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Auteur:Edmond About
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Azais64
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{{document|date=1880|titre=Le Roman d’un brave homme|livre=|avancement=|scan={{IA|leromandunbraveh00abou}}}}
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{{liste documents fin}}
== Autres œuvres (voir : [[:Catégorie:Articles d’Edmond About|Catégorie:Articles]] et [[:Catégorie:Nouvelles d’Edmond About|Catégorie:Nouvelles]] d’Edmond About) ==
=== {{RDDM}} ===
{{liste documents début|revue}}
{{document|date= |titre= |export= |revue={{RDDM2||}} | avancement=}}
{{liste documents fin}}
* [[Tolla (RDDM)|Tolla]]
* [[Le Turco]]
* [[L’Infâme]]
* [[Les Mariages de province]]
* [[Le Salon de 1868]]
* [[Etienne, histoire d’un coq en pâte]]
* [[Ahmed le Fellah]]
* [[Le salon de 1869]]
== Voir aussi ==
{{liste documents début|auteur|divers=Commentaire}}
{{document|date=1859 |titre=La Nouvelle Littérature française : les romans de M. About |export=La Nouvelle Littérature française : les romans de M. About |auteur=Émile Montégut |divers=in {{RDDM2|22|1859}} | avancement=4}}
{{document| date=1920 |titre=[[Romans à lire et romans à proscrire/About (Edmond)|About (Edmond)]] |export=Romans à lire et romans à proscrire/About (Edmond) |auteur=Louis Bethléem |divers=in {{L2S|Romans à lire et romans à proscrire|Bethléem - Romans à lire et romans à proscrire, 7e éd.djvu}} (7e éd.), section « [[Romans à lire et romans à proscrire/4|Romans à proscrire en vertu de la morale chrétienne]] » | avancement=4}}
{{document |date=1888 |titre=Edmond About jugé par M. Ernest Renan |export=Edmond About jugé par M. Ernest Renan |auteur=Ernest Renan |divers=in « ''[[Revue pédagogique]]'' », [[Livre:Revue pédagogique, premier semestre, 1888.djvu|premier semestre 1888, 12 (n. s.)]]| avancement=3}}
{{liste documents fin}}
{{Thieme|A#ABOUT}}
}}
[[Catégorie:Membres de l’Académie française]]
[[Catégorie:Auteurs francs-maçons]]
[[Catégorie:Edmond About| ]]
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Le ciel est par dessus le toit
1752
/* Mai */
16002338
wikitext
text/x-wiki
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Cette page est destinée à répertorier les textes proposés à la suppression. Les textes sont normalement '''supprimés 15 jours après la proposition''' si les critères pour les garder ne sont pas remplis. Utiliser le modèle {{M|suppression|Raison invoquée}}.
'''Dernières pages ajoutées à la [[:Category:Suppression|Suppression]]''' parmi '''{{PAGESINCATEGORY:Suppression}}''' pages
[[Special:RecentChangesLinked/Category:Suppression|→ Modifications récentes]]
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<!-- FIN BOUTON AJOUTER UN SUJET -->
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=2026=
==Juin==
* [[Les Précieuses ridicules/Librairie de France, 1922/Les Préciseuses ridicules]] à supprimer (erreur de nom) => page renommée : {{merci}}
* [[Le fils de Lagardère (théâtre)]] à supprimer (titre mal orthographié) => page renommée : {{merci}} --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 12 juin 2026 à 23:22 (UTC)
*:{{fait}} [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 juin 2026 à 03:50 (UTC)
*::{{bravo}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 13 juin 2026 à 08:19 (UTC)
* {{l2s|Communisme et mariage|Riazanov - Communisme et mariage, 1967.pdf}}, traduction de l’auteur russe [[Auteur:David Riazanov|David Riazanov]] (1870-1938) par [[w:fr:Émile_Copfermann|Émile Copfermann]] (1931-1999), comme signé dans l’avant-texte [[Page:Riazanov - Communisme et mariage, 1967.pdf/7|ici]]. --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 14 juin 2026 à 14:33 (UTC)
:*{{fait}} ainsi que le fichier sur Commons. A poursuivre en 2070... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 15 juin 2026 à 16:53 (UTC)
* [[Livre:Larophile06besa.pdf]] à supprimer, ainsi que les sous-pages Livre:Larophile06besa.pdf/* ; un nouvel index de meilleure qualité issu de Gallica est disponible. : {{merci}}-- • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 juin 2026 à 09:17 (UTC)
::{{fait}} Fichier proposé à la suppression sur Commons. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 22 juin 2026 à 06:41 (UTC)
:::C’est vite fait ! {{Merci}}
* https://fr.wikisource.org/wiki/Livre:L%C3%89O_ET_CLARA_%E2%80%93_UNE_HISTOIRE_PRESQUE_IMPOSSIBLE.pdf Bonjour, je pense que ce livre n'a pas sa place ici... bonne journée :-) [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 22 juin 2026 à 07:36 (UTC)
*:{{fait}} [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 juin 2026 à 10:22 (UTC)
* [[Livre:Annales de chimie et de physique, Index, t. 31-69, 1851-1863.pdf]]
Bonjour, j'ai remplacé le fac-similé d'origine de chez Hathi Trust par celui de chez Gallica (10 fois moins gros, sans pages en doublon et sans pages manquantes). Comme aucune page n'avait encore été corrigée dans ce Livre, il faudrait y supprimer toutes les pages existantes (pour que la couche texte de chez Gallica soit reprise à la création de la page).{{br0}}La liste des pages à supprimer est ici: ► [https://fr.wikisource.org/wiki/Sp%C3%A9cial:Index/Page:Annales_de_chimie_et_de_physique,_Index,_t._31-69,_1851-1863.pdf] (elles sont toutes tagguées soit "sans texte" soit "à problème", ce qui n'est plus le cas désormais). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 22 juin 2026 à 20:59 (UTC).
:{{fait}} Les fichiers de Hathitrust sont de meilleure qualité. C'est pour ça que je me donne autant de mal pour les récupérer. "10 fois moins gros" veut aussi dire "10 fois moins bon". ;o) Et pourriez-vous donner la source chez Gallica ? Mais bon, j'ai supprimé les pages vides. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 juin 2026 à 23:30 (UTC)
::::Bonjour {{ping|Yann}},
::::Pour ce qui est de la source {{Gallica|bpt6k349617}}, je l'avais placée dans le Livre (Lien depuis '''Bibliothèque''').{{br0}}
::::Autant pour un fascicule d’''Annales de Chimie et Physique'', je n'aurais pas fait ça, mais ici, cet index ne contient a priori aucune formule, ni schéma, ni image qui pourraient poser des problèmes de lecture, mais uniquement du texte. Je pense que la qualité de l'ouvrage ne s'entend pas que par la qualité de chacune des pages qu'il contient mais ici aussi par la qualité du tout une fois placé sur wikisource: un ouvrage avec 30~40 pages en doublon, 3 pages illisibles (pages pliées) et 2 pages manquantes, n'est pas, à mon sens, d'assez bonne qualité, quand il est possible d'avoir aussi bien pour un résultat aussi satisfaisant, ailleurs.{{br0}}
::::Si vous pensez qu'il vaut mieux revenir à la version précédente de chez Hathi Trust, je vous laisse appuyer sur le bouton « Rétablir » de la précédente version sur commons. J'en serais navré, mais bon… — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 23 juin 2026 à 04:50 (UTC)
:::::Bonjour, @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] et @[[Utilisateur:Yann|Yann]]. Je me permets d'intervenir dans cette discussion pour rappeler le caractère indispensable (à mon avis) de vérifier l'état des fac-similé '''avant''' import (pas de pages manquantes, pas de doublon), car c'est toujours une galère d'intervenir lorsque des pages en aval des pages problématiques sont corrigées. Quand des pages manquantes sont introuvable, il est préférable d'introduire des pages blanches à la place, pour faciliter leur insertion si elle sont trouvées par la suite. Je sais que je suis atteint de psittacisme, mais j'ai suffisamment réparé de fac-similés pour le savoir. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 juin 2026 à 07:51 (UTC)
::::::Oui, bien sûr. Mais récupérer les fichiers sur HathiTrust est un problème en soi. Donc je préfère mettre le fichier original sur Commons, et éventuellement le modifier ensuite. Je suis aussi d'accord avec Khardan que, dans ce cas, vu que ce livre ne contient pas de formules, la qualité de Gallica convient, et c'est moins de travail d'importer cette version que de corriger la version de HathiTrust. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 juin 2026 à 09:08 (UTC)
:::::::Bon ça me rassure qu'on soit sur la même ligne pour le traitement fait avec de cet ouvrage d'index alors. Par ailleurs, sur les pages à supprimer, certaines ne l'ont pas été et sont orphelines désormais. Ce sont les 7 pages numérotées 522 ou plus dans la liste ► [https://fr.wikisource.org/wiki/Sp%C3%A9cial:Index/Page:Annales_de_chimie_et_de_physique,_Index,_t._31-69,_1851-1863.pdf ICI]. (le nouveau fac-similé ne comptant plus que 478 pages désormais). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 23 juin 2026 à 17:44 (UTC).
::::::::{{fait}} [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 juin 2026 à 18:10 (UTC)
== La Vallée du silence ==
* Le fac-simile sur wikisource de La Vallée du silence [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Curwood_-_La_Vall%C3%A9e_du_silence,_trad._Postif,_1930.djvu] est en doublon avec le fichier que j’ai importé sur Commons. Il faudrait le supprimer. Il y a d'ailleurs plusieurs fichiers qui sont marqués en doublon avec commons : [https://fr.wikisource.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Fichiers_doublons_sur_Commons_-_%C3%A0_supprimer]. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 29 juin 2026 à 06:39 (UTC)
:*J'ai supprimé les fichiers qui avaient le même nom sur Commons. Pour les autres, pourriez-vous vérifier que c'est bien la version de Commons qui est utilisée ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 29 juin 2026 à 15:28 (UTC)
:*:Merci beaucoup !
:*:Je viens de vérifier les fichiers restants. Ce n'est pas simple...
:*:[https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Serapion_page_02_top.jpg] après modification de l'inclusion peut être supprimée. Pour [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Karl_Marx_et_Friedrich_Engels,_%C5%92uvres_choisies_en_deux_volumes,_tome_II,_1955.djvu], c'est à supprimer aussi, il y a un index correspondant [[Livre:Karl Marx et Friedrich Engels, Œuvres choisies en deux volumes, tome II, 1955.djvu]] qui est en doublon aussi à supprimer.
:*:Pour les livres restants [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:18480102_Le_Constitutionnel.pdf] et [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Tharaud_-_Dingley.djvu], ils sont déjà utilisés sur wikisource avec des transclusions. J'ai plutôt demandé un renommage des fichiers sur commons pour que ce soit cohérent avec le nom du pdf et du djvu sur wikisource.
:*:Enfin, pour tous les fichiers sonores, il faudrait renommer les utilisations sur wikisource pour pointer vers les fichiers commons. Mais c'est mystérieux, on ne voit rien à l'affichage, il n'y a pas de lecteur du fichier dans la transclusion. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 30 juin 2026 à 19:18 (UTC)
==Juillet==
* [[La boulangère]]: La page fait doublon avec [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/La Boulangère]], dont le nom est plus cohérent avec les autres pages de transclusion de [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants]]. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:42 (UTC)
*:Aïe je suis intervenu peut-être un peu vite, j'ai fait de la page une redirection vers [[La Boulangère a des écus (chanson)|la liste d'éditions]] de cette chanson, je crains que vu la durée d'existence de la page (18 ans) des liens depuis d'autres sites existent qui seraient rendus caducs par une suppression sèche. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 juillet 2026 à 10:45 (UTC)
*::C'est probablement une meilleure solution que la suppression simple en effet ! [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:52 (UTC)
* [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/Table des matières]], [[Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] et [[Page:Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] : En tentant de reproduire ce que j'avais fait sur mes brouillons [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon|Brouillon]] et [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon Transclusion|Brouillon Transclusion]], j'ai créé plusieurs pages inutiles. La seule page à conserver parmi celles que j'ai créées est [[Livre:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/Table des matières]], les autres sont à supprimer. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 30 juillet 2026 à 13:05 (UTC)
== [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/RUSSIE_(Pensée_religieuse)_II._5._L'école_prokopovienne]] ==
Ceci est un test, pour dire que le bouton fonctionne depuis la page à supprimer. Comment faire pour avoir une discussion avec le bouton répondre et la signature ? [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 juillet 2026 à 16:19 (UTC)
== [[:Catégorie:Article de 1907]] : erreur de titre (manque le S => devrait être [[:Catégorie:Articles de 1907]]) ==
Tout est dans le titre. --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 20 juillet 2026 à 06:42 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 20 juillet 2026 à 07:45 (UTC)
== Qu'est-ce que le tiers état - Sieyès ==
Bonjour, je contribue sur cette page mais je réalise que le livre n’est pas le bon ! en effet il y a une introduction et le livre est celui de essai sur les privilèges du même auteur… si on regarde le site https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k41687k/f7.item Gallica on se rend compte que le livre n’est pas le même.....… que faire ? merci à vous… :-) [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 20 juillet 2026 à 15:27 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]]. Pourquoi [[Livre:Sieyès-Qu'est ce que le tiers état-1888.djvu|ce livre]] ne serait-il pas bon ? Il s'agit d'une édition plus récente (de 90 ans) que celle de Gallica mentionnée ci-dessus, et qui regroupe les deux textes. Il n'y a pas d'objection à corriger les deux éditions et importer aussi celle de Gallica. Voyez dans [[:Catégorie:Éditions multiples|cette catégorie]] d'autres œuvres ayant des éditions multiples. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 20 juillet 2026 à 17:12 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je ne savais pas qu'il y avait plusieurs oeuvres…. merci ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 08:25 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] : je l'ai chargé dans Commons. Malheureusement j'ai fait une faute de frappe dans le nom de fichier {{Gêné}}, il faut attendre un peu qu'il soit renommé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:34 (UTC)
::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je l'ai importé ;) merci à vous ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:40 (UTC)
:::::Attention le scan de {{Gallica|bpt6k41687k}} n'est pas bon. La page 32 est incomplète. J'ai préféré {{Gallica|bpt6k97743407}} de meilleure qualité. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:47 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] Comment le supprimer alors ? je suis navrée j'ai essayé de le faire seule... [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:50 (UTC)
:::::::Pas de souci, il n'y a pas urgence. Je m'en veux d'avoir fait une erreur avec [[:File:Sieyès - Qu'est-ce que le Tiers-État, 3e ed (1798).djvu]] (1798 au lieu de 1789). Dès qu'il sera renommé, il pourra être utilisé dans Wikisource. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:53 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] : [[Livre:Sieyès - Qu'est-ce que le Tiers-État, 3e ed (1789).djvu]] Voilà, prêt à être corrigé. Bonne continuation. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 10:11 (UTC)
:::::::::merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 31 juillet 2026 à 09:20 (UTC)
==Août==
* page à supprimer : [[Auteur:Fonvielle]] qui a été renommée [[Auteur:Bernard-François Fonvielle]] pour différencier de [[Auteur:Wilfrid de Fonvielle]] --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 août 2026 à 17:24 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 3 août 2026 à 06:31 (UTC)
* page à supprimer : [[Livre:Philippe Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon.djvu]], le livre existe déjà [[Livre:Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon, 1883.pdf|ici]] en version corrigée et relue.
--[[Utilisateur:Guillaumelandry|Guillaumelandry]] ([[Discussion utilisateur:Guillaumelandry|d]]) 7 août 2026 à 17:28 (UTC)
=== Suppression de pages principales après remaniement d’un livre ===
Bonjour, après avoir importé la seconde partie de cet [[Essai sur le patois d’Hérémence|essai]] et après avoir remanié la table des matières de ce livre selon mes commentaires dans la [[Discussion Livre:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu#Refonte de la TdM|page de discussion]], je me retrouve avec cette liste de page qui ne sont ''abandonnées'' et parfois même cassée (à cause de leurs balises ''section''). Voici la liste des pages :
[[Essai sur le patois d’Hérémence/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/1]]
[[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/5]]
Est-ce que qqn pourrait se charger de les supprimer ? Merci — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 17 août 2026 à 15:53 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 19 août 2026 à 08:24 (UTC)
:::{{Merci}} [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 août 2026 à 08:55 (UTC)
=== page à supprimer ===
La page [[Fantasio (Clarendon Press, 1884)]] est à supprimer car elle fait double emploi avec [[Fantasio (Clarendon Press 1884)]] merci d’avance --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 août 2026 à 22:06 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], c'est {{fait}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 août 2026 à 05:31 (UTC)
::{{merci}} @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] {{super}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 20 août 2026 à 06:27 (UTC)
d9709f1ogbtz470rdrpr0dwb6ziaxfo
16002340
16002338
2026-08-25T20:22:56Z
Le ciel est par dessus le toit
1752
/* Juin */
16002340
wikitext
text/x-wiki
{{Maintenance}}
{{Raccourci|WS:SUP|WS:PAS|WS:PàS}}
Cette page est destinée à répertorier les textes proposés à la suppression. Les textes sont normalement '''supprimés 15 jours après la proposition''' si les critères pour les garder ne sont pas remplis. Utiliser le modèle {{M|suppression|Raison invoquée}}.
'''Dernières pages ajoutées à la [[:Category:Suppression|Suppression]]''' parmi '''{{PAGESINCATEGORY:Suppression}}''' pages
[[Special:RecentChangesLinked/Category:Suppression|→ Modifications récentes]]
<DynamicPageList>
category=Suppression
count=4
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<DynamicPageList>
category=Suppression
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Pour une suppression immédiate, voyez [[Wikisource:Requêtes aux administrateurs|Requêtes aux administrateurs]].
<!-- DÉBUT BOUTON AJOUTER UN SUJET -->
<div class="center"><span class="plainlinks" style="margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Wikisource:Pages à supprimer|action=edit&preload=Wikisource:Pages_à_supprimer/preload&editintro=&preloadtitle=Choisissez+un+titre&preloadtext=%7E%7E%7E%7E§ion=new&create=Nouveau+sujet+de+discussion}} {{Bouton cliquable|Demander une suppression |couleur=blue}}]</span></div>
<!-- FIN BOUTON AJOUTER UN SUJET -->
{{début encart coloré}}
{{SUP-Archives}}
{{fin encart}}
=2026=
== La Vallée du silence ==
* Le fac-simile sur wikisource de La Vallée du silence [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Curwood_-_La_Vall%C3%A9e_du_silence,_trad._Postif,_1930.djvu] est en doublon avec le fichier que j’ai importé sur Commons. Il faudrait le supprimer. Il y a d'ailleurs plusieurs fichiers qui sont marqués en doublon avec commons : [https://fr.wikisource.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Fichiers_doublons_sur_Commons_-_%C3%A0_supprimer]. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 29 juin 2026 à 06:39 (UTC)
:*J'ai supprimé les fichiers qui avaient le même nom sur Commons. Pour les autres, pourriez-vous vérifier que c'est bien la version de Commons qui est utilisée ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 29 juin 2026 à 15:28 (UTC)
:*:Merci beaucoup !
:*:Je viens de vérifier les fichiers restants. Ce n'est pas simple...
:*:[https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Serapion_page_02_top.jpg] après modification de l'inclusion peut être supprimée. Pour [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Karl_Marx_et_Friedrich_Engels,_%C5%92uvres_choisies_en_deux_volumes,_tome_II,_1955.djvu], c'est à supprimer aussi, il y a un index correspondant [[Livre:Karl Marx et Friedrich Engels, Œuvres choisies en deux volumes, tome II, 1955.djvu]] qui est en doublon aussi à supprimer.
:*:Pour les livres restants [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:18480102_Le_Constitutionnel.pdf] et [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Tharaud_-_Dingley.djvu], ils sont déjà utilisés sur wikisource avec des transclusions. J'ai plutôt demandé un renommage des fichiers sur commons pour que ce soit cohérent avec le nom du pdf et du djvu sur wikisource.
:*:Enfin, pour tous les fichiers sonores, il faudrait renommer les utilisations sur wikisource pour pointer vers les fichiers commons. Mais c'est mystérieux, on ne voit rien à l'affichage, il n'y a pas de lecteur du fichier dans la transclusion. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 30 juin 2026 à 19:18 (UTC)
==Juillet==
* [[La boulangère]]: La page fait doublon avec [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/La Boulangère]], dont le nom est plus cohérent avec les autres pages de transclusion de [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants]]. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:42 (UTC)
*:Aïe je suis intervenu peut-être un peu vite, j'ai fait de la page une redirection vers [[La Boulangère a des écus (chanson)|la liste d'éditions]] de cette chanson, je crains que vu la durée d'existence de la page (18 ans) des liens depuis d'autres sites existent qui seraient rendus caducs par une suppression sèche. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 juillet 2026 à 10:45 (UTC)
*::C'est probablement une meilleure solution que la suppression simple en effet ! [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:52 (UTC)
* [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/Table des matières]], [[Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] et [[Page:Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] : En tentant de reproduire ce que j'avais fait sur mes brouillons [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon|Brouillon]] et [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon Transclusion|Brouillon Transclusion]], j'ai créé plusieurs pages inutiles. La seule page à conserver parmi celles que j'ai créées est [[Livre:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/Table des matières]], les autres sont à supprimer. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 30 juillet 2026 à 13:05 (UTC)
== [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/RUSSIE_(Pensée_religieuse)_II._5._L'école_prokopovienne]] ==
Ceci est un test, pour dire que le bouton fonctionne depuis la page à supprimer. Comment faire pour avoir une discussion avec le bouton répondre et la signature ? [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 juillet 2026 à 16:19 (UTC)
== [[:Catégorie:Article de 1907]] : erreur de titre (manque le S => devrait être [[:Catégorie:Articles de 1907]]) ==
Tout est dans le titre. --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 20 juillet 2026 à 06:42 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 20 juillet 2026 à 07:45 (UTC)
== Qu'est-ce que le tiers état - Sieyès ==
Bonjour, je contribue sur cette page mais je réalise que le livre n’est pas le bon ! en effet il y a une introduction et le livre est celui de essai sur les privilèges du même auteur… si on regarde le site https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k41687k/f7.item Gallica on se rend compte que le livre n’est pas le même.....… que faire ? merci à vous… :-) [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 20 juillet 2026 à 15:27 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]]. Pourquoi [[Livre:Sieyès-Qu'est ce que le tiers état-1888.djvu|ce livre]] ne serait-il pas bon ? Il s'agit d'une édition plus récente (de 90 ans) que celle de Gallica mentionnée ci-dessus, et qui regroupe les deux textes. Il n'y a pas d'objection à corriger les deux éditions et importer aussi celle de Gallica. Voyez dans [[:Catégorie:Éditions multiples|cette catégorie]] d'autres œuvres ayant des éditions multiples. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 20 juillet 2026 à 17:12 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je ne savais pas qu'il y avait plusieurs oeuvres…. merci ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 08:25 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] : je l'ai chargé dans Commons. Malheureusement j'ai fait une faute de frappe dans le nom de fichier {{Gêné}}, il faut attendre un peu qu'il soit renommé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:34 (UTC)
::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je l'ai importé ;) merci à vous ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:40 (UTC)
:::::Attention le scan de {{Gallica|bpt6k41687k}} n'est pas bon. La page 32 est incomplète. J'ai préféré {{Gallica|bpt6k97743407}} de meilleure qualité. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:47 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] Comment le supprimer alors ? je suis navrée j'ai essayé de le faire seule... [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:50 (UTC)
:::::::Pas de souci, il n'y a pas urgence. Je m'en veux d'avoir fait une erreur avec [[:File:Sieyès - Qu'est-ce que le Tiers-État, 3e ed (1798).djvu]] (1798 au lieu de 1789). Dès qu'il sera renommé, il pourra être utilisé dans Wikisource. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:53 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] : [[Livre:Sieyès - Qu'est-ce que le Tiers-État, 3e ed (1789).djvu]] Voilà, prêt à être corrigé. Bonne continuation. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 10:11 (UTC)
:::::::::merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 31 juillet 2026 à 09:20 (UTC)
==Août==
* page à supprimer : [[Auteur:Fonvielle]] qui a été renommée [[Auteur:Bernard-François Fonvielle]] pour différencier de [[Auteur:Wilfrid de Fonvielle]] --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 août 2026 à 17:24 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 3 août 2026 à 06:31 (UTC)
* page à supprimer : [[Livre:Philippe Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon.djvu]], le livre existe déjà [[Livre:Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon, 1883.pdf|ici]] en version corrigée et relue.
--[[Utilisateur:Guillaumelandry|Guillaumelandry]] ([[Discussion utilisateur:Guillaumelandry|d]]) 7 août 2026 à 17:28 (UTC)
=== Suppression de pages principales après remaniement d’un livre ===
Bonjour, après avoir importé la seconde partie de cet [[Essai sur le patois d’Hérémence|essai]] et après avoir remanié la table des matières de ce livre selon mes commentaires dans la [[Discussion Livre:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu#Refonte de la TdM|page de discussion]], je me retrouve avec cette liste de page qui ne sont ''abandonnées'' et parfois même cassée (à cause de leurs balises ''section''). Voici la liste des pages :
[[Essai sur le patois d’Hérémence/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/1]]
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Est-ce que qqn pourrait se charger de les supprimer ? Merci — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 17 août 2026 à 15:53 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 19 août 2026 à 08:24 (UTC)
:::{{Merci}} [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 août 2026 à 08:55 (UTC)
=== page à supprimer ===
La page [[Fantasio (Clarendon Press, 1884)]] est à supprimer car elle fait double emploi avec [[Fantasio (Clarendon Press 1884)]] merci d’avance --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 août 2026 à 22:06 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], c'est {{fait}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 août 2026 à 05:31 (UTC)
::{{merci}} @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] {{super}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 20 août 2026 à 06:27 (UTC)
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Le ciel est par dessus le toit
1752
/* Dictionnaire_de_théologie_catholique/RUSSIE_(Pensée_religieuse)_II._5._L'école_prokopovienne */
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wikitext
text/x-wiki
{{Maintenance}}
{{Raccourci|WS:SUP|WS:PAS|WS:PàS}}
Cette page est destinée à répertorier les textes proposés à la suppression. Les textes sont normalement '''supprimés 15 jours après la proposition''' si les critères pour les garder ne sont pas remplis. Utiliser le modèle {{M|suppression|Raison invoquée}}.
'''Dernières pages ajoutées à la [[:Category:Suppression|Suppression]]''' parmi '''{{PAGESINCATEGORY:Suppression}}''' pages
[[Special:RecentChangesLinked/Category:Suppression|→ Modifications récentes]]
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Pour une suppression immédiate, voyez [[Wikisource:Requêtes aux administrateurs|Requêtes aux administrateurs]].
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<div class="center"><span class="plainlinks" style="margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Wikisource:Pages à supprimer|action=edit&preload=Wikisource:Pages_à_supprimer/preload&editintro=&preloadtitle=Choisissez+un+titre&preloadtext=%7E%7E%7E%7E§ion=new&create=Nouveau+sujet+de+discussion}} {{Bouton cliquable|Demander une suppression |couleur=blue}}]</span></div>
<!-- FIN BOUTON AJOUTER UN SUJET -->
{{début encart coloré}}
{{SUP-Archives}}
{{fin encart}}
=2026=
== La Vallée du silence ==
* Le fac-simile sur wikisource de La Vallée du silence [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Curwood_-_La_Vall%C3%A9e_du_silence,_trad._Postif,_1930.djvu] est en doublon avec le fichier que j’ai importé sur Commons. Il faudrait le supprimer. Il y a d'ailleurs plusieurs fichiers qui sont marqués en doublon avec commons : [https://fr.wikisource.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Fichiers_doublons_sur_Commons_-_%C3%A0_supprimer]. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 29 juin 2026 à 06:39 (UTC)
:*J'ai supprimé les fichiers qui avaient le même nom sur Commons. Pour les autres, pourriez-vous vérifier que c'est bien la version de Commons qui est utilisée ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 29 juin 2026 à 15:28 (UTC)
:*:Merci beaucoup !
:*:Je viens de vérifier les fichiers restants. Ce n'est pas simple...
:*:[https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Serapion_page_02_top.jpg] après modification de l'inclusion peut être supprimée. Pour [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Karl_Marx_et_Friedrich_Engels,_%C5%92uvres_choisies_en_deux_volumes,_tome_II,_1955.djvu], c'est à supprimer aussi, il y a un index correspondant [[Livre:Karl Marx et Friedrich Engels, Œuvres choisies en deux volumes, tome II, 1955.djvu]] qui est en doublon aussi à supprimer.
:*:Pour les livres restants [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:18480102_Le_Constitutionnel.pdf] et [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Tharaud_-_Dingley.djvu], ils sont déjà utilisés sur wikisource avec des transclusions. J'ai plutôt demandé un renommage des fichiers sur commons pour que ce soit cohérent avec le nom du pdf et du djvu sur wikisource.
:*:Enfin, pour tous les fichiers sonores, il faudrait renommer les utilisations sur wikisource pour pointer vers les fichiers commons. Mais c'est mystérieux, on ne voit rien à l'affichage, il n'y a pas de lecteur du fichier dans la transclusion. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 30 juin 2026 à 19:18 (UTC)
==Juillet==
* [[La boulangère]]: La page fait doublon avec [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/La Boulangère]], dont le nom est plus cohérent avec les autres pages de transclusion de [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants]]. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:42 (UTC)
*:Aïe je suis intervenu peut-être un peu vite, j'ai fait de la page une redirection vers [[La Boulangère a des écus (chanson)|la liste d'éditions]] de cette chanson, je crains que vu la durée d'existence de la page (18 ans) des liens depuis d'autres sites existent qui seraient rendus caducs par une suppression sèche. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 juillet 2026 à 10:45 (UTC)
*::C'est probablement une meilleure solution que la suppression simple en effet ! [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:52 (UTC)
* [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/Table des matières]], [[Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] et [[Page:Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] : En tentant de reproduire ce que j'avais fait sur mes brouillons [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon|Brouillon]] et [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon Transclusion|Brouillon Transclusion]], j'ai créé plusieurs pages inutiles. La seule page à conserver parmi celles que j'ai créées est [[Livre:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/Table des matières]], les autres sont à supprimer. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 30 juillet 2026 à 13:05 (UTC)
=== [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/RUSSIE_(Pensée_religieuse)_II._5._L'école_prokopovienne]] ===
Ceci est un test, pour dire que le bouton fonctionne depuis la page à supprimer. Comment faire pour avoir une discussion avec le bouton répondre et la signature ? [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 juillet 2026 à 16:19 (UTC)
== [[:Catégorie:Article de 1907]] : erreur de titre (manque le S => devrait être [[:Catégorie:Articles de 1907]]) ==
Tout est dans le titre. --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 20 juillet 2026 à 06:42 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 20 juillet 2026 à 07:45 (UTC)
== Qu'est-ce que le tiers état - Sieyès ==
Bonjour, je contribue sur cette page mais je réalise que le livre n’est pas le bon ! en effet il y a une introduction et le livre est celui de essai sur les privilèges du même auteur… si on regarde le site https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k41687k/f7.item Gallica on se rend compte que le livre n’est pas le même.....… que faire ? merci à vous… :-) [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 20 juillet 2026 à 15:27 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]]. Pourquoi [[Livre:Sieyès-Qu'est ce que le tiers état-1888.djvu|ce livre]] ne serait-il pas bon ? Il s'agit d'une édition plus récente (de 90 ans) que celle de Gallica mentionnée ci-dessus, et qui regroupe les deux textes. Il n'y a pas d'objection à corriger les deux éditions et importer aussi celle de Gallica. Voyez dans [[:Catégorie:Éditions multiples|cette catégorie]] d'autres œuvres ayant des éditions multiples. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 20 juillet 2026 à 17:12 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je ne savais pas qu'il y avait plusieurs oeuvres…. merci ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 08:25 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] : je l'ai chargé dans Commons. Malheureusement j'ai fait une faute de frappe dans le nom de fichier {{Gêné}}, il faut attendre un peu qu'il soit renommé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:34 (UTC)
::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je l'ai importé ;) merci à vous ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:40 (UTC)
:::::Attention le scan de {{Gallica|bpt6k41687k}} n'est pas bon. La page 32 est incomplète. J'ai préféré {{Gallica|bpt6k97743407}} de meilleure qualité. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:47 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] Comment le supprimer alors ? je suis navrée j'ai essayé de le faire seule... [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:50 (UTC)
:::::::Pas de souci, il n'y a pas urgence. Je m'en veux d'avoir fait une erreur avec [[:File:Sieyès - Qu'est-ce que le Tiers-État, 3e ed (1798).djvu]] (1798 au lieu de 1789). Dès qu'il sera renommé, il pourra être utilisé dans Wikisource. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:53 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] : [[Livre:Sieyès - Qu'est-ce que le Tiers-État, 3e ed (1789).djvu]] Voilà, prêt à être corrigé. Bonne continuation. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 10:11 (UTC)
:::::::::merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 31 juillet 2026 à 09:20 (UTC)
==Août==
* page à supprimer : [[Auteur:Fonvielle]] qui a été renommée [[Auteur:Bernard-François Fonvielle]] pour différencier de [[Auteur:Wilfrid de Fonvielle]] --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 août 2026 à 17:24 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 3 août 2026 à 06:31 (UTC)
* page à supprimer : [[Livre:Philippe Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon.djvu]], le livre existe déjà [[Livre:Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon, 1883.pdf|ici]] en version corrigée et relue.
--[[Utilisateur:Guillaumelandry|Guillaumelandry]] ([[Discussion utilisateur:Guillaumelandry|d]]) 7 août 2026 à 17:28 (UTC)
=== Suppression de pages principales après remaniement d’un livre ===
Bonjour, après avoir importé la seconde partie de cet [[Essai sur le patois d’Hérémence|essai]] et après avoir remanié la table des matières de ce livre selon mes commentaires dans la [[Discussion Livre:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu#Refonte de la TdM|page de discussion]], je me retrouve avec cette liste de page qui ne sont ''abandonnées'' et parfois même cassée (à cause de leurs balises ''section''). Voici la liste des pages :
[[Essai sur le patois d’Hérémence/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/1]]
[[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/5]]
Est-ce que qqn pourrait se charger de les supprimer ? Merci — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 17 août 2026 à 15:53 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 19 août 2026 à 08:24 (UTC)
:::{{Merci}} [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 août 2026 à 08:55 (UTC)
=== page à supprimer ===
La page [[Fantasio (Clarendon Press, 1884)]] est à supprimer car elle fait double emploi avec [[Fantasio (Clarendon Press 1884)]] merci d’avance --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 août 2026 à 22:06 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], c'est {{fait}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 août 2026 à 05:31 (UTC)
::{{merci}} @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] {{super}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 20 août 2026 à 06:27 (UTC)
p8gszoopnyrm351y1g0yc8kokv79zrr
16002346
16002343
2026-08-25T20:25:17Z
Le ciel est par dessus le toit
1752
/* Catégorie:Article de 1907 : erreur de titre (manque le S => devrait être Catégorie:Articles de 1907) */
16002346
wikitext
text/x-wiki
{{Maintenance}}
{{Raccourci|WS:SUP|WS:PAS|WS:PàS}}
Cette page est destinée à répertorier les textes proposés à la suppression. Les textes sont normalement '''supprimés 15 jours après la proposition''' si les critères pour les garder ne sont pas remplis. Utiliser le modèle {{M|suppression|Raison invoquée}}.
'''Dernières pages ajoutées à la [[:Category:Suppression|Suppression]]''' parmi '''{{PAGESINCATEGORY:Suppression}}''' pages
[[Special:RecentChangesLinked/Category:Suppression|→ Modifications récentes]]
<DynamicPageList>
category=Suppression
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</DynamicPageList>
<DynamicPageList>
category=Suppression
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</DynamicPageList>
Pour une suppression immédiate, voyez [[Wikisource:Requêtes aux administrateurs|Requêtes aux administrateurs]].
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=2026=
== La Vallée du silence ==
* Le fac-simile sur wikisource de La Vallée du silence [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Curwood_-_La_Vall%C3%A9e_du_silence,_trad._Postif,_1930.djvu] est en doublon avec le fichier que j’ai importé sur Commons. Il faudrait le supprimer. Il y a d'ailleurs plusieurs fichiers qui sont marqués en doublon avec commons : [https://fr.wikisource.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Fichiers_doublons_sur_Commons_-_%C3%A0_supprimer]. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 29 juin 2026 à 06:39 (UTC)
:*J'ai supprimé les fichiers qui avaient le même nom sur Commons. Pour les autres, pourriez-vous vérifier que c'est bien la version de Commons qui est utilisée ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 29 juin 2026 à 15:28 (UTC)
:*:Merci beaucoup !
:*:Je viens de vérifier les fichiers restants. Ce n'est pas simple...
:*:[https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Serapion_page_02_top.jpg] après modification de l'inclusion peut être supprimée. Pour [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Karl_Marx_et_Friedrich_Engels,_%C5%92uvres_choisies_en_deux_volumes,_tome_II,_1955.djvu], c'est à supprimer aussi, il y a un index correspondant [[Livre:Karl Marx et Friedrich Engels, Œuvres choisies en deux volumes, tome II, 1955.djvu]] qui est en doublon aussi à supprimer.
:*:Pour les livres restants [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:18480102_Le_Constitutionnel.pdf] et [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Tharaud_-_Dingley.djvu], ils sont déjà utilisés sur wikisource avec des transclusions. J'ai plutôt demandé un renommage des fichiers sur commons pour que ce soit cohérent avec le nom du pdf et du djvu sur wikisource.
:*:Enfin, pour tous les fichiers sonores, il faudrait renommer les utilisations sur wikisource pour pointer vers les fichiers commons. Mais c'est mystérieux, on ne voit rien à l'affichage, il n'y a pas de lecteur du fichier dans la transclusion. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 30 juin 2026 à 19:18 (UTC)
==Juillet==
* [[La boulangère]]: La page fait doublon avec [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/La Boulangère]], dont le nom est plus cohérent avec les autres pages de transclusion de [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants]]. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:42 (UTC)
*:Aïe je suis intervenu peut-être un peu vite, j'ai fait de la page une redirection vers [[La Boulangère a des écus (chanson)|la liste d'éditions]] de cette chanson, je crains que vu la durée d'existence de la page (18 ans) des liens depuis d'autres sites existent qui seraient rendus caducs par une suppression sèche. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 juillet 2026 à 10:45 (UTC)
*::C'est probablement une meilleure solution que la suppression simple en effet ! [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:52 (UTC)
* [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/Table des matières]], [[Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] et [[Page:Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] : En tentant de reproduire ce que j'avais fait sur mes brouillons [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon|Brouillon]] et [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon Transclusion|Brouillon Transclusion]], j'ai créé plusieurs pages inutiles. La seule page à conserver parmi celles que j'ai créées est [[Livre:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/Table des matières]], les autres sont à supprimer. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 30 juillet 2026 à 13:05 (UTC)
=== [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/RUSSIE_(Pensée_religieuse)_II._5._L'école_prokopovienne]] ===
Ceci est un test, pour dire que le bouton fonctionne depuis la page à supprimer. Comment faire pour avoir une discussion avec le bouton répondre et la signature ? [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 juillet 2026 à 16:19 (UTC)
=== [[:Catégorie:Article de 1907]] : erreur de titre (manque le S => devrait être [[:Catégorie:Articles de 1907]]) ===
Tout est dans le titre. --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 20 juillet 2026 à 06:42 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 20 juillet 2026 à 07:45 (UTC)
== Qu'est-ce que le tiers état - Sieyès ==
Bonjour, je contribue sur cette page mais je réalise que le livre n’est pas le bon ! en effet il y a une introduction et le livre est celui de essai sur les privilèges du même auteur… si on regarde le site https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k41687k/f7.item Gallica on se rend compte que le livre n’est pas le même.....… que faire ? merci à vous… :-) [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 20 juillet 2026 à 15:27 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]]. Pourquoi [[Livre:Sieyès-Qu'est ce que le tiers état-1888.djvu|ce livre]] ne serait-il pas bon ? Il s'agit d'une édition plus récente (de 90 ans) que celle de Gallica mentionnée ci-dessus, et qui regroupe les deux textes. Il n'y a pas d'objection à corriger les deux éditions et importer aussi celle de Gallica. Voyez dans [[:Catégorie:Éditions multiples|cette catégorie]] d'autres œuvres ayant des éditions multiples. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 20 juillet 2026 à 17:12 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je ne savais pas qu'il y avait plusieurs oeuvres…. merci ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 08:25 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] : je l'ai chargé dans Commons. Malheureusement j'ai fait une faute de frappe dans le nom de fichier {{Gêné}}, il faut attendre un peu qu'il soit renommé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:34 (UTC)
::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je l'ai importé ;) merci à vous ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:40 (UTC)
:::::Attention le scan de {{Gallica|bpt6k41687k}} n'est pas bon. La page 32 est incomplète. J'ai préféré {{Gallica|bpt6k97743407}} de meilleure qualité. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:47 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] Comment le supprimer alors ? je suis navrée j'ai essayé de le faire seule... [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:50 (UTC)
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:::::::::merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 31 juillet 2026 à 09:20 (UTC)
==Août==
* page à supprimer : [[Auteur:Fonvielle]] qui a été renommée [[Auteur:Bernard-François Fonvielle]] pour différencier de [[Auteur:Wilfrid de Fonvielle]] --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 août 2026 à 17:24 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 3 août 2026 à 06:31 (UTC)
* page à supprimer : [[Livre:Philippe Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon.djvu]], le livre existe déjà [[Livre:Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon, 1883.pdf|ici]] en version corrigée et relue.
--[[Utilisateur:Guillaumelandry|Guillaumelandry]] ([[Discussion utilisateur:Guillaumelandry|d]]) 7 août 2026 à 17:28 (UTC)
=== Suppression de pages principales après remaniement d’un livre ===
Bonjour, après avoir importé la seconde partie de cet [[Essai sur le patois d’Hérémence|essai]] et après avoir remanié la table des matières de ce livre selon mes commentaires dans la [[Discussion Livre:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu#Refonte de la TdM|page de discussion]], je me retrouve avec cette liste de page qui ne sont ''abandonnées'' et parfois même cassée (à cause de leurs balises ''section''). Voici la liste des pages :
[[Essai sur le patois d’Hérémence/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/1]]
[[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/5]]
Est-ce que qqn pourrait se charger de les supprimer ? Merci — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 17 août 2026 à 15:53 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 19 août 2026 à 08:24 (UTC)
:::{{Merci}} [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 août 2026 à 08:55 (UTC)
=== page à supprimer ===
La page [[Fantasio (Clarendon Press, 1884)]] est à supprimer car elle fait double emploi avec [[Fantasio (Clarendon Press 1884)]] merci d’avance --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 août 2026 à 22:06 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], c'est {{fait}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 août 2026 à 05:31 (UTC)
::{{merci}} @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] {{super}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 20 août 2026 à 06:27 (UTC)
mg1akwl79srhdbc19gzu912m2csq2fp
16002348
16002346
2026-08-25T20:26:02Z
Le ciel est par dessus le toit
1752
/* Qu'est-ce que le tiers état - Sieyès */
16002348
wikitext
text/x-wiki
{{Maintenance}}
{{Raccourci|WS:SUP|WS:PAS|WS:PàS}}
Cette page est destinée à répertorier les textes proposés à la suppression. Les textes sont normalement '''supprimés 15 jours après la proposition''' si les critères pour les garder ne sont pas remplis. Utiliser le modèle {{M|suppression|Raison invoquée}}.
'''Dernières pages ajoutées à la [[:Category:Suppression|Suppression]]''' parmi '''{{PAGESINCATEGORY:Suppression}}''' pages
[[Special:RecentChangesLinked/Category:Suppression|→ Modifications récentes]]
<DynamicPageList>
category=Suppression
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suppresserrors=true
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<DynamicPageList>
category=Suppression
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Pour une suppression immédiate, voyez [[Wikisource:Requêtes aux administrateurs|Requêtes aux administrateurs]].
<!-- DÉBUT BOUTON AJOUTER UN SUJET -->
<div class="center"><span class="plainlinks" style="margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Wikisource:Pages à supprimer|action=edit&preload=Wikisource:Pages_à_supprimer/preload&editintro=&preloadtitle=Choisissez+un+titre&preloadtext=%7E%7E%7E%7E§ion=new&create=Nouveau+sujet+de+discussion}} {{Bouton cliquable|Demander une suppression |couleur=blue}}]</span></div>
<!-- FIN BOUTON AJOUTER UN SUJET -->
{{début encart coloré}}
{{SUP-Archives}}
{{fin encart}}
=2026=
== La Vallée du silence ==
* Le fac-simile sur wikisource de La Vallée du silence [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Curwood_-_La_Vall%C3%A9e_du_silence,_trad._Postif,_1930.djvu] est en doublon avec le fichier que j’ai importé sur Commons. Il faudrait le supprimer. Il y a d'ailleurs plusieurs fichiers qui sont marqués en doublon avec commons : [https://fr.wikisource.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Fichiers_doublons_sur_Commons_-_%C3%A0_supprimer]. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 29 juin 2026 à 06:39 (UTC)
:*J'ai supprimé les fichiers qui avaient le même nom sur Commons. Pour les autres, pourriez-vous vérifier que c'est bien la version de Commons qui est utilisée ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 29 juin 2026 à 15:28 (UTC)
:*:Merci beaucoup !
:*:Je viens de vérifier les fichiers restants. Ce n'est pas simple...
:*:[https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Serapion_page_02_top.jpg] après modification de l'inclusion peut être supprimée. Pour [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Karl_Marx_et_Friedrich_Engels,_%C5%92uvres_choisies_en_deux_volumes,_tome_II,_1955.djvu], c'est à supprimer aussi, il y a un index correspondant [[Livre:Karl Marx et Friedrich Engels, Œuvres choisies en deux volumes, tome II, 1955.djvu]] qui est en doublon aussi à supprimer.
:*:Pour les livres restants [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:18480102_Le_Constitutionnel.pdf] et [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Tharaud_-_Dingley.djvu], ils sont déjà utilisés sur wikisource avec des transclusions. J'ai plutôt demandé un renommage des fichiers sur commons pour que ce soit cohérent avec le nom du pdf et du djvu sur wikisource.
:*:Enfin, pour tous les fichiers sonores, il faudrait renommer les utilisations sur wikisource pour pointer vers les fichiers commons. Mais c'est mystérieux, on ne voit rien à l'affichage, il n'y a pas de lecteur du fichier dans la transclusion. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 30 juin 2026 à 19:18 (UTC)
==Juillet==
* [[La boulangère]]: La page fait doublon avec [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/La Boulangère]], dont le nom est plus cohérent avec les autres pages de transclusion de [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants]]. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:42 (UTC)
*:Aïe je suis intervenu peut-être un peu vite, j'ai fait de la page une redirection vers [[La Boulangère a des écus (chanson)|la liste d'éditions]] de cette chanson, je crains que vu la durée d'existence de la page (18 ans) des liens depuis d'autres sites existent qui seraient rendus caducs par une suppression sèche. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 juillet 2026 à 10:45 (UTC)
*::C'est probablement une meilleure solution que la suppression simple en effet ! [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:52 (UTC)
* [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/Table des matières]], [[Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] et [[Page:Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] : En tentant de reproduire ce que j'avais fait sur mes brouillons [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon|Brouillon]] et [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon Transclusion|Brouillon Transclusion]], j'ai créé plusieurs pages inutiles. La seule page à conserver parmi celles que j'ai créées est [[Livre:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/Table des matières]], les autres sont à supprimer. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 30 juillet 2026 à 13:05 (UTC)
=== [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/RUSSIE_(Pensée_religieuse)_II._5._L'école_prokopovienne]] ===
Ceci est un test, pour dire que le bouton fonctionne depuis la page à supprimer. Comment faire pour avoir une discussion avec le bouton répondre et la signature ? [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 juillet 2026 à 16:19 (UTC)
=== [[:Catégorie:Article de 1907]] : erreur de titre (manque le S => devrait être [[:Catégorie:Articles de 1907]]) ===
Tout est dans le titre. --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 20 juillet 2026 à 06:42 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 20 juillet 2026 à 07:45 (UTC)
=== Qu'est-ce que le tiers état - Sieyès ===
Bonjour, je contribue sur cette page mais je réalise que le livre n’est pas le bon ! en effet il y a une introduction et le livre est celui de essai sur les privilèges du même auteur… si on regarde le site https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k41687k/f7.item Gallica on se rend compte que le livre n’est pas le même.....… que faire ? merci à vous… :-) [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 20 juillet 2026 à 15:27 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]]. Pourquoi [[Livre:Sieyès-Qu'est ce que le tiers état-1888.djvu|ce livre]] ne serait-il pas bon ? Il s'agit d'une édition plus récente (de 90 ans) que celle de Gallica mentionnée ci-dessus, et qui regroupe les deux textes. Il n'y a pas d'objection à corriger les deux éditions et importer aussi celle de Gallica. Voyez dans [[:Catégorie:Éditions multiples|cette catégorie]] d'autres œuvres ayant des éditions multiples. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 20 juillet 2026 à 17:12 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je ne savais pas qu'il y avait plusieurs oeuvres…. merci ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 08:25 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] : je l'ai chargé dans Commons. Malheureusement j'ai fait une faute de frappe dans le nom de fichier {{Gêné}}, il faut attendre un peu qu'il soit renommé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:34 (UTC)
::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je l'ai importé ;) merci à vous ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:40 (UTC)
:::::Attention le scan de {{Gallica|bpt6k41687k}} n'est pas bon. La page 32 est incomplète. J'ai préféré {{Gallica|bpt6k97743407}} de meilleure qualité. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:47 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] Comment le supprimer alors ? je suis navrée j'ai essayé de le faire seule... [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:50 (UTC)
:::::::Pas de souci, il n'y a pas urgence. Je m'en veux d'avoir fait une erreur avec [[:File:Sieyès - Qu'est-ce que le Tiers-État, 3e ed (1798).djvu]] (1798 au lieu de 1789). Dès qu'il sera renommé, il pourra être utilisé dans Wikisource. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:53 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] : [[Livre:Sieyès - Qu'est-ce que le Tiers-État, 3e ed (1789).djvu]] Voilà, prêt à être corrigé. Bonne continuation. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 10:11 (UTC)
:::::::::merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 31 juillet 2026 à 09:20 (UTC)
==Août==
* page à supprimer : [[Auteur:Fonvielle]] qui a été renommée [[Auteur:Bernard-François Fonvielle]] pour différencier de [[Auteur:Wilfrid de Fonvielle]] --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 août 2026 à 17:24 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 3 août 2026 à 06:31 (UTC)
* page à supprimer : [[Livre:Philippe Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon.djvu]], le livre existe déjà [[Livre:Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon, 1883.pdf|ici]] en version corrigée et relue.
--[[Utilisateur:Guillaumelandry|Guillaumelandry]] ([[Discussion utilisateur:Guillaumelandry|d]]) 7 août 2026 à 17:28 (UTC)
=== Suppression de pages principales après remaniement d’un livre ===
Bonjour, après avoir importé la seconde partie de cet [[Essai sur le patois d’Hérémence|essai]] et après avoir remanié la table des matières de ce livre selon mes commentaires dans la [[Discussion Livre:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu#Refonte de la TdM|page de discussion]], je me retrouve avec cette liste de page qui ne sont ''abandonnées'' et parfois même cassée (à cause de leurs balises ''section''). Voici la liste des pages :
[[Essai sur le patois d’Hérémence/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/1]]
[[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/5]]
Est-ce que qqn pourrait se charger de les supprimer ? Merci — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 17 août 2026 à 15:53 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 19 août 2026 à 08:24 (UTC)
:::{{Merci}} [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 août 2026 à 08:55 (UTC)
=== page à supprimer ===
La page [[Fantasio (Clarendon Press, 1884)]] est à supprimer car elle fait double emploi avec [[Fantasio (Clarendon Press 1884)]] merci d’avance --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 août 2026 à 22:06 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], c'est {{fait}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 août 2026 à 05:31 (UTC)
::{{merci}} @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] {{super}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 20 août 2026 à 06:27 (UTC)
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Allons, citoyens, de grand cœur
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<pages index="Chansons de l Escalade, Geneve, Jullien, 1845.djvu" from="43" to="43" onlysection=XIX header=1 auteur="[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]" />
[[Catégorie:Fête de l'Escalade]]
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[[Catégorie:Suisse]]
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Lettre à Voltaire sur la Providence
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Vu que cette lettre (avec sa réponse) est autonome par rapport au reste du volume, le titre de section du volume n'a pas trop de sens pour elle.
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[[Catégorie:Lettres]]
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Auteur:Gaston Leroux
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text/x-wiki
{{Auteur
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== Œuvres ==
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{{document|date=1887|titre=Le petit marchand de pommes de terre frites|genre=nouvelle}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Dieux. Pour former leurs caracteres, le Poëte choisit ce qu’il connoît de plus beau & de plus touchant dans la Nature, dans les Arts, dans tout le genre humain ; & il en compose des Etres qu’il nous donne, & que nous prenons pour des Divinités. Mais ce sont toujours des hommes : c’est le Jupiter de Phidias. Nous ne pouvons sortir de nous-mêmes, ni caractériser les choses d’imagination que par les traits que nous avons vus dans la réalité. Ainsi c’est toujours l’imitation qui commande et qui fait la loi.
L’autre espèce de Tragédie ne sort point du naturel. Ce qu’elle a de grand, ne va que jusqu’à l’héroïsme. C’est une représentation de grands hommes, une peinture, un tableau ; ainsi son mérite consiste dans sa ressemblance avec le vrai. De sorte que pour trouver toutes les régles de la Tragédie, il ne faut que<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>se mettre dans le parterre, & supposer que tout ce qu’on va voir sera vrai : mais le plus beau vrai possible dans ce genre, & dans le sujet choisi. Tout ce qui concourra à me persuader, sera bon : tout ce qui aidera à me détromper, sera mauvais.
Si on change le lieu où se passe l’action, tandis que le Spectateur est toujours resté au même endroit : il reconnoît l’art : l’imitation est fausse.
Si l’action que je vois dure un an, un mois, plusieurs jours : tandis que je sens que je l’ai vûe commencer & finir, à peu près en trois heures : je reconnois l’artifice. A peine peut-on me faire croire que j’aye été Spectateur pendant un jour entier ; & la chose iroit beaucoup mieux, si l’action ne duroit qu’autant de tems qu’il en faut, pour la représenter : il seroit plus aisé de me tromper.
Je vois des Acteurs qui agissent pour être vûs, qui se présentent de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>maniere qu’ils paroissent adresser la parole au parterre. La Nature ne s’y prend pas de la sorte : elle agit pour agir. Ici on a d’autres vûes, je reconnois la Comédie.
On joue une Tragédie Romaine : je connois par l’histoire un Brutus, un Cassius, ces fiers Conjurateurs, que la renommée me montre dans l’éloignement des tems, comme des Héros d’une taille plus qu’humaine : je vois, sous leurs noms, une figure médiocre, une taille pincée, une voix grêle & forcée, je dis sur le champ : ''non, tu n’es pas Brutus.''
Je ne parle point des Episodes inutiles, des caracteres équivoques, ou mal soutenus, des sentimens foibles ou guindés… Tantôt c’est un étalage de phrases dans le goût de Séneque ; quelquefois une description plus qu’épique ; une autrefois, c’est un enthousiasme plus que lyrique. C’est un Historien que j’en-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>tends, un Philosophe, un Orateur ; le Théâtre se change en Tribune. Ici, c’est un Acteur qui prend feu tout à coup, & sans préparation : là, c’en est un autre qui écoute une confidence importante, avec un air distrait. Il est sûr de sa réponse. En un mot, ce sera le geste, la parole, le ton de la voix, une de ces trois expressions, qui ne s’accordera pas avec les deux autres, & qui démasquera l’art en déconcertant l’harmonie.
Les Chœurs amenèrent autrefois la Tragédie sur le Théâtre ; & ils s’y maintinrent long-tems avec elle. Ils étoient fondés sur l’usage, & autorisés par l’exemple du gouvernement, qui étoit démocratique. Mais les grandes affaires, dans la suite, ne se décidant plus en public ; ils furent obligés d’en descendre. D’ailleurs, comment allier cette publicité théâtrale avec les ressorts des grandes<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>passions, qui sont ordinairement secrets ? Phedre pouvoit-elle avouer à tout un peuple, ce qu’Œnone ne pouvoit lui arracher qu’avec effort ? Mais peut-être aussi, que si l’Art y a gagné en rendant l’imitation plus exacte, le Spectateur y a perdu du côté des sentimens. Le chant lyrique du Chœur exprimoit dans les Entractes les mouvemens excités par l’Acte qui venoit de finir. Le Spectateur ému en prenoit aisément l’unisson, & se préparoit ainsi à recevoir l’impression des Actes suivans ; au lieu qu’aujourd’hui le violon ne semble fait que pour guérir l’ame de sa blessure, & éteindre le feu qui s’allumoit. On guérit un inconvénient par un autre. Il y a pourtant des sujets où tout pourroit se concilier.
Si on demande maintenant pourquoi les passions doivent être extraordinaires, les caracteres toujours<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>grands, le nœud presque insoluble, le dénouement simple & naturel ? Pourquoi on veut que les scènes aillent toujours en croissant, sans languir ? C’est que c’est la belle Nature qu’on a promis de peindre, & qu’on doit lui donner tous les dégrés de perfection connus : c’est que l’art fait uniquement pour le plaisir, est mauvais, dès qu’il est médiocre. Enfin, c’est que le cœur humain n’est pas content, quand on lui laisse de quoi desirer.
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<section begin="s2"/>{{SDT}}
{{Centré|{{espacé|CHAPITRE VI}}.|fs=110%|m=1em}}
{{Centré|''Sur la Comédie.''}}
{{br0}}{{t|L|180}}A Tragédie imite le beau, le grand : la Comédie imite le ridicule. L’une éleve l’ame, & forme le cœur : l’autre polit les mœurs, & corrige le dehors. La Tragédie nous humanise par la compassion, & nous re-<section end="s2"/><noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Zyephyrus" /></noinclude>tient par la crainte, {{lang|grc|φόβος κϞʹἐλέος}} : la Comédie nous ôte le masque à demi, & nous présente adroitement le miroir. La Tragédie ne fait pas rire, parce que les sotises des Grands font des malheurs :
{{poem|
Quidquid delirant Reges, plectuntur Achivi.
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{{SA|La Comédie fait rire, parce que les sotises des petits ne sont que des sotises ; on n’en craint point les suites.}}
On définit la Comédie : Une action feinte, dans laquelle on représente le ridicule à dessein de le corriger. L’Action tragique tient le plus souvent à quelque chose de vrai. Les noms, au moins, sont historiques ; mais dans la Comédie, tout y est feint. Le Poëte pose pour fondement la vraisemblance : cela suffit : il bâtit à son gré : il crée une Action, des Acteurs, il les multiplie selon ses besoins, & les nomme comme il juge à propos, sans qu’on puisse le trouver mauvais.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
La matiére de la Comédie est la vie civile, dont elle est l’imitation : « elle est comme elle doit être, dit le P Rapin, quand on croit se trouver dans une Compagnie du quartier étant au Théâtre, & qu’on y voit ce qu’on voit dans le monde. » Il faut ajouter à cela, qu’elle doit avoir tout l’assaisonnement possible, et être un choix de plaisanteries fines & légeres, qui présentent le ridicule dans le point le plus piquant.
Le ridicule consiste dans les défauts qui causent la honte, sans causer la douleur. C’est, en général, un mauvais assortiment de choses qui ne sont point faites pour aller ensemble. La gravité stoïque seroit ridicule dans un enfant, & la puérilité dans un Magistrat. C’est une discordance de l’état avec les mœurs. Ce défaut ne cause aucune douleur où il est : & s’il en causoit, il ne pour-<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>roit faire rire ceux qui ont le cœur bien fait : un retour secret sur eux-mêmes leur feroit trouver plus de charmes dans la compassion.
Le Ridicule dans les mœurs est donc simplement, une difformité qui choque la bienséance, l’usage reçu, ou même la morale du monde poli. C’est alors que le Spectateur caustique s’égaye aux dépens d’un vieil Harpagon amoureux, d’un Monsieur Jourdain Gentilhomme, d’un Tartuffe mal caché sous son masque. L’amour-propre alors a deux plaisirs : il voit les défauts d’autrui, et croit ne point voir les siens.
Le Ridicule se trouve par-tout, dit La Bruyere : il est souvent à côté de ce qu’il y a de plus sérieux : mais il est rare de trouver des yeux qui sachent le reconnoître où il est, & plus rare encore de trouver des Génies qui sachent l’en tirer avec délicatesse, & le présenter de maniere<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>qu’il plaise & qu’il instruise, sans que l’un se fasse aux dépens de l’autre.
La Comédie se divise selon les sujets qu’elle se propose d’imiter.
Il y a dans la société, un ordre de Citoyens, où régne une certaine gravité, où les sentimens sont délicats, et les conversations assaisonnées d’un sel fin : où est, en un mot, ce qu’on appelle ''le ton de la bonne compagnie.'' C’est le modéle du haut comique, qui ne fait rire que l’esprit : tels sont les principaux Caracteres des grandes piéces, de Simon, de Chremès dans Terence, d’Orgon, de Tartuffe, de la Femme savante dans Moliere.
Il y a un autre ordre plus bas : c’est celui du peuple, dont le goût est conforme à l’éducation qu’il a reçue. C’est l’objet du bas comique qui convient aux Valets, aux Suivantes, & à tout ce qui se remue par l’impression des personnages su-<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>périeurs. Cet ordre ne doit point admettre la grossiereté, mais la naïveté, la simplicité ; & s’il admet l’esprit ; il faut qu’il soit naturel, & sans aucune étude. C’est la qu’on pardonne les petits jeux de mots, les tours de souplesse, les proverbes, &c. Parce que tout cela est autorisé par la condition de ceux qu’on imite.
On pourroit compter une troisiéme espèce de comique, s’il méritoit ce nom : ce sont les farces, les grimaces, & tout ce qui n’a, pour assaisonnement, qu’un burlesque grossier, quelquefois mêlé d’ordure. Mais ces imitations, qui charment la vile populace, ne sont point du goût des honnêtes-gens.
{{poem|
Offenduntur enim quibus est equus & pater & res.
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Il est évident, par ce précis de la nature de la Comédie, que l’imitation fait son essence & sa régle. Et<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>le mot seul de ''miroir'' qui lui convient si parfaitement, fait une démonstration : ''Hæc conficta arbitror à Poëtis esse, ut'' effictos ''nostros mores in alienis personis, expressamque imaginem nostræ vitæ quotidianæ videremus.'' Cic. pro Sext. Rosc.
{{interligne}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/>{{SDT}}
{{Centré|{{espacé|CHAPITRE VII}}.|fs=110%|m=1em}}
{{Centré|''Sur la Pastorale.''}}
{{br0}}{{t|L|180}}A Poësie Pastorale peut être mise en spectacle ou en récit : c’est une forme indifférente pour le fonds. Son objet essentiel est la vie champêtre, représentée avec tous ses charmes possibles. C’est la simplicité des mœurs, la naïveté, l’esprit naturel, le mouvement doux & paisible des passions. C’est l’amour fidéle & tendre des bergers, qui donne des soins, & non des inquiétudes, qui exerce<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>assez le cœur, & ne le fatigue point. Enfin, c’est ce bonheur attaché à la franchise, & au repos d’une vie qui ne connoît ni l’ambition, ni le luxe, ni les emportemens, ni les remords :
{{poem|
Heureux qui vit en paix du lait de ses brebis,
Et qui, de leur toison voit filer ses habits ;
Et bornant ses desirs au bord de son domaine,
Ne connoît d’autre mer que la Marne ou la Seine. ''Racan.''
|mg=2em|fs=90%|m=1.5em}}
{{br0}}L’homme aime naturellement la campagne ; & le Printems y appelle les plus délicats. Les prés fleuris, l’ombre des bois, les vallées riantes, les ruisseaux, les oiseaux, tous ces objets ont un droit naturel sur le cœur humain. & lorsqu’un Poëte sait, dans une action intéressante, nous offrir la fleur de ces objets, déja charmans par eux-mêmes, & nous peindre, avec des traits naïfs, une vie semblable à celle des Bergers ; nous croyons jouir<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>avec eux. Qu’on nous peigne leurs tristesses, leurs soucis, leurs jalousies, leurs dépits ; ces passions sont des jeux innocens, au prix de celles qui nous déchirent. C’est le siécle d’or qui se rapproche de nous ; et la comparaison de leur état avec le nôtre, simplifie nos mœurs, & nous ramène insensiblement au goût de la Nature.
Dans ce genre, comme dans les autres, il y a un point au-delà & en-deçà duquel on ne peut trouver le bon. Ce n’est point assez de parler de ruisseau, de brébis, de Tityre ; il faut du neuf & du piquant dans l’idée, dans le plan, dans l’action, dans les sentimens. Si vous êtes trop doux et trop naïf, vous risquez d’être fade ; et si vous voulez un certain dégré d’assaisonnement, vous sortez de votre genre, & vous tombez dans l’affectation. Ne donnez à une Bergere d’autres bouquets que ceux de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ses prés ; d’autre teint, que celui des roses & des lis ; d’autre miroir qu’un clair ruisseau. Regardez la Nature, & choisissez : c’est l’abregé des préceptes. Lisez les grands Maîtres : lisez Théocrite, il vous donnera le modéle de la naïveté ; Moschus & Bion, celui de la délicatesse. Virgile vous dira, quels ornemens on peut ajouter à la simplicité. Lisez Segrais, & Madame Des-Houlieres, vous y trouverez une expression douce & continue des plus tendres sentimens : mais si vous lisez M. de Fontenelle, souvenez-vous que son Ouvrage fait un genre à part, & qu’il n’a rien de commun que le nom, avec ceux que je viens de citer.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>{{SDT}}
{{Centré|{{espacé|CHAPITRE VIII}}.|fs=110%|m=1em}}
{{Centré|''Sur l’Apologue.''}}
{{br0}}{{t|L’|180}}{{sc|Apologue}} est le spectacle des Enfans. Il ne différe des autres que par la qualité des Acteurs. On ne voit, sur ce petit Théâtre, ni les Alexandres, ni les Césars ; mais la Mouche & la Fourmi, qui jouent les hommes à leur manière, & qui nous donnent une Comédie plus pure, & peut-être plus instructive, que ces Acteurs à figure humaine.
L’imitation porte ses régles dans ce genre, de même que dans les autres. On suppose seulement que tout ce qui est dans la Nature, est doüé de la parole. Cette supposition a quelque chose de vrai ; puisqu’il n’y a rien dans l’Univers qui ne se fasse au moins entendre aux yeux, & qui ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>porte dans l’esprit du Sage des idées aussi claires, que s’il se faisoit entendre aux oreilles.
Sur ce principe, les inventeurs de l’Apologue ont cru qu’on leur passeroit de donner des discours & des pensées aux Animaux d’abord, qui, ayant à peu près les mêmes organes que nous, ne nous paroissent peut-être muets, que parce que nous n’entendons pas leur langage : ensuite aux Arbres, qui, ayant de la vie, n’ont pas eu de peine à obtenir aussi des Poëtes le sentiment : & enfin à tout ce qui se meut, ou qui existe dans l’Univers. On a vu non seulement le Loup & l’Agneau, le Chêne et le Roseau, mais encore le ''Pot de fer'' & ''le Pot de terre'' jouer des personnages. Il n’y a eu que ''Dom Jugement'' & ''Demoiselle Imagination'', & tout ce qui leur ressemble, qui n’ont pas pu être admis sur ce Théâtre ; parce que, sans doute, il est<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>plus difficile de donner un corps caractérisé à ces Etres purement spirituels, que de donner de l’ame & de l’esprit à des corps qui paroissent avoir quelque analogie avec nos organes.
Toutes les régles de l’Apologue sont contenues dans celles de l’Epopée & du Drame. Changez les noms, la Grenouille qui s’enfle, devient le Bourgeois Gentilhomme, ou, si vous voulez, César, que son ambition fait périr, ou le premier homme, qui est dégradé, pour avoir voulu être semblable à Dieu :
{{poem|
{{Points|5}} Mutato nomine, de te
Fabula narratur.
|i|mg=2em|fs=90%|m=1.5em}}
{{br0}}''Il ne faut point s’élever au-dessus de son état'' : voilà une maxime qu’il falloit apprendre aux Enfans, au peuple, aux Rois, à tout le Genre humain. La Sagesse, par le secours de la Poësie, prend toutes les for-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>mes nécessaires pour s’insinuer : et comme les goûts sont différens, selon les âges & les conditions ; elle veut bien jouer avec les Enfans : elle rit avec le Peuple : elle parle en Reine avec les Rois, & distribue ainsi ses leçons à tous les hommes : elle joint l’agréable à l’utile, pour attirer à elle ceux qui n’aiment que le plaisir, & pour récompenser ceux, qui n’ont d’autre vûe, que de s’instruire.
L’Apologue doit donc avoir une action, de même que les autres Poëmes. Cette action doit être une, intéressante : avoir un commencement, un milieu, une fin ; par conséquent un prologue, un nœud, un dénouement : un lieu de la scène, des Acteurs, au moins deux, ou quelque chose qui tienne lieu d’un second. Ces Acteurs auront un caractère établi, soutenu, & prouvé par les discours et par les mœurs ; & tout cela<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>à l’imitation des hommes, dont les Animaux deviennent les copistes, & prennent les rôles chacun, suivant une certaine analogie de caractères :
{{poem|
Un agneau se désalteroit
Dans le courant d’une onde pure :
|mg=4em|fs=90%|m=1.5em}}
{{SA|Voilà un Acteur avec un caractère connu, & en même-tems le lieu de la scène : }}
{{poem|
Un loup survint à jeûn, qui cherchoit avanture,
Et que la faim en ces lieux attiroit :
|mg=4em|fs=90%|m=1.5em}}
{{SA|Voilà l’autre Acteur, aussi avec son caractère, & outre cela, sa disposition actuelle. L’action & le nœud commencent : }}
{{poem|
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage,
Dit cet animal plein de rage,
Tu seras châtié de ta témérité.
|mg=4em|fs=90%|m=1.5em}}
{{br0}}Le caractère du loup se soutient dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ce discours, de même que celui de l’Agneau dans le suivant.
{{poem|
Sire, répond l’Agneau, que votre Majesté
{{em|2}}Ne se mette point en colére,
{{em|2}}Mais plutôt qu’elle considére,
{{em|2}}Que je me vas désaltérant
{{em|3}}Dans le courant,
{{em|2}}Plus de vingt pas au-dessous d’elle ;
Et que par conséquent, en aucune façon
{{em|2}}Je ne puis troubler sa boisson.
|mg=4em|fs=90%|m=1.5em}}
{{SA|On remarque assez le contraste des caractères & des mœurs exprimées par le discours ; l’action continue : }}
{{poem|
Tu la troubles, reprit cette bête cruelle &c.
{{em|2}}Là-dessus au fond des forêts
{{em|2}}Le Loup l’emporte, puis le mange
{{em|2}}Sans autre forme de procès.
|mg=4em|fs=90%|m=1.5em}}
{{br0}}Le dénouement est arrivé : & il est, tel qu’il devoit être, pris dans le principe de l’action même, qui est l’injustice & la cruauté qui accompagnent la force. Cette petite Tragédie<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>excite à sa manière la Terreur et la Pitié. On plaint l’Agneau, on déteste l’Assassin. Le stile est conforme au caractère & à l’état des deux Acteurs. C’est la matière qui donne le ton. Quand c’est le Chêne orgueilleux qui parle, il dit :
{{poem|
Cependant que mon front au Caucase pareil,
Non content d’arrêter les rayons du Soleil,
{{em|2}}Brave l’effort de la tempête &c.
{{t|La Cigale|110}} va crier famine
Chez la fourmi sa voisine.
|mg=0em|fs=90%|m=1.5em}}
{{SA|Le Villageois se plaint de ''l’Auteur de tout cela'', & prétend,}}
{{poem|
{{t|Qu’|110}}il a bien mal placé cette Citrouille là.
{{em|1}}Hé parbleu je l’aurois pendue
{{em|1}}A l’un des Chênes que voilà.
|mg=1em|fs=90%|m=1.5em}}
{{br0}}Ainsi du reste. La Fontaine a senti toutes les différences : il a saisi par-tout le riant, le gracieux, le naïf, l’enjoué. Et comment ? En imitant la Nature : en se mettant précisément<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>à la place de ses Acteurs, et en parlant pour eux & comme eux. C’est ainsi qu’il a beaucoup mieux peint que tous ses Maîtres, & qu’il s’est rendu peut-être beaucoup plus grand homme en son genre, que plusieurs autres que nous admirons, et que la grandeur de leur matière nous fait paroître plus grands que lui.
{{interligne}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/>{{SDT}}
{{Centré|{{espacé|CHAPITRE IX}}.|fs=110%|m=1em}}
{{Centré|''Sur la Poësie lyrique.''}}
{{br0}}{{t|Q|180}}{{sc|Uand}} on examine superficiellement la Poësie lyrique, elle paroît se prêter moins que les autres espèces au principe général qui raméne tout à l’imitation.
Quoi ! S’écrie-t’on d’abord ; les Cantiques des Prophètes, les Pseaumes de David, les Odes de Pindare<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>& d’Horace ne seront point de vrais Poëmes ? Ce sont les plus parfaits. Remontez à l’origine. La Poësie n’est-elle pas un Chant, qu’inspire la joie, l’admiration, la reconnoissance ? N’est-ce pas un cri du cœur, un élan, où la Nature fait tout, & l’Art, rien ? Je n’y vois point de tableau, de peinture. Tout y est feu, sentiment, yvresse. Ainsi deux choses sont vraies : la premiere, que les Poësies lyriques sont de vrais Poëmes : la seconde, que ces Poësies n’ont point le caractère de l’Imitation.
Voilà l’objection proposée dans toute sa force.
Avant que d’y répondre, je demande à ceux qui la font, si la Musique, les Opera, où tout est lyrique, contiennent des passions réelles, ou des passions imitées ? Si les Chœurs des Anciens, qui retenoient la nature originaire de la Poësie,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ces Chœurs qui étoient l’expression du seul sentiment, s’ils étoient la Nature elle-même, ou seulement la Nature imitée ? Si Rousseau dans ses Pseaumes étoit pénétré aussi réellement que David ? Enfin, si nos Acteurs qui montrent sur le Théâtre des passions si vives, les éprouvent sans le secours de l’Art, & par la réalité de leur situation ? Si tout cela est feint, artificiel, imité ; la matière de la poësie lyrique, pour être dans les sentimens, n’en doit donc pas être moins soumise à l’Imitation.
L’origine de la Poësie ne prouve pas plus contre ce principe. Chercher la Poësie dans sa premiere origine, c’est la chercher avant son existence. Les Elémens des Arts furent créés avec la Nature. Mais les Arts eux-mêmes, tels que nous les connoissons, que nous les définissons maintenant, sont bien différens de ce qu’ils étoient, quand ils commen-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>cèrent à naître. Qu’on juge de la Poësie par les autres Arts, qui, en naissant, ne furent ou qu’un cri inarticulé, ou qu’une ombre crayonnée, ou qu’un toît étayé. Peut-on les reconnoître à ces définitions ?
Que les Cantiques sacrés soient de vraies Poësies sans être des imitations ; cet exemple prouveroit-il beaucoup contre les Poëtes, qui n’ont que la Nature pour les inspirer ! étoit-ce l’Homme qui chantoit dans Moyse, n’étoit-ce point l’Esprit de Dieu qui dictoit ? Il est le maître : il n’a pas besoin d’imiter, il crée. Au lieu que nos Poëtes dans leur yvresse prétendue, n’ont d’autre secours que celui de leur Génie naturel, qu’une imagination échauffée par l’Art, qu’un enthousiasme de commande. Qu’ils ayent eu un sentiment réel de joie : c’est dequoi chanter, mais un couplet ou deux seulement. Si on veut plus d’étendue ; c’est à l’Art à<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>coudre à la piece de nouveaux sentimens qui ressemblent aux premiers. Que la Nature allume le feu ; il faut au moins que l’Art le nourrisse & l’entretienne. Ainsi l’exemple des Prophètes, qui chantoient sans imiter, ne peut tirer à conséquence contre les Poëtes imitateurs.
D’ailleurs, pourquoi les Cantiques sacrés nous paroissent-ils, à nous, si beaux ? N’est-ce point parce que nous y trouvons parfaitement exprimés les sentimens qu’il nous semble que nous aurions éprouvés dans la même situation où étoient les Prophètes ? & si ces sentimens n’étoient que vrais, & non pas vraisemblables, nous devrions les respecter ; mais ils ne pourroient nous faire l’impression du plaisir. De sorte que, pour plaire aux hommes, il faut, lors même qu’on n’imite point, faire comme si l’on imitoit, & donner à la vérité les traits de la vraisemblance.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Émile Chambry
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text/x-wiki
{{Auteur
|contenu=
== Œuvres ==
=== Traductions ===
* {{L2s|Fables d’Ésope|Ésope - Fables - Émile Chambry.djvu}}
==== Œuvres complètes de [[Auteur:Platon|Platon]] ====
<section begin=xx1 />
* {{L2s|Notice sur la vie et les œuvres de Platon|Platon - Théétète. Parménide, trad. Chambry.djvu}} {{validé}}
* {{L2s|Notice sur le Charmide|Œuvres complètes de Platon (Chambry), tome 1.djvu}}
* {{L2s|Notice sur le Théétète|Platon_-_Théétète._Parménide,_trad._Chambry.djvu|Notice sur le Théétète}}
* {{L2s|Notice sur le Parménide|Platon_-_Théétète._Parménide,_trad._Chambry.djvu|Notice sur le Parménide}}
'''[[Livre:Œuvres complètes de Platon (Chambry), tome 1.djvu|Tome 1]]'''
# {{L2s|Second Alcibiade (trad. Chambry)|Œuvres complètes de Platon (Chambry), tome 1.djvu|Second Alcibiade}}
# {{L2s|Hippias mineur (trad. Chambry)|Œuvres complètes de Platon (Chambry), tome 1.djvu|Hippias mineur}}
# {{L2s|Premier Alcibiade (trad. Chambry)|Œuvres complètes de Platon (Chambry), tome 1.djvu|Premier Alcibiade}}
# {{L2s|Apologie de Socrate (trad. Chambry)|Platon - Apologie de Socrate ; Criton ; Phédon (trad. Chambry), 1992.djvu|Apologie de Socrate}}
# {{L2s|Criton (trad. Chambry)|Œuvres complètes de Platon (Chambry), tome 1.djvu|Criton}}
# [[Euthyphron (trad. Chambry)|Euthyphron]]
# {{L2s|Lachès (trad. Chambry)|Œuvres complètes de Platon (Chambry), tome 1.djvu|Lachès}}
# {{L2s|Charmide (trad. Chambry)|Œuvres complètes de Platon (Chambry), tome 1.djvu|Charmide}}
# {{L2s|Lysis (trad. Chambry)|Œuvres complètes de Platon (Chambry), tome 1.djvu|Lysis}}
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'''Tome 2'''
# {{L2s|Protagoras (trad. Chambry)|Platon - Protagoras ; Euthydème ; Gorgias ; Ménexène, Ménon, Cratyle (trad. Chambry), 1992.djvu|Protagoras}}
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'''Tome 4'''
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'''Tomes 6 et 7'''
# Les Lois
'''Tome 8'''
# Dialogues suspects
# Dialogues apocryphes
# Lettres
# Définitions
<section end=xx1 />
=== Autres éditions ===
* ''[[Œuvres complètes de Platon]]'', Belles Lettres
** {{L2s|La République (trad. Chambry)|Platon - Œuvres complètes, Les Belles Lettres, tome VI.djvu|La République}}
}}
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{{Auteur
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== Œuvres ==
=== Traductions ===
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==== Œuvres complètes de [[Auteur:Platon|Platon]] ====
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'''Tome 8'''
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# Dialogues apocryphes
# Lettres
# Définitions
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* ''[[Œuvres complètes de Platon]]'', Belles Lettres
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===CHAPITRE III===
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Après avoir décrit les bandes et les ceintures antiques, je vais étudier en détail les modifications subies, après la chute de l'empire romain, par l'habillement des femmes.
Lors de la période de la décadence de Rome, on comprenait sous le nom de Gaule — Gaule transalpine — le vaste territoire borné par l'Océan Atlantique, la mer de Germanie, le Rhin dans tout son cours, les Alpes occidentales, la Méditerranée et les Pyrénées; c'est-à-dire notre France actuelle, plus la Belgique, une partie de la Hollande et de l'Allemagne, l'Alsace-Lorraine et la Suisse presque entière.
Pour la première fois en 154 les Romains, appelés par les Massaliotes contre les peuplades voisines de leur ville, pénétrèrent dans la Gaule transalpine, s'emparèrent rapidement de la partie sud-est à laquelle ils donnèrent le nom de Province, fondèrent en 122 la plus ancienne colonie romaine dans la Gaule : la ville d'Aquae Sextiœ (Aix) et plus tard encore en 118 celle de Narbo-Martius, actuellement la ville de Narbonne.
Les Gaulois s'aperçurent vite que, dans leur protecteur, ils avaient un maître qui bientôt conquit tout le pays et fit mourir par la main du bourreau leur dernier défenseur Vercingétorix.
Sous l'influence de l'administration impériale, la Gaule devint promptement romaine de mœurs et de langage.
« Les chroniqueurs, qui ont traité du costume dans les Gaules ne sont pas nombreux et leurs conclusions reposent sur des données bien peu précises, car les quelques manuscrits qui sont parvenus jusqu'à nous, ne s'occupent pas des accessoires du costume féminin. Malgré le manque de documents exacts, les historiens sont unanimes à reconnaître que les Gallo-Romains suivaient les modes de Rome et portaient sous la stola ou tunique, le strophium ou le capitium. »
« Au milieu des calamités qui, du troisième au cinquième siècle, replongèrent l'Europe dans la barbarie en faisant disparaître l'empire d'Occident envahi par les hordes innombrables des peuples du Nord, la coquetterie ne perdit pas tout à fait ses droits. Les femmes des rois Franks sont à la vérité représentées pour la plupart au portail de nos églises, dans les caveaux de Saint-Denis, avec des robes<noinclude>
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Auteur:Victor Bérard
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== Œuvres ==
* La Politique du Sultan — Les massacres des Arméniens : 1894-1896 (1897)
* Révolutions de la Perse : les provinces, les peuples et le gouvernement du roi des rois (1910)
* La France d'Afrique. Vers Le Sahara (1911)
* {{Livre2Scanné|Un_mensonge_de_la_science_allemande|Bérard_-_Un_mensonge_de_la_science_allemande,_1917.djvu|Un mensonge de la science allemande. Les « Prolégomènes à Homère » de Frédéric-Auguste Wolf}} (1917) {{4/4}}
* Les Phéniciens et l’Odyssée (1902-1903)
* Les Navigations d’Ulysse (1927-1929)
* {{L2s|L’Atlantide de Platon|Annales de géographie, Tome XXXVIII, 1929.djvu}} (1929) {{validé}}
* [[Bérard - La résurrection d’Homère, 1930|La résurrection d'Homère]] (1930)
**Deux volumes :
**{{Livre2Scanné|Bérard_-_La_résurrection_d’Homère,_1930/1|Bérard_-_La_résurrection_d’Homère,_1930,_1.djvu|Au Temps des héros}} {{validé}}
**{{Livre2Scanné|Bérard_-_La_résurrection_d’Homère,_1930/2|Bérard_-_La_résurrection_d’Homère,_1930,_2.djvu|Le Drame épique}} {{validé}}
* {{L2s|L’Odyssée d’Homère : Étude et Analyse|Victor_Bérard_-_L'Odyssée_d'Homère,_Étude_et_Analyse.pdf}} (1931)
* « Séoul », in''Revue de Paris'', 9, 15 janv., pp. 421-448, carte, 1904
== Traduction ==
* {{L2s|L’Odyssée|Homère - L'Odyssée (Tome I, texte établi et traduit par V. Bérard, 1924).djvu}} 1924, 3 volumes, Les Belles Lettres
* [[Odyssée (trad. Bérard)|Odyssée]], [[Auteur:Homère|Homère]] ([https://www.e-rara.ch/gep_r/content/zoom/19932576?query=victor%20B%C3%A9rard disponible ici]) édition illustrée, 1933
{{RDDM}}
* [[L’Éternelle Allemagne, d’après le livre du prince de Bulow]]
* [[A Travers la Macédoine slave]]
* [[Les Origines de l’Odyssée]]
}}
[[Catégorie:Auteurs des Annales de Géographie]]
[[Catégorie:Hellénistes]]
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Notice sur la vie et les œuvres de Platon
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<br />
{{sc|Vos}} deux derniers Poëmes
<ref>Sur la loi naturelle & sur le désastre de Lisbonne.
</ref>, Monsieur, me sont parvenus
dans ma solitude ; & quoique tous mes amis connoissent
l’amour que j’ai pour vos écrits, je ne sais de quelle
part ceux-ci me pourroient venir, à moins que ce ne soit de
la vôtre. Ainsi je crois vous devoir remercier à la fois de
l’Exemplaire & de l’Ouvrage. J’y ai trouvé le plaisir avec
l’instruction, & reconnu la main du maître. Je ne vous dirai
pas que tout m’en paroisse également bon, mais les choses
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" />{{Nr||{{sp|5px|À }}M.{{sp|5px| DE VOLTAIR}}E.|111}}</noinclude>les fanatiques. Où est l’homme paisible & doux qui trouve bon
qu’on ne pense pas comme lui. Cet homme ne se trouvera surement
jamais parmi les dévots & il est encore à trouver chez les
philosophes.
Je voudrois donc qu’on eût dans chaque État un code moral,
ou une espece de profession de foi civile qui contînt positivement
les maximes sociales que chacun seroit tenu d’admettre,
& négativement les maximes intolérantes qu’on seroit tenu
de rejetter, non comme impies, mais comme séditieuses. Ainsi
toute religion qui pourroit s’accorder avec le code seroit admise,
toute religion qui ne s’y accorderoit pas seroit proscrite,
& chacun seroit libre de n’en avoir point d’autre que le code
même. Cet ouvrage fait avec soin, seroit, ce me semble, le
livre le plus utile qui jamais ait été composé, & peut-être le
seul nécessaire aux hommes. Voilà, Monsieur, un sujet pour
vous ; je souhaiterois passionnément que vous voulussiez entreprendre
cet ouvrage, & l’embellir de votre poésie, afin que
chacun pouvant l’apprendre aisément, il portât dès l’enfance
dans tous les cœurs ces sentimens de douceur & d’humanité
qui brillent dans vos écrits & qui manquent à tout le monde
dans la pratique. Je vous exhorte à méditer ce projet qui doit
plaire à l’Auteur d’Alzire. Vous nous avez donné dans votre
Poëme sur la Religion naturelle le catéchisme de l’homme,
donnez-nous maintenant dans celui que je vous propose le
catéchisme du citoyen. C’est une matiere à méditer long-tems,
& peut-être à réserver pour le dernier de vos ouvrages, afin
d’achever par un bienfait au genre-humain la plus brillante carriere
que jamais homme de lettres ait parcourue.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Chlg
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Et un nec pour calmer ErreursCommunes
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<noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" />{{Nr||{{sp|5px|À }}M.{{sp|5px| DE VOLTAIR}}E.|111}}</noinclude>les fanatiques. Où est l’homme paisible & doux qui trouve bon
qu’on ne pense pas comme lui. Cet homme ne se trouvera {{nec|surement}}
jamais parmi les dévots & il est encore à trouver chez les
philosophes.
Je voudrois donc qu’on eût dans chaque État un code moral,
ou une espece de profession de foi civile qui contînt positivement
les maximes sociales que chacun seroit tenu d’admettre,
& négativement les maximes intolérantes qu’on seroit tenu
de rejetter, non comme impies, mais comme séditieuses. Ainsi
toute religion qui pourroit s’accorder avec le code seroit admise,
toute religion qui ne s’y accorderoit pas seroit proscrite,
& chacun seroit libre de n’en avoir point d’autre que le code
même. Cet ouvrage fait avec soin, seroit, ce me semble, le
livre le plus utile qui jamais ait été composé, & peut-être le
seul nécessaire aux hommes. Voilà, Monsieur, un sujet pour
vous ; je souhaiterois passionnément que vous voulussiez entreprendre
cet ouvrage, & l’embellir de votre poésie, afin que
chacun pouvant l’apprendre aisément, il portât dès l’enfance
dans tous les cœurs ces sentimens de douceur & d’humanité
qui brillent dans vos écrits & qui manquent à tout le monde
dans la pratique. Je vous exhorte à méditer ce projet qui doit
plaire à l’Auteur d’Alzire. Vous nous avez donné dans votre
Poëme sur la Religion naturelle le catéchisme de l’homme,
donnez-nous maintenant dans celui que je vous propose le
catéchisme du citoyen. C’est une matiere à méditer long-tems,
& peut-être à réserver pour le dernier de vos ouvrages, afin
d’achever par un bienfait au genre-humain la plus brillante carriere
que jamais homme de lettres ait parcourue.<noinclude>
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Psephos
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/* Exemple */ (je veux pas promouvoir l'ajout d'accents modernes intrusifs lol)
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text/x-wiki
== Utilisation ==
Permet de <section begin=description />signaler une correction apportée au texte original, en mode Page : le texte corrigé apparaît alors en vert foncé et le texte initial en infobulle<section end=description />.
Une fois transclus dans l’espace principal, le texte apparaît normalement.
=== Remarques ===
:Ce modèle est à réserver aux corrections de coquilles (erreur manifeste de l’éditeur ou de l’imprimeur), par conséquent :
:* les modernisations typographiques (<code>s</code> long, accentuation des majuscules) n’ont pas besoin d’être signalées avec ce modèle ;
:* les errata (corrections apportées par l’éditeur) doivent être signalés avec {{m|erratum}}, et non pas {{m|corr}}.
:On utilise ce modèle conjointement aux modèles indiqués ci-dessous pour reporter les corrections dans la page de discussion de la page contenant la faute, et dans la page de discussion de l’index du livre.
:Dans les cas exceptionnels où le modèle corr est utilisé pour insérer du contenu oublié suite à une erreur manifeste de l’éditeur ou de l’imprimeur, comme [[Page:Brocher_-_Souvenirs_d’une_morte_vivante,_1909.pdf/183|ici]], on place le contenu rétabli entre crochets, en ajoutant une ''note de Wikisource'', comme décrit [[Aide:Signaler une erreur/Corriger une erreur dans l’espace Page|sur cette page d’aide]], pour indiquer éventuellement la source de ce contenu rétabli.
:Le premier paramètre ne doit pas contenir de balise HTML, mais peut contenir un autre modèle. Par exemple, <code><nowiki>{{corr|{{1er|fois}}|{{1re|fois}}}}</nowiki></code> donne {{corr|{{1er|fois}}|{{1re|fois}}}}. Dans ce cas l’infobulle ne contient pas la mise en forme.
== Syntaxe ==
<code><nowiki>{{corr|texte original|texte corrigé}}</nowiki></code>
== Paramètres ==
<templatedata>
{
"params": {
"1": {
"label": "Texte original",
"description": "Texte tel qu’il apparaît dans le fac-similé.",
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},
"description": "Ce modèle sert à signaler une correction apportée au texte original, en mode Page. Une fois transclus dans l’espace principal, le texte apparaît normalement.",
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}
</templatedata>
== Exemple ==
{{Code rendu}}
|-
| <pre><nowiki>{{Corr|se proinène|se promène}}</nowiki></pre> || <div class="pagetext">{{Corr|se proinène|se promène}}</div>
|}
== Voir aussi ==
* [[Aide:Signaler une erreur/Corriger une erreur dans l’espace Page]]
* {{m|Erratum}}
* {{m|CorrBandeau}}
* {{m|CorrDiscussion}}
* {{m|Page Discussion}}
* {{m|Liste des corrections}}
* {{m|sic}}
{{DEFAULTSORT:Corr}}
<includeonly>[[Catégorie:Modèles pour édition]]</includeonly>
<noinclude>[[Catégorie:Documentations de modèles]]</noinclude>
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L’Odyssée
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Narilora
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berard
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text/x-wiki
{{traductions|de l’Odyssée| d’[[Auteur:Homère|Homère]]}}
*{{1/4}} {{L2S|L’Odyssée/Traduction Bareste|L’Odyssée (traduction Bareste).djvu|L’Odyssée}} (1842), traduction de Eugène Bareste
*{{1/4}} {{L2S|L’Odyssée/Traduction Sommer|Homère - Odyssée, I-IV, traduction Sommer, juxta, 1886.djvu|L’Odyssée, I-IV}} (1886), traduction de Édouard Sommer (bilingue : texte, traduction, et traduction mot-à-mot en juxtalinéaire)
*{{validé}} {{L2S|L’Odyssée/Traduction Leconte de Lisle|Homère - Odyssée, traduction Leconte de Lisle, 1893.djvu|L’Odyssée}} (1893), traduction de Leconte de Lisle
*{{validé}} {{L2S|L’Odyssée/Traduction Séguier|Homère - Odyssée, traduction Séguier, Didot, 1896.djvu|L’Odyssée}} (1896), traduction de Ulysse de Séguier
*{{0/4}} {{L2S|L’Odyssée/Traduction Bérard|Homère - L'Odyssée (Tome I, texte établi et traduit par V. Bérard, 1924).djvu|L’Odyssée}} (1924), traduction de Ulysse de Séguier
* {{L2s|L’Odyssée (Bérard)|Homère - L'Odyssée (Tome I, texte établi et traduit par V. Bérard, 1924).djvu|L’Odyssée}}, traduction par [[Auteur:Victor Bérard|Victor Bérard]] 1924, 3 volumes, édition bilingue, Les Belles Lettres
* ''L’Odyssée'', traduction Victor Bérard, <ref>https://www.e-rara.ch/gep_r/content/zoom/19932576?query=victor%20B%C3%A9rard</ref>, 1930-1933, édition illustrée
<references/>
[[Catégorie:Antiquité]]
[[Catégorie:Voyage]]
[[Catégorie:Antiquité]]
[[Catégorie:Poésie épique]]
[[Catégorie:Mythologie gréco-romaine]]
[[Catégorie:Œuvres d'Homère]]
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[[Catégorie:Modèles pour tomaison]]
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{{personnageD|Le Comte|c|attendri, arrangeant les coussins.}}
Êtes-vous bien assise ? Eh quoi ! pleurer encore ?
La Comtesse, accablée : Ah ! laissez-moi verser des larmes de soulagement ! ces récits affreux m’ont brisée ! cette infâme lettre surtout…
Le Comte, délirant : Marié en Irlande, il épousait ma fille ! et tout mon bien placé sur la banque de Londres eût fait vivre un repaire affreux, jusqu’à la mort du dernier de nous tous !… Et qui sait, grand Dieu ! quels moyens… ?
La Comtesse : Homme infortuné ! calmez-vous ! Mais il est temps de faire descendre Florestine ; elle avait le cœur si serré de ce qui devait lui arriver ! Va la chercher, Suzanne ; et ne l’instruis de rien.
Le Comte, avec dignité : Ce que j’ai dit à Figaro, Suzanne, était pour vous comme pour lui.
{{Personnage|Suzanne.|c}}Monsieur, celle qui vit Madame pleurer, prier pendant vingt ans, a trop gémi de ses douleurs pour rien faire qui les accroisse ! (Elle sort.)
{{Scène|II}}
{{Acteurs|LE COMTE, LA COMTESSE, LÉON.|n}}
{{personnageD|Le Comte|c|avec un vif sentiment.}}
Ah ! Rosine ! séchez vos pleurs ; et maudit soit qui vous affligera !
La Comtesse : Mon fils ! embrasse les genoux de ton généreux protecteur ; et rends-lui grâce pour ta mère. (Il veut se mettre à genoux.)
{{personnageD|Le Comte|c|le relève.|e}}
Oublions le passé, Léon. Gardons-en le silence, et n’émouvons plus votre mère. Figaro demande un grand calme. Ah ! respectons, surtout, la jeunesse de Florestine, en lui cachant soigneusement les causes de cet accident !
{{Scène|III}}
{{Acteurs|FLORESTINE, SUZANNE, {{sc|les précédents}}.|n}}
{{personnageD|Florestine|c|accourant.}}
Mon Dieu ! Maman, qu’avez-vous donc ?
La Comtesse : Rien que d’agréable à t’apprendre ; et ton parrain va t’en instruire.
Le Comte : Hélas ! ma Florestine ! je frémis du péril où j’allais plonger ta jeunesse. Grâce au Ciel, qui dévoile tout, tu n’épouseras point Bégearss ! Non ; tu ne seras point la femme du plus épouvantable ingrat !…
Florestine : Ah ! Ciel ! Léon !…
Léon : Ma sœur, il nous a tous joués !
Florestine, au Comte : Sa sœur !
Le Comte : Il nous trompait. Il trompait les uns par les autres ; et tu étais le prix de ses horribles perfidies. Je vais le chasser de chez moi.
La Comtesse : L’instinct de ta frayeur te servait mieux que nos lumières. Aimable enfant ! rends grâce au Ciel, qui te sauve d’un tel danger !
Léon : Ma sœur, il nous a tous joués !
Florestine, au Comte : Monsieur, il m’appelle sa sœur !
{{PersonnageD|La Comtesse.|c|exaltée.}}
Oui, Floresta, tu es à nous. C’est là notre secret chéri. Voilà ton père ; voilà ton frère ; et moi, je suis ta mère pour la vie. Ah ! garde-toi de l’oublier jamais ! (Elle tend la main au Comte.) Almaviva ! pas vrai qu’elle est ma fille ? Le Comte, exalté : Et lui, mon fils ; voilà nos deux enfants.
{{di|(Tous se serrent dans les bras l’un de l’autre.)|d|3}}
{{Scène|IV}}
{{Acteurs|FIGARO, M. FAL, {{sc|notaire, les précédents}}.|n}}
{{personnageD|Figaro|c|accourant et jetant son manteau.}}
Malédiction ! Il a le portefeuille. J’ai vu le traître l’emporter, quand je suis entré chez Monsieur.
Le Comte : O monsieur Fal ! vous vous êtes pressé !
M. Fal, vivement : Non, Monsieur, au contraire. Il est resté plus d’une heure avec moi : m’a fait achever le contrat, y insérer la donation qu’il fait. Puis il m’a remis mon reçu, au bas duquel était le vôtre, en me disant que la somme est à lui, qu’elle est un fruit d’hérédité, qu’il vous l’a remise en confiance…
Le Comte : O scélérat ! Il n’oublie rien !
Figaro : Que de trembler sur l’avenir !
M. Fal : Avec ces éclaircissements, ai-je pu refuser le portefeuille qu’il exigeait ? Ce sont trois millions au porteur. Si vous rompez le mariage, et qu’il veuille garder l’argent, c’est un mal presque sans remède.
Le Comte, avec véhémence : Que tout l’or du monde périsse, et que je sois débarrassé de lui !
{{personnageD|Figaro|c|jetant son chapeau sur un fauteuil.}}
Dussé-je être pendu, il n’en gardera pas une obole ! (A Suzanne.) Veille au dehors, Suzanne.
{{di|(Elle sort.)|d|3}}<noinclude>
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Et tout mon bien placé sur la banque de Londres eût fait vivre un repaire affreux, jusqu’à la mort du dernier de nous tous !…
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Homme infortuné, calmez-vous !
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Ah ! Rosine, séchez vos pleurs ; et maudit soit qui vous affligera !
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Mon fils, embrasse les genoux de ton généreux protecteur, et rends-lui grâce pour ta mère.
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Oublions le passé, Léon.
Gardons-en le silence, et n’émouvons plus votre mère.
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Ah ! respectons, surtout, la jeunesse de Florestine, en lui cachant soigneusement les causes de cet accident.
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Ma sœur, il nous a tous joués !
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Sa sœur !
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Il nous trompait. Il trompait les uns par les autres ; et tu étais le prix de ses horribles perfidies.
Je vais le chasser de chez moi.
{{Personnage|La Comtesse.|c}}
L’instinct de ta frayeur te servait mieux que nos lumières.
Aimable enfant, rends grâces au ciel, qui te sauve d’un tel danger.
{{Personnage|Léon.|c}}
Ma sœur, il nous a tous joués !
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Monsieur, il m’appelle sa sœur !
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Voilà ton père, voilà ton frère ; et moi, je suis ta mère pour la vie.
Ah ! garde-toi de l’oublier jamais !
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Almaviva ! pas vrai qu’elle est ma fille ?
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Et lui, mon fils ; voilà nos deux enfants.
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{{Scène|IV}}
{{Acteurs|FIGARO, M. FAL, {{sc|notaire, les précédents}}.|n}}
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Malédiction ! Il a le portefeuille. J’ai vu le traître l’emporter, quand je suis entré chez monsieur.
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La Promenade du Sceptique ou les Allées
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text/x-wiki
<pages index="Diderot - Œuvres complètes, éd. Assézat, I.djvu" from=241 to=241 header=Sommaire />
<pages index="Diderot - Œuvres complètes, éd. Assézat, I.djvu" from=562 fromsection=allees to=562 tosection=allees />
[[Catégorie:XVIIIe siècle]]
[[Catégorie:Œuvres de Denis Diderot]]
[[Catégorie:Bon pour export]]
sdqkbro9u7um2y03hq26h8vrsfks02u
Auteur:Camille Rousset
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text/x-wiki
{{Auteur
|contenu=
== Œuvres ==
* {{L2s|Histoire de la guerre de Crimée - Tome 1|Camille Rousset - Histoire de la guerre de Crimée - Tome 1.djvu}},1878
* {{L2S|Histoire de la guerre de Crimée - Tome 2|Camille Rousset - Histoire de la guerre de Crimée - Tome 2.djvu}},1878
* {{L2s|La conquête de l'Algérie, 1841-1857 - Tome 1|La conquête de l'Algérie, 1841-1857, Tome 01.djvu}},1889
* {{L2s|La conquête de l'Algérie, 1841-1857 - Tome 2|La conquête de l'Algérie, 1841-1857, Tome 02.djvu}},1889
* {{L2s|La conquête d'Alger|La conquête d'Alger.djvu}},1879
* {{L2s|L'Algérie de 1830 à 1840: les commencements d'une conquête - Tome 1|L'Algérie de 1830 à 1840, Tome 01.djvu}},1889
* {{L2s|L'Algérie de 1830 à 1840: les commencements d'une conquête - Tome 1|L'Algérie de 1830 à 1840, Tome 01.djvu}},1900
* {{L2s|L'Algérie de 1830 à 1840: les commencements d'une conquête - Tome 2|L'Algérie de 1830 à 1840, Tome 02.djvu}},1900
{{RDDM}}
*[[La Jeunesse et les premières épreuves de Vauban]]
*[[Les Commencemens d’une conquête]]
*[[La Conquête de l'Algérie - Le Gouvernement du général Bugeaud]]
*[[Le Surintendant Foucquet]]
*[[Le Maréchal Macdonald]]
* [[L'Armée de Metz]]
== Voir aussi ==
{{Thieme|R#ROUSSET}}
}}
[[Catégorie:Membres de l’Académie française]]
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Page:Lemaître - Chateaubriand, 1912.djvu/8
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude><div {{ts|mc|ac|pt2|pb1.5|sm|bc|bgt}}>
CALMANN-LÉVY, ÉDITEURS
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DU MÊME AUTEUR
Format grand in-18
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</div>
LES ROIS, roman,
1 vol.
