plus
belle chose du monde, et un miroir à M. le Dauphin ,
qui passe pour un chef-d’œuvre. Ce prince
est sans difficulté le plus puissant de toute l’Allemagne.
Son pays a plus de deux cents milles d’Allemagne
d’étendue ; et la seule province de Prusse,
dont il n’a qu’une partie , lui rapporte vingt-six
mille écus par mois. Il fit un festin cet été dernier,
lorsqu’il étoit à Pirmont, dans lequel il dépensa, à
ce qu’on dit, cinquante mille écus : il s’y trouva
quarante personnes royales , c’est-à-dire de familles
royales ou souveraines. Les deux reines de Danemarck
et le prince George s’y trouvèrent. Sa cour
est plus splendide que pas une autre d’Allemagne ;
et si la qualité de roi lui manque, le cœur, la cour,
et les revenus d’un roi, ne lui manquent pas.
L’électeur de Brandebourg s’appelle Frédéric
Guillaume , grand chambellan de l’empire , et a
épousé Louise Henriette, fille du prince d’Orange
Frédéric Henri. Il a un prince d’environ quinze ans ,
qu’on appelle Court-Prince ; il est de la religion calviniste.
Nous logeâmes à Dantzick chez Payen, in
Schjper Gulden Hans. Nous y connûmes M. Macé,
horloger , qui avoit demeuré long-temps à Constantinople ,
et qui y acheta sa femme , qui est de Dantzick :
l’histoire en est assez plaisante. Ce Polonois
nommé qui a son frère référendaire , et qui avoit
été avec son père ambassadeur à la Porte.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fortelle65
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ij AVIS DE L’ÉDITEUR. quelquefois l’empêcher d’être comique. Il fait dire à Lisette, dans le Légataire, acte II, scène 8 : Plaideuse s’il en ftxt jamais, comme on m’a dit souvent, Qui, de vingt-cinq procès, £ii perd trente par an. Ici, ce n’est point une leçon de grammaire, c est une leçon d’arithmétique qu’on a voulu donner à l’auteur ; et pour rendre la soustraction aussi facile que 12 — 7 1= 5 , les uns lui font dire... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Fortelle65" /></noinclude>ij AVIS DE L’ÉDITEUR.
quelquefois l’empêcher d’être comique. Il fait dire à
Lisette, dans le Légataire, acte II, scène 8 :
Plaideuse s’il en ftxt jamais, comme on m’a dit souvent,
Qui, de vingt-cinq procès, £ii perd trente par an.
Ici, ce n’est point une leçon de grammaire, c est
une leçon d’arithmétique qu’on a voulu donner à
l’auteur ; et pour rendre la soustraction aussi facile
que 12 — 7 1= 5 , les uns lui font dire ,
Qui de trente-xin procès en perd trente par an ,
les autres,
Qui de trente procès en perd vingt-cinq par an ;
toutes choses auxquelles il n a pas pensé.
Ceux qui ont fait ces changements n’ont pas prévu
que plus loin ils trouveroient ces deux vers, auxquels
ils ne pourroient pas toucher :
Gillot , depuis vinf ;t-ans , à plaider se tourmente ;
De trente-neuf procès il en perdroit quarante.
Tome III, épître i.
v^J^ ^^’"Quant à moi, je me suis attaché à rétablir le texte
" de Fauteur, autant qu’il m’a été possible, sans son-
’ "ger si sa phrase étoit conforme ou non à la gram-
maire ; et je lui ai restitué une infinité de locutions
qui, je suis sûr, sont sorties de sa plume telles qu’on
les trouvera dans cette nouvelle édition, que je suis
loin de ^rantir comme parfaite, mais que l’on peut
’TC’ ^ :- cependant regarder comme la première conforme au
texte de Fauteur.
Il n’y gura qqe les personnes qui auront occasion
de voir la copie que j’ai fournie à l’imprimeur qui
pourront croire que je viens de compter, dans les
quatre premiers volumes, plus de mille corrections.<noinclude>
<references/></noinclude>
jam5xjr3hane5gji0k6u3ty00ss7i3m
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Fortelle65
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> NOTICE SUR REGNARD. Jean-François Regnard, le meilleur de nos poètes comiques après Molière, naquit à Paris, Tan i656. Fils unique et héritier d’un bien considérable, il reçut une éducation proportionnée à sa fortune. Il étoit grand, bien fait, et de fort bonne mine. Son père étant mort comme il finissoit ses exercices à l’académie , il $e trouva en jouissance d’un revenu qui le mit en état de figurer dans le grand mon... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Fortelle65" /></noinclude><nowiki />
NOTICE SUR REGNARD.
Jean-François Regnard, le meilleur de nos
poètes comiques après Molière, naquit à Paris,
Tan i656. Fils unique et héritier d’un bien
considérable, il reçut une éducation proportionnée
à sa fortune. Il étoit grand, bien fait,
et de fort bonne mine. Son père étant mort
comme il finissoit ses exercices à l’académie , il
$e trouva en jouissance d’un revenu qui le mit
en état de figurer dans le grand monde : cependant
le goût de voyager l’emporta sur les plaisirs,
que son opulence pouvoit lui procurer dans sa
patrie.
De tous les pays qui excitoient la curiosité de
Begnard, l’Italie lui parut mériter la préférence.
Ce voyage fut des plus heureux ; car s’étant
trouvé dans le cas de jouer, et de jouer très gros
jeu, la fortune lui fut si favorable, qu’il rapporta
à Paris , tous les frais de son voyage compris ,
plus de dix mille écus.
Cette somme, jointe à la succession de soa<noinclude>
<references/></noinclude>
4ovups8m3yxnq8z56ydhwowk2nncjn8
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Fortelle65
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ÎT NOTICE père, qui moiitoit à quarante mille écus, auroît dû fixer Regnard à Paris ; mais le souvenir flatteur des plaisirs qu’il avoit goûtés en Italie l’y appela une seconde fois. Étant à Bologne, il devint amoureux d’une dame provençale, qu’il n’a fait connoître que sous le nom d’Elvire, etlemaride cette dame que sous celui de de Prade. Quoi qu il en soit, après diverses aventures, cette dame lui proposa de revenir en Fra... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fortelle65" /></noinclude>ÎT NOTICE
père, qui moiitoit à quarante mille écus, auroît
dû fixer Regnard à Paris ; mais le souvenir flatteur
des plaisirs qu’il avoit goûtés en Italie l’y
appela une seconde fois.
Étant à Bologne, il devint amoureux d’une
dame provençale, qu’il n’a fait connoître que
sous le nom d’Elvire, etlemaride cette dame que
sous celui de de Prade. Quoi qu il en soit, après
diverses aventures, cette dame lui proposa de
revenir en France ; et Regnard , trop épris des
charmes de sa maîtresse pour lui refuser sa demande ,
saisit la première occasion qui se présenta,
et s’embarqua avec la dame provençale
et son mari à Givita-Vecchia , sur une frégate
angloise, qui faisoit route pour Toulon. Après
quelques jours de navigation, cette frégate fut
attaquée par deux vaisseaux algériens ; et après
un combat de trois heures, dans lequel le capitaine
anglois perdit la vie , le reste de l’équipage
fut obligé de se rendre au pouvoir des corsaires ,
qui conduisirent leur prise à Alger. Ce malheur
arriva le l octobre 1678.
Regnard, à peine arrivé à Alger, y fut vendu
quinze cents livres, et la belle Provençale mille
livres. Gomme il avoit toujours aimé la bonne
chère et qu’il étoit grand faiseur de ragoûts , son
habileté en ce genre lui procura l’emploi de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fortelle65
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « SUR REGNARD. r cuisinier chez son maître Achmet-Talem ; et bientôt ses manières prévenantes, son enjouement, et sa bonne mine, le firent aimer des femmes de cet Algérien. Mais Achmet-Talem , homme cruel et jaloux, ayant découvert ses intrigues , le livra à la justice pour être puni selon la rigueur des lois, qui ordonnent quun chrétien, trouvé en flagrant délit avec une mahométane, expie son crime par le feu, ou se fasse mahométan. Le cons....
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<noinclude><pagequality level="1" user="Fortelle65" /></noinclude>SUR REGNARD. r
cuisinier chez son maître Achmet-Talem ; et
bientôt ses manières prévenantes, son enjouement,
et sa bonne mine, le firent aimer des femmes
de cet Algérien. Mais Achmet-Talem ,
homme cruel et jaloux, ayant découvert ses intrigues ,
le livra à la justice pour être puni selon
la rigueur des lois, qui ordonnent quun chrétien,
trouvé en flagrant délit avec une mahométane,
expie son crime par le feu, ou se fasse
mahométan. Le consul de la nation françoise,
qui avoit reçu depuis peu de jours une somme
considérable pour racheter Regnard, ayant appris
le malheur qui lui étoit arrivé, interposa
son autorité, et alla trouver Achmet-Talem, qui
d’abord ne voulut rien écouter. Mais le consul ,
ne se rebutant pas, lui représenta que rien n’étoit
plus trompeur que les apparences ; que,
quand même la chose seroit vraie, il y auroit
peu de gloire à lui de faire périr son esclave ;
que d’ailleurs, en le perdant, ii perdoit une
somme considérable qu’il avoit à lui donner
pour sa rançon. Cette dernière raison fut plus
forte que les autres : Achmet-Talem se laissa gagner.
Il retira Regnard des mains du divan , en
avouant qu’il Tavoit accusé sur un simple soupçon ,
et que son crime n’étoit confirmé par aucune
preuve ; «et il le remit en liberté, après avoir<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Strindberg, Le Plaidoyer d’un fou, 1895.pdf/92
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|88|LE PLAIDOYER D’UN FOU|}}</noinclude>avait su très bon gré, mais sans oser paraître
s’intéresser effectivement à la chose. Malgré
les objections de la baronne, je poussai mon
idée et de lettre en lettre je lui conseillai de
procéder à l’excision de cet abcès intérieur,
de se révéler par le roman, le drame ou la poésie.
— Donnez la substance de votre vie, lui
écrivais-je, si vous avez vécu une vie à
péripéties émouvantes : prenez une main de
papier, votre plume et surtout soyez sincère,
vous deviendrez un écrivain, lui indiquai-je,
reproduisant l’apostrophe de Bœrne.
— C’est trop pénible de revivre une existence
amère, m’avait-elle répondu. Non, par
l’Art je veux trouver l’oubli de moi-même
en m’affublant de caractères très différents
du mien.
Je ne me demandai jamais ce qu’elle pouvait
bien avoir à oublier ; au fond j’ignorais son
passé. Avait-elle peur de donner le mot de
son énigme, de livrer la clé de son caractère ?
Par l’art dramatique entendait-elle un désir
de se cacher derrière des masques, ou
voulait-elle s’amplifier dans des rôles
supérieurs à sa taille ?
À bout d’arguments, je lui recommandai
de débuter comme traducteur ; cela
perfectionnerait son style et lui fournirait un
moyen d’introduction chez les éditeurs.
— Est-on bien payé comme traducteur au
moins ? fit-elle.
— Assez bien, mais il faut savoir admirablement
son métier, répondis-je.<noinclude>
<references/></noinclude>
81f5ysbh31uw30rs2z40ug5xhumklg5
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 2 VOYAGE DE FLANDRE ruisseaux qui en forment Tagrément. Nous en partîmes d’assez grand matin pour aller coucher à Péronne : cette ville est nommée la Pucelle, à cause de sa fidélité inébranlable , et que, malgré tous les troubles , elle s’est conservée dans la soumission qu’elle devoit à son roi Elle est d’une petite étendue , mais extrêmement forte du côté où on y entre, à cause des marais qui rendent son approche difficile, e... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fortelle65" /></noinclude>2 VOYAGE DE FLANDRE
ruisseaux qui en forment Tagrément. Nous en partîmes
d’assez grand matin pour aller coucher à Péronne :
cette ville est nommée la Pucelle, à cause
de sa fidélité inébranlable , et que, malgré tous les
troubles , elle s’est conservée dans la soumission
qu’elle devoit à son roi Elle est d’une petite étendue ,
mais extrêmement forte du côté où on y
entre, à cause des marais qui rendent son approche
difficile, et qui forment quantité de fossés très larges
et fort profonds, qui font raille détours avant
que d’arriver à la ville. La rivière de Somme l’arrose ,
et la défend de ce même côté ; ce qui fait
qu’elle est presque inaccessible. Ces fossés produisent
d’excellentes carpes , qui sont renommées par
toute la France ; et des canards en quantité, dont
les pâtés ne sont pas moins estimés. De Péronne à
Cambrai on compte sept lieues. Dans le chemin
nous fûmes pris du mauvais temps avec tant de
violence, que nos chevaux, effrayés et aveuglés des
éclairs continuels, qui formoient un jour malgré
l’obscurité des ténèbres , renversèrent le carrosse
dans un fossé fort profond, où nous devions tous
finir nos jours de cette chute violente ; mais le hasard
voulut que pas un de nous ne fût blessé : nous
en fûmes quittes pour quantité d’eau qui passa
dessus nous ; et après que l’on nous eut péchés et
retirés de ce carrosse, faits comme des gens qui
sortent d’un bourbier où ils ont enfoncé jusqu’aux
oreilles, nous fûmes obligés de faire une lieue et<noinclude>
<references/></noinclude>
o1uq3nitz72buu20884i1wcgctnljvr
Page:Regnard - Œuvres complètes, tome premier, 1820.djvu/19
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « VOYAGE DE FLANDRE ET DE HOLLANDE, COMMENCÉ LE 26 AVRIL 1681. IM ous partîmes de Paris le 26 avril 1681 , par le carrosse de Bruxelles. Je fus coucher à Senlis, où se devoit rendre M. de Fercourt, qui étoit parti de Paris trois jours auparavant. Nous nous trouvâmes dans le carrosse tous jeunes gens, dont le plus âgé n’avoit pas vingt-huit ans. Il y avoit cinq Hollandois , du nombre desquels étoit M. de Wasenau , capitaine des gardes du pr...
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fortelle65" /></noinclude>VOYAGE
DE FLANDRE
ET DE HOLLANDE,
COMMENCÉ LE 26 AVRIL 1681.
IM ous partîmes de Paris le 26 avril 1681 , par le
carrosse de Bruxelles. Je fus coucher à Senlis, où
se devoit rendre M. de Fercourt, qui étoit parti
de Paris trois jours auparavant. Nous nous trouvâmes
dans le carrosse tous jeunes gens, dont le
plus âgé n’avoit pas vingt-huit ans. Il y avoit cinq
Hollandois , du nombre desquels étoit M. de Wasenau ,
capitaine des gardes du prince d’Orange.
Il se trouva aussi parmi nous un petit abbé espagnol
qui alloit prendre possession d’une chanoinie
à Bruxelles. Ce petit prêtre, bossu par devant et
par derrière , nous servit de divertissement pendant
tout le chemin. Nous allâmes le lendemain
dîner à Pont , et coucher à Gournai , où étoit la
maison de M. le président Amelot. Le château est
entouré d’eau, et le jardin est coupé de différents<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Regnard - Œuvres complètes, tome premier, 1820.djvu/18
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Fortelle65
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « xvj NOTICE SUR REGNARD. propre à fournir d’heureuses plaisanteries. Sa comédie du Joueur peut être comparée aux meilleures pièces de Molière, qui n’auroit pas même désavoué le Distrait, Démocrite, les Menée limes ^ le Légataire universel, et plusieurs scènes des petites pièces. On pourroit , peut-être , lui reprocher d’avoir trop grossi les traits ; de mettre souvent en récit ce qui vient de se passer sur la scène ; d’avoir peu... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Fortelle65" /></noinclude>xvj NOTICE SUR REGNARD.
propre à fournir d’heureuses plaisanteries. Sa
comédie du Joueur peut être comparée aux
meilleures pièces de Molière, qui n’auroit pas
même désavoué le Distrait, Démocrite, les Menée
limes ^ le Légataire universel, et plusieurs
scènes des petites pièces. On pourroit , peut-être ,
lui reprocher d’avoir trop grossi les traits ;
de mettre souvent en récit ce qui vient de se
passer sur la scène ; d’avoir peu soigné sa versification,
qui, à force de vouloir être aisée et naturelle,
devient quelquefois négligée, traînante,
et prosaïque.<noinclude>
<references/></noinclude>
9nkiewziybt525113fyv2wbytzuq75o
Page:Regnard - Œuvres complètes, tome premier, 1820.djvu/17
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « SUR REGNARD. xv trouve entre ces deux poètes , la postérité placera toujours Regnard après Molière, et lui conservera la gloire d’avoir parfaitement imité un homme qui auroit pu servir de modèle à toute l’antiquité. « Qui ne $e plaît pas avec Regnard , «< dit Voltaire, n’est point digne d’admirer Mo-Hère. » Au reste je ne prétends point le res^ treindre au talent médiocre d’une imitation servile ; quelque admirable qu’il soit... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Fortelle65" /></noinclude>SUR REGNARD. xv
trouve entre ces deux poètes , la postérité placera
toujours Regnard après Molière, et lui
conservera la gloire d’avoir parfaitement imité un
homme qui auroit pu servir de modèle à toute
l’antiquité. « Qui ne $e plaît pas avec Regnard ,
«< dit Voltaire, n’est point digne d’admirer Mo-Hère.
» Au reste je ne prétends point le res^
treindre au talent médiocre d’une imitation servile ;
quelque admirable qu’il soit quand il marche
sur les pas du premier maître de l’art, il fie
l’est pas moins quand il suit les sentiers qu’il ose
lui-même se tracer. Combien d’idées, de traits,
d’incidents nouveaux embellissent ses poèmes 1
Il conduit bien une intrigue, expose clairement
le sujet ; le nœud se forme sans contrainte ; Faction
prend une marche régulière ; chaque incident
lui donne un nouveau degré de chaleur ;
l’intérêt croît jusqu’à un dénouement heureux,
tiré du fond même de la pièce. Ce n’est point
d’après des idées qui ne sont que dans son imagination,
qu’il forme ses caractères et trace ses
portraits ; il les cherche parmi les vices, les défauts
et les ridicules les plus accrédités ; il avoit
sous les yeux les originaux qu’il copioit ; c’étoient
leurs mœurs, leur ton , leur langage qu’il
peignoit d’après nature. Son esprit gai ne prenoit
des hommes que ce qu’ils avoient de plus<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Strindberg, Le Plaidoyer d’un fou, 1895.pdf/93
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE PLAIDOYER D’UN FOU|89}}</noinclude><nowiki />
— Vous vous imaginez peut-être que je
suis une femme cupide, reprit-elle, mais un
travail qui ne donne point de résultats tangibles
ne m’attire pas le moins du monde.
Elle aussi, elle était atteinte de cette manie
qu’ont les femmes d’aujourd’hui de gagner
leur pain elles-mêmes ! Le baron avait fait
une moue sceptique, comme s’il avait voulu
laisser entendre qu’il eût préféré voir son
ménage mieux tenu bien plutôt que sa femme
occupée à rapporter dix centimes à la maison,
cela aux dépens d’une économie domestique négligée.
Depuis ce jour, elle m’avait accablé de
prières :
« Trouvez-moi donc un bon livre à
traduire et un éditeur », me disait-elle.
Afin de me tirer d’affaire le mieux possible,
je lui apportai deux faits divers très courts
destinés à un journal illustré qui ne payait
point. Une semaine entière s’écoula, sans
que la traduction, tâche futile qui devait
s’expédier en deux heures, fût achevée. Le
baron, qui osait parfois la taquiner, la
dénonça comme une désœuvrée qui aimait à
dormir la grasse matinée. Aussi essuya-t-il
une de ces rebuffades qui prouvent qu’on
vient de mettre le doigt sur la plaie. Après
cela, j’avais cessé d’insister, étant peu enclin
à jouer la pomme de discorde entre ces
deux époux.
Les choses en étaient là quand la rupture
entre nous deux survint.
… Attablé dans ma mansarde devant les<noinclude>
<references/></noinclude>
jzo267ize66x1ktm2em8v1qcrvliwgb
Page:Strindberg, Le Plaidoyer d’un fou, 1895.pdf/94
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|90|LE PLAIDOYER D’UN FOU|}}</noinclude>lettres de la baronne que je parcourais l’une
après l’autre, mon cœur se serrait. C’était
donc une âme désespérée, une force inutilisée,
un talent sans la mise en valeur, juste
comme le mien. De là notre sympathie. Je
souffrais pour elle comme par un organe
attenant à mon âme souffrante, atrophiée,
incapable d’éprouver par soi-même la cruelle
jouissance des douleurs.
Et qu’avait-elle fait, en somme, pour être
exemptée de ma compassion ? Dans une crise
de jalousie, elle s’était plainte à moi de sa
déconvenue conjugale ? Et moi je l’avais
repoussée, rudoyée, tandis qu’il eût fallu la
ramener à la raison, ce qui paraissait d’autant
plus faisable, que, d’après les dires même de
son mari, elle lui avait laissé toute latitude au
sujet de la pratique de ses devoirs conjugaux.
Une immense pitié m’envahit en faveur de
cette femme qui devait dérober des secrets
épouvantables, des anomalies dans le
développement de sa nature physique et
psychique. Je m’imaginais en ce moment
commettre une action mauvaise si je la laissais
s’en aller à vau-l’eau. Au comble de la
désolation, je me disposai à lui écrire pour
lui demander pardon, pour la supplier
d’oublier ce qui s’était passé, expliquant par
un malentendu la déplorable impression que
j’avais ressentie. Mais les mots ne venaient
point, ma plume restait inerte. Écrasé de
fatigue je me jetai sur mon lit.
Le lendemain, quand je me réveillai, il<noinclude>
<references/></noinclude>
rov110h2mmpiw5igqjcw9fruhzvh3xl
Page:Strindberg, Le Plaidoyer d’un fou, 1895.pdf/95
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE PLAIDOYER D’UN FOU|91}}</noinclude>faisait un de ces matins sombres et tièdes
d’août. Abattu, maussade, je me rendis, dès
huit heures, à la Bibliothèque. Comme j’en
avais la clef, il m’était loisible d’y passer
trois heures seul, avant l’ouverture règlementaire.
J’errai par les couloirs entre la
double rangée de livres, enveloppé dans
cette solitude délicieuse, car ce n’était plus
de l’isolement. Un rapprochement intime
s’établissait entre les esprits d’élite de tous
les âges et ma pensée.
Tirant par-ci, par-là, un volume, je fis de
longs efforts pour fixer mon intérêt sur une
matière quelconque, afin d’oublier la pénible
impression que j’avais de cette scène de la
veille. Mais je ne pouvais chasser de mon
cerveau l’image souillée de la madone déchue.
Quand j’arrachais mes yeux des pages parcourues,
sans avoir souvenance d’un traître mot
du texte, il me semblait la voir, comme dans
une hallucination, apparaître, descendant
l’escalier, qui serpentait au fond de la galerie
basse, au loin, dans la perspective infinie. Elle
descendait soulevant les plis longs de sa robe
bleue, faisant étalage de ses pieds menus et de
ses chevilles élégantes, m’invitant à la trahison
du regard oblique de ses prunelles, s’offrant
avec ce sourire perfide et si voluptueux que
je ne lui avais découvert que la veille. Et ce
fantôme évoquait pour moi la Luxure ensevelie
depuis trois mois, tant sa pure atmosphère
m’avait rendu chaste, à preuve que
mes désirs ardents, à ce qu’on prétend,
commençaient à s’individualiser, à se concentrer<noinclude>
<references/></noinclude>
kamj4qml8vfeqegqkw3b6irr1hwpzkd
Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/285
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||''SENSATIONS ET MOUVEMENTS''|273}}</noinclude><nowiki/>
{{AN|'''176. — Sur la formation du coma épileptique par l’excitation cérébrale au moyen des courants de Leduc''', par {{pc|A.{{lié}}Zimmern}} et {{pc|G.{{lié}}Dimier}}. ''Comptes rendus hebdomadaires des séances de la Société de Biologie, {{lié|4 juillet 1903}}.|mb=1em}}
Lorsqu’on réalise l’excitation de l’écorce par un courant intermittent de {{lié|16 à 30 volts}}, de {{lié|1 à 2 Ma}} environ, mathématiquement rythmé, la réponse cérébrale est le coma (accès soporeux). Au contraire, à une modification quelconque dans l’intensité ou le rythme du courant, le cerveau répond par des phénomènes moteurs, tantôt cloniques, tantôt toniques. Si c’est le pôle négatif qui est appliqué sur le crâne de l’animal, on observe un coma intense, sans douleur, de la raideur dans le train postérieur, avec exagération des réflexes, une faible trémulation de la face, et souvent une rotation de la tête à droite. Si c’est le pôle positif, on observe un coma peu intense, des phénomènes douloureux, de la raideur dans le train antérieur, une trémulation intense de la face, une rotation de la tête à gauche. La répétition de l’expérience produit le coma avec une facilité bien plus grande.
{{d|{{pc|G. R. d’Allones}}.|4|mt=0.5em|mb=2em}}
{{t4|{{rom-maj|III}}. — {{pc|Sensations et Mouvements}}|fs=115%|m=1em}}
{{AN|'''177. — Recherches sur la diminution de l’acuité visuelle sous l’influence d’une lumière éblouissante''' ({{lang|de|Untersuchungen über die Herabsetzung der Sehschärfe durch Blendung}}) ; par le {{Dr|{{pc|A.{{lié}}Borschke}}}}. ''{{lang|de|Zeitschr. für Psychol. und Physiol. der Sinnesorgane}}'', {{vol.|34}},{{lié}}2.|mb=1em}}
C’est un fait connu que les faibles différences d’intensité lumineuse cessent de nous être perceptibles dès qu’une sensation visuelle plus forte impressionne un autre point de la rétine : le bicycliste distingue mal, cause de sa lanterne à l’acétylène, le promeneur qui est devant lui, — le soleil couchant nous cache, à l’Occident l’horizon,{{lié}}etc. Cette action de la lumière éblouissante paraît s’exercer à tous les degrés et varie suivant les sujets. L’auteur entreprend une série d’expériences pour mesurer cette action chez différentes personnes. Il se reporte aux travaux très complets de Depène, lequel était arrivé aux conclusions suivantes : {{1o|Une}} lumière éblouissante, éclairant latéralement, ''perfectionne'' l’acuité visuelle centrale, au cas où l’objet est très éclairé ; ce renfort est dû au rétrécissement de la pupille produit par l’éblouissement. {{2o|Au}} contraire, l’acuité visuelle diminue dans tous les cas où l’objet est faiblement éclairé ; cette altération serait due à un trouble d’adaptation de la rétine. Mais {{abr|B.|Borschke}}{{lié}}refuse ici de se ranger à l’opinion de Depène.
La plupart des expériences de l’auteur sont faites avec un seul œil, mais les résultats ont été les mêmes dans les cas de vision binoculaire. Ces résultats sont très différents suivant les individus ; cette variabilité n’est pas due à ce que l’éblouissement produit des effets plus ou moins intenses chez chacun, mais à ce que le « seuil » de la perception est situé très différemment chez les divers sujets.
{{d|{{pc|C. Bos}}.|4|mt=0.5em|mb=2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
gykzehmo1h3zz24mygfqgd4a85th602
Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/764
104
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Hilarion~frwiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
{{MathForm1|{{Taille|(B{{Ind|45}})|140}}|align=left|{{espaces|4}}<math>
\gamma^2=-\frac12\mathrm\frac{(H)}L\left\{1+\frac12e^2+\frac38e^4+\frac{115}{32}\frac{n'^4\mathrm{L}^{12}}{\mu^8}\right\}.
</math>|fs=70%}}
Si l’on remplace <math>a</math> et <math>\gamma^2</math> par leurs valeurs en <math>e</math> dans l’expression de <math>\mathrm{G},</math> il vient
{{g|<math>\begin{align}
\mathrm{G}=\mathrm{L}&\left\{1-\frac12e^2-\frac18e^4-\frac1{16}e^6\right.\\
&\quad
\left.+\left[\frac{225}{64}e^2+\frac{225}{32}\mathrm\frac{(H)}Le^2-\frac{675}{256}e^4+\frac{325}{64}e^2e'^2\right]\frac{n'^2\mathrm{L}^6}{\mu^4}+\frac{675}{128}e^2\frac{n'^3\mathrm{L}^9}{\mu^6}+\frac{216093}{4096}e^2\frac{n'^4\mathrm{L}^{12}}{\mu^8}\right\}\,;
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{SA|et si l’on remarque que <math>\frac{d\mathrm G}{dt}=\frac{d\mathrm R}{dg},</math> on en déduit}}
{{MathForm1|{{Taille|(C{{Ind|45}})|140}}|<math>\left\{\begin{align}
\frac{d\cdot e^2}{dt}=\frac{n'^2\mathrm{L}^3}{\mu^2}&\left\{\left[\frac{135}{32}e^2e'^2+\frac{675}{32}\mathrm\frac{(H)}Le^2e'^2-\frac{135}{32}e^4e'^2+\frac{825}{64}e^2e'^4\right]\frac{n'\mathrm{L}^3}{\mu^2}\right.\\
&\quad
+\left[\frac{29727}{256}e^2e'^2+\frac{113481}{256}\mathrm\frac{(H)}Le^2e'^2-\frac{23967}{128}e^4e'^2\right]\frac{n'^2\mathrm{L}^6}{\mu^4}\\
&\qquad
\left.+\frac{716163}{512}e^2e'^2\frac{n'^3\mathrm{L}^9}{\mu^6}+\frac{205571209}{16384}e^2e'^2\frac{n'^4\mathrm{L}^{12}}{\mu^8}+\frac{315}{64}e^2e'^2\cdot\frac\mathrm{L^4}{\mu^2a'^2}\right\}\sin\theta.
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{SA|D’ailleurs on a}}
{{c|<math>\frac{d\theta}{dt}=2\frac{dh}{dt}+2\frac{dg}{dt}=-2\frac{d\mathrm R}{d\mathrm G}-2\frac{d\mathrm R}{d\mathrm H}\,;</math>|fs=70%}}
{{SA|en tenant compte des valeurs de <math>\frac{da}{d\mathrm G},\frac{da}{d\mathrm H},\frac{de}{d\mathrm G},\ldots</math> données à la suite de la 44{{e}} opération, et remplaçant <math>a</math> et <math>\gamma^2</math> par leurs valeurs en <math>e,</math> on trouve}}
{{MathForm1|{{Taille|(D{{Ind|45}})|140}}|<math>\left\{\begin{align}
\frac{d\theta}{dt}=&\frac{n'^2\mathrm{L}^3}{\mu^2}\left\{\frac32+6\mathrm\frac{(H)}L-\frac34e^2+\frac94e'^2\right.\\
&\qquad\qquad\quad
\left.+\left[\frac{225}{16}+\frac{225}8\mathrm\frac{(H)}L-\frac{675}{32}e^2+\frac{825}{16}e'^2\right]\frac{n'\mathrm{L}^3}{\mu^2}+\frac{4167}{64}\frac{n'^2\mathrm{L}^6}{\mu^4}+\frac{294293}{1024}\frac{n'^3\mathrm{L}^9}{\mu^6}\right\}\\
&+\frac{n'^2\mathrm{L}^3}{\mu^2}\left\{\left[\frac{135}{32}e'^2+\frac{675}{32}\mathrm\frac{(H)}Le'^2-\frac{405}{64}e^2e'^2+\frac{825}{64}e'^4\right]\frac{n'\mathrm{L}^3}{\mu^2}\right.\\
&\quad\qquad\qquad
+\left[\frac{29727}{256}e'^2+\frac{113481}{256}\mathrm\frac{(H)}Le'^2-\frac{162009}{512}e^2e'^2\right]\frac{n'^2\mathrm{L}^6}{\mu^4}\\
&\quad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{716163}{512}e'^2\frac{n'^3\mathrm{L}^9}{\mu^6}+\frac{205571209}{16384}e'^2\frac{n'^4\mathrm{L}^{12}}{\mu^8}+\frac{315}{64}e'^2\cdot\frac\mathrm{L^4}{\mu^2a'^2}\right\}\cos\theta.
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{SA/o|Ces deux équations différentielles (C{{Ind|45}}), (D{{Ind|45}}) correspondent aux équa-}}<noinclude>
<references/></noinclude>
9kq6qrijvz34yc35fhwir4trejj3px8
Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/765
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Hilarion~frwiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>{{SA/f|tions (23) du chapitre {{rom-maj|III}} ; elles n’en diffèrent qu’en ce que la variable <math>\Theta</math> <math>\Big(</math>qui n’est autre chose que <math>\tfrac12\mathrm G\Big)</math> a été remplacée par la variable <math>e</math> dont <math>\Theta</math> est fonction. Si on les intègre par approximations successives, en négligeant d’abord les coefficients de <math>\sin\theta</math> et <math>\cos\theta,</math> puis tenant compte de la première puissance de ces coefficients, et ainsi de suite, on trouve}}
{{MathForm1|{{Taille|(E{{Ind|44}})|140}}|align=left|<math>\left\{\begin{align}
e^2=e^2_0-&\left\{\left[\frac{45}{16}e^2_0e'^2+\frac{45}{16}\mathrm\frac{(H)}Le^2_0e'^2-\frac{45}{32}e^4_0e'^2+\frac{35}8e^2_0e'^4\right]\frac{n'\mathrm{L}^3}{\mu^2}\right.\\
&\quad
+\left[\frac{3267}{64}e^2_0e'^2+\frac{783}{64}\mathrm\frac{(H)}Le^2_0e'^2-\frac{5961}{128}e^4_0e'^2\right]\frac{n'^2\mathrm{L}^6}{\mu^4}\\
&\qquad
+\left.\frac{21239}{64}e^2_0e'^2\frac{n'^3\mathrm{L}^9}{\mu^6}+\frac{15353317}{6144}e^2_0e'^2\frac{n'^4\mathrm{L}^{12}}{\mu^8}+\frac{105}{32}e^2_0e'^2\cdot\frac\mathrm{L^4}{\mu^2a'^2}\right\}\cos\theta_0(t+c),
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{MathForm1|{{Taille|(F{{Ind|45}})|140}}|align=left|<math>\left\{\begin{align}
\theta=\theta_0&(t+c)\\
+&\left\{\left[\frac{45}{16}e'^2+\frac{45}{16}\mathrm\frac{(H)}Le'^2-\frac{45}{32}e^2_0e'^2+\frac{35}8e'^4\right]\frac{n'\mathrm{L}^3}{\mu^2}\right.\\
&\quad
+\left[\frac{3267}{64}e'^2+\frac{783}{64}\mathrm\frac{(H)}Le'^2-\frac{8655}{128}e^2_0e'^2\right]\frac{n'^2\mathrm{L}^6}{\mu^4}\\
&\qquad\qquad\quad
\left.+\frac{21239}{64}e'^2\frac{n'^3\mathrm{L}^9}{\mu^6}+\frac{15353317}{6144}e'^2\frac{n'^4\mathrm{L}^{12}}{\mu^8}+\frac{105}{32}e'^2\cdot\frac\mathrm{L^4}{\mu^2a'^2}\right\}\sin\theta_0(t+c).
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{SA|<math>e_0</math> et <math>c</math> sont les deux constantes introduites par l’intégration, et <math>\theta_0</math> a pour valeur}}
{{c|<math>
\theta_0=\frac{n'^2\mathrm{L}^4}{\mu^2}\left\{\frac32+6\mathrm\frac{(H)}L-\frac34e^2_0+\frac94e'^2+\frac{225}{16}\frac{n'\mathrm{L}^3}{\mu^2}+\frac{4167}{16}\frac{n'^2\mathrm{L}^6}{\mu^4}\right\}.
</math>|fs=70%}}
Si l’on prend la valeur de <math>e^2</math> donnée par la formule (E{{Ind|45}}), et qu’on la substitue dans les formules (A{{Ind|45}}), (B{{Ind|45}}), on en déduit les valeurs de <math>a</math> et de <math>\gamma^2</math> en fonction de <math>t,</math> qui sont
{{MathForm1|{{Taille|(G{{Ind|45}})|140}}|<math>\left\{\begin{align}
a=&\frac\mathrm{L^2}\mu\left\{1-\left[\frac{13}{32}+\frac{15}{16}\mathrm\frac{(H)}L-\frac{1069}{32}e^2_0+\frac{195}{64}e'^2\right]\frac{n'^4\mathrm{L}^{12}}{\mu^8}\right.\\
&\qquad\quad
\left.-\left[\frac{79}8+\frac{167}8\mathrm\frac{(H)}L-\frac{731}4e^2_0+\frac{2133}{16}e'^2\right]\frac{n'^5\mathrm{L}^{15}}{\mu^{10}}-\frac{153}4\frac{n'^6\mathrm{L}^{18}}{\mu^{12}}-\frac{22441}{144}\frac{n'^7\mathrm{L}^{21}}{\mu^{14}}\right\}\\
&-\frac\mathrm{L^2}\mu\left\{\frac{48105}{512}e^2_0e'^2\frac{n'^5\mathrm{L}^{15}}{\mu^{10}}+\frac{4545063}{2048}e^2_0e'^2\frac{n'^6\mathrm{L}^{18}}{\mu^{12}}\right\}\cos\theta_0(t+c),
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Toute la lyre/V/XXVII
0
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2026-08-08T15:48:59Z
Chlg
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À l’heure où le soleil se couche
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text/x-wiki
{{TextQuality|75%}}
<pages index="Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu" from=62 to=63 header=1 prev="[[Toute la lyre/V/XXVI|''Ô doux êtres ! ma joie et mon amour sacré !'']]" current="[[Toute la lyre/V/XXVII|''À l’heure où le soleil se couche'']]" next="[[Toute la lyre/V/XXVIII|''J’aspire à m’enfouir sous les arbres. Je suis'']]" />
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/422
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2026-08-08T16:02:47Z
Chlg
6764
À l’heure où le soleil se couche
15971435
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Chlg" />{{Nr|416|LES MANUSCRITS DE ''TOUTE LA LYRE.''|}}</noinclude><nowiki />
<div class="poemannote">
{{Toute la lyre/var|Du monde où sont |mes|ces espérances|mg=4em}}
<p class="annotation mg4"><span>Du monde où sont mes souvenirs ! </span></p>
<p class=mg4>Que nous appelons souvenirs ! </p>
{{Toute la lyre/var|C’est que des |profondeurs|espaces funèbres…|mg=4em}}
{{Toute la lyre/var|page=Page [[Toute la lyre/V/XXVII#57|57]].|Dont je frissonne |obscurément|doucement !|mg=4em}}
{{Toute la lyre/var|Fixent |{{Esp|leur doux regard|8}}|leurs yeux profonds sur moi !|mg=4em}}
</div>
XXVIII. J’ASPIRE A M’ENFOUIR SOUS LES ARBRES. JE SUIS.
Où la foule autour d’eux ^ abonde incessamment ,
Page 58. Et qui, dans une cage enfermés tristement,
Ht qui, dans une cage enfermés tristement.
Voyant la face humaine avec étonnement.
Avec les mouvements
Font tous les mouvements d’un serpent qui se sauve,
À travers les barreaux passent leur museau fauve.
Inquiets, sombres, cherchant
Et sombres, effarés, pensifs, cherchent à voir...
Un trou profond caché dans un fouillis champêtre.
XXIX. A JEANNE.
Sous ce ciel bleu, noir.
Page 59. Je suis triste j le sort est dur ; tout meurt, tout passe...
[vis, écoutant]
Tu n’en sais rien ; tu ris d’écouter dans l’espace
[Voyant]
Ce qui chante, et de voir ce qui" s’épanouit.
graves
Devant l’effarement des sombres don Quichottes. . .
Certes, si je pensais que j’assombris ton âme...
triite
Hélas sombre
Jeanne, la vie est morne, et l’on gémit parfois..,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion utilisateur:Pecha-Tsewang
3
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2026-08-08T16:05:12Z
Deepfriedokra
89745
Deepfriedokra a déplacé la page [[Discussion utilisateur:Pecha-Tsewang]] vers [[Discussion utilisateur:TsewangJamlingpa]] : Page automatiquement déplacée lors du renommage de l’utilisateur « [[Special:CentralAuth/Pecha-Tsewang|Pecha-Tsewang]] » en « [[Special:CentralAuth/TsewangJamlingpa|TsewangJamlingpa]] »
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text/x-wiki
#REDIRECTION [[Discussion utilisateur:TsewangJamlingpa]]
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Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/12
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Psephos
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{corr|ons|sons}}. Il y a des voix claires, pleines, sonores, argentines, fortes, douces, flexibles, etc. ; comme aussi des voix faibles, voilées, rudes, criardes, nazillardes, gutturales, etc. La qualité des sons d’un chœur dépend surtout de la qualité dominante dans les voix des choristes, pris individuellement ou formant chaque partie. Il faut donc faire un choix sévère, si on le peut ; sinon, qu’un directeur habile et courageux apprenne à ses chor...
15971446
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>{{corr|ons|sons}}. Il y a des voix claires, pleines, sonores, argentines, fortes, douces, flexibles, etc. ; comme aussi des voix faibles, voilées, rudes, criardes, nazillardes, gutturales, etc. La qualité des sons d’un chœur dépend surtout de la qualité dominante dans les voix des choristes, pris individuellement ou formant chaque partie. Il faut donc faire un choix sévère, si on le peut ; sinon, qu’un directeur habile et courageux apprenne à ses choristes dociles : 1º{{lié}}à bien ouvrir la bouche en écartant les lèvres comme pour sourire, et en desserrant assez les dents pour que l’on puisse placer un doigt en travers ; 2º{{lié}}à produire le son, non du bout, mais du fond du gosier ; 3º{{lié}}à le produire au moment même où le souffle part des poumons, et non après ; 4º{{lié}}à renouveler à propos les respirations, et à les placer après les incises musicales et à la fin des mots, non au milieu ; 5º{{lié}}à donner à chaque voyelle le son qui la distingue ; 6º{{lié}}à observer les ''forte'' et les ''piano,'' les renflements, les gradations, etc. ; 7º{{lié}}surtout à s’écouter, à s’observer, à se corriger eux-mêmes et à écouter les autres. La patience et des exercices bien entendus peuvent arriver sur ce point à des résultats merveilleux, même avec des sujets ayant d’ailleurs peu d’aptitude naturelle. Les Français sont en cet art très-inférieurs aux Italiens et aux Allemands, bien qu’après tout ceux-ci n’aient pas des voix mieux douées que les nôtres. —{{lié}}Recommander l’usage de la voix de tête ou de fausset, sur tout dans les ''piano,'' et dans les passages lents et soutenus. Pour les enfants en particulier, s’ils n’ont grand soin de substituer leur petite voix, ou voix de tête, à leur grosse voix, ou voix de poitrine, à partir du ''la'' du diapason et en dessus ils forcent et crient insupportablement, se fatiguent et cassent leur voix.
'''7º Nuances et gradations. —''' C’est là le point où se révèlent la délicatesse et le goût des chanteurs. Les nuances peuvent seules donner à la musique de la couleur, de la saveur, du relief, du mouvement et de la vie. Sans elle, ce n’est qu’une froide et immobile statue, un tableau sans lumière et sans fond, un dessin sans perspective et sans ombre, un bruit monotone et endormant, un mets fade et rebutant, etc. Les ''pianissimo'' et les ''fortissime'' sont deux extrêmes entre lesquels on peut placer un nombre infini de degrés. Passer par ces degrés bien lentement et bien successivement, c’est fort difficile et fort rare. On ne sait pas surtout faire ''pianissimo,'' ni même simplement ''piano ;'' ce que l’on croit tel n’est généralement qu’un ''mezzo forte,'' degré ordinaire des voix modérées. On force beaucoup trop, et l’on crie ; comme si crier, c’était chanter. On dit vulgairement, mais très-exactement, que ''faire piano c’est faire le lointain,'' tandis que faire trop fort c’est ''entrer dans les oreilles.'' Que l’on s’observe donc, que l’on s’écoute, afin de mesurer le volume de sa voix et de sa partie à celui des autres voix ou des autres parties, quand il ne faut pas d’ailleurs former une opposition ou un contraste voulu. Que l’ensemble des voix soit tellement ''fondu,'' plein et sonore, tout en restant toujours clair et distinct, qu’il imite et surpasse dans les ''pianos'' les sons doux et lointains de l’orgue, et dans les ''forte'' les sons puissants et nourris d’une magnifique fanfare. D’ordinaire dans les passages un peu bas, les voix d’hommes sont confuses et lourdes ; dans le haut, elles sont trop bruyantes. Les voix de femmes, au contraire, sont grêles et criardes dans le haut, tandis que dans le bas, elles sont parfois ternes ou incolores. Garder la proportion. — Un exemple montrera clairement la nature et la puissance des nuances et des gradations. Qu’on écoute sans le voir un chœur nombreux, qui ne produisant d’abord qu’un faible murmure, peu à peu va croissant, se renforce et éclate en un ''forte'' vigoureux, pour décroître ensuite insensiblement, se perdre et disparaître en un murmure à peine saisissable. L’oreille ne percevant les distances que par l’intensité relative des sons, on aura cru assister à un long et brillant défilé. C’est là le secret artistique et très-simple de la ''Retraite,'' chœur si populaire de Laurent de Rillé, et de bien d’autres œuvres pareilles d’un effet toujours sûr.
-8° Intelligence et expression du morceau. Dans l’observation de ce point, se résument toutes les observations précédentes. Que le directeur étudie et saisisse bien lui-même le sens du compositeur, qu’il le fasse comprendre ensuite à ses choristes, et qu’il exige enfin que son interprétation soit rendue de tous comme il l’entend, afin d’avoir de l’unité dans l’ensemble. Le chant est une sorte de déclamation. Or, en musique, comme en déclamation, tel chant, tel passage, tel mot sera ridicule ou sublime selon le ton, l’accent qu’on lui donnera, selon l’énergie ou la mollesse de l’articulation… C’est au goût du directeur à saisir ces choses que auteurs ne peuvent pas toujours écrire. Quoi qu’on ait pu en dire, le chant d’église n’est pas opposé au sentiment, à l’expression ; il faut seulement, en ceci surtout, rester religieux, c’est-à dire noble, saint et sincère Ainsi pas d’affectation, pas de sons traînés langoureusement, pas de roulades, de coups de voix subits, de gestes de figure ou de tête, etc. Tout cela est réservé au théâtre ou au mauvais goût. Ne pas chanter pour briller, mais pour s’exciter soi-même et les autres à la louange, les<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{corr|ons|sons}}. Il y a des voix claires, pleines, sonores, argentines, fortes, douces, flexibles, etc. ; comme aussi des voix faibles, voilées, rudes, criardes, nazillardes, gutturales, etc. La qualité des sons d’un chœur dépend surtout de la qualité dominante dans les voix des choristes, pris individuellement ou formant chaque partie. Il faut donc faire un choix sévère, si on le peut ; sinon, qu’un directeur habile et courageux apprenne à ses choristes dociles : 1º{{lié}}à bien ouvrir la bouche en écartant les lèvres comme pour sourire, et en desserrant assez les dents pour que l’on puisse placer un doigt en travers ; 2º{{lié}}à produire le son, non du bout, mais du fond du gosier ; 3º{{lié}}à le produire au moment même où le souffle part des poumons, et non après ; 4º{{lié}}à renouveler à propos les respirations, et à les placer après les incises musicales et à la fin des mots, non au milieu ; 5º{{lié}}à donner à chaque voyelle le son qui la distingue ; 6º{{lié}}à observer les ''forte'' et les ''piano,'' les renflements, les gradations, etc. ; 7º{{lié}}surtout à s’écouter, à s’observer, à se corriger eux-mêmes et à écouter les autres. La patience et des exercices bien entendus peuvent arriver sur ce point à des résultats merveilleux, même avec des sujets ayant d’ailleurs peu d’aptitude naturelle. Les Français sont en cet art très-inférieurs aux Italiens et aux Allemands, bien qu’après tout ceux-ci n’aient pas des voix mieux douées que les nôtres. —{{lié}}Recommander l’usage de la voix de tête ou de fausset, sur tout dans les ''piano,'' et dans les passages lents et soutenus. Pour les enfants en particulier, s’ils n’ont grand soin de substituer leur petite voix, ou voix de tête, à leur grosse voix, ou voix de poitrine, à partir du ''la'' du diapason et en dessus ils forcent et crient insupportablement, se fatiguent et cassent leur voix.
'''7º Nuances et gradations. —''' C’est là le point où se révèlent la délicatesse et le goût des chanteurs. Les nuances peuvent seules donner à la musique de la couleur, de la saveur, du relief, du mouvement et de la vie. Sans elle, ce n’est qu’une froide et immobile statue, un tableau sans lumière et sans fond, un dessin sans perspective et sans ombre, un bruit monotone et endormant, un mets fade et rebutant, etc. Les ''pianissimo'' et les ''fortissime'' sont deux extrêmes entre lesquels on peut placer un nombre infini de degrés. Passer par ces degrés bien lentement et bien successivement, c’est fort difficile et fort rare. On ne sait pas surtout faire ''pianissimo,'' ni même simplement ''piano ;'' ce que l’on croit tel n’est généralement qu’un ''mezzo forte,'' degré ordinaire des voix modérées. On force beaucoup trop, et l’on crie ; comme si crier, c’était chanter. On dit vulgairement, mais très-exactement, que ''faire piano c’est faire le lointain,'' tandis que faire trop fort c’est ''entrer dans les oreilles.'' Que l’on s’observe donc, que l’on s’écoute, afin de mesurer le volume de sa voix et de sa partie à celui des autres voix ou des autres parties, quand il ne faut pas d’ailleurs former une opposition ou un contraste voulu. Que l’ensemble des voix soit tellement ''fondu,'' plein et sonore, tout en restant toujours clair et distinct, qu’il imite et surpasse dans les ''pianos'' les sons doux et lointains de l’orgue, et dans les ''forte'' les sons puissants et nourris d’une magnifique fanfare. D’ordinaire dans les passages un peu bas, les voix d’hommes sont confuses et lourdes ; dans le haut, elles sont trop bruyantes. Les voix de femmes, au contraire, sont grêles et criardes dans le haut, tandis que dans le bas, elles sont parfois ternes ou incolores. Garder la proportion. — Un exemple montrera clairement la nature et la puissance des nuances et des gradations. Qu’on écoute sans le voir un chœur nombreux, qui ne produisant d’abord qu’un faible murmure, peu à peu va croissant, se renforce et éclate en un ''forte'' vigoureux, pour décroître ensuite insensiblement, se perdre et disparaître en un murmure à peine saisissable. L’oreille ne percevant les distances que par l’intensité relative des sons, on aura cru assister à un long et brillant défilé. C’est là le secret artistique et très-simple de la ''Retraite,'' chœur si populaire de Laurent de Rillé, et de bien d’autres œuvres pareilles d’un effet toujours sûr.
'''8º Intelligence et expression du morceau. —''' Dans l’observation de ce point, se résument toutes les observations précédentes. Que le directeur étudie et saisisse bien lui-même le sens du compositeur, qu’il le fasse comprendre ensuite à ses choristes, et qu’il exige enfin que son interprétation soit rendue de tous comme il l’entend, afin d’avoir de l’unité dans l’ensemble. Le chant est une sorte de déclamation. Or, en musique, comme en déclamation, tel chant, tel passage, tel mot sera ridicule ou sublime selon le ton, l’accent qu’on lui donnera, selon l’énergie ou la mollesse de l’articulation… C’est au goût du directeur à saisir ces choses que les auteurs ne peuvent pas toujours écrire. — Quoi qu’on ait pu en dire, le chant d’église n’est pas opposé au sentiment, à l’expression ; il faut seulement, en ceci surtout, rester religieux, c’est-à dire noble, saint et sincère. Ainsi pas d’affectation, pas de sons traînés langoureusement, pas de roulades, de coups de voix subits, de gestes de figure ou de tête, etc. Tout cela est réservé au théâtre ou au mauvais goût. Ne pas chanter pour briller, mais pour s’exciter soi-même et les autres à la louange,<noinclude>
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Auteur:César-Auguste Basset
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== Œuvres ==
* 1820 : {{l2s|Notice sur un recueil intitulé, Règlement et méthode pour les écoles de charité de la paroisse Saint-Gervais, imprimé à Paris en 1709|César-Auguste Basset - Notice sur un recueil intitulé, Règlement et méthode pour les écoles, 1820.pdf}}
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Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/4.2. Chiasmes et parachiasmes
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « DE LA MALIGNITÉ D'HÉRODOTE '. 1. Occasion, toute pratique, qui a donné lieu à ce traité . lodices qui font reconnaître un écrivain enclin à l'injustice et à la malveillance. 2. Un de ces indices est le choix des expressions . 3. Puis, l'affectation à raconter des faits qui ne devraient point figurer dans l'histoire. 4. Puis, le fait de glisser le blâme et la médisance à l'aide de la louange ou du silence . 5. De présenter les faits sous leur mau... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Alex Mtlr" />{{nr||ENTRE ARISTOPHANE ET MÉNANDRE.|765}}</noinclude>DE LA MALIGNITÉ D'HÉRODOTE '.
1. Occasion, toute pratique, qui a donné lieu à ce traité .
lodices qui font reconnaître un écrivain enclin à l'injustice et à
la malveillance.
2. Un de ces indices est le choix des expressions .
3. Puis, l'affectation à raconter des faits qui ne devraient point
figurer dans l'histoire.
4. Puis, le fait de glisser le blâme et la médisance à l'aide
de la louange ou du silence .
5. De présenter les faits sous leur mauvais côté.
6. De prêter des intentions malignes, d'assigner les causes
les plus défavorables.
7. D'exagérer les avantages personnels qui ont déterminé à
une entreprise, ou bien d'en diminuer les difficultés.
8. Injures directes et patentes, ou traits calomnieox et médi
sants lâchés comme par hasard , et sans avoir l'air d'y croire.
9. Fiel de la méchanceté qui se cache sous les dehors de la
bienveillance .
10. Ces divers indices de méchanceté se trouvent réunis dans
la manière dont Hérodote traite l'histoire.
11. Comment il rapporte ce qui concerne Io.
12 . Ce qui concerne Ménélas .
13 et 14. Comment il parle des amours corrompus des Perses ;
de la religion des Grecs ; d'Hercule .
15 . Des sept sages : de Thalès, de Solon , de Pittacus.
16 . Des Alcméonides.
17 . Du combat des trois cents Spartiates.
18 . De Crésus , de Cyrus , de Déjocès.
19 . De l'aversion des Ioniens pour leur nom ; de l'origine
des Milésies, des Ephésiens, des Colophoniens.
20 . De la trahison des Coméens ; des Mityléniens ; des habi
tants de l'ile de Chio .
21. De l'expédition des Lacédémoniens contre le tyran Poly
crate .
1. Ce traité, visiblement empreint de passion et d'inexactitudes volontaires
que ne saurait excuser la susceptibilité patriotique de Plutarque, a été réfuté
par plusieurs érudits, entre autres par le savant Fréret.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||LA MORALE ÉCLECTIQUE|505}}</noinclude>kantienne lutterait victorieusement contre la tradition éclectique ; mais, pour s’exprimer à la manière de Platon, c’était une source trop sobre d’où sort une eau trop austère pour qu’il fût possible de s’y tenir ; aussi la pure doctrine de l’impératif catégorique a-t-elle été bien et dûment réfutée, ainsi que l’utilitarisme et le sentimentalisme, et on s’est contenté de lui faire dans les conclusions définitives une part notable, aussi bien d’ailleurs qu’aux autres doctrines. La morale éclectique, formée d’éléments empruntés aux écoles anglaises et écossaises, à Kant, surtout au sens commun, c’est-à-dire à la morale chrétienne, a dès lors traversé sans changer plusieurs révolutions politiques et de très nombreuses révolutions pédagogiques. On y faisait bien aussi, par la force des choses, mais sans l’avouer ou sans paraître le savoir, quelques emprunts à la morale antique. Des idées d’Aristote ou des Stoïciens s’y trouvaient mariées à celles de Kant ou de Spencer ; mais c’est surtout des moralistes modernes qu’on entendait se réclamer, et toute la morale ancienne, pourtant si riche, et représentée par tant d’immortels ouvrages, était tenue pour non avenue. À une date très récente, certains novateurs ont essayé d’introduire quelques changements ; à tant d’éléments disparates on a vu s’ajouter un peu de psychologie ou de sociologie ; mais si la mixture était un peu différente, c’était toujours de l’éclectisme. En fin de compte, on peut dire sans exagération qu’au commencement du {{s|xx}} la morale éclectique règne encore en maîtresse dans nos écoles.
À différents signes, cependant, il semble qu’on puisse reconnaître que cette manière de concevoir la morale a fait son temps et qu’elle ne répond plus aux exigences de l’esprit moderne. Beaucoup de ceux qui enseignent cette doctrine paraissent ne pouvoir se défendre d’une sorte de lassitude, de découragement ou de défiance. L’importance extraordinaire qu’ont prise depuis quelques années les études relatives à la morale, l’ardeur et la curiosité avec lesquelles les esprits les plus différents, venus des points les plus opposés de l’horizon, s’évertuent à trouver les fondements d’une éthique vraiment rationnelle et scientifique, tout atteste qu’on sent le besoin d’un esprit nouveau ; tout fait espérer que nous<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Brochard - Études de philosophie ancienne et de philosophie moderne.djvu/540
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|506|PHILOSOPHIE MODERNE}}</noinclude>sommes à la veille d’une transformation ; car tant d’efforts généreux et sincères ne sauraient rester sans résultats. Cette transformation ne paraît pas devoir se faire dans le sens de la morale positiviste ni de la morale évolutionniste. La critique en a trop clairement mis en lumière l’insuffisance et les contradictions. C’est dans une tout autre direction et par de tout autres méthodes qu’il faudra, croyons-nous, chercher les principes de la morale nouvelle. Mais en attendant qu’un corps de doctrine soit définitivement constitué, il n’est peut-être pas inutile de faire ressortir une fois de plus l’insuffisance de la morale existante et de faire ainsi apparaître encore plus clairement l’urgence d’une réforme que tout le monde souhaite et attend.
Avant d’entrer dans l’examen des principales thèses de la morale éclectique, nous voudrions présenter deux remarques, afin de déterminer exactement quel est notre but et, s’il est possible, d’éviter tout malentendu. D’abord, les critiques que nous sommes amené à formuler portent, non pas sur le contenu de la morale éclectique, mais uniquement sur la manière dont ses principes sont présentés et sur la justification qu’on essaie d’en donner. À ne considérer que les conclusions auxquelles ils aboutissent, presque tous les systèmes de morale sont d’accord, au moins sur l’essentiel. L’homme de bien dont la morale antique trace le portrait idéal n’est pas très éloigné de l’honnête homme tel que le conçoit la morale moderne ; et celui qui se conformerait strictement aux préceptes de la morale utilitaire ne serait pas, dans sa conduite, très différent du kantien le plus convaincu. C’est une remarque bien juste que celle de {{M.|Balfour}} dans ses ''Bases de la Croyance'' ({{pg}}2). « L’habitude seule peut nous empêcher de remarquer combien il est étrange que l’homme qui croit la morale basée sur les commandements de Dieu, le transcendentaliste, le théologien, le mystique et l’évolutionniste tombent d’accord, à peu de chose près, sur ce qu’enseigne la morale, et sur l’estime où l’on doit tenir son enseignement. » Ainsi, nous le reconnaissons, la morale éclectique ne manque ni d’élévation ni de noblesse ; ayant eu à choisir entre tant de systèmes divers les éléments dont ils composaient leur doctrine, les éclectiques ont fait un choix excel-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Plutarque - Œuvres complètes de Plutarque - Œuvres morales et œuvres diverses, tome 3, 1870.djvu/782
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 774 DE LA MALIGNITÉ Grèce qu'est né celui qu'il donne pour le troisième Her cule . Et pourtant parmi les génies illustres des temps an ciens, ni Homère, ni Hesiode, ni Archiloque, ni Pisandre, ni Stésichore, ni Alcman , ni Pindare , n'ont fait aucune mention d'un Hercule d'Égypte ou de Phénicie. Ils n'en re connaissent tous qu'un seul : c'est l'Hercule qui est origi naire à la fois de la Béotie et de l'Argolide . 15. Quand il parle des sept sages ,...
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Alex Mtlr" /></noinclude>774
DE LA MALIGNITÉ
Grèce qu'est né celui qu'il donne pour le troisième Her
cule . Et pourtant parmi les génies illustres des temps an
ciens, ni Homère, ni Hesiode, ni Archiloque, ni Pisandre,
ni Stésichore, ni Alcman , ni Pindare , n'ont fait aucune
mention d'un Hercule d'Égypte ou de Phénicie. Ils n'en re
connaissent tous qu'un seul : c'est l'Hercule qui est origi
naire à la fois de la Béotie et de l'Argolide .
15. Quand il parle des sept sages , il les appelle des so
phistes. Il prétend démontrer que Thalès est d'origine phé
nicienne ', et qu'à remonter en arrière ce personnage appar
tient aux Barbares. Insultant les dieux par la bouche de
Solon , il fait dire à celui-ci?. « O Crésus, je sais que tout
ce qu'on appelle divinité n'est que jalousie, que désordre, et
c'est à moi que tu demandesce que je pense de l'humanité !
De sorte, qu'appliquant à Solon son opinion personnelle sur
les dieux, il ajoute la méchanceté au blasphème, De Pittacus
il ne cite qu'une action insignifiante et à peine digne d'être
mentionnée; mais ce que Pittacus fit deplus grand et de
plus beau, il omet d'enparler quand il arrive à cette partie
de l'histoire. En effet, pendant que lesAthéniens et ceux de
Mitylène étaienten guerre pour la possession de Sigée, Phry
non, général des Athéniens, provoqua en combat singulier
celui des Mityléniens qui voudrait entrer en lice. Pittacus se
présenta , et étantparvenu à envelopper dans un filet son
adversaire qui était aussi grand que vigoureux, il lui donna
la mort. Les habitants de Mitylène offrirent à Pittacus des
présents considérables ; mais lui, brandissant sa javeline, ne
voulut recevoir que l'espace de terrain parcourupar le pro
jectile , et ce terrain s'appelle encore aujourd'hui Pittacien .
Que va faire Hérodote arrivé à cet endroit de l'expédition?
Au lieu de parler de la valeur de Pittacus, il raconte com
ment le poëte Alcée avait fui du champ de bataille en jetant
ses armes, et cette affectation à nepas écrire les belles choses,
à ne pas omeltre les honteuses , donne raison à ceux qui
prétendent que d'un même fonds de méchanceté najssent
1.I,170.-2.I,32.
4. Liv. I,ch. 28.
3. Amyot ajoute : « pour cest acte de prouesse.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||LA MORALE ÉCLECTIQUE|507}}</noinclude>lent. Nous contesterons seulement que les idées ainsi rassemblées forment un tout bien lié, un ensemble assez systématique. Nous ne nous faisons point d’ailleurs illusion sur l’importance, en morale, de la rigueur logique. Cette rigueur n’est ni nécessaire, ni suffisante ; on peut prêcher utilement et répandre d’excellentes maximes sans se soucier de remonter aux principes, et tel système très rigoureusement construit reste pratiquement inefficace. Après tout, on juge plus équitablement une doctrine morale par ses effets pratiques que par les raisons qu’elle donne pour les justifier. Il n’est pas sans intérêt toutefois, pour des philosophes, de tenir compte des raisons et des preuves invoquées, et il est même indispensable de demander un peu de suite et de cohésion à des penseurs qui annoncent l’intention de construire une éthique rationnelle.
La seconde remarque que nous avons à présenter concerne les philosophes dont nous discuterons les doctrines. Nous sommes de ceux qui pensent que l’opinion philosophique a été trop sévère pour Victor Cousin et que le temps est peut-être proche où elle se montrera plus équitable. Déjà le beau livre où Paul Janet expose l’œuvre de son maître (''{{abr|V.|Victor}} Cousin et son œuvre'', Paris, 1885) marque un premier pas dans cette voie. Jouffroy est un philosophe dont on a toujours respecté et admiré la parfaite sincérité et le généreux amour de la vérité. Son ''Cours de droit naturel'', qu’on ne lit plus guère tout en s’en inspirant, renferme de très belles pages : on ne peut les relire sans éprouver un sentiment de vive sympathie pour un effort si consciencieux et si loyal. Quant au livre de Paul Janet, ''La Morale'', qu’on peut considérer comme la forme la plus récente et la plus parfaite de la morale éclectique, c’est à nos yeux un des plus beaux livres de morale qui aient été écrits pendant le {{s|xix}}, et c’est certainement le meilleur que nous ait laissé cet esprit si sûr qui alliait tant de fermeté à tant de droiture, tant de pénétration à tant de justesse. Loin de nous donc la pensée de manquer d’égard à la mémoire de maîtres respectés et qui ont, quoi qu’on en puisse dire, fait honneur à la pensée française ; il s’agit uniquement, dans l’étude qui va suivre, de soumettre à l’examen les thèses qu’ils ont soutenues. On peut apparemment critiquer les doctrines sans cesser de rendre hommage aux mérites des auteurs.<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’école éclectique définit ordinairement la morale : la science du devoir. Et pour déterminer la nature de ce devoir, on pose en principe qu’il est une loi morale. Cette loi ou règle s’applique à des êtres intelligents et libres. Par suite, deux caractères lui appartiendront : l’obligation et l’universalité. Le principe une fois posé, on passera en revue les « divers motifs de nos actions », on examinera ceux qui présentent ou ne présentent pas ce double caractère, et l’on reconnaîtra que le devoir seul les possède. Rien de plus simple et de plus clair assurément que cet exposé. Mais il est surprenant qu’on ne semble pas s’apercevoir qu’il renferme une pétition de principe. En effet quelle est cette loi ? Ce n’est ni la loi divine révélée par Dieu aux hommes, puisqu’on a la prétention de fonder, non pas une religion, mais une science. Ce n’est pas davantage une loi naturelle, dans l’acception scientifique du mot, puisque les lois de la nature sont des lois nécessaires. C’est une loi d’un caractère particulier, analogue à la fois aux lois humaines puisqu’elle s’adresse à des volontés, et aux lois de la nature puisqu’on la suppose immuable. Bref c’est précisément la loi même du devoir obligatoire et universel. Dire qu’il existe une loi morale en ce sens, c’est affirmer ''{{lang|la|a priori}}'' l’existence du devoir, et dès lors à quoi bon aller plus loin ? la morale est terminée. Il est trop clair, en effet, que si l’on commence par exiger qu’une loi de la conduite humaine présente les caractères du devoir, le devoir seul satisfera aux exigences de la définition. On peut s’épargner toute la série de développements qu’on a coutume de mettre à la suite ; mais, si l’on croit démontrer quelque chose ou avancer d’un pas, on se trompe. Le cercle vicieux est d’autant plus inexplicable que la définition de la morale dont il s’agit est formellement repoussée par les systèmes de morale que l’on se propose de combattre. Ni les positivistes, ni les évolutionnistes, ni les utilitaires, ni les empiristes, ni même bon nombre de rationalistes notables n’ont jamais souscrit, ni pu souscrire à une définition de ce genre. Quelle logique, quelle méthode a jamais autorisé un<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||LA MORALE ÉCLECTIQUE|509}}</noinclude>philosophe à réfuter l’adversaire au nom d’un principe qu’il n’admet pas ?
Dira-t-on que le principe posé est par lui-même d’une évidence telle, et, à la manière des axiomes mathématiques, s’impose si irrésistiblement à la raison, qu’on peut passer outre aux difficultés soulevées par les adversaires ? Y a-t-il une proposition plus certaine que celle-ci : la conduite humaine doit être soumise à une loi et la morale est la recherche de cette loi ? Il faut bien convenir que, pour un homme de notre temps, l’idée d’une loi ainsi conçue paraît toute naturelle et nécessaire. Mais c’est une question de savoir si cette manière d’entendre la morale n’est pas une conception toute religieuse qui nous est rendue familière par l’éducation, de longs siècles de tradition chrétienne et d’hérédité, et si, en prenant pour accordée la définition dont il s’agit on ne confond pas le point de vue religieux ou théologique et le point de vue proprement philosophique ? Ce qui peut donner à penser qu’il en est ainsi, c’est que cette conception a fait défaut aux plus grands esprits de l’antiquité, à ceux-là même qui ont le plus profondément réfléchi sur les choses morales, et en ont porté la science à une hauteur qui n’a peut-être jamais été dépassée. Sans doute, l’idée que la morale est un commandement, une loi impérative, qu’elle repose tout entière sur la soumission de la volonté humaine à un principe supérieur, a si profondément pénétré l’esprit moderne, que nous avons peine à comprendre qu’elle n’ait pas toujours été admise par tout le monde. Elle nous est devenue si naturelle que nous la prêtons volontiers aux anciens et que nous croyons la trouver dans leurs œuvres. Beaucoup éprouvent un certain étonnement et même quelque chose de plus lorsqu’ils entendent soutenir, comme nous l’avons fait dans une étude récente ({{abr|V.|Voyez}} ''La morale ancienne et la morale moderne''), que les anciens n’ont pas eu l’idée de loi morale, et qu’il n’y a pas de termes dans les langues grecque et latine qui correspondent exactement aux idées de devoir, d’obligation, de responsabilité. On peut cependant chercher dans les livres anciens : on n’y trouvera pas les idées que ces mots expriment, quelque disposé que l’on soit à solliciter les textes. Non seulement elles n’y sont pas, mais<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|510|PHILOSOPHIE MODERNE}}</noinclude>il est aisé de comprendre qu’elles ne peuvent pas y être. Tous les philosophes de l’antiquité, divisés sur tant de points, sont unanimes à considérer la morale comme la recherche du bonheur. Or, quand on a défini le bonheur, il est inutile ou même absurde d’ajouter que nous sommes tenus de le rechercher. On n’a jamais eu besoin de contraindre les gens à poursuivre leur bonheur. Ils y vont bien d’eux-mêmes. Si donc on donne une autre définition de la morale, on est libre assurément, mais on doit justifier sa définition, et on n’a pas le droit de poser ''{{lang|la|a priori}}'' un principe qui met hors de la morale Platon et Aristote, Zénon et Marc-Aurèle.
Objectera-t-on que, malgré la puissance de leur génie, les grands hommes d’autrefois n’ont pas pu s’élever aux notions essentielles sur lesquelles repose la morale, et que le progrès a consisté précisément à substituer ces conceptions nouvelles aux notions encore rudimentaires dont ils se contentaient, à peu près comme certaines branches nouvelles des mathématiques reposent sur des notions inconnues aux anciens ? Mais outre qu’il serait singulier que des notions si simples eussent échappé à de si grands esprits, et que la morale eût dû attendre si longtemps pour trouver sa véritable base, il est aisé de voir que les idées dont on parle, loin d’être des conquêtes de l’esprit moderne, sont aussi anciennes que l’humanité. Il suffit, en effet, pour les suggérer sous leur forme la plus simple, de connaître les lois instituées par les hommes ; mais surtout on les trouve dans toutes les religions, même les plus primitives, s’il est vrai que toutes ou presque toutes représentent les préceptes moraux comme des commandements divins, des ordres émanés d’une autorité supérieure. Il n’en reste pas moins certain que les grands philosophes d’autrefois n’ont pas fait usage de ces notions et n’ont pas créé de termes qui les désignent clairement, parce qu’ils voulaient fonder la morale d’une manière purement rationnelle et sans faire intervenir aucune autorité en dehors de la raison. Mais il y a mieux.
Ce ne sont pas seulement les anciens, ce sont aussi tous les philosophes modernes jusqu’à Kant et peut-être quelques Écossais qui ont ainsi compris la morale. Ni Descartes quand il touche aux questions morales dans les ''Lettres à la'' {{tiret|''prin|cesse''|motcomplet=princesse}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Louis Couvay
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{{Auteur
| cle = Couvay, Jean
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== Œuvres ==
* ''Methode nouvelle et tres-exacte pour enseigner et apprendre la premiere partie de Despautere : Dans laquelle, sans changer ny le Texte ny le sens de l’Autheur, tout ce qui appartient aux Genres des Noms y est si clairement expliqué par Figures en taille-douce, que les plus jeunes en peuvent retirer un merveilleux profit… Dediée à Monseigneur le Duc d’Anjou, par L. C. D. E. M.'', Paris, Jean Gaillard, 1649, 10 ff. non chiffrés, 53 p., et 1 f. pour le privilège. <small>(Dans le privilège du 21 juillet 1649 : ''Methodus noua, & accurata, docendi & ediscendi Despauterium, &c''.)</small> [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k87101747.image en ligne] — Analyse par [[Auteur:Charles Nodier|Charles Nodier]], ''Mélanges tirés d’une petite bibliothèque, ou Variétés littéraires et philosophiques'', Crapelet, 1829, p.376-378 [https://books.google.fr/books/about/M%C3%A9langes_tir%C3%A9s_d_une_petite_biblioth%C3%A8.html?id=XJE_AAAAcAAJ&printsec=frontcover&pg=PA376 en ligne]. — Reproduction de la préface de Jean Ballesdens dans : l’abbé A. Tougard, « Documents nouveaux sur Ballesdens », ''Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire'', 1902, p.241-248 :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30756872/f267.image en ligne]
* ''L’Honneste Maitresse, ou le pouvoir des Dames sur ceux, qui les recherchent honnestement en mariage. Dediée à Son Altesse Royale Monseigneur le Duc d’Anjou'', Paris, G. de Luyne, 1654, pièces liminaires, 303 p. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k87171285/ en ligne]
* ''Premiere [-seconde] partie de la Grammaire latine contenant les communes qualitez des Noms, selon le rapport qu’ils ont aux Personnes, ou aux choses signifiées, pour l’intelligence des genres. Ouvrage Enrichy de quantité de petits Tableaux, qui ne doivent pas moins réjouyr la veuë, que soulager l’Esprit de ceux qui voudront s’en servir. Dedié à Monseigneur le D’Aufin'', Paris, chez l’Auteur, au College S. Iean de Beauvais, 1668 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8707948d en ligne]
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{{Auteur
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== Œuvres ==
* ''Methode nouvelle et tres-exacte pour enseigner et apprendre la premiere partie de Despautere : Dans laquelle, sans changer ny le Texte ny le sens de l’Autheur, tout ce qui appartient aux Genres des Noms y est si clairement expliqué par Figures en taille-douce, que les plus jeunes en peuvent retirer un merveilleux profit… Dediée à Monseigneur le Duc d’Anjou, par L. C. D. E. M.'', Paris, Jean Gaillard, 1649, 10 ff. non chiffrés, 53 p., et 1 f. pour le privilège. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k87101747.image en ligne]
**<small>(Dans le privilège du 21 juillet 1649 : ''Methodus noua, & accurata, docendi & ediscendi Despauterium, &c''.) — autre exemplaire : [https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb302833347 BnF, RES-X-2596]</small>
**Dans le verso du {{1er}} feuillet, le titre en latin : ''Duci Andegavensium, unico Regis fratri, Methodus nova et accurata docendi ac ediscendi primam Despauterii grammatices partem, quae est de generibus, in qua ipsius autoris verba ac praecepta, veterum Aegyptiorum more, ita exhibentur et explantur, ut oculis oblata tenellis animis facile haereant, a L. Couvay … dicata''
* ''L’Honneste Maitresse, ou le pouvoir des Dames sur ceux, qui les recherchent honnestement en mariage. Dediée à Son Altesse Royale Monseigneur le Duc d’Anjou'', Paris, G. de Luyne, 1654, pièces liminaires, 303 p. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k87171285/ en ligne]
**Rééd. Guillaume de Luine, 1669, 303 p. [https://books.google.fr/books?id=ErtCAQAAMAAJ&newbks=0&printsec=frontcover lire en ligne]
* ''Premiere [-seconde] partie de la Grammaire latine contenant les communes qualitez des Noms, selon le rapport qu’ils ont aux Personnes, ou aux choses signifiées, pour l’intelligence des genres. Ouvrage Enrichy de quantité de petits Tableaux, qui ne doivent pas moins réjouyr la veuë, que soulager l’Esprit de ceux qui voudront s’en servir. Dedié à Monseigneur le D’Aufin'', Paris, chez l’Auteur, au College S. Iean de Beauvais, 1668 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8707948d en ligne]
== Voir aussi ==
;Sur la ''Methode nouvelle et tres-exacte pour enseigner et apprendre la premiere partie de Despautere'' :
*[[Auteur:Charles Nodier|Charles Nodier]], ''Mélanges tirés d’une petite bibliothèque, ou Variétés littéraires et philosophiques'', Crapelet, 1829, p.376-378 [https://books.google.fr/books/about/M%C3%A9langes_tir%C3%A9s_d_une_petite_biblioth%C3%A8.html?id=XJE_AAAAcAAJ&printsec=frontcover&pg=PA376 en ligne]
*Reproduction de la préface de Jean Ballesdens dans : l’abbé A. Tougard, « Documents nouveaux sur Ballesdens », ''Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire'', 1902, p.241-248 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30756872/f267.image en ligne]
*L’abbé A. Tougard, « Une grammaire illustrée », ans Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, ''Résumé analytique des travaux'', 1903, p.329-339 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5470095c/f331.item en ligne]
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== Œuvres ==
* ''Methode nouvelle et tres-exacte pour enseigner et apprendre la premiere partie de Despautere : Dans laquelle, sans changer ny le Texte ny le sens de l’Autheur, tout ce qui appartient aux Genres des Noms y est si clairement expliqué par Figures en taille-douce, que les plus jeunes en peuvent retirer un merveilleux profit… Dediée à Monseigneur le Duc d’Anjou, par L. C. D. E. M.'', Paris, Jean Gaillard, 1649, 10 ff. non chiffrés, 53 p., et 1 f. pour le privilège. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k87101747.image en ligne]
**<small>(Dans le privilège du 21 juillet 1649 : ''Methodus noua, & accurata, docendi & ediscendi Despauterium, &c''.) — autre exemplaire : [https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb302833347 BnF, RES-X-2596]</small>
**Dans le verso du {{1er}} feuillet, le titre en latin : ''Duci Andegavensium, unico Regis fratri, Methodus nova et accurata docendi ac ediscendi primam Despauterii grammatices partem, quae est de generibus, in qua ipsius autoris verba ac praecepta, veterum Aegyptiorum more, ita exhibentur et explantur, ut oculis oblata tenellis animis facile haereant, a L. Couvay … dicata''
* ''L’Honneste Maitresse, ou le pouvoir des Dames sur ceux, qui les recherchent honnestement en mariage. Dediée à Son Altesse Royale Monseigneur le Duc d’Anjou'', Paris, G. de Luyne, 1654, pièces liminaires, 303 p. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k87171285/ en ligne]
**Rééd. Guillaume de Luine, 1669, 303 p. [https://books.google.fr/books?id=ErtCAQAAMAAJ&newbks=0&printsec=frontcover lire en ligne]
* ''Premiere [-seconde] partie de la Grammaire latine contenant les communes qualitez des Noms, selon le rapport qu’ils ont aux Personnes, ou aux choses signifiées, pour l’intelligence des genres. Ouvrage Enrichy de quantité de petits Tableaux, qui ne doivent pas moins réjouyr la veuë, que soulager l’Esprit de ceux qui voudront s’en servir. Dedié à Monseigneur le D’Aufin'', Paris, chez l’Auteur, au College S. Iean de Beauvais, 1668 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8707948d en ligne]
== Voir aussi ==
;Sur la ''Methode nouvelle et tres-exacte pour enseigner et apprendre la premiere partie de Despautere'' :
*[[Auteur:Charles Nodier|Charles Nodier]], ''Mélanges tirés d’une petite bibliothèque, ou Variétés littéraires et philosophiques'', Crapelet, 1829, p.376-378 [https://books.google.fr/books/about/M%C3%A9langes_tir%C3%A9s_d_une_petite_biblioth%C3%A8.html?id=XJE_AAAAcAAJ&printsec=frontcover&pg=PA376 en ligne]
*Reproduction de la préface de Jean Ballesdens dans : l’abbé A. Tougard, « Documents nouveaux sur Ballesdens », ''Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire'', 1902, p.241-248 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30756872/f267.image en ligne]
*L’abbé A. Tougard, « Une grammaire illustrée », ans Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, ''Résumé analytique des travaux'', 1903, p.329-339 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5470095c/f331.item en ligne]
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||LA MORALE ÉCLECTIQUE|511}}</noinclude>''{{tiret2|prin|cesse|motcomplet=princesse}} Élisabeth'', ni Malebranche dans son ''Traité de Morale'' ne se sont placés à un autre point de vue. Quant à Spinoza, non seulement il n’admet pas comme un principe que la raison aperçoive l’idée d’obligation, mais il déclare en propres termes que, réduite à elle-même, sans la Révélation, la raison ne passerait jamais de l’idée du bien à l’idée de la loi<ref>''Traité théologico-politique'', {{ch.}}{{rom|xvi}}, {{pg}}561, {{t.}}{{rom-maj|I}}, {{éd.}} Van Vloten, {{in-8°}}.</ref>. On ne dira du moins, ni que ce philosophe n’a pas connu la puissance de la raison, ni qu’il a ignoré les conceptions modernes, et que la loi morale n’était pas encore inventée à la fin du {{s|xvii}}. Le bon Jouffroy, dans son ''Cours de Droit naturel'' (leçon {{rom-maj|XVI}}{{e}}), voyant que {{lang|la|Leibnitz}} et Bossuet considèrent la morale comme la recherche du bonheur, ne peut contenir son étonnement, et s’évertue à trouver des circonstances atténuantes pour excuser une telle aberration. Il faut arriver jusqu’à Kant, et aux éclectiques qui ont concilié, à leur manière, les idées de ce philosophe avec celles de l’antiquité pour rencontrer la doctrine de l’obligation et du devoir. Assurément, on a bien le droit de considérer cette dernière doctrine comme une conquête définitive de la science humaine et comme marquant un progrès considérable dans la recherche de la vérité. Nous reviendrons plus loin sur ce point, mais au moins devrait-on, quand on se met en opposition avec presque toute la tradition philosophique, justifier la proposition d’où l’on part, et ne pas poser comme évidente, sous prétexte qu’elle est d’accord avec le sens commun d’aujourd’hui, une définition que la grande majorité des philosophes de tous temps a ou ignorée ou formellement repoussée.