JEAN-JACQUES ROUSSEAU,
1 vol.
JEAN RACINE
1 —
THÉATRE
L’AINÉE, comédie en quatre actes.
L’AGE DIFFICILE, comédie en trois actes.
BERTRADE, comédie en quatre actes.
LA BONNE HÉLÈNE, comédie en deux actes, en vers.
LE DÉPUTÉ LEVEAU, comédie en quatre actes.
PLIPOTE, comédie en trois actes.
MARIAGE BLANC, drame en trois actes.
LA MASSIÈRE, comédie en quatre actes.
LE PARDON, comédie en trois actes.
RÉVOLTÉE, pièce en quatre actes.
LES ROIS, drame en cinq actes.
''En cours de publication :''
{{center|{{sc|théatre complet}}}}
Déjà parus, tomes I, II et III
3 vol.
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<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude><div {{ts|mc|ac|pt4|pb1.5|sm|bc|bgt}}>
{{T|JULES LEMAÎTRE|140}}
{{sc|de l’académie française}}
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{{T|CHATEAUBRIAND|200}}
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{{T|PARIS<br />
CALMANN-LÉVY, ÉDITEURS<br />
3, RUE AUBER, 3|75}}
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{{t3|'''II'''|fs=150%|m=2em}}
{{Img float | file = Cazotte - Le Diable amoureux (p115 crop 2).jpg | width = 150px | align = left}}<br/>
Nous n’étions qu’à mardi :
jamais rendez-vous galant
ne fut attendu avec tant
d’impatience. Le terme
arrive enfin ; je trouve
chez mon camarade deux
hommes d’une physionomie
peu prévenante : nous
dînons. La conversation {{Nec|roule}} sur des choses indifférentes.
Après dîner, on propose une promenade à pied<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Artocarpus" /></noinclude>vers les ruines de Portici. Nous sommes en route,
nous arrivons. Ces restes des monuments les plus
augustes écroulés, brisés, épars, couverts de ronces,
portent à mon imagination des idées qui ne m’étaient
pas ordinaires. « Voilà, disais-je, le pouvoir du
temps sur les ouvrages de l’orgueil et de l’industrie{{Img float | large = 100% | file = Cazotte - Le Diable amoureux (p116 crop).jpg | width = 450px | m = 2em}}
des hommes. » Nous avançons dans les ruines, et
enfin nous sommes parvenus presque à tâtons, à
travers ces débris, dans un lieu si obscur, qu’aucune
lumière extérieure n’y pouvait pénétrer.
Mon camarade me conduisait par le bras ; il cesse
de marcher, et je m’arrête. Alors un de la compagnie
bat le fusil et allume une bougie. Le séjour où
nous étions s’éclaire, quoique faiblement, et je découvre
que nous sommes sous une voûte assez bien<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Artocarpus" /></noinclude>conservée, de vingt-cinq pieds en carré à peu près,
et ayant quatre issues.
Nous observions le plus parfait silence. Mon camarade,
à l’aide d’un roseau qui lui servait d’appui
dans sa marche, trace un cercle autour de lui sur le{{Img float | large = 100% | file = Cazotte - Le Diable amoureux (p117 crop).jpg | width = 450px | m = 2em}}
sable léger dont le terrain était couvert, et en sort
après y avoir dessiné quelques caractères. « Entrez
dans ce penthacle, mon brave, me dit-il, et n’en
sortez qu’à bonnes enseignes.
— Expliquez-vous mieux ; à quelles enseignes en
dois-je sortir ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Artocarpus" /></noinclude><nowiki />
— Quand tout vous sera soumis ; mais avant ce
temps, si la frayeur vous faisait faire une fausse
démarche, vous pourriez courir les risques les plus
grands. »
Alors il me donne une formule d’évocation courte,
pressante, mêlée de quelques mots que je n’oublierai
jamais.
« Récitez, me dit-il, cette conjuration avec fermeté,
et appelez ensuite à trois fois clairement
''Béelzébuth'', et surtout n’oubliez pas ce que vous
avez promis de faire. »
Je me rappelai que je m’étais vanté de lui tirer les
oreilles. « Je tiendrai parole, lui dis-je, ne voulant
pas en avoir le démenti.
— Nous vous souhaitons bien du succès, me
dit-il ; quand vous aurez fini, vous nous avertirez.
Vous êtes directement vis-à-vis de la porte par laquelle
vous devez sortir pour nous rejoindre. » Ils
se retirent.
Jamais fanfaron ne se trouva dans une crise plus
délicate : je fus au moment de les rappeler ; mais il
y avait trop à rougir pour moi ; c’était d’ailleurs renoncer
à toutes mes espérances. Je me raffermis sur
la place où j’étais, et {{Nec|tins}} un moment conseil.
On a voulu m’effrayer, dis-je ; on veut voir si je<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Artocarpus" /></noinclude>suis pusillanime. Les gens qui m’éprouvent sont à
deux pas d’ici, et à la suite de mon évocation je
dois m’attendre à quelque tentative de leur part pour
m’épouvanter. Tenons bon ; tournons la raillerie
contre les mauvais plaisants.
Cette délibération fut assez courte, quoique un
peu troublée par le ramage{{Img float | file = Cazotte - Le Diable amoureux (p119 crop).jpg | width = 150px | align=right| m = 1em}}
des hiboux et des chats-huants
qui habitaient les environs, et
même l’intérieur de ma caverne.
Un peu rassuré par mes réflexions,
je me rassois sur
mes reins, je me piète ; je
prononce l’évocation d’une voix claire et soutenue ;
et, en grossissant le son, j’appelle, à trois reprises
et à très-courts intervalles, ''Béelzébuth''.
Un frisson courait dans toutes mes veines, et mes
cheveux se hérissaient sur ma tête.
À peine avais-je fini, une fenêtre s’ouvre à deux
battants vis-à-vis de moi, au haut de la voûte : un
torrent de lumière plus éblouissante que celle du
jour fond par cette ouverture ; une tête de chameau
horrible, autant par sa grosseur que par sa forme,
se présente à la fenêtre ; surtout elle avait des oreilles<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Artocarpus" /></noinclude>démesurées. L’odieux fantôme ouvre la gueule, et,
d’un ton assorti au reste de l’apparition, me répond :
''{{lang|it|Che vuoi}} ?''
{{Img float | large = 100% | file = Cazotte - Le Diable amoureux (p120 crop).jpg | width = 450px | m = 2em}}
Toutes les voûtes, tous les caveaux des environs
retentissent à l’envi du terrible ''{{lang|it|Che vuoi}} ?''
Je ne saurais peindre ma situation ; je ne saurais
dire qui soutint mon courage et m’empêcha de
tomber en défaillance à l’aspect de ce tableau, au<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Artocarpus" /></noinclude>bruit plus effrayant encore, qui retentissait à mes
oreilles.
Je sentis la nécessité de rappeler mes forces ; une
sueur froide allait les dissiper : je fis un effort sur
moi.
Il faut que notre âme soit bien vaste et ait un
prodigieux ressort ; une multitude de sentiments,
d’idées, de réflexions touchent mon cœur, passent
dans mon esprit, et font leur impression toutes à
la fois.
La révolution s’opère, je me rends maître de ma
terreur. Je fixe hardiment le spectre.
« Que prétends-tu toi-même, téméraire, en te
montrant sous cette forme hideuse ? »
Le fantôme balance un moment :
« Tu m’as demandé, dit-il d’un ton de voix plus
bas.
— L’esclave, lui dis-je, cherche-t-il à effrayer
son maître ? Si tu viens recevoir mes ordres, prends
une forme convenable et un ton soumis.
— Maître, me dit le fantôme, sous quelle forme
me présenterai-je pour vous être agréable ? »
La première idée qui me vint à la tête étant celle
d’un chien : « Viens, lui dis-je, sous la figure d’un
épagneul. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Artocarpus" /></noinclude><nowiki />
À peine avais-je donné l’ordre, l’épouvantable
chameau allonge le col de seize pieds de longueur,{{Img float | large = 100% | file = Cazotte - Le Diable amoureux (p122 crop).jpg | width = 400px | m = 2em}}
baisse la tête jusqu’au milieu du salon, et vomit un
épagneul blanc à soies fines et brillantes, les oreilles
traînantes jusqu’à terre.
La fenêtre s’est refermée, toute autre vision a
disparu, et il ne reste sous la voûte, suffisamment
éclairée, que le chien et moi.
Il tournait tout autour du cercle en remuant la
queue et faisant des courbettes.
« Maître, me dit-il, je voudrais bien vous lécher
l’extrémité des pieds ; mais le cercle redoutable qui
vous environne me repousse. »
Ma confiance était montée jusqu’à l’audace : je
sors du cercle, je tends le pied, le chien le lèche ;
je fais un mouvement pour lui tirer les oreilles, il<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Artocarpus" /></noinclude>se couche sur le dos comme pour me demander
grâce ; je vis que c’était une petite femelle.
{{Img float | large = 100% | file = Cazotte - Le Diable amoureux (p123 crop).jpg | width = 350px | m = 2em}}
« Lève-toi, lui dis-je ; je te pardonne : tu vois
que j’ai compagnie ; ces messieurs attendent à quelque
distance d’ici ; la promenade a dû les altérer ;
je veux leur donner une collation ; il faut des fruits,
des conserves, des glaces, des vins de Grèce ; que
cela soit bien entendu ; éclaire et décore la salle sans
faste, mais proprement. Vers la fin de la collation
tu viendras en virtuose du premier talent, et tu por-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Artocarpus" /></noinclude>teras une harpe ; je t’avertirai quand tu devras paraître.
Prends garde à bien jouer ton rôle, mets de
l’expression dans ton chant, de la décence, de la
retenue dans ton maintien…
{{Img float | large = 100% | file = Cazotte - Le Diable amoureux (p124 crop).jpg | width = 450px | m = 2em}}
— J’obéirai, maître, mais sous quelle condition ?
— Sous celle d’obéir, esclave. Obéis sans réplique,
ou…
— Vous ne me connaissez pas, maître : vous me
traiteriez avec moins de rigueur ; j’y mettrais peut-être
l’unique condition de vous désarmer et de vous
plaire. »
Le chien avait à peine fini, qu’en tournant sur le
talon, je vois mes ordres s’exécuter plus promptement
qu’une décoration ne s’élève à l’Opéra. Les
murs de la voûte, ci-devant noirs, humides, couverts
de mousse, prenaient une teinte douce, des<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Artocarpus" /></noinclude>formes agréables ; c’était un salon de marbre jaspé.
L’architecture présentait un cintre soutenu par des{{Img float | large = 100% | file = Cazotte - Le Diable amoureux (p125 crop 1).jpg | width = 450px | m = 2em}}
colonnes. Huit girandoles de cristaux, contenant
chacune trois bougies, y répandaient une lumière
vive, également distribuée.
{{Img float | large = 100% | file = Cazotte - Le Diable amoureux (p125 crop 2).jpg | width = 250px | m = 3em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Artocarpus" /></noinclude><nowiki />
{{il|2}}
[[fichier:Cazotte - Le Diable amoureux (p126 crop 1).jpg|400px|center]]
{{t3|'''III'''|fs=150%|m=3em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Cazotte - Le Diable amoureux (p126 crop 2).jpg|150px|U]]||-0.5em}}{{sc|n}} moment après, la table
et le buffet s’arrangent,
se chargent de tous les
apprêts de notre régal ;
les fruits et les confitures
étaient de l’espèce la plus
rare, la plus savoureuse
et de la plus belle apparence.
La porcelaine employée au service et sur le
buffet était du Japon. La petite chienne faisait mille<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Verne - Famille-sans-nom, Hetzel, 1889.djvu/203
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Simon Villeneuve
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Simon Villeneuve" />{{nr|196|FAMILLE-SANS-NOM.}}</noinclude><nowiki />
— Recevez mes compliments, mon jeune ami, dit Jean. Je n’ai point oublié votre charmant refrain :
<poem class="verse" style="font-size:90%">
Naître avec toi, flamme follette,
Mourir avec toi, feu follet !</poem>
— Ah ! monsieur ! » répondit Lionel, très fier des éloges que lui valaient ces vers, restés dans la mémoire d’un véritable connaisseur.
En entendant cet échange d’aménités, {{M.|et}} {{Mlle|de}} Vaudreuil furent absolument rassurés sur le compte du jeune proscrit. Maître Nick leur narra alors en quelles circonstances ils s’étaient rencontrés sur la route de Montréal à l’île Jésus, et Jean lui fut présenté comme le fils adoptif de la famille Harcher. L’explication finit par de bonnes poignées de main de part et d’autre.
Cependant Catherine criait d’une voix impérieuse :
« Allons, Thomas !… Allons !… Il n’en finit jamais !… Et ces deux toddys !… Veux-tu donc laisser monsieur Nick et monsieur Lionel mourir de soif ?…
— C’est prêt, Catherine, c’est prêt ! répondit le fermier. Ne t’impatiente pas !… »
Et Thomas Harcher, apparaissant sur le seuil, invita le notaire à le suivre dans la salle à manger.
Si maître Nick ne se fit point prier, Lionel ne se fit pas prier davantage. Là, prenant place l’un et l’autre à une table garnie de tasses coloriées et de serviettes d’une éclatante blancheur, ils se rafraîchirent de ce toddy — agréable breuvage, composé de genièvre, de sucre, de cannelle, et flanqué de deux rôties croustillantes. Cet en-cas devait permettre d’attendre l’heure du dîner sans trop défaillir.
Puis, chacun s’occupa des derniers préparatifs pour la grande fête du lendemain, dont on parlerait longtemps, sans doute, à la ferme de Chipogan.
Maître Nick, lui, allait de l’un à l’autre. Il avait un mot aimable<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Verne - Famille-sans-nom, Hetzel, 1889.djvu/204
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Simon Villeneuve
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Simon Villeneuve" />{{nr||LE DERNIER DES SAGAMORES.|197}}</noinclude>pour chacun, tandis que {{M.|de}} Vaudreuil, Clary et Jean s’entretenaient de choses plus sérieuses, en se promenant sous les arbres du jardin.
Vers cinq heures, tous, parents, invités, se réunirent dans la grande salle, pour la signature du contrat de mariage. Il va de soi que maître Nick devait présider cette importante cérémonie, et ce qu’il allait déployer de dignité et de grâce tabellionnesque, on n’aurait pu l’imaginer.
À cette occasion, divers cadeaux de noce furent remis entre les mains des fiancés. Pas un des frères ou des beaux-frères, pas une des sœurs ou des belles-sœurs, qui n’eût fait quelque emplette au profit de Rose Harcher et Bernard Miquelon. Et, tant en bijoux de valeur qu’en ustensiles d’une utilité plus pratique, ces présents devaient amplement suffire pour l’entrée en ménage des jeunes mariés. D’ailleurs, Rose, devenue madame Miquelon, ne songeait point à quitter Chipogan. Bernard et les enfants, qui ne lui manqueraient certainement pas, c’était un accroissement de personnel auquel il serait fait bon accueil à la ferme de Thomas Harcher.
Inutile de dire que les plus précieux cadeaux furent offerts par {{M.|et}} {{Mlle|de}} Vaudreuil. Pour Bernard Miquelon, une excellente carabine de chasse, qui eût pu rivaliser avec l’arme favorite de Bas-de-Cuir ; pour Rose, une parure de cou, qui la fit paraître plus charmante encore. Quant à Jean, il remit à la sœur de ses braves compagnons un coffret, muni de tous ces fins outils de couture, de broderie, de tapisserie, qui ne pouvaient que faire le plus grand plaisir à une bonne ménagère.
Et, à chaque don, les applaudissements d’éclater, les cris de se joindre aux applaudissements ! Et, on le peut croire, ils redoublèrent, lorsque maître Nick — solennellement — passa au doigt des fiancés leur anneau de mariage, qu’il avait acheté chez le meilleur joaillier de Montréal, et dont le double cercle d’or portait déjà leurs noms en exergue.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Verne - Famille-sans-nom, Hetzel, 1889.djvu/205
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Simon Villeneuve
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Simon Villeneuve" />{{nr|198|FAMILLE-SANS-NOM.}}</noinclude><nowiki />
Puis, le contrat fut lu — à haute et intelligible voix, comme on dit en style de notaire. Il y eut quelque attendrissement, lorsque maître Nick fit connaître que {{M.|de}} Vaudreuil, par amitié pour son fermier Thomas Harcher, pour reconnaître ses bons soins, ajoutait une somme de cinq cents piastres à la dot de la fiancée.
Cinq cents piastres ! Quand, un demi-siècle avant, une fiancée, pourvue d’une dot de cinquante francs, passait pour un riche parti dans les provinces canadiennes.
« Maintenant, mes amis, dit maître Nick, nous allons procéder à la signature du contrat — les fiancés d’abord, puis les père et mère, puis {{M.|et}} {{Mlle|de}} Vaudreuil, puis…
— Nous signerons tous ! » cria-t-on avec un tel entrain que le notaire en fut assourdi.
Et alors, grands et petits, amis et parents, vinrent, chacun son tour, apposer leur paraphe au bas de l’acte, qui assurait l’avenir des jeunes conjoints. Cela prit du temps ! En effet, les passants entraient maintenant dans la ferme, attirés par le joyeux tumulte de l’intérieur. Ils mettaient leur signature sur l’acte, auquel il faudrait ajouter des pages et des pages, si cela continuait. Et pourquoi tout le village et même tout le comté n’aurait-il pas afflué, puisque Thomas Harcher offrait au choix des visiteurs les boissons les plus variées, cok-tails, vight-caps, tom-jerries, hot-scotchs, et surtout des pintes de ce whisky, qui coule aussi naturellement vers les gosiers canadiens que le Saint-Laurent vers l’Atlantique.
Maître Nick se demandait donc si la cérémonie prendrait jamais fin. D’ailleurs, le digne homme, épanoui, ne tarissait pas, disait un mot gai à chacun, tandis que Lionel, passant la plume de l’un à l’autre, faisait observer qu’il faudrait bientôt en prendre une nouvelle, car elle s’usait à cette interminable queue de signatures qui s’allongeait sans cesse.
« Enfin, est-ce tout ? demanda maître Nick, après une heure de vacation.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Simon Villeneuve
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Simon Villeneuve" />{{nr||LE DERNIER DES SAGAMORES.|199}}</noinclude><nowiki />
— Pas encore ! s’écria Pierre Harcher, qui s’était avancé jusqu’au seuil de la grande porte, afin de voir s’il ne passait plus personne sur la route.
— Et qui vient donc ?… cria maître Nick.
— Une troupe de Hurons !
— Qu’ils entrent, qu’ils entrent ! répliqua le notaire. Leurs signatures n’en feront pas moins honneur aux fiancés ! Quel contrat, mes amis, quel contrat ! J’en ai bien dressé des centaines dans ma vie, mais jamais qui aient réuni les noms de tant de braves gens au bas de leur dernière page ! »
En ce moment, les sauvages parurent et furent accueillis par de retentissants cris de bienvenue. D’ailleurs, il n’avait point été nécessaire de les inviter à entrer dans la cour. C’est bien là qu’ils venaient, au nombre d’une cinquantaine — hommes et femmes. Et, parmi eux, Thomas Harcher reconnut le Huron qui s’était présenté la veille, pour demander si maître Nick ne se trouvait pas à la ferme de Chipogan.
Pourquoi cette troupe de Mahogannis avait-elle quitté son village de Walhatta ? Pourquoi ces Indiens arrivaient-ils en grande cérémonie, afin de rendre visite au notaire de Montréal ?
C’était pour un motif de haute importance, ainsi qu’on va bientôt le savoir.
Ces Hurons — et ils ne le font que dans les circonstances solennelles — étaient revêtus de leur costume de guerre. La tête coiffée de plumes multicolores, leurs longs et épais cheveux, descendant jusqu’à l’épaule d’où retombait le manteau de laine bariolée, le torse recouvert d’une casaque en peau de daim, les pieds chaussés de mocassins en cuir d’orignal, tous étaient armés de ces longs fusils qui, depuis bien des années, ont remplacé chez les tribus indiennes l’arc et les flèches de leurs ancêtres. Mais la hache traditionnelle, le tomahawk de guerre, pendait toujours à la courroie d’écorce qui leur ceignait la taille.
En outre — détail qui accentuait plus encore la gravité de la<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Simon Villeneuve" />{{nr|200|FAMILLE-SANS-NOM.}}</noinclude>démarche qu’ils venaient faire à la ferme de Chipogan — une couche de peinture toute fraîche enluminait leur visage. Le bleu d’azur, le noir de fumée, le vermillon, accentuaient d’un relief étonnant leur nez aquilin, troué de larges narines, leur bouche grande, meublée de deux rangées de dents courbes et régulières, leurs pommettes saillantes et carrées, leurs yeux petits et vifs, dont l’orbite noir flamboyait comme une braise.
À cette députation de la tribu s’étaient jointes quelques femmes, de Walhatta — sans doute, les plus jeunes et les plus jolies des Mahoganniennes. Ces squaws portaient un corsage d’étoffe brodée, dont les manches découvraient l’avant-bras, une jupe à couleurs éclatantes, des « mitasses » en cuir de caribou, garnies de piquant de hérissons, et lacées sur leurs jambes, de souples mocassins, soutachés de grains de verroterie, dans lesquels s’emprisonnaient leurs pieds, dont une Française eût pu envier la petitesse.
Ces Indiens avaient doublé, si c’est possible, l’air de gravité qui leur est habituel. Ils s’avancèrent cérémonieusement jusqu’au seuil de la grande salle, où se tenaient {{M.|et}} {{Mlle|de}} Vaudreuil, le notaire, Thomas et Catherine Harcher, tandis que le reste de l’assistance se massait dans la cour.
Et alors, celui qui paraissait être le chef de la troupe, un Huron de haute taille, âgé d’une cinquantaine d’années, tenant à la main un manteau de fabrication indigène, dit, en s’adressant au fermier d’une voix grave :
« Nicolas Sagamore est-il à la ferme de Chipogan ?
— Il y est, répondit Thomas Harcher.
— Et j’ajoute que le voici, » s’écria le notaire, très surpris que sa personne pût être l’objet de cette visite.
Le Huron se retourna vers lui, releva fièrement la tête, et, d’un ton plus imposant encore :
« Le chef de notre tribu, dit-il, vient d’être rappelé par le grand Wacondah, le Mitsimanitou de nos pères. Cinq lunes se sont écoulées depuis qu’il parcourt les heureux territoires de chasse. {{tiret|L’héri|tier}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Simon Villeneuve" />{{nr||LE DERNIER DES SAGAMORES.|201}}</noinclude>[[File:'Family Without a Name' by Georges Tiret-Bognet 42.jpg|440px|center]]
{{c|{{taille|C’est de cette façon que se termina le deuxième jour de la fête. (Page 205{{corr||.)}}|90}}}}
{{tiret2|L’héri|tier}} direct de son sang est maintenant Nicolas, le dernier des Sagamores. À lui appartient désormais le droit d’enterrer le tomahawk de paix ou de déterrer la hache de guerre ! »
Un profond silence de stupéfaction accueillit cette déclaration si inattendue. Dans le pays, on savait bien que maître Nick était d’origine huronne, qu’il descendait des grands chefs de la tribu des Mahogannis ; mais nul n’eût jamais imaginé — et lui moins que personne<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Simon Villeneuve" />{{nr|202|FAMILLE-SANS-NOM.}}</noinclude>— que l’ordre d’hérédité pût l’appeler à la tête d’une peuplade indienne. Et, alors, au milieu du silence que nul n’avait osé interrompre, l’Indien reprit en ces termes :
« À quelle époque mon frère voudra-t-il venir s’asseoir au feu du Grand Conseil de sa tribu, revêtu du manteau traditionnel de ses ancêtres ? »
Le porte-parole de la députation ne mettait pas même en doute l’acceptation du notaire de Montréal, et il lui présentait le manteau mahogannien.
Et, comme maître Nick, absolument interloqué, ne se décidait pas à répondre, un cri retentit, auquel cinquante autres se joignirent à la fois :
« Honneur !… Honneur à Nicolas Sagamore ! »
C’était Lionel qui l’avait jeté, ce cri d’enthousiasme ! S’il était fier de la haute fortune qui arrivait à son patron, s’il pensait que l’éclat en rejaillirait sur les clercs de son étude et plus spécialement sur lui-même, s’il se réjouissait à l’idée qu’il marcherait désormais aux côtés du grand chef des Mahogannis, ce serait perdre son temps que d’y insister.
Cependant M. de Vaudreuil et sa fille ne pouvaient s’empêcher de sourire, en voyant la mine stupéfaite de maître Nick. Le pauvre homme ! Tandis que le fermier, sa femme, ses enfants, ses amis, lui adressaient leurs sincères félicitations, il ne savait auquel entendre.
Alors l’Indien posa de nouveau sa question, qui n’admettait pas d’échappatoire :
« Nicolas Sagamore consent-il à suivre ses frères au wigwam de Walhatta ? »
Maître Nick restait bouche béante. Bien entendu, il ne consentirait jamais à se démettre de ses fonctions, pour aller régner sur une tribu huronne. Mais, d’autre part, il ne voulait point blesser par un refus les Indiens de sa race, qui l’appelaient par droit de succession à un tel honneur.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Simon Villeneuve" />{{nr||LE DERNIER DES SAGAMORES.|203}}</noinclude><nowiki />
« Mahogannis, dit-il enfin, je ne m’attendais pas… Je suis indigne, vraiment !… Vous comprenez… mes amis… je ne suis ici qu’en qualité de notaire !… »
Il balbutiait, il cherchait ses mots, il ne trouvait rien de net à répondre.
Thomas Harcher lui vint en aide.
« Hurons, dit-il, maître Nick est maître Nick, du moins jusqu’à ce que la cérémonie du mariage soit accomplie. Après, s’il lui convient, il quittera la ferme de Chipogan et sera libre de retourner avec ses frères à Walhatta !
— Oui !… après la noce ! » s’écria toute l’assistance, qui tenait à conserver son notaire.
Le Huron remua doucement la tête, et, après avoir pris l’avis de la députation :
« Mon frère ne peut hésiter, dit-il. Le sang des Mahogannis coule dans ses veines et lui impose des droits et des devoirs qu’il ne voudra pas refuser…
— Des droits !… des droits !… Soit ! murmura maître Nick. Mais, des devoirs…
— Accepte-t-il ? demanda l’Indien.
— S’il accepte !… s’écria Lionel. Je le crois bien ! Et, pour témoigner de ses sentiments, il faut qu’il revête à l’instant le manteau royal des Sagamores !…
— Il ne se taira donc pas, l’imbécile ! » répétait maître Nick entre ses dents.
Et, volontiers, le pacifique notaire eût calmé d’une taloche l’enthousiasme intempestif de son clerc.
M. de Vaudreuil vit bien que maître Nick ne demandait qu’à gagner du temps. Aussi, s’adressant à l’Indien, il lui dit que, certainement, le descendant des Sagamores ne songeait point à se soustraire aux devoirs que lui imposait sa naissance. Mais, quelques jours, quelques semaines peut-être, étaient nécessaires, afin qu’il pût régler sa situation à Montréal. Il convenait donc de lui donner le temps de mettre ordre à ses affaires.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>comme ils l’entendent, mais lorsque ceux-ci atteignent la taille voulue, les officiers du roi jouissent d’un privilège, pourvu qu’ils donnent le prix offert par d’autres. On ne monte pas ces chevaux avant six ans. Ils pâturent tout le jour ; la nuit on les renferme par crainte des loups, une des grandes plaies du pays. Un cheval de six ans, haut de quatre pieds six pouces, se vend soixante-dix liv.{{lié}}st. ; on a offert quinze liv.{{lié}}st. d’un poulain d’un an. Passé Uzarche ; dîné à Douzenac ; entre cet endroit et Brives, rencontré le premier champ de maïs ou blé de Turquie.
La beauté du pays, dans les 34{{lié}}milles qui séparent Saint-Georges de Brives, est si variée, et sous tous les rapports si frappante et de tant d’intérêt, que je n’entreprendrai pas une description minutieuse ; je remarquerai seulement, d’une manière générale, que je doute qu’il y ait en Angleterre ou en Irlande quelque chose de comparable. Ce n’est pas que, dans le Royaume-Uni, une belle vue ne rompe çà et là l’uniformité ennuyeuse de tout un district, et ne récompense le voyageur ; mais il n’y a pas cette rapide succession de paysages, dont bon nombre seraient fameux en Angleterre par la foule de curieux qu’ils attireraient. Le pays est tout en collines et en vallées ; les collines sont très hautes, elles seraient chez nous des montagnes si elles étaient désertes et revêtues de bruyères ; la culture, qui s’étend jusqu’au sommet, les amoindrit à l’œil. Leurs formes sont très variées : elles se renflent en dômes superbes ; elles se dressent en masses abruptes, enserrant des gorges profondes (glens) ; elles s’étendent en amphithéâtres de cultures que l’œil suit de gradin en gradin ; à de certains endroits se trouvent amoncelées mille et mille inégalités de terrain ; dans d’autres, la vue se repose sur des<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>tableaux de la plus douce verdure. Ajoutez à ceci le riche vêtement de châtaigneraies que la main prodigue de la nature a jeté sur les pentes. Soit que les vallées ouvrent leur sein verdoyant pour que le soleil y fasse resplendir les rivières qui s’y reposent, soit qu’elles se resserrent en sombres gorges, livrant à peine passage aux eaux qui roulent sur leurs lits de rochers, éblouissant l’œil de l’éclat des cascades, toujours le paysage est rempli d’intérêt et de caractère. Des vues, d’une beauté singulière, nous rivaient au sol ; celle de la ville d’Uzarche, couvrant une montagne conique surgissant du milieu d’un amphithéâtre de forêts, les pieds baignés par une magnifique rivière, n’a point d’égale en son genre. Derry (Irlande) y ressemble, mais les traits les plus beaux lui manquent. De la ville elle-même, et un peu après l’avoir passée, on jouit de délicieuses scènes formées par les eaux. À la descente de Douzenac, on a également un horizon immense et magnifique. Il faut y joindre le plus beau chemin du monde, parfaitement construit, parfaitement tenu : on n’y voit pas plus de poussière, de sable, de pierres, d’inégalités que dans l’allée d’un jardin ; solide, uni, formé de granit broyé, tracé toujours tellement de façon à dominer le paysage, que si l’ingénieur n’avait pas eu d’autre but, il ne l’eût pas fait avec un goût plus accompli.
La vue de Brives, prise des hauteurs, est si attrayante, que l’on s’attend à trouver une charmante petite ville ; l’animation des alentours confirme cet espoir ; mais en entrant le contraste est tel, qu’il vous en dégoûte entièrement. Les rues étroites, mal bâties, tortueuses, sales, puantes, empêchent le soleil et presque l’air de pénétrer dans les habitations ; il faut en excepter quelques-unes sur la promenade. — 34{{lié}}milles.<noinclude>
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''Le'' 9. — Nous entrons dans une nouvelle province, le Quercy, partie de la Guyenne ; elle n’est pas, à beaucoup près, si belle que le Limousin, mais en revanche, elle est beaucoup mieux cultivée, grâce au maïs qui y fait merveilles. Passé devant Noailles ; sur le sommet d’une haute colline, on voit le château du duc de ce nom. Nous avons quitté le granit pour le calcaire, et perdu du même coup les châtaigniers.
En descendant à Souillac, on jouit d’une vue qui doit plaire à tout le monde : c’est une échappée sur un délicieux petit vallon, encaissé entre des collines très abruptes ; de sauvages montagnes font ressortir la beauté de la plaine couverte de cultures, ombragée çà et là de noyers. Rien ne semble pouvoir surpasser l’exubérance de ce fonds.
Souillac est une petite ville florissante, qui compte quelques gros négociants. Par la Dordogne, rivière navigable huit mois de l’année, on reçoit du merrain d’Auvergne qu’on exporte à Bordeaux et Libourne, ainsi que du vin, du blé et du bétail ; on importe du sel en grande quantité.
Impossible pour une imagination anglaise de se figurer les animaux qui nous servirent à l’hôtel du Chapeau-rouge : des êtres appelés femmes par la courtoisie des habitants de Souillac, en réalité des tas de fumier ambulants. Mais ce serait en vain qu’on chercherait en France une servante d’auberge proprement mise. — 34{{lié}}milles.
''Le'' 10. — Passé la Dordogne sur un bac, parfaitement arrangé aux deux extrémités pour l’entrée et la sortie des chevaux, sans qu’on soit obligé, comme en Angleterre, de les battre outrageusement pour les décider à y sauter : le contraste des prix n’est pas<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>moindre ; pour un whisky anglais, un cabriolet français, un cheval de selle et six personnes, nous ne payâmes que 50{{lié}}sous (2/1). En Angleterre, sur ces exécrables bacs, j’ai payé une demi-couronne par roue, et au grand risque de rompre les jambes des chevaux. La rivière coule dans une vallée très profonde entre deux rangs de collines élevées : la vue qui s’étend loin, rencontre partout des villages ou des habitations isolées ; l’apparence d’une nombreuse, population. Les châtaigniers viennent ici sur le calcaire, contrairement à la maxime limousine.
Passé Payrac, rencontré beaucoup de mendiants, ce qui ne m’était pas encore arrivé. Partout le pays, filles et femmes n’ont ni bas, ni souliers ; les hommes à la charrue n’ont ni sabots, ni bas à leurs pieds. Cette pauvreté frappe à sa racine la prospérité nationale, la consommation du pauvre étant d’une bien autre importance que celle du riche : la richesse d’un peuple consiste dans la circulation intérieure et sa propre consommation ; on doit donc regarder comme un mal des plus funestes, que les produits des manufactures de lainage et de cuir soient hors de la portée des classes pauvres. Cela nous rappelle la misère de l’Irlande. Traversé Pont-de-Rodez et gagné un terrain élevé, d’où nous jouissons d’un immense panorama de chaînes de montagnes, de collines, de pentes douces, de vallées, s’échelonnant l’une derrière l’autre dans toutes les directions ; peu de bois, mais de nombreux arbres disséminés. On embrasse distinctement au moins quarante milles, sur lesquels pas un acre n’est de niveau ; le soleil, sur le point de se coucher, en éclairait une partie et montrait un grand nombre de villages et de fermes éparses. Les monts<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>d’Auvergne, à une distance de cent milles, ajoutaient à l’effet.
Passé près de plusieurs chaumières, fort bien bâties en pierre et couvertes en tuiles ou ardoises, cependant sans vitres aux fenêtres : y a-t-il apparence qu’un pays soit florissant quand la préoccupation principale est d’éviter la consommation des objets manufacturés ? Un autre signe de misère que je remarque, pendant tout le chemin, depuis Calais jusqu’ici, ce sont ces femmes qui vont ramasser dans leur tablier de l’herbe pour leurs vaches. — 30{{lié}}milles.
''Le'' 11. — Vu pour la première fois les Pyrénées, à la distance de 150{{lié}}milles. — Pour moi qui n’avais aperçu de montagnes qu’à 60 ou 70{{lié}}milles au plus, j’entends celles de Wicklow, au sortir d’Holyhead, le coup d’œil était intéressant. L’œil, en quête de nouveaux objets, finissait toujours par se reposer là. Leur grandeur, leur cimes neigeuses, les deux royaumes qu’elles partagent, le but de notre voyage que nous savions y trouver, rendent bon compte de cet effet. Vers Cahors, le pays change et prend un aspect sauvage ; cependant partout on voit des maisons, et un tiers des terres est en vignes.
Ville laide ; les rues ne sont ni larges ni droites ; la nouvelle route est une amélioration. Le principal objet du commerce d’ici sont les vins et les eaux-de-vie. Le vrai vin de Cahors, dont la réputation est grande, provient d’une suite d’enclos très rocailleux, situés sur une chaîne de collines en plein sud ; on l’appelle vin de Grave, parce qu’il vient sur un sol de gravier. Dans les années d’abondance, le prix du bon vin ici ne dépasse pas le prix du fût ; l’année dernière, il se vendait 10/6 la barrique, ou 8{{lié}}d. la douzaine. On<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>nous en servit, aux Trois-Rois, de trois à dix ans ; ce dernier à raison de 30{{lié}}sous (2/3) la barrique ; excellent, généreux, montant, sans être capiteux, et, à mon goût, bien meilleur que nos Porto. Il me plut tellement que j’établis une correspondance avec {{M.|Andoury}}, l’aubergiste<ref>Je lui en demandai depuis une barrique ; mais, soit que (ce que je ne veux pas croire) il m’en ait envoyé de mauvais, soit que ce vin soit tombé en de mauvaises mains ; je n’en sais rien ; mais je compte l’argent qu’il m’a coûté comme un gaspillage.</ref>. La chaleur de ce pays suffit à la production de ce vin très fort. Voici le jour le plus brûlant que nous ayons encore eu.
Après Cahors la montagne s’élève si brusquement qu’on la croirait près de culbuter dans la ville. Les feuilles de noyers ont été noircies par les gelées d’il y a quinze jours. En questionnant, j’ai appris que les mois de printemps sont sujets à ces gelées, et, quoique les seigles en soient quelquefois brûlés, on connaît à peine la rouille du froment ; preuve décisive contre la théorie qui fait des gelées la cause de ce fléau. Il est rare qu’il tombe de la neige. Couché à Ventillac. — 22{{lié}}milles.
''Le'' 12. — Par leur forme et leur couleur, les maisons des paysans ajoutent à la beauté de la campagne : elles sont carrées, blanches, ont des toits presque plats, et peu de fenêtres. Les paysans sont pour la plupart propriétaires. Le tableau immense des Pyrénées se déploie devant nous dans des proportions d’étendue et de hauteur vraiment sublimes : près de Perges, la vue d’une riche vallée, qui semble s’étendre jusqu’au pied des montagnes, est une scène splendide ; on ne voit qu’une vaste nappe de culture, parsemée de ces maisons blanches si bien bâties ; l’œil se perd dans<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>une vapeur qui s’arrête au pied de la magnifique chaîne, dont les sommets, couverts de neige, se découpent de la façon la plus hardie. Le chemin de Caussade est bordé de six rangées d’arbres, dont deux de mûriers, les premiers que j’aie vus. Ainsi nous avons donc presque atteint les Pyrénées avant de rencontrer une culture que quelques-uns voudraient introduire en Angleterre ! Le fond de la vallée est tout à fait plat ; la route est bien construite, et faite principalement de gravier. Montauban est une ville ancienne mais non pas mal bâtie. Il y a de belles maisons, bien qu’elles ne forment pas de belles rues. On la dit populeuse ; le mouvement qui y règne en est la preuve. La cathédrale est moderne, d’une assez bonne construction, mais lourde. Le collège, le séminaire, l’évêché et le palais du premier président de la Cour des Aides sont de beaux édifices ; ce dernier est grand, avec une entrée trop fastueuse. Promenade bien située, sur le plus haut des remparts, embrassant cette admirable vallée, ou plutôt cette plaine, une des plus riches de l’Europe, bornée d’un côté par la mer, de l’autre par les Pyrénées, dont les masses sublimes, amoncelées les unes sur les autres et couvertes de neige, déploient une étonnante variété d’ombres et de lumières, naissant de leurs formes abruptes et de l’immensité de leurs proportions. Cet amphithéâtre, de cent milles de diamètre, a la majesté de l’Océan, l’œil s’y perd : horizon presque infini de cultures ; ensemble animé et confus de parties infiniment variées, se fondant par degrés dans la lointaine obscurité, d’où sort l’imposant chaos des Pyrénées, dont les cimes argentées s’élèvent par delà les nuages. J’ai rencontré à Montauban le capitaine Plampin, de la marine royale ; il était avec le major Crew, qui vit avec sa famille<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>dans une maison qu’il a achetée ici. Il nous en fit courtoisement les honneurs ; elle est délicieusement placée, à la sortie de la ville, devant un très beau paysage ; leur obligeance m’éclaira sur certains points, dont leur résidence ici les faisait bon juges. La vie est à bon marché ; on nous nomma une famille, dont on supposait le revenu de 1,500{{lié}}louis par an, et qui vivait sur le pied de 5,000{{lié}}l.{{lié}}st. en Angleterre. La cherté et le bon marché relatifs des différents pays est un sujet de considérable importance, mais d’une analyse difficile. Comme, à mon avis, les Anglais sont beaucoup plus avancés que les Français dans les arts usuels et les manufactures, l’Angleterre doit être le pays où il fait le moins cher vivre. Ce que nous observons ici, c’est l’habitude de moins dépenser ; chose très différente. — 30{{lié}}milles.
''Le'' 13. — Traversé Grisolles : les chaumières sont, les unes bien bâties, mais sans vitres aux fenêtres, les autres sans autre ouverture que la porte. Dîné à Pompinion (Pompignan), au Grand-Soleil, auberge excellente, où le capitaine Plampin, qui nous avait accompagnés, prit congé de nous. Violent orage ; j’avais trouvé cette pluie plus forte que ce que je connaissais en Angleterre ; mais en nous remettant en route pour Toulouse, je fus immédiatement convaincu qu’il n’en était pas tombé de semblable dans le royaume car la désolation répandue sur la scène, qui nous souriait dans son abondance peu d’heures auparavant, {{corr|faisant|faisait}} mal à voir.
Partout la détresse ; les belles moissons de blé sont tellement couchées, que je doute qu’elles se relèvent jamais, d’autres champs sont si inondés, qu’on ne sait, en les regardant, si l’eau ne les a pas toujours occupés.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>Les fossés, rapidement comblés par la boue, avaient débordé sur la route et porté du sable et du limon au travers des récoltes.
Traversé les plus beaux champs de blé que l’on puisse voir nulle part. L’orage a donc été heureusement partiel. Passé à Saint-Jorry ; route superbe, sans surpasser celles du Limousin. Jusqu’aux portes de Toulouse, c’est le désert ; on ne rencontre pas plus de monde que si l’on était à cent milles de toute cité. — 31{{lié}}milles.
''Le'' 14. — Visité la ville, qui est très ancienne et très grande, mais non peuplée à proportion ; les édifices sont de briques et de bois, et, par suite, de triste apparence. Toulouse s’est toujours enorgueilli de son goût pour les beaux-arts et la littérature. Son université date de 1215, et ses prétentions font remonter la fameuse Académie des Jeux floraux jusqu’à 1323 ; elle possède aussi une Académie royale des sciences, et une autre de peinture, sculpture et architecture. L’église des Cordeliers a des caveaux, dans lesquels nous descendîmes, et qui ont la propriété de préserver les cadavres de la corruption ; on en montre que l’on dit avoir cinq cents ans.
Si j’avais un caveau bien éclairé, qui conservât l’air et la physionomie, aussi bien que la chair et les os, j’aimerais à y voir tous mes ancêtres, et ce désir serait, je le suppose, proportionné à leur mérite et à leur renommée ; mais la tombe ordinaire, avec sa voracité, est préférable à celle-ci qui conserve des difformités cadavéreuses et perpétue la mort. Toulouse n’est pas sans objets plus intéressants que des églises et des académies : il y a le nouveau quai, les moulins à blé et le canal de Brienne. Le quai est très long, bel ouvrage sous tous les rapports ; les maisons qu’on doit bâtir<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>seront régulières comme celles qui existent déjà, d’un style massif et sans élégance. Le canal de Brienne, ainsi appelé du nom de l’archevêque de Toulouse, depuis premier ministre et cardinal, a été destiné à joindre à Toulouse la Garonne et le canal de Languedoc, qui se réunissent à deux milles de cette ville. La nécessité de cette jonction vient de ce que la navigation est impossible dans la ville, à cause des barrages établis pour les moulins à blé. Il communique au fleuve par une voûte qui passe sous le quai ; une écluse le met de niveau avec le canal de Languedoc. Sa largeur permet à plusieurs barges de passer de front. Ces entreprises ont été bien conçues, et leur exécution est vraiment magnifique ; mais la magnificence surpasse le besoin ; tandis que le canal de Languedoc est très animé, celui de Brienne est un désert.
Nous vîmes, entre autre choses à Toulouse, la maison de {{M.|du Barry}}, frère du mari de la célèbre comtesse. Grâce à certaines manœuvres qui prêteraient à l’anecdote, il parvint à la tirer de l’obscurité, puis à la marier avec son frère, et en fin de compte à se faire par elle une assez jolie fortune. Au premier étage se trouve l’appartement principal, composé de sept à huit pièces, tapissé et meublé avec un tel luxe, qu’un amant enthousiaste disposant des finances d’un royaume, pourrait à grand’peine répéter sur une échelle un peu large ce qui se trouve ici en proportion modérée. Pour qui aime la dorure il y en a à satiété, tellement que pour un Anglais cela paraîtrait trop brillant. Mais les glaces sont belles et en grand nombre. Salon très élégant (toujours à l’exception des dorures) ; j’ai remarqué un arrangement d’un effet très agréable : c’est un miroir devant les cheminées, au lieu des différents écrans dont on se sert en Angleterre ; il glisse en<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>avant et en arrière dans le mur. Il y a un portrait de madame du Barry, qui passe pour ressemblant ; si vraiment il l’est, on pardonne les folies faites par un roi pour l’écrin d’une telle beauté ! Quant au jardin, il est au-dessous de tout mépris, si ce n’est comme exemple des efforts où peut entraîner l’extravagance : dans l’espace d’un acre sont entassées des collines en terre, des montagnes de carton, des rochers de toile ; des abbés, des vaches et des bergères, des moutons de plomb, des singes et des paysans, des ânes et des autels en pierre ; de belles dames et des forgerons, des perroquets et des amants en bois ; des moulins à vent, des chaumières, des boutiques et des villages, tout, excepté la nature.
''Le'' 15. — Rencontré des montagnards qui me rappelèrent ceux d’Écosse ; je les avais vus pour la première fois à Montauban, ils portent des bonnets ronds et plats et de larges culottes : « La cornemuse, les bonnets bleus, le gruau d’avoine, se trouvent tout aussi bien, dit Sir James Stuart, en Catalogne, en Auvergne et en Souabe que dans le Lochaber. » Beaucoup de femmes ici vont sans bas ; j’en ai rencontré revenant du marché avec leurs souliers dans leurs paniers<ref>Il en est de même en Écosse, où les femmes du peuple vont généralement nu-pieds, surtout les servantes et les ouvrières des manufactures. C’est un spectacle très commun aux abords des villes où se tiennent les marchés, que celui de jeunes personnes en chapeau, avec de belles robes, de beaux châles de Paisley et le boa de rigueur, se lavant les pieds pour mettre les bas et les souliers qu’elles ont apportés avec elles.</ref>. La vue des Pyrénées est si nette, on distingue si bien les contrastes de lumière et d’ombre sur la neige que l’on serait tenté de réduire à quinze les soixante milles qui nous en séparent. — 30{{lié}}milles.<noinclude>
<references/></noinclude>
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''Le'' 16. — À partir de Toulouse nous avons vu, de l’autre côté de la Garonne, une rangée de hauteurs qui a pris hier de plus en plus de régularité ; ce sont, sans aucun doute, les ramifications les plus lointaines des Pyrénées, qui s’étendent dans cette immense vallée jusqu’à Toulouse, mais pas plus loin. On s’approche des montagnes, la culture couvre les étages inférieurs, le reste semble être boisé ; chemins toujours mauvais. Rencontré plusieurs charrettes, toutes chargées de deux pièces de vin posées tout à fait à l’arrière sur le train : comme les roues de derrière sont beaucoup plus hautes que celles de devant, on voit que ces montagnards ont plus de bon sens que John Bull. Les roues sont toutes cerclées en bois.
Ici, pour la première fois, j’ai vu des festons de vignes, courant d’arbre en arbre dans des rangées d’érables ; on les conduit au moyen de liens de ronces, de sarments ou d’osier. Elles donnent beaucoup de raisins, mais le vin en est mauvais. Traversé Saint-Martino (St-Martory), puis un village composé de maisons bien bâties, sans une seule vitre. — 30{{lié}}milles.
''Le'' 17. — Saint-Gaudens est une ville en train de s’embellir : beaucoup de maisons neuves, avec quelque chose de plus que du confort. Vue extraordinaire de Saint-Bertrand ; on arrive tout d’un coup sur une vallée assez enfoncée pour que l’œil n’en perde ni un buisson, ni un arbre ; la ville se presse sur une éminence autour de sa grande cathédrale : on l’eût bâtie tout exprès pour rehausser le pittoresque du paysage, qu’on ne l’eût su mieux placer. Les montagnes s’élèvent orgueilleusement tout autour, faisant un cadre rustique à ce délicieux petit tableau.
Passé la Garonne sur un nouveau pont d’une seule<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>belle arche, en calcaire bleu compacte. Dans toutes les haies, des néfliers, des pruniers, des cerisiers, des érables, servent d’appui à la vigne. Halte à Lauresse, après quoi nous touchons presque aux montagnes, qui ne laissent qu’une étroite vallée, dont la Garonne et la route occupent une partie. Immense quantité de volaille ; dans tout ce pays on en sale la plus grande partie et on la conserve dans de la graisse. Nous goutâmes de la soupe faite avec une cuisse d’oie ainsi conservée, elle était loin d’être aussi mauvaise que je m’y serais attendu.
Les moissons d’ici sont arriérées et trahissent le manque de soleil ; il n’y a pas à s’en étonner, car nous suivons depuis longtemps les bords d’une rivière très rapide, et quoique nous soyons encore dans la vallée, nous devons avoir atteint une grande altitude. Les montagnes deviennent de plus en plus intéressantes. Aux yeux d’un homme du nord, elles sont d’une beauté singulière ; on sait l’aspect sombre et désolé qu’offrent les nôtres, ici le climat les couvre de verdure, les plus hautes cimes que nous ayons en vue sont boisées ; la neige ne se trouve que sur des chaînes plus élevées.
Quitté la Garonne à quelques lieues avant Sirpe (Cierp) où elle reçoit la Neste. La route de Bagnères suit cette rivière dans une étroite vallée, à la naissance de laquelle est bâtie Luchon, terme de notre voyage, qui a été pour moi un des plus agréables que j’aie entrepris : mes compagnons avaient la bonne humeur et le bon sens indispensables aux voyageurs pour retirer d’une telle expédition et plaisir et profit.
Après avoir traversé le royaume et fréquenté pas mal d’auberges françaises, je dirais généralement qu’elles sont, en moyenne, supérieures à celles d’Angleterre sous deux rapports, inférieures sous tout le reste. Nous avons été mieux traités sans aucun doute, pour la nour-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>belle arche, en calcaire bleu compacte. Dans toutes les haies, des néfliers, des pruniers, des cerisiers, des érables, servent d’appui à la vigne. Halte à Lauresse, après quoi nous touchons presque aux montagnes, qui ne laissent qu’une étroite vallée, dont la Garonne et la route occupent une partie. Immense quantité de volaille ; dans tout ce pays on en sale la plus grande partie et on la conserve dans de la graisse. Nous goutâmes de la soupe faite avec une cuisse d’oie ainsi conservée, elle était loin d’être aussi mauvaise que je m’y serais attendu.
Les moissons d’ici sont arriérées et trahissent le manque de soleil ; il n’y a pas à s’en étonner, car nous suivons depuis longtemps les bords d’une rivière très rapide, et quoique nous soyons encore dans la vallée, nous devons avoir atteint une grande altitude. Les montagnes deviennent de plus en plus intéressantes. Aux yeux d’un homme du nord, elles sont d’une beauté singulière ; on sait l’aspect sombre et désolé qu’offrent les nôtres, ici le climat les couvre de verdure, les plus hautes cimes que nous ayons en vue sont boisées ; la neige ne se trouve que sur des chaînes plus élevées.
Quitté la Garonne à quelques lieues avant Sirpe (Cierp) où elle reçoit la Neste. La route de Bagnères suit cette rivière dans une étroite vallée, à la naissance de laquelle est bâtie Luchon, terme de notre voyage, qui a été pour moi un des plus agréables que j’aie entrepris : mes compagnons avaient la bonne humeur et le bon sens indispensables aux voyageurs pour retirer d’une telle expédition et plaisir et profit.
Après avoir traversé le royaume et fréquenté pas mal d’auberges françaises, je dirais généralement qu’elles sont, en moyenne, supérieures à celles d’Angleterre sous deux rapports, inférieures sous tout le reste. Nous avons été mieux traités sans aucun doute, pour la nour-<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>riture et la boisson que nous ne l’eussions été en allant de Londres aux Highlands d’Écosse, pour le double du prix. Mais si on ne regarde pas à la dépense, on vit mieux en Angleterre. La cuisine ordinaire en France a beaucoup d’avantages ; il est vrai que si on n’avertit pas, tout est rôti outre mesure ; mais on donne des plats si variés et en tel nombre, que si les uns ne vous conviennent pas, vous en trouverez sûrement d’autres à votre goût. Le dessert d’une auberge de France n’a pas de rival en Angleterre ; on ne doit pas non plus mépriser les liqueurs. Si nous avons quelquefois trouvé le vin mauvais, il est en général bien meilleur que le porto de nos hôteliers. Les lits de France surpassent les autres, qui ne sont bons que dans les premiers hôtels. On n’a pas non plus le tracas de voir si les draps sont mis à l’air, sans doute par rapport au climat. Hors cela, le reste fait défaut. Pas de salle à manger particulière, rien qu’une chambre à deux, trois et quatre lits. Vilain ameublement, murs blanchis à la chaux ou papier de différentes sortes dans la même pièce, ou encore tapisseries si vieilles, que ce sont des nids de papillons et d’araignées ; un aubergiste anglais jetterait les meubles au feu. Pour table, on vous donne partout une planche sur des tréteaux arrangés de façon si commode, qu’on ne peut étendre ses jambes qu’aux deux extrémités. Les fauteuils de chêne, à siège de jonc, ont le dossier tellement perpendiculaire, que toute idée de se délasser doit être abandonnée. On dirait les portes destinées autant à donner une certaine musique qu’à laisser entrer le monde ; le vent siffle à travers leurs fentes, les gonds sont toujours grinçant, il entre autant de pluie que de lumière par les fenêtres ; il n’est pas aisé de les ouvrir, une fois fermées ; ni une fois ouvertes, aisé de les fermer.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>prendre tous ceux qui voudront grignoter un peu de cette guipure, de ce splendide point d’Angleterre qu’on appelle l’esprit de {{Mme|de Staël}} ! Et ce n’est pas tout !
La biographie en question est précédée d’une ''haute'' notice sur les salons et l’esprit de salon — qui a presque des
ambitions politiques. Là est peut-être, qui sait ? le sens
le plus profond du livre. {{Mme|Le Normand}} est aussi la nièce du ''Correspondant''. Mais toujours est-il que j’aurais mieux aimé pour elle le fichu de sa tante Récamier que la cravate de {{M.|de Broglie}}.
Elle s’en attife le mieux qu’elle peut, du reste, mais ce sera toujours un effet drôle que le ton de gravité inanimée avec lequel elle déplore doctrinairement la mort de cette chose légère, la conversation d’autrefois ! N’importe ! elle a le droit de la pleurer ! {{Mme|Le Normand}}, en sa qualité de chef de cabinet de sa tante, dont le salon fut un ministère, — le ministère de l’esprit non ''public'', mais particulier, — {{Mme|Le Normand}} a bien le droit de mélancoliser sur la décadence des salons et de la causerie. Nous nous associons même à sa mélancolie, mais il ne faudrait pas aller plus loin. Il ne faudrait pas exagérer et faire des salons une puissance dont on semble dire à un gouvernement : « Ah ! si nous en avions encore, vous verriez ! » car on ne verrait rien du tout.
Les salons (je prends ce mot comme vous l’entendez) sont charmants parce qu’ils sont une école — sans pédantisme, celle-là ! — de manières, d’élégance, de ton (le ton qui sert bien plus que l’esprit dans la vie et qui cache l’absence de l’esprit, quand on a le malheur de n’en pas avoir !). Or, pour mon compte, je regrette autant que {{Mme|Le Normand}} qu’ils soient remplacés par les cercles. Mais les salons sont comme tout ce qui est collectif, comme tout ce qui fait masse à un degré quelconque, ils sont la proie des idées communes, de la
sottise et du préjugé. Pas plus souvent dans les salons
qu’ailleurs vous ne trouvez la supériorité réelle, et y<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>qui a songé à signaler cette réimpression des œuvres complètes de {{Mme}} Gay, et à dire sur elle ce mot suprême après lequel on ne dit plus rien, et qui est à une renommée ce que le dernier clou, qu’on y plante, est à un cercueil ?
C’est que le talent de cette femme qui a eu sa minute de célébrité ne fut pas assez grand pour l’arracher à cette triste et vulgaire condition de ''bas-bleu'', dans laquelle reste toute femme égarée dans les lettres, qui n’a pas nettement ''du génie''. Je ne serai pas plus dur que l’histoire qui l’atteste, en affirmant qu’il ne faut rien moins que du génie pour qu’une femme se fonde une réputation durable, en écrivant. Prenez-les toutes,
si vous voulez, celles qu’on ne lit plus, depuis {{Mlle}} de
Scudéry, qui écrivait des romans, jusqu’à {{Mme}} Barbié du Bocage, qui écrivit un poëme épique, les femmes, même avec de l’esprit et du talent, n’arrivent jamais à des succès qui durent, et c’est une justice de la destinée, car les femmes n’ont pas été mises dans le monde pour y faire ce que nous y faisons…
Quand l’homme y fait l’ange, il y fait la bête, dit ce brutal de Pascal, mais lorsque la femme y fait l’homme, cela suffit, à ce qu’il paraît, pour arriver au même résultat. Faire l’ange lui siérait beaucoup mieux. Pour qui une femme ne l’a-t-elle pas été au moins une fois
dans sa vie ?… Or le génie, qui peut presque légitimer
ce désordre d’une femme qui se jette dans l’abîme de la littérature, ce génie au nom seul duquel on peut remettre à la femme son péché, — son péché d’écrire, mortel à sa nature et à sa fonction sociale, — {{Mme}} Sophie Gay, — il faut bien en convenir, — ne l’avait point. Elle n’était qu’une femme d’esprit, très-inférieure, — par cela même qu’elle écrivait, — à une foule de femmes d’esprit de son temps qui n’écrivaient pas.
En se travaillant immensément, en se tortillant, en se donnant beaucoup de courbatures, {{Mme}} Sophie Gay, qui pouvait rester une femme du monde spirituelle,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Guillaume-Thomas Raynal
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Ajout de la catégorie [[Catégorie:Rédacteurs du Mercure de France]] avec HotCat
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wikitext
text/x-wiki
{{Auteur
|contenu=
== Œuvres ==
* Nouvelles douteuses (1747-1755)
* Histoire du Stadhoudérat (1747)
* Histoire du Parlement d’Angleterre (1748)
* Mémorial de Paris (1749)
* Mercure de France (1750-1754)
* Anecdotes littéraires, ou Histoire de ce qui est arrivé de plus singulier & et de plus intéressant aux écrivains françois, depuis le renouvellement des lettres sous François I{{er}} jusqu’à nos jours (1750 ; 1756)
* Anecdotes historiques, militaires et politiques de l’Europe depuis l’élévation de Charles-Quint au thrône de l’Empire, jusqu’au traité d’Aix-la-Chapelle en 1748
* École militaire (1762)
* Histoire du divorce de Henry VIII (1763)
* [[Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes|Histoire philosophique et politique des établissemens & du commerce des européens dans les deux Indes]] (10 volumes, 1770 ; 1774 ; 1780 ; 1820)
** [[Livre:Raynal - Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v1.djvu|I]] (édition 1780) — [[Livre:Raynal - Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v2.djvu|II]] (édition 1780) — [[Livre:Raynal - Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v3.djvu|III]] (édition 1780) — [[Livre:Raynal - Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v4.djvu|IV]] — [[Livre:Raynal - Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v5.djvu|V]] — [[Livre:Raynal - Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v6.djvu|VI]] — [[Livre:Raynal - Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v7.djvu|VII]] — [[Livre:Raynal - Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v8.djvu|VIII]] — [[Livre:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu|IX]] (édition 1780) — [[Livre:Raynal - Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v10.djvu|X]]
* Épices et produits coloniaux (1770)
* Atlas de l’Histoire des deux Indes (1772)
* Atlas portatif de l'histoire philosophique et politique (1773)
* Tableau de l’Europe (supplément Histoire des deux Indes) (1774)
* Esprit et génie de Guillaume-Thomas Raynal (1777)
* Suppléments à l’Histoire des deux Indes (1780)
* Révolution de l’Amérique (1781)
* Lettre à l’auteur de la Nymphe de Spa (1781)
* Précis de l’Histoire philosophique (1782)
* Réponse à la Censure de la Faculté de Théologie (1782)
* Esprit et génie de M. l’abbé Reynal (publié par l’abbé Hédouin, 1782)
* Considérations sur la paix en 1783 (1783)
* Histoire philosophique et politique des isles françoises (1784])
* Œuvres de M. l’abbé Raynal (1785)
* Essai sur l’administration de St Domingue (1785)
* Maximes des trois auteurs philosophes (1787)
* Tableau général du commerce de l’Europe (1787)
* Éloge d’Eliza Draper (attribué à Diderot, 1787)
* L’Abbé Raynal aux États-généraux (1789)
* Lettre à S. M. Louis XVI (1789)
* Lettre à l’Assemblée nationale, 31 mai 1791 (1791)
* Extrait raisonné de l’Histoire des deux Indes (1791)
* Histoire abrégée de l’Histoire des deux Indes (1792)
* Abrégé de l’Histoire des deux Indes (1793)
* Histoire abrégée de l’Établissement des Européens (1797)
* Recueil de pensées (1802)
* Abrégé de l’Histoire des deux Indes à l’usage de la jeunesse (1810)]
* Le Raynal de la jeunesse (1821)
* Des Peuples et des gouvernements (1822)
* Histoire philosophique des Établissements dans l’Afrique septentrionale (1826)
}}
[[Catégorie:Rédacteurs du Mercure de France]]
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Les Fastes - VI
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Cantons-de-l'Est
8473
Suppression d'un paramètre superflu (qui induit un avertissement par le moteur de Wikisource) ; néanmoins, même rendu. Voir [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]]
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wikitext
text/x-wiki
{{Titre| [[Les Fastes]] | [[Auteur:Ovide|Ovide]] | Éditions Nisard, Paris, 1857}}
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Page:Dubuisson - Armorial des principales maisons et familles du royaume, tome 1, 1757.djvu/252
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Charlie Main
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Page:Beaumarchais - Œuvres complètes, Laplace, 1876.djvu/292
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{{Personnage|M. Fal.|c}}Avez-vous un moyen de lui faire avouer devant de bons témoins qu’il tient ce trésor de Monsieur ? Sans cela, je défie qu’on puisse le lui arracher !
{{Personnage|Figaro.|c}}S’il apprend par son Allemand ce qui se passe dans l’hôtel, il n’y rentrera plus.
Le Comte, vivement.Tant mieux ! c’est tout ce que je veux ! Ah ! qu’il garde le reste !
Figaro, vivement.Lui laisser par dépit l’héritage de vos enfants ? ce n’est pas vertu, c’est faiblesse.
Léon, fâché.Figaro !
Figaro, plus fort.Je ne m’en dédis point. (Au Comte.) Qu’obtiendra donc de vous l’attachement, si vous payez ainsi la perfidie ?
{{personnageD|Le Comte|c|se fâchant.}}Mais l’entreprendre sans succès, c’est lui ménager un triomphe.
{{Scène|V}}
{{Acteurs|{{sc|les précédents}}, SUZANNE|n}}
{{personnageD|Suzanne|c|à la porte, et criant.}}Monsieur Bégearss qui rentre ! (Elle sort.)
{{Scène|VI}}
{{Acteurs|{{sc|les précédents}}, ''excepté Suzanne''.|n}}
{{di|(Ils font tous un grand mouvement.)|c}}
{{personnageD|Le Comte|c|hors de lui.}}Oh ! traître !
Figaro, très vite.On ne peut plus se concerter ; mais, si vous m’écoutez, et me secondez tous pour lui donner une sécurité profonde, j’engage ma tête au succès.
M. Fal.Vous allez lui parler du portefeuille et du contrat ?
Figaro, très vite.Non pas ; il en sait trop pour l’entamer si brusquement ! il faut l’amener de plus loin à faire un aveu volontaire. (Au Comte.) Feignez de vouloir me chasser.
{{personnageD|Le Comte|c|troublé.}}Mais, mais, sur quoi ?
{{Scène|VII}}
{{Acteurs|{{sc|les précédents}}, SUZANNE, BÉGEARSS.|n}}
{{personnageD|Suzanne|c|accourant.}}Monsieur Bégeaaaaaaars ! (Elle se range près de La Comtesse. Bégearss montre une grande surprise.)
Figaro s’écrie en le voyant.Monsieur Bégearss ! (Humblement.) Eh bien ! ce n’est qu’une humiliation de plus. Puisque vous attachez à l’aveu de mes torts le pardon que je sollicite, j’espère que Monsieur ne sera pas moins généreux.
Bégearss, étonné.Qu’y a-t-il donc ? Je vous trouve assemblés !
Le Comte, brusquement.Pour chasser un sujet indigne.
Bégearss, plus surpris encore, voyant le notaire.Et Monsieur Fal ?
M. Fal, lui montrant le contrat.Voyez qu’on ne perd point de temps, tout ici concourt avec vous.
Bégearss, surpris.Ha ! ha !…
Le Comte, impatient, à Figaro.Pressez-vous ; ceci me fatigue. (Pendant cette scène, Bégearss les examine l’un après l’autre, avec la plus grande attention.)
Figaro, l’air suppliant, adressant la parole au Comte.Puisque la feinte est inutile, achevons mes tristes aveux. Oui, pour nuire à Monsieur Bégearss, je répète, avec confusion, que je me suis mis à l’épier, le suivre, et le troubler partout : (Au Comte.) car Monsieur n’avait pas sonné lorsque je suis entré chez lui, pour savoir ce qu’on y faisait du coffre aux brillants de Madame, que j’ai trouvé là tout ouvert.
Bégearss.Certes ! ouvert à mon grand regret !
Le Comte fait un mouvement inquiétant. A part.Quelle audace !
Figaro, se courbant, le tire par l’habit pour l’avertir.Ah ! mon maître !
M. Fal, effrayé.Monsieur !
Bégearss, au Comte, à part.Modérez-vous ; ou nous ne saurons rien. (Le Comte frappe du pied ; Bégearss l’examine.)
Figaro, soupirant, dit au Comte.C’est ainsi que sachant Madame enfermée avec lui pour brûler de certains papiers dont je connaissais l’importance, je vous ai fait venir subitement.
Bégearss, au Comte.Vous l’ai-je dit ? (Le Comte mord son mouchoir de fureur).
Suzanne, bas à Figaro, par derrière.Achève, achève !
Figaro.Enfin, vous voyant tous d’accord, j’avoue que j’ai fait l’impossible pour provoquer entre Madame et vous la vive explication… qui n’a pas eu la fin que j’espérais…
Le Comte, à Figaro, avec colère.Finissez-vous ce plaidoyer ?
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Je ne m’en dédis point.
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Mais l’entreprendre sans succès, c’est lui ménager un triomphe…
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Monsieur Bégearss qui rentre !
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Ô traître !
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On ne peut plus se concerter ; mais, si vous m’écoutez, et me secondez tous pour lui donner une sécurité profonde, j’engage ma tête au succès.
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Vous allez lui parler du portefeuille et du contrat ?
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Non pas ; il en sait trop pour l’entamer si brusquement.
Il faut l’amener de plus loin à faire un aveu volontaire.
{{di|(Au comte.)}} Feignez de vouloir me chasser.
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Mais, mais, sur quoi ?
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Monsieur Bégeaaaaaaars !
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Auteur:Agnès Maria Bennett
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== Œuvres ==
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{{document|date=1789 |titre=Agnès de Courcy| avancement=}}
{{document|date=1786 |titre=Anna'', ou l’Héritière galloise|divers= traduit par Fontanelle| avancement=}}
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Auteur:Frances Brooke
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== Voir aussi ==
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Page:Young - Voyages en France en 1787, 1788 et 1789.djvu/8
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Seudo
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correction et affinements
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Page:Dubuisson - Armorial des principales maisons et familles du royaume, tome 1, 1757.djvu/250
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Charlie Main
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Corrections du texte
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91. '''DREUX''', ''seigneur de Brezé, de Berrie'' : d’azur, au chevron d’or, accompagné en chef de deux roses d’argent, & en pointe d’une ombre de soleil du second.
92. '''{{sc|le}} DROIT''' : de gueules, à la fasce d’argent, chargée de trois lions de sable, & accompagnée de trois molettes d’éperons d’or, 2 en chef, une en pointe.
93. '''DROUIN''', ''seigneur de la Borde'' : d’azur, a trois clous de la Passion appointés en perle d’or, accompagnés de trois étoiles d’argent, une en chef, deux en pointe.
94. '''DROUIN''', ''seigneur de Vaudeuil'' : écartelé au premier & dernier quartier d’azur, à la bande d’or, accompagnée de six étoiles de même en orle ; au 2 & 3 d’azur, à la gerbe d’argent, accotée de deux croissants de même ; sur le tout d’or, à l’arbre de sinople.
95. '''DRU''', ''seigneur de Mongelas'' : d’azur, au phénix sur son immortalité, fixant un soleil mouvant de l’angle dextre du chef, le tout d’or.
96. '''DRUMMOND''', ''seigneur de Melfort, de Lussan, de Valerose'' : écartelé au 1 & 4 quartier d’or, à trois fasces ondées de gueules ; au 2 & 3 d’azur, au lion d’argent, enclos dans un double trêcheur contre-fleuré de même.
97. '''DUBOIS''' : d’azur, à trois arbres d’or, au chef cousu de gueules, chargé de trois molettes d’éperon d’argent.
98. '''DUBOIS-BAILLET''', ''seigneur de Menillet, de Guedreville'' : d’or, à l’arbre de sinople posé sur une terrasse de même ; au chef de gueules, chargé de trois croissants d’argent.
99. '''{{sc|le}} DUC''' : d’or, à trois ducs de sable.<noinclude>
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Charlie Main
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91. '''DREUX''', ''seigneur de Brezé, de Berrie'' : d’azur, au chevron d’or, accompagné en chef de deux roses d’argent, & en pointe d’une ombre de soleil du second.
92. '''{{sc|le}} DROIT''' : de gueules, à la fasce d’argent, chargée de trois lions de sable, & accompagnée de trois molettes d’éperons d’or, 2 en chef, une en pointe.
93. '''DROUIN''', ''seigneur de la Borde'' : d’azur, a trois clous de la Passion appointés en perle d’or, accompagnés de trois étoiles d’argent, une en chef, deux en pointe.
94. '''DROUIN''', ''seigneur de Vaudeuil'' : écartelé au premier & dernier quartier d’azur, à la bande d’or, accompagnée de six étoiles de même en orle ; au 2 & 3 d’azur, à la gerbe d’argent, accotée de deux croissants de même ; sur le tout d’or, à l’arbre de sinople.
95. '''DRU''', ''seigneur de Mongelas'' : d’azur, au phénix sur son immortalité, fixant un soleil mouvant de l’angle dextre du chef, le tout d’or.
96. '''DRUMMOND''', ''seigneur de Melfort, de Lussan, de Valerose'' : écartelé au 1 & 4 quartier d’or, à trois fasces ondées de gueules ; au 2 & 3 d’azur, au lion d’argent, enclos dans un double trêcheur contre-fleuré de même.
97. '''DUBOIS''' : d’azur, à trois arbres d’or, au chef cousu de gueules, chargé de trois molettes d’éperon d’argent.
98. '''DUBOIS-BAILLET''', ''seigneur de Menillet, de Guedreville'' : d’or, à l’arbre de sinople posé sur une terrasse de même ; au chef de gueules, chargé de trois croissants d’argent.
99. '''{{sc|le}} DUC''' : d’or, à trois ducs de sable.<noinclude>
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Discussion utilisateur:SchnookiezFR
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2026-08-25T18:19:22Z
Céréales Killer
896
Céréales Killer a déplacé la page [[Discussion utilisateur:AlexandreDumont]] vers [[Discussion utilisateur:SchnookiezFR]] : Page automatiquement déplacée lors du renommage de l’utilisateur « [[Special:CentralAuth/AlexandreDumont|AlexandreDumont]] » en « [[Special:CentralAuth/SchnookiezFR|SchnookiezFR]] »
6611525
wikitext
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{{bv}}--[[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] ([[Discussion utilisateur:Zyephyrus|d]]) 25 février 2017 à 22:14 (UTC)
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Page:Corneille, Pierre - Œuvres, Marty-Laveaux, 1862, tome 7.djvu/248
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Vcelier
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<noinclude><pagequality level="4" user="Vcelier" />{{nr|236|TITE ET BÉRÉNICE.|}}</noinclude>{{Personnage|BÉRÉNICE.|c||sm|n}}
{{pom|
À vous dire le vrai, sa nouveauté m’étonne :
J’aurois eu quelque peine à vous croire si bonne ;
Et je recevrois l’offre avec confusion
{{nvd|850}}Si je n’y soupçonnois un peu d’illusion.
{{em}}Quoi qu’il en soit, Madame, en cette incertitude
Qui nous met l’une et l’autre en quelque inquiétude,
Ce que je puis répondre à vos civilités,
C’est de vous demander pour moi mêmes bontés,
{{nvd|855}}Et que celle des deux qui sera satisfaite
Traite l’autre de l’air qu’elle veut qu’on la traite.
J’ai vu Tite se rendre au peu que j’ai d’appas ;
Je ne l’espère plus, et n’y renonce pas.
Il peut se souvenir, dans ce grade sublime,
{{nvd|860}}Qu’il soumit votre Rome en détruisant Solyme,
Qu’en ce siége pour lui je hasardai mon rang,
Prodiguai mes trésors, et mes peuples leur sang,
Et que s’il me fait part de sa toute-puissance,
Ce sera moins un don qu’une reconnoissance.|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|DOMITIE.|c||sm|n}}
{{pom|
{{nvd|865}}Ce sont là de grands droits ; et si l’amour s’y joint,
Je dois craindre une chute à n’en relever point.
Tite y peut ajouter que je n’ai point la gloire
D’avoir sur ma patrie étendu sa victoire,
De l’avoir saccagée et détruite à l’envi,
{{nvd|870}}Et renversé l’autel du dieu que j’ai servi :
C’est par là qu’il vous doit cette haute fortune.
Mais je commence à voir que je vous importune.
Adieu. Quelque autre fois nous suivrons ce discours.|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|BÉRÉNICE.|c||sm|n}}
{{pom|
Je suis venue ici trop tôt de quatre jours ;
{{nvd|875}}J’en suis au désespoir et vous en fais excuse.|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|DOMITIE.|c||sm|n}}
{{pom|
Dans quatre jours, Madame, on verra qui s’abuse.|fs=100%|mg=0em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Mémoires de Suzon soeur de D. B., 1778.djvu/12
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr|8|PRÉFACE.|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>entendre juſques dans la rue, où le
peuple attroupé inſultoit encore au
malheur de mon amie. Je voulois fuir
de ce lieu d’horreur ; mais les forces
me manquerent. Je ſentis mes jambes
chanceler ſous moi, bientôt une ſueur
froide me couvrit tout le corps. Enfin,
je tombai ſans connoiſſance ſur le plancher.
La quantité de monde qui étoit
dans notre rue excita la curioſité du
Comte de C***** qui paſſoit par hazard
dans ce moment : il s’informa de ce
qui étoit arrivé, déſirant de ſavoir
d’où partoient les cris qu’on lui dit
avoir entendus, il ſe fit jour au travers
de la foule & parvint juſques dans ma
chambre. J’étois alors entourée de cinq
ou ſix femmes qui employoient tous
les ſecours que leur imagination {{tiret|pou|voit}}<noinclude>
<references/></noinclude>
nuxlc692brl2ey30r2mxp64lbh9eisw
Page:Mémoires de Suzon soeur de D. B., 1778.djvu/13
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Cunegonde1
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr||PRÉFACE.|9|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>{{tiret2|pou|voit}} leur ſuggérer, pour me tirer de l’état où j’étois. Le Comte voyant le peu d’efficacité de tous leurs remedes, ſortit de ſa poche un flacon qui contenoit un élixir ſi ſpiritueux & ſi ſalutaire aux perſonnes qui ſe trouvent mal, que j’en eus à peine ſur les levres que la connoiſſance me revint auſſi-tôt. Le Comte fut la premiere perſonne qui frappa mes regards. Quelle fut ma ſurpriſe, en voyant un Seigneur dont l’air noble & majeſtueux en impoſoit aux femmes qui m’entouroient, oublier lui-même ſon rang & ſa qualité, pour me procurer des ſecours ? Que de nobleſſe il montroit dans ſes regards ? Que de ſenſibilité ſon viſage annonçoit ! Combien ſa voix étoit propre à remettre le calme dans mon ame ! Il me parut, en un mot,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr|10|PRÉFACE.|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>un Ange deſcendu du Ciel, pour me retirer de l’abîme où mon malheur m’entraînoit. Conſolez-vous, Mademoiſelle, me dit le Comte de C***** ; ce qui vient de vous arriver, loin de rendre votre ſort malheureux, va peut-être le faire changer de face, ſur-tout, ſi vous voulez être ſage. Je veux vous mettre pour toujours dans le cas de n’avoir rien à redouter des caprices de la fortune. Je vais, au ſortir d’ici, vous louer un appartement que je ferai meubler par mon tapiſſier, & je viendrai moi même ce ſoir vous chercher pour vous y conduire, & vous en rendre la maîtreſſe.
Ce diſcours me ſurprit tellement que je ne trouvai point d’expreſſions pour remercier ce Seigneur de cette<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr||PRÉFACE.|11|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>généroſité inattendue. La profonde révérence que je fis, indiquoit ſeulement que la propoſition ne me déplaiſoit pas. Le Comte s’en contenta & ſortit un inſtant après, ſans paroître étonné de mon ſilence. Quant à moi, quoique toujours affligée de la perte de mon amie, je m’occupai à faire un paquet de mes hardes.
Dans le moment que ce généreux Seigneur ſortoit de ma chambre, la vieille Sibylle, chez qui nous étions, ma chere Suzon & moi, & qui m’avoit débauchée de chez mes parens, entra auſſi raſſurée depuis le départ des Archers, qu’elle avoit paru effrayée à leur arrivée. Elle me demanda ſi la perſonne qu’elle venoit de rencontrer ſortoit d’avec moi, & quel bénéfice ſa viſite avoit produit. Un {{tiret|très|-grand,}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr|12|PRÉFACE.|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>{{tiret2|très-|grand,}} Madame, lui dis-je. Auſſi-tôt, le babil m’étant revenu, je lui fis le détail de ſa douceur & de ſa ſenſibilité, & je n’omis pas ſur-tout de lui parler de la propoſition qu’il m’avoit faite de m’entretenir. Il y avoit trop long temps que je déſirois de quitter cette méchante femme, pour chercher à adoucir le chagrin que devoit lui occaſionner notre ſéparation. Malgré tous les ſoins qu’elle prit pour cacher la douleur que lui cauſoit cette nouvelle, elle en étoit trop étonnée pour qu’elle pût me voiler une partie de ſon trouble. À la fin cependant, faiſant un effort ſur elle-même, elle me dit avec une ſorte d’intérêt : tu n’as pas ſurement eu la folie de refuſer une propoſition auſſi avantageuſe. Je te l’avois toujours bien dit, ma chere<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr||PRÉFACE.|13|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>Roſalie, que je ſerois la cauſe de ton bonheur. Je te crois trop raiſonnable pour ne pas convenir que tu n’aurois jamais dû, ni pu prétendre à un pareil ſort, ſi tu fuſſes reſtée chez tes parens. Reproche-moi donc, me dit-elle d’un ton mielleux, de t’avoir arrachée des bras de ta famille ? Elle auroit encore parlé plus long-temps, selon ſa louable coutume, que je n’aurois pas prêté plus d’attention à ce qu’elle diſoit. J’étois trop occupée de tout ce qui venoit de m’arriver, pour répondre à cette femme, dont le caquet m’avoit de tout temps ennuyée. Voyant à la fin que par mon ſilence je paroiſſois faire peu de cas de tous ſes diſcours, elle réveilla mon attention, en me {{sic2|rappellant}} que nous avions un compte à régler {{tiret|enſem|ble.}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr|14|PRÉFACE.|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>{{tiret2|enſem|ble.}} Je le ſais, Madame, lui dis-je, & ſoyez bien perſuadée que je ne ſortirai point de chez vous, que vous ne ſoyez ſatisfaite. Les Meres Abbeſſes de ce pays ont toutes la ſage précaution que les filles qui ſont chez elles leur doivent, afin d’avoir un prétexte pour les retenir. J’avois affaire à une femme qui ſavoit trop bien ſon métier, pour être exceptée de la regle générale : je ne m’attendois pas, à la vérité, en me rappellant les profits que j’avois faits, être redevable d’une ſomme bien forte. Le contraire cependant arriva. J’eus beau crier : il en fallut paſſer par tout ce qu’on voulut. En un mot, le mémoire fut arrêté.
Sur le ſoir le Comte arriva, ainſi qu’il me l’avoit promis ; il me gronda de ce que je paroiſſois toujours affligée, {{tiret|Re|prenez,}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr||PRÉFACE.|15|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>{{tiret2|Re|prenez,}} Mademoiſelle, me dit-il, reprenez votre gaité : votre amie n’eſt pas perdue pour vous. J’aurois même déjà obtenu ſa liberté, ſi la maladie qu’elle a ne s’y étoit oppoſée. Je vous promets qu’elle ſera libre auſſi tôt après ſon entiere guériſon. J’appris alors de mon cher Comte que Suzon n’avoit été priſe, que parce qu’elle avoit donné la vérole à un jeune homme de famille, & que ce jeune homme avoit porté des plaintes à la Police contre elle. Cette nouvelle me fut d’autant plus agréable, que j’eſpérois faire part de mon bonheur à mon amie, & qu’elle me prouvoit que mon cher Comte commençoit déjà à chercher des occaſions de me faire plaiſir. Il m’aſſura, en des termes qui me peignoient ſon amour, qu’il auroit pour moi tant {{tiret|d’é|gards}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr|16|PRÉFACE.|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>{{tiret2|d’é|gards}} & de complaiſances, qu’il eſpéroit bientôt bannir de mon eſprit tous les chagrins que j’avois éprouvés. Ce qui vous {{corr|ſurprenda|ſurprendra}} peut-être, cher lecteur, c’eſt que perſonne n’a jamais été plus exact à tenir ſa parole. D’abord il paya tout ce que je devois ; il pouſſa même le déſintéreſſement juſqu’à vouloir que le paquet qui renfermoit mon linge & mes habits, fût donné à mon hôteſſe. Mais j’étois bien éloignée d’y conſentir. Je voulois que ces mêmes habits, en me rappellant l’état d’où j’avois été tirée, ſerviſſent auſſi à me faire reſſouvenir de mes devoirs. Tout fut donc porté, ſelon mes deſirs, dans le carroſſe du Comte, qui nous attendoit à la porte, & qui nous mena au fauxbourg S. Germain, où mon appartement avoit été<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr||PRÉFACE.|17|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>loué. Les meubles qui le garniſſoient étoient ſimples, mais propres & choiſis avec goût. Ce ne fut que quelque temps après mon arrivée dans ce quartier, que j’examinai tout ce qui compoſoit mon mobilier. J’avois paſſé ce jour-là par trop d’épreuves différentes pour faire une remarque. Mes domeſtiques n’étoient point nombreux. Aurois-je pu déſirer plus de monde pour me ſervir, qu’un laquais, une femme de chambre, & une cuiſiniere ; moi, qui la veille me ſerois trouvée au comble du bonheur, si je m’étois vue une ſimple ſervante à mes gages ? Je tairai tout ce que leur dit le Comte pour les engager à être exacts à leur devoir, afin de ne point ennuyer le lecteur par mille détails inutiles ; & je vais paſſer à la maniere dont ſe termina la ſoirée.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr|18|PRÉFACE.|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude><nowiki />
Nous ſoupâmes de très-bonne heure ; pendant tout le repas, mon amant chercha, par tant d’agaceries, à faire renaître ma joie, que je ne pus m’empêcher de rire à quelques-unes de ſes folies. Il auroit été impoſſible, quand il m’en auroit beaucoup coûté pour me contraindre, de ne pas au moins affecter un air gai. Les complaiſances & les attentions du Comte exigeoient ſans doute ce ſacrifice.
Nous étions à peine ſortis de table, que je vis mon amant ſe diſpoſer à ſe retirer. Quoi ! de ſi bonne heure, lui dis-je, {{M.|le Comte}} ? Oui, ma chere Roſalie, me répondit-il ; vous devez avoir beſoin de repos ; demain je pourrai, ſans vous incommoder, reſter plus long-temps avec vous ; mais il y auroit<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr||PRÉFACE.|19|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>du danger pour votre ſanté de le faire aujourd’hui. Mettez-vous au lit dès que je ſerai ſorti, & tâchez de bien dormir. Auſſi-tôt il vint m’embraſſer, & ſe retira. Avec quelle ſurpriſe je le vis partir ! malgré toute la bonne opinion que me donnoit de lui une conduite auſſi retenue, j’étois bien éloignée de penſer qu’un Seigneur riche, aimable, âgé de vingt-deux ans, pût avoir autant d’égards & de ménagemens que lui, pour une fille qui étoit en ſa puiſſance, & qu’il avoit retirée d’un lieu de débauche.
Ce que je vais dire étonnera encore plus, ſur-tout ces vieillards décrépits, qui emploient le ſouffle de vie qui leur reſte à être les bourreaux des filles, qui ne ceſſent de les tourmenter & de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr|20|PRÉFACE.|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>les faire ſervir à leurs goûts lubriques : que dis-je ? qui cherchent en vain, par des attitudes fatigantes & auſſi mauſſades que leur figure, à ranimer un feu que l’âge a pour jamais éteint dans leurs veines. Dans quel étonnement, dis-je, je te jeterois, cher lecteur, ſi je te diſois que mon amant a vécu avec moi une année entiere, avec les mêmes égards & les mêmes déférences qu’on a pour les filles les plus honnêtes. Je dis plus : il a voulu devoir à l’amour tous les plaiſirs qu’il a goûtés & qu’il goûte continuellement dans mes bras. Vous riez sûrement de ſa conduite ; vous le comparez à ce Marquis de Rozelle, qui vouloit prendre pour femme une Actrice de l’Opéra, que le prétendu repentir de ſa vie paſſée lui {{tiret|fai|ſoit}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr||PRÉFACE.|21|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>{{tiret2|fai|ſoit}} paroître plus estimable que ſi elle n’eût jamais fait de fautes. Soyez de bonne foi, vous croyez même lui faire grace en le comparant à un jeune homme nouvellement ſorti de ſon Collége, qui, tourmenté par la paſſion de l’amour, n’oſe faire les premieres avances à une femme, & trembleroit même de lâcher un propos équivoque qui pourroit l’offenſer. Dans quelle erreur groſſiere vous êtes, & combien vous êtes loin de juger du cœur de mon amant ! Il vouloit, en me témoignant beaucoup d’eſtime, m’apprendre que le moyen le plus sûr pour lui plaire étoit de m’eſtimer aſſez moi-même pour ne pas lui manquer.
Si cette voie peut quelquefois faire donner lourdement dans les piéges des<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr|22|PRÉFACE.|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>femmes, elle eſt cependant beaucoup plus ſûre pour l’homme qui ne ſe laiſſe pas aveugler par la paſſion, que tous les moyens qu’on emploie ordinairement. La jouiſſance d’une femme, dont on peut ſe dire aimé avec raiſon, & qu’on eſtime & qu’on aime ſoi-même, n’a-t elle pas mille fois plus de charmes que toutes ces liaiſons qui n’ont pour baſe qu’un intérêt vil & ſordide ? Mes ſentimens étoient ſi bien d’accord avec ceux de mon cher Comte, qu’il eſt impoſſible que la fortune raſſemble jamais deux êtres plus faits l’un pour l’autre : auſſi quelle différence on trouvera entre toutes les femmes entretenues & moi ! toutes n’aiment & n’eſtiment dans leurs amans que l’argent qu’ils leur donnent, & que les préſens<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr||PRÉFACE.|23|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>qu’ils leur font. Le plaiſir qu’elles trouvent à leur être infidelles en a porté pluſieurs à ſe faire baiſer par le dernier des laquais, faute de pouvoir donner leurs faveurs à d’autres.
Au reſte, il faut convenir que les hommes en général le méritent bien ; ils auroient même tort d’exiger qu’un ſexe plus foible que le leur, les fît ſouvent rougir de leur inconſtance. Comme ils ſont moins tourmentés par le deſir de remplir le vide de leur cœur, que par l’envie, en changeant de maîtreſſes, de ſatisfaire leur paſſion brutale, qu’ils volent de conquêtes en conquêtes, une ſeule ne pourroit jamais ſe prêter à leurs goûts auſſi bizarres qu’extraordinaires, trop heureux ſi par quelque maladie cruelle ils ne paient<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr|24|PRÉFACE.|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>un jour bien chérement les plaiſirs de l’inconſtance. Combien ils ont à redouter le ſort de ma chere Suzon, qui eſt morte, ainſi que je l’ai appris, huit jours après notre ſéparation, dans l’Hôpital de Bicêtre, pour avoir trop négligé d’arrêter les progrès de ſa maladie. Sa perte me ſera toujours d’autant plus ſenſible, que j’ai perdu en elle ma meilleure amie. Elle étoit moins débauchée par goût que par tempéramment. Son cœur malgré la vie qu’elle menoit depuis long-temps, lorſque je commençai à la connoître, n’étoit pas plus corrompu que ſi elle eût toujours eu une conduite réguliere : enfin c’étoit moins pour l’argent qu’elle retiroit du commerce des hommes, qu’elle ſe livroit à eux, que pour le plaiſir qu’elle trouvoit<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr||PRÉFACE.|25|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>dans la jouiſſance. Avec moins de paſſions, elle n’auroit eu aucun des vices qu’on reproche aux femmes. Elle étoit de bon conſeil, & m’a ſouvent donné des avis dont j’aurais bien fait de profiter. Comme elle ne remarquoit en moi aucun penchant pour le malheureux état que j’avois embraſſé, elle m’a pluſieurs fois conſeillé de retourner chez mes parens. Une réſolution auſſi généreuſe auroit trop coûté à mon amour-propre pour l’exécuter, & j’aurois mieux aimé être mille fois plus malheureuſe que je ne l’étois, plutôt que de rentrer dans ma famille. Quoique ma chere Suzon ſoit perdue pour moi ſans retour, c’eſt dans la lecture de ſes Mémoires que je trouve des leçons plus inſtructives que dans tous les livres que je lis : c’eſt en voyant<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr|26|PRÉFACE.|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>le tableau de ſes foibleſſes, que j’apprends à être toujours en garde contre les miennes : Auſſi je les ai toujours dans les mains dès que je ſuis ſeule. Chaque anecdote de ſa vie eſt pour moi tous les matins un objet de méditation.
Un jour que j’étois abſorbée dans les réflexions que m’occaſionnoit cette lecture, & que je tenois les Mémoires de Suzon à la main, le Comte entra dans ma chambre. Comme ma femme de chambre qui venoit de ſortir de mon appartement, en avoit laiſſé la porte ouverte, il fit ſi peu de bruit, qu’il étoit près de moi, que je ne m’en étois pas apperçue. Mon premier mouvement fut de cacher le cahier ſous le couſſin de mon fauteuil. Mais il n’étoit plus temps ; il avoit été témoin de mon<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr||PRÉFACE.|27|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>embarras à ſon arrivée, & avoit remarqué le myſtere que je voulois lui faire. Cette précaution inutile ne ſervit qu’à le chagriner, & qu’à lui faire voir le peu de confiance que j’avois en lui. L’air froid avec lequel il m’aborda contre ſon ordinaire, me l’annonçoit aſſez. Mais je feignis de pas m’en appercevoir. Comment vous portez-vous aujourd’hui, me dit-il ; avez-vous bien dormi cette nuit ? Il m’auroit fait encore, je crois, cent autres queſtions auſſi indifférentes, ſi j’avois pû les ſoutenir & ſi je n’avois rompu cette mauſſade & inſipide converſation. Qu’avez-vous, {{M.|le Comte}}, aujourd’hui, lui dis je ? L’altération qui paroît ſur votre viſage, ces ſoupirs qui s’échappent malgré vous, vos yeux qui évitent de rencontrer les<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr|28|PRÉFACE.|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>miens, en un mot tout ce que je vois m’accable de douleur, & ſembleroit m’annoncer que j’ai déjà eu le malheur de vous déplaire. Parlez, mon cher Comte, duſſiez-vous prononcer l’arrêt de ma mort, il ſeroit moins dur pour moi de l’entendre de votre bouche, que de demeurer dans l’état où vous avez la cruauté de me laiſſer. J’accompagnai ces dernieres paroles d’un torrent de larmes. Mon Amant ne put voir mes pleurs ſans s’attendrir. Pourquoi vous chagriner ainſi, me dit-il, ma chere Roſalie ? Les ſujets de plaintes que j’ai à former contre vous, me chagrinent, mais ne peuvent jetter aucune eſpece de ſoupçon, ni ſur votre probité, ni ſur votre amour pour moi. À la vérité, je me rends juſtice & je ſens qu’il n’y a pas<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr||PRÉFACE.|29|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>aſſez de temps que je vous connois, pour que vous m’ayez accordé toute votre confiance, malgré tout ce que j’ai fait pour vous prouver que je n’en étois pas indigne : d’ailleurs je ſens qu’on redoute toujours avec raiſon l’indiſcrétion des jeunes gens de mon âge. Je ſuis donc fâché du myſtere que vous me faites ; mais je me garderai bien d’exiger de voir ce manuſcrit que vous avez caché à mon arrivée. Puis prenant inſenſiblement un ton plaiſant ; peut-être eſt-ce, me dit-il, le tableau de vos foibleſſes dont vous aurez fait l’eſquiſſe ? Dans ce cas, je ne suis plus ſi étonné du deſir que vous avez qu’il ſoit ignoré de toute la terre. Dejà même je me reproche d’avoir pû vous laiſſer entrevoir que je ne voulois pas que vous euſſiez des ſecrets pour moi :<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr|30|PRÉFACE.|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>ceux-là ſont privilégiés & très-privilégiés ; car je ſais combien il en coûte à une jolie femme d’avouer qu’elle s’eſt quelquefois mal défendue contre les hommes.
Que vous êtes loin de deviner, mon cher Comte, lui dis-je, ce que contient ce cahier ! vous avez beau affecter beaucoup d’indifférence à le lire ; il vous ſera fort difficile de me faire accroire que vous ne brûlez pas d’envie de l’avoir entre les mains, ou du moins, tout me le perſuade. Le chagrin que vous avez d’abord témoigné en me le voyant cacher ; le ton plaiſant que vous venez de prendre, depuis que vous vous êtes apperçu que vous m’aviez fait de la peine, ſont autant de moyens que vous employez pour ſatisfaire votre curioſité. Tenez,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr||PRÉFACE.|31|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>lui dis-je, je ne veux pas vous faire languir davantage : voilà ce que vous avez tant déſiré. Puiſſai-je, en dépoſant dans votre ſein le ſecret d’une amie dont la perte m’affligera toujours, vous prouver combien je ſuis fâchée d’avoir pû manquer un inſtant de confiance en vous ! Puiſſe votre Amante par ce ſacrifice, vous faire voir qu’elle ne veut jamais avoir rien de caché pour vous !
Le Comte fit d’abord des difficultés pour prendre ce cahier, m’aſſurant qu’il ne ſe pardonneroit jamais le chagrin qu’il m’avoit cauſé, & que dans la ſuite il ne ſeroit plus auſſi curieux. Comme je voulois abſolument qu’il prît connoiſſance des Mémoires de ma chere Suzon qui avoient donné lieu au mouvement de jalouſie qu’il avoit éprouvé, il y {{tiret|conſen|tit,}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" />{{Nr|32|PRÉFACE.|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>{{tiret2|conſen|tit,}} après s’être fait long-temps prier, mais à condition que je les lirois moi-même.
Après bien des je ne veux pas… je les ai déjà lus… il fallut céder ; parce que, diſoit-il, le ſon de ma voix portoit dans ſon ame le plus grand raviſſement. Ce compliment étoit bien propre à flatter la vanité d’une femme & ſur-tout d’une jeune perſonne ; mais pour dire la vérité ce n’étoit qu’un prétexte honnête pour colorer le déſir qu’avoit mon Amant de ne laiſſer échapper aucune des impreſſions, que le récit des différentes aventures d’une femme que j’avois beaucoup aimée devoit faire ſur moi.
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Mémoires de Suzon sœur de D. B., éd. 1778/1
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{{T3|LE PROGRAMME JACOBIN|{{t|LIVRE DEUXIÈME |120}}|m=1.5em|ff=Serif}}
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{{t4|'''CHAPITRE I'''|mb=1em|sp=0.1em|ff=Serif}}
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{{a|I. Programme du parti jacobin. — Principe abstrait et développement spontané de la théorie. — II. Conception de la société. — Le contrat social. — Aliénation totale de l’individu à la communauté. — L’État propriétaire des choses. — Confiscations et séquestres. — Préemption et réquisition des denrées et des marchandises. — L’État propriétaire des individus. — Réquisition des personnes pour le service militaire. — Réquisition des personnes pour le service civil. — L’État philanthrope, pédagogue, théologien, moraliste, censeur, directeur des idées et des sentiments intimes. — III. Objet de l’État, la régénération de l’homme. — Deux parties dans cette œuvre. — Restauration de l’homme naturel. — Formation de l’homme social. — Grandeur de l’entreprise. — Pour l’exécuter, l’emploi de la force est un droit et un devoir. — IV. Les deux déformations de l’homme naturel. — La religion positive. — Proscription du culte orthodoxe. — Mesures contre les ecclésiastiques insermentés. — Mesures contre les fidèles orthodoxes. — Destruction du culte constitutionnel. — Pression sur les prêtres assermentés. — Fermeture des églises et suppression des cérémonies. — Prolongement de la persécution jusqu’au Consulat. — V. L’inégalité sociale. — Malfaisance de l’aristocratie de race. — Mesures contre le Roi et les nobles. — Malfaisance de l’aristocratie de fortune. — Mesures contre les propriétaires, les capitalistes et les rentiers. — Destruction des grandes fortunes. — Mesures pour les empêcher de se reformer. — VI. Conditions requises pour la formation du citoyen. — Projets pour {{tiret|suppri|mer}}|début=1}}<noinclude></div></noinclude><noinclude>
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{{T4||II|mt=2.5em|mb=0.5em|ff=Serif|fw=bold}}
Suivons ce déroulement intérieur, et remontons, avec le Jacobin, aux principes, au pacte primordial, à l’institution de la société. Il n’y a qu’une société juste, celle qui est fondée sur « le contrat social » ; et « les clauses de ce contrat, bien entendues, se réduisent toutes à une seule, l’aliénation totale de chaque individu, avec tous ses droits, à la communauté,… chacun se donnant tout entier, tel qu’il se trouve actuellement, lui et toutes ses forces, dont les biens qu’il possède font partie<ref>Ce texte et les suivants sont extraits de Rousseau (''Contrat social''). — Cf. l’''Ancien Régime'', vol. {{rom-maj|II}}, livre {{rom-maj|III}}, ch. {{rom|iv}}, 46-50, 68-75.</ref> ». Nulle exception ni réserve. Rien de ce qu’il était ou avait auparavant ne lui appartient plus en propre ; ce que désormais il est ou il a, ne lui est dévolu que par délégation. Ses biens et sa personne sont maintenant une portion de la chose publique ; s’il les possède, c’est de seconde main ; s’il en jouit, c’est par octroi. Il en est le dépositaire, le concessionnaire, l’administrateur, rien de plus<ref>L’ascendant de cette idée est si universel et si précoce, qu’on la trouve énoncée par Mirabeau dès la séance du 10 août 1789 (Buchez et Roux, {{rom-maj|II}}, 257) : « Je ne connais que trois manières d’exister dans la société : il faut y être ''mendiant'', ''voleur'' ou ''salarié''. Le propriétaire n’est lui-même que le premier des salariés. Ce que nous appelons vulgairement sa propriété n’est autre chose que le prix que lui paye la société pour les distributions qu’il est chargé de faire aux autres individus, par ses consommations et ses dépenses. ''Les propriétaires sont les agents, les économes du corps social''. »</ref>. En d’autres termes, il<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|88|LA RÉVOLUTION}}</noinclude>
n’est à leur endroit qu’un gérant, c’est-à-dire un fonctionnaire semblable aux autres, nommé à titre précaire et toujours révocable par l’État qui l’a commis. « Comme la nature donne à chaque homme un pouvoir absolu sur tous ses membres, le pacte social donne au corps social un pouvoir absolu sur tous les siens. » Souverain omnipotent, propriétaire universel, l’État exerce à discrétion ses droits illimités sur les personnes et sur les choses ; en conséquence, nous, ses représentants, nous mettons la main sur les choses et sur les personnes ; elles sont à nous, puisqu’elles sont à lui.
Nous avons confisqué les biens du clergé, environ 4 milliards ; nous confisquons les biens des émigrés, environ 3 milliards<ref>''Rapports'' de Roland, 6 janvier 1793, et de Cambon, {{1er}} février 1793.</ref> ; nous confisquons les biens des guillotinés et des déportés : il y a là des centaines de millions ; on les comptera plus tard, puisque la liste reste ouverte et va s’allongeant tous les jours. Nous séquestrons les biens des suspects, ce qui nous en donne l’usufruit : encore des centaines de millions ; après la guerre et le bannissement des suspects, nous saisirons la propriété avec l’usufruit : encore des milliards de capital<ref>Buchez et Roux, XXXI, 311 (''Rapport'' de Saint-Just, 8 ventôse an {{rom-maj|II}}, et décret conforme).</ref>. En attendant, nous prenons les biens des hôpitaux et autres établissements de bienfaisance, environ 800 millions ; nous prenons les biens des fabriques, des fondations, des instituts d’éducation, des sociétés littéraires ou scientifiques : autre tas de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||LE PROGRAMME JACOBIN|89}}</noinclude>
millions<ref>''Décret'' du 13 brumaire an {{rom-maj|II}}. — ''Rapport'' de Cambon, {{1er}} février 1793. Cambon évalue les seuls biens de l’ordre de Malte et des collèges à 400 millions.</ref>. Nous reprenons les domaines engagés ou aliénés par l’État depuis trois siècles et davantage : il y en a pour 2 milliards<ref>''Moniteur'', XVIII, 419 et 486 (''Rapports'' de Cambon, 22 brumaire et {{1er}} frimaire an {{rom-maj|II}}) : « Commençons par nous emparer des domaines engagés, nonobstant les lois précédentes. »</ref>. Nous prenons les biens des communes jusqu’à concurrence de leurs dettes. Nous avons déjà reçu par héritage l’ancien domaine de la couronne et le domaine plus récent de la liste civile. De cette façon, plus des trois cinquièmes<ref>Cf. l’''Ancien Régime'', vol. {{rom-maj|I}}, livre {{rom-maj|I}}, 21.</ref> du sol arrivent entre nos mains, et ces trois cinquièmes sont de beaucoup les mieux garnis ; car ils comprennent presque toutes les grandes et belles bâtisses, châteaux, abbayes, palais, hôtels, maisons de maîtres, et presque tout le mobilier de luxe ou d’agrément, royal, épiscopal, seigneurial et bourgeois, meubles de prix, vaisselle, bibliothèques, tableaux, objets d’art accumulés depuis des siècles. — Notez encore la saisie du numéraire et de toutes les matières d’or et d’argent ; dans les seuls mois de novembre et décembre 1793, cette rafle met dans nos coffres trois ou quatre cents millions<ref name="p89n4">Mallet du Pan, ''Mémoires'', {{rom-maj|II}}, 19. — ''Moniteur'', XVIII, 565 (''Rapport'' de Cambon, 11 frimaire an {{rom-maj|II}}). Sur l’invitation de la Société populaire de Toulouse, le département de la Haute-Garonne a ordonné à tous ceux qui possédaient des objets d’or ou d’argent de les porter aux caisses de leurs districts, pour être échangés contre des assignats. « Cet arrêté a produit jusqu’à ce jour dans les caisses de Toulouse environ {{unité|1500000}} ou {{unité|1600000}} livres en or et en argent. » — De même à Montauban et ailleurs : « Plusieurs de nos collègues, dit Cambon, ont même {{tiret|dé|cerné}}</ref>, non<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||LE PROGRAMME JACOBIN|91}}</noinclude>
ou de roulage, et nous vidons ses écuries. Nous emportons les batteries de cuisine pour avoir du cuivre ; nous mettons les gens hors de leur chambre pour avoir des lits ; nous leur ôtons le manteau des épaules et la chemise du dos ; nous déchaussons en un jour dix mille particuliers dans une seule ville<ref>''Archives nationales'', AF, {{rom-maj|II}}, 106 (Arrêté du représentant Beauchamp, l’Isle-Jourdain, 2 pluviôse an {{rom-maj|II}}) : « Tous les manteaux bleus ou verts, tant du département de la Haute-Garonne que des Landes, du Gers et autres, sont dès à présent mis en réquisition. Dans les vingt-quatre heures, tout citoyen propriétaire de manteaux bleus ou verts sera tenu d’en faire la déclaration et le dépôt à la municipalité du lieu où il se trouvera. » Sinon, « suspect », et traité comme tel. — ''Ib''., AF, {{rom-maj|II}}, 92 (Arrêté de Taillefer, 3 brumaire an {{rom-maj|II}}, à Villefranche-l’Aveyron) — Comte de Martel, ''Étude sur Fouché'', 368 (Arrêté de Fouché, Collot d’Herbois et La Porte, Lyon, 21 brumaire an {{rom-maj|II}}). — ''Moniteur'', XVIII, 384 (séance du 19 brumaire. Lettre de Barras et Fréron, datée de Marseille). — ''Moniteur'', XVIII, 513 (Arrêtés de Lebon et Saint-Just à Strasbourg, 24 et 25 brumaire an {{rom-maj|II}}). — Lettre d’Isoré au ministre Bouchotte, 4 novembre 1793 (Legros, ''la Révolution telle qu’elle est''), — Le principe de toutes ces mesures a été posé par Robespierre dans son discours sur la propriété (24 avril 1793), et dans la Déclaration des Droits adoptée à l’unanimité par la Société des Jacobins (Buchez et Roux, XXVI, 93 et 130).</ref>. En cas de besoin public, dit le représentant Isoré, « tout appartient au peuple et rien aux individus ».
En vertu du même droit, nous disposons des personnes comme des choses. Nous décrétons la levée en masse et, ce qui est plus étrange, nous l’effectuons, au moins sur plusieurs points du territoire et pendant les premiers mois : en Vendée et dans les départements du Nord et de l’Est, c’est bien toute la population mâle et valide, tous les hommes jusqu’à cinquante ans, que<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|92|LA RÉVOLUTION}}</noinclude>
nous poussons par troupeaux contre l’ennemi<ref>Rousset, ''les Volontaires'', 234 à 254.</ref>. Nous enrôlons ensuite une génération entière, tous les jeunes gens de dix-huit à vingt-cinq ans, presque un million d’hommes<ref>''Rapport'' de Cambon, 3 pluviôse an {{rom-maj|III}}, 3 : « Un cinquième de la population active est employé à la défense commune. » — ''Décrets'' des 12 mai et 23 août 1793. — ''Décret'' du 22 novembre 1793. — ''Arrêté'' du Directoire du 18 octobre 1798.</ref> ; dix ans de fers pour quiconque manque à l’appel ; il est qualifié de déserteur, ses biens sont confisqués, ses parents sont punis avec lui ; plus tard, il sera assimilé aux émigrés, condamné à mort, ses père, mère, ascendants seront traités en suspects, partant incarcérés et leurs biens séquestrés. — Pour armer, habiller, chausser, équiper nos recrues, il nous faut des ouvriers : nous convoquons au chef-lieu les armuriers, les forgerons, les serruriers, tous les tailleurs, tous les cordonniers du district, « maîtres, apprentis et garçons<ref>''Moniteur'', XIX, 631 (Décret du 14 ventôse an {{rom-maj|II}}). — ''Archives nationales'', D, § {{rom-maj|I}}, 10 (Arrêté des représentants Lacroix, Louchet et Legendre, Pont-Audemer, 14 frimaire an {{rom-maj|II}}). — ''Moniteur'', XVIII, 622 (Décret du 18 frimaire an {{rom-maj|II}}){{Corr||.}}</ref> » ; nous mettons en prison ceux qui ne viennent pas ; nous installons les autres, par escouades, dans les maisons publiques, et nous leur distribuons la tâche ; il leur est interdit de rien fournir aux particuliers ; désormais les cordonniers de France ne fabriqueront plus que pour nous, et chacun d’eux, sous peine d’amende, nous livrera tant de paires de souliers par décade. — Mais le service civil n’est pas moins important que le service militaire, et il est aussi urgent<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|94|LA RÉVOLUTION}}</noinclude>
aussi la mettre sur le dernier. À cela encore la réquisition suffit : nous l’appliquons à toutes les besognes ; chacun est tenu de continuer la sienne, le fabricant de fabriquer, le commerçant de commercer, même à son détriment, parce que, s’il y perd, le public y gagne, et qu’un bon citoyen doit préférer à son profit privé l’avantage public<ref>''Décret'' du 11 brumaire an {{rom-maj|II}}, article 7.</ref>. En effet, quel que soit son office, il est un employé de la communauté ; partant, celle-ci peut, non seulement lui prescrire, mais lui choisir sa tâche ; elle n’a pas besoin de le consulter, il n’a pas le droit de refuser. C’est pourquoi nous nommons ou nous maintenons les gens, même malgré eux, aux magistratures, aux commandements, aux emplois de tout genre ; ils ont beau s’excuser ou se dérober, ils resteront ou deviendront généraux, juges, maires, agents nationaux, conseillers municipaux, commissaires de bienfaisance ou d’administration<ref name="p94n2">Gouvion-Saint-Cyr, ''Mémoires sur les campagnes, de'' 1702 ''à la paix de Campo-Formio'', {{rom-maj|I}}, 91-109 : « L’avancement que tout le monde craignait à cette époque… » ''Ib''., 229 : « Les hommes qui avaient quelques moyens s’éloignaient avec obstination de toute espèce d’avancement. » — ''Archives nationales'', DS, {{rom-maj|I}}, 5. (Mission du représentant Albert dans l’Aube et la Marne, et notamment arrêté d’Albert, Châlons, 7 germinal an {{rom-maj|III}}, avec les nombreuses pétitions des juges et officiers municipaux qui sollicitent leur remplacement). — Lettre du peintre Gosse (publiée dans le ''Temps'' du 31 mai 1882), très curieuse pour montrer les misères de la vie privée pendant la Révolution : « Mon père fut nommé commissaire de bienfaisance et commissaire pour l’habillement des troupes ; au moment de la Terreur, il eût été bien imprudent de refuser un emploi. » — ''Archives nationales'', F{{e|7}}, 3485 (Affaire de Toussaint Girard, notaire à Paris, « tombé sous le glaive de la loi, le 9 thermidor an {{rom-maj|II}} »). Ce Girard, très libéral</ref>, à leur corps défendant. Tant pis<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||LE PROGRAMME JACOBIN|95}}</noinclude><ref follow="p94n2">pendant les premiers temps de la Révolution, avait été président de sa section en 1789 ; mais, après le 10 août, il s’était tenu coi. Le comité de la section des Amis de la Patrie, « considérant que le citoyen Girard… ne s’est montré que dans les temps où la cour et La Fayette dominaient les Sans-Culottes », que, « depuis la Révolution de l’égalité, ''il a privé de ses lumières ses concitoyens, ce qui est un crime en Révolution'',… reconnaît ledit citoyen suspect à l’unanimité, et arrête qu’il sera conduit au Luxembourg ».</ref>
pour eux, si la charge est onéreuse ou dangereuse, s’ils n’ont pas le loisir nécessaire, s’ils ne se sentent pas les aptitudes requises, si le grade ou la fonction leur semble un acheminement vers la prison ou la guillotine ; quand ils allégueront que l’emploi est une corvée, nous leur répondons qu’ils sont les corvéables de l’État. — Telle est désormais la condition de tous les Français et aussi de toutes les Françaises. Nous forçons les mères à mener leurs filles aux séances des sociétés populaires. Nous obligeons les femmes à parader et à défiler en groupes dans les fêtes républicaines ; nous allons prendre dans leurs maisons les plus belles pour les habiller en déesses antiques et pour les promener sur un char en public ; parfois même, nous en désignons de riches pour épouser des patriotes<ref>Ludovic Sciout, ''Histoire de la Constitution civile du clergé'', t. IV, 131, 135 (Arrêtés de Dartigoeyte et de Pinet). — ''Recueil de pièces authentiques servant à l’histoire de la Révolution à Strasbourg'', t. {{rom-maj|I}}, 230 (Discours de Schneider à Barr, pour marier le patriote Funck). — Il paraît que Schneider faisait mieux encore, et pour son propre compte (''Ib''., 317).</ref> : il n’y a pas de raison pour que le mariage, qui est le plus important des services, ne soit pas, comme les autres, mis en réquisition. — Aussi bien, nous entrons dans les<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|96|LA RÉVOLUTION}}</noinclude>
familles, nous enlevons l’enfant, nous le soumettons à l’éducation civique. Nous sommes pédagogues, philanthropes, théologiens, moralistes. Nous imposons de force notre religion et notre culte, notre morale et nos mœurs. Nous régentons la vie privée et le for intérieur ; nous commandons aux pensées, nous scrutons et punissons les inclinations secrètes, nous taxons, emprisonnons et guillotinons, non seulement les malveillants, mais encore « les indifférents, les modérés, les égoïstes<ref>Buchez et Roux, XXIX, 160 (Rapport de Saint-Just, 10 octobre 1793). « Vous avez à punir, non seulement les traîtres, mais les ''indifférents'' mêmes ; vous avez à punir quiconque est ''passif'' dans la République et ne fait rien pour elle. »</ref> ». Nous dictons à l’individu, par delà ses actes visibles, ses idées et ses sentiments intimes ; nous lui prescrivons ses affections comme ses croyances, et nous refaisons, d’après un type préconçu, son intelligence, sa conscience et son cœur.
{{T4||III|mt=2.5em|mb=0.5em|ff=Serif|fw=bold}}
Rien d’arbitraire dans cette opération ; car le modèle idéal est tracé d’avance. Si l’État est omnipotent, c’est pour « régénérer les hommes », et la théorie qui lui confère ses droits lui assigne en même temps son objet.
En quoi consiste cette régénération de l’homme ? — Considérez un animal à l’état domestique, le chien ou le cheval. Maigre, battu, lié ou enchaîné, il y en a mille exploités et surmenés contre un qui se prélasse et<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||LE PROGRAMME JACOBIN|97}}</noinclude>
mourra de gras fondu ; et chez tous, gras ou maigres, l’âme est encore plus gâtée que le corps. Un respect superstitieux les courbe sous leur fardeau, ou les fait ramper devant leur maître. Serviles, paresseux, gourmands, débiles, incapables de résister aux intempéries, s’ils ont acquis les misérables talents de l’esclavage, ils en ont contracté les infirmités, les besoins et les vices. Une croûte d’habitudes ineptes et d’inclinations perverses, une sorte d’être factice et surajouté a recouvert chez eux la nature première. — Et, d’autre part, la meilleure portion de leur nature première n’a pu se développer, faute d’emploi. Séparés les uns des autres, ils n’ont point acquis le sentiment de la communauté ; ils ne savent pas, comme leurs frères des savanes, s’assister entre eux et subordonner l’intérêt de l’individu à l’intérêt du troupeau. Chacun d’eux tire à soi, nul ne se soucie des autres, tous sont égoïstes, les instincts sociaux ont avorté. — Tel est l’homme aujourd’hui, une créature défigurée qu’il faut restaurer, une créature inachevée qu’il faut parfaire. Ainsi notre tâche est double : nous avons à démolir et nous avons à construire ; nous dégagerons d’abord l’homme naturel, pour édifier ensuite l’homme social.
L’entreprise est immense, et nous en sentons l’immensité. « Il faut, dit Billaud-Varennes<ref>Buchez et Roux, XXXII, 338 (Rapport à la Convention sur la théorie du gouvernement démocratique, par Billaud-Varennes, 20 avril 1794).</ref>, ''recréer'' en quelque sorte le peuple qu’on veut rendre à la liberté, puisqu’il<noinclude>
<references/>
{{Numérotation||{{tab}}{{tab}}{{sc|la révolution. {{rom|v}}.}}|T. VII. — 7{{tab}}{{tab}}}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|98|LA RÉVOLUTION}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>faut détruire d’anciens préjugés, changer d’antiques habitudes, perfectionner des affections dépravées, restreindre des besoins superflus, extirper des vices invétérés. » — Mais l’entreprise est sublime, car il s’agit de « remplir les vœux de la nature<ref>Buchez et Roux, XXXI, 270 (Rapport de Robespierre sur les principes qui doivent guider la Convention nationale dans l’administration intérieure de la République, 5 février 1794). — Cf. (l’''Ancien Régime'', vol. {{rom-maj|II}}, liv. {{rom-maj|III}}, 29 à 44) les idées de Rousseau ; celles de Robespierre n’en sont que le décalque.</ref>, d’accomplir les destins de l’humanité, de tenir les promesses de la philosophie ». — « Nous voulons, dit Robespierre<ref>''Ib''., 270. — La prétention de réformer les sentiments des hommes se retrouve dans tous les programmes. — ''Ib''., 305 (Rapport de Saint-Just, 26 février 1794). « Notre but est de créer un ordre de choses ''tel qu’une pente universelle vers le bien s’établisse'', et que les factions se trouvent lancées tout d’un coup sur l’échafaud. » — ''Ib''., 337 (Rapport de Saint-Just, 13 mars 1794). Nous ne connaissons qu’un moyen d’arrêter le mal, c’est de mettre enfin la Révolution dans l’état civil, et de ''faire la guerre à toute espèce de perversité'', comme suscitée parmi nous à dessein d’énerver la République. »</ref>, substituer la morale à l’égoïsme, la probité à l’honneur, les principes aux usages, les devoirs aux bienséances, l’empire de la raison à la tyrannie de la mode, le mépris du vice au mépris du malheur, la fierté à l’insolence, la grandeur d’âme à la vanité, l’amour de la gloire à l’amour de l’argent, les bonnes gens à la bonne compagnie, le mérite à l’intrigue, le génie au bel esprit, le charme du bonheur aux ennuis de la volupté, la grandeur de l’homme à la petitesse des grands, un peuple magnanime, puissant, heureux, à un peuple aimable, frivole et misérable, c’est-à-dire toutes les<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||LE PROGRAMME JACOBIN|99}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>vertus et tous les miracles de la république à tous les vices et à tous les ridicules de la monarchie. » Nous ferons cela, tout cela, coûte que coûte. Peu importe la génération vivante : nous travaillons pour les générations futures. « L’homme obligé de s’isoler du monde et de lui-même jette son ancre dans l’avenir et presse sur son cœur la postérité innocente des maux présents<ref>Buchez et Roux, XXXV, 276, 287 (Institutions par Saint-Just). — ''Moniteur'', XVIII, 343 (séance des Jacobins ; 13 brumaire an {{rom-maj|II}}, discours de Baudot).</ref>. » Il sacrifie à son œuvre sa vie et la vie d’autrui. « Le jour où je serai convaincu, écrit Saint-Just, qu’il est impossible de donner au peuple français des mœurs douces, énergiques, sensibles, inexorables pour la tyrannie et l’injustice, je me poignarderai. » — « Ce que j’ai fait dans le Midi, dit Baudot, je le ferai dans le Nord : je les rendrai patriotes : ou ils mourront, ou je mourrai. » — « Nous ferons un cimetière de la France, dit Carrier, plutôt que de ne la pas régénérer à notre manière. » — En vain des esprits aveugles ou des cœurs dépravés voudraient protester ; c’est parce qu’ils sont aveugles ou dépravés qu’ils protestent. En vain l’individu alléguerait ses droits individuels ; il n’en a plus : par le Contrat social qui est obligatoire et seul valable, il a fait abandon de tout son être ; n’ayant rien réservé, « il n’a rien à réclamer ». Sans doute, quelques-uns regimberont, parce que chez eux le pli contracté persiste et que l’habitude postiche recouvre encore l’instinct originel. Si l’on déliait le cheval de meule, il recommencerait à tourner en rond ; si l’on<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|100|LA RÉVOLUTION}}</noinclude>
déliait le chien du bateleur, il se remettrait sur ses pattes de derrière ; pour les rendre à leur allure spontanée, il faudrait les secouer rudement. Pareillement, il faudra secouer l’homme pour le rendre à son attitude normale. Mais, en ceci, nous n’avons point de scrupules<ref>Buchez et Roux, XXIX, 142 (Discours de Jeanbon-Saint-André à la Convention, 25 septembre 1793). « On dit que nous exerçons un pouvoir arbitraire, on nous accuse d’être despotes. Des despotes ! nous ! ah ! sans doute, si c’est le despotisme qui doit faire triompher la liberté, ce despotisme est la régénération politique. » (''On applaudit''). — ''Ib''., XXXI. 276 (Rapport de Robespierre, 17 pluviôse an {{rom-maj|II}}). « On a dit que la terreur est le ressort du gouvernement despotique. Le vôtre ressemble-t-il donc au despotisme ? Oui, comme le glaive qui brille dans les mains des héros de la liberté ressemble à celui dont les satellites de la tyrannie sont armés… Le gouvernement de la Révolution est le despotisme de la liberté contre la tyrannie. »</ref> ; car nous ne le courbons pas, nous le redressons ; selon le mot de Rousseau, « nous le forçons à être libre » ; nous lui conférons le plus grand des bienfaits que puisse recevoir une créature humaine ; nous le ramenons à la nature, et nous l’amenons à la justice. C’est pourquoi, maintenant qu’il est averti, s’il s’obstine à résister, il devient criminel et digne de tous les châtiments<ref name="p100n2">''Ib''., XXXII, 253 (Décret du 20 avril 1794). « La Convention déclare qu’appuyée sur les vertus du peuple français, elle fera</ref> ; car il se déclare rebelle et parjure, ennemi de l’humanité et traître au pacte social.
{{T4||IV|mt=2.5em|mb=0.5em|ff=Serif|fw=bold}}
Commençons par nous figurer l’homme naturel ; certainement, aujourd’hui on a peine à le reconnaître : il<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Chansons de l Escalade, Geneve, Jullien, 1845.djvu/43
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||— 38 —}}</noinclude><section begin="XVIII"/>{{poem|{{c|8}}Vatteville, ta prudence
Ne se peut trop exalter ;
Tu fuis, c’est par prévoyance ;
Tu voulais encor chanter :
:Que le vin est bon, etc.
{{c|9}}Dandelot, tu rends la fuite.
Courage ! Si Chaffardon
Eût imité ta conduite,
Il eût chanté du bon ton :
:Que le vin est bon, etc.
{{c|10}}D’Attignac, de La Jeunesse
Que ne suivois-tu les as ?
On t’eût vu plein d’allégresse,
Entonner dans un repas :
:Que le vin est bon, etc.
{{c|11}}Picot, lorsque par la herse
Tu te trouvas arrêté,
Qui t’eût dit : vois-tu, je verse ;
Prends ce verre. eus’-tu chanté :
:Que le vin est bon,
{{c|12}}Toi, qui sauvas la patrie,
En croisant ainsi Picot,
Mercier, tu vaux bien qu’on erre,
En vidant à toi ce pot :
:Que le vin est bon, etc.
{{c|13}}Quand tirant à l’aventure,
Les échelles tu brisas,
Fier, dans cette conjoncture,
Brazier, ne chantois-tu pas :
:Que le vin est bon, etc.
{{c|14}}Et vous, Madame Royaume,
Qui fîtes si galamment
D’une marmite un heaume,
Chantiez-vous en ce moment :
:Que le vin est bon, etc.
{{c|15}}Nous, qui n’avons rien à craindre,
Laissons les morts en repos.
Sans les blâmer ni les plaindre,
Chantons en vidant les pots :
:Que le vin est bon,
:Mirliton, mirlitaine ;
:Que le vin est bon,
::Don, don.|sf}}<section end="XVIII" />
{{sep|10|m=2em}}
<section begin="XIX" />{{t4|'''Allons, citoyens, de grand cœur.'''|fs=110%}}
{{c|Chanson pour le renouvellement du la fête genevoise de l’Escalade (1793).|fs=80%}}
{{c|Sur l’air de la Carmagnole.|fs=80%|m=1em}}
{{poem|{{c|1}}Allons, citoyens, de grand cœur, ''bis''
Réveillons ici notre ardeur, ''bis''
::Pour chanter les exploits
::Des vaillants {{sc|Genevois}}
::Du temps de l’Escalade,
::Savoyard, Savoyard,
::Du temps de l’Escalade,
::Savoyard, gard, gard.
{{c|2}}Ce fut l’an mil six cent et deux,
Qu’on vit ces Savoyards furieux,
::Dans l’ombre de la nuit
::Violer notre réduit
::Ah ! la belle Escalade, etc.
{{c|3}}Les plus hardis au pied du mur
Croyaient déjà que d’un pied sûr,
::Ils pouvoient tout tenter :
::Mais en voulant monter,
::Ah ! la belle Escalade, etc.
{{c|4}}Le Ciel qui veilloit sur l’État,
Permit que d’un brave soldat
::Un canon ajusté
::Les fit tous culbuter.
::Ah ! la belle Escalade, etc.
{{c|5}}Le pétardier un peu après,
Voulant s’avancer de trop près,
::La coulisse, dit-on,
::L’envoya chez Caron.
::Ah ! la belle Escalade, etc.
{{c|6}}Une vieille au poing vigoureux
Prit sa marmite sur le feu
::Sans attendre plus tard
::Coiffa un Savoyard
::Ah ! la belle Escalade, etc.
{{c|7}}Un jésuite très-furieux,
Exhortoit les moins valeureux,
::Avec des passeports
::À passer chez les morts.
::Ah ! la belle Escalade, etc.
{{c|8}}L’alarme enfin se répandit,
Chacun d’un saut quitta son lit,
::Et, lorsqu’ils combattoient,
::Sans culotte ils étoient.
::Ah ! la belle Escalade, etc.
{{c|9}}Pendant un bruit si étonnant,
Bèze dormait profondément ;
::Quand le jour fut venu,
::Il les vit tous pendus.
::Ah ! la belle Escalade, etc.
{{c|10}}Nous qui chantons d’un cœur joyeux,
La gloire de nos chers aïeux,
::Cherchons à notre tour,
::D’imiter leur amour.
::Ah ! la belle Escalade,
::Genevois, Genevois
::Ah ! la belle Escalade,
::Genevois, cette fois.}}<section end="XIX" />
{{sep|10|m=2em}}
<section begin="XX" />{{t4|'''Bons Genevois, écoutez.'''|fs=110%}}
{{c|Pot-pourri.|fs=80%}}
{{c|Air : ''Ce qu’è laino, etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|Bons Genevois, écoutez cette histoire,
Vous l’avez tous présente à la mémoire,
Mais quand on chante à l’honneur du pays
Le cœur tressaille et en vous réjouit.}}
{{c|Air : ''Sus qu’on chante Genevois, etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|De l’an mil six cent et deux.
::::Jour heureux,
Célébrons l’anniversaire,
Mais avant de commencer,
::::Faut verser
Du vin partout dans les verres.}}
À l’honneur des braves qui sont morts en sauvant leur patrie, et à la santé de ceux qui leur ressemblent !
{{c|Air : ''À l’aspect du trompeur, etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|Brunaulieu,
Comme un gueux,
S’approchoit
En secret
Des remparts,
Et Picot
Sur son dos
Transportoit
Et plaçoit
Son pétard.
C’était minuit ;
Tous ces bandits
:Unis
Sans bruit
Marchoient à l’écart,
Quand un canard
Par hasard
:Part.}}
{{c|Air : ''C’était ainsi, etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|::::À son aspect
Chacun de sa vie est en doute.
::::À son aspect
Chacun de sa vie est en doute.
::::À son aspect
Chacun redit son chapelet ;
Un peu plus tôt un lièvre en route
Avoit mis la troupe en déroute
::::À son aspect.}}
{{c|Air : ''Qu’as-tu, Grosjean, queue folie, etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|Mais d’Albigny les conforte.
::D’où vient cet effroi ?
Hélas ! répond la Cohorte,
::Nous tremblons de froid,
N0us tremblons de froid, beau Sire.}}<section end="XX" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Sous le voile de l’Islam/IV
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Cantons-de-l'Est
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Page:Desbordes-Valmore - Les Veillées des Antilles, tome 2, 1821.pdf/186
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FreeCorp
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" />{{nr||ADRIENNE.|175}}</noinclude>raissait tranquille ; Adrienne le voyait,
pouvait-elle se rappeler ou regretter
ses larmes !
Un soir que la lune, calme et brillante,
était la seule lumière qui les
éclairât en frappant ses rayons sur la
fenêtre ouverte, la voix tremblante de
la vieille Mona interrompait seule le
silence de cette belle soirée. Adrienne,
que ce ton plaintif tourmentait depuis
une heure, prêta l’oreille au refrain
monotone qu’il ramenait sans cesse.
{{pom|Haï ! bon Dieu, prends pitié bon blanc !
Fais-li pas mouri, li trop jeune encore.|df}}
« Eh ! ma bonne nourrice, lui dit-elle,
que murmurez-vous donc là si tristement ?
— Je chante, petite maîtresse, lui
répondit Mona »
— Je ne l’aurais pas pensé : vos
chansons, Mona, ressemblent aux
plaintes des morts.
— Voici tout-à-l’heure la saison des<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas.- Grand dictionnaire de cuisine, 1873.djvu/78
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude><nowiki/>
{| {{ts|w100%}}
| style="padding-right: 0.5em;vertical-align:top; width: 50%; font-size:88%; text-align:left" | {{c|QUATRE POTAGES.}}
<p style="text-indent:0">Potage de poisson à la provençale.<br>
Nouilles à l’essence de racines.<br>
Potage à la d’Artois à l’essence de racines.<br>
Filets de lottes aux écrevisses.<br>
{{c|QUATRE RELEVÉS DE POISSON.}}
<p style="text-indent:0">Croquettes de brochets à la Béchamel.<br>
Vol-au-vent garni de brandade de morue<br>{{intervalle|1.5em}}aux truffes.<br>
Filets de soles à la Dauphine.<br>
Orly de filets de carrelets.</p>
{{c|QUATRE GROSSES PIÈCES.}}
<p style="text-indent:0">Turbot au beurre d’anchois.<br>
Grosse anguille à la régence.<br>
Bar à la vénitienne.<br>
Saumon sauce aux huîtres.</p>
{{c|TRENTE-DEUX ENTRÉES.}}
{{c|''Les croquettes de brochets''.}}
<p style="text-indent:0">Raie bouclée à la hollandaise.<br>
Bayonnaise de filets de soles.<br>
Quenelles de poisson à l’italienne.<br>
Grondins grillés, sauce au beurre.</p>
{{c|''La brandade de morue''.}}
<p style="text-indent:0">Plies à la poulette.<br>
Pâté chaud de lamproies.<br>
Pluviers de mer en entrée de broche.<br>
Bréme à la maître d’hôtel.</p>
{{c|''Les filets de soles à la Dauphine''.}}
<p style="text-indent:0">Perches au vin de Champagne.<br>
Darne d’esturgeon au beurre de Montpellier.<br>
Turban de filets de merlans à la Conty.<br>
Escalopes de morue à la provençale.</p>
|style="padding-left: 0.5em;vertical-align:top; width: 50%; font-size:88%; text-align:left" | {{c|''La orly de filets de carrelets''.}}
<p style="text-indent:0">Caisse d’huîtres aux fines herbes.<br>
Escalopes de barbue en croustade.<br>
Filets de poules d’eau à la bourguignonne.<br>
Éperlans à l’anglaise.</p>
{{c|''Turbot au beurre d’anchois''.}}
<p style="text-indent:0">Escalopes de truites aux fines herbes.<br>
Sauté de filets de plongeons au suprême.<br>
Vol-au-vent de poisson à la Nesle.<br>
Petites caisses de foies de lottes.</p>
{{c|''La grosse anguille à la régence''.}}
<p style="text-indent:0">Blanquette de turbot à la Béchamel.<br>
Pain de carpes au beurre d’écrevisses.<br>
Salade de filets de brochets aux laitues.<br>
Filets d’aloses à l’oseille.</p>
{{c|''Le bar à la vénitienne''.}}
<p style="text-indent:0">Papillotes de surmulets à la d’Uxelles.<br>
Boudins de poisson à la Richelieu.<br>
Vives froides à la provençale.<br>
Sauté de lottes aux truffes.</p>
{{c|''Saumon, sauce aux huîtres''.}}
<p style="text-indent:0">Rougets à la hollandaise.<br>
Filets de sarcelles à la bigarade.<br>
Timbale de macaroni garnie de laitances.<br>
Émincé de turbotins gratinés.</p>
{{c|QUATRE GROSSES PIÈCES D’ENTREMETS.}}
<p style="text-indent:0">L’ermitage indien.<br>
Le pavillon rustique.<br>
Le pavillon hollandais.<br>
L’ermitage russe.
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas.- Grand dictionnaire de cuisine, 1873.djvu/79
104
3255225
16002005
16000061
2026-08-25T14:34:22Z
Raymonde Lanthier
75548
/* Corrigée */
16002005
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude><nowiki/>
{| {{ts|w100%}}
| style="padding-right: 0.5em;vertical-align:top; width: 50%; font-size:88%; text-align:left" | {{c|QUATRE PLATS DE ROTS POUR<br>LES CONTRE-FLANCS.}}
<p style="text-indent:0">Aiguillettes de goujons.<br>
Poules de mer.<br>
Sarcelles au citron.<br>
Petites truites au bleu.</p>
TRENTE-DEUX ENTREMETS.
{{c|''L’emitage indien''.}}
<p style="text-indent:0">Laitues au jus de racines.<br>
Blanc-manger à la crème.<br>
Buisson de homards.<br>
Gâteaux glacés à la Condé.</p>
{{c|''Le pavillon rustique''.}}
<p style="text-indent:0">Céleri à l’essence maigre.<br>
Gelée de punch.<br>
Œufs brouillés aux truffes.<br>
Petits nougats de pommes.</p>
{{c|''Le pavillon hollandais''.}}
<p style="text-indent:0">Concombres au velouté.<br>
Gelée de café moka.<br>
Œufs pochés aux épinards.<br>
Génoises en croissant perlées.</p>
{{c|''L’ermitage russe''.}}
<p style="text-indent:0">Cardes au jus d’esturgeon.<br>
Pommes au riz glacées.<br>
Truffes à la serviette.<br>
Petits gâteaux à la Pithiviers.</p>
{{c|''Les aiguillettes de goujons''.}}
<p style="text-indent:0">Gâteau renversé au gros sucre.</p>
|style="padding-left: 0.5em;vertical-align:top; width: 50%; font-size:88%; text-align:left" | <p style="text-indent:0">Truffes à l’italienne.<br>Pudding au vin de Malvoisie.<br>Choux-fleurs au parmesan.</p>
{{c|''Les poules de mer''.}}
<p style="text-indent:0">Petits soufflés de fécule.<br>
Œufs pochés à la ravigote.<br>
Gelée de citrons moulée.<br>
Champignons à l’espagnole.</p>
{{c|''Les sarcelles au citron''.}}
<p style="text-indent:0">Gâteaux glacés aux pistaches.<br>
Crevettes en hérisson.<br>
Fromage bavarois aux abricots.<br>
Pommes de terre à la hollandaise.</p>
{{c|''Les petites truites au bleu''.}}
<p style="text-indent:0">Panachées en diadème au gros sucre.<br>
Petites omelettes à la purée<br>{{intervalle|1.5em}}de champignons.<br>
Gelée des quatre fruits.<br>
Salsifis à la ravigote.</p>
{{c|POUR EXTRA, DIX ASSIETTES<br>DE PETITS SOUFFLÉS<br>EN CROUSTADES.}}</p>
<p style="text-indent:0">Soufflés aux macarons amers.<br>
Soufflés à l’orange.</p>
{{c|DESSERT.}}
<p style="text-indent:0">8 corbeilles et 10 corbillons.<br>
12 assiettes montées.<br>
10 compotiers.<br>
24 assiettes et 6 jattes.</p>
|}
{{il}}
On racontait que {{roi|Louis|XVIII}}, dans ses dîners, et même dans ses dîners en tête-à-tête avec {{M.|d’Avaray}}, épuisait les mystères du luxe le plus recherché.
Les côtelettes ne se cuisaient pas simplement sur le gril, mais entre deux autres côtelettes ; on laissait au mangeur le soin d’ouvrir lui-même cette merveilleuse cassolette, d’où s’échappaient tout à la fois le jus et le parfum le plus délicat.<noinclude>
<references/></noinclude>
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16002007
16002005
2026-08-25T14:38:42Z
Raymonde Lanthier
75548
/* Corrigée */
16002007
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude>{| {{ts|w100%}}
| style="padding-right: 0.5em;vertical-align:top; width: 50%; font-size:88%; text-align:left" | {{c|QUATRE PLATS DE ROTS POUR<br>LES CONTRE-FLANCS.}}
<p style="text-indent:0">Aiguillettes de goujons.<br>
Poules de mer.<br>
Sarcelles au citron.<br>
Petites truites au bleu.</p>
TRENTE-DEUX ENTREMETS.
{{c|''L’emitage indien''.}}
<p style="text-indent:0">Laitues au jus de racines.<br>
Blanc-manger à la crème.<br>
Buisson de homards.<br>
Gâteaux glacés à la Condé.</p>
{{c|''Le pavillon rustique''.}}
<p style="text-indent:0">Céleri à l’essence maigre.<br>
Gelée de punch.<br>
Œufs brouillés aux truffes.<br>
Petits nougats de pommes.</p>
{{c|''Le pavillon hollandais''.}}
<p style="text-indent:0">Concombres au velouté.<br>
Gelée de café moka.<br>
Œufs pochés aux épinards.<br>
Génoises en croissant perlées.</p>
{{c|''L’ermitage russe''.}}
<p style="text-indent:0">Cardes au jus d’esturgeon.<br>
Pommes au riz glacées.<br>
Truffes à la serviette.<br>
Petits gâteaux à la Pithiviers.</p>
{{c|''Les aiguillettes de goujons''.}}
<p style="text-indent:0">Gâteau renversé au gros sucre.</p>
|style="padding-left: 0.5em;vertical-align:top; width: 50%; font-size:88%; text-align:left" | <p style="text-indent:0">Truffes à l’italienne.<br>Pudding au vin de Malvoisie.<br>Choux-fleurs au parmesan.</p>
{{c|''Les poules de mer''.}}
<p style="text-indent:0">Petits soufflés de fécule.<br>
Œufs pochés à la ravigote.<br>
Gelée de citrons moulée.<br>
Champignons à l’espagnole.</p>
{{c|''Les sarcelles au citron''.}}
<p style="text-indent:0">Gâteaux glacés aux pistaches.<br>
Crevettes en hérisson.<br>
Fromage bavarois aux abricots.<br>
Pommes de terre à la hollandaise.</p>
{{c|''Les petites truites au bleu''.}}
<p style="text-indent:0">Panachées en diadème au gros sucre.<br>
Petites omelettes à la purée<br>{{intervalle|1.5em}}de champignons.<br>
Gelée des quatre fruits.<br>
Salsifis à la ravigote.</p>
{{c|POUR EXTRA, DIX ASSIETTES<br>DE PETITS SOUFFLÉS<br>EN CROUSTADES.}}</p>
<p style="text-indent:0">Soufflés aux macarons amers.<br>
Soufflés à l’orange.</p>
{{c|DESSERT.}}
<p style="text-indent:0">8 corbeilles et 10 corbillons.<br>
12 assiettes montées.<br>
10 compotiers.<br>
24 assiettes et 6 jattes.</p>
|}
{{il}}
On racontait que {{roi|Louis|XVIII}}, dans ses dîners, et même dans ses dîners en tête-à-tête avec {{M.|d’Avaray}}, épuisait les mystères du luxe le plus recherché.
Les côtelettes ne se cuisaient pas simplement sur le gril, mais entre deux autres côtelettes ; on laissait au mangeur le soin d’ouvrir lui-même cette merveilleuse cassolette, d’où s’échappaient tout à la fois le jus et le parfum le plus délicat.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres de C. Tillier - III.djvu/20
104
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16001835
15980210
2026-08-25T13:02:58Z
Courvey
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la mort
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Courvey" /></noinclude>nous, n’être plus hommes, et elle, cette opulence déshonorée, la reconnaître pour souveraine ! Non ! non ! jamais !
Certes, vous n’avez pas à vous plaindre, système, de notre résignation, et vous nous débitez gravement, du haut de la tribune, que les choses ne peuvent être autrement. En effet, j’ai entendu, l’autre jour, des vendeurs de moutons qui disaient que la gent moutonnière ne pourrait exister si les brebis n’étaient tondues et les agneaux mis à la broche.
Nous avons trop appris à l’apprécier votre richesse, nous savons ce qu’il peut tenir de patriotisme dans un sac plein d’or. N’étaient-ils pas bien grands, sous leurs uniformes troués, ces pauvres généraux de la République ! ils ne voulaient, eux, pour l’avenir, que la mort sur un champ de bataille, ou la liberté sous une chaumière !
Ils ne trahissaient pas, eux, lorsqu’ils étaient accusés ; ils ne songeaient pas seulement qu’ils pouvaient passer à l’ennemi ; ils préféraient la mort sur l’échafaud, et, pour leurs cendres, un peu de terre de la patrie à tous les honneurs de l’étranger. Mais Napoléon, sur l’écueil où sa puissance fit naufrage, se repentait de deux choses : la première, d’avoir fait ses lieutenants trop riches ; la seconde, d’avoir associé les sommités de l’ancien régime à sa fortune de soldat.
N’est-il pas vrai que si, en{{lié}}1814, Paris n’eût été habité que par de pauvres ouvriers, la France, prête à ressaisir la victoire, ne se fût point courbée sous le joug de l’étranger, et n’eût point subi l’ignominie d’une double restauration ?
C’est, d’ailleurs, une singulière capacité que celle qui résulte des chiffres d’un impôt qui monte et baisse aux ondulations d’un budget, qu’un bordereau nous enlève et qu’un autre bordereau nous rend ! Singulière capacité que celle qu’on doit souvent à ses créanciers, qu’un huissier peut nous saisir, et dont un maître peut céder le surplus aux gens de sa ferme ! Comptons, système, combien on peut vous faire dire d’absurdités.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres de C. Tillier - III.djvu/76
104
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16001791
15995521
2026-08-25T12:43:19Z
Courvey
93945
M. Dufêtre
16001791
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Courvey" /></noinclude>Pierquin de Gembloux, bâtisse sur vos têtes, avec sa plume, un gros traité en pierre de taille, comme il l’a déjà fait à l’égard de l’'''Y'''.
Quoi ! il y aurait eu lutte entre l’''Association'' et l’''Écho de la Nièvre ?''
Où l’auteur des spirituelles initiales que je viens de signaler au mépris des honnêtes gens, a-t-il donc pris cette malencontreuse idée ? l’a-t-il traduite du hollandais ? l’a-t-il exhumée de quelque bouquin de la bibliothèque royale ? ou bien aurait-il eu la mauvaise fortune de la rencontrer en allant à la recherche du bonheur ? Ce monsieur n’a donc pas un ami lettré qui révise ses articles ! Ne sait-il donc point la différence qu’il y a entre une lutte et une déconfiture ! ne se souvient-il donc plus de cette grande huée que l’''Association'' a soulevée contre les homélies de sa gazette épiscopale ? ne comprend-il donc pas que dans l’histoire de ces prétendues luttes dont il ajourne le récit en{{lié}}1850, le titre de vaincu serait encore trop honorable pour l’''Écho de la Nièvre ?'' Les seules dépouilles opimes que son héros ait remportées sur l’''Association'', c’est son vieux drapeau qu’il a bravement acheté, à l’encan, pour la somme de 5{{lié}}francs. Vous voyez que l’''Écho de la Nièvre'' achète à bon marché ses triomphes. Moi, dont l’''Association'' était un peu la chair de ma chair et l’os de mes os, l’imputation que lui adresse le compère de l’''Écho'' m’a profondément affligé. J’ai passé sous la châsse de sainte Flavie, et je lui ai demandé ou l’humilité de M. Dufêtre, pour supporter cette mortification, ou le sublime courage de {{M.|Avril}} pour la traduire devant la jurisprudence Bourdeau ; mais, hélas ! elle ne m’a pas exaucé, Dieu ne m’a rien envoyé que le paragraphe que vous venez de lire !
Le fait est que l’''Association'' a laissé un vide dans le département ; ceux qui criaient le plus haut contre ses prétendues violences, sont les premiers à s’affliger de sa disparition. Car ainsi va le monde, c’est toujours quand les gens ne sont plus qu’on les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Protagoras ; Euthydème ; Gorgias ; Ménexène, Ménon, Cratyle (trad. Chambry), 1992.djvu/170
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude><nowiki/>
{{c|{{sc|personnages}}}}
{{c|CALLICLÈS, SOCRATE, KHAIRÉPHON, GORGIAS,<br/> POLOS}}
{{Personnage|CALLICLÈS|c}}
I. — C’est à la guerre et à la bataille, Socrate, qu’il faut, dit le proverbe, prendre part comme vous faites.
{{Personnage|SOCRATE|c}}
Est‑ce que nous sommes, comme on dit, arrivés après la fête ? Sommes‑nous en retard ?
{{Personnage|CALLICLÈS|c}}
Oui, et après une fête délicieuse ; car Gorgias vient de nous faire entendre une foule de belles choses.
{{Personnage| SOCRATE|c}}
La faute en est, Calliclès, à Khairéphon que voici : il nous a fait perdre notre temps à l’agora.
{{Personnage|KHAIRÉPHON|c}}
Cela ne fait rien, Socrate : je réparerai le mal. Gorgias est mon ami, et il nous fera la faveur de l’entendre tout de suite, si tu veux ; une autre fois, si tu préfères.
{{Personnage|CALLICLÈS|c}}
Que dis‑tu, Khairéphon ? Socrate désire entendre Gorgias ?
{{Personnage|KHAIRÉPHON|c}}
C’est juste pour cela que nous sommes venus.
{{Personnage|CALLICLÈS|c}}
Eh bien, venez chez moi, quand vous voudrez. C’est<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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I. — C’est à la guerre et à la bataille, Socrate, qu’il faut, dit le proverbe, prendre part comme vous faites.
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Est‑ce que nous sommes, comme on dit, arrivés après la fête ? Sommes‑nous en retard ?
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Cela ne fait rien, Socrate : je réparerai le mal. Gorgias est mon ami, et il nous fera la faveur de l’entendre tout de suite, si tu veux ; une autre fois, si tu préfères.
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Page:Platon - Protagoras ; Euthydème ; Gorgias ; Ménexène, Ménon, Cratyle (trad. Chambry), 1992.djvu/171
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Tr57" />{{nr|168||{{sc|gorgias}}/447 b-447 a}}</noinclude>chez moi que Gorgias est descendu. Il vous donnera une séance.
{{Personnage|SOCRATE|c}}
C’est bien aimable à toi, Calliclès. Mais consentira‑t‑il à causer avec nous ? Je voudrais savoir de lui quelle est la vertu de son art et en quoi consiste ce qu’il professe et enseigne. Pour le reste, il pourra, comme tu dis, nous donner une séance en une autre occasion.
{{Personnage|CALLICLÈS|c}}
Il n’y a rien de tel, Socrate, que de l’interroger lui-même. C’était justement un des points de son exposition ; car il invitait tout à l’heure ceux qui étaient céans à lui poser toutes les questions qu’il leur plaisait et il s’engageait à répondre à toutes.
{{Personnage|SOCRATE|c}}
C’est parfait, cela. Interroge‑le, Khairéphon.
{{Personnage|KHAIRÉPHON|c}}
Que faut‑il lui demander ?
{{Personnage|SOCRATE|c}}
Ce qu’il est.
{{Personnage|KHAIRÉPHON|c}}
Que veux‑tu dire ?
{{Personnage|SOCRATE|c}}
Si, par exemple, il était fabricant de chaussures, il te répondrait évidemment qu’il est cordonnier. Ne saisis‑tu pas ce que je dis ?
{{Personnage|KHAIRÉPHON|c}}
II. — Je saisis et je vais l’interroger. Dis‑moi, Gorgias, ce que dit Calliclès est‑il vrai, que tu t’engages à répondre à toutes les questions qu’on peut te poser ?
{{Personnage|GORGIAS|c}}
C’est vrai, Khairéphon, et c’est justement à quoi je m’engageais tout à l’heure, et je puis dire que personne encore, depuis bien des années, ne m’a posé une question qui m’ait surpris.
{{Personnage|KHAIRÉPHON|c}}
Tu n’auras donc pas de peine à répondre, Gorgias.
{{Personnage|GORGIAS|c}}
Il ne tient qu’à toi, Khairéphon, d’en faire l’essai.
{{Personnage|POLOS|c}}
Oui, par Zeus ; mais, si tu le veux bien, Khairéphon, fais‑le sur moi ; car Gorgias doit être fatigué : il vient de tenir un long discours.<noinclude></noinclude>
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Page:Platon - Protagoras ; Euthydème ; Gorgias ; Ménexène, Ménon, Cratyle (trad. Chambry), 1992.djvu/172
104
3932984
16002805
12719943
2026-08-26T11:06:30Z
Tr57
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16002805
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Tr57" />{{nr|{{sc|gorgias}}/448 a-448 d||169}}</noinclude>Quoi donc ! Polos, te flattes‑tu de mieux répondre que Gorgias ?
{{Personnage|POLOS|c}}
Qu’importe, si je te fais une réponse satisfaisante ?
{{Personnage|KHAIRÉPHON|c}}
Il n’importe en rien, et, puisque tu le veux, réponds.
{{Personnage|POLOS|c}}
Questionne.
{{Personnage|KHAIRÉPHON|c}}
Voici ma question. Si Gorgias s’entendait à l’art que professe son frère Hérodicos <ref>Cet Hérodicos de Léontium, frère de Gorgias, ne doit pas être confondu avec Hérodicos de Sélymbrie, maître de gymnastique et médecin, que Protagoras range parmi les sophiste (''Prot''., 316 e).</ref>, quel nom devrions‑nous lui donner ? Le même qu’à son frère, n’est‑ce pas ?
{{Personnage|POLOS|c}}
Oui.
{{Personnage|KHAIRÉPHON|c}}
En disant qu’il est médecin, nous parlerions donc correctement ?
{{Personnage|POLOS|c}}
Oui.
{{Personnage|KHAIRÉPHON|c}}
Et s’il était versé dans l’art d’Aristophon <ref>Pline (''Hist''., ''N''., XXXV, {{Petites capitales|ii}}) fait mention du peintre Aristophon, frère du célèbre peintre et sculpteur Polygnote. Leur père Aglaophon passait pour avoir enseigné lui-même la peinture à Polygnote.</ref> fils d’Aglaophon, ou de son frère, quel nom devrions‑nous lui donner ?
{{Personnage|POLOS|c}}
Celui de peintre évidemment.
{{Personnage|KHAIRÉPHON|c}}
Mais, en fait, dans quel art est‑il versé et quel nom devons‑nous lui donner ?
{{Personnage|POLOS|c}}
Khairéphon, il existe dans le monde beaucoup d’arts qu’à force d’expériences, l’expérience a découverts <ref>Stobée (''Florileg''., III, 88) cite tout ce passage sous le nom de Polos ; mais il esst probable que c’est une parodie que Platon a faite lui-même du style recherché de Polos.</ref>: car l’expérience fait que notre vie est dirigée selon l’art, et l’inexpérience, au gré du hasard. De ces différents arts, les uns choisissent ceux‑ci, les autres ceux‑là, chacun à sa manière, et les meilleurs choisissent les meilleurs. Gorgias est de ce nombre et l’art qu’il possède est le plus beau.
{{Personnage| SOCRATE|c}}
III. — Je vois, Gorgias, que Polos est merveilleusement entraîné à discourir ; mais il ne fait pas ce qu’il a promis à Khairéphon.
{{Personnage|GORGIAS|c}}
Comment cela, Socrate ?<noinclude></noinclude>
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Page:Platon - Protagoras ; Euthydème ; Gorgias ; Ménexène, Ménon, Cratyle (trad. Chambry), 1992.djvu/173
104
3932985
16002811
12719944
2026-08-26T11:14:01Z
Tr57
128114
/* Corrigée */
16002811
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Tr57" />{{nr|170||{{sc|gorgias}}/448 d-449 a}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage| SOCRATE|c}}
Il me semble qu’il ne répond pas exactement à ce qu’on lui demande.
{{Personnage|GORGIAS|c}}
Eh bien, questionne‑le, toi, si tu veux.
{{Personnage| SOCRATE|c}}
Non, mais si tu veux bien me répondre toi-même, alors je t’interrogerai, toi, bien plus volontiers ; car il est clair pour moi, d’après ce qu’il vient de dire, que Polos s’est plus exercé à ce qu’on appelle la rhétorique qu’au dialogue.
{{Personnage|POLOS|c}}
Pourquoi cela, Socrate ?
{{Personnage| SOCRATE|c}}
Parce que, Polos, Khairéphon t’ayant demandé dans quel art Gorgias est versé, tu fais l’éloge de son art, comme si on le critiquait, mais que tu n’as pas répondu en quoi il consistait.
{{Personnage|POLOS|c}}
N’ai-je pas répondu que c’est le plus beau ?
{{Personnage| SOCRATE|c}}
Sans doute ; mais on ne te demande pas quelle est la qualité de l’art de Gorgias, mais ce qu’il est et quel nom il faut donner à Gorgias. Lorsque Khairéphon t’a proposé des exemples, tu lui as répondu avec justesse et brièveté. Fais de même à présent, et dis‑nous quel est l’art de Gorgias et quel nom il faut lui donner à lui-même. Ou plutôt, Gorgias, dis‑nous toi-même quel est l’art dont tu es maître et quel nom il faut te donner.
{{Personnage|GORGIAS|c}}
Mon art est la rhétorique.
{{Personnage| SOCRATE|c}}
Il faut donc t’appeler orateur <ref> En grec, le mot ῥήτωρ signifie à la fois orateur et professeur de rhétorique.</ref>.
{{Personnage|GORGIAS|c}}
Et bon orateur, Socrate, si tu veux m’appeler ce que « je me glorifie d’être », pour parler comme Homère<ref>Homère, ''Iliade'', VI, 211 et ailleurs.</ref>.
{{Personnage| SOCRATE|c}}
Mais oui, je le veux.
{{Personnage|GORGIAS|c}}
Appelle‑moi donc ainsi.<noinclude></noinclude>
54rtsvo8fkaorv5ufcs5cpzm65h7okb
Page:Platon - Protagoras ; Euthydème ; Gorgias ; Ménexène, Ménon, Cratyle (trad. Chambry), 1992.djvu/174
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<noinclude><pagequality level="3" user="Tr57" />{{nr|{{sc|gorgias}}/449 b-449 d||171}}</noinclude>Ne dirons‑nous pas aussi que tu es capable de communiquer ton art à d’autres ?
{{Personnage|GORGIAS|c}}
Oui, je m’en fais fort, et non seulement ici, mais ailleurs aussi.
{{Personnage| SOCRATE|c}}
Eh bien, consentirais‑tu, Gorgias, à poursuivre l’entretien comme nous le faisons à présent, en alternant les questions et les réponses, et à remettre à une autre fois les longs discours que Polos a inaugurés ? Mais ne manque pas à ta promesse et réduis‑toi à répondre brièvement à chaque question.
{{Personnage|GORGIAS|c}}
Il y a des réponses, Socrate, qui exigent de longs développements. Cependant je tâcherai d’y mettre toute la brièveté possible. Car c’est encore une chose dont je me flatte, que personne ne saurait dire en moins de mots les mêmes choses que moi.
{{Personnage| SOCRATE|c}}
C’est ce qu’il faut ici, Gorgias. Fais montre de ce talent dont tu te vantes, la brièveté ; laisse les longs discours pour une autre occasion.
{{Personnage|GORGIAS|c}}
C’est ce que je vais faire, et tu conviendras que tu n’as jamais entendu parler plus brièvement.
{{Personnage| SOCRATE|c}}
IV. — Eh bien donc, puisque tu prétends être savant dans l’art de la rhétorique et capable de former des orateurs, dis‑moi quel est l’objet particulier de la rhétorique. Par exemple, l’art du tisserand a pour objet la confection des habits, n’est‑il pas vrai ?
{{Personnage|GORGIAS|c}}
Oui.
{{Personnage| SOCRATE|c}}
Et la musique la composition des chants ?
{{Personnage|GORGIAS|c}}
Oui.
{{Personnage| SOCRATE|c}}
Par Héra, Gorgias, j’admire tes réponses : on n’en saurait faire de plus courtes.
{{Personnage|GORGIAS|c}}
Je crois en effet, Socrate, que je ne m’en acquitte pas mal.<noinclude></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 4.2.djvu/244
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1755|DONS DU SAINT-ESPRIT|1756}}</noinclude>
t. {{rom|ii}}, col. 7-27 ; édit. Funk, Tubingue, 1881, p. 2. Le
contexte qui suit montre qu’il s’agit de la foi, de l’espérance
et de la charité. Peut être faut-il adjoindre la
sagesse et l’intelligence mentionnées, c. {{rom|ii}}, col. 729.
Il faut venir à saint Justin (f vers 135) pour assister
au désenveloppemrnt de ce don spirituel. Dans le
Dialogue avec Tryphon, 39, ''P. G''., t. {{rom-maj|VI}}, col. 560, il
décrit en ces termes l’initiation des chrétiens : Ils
reçoivent les dons, ôôuaïa, selon qu’ils en sont dignes.
Celui-ci reçoit l’esprit de sagesse, celui-là du conseil,
cet autre de force, un autre de guérison, un autre de
connaissance du futur, un autre de doctrine, un autre
de crainte de Dieu. A noter que les sept termes de cette
énuinération ne coïncident pas tous avec les titres traditionnels.
A cette réplique de Tryphon : « Savez-vous
que vous dites des insanités ? » Non, répond Justin, je
ne suis pas fou. Mais il est prédit que le Christ, après
être monté au ciel, doit nous envoyer ses dons : Ascenditinaltum.
.. dédit dona hominibus.Vs. {{rom|lxvii}}, "19.
Nous donc, ayant reçu ces dons du Christ monté au
ciel, nous vous démontrons par les prophéties que c’est
vous qui êtes insensés. Notons un passage ultérieur,
82, col. 669, où sont mentionnés, comme distincts des
précédents à ce qu’il semhle, les dons prophétiques,
yaotapaTa, qui ont été, dit Justin, transférés des Juifs
aux chrétiens. Mais le texte le plus remarquable, déjà
signalé par Harnack, Lehrbuch der Dogmengeschichte,
3{{e}} édit., t. {{rom-maj|I}}, p. 183 (161-163), se trouve un peu plus loin,
87, col. 681 sq. Tryphon vient d’objecter contre la
préexistence divine du Christ le texte d’Isaïe, {{rom|xi}}, 2-3, K gredietur
virga de radiée Jcsse, etc. ; Justin s’en empare et
l’interprète ainsi : Ces vertus de l’Esprit, Uveûij.aTo ;
6-jvausi ; , l’Écriture ne dit pas que le Christ en avait
besoin, mais qu’elles devaient se reposer en lui, c’est-à-dire
trouver en lui leur terme final, de telle sorte que
dans votre race il n’y eût plus de prophètes comme
par le passé. Ouvrez les yeux. Depuis qu’il est là, il
n’y a plus chez vous de prophètes… Salomon avait
l’esprit de sagesse, Daniel l’esprit d’intelligence et de
conseil, Moïse, de force et de piété, Élie, de crainte,
Isaïe, de science, et ainsi de suite… C’est donc qu’il
s’est reposé, c’est-à-dire qu’il a cessé (d’agir sur les
Juifs), depuis que Celui-là a paru… qui a répandu les
dons, qui se sont reposés sur lui par la grâce de son
esprit, SôaaTa, à ànb rrjî jfâpiToç r/jç 8uvâu, eajç toO tïvï-Jiiato ;
éLec’vo’j ; cf. Epis t. Barnab., citée plus haut, sur
tous ceux qui croient en lui, selon qu’il les juge dignes.
Cela avait été prédit, poursuit saintJustin, et il le
prouve par les textes : Dédit donahominibus, Ps. {{rom-maj|LXVII}},
1 ! ), etc. ; Effunilam spiritum meum, Joël, {{rom|ii}}, 28. Et, de
fait, ajoute-t-il, on peut voir parmi nous des femmes et
des hommes qui ont les dons du Saint-Esprit, /ap ! ?|j.aTa
àreb toQ 71v£Û|j.aTo ; xoO WeoC Ainsi est-il démontré que
ce n’est pas à cause de son indigence, mais pour trouver
leur terme final, que sont venus se reposer sur le Christ
les dons, 8-jvti|j.eit ; , prédits par Isaïe. lbid., 88, col. 685.
Ce passage, on le voit, est capital. D’abord, parce
que c’est lui et non pas le texte cité’à ce propos par
M. Touzard, Revue biblique, 1899, p. 252, qui marque
historiquement la toute première incorporation du
fameux texte d’Isaïe, {{rom|xi}}, 1-3, à la théologie patristique
des dons. La spontanéité de la réponse de Justin est
d’ailleurs remarquable. Il semble que l’on ait affaire à
une doctrine déjà élaborée et formée. Ensuite, malgré
une intervention du mot ya.çl(jxaxa., 88, qui s’entend
ordinairement des grâces gratis datæ, il semble que
les mots 6jv vu si ; , Sou.ata, y désignent bien un groupe
spécifique, distinct du groupe des charismes. Enfin,
c’est sur le Christ que ces dons se reposent, dans un
sens que l’hilon croyait impossible, et qu’il faut retenir,
car Origène lui donnera un relief définitif, mais de
telle favon cependant qu’ils se déversent ensuite par la
grâce de l’Esprit sur les fidèles.
Les ouvrages dont les noms suivent, jusqu’à saint
Irénée, n’ont pas en vue explicitement les sept dons,
mais les influences ou dons du Saint-Esprit, de l’Esprit
de Dieu en général.
Le Pasteur d’Hermas (vers 150) ne nous apporte
aucune notion précise nouvelle. Mais il a de bonnes
indications sur la lutte du don du Saint-Esprit et de
l’esprit mauvais. L’homme est comme un vase. Si
l’Esprit-Saint y habite, il a les vertus ; s’il se vide de
l’Esprit-Saint, il se remplit de l’esprit malin. ''Mand''., y,
''P. G.'', t. {{rom|ii}}, col. 922, 926 ; cf. Neutestamentliche Apocryplii’n,
édit. Hennecke, p. 247. Même thème, ''Mand''., {{rom|x}},
col. 910 sq., etsurtout ''Mand''., {{rom|xi}}, col.941sq., toutentier
consacré à opposer la 6uvau.iv 7r/e-Ju.a-ro< ; ôsio’j à l’esprit
terrestre. Il semble bien qu’à l’Esprit de Dieu sont rapportés
non seulement des charismata ou grâces gratis
datæ, ''Mand''., {{rom-maj|XI}}, 9, mais aussi des dons moraux personnels :
celui qui a l’esprit divin est doux, tranquille,
humble, exempt de malice et de la corruption du siècle.
''Ibid.'', 9, I’. G., t. {{rom|ii}}, col. 913 ; édit. Funk, 1881, t. {{rom|i}},
p. 121. Citons, au même titre d’indications, dans Tatien
(y vers 167), Oratio adversus græcos, n. 13, 15, 16,
''P. G.'', t. {{rom|vi}}, col. 836, 839, 841 ; dans Alhénagore
(† 177), qui parle surtout de l’inspiration prophétique.
''Legatio pro christianis'', n. 7, 9, col. 901, 908. Même
observation pour saint Théophile d’Antioche (vers 181).
Ad Autol., l. {{rom-maj|II}}, n. 9, 10, col. 1061-1065.
Saint Irénée reprend, où l’avait laissée saint Justin,
la notion des dons proprement dits, en divers livres
du ''Contra hæreses'', composé de 175 à 189. Passage
principal, l. {{rom-maj|III}}, c. {{rom-maj|XVII}}, ''P. G''., t. {{rom|vii}}, col. 929 sq. Il
s’agit de réfuter, par le témoignage des apôtres, l’opinion
qui disait que le Christ est descendu sur Jésus à
son baptême. Ce que les apôtres ont dit, déclare saint
Irénée, c’est que le Saint-Esprit est descendu sur lui
sous forme de colombe, cet Esprit dont Isaïe parle
ainsi : El requiescit, etc. Les contextes de ce passage
manifestent que, dans la pensée d’Irénée, cet Esprit devait
se déverser sur tous les fidèles, n. 1, que le Christ, de
fait, nous a promis le Saint-Esprit, pour nous adapter
à Dieu, et qu’en l’envoyant il a fait participer toute la
terre au don qu’il avait reçu du Père, n. 3, col. 930.
Puis le saint docteur reprend l’idée émise par saint
Justin, à savoir que le don de l’esprit a été enlevé
aux Juifs pour être donné aux chrétiens, en avançant
que cette dispensation de la grâce avait été prédite
par Gédéon, lorsque celui-ci changea sa prière et,
au lieu de demander à Dieu, comme une première
fois, que la laine se couvrit de rosée, la terre d’alentour
restant sèche, il demanda qu’elle restât sèche
et que la terre fût mouillée. ''Jud''., {{rom|vi}}, 36-40. « C’était
dire que le peuple de Dieu n’aurait plus l’Esprit-Saint…
et que sur la terre descendrait la rosée, à savoir l’Esprit
de Dieu qui descendit sur le Seigneur, esprit de
sagesse et d’intelligence, de conseil et de force, de
science et de piété, de crainte de Dieu, que le Seigneur
a donné à l’Eglise, etc. », n. 3, col. 930. La même
doctrine se trouvait déjà, l. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|ix}}, n. 3, col. 871,
mêlée à cette idée particulière, renouvelée de Justin.
que le Verbe incarné et oint par le Père, est devenu
Jésus-Christ, c’est-à-dîre l’Oint, lors de son baptême. A
l’appui les textes d’Isaïe, {{rom-maj|XI}}, 2 sq. ; {{rom|lxi}}, 1 sq. D’ailleurs
Irénée connaît aussi le don de l’Esprit qui nous rend semblables
à Dieu (la grâce sanctifiante), Contra hxr., l. {{rom-maj|V}},
c. {{rom|viii}}, n. 1, ''P. G''., I. {{rom|vii}}, col. 1112, et les charismata
(grâces gratis daltr), l. {{rom-maj|III}}, c. {{rom-maj|XXIV}}, n. 1, col. 966 ;
I. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xx}}, n. 6, col. 103$1-$2037, etc. Il semble bien que,
pour lui, les sept dons d’Isaïe forment un groupe spécial.
Notons en passant cette idée du Pseudo-Justin († vers
200), que Platon, dans le ''Ménon'', aurait emprunté aux
prophètes, en la démarquant, l’idée d’un don donné
d’en haut par Dieu aux saints, l’Esprit-Saint. A l’en-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2217|TIMOTHÉE — TIMOTHÉE (PREMIÈRE ÉPÎTRE À)|2218}}</noinclude><section begin="TIMOTHÉE 2"/>gnée. I Mach., {{rom|v}}, 37-44 ; II Mach., {{rom|xii}}, 2-25. Voir Patrizzi, ''De consensu utriusque libri Machabæorum'', {{in-4°}}, Rome, 1856, {{pg}}259.
<section end="TIMOTHÉE 2"/>
<section begin="TIMOTHÉE 3"/><nowiki/>
'''{{Ancre|3|3. {{sc|Timothée}}}}''' ({{lang|grc|Τιμόθεος}}), le plus fidèle et le plus aimé des disciples de saint Paul, celui qu’il appelle son vrai fils, 1 Tim., {{rom|i}}, 2, son très cher fils, II Tim., {{rom|i}}, 2, son fils bien-aimé et fidèle dans le Seigneur, I Cor., {{rom|iv}}, 17, le copartageant de son esprit, Phil., {{rom|v}}, 20, de ses travaux dans le Seigneur, I Cor., {{rom-maj|XVI}}, 10, son collaborateur, Rom., {{rom|xvi}}, 21, son frère et ministre de Dieu, I Thess., {{rom|iii}}, 2, l’esclave de Jésus-Christ, Phil., {{rom|i}}, 1, dévoué à la cause du Christ, {{rom|ii}}, 21, l’imitateur parfait des vertus de son maître, initié à ses méthodes d’apostolat. II Tim., {{rom|iii}}, 10 ; I Cor., {{rom|xvi}}, 10. L’Apôtre l’avait converti à la foi, I Cor., {{rom-maj|IV}}, 14-17, avec sa mère et son aïeule, II Tim., {{rom|i}}, 5, lors de la première mission en Lycaonie. Était-il de Lystres ou de Derbé ? Les textes, Act., {{rom|xvi}}, 1, 2 ; {{rom|xx}}, 4, sans dirimer absolument la controverse, semblent indiquer plutôt Lystres. Peut-être Timothée a-t-il habité successivement ces deux villes. En tout cas, il était avantageusement connu à Lystres et à Icône, Act., {{rom|xvi}}, 2, c’est-à-dire dans toute la région de la Lycaonie. Il était né d’un mariage mixte, son père était païen et sa mère juive ou du moins prosélyte des synagogues. Act., {{rom|xvi}}, 3 ; II Tim., 1, 5. Aussi reçut-il, à sa naissance, un nom très usité chez les Grecs, I Mach., {{rom|v}}, 6 ; IIMach., {{rom|viii}}, 3, et, en même temps, facile à se faire accepter des Juifs. L’enfant grandit entre deux pieuses femmes, sa mère Eunice et son aïeule nommée Loïde ; elles relevèrent dans la crainte de Dieu et l’étude des Écritures. II Tim., {{rom|iv}}, 15. Le père de Timothée devait être mort quand Paul et Barnabé arrivèrent dans ces parages. Act., {{rom|xvi}}, 3. Le jeune adolescent fut témoin des souffrances et des travaux des deux vaillants missionnaires. II Tim., {{rom|iii}}, 10, 11 ; Act, {{rom|xiv}}, 22. À son second voyage, l’Apôtre se l’attache comme disciple et compagnon d’apostolat à la place de Jean-Marc, ayant déjà substitué Silas à Barnabé. Act., {{rom|xv}}, 40. D’après divers passages des Épîtres pastorales, I Tim., {{rom|i}}, 18 ; {{rom|iv}}, 24 ; II Tim., {{rom|i}}, 6, ce fut l’Esprit qui le désigna, dans quelque assemblée liturgique, à la fonction d’apôtre, ou peut-être d’évangéliste, Il Tim., {{rom|iv}}, 5, par la voix des prophètes de ces Églises. Paul, Silas et les presbytres de l’endroit lui imposèrent les mains. Act., {{rom|xiii}}, 3 ; II Tim-, {{rom|i}}, 6.
Dès ce moment, il est presque toujours, sauf de rares intervalles, aux côtés de l’Apôtre, lui servant de secrétaire dans la rédaction de la plupart de ses Épîtres. Afin de faciliter son ministère auprès des Juifs, Paul le circoncit de sa propre main. Act., {{rom|xvi}}, 3. Sa carrière apostolique se confond, en général, avec celle de son maître. À peine s’il s’en sépare, de temps en temps, pour des mission spéciales, absences courtes et rapides auxquelles l’un et l’autre ne consentaient qu’avec peine. Timothée a de la sorte travaillé avec l’Apôtre à la fondation des principales Églises, Philippes, Thessalonique, Bérée, Corinthe, Éphèse. Lors de la seconde mission, il collabora, d’une façon particulière, à l’établissement et au développement des communautés de Macédoine. Il resta quelque temps à Thessalonique après l’expulsion violente de Paul et de Silas, Act., {{rom|xvil}}, 10, les rejoignit à Bérée, {{rom|xvii}}, 14, et retourna à Thessalonique pour y porter aux fidèles persécutés les encouragements et les instructions de son maître. I Thess., {{rom|iii}}, 1, 2. De là il revint sans doute à Bérée, où était resté Silas, et, en sa compagnie, se dirigea vers Corinthe. Leur arrivée marque, depuis l’activité apostolique de Paul, un redoublement de zèle. Act., {{rom|xviii}}, 5. Les trois ouvriers évangélistes séjournèrent au moins dix-huit mois dans la capitale de l’Achaïe.
Silas dut quitter saint Paul vers la fin du second voyage pour rester à Jérusalem, son Église d’origine. Act., {{rom|xv}}, 22. Timothée, au contraire, prit part au troisième voyage. Durant les trois ans du séjour de Paul à Éphèse, il ne s’éloigne de la métropole d’Asie que pour une mission en Macédoine avec Éraste et plusieurs frères, Act., {{rom|xix}}, 22, puis, de là, à Corinthe, I Cor., {{rom|xvi}}, 11 ; {{rom|iv}}, 17, où il était chargé de rétablir l’ordre. Il semble qu’il ait échoué dans cette entreprise. D’un naturel doux et timide, I Cor., {{rom|xvi}}, 10, il était peu fait pour la lutte. Il ne parvint pas, sans doute, à apaiser les désordres entre les divers parti » en présence, I Cor., {{rom|i}}, 12, et il dut retournera Éphèse ou peut-être en Macédoine ; c’est là qu’il se trouve au moment où saint Paul écrit sa seconde Épître aux Corinthiens. II Cor., 1, 1. Il le suit dans sa troisième visite à Corinthe et figure dans l’Épître aux Romains parmi ceux qui envoient leurs saluts fraternels à cette Église. Rom., {{rom|xvi}}, 21. Quand l’Apôtre quitte Corinthe pour Jérusalem, il fait partie de la caravane qui s’achemine vers la Palestine. Act., {{rom|xx}}, 4, 5.
À partir de ce moment, les Actes se taisent sur le reste de la carrière de l’illustre disciple. Mais les Épîtres de la captivité suppléent, en partie, à ce brusque silence. On peut affirmer, sans doute possible, que Timothée suivit saint Paul à Jérusalem, puis à Césarée, s’embarqua avec lui vers l’Italie, l’assista dans sa prison. Son nom se lit dans l’adresse des Épîtres aux Colossiens, i, 1, à Philémon, {{rom|i}}, 1, aux Philippiens {{rom|i}}, 1. Saint Paul dit même formellement, dans cette dernière Épître, qu’il espère envoyer « Timothée » vers eux, {{rom|ii}}, 19-24. Durant la période qui suivit la première captivité, il accompagna l’Apôtre à Éphèse et y resta encore quelque temps après que celui-ci se fut acheminé de nouveau vers Rome en passant par la Macédoine, l’Achaïe et l’Épire. I Tim., {{rom|i}}, 3. L’Apôtre le chargea de gouverner l’Église d’Éphèse et lui adressa, à cette occasion, une lettre (la première) pleine de sages conseils. Timothée resta en Asie jusqu’au moment où Paul, à la veille d’une condamnation certaine, l’appela en toute hâte pour qu’il assistât sans doute à ses derniers moments et recueillit, en dépôt, le précieux héritage de son zèle et de ses suprêmes enseignements. II Tim., IV, 21. Par l’Épître aux Hébreux on apprend que le disciple fut lui-même emprisonné, puis relâché, {{rom|xiii}}, 23. Le reste de son existence et de son activité semble s’être passé à Éphèse, où il sera retourné après sa sortie de prison. Suivant la tradition, ''Const. Apost.'', {{rom|vii}}, 46, 1. 1, {{col.}}1063 ; Eusèbe, ''H. E.'', n {{rom|i}}, 44, {{t.}}{{rom|xx}}, {{col.}}220, il aurait été martyrisé dans cette ville, sous Donatien ou Nerva, en voulant s’opposer à certaines réjouissances populaires qui tournaient à l’orgie et à la cruauté. Ses ossements ont été transportés plus tard, sous Constance, à Constantinople, Acta sanctorum, januar, {{t.}}{{rom|iii}}, {{pg}}562-569 ; Lipsius, ''Die apocryphen Apostelgesch.'', {{t.}}{{rom|ii}}, 372-400. Les Églises grecques et arméniennes célèbrent sa fête le 22 janvier, l’Église copte, le 23, l’Église latine et l’Église maronite, le 24 du même mois, bien que les premiers calendriers latins l’aient placée le27 septembre, peut-être pour faire suite au jour de la commémoration de saint Jean, qui avait exercé son apostolat à Éphèse. Lipsius, ''op. cit''., {{pg}}392 ; Nilles, ''Kalendarium manuale utriusque Ecclesiæ'', Inspruck, 1896. D’après plusieurs savants, c’est à lui que s’adresse, comme évêque d’Ephèse, le message de l’Apocalypse, {{rom-maj|II}}, 1-7. On ne sait rien de certain sur ce point. — Voir H. Usener, ''Acta sancti Timothei'', par Polycrate, {{in-4°}} Bonn, 1877.
{{d|[[Auteur:Constant Toussaint|C. Toussaint]].|3|sc}}
<section end="TIMOTHÉE 3"/>
<section begin="TIMOTHÉE (PREMIÈRE ÉPÎTRE À)"/>'''{{Ancre|4|4. {{sc|timothée (première épître à)}}}}'''. — {{1o}} ''Importance''. — Cet écrit appartient au groupe des trois lettres que la critique appelle, depuis plus d’un siècle Épîtres pastorales. L’appellation se rencontre, pour la première fois, dans un commentaire de P. Anton, ''Exeget. Abh. Der Pastoralbriefe S. Pauli'', 2. Theile. Halle, 1753, 1755,
<section end="TIMOTHÉE (PREMIÈRE ÉPÎTRE À)"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2235|TIMOTHÉE (PREMIÈRE ÉPITRE A)|2236}}</noinclude>Trophime à Milet, s’il s’agit du voyage de la troisième mission, quand on voit plus loin, dans les Actes, {{rom|xxi}}, 29, que Trophime accompagne Paul à Jérusalem ? On ne voit pas non plus, si Paul n’est pas repassé à Troade depuis l’an 58, pourquoi il redemande des livres et un manteau laissés depuis près de huit ans chez Carpus. Est-il explicable que, parmi tant de messagers venus d’Asie Mineure ou de Macédoine, aucun n’ait eu l’occasion
de les lui rapporter ?
VIII. {{sc|Situation historique.}} — D’après le contenu de la lettre, Paul, allant en Macédoine, vient de passer quelque temps à Éphèse, en compagnie de Timothée, qu’il laisse à la tête de la communauté, avec mission de s’opposer aux diverses erreurs qui commencent à s’y glisser, {{rom|i}}, 3. À peu d’intervalle de là, lui arrivent, de la métropole d’Asie, des nouvelles très fâcheuses. Timothée, avec son naturel timide, {{rom|iv}}, 12, et un état de santé des plus précaires, rencontrait, dans l’exercice de sa charge, toutes sortes de difficultés. Paul lui écrit alors, pour le guider et le soutenir au milieu de l’épreuve, cette première lettre où il lui rappelle les directions qu’il lui a précédemment données. L’idée centrale de ces quelques pages est tout entière dans le v. 15 du chap. {{rom|iii}} : {{lang|grc|ἵνα εἰδῇς πῶς δεῖ ἐν oἴϰῳ Θεoῦ ἀναστρέφεσθαι}}.
IX. {{sc|Temps et lieu de la rédaction.}} — L’opinion sur ces deux points dépend, en grande partie, de celle que l’on adopte par rapport à l’authenticité de l’Épître elle-même. Or, d’après ce qui a été établi plus haut, il faut placer cette première lettre vers l’année
64 ou 65, c’est-à-dire dans la période d’activité apostolique qui sépare les deux captivités de l’Apôtre. On peut donc conjecturer qu’elle a été écrite en Macédoine,
pendant la tournée pastorale qu’y fit Paul au sortir de son premier emprisonnement, 1, 3.
X. {{sc|Intégrité.}} — Aucun soupçon ne s’est jamais élevé autrefois à cet égard. Les doutes ne commencent qu’avec la mise en cause de l’authenticité. Ceux qui cherchent à trouver dans ces lettres des billets authentiques adressés par saint Paul à Timothée distinguent, d’une façon plus ou moins arbitraire, les parties dues à la plume de l’Apôtre et celles qui ont été ajoutées, beaucoup plus tard, par une main étrangère. Le travail le plus original et le plus complet, à ce point de vue, est celui de Knoke, ''Comm. in den Past.'', 1889, qui croit avoir retrouvé des éléments primitifs de cette première lettre dans trois lettres antérieures, dont deux de Paul à Timothée et la troisième due à un auteur inconnu du {{IIe}} siècle, qui aurait fondu ensemble ces trois écrits, dans le but de mettre sous le patronage vénéré d’un Apôtre bien connu les institutions ecclésiastiques qui commençaient à fleurir dans les communautés chrétiennes de l’Asie. Harnack, ''Chron.'', p. 482, 484, pense que {{rom|iii}}, 1-13 ; {{rom|v}}, 17-20, sont des fragments qui ne peuvent être antérieurs à l’an 138. Ce ne sont que des affirmations sans preuves.
XI. {{sc|Analyse du contenu}}. — ''I. {{sc|prologue}},'' {{rom|i}}, 1-2. — L’en-tête de cette lettre’est simple, bref et sans phrase, comme on pouvait l’attendre d’un maître écrivant à un disciple et à un collaborateur de tous les instants. Le titre d’Apôtre se trouve associé au nom de Paul non dans un but apologétique, mais uniquement pour rappeler à Timothée à quel titre il doit recevoir cet ensemble de règles et de mesures administratives, surtout de quelle source dérive l’autorité qu’il lui a déléguée. Le Christ est appelé « notre espérance » pour écarter sans doute les fausses perspectives de ceux qui, amusant les fidèles avec des rêveries extravagantes, leur faisaient perdre de vue les grandes vérités du christianisme.
''II. {{sc|Corps se l’épître}},'' {{rom|i}}, 3- {{rom|vi}}, 19. — Sans prétendre enfermer les idées de la lettre dans un cadre trop rigide, il semble qu’on peut cependant y distinguer deux parties principales qui s’appellent et se répondent. Dans l’une, il est surtout question de ce que Timothée doit faire sur-le-champ, à Éphèse, au nom de l’Apôtre et comme son délégué ; dans l’autre sont indiqués les devoirs habituels du même Timothée comme pasteur d’âmes.
A) ''{{1re}} partie''. — Le mandat confié à Timothée, {{rom|i}}, 3m, 16. — 1° S’opposer aux fausses doctrines, {{rom|i}}, 3-20.
— Les ordres à exécuter, de la part de saint Paul, ont été dictés par la situation grave où se trouvait l’Église d’Éphèse au moment où l’Apôtre se rendait en Macédoine. Les sombres pressentiments dont il avait fait part aux anciens, dans son discours de Milet, Act., {{rom|xv}}, 29-30, ne s’étaient que trop réalisés. Des doctrines étranges circulaient dans la communauté. Il était de toute nécessité de s’opposer à leur diffusion. Timothée
reçut donc comme première tâche de dénoncer le péril de ces nouveautés malsaines, dont le danger est ici, avant tout, d’ordre moral. Le reproche à leur faire est de volatiliser en chimères puériles la vertu sanctifiante de l’Évangile. En effet, elles s’éloignent de l’enseignement reçu dans l’Église ({{lang|grc|ἑτεροδιδασϰαλεῖν}}), se perdent en mythes et en généalogies interminables, peut-être au sujet de certains personnages ou de certains
faits de l’histoire sacrée ; ce sont des légendes rabbiniques, dans le genre de celles du Talmud ; elles provoquent des discussions stériles ({{lang|grc|ζητήσεις}}), détournent la doctrine évangélique de son vrai but, qui est de promouvoir l’œuvre de Dieu, exaltent à tort et à travers la Loi ancienne, obscurcissent l’éclat de l’Évangile. Aussi l’Apôtre enjoint-il à son disciple, au nom même de la consécration solennelle qui l’a voué au saint ministère, de combattre ces erreurs pernicieuses et de poursuivre l’œuvre de préservation qu’il a lui-même inaugurée en rejetant de l’Église les deux principaux fauteurs de ces doctrines, Hyménée et Alexandre.
2° ''Veiller à la célébration du culte'', {{rom|ii}}, 1-15. — De la doctrine l’Apôtre passe à la réglementation du service religieux. Là encore il y avait à reprendre et à corriger.
Une première recommandation semble s’inspirer des circonstances politiques du moment. Si l’on prescrit de prier pour les autorités romaines, c’est qu’on a pour cela, quelque part, des répugnances spéciales. On est à la veille de la guerre de Judée et au lendemain des
massacres de Néron. Paul base son conseil sur les principes de son universalisme : l’unité de Dieu et l’unité du Sauveur. Si Dieu veut le salut de tous les hommes, des bons comme des méchants, des justes comme des pécheurs, nous n’avons pas à nous montrer plus sévères que lui. Il est prescrit aux hommes de n’élever vers le ciel que des mains pures, exemptes
de souillure morale, et de ne s’approcher de Dieu qu’avec des sentiments pacifiques, allusion discrète à des querelles intestines dans l’Église d’Éphèse. Aux femmes sont données des prescriptions qui rappellent, sur quelques points, celles qui avaient été adressées aux Corinthiens, I Cor., {{rom|xi}}, 3-15, relativement à la tenue extérieure dans les assemblées liturgiques.
3° S’appliquer à bien choisir le personnel ecclésiastique, {{rom|iii}}, 1-13. — À cet effet, l’Apôtre trace la liste d’irrégularités qui doit servir d’indication à Timothée pour écarter les indignes des fonctions saintes. Les règles qu’il donne visent d’abord l’évêque (m, 1-7) qui, en raison de la grandeur de sa charge, doit être, pour tous, un modèle de perfection. Il doit avoir non seulement les qualités d’un pasteur d’âmes, mais aussi celles
d’un intendant temporel. Celui qui brigue une si belle fonction doit être irrépréhensible tant aux yeux des fidèles qu’à ceux du dehors, n’avoir été marié qu’une seule fois, être sobre, chaste, aimable, hospitalier, capable d’enseigner. Il ne doit pas être violent mais,
au contraire, se montrer doux, pacifique, désintéressé, exempt d’avarice. Sa famille doit être grave comme lui ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2235|TIMOTHÉE (PREMIÈRE ÉPITRE A)|2236}}</noinclude>Trophime à Milet, s’il s’agit du voyage de la troisième mission, quand on voit plus loin, dans les Actes, {{rom|xxi}}, 29, que Trophime accompagne Paul à Jérusalem ? On ne voit pas non plus, si Paul n’est pas repassé à Troade depuis l’an 58, pourquoi il redemande des livres et un manteau laissés depuis près de huit ans chez Carpus. Est-il explicable que, parmi tant de messagers venus d’Asie Mineure ou de Macédoine, aucun n’ait eu l’occasion
de les lui rapporter ?
VIII. {{sc|Situation historique.}} — D’après le contenu de la lettre, Paul, allant en Macédoine, vient de passer quelque temps à Éphèse, en compagnie de Timothée, qu’il laisse à la tête de la communauté, avec mission de s’opposer aux diverses erreurs qui commencent à s’y glisser, {{rom|i}}, 3. À peu d’intervalle de là, lui arrivent, de la métropole d’Asie, des nouvelles très fâcheuses. Timothée, avec son naturel timide, {{rom|iv}}, 12, et un état de santé des plus précaires, rencontrait, dans l’exercice de sa charge, toutes sortes de difficultés. Paul lui écrit alors, pour le guider et le soutenir au milieu de l’épreuve, cette première lettre où il lui rappelle les directions qu’il lui a précédemment données. L’idée centrale de ces quelques pages est tout entière dans le v. 15 du chap. {{rom|iii}} : {{lang|grc|ἵνα εἰδῇς πῶς δεῖ ἐν oἴϰῳ Θεoῦ ἀναστρέφεσθαι}}.
IX. {{sc|Temps et lieu de la rédaction.}} — L’opinion sur ces deux points dépend, en grande partie, de celle que l’on adopte par rapport à l’authenticité de l’Épître elle-même. Or, d’après ce qui a été établi plus haut, il faut placer cette première lettre vers l’année
64 ou 65, c’est-à-dire dans la période d’activité apostolique qui sépare les deux captivités de l’Apôtre. On peut donc conjecturer qu’elle a été écrite en Macédoine,
pendant la tournée pastorale qu’y fit Paul au sortir de son premier emprisonnement, 1, 3.
X. {{sc|Intégrité.}} — Aucun soupçon ne s’est jamais élevé autrefois à cet égard. Les doutes ne commencent qu’avec la mise en cause de l’authenticité. Ceux qui cherchent à trouver dans ces lettres des billets authentiques adressés par saint Paul à Timothée distinguent, d’une façon plus ou moins arbitraire, les parties dues à la plume de l’Apôtre et celles qui ont été ajoutées, beaucoup plus tard, par une main étrangère. Le travail le plus original et le plus complet, à ce point de vue, est celui de Knoke, ''Comm. in den Past.'', 1889, qui croit avoir retrouvé des éléments primitifs de cette première lettre dans trois lettres antérieures, dont deux de Paul à Timothée et la troisième due à un auteur inconnu du {{IIe}} siècle, qui aurait fondu ensemble ces trois écrits, dans le but de mettre sous le patronage vénéré d’un Apôtre bien connu les institutions ecclésiastiques qui commençaient à fleurir dans les communautés chrétiennes de l’Asie. Harnack, ''Chron.'', p. 482, 484, pense que {{rom|iii}}, 1-13 ; {{rom|v}}, 17-20, sont des fragments qui ne peuvent être antérieurs à l’an 138. Ce ne sont que des affirmations sans preuves.
XI. {{sc|Analyse du contenu}}. — ''I. {{sc|prologue}},'' {{rom|i}}, 1-2. — L’en-tête de cette lettre’est simple, bref et sans phrase, comme on pouvait l’attendre d’un maître écrivant à un disciple et à un collaborateur de tous les instants. Le titre d’Apôtre se trouve associé au nom de Paul non dans un but apologétique, mais uniquement pour rappeler à Timothée à quel titre il doit recevoir cet ensemble de règles et de mesures administratives, surtout de quelle source dérive l’autorité qu’il lui a déléguée. Le Christ est appelé « notre espérance » pour écarter sans doute les fausses perspectives de ceux qui, amusant les fidèles avec des rêveries extravagantes, leur faisaient perdre de vue les grandes vérités du christianisme.
''II. {{sc|Corps se l’épître}},'' {{rom|i}}, 3- {{rom|vi}}, 19. — Sans prétendre enfermer les idées de la lettre dans un cadre trop rigide, il semble qu’on peut cependant y distinguer deux parties principales qui s’appellent et se répondent. Dans l’une, il est surtout question de ce que Timothée doit faire sur-le-champ, à Éphèse, au nom de l’Apôtre et comme son délégué ; dans l’autre sont indiqués les devoirs habituels du même Timothée comme pasteur d’âmes.
A) ''{{1re}} partie''. — Le mandat confié à Timothée, {{rom|i}}, 3, {{rom|iii}}, 16. — 1° S’opposer aux fausses doctrines, {{rom|i}}, 3-20.
— Les ordres à exécuter, de la part de saint Paul, ont été dictés par la situation grave où se trouvait l’Église d’Éphèse au moment où l’Apôtre se rendait en Macédoine. Les sombres pressentiments dont il avait fait part aux anciens, dans son discours de Milet, Act., {{rom|xv}}, 29-30, ne s’étaient que trop réalisés. Des doctrines étranges circulaient dans la communauté. Il était de toute nécessité de s’opposer à leur diffusion. Timothée
reçut donc comme première tâche de dénoncer le péril de ces nouveautés malsaines, dont le danger est ici, avant tout, d’ordre moral. Le reproche à leur faire est de volatiliser en chimères puériles la vertu sanctifiante de l’Évangile. En effet, elles s’éloignent de l’enseignement reçu dans l’Église ({{lang|grc|ἑτεροδιδασϰαλεῖν}}), se perdent en mythes et en généalogies interminables, peut-être au sujet de certains personnages ou de certains
faits de l’histoire sacrée ; ce sont des légendes rabbiniques, dans le genre de celles du Talmud ; elles provoquent des discussions stériles ({{lang|grc|ζητήσεις}}), détournent la doctrine évangélique de son vrai but, qui est de promouvoir l’œuvre de Dieu, exaltent à tort et à travers la Loi ancienne, obscurcissent l’éclat de l’Évangile. Aussi l’Apôtre enjoint-il à son disciple, au nom même de la consécration solennelle qui l’a voué au saint ministère, de combattre ces erreurs pernicieuses et de poursuivre l’œuvre de préservation qu’il a lui-même inaugurée en rejetant de l’Église les deux principaux fauteurs de ces doctrines, Hyménée et Alexandre.
2° ''Veiller à la célébration du culte'', {{rom|ii}}, 1-15. — De la doctrine l’Apôtre passe à la réglementation du service religieux. Là encore il y avait à reprendre et à corriger.
Une première recommandation semble s’inspirer des circonstances politiques du moment. Si l’on prescrit de prier pour les autorités romaines, c’est qu’on a pour cela, quelque part, des répugnances spéciales. On est à la veille de la guerre de Judée et au lendemain des
massacres de Néron. Paul base son conseil sur les principes de son universalisme : l’unité de Dieu et l’unité du Sauveur. Si Dieu veut le salut de tous les hommes, des bons comme des méchants, des justes comme des pécheurs, nous n’avons pas à nous montrer plus sévères que lui. Il est prescrit aux hommes de n’élever vers le ciel que des mains pures, exemptes
de souillure morale, et de ne s’approcher de Dieu qu’avec des sentiments pacifiques, allusion discrète à des querelles intestines dans l’Église d’Éphèse. Aux femmes sont données des prescriptions qui rappellent, sur quelques points, celles qui avaient été adressées aux Corinthiens, I Cor., {{rom|xi}}, 3-15, relativement à la tenue extérieure dans les assemblées liturgiques.
3° S’appliquer à bien choisir le personnel ecclésiastique, {{rom|iii}}, 1-13. — À cet effet, l’Apôtre trace la liste d’irrégularités qui doit servir d’indication à Timothée pour écarter les indignes des fonctions saintes. Les règles qu’il donne visent d’abord l’évêque (m, 1-7) qui, en raison de la grandeur de sa charge, doit être, pour tous, un modèle de perfection. Il doit avoir non seulement les qualités d’un pasteur d’âmes, mais aussi celles
d’un intendant temporel. Celui qui brigue une si belle fonction doit être irrépréhensible tant aux yeux des fidèles qu’à ceux du dehors, n’avoir été marié qu’une seule fois, être sobre, chaste, aimable, hospitalier, capable d’enseigner. Il ne doit pas être violent mais,
au contraire, se montrer doux, pacifique, désintéressé, exempt d’avarice. Sa famille doit être grave comme lui ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V.djvu/1147
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|2237|TIMOTHÉE (PREMIÈRE ÉPITRE A)|2238}}</noinclude>ses fils, soumis, respectueux, à l’abri de tout soupçon.
Pas d’évêques néophytes, mais des hommes éprouvés depuis longtemps. L’Apôtre ne se montre pas moins sévère pour l’élection des diacres. On n’est admis à cette fonction délicate qu’après une sérieuse épreuve.
Le passé du candidat doit être irréprochable. Avec cela, une grande dignité de vie ; pas de duplicité dans ses rapports avec les membres de l’Église, une tempérance exemplaire, une conscience scrupuleuse en affaires, la haine de l’erreur et du mal. Des veuves diaconesses on exigera une vie honnête, de la réserve dans les conversations, de la sobriété’et de la fidélité à s’acquitter de leur ministère.
''B) Seconde partie. — Les devoirs professionnels de Timothée comme serviteur de l’Église''. {{rom|iii}}, 14-{{rom|vi}}, 19.
— La pensée qui domine cette nouvelle série de conseils est toujours le danger des faux docteurs. On peut les classer ainsi :
1° ''Devoirs envers la vérité'', {{rom|iii}}, 15-iv, 16. — Le morceau débute par une sorte de vision {{corr|phrophétique|prophétique}} sur l’avenir de l’Église d’Éphèse. L’Apôtre voit, dans ce qui arrive en Asie, l’image de ce qui se reproduira plus tard, un peu partout, quand il aura disparu : d’un côté, l’Église de Dieu, dépositaire officielle de la vérité, faisant briller aux yeux de tous le trésor dont elle a la garde ; de l’autre, les efforts des prophètes de mensonge, qui essaient de renverser la colonne brillante d’où rayonnent les bienfaisantes clartés de l’Évangile.
En face d’une pareille situation, le devoir du pasteur d’âmes est tout tracé. Il doit garantir le troupeau de la contagion, lutter par tous les moyens contre l’erreur, faire resplendir, par l’enseignement de la parole et de l’exemple, la vérité qui lui a été confiée. Les obligations pastorales sont, pour ainsi dire, contenues dans la notion de l’Église. L’Apôtre les résume en deux points : la parole et l’exemple. Par le premier moyen, Timothée inculquera aux fidèles les vrais enseignements de la foi. Il ne prêtera pas l’oreille aux inepties doctrinales et aux pratiques ridicules des faux docteurs. Il utilisera son temps d’une façon beaucoup plus profitable, en se livrant à la piété. Puis, pour fortifier dans les cœurs l’effet de sa parole, Timothée s’efforcera d’inspirer à
tous, même aux plus anciens, le respect dû à sa dignité, suppléant au défaut de l’âge par la gravité d’une vie où tout deviendra exemple : paroles, conduite, charité, foi, intégrité morale. En même temps, il vaquera, jusqu’au retour de Paul, aux fonctions normales du ministère : lectures publiques, exhortations, didascalie.
Pour remplir avec succès ces divers offices, le disciple n’a qu’à mettre en exercice le charisme qui est en lui et qui lui a été communiqué, à la voix des prophètes, lorsque les anciens de Lystres lui imposèrent les mains.
2° ''Devoirs envers les différents membres de l’Église''. v-vi, 3. — Dans l’art de gouverner, il faut savoir s’adapter aux diverses catégories de personnes qu’on a sous ses ordres. De là, les avis données à Timothée quant à ses relations : — a) Avec les hommes, {{rom|v}}, 1. Ménager les vieillards, surtout s’il faut les réprimander : exhorter plutôt que reprendre. S’il s’agit des jeunes gens, les traiter comme des frères. — b) Avec les femmes, {{rom|v}}, 2. Se comporter envers elles, si elles sont avancées en âge, comme avec une mère, et, si elles sont jeunes, comme avec des sœurs, en toute pureté. —
c) Avec les veuves. 3-15. L’auteur distingue, dans cette classe, deux catégories : la vraie veuve, celle qui n’a ni enfants, ni parents pour la recueillir, qui met en Dieu son espoir et passe sa vie en veilles saintes, en prières continuelles. À celle-là est due naturellement une part des aumônes recueillies par l’Église. Timothée veillera à ce que la communauté acquitte avec fidélité cette dette d’honneur. Il ne permettra pas, au contraire, qu’on laisse à la charge de l’Église les veuves qui ont encore des parents. Quant à la veuve consolée qui vit dans les plaisirs, c’est la seconde sorte de veuves. L’Église n’a aucun devoir envers elle, d’ailleurs elle est morte au point de vue spirituel.
À partir du <small>℣</small>. 9, l’Apôtre passe à un autre ordre d’idées. Des veuves assistées il en vient aux veuves chargées dans l’Église d’un ministère de charité. Il exige que la veuve élue à cette fonction n’ait pas moins de soixante ans, qu’elle n’ait été qu’une fois mariée et qu’elle soit recommandable par ses bonnes œuvres, par la manière dont elle a élevé ses enfants, par le zèle qu’elle a mis à exercer l’hospitalité, à laver les pieds des saints, à soulager les affligés, à faire le bien sous toutes ses formes. Les jeunes veuves doivent être écartées de ces fonctions ; car, au bout de quelque temps donné au Christ, leur nouvel époux, elles sont exposées à lui être infidèles et à ne plus penser qu’à se remarier.
d) ''Avec les presbytres''. {{rom|v}}, 17-22. — Faire en sorte que l’Église sache reconnaître par de larges offrandes les bons services de ses chefs, surtout lorsqu’ils joignent à leurs fonctions administratives le travail de la parole et de l’enseignement. Si quelqu’un de ces presbytres vient à être soupçonné ou convaincu de quelque grave délit, la première règle sera de ne pas prêter trop facilement l’oreille aux dénonciations. C’est pour eux surtout qu’il faut impliquer les principes de procédure indiqués par le Deutéronome, {{rom|xiv}}, 15. Timothée ne devra donc recevoir l’accusation que si elle s’appuie sur deux ou trois témoignages. Mais si la preuve est faite, le coupable doit être repris devant tous ses collègues. Il va sans dire que le jugement doit être impartial. Pour
éviter autant que possible d’admettre, dans le collège des anciens, des hommes indignes ou incapables, ne pas faire de choix précipité.
e) ''Avec les esclaves'', {{rom|vi}}, 1-2. — L’auteur signale le danger qu’il y aurait si l’adhésion à la foi chrétienne rendait les esclaves enclins à la rébellion ou même à la négligence dans leur service habituel. En conséquence, Timothée les persuadera, si leur maître est païen, de redoubler de respect, pour éviter qu’on ne blasphème le nom de Dieu et la foi qu’ils professent ; quant à ceux qui ont un maître chrétien, il leur conseillera de n’être pas moins vigilants à s’acquitter de leur service.
3° ''Désintéressement'', {{rom|vi}}, 3-19. — Ce paragraphe donne à saint Paul l’occasion de revenir sur les faux docteurs pour peindre leur cupidité. L’amour de l’argent est, au fond, le mobile de ce pseudo-ascétisme. Aussi la conduite de Timothée doit-elle contraster avec cet amour effréné des biens de la terre. Simple en sa vie, se contentant de peu, l’homme de Dieu ne se mettra pas en peine d’amasser des richesses, mais il recherchera la justice et la piété, la foi, la charité, la constance et la douceur. Les v. 17 et 19 s’adressent aux riches de la communauté d’Éphèse pour leur recommander l’humilité, la confiance en Dieu seul et une large libéralité.
''III. {{sc|épilogue}}'', 20, 21. — Ces deux derniers versets résument toute l’Épître. C’est le mot d’ordre du chef à un subordonné qui est sous les armes, aux prises avec l’ennemi, et qui défend avec courage un trésor qui lui a été confié.
XII. {{sc|Bibliographie.}} — 1° Au sujet de l’authenticité des Pastorales. — En dehors des catholiques, elle est défendue intégralement par les protestants conservateurs et par presque tous les commentateurs jusqu’à B. Weiss dans Meyer, 5{{e}} édit., 1886 ; plus tard, le même auteur a changé d’opinion et se tient plutôt vers le ''non liquet'' ; par la plupart des anglicans. Godet, ''Introd''., t. 1, p. 628 sq. ; Zahn, Einl. in das N. T., 4{{e}} édit., 1906, p. 402 sq. ; Bertrand, ''Essai critique sur l’authenticité des Épîtres pastorales'', Paris, 1888 ; Salmon, ''Introd. to the N. T.'', p. {{rom|xx}} ; Findlay, dans son {{tiret|appen|dice}}<noinclude>
<references/></noinclude>
exgae0lojbsyv9h8osukrqxsgw5ijdi
Page:Adhémar d'Alès - Dictionnaire apologétique de la foi catholique, 1909, Tome 2.djvu/441
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />869 INQUISITION 870</noinclude>et que l’objet de notre croyance nous est, pour ainsi
dire, représenté en image. » Pour cette raison, conclut
saint Thomas, le judaïsme « mérite tolérance ». C’est
une même pensée qu’exprime Eymeric dans son
Directorium : « Ritus Judeorum ab Ecclesia tolerantur
quia in illis habemus testimonium fidei christianitatis. » Dès lors, dit M. Salomon Reinach, « il ne
pouvait être question de contraindre les Juifs à se
convertir, ni de baptiser de force leurs enfants,
encore moins de les exterminer ».