Chose singulière, la morale éclectique, après avoir posé sa définition, n’y reste pas fidèle, et après avoir commis une pétition de principe, elle se met en contradiction avec elle-même. Si, en effet, elle était conséquente, si le devoir ou la loi obligatoire était l’objet essentiel de la morale, c’est de cette idée ou de ce principe que devraient être déduites toutes les autres notions morales, et, avant tout, la définition du bien et du mal. Il faudrait dire avec Kant que le bien est ce qui est commandé, et non pas que ce qui est commandé est le bien.<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="HUNDSRUCK"/>bornée par le Comté de Spanheim, le Duché de Simmeren, la Moselle & le Rhin, vers leur confluent. Ses villes principales font Coblents, Boppart, S. Goar & Obber Welel. On donne quelquefois plus d’étendue à l’Hundfruck ; on l’avance le long du Rhin jusqu’à la Nahe, & on y comprend le Duché de Simmeren, une partie du Comté de Spanheim, ce qui faisoit autrefois une des cinq Provinces du Palatinat du Rhin, laquelle on nommo... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="HUNDSRUCK"/>bornée par le Comté de Spanheim, le Duché de Simmeren, la Moselle & le Rhin, vers leur confluent. Ses villes principales font Coblents, Boppart, S. Goar & Obber Welel. On donne quelquefois plus d’étendue à l’Hundfruck ; on l’avance le long du Rhin jusqu’à la Nahe, & on y comprend le Duché de Simmeren, une partie du Comté de Spanheim, ce qui faisoit autrefois une des cinq Provinces du Palatinat du Rhin, laquelle on nommoit Hundoruck.
HUNE. s. f. (L’h s’aspire.) Terme de Marine. C’est une espèce de petite cage, ou guérite ronde en saillie, posce au sommet du mat, & portée par des barrets. Mari corbita, carchefium. Chaque mat a la hune. d’une de beaupré. d’une de misaine. La grande hune. d’une d’artimon. Sur la mer Méditerranée on l’appelle gabbie. Le poste de Gabbier est ordinairement sur la hune du grand mat, ou sur celle de son perroquer. La grande hune est élevée en rond & en forme de balcon, au haut du grand mat, environ à huit pieds du bout, & est quelquefois capable de contenir tiente ou quarante hommes sans être fort presses. Navite porte-hune ; ce nom se donne quelquefois aux grands vaisseaux, aux vaisseaux de haut bord.
HUNE est aussi une grosse pièce de bois sur laquelle une cloche est attachée, & qui sert à la sonner & à la mettre en branle, au moyen de deux tourillons par lesquels elle est terminée. Tintinnabuli fiercobata.
HUNEBERT. s. m. Nom d’homme. Cunibertus. Quelques-uns disent en François Cunibert ou Chanibert. S. Hunebert fut sacré & installé Evêque de Cologne le vingt-cinquième de Septembre, vers l’année 623. En 625 il allifta au Concile de Rheims. Dagobert le mit à la tête de son Conseil l’an 619, & le fit Ministre d’Etat après S. Arnoul, Evêque de Metz. Lorsque ce Prince établit son fils Sigebert, encore enfant, Roi d’Austrasie, en 633, il lui donna pour Gouverneur particulier S. Hunebert, auquel il joignit le Duc Adalgife. Il mourut le 12 de Novembre de l’an 663. Voyez la vie dans Surius & dans Bailler à ce jour.
HUNERIC. s. m. Nom d’homme. Hunericus. Quelques uns croient que ce nom vient de d’un & reich, qui signifie Centuriis dives. D’autres disent que le nom d’Huneric ou d’Honoric vient du Latin honor, honneur. Quelques Auteurs disent aussi Honoric ou Ugneric ; mais, quoi qu’il en soit de la manière dont on a prononcé ce nom dans les siccles piccédens, il est certain qu’aujourd’hui l’on ne dit plus qu’Huneric. Huneric, Roi des Goths, fils de Genletic & freie de Théodoric, fut Arien, & grand persécuteur des Catholiques.
HUNGERBERN. (La Fontaine der) C’est-à-dire, la son taine de la faim. C’est une fontaine du territoire d’icne, en Thuringe, province d’Allemagne. On la nomme aussi la Fontaine du bon ou du mauvais augure, parce que suivant qu’elle tarit ou qu’elle coule abondamment, elle présage, ou la fertilité de l’année, ou la disette & la famine, ainsi que d’autres fontaines en Allemagne & ailleurs, qui ont fourni à Jean Guille Bayer la matière d’une Dissertation intitulée, De Fontibus annone difficultatem portendentibus, & imprimée à Altorf en 1709. Voyez SCHUT cité.
HUNGERFORD. Hungerfordia. Bourg d’Angleterre, dans le Comté de Barck, aux confins de ceux de Wict & de Hant, à sept lieues de la ville de Salisbury, & environ autant de celle de Winchester.
HUNIBAUD. s. m. Nom d’homme. Hunibaldus. L’ouvrage d’Hunibaud, Gaulois, qui vivoit fous Clovis I, est un ouvrage supposé.
HUNIER. s. m. Terme de Marine. Le mât qui porte la hune, ou la voile du mát de hune. Malus ferens carchefium, carchefii velum. On distingue particulièrement le grand hunier, qui est celui qui est porté par le grand mat ; & le petit hunier, qui est porté par le mât d’avant, ou de misaine, qui font les principales hunes. Hunier à mi mât, se dit quand la vergue qui soutient la voile n’et hiffée qu’à la moitié du mat. Avoir les huniers dehors, c’est avoir les huniers au vent pour le recevoir. Mettre le vent sur les huniers, c’est mettre les voiles appelées huniers, de telle forte que le vent donne dessus & ne les remplisse pas Hisser & amener les huniers, c’est haviler & bailler les voiles du grand mâr de hune d’avant. Amener les huniers sur le ton, c’est bailler les voiles nommées huniers jusqu’à la partie du mát qui s’appelle le ton.
HUNINGUE. Huninga. Petite, mais forte ville du Sund dans la Haute-Alface, sur le Rhin, cnviron à demi-lieuc au dessous de la ville de Bâle. Les François y ont construit une bonne forteresse. {{sc|Maty}}. Long. 25 d. 15 m. lat. 47 d. 42 m.
HUNNIWOUAR. Contrée de la Scythie, en Europe, auprès du Danube.
HUNS. s. m. pl. Nom de peuple. Hunni. On ne donné jamais de singulier à ce nom, ni comme substantif, ni comme adjectif : nos Auteurs ne le font point adjectif, Les Huns étoient des peuples féroces du nord, qui habitoient une partie des terres de la Sarmatic, au dela de la Vistule & de la Scythic : Attila, surnommé le fléau de Dieu, étoit Roi ou Chef des Huns. Les Huns s’établirent en Pagnonic, & donnèrent commencement à la nation Hongroise. L’h est alpirée dans le nom de Huns.
Les Huns, aaciens peuples de la Sarmatie Européenne, Fiannus, Hunus, habiroient auprès des l’alus-Méotides, mais ensuite ils s’établirent dans la Pagnonic. Attila en conduisit une partie en Allemagne, en italie & en France, où ayant été défait par Mérouce, Roi de France, & par Actius, Général des Romaias, ils se retirèrent derechef dans la Pagnonic, qui prit le nom de Hongrie, ou de ces Huns, ou, selon d’autres, des Hongres, Nation Scythe, qui subjugua les Huns, & se confondit avec eux. Les Huns, peuples des Palus-Méotides, désolèrent tour l’Univers avec une armée immense, sens la conduite d’Attila, leur Roi, le plus affreux de tous les hommes. {{sc|Bossuet}}. Les Huns, qui habitoient près de l’Océan Scythique, avoient fait éclater leur nom fous Attila. D’{{sc|Ablancourt}}. Les Huns passèrent les Palus Méotides, s’étendirent jusqu’au Danube, & obligèrent les Empereurs d’Orient à leur payer tribut. Sous Théodose le jeune ils pillèrent la Thrace & l’Illyrie, & ensuite l’Achaïe & le reste de la Grèce. En 451, le Roi Attila ayant soumis plusieurs autres Rois barbares, & assemblé jusqu’à cinq cens mille hommes, passa de la Pagnonie dans la Gaule, & la ravagea. Les Auteurs fabuleux disent que les Huns tirent leur origine de d’un, fils de Tuifcon.
HUNSINGO. Nom d’une contrée des Pays-Bas. d’un- Jingonia. C’est une de celles qu’on appelle Ommelandes, qui font partie de la Province de Groningue. L’Hunjingo s’étend le long de la mer d’Allemagne & de la rivière de Hunfe, jusqu’au territoire de Groningue & au Fivelingo. Il y a un grand nombre de villages, mais point d’autre lieu considérable que la forteresse de Soltcamp. {{sc|Maty}}.
HUNTEBOURG. Petite ville du Cercle de Westphalie. Hunteburgum. Elle est dans l’Evêché d’Ofnabrug, sur la Hunte, près de son embouchure dans le lac de Damm, & à sept lieues de la ville d’Ofnabrug. {{sc|Maty}}.
HUNTINGTON. Autrefois Huntendune. Huntingtonia, Hontingtonia. Petite ville d’Angleterre. Elle est capitale du Comté d’Huntington, & située sur la rivière d’Oufe, à trois lieues de Cambridge, du côté du couchant, Cette ville avoit autrefois un bon château : le Roi {{roi|Henri|II}} le fit raser pour avoir servi de retraite à des rebelles. {{sc|Maty}}. Long. 17 d. 15 m. lat. 52 d. 15 m.
HUNTINGTON SHIRE, ou le Comté d’Huntington. Huntingtonia. Petite Province d’Angleterre, qui n’a pas au-delà de cinq à six lieues de long & de large. Elle est entre celles de Cambridge, de Bedford & de Northampton. il y a quantité de charbon de pierre dans ce Comté, Huntington sur l’Oufe en est le seul lieu un peu considérable. {{sc|Maty}}.
HUO.
HUON. s. m. Nom d’homme, qui s’est dit autrefois pour Hugues, & s’étoit formé des cas obliques du<section end="HUON"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="HUNDSRUCK"/>bornée par le Comté de Spanheim, le Duché de Simmeren, la Moselle & le Rhin, vers leur confluent. Ses villes principales font Coblents, Boppart, S. Goar & Obber Welel. On donne quelquefois plus d’étendue à l’Hundfruck ; on l’avance le long du Rhin jusqu’à la Nahe, & on y comprend le Duché de Simmeren, une partie du Comté de Spanheim, ce qui faisoit autrefois une des cinq Provinces du Palatinat du Rhin, laquelle on nommoit Hundoruck.
HUNE. s. f. (L’h s’aspire.) Terme de Marine. C’est une espèce de petite cage, ou guérite ronde en saillie, posce au sommet du mat, & portée par des barrets. Mari corbita, carchefium. Chaque mat a la hune. d’une de beaupré. d’une de misaine. La grande hune. d’une d’artimon. Sur la mer Méditerranée on l’appelle gabbie. Le poste de Gabbier est ordinairement sur la hune du grand mat, ou sur celle de son perroquer. La grande hune est élevée en rond & en forme de balcon, au haut du grand mat, environ à huit pieds du bout, & est quelquefois capable de contenir tiente ou quarante hommes sans être fort presses. Navite porte-hune ; ce nom se donne quelquefois aux grands vaisseaux, aux vaisseaux de haut bord.
HUNE est aussi une grosse pièce de bois sur laquelle une cloche est attachée, & qui sert à la sonner & à la mettre en branle, au moyen de deux tourillons par lesquels elle est terminée. Tintinnabuli fiercobata.
HUNEBERT. s. m. Nom d’homme. Cunibertus. Quelques-uns disent en François Cunibert ou Chanibert. S. Hunebert fut sacré & installé Evêque de Cologne le vingt-cinquième de Septembre, vers l’année 623. En 625 il allifta au Concile de Rheims. Dagobert le mit à la tête de son Conseil l’an 619, & le fit Ministre d’Etat après S. Arnoul, Evêque de Metz. Lorsque ce Prince établit son fils Sigebert, encore enfant, Roi d’Austrasie, en 633, il lui donna pour Gouverneur particulier S. Hunebert, auquel il joignit le Duc Adalgife. Il mourut le 12 de Novembre de l’an 663. Voyez la vie dans Surius & dans Bailler à ce jour.
HUNERIC. s. m. Nom d’homme. Hunericus. Quelques uns croient que ce nom vient de d’un & reich, qui signifie Centuriis dives. D’autres disent que le nom d’Huneric ou d’Honoric vient du Latin honor, honneur. Quelques Auteurs disent aussi Honoric ou Ugneric ; mais, quoi qu’il en soit de la manière dont on a prononcé ce nom dans les siccles piccédens, il est certain qu’aujourd’hui l’on ne dit plus qu’Huneric. Huneric, Roi des Goths, fils de Genletic & freie de Théodoric, fut Arien, & grand persécuteur des Catholiques.
HUNGERBERN. (La Fontaine der) C’est-à-dire, la son taine de la faim. C’est une fontaine du territoire d’icne, en Thuringe, province d’Allemagne. On la nomme aussi la Fontaine du bon ou du mauvais augure, parceque suivant qu’elle tarit ou qu’elle coule abondamment, elle présage, ou la fertilité de l’année, ou la disette & la famine, ainsi que d’autres fontaines en Allemagne & ailleurs, qui ont fourni à Jean Guille Bayer la matière d’une Dissertation intitulée, De Fontibus annone difficultatem portendentibus, & imprimée à Altorf en 1709. Voyez SCHUT cité.
HUNGERFORD. Hungerfordia. Bourg d’Angleterre, dans le Comté de Barck, aux confins de ceux de Wict & de Hant, à sept lieues de la ville de Salisbury, & environ autant de celle de Winchester.
HUNIBAUD. s. m. Nom d’homme. Hunibaldus. L’ouvrage d’Hunibaud, Gaulois, qui vivoit fous Clovis I, est un ouvrage supposé.
HUNIER. s. m. Terme de Marine. Le mât qui porte la hune, ou la voile du mát de hune. Malus ferens carchefium, carchefii velum. On distingue particulièrement le grand hunier, qui est celui qui est porté par le grand mat ; & le petit hunier, qui est porté par le mât d’avant, ou de misaine, qui font les principales hunes. Hunier à mi mât, se dit quand la vergue qui soutient la voile n’et hiffée qu’à la moitié du mat. Avoir les huniers dehors, c’est avoir les huniers au vent pour le recevoir. Mettre le vent sur les huniers, c’est mettre les voiles appelées huniers, de telle forte que le vent donne dessus & ne les remplisse pas Hisser & amener les huniers, c’est haviler & bailler les voiles du grand mâr de hune d’avant. Amener les huniers sur le ton, c’est bailler les voiles nommées huniers jusqu’à la partie du mát qui s’appelle le ton.
HUNINGUE. Huninga. Petite, mais forte ville du Sund dans la Haute-Alface, sur le Rhin, cnviron à demi-lieuc au dessous de la ville de Bâle. Les François y ont construit une bonne forteresse. {{sc|Maty}}. Long. 25 d. 15 m. lat. 47 d. 42 m.
HUNNIWOUAR. Contrée de la Scythie, en Europe, auprès du Danube.
HUNS. s. m. pl. Nom de peuple. Hunni. On ne donné jamais de singulier à ce nom, ni comme substantif, ni comme adjectif : nos Auteurs ne le font point adjectif, Les Huns étoient des peuples féroces du nord, qui habitoient une partie des terres de la Sarmatic, au dela de la Vistule & de la Scythic : Attila, surnommé le fléau de Dieu, étoit Roi ou Chef des Huns. Les Huns s’établirent en Pagnonic, & donnèrent commencement à la nation Hongroise. L’h est alpirée dans le nom de Huns.
Les Huns, aaciens peuples de la Sarmatie Européenne, Fiannus, Hunus, habiroient auprès des l’alus-Méotides, mais ensuite ils s’établirent dans la Pagnonic. Attila en conduisit une partie en Allemagne, en italie & en France, où ayant été défait par Mérouce, Roi de France, & par Actius, Général des Romaias, ils se retirèrent derechef dans la Pagnonic, qui prit le nom de Hongrie, ou de ces Huns, ou, selon d’autres, des Hongres, Nation Scythe, qui subjugua les Huns, & se confondit avec eux. Les Huns, peuples des Palus-Méotides, désolèrent tour l’Univers avec une armée immense, sens la conduite d’Attila, leur Roi, le plus affreux de tous les hommes. {{sc|Bossuet}}. Les Huns, qui habitoient près de l’Océan Scythique, avoient fait éclater leur nom fous Attila. D’{{sc|Ablancourt}}. Les Huns passèrent les Palus Méotides, s’étendirent jusqu’au Danube, & obligèrent les Empereurs d’Orient à leur payer tribut. Sous Théodose le jeune ils pillèrent la Thrace & l’Illyrie, & ensuite l’Achaïe & le reste de la Grèce. En 451, le Roi Attila ayant soumis plusieurs autres Rois barbares, & assemblé jusqu’à cinq cens mille hommes, passa de la Pagnonie dans la Gaule, & la ravagea. Les Auteurs fabuleux disent que les Huns tirent leur origine de d’un, fils de Tuifcon.
HUNSINGO. Nom d’une contrée des Pays-Bas. d’un- Jingonia. C’est une de celles qu’on appelle Ommelandes, qui font partie de la Province de Groningue. L’Hunjingo s’étend le long de la mer d’Allemagne & de la rivière de Hunfe, jusqu’au territoire de Groningue & au Fivelingo. Il y a un grand nombre de villages, mais point d’autre lieu considérable que la forteresse de Soltcamp. {{sc|Maty}}.
HUNTEBOURG. Petite ville du Cercle de Westphalie. Hunteburgum. Elle est dans l’Evêché d’Ofnabrug, sur la Hunte, près de son embouchure dans le lac de Damm, & à sept lieues de la ville d’Ofnabrug. {{sc|Maty}}.
HUNTINGTON. Autrefois Huntendune. Huntingtonia, Hontingtonia. Petite ville d’Angleterre. Elle est capitale du Comté d’Huntington, & située sur la rivière d’Oufe, à trois lieues de Cambridge, du côté du couchant, Cette ville avoit autrefois un bon château : le Roi {{roi|Henri|II}} le fit raser pour avoir servi de retraite à des rebelles. {{sc|Maty}}. Long. 17 d. 15 m. lat. 52 d. 15 m.
HUNTINGTON SHIRE, ou le Comté d’Huntington. Huntingtonia. Petite Province d’Angleterre, qui n’a pas au-delà de cinq à six lieues de long & de large. Elle est entre celles de Cambridge, de Bedford & de Northampton. il y a quantité de charbon de pierre dans ce Comté, Huntington sur l’Oufe en est le seul lieu un peu considérable. {{sc|Maty}}.
HUO.
HUON. s. m. Nom d’homme, qui s’est dit autrefois pour Hugues, & s’étoit formé des cas obliques du<section end="HUON"/><noinclude>
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HUNE. s. f. (L’''h'' s’aspire.) Terme de Marine. C’est une espèce de petite cage, ou guérite ronde en saillie, posée au sommet du mât, & portée par des barrots. ''{{lang|la|Mali corbita, carchesium.}}'' Chaque mât a sa ''hune. Hune'' de beaupré. ''Hune'' de misaine. La grande ''hune. Hune'' d’artimon. Sur la mer Méditerranée on l’appelle ''gabbie.'' Le poste de Gabbier est ordinairement sur la ''hune'' du grand mât, ou sur celle de son perroquet. La grande ''hune'' est élevée en rond & en forme de balcon, au haut du grand mât, environ à huit pieds du bout, & est quelquefois capable de contenir trente ou quarante hommes sans être fort pressés.
Navire ''porte-hune ;'' ce nom se donne quelquefois aux grands vaisseaux, aux vaisseaux de haut bord.
{{sc|Hune}} est aussi une grosse pièce de bois sur laquelle une cloche est attachée, & qui sert à la sonner & à la mettre en branle, au moyen de deux tourillons par lesquels elle est terminée. ''{{lang|la|Tintinnabuli stereobata.}}''
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HUNEBERT. s. m. Nom d’homme. Cunibertus. Quelques-uns disent en François Cunibert ou Chanibert. {{St.|Hunebert}} fut sacré & installé Evêque de Cologne le vingt-cinquième de Septembre, vers l’année 623. En 625 il allista au Concile de Rheims. Dagobert le mit à la tête de son Conseil l’an 619, & le fit Ministre d’Etat après {{St.|Arnoul}}, Evêque de Metz. Lorsque ce Prince établit son fils Sigebert, encore enfant, Roi d’Austrasie, en 633, il lui donna pour Gouverneur particulier {{St.|Hunebert}}, auquel il joignit le Duc Adalgife. Il mourut le 12 de Novembre de l’an 663. Voyez la vie dans Surius & dans Bailler à ce jour.
HUNERIC. s. m. Nom d’homme. Hunericus. Quelques uns croient que ce nom vient de d’un & reich, qui signifie Centuriis dives. D’autres disent que le nom d’Huneric ou d’Honoric vient du Latin honor, honneur. Quelques Auteurs disent aussi Honoric ou Ugneric ; mais, quoi qu’il en soit de la manière dont on a prononcé ce nom dans les siccles piccédens, il est certain qu’aujourd’hui l’on ne dit plus qu’Huneric. Huneric, Roi des Goths, fils de Genletic & freie de Théodoric, fut Arien, & grand persécuteur des Catholiques.
HUNGERBERN. (La Fontaine der) C’est-à-dire, la son taine de la faim. C’est une fontaine du territoire d’icne, en Thuringe, province d’Allemagne. On la nomme aussi la Fontaine du bon ou du mauvais augure, parceque suivant qu’elle tarit ou qu’elle coule abondamment, elle présage, ou la fertilité de l’année, ou la disette & la famine, ainsi que d’autres fontaines en Allemagne & ailleurs, qui ont fourni à Jean Guille Bayer la matière d’une Dissertation intitulée, De Fontibus annone difficultatem portendentibus, & imprimée à Altorf en 1709. Voyez SCHUT cité.
HUNGERFORD. Hungerfordia. Bourg d’Angleterre, dans le Comté de Barck, aux confins de ceux de Wict & de Hant, à sept lieues de la ville de Salisbury, & environ autant de celle de Winchester.
HUNIBAUD. s. m. Nom d’homme. Hunibaldus. L’ouvrage d’Hunibaud, Gaulois, qui vivoit sous Clovis I, est un ouvrage supposé.
HUNIER. s. m. Terme de Marine. Le mât qui porte la hune, ou la voile du mât de hune. Malus ferens carchefium, carchefii velum. On distingue particulièrement le grand hunier, qui est celui qui est porté par le grand mat ; & le petit hunier, qui est porté par le mât d’avant, ou de misaine, qui sont les principales hunes. Hunier à mi mât, se dit quand la vergue qui soutient la voile n’et hiffée qu’à la moitié du mat. Avoir les huniers dehors, c’est avoir les huniers au vent pour le recevoir. Mettre le vent sur les huniers, c’est mettre les voiles appelées huniers, de telle forte que le vent donne dessus & ne les remplisse pas Hisser & amener les huniers, c’est haviler & bailler les voiles du grand mâr de hune d’avant. Amener les huniers sur le ton, c’est bailler les voiles nommées huniers jusqu’à la partie du mât qui s’appelle le ton.
HUNINGUE. Huninga. Petite, mais forte ville du Sund dans la Haute-Alface, sur le Rhin, cnviron à demi-lieuc au dessous de la ville de Bâle. Les François y ont construit une bonne forteresse. {{sc|Maty}}. Long. 25 d. 15 m. lat. 47 d. 42 m.
HUNNIWOUAR. Contrée de la Scythie, en Europe, auprès du Danube.
HUNS. s. m. pl. Nom de peuple. Hunni. On ne donné jamais de singulier à ce nom, ni comme substantif, ni comme adjectif : nos Auteurs ne le font point adjectif, Les Huns étoient des peuples féroces du nord, qui habitoient une partie des terres de la Sarmatic, au dela de la Vistule & de la Scythic : Attila, surnommé le fléau de Dieu, étoit Roi ou Chef des Huns. Les Huns s’établirent en Pagnonie, & donnèrent commencement à la nation Hongroise. L’h est alpirée dans le nom de Huns.
Les Huns, aaciens peuples de la Sarmatie Européenne, Fiannus, Hunus, habiroient auprès des l’alus-Méotides, mais ensuite ils s’établirent dans la Pagnonie. Attila en conduisit une partie en Allemagne, en italie & en France, où ayant été défait par Mérouce, Roi de France, & par Actius, Général des Romaias, ils se retirèrent derechef dans la Pagnonie, qui prit le nom de Hongrie, ou de ces Huns, ou, selon d’autres, des Hongres, Nation Scythe, qui subjugua les Huns, & se confondit avec eux. Les Huns, peuples des Palus-Méotides, désolèrent tour l’Univers avec une armée immense, sens la conduite d’Attila, leur Roi, le plus affreux de tous les hommes. {{sc|Bossuet}}. Les Huns, qui habitoient près de l’Océan Scythique, avoient fait éclater leur nom sous Attila. D’{{sc|Ablancourt}}. Les Huns passèrent les Palus Méotides, s’étendirent jusqu’au Danube, & obligèrent les Empereurs d’Orient à leur payer tribut. Sous Théodose le jeune ils pillèrent la Thrace & l’Illyrie, & ensuite l’Achaïe & le reste de la Grèce. En 451, le Roi Attila ayant soumis plusieurs autres Rois barbares, & assemblé jusqu’à cinq cens mille hommes, passa de la Pagnonie dans la Gaule, & la ravagea. Les Auteurs fabuleux disent que les Huns tirent leur origine de d’un, fils de Tuiscon.
HUNSINGO. Nom d’une contrée des Pays-Bas. d’un-Jingonia. C’est une de celles qu’on appelle Ommelandes, qui font partie de la Province de Groningue. L’Hunjingo s’étend le long de la mer d’Allemagne & de la rivière de Hunfe, jusqu’au territoire de Groningue & au Fivelingo. Il y a un grand nombre de villages, mais point d’autre lieu considérable que la forteresse de Soltcamp. {{sc|Maty}}.
HUNTEBOURG. Petite ville du Cercle de Westphalie. Hunteburgum. Elle est dans l’Evêché d’Ofnabrug, sur la Hunte, près de son embouchure dans le lac de Damm, & à sept lieues de la ville d’Ofnabrug. {{sc|Maty}}.
HUNTINGTON. Autrefois Huntendune. Huntingtonia, Hontingtonia. Petite ville d’Angleterre. Elle est capitale du Comté d’Huntington, & située sur la rivière d’Oufe, à trois lieues de Cambridge, du côté du couchant, Cette ville avoit autrefois un bon château : le Roi {{roi|Henri|II}} le fit raser pour avoir servi de retraite à des rebelles. {{sc|Maty}}. Long. 17 d. 15 m. lat. 52 d. 15 m.
HUNTINGTON SHIRE, ou le Comté d’Huntington. Huntingtonia. Petite Province d’Angleterre, qui n’a pas au-delà de cinq à six lieues de long & de large. Elle est entre celles de Cambridge, de Bedford & de Northampton. il y a quantité de charbon de pierre dans ce Comté, Huntington sur l’Oufe en est le seul lieu un peu considérable. {{sc|Maty}}.
HUO.
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/914
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="HUON"/>Latin Hugo, Hugonis. Car on dit Huon, ou Hugon, ou Hugues. Hugon ou Huon de Méry, ancien Poëte François, Auteur du Roman intitulé le Tournoiement de l’Antechrift. Il florilloit l’an 1227. DE LA CROIX DU MAINE. Le même Auteur l’appelle aussi Hugues de Méry. Huon le Roi, Huon de Villeneuve. Voyez LA CROIX DU MAINE & DU VERDIER. Du Tillet a remarqué aussi, P. 1, {{pg|183}}, que Huon est la même chose que Hugues. HUOT, ou plutot... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="HUON"/>Latin Hugo, Hugonis. Car on dit Huon, ou Hugon, ou Hugues. Hugon ou Huon de Méry, ancien Poëte François, Auteur du Roman intitulé le Tournoiement de l’Antechrift. Il florilloit l’an 1227. DE LA CROIX DU MAINE. Le même Auteur l’appelle aussi Hugues de Méry. Huon le Roi, Huon de Villeneuve. Voyez LA CROIX DU MAINE & DU VERDIER. Du Tillet a remarqué aussi, P. 1, {{pg|183}}, que Huon est la même chose que Hugues.
HUOT, ou plutot HUOTTE. Voyez HUETTE OU HULOTTE. C’est la même chose.
HUP.
HUPPE. s. f. ou PUPUT. s. m. Le premier est le plus en usage. Je trouve cependant l’autre dans un bon fauconnier. (L’h s’aspire.) Oiseau de la grandeur d’un messe. Upupa. Il a la tête pointue, le bec en façon de faux, noir, rond, avec une touffe sur la tête, composée de 24 oude 26 plumes inégales en longueur. Le cou vers la tête est un peu roux, & vers le dos cendré. Le dos jusqu’à la queue est de couleur cendrée, ayant de temps en temps des taches blanches. Sa queue est longue de six doigts, coupée de travers par une ligne blanche large. Elle est composée de dix plumes. Ses cuisses font courtes, de couleur de plomb. Ses ailes noires, ayant de travers des lignes blanches.
La huppe, dit Aldrovand, est de la grandeur de la grande grive ; ses ailes sont distinguées par intervalles de brun, de blanc & de noir ; elle a une crête sur la tere, ou plutôt une huppe, qui commence dès le haut du bec, & qui s’étend jusqu’au derrière de la tête, qu’elle ouvre & ferme comme il lui plaît, ainsi qu’un cheval fait des oreilles ; ses jambes sont fort courtes ; ses ailes ne finissent pas en pointe, comme aux autres oiseaux, mais elles vont en arrondiffant, ce qui fait qu’elle a le vol fort lent.
Pline l’appelle trimestre, à cause que l’on ne la voit que pendant trois mois ; mais elle ne se bran être que fort rarement, elle se retire le plus souvent dans les masures & le long des chemins ; quelques uns estiment qu’elle tire sa nourriture des excrémens humains ; d’autres disent qu’elle vit de vers & de pareils infectes, & qu’elle compose son nid d’excre mens d’homme. Aristote dit qu’elle ne fait point de nid, qu’elle se retire simplement dans les trous d’arbres, & qu’elle y fait les auss sans aucun autre ap pareil. Bellon dit qu’elle fait son nid dans le tronc des arbres, & y met des excrémens humains, & qu’elle vit de vers & d’autres nourritures immondes.
Pour distinguer le mâle d’avec la femelle, il faut observer que le mâle a la couronne plus haute, la tête plus ronde & des couleurs plus vives & plus allumées que la femelle.
Ceux qui voudront nourrir des huppes par curiosité à cause de leur beauté, leur donneront du cœur par petits morceaux, & des vers dans un petit auget où il y ait de l’eau ; mais elles ne vivent guère en cage.
Tristan dit houppe au-lieu de huppe. Le Dieu Harpocrate est repréfenté ayant un sceptre derrière lui sur lequel est assise en sa sommité une houppe. L’oiseau Upupa étoit le symbole de la piété & de la joie, dit Elien, L.{{lié}}{{rom-maj|II}} des Animaux, c.{{lié}}16, & L.{{lié}}{{rom-maj|XVI}}, c. y. C’étoit le symbole, non-seulement de la piété envers les Dieux, mais encore de la piété des enfans envers leurs parens. TRISTAN, {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|60}}s.
Il y a un autre oiseau admirablement beau que l’on pourroit nommer HUPPE D’INDE. Cet oiseau se rencontre en Amérique, & principalement dans l’île de la Trinité & dans l’île aux Rars. Il est grand comme un pivert, & on lui voit une huppe sur la tête, jaune comme de l’or très-pur ; sa queue est noire & le reste de son pennage est mélé de jaune & de noir, ondoyé de diverses couleurs ; il a le tour des joues rouges comme de l’écarlate ; il se nourrit du fruit d’un arbre appelé par les Sauvages Pené absou, lequel porte son fruit comme une pomme ronde. Ce fruit est un des plus dangereux poisons que l’on puisse trouver. Il contient six noyaux semblables à nos amandes ; mais ils font un peu plus larges. Les Sauvages se servent de leur jus pour guérir leurs blessures.
En Latin on appelle cet oiseau upupa, de son cri pupu, d’où il tire son nom en François ; en Grec, x ; en Italien, buba ou upega, galio del Paradifo ; en Espagnol, abubilla. Il fait son nid avec de la fiente humaine, & c’est de-là qu’on l’a appelé autrefois en François put-put.
HUPPE se dit aussi de la touffe de plumes que cet oiseau & quelques autres portent sur la tête. stifia. La huppe d’une alouette. Cet oiseau a une belle huppe.
HUPPÉ, ÉE. adj. Qui a une petite touffe de plumes sur la tête. Plumis criflatus. Il y a des alouettes huppees, des hibous, &c.
Hurri se dit au figuré, mais en style familier, d’un homme qui est des plus considérables, des plus apparens du lieu où il habite, ou dans la profession qu’il exerce ; mais on ne s’en sert presque jamais sans quelque particule, comme plus, bien. Superbus, illustris. Il s’y trouva plusieurs Gentilshommes des plus huppés. Il y avoit quantité de femmes des plus huppets.
Combien en a-t-on vu, je dis des plus huppés
A souffler dans leurs doigts à ma Cour occupés ?
RACINE.
Huppé se dit aussi pour habile, rusé, fin, adroit. Peritus, intelligens. Les plus huppes y font pris. Bien huppe qui pourra m’attraper sur ce point. {{sc|Mol}}.
HUPU. Voyez HOUPOU. C’est la même chose.
HUQ.
HUQUANG. C’est la septième en ordre des Provinces de la Chine ; mais la plus grande & la plus fertile. Huquania. On l’appelle le grenier de la Chine, & elle est au milieu de ce vaste Empire, entre les Provinces de Honan, de Nanking, de Kiangfi, de Quantung, de Quangfi, de Queicheu, de Suchuen & de Xenfi. La rivière de Kiang la traverse d’orient en occident, & la divise en septentrionale & en méridionale. On y compte quinze grandes villes, capitales d’autant de contrées, & cent huit moindres, sans compter les forts, les bourgs & les villages, qui font en très-grand nombre. Uchang en est la première ville & la capitale de toute la Province.
HUQUE. s. f. Nom d’un habillement de femme. C’est une espèce de voile ou de manteau qui se met sur la tête & qui descend jusqu’à terre. Velum oblongum. Quand les foeurs Noires sortent, elles mettent sur leur tête une huque ou manteau qui leur couvre presque tout le corps. {{sc|P. Hélyot}}, {{t.|{{rom-maj|III}}|cap}}, {{pg|406}}.
HUR.
HURA d’Amérique à la feuille d’Abutylon Indien. On l’appelle quelquefois Noyer de la Jamaïque. Sa fleur est en entonnois : elle est composée d’une seule feuille qui s’ouvre par les bords, & qui est légèrement découpée en douze parties. Le pistil est placé au fond du tube ; il devient un fruit globuleux aplati & divisé en douze cellules, dont chacune contient une semence plate & tondelette.
HURCEL. Petite ville de France dans le Bourbonnois, au Diocèse de Bourges.
HURE. s. f. (L’h s’aspire.) C’est ainsi qu’on appelle la tête d’un sanglier. Aprugnum caput. On le dit aussi d’un faumon, d’un bouchet. Ce chasseur a fait présent à son Avocat d’une hure de sanglier. Le meilleur morceau d’un faumon frais, c’est la hure. Ce nom se disoit originairement de la seule dent ou défense d’un sanglier ; & depuis on l’a transporté à toute la tête.
Ce mot de hure vient, selon Guichard, d’e, qui signifie poil ; de sorte que la hure est, comme dit cet Auteur, pars cervicis villosa in animalibus quæ solet<section end="HURE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="HURE"/>''{{lang|la|exasperi & horrere, ut in porcis}},'' c’est-à-dire, la partie de la tête dans les animaux où le poile a coutume de se hérisser. Il va ensuite chercher l’origine d’{{lang|grc|ἔριξ}} dans l’Hébreu, & il la trouve en faisant quelque transposition de lettres : c’est le moyen de trouver l’origine de tous les mots dans telle langue qu’on voudra.
{{sc|Hure}} se dit au figuré, mais dans le style familier, d’une tête mal peignée, des cheveux rudes, droits & mal en ordre. Caput impexum, fœdum.
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HUREPÉ. adj. Vieux mot. Hérissé. On a dit aussi huriché, dans la même signification.
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HUREPOIX. Nom d’une contrée du Gouvernement de l’île de France. Moripensis, Morivensis, Auripensis, Huripensis, Heripensis pagus. Elle est entre la Brie, dont la Seine la sépare au levant, & la Beauce au couchant. On n’en connoît pas bien les limites ; Corbeil & Chartres y sont renfermées ; quelques-uns y mettent aussi la Ferté Alais, Melun & Mante. Maty. De Val. Not. Gall. {{pg|326}}.
Fauchet prétend que ce nom a été donné à ce pays, parcequ’il étoit extrêmement froid, ou parcequ’il étoit hérissé de bois & de forêts. Horrebat frigore ou sylvis & arboribus. D’autres croient que ce nom lui vient de ses habitans, qui avoient le poil hérissé, quibus pili horridi.
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HURHAUT. Mot dont se servent les Charretiers pour faire tourner leurs chevaux à droite. Il est venu en usage dans cette phrase proverbiale, il n’entend ni à dia, ni à hurhaut, pour dire, il n’entend point raison.
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☞ HURIEL. Petite ville de France, dans le Bourbonnois, Diocèse de Bourges, sur une hauteur, à deux lieues de Mont-Luçon.
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HURLADE. s. f. Grand cri. Ululatus. Il ne peut s’employer que dans le style comique & familier. Il fit cinq ou six hurlades. Voit.
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HURLEMENT. s. m. Cri d’un loup. Ululatus. Quand on passe les bois la nuit, on est effrayé du hurlement des loups.
☞ HURLEMENT se dit aussi des cris effroyables des chiens & des autres animaux, & figurément de ceux que poussent les hommes dans la colère, dans l’affliction ou quelqu’autre passion. Ejulatus. Les Latins ont dit ululatus dans le même sens. Fœmineus ululatus. Elles pleuroient sa mort avec des cris & des hurlemens épouvantables. VAUG. Mon ombre viendra remplir ta maison de hurlemens funèbres. BOIL. S’imaginer entendre les hurlemens & les blasphêmes des damnés. BOUHOURS, vie de S. Ignace, L.{{lié}}1.
{{poem|{{em|4}}''Allez par de saints'' hurlemens,
''Réveiller de ce pas les Chanoines dormans.''{{em}}{{sc|Id.}}
{{em|4}}''Quels ''hurlemens'' effroyables !''
{{em|4}}''Quels spectres frappent les yeux !''
{{em|4}}''Vous êtes moins redoutables,''
{{em|4}}''Fiers lions, ours furieux.''
{{mpom|{{sc|Nouv. ch. de vers.}} ''Ode sur l’Enfer.''|d}}|m=1em}}
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HURLER. v. a. (L’''h'' s’aspire.) Faire des hurlemens comme les loups. ☞{{lié}}On a transporté ce mot à l’homme & aux autres animaux qui jettent des cris effroyables. Ululare, ululum edere.
On dit d’un homme qui jette de grands cris de douleur, il ne crie pas, il hurle. ACAD. FR.
{{poem|''Je vois'' hurler ''en vain la chicane ennemie.''{{em|2}}
{{mpom|{{sc|Boileau.}}|d}}|m=1em}}
Ce mot vient du Latin ululare, ou de l’Italien urlare.
On dit proverbialement & figurément, qu’il faut hurler avec les loups, pour dire qu’il faut faire comme les autres, quand on est engagé dans quelque parti.
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<section begin="HURLUBRELU ou HURLUBERLU"/><nowiki/>
HURLUBRELU ou HURLUBERLU. adv. Terme populaire, qui signifie brusquement, inconsidérément. Temerè, inconsultò. Il est entré tout hurlubrelu sans dire gare.
☞ On dit de même substantivement, c’est un hurlubrelu ; & même adjectivement, c’est un homme hurlubrelu, c’est-à-dire, qui agit étourdiment.
{{sc|Hurlubrelu}}. Sorte de coëffure à la mode en{{lié}}1671. Les coëffures hurlubrelu m’ont fort divertie. Il y en a que l’on voudroit souffleter. {{Mlle|de|nx}} Choiseul ressembloit, comme dit Ninon, à un Printemps d’hôtellerie comme deux gouttes d’eau. Cette comparaison est excellente. Lettr. de Mad. de Sévigné.
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☞ HURMON. Petite ville de Perse à 85{{lié}}d. 15{{lié}}m. de long. & à 32{{lié}}d. 30{{lié}}m. de lat.
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HURONS. Nom d’un peuple de la nouvelle France, dans l’Amérique septentrionale. Huro. Les Hurons sont entre le lac Ontario & celui des Hurons, ou de Karegnondi. On dit qu’ils sont féroces, & extrêmement larrons, & qu’ils sont devenus amis des François. Le Père Hennepin, Récollet, assure que les Iroquois les ont presque entièrement détruits.
Le lac ou la mer Douce des Hurons, ou le lac de Karegnondi. Huronum lacus, Huronum mare Dulce. C’est un grand lac de la Nouvelle France, dans l’Amérique septentrionale. On dit qu’il a deux cens lieues d’orient en occident, & sept cens de circuit. Le lac supérieur & celui des Illinois se déchargent dans celui-ci. Au reste, ce lac est la source de la rivière de S. Laurent, qui, en sortant du côté du sud, va traverser les lacs d’Erie & d’Ontario, & de la rivière Françoise, qui, après avoir traversé le lac de Nipissiriniens, va se joindre à la rivière de S. Laurent. MATY.
<section end="HURONS"/>
<section begin="HURST"/><nowiki/>
HURST. Château du Comté de Hant, en Angleterre. Hurstium. Il est sur une presqu’île, qui n’est séparée de l’île de Wigth que par un canal d’un mille de largeur. Ce lieu est connu dans l’histoire pour avoir été la première prison de {{roi|Charles|I}}, Roi d’Angleterre. MATY.
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<section begin="HURTEBILLIER"/><nowiki/>
HURTEBILLIER. v. a. Suivant la leçon de Borel, c’est l’arietare des Latins. Ce mot est vieux & employé dans le Roman de la Rose, v.{{lié}}9556 & 9557.
{{poem|''Et eut-il yeux plus d’un millier,''
''Toutes se font'' hurtebillier.|m=1em}}
C’est-à-dire, que les femmes cherchent le mâle ainsi que la brebis fait le bélier. Sup. au Gloss. du Roman de la Rose. Voyez {{sc|Beliner}}.
<section end="HURTEBILLIER"/>
{{c3|{{sp|HU}}S.}}
<section begin="HUS, HUS"/><nowiki/>
HUS, HUS : c’est-à-dire, en vieux François, hors, hors, selon la remarque du Président Fauchet, {{liv.|8}} de ses Antiquités Françoises, c.{{lié}}18, {{fol.|319}} verso. MÉNAGE, Dict. Etym.
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HUS ou UZ. Contrée de la Palestine, située au levant du Jourdain, dans la demi-Tribu de Manassé, dite autrement la Trachonite. Hus. Sa capitale portoit le nom d’Astaroth Carnajim. On dit qu’elle étoit la patrie de Job, & qu’on y fait encore voir aujourd’hui le tombeau de ce célèbre exemple de patience. Mais tout cela n’est pas fort certain, & il est beaucoup plus probable que la terre de Hus étoit vers les confins de la Chaldée, puisque les Chaldéens furent ceux qui enlevèrent les chameaux de Job. MATY.
Les Septante la prennent pour l’Ausitide. On l’appelle Hus, Us, ou Uz, & en suivant l’Hébreu Huts. Quelques-uns la placent à l’orient du Jourdain, entre la Terre-Sainte & la Célésyrie, aux confins de l’Arabie déserte, dans la Trachonitide & la demi-Tribu de Manassé. D’autres la mettent dans l’Idumée, parceque Jérémie, Lament. {{romm|IV}},{{lié}}21, l’appelle fille d’Edom ; mais quelques-uns en concluent seulement qu’elle étoit habitée par des Iduméens. Ceux qui sont du premier sentiment disent que c’est un autre Hus que la patrie de Job. Le sentiment le plus probable est que la terre de Hus, patrie de Job, étoit entre l’Idumée & la Chaldée ou l’Euphrate. Cependant la terre de Hus pourroit être à l’orient du Jourdain, sans que cela empêche que Job ne fût Iduméen ; car l’Idumée a eu différentes bornes en différens temps.<section end="HUS ou UZ"/><noinclude>
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{{sc|Hure}} se dit au figuré, mais dans le style familier, d’une tête mal peignée, des cheveux rudes, droits & mal en ordre. ''{{lang|la|Caput impexum, fœdum.}}''
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HUREPÉ. adj. Vieux mot. Hérissé. On a dit aussi ''huriché,'' dans la même signification.
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HUREPOIX. Nom d’une contrée du Gouvernement de l’île de France. ''{{lang|la|Moripensis, Morivensis, Auripensis, Huripensis, Heripensis pagus.}}'' Elle est entre la Brie, dont la Seine la sépare au levant, & la Beauce au couchant. On n’en connoît pas bien les limites ; Corbeil & Chartres y sont renfermées ; quelques-uns y mettent aussi la Ferté Alais, Melun & Mante. {{sc|Maty. De Val.}} ''{{lang|la|Not. Gall.}} {{pg|326}}.''
Fauchet prétend que ce nom a été donné à ce pays, parcequ’il étoit extrêmement froid, ou parcequ’il étoit hérissé de bois & de forêts. ''{{lang|la|Horrebat frigore}}'' ou ''{{lang|la|sylvis & arboribus.}}'' D’autres croient que ce nom lui vient de ses habitans, qui avoient le poil hérissé, ''{{lang|la|quibus pili horridi.}}''
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HURHAUT. Mot dont se servent les Charretiers pour faire tourner leurs chevaux à droite. Il est venu en usage dans cette phrase proverbiale, il n’entend ni à dia, ni à ''hurhaut,'' pour dire, il n’entend point raison.
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☞ HURIEL. Petite ville de France, dans le Bourbonnois, Diocèse de Bourges, sur une hauteur, à deux lieues de Mont-Luçon.
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HURLADE. s. f. Grand cri. {{sc|Ululatus.}} Il ne peut s’employer que dans le style comique & familier. Il fit cinq ou six ''hurlades.'' {{sc|Voit}}.
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HURLEMENT. s. m. Cri d’un loup. ''{{lang|la|Ululatus.}}'' Quand on passe les bois la nuit, on est effrayé du ''hurlement'' des loups.
☞ {{sc|Hurlement}} se dit aussi des cris effroyables des chiens & des autres animaux, & figurément de ceux que poussent les hommes dans la colère, dans l’affliction ou quelqu’autre passion. ''{{lang|la|Ejulatus.}}'' Les Latins ont dit ''{{lang|la|ululatus}}'' dans le même sens. ''{{lang|la|Fœmineus ululatus.}}'' Elles pleuroient sa mort avec des cris & des ''hurlemens'' épouvantables. {{sc|Vaug}}. Mon ombre viendra remplir ta maison de ''hurlemens'' funèbres. {{sc|Boil}}. S’imaginer entendre les ''hurlemens'' & les blasphêmes des damnés. {{sc|Bouhours}}, ''vie de {{St.|Ignace}}, L.{{lié}}1.''
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HURLER. v. a. (L’''h'' s’aspire.) Faire des hurlemens comme les loups. ☞{{lié}}On a transporté ce mot à l’homme & aux autres animaux qui jettent des cris effroyables. ''{{lang|la|Ululare, ululum edere.}}''
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Ce mot vient du Latin ''{{lang|la|ululare}},'' ou de l’Italien ''{{lang|it|urlare}}.''
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HURLUBRELU ou HURLUBERLU. adv. Terme populaire, qui signifie brusquement, inconsidérément. ''{{lang|la|Temerè, inconsultò.}}'' Il est entré tout ''hurlubrelu'' sans dire gare.
☞ On dit de même substantivement, c’est un ''hurlubrelu ;'' & même adjectivement, c’est un homme ''hurlubrelu,'' c’est-à-dire, qui agit étourdiment.
{{sc|Hurlubrelu}}. Sorte de coëffure à la mode en{{lié}}1671. Les coëffures ''hurlubrelu'' m’ont fort divertie. Il y en a que l’on voudroit souffleter. {{Mlle|de|nx}} Choiseul ressembloit, comme dit Ninon, à un Printemps d’hôtellerie comme deux gouttes d’eau. Cette comparaison est excellente. ''Lettr. de {{Mad.|de}} Sévigné.''
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☞ HURMON. Petite ville de Perse à 85{{lié}}d. 15{{lié}}m. de long. & à 32{{lié}}d. 30{{lié}}m. de lat.
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HURONS. Nom d’un peuple de la nouvelle France, dans l’Amérique septentrionale. ''{{lang|la|Huro.}}'' Les ''Hurons'' sont entre le lac Ontario & celui des ''Hurons,'' ou de Karegnondi. On dit qu’ils sont féroces, & extrêmement larrons, & qu’ils sont devenus amis des François. Le Père Hennepin, Récollet, assure que les Iroquois les ont presque entièrement détruits.
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HURST. Château du Comté de Hant, en Angleterre. ''{{lang|la|Hurstium.}}'' Il est sur une presqu’île, qui n’est séparée de l’île de Wigth que par un canal d’un mille de largeur. Ce lieu est connu dans l’histoire pour avoir été la première prison de {{roi|Charles|I}}, Roi d’Angleterre. {{sc|Maty}}.
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HURTEBILLIER. v. a. Suivant la leçon de Borel, c’est l’arietare des Latins. Ce mot est vieux & employé dans le Roman de la Rose, v.{{lié}}9556 & 9557.
{{poem|''Et eut-il yeux plus d’un millier,''
''Toutes se font'' hurtebillier.|m=1em}}
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HUS ou UZ. Contrée de la Palestine, située au levant du Jourdain, dans la demi-Tribu de Manassé, dite autrement la Trachonite. ''{{lang|la|Hus.}}'' Sa capitale portoit le nom d’Astaroth Carnajim. On dit qu’elle étoit la patrie de Job, & qu’on y fait encore voir aujourd’hui le tombeau de ce célèbre exemple de patience. Mais tout cela n’est pas fort certain, & il est beaucoup plus probable que la terre de ''Hus'' étoit vers les confins de la Chaldée, puisque les Chaldéens furent ceux qui enlevèrent les chameaux de Job. {{sc|Maty}}.
Les Septante la prennent pour l’Ausitide. On l’appelle ''Hus, Us,'' ou ''Uz,'' & en suivant l’Hébreu ''Huts.'' Quelques-uns la placent à l’orient du Jourdain, entre la Terre-Sainte & la Célésyrie, aux confins de l’Arabie déserte, dans la Trachonitide & la demi-Tribu de Manassé. D’autres la mettent dans l’Idumée, parceque Jérémie, ''Lament. {{romm|IV}},{{lié}}21,'' l’appelle fille d’Edom ; mais quelques-uns en concluent seulement qu’elle étoit habitée par des Iduméens. Ceux qui sont du premier sentiment disent que c’est un autre ''Hus'' que la patrie de Job. Le sentiment le plus probable est que la terre de ''Hus,'' patrie de Job, étoit entre l’Idumée & la Chaldée ou l’Euphrate. Cependant la terre de ''Hus'' pourroit être à l’orient du Jourdain, sans que cela empêche que Job ne fût Iduméen ; car l’Idumée a eu différentes bornes en différens temps.<section end="HUS ou UZ"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|li|vraient}} à des actes de violence qu’aucune autorité temporelle ne pouvait modérer ni restreindre, et qui obligèrent l’Église à manifester sa puissance spirituelle d’une manière inconnue jusqu’alors<ref>Cf. ''Mœhler'', Nouvelles doctrines controversées entre les catholiques et les protestants. Mayence, 1834, p. 384-91.</ref>.
Cette triste situation fut encore empirée par la croyance, généralement répandue en {{corr|Occicident|Occident}}, que l’an 1000 amènerait le jugement dernier et la fin du monde<ref>Bien des documents de cette époque commencent ainsi : « Appropinquante mundi termino ; » et alors aussi eurent lieu la plupart des donations pour des fondations d’église. ''Glaber Radulph''. lib. III, c. 4, raconte : « Infra millesimum tertio jam fere imminente anno, contigit in universo pæne terrarum orbe, præcipue tamen in Italia et in Galliis, innovari ecclesiarum basilicas, licet pleræque decenter locatæ minime indiguissent, etc. »</ref>.
Cette opinion produisit des effets extraordinaires chez les bons et les mauvais : parmi ceux-là elle fit, entre autres, naître un désir extrême d’entreprendre les
<ref follow=p214>un ordre moral qui régit le monde, auquel la nature est aussi subordonnée, de telle sorte qu’elle rend témoignage à la justice et à l’innocence, et se manifeste dans ce sens dans les cas difficiles. On retrouve une espèce de jugement de Dieu chez les Juifs, dans la prescription concernant le ''sacrifice de jalousie'', Nombr. V, 12-31 ; Nombr : XVI, 1 sq. 1 Samuel. XXIII, 9 sq. Luc. L, 15 sq. Act. Apostol. I, 15 ; V, I sq Tacite, parlant des Germains (de Moribus Germanorum, c. 10), cite les différentes formes des jugements : L’épreuve par l’eau froide probatio per aquam frigidam on judicium aquaticum ; l’épreuve par l’eau chaude : judicium, examen caldarium ; l’épreuve par le feu : judicium ignitium sive judicium ignis, ou judicium candentium vomerum ; le duel : judicium pugnæ sive duellicum, divinatio per duellum ; le pain consacré : offa judicialis, judicium panis adorati ; l’épreuve de la croix : judicium crucis, usitée surtout chez les Saxons et les Frisons. Cf. ''du Fresne'', Glossarium s. v. Sors Sanctor. ; Campiones, etc. Déjà Agobard, évêque de Lyon, parlait avec feu, sous Louis le Débonnaire, contre les ordalies ; puis le concile de Valence [855], c. 12, contre l’épreuve du duel : « Iniquissima ac detestabilis constitutio quarumdam sæcularium legum ; de même le pape Nicolas I ; Atton de Verceil (''d’Achery'', Spicileg., t. I, p.416 sq.). Hincmar de Reims justifie le judicium aquæ frigidæ et calidæ (Opp. t. II, p. 676). L’Église les mit sous sa surveillance et ordonna quelques précautions : « Ordo diffusior probandi homines de crimine suspectos per ignitos vomeres, candens ferrum, aquam ferventem sive frigidam. » (''Pez'', Thesaur. anecdot., t. II, p. 2 ; ''Mansi'', t. XVIII, p. 853.) ''Baudri'', les ordalies et les jugements de Dieu (Gazette théol. de Dieringer, 1846, livrais. 3).</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:La théorie de la relativité d'Einstein, par Theodor Wulf, 1922.pdf/61
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>considérable.
C’est pour ces cas (exceptionnels, serait-on tenté de dire), que vaut jusqu’ici le principe de la relativité.
Il s’agit maintenant de tirer le principe de cette situation modeste et de l’élever au rang de loi naturelle dominant tous les phénomènes, sans plus admettre aucune exception.
Ainsi par exemple : Quand au moment de la mise en marche d’un train le choc est si violent que les bagages tombent des filets et que les têtes heurtent les parois du compartiment, nous disions jusqu’à présent :
« Le train a subi une brusque accélération, les bagages et les têtes n’ont pas obéi avec la même promptitude, et ainsi s’est produit le petit accident. »
Le principe général de la relativité dit, lui :
« Nous n’en savons rien. Peut-être le train est-il resté tranquillement à sa place, mais les bagages, et les têtes, se sont mis brusquement en branle, sont tombés des filets ou se sont jetées contre les cloisons du train immobile, tandis que la gare a démarré, avec les rails. »
Autre exemple. Depuis Copernic nous sommes convaincus que la terre tourne et que c’est là la cause du phénomène de la rotation diurne du firmament avec l’univers des étoiles fixes.
D’après le principe général de la relativité nous ne sommes pas en droit de l’affirmer.
Peut-être Ptolémée avait-il raison quand même, peut-être le ciel entier des étoiles décrit-il en 24 heures son arc immense autour de la terre au repos.
Il y a plus. Quand un enfant joue à la toupie et que le petit jouet fait 20 tours à la seconde, le principe général de la relativité prétend que sans contredire à aucune loi physique démontrée rigoureusement on a le droit de considérer la toupie comme immobile et la terre, avec le soleil et le firmament, comme tournant 20 fois par seconde autour de la toupie.
Quand ensuite l’enfant, d’un coup de fouet, a fait monter la vitesse angulaire de sa toupie de 20 tours à 50, il a peut-être ainsi imprimé à la terre entière et aux étoiles une impulsion telle qu’au lieu de 20 fois, elles tournent à présent 50 fois par seconde autour du jouet de l’enfant.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Yann" /></noinclude>considérable. C’est pour ces cas (exceptionnels, serait-on tenté de dire), que vaut jusqu’ici le principe de la relativité. Il s’agit maintenant de tirer le principe de cette situation modeste et de l’élever au rang de loi naturelle dominant tous les phénomènes, sans plus admettre aucune exception.
Ainsi par exemple : Quand au moment de la mise en marche d’un train le choc est si violent que les bagages tombent des filets et que les têtes heurtent les parois du compartiment, nous disions jusqu’à présent : « Le train a subi une brusque accélération, les bagages et les têtes n’ont pas obéi avec la même promptitude, et ainsi s’est produit le petit accident. » Le principe général de la relativité dit, lui : « Nous n’en savons rien. Peut-être le train est-il resté tranquillement à sa place, mais les bagages, et les têtes, se sont mis brusquement en branle, sont tombés des filets ou se sont jetées contre les cloisons du train immobile, tandis que la gare a démarré, avec les rails. »
Autre exemple. Depuis Copernic nous sommes convaincus que la terre tourne et que c’est là la cause du phénomène de la rotation diurne du firmament avec l’univers des étoiles fixes. D’après le principe général de la relativité nous ne sommes pas en droit de l’affirmer. Peut-être Ptolémée avait-il raison quand même, peut-être le ciel entier des étoiles décrit-il en 24 heures son arc immense autour de la terre au repos.
Il y a plus. Quand un enfant joue à la toupie et que le petit jouet fait 20 tours à la seconde, le principe général de la relativité prétend que sans contredire à aucune loi physique démontrée rigoureusement on a le droit de considérer la toupie comme immobile et la terre, avec le soleil et le firmament, comme tournant 20 fois par seconde autour de la toupie. Quand ensuite l’enfant, d’un coup de fouet, a fait monter la vitesse angulaire de sa toupie de 20 tours à 50, il a peut-être ainsi imprimé à la terre entière et aux étoiles une impulsion telle qu’au lieu de 20 fois, elles tournent à présent 50 fois par seconde autour du jouet de l’enfant.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="HUS ou UZ"/>A la vérité, dans le commencement elle étoit toute au midi de la Judée ; mais dans la fuite elle s’étendit, & une partie des Iduméens monta au nord, où étoit une partie de l’Idumée, la terre de Hus, ou l’Ausite de Ptolomée & Théman, où reg n’est un des amis de Job. La terre de Hus avoit pris son nom de Hus, Horréen. HUSATI. Nom de lieu. Hufati. Le P. Lubin conjecture que ce lieu étoit dans la Tribu de Siméon. Sa... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="HUS ou UZ"/>A la vérité, dans le commencement elle étoit toute au midi de la Judée ; mais dans la fuite elle s’étendit, & une partie des Iduméens monta au nord, où étoit une partie de l’Idumée, la terre de Hus, ou l’Ausite de Ptolomée & Théman, où reg n’est un des amis de Job. La terre de Hus avoit pris son nom de Hus, Horréen.
HUSATI. Nom de lieu. Hufati. Le P. Lubin conjecture que ce lieu étoit dans la Tribu de Siméon. Sa raison est que Sobochaï, que le 2 L. des Rois, XXI, 18, dit être d’Hufati, étoit de la famille de Zarahi, comme il paroit par le 1 L. des Poral. XXVII, 11. Or les Zaréites étoient de la Tribu de Siméon ; le Livre des Nombres le dit expressement, XXVI, 12, 13. La conjecture est bonne.
HUSATITE. s. m. & f. Originaire, habitant, natif d’Hufati. Hafatites. I Paral. XI, 29.
HUSSARD. Voyez HOUSSARD.
HUSSARDE. Voyez HOUSSARDE.
HUSSITE. s. m. & f. Nom de Secte. Disciple de Jean Hus. Hérétique qui fuit la doctrine de Jean Hus. Huffita. Jean Hus, originaire d’un petit bourg de Boheme, renouvella au commencement du quinzième siècle les erreurs des Vaudois & de Wiclef. Quoique Hus cút été brulé avec Jérôme de Prague, après avoir été condamné au Concile de Constance, ses disciples ne laissèrent pas de se soutenir. Jean Zifca s’étant mis à leur tête en Bolième, remporta bien des avantages sur l’Empereur Sigismond ; Procope Holy, un autre de leurs chefs, ne les fourint pas avec moins de courage, & ils causerent des maux infinis dans la Bohême ; ils se répandirent même dans la Pologne & dans la Silétie, où l’on dit qu’il y en a encore des restes. Cochlaus a écrit l’histoire des Huffites. Jean Hus commença à dogmatiser en 1407. Il fut brûlé en 1415, au mois de Juillet. Hus étoit le nom du bourg où il est né, qu’il avoit pris, comme on le faisoit assez souvent en ces temps-là. Ce nom signifie une oie, Anfer. Voyez JOVET, {{t.|1|cap}}, {{pg|78}}.
HUSSITISME. s. m. Doctrine, des Huflites. Le Huffitisme faisoit de grands progrès. Le Continuateur de M. Fleury.
HUSSO. s. m. Grand poisson de l’espèce Césarée ; c’est le mario de Pline. On le trouve principalement dans le Danube, où il est attiré de la mer par les eaux fraiches il a quelquefois vingt-quatre pieds de long & pèse quatre cens livres. Il est presque entièrement cartilagineux ; il n’a des os qu’à la téte, & il est sans écailles ; on en tire l’Ichthy ocella. JAMES.
HUSUM. Ville du Duché de Slefwick, en Danemarck. Hufumum. Elle est sur la mer d’Allemagne, vis-à-vis de l’île de Nort-Strand, à six lieues de Gottorp, du côté du couchant. Elle appartient au Duc de Holstein-Gottorp, & elle a un bon port & fort fréquenté. Elle étoit fortifiée ; mais le Roi de Danemarck en a fait démolic les fortifications. Long. 42 d. 33 m. lat. 54 d. 22 m.
HUSZ ou HUSWAERT. Bourg de la Moldavie, situé sur le Pruth, au-dessus de Falefin ou Falvin. Hufa. On prend ce lieu pour l’ancienne Zudidava, ville de la Dace. {{sc|Maty}}.
HUT.
HUTERIE. Vieux f. f. Huée, dispute de paroles, dispute opiniâtre, opiniatreté. Clamor, obflinatio, pertinacia.
HUTIN. s. m. Vieux mot. Noise, bruit, querelle. Altercatio, rixa. Il étoit aussi adj. Du Cange dit qu’on a appelé {{roi|Louis|X}}, Roi de France, Louis Hutin, parce que dans son enfance il étoit mutin & querelleux. Hutin est la méme chose que têtu ou mutin, & le déclare l’Arrêt de la Commune de d’un, du dernier Avril 1351, auquel est mention faite de brigues, hutins & mêlées. Du TILLET, P. 1, {{pg|191}}. Louis Huzin naquit en 1289 le ; d’Octobre. {{sc|Id}}. Voyez encore {{sc|Pasquier}} en ses Recherches, L.{{lié}}{{rom-maj|VIII}}, c.{{lié}}45.
HUTINER. v. n. Quereller. C’est un vieux mot. Jurgari, conviciari. Jean Molinet, dans quelque passage de ses oouvres, dit hutiner, pour noiser, quereller. PASQUIER, Recherches, L.{{lié}}{{rom-maj|VIII}}, c.{{lié}}45.
HUTLA. s. m. Petite bête qui se trouve dans les Indes occidentales. Cuniculus Americanus. Elle ressemble à un lapin.
HUTTE.. f. (L’h s’aspire.) Petit logement fait à la hâte avec du bois, de la terre, de la paille, &c. Cafa, mapale, tugurium, pour se mettre à l’abri de la pluie, du mauvais temps. Cet Equise étoit logé dans une petite hutte qu’il avoit fait dans le bois. Les soldats campés se font de petites hattes avec des perches & de la paille. Il ne se trouvoit aux environs de Dunkerque ni bois, ni chaume pour les huttes des soldats. SAR.
Ce mot vient de l’Allemand hutte, qui signifie maisonnette, diminutif de haus, qui signifie maison.
HUTTER. v. a. (L’h s’aspire.) qui ne se dit guère qu’avec le pronom personnel. Faire une hutte pour se loger. Cafam fruere, in cafulis delirescere. Il ne faut pas bien du temps aux soldats pour se hatter. Les soldats n’avoient aucune paille pour se hutter. M. PELISSON. On dit aussi qu’un Chasseur se hutte dans un arbre ou dans un buisson, pour dire qu’il s’y cache & y est à l’affut.
HUTTER, en termes de Marine, c’est dans un gros temps amener les grandes vergues à demi mât, & les mettre en croix de saint André, afin qu’elles prennent moins de vent, & que le vaisseau se tourmente moins. Antennas deprimere & decuffare. FOURNIER.
HUTTITE. s. m. & f. Nom de secte. Huttite. Les Huttites étoient une secte d’Anabaptistes, qui eut pour chef Jean Huttus, dont elle porte le nom. C’étoient des fanatiques qui se disoient descendans des Israëlites, qui venoient pour exterminer les Chananéens. Ils prêchoient que le dernier jour du monde approchoit, & qu’il falloit s’y préparer en faisant bonne chère.
HUV.
HUVACAS. Terme de relation. Le Roi d’Espagne, dans l’Amérique de sa dépendance, a la moitié des huvacas, c’est-à-dire, de tous les trésors cachés dans les lieux habités par les anciens Indiens. OEX MELIN.
HUVEITOZCUTZLI, Terme de Calendrier. Nom du troisième mois des Mexicains. Il n’est que de vingt jours, comme les autres mois, & répond à une partie d’Avril.
HUY.
HUY. ''Voyez'' HUI.
HUYAU. Voyez HUIAU.
HUYS TE BRETTEN ou HUYS TE BRITTEN. C’est un château de la Hollande. Arx Britannica. Il est sur le bord de la mer, fort près de Catwick, & à une lieue & demie de Leyde. On a connu par des inscriptions qu’on y a trouvées, qu’il y avoit autrefois un lieu nommé Armamentarium ou Armentarium.
HUZ.
HUZ. s. m. Vieux mot. Crierie.
HUZAIRAN. Terme de Calendrier. Nom du sixième mois des Turcs, qui répond à notre mois de Juin, selon Jean Molini ; le même Auteur donne aussi un autre nom au sixième mois des Arabes & des Turcs, & il arrange autrement leur Calendrier, de sorte que le sixième mois répond à notre mois de Février.
HUZE à HUZE est une corruption de hure à hure, c’est-à-dire, tête à tête, ou face à face.
Nicolas Rapin nous en a fourni un exemple dans la Satyre Menippée, {{pg|87}} de l’édition in-8°. en faisant ainsi parler le Recteur Roze au jeune Duc de Guise, fils du Balafré : « Que diriez-vous de ces impudens politiques, qui vous ont mis en figure en une belle feuille de papier, déja couronné comme un Roi de carreau, par anticipation, & en la même feuille ont aussi mis la figure de la divine Infante couronnée en Reine de France, comme vous regardant huze à huze l’un l’autre ? »<section end="HUZE à HUZE"/><noinclude>
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Sur quoi, il pivota sur sus talons et se dirigea à grandes enjambées vers la maison, que précédait une large terrasse de marbre.
Et Jean le suivit, moitié grave, moitié souriant, un peu inquiet au fond des suites de son idée.
Dix minutes plus tard, les deux hommes quittaient l’hôtel Flack, et s’en gageaient dans la rue Steel, déserte à cette heure.
— Oh ! maugréa Jasper, j’ai la crainte de ne rencontrer personne en ce moment proche du ''supper''.
Mais il s’interrompit brusquement :
— Oh ! un gentleman !
— Et une lady, compléta son compagnon.
En effet, debout sur le seuil de la grille d’un jardin voisin, un jeune homme et une jeune fille causaient avec animation.
— Lequel suivre ? murmura le riche Américain.
— Eh ! riposta Jean, celui qui va sortir. Si je ne me trompe, ce sera le gentleman, car il a son chapeau et sa canne, tandis que la dame demeure nu-tête. Évidemment elle reconduit un visiteur.
— All right ! attendons ; nous allons bien voir.
Les promeneurs s’appuyèrent à un mur.
Les causeurs qu’ils observaient, n’avaient pas remarqué leur présence.
De fait, leur insouciance eût apparu explicable aux guetteurs, s’ils avaient pu percevoir les phrases échangées.
— Je vous assure, Grace, disait le jeune homme, il se passe autour de moi des choses pas naturelles.
— Oh ! un sérieux garçon de vingt années peut-il parler ainsi ? Voyons, Tip Linn…
— Il peut, allez, il peut ; et il se démontrerait aveugle s’il s’exprimait autrement.
Pour appuyer son dire, Tip Linn frappa d’un coup de talon le gravier de l’allée, qui s’écrasa sous le choc avec un grésillement.
Un grand garçon ce Tip Linn, les épaules larges, la poitrine développée, les mouvements aisés et harmonieux d’un véritable sportif, et avec cela, le visage imberbe et rosé, les yeux bleus très doux sous les cheveux blonds.
Au ras de la grille, qui séparait de la rue le spacieux jardin de la villa Knowledge, il se tenait debout en face d’une jeune fille mignonne, svelte, le visage illuminé par des yeux noirs que l’on s’étonnait de voir briller sous les frisons dorés de sa chevelure.
— Voyons, reprit celle-ci avec une nuance protectrice dans la voix ; vous<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Reda Kerbouche" />{{nr|124|LES RUINES DE TIMGAD|}}</noinclude><nowiki />
''La quatrième'', id. (dim. 0 m. 90 × 0 m. 90).
''La cinquième'', id. (dim. 0 m. 70 × 0 m. 70).
''La sixième'' avait un personnage en toge. C’était un enfant, fils d’un citoyen de Timgad (dim. 0 m. 90 × 0 m. 90) ; date : première moitié du IV{{e}} siècle. Cette inscription, de l’écriture onciale, réservée généralement pour les manuscrits, se traduit ainsi :
« A C. Pontius Ulpius Verus …niacus Victor dit Potamius, enfant d’ordre sénatorial fils de C. Pontius Victor Verianus, homme de rang équestre, flamine perpétuel, bienveillant pour ses concitoyens, R. Hammonius Domitianus questeur préfet chargé de rendre la justice, à son patron. Emplacement donné par décret des décurions. »
''La septième''..... hommes quelconques (dim. 0 m. 90 × 0 m. 90).
''La huitième''................ id. (dim. 0 m. 85 × 0 m. 85).