Il est cependant deux cas, où l’Inquisition a eu à
s’occuper du judaïsme. En 1239, {{roi|Grégoire|IX}} lui ordonna de saisir partout les exemplaires du Talmud
et de les brûler. « Tandis qu’on brûlait les chrétiens
hérétiques, on se mit à brûler avec non moins de
zèle les livres juifs. En 1248, il y eut deux exécutions
de ce genre à Paris, l’une portant sur quatorze charretées
de manuscrits, l’autre sur six… En 1267,
{{roi|Clément|IV}} prescrit à l’archevêque de Tarragone de
se faire livrer tous les Talmuds… En 1319, à Toulouse,
Bernard Gui en réunit deux charretées, les
fait traîner à travers les rues de la ville et brûler
solennellement. Le même inquisiteur somma les chrétiens,
sous peine d’excommunication, de livrer les
livres hébraïques qu’ils détenaient. » (S. Reinach,
''ibidem''.) Ainsi, au témoignage de M. Reinach, ce sont
les livres et non les fidèles du judaïsme, qui ont eu
à subir les rigueurs de l’Inquisition. Cet acharnement
contre le Talmud s’explique d’ailleurs par les
excitations qu’il renferme contre les chrétiens et les
actes malhonnêtes et immoraux qu’il permet et recommande
même à leur détriment. C’est la raison
que donnait {{roi|Grégoire|IX}} dans la bulle par laquelle il condamnait le Talmud et le livrait à l’Inquisition.
S’appuyant sur des citations de ce livre, que le
rabbin Isidore Loeb reconnaît authentiques, traduites
d’une manière a exacte, précise, très scientifique « ,
et saisissant fort bien « le sens des passages », le pape
signalait à l’indignation des chrétiens des enseignements
talmudiques que toutes les lois, même nos
lois « laïques » punissent. En voici quelques exemples :
« Un serment ou un vœu peuvent être annulés
par la permission de trois personnes ou d’un seul
docteur… Un serment ou un vœu faits dans l’année
sont nuls si, au commencement de l’année, on a pris
la précaution de dire : Je veux que tous les serments
et vœux que je ferai dans l’année soient nuls et non
avenus… On peut et on doit tuer le meilleur des
goyim (non-Juifs). Un goy (non-Juif) qui se repose le
samedi mérite la mort. Un goy qui s’occupe de l’étude
de la loi mérite la mort. L’argent des goyim est dévolu
aux Juifs, donc il est permis de les voler ou de
les tromper… Il est défendu de rendre à un goy un
objet qu’il a perdu. » (Isidore Loeb, La controverse
sur le Talmud sous saint Louis, p. 8.) Pour défendre le
Talmud, qu’il déclare « un des monuments les plus
curieux de la pensée humaine » et « un livre profondément
religieux », M. le rabbin Loeb nous affirme
que ces passages vraiment immoraux contre les
goyim ne visaient que les païens du temps d’Adrien ;
mais le fait qu’au {{s|xiii|e}} le Talmud était enseigné
dans toutes les écoles juives, que ses exemplaires
étaient répandus tellement à profusion dans le monde
juif que l’Inquisition ne put les épuiser, nous prouve
que ses prescriptions et ses conseils étaient observés
aussi au {{s|xiii|e}} et que le pape, les princes chrétiens
et les fidèles avaient bien raison de faire réprimer
ces excitations au vol, au pillage et à la haine
des chrétiens. On trouvera même qu’en se contentant
de punir le livre, l’Inquisition se montra bien
douce ; de nos jours, ceux qui excitent au pillage
répondent personnellement devant les tribunaux de
leurs odieuses doctrines.
Il est un second cas où l’Inquisition eut à s’occuper
des Juifs. Elle voulut préserver de leur lente
infiltration la pureté du christianisme et, pour cela,
elle poursuivit les faux convertis qui n’adoptaient
la forme extérieure du christianisme que pour mieux
dissimuler leur origine et leur qualité. En un temps
où l’ordre social était établi sur la distinction des
races et des religions, et où juifs et chrétiens avaient
leur statut particulier et leurs privilèges propres, on
comprend que l’Inquisition, agissant dans l’intérêt de
la société autant que dans celui de l’Eglise, ait poursuivi
les Juifs hypocritement convertis au christianisme,
tandis qu’elle respectait, d’une part, les Juifs
qui restaient fidèles à leur religion et, d’autre part,
ceux qui, sans arrière-pensée, recevaient le baptême.
« L’Eglise, dit fort bien M. Reinach, ne défendait pas
aux Juifs d’être juifs ; mais elle interdisait aux chrétiens
de judaïser et aux Juifs de les pousser dans cette
voie. » (Ibid.) Ce fut l’Inquisition d’Espagne qui, au
XV’et au xvi* siècle, organisa les persécutions antisémites ;
mais ce fut pour des raisons politiques, sous
la pression des souverains, plutôt que pour des raisons
religieuses et sous l’impulsion du catholicisme ;
de sorte que les Juifs, dit M. Reinach, « eurent d’autant
plus à souffrir de l’Inquisition qu’elle s’écarta
davantage de son objet propre et du rôle que lui
avait tracé l’Eglise ». En un mot, l’Inquisition religieuse
du Moyen Age a respecté les Juifs quand eux-mêmes
respectaient les chrétiens ; l’Inquisition politique
de la Renaissance les a poursuivis et durement
condamnés.
Limitant leur action répressive à l’hérésie, les inquisiteurs
ne punissaient pas tous les hérétiques.
ce Le rejet des définitions ecclésiastiques, s’il reste interne
strictement, ne relève, en cas de culpabilité,
que de la justice divine ; car les actes purement
internes échappent forcément à toute coercition
humaine. Aussi très sagement, l’adage scolastique disait :
Ecclesia de inlernis non judicat. Restée interne,
l’hérésie n’aurait pas ému la société ecclésiastique du
Moyen Age. La cause de son émotion d’abord, ensuite
des mesures de répression qu’elle crut devoir prendre,
fut la manifestation de l’hérésie interne par des
discussions ou des controverses publiques, surtout
par des groupements de sectaires annonçant ouvertement
leur intention de transformer la société,
d’abolir ou du moins de réformer l’Eglise de fond en
comble. » (De Cauzons, Histoire de l’Inquisition en
France, {{rom-maj|II}}, p. 134.)
On ne saurait mieux définir la position de l’Inquisition
en face de l’hérésie ; elle respecta les opinions
individuelles, personnelles ; elle ne les punit que
lorsque, passant de la spéculation à l’action, elles
menacèrent l’ordre social et religieux ; elle ne poursuivit
que les hérétiques manifestes.
S’il en est ainsi, pourquoi l’Eglise a-t-elle ordonné
la recherche, Vinquisitio d’hérétiques manifestes ?
S’ils étaient manifestes, était-il besoin de les rechercher,
et si on les a recherchés, souvent au prix de
mille difficultés, n’est-ce pas la preuve qu’ils n’étaient
pas manifestes, et que par conséquent les affirmations
que nous venons d’énoncer vont à rencontre des
faits ?
L’objection vaudrait s’il y avait eu une distinction
bien tranchée entre les hérétiques manifestes et les
autres. Mais, à dater du jour où l’Inquisition fonctionna
régulièrement, il se forma une troisième catégorie
d’hérétiques, bientôt la plus nombreuse. Elle
comprenait ceux qui faisaient acte d’hérétiques, mais
en cachette. Ils se livraient à leur propagande antichrétienne
et antisociale, ils recrutaient des adhérents,
préparaient des complots contre l’orthodoxie,
mais dans le mystère des bois et de la nuit, dans le<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />1753 JUIFS ET CHRÉTIENS 1754</noinclude>faveur de la divinité du christianisme. Avec les
traités De vera leli^ione et les ouvrages d’apologétique
en général, il y aurait à citer spécialement les
travaux sur les diverses méthodes d’apologétique et
sur les prophéties, ainsi que sur l’argumeut déduit
de la dispersion du peuple juif et de son état après
la mort du Christ, tels que l’Evidence de la yérité
df’lu religion chrétienne tirée de l’accomplissement
littéral des prophéties constaté principalement par
l’histoire des Juifs et des découvertes des voyageurs
modernes d’A. Kbith, dans Migne, Démonstrations
éi-angéliqnes, iS ! i’i, t. {{rom-maj|X}}, p. 330-471, et La désolation
du peuple juif de M. Socllikr, Paris, 1891. Mentionnons
enfin, du P. M.-J. Lagrangb, Le messianisme
chez les Juifs, Paris, 1909.
§ III. L’aI’OLOGÉTIQUE CI1R£TIE>'NB
Ce n’est pas ici le lieu d’étudier la valeur, les faiblesses,
les développements de l’apologétique chrétienne
au cours des controverses avec les Juifs. Voir
l’article AroLOGKTHiCB, t. 1, col. 190-220. Deux points
seulement doivent arrêter notre attention.
77. — Quelle est la raison d’être du peuple juif et
quel, en particulier, son rôle depuis la mort de Jésus ?
Saint Ai’GLSTix, le premier, a abordé résolument ce
problème. La solution qu’il propose lit fortune dans
l’Eglise. Le moyen âge tout entier l’adoi^ta, et 150s-SCBT
la reprit avec la splendeur de langage que l’on
sait. Elle se résume de la sorte : jieuple de Dieu,
instrument entre ses mains, la nation juive semble
ne pas avoir existé pour elle-même. Orientée vers le
Christ, elle eut à l’annoncer et à le Ugurer. Elle ne
reconnut pas dans le Christ le Messie attendu, le
Sauveur du monde. Dieu a voulu qu’elle continuât,
comme jadis, à être, pour beaucoup d’àmes, le chemin
qui mène à la lumière de la vérité. « Les Juifs
possèdent en main les livres contenant les prophéties
relatives au Christ, dit saint.lgi ; stix, Jn Joan.,
tract. XXXV.). Et, au cours de nos discussions avec
les païens, lorsque nous leur montrons réalisé dans
l’Eglise du Christ ce qui fut prédit du nom du Christ,
du corps du Christ, ahn qu’ils ne s’imaginent pas que
ces prédictions sont des tictions et que nous avons
écrit après coup ces choses comme si elles devaient
se produire, nous leur présentons les livres des Juifs
nos ennemis… Et, leur produisant des livres qui sont
et ont toujours été entre les mains des Juifs, nous
leur disons avec raison : Vous n’avez rien à objecter
contre ce témoignage, puisqu’il vient d’un jieuple
ennemi de notre foi aussi bien que de vous. " Ainsi,
dispersée au milieu des nations, ayant cependant
conservé son indépendance et ses caractères distinettfs,
la nation juive a toujours la même mission :
« les siècles écoulés l’ont vue désignant par avance
celui qui devait relever l’humanité déchu*- ; la voici
maintenant au même poste, le doigt tourné vers le
pissé, révélant à ceux qui les ignorent les promesses
divines et permettant d’en saisir la réalisation {{rom|ii}},
P. B> : r.ro, Saint Augustin et les Juifs, Besancon,
1913. p. 70.
78. — La dispersion des Juifs fut envisagée à un
autre point de vue par les polémistes antijuifs. Prophétisée,
son accomplissement a été présenté de bonne
heure, cf. Lb Nocrry, Dissert, in Apolog. Tertul.,
''P. L.'', t. {{rom-maj|I}}, col. -S3--786, comme une preuve de la divinité
du christianisme. L’argument est devenu
classique. Bossuet, entre beaucoup d’autres, lui a
prêté l’éclat de son grand style. Discours sur l’histoire
universelle, {{rom-maj|II}}, xx-xxiv. Or. il a besoin d’être mis à jour. Jamais Israël n’a été aussi dispersé qu’à notre époque. Mais il n’est plus dans la situation humiliée de jadis. Depuis 1789, il est réhabilité, enrichi,
influent. Telle manière de présenter l’argument qui
consistait à dire qu’Israël ne subsiste que pour être,
aux yeux de l’univers, un témoignage vivant de la
malédiction divine, Israël devant toujours vivre dans
l’opprobre et l’ignominie, est donc à réformer. Il faudra
l’adapter à l’état actuel des choses. On s’y est
essayé. Cf. M. Soullier, La désolation du peuple
juif, p. 374-381 ; les abbés Lémann, La dissolution de
la Synagogue en face de la vitalité de l’Eglise, Rome,
1870, reproduit dans La cause des restes d’Israël
introduite au concile oecuménique du Vatican, p. 54-69 ; H. Hurter, Theol. dogmat., 4{{e}} édit., Inspruck,
t. {{rom-maj|I}}, p. 75-78. Quelle que soit la position sociale de beaucoup de Juifs, la masse est encore méprisée et
malheureuse, et la poussée récente d’antisémitisme a
montré ce qu’il y a d’instable dans la fortune de
ceux qui prospèrent ; surtout il demeure que la Synagogue
et le peuple juifs, à l’égard de la vocation
dans le Christ, en tant que tels et comparativement
à ce qu’ils furent avant le Christ, sont déchus selon
que les prophéties l’ont annoncé.
{{C|§ IV. Les conversions}}
79. ''Des origines à 313''. —.près les grands coups
de filet du lendemain de la Pentecôte, les Juifs ne
furent pas faciles à gagner au christianisme. Saint
Justin, I^ ''Apol.'', LUI, estime que les chrétiens venus
du paganisme sont plus nombreux, et plus réellement
chrétiens, plus sincères, que les Juifs convertis.
La Palestine même accepta médiocrement l’Évangile.
Les Actes des apôtres racontent les premières missions,
et nous savons qu’il exista, à Jérusalem, une
église chrétienne gouvernée par les Douze, puis par
Jacques le mineur. Quand la ville fut assiégée par
Titus, ces fidèles émigrèrent au delà du Jourdain ;
leurs frères de Galilée et de Samarie les y rejoignirent.
Dans ces régions de Damas et de la Décapole, ils
menèrent une vie effacée, Origène, In Joan., 1, 1, évalue
à moins de cent quarante-quatre mille le chiffre
des convertis du judaïsme. Le calcul ne saurait être
rigoureux ; il autorise à conclure que la propagande
évangélique eut un succès modeste dans le milieu
juif. En dehors des convertis de l’Evangile et du
Nouveau Testament, il y eut. parmi les chrétiens
d’origine juive, un pape : saint Evariste — et aussi,
d’après certains auteurs, saint Anaclet — et quelques
écrivains : le pseudo-Barnabé, Hégésippe
selon toute vraisemblance.
80- De 313 à 17 S9. — Entre ces deux dates, les
conversions simulées abondèrent. Vivant en pays
chrétien, mal vus à cause de leur judaïsme, parfois
tracassés, spoliés, exilés s’ils ne renonçaient pas à
leur religion, ils succombèrent en nombre considérable
à la tentation d’acheter la tranquillité par un
semblant de christianisme. Ce fut le cas d’innombrables
Juifs d’Espagne qui reçurent le baptême du
temps de Sisebut et de Ferdinand. Ceux-là, nous ne
les comptons point dans la liste des convertis Juifs.
Ils ne doivent pas y figurer non plus, ces milliers de
Juifs dont des documents apocryphes racontent la
conversion. Les Acta sancti Sittestri, le récit de la
controverse qui aurait eu lieu à la cour des Sassanides,
le Dialogue de saint Grégence, se terminent
par la conversion des Juifs qui auraient assisté aux
controverses entre Juifs et chrétiens. Cette finale est
fantaisie pure, comme le reste. Au contraire, la lettre
de saint Sévère, évêque de Minorque, sur la conversion
en masse des Juifs de cette île, à la suite de
l’arrivée des reliques de saint Etienne, a résisté
aux attaques de la critique. L’origine juive de
saint Ange de Jérusalem (— 1220, à Licala, en
Sicile) et les conversions de Juifs opérées par lui,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />1755 JUIFS ET CHRÉTIENS 1756</noinclude>telles que les rapporte une Vie du saint par Enoch
de Jérusalem (vers 122 y) publiée par le canne Daniel
DE LA Vierge Marie, ont paru à Papebroch ne mériter
aucune créance. Cf. ''Acta sanctorum'', Paris, 1867,
maii, t. {{rom-maj|II}}, p. "lO-57. Il est difficile de savoir ce que valurent les vingt-cinq raille conversions, et plus, qui auraient été dues au colloque de Tortose (1413-1414). à l’écrit de Jérôme de Sainte-Foi, à la parole
de saint {{sc|Vincent Ferrier}}.
En somme, à s’en tenir aux textes sûrs, les conversions
de bon aloi ne paraissent pas avoir été extrêmement
nombreuses. Il y en eut cependant. De la
plupart des convertis qui publièrent des apologies
du christianisme, la sincérité n’est pas suspecte.
Quand un Pierre Alphonse rappelle, ''Dial.'', præf.,
que, le sachant chrétien, les uns, parmi les Juifs, furent
d avis que c’était impudence et mépris de la Loi
divine, d’autres que c’était inintelligence des Ecritures,
d’autres encore que c’était vaine gloire, quand il
déclare qu’il écrit ut omnes et meam cognoscant intentionem
et audiant rationem in qua… christianam
legem caeteris omnibus superesse conspicerem, de
quel droit le proclamer hypocrite, et n’est-il pas évident,
au contraire, par la façon dont ce Dialogue est
conduit, que n l’auteur croyait fermement les vérités
qu’il y établit, que sa conversion s’était faite avec
connaissance de cause », R. Ceillier, Histoire des
auteurs ecclésiastiques, Paris, 1767, t. X.l, p. 576 ?
Il faut en dire autant d’HERMANN de Cologne, dont
l'autobiographie est si attachante et d’une psychologie
si précise, et d’autres Juifs, connus ou anonymes,
qui se sont convertis librement. Supposer qu’ils
n’ont été mus que par le souci de leur tranquillité
ou par la perspective d’avantages terrestres, c’est
gratuit et injuste.
En présence de cette rareté de conversions relative,
on se demanda si les Juifs sont convertissables.
Tout le monde estima qu’ils se convertiront avant
la fin des temps. Cf. les textes groupés par Drach,
De l’harmonie entre l’Eglise et la Synagogue, t. {{rom-maj|I}},
p. 217-224 ; A. LÉMANN, L’avenir de Jérusalem,
p. 335-3/(2 ; P. Bérard, Saint Augustin et les Juifs,
p. 65-69. Mais, exception faite de l’école qui se réclama
du janséniste Duguet au xvii" et au xviii » siècles,
et qui, exaltant le rôle futur des Juifs, chercha
à prouver qu’après leur entrée prochaine dans
l’Eglise il s’écoulerait de longs siècles, cf. J. Lémann,
L’entrée des Israélites dans ta société chrétienne,
p. 263-297, la conviction s’implanta dans les esprits
que jusqu’à la fin des temps il sera impossible d’amener
au christianisme la masse des Juifs. Quelques-uns,
partant de là, conclurent qu’il n’y avait guère
à se préoccuper de les évangéliser. Saint Bernard,
''De Consider''., {{rom-maj|III}}, {{rom|i}}, 2-3, le dit clairement au pape
{{roi|Eugène|III}}. Cf. Pierre de Blois, Contra perfidiam
Judæorum, {{rom-maj|I}}, xxx. Paul. « Vlvaue, de famille juive, i
donna à cette pensée un tour odieux, Epist., {{rom|xviii}},
23 : Omnipotens Dominus Sahanth conversionem ves- |
tram quasi quoddam facinns odit. Ce langage esten |
dehors du courant traditionnel. On admit que, si [
les Juifs ne se convertiront collectivement qu’aux 1
approches de la lin du monde, ils peuvent se convertir individuellement. L’Eglise travailla à multiplier
ces conversions. Un de ses actes les plus caractéristiques,
à ce point de vue, fut, à Rome, avec
l’institution des prédications obligatoires, celle de i
la maison des catéchumènes ouverte, sous l’influence !
de saint Ignace de Loyola, par le pape {{roi|Paul|III}}, i
(15’(3), pour recevoir les Juifs qui se préparaient au baptême.
81. ''De 1789 à nos jours''. — On aurait pu croire
que l’émancipation juive arrêterait le flot des conversions. C’a été tout le contraire. Un converti juif,
l’abbé I. Gosculer, le remarque, dans une note de
sa traduction du Dictionnaire encyclopédique de ta
théologie catholique, i’éiHt., Paris, 1870, t. {{rom-maj|XII}}, p. 453 :
« L’émancipation complète des Juifs de France, en
les mêlant à tous les rangs de la société, en les faisant
participer, à leur insu, à tous les bienfaits du
christianisme, soit que leurs enfants reçoivent l’éducation
dans les institutions publiques, soit que les
plus intelligents et les plus studieux d’entre eux remplissent
les fonctions administratives, judiciaires,
industrielles, siègent dans les conseils municipaux,
dans les assemblées législatives, dans les sociétés
savantes, ou servent dans les rangs de l’armée ; cette
émancipation civile et politique, disons-nous, a plus
fait pour la conversion religieuse des Juifs, depuis
cinquante ans, que les persécutions et les exclusions
de dix-huit siècles. L’Eglise a certainement reçu
dans son sein, depuis un demi-siècle, en France, plus
d’enfants d’israèl qu’elle n’en a jamais vu embrasser
sa foi depuis son établissement dans les Gaules. » L’ex-rabbin
Dracu avait signalé, avant lui, a ce mouvement
bien extraordinaire dans la nation juive » et
y avait vu « un signe certain des derniers temps du
monde », De l’harmonie entre l’Eglise et la Synagogue,
t. {{rom-maj|I}}, p. 224, cf. 3-4, 26-27, 3 1-32, 45, 85, 90, 224328. En 1879, les Archives Israélites, un des principaux
organes du judaïsme, demandaient : « D’où
vient que presque toutes les familles riches Israélites
se soient converties depuis cinquante ans ? » Et
elles citaient des noms, notant, par exemple, que
<i de tous les descendants de Moïse Mendelssohn il
n’y en a plus qui appartiennent au culte juif ». Sur
quoi un de ces convertis, le P. M. -A. Ratisbonne,
ayant reproduit le texte des Archives, observait, dans
Jérusalem, Annales de In mission de j.-D. de Sion
en Terre Sainte, n° 10, Marseille, septembre 1879,
p. 17-2 ! : « Celui qui pose cette question mystérieuse
à ses coreligionnaires de la Synagogue, aujourd’hui
voltairienne, aurait pu ajouter à sa liste de « convertis
riches » des volumes et des volumes remplis de
milliers et de milliers d’autres noms que ceux des
opulents banquiers ou négociants, qu’il a recueillis
de côté et d’autre dans toutes les contrées de l’Europe.
Pourquoi a-t-il oublié d’inscrire sur son catalogue
tant de médecins, de peintres, d’avocats,
d’écrivains en renom, d’administrateurs, d’industriels,
de généraux de division, d’officiers de toutes
armes, de simples soldats, d’artisans de toutes sortes,
voire même de vénérables et doctes rabbins… ?
Aujourd’hui, ces conversions se multiplient à l’infini.
)’Le recueil des Annales de la mission de Notre-Dame
de Sion permettrait de dresser une liste considérable
de conversions de 1879 à nos jours. Tous
les Juifs qui ont reçu le baptême ne sont pas venus
au catholicisme. Un très grand nombre ont passé aiu
protestantisme ou à « l’orthodoxie « russe.
Que toutes ces conversions n’aient pas été irréprochables,
qu’elles aient eu lieu parfois non par
conviction religieuse mais pour des motifs humains,
en vue d’un mariage, pour n’être pas en marge de
la société distinguée, et, quand l’émancipation a été
lente et incomplète, pour avoir accès à certaines
carrières, qu’il y ait eu des conversions factices,
superficielles, il n’y a pas à en douter. Mais, en règle
générale, la sincérité des conversions est plus sûre
que par le passé. Les bonnes conversions ont été nombreuses,
d’où les mobiles suspects sont absents, où
l’on fait à la vérité aperçue le sacrifice de son repos,
d’avantages matériels, de ses relations de famille,
oïl l’on surmonte, au prix d’un réel héroïsme, des
difficultés de tout genre, y compris, disent les frères
LÉMANN, /. « cause des restes d’/sraîl, p. 78, « celle
qui nous avait toujours paru, à nous et ù d’autres.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />339 MARTYRE 340</noinclude>
entièrement purifié : il n’a plus besoin de prières :
nous verrons, dans l’un des chapitres suivants, que
dès les premiers siècles de l’Eglise il était interdit de
prier pour lui. La doctrine catholique nous enseigne
que son âme est entrée tout de suite dans l’éternelle
béatitude. Au contraire, le soldat qui s’est volontairement
et consciemment immolé pour sa patrie
peut cependant avoir encore des fautes à expier dans
l’autre vie : son sacrifice, même accompagné du sincère
regret de ses péchés, condition nécessaire du
salut, n’a pas suffi à effacer toutes les peines qui lui
sont dues. Aussi, suivant l’exemple donné par Judas
Macchabée, l’Eglise continue-t elle à prier pour lui.
On lira utilement sur ce sujet une conférence faite,
le 15 mai 191 5, par le R. P. dk La Brièrb. reproduite
dans l’Echo de la Ligue patriotique des Françaises,
15 juin 1915, et en appendice dans le volume
intitulé : Luttes de l’Eglise et luttes de la Patrie
(Paris, Beauchesne, 1916), et dont voici les conclusions :
« Il serait inexact d’attribuer à la mort du
soldat sur le champ de bataille la même valeur et
la même récompense qu’à la mort du martyr. Mais
il est certainement légitime de considérer la mort du
soldat sur le champ de bataille, dans une fidélité
généreuse au devoir militaire, comme autorisant une
espérance très spéciale de salut éternel. >>
En résumé, si, dans sa grandeur morale, la mort
subie et acceptée par le défenseur d’une cause juste
n’est pas sans analogie avec celle du martyr, cependant,
au sens strict du mot, à son sens théologique
et historique, il n’y a de vrais martyrs que de la religion.
b) L’Eglise ajoute : et delà vraie re//^/on. C’est l’enseignement
unanime des Pères du second, du troisième,
du quatrième siècle, a Seuls, dit saint Irénée,
souffrent vraiment persécution pour la justice ceux
qui s’appuient sur la véritable Eglise, v (//aères., {{rom-maj|IV}},
xxxm, 9) Ceux qui sont séparés d’elle par le schisme
ou par l’hérésie, « même s’ils sont tués en confessant
le nom du Christ, ne lavent point leur tache
dans le sang, dit saint Cvprikn, La faute inexpiable
de leur discorde ne peut être effacée même par leur
souffrance. On ne peut être martyr quand on n’est
pas dans l’Eglise », martir esse non potest qui in
Ecclesia non est (De Ecclesiæ unitate. xiv ; cf. ''Ep''.
xxxvi). Saint Augustin commente cette parole de
saint Cyprien dans une lettre où il fait allusion,
d’autre part, à l’erreur de l’évêque de Carthage dans
la controverse baptismale. » Cyprien a été une branche
féconde, et s’il va eu dans cette branche quelque
chose à retrancher, le fer glorieux du martyre y a
passé : non point parce qu’il est mort pour le nom
du Christ, mais parce qu’il est mort pour le nom du
Christ dans le sein de l’unité : car il a écrit lui-même
et il a rigoureusement affirmé que ceux qui
meurent hors de l’unité, lors même qu’ils périssent
pour le nom du Christ, ne peuvent pas compter au
rang des martyrs : tant l’amour ou la violation
de l’unité sont puissants pour effacer nos fautes ou
nous retenir sous leur poids. » (£p. ce., 4 ; cf. Sermo
ccLxxv ; ccLxxxv, 2 ; {{rom|cccxxvii}}, i ; {{rom|cccxxxi}}, 2 ; ''Ep''.
Lxxxix ; cvni, 5 ; {{rom|cciv}}, 4) Et quelle parole plus
nette, plus dure en apparence, que celle-ci, du même
saint Augustin, écrivant en 4 16 à un prêtre donatiste :
« Etabli en dehors de l’Eglise, séparé de l’unité et
du bien de la charité, vous seriez puni de l’éternel
supplice, lors même que vous seriez brûlé vif pour
le nom du Christ ! » Paris ah Ecclesia constilutus et
separatus a compagine unitatis et vinculo caritatis,
aeterno supnlicio punieris etiamsi pro Christi nominè
vivus incenderis. » (''Ep''. {{rom|clxxiii}}, 6) Mais, comme on
l’a remarqué, Augustin souligne ici discrètement » le
côte volontaire, coupable, de l’état ainsi réprouvé ».
Ainsi, ceux qui périssent, même « pour le nom du
Christ », mais en étant eux-mêmes’i hors de l’Eglise »,
comme il arriva plus d’une fois à des marcionites ou
à des montanistes pendant les persécutions des premiers
siècles, n’ont pas droit au titre de martyrs.
C’est la doctrine des Pères de l’Eglise, et ils furent
probablement d’autant plus pressés de la formuler,
que, dans les hérésies de leur temps, l’idée du
martyre différait notablement de ce qu’elle était
dans l’Eglise catholique. Celle-ci, en toutes choses
ennemie de l’orgueil et de la présomption, défend la
recherche volontaire du martyre : en principe, elle
interdit à ses fidèles de se dénoncer eux-mêmes aux
persécuteurs (sur les exceptions à cette règle, voir
saint Thcmas, Summa Tlieol., Il" II"’, q. 124, art. 3,
et Benoit {{rom-maj|XIV}}, De ser^’orum Dei beatificatione et
beatoriini canonizatione, III. xvi) : elle va jusqu’à
refuser le titre de martyr à ceux qui ont attiré sur
eux la colère des païens en insultant à leur religion
ou en détruisant inutilement leurs idoles (concile
d’IUiberis, canon 60 ; Origène Contra Celsum, {{rom-maj|VIII}},
xxxviii), comme elle le refuse, d’une manière générale,
à ceux qui ont gardé dans leur cœur un sentiment
contraire à la charité, et meurent sans pardonner
à leurs ennemis (saint Cyprien, De bono
patientiae, xiv). Nous voyons, au contraire, chez
les marcionites et chez les montanistes. la recherche
du martyre recommandée, le blâme publiquement
jeté sur les chrétiens qui, déliants d’eux-mêmes et
obéissant aux conseils du Sauveur, essayaient de se
dérober par la fuite aux persécuteurs. Ces hérétiques,
ou ceux-là du moins qui étaient volontairement
et sciemment imbus de l’esprit de leur secte,
s’éloignaient de parti pris, sur la question du martyre,
de la doctrine et de la pratique de l’Eglise
catholique, et des exemples donnés par les lidèles
dociles à ses directions. (Sur les martyrs marcionites,
ErsÈDR. flist. eccl., III. xii ; {{rom-maj|IV}}, xv ; {{rom-maj|V}}, xvi ; De
mart. l’ai., x ; Trhtcllien, Ad^-. Marcionem, {{rom-maj|I}}, xxvii ;
Martrrium Pionii, xxi ; sur les martyrs montanistes,
Tertcllibn, De fuga in persecutione ; Eusèbe, Hist.
eccl., {{rom-maj|V}}, {{rom-maj|XVI}}, 12, 20, 22 ; xviii. 5, 6,
Cf. P. DR La
briollb, La crise montaniste, Paris, I913, p. 183 ; Les
sources de l’histoire du montanisme, igiS, p. ^3-^6,
et mes Dix leçons sur le martyre, 5’éd.. p. 322-329).
La discipline de l’Eglise primitive est conforme à
sa doctrine. Les lidèles emprisonnés pour la foi
s’abstiennent, même dans les cachots, de communiquer
avec les hérétiques captifs pour le même motif
(Ecsèbb, Hist. eccl., {{rom-maj|V}}, xvi. 22). Il est, au quatrième
siècle, interdit aux lidèles, sous peine d’excommunication,
de prier ou d’offrir le saint sacrifice sur les
tombeaux des hérétiques honorés comme martyrs
par leur secte : le concile de Laodicée, vers 380, qui
édicté dans son canon 9 cette interdiction, donne
même (canon 34) à ces hérétiques immolés par les
païens le nom de ir^ôîuKiT^îa ; , tiOt iVriv aipm/.’yy :.
c) Est-ce àdirequ’il faille refuser la sympathie ou
l’admiration à tous ceux qui sont morts our la foi
du Christ, mais séparés de l’Eglise par le schisme
ou l’hérésie ? Evidemment, ils n’ont droit à recevoir
officiellement ni le titre de martyrs, ni le culte
rendu aux martyrs. Mais n’en eurent-ils pas devant
Dieu le mérite, si, retenus par une ignorance invincible,
avec une parfaite bonne foi. dans une secte
séparée de l’Eglise, ilsontétémis à mort par haine
du Christ, elpourleur refus de le renier, c’est-à-dire
en confessant, eux aussi, la vérité ?
Je n’ai pas qualité pour répondre à cette question ;
mais, comme elle peut concerner également des victimes
des persécuteurs anciens et modernes, je citerai
les réponses que des missionnaires me paraissent
lui avoir faites, au moins implicitement.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />181 MARTYRE 482</noinclude>dans toute son étendue leur devise : « Crois ou
meurs. >>
Citons rapidement les martyrs faits par les païens
en diverses régions des Indes : en 14g8, le confesseur
le Vasco de Gaïua, don Pedro de Gavilliain, religieux
le la Merci, au Malabar ; en 1 543, à Ceylan, un bonze
converti ; en 15415. dans l’Ile de Mannaar, voisine de
Ceylan, près de sept cents chrétiens indigènes, masiacrés par l’ordre du roi de JalTna, qui fit mourir,
'année suivante, son propre fils, résolu à embrasser
le christianisme. Quand saint François Xavier, en
1545, passa près de l’ile de Mannaar, il voulut y
débarquer, pour baiser la terre sanctifiée par le sang
le tant de martyrs. En 155a, un missionnaire
jésuite au cap Comorin, Louis Mendez, est massacré
dans l’église, avec toute la population chrétienne
d’un village. En 1 555, au milieu des sanglantes
dissensions qui agitèrent le royaume de Cotta, au
sud de Ceylan, beaucoup de chrétiens indigènes et
trois Franciscains, les PP. Antoine Pedrao, François
de Braga et Jean Salvo, sont mis à mort, avec dix-huit soldats portugais, après avoir refusé de renier
leur foi. En 1560, dans le royaume de Jaffna, au
nord de la même île, deux autres Franciscains, les
PP. Melchior et Jean, sont immolés, refusant de
sauver leur vie en adorant une idole : leur mort fut le
signal d’une persécution, qui fit de nombreux martyrs
indigènes. En 1553, dans la province de Salcette,
près de Goa, cinq Jésuites, les PP. Rodolphe Acquaviva, Alphonse Paclieco, Pierre Berna, Antoine
Francisco et François Aranha, sont massacrés par
les païens : ils ont été béatifiés en 1890 par Léon XIII.
En 1554, dans la même province, un catéchiste
goanais tombe sous les coups des idolâtres. Prisonniers de chefs païens, à Ceylan, en 158g, le P. Luc
et le P. Antoine de Chagas, Franciscains, refusent
d’apostasier et sont mis à mort. La même année,
plusieurs officiers et soldats portugais, prisonniers,
sont immolés pour n’avoir pas voulu invoquer Bouddha. En I 595, plusieurs Franciscains sont massacrés, à Ceylan, par des bouddhistes révoltés. En 1602,
le fondateur de la Mission du Bengale, le P. François
Fernandez, de la Compagnie de Jésus, est appelé
en Birmanie par le roi païen d’Arraka, puis, arrêté
à Chittagong, y meurt en prison. En 1636, également en Birmanie, le P. Jérôme de la Passion, supérieur des Dominicains de l’Inde, est surpris par des
païens au moment où il cherchait à détruire une
pagode : se mettant à genoux avec son secrétaire, le
prêtre François Calossa, il fait avec lui le sacrifice de
sa vie ; tousdeux tombent percés d’une lance. Le 4 février 1693, après être resté trente ans aux Indes, et
y avoir baptisé plusieurs milliers de païens, le Jésuite
Jean de Britto est décapité par l’ordre du rajah de
Marava. Il a été béatifié par Pie IX en 1852. « Véritablement grand par ses sacrifices, par ses succès,
par son courage, le Bienheureux Jean de Britto doit
être considéré comme le patron non seulement du
Marava, mais de toute l’Inde méridionale, qu’il a
gouvernée et visitée depuis Golconde jusqu’à Titicorin. » (tes Missions catholiques frani ; alses, t. {{rom-maj|II}},
p. 189) En 1791, dans le royaume de Tomjore, en
Maduré, le P. Joseph Carvalho meurt en prison
(A. Jean, Le Maduré, l’ancienne et la nouvelle mission, 1894, p. 126). Dans le royaume de Mysore, le
P. Emmanuel de Cunka meurt à la suite des mauvais traitements des brahmanes. En 1752, Davasagayam PuUey, riche Indien du royaume de Travancore, au sud de l’Inde, arrêté sur la dénonciation des
brahmanes, sept ans après s’être converti au christianisme, supporte pendant trois années un emprisonnement mêlé d’horribles tortures, puis est fusillé.
Les plus anciens martyrs faits dans les Indes et
Tome III.
dans les régions environnantes par les musulmans
sont, probablement, les Franciscains Thomas de
Tolentino, Jacques de Padoue, Pierre de Sienne et
Démétrius le Géorgien, dont la mort à Thana, en
1821, pour n’avoir pas voulu renier le Christ, a été
racontée par leur contemporain, le Bienheureux
Odohic db Pordenone (Acta Sanctoram, avril, t. 1,
p. 50-55). Dans la même région, leur compagnon
d’apostolat, le Dominicain Jourdain Catalani de Sévérac, fut martyrisé par les musulmans quelques
années plus tard. En 1028, quelques jeunes Indiens
sont par eux brûlés vifs près de Bombay. En 154g,
le premier des innombrables martyrs que donnera
la Compagnie de Jésus, le P. Antonio Crirainale,
meurt par le fer des musulmans pour la défense du
peuple qu’il a évangélisé à Punikæl. Une lettre du
P. Melchior Nufiez à saint Ignace nous apprend le
martyre, en 1544)P'"és de Malacca, d’un laïque du
nom de Mendez, tué d’un coup de bombarde pour
n’avoir pas voulu se faire mahométan, « vrai martyr,
dit la lettre, car il mourut uniquement pour la foi ».
En 1544 encore, dans la même région, eut lieu,
ajoute le P. Nunez, le martyre d’un Portugais, dont
il ne nous dit pas le nom : il mourut après trois jours
de torture, en refusant de renier le Christ. En 1566,
cinq Indiens Paravers sont décapités, pour le même
motif, par les corsaires musulmans. Ce sont encore,
en 1568, des corsaires qui mettent à mort, après les
avoir sommes de se soumettre à Mahomet, un Jésuite, le P. François Lopez, un Franciscain, dont on
ignore le nom, et plusieurs chrétiens. EniS^o, d’autres chrétiens sont immolés par les musulmans du
Malabar ; en 15^5, de nombreux fidèles de Malacca
sont martyrisés parle sultan musulman d’Achin, au
nord de l’ile de Sumatra ; l’un d’eux montra tant de
courage que le sultan se fit, dit-on, apporter soncœur
pour voir s’il était fait comme celui des autres
hommes. En 15^8, un jeune page portugais, qui refuse de renier Jésus-Christ, est mis à mort au sud
de l’Inde par les musulmans ; en 1584, le sultan
d’Achin, après avoir pendant plusieurs mois essayé
d’obtenir leur abjuration, fait couper les mains et
les pieds à Gaspar Gonzalès, à un indigène de Malacca, Dominique Toscano, noyer un jeune garçon,
né au même lieu, Mathieu d’Andria, et attacher àun
canon le capitaine portugais Madeiro. En 158^, sur
la cûte occidentale de l’Inde, entre Goa et Bombay,
un esclave portugais. Manuel de Oliveyra, que son
maître voulait contraindre à invoquer Mahomet, a
la tête tranchée. En 1606, le F. Vincent Alvarez,
scolastique de la Compagnie de Jésus, est décapité
sur la proue d’un vaisseau par des corsaires Malabars, musulmans fanatiques. En 1617, le Dominicain
Jean de la Croix est percé de lances par les musulmans à Cochin. En 1621, devix Dominicains indigènes, le P. Simon de la Mère de Dieu, né à Cochin,
et le P. Jean-Baptiste, né à Malacca, sont massacrés
par eux dans une ile de l’Océanie. En 1631, à Agra,
de village devenue la somptueuse résidence des rois
Mongols, quatre prêtres portugais, faits prisonniers
par Shah Jehan, sont sommés de se faire musulmans ;
sur leur refus, ils sont condamnés à être écrasés par
les éléphants. Le roi leur fait grâce de la vie ; mais
deux d’entre eux. Manuel Garcia, né au Bengale, et
le Portugais Manuel Danhaya, meurent en prison
(voir Froidevaux, art. Agra, dans le ''Dict''. d’histoire
et de géographie ecclésiatiques, t. {{rom-maj|I}}, col. 1010).
L’année 1638 fut illustrée par le martyre d’un navigateur célèbre, Pierre Berthelot. Né en 1600 à
Honfleur, près de l’embouchure de la Seine, d’une
famille de marins, il avait, depuis l’âge de dix-neuf
ans, navigué au service d’une société commerciale,
sur ces mers de l’Inde qu’il ne devait plus quitter.
16<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />1209 ORDINATIONS ANGLICANES 1210</noinclude>Registre de Lanibeth, émet bien contre Ce document
quelques soupçons fondés sur l’histoire de la Tête
declieval, qu’il admet sur l’autorité de Neal ; mais il
renvoie aussi à un passage antérieur de son livre, où
il a signalé un grande impedimentum contre la validité des ordres nouveaux : Suhlala itimiriim yeræ ordinatiiinis siih Eda’ordo VI forma deOiiaqiie intentione faciendi giiod facit Ecclesia. Et si nous passons à Pierre Talbot et à son Erasliis senior écrit en
1662, à Jean Constadlk et à son Clerophiles Alctltes
composé vers i^So, nous y trouvons toute la question de la validité de la matière et de la forme étudiée aussi méthodiquement qu’on pourrait l’attendre
d’un auteur moderne.
Hien ne justilie donc l’assertion courante chez les
écrivains protestants, d’après laquelle les catholiques n’auraient à l’origine basé leur rejet des ordres
anglicans que sur leur croyance à la légende de la
Télé de cheval, et auraient attendu de la voir définitivement réfutée pour s’aviser d’y substituer des
arguments d’un autre genre, dont ils n’avaient jamais
rien dit jusque-là.
L’historicité de la consécration célébrée â
Lambetb en 1559. — La première mention publique de la cérémonie de Lambeth et du Registre (voir
le texte de ce registre chez Couraver, éd. de Haddan,
ou EsTcouRT, pp. io5 sq.) qui la relate, semble se
trouver chez François Mason, dans sa Vindicalion
of the Anglican Clntrch, publiée en 1641 (livre 11,
chap. xv). Un événement ainsi révélé après tant
d’années de silence ne devait pas trouver créance
facile dans les rangs des catholi(iues. Champney, répondant (chap. xni) à l’édition primitive de Mason,
parue en 1616, s’étonne qu’au début du règne d’Elisabeth, lorsque Sander, Harding et d’autres catholiques réclamaient la preuve de la consécration des
nouveaux évêques, ni Jewell ni les autres ne leur
aient jamais cilé ces pièces, où Mason prétendait découvrir cinquante ans après l’attestation authentique du fait. Si ces documents existaient alors, et s’ils
étaient de nature à trancher délinitivement la controverse, pourquoi, demandait Champney, les a-t-on
laissés si longtemps dans l’oubli ? L’objection était
aiguë et elle prouvait tout au moins, comme nous
l’avons dit, qu’on avait dû précédemment juger le
contenu de ce témoignage peu satisfaisant ou peu
honorable par quelque endroit. Mais la tare était
probablement dans la personnalité même des consécrateurs, laquelle n’était certainement pas pour rehausser la cérémonie. En tout cas il est sûr que le
Registre de consécration existait dès le temps des
premières controverses ; et maintenant ([ue nous
avons accès à tous les documents, nous ne saurions
plus douter raisonnablement ni que la consécration
de Mathieu Parker dans la chapelle de Lambeth
ait vraiment eu lieu le 17 décembre 155g, ni que les
circonstances de la cérémonie aient été réellement
telles que les décrit la mention portée au Registre de
Parker, — en d’autres termes que le consécrateurait
été Guillaume Barlow, ancien évoque de Bath et de
Wells, avec pour assistants (ou, si les anglicans préfèrent, pour co-consécrateurs) Jean Scory, ancien
évêque de Rochester, puis de Chichester, Miles Coverdale, ancien évêque d’Exeter, et Jean liodgkins,
ancien évêque auxiliaire de Bedl’ord. Le Registre est
à croire encore quand il assure que le rite employé
fut celui de l’Ordinal d’Edouard {{rom-maj|VI}}, mais que, contrairement aux rubriques du Prayer Book, d’après
lesquelles c’est l’évêque consécrateur seul qui prononce sur le candidat que lui présentent les prélats
assistants la formule accompagnant l’imposition des
mains, les quatre évêques proférèrent ensemble les
paroles rituelles : « Reçois le Saint-Esprit, etc. »,
en imposant les mains au nouvel élu.
Car non seulement le Registre lui-même, quoique
suspect à quelques auteurs, semble à des critiques
autorisés porter toutes les marques internes d’authenticité (voir EsTcouRT, op. cil., p. 96), mais beaucoup de témoignages s’accordent à parler dans le
même sens. Tout d’abord c’est la mention qui se
trouve dans le diaire privé de Parkkh (conservé
dans la bibliothèque du Collège de Corpus Christi
à Cambridge) : « 17 Decerab. anno iSSg. Consecratus sum in Archiepiscopum Cantuar. Heul Heu !
Domine, in quæ tempora servastime ? » Ce diaire,
donné par Parker lui-même à la bibliothèque de ce
collège, ne semble par avoir attiré l’attention au
temps des anciennes controverses, — ce qui, pour
le cas présent, fortifie sa valeur probante, puisqu’on
ne saurait ainsi le soupçonner d’avoir été composé
pour les besoins de la polémique.
Nous possédons, en second lieii, la mention, également contemporaine, du diaire de Macuyn : « Le
« XVII' jour de décembre, fut le nouvel évêque de
« Cantorbéry sacré là à Lambeth… Le xx' jour de
« décembre avant midi fut la vigile de Saint-Tho-,
« mas ; Mon Seigneur de Cantorbéry alla à l’église
« de Bow, et là furent sacrés de nouveaux évêques. » Ce
Machyn était un drapier de Londres qui notait ainsi
dans son diaire les événements d’intérêt public qui
venaient à sa connaissance. Sans doute lui avait-on
commandé du drap pour ces décorations de la chapelle dont parle aussi le Registre (sur ces décorations, voir également Col’raybr, ''op. cit''., p. 332, dans
l’édition de Haddan). Et ce qui donne encore au
témoignage de Machyn une valeur documentaire
toute spéciale, c’est qu’il ne semble pas avoir été
remarqué avant la publication de ce diaire par la
Caniden Society au xix° siècle.
Troisièmement il existe au State Paper 0//ice une
pièce exposant la manière dont il faudra procéder
à la consécration de Parker. Le texte central est manifestement de la plume d’un employé quelconque.
La marge de gauche porte quelques notes de
la main du Secrétaire d’Etat Cecil, et la marge de
droite une autre note de la main de l’Archevêque
Parker. Ce document est d’un tel poids pour établir la vérité de la relation contenue dans le Registre de Lambeth, que nous croyons devoir le
donner en entier. En voici la référence : State Paper Office, Domestic, Elizaheth, iSôg, July, vol. V.
ov aussi EsTcoURT, pp. 86 sq.
Copie en serait
envoyée ici.
1. Demande est
à faire de Lettres
Patentes de la Reine, dites Significaverunt, à J’Archevêque de la Province pour la
confirmation de
l’Elu et pour su
consécration.
Il n’yapasd’ur- 2. Quand le siège
chevêque ni IIII Archiépiscopal est
évêques à trouver vacant, alors, « près
présentemen t.
DoncQunerendum
etc.
élection, de pareilles Lettres Patentes pour la confirmation de l’Elu
sont à envoyer à
tout nutie Archevêque des domaines
du Roi. Si tous sont
vacants, ù 1111 èvéques à désigner
par les Lettres Patentes de la Iteine,
A.2r,.UenrIVIII,
cap. 20, l’ordre est
intimé universellement, de manié
re que la restitution du temporel
soit faite après la
consécration, comme il me paraît
d’après le dit acte.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2513|FIN DU MONDE|2514}}</noinclude>les embrasera. Les verbes employés indiquent la nature de l’action du feu sur eux : le feu les dissoudra et les détruira. Les cttocx^’" » dont il est ici question, sont différents des aTor/eîa toO xoujj.ou, dont parle saint Paul. Gal., {{rom|iv}}, 3, 9 ; Col., {{rom|ii}}, 8, 20. Ils ne désignent pas les astres, car l’emploi de l’expression rs-w/^io. oJpâvta est postérieur à l’ère chrétienne et ne remonte qu’au ii<{{e}} siècle, ni les « esprits élémentaires », ou les anges qui conduisent les astres ou veillent à la conservation des éléments du monde. Ils désignent les éléments dont se composent les corps matériels. Platon aurait le premier employé le mot n-.rjiyv.a en ce sens et Empédocle passe pour avoir fixé le nombre des éléments corporels à quatre : le feu, l’air, l’eau et la terre. Cette signification du mot avait été adoptée par l’école juive d’Alexandrie. Sap., {{rom|vii}}, 17 ; {{rom|xix}}, 17 ; Philon, ''De incorniplione mundi'', 21, Opéra, Londres, 1742, t. {{rom|ii}}, p. 508. Elle était usitée chez les Juifs de la dispersion. Saint Pierre l’adopte ici. Cf. F. Prat, ''La théologie de saint Paul'', Paris, 1912, t. {{rom|ii}}, p. 156-164.
Or, à la conflagration générale, ces éléments eux-mêmes, embrasés par la flamme, se fondront et se dissoudront. Le monde corporel périra par le feu jusque dans les éléments qui composent tous les corps. Quant à la terre et à toutes les œuvres qu’elle contient, elles seront consumées et brûlées. L’embrasement final produira donc, selon saint Pierre, la dissolution complète du monde corporel et de l’univers matériel. Toutefois, cette dissolution ne sera probablement qu’une transformation, puisqu’il y aura des cieux nouveaux et une nouvelle terre, vraisemblablement produits de la dissolution des anciens. Voir plus loin.
Quelle est maintenant l’origine de cette doctrine sur la conflagration universelle, qui est spéciale à l’auteur de la II « Épitre de saint Pierre ? Comme on ne la trouve expressément formulée dans aucun autre livre de l’Ancien et du Nouveau Testament, plusieurs critiques rationalistes en concluent qu’elle ne fait pas partie de l’enseignement de Jésus ni de la révélation chrétienne, qu’elle n’est pas cependant une doctrine originelle, inventée par cet auteur, mais qu’elle a été empruntée par lui, à la fin du i’^"{{e}} siècle (après 90), à une tradition perse ou babylonienne ou juive. iCf. Bôklen, ''Die Verwandschaft der judischchristlichen mit der persischen Eschatologie'', 1902, p. 119-125 ; W. Bousset, ''Die Religion des Judenthums'', 2^ édit., p. 323-324, 573-574, 583, 588 ; Der Antichrist, 1896, p. 159-165. Les Iraniens attendaient un torrent de flamme qui devait purifier le monde entier et les stoïciens enseignaient que le monde actuel finirait par une conflagration. Cf. Arnim, ''Vêlera stoiconini fragmenta'', Leipzig, 1803, t. {{rom|i}}, p. 32 ; t. {{rom|ii}}, p. 183-191 ; Sénèque, Ad Marciam de consolalione-, Opéra, édit. F. Haase, Leipzig, 1852, t. {{rom|i}}, p. 138-139.
Sénèque rapportait l’origine de cette idée aux Babyloniens. Natur. qiiœsl., {{rom|iii}}, 29. Saint Pierre n’a emprunté directement sa doctrine de la conflagration finale ni aux Babyloniens ni aux Perses ni aux stoïciens, dont la doctrine est différente, ainsi que l’ont bien remarqué les saints Pères. Voir plus loin.
Cf. Clemen, ''Religions geschiehtliche Erklânmg des Ncuen Testaments'', Gie^sen, 1909, p. 127-128. S’il y a emprunt, il vient plutôt de la tradition juive, qui a peut-être subi elle-même l’influence des doctrines étrangères antérieures. Cf. Clemen, ''op. cit.'', p. 125. Il est donc nécessaire de comparer son texte avec la tradition juive sur la destruction de l’univers par le feu.
M. Windisch en trouve des traces obscures dans les Psaumes de Salomon, dans le livre d’Hénocli et dans le IV° livre d’Esdras, puis des descriptions claires dans les oracles sibyllins, diuis Josèphe et dans la Vie d’Adam et d’Eue. Die katholischen Briefe, dans Handbuchzum Neuen res/anien^, Tubingue, 1911, t. {{rom|iv}}, p.l00.
Mais le Livre d’Hénoch, dans les ''Paraboles'', {{rom|lii}}, trad. Martin, Paris, 1906, p. 105-107, par l’image des montagnes de fer, de cuivre, d’argent, d’or, d’étain et de plomb qui, après l’établissement du royaume des justes sur terre, seront devant l’Élu « comme la cire devant le feu et comme l’eau qui tombe d’en haut sur ces montagnes » et qui « s’amolliront à ses pieds, » ne décrit pas la dissolution des montagnes à la fin du monde. Ces montagnes semblent symboliser les différents royaumes qui précéderont le règne du Messie, ou les puissances qui existeront sur la terre quand ce règne s’établira, et leur amollissement signifie que ces puissances seront abattues devant le Messie et que les métaux dont elles sont formées seront sans valeur à ses yeux. Les versets 7-9 indiquent clairement cette signification symbolique.
Cf. J. Lagrange, ''Le messianisme chez les Juifs'', p. 93.
Le Psaume de Scdomon, {{rom|xv}}, 6, 7, n’a rien de commun avec la conflagration finale. Le juste qui, dans ses tribulations, invoque le Seigneur et chante un psaume de joie « ne sera jamais ébranlé par le malheur ; la flamme du feu et la fureur des méchants ne le toucheront pas, quand elles viendront de la face du Seigneur sur les pécheurs, pour anéantir toute la substance des pécheurs. » J. Viteau, ''Les Psaumes de Salomon'', Paris, 1911, p. 329. Si « la flamme de feu » était prise au propre, elle désignerait le feu du jugement plutôt que le feu de la conflagration ; mais le sens figuré est plus probable : cette flamme de feu, c’est la méchanceté des impies qui voudraient dévorer les justes ; l’image est traduite au propre par l’expression qui suit : « la fureur des méchants. » L’homme que l’auteur du IV^ livre d’Esdras (fin du ! {{e}} siècle de notre ère) voit, dans sa sixième vision, {{rom|iii}}, 5-11, monté de la mer et attaqué par une grande multitude, ne tue pas ses adversaires en les frappant de son bras ou d’une épée ou de toute autre arme, mais comme d’un souffle de feu, expiré par sa bouche, d’un esprit de flamme émis par ses lèvres et d’étincelles et de tempêtes produites par sa langue ; ces trois choses, réunies en une, fondent sur la multitude des ennemis et les brûlent tous en sorte qu’il n’en reste plus que des cendres et une odeur de fumée. L’explication qui est donnée ensuite de la vision, 25-38, en indique clairement le sens : le Messie, fils de Dieu, venu sur terre pour délivrer les bons, c’est-ù-dire les Israélites, détruira les nations conjurées contre lui et contre Sion, et s’il n’a point d’armes, s’il les frappe par des flammes, cela veut dire qu’il leur imposera des tourments symbolisés par ces flammes, et qu’il les détruira sans fatigue par une loi qui est assimilée à du feu. Cf. Kautzsch, ''Die Apocnjphen und Pseudepigraphen des Allen Testaments'', t. {{rom|ii}}, p. 395-397. La doctrine de l’embrasement final du monde n’apparaît donc pas dans la littérature juive apocryphe, antérieurement à l’ère chrétienne.
L’historien juif Josèphe, en parlant des colonnes de Seth, rapporte incidemment qu’Adam avait prédit qu’à la fin des temps ime partie des hommes périrait par la force du feu et une autre partie par la violence et l’abondance de l’eau. Anl. jud., {{rom-maj|I}}, {{rom|ii}}, n. 3, Opéra, Amsterdam, 1726, t. {{rom|i}}, p. 11. Cette donnée se retrouve dans la Vie d’Adam et d’Eue, 49, 50, dans Kautzsch, ''op. cit.'', t. {{rom|II}}, p. 528. Mais il ne s’agit que de la ruine du genre humain. Le IV « livre des Oracles sibyllins, que les critiques actuels attribuent à un juif et dont ils placent la composition vers l’an 80 après Jésus-Christ, parle pour la première fois de la conflagration universelle : TtOp k’atai v.n.’à y.rj.Tnov SXov, 172 ; puis, après en avoir indiqué les signes, il en décrit les effets : çXéHet 6è yjiwot. Tiâaav, aTtav S’oXéiEt ypo^ àv5p(bv Y.oC : KJ.aa.i iro).ta ; reoTafj.où ; 6’(X[j. « rlï ÔâXacKTa/’v/.-/.xjai : 5î zt Tiivra, xôvt ; ô’ëucT* cd^oùÀtaio.. Après<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2551|FIN DU MONDE — FIRMILIEN|2552}}</noinclude><section begin="FIN DU MONDE"/>{{P début|90}}créé le monde en six joure et un jour devant lui
valant mille ans, {{rom|xv}}, 4. Funk, Patres apo$toUci, . {{rom|i}},
p. 82, 84. Saint Irénée répète la même chose, Cont.
hier., l. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|xxiii}}, n. 2 ; c. {{rom|xxviii}}, n. 3, ''P. G.'', t. {{rom|vii}},
col. 1185 sq., 1199 ; ainsi que saint Cyprien, Ad
Demetriamim, n. 3, 4, ''P. L.'', t. {{rom|iv}}, col. 546-547 ;
saint Hippolyte, // ; Dan., {{rom|iv}}, 23, édit. Bonwctsch,
t. {{rom-maj|I}}, p. 244, et tous les millénaristes : l’auteur des
Quæstiones ad orlhodoxos, q. {{rom|lxxi}}, ''P. G.'', t. {{rom|vi}},
col. 1312 ; Lactance, Div. insl., l. {{rom-maj|VII}}, c. {{rom|xiv}}, ''P. L.'',
t. {{rom|vi}}, col. 782-783 ; Victorin de Pettau, In Apoc,
XX, 6, ''P. L.'', t. {{rom-maj|V}}, col. 342. Cf. S. Augustin, De civitate
Dei, l. {{rom-maj|XX}}, c. {{rom|vii}}, n. 1, ''P. L.'', t. {{rom|xii}}, col. 667. Voir
MiLLÉNARisME. La durée du monde pendant six
mille années a été admise par d’autres écrivains
ecclésiastiques que les millénaristes. Ainsi saint
Ambroise, In Luc, l. {{rom-maj|VII}}, n. 7, ''P. L.'', t. {{rom|xv}}, col. 1701,
et saint Hilaire de Poitiers, In Malth., {{rom|xvii}}, n. 2,
''P. L.'', t. {{rom-maj|IX}}, col. 1013-1014, s’appuyaient sur les six
jours qui ont précédé la transfiguration de Notre-Seigneur. Saint Gaudence de Brescia mettait le jour
de la résurrection à l’année 7000 du monde. ''Serm.'', {{rom|x}},
''P. L.'', t. {{rom-maj|XX}}, col. 916-917. Mais le fondement de ce
comput n’est pas solide, et la durée de six mille ans
est restée, dans l’Église, l’opinion de quelques docteurs.
3 » Un petit nombre de Pères ou d’écrivains ecclésiastiques, surtout des prédicateurs, ont pensé que
la fui du monde approchait de leur temps, et à toutes
les époques il s’est trouvé des chrétiens pour l’attendre
à bref délai. Mais l’événement n’a pas encore réalisé
ces craintes ou ces espérances, qui n’étaient donc pas
fondées. Voir Tertullien, Apologet., 32, ''P. L.'', t. {{rom|i}},
col. 447 ; S. Cyprien, voir plus haut, col. 2508. Citons,
parmi les prédicateurs anciens, saint Jean Chrj’sostome. In Malth., homil. {{rom|xx}}, n. 6, ''P. G.'', t. {{rom|lvii}},
col. 294 ; In Joa., homil. {{rom|xxxiv}}, n. 3, t. {{rom|lix}}, col. 198 ;
saint Léon le Grand, ''Serm.'', {{rom|xix}}, c. {{rom|i}}, ''P. L.'', t. iiv,
col. 186 ; saint Grégoire le Grand, Moral., l. {{rom-maj|XVII}},
c. {{rom-maj|IX}}, n. 11, ''P. L.'', t. {{rom|lxxvi}}, col. 17. Pour S. Avit,
voir t. {{rom-maj|I}}, col. '2643 ; S. Éloi, voir t. {{rom|iv}}, col. 2349.
{{4o}} La plupart des Pères et des écrivains ecclésiastiques ne se préoccupent pas de la date de la fin du
monde. Saint Philastre rangeait au nombre des
hérésies le sentiment qui plaçait la consommation
du siècle à l’an 500, d’après la prophétie de DanielHær.y 107, ''P. L.'', t. {{rom|xii}}, col. 1221. Les scolastiques ne
s’y arrêtent pas non plus, et la seule mention du
temps que nous ayons rencontrée est dans saint
Thomas. Sum. theoL, III" SiippL, q. {{rom|xci}}, a. 2, ad 8'"".
Pour rejeter l’opinion des docteurs qui pensent que
le ciel se reposera dans la situation dans laquelle il
a été créé afin qu’aucune révolution du ciel ne demeure
incomplète, le saint docteur ne trouve pas convenable
la raison donnée : quia, cuni aliqua rcvolulio fit in
cœlo, quæ non finitur nisi in triginta.sf.x millibus
unnorum, sequeretur quud mundus deberet tamdiu
durare, quod non videtur probabile. On pourrait aussi
savoir par là quand le monde doit finir. Enfin il
conchit : Tempus autem finis mundi ponitur esse
if/notum. C’est le dernier mot à dire sur cette question.
Toutes les supputations, faites au cours des siècles,
sont sans fondement et sans valeur.
{{5o}} On ne pourrait faire que des conjectures sur
la durée du monde actuel, aucune ne serait fondée.
Quelques esprits aiment à penser qu’il est convenable
que les hommes jouissent sur terre des bienfaits de
l’incarnation du Verbe au moins aussi longtemps,
sinon même plus, après cet heureux événement
qu’avant, de telle sorte que le monde durerait au
moins quatre ou six mille ans ou davantage encore,
selon les calculs chronologiques différents des temps
préchrétiens. Cette raison de convenance peut avoir
sa valeur, mais la durée du monde comme la date de
sa fin sont demeurées le secret de Dieu.
Consulter les traités ''De novissimis'', en dehors des ouvrages cités au cours de l’article. Voir spécialement pour l’Écriture et les premiers temps de l’Église, L. Atzberger, Die christliche Eschatologie in den Stadien ihrer Offenharung im Alten and Neuen Testamente, Fribourg-en-Brisgau, 1890 ; Geschichte der christlichen Eschatologie innerhalb der vonicànischen Zeit, ''ibid.'', 1896, passim ; E. Mangenot, art. Fin du
monde, dans le Dictionnaire de la Bible de M. Vigouroux,
t. {{rom-maj|II}}, col. 2262-2278.{{P fin}}
{{d|E. Mangenot.|3|sc}}
<section end="FIN DU MONDE"/>
<section begin="FINS DERNIÈRES"/><nowiki/>
3. '''FINS DERNIÈRES'''.Voir {{sc|Eschatologie}}, col. 4.56.
<section end="FINS DERNIÈRES"/>
<section begin="FIORAVANTI ( FLORA VANTI) Jérôme"/><nowiki/>
'''FIORAVANTI ( FLORA VANTI) Jérôme''', théologien, né à Pionie en 1555, mort dans la même ville
le 9 octobre 1630. Membre de la Compagnie de Jésus,
il se fit remarquer par sa connaissance du grec et des
langues orientales et fut recteur du collège anglais et
de celui des maronites à Rome, de Lorette, et vicerecteur de la maison du Gesù. Urbain VIII l’avait choisi
comme confesseur. Fioravanti a laissé les ouvrages
suivants : De beatissima Triiiitale tibri très : primas
est contra 1-iœreticos ; secundus inter scholasticos ; tertius
contra yentiles, in-l », Mayence, 1661 ; Paris, 1624 ;
Cologne, 1624 ; Explanatio in nonnulla sacra ; Scriplin-æ loca, Anvers, 1630.
{{P début|90}}Lelong, Bibliotlieca sacra, infol., 1723, p. 727 ; Somnieroge, Bibliotltèque de la C' de Jésus, , t. {{rom|iii}}, p. 791 ;
Hurler, Nonicnclalor, 1907, t. {{rom|iii}}, col. 697.{{P fin}}
{{d|B. Heurtebize.|3|sc}}
<section end="FIORAVANTI ( FLORA VANTI) Jérôme"/>
<section begin="FIORDIBELLO Antonio"/><nowiki/>
'''FIORDIBELLO Antonio''', orateur et théologien, né
à Modène en 1510, mort dans cette ville le 25 avril
1574. D’une ancienne et noble famille, pour satisfaire
aux désirs de son père, il se livra d’abord à l’étude
du droit qu’il ne tarda pas à abandonner pour la
philosophie et les belles-lettres. Il s’attacha à la
personne de Sadolet, alors cvêque de Carpentras,
dont il écrivit la vie qu’il publia en même temps que
les lettres de ce cardinal, Lyon, 1550. Agé de 39 ans
environ, Fiordibello fut ordonné prêtre et accompagna
au concile de Trente le cardinal Crescenzi, puis devint
le secrétaire du cardinal Polus, avec lequel il alla en
Angleterre. A la mort de ce dernier, il revint en Italie
et peu après le pape le nomma évêque de Lavello
dans le royaume de Naples. Il s’en démit bientôt et
fut le secrétaire pour les lettres latines des papes
Paul IV et Pie V. En 1567, il renonça à toutes ses
cliarges et dignités pour se retirer à Modène. On a
de lui : Ad Carolum {{rom-maj|V}}, Romanorum imperatorem,
paiiegijricus, {{in-4°}}, Rome, 1535 ; Oratio de concordia
ad Gcrmanos, in-l », Lyon, 1541 ; De auctorilate
summi pontificis, Ecclesiæ eapitis, {{in-4°}}, Lyon, 1546,
reproduit dans la Bibliotlieca pontificia de Rocaberti,
t. {{rom-maj|IV}}, p. 229-252 ; Oralio ad Philippum et Mariam
reges de rcstiluta in Anglia religione, {{in-4°}}, Louvain,
1545 ; Oralio in f ancre Jacobi Arbutnothii, {{in-4°}},
Lyon, 1543 ; De vita Jacobi Sadoleti commentarius,
écrit placé en tête de toutes les éditions des lettres
de Sadolet. L’abbé Costanzi a réuni en un volume
les lettres de Fiordibello éparses en divers recueils
et les a fait précéder de la vie de leur auteur.
Tiiaboschi, Sloria delta lelleratura ilaliana, {{in-8°}}, 1824,
t. {{rom-maj|VII}}, p. 462 ; Hurtcr, ''Nomenclator'', t. {{rom|iii}}, col. 50.
B. Heurtebize.
<section end="FIORDIBELLO Antonio"/>
<section begin="FIRMILIEN"/><nowiki/>
'''FIRMILIEN''', évêque de Césarée en Cappadoce
vers 230, était un homme de naissance distinguée,
hautement reconunandable par ses vertus, sa science
et son zèle. Telle fut son admiration pour Origène qu’il
alla en Palestine se perfectionner à l’école du célèbre
maître dans l’étude des sciences sacrées, et qu’il
l’invita pendant la persécution de Maximin le Thrace
à venir s’établir en Cappadoce pour le bien des
Églises. » Eusèbe, ''H. E.'', {{rom|vi}}, 27, ''P. G.'', t. {{rom|xx}}, col. 584.
<section end="FIRMILIEN"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/830
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|3161|SYRO-MALABARE (ÉGLISE) — SYRIGOS (MÉLÈCE)|3162}}</noinclude><section begin="SYRO-MALABARE (Église)"/>{{P début|90}}syro-malabare, p. 389-393, et donne quelques détails sur
l’histoire de la liturgie syro-malabare, ainsi que sur la préparation île l’édition romaine de 177."), p. 502-506.
Connolly et Haussons citent, sans ravoir {{rom|vii}}, semble-t-il,
l’ouvrage publie à Bruxelles en 1609 par l’augUStin J.-B. lie
Glen, La messe des anciens chrétiens de Saint-Thomas, en
l’évèché (TAngamali, es fndes orientales, repurgée des erreurs
et blasphèmes du nestorianisme, pur… Don Alexis de Meneses… y prémise une remonstrance catholique aux peuples ilu
Pags-Bas, des /rails et utilités de la précédente histoire et île
la messe subséquente, IT. et 123 p, La traduction latine de
Gouvea est reproduite p. 81-123 ; le reste du volume est
occupé par un écrit de controverse antiprotestante où est
produit occasionnellement le témoignage des chrétiens de
Saint-Thomas, par exemple sur l’existence chez eux du
sacrifice de la messe, du culte des saints, de l’usage des cloches, du signe de la croix, etc.
Bibliographie génthm.e. — I. Sources. — Le répertoire bibliographique de IL Streit et J. Dindinger, Bibliotheca missionum, contient de très nombreuses indications
sur les missions du Malabar et les chrétiens de Saint-Thomas ; on trouvera dans le t. {{rom|i}}, Munster, 1916, Grundlegender
and allgemeiner Teil, puis dans le t. {{rom|iv}}, Aix-la-Chapelle,
1928, les données relatives aux récits de voyage des {{rom|xiii}}{{e}} xv » siècles, p. 1-101 ; celles relatives à l’histoire des Indes
portugaises au {{rom|xvi}}{{e}} siècle, p. 101-307 ; au xvii 1 siècle, t. {{rom|v}},
1929, p. 1-236 ; au {{rom|xviii}}{{e}} siècle, t. vt, 1931, p. 1-238 ; au
xix{{e}} siècle, t. {{rom|viii}}, 1934, p. 1-902 ; les documents manuscrits
et les ouvrages imprimés sont dans un ordre purement chronologique, sous la subdivision Indien ou Indien und Indonésien ; le principal mot-clef à la table est Thomaschristen pour
les premiers volumes, Syromalabaren à partir du t. viii.
L’ouvrage de G. Schurhammer, Die zeitgenôssischen Quellen
zur Geschichte Portugiesisch-Asiens… zur Zeit des hl. Franz
Xaver (1538-1552), dans Veroffentlichungen der katholischen Universitât Jôchi Daigaku Tokyo, Xaveriusreihe, t. {{rom|i}}, Leipzig, 1932, mot-clef à la table Syro-Malabaren, montre
pour une période très restreinte, de quatorze ans seulement, combien il y aurait encore à trouver dans les archives.
Le principal recueil de documents officiels sur les chrétientés du Malabar est le Bullarium patronatus Portugalliæ
regam…, 2 vol., Lisbonne, 1868 et 1870, avec 3 vol. d’Appendix, Lisbonne, 1872-1879, et un Subsidium ad Bullarium patronatus Portugalliæ, Allappe (près Cochin), 1903 ;
analyse du Subsidium dans Streit-Dindinger, ''op. cit.'',
t. {{rom|viii}}, n. 2058, p. 608 ; le mot-clef dans les tables duBullarium est Bispado de Angamale. Les documents émanant de
la Sacrée Congrégation de Propaganda Fide se trouvent dans
Bullarium pontificium S. Congregationis de Propaganda
Fide, t. {{rom|i}}-{{rom|v}}, Rome, 1839-1841 ; Index analyticus Bullarii…,
Home, 1858, Appendix ad Bullarium…, 2 vol., Rome, s. d. ;
R. De Martinis, Jus pontificium de Propaganda Fide, 7 vol.,
Rome, 1888-1897 ; Collectanca S. Congregationis de Propaganda Fide, 2 vol., Rome, 1907. Les documents de ces
ouvrages relatifs à l’histoire des chaldéens de Mésopotamie
et des syro-malabares ont été en grande partie reproduits,
avec quelques autres, dans S. Giamil, Genuinae relationes
inter Sedem apostolicam et Assyriorum seu Chaldœorum
Ecclesiam…, Rome, 1902, tirage à part de Bessarione, 1898-1903 ; l’ouvrage, qui contient 160 documents est analysé
dans Streit-Dindinger, ''op. cit.'', t.viii, n. 1833, 2008, 2009, p. 548, 593-596.
Le P. Ambroise de Sainte-Thérèse a commencé la publication d’une Biobibliographia missionaria ordinis carmelilarum discalceatorum (1584-1940), dans Analecta ordinis
carmelitarum discalceaturum. Le premier titre se rapportant
a la mission du Malabar se trouve au t. {{rom|xiv}}, 1939, p. 339 (an. 1656). Les documents manuscrits sont pris en considération aussi bien que les ouvrages imprimés.
II. Travaux. — On a beaucoup écrit sur les missions
catholiques et protestantes au Malabar et les chrétiens de
Saint-Thomas, mais un grand nombre de publications faites
au Portugal ou aux Indes sont peu accessibles. Un peut
s’attendre a trouver quelque chose dans tous les ouvrages,
qui traitent de l’histoire des Indes portugaises, de l’occupation hollandaise, de l’Inde anglaise, des missions des jésuites
et des carmes, de celles des augustins, des franciscains, des
dominicains. Mais il convient d’observer que beaucoup
d’ouvrages ont été écrits avec parti pris, plaidant en faveur
de la méthode portugaise ou la dénigrant outre mesure.
Comme exposés généraux de l’histoire des syro-malabares
on peut citer : M. Geddes, The history of the Church of Malabar (1501-1599)… giuing an account of the persécutions and
violent methods of the roman prélats (sic) to reduce them fo the
Church of Rome together with the sgnod of Diamper, Londres,
1694 ; M.-W. La Croze, Histoire du christianisme des Indes,
La Haye, 1724 (ci-dessus, col. 3116) ; J.-F. Raillin, H is tort a
Fcclesiiv malabarlese cum Diamperitana synodo…, Rome,
1745 ; T. Yeates, Indian Church history…, Londres, 1818 ;
C. Swanston, A manoir of the primitive Church of Malagala,
or o/ the sgrian christians of the apostle Thomas, from ils /irst
ris, — lo the présent time…, dans Journal o/ the royal aslattc
Society, t. t, 1831, p. 171-192 ; t. {{rom|ii}}, 1835, p. 50-62, 234-247 ;
J. Hough, The history of christianity in India from the commencement of the Christian era, — vol., Londres, 1839 ; M. Miillbauer, Geschichte der katholischen Mission in Indien von der’Lcil Vvsco du Ganta’s bis zur Mille des achtzchnii n Jahrhunderts, Fribourg-en-B., 1852 ; J.-A. Lobley, The Church and
the Churches in Southern India : a review of the portuguese
missions lo thaï part of the world in the sixteenth century with
spécial référence to the syrian christians and to modem missionary efforts in the same quarter, Cambridge, 1870 ; W. Germann, Die Kirche der Thomaschristen. Fin Beitrag zur
Geschichte der orientalischen Kirchen, Gûtersloh, 1877 ;
(1. Milne Rac, The Syrian Church in India, Edimbourg,
1892 ; G. T. Mackenzie, Clvistianity in Travancore, Trivandrum, 1901 ; Nagam Ayya, The Travancore State manual,
Trivandrum, 1906 ; Bernard de Saint-Thomas. Les chrétiens
de Saint-Thomas (en malayalam), 2 vol., Palai, 1916, et
Mannanam, 1921 ; A brief sketch o/ the history of the St. Thomas christians, Trichinopolꝟ. 1924 ; J.-C. Panjikaran,
Christianity in Malabar with spécial référence to the St. Thomas christians of the syro-malabar rite, dans Orientalia christiana, t. {{rom|vi}}, n. 23, Rome, 1926, p. 93-136 ; T.-K. Joseph,
Malabar christians and their ancient documents, Trivandrum,
1929 ; le P. Placide de Saint-Joseph a donné un bon résumé
de l’histoire de la chrétienté du Malabar dans.S". Congregatio
pro Ecclesia orientali, Codificazione canonica orientale,
Fonti, sér. {{rom-maj|II}}, fasc. 8, De fonlibus juris ecclesiastici syromalank<u-ensium commentarius historico-canonicus. Cité du
Vatican, 1937, p. 132, in-4°.
D. Ferroli, S. J., The jesuits in Malabar, t. {{rom|i}}, Bangalore citꝟ. 1939, {{rom|xvi}}, 519 p., contient, après un exposé assez
complet de l’histoire des syro-malabares avant l’arrivée
des Portugais, p. 57-85, plusieurs chapitres, qui ont été
composés en utilisant des sources nouvelles, empruntées
aux archives locales de la Compagnie, principalement sur
le synode de Diamper et ses préliminaires, p. 143-211, et
sur les deux premiers évêques jésuites, Roz et Brito,
p. 291-372.
On peut ajouter quelques monographies de moindre
importance : R. Janin, L’Église syrienne du Malabar,
dans Échos d’Orient, t. {{rom|xvi}}, 1913, p. 526-535 ; t. {{rom|xvil}},
1914, p. 43-53 ; Les Églises orientales et les rites orientaux,
Paris, 1922, p. 582-603 ; A. Fortescuc, The lesser Eastern
Churches, p. 353-379 ; Mar Ivanios, A new branch of the
Tree of life : the syro-malankara Church, dans The Eastern
branches of the catholic Church, New-York et Toronto, 1938,
p. 27-35 ; quelques indications à prendre dans A. Battandier, Annuaire pontifical catholique : rite et calendrier syromalabares, 5{{e}} année, 1902, p. 19-22, 25-28 ; Les Églises
syriennes du Malabar, 22{{e}} année, 1929, p. 497-513 ;
G.-B. Howard a publié en 1869, Oxford et Londres, un
curieux opuscule du chorévêque jacobite Edevalikel Philippos, 271e syrian christians of Malabar otherwise called
the christians of St. Thomas, sous forme de questions et
réponses, sur la foi des jacobites, leurs sacrements, leur discipline, leur canon biblique, l’histoire de la chrétienté du
Malabar, l’auteur étant opposé au parti de Mar Abraham
Matthieu.{{P fin}}
{{d|E. card. Tisserant.|3|sc}}
<section end="SYRO-MALABARE (Église)"/>
<section begin="SYRIGOS Mélèce"/>'''SYRIGOS Mélèce''', théologien grec du {{rom-maj|XVII}}{{e}} siècle (1586-1664). I. Vie. II. Écrits et doctrine.
I. {{sc|Vie}}.
Marc Syrigos, qui prit le nom de Mélèce
lorsqu’il embrassa la vie monastique, naquit à Candie
sur la fin de 1585 ou au début de 1586, d’une famille
qui avait été catholique et latine pendant longtemps,
mais avait cessé de l’être dans la seconde moitié du
xvi{{e}} siècle. Le jeune Marc lit ses premières études
dans sa ville natale, OÙ il eut pour maître Mélétios
Vlastos ; puis il alla a Venise, ensuite se dirigea sur Pa
doue pour y prendre des leçons de rhétorique, de
mathématiques et dephysique. Il se destinait dès lors
à la médecine, mais la mort inopinée de ses parents le<section end="SYRIGOS Mélèce"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1373|IMPOSITION DES MAINS|137}}</noinclude>scuerdolis effundit. Car, insiste l’orateur, la réception du Saint-Esprit est aussi indispensable pour cette naissance dans le Christ que la foi pour l’entrée dans l’i’^glise : Neque enim aut insertus in Ecdesiam videhitur qui non crediderit, aiit genilus a Christo, qui spiriluni ipse non recepil. Or, pour que la naissance ainsi définie se produise, il l’aut trois choses : l’ablution, la chrismation et le prOtre : Ha-c auiem compleri alias nequeunt, nisi lavacri et chrismatis et anlistiits sarramentis. Car, et ici vient l’expression qui nous occupe, par l’ablution les péchés sont effacés, quand avec l’onction le Saint-Esprit se répand dans l’âme, et c’est le prêtre qui, par son geste et sa parole, assure ces deux bienfaits : Lavacro enim peccata purgantur ; chrismate Sanctus Spiritus superjunditur ; ulraque veru isia, manu et ore sacerdotis impetramus. Ainsi s’accomplissent la régénération et le renouvellement de l’homme tout entier ; ainsi, dépouillés des taches de la vie antérieure, revêtons-nous par l’Esprit et dans le Christ des mœurs nouvelles : ita totus homo reiiascitur et innovatur in Christo, ut, sicut resurrexit Christus a morluis, sic et nos in novitate vitæ ambulemus, Rom., {{rom|vi}}, 4, id est, ut depositis uilse veteris erroribus… ceterisque vitiis… novos per Spiritum mores sequamur in Christo. Cette analyse montre avec quelle netteté saint Pacien rattache la chrismation au sacrement de la régénération. Il attribue au Saint-Esprit, dont elle est le symbole, le même effet que saint Cyprien, ''Epist.'', {{rom|lxx}}, 2 ; que saint Ambroise, ''De mysteriis'', {{rom|ix}}, 59 ; que saint I.éon le Grand, ''Serm.'', {{rom-maj|XXIV}}, 3, ''P. L.'', t. {{rom|liv}}, col. 206, et tant d’autres, dont la pensée se résume dans la parole déjà citée de saint Isidore de Séville, exactement parallèle à celle de saint Pacien : In baplismo peccatorum remissio datur, per unctionem sanctificatio Spiritus adhibetur. Etijm., VI, 19, 51. Pour plus de détails, voir la Revue d’histoire ecclésiastique de Louvain, 1912, t. {{rom|xiii}}. p. 280-283. Cette interprétation est confirmée dans le De similitudine earnis peccati, récemment édité et attribué à saint Pacien par dom Morin. Études, textes, découvertes, t. {{rom|i}}, p. 132-133. L’auteur retrouve dans le baptême du Christ la figure des cérémonies qui accompagnent le baptême des chrétiens. Dans la descente du Saint-Esprit en particulier il voit l’onction conférée par Dieu le Père à son Fils, onction qui est la figure, nous le savons, de l’onction conférée au chrétien après l’ablution baptismale : Baptizatur a Johanne, Spiritu ctiam, columba monslrante, perfunditur, p. 132. Diximus Dominum… baptizatnm, diximus Sancto Spiritu quoque perfusum, p. 133 ; Pinguius abundantiusque unctus a ceteris vel consortibus vel participibus suis, p. 133-134. Sa pensée se meut donc exactement dans le même symbolisme que celle de saint Optât ou de Saint Augustin. Or l’onction du Saint-Esprit à la’luelle correspond la chrismation baptismale, il la montre ordonnée à la purification du péché ; le Christ ne la reçoit pas pour lui-même, car il n’a pas de péché ; mais en lui. et par la vertu de son onction spirituelle, it ; roi David est purifié de sa faute : Unguitur etiam, sed David in Domino, et adulterium uncti régis… Sancti Spiritus… pinguedine sepclitur. p. 133. Et voilà doue encore une onction du Saint-Esprit qu’il faut renoncer à identifier avec le sacrement de confirmation.
i. ''Le pape saint {{roi|Innocent|Ier}}''. — Reste l’onction dent parle {{roi|Innocent|Ier}} dans sa lettre à Decentius. Denzinger-Bannwart, n. 98. A vrai dire, elle est la seule qui puisse et doive être rattachée au groupe rituel de la confirmation. Mais nous verrons bientôt que le pape lui-même, loin de la présenter comme le rite propre et essentiel de la collation du Saint-Esprit, l’en distingue au contraire très clairement.
Il est donc bien établi qu’aux premiers siècles, l’imposition des mains seule a été considérée comme conférant le Saint-Esprit à la manière propre du sacrement de confirmation.
I. {{sc|La réconciliation des hérétiques}}.
On a tenté, il est vrai, d’opposer encore l’argument tiré du rite de la réconciliation des hérétiques. En Espagne et en Gaule, il comportait, avec l’imposition des mains, une chrismation préliminaire. Concile d’Orange (441), can. 1 ; concile d’Épaone (517), can. 16 ; Fauste de Riez, ''De gratia'', {{rom|i}}, 14 ; S. Isidore de Séville, ''De eccles.
officiis'', {{rom|ii}}, 25, 9 ; S. Ildephonse de Tolède, ''De cognltione baplismi'', 121 ; ''Liber ordinum'', édit. Férotin, p. 100-103, etc. De la ressemblance tout au moins matérielle communément admise entre ce rite et celui de la confirmation, on conclut que la confirmation comportait, elle aussi, la chrismation préliminaire.
Mais, sans discuter ici la nature propre du rite de la réconciliation des hérétiques (voir les Recherches de science religieuse, 1914, p. 532-544), il faut, à tout le moins, faire remarquer que ce problème est autrement difficile et complexe que celui qui nous occupe et que, en tirer argument pour résoudre celui-ci, c’est vouloir expliquer ce qui est clair par ce qui est obscur.
Sur les rapports de la chrismation avec le baptême ou avec la confirmation, les écrivains anciens, nous l’avons montré, sont unanimes et suffisamment clairs ; contre leur témoignage il serait donc plus qu’illogique de prétendre faire prévaloir des affirmations fragmentaires, dont la divergence même trahit des opinions d’ordre personnel ou local.
Il y a lieu, d’ailleurs, de se demander quel était le but de cette chrismation dans la réconciliation des hérétiques. Tendait-elle à leur assurer le don plénier du Saint-Esprit ? Gennade, dont la pensée est très explicite à ce sujet, dit qu’elle ne se pratiquait que pour les enfants ou les ''hebetes'', incapables de saisir la différence des doctrines : quant aux adultes, on se contentait, après leur adhésion à la vraie foi, de leur imposer les mains : Doceaniur… et, si consentiunt credere vel acquiescunt confiteri, purgali jam fidei iniegrilate, conjirmentur manus impositione… Si vero parvuli sunt, vel hebetes qui doctrinam non captant, respondeani pro illis qui illos ofjerunt, juxta morem baptizandi, et sic manus impositione et chrismate conimuniti, eucliaristiæ mysteriis admittantur. De ecclesiasticis dogmatibus, 52, ''P. L.'', t. {{rom|lviii}}, col. 993 ; dans l’édition de Turner, ''Journal of theological studies'', t. {{rom-maj|VII}}, octobre 1905, p. 93. Cette diversité de traitement est bien suggestive. Elle tient, semble-t-il, à l’impuissance où étaient les enfants et les ''hebetes'' de percevoir et de confesser la vraie doctrine, et la chrismation aurait donc pour but de suppléer en eux à ce que produit la foi chez les adultes. Nous voilà bien loin de l’effet propre de la confirmation. Le canon du concile d’Orange sur la chrismation des hérétiques n’est pas moins significatif : Hœreticos in mortis discrimine positos, si catholici esse desiderant, si desil episcopus, a presbyteris cum chrismate et benedictione consignari placuit, can. 1. Mansi, t. {{rom|vi}}, col., 435. Il précède celui qui prescrit la chrismation pour tous (placuit semel chrismari), soii normalement au baptême, quel qu’en soit le ministre, soit, en cas d’omission lors du baptême, au moment de la confirmation. Or, la chrismation ainsi prescrite se distingue totalement de la confirmation. oir col. 1368. Peut-on ne pas identifier avec elle celle qu’on doit assurer aux hérétiques en danger de mort ? Quand on se rappelle la haute signification qu’on y attachait partout, qu’elle était considérée comme l’onction propre du chrétien, l’incorporant au Christ et le rendant participant de l’onction du Saint-Esprit conférée par Dieu le Père à son Fils, on comprend qu’on ait tenu à l’introduire dans la réconciliation des hérétiques : l’admission dans l’Église mar-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1373|IMPOSITION DES MAINS|137}}</noinclude>scuerdolis effundit. Car, insiste l’orateur, la réception du Saint-Esprit est aussi indispensable pour cette naissance dans le Christ que la foi pour l’entrée dans l’i’^glise : ''{{lang|la|Neque enim aut insertus in Ecdesiam videhitur qui non crediderit, aiit genilus a Christo, qui spiriluni ipse non recepil}}''. Or, pour que la naissance ainsi définie se produise, il l’aut trois choses : l’ablution, la chrismation et le prOtre : ''{{lang|la|Ha-c auiem compleri alias nequeunt, nisi lavacri et chrismatis et anlistiits sarramentis}}''. Car, et ici vient l’expression qui nous occupe, par l’ablution les péchés sont effacés, quand avec l’onction le Saint-Esprit se répand dans l’âme, et c’est le prêtre qui, par son geste et sa parole, assure ces deux bienfaits : ''{{lang|la|Lavacro enim peccata purgantur ; chrismate Sanctus Spiritus superjunditur ; ulraque veru isia, manu et ore sacerdotis impetramus}}''. Ainsi s’accomplissent la régénération et le renouvellement de l’homme tout entier ; ainsi, dépouillés des taches de la vie antérieure, revêtons-nous par l’Esprit et dans le Christ des mœurs nouvelles : ita totus homo reiiascitur et innovatur in Christo, ut, sicut resurrexit Christus a morluis, sic et nos in novitate vitæ ambulemus, Rom., {{rom|vi}}, 4, id est, ut depositis uilse veteris erroribus… ceterisque vitiis… novos per Spiritum mores sequamur in Christo. Cette analyse montre avec quelle netteté saint Pacien rattache la chrismation au sacrement de la régénération. Il attribue au Saint-Esprit, dont elle est le symbole, le même effet que saint Cyprien, ''Epist.'', {{rom|lxx}}, 2 ; que saint Ambroise, ''De mysteriis'', {{rom|ix}}, 59 ; que saint I.éon le Grand, ''Serm.'', {{rom-maj|XXIV}}, 3, ''P. L.'', t. {{rom|liv}}, col. 206, et tant d’autres, dont la pensée se résume dans la parole déjà citée de saint Isidore de Séville, exactement parallèle à celle de saint Pacien : ''{{lang|la|In baplismo peccatorum remissio datur, per unctionem sanctificatio Spiritus adhibetur}}''. Etijm., VI, 19, 51. Pour plus de détails, voir la Revue d’histoire ecclésiastique de Louvain, 1912, t. {{rom|xiii}}. p. 280-283. Cette interprétation est confirmée dans le De similitudine earnis peccati, récemment édité et attribué à saint Pacien par dom Morin. Études, textes, découvertes, t. {{rom|i}}, p. 132-133. L’auteur retrouve dans le baptême du Christ la figure des cérémonies qui accompagnent le baptême des chrétiens. Dans la descente du Saint-Esprit en particulier il voit l’onction conférée par Dieu le Père à son Fils, onction qui est la figure, nous le savons, de l’onction conférée au chrétien après l’ablution baptismale : Baptizatur a Johanne, Spiritu ctiam, columba monslrante, perfunditur, p. 132. Diximus Dominum… baptizatnm, diximus Sancto Spiritu quoque perfusum, p. 133 ; Pinguius abundantiusque unctus a ceteris vel consortibus vel participibus suis, p. 133-134. Sa pensée se meut donc exactement dans le même symbolisme que celle de saint Optât ou de Saint Augustin. Or l’onction du Saint-Esprit à la’luelle correspond la chrismation baptismale, il la montre ordonnée à la purification du péché ; le Christ ne la reçoit pas pour lui-même, car il n’a pas de péché ; mais en lui. et par la vertu de son onction spirituelle, it ; roi David est purifié de sa faute : ''{{lang|la|Unguitur etiam, sed David in Domino, et adulterium uncti régis… Sancti Spiritus… pinguedine sepclitur}}''. p. 133. Et voilà doue encore une onction du Saint-Esprit qu’il faut renoncer à identifier avec le sacrement de confirmation.
i. ''Le pape saint {{roi|Innocent|Ier}}''. — Reste l’onction dent parle {{roi|Innocent|Ier}} dans sa lettre à Decentius. Denzinger-Bannwart, n. 98. A vrai dire, elle est la seule qui puisse et doive être rattachée au groupe rituel de la confirmation. Mais nous verrons bientôt que le pape lui-même, loin de la présenter comme le rite propre et essentiel de la collation du Saint-Esprit, l’en distingue au contraire très clairement.
Il est donc bien établi qu’aux premiers siècles, l’imposition des mains seule a été considérée comme conférant le Saint-Esprit à la manière propre du sacrement de confirmation.
I. {{sc|La réconciliation des hérétiques}}.
On a tenté, il est vrai, d’opposer encore l’argument tiré du rite de la réconciliation des hérétiques. En Espagne et en Gaule, il comportait, avec l’imposition des mains, une chrismation préliminaire. Concile d’Orange (441), can. 1 ; concile d’Épaone (517), can. 16 ; Fauste de Riez, ''De gratia'', {{rom|i}}, 14 ; S. Isidore de Séville, ''De eccles.
officiis'', {{rom|ii}}, 25, 9 ; S. Ildephonse de Tolède, ''De cognltione baplismi'', 121 ; ''Liber ordinum'', édit. Férotin, p. 100-103, etc. De la ressemblance tout au moins matérielle communément admise entre ce rite et celui de la confirmation, on conclut que la confirmation comportait, elle aussi, la chrismation préliminaire.
Mais, sans discuter ici la nature propre du rite de la réconciliation des hérétiques (voir les Recherches de science religieuse, 1914, p. 532-544), il faut, à tout le moins, faire remarquer que ce problème est autrement difficile et complexe que celui qui nous occupe et que, en tirer argument pour résoudre celui-ci, c’est vouloir expliquer ce qui est clair par ce qui est obscur.
Sur les rapports de la chrismation avec le baptême ou avec la confirmation, les écrivains anciens, nous l’avons montré, sont unanimes et suffisamment clairs ; contre leur témoignage il serait donc plus qu’illogique de prétendre faire prévaloir des affirmations fragmentaires, dont la divergence même trahit des opinions d’ordre personnel ou local.
Il y a lieu, d’ailleurs, de se demander quel était le but de cette chrismation dans la réconciliation des hérétiques. Tendait-elle à leur assurer le don plénier du Saint-Esprit ? Gennade, dont la pensée est très explicite à ce sujet, dit qu’elle ne se pratiquait que pour les enfants ou les ''hebetes'', incapables de saisir la différence des doctrines : quant aux adultes, on se contentait, après leur adhésion à la vraie foi, de leur imposer les mains : ''{{lang|la|Doceaniur… et, si consentiunt credere vel acquiescunt confiteri, purgali jam fidei iniegrilate, conjirmentur manus impositione… Si vero parvuli sunt, vel hebetes qui doctrinam non captant, respondeani pro illis qui illos ofjerunt, juxta morem baptizandi, et sic manus impositione et chrismate conimuniti, eucliaristiæ mysteriis admittantur}}''. De ecclesiasticis dogmatibus, 52, ''P. L.'', t. {{rom|lviii}}, col. 993 ; dans l’édition de Turner, ''Journal of theological studies'', t. {{rom-maj|VII}}, octobre 1905, p. 93. Cette diversité de traitement est bien suggestive. Elle tient, semble-t-il, à l’impuissance où étaient les enfants et les ''hebetes'' de percevoir et de confesser la vraie doctrine, et la chrismation aurait donc pour but de suppléer en eux à ce que produit la foi chez les adultes. Nous voilà bien loin de l’effet propre de la confirmation. Le canon du concile d’Orange sur la chrismation des hérétiques n’est pas moins significatif : ''{{lang|la|Hœreticos in mortis discrimine positos, si catholici esse desiderant, si desil episcopus, a presbyteris cum chrismate et benedictione consignari placuit, can}}''. 1. Mansi, t. {{rom|vi}}, col., 435. Il précède celui qui prescrit la chrismation pour tous (placuit semel chrismari), soii normalement au baptême, quel qu’en soit le ministre, soit, en cas d’omission lors du baptême, au moment de la confirmation. Or, la chrismation ainsi prescrite se distingue totalement de la confirmation. oir col. 1368. Peut-on ne pas identifier avec elle celle qu’on doit assurer aux hérétiques en danger de mort ? Quand on se rappelle la haute signification qu’on y attachait partout, qu’elle était considérée comme l’onction propre du chrétien, l’incorporant au Christ et le rendant participant de l’onction du Saint-Esprit conférée par Dieu le Père à son Fils, on comprend qu’on ait tenu à l’introduire dans la réconciliation des hérétiques : l’admission dans l’Église mar-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 3.2.djvu/286
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1839|CORAN (POLÉMIQUE CHRÉTIENNE CONTRE LE CORAN|1840}}</noinclude>Coran et de ses commentateurs. ''Archives de l’Orient latin'', t. {{rom|ii}}, p. 263.
Au {{s|xv|e}} la polémique contre le Coran a été
cultivée avec succès. On peut citer le cardinal Nicolas
de Cuse († 1464), ''Cribratio Alcorani'', publiée par
Bibliander, Bâle, 1543 ; Denys le Chartreux († 1471),
''Contra perfidiam Mahometi'', Cologne, 1533, trad.
allemande, Strasbourg, 1540 ; Alphonse Spina, 0. M.
(† 1491), Fortalitium fidei, Lon, 1525 ; Jean Andréas,
mahométan converti, dont l’ouvrage en espagnol, publié
en 1573, eut plusieurs éditions et versions en italien,
allemand, français, et latin, Hurter, t. {{rom|iv}}, col. 849 ; le cardinal Jean de Turrecremata, 0. P. († 1468),
''Tractatus contra principales errores perfidi Mahometis'', Paris, s. d. ; Rome, 1606. Hurter, t. {{rom|iv}}, col. 731.
Au {{s|xvi|e}}, nous citerons Louis Vives († 1540),
espagnol, ''De veritate fidei christianae contra Mahomedanos'', Bàle, 1543, et le chanoine Jean Albrecht
Widmansteller († 1557). Hurler, t. {{rom|iv}}, col. 1299.
Le {{s|xvii|e}} a produit les meilleurs apologistes du
christianisme contre l’islam. Citons le carme Thomas
de Jésus († 1627), De procuranda salute omnium gentium, schismaticorum, haereticorum, Judœorum, Saracenorum, cœterorumque infidelium libri {{rom-maj|XII}},
Anvers, 1613 ; Bonaventure Malvasia, 0. M., Dilucidatio speculi verum monslrantis, in quo Hamet sive
Ahmed F. Zin in fide christiana instruitur, Rome,
1628 ; Philippe Guadagnoli, Apologia pro christiana
religione, adversus objectiones Achmed F. Zin Alabedini Asafensis Persaz, Rome, 1631 ; Michel Nau,
S. J., Ecclesise romanse Grsecæ vera effigies et consensus, et religio christiana contra Alcoranum ex
Alcorano defensa et probala, Paris, 1680 ; trad. franc.,
1684, Hurter, t. {{rom-maj|ii}}, col. 423 ; Ludovic Marracci, de la
Congrégation de la Mère de Dieu († 1700), dont les
Prodromi ad refutationem Alcorani et la Refutatio
Alcorani peuvent, à juste titre, être tenus comme
l’œuvre principale de la polémique chrétienne occidentale contre le Coran. Les volumes de Marracci sont un
trésor de renseignements sur la théologie coranique ;
ils contiennent sans doute des inexactitudes, l’érudition
y est toulTue et fatigante, certains arguments peuvent
paraître naïfs ; mais leur valeur apologétique reste indiscutable. Hurter, t. {{rom|ii}}, col. 388 ; Turpin, Histoire de
l’Alcoran, Londres, 1775, t. {{rom-maj|I}}, p. xxi.
Après Marracci, la polémique contre le Coran cesse.
D’abord, son ouvrage avait en quelque sorte épuisé le
sujet ; ensuite les missionnaires latins avaient perdu
tout espoir de gagner les Turcs au christianisme par
les discussions théologiques. Celles-ci n’étaient certes
pas dépourvues de mérite littéraire, pour ceux qui s’y
livraient ; mais elles ne présentaient aucune utilité
pratique. L’islam reculait devant le christianisme, sans
se laisser entamer par ses idées et son influence.
Les protestants n’ont pas non plus négligé la polémique avec les musulmans, ne fût-ce que pour répondre
aux attaques des théologiens catholiques qui leur reprochaient des accointances doctrinales avec eux. Marracci les appelait genuini Mahometanorum filii ac discipuli. Prodromus, t. {{rom-maj|ii}}, p. 70. Cf. Reland, De religione
mohammedica, p. 22-23. L’ouvrage le plus important
des théologiens protestants contre le Coran est celui
de Théodore Bibliander († 1564), le successeur de
Zwingle dans la chaire de théologie de Zurich : Machumetis saracenorum principis ejusgue successorum
vitæ ac doctrina ipsegue Alcoran, quo velut authentico legum divinarum codice Agareni et Turcae
aliique Christo adversantes populi reguntur, quoi
ante anno cccc vir multis nominibus, divique Bernard ! testimonio clarissimus, D. Pelrus abbas Cluniacensis per viros eruditos, ad fidei christianse ac
sanctee matris Ecclesise propugnalionem ex arabica
liitgua m latinam transferri curavit : his adjunclse
sunt confutaliones mullorum et quidem probatissiniorum aulhorum, arabuni, greecorum et lalinorum,
una cum doclissimi viri Philippi Melanchtonis præmonilione, Bàle, 1513. La seconde partie du recueil,
qui porte un titre distinct, est consacrée à la polémique :
Confutaliones legis maliumelicse, quam vacant Alcoranum, singulari induslria ac pietate a doctissimis
alque optimis viris, parlim latine, partim grae.ee, ad
tmpise seclae illius errorumque eius impugnalionem
et nostræ fidei christianse confirmalionem olim scriptseElle contient plusieurs traités contre le Coran, la Cribratio Alcorani de Nicolas de Cuse, la Confutatio
logis Mahomelanse de Ricold de Montecroix avec la
traduction grecque de Démétrius Cydonius, etc. Nous
mentionnons encore spécialement Jean Callenberg
(1694-1760), le fondateur de l’inslilutum judaicum de
Halle, qui eut une typographie orientale, d’où sortirent
plusieurs ouvrages concernant le Coran. Fabricius a
dressé la liste de théologiens protestants, Grotius, Besold, Zacharias Grapo. Lsberg, Werenfels, Schwartz,
Schroder, Haller, liasse, Clodius, etc., qui réfutèrent
la théologie coranique.
De nos jours, le Coran est surtout étudié au point de
vue littéraire, juridique, philologique, historique, ou
encore sous le rapport de l’influence qu’il a exercée
sur la civilisation et le progrès de l’humanité. On ne
pense plus à combattre l’islam sur le terrain dogmatique, et on s’attache de préférence à montrer que ses
doctrines religieuses et sociales ont contribué en grande
partie à la décadence des races islamites.