''La neuvième''... légat de la légion de Lambèse en costume militaire (dim. 3 m. × 1 m. 90) première moitié du II{{e}} siècle, probablement sous le règne d’Hadrien. Traduction de l’inscription :
« A A. Larcius Procus, fils d’A. de la tribu Quirina Sévir des chevaliers romains, décurion pour le jugement des procès, questeur de la province d’Asie, légat de l’empereur, légat de la légion IV Scythique, pro-légat consulaire de la province de Syrie, tribun de la plèbe, préteur, nommé préfet chargé de distribuer le blé par sénatus-consulte, légat de la province de Bétique, proconsul de la province de Narbonnaise, légat impérial de la légion II Auguste, légat impérial propréteur commandant l’armée d’Afrique, septemvir épulon<ref>Prêtre qui présidait aux festins des sacrifices.</ref>, consul désigné, patron de la colonie ; par décret des décurions, avec les deniers publics. »
''La dixième''... enfant d’une douzaine d’années en toge avec la bulla au cou (ornement porté par les enfants jusqu’à l’âge de la puberté), dim. 3 m. × 3 m., fin du II{{e}} siècle. Traduction :
« A C. Annius Arminius Donatus enfant, d’ordre sénatorial, fils de C. Annius Flavianus, procurateur du territoire de Car-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Reda Kerbouche
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<noinclude><pagequality level="3" user="Reda Kerbouche" />{{nr||FORUM, l’AREA|125}}</noinclude>thage, petit-fils d’Annius Arminius Donatus, flamine perpétuel, l’assemblée de la province d’Afrique. »
''La onzième.'' Personnage en toge, dim. 1 m. 10 sur 1 m. 10, première moitié du III{{e}} siècle. L’inscription, en onciales, se traduit ainsi :
« A P. Flavius Prudens Pomponius dit Vocontius, personnage d’ordre sénatorial dont la bienveillance s’est exercée maintes fois envers ses concitoyens et envers sa patrie ; qui a fait ses preuves dans les exercices militaires, dont l’érudition littéraire ne se borne pas à une seule langue, qui unit la féconde attaque à l’éclat romain ; le conseil municipal habitant le voisinage d’une source, à notre patron dont la parole est comme un ruisseau toujours renouvelé et qui lui-même est une deuxième source. »
''La douzième'', inscription détruite, quelque personnage de la ville ; dim. 1 m. 10 sur 1 m. 10.
''La treizième'', située vers le centre de l’area, près du soi-disant cadran solaire, a seulement laissé sa trace sur les dalles ; dim. 4 m. 10 sur 4 m. 20.
''La quatorzième'', à 5 mètres plus loin dans la direction du sud, a son inscription perdue. La statue d’un empereur la surmontait ; dim. 2 m. 70 sur 2 m. 15.
''La quinzième'', le long du côté Est, marqué son empreinte, mais a disparu ; dim. 4 m. sur 4 m. 30. Il en est de même de :
''La seizième'', distante de 0 m. 35 de la précédente ; mêmes dimensions.
''La dix-septième'' possède une inscription en l’honneur d’Antonin le Pieux. C’était certainement un quadrige avec cet empereur ; dim. 4 m. 15 sur 6 m. 30 ; date de 151 à 153 après J.-C. Traduction :
« A l’Empereur César Titus Ælius Hadrien Antonin le Pieux, grand pontife, revêtu pour la quinzième fois de la puissance tribunice, empereur pour la deuxième fois, consul pour la quatrième, père de la patrie, fils du divin Hadrien, petit-fils du divin Trajan le vainqueur des Parthes, arrière-petit-fils du divin Nerva, M. Valerius Etruscus, légat impérial propréteur, patron de la colonie, dédia ce monument élevé par décret des décurions et avec les deniers publics. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Reda Kerbouche" />{{nr|126|LES RUINES DE TIMGAD|}}</noinclude><nowiki />
''La dix-huitième'', base hexagonale, portait la seule statue divine trouvée à Thamugadi sur le Forum ; l’inscription nous a révélé qu’il s’agit d’une statue du satyre Marsyas dont les Romains avaient toujours soin d’orner leurs places publiques. Dim. 0 m. 83 sur 0 m. 70 ; date de 102 à 106. Traduction :
« Pour le salut et la victoire de l’empereur Nerva Trajan César Auguste, vainqueur des Germains et des Daces, fondateur de la colonie, T. Flavius Felix fermier de l’impôt du cinquième, a fait élever de son argent cette statue de Marsyas et l’a dédiée. »
''La dix-neuvième'' n’a plus son inscription ; c’était probablement le piédestal de la statue équestre d’Hadrien, le successeur de Trajan : dim. 3 m. 95 sur 3 m. 75.
''La vingtième'', sur le côté Sud, forme, avec les trois suivantes, un arc de cercle ; elles n’ont pas d’inscriptions et leurs faces latérales, non parallèles, tendent au centre de la courbe. La vingtième base a comme dimensions : 1 mètre de largeur moyenne sur 1 m. 05 de longueur.
''La vingt et unième'' a 0 m. 90 de largeur moyenne sur 1 m. 05 de long.
''La vingt-deuxième'', mêmes dimensions que la vingtième.
''La vingt-troisième'', mêmes dimensions que la vingt et unième.
''La vingt-quatrième'' possède une inscription dédiée à Caracalla et supportait une statue équestre ou un petit quadrige ; dim. 4 m. 25 sur 4 m. 50, année 197. Traduction :
« Au César destiné à l’empire, M. Aurelius Antonini (Caracalla), fils du pieux empereur Auguste César L. Septime Sévère Pertinax<ref>Septime Sévère s’appelle Pertinax pour se rattacher en apparence à son prédécesseur, la loi d’hérédité était la loi fondamentale de l’Empire.</ref>, vainqueur des Arabes, des Adiabéniens, vengeur et fondateur de la discipline romaine, petit-fils du divin Marc Antonin, pieux, vainqueur des Germains et des Sarmates, arrière-petit-fils du divin Antonin le Pieux, petit-fils au troisième degré du divin Hadrien, petit-fils au quatrième degré du divin Trajan vainqueur des Parthes, et du divin Nerva ; Q. Anicius Faustus, légat propréteur des empereurs, patron de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Reda Kerbouche" />{{nr||FORUM, l’AREA|127}}</noinclude>la colonie, dédia ce monument élevé par décret des décurions avec les deniers publics. »
''La vingt-cinquième'', dont il ne reste que les deux tiers de l’inscription, est aussi dédiée à Caracalla ; mais il n’était plus seulement César, c’est-à-dire destiné à l’Empire, il était empereur. Il est vraisemblable que la base portait un quadrige. Mêmes dimensions que la précédente ; année 199. Traduction :
« A l’empereur César Auguste M. Aurelius Antonin le grand Parthique, revêtu pour la deuxième fois de la puissance tribunice, proconsul, fils du pieux empereur César Auguste L. Septime Sévère Pertinax, vainqueur des Arabes, des Adiabéniens, des Parthes, prince très grand, très puissant, très heureux ; et de l’impératrice Julia (Domna), mère des camps du sénat et de la patrie, petit-fils du divin M. Antonin vainqueur des Germains et des Sarmates, arrière-petit-fils du divin Antonin le Pieux, petit-fils au troisième degré du divin Hadrien, petit-fils au quatrième degré du divin Trajan, vainqueur des Parthes, et du divin Nerva. Monument dédié par Q. Anicius Faustus légat propréteur des empereurs, consul amplissime, patron de la colonie et par Servilius Proculus tribun laticlave, curateur des finances communales ; par décret des décurions avec les deniers publics. »
''La vingt-sixième'' mesurait 3 m. 40 sur 2 m. 40 ; elle n’a laissé que sa trace sur le dallage, ainsi que les deux suivantes.
''La vingt-septième'' avait 1 m. 80 sur 0 m. 70, et sa plus grande dimension était parallèle au côté Sud.
''La vingt-huitième'' avait 1 m. 35 sur 0 m. 75 ; elle était située dans un sens opposé à la vingt-sixième.
''La vingt-neuvième'', sur le côté Ouest, devant la Curie (dim. 1 m. 40 sur 2 m. 15), établie parallèlement au portique, avait immédiatement devant elle une autre base plus petite.
''La trentième'', dont les dimensions étaient de 1 m. 50 sur 0 m. 75 ; toutes deux ont disparu, laissant sur le dallage les vestiges de leurs formes.
''La trente et unième'', dépourvue d’inscription, a pour dimen-
<ref>M. R. Cagnat a complété cette inscription.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Reda Kerbouche" />{{nr|128|LES RUINES DE TIMGAD|}}</noinclude>sions : 1 m. 40 sur 2 m. 15. Elle était disposée symétriquement par rapport à l’axe de la Curie, avec la vingt-neuvième et avait aussi placé, devant elle,
''La trente-deuxième'', de forme hexagonale et décorée de cannelures. L’inscription en est dédiée à l’empereur Julien, proclamé en 360, mort en 363. Dim. 1 m. 05 sur 1 m. 20. Traduction :
« A celui qui a dompté les ennemis, au bienfaiteur invaincu, pieux, heureux toujours, Auguste, la commune et le conseil municipal de la colonie de Thamugadi ; monument élevé par les soins de Flavius Aquilinus, flamine perpétuel, curateur des finances municipales et dédié par lui. »
Les fragments nombreux de textes épigraphiques qu’on trouve dans le forum en plus de ceux des bases précitées nous prouvent que d’autres statues s’élevaient sur la partie du dallage qui a disparu. M. R. Cagnat prétend avec raison que le centre de la place devait être décoré de monuments en l’honneur de Trajan, le fondateur de la colonie, et de Septime Sévère « africain de naissance, particulièrement chéri de toutes les municipalités du pays ». Le savant professeur a restitué une inscription dédiée à l’empereur Hadrien et qui mesurait environ 2 m. 50 de long ; une deuxième à Marc-Aurèle et à L. Verus mentionnant l’érection de statues élevées en 167 à ces deux empereurs (longueur minima : 4 mètres) ; enfin, une troisième à Gordien datée de 240 (longueur approximative : 3 mètres). Aux trente-deux monuments ci-dessus cités, il conviendrait donc d’ajouter un minimum de cinq autres ce qui porterait le nombre total des bases honorifiques du Forum de Timgad au chiffre de trente-sept.
{{sc|Forum. — Côté Nord.}} — Outre la grande et la petite entrées, six salles de dimensions différentes donnaient sur le portique Nord. En partant de l’angle Nord-Ouest, nous voyons tout d’abord une pièce (de 11 m. 15 sur 3 mètres) occupant le premier étage des arrière-boutiques 5, 6 et 7 de la grande voie ; elle était ouverte sur le portique dont trois colonnes la séparaient. Aucune grille ne la fermant, on peut se demander s’il ne faut pas voir là une salle de réunion ou de conversation destinée à abriter le public de la pluie ou du soleil.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Reda Kerbouche
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Reda Kerbouche
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<noinclude><pagequality level="3" user="Reda Kerbouche" />{{nr|130|LES RUINES DE TIMGAD|}}</noinclude><nowiki />
La deuxième salle (de 7 m. 80 sur 6 m. 15) était établie sur les huitième et neuvième boutiques du Decumanus. Elle était close par une grille fixée sur les têtes des murs de refend et sur les deux colonnes disposées le long du portique. Peut-être y avait-on installé la perception des impôts que Vitruve indique parmi les services qui doivent être contenus dans un forum.
La troisième salle (de 7 m. 30 sur 3 mètres), placée sur les voûtes des arrière-boutiques dix et onze, ne possédait pas de fermeture métallique ; la quatrième, symétriquement située de l’autre côté de la grande entrée du Forum, se trouvait dans les mêmes conditions, avec des dimensions semblables. Les têtes de mur de ces diverses salles sont garnies de piédestaux (de 0 m. 90 × 0 m. 90) supportant des statues : on a pu assigner à trois d’entre eux l’époque du II{{e}} siècle.
Le vestibule d’entrée (Fig. 11) était décoré de six bases honorifiques : sur chacun des deux murs latéraux il y avait un piédestal carré (de 0 m. 70 × 0 m. 70) et un hexagonal (de 1 m. × 0 m. 85) ; dans la partie haute, adossées aux deux colonnes donnant sur le portique, on voit deux bases de 0 m. 80 sur 0 m. 86. Deux de ces monuments avaient été élevés à la Victoire, d’autres à des empereurs, d’autres enfin à des personnages illustres<ref>Voir ''Timgad'', par MM. Boeswillwald et Cagnat, p. 48.</ref>. Le vestibule était fermé du côté du portique du Decumanus par une grille dont les traces existent encore ; ses dimensions étaient de 8 m. 20 en largeur sur 6 m. 50 de long.
Après la quatrième salle, dont nous venons de parler, se trouve l’entrée secondaire communiquant avec la grande voie et longeant le côté Ouest des Latrines ; sa largeur est de 2 mètres. Comme la grande entrée, elle était munie d’une clôture de métal<ref>À l’angle Sud-Est de cette entrée, du côté du Forum, il y a une base avec une inscription contenant une dédicace de la colonie de Thamugadi à l’empereur Galère (305-311).</ref>. Nous signalerons la présence, sur le mur Est de cette entrée secondaire, d’un dépôt calcaire important qui a été occasionné jadis par la rupture d’un conduit. Faute de fonds pour réparer cette conduite, les Romains creusèrent sous le portique du Forum et sur les marches du passage,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Reda Kerbouche
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude>{{pt2|style=ff:serif;pad:60px;margin:auto;fs:12pt;max-width:460px;lh:1.3;||
RENÉ BOYLESVE|t:120;ws:5px||
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{{image|Boylesve - Sainte Marie des Fleurs, 1913 page 021.jpg|350px|center|m=60px}}|||
PARIS|t:120;||
LE LIVRE CONTEMPORAIN|t:100;ws:3px||
M D CCCC XIII|t:85;mt:20px
}}
{{sdp}}<noinclude>
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Reda Kerbouche
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<noinclude><pagequality level="3" user="Reda Kerbouche" />{{nr|132|LES RUINES DE TIMGAD|}}</noinclude>une rigole pour recueillir la partie des eaux qui, coulant le long de la face orientale de la place publique, s’échappait de la conduite détériorée.
La cinquième salle, qui vient à la suite de l’entrée ci-dessus, a 7 m. 30 sur 3 mètres ; de ses trois travées qui correspondent aux dernières de la face Nord du portique intérieur du Forum, deux seulement étaient protégées par une grille ; le milieu restait ouvert. Il ne serait donc pas impossible de supposer là une salle d’école, assez fermée pour empêcher la distraction des élèves, assez ouverte pour que le public assistât au cours du professeur. Les écoles arabes ne sont-elles pas un peu dans ces conditions ?
La sixième et dernière salle, de 4 m. 40 sur 3 mètres, est située au-dessus du vestiaire des Latrines, comme la cinquième l’est au-dessus de ces dernières. Entièrement ouverte, elle peut être considérée comme le prolongement du portique oriental du Forum ; peut-être servait-elle de boutique.
{{sc|Forum. — Côté Est.}} — A 12 mètres de l’angle Nord-Est du Forum on voit le seuil de la petite entrée par laquelle on accédait au portique Est (Fig. 13) en passant par la rue des Latrines ; cette rue étant fortement en pente, trois marches suffisaient pour atteindre le sol du portique. Non loin de là, deux larges portes s’ouvraient sur la Basilique, qui occupait la plus grande partie du côté Est de la place publique.
Contrairement à la disposition habituelle des édifices de ce genre, la Basilique de Thamugadi ne possédait pas de bas-côtés<ref>En effet, les basiliques antiques étaient à trois ou quatre nefs. Parmi les premières nous citerons la basilique d’Otricoli, à laquelle a succédé l’église d’Alba sur le lac Fucin ; celle de Trèves ; celle appelée temple de la Paix à Rome, qui fut construite par Maxence et consacrée par Constantin ; celle de Pompéi, enfin.
Les basiliques à cinq nefs les plus connues sont : celle construite par Jules César sur le Forum romain pour le tribunal des centumvirs ; la basilique Paulla et Æmilia élevée par L. Æmilius Paullus sur le Forum, puis reconstruite par Auguste à la suite d’un incendie ; la basilique Ulpienne, dans le Forum de Trajan, figurée en partie sur une plaque de marbre déposée au Musée du Capitole et représentant le plan de Rome sous le règne de Septime Sévère.</ref>. Les prescriptions de Vitruve pour les basiliques enseignent que leur largeur ne doit pas être inférieure au tiers ni<noinclude>
<references/></noinclude>
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Reda Kerbouche
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<noinclude><pagequality level="3" user="Reda Kerbouche" /></noinclude>{{Img float-p
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|cap={{style|dib;mt:15px;t:90;ws:2px|Fig. 13. — Forum. Portique devant la Basilique.}}
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Reda Kerbouche
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<noinclude><pagequality level="3" user="Reda Kerbouche" />{{nr|134|LES RUINES DE TIMGAD|}}</noinclude>dépasser la moitié de la longueur, à moins que la configuration de l’endroit n’impose d’autres mesures. A Timgad, la salle principale de la Basilique, large de 14 m. 70 sur 28 m. 65, se trouve donc dans les conditions désirées ; elle était divisée en neuf travées accusées par des pilastres de 0 m. 25 de saillie et de 0 m. 55 de largeur. Ces pilastres ont encore leurs bases en place, et on a retrouvé deux de leurs chapiteaux qui étaient d’ordre ionique avec feuilles, d’une sculpture très particulière et bien spéciale à l’art africain<ref>L’un de ces chapiteaux, très bien conservé, a été transporté au Prætorium de Lambèse.</ref>. Un deuxième ordre de demi-colonnes corinthiennes était superposé à l’ordre ionique, et la hauteur de la basilique était d’environ 14 mètres. Un plafond à caissons décorait l’intérieur que des arcades munies de ''claustra'' en bronze éclairaient du côté de l’occident par dessus le portique.
Le côté Nord de la salle était décoré de trois niches profondes de 3 m. 30, dont une demi-circulaire au milieu et les deux autres rectangulaires, toutes trois élevées d’une marche au-dessus du sol de la Basilique. La niche centrale contenait un piédestal de 2 mètres de largeur sur 1 m. 60 de profondeur ; les deux latérales, des monuments (de 4 m. 30 sur 1 m. 40) supportant évidemment des statues impériales. Le mur qui terminait au nord la Basilique donnait sur une ruelle large au plus de 2 m. 20 et faisant retour sur la voie des Latrines ; la dite ruelle isolait la Basilique de la maison dont nous avons déjà parlé<ref>Cette ruelle paraît avoir été annexée à la maison après l’édification de cette dernière.</ref>.
Le côté Est donnait accès à cinq pièces où l’on parvenait par les travées ouvertes de deux en deux, les murs séparatifs de ces salles étant disposés dans l’axe des travées pleines. Les quatre premières salles en allant du nord au sud ont encore leurs dalles antiques ; la première, celle de l’angle Nord-Est, était fermée par une grille ; les autres, au contraire, étaient ouvertes. La cinquième et dernière a subi à une certaine époque des remaniements : elle a été divisée en deux parties inégales et son entrée sur la grande salle a été mas-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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{{image|Boylesve - Sainte Marie des Fleurs, 1913 page 023.jpg|500px|center|m=2em}}
{{t2|I}}
Ce fut sur la plage du Lido, à Venise, que je rencontrai pour la
troisième fois la jeune fille que le destin, évidemment, s’entêtait à placer
devant mes pas. Elle avait fait une vive impression sur moi, quelques
semaines auparavant, à Florence, près de la porte de l’église Santa-Maria-del-Fiore, où je l’avais entendue envoyer promener, d’une voix
nette et décidée, les guides innombrables qui importunent les étrangers de
leurs bons offices. Elle leur avait jeté un allez-vous-en ! » si impatienté
et si colère que je n’avais pu m’empêcher de sourire, en passant près
d’elle à ce moment. Elle s’en était aperçue et avait rougi. Je l’avais revue
dans un magasin de photographies. Elle feuilletait des Botticelli et soulevait de l’ongle les planches qui lui plaisaient en disant : « J’aime ça…
j’aime ça… ». Elle n’avait pas semblé me reconnaître. Mais depuis lors
je pensais souvent à elle et j’avais l’espoir de la retrouver. À part moi, je
l’appelais, en traduisant un peu librement, par raison de correspondance
euphonique, le nom du dôme de Florence, ma petite Sainte Marie-des-Fleurs ».<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les ruines de Timgad (antique Thamugadi), vol 1.pdf/179
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Reda Kerbouche
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<noinclude><pagequality level="3" user="Reda Kerbouche" /></noinclude>{{Img float-p
|file=Les ruines de Timgad (antique Thamugadi), vol 1 page 179.jpg
|width=500px|padt=1.5em|padb=1.5em
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|cap={{style|dib;mt:15px;t:90;ws:2px|Fig. 14. — Tribune de la Basilique (d’après une photographie de M. Cagnat).}}
}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T14, Adamsohn.djvu/93
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Psephos
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « de venir dîner tête à tête avec elle. On ne dit point comment on dédommagera le duc de Lorge, qui tout récemment en partant pour son régiment a rappelé au monarque sa parole & en a reçu une nouvelle. La duchesse de Civrac, sa mere, est furieuse. La Reine a également exigé de Madame Victoire, dont elle est Dame d’honneur, & le duc de Civrac chevalier d’honneur, qu’elle n’interpofât point sa protection en cela. {{brn|1}} 22 Juin 1779. L’aute... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>de venir dîner tête à tête avec elle. On ne dit point comment on dédommagera le duc de Lorge, qui tout récemment en partant pour son régiment a rappelé au monarque sa parole & en a reçu une nouvelle. La duchesse de Civrac, sa mere, est furieuse. La Reine a également exigé de Madame Victoire, dont elle est Dame d’honneur, & le duc de Civrac chevalier d’honneur, qu’elle n’interpofât point sa protection en cela.
{{brn|1}}
22 Juin 1779. L’auteur du poëme d’Iphigénie en Tauride, l’a refferré en quatre actes, & a suivi assez exactement la tragédie de M. Guimond de la Touche. Dans le premier, le théâtre repréfente, au fond, l’entrée du temple de Diane ; sur le devant le bois sacré, qui le précede & l’entoure.
On entend, dès le commencement de la symphonie, quelques coups de tonnerre, qui se succedent plus rapidement, à mesure qu’elle marche. Elle finit par une tempête furieuse. Le jour est commencé ; mais il est obscurci par les nuages, & le théâtre n’est éclairé que de la lueur des éclairs.
C’est ici que le musicien, en grand maître, au lieu d’ouverture, excite déja l’effroi dans l’ame des spectateurs, par la peinture harmonique d’une tempête & de ses horreurs. Iphigénie, grande-prêtreffe de Diane, & toutes les autres courant éperdues sur la scene en augmentent l’impression. Thoas, roi de la Tauride, intimidé lui-même, vient demander un sacrifice de sang, pour calmer ses terreurs. Le peuple accourt & annonce deux étrangers arrivés, comme victimes offertes par les dieux ; ils célebrent cet<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les ruines de Timgad (antique Thamugadi), vol 1.pdf/180
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Reda Kerbouche
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<noinclude><pagequality level="3" user="Reda Kerbouche" />{{nr|136|LES RUINES DE TIMGAD|}}</noinclude>quée par un piédestal dont la trace est très apparente sur le seuil. Il fallait alors, pour y pénétrer, passer par la quatrième pièce dans laquelle une porte a dû être percée.
Deux bases honorifiques carrées de 0 m. 90 de côté, et une hexagonale de 0 m. 90 × 0 m. 80 ornent la face Est de la grande salle : la première était dédiée à Antonin le Pieux ; la deuxième, à Ælius César<ref>La traduction de l’inscription est la suivante : « A L. Ælius César, fils du divin Adrien Auguste consul pour la deuxième fois, par décret des décurions aux frais de la ville. »</ref>, fils d’Hadrien, mort en 138, six mois avant son père.
Nous arrivons ensuite au prétoire ou tribune<ref>Tribunal judicium.</ref>, disposé sur le côté Sud de la grande salle. Élevé de 1 m. 50 au-dessus du sol de la Basilique, le prétoire se composait de quatre salles. La première, la plus grande (9 m. 90 de large sur 4 m. 30 de profondeur), était disposée en avant de la seconde et séparée d’elle par deux colonnes. Cette deuxième salle (de 6 m. 75 sur 4 m. 80) conduisait à une annexe du prétoire placée près de l’angle Sud-Ouest de ce dernier et servant probablement de vestiaire pour les juges. À l’angle Sud-Ouest une quatrième salle, faisant pendant à la précédente, ne communiquait pas de plain-pied avec le prétoire. Son niveau était supérieur, et peut-être contenait-elle des archives ou des papiers qu’on voulait mettre en sûreté.
Au pied de la tribune (Fig. 14), une sorte de plate-forme élevée de deux marches recevait les réclamants ou plaideurs ; on atteignait le niveau du prétoire par un escalier (aujourd’hui disparu) de six marches à partir de la plate-forme et établi sur la droite de la tribune dans un couloir de 1 m. 85 de large sur 4 m. 20 de long. Les pilastres accouplés qui décoraient chaque côté du prétoire et dont les piédestaux ont encore leurs bases étaient de la même hauteur que les colonnes du fond de la tribune. Une grande baie, très probablement demi-circulaire, disposée au-dessus de ces colonnes, donnait sur la rue du Théâtre.
Nous signalerons enfin les deux bases honorifiques, de 0 m. 85 de côté, placées le long du ''mur Ouest'' de la grande<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/841
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Cantons-de-l'Est
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Amorce.
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<noinclude><pagequality level="1" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude><nowiki/>
•••Broons••• (bron), ch.-1. de c. (Côtes-du-Nord), arr. de Dinan ; 2, 644 h.
•••Brossac•••, ch.-1. de c. (Charente), arr.
de Barbezieux ; 1, 066 h.
•••Brossette•••, fondateur de l’Académie
de Lyon et correspondant de Boi-
leau, dont il a été l’éditeur et le
commentateur (1671-1743).
•••Brotteaux••• (les), faubourg de Lyon.
•••Brottier•••, érudit fr. (1723-1789).
•••Brou•••, hameau situé près de Bourg,
où se trouve la magnifique église
gothique Notre-Dame de Brou, éle-
vée par Marguerite d’Autriche, de
1506 à 1536.
•••Brou•••, ch.-1. de c. (Eure-et-Loir), arr. de Châteaudun ; 2, 338 h.
•••Brougham••• (pr. angl. Broumn), litté-
rateur, savant, historien et homme
politique anglais (1779-1868).
•••Broughton••• (Wil.-Robert), navigateur
anglais, découvrit une partie de l’O-
céanie (1763-1822).
•••Brouillard••• (le), tableau de Claude
Lorrain, au Louvre-de Joseph Ver-
net, au Louvre. Beaucoup de vérité
et de poésie.
•••Broussais•••, médecin fr. (1772-1838).
•••Brousse•••, v. forte de la Turquie d’A-
sie ; 100, 000 h.
•••Broussel•••, conseiller au parlement de
Paris, dont l’arrestation, en 1648, fut
la cause ou le prétexte de la Fronde.
•••Brousson••• (Claude), ministre protes-
tant fr., rentra en France après la
révocation de l’édit de Nantes et fut
rompu vif à Oléron, en 1698.
•••Broussonnet•••, savant médecin fr., a
rendu de grands services à l’histoire
naturelle et à l’agriculture (1761-1807).
•••Brouvelieures•••, ch.-1. de c. (Vosges),
arr. de Saint-Dié ; 557 h.
•••Brown••• (Robert), sectaire anglais (1550-1630).
•••Brown••• (James), ministre anglican,
écrivain distingué (1715-1766).
•••Brown••• (John), médecin écossais resté
célèbre par son système médical,
nommé ''brownisme'' (1736-1788).
•••Brown••• (Thomas), philosophe écossais,
un des plus distingués de notre épo-
que (1778-1826).
•••Brown••• (John), abolitionniste améri-
cain, martyr de ses opinions philan-
thropiques, pendu à Charlestown (Virginie), en 1859.
•••Bruant•••, architecte fr., s’est rendu
célèbre par la construction de l’hôtel des Invalides ; m. en 1690.
•••Bruat•••, amiral fr., commandait notre
flotte lors de l’expédition de Crimée (1796-1855).
Bruce (Robert), roi d’Écosse ; arracha sa patrie à la domination de l’Angleterre (1314).
•••Brucker•••, savant allemand, professeur de philosophie à l’université d’Iéna (1696-1770).
•••Bructères•••, peuple de la Germanie, qui habitait sur les bords de l’Ems.
•••Brué•••, excellent dessinateur et graveur de cartes géographiques ; m. à Paris en 1832.
•••Brueys••• (èce), auteur de l’''Avocat patelin'', en collaboration avec Palaprat (1640-1723).
•••Brueys••• (èce), vice-amiral fr., vaincu par Nelson à Aboukir, périt dans ce combat (1753-1798).
•••Brueys et Palaprat•••, comédie en un acte et en vers, par Étienne, représentée en 1807.
•••Bruges•••, v. de Belgique ; 52, 000 h.
•••Brugnatelli•••, médecin et chimiste italien célèbre, professeur à l’université de Pavie (1761-1818).
•••Bruix•••, amiral fr. (1759-1805).
•••Brûlon•••, ch.-1. de c. (Sarthe), arr. de La Flèche ; 1, 651 h.
•••Brumaire••• (dix-huit), jour où Bonaparte, revenu d’Égypte, renversa le Directoire, 9 et 10 novembre 1799, an VIII de la République.
Aujourd’hui, en littérature, en politique, et même dans les circonstances ordinaires de la vie, ces mots : ''Faire un dix-huit brumaire'', signifient faire
un coup d’Etat, une révolution, un changement radical opéré avec
promptitude. En voici deux exemples empruntés à la ''Revue des Deux-Mondes'' et à {{nobr|M. Alph.}} Karr : « Que dire d’un gouvernement qui provoque ainsi un parti qu’il a grossi par ses rigueurs, au lieu de le calmer ? Un ministre, le plus léger, le plus audacieux de tous, ne parle-t-il pas sans cesse de la nécessité d’en finir
avec le gouvernement représentatif ? Et ne disait-il pas un jour à quel qu’un qui lui objectait que les ''dix-huit brumaire'' ne se font qu’après avoir acquis de la gloire l’épée à la main : Eh bien ! nous pouvons faire nos campagnes d’Egypte et d’Italie
sur le pavé de Paris. » {{Dclf-}} « Avant l’entrée de {{nobr|M. Véron}} au ''Constitutionnel'', dans les conseils, la discussion s’y animait parfois au point qu’on y échangeait des coups de chaise. {{nobr|M. de}} Saint-Albin, le père, chevalier de la Légion d’honneur, y faisait des ''dix-huit brumaire'' presque périodiques. »
•••Brumath••• (ate), ch.-1. de c. (Bas-Rhin) ; 5, 619 h. Cédé à l’Allem.
•••Brumoy••• (le Père), savant jésuite fr., un des rédacteurs du ''Journal de
Trévoux'' (1688-1742).<noinclude>
<references/></noinclude>
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Cantons-de-l'Est
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'''Broons''' (''bron''), ch.-l. de c. (Côtes-du-Nord), arr. de Dinan ; {{nobr|2,644 h.}}
'''Brossac''', ch.-l. de c. (Charente), arr. de Barbezieux ; {{nobr|1,066 h.}}
'''Brossette''', fondateur de l’Académie de Lyon et correspondant de Boileau, dont il a été l’éditeur et le commentateur (1671-1743).
'''Brotteaux''' (''les''), faubourg de Lyon.
'''Brottier''', érudit fr. (1723-1789).
'''Brou''', hameau situé près de Bourg, où se trouve la magnifique église gothique Notre-Dame de Brou, élevée par Marguerite d’Autriche, de 1506 à 1536.
'''Brou''', ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. de Châteaudun ; {{nobr|2,338 h.}}
'''Brougham''' (''pr. angl. Broumn''), littérateur, savant, historien et homme politique anglais (1779-1868).
'''Broughton''' (''Wil.-Robert''), navigateur anglais, découvrit une partie de l’Océanie (1763-1822).
'''Brouillard''' (''le''), tableau de Claude Lorrain, au Louvre-de Joseph Vernet, au Louvre. Beaucoup de vérité et de poésie.
'''Broussais''', médecin fr. (1772-1838).
'''Brousse''', v. forte de la Turquie d’Asie ; {{nobr|100,000 h.}}
'''Broussel''', conseiller au parlement de Paris, dont l’arrestation, en 1648, fut la cause ou le prétexte de la Fronde.
'''Brousson''' (''Claude''), ministre protestant fr., rentra en France après la révocation de l’édit de Nantes et fut rompu vif à Oléron, en 1698.
'''Broussonnet''', savant médecin fr., a rendu de grands services à l’histoire naturelle et à l’agriculture (1761-1807).
'''Brouvelieures''', ch.-l. de c. (Vosges), arr. de Saint-Dié ; {{nobr|557 h.}}
'''Brown''' (''Robert''), sectaire anglais (1550-1630).
'''Brown''' (''James''), ministre anglican, écrivain distingué (1715-1766).
'''Brown''' (''John''), médecin écossais resté célèbre par son système médical, nommé ''brownisme'' (1736-1788).
'''Brown''' (''Thomas''), philosophe écossais, un des plus distingués de notre époque (1778-1826).
'''Brown''' (''John''), abolitionniste américain, martyr de ses opinions philanthropiques, pendu à Charlestown (Virginie), en 1859.
'''Bruant''', architecte fr., s’est rendu célèbre par la construction de l’hôtel des Invalides ; m. en 1690.
'''Bruat''', amiral fr., commandait notre flotte lors de l’expédition de Crimée (1796-1855). Bruce (Robert), roi d’Écosse ; arracha sa patrie à la domination de l’Angleterre (1314).
'''Brucker''', savant allemand, professeur de philosophie à l’université d’Iéna (1696-1770).
'''Bructères''', peuple de la Germanie, qui habitait sur les bords de l’Ems.
'''Brué''', excellent dessinateur et graveur de cartes géographiques ; m. à Paris en 1832.
'''Brueys''' (''èce''), auteur de l’''Avocat patelin'', en collaboration avec Palaprat (1640-1723).
'''Brueys''' (''èce''), vice-amiral fr., vaincu par Nelson à Aboukir, périt dans ce combat (1753-1798).
'''Brueys et Palaprat''', comédie en un acte et en vers, par Étienne, représentée en 1807.
'''Bruges''', v. de Belgique ; {{nobr|52,000 h.}}
'''Brugnatelli''', médecin et chimiste italien célèbre, professeur à l’université de Pavie (1761-1818).
'''Bruix''', amiral fr. (1759-1805).
'''Brûlon''', ch.-l. de c. (Sarthe), arr. de La Flèche ; {{nobr|1,651 h.}}
'''Brumaire''' (''dix-huit''), jour où Bonaparte, revenu d’Égypte, renversa le Directoire, 9 et 10 novembre 1799, {{nobr|an VIII}} de la République.
Aujourd’hui, en littérature, en politique, et même dans les circonstances ordinaires de la vie, ces mots : ''Faire un dix-huit brumaire'', signifient faire un coup d’État, une révolution, un changement radical opéré avec promptitude. En voici deux exemples empruntés à la ''Revue des Deux-Mondes'' et à {{nobr|M. Alph.}} Karr : « Que dire d’un gouvernement qui provoque ainsi un parti qu’il a grossi par ses rigueurs, au lieu de le calmer ? Un ministre, le plus léger, le plus audacieux de tous, ne parle-t-il pas sans cesse de la nécessité d’en finir avec le gouvernement représentatif ? Et ne disait-il pas un jour à quel qu’un qui lui objectait que les ''dix-huit brumaire'' ne se font qu’après avoir acquis de la gloire l’épée à la main : Eh bien ! nous pouvons faire nos campagnes d’Égypte et d’Italie sur le pavé de Paris. » {{Dclf-}} « Avant l’entrée de {{nobr|M. Véron}} au ''Constitutionnel'', dans les conseils, la discussion s’y animait parfois au point qu’on y échangeait des coups de chaise. {{nobr|M. de}} Saint-Albin, le père, chevalier de la Légion d’honneur, y faisait des ''dix-huit brumaire'' presque périodiques. »
'''Brumath''' (''ate''), ch.-l. de c. (Bas-Rhin) ; {{nobr|5,619 h.}} Cédé à l’Allem.
'''Brumoy''' (''le Père''), savant jésuite fr., un des rédacteurs du ''Journal de Trévoux'' (1688-1742).<noinclude>
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Cantons-de-l'Est
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'''Broons''' (''bron''), ch.-l. de c. (Côtes-du-Nord), arr. de Dinan ; {{nobr|2,644 h.}}
'''Brossac''', ch.-l. de c. (Charente), arr. de Barbezieux ; {{nobr|1,066 h.}}
'''Brossette''', fondateur de l’Académie de Lyon et correspondant de Boileau, dont il a été l’éditeur et le commentateur (1671-1743).
'''Brotteaux''' (''les''), faubourg de Lyon.
'''Brottier''', érudit fr. (1723-1789).
'''Brou''', hameau situé près de Bourg, où se trouve la magnifique église gothique Notre-Dame de Brou, élevée par Marguerite d’Autriche, de 1506 à 1536.
'''Brou''', ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. de Châteaudun ; {{nobr|2,338 h.}}
'''Brougham''' (''pr. angl. Broumn''), littérateur, savant, historien et homme politique anglais (1779-1868).
'''Broughton''' (''Wil.-Robert''), navigateur anglais, découvrit une partie de l’Océanie (1763-1822).
'''Brouillard''' (''le''), tableau de Claude Lorrain, au Louvre-de Joseph Vernet, au Louvre. Beaucoup de vérité et de poésie.
'''Broussais''', médecin fr. (1772-1838).
'''Brousse''', v. forte de la Turquie d’Asie ; {{nobr|100,000 h.}}
'''Broussel''', conseiller au parlement de Paris, dont l’arrestation, en 1648, fut la cause ou le prétexte de la Fronde.
'''Brousson''' (''Claude''), ministre protestant fr., rentra en France après la révocation de l’édit de Nantes et fut rompu vif à Oléron, en 1698.
'''Broussonnet''', savant médecin fr., a rendu de grands services à l’histoire naturelle et à l’agriculture (1761-1807).
'''Brouvelieures''', ch.-l. de c. (Vosges), arr. de Saint-Dié ; {{nobr|557 h.}}
'''Brown''' (''Robert''), sectaire anglais (1550-1630).
'''Brown''' (''James''), ministre anglican, écrivain distingué (1715-1766).
'''Brown''' (''John''), médecin écossais resté célèbre par son système médical, nommé ''brownisme'' (1736-1788).
'''Brown''' (''Thomas''), philosophe écossais, un des plus distingués de notre époque (1778-1826).
'''Brown''' (''John''), abolitionniste américain, martyr de ses opinions philanthropiques, pendu à Charlestown (Virginie), en 1859.
'''Bruant''', architecte fr., s’est rendu célèbre par la construction de l’hôtel des Invalides ; m. en 1690.
'''Bruat''', amiral fr., commandait notre flotte lors de l’expédition de Crimée (1796-1855).
'''Bruce''' (''Robert''), roi d’Écosse ; arracha sa patrie à la domination de l’Angleterre (1314).
'''Brucker''', savant allemand, professeur de philosophie à l’université d’Iéna (1696-1770).
'''Bructères''', peuple de la Germanie, qui habitait sur les bords de l’Ems.
'''Brué''', excellent dessinateur et graveur de cartes géographiques ; m. à Paris en 1832.
'''Brueys''' (''èce''), auteur de l’''Avocat patelin'', en collaboration avec Palaprat (1640-1723).
'''Brueys''' (''èce''), vice-amiral fr., vaincu par Nelson à Aboukir, périt dans ce combat (1753-1798).
'''Brueys et Palaprat''', comédie en un acte et en vers, par Étienne, représentée en 1807.
'''Bruges''', v. de Belgique ; {{nobr|52,000 h.}}
'''Brugnatelli''', médecin et chimiste italien célèbre, professeur à l’université de Pavie (1761-1818).
'''Bruix''', amiral fr. (1759-1805).
'''Brûlon''', ch.-l. de c. (Sarthe), arr. de La Flèche ; {{nobr|1,651 h.}}
'''Brumaire''' (''dix-huit''), jour où Bonaparte, revenu d’Égypte, renversa le Directoire, 9 et 10 novembre 1799, {{nobr|an VIII}} de la République.
Aujourd’hui, en littérature, en politique, et même dans les circonstances ordinaires de la vie, ces mots : ''Faire un dix-huit brumaire'', signifient faire un coup d’État, une révolution, un changement radical opéré avec promptitude. En voici deux exemples empruntés à la ''Revue des Deux-Mondes'' et à {{nobr|M. Alph.}} Karr : « Que dire d’un gouvernement qui provoque ainsi un parti qu’il a grossi par ses rigueurs, au lieu de le calmer ? Un ministre, le plus léger, le plus audacieux de tous, ne parle-t-il pas sans cesse de la nécessité d’en finir avec le gouvernement représentatif ? Et ne disait-il pas un jour à quel qu’un qui lui objectait que les ''dix-huit brumaire'' ne se font qu’après avoir acquis de la gloire l’épée à la main : Eh bien ! nous pouvons faire nos campagnes d’Égypte et d’Italie sur le pavé de Paris. » {{Dclf-}} « Avant l’entrée de {{nobr|M. Véron}} au ''Constitutionnel'', dans les conseils, la discussion s’y animait parfois au point qu’on y échangeait des coups de chaise. {{nobr|M. de}} Saint-Albin, le père, chevalier de la Légion d’honneur, y faisait des ''dix-huit brumaire'' presque périodiques. »
'''Brumath''' (''ate''), ch.-l. de c. (Bas-Rhin) ; {{nobr|5,619 h.}} Cédé à l’Allem.
'''Brumoy''' (''le Père''), savant jésuite fr., un des rédacteurs du ''Journal de Trévoux'' (1688-1742).<noinclude>
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'''Broons''' (''bron''), ch.-l. de c. (Côtes-du-Nord), arr. de Dinan ; {{nobr|2,644 h.}}
'''Brossac''', ch.-l. de c. (Charente), arr. de Barbezieux ; {{nobr|1,066 h.}}
'''Brossette''', fondateur de l’Académie de Lyon et correspondant de Boileau, dont il a été l’éditeur et le commentateur (1671-1743).
'''Brotteaux''' (''les''), faubourg de Lyon.
'''Brottier''', érudit fr. (1723-1789).
'''Brou''', hameau situé près de Bourg, où se trouve la magnifique église gothique Notre-Dame de Brou, élevée par Marguerite d’Autriche, de 1506 à 1536.
'''Brou''', ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. de Châteaudun ; {{nobr|2,338 h.}}
'''Brougham''' (''pr. angl. Broumn''), littérateur, savant, historien et homme politique anglais (1779-1868).
'''Broughton''' (''Wil.-Robert''), navigateur anglais, découvrit une partie de l’Océanie (1763-1822).
'''Brouillard''' (''le''), tableau de Claude Lorrain, au Louvre — de Joseph Vernet, au Louvre. Beaucoup de vérité et de poésie.
'''Broussais''', médecin fr. (1772-1838).
'''Brousse''', v. forte de la Turquie d’Asie ; {{nobr|100,000 h.}}
'''Broussel''', conseiller au parlement de Paris, dont l’arrestation, en 1648, fut la cause ou le prétexte de la Fronde.
'''Brousson''' (''Claude''), ministre protestant fr., rentra en France après la révocation de l’édit de Nantes et fut rompu vif à Oléron, en 1698.
'''Broussonnet''', savant médecin fr., a rendu de grands services à l’histoire naturelle et à l’agriculture (1761-1807).
'''Brouvelieures''', ch.-l. de c. (Vosges), arr. de Saint-Dié ; {{nobr|557 h.}}
'''Brown''' (''Robert''), sectaire anglais (1550-1630).
'''Brown''' (''James''), ministre anglican, écrivain distingué (1715-1766).
'''Brown''' (''John''), médecin écossais resté célèbre par son système médical, nommé ''brownisme'' (1736-1788).
'''Brown''' (''Thomas''), philosophe écossais, un des plus distingués de notre époque (1778-1826).
[[d:Q189366|'''Brown''' (''John'')]], abolitionniste américain, martyr de ses opinions philanthropiques, pendu à Charlestown (Virginie), en 1859.
'''Bruant''', architecte fr., s’est rendu célèbre par la construction de l’hôtel des Invalides ; m. en 1690.
'''Bruat''', amiral fr., commandait notre flotte lors de l’expédition de Crimée (1796-1855).
'''Bruce''' (''Robert''), roi d’Écosse ; arracha sa patrie à la domination de l’Angleterre (1314).
'''Brucker''', savant allemand, professeur de philosophie à l’université d’Iéna (1696-1770).
'''Bructères''', peuple de la Germanie, qui habitait sur les bords de l’Ems.
'''Brué''', excellent dessinateur et graveur de cartes géographiques ; m. à Paris en 1832.
[[d:Q3017432|'''Brueys''']] (''èce''), auteur de l’''Avocat patelin'', en collaboration avec Palaprat (1640-1723).
'''Brueys''' (''èce''), vice-amiral fr., vaincu par Nelson à Aboukir, périt dans ce combat (1753-1798).
'''Brueys et Palaprat''', comédie en un acte et en vers, par Étienne, représentée en 1807.
'''Bruges''', v. de Belgique ; {{nobr|52,000 h.}}
[[d:Q3266559|'''Brugnatelli''']], médecin et chimiste italien célèbre, professeur à l’université de Pavie (1761-1818).
'''Bruix''', amiral fr. (1759-1805).
'''Brûlon''', ch.-l. de c. (Sarthe), arr. de La Flèche ; {{nobr|1,651 h.}}
[[d:Q620965|'''Brumaire''' (''dix-huit'')]], jour où Bonaparte, revenu d’Égypte, renversa le Directoire, 9 et 10 novembre 1799, {{nobr|an VIII}} de la République.
Aujourd’hui, en littérature, en politique, et même dans les circonstances ordinaires de la vie, ces mots : ''Faire un dix-huit brumaire'', signifient faire un coup d’État, une révolution, un changement radical opéré avec promptitude. En voici deux exemples empruntés à la ''Revue des Deux-Mondes'' et à {{nobr|M. Alph.}} Karr : « Que dire d’un gouvernement qui provoque ainsi un parti qu’il a grossi par ses rigueurs, au lieu de le calmer ? Un ministre, le plus léger, le plus audacieux de tous, ne parle-t-il pas sans cesse de la nécessité d’en finir avec le gouvernement représentatif ? Et ne disait-il pas un jour à quel qu’un qui lui objectait que les ''dix-huit brumaire'' ne se font qu’après avoir acquis de la gloire l’épée à la main : Eh bien ! nous pouvons faire nos campagnes d’Égypte et d’Italie sur le pavé de Paris. » {{Dclf-}} « Avant l’entrée de {{nobr|M. Véron}} au ''Constitutionnel'', dans les conseils, la discussion s’y animait parfois au point qu’on y échangeait des coups de chaise. {{nobr|M. de}} Saint-Albin, le père, chevalier de la Légion d’honneur, y faisait des ''dix-huit brumaire'' presque périodiques. »
'''Brumath''' (''ate''), ch.-l. de c. (Bas-Rhin) ; {{nobr|5,619 h.}} Cédé à l’Allem.
[[d:Q2093251|'''Brumoy''' (''le Père'')]], savant jésuite fr., un des rédacteurs du ''Journal de Trévoux'' (1688-1742).<noinclude>
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Reda Kerbouche
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<noinclude><pagequality level="3" user="Reda Kerbouche" />{{nr|136|FORUM: CÔTÉ SUD|137}}</noinclude>salle : elles étaient dédiées à Marc-Aurèle ; puis le jeu de marelle circulaire, de 0 m. 60 de diamètre, gravé sur le beau dallage en calcaire bleu de la Basilique.
{{sc|Forum. — Côté Sud.}} — Le côté Sud de la place publique était exclusivement réservé à une série de boutiques peu profondes (1 m. 80 sur 2 m. 70 de largeur), alternant avec des terre-pleins qui formaient les soubassements, soit de pièces de réserves ou de dépôts, soit d’autres boutiques s’ouvrant sur la rue du Théâtre laquelle limitait les bâtiments du forum du côté du midi<ref>On a prétendu que ces terre-pleins formaient contreforts et soutenaient la voie extérieure qui, située à un niveau plus élevé, courait entre le Forum et le Théâtre. Tel n’est pas notre avis, car les murs séparatifs des boutiques, agissant en véritables éperons, étaient parfaitement suffisants pour maintenir la poussée des terres supérieures ; et, même si l’on admet que la fonction de ces massifs était de soutenir la voie, on avouera que leur élévation au-dessus du niveau de cette voie eut été dépourvue de toute utilité. Il est donc bien plus naturel de croire que la partie supérieure des massifs était occupée par des salles d’un niveau supérieur à celui du Forum.</ref>. Cette disposition très spéciale permettait aux marchands de servir à la fois les clients de la rue et ceux du Forum.
En partant de l’angle Sud-Est nous voyons d’abord une logette formant prolongement du portique Sud. Sa largeur est la même que celle du prétoire ; en retour, une autre logette, à peu près de mêmes dimensions, continue le portique Est ; puis, viennent les boutiques dont nous venons de parler. La première et la troisième étaient ouvertes ; la deuxième était fermée par une grille.
Faisant face à la grande entrée, la sortie centrale du Forum, large de 3 m. 20, a la même profondeur que les boutiques. Il fallait gravir six marches pour atteindre la différence de niveau existant, à cet endroit, entre le sol du portique et celui du trottoir de la voie du Théâtre.
À la suite de la sortie on voit encore trois boutiques faisant pendant aux précédentes : ce sont les quatrième, cinquième et sixième. La cinquième seule était close par une grille comme la deuxième, sa symétrique. Enfin, avant d’arriver à la sortie secondaire du Forum située à l’angle Sud-Ouest, en face du portique occidental, on rencontre une<noinclude>
<references/></noinclude>
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Reda Kerbouche
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<noinclude><pagequality level="3" user="Reda Kerbouche" />{{nr|136|FORUM : CÔTÉ SUD|137}}</noinclude>salle : elles étaient dédiées à Marc-Aurèle ; puis le jeu de marelle circulaire, de 0 m. 60 de diamètre, gravé sur le beau dallage en calcaire bleu de la Basilique.
{{sc|Forum. — Côté Sud.}} — Le côté Sud de la place publique était exclusivement réservé à une série de boutiques peu profondes (1 m. 80 sur 2 m. 70 de largeur), alternant avec des terre-pleins qui formaient les soubassements, soit de pièces de réserves ou de dépôts, soit d’autres boutiques s’ouvrant sur la rue du Théâtre laquelle limitait les bâtiments du forum du côté du midi<ref>On a prétendu que ces terre-pleins formaient contreforts et soutenaient la voie extérieure qui, située à un niveau plus élevé, courait entre le Forum et le Théâtre. Tel n’est pas notre avis, car les murs séparatifs des boutiques, agissant en véritables éperons, étaient parfaitement suffisants pour maintenir la poussée des terres supérieures ; et, même si l’on admet que la fonction de ces massifs était de soutenir la voie, on avouera que leur élévation au-dessus du niveau de cette voie eut été dépourvue de toute utilité. Il est donc bien plus naturel de croire que la partie supérieure des massifs était occupée par des salles d’un niveau supérieur à celui du Forum.</ref>. Cette disposition très spéciale permettait aux marchands de servir à la fois les clients de la rue et ceux du Forum.
En partant de l’angle Sud-Est nous voyons d’abord une logette formant prolongement du portique Sud. Sa largeur est la même que celle du prétoire ; en retour, une autre logette, à peu près de mêmes dimensions, continue le portique Est ; puis, viennent les boutiques dont nous venons de parler. La première et la troisième étaient ouvertes ; la deuxième était fermée par une grille.
Faisant face à la grande entrée, la sortie centrale du Forum, large de 3 m. 20, a la même profondeur que les boutiques. Il fallait gravir six marches pour atteindre la différence de niveau existant, à cet endroit, entre le sol du portique et celui du trottoir de la voie du Théâtre.
À la suite de la sortie on voit encore trois boutiques faisant pendant aux précédentes : ce sont les quatrième, cinquième et sixième. La cinquième seule était close par une grille comme la deuxième, sa symétrique. Enfin, avant d’arriver à la sortie secondaire du Forum située à l’angle Sud-Ouest, en face du portique occidental, on rencontre une<noinclude>
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Page:Boylesve - Sainte Marie des Fleurs, 1913.djvu/24
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|2|SAINTE-MARIE-DES-FLEURS.}}</noinclude><nowiki />
Il y avait une grande heure qu’elle marchait toute seule sur les longs
sables de la plage de Venise. À chaque tour, elle s’arrêtait un instant à
parler avec sa famille réunie en groupe, sur des pliants ; puis elle reprenait
sa promenade. J’étais assis contre la pente de la dune qui longe ce rivage
sans fin et je ne me lassais pas de voir la jeune fille aller et venir en
imprimant sur le sol humide la marque de ses pieds finement chaussés et
le bout de son ombrelle. Elle portait une sorte d’écossais qui ne me
plaisait guère. J’observai qu’elle avait le nez un peu fort, et ses yeux, d’un
ton gris, me parurent trop grands. Je ne me rendais pas compte de ce
qui me séduisait en elle. J’étais plutôt porté à ne pas la trouver bien,
d’autant plus que, m’ayant croisé à dix reprises, elle n’avait pas une seule
fois levé les yeux sur moi.
Elle parut s’intéresser un moment au soleil couchant et à la mer où il
répandait d’affolantes couleurs ; puis, subitement, elle se rapprocha de sa
famille et dit : « Allons-nous-en ! » On se leva et l’on partit.
Je pensais rester là quelque temps encore, à cause de la nonchalante
tristesse que j’adorais en cet endroit. Pourtant je me levai aussitôt et
marchai sur les traces de la jeune fille que j’approchai plusieurs fois, aux
environs de l’embarcadère.
La vue, de cet autre bord du Lido, était alors admirable. Le mouvement des gondoles noires contre la lagune étincelante et le ciel incendié
formait des alternances d’ombre, de nacre et d’or, que les yeux du Titien
durent contempler souvent, autrefois… Beaucoup de gens demeuraient
là, au bord de l’eau, sans pouvoir s’en aller ; et la chair des bateliers
semblait une matière en fusion dans les fours de Murano. Accoutumés
à cette scène quotidienne, ces hommes attendaient que le soleil tombât,
comme ils eussent attendu la fin d’une cérémonie.
En effet, quand le disque se fut affaissé sur Chioggia, chacun sauta
dans les gondoles et se dirigea vers Venise. La jeune fille, ayant laissé se
placer tout son monde, s’assit la dernière et au bout, en sens inverse de
la marche. De sorte que, seul en ma gondole, que je faisais tenir un peu
en arrière, je pouvais distinguer son visage embobeliné des foulards qu’on
lui mit, et en même temps apercevoir au loin Venise.
La vue de ces campaniles, de ces dômes et de cette large ville
couleur bleu de lait, que nous gagnions dans le silence du soir, me donnait
une singulière émotion. Chaque poussée forte et régulière de la rame sur
la lagune verdissante et dans la confusion à toute minute plus complète
des images avait en moi un retentissement prolongé, et j’eus, très réellement, la sensation d’être emporté vers un avenir nouveau.
J’avais je ne sais quel plaisir, au hasard de la course inégale des<noinclude>
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Reda Kerbouche
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<noinclude><pagequality level="3" user="Reda Kerbouche" />{{nr|138|LES RUINES DE TIMGAD|}}</noinclude>salle (Fig. 15) bien plus spacieuse que celle des boutiques, ouverte sur le portique dont elle était séparée par deux colonnes<ref>Le mur séparant la salle du portique est orné de deux bases honorifiques dont l’une n’a plus que son socle. L’autre porte l’inscription « ''Deo Sabino Augusto'' » en l’honneur de Sabina, petite nièce de Trajan et épouse d’Adrien qui l’empoisonna (138), mais lui fit rendre après sa mort les honneurs divins.</ref>. Les dimensions sont de 7 m. 85 en largeur sur 3 m. 50 de profondeur. Au fond, on voit un hémicycle (de 4 m. 50 de diamètre intérieur) rempli par un soubassement qui est orné d’une table moulurée sans inscription, et devait porter la statue de quelque dieu<ref>L’hémicycle forme saillie sur la voie du Théâtre.</ref>.
Nous ne quitterons pas cette partie méridionale de la place publique sans citer les restes de deux salles (l’une de 4 m. 10 sur 2 m. 90, l’autre de 4 m. 10 sur 12 m.) occupant le haut de la voie de la Basilique, voie dont la largeur, tout le long de ce monument, est de 10 mètres en moyenne et donne à cet espace le caractère d’une véritable place, où l’on se réunissait vraisemblablement avant de gravir la porte par laquelle on parvenait aux places supérieures du Théâtre. Le défaut d’alignement avec les murs de la Basilique et la différence des matériaux employés indiquent suffisamment que ce petit bâtiment a été édifié postérieurement à la Basilique.
{{sc|Forum. — Côté Ouest.}} — La partie Sud-Ouest du Forum est occupée par une construction dont la destination n’est pas facile à déterminer ; elle occupe un rectangle de 17 m. sur 23 mètres. Nous croyons voir, dans les trois pièces qui donnent sur le portique du Forum et ne communiquent pas avec le reste des bâtiments, un vestibule de 3 m. 80 sur 3 m., dans lequel on accédait par une porte de 1 m. 60 de largeur. Ce vestibule commandait deux pièces, l’une sans fenêtre (sorte de cachot) de 4 mètres sur 5 mètres ; l’autre garnie d’une fenêtre grillée (dimension 3 m. 70 × 4 m.). Ne serait-ce pas là la prison<ref>''Carcer''.</ref> qui devait contenir tout forum romain ?<noinclude>
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Reda Kerbouche
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Reda Kerbouche
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Une porte située sur la sortie secondaire du Forum s’ouvrait dans une sorte de logette (de 3 m. 80 sur 3 m. 30) n’ayant aucune autre communication. C’était, sans doute, la pièce réservée au gardien de la place publique qui, de là, pouvait aisément exercer une surveillance sur les quatre entrées et les deux sorties dont les seuils ont gardé la trace des grilles qui les fermaient.
De l’autre côté du mur des ''Carceres'' et de la logette ci-dessus mentionnée, se trouve une maison contenant un atrium (de 8 m. 40 sur 9 m. 60). Une galerie (large de 3 m. 20) soutenue par deux colonnes, occupait le côté Sud de cet atrium dans la partie occidentale duquel montait un escalier qui parvenait au sol disparu de deux salles dont les caves seules subsistent<ref>L’une a 5 m. 20 × 4 m. 05 ; l’autre 5 m. 90 × 4 m. 10.</ref>. Une troisième pièce<ref>De 5 m. 50 × 3 m. 90.</ref>, communiquant aussi avec l’atrium par un palier intermédiaire de l’escalier, avait accès à une pièce de 2 m. 35 sur 3 m. 90. Trois chambres d’inégales longueurs se dressaient sur la voie du théâtre : la plus grande, celle de l’angle, communiquait avec le dehors ; une étroite galerie<ref>Large de 2 m. sur 8 m. 35.</ref> conduisant à une dernière salle<ref>De 4 m. × 3 m. 95.</ref>. La présence de sous-sols recouverts d’enduits pourrait indiquer que ce bâtiment était affecté à des magasins appartenant à la cité.
Nous arrivons ensuite à la Curie, le bel édifice municipal dont la salle (de 9 m. 90 de largeur sur 16 m. de longueur) était précédée d’un vestibule d’entrée de même largeur et de 5 mètres de longueur. Ce vestibule était fermé du côté du portique par une porte de 2 m. 90 de largeur (les trous de la fermeture dans le dallage sont restés intacts) ; dans la moitié de sa longueur on gravissait quatre marches encore en place et l’on passait entre deux colonnes cannelées (de 0 m. 63 de diamètre) reliées par une grille, dont les traces sont visibles, à deux têtes de mur ornées de pilastres. Cette fermeture, mobile dans l’intervalle des deux colonnes, avait pour but d’assurer aux magistrats la tranquillité de leurs<noinclude>
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Denis Gagne52
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DvChe
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(36)}}</noinclude>chercher dans l’Europe s’il y restoit encore des humains.
Le jour où j’allai sur le tombeau de mes parens leur faire mes derniers adieux, je vis au bas de la colline prochaine s’élancer du sein de la terre un tourbillon de flamme et de fumée qui s’éleva jusqu’à la hauteur de la montagne. Malgré le calme profond des airs, il étoit sans cesse agité et poussé en même temps, et avec violence, vers les points les plus opposés de l’horizon, comme s’il eût été le jouet de plusieurs vents impétueux et contraires ; tandis que je considérois ce phénomène, le tourbillon se précipite vers moi, je veux l’éviter ; il me poursuit dans ma fuite, m’atteint, et près de m’envelopper il s’arrête. Ô spectacle dont je frémis encore ! je vois dans son sein un homme formant lui-même ce volcan par des<noinclude>
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Reda Kerbouche
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Reda Kerbouche
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<noinclude><pagequality level="3" user="Reda Kerbouche" />{{nr|142|LES RUINES DE TIMGAD|}}</noinclude>délibérations. Devant chaque colonne, on a retrouvé le soubassement (1 m. 10 sur 0 m. 90) d’une base honorifique dont le dé est perdu<ref>Ces bases devaient être dédiées à quelque statue de dieu ou d’empereur.</ref>. Les colonnes une fois franchies, on voit sur les murs latéraux, à 2 mètres de distance des têtes du mur de face, deux piédestaux symétriques portant : celui de gauche, l’inscription de Marc-Aurèle ; celui de droite, le nom d’Antonin le Pieux (dim. 0 m. 90 sur 0 m. 75). Les huit dernières lignes de chacune de ces deux inscriptions ont la même signification ; elles se traduisent ainsi : « M. Cælius Saturninus, fils de M. de la tribu Horatio, a versé à la commune la somme honoraire exigée pour la magistrature de duumvir quinquennal, a élevé ce monument pour 5,000 sesterces<ref>Le semis sertius (sous entendu ''as'') soit 2 as 1/2, environ 0 fr. 45 de notre monnaie.</ref>. » Les cinq premières lignes sont consacrées aux empereurs ci-dessus désignés.
Au fond de la salle (Fig. 16), une estrade, élevée de deux marches, se dresse dans toute la largeur ; elle était décorée de deux piédestaux et la moulure inférieure du soubassement ainsi que le sol de l’estrade ont conservé les traces de deux balustrades de métal disposées parallèlement au grand axe de la Curie et laissant au milieu un espace de 3 mètres, qui était réservé aux premiers magistrats municipaux.
Les deux piédestaux de l’estrade portent des inscriptions dont l’importance est capitale. Sur celui de gauche, on lit une dédicace à Trajan le Germanique, le Dacique, le Parthique. Traduction :
« À l’empereur César, fils du divin Nerva Trajan Auguste, vainqueur des Germains, des Daces, des Parthes, grand pontife, tribun pour la vingt-troisième fois, empereur pour la dix-huitième, consul pour la sixième, père de la patrie. »
Sur celui de droite, on voit un texte dédié à la concorde du conseil des décurions. Traduction :
« Consacré à la concorde du conseil des décurions. C. Publius, fils de C. de la tribu Papiria, duumvir questeur désigné, ayant payé à la commune la somme d’argent exigée par la loi<noinclude>
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Reda Kerbouche
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>événement dans un divertissement très-court, & rendant à merveille le cofthume Scythe. Oreste & Pilade paroissent, on les dévoue au trépas.
Au fecond acte, le théâtre est converti en temple fouterrein, éclairé par des lampes, avec un autel rustique : scene tendre entre Oreste & Pilade enchaînés. On vient les séparer ; Oreste seul, tombe accablé de laffitude & d’épuisement : les Euménides sortent du fond du théâtre & l’entourent. Les unes exécutent autour de lui un ballet pantomime de terreur ; les autres l’outragent, & toutes répetent en choeur & fréquemment ces mots terribles : il a tué sa mere ! Enfin l’ombre de Clytemnestre paroît elle-même. Cette illusion se dissipe aux approches des prêtreffes. Iphigénie fait ôter les fers d’Oreste & l’interroge. Elle apprend toute la malheureuse histoire de sa famille, qu’elle ignoroit depuis son sacrifice, & Oreste finiffant par dire qu’il a rencontré le trépas qu’il desiroit, la reconnoissance reste adroitement suspendue en ce que sa sœur le croit mort. Elle n’en veut pas savoir davantage & le fait retirer, pour réfléchir sur ces fatales nouvelles. Elle veut honorer la cendre de son frere par des libations & des cérémonies funéraires ; ce qui tient encore lieu de danse & termine l’acte.
Au troisieme, on voit l’appartement d’Iphigénie dans le temple. Elle se résout d’après le conseil des prêtreffes, ses concitoyennes, à écrire à Electre sa foeur, la seule de sa famille qu’elle croit encore en vie, pour lui apprendre son fort. Elle se propose de délivrer un des captifs, qui remplira cette mission. Elle choisit Oreste :<noinclude>
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>combat entre Pilade & lui. Il détermine son ami, qui ne consent à partir que pour le sauver, ou périr s’il ne peut réussir.
Le quatrieme acte s’ouvre par Iphigénie seule, aux pieds de l’autel de Diane, dont la statue est élevée dans son temple, sur une estrade, devant laquelle est un autel. Elle a peine à se résoudre au sacrifice ; elle sent des remords : envain ses compagnes la pressent de l’exécuter. On fait faire à Oreste toutes les cérémonies préalables ; on remet le couteau sacré à la grande prêtreffe, lorsque Oreste s’écrie dans un tendre souvenir : Iphigénie, & ma feur, ainsi tu fus jadis immolée en Aulide ! Reconnoissance qui suspend le sacrifice. Thoas, qui a tout appris, arrive & veut faire massacrer Oreste par ses gardes. Pilade survient à la tête de ses Grecs, & le délivre par la mort du tyran.
Tel est cet opéra où, comme l’on voit, les quatrieme & cinquieme actes de la tragédie se trouvent réunis ensemble, plus vifs conséquemment, où la reconnoissance est sur-tout plus en action.
Le superbe troisieme acte de la tragédie, ne peut être aussi bien ici, que les scenes ne font pas susceptibles d’être autant filées ; mais le musicien y a suppléé par tout ce que son art a pu lui fournir de plus propre à remuer les passions, & c’est le chef-d’œuvre du chevalier Gluck.
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23 Juin 1779. La dénonciation faite par M. d’Epremesnil aux chambres assemblées contre les arrêts du conseil rendus sous la direction de M. Camus de Néville, concernant la librairie, ayant été renvoyée au 2 juillet pour y être<noinclude>
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Reda Kerbouche
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DvChe
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(37)}}</noinclude>torrens de feux qui s’élançoient de sa bouche ; il étoit dans un mouvement continuel, ses cheveux ondoyans paroissoient comme des serpens enflammés, ses yeux plus noirs que l’ébène jetoient un éclat sombre, et ses muscles fortement prononcés ressembloient à des fers ardens plongés dans une fournaise.
À cette vue, quoique horrible, la pitié fut en moi plus forte que la terreur ; j’allois m’élancer dans les flammes pour en délivrer l’être malheureux que j’y croyois souffrant. Arrête, me dit-il, tu périrois sans me servir. Ces feux sont mon élément et ma nourriture ; j’y respire la vie comme toi dans l’air. À ces mots il se tut ; je vis rouler dans ses yeux des larmes qu’y dévoroit l’ardeur des feux dont il étoit environné. Les flammes qui sortoient de sa bouche se {{tiret|ralen|tirent}}<noinclude>
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Denis Gagne52
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Psephos
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{brn|1}} 27 Juin 1779. M. Favart donna en 1757 la petite Iphigénie, parodie charmante de l’Iphigénie en Tauride de Guimond de la Touche. On a joué hier les réverses renouvellées des Grecs, parodie des deux Iphigénies. Celle-ci est de M. Guérin de Frémincourt, qui a beaucoup profité de son devancier, mais l’a plus gâté qu’embelli. Elle est en trois actes, & calquée presque scene par scene sur le nouvel opera, dont les situations & le... »
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27 Juin 1779. M. Favart donna en 1757 la petite Iphigénie, parodie charmante de l’Iphigénie en Tauride de Guimond de la Touche. On a joué hier les réverses renouvellées des Grecs, parodie des deux Iphigénies. Celle-ci est de M. Guérin de Frémincourt, qui a beaucoup profité de son devancier, mais l’a plus gâté qu’embelli. Elle est en trois actes, & calquée presque scene par scene sur le nouvel opera, dont les situations & les morceaux les plus terribles sont présentés sous un jour ridicule, ou sur des airs boufons.
{{brn|1}}
28 Juin. On a parlé de la brochure contre l’abbé Sabbathier, l’auteur des trois siecles de littérature Françoise, auquel l’on conteste la paternité de ce livre. Depuis que la nouvelle édition paroît, cet abbé a publié une feconde lettre dans le Journal de Paris, où il cite les propres expressions d’un {{M.|L…}} qui avoit prêté sa plume à M. l’abbé Baudouin, grand-maître du collège du cardinal le Moine, le protecteur & le défenseur du défunt abbé Martin, dont, suivant lui, l’abbé Sabbathier s’est approprié le travail. Ce {{M.|L…}} désavoue formellement le pamphlet, se repent d’avoir été l’organe du mensonge & de la calomnie, & repréfente son instigateur comme le plus noir & le plus fourbe de tous les hommes. Si l’abbé Baudouin ne refuse pas ces inculpations atroces, celui qu’il a voulu décrier aura droit de l’en regarder comme convaincu, & le public ne peut qu’en avoir la plus mauvaise opinion.
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29 Juin. A peine {{Mlle}}. d’Eon a-t-elle été libre, qu’elle s’est occupée de la nouvelle affaire qui lui est survenue. Elle publie aujourd’hui<noinclude>
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DvChe
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(38)}}</noinclude>{{tiret2|ralen|tirent}} ; je crus qu’elles alloient cesser, lorsqu’il se ranima pour s’écrier : Omégare, que vais-je t’apprendre ! quel que soit ton courage, à quelqu’affreux événement que ton ame puisse être préparée, je vais t’étonner et t’effrayer encore. Cette terre qui te soutient, cette terre sur laquelle tu reposes des regards tranquilles va s’écrouler sous tes pas : le jour de sa destruction est arrivé.
À cette nouvelle je fus frappé de terreur. Tel qu’un homme à qui l’on vient d’apprendre qu’il marche sur des précipices cachés, et qui tremble à chaque instant d’y tomber, il n’ose plus faire un pas, ni rester en place ; ainsi j’étois désespéré de tenir à la terre. J’eusse voulu franchir les bornes de l’univers, j’eusse voulu qu’une main divine me transportât tout-àcoup aux extrémités du firmament.<noinclude>
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CetaGM
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Chez
mon Pèr’ j’é --
tions douz’ é --
fants. Chez mon pèr’
j’é -- tions
douz’ é -- fants,
j’é -- tions Pè -- ne,
j’é -- tions Mè -- ne,
j’é -- tions Ja -- cques
Jac -- E -- lè -- ne
J’é -- tions Haut
haut le Mau
J’é -- tions Per -- rine
E -- tien -- net -- te
Thé -- o -- tiste A --
gath’ Cé -- les -- te
La Bel -- le Cé --
les -- te Cel --
le que mon cœur ai -- me.
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" /></noinclude>{{T3|LA PLUIE DE MACARONIS|22.}}
Il y avait, une fois, un Mentonnais qui demeurait rue du Palmier. Il s’appelait ''Bartoumé''<ref>Barthélémy.</ref> et avait une femme idiote qui faisait son désespoir. Chaque matin, ''Bartoumé'', avant de partir pour le travail, recommandait à sa femme de ne pas faire de sottises. Tous les samedis il mettait dans une armoire percée dans le mur le gain de la semaine. « Pour qui tout cet argent ? » demandait la femme au mari. — C’est pour ''Madjou-long''<ref>Long mai. Pendant ce mois à Menton le travail, et conséquemment l’argent, manque, ainsi il paraît très long.</ref> », répondait Bartoumé. Un jour, Bartoumé partit pour sa campagne ; il devait y rester deux ou trois jours pour soigner et arroser ses citronniers. La femme restée seule<noinclude>
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DvChe
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(68)}}</noinclude>attachés sur ses lèvres, vouloient comme voir ses paroles, et par sa bouche qu’il tenoit ouverte, on eût dit qu’il les respiroit. En un mot, il l’écoutoit de tous ses sens.
Si-tôt qu’il apprend que l’homme s’étoit frayé la route des airs, sa surprise est si grande, qu’il fait tous ses efforts pour la cacher. S’il ne craignoit pas d’étonner Omégare par l’ignorancedeses questions, il l’interrogeroit sur ce prodige des arts ; il renferme dans lui-même ses desirs curieux ; mais il s’écrie, emporté par un élan dont il n’est pas le maître : Ah ! pourquoi la vertu des hommes n’a-t-elle pas égalé leur génie !
À peine ces paroles lui sont-elles échappées, qu’il voudroit les retenir. Il se repent d’interrompre Omégare ; et pour l’inviter à poursuivre son récit, il garde promptement le silence,<noinclude>
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Rene1596
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== Entrée CALI : source. ==
Dans ce dictionnaire de Trévoux, édition de 1771 :
:☞ CALI. [...] D. Calmet dit CALI ou CHALI. Ville de la tribu d’Aser. On n’en sait pas la situation.
Dans le ''Dictionnaire historique, critique, chronologique, géographique et littéral de la Bible'', par Dom. Augustin Calmet (1672-1757), édition de 1722, page 181, consultable chez Google Livres, https://www.google.fr/books/edition/Dictionnaire_historique_critique_chronol/ucCJDanHmRQC?gbpv=1 :
:CALI, ou ''Chali'', ville de la Tribu d'Aser. On n'en sçait pas la situation.
Et la (note ''e'' en marge : Josua XIX 25.)
<br /> [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 8 août 2026 à 20:51 (UTC)
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Page:Andrews - Contes ligures, 1892.djvu/103
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" /></noinclude>s’était assise sur le seuil et tricotait. Tout à coup elle vit un homme de haute taille. La femme de Bartoumé le regarda attentivement, puis prise d’une idée subite, elle lui dit : « Bel homme, est-ce que vous êtes ''Madjou-long'' ? » L’homme flairant une aventure, lui répondit : « Oui, belle femme, mais pourquoi cette demande ? — Alors, entrez vite. Il y a longtemps que mon mari a mis de l’argent de côté pour vous ! » Et elle lui remit le mouchoir où il était noué. L’homme remercia et s’empressa de déguerpir au plus vite. Vers le soir, le mari arrive, sa femme lui dit : « Sais-tu, j’ai vu aujourd’hui ''Madjou-long'' ? Le mari s’écria : « Malheureuse ! elle m’en a fait encore quelqu’une ! » Il court à l’armoire ; le mouchoir avec son contenu n’était plus là ! N’y tenant plus, il se décida à se défaire de sa femme. Le lendemain, pendant qu’elle dormait, il lui couvrit les yeux avec de la poix de cordonnier ; puis, la prenant par la main il la conduisit près du Cap Martin. Arrivés là, Bartoumé fit monter sa femme sur un noyer et l’abandonna. La pauvre aveuglée ne savait ni où elle était ni ce qu’elle ferait. Tout à coup deux voleurs vinrent s’asseoir sous le noyer après avoir allumé quelques branches sèches pour se réchauffer. Ils se mirent à compter leur argent. La chaleur fit fondre la poix qui couvrait l’œil droit de la<noinclude>
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Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/4.3. Rythme et phonétisme
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Ah ! plût au ciel, me dit-il, que je me fusse abusé ! mais cette vérité terrible brille à mes yeux de toutes parts. Eh ! comment ne saurai-je pas les destins de la terre, moi qui suis le génie qui préside à ses mouvemens, moi qui, naissant avec elle, la vis se placer parmi les globes célestes, et décrire sa première journée<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" /></noinclude>{{T2|PRÉFACE}}
{{---}}
Ces esquisses, car elles ne méritent pas
d’autre nom, ont été insérées dans la Revue des ''Deux Mondes''<ref>Livraisons des 15 mars et 1er avril 1855.</ref> . Tracées de souvenir et sans documents officiels, elles
n’avaient d’autre objet que de rappeler
quelques faits qui ne sont pas {{tiret|générale|ment}}<noinclude>
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Page:De Grainville — Le dernier Homme — I, 1805.djvu/78
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(69)}}</noinclude>prête l’oreille pour l’écouter, comme s’il parloit toujours, et fait éclater dans ses yeux l’impatience de sa curiosité.
Omégare qui devine ses desirs, reprend ainsi l’histoire de son voyage.
Les ailes de notre vaisseau nous portèrent rapidement dans les nuages où nous restâmes quelque temps immobiles, où nos regards arrêtés de toutes parts, ne pouvoient voir ni l’azur du ciel, ni la terre que nous venions d’abandonner. Déjà Palémos interprétoit comme un présage funeste ce départ malheureux. Lorsque le voile humide et sombre qui nous environnoit, tombant tout à coup, nous rendit la vue du soleil et du firmament, et découvrit à nos regards un horizon si vaste, si varié, que nous ne pouvions nous lasser d’admirer ce magnifique spectacle.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/12
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" /></noinclude>{{tiret2|générale|ment}} connus ou qui ont pu être oubliés.
Tout le monde a entendu prononcer le
nom des zouaves et des ''chasseurs à pied'' ;
personne n’ignore que ces deux corps,
malgré leur création récente, sont déjà illustrés par plus d’un brillant exploit ; mais
on ne sait pas aussi bien quelle fut leur
origine, et quelques-uns des traits particuliers qui les distinguent ont pu échapper
à bien des esprits. C’est cette lacune que,
pour une très-faible partie, nous avons essayé de combler.