Il y a toutefois un pays où les études polémiques
touchant le Coran ont été reprises avec succès. C’est
la Russie. On évalue à 17 millions le nombre des musulmans qui l’habitent, et qui ont leurs centres principaux sur les bords du Volga. L’éparchie de Kazan
est peuplée par un million environ de Tatars musulmans, qui dans ces derniers temps ont réussi, par
leur activité, à ramener à l’islam plusieurs milliers de
leurs coreligionnaires, que les Russes avaient convertis au christianisme par la violence ou par l’appât
de privilèges civils et de dons pécuniaires. Les Tatars
musulmans possèdent un grand nombre d’écoles, et
leurs mollah savent tenir tête aux prêtres orthodoxes
chargés de leur prêcher la foi chrétienne. Cf. Tzerkvvnyia Viedomosti, 1906, n. 25, p. 1985-1987 ; Berne dit
monde musulman, Paris, 1906, t. {{rom|i}}, p. 125-129. Pour
mieux préparer ses missionnaires à la lutte avec l’islam,
l’Académie ecclésiastique orthodoxe de Kazan ouvrait
en 1845 une chaire d’arabe et de tatar, et en 1854 un
cours libre de polémique musulmane. Pravosl. bog.
entziklopediia, Saint-Pétersbourg, 1906, t. vii. p. 669.
Au mois de mars 1872, l’archiprêtre E.-A. Malov, professeur à la même Académie, proposait la fondation
d’un recueil spécial de travaux, ayant pour but l’étude
polémique du Coran dans ses relations avec la théologie
chrétienne. Son idée fut agréée par le saint-synode,
qui en 1876 assigna à cette œuvre une subvention de
2000 roubles. La première livraison de ce recueil antimusulman (Pi-otivomustilmansky sbornik) parut en
1873 ; elle contient des Notices sur la section des missions adjointe à l’Académie ecclésiastique de Kazan,
par Malov ; un travail de E. Vinogradov sur la Méthode
de polémique à suivre contre les Tatars musulmans,
et l’étude de B. S. Pétrov sur les Causes de l’attachement fanatique des Tatars musulmans à leur religion.
Jusqu’à la tin de 1907, le Protivomusulmansky Sbornik
compte 23 volumes. Signalons parmi les travaux les
plus importants contenus dans ce précieux recueil,
ceux de Leopoldov, sur les Croyances religieuses des
Jlancphites, 1873, 1897 ; d’Iline et Philimonov, Les
preuves de l’intégrité des livres de l’Ancien et du
Nouveau Testament contre les musulmans, 1874 ; de
l’archiprètre Ostrooumov, Examen critique de la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 3.djvu/274
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|525|COMMUNION EUCHARISTIQUE (FRÉQUENTE)|526}}</noinclude>gner aux fidèles qui vivent dans le monde quam salularis
sit Omni christianorum generi quntidiana dominici
corpot’is ac sanguinis perceptio juxta quod ecclesiam
Christi per Italiam, Galliam, Africain, Greeciam
ac totum Orientent solerter agere nosli. Epist., Il, ''P. L.'',
t. {{rom|xciv}}, col. 6155 sq. Cette fréquence de la communion,
Bède ne la restreint point dans l’état du mariage, pourvu
que l’on y observe quelque pratique de la continence :
ipsi etiam conjugati, si guis sibi mensuram continentise
ostendat et virtutem castilatis insinuet, idem et licenter
possint et libenter facere velint.
Le concile de Chalon (813) déclare que celui qui veut
communier doit garder la continence quelques jours
auparavant. Can. 46, Mansi, t. {{rom|xiv}}, col. 103. Halitgaire,
évêque de Cambrai († 831), dans son pénitentiel, impose
encore aux époux la continence pendant les trois nuits
et les trois jours qui précèdent la communion.
Mo r Schmitz, ''op. cit.'', t. {{rom|i}}, p. 727. Les capitulaires d’Ansegise,
qui sont de 829, l. {{rom-maj|II}}, n. 38, recommandent de
s’abstenir des œuvres de la ebair quelques jours avant
la communion. ''P. L.'', t. {{rom|xcvii}}, col. 547-548.
Jonas d’Orléans († 844) propose comme règle dans la
fréquence de la communion l’enseignement de saint
Isidore de Séville que nous avons rapporté précédemment.
De ecclesiasticis of/iciis, l. {{rom-maj|I}}, c. XVIII. Il ajoute
une citation qu’il attribue au même Isidore et qui est
en réalité le célèbre texte de Gennade souvent cité sous
le nom de saint Augustin. De ecclesiasticis dogmatibus,
c. lui. Il conclut que les fidèles doivent éviter un
double danger, celui de se priver de la vie en restant
éloigné de ce sacrement et celui de manger leur propre
condamnation en s’en approchant indignement.
Walafrid Strabon († 849), après avoir rapporté les
diverses opinions émises aux siècles précédents et à son
époque sur la fréquentation de la communion, établit
cette conclusion. Puisque, suivant le pape Sylvestre,
chaque jour doit être pour les clercs un jour férié ou
consacré à l’exercice de leurs saintes fonctions, il convient
qu’ils reçoivent chaque jour le corps et le sang du
Seigneur : Quia vero venerabilis papa Sylvester tricesimus
quartus a bealo Petro ferias clerum Itabere
docttit, ut sicut apud paganos ferix tantum dies aliguibus
festis insignili dicebantur (sic enim per Moysen
dicitur : Use sunt ferise Domini, Lev., xxiii) ; ita christianis
et maxime clericis omnes dies in ferias deputentur,
videtur ratione plenissimum ut per singulos
dies sacris occupemur officiis. Et quantum mentis vel
corporis graviores maculx non obsistunt, panem et
sanguinem dominicum sine quibus vivere non possumus,
jugiter ambiamus et desiderio illitts tuitionis potiut
quam prxsumptione nostrx puritatis, sumamus,
imitantes primilivx Ecclesise sludium salulare. De
rébus ecclesiasticis, c. {{rom|xx}}, ''P. L.'', t. {{rom|xciv}}, col. 942.
A mesure que se déroule cette conclusion de Strabon,
il devient évident que, tout en parlant spécialement des
clercs, il veut aussi comprendre les simples fidèles, dès
lors qu’ils réalisent les conditions indiquées. C’est ce
qu’indiquent surtout l’exemple des premiers chrétiens
et I expression formelle : ita christianis et maxime clericis.
Observons cependant les dispositions désirées par
Strabon : l’absence île faute plus grave, un désir ardent
et constant accompagné d’humilité. Le moine bénédictin
ne se contente point de recommander ainsi la communion
quotidienne. En face de la divergence qui existait
encore de son temps relativement à la pratique de céléhi
i la m plusieurs fois le même jour, il laisse
liberté entière de suivre l’usage que l’on préfère,
col. 948, latitude qu’il étend aussi à la pluralité des
communions dans la même journée, col. 950.
Rahan Maur, archevêque de Mayence († 858), reproduit
textuellement le texte de saint Isidore de Séville,
sauf la restriction relative aux personnes mariées, De
clericorum institutione, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xxxi}}, ''P. L.'', t. {{rom|cvii}},
col. 321, tandis que Raoul, évêque de Bourges († 860),
reproduit intégralement le texte et la restriction. Capitula,
c. {{rom|xxviii}}, ''P. L.'', t. exix, col. 717 sq.
Le pénitentiel Casinense, que M. Paul Fournier date
de la fin du {{rom|ix}}{{e}} siècle ou du x c siècle et qui représente
la discipline de l’Italie, déclare que tous les chrétiens
doivent communier chaque dimanche, comme font les
Grecs, et que ceux qui passent trois dimanches sans
communier soient excommuniés. M’J r Schmitz, ''op. cit.'',
1. 1, p. 413- il 7. Il impose trois jours de continence avant la
communion. ''Ibid.'', p. 431. Le Vallicellanum {{rom-maj|II}}, qui
est aussi d’origine italienne et date du {{rom-maj|X}}{{e}} siècle ou du
commencement du {{rom|xi}}{{e}}, exige sept jours de continence
avant la communion et sept jours après. ''Ibid.'', p. 387.
Le Laurenlianum demande trois, cinq ou sept jours
d’abstention. ''Ibid.'', p. 791. Cf. t. {{rom|ii}}, p. 344, 428, 575, 667.
Au {{rom-maj|XI}}{{e}} siècle, la communion quotidienne est instamment
recommandée par saint Pierre Damien et
par saint Grégoire {{rom-maj|VII}}, même dans la vie séculière.
Saint Pierre Darnien († 1072), recommandant à son
neveu la pratique de la chasteté au milieu du monde,
le presse de se fortifier par la réception quotidienne
du corps et du sang du Seigneur : Satage te f rater jam
quolidie dominici corporis et sanguinis perceptione
munire. Opusculum, {{rom-maj|XLVII}}, De castitate et mediis cam
tuendi, c. H, ''P. L.'', t. {{rom|cxlv}}, col. 712. Le même saint
docteur exhorte la comtesse Blanche, après qu’elle eut
embrassé la vie religieuse, à recevoir bien fréquemment
le corps et le sang du Seigneur, pour s’attacher entièrement
à son amour : Hujus corpus et sanguinem etiam
ore carnis crebrius suscipe. Institutio monialis ad
Blancam ex comitissa sanctimonialent, c. {{rom|iii}}, col. 735.
L’an 1074, saint Grégoire, écrivant à la comtesse Mathilde,
lui recommande comme arme principale contre le
prince des ténèbres la réception fréquente du corps du
Seigneur, ut corpus dominicum fréquenter acciperes.
Des trois autorités qu’il cite à l’appui de son assertion,
l’une loue formellement la communion quotidienne, le
pseudo-Ambroise, De sacramentis, l. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|iv}}, n. 25 ; la
seconde recommande la célébration quotidienne du
sacrifice eucharistique dont un des principaux avantages
est la participation des fidèles au corps et au
sang du Seigneur, S. Grégoire le Grand, ''Dial.'', l. {{rom-maj|IV}},
c. {{rom|lviii}}, ''P. L.'', t. {{rom|lxxvii}}, col. 425 ; la troisième, empruntée
à saint Jean Chrysostome, fait ressortir par deux
comparaisons le besoin constant de cette céleste nourriture
pour notre âme environnée de tant de difficultés.
En s’appuyant sur ces trois autorités, directement ou
indirectement favorables à la communion quotidienne,
saint Grégoire veut donc recommander la communion
quotidienne, tout en employant seulement l’expression
de communion fréquente. Registrum, l. {{rom-maj|I}}, epist. {{rom-maj|XLVII}},
''P. L.'', t. {{rom|cxlviii}}, col. 327 sq.
Vers la même époque, Durand, abbé de Troarn, au
diocèse de Bayeux († 1088), loue la pratique de la communion
quotidienne, en s’appuyant sur un texte qu’il
croit d’Augustin et qui n’est autre que celui du pseudo-Ambroise,
De sacramentis, l. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|iv}}, n. 25, ''P. L.'',
t. {{rom|xvi}}, col. 452. Il blâme énergiquement ceux qui post
novem attnos semel communicant. Il excepte de la pratique
de la communion ceux qui se sont rendus coupables
de fautes plus graves non expiées par la pénitence
publique. Pour ceux qui ne sont pas ainsi séparés
de la communion, il conseille la communion fréquente
qui doit être le remède quotidien aux défaillances
quotidiennes, pourvu qu’on y apporte les dispositions
nécessaires. Ces dispositions doivent être une humble
confiance dans la miséricorde de Dieu et le soin de
s’abstenir des fautes moindres. <>/ a minimis, o)ùtulanle
Deo, peccatis abstinere de cetero festinel. Liber de corpore
et sanguitte Christi, part. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|xv}}, ''P. L.'', t. {{rom|cxlix}},
col 1399. Dans la pensée de Durand, ces mininia peccala
ne peuvent être que des fautes vénielles. Cet auteur<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
Un ravin plus profond se présente à
nous, où il faut descendre ; il est d’apparence
aussi âpre et sauvage que si nous
étions à cent lieues d’une ville. Tout au
bas, sous des platanes, est une fontaine
antique, où jadis je rencontrais presque
chaque matin la même jeune femme
turque, qui semblait très belle sous ses
voiles. C’était avant le soleil levé que je
passais là, à l’aube d’hiver, et aux mêmes
heures elle venait seule remplir à cette
fontaine sa cruche de cuivre. Nous croisant
dans le chemin creux, embrumé de
vapeur matinale, nous échangions un
regard de connaissance ; après quoi, ses
yeux, qui étaient seuls visibles dans son
visage voilé, se détournaient avec un
demi-sourire. Je n’avais plus pensé à elle<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>depuis dix ans, et je la revois, à présent,
comme dans un clair miroir, et je retrouve
toutes mes impressions tristes de
ces levers de jour, de ces courses dans ces
chemins encore déserts, le visage fouetté
par l’air sec et glacé ou par le brouillard
gris. Et, comme j’avais l’âme inquiétée,
en ce temps-là, me demandant chaque
matin si, avec tant de dangers autour de
nous, l’obscurité prochaine me réunirait
encore à celle que je venais de laisser,
ou bien si, avant le soir, Azraël ne passerait
pas pour tout anéantir…
À Pri-Pacha, où nous avons fini par
arriver, nous trouvons, après avoir interrogé
les passants de la rue, la maisonnette
de cette vieille Arménienne de qui dépend<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>tout le résultat de mon pèlerinage, — et je
suis anxieux en frappant à la porte. Deux
fois, trois fois, le frappoir antique résonne
très fort, jusqu’à faire trembler les
planches vermoulues ; personne ne vient
ouvrir, et d’ailleurs les fenêtres sont
closes. Mais un juif caduc, centenaire pour
le moins, sort avec effarement d’une maison
voisine, emmitouflé d’un cafetan
vert :
— La vieille Anaktar-Chiraz ? nous répond-il
d’un air soupçonneux, qu’est-ce
donc que nous lui voulons ?
Il se rassure à notre mine : « Oui,
c’est bien ici, en effet ; mais elle n’y est
pas ; elle est partie hier pour aller s’établir
auprès d’une de ses parentes qui est bien<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>malade, là-bas, à Kassim-Pacha d’où nous
arrivons, tout à côté de son ancienne demeure. »
Oh ! alors il me prend une vraie fièvre !
Que faire ? Le temps passe, il doit être
tard. Je ne sais même pas l’heure, ayant,
dans ma précipitation, oublié ma montre
à l’hôtel ; mais il me paraît que déjà le
soleil baisse. Une fois la nuit venue, il
n’y a plus rien à tenter à Stamboul, —
et je n’ai plus qu’une journée après
celle-ci qui va finir. — Il semble en vérité
que j’aie eu, en sommeil, le pressentiment
complet de ce que serait ce voyage ;
tout va tellement comme dans mon rêve :
ces entraves accumulées, cette inquiétude
de l’heure trop courte, cette angoisse ''de''
''n’avoir pas le temps d’arriver jusqu’au but.''<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
Quel parti prendre à présent ? Je ne
sais plus trop et ma tête se perd un peu.
Allons-nous retourner sur nos pas, jusqu’à
ce Kassim-Pacha d’où nous venons,
avec ces mauvais chevaux de louage qui
ne veulent plus marcher ?… Non, Eyoub
où j’habitais, et qui m’attire comme un
aimant, est là trop près de nous, juste en
face, de l’autre côté de la Corne-d’Or —
qui se rétrécit dans ces parages et sera si
vite traversée. D’ailleurs, je me sens tellement
redevenu un habitant de ce saint
faubourg ; les dix années, qui me séparent
du temps où j’y vivais, viennent
de si complètement s’évanouir, que j’ai
presque l’illusion de rentrer là chez moi,
au milieu de figures familières, et que,
sans peine, je m’imaginerais y retrouver<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>ma maison telle que je l’ai quittée, avec
les chers hôtes d’autrefois. Au moins,
j’entrerai m’asseoir dans le petit café antique
où nous passions, Achmet et moi,
les veillées d’hiver, en compagnie des derviches
conteurs de féeriques histoires ; il
n’est pas possible que, dans ce quartier-là,
quelqu’un ne me reconnaisse pas, ne me
prenne pas en pitié et ne consente à me
guider dans mes recherches — qui, sans
doute, ne peuvent plus faire ombrage à
personne.
Donc, nous renvoyons nos chevaux ;
nous descendons vers la berge pour
prendre un caïque, choisissant un rameur
jeune afin d’aller vite, — et bientôt nous
voici glissant, très légers, à grands coups
d’aviron sur l’eau tranquille.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
Je commence à regarder de mes pleins yeux
là-bas en face, fouillant de loin cette
autre rive où nous allons aborder.
Quoi, est-ce que je ne m’y reconnais
plus ? C’était bien là pourtant, j’en suis
très sûr.
Oh ! mon Dieu, on a tout changé, hélas !
Ma maison, très vieille, et les deux ou
trois qui l’entouraient n’existent plus.
Je n’avais pas prévu cette destruction et
je sens mon cœur se serrer davantage. Ce
cadre qui avait entouré ma vie turque
est à jamais détruit — et cela recule tout
dans un lointain plus effacé.
Je mets pied à terre, cherchant à m’orienter,
à reconnaître au moins quelque
chose. Le petit café des derviches conteurs
d’histoires, où donc est-il ? À la<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>place, il y a un grand mur blanc que
je ne connaissais pas, un corps de garde
tout neuf, avec des soldats en faction. Et
toutes les maisons alentour sont fermées,
muettes, inabordables surtout. Allons, je
suis un étranger ici maintenant ; j’ai été
fou de venir y perdre mes instants comptés,
quand j’aurais dû au contraire revenir
sur mes pas, suivre la seule piste un
peu sûre, rechercher à tout prix cette
vieille femme.
Pourtant, cela faisait partie de mon
pèlerinage aussi, de revoir Eyoub, et j’en
étais si près !
Oh ! et la mosquée sainte, et l’allée des
saints tombeaux ! Je suis à deux pas à
présent de ces choses mystérieuses et
rares, autrefois si familières, dans mon<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>voisinage ; je ne reviendrai peut-être jamais
ici, — aurai-je le courage de quitter
Eyoub sans aller les revoir. Du reste, en
courant, ce sera une perte de cinq ou dix
minutes à peine, — et je dis à mon batelier :
« Va, aborde un peu plus loin,
au quai de marbre là-bas, à l’entrée du
saint cimetière. »
Laissant le vieux Grec dans le caïque
avec le rameur, je redescends à terre, seul,
saisi tout à coup par le silence glacé de
ce lieu, par sa sonorité funèbre, que j’avais
oubliée, et qui change le bruit de
mon pas. Dans l’allée d’éternelle paix, sur
les dalles de marbre verdies à l’ombre,
où l’on voudrait marcher lentement, la
tête basse, il faut passer aujourd’hui avec
cette précipitation enfiévrée qui donne à<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>toutes les choses, revues ainsi, je ne sais
quel air d’inexistence. Je cours, je cours,
dans cette allée, entre les deux alignements
de kiosques funéraires et de tombes, au
milieu de toutes les silencieuses blancheurs
des marbres. De droite et de gauche,
bordant la voie étroite, sont de vieilles
murailles blanches, percées d’une série
d’ogives, par où la vue plonge dans les
dessous ombreux d’une sorte de bocage
rempli de sépultures. Rien de changé,
naturellement, dans tout cela qui est sacré
et immuable ; ce lieu unique, si étrangement
mêlé à mes souvenirs d’amour, était
le même bien des années avant notre
existence et sera ainsi longtemps encore
après que nous aurons tous deux passé.
Au bout de l’avenue, dans une ombre<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>plus épaisse, sous une voûte obscure de
platanes, je m’arrête devant la petite
porte de l’impénétrable mosquée sainte.
Il y a toujours là les mêmes vieilles mendiantes,
au visage voilé, assises, accroupies,
immobiles sur des pierres. L’une
d’elles, réveillée de son rêve par le bruit
de mon pas, s’inquiète de me voir accourir,
se demande si j’aurai par hasard l’impudence
de franchir ce seuil : « Yasak !
Yasak ! » (Défendu ! Défendu !), dit-elle,
d’une voix irritée, en étendant une main
de morte comme pour me barrer le passage.
Et je lui réponds tranquillement,
dans cette langue turque que je reparle
déjà avec la facilité d’autrefois : « Je le
sais, ma bonne mère, que c’est défendu ;
je veux seulement jeter un coup d’œil à<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>l’entrée et puis je m’en irai. » Ce disant,
je lui remets une aumône ; alors, d’une
voix calmée, elle rassure les autres qui
s’inquiétaient aussi : Il sait, il sait ; il est
du pays ; il vient regarder, seulement. Et
en effet, je regarde à la hâte, à la dérobée ;
tant de fois jadis, quand j’habitais Eyoub,
j’étais venu jusqu’à ce seuil, dont je reconnais
encore les moindres pierres, dans
la demi-nuit qui tombe des grands arbres.
Du lieu d’ombre où je suis, au
milieu de ces pauvresses voilées aux immobilités
de fantômes, il semble qu’une
clarté un peu merveilleuse rayonne là-bas,
dans cette cour de mosquée, sur les blancheurs
séculaires de la chaux et des
faïences…
Tout de suite, après ce regard jeté, je<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>repars en courant dans la sainte allée,
repris par l’inquiétude de l’heure qui fuit,
de la lumière qui me paraît plus dorée,
par la frayeur du soleil couchant et du soir.
C’est à Kassim-Pacha, naturellement,
à la recherche de cette vieille femme,
que je vais retourner coûte que coûte. Et j’irai
par mer cette fois ; d’ici, ce sera le plus
rapide.
Quand je suis de nouveau étendu dans
mon caïque, je dis au rameur : « Va
vite, vite, pour une bonne récompense
que je te donnerai ! » Il répond par un
sourire à dents blanches et se met à
ramer de toute la force de ses bras. Le
courant nous aide et nous descendons
lestement la Corne-d’Or, nous éloignant
du sombre Eyoub.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
Mais nous allons passer devant le faubourg
d’Hadjikeuï. Si je m’y arrêtais ! Le
quartier n’est pas farouche comme celui
d’où je viens, et, qui sait, quelqu’un m’y
reconnaîtra peut-être, quelqu’un de ces
juifs que j’employais à mon service, le
grand Salomon ou même le vieux Kaïroullah,
n’importe qui, pourvu qu’on me
renseigne. En passant, je vais tenter ce
moyen… Et puis cela me permettra de
revoir ma maison, la première de mes
maisons turques, car j’ai habité là aussi,
avant de pouvoir réaliser le rêve presque
impossible de me fixer à Eyoub.
Dans ce livre de jeunesse où j’ai conté
ma vie orientale, j’ai passé sous silence
notre étape à Hadjikeuï, pour abréger, et
aussi pour obéir à une sorte de sentiment<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>de décorum qui m’amuse bien à présent :
ce Hadjikeuï est un faubourg pauvre,
assez mal considéré à Constantinople.
Là pourtant j’étais venu m’installer
d’abord, en quittant mon logis européen
de Péra ; là, j’avais reçu Aziyadé pour
la première fois, à son retour de Salonique.
Nous y étions restés près de deux
mois, bien cachés, avant de réussir à
trouver une maison sur l’autre rive, dans
le faubourg des saints tombeaux, et nous
avions ensuite conservé, à toute éventualité,
ce premier gîte plus sûr, où, par fantaisie,
nous revenions de temps à autre.
À la longue, comme tout se transforme
dans la mémoire, tout s’oublie : voici que
je ne reconnais même plus l’''Échelle'' de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>notre rue, c’est-à-dire l’appontement de
vieilles planches qui nous était si familier,
jadis, et où nous débarquions avec une
telle sûreté d’habitude, dans le mystère
protecteur des nuits bien noires.
Par impatience, je mets pied à terre
ailleurs, à l’entrée d’une ruelle israélite
que je me rappelle vaguement, très vaguement.
Et, suivi toujours de ce même
vieux Grec, je recommence à marcher
vite, à courir, talonné sans trêve par
l’inquiétude de l’heure.
À un tournant, nous tombons sur une
rue où se tient un marché juif : cris de
vendeurs et d’acheteurs, foule affairée,
encombrement de mannequins, de fruits
et de légumes, petits fourneaux où l’on
rôtit des viandes en plein vent, petits<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>étalages de changeurs et d’usuriers… Là,
je me reconnais tout à fait, par exemple,
et le cœur me bat plus fort, car ma
maison doit être bien près.
J’avais du reste gardé de ce marché un
souvenir très singulier, unique même
entre tous. Habitant d’Hadjikeuï ou habitant
d’Eyoub, j’y venais chaque soir avec
Achmet pour changer, pour emprunter
de l’argent à ces juifs, ou bien encore
pour leur acheter les pains et les gâteaux
destinés au dîner mystérieux d’Aziyadé.
C’est que Constantinople est la seule ville
du monde où j’aie été vraiment mêlé à
la vie du peuple, — à la vie de ce peuple
oriental, bruyant, coloré, pittoresque,
mais besoigneux, pauvre, actif à mille
petits métiers, à mille petits brocantages.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>Mon compagnon de chaque jour, Achmet,
était lui-même un enfant de ce peuple-là,
au courant des moindres rouages de
la vie laborieuse, habitué à se tirer d’affaire
avec presque rien, et m’enseignant
sa manière, me rendant homme du peuple
comme lui à certaines heures. Il est vrai,
j’étais pauvre, moi aussi, à cette époque,
et bien en peine quelquefois pour soutenir
mon rôle d’Hassan…
Ce marché, que je traverse aujourd’hui
d’un pas dégagé et rapide, sentant peser
la ceinture de cuir où j’ai fait coudre —
un peu à la façon des matelots — ma
réserve de pièces d’or, oh ! ce marché,
tout ce qu’il me rappelle de misères,
gaiement endurées à cause d’elle, de marchandages
timides, de demandes de cré-<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>dit pour des sommes qui à présent me
font sourire… Et, sous le costume turc,
ces choses me semblaient acceptables,
m’amusaient presque, en me donnant davantage
l’impression d’être sorti de moi-même
et devenu quelqu’un des simples
qui m’entouraient. Il y avait tant d’enfantillage
encore dans ma vie de ce temps-là !
Après cette rue du marché, une place
tranquille au bord de la mer, une place
silencieuse bordée de berceaux de vigne
et ornée en son milieu d’une vieille fontaine
de marbre. Et ma maison est là,
qui tout à coup me réapparaît, bien réelle,
au beau soleil du soir… J’ai enfin retrouvé
une chose d’autrefois, une chose
qui a fait partie de mon cher passé et qui
existe encore…<noinclude></noinclude>
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Avec je ne sais quelle crainte de m’en
approcher, avec un étrange trouble
d’âme, je vais lentement m’asseoir en
face, en plein air, devant un petit café,
sous des treilles que l’automne a jaunies,
et je la regarde. (Comme ce nom de ''café''
sonne mal pour dire ces échoppes orientales
où l’on fume le narguilé.) Je la
regarde, ma maisonnette d’autrefois, un
peu comme je regarderais une chose de
rêve qui oserait se montrer en plein
jour. Elle me semble rapetissée et d’aspect
misérable ; cependant, c’est bien
cela, et rien que ces marbrures de vieillesse,
sur la muraille, ramènent dans ma
tête mille souvenirs.
Cette place n’a pas changé non plus ;
pas une pierre n’a été dérangée depuis<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>que j’y habitais. Est-ce possible, mon
Dieu, que tout y soit demeuré si pareil,
que le soleil l’éclaire si gaiement, que je
m’y retrouve, moi, encore jeune, et que,
depuis des années, je ne sache plus rien
d’elle, même pas si elle est vivante ou si
elle s’est endormie dans la terre…
C’est mon premier instant de repos et
de rêverie, depuis que j’ai commencé ma
longue course errante. Ce soleil d’octobre,
qui d’abord me semblait joyeux, sur
cette place solitaire, subitement me devient
triste, triste plus que la brume ou
la nuit. Il ne me charme ni ne me
trompe plus ; je n’ai conscience à présent
que de son impassibilité devant les continuels
anéantissements, les continuelles
fins. Je sens de la mort, de la mélancolie<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>de mort, dans sa lumière douce ; ses
rayons sont pleins de mort…
Un jeune garçon se présente pour nous
servir. Je lui demande :
— Est-ce que le maître du café est
vieux ? est ici depuis longtemps ?
— Le maître ?… Oh ! depuis peut-être
cinquante ans, répondit-il, étonné ; c’est
un ''très vieux père''.
— Alors, dis-lui qu’il vienne me
parler.
Je me rappelle tout de suite la figure
de ce vieil homme, dès qu’il arrive :
— Me reconnais-tu ? Je demeurais là,
dans la maison d’en face, il y a bien des
années.
— Ah ! oui, dit-il, un peu saisi. Et<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>c’est toi qui t’en étais allé, après, habiter
Eyoub. Pourtant, non… il y a au moins
vingt ans de ce que je veux dire (on
compte toujours très mal les années, en
Turquie), tu serais plus vieux que tu
n’es.
— Et te souviens-tu de mon serviteur
Achmet ?
De mon serviteur Achmet, il se souvient
très bien ; mais il ne peut me
donner aucun renseignement sur lui : on
ne l’a pas revu à Hadjikeuï depuis mon
départ.
Alors je le charge d’aller appeler tous
les anciens du quartier, tous ceux qui
plus ou moins peuvent se souvenir de
moi.
Et bientôt un attroupement se forme,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>des voisins, des curieux, des gens quelconques,
qui me regardent comme un revenant
de l’autre monde, étonnés eux
aussi de me voir encore jeune : il semble
que, dans leur mémoire à tous, mon passage
ici ait peu à peu remonté jusqu’à
des époques incertaines et reculées.
Je m’en doutais bien, ils n’ont pas
oublié ce Français qui avait eu l’idée singulière
de venir s’isoler ici ; mais, hélas !
au sujet d’Achmet, personne ne peut rien
me dire. Pourtant on me propose d’aller,
si je veux, chercher un juif qui me connaissait
très bien et qui me renseignerait
peut-être, — un nommé Salomon.
Salomon ! Je crois bien que je veux
voir Salomon ! Qu’on me l’amène bien
vite, et il y aura récompense. Ce Salo-<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>mon, je l’employais souvent ; il allait
faire des achats pour moi avec Achmet,
et savait même les allées et venues clandestines
d’une musulmane dans ma maison.
Au moment de mon départ, je l’avais
chassé, il est vrai, pour je ne sais plus
quelle fourberie ; mais qu’importe pourvu
qu’il me guide. J’aurai même presque
une joie à le revoir, comme tout ce qui
a été mêlé à ma vie d’autrefois…
Il arrive. Sans doute il ne m’en veut
pas, lui non plus, car il paraît tout ému
de me reconnaître, et il embrasse la main
que je lui tends. Je l’avais laissé un
homme grand et superbe, je le retrouve
tout courbé et blanchi.
— Achmet, dit-il, non, je ne l’ai pas
revu, et n’ai plus entendu parler de lui<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>depuis ton départ. Il doit avoir quitté le
pays, — ou bien il est mort.
Puis il me promet de passer sa soirée
en recherches et de monter demain matin
à Péra m’en rendre compte.
Allons, je ne saurai rien de plus ici.
Encore une halte perdue. Et l’heure
presse, il faut repartir…
Pourtant je voudrais bien entrer dans
ma maison, puisque je suis si près ;
surtout je voudrais monter au premier
étage, dans cette chambre que j’avais préparée
avec tant d’amour pour la recevoir.
Et j’envoie Salomon parlementer avec
les gens qui habitent là : des Arméniens
pauvres, qui consentent, pour une pièce
blanche, à m’ouvrir leur porte.
J’entre, je monte notre escalier, je re-<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>vois notre chère petite chambre, jadis
si jolie dans son arrangement étrange.
À présent, plus rien ; des meubles de
misère, du désordre et des loques qui
traînent. J’aurais mieux fait de ne pas
regarder cette profanation pitoyable ; le
simple coup d’œil que j’ai jeté là vient
de suffire pour reculer, reculer encore
plus au fond de l’abîme, le passé dont je
poursuis la trace.
Mais, tandis que je redescends, par ces
marches où les babouches d’Aziyadé se
sont posées, une émotion poignante me
vient, que je n’avais pas prévue…
Un jour, très loin dans mon enfance,
certain rayon de soleil d’hiver, entré par
une fenêtre d’escalier, m’avait impressionné
d’une inexplicable façon profonde.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>— J’ai déjà conté cela, je ne sais où. —
Et ici, bien des années plus tard, j’avais
retrouvé le même frisson, en revoyant,
dans cette maison d’Hadjikeuï, un rayon
semblable et de même signification mystérieuse,
— qui, chaque soir, glissait le
long d’un escalier, pour éclairer une
amphore d’Athènes posée dans une niche
du mur… Souvent, des détails infimes
se gravent pour toujours dans une mémoire,
et on dirait qu’ils résument en
eux-mêmes tout un lieu, toute une époque
pénible ou regrettée : il en avait
été ainsi de ce rayon de soleil — déjà
mêlé pour moi à je ne sais quel ''antérieur''
inconnu ; — j’y avais repensé cent fois
depuis mon départ du pays turc, et une
angoisse singulière, une angoisse bizarre<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>et d’inquiétante origine, m’était toujours
venue à l’idée que je ne reverrais jamais
cette traînée de lumière pâlie, tombant
dans cette niche sur cette amphore,
jamais, jamais plus…
Eh bien, la niche vide est toujours là
dans le mur, et tandis que je redescends,
le soleil l’éclaire de son même rayon
triste…
En tout ce qui précède, je me suis
perdu, une fois de plus, dans l’indicible…
Nous remontons dans notre caïque, le
Grec et moi, après cette halte qui a duré
vingt précieuses minutes, et nous continuons
notre route vers Kassim-Pacha, de
toute la vitesse de nos rames.
Sur la Corne-d’Or, c’est le va-et-vient<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>coutumier, le croisement incessant des
minces caïques silencieux. Et que cette
après-midi est belle, tiède et lumineuse !
Elle me donne des illusions d’été, à moi
qui arrive des forêts de sapins des Karpathes,
où déjà des neiges tombaient…
Et je me laisse reprendre aux tromperies
du soleil. Je me laisse peu à peu bercer
et leurrer par tout ce mouvement, si
familier jadis : comme tout à l’heure à
Eyoub, peu à peu, je me figure être encore
au temps lointain où j’avais des logis
mystérieux, ici, sur ces deux rives…
L’entour est, d’ailleurs, resté tellement
pareil ! Les grands dômes des mosquées
se dressent aux mêmes places ; la silhouette
immense de Stamboul préside à
toute cette agitation joyeuse des barques,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>absolument comme, il y a dix ans, elle
dominait nos aventureuses allées et venues
d’amour… Oh ! comment dire le
charme de ce lieu qui s’appelle la Corne-d’Or !…
Comment le dire, même par à
peu près : il est fait de mes joies inquiètes
et de mes angoisses, mêlées à de l’ombre
d’Islam ; il n’existe sans doute que pour
moi seul…
À l’Échelle de Kassim-Pacha, nous
abordons bientôt, en face de ce palais,
d’architecture mauresque, qui est l’Amirauté.
Là, je regarde l’heure… À quoi
pensais-je donc, il faut que j’aie la tête
bien inquiète pour n’avoir pas vu qu’en
effet le soleil est encore très haut ; il est
à peine trois heures et demie ! J’éprouve
un apaisement à cette certitude que<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>le jour n’est pas trop près de finir…
Dix minutes de marche empressée pour
arriver de nouveau à ce quartier où nous
avons chance de trouver Anaktar-Chiraz.
C’est par de vieilles petites rues bien musulmanes,
où circulent en babouches des
femmes voilées de mousseline blanche.
Après cette longue pérégrination inutile
que je viens de faire, revenu à mon point
de départ, à cette place d’Hadji-Ali, qui
est tranquille et solitaire, entre ses maisonnettes
basses, comme une place de
village, je m’assieds au même petit café
que tout à l’heure, dans le jardin, sous
les treilles jaunies qui s’effeuillent. Dans
ce recoin paisible, pauvre, presque campagnard,
nous serons bien pour causer
du passé, sans témoins, au milieu de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>choses immobilisées depuis des siècles ;
l’endroit, d’ailleurs, est comme choisi,
pour l’entrevue un peu funèbre que j’attends,
pour les choses tristes et saupoudrées
de cendre que nous allons sans
doute nous dire.
J’envoie le fureteur grec s’enquérir
d’Anaktar-Chiraz et la prier de venir ici,
causer un moment avec moi. Je crois bien
que, cette fois, il la trouvera ; je m’inquiète
seulement de savoir si elle consentira
à venir, si elle n’aura pas peur, et je
demande un narguilé pour attendre. La
soirée est de plus en plus tiède, jouant
les calmes soirées d’été ; le soleil, qui descend,
dore l’antique mosquée d’en face
et la vigne effeuillée sous laquelle je suis
assis. Sur la place, personne ne passe ; à<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>peine une rumeur confuse monte jusqu’à
moi, de la Corne-d’Or et des navires ;
il se fait un grand silence alentour. Des
minutes et des minutes d’attente se passent.
L’immense ville voisine n’est plus
indiquée par rien ; j’ai maintenant tout à
fait l’impression de l’été, d’un soir d’été
finissant, dans quelque village oriental,
et du calme profond redescend en moi.
Enfin il revient, le Grec, suivi d’une
vieille femme vêtue de noir, basanée, aux
traits durs, que je reconnais tout de suite.
Je l’avais vue une seule fois dans ma vie,
mais c’est bien elle. Son air est effaré,
hagard ; elle a vieilli terriblement. Pourvu
qu’elle se souvienne !
Évidemment elle a peur de ces person-<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>nages inconnus, de cet interrogatoire
qu’on veut lui faire subir dans un lieu
écarté. Avec une cérémonieuse révérence,
elle s’assied devant moi, sur le bord d’un
tabouret, et me regarde. Je suis à contre-jour
et elle doit me voir en ombre sur
un fond de soleil.
Oh ! oui, c’est bien elle ; je viens de
reconnaître surtout ce demi-sourire, très
bon, très honnête, qui a éclairé un instant
son visage parcheminé et durci. Une
natte de ses cheveux, restés noirs comme
de l’ébène, entoure le foulard de soie,
également noir, dont sa tête est enveloppée
comme d’une bandelette. Sa robe
usée, mais propre, est taillée à l’européenne,
d’une forme démodée, avec des
biais de velours noir. Chez nous, dans<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>des villages du Midi ou de l’Auvergne,
des vieilles femmes ont cette tenue et cet
aspect. Elle se tient roide, sur son tabouret,
et elle attend.
Je commence à la questionner doucement,
timidement, en langue turque,
ayant peur de ses réponses.
— « Achmet ? Achmet ? » répète-t-elle,
les yeux toujours hagards. Non, elle ne
se rappelle pas. Il y a si longtemps de
l’histoire que je lui conte, — et elle en a
tant soigné, tant vu mourir dans sa vie,
des jeunes hommes et des vieux, — et il
y en a tant des ''Achmet'', à Constantinople !
« Et puis, dit-elle pour s’excuser, j’ai
perdu coup sur coup mon mari et mes
fils. Depuis ce temps-là, ma tête s’est dérangée,
ma mémoire est partie. »<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
Mon Dieu, comment percer la nuit qui
s’est faite dans cette intelligence, comment
m’y prendre… Et puis elle a peur surtout ;
peur d’être interrogée pour quelque affaire
de justice, peur de je ne sais quoi.
— Ne crains rien de nous, bonne
dame, lui dis-je. Cet Achmet, je le recherche
parce que je l’aimais tendrement,
rien que pour cela. Tâche de te rappeler.
Je voudrais le revoir. Aide-moi. À présent,
je te supplie, tu vois bien. Allons, cherche :
Achmet, Mihran-Achmet ? Je te reconnais,
moi, pourtant ; je suis sûr d’être
venu avec lui te parler ici, il y a dix ans,
quand tu demeurais dans ce quartier. Et
je lui ai même écrit chez toi, durant les
trois premières années qui ont suivi mon
départ. Tu l’as soigné, ne t’en {{tiret|souviens|-tu}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>{{tiret2|souviens-|tu}} pas, quand il était blessé et si malade…
Une lueur paraît traverser sa tête. Elle
se penche en avant pour me regarder de
plus près, ses yeux s’ouvrent, se dilatent ;
plongent tout au fond des miens : « Comment
t’appelles-tu donc ? » dit-elle d’une
voix brusque.
— Loti !
— Loti !… Ah ! Loti !… Ah ! Achmet !…
Ah ! Mihran-Achmet ! Si je m’en souviens,
de Mihran-Achmet !!
Un silence de quelques secondes, pendant
lequel sa figure s’assombrit tout à
fait. Puis elle reprend durement :
— ''Eulû ! Eulû ! Yedi seneh dan, tchok''
''dan euldi !'' (Mort ! Mort ! ! Il y a sept années,
il y a beau temps qu’il est mort !)<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
Comme c’est étrange ! Le début de cette
réponse, le ton cruel, la répétition irritée
de ce premier mot aux consonances sinistres,
j’avais imaginé jadis, pour Aziyadé,
quelque chose d’absolument semblable…
''Eulû ! Eulû !'' je m’étais imaginé
que, pour m’annoncer sa mort à elle, on
me poursuivrait, avec acharnement, de ce
mot-là.
Et j’ai écouté, à peu près impassible, la
phrase funèbre, oubliant presque Achmet
pour me dire seulement que le fil conducteur
devient de plus en plus difficile
à ressaisir, qu’il ne me reste d’espérance
qu’en sa sœur Ériknaz et qu’il me faut,
ce soir même, à tout prix, la retrouver.
Elle continue, la vieille femme : {{corr|—|« —}} Sa
dernière nuit, tout le temps, il t’a ap-<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>pelé : Loti ! Loti ! Loti !… Donc, c’est à
cause de toi qu’il est mort, à cause de
toi ! »
Cela encore, je m’y attendais. Je sais
bien que non, qu’il a dû mourir de sa
blessure, le pauvre petit ; mais je ne m’étonne
pas, puisqu’il m’a appelé à l’heure
d’angoisse, d’être soupçonné de quelque
maléfice mortel. Je suis seulement surpris
de me sentir à peine ému, comme si
j’avais en ce moment le cœur fermé, ou
rempli d’autre chose que de lui.
— Tu sais où est sa tombe ? dis-je simplement.
Alors, tu m’y conduiras demain…
Mais il y a Ériknaz, sa sœur, de qui j’ai
besoin dès ce soir ; dis-moi où elle habite,
mène-moi tout de suite chez elle,
veux-tu ?<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
— Ériknaz ?… De qui donc est-ce que
je parle là ! Six mois après son frère, on
l’a mise dans un cercueil, elle aussi.
Quant à sa fille Alemshah, elle est mariée
et s’en est allée demeurer très loin d’ici,
sur la côte d’Asie, du côté d’Ismir…
Et Anaktar-Chiraz fait un geste de la
main, le geste de chasser de la poussière,
comme pour mieux affirmer que c’est
fini de tout ce monde-là ; table rase, il
n’en reste rien.
Allons, il est brisé, le fil conducteur
sur lequel j’avais compté ; il est brisé et
enfoui sous terre depuis des années avec
Ériknaz. Quant à cette femme qui me
parle, inutile de l’interroger sur Aziyadé,
elle n’a même pas connu son existence.
« C’est une bonne et sainte femme, disait<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>Achmet, mais il ne faut pas lui confier
nos secrets, elle ne saurait pas les tenir. »
Et tout mon plan s’écroule, et la journée
s’achève et je ne sais plus que faire…
Maintenant elle m’accable de questions,
Anaktar-Chiraz, très radoucie cependant,
parce qu’elle comprend que je souffre.
Pourquoi ai-je disparu pendant dix années,
sans même répondre aux lettres
d’Achmet mourant ? Qu’est-ce qui me ramène
aujourd’hui ? Qu’est-ce que je veux
savoir d’Ériknaz, et, sous tout cela, quel
mystère y a-t-il ?
Je ne réponds plus, moi, accablé et
songeant… Mais tout à coup je me rappelle
une autre sœur d’Achmet. Comment
donc était-elle sortie de ma mémoire,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>celle-là. Il est vrai, une sorte d’invisibilité
entourait cette créature très bizarre.
Je ne l’avais aperçue qu’une fois, à peine
et dans l’obscurité. Eux-mêmes, Ériknaz
et lui, ne la voyaient presque jamais, et
baissaient la voix pour parler d’elle ;
c’était une sœur très aînée, déjà une
vieille femme pour laquelle ils avaient
une vénération et une crainte, l’appelant
tout bas « notre mère ». Mais elle savait
l’existence d’Aziyadé, et sa demeure, et
connaissait bien aussi Kadidja, la négresse.
Vraiment, je ne comprends plus
comment je n’y ai pas songé plus tôt…
Et j’interroge, en tremblant :
— Te rappelles-tu qu’il avait une vieille
sœur… qui demeurait toute seule, par
là-bas, vers les Eaux-Douces ?<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
Dieu merci, elle se rappelle, et elle
croit que cette vieille sœur existe toujours,
là-bas, dans sa même maison. Mais
c’est une personne singulière, qui a eu
de grands malheurs et qui vit dans la
retraite. Depuis sept années, depuis l’enterrement,
elle ne l’a pas revue.
— Oh ! vite, dis-je, je t’en prie, tu vas
m’y conduire !
Elle objecte qu’il est bien tard, que le
soleil baisse ; que sa malade l’attend.
Pourquoi pas demain, plutôt ? C’est si
loin ! Et puis, nous recevra-t-elle seulement ;
ça n’est pas sûr.
Je le lui demande avec prière, je la
supplie, car je n’ose lui offrir de l’argent
bien qu’elle paraisse pauvre. Je la supplie,
et je vois peu à peu ses yeux s’at-<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>tendrir. Eh bien, oui, alors, elle me
conduira ce soir. Le temps d’aller avertir
la malade qu’elle soigne, et elle revient,
et nous partons ensemble.
Je congédie le Grec, qui a pris un air
trop attentif, trop inquisiteur, et je reste
seul, suivant des yeux la robe noire de
la vieille femme qui s’éloigne.
Quelques minutes de calme et de silence,
en attendant son retour. Au-dessus
de ma tête, la vigne effeuillée prend de
plus en plus des teintes d’or rouge, et
une nuance d’or se répand aussi sur la
mosquée d’en face, sur le branchage des
grands cyprès, sur toutes choses ; le soir,
le calme soir descend sur ce petit quartier
perdu où la mort d’Achmet vient de
m’être confirmée. Plus j’y songe, plus je<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>suis convaincu qu’elle aussi, Aziyadé, est
couchée comme lui dans la terre turque.
Et, au lieu du déchirement affreux que
j’aurais senti autrefois, je n’éprouve plus
qu’une mélancolie douce en pensant à ces
disparus, une mélancolie douce avec peut-être
un apaisement de les savoir là, et un
désir de bientôt les rejoindre dans la paix
où ils sont. À ces immobilités d’Islam,
que je sens autour de moi, s’ajoute,
pour me bercer, le charme tranquille de
cette journée finissante. En ce moment,
ma souffrance est endormie dans une résignation
absolue à l’universelle mort.
{{séparateur de points|25}}
Oh ! pourtant, si ces deux pauvres
petits, qui m’ont tant aimé et que je confonds
presque maintenant dans une<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>même tendresse n’ayant plus rien de
terrestre, m’étaient rendus pour un instant,
avec quelle indicible joie, avec
quelle émotion profonde et sans nom je
les serrerais dans mes bras.
{{séparateur de points|25}}
Elle revient, la vieille bonne femme,
prête à me suivre chez la sœur d’Achmet,
et nous cheminons de nouveau vers la
mer, pour retrouver mon caïque et mon
batelier, qui nous ramèneront au fond de
la Corne-d’Or, à Pri-Pacha, près des
Eaux-Douces.
Il nous faut traverser, pour descendre,
les mêmes quartiers musulmans que
tout à l’heure, illuminés en rose maintenant
par les derniers rayons du soleil, et
animés de la vie orientale du soir, tout<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>pleins de costumes aux éclatantes couleurs.
À l’Échelle de Kassim-Pacha, notre
batelier nous attendait, confiant, couché
dans son caïque. Et, au baisser du jour,
nous recommençons à glisser sur les eaux
de la Corne-d’Or, en sens inverse de
notre première course. Sur la rive sud,
la lumière meurt peu à peu derrière
Stamboul, — et c’est la grande féerie
finale du jour.
Le soleil est éteint quand nous mettons
pied à terre, au delà de Pri-Pacha, dans
l’extrême banlieue confinant aux immenses
cimetières. Et nous voici, l’Arménienne
et moi, marchant ensemble très
vite, au crépuscule, dans un quartier que
je ne connaissais pas, dans un sombre<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>petit quartier arménien aux rues étroites
et tortueuses, aux maisons de bois, peintes
en brun ou en rouge, et grillées comme
des cachots.
Anaktar-Chiraz s’arrête devant une de
ces demeures d’aspect mystérieux et
frappe avec le maillet de fer. Les coups
résonnent sinistrement dans toutes les
boiseries du vieux voisinage mort.
Peu après, la porte s’entre-bâille d’une
façon méfiante, et, dans la fente d’ombre,
m’apparaît la figure spectrale, qui me
fait frémir : une figure de cinquante ans,
triste, fanée, amaigrie, mais ressemblant
au pauvre petit Achmet, d’une de ces
ressemblances qui sont frappantes jusqu’à
l’épouvante. Sa sœur, évidemment,
mais si pareille à lui, avec les mêmes<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>traits, la même expression, les mêmes
yeux, que c’est comme si je l’avais revu
lui-même, vieilli de trente années, et me
jetant un regard de reproche par delà
le temps et la mort.
Elle est étonnée, hésitante, prête à refermer
sa porte à peine ouverte.
— Loti ! se hâte de lui dire la vieille
Anaktar, prononçant ce nom tout bas,
comme on annoncerait un fantôme : Regarde-le,
c’est Loti !… Loti qui est revenu !
— Loti ?… Loti ?… répète l’autre avec
un tremblement dans la voix. Ah ! Loti !…
dit-elle ensuite, après un silence, d’un
accent douloureux et amer qui me va
plus au cœur que le plus poignant de
tous les reproches…
Elles se parlent l’une à l’autre en turc,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>bas et très vite, disant des choses dont
le sens m’échappe. Puis elles me prient
de monter et je les suis par un petit
escalier noir.
Au premier étage, dans une chambre
meublée à l’orientale, mais d’un aspect
sombre et pauvre, elles me font asseoir
sur un divan misérable ; puis, cette sœur
d’Achmet s’empresse à me préparer du
café — ce qui est ici une obligation de
l’hospitalité — et, tandis qu’elle va et
vient autour de son petit fourneau, essuyant
pour moi ses tasses grossières de
pauvresse, je vois des larmes silencieuses,
de grosses larmes qui descendent le long
de ses joues.
Oh ! mon Dieu, qu’il fait triste, ici, au
crépuscule, dans cette chambre nue où<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>cette femme pleure, et comme mon cœur
se serre, et comme les mots que je voudrais
dire s’arrêtent et s’éteignent…
Elles voient bien, toutes les deux, que
je suis venu pour dire ou pour demander
quelque chose de grave. Mais quoi ?
Je ne parle pas. Elles attendent. Et le
silence se fait de plus en plus lourd,
dans la nuit qui tombe…
{{séparateur de points|25}}
En tremblant je me décide à dire :
— Tu te souviens bien de ''madame''
''Aziyadé'', la petite dame turque que ton
frère aimait beaucoup, lui aussi ? Tu t’en
souviens ?
Alors elle pose ses tasses et sa serviette,
comme pour être plus libre,
comprenant que le grave interrogatoire<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>commence. Et elle fait « oui » de la tête,
avec un geste des mains qui signifie :
« Oh ! si je m’en souviens ! Comment
aurais-je pu oublier tout cela ! »
{{séparateur de points|25}}
Encore un silence, pendant lequel j’entends
une suite de petits coups frappés
régulièrement à mes tempes — le bruit
pressé des artères qui battent. Et enfin,
d’une voix brusque, qui s’étrangle un
peu, je pose la question suprême :
— Elle est morte, n’est-ce pas ?
{{séparateur de points|25}}
Lente à parler, elle me regarde, et ses
yeux tristes, tout creusés, prennent un
air de surprise presque injurieuse… Alors,
en quelques secondes d’attente, peu à peu
je comprends que c’est ''oui''…<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
J’ai même irrévocablement compris,
quand elle se décide à dire, d’un ton
d’interrogation amère : « Vraiment !…
est-ce que tu ne le sais pas ? » Et je réponds
à demi-voix ce mensonge : « Si, je
sais, je sais… » Puis j’ajoute encore plus
bas et comme un enfant qui balbutie ;
« Ce n’est pas cela… que je te demandais…
Je voulais… Je voulais te prier de
me dire où on l’a mise… »
Et le silence se fait de nouveau, plus
mort que tout à l’heure. J’ai dit ce mensonge,
parce que j’avais honte, devant
elle, de ne pas savoir, et d’avoir pu vivre
des années ainsi. Mais je vois bien qu’elle
ne m’a pas cru et que son regard continue
de me fixer avec une curiosité mêlée
de répulsion et de blâme… Il y a aussi<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>mon attitude qu’elle ne s’explique pas :
nos sangs-froids et nos tranquillités de
souffrance sont incompréhensibles aux
orientaux qui, eux, jettent des cris…
Ce silence devient de plus en plus glacial ;
on dirait que, entre nous, des
couches d’air se figent. Et, dans la maison
grillée, dans la chambre pauvre et étrange,
le crépuscule s’assombrit ; à travers l’épais
quadrillage de bois qui masque les
fenêtres, n’entre plus qu’une vague lumière
incolore ; la nuit me semble tomber
très vite, et par secousses, comme si au-dessus
de nous, on jetait un à un, en se
hâtant, des voiles de crêpe…
Ainsi, c’est dans ce gîte triste et à cette
heure désolée qu’il me fallait venir, pour
entendre l’arrêt final…<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
Je ne sais combien de secondes, ou
combien de minutes, je reste là sans parler,
assis entre ces deux femmes, dont
l’une pleure.
La sœur d’Achmet, pour suivre la loi
hospitalière, m’a remis une petite tasse
de café, et je bois lentement, toujours
avec cette apparente tranquillité. En dedans
de moi-même, dans les régions profondes
de la pensée et du souvenir, il y
a un trouble et une sorte d’indécise fantasmagorie,
comme en songe : j’ai l’impression
d’assister à des éboulements dans
des abîmes ; des choses, qui tenaient debout,
tombent l’une après l’autre, s’effondrent,
s’anéantissent ; de grands bruits
imaginaires accompagnent ces chutes,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>puis s’éteignent, se taisent quand tout est
tombé, et le silence se fait, quand rien
ne reste plus, le silence au dedans aussi
morne qu’au dehors…
Elle ne sait pas, la sœur d’Achmet, où
on a mis le corps d’Aziyadé. À ma question
renouvelée, elle répond cela, froidement.
Mais, dit-elle, Kadidja la négresse,
qui existe toujours, le sait sans aucun
doute ; ''si j’y tiens'', elle ira demain le lui
demander, ou même la prier de m’y conduire.
— « Demain ! — Oh ! non, ce soir,
tout de suite ! » — Après ce moment de
calme funèbre, la vie me reprend, en
même temps que l’inquiétude des heures.
D’abord, elle refuse : chez la négresse,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>dans le Vieux-Stamboul, avec moi, à la
nuit qui tombe !… Non, dit-elle, ce n’est
pas possible, elle n’osera pas.
J’avais tout à l’heure supplié l’autre,
je supplie celle-ci maintenant. Et, à son
tour, je la vois s’attendrir. Eh bien, oui,
elle ira ; mais seule, elle préfère ; elle ira
chez Kadidja, l’avertir et prendre rendez-vous ;
puis, dès demain matin, elle retournera
la chercher avec un caïque et
me l’amènera où je voudrai…
Et voici enfin notre plan décidé pour
cette journée de demain : à huit heures,
nous nous retrouverons tous, de ce côté-ci
de la Corne-d’Or, à Kassim-Pacha, sur
la petite place d’Hadji-Ali ; j’y viendrai,
moi, avec une voiture où je ferai monter<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Azais64" /></noinclude>l’Arménienne et la négresse, qui me guideront
chacune vers un des tombeaux,
tandis que la sœur d’Achmet, toujours
effacée, rentrera dans son logis solitaire.
C’est convenu, promis, juré, et maintenant
nous allons descendre tous les trois.
Pendant que la sœur d’Achmet se prépare
pour sortir, j’essaie de la questionner.
Mais elle ne sait presque rien ; vivant
toujours dans la retraite, elle n’a
jamais eu de détails précis sur la mort
d’Aziyadé : « Demain, Kadidja me dira
tout cela, demain ! » Pour ce qui est de
l’époque, elle ouvre un vieux cahier où
des dates sont écrites en turc et s’approche
des grillages d’une fenêtre, bien
près, où il fait encore un peu clair :
« Voyons, c’était à la fin du printemps qui<noinclude></noinclude>
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de l’hégire. Donc, il doit y avoir quelques
mois de plus que sept années. » Elle sait
qu’on a emporté le corps le soir, presque
clandestinement ; mais que le vieil Abeddin,
son maître — qui du reste est mort
lui aussi l’an dernier — a cependant fait
faire une tombe de marbre. Et c’est tout.
« Demain, Kadidja me dira le reste, demain ! »
Elle est prête, maintenant ; elle a mis
sur sa pauvre robe un vieux châle noir,
et nous descendons ensemble, elle, verrouillant
avec soin les portes après que
nous sommes passés.
Par la petite rue, encore plus assombrie,
nous nous dirigeons vers la mer,
où nous devons nous séparer.<noinclude></noinclude>
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Page:Cuvier - Règne animal 1829 vol I.djvu/52
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Wikisource:Forum des nouveaux
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Azais64
131904
/* Probleme navigation TDM */ Réponse
16002250
wikitext
text/x-wiki
{{Wikisource:Forum des nouveaux/En-tête}}
== erreurs de typographie ==
Bonjour,<br>
j'ai lu dans le guide lexicographique qu'il fallait respecter le texte d'origine mais qu'on pouvait faire des corrections pour des erreurs évidentes. Sur cette page par exemple https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Les_%C5%93uvres_diverses_de_Mr_de_Cyrano_Bergerac_-_1654.pdf/8, que j'ai corrigée en respectant scrupuleusement l'originale, elle est difficilement lisible car les u sont des v et inversement (DVC au lieu de DUC, Liure au lieu de Livre), les j sont des i (ARPAION au lieu de ARPAJON), les s sont des ſ.<br>
* Il est évident que le mot DVC n'a jamais existé (imprononçable d'ailleurs) en langue française quelle que soit l'époque, idem pour Liure ou pour le duc d'arpaion (quand il allait dans des soirées et qu'il était annoncé à son arrivée par un valet, j'imagine bien que ce dernier disait "le duc d'Arpajon"). J'ai donc très envie de corriger ces "coquilles".<br>
* Par contre le ſ à la place du s est je crois très répandu pour ne pas dire normal pour l'époque (1654) car eſ est l'ancienne écriture pour l'accent circonflexe ê (par exemple meſme au lieu de même aujourd'hui), donc je pensais les laisser (même pour le mot ieuneſſe, qui pourrait être réécrit en jeuneſſe en gardant les 2 ſſ car cela reste lisible). Ma seule question à propos de ce caractère est : est-ce que ce ſ est le bon caractère à utiliser (proposé par l'OCR de Tesseact quand l'OCR de Google propose la lettre f). Y a t-il un 3e caractère mieux adapté ?<br>
Votre avis sur ces 2 points ? [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 2 avril 2025 à 15:16 (UTC)
:Salut, peut-être que c'est un début de réponse, mais j'ai trouvé cette astuce dans préférences > Gadgets > Convertir les caractères anciens (ex. ſ en s) [[Utilisateur:Krakena|Krakena]] ([[Discussion utilisateur:Krakena|d]]) 3 avril 2025 à 12:20 (UTC)
::Ah, oui, cool. J'ai trouvé d'autres gadgets intéressants, j'avoue n'y avoir jamais prêté attention. Merci à toi. [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 4 avril 2025 à 12:36 (UTC)
:Bonjour,
:Attention, ce que vous signalez n'est pas une erreur de l'imprimeur ou de l'auteur, mais une graphie ancienne.
:Jusqu'au XVIe siècle, on avait l'habitude d'employer une seule lettre, ''u'' en minuscules et ''V'' en majuscules, pour la voyelle [y] ("u") et la consonne [v] ("v"). C'est au XVIe qu'on a commencé à spécialiser ''u'' pour la voyelle, en créant une forme ''U'', et ''V/v'' pour la consonne. Cette transformation a mis du temps à s'imposer, si bien qu'on trouve des livres du XVIIe et même du XVIIIe siècle avec l'ancienne graphie.
:De même une seule lettre ''I'' servait à noter [i] et [j], la lettre ''J'' est une invention du XVIe siècle.
:Si vous voulez en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lettres_ramistes
:Si le fac-similé sur lequel vous travaillez date de 1654, je vous déconseille donc de corriger ces "erreurs", car ce n'en est pas : c'est une pratique de l'époque, comme les ſ longs. En général, si vous débutez sur Wikisource, peut-être faut-il commencer plutôt par des textes avec peu de différences orthographiques par rapport à l'usage actuel : par exemple des éditions du XIXe ou du XXe siècle.
:Bonne lecture ! [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 6 avril 2025 à 16:17 (UTC)
::Ok, merci pour le lien.
::Question subsidiaire : le livre La mort d'Agrippine (édition 1654) a été validé par 2 contributeurs : si vous regardez cette page https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Savinien_Cyrano_de_Bergerac_-_La_mort_d%27Agrippine_-_1654.djvu/3 :
::* le j a été utilisé par l'éditeur ("j'ay cru vous devoir" à la 3ème ligne du texte original) : donc le j existait et les i qu'on trouve dans la page (que j’appellerai P) de ma question initiale (même éditeur, même année : la mort d'agrippine a été publié quelques semaines avant le livre de la page P) donc les i de la page P semblent être des erreurs typographiques
::* les V ont été modifiés et validés en U (sous-titre "AV LECTEVR" devenu "AU LECTEUR"), les u en v ("vous deuoir" devenu "vous devoir').
::Dans la version complète de la mort d'Agrippine https://fr.wikisource.org/wiki/La_mort_d%E2%80%99Agrippine, livre validé par 2 contributeurs, les ſ de cette page, qui avaient été laissés tels quel, ont tous été remplacés par des s ("impreſſion" dans le texte original ligne 2 et dans la version page validée, est devenu "impression" dans le livre validé).
::Il semble donc que la "modernisation" du texte soit possible (en particulier pour le ſ puisque wikisource propose un gadget pour automatiser leurs remplacements).
::Cordialement. [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 7 avril 2025 à 12:24 (UTC)
:::En effet l'usage du J et du V s'est imposé de manière non uniforme, et en général, si vous fouillez les éditions anciennes, vous verrez que beaucoup d'entre elles varient allègrement les graphies pour un même mot (dans un même livre de 1798 j'ai rencontré ''écrire'', ''ecrire'' et ''êcrire''). L'orthographe et l'unification des orthographes au sein d'un même livre sont des principes inégalement appliqués au moins jusqu'au XIXe siècle... Suivre l'évolution des usages des imprimeurs est aussi intéressant, cela permet d'accéder à une autre histoire du livre, celle des typographes, de leurs règles, de leurs usages. C'est pourquoi je vous invite à garder la main légère lors de vos corrections.
:::S'agissant de Cyrano, je vous invite à laisser un message en page de discussion sur le livre pour demander au reste des contributeurs si la modernisation au sein des pages est souhaitable, et peut-être pour définir un parti pour l'ensemble du livre avec les autres contributeurs.
:::Par ailleurs il existe des manières (que je n'ai pas utilisées donc que je ne connais pas) de moderniser automatiquement le texte tout en gardant l'orthographe dans la saisie du fac-similé. Peut-être ne faut-il pas corriger les pages elles-mêmes mais générer une version modernisée, comme cela a dû être fait pour ''La Mort d'Agrippine''. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 7 avril 2025 à 13:34 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ! Le « s long » (ſ) n’est pas l’ancienne façon d’écrire le circonflexe. Ce dernier ne remplace un « s » que dans 50% des cas. Et le « s » remplace même souvent le « ſ » avant soit de disparaître, soit d’être marqué par un circonflexe, soit d’être conservé car il y a bien une période où tous les « s » sont écrit « ſ » sauf en fin de mot. [[Utilisateur:Lyokoï|Lyokoï]] ([[Discussion utilisateur:Lyokoï|d]]) 12 juin 2025 à 08:44 (UTC)
== Questions de mise en page ==
Bonjour,
J'ai commencé à travailler sur les contes d'Andersen (en prenant exemple sur [[Le Sarrasin]]) et j'ai plusieurs questions :
# [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/185| Sur la première page du conte]] j'ai utilisé {{modèle|T3}} et {{modèle|T2}} pour rendre le titre en deux tailles différentes. Est-ce la bonne technique ?
# Que faut-il faire de l'illustration et de sa légende ? Il y en une sur la première page et sur certaines des pages suivantes.
# Pour les pages suivantes, faut-il transférer le haut de la page du livre (titre et numéro de page) vers l'en-tête de la "Page:" créée ?
# Dans [[Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/196|une page]], il y a manifestement une erreur de typo dans l'impression originale (1er mot de la 2e ligne du 3e paragraphe : le '''a''' est imprimé tête en bas). Est-ce qu'il faut signaler cette erreur ? Comment ?
Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 14 mai 2025 à 19:20 (UTC).
:Bonjour,
:1. Non, ce n'est pas la bonne technique. Les deux modèles renvoient à des niveaux de titre différents. Ici, il faut faire varier la taille en utilisant un modèle, mais rester à l'intérieur du même modèle (t2, puisque c'est le premier niveau de titre) ; j'ai rectifié.
:2. Les illustrations, si on choisit de les intégrer, doivent être déposées sur Commons. Les légendes sont à transcrire si on intègre les illustrations, et uniquement dans ce cas. Il est possible de se faire aider pour l'opération, qui peut être réalisée plus tard, de toute façon.
:3. Les en-têtes de page peuvent être transcrits dans la zone d'en-tête, c'est tout à fait facultatif. Ils ne doivent en tout cas pas figurer dans la zone principale.
:4. En cas d'erreur évidente, on utilise le modèle {{m|corr}} ; mais quand il s'agit de lettres qui ne sont pas dans le bon sens, on peut se contenter de les remettre à l'endroit sans signaler la correction.
:Par ailleurs, quelques conseils basiques :
:* Il y a plusieurs gadgets à activer qui facilitent le respect des conventions typographiques en usage : il faut aller dans "Préférences", puis "Gadgets", et dans la rubrique "Édition", cocher "Caractères spéciaux automatiques", "Scanilles", "Gadget généraliste..." et "Typo". Il y en d'autres qui sont utiles, mais ceux-là sont à peu près indispensables, et permettent de gagner du temps. Le gadget scanilles surligne en rose un certain nombre d'erreurs courantes d'OCR difficiles à voir à la relecture.
:* Quand une page commence par un nouveau paragraphe, il faut le faire débuter par <nowiki><nowiki /></nowiki> suivi d'une ligne vide, sinon, il sera collé au dernier paragraphe de la page précédente.
:[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 14 mai 2025 à 20:31 (UTC)
== Renommage ==
Bonjour !<br>Je voudrais renommer [https://en.wikisource.org/wiki/Constitution_of_the_Fifth_French_Republic_(amended,_2008) un texte] sur [https://en.wikisource.org/wiki/Main_Page en:Wikisource].
*Est-ce possible ?
*Comment faire, s'il vous plaît ?
Je vous remercie d'avance.<br/><br/>[[Utilisateur:Antilegomenon|Antilegomenon]] ([[Discussion utilisateur:Antilegomenon|d]]) 19 mai 2025 à 15:14 (UTC)
:Bonjour {{notif|Antilegomenon}} et bienvenue sur Wikisource.
:Comme je viens de l'indiquer sur votre page de discussion, il n'y a pas lieu de renommer ou modifier cette page, que ce soit sur le Wikisource anglophone ou ici. Une page une fois publiée n'a pas vocation à être mise à jour (différence fondamentale avec Wikipédia), sauf pour corriger des erreurs éventuelles de transcription. Wikisource n'est pas un site juridique (Légifrance fait cela bien mieux) et ne cherche pas à donner un état du droit en vigueur. En outre, l'intégration à Wikisource de textes légaux est en principe prohibée (voir [[WS:Loi]]), donc cette page disparaîtra peut-être purement et simplement un de ces jours. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 19 mai 2025 à 16:19 (UTC)
== Est-il logique de publier un ouvrage allemand sur fr.wikisource? ==
Bonjour, est-il logique de publier un ouvrage allemand sur fr.wikisource?
C'est en tout cas ce que j'ai commencé d'entreprendre:
[[Livre:Karl Friedrich Heinrich Marx Konrad Victor Schneider und die Katarrhe 1873.pdf]]
Si non, qu'en est-il par exemple des ouvrages bilingue? [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 06:47 (UTC)
:{{ping|Oimabe}}, Il me semble que c’est toi qui l’a importé.
:Sinon on peut importer un ouvrage dans une autre langue que le français si et seulement si on fait l'a traduction en regard du texte. Et depuis qu’on n’accepte plus les textes sans fac-similé, c’est même devenu obligatoire exemple :
:[[Livre:Weird Tales Volume 5 Number 5 (1925-05).djvu]] est un livre en anglais, le texte de la traduction se trouve ici [[La Musique d’Erich Zann]] et comme tu peux le voir ici [[Page:Weird Tales Volume 5 Number 5 (1925-05).djvu/28]] la traduction à remplacer le texte anglais.
:Maintenant pour les livres bilingues, on ne corrige que le français, en général il sont présentés une page sur deux, dans ce cas la page qui n’est pas en français est mise en "gris" et à la transclusion on rajoute dans la syntaxe <nowiki>"step=2"</nowiki> (où on efface le contenu de la page, ce qui revient au même mais qui est beaucoup plus long) , mais là je n’ai pas d’exemple qui me viennent. S’il y a une autre présentation, n’hésite pas à venir me voir en citant la page concernée.
:J’espère avoir répondu à tes interrogations, bonne journée
:--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 mai 2025 à 08:02 (UTC)
::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]],
::Cela semble assez clair.
::Je vais donc m'affairer sur les deux Wikisource.
::* En allemand sur la wikisource allemande
::* En français sur la wikisource française, une traduction personnelle depuis l'allemand
::Cela me semble assez étrange que Wikisource accepte des traductions [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 08:11 (UTC)
:::{{ping|Oimabe}} Depuis le début du projet les traductions des contributeur ont toujours été acceptées. Ça permet aussi d’avoir des inédits d’auteur DP qui n’ont jamais été publiés en français à la date de leur publication sur WS. Le lecteur est averti par la catégorie "Traduction Wikisource". --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 mai 2025 à 08:21 (UTC)
::::Merci [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 08:24 (UTC)
== Journal publié sur Wikisource ? ==
Avec mon équipe, nous avons décidé de publier un journal de presse complet, couvrant la période de 1881 à 1951.
Je me pose plusieurs questions concernant la meilleure façon de procéder sur Wikisource. En effet, jusqu'à présent, je n’ai trouvé que des exemples d’extraits de journaux (articles, reportages, etc.), mais aucun exemple de journal publié dans son intégralité, numéro par numéro.
#Existe-t-il un exemple de journal entièrement publié sur Wikisource que je pourrais suivre comme modèle ?
#Comment faut-il structurer les pages pour chaque numéro ? Faut-il créer une page par date ?
#Quel titre donner à chaque numéro (par exemple : Nom du journal - 12 janvier 1881) ?
#Comment organiser une page principale permettant de visualiser tous les numéros, classés par année ?
Je serais très reconnaissant si quelqu’un pouvait me guider ou me montrer un exemple concret. [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 11 juin 2025 à 19:19 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] :)
:Bienvenue chez les amateurs de textes !
:Je vois que tu n'as encore jamais contribué ''sur Wikisource'' - nous avons certes des outils puissants pour nous aider dans le travail, mais c'est quand même un travail long, délicat, nécessitant attention et persévérance...
:Un journal entier sur 70 ans... oulahhhh ! c'est très très ambitieux ! vous êtes combien dans l'équipe ?!
:De quel journal/type de journal s'agit-il ? un quotidien ? un hebdo ? un journal d'actualité ? de chroniques ? sur combien de colonnes ?
:Les journaux sont particulièrement complexes à traiter sur Wikisource à cause du multicolonnage : ça rend les scans très difficiles à lire, et la création des articles (souvent non titrés) dans l'espace principal très complexe. C'est une des raisons pour lesquelles il n'y a actuellement pas de collection de ''journaux'' sur Wikisource. voir par exemple [[Page:18830317_Le_Figaro.pdf/1]]
:De plus, dans un journal, il y a plein d'informations qui ne sont pas particulièrement intéressantes... comme les publicités, par ex. voir [[Page:18830317 Le Figaro.pdf/4]]
:L'autre est le volume que ça représente ! une revue, comme la [[Revue des Deux Mondes]], qui paraît 2 fois par mois depuis presque un siècle, c'est plus de 500 de numéros..., plus de 15000 articles ou textes littéraires, et plus de 15 ans de travail de transcription par un grand nombre de contributeurs - et un énoorme travail d'organisation des textes pour s'y retrouver...
:Du coup, avant de se lancer, il faut vraiment :
:# réfléchir à ce qu'on veut faire - est-il vraiment utile de mettre en ligne un journal déjà numérisé et océrisé sur un site public, par exemple ?
:# évaluer la quantité de travail à fournir : une page de journal, c'est - selon les cas - plusieurs ''heures'' de transcription... : un quotidien de 4 pages sur un an, c'est 1200 pages... sur 80 ans, c'est 96000 pages !!
:# mesurer l'intérêt pour les lecteurs : est-ce que tous les articles, y compris les entrefilets, ont leur place dans wikisource ? -- Rappel, le but de wikisource est de "mettre en ligne des textes", pas de transcrire ''tout ce qu'il y a dans un journal''...
:# et ne surtout pas se lancer à mettre en ligne des centaines de scans qui ne seront jamais corrigés, car on va baisser les bras devant la masse... -> le cas échéant, tester avec ''1'' numéro... ''pour voir''...
:Bref, il ne s'agit pas de te décourager, mais de t'inciter à bien réfléchir à votre projet avant de vous lancer...
:Et avant de vous lancer dans ce travail très lourd, je vous incite (toi et toute ton équipe) à commencer par apprendre à contribuer - sur des documents déjà en ligne -, pour vous faire une idée de la réalité du travail de transcription... - ''on ne se lance pas à traverser la Manche à la nage sans avoir appris à nager d'abord'' {{clin}} [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 juin 2025 à 08:08 (UTC)
:: Bonjour :)<br>Merci beaucoup pour ton accueil chaleureux et ton retour très détaillé — c’est exactement ce dont on avait besoin pour mieux comprendre les enjeux d’un tel projet sur Wikisource !
:: Effectivement, je n’ai encore jamais contribué directement sur Wikisource, mais je suis en train d’apprendre, et je vais bientôt commencer à m’y mettre sérieusement.
:: Concernant le journal : il paraît depuis 1881, tous les 5 jours. Nous avons accès à 2909 numéros, ce qui représente environ 11 400 pages, dont une page de publicité par numéro. L’équipe est composée de 3 à 4 personnes, et nous prévoyons de travailler dessus sur une période de 6 mois à un an. Bien sûr, on reste ouverts à ajuster le rythme ou le format si besoin.
:: Tout ce que tu as soulevé — la complexité, le volume, la lisibilité, l'intérêt réel pour les lecteurs — ce sont des points qu’on a effectivement déjà discutés en interne. C’est aussi pour ça que je suis venu chercher des retours d’expérience : pour éviter de partir tête baissée dans un projet irréaliste.
:: Si je comprends bien ton conseil, il serait plus pertinent de ne pas viser l'intégralité du journal dès le départ, mais plutôt de se concentrer sur des articles vraiment intéressants, éventuellement en les catégorisant par auteur ou par thème. Cela ferait sens, et permettrait de rester fidèle à l’objectif principal de Wikisource : mettre en valeur des textes significatifs.
:: Donc merci encore pour tes remarques franches, ça nous aide beaucoup à cadrer notre démarche. Si toi ou d’autres avez des exemples de bonnes pratiques, ou des retours sur ce qui a fonctionné ou non dans d’autres projets similaires, on est preneurs ! [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 12 juin 2025 à 08:30 (UTC)
::{{ping|Reda Kerbouche}} 1881 ou 1981 ?, dans le premier cas, c’est possible, dans le second, ce n’est pas possible (violation des droits d’auteur). --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 12 juin 2025 à 10:33 (UTC)
::: Il s'agit de 1881, et non de 1981 — c'était une erreur de ma part. J'ai corrigé. [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 12 juin 2025 à 10:37 (UTC)
== Téléchargement en doublon ==
Bonjour,
Apparemment, une même édition a été téléchargée deux fois :
* [[Livre:Andersen - Souliers rouges, et autres contes, trad. Grégoire et Moland, 1880.djvu]]
* [[Livre:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu]]
Que faut-il faire {{clin}} ? [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 24 juin 2025 à 11:28 (UTC)
{{ping|Habertix}} Je m’en occupe, on va conserver le deuxième dont un texte est déjà transcrit --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 juin 2025 à 11:34 (UTC)
{{ping|Habertix}} {{fait}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 juin 2025 à 11:42 (UTC)
== Importer un livre déjà en PDF sur Commons ? ==
Bonjour,
J'essaie de me (re)mettre à Wikisource, et j'ai tout oublié de ma première expérience il y a une dizaine d'années.
Je voudrais éditer ce livre bilingue : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Indicazione_antiquaria_del_Pontificio_Museo_Pio-Clementino_in_Vaticano_(IA_indicazioneantiq00mass).pdf
Il se trouve qu'il est déjà en PDF, mais pas en djvu... Comment puis-je le créer sur Wikisource ?
J'en ai profité pour lui créer une entité Wikidata mais je ne suis pas bien sûre de la façon de tout lier https://www.wikidata.org/wiki/Q135196431
Toute aide est la bienvenue !
Merci d'avance [[Utilisateur:Peccadille|Peccadille]] ([[Discussion utilisateur:Peccadille|d]]) 3 juillet 2025 à 09:43 (UTC)
:Bonjour,
:Si le format djvu est préféré pour certains usages, le pdf est loin d'être interdit sur Wikisource. On peut donc créer l'index du livre à partir du fichier existant, ce que je viens de faire, vous le [[Livre:Indicazione antiquaria del Pontificio Museo Pio-Clementino in Vaticano (IA indicazioneantiq00mass).pdf|trouverez ici]]. Je l'ai relié à l'entité WD que vous avez créée. Pour le texte, si vous ne comptez pas publier la version italienne sur it.ws, vous pouvez vous contenter de transcrire la colonne en français de chaque page ; pas la peine de conserver l'italique, qui n'a pas grand sens dans une version monolingue. Je constate en ouvrant une page au hasard que l'OCR existant est très mauvais ; vous pouvez vous aider du bouton de transcription en haut à droite, en choisissant l'OCR de Google, pour récupérer une meilleure version brute comme base de travail. Si vous avez d'autres questions à divers stades du travail, n'hésitez pas à me solliciter, je me ferai un plaisir de vous aider autant que je pourrai. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 juillet 2025 à 12:46 (UTC)
::Merci beaucoup pour votre aide ! Je vais m'y mettre sans tarder ! [[Utilisateur:Peccadille|Peccadille]] ([[Discussion utilisateur:Peccadille|d]]) 3 juillet 2025 à 12:49 (UTC)
:::Bonsoir {{Notif|Peccadille}}, Quand vous devrez mettre en colonne, voici un exemple d’un modèle bilingue d’un texte : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/110]]. Bonnes contributions ! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 9 juillet 2025 à 22:00 (UTC)
== Lien dans une table des nouvelles ==
Bonjour,
Comment est construite la table des nouvelles de [[Livre:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu]] (moitié droite de l'écran) ?
Pour L'ANGE, le numéro 215 est cliquable et emmène à la première page de la nouvelle ; pour LE VIEUX FERME-L’OEIL, le numéro 219 est le bon numéro de page, il est cliquable mais il mène à la page 217. De même "LE SANGLIER DE BRONZE . . . 239" mène à la page 237.
Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:27 (UTC)
:C'est peut-être lié à [[#Téléchargement en doublon]] plus haut sur ce forum. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:31 (UTC)
::Il y avait une erreur dans les paramètres qui font le lien entre le numéro de page dans l'ouvrage et le numéro de page dans le fac-similé. Normalement j'ai corrigé. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 juillet 2025 à 17:43 (UTC)
:::Merci et j’ai compris que cette table n’était pas magique mais qu’elle était présente dans l’original. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]])
== Cas des traductions multiples. ==
Bonjour,
Sur [[Auteur:Hans_Christian_Andersen]], comment peut-on faire apparaître que Wikisource propose plusieurs traductions d'un même conte ? Et parfois avec de titres français différents ?
Cas à traiter (qui montre qu'un elfe peut donc être petit et vieux {{rire}}) :
* [[Contes d’Andersen/Une semaine du petit elfe Ferme-l’Œil]]
* [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/239 LE VIEUX FERME L'OEIL]
Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:51 (UTC)
:Bonsoir {{Notif|Habertix}}
:Pour un texte d’une même langue, il faut créer une page similaire à ce que sont les pages d’homonymie de Wikipédia : exemple : [[L’Albatros]]. Wikisource repère que c’est une liste d’éditions. Quand on clique sur n’importe laquelle des éditions, une annonce se retrouve pour introduire l’édition : "Pour les autres éditions de ce texte, voir L'Albatros."
:Pour donner à cette page du contenu, il faut la lier à un élément Wikidata à créer ([[d:Q3201688]], pour notre exemple), et créer des éléments Wikidata pour chaque version, édition ou traduction, sur ce modèle : [[d:Q135233361]].
:Il y avait une autre méthode que je ne retrouve plus, mais celle-ci est la plus courante. Bonnes contributions à vous ! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 9 juillet 2025 à 22:00 (UTC)
::Bonsoir,
::Pour le cas spécifique des traductions, j'ajouterai à ces bons conseils l'exemple de [[Robinson Crusoé (Defoe)|Robinson Crusoé]], avec le modèle {{m|traductions}}, plus précis que {{m|éditions}}. Le choix du titre à retenir pour cette page d'homonymie quand les choix des traducteurs divergent est une question qui me tarabuste aussi depuis quelques jours, j'ai à la résoudre pour certaines nouvelles de Gogol et je ne me suis pas encore décidé. Il convient sans doute de privilégier le titre le plus courant (quand plusieurs traducteurs convergent), le plus populaire (une traduction est elle plus populaire que d'autres, donc le titre plus connu parmi les lecteurs ?) ou simplement celui de la première traduction publiée en français (mais qui est parfois loin d'être la meilleure...). Peut-être {{ping|Acélan}} qui publie sur WS pas mal de littérature traduite pourrait-il nous conseiller ? [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 9 juillet 2025 à 23:23 (UTC)
:::Bonjour @[[Utilisateur:Habertix|Habertix]],
:::Je ne me rappelle pas avoir eu à trancher des cas complexes, mais j'aurais tendance à adopter le [[w:Principe de moindre surprise|principe de moindre surprise]], c'est-à-dire à retenir, pour la page utilisant le modèle {{m|traductions}} que préconise justement @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], le titre le plus familier au lecteur contemporain. Mais quand il s'agit de contes ou de nouvelles pas forcément connus, c'est assez difficile à trancher. Dans ce cas, je crois que je me référerais au titre original : ici, ''Ole Lukøje'' (non, je ne parle pas danois, j'ai mis un peu de temps à trouver), donc plutôt ''Le Vieux Ferme-l’Œil''. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 10 juillet 2025 à 07:00 (UTC)
::::Bonjour {{Notif|Susuman77}}
::::Heureusement que tu es là, la réponse s’en trouve peaufinée. Ce que je ne retrouvais plus étais sans doute {{m|traductions}}. Et avec le regard d’Acélan sur le titre à retenir, Habertix va désormais y trouver son compte. --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 10 juillet 2025 à 07:02 (UTC)
== Cas d'un conte absent de la Table du FS ==
Bonjour,
Que peut-on faire quand un conte est absent de la Table du FS ? Je l'ai ajouté en tant que coquille, voir [[Spécial:Diff/15228409]].
-- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 18 juillet 2025 à 21:18 (UTC)
:Bonsoir ! J'aurais fait exactement la même chose, ne vous inquiétez pas, c'est assez fréquent, notamment pour des éditions assez anciennes, que les éditeurs négligent la table des matières et que celle-ci se retrouve avec des coquilles plus abondantes que le corps du texte, voire des divisions manquantes, comme c'est le cas ici. Encore plus fréquent est le cas où l'éditeur néglige de faire figurer dans la TDM une introduction ou un avant-propos bien distincts du corps du texte. Le mieux dans ce cas est de corriger la table, comme on se permet de la créer quand elle manque tout à fait, soit avec le modèle {{m|corr}}, comme vous l'avez fait, soit avec des balises includeonly. Aucun souci donc ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 juillet 2025 à 22:45 (UTC)
::Je fais pareil pour les numéros de page incorrects ?
::Comme pour le dernier conte de [[Page:Andersen_-_Nouveaux_Contes,_trad._Soldi.djvu/306]] qui est mentionné en page 292 (numéro de page pair) qui est une page vide et que le conte commence bien-sûr en page impaire. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 18 juillet 2025 à 23:04 (UTC).
:::Oui, j’avais oublié, c’est aussi une erreur très fréquente, {{m|corr}} est tout à fait adapté dans ce cas aussi, en mettant {{m|pli}} à l’intérieur pour la valeur correcte seulement. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 juillet 2025 à 23:19 (UTC)
J’ai corrigé les coquilles de numérotation.
J’ai des questions sur des détails, dont je ne sais si c’est l’orthographe de l’époque ou des coquilles.
* Que faire de "toute le monde" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/58|sur cette page]]), de "geôlier" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/59|ici]]), de "poëte" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/52|ici]]) ? Correction silencieuse ou comme coquille ?
* [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/544|Dans cette page]], il y a un animal fabuleux écrit "basilique". Faut-il corriger en "basilic" ? Silencieusement ou comme coquille ?
* [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/539|Ici]], il y a un "sopha". Faut-il corriger en "sofa" ?
* Et enfin [[Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/256|ici]], est-ce qu’on ajoute un deuxième r à "charette" ?
[[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 19 juillet 2025 à 21:17 (UTC).
:Bonsoir ! Le mieux est de toujours rester prudent dans son approche des corrections. Ce n'est qu'avec l'expérience qu'on peut prendre la confiance et, parfois, se dispenser du modèle {{m|corr}} ; si vous apprenez encore, mieux vaut ne pas procéder à des corrections silencieuses qui pourraient s'avérer erronées et être plus difficile à débusquer à la relecture suivante.
:Le choix éditorial "par défaut" sur WS étant la correction des coquilles "au sens de l'époque de l'édition", il convient de rechercher quelle(s) graphie(s) étaient admises ou non à l'époque, en l'occurrence 1882. En préambule, allez voir [[w:Réforme de l'orthographe française de 1878]], vous y trouverez les principales différences orthographiques entre les éditions du {{s|xix}} et la pratique actuelle. ''Poëte'' est l'une des orthographes qui a changé alors. En 1882, peu de temps a passé, c'est normal de trouver des orthographes pré-réforme, ça peut aussi témoigner d'un certain archaïsme ou conservatisme de l'éditeur ; si vous décidez de le corriger, l'important est de le faire à chaque occurrence du mot, histoire d'être cohérent.
:Pour "toute le monde", coquille, donc {{m|corr}}.
:Pour les autres cas que vous citez, il faut aller chercher dans des dictionnaires, et aussi admettre que, surtout pour des mots rares ou fantastiques comme basilic, les auteurs (et traducteurs !) peuvent se permettre un peu de fantaisie qu'il serait dommage de censurer au profit de l'orthographe la plus courante aujourd'hui. Je ne corrigerais donc pas ''basilique'', d'autant que vu le contexte et l'emploi du masculin on ne peut pas à la lecture le confondre avec l'église.
:Les dictionnaires qui vous serviront le plus pour ces vérifications sont [https://www.littre.org le Littré], [https://www.dictionnaire-academie.fr/ les dictionnaires de l'Académie française] (surtout l'édition de 1878 pour ce qui vous concerne), mais le plus précieux est [https://www.cnrtl.fr/definition/ le TLF] (Trésor de la Langue française), qui recense énormément de variantes attestées au fil des siècles : cherchez le mot dans son orthographe courante, et ensuite la graphie douteuse dans la page obtenue : ainsi vous verrez que [https://www.cnrtl.fr/definition/sofa sopha] était une variante courante de ''sofa'', qu'il ne faut donc pas corriger ; [https://www.cnrtl.fr/definition/ge%C3%B4lier geôlier] semble par contre toujours écrit avec un accent, et [https://www.cnrtl.fr/definition/charrette charrette] avec deux ''r'', donc on corrige (avec {{m|corr}} toujours). [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 juillet 2025 à 21:52 (UTC)
::Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 20 juillet 2025 à 16:04 (UTC)
== Italiques et césure de fin de page ==
Bonjour,
Comment faut-il coder ''Fantaisies sur la vie domes- tique'' à la fin de [[Page:Andersen - Livre d images - Minssen.djvu/66|cette page]] pour respecter les italiques et la césure ?
Par ailleurs, {{m|tiret}} [[WS:Scriptorium/Septembre_2018#Words_hyphenated_across_pages_in_Wikisource_are_now_joined_(simplification_de_la_césure_de_fin_de_page)|ne semble plus indispensable depuis septembre 2018]]. Est-ce que vous l'utilisez encore ? Faut-il simplifier [[Aide:Éditer un texte dans l’espace « Page »#Césure]] ?
-- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 16 août 2025 à 12:14 (UTC)
:Bonjour,
:En effet, {{m|tiret}} n'est plus requis dans la plupart des cas ; la présence d'italiques est l'une des exceptions à cette simplification. Dans ce cas, la méthode indiquée dans la page d'aide que vous citez est la bonne ; en l'occurrence, sur la première page, codez ainsi : <nowiki>''Fantaisies sur la vie'' {{tiret|''domes''|tique}}</nowiki>, sur la seconde <nowiki>''{{tiret2|domes|tique}}''</nowiki>. Dans tous les cas, ce qui est transclus dans l'espace principal est le contenu de {{m|tiret2}}, c'est donc à celui-là qu'il importe d'être le plus attentif (cela impose aussi d'inclure dans les modèles les articles ou pronoms élidés qui précèdent le mot coupé, faute de quoi une espace apparaît à la transclusion après l'apostrophe). Les trois autres exceptions (peut-être en oublie-je encore) imposant l'emploi des modèles sont {{1o}} un mot composé où le tiret doit être conservé, auquel cas on code <nowiki>{{tiret|peut|-être}}</nowiki> et <nowiki>{{tiret2|peut-|être}}</nowiki> ; {{2o}} la présence de notes se suivant sur plusieurs pages avec une balise <nowiki><ref follow></nowiki> en fin de page après le tiret ; {{3o}} un sectionnement de l'une et/ou l'autre des deux pages concernées. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 16 août 2025 à 17:02 (UTC)
::{{Notif|Susuman77}} J'ai bien vu [[Spécial:diff/15275133|votre annulation]] et vous avez raison, ma proposition {{m|tiret|peut- | être}} fait apparaître deux tirets en mode page. Mais l'aide de {{m|tiret}} explique "Les modèles tiret et tiret2 doivent comporter exactement les mêmes lettres, dans les mêmes paramètres". <u>C'est une erreur, non ?</u>
::D'autre part (c'est un avis personnel), je trouve ce double tiret plutôt utile car en relecture en mode page, il permet de savoir que le tiret va être conservé ([[Page:Blaud_-_Histoire_du_dacus_de_l'olivier.djvu/49|comme j'ai fait ici]]).
::-- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 1 septembre 2025 à 19:37 (UTC)
:::Je ne saurais parler pour le créateur du modèle, mais cette phrase de la documentation me semble inexacte, ou en tout cas ne pas s'appliquer au cas particulier des mots composés, qui est détaillé dans la section "Exemples" plus bas. J'ai de toute façon l'impression que la transclusion se fait à partir du seul contenu de {{m|tiret2}}, le débat sur l'emplacement du tiret dans {{m|tiret}} est donc d'importance toute relative, et si procéder de la sorte vous aide dans la relecture, allez-y, puisque cela n'a aucune incidence dans l'espace principal. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 1 septembre 2025 à 21:13 (UTC)
== Partitions musicales sur Wikisource ==
Je viens de découvrir et admirer les partitions des chants du Barzaz Breiz, par exemple [[Page:Barzaz Breiz, huitième édition.djvu/642|DIOUGAN GWENC’HLAN]]; Avec quel outil cela est-il fabriqué ? Je vais avoir à importer des fragments de partition qui illustrent un texte de musicologie en projet. Suffit-il d'importer des images, ou y a-t-il mieux à faire ? [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 31 août 2025 à 12:40 (UTC)
:Comme vous le pouvez voir en regardant [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Barzaz_Breiz,_huiti%C3%A8me_%C3%A9dition.djvu/642&action=edit le code source] de cette page, on peut créer des partitions directement dans le wikicode. La syntaxe est expliquée sur [[w:Aide:Partitions|Aide:Partitions]]. Si cela vous paraît trop compliqué, vous pouvez aussi importer l'image elle-même, mais une vraie partition qu'on peut en plus écouter, c'est sympa... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 1 septembre 2025 à 08:12 (UTC)
::Remerciements pour les explications et encouragement. Je vais essayer. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 1 septembre 2025 à 09:40 (UTC)
Exemple :
<score sound="1">
\relative c' {
e16-.->a(b gis)a-.->c(d b)c-.->e(f dis)e-.->a(b a)
gis(b e)e,(gis b)b,(e gis)gis,(b e)e,(gis? b e)
}
</score>
== pourquoi je ne vois pas ma transcription correctement ==
bonjour, j'ai retranscrit le livre avec modification mais rien n'est pris en compte lorsque je regarde elle ne se voient pas. [[Utilisateur:Fabkervi|Fabkervi]] ([[Discussion utilisateur:Fabkervi|d]]) 2 septembre 2025 à 10:04 (UTC)
:Bonjour {{ping|Fabkervi}} et bienvenue sur Wikisource,
:Je ne sais pas répondre à votre question mais je crois que vous avez commencé un travail qui ne peut pas être conservé ici.
:Wikisource n'accepte que les textes sous licence libre, c'est-à-dire, grossièrement, les ouvrages publiés sous [[:wikipedia:Licence libre|licence libre]] et les ouvrages dont les auteurs sont morts depuis plus de 70 ans.
:Si j'ai bien compris vous travaillez sur {{gallica|bd6t510067273}}, un ouvrage publié il y a seulement une quarantaine d'années (1984) et qui n'est pas la reproduction d'un ouvrage plus ancien. Certes il est disponible sur Gallica et, selon sa fiche BnF {{BNF|365929764}}, il s'agit d'un auteur institutionnel (France. Ministère de l'Europe et des affaires étrangères. Direction des archives) mais je crois que cela ne suffit par pour considérer que cet ouvrage est sous licence libre ; surtout qu'il mentionne nominativement les collaborateurs ([https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t510067273/f21.item page 5]).
:D'autres bénévoles vont voir votre message et ils ne confirmeront peut-être pas mes craintes.
:Cordialement. -- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 3 septembre 2025 à 19:53 (UTC)
::Oui, je crains que l'analyse de @[[Utilisateur:Habertix|Habertix]] soit juste et que l'ouvrage soit impossible à conserver sur WS. Si je me souviens bien (et gardant à l'esprit que ceci n'est nullement un avis légal), le fait qu'un texte soit publié par un acteur institutionnel ne retire nullement à son auteur ses droits, contrairement à ce qui peut se passer aux États-Unis par exemple. En l'espèce, l'ouvrage présent sur Gallica (où il est simplement marqué ''consultable en ligne'' et non ''domaine public'') n'a certes pas de mention de copyright, mais les auteurs/contributeurs sont listés, comme l'a relevé Habertix, et certaines parties de l'ouvrage sont même attribuées clairement à l'une d'entre eux. Dès lors, l'ouvrage pouvant être analysé comme une œuvre collective, il est protégé en droit français pour 70 ans après sa publication, donc jusqu'en 2054 ; les parties nommément attribuées à Mme Paulette Enjalran (1915-2004) pourraient même l'être au-delà, jusque 70 ans après son décès, donc 2074. Je ne puis donc que vous dissuader de consacrer plus d'efforts à un projet qui ne saurait prospérer ici... Si les archives diplomatiques vous intéressent, il y en a de nombreuses, plus anciennes et donc libres de droits, qui attendent encore d'être transcrites ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 septembre 2025 à 20:51 (UTC)
:::Merci pour votre réponse. J'ai trouvé la solution :D, j'ai tout effacé et recommencé merci à copilote :D [[Utilisateur:Fabkervi|Fabkervi]] ([[Discussion utilisateur:Fabkervi|d]]) 4 septembre 2025 à 09:53 (UTC)
::::Il n'y a pas de solution qui tienne puisque l'ouvrage est sous droits d'auteur. Je continue sur votre page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 septembre 2025 à 10:06 (UTC)
== Modèle pour Mufi ==
Bonjour! À en.WS, il y a [https://en.wikisource.org/wiki/Template:Mufi Template:Mufi], qui me permet à incorporer des conventions orthographiques de manuscrits médièvals. Y a-t-il quelque chose d'équivalent içi à fr.WS? Si non, pourrait-on l'importer? Merci! [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 15 novembre 2025 à 17:32 (UTC)
:Voilà qui est intéressant. Ca permettrait de faire des <span style="font-style:Junicode">ↄƕŏẜes</span> bien curieuses, et même ceci<span style="font-style:Junicode">⁹</span> dont on parlait récemment sur le [[WS:S|Scriptorium]]. Il serait très facile d'intégrer ce modèle. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 novembre 2025 à 21:22 (UTC)
::Super! Y a-t-il un endroit pour demander l'import? Ou, ça suffit de le créer moi-même? Je préfère le laisser aux experts car j'aurais peur de casser quelque chose. [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 16 novembre 2025 à 00:31 (UTC)
:::Voilà qui est fait : {{m|Mufi}}. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 novembre 2025 à 03:15 (UTC)
::::Merci :) [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 16 novembre 2025 à 03:56 (UTC)
== Guillemets dans le paragraphe suivant d’une réplique poursuivie par le même personnage ==
Bonjour, est-ce que dans une page de livre comme [[Page:Zola - Madame Sourdis, 1929.djvu/60|celle-ci]] faudrait-il mettre des guillemets dans le paragraphe du second dialogue (edit : une réplique) qui suit le dialogue précédent du même personnage, ou les remplacer par un tiret cadratin au début du second ? Je n’ai pas clairement compris le [[Aide:Guide typographique|guide typographique]] dans les sections « Guillemets » et « Tirets et trait d’union ». Merci d’avance pour vos réponses. --[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] ([[Discussion utilisateur:Anon38|d]]) 16 novembre 2025 à 18:58 (UTC)
:Bonjour, oui, quand les dialogues sont marqués par des tirets seuls, et qu'une même réplique se poursuit sur plusieurs paragraphes, on emploie généralement des guillemets ouvrants à chaque paragraphe d'une même réplique. (L'usage existe encore dans les ouvrages actuels.)
:Vous pouvez donc rétablir la ponctuation du fac-similé dans votre transcription.
:Bonne suite de lecture ! [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 novembre 2025 à 20:00 (UTC)
:@[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] Le tiret serait adapté si un nouveau personnage prenait la parole ; si c'est le même, les guillemets vont bien. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 16 novembre 2025 à 20:03 (UTC)
::Merci ! --[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] ([[Discussion utilisateur:Anon38|d]]) 16 novembre 2025 à 20:12 (UTC)
== Les documents qu'on peut mettre sur Wikisource ==
Bonjour à tous !
Je suis KONATEYaya, wikimédien burkinabè. Actuellement, nous sommes en train de mener la campagne Wiki For Human Rights et j'aimerais mettre certains documents sur Wikisource. Voici les documents :
1. Loi N°039-2017/AN du 25 juin 2017 portant protection des defenseurs des droits humais au Burikina Faso
Auteur : Assemblée nationale du Burkina Faso
2017
2. Stratégie nationale de l'état civil au Burkina Faso
Auteur : Ministère de l'administration territoriale, de la decentralisation et de la sécurite
2012
3. Rapport sur l'état des droits des personnes agées au Burkina Faso
Auteur : Ministère de la justice et de la promotion des droits humains
sept.-11
4. Les droits de l'enfant
Auteur : issa Touré
2009, ISBN 9782844873903
5. Rapport synthèse des études de cas recurrents de violations des droits humains dans les 12 régions du Burkina Faso
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
2016
6. Feuille de route de prévention, de retrait et de réinsertion des enfants issus des sites d'orpallaige et des carrières artisanales (2015-2019)
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
août-15
7. Droits humains au Burkina Faso, Rapport 2010
Auteur : Mouvement Burkinabè des Droits de l'Homme et des Peuples (MBDHP)
2010, ISBN : 978-2-914707-58-10
8. Unité pédagogique sur l'éducation aux droits humains pour la formation initiale des enseignants du primaire
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
nov.-15
9. Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires (ONAPREGECC)
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
2015
10. Manuel sur l'approche basée sur les droits humains
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
déc.-15
11. Guide pour le traitement et le suivi desd cas de violation et d'atteinte aux droits humains
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
juil.-15
12. Politique nationale genre
Auteur : Premier ministère
juil.-09
Pouvons-nous mettre ces documents sur Wikisource ? [[Utilisateur:KONATEYaya226|KONATEYaya226]] ([[Discussion utilisateur:KONATEYaya226|d]]) 23 décembre 2025 à 12:38 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:KONATEYaya226|KONATEYaya226]] !