Avons-nous besoin de dire que nous n’avons pas prétendu faire une histoire complète des zouaves ni des chasseurs ? Pour
raconter tous leurs faits d’armes, toutes<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/13
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Nehaoua
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||PRÉFACE.|5}}</noinclude>les actions auxquelles se rattache leur nom,
il aurait fallu plus d’un volume ; l’espace
et les matériaux nous auraient manqué
également. Mais, lorsque notre organisation militaire est pour l’Europe un juste
objet d’admiration, il nous a paru que rien
de ce qui pouvait jeter quelque lumière
sur cette organisation même n’était sans
intérêt ; et, au moment où tous les yeux,
tous les cœurs, suivent avec émotion notre
brave armée d’Orient, nous avons espéré
qu’une simple ébauche, un modeste hommage rendu à cette armée, aurait un cer-
tain mérite d’opportunité.
L’accueil bienveillant qui a été fait aux
articles de la Revue des Deux Mondes nous<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/14
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Nehaoua
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr|6|PRÉFACE.|}}</noinclude>décide à les reproduire. Nous le répétons :
on ne trouvera pas ici une histoire de la
guerre d’Afrique ; nous tenons pour établi
que le lecteur est initié au caractère et aux
principaux événements de cette guerre, à
l’aspect et aux mœurs du pays, et qu’il
connaît un peu déjà les hommes et les
choses<ref>A ceux qui voudraient se bien rendre compte de la
suite des événements accomplis en Afrique depuis 1830,
nous recommanderons les ''Annales algériennes'', ouvrage
fort remarquable, dont l’auteur, M. Pellissier, vient de
donner une seconde édition, continuée jusqu’à 1854. Les
''Études'' de M. le général Daumas, d’autres travaux encore, jettent aussi beaucoup de jour sur les mœurs et les
traditions arabes.</ref>. Avec la composition essentiellement nationale de notre armée, quelle est<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/15
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||PRÉFACE.|7}}</noinclude>la famille qui n’ait compté un frère, un
parent, un ami, parmi nos soldats d’Afrique ? Quel est le foyer où l’on n’ait écouté
avec émotion quelque récit animé, quelque
souvenir de bivac ? Et, parmi ceux qui
ouvrent quelquefois un livre ou même un
journal, combien en est-il dont la mémoire
n’ait pas conservé l’empreinte encore fraîche de quelque épisode dramatique, de
quelque piquant tableau ? Le lecteur nous
permettra donc de le ramener, sans plus
de préambule, vers cette seconde France,
l’Algérie, patrie militaire des zouaves.
.<noinclude>10 avril 1855
<references/></noinclude>
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Page:De Grainville — Le dernier Homme — I, 1805.djvu/39
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DvChe
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(30)}}</noinclude>le flambeau dans ma conscience, je suis prêt à vous faire l’aveu de mes fautes ; je vous raconterai, s’il est nécessaire, l’histoire de ma vie, mais je crains bien que vous ne me trouviez coupable.
Si vous me connoissiez, lui dit Adam, vous sauriez que j’ai perdu le droit d’être sévère. L’indulgence, qui dans les justes est une vertu, sera toujours un devoir pour moi. Que votre ame s’ouvre avec confiance : je serai moins votre juge que votre consolateur. Si je ne puis vous rendre le bonheur et la paix, je vous enseignerai les moyens de recouvrer les biens que vous avez perdus.
Pendant cet entretien, le père des hommes avoit jeté souvent les yeux sur Syderie. Les charmes de sa figure, sa modeste retenue, ses cheveux blonds qui flottoient sur ses épaules,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/16
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Nehaoua
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Nehaoua
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/* Sans texte */
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Nehaoua
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Nehaoua
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Bertille
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" /></noinclude>femme et celle-ci de s’écrier : « Et d’un ! » Les voleurs se levèrent d’un même mouvement : « Qu’est-ceci, dit l’un ? — Un ''matagan'', » fit l’autre ! La chaleur, continuant à faire son effet, dégagea l’œil gauche : « Et de deux, » dit la voix ! Sur le coup les voleurs détalèrent laissant leur argent et leur butin sur l’herbe. Pendant ce temps, la femme y voyant bien clair, descendit de l’arbre et apercevant l’or qui était éparpillé sur l’herbe, le ramassa, puis s’achemina vers la maison.
Son mari était chez lui, assis près de l’âtre ; il fumait sa pipe avec béatitude. Tout à coup : « Bartoumé !… Ouvre, c’est moi ! — ''Vaï aou Diaou'' ! (Va-t’en au Diable !) s’écria-t-il furieux, la voilà qui revient ! Je croyais m’en être débarrassé. » Toutefois, comme la femme frappait à coups redoublés, le mari ouvrit. « Voilà ce que je t’apporte, » dit-elle, et elle montra les sacs d’or. Bartoumé la fit entrer et se mit à compter l’argent et à réfléchir : « Elle est idiote, elle dira bientôt à toute la ville l’histoire de la forêt ; il faut à tout prix que je rende sa langue inutile. » Il ferma la porte et sortit. Il faisait noir dans la rue, néanmoins il s’achemina vers une boutique où il acheta pour plus de dix kilogrammes de macaronis. Il rentra chez lui et envoya sa femme dormir. Pendant qu’elle dormait Bartoumé fit bouillir les macaronis ; puis les éparpilla sur les arbres de son<noinclude>
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Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/19
104
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||PRÉFACE.|11}}</noinclude>{{c|'''1'''|fs=100%}}
{{T2|LES ZOUAVES}}
Au mois d’août 1830, le général Clausel
prit le commandement de l’armée d’Afrique.
La mission dont il était chargé n’était ni facile à remplir, ni même bien clairement définie. Le gouvernement sorti de la Révolution de
juillet n’avait pas refusé le legs glorieux de la<noinclude>
<references/></noinclude>
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15971774
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Nehaoua
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text/x-wiki
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{{T2|LES ZOUAVES}}
Au mois d’août 1830, le général Clausel
prit le commandement de l’armée d’Afrique.
La mission dont il était chargé n’était ni facile à remplir, ni même bien clairement définie. Le gouvernement sorti de la Révolution de
juillet n’avait pas refusé le legs glorieux de la<noinclude>
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Page:De Grainville — Le dernier Homme — I, 1805.djvu/40
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15971775
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DvChe
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(31)}}</noinclude>la noblesse de sa taille légère et majestueuse, lui rappeloient une épouse chérie dont il ignoroit le sort dans le séjour des ombres. Ève avoit, comme Syderie, la fraîcheur du printemps de l’âge, et sur-tout la même pudeur aimable et touchante, lorsqu’à son réveil Adam la vit à ses côtés pour la première fois. Cet heureux instant se retrace à sa pensée avec des couleurs vives. Il s’attendrit et verse des pleurs.
L’air vénérable de ce vieillard, la connoissance qu’il paroît posséder du secret des cœurs, les larmes qui lui sont échappées,ont gagné la confiance d’Omégare qui veut dans le moment même lui raconter le sujet de ses peines. Déjà loin du palais, qu’ils ne voyoient plus, ils étoient entrés dans une grotte où le silence sembloit présider. Omégare juge ce lieu propre à recevoir sa confidence ; il s’assied entre<noinclude>
<references/></noinclude>
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DvChe
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(31)}}</noinclude>la noblesse de sa taille légère et majestueuse, lui rappeloient une épouse chérie dont il ignoroit le sort dans le séjour des ombres. Ève avoit, comme Syderie, la fraîcheur du printemps de l’âge, et sur-tout la même pudeur aimable et touchante, lorsqu’à son réveil Adam la vit à ses côtés pour la première fois. Cet heureux instant se retrace à sa pensée avec des couleurs vives. Il s’attendrit et verse des pleurs.
L’air vénérable de ce vieillard, la connoissance qu’il paroît posséder du secret des cœurs, les larmes qui lui sont échappées, ont gagné la confiance d’Omégare qui veut dans le moment même lui raconter le sujet de ses peines. Déjà loin du palais, qu’ils ne voyoient plus, ils étoient entrés dans une grotte où le silence sembloit présider. Omégare juge ce lieu propre à recevoir sa confidence ; il s’assied entre<noinclude>
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Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/20
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr|12|PRÉFACE.|}}</noinclude>Restauration, mais il en était quelque peu embarrassé. Si le sentiment national repoussait
l’idée d’abandonner Alger, c’était une sorte
d’instinct plutôt qu’une résolution mûrement
réfléchie qui liait la France à sa nouvelle conquête. Nul ne se rendait compte des difficultés
ni même du but de l’entreprise, et si l’on eût
alors, en face de l’Europe menaçante, proposé
de conquérir par les armes ce vaste empire que
la France possède aujourd’hui au delà de la
Méditerranée, les esprits les plus aventureux
eussent reculé. On tenait bien à conserver Alger ; mais personne n’eût voulu accorder les
moyens de soumettre la Régence, et c’était cependant une conséquence inévitable du renversement des autorités turques. Les mesures prises par le gouvernement répondaient à cette
double tendance des esprits : l’effectif de {{tiret|l’ar|mée}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-08-08T21:08:48Z
Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr|12|LES ZOUAVES.|}}</noinclude>Restauration, mais il en était quelque peu embarrassé. Si le sentiment national repoussait
l’idée d’abandonner Alger, c’était une sorte
d’instinct plutôt qu’une résolution mûrement
réfléchie qui liait la France à sa nouvelle conquête. Nul ne se rendait compte des difficultés
ni même du but de l’entreprise, et si l’on eût
alors, en face de l’Europe menaçante, proposé
de conquérir par les armes ce vaste empire que
la France possède aujourd’hui au delà de la
Méditerranée, les esprits les plus aventureux
eussent reculé. On tenait bien à conserver Alger ; mais personne n’eût voulu accorder les
moyens de soumettre la Régence, et c’était cependant une conséquence inévitable du renversement des autorités turques. Les mesures prises par le gouvernement répondaient à cette
double tendance des esprits : l’effectif de {{tiret|l’ar|mée}}<noinclude>
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Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/21
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||LES ZOUAVES.|13}}</noinclude>{{tiret2|l’ar|mée}} fut considérablement réduit ; mais le nom
seul du général appelé à remplacer le maréchal
de Bourmont indiquait assez que le commandement de l’armée d’Afrique restait une mission
sérieuse et importante.
Le général Clausel se trouvait donc à la tête
d’une armée réduite, sans instructions bien
précises, entouré d’intrigues et de sollicitations
diverses, ayant devant lui un pays inconnu, à
peine décrit par quelques voyageurs oubliés, et
une population plus inconnue encore, sauvage
et belliqueuse, mais habituée à recevoir ses lois
d’Alger, et que la chute du dey plongeait dans
l’anarchie. Pour comble d’embarras, on avait
chassé tous les Turcs, objet du respect séculaire
des Arabes, habitués à les commander et à les
combattre, et qui n’eussent pas mieux demandé
que de servir fidèlement leurs vainqueurs. Cette<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/22
104
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr|14|LES ZOUAVES.|}}</noinclude>expulsion des Turcs a été sévèrement jugée ; aujourd’hui il faut reconnaître que, quel qu’en
fût le principe, les conséquences en ont été heureuses
forcés d’agir sans intermédiaires sur
les populations indigènes, nous avons pu sortir de l’ornière où se traînent les sociétés musulmanes, et le gouvernement des Arabes,
exercé par des officiers français, a déjà donné
des résultats qu’il n’eût jamais été permis d’espérer du système turc. Alors néanmoins, dans
les derniers mois de 1830, les inconvénients
momentanés de la mesure se faisaient seuls sentir, et le général Clausel, pour y remédier en
partie, comme aussi pour augmenter l’effectif
de ses troupes, prescrivit l’organisation de corps
d’infanterie et de cavalerie indigènes. Un arrêté
du 1{{er}} octobre 1830, approuvé par une ordonnance royale du 21 mars 1831, créa deux {{tiret|ba|taillons}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Grainville — Le dernier Homme — I, 1805.djvu/69
104
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DvChe
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « temps, la nature belle et féconde comme nos pères la connurent. Dieu lui-même nous l’a promis, vous venez d’entendre sa voix. Vous en avez encore pour garant l’arrivée de ce jeune homme que nous attendons de l’Orient. Apprenez, chers compagnons, que cet Omégare à qui les destins de la terre sont attachés, est le dernier des enfans de nos souverains, celui dont la naissance étonna l’Europe, et que j’ai vu dans son berceau. Apprenez que dans ce... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="DvChe" />{{nr||(60)}}</noinclude>temps, la nature belle et féconde comme nos pères la connurent. Dieu lui-même nous l’a promis, vous venez d’entendre sa voix. Vous en avez encore pour garant l’arrivée de ce jeune homme que nous attendons de l’Orient. Apprenez, chers compagnons, que cet Omégare à qui les destins de la terre sont attachés, est le dernier des enfans de nos souverains, celui dont la naissance étonna l’Europe, et que j’ai vu dans son berceau. Apprenez que dans ce temps-là même la renommée publia que sous son règne le genre humain et la terre seroient régénérés.
Animés par ce discours d’Idamas, nous jurons tous de le suivre, s’il étoit nécessaire, jusqu’aux extrémités de l’univers. Soudain nous commençons les apprêts du voyage ; pour moi, je demande d’aller à votre {{tiret|ren|}}<noinclude>
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DvChe
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(60)}}</noinclude>temps, la nature belle et féconde comme nos pères la connurent. Dieu lui-même nous l’a promis, vous venez d’entendre sa voix. Vous en avez encore pour garant l’arrivée de ce jeune homme que nous attendons de l’Orient. Apprenez, chers compagnons, que cet Omégare à qui les destins de la terre sont attachés, est le dernier des enfans de nos souverains, celui dont la naissance étonna l’Europe, et que j’ai vu dans son berceau. Apprenez que dans ce temps-là même la renommée publia que sous son règne le genre humain et la terre seroient régénérés.
Animés par ce discours d’Idamas, nous jurons tous de le suivre, s’il étoit nécessaire, jusqu’aux extrémités de l’univers. Soudain nous commençons les apprêts du voyage ; pour moi, je demande d’aller à votre {{tiret|ren|contre}}<noinclude>
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Page:Fouillée - Descartes, 1893.djvu/126
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|118|DESCARTES.}}</noinclude>selon leur origine, elles se rangeront en trois grandes classes : ici, l’idée intuitive d’un être réel qui pourrait ne pas exister, à savoir moi, « ma pensée » ; là, les idées d’êtres simplement possibles et dont l’existence ne m’est pas immédiatement donnée : c’est le monde extérieur ; enfin, au plus haut de mon intelligence, l’idée d’un être nécessaire, où la possibilité et l’existence réelle sont inséparables. Tant qu’on n’est pas remonté à cette dernière idée, il reste, selon Descartes, une universelle séparation entre le possible et le réel, et on ne sait plus comment passer de l’un à l’autre. En effet, je me vois bien réel, moi, quand je dis : je ''pense'' ; mais à quel titre cette réalité est-elle possible, n’étant point nécessaire ? Quant aux corps, je les conçois bien comme « possibles », par cela même que j’en ai la représentation en moi, mais comment savoir s’ils sont « réels » hors de moi, puisqu’ils ne sont point nécessaires ? De là, selon Descartes, le besoin d’un terme supérieur, dont la réalité soit donnée parce qu’elle est non plus seulement possible, mais nécessaire. En cette idée seule la pensée trouve son repos, et le monde entier son soutien ; supprimez cette idée, tout s’écroule : je reste seul en face de ma réalité actuelle, bornée à ma pensée présente, sans garantie ni de mon existence passée, qui ne m’est attestée que par ma mémoire faillible, ni de mon existence future, qui ne découle en rien de mon existence actuelle, « les moments de la durée étant indépendants l’un de l’autre ». Ainsi réduite au : « Je pense en ce moment<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/23
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||LES ZOUAVES.|15}}</noinclude>{{tiret2|ba|taillons}} qui reçurent le nom de ''zouaves'', en
arabe ''zouaoua''.
Les Zouaoua sont une tribu ou plutôt une
confédération de tribus kabyles qui habitent
les gorges les plus reculées du Jurjura, race
d’hommesfiers, intrépides, laborieux, dont la
soumission aux Turcs ne fut jamais que nomi
nale, mais fort connus à Alger, où les appelait
sans cesse le besoin d’échanger leurs huiles et
les produits de leur grossière industrie contre
les denrées qui manquaient à leurs pauvres
montagnes. Comme ils avaient la réputation
d’être les meilleurs fantassins de la Régence, et
que dans certaines circonstances ils avaient loué
leurs services militaires aux princes barbaresques, leur nom fut donné à la nouvelle milice.
Celle-ci cependant reçut dans ses rangs tous les
indigènes, sans distinction d’origine, {{TIRET|monta|gnards}}<noinclude>
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Nehaoua
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Correction
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text/x-wiki
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arabe ''zouaoua''.
Les Zouaoua sont une tribu ou plutôt une
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soumission aux Turcs ne fut jamais que nomi
nale, mais fort connus à Alger, où les appelait
sans cesse le besoin d’échanger leurs huiles et
les produits de leur grossière industrie contre
les denrées qui manquaient à leurs pauvres
montagnes. Comme ils avaient la réputation
d’être les meilleurs fantassins de la Régence, et
que dans certaines circonstances ils avaient loué
leurs services militaires aux princes barbaresques, leur nom fut donné à la nouvelle milice.
Celle-ci cependant reçut dans ses rangs tous les
indigènes, sans distinction d’origine, {{tiret|monta|gnards}}<noinclude>
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Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/24
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr|16|LES ZOUAVES.|}}</noinclude>{{tiret2|monta|gnards}} ou hommes de la plaine, ouvriers des
villes ou laboureurs, Kabyles, Arabes ou Coulouglis ; mais il leur fallait des chefs. Des officiers et sous-officiers français furent chargés de
les instruire et de les commander. C’étaient des
volontaires comme notre armée en fournira
toujours, les uns déjà rompus au service de
l’infanterie comme Levaillant<ref>Le général de division Charles Levaillant, commandant aujourd’hui la cinquième division de l’armée d’Orient.</ref>, d’autres engagés d’hier comme Vergé<ref>Aujourd’hui général de brigade.</ref>, d’anciens philhellènes comme Mollière<ref>Mort en revenant du siège de Rome, où il avait gagné ses étoiles après avoir été un des plus brillants colonels de l’armée.</ref>, des officiers d’armes spéciales comme Lamoricière, tous hommes pleins
de jeunesse et d’énergie, désintéressés, cou<noinclude>
<references/></noinclude>
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15971807
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2026-08-08T21:16:48Z
Nehaoua
81119
Correction
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr|16|LES ZOUAVES.|}}</noinclude>{{tiret2|monta|gnards}} ou hommes de la plaine, ouvriers des
villes ou laboureurs, Kabyles, Arabes ou Coulouglis ; mais il leur fallait des chefs. Des officiers et sous-officiers français furent chargés de
les instruire et de les commander. C’étaient des
volontaires comme notre armée en fournira
toujours, les uns déjà rompus au service de
l’infanterie comme Levaillant<ref>Le général de division Charles Levaillant, commandant aujourd’hui la cinquième division de l’armée d’Orient.</ref>, d’autres engagés d’hier comme Vergé<ref>Aujourd’hui général de brigade.</ref>, d’anciens philhellènes comme Mollière<ref>Mort en revenant du siège de Rome, où il avait gagné ses étoiles après avoir été un des plus brillants colonels de l’armée.</ref>, des officiers d’armes spéciales comme Lamoricière, tous hommes pleins
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Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/25
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||LES ZOUAVES.|17}}</noinclude><nowiki />
rageux, que n’attiraient ni l’appât d’une solde
plus forte, ni l’espoir de garnisons commodes,
et qui, sans être arrêtés par l’incertitude de la
récompense, affrontaient gaiement une vie toute
de privations, de rudes travaux, de périls constants. Le commandement du premier bataillon fut donné à un officier d’état-major distingué, M. Maumet. Le deuxième bataillon, formé
peu après, fut confié au capitaine du génie
Duvivier, qu’un caractère ferme, un esprit réfléchi et des travaux remarquables<ref>Le général Duvivier, mort à Paris au mois de juin
1848 des suites de ses blessures, avait publié, avant 1830,
une Étude intéressante sur les guerres de la succession
d’Espagne.</ref> signalaient
déjà à l’attention de ses chefs. Comme le recrutement des indigènes n’était pas très-actif,
comme il eût d’ailleurs été dangereux de laisser<noinclude>
<references/></noinclude>
rn89dqp49spjnhazh73lqhrasq09uaz
15971809
15971805
2026-08-08T21:17:36Z
Nehaoua
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Correction
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||LES ZOUAVES.|17}}</noinclude>{{tiret2|cou|rageux}}, que n’attiraient ni l’appât d’une solde
plus forte, ni l’espoir de garnisons commodes,
et qui, sans être arrêtés par l’incertitude de la
récompense, affrontaient gaiement une vie toute
de privations, de rudes travaux, de périls constants. Le commandement du premier bataillon fut donné à un officier d’état-major distingué, M. Maumet. Le deuxième bataillon, formé
peu après, fut confié au capitaine du génie
Duvivier, qu’un caractère ferme, un esprit réfléchi et des travaux remarquables<ref>Le général Duvivier, mort à Paris au mois de juin
1848 des suites de ses blessures, avait publié, avant 1830,
une Étude intéressante sur les guerres de la succession
d’Espagne.</ref> signalaient
déjà à l’attention de ses chefs. Comme le recrutement des indigènes n’était pas très-actif,
comme il eût d’ailleurs été dangereux de laisser<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr|18|LES ZOUAVES.|}}</noinclude>le cadre français isolé au milieu d’hommes qui
ne pouvaient inspirer une entière confiance, et
dont la langue était encore ignorée de tous leurs
chefs, on jugea utile d’enrôler des Européens
dans les zouaves. Les premiers volontaires de
la Charte, que le gouvernement avait dirigés
sur l’Afrique, y furent incorporés : on y reçut
aussi quelques étrangers ; mais bientôt, le nombre des uns et des autres s’étant singulièrement
accru, les Européens non français furent organisés en légion étrangère, et les nouveaux détachements qui arrivaient de la capitale formèrent le 67{{e}} de ligne. Cependant on peut dire
que le noyau des zouaves fut composé d’enfants
de Paris et d’indigènes des environs d’Alger.
Six semaines à peine s’étaient écoulées depuis l’arrêté de création de la nouvelle troupe,
que déjà elle tenait la campagne ; le général en<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(90)}}</noinclude>ses traits, il se lève ; et dans ses mouvemens majestueux et fermes, la grace et la force sont réunies. Il parle, et les accens de sa voix sensible et sonore annoncent que le feu des passions est ressuscité dans son cœur.
L’urne d’or fut déposée au sanctuaire du temple, etconfiée à la garde demillejeunes gens éprouvés parune probité courageuse. Depuis ce jour, le génie et la vertu reçurent dans cette île la récompense de leurs bienfaits. Il falloit pour l’obtenir le suffrage presque entier du genre humain qui, souvent trop sévère, refusa cette apothéose à des hommes qui l’avoient méritée, etqui moururentsur le seuil du temple, épuisés par leurs veilles etleurs efforts. Les nations, après les avoir perdus, se repentirent de leur rigueur : regrets tardifs qui {{tiret|vengè|rent}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||LES ZOUAVES.|19}}</noinclude>chef l’emmenait avec lui à la première expédition de Medeah. Les zouaves reçurent le baptême du feu au col de Mouzaïa, que plusieurs
fois ils devaient arroser de leur sang et illustrer par leur valeur. Ils restèrent ensuite deux
mois à Medeah, où le général Clausel s’était
décidé à laisser une petite garnison de Français et d’indigènes. Il est difficile de se figurer
ce qu’il fallut de courage, d’industrie et de résignation aux premiers détachements laissés
dans les camps ou places de l’intérieur de l’Algérie, sans cesse devant l’ennemi, veillant et
combattant nuit et jour, ne quittant le fusil que
pour prendre la pioche, forcés de tout créer,
réduits aux derniers expédients pour vivre,
sans nouvelles, sans consolations d’aucun genre.
A Medeah, en 1830, les souffrances furent peut-être un peu moins vives que durant les {{tiret|occu|pations}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr|20|LES ZOUAVES.|}}</noinclude>{{tiret2|occu|pations}} postérieures, parce qu’une partie de la
population était restée dans la ville. Cependant
c’était encore une rude épreuve, et les zouaves
la supportèrent vaillamment. La place fut souvent attaquée ; ils étaient toujours aux avant-postes. Un de leurs capitaines fut tué près de
la ferme du Bey. C’est le premier sur la liste des
officiers zouaves tués en Afrique, longue et glorieuse liste qui rappelle les plus illustres souvenirs de l’ancienne et de la nouvelle France, où
un fils du duc d’Harcourt<ref>Tué en 1840 ; il venait d’être nommé sous-lieutenant.</ref>, qui avait porté le sac
et le mousquet, figure à côté d’un Bessières<ref>Neveu du maréchal duc d’Istrie, tué à l’assaut de
Laghouat en 1852. Un de ses frères avait déjà été
tué en Afrique. Le capitaine Bessières a été amèrement
regretté de tous ceux qui avaient pu apprécier son noble</ref> et<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr|20|LES ZOUAVES.|}}</noinclude>{{tiret2|occu|pations}} postérieures, parce qu’une partie de la
population était restée dans la ville. Cependant
c’était encore une rude épreuve, et les zouaves
la supportèrent vaillamment. La place fut souvent attaquée ; ils étaient toujours aux avant-postes. Un de leurs capitaines fut tué près de
la ferme du Bey. C’est le premier sur la liste des
officiers zouaves tués en Afrique, longue et glorieuse liste qui rappelle les plus illustres souvenirs de l’ancienne et de la nouvelle France, où
un fils du duc d’Harcourt<ref>Tué en 1840 ; il venait d’être nommé sous-lieutenant.</ref>, qui avait porté le sac
et le mousquet, figure à côté d’un Bessières<ref name=p20>Neveu du maréchal duc d’Istrie, tué à l’assaut de
Laghouat en 1852. Un de ses frères avait déjà été
tué en Afrique. Le capitaine Bessières a été amèrement
regretté de tous ceux qui avaient pu apprécier son noble</ref> et<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|l’idée de l’être parfait.}}|119}}</noinclude>et en ce moment je suis », mon existence n’est plus qu’un point perdu dans un vide immense, flottant entre l’être et le néant ; et elle est enveloppée, comme d’autant de fantômes, d’apparences extérieures dont je ne puis savoir si elles ne sont point un rêve que je fais les yeux ouverts.
Descartes a eu ici le tort, comme pour le ''{{lang|la|cogito}}'', de mettre à la fin sa doctrine en syllogismes, et, sous prétexte de lui donner ainsi une forme plus claire, il l’a obscurcie. Pas plus que notre existence ne se conclut par syllogisme de notre pensée, l’existence de Dieu ne peut se conclure par syllogisme d’une majeure où elle serait posée comme simplement possible. C’est une analyse et une classification d’idées qu’il faut substituer au syllogisme, pour être fidèle à la méthode même de Descartes, dont les deux procédés essentiels sont l’{{lié}}« intuition », s’exprimant dans une idée, et l’{{lié}}« analyse » de l’idée en ses éléments simples. Étant donnée l’idée du parfait, que nous avons tous, quelle valeur faut-il lui attribuer, quelle place parmi toutes les autres idées ? Faut-il la ranger dans la classe des possibilités pures ou dans celle des existences ? Voilà la vraie question. Malgré le danger qu’il y avait à comparer l’idée suprême avec des idées inférieures et d’une autre catégorie. Descartes, pour se faire comprendre, donne l’exemple trop fameux du triangle. Il y a contradiction à dire : je conçois bien le triangle, mais je le conçois avec quatre angles au lieu de trois, — car alors on prétend concevoir le triangle,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(40)}}</noinclude>autour du soleil, moi que l’Éternel fit appeler aussi-tôt sur la plus haute montagne de l’Asie pour m’adresser ce discours :
Tu vois, me dit le Créateur, ces étoiles dont le firmament est peuplé, ce sont autant de mondes, et tous ces astres ont chacun leur génie qui veille à les conserver. Je t’ai fait celui de la terre ; tu connoîtras avec les lois qui la gouvernent les élémens qui la composent. Prolonge par tes soins sa jeunesse et ses jours : tu dois vivre autantqu’elle, et ta vie est presque une immortalité. Les hommes ne feront que paroître devant toi ; mais tandis qu’ils revivront pour ne plus mourir, ta mort et celle de la terre seront éternelles. J’ai fixé dans le livre des destins cette époque fatale aujour où le genre humain n’aura plus la puissance de se reproduire. Ainsi parla l’Éternel.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||LES ZOUAVES.|21}}</noinclude>d’un grenadier de l’île d’Elbe, Peraguey<ref>Tué en 1845. Il était alors chef de bataillon.</ref>, dont
la tête grise avait si longtemps été entourée du
respect de ses jeunes camarades.
Medeah fut évacué par les troupes françaises
au commencement de 1831 ; mais, au mois de
juin de la même année, le général Berthezène
y conduisit une partie de l’armée pour appuyer
l’autorité du faible bey que nous y avions établi. Au retour de cette expédition, l’arrière-garde fut attaquée avec fureur, comme elle descendait du col de Mouzaïa. Les troupes étaient
fatiguées par une longue marche de nuit, épuisées par une chaleur accablante ; la colonne
s’était allongée sur un étroit sentier de monta
<ref follow=p20>caractère et son admirable courage. Dans son ancien régiment, le 17{{e}} léger, on disait souvent « brave comme Bessières.»</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(70)}}</noinclude>Alors le vent qui retenoit son haleine s’élève avec force, il agite nos voiles, il fait voler notre vaisseau vers les lieux où le soleil s’éteint au milieu des ondes.
Le moment étoit venu de consulter le livre de nos destinées. Nous entourons Idamas, qui le prend avec un saint respect, l’ouvre et lit d’abord ces mots : « C’est au Brésil et dans la ville du Soleil que je vous envoie. » Le pilote s’écrie, le vent qui s’est élevé nous y conduit. Idamas répond : Le même Dieu nous protège toujours. Ensuite il poursuit la lecture de ce livre divin, que nous écoutons avec un silence religieux.
« Semblable à tous les ouvrages créés, la terre ne pouvoit pas être immortelle, la nature calcula l’instant de sa décadence, et comme une tendre mère, elle avoit préparé<noinclude>
<references/></noinclude>
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350.6.2
Harvard College
Library
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THE GIFT OF
MISS ELLEN W. COOLIDGE
OF BOSTON<noinclude>
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14,1929
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LIBRARY
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7
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Nehaoua" /></noinclude>This book should be returned to
the Library on or before the last date
stamped below.
A fine of five cents a day is incurred
by retaining it beyond the specified
time.
Please return promptly.
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WIDENEN
BOOK DUED
CANCE<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(50)}}</noinclude>des horreurs de la famine. D’abord j’ai vécu long-temps à la manière des sauvages. Je changeois souvent de pays. Tantôt la pêche me retenoit sur les bords des lacs et des fleuves, ou sur les rivages de l’Océan, tantôt je me transportois au centre des forêts habitées par les bêtes féroces, à qui je livrois une guerre assidue. J’étois las de cette vie errante, lorsque je passois par cette ville que je trouvai vide d’habitans, et dont l’origine, si j’en crois les monumens qui la décorent, doit se perdre dans la nuit des temps. Maître de cette cité, je pensai que sous les pavés de ses rues, la terre qu’ils cachent seroit un sol neuf et peut-être fertile. À l’aide d’un lévier, je la découvre, je la déchire avec le soc de la charrue, je lui confie en tremblant mes semences ; j’ai réussi. Si mes récoltes n’ont pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T14, Adamsohn.djvu/102
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « meté : il n’avoit alors que vingt-deux ans ; son ame étoit neuve : elle est aujourd’hui corrompue dit lui-même : autres tems, autres mœurs. On rappelle le propos tenu à Rouen lors de la cérémonie de l’estampille, qu’il lui falloit 100,000 liv. pour ses bureaux. On conclut que le seul moyen resté aux libraires d’éviter leur ruine, c’est d’opposer plus d’argent à moins d’argent. M. de Néville, à ce prix, retirera ses arrêts ; il suiv... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>meté : il n’avoit alors que vingt-deux ans ; son ame étoit neuve : elle est aujourd’hui corrompue dit lui-même : autres tems, autres mœurs. On rappelle le propos tenu à Rouen lors de la cérémonie de l’estampille, qu’il lui falloit 100,000 liv. pour ses bureaux.
On conclut que le seul moyen resté aux libraires d’éviter leur ruine, c’est d’opposer plus d’argent à moins d’argent. M. de Néville, à ce prix, retirera ses arrêts ; il suivra l’exemple de M. de Maupeou, qui a reçu dans le tems 50000 liv. pour tolérer l’impression de l’Encyclopédie, & 50000 liv. pour l’empêcher. Si l’on crie que cela n’est pas juste, il dira, encore comme l’abbé Terrai, qui vous dit que c’est juste ?
{{brn|1}}
30 Juin 1779. Les partisans du maréchal de Broglie ou du comte de Maillebois, critiquent beaucoup le choix de M. le comte de Vaux pour commander l’expédition d’Angleterre : ils disent qu’il est vieux, infirme, podagre, fort gros de corps, qu’il a les jambes encore plus grosses ; qu’il est d’autant plus ridicule de l’avoir nommé, qu’une pareille expédition exige autant d’activité, de corps que d’esprit. D’un autre côté, on ne voit pas que ce militaire ait le moindre crédit à la cour, qu’il ait intrigué ou cabalé, & l’on a tout lieu de croire qu’il ne s’attendoit à rien moins qu’à sa nomination.
{{brn|1}}
1 Juillet. Le chevalier du Coudray, bateleur littéraire si jamais il en fût, avoit imagin de se faire directeur de troupe & d’élever un petit spectacle forain aux boulevards neufs. Il se flattoit de pouvoir ainsi satisfaire, à son aise, son amour - propre & faire jouer librement ses<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(112)}}</noinclude>jour les destins du Brésil ; mais s’il est vrai que cet Empire n epossède qu’une seule femme capable de perpétuer la race des hommes, ces climats ont subi de grands changemens, et leur sort n’est pas moins déplorable que le nôtre.
Idamas, à ces mots, fut interrompu par le pilote, qui nous annonça que les vents avoient cessé de souffler, que les zéphyrs même retenoient leur douce haleine, et que notre vaisseau surpris par le calme, étoit immobile.
Enveloppés dans un nuage épais, nous ignorions à quel point du globe nous étions parvenus. Palémos croit qu’une grande distance nous sépare encore de la terre, que nous sommes toujours suspendus sur l’océan, et qu’il faut attendre le retour des vents. Et moi, dit avec courage Idamas, j’ose assurerque si le ciel nous a {{tiret|con|duit}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(112)}}</noinclude>jour les destins du Brésil ; mais s’il est vrai que cet Empire n epossède qu’une seule femme capable de perpétuer la race des hommes, ces climats ont subi de grands changemens, et leur sort n’est pas moins déplorable que le nôtre.
Idamas, à ces mots, fut interrompu par le pilote, qui nous annonça que les vents avoient cessé de souffler, que les zéphyrs même retenoient leur douce haleine, et que notre vaisseau surpris par le calme, étoit immobile.
Enveloppés dans un nuage épais, nous ignorions à quel point du globe nous étions parvenus. Palémos croit qu’une grande distance nous sépare encore de la terre, que nous sommes toujours suspendus sur l’océan, et qu’il faut attendre le retour des vents. Et moi, dit avec courage Idamas, j’ose assurerque si le ciel nous a {{tiret|con|duits}}<noinclude>
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Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/4.4. Deux brèves études de structures
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Ce récit de Palémos accrut mes espérances. Je lui dis à mon tour les ordres que j’avois reçus du génie ; nous hâtâmes notre marche, et j’arrivai bientôt dans la ville d’Idamas, où je le trouvai sur une place publique, livré tout entier avec ses compagnons aux préparatifs de mon voyage. Leur troupe étoit augmentée de leurs épouses, qui, prévenues de leur départ, tristes, éplorées, étoient accourues pour recevoir leurs adieux.
Ama vue, ils suspendent leurs travaux, ils m’environnent ; dès qu’Idamas parut certain que j’étois Omégare, le dernier fils de ses rois, le même qu’il avoitvudanssonberceau ; il m’embrasse, il me serre contre son sein, et m edit : Ô mon roi, puis-je en croire mes yeux ! Il est donc vrai que je tiens dans mes bras la seule<noinclude>
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La division s’est mise dans les flottes combinées des Reines ''Vénus'' & ''Melpomene,'' & les deux partis sont prêts d’en venir à une guerre civile. La jalousie est le principe du désordre.
L’Amiral ''Vestris'' n’a pu soutenir l’éclat de la gloire de l’Amiral de ''Sainval'' l’aînée & a résolu la perte de cette ricvale, dont les grandes qualités attiroient l’admiration publique.
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La division s’est mise dans les flottes combinées des Reines ''Vénus'' & ''Melpomene,'' & les deux partis sont prêts d’en venir à une guerre civile. La jalousie est le principe du désordre.
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La division s’est mise dans les flottes combinées des Reines ''Vénus'' & ''Melpomene,'' & les deux partis sont prêts d’en venir à une guerre civile. La jalousie est le principe du désordre.
L’Amiral ''Vestris'' n’a pu soutenir l’éclat de la gloire de l’Amiral de ''Sainval'' l’aînée & a résolu la perte de cette ricvale, dont les grandes qualités attiroient l’admiration publique.
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! style="width:30%;font-weight:normal;text-align:center;border-bottom:4px solid;border-right:2px solid" | {{sc|Capitaines.}}
! style="width:25%;font-weight:normal;text-align:center;border-bottom:4px solid" | {{sc|Vaisseaux.}}
! style="width:5%;font-weight:normal;text-align:right;border-bottom:4px solid;border-right:2px solid" | ''Can.''
! style="width:30%;font-weight:normal;text-align:center;border-bottom:4px solid" | {{sc|Notes.}}</noinclude>
|-
| style="border-right:2px solid" | COMÉDIEN
| style= "font-size:90%" | ''VAISSEAU''
| style="text-align:right;font-size:90%;border-right:2px solid" | CANNONS
| style="font-size:80%" rowspan=2 | NOTE
|-
| style="border-right:2px solid" |
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| style="border-right:2px solid" |
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| style="font-size:80%" rowspan=2 | NOTE
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| style= "font-size:90%" | ''VAISSEAU''
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| style= "font-size:90%" | ''VAISSEAU''
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| style="font-size:80%" rowspan=2 | NOTE
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| style="padding-top=-8px;font-size:90%"| DESC. VAISSEAU
| style="border-right:2px solid" |
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| style= "font-size:90%" | ''VAISSEAU''
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| style= "font-size:90%" | ''VAISSEAU''
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|
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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15971886
15971872
2026-08-08T23:33:56Z
Psephos
145984
15971886
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><noinclude>{|class=vestris
|+ style="margin-bottom:0.8em;margin-top:1em" | {{sc|Escadre Blanche}}, ''portant le Pavillon de la Reine Vénus.''
! style="width:30%;font-weight:normal;text-align:center;border-bottom:4px solid;border-right:2px solid" | {{sc|Capitaines.}}
! style="width:25%;font-weight:normal;text-align:center;border-bottom:4px solid" | {{sc|Vaisseaux.}}
! style="width:5%;font-weight:normal;text-align:right;border-bottom:4px solid;border-right:2px solid" | ''Can.''
! style="width:30%;font-weight:normal;text-align:center;border-bottom:4px solid" | {{sc|Notes.}}</noinclude>
|-
| style="border-right:2px solid" | COMÉDIEN
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|-
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|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/90
104
4958828
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2026-08-08T23:08:04Z
Charlie Main
163941
Corrections du texte
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Charlie Main" />{{Rh|56|LIVRE I. — LES NOMBRES ENTIERS.|}}</noinclude><nowiki/>
en ajoutant et en simplifiant, on trouve
{{c|<math>l\lambda - \alpha a = 2r \cdot \Sigma_1</math>.}}
En partant des égalités
{| style=" margin: auto; text-align:left; "
|-
| | <math>abc</math>
| | <math>-\ \alpha ab</math>
| | <math>=\ 3r \cdot ab,</math>
|-
| | <math>abcd</math>
| | <math>-\ \alpha abc</math>
| | <math>=\ 4r \cdot abc,</math>
|-
| | <math>abcde</math>
| | <math>-\ \alpha abcd</math>
| | <math>=\ 5r \cdot abcd,</math>
|-
| | <math>\cdots \cdots</math>
| | <math>\cdots \cdots \cdots</math>
| | <math>\cdots \cdots \cdots \cdots,</math>
|}
{{SA|on trouve, de même, la série des formules}}
{| style=" margin: auto; text-align:left; "
|-
| | <math>2r \cdot \Sigma_1 =</math>
| style= text-align:right; "| <math>l\lambda</math>
| | <math>- \alpha a,</math>
|-
| | <math>3r \cdot \Sigma_2 =</math>
| style= text-align:right; "| <math>kl\lambda</math>
| | <math>- \alpha ab,</math>
|-
| | <math>4r \cdot \Sigma_3 =</math>
| style= text-align:right; "| <math>hkl\lambda</math>
| | <math>- \alpha abc,</math>
|-
| | <math>5r \cdot \Sigma_4 =</math>
| style= text-align:right; "| <math>ghkl\lambda</math>
| | <math>- \alpha abcd,</math>
|-
| | <math>\cdots \cdots \cdots</math>
| | <math>\cdots \cdots</math>
| | <math>\cdots \cdots \cdots</math>
|}
''Exemple I.'' — Démontrer les formules
{{c|<math>\begin{align}
1+3+5 \cdots +(2n-1) &= n^2,\\
1 \cdot 3 + 3 \cdot 5 + \cdots + (2n-1)(2n+1) & = {\textstyle \frac{1}{3}} n (4n^2 + 6n - 1),\\
1 \cdot 3 \cdot 5 + \cdots + (2n-1)(2n+1) (2n+3) & = n(2n^3 + 8n^2 + 7n - 2).
\end{align}</math>}}
'''38. Les nombres figurés.''' — Pour la progression des nombres entiers commençant à l’unité, on a <math>\alpha = 0</math> et <math>r = 1</math>. En supposant que la progression contienne successivement <math>p, (p+1), (p+2), \cdots</math> termes, on a
{{c|<math>\begin{align}
1 + 2 + 3 + \cdots + p &= {\textstyle \frac{1}{2}}
p (p+1),\\
1 \cdot 2 + 2 \cdot 3 + 3 \cdot 4 + \cdots + p(p+1) & = {\textstyle \frac{1}{3}} p (p+1) (p+2),\\
1 \cdot 2 \cdot 3 + 2 \cdot 3 \cdot 4 + \cdots + p (p+1) (p+2) & = {\textstyle \frac{1}{4}} p (p+1) (p+2) (p+3),\\
\cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots &\cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots
\end{align}</math>}}
On vérifie immédiatement ''a posteriori'' la formule qui résume les précédentes
<math>\begin{align}
(1)&\qquad \sum^{x=p}_{x=1} x(x+1)\cdots(x+q-2)={\textstyle \frac{1}{q}} p(p+1)\cdots (p+q-1)
\end{align},</math>
{{SA|en montrant que, si la formule est exacte pour les premières valeurs de <math>p</math>, elle a lieu encore pour la valeur suivante.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
jgkhg3ase76gt6bjij08k9vmuijcryo
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2026-08-08T23:13:48Z
Charlie Main
163941
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" />{{Rh|56|LIVRE I. — LES NOMBRES ENTIERS.|}}</noinclude><nowiki/>
en ajoutant et en simplifiant, on trouve
{{c|<math>l\lambda - \alpha a = 2r \cdot \Sigma_1</math>.}}
En partant des égalités
{| style=" margin: auto; text-align:left; "
|-
| | <math>abc</math>
| | <math>-\ \alpha ab</math>
| | <math>=\ 3r \cdot ab,</math>
|-
| | <math>abcd</math>
| | <math>-\ \alpha abc</math>
| | <math>=\ 4r \cdot abc,</math>
|-
| | <math>abcde</math>
| | <math>-\ \alpha abcd</math>
| | <math>=\ 5r \cdot abcd,</math>
|-
| | <math>\cdots \cdots</math>
| | <math>\cdots \cdots \cdots</math>
| | <math>\cdots \cdots \cdots \cdots,</math>
|}
{{SA|on trouve, de même, la série des formules}}
{| style=" margin: auto; text-align:left; "
|-
| | <math>2r \cdot \Sigma_1 =</math>
| style= text-align:right; "| <math>l\lambda</math>
| | <math>- \alpha a,</math>
|-
| | <math>3r \cdot \Sigma_2 =</math>
| style= text-align:right; "| <math>kl\lambda</math>
| | <math>- \alpha ab,</math>
|-
| | <math>4r \cdot \Sigma_3 =</math>
| style= text-align:right; "| <math>hkl\lambda</math>
| | <math>- \alpha abc,</math>
|-
| | <math>5r \cdot \Sigma_4 =</math>
| style= text-align:right; "| <math>ghkl\lambda</math>
| | <math>- \alpha abcd,</math>
|-
| | <math>\cdots \cdots \cdots</math>
| | <math>\cdots \cdots</math>
| | <math>\cdots \cdots \cdots</math>
|}
''Exemple I.'' — Démontrer les formules
{{c|<math>\begin{align}
1 + 3 + 5 + \cdots + (2n-1) &= n^2,\\
1 \cdot 3 + 3 \cdot 5 + \cdots + (2n-1)(2n+1) & = {\textstyle \frac{1}{3}} n (4n^2 + 6n - 1),\\
1 \cdot 3 \cdot 5 + \cdots + (2n-1)(2n+1) (2n+3) & = n(2n^3 + 8n^2 + 7n - 2).
\end{align}</math>}}
'''38. Les nombres figurés.''' — Pour la progression des nombres entiers commençant à l’unité, on a <math>\alpha = 0</math> et <math>r = 1</math>. En supposant que la progression contienne successivement <math>p, (p+1), (p+2), \cdots</math> termes, on a
{{c|<math>\begin{align}
1 + 2 + 3 + \cdots + p &= {\textstyle \frac{1}{2}}
p (p+1),\\
1 \cdot 2 + 2 \cdot 3 + 3 \cdot 4 + \cdots + p(p+1) & = {\textstyle \frac{1}{3}} p (p+1) (p+2),\\
1 \cdot 2 \cdot 3 + 2 \cdot 3 \cdot 4 + \cdots + p (p+1) (p+2) & = {\textstyle \frac{1}{4}} p (p+1) (p+2) (p+3),\\
\cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots &\cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots \cdots
\end{align}</math>}}
On vérifie immédiatement ''a posteriori'' la formule qui résume les précédentes
<math>\begin{align}
(1)&\qquad \sum^{x=p}_{x=1} x(x+1)\cdots(x+q-2)={\textstyle \frac{1}{q}} p(p+1)\cdots (p+q-1)
\end{align},</math>
{{SA|en montrant que, si la formule est exacte pour les premières valeurs de <math>p</math>, elle a lieu encore pour la valeur suivante.}}<noinclude>
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Page:Les ruines de Timgad (antique Thamugadi), vol 1.pdf/280
104
4958829
15971879
2026-08-08T23:25:24Z
Denis Gagne52
101614
/* Corrigée */
15971879
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude>{{Img float-p
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Page:Les ruines de Timgad (antique Thamugadi), vol 1.pdf/281
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2026-08-08T23:25:49Z
Denis Gagne52
101614
/* Sans texte */
15971880
proofread-page
text/x-wiki
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Page:Les ruines de Timgad (antique Thamugadi), vol 1.pdf/203
104
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15971882
2026-08-08T23:27:49Z
Denis Gagne52
101614
/* Sans texte */
15971882
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Denis Gagne52" /></noinclude><noinclude>
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Page:Les ruines de Timgad (antique Thamugadi), vol 1.pdf/202
104
4958832
15971884
2026-08-08T23:28:41Z
Denis Gagne52
101614
/* Corrigée */
15971884
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude>{{Img float-p
|file=Les ruines de Timgad (antique Thamugadi), vol 1 page 202-3.jpg
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|cap={{style|dib;mt:15px;t:90;ws:0px|{{sc|Pl.}} XV. — THÉÂTRE. VUE DU HAUT DE LA COLLINE.}}
}}<noinclude>
<references/></noinclude>
lu5b2men3tvxh2x4ry2bvllp7r3qx4o
Page:Encyclopédie méthodique - Art militaire, T1-1.djvu/22
104
4958833
15971895
2026-08-09T00:54:56Z
AnteScribe
163021
/* Corrigée */
15971895
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="AnteScribe" />{{nr|6|ABA|ABA|}}</noinclude>le feu au premier, il ne se communique pas au
suivant, du moins tout-de-suite.
Folard dit que les saules sont les arbres les plus
propres à construire des ''abattis'', parce que leurs
branches, cédant sous le coup, donnent moins de
prise au sabre, à la hache, ou à la serpe, & que
ces branches étant fort serrées, il est impossible
de se couler entre elles ou de les écarter. Je ne sçais
si l’expérience a prouvé cette assertion. La flexibilité
des branches du saule donne, il est vrai,
moins de prise au tranchant des armes ; mais elles
les rend aussi plus faciles à écarter ou abaisser,
& d’autant plus qu’elles ont toutes la même direction :
elles sont aussi plus foibles, moins entrelacées.
J’avoue que je préférerois pour cet usage le bois
le plus dur & les branchages les plus irréguliers,
les plus impliqués l’un dans l’autre : je laisserois
pour eux le saule, quand même je pourrois trouver
de celui-ci en quantité suffisante ; ce qui est assez
rare.
On augmentera la force propre à l’''abattis'', &
on diminuera ses défauts en y joignant des défenses naturelles, telles que des roches escarpées
dans les montagnes, ou de grandes rivières défendues
par du canon posté avantageusement. Voilà
les deux positions où il conservera le plus touts
ses avantages. Dans l’une, le soldat, couvert en
entier tant par les rochers que par les arbres,
tirera des coups plus certains. Dans l’autre, si on
peut faire derrière l’abattis un fossé un peu profond,
le soldat y fera encore très à l’abri, &
son feu plus dangereux.
On peut construire aussi une espèce d’''abattis''
avec des débris de bâtimens, & on le nomme
alors ''abattis'' de maisons.
{{centré|'''''Attaque de l’abattis.'''''|m=1em}}
Après avoir employé les principes généraux de
l’attaque, (chose qu’il faut supposer dans tout le
cours de cet ouvrage, & que je ne répéterai pas,)
on fera usage des trois moyens qui peuvent ouvrir
ou raser cette espèce de retranchement ; sçavoir,
le canon, le feu, & le sabre ou la hache.
Si on a du canon, il faut d’abord tirer à boulet,
pour briser les plus grosses branches, qui en emporteront
avec elles beaucoup de petites, ainsi
que pour culbuter & désunir les troncs ; ensuite,
en s’approchant, tirer à cartouche, pour écarter
les troupes qui défendent l’''abattis'', & sont alors
plus à découvert. On ne battra de cette manière
que la partie la plus foible, dans un espace d’environ
quinze ou vingt toises à chaque point d’attaque,
afin que la brèche soit plutôt & mieux
faite. Il suffira d’employer quelques pièces à inquiéter l’ennemi dans les autres parties. La trouée
étant suffisamment éclaircie, les assaillants en colonne
s’y porteront avec vivacité, tandis que
l’artillerie, placée sur les ailes, fera un grand
feu sur les autres points, & quelques pièces sur
sa brèche même, aussi long-temps qu’il fera possible
de le faire sans danger pour la troupe qui
s’y porte, afin d’en écarter celles qui voudroient
la défendre. On doit joindre à l’artillerie quelques
troupes en bataille qui feront un feu très-vif. Elles
seront d’autant plus nombreuses que l’artillerie le
sera moins. La tête de la colonne sera munie de
sabres & de haches pour couper les branches que
le canon n’aura point abattues. Lorsqu’on aura pénétré,
on se conduira comme à l’attaque de tout
autre retranchement. On pourra aussi mettre le
feu à l’abattis avec des boulets rouges.
Cette attaque par le canon est la moins dangereuse
& la plus sûre ; mais on n’en a pas toujours,
& on ne peut pas en mener par-tout. Si on en
manque, ou si l’''abattis'' est sur une éminence
escarpée, où l’artillerie ne puisse être conduite,
& seroit d’ailleurs de peu d’effet, il faut recourir
au feu. On se pourvoira de fascines bien seches,
goudronnées s’il se peut, & en grand nombre.
Les soldats qui les porteront, les allumeront par
un bout, & les tiendront devant eux, pour se
garantir des balles de l’ennemi, en marchant à
l’''abattis''. Dans cette attaque, la troupe doit être
en bataille. Si on peut donner des fascines à touts
les soldats, ils marcheront ensemble jusqu’au retranchement, les jetteront au milieu des branches,
& feront aussi-tôt le feu le plus vif, jusqu’à ce
que celui des fascines se soit communiqué aux
arbres ; alors, ils reculeront à la distance nécessaire,
pour ne pas en être incommodés.
Si on ne peut distribuer des fascines qu’au premier rang,
il pourra se détacher seul à la distance
d’environ deux cents pas, & se retirer promptement
dès qu’il les aura jettées. Les rangs suivants, ayant
fait halte à la même distance, seront prêts à faire
feu dès que le premier les aura rejoints. Leurs
décharges empêcheront l’ennemi d’éteindre les
fascines enflammées. On peut aussi ne tenter de
mettre le feu qu’à plusieurs points de l’abattis
par des pelotons qui sortiront de la ligne, & y
rentreront au plutôt, tandis que les autres, arrêtés
à deux cents pas, feront feu sur l’ennemi. Il faut,
s’il est possible, se donner l’avantage du vent,
afin qu’il accélère l’incendie, & que la flamme
& la fumée soient poussées contre ceux qui défendront l’''abattis''.
C’est ce que fit le dictateur Camille au mont
Marcius, où les Latins & les Volsques tenoient
investie une armée romaine. La guerre contre les
Gaulois avoit détruit l’élite de la jeunesse. Rome
trembloit ; mais le dictateur, inaccessible à la
crainte, rassemble ce qui restoit des plus jeunes
citoyens & ceux des plus âgés qui pouvoient encore
porter les armes. Il marche vers Lanuvium, tourne
le mont Marcius à l’insçu des ennemis, & paroît
soudain derrière leur camp. Les Volsques, étonnés
de voir une armée sortir, pour ainsi dire, des
cendres de Rome, effrayés du seul nom de Camille,
se retirèrent dans leur camp, & le fortifièrent<noinclude>
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== Voir aussi ==
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>pèlerinages de Rome et de la Palestine<ref>''Glaber Radulph''. lib. IV, c. 6 : « Per idem tempus [vers 1033] ex universo orbe tam innumerabilis multitudo cœpit confluere ad sepulcrum Salvatoris Hierosolymis, quantam nullus hominum prius sperare poterat. »</ref>.
Baronius, décrivant dans ses Annales cette dépravation générale des mœurs, met, en tête de l’histoire du {{s|X}}, des observations destinées à prémunir les faibles contre le scandale de cette époque.
Du reste, même durant les ténèbres et les désordres du {{s|X}}, le Saint-Esprit, toujours présent dans son Église, se manifestait visiblement dans de saints prêtres qui, comme Élie et Jean dans le désert, reprochaient publiquement au monde ses passions et ses crimes, ou ramenaient les âmes dans le silence et la retraite à une vie plus pieuse et plus chrétienne.
Alors apparurent en Italie ce Rathier, évêque de Vérone, dont il a été question plus haut, à qui son clergé reprochait de rendre la voie du ciel trop difficile [† 974] ; et Atton de Verceil, et Luitprand de Crémone ; et, à côté de ces pontifes, prêchant publiquement la pénitence, les silencieuses et actives congrégations de saint Romuald, de saint Gualbert de Florence ; dans la basse Italie, Nil, le saint ermite [† 1005] ; en France, l’importante congrégation de Cluny [depuis 910], avec ses illustres abbés, ses moines nombreux et dévoués ; en Angleterre, le courageux Dunstan et ses nobles collaborateurs, évêques et rois, également zélés pour l’œuvre de Dieu [{{nec|après}} 957] ; en Allemagne enfin, où la vigoureuse race des Othon avait établi et maintenu l’ordre dans l’État et l’Église, toute une série de pieux personnages dont la moralité éprouvée, la religion ferme et éclairée consolent l’âme attristée de la perversion du siècle.
Tels furent ceux que nous avons déjà cités ailleurs : saint Brunon, archevêque de Cologne ; saint Adalbéron, confesseur d’Othon {{Ier}}, et saint Ulrich, tous deux successivement évêques d’Augsbourg ; Adélaïde, femme d’Othon {{Ier}}, et Mathilde, femme de Henri {{Ier}}, saint Wolfgang, évêque de Ratisbonne ; saint Adalbert, premier évêque de Magdebourg ; saint Adalbert de Prague ; saint Meinwerk, évêque de Paderborn, et tant d’autres<ref>Cf. ''Stolberg-Kerz'', P. XXXI, p. 444-504 ; P. XXXII, p. 426 ; P. XXXIII, p. 439-525.</ref>.
Ces<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ivoi - Match de milliardaire.djvu/20
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>piaffez ; vous avez besoin de conter vos… suppositions pour vous calmer.
Contez-les donc, Tip Linn ; je vous écouterai comme une amie.
— Et je vous en serai le plus obligé, Grace.
— Bien, bien, ceci n’est point à mentionner.
Allez-y de votre récit.
L’interpellé s’inclina, et d’un ton très net :
— Vous savez, Grace, que j’avais à peu près cinq ans lorsque j’arrivai dans cette cité de Jacksonville, avec une femme mourante que j’ai toujours pensé être ma mère…
— C’est donc l’histoire de votre existence que je dois entendre ? murmura malicieusement son interlocutrice.
Le jeune homme secoua doucement la tête.
— Non, non.
Cependant, il est bon que je rappelle certains faits du passé ; ''autrefois'' éclaire souvent ''aujourd’hui''.
Donc j’arrivai à Jacksonville avec ma mère.
Nous n’étions certes pas originaires de l’État, car notre accent, m’a dit bien souvent votre oncle, le docteur Clodius Sharp, ne rappelait en rien celui des résidents de la Caroline du Nord.
La jeune fille approuva d’un mouvement de tête résigné.
Tip Linn continua :
— Nous venions de loin : à pied, puisque nous étions exténués de fatigue et de faim ; sans argent aussi, car celle qui me guidait, portait sur elle exactement ''sept cents'' (trente-cinq centimes).
À la suite de quel orage avions-nous entrepris ce voyage dont l’itinéraire me reste inconnu ?
Je ne sais, car la dame, en qui je m’obstine à voir ma mère, tomba en syncope dans la rue Steel, de Jacksonville, juste en face de la grille où nous nous tenons à cette heure.
— Ce qui procura à mon oncle Clodius le plaisir de vous recueillir, fit vivement Grace…
— Et à l’orphelin, riposta Tip d’un ton pénétré, car la syncope se dénoua par la mort de ma mère, et à l’orphelin, dis-je, cela assura un abri, un maître bienveillant et… la plus aimée des sœurs.
Il regardait son interlocutrice, un rayonnement tendre dans les yeux.
Elle devint toute rose.
Pour cacher son émotion sans doute, elle se prit à rire et avec une légèreté affectée :
— Je n’ignore rien de tout cela, vous savez, Tip.
Pour abréger votre… autoconférence, je dirai qu’oncle Clodius, ennuyé de n’avoir qu’une nièce, voulut posséder un neveu, ou, du moins, quelque chose d’approchant…
— Je vous remercie du… quelque chose d’approchant…
— Oh ! je n’exige pas votre reconnaissance.
Donc, il vous garda ici, vous<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:La théorie de la relativité d'Einstein, par Theodor Wulf, 1922.pdf/62
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{{T4|LA DIFFICULTÉ|m=2em}}
Mais, demandera-t-on, pourquoi n’a-t-on pas posé d’emblée le principe de relativité sous cette forme générale ? Pourquoi s’est-on arrêté, dans la réduction à la relativité, devant les mouvements accélérés ou les rotations ?
La relativité a été affirmée uniquement pour le mouvement rectiligne uniforme parce que l’expérience nous fournit des moyens de reconnaître l’accélération absolue et la rotation.
Nous avons déjà cité ces moyens.
Quand le train s’ébranle soudainement, il se produit dans les compartiments un choc en arrière.
Si nous imaginions que le wagon ne se soit nullement mis en mouvement, mais qu’il soit demeuré bien tranquille à sa
place, et qu’en réalité tous les objets voisins se soient portés en arrière, aurions-nous alors aussi éprouvé le choc ?
Nous croyons devoir répondre : « Non. »
Voici donc la situation.
Sur le simple témoignage de nos yeux nous sommes incapables de discerner si le wagon avance ou si le milieu recule. Mais nous pouvons le reconnaître, aux forces instantanées produites.
Lorsque tout subit une poussée en arrière, c’est le wagon qui s’ébranle, quand nous n’éprouvons pas de heurt, c’est que les alentours « se déplacent ».
Il en est de même de la rotation, qu’on peut d’ailleurs envisager comme un mouvement constamment accéléré, mais où la force accélératrice est toujours perpendiculaire à la direction instantanée de la vitesse et dirigée vers le centre de la trajectoire circulaire.
Dès qu’un corps entre en rotation, la force centrifuge s’éveille.
Quand la pierre du rémouleur tourne rapidement, l’eau en jaillit.
Dans un carrousel en marche les lampes pendent toutes obliquement vers l’extérieur.
Mais si j’installe la meule <math>S</math> (fig. 7) dans un grand tambour <math>T</math> et si je fais tourner le tambour, tandis que la pierre à aiguiser reste immobile, l’eau jaillira-t-elle encore de la pierre ?
Nous croyons que non.
Si donc je me figure un petit être intelligent posté en <math>A</math> sur la meule, voici ce qu’il éprouvera.
Toute vue de l’extérieur est interceptée par le tambour.
Mais par rapport à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yann
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Mais, demandera-t-on, pourquoi n’a-t-on pas posé d’emblée le principe de relativité sous cette forme générale ? Pourquoi s’est-on arrêté, dans la réduction à la relativité, devant les mouvements accélérés ou les rotations ?
La relativité a été affirmée uniquement pour le mouvement rectiligne uniforme parce que l’expérience nous fournit des moyens de reconnaître l’accélération absolue et la rotation.
Nous avons déjà cité ces moyens. Quand le train s’ébranle soudainement, il se produit dans les compartiments un choc en arrière. Si nous imaginions que le wagon ne se soit nullement mis en mouvement, mais qu’il soit demeuré bien tranquille à sa place, et qu’en réalité tous les objets voisins se soient portés en arrière, aurions-nous alors aussi éprouvé le choc ? Nous croyons devoir répondre : « Non. »
Voici donc la situation. Sur le simple témoignage de nos yeux nous sommes incapables de discerner si le wagon avance ou si le milieu recule. Mais nous pouvons le reconnaître, aux forces instantanées produites. Lorsque tout subit une poussée en arrière, c’est le wagon qui s’ébranle, quand nous n’éprouvons pas de heurt, c’est que les alentours « se déplacent ».
Il en est de même de la rotation, qu’on peut d’ailleurs envisager comme un mouvement constamment accéléré, mais où la force accélératrice est toujours perpendiculaire à la direction instantanée de la vitesse et dirigée vers le centre de la trajectoire circulaire.
Dès qu’un corps entre en rotation, la force centrifuge s’éveille. Quand la pierre du rémouleur tourne rapidement, l’eau en jaillit. Dans un carrousel en marche les lampes pendent toutes obliquement vers l’extérieur.
Mais si j’installe la meule <math>S</math> (fig. 7) dans un grand tambour <math>T</math> et si je fais tourner le tambour, tandis que la pierre à aiguiser reste immobile, l’eau jaillira-t-elle encore de la pierre ? Nous croyons que non. Si donc je me figure un petit être intelligent posté en <math>A</math> sur la meule, voici ce qu’il éprouvera. Toute vue de l’extérieur est interceptée par le tambour. Mais par rapport à<noinclude>
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Page:Dubuisson - Armorial des principales maisons et familles du royaume, tome 2, 1757.djvu/389
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Charlie Main
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Corrections du texte
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proofread-page
text/x-wiki
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{{c|'''E{{sc|RRATA}}''' ''de l’Impression pour le Tome II.''}}
'''MARGERET''' : trois léopards ; ''dites'', trois têtes de léopards.
'''NATUREL''' : un pointe ; ''dire'', un en pointe.
'''PRACONTAL''' : à la fasce vairée ; ''ajoutez'', d’argent & de gueules.
'''QUELEN''' : au second quartier burelé ; ''dites'', coticé.
'''ROLLAND''', ''seigneur de Chatellerange'' ; dites, ''Challerange''
'''SALMON''', ''seigneur de Loiray'' : le tout d’argent ; ''dites'', le tout d’or.
''Otez'' '''ROBERT''' ''dites'' '''SULPICE''' ''Sg<sup>r</sup> &c
{{c|{{sc|SUPPLÉMENT}}}}
'''<small>DE</small> LAAGE''' : deux roses feuillées & tigées de sinople ; ''dites'', deux roses de même, feuillées & tigées de sinople.
'''PRETVAL''' : ''ôtez'', deux & un
'''TYREL-MARZANCOURT''' : six croix recroisettées d’or ; ''ajoutez'', au pied fiché.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Charlie Main
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<noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" /></noinclude><nowiki/>
{{c|'''E{{sc|RRATA}}''' ''de l’Impression pour le Tome II.''}}
'''MARGERET''' : trois léopards ; ''dites'', trois têtes de léopards.
'''NATUREL''' : un pointe ; ''dire'', un en pointe.
'''PRACONTAL''' : à la fasce vairée ; ''ajoutez'', d’argent & de gueules.
'''QUELEN''' : au second quartier burelé ; ''dites'', coticé.
'''ROLLAND''', ''seigneur de Chatellerange'' ; dites, ''Challerange''
'''SALMON''', ''seigneur de Loiray'' : le tout d’argent ; ''dites'', le tout d’or.
''Otez'' '''ROBERT''' ''dites'' '''SULPICE''' ''Sg<sup>r</sup> &c
{{c|{{sc|SUPPLÉMENT.}}}}
'''<small>DE</small> LAAGE''' : deux roses feuillées & tigées de sinople ; ''dites'', deux roses de même, feuillées & tigées de sinople.
'''PRETVAL''' : ''ôtez'', deux & un
'''TYREL-MARZANCOURT''' : six croix recroisettées d’or ; ''ajoutez'', au pied fiché.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" /></noinclude>jardin. Le lendemain sa femme s’éveillant se mit à la fenêtre. « Oh, Bartoumé, viens donc voir ! Il a plu des macaronis ! » Le mari répond : « Tu m’en contes ! Ah, par exemple !… tiens… c’est vrai ! » À quelque temps de là, comme il l’avait bien pensé, sa femme raconta à tous que son mari ne la battait plus parce qu’elle lui avait apporté des sacs pleins de pièces d’or. Le juge ayant entendu parler de l’affaire envoya chercher le mari qui dut paraître devant le tribunal ; sa femme étant appelée comme témoin. « Vous êtes accusé de receler de l’argent qui ne vous appartient pas ! — Moi ! ''Chou Giugé''<ref>Monsieur le juge.</ref>, je suis un pauvre homme qui travaille ! » Et sa femme de s’écrier : « Tu sais bien que c’est vrai ! je t’ai apporté moi-même cet argent que j’ai trouvé dans la forêt ! — Allons, mon brave homme, avouez, dit le juge. — Et quand me l’as-tu apporté, exclama le mari furieux, je vous jure que ma femme est folle ! — Et tu sais bien, le jour qu’il a plu des macaronis ! — ''Chou Giugé'', dit le mari, avez-vous jamais vu pleuvoir des macaronis ! — Non, mon ami, dit le juge en riant ; allons, allons, je vois bien que votre femme est folle. Vous êtes acquitté. » Bartoumé se retira en emmenant sa femme. Il n’y eut plus de dispute<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" /></noinclude>entre eux et ils vécurent heureux pendant de
longues années.
{{d|''Conté par Louise Aboou.''|3}}
<small>Comparer : Cosquin, 22. — Sébillot, L. O. {{pg|106}}.
— Luzel, {{rom-maj|III}}. 381. — Vinson, {{pg|112}}. — Grimm, 59. — Basile, {{rom-maj|I}}. 4. — Imbriani, C. P. {{pg|227}}. — Coronadi-Berti, 12. </small><noinclude>
<references/></noinclude>
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Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/4.4.1. Toi (Bouquets et prières)
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Les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmore/4.4.2. L’image dans l’eau (Poésies inédites)
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DE
JANE
DE
LA
VAUDÈRE
PROSE
Mortelle élreinle, roman
VJlnarchide, roman
épuisé)
i volume
1{ien qu’Amante ! roman
Ambitieuse, roman (épuisé)
le lirait d’aimer, roman
Les Sataniques, nouvcll-rs. Couverture par de Launay
les Diini-Sexes, roman
le Sang, roman
les Trôleurs, roman dialogue. Couverture par Steinlen
Trois Fleurs de Volupté, roman javanais. Couverture par l’auteur. . . .
"Les Mousseuses, nouvelles. Couverture par l’auteur
Les Mystères de J^ama, roman magique hindou
V Amuseur, roman
Les Androgynes, roman. lUuslré par Neuraont
L’Amazone du J{oi de Siam, roman. Couverture par l’auteur
La Mystérieuse. Couverture par l’auteur
Vrclresse d’Amour (les courtisanes de Brahma), mman hindou de
mœurs antiques. Illustrations de Ch. Atamian
L’Expulsée, roman
^
Lotusai lia Geisha amoureuse), roman japonais
Le fiarem de Syta. roman hindou de mœurs antiques. Illustré par
Ch. Atamian
L’Amante de "Pharaon, roman égyptien de m<i-ur.s antiques. Illustré
par Ch. Atamian
Les Confessions Galantes, eu collaboration avec Théo-Critt. Nombreuses images de Préjelan
Pour le Tlirt ! recueil de 15 comédies et fantaisies lyriques
La Sorcière d’Ectabane, roman fantastique de mœurs persanes
La Vierge d’Israël, roman de mœurs anlic[ue ?. Illustré par Ch. Atamian
La Porte de Télicilé, roman de m<i>urs ottomanes. Illustré par Ch. Atamian
L’Invincible Amour, roman parisien illustré
Le "Rêve de Mysès, roman égyptien illustré
Le Peintre des Frissons, roman pîrislen
Les Prêtresses de Mylilta, roman babylonien. Illustré
La Cité des Sourires, roman japonais. Illustré
Sapho, dompteuse, roman illustré
L’Elève chérie, roman illustré
POÉSIE
Les Heures perdues
Le Modèle, comédie en un acte, en vers (épuisé)
Les Baisers de ta Chimère
Royauté Morte, conte fantastique en un acte, en vers
L’Eternelle Chanson, ouvrage mentionné par l’Académie françaii-e. . . .
Minuit
Evocation
Victor Hugo, pièce en vers, en un acte
Mademoiselle Fleur de Prunier, pièce japonaise en vers
Tanagra, pièce en quatre actes, en vers
Le T{êve de Mysès, mimo-poéme égyptien
Les Flammes, ouvrage couronné par l’Académie française
I volume<noinclude>
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la VAUDERE
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FOLIE
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ROMAN
de
Illustré d’après
Maurice
les Aquarelles
NEUMOJT
PARIS
ROMAIN
— BIBLIOTHÈQUE
Albert MÉRICANT,
Éditeur,
I, Rue du Pont-de-Lodi, i
Tous droits réservés
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Les zouaves et les chasseurs à pied
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Les zouaves et les chasseurs à pied/Préface
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
D’OPIUM
LE
BAL
DES
CONFETTI
Fiamette Silly, une des plus jolies
trouva fort morose et dépitée, ainsi
filles de l’atelier de Pascal, le peintre
des subtiles élégances, le fervent des
couchers de soleil et des levers de lune,
qu’il arrive à quelques personnes de
vertu farouche, mais d’imagination
vive, — tandis qu’on s’amusait ferme
dans le petit hôtel hermétiquement clos
du peintre féministe.
Lorsque Fiamette Silly laissa tomber
nonchalamment la fastueuse mante de
avait passé cette soirée de Mardi-Gras
chez le Maître. On y voyait généralement joyeuse compagnie, mais les invitations, très rares et très recherchées,
envoyées aux seuls disciples, amis et
postulants de marque, ne permettaient
d’entrer qu’en montrant carte rose et
patte blanche, tout comme à certains
mariages sensationnels. Seulement, ici,
aucune cohue à craindre : les abords
du temple et les couloirs demeuraient
déserts, de sorte que les fidèles desservantes, dont quelques-unes n’adornaient leur nudité liliale que d’un simple manteau fourré d’hermine... ou de
lapin, pouvaient pénétrer discrètement
sans réjouir les regards ni offenser la
pudeur.
La morale publique qui n’eut, ce
jour-là, aucun outrage à subir,
s’en
martre zibeline qui enveloppait sa
beauté blonde, ce ne fut qu’un cri
d’admiration.
Sur son corps, nacré comme
celui
de l’Anadyomène émergeant des ondes, rayonnait la frissonnante rosée
d’un frêle collier de diamants que ses
jeunes seins faisaient glisser dans leur
flux et leur reflux voluptueux.
A la vérité, Fiamette ne possédait
guère que son collier et sa zibeline,
mais elle gardait la foi de ses dixhuit avrils et la bonne humeur des
créatures de joie qui, n’ayant plus rien
à perdre, ont tout à gagner.
Le bal s’animait fort dans le (irand<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE trouva juchée sur une table et invitée à mimer les transports des houris, ainsi qu’elle l’avait fait pendant six mois au théâtre égyptien de l’Exposition. La jeune femme, docile, saisit les pans de son écharpe, et se livra à d’extraordinaires trémoussements du ventre et des hanches, tandis que les assistants imitaient le crissement de cigales des petites fliîtes et le hoquet rauque des tambourins en délire. Beaucoup de jolies filles sans... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
trouva juchée sur une table et invitée
à mimer les transports des houris, ainsi
qu’elle l’avait fait pendant six mois au
théâtre égyptien de l’Exposition.
La jeune femme, docile, saisit les
pans de son écharpe, et se livra à
d’extraordinaires trémoussements du
ventre et des hanches, tandis que les
assistants imitaient le crissement de
cigales des petites fliîtes et le hoquet
rauque des tambourins en délire.
Beaucoup de jolies filles sans emploi avaient, pendant l’Exposition, suppléé à l’insuffisance des danseuses exotiques. Mieux que celles-ci, elles savaient crisper leur chair en de voluptueux frissons, s’offrir, se refuser et
se pâmer, tour à tour, dans cette véhémente et précise mimique en honneur
au pays du soleil, qu’on autorise imprudemment sur nos scènes parisiennes.
Nora, souple, ardente, nerveuse,
avait agrémente la danse lascive et
monotone de fantaisies montmartroises, plus perversement pimentées que
l’habituel simulacre d’amour, et, à coup
siàr, d’un effet imprévu. Son succès
faillit dépasser celui de Sada-Yacco,
la mignonne poupée aux yeux bridés,
à la voix roucoulante de tourterelle
nippone. Tout Paris voulut applaudir
la bacchante frénétique aux yeux de
braise et boire sur ses lèvres le vin
de volupté. Elle y avait gagné une fortune et une phtisie pulmonaire qui
lentement la minait.
Une griserie soudaine éclata dans
l’atelier de Pascal. Toute la salle frémit d’une houle
de
corps
balancés,
V’UFIUM
tandis que les ceintures et les ornements d’orfèvrerie sautaient sur les
croupes tumultueuses et les blanches
poitrines.
Nora tournait éperdûment, puis lançait en l’air sa jambe fine, comme une
fusée, et les paillettes de son petit
soulier s’embrasaient au-dessus des
têtes. Tenant d’une main le talon de
satin rose, elle pivotait, légère, et tout
à coup s’abattait comme une corolle
fauchée, un pied de ci, un pied de là,
dans un écart fantastique.
— Bravo, Nora, Nora la Comète !
Et cette souple fille à la peau mate,
animée, semblait-il, d’une clarté intérieure, àla rutilante toison rousse, ressemblait, en effet, à un astre errant
décrivant d’audacieuses paraboles.
Aux premières risettes de l’aurore,
les peintres réalisèrent l’aimable fantaisie de vêtir leurs amoureuses d’une
tunique de confetti, la pluie de rosés
étant devenue hors de prix, depuis
les orgies romaines. Ce fut alors, du
haut des grandes échelles de l’atelier,
une grêle, une avalanche, un déluge de
légères rondelles gommées qui, sur les
corps moites des femmes, se fixèrent
en rosaces, en arabesques, en mosaïques éclatantes... Des ceintures de
serpentins et des coiffures de cheffesses barbares complétèrent la métamorphose.
Seule, la beauté tanagréenne de Fiamette demeurait encore dans son initiale splendeur, quand un rapin décida
que ce corps de lis réclamait une toison immaculée de confettis blancs, et<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr||GAG — GAG|371}}</noinclude><section begin="GAGE"/>gages, ou ôtages à leurs Seigneurs. Ces ôtages, ou ''gages-pleiges de duel'', étoient des Gentilshommes de leurs parens ou amis. Si celui qui avoit donné ''gages-pleiges'' étoit vaincu, il payoit une amende réglée. On disoit pleiger un tenant, pour dire, se faire son ''gage-pleige de duel''. Cette amende des vaincus a commencé à Lorris en Gâtinois, comme l’a remarqué feu {{M.|de}} la Thaumarrière, & a donné origine à ce proverbe si usité, ''les battus paient l’amende'', comme dans la Coutume de Lorris.
On appelle ''mort-gage'', ou ''gage-mort'', celui dont on laisse jouir un engagiste, ensorte qu’il profite des fruits, sans les imputer sur la dette, & ''vif-gage'', celui dont les fruits sont comptés sur le principal de la dette, qui diminue à proportion, ou comme dit Pomey, celui qui s’acquitte en reprenant son fonds. Dans plusieurs Coutumes les pères avantagent quelques-uns de leurs enfans par des ''morts-gages'', en leur donnant la jouissance d’une terre jusqu’au temps qu’un autre enfant le puisse racheter pour un certain prix. Pomey prend aussi ''mort-gage'', pour la jouissance d’un bien, à condition de la rendre au bon plaisir de celui qui l’a donné. ''{{lang|la|Fiduciaria possessio. Juris fiduciarii hæreditas}}''. Donner un bien à titre de ''mort-gage''. Tenir une hostie à titre de ''mort-gage''. Pomey appelle aussi ''gage-mort'', celui qui a ses fonds engagés à titre de ''gage-mort'', & ne s’acquitte de rien ; il prend encore ''gage-mort'' pour le ''gage'' qu’on donne pour la délivrance du bétail pris en dommage. ''{{lang|la|Pignus redimendo captivo pecori, pauperici factæ nomine}}''.
On a appelé ''contre-gage'', une espèce de représailles que quelques Seigneurs ont prétendu avoir droit de prendre pour leur sureté, quand on leur avoit fait quelque tort.
☞ Dans une contestation entre deux ou plusieurs personnes, où l’on est convenu que celui qui sera condamné paiera une somme ou quelqu’autre chose à l’autre, ce que l’on consigne, ce que l’on met en main tierce, s’appelle ''gage. {{lang|la|Depositum}}''. Mettre des ''gages'' entre les mains de quelqu’un. Garder les ''gages.''
☞ On appelle aussi ''gages'', le salaire que l’on donne aux domestiques par an pour paiement de leurs services. Payer, retenir les ''gages'' de ses domestiques. Gagner de gros ''gages''. Dans ce sens il ne se dit qu’au pluriel. ''{{lang|la|Salarium}}''.
Casser aux ''gages'', c’est ôter à quelqu’un son emploi, & les appointemens qui y sont attachés.
On le dit aussi au figuré, en parlant de quelques autres disgraces. Il avoit beaucoup d’accès auprès du Prince, de ce Ministre ; mais depuis quelques temps, il est ''cassé'' aux ''gages''. Il est du style familier. {{sc|Acad. Fr}}.
☞ On le dit encore des appointemens ou récompense annuelle que le Roi donne aux Officiers de sa maison, aux Officiers de justice & de finance, ''&c. {{lang|la|Præmia, mercedes}} ;'' autrefois ''{{lang|la|salaria, stipendia, annona}}''. Le grand Chambellan a tant de ''gages''. Payeur des ''gages''.
☞ On dit proverbialement à quelqu’un qui se mêle de donner son avis sans qu’on le lui demande, que les conseillers n’ont point de ''gages''.
{{sc|Gages}} & augmentations de ''gages''. Droits attribués aux Officiers de Finance, pour raison de leurs ''gages'', ou pour quelque supplément de Finance qu’ils ont donné au Roi. Lorsqu’ils sont en exercice, ils se paient de leurs ''gages'' par leurs mains ; & lorsqu’ils sont hors d’exercice, ils les reçoivent par les mains de leur compagnon d’Office.
Dans les Loix Palatines de {{roi|Jacques|II}}, Roi de Majorque, imprimées par les Bollandistes dans le {{IIIe|T.}} des ''Acta SS.'' du mois de Juin au titre ''{{lang|la|De falliis}}'', {{n.|1}}, on lit ''{{lang|la|gagium}}'', pour les ''gages'' des Officiers du Prince. ''{{lang|la|Si absentes à Curiæ sua gagia & quitationes reciperent}}''.
{{sc|Gages intermédiaires}}. Terme de Finance. Ceux qui sont dûs au Roi, depuis le jour du décès d’un Officier, jusqu’au jour de la réception du nouveau pourvu. Le Roi accorde ordinairement les ''gages intermédiaires'' à la veuve ou aux héritiers du défunt, pourvu qu’ils aient la précaution de les demander dans les six mois.
SOLDATS A GAGES MÉNAGERS. C’étoient autrefois en Flandre, sous {{roi|Louis|XI}}, des hommes qui devoient être prêts à marcher aux premiers ordres du I ince, qui pafscient en revue tous les mois dans les lieux de leur demeure ; inais qui, jusqu’à ce qu’ils fussent en campagne, ne recevoient qu’une très-petite paie. Minimi stipendii milites. Il assembla tous ses soldats a gages menagers, ainsi qu’on parloit en Flandre. {{P.|Daniel}}, Hist. de France, {{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, {{pg|1341}}.
GAGEMENT. s. m. Prise a gage. Conductio. On le dit pour la faisic de gage. Pigneratio, pignoris ademptio. Il se trouve dans Pomey, mais il n’est guère en usage en aucun de ces deux sens.
aut Dans la Coutume d’Orléans, gagement signifie l’obligation & hypothèque des biens d’un débiteur oblige. Gagement de bataille, s’est dit autrefois pour gage de bataille.
GAGER. v. a. Donner des gages, des appointemens à quelqu’un, pour en tirer quelque service, pour exercer quelque charge. Dare mercedem, mercede conducere. Le Roi gage assez bien ses Officiers, il n’entend point qu’ils fassent des exactions. Un Suisse doit être assidu à la porte, il est gagé pour cela.
GAGER signifie aussi, parier, convenir avec quelqu’un sur une contestation que celui des deux qui sera condamné, paiera à l’autre une certaine somme, ou autre chose. ''Voyez'' GAGEURE. Pignore certare, contendere, sponsionem facere. Voulez-vous gager cent écus, gager le diner de la compagnie : Je gage que fi, que non. On dit aussi familièrement, gage que fi, gage que non. {{sc|Acad. Fr}}. Gageons. Vous n’oseriez gager. Il y en a qui dérivent le mot de gager pris dans le sens qui vient d’être expliqué, du Grec vanter, se faire valoir.
> fe
GAGER, en termes de Palais, se dit à l’égard des témoins pour les contumacer & les obliger à venir faire leur déposition. Capto pignore multare, coercere, cogere. Ces témoins ont fait défaut sur l’assignation, pour le profit il est ordonné qu’ils seront gagés de 20 livres, de 100 livres ; c’est-à-dire, qu’ils paieront cette peine, s’ils ne comparoissent au prémier jour fin dit aussi en style de Notaire en tous les contrats, qu’un tel promet & gage de fournir & payer tant.
GAGER est aussi, faire une saisie & arrét de meubles sans transport, pour assurance d’une dette, en attendant qu’on obtienne condamnation pour les vendre. Auserre pignora, pignerari. Il a été dit que les meubles qui ont été ci-devant gagés & exécutés, seront vendus.
GAGER, en termes de Coutumes, signifie aussi, prendre, gage & assurance, comme on fait quand on prend des meubles par exécution. Il signifie aussi payer, consigner, ou faire des offres réelles. Judicatum folvi pendere, satisdare. Ainsi on dit, gager l’amende. Gager & offrir le rachat au Seigneur, pour empécher sa saisie. Rachat gagé est un rachat payé. Dans l’ancienne Coutume de Normandie, gager la loi, c’est offrir de faire ferment. L’offer de faire le ferement est appel le gager de ley, dit Raftal. Gager est ici un nom substantif. La loi, suivant cette Coutume, n’étoit gagée qu’en simple action personnelle de fait ou de droit, qui se nommoit defrene. Gager partage, signifie dans la Coutume de Normandie, offrir en jugement partage à ses freres puinés. Autrefois gager s’est dit pour saisir. On dit en proverbe, j’y gagerois ma vie, ma tête à couper, qui est la gageure d’un fou.
GAGE, EE. part. Outre les significations qu’il tire de son verbe, il a celle-ci dans la Coutume de Normandie, ou clameur gagée, & clameur de bourse gagée, se dit quand celui qui est assigné en retrait acquiesce, & declare qu’il est prét de recevoir son remboursement, auquel cas il doit être fait dans les vingt-quatre heures en or ou argent monnoye ayant cours.
V v z<section end="GAGE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Acélan
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr||GAG — GAG|371}}</noinclude><section begin="GAGE"/>gages, ou ôtages à leurs Seigneurs. Ces ôtages, ou ''gages-pleiges de duel'', étoient des Gentilshommes de leurs parens ou amis. Si celui qui avoit donné ''gages-pleiges'' étoit vaincu, il payoit une amende réglée. On disoit pleiger un tenant, pour dire, se faire son ''gage-pleige de duel''. Cette amende des vaincus a commencé à Lorris en Gâtinois, comme l’a remarqué feu {{M.|de}} la Thaumarrière, & a donné origine à ce proverbe si usité, ''les battus paient l’amende'', comme dans la Coutume de Lorris.
On appelle ''mort-gage'', ou ''gage-mort'', celui dont on laisse jouir un engagiste, ensorte qu’il profite des fruits, sans les imputer sur la dette, & ''vif-gage'', celui dont les fruits sont comptés sur le principal de la dette, qui diminue à proportion, ou comme dit Pomey, celui qui s’acquitte en reprenant son fonds. Dans plusieurs Coutumes les pères avantagent quelques-uns de leurs enfans par des ''morts-gages'', en leur donnant la jouissance d’une terre jusqu’au temps qu’un autre enfant le puisse racheter pour un certain prix. Pomey prend aussi ''mort-gage'', pour la jouissance d’un bien, à condition de la rendre au bon plaisir de celui qui l’a donné. ''{{lang|la|Fiduciaria possessio. Juris fiduciarii hæreditas}}''. Donner un bien à titre de ''mort-gage''. Tenir une hostie à titre de ''mort-gage''. Pomey appelle aussi ''gage-mort'', celui qui a ses fonds engagés à titre de ''gage-mort'', & ne s’acquitte de rien ; il prend encore ''gage-mort'' pour le ''gage'' qu’on donne pour la délivrance du bétail pris en dommage. ''{{lang|la|Pignus redimendo captivo pecori, pauperici factæ nomine}}''.
On a appelé ''contre-gage'', une espèce de représailles que quelques Seigneurs ont prétendu avoir droit de prendre pour leur sureté, quand on leur avoit fait quelque tort.
☞ Dans une contestation entre deux ou plusieurs personnes, où l’on est convenu que celui qui sera condamné paiera une somme ou quelqu’autre chose à l’autre, ce que l’on consigne, ce que l’on met en main tierce, s’appelle ''gage. {{lang|la|Depositum}}''. Mettre des ''gages'' entre les mains de quelqu’un. Garder les ''gages.''
☞ On appelle aussi ''gages'', le salaire que l’on donne aux domestiques par an pour paiement de leurs services. Payer, retenir les ''gages'' de ses domestiques. Gagner de gros ''gages''. Dans ce sens il ne se dit qu’au pluriel. ''{{lang|la|Salarium}}''.
Casser aux ''gages'', c’est ôter à quelqu’un son emploi, & les appointemens qui y sont attachés.
On le dit aussi au figuré, en parlant de quelques autres disgraces. Il avoit beaucoup d’accès auprès du Prince, de ce Ministre ; mais depuis quelques temps, il est ''cassé'' aux ''gages''. Il est du style familier. {{sc|Acad. Fr}}.
☞ On le dit encore des appointemens ou récompense annuelle que le Roi donne aux Officiers de sa maison, aux Officiers de justice & de finance, ''&c. {{lang|la|Præmia, mercedes}} ;'' autrefois ''{{lang|la|salaria, stipendia, annona}}''. Le grand Chambellan a tant de ''gages''. Payeur des ''gages''.
☞ On dit proverbialement à quelqu’un qui se mêle de donner son avis sans qu’on le lui demande, que les conseillers n’ont point de ''gages''.
{{sc|Gages}} & augmentations de ''gages''. Droits attribués aux Officiers de Finance, pour raison de leurs ''gages'', ou pour quelque supplément de Finance qu’ils ont donné au Roi. Lorsqu’ils sont en exercice, ils se paient de leurs ''gages'' par leurs mains ; & lorsqu’ils sont hors d’exercice, ils les reçoivent par les mains de leur compagnon d’Office.
Dans les Loix Palatines de {{roi|Jacques|II}}, Roi de Majorque, imprimées par les Bollandistes dans le {{IIIe|T.}} des ''Acta SS.'' du mois de Juin au titre ''{{lang|la|De falliis}}'', {{n.|1}}, on lit ''{{lang|la|gagium}}'', pour les ''gages'' des Officiers du Prince. ''{{lang|la|Si absentes à Curiæ sua gagia & quitationes reciperent}}''.
{{sc|Gages intermédiaires}}. Terme de Finance. Ceux qui sont dûs au Roi, depuis le jour du décès d’un Officier, jusqu’au jour de la réception du nouveau pourvu. Le Roi accorde ordinairement les ''gages intermédiaires'' à la veuve ou aux héritiers du défunt, pourvu qu’ils aient la précaution de les demander dans les six mois.
{{sc|Soldats a gages ménagers}}. C’étoient autrefois en Flandre, sous {{roi|Louis|XI}}, des hommes qui devoient être prêts à marcher aux premiers ordres du Prince, qui passoient en revue tous les mois dans les lieux de leur demeure ; mais qui, jusqu’à ce qu’ils fussent en campagne, ne recevoient qu’une très-petite paie. ''{{lang|la|Minimi stipendii milites}}''. Il assembla tous ses soldats ''à gages ménagers'', ainsi qu’on parloit en Flandre. {{P.|Daniel}}, ''Hist. de France, {{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, {{pg|1341}}''.
<section end="GAGE"/>
<section begin="GAGEMENT"/><nowiki />
GAGEMENT. s. m. Prise à gage. ''{{lang|la|Conductio}}''. On le dit pour la saisie de gage. ''{{lang|la|Pigneratio, pignoris ademptio}}''. Il se trouve dans Pomey, mais il n’est guère en usage en aucun de ces deux sens.
Dans la Coutume d’Orléans, ''gagement'' signifie l’obligation & hypothèque des biens d’un débiteur obligé. ''Gagement'' de bataille, s’est dit autrefois pour gage de bataille.
<section end="GAGEMENT"/>
<section begin="GAGER"/><nowiki />
GAGER. v. a. Donner des gages, des appointemens à quelqu’un, pour en tirer quelque service, pour exercer quelque charge. ''{{lang|la|Dare mercedem, mercede conducere}}''. Le Roi ''gage'' assez bien ses Officiers, il n’entend point qu’ils fassent des exactions. Un Suisse doit être assidu à la porte, il est ''gagé'' pour cela.
☞ {{sc|Gager}} signifie aussi, parier, convenir avec quelqu’un sur une contestation que celui des deux qui sera condamné, paiera à l’autre une certaine somme, ou autre chose. ''Voyez'' {{Tr6L|GAGEURE}}. ''{{lang|la|Pignore certare, contendere, sponsionem facere}}''. Voulez-vous ''gager'' cent écus, ''gager'' le dîner de la compagnie : Je ''gage'' que si, que non. On dit aussi familièrement, ''gage'' que si, ''gage'' que non. {{sc|Acad. Fr}}. ''Gageons''. Vous n’oseriez ''gager''.
Il y en a qui dérivent le mot de ''gager'' pris dans le sens qui vient d’être expliqué, du Grec {{lang|grc|γαίειν}}, se vanter, se faire valoir.
{{sc|Gager}}, en termes de Palais, se dit à l’égard des témoins pour les contumacer & les obliger à venir faire leur déposition. ''{{lang|la|Capto pignore multare, coercere, cogere}}''. Ces témoins ont fait défaut sur l’assignation, pour le profit il est ordonné qu’ils seront ''gagés'' de {{lié|20 livres}}, de {{lié|100 livres ;}} c’est-à-dire, qu’ils paieront cette peine, s’ils ne comparoissent au premier jour.
On dit aussi en style de Notaire en tous les contrats, qu’un tel promet & ''gage'' de fournir & payer tant.
{{sc|Gager}} est aussi, faire une saisie & arrét de meubles sans transport, pour assurance d’une dette, en attendant qu’on obtienne condamnation pour les vendre. Auserre pignora, pignerari. Il a été dit que les meubles qui ont été ci-devant gagés & exécutés, seront vendus.
{{sc|Gager}}, en termes de Coutumes, signifie aussi, prendre, gage & assurance, comme on fait quand on prend des meubles par exécution. Il signifie aussi payer, consigner, ou faire des offres réelles. Judicatum folvi pendere, satisdare. Ainsi on dit, gager l’amende. Gager & offrir le rachat au Seigneur, pour empécher sa saisie. Rachat gagé est un rachat payé. Dans l’ancienne Coutume de Normandie, gager la loi, c’est offrir de faire ferment. L’offer de faire le ferement est appel le gager de ley, dit Raftal. Gager est ici un nom substantif. La loi, suivant cette Coutume, n’étoit gagée qu’en simple action personnelle de fait ou de droit, qui se nommoit defrene. Gager partage, signifie dans la Coutume de Normandie, offrir en jugement partage à ses freres puinés. Autrefois gager s’est dit pour saisir. On dit en proverbe, j’y gagerois ma vie, ma tête à couper, qui est la gageure d’un fou.
GAGÉ, ÉE. part. Outre les significations qu’il tire de son verbe, il a celle-ci dans la Coutume de Normandie, ou clameur gagée, & clameur de bourse gagée, se dit quand celui qui est assigné en retrait acquiesce, & declare qu’il est prét de recevoir son remboursement, auquel cas il doit être fait dans les vingt-quatre heures en or ou argent monnoye ayant cours.
V v z<section end="GAGER"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Ineuw
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE la jolie fille, en une minute, personnifia assez bien la Fée des Frimas, couronnée de neige et ceinturée de longs rubans de givre. Comme elle riait, chatouillée par la soie du papier qui se collait à sa peau, Nora lui souffla, méchante : — André seul n’est point là pour t’admirer... — André ! Le jeune homme, sur le divan, paraissait sommeiller. La tête appuyée aux coussins, les yeux clos, il s’immobilisait, perdu dans un rêve... Fiamet... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
la jolie fille, en une minute, personnifia assez bien la Fée des Frimas, couronnée de neige et ceinturée de longs
rubans de givre. Comme elle riait, chatouillée par la soie du papier qui se
collait à sa peau, Nora lui souffla, méchante :
— André seul n’est point là pour
t’admirer...
— André !
Le jeune homme, sur le divan, paraissait sommeiller.
La tête appuyée aux coussins, les
yeux clos, il s’immobilisait, perdu dans
un rêve...
Fiamette écarta la cohue, et, toute
blanche, les cheveux dénoués, se pencha sur son ami qui réprima un mouvement d’ennui.
— Voyons, regarde-moi donc ?...
— Ah ! laisse-moi !
Mais elle lui souleva la tête et posa
avec violence ses lèvres sur les siennes.
— Tu m’appartiens ! Je te veux !...
Rentrons !
Pascal intervint.
— Oui, emmène-le... A quoi songet-il donc, pour ne pas voir que ce
qu’il possède de plus précieux est en
péril ?...
— Viens ! répéta Fiamette... Je garderai mes confetti ; il y aura quand
même de la place pour tes baisers.
André la repoussa.
— Non, pourquoi me réveilles-tu ?...
J’avais perdu la notion de la réalité
stupide...
— Sois poli, interrompit Pascal.
nVFIVM
— ... de la réalité tout court, si tu
veux, et c’est une rude chance que
de n’y plus songer !
— Je comprends cela, quand on a
passé une heure en compagnie de Jacsive. ques Chozelle ! riposta Fiamette, agresLes artistes riaient, presque tous
hostiles à l’esthète inquiétant qu’évoquait ce nom.
— Quelle est la femme, ici, qui goberait un tel type ? repartit Fiamette,
en promenant son regard ardent sur
les rangs pressés des jolies filles ^que
leur jeune nudité ne faisait même pas
impudiques.
Il y eut, dans la salle, un bourdonnement d’abeilles butineuses au départ du mâle inutile, chassé de la ruche d’amour.
— Moi, jeta Nora, celui que j’aime,
est un beau gars qui sait épuiser toutes les ressources de la volupté sans
jamais bouder à la besogne ! Je suis
à lui jusqu’à la mort...
— Et il te trompe avec toutes tes
amies, murmura un rapin. C’est cela
qui te donne une fière idée de son
tempérament !...
— Oh ! fit une petite, la gorge à
peine fleurie sous les mailles d’un corselet de perles bleues, qui posait une
« Innocence » pour Pascal, il n’y a que
les peintres pour donner du plaisir !
Pascal, pour la remercier, baisa ses
yeux clairs, et lui passa au cou un
collier égyptien forjné de scarabées
d’émail, dérobé à quelque- sépulture
antique. On commençait à partir, et les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres de C. Tillier - II.djvu/247
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/* Corrigée */ Titres + {{interligne|2em}} {{sc|La}}
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{{T2|<small>COMMENT</small>}}
{{T2|<big>LE CHANOINE EUT PEUR.</big>}}
{{T2|<small>— CHRONIQUE NIVERNAISE —</small>}}
{{interligne|2em}}
{{sc|La}} table était à peu près desservie. À l’un des
côtés s’étalait, dans son fauteuil, un gros et
vieux chanoine ; ses deux joues toutes rouges,
pleines, toutes rebondies, ressemblaient à deux
coussins d’écarlate ; mais, sur cette grosse
figure, il y avait une expression si franche de
bonhomie, que, rien qu’à la voir, on eût aimé celui qui la portait.
De l’autre côté de la table était un jeune capitaine d’artillerie,
neveu du chanoine, blessé à la bataille d’Eylau, qui était venu se
refaire, au milieu des délices du canonicat, des fatigues de la
campagne. Entre l’oncle et le neveu, un punch modeste, tel que<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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{{sc|La}} table était à peu près desservie. À l’un des
côtés s’étalait, dans son fauteuil, un gros et
vieux chanoine ; ses deux joues toutes rouges,
pleines, toutes rebondies, ressemblaient à deux
coussins d’écarlate ; mais, sur cette grosse
figure, il y avait une expression si franche de
bonhomie, que, rien qu’à la voir, on eût aimé celui qui la portait.
De l’autre côté de la table était un jeune capitaine d’artillerie,
neveu du chanoine, blessé à la bataille d’Eylau, qui était venu se
refaire, au milieu des délices du canonicat, des fatigues de la
campagne. Entre l’oncle et le neveu, un punch modeste, tel que<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « '4 FOLIE D’OPIUM plus acharnés, se prenant par la main, tournaient frénétiquement autour du maître. Secouant les paillettes multicolores des confetti et les rubans frisés rosés des seins en bataille de volupté. Puis, des couples se formèrent, glissèrent vers la sortie, dans la hâte d’une étreinte. des serpentins, les femmes resplendissaient dans la gloire liliale de leur prin- André se leva en bâillant, traversa l’escalier, revêtit son p... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>'4
FOLIE
D’OPIUM
plus acharnés, se prenant par la main,
tournaient frénétiquement autour du
maître. Secouant les paillettes multicolores des confetti et les rubans frisés
rosés des seins en bataille de volupté.
Puis, des couples se formèrent,
glissèrent vers la sortie, dans la hâte
d’une étreinte.
des serpentins, les femmes resplendissaient dans la gloire liliale de leur prin-
André se leva en bâillant, traversa
l’escalier, revêtit son pardessus avec
lenteur, aida distraitement sa maîtresse
temps, le corps sve’.le, nacré ou doré,
délicieusement poli, avec les boutons
qui grelottait
dans
l’antichambre.
II
RETOUR
AU NID D’AMOUR
Ils s’en allèrent, appuyés l’un à
l’autre pour se réchauffer, gagnèrent
la rue Caulaincourt, la rue sinistre qui
passe sur les morts, monte vers la
butte, chère aux poètes et aux miséreux.
C’est là qu’ils avaient suspendu leur
nid, au cinquième d’une maison d’apparence bourgeoise, et, pour leurs six
cents francs par an, ils occupaient trois
chambrettes ensoleillées et un cabinet
servant de cuisine. De leur balcon,
ils contemplaient le jardin des défunts,
qui scintillait de toutes ses fleurs de
verre dans l’or de ses immortelles,
et, plus loin, le grouillement des vi-
vants, acharnés à leur courte lutte inutile. Un peu de terre dessus, un peu
de terre dessous ; vraiment, les vivants
sont toujours près des morts, et c’est
pitié de les voir se démener pour un
but illusoire de quiétude et de justice !
Fiamette avait dédaigné un commencement d’opulence pour suivre sa Chimère enjôleuse ; et le béguin, tout cérébral d’abord, avait gagné le cœur sinueusement, mais irrésistiblement, Fiamette, créature d’amour, sincère dans
le don d’elle-même, devait forcément
commettre la bêtise d’aimer, et, par
cela, inspirer à l’amant le mépris dans
le triomphe, en supprimant l’orgueil de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Folie d'Opium.pdf/21
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE D’OPIUM la lutte. Cette fâcheuse générosité s’aggravait de quelque instruction, trop fa- — Quand tu es ainsi près de moi, je ne doute pas, certes, mais il y a des cilement acquise, et de beaucoup d’esprit naturel. André Flavien possédait du talent et heures d’angoisse et d’affreuse jalousie que tu m’épargnerais si tu pouv^ais comprendre ma détresse d’âme ! Les lèvres d’André butinaient la chair blonde de sa maîtresse, et... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
D’OPIUM
la lutte. Cette fâcheuse générosité s’aggravait de quelque instruction, trop fa-
— Quand tu es ainsi près de moi, je
ne doute pas, certes, mais il y a des
cilement acquise, et de beaucoup d’esprit naturel.
André Flavien possédait du talent et
heures d’angoisse et d’affreuse jalousie
que tu m’épargnerais si tu pouv^ais
comprendre ma détresse d’âme !
Les lèvres d’André butinaient la
chair blonde de sa maîtresse, et elle
de la fierté, le désir impérieux d’arriver et la maladresse de tous ceux qu’un
réel mérite empêche de se livrer aux
basses intrigues et aux spéculations
productives.
Elle et lui couraient les moulins sans
galette, soupaient d’une vague, charcuterie, croyaient faire la fête et vivaient comme des gueux.
André possédait encore une petite
somme
d’argent, provenant d’un héritage, et deux cahiers de vers copiés
d’une fiévreuse écriture de rêve.
Pour toute fortune, Fiamette avait
sa zibeline et son collier.
— Que t’ai-je fait ? demanda-t-elle,
quand ils se retrouvèrent dans leur
chambrette close, encombrée de livres
et de colifichets féminins, jetés au hasard des meubles.
Il écarta un toquet de velours, une
jupe de surah mauve et put s’asseoir
au bord d’un fauteuil. Puis, l’attirant
contre lui :
— Tu seras courageuse, ma petite
Fiamette ?
Elle pâlit, voila la détresse de son
regard sous ses blondes paupières, tandis qu’il glissait une main caresseuse
sous sa fourrure, éprouvant la douceur de sa peau.
— Qu’as-tu à me dire ? murmurat-elle.
— Tu sais combien je t’aime, chérie ?
fermait les yeux, reconquise déjà, délicieusement émue sous ses caresses savantes.
— Ah ! dit-elle, je n’ai plus la force
de te gronder. Chaque baiser cueille
sur mes lèvres le reproche qui les
brûlait et le change en mots d’amour !...
Vois-tu, nous autres femmes, nous
sommes perdues, lorsque nous aimons !
Plus fort il la pressait contre lui,
et elle se pelotonnait dans ses bras,
toute frêle sous cette volonté mâle,
heureuse de s’anéantir sur le cœur de
son amant.
Longtemps il la dorlota, comme
un
enfant souffrant, qu’il ne faut point
faire pleurer, puis, par de- spécieux
raisonnements, il s’affermit dans sa résolution.
— Miette, écoute-moi avec courage.
— Encore !...
— Oui, il faut songer à l’avenir.
— A quoi bon !.... Profitons de
l’heure présente. Ne sommes-nous pas
heureux ainsi ?...
— La vie a ses nécessités.
— Tu me quittes ?...
Comme elle défaillait, toute blanche,
il essaya d’atténuer l’impression douloureuse que ses paroles avaient produite sur sa maîtresse par une explication banale.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE — Je ne te quitte pas... Je cherche à sortir de Tornière, à me créer une situation... Ce n’est point à déclamer des vers dans les brasseries montmartroises que j’arriverai à me tirer d’affaire... Vrai, je suis las de tant de vains efforts !... H parlait avec volubilité, mal convaincu au fond. — On t’offre quelque chose ? demanda Fiamette avec impatience. — Oui... Oh ! je te verrai quand même, et ce sera bien meilleur... Seule, l’ex... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
— Je ne te quitte pas... Je cherche
à sortir de Tornière, à me créer une
situation... Ce n’est point à déclamer
des vers dans les brasseries montmartroises que j’arriverai à me tirer d’affaire... Vrai, je suis las de tant de vains
efforts !...
H parlait avec volubilité, mal convaincu au fond.
— On t’offre quelque chose ? demanda Fiamette avec impatience.
— Oui... Oh ! je te verrai quand
même, et ce sera bien meilleur... Seule,
l’existence en commun est devenue impossible.
Elle essaya de mettre un peu d’ordre dans ses idées, de raisonner avec
calme.
— Ta famille, sans doute !
— Non.
— Alors ?...
— Jacques Chozelle m’offre une
place de secrétaire.
— Chez lui ?... Tu vas habiter chez
lui ?...
— Non, pas chez lui, évidemment,
mais dans les environs, afin d’être là
au premier appel...
Fiamette eut un rire amer où éclatait
toute sa rancune d’amoureuse en même temps que sa pitié pour la naïveté
de son amant :
— Tu ne sais donc pas ce qu’on dit
de Jacques ?
— Des calomnies sans importance !...
Il est envié comme tous les gens arrivés ! Nous collaborerons à de belles
et fortes oeuvres...
— Vraiment ?
D’OriUM
— Une
idée grandiose, superbe,
qu’il m’a soumise. Je vais me mettre
tout de suite au travail...
— Il te fera sans doute écrire ses
romans et te payera en belles paroles...
— Quelle invention !... C’est Pascal
qui t’a monté la tête...
— Pascal le juge sans acrimonie ;
son dédain, je t’assure, est plein de
sincérité. Il pense que Jacques Chozelle est vidé comme une coque de
noix ; et qu’au physique comme au
moral, il ne tient plus que par la peinture... Craquelé, vermoulu, moisi,
émietté, te dis-je !
— Une rage des sots à le débiner...
— Allons donc ! Sa réputation n’est
faite que du scandale qu’il soulève,
et il en use, exploitant le goiit du
morbide, du frelaté et du corrompu
qui règne en ce moment dans un certain monde...
— Ma petite Fiamette, ces appréciations ne sont pas de toi...
— Tu me juges trop futile et trop
ignorante pour m’accorder une opinion
personnelle ? Eh bien, oui, je ne t’apporte que le fidèle écho de ce qu’on
disait, ce soir encore... On a même dû
dire bien d’autres choses que je n’ai
point écoutées, car j’étais loin de m’attendre à l’intrusion de Jacques dans
notre joli nid si gentiment clos jusqu’à présent... Ah ! mon pauvre mignon !
André ne répliqua pas. Soit lassitude, soit volonté bien arrêtée de suivre son projet, il reprit Fiamette contre<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLU : DOJ’JUM n lui, chercha la pression câline de ses Passive, elle n’opposait nulle résislèvres. tance, envahie par une volupté inconsLes confetti la couvraient encore, cientc. de ci, de là, d’une neige capricieu- — Tu sais bien que je t’aime, s’ése. Il s’amusa à en suivre le des- cria-t-il, comme elle le remerciait d’un sin sur son corps, s’attardant aux sourire heureux, mais la vie est mcmystérieuses cachettes où les flocons oha... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLU :
DOJ’JUM
n
lui, chercha la pression câline de ses Passive, elle n’opposait
nulle résislèvres.
tance, envahie par une volupté inconsLes confetti la couvraient
encore, cientc.
de ci, de là, d’une neige capricieu- — Tu sais bien que je t’aime, s’ése. Il s’amusa
à en suivre le des- cria-t-il, comme elle le remerciait d’un
sin sur son corps, s’attardant aux sourire heureux, mais la vie est mcmystérieuses cachettes où les flocons ohante ! Je ne veux pas que tu vendes
blottis
se
mêlaient
d’un
peu
d’or, ton collier pour moi !...
ni
NORA,
LA
La matinée fut douce dans la pièce
étroite que les rideaux tirés laissaient
mystérieusement dans l’ombre. Fiamette, les paupières fumeuses, les lèvres blêmies, dormait sur la soie
épaisse de sa chevelure, lasse d’avoir
aimé ou pleuré. André, un coude sur
l’oreiller, demeurait songeur, indécis,
entraîné vers un labeur littéraire qu’il
espérait brillant, rémunérateur, et retenu par la certitude de faire du mal
à son amie. « Venez me trouver, avait
dit Jacques Chozelle : je découvre en
vous le talent abondant et souple que
je cherche pour une œuvre à deux ;
je vous montrerai mes notes, et nous
pourrons commencer immédiatement.»
Chozelle avait jeté au jeune homme
la nasse dorée de ses éloges, et, de
COMETE
cette voix cajoleuse qu’il savait prendre à l’occasion, avait fait miroiter à
ses yeux tout un avenir de gloire.
André Flavien porta vers sa maîtresse un regard attristé, effleura ses
cheveux d’un baiser, et procéda à sa
toilette dans la pièce voisine, s’appliquant à faire le moins de bruit possible. Quand il fut prêt, il revint contempler la dormeuse, qui n’avait pas
bougé, et à pas de velours sortit de
l’appartement.
Nora, qui montait, le heurta dans
l’escalier.
— Un louis que vous allez chez Jac— Peut-être... Mais ça ne te reques !
garde pas.
— Fiamette dort encore ?...<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE iS — Entre, si tu veux. — Et que dirais-tu si je t’enlevais ta maîtresse ?... — Travailles-tu pour toi ? — Je travaille pour elle... — Alors, enlève-la, si bon te semble ; qu’elle suive sa fantaisie ou sa fortune... Les deux, si c’est possible. — J’admire ta philosophie... Tu prends les événements avec une sérénité... — Ce sont eux qui me prennent, et je les laisse faire... Il ne faut point contrarier le Destin. — Bonne ch... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
iS
— Entre,
si tu veux.
— Et que dirais-tu si je t’enlevais ta
maîtresse ?...
— Travailles-tu pour toi ?
— Je travaille pour elle...
— Alors, enlève-la, si bon te semble ; qu’elle suive sa fantaisie ou sa
fortune... Les deux, si c’est possible.
— J’admire ta philosophie... Tu
prends les événements avec une sérénité...
— Ce sont eux qui me prennent, et
je les laisse faire... Il ne faut point
contrarier le Destin.
— Bonne chance, André !
— Bonne chance, Nora ! Un dernier baiser à Miette...
Il était au bas des marches, et Nora
frappait doucement à la porte de la
délaissée.
Au bout d’un instant, Fiamette vint
ouvrir, un peignoir mal agrafé sur ses
épaules rondes.
— Toi, de si bonne heure !
— Oui, il faut que je t’entretienne
d’une chose grave, et c’est la raison
qui parlera par ma bouche...
Les deux femmes, câhnement appuyées l’une à l’autre, passèrent dans
le cabinet de toilette, saccagé par la
fièvre impatiente d’André, qui avait
jeté les serviettes au hasard. Un petit
divan, drapé d’étoffes japonaises aux
teintes exquises, garnissait le fond de
la pièce exiguë, sous un bric-à-brac
d’armes, de babouches, d’éventails et
de pochades d’amis, un assemblage
’bizarre,
et cependant
harmonieux.
noriUM
d’objets disparates, groupé par des
mains artistes.
Nora étouffait un accès de toux dans
son mouchoir, et la fine toile de lin
se teignait de rose.
Fiamette, doucement, attira sur son
sein la tête pâle de son amie.
— Tu devrais être dans ton dodo à
rêver d’amour.
— Ou de mort...
— Veux-tu bien te taire ? A
ton
âge... et avec d’aussi jolis yeux !
— Mes yeux voient plus loin que
la vie, c’est peut-être pour cela qu’ils
sont beaux... Mais il ne s’agit pas
de moi...
— C’est donc un motif bien sérieux
qui t’a conduite ici ?
— Ma démarche serait mal jugée
dans le monde bourgeois, et l’on me
jetterait à la tête un fort vilain qualificatif. Cependant, crois bien que mon
amitié seule me
— Va.
ment...
pousse en ce mo-
— Après ton départ, à la soirée de
Pascal, j’ai eu une longue conversation avec Francis Lombard... Il t’aime
et m’a chargée de te le dire.
Fiamette, dans un mouvement brusque, repoussa son amie.
— Oh ! c’est mal ! Je ne quitterai
jamais André, tu le sais bien !
Le sourire de Nora se teignit d’indulgence.
— En effet, tu n’auras pas cette
peine, c’est lui qui s’en ira...
— Non, tu ne connais pas mon influence sur lui... Je t’assure qu’André<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE tient plus à moi qu’il ne le pense... — Je l’ai rencontré dans l’escalier ; il se rendait chez Chozelle. — Et puis après ?... — Il croit à la parole de l’intrigant qui lui a promis sa protection ; il est fier et souffre de te voir dans la gène... Lui-même m’a autorisée à te parler comme je le fais... — Il t’a dit ?... — Que tu pouvais suivre ta fantaisie... oui. Fiamette tressaillit douloureusement ; puis, essayant de prendre u... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
tient plus à moi qu’il ne le pense...
— Je l’ai rencontré dans l’escalier ;
il se rendait chez Chozelle.
— Et puis après ?...
— Il croit à la parole de l’intrigant
qui lui a promis sa protection ; il est
fier et souffre de te voir dans la gène...
Lui-même m’a autorisée à te parler
comme je le fais...
— Il t’a dit ?...
— Que tu pouvais suivre ta fantaisie... oui.
Fiamette tressaillit douloureusement ;
puis, essayant de prendre un ton enjoué :
— Alors, tu m’offres une situation
étonnante...
’D'OriUM
— Tu as conquis l’indépendance ;
certes, c’est quelque chose...
— C’est tout ! Ne cherche pas, il
n’y a rien au-dessus ! Ah ! j’ai connu
la misère plus que toi, et les dédains
des imbéciles, et les rebuffades des
cuistres, et les propositions des beaux
messieurs qui prétendaient me guider
et vivre à mes dépens !... C’est ça qui
donne une fière idée de l’autre sexe !
Voyons, ma petite Fiamette, réfléchis à
l’occasion meneilleuse que je t’offre...
Oui, j’ai l’air de jouer un rôle assez louche, mais tu me connais, tu sais que je
suis incapable d’une mauvaise action et
que je n’agis que dans ton intrèt ?
— Je sais.
— Petit hôtel, chevaux, domesticité
— Alors, dis oui, et je cours porter
correcte et le cœur d’un brave garçon
qui vaut autant que sa fortune, ce qui
la réponse à l’amoureux qui m’attend
en bas...
est rare. Voyons, est-ce que cette guenille ne déshonore point ta jeune
royauté ?
Nora, d’un doigt dédaigneux, découvrait un bout de sein rose sous une
dentelle douteuse :
— A nous les points d’Angleterre,
les Bruges veloutés et les giiipures précieuses ! La femme, ma chérie, n’a que
quinze années de son existence pour
rouler et amasser mousse... Après, elle
roule encore, mais elle n’amasse plus
rien... Moi, au moins, je puis mourir
tranquille et me faire dorloter comme
si on m’aimait réellement... C’est l’Exposition qui m’a rapporté cela, la danse
de Aahomet et du Moulin-Rouge !
— Ah ! tu marchais bien...
— Tant que je pouvais !...
— A ma porte ?
— Regarde !
Fiamette se pencha, curieuse, à son
balcon, et aperçut un coupé bleu sombre attelé d’un cheval alezan, dont la
robe brillait comme de l’or, et un cocher impeccablement empalé sur son
siège.
— « Ta voiture ! ^> dit Nora, en riant.
Vite, mets ta plus jolie robe, ta martre
zibeline et ton coUier ! C’est le Bonheur qui passe !...
Fiamette envoya un baiser à ce Bonheur toujours si pressé qui trotte l’amble dans notre vie, rentra dans le
chambrette tiède, rejeta son peignoir
défraîchi, et, se glissant entre les draps,
à la place de l’amant trop chéri :
— J’aime mieux dormir ! dit-elle.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE iroriUM IV FŒTUS ET Je t’aime, ô ma maîtresse, ainsi que le ciel bleu. Les brises, les parfums, les monts, les bois, les Les rires, les chansons, les extases profondes [ondes. Et les baisers de feu ! Je t’aime, ô ma maîtresse !... A ta bouche sans trêve Se suspend mon désir, papillon enchanté ! Et j’ai connu par toi l’ardente volupté De posséder mon Rêve ! J’ai clos sur ta caresse éperdument mon cœur, Afin qu’en souvenir, priso... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
iroriUM
IV
FŒTUS
ET
Je t’aime, ô ma maîtresse, ainsi que le ciel bleu.
Les brises, les parfums, les monts, les bois, les
Les rires, les chansons, les extases profondes [ondes.
Et les baisers de feu !
Je t’aime, ô ma maîtresse !... A ta bouche sans trêve
Se suspend mon désir, papillon enchanté !
Et j’ai connu par toi l’ardente volupté
De posséder mon Rêve !
J’ai clos sur ta caresse éperdument mon cœur,
Afin qu’en souvenir, prisonnière et vibrante.
Elle me donne encore la secousse enivrante
De ton spasme vainqueur !
Si l’amour dans les cieux renaît pour ses fidèles.
Ma maîtresse, je veux sur tes lèvres mourir^
du baiser qu’elles feront fleurir.
Pour garder,
Les roses éternelles !
Jacques bâille dans la bergère de
soie verte où il s’allonge paresseusement.
— De l’amour ! Toujours de l’amour !... Ah ! mon petit, il faudra changer cela !
— Ne plus aimer ?
— Aimer autrement ; aimer l’être supérieur, TAndrogyne divin qui forme
à lui seul un tout parfait.
— Je ne comprends pas ;
— La femme, mon enfant, ne saurait nous satisfaire, parce que sa nature inférieure ne répond pas aux
aspirations de notre intelligence.
SALAMANDRES
« Notre tempérament d’artiste souffre de son incompréhension, de la brutalité de sa passion, toujours exagérée, en même temps que de sa soumission trop grande à nos désirs. La
femme
a plus d’instinct que de raisonnement ; elle se rapproche trop de
l’animalité.
— C’est sa faiblesse qui fait son
charme. Ne sommes-nous pas heureux
de la protéger moralement en nous
caressant à sa tendresse maternelle ou
amoureuse ?... L’homme le plus fort
n’aime-t-il point à s’anéantir dans les
bras souples d’une maîtresse ?...
— Basse littérature, mon cher. L’initiation vous fera juger différemment.
L’amour réel ne peut exister qu’entre
deux êtres égaux, et j’entends par
amour non seulement la griserie des
sens, mais la communion adorable de
deux âmes pareilles. Les Androgynes
ont connu la plénitude du bonheur. Ne
pouvant avoir comme eux le double
appareil de génération, tâchons de posséder au moins au moral la force de
fécondation et de création.
André sourit.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOlJl’l DOl’JL’M — Ne savez-vous pas, Maître, que les Androgynes étaient des êtres su- enfants-fleurs, des petits garçons hydrocéphales qui poussent des feuilles périeurs, mais remplis d’orgueil ; qu’ils voulurent, comme les Titans, escala- hors d’un vase à reflets glauques, penchent leur tête exsangue et monstrueuse comme une morbide corolle. A der l’Olympe, et que c’est Jupiter qui opéra, pour les punir, la séparation dont nous... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOlJl’l
DOl’JL’M
— Ne savez-vous pas, Maître, que
les Androgynes étaient des êtres su-
enfants-fleurs, des petits garçons hydrocéphales qui poussent des feuilles
périeurs, mais remplis d’orgueil ; qu’ils
voulurent, comme les Titans, escala-
hors d’un vase à reflets glauques,
penchent leur tête exsangue et monstrueuse comme une morbide corolle. A
der l’Olympe, et que c’est Jupiter qui
opéra, pour les punir, la séparation
dont nous nous plaignons aujourd’hui.
Ayant deux visages, quatre bras et
quatre jambes, ils purent être coupés
en deux sans difficulté. L’homme incomplet cherche éternellement sa moitié douloureuse, car l’univers est si
grand qu’il a peu de chance de la trouver !
— L’homme, mon petit, doit tâcher
de regagner son état primitif en se suffisant àlui-même.
— C’est la fin du monde !
— Tant mieux. Le monde tel qu’il
est ne vaut pas une messe, et il peut
bien s’éteindre dans l’impénitence, en
admettant que le bien et le mal existent... Affaire d’appréciation... Voyons,
lisez-moi autre chose que des chansons
d’amour !
André choisit d’autres feuillets, met
à nu son âme nostalgique de poète,
"et Jacques, en fumant du tabac plus
pâle que les miettes dédorées des
vraies hosties, l’écoute d’un air distrait.
Le jeune homme, son rouleau de papier entre les doigts, attend anxieusement le jugement que vont laisser tomber les lèvres autorisées du Maître.
Son regard étonné erre sur les murs
011 s’étalent d’étonnantes peintures représentant de vagues fœtus qui nagent
dans de l’alcool. Après un examen plus
attentif, il s’aperçoit que ce sont des
terre, sur des coussins, s’étalent des
couleuvres et des salamandres pustulées d’ocre et de cinabre, des lombricsfleurs aussi, et André a envie de donner une chiquenaude au Maître, immobile sur son fauteuil, pour bien s’assurer qu’il n’est point également un
flamboyant reptile endormi dans l’hallucination dece marécage en chambre.
— Vous regardez mes études « de
rêve ». C’est beau, n’est-ce pas ? On
sent l’odeur « lancinante et câlineuse .>
des charniers devant ces têtes « violées » d’adolescents ! Et le grouillement figé de ces larves semble la caresse des corps décomposés sous
l’onde lorsqu’on plonge parmi les nénuphars !... Oh ! les nénuphars verts
et les iris noirs ! Oh !.,.
André est mal à l’aise ; il voudrait,
cependant, dire quelque chose d’aimable ; mais Chozelle ne lui en laisse pas
le temps. Il est lancé et parle abondamment de son talent, de son génie,
de sa beauté et de sa santé chancelante.
— Vos petits vers, mon cher André, ne sont pas « artistes » : trop de
sentiment, de clarté, d’émotion bourgeoise. Voyez-vous, il ne faut jamais
essayer d’exprimer le sens des choses,
ni votre état d’âme ; l’écriture, seule,
le groupement des mots garde quelque
importance. Soyez esthétique dans la<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE forme ; l’idée fatigue les lecteurs, trouble les digestions. — Mais l’esthétique change, tand.s que l’idée demeure. — F euh ;... Nos tableaux se démodent moins que nos écrits !... Faites votre palette, mon cher, avec des tons rares, des tons de végétaux vénéneux, d’herbes aquatiques et de méduses échouées. Ne craignez pas de tremper votre pinceau dans la putréfaction des eaux stagnantes et des chairs blettes... Relisez « La Charog... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
forme ; l’idée fatigue les lecteurs, trouble les digestions.
— Mais l’esthétique change, tand.s
que l’idée demeure.
— F euh ;... Nos tableaux se démodent moins que nos écrits !... Faites
votre palette, mon cher, avec des tons
rares, des tons de végétaux vénéneux,
d’herbes aquatiques et de méduses
échouées. Ne craignez pas de tremper
votre pinceau dans la putréfaction des
eaux stagnantes et des chairs blettes... Relisez « La Charogne » du divin
Baudelaire... Un chef-d’œuvre !
— Certes, mais il y a dans ce morceau mieux que des mots groupés
comme des lombrics autour d’une racine poreuse.
— Je veux n’y voir que des mots
et de l’horreur ; puisque vous désirez
travailler avec moi, pénétrez-vous de
mon essence morbide, de mon charme
démoniaque, de mon
quiétante...
étrangeté. in-
— Je tâcherai... Voulez-vous écouter
encore ce petit morceau, où il y a
une image, je crois ?
André choisit tm autre poème.
— C’est un coucher de soleil, ditil, je lirai rapidement.
Et, quand il eut achevé, il demanda
avec une angoisse suppliante :
— Est-ce mieux ?
— Non !... Ce n’est pas ma manière.
Trop de clarté... On n’admire vraiment
que ce qu’on ne comprend pas.
— Vous me conseillerez ?...
— Mon
enfant, appelez-moi cher
Maître. Je cerai heureux de m’appuyer
1) OPIUM
à votre épaule jeune et robuste... Votre tête fine et vos grands yeux ajouteront à ma gloire... On nous verra
ensemble, et l’on pensera à cet autre
Maître tant calomnié qui se montrait
parfois dans tout le rayonnement de
son génie avec son compagnon d’élection... Ah ! qu’il était beau, cet amant
de la forme et de la poésie !
— Le maître ?
— Non, l’ami.
Et Jacques, se reculant un
peu,
considéra longuement André avec sévérité ; puis, se rapprochant, il lui tapota le dos et la poitrine, ainsi que
font les maquignons pour un poulain
de race.
— Les épaules larges, la taille
mince... Vous êtes mal habillé, mon
cher, mais je devine, sous cet humble veston, des sinuosités exquises, un
derme rare...
André, surpris, avait pâli légèrement.
— Oh ! dit Jacques, en riant, je veux
que mon disciple me fasse honneur ;
je suis artiste avant tout.
Le jeune homme jeta un regard découragé aux salamandres, dont les pustules éclataient sur les meubles, et aux
fœtus-fleurs figés dans l’huile rance
d’une peinture naïve, malgré ses prétentions.
Jacques, la moustache fine, les cils
baissés sur ses yeux d’un bleu trouble,
se pinça le bout de l’oreille pour le
rougir.
— C’est un artiste de beaucoup d’intuitivité qui m’a fait ces études, d’après le Rêve...<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Folie d'Opium.pdf/31
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PLEURAIT
K
SILIi.XCE
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42)<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLLE — Ah ! — Un rêve d’opium qui dura une nuit entière, et nous tint sous ses griffes puissantes... Ali ! ce fut une angoisse et une volupté non pareilles ! Je vous initierai... André, blême, mélancolique, se disait que la vie était dure et que quelques louis feraient mieux son affaire. jroi’lUM mon cher disciple, il faut que mon talent soit inimitable et... cela vous — Moi ! regarde... — Certes. Quand vous aurez vécu quelque temps dans m... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLLE
— Ah !
— Un rêve d’opium qui dura une
nuit entière, et nous tint sous ses griffes puissantes... Ali ! ce fut une angoisse et une volupté non pareilles ! Je
vous initierai...
André, blême, mélancolique, se disait que la vie était dure et que quelques louis feraient mieux son affaire.
jroi’lUM
mon cher disciple, il faut que mon
talent soit inimitable et... cela vous
— Moi !
regarde...
— Certes. Quand vous aurez vécu
quelque temps dans mon intimité, vous
me comprendrez et vous écrirez de
— Ahet ! grandes choses.
belles
Mais il n’osait aborder cette question
terre à terre, attendait impatiemment
— Pour cela, mon mignon, vous
aurez deux cents francs par mois... Je
l’offre généreuse
de collaboration.
— Et ce travail pressé ? demanda-
voudrais faire plus, mais je suis pau-
t-il, enfin, d’une voix blanche.
— Je ne l’ai point oublié, mon jeune
ami ; il faut, pour vous y livrer fructueusement, que vous connaissiez mon
vre, vous le savez. C’est entendu ?
André réfléchit qu’il devait deux termes au propriétaire et qu’il ne savait vraiment comment il vivrait le mois
genre, ma manière, que vous endos-
prochain ; les larmes aux yeux et la
gorge contractée, il accepta.
siez, si je puis m’exprimer ainsi, ma
peau. Dans mes œuvres, je parle surtout de moi, et cela éveille la curio-
Fraternel, Jacques le reconduisit jusqu’à la porte, une main appuyée sur
son épaule.
sité du lecteur, l’intéresse beaucoup
plus qu’une aventure d’imagination à
laquelle on ne songe plus, le livre
fermé. Je ne suis point tout à fait
— Maître, dit André, en rougissant,
ce qu’on vous a dit, et ce que vous
pourriez croire...
— Je ne crois rien. Serais-je ici, autrement ?
Jacques se mordit les lèvres.
pourriez-vous m’avancer quelque argent... jesuis gêné, en ce moment, et
j’ai une maîtresse...
— Une maîtresse ! fi ! Vous n’êtes
point, je le vois, dans les idées nouvelles... Les femmes nous déshonorent
par leur infériorité physique et morale.
— Pourtant, dans vos livres...
— En ce temps de réclame à outrance, ilfaut se créer une personnalité
presque inquiétante pour sortir des
— Oui, j’en mets dans mes livres,
parce qu’il faut bien satisfaire le lecteur, qui est aussi un être grossier,
rangs, et cela s’use vite, car les imitateurs abondent.
mais je n’en mets pas dans ma vie...
D’ailleurs, mes femmes littéraires sont
des créatures d’exception qui peuvent
avoir quelque charme. J’en fais des
mortes pensantes, des ama-ntes astrales, pour ainsi dire insexuées, et, dans
— Oh ! je sais...
— Oui, vous avez vu beaucoup de
jeunes me copier d’une façon déplorable. Eh bien, André, mon doux ami.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 28 FOLLE B’OriUM mes articles, je me venge de cette concession accordée au mauvais goût des oii quelques arcanes du mystère vous seront révélés... foules... Quand vous saurez, vous m’imiterez. . Apropos, votre habit d’hier vous allait bien... Venez me prendre, samedi prochain, à sept heures. Je Négligemment, Jacques plongea ses vous conduirai à un dîner d’hommes, ENTRE doigts bagués d’aigues-marines et d’opales dans une des poches... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>28
FOLLE
B’OriUM
mes articles, je me venge de cette concession accordée au mauvais goût des
oii quelques arcanes du mystère vous
seront révélés...
foules... Quand vous saurez, vous m’imiterez. . Apropos, votre habit d’hier
vous allait bien... Venez me prendre,
samedi prochain, à sept heures. Je
Négligemment, Jacques plongea ses
vous conduirai à un dîner d’hommes,
ENTRE
doigts bagués d’aigues-marines et d’opales dans une des poches de son
gilet, et tendit un louis au disciple
confus.
AMANTS
— Comment, encore couchée... Il
est deux heures !
spirituels, des effleurements de caresses compréhensives !... Quoi de
plus doux, ici-bas ? se demandait-il, en
songeant aux paroles âpres et vindicatives de Jacques.
— Je n’avais pas de quoi déjeuner,
alors j’ai dormi...
— Je n’ai pas déjeuné non plus.
Tiens, voici vingt francs.
Joyeusement, la jeune femme bondit
Et, d’instinct, il se méfiait du bellâtre aux yeux troubles, à la lèvre dédaigneuse, bavant des éloges et du
fiel. Mais quoi ? il fallait vivre, et, dans
le métier des lettres, on prend ce qui
hors du lit, se baigna d’eau fraîche,
passa une jupe de drap, jeta sa zibeline sur ses épaules, et, relevant ses
s’offre, avec l’espoir des éclatantes revanches, quand le succès fructueux
sera venu.
Fiamette, au bout de dix minutes,
rentra, chargée de provisions ; et,
sur un bout de table, on dévora avec
un appétit terrible, une belle faim de
jeunesse saine et robuste.
— Alors, tu as vu Jacques Chozelle ?.... Comment est-ce, chez lui ?
— C’est toi, dit Fiamette, en se soulevant sur l’oreiller, je savais bien que
tu reviendrais !
cheveux en casque d’or, dégringola les
cinq étages. Elle chantait, et André écoutait sa jolie voix avec l’accompagnement des petits talons sur les marches.
« Une femme, une amie, une compagne attentive et discrète qui soigne
le cœur et le corps avec des gestes<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE — Quelconque dans l’ensemble, avec des détails bizarre^., je m’imaginais tout autrement cet intérieur de poète. Ma parole, c’est mieux chez nous. — Bravo ! tu resteras chez nous. — Ma pauvre Miette, je voudrais bien... Hélas ! ce n’est pas possible... — Oh ! le méchant ! Avec des plaintes de petite fille, elle se jeta à son cou, frotta son menton au sien, en fermant les yeux comme une chatte qui boit du lait. Et toutes les menues car... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
— Quelconque dans l’ensemble,
avec des détails bizarre^., je m’imaginais tout autrement cet intérieur de
poète. Ma parole, c’est mieux chez nous.
— Bravo ! tu resteras chez nous.
— Ma
pauvre Miette, je voudrais
bien... Hélas ! ce n’est pas possible...
— Oh ! le méchant !
Avec des plaintes de petite fille, elle
se jeta à son cou, frotta son menton
au sien, en fermant les yeux comme
une chatte qui boit du lait. Et toutes
les menues caresses de celles qui aiment vinrent troubler le jeune homme
délicieusement.
— André, je ne veux pas que tu
travailles pour cet homme !
— Mais nous n’avons rien, rien que
des babioles sans valeur qui ne nous
feraient pas vivre un mois !... Jacques
me propose deux cents francs.
— Es-tu bien siàr qu’un autre ne te
proposerait pas davantage en se montrant moins exigeant ?... >.
— Je crains, en effet, que Jacques
n’ait ni mérite personnel, ni talent acquis. Avec l’âpre désir de réussir,
quand même, il a tâché de se créer
un genre, et il a exploité les petits
côtés malpropres de certaines âmes :
le goiît du faisandage littéraire et moral ou, tout simplement, le snobisme
des imbéciles. Cet homme
n’est ni un
artiste, ni un poète, puisqu’il ignore
l’amour du beau ! C’est un démarqueur
habile qui, dans son labeur opiniâtre,
méprise l’idéal pour ne songer qu’au
côté pratique et commercial des choses.
D’OFIUM
— Et puis, dit Fiamette, a-t-il jamais indiqué un talent réel, aidé un
écrivain ou un artiste de valeur à sortir de l’ombre ?...
— Non, pas si bête !... Il n’a jamais
célébré que les nullités prétentieuses,
les excentriques volontaires, dénués de
tout avenir, qui ne pouvaient lui porter ombrage.
— Nous en cassons du
sucre !...
Alors, c’est dit, tu vas frapper à d’autres portes ?...
— Non. Je me suis trompé sur le
compte de Jacques, mais l’étude du
personnage et du milieu spécial dans
lequel il évolue m’intéresse en ce moment... Pour réussir ailleurs, il faudrait faire des démarches, peut-être
humiliantes, attendre longuement dans
les antichambres de seigneurs de marque ou de contre-marque, s’exposer à
des rebuffades... Je n’ai point l’échiné
assez souple pour me courber jusquelà.
— Alors, au moins, promets-moi de
revenir, chaque soir. Tu ne peux pas
me quitter ainsi... Tu ne sais donc pas
ce qu’on me propose ?
André eut un tremblement des
mains, la crispation brusque celui qui
voudrait nouer ses doi^gts à la gorge
d’un ennemi.
— Si, je sais, fit-il, très bas. Tu es
libre, Fiamette..,.
— Comme tu me dis cela ?
— La fortune s’offre, sans doute,
pour toi, il ne faut point la laisser
s’éloigner... Tu m’as fait un sacrifice
qui a duré assez longtemps... Songe,<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE D’OPIUM }^ ma jolie Miette, que la vieillesse est dure pour les femmes, et que tu ne resteras pas toujours cette corolle d’amour que tu es aujourd’hui ! Fiamette fit la moue, se pelotonna sur les genoux de son amant. Si encore tu savais faire une reprise — Ceci me regarde, et s’il me plaît de finir mes jours dans une loge de L’habit que Fiamette présentait, de face et de dos, était moins endommagé concierge ou dans un grenier d’étu... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
D’OPIUM
}^
ma jolie Miette, que la vieillesse est
dure pour les femmes, et que tu ne
resteras pas toujours cette corolle d’amour que tu es aujourd’hui !
Fiamette fit la moue, se pelotonna
sur les genoux de son amant.
Si encore tu savais faire une reprise
— Ceci me regarde, et s’il me plaît
de finir mes jours dans une loge de
L’habit que Fiamette présentait, de
face et de dos, était moins endommagé
concierge ou dans un grenier d’étudiant !... jesuis libre, je pense ?...
André s’oublia à respirer la mousse
voluptueuse des cheveux follets de sa
qu’on n’aurait pu le croire, après une
nuit de Carnaval. Il se silhouettait pres-
maîtresse, derrière l’oreille, aune place
qu’elle avait tout particulièrement sensible.
— Un chic tailleur qui m’a fait ça’.
— Voyons, confie-moi ce grand secret. Quelle est la conquête que tu
vises ?...
Elle défit l’écheveau soyeux, l’enroula
au cou du jeune homme comme un
perdue...
— Je demanderai une leçon à la
concierge... Es-tu donc convié chez une
Altesse ?...
— Peut-être...
que élégamment sur les tentures mikado de la pièce. André se rasséréna.
— Oh ! tu n’as point à être jalouse,
serpent d’or.
— Te voilà prisonnier !
je vais à une soirée d^ hommes.
— Comme tu vas t’ennuyer, mon
Et les visages des amants, ainsi réunis, devaient ressembler à ceux des héros de Longus, dans leur fleur de désir
et de jeunesse. Mais André repoussa
son amie, les sourcils soudain froncés
pauvre chéri !
— Plus encore que tu ne penses !
par une inquiétude.
— As-tu examiné mon habit ?
— Ton habit ?...
— Il avait une petite déchirure sous
— Pourquoi y vas-tu ?
— J’accompagne Jacques.
Le fin visage de Fiamette prit une
expression méchante.
le bras, à l’endroit rongé par les mites, jesuis siàr qu’elle s’est agrandie !...
— Ah ! j’aimerais mieux encore te
voir passer la soirée chez des femmes !
Une séance d’âpre débinage pour les
absents et de flatteries poisseuses pour
les assistants.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Folie d'Opium.pdf/37
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE D’ OPIUM VI ANCIEN ET NOUVEAU — Vous n’avez donc pas pris de fiacre, mon jeune ami ? Vos souliers sont crottés... et ce nœud de cravate !.., Jacques ne semble pas enchanté de la toilette du nouveau disciple. Il tient à verser sur son mouchoir quelques gouttes d’un parfum agressif, et glisse, avec précaution, à sa boutonnière, une orchidée glauque au calice tigré de noir. Puis, pour mieux contempler son œuvre, il s’éloigne de quelqu... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
D’ OPIUM
VI
ANCIEN
ET NOUVEAU
— Vous n’avez donc pas pris de
fiacre, mon jeune ami ? Vos souliers
sont crottés... et ce nœud de cravate !..,
Jacques ne semble pas enchanté de
la toilette du nouveau disciple. Il tient
à verser sur son mouchoir quelques
gouttes d’un parfum agressif, et glisse,
avec précaution, à sa boutonnière, une
orchidée glauque au calice tigré de
noir. Puis, pour mieux contempler son
œuvre, il s’éloigne de quelques pas.
— C’est déjà mieux... Vous aimez
les fleurs ?...
— Oui, beaucoup... Mais, toutes les
fleurs, tandis que vous me semblez
avoir une prédilection pour les espèces
hybrides et vénéneuses...
— Quoi, pas la moindre bague, et
des ongles coupés ras ! D’oii sortezvous donc ? mais c’est horrible !
— Je préfère ne point porter de bagues ; quant à mes ongles, je les laisserai pousser, si vous le désirez, bien
que cela ne soit pas d’une grande utilité, il me semble ?..,
— C’est capital ! Un homme, pas
plus qu’une femme, ne doit négliger
aucun moyen
de séduction.
Sachez,
JEU
aussi, que lorsque je permets à un
nouveau venu de m’accompagner chez
mes amis, je tiens à ce qu’il me fasse
honneur de toutes les façons.
Jacques avait parfumé et calamistré
ses cheveux fins ; un peu de rouge animait ses joues ; l’on eiit juré qu’un trait
de kohl allongeait ses paupières, les
soulignant, donnant à son regard fuyant
une enveloppante douceur.
André préféra ne pas approfondir
le maquillage
du Maître.
— Voulez-vous que je descende pour
arrêter une voiture ? demanda-t-il d’un
ton un peu sec qui lui valut un acquiescement plein de mansuétude, car
Jacques estimait peu ceux qui lui parlaient avec timidité.
L’adresse jetée, avenue de Messine,
le Maître s’installa dans le fiacre, releva soigneusement les glaces, ses
bronches ne supportant pas le froid,
et dit de cette voix chantante qui lui
était habituelle :
— Mon ami Paul Defeuille, dont
vous allez faire la connaissance, nous
convie parfois à dîner, comme ce soir.
C’est un homme de grande valeur et<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE de manières raffinées. J’espère que vous reconnaîtrez la faveur qu’il vous fait, car sa porte ne s’ouvre qu’à bon escient et ses invitations sont fort ra res. A ces petites fêtes, d’un caractère très particulier, les conversations roulent sur tous les sujets avec une liberté entière, comme il est d’usage dans les réunions dont les femmes sont D- OPIUM habit, et, avec une houpette dissimulée dans son mouchoir, ennuagea ses traits. Da... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
de manières raffinées. J’espère que
vous reconnaîtrez la faveur qu’il vous
fait, car sa porte ne s’ouvre qu’à bon
escient et ses invitations sont fort ra
res. A ces petites fêtes, d’un caractère
très particulier, les conversations roulent sur tous les sujets avec une liberté entière, comme il est d’usage
dans les réunions dont les femmes sont
D- OPIUM
habit, et, avec une houpette dissimulée dans son mouchoir, ennuagea ses
traits.
Dans le salon aux vastes divans semés de roses effeuillées sous les tulipes
irisées du lustre, une dizaine d’hommes
causaient nonchalamment dans des poses que des demi-mondaines, expertes
exclues... Ces pécores prétentieuses
parlent de tout, sans rien connaître,
admirent et débinent avec une bouffonne assurance et une naïveté sans
en l’art de plaire, n’eussent pas désavouées. Des gilets aux nuances chatoyantes serraient les tailles, des bagues aux chatons énormes couvraient
les doigts, et des bouffées entêtantes
pareilles !
— Décidément, vous les détestez
bien !
d’extraits multiples se mêlaient au parfum des fleurs.
Le maître de la maison se leva avec
— Mon Dieu, non, je les méprise,
seulement... Je vois avec peine que
vous suivez encore les anciens errements, et je crains vraiment que vous
ne fassiez triste figure, ce soir...
empressement à l’entrée de Jacques
Chozelle, lui donna l’accolade, et serra
affectueusement les doigts d’André, qui
pâlissait un peu, écœuré, mais résolu.
— Pourquoi ?...
— Dame, votre candeur subira quelques assauts...
Jacques avait un pli ironique au coin
des lèvres qui déplut au jeune homme.
— Je crois avoir peu de choses à apprendre...
— Allons, tant mieux.
La voiture s’arrêta devant une maison de belle apparence, et Jacques,
s’appuyant au bras de son nouvel ami,
monta un étage, pénétra dans une antichambre tendue de tapisseries anciennes et ornée de glaces de Venise aux
encadrements précieux. Avec soin, il
répara le léger désordre que le trajet
avait amené dans sa toilette, redressa
les pétales de l’orchidée qui ornait son
— Tête expressive, dit-il, après l’avoir examiné d’un œil connaisseur,
avec cela de jolies dents et des cils...
mais, regardez donc ces cils, ils frisent
comme ceux des petites filles !... Vingttrois ans, à peine, n’est-ce pas ?...
— Vingt-quatre.
— Bravo !... Messieurs, qu’en pensez-vous ?...
Il y eut un murmure flatteur. Jacques redressa ses moustaches.
— C’est mon élève.
— Oii
donc
l’as-tu cueilli ?...
— Dans l’atelier de Pascal que déshonoraient des nudités de femmes.
— Pouah ! Ces artistes, vraiment, ne
comprendront jamais le beau. Qu’y at-il de comparable aux formes de l’Antinous ou de l’Apollon du Vatican ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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XC AS
LU
ClilTi :
URDUKE ?
[Pi^g’^' -}))<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « »
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/* Sans texte */
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<noinclude><pagequality level="0" user="Ineuw" /></noinclude><noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOUI’ : De la vigueur, de rélégance, de la majesté, une harmonie parfaite des lignes... Tandis que le génie antique, même, n’a pas su idéaliser le ridicule des rondeurs féminines : des outres à reproduction et à allaitement. — La femme n’est qu’un instrument aveugle, un organe imbécile destiné à remplir une fonction nécessaire... — L’homme est l’expression de l’intelligence dans la force. 11 est le Maître psychologique et physio... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOUI’ :
De la vigueur, de rélégance, de la
majesté, une harmonie parfaite des
lignes... Tandis que le génie antique,
même, n’a pas su idéaliser le ridicule
des rondeurs féminines : des outres à
reproduction
et à allaitement.
— La femme n’est qu’un instrument aveugle, un organe imbécile destiné à remplir une fonction nécessaire...
— L’homme est l’expression de
l’intelligence dans la force. 11 est le
Maître psychologique et physiologique
de la création. 11 est l’Androgyne divin qui doit se suffire à lui-même.
André, décidé à ne plus s’étonner
de rien, regardait avec une moqueuse
curiosité ces faces barbues et moustachues s’épanouir dans l’adoration de
leur moi, et il songeait à ces fakirs
en perpétuelle extase devant leur sexe
atrophié, paré de fleurs.
Un valet correct et grave annonça
que le dîner était servi.
Par couples sympathiques, un bras
nonchalant autour de la taille, les convives se rendirent dans la salle à manger, et prirent place autour de la table,
jonchée de narcisses et de roses. Les
verres de Bohême, délicats et nacrés,
caboches de gemmes, comme
des bi-
DOJ’IUjM
tude, lorsque lui fut versé le vin aux
senteurs chaudes, couleur de soleil et
de topaze, qui devait sceller leur bonne
entente.
— Je bois, dit Chozelle, à notre
union esthétique et à la réussite de
nos légitimes ambitions !
Il pencha ses moustaches sur le fin
cristal qui s’embua tristement, puis tendit la coupe à moitié vide à son
ami.
Mais André, incapable de se vaincre, se contenta du geste, bien que
le vin lui semblât appréciable.
Le dîner, délicatement ordonné et
somptueusement servi, fu : morose
pour le jeune homme. Aucun abandon
d’âme, aucune confiance affectueuse ne
s’y remarquait. Chacun jouait un rôle,
voulait témoigner son indépendance,
sa supériorité intellectuelle, par des
pensées et des actes inconnus du vulgaire — de la foule immonde. — Malheureusement, ces prétentions ne se
réalisaient guère. Les idées désertaient
ces cervelles amorphes, les conversations, en dépit du tarabiscotâge des
expressions, de la préciosité de l’allure, demeuraient d’une pénible banalité. Et, malgré tout, ces ennemis de
la femme
revenaient à la femme, in-
joux de prix, n’étaient disposés que
de deux en deux couverts, de sorte
que les couples communiaient, tout le
long du repas, en une même pensée
d’élection.
vinciblement,, en d’aigres remarques,
fielleux persiflages.
André songeait que ces injures, en
la circonstance, constituaient un bien
bel éloge.
André constata qu’il lui faudrait
boire dans la coupe de Jacques, et son
Lorsque l’extra-dry pétilla dans les
cervelles, en feux follets , de gaietés
déplaisir se mêla d’une certaine inquié-
blondes, le poète demanda l’autorisa-
de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Folie d'Opium.pdf/42
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE 36 tion de dire quelques vers, et il plaça ce sonnet dédié à la femme, au milieu d’une évidente hostilité : JE CHANTE LES BAISERS ! I e^ baisers ont les tons des cieux, des lacs, des [fleurs ! Les uns, de la couleur des automnales roses, Pleurent sur le passé des êtres et des choses, Pleurent les deuils lointains, les charmes, les [douleurs. D’autres, d’azur léger, d’autres ensorceleurs. Verveines aux cœurs d’or, fiévreusement d... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
36
tion de dire quelques vers, et il plaça
ce sonnet dédié à la femme, au milieu
d’une évidente hostilité :
JE CHANTE
LES BAISERS !
I e^ baisers ont les tons des cieux,
des lacs, des
[fleurs !
Les uns, de la couleur des automnales roses,
Pleurent sur le passé des êtres et des choses,
Pleurent les deuils lointains, les charmes, les
[douleurs.
D’autres, d’azur léger, d’autres ensorceleurs.
Verveines aux cœurs d’or, fiévreusement dècloses.
Chantent l’amour, la vie et les métamorphoses.
D’autres tendent, sournois, des pièges d’oiseleurs !..
:
Quelques-uns ont le ton discret des violettes
es.
squelett
frêles
et
doux
effacés,
Ceux-ci. presque
Me semblent un essaim de grands papillons gris.
Ceux-là, sur les tombeaux, brûlent comme
des
[cierges.
est épris,
Mais le roi des baisers, dont mon cœur
Kst le baiser neigeux des âmes et des Vierges !
— Peuh ! fit Jacques, vos vers ont
douze pieds et la consonne d’appui !
Vous savez bien que nous avons
changé tout cela. Carrément, nous faisons rimer algues avec flammes et
meurtre avec œuf. Quant aux pieds,
plus il y en a, mieux ça vaut. La pensée doit rester obscure, embrumée
d’Au-delà, vous ne devez point vous
comprendre vous-même, afin que chaque lecteur donne à vos strophes le
sens qu’il préfère. Ainsi tout le monde
est content.
— Les lecteurs, des mufles ! déclara
Defeuille.
.— Le public veut être épaté, voilà
DO F IV M
tout ! appuya un jeune homme verdâtre
orné d’un monocle et d’un orgelet,
l’un soutenant l’autre. Ecoutez ce morceau sans égal...
Mais on n’écoutait plus, les conversations étaient devenues d’un tour
fort intime. D’autres orfèvres, ciseleurs de mots et démolisseurs de rimes, purent lancer les petits cailloux
de leur inspiration sans atteindre perl’art.
sonne, et ce fut tout bénéfice pour
Le café, servi au salon, on reprit,
appuyé l’un à l’autre, le chemin déjà
parcouru. André, qui mourait de soif,
vida trois tasses coup sur coup, et
s’inonda de kummel, la communion
n’étant point obligatoire dans les verres à liqueurs.
- Defeuille s’empressait, baissant la
lumière du lustre, tirant les rideaux
et distribuant des orchidées fraîches,
prises dans des corbeilles garnies de
mousse.
Ces messieurs ne fumèrent pas. Il
est de mauvais goîit, avait déclaré Jacques, de fumer autre chose que du
haschich ou des fleurs, et l’on désira
rester sur le parfum des fraises mouillées d’éther.
Les voix se faisaient languides, les
paroles chuchotées se fondaient, mystérieuses.
Ces messieurs, réunis autour du
Maître, ressemblaient aux adorateurs
de quelque dieu maléfique, attendant
le sacrifice.
En effet, des cassolettes furent allu-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Folie d'Opium.pdf/43
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 37 FOLIE mées, et Defeuille invita ses amis à visiter les chambres fort bien aménagées de son appartement... — Venez, dit Jacques en poussant D’OFIUM — Je préfère fumer une cigarette dehors. On étouffe dans ces roses et cet encens ! Mais Jacques eut un sourire : :— J’allais vous le proposer... le coude d’André, qui sursauta. VII LA VOLUPTE Dans la rue, les deux hommes se regardèrent. — Vrai, il fait meilleur, ici ! déclara André. Le... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>37
FOLIE
mées, et Defeuille invita ses amis à
visiter les chambres fort bien aménagées de son appartement...
— Venez, dit Jacques en poussant
D’OFIUM
— Je préfère fumer une cigarette
dehors. On étouffe dans ces roses et
cet encens !
Mais Jacques eut un sourire :
:— J’allais vous le proposer...
le coude d’André, qui sursauta.
VII
LA VOLUPTE
Dans la rue, les deux hommes se
regardèrent.
— Vrai, il fait meilleur, ici ! déclara
André.
Le Maître aspira l’air glacé d’une narine douloureuse.
— Peuh !... Ce que j’aime, voyezvous, c’est le relent des faubourgs, l’odeur du vice et des fauves humains !
J’ai passé dans certains quartiers suburbains de Paris des heures exquises... Et quels beaux gars !... Defeuille
est plein de bonne volonté, mais, en
dehors du régal délicat de l’esprit, il
y a peu de joie à glaner chez lui... La
civilisation morbide a réfréné ici les
instincts de l’homme, et rien n’est plus
triste que l’effort pour le plaisir...
— Alors, cher Maître, vous partez
toujours avant la fin ?
ESTHETIQUE
— Presque toujours. Et puis, on me
défend les veilles prolongées... J’ai
trop demandé à mes nerfs dans ces
dernières années ; je suis un détraqué,
un neurasthénique... un éthéromane...