:Malheureusement, cela paraît impossible pour des raisons légales. En effet, la [https://www.wipo.int/wipolex/fr/legislation/details/19510 loi du Burkina Faso] relative à la propriété littéraire et artistique ne prévoit pas d'exceptions au droit d'auteur pour les publications officielles et gouvernementales : l'Etat et l'auteur, s'il est identifié, conservent leurs droits patrimoniaux ; ces droits courent jusque 70 ans après le décès de l'auteur ou après la publication s'il s'agit d'une œuvre anonyme ou collective. Ces règles sont similaires à celles qui s'appliquent dans la plupart des pays. Comme Wikisource ne peut publier que des textes appartenant au domaine public dans leur pays d'origine ou placés par leurs auteurs sous une licence libre, nous ne pourrons pas publier ces documents. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 23 décembre 2025 à 15:04 (UTC)
== problème avec <page index/> ==
Pourquoi [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué|cette page]] n'affiche pas le contenu de la page de l'indexe quand [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 1|celle-ci]] le fait bien, trop lourd ?. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 12:58 (UTC)
:@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] J'ai modifié la syntaxe de transclusion, ça passe bien. Pour information, quand la page d'index affiche le sommaire, il faut indiquer, dans la page de transclusion, index=Sommaire, sans indiquer de page. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 6 janvier 2026 à 13:02 (UTC)
::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Bien essayé mais c'était pas l'idée : une table des matières non incluse dans l'ouvrage initial pour chaque volume et une table des matières (pas plus présent dans l'ouvrage papier) général pour la collection, c'est ce que j'essayé de mettre en place (sûrement pas de la bonne manière) en liant la page 600 de l'index. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 13:29 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] OK, je n'avais pas compris ça. La syntaxe n'est pas top mais le problème n'est pas là, en effet. La page est effectivement trop lourde pour s'afficher. Je n'ai pas de solution : soit faire simplement un lien vers chaque volume, soit essayer d'alléger la page. @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], qui vient de faire une proposition pour alléger les modèles de sommaire, aurait peut-être la solution ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 6 janvier 2026 à 13:48 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] j'avais une solution mais elle nécessite trop de modèles, la page ne pouvait pas tous les afficher, si tu as des conseils sur la synthaxe/apparence que devrait avoir la page, je suis prenant, je n'ai pas vraiment d'exemple, un cas similaire me suffirait, à copier j'entends. Si vous trouvez la solution concernant les sommaires, recontactez moi. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 14:43 (UTC)
::::::{{ping|Saumache|Acélan}} L’espace principal de Wikisource n’a pas été construit pour regrouper plusieurs sommaires mais plutôt pour reproduire un livre dans l’état où il se trouve afin de le rendre exportable en format ebook. Il suffit alors d’appuyer sur le bouton télécharger. Il faut savoir que tous les liens contenus dans le sommaire vont mener à la production d’un chapitre dont le contenu sera celui de la page cible. C’est la raison pour laquelle il est conseillé de limiter les liens à des pages de l’espace principal qui seront accessibles dans une liseuse. Quand on regroupe plusieurs œuvres d’un même auteur non seulement on finit par dépasser la taille qui nous est allouée mais on fragilise l’outil de téléchargement. Voilà le donc le contexte à considérer et les contraintes à respecter.
:::::: Maintenant comment procéder pour confectionner un sommaire général qui s’affichera au complet comme vous le souhaitiez au départ ?
::::::#D’abord s’assurer que la page ne sera pas exportable en englobant sont contenu dans un div avec class="ws-noexport" et aussi ajouter <nowiki>__DISAMBIG__</nowiki> en début de page pour éviter l’apparition du bouton Télécharger. Vous pourrez alors vous permettre quelques fantaisies sans compromettre la survie de ws-export.
::::::#Pour éviter de dépasser la limite de la taille d’inclusion des modèles vous pourriez aussi remplacer tous vos appels au modèle table par {{m|Table/css/prototype}}
::::::TOUTEFOIS : Je considère que ce que vous avez fait offrira un bien meilleur service car il permet plus rapidement d’accéder au contenu de chaque volume. Il vous suffirait de bloquer le téléchargement de la page [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué]] qui devra se faire un volume à la fois dans l’état actuel de l’outil d’exportation. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 18:34 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]
:::::::Merci pour cette réponse ! J'ai bien fait en sorte que le sommaire ne soit téléchargeable, et ai fait de même pour chaque volume. Reste que je trouve maintenant bien complexe au premier coup d'oeuil de tomber sur les différents textes entiers à télécharger (je viens de Wiktionary et n'avais pas la référentiel liseuse, ayant surtout en tête d'avoir des textes bien compartimentés et citables, mes excuses), il y a peut-être moyen de les rendre plus visibles, à vous de me dire (et si tout va en fait bien).
:::::::Questions à part:
:::::::* Comment peut-on relier différents volumes (sommaires) dans les headers? je n'ai réussi que pour les textes entiers.
:::::::* Les pages dans le texte entier s'enchaînent sans tenir compte des pages blanches, donnant lieu à un rendu parfois assez ridicule, à mon goût, voir le début [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 1/Texte entier|ici]].
:::::::* De même parfois un espace se trouve entre deux pages que je voudrais jointes par le bas de l'une et le haut de l'autre, voir [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 4/Table|ici]] entre page 2 et 3.
:::::::[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 19:24 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] Voici quelques précisions :
::::::::#Les seules pages qu’on doit rendre non exportables sont celles qui impliquent un travail trop lourd pour l’outil. On ne peut pas exporter les 14 volumes dans une seule opération et, comme ces volumes sont présents sur une page, on désactive le bouton sur cette page mais on doit pouvoir télécharger chacun des volumes séparément. C’est la mission première de l’espace principal. Merci de les réactiver sur la page de chaque volume.
::::::::#comment relier les volumes. Réponse : On ne peut pas le faire par le header quand header=sommaire. Vous pourriez ajouter au haut de la première page de chaque volume un lien vers tous les volumes. Comme ceci : <nowiki><includeonly><div class="ws-noexport">{{c|[[../Volume 1|Volume 1]] — [[../Volume 2|Volume 2]] — etc}} </div></includeonly></nowiki>. '''À placer dans la la section Épigraphe de la page index.'''
::::::::#Les pages dans le texte entier s'enchaînent sans tenir compte des pages blanches : à vous de prévoir un espacement minimal mais pas trop car il s’ajoutera à la page exportée et en pdf des marges sont déjà prévues. N-B Votre page de titre ne logera pas dans une page pdf A5. Mais quelqu’un pourra l’ajuster quand ws-export aura été ressuscité
::::::::#c’est corrigé margin:10% appliquait une marge en haut, à gauche, … Il fallait utiliser margin-left:
::::::::--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::::Les pages volumes ne faisant pas partie de l'ouvrage papier original et ne faisant office que de sommaires pour y tenir les liens vers sections et lettres, je pensais que ça n'aurait pas d'intêret pour un lecteur ailleurs que sur wikisource, je les ai d'ailleurs biens sûr exclus des textes entiers. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 20:49 (UTC)
::::::::::{{ping|Saumache}}Non ces pages sont essentielles pour pouvoir exporter chaque volume avec un découpage par chapitre ce que texte entier ne permet pas. Dans cette transcription j’ai noté aussi un problème de raccordement entre les pages disposées sur 2 colonnes. J’avais déjà proposé une [[Quelques considérations sur la cautérisation actuelle#17|solution]] sur ce [[Wikisource:Questions_techniques#Colonnes|forum]] si ça peut aider.--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 20:58 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] OK c'est fait. Je ne comptais pas aller plus loin avec ce projet, j'ai régularisé tout ce que je pouvais régulariser, je reviendrai refaire une ou deux pages quand je citerai depuis le Wiktionary et mettrai main à la pâte si quelqu'un décide d'y remettre l'anarchie, autrement je laisse tout ça à d'autres. Je met le lien du forum [[Discussion Livre:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 1.djvu|ici]] au cas où quelqu'un tombe dessus. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 21:08 (UTC)
== Remplacement d'un FS par un autre de meilleure qualité ==
J'ai entrepris l'édition de [[Lettres juives (éd. Paupie 1754)]], huit volumes. Les trois premiers volumes avaient été créés en 2007 et associés à un FS en 2017. J'ai entrepris le tome 4, mais le FS est de mauvaise qualité et l'OCR à la limite de l'inutilisable. J'ai trouvé un exemplaire d'excellente qualité sur Gallica, j'ai créé le .DJVU et je l'ai ajusté au découpage existant. Mais impossible de le mettre en ligne. Commons refuse le téléversement d'une nouvelle version parce que je n'ai pas créé le fichier. Je ne peux pas demander l'aide de celui qui l'a créé (Phe), il n'a plus contribué depuis 2016. Je n'ai pas pu le téléverser sur Wikisource parce qu'il existe déjà. L'idée de créer un autre fichier avec un nom un peu différent ne me parait pas satisfaisante. Je copie la couche texte du .DJVU page par page pour la coller à la place de l'OCR défectueux mais c'est désagréable et je suis privé des automatismes. Y a-t-il un moyen de téléverser le "bon" FS sur Commons ? Fichier : [[:File:Boyer d’Argens - Lettres juives, 1754, tome 4.djvu]]. Le fichier .DJVU a un volume de 43 Mo. Il peut être téléchargé à l'adresse https://www.swisstransfer.com/d/ad505c2b-98db-43a5-999f-669091f49d2d .
--[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 10 janvier 2026 à 19:49 (UTC)
:{{bonjour|Narilora}}Il faut sans doute être membre du groupe utilisateurs-autoconfirmés sur Commons. Je pense que cela se fait automatiquement après un certain nombre de téléversement. Voir dans vos préférences. J’ai téléversé le fichier. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 janvier 2026 à 03:26 (UTC)
::Très efficace. Remerciements. Le wiki est donc une méritocratie. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 11 janvier 2026 à 10:04 (UTC)
== cas particulier de <page index> ==
[[Lettre de Sévigné 687]] me pose un problème bien piquant, je dois sauter la section ## 688 ## de la page 435 (441) tout en affichant la fin de note de la lettre 687 qui apparaît en page 436 (442). Quelqu'un peut m'aiguiller ?
Le même soucis de devoir sauter la note de la lettre précédente pour [[Lettre de Sévigné 688]] s'impose donc. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 14 janvier 2026 à 21:17 (UTC)
:Ah ! Mais oui vous venez de découvrir une petite faille dans prp. On peut la signaler mais qui sait quand ce sera corrigé. Je vous ai suggéré une façon de la contourner. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 janvier 2026 à 22:07 (UTC)
::Aïe on a dû intervenir en même temps, j'espère dans le même sens ;-) [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 14 janvier 2026 à 22:11 (UTC)
:::Ingénieux ! Merci pour vôtre aide. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 14 janvier 2026 à 23:28 (UTC)
== Cadre et texte à l'envers ==
Bonjour,
j'ai des soucis de mise en page pour ce texte de [[Claude Cahun]] et en particulier ces 2 pages :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cahun_-_Les_Paris_sont_ouverts,_1934.pdf/5
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cahun_-_Les_Paris_sont_ouverts,_1934.pdf/38
- Est-il possible de modifier l'épaisseur du cadre du modèle "Encadré", est-il possible de modifier la largeur du cadre, en % de la page par exemple?
(j'imagine que c'est gérable en utilisant un tableau avec une seule cellule, mais j’espérais une solution plus directe.
- Comment afficher le texte tête en bas? [[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] ([[Discussion utilisateur:Benoitdd|d]]) 23 février 2026 à 11:56 (UTC)
:@[[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] Pour mettre le texte à l'envers, il y a le modèle {{m|rotation}}. Pour l'encadré, il faudrait modifier le modèle, mais ce n'est pas dans mes compétences. Peut-être {{ping|Denis Gagne52}} aurait-il une piste ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 23 février 2026 à 12:42 (UTC)
::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] @[[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]], Comme il fallait apporter plusieurs ajustements à l’encadré (largeur, épaisseur du cadre, centrage sur la page) en plus de la rotation du texte et de la diminution de l’interlignage, j’ai tout regroupé dans une seule commande. Je ne crois pas que ce résultat soit atteignable uniquement avec les modèles disponibles sur Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 15:45 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci pour la solution. Si le modèle n'est pas vraiment améliorable, tant pis, je ferai à nouveau appel à tes services {{clin}} [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 23 février 2026 à 21:25 (UTC)
::::Mais tout est améliorable ! Bientôt tu n’auras plus d’occasion pour faire appel à mes services. {{sourire}}. N’hésitez pas à reprendre les deux pages avec {{m|Encadré/début}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 24 février 2026 à 00:46 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : merci à tous les 2 pour votre aide [[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] ([[Discussion utilisateur:Benoitdd|d]]) 24 février 2026 à 17:02 (UTC)
== Où est le clavier du grec ancien? ==
Bonjour, J'ai besoin de taper un mot en grec ancien dans une page d'Aulu-Gelle. Vous pourriez m'indiquer où on trouve ce clavier? Merci d'avance!
[[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 31 mars 2026 à 08:24 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]], Vous pouvez le trouver tout en bas de la fenêtre d'édition, là où il y a un menu déroulant "Wiki et Wikisource" vous pouvez trouver aussi le grec ; il y a aussi tout en haut dans l'onglet "Caractères spéciaux" deux rubriques "Grec" et "Grec étendu" (avec les caractères accentués spécifiques au grec ancien), mais la séparation en deux rend peu pratique son emploi. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 31 mars 2026 à 09:14 (UTC)
::Bonjour et merci.
::J'ai trouvé, mais le clavier fourni ne correspond pas à mon clavier Azerty, du coup je ne trouve pas l'accès à l'accent aigu, dont j'ai besoin sur un alpha... [[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 1 avril 2026 à 16:14 (UTC)
:En fait, j'ai trouvé en testant tout le clavier. L'accent aigu était sous le ;
:Problème résolu pour cette page au moins... [[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 1 avril 2026 à 16:21 (UTC)
== Traduction ==
Pour le poème Immortality de Clare Harner (en anglais: "Do not stand at my grave and weep..."), cité dans Wikisource et dans un article de la version anglaise de Wikipedia,je voudrais contribuer une traduction française que j'ai faite moi-même. Dites-moi comment faire. [[Utilisateur:Peterandreas 1972|Peterandreas 1972]] ([[Discussion utilisateur:Peterandreas 1972|d]]) 24 avril 2026 à 15:55 (UTC)
::Il faut que la traduction soit appuyée par un fac-similé. Voici un exemple : [[Livre:Teleny, or The Reverse of the Medal, t. I.djvu]]. Comme cette œuvre semble encore sous droit d’auteur, elle ne pourrait pas être déposée sur Commons ce qui explique pourquoi je ne l’ai pas trouvée non plus sur ws.en. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mai 2026 à 00:42 (UTC)
== Template rule ==
Bonjour.
Je voudrais créer deux lignes sur toute la largeur de la page telles qu'elles apparaissent en dessous du titre du chapitre. – Cousturier_-_Des_inconnus_chez_moi,_1920.djvu/13 – J'ai trouvé le template rule : les deux lignes n'apparaissent pas !
Faut-il insérer ce style quelque part pour pouvoir l'utiliser ? Y-a-t-il un autre moyen pour créer ces deux lignes ?
Merci [[Utilisateur:Nobbfj|Nobbfj]] ([[Discussion utilisateur:Nobbfj|d]]) 6 mai 2026 à 23:01 (UTC)
::Les templates de ws.en ont habituellement des équivalents ici mais sous un nom différent. On a {{m|SéparateurDeTexte}} qui peut faire ce que vous recherchez. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mai 2026 à 00:18 (UTC)
:::Merci. [[Utilisateur:Nobbfj|Nobbfj]] ([[Discussion utilisateur:Nobbfj|d]]) 8 mai 2026 à 21:06 (UTC)
== La commande corr bugue dans MathForm1 ==
Bonjour,
J'ai voulu corriger une coquille sur cette page :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/64
Mais ma correction ne donne pas le résultat graphique souhaité à l'écran :
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/64&diff=prev&oldid=15793319
Comment signaler ce bug, s'il vous plaît ?
Ou si ce n'est pas un bug, comment faire la modification proprement ?
Après révérification, la modification ci-dessus est erronée.
On ne passe pas du nombre/type ordinal au nombre cardinal avec deux barres mais avec une seule.
Donc en fait l'erreur à corriger n'est pas page 64, mais page 63 :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/63
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/63&diff=prev&oldid=15793378
Mais la correction faite en deuxième illustre exactement le même bug de la commande corr dans MathForm1.
J'ai une autre correction de coquille avec un bug similaire:
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&diff=prev&oldid=15793461
J'ai essayé deux syntaxes possibles,
mais aucune ne marche, et les deux donnent le même rendu visuel.
<nowiki>
{{nobr|{{corr|ν<sub>0</sub>ω|ν<sub>0</sub>.ω}}}}
{{corr|{{nobr|ν<sub>0</sub>ω}}|{{nobr|ν<sub>0</sub>.ω}}}}
</nowiki>
D'avance merci, amicalement,
[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 16 mai 2026 à 17:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] Une modification a été apportée au modèle corr pour lui permettre de supporter ces expressions. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 21:16 (UTC)
::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci beaucoup pour cette correction rapide :). [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 17 mai 2026 à 05:25 (UTC)
::J'ai de nouveau le bug. Il y a eu une régression ou bien quelqu'un a revert vos modifications ? [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 22 mai 2026 à 12:47 (UTC)
:::J'avais signalé le problème dans le scriptorium. C'est réparé. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 22 mai 2026 à 14:05 (UTC)
:::Oui je vois qu’on a changé le comportement du modèle corr suite à mon intervention. Maintenant il affiche <nowiki>''m''<sub>1′</sub></nowiki> en info-bulle au lieu de m1'. Je ne suis pas certain que ce soit adapté à la clientèle qui ne connaît pas le langage html mais ce qui importe c’est d’obtenir un résultat qui s’affiche correctement. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 22 mai 2026 à 15:42 (UTC)
== Comment revalider une page ? ==
Bonjour,
J'ai fait deux boulettes dans l'historique de cette page :
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&action=history
On peut voir que j'avais passé la page en validée le 17,
car j'avais vu que le bug d'affichage sur ma correction du 16 était corrigée.
Mais j'ai vu que je n'avais pas fini de relire donc je l'ai annulée.
Sauf que maintenant que j'ai fini de bien relire et que j'ai corrigé deux coquilles de plus,
je ne peux plus mettre la page en "Validée",
le cercle vert n'apparaît plus.
Comment faire, s'il vous plaît ?
D'ailleurs, j'ai corrigé les deux coquilles en plus sans me connecter,
du coup c'est sur un compte anonyme.
Je m'en suis aperçu juste après et dans le même onglet, je me suis connecté.
Je pensais que cela remettrait automatiquement la contribution sur mon compte,
mais cela n'a pas été le cas.
Comment est-ce que je peux faire pour que ma contribution anonyme retourne sur mon compte, s'il vous plaît ?
D'avance merci, amicalement, [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 06:08 (UTC)
:{{ping|SectionFinale}} [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&diff=prev&oldid=15794539 Pour cette correction], vous n'étiez pas logué, donc vous ne pouvez pas marquer comme "corrigé" ou "validé". Oui, il faut qu'une autre personne valide les pages.
:Et pour les formules de math, il vaudrait mieux utiliser LaTex. Example en cours de correction : [[Livre:Riemann - Œuvres mathématiques, trad Laugel, 1898.djvu]]. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:56 (UTC)
::@[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] Effectivement en ayant déjà validé une fois, vous ne pourrez pas répéter l’opération. ElioPrrl qui a corrigé toutes ces pages étudiait alors en mathématique à un niveau assez avancé. Je pense qu’il n’utilisait pas Latex car il avait réalisé que le résultat s’exportait mal avec ws-export.
::Si un point était nécessaire entre v<sub>0</sub> et w, il aurait sûrement appliquer la correction. En algèbre classique, ab, a.b et a x b ne sont-ils pas équivalents, pourquoi un point est-il nécessaire ici ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 11:55 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Le point est nécessaire pour uniformiser.
:::Il y est avant.
:::Quand l'opération de multiplication des types ordinaux dans l'article 1 est introduite le point y est.
:::Quand elle est spécialisée en opération de multiplication des nombres ordinaux dans l'article 2 et dans les usages jusque là, le point y est aussi.
:::Il est donc logique de le garder.
:::J'ai un doctorat en informatique théorique, à la frontière avec les mathématiques discrètes.
:::Dans mes articles récents, je prends l'habitude d'utiliser le symbole de multiplication systématiquement.
:::Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple.
:::Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place. [[Spécial:Contributions/~2026-29838-34|~2026-29838-34]] ([[Discussion utilisateur:~2026-29838-34|discussion]]) 18 mai 2026 à 15:53 (UTC)
::::Pénible, j'ai répondu avec un compte temporaire.
::::Il faudrait vraiment qu'il y ait une action "Fusionner ce compte temporaire vers un compte existant".
::::Il me semblait qu'avant il y avait fusion automatique quand on se connectait dans la foulée de la modification. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 15:58 (UTC)
:::::Pour éviter d’avoir à vous authentifier à chaque fois simplement cocher la case Garder ma session active sinon ce sera votre adresse IP qui sera utilisée. Uniformisation permet de justifier la correction. J’ai validé votre page. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 18:56 (UTC)
::::::Merci. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 12:56 (UTC)
::J'étais logué avant de chercher à valider, la bonne explication est celle de Denis.
::À tout hasard, est-ce que vous auriez un avis sur ma remarque sur la page de discussion, s'il vous plaît ?
::https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66 [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 18:23 (UTC)
:::Je vous suggère de poursuivre en utilisant le modèle corr et, comme cette situation se répète, vous pourriez en traiter sur la page de discussion de l’index et ainsi éviter à devoir le justifier à chaque fois. Voici un exemple sur cette [[Discussion Livre:Un corsaire sous la Terreur.djvu|page de discussion]] et [[Livre:Un corsaire sous la Terreur.djvu|sur la page d’index]]. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 19:12 (UTC)
::::Merci, j'ai créé la page de discussion du livre. Et je vais peaufiner les choix éditoriaux, même si jusqu'à présent quasi tout est identique à l'original. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 13:20 (UTC)
== créer une nouvelle page ==
Bonjour, je suis nouvelle wikimedienne et dans le cadre d'un projet je souhaite publier plusieurs chartes médiévales avec transcription et traduction. Cependant je bloque dès la première étape : à quel endroit peut on créer une nouvelle page où on peut voir l’image à droite et le texte à gauche ? je ne trouve pas sur ma nouvelle page comment permettre cet affichage. De plus il me semble avoir vu sur des pages publiées un outil de transcription automatique, mais qui n’apparaît pas sur la page que j’ai créée ?
Merci d'avance [[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] ([[Discussion utilisateur:AD14-LS|d]]) 21 mai 2026 à 09:58 (UTC)
:{{ping|AD14-LS}} Bonjour, Il faut d'abord importer le document sur Commons, au format PDF ou DjVu. Je suppose que ces chartes sont dans le domaine public. Ensuite, il faut créer une page d'index qui correspond au fichier sur Commons. Voyez [[Aide:Conventions de nommages des œuvres]] pour le nom du fichier à adopter, et [[Aide:Espace « Livre »]] pour la page d'index. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 21 mai 2026 à 10:33 (UTC)
::Merci pour les tips, je vais essayer avec des pdf plutôt que jpg pour voir !
::Je ne pensais pas qu'il fallait une page index même pour une page unique. [[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] ([[Discussion utilisateur:AD14-LS|d]]) 21 mai 2026 à 20:58 (UTC)
:@[[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] Comme la Charte que vous avez tenté d’intégrer repose sur une seule page en format jpg, vous pourriez aussi vous inspirez de cet exemple [[Livre:Riel - Lettre à Marguerite et ses enfants, 1885.jpg]] ou encore d’un parmi ceux-ci : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=jpg&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns112=1 liste d’index à partir d’un fichier jpg] [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 mai 2026 à 19:38 (UTC)
::Merci pour les modèles ! mais je ne suis pas sûre de comprendre comment inclure mon image pour qu'elle apparaisse comme vous, sur la droite ? [[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] ([[Discussion utilisateur:AD14-LS|d]]) 21 mai 2026 à 20:57 (UTC)
:::@[[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] : Ce texte étant en latin, c'est dans le Wikisource latin qu'il devrait trouver sa place. Sinon, Pour avoir l'image « sur la droite » il faut faire un index (<code>Page:Charte dite de fondation de l'Abbaye-aux-Hommes. Archives du Calvados, H-1830.jpg</code> en français ou <code>Liber:''nom de fichier''</code> en latin), et éditer les pages de l'index. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 mai 2026 à 21:31 (UTC)
::::Bien vu et fort pertinent ! Cela m’avait échappé. Ici c’est avec le préfixe Livre: qu’on doit construire l’index et non Page: [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 22 mai 2026 à 15:35 (UTC)
:::::J'ai avancé, j'ai créé le livre (Livre:Charte de fondation de l'abbaye aux Hommes de Caen) et la page associée avec l'image en jpg (Page:Charte de fondation de l'abbaye aux Hommes de Caen), mais l'image est immense et ne s'affiche pas à droite, avec le texte à gauche. Je ne trouve pas comment faire pour changer cela. [[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] ([[Discussion utilisateur:AD14-LS|d]]) 11 juin 2026 à 12:05 (UTC)
::::::C'est un beau manuscrit [[Page:Charte dite de fondation de l'Abbaye-aux-Hommes. Archives du Calvados, H-1830.jpg]], de mon coté l'image s'affiche, mais c'est parfois capricieux.
::::::1. si il y a une traduction wikisourcienne, alors la version latine peut elle rester ? [[Wikisource:Traductions]]
::::::2. Je pense que les parallèle // ne sont pas utile, vous pouvez mettre tout en continue. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 11 juin 2026 à 14:03 (UTC)
:::::::Merci, elle s'affiche aussi de mon côté mais pas sur la droite ? [[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] ([[Discussion utilisateur:AD14-LS|d]]) 12 juin 2026 à 07:46 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] J’ai apporté les corrections au titre de la page et de l’index. Toutefois ce texte étant en latin, il ne doit pas se retrouver ici mais sur [https://la.wikisource.org/wiki/Pagina_prima Wikisource Latin ou Vicifons]. Vous aviez indiqué au départ : ''avec transcription et traduction''. Exceptionnellement on retrouve sur ws.fr un texte dans une autre langue que le français en autant qu’on l’accompagne d’une traduction en français mais une charte uniquement en latin doit d’abord se retrouver sur Vicifons avec un titre en latin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 juin 2026 à 14:09 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] Finalement il vaudra mieux éviter le format jpg et produire un fac-similé en djvu ou en pdf. Ainsi il sera possible de transclure la page latine de ws.la dans la page correspondante de ws.fr en utilisant le modèle {{m|iwpage}}. Voir [[Page:Charte dite de fondation de l'Abbaye-aux-Hommes. Archives du Calvados, H-1830.djvu/1|le résultat obtenu]]. Comme il s’agit d’une abbaye située en France, je pense qu’il est préférable de conserver le titre en français. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 juin 2026 à 17:10 (UTC)
::::::::Le but est d'ajouter la traduction ensuite, c'est pourquoi je l'avais mis sur le wikisource français. [[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] ([[Discussion utilisateur:AD14-LS|d]]) 12 juin 2026 à 07:46 (UTC)
:::::::::@[[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] Oui je comprends. Les textes anciens à connotation religieuse occupent une place importante sur ws.fr et votre projet suscitera sûrement beaucoup d’intérêt. Je veux simplement vous proposer un mode opératoire qui respecte les règles et domaines de compétence. La transcription d’un texte latin doit obligatoirement se faire sur Vicifons sinon on risque de devoir la supprimer au premier signalement. À retenir :
:::::::::* La première étape consiste donc à compléter la transcription en latin et de faire passer le niveau de qualité au jaune pour permettre à un 2e contributeur de valider le tout.
:::::::::* Puis il faudra répéter l’opération ici pour la traduction.
:::::::::* Je vous informe qu’une traduction pourrait aussi se retrouver sur Wikibooks à titre de travail personnel mais, sur wikisource, on a l’avantage de la présenter en compagnie du fac-similé.
:::::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 juin 2026 à 14:18 (UTC)
::::::::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour le mode opératoire. Je suggère de mettre quelque part le mode opératoire que tu proposes et qui pourrai être précieux à des contributeurs. Il pourrait étre soit sur le projet [[Wikisource:Traductions]] soit à mon avis mieux dans [[Aide:Traduction]]. Qu'en dis-tu ? [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 14 juin 2026 à 20:02 (UTC)
:::::::::::Merci pour les retours. en effet je veux bien le mode opératoire détaillé car je ne suis pas certaine de savoir comment faire toutes ces étapes. [[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] ([[Discussion utilisateur:AD14-LS|d]]) 15 juin 2026 à 06:10 (UTC)
:::::::::::::@[[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] Du côté français, il suffit d’ouvrir cette page en édition [[Page:Charte dite de fondation de l'Abbaye-aux-Hommes. Archives du Calvados, H-1830.djvu/1]] et de poursuivre la traduction où j’ai indiqué À compléter et de publier avec le statut corriger (en cochant le rond jaune).
:::::::::::::Sur le haut de la page vous avez un lien vers la page latine, simplement l’ouvrir, cocher le rond en jaune et publier.
::::::::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 juin 2026 à 03:51 (UTC)
== Problème d'alignement vertical avec ellipse ==
Bonjour,
Je suis en train de peaufiner la typographie d'une traduction de Cantor en mathématiques.
Page 38,
https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ACantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis%2C_trad._Marotte%2C_1899.djvu/38
il y a des équations/formules telles que pour que le membre de gauche de l'égalité soit collé au signe égal à sa droite, le rédacteur de ces formules a utilisé "ellipse" avec "pos=d" :
<nowiki>
{{MathForm1|(7)|{{ell|η|η + η|pos=d}} <nowiki>=</nowiki> η{{corr||,}}|nobr=1|mt=1em|mb=0}}
</nowiki>
https://fr.wikisource.org/wiki/Mod%C3%A8le:Ellipse
Le problème c'est que du coup les caractères affichés avec ellipse sont plus bas que ceux affichés normalement dans le membre de droite de l'équation.
Comment résoudre proprement ce problème pour que l'affichage ne soit pas moche, s'il vous plaît ?
D'avance merci, amicalement,
[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 21 mai 2026 à 13:41 (UTC)
:Il n’y a rien de moche de mon côté. Avec ces deux modèles, {{m|MathForm1}} et {{m|ell}} on se retrouve tout de même avec une combinaison explosive soit du texte en position absolue à l’intérieur d’un tableau. J’ai apporté une modification susceptible d’améliorer la situation mais il faudra me le confirmer. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 mai 2026 à 19:16 (UTC)
::Merci beaucoup. J'utilise Firefox, possible que vous utilisiez un autre navigateur et que c'est pour ça que vous n'aviez pas le problème. En tout cas votre modification a bien corrigé le problème d'alignement vertical de mon côté. Problème réglé. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 21 mai 2026 à 20:24 (UTC)
:Je vous invite à poser vos questions sur le Scriptorium. Elles sont d’intérêt général et d’autres pourront intervenir. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 mai 2026 à 19:19 (UTC)
::Merci, je vais essayer d'y penser pour mes autres questions. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 21 mai 2026 à 20:24 (UTC)
== besoin d'aide pour téléchargement ==
Je n'arrive pas à télécharger des fichiers EPUBS (ni pdf) depuis wikisource. Ça met 5-10 min à charger puis j'ai une page de chargement "protégé avec Anubis" et ça finit avec une page "rror
This web service cannot be reached. Please contact a maintainer of this project." Merci de votre aide [[Utilisateur:Baxpk77|Baxpk77]] ([[Discussion utilisateur:Baxpk77|d]]) 16 juin 2026 à 15:25 (UTC)
:@[[Utilisateur:Baxpk77|Baxpk77]] Personne ne pourra vous aider ici. Ws-export me semble mitraillé de tous côtés depuis quelque jour. C’est souvent l’œuvre d’entreprises qui réussissent à contourner le système de protection et qui téléchargent tout le contenu dans le but de le revendre. Si le livre n’est pas trop volumineux on réussit parfois à télécharger en format epub. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 juin 2026 à 03:38 (UTC)
== Chefs d' œuvre de Pierre Corneille, Pierre Didot, 1800. ==
Bonjour,
J'ai un livre nommé «CHEFS-D'ŒUVRE DE P. CORNEILLE - TOME SECOND. ÉDITION STÉRÉOTYPE, D'après le procédé de Firmin Didot.» daté de «AN VIII. (1800.)», comment dois-je l'ajouter sur sa page? Et comment puis-je prouver que ce livre existe bel et bien? [[Utilisateur:Maelou973|Maelou973]] ([[Discussion utilisateur:Maelou973|d]]) 18 juin 2026 à 17:20 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Maelou973|Maelou973]] ! Nous ne doutons pas de l'existence de ce livre {{sourire}}, il semble d'ailleurs être numérisé sur [https://books.google.fr/books?id=iphH_uNWEVUC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false Google Books]. Les pièces qu'il contient, [[Polyeucte]], [[Le Menteur]], [[Pompée]] et [[Rodogune]] sont déjà présentes sur Wikisource, certaines dans plusieurs éditions. Tu peux toujours te lancer dans la transcription de l'édition que tu as, en utilisant le fac-similé Google, mais c'est un assez gros travail, et qui peut paraître superflu vu que les pièces sont déjà disponibles, c'est sans doute plus intéressant de s'attaquer à certaines qui ne le sont pas déjà, par exemple dans [[Livre:Corneille, Pierre - Œuvres, Marty-Laveaux, 1862, tome 7.djvu|ce volume]]. N'hésite pas à nous demander conseil, la masse d'info à assimiler dans les débuts sur Wikisource peut sembler impressionnante, mais on s'en sort petit à petit ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 juin 2026 à 20:10 (UTC)
::merci beaucoup @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] pour votre réponse si longue et précise! ❤️ Je prends note! 🪶 [[Utilisateur:Maelou973|Maelou973]] ([[Discussion utilisateur:Maelou973|d]]) 18 juin 2026 à 20:14 (UTC)
== est-il possible de publier mes propres écrits érotiques ? ==
histoires à deux voix entre une coiffeuse perturbée et un client "vieux beau"
dont le titre est : Du salon à la porte cochère [[Utilisateur:Renoncule1|Renoncule1]] ([[Discussion utilisateur:Renoncule1|d]]) 10 août 2026 à 13:54 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Renoncule1|Renoncule1]],
:Les textes originaux ne sont pas admis sur Wikisource. Voir la page [[Wikisource:Qu’est-ce que Wikisource ?|Qu’est-ce que Wikisource ?]]. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 10 août 2026 à 15:01 (UTC)
== Probleme navigation TDM ==
Bonjour,
Merci d'avoir créé la page https://fr.wikisource.org/wiki/Livre:About_-_De_Pontoise_%C3%A0_Stamboul_et_autres_textes,_1884.djvu suite à ma demande et d'en avoir créé la TDM.
J'ai crées les pages pré indiquées de la TDM au fur et à mesure de mes corrections, désormais terminées, et je me rends compte que le [[De Pontoise à Stamboul (About)|chapitre 1]], certes le plus important, n'a pas de lien de navigation avec [[Le Grain de plomb (About)|les suivants]] et semble apparaitre comme un livre entier. Je peux exporter le livre par chapitre en epub mais pas au global. Pourtant le wikicode de cette page est semblable aux autres.
En vous remerciant de votre aide [[Utilisateur:Azais64|Azais64]] ([[Discussion utilisateur:Azais64|d]]) 24 août 2026 à 22:20 (UTC)
*Tout est construit comme il se doit mais l’extension prp ne reconnaît pas la page « De Pontoise à Stamboul (About) » comme chapitre mais bien comme livre de même que toutes les autres. Seules les sous-pages sont considérées automatiquement comme étant des chapitres. Si vous souhaitez faciliter la navigation d’un livre à l’autre, il est toujours possible d’utiliser les arguments prev et next.
*Quand prp ne trouve aucun chapitre en sous-page, il recueille quand même tous les liens sauf le premier qu’il assume être le titre du livre.
*Ainsi si on crée un lien dans le champ Titre de l’index, c’est ce lien qui sera ignoré et « De Pontoise à Stamboul (About) » sera considéré. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 25 août 2026 à 01:18 (UTC)
*:Merci beaucoup ! Effectivement l'export marche désormais très bien [[Utilisateur:Azais64|Azais64]] ([[Discussion utilisateur:Azais64|d]]) 25 août 2026 à 19:33 (UTC)
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La Liberté, ou Mlle Raucour
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Suppression de [[Catégorie:Lesbianisme]] avec HotCat
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[[Category:Littérature LGBT]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki/>
Ainsi, dans mon programme ou casse-dogme, le prétexte Rimbaud à
tout remettre en question surgit magnifiquement à propos de ce qui fait
la valeur de son œuvre.
Justifier une telle valeur est essentiel dans la mesure où cela permet
d’abord de dénoncer en passant toutes les fausses recettes qu’emploient
les « artistes » pour atteindre un beau dont la notion obscure à souhait
ne suffit pas à cacher le caractère inadmissible, ensuite de voir ce qui
reste réel dans l’idée de beauté et comment y atteignent certains créateurs
toutes considérations de métier mises à part.
Tout jugement esthétique d’une œuvre dite d’art cherchant à remonter
d’effet à cause en tirant sur l’ignoble cordon ombilical que l’on nomme
lien causal parce qu’il relie l’occidental à sa mère la pourriture, exaspère,
désespère tous ceux que j’estime et moi-même. Ma tête, ma tête sans yeux,
à qui établirait le bien-fondé de sa manie d’induire comme de tout autre
tic de la pensée logique, en face de ma torpeur fixe, cette soudaine conscience
du scandale d’être !
C’est avec le dédain le plus lointain pour les trop faciles réfutations des
esprits fins que je tiens à noter ici ce qui fut toujours pour moi le plus
élémentaire sentiment de propreté morale à savoir que, à de très rares
mais immenses exceptions près<ref>Et il ne peut s’agir que d’établir le critérium de ces exceptions à définir une fois pour toutes.</ref>, je répudie l’art dans ses manifestations
les plus hautes comme les plus basses, qu’à peu près toutes les
littératures, peintures, sculptures et musiques du monde m’ont toujours
amené à me frapper violemment les cuisses en riant bêtement comme
devant une grosse incongruité.
Les productions des réels talents et des génies dans leur genre, les
perfections techniques acquises par l’exploitation systématique de modèles
reconnus ou non, la pratique assidue des imitations « nature », la « longue
patience » de l’académicien récompensé, toutes les activités de cet ordre
m’ont toujours scandalisé par leur parfaite ''inutilité''. Inutilité. C’est ''l’art
''pour l’art''. Autrement dit l’art d’agrément. Hygiénique distraction pour
oublier la réalité dure à étreindre.
Des artistes œuvrent avec goût.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
Des esthètes jugent en connaisseurs.
Et des hommes crèvent en mordant leurs poings dans toutes les nuits du monde.
Ce n’est pas que je sois insensible aux beaux-arts : des allusions littéraires dans une peinture, la percussion indéfiniment prolongée du goudougoudou en musique, l’épithète sculptural en particulier lorsqu’il est appliqué à une mélodie, en littérature, peuvent m’émouvoir plus que tout au monde, seulement je défends d’appeler cela « émotion artistique » parce qu’alors aucun goût, même le pire, ne préside à mon jugement, parce qu’il n’y a pas jugement mais coup de casse-tête dans le ventre.
L’art pour l’art est un de ces refuges où se tapissent ceux qui trahissent l’esprit qui veut dire révolte. Sur le plan humain il ne peut exister de beau qui soit absolu, sans au-delà, qui soit une fin. Comme si un absolu, unique en soi, pouvait se présenter à l’individu reclus dans l’apparence de son moi sous une autre forme que ''Non, Non et Non''.
Cela peut paraître une regrettable plaisanterie aussi vainc qu’un coup d’épée dans une matière liquide que d’attaquer maintenant l’art pour l’art que personne ne défend plus. Se méfier des religions dont le vocabulaire liturgique est officiellement abandonné. Sinon les membres du gouvernement brésilien personne n’édifie plus de chapelle positiviste à Clotilde de Vaux. Pourtant quiconque pense à la science emprunte la pensée de Comte<ref>Aussi bien les esprits religieux antiscientistes que les savants, à l’exception de Meyerson. (La fameuse question Meyerson que nous n réservons de mettre prochainement au point ici-même !)</ref>. De même pour le christianisme. Les stigmates inavoués en deviennent indélébiles. Les lâches qui craignent de se tailler la peau n’étreignent du monde que ses peaux mortes qui s’interposent toujours entre lui et eux.
Fausse évidence et tic mental encore. Qui ne considère l’art et la plus ou moins belle beauté de sa fabrication comme des fins en soi ? Ceux qui ont peur et cherchent des excuses ne font que reculer la question.
Nul esprit ne va plus du multiple à l’unique. L’œuvre apparemment signifie selon deux démarches :<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DimburDream" /></noinclude>Des esthètes jugent en connaisseurs.
Et des hommes crèvent en mordant leurs poings dans toutes les nuits
du monde.
Ce n’est pas que je sois insensible aux beaux arts : des allusions littéraires dans une peinture, la percussion indéfiniment prolongée du goudougoudou
en musique, l’épithète sculptural en particulier lorsqu’il est appliqué
à une mélodie, en littérature, peuvent m’émouvoir plus que tout au
monde, seulement je défends d’appeler cela « émotion artistique » parce
qu’alors aucun goût, même le pire, ne préside à mon jugement, parce
qu’il n’y a pas jugement mais coup de casse-tête dans le ventre.
L’art pour l’art est un de ces refuges où se tapissent ceux qui trahissent
l’esprit qui veut dire révolte. Sur le plan humain il ne peut exister de beau
qui soit absolu, sans au-delà, qui soit une fin. Comme si un absolu, unique
en soi, pouvait se présenter à l’individu reclus dans l’apparence de son moi
sous une autre forme que ''Non, Non et Non''.
Cela peut paraître une regrettable plaisanterie aussi vaine qu’un coup
d’épée dans une matière liquide que d’attaquer maintenant l’art pour
l’art que personne ne défend plus. Se méfier des religions dont le vocabulaire
liturgique est officiellement abandonné. Sinon les membres du gouvernement
brésilien personne n’édifie plus de chapelle positiviste à Clotilde
de {{corr|Viaux|Vaux}}. Pourtant quiconque pense à la science emprunte la pensée
de Comte<ref>Aussi bien les esprits religieux anti-scientistes que les savants, à l’exception de Meyerson. (La fameuse question Meyerson que nous nous réservons de mettre prochainement au point ici-même !)</ref>. De même pour le christianisme. Les stigmates inavoués en
deviennent indélébiles. Les lâches qui craignent de se tailler la peau
n’étreignent du monde que ses peaux mortes qui s’interposent toujours
entre lui et eux.
Fausse évidence et tic mental encore. Qui ne considère l’art et la plus ou
moins belle beauté de sa fabrication comme des fins en soi ? Ceux qui ont
peur et cherchent des excuses ne font que reculer la question.
Nul esprit ne va plus du multiple à l’unique.
L’œuvre apparemment signifie selon deux démarches :<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Des esthètes jugent en connaisseurs.
Et des hommes crèvent en mordant leurs poings dans toutes les nuits
du monde.
{{il}}
Ce n’est pas que je sois insensible aux beaux arts : des allusions littéraires dans une peinture, la percussion indéfiniment prolongée du goudougoudou
en musique, l’épithète sculptural en particulier lorsqu’il est appliqué
à une mélodie, en littérature, peuvent m’émouvoir plus que tout au
monde, seulement je défends d’appeler cela « émotion artistique » parce
qu’alors aucun goût, même le pire, ne préside à mon jugement, parce
qu’il n’y a pas jugement mais coup de casse-tête dans le ventre.
L’art pour l’art est un de ces refuges où se tapissent ceux qui trahissent
l’esprit qui veut dire révolte. Sur le plan humain il ne peut exister de beau
qui soit absolu, sans au-delà, qui soit une fin. Comme si un absolu, unique,
en soi pouvait se présenter à l’individu reclus dans l’apparence de son moi
sous une autre forme que ''Non, Non et Non''.
{{il}}
Cela peut paraître une regrettable plaisanterie aussi vaine qu’un coup
d’épée dans une matière liquide que d’attaquer maintenant l’art pour
l’art que personne ne défend plus. Se méfier des religions dont le vocabulaire
liturgique est officiellement abandonné. Sinon les membres du gouvernement
brésilien personne n’édifie plus de chapelle positiviste à Clotilde
de {{corr|Viaux|Vaux}}. Pourtant quiconque pense à la science emprunte la pensée
de Comte<ref>Aussi bien les esprits religieux anti-scientistes que les savants, à l’exception de Meyerson. (La fameuse question Meyerson que nous nous réservons de mettre prochainement au point ici-même !)</ref>. De même pour le christianisme. Les stigmates inavoués en
deviennent indélébiles. Les lâches qui craignent de se tailler la peau
n’étreignent du monde que ses peaux mortes qui s’interposent toujours
entre lui et eux.
Fausse évidence et tic mental encore. Qui ne considère l’art et la plus ou
moins belle beauté de sa fabrication comme des fins en soi ? Ceux qui ont
peur et cherchent des excuses ne font que reculer la question.
Nul esprit ne va plus du multiple à l’unique.
L’œuvre apparemment signifie selon deux démarches :<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki/>
— Ou bien l’homme figé par l’espace hors de lui et qu’il tient pour
solide et base, recopie soigneusement une nature d’images et de faits sans
penser qu’elle n’est peut-être qu’une projection de son esprit et son attention
glisse sur des surface, d’où l’épithète « superficiel ». L’art ou malpropreté
est en ce cas qu’il transpose ou déforme. Quant à voir au travers
il faudrait d’autres yeux derrière les yeux pour les regarder sous la voûte
du crâne.
— Ou bien l’''autre univers''<ref>Je ne me fais pas dupe de cette pseudo dualité que, seule, dissocie la nécessité de l’exposition. Mieux que personne je sais qu’il n’y en a qu’un. L’expédient métaphysique le plus enfantin semble l’unité. Exemples : le monde extérieur est illusoire et toute perception devient rêve ; la première démarche se ramène à la seconde. Ou bien l’esprit de rêve a une réalité propre et la seconde se confond avec la première.</ref> arrache l’homme aux aspects et aux
formes externes et le tire dans sa tête. Mais les cinq doigts de la main
sensorielle n’ont aucune prise sur ce monde-en-creux, ce monde-reflet, ce
monde de prestiges plus vrai que le monde des formes sensibles puisque,
en lui, ''quoi qu’on dise on ne peut pas mentir''.
L’esprit confusionniste de la critique a baptisé cette seconde forme
d’activité créatrice de deux appellations particulièrement imbéciles, c’est
à savoir : littérature (ou peinture) d’imagination, littérature (ou peinture)
subjective. La critique psychologique la plus élémentaire de l’imagination
dite créatrice constate que celle-ci ne crée jamais rien, mais ne fait
qu’amalgamer des fragments de souvenirs sensoriels selon une composition
différente de leur assemblage habituel : tels seraient s’ils avaient été
imaginés et non pas réellement vus, les monstres de la légende avec leurs
têtes de coqs ou d’épingles, leurs pieds de table, leurs âmes d’enfant, leurs
{{corr|queue|queues}} de carotte et leurs corps de lions ou de balais ou de baleines. Ainsi
font les grands imaginatifs qui, pour des sommes dérisoires — prenez
place la séance va commencer — évoquent devant les yeux d’eau grasse
du public les orients et les antiquités, toutes les reconstitutions historiques
et préhistoriques — visibles pour les adultes seulement.
Ce n’est pas dans les domaines pseudo-arbitraires de l’écœurante fantaisie
qu’ils se meuvent, ceux qu’un fatal accrochage, un jour blanc de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Alpaga2" />{{nr||JEAN LE RÊVEUR.|271}}</noinclude>{{tiret2|créa|ture}} divine ? Vois-tu, Jean, je ne me connaissais pas encore ; depuis que j’ai
vu Marguerite, je ne me possède plus. Lorsqu’on me disait autrefois : « Cet
homme s’est tué parce qu’il aimait, » je répondais : « C’est un fou. » Mais
aujourd’hui je comprends tout, et cet amour est entré dans mon cœur pour
n’en sortir jamais.
— Crois-tu, demanda le Rêveur pâle comme un suaire, que l’on puisse
guérir de l’amour ?
— On en guérit par la mort ; mais toi, tu ne sais pas ce que c’est qu’aimer,
et je te plains et je t’envie.
Jean, pour cacher son trouble, se mit à se promener à grands pas dans
l’atelier, et, d’un air indifférent, il dit à Paul :
— Puisqu’il en est ainsi, nous irons à Paris aussitôt que nous serons libres.
Je veux que tu sois un jour un grand artiste, et digne de celle que tu
aimes.
Dans un transport de folle joie, Paul prit dans ses bras son chétif ami, et,
l’élevant au-dessus de terre, s’écria :
— Tu es un grand homme ! Mais que te rendrais-je à mon tour ?
— Tu deviendras un maître, dit le Rêveur, tu seras mon orgueil, et nous
jouirons à deux de ta gloire.
— Je la reverrai, poursuivit l’artiste amoureux, et ce sera le paradis sur
terre, et tu partageras mon bonheur comme ma gloire.
— Le bonheur est égoïste, dit tout bas le Rêveur avec un accent de profonde
tristesse.
Le pauvre enfant ne croyait pas dire aussi vrai qu’il disait, et si Paul avait
pu voir clair dans ce cœur brisé par un sacrifice héroïque, peut-être n’eût-il
pas voulu d’un amour acheté à un pareil prix ; mais le jeune comte était
l’homme de la passion, et la passion n’a d’yeux que pour elle-même.
Un jour qu’il achevait une toile représentant Paul et Virginie perdus dans
une de ces forêts profondes que Dieu fit pour ceux qui s’aiment, Jean lui
dit :
— Ce que tu fais là est bien beau ; mais, vois-tu, ils ne sont que deux, et
leur amour est un mystère qui n’a que le ciel pour témoin.
Paul ne comprit pas, ou fit semblant de ne pas entendre, et le Rêveur
s’éloigna pour s’abandonner en toute liberté à l’ennui qui le dévorait.
{{t3|VII|fs=100%}}
Transportons-nous à une année de distance, dans un petit appartement
de la rue de l’Est, qui a vue sur le Luxembourg, et meublé avec goût, sinon
avec luxe. C’est là que se sont installés depuis quelque temps nos deux inséparables.
Le vieux père Simon a rendu au diable son âme maudite : mourir<noinclude><references/></noinclude>
s4k4fyq7yg716ow7hivfddc9tr7aqap
Utilisateur:Khardan/Romans policiers
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16002122
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Khardan
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wikitext
text/x-wiki
Liste d'auteurs de romans policiers ou romans noirs.
alias: Autres pseudonymes utilisés
{{IndexAlpha|lien=[[/Romans policiers#%s]]|modifs=-X}}
== A==
* Edward Sidney '''Aarons''' (alias: Edward Ronns, Paul Ayres) {{Utilisateur:Khardan/DP|1975}} (1916-1975 — USA) [[:w:fr:Edward S. Aarons|☛ (fr) Wikipédia]]
* José Javier '''Abasolo''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2022}} (1957-2022 — ESP) [[:w:fr:José Javier Abasolo|☛ (fr) Wikipédia]]
* Anthony '''Abbott''' (pseud. de Charles Fulton Oursler) {{Utilisateur:Khardan/DP|1952}} (1893-1952 — USA)
* Achmed '''Abdullah''' (pseud. d'Alexander Nicholayevitch Romanoff, autres alias: A. A. Nadir, John Hamilton) {{Utilisateur:Khardan/DP|1945}} (1881-1945 — GBR) [[:w:en:Achmed Abdullah|☛ (en) Wikipédia]]
* Chingiz '''Abdullayev''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1959- — AZE) [[:w:fr:Chingiz Abdullayev|☛ (fr) Wikipédia]]
* Éliette '''Abécassis''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1969- — FRA) [[:w:fr:Éliette Abécassis|☛ (fr) Wikipédia]]
* Barbara '''Abel''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1969- — BEL) [[:w:fr:Barbara Abel|☛ (fr) Wikipédia]]
* Alex '''Abella''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1950- — USA) [[:w:fr:Alex Abella|☛ (fr) Wikipédia]]
* Keith '''Ablow''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1961-- — USA) [[:w:fr:Keith Ablow|☛ (fr) Wikipédia]]
* Edward Campion '''Acheson''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1966}} (1902-1966 — GBR) [[:w:en:Edward Campion Acheson|☛ (en) Wikipédia]]
* Arkady '''Adamov''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1991}} (1920-1991 — RUS)
* Cleve Franklin '''Adams''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1949}} (1884-1949 — USA) [[:w:fr:Cleve Franklin Adams|☛ (fr) Wikipédia]]
* Douglas '''Adams''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2001}} (1952-2001 — GBR) [[:w:fr:Douglas Adams|☛ (fr) Wikipédia]]
* Harold '''Adams''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2014}} (1923-2014 — USA) [[:w:fr:Harold Adams|☛ (fr) Wikipédia]]
* Herbert '''Adams''' (alias: Jonathan Gray) {{Utilisateur:Khardan/DP|1958}} (1874-1958 — USA) [[:w:fr:Herbert Adams|☛ (fr) Wikipédia]]
* Thomas '''Adcock''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1947- — GBR) [[:w:fr:Thomas Adcock|☛ (fr) Wikipédia]]
* Samuel Hopkins '''Adams''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1958}} (1871-1958 — USA)
* Alain Dreux Galloux '''A. D. G.''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2004}} (1947-2004 — FRA)
* Marc '''Agapit''' (pseud. d'Adrien Sobra) {{Utilisateur:Khardan/DP|1985}} (1897-1985 — FRA)
* [[Auteur:Jean d’Agraives|Jean '''d'Agraives''']] (pseud. de Frédéric Causse) {{Utilisateur:Khardan/DP|1951}} (1892-1951 — FRA)
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} L’Aviateur de Bonaparte (1926)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Virus 34 (1930)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Du Sang sur l’étrave (1938)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Empreintes sur le vase (1938)
</poem>
* [[Auteur:Gustave Aimard|Gustave '''Aimard''']] {{Utilisateur:Khardan/DP|1883}} (1818-1883 — FRA)
<poem>
{{Coloré|yellow|▮}} [[Les Peaux-Rouges de Paris (Aimard)|Les Peaux-rouges de Paris (1888)]]
</poem>
* Catherine '''Aird''' (pseud. de Kinn Hamilton McIntosh) {{Utilisateur:Khardan/DP|2024}} (1930-2024 — GBR)
* Rennie '''Airth''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2025}} (1935-2025 — USA)
* Mouloud '''Akkouche''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1962- — FRA)
* Boris '''Akounine''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1956- — RUS)
* Pedro Antonio de '''Alarcón''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1891}} (1833-1891 — ESP)
* Jean-Pierre '''Alaux''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2020}} (1955-2020 — FRA)
* Noël '''Balen''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2020}} (1959-2020 — FRA)
* Marvin '''Albert''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1996}} (1924-1996 — USA)
* '''Albert-Jean''' (pseud. de Capestan) {{Utilisateur:Khardan/DP|1975}} (1892-1975 — FRA)
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Singe (1925)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Crime à Berlin (1933)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Rendez-vous des Carpathes (1945)
</poem>
* Martha '''Albrand''' (pseud. de Heidi Huberta Freydi) {{Utilisateur:Khardan/DP|1981}} (1914-1981 — USA)
* Jean-Pierre '''Alem''' (pseud. de Jean-Pierre Callot) {{Utilisateur:Khardan/DP|1995}} (1912-1995 — FRA)
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Sourde (1946)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Cartes sur tables (1959)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Crocodile dans l'escalier (1967)
</poem>
* Bruce '''Alexander''' (pseud. de Bruce Cook) {{Utilisateur:Khardan/DP|2003}} (1932-2003 — USA)
* David '''Alexander''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1973}} (1907-1973 — USA)
* Alice '''Alexandre''' {{Utilisateur:Khardan/DP|?}} (- — FRA)
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Meurtre du poète (1936)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Lac aux cygnes (1937)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Un crime dans l'ascenseur (1937)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'Œil du maître (1938)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Stradivarius (1945)
</poem>
* Marcel '''Allain''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1969}} (1885-1969 — FRA)
* Ted '''Allbeury''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2005}} (1917-2005 — GBR)
* Michael '''Allegretto''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1944- — USA)
* Grant '''Allen''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1899}} (1848-1899 — GBR)
* Margery '''Allingham''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1966}} (1904-1966 — GBR)
* Karin '''Alvtegen''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1965- — SWE)
* Eric '''Ambler''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1998}} (1909-1998 — GBR)
* David '''Ambrose''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1943- — USA)
* Michel '''Amelin''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1955- — FRA)
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Jardins du casino (1989)
</poem>
* Jacques-Pierre '''Amette''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1943- — FRA)
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Exit (1981, alias: ''Paul Clément'')
{{Coloré|lightgrey|▮}} Je tue à la campagne (1982, alias: ''Paul Clément'')
{{Coloré|lightgrey|▮}} Enquête d’hiver (1985)
</poem>
* Jean '''Amila''' (pseud. de Jean Meckert) {{Utilisateur:Khardan/DP|1995}} (1910-1995 — FRA)
* Kingsley '''Amis''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1995}} (1922-1995 — GBR)
* Claude '''Amoz''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1955- — FRA) [[:w:fr:Claude Amoz|☛ (fr) Wikipédia]]
* Roberto '''Ampuero''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1953- — CHL)
* Kent '''Anderson''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1945- — USA) [[:w:fr:Kent Anderson|☛ (fr) Wikipédia]]
* Paul '''Andréota''' (alias: ''Paul Vance'') {{Utilisateur:Khardan/DP|2017}} (1917-2007 — FRA) [[:w:fr:Paul Andréota|☛ (fr) Wikipédia]]
* Jean-Pierre '''Andrevon''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1937- — FRA) [[:w:fr:Jean-Pierre Andrevon|☛ (fr) Wikipédia]]
* Emil '''Anton''' (pseud. de Jeanne Fage-Antonelli et Émile Debard) {{Utilisateur:Khardan/DP|1992}} (Fage-Antonelli 1904-1992 — FRA / Émile Debard 1895-1976 — FRA) [[:w:fr:Emil Anton|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Mort qui rit (1952)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Vous avez perdu, commissaire (1955)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La « Rousse » est de sortie (1959)
{{Coloré|lightgrey|▮}} À bout portant (1961)
</poem>
* Peter '''Antony''' (pseud. de Peter Shaffer et Anthony Shaffer) {{Utilisateur:Khardan/DP|2016}} (Peter 1926-2016 — GBR / Anthony 1926-2001 — GBR) [[:w:fr:Peter Shaffer|☛ (fr) Wikipédia]] et [[:w:fr:Anthony Shaffer|☛ (fr) Wikipédia]]
* Pierre '''Anzin''' (pseud. de Pierre de Lescure) {{Utilisateur:Khardan/DP|1963}} (1891-1963 — FRA) [[:w:fr:Pierre de Lescure|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Chapeau sur l’étang (1935)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Trois baignoires (1935)
</poem>
* Pierre '''Apestéguy''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1972}} (1912-1972 — FRA) [[:w:fr:Pierre Apestéguy|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Dame d'onze heures (1938)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Roi des sables (1939)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Griffe du chat (1957)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Chat au clair de lune (1957)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Série Vénus (1963-1965) : Les Jeux de Vénus — Vénus et le chien secret — Vénus au Texas — Une fusée pour Vénus — Vénus flirte avec la mort — Les Hold-up de Vénus — Ici Radio-Vénus — Vénus au Danemark — Vénus retombe dans le hold-up
{{Coloré|lightgrey|▮}} Une sonnerie dans l'ombre (1943, alias: ''Franck Marchal'')
{{Coloré|lightgrey|▮}} série des Nathalie (1956-1959, alias: ''Franck Marchal'')
</poem>
* [[Auteur:Guillaume Apollinaire|Guillaume '''Apollinaire''']] (pseud. de Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky) {{Utilisateur:Khardan/DP|1918}} (1880-1918 — FRA) [[:w:fr:Guillaume Apollinaire|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Matelot d'Amsterdam (1910)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Disparition d'Honoré Subrac (1910)
</poem>
* William Thomas '''Ard''' (alias: Ben Kerr, Thomas Wills, Mike Moran) {{Utilisateur:Khardan/DP|1960}} (1922-1960 — USA) [[:w:fr:William Ard|☛ (fr) Wikipédia]]
* Jakob '''Arjouni''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2013}} (1964-2013 — GER) [[:w:fr:Jakob Arjouni|☛ (fr) Wikipédia]]
* Catherine '''Arley''' (pseud. de Pierrette Pernot) {{Utilisateur:Khardan/DP|2016}} (1924-2016 — FRA) [[:w:fr:Catherine Arley|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Tu vas mourir (1953)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Femme de paille (1954)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Vingt millions et une sardine (1971)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Talion (1971)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Pique-feu (1971)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Fait du prince (1972)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Cesse de pleurer, Melfy ! (1972)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Duel au premier sang (1972)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Baie des trépassés/Les Beaux Messieurs font comme ça (1967)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Oublie-moi Charlotte (1973)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Robinson-Cruauté (1974)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Valets d'épée (1974)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Galette des rois (1975)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Garde meurt (1975)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Armures de sable (1976)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Bête à en mourir (1976)
{{Coloré|lightgrey|▮}} A tête reposée (1976)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Banque des morts (1977)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'Enfer, pourquoi pas ! (1978)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'Homme de craie (1980)
{{Coloré|lightgrey|▮}} À cloche-coeur (1981)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'Ogresse (1981)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Une femme piégée (1982)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Battant et la Cloche (1982)
{{Coloré|lightgrey|▮}} En cinq sets (1990)
</poem>
* Dominique '''Arly''' (pseud. de Constant Pettex) {{Utilisateur:Khardan/DP|2009}} (1915-2009 — FRA) [[:w:fr:Dominique Arly|☛ (fr) Wikipédia]]
* Charlotte '''Armstrong''' (pseud. de Charlotte Armstrong Lewi) {{Utilisateur:Khardan/DP|1969}} (1909-1969 — USA) [[:w:fr:Charlotte Armstrong|☛ (fr) Wikipédia]]
* Frank '''Arnau''' (pseud. de Heinrich Schmitt) {{Utilisateur:Khardan/DP|1976}} (1894-1976 — AUT) [[:w:fr:Frank Arnau|☛ (fr) Wikipédia]]
* Georges Jean '''Arnaud''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2020}} (1928-2020 — FRA) [[:w:fr:Georges-Jean Arnaud|☛ (fr) Wikipédia]]
* Marc '''Arno''' (pseud. de Jean-Pierre Bernier, alias: Paul Orney, Yves Sinclair) {{Utilisateur:Khardan/DP|2008}} (1937-2018 — FRA) [[:w:fr:Marc Arno|☛ (fr) Wikipédia]]
* Jake '''Arnott''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1961- — GBR) [[:w:fr:Jake Arnott|☛ (fr) Wikipédia]]
* Alexandre '''Arnoux''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1973}} (1884-1973 — FRA) [[:w:fr:Alexandre Arnoux|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Rêveries d'un policier amateur (1945)
</poem>
* Guillermo '''Ariaga''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1958- — MEX)[[:w:fr:Guillermo Arriaga|☛ (fr) Wikipédia]]
* Claude '''Ascain''' (pseud. d'Ariette Hayem) {{Utilisateur:Khardan/DP|1958}} (1882-1958 — FRA) [[:w:fr:Alexandre Arnoux|☛ (fr) Wikipédia]]
* Détective '''Ashelbé''' (pseud. d'Henri La Barthe) {{Utilisateur:Khardan/DP|1963}} (1887-1963 — FRA) [[:w:fr:Henri La Barthe|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Curieuses Enquêtes de M. Petitvillain, détective (1930)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Pépé le Moko (1931)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Pépé le Moko se venge (1939)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Dédée d'Anvers (1939)
</poem>
* Isaac '''Asimov''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1992}} (1920-1992 — USA) [[:w:fr:Isaac Asimov|☛ (fr) Wikipédia]]
* Pierre '''Assouline''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1953- — FRA) [[:w:fr:Pierre Assouline|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} État limite (2003)
</poem>
* Brigitte '''Aubert''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1956- — FRA) [[:w:fr:Brigitte Aubert|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Quatre Fils du docteur March (1992)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Rose de fer (1993)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Mort des bois (1996)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Requiem Caraïbe (1997)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Transfixions (1998)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Morsure des ténèbres (1999)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Ténèbres sur Jacksonville (1994)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Couturier de la mort (2000)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Mort des neiges (2000)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Éloge de la phobie (2000)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Descentes d'organes (2001)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Rapport bref et étrange avec l'ombre d'un ange (2002)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Funérarium (2002)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Chant des sables (2004)
</poem>
* Michel '''Audiard''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1985}} (1920-1985 — FRA) [[:w:fr:Michel Audiard|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Méfiez-vous des blondes (1950)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Priez pour elles (1950)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Massacre en dentelles (1952)
</poem>
* Yann '''Audouard''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2004}} (1914-2004 — FRA) [[:w:fr:Yann Audouard|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Au petit poil (1949)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Bousculade (1953)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Payer pour voir (1962)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Pas de panique (1963)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Antoine le Vertueux (1964)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Vertueux a tous les vices (1965)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Vertueux à Tahiti (1965)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Ne nous fâchons pas (1966)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Vertueux monte à Paris (1967)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Vertueux descend à New York (1967)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Terminus des prétentieux (1968)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Vertueux chez les poulets (1970)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Vertueux à la télé (1971)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Infortunes du Vertueux (1972)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Complainte du malfrat perturbé (1979)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Un homme à nous (1982)
</poem>
* Paul '''Auster''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2024}} (1947-2024 — USA) [[:w:fr:Paul Auster|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} The New York Trilogy (Trilogie new-yorkaise, 1985-1986) : City of Glass (Cité de verre, 1985) — Ghosts (Revenants, 1986) — The Locked Room (La Chambre dérobée, 1986)
</poem>
* Anne '''Austin''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1975}} (1895-1975 — GBR) [[:w:fr:Anne Austin|☛ (fr) Wikipédia]]
* Hugh '''Austin''' (pseud. de Hugh Austin Evans) {{Utilisateur:Khardan/DP|1964}} (1903-1964 — USA) [[:w:fr:XXX|☛ (fr) Wikipédia]]
* Michael Angelo '''Avallone''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1999}} (1924-1999 — USA) [[:w:fr:Michael Avallone|☛ (fr) Wikipédia]]
* Claude '''Aveline''' (pseud. d'Eugène Avtzin) {{Utilisateur:Khardan/DP|1992}} (1901-1992 — FRA) [[:w:fr:Claude Aveline|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Double Mort de Frédéric Belot (1932)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Voiture 7, place 15 (1937)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'Abonné de la ligne U (1947)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Jet d'eau (1947)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'OEil-de-chat (1970).
</poem>
* Michel '''Averlant''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2015}} (1931-2015 — FRA) [[:w:fr:Michel Averlant|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Bagarre au Caire (1955)
</poem>
* Marcel '''Aymé''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1967}} (1902-1967 — FRA) [[:w:fr:Marcel Aymé|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Rue sans nom (1930)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Nain (recueil de nouvelles incluant L'Affaire Touffard et La Clé sous le paillasson, 1934)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Moulin de la Sourdine (1936)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Traversée de Paris (1946)
</poem>
== B ==
* Desmond '''Bagley''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1983}} (1923-1983 — GBR) [[:w:fr:Desmond Bagley|☛ (fr) Wikipédia]]
* Henry Christopher '''Bailey''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1961}} (1878-1961 — GBR) [[:w:fr:H. C. Bailey|☛ (fr) Wikipédia]]
* David '''Baldacci''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1960- — USA) [[:w:fr:David Baldacci|☛ (fr) Wikipédia]]
* John '''Baix''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1911-1988 — USA)
* BALLARD Willis Todhunter (alias: Neil McNeil) Auteur américain, Cleveland (Ohio), 1903-Mount Dora (Floride), 1980.
* BALLINGER Bill (alias: Frédéric Freyer, B.X. Sanborn) Auteur américain, Oskaloosa (Iowa), 1912-Tarzana (Californie), 1980.
* BALZAC Honoré de. Auteur français, Tours, 1799-Paris, 1850.
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Maître Cornélius (1831)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'Auberge rouge (1831)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Grande Bretèche (1831)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Histoire des Treize (1833-1835)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Père Goriot (1835)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Splendeurs et Misères des courtisanes (1838-1847)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Une ténébreuse affaire (1841)
</poem>
* BANNISTER JO. Auteur anglais née à Rochdale (Lancashire) en 1951.
* BARBARA Charles. Auteur français, Orléans, 1822-Paris, 1886.
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'Assassinat du Pont-Rouge (1855)
</poem>
* BARCELO François. Auteur canadien né à Montréal en 1941.
* BARD Patrick. Auteur français né en 1958.
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Blues Mississippi Mud (avec Patrick Raynal, 1993)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Frontière (2002)
</poem>
* BARDAWIL Georges. Auteur français né à Marseille en 1934.
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Aimez-vous les femmes ? (1961)
</poem>
* BARDIN John Franklin (alias: Gregory Tree, Douglas Ashe) Auteur américain, Cincinnati, 1916-New York, 1981.
* BARGUM Johan. Auteur finlandais né en 1943.
* BARJAVEL René. Auteur français, Nyons, 1911-Paris, 1985.
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Peau de César (1985)
* BARK Conrad Voss. Auteur anglais né en 1913.
* BARNARD Robert. Auteur anglais né à Burnham-on-Crouch en 1936.
* BARNES Linda. Auteur américain née à Détroit en 1949.
* BARR Robert. Auteur d'origine écossaise, Glasgow, 1850-en Angleterre, 1912.
* BAKRY Charles (pseud. de Charles Bryson). Auteur américain né en 1877.
* BARRY Jérôme. Auteur américain, 1894-1975.
* BASSET-CHERCOT Pascal. Auteur français né à Lyon en 1956.
* BASTIANI Ange (pseud. de Victor-Marie Lepage, autres alias: Maurice Raphaël, Ralph Bertis, Ange Gabrielli, Zep Cassini). Auteur français, Toulon, 1918-dans le Midi, 1977.
* BASTID Jean-Pierre. Auteur français né à Montreuil en 1937.
* BASTIDE Maurice. Auteur français né à Cardet (Gard) en 1909.
* BATEMAN Colin. Auteur irlandais né en 1962.
* BATTISTI Cesare. Auteur italien né à Latina en 1954.
* BAXT George. Auteur américain, New York, 1923-New York, 2003.
* BAYER William (autres alias: David Hunt) Auteur américain né à Cleveland (Ohio) en 1939.
* BAZAL Jean (pseud. de Jean Bazalgette). Auteur français né à Marseille en 1907.
* BEEDING Francis (pseud. de John Leslie Palmer, 1885-1944, et de Hilary Aidan Saint-George Saunders, 1898-1951, auteur anglais, autres alias: David Pilgrim).
* BEHM Marc. Auteur américain né à Trenton (New Jersey) en 1925.
* BEHN Noël. Auteur américain né en 1928.
* BELAÏD Lakhdar. Auteur français né à Roubaix en 1964.
* BELLAIRS George (pseud. de Harold Blundell). Auteur anglais, Heywood (Lancashire), 1902-Londres, 1982.
* BELLETO René. Auteur français né à Lyon en 1945.
* BELORGEY Jean-Michel. Auteur français né à Paris en 1944.
* BELOT Adolphe. Auteur français, Pointe-à-Pitre, 1829-Paris, 1890.
* BENACQUISTA Tonino. Auteur français né à Choisy-le-Roi en 1961.
* BENOIT Pierre. Auteur français, Albi, 1886-Ciboure (Pyrénées-Atlantiques), 1962
* BENSON Ben (pseud. de Benjamin Benson). Auteur américain, Boston, 1915-?, 1959.
* BENSON Stéphanie. Auteur français née à Londres en 1959.
* BENTLEY Edmund Clerihew. Auteur anglais, Shepherd's Bush (Londres), 1875-Londres, 1956.
* BENZIMRA André. Auteur français né à Oran en 1931.
* BERGMAN Andrew. Auteur américain né en 1945 à New York.
* BERKELEY Anthony (pseud. d'Anthony Berkeley Cox, autres alias: Francis Iles). Auteur anglais, Watford, 1893-Londres, 1971.
* BERNANOS Georges. Auteur français, Paris, 1888-NeuiUy-sur-Seine, 1948.
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Un crime (1935)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Un Mauvais Rêve (1950)
</poem>
* BERNANOSE Georges. Auteur français, Nancy, 1898-1974.
* BERNARD Gabriel. Auteur français, 1885-1934.
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Drames de l'espionnage (sous le pseud. de Pierre de Chantenay, 1916)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Satanas (1922)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Compagnons de la haine (1928)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Cinq Détectives (1929)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Nouvelles Aventures de Tony, détective français (1931).
</poem>
* BERNÈDE Arthur. Auteur français, Redon (Ille-et-Vilaine), 1871-L'Hay-les-Roses, 1937.
* BERTHET Élie. Auteur français, Limoges, 1818-Paris, 1891.
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Mûrier blanc (1853)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Juré (1865)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'Assassin du percepteur (1877)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Crime de Pierrefitte (1879)
</poem>
* BESSON Patrick. Auteur français né à Paris en 1956
* BIALOT Joseph. Auteur français né à Varsovie en 1923.
* BlERCE Ambrose. Auteur américain, Horse Cave Creese (Ohio), 1842-au Mexique, 1914.
* BIGGERS Earl Derr. Auteur américain, Warren (Ohio), 1884-Pasadena (Californie), 1933.
* BIOY CASARES. Voir BORGES.
* BIZIEN Jean-Luc. Auteur français né à Phnom Penh (Cambodge) en 1963.
* BLACKWOOD Algernon. Auteur anglais, dans le Kent, 1869-en Angleterre, 1951.
* BLAKE Nicholas (pseud. de Cecil Day-Lewis). Auteur d'origine irlandaise, Ballintubber (Irlande), 1904-1972.
* BLANCHE Francis. Voir DAC Pierre.
* BLINCOE Nicholas. Auteur anglais.
* BLOCH Robert. Auteur américain, Chicago, 1917-Los Angeles, 1994.
* BLOCHMAN Lawrence. Auteur américain, San Diego (Californie), 1900-New York, 1975.
* BLOCK Lawrence. Auteur américain né à Buffalo en 1938.
* BLOND Georges (pseud. de Jean-Marie Hoedick). Auteur français, Marseille, 1906-Paris, 1989.
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'Ange de la rivière morte (1946)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'assassin est resté à bord (1946)
</poem>
* BOCQUET José-Louis. Auteur français né à Neuilly en 1962.
* BODELSEN Anders. Auteur danois né à Copenhague en 1937.
* BODKIN Matthias McDonnel. Auteur irlandais, 1850-1933.
* BOGART Stephen Humphrey. Auteur américain né en 1949.
* BOILEAU Pierre. Auteur français, Paris, 1906-Beaulieu-sur-Mer, 1989.
* BOILEAU-NARCEJAC. Tandem formé de Pierre Boileau (1906-1989) et Thomas Narcejac (pseud. de Pierre Ayraud, 1908-1998).
* [[Auteur:Fortuné du Boisgobey|Fortuné du '''Boisgobey''']] {{Utilisateur:Khardan/DP|1891}} (1821-1891 — FRA)
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} L’Homme sans nom (1869)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Forçat colonel (1869)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Tresse blanche (1870)
{{Coloré|red|▮}} Les Gredins (1870)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Collets noirs (1872)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Coup de pouce (1874)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Mystères du nouveau Paris (1875)
{{Coloré|yellow|▮}} [[La Vieillesse de M. Lecoq]] (1876)
{{Coloré|yellow|▮}} [[Une Affaire mystérieuse (Boisgobey)|Une Affaire mystérieuse]] (1878)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Crime de l’Opéra (1879) [BEQ, ELG]
{{Coloré|lightgrey|▮}} L’Affaire Matapan (1881)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Crime de l’omnibus (1881) [ELG]
{{Coloré|lightgrey|▮}} Bouche cousue (1882) [ELG]
{{Coloré|yellow|▮}} [[Le Coup d’œil de M. Piédouche]] (1883)
{{Coloré|yellow|▮}} [[Rubis sur l’ongle]] (1886)
{{Coloré|yellow|▮}} [[Décapitée]] (1889)
</poem>
* BOISSIÈRE Albert. Auteur français, Thiberville, 1866-Paris, 1939.
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Un crime a été commis (1908)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'Homme sans figure (1909)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Z, le tueur à la corde (1910)
</poem>
* BOLAND John (Bertram). Auteur anglais, 1913-1976.
* BOMMART Jean. Auteur français, Douai, 1894-Paris, 1979.
* BONFIGLIOLI Kyril. Auteur anglais, 1928-1985.
== C ==
CABASSON Armand. Auteur français né en 1970.
CAIN James Mallahan. Auteur américain, Annapolis (Maryland), 1892-University Park (Maryland), 1977.
CALEF Noël. Auteur français d'origine bulgare, 1907-1968.
CAMBON René. Auteur français né en 1919.
CAMI Pierre-Henri (pseud. d'Henri Cami). Auteur français, Pau, 1884-Paris, 1958.
Les Aventures de Loufock-Holmès (1926)
Le Scaphandrier de la tour Eiffel (1929)
Krik-Robot, détective à moteur (1945)
Les Kidnappés du Panthéon (1947).
CAMILLERI Andréa. Auteur italien né à Porto Empedocle (Sicile) en 1925.
CAMPBELL Robert. Auteur américain, Newark (New Jersey), 1927-Carmel (Californie), 2000.
Sous le nom de R. Wright Campbell
Sous le pseudonyme de F.G. Clinton
CANNAN Joanna. Auteur anglais, 1898-1961.
CANNING Victor. Auteur anglais, Plymouth, 1911-Cirencester, 1986.
##CAPENDU Ernest. Auteur français, Paris, 1826-Paris, 1868.
L'Hôtel de Niorres (1861)
Le Roi du bagne (1861)
Bibi-Tapin (1862)
Au service de Fouché (s.d.)
CAPOTE Truman (pseud. de Truman Persons). Auteur américain, La Nouvelle-Orléans, 1924-Los Angeles, 1984.
In Cold Blood (De sang-froid, 1966)
CARCO Francis (pseud. de François Carcopino-Tusoli). Auteur français, Nouméa, 1886-Paris, 1958.
L'Homme traqué (1922)
Jésus-la-Caille (1932)
L'Ombre (1933)
L'Homme de minuit (1938)
CARDETTI Raphaël. Auteur français né en 1973.
CARMICHAEL Harry (pseud. de Leopold Horace Ognall). Auteur anglais, Montréal, 1908-en Angleterre, 1979.
CARNAL. Voir LESPART.
CAROFF André (pseud. d'André Carpouzis). Auteur français né en 1924.
Sous le pseudonyme de Daib Flash
CARON Richard. Auteur français, Péronne, 1933-Sèvres, 1997.
CARR Caleb. Auteur américain né à New York en 1955.
CARR John Dickson (ou Carter Dickson). Auteur américain, Union Town (Pennsylvanie), 1906-Greenville (Caroline du Sud), 1977.
CARRAUD Jypé (pseud. de Jean-Pierre Carraud). Auteur français, 1921-1999.
CARRÈRE Emmanuel. Auteur français né à Paris en 1957.
CARRESE Philippe (Antoine). Auteur français né à Marseille en 1956.
CARTER Christopher. Auteur français.
CARTER James (pseud. de Paul Baulat de Varennes). Auteur français
CARTER Stephen L. Auteur américain né à Washington D.C. en 1954.
CASPARY Vera. Auteur américain, Chicago, 1904-New York, 1987.
CASSELLS John. Voir DUNCAN William.
CATALAN Henri (pseud. de Henry Dupuy-Mazuel). Auteur français, Perpignan, 1885-1962.
Le Cas de soeur Angèle (1952)
Soeur Angèle et les fantômes de Chambord (1953)
Soeur Angèle et ceux de la mouise (1953)
Soeur Angèle et les seigneurs du jour (1953)
Soeur Angèle et les roses de Noël (1954)
Soeur Angèle et l'angélus du soir (1954)
Soeur Angèle et les croix de glace (1955)
Le Secret de soeur Angèle (d'après le film, 1956)
Soeur Angèle et l'étrangère (1957)
Soeur Angèle et le milliardaire (1958)
Soeur Angèle et le chien policier (1958)
Soeur Angèle et le redresseur de torts (1959)
CAUVAIN Henry. Auteur français, Paris, 1847-Lausanne, 1899.
Maximilien Heller
L'Aiguille qui tue (1871)
La Mort d'Eva (1881)
Rosa Valentin (1882)
La Main sanglante (1885)
CAYATTE André. Auteur français, 1909-1989.
L'Assassinat du président (1932)
Le Chemin du mauvais sort/Les 21 Jours de Julien Cazalis (1932)
CELLI Giorgio. Auteur italien.
CERTON Erik J. (pseud. de Frédéric Certoncini). Auteur français né en 1883
CÉZEMBRE Jacques (pseud. d'André Reuze). Auteur français. (1985-1949)
Les Cinq Gentlemen maudits (feuilleton, 1913)
Le Champion fantôme (1932)
Le Revenant du Tertre-Feuillet (1935)
Meurtre sans victime (1944)
La Maison des pendus (1944)
CHARANNES Jacques. Auteur français, Bordeaux, 1900-Paris, 1995.
CHABER M.E. Voir CROSSEN Kendell
CHABREY François (pseud. de Marcel G. Preaster). Auteur suisse.
CHANTENAY Pierre de. Auteur français.
Les Mystères de la cour de Berlin (1916).
CHAPSAL Madeleine. Auteur français née à Paris en 1925.
CHARNWOOD Godfrey Rathbone Benson (Lord). Auteur anglais, 1864-1945.
Tracks in the Snow (1906)
CHARPENTIER André. Auteur français, 1884-1966.
Le Disciple de Loufock Holmes (feuilleton, 1926)
Le Train évanoui (1927)
Le Mystère du rapide 115 (1927)
Prends garde ! (1928)
Le Secret de la maison jaune (1932)
LAssassin imprévu (1932)
Les Nuits de la forêt
bleue (1934)
Le Disque qui accuse (1936)
La Treizième Victime (1937)
L'Homme qui a vendu sa mort (1938)
Le Fantôme qui tue (1938)
J'ai été tué par... (1940)
La Femme au loup d'or (1940)
Deux coups de feu (1945)
L'Homme au browning (1949)
CHARRIÈRE Christian. Auteur français, 1940-2005.
Dites-le avec des fleurs (1969)
CHARROUX Robert (pseud. de Robert Grugeau). Auteur français, Payroux (Vienne), 1909- ?, 1978.
Le Livre qui tue (1945).
CHARTERIS Leslie (pseud. de Leslie Charles Bowyer Yin). Auteur anglais, Singapour, 1907-Windsor, 1993.
CHARTIER Dan. Auteur français.
CHARYN Jérôme. Auteur américain né à New York dans le Bronx en 1937.
CHASE James Hadley (pseud. de René Brabazon Raymond). Auteur anglais, Londres, 1906-Suisse, 1985.
Sous les pseudonymes : Raymond Marshall, James L. Docherty, Ambrose Grant et, bien sûr, James Hadley Chase.
CHASTAIN Thomas. Auteur américain, Sydney Nova, 1921-New York, 1994.
CHATRIAN Alexandre. Voir ERCKMANN Emile.
CHATTAM Maxime. Auteur français, né en 1976.
CHAVANCE Louis. Auteur français, 1907-1979.
Sous le pseudonyme de Jack River
Sous le pseudonyme de Michel Fernay
CHAVARRIA Daniel. Auteur cubain né à San José de Mayo (Uruguay) en 1933.
CHAVETTE Eugène (pseud. d'Eugène Vachette). Auteur français, Paris, 1827-Montfermeil, 1902.
CHESBRO George Clark. Auteur américain né en 1940.
CHESTERTON Gilbert-Keith. Auteur anglais, Kensington, 1874-Beaconsfield, 1936.
CHEVRON Michel. Auteur français né en 1945.
CHEYNEY Peter (pseud. de Reginald Evelyn [Peter Southouse Cheyney). Auteur anglais, Londres, 1896-Londres, 1951.
CHILD Lee. Auteur anglais né à Coventry en 1954.
CHILDERS Erskine. Auteur anglo-irlandais, Londres, 1870-en Irlande, 1922.
The Riddle of the Sands : A record of Secret Service Recently Achieved (L'Enigme des sables : un rapport des services secrets, 1903).
CHRISTIE Agatha. Auteur anglais, Torquay, 1890-Wallingford, 1976.
CLANCY Tom. Auteur américain né en 1947 à Baltimore.
CLARÉTIE Jules. Auteur français, Limoges, 1840-Paris, 1913.
L'Accusateur (1897).
CLARK Carol Higgins. Auteur américain née en 1956.
CLARK Douglas. Auteur anglais, 1919-1993.
Sous le pseudonyme de James Ditton
CLARK Mary Higgins. Auteur américain née en 1929 à New York.
CLARKE Donald Henderson. Auteur américain, 1887-1958. Né à South Hadley (Massachusetts).
CLASON Clyde B. Auteur américain, 1903-1987.
CLAUDE Antoine-François. Chef de la police de sûreté, Toul, 1805-Vincennes, 1880.
CLAUDE Hervé. Auteur français né en 1945 à Paris.
CLAVIGNY Georges de. Auteur français, Lyon, 1873-Paris, 1952.
CLEEVE Brian. Auteur irlandais né à Thorpe Bay (Essex) en 1921.
CLÉMENT Paul. Voir AMETTE Jacques-Pierre.
CLIFFORD Francis (pseud. d'Arthur Léonard Bell Thompson). Auteur anglais, 1917-1975.
CLOUSTON, J. STORER. Auteur anglais 1870-1944.
COATMEUR Jean-François. Auteur français né en 1925 à Pouldavid-sur-Mer (Finistère).
COBEN Harlan. Auteur américain né dans le New Jersey en 1962.
COCKEY Tim. Auteur américain né à Baltimore.
COLBERT James. Auteur américain né en 1951 à La Nouvelle-Orléans.
COLE G.D.H. & M. Auteurs anglais, 1889-1959 et 1893-1980.
COLLARD Robert. Auteur français, Cherbourg, 1884-Paris, 1973.
COLLAS Philippe. Auteur français, né en 1957.
COLLINS Max Allan. Auteur américain né en 1948 dans l'Iowa.
COLLINS Michael (pseud. de Dennis Lynds). Auteur américain, 1924-2005.
Sous le pseudonyme de Michael Collins
Sous le pseudonyme de Maxwell Grant :
Sous le pseudonyme de Brett Halliday
Sous le pseudonyme d'Alfred Hitchcock
COLLINS William Wilkie. Auteur anglais, Londres, 1824-Londres, 1889.
COMMINGS Joseph. Auteur américain, 1913- 1992.
CONDON Richard. Auteur américain, NewYork, 1915-Dallas, 1996.
CONIL Philippe. Auteur français né en 1955 à Paris.
CONNELL Richard Edward. Auteur américain, Dutchess County (New York), 1893-New-York, 1949.
The Most Dangerous Game (Les Chasses du comte Zaroff, nouvelle, 1925)
Murder at Sea (1929)
CONNELLY Michael. Auteur américain né à Philadelphie en 1956.
CONNINGTON JJ. (pseud. d'Alfred Walter Stewart). Auteur anglais, Glasgow, 1880-Belfast, 1947.
CONNOLLYjohn. Auteur irlandais né à Dublin en 1968.
CONRAUX Michel. Auteur français.
CONSTANTINE K.C. (pseud. de Cari Kosak). Auteur américain né en 1935 à McKees Rock Borough.
CONSTINER Merle. Auteur américain, 1902-1979.
CONTRUCCI Jean. Auteur français, né en 1939
CONTY Jean-Pierre (pseud. de Valraffer). Auteur français, Merlebach, 1917-?, 1984.
COOK Robin. Auteur anglais, Londres, 1931-Londres, 1994.
COOK Robin. Auteur américain né à New-York en 1940.
COOK Thomas H. Auteur américain né à Fort Payne en 1947.
COOPER James Fenimore. Auteur américain, Barlington, 1789-Cooperstown, 1851.
COPPEL Alec. Auteur australien, 1909-1972.
CORBEDANNE Ralph. Auteur français.
Enquête policière dans la quatrième dimension (1947)
Un problème sur trois notes (1950)
Enigme dans le temps perdu (1958)
CORBIÈRE Stéphane. Auteur français.
La Plaie en triangle/La Chambre clouée (1930)
La Malle d'osier (1930)
Vasiliky l'êtrangleur (1939)
La Cage de tulle (1940)
Une poignée de diamants (1946)
Le Poignard japonais du prince Mido (1946)
Bal masqué (avec Wolney, 1946)
CORNIER Vincent. Auteur anglais, 1898-1976.
CORNWELL Patricia (Daniels). Auteur américain née à Miami en 1956.
CORRIS Peter. Auteur australien né en 1942 à Sydney.
COUPON Henri. Auteur français né en 1929 à Paris.
COURCEL Pierre (pseud. de Roger Tribott). Auteur français né à Paris en 1983.
COURTINE Robert. Auteur français, 1911-1998.
COUSIN Michel. Auteur français né à Paris en 1928.
Sous le pseudonyme de Michel Germont
CRAIG David. Voir JAMES Bill.
CRAIG Jonathan (pseud. de Frank E. Smith). Auteur américain, Santa Barbara, 1919-NewYork, 1984.
CRAIS Robert. Auteur américain né en 1953 à Los Angeles.
CREASEY John. Auteur anglais, Southfields, 1908-Angleterre, 1973.
Sous le nom d'Anthony Morton
Sous le nom de J.J. Marric
Sous le nom de Michael Halliday
Sous le nom de Jeremy York
Sous le nom de Norman Deane
Sous le nom de Kyle Hunt
CREWS Harry. Auteur américain né à Aima (Géorgie) en 1935.
CRICHTON Michael. Auteur américain né à Chicago en 1942.
CRIFO Thierry. Auteur français né à Tunis en 1954.
CRISPIN Edmund (pseud. de Robert Bruce Montgomery). Auteur anglais, 1921-1978
CROFTS Freeman Wills. Auteur irlandais, Dublin, 1879-Guildford, 1957.
CROMBIE Deborah. Auteur américain née à Dallas en 1952.
CRONLEY Jay. Auteur américain né à Lincoln (Nebraska) en 1943
CROSBY John. Auteur américain, Wisconsin, 1912-Wisconsin, 1991.
CROSS Amanda (pseud. de Carolyn Gold Heilbrun). Auteur américain née en 1926 à East Orange (New Jersey).
CROSSEN Kendell F. Auteur américain, Albany, 1910-1981.
Sous le pseudonyme de M.E. Chaber
Sous le pseudonyme de Christopher Monig
Sous le pseudonyme de Richard Foster
CRUMLEY James. Auteur américain né en 1939 à Three Rivers (Texas).
CULPAN Maurice. Auteur anglais né à Dublin en 1918.
CUMBERLAND Marten. Auteur anglais, 1892-1972.
Sous le pseudonyme de Kevin O'Mara
CUNNINGHAM E.V. Voir FAST Howard.
CUSSLER Clive. Auteur américain né à Aurora (Illinois) en 1931.
== D ==
DAC Pierre (pseud. d'André Isaac) et BLANCHE Francis. Auteurs français, 1893-1975 et 1921-1974.
Malheur aux barbus (1952)
Confession de Furax (1952)
Mangez de la salade (1952)
Les Barbus de l'espace (1953)
Le Boudin sacré (1971)
Malheur aux barbus (1971)
Crimée... châtiment (1971)
La Lumière qui s'éteint (1972)
L'Atoll Anatole (1972)
M... comme (1972)
Le Gruyère qui tue (1976)
DAENINCKX Didier. Auteur français né à Saint-Denis en 1949.
DAGORY Jean-Michel. Auteur français né à Paris en 1946.
DALEY Robert. Auteur américain né à New York en 1930.
DALLAS Oswald. Auteur américain. (1881-1951)
The Strange Case of Vintrix Polbarton (Le Docteur Fregalle, 1931).
DALY Carroll John. Auteur américain, Yonkers (New York), 1889-Los Angeles, 1958.
DANIELS Norman A. (pseud. de Norman A. Danberg). Auteur américain, Connecticut, 1906-1995.
Sous le pseudonyme de Harrison Judd
DANTEC Maurice G. Auteur français né à Grenoble en 1959.
DARCY Paul (pseud. de Paul Salmon). Auteur français, 1884-1965.
DARD Frédéric. Auteur français, Jallieu, 1921-Marbella, 2000.
Sous le pseudonyme de Kaput
Sous le pseudonyme de L'Ange noir
Sous le pseudonyme de Kill Him
Sous le pseudonyme de Cornel Milk
Sous le pseudonyme de Maxell Beeting
Sous le pseudonyme de Frédéric Antony
Sous le pseudonyme de Verne Goody
Sous le pseudonyme de Wel Norton
Sous le pseudonyme de F.D. Ricard
Sous le pseudonyme de Sydeney
Sous le pseudonyme de San-Antonio
DARD Patrice. Auteur français né en 1944.
DARIEN Georges (pseud. de Georges Adrien). Auteur français, 1862-1921.
Le Voleur (1897)
DARS Sarah. Auteur français.
DARTOIS Yves (pseud. d'Yves Ruelle). Auteur français, Paris, 1901-Montmorency, 1974.
DAVIDSEN Leif. Auteur danois né en Fionie en 1950.
DAVIS Frederick C. Auteur américain, Saint Joseph (Missouri), 1902-Passagrille (Floride), 1977.
DAVIS Kenn. Auteur américain, né en 1932 à Salinas.
DAVIS Mildred. Auteur américain née à Shrub Oak (New York) en 1930.
DAVIS Norbert. Auteur américain, Morrison (Illinois), 1909-Harwich (Massachusetts), 1949.
DAZERGUES Max-André (pseud. d'André Compère). Auteur français, Lyon, 1903-Lyon, 1963.
DE ANDREA William L. Auteur américain, État de New York, 1952-New York, 1996.
DE ANGELIS Auguste Auteur italien, Rome, 1888-Bellagio, 1944.
DEAVER Jeffery. Auteur américain né à Chicago en 1950.
DEBRÉ Jean-Louis. Auteur français né à Toulouse en 1944.
DECOIN Didier. Auteur français né à Boulogne-Billancourt en 1945.
DECOURCELLE Pierre. Auteur français, Paris, 1856-Paris, 1926.
Sherlock Holmes (pièce, 1907)
Les Mystères de New-York (1916)
DECREST Jacques (pseud. de Jacques-Napoléon Faure-Biguet). Auteur français, Paris, 1893-Le Vésinet, 1954.
Hasard (1933)
Les Trois Jeunes Filles de Vienne (1934)
Les Rendez-vous du dimanche soir (1935)
La Petite Fille de Bois-Colombes (1936)
L'Oiseau-poignard (1936)
La Vérité du septième jour (1939)
Le Bal de la Montagne noire (1941)
La Maison du haut (1941)
Six bras en l'air (nouvelles, 1943)
Les Jeunes Filles perdues (1943)
Fille de la mort (1944)
Les Pistolets solitaires (1946)
La Semaine des trois jeudis (1946)
Fumées sans feu (avec Germaine Decrest, 1949)
Les Chambres sans serrures (1949)
L'Homme des trois nuits (1950)
L'Office des ténèbres (1952)
Le Tambour des dunes (1953)
Le Salon des oiseaux (1954)
Denise du bord de l'eau (1954)
Dieu mesure le vent (1955)
Les Complices de l'aube (achevé par Thomas Narcejac, 1955).
DEE Ed. Auteur américain né en 1940.
DEIGHTON Len. Auteur anglais né à Londres en 1929.
DEKOBRA Maurice (pseud. d'Ernest-Maurice Tessier). Auteur français, 1885-1973.
DELACORTA (pseud. de Daniel Odier). Auteur suisse né à Genève en 1945.
DELAFERRE Antoine. Auteur français
DELAMARE Maxime. Auteur français.
DELEUSE Robert. Auteur français né en 1950.
DELION Jean. Voir VALLET Raf.
DEL PAPPAS Gilles. Auteur français né à Marseille en 1949.
DELTEIL Gérard (pseud. de Gérard Folio). Auteur français né à Paris en 1939.
DEMARIS Ovid (pseud. d'Ovide E. Desmarais). Auteur américain né à Biddeford (Maine) en 1919.
DEMILLE Nelson. Auteur américain né à New-York en 1943.
DEMING Richard. Auteur américain, Des Moines (Iowa), 1915-1983.
DEMOUZON Alain. Auteur français né à Lagny-sur-Mame en 1945.
DEMURE Jean-Paul. Auteur français né à Clermont-Ferrand en 1941.
DENIS Christian. Auteur français né en 1953.
DERLETH August William. Auteur américain, Sank City (Wisconsin), 1909-?, 1971.
DERMÈZE Yves (pseud. de Paul Berato). Auteur français, Tonneins (Lot-et-Garonne), 1915-?, 1989.
D'ERRICO Ezio. Auteur italien, Agrigente, 1892-Rome, 1972.
DESPENTES Virginie. Auteur français née à Nancy en 1969.
DESSAINT Pascal. Auteur français né à Dunkerque en 1964.
DESTANQUE Robert. Auteur français né à Bordeaux en 1931.
DEVINE David McDonald ou Dominic. Auteur anglais, 1920-1981.
DEWEY Thomas Blanchard. Auteur américain, Indiana, 1915-Arizona, 1988.
DEXTER Colin. Auteur anglais né à Stamford en 1930.
DIBDIN Michael. Auteur anglais né à Wolverhampton en 1947.
DICKENS Charles. Auteur anglais, Portsmouth, 1812-Gadshill, 1870.
No Thoroughfare (avec Wilkie Collins, Voie sans issue, 1867)
The Mystery ofEdwin Drood (Le Mystère d'Edwin Drood, 1870).
DICKINSON Peter (pseud. de Peter Malcolm de Brissac Dickinson). Auteur anglais né en Zambie en 1927.
DIDELOT Francis. Auteur français, Tamatave, 1902-Paris, 1985.
DIEHL William. Auteur américain né en 1924 à New-York.
DIEZ Rolo. Auteur argentin né en 1940.
Di FULVIO Luca. Auteur italien né en 1957.
DlMERCURIO Michael. Auteur américain.
DISNEY Doris Miles. Auteur américain, Glastonburry, 1907-Frederjeksburg, 1976.
DlSNEY Dorothy Cameron. Auteur américain, Oklahoma, 1903-Connecticut, 1992.
DJIAN Philippe. Auteur français né à Paris en 1949.
DoDGE David. Auteur américain, Berkeley, 1910-1974.
DOHERTY Paul C. Auteur anglais né dans l'Essex en 1946.
Sous le pseudonyme de Paul Harding
Sous le pseudonyme de Michael Clynes
Sous le pseudonyme de C L . Grâce
Sous le pseudonyme d'Ann Dukthas
DOMINIQUE Antoine L. (pseud. de Dominique Ponchardier). Auteur français, SaintÉtienne, 1917-1986.
DOODY Margaret Ann. Auteur anglais née à Saint John (New Brunswick) en 1939.
DORCINO Jean (pseud. de Jean Paulhac). Auteur français né en 1921.
Doss James D. Auteur américain né à Reading (Pennsylvanie) en 1941.
DOSTOÏEVSKI Fedor Mikhaïlovitch. Auteur russe, Moscou, 1821-Saint-Pétersbourg, 1881.
Prestuplenie i nakazanie (Crime et Châtiment, 1865)
Bratia Karamazov (Les Frères Karamazov, 1879-1880)
DOUGLAS Carole Nelson. Auteur américain née en 1944.
DOUGLAS John. Auteur américain né en 1947.
DOWNES Donald. Auteur américain né dans le Maryland en 1903.
DOYLE Sir Arthur Conan. Auteur anglais, Edimbourg, 1859-Windlesham, 1930.
DRAPER Alfred. Auteur anglais né à Londres en 1924.
IDREISER Théodore. Auteur américain, Terre [ Haute (Indiana), 1871-Hollywood, 1945.
DRIFFIELD Sir Clinton. Personnage de policier créé par JJ. Connington.
DUCHÂTEAU André-Paul. Auteur belge né à Tournai en 1925.
DUCRAY-DUMINIL François-Guillaume. Auteur français, Paris, 1761-Ville-d'Avray, 1819.
Victor ou l'Enfant de la forêt (1796)
Coelina ou l'Enfant du mystère (1798)
DUMAS Alexandre. Auteur français, Villers-Cotterêts, 1802-Puys, 1870.
Le Comte de Monte-Cristo (1844)
Les Mohicans de Paris (1854)
DU MAURIER Daphné. Auteur anglais, Londres, 1907-Kilmarth (Cornouailles), 1989.
DUNCAN William Murdoch. Auteur anglais, Glasgow, 1909-Écosse, 1976.
Sous le pseudonyme de John Cassells
Sous le pseudonyme de Neill Graham
Sous le pseudonyme de Peter Malloch
Sous le pseudonyme de Lovât Marshall
Sous le pseudonyme de John Dallas
DUNNE John Gregory. Auteur américain né dans le Connecticut, 1932-2003.
DUNNING John. Auteur américain né à Brooklyn en 1942.
DUQUESNE André. Auteur belge, Marcinelle (Belgique), 1911-Sainte-Radegonde-des-Pommiers (Deux-Sèvres), 1979.
Sous le pseudonyme de Jehan Van Rhyn
Sous le pseudonyme de Jules Hardouin
Sous le pseudonyme de Peter Randa
DUQUESNEL Félix. Auteur français, 1832-1915.
DURAND Loup. Auteur français, 1933-1995.
DURRENMATT Friedrich. Auteur suisse, Konelfinger, 1921-Neuchâtel, 1990.
DUTOURD Jean. Auteur français né à Paris en 1920.
Mémoires de Mary Watson (1980)
L'Assassin (1993)
==E==
EASTWOOD James. Auteur anglais né à Londres en 1918.
EBERHART Mignon (Good). Auteur américain, University Place (Nebraska), 1899- Greenwich (Connecticut), 1996.
ECKERT Horst. Auteur allemand né en 1959 à Weiden.
EDWARDSON Ake. Auteur suédois né en 1953.
ELLIN Stanley. Auteur américain, New York 1916-Brooklyn, 1986.
ELLROY James. Auteur américain né à Los Angeles en 1948.
EMBARECK Michel. Auteur français né à Dole (Jura) en 1952.
ENDRÈBE Maurice-Bernard. Auteur français né à Limoges en 1918.
ENEFER Douglas. Auteur anglais né à Birmingham en 1906.
ENNA Franco (pseud. de Franco Cannarozzo). Auteur italien, 1921-Lugano, 1990.
ERCKMANN Emile et CHATRIAN Alexandre. Auteurs français, 1822-1899 et 1826-1890. Le premier né à Phalsbourg et mort à Lunéville le second né au Grand-Soldat et mort à Villemomble.
Le Juif polonais (1867).
ERRER Emmanuel. Voir MAZARIN Jean.
##ESQUIROL Jules. Auteur français. (1881-1954)
L'Araignée de jade (1932)
L'Anneau de platine (1933)
Le Masque d'argent (1933)
Le Crime de M. Blaise (1935)
Le Mur de bronze (1941)
ESSEX Richard (pseud. de Richard Starr). Auteur britannique, 1878-1968.
## ESTAUNIÉ Edouard. Auteur français, Dijon, 1862-Paris, 1942.
Madame Clapain (1932).
ESTIENNE D'ORVES Nicolas d\ Auteur français né en 1974 à Neuilly-sur-Seine.
Rue de l'Autre-Monde (2003)
ESTLEMAN Loren D. Auteur américain né en 1952 dans le Michigan.
EusTACE Robert (pseud. de Robert Eustace Barton). Auteur anglais, 1854-1943.
EVANOVICH Janet. Auteur américain née dans le New Jersey en 1943.
EXBRAYAT Charles. Auteur français, SaintÉtienne, 1906-Saint-Étienne, 1989.
Sous le pseudonyme de Michael Loggan
== F ==
FABIEN Jean. Voir IDIERS Marcel.
FABRE Dominique. Auteur français né en Suisse en 1929.
Un beau monstre (1968)
La Tête en feu (1971)
Un meurtre est un meurtre (1972)
FAILLER Jean. Auteur français né en 1940 à Quimper.
FAIR A.A. Voir GARDNER Erle Stanley.
FAJARDIE Frédéric H. (pseud. de Ronald Moreau). Auteur français né en 1947 à Paris.
FALK Franz-Rudolf (pseud. de Philippe du Puy de Clinchamps). Pseudo-auteur autrichien (1913-1971).
FALLER Roger (pseud. de Roger Menanteau) Auteur français né à La Flotte-en-Ré en 1918.
Sous le pseudonyme de Roger Henri Nova
FARRELL Henry. Auteur américain né dans les années 20.
FAST Howard Melvin. Auteur américain, 1914-2003.
Sous le pseudonyme de Walter Ericson
FAUCHET Raymond. Auteur français.
La Boutique sanglante (1934)
La folle hurle à la mort (1934)
La Mort secrète (1935)
Ennemi public (1935)
La Guinguette au trésor (1935)
Tué le soir (1945)
Ni fleurs ni couronnes (1947)
FAULKNER William. Auteur américain, New Albany (Mississippi), 1897-Byhalia (Mississippi), 1962.
FAUQUE Jean-Charles. Auteur français né en 1943 à Lyon.
FAURE, Edgar. Auteur français, Béziers, 1908-Paris, 1988.
FEARING Kenneth. Auteur américain, 1902-1961.
FEINMANN José Pablo. Écrivain argentin né en 1943 à Buenos Aires.
FERNIC P.A. (pseud. d'André Ferran et Pierre Daunic). Auteur français
La Bête aux sept manteaux (1935)
La Belle aux sept fourrures (1940)
FERNY Claude. Auteur français, Rennes, 1906-Colombes, 1978.
FERRIÈRE Jean-Pierre. Auteur français né à Châteaudun en 1933.
FÉTIS Laurent. Auteur français né à Orléans en 1970.
FÉVAL Paul. Auteur français, Rennes, 1817-Paris, 1887.
Les Mystères de Londres (1844)
Les Couteaux d'or (1856)
Jean Diable (1862)
Les Habits noirs (1863-1875)
FFORDE Jasper. Auteur anglais.
FLECHTER Jean-Jacques. Auteur suisse, né en 1927.
FILASTO Nino. Auteur italien né à Florence en 1938.
FINDLEY Ferguson (pseud. de Charles Frey). Auteur américain, 1910-1963.
FINNEGAN Robert (pseud. de Paul William Ryan). Auteur américain, San Francisco, 1906-1947.
FISH Robert L. Auteur américain, Cleveland, 1912-1981.
FISHER Steve (pseud. de Stephen Gould). Auteur américain, Marine City, 1912-Canoga Park, 1980.
FITZGERALD F. Scott. Auteur américain, Saint Paul (Minnesota), 1896-Hollywood, 1940.
The Mystery ofthe Raymond Mortage (Now and Then, septembre 1909).
FLAGG John (pseud. de John Gearon). Auteur américain, 1885 ?-1970 ?.
FLAUBERT Gustave. Auteur français, Rouen, 1821-Croisset, 1880.
Madame Bovary (1856).
FLEETWOOD Hugh. Auteur britannique né en 1944.
FLEMING Ian. Auteur anglais, Londres, 1908-Goldeneve (Caraïbes), 1964.
FLETCHER Lucille. Auteur américain, Brooklyn, 1912-Larghorne, 2000.
FOIS Marcello. Auteur italien né en 1960 en Sardaigne.
FOLEY Rae (pseud. d'Elinore Denniston). Auteur américain, 1900-1978.
Sous le pseudonyme de Denis Allan
FOLLETT Kenneth Martin. Auteur anglais né en 1949 à Cardiff.
FONTENEAU Pascale. Auteur français née à Fougères en 1963.
FOOTNER Hulbert. Auteur américain, Hamilton (Ontario), 1879-dans le Maryland, 1944.
FORD Leslie. Voir FROME David.
FORESTER Cecil Scott. Auteur britannique, Le Caire, 1899-Fullerton, 1966.
FORREST Richard. Auteur américain né à Orange (New Jersey) en 1932.
FORSYTH Frederick. Auteur anglais né à Ashford en 1938.
FOSCA François (pseud. de Georges de Traz). Auteur suisse, 1878-1980.
##FOUGÈRES Yves (pseud. d'Yves Le Souchu). Auteur français, Bordeaux, 1921-1953.
Nuit et brouillard (1948)
Traites sur la mort (1949)
Le sable en boira le sang (1950)
Regrets éternels (1959).
FRANCIS Dick. Auteur anglais né en 1920 à Tenby (pays de Galles).
FREELING Nicolas. Auteur anglais, Londres, 1927-France, 2003.
FREEMAN Richard Austin. Auteur anglais, Londres, 1862-Gravesend, 1943.
FREEMANTLE Brian. Auteur anglais né à Southampton en 1936.
FREGNI René. Auteur français, né en 1947.
FRENCH Nicci (pseud. de Nicci Gerrard). Auteur anglais née en 1958.
FRIEDMAN Kinky. Auteur américain né au Texas en 1944.
FROME David (pseud. de Zenith Jones Brown). Auteur américain, Smith River, 1898-Californie, 1983.
Sous le pseudonyme de Leslie Ford
FRUTTERO Carlo et LUCENTINI Franco. Auteurs italiens nés à Turin en 1926 et en 1920. Lucentini est mort en 2002.
FULLER Samuel Michael. Auteur américain, Worcester (Massachusetts), 1911-Hollywood, 1997.
FUTRELLE Jacques. Auteur américain, Pike Country, 1875-dans le naufrage du Titanic, 1912.
FYFIELD Frances (pseud. de Frances Hegarty). Auteur britannique née en 1948.
== G ==
GABORIAU Emile. Auteur français, Saujon (Charente-Inférieure), 1832-Paris, 1873.
L'Affaire Lerouge (1865)
Le Crime d'Orcival (1866-1867)
Le Dossier 113 (1867)
Les Esclaves de Paris (1867-1868)
Monsieur Lecoq (1868)
La Corde au cou (1872-1873)
Le Petit Vieux des Batignolles (1876)
GAGE Nicholas (pseud. de Nicholas Ngagoyeanes). Auteur américain né en 1939 en Grèce.
GALLOT, Didier. Auteur français.
###GALOPIN, Arnould. Auteur français, 1865-1934.
La Ténébreuse Affaire de Green Park (1910)
Ténèbras, le bandit fantôme (1911)
Mémoires d'un cambrioleur retiré des affaires (1922)
L'Homme au complet gris (1931)
La Résurrection d'Edgar Pipe (1933)
La Dernière Incarnation d'Edgar Pipe (1934)
GARDNER Erle Stanley. Auteur américain, Malden (Massachusetts), 1889-Rancho del Paisano, 1970.
GARDNER John Edmund. Auteur anglo-saxon né en 1926.
GAREN Jean-Pierre (pseud. de Jean-Pierre Goiran). Auteur français, né en 1932.
GARFIELD Brian. Auteur américain né à New York en 1939.
GASPAR José da Natividade. Auteur portugais né en 1904 à Lisbonne.
GASTYNE Jules de. Auteur français, 1847-1920.
Série « Les exploits du plus grand détective » (1908-1910)
GATTÉGNO Jean-Pierre. Auteur français né en 1944.
GAULT William Campbell. Auteur américain, Milwaukee, 1910-Santa Barbara, 1995.
Sous le pseudonyme de Roney Scott
Sous le pseudonyme de Will Duke
GAUTIER Philippe. Auteur français né à Paris en 1934.
GAUTIER Théophile. Auteur français, Tarbes, 1811-Neuilly, 1872.
Le Club des Hachichins (nouvelle, 1846)
La Belle Jenny (1864)
GEORGE Elizabeth. Auteur américain née à Warren (Ohio) en 1949.
GEORGIUS (pseud. de Georges Guibourg). Auteur français, Mantes, 1891-Paris, 1970.
Sous le pseudonyme de Georgius/Jo Barnais
GERCKE Doris. Auteur allemand née en 1937.
GERMAIN Alain. Auteur français né à Carentan en 1948.
GERNIGON Christian. Auteur français né à Saint-Nazaire en 1949
GERRARD Paul. Voir SABRAN Jean.
GIDE André. Auteur français, Paris, 1869-Paris, 1951.
Les Caves du Vatican (1914)
GIESBERT Franz-Olivier. Auteur français né à Washington en 1949.
L'Abatteur (2003).
GILBERT Anthony (pseud. de Lucy Béatrice Malleson). Auteur anglais, 1899-1973.
Sous le pseudonyme de Kilmeny Keith
Sous le pseudonyme d'Ann Meredith
GILBERT Michael Francis. Auteur anglais né en 1912 à Billingham (Lincolnshire).
GILL Anton. Auteur anglais né à Alford en 1948.
GILL Bartholomew (pseud. de Mark McGarrity). Auteur américain né en 1943.
GIlX B.M. (pseud. de Barbara Margaret Trimble). Auteur anglais née en 1921 à Molyhead dans le pays de Galles.
Sous le pseudonyme de Margaret Blake
GILLOIS André (pseud. de Maurice Diamant-Berger). Auteur français, 1902-2004.
GIONO, Jean. Auteur français, Manosque, 1895-Manosque, 1970.
Un roi sans divertissement (1947)
GIOVANNI, José. Auteur français, 1923-2004.
GLAUSER Friedrich. Auteur suisse, Vienne, 1896-Genève, 1938.
GODEY John (pseud. de Morton Freedgood). Auteur américain né en 1912 à Brooklyn.
GODWIN William. Auteur anglais, Wisbeach, 1756-Londres, 1836.
Things as They Are or the Adventures of Caleb Williams (Caleb Williams ou Les Aventures de Caleb William, 1794).
GOINES Donald. Auteur américain, Détroit, 1937-Detroit, 1974.
GOLDMAN William. Auteur américain né en 1931 à Chicago.
GONZALEZ LEDESMA Francisco. Auteur espagnol né à Barcelone en 1927.
GOODIS David. Auteur américain, Philadelphie, 1917-Philadelphie, 1967.
GORES Joe. Auteur américain né à Rochester (Minnesota) en 1931.
GOSLING Paula. Auteur américain née en 1939 à Détroit.
GOUGH Laurence. Auteur canadien né en 1943 à Vancouver
GOULART Ron. Auteur américain né à Berkeley en 1933.
GRADY James. Auteur américain né en 1949 dans le Montana.
GRAEME Bruce (pseud. de Graham Montague Jeffries). Auteur anglais, Londres, 1900-Londres, 1982.
GRAEME Roderic (pseud. de Roderic Jeffries). Auteur anglais né en 1926 à Londres.
Sous le pseudonyme de Roderic Graeme
Sous le pseudonyme de Jeffrey Ashford
Sous le pseudonyme de Peter Alding
GRAFTON Cornélius Warren. Auteur américain, Chine, 1909-Louisville (Kentucky), 1982.
GRAFTON Sue. Auteur américain née en 1940 dans le Kentucky.
GRAHAM Caroline. Auteur anglais née en 1931.
GRAHAM Neill. Voir DUNCAN William.
GRANGE Jean-Christophe. Auteur français né à Paris en 1961.
GRANOTIER Sylvie. Auteur français née à Alger en 1951.
GRANT Maxwell (pseud. de Walter B. Gibson). Auteur américain, 1897-1985.
GRAYSON Richard (pseud. de Richard Grindal).Auteur écossais.
GREEN Anna Katherine. Auteur américain, Brooklyn, 1846-Buffalo, 1935.
GREENE Graham. Auteur anglais, Berkham-P stead, 1904-Suisse, 1991.
GREENHALL Ken. Auteur américain.
GREENLEAF Stephen. Auteur américain né à Washington en 1942.
GREGG Cecil Freeman. Auteur anglais né en 1898.
GRIBBLE Léonard. Auteur anglais né en 1908 à Londres.
GRIMALDI Laura. Auteur italien née en Toscane en 1938.
GRIMES Martha. Auteur américain née en 1931 à Pittsburgh.
GRIPPANDO James. Auteur américain né en 1958.
GRISHAM John. Auteur américain né dans l'Arkansas en 1955.
GRISOLIA Michel. Auteur français, Nice, 1948-2005.
GROC Léon. Auteur français, La Rochelle, 1882-Nice, 1956.
L'ascenseur (1922)
L'Assassinée du téléphone (1924)
Le Bourreau fantôme (1927)
L'Etrange Alibi (nouvelle, 1927)
La Cabine tragique (1930)
La Maison des morts (1930)
Le Petit Roi d'Angkor (1933)
Le Maître de l'étoile (1933)
Le Testament du professeur « Triple G » (1938)
Marqués pour la mort (1939)
Le Mystère du studio 36 (1941)
L'Homme qui fait chanter les astres (1941)
Stan Kipper, le roi des détectives (1944-1946, 9 fascicules)
Le professeur a disparu (1945)
Sous le feu des projecteurs (1946)
Les Jumeaux du 14 juillet (1947)
La Grille qui tue (1951).
GRUBB Davis Alexander. Auteur américain, Moundsville, 1919-New York, 1980.
GRUBER Frank. Auteur américain, Elmer, 1904-Californie, 1969.
## GUÉROULT Constant. Auteur français, Elbeuf, 1814-Paris, 1882.
Les Vautours de Paris (avec le marquis de Foudras, 1854)
Les Etrangleurs de Paris (avec P. de Couder, 1859)
L'Affaire Marcellange (1867)
Les Abîmes de Paris (1867)
L'Affaire de la rue du Temple (1868)
La Tabatière de M. Lubin (1870)
Les Exploits de Fifi Vollard (1876)
GUIBERT Michel. Auteur français né à Poitiers en 1941.
GUILLAUME Jean-Louis. Auteur français.
GUILLOT René. Auteur français, Courcoury, 1900-Paris, 1969.
GUTMANN Caroline. Auteur français née en 1965.
== H ==
HAGGARD Henry Rider. Auteur anglais, Woodfarm dans le Norfolk, 1856-Londres,
HALL Adam. Auteur anglais, Bromley (Kent), 1920-Arizona, 1995.
HALL Geoffrey Holiday. Auteur américain.
HALL James Wilson. Auteur américain né à Hopkinoville (Kentucky) en 1947.
HALLIDAY Brett (pseud. de Davis Dresser). Auteur américain, Chicago, 1904-?, 1977.
Sous le pseudonyme d'Asa Baker
Sous le pseudonyme d'Anderson Wayne
HALSE Harlan Page. Auteur américain.
HALTER Paul. Auteur français né à Haguenau en 1956.
HAMILTON Donald. Auteur américain né à Uppsala (Suède) en 1916.
HAMMETT Dashiell. Auteur américain, Saint Mary (Maryland), 1894-New York, 1961.
HANSEN Joseph. Auteur américain, Aberdeen, 1923-Californie, 2004.
HARDING. Voir MALET.
HARRINGTON Joseph. Auteur américain, Newark (New Jersey), 1903-?, 1980.
HARRINGTON Kent. Auteur américain né à San Francisco en 1952.
HARRINGTON William. Auteur américain, Marietta (Ohio), 1931-?, 2000.
Sous le pseudonyme d'Elliott Roosevelt
HARRIS Alfred. Auteur canadien né à Toronto en 1928.
HARRIS Robert. Auteur anglais né à Nottingham en 1957.
HARRIS Thomas. Auteur américain né à Jackson en 1940.
HARRIS Timothy. Auteur américain né à Los Angeles en 1946.
HARRISON Colin. Auteur américain.
HARRISON Michael. Auteur anglais, 1907- 1991.
Sous le pseudonyme de Quentin Downes
HART Frances, née Noyés. Auteur américain, Silvery Spring (Maryland), 1890-1943.
HARVEY Jack. Voir RANKIN Ian.
HARVEY John. Auteur anglais né à Londres en 1938.
Sous le pseudonyme de John Barton
HASTINGS MacDonald. Auteur anglais, Londres, 1909-Londres, 1982.
HAUSER Thomas. Auteur américain né à New York en 1946.
HAYDER Mo. Auteur anglais.
HAVES Joseph Arnold. Auteur américain né à Indianapolis en 1918.
HAYMON Sylvia Theresa. Auteur anglais, Norwich, 1918-1995.
HE Jiahong. Auteur chinois né à Pékin en 1953.
HEATH William L. Auteur américain né à Lake Village (Arkansas) en 1924.
HECHT Ben. Auteur américain, Racine (Wisconsin), 1894-New York, 1964.
HÉLÉNA André. Auteur français, Narbonne, 1919-Leucate, 1972.
Sous le pseudonyme de Jack Spencer Trehalï
Sous le pseudonyme d'Andy Helen
Sous le nom de Kathy Woodfield
Sous le pseudonyme de Mauren Sullivan
Sous le pseudonyme de Buddy Wesson
Sous le pseudonyme de Patricia Wellwood
Sous le pseudonyme de Robert Tachet
HELSETH Edward Henry. Auteur américain né en 1912.
HEMINGWAY Ernest. Auteur américain, Oak Park (Illinois), 1899-Ketchum (Idaho), 1961.
The Killers (Les Tueurs, 1927).
HÉMON Louis. Auteur français, Brest, 1880- Canada, 1913.
HENDERSON Lauren. Auteur anglais née à Londres en 1966.
HÉNOUMONT René. Auteur belge, né en 1922.
HENRY O. (pseud. de William Sidney Porter).Auteur américain, Greensboro, 1862-New York, 1910.
HENSLEY Joe Louis. Auteur américain né à Bloomington (Indiana) en 1926.
HERBERT Michel et WYL Eugène. Auteurs français.
La Maison interdite (1932)
Le Crime derrière la
porte (1934)
L'Homme qui disparut (1936)
HEYER Georgette. Auteur anglais, Wimbledon, 1902-près de Londres, 1974.
HIAASEN Cari. Auteur américain né à Fort Lauderdale (Floride) en 1953.
HICHENS Robert Smythe. Auteur américain, à Speldhurst (Kent), 1864-Zurich, 1950.
HIGGINS George Vincent. Auteur américain, Brockton (Massachusetts), 1939-Milton (Massachusetts), 1999.
HIGGINS Jack. Voir PATTERSON Henry.
HlGHSMITH Patricia (pseud. de Mary Patricia Plaughman). Auteur américain, Fort Worth (Texas), 1921-Tegna (Suisse), 1995.
HILL Reginald. Auteur anglais né à Hartlepool en 1936.
HlLLERMAN Tony. Auteur américain né à Sacred Heart (Oklahoma) en 1925.
HlMES Chester. Auteur américain, Jefferson City (Missouri), 1909-Alicante (Espagne), 1984.
HINXMAN Margaret. Auteur anglo-saxon née en 1924.
HITCHCOCK Alfred. Réalisateur et éditeur anglais, Londres, 1899-Los Angeles,, 1980.
HITCHCOCK Jane Stanton. Auteur américain.
HOAG Tami. Auteur américain né dans le Minnesota en 1959.
HOCH Edward D. Auteur américain né à Rochester (New York) en 1930.
HoDGSON William Hope. Auteur anglais, Blackmore End (Essex), 1877-Ypres, 1918.
HOÉ Frédéric (pseud. de Pierre Counillon). Auteur français né à Sidi Bel-Abbès en 1922.
HOEG Peter. Auteur danois.
HOFFMAN Ernest Theodor Amadeus. Auteur allemand, Koenigsberg, 1776-Berlin, 1822.
HOLDING Elisabeth Sanxay. Auteur américain, Brooklyn (NYC), 1889-1955.
HOLT Ann Kerstin. Auteur norvégien née à Larvik en 1956.
HOLT Henry. Auteur anglais.
HOMES Geoffrey (pseud. de Daniel Mainwaring). Auteur américain, Dunlap, 1902-Los Angeles (Californie), 1977.
HORLER Sydney. Auteur anglais, Leytonston (Essex), 1888-en Essex, 1954.
HORNUNG Ernest William. Auteur anglais, Middlesbrough (Yorkshire), 1866-Saint-Jean-de-Luz, 1921.
HOUSEHOLD Geoffrey. Auteur anglais, Bristol, 1900-1988.
HOUSSIN Joël. Auteur français né en 1953.
HOWARD Clark. Auteur américain né à Ripley (Tennessee) en 1934.
HUBY Félix (pseud. d'Eberhard Hungerbûhler). Auteur allemand né à Dettenhausen en 1938.
HUET Philippe. Auteur français né au Havre en 1942.
HUGHES Dorothy BeËe. Auteur américain, Kansas-City, 1904-Los Angeles, 1993.
HUGO Victor. Auteur français, Besançon, 1802-Paris, 1885.
Les Misérables (1862).
HUME David (pseud. de John Victor Tumer). Auteur britannique, 1900-1945.
Sous le pseudonyme de David Hume
Sous le pseudonyme de Nicholas Brady
HUME Ferguson. Auteur anglais, Angleterre, 1859-Australie, 1932.
HUNTER Alan (pseud. de James Hébert). Auteur britannique né à Norwich en 1922.
HUNTER Stephen. Auteur américain né en 1946 à Kansas City.
HURLEY Graham. Auteur anglais.
== I ==
IBARGÛENGOITIA Jorge. Auteur mexicain, Guanajuato, 1928-Madrid, 1983.
IDIERS Marcel. Auteur français.
ILES Francis. Voir BERKELEY Anthony.
IMBAR Jean-Gérard. Auteur français, Paris, 1944-1999.
IRISH William. Voir WOOLRICH.
IZNER Claude (pseud. de Liliane Korb, née en 1940, et de Laurence Lefèvre, née à Paris en 1951)
IZZI Eugène. Auteur américain, Chicago, 1953-1996.
IZZO Jean-Claude. Auteur français, Marseille, 1945-2000.
== J ==
JACQUEMARD Serge. Auteur français né à Pennaroja (Espagne) en 1928.
JACQUES Norbert. Auteur luxembourgeois, Luxembourg, 1880-Coblence, 1954.
##JAGOT Henry. Auteur français.(1854-1933) (alias: Frédéric Valade et Paul Tobasse)
Le Suicidé de la rue Jacob (1931)
Le Disparu de la rue Lepic (1933)
JAMES Bill (pseud. d'Allan James Tucker) Auteur gallois né à Cardiff en 1929.
Sous le pseudonyme de David Craig
Sous le pseudonyme de James Tucker
JAMES Phillys Dorofhy. Romancière anglaise née à Oxford en 1920.
JAMET Dominique. Auteur français né à Poitiers en 1936.
JAOUEN Hervé. Auteur français né à Quimper en 1946.
JAPP Andréa H. (pseud. de Lionelle Nugon-Baudon). Auteur français née à Paris en 1957.
JAPRISOT Sébastien (pseud. de Jean-Baptiste Rossi). Auteur français, Marseille, 1934-Vichy, 2003.
Compartiment tueurs (1962)
Piège pour Cendrillon (1962)
La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil (1966)
Adieu l'ami (1968)
La Course du lièvre à travers les champs (1972)
L'Eté meurtrier (1977).
JEPSON Edgar Alfred. Auteur britannique, 1863-1938.
JEPSON Selwyn. Auteur anglais, Londres, l899-Hampshire, 1989
JESSUP Richard. Auteur américain, Savannah (Géorgie), 1925-Notomis (Floride), 1982.
JOENSUU Matti Irjanà. Auteur finlandais né à Helsinki en 1948.
JOHNSON Emil Richard. Auteur américain, Printice (Wisconsin), 1937-Ortonville (Minnesota), 1997.
JOLY François. Auteur français né à Béziers en 1939.
JONQUET Thierry. Auteur français né à Paris en 1954.
JUBERT Hervé. Auteur français né en 1970.
== K ==
KAA (pseud. de Pascal Marignac). Auteur français, Châtillon-sur-Seine, 1945-2002.
KAMINSKY Stuart. Auteur américain né à Chicago en 1934.
KANE Frank. Auteur américain, New York, 1918-1968.
KANE Henry. Auteur américain né à New York en 1918.
KANON Joseph. Auteur américain né en 1946. Los Alamos (Los Alamos, 1997)
The Prodigal
KANTOR MACKINLAY. Auteur américain, 1904-1977.
KASSAK Fred (pseud. de Pierre Humblot). Auteur français né à Paris en 1928.
KASTNER Erich. Auteur allemand, Dresde, 1899-Munich, 1974.
KATZENBACH John. Auteur américain né à Princeton en 1950.
KAVANAGH Dan (pseud. de Julian Barnes) Auteur anglais né à Leicester en 1946.
KEATING Henry Raymond Fitzwalter. Auteur anglais né à St. Leonard-on-Sea (Sussex) en 1926.
KEENE Day (pseud. de Gunnar Hjerstedt) Auteur américain, Chicago, 1904-North Hollywood, 1969.
KELLERMAN Jonathan. Auteur américain né à New York en 1949.
KELMAN Judith. Auteur américain née à New York en 1945.
KEMELMAN Harry. Auteur américain, Boston, 1908-?, 1996.
KEMP Percy. Auteur français.
KENDRICK Baynard Hardwick. Auteur américain, Philadelphie, 1894-Floride, 1977.
KENNEALY Jerry. Auteur américain né à San Francisco en 1938.
KENNEDY Adam. Auteur américain, Otterbein, 1930-Kent, 1997.
Sous le pseudonyme de John Redgate
KENNEDY Milward (pseud. de Milward Rodon Kennedy Burge). Auteur britannique, Winchester, 1894-Sussex, 1968.
Sous le pseudonyme d'Evelyn Elder
KENNY Paul (pseud. de Jean Libert, né à Laken en 1913, et de Gaston Van den Panhuyse, 1913-1981).
KENRICK Tony. Auteur australien né à Sydney en 1935.
KENYON Michael. Auteur anglais né à Huddersfield (Yorkshire) en 1931.
KERNEL Brigitte. Auteur français, né en 1959.
KERR Philip. Auteur écossais né à Edimbourg en 1956.
KERSH Gerald. Auteur américain, Teddington-on-Thames (Middlesex), 1911-Cragsmoor, 1968.
KÉRY Jean (pseud. de Jean-Marie Le Covec de Kéryvallon). Auteur français, Paris, 1893-Paris, 1985.
KHADRA Yasmina (pseud. de Mohammed Moulessehoul). Auteur algérien né à Kenadza (Algérie) en 1955.
KIENZLE William X. Auteur américain, Détroit, 1998-Detroit, 2001.
KIJEWSKI Karen. Auteur américain née à Berkeley en 1943.
KlNG Charles Daly. Auteur américain, New-York, 1895-1963.
KING Laurie R. Auteur anglais née en Californie en 1952.
KING Rufus. Auteur américain, New York, 1893-New York, 1966.
KING Sherwood. Auteur américain.
KING Stephen. Auteur américain né à Portland (Maine) en 1947.
KINNET Paul. Auteur belge né à Bruxelles en 1915.
KIPLING Rudyard. Auteur anglais, Bombay,1865-Londres, 1936.
Kim (Kim, 1901)
KIRST Hans Hellmut. Auteur allemand, Osterode, 1914-Brême, 1989.
KLOTZ Claude. Auteur français né à Marseille en 1932.
KNIGHT Adam (pseud. de Lawrence Rosenblum).
Auteur américain, New York, 1908-Waterbury (Connecticut), 1981.
Sous le pseudonyme de Lawrence Lariar
Sous le pseudonyme d'Adam Knight
KNIGHT Clifford. Auteur américain, 1886-?
KNOTT Frederick. Auteur anglais né en Chine en 1918.
KNOX Ronald A. Auteur anglais, Leicestershire, 1888-Mells, 1957.
KOENIG Laird. Auteur américain né à Seattle en 1932.
KOHOUT Pavel. Auteur tchèque né en 1928.
KONATÉ Moussa. Auteur malien né en 1951.
KONOPNICKI Guy. Auteur français né en 1948.
KOONTZ Dean Ray. Auteur américain né à Everett (Pennsylvanie) en 1945.
KOTZWINKLE William. Auteur américain né à Scranton en 1938.
KRISTEVA Julia. Auteur français née en 1941 à Silven (Bulgarie).
KRISTY Eric. Auteur français né à Paris en 1951.
KURLAND Michael. Auteur américain né en 1938.
-KY (pseud. de Horst Bosetzky). Auteur allemand né en 1938 à Berlin.
== L ==
LACENAIRE Pierre-François. Assassin fameux, Francheville, 1800-Paris, 1836.
Mémoires (2 vol., 1836).
LACOMBE Denis. Auteur français né en 1936 à Toulouse.
LACY Ed (pseud. de Léonard Zinberg). Auteur américain, New York, 1911-New York, 1968.
LAFOREST Serge. Voir STEWART Terry.
LA FOUCHARDIÈRE Georges de (pseud. de Jean Chatel). Auteur français, 1874-1946.
Le Crime du Bouif (1924)
La Chienne (1929)
La Grande Rafle (1929)
LA FOUNTAINE George. Auteur américain né en 1934 dans le Massachusetts
LA GALITE John. Auteur français né à Carthage en 1952.
LAHIRE Jean de (pseud. d'Adolphe d'Espie). Auteur français, Bangals, 1878-Paris, 1956.
L'Assassinat du Nyctalope (1933)
Le Secret des Torelwoch (1934)
LAINÉ Pascal. Auteur français né à Anet en 1942.
LAMBESC Michel (pseud. de Georges Godefroy). Auteur français, Le Havre, 1912-Paris, 1974.
##LAMOTHE-LANGON Étienne-Léon. Auteur français, Montpellier, 1786-Paris, 1864.
Le Spectre de la galerie du château d'Estalens (1820)
L'Espion de police (1826)
LANDON Herman. Auteur américain, Stockholm, 1882-New York, 1960.
LANG Fritz. Auteur allemand, Vienne, 1890-Los Angeles, 1976.
LANG Maria (pseud. de Dagmar Lange). Auteur suédois, Vasteras, 1914-Vasteras, 1991.
LANGLOIS Guy. Auteur français.
LANGTON Jane. Auteur américain née en 1922.
LANOUX Armand. Auteur français, Paris, 1913-Paris, 1983.
LANSDALE Joe. Auteur américain né en 1951.
LANTEAUME Marcel Francis. Auteur français né en 1902.
LA PLANTE Lynda. Auteur anglais née en 1946 à Liverpool.
LATIMER Jonathan. Auteur américain, Chicago, 1906-La Jolla (Californie), 1983.
LATOUR Pierre. Auteur français, Agen, 1900- Agen, 1975.
## LAUNAY Louis. Auteur français, 1850-1913.
L'Héritier de Balsamo (1887)
Vidocq (avec Mario, 1892)
La Reine des cambrioleurs (1911).
LAURENCE Janet. Auteur anglais née à Londres en 1937.
LAURENT Jacques. Auteur français, Paris, 1919-Paris, 2000.
LAY André (pseud. d'André Boulay). Auteur français, 1924-1997.
LEBIGRE Ariette. Auteur français, né en 1929
LEBLANC Maurice. Auteur français, Rouen, 1864-Perpignan, 1941.
LE BRETON Auguste (pseud. d'Auguste Montfort). Auteur français, Lesnever, 1913- Saint-Germain-en-Laye, 1999.
LEBRUN Michel (pseud. de Michel Cade). Auteur français, Paris, 1930-Paris, 1996.
LE CARRÉ John (pseud. de David John Moore Cornwell.) Auteur anglais né en 1931 à Poole (Dorset).
LECAYE Alexis (pseud. d'Alexis El Kayem). Auteur français né en 1951.
LE CORRE Hervé. Auteur français né en 1955.
LEE John Silver. Voir STEWART Terry.
LE FANU John Sheridan. Auteur irlandais, Dublin, 1814-Irknde, 1873.
LE FAUCONNIER Janine. Auteur français.
LE HALLIER Jean (pseud. de Jacqueline et Yannick Boisyvon). Auteur français.
LEHANE Dennis. Auteur américain né à Boston en 1963.
LEHMAN Ernest. Auteur américain, 1915-2005.
LEIGH Robert. Auteur anglais né à Chatham en 1933.
LENTERIC Bernard. Auteur français.
LEON Donna. Auteur américain née dans le New Jersey en 1942.
LEONARD Elmore. Auteur américain né à La Nouvelle-Orléans en 1925.
##LE QUEUX William (Tufnell). Auteur anglais, Londres, 1864-Londres, 1927.
##LÉRIA Willems de. Auteur français, 1907-?
La Mort cramoisie (1943)
## LERMINA Jules. Auteur français, Paris, 1839-Paris, 1915.
Les Loups de Paris (1876)
Alise (feuilleton, 1898-1999)
série Toto Fouinard (1908)
## LE ROUGE Gustave. Auteur français, Valognes, 1867-Paris, 1938.
La Conspiration des milliardaires (1899-1900)
Le Mystérieux Docteur Cornélius (1912-1913)
La Vengeance du docteur Mohr (1914)
Le Tapis empoisonné (1915)
Les Aventures de Todd Marvell, détective milliardaire (1923).
LEROUX Gaston. Auteur français, Paris, 1868- Nice, 1927.
LESELEUC Anne de. Auteur français.
LESOU Pierre. Auteur français né à Paris en 1930.
LESPART Michel (pseud. de Michel Beaudet). Auteur français né en 1938.
Sous le pseudonyme de Norman Chang-April
Sous le pseudonyme de Michel Carnal
## LESPÈS Léo. Auteur français, Bouchain, 1815- Paris, 1875.
Les Yeux verts de la morgue (1840)
Les Mystères du Grand Opéra (1843)
LETAILLEUR Edouard. Auteur français, Oye, 1897-Corbeil, 1976.
LEVEL Maurice. Auteur français, Vendôme, 1875-Paris, 1926.
L'Epouvante (1908)
Les Oiseaux de nuit (1913)
La Malle sanglante (1916)
La Cité des voleurs (1923)
L'Enigme de Bellavista (avec Jean Pradhomme, 1929)
Le Marchand de secrets (avec J. Prudhomme, 1929)
LEVERT Jacques. Auteur français
Le Singe-Rouge (1946)
L'Epingle dans la neige (1948)
LEVIN Ira. Auteur américain né à New York en 1929.
LEWIS Matthew Gregory. Auteur anglais, 1775-Londres, en mer au large de la Jamaïque, 1818.
The Monk (Le Moine, 1795)
LEWIS Ted. Auteur anglais, 1940-1982
LlEBERMAN Herbert H. Auteur américain né à New Rochelle (New York) en 1933.
LIMAT Maurice. Auteur français, Paris, 1914-Sèvres, 2002.
LITTELL Robert. Auteur américain né en 1935 à Brooklyn (New York).
LIVINGSTON Jack. Auteur américain, né en 1925.
LIVINGSTONE J.B. (pseud.)
LOCHTE Dick. Auteur américain né à La Nouvelle-Orléans en 1944.
LOCKRIDGE Frances et Richard. Auteurs américains, respectivement 1896-1963 et 1898-1982.
LoGGAN Michael. Voir ExBRAYAT Charles.
LONDON Jack. Auteur américain, San Francisco, 1876-Glen Ellen, 1916.
The Assassination Bureau Ltd. (Le Bureau des assassinats, 1910-1963).
LONDON Mary. Auteur anglais née en 1941, près de Londres.
LONG Manning. Auteur américain née à Chase City en 1906.
LORAC E.C.R. (pseud. d'Edith Caroline Rivett). Auteur anglais, Londres, 1894-Londres, 1958.
###LORDE André de. Auteur français, Toulouse, 1871-Antibes, 1942.
L'Etrange Amant du mal (1923)
Le Château de la mort lente (1926)
Le Second Crime de la dame en noir (1929).
LORIOT Noëlle (pseud. de Laurence Oriol). Auteur français née en 1925.
LOUS Alexandre (pseud. de Jean-Baptiste Baronian). Auteur français né en 1942.
LOVESEY Peter. Auteur anglais né en 1936 à Whitton (Middlesex).
LUARD Nicholas. Auteur anglais né en 1937 en Iran.
LUCARELLI Carlo. Auteur italien né à Parme en 1960.
LUCENTINI Franco. Voir FRUTTERO Carlo.
LUDLUM Robert. Auteur américain, New York, 1927-New York, 2001.
LUTZ John. Auteur américain né en 1939.
== M ==
MCAULIFFE Frank (pseud. de Frank Maladie). Auteur américain, né en 1926.
McBAIN Ed. (de son vrai nom Salvatore A. Lombino). Auteur américain, 1926-2005.
Sous le pseudonyme de Curt Cannon
Sous le pseudonyme de Hunt Collins
MCCARRY Charles. Auteur américain, né en 1929.
MACCHIAVELLI Loriano. Auteur italien, né à Vergato en 1934.
Mc CLOY Helen. (pseud. de Worrell Clarkson). Auteur américain, New York, 1904-1993.
McCLURE James. Auteur sud-africain, né à Johannesburg en 1939.
##McCOY Horace. Auteur américain, Pegram (Tennessee), 1897-Beverley Hills, 1955.
McDERMID Val. Auteur anglais, née à Kircaldy en 1955.
McDONALD Gregory. Auteur américain, né en 1937 à Shrewsburry (Massachusetts).
MacDONALD John Dann. Auteur américain, Sharon (Pennsylvanie), 1916 - Milwaukee, 1986.
MacDONALD Patricia J. (pseud. de Patricia Bourgeau). Auteur américain, née en 1949.
MacDONALD Philip. Auteur anglais, Ecosse, 1899-1980.
Sous le pseudonyme d'Oliver Fleming (avec son père)
Sous le pseudonyme d'Anthony Lawless
MacDONALD Ross (pseud. de Kenneth Millar). Auteur américain, Los Angeles, 1915-Santa Barbara, 1983.
McDOUGALD Roman. Auteur américain, Louisiane, 1907-1960.
McGEE Travis. Cf. MACDONALD John Dann.
McGERR Patricia. Auteur américain, Falls City (Nebraska) 1917-Washington, 1985.
McGIVERN William P. Auteur américain, Chicago, 1922-Palm Springs, 1982.
Sous le pseudonyme de Bill Peters
McGOWN Jill. Auteur anglais, née à Argyll en 1947.
##MACHEN Arthur Llewellyn Jones. Auteur anglais, Caerlon on Usk, 1863-Beaconsfield, 1947.
The Three Imposters (1895).
McILVANNEY William. Auteur anglais, né en Ecosse en 1936.
MCINERNY Ralph. Auteur américain, né à Minneapolis en 1929.
MacINNES Helen. Auteur écossais, Glasgow, 1907-1985.
MacKENZIE Donald. Auteur canadien, Toronto, 1918-1993.
McKIMMEY James. Auteur américain, né en 1923.
McLEAN Alistair. Auteur écossais, 1922-1987.
MacLEAN Charles. Auteur anglais, né en 1946.
Mc LENDON James. Auteur américain, 1942-1982.
McNAB Andy. Auteur anglais, né à Church (Lancashire) en 1947.
MAC ORLAN Pierre (pseud. de Pierre Dumarchey).Auteur français, Péronne 1882-Saint-Cyr-sur-Morin, 1970.
Mc PARTLAND John. Auteur américain, Chicago, 1911-Hollywood (?), 1958.
McSHANE Mark. Auteur australien, né en 1929 à Sidney.
MADRID Juan. Auteur espagnol, né à Malaga en 1947.
MAGNAN Pierre. Auteur français, né à Manosque en 1922.
###MAGOG H.J. (pseud. de Henri-Georges Jeanne). Auteur français, 1877-1947.
Trois ombres sur Paris (1928)
Le Sosie du président (1928)
L'Enigme de la malle rouge (1929)
Un film dans la vie (1933)
Le Bandit au masque d'or (1934)
Les Yeux du diable/Le Bandit aux yeux verts (1934)
La Bande des masques bleus (1939)
Une auto passa (1939)
La Marque des sept (avec Jeff, 1940)
Le Bracelet maudit (avec Jeff, 1940)
Un monsieur de Vichy (1940)
L'Homme à la bague (1940)
Une photo, une piste (1941)
Le Policier sans visage (1942).
MAJAN Raphaël. Auteur français, né à Saint-Sébastien en 1963.
MALET Léo. Auteur français, Montpellier, 1909-Châtillon-sous-Bagneux, 1996.
Sous le pseudonyme de Léo Latimer
Sous le pseudonyme d'Orner Refreger
Sous le pseudonyme de Lionel Doucet
MALLOCH Peter. Voir DUNCAN William.
MALRAUX André. Voir Sanctuaire
MALTE Marcus (pseud. de Martiniani). Auteur français né à Toulon en 1967.
MANCHETTE Jean-Patrick. Auteur français, Marseille, 1942-Paris, 1995.
MANKELL Henning. Auteur suédois, né en 1948 dans le Hardjedëlen.
MANOR Jason (pseud. d'Oaxley Maxwell Hall). Auteur américain, né en 1920 à San Diego (Californie).
MANOTO Dominique (pseud. de Marie-Noëlle Thibault). Auteur français, née à Paris en 1942.
## MARCHENELLES Jean des. Auteur français. Série Francis Bayard (1938-1944).
MARCILLAC Jean (pseud. de Jean Jeannin). Auteur français, né en 1902 à Paris.
MARGOLIN Phillip. Auteur américain, né à New York en 1944.
MARIE ET JOSEPH (pseud. de Corinne Bouchard et Pierre Mezinski). Auteurs français, nés respectivement à Grenoble en 1958 et à Neuilly-en-Dun en 1950.
MARININA Alexandra (pseud. de Marina Anatolïevna Alexeïva). Auteur russe, née à Lvov en 1957.
MARKSTEIN George. Auteur anglais, 1929-1987.
MARLOWE Dan James. Auteur américain, 1914-1986.
MARQUAND John Phillips. Auteur américain, Wilmington (Delaware), 1893-Newburyport (Massachusetts), 1960.
MARRIC J.J. Voir CREASYjohn.
MARSH Ngaio. Auteur néo-zélandais, Christchurch, 1895-1982.
MARSHALL Lovat. Voir DUNCAN William.
MARSTON Edward (de son vrai Keith Miles). Auteur anglais, né au pays de Galles en 1940.
Sous son nom de Keith Miles
Sous le pseudonyme de Conrad Allen
MÂRTENSON Jan. Auteur suédois, né à Uppsala en 1933.
MARTIN Andreu. Auteur espagnol, né à Barcelone en 1949.
MARTIN Hansjôrg. Auteur allemand, Leipzig 1920-Hambourg, 1999.
MARTIN Roger. Auteur français, né à Ronchin-lez-Lille (Nord) en 1950.
MARTINI Steve. Auteur américain, né à San Francisco en 1946.
##MARY Jules. Auteur français, Launois-sur-Vence, 1851-Paris, 1922.
Le Boucher de Meudon (1882)
Roger la Honte (1887)
MASLOWSKI Igor B. Auteur français, né à Smolensk (Russie) en 1914.
MASON Alfred Edward Woodley. Auteur anglais, Camberwell, 1865-Londres, 1948
##MASTERMAN Walter Sidney. Auteur anglais, 1876-?
The Wrong Letter (1926)
The Curse ofthe Reckaviles (1927)
2 L.O. Gollanc (1928)
The Green Toad (Le Crapaud malais, 1928)
The Yellow Mistletoe (1930)
The Tangle (1931)
The Mystery of Fifty-Tioo (1931)
The Nameless Crime (1932)
The Flying Beast (1932)
The Baddington Horror (1934)
The Rose of Death (1934)
The Perjured Alibi (1935)
The Avenger Strikes (1936)
The Bloodhounds Bay (1936)
The Border Line (La Maléfique expérience du docteur Gilkie/L'Expérience du docteur Gilkie, 1936)
The Wrong Verdict (1937)
The Secret of the Downs (1938)
The Hunted Man (1938)
The Curse of Cantire (1939)
The Hooded Monster (1939)
Back from the Grave (L'Expérience du docteur Gilkie, 1940)
The Death Coins (1940)
The Silver Léopard (1941)
The Man Without a Head (1942).
MASTERSON Wade. Voir MILLER Wade
MASUR Harold Q. Auteur américain, né en 1909.
MATHESON Richard. Auteur américain, né à Allendale (New Jersey) en 1926.
MATHIEU Bernard. Auteur français, né en 1943.
MATHIS Alexandre. Auteur français.
MATSUMOTO Seiko. Auteur japonais, Kokura 1909-Tokyo, 1992.
##MATURIN Charles-Robert. Auteur irlandais, Dublin, 1782-1824.
Melmoth the Wanderer (Melmoth, l'homme errant, 1820).
MAU Olivier. Auteur français, né à Paris en 1967.
MAUDHUY Roger. Auteur français.
## MAUDRU Pierre. Auteur français, 1892- ?
L'Homme aux deux têtes (1929)
L'Ennemi dans l'ombre (1945)
Le Domaine de la peur (1946)
L'Enigmatique Monsieur Max (1955).
MAUGHAM W. Somerset. Auteur anglais, Paris, 1874-Saint-Jean-Cap-Ferrat, 1965.
Ashenden or The British Agent (Mr. Ashenden, agent secret, 1928).
MAUPASSANT Guy de. Auteur français, Tourville-sur-Arques, 1850-Paris, 1893.
Contes :
Un drame vrai (1882)
Le Petit Fût (1884)
La Dot (1884)
La Petite Roque (1885)
L'Assassin (1887).
MAUREL Jean-Pierre. Auteur français, né en 1949.
MAURIAC François. Cf. Thérèse Desqueyroux
MAXIM John R. Auteur américain, né en 1937.
MAZARIN Jean (pseud. de René-Charles Rey). Auteur français, né à Tunis en 1934.
Sous le pseudonyme d'Emmanuel Errer
►► Maximilien Heller. Roman d'Henry Cauvain (1871).
MEIRS George. Auteur français, 1878-1962.
MELVILLE James (pseud. de Roy Peter Martin). Auteur anglais, né à Londres en 1931.
MENARD Emmanuel. Auteur français né en 1968 à Gennevilliers.
MENDOZA Eduardo. Auteur espagnol, né à Barcelone en 1943.
MÉRA Robert-Georges (pseud. de Georges de Beurre). Auteur français, 1910-1972.
Sous le pseudonyme d'Irving Le Roy
MERCADER Ramon. Voir JONQUET Thierry.
MÉRIMÉE Prosper. Auteur français, Paris, 1803-Cannes, 1870.
Mateo Falcone (1829).
MESPLÈDE Claude. Auteur français, né en Charente-Maritime en 1939.
Le Cantique des cantines (1997).
MESPLÈDE Pierre-Alain. Auteur français, né à Rochefort en 1943.
*** MESSAC Régis. Auteur français, 1893-1943.
Le Détective Novel et l'influence de la pensée scientifique (1929).
MEYER Deon. Auteur sud-africain, né en 1958 près de Klerksdorp.
MEYER Nicholas. Auteur américain, né à New York en 1945.
MILLAR Kenneth. Voir MACDONALD John Ross.
MILLAR Margaret (née Sturm). Auteur canadien, Kitchner (Ontario), 1915-Santa Barbara (Californie), 1994.
MILLER Wade (pseud. des auteurs américains Robert Wade, né à San Diego en 1920, et Bill Miller, 1920-1961).
Sous le pseudonyme de Whit Masterson
Sous le pseudonyme de Will Daemer
Sous le pseudonyme de Dale Wilmer
MIRBEAU Octave. Auteur français, Trévières (Orne), 1848-Paris, 1917.
Les Bouches inutiles dans La Pipe de cidre (1902)
MlTCHELL James. Auteur anglais, né à South Shields (Durham) en 1926.
MODESTY Biaise. Voir O'DONNEIX.
MODIANO Patrick. Auteur français, né à Boulogne-sur-Seine en 1945.
Rue des boutiques obscures (1978)
MONAGHAN Hélène (de son nom de jeune fille Emilie-Hélène Loireau). Auteur français, née à Strasbourg en 1929.
MONBRUN Estelle. Auteur français.
MONTALBAN. Voir VAZQUEZ MONTALBAN.
MONTANARI Damila Comastri. Auteur italien, née à Bologne en 1948.
MONTEILHET Hubert. Auteur français, né à Paris en 1928.
MOONEY Chris. Auteur anglo-saxon.
MOREAU Daniel. Auteur français, né en 1923.
MORGON David (pseud. de Christian Mandon). Auteur français, né en 1941.
MORRELL David. Auteur canadien, né à Kitchener en 1943.
MORRIS-DUMOULIN Gilles (pseud. de Maurice-René Dumoulin). Auteur français, né en 1924 au Havre.
MORRISON Arthur. Auteur anglais, Londres, 1863-1945.
M.ORTIMER John. Auteur britannique, né en 1923 à Hampstead (Londres).
MORTON Anthony. Voir CREASEY John.
MOSCONI Patrick. Auteur français, né à Pau en 1950.
### MOSELLI José. Auteur français, Paris, 1882-Cannes, 1941.
« Les aventures fantastiques d'un jeune policier (Jean Flair) » dans Collections d'aventures, 1909-1917/1917-1920
« W... Vert » dans L'Intrépide, 1910-1911
« Les aventures de John Strobbins Mouche 513 détective-cambrioleur » dans L'Épatant 1911-1933
« Le baron Stromboli » dans L'Inédit, 1912-1913
« Iko Terouka, le célèbre détective japonais » dans Le Petit Illustré, 1919-1935
« Browning et Cie détectives » dans Cri-Cri, 1935
« Triplix l'insaisissable » dans Système D, 1924
« La momie rouge » dans Système D, 1925
« La guerre des océans » dans Sciences et voyages, 1928
« Radassar » dans L'Epatant, 1928
« Les tueurs de Chinatown » dans L'Epatant, 1931-1933
« L'héritier du grand lama » dans Junior, 1936
« Monsieur Dupont, détective » dans Cri-Cri, 1935-1937 (Bibliographie établie d'après 813, n° 24).
MOSLEY Walter. Auteur américain, né à Los Angeles en 1952.
MOYES Patricia (de son nom de jeune fille Packenham-Walsh). Auteur d'origine irlandaise, 1923-2000.
MULLER Dominique. Auteur français, née à Strasbourg en 1949.
MULOT Jean-Marie. Auteur français, né en 1958.
== N ==
NABB Magdalen. Auteur anglais, née à Church (Lancashire) en 1947.
NARCEJAC Thomas (pseud. de Pierre Ayraud). Auteur français, Rochefort-sur-Mer, 1908-Nice, 1998.
##NATOLI Luigi. Auteur italien, 1857-1941.
I Beati Paoli (Le Bâtard de Palerme, s.d.)
Coriolano délia Floresta (La Mort à Messine, s.d.)
Coriolano délia Fioresta (s.d.).
NAUDY Michel-Julien. Auteur français, né à Toulouse en 1944.
NAUGHTON Edmund. Auteur américain, né en 1926.
NAVA Michael. Auteur américain, né en Californie en 1954.
NEBEL Frederick. Auteur américain, New York, 1903-Laguna Beach, 1967.
NEMOURS Pierre (pseud. de Pierre Guillemot). Auteur français, 1920-1982.
NÉRON Claude. Auteur français, 1926-1991.
NESBO Jo. Auteur norvégien.
NEVERS Luc. Auteur français, né en 1966.
NIALL Michael (pseud. de Howard Breslin). Auteur américain, 1912-1964.
NICLOUX Guillaume. Auteur français, né en 1966.
NICODÈME Béatrice. Auteur français, née en 1951.
NlELSEN Helen. Auteur américain, Roseville, 1918-Prescott, 2002.
NiSBET Jim. Auteur américain, né à New York en 1947.
NOGUERAS Luis Rogelio. Auteur cubain, 1945-1985.
NOLAN William. Auteur américain né en 1928.
NORD Pierre (pseud. d'André Brouillard, colonel). Auteur français, Cateau (Nord), 1900-Monaco, 1985
NORO Fred (pseud. de Siegfried Schwarz). Auteur français, né en 1930
NOTTRET Patrick. Auteur français, né en 1953.
== O ==
OATES Joyce Carol. Auteur américain, née en 1938.
OBERLÉ Gérard. Auteur français, né à Monswiller (Bas-Rhin) en 1945.
##O'BRIEN Fitz-James. Auteur américain d'origine irlandaise, 1828-1862.
The Diamond Lens (La Lentille de diamant, paru dans The Atlantic Monthly, janvier 1858).
ODLUM Jérôme. Auteur américain, 1905-1954.
O'DONNEIX Lilian (Udvardy de son nom de jeune fille). Auteur américain, née à Trieste 1926.
O'DONNELL Peter. Auteur anglais, né à Lewisham, près de Londres, en 1920.
O'FARRELL William. Auteur américain, Saint-Louis, 1904-Bandol, 1962.
Sous le pseudonyme de William Grew
OFFUT Chris. Auteur américain, né dans les Appalaches en 1958.
O'FLAHERTY Liam. Auteur irlandais, 1896-1984.
O'HENRY. Voir HENRY O.
OLLIVIER Mikael. Auteur français.
OPPEL Jean-Hugues. Auteur français, né à Paris en 1957.
##OPPENHEIM Edward Phillips. Auteur anglais, Leicester, 1866-Guernesey, 1946.
Sous le pseudonyme d'Anthony Partridge
Expiation (1887)
The Peer and the Woman (Le Secret de lord Alceston, 1892)
A Monk ofCruta (1894)
A Daughter ofthe Marionis (1895)
False Evidence (1896)
The Postmaster of Market Deignton (1896)
A Modem Prometheus (1896)
The Mystery ofMr. Bernard Broion (Dîner d'anniversaire, 1896)
The Wooing of Fortune (1896)
The World's Great Snare (1896)
The Amazing Judgment (1897)
As a Man Lives (1898)
A Daughter of Astrea (1898)
The Mysterious Mr. Sabin (Le Complot, 1898)
The Man and His Kingdom (1899)
Mr. Marx s Secret (1899)
A Millionnaire of Yesterday (Je n'ai pas tué, 1900)
Master of Men (1901)
The Survivor (1901)
The Traitors (1903)
The Great Awakening (1902)
A Prince ofSinners (1903)
The Yellow Crayon (1903)
The Master Hummer (1904)
The Betrayal (1904)
Anna the Adventuress (Anna l'aventureuse, 1904)
A Maker ofHistory (1905)
Mr. Wingrave, millionnaire (1906)
A Lost Leader (1906)
The Vindicator (1907)
The Missioner (1907)
The Secret (1907)
Conspirators (1907)
Bérénice (Bérénice, 1907)
Jeanne ofthe Marshes (1908)
The Governors (1908)
The Moving Finger (1910)
The Illustrions Prince (Prince Maiyo, 1910)
The Missing Delora (La Disparition de Delora, 1910)
Havoc (1911)
The Temptation of Tavemake (1911)
The Lighted Way (1912)
The Mischief-Maker (1912)
The Double Life of Mr. Alfred Burton (1913)
The Way of These Women (1913)
The Vanished Messenger (1914)
The Double Traitor (Le Double Traître, 1915)
Mr. Grex of Monte-Carlo (1915)
The Kingdom of the Blind (1916)
The Hillman (1917)
The Cinéma Murder (1917)
The Zeppelin Passenger (1918)
The Pawn's Count (1918)
The Curious Quest (Les Tentations d'Ernest Bliss, 1919)
The Strange Case of Mr. Jocelyn Thew (1919)
The Wicked Marquis (OEil pour oeil, 1919)
The Devïïs Paw (1920)
The Great Impersonation (L'Imposteur, 1920)
Jacob 's Ladder (1921)
Nobody'sMan (1921)
The Profiteers (1921)
The Evil Shepherd (Prince du crime, 1921)
The Great Prince Shan (1922)
The Mystery Road (1923)
Michael's Evil Deeds (Les Forfaits de Michael, 1923)
The Inévitable Millionnaires (Millionnaires malgré tout, 1923)
The Passionate Quest (Les Trois Pupilles de Benjamin Stone, 1924)
The Wrath to Corne (1924)
Gabriel Samara (1925)
Stolen Idols (1925)
The Interloper (1926)
The Golden Beast (La Bête dorée, 1926)
Harvey Garrard's Crime (Le Crime de Harvey Garrard, 1926)
Prodigals of Monte-Carlo (Le Rendez-vous avec la mort, 1926)
Madame (Madame, 1927)
Miss Brown ofXYO (1927)
The Fortunate Wayfarer (1928)
Matorni's Vineyard (Z 33, 1928)
The Light Beyond (Un forban d'aujourd'hui, 1928)
Blackman's Wood (1929)
The Glenlitten Murder (Le Meurtre de Glenlitten, 1929)
The Treasure House of Martin Hews (Le Manoir maudit, 1929)
The Lion and the Lamb (1929)
The Million Pound Deposit (Six hommes et cent millions, Ormerod 541, 1930)
Up the Ladder ofGold (Le Maître de l'or, 1931)
Inspecter Dickens Retires (L'inspecteur Dickens prend sa retraite, 1931)
Moran Chamber Smiled (Le Faux Témoin, 1932)
The Ostrekoff Jewels (Les Bijoux des Ostrekov, 1932)
Jeremiah and the Princess (1933)
Crooks in the Sunshine (Les Bandits de la Riviera, 1933)
Murder at Monte-Carlo (1933)
The Strange Boarders of Palace Crescent (1934)
The Bank Manager (L'Etrange Directeur de banque, 1934)
The Gallows of Chance (Un homme d'honneur, 1934)
The Battle of Basinghall Street (1935)
The Spy Paramount (1935)
The Bird ofParadise (1936)
Ask Miss Mott (Miss Nell détective, 1936)
The Dumb Gods Speak (1937)
Envoy Extraordinary (1937)
The Mayor on Horseback (1937)
The Colossus of Arcadia (1938)
The Spymaster (1938)
Exit a Dictator (1939)
Sir Adam Disappeared (1939)
The Stranger's Gâte (1939)
The Grassleyes Mystery (1940)
Last Train Out (1940)
The Shy Plutocrat (1941)
The Man Who Changea His Plea (1942)
M. Mirakel (1943)
Sous le pseudonyme d'Anthony Partridge
The Ghosts of Society (1908)
The Kingdom of Earth (1909)
Passers-by (1910)
The Golden Web (1910)
The Count of Saint-Simon (1912)
##ORCZY (baronne Emmuska). Auteur anglais, Tarna-Ors, 1865-Londres, 1947.
The Scarlet Pimpernel (Le Mouron rouge, 1905)
The Case of Miss Elliott (Le Meurtre de Miss Elliott, nouvelles, 1905)
The Elusive Pimpernel (1908)
The Old Man in the Corner (Un amateur de mystères, nouvelles, 1909)
Lady Molly ofScotland Yard (1910)
The Man in Grey (1918)
Unravelled Knots (1925)
Sir Percy Hits Back (1927)
Skin o My Tooth (1928)
The Way ofthe Scarlet Pimpernel (1933)
ORIOL Laurence. Cf. LORIOT Noëlle.
ORMEROD Roger. Auteur anglais, né en 1920.
ORTIGÂO José Duarte Ramalho. Auteur portugais, 1836-1915.
O mistério da estrada de Sintra (Le Mystère de la route de Sintra, 1907).
ORVAL Claude (pseud. de Gaston Farragut). Auteur français, 1897-1963.
OSTER Jerry. Auteur américain, né au Nouveau-Mexique en 1943.
OUVARD Jacques (pseud. de Roger Guichardan). Auteur français, Chambéry, 1906-1985.
OWEN Thomas (pseud. de Gérald Bertot). Auteur belge, Louvain, 1910-2002.
== P ==
PAGAN Hugues. Auteur français, né à Orleansville en 1947.
PAGE Alain (un des pseud. de Jean-Emmanuel Conil). Auteur français, né à Paris en 1930.
Sous le pseudonyme d'Henri Dalbret
Sous le pseudonyme d'Alain Ray
Sous le pseudonyme d'Alain Page
PAILLET Marc. Auteur français, 1918-2000.
PALAHNIUK Chuck. Auteur américain, né à Pasco en 1962.
PALMER Stuart. Auteur américain, 1905-1968.
PAOLI Paul (pseud. de Philippe Daudy). Auteur français, Paris, 1925-1994.
##PARAZ Albert. Auteur français, 1899-1957.
PARETSKY Sara. Auteur américain, née à Ames (Iowa) en 1947.
PARKER T. Jefferson. Auteur américain, né à Los Angeles en 1957.
PARKER Robert Brown. Auteur américain, né à Springfield (Massachusetts) en 1932.
PAROT Jean-François. Auteur français.
PARSONS Julie. Auteur néo-zélandais, née à Auckland en 1951.
PATTERSON Harry. Auteur britannique, né à Newcastle en 1929.
Sous le pseudonyme de Martin Fallon
Sous le pseudonyme de James Graham
Sous le pseudonyme de Hugh Marlowe
PATTERSON James. Auteur américain, né à Newburgh en 1947.
PATTERSON Richard North. Auteur américain, né en 1947
PAUCARD Humphrey (pseud. d'Alain Paucard). Auteur français, né à Paris en 1945.
PAUL Ellio. Auteur américain, 1891-1958.
PAVN James. Auteur anglais, 1830-1898.
Lost Sir Massingberd (1864)
Found Dead (1869)
The Disappearance of George Driffell (1896).
PEACE David. Auteur anglais.
PEARS Ian. Auteur anglais, né à Coventry en 1955.
PELECANOS George. Auteur américain, né à Washington en 1957.
PELLETIER Chantai. Auteur français, née à Lyon en 1949.
PELMAN Brice (pseud. de Pierre Ponsart). Auteur français, Casablanca, 1924-2004.
Sous le pseudonyme de Pierre Darcis
PELOT Pierre (pseud. de Pierre Grosdemange). Auteur français, né à Saint-Maurice-sur-Moselle (Vosges) en 1945.
PENDLETON Donald Eugène. Auteur américain, Little Rock, 1927-Sedona, 1995.
PENNAC Daniel. Auteur français, né à Casablanca en 1944.
Sous le pseudonyme de J. B. Nacray
PÉREZ-REVERTE Arturo. Auteur espagnol, né à Carthagène (Espagne) en 1951.
El maestro de esgrima (Le Maître d'escrime, 1988)
La tabla de Flandes (Le Tableau du maître flamand, 1990)
El Club Dumas (Club Dumas, 1993)
PÉRISSET Maurice. Auteur français, Montélimar, 1920-Hyères, 1999.
PEROWNE Barry (un des pseud. de Philip Atkey). Auteur anglais, New Forest, 1908-1985.
Sous le pseudonyme de Pat Merriman : Night
Sous le pseudonyme de Barry Perowne
PERRAULT Gilles (pseud. de Jacques Peyrolles). Auteur français, né à Paris en 1931.
PERREAUT Pierre Martin (pseud. de Léon Guillaumin). Auteur français.
PERRY Anne (pseud. de Juliet Hulme). Auteur anglais, née à Londres en 1938.
PERRY Thomas. Auteur américain, né en 1947.
##PERUTZ Léo. Auteur allemand, Prague, 1884-Bed Ischl, 1957.
Zwischen neun und neun (Le Tour du cadran, 1918)
Der Meister des Jùngsten Tages (Le Maître du Jugement dernier, 1923).
PETER Lord. Voir WIMSEY
PETERS Elizabeth (pseud. de Barbara Mertz). Auteur américain, née en 1927.
PETERS Ellis (pseud. d'Edith Pargeter). Auteur anglais, 1913-1995.
PETIEVICH Gerald. Auteur américain, né à Los Angeles en 1944.
PETITHUGUENIN Jean. Auteur français, 1878-1939.
#PEUCHET Jacques. Auteur français, Paris, 1758-Paris, 1830.
Mémoires tirés des archives de la police de Paris pour servir à l'histoire de la morale et de la police depuis Louis XIV jusqu'à nos jours (6 vol., 1836)
PHILLPOTTS Eden. Auteur anglais, 1862-1960.
PIAZZESE Santo. Auteur italien, né à Palerme en 1948.
PICARD Gilbert. Auteur français, né en 1937.
PICOT André. Auteur français, né à Arpajon en 1923.
PICOULY Daniel. Auteur français, né à Villemonble (Seine-Saint-Denis) en 1948.
PIERCE David Milton. Auteur canadien, né à Montréal en 1932.
PIRE Robert. Voir FISH Robert.
PlLJEAN André. Auteur français, Aubervilliers, 1914-Paris, 1956.
Passons la monnaie ! (1951)
Un chien écrasé (1953)
Service dans l'ombre (1954)
Impasse sanglante (1954)
Péril sur l'Ouest (1954)
Liste noire (1955)
Morts en chaîne (1955)
Affaire privée (1955)
Fonds secrets (1956)
Mission punitive (1956)
Corridor E (1956)
Jeu blanc (1956)
Opération piège (1957).
PlNKERTON Allan. Détective et auteur américain, 1819-1884.
PlNKETTS Andréa G. Auteur italien, né à Milan en 1961.
PIPER Evelyn (pseud. de Merriam Modell). Auteur américain, New York, 1908-1994.
PIRINÇCI Akif. Auteur allemand, né à Istanbul en 1959.
PIWOWARCZYK Andrzej. Auteur polonais, 1919-1994.
POE Edgar Allan. Auteur américain, Boston, 1809-Baltimore, 1849.
## POE Robert. Auteur américain. (Usher)
PONSON DU TERRAIL Pierre-Alexis, vicomte de. Auteur français, Montmaur (Isère), 1829-Bordeaux, 1871.
Les Drames de Paris (1866-1870), repris sous le titre Rocambole et comprenant :
L'Héritage mystérieux
Le Club des valets de coeur
Les Exploits de Rocambole
Les Chevaliers du clair de lune
La Dernière Incarnation de Rocambole
Le Testament de Grain-de-sel
Le Bagne de Toulon
Le Dernier Mot de Rocambole
Le Retour de Rocambole
La Nourrisseuse d'enfants
Le Cimetière des suppliciés
La Captivité du maître
La Résurrection de Rocambole.
PORLOCK Martin. Voir MACDONALD Philip.
POSLANIEC Christian. Auteur français, né à Paris en 1944.
## POST Melville Davisson. Auteur américain, Virginie, 1869-1930.
The Strange Schemes ofRandolph Mason (1896)
The Clients of Randolph Mason (1897)
The Corrector of Désunies (1908)
The Gilded Chair (1910)
The Nameless Thing (1912)
Uncle Abner : Master ofMysteries (1918)
The Mystery at the Blue Villa (1919)
The Sleuth of St famés Square (1920)
Monsieur Jonquille, Prefect of Police of Paris (1923)
Walker ofthe Secret Service (1924)
The Bradmoor Murder (1929)
The Silent Witness (Le Témoin imprévu, 1930)
POSTATE John W. Auteur anglo-saxon, 1851-1921.
POTTS Jean. Auteur américain, 1910-1999.
POUPON R. Auteur français.
POUY Jean-Bernard. Auteur français, né à Paris en 1946.
PRATHER Richard Scott. Auteur américain, né à Santa Anna (Californie) en 1921.
PRÊTRE Marcel Georges. Auteur français
Sous le pseudonyme de François Chabrey
PRÉVOST Guillaume. Auteur français, né en 1965.
PRICE Anthony. Auteur anglais, né en 1928.
PRIESTLEY John Boynton. Auteur anglais, Bradford (Yorkshire), 1894-Alveston (Warwickshire), 1984.
PRIOLLET Marcel. Auteur français, 1884-1960.
PRIOLY Lucien. Auteur français. 1908-1999
Plaute éternel (1947)
Le colonel avait perdu (1949)
Trois morts dans un fauteuil (1950)
En collaboration avec Lucien Terneuse :
Le Crime de la rue Juillet (1947)
La Flèche rouge (1948)
►► Problème de la cellule 13 (Le) (The Problem of Cell 13). Nouvelle de Jacques Futrelle (1905).
►► Procès Bellamy (Le) (The Bellamy Trial). Roman de Frances Hart (1927).
PROCTER Maurice. Auteur anglais, Nelson, 1906-Halifax, 1973.
PROLONGEAIT Hubert. Auteur français, né à Bordeaux en 1962.
PRONZINI Bill. Auteur américain, né à Petalunia (Californie) en 1943.
PRUDON Hervé. Auteur français, né à Sannois (Val d'Oise) en 1950.
Puzo Mario. Auteur américain, New York, 1920-1999.
== Q ==
QUADRUPPANI Serge. Auteur français, né à La Crau en 1952.
QUEEN Ellery (pseud. des auteurs américains Manford Lepofsky, devenu Manfred B. Lee, et Daniel Nathan, devenu Frédéric Dannay, tous deux nés à Brooklyn et morts à New York [respectivement 1905-1971 et 1905-1982]).
Sous le pseudonyme de Barnaby Ross
QUENTIN Patrick (un des pseudonymes de l'auteur anglais Richard Wilson Webb [1902-1965] successivement associé aux auteurs américains
Marthe Mott Kelley et Marie Louise Aswell [1902- ?], puis à l'auteur anglais naturalisé américain Hugh Callingham Wheeler [1912-1987]).
Sous le pseudonyme de Patrick (Quentin)
Sous le pseudonyme de Quentin (Patrick)
Sous le pseudonyme de Jonathan Stagge
QUINCEY Thomas de. Auteur anglais, Greenheys, 1875-Edimbourg, 1859.
QUINT Michel. Auteur français, né dans le Pas-de-Calais en 1949.
== R ==
RABE Peter. Auteur américain, Allemagne, 1921-États-Unis, 1990.
RADCLIFFE Ann. Auteur anglais, Londres, 1764-1823.
►► Apparitions de Raffles:
1899. The Amateur Cracksman (Raffles cambrioleur amateur) ;
1901. The Black Mask (Le Masque noir);
1905. A Thiefin the Night (Le Voleur de la nuit) ;
1909. Mr. Justice Raffles (Raffles cambrioleur pour le bon motif)
1933. Raffles after Dark (Le Retour de Raffles)
1934. Raffles in Pursuit
1936. She Married Raffles (Raffles se marie)
1937. Raffles vs. Sexton Blake
1939. The ARP Mystery ; They Hang Them in Gibraltar ;
1940. Raffles and the Key Man (Raffles et l'homme à la clef)
1974. Raffles Revisited
1978. Raffles at the NCC.
RAMBAUD Patrick. Auteur français, né Neuilly en 1946.
RAMPO Edogawa (pseud. de Taro Mirai). Auteur japonais.
RANDA Peter. Voir DuQUESNE André.
RANDA Philippe. Auteur français, né à Montargis en 1960.
RANDISI Robert J. Auteur américain, né à Brooklyn en 1951.
RANK Claude (pseud. de Claude Darville). Auteur français, né à Darville en 1925
RANKIN Ian. Auteur anglais, né en Ecosse en 1960.
RANSOME Stephen. Voir DAVIS Frederick.
RASPAIL Jean. Auteur français, né à Chemillésur-Dême (Indre-et-Loire) en 1925.
RAWSON Clayton. Auteur américain, 1906-1971.
RAY Jean (pseud. de Raymond de Kremer). Auteur belge, Gand, 1887-1964.
REAGAN Thomas Butler. Auteur américain, né à Oaklahoma City en 1916.
REAVES Sam (pseud. de Samuel Allen Salter). Auteur américain, né en 1954.
Sous le pseudonyme de Sam Reaves
REBOUX Jean-Jacques. Auteur français, né à Madié (Mayenne) en 1958.
REBUS John. Personnage de policier créé par Ian Rankin.
REEVE Arthur Benjamin. Auteur américain, Patchoque, 1880-Trenton, 1936.
## RÉGNIER Henri de. Auteur français, Honfleur, 1864-Paris, 1936.
La Bougie de M. d'Andercausse et Le Mystère de Fontefrède dans Les Bonheurs perdus (1924).
REICHS Kathy. Auteur américain, née en 1950.
REMY (pseud. de Gilbert-Léon Renault). Auteur français, Vannes, 1904-Guingamp, 1984.
RÉMY Pierre-Jean (pseud. de Jean-Pierre Angremy). Auteur français, né à Angoulême en 1937.
## RENARD Maurice. Auteur français, Chalonssur- Marne, 1875-Rochefort, 1939.
Les Mains d'Orlac (1920-1921)
Lui ? (1927)
Le Bracelet d'émeraude (feuilleton du Journal de la femme, 1928)
Le Carnaval du mystère (recueil de contes, 1929)
Le Mystère du masque (1935)
La Redingote grise (feuilleton du Petit Parisien, 1939).
RENDA Peter. Voir DUQUESNE André.
RENDELL Ruth. Auteur anglais, née à Londres en 1930.
RENÉ Gaston (pseud. de Maurice Landry).Auteur français
RENOIR Jean. Auteur français, Paris, 1894-Hollywood, 1979.
RÉOUVEN René (pseud. de René Sussan). Auteur français, né à Alger en 1925.
REVEST Marc, pseudonyme collectif.
REY Pierre. Auteur français.
RHODE John (pseud. de Cecil John Charles Street). Auteur anglais, Burton, 1884-Seaford, 1965.
##RICE Craig (pseud. de Georgiana Ann Randolph Craig). Auteur américain, Chicago, 1908-1957.
RlCHTER Charles de. Auteur français, Philippeville, 1887-Toulon, 1975
RlDDELL Charlotte (née Cowan). Auteur anglais, 1832-1906.
RIFKIN Shepard. Auteur américain, né à New York en 1918.
RINEHART Mary Roberts. Auteur américain, Pittsburgh, 1876-New York, 1958.
►► The Circular Staircase (L'Escalier en colimaçon, 1908) ;
RITCHIE Jack (pseud. de John George Reitci). Auteur américain, 1922-1983.
RIVIÈRE François. Auteur français, né à Saintes en 1949.
ROBBE-GRILLET Alain. Auteur français, né à Brest en 1922.
ROBERT Jacques. Auteur français, né à Lyon en 1921.
ROBERT-DUMAS Charles (pseud. de Charles Darelles). Auteur français.
ROBERTSON Colin. Auteur britannique, 1904-1980.
ROBINSON Peter. Auteur canadien, né en 1950.
ROEBURT John. Auteur américain, New York, 1909-1972.
ROGERS Joël Townsley. Auteur américain, 1896-1984.
ROHMER Sax (pseud. d'Arthur Henry Sarsfield Ward). Auteur anglais, Birmingham, 1883-Londres, 1959.
ROMAINS Jules (pseud. de Louis Farigoule). Auteur français, Saint-Julien-Chapteuil, 1885-Paris, 1972.
Les Hommes de bonne volonté, t. II : Le Crime de Quinette (1932).
ROMAZIÈRES Edmond (pseud. d'Edouard de Keyser). Auteur belge, 1883-1974.
RONALD James. Auteur anglais.
ROSENHAYN Paul. Auteur allemand, 1877-1929.
## RoSNY AÎNÉ Joseph-Henri (pseud. de Boëx). Auteur français, Bruxelles, 1856-Paris, 1940.
Le Crime du docteur (1903)
Le Testament volé (1906)
L'Énigme de Givreuse (1917)
L'Assassin surnaturel (nouvelles, 1924).
ROSS Barnaby. Voir QuEEN Ellery
ROSS James. Auteur américain, Stanly County, 1911-Greensboro, 1990.
ROSS Sam (pseud. de Samuel Rosen). Auteur américain, 1912-1998.
ROSSITER John. Auteur anglais, né dans le Wiltshire en 1916.
ROSTEN Léo Calvin. Auteur américain, Lods, 1908-1997
ROSZAK Théodore. Auteur américain, né en 1933.
ROULAND Jean-Paul. Auteur français, né en 1928.
ROULET Dominique. Auteur français, 1949-1999.
ROWE Jennifer. Auteur australien, née à Blue Mountains près de Sidney en 1948.
ROYCE Kenneth (pseud. de Kenneth Royce Gandley). Auteur anglais, 1920-1996.
RUTLEDGE Nancy. Auteur américain, née à Chicago, 1901-1976.
RYCK Francis (un des pseudonymes d'Yves Delville). Auteur français, né à Paris en 1920.
Sous le pseudonyme de Francis Ryck
Sous le pseudonyme de Ryck Edo
En collaboration avec Marina Edo
== S ==
SABER Robert (pseud. de Milton K. Ozaki). Auteur américain, 1913-1989.
SABRAN Jean. Auteur français, 1908-1994.
SADE Donatien Alphonse François, marquis de. Auteur français, Paris, 1740-Charenton, 1814.
Les Crimes de l'amour
SADOUL Jacques. Auteur français, né à Agen en 1934.
SAINT-BONNET Georges. Auteur français
SAINT-MOORE Adam (pseud. de Jacques Douyau). Auteur français, né en 1926
SAINT-PIERRE Michel de. Auteur français, 1916-1987.
SALA Paul. Auteur français, né en 1921.
SALE Richard. Auteur américain, New York, 1911-Los Angeles, 1993.
SALINAS Louis (pseud. d'Edouard Rimbaud). Auteur français, né en 1920.
SALLIS James. Auteur américain, né à Helena (Arkansas) en 1944.
SALVA Pierre. Auteur français, né à Lyon en 1917.
SAMAT Jean Toussaint, dit aussi TOUSSAINT-SAMAT. Auteur français, Camargue, 1871-Aix-en-Provence, 1944.
SANCIAUME Joseph-Louis. Auteur français, 1903-1976.
Sous le pseudonyme de J. de Revel
Sous le pseudonyme d'Allen H. Murk
SANDERS Lawrence. Auteur américain, Brooklyn, 1920-Floride, 1998.
SANDERS Louis (pseud. d'Élie Robert-Nicoud). Auteur français, né à Paris en 1963
SANDFORD John (pseud. de John Roswell Camp). Auteur américain, né en 1944.
SANGSTER Jimmy. Auteur britannique, né au pays de Galles en 1927.
##SAPPER (pseud. de Herman Cyril McNeile). Auteur anglais, Cornouailles, 1888-1937.
SARIOLA Mauri. Auteur finlandais, 1924-1985.
SASTURAIN Juan. Auteur argentin, né à Buenos Aires en 1945.
SATTERTHWAIT Walter. Auteur américain, né en Pennsylvanie en 1946.
## SAYERS Dorothy L. Auteur anglais, Withaw (Essex), 1893-1957.
SAYLOR Steven. Auteur américain, né au Texas en 1956.
SAZIE Léon. Auteur français, 1862-1939.
Zigomar (feuilleton puis fascicules, à partir de 1909)
Zigomar au service de l'Allemagne (1916)
Martin Numa, roi des policiers (1930-1931, 30 fascicules)
Un nouveau coup de Zigomar (1948).
SCALESE Laurent. Auteur français.
SCERBANENCO Giorgio. Auteur italien, Kiev, 1911-Milan, 1969.
SCHLINK Bernhard. Auteur allemand, né à Biefeld en 1944.
SCHULBERG Budd. Auteur américain né en 1914.
SCIASCIA Leonardo. Auteur italien, Racamulto, 1921-Palerme, 1989.
SCOPPETTONE Sandra. Auteur américain, née à South Orange dans le New Jersey en 1936.
SCOTT Mansfield. Auteur américain.
SCOTTOLINE Lisa. Auteur américain, née à Philadelphie en 1956.
SÉCHAN Olivier. Auteur français, né à Montpellier en 1911.
SEDLEY Kate (pseud. de Brenda Honeyman Clarke). Auteur anglais, née en 1926.
SEMIONOV Julian (Semionovitch). Auteur russe, Moscou, 1931-1993.
SERAFIN David (pseud. de Ian Michael). Auteur d'origine galloise né en 1936.
SERGUINE Jacques (pseud. de Jacques Gouzerh). Auteur français, né en 1934.
SHAFFER Anthony. Auteur anglais né en 1926.
SHERIDAN Juanita. Auteur américain, 1906-1974.
## SHIEL Matthew Phipps. Auteur britannique, Inde, 1865-Angleterre, 1947.
SILVA Lorenzo. Auteur espagnol, né à Madrid en 1966.
SIMENON Georges. Auteur belge, Liège, 1903-Lausanne, 1989.
Sous le pseudonyme de Christian
Sous le pseudonyme de Georges Sim
Sous son patronyme (M = Maigret)
SIMMONS Dan. Auteur américain, né en 1948.
SlMON Catherine. Auteur français, né en 1956.
SlMON Roger Lichtenberg. Auteur américain, né à New York en 1943.
SIMONIN Albert. Auteur français, Paris, 1905-1980.
SIMPSON Dorothy. Auteur anglais, née en 1933.
SIMSOLO Noël. Auteur français, né à Périgueux en 1944.
SINIAC Pierre. Auteur français, Paris, 1928-Aubergenville, 2002.
SINOUÉ Gilbert (pseud. de Samir Kassab). Auteur français né en 1947.
Les Silences de Dieu (2003).
SJÔWALL Maj (auteur suédois, née à Stockholm en 1935) et WAHLÔO Per (auteur suédois, Goteborg, 1926-Stockholm, 1975).
SLADEK John. Auteur anglais, 1937-2000.
SLESAR Henry. Auteur américain, Brooklyn, 1927-2002.
SLOCOMBE Romain. Auteur français, né en 1953.
SMITH André. Auteur canadien
SMITH Martin Cruz (pseud. de Martin William Smith). Auteur américain, né à Reading (Pennsylvanie) en 1942.
SMITH Rosamund. Voir OATES Joyce Carol.
SOARES Jô. Auteur brésilien, né à Rio de Janeiro en 1938.
SORENSEN Odette. Auteur français, née dans les Deux-Sèvres en 1903 -1999
SOULIÉ Frédéric. Auteur français, Foix, 1800-Bièvres, 1847.
Les Mémoires du diable (1837-1838)
Eulalie Pontois (1842)
Le Bananier (1843)
SOUVESTRE Pierre. Voir ALLAIN Marcel.
SPILLANE Mickey (pseud. de Frank Morrison Spillane). Auteur américain, né à Brooklyn en 1918.
STAALESEN Gunnar. Auteur norvégien, né à Bergen en 1947.
STAGGE Jonathan.Voir QUENTIN Patrick.
STANSBERRY Domenic. Auteur américain.
STARK Richard. Voir WESTLAKE Donald.
STEEMAN Stanislas-André. Auteur belge, Liège, 1908-Menton, 1970.
STEINBECK John. Romancier américain, Salinas, 1902-New York, 1968.
Of Mice and Men (Des souris et des hommes, 1937).
Nouvelles :
The Murder (1933)
The Snake (1935)
The Affair at 7, rue de M. (1955)
How Mr. Hogan Robbed a Bank (1956).
STEINER Michel. Auteur français, né à Toulouse en 1946.
STENDHAL (pseud. d'Henry Beyle). Auteur français, Grenoble, 1783-Paris, 1842.
Le Rouge et le Noir (1830).
STEVENSON Robert-Louis. Auteur britannique, Edimbourg, 1850-Upolo, 1894.
The Suicide Club (Le Club du suicide, nouvelle, 1878)
The Strange Case of Dr. Jekyll and Mr. Hyde (L'Étrange Cas du Dr. Jekyll et de Mr. Hyde, 1886)
The Wrong Box (avec Lloyd Osbourne, Le Mort vivant/Un mort encombrant/ Un mort en pleine forme, 1888).
STEWART Terry G. (un des pseud. de Serge Arcouët). Auteur français, Nantes, 1916-1983.
Sous le nom de Terry (avec ou sans G.) Stewart
Sous le pseudonyme de John Silver Lee
Sous le pseudonyme de Russ Rasher
Sous le pseudonyme de Serge Laforest
STOKER Bram. Auteur anglais, Dublin, 1847-Londres, 1912.
Under the Sunset (1881)
The Snake's Pass (1890)
The Mystery ofthe Sea (1902)
The Lady ofthe Shroud (1909)
STOUT Rex Todhunter. Auteur américain, Noblesville (Indiana), 1886-High Meadows, 1975.
STRATTON Richard. Auteur américain.
STRAUB Peter. Auteur américain, né à Milwaukee en 1943.
STRIBLING Thomas Sigismund. Auteur américain, 1881-1965.
STROMME Elizabeth. Auteur américain, née à Minneapôlis.
STRONG Tony. Auteur britannique, né en 1962.
STUART William. Auteur américain, 1915-1988.
STUBBS Jean. Auteur anglais, née à Denton (Lancashire) en 1926.
SUE Eugène. Auteur français, Paris, 1804-Annecy, 1857.
Les Mystères de Paris (1842-1843)
Le Juif errant (1844-1845).
SYLVAIN Dominique. Auteur français, née à Thionville en 1957.
SYMONS Julian. Auteur anglais, Londres, 1912-1994.
SYREIGEOL Jacques. Auteur français, 1935-1992.
== T ==
TABACHNIK Maud. Auteur français, née à Paris en 1938.
TAÏBO II Paco Ignacio. Auteur espagnol né à Gijon (Espagne) en 1949.
TALBOT Hake (pseud. de Henning Nelms). Auteur américain, 1900-1986.
TANUGI Gilbert. Auteur français, né en Tunisie en 1929.
TAYLOR Samuel Wooley. Auteur américain, Utah, 1907-1997.
TERAN Boston. Auteur américain.
TERREL Alexandre.Voir LECAYE Alexis.
###TEY Joséphine (pseud. d'Elizabeth Mackintosh). Auteur écossais, Inverness, 1897-Strentham, 1952.
THIBERT Colin (pseud. de Pierre Colin-Thibert). Auteur français, né en 1951.
THIÉRY Danielle. Auteur français, née en Côte-d'Or en 1947.
THOMAS Louis C. (un des pseud. de Louis Thomas Cervoni). Auteur français, né en 1921.
Sous le pseudonyme de René Thomas
Sous le pseudonyme de Jacques Griss
THOMAS Ross. Auteur américain, Anadarko (Oklahoma), 1926-Malibu (Californie), 1995.
Sous le pseudonyme d'Olivier Bleeck
THOMAZEAU François. Auteur français, né à Lille en 1961.
THOMPSON Jim. Auteur américain, Anadarko (Oklahoma), 1906-Huntington Beach (Californie), 1977.
THOMSON June. Auteur britannique, née à Rettendon (Essex) en 1930.
TIRARD Alfred. Auteur français.
TOPIN Tito. Auteur français, né à Casablanca en 1932.
TOSCHES Nick. Auteur américain, né à Newark (New Jersey) en 1949.
TOUDOUZE Georges Gustave. Auteur français, 1877-1972.
Une mystérieuse affaire (1913)
Le Maître de la mort froide (1933)
TOUSSAINT-SAMAT. Voir SAMAT
##TOYE Stanley P. Auteur anglais. (1888-1957)
TRACY Donald Friske. Auteur américain, New Britain (Connecticut), 1905-Clearwater (Floride), 1976.
## TRACY Louis (pseud. de Gordon Holmes). Auteur britannique, 1863-1928.
TRAVER Robert (pseud. de John D. Voelker). Auteur américain, 1903-1991.
TREAT Lawrence (pseud. de Lawrence Arthur Goldstone). Auteur américain, 1903-1998
TRINIAN John (pseud. de Zekiel Marko). Auteur américain.
Sous son vrai nom
Sous le pseudonyme de Trinian
TRIPP Miles. Auteur anglais né en 1923.
TRUC Louis. Auteur français.
Le Langoustier (1943)
Cadavre en 1re classe (1949).
TRYON Thomas. Auteur américain, 1926-1991.
TURNER John V. Voir HUME David.
TUROW Scott. Auteur américain, né à Chicago en 1949.
TWAIN Mark (pseud. de Samuel Langhorne
Clemens). Auteur américain, Florida (Missouri), 1835-Redding (Connecticut), 1910.
The Celebrated Jumping Frog of Calaveras County (La Célèbre Grenouille sauteuse du comté de Calaveras, 1867)
The Stolen White Eléphant (Le Vol de l'éléphant blanc, 1882)
The Tragedy of Pudd'nhead Wilson (1894)
Tom Sawyer, Détective (Tom Sawyer détective, 1896)
A Double-Barrelled Détective Story (Plus fort que Sherlock Holmes, 1906)
A Murder, a Mystery and a Marriage (1945)
Simon Wheeler Détective (inachevé).
== U ==
UHNAK Dorothy. Auteur américain, née dans le Bronx (New York) en 1933.
UNDERWOOD Michael (pseud. de John Michael Evelyn). Auteur anglais, né en 1916-1992.
UNSWORTH Barry. Auteur britannique, né en 1930.
UPFIELD Arthur William. Auteur anglais, Gosport (Angleterre), 1888-État du Queensland (Australie), 1964.
URIS Léon. Auteur américain, né à Baltimore en 1924.
== V ==
VACHSS Andrew. Auteur américain, né à New York en 1942.
VÀLIN Jonathan. Auteur américain, né à Cincinnati en 1947.
VALLET Raf (pseud. de Jean Laborde). Auteur français, né à Lyon en 1918.
VANCE Louis-Joseph. Auteur américain, New York, 1879-1933.
Terence O'Bourke Gentleman Adventurer (1905)
The Brass Bowl (1907)
The Black Bag (1908)
The Bronze Bell (1909)
The Pool of Flame (1909)
The Lone Wolf (Le Loup solitaire, 1914)
The False Faces (Faux visages, 1918)
The Red Masquerade (La Fille du Loup solitaire, 1921)
Alias the Lone Wolf {Le, Retour du Loup solitaire, 1921)
The Lone Wolf Returns (Nouvelle aventure du Loup solitaire, 1923)
Baroque : A Mystery (1923)
The Trembling Flame (1931)
The Lone Wolf s Son (1931)
Détective (1932)
Encore the Lone Wolf (1933)
The Lone Wolf's Last Prowl (1934)
VAN DE WETERING Janwillem. Auteur hollandais, né à Rotterdam en 1931.
VAN DINE S. S. (pseud. de WiËard Huntington Wright). Auteur américain, Charlottesville, 1888-New York, 1939.
VAN GULIK Robert Hans. Auteur hollandais, Zutphen, 1910-Amsterdam, 1967.
VAN URK Virginia. Auteur américain.
VARALDO Alessandro. Auteur italien, Vinfinulle, 1876-Rome, 1956.
VARGAS Fred (pseud.). Auteur français, née à Paris en 1957.
VAROUX Alex (pseud. de Varoujan Alexanian). Auteur français, né à Istanbul en 1944.
VAUTRIN Jean (pseud. de Jean Herman). Auteur français, né à Pagny-sur-Moselle en 1933.
VAZQUEZ MONTALBAN Manuel. Auteur espagnol, Barcelone, 1939-2003.
VÉDRINES Louis. Auteur français, né à Saïda (Algérie) en 1913.
VELLERUT Robert (pseud. de Robert Sabatier). Auteur français.
VENCE Paul (pseud. de Pierre Champin). Auteur français, 1925-1987.
VERALDI Gabriel. Auteur français, né en 1926.
VÉRAN Géo, Charles. Auteur français.
Jeux pour mourir (1949)
VERNE Jules. Auteur français, Nantes, 1828- Amiens, 1905.
Un drame en Livonie (1904)
VERTEUIL Philippe (pseud. d'André Dassart). Auteur français, né en 1913.
VÉRY Pierre. Auteur français, Bellon, 1900-Paris, 1960.
VlAN Boris. Auteur français, Ville-d'Avray, 1920-Paris, 1959.
Sous le pseudonyme de Vernon Sullivan
VIARD Henri. Auteur français, né en 1921.
VICKERS Roy C. Auteur anglais, Surrey, 1888-Angleterre, 1965.
VlDOCQ_ Eugène-François. Auteur français, Arras, 1775-Paris, 1857.
Mémoires (1828-1829)
Les Voleurs (1836)
Les Vrais Mystères de Paris (1844)
Les Chauffeurs du Nord (1845)
VILAR Jean-François. Auteur français, né à Paris en 1948.
VILARD Roger (pseud. de Roger Valuet). Auteur français, 1921-2004.
ViLLARD Marc. Auteur français, né à Versailles en 1947.
VILLIERS Gérard de. Auteur français, né en 1929 à Paris.
VILLIERS DE L'ISLE-ADAM Auguste. Auteur français, Saint-Brieuc, 1838-Paris, 1889.
La Torture par l'espérance (1888)
VITTACHI Nury. Auteur chinois.
VITOUX Frédéric. Auteur français, né à Vitryaux-Loges (Loiret) en 1944.
VOLKOFF Vladimir. Auteur français, 1932-2005.
VOLTAIRE. Voir ZADIG.
== W ==
* WADE Henry (pseud. de sir Henry Lancelot Aubrey-Fletcher). Auteur anglais, 1887-1969.
* WAGER Walter. Auteur américain, né à New-York en 1924. Sous le pseudonyme de John Tiger :
* WAINWRIGHT John. Auteur anglais né à Leeds (Yorkshire) en 1921.
* WALKER Mary Willis. Auteur américain, née en 1942.
* WALLACE Edgar. Auteur anglais, Greenwich, 1875-Hollywood, 1932
* WALPOLE Horace. Auteur anglais, Londres, 1717-1797.
* WALPOLE Hugh. Auteur néo-zélandais, 1884-1941.
* WALSH Thomas. Auteur américain, New-York, 1908-Danbury, 1984.
* WALTARI Mika. Auteur finlandais, Helsinki 1908-1979.
* WAMBAUGH Joseph. Auteur américain, né à East Pittsburgh en 1937.
* WAUGH Hillary. Auteur américain, né à New Haven (Connecticut) en 1920.
* WELLS Herbert George. Auteur anglais, Bromley (Kent), 1866-Londres, 1946.
* WENTWORTH Patricia (pseud. de Dora Amy Elles). Auteur britannique, Inde, 1878-Angleterre, 1961.
* WESTLAKE Donald Edwin. Auteur américain, né à Brooklyn en 1933.
* WHEATLEY Dennis. Auteur anglais, 1897-1977.
* WHITE Ethel Lina. Auteur britannique, 1887-1944.
* WHITE Kate. Auteur américain.
* WHITE Lionel. Auteur américain, Buffalo, 1905-New York, 1985.
* WHITECHURCH Victor L. Auteur anglais, 1868-1933.
* WHITFIELD Raoul. Auteur américain, New-York, 1897-1945.
* WHITTINGTON Harry. Auteur américain, 1915-1989.
* WILCOX Collin. Auteur américain, Détroit, 1924-San Francisco, 1996.
* WILDE Oscar. Auteur anglais, Dublin, 1854-Paris, 1900.
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Lord Arthur Savile's Crime and Other Stories (Le Crime de lord Arthur Sevile, nouvelles, 1891).
</poem>
* WILLEFORD Charles Ray. Auteur américain, Little Rock, 1919-Miami, 1988.
* WILLIAMS Charles. Auteur américain, San Angelo (Texas), 1909-quelque part en mer, 1975.
* WILLIAMS Gordon M. Auteur anglais, né en 1939.
* WILLIAMS Valentine (connu sous le nom de Valentin en France). Auteur anglais, 1883-1946.
* WILSON Robert. Auteur anglais, né en 1957.
* WINCKLER Martin. Auteur français, né en 1955.
* WINSLOW Don. Auteur américain, né à New-York en 1953.
* WOLFSON Pincus Jacob. Auteur américain, 1903-1979.
* WOOD Ted. Auteur canadien né en 1931.
* WOODRELL Daniel. Auteur américain, né à Springfield en 1953.
* WOODS Stuart. Auteur américain, né en Géorgie en 1938.
* WOOLRICH Cornell/Irish William. Auteur américain, New York, 1903-1968.
* WYL Eugène. Voir HERBERT Michel.
== X==
== Y ==
* YAOUANC Alain. Auteur français, né à Saint-Germain-en-Laye en 1931. Sous le pseudonyme d'Alain Jansen
* YORKE Margaret. Auteur anglais, née à Compton (Surrey), en 1924.
* YRONDY Pierre. Auteur français.
Série Les aventures de Thérèse Arnaud espionne française (1934-1939, une soixantaine de fascicules)
Epouvante (1933).
== Z ==
* Bernard '''Zacharias'''. Voir ''Henri Viard''.
* Israel '''Zangwill''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1926}} (1864-1926 — GBR) [[:w:fr:Israel Zangwill|☛ (fr) Wikipédia]]
* Dominique '''Zay''' (alias: Yaz) {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1952- — FRA) [[:w:fr:Dominique Zay|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Scénario (sous le pseudonyme de Yaz, 1982)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Trac (1985)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Dingue du swing (1989)
{{Coloré|lightgrey|▮}} À l'ombre des barjots (2001)
</poem>
* Richard '''Zimler''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1956- — USA) [[:w:fr:Richard Zimler|☛ (fr) Wikipédia]]
* [[Auteur:Émile Zola|Émile '''Zola''']] {{Utilisateur:Khardan/DP|1902}} (1840-1902 — FRA) [[:w:fr:Émile Zola|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|green|▮}} [[Thérèse Raquin]] (1867)
</poem>
* Jean-Claude '''Zylberstein''' (Éditeur) {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1938- — FRA) [[:w:fr:Jean-Claude Zylberstein|☛ (fr) Wikipédia]]
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* [[Livre:Le livre d'or de l'Algérie.pdf|'''Livre:Le livre d'or de l'Algérie.pdf''']] — <small>24 août</small> :<br> « ''Titre Le Livre d’or de l’Algérie Sous-titre histoire politique, militaire, administrative, événements et faits principaux, biographie des hommes ayant marqué dans l'armée, les sciences, les lettres, etc., de 1830 à 1889'' » [https://fr.wikisource.org/wiki/Livre%3ALe%20livre%20d'or%20de%20l'Alg%C3%A9rie.pdf?resume=Titre%20Le%20Livre%20d%E2%80%99or%20de%20l%E2%80%99Alg%C3%A9rie%20Sous-titre%20histoire%20politique%2C%20militaire%2C%20administrative%2C%20%C3%A9v%C3%A9nements%20et%20faits%20principaux%2C%20biographie%20des%20hommes%20ayant%20marqu%C3%A9%20dans%20l'arm%C3%A9e%2C%20les%20sciences%2C%20les%20lettres%2C%20etc.%2C%20de%201830%20%C3%A0%201889 Lire 👉]<!-- text: Titre Le Livre d’or de l’Algérie Sous-titre histoire politique, militaire, administrative, événements et faits principaux, biographie des hommes ayant marqué dans l'armée, les sciences, les lettres, etc., de 1830 à 1889 -->
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* [[Livre:La conquête de l'Algérie, 1841-1857, Tome 02.djvu|'''Livre:La conquête de l'Algérie, 1841-1857, Tome 02.djvu''']] — <small>25 août</small> :<br> « ''Titre La conquête de l'Algérie, 1841-1857 Volume 2 Auteur Camille Rousset'' » [https://fr.wikisource.org/wiki/Livre%3ALa%20conqu%C3%AAte%20de%20l'Alg%C3%A9rie%2C%201841-1857%2C%20Tome%2002.djvu?resume=Titre%20La%20conqu%C3%AAte%20de%20l'Alg%C3%A9rie%2C%201841-1857%20Volume%202%20Auteur%20Camille%20Rousset Lire 👉]<!-- text: Titre La conquête de l'Algérie, 1841-1857 Volume 2 Auteur Camille Rousset -->
* [[Livre:Chasses de l'Algérie et notes sur les Arabes du Sud (IA chassesdelalgr00marguoft).pdf|'''Livre:Chasses de l'Algérie et notes sur les Arabes du Sud (IA chassesdelalgr00marguoft).pdf''']] — <small>25 août</small> :<br> « ''Titre Chasses de l'Algérie et notes sur les Arabes du Sud Auteur Q1235620 Maison d’édition Paris Jouvet Avancement À corriger'' » [https://fr.wikisource.org/wiki/Livre%3AChasses%20de%20l'Alg%C3%A9rie%20et%20notes%20sur%20les%20Arabes%20du%20Sud%20(IA%20chassesdelalgr00marguoft).pdf?resume=Titre%20Chasses%20de%20l'Alg%C3%A9rie%20et%20notes%20sur%20les%20Arabes%20du%20Sud%20Auteur%20Q1235620%20Maison%20d%E2%80%99%C3%A9dition%20Paris%20Jouvet%20Avancement%20%C3%80%20corriger Lire 👉]<!-- text: Titre Chasses de l'Algérie et notes sur les Arabes du Sud Auteur Q1235620 Maison d’édition Paris Jouvet Avancement À corriger -->
* [[Livre:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf|'''Livre:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf''']] — <small>24 août</small> :<br> « ''Titre Les zouaves et les chasseurs à pied Sous-titre Esquisses historiques'' » [https://fr.wikisource.org/wiki/Livre%3ALes%20zouaves%20et%20les%20chasseurs%20%C3%A0%20pied.pdf?resume=Titre%20Les%20zouaves%20et%20les%20chasseurs%20%C3%A0%20pied%20Sous-titre%20Esquisses%20historiques Lire 👉]<!-- text: Titre Les zouaves et les chasseurs à pied Sous-titre Esquisses historiques -->
* [[Livre:Etudes sur l'Algérie et l'Afrique (1847).pdf|'''Livre:Etudes sur l'Algérie et l'Afrique (1847).pdf''']] — <small>24 août</small> :<br> « ''Titre Études sur l’Algérie et l’Afrique Auteur Eugène Bodichon'' » [https://fr.wikisource.org/wiki/Livre%3AEtudes%20sur%20l'Alg%C3%A9rie%20et%20l'Afrique%20(1847).pdf?resume=Titre%20%C3%89tudes%20sur%20l%E2%80%99Alg%C3%A9rie%20et%20l%E2%80%99Afrique%20Auteur%20Eug%C3%A8ne%20Bodichon Lire 👉]<!-- text: Titre Études sur l’Algérie et l’Afrique Auteur Eugène Bodichon -->
* [[Livre:Les zouaves T2 (1893).pdf|'''Livre:Les zouaves T2 (1893).pdf''']] — <small>24 août</small> :<br> « ''Titre Les zouaves volume II Sous-titre le corps des zouaves, le régiment des zouaves, 1830-1852. Volume 2'' » [https://fr.wikisource.org/wiki/Livre%3ALes%20zouaves%20T2%20(1893).pdf?resume=Titre%20Les%20zouaves%20volume%20II%20Sous-titre%20le%20corps%20des%20zouaves%2C%20le%20r%C3%A9giment%20des%20zouaves%2C%201830-1852.%20Volume%202 Lire 👉]<!-- text: Titre Les zouaves volume II Sous-titre le corps des zouaves, le régiment des zouaves, 1830-1852. Volume 2 -->
* [[Livre:Les zouaves T1 (1893).pdf|'''Livre:Les zouaves T1 (1893).pdf''']] — <small>24 août</small> :<br> « ''Titre Les zouaves volume I Sous-titre le corps des zouaves, le régiment des zouaves, 1830-1852. Volume 1'' » [https://fr.wikisource.org/wiki/Livre%3ALes%20zouaves%20T1%20(1893).pdf?resume=Titre%20Les%20zouaves%20volume%20I%20Sous-titre%20le%20corps%20des%20zouaves%2C%20le%20r%C3%A9giment%20des%20zouaves%2C%201830-1852.%20Volume%201 Lire 👉]<!-- text: Titre Les zouaves volume I Sous-titre le corps des zouaves, le régiment des zouaves, 1830-1852. Volume 1 -->
* [[Livre:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf|'''Livre:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf''']] — <small>24 août</small> :<br> « ''Titre Notes sur l'histoire de Laghouat Auteur Narcisse Faucon'' » [https://fr.wikisource.org/wiki/Livre%3ANotes%20sur%20l'histoire%20de%20Laghouat.pdf?resume=Titre%20Notes%20sur%20l'histoire%20de%20Laghouat%20Auteur%20Narcisse%20Faucon Lire 👉]<!-- text: Titre Notes sur l'histoire de Laghouat Auteur Narcisse Faucon -->
* [[Livre:Le livre d'or de l'Algérie.pdf|'''Livre:Le livre d'or de l'Algérie.pdf''']] — <small>24 août</small> :<br> « ''Titre Le Livre d’or de l’Algérie Sous-titre histoire politique, militaire, administrative, événements et faits principaux, biographie des hommes ayant marqué dans l'armée, les sciences, les lettres, etc., de 1830 à 1889'' » [https://fr.wikisource.org/wiki/Livre%3ALe%20livre%20d'or%20de%20l'Alg%C3%A9rie.pdf?resume=Titre%20Le%20Livre%20d%E2%80%99or%20de%20l%E2%80%99Alg%C3%A9rie%20Sous-titre%20histoire%20politique%2C%20militaire%2C%20administrative%2C%20%C3%A9v%C3%A9nements%20et%20faits%20principaux%2C%20biographie%20des%20hommes%20ayant%20marqu%C3%A9%20dans%20l'arm%C3%A9e%2C%20les%20sciences%2C%20les%20lettres%2C%20etc.%2C%20de%201830%20%C3%A0%201889 Lire 👉]<!-- text: Titre Le Livre d’or de l’Algérie Sous-titre histoire politique, militaire, administrative, événements et faits principaux, biographie des hommes ayant marqué dans l'armée, les sciences, les lettres, etc., de 1830 à 1889 -->
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Psephos
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/* Presse */
16002550
wikitext
text/x-wiki
Je cède à ma compulsion de créer des listes et vais laisser ici des listes, de pages que j'ai créées et où j'ai généralement fait l'essai initial de les compléter
[[Fichier:Animated flag GIFGIFs British Columbia.gif|50px|center]]
== Principal ==
=== Presse ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[ Mercure galant, tome I (1672)]] (sous-pages en cours)
* [[Mercure de France, janvier 1724]]
* [[Journal des Dames/Janvier 1759]]; [[Journal des Dames/Février 1759|/Février]]; [[Journal des Dames/Avril 1759|/Avril]];
* [[Mercure de France, janvier 1755]]
* [[Nouveau Mercure, janvier 1717]]
* [[Journal des Théâtres]]
** [[Le Nouveau Spectateur, cahier 1 (1770)]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 2 (1770)|cahier 2]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 3 (1770)|cahier 3]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 1 (1775)|1775 cahier 1]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 2 (1775)|cahier 2]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 3 (1775)|cahier 3]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 4 (1775)|cahier 4]]
** 1776 : [[Le Nouveau Spectateur, Prospectus (1776)|Prospectus]]; [[Le Nouveau Spectateur, 01 avril 1776|Nº.{{lié}}1]];
**[[Mémoire à consulter pour les souscripteurs du Journal de Théâtre rédigé par le sieur Le Fuel de Méricourt|Mémoire à consulter [...]]]