Jacques ne parlait pas sans orgueil
de ses fatigues, et le mot « éthéromane »fleurissait à ses lèvres comme
l’orchidée pustuleuse à sa boutonnière. Ilne remarquait nullement le ton
ironique dont le disciple l’interrogeait,
et André, comprenant qu’il n’avait
n’avait point affaire à un psychologue
bien subtil, dissimulait à peine.
— Je viendrai demain prendre vos
conseils pour le travail dont vous
m’avez parlé, cher Maître.
— Ah ! le travail ! il n’y a que cela
de vraiment doux dans la vie !... Quand
on a vaincu le Verbe farouche, on se<noinclude>
<references/></noinclude>
8u2784bj0tfp4xj48twy0pffi8n9opc
Page:Folie d'Opium.pdf/44
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE sent la même lassitude délicieuse qu’après l’amour. — Certes, déclara André en riant. Le cerveau, avant le labeur littéraire, est animé du même transport que le cœur avant la possession. Le désir de créer se manifeste dans toute sa véhémence... Mais c’est, à mon avis, la procure les sensations les qui poésie plus rares. Le sonnet, par exemple, me représente l’étreinte complète dans sa perfection mesurée et graduée. C’est, d... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
sent la même lassitude délicieuse qu’après l’amour.
— Certes, déclara André en riant.
Le cerveau, avant le labeur littéraire,
est animé du même transport que le
cœur avant la possession. Le désir de
créer se manifeste dans toute sa véhémence... Mais c’est, à mon avis, la
procure les sensations les
qui
poésie
plus rares. Le sonnet, par exemple,
me représente l’étreinte complète dans
sa perfection mesurée et graduée.
C’est, d’abord, la caresse moelleuse
des huit premiers vers, dont la rime revient, persistante comme le baiser initiateur, savant, pénétrant, tenace, magnétique... Puis, l’enlacement étroit des
deux strophes plus brèves, plus nerveuses, d’une acuité profonde qui
émeut sûrement, soulève tout l’être
d’impatiente ardeur. Enfin, voici le
dernier vers, dont la rime jaillit comme
un clou d’or et fixe irrésistiblement le
poème adorable...
Jacques daigna approuver.
— Il faudra mettre cela dans m.on
roman. Notez, tout de suite...
— Oh ! inutile, je m’en souviendrai...
— Vous prendrez comme titre du
premier chapitre : « la Volupté esthétique ».
p.,.
— Pour commencer, vous décrirez
la scène de ce soir.
— Complètement ?
— Non, seulement ce que vous avez
vu... Nous placerons cela dans un journal mondain.
— Oh !...
D’OPIUM
— Mon cher, en sachant s’y prendre, on fait accepter bien des choses...
L’art de ne rien dire en disant tout est
fort goûté des gens du monde. Et c’est
aux passages les moins flatteurs pour
elles que les petites femmes
se pâ-
rent !... ment le plus... Voyez, elles m’ado— C’est vrai.
— Quel est l’écrivain féministe qui
pourrait lutter avec moi ?... Quel est
celui qui saurait, avec plus de maestria, éveiller leur fibre perverse ?... Elles
viennent à moi comme les snobs allaient chez Bruant, pour se faire injurier ! Et c’est cela qui donne une
fière idée de leur bêtise !...
— Peut-être se vengeront-elles un
jour ?...
Chozelle eut une moue ineffable.
— Je suis sûr de moi.
— Quand ce ne serait que pour
éprouver des sensations nouvelles ?...
— La Faculté m’a affirmé que j’étais
à l’abri des coups de tête...
André, qui n’avait sur les épaules
qu’un mince pardessus d’automne,
commençait à grelotter. Il songeait à
l’intimité du lit tiède où Fiamette, blottie en rond comme une chatte frileuse,
l’attendait. Et, déjà, il croyait sentir
sur ses épaules la pression de ses
bras souples, et, sur ses lèvres, la douceur de sa bouche menue et fondante,
toujours prête au baiser. Il prit congé
de Jacques, s’éloigna en fredonnant
des vers que Lausanne, le chantre des
caresses, venait de lui mettre en musique sur un air de danse :<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Sans texte */
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE B’ OPIUM Valsez, amants que rien ne lasse. Valsez, au rythme des baisers, Valsez, amants inapaisés !... La vie est un baiser qui passe ! Buvez, étroitement unis, l.e philtre des lèvres démentes... l’aites-vous, au cœur des amantes. Amants, le plus soyeux des nids ! Valsez, valsez, Aimez, amants que rien ne lasse. Aimez, au rythme des baisers, Aimez, amants inapaisés !... La vie est un baiser qui passe ! la vie est hrcvc... Mais que vous i...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
B’ OPIUM
Valsez, amants que rien ne lasse.
Valsez, au rythme des baisers,
Valsez, amants inapaisés !...
La vie est un baiser qui passe !
Buvez, étroitement unis,
l.e philtre des lèvres démentes...
l’aites-vous, au cœur des amantes.
Amants, le plus soyeux des nids !
Valsez, valsez,
Aimez, amants que rien ne lasse.
Aimez, au rythme des baisers,
Aimez, amants inapaisés !...
La vie est un baiser qui passe !
la vie est hrcvc...
Mais que vous importe demain ?
Grisez-vous, la main dans la main.
Valsez. beau.K amoureux du rêve 1
4
VIII
l’influence
Fiamette, cette nuit-là, fut une amoureuse triste ; non pas qu’elle doutât
d’André, mais il lui semblait que quelque chose avait sombré en son âme,
que le poète naïf et tendre avait fait
place au sceptique renseigné et pervers. Il éprouvait moins de plaisir à
ses cajoleries douces, se montrait exigeant, irritable, presque cruel en ses
caprices singuliers. Il ne lui suffisait
plus de l’avoir toute, de la bercer dans
ses bras comme une grande poupée
blonde, d’écouter le cantique fervent
de son adoration. Ses curiosités allaient au delà des caresses habituelles,
il lui venait le maladif besoin de la
faire souffrir pour la sentir mieux à
soi. Le fauve frémissait dans l’ombre,
l’exquis poète devenait un homme, et,
moins, peut-être, un civilisé.
MAUVjiLSE
— André, dit-elle, tu ne m’aimes
plus comme hier, et, demain, tu ne
m’aimeras plus comme aujourd’hui.
— Tu te plains après ce que...
— Oh ! tu m’as fait mal... rien de
En effet, il avait été brutal, sans
plus.
amour réel, volontaire, compliqué, dédaigneux des habituelles ivresses. Elle
retrouvait en lui la vanité méchante
des premiers amants et leur besoin
d’humilier la femme qui s’est donnée
par des regards, des gestes, des expressions de physionomie, plus encore
que par des paroles. De son côté —
étrange revirement de l’esprit humain
— André qui, tout à l’heure, avait follement convoité Fiamette, se disait que
l’amour ardent, complet, durable est
chose impossible, que les plus beaux<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Folie d'Opium.pdf/48
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE jr OPIUM 42 jouets se cassent et se ternissent, que les plus brûlants .désirs s’éteignent, aussitôt réalisés, qu’il n’y a rien dans rien !... Le levain de haine, qui fermente au cœur de tous les amants, se montrait confusément en lui. Il en voulait presque à sa maîtresse des joies qu’elle lui avait données dans une soumission trop complète. Et ce sentiment, commun à presque tous les hommes, ferait supposer que le grand mépris, qu’... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
jr OPIUM
42
jouets se cassent et se ternissent, que
les plus brûlants .désirs s’éteignent,
aussitôt réalisés, qu’il n’y a rien dans
rien !... Le levain de haine, qui fermente au cœur de tous les amants, se
montrait confusément en lui. Il en voulait presque à sa maîtresse des joies
qu’elle lui avait données dans une soumission trop complète. Et ce sentiment,
commun à presque tous les hommes,
ferait supposer que le grand mépris,
qu’au fond ils ont d’eux-mêmes, retombe logiquement sur celles qui les
aiment et les admirent.
Tant il est vrai que certaines femmes ne peuvent, dans la vie, compter
que sur la constance de l’amant qui les
paye, parce que, en pareil cas, le galant
court après son argent.
Fiamette pleurait en silence, et le
disciple, après avoir remué d’autres
pensées mauvaises, s’endormit, le dos
tourné à son bonheur.
Il fallut, le lendemain, songer au
roman de Jacques : La Volupté esthétique, se plier au genre qu’il’ avait
adopté, broyer de l’étrange à la portée
des snobs.
Au bout d’une demi-heure, André
faisait couramment du Chozelle, et s’attendrissait de nouveau devant les paupières lasses et les yeux douloureux
de Fiamette :
— J’ai été méchant, Miette, pardonne-moi !
Elle l’embrassait gentiment.
— Pourquoi faut-il que je te ché-
risse davantage après tes injures ?...
Les amoureuses ont donc perdu toute
dignité !...
— Et la dignité du pardon, la comptes-tu pour rien ?... Dieu n’agit pas autrement avec les pécheurs !...
— Je ne veux plus que tu partes ?...
— L’ai-je jamais voulu ?...
— Dame, tu me disais cette nuit
que le plaisir que je te donnais ne valait pas le travail que je te faisais
perdre ! Que tout ce que vous offrez
à l’amour, vous autres écrivains, est
perdu pour la littérature !... Les germes fécondants vous remontent au cerveau et vous procréez sans le secours
de la femme !...
André se mit à rire.
— Tous les grands auteurs ont été
chastes, ma petite Fiamette ?
— Des imbéciles ou des fous !
— Et le succès ?...
— Le succès ?... Un mot ! Est-ce que
Ninoche ou Nora la Comète n’en ont
pas autant que vous tous ?... Et, moimême, si je voulais !...
— Certes.
— Le succès va aux plus infimes,
aux pitres et aux malins, il n’est insaisissable que pour ceux qui sont audessus de lui.
— Tu as raison, Miette.
André prit sa maîtresse contre lui,
appuya son front sur son cœur, et,
longtemps, savoura la joie d’être tout
petit et frêle auprès de cette affection
si grande.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE irorwM 43 IX UN ARTICLE — Voici, cher Maître, le cliapitre demandé sur la « Volupté esthétique ». Le disciple avait fait, au courant de la plume, le ricit de ce qu’il avait vu chez Defeuille. 11 était question principalement de l’amitié que deux hommes peuvent éprouver l’un pour l’autre. Cette amitié profonde devait se poursuivre au milieu des tracasseries de la lutte littéraire ; le roman, en somme, ne serait qu’une histoire pass... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
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43
IX
UN ARTICLE
— Voici, cher Maître, le cliapitre demandé sur la « Volupté esthétique ».
Le disciple avait fait, au courant de
la plume, le ricit de ce qu’il avait vu
chez Defeuille. 11 était question principalement de l’amitié que deux hommes peuvent éprouver l’un pour l’autre. Cette amitié profonde devait se
poursuivre au milieu des tracasseries
de la lutte littéraire ; le roman, en
somme, ne serait qu’une histoire passionnelle sedéroulant dans la banalité
de la vie parisienne. Mais, l’idée perverse s’attachant à tout, et l’imagination du lecteur évoquant les images
lascives au moindre passage obscur,
l’aventure pouvait se parer d’un certain charme équivoque.
Chozelle, séance tenante, biffa des
mots, ajouta des adjectifs rares, embrouilla quelques phrases trop claires
et envoya au copiste.
— Mon ami, dit-il, je suis satisfait
de ce premier travail. Vous continuerez dans ce sens, en tâchant qu’on
me reconnaisse bien dans le personnage principal. L’intrigue importe peu,
DE CHOZELI,E
tout doit être dans le détail... Douze
mille lignes environ. L’éditeur attend.
Mais, pour demain, il me faudra un
article.
— Quel sujet ?...
— Oh ! mon Dieu ! le théâtre. Vous
parlerez du ballet qu’on va donner aux
Folies-Perverses — mon ballet — et
vous glisserez quelques rosseries sur
Ninoche.
— Ninoche ?...
— Elle m’a déplu à la soirée de
Pascal.
— C’est une bonne fille.
— Je n’aime pas les bonnes filles...
Vous direz qu’elle est grotesque en
scène, et, qu’à son âge, la retraite
s’impose... Enfin, vous avez le choix
des épithètes, pourvu qu’elles soient
très rosses.
André se- redressa.
— Non, quand même je penserais
ce que vous dites de Ninoche, je ne
le dirais pas.
— Pourquoi ?
— Parce que je n’attaque pas les
femmes.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 44 FOLIE D’OPIUM Jacques fronça le nez et les sourcils. — Vous en êtes là ?... Une créature qui se donne à tous ! André ne put réprimer une exclamation moqueuse, que Chozelle ne comprit point ou ne voulut pas comprendre. — Faites toujours l’article, dit-il, j’ajouterai ce qu’il me plaira. — C’est votre droit, puisque vous signez. Pourtant, permettez-moi de vous dire, cher Maître, qu’il serait préférable d’exercer cette humeur bata... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>44
FOLIE
D’OPIUM
Jacques fronça le nez et les sourcils.
— Vous en êtes là ?... Une créature
qui se donne à tous !
André ne put réprimer une exclamation moqueuse, que Chozelle ne
comprit point ou ne voulut pas comprendre.
— Faites toujours l’article, dit-il,
j’ajouterai ce qu’il me plaira.
— C’est votre droit, puisque vous
signez. Pourtant, permettez-moi de
vous dire, cher Maître, qu’il serait préférable d’exercer cette humeur batailj
leuse sur ceux qui peuvent se défendre... Vous avez des ennemis, j’en conviens, mais vous en comptez moins
parmi les femmes que parmi les hommes. Adressez-vous à ces derniers.
— Les hommes se battent quelque-
— Je ne connais pas Tigrane.
— Cela n’a pas d’importance : Tête
exsangue de noyée ou de prophétesse
ivre d’éther, mouvements souples de
couleuvre :
fo’is, avoua Jacques
— Eh bien ?...
semblaient des joyaux d’ambre et de
béryl, les couleuvres se blottissaient
en quelque trou. Depuis le matin, la
pluie frappait de ses mille petits doigts
simiesques les carreaux embués. Une
naïvement.
— Je ne tiens pas à ce qu’on m’abîme la peau ! Et puis, en disant du
mal d’une femme, j’ai toutes les autres pour moi... Elles sont si jalouses !... Est-ce que vous êtes toujours
avec cette fille ?... Fiamette Silly, je
crois ?...
André tressaillit, reprit sèchement :
— Ma maîtresse n’est pas une fille,
et elle m’aime sincèrement.
— Soit, ne vous fâchez pas pour
si peu... Tenez, mon ami, mettez-vous
là et piochez cet article : La pantomime,
les séductions de mes œuvres, le
charme de Tigrane, danseuse-étoile,
qui crée la Chauve-Souris dans mon
ballet !... Vous y êtes ?...
l’n seipeiU qui danse :ui bout d’un bâton.
Elle a tous les envoiitements et tous
les maléfices.
— Voilà donc une femme qui vous
plaît ?
— Nullement, mais elle m’est utile...
Le public incompréhensif ne se contenterait pas aujourd’hui de mimes choisis uniquement parmi les hommes...
Il faut bien, quand on ne peut faire
autrement, sacrifier au mauvais goût.
Tandis que l’élève travaillait docilement, Jacques, dans sa molle bergère,
somnolait avec béatitude.
Les salamandres, sur les coussins,
journée d’eau, plus triste que les journées de neige qui, au moins, revêtent
tout d’une ouate délicate, couchent les
êtres et les choses, comme des gemmes, dans des boîtes capitonnées de
velours blanc. Les toits, au moindre
rayon, se nacrent ; les gouttières se
parent de pendeloques de cristal ; les
branches secouent des houpettes emperlées. Par la pluie, au contraire, tout
se fane, se décompose, accuse la sénilité des pierres et des arbres, et l’âme
aussi perd ses vêtements de rêve, demeure nue devant la réalité.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Folie d'Opium.pdf/51
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE noriuM — Avez-vous écrit ? demanda Jacques au disciple qui, pâlissant dans le — J’ai mis à vous satisfaire ma verve la plus effarante, mon faisandage cérébral le plus compliqué... — Ce n’est pas mal. jour verdâtre, se penchait nerveusement sur son papier. — Oui, vous voyez. — Des étoffes, des pierreries, des fleurs !... Il faut que cela rutile, serpente, se torde, éclate en fusée éblouissante... J’aime à me rouler dans les pi... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
noriuM
— Avez-vous écrit ? demanda Jacques au disciple qui, pâlissant dans le
— J’ai mis à vous satisfaire ma
verve la plus effarante, mon faisandage cérébral le plus compliqué...
— Ce n’est pas mal.
jour verdâtre, se penchait nerveusement sur son papier.
— Oui, vous voyez.
— Des étoffes, des pierreries, des
fleurs !... Il faut que cela rutile, serpente, se torde, éclate en fusée éblouissante... J’aime à me rouler dans les
pierreries et les parfums ! Je suis la
dernière manifestation de notre civilisation délicieusement pourrie !... Ah !
les relents des bouges parisiens où
grouille le vice !
Chozelle saisit la plume, ratura de- 4=)
ci, de-là, puis, entre deux douceurs à
Tigrane, insinua un peu du verjus qu’il
tenait en réserve pour le commun des
mortelles : « Quant à Ninoche, la critique s’est trop longtemps occupée de
ses chairs blettes... Cette vieille guenon, aussi tenace que dénuée de talent, rebute la vue et les autres sens...
N’y a-t-il pas pour ses pareilles des
cabanons au Jardin des Plantes ?... »
André tendit l’article qu’il avait bâclé, selon la manière du Maître, facile
à saisir avec un peu de métier et de
Ce n’était pas drôle ; mais Jacques
rit longuement de cette trouvaille dont
le disciple dut louanger la véhémente
saveur.
souplesse, et Jacques Chozelle le parcourut, d’un œil sévère.
THEATRE
Le lendemain soir, dans sa loge des
Folies-Perverses, Ninoche confiait ses
peines à son amant.
— Tu as lu cette ordure ?
— Non.
— Tiens !
Elle lui mettait la feuille sous le nez,
et d’un ongle rageur, soulignait le passage injurieux.
A
FEMMES
— Peuh ! fit l’autre,
d’importance.
— Tu trouves ?
cela
n’a
pas
— On ne se fâche plus de ce qu’écrit Chozelle.
— Alors, tout lui est permis ?... Eh
bien, je saurai me venger toute seule !
Ninoche, dans une danse
serpentine, se montrait, ce soir-là,’ au Tout-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Folie d'Opium.pdf/52
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE Paris des premières. Debout devant une glace que des jets électriques baignaient largement, elle se drapait dans une immense étoffe floconneuse, la faisait onduler sur des bâtonnets, cambrait les reins, se penchait, fantomatique et souple. Ce n’était plus une femme, mais une corolle gigantesque, ondulant au moindre souffle, tournant et retroussant ses pétales nacrés. Puis, la fleur devenait papillon, avec des ailes de pourpre éclairées par deux...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
Paris des premières. Debout devant
une glace que des jets électriques baignaient largement, elle se drapait dans
une immense étoffe floconneuse, la faisait onduler sur des bâtonnets, cambrait les reins, se penchait, fantomatique et souple. Ce n’était plus une
femme, mais une corolle gigantesque,
ondulant au moindre souffle, tournant et retroussant ses pétales nacrés.
Puis, la fleur devenait papillon, avec
des ailes de pourpre éclairées par deux
jroi’iHM
ment pâle ; elle en corrigea le dessin
trop sec, arrondit la lèvre inférieure,
fleurit la supérieure en cœur de pourpre, et se toucha également les narines.
Le fard, dont elle se servait, répandait un violent parfum de tubéreuse ;
chacun de ses mouvements dégageait
des effluences plus vives.
— Et tu sais pourquoi Chozelle m’en
veut ? demanda Ninoche qui poursui— vait
Noson
n. idée.
yeux d’or, dans une poussière de diamants.
— Parce que j’ai déclaré, à la soirée de Pascal, que tout était en toc
L’habilleuse, empressée, fixait aux
épaules le voilé flottant, remontait le
maillot de soie, qui avait glissé sur
chez lui : l’esprit et le reste. Du chiqué
dont les femmes du monde même n’attendent plus rien !
Jules Laroche
haussa les épaules.
— Dans le métier que tu fais, on
ne devrait attaquer personne.
les cuisses, maîtrisait avec peine l’impatience fébrile de la danseuse.
Dans la loge, tendue de liberty
mauve, des corbeilles fleuries, aux anses légères cravatées de rubans et de
dentelles, mettaient une agonisante haleine.
Jules Laroche, l’amant du jour, disparaissait sous une jonchée de violettes de Parme, saccagées par une
main vengeresse : cela sentait la poudre, la femme et le sang des roses !
— Une belle salle, reprit Ninoche,
en passant légèrement un pinceau enduit de kohl sur ses paupières et ses
sourcils. Puis, avec une estompe, elle
noya son regard d’une amoureuse
langueur, insinua sur la cornée de
l’œil un peu d’une poudre mystérieuse
destinée à dilater la pupille, à lui communiquer une flamme étrange. La
bouche saignait dans la face naturelle-
— Pourquoi donc ?... Dans « le métier que je fais » on sait aussi se faire
respecter, tu le verras tout à l’heure.
Ninoche, les narines frémissantes,
cambrait son buste harmonieux, et,
d’un geste farouche, rejetait les boucles courtes et épaisses de ses cheveux
qui lui donnaient un peu l’air d’une
sauvageonne.
— En scène pour le no 12 ! cria le
régisseur, tandis qu’une dizaine d’acrobates passaient en soufflant, les bras
et le visage inondés de sueur, les muscles saillants sous le maillot rose. Tigrane, qui commençait la seconde partie, traînait dans la poussière des corridors une longue douillette de
zibeline, et fredonnait d’une voix grêle.
— La Chauve-Souris !
chuchota
la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Charles Maurras - Enquête sur la monarchie.djvu/73
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{tiret2|fran|çaise}}, je parle de l’officielle, est placée dans les mêmes conditions subalternes que tout le reste. Comment un gouvernement d’opinion soucieux de l’audience du monde n’a-t-il su se donner qu’une presse si faible ? Vous n’êtes pas informés, disait Roosevelt à notre confrère Gabriel Alphaud^ Vous n’êtes jamais au courant. Vous savez toujours les choses les derniers, répète ce patricien d’une République traditionnell... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|lxvii|67}}}}</noinclude>{{tiret2|fran|çaise}}, je parle de l’officielle, est placée dans les mêmes conditions
subalternes que tout le reste. Comment un gouvernement
d’opinion soucieux de l’audience du monde n’a-t-il su se
donner qu’une presse si faible ? Vous n’êtes pas informés, disait
Roosevelt à notre confrère Gabriel Alphaud^ Vous n’êtes
jamais au courant. Vous savez toujours les choses les derniers,
répète ce patricien d’une République traditionnelle. Vous préférez
guérir les maladies plutôt que de les prévenir et de vous en
préserver à temps. Vos journaux, à côté des grands organes de la
presse allemande, italienne, anglaise, américaine du Nord et du
Sud, — sont dans une infériorité lamentable. Vous êtes en République,
en démocratie. Vous voulez vous gouverner vous-mêmes et
vous ignorez tout, non seulement de Vart de gouverner, mais des
champs divers d’application où s’exerce, au dedans comme au
dehors, l’action de celui qui gouverne...
Jamais régime n’a été battu plus complètement sur son
propre terrain. Battu par les Républiques après avoir été si
longtemps manœuvré parles Monarchies ! Si l’on veut s’expliquer
cela équitablement, il est juste de tenir compte de la
régression économique générale. Un pays qui se dépeuple, qui
produit et qui agit moins, subit les conséquences de cette situation
dans sa presse, dans sa propagande au dehors. Mais dépopulation
et marasme sont conséquences d’un régime politique
contraire aux intérêts du pays. Il faut tenir compte de
ce qu’il y a de gauche, de gêné, même d’un peu contradictoire
dans l’expansion morale et matérielle d’un peuple
dont le gouvernement ne correspond ni à son génie profond
ni à la pensée sincère et naturelle de ses meilleurs éléments
actifs. Nous exportons des catholiques au Canada : est-ce
que la politique de leur cœur peut être celle de la troisième
République ? Nous envoyons aux petites et grandes Indes,
dans l’Asie antérieure, en Egypte, en Amérique du Sud, des
Jésuites, des Capucins, des Dominicains : les plus républicains
d’entre ces missionnaires ne laissent pas d’être exposés à des
désaccords plus que fréquents avec la politique des successeurs
de M. Combes et des collaborateurs de M. Poincaré. Et si, ce
qui arrive, nous exportons du pacifisme humanitaire, ces doc-
1. Comœdia du 21 février 1924.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|lxvii|67}}}}</noinclude>{{tiret2|fran|çaise}}, je parle de l’officielle, est placée dans les mêmes conditions
subalternes que tout le reste. Comment un gouvernement
d’opinion soucieux de l’audience du monde n’a-t-il su se
donner qu’une presse si faible ? <i>Vous n’êtes pas informés</i>, disait
Roosevelt à notre confrère Gabriel Alphaud<ref><i>Comœdia</i> du 21 février 1924.</ref>. <i>Vous n’êtes j
amais au courant. Vous savez toujours les choses les derniers</i>,
répète ce patricien d’une République traditionnelle. <i>Vous préférez
guérir les maladies plutôt que de les prévenir et de vous en
préserver à temps. Vos journaux, à côté des grands organes de la
presse allemande, italienne, anglaise, américaine du Nord et du
Sud, — sont dans une infériorité lamentable. Vous êtes en République,
en démocratie. Vous voulez vous gouverner vous-mêmes et
vous ignorez tout, non seulement de l’art de gouverner, mais des
champs divers d’application où s’exerce, au dedans comme au
dehors, l’action de celui qui gouverne</i>…
Jamais régime n’a été battu plus complètement sur son propre terrain. Battu par les Républiques après avoir été si longtemps manœuvré par les Monarchies ! Si l’on veut s’expliquer cela équitablement, il est juste de tenir compte de la régression économique générale. Un pays qui se dépeuple, qui produit et qui agit moins, subit les conséquences de cette situation dans sa presse, dans sa propagande au dehors. Mais dépopulation et marasme sont conséquences d’un régime politique contraire aux intérêts du pays. Il faut tenir compte de ce qu’il y a de gauche, de gêné, même d’un peu contradictoire dans l’expansion morale et matérielle d’un peuple dont le gouvernement ne correspond ni à son génie profond ni à la pensée sincère et naturelle de ses meilleurs éléments actifs. Nous exportons des catholiques au Canada : est-ce que la politique de leur cœur peut être celle de la troisième République ? Nous envoyons aux petites et grandes Indes, dans l’Asie antérieure, en Égypte, en Amérique du Sud, des Jésuites, des Capucins, des Dominicains : les plus républicains d’entre ces missionnaires ne laissent pas d’être exposés à des désaccords plus que fréquents avec la politique des successeurs de M. Combes et des collaborateurs de M. Poincaré. Et si, ce qui arrive, nous exportons du pacifisme humanitaire, ces doctrinaires.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|lxvii|67}}}}</noinclude>{{tiret2|fran|çaise}}, je parle de l’officielle, est placée dans les mêmes conditions
subalternes que tout le reste. Comment un gouvernement
d’opinion soucieux de l’audience du monde n’a-t-il su se
donner qu’une presse si faible ? <i>Vous n’êtes pas informés</i>, disait
Roosevelt à notre confrère Gabriel Alphaud<ref><i>Comœdia</i> du 21 février 1924.</ref>. <i>Vous n’êtes
jamais au courant. Vous savez toujours les choses les derniers</i>,
répète ce patricien d’une République traditionnelle. <i>Vous préférez
guérir les maladies plutôt que de les prévenir et de vous en
préserver à temps. Vos journaux, à côté des grands organes de la
presse allemande, italienne, anglaise, américaine du Nord et du
Sud, — sont dans une infériorité lamentable. Vous êtes en République,
en démocratie. Vous voulez vous gouverner vous-mêmes et
vous ignorez tout, non seulement de l’art de gouverner, mais des
champs divers d’application où s’exerce, au dedans comme au
dehors, l’action de celui qui gouverne</i>…
Jamais régime n’a été battu plus complètement sur son propre terrain. Battu par les Républiques après avoir été si longtemps manœuvré par les Monarchies ! Si l’on veut s’expliquer cela équitablement, il est juste de tenir compte de la régression économique générale. Un pays qui se dépeuple, qui produit et qui agit moins, subit les conséquences de cette situation dans sa presse, dans sa propagande au dehors. Mais dépopulation et marasme sont conséquences d’un régime politique contraire aux intérêts du pays. Il faut tenir compte de ce qu’il y a de gauche, de gêné, même d’un peu contradictoire dans l’expansion morale et matérielle d’un peuple dont le gouvernement ne correspond ni à son génie profond ni à la pensée sincère et naturelle de ses meilleurs éléments actifs. Nous exportons des catholiques au Canada : est-ce que la politique de leur cœur peut être celle de la troisième République ? Nous envoyons aux petites et grandes Indes, dans l’Asie antérieure, en Égypte, en Amérique du Sud, des Jésuites, des Capucins, des Dominicains : les plus républicains d’entre ces missionnaires ne laissent pas d’être exposés à des désaccords plus que fréquents avec la politique des successeurs de M. Combes et des collaborateurs de M. Poincaré. Et si, ce qui arrive, nous exportons du pacifisme humanitaire, ces doctrinaires.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|lxvii|67}}}}</noinclude>{{tiret2|fran|çaise}}, je parle de l’officielle, est placée dans les mêmes conditions
subalternes que tout le reste. Comment un gouvernement
d’opinion soucieux de l’audience du monde n’a-t-il su se
donner qu’une presse si faible ? <i>Vous n’êtes pas informés</i>, disait
Roosevelt à notre confrère Gabriel Alphaud<ref><i>Comœdia</i> du 21 février 1924.</ref>. <i>Vous n’êtes
jamais au courant. Vous savez toujours les choses les derniers</i>,
répète ce patricien d’une République traditionnelle. <i>Vous préférez
guérir les maladies plutôt que de les prévenir et de vous en
préserver à temps. Vos journaux, à côté des grands organes de la
presse allemande, italienne, anglaise, américaine du Nord et du
Sud, — sont dans une infériorité lamentable. Vous êtes en République,
en démocratie. Vous voulez vous gouverner vous-mêmes et
vous ignorez tout, non seulement de l’art de gouverner, mais des
champs divers d’application où s’exerce, au dedans comme au
dehors, l’action de celui qui gouverne</i>…
Jamais régime n’a été battu plus complètement sur son
propre terrain. Battu par les Républiques après avoir été si
longtemps manœuvré par les Monarchies ! Si l’on veut s’expliquer
cela équitablement, il est juste de tenir compte de la
régression économique générale. Un pays qui se dépeuple, qui
produit et qui agit moins, subit les conséquences de cette situation
dans sa presse, dans sa propagande au dehors. Mais dépopulation
et marasme sont conséquences d’un régime politique
contraire aux intérêts du pays. Il faut tenir compte de
ce qu’il y a de gauche, de gêné, même d’un peu contradictoire
dans l’expansion morale et matérielle d’un peuple
dont le gouvernement ne correspond ni à son génie profond
ni à la pensée sincère et naturelle de ses meilleurs éléments
actifs. Nous exportons des catholiques au Canada : est-ce
que la politique de leur cœur peut être celle de la troisième
République ? Nous envoyons aux petites et grandes Indes,
dans l’Asie antérieure, en Égypte, en Amérique du Sud, des
Jésuites, des Capucins, des Dominicains : les plus républicains
d’entre ces missionnaires ne laissent pas d’être exposés à des
désaccords plus que fréquents avec la politique des successeurs
de {{M.|Combes}} et des collaborateurs de {{M.|Poincaré}}. Et si, ce
qui arrive, nous exportons du pacifisme humanitaire, ces {{tiret|doc|trinaires}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLJE mime avec un geste de gavroche. Oust ! laissez-moi filer, on m’attraperait encore ! Dans la salle, on arrivait pour voir le ballet de Chozelle, qu’on disait délicieusement monté, avec un tas de petites femmes. Les loges resplendissaient, occupées par les étoiles de première et de deuxième grandeur de la D’OFWM sées !... Mais il faut vivre, n’est-ce pas ?... Aux courses, aux premières des théâtres àfemmes, à Trouville, à Dieppe, V) a... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLJE
mime avec un geste de gavroche. Oust !
laissez-moi filer, on m’attraperait encore !
Dans la salle, on arrivait pour voir
le ballet de Chozelle, qu’on disait délicieusement monté, avec un tas de petites femmes. Les loges resplendissaient, occupées par les étoiles de première et de deuxième grandeur de la
D’OFWM
sées !... Mais il faut
vivre,
n’est-ce
pas ?...
Aux courses, aux premières des théâtres àfemmes, à Trouville, à Dieppe,
V)
aux tables de baccara et de roulette,
se pressent les poupées fragiles, tintin abulantes etcreuses, avec un louis
sonnant la chamade sous l’armature du
corsage.
galanterie. Ce n’étaient qu’ondoiements
de perles, ruissellements de joyaux, si
L’homme exhibe sa maîtresse, comme il exhibe ses attelages et ses che-
pressés qu’ils semblaient, de loin, emprisonner les bustes dans des carapaces
de tortues prestigieuses. Les chairs
offraient des tons lactés, les chevelures, savamment calamistrées, taisaient aux faces fiévreuses des au-
vaux de course ; il n’est point jaloux,
réoles d’or, de jaïet ou de cuivre.
Comme il sied à des princesses de
joie, les rires sonnaient impertinents,
aigus ou rauques, selon l’âge ou la
fatigue, — les débuts ayant été souvent pénibles et rebutants.
Et, ce qui frappait, tout d’abord, devant l’étalage de peaux et d’oripeaux,
c’était la ressemblance qu’avaient ^ntre elles toutes ces poupées peintes
qui paraissaient sortir d’une grande fabrique de Nuremberg, — jouets pour
vieux enfants vaniteux et naïfs.
Toutes montraient leurs dents de
et, parfois même, se dispense d’un
hommage plus direct. Pour ce soin,
il y a le premier cocher, s’il est joli
garçon, le maître d’hôtel, les artistes
de passage, le lutteur ou le second
ténor. Il est convenu que l’amant qui
paye n’est jamais aimé ; mais, le plus
souvent, il n’y tient pas.
Derrière les loges tristement bruyantes des soupeuses en renom, passaient
les filles plus humbles, en quête d’une
étreinte rapide, d’une fantaisie fatigante, mais sans lendemain. Celles-ci,
les joues plissées, exsangues ou marbrées de rose, se paraient de robes
voyantes, souvent défraîchies, et leurs
cheveux, mal rattachés, révélaient de
fréquentes stations dans les garnis hospitaliers des environs. Elles gardaient
la même façon, dans une gaieté fébrile et factice, se faisaient onduler
un air ennuyé, indifférent, ne s’approchaient que des hommes assis, sollici-
chez le même artiste capillaire, portaient des corsets pareils qui leur occasionnaient une petite douleur au
taient un punch ou une menthe à l’eau
qui leur tournait sur le cœur. Beau-
creux de l’estomac. « Le corset et l’amiour ! Ah ! ma chère ! •>> Deux corvées
dont elles se seraient bien dispen-
coup n’avaient point dîné et redoutaient de ne pas souper. Sur le flot
des liquides absorbés, il leur restait
alors la ressource de mettre une vague<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE charcuterie, tenue en réserve pour les soirs de chômage. Les jeunes gens s’amusaient à les faire jaser, et, lorsqu’elles étaient deux, les invitaient ensemble, friands de leur intimité. C’étaient de gentils ménages où tout était en commun, les bonnes et les mauvaises aubaines, les baisers et les coups. Certaines affichaient des airs mas- culins, portaient la cravate d’homme et les cheveux courts sous un feutre frondeur. Leur amie, plus pet... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
charcuterie, tenue en réserve pour les
soirs de chômage.
Les jeunes gens s’amusaient à les
faire jaser, et, lorsqu’elles étaient deux,
les invitaient ensemble, friands de leur
intimité. C’étaient de gentils ménages
où tout était en commun, les bonnes
et les mauvaises aubaines, les baisers
et les coups.
Certaines affichaient des airs mas-
culins, portaient la cravate d’homme et
les cheveux courts sous un feutre frondeur. Leur amie, plus petite, mince et
alanguie, s’appuyait à leur bras, leur
parlait d’une voix caresseuse, se frôlait àleur jupe. Et cette bonne entente,
plus simulée que réelle, aguichait les
curiosités, éveillait les désirs des chasseurs de sensations rares.
Des matrones isolées, laborieusement rechampies, un ciment de coldcream, de blanc de céruse et de poudre dans les rides de leur peau, balançaient des panaches d’autruche et
des croupes puissantes. On ]es voyait
sortir avec des béjaunes, échappés de
quelque collège, et désireux de concilier leur appétit vorace avec l’exiguïté de leurs ressources.
Dans la première salle, où se vidaient les bocks et les querelles lascives, où circulait plus à l’aise le bétail de volupté, un orchestre de dames
viennoises, ceinturées de bleu sur des
robes de mousselines blanches, sévissait mélancoliquement.
Un peu en retard, arriva André Flavien avec sa maîtresse. Nora la Comète
DOriUM
attendait ses amis dans une loge du
rez-de-chaussée, et, soit malice, soit
légèreté inconsciente, elle avait prié
Francis Lombard de l’accompagner,
sans le prévenir du voisinage dangereux qu’il aurait à subir.
Fiamette, avec ses yeux de fleur de
lin, ses cheveux tendrement cendrés,
fit sensation à son entrée dans la loge.
Son fin visage contrastait, par un
charme tout personnel, une idéale expression d’intelligence et de douceur,
avec les faces poupines ou bestiales
des filles en renom. Pas un défaut
ne contrariait la joie du regard dans
l’harmonie de ses épaules, de ses bras ;
et de tout son corps charmant, blanc
et velouté comme une corolle de manesse.
gnolia, s’exhalait le parfum de jeu-
Francis Lombard, en apercevant
André, eut un tressaillement, se leva
pour sortir, mais Nora, impérieusement, le retint.
■— Mon ami Francis Lombard, ditelle avec son sourire félin, avait, mon
cher André, le plus vif désir de vous
connaître. J’espère que, tous les trois,
vous voudrez bien me tenir compagnie ?
— Ah ! murmura Fiamette, depuis
qu’il travaille pour Chozelle, André me
quitte à tout moment, et je crains bien
qu’il ne me soit pas plus fidèle que
les autres soirs.
— Chozelle ? une mauvaise connaissance ! fit Nora, mais André est trop
psychologue pour se laisser prendre
aux pipeaux de ce bel oiseleur !<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE D’OL’IUM sr XI LA DANSE L’obscurité s’était faite dans la salle ; du haut du balcon trois yeux électriques s’allumèrent fantastiquement. Le rideau de velours s’écarta lentement, et Ninoche surgit des ténèbres comme un fantôme lumineux. De tous les coins de la scène apparurent, en même temps, d’autres Ninoches qui, reflétées à l’infini par un jeu de’ glaces, donnèrent l’impression d’un ballet de nonnes ressuscitées p... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
D’OL’IUM
sr
XI
LA DANSE
L’obscurité s’était faite dans la salle ;
du haut du balcon trois yeux électriques s’allumèrent fantastiquement. Le
rideau de velours s’écarta lentement,
et Ninoche surgit des ténèbres comme
un fantôme lumineux. De tous les
coins de la scène apparurent, en même
temps, d’autres Ninoches qui, reflétées à l’infini par un jeu de’ glaces,
donnèrent l’impression d’un ballet de
nonnes ressuscitées pour quelque
danse macabre. Vivement ou mollement, la mime agitait, sous l’étoffe, les
longs bâtonnets, qui, par leurs mouvements vifs et précis, donnaient à la
femme mystérieuse l’apparence d’une
fleur au calice renversé, d’un parachute, d’un météore, d’un tourbillon
d’écume. A tous petits pas, elle se
déplaçait, vire-voltait, tandis que le
tissu léger s’enflait, se déployait en
spirales fumeuses, puis retombait comme une neige nonchalante ou une
flamme qui s’éteint. C’étaient, aussi,
des surprises pyrotechniques : des gi^
randoles d’argent, des roses tournantes, des anneaux de Vulcain, des gloi-
LUMINEUSE
res diamantées, des éventails pyriques,
des étoiles de Vénus, des éruptions
de fleurs, des miroirs de Diane, des
mosaïques rutilantes et des soleils à
rosaces d’or !
Des feux montaient comme
des
chandelles romaines, des lys d’argent
éclataient en fusées légères, et, sur
les étoffes, ruisselaient des cascades
de pierreries... La femme disparaissait ; ce n’était que dans une vision
fugitive que souriait sa bouche en cœur
de pourpre, que la briîlure de ses yeux
perçait le brasier électrique oii elle
évoluait.
Les spectateurs, cependant, restaient
figés, habitués à ce spectacle qui, depuis quelques années, tenait la scène.
Quand le rideau retomba en plis
lourds, on applaudit du bout des doigts
l’adresse de la danseuse et l’harmonie
de ses attitudes. Puis, des rires coururent, au souvenir de l’article du matin, de l’ironie terrible de ses épithètes.
Ninoche reparut en scarabée d’émeraude avec des antennes
d’or.
Elle<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE D’OPIUM 52 caressa une corolle imaginaire, s’endormit dans la fleur, puis se mua en ses mouvements fébriles activaient la fureur des monstres. papillon de pourpre, en libellule d’acier, en phalène fantastique. Après avoir battu des ailes sur les tentures Des lambeaux de pourpre flottèrent encore, comme un immense manteau royal, semblèrent pleurer des lys noires, elle parcourut la scène dans de sang. Puis, les dents avides de nouvelles fl...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
D’OPIUM
52
caressa une corolle imaginaire, s’endormit dans la fleur, puis se mua en
ses mouvements fébriles activaient la
fureur des monstres.
papillon de pourpre, en libellule d’acier, en phalène fantastique. Après
avoir battu des ailes sur les tentures
Des lambeaux de pourpre flottèrent encore, comme un immense manteau royal, semblèrent pleurer des lys
noires, elle parcourut la scène dans
de sang. Puis, les dents avides de nouvelles flammes vertes et bleues achevèrent de déchirer le voile auguste.
La femme, de tout son corps crispé,
repoussait la mort, bondissait sur
place, et, la bouche ouverte comme
pour lancer une dernière clameur, elle
avait une expression de souffrance
l’ivresse d’une épouvante croissante et
disparut dans les frises.
Enfin, dernière métamorphose, elle
revint dans une tunique blanche, pieds
et poings liés, se livrer au bûcher. Admirablement simulé, l’incendie s’alluma
dans une fumée épaisse. Des langues
bleuâtres frôlèrent les genoux, les
flancs, la poitrine, la face de la martyre. Echevelées, les flammes coururent sur ses épaules, lui firent une
auréole de gloire, et, en chimères, en
dragons courroucés, se dressèrent jus-
tragique, presque surhumaine.
Une gerbe plus haute monta dans une
furie éblouissante, plana un moment,
enveloppa dans son tourbillon les chairs
de volupté, puis l’incendie diminua,
vaincu par sa puissance même. Comme
une loque déchiquetée le corps de la
qu’au ciel. Ninoche, la face douloureuse, se tordait sous les morsures, et
mime s’affaissa et les ténèbres se firent.
XII
LA
CHAUVE-SOURIS
Jacques Chozellc, qui s’était installé dans une avant-scène avec Defeuille et quelques fervents, se leva
à la chute du rideau et gagna les coulisses.
Sur son passage, les femmes souriaient avec des mines indulgentes,
tandis que, boudeur, il détournait les
yeux. Dans les corridors, une dizaine
de marcheuses l’entourèrent, et, comme il les repoussait assez brutalement,
lui firent cortège. Les petits rats aux
bras grêles, aux maillots rembourrés, offraient la nudité gracile de leur
torse dans un déshabillé savant. Leut
corsage, ouvert jusqu’à la ceinture, re-<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE montait juste assez pour emprisonner, comme en des mains, les seins aux bouts délicats. Les dos accusaient librement leur sillon voluptueux, et la D’ OPIUM — Bigre ! dit-il, tu as sorti tes gemmes ! — Oui, j’ai égayé ce costume sinistre. mousse des aisselles embrumait l’or des corselets, fendus comme des élytres de coccinelles. Tigrane était charmante dans son maillot gris et son corselet de velours sombre. De longues ailes de gaze Vues d... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
montait juste assez pour emprisonner,
comme en des mains, les seins aux
bouts délicats. Les dos accusaient librement leur sillon voluptueux, et la
D’ OPIUM
— Bigre ! dit-il, tu as sorti tes gemmes !
— Oui, j’ai égayé ce costume sinistre.
mousse des aisselles embrumait l’or
des corselets, fendus comme des élytres de coccinelles.
Tigrane était charmante dans son
maillot gris et son corselet de velours
sombre. De longues ailes de gaze
Vues de près, les formes paraissaient vulgaires, dépourvues de cette
harmonie que leur donnent le prestige
de la rampe et le mouvement. Les
yeux, trop charbonnés, affadissaient
arachnéenne s’attachaient à ses poignets et à ses chevilles par des fibules
les perruques blondes, les pieds gonflés se tassaient péniblement dans les
chaussons clairs,
— Tigrane est prête ? demanda Jacques aux petites.
— Tu peux frapper, son vieux n’y
est pas.
— Et puis, quand même il y serait,
reprit une futée de quatorze ans, on
d’aigues-marines, de sorte que, lorsqu’elle écartait les bras, et glissait mollement, elle avait l’air de voler sur
de mystérieuses
corolles.
Langoureuse, elle se pencha, voulut
aussi l’embrasser, soit gaminerie, soit
curiosité ; mais il lui tourna le dos pour
examiner une peinture de Pascal, nouvellement accrochée sous des flots de
soies japonaises.
— Tiens, ton costume de ce soir...
n’est pas jaloux de Monsieur !
— Le vieux de Tigrane et M. Cho-
et tu prends des mouches d’or !
— Un portrait symboHque... Moi,
vois-tu, je veux bien attraper les mou-
zelle !... Oh ! là ! la ! ce qu’elle doit
dormir tranquille dans sa grotte, la
Chauve-Souris !
ches, mais il faut qu’elles soien !: en or.
— Tu as raison, et si j’étais femme,
je ferais de même.
— Monsieur n’a pas peur qu’on le
viole ?... C’est dangereux d’errer dans
les coulisses !...
— Un
baiser,
mon
beau
blond ?...
— Je vous ferai mettre à l’amende,
cria Jacques, qui avait à se défendre
contre vingt mains audacieuses et des
lèvres moqueusement tendues.
— Quoi !
pour un bécot ?
— Tu n’en mourras pas !...
Mais la porte de Tigrane s’ouvrit,
et la jeune femme, en riant, fit entrer
l’auteur, un peu chiffonné.
— Femme ?
ne l’es-tu pas un peu ?
Jacques, d’un geste conquérant, se
passa la main dans les cheveux.
— A propos, reprit Tigrane, méfie-toi de Ninoche ; elle n’a pas digéré
ton article de ce matin.
— Est-ce que son amant est avec
elle ?...
— Quand je suis arrivée, ils étaient
ensemble.
— Ah ! fit Jacques, rêveur.
Et il sortit au bout d’un moment
pour aller chercher André Flavien.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Folie d'Opium.pdf/177
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HOMME
USAIT
LES
VÊTEMENTS
EN
LES
BROSSANT.<noinclude>
<references/></noinclude>
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II. NK (US
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 56 FOLIE D’OPIUM XIII LA VENGEANCE André, dans la loge de Nora, écoutait d’.une oreille indifférente les saillies de la danseuse. Il déplorait de — et Chozelle, silr de l’impunité, avait beau jeu. André se faisait ces réflexions et plus en plus l’article du matin et la méchanceté de Chozelle. d’autres encore qui lui montraient le « Maître » sous un jour fort défavo- Ninoche n’avait point créé la danse lumineuse, mais elle s... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>56
FOLIE
D’OPIUM
XIII
LA VENGEANCE
André, dans la loge de Nora, écoutait d’.une oreille indifférente les saillies de la danseuse. Il déplorait de
— et Chozelle, silr de l’impunité, avait
beau jeu.
André se faisait ces réflexions et
plus en plus l’article du matin et la
méchanceté de Chozelle.
d’autres encore qui lui montraient le
« Maître » sous un jour fort défavo-
Ninoche n’avait point créé la danse
lumineuse, mais elle s’y montrait novatrice àsa manière par une grande
rable. Jamais ce dernier n’avait profité de sa notoriété pour lancer un
intelligence des attitudes. Aux FoliesPerverses, 011 ne s’exhibaient guère
que des femmes galantes ivres de réclame, elle apportait un réel sentiment
d’art, une rare conscience des moyens
et des effets.
Un écrivain, quel qu’il soit, ne doit
jamais occuper le lecteur de ses griefs
personnels. Ses jugements ne sont valables que s’ils sont dépouillés de tout
parti pris. Or, Chozelle punissait la
pauvrette de quelques paroles imprudentes, la châtiait vilainement d’une
innocente raillerie, alors qu’il filait
doux devant les attaques directes de
ses confrères. Mais Ninoche était désarmée, — car l’amant d’une femme
de théâtre prend rarement sa défense,
talent remarquable. Ses louanges allaient àdes pitres vite essoufflés, à
des faiseurs de tours, qui, n’ayant que
quelques numéros sans intérêt dans
leur sac, ne pouvaient pas même bénéficier de sa condescendance.
D’ailleurs, Jacques vendait cher ses
adjectifs, et il fallait montrer patte
blanche et billets soyeux pour en décrocher quelques-uns.
« Il y a dans la rosserie et le mensonge une jouissance toute particulière, avait-il dit au disciple. Je tiens
rarement mes promesses et jamais mes
serments, car je trouve à l’indignation
des honnêtes imbéciles un ragoiît de
haute saveur que je préfère à la recon ais ance. »
Fiamette, deux fois déjà, avait senti<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 3, As-At.djvu/80
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="ASSUJETTIR ou ASSUJÉTIR v. a. ou tr."/>l’analogie, est cependant généralement abandonnée. — '''Syn. {{t|Assujettir, asservir, soumettre, subjuguer|85}}'''. V. {{sc|Asservir}}. — '''Antonymes'''. Décharger, dégager, délivrer, dispenser, exempter. — '''Encycl'''. Art vétér. Lorsqu’on veut pratiquer une opération chirurgicale sur un animal domestique, on l’''assujettit'', c’est-à-dire qu’on le contient de manière qu’i... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ASSUJETTIR ou ASSUJÉTIR v. a. ou tr."/>l’analogie, est cependant généralement abandonnée.
— '''Syn. {{t|Assujettir, asservir, soumettre, subjuguer|85}}'''. V. {{sc|Asservir}}.
— '''Antonymes'''. Décharger, dégager, délivrer, dispenser, exempter.
— '''Encycl'''. Art vétér. Lorsqu’on veut pratiquer
une opération chirurgicale sur un animal
domestique, on l’''assujettit'', c’est-à-dire qu’on
le contient de manière qu’il ne puisse nuire
ni à lui-même, ni à l’opérateur par la violence
et la spontanéité de ses mouvements. Quelque
docile que soit un animal, et quelque grande
que soit sa soumission à l’homme, la douleur
que produit nécessairement une opération l’oblige
de faire des mouvements presque toujours
brusques et très-énergiques, soit qu’il
cherche à éviter la souffrance, soit qu’il veuille
rendre le mal pour le mal en usant de ses
moyens naturels de défense. Trois ordres de
moyens sont employés pour rendre les animaux
aussi inoffensifs que possible : {{1°}} les
moyens bénins ou de douceur, qui consistent
à caresser l’animal, à l’influencer de la voix,
du regard, du geste, à le priver momentanément
de la vue à l’aide d’un voile placé sur
les yeux, enfin à employer les agents dits
anesthésiques ; {{2°}} les moyens dérivatifs ou de
torture, dont l’emploi repose sur cette vérité
empiriquement acquise, qu’une douleur artificiellement
produite place l’animal dans des
conditions favorables pour supporter une douleur
nouvelle, parce que la première diminue
considérablement la seconde, et que les moyens
de torture sont en même temps des moyens
de contrainte ; {{3°}} les moyens mécaniques de
contention consistant dans l’application sur
les animaux de divers appareils destinés à
limiter leurs mouvements, à supprimer leurs
moyens de défense, et à les maintenir dans les positions les plus favorables pour la sûreté de l’opérateur et de l’opéré.
<section end="ASSUJETTIR ou ASSUJÉTIR v. a. ou tr."/>
<section begin="ASSUJETTISSANT ou ASSUJÉTISSANT"/><nowiki/>
'''ASSUJETTISSANT''' ou '''ASSUJÉTISSANT'''
(a-su-jé-ti-san) part. prés. du v. Assujettir :
''Isaac, touché des cris d’Ésaü, le bénit enfin, mais en l’''{{sc|assujettissant}} ''à son frère.'' (De Sacy.)
{{DctCite|En ''assujettissant'', vous avez l’art de plaire.|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
<section end="ASSUJETTISSANT ou ASSUJÉTISSANT"/>
<section begin="ASSUJETTISSANT ou ASSUJÉTISSANT, ANTE adj."/><nowiki/>
'''ASSUJETTISSANT''' ou '''ASSUJÉTISSANT, ANTE''' adj. (a-su-jé-ti-san, an-te — rad.
''assujettir''). Qui oblige à une grande sujétion, à
beaucoup d’assiduité '' : Emploi, métier'' {{sc|assujettissant.}} ''Il y a un commerce ou un retour des devoirs du souverain à ses sujets, et de ceux-ci au souverain. Quels sont les plus'' {{sc|assujettissants}} ''et les plus pénibles ? Je ne le déciderai pas.'' (La Bruy.)
<section end="ASSUJETTISSANT ou ASSUJÉTISSANT, ANTE adj."/>
<section begin="ASSUJETTISSEMENT ou ASSUJÉTISSEMENT s. m."/><nowiki/>
'''ASSUJETTISSEMENT''' ou '''ASSUJÉTISSEMENT''' s. m. (a-su-jé-ti-se-man — rad. ''assujettir''). État de dépendance, de soumission :
''L’''{{sc|assujettissement}} ''d’un peuple, l’''{{sc|assujettissement}} ''d’un pays. L’homme préfère la plus orageuse liberté à un'' {{sc|assujettissement}} ''tranquille.'' (J.-J. Rouss.)
— Par ext. Contrainte, gêne résultant de l’obligation
de faire ou de ne pas faire certaines
choses : ''Vivre dans l’''{{sc|assujettissement.}} ''Tenir quelqu’un dans un grand ''{{sc|assujettissement.}}
''Les'' {{sc|assujettissements}} ''de la grandeur, du pouvoir. Il est des'' {{sc|assujettissements}} ''qu’on ne peut longtemps supporter.'' (Acad.) ''Ma vie a toujours été pleine d’agitations, d’''{{sc|assujettissements}}, ''de fatigues.'' (Mass.) ''L’élévation a ses'' {{sc|assujettissements}} ''et ses inquiétudes ; l’obscurité, ses humiliations et ses mépris.''
(Mass.) ''Les'' {{sc|assujettissements}} ''des grands sont tristes : élevés à vivre d’humeur et de caprices, tout ce qui les gêne et les contraint les accable.'' (Mass.) ''N’est-il pas évident que, sous une spécieuse apparence, les ministères publics sont, dans la pratique, des'' {{sc|assujettissements}}
''perpétuels et très-réels ? ''(Bourdal.)
''Ce n’est pas tant la possession qui nous rassasie que l’''{{sc|assujettissement.}} (J.-J. Rouss.) ''La nature nous tient dans le plus constant et le plus grand'' {{sc|assujettissement}}, ''par tous les liens qui nous attachent aux hommes et aux choses.'' (Laveaux.) ''Une profession est un lien d’''{{sc|assujettissement}} ''à une multiplicité de devoirs.'' (Fabre-Terreneuve.) ''L’essence de l’esclavage consiste dans l’''{{sc|assujettissement}} ''à la volonté de l’homme''. (Lamenn.) ‖ Action de
s’assujettir, de se conformer, de s’astreindre
à une chose gênante : ''L’''{{sc|assujettissement}} ''à l’étiquette, aux lois de l’étiquette. Une chose folle, et qui découvre bien notre petitesse, c’est l’''{{sc|assujettissement}} ''aux modes.'' (La Bruy.)
— '''Syn. {{t|Assujettissement, dépendance, subordination, sujétion|85}}'''. ''Subordination'' suppose
une hiérarchie dans laquelle chacun a un supérieur
ou des supérieurs dont il relève :
''Les Perses avaient une grande'' {{sc|subordination}}
''dans tous les emplois.'' (Boss.) La ''dépendance''
s’oppose à ce que nous ne fassions rien sans
l’aveu, sans la permission d’une personne à
la disposition de laquelle nous sommes : ''La femme, en violant les droits du mariage, sort de sa'' {{sc|dépendance}} ''naturelle.'' (Montesq.) La
nature nous tient dans le plus grand et le plus
complet ''assujettissement'' par tous les liens qui
nous attachent aux hommes et aux choses ; et
nos besoins sont des ''sujétions'' qui nous rappellent sans cesse que notre vie n’est qu’un éternel ''assujettissement'' où nous ne faisons que changer de ''sujétions.''
<section end="ASSUJETTISSEMENT ou ASSUJÉTISSEMENT s. m."/>
<section begin="ASSULE s. f."/><nowiki/>
'''ASSULE''' s. f. (a-su-le — du lat. ''assula'',
copeau). Chacune des pièces de la peau cuirassée
d’un mammifère.
ASS
{{sc|assumé, ée}} (a-su-mé) part. pass. du
v. Assumer : ''Respontabilité'' {{sc|assumée.}}
ASSUMER v. a. ou tr. (a-su-mé — du lat.
''assvmere'' ; formé de ''ad'' à ; ''sumere'', prendre).
Prendre sur soi, accepter pour soi, se charger
de : {{sc|Assumer}} ''sur soi la responsabilité d’une''
''chose, d’une mesure. J’accumulai sur leurs têtes''
''les maux que longtemps'' {{sc|j^avais}} ''courageusement''
{{sc|assumés}} ''sur la mienne.'' (G. Sand.) ''Robespierre''
''et Saint-Just'' {{sc|ontassumé}} ''sur leurs têtes toutes''
''les haines soulevées par la l’erreur.'' T. Delord.)
— Antonymes. Récuser, rejeter, se décharger.
ÀSSOMl’ÇAO (Jozé {{sc|de)}}, théologien portugais,
mort en 1751. Il a écrit un nombre considérable
d’ouvrages de théologie, ainsi que
des poésies latines, épigrammes, hymnes, etc.,
qui passent pour n’être point sans mérite.
ASSCMPÇAO (don Joachim {{sc|de)}}, physicien
portugais, chanoine de la congrégation de
Sainte-Croix, membre de l’Académie des sciences
de Lisbonne, né en 1753, mort en 1793. Il
mourut épuisé par l’étude, laissant imparfaits
des travaux qui lui eussent valu une grande
célébrité s’il eût eu le temps de les terminer.
Il reste de lui des mémoires sur les phénomènes
de l’électricité, de la météorologie, science
alors dans l’enfance, sur les éclipses des satellites
de Jupiter, etc.
ASSUNTO (J.-Ch. Guidetti, en religion, Honoré
dell’), carme et théologien italien, né en
1039, mort en 1716. Il enseigna avec éclat la
théologie et devint prévôt général de son
ordre. On a de lui divers écrits de piété :
V''Anima divofa e virtù verso il Bambino Iddio'',
Milan, 1677 ; ''Brève istruzione per ispendere''
''benè il tempo délia présente vita'', Venise, 1683.
ASSÛR, deuxième fils de Sem, se fixa d’abord
dans les plaines de Sennaar, en Babvlonie,
en fut chassé par Nemrod, vint s’établir
au bord du Tigre, bâtit Ninive et fonda le
royaume ''d’Assyrie, ''auquel il laissa son nom.
ASSURABLE adj. (a-su-ra-ble — rad. asja''rer).''
Néol. Qui peut être assuré, garanti par
une compagnie d’assurance : ''Les bestiaux en''
''état de maladie ne sont''
ASSURANCE s. f. (a-su-ran-se — rad. ''assurer).'' Conviction, ferme persuasion ; espérance
certaine : ''J’ai ''{{sc|(’assurance}} ''qu’il reviendra de''
''son erreur. J’ai ''{{sc|(’assurance}} ''que cette place''
''lui sera donnée.'' (Acad.) ''Ce n’est pas avoir été''
''captif que de l’avoir été avec ''{{sc|/’assurance}}
''d’être délivré dans soixante-dix ans. ''(Pasc.)
Puis-je sur ton récit fonder quelque ''assurance ?''
De triompher a ses yeux. J.-B. {{sc|Rousseau.}}
li Gage, preuve, garantie : ''Quelle'' {{sc|assurance}}
''ont-ils contre la vengeance éternelle qui- les''
''menace ?'' (Boss.) ''Personne ne peut avoir aucune''
{{sc|assurance}} ''d’être dans cet état. ''(Boss.) ''Xanthus gagea sa maison qu’il boirait ta mer tout''
''entière, et, pour'' {{sc|assurance}} ''de la gageure, il''
''déposa l’anneau qu’il avait au doigt. ''(La Font.)
''Le roi voyait tout le monde autour de lui prendre ses'' {{sc|assurances.}} (Anquet.) ''L’éducation est''
''une'' {{sc|assurance}} ''pour la vie, et un passe-port''
''pour l’éternité. ''(La Rochef.-Doud.)
... Mon honneur pnr là cherche son ''assurance.''
{{sc|Corneille.}}
s en par-
Et toi, de tous les cœurs la certaine espérance,
Et du bonheur public la seconde ''assurance.''
J.-B. {{sc|Rousseau.}}
Il Affirmation, déclaration, protestations,
promesses par lesquelles on tache d’inspirer
do la confiance : ''Donner à quelqu’un ''{{sc|«’assurance}} ''de son amitié, de son dévouement. On''
''lui a donné'' {{sc|(’assurance}} ''qu’il serait nommé.''
(Acad.) ''Ce ne sont pas de vaines'' {{sc|assurances}},
''des'' {{sc|assurances}} ''en l’air. ''(Acad.) ''Il reprit son''
''discours, sur'' VASSURANCE ''que je lui donnai de''
''ne plus faire de semblables observations.'' (Pasc.)
''Sur cette'' {{sc|assurance}}, ''je retournai chez mon''
''docteur.'' (Pasc.) ''Cet amant favorisé croira''
''plutôt un caractère qu’il n’a jamais vu, que les''
{{sc|assurances}} ''d’amour qu’il reçoit tous les jours''
''de sa maîtresse.'' (Corneille.) ''J’avais besoin''
''d’être consolé par les ''{{sc|assurances}} ''touchantes''
''de votre amitié, que vous me donnez dans vos''
''deux dernières lettres.'' (Volt.)
Mon père er
: t les et
par le poison,
il S’emploie avec la même acception dans les
formules de politesse par lesquelles on termine
une lettre : ''Veuillez agréer'' {{sc|(’assurance}}
''de mon respect, de mon dévouement, de ma''
''considération'', etc.
— Confiance qui résulte d’une ferme conviction :
''Vous n’avez qu’à partir avec ''{{sc|assurance}}, ''je vous suivrai de près.'' (Acad.) ''J’avais''
''toujours un extrême désir d’apprendre à distinguer le vrai d’avec le faux, pour voir clair''
''en mes actions et marcher avec'' {{sc|assurance}} ''en''
''cette vie.'' (Dose.) /(''n’est pas donné aux hommes''
''de trouver'' {{sc|(’assurance}} ''entière dans leurs conseils et dans leurs affaires.'' (Boss.)
Je pris sur cet oracle une entière ''assurance.''
Dans vos prospérités mettez plus d’assurance.
{{sc|Voltaire.}}
ASS
La vous la pourrez mettre
Et de cette action nul n’aui
{{sc|Molière.}}
Il Fermeté, courage, hardiesse : ''Parler, répondre avec'' AssuRANCE^JLfonïrer ''de'' {{sc|(’assurance.}} ''Perdre de son'' {{sc|assurance.}} ''C’est un jeune''
''acteur qui n’a pas encore ''{{sc|« ’assurance.}} (Acad.)
''Qu’elle eut d'''{{sc|assurance}} ''dans cet effroyable''
''péril !'' (Boss.) ''La noble'' {{sc|assurance}} ''du jeune''
''inconnu, qui traversait sans précautions tant''
''de troupes ennemies, étonna tous les alliés.''
(Fén.) ''Bien ne donne de'' {{sc|(’assurance}} ''à certains''
''personnages comme la fortune et la sottise.''
(La Rochef.) ''Je ne crains rien tant que votre''
{{sc|assurance}} : ''tout est à craindre pour celui qui''
''ne craint rien.'' (P. Crassct.) ''La femme qui''
''■ échange la modestie contre'' {{sc|(’assurance}} ''perd la''
''moitié de ses charmes.'' (Mme de Gralfigny.)
''Lord Uolland exerçait son fils à tout dire avec''
{{sc|assurance.}} (Villem.) ''Il s’inclina profondément''
''et sortit aussitôt, laissant la cour un peu surprise de son manque'' {{sc|« ’assurance}}, ''ainsi que de''
''ses manières humbles et embarrassées.'' (Mérimée.)
{{sc|/.’assurance}}, ''dans un homme d’esprit, ''
''liait du sentiment de sa supériorité relative.''
(Latena.) {{sc|//assurance}} ''ne sied qu’au vrai mérite'', ''et c’est à lui qu’elle manque souvent.''
(S. Dubay.) ''Je m’étais''1'' approchée avec une''
{{sc|assurance}} ''triomphante.'' {Fr. Soulié.)
Ils portent sur le front
ASS
Peut-être que le temps v<
{{sc|Corneille.}}
Le malheur rend ti
— Confiance que l’on accorde à quelqu’un :
''L’amitié que nous conservons ensemble, sans''
''nous en rien écrire, et'' {{sc|(’assurance}} ''que nous''
''avons l’un de l’autre est une chose rare et singulière.'' (Volt.) Peu usité.
— ''Prendre assurance en, sur'', Se fier à : /(
''n’y a point ''{{sc|« ’assurance}} ''à.'' {{sc|prendre en}} ''lui.''
(Acad.) ''Puis-je'' {{sc|prendre}} ''quelque'' {{sc|assurance}}
{{sc|sur}} ''la nouveauté surprenante d’une telle conversion ?'' (Mol.)
Et ''sur'' ses déplaisirs et son impatience,
. Mon âme prendrait lors une pleine ''assurance.''
{{sc|Molière.}}
— Loc. adv. ''D’assurance, ''Avec assurance,
sans crainte : /(''continue à marcher'' {{sc|d’assurance}}, ''et passe son chemin fièrement et sans''
''fuir.'' (Buff.) Il ''En assurance'', En sûreté : ''Qu’ils''
''laissent le monde en repos, et nos bénéfices'' {{sc|en}}
ASSURANCE. (P&SC.) ''Vol''
(Pasc.l
''Par là, vous croyez être'' {{sc|en assurance.}} (Pasc.)
Signifie aussi tranquillement, sans trouble :
Pourras-tu dans son lit dormir
nulle part n’était ''en ai''
te protégerai
—Coram. Reçu ou engagement écrit :
{{sc|Molière.}}
Il Vieux dans ce sens. On dit plutôt aujourd’hui
REÇU OU QUITTANCE.
— Convention, traité par lequel, moyennant
une prime déterminée, les assureurs répondent
des pertes ou des dommages que peut
éprouver la chose assurée : ''Compagnie'' {{sc|«’assurance}} ''contre la grêle, contre l’incendie. Police'' {{sc|« ’assurance.}} ''Prime'' {{sc|« ’assurance. Assurances}} ''maritimes.'' {{sc|Assurances}} ''sur la vie.''
''Chacun des actionnaires dut faire et payer''
''lui-même ses'' {{sc|assurances.}} (Raynal.) {{sc|/.’assurance}}, ''forme rudimentaire de la solidarité''
''commerciale, est une association dans les choses.''
(Proudh.) il ''Chambre des assurances'', Compagnie
de capitalistes qui font les assurances
maritimes.
— Techn. Excédant de matière que l’on
dents imprévus : {{sc|//’assurance}} ''est ordinairement du'' 1/10 ''au'' l/e ''du poids présumé.'' (Bonnefoux.)
— Chass. ''Aller d’assurance, ''Se dit d’une
bête qui va au pas, avec confiance et sans
crainte.
— Fauconn. ''Donner de l’assurance à l’oiseau, ''
L’apprivoiser de telle sorte que la vue des
gens ne puisse l’effrayer, et qu’il ne soit plus
nécessaire de l’attacher.
— Antonymes. Doute, hésitation, incertitude,
indécision.
— Encycl. I. {{sc|Principe, définition et forme}}
{{sc|de l’assurance. Aux}} yeux du légiste, ''l’assurance'' n’est qu’un contât par lequel une compagnie
ou un individu garantit à quelqu’un la
815
s’obli-
possession d’un objet quelconque «
géant, moyennant un prix convenu, à lui ei
remettre la valeur intégrale en argent dans le
cas où un accident quelconque en amènerait
la destruction ou la perte : la loi ne doit considérer
''l’assurance ''que sous ce point de vue,
puisqu’elle ne peut avoir un rôle actif a rem
Flir que s’il s’élève quelque contestation entre
assureur et l’assuré, relativement à l’exécution
de leurs conventions réciproques. À ce
point de vue restreint, ''l’assurance ''ne serait
qu’un jeu de hasard entre deux individus, dont
1 un se procure un gain minime presque certain
en s’exposant a une perte considérable
possible, et dont l’autre s’impose, une perte
minime certaine pour échapper au dar.ger
d’une perte considérable. Mais l’économiste et
le penseur voient dans l’assurance quelque
chose de bien plus élevé ; loind’être pour eux
un simple jeu de hasard, elle leur parait une
sage précaution contre les coups imprévus du
hasard, et l’on pourrait presque dire une victoire
décisive remportée par l’intelligence humaine
sur les forces brutes de la nature. Et
comment l’homme parvient-il ainsi a dominer
la nature matérielle ? Est-ce en en changeant
les lois ? Non, sa puissance ne va pas jusque-là.
Mais il y parvient en prenant dans ces lois tout
ce qui lui est favorable pour combattre ce qui
lui est contraire, et c’est l’association pratiquée
sur une grande échelle qui lui permet
d’obtenir ce beau résultat. Car ''l’assurance''
n’est en réalité qu’une application particulière
du principe de l’association, non-seulement
quand elle prend le nom d’assurance ''mutuelle'',
mais aussi quand elle est faite par de riches
capitalistes taisant payer ce qu’on appelle des
nnmes fixes : pour quiconque sait pénétrer au
tond des choses, ces capitalistes sont purement
et simplement des agents qui s’interposent
entre des milliers d’individus courant les mêmes
risques, qui les font s’associer entre eux
sans S% connaître, qui leur procurent indirectement
tous les avantages d’une immense association,
en leur faisant payer ces avantages
un peu plus cher qu’ils ne les payeraient dans
une association directe, mais aussi en prenant
à leur charge tous les embarras inévitables
pour qu’une grande association fonctionne bien.
Pour former une compagnie ''à’assurance''
mutuelle, la seule condition nécessaire est
d’obtenir l’adhésion d’un nombre de personnes
assez considérable pour que la perte éprouvée
par l’une d’elles puisse être couverte par les
autres, en n’imposant à chacune qu’une contribution
minime. Il faut à ces compagnies,
comme aux autres, un directeur et un personnel
plus ou moins nombreux ; le directeur et
les employés doivent recevoir un salaire convenable ;
il faut un vaste local pour le siège
de l’administration ; il y a des lettres à recevoir
et à envoyer, des prospectus à distribuer,
des frais de tout genre enfin, les mêmes à peu
presque dans les compagnies non mutuelles :
ce sont les assurés qui doivent faire face à
tous ces frais par une cotisation proportionnelle
aux valeurs pour lesquelles ils s’assurent.
Ensuite, il arrive chaque année des
sinistres dont il faut indemniser les victimes ;
on fait le total des sommes à payer pour cet
objet, et par une opération de calcul oue les
arithméticiens appellent règle de société, on
répartit la dépense entre tous les assurés.
Dans ce système, on le voit, l’assuré a l’avantage
de ne rien débourser au delà de ce que
les besoins mêmes de l’association exigent, et
il n’est pas exposé à voir de gros capitalistes
s’enrichir ou plutôt augmenter leur richesse
à ses dépens. Mais cet avantage est compensé
par d’assez grands inconvénients, dont les
principaux sont la variation annuelle du prix
au moyen duquel on achète sa sécurité,
la crainte d’avoir peut-être à supporter dans
certaines années des sacrifices considérables,
et l’impossibilité de réparer immédiatement
les désastres, puisque les cotisations destinées
à le faire ne peuvent être fixées qu’a la fin de
l’année ; cependant, il faut dire ici qu’après
quelque temps d’existence, les compagnies
''à’assurance ''mutuelle florissantes parviennent
h supprimer ce dernier inconvénient au moyen
d’une réserve amassée peu à peu sur l’excédant
des cotisations. Quoi qu’A en soit, il est
certain, en fait, que les compagnies fondées
par de grands capitalistes, dans le but avoué
de bénéficier sur leurs clients, font plus d’affaires
que les autres et paraissent avoir définitivement
conquis la préférence du plus grand
nombre.
Mais sur quelles bases est-il possible, dans
ces compagnies, de déterminer le montant des
primes à payer par les assurés ? Les assureurs
veulent gagner de l’argent ; il faut donc que
les primes soient assez élevées pour couvrir
toutes les perte3, avec un excédant le plu ?
considérable possible. Le seul moyen qui existe
pour prévoir les pertes futures, c’est-à-dire le
montant des indemnités qu’il faudra fournir
pour réparer les sinistres, c’est de consulter
le passé, c’est-à-dire de dresser la statistiqué
exacte de tous les genres de désastres pendant
un grand nombre d’années. Comme les causes
qui produisent ces désastres restent toujours
à peu près les mêmes, les résultats doivent
également peu varier, et, sauf quelques
exceptions qui se compenseront probablement
par des exceptions en sens contraire,
si l’on opère sur une grande multiplicité
d’assurances diverses, on est à peu près certain
que des primes calculées de manière
à donner pour le passé des résultats satisfai-<section end="ASSULE s. f."/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Miruts
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ASSUJETTIR ou ASSUJÉTIR v. a. ou tr."/>l’analogie, est cependant généralement abandonnée.
— '''Syn. {{t|Assujettir, asservir, soumettre, subjuguer|85}}'''. V. {{sc|Asservir}}.
— '''Antonymes'''. Décharger, dégager, délivrer, dispenser, exempter.
— '''Encycl'''. Art vétér. Lorsqu’on veut pratiquer
une opération chirurgicale sur un animal
domestique, on l’''assujettit'', c’est-à-dire qu’on
le contient de manière qu’il ne puisse nuire
ni à lui-même, ni à l’opérateur par la violence
et la spontanéité de ses mouvements. Quelque
docile que soit un animal, et quelque grande
que soit sa soumission à l’homme, la douleur
que produit nécessairement une opération l’oblige
de faire des mouvements presque toujours
brusques et très-énergiques, soit qu’il
cherche à éviter la souffrance, soit qu’il veuille
rendre le mal pour le mal en usant de ses
moyens naturels de défense. Trois ordres de
moyens sont employés pour rendre les animaux
aussi inoffensifs que possible : {{1°}} les
moyens bénins ou de douceur, qui consistent
à caresser l’animal, à l’influencer de la voix,
du regard, du geste, à le priver momentanément
de la vue à l’aide d’un voile placé sur
les yeux, enfin à employer les agents dits
anesthésiques ; {{2°}} les moyens dérivatifs ou de
torture, dont l’emploi repose sur cette vérité
empiriquement acquise, qu’une douleur artificiellement
produite place l’animal dans des
conditions favorables pour supporter une douleur
nouvelle, parce que la première diminue
considérablement la seconde, et que les moyens
de torture sont en même temps des moyens
de contrainte ; {{3°}} les moyens mécaniques de
contention consistant dans l’application sur
les animaux de divers appareils destinés à
limiter leurs mouvements, à supprimer leurs
moyens de défense, et à les maintenir dans les positions les plus favorables pour la sûreté de l’opérateur et de l’opéré.
<section end="ASSUJETTIR ou ASSUJÉTIR v. a. ou tr."/>
<section begin="ASSUJETTISSANT ou ASSUJÉTISSANT"/><nowiki/>
'''ASSUJETTISSANT''' ou '''ASSUJÉTISSANT'''
(a-su-jé-ti-san) part. prés. du v. Assujettir :
''Isaac, touché des cris d’Ésaü, le bénit enfin, mais en l’''{{sc|assujettissant}} ''à son frère.'' (De Sacy.)
{{DctCite|En ''assujettissant'', vous avez l’art de plaire.|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
<section end="ASSUJETTISSANT ou ASSUJÉTISSANT"/>
<section begin="ASSUJETTISSANT ou ASSUJÉTISSANT, ANTE adj."/><nowiki/>
'''ASSUJETTISSANT''' ou '''ASSUJÉTISSANT, ANTE''' adj. (a-su-jé-ti-san, an-te — rad.
''assujettir''). Qui oblige à une grande sujétion, à
beaucoup d’assiduité '' : Emploi, métier'' {{sc|assujettissant.}} ''Il y a un commerce ou un retour des devoirs du souverain à ses sujets, et de ceux-ci au souverain. Quels sont les plus'' {{sc|assujettissants}} ''et les plus pénibles ? Je ne le déciderai pas.'' (La Bruy.)
<section end="ASSUJETTISSANT ou ASSUJÉTISSANT, ANTE adj."/>
<section begin="ASSUJETTISSEMENT ou ASSUJÉTISSEMENT s. m."/><nowiki/>
'''ASSUJETTISSEMENT''' ou '''ASSUJÉTISSEMENT''' s. m. (a-su-jé-ti-se-man — rad. ''assujettir''). État de dépendance, de soumission :
''L’''{{sc|assujettissement}} ''d’un peuple, l’''{{sc|assujettissement}} ''d’un pays. L’homme préfère la plus orageuse liberté à un'' {{sc|assujettissement}} ''tranquille.'' (J.-J. Rouss.)
— Par ext. Contrainte, gêne résultant de l’obligation
de faire ou de ne pas faire certaines
choses : ''Vivre dans l’''{{sc|assujettissement.}} ''Tenir quelqu’un dans un grand ''{{sc|assujettissement.}}
''Les'' {{sc|assujettissements}} ''de la grandeur, du pouvoir. Il est des'' {{sc|assujettissements}} ''qu’on ne peut longtemps supporter.'' (Acad.) ''Ma vie a toujours été pleine d’agitations, d’''{{sc|assujettissements}}, ''de fatigues.'' (Mass.) ''L’élévation a ses'' {{sc|assujettissements}} ''et ses inquiétudes ; l’obscurité, ses humiliations et ses mépris.''
(Mass.) ''Les'' {{sc|assujettissements}} ''des grands sont tristes : élevés à vivre d’humeur et de caprices, tout ce qui les gêne et les contraint les accable.'' (Mass.) ''N’est-il pas évident que, sous une spécieuse apparence, les ministères publics sont, dans la pratique, des'' {{sc|assujettissements}}
''perpétuels et très-réels ? ''(Bourdal.)
''Ce n’est pas tant la possession qui nous rassasie que l’''{{sc|assujettissement.}} (J.-J. Rouss.) ''La nature nous tient dans le plus constant et le plus grand'' {{sc|assujettissement}}, ''par tous les liens qui nous attachent aux hommes et aux choses.'' (Laveaux.) ''Une profession est un lien d’''{{sc|assujettissement}} ''à une multiplicité de devoirs.'' (Fabre-Terreneuve.) ''L’essence de l’esclavage consiste dans l’''{{sc|assujettissement}} ''à la volonté de l’homme''. (Lamenn.) ‖ Action de
s’assujettir, de se conformer, de s’astreindre
à une chose gênante : ''L’''{{sc|assujettissement}} ''à l’étiquette, aux lois de l’étiquette. Une chose folle, et qui découvre bien notre petitesse, c’est l’''{{sc|assujettissement}} ''aux modes.'' (La Bruy.)
— '''Syn. {{t|Assujettissement, dépendance, subordination, sujétion|85}}'''. ''Subordination'' suppose
une hiérarchie dans laquelle chacun a un supérieur
ou des supérieurs dont il relève :
''Les Perses avaient une grande'' {{sc|subordination}}
''dans tous les emplois.'' (Boss.) La ''dépendance''
s’oppose à ce que nous ne fassions rien sans
l’aveu, sans la permission d’une personne à
la disposition de laquelle nous sommes : ''La femme, en violant les droits du mariage, sort de sa'' {{sc|dépendance}} ''naturelle.'' (Montesq.) La
nature nous tient dans le plus grand et le plus
complet ''assujettissement'' par tous les liens qui
nous attachent aux hommes et aux choses ; et
nos besoins sont des ''sujétions'' qui nous rappellent sans cesse que notre vie n’est qu’un éternel ''assujettissement'' où nous ne faisons que changer de ''sujétions.''
<section end="ASSUJETTISSEMENT ou ASSUJÉTISSEMENT s. m."/>
<section begin="ASSULE s. f."/><nowiki/>
'''ASSULE''' s. f. (a-su-le — du lat. ''assula'',
copeau). Chacune des pièces de la peau cuirassée
d’un mammifère.
<section end="ASSULE s. f."/>
<section begin="ASSUMÉ, ÉE"/><nowiki/>
'''ASSUMÉ, ÉE''' (a-su-mé) part. pass. du
v. Assumer : ''Responsabilité'' {{sc|assumée.}}
<section end="ASSUMÉ, ÉE"/>
<section begin="ASSUMER v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSUMER''' v. a. ou tr. (a-su-mé — du lat.
''assumere'' ; formé de ''ad''{{Corr||,}} à ; ''sumere'', prendre).
Prendre sur soi, accepter pour soi, se charger
de : {{sc|Assumer}} ''sur soi la responsabilité d’une chose, d’une mesure. J’accumulai sur leurs têtes les maux que longtemps'' {{sc|j’avais}} ''courageusement''
{{sc|assumés}} ''sur la mienne.'' (G. Sand.) ''Robespierre et Saint-Just'' {{sc|ont assumé}} ''sur leurs têtes toutes les haines soulevées par la Terreur.'' {{Corr||(}}T. Delord.)
— '''Antonymes'''. Récuser, rejeter, se décharger.
<section end="ASSUMER v. a. ou tr."/>
<section begin="ASSUMPÇAO (Jozé {{sc|de}})"/><nowiki/>
'''ASSUMPÇAO''' (Jozé {{sc|de}}), théologien portugais,
mort en 1751. Il a écrit un nombre considérable
d’ouvrages de théologie, ainsi que
des poésies latines, épigrammes, hymnes, etc.,
qui passent pour n’être point sans mérite.
<section end="ASSUMPÇAO (Jozé {{sc|de}})"/>
<section begin="ASSUMPÇAO (don Joachim {{sc|de}})"/><nowiki/>
'''ASSUMPÇAO''' (don Joachim {{sc|de}}), physicien
portugais, chanoine de la congrégation de
Sainte-Croix, membre de l’Académie des sciences
de Lisbonne, né en 1753, mort en 1793. Il
mourut épuisé par l’étude, laissant imparfaits
des travaux qui lui eussent valu une grande
célébrité s’il eût eu le temps de les terminer.
Il reste de lui des mémoires sur les phénomènes
de l’électricité, de la météorologie, science
alors dans l’enfance, sur les éclipses des satellites
de Jupiter, etc.
<section end="ASSUMPÇAO (don Joachim {{sc|de}})"/>
<section begin="ASSUNTO (J.-Ch. Guidetti, en religion, Honoré dell’)"/><nowiki/>
'''ASSUNTO''' (J.-Ch. Guidetti, en religion, Honoré dell’), carme et théologien italien, né en
1639, mort en 1716. Il enseigna avec éclat la
théologie et devint prévôt général de son
ordre. On a de lui divers écrits de piété :
l’''{{lang|it|Anima divota e virtù verso il Bambino Iddio''}},
Milan, 1677 ; ''{{lang|it|Breve istruzione per ispendere benè il tempo della presente vita}}'', Venise, 1683.
<section end="ASSUNTO (J.-Ch. Guidetti, en religion, Honoré dell’)"/>
<section begin="ASSUR"/><nowiki/>
'''ASSUR''', deuxième fils de Sem, se fixa d’abord
dans les plaines de Sennaar, en Babylonie,
en fut chassé par Nemrod, vint s’établir
au bord du Tigre, bâtit Ninive et fonda le
royaume d’''Assyrie'', auquel il laissa son nom.
<section end="ASSUR"/>
<section begin="ASSURABLE adj."/><nowiki/>
'''ASSURABLE''' adj. (a-su-ra-ble — rad. ''assurer''). Néol. Qui peut être assuré, garanti par une compagnie d’assurance : ''Les bestiaux en état de maladie ne sont pas'' {{sc|assurables}}.
<section end="ASSURABLE adj."/>
<section begin="ASSURANCE s. f."/><nowiki/>
'''ASSURANCE''' s. f. (a-su-ran-se — rad. ''assurer''). Conviction, ferme persuasion ; espérance
certaine : ''J’ai l’''{{sc|assurance}} ''qu’il reviendra de son erreur. J’ai l’''{{sc|assurance}} ''que cette place lui sera donnée.'' (Acad.) ''Ce n’est pas avoir été captif que de l’avoir été avec l’''{{sc|assurance}}
''d’être délivré dans soixante-dix ans. ''(Pasc.)
{{DctCite|Puis-je sur ton récit fonder quelque ''assurance ?''|{{sc|Racine.}}|2|15}}
{{DctCite|Combats avec l’''assurance''{{Crlf
|}}De triompher a ses yeux.{{espaces|10}}{{sc|J.-B. Rousseau.}}||6}}
‖ Gage, preuve, garantie : ''Quelle'' {{sc|assurance}}
''ont-ils contre la vengeance éternelle qui les menace ?'' (Boss.) ''Personne ne peut avoir aucune''
{{sc|assurance}} ''d’être dans cet état. ''(Boss.) ''Xanthus gagea sa maison qu’il boirait la mer tout entière, et, pour'' {{sc|assurance}} ''de la gageure, il déposa l’anneau qu’il avait au doigt. ''(La Font.)
''Le roi voyait tout le monde autour de lui prendre ses'' {{sc|assurances.}} (Anquet.) ''L’éducation est une'' {{sc|assurance}} ''pour la vie, et un passe-port pour l’éternité. ''(La Rochef.-Doud.)
{{DctCite|… Mon honneur par là cherche son ''assurance.''|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
{{DctCite|Ainsi par mon hymen vous avez l’''assurance''{{Crlf
|}}Que mille vrais Romains prendront votre défense.|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
‖ S’emploie quelquefois dans ce sens en parlant des personnes :
{{DctCite|Et toi, de tous les cœurs la certaine espérance,{{Crlf
|}}Et du bonheur public la seconde ''assurance.''|{{sc|J.-B. Rousseau.}}|2|15}}
‖ Affirmation, déclaration, protestations,
promesses par lesquelles on tâche d’inspirer
de la confiance : ''Donner à quelqu’un l’''{{sc|assurance}} ''de son amitié, de son dévouement. On lui a donné l’''{{sc|assurance}} ''qu’il serait nommé.''
(Acad.) ''Ce ne sont pas de vaines'' {{sc|assurances}},
''des'' {{sc|assurances}} ''en l’air. ''(Acad.) ''Il reprit son discours, sur l’''{{sc|assurance}} ''que je lui donnai de ne plus faire de semblables observations.'' (Pasc.)
''Sur cette'' {{sc|assurance}}, ''je retournai chez mon docteur.'' (Pasc.) ''Cet amant favorisé croira plutôt un caractère qu’il n’a jamais vu, que les''
{{sc|assurances}} ''d’amour qu’il reçoit tous les jours de sa maîtresse.'' (Corneille.) ''J’avais besoin d’être consolé par les ''{{sc|assurances}} ''touchantes de votre amitié, que vous me donnez dans vos deux dernières lettres.'' (Volt.)
{{DctCite|Mon père en ce palais est mort par le poison,{{Crlf
|}}Le ciel et les enfers m’en donnent l’''assurance.''|{{sc|Ducis.}}|2|15}}
‖ S’emploie avec la même acception dans les
formules de politesse par lesquelles on termine
une lettre : ''Veuillez agréer l’''{{sc|assurance}}
''de mon respect, de mon dévouement, de ma considération'', etc.
— Confiance qui résulte d’une ferme conviction :
''Vous n’avez qu’à partir avec ''{{sc|assurance}}, ''je vous suivrai de près.'' (Acad.) ''J’avais toujours un extrême désir d’apprendre à distinguer le vrai d’avec le faux, pour voir clair en mes actions et marcher avec l’''{{sc|assurance}} ''en cette vie.'' (Dose.) ''Il n’est pas donné aux hommes de trouver l’''{{sc|assurance}} ''entière dans leurs conseils et dans leurs affaires.'' (Boss.)
{{DctCite|Je pris sur cet oracle une entière ''assurance.''|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
{{DctCite|Dans vos prospérités mettez plus d’''assurance''.|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
ASS
La vous la pourrez mettre
Et de cette action nul n’aui
{{sc|Molière.}}
Il Fermeté, courage, hardiesse : ''Parler, répondre avec'' AssuRANCE^JLfonïrer ''de'' {{sc|(’assurance.}} ''Perdre de son'' {{sc|assurance.}} ''C’est un jeune''
''acteur qui n’a pas encore l’''{{sc|assurance.}} (Acad.)
''Qu’elle eut d'''{{sc|assurance}} ''dans cet effroyable''
''péril !'' (Boss.) ''La noble'' {{sc|assurance}} ''du jeune''
''inconnu, qui traversait sans précautions tant''
''de troupes ennemies, étonna tous les alliés.''
(Fén.) ''Bien ne donne de l’''{{sc|assurance}} ''à certains''
''personnages comme la fortune et la sottise.''
(La Rochef.) ''Je ne crains rien tant que votre''
{{sc|assurance}} : ''tout est à craindre pour celui qui''
''ne craint rien.'' (P. Crassct.) ''La femme qui''
''■ échange la modestie contre l’''{{sc|assurance}} ''perd la''
''moitié de ses charmes.'' (Mme de Gralfigny.)
''Lord Uolland exerçait son fils à tout dire avec''
{{sc|assurance.}} (Villem.) ''Il s’inclina profondément''
''et sortit aussitôt, laissant la cour un peu surprise de son manque d’''{{sc|assurance}}, ''ainsi que de''
''ses manières humbles et embarrassées.'' (Mérimée.)
{{sc|/.’assurance}}, ''dans un homme d’esprit, ''
''liait du sentiment de sa supériorité relative.''
(Latena.) {{sc|//assurance}} ''ne sied qu’au vrai mérite'', ''et c’est à lui qu’elle manque souvent.''
(S. Dubay.) ''Je m’étais''1'' approchée avec une''
{{sc|assurance}} ''triomphante.'' {Fr. Soulié.)
Ils portent sur le front
ASS
Peut-être que le temps v<
{{sc|Corneille.}}
Le malheur rend ti
— Confiance que l’on accorde à quelqu’un :
''L’amitié que nous conservons ensemble, sans''
''nous en rien écrire, et l’''{{sc|assurance}} ''que nous''
''avons l’un de l’autre est une chose rare et singulière.'' (Volt.) Peu usité.
— ''Prendre assurance en, sur'', Se fier à : /(
''n’y a point d’''{{sc|assurance}} ''à.'' {{sc|prendre en}} ''lui.''
(Acad.) ''Puis-je'' {{sc|prendre}} ''quelque'' {{sc|assurance}}
{{sc|sur}} ''la nouveauté surprenante d’une telle conversion ?'' (Mol.)
Et ''sur'' ses déplaisirs et son impatience,
. Mon âme prendrait lors une pleine ''assurance.''
{{sc|Molière.}}
— Loc. adv. ''D’assurance, ''Avec assurance,
sans crainte : /(''continue à marcher'' {{sc|d’assurance}}, ''et passe son chemin fièrement et sans''
''fuir.'' (Buff.) Il ''En assurance'', En sûreté : ''Qu’ils''
''laissent le monde en repos, et nos bénéfices'' {{sc|en}}
ASSURANCE. (P&SC.) ''Vol''
(Pasc.l
''Par là, vous croyez être'' {{sc|en assurance.}} (Pasc.)
Signifie aussi tranquillement, sans trouble :
Pourras-tu dans son lit dormir
nulle part n’était ''en ai''
te protégerai
—Coram. Reçu ou engagement écrit :
{{sc|Molière.}}
Il Vieux dans ce sens. On dit plutôt aujourd’hui
REÇU OU QUITTANCE.
— Convention, traité par lequel, moyennant
une prime déterminée, les assureurs répondent
des pertes ou des dommages que peut
éprouver la chose assurée : ''Compagnie d’''{{sc|assurance}} ''contre la grêle, contre l’incendie. Police d’''{{sc|assurance.}} ''Prime d’''{{sc|assurance. Assurances}} ''maritimes.'' {{sc|Assurances}} ''sur la vie.''
''Chacun des actionnaires dut faire et payer''
''lui-même ses'' {{sc|assurances.}} (Raynal.) {{sc|/.’assurance}}, ''forme rudimentaire de la solidarité''
''commerciale, est une association dans les choses.''
(Proudh.) il ''Chambre des assurances'', Compagnie
de capitalistes qui font les assurances
maritimes.
— Techn. Excédant de matière que l’on
dents imprévus : {{sc|//’assurance}} ''est ordinairement du'' 1/10 ''au'' l/e ''du poids présumé.'' (Bonnefoux.)
— Chass. ''Aller d’assurance, ''Se dit d’une
bête qui va au pas, avec confiance et sans
crainte.
— Fauconn. ''Donner de l’assurance à l’oiseau, ''
L’apprivoiser de telle sorte que la vue des
gens ne puisse l’effrayer, et qu’il ne soit plus
nécessaire de l’attacher.
— Antonymes. Doute, hésitation, incertitude,
indécision.
— Encycl. I. {{sc|Principe, définition et forme}}
{{sc|de l’assurance. Aux}} yeux du légiste, ''l’assurance'' n’est qu’un contât par lequel une compagnie
ou un individu garantit à quelqu’un la
815
s’obli-
possession d’un objet quelconque «
géant, moyennant un prix convenu, à lui ei
remettre la valeur intégrale en argent dans le
cas où un accident quelconque en amènerait
la destruction ou la perte : la loi ne doit considérer
''l’assurance ''que sous ce point de vue,
puisqu’elle ne peut avoir un rôle actif a rem
Flir que s’il s’élève quelque contestation entre
assureur et l’assuré, relativement à l’exécution
de leurs conventions réciproques. À ce
point de vue restreint, ''l’assurance ''ne serait
qu’un jeu de hasard entre deux individus, dont
1 un se procure un gain minime presque certain
en s’exposant a une perte considérable
possible, et dont l’autre s’impose, une perte
minime certaine pour échapper au dar.ger
d’une perte considérable. Mais l’économiste et
le penseur voient dans l’assurance quelque
chose de bien plus élevé ; loind’être pour eux
un simple jeu de hasard, elle leur parait une
sage précaution contre les coups imprévus du
hasard, et l’on pourrait presque dire une victoire
décisive remportée par l’intelligence humaine
sur les forces brutes de la nature. Et
comment l’homme parvient-il ainsi a dominer
la nature matérielle ? Est-ce en en changeant
les lois ? Non, sa puissance ne va pas jusque-là.
Mais il y parvient en prenant dans ces lois tout
ce qui lui est favorable pour combattre ce qui
lui est contraire, et c’est l’association pratiquée
sur une grande échelle qui lui permet
d’obtenir ce beau résultat. Car ''l’assurance''
n’est en réalité qu’une application particulière
du principe de l’association, non-seulement
quand elle prend le nom d’assurance ''mutuelle'',
mais aussi quand elle est faite par de riches
capitalistes taisant payer ce qu’on appelle des
nnmes fixes : pour quiconque sait pénétrer au
tond des choses, ces capitalistes sont purement
et simplement des agents qui s’interposent
entre des milliers d’individus courant les mêmes
risques, qui les font s’associer entre eux
sans S% connaître, qui leur procurent indirectement
tous les avantages d’une immense association,
en leur faisant payer ces avantages
un peu plus cher qu’ils ne les payeraient dans
une association directe, mais aussi en prenant
à leur charge tous les embarras inévitables
pour qu’une grande association fonctionne bien.
Pour former une compagnie ''à’assurance''
mutuelle, la seule condition nécessaire est
d’obtenir l’adhésion d’un nombre de personnes
assez considérable pour que la perte éprouvée
par l’une d’elles puisse être couverte par les
autres, en n’imposant à chacune qu’une contribution
minime. Il faut à ces compagnies,
comme aux autres, un directeur et un personnel
plus ou moins nombreux ; le directeur et
les employés doivent recevoir un salaire convenable ;
il faut un vaste local pour le siège
de l’administration ; il y a des lettres à recevoir
et à envoyer, des prospectus à distribuer,
des frais de tout genre enfin, les mêmes à peu
presque dans les compagnies non mutuelles :
ce sont les assurés qui doivent faire face à
tous ces frais par une cotisation proportionnelle
aux valeurs pour lesquelles ils s’assurent.
Ensuite, il arrive chaque année des
sinistres dont il faut indemniser les victimes ;
on fait le total des sommes à payer pour cet
objet, et par une opération de calcul oue les
arithméticiens appellent règle de société, on
répartit la dépense entre tous les assurés.
Dans ce système, on le voit, l’assuré a l’avantage
de ne rien débourser au delà de ce que
les besoins mêmes de l’association exigent, et
il n’est pas exposé à voir de gros capitalistes
s’enrichir ou plutôt augmenter leur richesse
à ses dépens. Mais cet avantage est compensé
par d’assez grands inconvénients, dont les
principaux sont la variation annuelle du prix
au moyen duquel on achète sa sécurité,
la crainte d’avoir peut-être à supporter dans
certaines années des sacrifices considérables,
et l’impossibilité de réparer immédiatement
les désastres, puisque les cotisations destinées
à le faire ne peuvent être fixées qu’a la fin de
l’année ; cependant, il faut dire ici qu’après
quelque temps d’existence, les compagnies
''à’assurance ''mutuelle florissantes parviennent
h supprimer ce dernier inconvénient au moyen
d’une réserve amassée peu à peu sur l’excédant
des cotisations. Quoi qu’A en soit, il est
certain, en fait, que les compagnies fondées
par de grands capitalistes, dans le but avoué
de bénéficier sur leurs clients, font plus d’affaires
que les autres et paraissent avoir définitivement
conquis la préférence du plus grand
nombre.
Mais sur quelles bases est-il possible, dans
ces compagnies, de déterminer le montant des
primes à payer par les assurés ? Les assureurs
veulent gagner de l’argent ; il faut donc que
les primes soient assez élevées pour couvrir
toutes les perte3, avec un excédant le plu ?
considérable possible. Le seul moyen qui existe
pour prévoir les pertes futures, c’est-à-dire le
montant des indemnités qu’il faudra fournir
pour réparer les sinistres, c’est de consulter
le passé, c’est-à-dire de dresser la statistiqué
exacte de tous les genres de désastres pendant
un grand nombre d’années. Comme les causes
qui produisent ces désastres restent toujours
à peu près les mêmes, les résultats doivent
également peu varier, et, sauf quelques
exceptions qui se compenseront probablement
par des exceptions en sens contraire,
si l’on opère sur une grande multiplicité
d’assurances diverses, on est à peu près certain
que des primes calculées de manière
à donner pour le passé des résultats satisfai-<section end="ASSURANCE s. f."/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Andre-Chermy-Amoureux caprices-1925.djvu/14
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « - -12- Avoue qu'on le serait à moins. Voilà un an que tu es parti un beau jour du Bourget en avion nul n'avait plus entendu parler de toi, et tu reparais tout à coup... Ah ça !, D'où viens-tu ainsi ?... - - Je reviens de Turquie... et de Perse! Vraiment !... Et qu'as-tu fait de beau par là ? Rien... Ou plutôt si, beaucoup de choses, 'je me suis guéri d'un mal que je croyais incurable! Ah bah ! Lequel donc ?... Je te croyais parti en excel- lente santé...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 12 —|}}</noinclude>-
-12-
Avoue qu'on le serait à moins. Voilà un an que tu es
parti un beau jour du Bourget en avion nul n'avait plus
entendu parler de toi, et tu reparais tout à coup... Ah ça !,
D'où viens-tu ainsi ?...
-
-
Je reviens de Turquie... et de Perse!
Vraiment !... Et qu'as-tu fait de beau par là ?
Rien... Ou plutôt si, beaucoup de choses, 'je me suis guéri
d'un mal que je croyais incurable!
Ah bah ! Lequel donc ?... Je te croyais parti en excel-
lente santé.
En excellente santé physique, mais très malade morale-
ment, frappé au coeur, d'un coup terrible.
-
Qui, je me souviens, ta femme...
Une gueuse !...
Tu es dur.
Qui ne l'aurait été à ma place. Je l'adorais, je ne pensais
qu'à elle, je ne vivais que pour elle, et un jour, j'ai découvert
brusquement cette odieuse trahison...!
-
Je sais. Tu as dû souffrir beaucoup.
Terriblement, mais c'est fini !... J'étais parti loin, très
loin, pour oublier... Ah! mon pauvre ami! Quelle déception !
Avoir fait ce beau rêve de la vie à deux, d'un grand amour
unique, partagé, de deux coeurs battant à l'unisson et se
réveiller ainsi, bassement trahi pour un être vulgaire... C'était
un effondrement, quelque chose s'est déchiré en moi !... Je
suis parti tout de suite comme d'autres se tuent !...
« Et puis après, j'ai réfléchi... Là-bas, j'ai parcouru les
déserts, j'ai marché de ville en ville, curieux de tout, cher-
chant un aliment à mon activité, surtout pour effacer le
souvenir de l'infidèle, le souvenir de la femme...
-
Et tu y as réussi ?
Gontran sourit :
-
J'ai rêvé, j'ai réfléchi, j'ai pensé... et je me suis dit :
« Tu as cherché l'impossible, l'irréalisable, tu as voulu une
femme comme il n'en existe pas. Pauvre fou! La femme est
toujours la femme, un être insaisissable qui vous échappe au
moment où on la croit sienne... Elles sont toutes pareilles,
dominées par les sens. La tienne t'a préféré le premier danseur
venu parce qu'il était simplement un mâle, alors que tu
voulais, toi, trouver une âme élevée dans un corps qui n'est
fait que pour la caresse physique. »>
« Ah! mon cher René, la femme, une bête à plaisir, rien<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 12 —|}}</noinclude><nowiki />
— Avoue qu’on le serait à moins. Voilà un an que tu es
parti un beau jour du Bourget en avion, nul n’avait plus
entendu parler de toi, et tu reparais tout à coup… Ah ça !
D’où viens-tu ainsi ?…
— Je reviens de Turquie… et de Perse !
— Vraiment !… Et qu’as-tu fait de beau par là ?
— Rien… Ou plutôt si, beaucoup de choses, je me suis guéri
d’un mal que je croyais incurable !
— Ah bah ! Lequel donc ?… Je te croyais parti en excellente
santé.
— En excellente santé physique, mais très malade moralement,
frappé au cœur, d’un coup terrible.
— Oui, je me souviens, ta femme…
— Une gueuse !…
— Tu es dur.
—
Qui ne l’aurait été à ma place. Je l’adorais, je ne pensais qu’à elle, je ne vivais que pour elle, et un jour, j’ai découvert brusquement cette odieuse trahison… !
—
Je sais. Tu as dû souffrir beaucoup.
—
Terriblement, mais c’est fini !… J’étais parti loin, très loin, pour oublier… Ah ! mon pauvre ami ! Quelle déception ! Avoir fait ce beau rêve de la vie à deux, d’un grand amour unique, partagé, de deux cœurs battant à l’unisson et se réveiller ainsi, bassement trahi pour un être vulgaire… C’était un effondrement, quelque chose s’est déchiré en moi !… Je suis parti tout de suite comme d’autres se tuent !…
« Et puis après, j’ai réfléchi… Là-bas, j’ai parcouru les déserts, j’ai marché de ville en ville, curieux de tout, cherchant un aliment à mon activité, surtout pour effacer le souvenir de l’infidèle, le souvenir de la femme…
—
Et tu y as réussi ?
Gontran sourit :
—
J’ai rêvé, j’ai réfléchi, j’ai pensé… et je me suis dit : « Tu as cherché l’impossible, l’irréalisable, tu as voulu une femme comme il n’en existe pas. Pauvre fou ! La femme est toujours la femme, un être insaisissable qui vous échappe au moment où on la croit sienne… Elles sont toutes pareilles, dominées par les sens. La tienne t’a préféré le premier danseur venu parce qu’il était simplement un mâle, alors que tu voulais, toi, trouver une âme élevée dans un corps qui n’est fait que pour la caresse physique. »
« Ah ! mon cher René, la femme, une bête à plaisir, rien<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 12 —|}}</noinclude><nowiki />
— Avoue qu’on le serait à moins. Voilà un an que tu es
parti un beau jour du Bourget en avion, nul n’avait plus
entendu parler de toi, et tu reparais tout à coup… Ah ça !
D’où viens-tu ainsi ?…
— Je reviens de Turquie… et de Perse !
— Vraiment !… Et qu’as-tu fait de beau par là ?
— Rien… Ou plutôt si, beaucoup de choses, je me suis guéri
d’un mal que je croyais incurable !
— Ah bah ! Lequel donc ?… Je te croyais parti en excellente
santé.
— En excellente santé physique, mais très malade moralement,
frappé au cœur, d’un coup terrible.
— Oui, je me souviens, ta femme…
— Une gueuse !…
— Tu es dur.
— Qui ne l’aurait été à ma place. Je l’adorais, je ne pensais
qu’à elle, je ne vivais que pour elle, et un jour, j’ai découvert
brusquement cette odieuse trahison… !
— Je sais. Tu as dû souffrir beaucoup.
— Terriblement, mais c’est fini !… J’étais parti loin, très
loin, pour oublier… Ah ! mon pauvre ami ! Quelle déception !
Avoir fait ce beau rêve de la vie à deux, d’un grand amour
unique, partagé, de deux cœurs battant à l’unisson et se
réveiller ainsi, bassement trahi pour un être vulgaire… C’était
un effondrement, quelque chose s’est déchiré en moi !… Je
suis parti tout de suite comme d’autres se tuent !…
« Et puis après, j’ai réfléchi… Là-bas, j’ai parcouru les
déserts, j’ai marché de ville en ville, curieux de tout, cherchant
un aliment à mon activité, surtout pour effacer le
souvenir de l’infidèle, le souvenir de la femme…
— Et tu y as réussi ?
Gontran sourit :
— J’ai rêvé, j’ai réfléchi, j’ai pensé… et je me suis dit : « Tu as cherché l’impossible, l’irréalisable, tu as voulu une femme comme il n’en existe pas. Pauvre fou ! La femme est toujours la femme, un être insaisissable qui vous échappe au moment où on la croit sienne… Elles sont toutes pareilles, dominées par les sens. La tienne t’a préféré le premier danseur venu parce qu’il était simplement un mâle, alors que tu voulais, toi, trouver une âme élevée dans un corps qui n’est fait que pour la caresse physique. »
« Ah ! mon cher René, la femme, une bête à plaisir, rien<noinclude>
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— Avoue qu’on le serait à moins. Voilà un an que tu es
parti un beau jour du Bourget en avion, nul n’avait plus
entendu parler de toi, et tu reparais tout à coup… Ah ça !
D’où viens-tu ainsi ?…
— Je reviens de Turquie… et de Perse !
— Vraiment !… Et qu’as-tu fait de beau par là ?
— Rien… Ou plutôt si, beaucoup de choses, je me suis guéri
d’un mal que je croyais incurable !
— Ah bah ! Lequel donc ?… Je te croyais parti en excellente
santé.
— En excellente santé physique, mais très malade moralement,
frappé au cœur, d’un coup terrible.
— Oui, je me souviens, ta femme…
— Une gueuse !…
— Tu es dur.
— Qui ne l’aurait été à ma place. Je l’adorais, je ne pensais
qu’à elle, je ne vivais que pour elle, et un jour, j’ai découvert
brusquement cette odieuse trahison… !
— Je sais. Tu as dû souffrir beaucoup.
— Terriblement, mais c’est fini !… J’étais parti loin, très
loin, pour oublier… Ah ! mon pauvre ami ! Quelle déception !
Avoir fait ce beau rêve de la vie à deux, d’un grand amour
unique, partagé, de deux cœurs battant à l’unisson et se
réveiller ainsi, bassement trahi pour un être vulgaire… C’était
un effondrement, quelque chose s’est déchiré en moi !… Je
suis parti tout de suite comme d’autres se tuent !…
« Et puis après, j’ai réfléchi… Là-bas, j’ai parcouru les
déserts, j’ai marché de ville en ville, curieux de tout, cherchant
un aliment à mon activité, surtout pour effacer le
souvenir de l’infidèle, le souvenir de la femme…
— Et tu y as réussi ?
Gontran sourit :
— J’ai rêvé, j’ai réfléchi, j’ai pensé… et je me suis dit :
« Tu as cherché l’impossible, l’irréalisable, tu as voulu une
femme comme il n’en existe pas. Pauvre fou ! La femme est
toujours la femme, un être insaisissable qui vous échappe au
moment où on la croit sienne… Elles sont toutes pareilles,
dominées par les sens. La tienne t’a préféré le premier danseur
venu parce qu’il était simplement un mâle, alors que tu
voulais, toi, trouver une âme élevée dans un corps qui n’est
fait que pour la caresse physique. »
« Ah ! mon cher René, la femme, une bête à plaisir, rien<noinclude>
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Page:Folie d'Opium.pdf/63
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE sur son épaule la caresse frôleuse de Francis Lombard ; Nora, avec son apparente légèreté, causait de tout et de rien, et sa fantaisie effleurait vingt sujets, preste comme un oiseau qui vole de branche en branche. Pourtant, ses paupières étaient plus meurtries que d’habitude, et ses longues mains fines, couvertes de bagues, se posaient parfois, brûlantes, sur celles de son amie. — Chozelle vous tait signe, dit-elle à André qui n’avait pas... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
sur son épaule la caresse frôleuse de
Francis Lombard ; Nora, avec son apparente légèreté, causait de tout et
de rien, et sa fantaisie effleurait vingt
sujets, preste comme un oiseau qui
vole de branche en branche. Pourtant, ses paupières étaient plus meurtries que d’habitude, et ses longues
mains fines, couvertes de bagues, se
posaient parfois, brûlantes, sur celles
de son amie.
— Chozelle vous tait signe, dit-elle
à André qui n’avait pas desserré les
lèvres.
— Je t’en prie, reste avec nous, implora Fiamette.
Mais André, déjà, quittait la loge et
se perdait dans le flot des cigales d’amour qui ondulait d’un couloir à l’autre, menaçant de tout submerger.
— Tu es jalouse ? demanda Nora,
en riant, à la jeune femme.
— Oui, je suis jalouse, et je ne veux
pas qu’on me prenne mon bien,
— Oh ! on te le rendra sans grand
dommage... Que dites-vous, mon cher,
de cet amour à toute épreuve ?...
— Je dis que je donnerais beaucoup
pour être aimé ainsi ! murmura Francis Lombard, avec un soupir. Que fautil faire pour mériter un pareil bonheur ?...
. — Rien, dit Fiamette sèchement. Je
ne suis ni à prendre ni à vendre.
La toile se releva pour la première
partie du ballet, et Chozelle, accompagné d’André Flavien, rentra dans sa
loge.
blottie
Tigrane, la Chauve-Souris,
U or IV M
^1
dans un coin de la scène, régnait sur
sa cour de mouches bourdonnantes. Et
c’était un enchantement des yeux que
la farandole dés insectes d’or, aux longues ailes diaprées. Les libellules cambraient des corselets de saphirs à reflets lunaires, sur des maillots noirs ;
les coccinelles, sous leurs élytres,
avaient des camails caboches de corail ; les abeilles pelucheuses, les guêpes rayées d’orange, les scarabées aux
carapaces de béryls et de péridots, défilaient dans un bruissement de perles
et d’ailes métalUques. La Chauve-Souris somnolait, heureuse, attendant la
nuit pour capturer les insectes imprudents. Elle dormait, cruelle et lascive,
rêvant de meurtres et de baisers. Elle
dormait, pareille à l’orchidée morbide,
à la fleur succube, la courtisane éternelle dont meurent les êtres et les plantes.
Chozelle, dans ce luxueux ballet, aurait pu mettre un peu de symbolisme
et de psychologie, avec la glorification de la femme cruelle et perverse,
créée par Dieu pour le châtiment des
crimes d’amour. Une poésie délicate,
une pensée artiste auraient pu soutenir ce sujet trop souvent défloré.
Mais Chozelle n’avait pas de visées si
hautes. Attiré toujours par la laideur
bizarre, il avait mis une chauve-souris
à la scène, et un chat-huant apparaissait pour vaincre l’enchanteresse. A
son tour la pauvrette s’amendait, suppliait, vaincue par le charme de l’oiseau de proie. Il y avait, au clair de
la lune, des chevauchées de lamies et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres de C. Tillier - II.djvu/248
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Courvey
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>le tolèrent les canons de l’église, allumé en l’honneur du capitaine,
secouait ses flammes bleuâtres, pareil à un damné qui
secoue sa chevelure de feu. Il y avait encore une autre personne
dans la chambre ; c’était une femme, moitié jeune, moitié vieille,
moitié servante, moitié maîtresse, et dont la couverture (puisque
l’usage veut qu’on soit couvert au lieu d’être habillé), tenait le
milieu entre ces deux conditions. Elle allait et venait à pas muets
et encore légers, dérangeant d’une main ce qu’elle arrangeait de
l’autre, car le chanoine avait promis une histoire.
« Voici, fit le chanoine qui avait une pointe de bourgogne,
comment j’eus peur. C’était avant la révolution. Je desservais
alors une petite paroisse, joli nid d’oiseau caché au milieu des
bois qui couvrent le ci-devant duché du Nivernais, aujourd’hui
département de la Nièvre, vieux noble, que j’ai vu avec regret
privé de son titre de noblesse. Mon village n’était séparé de la petite
ville d’Entrains que par une grande forêt, au beau milieu de
laquelle passait la route qui conduisait de Clamecy à Cosne. C’était
une route comme on n’en voit plus, la route de Clamecy à Cosne,
car le nouveau régime a bien ses avantages ; c’est une abeille qui
a piqué plusieurs personnes, mais qui a fait du miel pour tous. La
route de Clamecy à Cosne, se promenait çà et là comme un
homme qui n’est pas pressé ; elle se prélassait sous la voûte majestueuse
des chênes, flânait entre les gazons, allait d’un village à
l’autre, tantôt s’élargissant, tantôt se rétrécissant, déchirée par
de profondes ornières, incurables blessures que l’art du cantonnier
ne savait pas encore cicatriser ; quelquefois elle se séparait en
deux branches, comme un fleuve, qui allaient se rejoindre à quelque
distance de là, après avoir formé de frais ilots de verdure ;
c’était une route enfin qu’on perdait et qu’on retrouvait dix fois
avant d’arriver à son gîte.
« Or, cette forêt avait un mauvais renom ; un bon nombre de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Orain, Adolphe - Chansons de la Haute Bretagne.djvu/62
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<noinclude><pagequality level="3" user="CetaGM" />{{nr|52|CHANSONS DE LA HAUTE-BRETAGNE|}}
{{...|65|100%}}</noinclude><!-- Partition retranscrite entièrement à la page précédente --><nowiki />
{{Poem|Chez mon pèr’, ''j’étions douze éfants''<ref>Enfants</ref>, (bis)
{{Mpom|''J’étions Pène'', ''j’étions Mène'',
''J’étions Jacques'', ''Jacq’ Elène'',
''J’étions Haut'', ''Haut le Mau'',
''J’étions Perrine'', ''Etiennette'',
''Théotiste'', ''Agath’'', ''Céleste'',|1.5}}
{{Mpom|La belle Céleste !|3}}
{{Mpom|Celle que mon cœur aime !|1.5}}
Mon père a marié ses ''éfants'', (bis)
A marié Pène, a marié Mène,
A marié Jacques, Jacq’ Elène,
A marié Haut, a marié Mau,
A marié Perrine, Etiennette,
Théotiste, Agathe, Céleste,
{{Mpom|La Belle Céleste !|3}}
{{Mpom|Celle que mon cœur aime !|1.5}}|
ds}}<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE D’OPIUM XVI UNE PRINCESSE Fiamette pose dans la chaleur du calorifère. Elle a noirci ses paupières, et ses yeux ont une lueur inquiétante, sont du vert des feuilles de nymphéas sous l’eau trouble des étangs. Sur sa peau lumineuse tombe le manteau ardent de ses cheveux : un coucher de soleil sur un lever de lune ! André, qui procède à la toilette de sa maîtresse, l’a gainée de sardoines et de chrysobéryls, avec une fibule de turquoises... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
D’OPIUM
XVI
UNE
PRINCESSE
Fiamette pose dans la chaleur du
calorifère.
Elle a noirci ses paupières, et ses
yeux ont une lueur inquiétante, sont
du vert des feuilles de nymphéas sous
l’eau trouble des étangs. Sur sa peau
lumineuse tombe le manteau ardent
de ses cheveux : un coucher de soleil
sur un lever de lune !
André, qui procède à la toilette de
sa maîtresse, l’a gainée de sardoines
et de chrysobéryls, avec une fibule de
turquoises à l’endroit de son désir. Il
a serré un tissu arachnéen autour de
ses flancs et de ses genoux, a bagué
ses pieds nus de chatons glauques.
Elle sourit, heureuse de sentir, sur elle,
la main qui la caresse et le regard qui
l’admire.
— Levez le bras, dit Pascal... Non,
pas ainsi.
DE SONGE
Vous exprimez l’amour, la cruauté perverse, la joie du triomphe...
La jeune femme se prête docilement
aux exigences de l’artiste.
— C’est merveilleux, dit-il... Il est
défendu d’être aussi belle !
André, contre un chevalet, a griffonné quelque chose.
— Poète, lis-nous tes vers, demande
Pascal, cela m’inspirera. Donne-moi la
couleur de ton rêve et l’âme de ta
tendresse.
André, de sa voix sonore, lance les
rimes scintillantes qui semblent se
fixer en cabochons de lucioles sur le
corps gemmé de sa maîtresse.
Princesse maléfique à l’étrange beauté,
Le maître qui te fit, à la fois blonde et brune,
Te jeta des baisers de soleil et de lune ;
Tu semblés, tour à tour, la nuit et la clarté.
Lon cherche le regret de ta divinité
Dans ton sombre regard que la vie importune.
Et il monte sur l’estrade, lui indique
le mouvement qu’il souhaite.
— Vous venez de danser, Fiamette,
Dans tes lèvres d’orgueil, d’amour et de rancune
Qui disent ta puissui.ce et ta fragilité !
et tout votre corps se tord voluptueuse-
Symbole de désir, de volupté cruelle,
Femme, stryge, bacchante, enjôleuse éternelle !
Quelle est donc cette fleur, triste parmi les fleurs,
ment, s’offre, semble
s’abandonner...<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Folie d'Opium.pdf/388
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Page:Raymond Clauzel L'Ile des hommes 1924.djvu/243
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{tiret2|petits-|enfants}}, d'inimaginables découvertes scientifiques et d'immenses malheurs humains. Le sage rendit son dernier soupir, avec la certi- tude de commencer une ascension qui lui ferait retrouver sa chère Lydé, ainsi que tous ses amis de La Centauresse: le père Loumaigne avec sa belle âme, Le Buric et sa pipe, Tamarix et Nikée, enfin maître Pintarède, herborisant dans les vallons du ciel. L'un des arrière-petits-fils du chevalier de Saint...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|l’île des hommes}}|239|b=<hr />}}</noinclude>{{tiret2|petits-|enfants}}, d'inimaginables découvertes scientifiques et
d'immenses malheurs humains.
Le sage rendit son dernier soupir, avec la certi-
tude de commencer une ascension qui lui ferait
retrouver sa chère Lydé, ainsi que tous ses amis
de La Centauresse: le père Loumaigne avec sa
belle âme, Le Buric et sa pipe, Tamarix et Nikée,
enfin maître Pintarède, herborisant dans les vallons
du ciel.
L'un des arrière-petits-fils du chevalier de Saint-
Clinal et de l'amazone Lydé, comme capitaine,
commandant et colonel, a fait la guerre en héros.
Cette jeune gloire de l'armée française périt dans
l'explosion d'un fort autour de Verdun, de Verdun
qui fut aussi, parmi l'humanité, une Ile des Hom-
mes sacrifiés aux minotaures infernaux.
FIN.
€
Paris-Montmorency: 1922-1923.<noinclude>
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d’immenses malheurs humains.
Le sage rendit son dernier soupir, avec la certitude
de commencer une ascension qui lui ferait
retrouver sa chère Lydé, ainsi que tous ses amis
de <i>La Centauresse</i> : le père Loumaigne avec sa
belle âme, Le Buric et sa pipe, Tamarix et Nikée,
enfin maître Pintarède, herborisant dans les vallons
du ciel.
{{il}}
L’un des arrière-petits-fils du chevalier de Saint-Clinal
et de l’amazone Lydé, comme capitaine,
commandant et colonel, a fait la guerre en héros.
Cette jeune gloire de l’armée française périt dans
l’explosion d’un fort autour de Verdun, de Verdun
qui fut aussi, parmi l’humanité, une Île des Hommes
sacrifiés aux minotaures infernaux.
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d’immenses malheurs humains.
Le sage rendit son dernier soupir, avec la certitude
de commencer une ascension qui lui ferait
retrouver sa chère Lydé, ainsi que tous ses amis
de <i>La Centauresse</i> : le père Loumaigne avec sa
belle âme, Le Buric et sa pipe, Tamarix et Nikée,
enfin maître Pintarède, herborisant dans les vallons
du ciel.
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L’un des arrière-petits-fils du chevalier de Saint-Clinal
et de l’amazone Lydé, comme capitaine,
commandant et colonel, a fait la guerre en héros.
Cette jeune gloire de l’armée française périt dans
l’explosion d’un fort autour de Verdun, de Verdun
qui fut aussi, parmi l’humanité, une Île des Hommes
sacrifiés aux minotaures infernaux.
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d’immenses malheurs humains.
Le sage rendit son dernier soupir, avec la certitude
de commencer une ascension qui lui ferait
retrouver sa chère Lydé, ainsi que tous ses amis
de <i>La Centauresse</i> : le père Loumaigne avec sa
belle âme, Le Buric et sa pipe, Tamarix et Nikée,
enfin maître Pintarède, herborisant dans les vallons
du ciel.
{{il}}
L’un des arrière-petits-fils du chevalier de Saint-Clinal
et de l’amazone Lydé, comme capitaine,
commandant et colonel, a fait la guerre en héros.
Cette jeune gloire de l’armée française périt dans
l’explosion d’un fort autour de Verdun, de Verdun
qui fut aussi, parmi l’humanité, une Île des Hommes
sacrifiés aux minotaures infernaux.
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « De Bons et Consciencieux Soins et des RENSEIGNEMENTS GRATUITS L’OPÉRA Téléphone : 322-93 ^ 38, Vous ne les trouverez qu’à DENTAIRE - d’Afltin, ChaUSSCe /tf" 38 Téléphone : 322-93 EAU GORLI PARFUME ET ADOUCIT LA PEAU Donne au teint une FRAICHEUR el un VELOUTE incomparables. Fait disparaître HÂLE eL toutes IRRITATIONS. 250 le Flacon, 5^0 le demi litre lOnelilre 264 Place des Vosges . Paris. et /ou/es Parfumeries CMEIYIIIMS DE FER VOYAGE... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>De
Bons et Consciencieux Soins
et des RENSEIGNEMENTS GRATUITS
L’OPÉRA
Téléphone : 322-93
^
38,
Vous ne les trouverez qu’à
DENTAIRE
- d’Afltin,
ChaUSSCe
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38
Téléphone : 322-93
EAU GORLI
PARFUME
ET
ADOUCIT
LA PEAU
Donne au teint une FRAICHEUR
el un VELOUTE incomparables.
Fait disparaître HÂLE eL
toutes IRRITATIONS.
250 le Flacon, 5^0 le demi litre
lOnelilre
264 Place des Vosges . Paris.
et /ou/es Parfumeries
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De PARIS-EST à MILAN sans changement de voiture, en i6 heuresCompartiments de i"^^ classe à couchettes et Wagons-lits
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-Af
A
MILAN,
correspondances
pour
toute
Tltalie<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ^ HISTOIRE VU MOINE TAXIS près de lai, une jeune femme était accroupie sur une natte, elle raccommodait un filet en chantant... Puis, comme jadis le forgeron Scevophilax, qui l’avait recueilli, un matin, à la première borne sur la route de Salonique, il portait ses œuvres au marché de Caryès : il y rencontrait des moines de connaissance, l’antique Dorothée, Zozime, Grégoire aussi, et Démétrios costumé en marin. xvec une curiosité un peu moqu... »
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HISTOIRE
VU
MOINE
TAXIS
près de lai, une jeune femme était
accroupie sur une natte, elle raccommodait un filet en chantant... Puis,
comme jadis le forgeron Scevophilax,
qui l’avait recueilli, un matin, à la
première borne sur la route de Salonique, il portait ses œuvres au marché de Caryès : il y rencontrait des
moines de connaissance, l’antique Dorothée, Zozime, Grégoire aussi, et Démétrios costumé en marin. xvec une
curiosité un peu moqueuse, il s’informait :que se passait-il, là-haut, depuis son départ ?... Puis, à l’enfant
qui l’accompagnait et qui était son
fils, il disait joyeusement : « Moi aussi
j’ai vécu comme ceux-là... J’ignorais
leur vie... Mon fils, garde-toi des maisons de la montagne ! »
Ici, Taxis s’était réveillé en plein
cauchemar. Ainsi qu’il arrive souvent
dans les premiers instants Cjui suivent
le sommeil, les paroles qu’il venait
de prononcer en songe lui demeuraient présentes. Et il en éprouvait
une sensation pénible, comme une
brûlure étouffée.
Alors il comprit, vaguement, que
Dieu s’était retiré de lui. Tous les
jours de vie se roulaient en une circonférence sans issue, dressant devant ses yeux, comme une armée
d’accusateurs, le nombre immense de
ses iniquités...
Puis sa pensée, trop interne et trop
intense, s’obscurcit. Il dut s’aliter. Le
vieux médecin du couvent, d’une
mine assez embarrassée, prononça divers noms latins. Personne ne savait
ce qu’il pouvait bien avoir. « Le
spleen, peut-être ! » déclara le Père
Grégoire, qui avait été aux ambulances, pendant la guerre de Crimée.
A tous, son épuisement apparaissait
extrême et, quand l’heure eut sonné
du départ, on décida de le laisser, en
€attendant une guérison, car il ne
pourrait, dans cet état, affronter les
fatigues du voyage.
La notion de retour, comme on 12en
avait dernièrement parlé autour de
lui, dut percer sa compréhension
épaissie, car, peu après la sortie en
procession des pèlerins vers la gare,
un Père, étant entré dans sa chambre,
le trouva tout vêtu, étendu de son
long sur le carreau de son cabinet ;
s’étant habillé, il avait voulu se diriger sans doute vers la porte, afin de
joindre ses compagnons. Le regard
ne vivait plus, le pouls s’affaiblissait
graduellement et finit par s’annuler.
Et, cette nuit même, il passa, n’ayant
pas rouvert les yeux.
Ainsi mourut le moine Taxis, sans
que lui ni les hommes eussent rien
compris à sa destinée.
*
Cependant, la joie imprescriptible
des retours absorbait la vague mélancolie d''abandonner Van des leurs ; ils
ignoraient, du reste, une fin tellement
inopinée. Les pèlerins faisaient bonne
route vers la Grèce. En mer, un temps
choisi les favorisa. On accourait, dans
les ports oii ils faisaient escale, pour
voir V étrange navire, cité flottante de
moine^ noirs.
Certain matin, un petit triangle
blanc se découpait cl la lisière des
flots, roussis par un astre invisible
encore ; et bientôt on se trouva en vue
de la presqu’île chalcidique : l’Athos
grandissait, des monastères successivement apparurent, les moines se nommaient avec des clameurs de piété attendrie, îvoron, Philothée, et Bathopédi
le riche, et la grande Magia Laura.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Folie d'Opium.pdf/64
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « FOLIE d’empuses, des combats de gnomes hideux, puis, une bonne fée apparaissait, et, comme dans tous les contes pour les petits enfants, rendait aux amoureux leur forme primitive. Le prince épousait la princesse. Telle était cette œuvre banale qu’un directeur de théâtre s’était empressé’ de monter ; car, dès qu’un poète montre un réel mérite, dès qu’un auteur sort des sentiers battus par quelque manifestation vraiment littéraire, il épo... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude>FOLIE
d’empuses, des combats de gnomes
hideux, puis, une bonne fée apparaissait, et, comme dans tous les contes
pour les petits enfants, rendait aux
amoureux leur forme primitive.
Le prince épousait la princesse.
Telle était cette œuvre banale qu’un
directeur de théâtre s’était empressé’
de monter ; car, dès qu’un poète montre un réel mérite, dès qu’un auteur
sort des sentiers battus par quelque
manifestation vraiment littéraire, il
épouvante le commerçant routinier, l’épicier déloyal qui ne veut servir à ses
clients que l’habituelle cassonade et
les conserves avariées des vieux faiseurs. Chozelle se délectait aux éructations flatteuses de ses fervents, se
trouvait une prestigieuse originalité,
D’OPIUM
par des tics nerveux. Ses cheveux, très
abondants, étaient arrangés avec art.
Sa taille mince donnait à son buste
plat aux larges épaules une certaine
élégance androgyne. Sa toilette blanche, voilée de guipures, était d’un goût
parfait. André s’étonna de l’entendre
parler d’une voix rauque, comme déchirée, par moments, de notes plus
aiguës.
L’orchestre faisant rage pour le pas
des lamies et des empuses, Jacques
se pencha à l’oreille d’André et lui
glissa :
— Ce sont deux hommes !
— Pas possible !
— On ne le dirait jamais, n’est-ce
pas ?... Depuis trois ans, ils ne se quittent pas, et la poHce ferme les yeux.
parce qu’il avait osé mettre à la scène
une chauve-souris et un chat-huant !
D’ailleurs, le secret est bien gardé.
André écœuré avait envie de fuir,
Deux personnages venaient d’entrer
dans la loge, blêmes d’une admiration
qu’ils exprimaient en petites phrases
hachées, comme par un hoquet d’extase : «Vraiment, c’est une trouvaille !»
« Tigrane a saisi tout le charme envoûteur de l’écrivain ! » « Quelle habileté de touche ! » « Admirable ! Suggestif ! Enveloppant ! Effarant ! »
André examina le couple qui, par
mais il sut vaincre sa répugnance, étu-
un je ne sais quoi d’inusité, retenait
l’attention. L’homme grand, un peu
bouffi, les chairs molles et la peau
blafarde, pouvait passer pour un assez
joli garçon ; la femme, grande aussi,
osseuse, verdâtre et les traits tirés,
avait des yeux trop brillants, un air
de fièvre et une grande bouche tirée
dia le couple qui s’offrait si ingénument àson observation.
Après le premier tableau, un incident singulier vint bouleverser la salle.
Ninoche, bousculant les ouvreuses,
entra dans la loge, et, avant qu’on
ait pu l’en empêcher, se jeta sur le
« Maître » et lui enfonça son chapeau
jusqu’au menton ; puis tapant sur le
huit-reflets ainsi que sur un tambour
de basque :
— Voilà pour l’article... Et recommence, si tu veux !
Ce fut une fusée de rires, un feu
d’artifice de quolibets, de sifflets, d’applaudis ements, detrépignements frénétiques.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Orain, Adolphe - Chansons de la Haute Bretagne.djvu/63
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<noinclude><pagequality level="3" user="CetaGM" />{{nr||CHANSONS DES BOIS|53}}
{{...|65|100%}}</noinclude><nowiki />
{{Poem|
Mon père a doté ses ''éfants'', (bis)
A doté Pène, a doté Mène,
A doté Jacques, Jacq’ Elène,
A doté Haut, a doté Mau,
A doté Perrine, Etiennette,
Théotiste, Agathe, Céleste,
{{Mpom|La Belle Céleste !|3}}
{{Mpom|Celle que mon cœur aime !|1.5}}
Il les a dotés richement : (bis)
Cent francs à Pèn’, cent francs à Mène,
Cent francs à Jacques, Jacq’ Elène,
Cent francs à Haut, cent francs à Mau,
Cent francs à Perrine, Etiennette,
Théotiste, Agathe, Céleste,
{{Mpom|Mill’ francs à Céleste !|3}}
{{Mpom|Celle que mon cœur aime !|1.5}}
Ils ont tous eu des ''éfants'', (bis)
Un’ fille à Pène, un’ fille à Mène,
Un’ fille à Jacques, à Jacq’ Elène,
Un’ fille à Haut, un’ fille à Mau,
Un’ fille à Perrine, Etiennette,
Théotiste, Agathe, Céleste,
{{Mpom|Un gars à Céleste,|3}}
{{Mpom|Celle que mon cœur aime !|1.5}}|
sf}}
{{Brn|1}}
{{Droite|{{t|''(Chanson recueillie dans la forêt de Teillay.)''|80}}}}<noinclude>
<references/></noinclude>
ackwugic60okf0xef5ezw7lgt39v242
Page:Œuvres de C. Tillier - II.djvu/249
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Courvey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>voyageurs qui se rendaient de Clamecy à Cosne avaient disparu,
et en deçà d’Entrains on n’avait plus retrouvé leurs traces. La
rumeur publique accusait de ces meurtres la famille Dinot qui
avait établi ses sinistres pénates au milieu de la forêt. Au fait,
c’était une terrible famille que la famille Dinot, le père et quatre
fils. Les quatre fils, pareils à des statues d’athlètes dans un bloc
de chair humaine, parcouraient la forêt du matin au soir ; inséparables
de leurs fusils comme un prêtre l’est de son bréviaire,
d’une adresse sans rivale dans un pays où le braconnage était une
profession, et dont la balle eût défié la flèche de Tell. Du reste,
tout-à-fait étrangers à ce commandement de Moïse : Homicide
point ne seras ; considérant tout être errant comme un gibier
donné par le créateur au chasseur assez adroit pour l’abattre, et,
de même que toi, loyal artilleur et bon chrétien, ne vois dans un
lièvre qu’un civet ou qu’un rable artistement piqué de lard, ne
voyant dans tout voyageur qui passait à leur portée que des sacoches
plus ou moins pleines, qu’une ceinture plus ou moins garnie.
Le père ne le cédait aux fils ni en force ni en adresse, et n’était
guère plus avancé qu’eux en morale. Les Dinot s’étaient fait à dix
lieues à la ronde, une sinistre célébrité. Grâce à la terreur que
leur nom inspirait, la forêt était devenue leur domaine. Ils y
régnaient comme règne le lion dans son désert. La maréchaussée
d’Entrains, composée de gendarmes éclopés, ne faisait que de
courtes et timides apparitions sur leur terrain, et le propriétaire
de la forêt semblait leur demander, tant il avait pour eux d’égards
et de politesse, l’autorisation de visiter ses bois et d’y mettre les
bûcherons, qui du reste ne se souciaient pas beaucoup de travailler
si près des Dinot.
« Les Dinot, ainsi que je viens de le dire, habitaient, au milieu
des bois, une petite maison que je crois voir encore ; c’était une
maison basse et trapue, n’ayant qu’une seule fenêtre grillée de
fer, et semblable, sous ce rapport, à un cyclope qui eût porté<noinclude>
<references/></noinclude>
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Chansons de la Haute-Bretagne/La belle Céleste
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CetaGM
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/* Relu et corrigé */
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Page:Renard - Invitation a la peur, 1926.djvu/225
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Pour moi, je lui résistai d’autant plus aisément que Mme d’Estrailles l’occupait davantage et allait de l’avant. C’est inimaginable : elle fut prise en un clin d’œil, et si fort que, dès le début, le dénouement me parut fatal ! Quel Don Juan était-ce là ? Qu’avait-il donc d’irrésistible ? Accoutré de la sorte, comment ne l’ai-je pas trouvé grotesque un seul instant, et pourquoi sont-ce nos paniers, nos fanfreluches et nos mouches qui... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|la berlue de madame d’estrailles}}|217}}</noinclude>Pour moi, je lui résistai d’autant plus aisément que Mme d’Estrailles l’occupait davantage et allait de l’avant. C’est inimaginable : elle fut prise en un clin d’œil, et si fort que, dès le début, le dénouement me parut fatal ! Quel Don Juan était-ce là ? Qu’avait-il donc d’irrésistible ? Accoutré de la sorte, comment ne l’ai-je pas trouvé grotesque un seul instant, et pourquoi sont-ce nos paniers, nos fanfreluches et nos mouches qui juraient auprès de ses atours surannés ?… Il sentait la mousse, la terre, la forêt, la bête mâle. Les dentelles de son col s’ouvraient sur un poitrail brun ; celles des manchettes retombaient sur des mains déliées, mais puissantes et calleuses comme en ont les jardiniers. Qu’avait-il donc ?
Il avait, certes, on ne sait quoi d’inouï, d’ambigu le contraste, sans doute, du prince et du bûcheron qui s’alliaient en lui. Mais je crois qu’il avait surtout de n’être ni barbon ni blanc-bec, mais un luron robuste aux narines lascives, et de surgir aux flancs de la maréchale avec la complicité de toutes les circonstances.
Je ne suis pas encore revenue de la stupéfaction que j’éprouvai devant la conduite de Mme d’Estrailles. Traitez-moi d’innocente, si vous voulez ; je ne croyais pas que les sens pussent nous dominer si vite et à ce point que l’on ne soit plus maîtresse de son corps… Elle mangea quelques quartiers de pommes barbouillés de miel, et but deux ou trois<noinclude>
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que {{Mme|d’Estrailles}} l’occupait davantage et allait
de l’avant. C’est inimaginable : elle fut prise en
un clin d’œil, et si fort que, dès le début, le dénouement
me parut fatal ! Quel Don Juan était-ce là ?
Qu’avait-il donc d’irrésistible ? Accoutré de la sorte,
comment ne l’ai-je pas trouvé grotesque un seul
instant, et pourquoi sont-ce nos paniers, nos fanfreluches
et nos mouches qui juraient auprès de
ses atours surannés ?… Il sentait la mousse, la
terre, la forêt, la bête mâle. Les dentelles de son
col s’ouvraient sur un poitrail brun ; celles des
manchettes retombaient sur des mains déliées, mais
puissantes et calleuses comme en ont les jardiniers.
Qu’avait-il donc ?
Il avait, certes, on ne sait quoi d’inouï, d’ambigu le contraste, sans doute, du prince et du bûcheron qui s’alliaient en lui. Mais je crois qu’il avait surtout de n’être ni barbon ni blanc-bec, mais un luron robuste aux narines lascives, et de surgir aux flancs de la maréchale avec la complicité de toutes les circonstances.
Je ne suis pas encore revenue de la stupéfaction que j’éprouvai devant la conduite de Mme d’Estrailles. Traitez-moi d’innocente, si vous voulez ; je ne croyais pas que les sens pussent nous dominer si vite et à ce point que l’on ne soit plus maîtresse de son corps… Elle mangea quelques quartiers de pommes barbouillés de miel, et but deux ou trois<noinclude>
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que {{Mme|d’Estrailles}} l’occupait davantage et allait
de l’avant. C’est inimaginable : elle fut prise en
un clin d’œil, et si fort que, dès le début, le dénouement
me parut fatal ! Quel Don Juan était-ce là ?
Qu’avait-il donc d’irrésistible ? Accoutré de la sorte,
comment ne l’ai-je pas trouvé grotesque un seul
instant, et pourquoi sont-ce nos paniers, nos fanfreluches
et nos mouches qui juraient auprès de
ses atours surannés ?… Il sentait la mousse, la
terre, la forêt, la bête mâle. Les dentelles de son
col s’ouvraient sur un poitrail brun ; celles des
manchettes retombaient sur des mains déliées, mais
puissantes et calleuses comme en ont les jardiniers.
Qu’avait-il donc ?
Il avait, certes, on ne sait quoi d’inouï, d’ambigu :
le contraste, sans doute, du prince et du bûcheron
qui s’alliaient en lui. Mais je crois qu’il
avait surtout de n’être ni barbon ni blanc-bec,
mais un luron robuste aux narines lascives, et de
surgir aux flancs de la maréchale avec la complicité
de toutes les circonstances.
Je ne suis pas encore revenue de la stupéfaction que j’éprouvai devant la conduite de Mme d’Estrailles. Traitez-moi d’innocente, si vous voulez ; je ne croyais pas que les sens pussent nous dominer si vite et à ce point que l’on ne soit plus maîtresse de son corps… Elle mangea quelques quartiers de pommes barbouillés de miel, et but deux ou trois<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|la berlue de madame d’estrailles}}|217}}</noinclude>Pour moi, je lui résistai d’autant plus aisément
que {{Mme|d’Estrailles}} l’occupait davantage et allait
de l’avant. C’est inimaginable : elle fut prise en
un clin d’œil, et si fort que, dès le début, le dénouement
me parut fatal ! Quel Don Juan était-ce là ?
Qu’avait-il donc d’irrésistible ? Accoutré de la sorte,
comment ne l’ai-je pas trouvé grotesque un seul
instant, et pourquoi sont-ce nos paniers, nos fanfreluches
et nos mouches qui juraient auprès de
ses atours surannés ?… Il sentait la mousse, la
terre, la forêt, la bête mâle. Les dentelles de son
col s’ouvraient sur un poitrail brun ; celles des
manchettes retombaient sur des mains déliées, mais
puissantes et calleuses comme en ont les jardiniers.
Qu’avait-il donc ?
Il avait, certes, on ne sait quoi d’inouï, d’ambigu :
le contraste, sans doute, du prince et du bûcheron
qui s’alliaient en lui. Mais je crois qu’il
avait surtout de n’être ni barbon ni blanc-bec,
mais un luron robuste aux narines lascives, et de
surgir aux flancs de la maréchale avec la complicité
de toutes les circonstances.
Je ne suis pas encore revenue de la stupéfaction
que j’éprouvai devant la conduite de {{Mme|d’Estrailles}}.
Traitez-moi d’innocente, si vous voulez ;
je ne croyais pas que les sens pussent nous dominer
si vite et à ce point que l’on ne soit plus maîtresse
de son corps… Elle mangea quelques quartiers
de pommes barbouillés de miel, et but deux ou trois<noinclude>
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Page:Colette - Œuvres complètes (éd. Le Fleuron) tome I.djvu/217
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> CLAUDINE A L’ÉCOLE Je lai aperçu, j’ai agité mon mouchoir, j’ai envoyé des baisers, je crois qu’il m’a vue... Écoute, je ne suis pas sûre, mais il m’a semblé que ses yeux étaient rouges. Peut-être que ses parents l’ont forcé de revenir. Peut-être qu’il m’écrira.…. Va toujours, petite romanesque, ça ne coûte rien d’espérer. Si j’essayais de te détourner, tu ne me croirais pas. Au bout de cinq jours de t... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude><nowiki />
CLAUDINE A L’ÉCOLE
Je lai aperçu, j’ai agité mon mouchoir, j’ai envoyé des baisers,
je crois qu’il m’a vue... Écoute, je ne suis pas sûre, mais il m’a
semblé que ses yeux étaient rouges. Peut-être que ses parents
l’ont forcé de revenir. Peut-être qu’il m’écrira.….
Va toujours, petite romanesque, ça ne coûte rien d’espérer.
Si j’essayais de te détourner, tu ne me croirais pas.
Au bout de cinq jours de trôleries dans les bois, à me griffer
les bras et les jambes aux ronces, à rapporter des brassées
d’œillets sauvages, de bluets et de silènes, à manger des
merises amères et des groseilles à maquereau, la curiosité
et le mal de l’École me reprennent. J’y retourne.
Je les trouve toutes, les grandes, assises sur des bancs à
l’ombre, dans la cour, travaillant paresseusement aux ouvrages
« d’exposition » ; les petites, sous le préau, en train de barboter
à la pompe ; Mademoiselle dans un fauteuil d’osier, son
Aimée à ses pieds sur une caisse à fleurs renversée, flânant
et chuchotant. À mon arrivée, Mie Sergent bondit et pivote
sur son siège :
— Ah ! vous voilà ! ce n’est pas malheureux ! Vous
prenez du bon temps ! Mie Claudine court les champs, sans
songer que la distribution des prix approche, et que les
élèves ne savent pas une note du chœur qu’on doit y chanter |
— Mais. Mie Aimée n’est donc pas professeur de chant ?
ni M. Rabastens (Antonin) ?
— Ne dites pas de bêtises ! Vous savez fort bien que
Mie Lanthenay ne peut pas chanter, la délicatesse de sa voix
ne le lui permet pas ; quant à M. Rabastens, on à jasé en ville
sur ses visites et ses leçons de chant, à ce qu’il paraît. Ah !
Dieu ! votre sale pays de cancans ! Enfin, il ne reviendra
plus. On ne peut pas se passer de vous pour les chœurs et
vous en abusez. Ce soir, à quatre heures, nous diviserons
les parties et vous ferez copier les couplets au tableau.
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>Je l’ai aperçu, j’ai agité mon mouchoir, j’ai envoyé des baisers, je crois qu’il m’a vue… Écoute, je ne suis pas sûre, mais il m’a semblé que ses yeux étaient rouges. Peut-être que ses parents l’ont forcé de revenir. Peut-être qu’il m’écrira…
Va toujours, petite romanesque, ça ne coûte rien d’espérer. Si j’essayais de te détourner, tu ne me croirais pas.
Au bout de cinq jours de trôleries dans les bois, à me griffer les bras et les jambes aux ronces, à rapporter des brassées d’œillets sauvages, de bluets et de silènes, à manger des merises amères et des groseilles à maquereau, la curiosité et le mal de l’École me reprennent. J’y retourne.
Je les trouve toutes, les grandes, assises sur des bancs à l’ombre, dans la cour, travaillant paresseusement aux ouvrages « d’exposition » ; les petites, sous le préau, en train de barboter à la pompe ; Mademoiselle dans un fauteuil d’osier, son Aimée à ses pieds sur une caisse à fleurs renversée, flânant et chuchotant. À mon arrivée, Mie Sergent bondit et pivote sur son siège :
— Ah ! vous voilà ! ce n’est pas malheureux ! Vous prenez du bon temps ! Mie Claudine court les champs, sans songer que la distribution des prix approche, et que les élèves ne savent pas une note du chœur qu’on doit y chanter !
— Mais, Mie Aimée n’est donc pas professeur de chant ? ni M. Rabastens (Antonin) ?— Ne dites pas de bêtises ! Vous savez fort bien que Mie Lanthenay ne peut pas chanter, la délicatesse de sa voix ne le lui permet pas ; quant à M. Rabastens, on a jasé en ville sur ses visites et ses leçons de chant, à ce qu’il paraît. Ah ! Dieu ! votre sale pays de cancans ! Enfin, il ne reviendra plus. On ne peut pas se passer de vous pour les chœurs et vous en abusez. Ce soir, à quatre heures, nous diviserons les parties et vous ferez copier les couplets au tableau.<noinclude>
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je crois qu’il m’a vue… Écoute, je ne suis pas sûre, mais il m’a
semblé que ses yeux étaient rouges. Peut-être que ses parents
l’ont forcé de revenir. Peut-être qu’il m’écrira…
Va toujours, petite romanesque, ça ne coûte rien d’espérer.
Si j’essayais de te détourner, tu ne me croirais pas.
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Au bout de cinq jours de trôleries dans les bois, à me griffer les bras et les jambes aux ronces, à rapporter des brassées d’œillets sauvages, de bluets et de silènes, à manger des merises amères et des groseilles à maquereau, la curiosité et le mal de l’École me reprennent. J’y retourne.
Je les trouve toutes, les grandes, assises sur des bancs à l’ombre, dans la cour, travaillant paresseusement aux ouvrages « d’exposition » ; les petites, sous le préau, en train de barboter à la pompe ; Mademoiselle dans un fauteuil d’osier, son Aimée à ses pieds sur une caisse à fleurs renversée, flânant et chuchotant. À mon arrivée, Mie Sergent bondit et pivote sur son siège :
— Ah ! vous voilà ! ce n’est pas malheureux ! Vous prenez du bon temps ! Mie Claudine court les champs, sans songer que la distribution des prix approche, et que les élèves ne savent pas une note du chœur qu’on doit y chanter !
— Mais, Mie Aimée n’est donc pas professeur de chant ? ni M. Rabastens (Antonin) ?— Ne dites pas de bêtises ! Vous savez fort bien que Mie Lanthenay ne peut pas chanter, la délicatesse de sa voix ne le lui permet pas ; quant à M. Rabastens, on a jasé en ville sur ses visites et ses leçons de chant, à ce qu’il paraît. Ah ! Dieu ! votre sale pays de cancans ! Enfin, il ne reviendra plus. On ne peut pas se passer de vous pour les chœurs et vous en abusez. Ce soir, à quatre heures, nous diviserons les parties et vous ferez copier les couplets au tableau.
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je crois qu’il m’a vue… Écoute, je ne suis pas sûre, mais il m’a
semblé que ses yeux étaient rouges. Peut-être que ses parents
l’ont forcé de revenir. Peut-être qu’il m’écrira…
Va toujours, petite romanesque, ça ne coûte rien d’espérer.
Si j’essayais de te détourner, tu ne me croirais pas.
{{il}}
Au bout de cinq jours de trôleries dans les bois, à me griffer
les bras et les jambes aux ronces, à rapporter des brassées
d’œillets sauvages, de bluets et de silènes, à manger des
merises amères et des groseilles à maquereau, la curiosité
et le mal de l’École me reprennent. J’y retourne.
Je les trouve toutes, les grandes, assises sur des bancs à
l’ombre, dans la cour, travaillant paresseusement aux ouvrages
« d’exposition » ; les petites, sous le préau, en train de barboter
à la pompe ; Mademoiselle dans un fauteuil d’osier, son
Aimée à ses pieds sur une caisse à fleurs renversée, flânant
et chuchotant. À mon arrivée, {{Mlle|Sergent}} bondit et pivote
sur son siège :
— Ah ! vous voilà ! ce n’est pas malheureux ! Vous prenez du bon temps ! Mie Claudine court les champs, sans songer que la distribution des prix approche, et que les élèves ne savent pas une note du chœur qu’on doit y chanter !
— Mais, Mie Aimée n’est donc pas professeur de chant ? ni M. Rabastens (Antonin) ?— Ne dites pas de bêtises ! Vous savez fort bien que Mie Lanthenay ne peut pas chanter, la délicatesse de sa voix ne le lui permet pas ; quant à M. Rabastens, on a jasé en ville sur ses visites et ses leçons de chant, à ce qu’il paraît. Ah ! Dieu ! votre sale pays de cancans ! Enfin, il ne reviendra plus. On ne peut pas se passer de vous pour les chœurs et vous en abusez. Ce soir, à quatre heures, nous diviserons les parties et vous ferez copier les couplets au tableau.
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je crois qu’il m’a vue… Écoute, je ne suis pas sûre, mais il m’a
semblé que ses yeux étaient rouges. Peut-être que ses parents
l’ont forcé de revenir. Peut-être qu’il m’écrira…
Va toujours, petite romanesque, ça ne coûte rien d’espérer.
Si j’essayais de te détourner, tu ne me croirais pas.
{{il}}
Au bout de cinq jours de trôleries dans les bois, à me griffer
les bras et les jambes aux ronces, à rapporter des brassées
d’œillets sauvages, de bluets et de silènes, à manger des
merises amères et des groseilles à maquereau, la curiosité
et le mal de l’École me reprennent. J’y retourne.
Je les trouve toutes, les grandes, assises sur des bancs à
l’ombre, dans la cour, travaillant paresseusement aux ouvrages
« d’exposition » ; les petites, sous le préau, en train de barboter
à la pompe ; Mademoiselle dans un fauteuil d’osier, son
Aimée à ses pieds sur une caisse à fleurs renversée, flânant
et chuchotant. À mon arrivée, {{Mlle|Sergent}} bondit et pivote
sur son siège :
— Ah ! vous voilà ! ce n’est pas malheureux ! Vous
prenez du bon temps ! {{Mlle|Claudine}} court les champs, sans
songer que la distribution des prix approche, et que les
élèves ne savent pas une note du chœur qu’on doit y chanter !
— Mais, Mie Aimée n’est donc pas professeur de chant ? ni M. Rabastens (Antonin) ?— Ne dites pas de bêtises ! Vous savez fort bien que Mie Lanthenay ne peut pas chanter, la délicatesse de sa voix ne le lui permet pas ; quant à M. Rabastens, on a jasé en ville sur ses visites et ses leçons de chant, à ce qu’il paraît. Ah ! Dieu ! votre sale pays de cancans ! Enfin, il ne reviendra plus. On ne peut pas se passer de vous pour les chœurs et vous en abusez. Ce soir, à quatre heures, nous diviserons les parties et vous ferez copier les couplets au tableau.
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je crois qu’il m’a vue… Écoute, je ne suis pas sûre, mais il m’a
semblé que ses yeux étaient rouges. Peut-être que ses parents
l’ont forcé de revenir. Peut-être qu’il m’écrira…
Va toujours, petite romanesque, ça ne coûte rien d’espérer.
Si j’essayais de te détourner, tu ne me croirais pas.
{{il}}
Au bout de cinq jours de trôleries dans les bois, à me griffer
les bras et les jambes aux ronces, à rapporter des brassées
d’œillets sauvages, de bluets et de silènes, à manger des
merises amères et des groseilles à maquereau, la curiosité
et le mal de l’École me reprennent. J’y retourne.
Je les trouve toutes, les grandes, assises sur des bancs à
l’ombre, dans la cour, travaillant paresseusement aux ouvrages
« d’exposition » ; les petites, sous le préau, en train de barboter
à la pompe ; Mademoiselle dans un fauteuil d’osier, son
Aimée à ses pieds sur une caisse à fleurs renversée, flânant
et chuchotant. À mon arrivée, {{Mlle|Sergent}} bondit et pivote
sur son siège :
— Ah ! vous voilà ! ce n’est pas malheureux ! Vous
prenez du bon temps ! {{Mlle|Claudine}} court les champs, sans
songer que la distribution des prix approche, et que les
élèves ne savent pas une note du chœur qu’on doit y chanter !
— Mais, {{Mlle|Aimée}} n’est donc pas professeur de chant ?
ni {{M.|Rabastens}} (Antonin) ?
— Ne dites pas de bêtises ! Vous savez fort bien que Mie Lanthenay ne peut pas chanter, la délicatesse de sa voix ne le lui permet pas ; quant à M. Rabastens, on a jasé en ville sur ses visites et ses leçons de chant, à ce qu’il paraît. Ah ! Dieu ! votre sale pays de cancans ! Enfin, il ne reviendra plus. On ne peut pas se passer de vous pour les chœurs et vous en abusez. Ce soir, à quatre heures, nous diviserons les parties et vous ferez copier les couplets au tableau.
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je crois qu’il m’a vue… Écoute, je ne suis pas sûre, mais il m’a
semblé que ses yeux étaient rouges. Peut-être que ses parents
l’ont forcé de revenir. Peut-être qu’il m’écrira…
Va toujours, petite romanesque, ça ne coûte rien d’espérer.
Si j’essayais de te détourner, tu ne me croirais pas.
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Au bout de cinq jours de trôleries dans les bois, à me griffer
les bras et les jambes aux ronces, à rapporter des brassées
d’œillets sauvages, de bluets et de silènes, à manger des
merises amères et des groseilles à maquereau, la curiosité
et le mal de l’École me reprennent. J’y retourne.
Je les trouve toutes, les grandes, assises sur des bancs à
l’ombre, dans la cour, travaillant paresseusement aux ouvrages
« d’exposition » ; les petites, sous le préau, en train de barboter
à la pompe ; Mademoiselle dans un fauteuil d’osier, son
Aimée à ses pieds sur une caisse à fleurs renversée, flânant
et chuchotant. À mon arrivée, {{Mlle|Sergent}} bondit et pivote
sur son siège :
— Ah ! vous voilà ! ce n’est pas malheureux ! Vous
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{{Mlle|Lanthenay}} ne peut pas chanter, la délicatesse de sa voix
ne le lui permet pas ; quant à {{M.|Rabastens}}, on a jasé en ville
sur ses visites et ses leçons de chant, à ce qu’il paraît. Ah !
Dieu ! votre sale pays de cancans ! Enfin, il ne reviendra
plus. On ne peut pas se passer de vous pour les chœurs et
vous en abusez. Ce soir, à quatre heures, nous diviserons
les parties et vous ferez copier les couplets au tableau.
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « l’air comme des marionnettes par un mioche stupide ; — des vivants aussi, ceux qu’on entendait se plaindre, ceux qu’on voyait agoniser sous l’étreinte inerte de la matière, ceux qui demeuraient invisibles au sein des ruines, le corps épousé par un brutal écrin. — De la lumière ! Mais donnez-nous donc de la lu mière ! Et vos feux ? Est-ce qu’on les allume, oui ou non ?. Combattant sa défaillance, Rosine se penchait sur des restes m... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|la catastrophe de montgeron}}|17}}</noinclude>l’air comme des marionnettes par un mioche stupide ; —
des vivants aussi, ceux qu’on entendait se plaindre, ceux
qu’on voyait agoniser sous l’étreinte inerte de la matière,
ceux qui demeuraient invisibles au sein des ruines, le
corps épousé par un brutal écrin.
— De la lumière ! Mais donnez-nous donc de la lu
mière ! Et vos feux ? Est-ce qu’on les allume, oui ou
non ?.
Combattant sa défaillance, Rosine se penchait sur des
restes méconnaissables, interrogeait des pieds disjoints,
des mains en loques, qui sortaient de l’amoncellement
comme des clous sortent d’un mur.
Un bouton de manchette en or, maintenant une linge*
rie fripée autour d’un poignet blafard, attira son atten
tion. Elle enjamba des débris et s’approcha...
Ce n’était pas ce qu’elle avait redouté.
— Eh là ! la femme ! fît une voix derrière elle. Fau
drait voir à laisser ça tranquille ! Venez donc un peu
avec moi.
Un gendarme la tenait par le coude.
— Oh ! monsieur, monsieur, je cherche mon mari... Je
vous en supplie, aidez-moi !
A la vue des grands yeux purs, le gendarme comprit
sur-le-champ son erreur, et lâcha Rosine. Ce n’était pas
un gendarme ordinaire.
— Allez à la gare, lui dit-il. On a fait une salle de
morts et une salle de blessés.
Rosine se mit à courir, retenant sa fourrure qui tom
bait.
« Qui sait ? se disait-elle. Il est tellement impression
nable ! Peut-être qu’il n’a rien et qu’il est parti comme
un fou, dans la campagne ! Avec des nerfs pareils... »
Elle aperçut, dans une salle d’attente, les voyageurs
sauvés. (Mon Dieu ! elle n’y avait pas pensé ! Fallait-il
être sotte !) Il y avait là quantité de dames et de mes
sieurs, presque tous nu-tête, et qui s’entretenaient
bruyamment.
Elle dit très haut, dominant le brouhaha :<noinclude>
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des vivants aussi, ceux qu’on entendait se plaindre, ceux
qu’on voyait agoniser sous l’étreinte inerte de la matière,
ceux qui demeuraient invisibles au sein des ruines, le
corps épousé par un brutal écrin.
— De la lumière ! Mais donnez-nous donc de la lumière !
Et vos feux ? Est-ce qu’on les allume, oui ou
non ?
Combattant sa défaillance, Rosine se penchait sur des
restes méconnaissables, interrogeait des pieds disjoints,
des mains en loques, qui sortaient de l’amoncellement
comme des clous sortent d’un mur.
Un bouton de manchette en or, maintenant une lingerie fripée autour d’un poignet blafard, attira son attention. Elle enjamba des débris et s’approcha…
Ce n’était pas ce qu’elle avait redouté.
— Eh là ! la femme ! fît une voix derrière elle. Faudrait voir à laisser ça tranquille ! Venez donc un peu avec moi.
Un gendarme la tenait par le coude.
— Oh ! monsieur, monsieur, je cherche mon mari… Je vous en supplie, aidez-moi !
À la vue des grands yeux purs, le gendarme comprit sur-le-champ son erreur, et lâcha Rosine. Ce n’était pas un gendarme ordinaire.
— Allez à la gare, lui dit-il. On a fait une salle de morts et une salle de blessés.
Rosine se mit à courir, retenant sa fourrure qui tombait.
« Qui sait ? se disait-elle. Il est tellement impressionnable ! Peut-être qu’il n’a rien et qu’il est parti comme un fou, dans la campagne ! Avec des nerfs pareils… »
Elle aperçut, dans une salle d’attente, les voyageurs sauvés. (Mon Dieu ! elle n’y avait pas pensé ! Fallait-il être sotte !) Il y avait là quantité de dames et de messieurs, presque tous nu-tête, et qui s’entretenaient bruyamment.Elle dit très haut, dominant le brouhaha :
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des vivants aussi, ceux qu’on entendait se plaindre, ceux
qu’on voyait agoniser sous l’étreinte inerte de la matière,
ceux qui demeuraient invisibles au sein des ruines, le
corps épousé par un brutal écrin.
— De la lumière ! Mais donnez-nous donc de la lumière !
Et vos feux ? Est-ce qu’on les allume, oui ou
non ?
Combattant sa défaillance, Rosine se penchait sur des
restes méconnaissables, interrogeait des pieds disjoints,
des mains en loques, qui sortaient de l’amoncellement
comme des clous sortent d’un mur.
Un bouton de manchette en or, maintenant une lingerie
fripée autour d’un poignet blafard, attira son attention.
Elle enjamba des débris et s’approcha…
Ce n’était pas ce qu’elle avait redouté.
— Eh là ! la femme ! fît une voix derrière elle. Faudrait
voir à laisser ça tranquille ! Venez donc un peu
avec moi.
Un gendarme la tenait par le coude.
— Oh ! monsieur, monsieur, je cherche mon mari… Je
vous en supplie, aidez-moi !
À la vue des grands yeux purs, le gendarme comprit sur-le-champ son erreur, et lâcha Rosine. Ce n’était pas un gendarme ordinaire.
— Allez à la gare, lui dit-il. On a fait une salle de morts et une salle de blessés.
Rosine se mit à courir, retenant sa fourrure qui tombait.
« Qui sait ? se disait-elle. Il est tellement impressionnable ! Peut-être qu’il n’a rien et qu’il est parti comme un fou, dans la campagne ! Avec des nerfs pareils… »
Elle aperçut, dans une salle d’attente, les voyageurs sauvés. (Mon Dieu ! elle n’y avait pas pensé ! Fallait-il être sotte !) Il y avait là quantité de dames et de messieurs, presque tous nu-tête, et qui s’entretenaient bruyamment.Elle dit très haut, dominant le brouhaha :
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des vivants aussi, ceux qu’on entendait se plaindre, ceux
qu’on voyait agoniser sous l’étreinte inerte de la matière,
ceux qui demeuraient invisibles au sein des ruines, le
corps épousé par un brutal écrin.
— De la lumière ! Mais donnez-nous donc de la lumière !
Et vos feux ? Est-ce qu’on les allume, oui ou
non ?
Combattant sa défaillance, Rosine se penchait sur des
restes méconnaissables, interrogeait des pieds disjoints,
des mains en loques, qui sortaient de l’amoncellement
comme des clous sortent d’un mur.
Un bouton de manchette en or, maintenant une lingerie
fripée autour d’un poignet blafard, attira son attention.
Elle enjamba des débris et s’approcha…
Ce n’était pas ce qu’elle avait redouté.
— Eh là ! la femme ! fît une voix derrière elle. Faudrait
voir à laisser ça tranquille ! Venez donc un peu
avec moi.
Un gendarme la tenait par le coude.
— Oh ! monsieur, monsieur, je cherche mon mari… Je
vous en supplie, aidez-moi !
À la vue des grands yeux purs, le gendarme comprit
sur-le-champ son erreur, et lâcha Rosine. Ce n’était pas
un gendarme ordinaire.
— Allez à la gare, lui dit-il. On a fait une salle de
morts et une salle de blessés.
Rosine se mit à courir, retenant sa fourrure qui tombait.
« Qui sait ? se disait-elle. Il est tellement impressionnable !
Peut-être qu’il n’a rien et qu’il est parti comme
un fou, dans la campagne ! Avec des nerfs pareils… »
Elle aperçut, dans une salle d’attente, les voyageurs sauvés. (Mon Dieu ! elle n’y avait pas pensé ! Fallait-il être sotte !) Il y avait là quantité de dames et de messieurs, presque tous nu-tête, et qui s’entretenaient bruyamment.
Elle dit très haut, dominant le brouhaha :
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des vivants aussi, ceux qu’on entendait se plaindre, ceux
qu’on voyait agoniser sous l’étreinte inerte de la matière,
ceux qui demeuraient invisibles au sein des ruines, le
corps épousé par un brutal écrin.
— De la lumière ! Mais donnez-nous donc de la lumière !
Et vos feux ? Est-ce qu’on les allume, oui ou
non ?
Combattant sa défaillance, Rosine se penchait sur des
restes méconnaissables, interrogeait des pieds disjoints,
des mains en loques, qui sortaient de l’amoncellement
comme des clous sortent d’un mur.
Un bouton de manchette en or, maintenant une lingerie
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Elle enjamba des débris et s’approcha…
Ce n’était pas ce qu’elle avait redouté.
— Eh là ! la femme ! fît une voix derrière elle. Faudrait
voir à laisser ça tranquille ! Venez donc un peu
avec moi.
Un gendarme la tenait par le coude.
— Oh ! monsieur, monsieur, je cherche mon mari… Je
vous en supplie, aidez-moi !
À la vue des grands yeux purs, le gendarme comprit
sur-le-champ son erreur, et lâcha Rosine. Ce n’était pas
un gendarme ordinaire.
— Allez à la gare, lui dit-il. On a fait une salle de
morts et une salle de blessés.
Rosine se mit à courir, retenant sa fourrure qui tombait.
« Qui sait ? se disait-elle. Il est tellement impressionnable !
Peut-être qu’il n’a rien et qu’il est parti comme
un fou, dans la campagne ! Avec des nerfs pareils… »
Elle aperçut, dans une salle d’attente, les voyageurs
sauvés. (Mon Dieu ! elle n’y avait pas pensé ! Fallait-il
être sotte !) Il y avait là quantité de dames et de messieurs,
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{poem|
J’o vû co fâr èn’ mâ po bètt’ lè pâte
Evo lè pôl’ po-z èfounè lo pain.
J’o vû co fâr in gran foné po matte
Lè bièr, lo vin ke je bouron demain.
{{em}}Oh ! ségue, ségue, etc.
J’o vû co fâr po çô k’aimo lè danse
Dzo lé halliè in bon et bé violon ;
I cabarè, po lé jo de bombance,
Dâ ban, dâ tôy’, lavousk’ nos èhhèyon.
{{em}}Oh ! ségue, ségue, etc.
J’o vû co far dâ jovây’, dâ chenôye,
Et po l’ motéye ène chaire è prôchè,
Evo in gran confessional, où k’ sôye
Lo pènitent hhové de to pèché.
{{em}}Oh ! ségue, ségue, etc.
J’o vû co fâr po lo molin dâs ole,
In bé drassou èvo dâ piè rluhan,
Et po lè mô kè viè, jone dèm’hôle,
In nar vohhé don je n’ seu mi égran.
{{mpom|Oh ! ségue, ségue, ségue, prî bé Dèye !
Oh ! ségue, ségue, ségue, bé sègar.
Oh ! ségue, ségue, ségue, ho ! trèvéye.
Oh ! ségue, ségue, ségue, Dey, tè gar.|1}}|sf}}
<nowiki/>
Cette chanson se trouve en français et sans refrain dans le recueil de {{M.|Max-Buchon.}} Les variantes ne portent que sur quelques expressions. C’est la plus belle et la plus saine de tout notre recueil.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Chansons en patois vosgien/La chanson du sagar
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>lunettes. Elle était bâtie entre un fourré de chênes et se tenait
comme en embuscade sur la route. À côté de cette maison était
une mare de mauvaise mine, profonde, couleur d’ardoise, sur la
face sinistre de laquelle étaient collées, comme des emplâtres, de
larges feuilles de nénuphar ; c’était, disait-on, le sépulcre que les
Dinot donnaient à leurs victimes, et l’abîme où ils perdaient le
butin qu’ils ne voulaient pas conserver. Les habitants du pays
appelaient cette mare le cimetière des Dinot. Jamais cette eau
stygienne n’avait été explorée. Nul paysan n’eût osé dénoncer les
Dinot tant qu’un d’eux fut resté libre, et les magistrats du bailliage,
en supposant qu’ils ne craignissent rien pour leurs personnes,
avaient, aux environs de la forêt, des propriétés sur lesquelles les
parents des vaincus eussent pu exercer de désastreuses représailles.
« J’étais alors dans l’ardeur de la jeunesse ; nul ouvrier du Seigneur
n’était plus infatigable que moi à cultiver son petit morceau
de vigne céleste. Je me faisais une idée sublime de mes
fonctions ; j’aurais volontiers salué ma soutane ; j’étais hargneux,
intolérant, outré dans mon zèle comme le sont malheureusement
beaucoup de jeunes prêtres, qui veulent être une copie de la
grande figure des apôtres et n’en sont que la caricature. Quoique
je ne fusse pas moi-même bien courageux, cette lâcheté de tous
m’indignait. Je regardais le silence des uns et l’inaction des autres
comme une complicité.
« Un dernier meurtre ayant été commis dans la forêt avec la
même impunité que les précédents, je m’avisai de tonner, du haut
de ma petite chaire, contre ces hommes féroces qui vivent du sang
de leurs semblables, et je désignai si bien mes paroissiens du
grand bois, que personne ne s’y méprit. C’était un jour de Pâques.
L’aîné des Dinot assistait par hasard à la grand’messe. Je vis
toutes ces noires et blanches surfaces de têtes, qui s’étendaient au-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|120|DESCARTES.}}</noinclude>mais on conçoit réellement le quadrilatère. De même, selon Descartes, vous ne pouvez dire que du bout des lèvres : — Je conçois la perfection comme ayant toutes les raisons d’être, mais je la conçois comme n’étant pas ; j’ai l’idée de l’être parfait comme manquant de quelque chose pour exister. — Descartes ne veut pas qu’on prête à nos idées des attributs qui ne leur conviennent point, comme un algébriste qui attribuerait à des quantités un faux exposant. Il y a d’abord un être qui, dans son idée même, m’est donné comme réel, quoique contingent, c’est moi ; il y a ensuite des êtres contingents qui, dans leur idée, ne me sont donnés que comme possibles, les corps ; mais il y a un être qui, dans son idée, m’est donné comme nécessaire, l’être parfait. « Étant assuré que je ne puis avoir aucune connaissance de ce qui est hors de moi que par l’entremise des idées que j’ai en moi, je me garde bien de rapporter mes idées immédiatement aux choses et de leur attribuer rien de positif que je ne l’aperçoive auparavant en leurs idées. « Voilà le principe de tout idéalisme. D’où cette conséquence : ce qui « répugne à nos idées des choses est ''absolument'' impossible de ces choses ». Par là Descartes fait de l’idéalisme même le moyen d’atteindre au vrai réalisme ; mais, au lieu de dire : « absolument impossible », il eût dû dire : « relativement à nous ». C’est la grande correction apportée par Kant à l’idéalisme moderne.
Au reste, selon Descartes lui-même, il ne suffit pas de dire, d’une manière générale : « Dans toute<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|l’idée de l’être parfait.}}|121}}</noinclude>idée il y a de l’être » pour changer l’idéalisme en une possession de la réalité ; il faut distinguer les degrés même de l’être que nos idées représentent, et les classer selon ces degrés. De là cette proposition capitale de la philosophie cartésienne : « Dans l’idée ou le concept de chaque être, l’existence y est contenue, parce que nous ne pouvons rien concevoir que sous la forme d’une chose qui existe ; mais avec cette différence que, dans le concept d’une chose limitée, l’existence possible ou contingente est seulement contenue, et dans le concept d’un être souverainement parfait, la parfaite et nécessaire y est comprise ». — « Vous me mandez, écrit Descartes au père Mersenne, comme un axiome qui vienne de moi, que ''tout ce que nous'' concevons clairement ''est ou existe'', ce qui n’est nullement de moi ; mais seulement que tout ce que nous apercevons clairement est ''vrai'', et ainsi qu’il ''existe'' si nous apercevons qu’il ne puisse ne pas exister ; ou bien qu’il ''peut'' exister si nous apercevons que son existence est possible. » C’est donc seulement par l’intermédiaire du vrai que nous atteignons l’existence hors de nous ; nous ne pouvons affirmer l’''existence'' réelle d’un objet autre que nous que s’il est vrai qu’il est nécessaire, comme Dieu, ni son existence possible, que s’il est vrai qu’il est possible.
Descartes prévoit les objections de Kant : « Mais, dira-t-on, ma pensée n’impose aucune nécessité aux choses » ; il ne tient qu’à moi d’{{lié}}« imaginer un cheval ailé ». — C’est ici, répond Descartes, « c’est ici qu’il<noinclude>
<references/></noinclude>
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La Vallée du silence/02
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|122|DESCARTES.}}</noinclude>y a un sophisme caché ». De ce que, par exemple, « je ne puis concevoir une montagne sans une vallée, je ne puis conclure qu’il existe une montagne, mais seulement que la montagne et sa vallée — soit qu’il y en ait, soit qu’il n’y en ait point — sont inséparables l’une de l’autre ; au lieu que, de cela seul que je ne puis concevoir Dieu que comme existant, il s’ensuit que l’existence est inséparable de lui ». Donc, l’idée de perfection et l’idée d’existence étant inséparables dans ma pensée, et, d’autre part, l’être ne m’étant connu que par la pensée, si bien que « la pensée est une même chose avec l’être », je suis amené à conclure que la perfection et l’existence sont inséparables dans la réalité. L’idéalisme se change ainsi en réalisme en vertu du principe qui veut que, à des degrés divers, « dans toute idée il y ait de l’être ».
Ainsi présentée, l’analyse de l’idée de perfection n’est plus le sophisme classique où, d’un Dieu simplement conçu dans les prémisses, on prétendrait tirer par voie de conclusion un Dieu réellement existant, comme si, d’une statue simplement pensée, un sculpteur espérait tirer une tête et des bras réels. L’{{lié|}}« existence » que Descartes conclut de l’{{lié}}« essence » divine est, comme cette essence, tout idéale ; il y a là deux idées indissolubles dans notre esprit, et c’est par la valeur objective attribuée à ces idées que l’existence idéale de Dieu est affirmée ensuite comme étant réelle.
On le voit, la célèbre preuve cartésienne est une<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|l’idée de l’être parfait.}}|123}}</noinclude>complète transfiguration du raisonnement de saint Anselme, grâce au vaste système d’idéalisme dont elle n’est qu’une application particulière. Si donc nous voulions discuter cette preuve, il faudrait critiquer la valeur objective des idées en général, et, en particulier, de l’idée du parfait. Que notre esprit trouve en cette idée sa satisfaction, on peut, encore aujourd’hui, l’accorder à Descartes ; et si nous n’avions par ailleurs aucune raison de mettre en doute la réalité de la perfection, nous donnerions notre assentiment à l’idéal suprême de l’intelligence et de la volonté. Par malheur, le monde avec tous ses maux nous apparaît de plus en plus comme une raison de doute : c’est le grand scandale. D’autre part, la critique idéaliste de notre intelligence et de ses formes, dont Descartes eut le pressentiment, devait elle-même aboutir à nous faire comprendre que, dans nos spéculations sur l’infini, sur le parfait et sur l’existence absolue, nous dépassons nos limites. La preuve cartésienne est donc discutable comme « preuve ». Elle n’en demeure pas moins la plus haute expression de ce fait que, dans notre esprit, tout converge vers les deux idées d’existence absolue et d’existence parfaite : nous ne comprenons pas comment quelque chose de relatif peut exister s’il n’existe rien d’absolu, et nous ne comprenons pas davantage comment une existence absolue et, en conséquence, absolument indépendante, ne serait pas parfaite. Ainsi le type de l’existence et le type de l’essence tendent à s’unir en un seul et même<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|124|DESCARTES.}}</noinclude>foyer ; mais il reste toujours à savoir si cet idéal de notre pensée existe ailleurs que dans notre pensée même. C’est l’éternel point d’interrogation auquel aboutit l’idéalisme. Nous ne conclurons pas, avec Kant, que « la preuve cartésienne, si vantée, perd entièrement sa peine » ; nous ne répéterons point avec lui ces dures paroles : « On ne devient pas plus riche en connaissances avec de simples idées qu’un marchand ne le deviendrait en argent si, dans l’intention d’augmenter sa fortune, il ajoutait quelques zéros à son livre de caisse ». Descartes pourrait répliquer qu’un marchand devient riche avec des idées, quand il en a de bonnes, avec des chiffres, quand il sait les aligner dans l’ordre véritable, avec des zéros même, quand il sait les poser à leur place dans un calcul juste. Si l’idée de perfection introduisait un ordre intelligible dans toutes nos autres idées, si elle n’en rencontrait aucune qui fût incompatible avec elle, si surtout elle ne trouvait dans l’expérience rien qui se dressât devant elle comme une contradiction vivante, il ne suffirait pas de montrer que la perfection de la bonté est une « idée » pour l’empêcher d’être, dans le domaine de l’intelligence et de la moralité, notre suprême satisfaction et notre meilleure richesse.
{{rom-maj|II}}. — À l’analyse de l’idée du parfait. Descartes joint la preuve, également classique, de l’existence de Dieu par l’''origine'' même de cette idée du parfait. Ici encore, il ne croit pas que notre pensée puisse dépasser la réalité. — Et les chimères ? — Créer<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|l’idée de l’être parfait.}}|125}}</noinclude>une chimère, ce n’est point dépasser le réel, mais simplement l’altérer ; voilà pourquoi nous pouvons concevoir des chimères. Mais le suprême idéal de la perfection semble à Descartes impossible à imaginer si la réalité n’en fournit pas les éléments, ou plutôt l’élément. Or, à en croire Descartes, cet élément ne peut être notre simple puissance de perfectibilité, mais bien une perfection actuelle. Descartes se sert à ce sujet d’une comparaison ingénieuse et peu connue. Si on disait que chaque homme peut peindre un tableau aussi bien qu’Apelle « puisqu’il ne s’agit que de couleurs diversement appliquées, et que chacun peut les mêler en toutes sortes de manières », il faudrait répondre, selon Descartes, qu’en parlant de la peinture d’Apelle, on ne considère pas seulement un certain « mélange de couleurs », mais « l’art du peintre pour représenter certaines ressemblances des choses ». C’est cet art qui n’est point en chacun et qui, si un tableau existe, doit exister quelque part, chez l’auteur du tableau, si bien que toute la perfection de l’œuvre suppose une perfection encore plus éminente chez l’artiste. Notre idée de Dieu, pour Descartes, suppose de même, quelque part, une perfection véritable : par un simple mélange de nos idées, nous ne pourrions composer ce chef-d’œuvre de la pensée.
La discussion de cette seconde preuve, elle aussi, nous entraînerait trop loin. Disons seulement que l’idée de perfection n’a pas la « simplicité » et l’{{lié}}« unité » dont parle Descartes : la réalité peut donc<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|126|DESCARTES.}}</noinclude>nous en fournir les éléments. Elle est un composé de nos diverses facultés indéfiniment augmentées : science, puissance, bonheur. On peut même se demander si elle exprime autre chose qu’un point de vue tout humain, une simple satisfaction de nos aspirations humaines, un idéal de béatitude sensitive, intellectuelle et volontaire, par conséquent une de ces « causes finales » dont se défiait Descartes. La perfection, après tout, est une ''fin'', elle est la ''fin'' même ; c’est moins une « idée » qu’un objet de « désir », et n’est-ce pas Descartes lui-même qui nous a appris à ne pas mesurer la réalité à nos désirs ? Toutefois, quelques objections que l’on puisse faire ici, Descartes aura l’honneur d’avoir indiqué que la vraie raison spéculative de croire à l’existence de la perfection ne peut être, après tout, que l’idée même du parfait, jointe à la persuasion que « dans toute idée il y a de l’être ».<noinclude>
<references/></noinclude>
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Descartes (Fouillée)/Livre II/Chapitre IV
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 28 )|}}</noinclude>le mouvement latéral de l’eau, {{Lié|de ''B''}} {{Lié|à ''E''}}, jettera subitement le vaisseau sur l’autre côté, mais sans lui faire aucun mal : c’est ce qui est démontré par l’expérience suivante.
Le {{1er|octobre}}{{Lié}}1805, le capitaine Siccombe, dans une galère, avec huit hommes et son contre-maître, plaça deux Torpilles de la manière décrite à la {{Lié|planche IV}}, {{fig.|2}}, entre la bouée et le cable d’une canonnière française, dans la rade de Boulogne. La marée les poussa jusqu’à ce que l’une et l’autre fussent perpendiculaires à ses côtés. Lorsque les François virent que le capitaine Siccombe s’avançoit sans répondre au mot d’ordre, ils s’écrièrent que les machines infernales arrivoient, et tirèrent sur lui une volée de mousqueterie, sans blesser personne<ref>Ils avoient quelque idée de ces machines, depuis l’essai qu’on en avoit fait contre la flottille de Boulogne, en {{Lié|octobre 1804}}, connu sous le nom de ''l’expédition des Catamarins''.</ref>. Dès que les François eurent fait feu, craignant l’effet des explosions, ils coururent tous de l’arrière dans la plus grande confusion. Le courant fit dériver<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 29 )|}}</noinclude>le capitaine Siccombe si loin, qu’il fut obligé de traverser sous la poupe de la canonnière, où voyant tout l’équipage rassemblé, il s’attendoit à recevoir une autre volée. Il fit feu sur l’ennemi avec deux espingoles, contenant chacune quinze balles d’une demi-once<ref>Dans le rapport de cette attaque, fait par les journaux françois, on convient que la canonnière eut cinq hommes de tués et huit de blessés : ce qui prouve que les hommes, dans le navire attaqué, ont à craindre la mousqueterie des chaloupes à Torpilles.</ref>, et il se retiroit, lorsque les deux Torpilles firent leur explosion ; mais il fut fort étonné de voir que la canonnière n’étoit pas détruite.
La même nuit, {{M.|Payne}}, lieutenant du vaisseau l’''Immortalité'', commandé par le capitaine Owen, plaça deux Torpilles en travers de l’avant d’une autre canonnière françoise ; il reçut son feu, eut un homme blessé, se retira à quelque distance, et attendit l’explosion, qui ne parut faire aucun dégât sur le navire. Le capitaine Siccombe vint me voir dans la matinée, et me rapporta ces circonstances ; je ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fulton - De la machine infernale maritime, ou la tactique offensive et défensive de la torpille, 1812.djvu/38
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 30 )|}}</noinclude>pus d’abord comprendre pourquoi le brick n’avoit pas sauté. Je n’avois pas encore réfléchi que, si la boîte de cuivre, avec la pièce d’horlogerie et la poudre, avoient une pesanteur spécifique de vingt livres de plus que l’eau, le tout devoit demeurer suspendu, comme un pendule lourd, à la boîte de {{Lié|liége ''C''}}, et que, si la ligne d’accouplement étoit fixée au centre de l’extrémité, {{Lié|comme ''A''}}, {{fig.|1}}, l’action du courant étant égale des deux côtés, ne la détourneroit pas de sa position perpendiculaire. Après environ une demie heure de réflexion, je n’hésitai pas d’attribuer à cette fausse disposition de la ligne, le défaut de succès dans la tentative faite par le capitaine Siccombe et le lieutenant Payne.
Pour corriger cette erreur dans la pratique, je fis faire une grande cuve, et remplissant de poudre une boîte de cuivre, j’y fixai la pièce d’horlogerie, et l’attachai à la boîte de {{Lié|sapin ''C''}}, {{fig.|1}}, suspendant la Torpille par une ligne dans la cuve d’eau salée. L’extrémité de la ligne de suspension fut attachée à un des bras d’une balance ; ensuite je remplis de liége la boîte de {{Lié|sapin ''C''}}, jusqu’à ce que<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 31 )|}}</noinclude>le volume entier de la Torpille et de la boîte de liége, étant exactement couvert d’eau, soutînt trois livres en équilibre à l’autre bras de la balance. La Torpille s’enfoncait avec assez de facilité, lorsqu’elle étoit de trois livres plus pesante que l’eau, et cédoit aisément à la moindre pression de l’un ou de l’autre côté. Alors, au lieu d’attacher la ligne d’accouplement à l’extrémité de la Torpille, comme {{Lié|en ''A''}}, {{fig.|1}}, je l’attachai à la bride comme {{Lié|à ''B''}}. De cette manière la boîte présente une face oblique au courant dont la pression, agissant dans la direction de la {{Lié|flèche ''D''}}, la fera dévier {{Lié|de ''B''}} {{Lié|à ''C''}}. Par ce moyen la Torpille perdra sa {{Lié|perpendiculaire ''C''}}, {{fig.|2}}, et sera poussée vers le {{Lié|point ''E''}}, près de la quille du navire : position nécessaire pour qu’elle produise son effet. Dans cette situation, l’explosion ne peut se faire qu’aux dépens du navire, parce qu’il y auroit une trop grande masse d’eau à déplacer latéralement, avant que la force explosive pût s’échapper par une ligne courbe le long du côté du vaisseau. Quand une explosion de cent ou cent cinquante livres de poudre agit si subitement sur l’eau, celle-ci agit à son tour comme un<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 32 )|}}</noinclude>corps solide : de là vient que l’explosion soulève le navire, et brise la partie du fond sur laquelle elle agit, à peu près comme si une grosse mer, après avoir élevé un vaisseau à quinze ou vingt pieds, le laissoit retomber sur la pointe d’un rocher de trois ou quatre pieds de diamètre. Cette explication rend, je crois, raison de la destruction infaillible d’un navire qui éprouve une pareille secousse près de sa quille. Dans tous les cas, lorsqu’il se fait une explosion sous l’eau, elle agit toujours verticalement, comme {{Lié|de B}} {{Lié|à C}}, {{fig.|2}}, parce que dans la perpendiculaire, il y a moins de particules à écarter, et moins de résistance à vaincre que dans la diagonale, comme par exemple, {{Lié|de ''B''}} {{Lié|à ''D''}}<ref name="p32">Les journaux françois, en rendant compte de l’attaque du capitaine Siccombe et du lieutenant Payne, sont convenus que la Torpille fit son explosion le long du côté des bricks armés, mais qu’elle ne leur donna qu’une violente secousse, et les poussa de côté ; ils ont parlé des machines comme de choses peu importantes, et qui n’étoient point à craindre. Il est cependant évident aujourd’hui que les deux bricks ne durent</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Italiques.
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 32 )|}}</noinclude>corps solide : de là vient que l’explosion soulève le navire, et brise la partie du fond sur laquelle elle agit, à peu près comme si une grosse mer, après avoir élevé un vaisseau à quinze ou vingt pieds, le laissoit retomber sur la pointe d’un rocher de trois ou quatre pieds de diamètre. Cette explication rend, je crois, raison de la destruction infaillible d’un navire qui éprouve une pareille secousse près de sa quille. Dans tous les cas, lorsqu’il se fait une explosion sous l’eau, elle agit toujours verticalement, comme {{Lié|de ''B''}} {{Lié|à ''C''}}, {{fig.|2}}, parce que dans la perpendiculaire, il y a moins de particules à écarter, et moins de résistance à vaincre que dans la diagonale, comme par exemple, {{Lié|de ''B''}} {{Lié|à ''D''}}<ref name="p32">Les journaux françois, en rendant compte de l’attaque du capitaine Siccombe et du lieutenant Payne, sont convenus que la Torpille fit son explosion le long du côté des bricks armés, mais qu’elle ne leur donna qu’une violente secousse, et les poussa de côté ; ils ont parlé des machines comme de choses peu importantes, et qui n’étoient point à craindre. Il est cependant évident aujourd’hui que les deux bricks ne durent</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|les manuscrits grecs des bibliothèques}}|117}}</noinclude>dans celui de saint Marc<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} de saint Marc, {{fol.}}66 {{vo}}.</ref>, etc. On doit en rapprocher la ''Lettre de Démocrite à Leucippe''<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.|expl=folios}}258 et 259.</ref> ; les extraits d’un ''ouvrage de Démocrite adressé à Philarète'', lesquels renferment un catalogue de matières minérales, la définition des substances<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.}}113 {{vo}}, {{fol.|expl=folios}}118, 122.</ref>, etc. ; enfin quelques autres citations de Démocrite, éparses dans les écrits de l’Anonyme et ailleurs.
Le pseudo-Démocrite est commenté d’abord par Synésius<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.|expl=folios}}31 à 37.</ref>, puis par Stéphanus, dans ses neuf leçons<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{lang|grc|πραξιις}} {{fol.|expl=folios}}37 à 74.</ref>. Ces auteurs sont transcrits dans le manuscrit 2.325, dans le manuscrit de saint Marc, etc.
Les traités de cette collection ont été traduits en latin, ou plutôt paraphrasés, par {{lang|it|Pizzimenti}} en 1573<ref>{{lang|la|Democriti ''de Arte magnà''}}.</ref>. Le texte même de Synésius a été imprimé par Fabricius, dans sa Bibliothèque grecque, et celui de Stephanus par {{lang|de|Ideler}}, dans ses ''{{lang|la|Physici et medici græci minores}}''.
La collection Démocritaine comprend encore l’ouvrage d’''Olympiodore'', intermédiaire par sa date ; car il cite Synésius et ne nomme pas Stephanus, Il représente une culture philosophique plus voisine que le dernier des néoplatoniciens. Mais cet ouvrage n’accompagne pas les précédents dans tous les manuscrits. Il existe dans le manuscrit de saint Marc et dans le manuscrit 2.327<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.}}197 ; ms. de saint Marc, {{fol.|expl=folios}}160 à 179.</ref> ; mais il manque dans le manuscrit 2.325 et il offre des variantes très considérables dans les ma-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|les alchimistes mythiques}}|137}}</noinclude>pent comme son emblème, et on conservait même des serpents domestiques, désignés sous le nom d’Agathodémon, et regardés comme les protecteurs de la maison<ref>Renan. ''Histoire des origines du christianisme'', — Voir le présent volume, {{pg}}62.</ref>. On voit la parenté de ce personnage avec le serpent qui se mord la queue, emblème de l’alchimie. Ses sectateurs (Agathodémonites) ont même été identifiés avec les alchimistes.
Olympiodore soupçonne déjà, malgré sa crédulité, le caractère mythique et évhémérisé d’Agathodémon<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2327, {{fol.}}202.</ref>. « Les uns disent que c’est un ancien, l’un des vieux philosophes de l’Égypte ; les autres, un ange mystérieux ou bon démon, protecteur de l’Égypte. Quelques-uns l’appellent le ciel, parce que son symbole est l’image du monde. En effet les hiérogrammates égyptiens, voulant désigner le monde sur les obélisques, en caractères sacrés, y figurent le serpent Ouroboros. »
Agathodémon est souvent cité comme un auteur réel par nos alchimistes. Sous le nom d’Agathodémon nous possédons même l’énigme de la Sibylle, ainsi qu’un commentaire adressé à Osiris et relatif au vieil oracle d’Orphée, c’est-à-dire à un autre apocryphe du {{s|ii}}, en honneur chez les gnostiques. L’auteur y parle de l’art de blanchir et de jaunir les métaux, ce qui veut dire les changer en argent et en or, ainsi que de diverses recettes alchimiques<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2327, {{fol.}}262.</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|138|LES ORIGINES DE L’ALCHIMIE}}</noinclude><nowiki />
'''{{c|§ 3. — Isis.|fs=90%|m=1.6em}}'''
Isis est invoquée dans le Pœmander, l’un des livres pseudo-hermétiques. Elle jouait un grand rôle dans les cultes religieux de l’époque alexandrine et romaine. Elle apparaît aussi chez les alchimistes.
J’ai déjà parlé de la lettre d’Isis la prophétesse à son fils Horus<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.}}256. — Voir {{pg}}10 du présent ouvrage.</ref>, à l’occasion du commerce des anges avec les femmes, auxquelles ils révèlent les sciences mystérieuses. On y lit le nom de Typhon (le Set égyptien), et celui de la ville d’Ormanouthi (Hermonthis près de Thèbes), mêlés à toutes sortes d’imaginations gnostiques sur les anges et sur les prophètes du premier firmament ; puis vient un serment d’initiation, où Hermès et Anubis sont associés au rocher de l’Achéron.
Plusieurs de ces noms et cette lettre même sont encore rappelés, dans un procédé de transmutation transcrit plus loin<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.}}261.</ref>.
Les premiers siècles de notre ère sont féconds en mélanges de ce genre et en livres supposés, surtout dans la région de l’Égypte et de la Syrie, où ont été établies les premières relations entre l’hellénisme et les traditions religieuses de l’Orient. L’histoire du gnosticisme, celle des hérésies chrétiennes, celle des<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 33 )|}}</noinclude><nowiki />
{{Centré|{{sct|Figure}} 3.|fs=110%|m=1em}}
{{T5|Plan, à vue d oiseau, dun vaisseau de ligne, soit à l’ancre, soit sous voile, attaqué par les chaloupes à Torpilles.}}
Avant<ref follow="p32">leur salut qu’à cette petite circonstance, parce que les Torpilles n’étant pas attachées par une bride à la ligne d’accouplement, n’étoient pas convenablement balancées dans l’eau pour céder à la première impulsion du courant qui devoit les porter sous la quille.</ref> de passer à la description de cette attaque, il est bon de prévenir une objection qu’on ne manquera pas de faire, et d’entrer en même-temps dans quelques détails d’économie comparative.
Je sens bien qu’il existe un fort préjugé contre la possibilité que des chaloupes à rames attaquent un ou plusieurs vaisseaux de ligne, avec le moindre espoir de succès. Il ne sera pas difficile de faire sentir la foiblesse de cette objection contre mon système.
Quelle est la base de l’agression et de l’injustice d’une nation envers une autre ? N’est-ce pas la possibilité calculée d’en obtenir de vive force ce qu’elle veut ? Quelle est l’{{Corr|ame|âme}} de tout courage et de toute persévé-<noinclude>
<references/></noinclude>
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CetaGM
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{{t3|J’AIME PAS LA NOBIESSE<ref>Noblesse</ref>}}
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Mon
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>>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 34 )|}}</noinclude>rance obstinée dans les combats ? N’est-ce pas l’espérance de quelque avantage réel ou présumé tel ? Une frégate de {{Lié|30 canons}} n’attaquera pas sans doute un vaisseau qui en {{Lié|porte 80}} : toutes les probabilités condamneroient son audace, et il n’y auroit point de déshonneur pour elle d’amener son pavillon. Si je prouve maintenant que tous les calculs sont en faveur des chaloupes à Torpilles, il ne sera plus déshonorant, par la suite, pour un vaisseau de ligne, d’amener son pavillon sans résistance, en cédant à une tactique et à des connoissances supérieures.
{{Brn|.5em}}
J’établirai mes calculs sur un vaisseau du troisième rang, un vaisseau de {{Lié|80 canons}}, tenant le milieu entre ceux du premier rang qui sont {{Lié|de 110}}, et ceux du cinquième qui n’en ont {{Lié|que 44}}. Je suppose que ce vaisseau de troisième rang entre dans un de nos ports, avec des vues hostiles : son tirant d’eau, lorsqu’il est chargé, est de vingt-deux pieds ; le complet de son équipage est de six cents hommes ; si nous opposions à l’ennemi un vaisseau de {{Lié|80 canons}}, il nous coûteroit quatre cent mille piastres ; il faudroit aussi lui opposer un équipage de six cents<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 35 )|}}</noinclude>hommes. S’il s’engage avec l’ennemi, les
chances sont égales ; si l’on se bat avec un
peu d’acharnement, notre vaisseau peut
avoir de cent à deux cents hommes tués
ou blessés, et éprouver des avaries dont le
radoub coûteroit de quarante à cinquante
mille piastres ; il pourroit encore être pris,
perdu pour nous, et ajouté aux forces de
l’ennemi.
Examinons maintenant si une force de six
cents hommes, et un capital de quatre cent
mille piastres, valeur d’un vaisseau de {{Lié|80 canons}},
ne pourroient s’employer plus avantageusement
à la guerre agressive et défensive
de la Torpille.
{{Lié|600 hommes}}, à douze hommes par équipage,
suffiroient pour cinquante chaloupes.
{| cellpadding=3 class="wst-piastres"
|- class="wst-piasnum"
|50
|{{pds|Chaloupes, à cent piastres chacune, coùteroient|x=1}}
|5,000
|piastres.
|- class="wst-piasnum"
|50
|{{pds|Torpilles complètes, à cent cinquante piastres chacune, y compris la poudre|x=1}}
|7,500
|- class="wst-piasnum"
|50
|{{pds|Mousquetons de harpon, à trente piastres chacun|x=1}}
|1,500
|- class="wst-piasnum"
|200
|{{pds|Espingoles, à vingt piastres chacune|x=1}}
|4,000
|- class="wst-piasnum"
|100
|{{pds|Paires de pistolets, à quinze piastres la paire|x=1}}
|1,500
|- class="wst-piasnum"
|{{cach|000}}600
|{{pds|Coutelas, à trois piastres chacun|x=1}}
|1,800
|- class="wst-piaspan"
|colspan=2 {{ts|pl3}}|{{pds|Dépenses accidentelles|x=1}}
|3,000
|- class="wst-piastot"
|
|Total'''{{Filet|4|.8}}'''
|24,300
|
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 36 )|}}</noinclude><nowiki />
La paie et les vivres pour six cents hommes, soit dans un vaisseau de {{Lié|80 canons}}, soit dans des chaloupes à Torpilles, peuvent être provisoirement évalués à une pareille somme annuelle.
Voilà donc un armement complet de cinquante chaloupes avec leurs Torpilles, pour
{{Lié|24,300 piastres}}, et par conséquent une économie de {{Lié|375,700 piastre}}s sur l’armement d’un vaisseau de {{Lié|80 canons}}<ref>Comme une chaloupe à Torpille, complètement armée, ne coûte que quatre cent quatre vingt-six piastres, cette économie fourniroit à la dépense de sept cent soixante-treize chaloupes, en sus des cinquante : ainsi huit cent vingt-trois chaloupes à Torpilles, équipées, ne coûteroient pas plus qu’un vaisseau de quatre-vingts canons.</ref>. Il est évident que le vaisseau ennemi ne pourroit jamais nous opposer un nombre égal de chaloupes ; il est de fait qu’il ne pourroit pas même en opposer vingt ; dans un combat de chaloupes, l’ennemi n’auroit donc aucune chance en sa faveur, et il ne pourroit attendre son salut que de ses canons et de sa mousqueterie, ressource qui lui seroit inutile dans une attaque de nuit. En effet, si un ennemi venoit tenter quelque entre-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Balzac - Correspondance de H. de Balzac, 1876, tome 2.djvu/196
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Hepsema
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hepsema" /></noinclude>l’idolâtrie pour ces chers papiets ; je suis là-dessus un vrai enfant ; votre exactitude me ravit. Ne pensez jamais que je méconnaisse le prix d’une telle bonté de votre part. Je vous en supplie, soignez-vous bien ; vos maux d’estomac me tourmentent. Les miens ont disparu ou, du moins, je n’en souffre que rarement. Ce qui est déplorable, c’est que, maintenant, le travail me fatigue, les symptômes que le bonheur et les voyages de cette année avaient fait disparaître, reviennent… Les yeux battent et les tempes aussi, et je me sens fatigué. Il m’a fallu acheter un flambeau de nuit à cinq bougies, les trois ne suffisaient plus, mes yeux souffraient ; et ce petit flambeau si laid en cuivre dédoré, que vous devez avoir remarqué dans mon cabinet, est maintenant remplacé par un flambeau de ministre d’une magnificence inouïe, en bronze ciselé et doré ; mais cela brûle pour un franc cinquante centimes de bougies en une nuit ; entendez-vous, chère madame ? Or, deux francs de feu et cinquante centimes de café en sus, cela fait quatre francs par nuit. Voilà les contes des ''Mille et une Nuits'' bien renchéris !…
Chère comtesse, je puis donner à Lirette son capital sans aucune difficulté pour moi. Dites-moi ce que vous lui destinez et je le lui remettrai ; j’irai régler cela avec elle à son couvent ; et, moi, je serai très-content de retrouver cela au mois de mai. Pourquoi vous donner le souci de l’envoi de cet argent, des changes de place,{{lié}}etc. ? Laissez-moi être cette fois au moins votre homme d’affaires.
Je n’ai pas encore votre fantastique parure ; mais je l’aurai bientôt. Froment Meurice veut tellement se distinguer pour la canne de Georges, que je ne sais pas si<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 37 )|}}</noinclude>prise dans un de nos ports, ce seroit un grand hasard qu’il pût sortir et aller un peu loin avant la fin du jour. Or, dans une nuit passablement obscure, si les chaloupes étoient peintes en blanc, et les hommes vêtus de la même couleur, une distance de trois cents pas suffiroit pour les dérober aux yeux de l’ennemi ; et il y a des nuits si obscures, qu’il ne pourroit même les apercevoir dans leur plus grand rapprochement de l’avant du vaisseau. Je pourrois conclure de là, qu’un ennemi qui connoît les suites effrayantes et infaillibles d’une attaque de Torpilles, ne voudroit pas s’y exposer dans l’obscurité. Dans une nuit quelconque, les cinquante chaloupes s’avançant sur le navire dans toutes les directions, le forceroient à éparpiller son feu, et l’empêcheroient de le concentrer sur une ou plusieurs chaloupes. Celles-ci, qui font cinq milles par heure à la rame (et toutes les bonnes chaloupes peuvent parcourir cette distance pendant un court espace de temps), font cent quarante verges par minute. À la distance de trois cents verges du navire, elles sont à la portée du<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 38 )|}}</noinclude>canon ; mais ses boulets doivent nécessairement être de toute volée sur un petit objet tel qu’une chaloupe, qui parcourt cent quarante verges par minute ; à deux cents verges du vaisseau, elles doivent être exposées au feu, à toute volée, de la mitraille ; et à cent verges du vaisseau, la mousqueterie peut les atteindre. Chaque chaloupe sera donc exposée pendant deux minutes au feu de l’ennemi, avant d’être à portée de {{Sic2|harponer|harponner}} ; elle le sera encore deux minutes après l’opération, avant d’avoir pu se mettre hors de danger : elle ne restera donc que quatre minutes sous le feu de l’ennemi<ref name="p38">On peut faire une déduction sur la durée de ce temps-là : si le vaisseau {{Sic2|harponé|harponé}} est à l’ancre dans un courant d’un mille et demi par heure, le mouvement donné sera de plus de deux pieds par seconde ; si la distance du harpon à la Torpille est de soixante pieds, trente secondes suffiront pour que le courant la pousse sous la quille ; la machine d’horlogerie pourroit donc être réglée pour une minute seulement, à compter de l’instant que la Torpille est attirée hors de la chaloupe. Si le navire est sous voile, comme il fait alors plus de deux milles</ref>. Le danger cependant n’est pas bien grand ; en effet, comme je viens de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fulton - De la machine infernale maritime, ou la tactique offensive et défensive de la torpille, 1812.djvu/47
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M-le-mot-dit
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 39 )|}}</noinclude>l’observer<ref follow="p38">par heure, une minute suffira de même pour que le courant entraîne la Torpille dans une position utile. On peut compter que toute résistance cessera au moment de l’explosion, et que, dans ce péril extrême, chacun sera trop occupé du soin de son salut, pour qu’on puisse {{Sic2|assujétir|assujettir}} l’équipage à aucune discipline. Ainsi chaque chaloupe à Torpille ne seroit pas plus de trois minutes exposée au feu de l’ennemi.</ref>, on ne peut viser, pendant la nuit, des corps qui se meuvent avec une rapidité égale à celle des chaloupes à rames ; cependant il pourroit y avoir quelques hommes de tués et quelques chaloupes d’endommagées<ref>Il est très-aisé de construire les chaloupes comme celles qu’on a faites pour aller au secours de ceux qui sont en danger de périr : elles ne peuvent couler bas.</ref> ; dans ce cas, le grand nombre de chaloupes que nous aurions sans cesse en mouvement, seroit toujours à portée de donner du secours à celles qui en auroient besoin. Mais quelle seroit la situation du vaisseau ennemi avec ses six cents hommes d’équipage ? Entouré de cinquante chaloupes à Torpilles, dont vingt-cinq à tribord et vingt-cinq à bâbord, il ne pourra éviter à sa perte ; car il n’y a pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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M-le-mot-dit
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{nr||( 40 )|}}</noinclude>de doute que l’une d’elles ne parvienne à le {{Sic2|harponer|harponner}} entre l’étrave et les chaînes des grands haubans ; et alors l’explosion d’une seule Torpille sous le vaisseau le coulera à fond, tuera la plus grande partie des hommes qui seront dans l’entrepont, et s’il en échappe quelques-uns, ils ne devront leur salut qu’au secours de nos chaloupes.
Maintenant je prie le lecteur de méditer sur ce système d’attaque, et de répondre à cette question : Le danger est-il plus grand pour les six cents hommes épars sur cinquante chaloupes, que pour les six cents hommes réunis sur un seul vaisseau ? N’y a-t-il pas, au contraire, cinquante à parier contre un que le navire sautera, avant d’avoir pu tuer deux cents hommes à nos chaloupes ? Si cet exposé ne laisse aucune incertitude, si son évidence est constatée par l’exécution, y a-t-il un capitaine assez téméraire pour exposer son vaisseau, lorsque toutes les chances sont contre lui ?
Pour donner une idée exacte et comparative des deux manières de combattre, j’ai supposé, dans ces calculs, le nombre égal de chaque côté ; par la même règle, si<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Orain, Adolphe - Chansons de la Haute Bretagne.djvu/65
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CetaGM
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<noinclude><pagequality level="3" user="CetaGM" />{{nr||CHANSONS DES BOIS|55}}
{{...|65|100%}}</noinclude><nowiki />
{{Poem|Mon pèr’ n’avait ''d’éfant''<ref>Enfant</ref> que ''ma''<ref>moi</ref> ; (bis)
V’la qui ''m’disit'' : « Mon ''gars'', mari’ ''ta''<ref>toi</ref>. »
Va, va j’ n’aim’ pas la ''nobiesse'', ''ma'', (bis)
{{Mpom|J’ n’aim’ pas la ''nobiesse !''|1}}
V’là qui ''m’ disit'' « Mon ''gars'', mari’ ''ta''. » (bis)
M’a ''baillé'' un’ bell’ ''fomme''<ref>femme</ref> à ''ma''.
Va, va j’ n’aim’ pas la ''nobiesse'', ''ma'', (bis)
{{Mpom|J’ n’aim’ pas la ''nobiesse !''|1}}
M’a ''baillé'' un’ bell’ ''fomme'' à ''ma'' ; (bis)
Je la ''m’nis''<ref>menai</ref> au bal ''conte''<ref>avec</ref> ''ma''.
Va, va j’ n’aim’ pas la ''nobiesse'', ''ma'', (bis)
{{Mpom|J’ n’aim’ pas la ''nobiesse !''|1}}
Je la ''m’nis'' au bal ''conte ma''. (bis)
''Passit'' par là un noble en ''na''<ref>noir</ref>.
Va, va j’ n’aim’ pas la ''nobiesse'', ''ma'', (bis)
{{Mpom|J’ n’aim’ pas la ''nobiesse !''|1}}
''Passit'' par là un noble en ''na''. (bis)
Qui fit danser bell’ ''fomme'' à ''ma''.
Va, va j’ n’aim’ pas la ''nobiesse'', ''ma'', (bis)
{{Mpom|J’ n’aim’ pas la ''nobiesse !''|1}}|
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CetaGM
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Référence oubliée
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{{Poem|Mon pèr’ n’avait ''d’éfant''<ref>Enfant</ref> que ''ma''<ref>moi</ref> ; (bis)
V’la qui ''m’disit'' : « Mon ''gars'', mari’ ''ta''<ref>toi</ref>. »
Va, va j’ n’aim’ pas la ''nobiesse'', ''ma'', (bis)
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V’là qui ''m’ disit'' « Mon ''gars'', mari’ ''ta''. » (bis)
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M’a ''baillé'' un’ bell’ ''fomme'' à ''ma'' ; (bis)
Je la ''m’nis''<ref>menai</ref> au bal ''conte''<ref>avec</ref> ''ma''.
Va, va j’ n’aim’ pas la ''nobiesse'', ''ma'', (bis)
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''Passit'' par là un noble en ''na''<ref>noir</ref>.
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Page:Balzac - Correspondance de H. de Balzac, 1876, tome 2.djvu/197
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Hepsema
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<noinclude><pagequality level="3" user="Hepsema" /></noinclude>pour le jour de l’an ce sera fini. C’est un bien grand artiste. Je vous assure qu’on est effrayé de ce qu’il y a de talent et de génie dans Paris. Je suis si précautionneux pour tout ce qui vous concerne, que je ne puis pas risquer d’envoyer cette lettre demain 17, car le bateau part le 21. Dans cette saison, la malle peut éprouver du retard, et j’aime mieux jeter ma lettre à la poste le 16 que le 17. Aussi je ne puis vous rien dire sur les maisons Bleuart, vous saurez tout par le départ du 1{{er}}{{lié}}janvier ; vous saurez si je puis arriver par le paquebot du 11. Je vous en supplie, n’insistez pas dans votre défense. En premier lieu, je vous préviens que non-seulement vous ne seriez pas écoutée, mais que je serais très-heureux de vous désobéir. Tout cela ne vaut rien du tout, car le plus grand bonheur ne devrait consister, pour moi, que dans la plus complète soumission à votre volonté souveraine toujours et partout ; mais, je vous le répète, vous en serez seule responsable si vous persistez.
Je n’ai toujours pas de nouvelles de mes acquisitions d’Amsterdam ; voilà des chagrins mobiliers. Dans ce moment, on m’apprend un grand malheur : la belle madame Delaroche, la fille d’Horace Vernet, est morte. Allons, chère madame, adieu (vous voyez ce que je mesure pour cet adieu), ou plutôt ''à bientôt ;'' car vous permettrez encore, n’est-ce pas ? ce petit voyage. Laissez-moi vous remercier de nouveau pour vos excellentes et charmantes lettres ; j’éprouve tant de douceur à savoir où vous êtes, comment vous êtes, que, si vous le permettez, j’irai de Naples à Rome avec vous. Soyez tranquille, j’écrirai quelques feuilles pour subvenir à ce voyage ; vous ne savez pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/418
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DvChe
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Etienne M
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<noinclude><pagequality level="3" user="Etienne M" /></noinclude><section begin="COUTURIER"/>{{tiret2|suc|cès}} brillants, mais passagers, par son
talent pour la chaire. Choisi en 1769
pour prononcer le panégyrique de
S. Louis devant l’académie française,
l’effet que produisit son discours fut
si grand que, sans respect pour le
lieu ni pour l’assemblée, on l’interrompit
plusieurs fois par de vifs applaudissements.
Les confrères de l’orateur
furent scandalisés de la
hardiesse avec laquelle il avait frondé les
croisades ; et, après lui avoir fait essuyer
plusieurs mortifications au sujet
de l’impression de son discours,
l’archevêque ([[Auteur:Christophe de Beaumont|Christ. de Beaumont]]) lui
interdit la chaire. Cette espèce de
persécution releva le mérite de l’abbé
Couturier aux yeux des personnes
qui n’aimaient pas le prélat, et son
interdiction momentanée rendit le public
plus empressé à le suivre, lorsqu’il
lui fut permis de reparaître. Il
prêcha la même année, l’avent, dans
l’église de la Charité, devant une
affluence extraordinaire d’auditeurs ;
mais l’enthousiasme ne se soutint pas,
et, après un instant de vogue, l’abbé
Couturier se retrouva confondu dans
la foule des prédicateurs, au-dessus
desquels effectivement rien n’autorisait
à le placer. Il est mort à Paris
en 1778. On a de lui : I. deux ''Panégyriques de S. Louis'', Paris, 1746
et 1769, in-4° ; II. ''Panégyrique de Ste. Élisabeth'', 1754, in-12 ; III.
''la Calomnie'', ode (présentée à l’académie
des jeux floraux), 1764,
in-12 ; IV. ''Discours prononcés en différentes solennités de piété'', 1766
et 1779, in-12 ; V. ''Éloge du Dauphin'',
1766, in-8°. : il retravailla cet éloge
pour répondre aux vœux d’une société
de gens de lettres qui l’avaient
mis au concours, et le présenta au
roi on 1779 ; VI. ''Éloge funèbre de Mad. de Ligny, abbesse de Fervaques'',
1767, in-4°. ; VII. ''Vie d’Élisabeth de France, sœur de S. Louis'', 1772 ; VIII. ''Discours sur la révélation'', 1773, in-12 ; IX. Recueil de discours, 1774, in-12 ; X.
''Éloge de Marie-Thérèse'', 1781,
in-8°.{{DctSig|W—s.}}
<section end="COUTURIER"/>
<section begin="COUVAY"/><nowiki/>
'''COUVAY (Jean)''', graveur, né à
Arles en 1662, a gravé avec beaucoup
de goût et de facilité : son style
a de la ressemblance avec celui de
Villamena. On trouve dans le recueil
de Crozat le ''S. Jean-Baptiste dans le désert'' de Raphaël, gravé par Couvay :
c’est un des bons morceaux de
cet habile maître ; mais le ''Martyr de S. Barthélémi'', d’après le Poussin, est
son chef-d’œuvre. C’est là qu’il a mis
dans tout leur jour les tailles fines et
délicates de son burin. Couvay paraît
avoir travaillé quelquefois pour les libraires.
Le frontispice du poëme de
''Clovis'' (de Desmarets) a été gravé par
lui, d’après un dessin de J. Bourbon ; il
représente Louis XIV à cheval, précédé
de la Renommée. L’œuvre de Jean
Couvay est assez considérable ; on y
trouve quelques portraits ; mais le talent
avec lequel ils sont gravés est le
seul motif qui puisse encore les faire
rechercher. Couvay sut prendre avec
une flexibilité remarquable le style
du maître d’après lequel il travaillait ;
les ouvrages de Raphaël, du Guerchin,
de Blanchard, de Lebrun, de
Jacques Stella, de Vignon, Poussin et
Huret ont tour à tour exercé son burin
facile et varié ; il gravait quelquefois
d’après ses propres compositions.<br>
— [[Auteur:Louis Couvay|L. {{sc|Couvay}}]], probablement frère
du précédent, était docteur on médecine,
lorsqu’il publia en 1649 une
''Méthode nouvelle et très exacte pour enseigner et apprendre la première partie de Despautère, dans laquelle tout ce qui appartient aux genres des noms est si clairement expliqué par figures en taille-douce, que''<section end="COUVAY"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Hepsema
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<noinclude><pagequality level="3" user="Hepsema" /></noinclude>combien je suis heureux en lisant vos adorables pages de savoir où vous étiez, ce que vous regardiez tel jour. Ah ! vous avez donné bien de la place aux succès d’Émilie, cela m’a valu une page et m’a procuré des réflexions de ''terrasse :'' vous devez avoir pensé cela sur votre balcon. Je suis assez triste de vous envoyer une lettre encore pleine d’incertitude sur mes acquisitions. Mais je vous avoue que je ne puis faire à la légère une chose aussi capitale que mon installation définitive. Après l’école des Jardies, Salluon était une autre école : ça aurait coûté cent cinquante mille francs sans le mobilier ; j’ai frémi ! Plus {{M.|Gavault}} me conseillait d’acquérir, moins je m’y sentais porté. Je me suis aperçu à la longue que {{M.|Gavault}} voulait me voir faire des sottises ; il est d’une envie cachée, affreuse contre moi. J’ai eu raison, car, à bâtir, je dépenserai moitié moins, et la belle maison Bleuart ne doit pas valoir cent cinquante mille francs. Cela ne coûte rien de trembler, et la hardiesse est très-chère quelquefois… Mais enfin, d’ici au {{1er}}{{lié}}janvier, j’aurai passé un Rubicon quelconque.
Allons à bientôt. Consentez-y de bonne grâce, puisque vous ne gagneriez rien à refuser. Ne croyez-vous pas que ce soit l’alimentation de l’hôtel ''Vittoria'' qui vous cause des maux d’estomac ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Biographie universelle ancienne et moderne/1re éd., 1811/Couvay (Jean)
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Etienne M
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||(62)}}</noinclude>espérance du monde ! Je ne sais dans quels lieux je vais vous conduire ; mais, s’il le faut, je parcourrai pour vous l’univers. D’un pôle à l’autre pôle ouvrez-moi les barrières qui ferment le globe terrestre ; je m’élancerai sur les plaines de l’espace ; je monterai jusqu’aux astres, mon courage est invincible.
Il dit, et comme si ma présence eut ranimé ses forces, il retourne à ses travaux avec une ardeur nouvelle.
La capitale de la Normandie avoit été long-temps un des lieux les plus célèbres d’où partoient les vaisseaux aériens. Il restoit encore, dans les magasins nombreux de cette ville, des urnes pleines de ces esprits volatils qui, plus puissans que la voile et plus vîtes que les ailes des oiseaux, élevoient l’homme au-dessus des nuages. Idamas avoit déjà transporté ces<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr|92|LES NOUVEAUX OBERLÉ}}</noinclude>prendre d’assaut la première tranchée, défendue par des dragons allemands. C’est l’affaire d’un moment ; quelques coups de fusil ; puis les Allemands sont en fuite ; les Français passent et se reforment ; il fait chaud et clair ; les hommes disent : « Nous sommes toujours chez nous ! »<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr|94|LES NOUVEAUX OBERLÉ}}</noinclude>maisons en éventail, autour d’une cour ouverte, par quoi est agrandie, au sud, la place du Marché. Elles sont toujours debout, intactes, élégantes et sévères. Des bourgeois tranquilles les habitent. Un peu avant dix heures, madame Ehrsam sonna donc à la porte de l’hôtel, pénétra dans le vestibule, orné de panoplies d’armes anciennes, au milieu desquelles pendait, accrochée à la muraille, une trompe de chasse. Il fut convenu que les deux dames attendraient, dans le salon, l’arrivée des troupes. Anna devait donner des nouvelles. Anna, Française de cœur, bien entendu, mais surtout curieuse de toute nouveauté, avait en effet suivi sa maîtresse, et grimpé, avec la femme de chambre de l’hôtel, dans les combles, d’où l’on pouvait découvrir les pentes du Südel. Deux fois, elle cria par la cage de l’escalier :
— Madame, on ne voit rien encore !…
Mais, comme dix heures sonnaient, l’Alsacienne cria :
— Madame, c’est les Français ! Madame, venez vite !
Madame Ehrsam et la jeune femme montèrent dans la pièce de débarras ; les domestiques leur firent place et s’écartèrent de la fenêtre, mais pas de beaucoup, et il y eut, en réalité, quatre têtes<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||MASEVAUX REÇOIT LA FRANCE|95}}</noinclude>d’Alsaciennes, encadrées par la même lucarne, et tendues vers la montagne.
— Où sont-ils donc, Anna ?
— Comment, madame ne les voit pas ? le point rouge là-haut ; cet autre; ils sont dix, vingt, trente…
— Mais oui, chère amie, reprit la jeune femme : dans le pré, à la lisière, là où les sapins font une grande courbe.
Il n’y avait point de doute : sur la pente verte, les soldats de chez nous descendaient en courant. Ils s’approchaient des vergers, d’autres commençaient seulement à sortir de l’abri des bois, et se mettaient à courir.
— Dites, comme ils se dépêchent !
— Ce n’est pas étonnant ils reviennent chez-eux.
— On dirait des cerises qui roulent sur l’herbe.
— Que ne sont-ils venus vingt ans plus tôt !
— Mais ils viennent, ma chère ; le passé est mort ; ils seront ici dans un quart d’heure, au train dont ils vont ! J’embrasse le premier que je rencontre !
— Moi aussi dit Anna.
Tiens, ils lèvent les bras, est-ce qu’ils nous saluent ?<noinclude>
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{{t3
|LE BILLET VÉNITIEN<br/>ET LE « JONGLEUR INSENSIBLE »
|{{rom-maj|I|1}}
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}}
Que Stéphen Orlac fût mort en tant que musicien célèbre, ni lui ni {{M.|de Grochans}} n’en doutaient. Néanmoins, la déchéance du pianiste venait de revêtir une expression si frappante ; la vérité s’était formulée d’une manière si imprévue ; elle avait profité, pour se manifester, d’un appareil si imposant, que le silence de leur stupeur se prolongea.
{{M.|de Grochans}} le rompit non sans effort.
— Ces morts-là ressuscitent ! dit-il gaiement.
Mais l’incident avait replongé Stéphen dans l’obsession de son malheur ; il semblait la proie de l’abattement ; et ce jour-là, ils n’évoquèrent pas les morts plus avant.
— Il y faut une certaine habitude, disait le chevalier. Ne te décourage pas. Je te promets d’incomparables jouissances. Rappelle-toi qu’aujourd’hui nous n’avons fait que goûter à la science pythienne. Mon tableau n’est qu’un jouet, un accessoire de nécromancie élémentaire. Reviens me voir. La prochaine fois, je te montrerai des choses tout à fait surprenantes.
— Fichtre ! Qu’est-ce que ça doit être, alors !… Vous m’avez fait frémir, avec votre tableau !
La voix plaisantait, mais rauque, et le visage crispé esquissait un sourire des lèvres, qui n’égayait ni le front ni les yeux.
Par la grande baie dégagée du rideau, la lumière d’un beau soir envahissait l’atelier. Le sanctuaire magique<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr|18|''LES IDÉES ET LES ÂGES''}}</noinclude>ou même le couler à fond, selon l’expression de Stendhal. Aussi c’est l’heure de puissance si lon se permet de donner congé à tout, ce qui est appeler le sommeil et en quelque sorte l’étendre sur soi comme une couverture.
Si le régime du corps humain ne s’accordait pas à ce régime de nos pensées, nous serions deux. Nous ne sommes point deux ; aucun bonheur n’est sans lieu : et c’est dans le corps aussi que je sens le bonheur de dormir. J’invite le lecteur à donner attention, s’il le veut bien, à quelques vérités triviales. On sait que bâiller est une agréable chose, qui n’est point possible dans l’inquiétude. Bâiller est la solution de l’inquiétude. Mais il est clair aussi que par bâiller l’inférieur occupe toute l’âme, comme Pascal a dit de l’éternuement, solution d’un tout autre genre. Par bâiller on s’occupe un moment de vivre. C’est, dans le vrai, un énergique appel du diaphragme, qui aére les poumons profondément, et desserre le cœur, comme on dit si bien. Bâiller est pris comme le signe de l’ennui, mais bien à tort, et par celui qui n’arrive pas à nous plaire ; car c’est un genre d’ennui heureux, si l’on peut dire, où l’on est bien aise de ne point prendre intérêt à quelque apparence qui veut intérêt. Bâiller c’est se délivrer de penser par se délivrer d’agir ; c’est nier toute attitude, et l’attitude est préparation. Réellement bâiller et se détendre c’est la négation de défense et de guerre ; c’est s’offrir à être coupé ou percé ; c’est ne plus faire armure de soi. Par ce côté, c’est s’affirmer à soi-même sécurité pleine.
Mais il faut faire ici un détour, afin de ramener à l’idée tout ce qui s’y rapporte. En toute action difficile, et que l’on ne sait pas bien faire, il y a une inquiétude des membres et une agitation inutile qui est guerre contre soi. Nous touchons ici à la colère, et il y faudra revenir. Il suffit de nommer<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|l’homme}}|79}}</noinclude>presque tous cherché à se faire de leur supériorité un moyen de domination en exagérant leur mérite aux yeux des autres, et en déguisant la faiblesse de leurs connaissances par la propagation d’idées superstitieuses.
Un mal plus irrémédiable est l’abus de la force : aujourd’hui que l’homme seul peut nuire à l’homme, il est aussi la seule espèce qui soit continuellement en guerre avec elle-même. Les sauvages se disputent leurs forêts, les nomades leurs pâturages ; ils font aussi souvent qu’ils le peuvent des irruptions chez les agriculteurs pour s’emparer sans peine des résultats de longs travaux. Les peuples civilisés eux-mêmes, loin d’être satisfaits de leurs jouissances, combattent pour les prérogatives de l’orgueil ou pour le monopole du commerce. De là la nécessité des gouvernements pour diriger les guerres nationales, et pour réprimer ou réduire à des formes réglées les querelles particulières.
Des circonstances plus ou moins favorables ont retenu l’état social à certains degrés, ou ont avancé son développement.
Les climats glacés du nord des deux continents, les impénétrables forêts de l’Amérique, ne sont encore habités que par des sauvages chasseurs ou pêcheurs.
Les immenses plaines sablonneuses ou salées du centre de l’Asie et de l’Afrique sont couvertes de peuples pasteurs et de troupeaux innombrables ; ces hordes, à demi-civilisées, se rassemblent chaque fois qu’un chef enthousiaste les appelle, et fondent sur les pays cultivés qui les entourent, pour s’y établir et s’y amollir, jusqu’à ce que d’autres pasteurs viennent les y subjuguer : c’est la véritable cause du despotisme qui a écrasé dans tous les temps l’industrie née dans les beaux climats de la Perse, de l’Inde et de la Chine.
Des climats doux, des sols naturellement arrosés, et riches en végétaux, sont les berceaux naturels de l’agriculture et de la civilisation ; et quand leur position<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||''LE BONHEUR DE DORMIR''|19}}</noinclude>cette impatience de ne pas faire comme il faudrait, soit pour faucher, soit pour jouer du violon, soit pour danser. Dans tout apprentissage, le difficile est de ne faire que ce qu’on veut. L’action passerait en nous comme l’oiseau dans l’air ; et c’est bien ainsi que nous agirons, quand nous saurons agir. Mais il s’éléve d’abord un tumulte, par l’éveil de tous les muscles, et surtout par l’irrésolution en notre pensée, qui ne sait pas d’abord se fier à la nature. Le corps tout entier frappe, et pèse tout sur la main ; une difficile action des doigts fait que l’on serre les dents ; les muscles du thorax s’efforcent en même temps que les jambes, et essoufflent le coureur. De ces actions contrariées naît une peur de soi, et de ce qu’on fera sans l’avoir voulu, qui est timidité, sentiment odieux, promptement suivi de colère. Au contraire l’heureuse habitude rend, comme dit Hegel, le corps fluide et facile. De telles actions descendent au sommeil. La puissance n’y fait plus attention, si ce n’est qu’elle se sent elle-même en ces actions, difficiles autrefois, faciles maintenant elle se sent libre pour d’autres tâches. Or, cette même fluidité est sensible aussi dans l’inaction, parce qu’il s’en faut de beaucoup que l’inaction soit toujours un état agréabie. Par l’attente, par les projets commencés et retenus, par l’attention sautant ici et là, le corps aussi saute en lui-même, et s’agite, et se divise, tous ces efforts ayant le double effet d’encrasser tout notre être et de gêne le mouvement d’aération, de lavage et de nutrition. L’irritation nous guette encore par là. Aussi c’est un mouvement royal de s’abandonner tout et de favoriser l’intérieure et précieuse vie des tissus par ce passage si sensible de l’inaction au repos. Comme le linge du matelot dans le sillage, ainsi s’étend tout notre tissu, étalé et en large contact avec lair et avec l’eau saline.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr|20|''LES IDÉES ET LES ÂGES''}}</noinclude><nowiki />
Mais il faut considérer la chose sous un autre aspect encore. Tous soucis renvoyés, tous projets ajournés. Il reste une inquiétude par cette contraction terrestre ou pesanteur, qui nous tient toujours. Voilà notre ennemie de tout instant, voilà notre constante pensée. Il me suffirait pour le savoir d’observer cette sensibilité au tact, si remarquable sous les pieds du bipéde humain. Il ne cesse pas de palper en quelque sorte son propre équilibre et d’interroger son étroite base, afin de se garder de chute, soit dans le mouvement, soit dans le repos. C’est pourquoi vous n’aurez jamais toute l’attention d’un homme debout sur ses jambes. Et le vertige, ou peur de tomber, fait bien voir que notre imagination a toute richesse ici, d’après le moindre avertissement. Sans nous mettre sur la célèbre planche, où toute sagesse périt, sans nous mettre au bord du gouffre, il suffit de penser à cette agitation ridicule qui nous prend lorsque notre pied ne rencontre pas la marche qu’il attendait. Cette espèce de chute étonne le plus résolu ; et, par réaction, il vient encore une sorte de colère, car il y a offense. Il est clair d’après cela que la préparation au sommeil consiste à achever toute chute, et ce n’est pas si facile qu’on croit. La difficulté est au fond la même que si on veut faire une gamme fort vite ; l’obstacle est en nous, seulement en nous. Le corps n’est pas fluide, n’ose pas être fluide. Et cette métaphore est tout près de vérité pour un homme couché. Il n’est point vraiment couché s’il n’est fluide, autant que sa forme le permet. En un fluide équilibré, tous les travaux sont faits ; la pesanteur a produit tous ses effets ; il n’y a plus de montagnes. De méme dans un homme couché, je dis vraiment couché, il n’y a plus rien qui puisse tomber, pas même une main, pas méme un doigt. Celui qui se tient par sa force, si peu que ce soit,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{nr||''LE BONHEUR DE DORMIR''|21}}</noinclude>si peu debout que ce soit, il lui arrivera ceci que par sommeil il tombera un peu et se réveillera plus ou moins, d’où ces rêves connus, où la chute et le sentiment de la chute, si odieux, sont l’objet principal. Et ces petits drames sont des exemples de cette sédition et division contre soi, que le sommeil apaise, mais qu’il faut apaiser d’abord si l’on veut aller au devant du sommeil ; et ce sentiment de sécurité à l’égard de notre ennemie principale est pour beaucoup aussi dans le bonheur de dormir, ou, pour mieux parler, de sentir que l’on va dormir.
Comprenez que cet heureux état est notre réduit et notre refuge. Il n’y a point d’esprit au monde sans ce court sommeil, sans ce repos d’un moment, et ce renoncement total. Et ces éclairs de l’esprit qui a dormi ne prouvent point que l’esprit travaille en dormant ; une telle supposition est mythologique ; je ne puis le prouver, mais j’espère peu à peu le montrer. Il faut dire plutôt que le vif succès de notre première prise vient de ceci que nous avons d’abord rompu la querelle, et que nous revenons à notre gré, non au gré de l’autre ; et c’est ce que cherche le lutteur. Il se peut bien que le génie du sommeil soit le génie tout simplement. Mais de cela plus tard.<noinclude>
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Les Idées et les Âges/1/II
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