**[[Journal des Théâtres, Prospectus (1777)]]
* [[Mercure français, 17 décembre 1791]]
* [[Nouveau Mercure galant, mai 1714]]
* [[Mercure galant, juin, juillet et août 1710]]
* [[Mémoires secrets]] (page homonymie)
* [[Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)]] et plusieurs sous-pages… éventuellement beaucoup
}}
=== Théâtre (sujet) ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Mémoires de Molé]]
* [[L’Art du théâtre (Riccoboni)]]
** [[Lettre sur l’Art du théâtre (Riccoboni)|Lettre sur l’''Art du théâtre'']]
}}
=== Théâtre (genre) ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Le Tonnelier|Le Tonnelier ♫]]
* [[Éricie ou la Vestale]]
* [[La Matinée du Comédien de Persépolis]]
* [[Médée (Longepierre)]] (pas création de page mais. complètement refait avec f-s)
}}
=== Musique ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[La mère canadienne]]
* [[Belle qui tiens ma vie]] (pas création de page mais. complètement refait avec f-s)
}}
=== Divers ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Épîtres familières et invectives|Epiſtres familieres & inuectiues]] de ma dame [[Auteur:Hélisenne de Crenne|Helisenne]]
* [[Le Paradis terrestre, poème imité de Milton]] éventuellement je veux ajouter le reste des illustrations
* [[Dictionnaire des abréviations latines et françaises]]
** Pas du tout terminé mais l'intro etc. les explications pourquoi pas transclure avant de faire les énormes Listes
*[[Dictionnaire de Trévoux/6e édition, 1771/Index alphabétique - Q|Q]] et les 454 articles en Q ...
* [[Du principe des factions en général, et de celles qui divisent la France]]
* Quelques poèmes dans l'éventuel [[Rires et Pleurs]]
* [[L’Ami des lois]]
* [[Les consultations charitables pour les malades]]
* [[Mélanges de poésie et de prose par Madame la Comtesse de Vidampierre]]
* [[Le Songe de madame Hélisenne]]
* [[Chansons en patois vosgien]]
* [[Requête à la reine en faveur des pauvres malades de ce royaume]]
}}
== Auteur/Autrice ==
J'ai mis <code><nowiki>{{Auteur}}</nowiki></code> sur la page et puis ajouté le lien à leur page Wikidata (et dans certains cas modifié le wikidata) ... dans la majorité des cas je n'ai pas fait d'énormes efforts pour dresser les listes d’œuvres. Si vous me demandez de compléter une de ces pages je le ferai. Catégorie est la motivation de l'ajout pas leur seul genre.
=== Presse ===
{{colonnes|nombre=3|
* [[Auteur:Antoine de La Roque|La Roque]]
* [[Auteur:Hardouin Le Fèvre de Fontenay|Le Fèvre de Fontenay]]
* [[Auteur:François Buchet|François Buchet]]
* [[Auteur:Le Fuel de Méricourt|Le Fuel de Méricourt]]
* [[Auteur:François Le Prévost d’Exmes|Le Prévost d’Exmes]]
* [[Auteur:Louis Fuzelier|Fuzelier]]
* [[Auteur:Jean-Charles Le Vacher de Charnois|Le Vacher de Charnois]]
* [[Auteur:Jacques Mallet du Pan|Mallet du Pan]]
* [[Auteur:Barthélemy Imbert|Imbert]]
* [[Auteur:Charles-Antoine Leclerc de La Bruère|La Bruère]]
* [[Auteur:Pierre Rémond de Sainte-Albine|Rémond de Sainte-Albine]]
* [[Auteur:Jean Richer|Jean Richer]]
* [[Auteur:Jean-Grégoire_Bauvin|Jean-Grégoire Bauvin]]
* {{LA|Barthélémy-François-Joseph Moufle d’Angerville|Moufle d’Angerville}}
* {{LA|Joseph Xaupi|l’abbé Xaupi}}
}}
=== Théâtre (sujet) ===
{{colonnes|nombre=3|
* [[Auteur:Préville|Préville]]
* [[Auteur:Denis Pierre Jean Papillon de La Ferté|Papillon de La Ferté]]
* [[Auteur:François-Joseph Talma|Talma]]
* [[Auteur:Lekain|Lekain]]
* [[Auteur:Claude Parfaict|Claude]] et [[Auteur:François Parfaict|François Parfaict]]
* [[Auteur:François-René Molé|Molé]]
* [[Auteur:Luigi Riccoboni|Riccoboni père]]
* [[Auteur:Antoine-François Riccoboni|Riccoboni fils]]
* [[Auteur:Nicolas Bricaire de La Dixmerie|La Dixmerie]]
}}
=== Théâtre (genre) ===
{{colonnes|nombre=3|
* [[Auteur:Nicolas-Médard Audinot|Audinot]]
* [[Auteur:Louis Anseaume|Anseaume]]
* [[Auteur:Antoine-Alexandre-Henri Poinsinet|Poinsinet le jeune]]
* [[Auteur:Charles-Pierre Colardeau|Colardeau]]
* [[Auteur:Pierre-Laurent Buirette de Belloy|Belloy]]
* [[Auteur:Joseph-François Duché de Vancy|Duché de Vancy]]
* [[Auteur:Louis_de_Laus_de_Boissy|Laus « de Boissy »]]
* [[Auteur:Jacques-Marie_Boutet_de_Monvel|Monvel]]
}}
=== Musique ===
{{colonnes|nombre=3|
* [[Auteur:Jean-Baptiste Moreau|Jean-Baptiste Moreau]]
* [[Auteur:Élisabeth Jacquet de La Guerre|Élisabeth Jacquet de La Guerre]]
* [[Auteur:François Couperin|François Couperin]]
}}
=== Divers ===
{{colonnes|nombre=3|
* [[Auteur:Pierre Robert Olivétan|Pierre Robert Olivétan]]
* [[Auteur:Jean-François de Pons|l’Abbé de Pons]]
* [[Auteur:Jean-Antoine du Cerceau|le {{P.|du Cerceau}}]]
* [[Auteur:Jean Joseph Dussault|Jean Joseph Dussault]]
* [[Auteur:Ambroise Falconnet|{{me|Falconnet}}]]
* [[Auteur:Pierre-Charles Roy|le Poëte Roy]]
* [[Auteur:Jacques-Claude Martin de Mariveaux|Martin de Mariveaux]]
* [[Auteur:Jean-Jacques Rutledge|le chevalier de Rutledge]]
* [[Auteur:Ernest Louis Guarin de Vitry|Guarin de Vitry]]
* [[Auteur:Guillaume Le Vasseur de Beauplan|Le Vasseur de Beauplan]]
* [[Auteur:Jérémie_Jacques_Oberlin|Jérémie Jacques Oberlin]]
* {{LA|François-Jean de Chastellux|le {{mis}} de Chastellux}}
}}
== Index ==
DjVus que j'ai créés & mis sur Commons & créé page Livre:
=== Presse ===
{{colonnes|nombre=2|
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1724-01.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1724-02.djvu}}
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1755-01.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Mercure galant - 1710-06,-07,-08.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Nouveau Mercure - 1717-01.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Le Mercure de juin et juillet 1721 (première partie).djvu}}
*{{l2s|Livre:Journal des Dames - 1759-01.djvu}}; {{l2s|02|Journal des Dames - 1759-02.djvu}}; {{l2s|03|Journal des Dames - 1759-03.djvu}}; {{l2s|04|Journal des Dames - 1759-04.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|4}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Nouveau Mercure galant - 1714-05.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Le Mercure - 1721-06,07b.djvu}}
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1744-11a.djvu}}
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1758-08.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Journal des Dames - 1764-02.djvu}}
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1755-02.djvu}}
* Tous pour le [[Journal des Théâtres]]… (54)
** {{coloré|#000000|{{iv|1}}×11|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Mercure français - 1791-12-17.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Fréron - Lettres de Madame la Comtesse (1746).djvu}}
* {{l2s|Livre:Marmontel - Observateur littéraire (1746).djvu}}
* {{l2s|Livre:Mercure galant - 1685-10.djvu}}
}}
=== Théâtre (sujet) ===
{{colonnes|nombre=2|
* {{l2s|Livre:Préville - Mémoires (1812).djvu}}
* {{l2s|Livre:Clairon - Mémoires (1822).djvu}}
* {{l2s|Livre:La Ferté - Journal (1887).djvu}}
* {{l2s|Livre:Lekain - Mémoires (1825).djvu}}
* {{l2s|Livre:Molé - Mémoires (1825).djvu}}
* {{l2s|Livre:Riccoboni - l'Art du théâtre (1750).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:La Dixmerie - Lettres sur l'état présent de nos spectacles (1765).djvu}}
}}
=== Théâtre (genre) ===
{{colonnes|nombre=2|
* {{l2s|Livre:Audinot - Le Tonnelier.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}} ♫
* {{l2s|Livre:Dubois-Fontanelle - Éricie ou la Vestale.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Cousin-Jacques - Nicodème dans la lune (1791).djvu}}
* {{l2s|Livre:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu}} ♫
* {{l2s|Livre:Nadal - Arlequin au Parnasse (1733).djvu}}
* {{l2s|Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Dacier - Comédies d'Aristophane (1692).djvu}}
}}
=== Musique ===
{{colonnes|nombre=2|
*{{l2s|Livre:Berlioz - les Nuits d'été (1841).djvu}}
* {{l2s|Livre:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu}}
* {{l2s|Livre:Satie - Je te veux (1903).djvu}}
* {{l2s|Livre:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu}}
* (Musique (sujet)){{l2s|Livre:Rameau - Démonstration du principe de l'harmonie (1750).djvu}}
* {{l2s|Livre:Widor - Jeanne d'Arc (1890).djvu}}
}}
=== Divers ===
{{colonnes|nombre=2|
* {{l2s|Livre:Crenne - Épîtres familières et invectives.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Du Boccage - le Paradis terrestre, poème imité de Milton.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Chassant - Dictionnaire des abréviations françaises et latines (5e éd, 1884).djvu}}
* {{L2s|Livre:Moncrif - Les Chats (1727).djvu}}
* {{l2s|Livre:Mallet du Pan - Du principe des factions (1791).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Durand - Rires et pleurs, poésies. Seconde partie - Fleurs des Mornes, Refrains, Nos payses, Contes créoles, 1896.djvu}}
* {{l2s|Livre:Quesnel - Bonheur de la mort chrétienne (1688).djvu}}
* {{l2s|Livre:Martin de Mariveaux - l'Ami des Loix (1775).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Renaudot - Consultations charitables pour les malades (1640).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Renaudot - Réponse au libelle (1641).djvu}}
* {{l2s|Livre:Renaudot - La présence des absents (1642).djvu}}
* {{l2s|Livre:Renaudot - Requête à la reine (1643).djvu}}
* {{l2s|Livre:Crenne - Songe (1541).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Oberlin - Patois lorrain du Ban de la Roche (1775).djvu}}
}}
== Modèle ==
=== Autre ===
{{Colonnes|nombre=3|
* {{m|SDT2}}
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* {{m|IndexAlphaTrévoux}}
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}}
=== Abréviation ===
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* {{m|J. C.}}
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}}
== Catégorie ==
{{colonnes|nombre=2|
*[[:Catégorie:Index - Journal des Dames]]
*[[:Catégorie:Index - Journal des Théâtres]]
*[[:Catégorie:Index - Mémoires secrets]]
*[[:Catégorie:Théâtre du 18e siècle]]
*[[:Catégorie:Rédacteurs du Mercure de France]]
*[[:Catégorie:Énigmes du Mercure de France]]
*[[:Catégorie:Chansons notées du Mercure de France]]
*[[:Catégorie:Théâtre du 17e siècle]]
*[[:Catégorie:Auteurs des Mémoires secrets de Bachaumont]]
}}
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text/x-wiki
Je cède à ma compulsion de créer des listes et vais laisser ici des listes, de pages que j'ai créées et où j'ai généralement fait l'essai initial de les compléter
[[Fichier:Animated flag GIFGIFs British Columbia.gif|50px|center]]
== Principal ==
=== Presse ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[ Mercure galant, tome I (1672)]] (sous-pages en cours)
* [[Mercure de France, janvier 1724]]
* [[Journal des Dames/Janvier 1759]]; [[Journal des Dames/Février 1759|/Février]]; [[Journal des Dames/Avril 1759|/Avril]];
* [[Mercure de France, janvier 1755]]
* [[Nouveau Mercure, janvier 1717]]
* [[Journal des Théâtres]]
** [[Le Nouveau Spectateur, cahier 1 (1770)]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 2 (1770)|cahier 2]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 3 (1770)|cahier 3]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 1 (1775)|1775 cahier 1]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 2 (1775)|cahier 2]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 3 (1775)|cahier 3]]; [[Le Nouveau Spectateur, cahier 4 (1775)|cahier 4]]
** 1776 : [[Le Nouveau Spectateur, Prospectus (1776)|Prospectus]]; [[Le Nouveau Spectateur, 01 avril 1776|Nº.{{lié}}1]];
**[[Mémoire à consulter pour les souscripteurs du Journal de Théâtre rédigé par le sieur Le Fuel de Méricourt|Mémoire à consulter [...]]]
**[[Journal des Théâtres, Prospectus (1777)]]
* [[Mercure français, 17 décembre 1791]]
* [[Nouveau Mercure galant, mai 1714]]
* [[Mercure galant, juin, juillet et août 1710]]
* [[Mémoires secrets]] (page homonymie)
* [[Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)]] et plusieurs sous-pages… éventuellement beaucoup
}}
=== Théâtre (sujet) ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Mémoires de Molé]]
* [[L’Art du théâtre (Riccoboni)]]
** [[Lettre sur l’Art du théâtre (Riccoboni)|Lettre sur l’''Art du théâtre'']]
}}
=== Théâtre (genre) ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Le Tonnelier|Le Tonnelier ♫]]
* [[Éricie ou la Vestale]]
* [[La Matinée du Comédien de Persépolis]]
* [[Médée (Longepierre)]] (pas création de page mais. complètement refait avec f-s)
}}
=== Musique ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[La mère canadienne]]
* [[Belle qui tiens ma vie]] (pas création de page mais. complètement refait avec f-s)
}}
=== Divers ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Épîtres familières et invectives|Epiſtres familieres & inuectiues]] de ma dame [[Auteur:Hélisenne de Crenne|Helisenne]]
* [[Le Paradis terrestre, poème imité de Milton]] éventuellement je veux ajouter le reste des illustrations
* [[Dictionnaire des abréviations latines et françaises]]
** Pas du tout terminé mais l'intro etc. les explications pourquoi pas transclure avant de faire les énormes Listes
*[[Dictionnaire de Trévoux/6e édition, 1771/Index alphabétique - Q|Q]] et les 454 articles en Q ...
* [[Du principe des factions en général, et de celles qui divisent la France]]
* Quelques poèmes dans l'éventuel [[Rires et Pleurs]]
* [[L’Ami des lois]]
* [[Les consultations charitables pour les malades]]
* [[Mélanges de poésie et de prose par Madame la Comtesse de Vidampierre]]
* [[Le Songe de madame Hélisenne]]
* [[Chansons en patois vosgien]]
* [[Requête à la reine en faveur des pauvres malades de ce royaume]]
}}
== Auteur/Autrice ==
J'ai mis <code><nowiki>{{Auteur}}</nowiki></code> sur la page et puis ajouté le lien à leur page Wikidata (et dans certains cas modifié le wikidata) ... dans la majorité des cas je n'ai pas fait d'énormes efforts pour dresser les listes d’œuvres. Si vous me demandez de compléter une de ces pages je le ferai. Catégorie est la motivation de l'ajout pas leur seul genre.
=== Presse ===
{{colonnes|nombre=3|
* [[Auteur:Antoine de La Roque|La Roque]]
* [[Auteur:Hardouin Le Fèvre de Fontenay|Le Fèvre de Fontenay]]
* [[Auteur:François Buchet|François Buchet]]
* [[Auteur:Le Fuel de Méricourt|Le Fuel de Méricourt]]
* [[Auteur:François Le Prévost d’Exmes|Le Prévost d’Exmes]]
* [[Auteur:Louis Fuzelier|Fuzelier]]
* [[Auteur:Jean-Charles Le Vacher de Charnois|Le Vacher de Charnois]]
* [[Auteur:Jacques Mallet du Pan|Mallet du Pan]]
* [[Auteur:Barthélemy Imbert|Imbert]]
* [[Auteur:Charles-Antoine Leclerc de La Bruère|La Bruère]]
* [[Auteur:Pierre Rémond de Sainte-Albine|Rémond de Sainte-Albine]]
* [[Auteur:Jean Richer|Jean Richer]]
* [[Auteur:Jean-Grégoire_Bauvin|Jean-Grégoire Bauvin]]
* {{LA|Barthélémy-François-Joseph Moufle d’Angerville|Moufle d’Angerville}}
* {{LA|Joseph Xaupi|l’abbé Xaupi}}
}}
=== Théâtre (sujet) ===
{{colonnes|nombre=3|
* [[Auteur:Préville|Préville]]
* [[Auteur:Denis Pierre Jean Papillon de La Ferté|Papillon de La Ferté]]
* [[Auteur:François-Joseph Talma|Talma]]
* [[Auteur:Lekain|Lekain]]
* [[Auteur:Claude Parfaict|Claude]] et [[Auteur:François Parfaict|François Parfaict]]
* [[Auteur:François-René Molé|Molé]]
* [[Auteur:Luigi Riccoboni|Riccoboni père]]
* [[Auteur:Antoine-François Riccoboni|Riccoboni fils]]
* [[Auteur:Nicolas Bricaire de La Dixmerie|La Dixmerie]]
}}
=== Théâtre (genre) ===
{{colonnes|nombre=3|
* [[Auteur:Nicolas-Médard Audinot|Audinot]]
* [[Auteur:Louis Anseaume|Anseaume]]
* [[Auteur:Antoine-Alexandre-Henri Poinsinet|Poinsinet le jeune]]
* [[Auteur:Charles-Pierre Colardeau|Colardeau]]
* [[Auteur:Pierre-Laurent Buirette de Belloy|Belloy]]
* [[Auteur:Joseph-François Duché de Vancy|Duché de Vancy]]
* [[Auteur:Louis_de_Laus_de_Boissy|Laus « de Boissy »]]
* [[Auteur:Jacques-Marie_Boutet_de_Monvel|Monvel]]
}}
=== Musique ===
{{colonnes|nombre=3|
* [[Auteur:Jean-Baptiste Moreau|Jean-Baptiste Moreau]]
* [[Auteur:Élisabeth Jacquet de La Guerre|Élisabeth Jacquet de La Guerre]]
* [[Auteur:François Couperin|François Couperin]]
}}
=== Divers ===
{{colonnes|nombre=3|
* [[Auteur:Pierre Robert Olivétan|Pierre Robert Olivétan]]
* [[Auteur:Jean-François de Pons|l’Abbé de Pons]]
* [[Auteur:Jean-Antoine du Cerceau|le {{P.|du Cerceau}}]]
* [[Auteur:Jean Joseph Dussault|Jean Joseph Dussault]]
* [[Auteur:Ambroise Falconnet|{{me|Falconnet}}]]
* [[Auteur:Pierre-Charles Roy|le Poëte Roy]]
* [[Auteur:Jacques-Claude Martin de Mariveaux|Martin de Mariveaux]]
* [[Auteur:Jean-Jacques Rutledge|le chevalier de Rutledge]]
* [[Auteur:Ernest Louis Guarin de Vitry|Guarin de Vitry]]
* [[Auteur:Guillaume Le Vasseur de Beauplan|Le Vasseur de Beauplan]]
* [[Auteur:Jérémie_Jacques_Oberlin|Jérémie Jacques Oberlin]]
* {{LA|François-Jean de Chastellux|le {{mis}} de Chastellux}}
}}
== Index ==
DjVus que j'ai créés & mis sur Commons & créé page Livre:
=== Presse ===
{{colonnes|nombre=2|
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1724-01.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1724-02.djvu}}
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1755-01.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Mercure galant - 1710-06,-07,-08.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Nouveau Mercure - 1717-01.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Le Mercure de juin et juillet 1721 (première partie).djvu}}
*{{l2s|Livre:Journal des Dames - 1759-01.djvu}}; {{l2s|02|Journal des Dames - 1759-02.djvu}}; {{l2s|03|Journal des Dames - 1759-03.djvu}}; {{l2s|04|Journal des Dames - 1759-04.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|4}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Nouveau Mercure galant - 1714-05.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Le Mercure - 1721-06,07b.djvu}}
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1744-11a.djvu}}
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1758-08.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
*{{l2s|Livre:Journal des Dames - 1764-02.djvu}}
*{{l2s|Livre:Mercure de France - 1755-02.djvu}}
* Tous pour le [[Journal des Théâtres]]… (54)
** {{coloré|#000000|{{iv|1}}×11|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Mercure français - 1791-12-17.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Fréron - Lettres de Madame la Comtesse (1746).djvu}}
* {{l2s|Livre:Marmontel - Observateur littéraire (1746).djvu}}
* {{l2s|Livre:Mercure galant - 1685-10.djvu}}
}}
=== Théâtre (sujet) ===
{{colonnes|nombre=2|
* {{l2s|Livre:Préville - Mémoires (1812).djvu}}
* {{l2s|Livre:Clairon - Mémoires (1822).djvu}}
* {{l2s|Livre:La Ferté - Journal (1887).djvu}}
* {{l2s|Livre:Lekain - Mémoires (1825).djvu}}
* {{l2s|Livre:Molé - Mémoires (1825).djvu}}
* {{l2s|Livre:Riccoboni - l'Art du théâtre (1750).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:La Dixmerie - Lettres sur l'état présent de nos spectacles (1765).djvu}}
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=== Théâtre (genre) ===
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* {{l2s|Livre:Audinot - Le Tonnelier.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}} ♫
* {{l2s|Livre:Dubois-Fontanelle - Éricie ou la Vestale.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Cousin-Jacques - Nicodème dans la lune (1791).djvu}}
* {{l2s|Livre:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu}} ♫
* {{l2s|Livre:Nadal - Arlequin au Parnasse (1733).djvu}}
* {{l2s|Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Dacier - Comédies d'Aristophane (1692).djvu}}
}}
=== Musique ===
{{colonnes|nombre=2|
*{{l2s|Livre:Berlioz - les Nuits d'été (1841).djvu}}
* {{l2s|Livre:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu}}
* {{l2s|Livre:Satie - Je te veux (1903).djvu}}
* {{l2s|Livre:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu}}
* (Musique (sujet)){{l2s|Livre:Rameau - Démonstration du principe de l'harmonie (1750).djvu}}
* {{l2s|Livre:Widor - Jeanne d'Arc (1890).djvu}}
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=== Divers ===
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* {{l2s|Livre:Crenne - Épîtres familières et invectives.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Du Boccage - le Paradis terrestre, poème imité de Milton.djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Chassant - Dictionnaire des abréviations françaises et latines (5e éd, 1884).djvu}}
* {{L2s|Livre:Moncrif - Les Chats (1727).djvu}}
* {{l2s|Livre:Mallet du Pan - Du principe des factions (1791).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Durand - Rires et pleurs, poésies. Seconde partie - Fleurs des Mornes, Refrains, Nos payses, Contes créoles, 1896.djvu}}
* {{l2s|Livre:Quesnel - Bonheur de la mort chrétienne (1688).djvu}}
* {{l2s|Livre:Martin de Mariveaux - l'Ami des Loix (1775).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Renaudot - Consultations charitables pour les malades (1640).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Renaudot - Réponse au libelle (1641).djvu}}
* {{l2s|Livre:Renaudot - La présence des absents (1642).djvu}}
* {{l2s|Livre:Renaudot - Requête à la reine (1643).djvu}}
* {{l2s|Livre:Crenne - Songe (1541).djvu}} {{coloré|#000000|{{iv|1}}|#ffff00}}
* {{l2s|Livre:Oberlin - Patois lorrain du Ban de la Roche (1775).djvu}}
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== Modèle ==
=== Autre ===
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=== Abréviation ===
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}}
== Catégorie ==
{{colonnes|nombre=2|
*[[:Catégorie:Index - Journal des Dames]]
*[[:Catégorie:Index - Journal des Théâtres]]
*[[:Catégorie:Index - Mémoires secrets]]
*[[:Catégorie:Théâtre du 18e siècle]]
*[[:Catégorie:Rédacteurs du Mercure de France]]
*[[:Catégorie:Énigmes du Mercure de France]]
*[[:Catégorie:Chansons notées du Mercure de France]]
*[[:Catégorie:Théâtre du 17e siècle]]
*[[:Catégorie:Auteurs des Mémoires secrets de Bachaumont]]
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T19, Adamsohn.djvu/110
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>d’eux. Ces contrariétés laissent la chose en suspens, & rien ne se décide.
{{Brn|1}}
''14 Août.'' La crise de la compagnie des Indes vient de fournir encore matiere à une plaisanterie. Un caustique a imaginé & fait exécuter une gravure où l’on a représenté l’assemblée générale des actionnaires. Autour du tapis verd sont les gens de l’administration ; M. le contrôleur-général préside au bout de la table ; à sa gauche est M. Boutin, intendant des finances, ayant la compagnie dans son département, & cependant l’homme le plus acharné à son déchirement, sujet de l’allégorie en question. On voit à ses pieds un gros dogue d’Angleterre, les yeux enflammés, la gueule ouverte, les poils hérissés, dans l’attitude d’une rage prête à dévorer les actionnaires sur lesquels il s’élance. Son maître l’excite en disant : ''mords-les :'' pitoyable & cruelle allusion au nom de l’auteur du mémoire (''Morellet'').
{{Brn|1}}
''16 Août.'' On prolonge les représentations du ''Pere de famille,'' qui continuent à occasionner les plus vives impressions sur les spectateurs, malgré les défauts énormes dont fourmille ce drame. Ses détracteurs attribuent son grand effet au jeu des acteurs & à celui de Molé sur-tout. Le thermometre du théatre est monté si haut aujourd’hui, qu’il faut nécessairement des explosions terribles pour y atteindre. Les poumons de cet acteur en souffrent beaucoup, & l’on ne donne le Pere de famille que deux fois par semaine, pour qu’il puisse y suffire.
{{Brn|1}}
''17 Août.'' L’académie royale de musique se dispose à donner des fragmens composés de la ''Provençale,'' acte tiré du ballet des fêtes de Thalie, paroles de Lafond, musique de Mouret ; {{tiret|d’''A''|nacréon,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T19, Adamsohn.djvu/111
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{tiret2|d’''A|nacréon,''}} acte déja joué aussi, de M. Bernard, musique de Rameau ; & enfin d’un acte nouveau, ayant pour titre ''Hypomene & Athalante ;'' les paroles sont attribuées à M. Brunet, nouvel auteur lyrique, & la musique à M. Vachon, un des petits violons de la musique du roi : on dit d’avance beaucoup de bien du dernier intermede, dont le poëme est agréable, bien écrit, & plein de sentiment & d’harmonie.
{{Brn|1}}
''20 Août.'' Les fragments donnés avant-hier par l’académie royale de musique, n’ont pas réussi en général. La musique de la ''Provençale'' ne peut aujourd’hui opérer beaucoup de sensation sur des oreilles accoutumées aux accords savants, & à l’harmonie nombreuse de la musique moderne ; d’ailleurs, les petits couplets en patois, qui faisoient autrefois le succès de cet acte, ont été très-mal chantés, & le sieur Muguet, faisant la haute-contre, a achevé de compléter le dégoût du public. L’acte nouveau n’a pas eu plus de succès. Le sieur Vachon avoit eu la modestie ou la prudence de céder le pas à son maître, & le pas en musique est d’être joué le dernier ; il a d’autant mieux fait, qu’il est à croire qu’on n’auroit pu soutenir cet intermede après celui d’Anacréon. Si le Gros n’eût pas chanté, ''Hypomene & Athalante'' tomboient tout à plat. {{Corr|l’''Anacréon''|L’''Anacréon''}} a heureusement ranimé les spectateurs : il est tiré du ballet des ''Surprises de l’Amour,'' & different d’un autre attribué au cardinal de Bernis. Celui-là passe pour meilleur encore : il y regne un mélange de tendre & de bacchique, qui produit l’effet le plus singulier & le plus heureux. La musique répond aux paroles ; cet acte est un chef-d’œuvre dans les deux genres. Les ballets des trois actes sont délicieux, & les plus fameux coriphées<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{tiret2|d’A|''nacréon,''|motcomplet=d’''Anacréon,''}} acte déja joué aussi, de M. Bernard, musique de Rameau ; & enfin d’un acte nouveau, ayant pour titre ''Hypomene & Athalante ;'' les paroles sont attribuées à M. Brunet, nouvel auteur lyrique, & la musique à M. Vachon, un des petits violons de la musique du roi : on dit d’avance beaucoup de bien du dernier intermede, dont le poëme est agréable, bien écrit, & plein de sentiment & d’harmonie.
{{Brn|1}}
''20 Août.'' Les fragments donnés avant-hier par l’académie royale de musique, n’ont pas réussi en général. La musique de la ''Provençale'' ne peut aujourd’hui opérer beaucoup de sensation sur des oreilles accoutumées aux accords savants, & à l’harmonie nombreuse de la musique moderne ; d’ailleurs, les petits couplets en patois, qui faisoient autrefois le succès de cet acte, ont été très-mal chantés, & le sieur Muguet, faisant la haute-contre, a achevé de compléter le dégoût du public. L’acte nouveau n’a pas eu plus de succès. Le sieur Vachon avoit eu la modestie ou la prudence de céder le pas à son maître, & le pas en musique est d’être joué le dernier ; il a d’autant mieux fait, qu’il est à croire qu’on n’auroit pu soutenir cet intermede après celui d’Anacréon. Si le Gros n’eût pas chanté, ''Hypomene & Athalante'' tomboient tout à plat. {{Corr|l’''Anacréon''|L’''Anacréon''}} a heureusement ranimé les spectateurs : il est tiré du ballet des ''Surprises de l’Amour,'' & different d’un autre attribué au cardinal de Bernis. Celui-là passe pour meilleur encore : il y regne un mélange de tendre & de bacchique, qui produit l’effet le plus singulier & le plus heureux. La musique répond aux paroles ; cet acte est un chef-d’œuvre dans les deux genres. Les ballets des trois actes sont délicieux, & les plus fameux coriphées<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le ciel est par dessus le toit
1752
/* Mars */
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wikitext
text/x-wiki
==Janvier==
1) Le [[Livre:Bailly - Lettres sur l'Atlantide de Platon et sur l'ancienne histoire de l'Asie, 1779.pdf]] est à supprimer, car il a été recréé à partir d’un fs au format "Djvu" {{merci}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 27 janvier 2026 à 17:39 (UTC)
:{{fait}} [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 27 janvier 2026 à 17:41 (UTC)
::Un grand {{merci}} pour la réactivité !!! {{clin}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 27 janvier 2026 à 17:51 (UTC)
2) Le livre [[Livre:CELEX 52022DC0028 FR TXT Déclaration européenne sur les droits et principes numériques, 2002.pdf]] doit être supprimé, car le fichier source a été renommé en "2022". {{merci}} --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 30 janvier 2026 à 16:40 (UTC)
:@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] c’est fait. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 30 janvier 2026 à 17:06 (UTC)
::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] {{bravo}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 30 janvier 2026 à 18:13 (UTC)
==Mars==
* La page [[La Chine en folie (Édition Albin Michel 1923)]] est à supprimer (erreur sur l’année) => c’est la page [[La Chine en folie (Édition Albin Michel 1925)]] qui est à garder.--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 20 mars 2026 à 00:12 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 20 mars 2026 à 07:53 (UTC)
:::@[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] {{merci}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 20 mars 2026 à 09:28 (UTC)
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::{{ping|Lorlam}} {{fait}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 30 mars 2026 à 07:11 (UTC)
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::{{ping|Lorlam}} {{fait}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 30 mars 2026 à 07:11 (UTC)
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==Mai==
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* [[Page:Pline l'ancien - Histoire naturelle, Littré, T02.djvu/586]]: Page sans index (supprimé: [[Livre:Pline l'ancien - Histoire naturelle, Littré, T02.djvu]]) et dupliqué ([[Page:Pline l'ancien - Histoire naturelle, Littré, T2 - 1850.djvu/581]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 6 mai 2026 à 15:13 (UTC)
* Le livre "Pierre" ([[Livre:Pierre-Joseph Proudon - La révolution sociale démontrée par le coup d'état du 2 décembre.djvu]]) a été supprimé, mais pas [https://fr.wikisource.org/wiki/Spécial:Index?prefix=Pierre-Joseph+Proudon+-+La+r%C3%A9volution+sociale+d%C3%A9montr%C3%A9e+par+le+coup+d%27%C3%A9tat+du+2+d%C3%A9cembre.djvu&namespace=104 ses pages], de sorte qu'il existe désormais des pages sans index dupliquées sous un autre index, l'index «Proudhon» ([[Livre:Proudhon - La Révolution sociale démontrée par le coup d’État du 2 décembre.djvu]]). Je propose 2 actions différentes:
::a) Si une page de l'index «Proudhon» a le même niveau ou un niveau supérieur à celui de la page équivalente dans l'index «Pierre», alors supprimez la page sans index «Pierre». P. ex. [[Page:Proudhon - La Révolution sociale démontrée par le coup d’État du 2 décembre.djvu/25]] (validé) vs [[Page:Pierre-Joseph Proudon - La révolution sociale démontrée par le coup d'état du 2 décembre.djvu/25]] (ne pas corrigé: supprimer).
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* [[Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux.pdf/11]]: Page sans index (supprimé: [[La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux.pdf]]) et dupliqué ([[Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/11]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 6 mai 2026 à 16:32 (UTC)
:{{fait}} Voilà. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 mai 2026 à 18:16 (UTC)
* «[[Page:Scribe - Œuvres complètes, éd. Dentu, vol. 65.pdf]]» et «[[Page:Scribe - Œuvres complètes, éd. Dentu, vol. 17.pdf]]»: nom incorrect et dupliqué ([[Page:Scribe - Œuvres complètes, éd. Dentu, vol. 65.pdf/1]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* «[[Page:Archives de l’art français, tome 1, 1907.djvu]]» et «[[Page:Archives de l'art français (1852).djvu]]»: nom incorrect et dupliqué ([[Page:Archives de l’art français, tome 1, 1907.djvu/1]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* «[[Page:Anicet-Bourgeois et Brisebarre - Pascal et Chambord.pdf]]» et «[[Page:Pascal et Chambord.pdf]]»: nom incorrect et dupliqué ([[Page:Anicet-Bourgeois et Brisebarre - Pascal et Chambord.pdf/1]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* «[[Page:Dialogue du Vent et des Pins]]»: nom incorrect et dupliqué ([[Page:Dialogue du vent et des Pins.pdf/1]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* «[[Page:Baillehache - Souvenirs intimes d'un lancier de la Garde impériale, 1894.djvu]]» et «[[Page:Baillehache - Souvenirs intimes d'un lancier de la Garde impériale.djvu]]»: nom incorrect et dupliqué ([[Page:Baillehache - Souvenirs intimes d'un lancier de la Garde impériale, 1894.djvu/1]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* [https://fr.wikisource.org/wiki/Spécial:Index?prefix=Lavall%C3%A9e+-+La+Spiritualit%C3%A9+des+S%C5%93urs+de+Saint+Charles+d%27apr%C3%A8s+leur+Fondateur+Charles+D%C3%A9mia.pdf&namespace=104 5 pages] d'un Livre supprimé [[Livre:Lavallée - La Spiritualité des Sœurs de Saint Charles d'après leur Fondateur Charles Démia.pdf]] ([[:c:Commons:Deletion requests/File:Lavallée - La Spiritualité des Sœurs de Saint Charles d'après leur Fondateur Charles Démia.pdf]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* {{ping|Cunegonde1}} Voir [[:c:Commons:Deletion requests/File:Durand - Méditations de E. D., 1906.djvu]]. Livre supprimé [[Livre:Durand - Méditations de E. D., 1906.djvu]], mais il reste encore [https://fr.wikisource.org/wiki/Spécial:Index?prefix=Durand+-+M%C3%A9ditations+de+E.+D.%2C+1906.djvu%2F&namespace=104 16 pages] sans Livre, pour supprimer ou pour déplacer vers [[Livre:Durand - Méditations de E. D., 1907.djvu]]? -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* [https://fr.wikisource.org/wiki/Spécial:Index?prefix=Zamenhof+L.+L.+-+Fundamento+de+Esperanto%2C+1905.djvu&namespace=104 6 pages] sans Livre et duppliqués a [[Livre:Fundamento de Esperanto.djvu]]. -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* «[[Page:Noailles - La domination, 1905.pdf]]» et «[[Page:La domination Comtesse Mathieu (...)Noailles Anna bpt6k107293z.pdf]]»: nom incorrect et dupliqué ([[Page:Noailles - La domination, 1905.pdf/1]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* «[[Page:Lalande - Vocabulaire technique et critique de la philosophie.pdf/1]]»: sans Livre ([[Livre:Lalande - Vocabulaire technique et critique de la philosophie.pdf]] supprimé, et aussi le fichier (copyvio): [[:c:Commons:Deletion requests/File:Lalande - Vocabulaire technique et critique de la philosophie.pdf]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* [https://fr.wikisource.org/wiki/Spécial:Index?prefix=Cr%C3%A9ation%2C+octobre+2019%2C+4.djvu&namespace=104 12 pages] sans Livre ([[Livre:Création, octobre 2019, 4.djvu]] supprimé, et aussi le fichier a Commons). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* [[Méliador/L'armorial de la Table Ronde et les blasons décrits dans le « Meliador »]] à supprimer car renommée. Merci --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 31 mai 2026 à 12:32 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 31 mai 2026 à 15:13 (UTC)
rddoauva5xdbxfi4oc7r2gogyi815dj
16002341
16002339
2026-08-25T20:23:22Z
Le ciel est par dessus le toit
1752
16002341
wikitext
text/x-wiki
==Janvier==
1) Le [[Livre:Bailly - Lettres sur l'Atlantide de Platon et sur l'ancienne histoire de l'Asie, 1779.pdf]] est à supprimer, car il a été recréé à partir d’un fs au format "Djvu" {{merci}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 27 janvier 2026 à 17:39 (UTC)
:{{fait}} [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 27 janvier 2026 à 17:41 (UTC)
::Un grand {{merci}} pour la réactivité !!! {{clin}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 27 janvier 2026 à 17:51 (UTC)
2) Le livre [[Livre:CELEX 52022DC0028 FR TXT Déclaration européenne sur les droits et principes numériques, 2002.pdf]] doit être supprimé, car le fichier source a été renommé en "2022". {{merci}} --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 30 janvier 2026 à 16:40 (UTC)
:@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] c’est fait. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 30 janvier 2026 à 17:06 (UTC)
::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] {{bravo}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 30 janvier 2026 à 18:13 (UTC)
==Mars==
* La page [[La Chine en folie (Édition Albin Michel 1923)]] est à supprimer (erreur sur l’année) => c’est la page [[La Chine en folie (Édition Albin Michel 1925)]] qui est à garder.--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 20 mars 2026 à 00:12 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 20 mars 2026 à 07:53 (UTC)
:::@[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] {{merci}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 20 mars 2026 à 09:28 (UTC)
* La catégorie [[:Catégorie:Énigmes]] est à supprimer (elle est maintenant vide car elle a été renommée "Énigmes et Devinettes")--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 29 mars 2026 à 23:23 (UTC)
::{{ping|Lorlam}} {{fait}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 30 mars 2026 à 07:11 (UTC)
* La page [[Les Enfantines du bon pays de France/Devinettes ou énigmes]] est à supprimer, car c’est la page [[Les Enfantines du bon pays de France/Devinettes ou énigmes populaires]] qui est utilisée dans le livre correspondant. --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 29 mars 2026 à 23:42 (UTC)
::{{ping|Lorlam}} {{fait}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 30 mars 2026 à 07:11 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] {{merci}} beaucoup. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 30 mars 2026 à 09:39 (UTC)
==Mai==
* [[Page:Kant - Doctrine du droit.djvu/389]]: Page sans index (supprimé: [[Livre:Kant - Doctrine du droit.djvu]], v. [[Wikisource:Pages_à_supprimer/Archives_2019#Livre:Kant_-_Doctrine_du_droit.djvu]]) et dupliqué ([[Page:Kant - Éléments métaphysiques de la doctrine du droit.djvu/591]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 5 mai 2026 à 20:31 (UTC)
* [https://fr.wikisource.org/wiki/Spécial:Index?prefix=Maurois+-+Les+Silences+du+colonel+Bramble+%28Grasset+1918%29.djvu&namespace=104 Pages] sans index, parce qu'il a été supprimé ([[Livre:Maurois - Les Silences du colonel Bramble (Grasset 1918).djvu]]), aussi le fichier, par copyvio (v. [[:c:Commons:Deletion requests/Files in Category:André Maurois]]). Voir aussi [[Discussion Auteur:André Maurois]]: restaurer le 1/1/2038? -[[User talk:Aleator|Aleator]] 5 mai 2026 à 21:03 (UTC)
::Ou peut-être simplement télécharger le fichier sur Wikisource, tout comme cela a été fait avec [[:Fichier:Maurois - Ni ange, ni bête, 1919.djvu]]? -[[User talk:Aleator|Aleator]] 5 mai 2026 à 21:08 (UTC)
::Il en va de même pour les [https://fr.wikisource.org/wiki/Spécial:Index?prefix=Maurois+-+Les+bourgeois+de+Witzheim%2C+1920.djvu&namespace=104 pages] sans index [[Livre:Maurois - Les bourgeois de Witzheim, 1920.djvu]]. -[[User talk:Aleator|Aleator]] 6 mai 2026 à 16:32 (UTC)
* [[Page:Pline l'ancien - Histoire naturelle, Littré, T01.djvu/16]]: Page sans index (supprimé: [[Livre:Pline l'ancien - Histoire naturelle, Littré, T01.djvu]]) et dupliqué ([[Page:Pline l'ancien - Histoire naturelle, Littré, T1 - 1848.djvu/11]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 6 mai 2026 à 15:13 (UTC)
* [[Page:Pline l'ancien - Histoire naturelle, Littré, T02.djvu/586]]: Page sans index (supprimé: [[Livre:Pline l'ancien - Histoire naturelle, Littré, T02.djvu]]) et dupliqué ([[Page:Pline l'ancien - Histoire naturelle, Littré, T2 - 1850.djvu/581]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 6 mai 2026 à 15:13 (UTC)
* Le livre "Pierre" ([[Livre:Pierre-Joseph Proudon - La révolution sociale démontrée par le coup d'état du 2 décembre.djvu]]) a été supprimé, mais pas [https://fr.wikisource.org/wiki/Spécial:Index?prefix=Pierre-Joseph+Proudon+-+La+r%C3%A9volution+sociale+d%C3%A9montr%C3%A9e+par+le+coup+d%27%C3%A9tat+du+2+d%C3%A9cembre.djvu&namespace=104 ses pages], de sorte qu'il existe désormais des pages sans index dupliquées sous un autre index, l'index «Proudhon» ([[Livre:Proudhon - La Révolution sociale démontrée par le coup d’État du 2 décembre.djvu]]). Je propose 2 actions différentes:
::a) Si une page de l'index «Proudhon» a le même niveau ou un niveau supérieur à celui de la page équivalente dans l'index «Pierre», alors supprimez la page sans index «Pierre». P. ex. [[Page:Proudhon - La Révolution sociale démontrée par le coup d’État du 2 décembre.djvu/25]] (validé) vs [[Page:Pierre-Joseph Proudon - La révolution sociale démontrée par le coup d'état du 2 décembre.djvu/25]] (ne pas corrigé: supprimer).
::b) Si une page de l'index "Proudhon" a niveau inférieur à celui de la page équivalente dans l'index «Pierre», alors supprimez «Proudhon» et faire redirect de la page «Pierre» à la page «Proudhon».
:D'après ce que je peux voir, la plupart des pages sont au format (a).-[[User talk:Aleator|Aleator]] 6 mai 2026 à 15:13 (UTC)
* [[Page:Vigneau - Journal de l'Île aux perroquets 1892-1900.djvu/1]]: Page sans index (inexistant) et dupliqué ([[Page:Vigneau - Journal de l’Île aux perroquets 1892-1900.djvu/1]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 6 mai 2026 à 16:32 (UTC)
* [[Page:Coubertin - A travers l'histoire grecque, 1918.djvu]]: Page sans index, avec un nom incorrect, dupliqué ([[Page:Coubertin - A travers l'histoire grecque, 1918.djvu/1]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 6 mai 2026 à 16:32 (UTC)
* [[Page:Liber Iudiciorum]]: ''namespace'' incorrect, page sans index, page sans texte. Aussi, [[Page:Liber Iudiciorum visigòtic.djvu]]: ''namespace'' incorrect, en catalan, fragment simple et incomplet (abandonné). Et aussi, [[Livre:Liber Iudiciorum visigòtic.djvu]], en catalan et sans pages. Voir aussi [[Discussion utilisateur:Rouziès]]. -[[User talk:Aleator|Aleator]] 6 mai 2026 à 16:32 (UTC)
* [[Page:Testament-StruchdeBesalu-ADPO3E1.djvu]] et [[Livre:Testament-StruchdeBesalu-ADPO3E1.djvu]]: en latin. Copié a [[:la:Pagina:Testament-StruchdeBesalu-ADPO3E1.djvu/1]] et [[:la:Liber:Testament-StruchdeBesalu-ADPO3E1.djvu]]. -[[User talk:Aleator|Aleator]] 6 mai 2026 à 16:32 (UTC)
* [[Page:Capbreu de Reynès (1407), ADPO, 3E40-877, 7r°.djvu]]: en latin, sans index (fichier [[:c:File:Capbreu de Reynès (1407), ADPO, 3E40-877, 7r°.djvu]] supprimé en 2019 = sans info). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 6 mai 2026 à 16:32 (UTC)
* [[Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux.pdf/11]]: Page sans index (supprimé: [[La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux.pdf]]) et dupliqué ([[Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/11]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 6 mai 2026 à 16:32 (UTC)
:{{fait}} Voilà. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 mai 2026 à 18:16 (UTC)
* «[[Page:Scribe - Œuvres complètes, éd. Dentu, vol. 65.pdf]]» et «[[Page:Scribe - Œuvres complètes, éd. Dentu, vol. 17.pdf]]»: nom incorrect et dupliqué ([[Page:Scribe - Œuvres complètes, éd. Dentu, vol. 65.pdf/1]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* «[[Page:Archives de l’art français, tome 1, 1907.djvu]]» et «[[Page:Archives de l'art français (1852).djvu]]»: nom incorrect et dupliqué ([[Page:Archives de l’art français, tome 1, 1907.djvu/1]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* «[[Page:Anicet-Bourgeois et Brisebarre - Pascal et Chambord.pdf]]» et «[[Page:Pascal et Chambord.pdf]]»: nom incorrect et dupliqué ([[Page:Anicet-Bourgeois et Brisebarre - Pascal et Chambord.pdf/1]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* «[[Page:Dialogue du Vent et des Pins]]»: nom incorrect et dupliqué ([[Page:Dialogue du vent et des Pins.pdf/1]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* «[[Page:Baillehache - Souvenirs intimes d'un lancier de la Garde impériale, 1894.djvu]]» et «[[Page:Baillehache - Souvenirs intimes d'un lancier de la Garde impériale.djvu]]»: nom incorrect et dupliqué ([[Page:Baillehache - Souvenirs intimes d'un lancier de la Garde impériale, 1894.djvu/1]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* [https://fr.wikisource.org/wiki/Spécial:Index?prefix=Lavall%C3%A9e+-+La+Spiritualit%C3%A9+des+S%C5%93urs+de+Saint+Charles+d%27apr%C3%A8s+leur+Fondateur+Charles+D%C3%A9mia.pdf&namespace=104 5 pages] d'un Livre supprimé [[Livre:Lavallée - La Spiritualité des Sœurs de Saint Charles d'après leur Fondateur Charles Démia.pdf]] ([[:c:Commons:Deletion requests/File:Lavallée - La Spiritualité des Sœurs de Saint Charles d'après leur Fondateur Charles Démia.pdf]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* {{ping|Cunegonde1}} Voir [[:c:Commons:Deletion requests/File:Durand - Méditations de E. D., 1906.djvu]]. Livre supprimé [[Livre:Durand - Méditations de E. D., 1906.djvu]], mais il reste encore [https://fr.wikisource.org/wiki/Spécial:Index?prefix=Durand+-+M%C3%A9ditations+de+E.+D.%2C+1906.djvu%2F&namespace=104 16 pages] sans Livre, pour supprimer ou pour déplacer vers [[Livre:Durand - Méditations de E. D., 1907.djvu]]? -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* [https://fr.wikisource.org/wiki/Spécial:Index?prefix=Zamenhof+L.+L.+-+Fundamento+de+Esperanto%2C+1905.djvu&namespace=104 6 pages] sans Livre et duppliqués a [[Livre:Fundamento de Esperanto.djvu]]. -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* «[[Page:Noailles - La domination, 1905.pdf]]» et «[[Page:La domination Comtesse Mathieu (...)Noailles Anna bpt6k107293z.pdf]]»: nom incorrect et dupliqué ([[Page:Noailles - La domination, 1905.pdf/1]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* «[[Page:Lalande - Vocabulaire technique et critique de la philosophie.pdf/1]]»: sans Livre ([[Livre:Lalande - Vocabulaire technique et critique de la philosophie.pdf]] supprimé, et aussi le fichier (copyvio): [[:c:Commons:Deletion requests/File:Lalande - Vocabulaire technique et critique de la philosophie.pdf]]). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* [https://fr.wikisource.org/wiki/Spécial:Index?prefix=Cr%C3%A9ation%2C+octobre+2019%2C+4.djvu&namespace=104 12 pages] sans Livre ([[Livre:Création, octobre 2019, 4.djvu]] supprimé, et aussi le fichier a Commons). -[[User talk:Aleator|Aleator]] 7 mai 2026 à 11:03 (UTC)
* [[Méliador/L'armorial de la Table Ronde et les blasons décrits dans le « Meliador »]] à supprimer car renommée. Merci --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 31 mai 2026 à 12:32 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 31 mai 2026 à 15:13 (UTC)
==Juin==
* [[Les Précieuses ridicules/Librairie de France, 1922/Les Préciseuses ridicules]] à supprimer (erreur de nom) => page renommée : {{merci}}
* [[Le fils de Lagardère (théâtre)]] à supprimer (titre mal orthographié) => page renommée : {{merci}} --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 12 juin 2026 à 23:22 (UTC)
*:{{fait}} [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 juin 2026 à 03:50 (UTC)
*::{{bravo}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 13 juin 2026 à 08:19 (UTC)
* {{l2s|Communisme et mariage|Riazanov - Communisme et mariage, 1967.pdf}}, traduction de l’auteur russe [[Auteur:David Riazanov|David Riazanov]] (1870-1938) par [[w:fr:Émile_Copfermann|Émile Copfermann]] (1931-1999), comme signé dans l’avant-texte [[Page:Riazanov - Communisme et mariage, 1967.pdf/7|ici]]. --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 14 juin 2026 à 14:33 (UTC)
:*{{fait}} ainsi que le fichier sur Commons. A poursuivre en 2070... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 15 juin 2026 à 16:53 (UTC)
* [[Livre:Larophile06besa.pdf]] à supprimer, ainsi que les sous-pages Livre:Larophile06besa.pdf/* ; un nouvel index de meilleure qualité issu de Gallica est disponible. : {{merci}}-- • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 juin 2026 à 09:17 (UTC)
::{{fait}} Fichier proposé à la suppression sur Commons. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 22 juin 2026 à 06:41 (UTC)
:::C’est vite fait ! {{Merci}}
* https://fr.wikisource.org/wiki/Livre:L%C3%89O_ET_CLARA_%E2%80%93_UNE_HISTOIRE_PRESQUE_IMPOSSIBLE.pdf Bonjour, je pense que ce livre n'a pas sa place ici... bonne journée :-) [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 22 juin 2026 à 07:36 (UTC)
*:{{fait}} [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 juin 2026 à 10:22 (UTC)
* [[Livre:Annales de chimie et de physique, Index, t. 31-69, 1851-1863.pdf]]
Bonjour, j'ai remplacé le fac-similé d'origine de chez Hathi Trust par celui de chez Gallica (10 fois moins gros, sans pages en doublon et sans pages manquantes). Comme aucune page n'avait encore été corrigée dans ce Livre, il faudrait y supprimer toutes les pages existantes (pour que la couche texte de chez Gallica soit reprise à la création de la page).{{br0}}La liste des pages à supprimer est ici: ► [https://fr.wikisource.org/wiki/Sp%C3%A9cial:Index/Page:Annales_de_chimie_et_de_physique,_Index,_t._31-69,_1851-1863.pdf] (elles sont toutes tagguées soit "sans texte" soit "à problème", ce qui n'est plus le cas désormais). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 22 juin 2026 à 20:59 (UTC).
:{{fait}} Les fichiers de Hathitrust sont de meilleure qualité. C'est pour ça que je me donne autant de mal pour les récupérer. "10 fois moins gros" veut aussi dire "10 fois moins bon". ;o) Et pourriez-vous donner la source chez Gallica ? Mais bon, j'ai supprimé les pages vides. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 juin 2026 à 23:30 (UTC)
::::Bonjour {{ping|Yann}},
::::Pour ce qui est de la source {{Gallica|bpt6k349617}}, je l'avais placée dans le Livre (Lien depuis '''Bibliothèque''').{{br0}}
::::Autant pour un fascicule d’''Annales de Chimie et Physique'', je n'aurais pas fait ça, mais ici, cet index ne contient a priori aucune formule, ni schéma, ni image qui pourraient poser des problèmes de lecture, mais uniquement du texte. Je pense que la qualité de l'ouvrage ne s'entend pas que par la qualité de chacune des pages qu'il contient mais ici aussi par la qualité du tout une fois placé sur wikisource: un ouvrage avec 30~40 pages en doublon, 3 pages illisibles (pages pliées) et 2 pages manquantes, n'est pas, à mon sens, d'assez bonne qualité, quand il est possible d'avoir aussi bien pour un résultat aussi satisfaisant, ailleurs.{{br0}}
::::Si vous pensez qu'il vaut mieux revenir à la version précédente de chez Hathi Trust, je vous laisse appuyer sur le bouton « Rétablir » de la précédente version sur commons. J'en serais navré, mais bon… — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 23 juin 2026 à 04:50 (UTC)
:::::Bonjour, @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] et @[[Utilisateur:Yann|Yann]]. Je me permets d'intervenir dans cette discussion pour rappeler le caractère indispensable (à mon avis) de vérifier l'état des fac-similé '''avant''' import (pas de pages manquantes, pas de doublon), car c'est toujours une galère d'intervenir lorsque des pages en aval des pages problématiques sont corrigées. Quand des pages manquantes sont introuvable, il est préférable d'introduire des pages blanches à la place, pour faciliter leur insertion si elle sont trouvées par la suite. Je sais que je suis atteint de psittacisme, mais j'ai suffisamment réparé de fac-similés pour le savoir. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 juin 2026 à 07:51 (UTC)
::::::Oui, bien sûr. Mais récupérer les fichiers sur HathiTrust est un problème en soi. Donc je préfère mettre le fichier original sur Commons, et éventuellement le modifier ensuite. Je suis aussi d'accord avec Khardan que, dans ce cas, vu que ce livre ne contient pas de formules, la qualité de Gallica convient, et c'est moins de travail d'importer cette version que de corriger la version de HathiTrust. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 juin 2026 à 09:08 (UTC)
:::::::Bon ça me rassure qu'on soit sur la même ligne pour le traitement fait avec de cet ouvrage d'index alors. Par ailleurs, sur les pages à supprimer, certaines ne l'ont pas été et sont orphelines désormais. Ce sont les 7 pages numérotées 522 ou plus dans la liste ► [https://fr.wikisource.org/wiki/Sp%C3%A9cial:Index/Page:Annales_de_chimie_et_de_physique,_Index,_t._31-69,_1851-1863.pdf ICI]. (le nouveau fac-similé ne comptant plus que 478 pages désormais). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 23 juin 2026 à 17:44 (UTC).
::::::::{{fait}} [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 juin 2026 à 18:10 (UTC)
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>{{19e|div.}} milit. ; cour d’appel de Riom ; évêché à Moulins.
[[d:Q867070|'''Allos''']] (''loce''), ch.-l. de c. (Basses-Alpes), arr. de Barcelonnette ; {{nobr|1,202 h.}}
[[d:Q864843|'''Alma''']], riv. de Crimée, connue par la victoire des Français et des Anglais sur les Russes en 1854.
'''Alma''' (''Bataille de l’''), [[d:Q111041118|tableau de H. Vernet]] (Exp. de 1855) ; [[d:Q141133898|{{Dclf-}} de Bellangé]] (Exp. 1858) ; {{Dclf-}} de M. Doré (Exp. 1855) ; [[d:Q138424764|{{Dclf-}} de M. Pils]], gal. de Versailles. Le meilleur de ces quatre tableaux est sans contredit celui de M. Pils, peint avec une vigueur peu commune, plein de mouvement et traduisant à merveille les horreurs de la guerre.
[[d:Q155952|'''Almageste''' (''l’'')]], traité d’astronomie par Ptolémée, excellent ouvrage qui contient les connaissances mathématiques de l’antiquité.
[[d:Q207668|'''Almagro''' (''Diégo d’'')]], compagnon de Pizarre dans la conquête du Pérou (1463-1538).
[[d:Q61056|'''Al-Mamoun''']], fils d’Haroun-al-Raschid et {{7e|calife}} abbasside ; m. en 833.
[[d:Q106157177|'''Almanach de nos grands hommes''' (''Petit'')]], opuscule satirique de Rivarol, qui est un persiflage perpétuel ; chaque nom d’auteur contemporain est accompagné d’un éloge ironique, gai, original, et presque toujours judicieux (1788).
[[d:Q106766242|'''Almanach des Gourmands''']], ouvrage culinaire, qui ne manque pas d’esprit, par Grimod de la Reynière (1803-1812).
[[d:Q287192|'''Al-Manzor''']], nom porté par plusieurs personnages musulmans remarquables.
[[d:Q10406525|'''Almaviva''']], personnage du ''Mariage de Figaro'', le chef-d’œuvre de Beaumarchais. Il est resté le type du grand seigneur corrompu et corrupteur, de grandes manières, rappelant dans sa personne toutes les grâces, tous les priviléges et tous les abus de l’ancienne noblesse, et qui n’en est pas moins la dupe de son valet Figaro, personnifiant l’esprit, l’habileté et l’intrigue.
[[d:Q85953910|'''Almée''' (l’) ou la '''Danse de l’Almée''']], tableau de M. Gérome (Exp. 1864 et 1867) ; peinture très-finie et très-exacte dans tous ses détails.
[[d:Q75613|'''Almoravides''']], tribu arabe qui soumit d’abord Fez et le Maroc, puis le sud de l’Espagne vers la fin du {{s|xi}}.
'''Alost''', v. de Belgique ; {{nobr|15,000 h.}}
'''Alpes''', chaîne de montagnes au nord de l’Italie.
'''Alpes''' (''dép. des Basses-''), ch.-l. Digne. {{nobr|5 arr.}}, {{nobr|30 cant.}}, {{nobr|251 comm.}} {{nobr|139,332 h.}}, {{9e|div.}} milit. ; cour d’appel d’Aix ; évêché à Digne.
'''Alpes''' (''dép. des Hautes-''), ch.-l. Gap. {{nobr|3 arr.}} ; {{nobr|24 cant.}}, {{nobr|189 comm.}}, {{nobr|118,898 h.}} {{22e|div.}} milit ; cour d’appel de Grenoble ; évêché à Gap.
'''Alpes-Maritimes''' (''dép. des''), ch.-l. Nice. {{nobr|3 arr.}}, {{nobr|25 cant.}}, {{nobr|150 comm.}} {{nobr|199,037 h.}}, {{9e|div.}} milit., cour impér. d’Aix ; évêché à Nice.
'''Alphonse {{Ier}}, le Batailleur''', roi d’Aragon et de Navarre de 1104 à 1134.
'''Alphonse II''', roi d’Aragon (1162-1196).
'''Alphonse II, le Magnifique''', roi d’Aragon de 1285 à 1291.
'''Alphonse IV, le Débonnaire''', roi d’Aragon de 1327 à 1338.
'''Alphonse V, le Magnanime''', roi d’Aragon en 1416, conquit Naples, où il mourut en 1458.
'''Alphonse X''', roi de Castille et de Léon, surnommé l’'''Astronome''' ; mort en 1284.
'''Alphonse''' est encore le nom de plusieurs rois de Portugal, de Castille, de Naples, etc.
'''Alsace''', anc. prov. de France, formée du H.-Rhin et du B.-Rhin, cédée à l’Allem. moins Belfort et son territ.
'''Alsten''', île de Norvége, où l’on remarque une montagne à sept sommets qu’on appelle les ''Sept-Sœurs''.
'''Altaï''', grande chaîne de montagnes du centre de l’Asie, divisée en Grand Altaï et en Petit Altaï.
'''Altkirch''' (''kirk''), ch.-l. de c. (H.-Rhin), auj. réuni à l’Allem. ; {{nobr|3,193 h.}}
'''Altona''', v. du duché de Holstein, à la Prusse ; port sur l’Elbe ; {{nobr|32,200 h.}}
'''Altorff''', v. de Suisse, ch.-l. du canton d’Uri ; {{nobr|2,200 h.}} V. ''Guillaume Tell''.
'''Alvinzy''', général autrichien (1726-1810) fut vaincu par Bonaparte à Arcole et à Rivoli.
[[d:Q3613499|'''Alzire''']], une des meilleures tragédies de Voltaire, représentée en 1736. C’est dans cette pièce qu’Alzire, assassiné par Zamore, lui adresse avant d’expirer ces admirables paroles :
<poem>Des dieux que nous servons connais la différence ;
Les tiens t’ont commandé le meurtre et la vengeance ;
Et le mien, quand ton bras vient de m’assassiner,
M’ordonne de te plaindre et de te pardonner.</poem>
[[d:Q243876|'''Alzon''']], ch.-l. de c. (Gard), arr. du Vigan ; {{nobr|882 h.}}
[[d:Q196492|'''Alzonne''']], ch.-l. de c. (Aude), arr. de Carcassonne ; {{nobr|1,510 h.}}
[[d:Q133982630|'''Amadis de Gaule''']], célèbre roman en prose, écrit moitié en espagnol, moitié en français, par divers auteurs ({{s|xiv}}). Les quatre premiers<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>{{19e|div.}} milit. ; cour d’appel de Riom ; évêché à Moulins.
[[d:Q867070|'''Allos''']] (''loce''), ch.-l. de c. (Basses-Alpes), arr. de Barcelonnette ; {{nobr|1,202 h.}}
[[d:Q864843|'''Alma''']], riv. de Crimée, connue par la victoire des Français et des Anglais sur les Russes en 1854.
'''Alma''' (''Bataille de l’''), [[d:Q111041118|tableau de H. Vernet]] (Exp. de 1855) ; [[d:Q141133898|{{Dclf-}} de Bellangé]] (Exp. 1858) ; {{Dclf-}} de M. Doré (Exp. 1855) ; [[d:Q138424764|{{Dclf-}} de M. Pils]], gal. de Versailles. Le meilleur de ces quatre tableaux est sans contredit celui de M. Pils, peint avec une vigueur peu commune, plein de mouvement et traduisant à merveille les horreurs de la guerre.
[[d:Q155952|'''Almageste''' (''l’'')]], traité d’astronomie par Ptolémée, excellent ouvrage qui contient les connaissances mathématiques de l’antiquité.
[[d:Q207668|'''Almagro''' (''Diégo d’'')]], compagnon de Pizarre dans la conquête du Pérou (1463-1538).
[[d:Q61056|'''Al-Mamoun''']], fils d’Haroun-al-Raschid et {{7e|calife}} abbasside ; m. en 833.
[[d:Q106157177|'''Almanach de nos grands hommes''' (''Petit'')]], opuscule satirique de Rivarol, qui est un persiflage perpétuel ; chaque nom d’auteur contemporain est accompagné d’un éloge ironique, gai, original, et presque toujours judicieux (1788).
[[d:Q106766242|'''Almanach des Gourmands''']], ouvrage culinaire, qui ne manque pas d’esprit, par Grimod de la Reynière (1803-1812).
[[d:Q287192|'''Al-Manzor''']], nom porté par plusieurs personnages musulmans remarquables.
[[d:Q10406525|'''Almaviva''']], personnage du ''Mariage de Figaro'', le chef-d’œuvre de Beaumarchais. Il est resté le type du grand seigneur corrompu et corrupteur, de grandes manières, rappelant dans sa personne toutes les grâces, tous les priviléges et tous les abus de l’ancienne noblesse, et qui n’en est pas moins la dupe de son valet Figaro, personnifiant l’esprit, l’habileté et l’intrigue.
[[d:Q85953910|'''Almée''' (l’) ou la '''Danse de l’Almée''']], tableau de M. Gérome (Exp. 1864 et 1867) ; peinture très-finie et très-exacte dans tous ses détails.
[[d:Q75613|'''Almoravides''']], tribu arabe qui soumit d’abord Fez et le Maroc, puis le sud de l’Espagne vers la fin du {{s|xi}}.
[[d:Q13121|'''Alost''']], v. de Belgique ; {{nobr|15,000 h.}}
[[d:Q1286|'''Alpes''']], chaîne de montagnes au nord de l’Italie.
[[d:Q3131|'''Alpes''' (''dép. des Basses-'')]], ch.-l. Digne. {{nobr|5 arr.}}, {{nobr|30 cant.}}, {{nobr|251 comm.}} {{nobr|139,332 h.}}, {{9e|div.}} milit. ; cour d’appel d’Aix ; évêché à Digne.
[[d:Q3125|'''Alpes''' (''dép. des Hautes-'')]], ch.-l. Gap. {{nobr|3 arr.}} ; {{nobr|24 cant.}}, {{nobr|189 comm.}}, {{nobr|118,898 h.}} {{22e|div.}} milit ; cour d’appel de Grenoble ; évêché à Gap.
[[d:Q3139|'''Alpes-Maritimes''' (''dép. des'')]], ch.-l. Nice. {{nobr|3 arr.}}, {{nobr|25 cant.}}, {{nobr|150 comm.}} {{nobr|199,037 h.}}, {{9e|div.}} milit., cour impér. d’Aix ; évêché à Nice.
[[d:Q81833|'''Alphonse {{Ier}}, le Batailleur''']], roi d’Aragon et de Navarre de 1104 à 1134.
[[d:Q299156|'''Alphonse II''']], roi d’Aragon (1162-1196).
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[[d:Q47595|'''Alphonse X''']], roi de Castille et de Léon, surnommé l’'''Astronome''' ; mort en 1284.
'''Alphonse''' est encore le nom de plusieurs rois de Portugal, de Castille, de Naples, etc.
[[d:Q95977667|'''Alsace''']], anc. prov. de France, formée du H.-Rhin et du B.-Rhin, cédée à l’Allem. moins Belfort et son territ.
[[d:Q2840250|'''Alsten''']], île de Norvége, où l’on remarque une montagne à sept sommets qu’on appelle les ''Sept-Sœurs''.
[[d:Q5955|'''Altaï''']], grande chaîne de montagnes du centre de l’Asie, divisée en Grand Altaï et en Petit Altaï.
[[d:Q208119|'''Altkirch''']] (''kirk''), ch.-l. de c. (H.-Rhin), auj. réuni à l’Allem. ; {{nobr|3,193 h.}}
[[d:Q1630|'''Altona''']], v. du duché de Holstein, à la Prusse ; port sur l’Elbe ; {{nobr|32,200 h.}}
[[d:Q68150|'''Altorff''']], v. de Suisse, ch.-l. du canton d’Uri ; {{nobr|2,200 h.}} V. ''Guillaume Tell''.
[[d:Q608030|'''Alvinzy''']], général autrichien (1726-1810) fut vaincu par Bonaparte à Arcole et à Rivoli.
[[d:Q3613499|'''Alzire''']], une des meilleures tragédies de Voltaire, représentée en 1736. C’est dans cette pièce qu’Alzire, assassiné par Zamore, lui adresse avant d’expirer ces admirables paroles :
<poem>Des dieux que nous servons connais la différence ;
Les tiens t’ont commandé le meurtre et la vengeance ;
Et le mien, quand ton bras vient de m’assassiner,
M’ordonne de te plaindre et de te pardonner.</poem>
[[d:Q243876|'''Alzon''']], ch.-l. de c. (Gard), arr. du Vigan ; {{nobr|882 h.}}
[[d:Q196492|'''Alzonne''']], ch.-l. de c. (Aude), arr. de Carcassonne ; {{nobr|1,510 h.}}
[[d:Q133982630|'''Amadis de Gaule''']], célèbre roman en prose, écrit moitié en espagnol, moitié en français, par divers auteurs ({{s|xiv}}). Les quatre premiers<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>livres sont regardés par Cervantes comme un chef-d’œuvre. Le héros de ce livre, Amadis, surnommé le ''Chevalier du lion'', est resté le type des amants constants et respectueux, aussi bien que de la chevalerie errante, dont le seigneur don Quichotte n’a été que la caricature.
[[d:Q2840837|'''Amadis de Gaule''']], un des meilleurs opéras de Quinault, en cinq actes (musique de Lulli) ; 1684.
[[d:Q452673|'''Amalaric''']], roi des Visigoths (511-531).
[[d:Q371670|'''Amalasonte''']], fille de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, gouverna sagement après ce prince et fut étranglée par ordre de Théodat.
[[d:Q16010675|'''Amalécites''']], peuple vaincu plusieurs fois par Saül.
[[d:Q80563|'''Amalfi''']], v. d’Italie (roy. de Naples) ; {{nobr|7,693 h.}}
[[d:Q107785|'''Amalthée''']], chèvre qui fut la nourrice de Jupiter.
[[d:Q650680|'''Aman''']], favori d’Assuérus.
[[d:Q453606|'''Amance''']], ch.-l. de c. (Haute-Saône), arr. de Vesoul ; {{nobr|928 h.}}
[[d:Q453633|'''Amancey''']], ch.-l. de c. (Doubs), arr. de Besançon ; {{nobr|721 h.}}
[[d:Q516784|'''Amar''']], fameux conventionnel, m. en 1816.
[[d:Q109277349|'''Amaryllis''']], nom donné par Virgile à une bergère dans une de ses églogues, et sous lequel les écrivains désignent quelquefois plaisamment une jeune paysanne.
[[d:Q313237|'''Amasias''']] (''âce''), roi de Juda de 839 à 810 av. J.-C.
[[d:Q170532|'''Amasieh''']], v. de la Turquie d’Asie, ch.-l. du district de ce nom ; {{nobr|40,000 h.}}
[[d:Q312045|'''Amasis''']] (''zice''), roi d’Égypte de 560 à 526 av. J. C.
[[d:Q455758|'''Amati''']], nom d’une célèbre famille de luthiers de Crémone, dont un des membres, Nicolas, fut maître de Stradivarius.
[[d:Q311808|'''Amaury {{Ier}}''']], roi de Jérusalem de 1162 à 1173.
[[d:Q453325|'''Amaury II''']], roi de Chypre, puis de Jérusalem, m. en 1205.
[[d:Q3783|'''Amazones''' (''fleuve des'')]], fleuve de l’Amérique mérid. qui se jette dans l’océan Atlantique après un cours de 4, {{nobr|800 kil.}} ; est aussi nommé Maragnon.
[[d:Q134154|'''Amazones''']], peuplade fabuleuse de femmes guerrières qui habitaient les rives du Thermodon.
[[d:Q1116625|'''Amazone blessée''']], statue antique, au Vatican ; on en voit aussi une au musée du Louvre.
[[d:|'''Amazones''' (''Combat des'')]], superbe bas-relief antique, au mus. du Capitole ; {{Dclf-}} tableau de Rubens, petite composition pleine d’une fougue poétique, au musée de Munich.
[[d:Q24036911|'''Amazone du Thermodon''' (''l’'')]], groupe en bronze plein de mouvement et de vie, par M. Kiss ; péristyle du musée de Berlin.
[[d:Q1212937|'''Ambassadeurs''' (''les'')]], tableau de Holbein ; collection de lord Radnor, à Longford Castle (Angleterre). Ce tableau, qui représente les portraits en pied et de grandeur naturelle de deux seigneurs anglais, est peint avec une vigueur et une fermeté extraordinaires.
'[[d:Q380236|''Ambazac''']], ch.-l. de c. (Haute-Vienne), arr. de Limoges ; {{nobr|3,231 h.}}
[[d:Q192166|'''Ambérieu''']], ch.-l. de c. (Ain), arr. de Belley ; {{nobr|2,954 h.}}
[[d:Q213317|'''Ambert''']], ch.-l. d’arr. (Puy-de-Dôme) ; {{nobr|7,625 h.}} L’arr. a {{nobr|8 cant.}}, {{nobr|54 comm.}}, {{nobr|81,319 h.}}
[[d:Q2893412|'''Ambez''' ({{sc|bec d’}})]], lieu où la Dordogne se jette dans la Garonne.
[[d:Q1089196|'''Ambigat''']], roi des Gaules vers la fin du {{s|vi}}.
'''Ambiorix''', roi gaulois qui lutta contre César.
'''Amboine''', une des îles Moluques.
'''Amboise''', ch.-l. de c. (Indre-et-Loire), arr. de Tours : {{nobr|4,21{{?}} h.}}
'''Amboise''' (''conjuration d’''), formée par les huguenots, en 1560, contre {{nobr|François II}}, Catherine de Médicis et les Guises.
'''Amboise''' (''Georges d’''), cardinal, ministre de {{nobr|Louis XII}} (1460-1510).
'''Ambrières''', ch.-l.-de cant. (Mayenne), arr. de Mayenne ; {{nobr|2,580 h.}}
'''Ambroise''' (''saint''), Père de l’Église lat., archevêque de Milan (340-397).
'''Ambroise refusant à Théodose l’entrée de son église''' ({{sc|saint}}), tableau de Rubens, au Belvédère de Vienne ; {{Dclf-}} de Van Dyck, à la National Gallery de Londres.
'''Ambrons''', peuple de la Gaule Transalpine, qui fut exterminé par Marius à la bataille d’Aix (102 ans av. J.-C.).
'''Amédée''', nom de plusieurs princes de Savoie.
'''Ameilhon''', littérateur et érudit fr. (1730-1811).
'''Amélie''', un des meilleurs romans de Fielding (1751), où l’auteur s’est proposé de réhabiliter le mariage.
[[d:Q2844760|'''Amélie de Mansfield''']], roman de {{Mme|Cottin}}, où se fait remarquer une agréable variété de style (1811).
'''Amelot de la Houssaye''', historien fr. (1634-1706).
'''Aménophis''', nom porté par plusieurs Pharaons, qui régnaient à Thèbes.
[[d:Q47674|'''Améric Vespuce''']], navigateur florentin qui a donné son nom au nouveau monde, découvert par Christophe Colomb (1451-1516). On compare souvent à Améric Vespuce celui qui<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>livres sont regardés par Cervantes comme un chef-d’œuvre. Le héros de ce livre, Amadis, surnommé le ''Chevalier du lion'', est resté le type des amants constants et respectueux, aussi bien que de la chevalerie errante, dont le seigneur don Quichotte n’a été que la caricature.
[[d:Q2840837|'''Amadis de Gaule''']], un des meilleurs opéras de Quinault, en cinq actes (musique de Lulli) ; 1684.
[[d:Q452673|'''Amalaric''']], roi des Visigoths (511-531).
[[d:Q371670|'''Amalasonte''']], fille de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, gouverna sagement après ce prince et fut étranglée par ordre de Théodat.
[[d:Q16010675|'''Amalécites''']], peuple vaincu plusieurs fois par Saül.
[[d:Q80563|'''Amalfi''']], v. d’Italie (roy. de Naples) ; {{nobr|7,693 h.}}
[[d:Q107785|'''Amalthée''']], chèvre qui fut la nourrice de Jupiter.
[[d:Q650680|'''Aman''']], favori d’Assuérus.
[[d:Q453606|'''Amance''']], ch.-l. de c. (Haute-Saône), arr. de Vesoul ; {{nobr|928 h.}}
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[[d:Q516784|'''Amar''']], fameux conventionnel, m. en 1816.
[[d:Q109277349|'''Amaryllis''']], nom donné par Virgile à une bergère dans une de ses églogues, et sous lequel les écrivains désignent quelquefois plaisamment une jeune paysanne.
[[d:Q313237|'''Amasias''']] (''âce''), roi de Juda de 839 à 810 av. J.-C.
[[d:Q170532|'''Amasieh''']], v. de la Turquie d’Asie, ch.-l. du district de ce nom ; {{nobr|40,000 h.}}
[[d:Q312045|'''Amasis''']] (''zice''), roi d’Égypte de 560 à 526 av. J. C.
[[d:Q455758|'''Amati''']], nom d’une célèbre famille de luthiers de Crémone, dont un des membres, Nicolas, fut maître de Stradivarius.
[[d:Q311808|'''Amaury {{Ier}}''']], roi de Jérusalem de 1162 à 1173.
[[d:Q453325|'''Amaury II''']], roi de Chypre, puis de Jérusalem, m. en 1205.
[[d:Q3783|'''Amazones''' (''fleuve des'')]], fleuve de l’Amérique mérid. qui se jette dans l’océan Atlantique après un cours de 4, {{nobr|800 kil.}} ; est aussi nommé Maragnon.
[[d:Q134154|'''Amazones''']], peuplade fabuleuse de femmes guerrières qui habitaient les rives du Thermodon.
[[d:Q1116625|'''Amazone blessée''']], statue antique, au Vatican ; on en voit aussi une au musée du Louvre.
[[d:|'''Amazones''' (''Combat des'')]], superbe bas-relief antique, au mus. du Capitole ; {{Dclf-}} tableau de Rubens, petite composition pleine d’une fougue poétique, au musée de Munich.
[[d:Q24036911|'''Amazone du Thermodon''' (''l’'')]], groupe en bronze plein de mouvement et de vie, par M. Kiss ; péristyle du musée de Berlin.
[[d:Q1212937|'''Ambassadeurs''' (''les'')]], tableau de Holbein ; collection de lord Radnor, à Longford Castle (Angleterre). Ce tableau, qui représente les portraits en pied et de grandeur naturelle de deux seigneurs anglais, est peint avec une vigueur et une fermeté extraordinaires.
[[d:Q380236|'''Ambazac''']], ch.-l. de c. (Haute-Vienne), arr. de Limoges ; {{nobr|3,231 h.}}
[[d:Q192166|'''Ambérieu''']], ch.-l. de c. (Ain), arr. de Belley ; {{nobr|2,954 h.}}
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[[d:Q2893412|'''Ambez''' ({{sc|bec d’}})]], lieu où la Dordogne se jette dans la Garonne.
[[d:Q1089196|'''Ambigat''']], roi des Gaules vers la fin du {{s|vi}}.
'''Ambiorix''', roi gaulois qui lutta contre César.
'''Amboine''', une des îles Moluques.
'''Amboise''', ch.-l. de c. (Indre-et-Loire), arr. de Tours : {{nobr|4,21{{?}} h.}}
'''Amboise''' (''conjuration d’''), formée par les huguenots, en 1560, contre {{nobr|François II}}, Catherine de Médicis et les Guises.
'''Amboise''' (''Georges d’''), cardinal, ministre de {{nobr|Louis XII}} (1460-1510).
'''Ambrières''', ch.-l.-de cant. (Mayenne), arr. de Mayenne ; {{nobr|2,580 h.}}
'''Ambroise''' (''saint''), Père de l’Église lat., archevêque de Milan (340-397).
'''Ambroise refusant à Théodose l’entrée de son église''' ({{sc|saint}}), tableau de Rubens, au Belvédère de Vienne ; {{Dclf-}} de Van Dyck, à la National Gallery de Londres.
'''Ambrons''', peuple de la Gaule Transalpine, qui fut exterminé par Marius à la bataille d’Aix (102 ans av. J.-C.).
'''Amédée''', nom de plusieurs princes de Savoie.
'''Ameilhon''', littérateur et érudit fr. (1730-1811).
'''Amélie''', un des meilleurs romans de Fielding (1751), où l’auteur s’est proposé de réhabiliter le mariage.
[[d:Q2844760|'''Amélie de Mansfield''']], roman de {{Mme|Cottin}}, où se fait remarquer une agréable variété de style (1811).
'''Amelot de la Houssaye''', historien fr. (1634-1706).
'''Aménophis''', nom porté par plusieurs Pharaons, qui régnaient à Thèbes.
[[d:Q47674|'''Améric Vespuce''']], navigateur florentin qui a donné son nom au nouveau monde, découvert par Christophe Colomb (1451-1516). On compare souvent à Améric Vespuce celui qui<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>livres sont regardés par Cervantes comme un chef-d’œuvre. Le héros de ce livre, Amadis, surnommé le ''Chevalier du lion'', est resté le type des amants constants et respectueux, aussi bien que de la chevalerie errante, dont le seigneur don Quichotte n’a été que la caricature.
[[d:Q2840837|'''Amadis de Gaule''']], un des meilleurs opéras de Quinault, en cinq actes (musique de Lulli) ; 1684.
[[d:Q452673|'''Amalaric''']], roi des Visigoths (511-531).
[[d:Q371670|'''Amalasonte''']], fille de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, gouverna sagement après ce prince et fut étranglée par ordre de Théodat.
[[d:Q16010675|'''Amalécites''']], peuple vaincu plusieurs fois par Saül.
[[d:Q80563|'''Amalfi''']], v. d’Italie (roy. de Naples) ; {{nobr|7,693 h.}}
[[d:Q107785|'''Amalthée''']], chèvre qui fut la nourrice de Jupiter.
[[d:Q650680|'''Aman''']], favori d’Assuérus.
[[d:Q453606|'''Amance''']], ch.-l. de c. (Haute-Saône), arr. de Vesoul ; {{nobr|928 h.}}
[[d:Q453633|'''Amancey''']], ch.-l. de c. (Doubs), arr. de Besançon ; {{nobr|721 h.}}
[[d:Q516784|'''Amar''']], fameux conventionnel, m. en 1816.
[[d:Q109277349|'''Amaryllis''']], nom donné par Virgile à une bergère dans une de ses églogues, et sous lequel les écrivains désignent quelquefois plaisamment une jeune paysanne.
[[d:Q313237|'''Amasias''']] (''âce''), roi de Juda de 839 à 810 av. J.-C.
[[d:Q170532|'''Amasieh''']], v. de la Turquie d’Asie, ch.-l. du district de ce nom ; {{nobr|40,000 h.}}
[[d:Q312045|'''Amasis''']] (''zice''), roi d’Égypte de 560 à 526 av. J. C.
[[d:Q455758|'''Amati''']], nom d’une célèbre famille de luthiers de Crémone, dont un des membres, Nicolas, fut maître de Stradivarius.
[[d:Q311808|'''Amaury {{Ier}}''']], roi de Jérusalem de 1162 à 1173.
[[d:Q453325|'''Amaury II''']], roi de Chypre, puis de Jérusalem, m. en 1205.
[[d:Q3783|'''Amazones''' (''fleuve des'')]], fleuve de l’Amérique mérid. qui se jette dans l’océan Atlantique après un cours de 4, {{nobr|800 kil.}} ; est aussi nommé Maragnon.
[[d:Q134154|'''Amazones''']], peuplade fabuleuse de femmes guerrières qui habitaient les rives du Thermodon.
[[d:Q1116625|'''Amazone blessée''']], statue antique, au Vatican ; on en voit aussi une au musée du Louvre.
[[d:|'''Amazones''' (''Combat des'')]], superbe bas-relief antique, au mus. du Capitole ; [[d:Q3636299|{{Dclf-}} tableau de Rubens]], petite composition pleine d’une fougue poétique, au musée de Munich.
[[d:Q24036911|'''Amazone du Thermodon''' (''l’'')]], groupe en bronze plein de mouvement et de vie, par M. Kiss ; péristyle du musée de Berlin.
[[d:Q1212937|'''Ambassadeurs''' (''les'')]], tableau de Holbein ; collection de lord Radnor, à Longford Castle (Angleterre). Ce tableau, qui représente les portraits en pied et de grandeur naturelle de deux seigneurs anglais, est peint avec une vigueur et une fermeté extraordinaires.
[[d:Q380236|'''Ambazac''']], ch.-l. de c. (Haute-Vienne), arr. de Limoges ; {{nobr|3,231 h.}}
[[d:Q192166|'''Ambérieu''']], ch.-l. de c. (Ain), arr. de Belley ; {{nobr|2,954 h.}}
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[[d:Q1089196|'''Ambigat''']], roi des Gaules vers la fin du {{s|vi}}.
'''Ambiorix''', roi gaulois qui lutta contre César.
'''Amboine''', une des îles Moluques.
'''Amboise''', ch.-l. de c. (Indre-et-Loire), arr. de Tours : {{nobr|4,21{{?}} h.}}
'''Amboise''' (''conjuration d’''), formée par les huguenots, en 1560, contre {{nobr|François II}}, Catherine de Médicis et les Guises.
'''Amboise''' (''Georges d’''), cardinal, ministre de {{nobr|Louis XII}} (1460-1510).
'''Ambrières''', ch.-l.-de cant. (Mayenne), arr. de Mayenne ; {{nobr|2,580 h.}}
'''Ambroise''' (''saint''), Père de l’Église lat., archevêque de Milan (340-397).
'''Ambroise refusant à Théodose l’entrée de son église''' ({{sc|saint}}), tableau de Rubens, au Belvédère de Vienne ; {{Dclf-}} de Van Dyck, à la National Gallery de Londres.
'''Ambrons''', peuple de la Gaule Transalpine, qui fut exterminé par Marius à la bataille d’Aix (102 ans av. J.-C.).
'''Amédée''', nom de plusieurs princes de Savoie.
'''Ameilhon''', littérateur et érudit fr. (1730-1811).
'''Amélie''', un des meilleurs romans de Fielding (1751), où l’auteur s’est proposé de réhabiliter le mariage.
[[d:Q2844760|'''Amélie de Mansfield''']], roman de {{Mme|Cottin}}, où se fait remarquer une agréable variété de style (1811).
'''Amelot de la Houssaye''', historien fr. (1634-1706).
'''Aménophis''', nom porté par plusieurs Pharaons, qui régnaient à Thèbes.
[[d:Q47674|'''Améric Vespuce''']], navigateur florentin qui a donné son nom au nouveau monde, découvert par Christophe Colomb (1451-1516). On compare souvent à Améric Vespuce celui qui<noinclude>
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[[d:Q2840837|'''Amadis de Gaule''']], un des meilleurs opéras de Quinault, en cinq actes (musique de Lulli) ; 1684.
[[d:Q452673|'''Amalaric''']], roi des Visigoths (511-531).
[[d:Q371670|'''Amalasonte''']], fille de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, gouverna sagement après ce prince et fut étranglée par ordre de Théodat.
[[d:Q16010675|'''Amalécites''']], peuple vaincu plusieurs fois par Saül.
[[d:Q80563|'''Amalfi''']], v. d’Italie (roy. de Naples) ; {{nobr|7,693 h.}}
[[d:Q107785|'''Amalthée''']], chèvre qui fut la nourrice de Jupiter.
[[d:Q650680|'''Aman''']], favori d’Assuérus.
[[d:Q453606|'''Amance''']], ch.-l. de c. (Haute-Saône), arr. de Vesoul ; {{nobr|928 h.}}
[[d:Q453633|'''Amancey''']], ch.-l. de c. (Doubs), arr. de Besançon ; {{nobr|721 h.}}
[[d:Q516784|'''Amar''']], fameux conventionnel, m. en 1816.
[[d:Q109277349|'''Amaryllis''']], nom donné par Virgile à une bergère dans une de ses églogues, et sous lequel les écrivains désignent quelquefois plaisamment une jeune paysanne.
[[d:Q313237|'''Amasias''']] (''âce''), roi de Juda de 839 à 810 av. J.-C.
[[d:Q170532|'''Amasieh''']], v. de la Turquie d’Asie, ch.-l. du district de ce nom ; {{nobr|40,000 h.}}
[[d:Q312045|'''Amasis''']] (''zice''), roi d’Égypte de 560 à 526 av. J. C.
[[d:Q455758|'''Amati''']], nom d’une célèbre famille de luthiers de Crémone, dont un des membres, Nicolas, fut maître de Stradivarius.
[[d:Q311808|'''Amaury {{Ier}}''']], roi de Jérusalem de 1162 à 1173.
[[d:Q453325|'''Amaury II''']], roi de Chypre, puis de Jérusalem, m. en 1205.
[[d:Q3783|'''Amazones''' (''fleuve des'')]], fleuve de l’Amérique mérid. qui se jette dans l’océan Atlantique après un cours de 4, {{nobr|800 kil.}} ; est aussi nommé Maragnon.
[[d:Q134154|'''Amazones''']], peuplade fabuleuse de femmes guerrières qui habitaient les rives du Thermodon.
[[d:Q1116625|'''Amazone blessée''']], statue antique, au Vatican ; on en voit aussi une au musée du Louvre.
'''Amazones''' (''Combat des''), superbe bas-relief antique, au mus. du Capitole ; [[d:Q3636299|{{Dclf-}} tableau de Rubens]], petite composition pleine d’une fougue poétique, au musée de Munich.
[[d:Q24036911|'''Amazone du Thermodon''' (''l’'')]], groupe en bronze plein de mouvement et de vie, par M. Kiss ; péristyle du musée de Berlin.
[[d:Q1212937|'''Ambassadeurs''' (''les'')]], tableau de Holbein ; collection de lord Radnor, à Longford Castle (Angleterre). Ce tableau, qui représente les portraits en pied et de grandeur naturelle de deux seigneurs anglais, est peint avec une vigueur et une fermeté extraordinaires.
[[d:Q380236|'''Ambazac''']], ch.-l. de c. (Haute-Vienne), arr. de Limoges ; {{nobr|3,231 h.}}
[[d:Q192166|'''Ambérieu''']], ch.-l. de c. (Ain), arr. de Belley ; {{nobr|2,954 h.}}
[[d:Q213317|'''Ambert''']], ch.-l. d’arr. (Puy-de-Dôme) ; {{nobr|7,625 h.}} L’arr. a {{nobr|8 cant.}}, {{nobr|54 comm.}}, {{nobr|81,319 h.}}
[[d:Q2893412|'''Ambez''' ({{sc|bec d’}})]], lieu où la Dordogne se jette dans la Garonne.
[[d:Q1089196|'''Ambigat''']], roi des Gaules vers la fin du {{s|vi}}.
'''Ambiorix''', roi gaulois qui lutta contre César.
'''Amboine''', une des îles Moluques.
'''Amboise''', ch.-l. de c. (Indre-et-Loire), arr. de Tours : {{nobr|4,21{{?}} h.}}
'''Amboise''' (''conjuration d’''), formée par les huguenots, en 1560, contre {{nobr|François II}}, Catherine de Médicis et les Guises.
'''Amboise''' (''Georges d’''), cardinal, ministre de {{nobr|Louis XII}} (1460-1510).
'''Ambrières''', ch.-l.-de cant. (Mayenne), arr. de Mayenne ; {{nobr|2,580 h.}}
'''Ambroise''' (''saint''), Père de l’Église lat., archevêque de Milan (340-397).
'''Ambroise refusant à Théodose l’entrée de son église''' ({{sc|saint}}), tableau de Rubens, au Belvédère de Vienne ; {{Dclf-}} de Van Dyck, à la National Gallery de Londres.
'''Ambrons''', peuple de la Gaule Transalpine, qui fut exterminé par Marius à la bataille d’Aix (102 ans av. J.-C.).
'''Amédée''', nom de plusieurs princes de Savoie.
'''Ameilhon''', littérateur et érudit fr. (1730-1811).
'''Amélie''', un des meilleurs romans de Fielding (1751), où l’auteur s’est proposé de réhabiliter le mariage.
[[d:Q2844760|'''Amélie de Mansfield''']], roman de {{Mme|Cottin}}, où se fait remarquer une agréable variété de style (1811).
'''Amelot de la Houssaye''', historien fr. (1634-1706).
'''Aménophis''', nom porté par plusieurs Pharaons, qui régnaient à Thèbes.
[[d:Q47674|'''Améric Vespuce''']], navigateur florentin qui a donné son nom au nouveau monde, découvert par Christophe Colomb (1451-1516). On compare souvent à Améric Vespuce celui qui<noinclude>
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[[d:Q2840837|'''Amadis de Gaule''']], un des meilleurs opéras de Quinault, en cinq actes (musique de Lulli) ; 1684.
[[d:Q452673|'''Amalaric''']], roi des Visigoths (511-531).
[[d:Q371670|'''Amalasonte''']], fille de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, gouverna sagement après ce prince et fut étranglée par ordre de Théodat.
[[d:Q16010675|'''Amalécites''']], peuple vaincu plusieurs fois par Saül.
[[d:Q80563|'''Amalfi''']], v. d’Italie (roy. de Naples) ; {{nobr|7,693 h.}}
[[d:Q107785|'''Amalthée''']], chèvre qui fut la nourrice de Jupiter.
[[d:Q650680|'''Aman''']], favori d’Assuérus.
[[d:Q453606|'''Amance''']], ch.-l. de c. (Haute-Saône), arr. de Vesoul ; {{nobr|928 h.}}
[[d:Q453633|'''Amancey''']], ch.-l. de c. (Doubs), arr. de Besançon ; {{nobr|721 h.}}
[[d:Q516784|'''Amar''']], fameux conventionnel, m. en 1816.
[[d:Q109277349|'''Amaryllis''']], nom donné par Virgile à une bergère dans une de ses églogues, et sous lequel les écrivains désignent quelquefois plaisamment une jeune paysanne.
[[d:Q313237|'''Amasias''']] (''âce''), roi de Juda de 839 à 810 av. J.-C.
[[d:Q170532|'''Amasieh''']], v. de la Turquie d’Asie, ch.-l. du district de ce nom ; {{nobr|40,000 h.}}
[[d:Q312045|'''Amasis''']] (''zice''), roi d’Égypte de 560 à 526 av. J. C.
[[d:Q455758|'''Amati''']], nom d’une célèbre famille de luthiers de Crémone, dont un des membres, Nicolas, fut maître de Stradivarius.
[[d:Q311808|'''Amaury {{Ier}}''']], roi de Jérusalem de 1162 à 1173.
[[d:Q453325|'''Amaury II''']], roi de Chypre, puis de Jérusalem, m. en 1205.
[[d:Q3783|'''Amazones''' (''fleuve des'')]], fleuve de l’Amérique mérid. qui se jette dans l’océan Atlantique après un cours de 4, {{nobr|800 kil.}} ; est aussi nommé Maragnon.
[[d:Q134154|'''Amazones''']], peuplade fabuleuse de femmes guerrières qui habitaient les rives du Thermodon.
[[d:Q1116625|'''Amazone blessée''']], statue antique, au Vatican ; on en voit aussi une au musée du Louvre.
'''Amazones''' (''Combat des''), superbe bas-relief antique, au mus. du Capitole ; [[d:Q3636299|{{Dclf-}} tableau de Rubens]], petite composition pleine d’une fougue poétique, au musée de Munich.
[[d:Q24036911|'''Amazone du Thermodon''' (''l’'')]], groupe en bronze plein de mouvement et de vie, par M. Kiss ; péristyle du musée de Berlin.
[[d:Q1212937|'''Ambassadeurs''' (''les'')]], tableau de Holbein ; collection de lord Radnor, à Longford Castle (Angleterre). Ce tableau, qui représente les portraits en pied et de grandeur naturelle de deux seigneurs anglais, est peint avec une vigueur et une fermeté extraordinaires.
[[d:Q380236|'''Ambazac''']], ch.-l. de c. (Haute-Vienne), arr. de Limoges ; {{nobr|3,231 h.}}
[[d:Q192166|'''Ambérieu''']], ch.-l. de c. (Ain), arr. de Belley ; {{nobr|2,954 h.}}
[[d:Q213317|'''Ambert''']], ch.-l. d’arr. (Puy-de-Dôme) ; {{nobr|7,625 h.}} L’arr. a {{nobr|8 cant.}}, {{nobr|54 comm.}}, {{nobr|81,319 h.}}
[[d:Q2893412|'''Ambez''' ({{sc|bec d’}})]], lieu où la Dordogne se jette dans la Garonne.
[[d:Q1089196|'''Ambigat''']], roi des Gaules vers la fin du {{s|vi}}.
[[d:Q12847|'''Ambiorix''']], roi gaulois qui lutta contre César.
[[d:Q219608|'''Amboine''']], une des îles Moluques.
[[d:Q205116|'''Amboise''']], ch.-l. de c. (Indre-et-Loire), arr. de Tours : {{nobr|4,21{{?}} h.}}
[[d:Q688957|'''Amboise''' (''conjuration d’'')]], formée par les huguenots, en 1560, contre {{nobr|François II}}, Catherine de Médicis et les Guises.
[[d:Q729743|'''Amboise''' (''Georges d’'')]], cardinal, ministre de {{nobr|Louis XII}} (1460-1510).
[[d:Q745022|'''Ambrières''']], ch.-l.-de cant. (Mayenne), arr. de Mayenne ; {{nobr|2,580 h.}}
[[d:Q43689|'''Ambroise''' (''saint'')]], Père de l’Église lat., archevêque de Milan (340-397).
[[d:Q3819218|'''Ambroise refusant à Théodose l’entrée de son église''' ({{sc|saint}})]], tableau de Rubens, au Belvédère de Vienne ; [[d:Q3948693|{{Dclf-}} de Van Dyck]], à la National Gallery de Londres.
[[d:Q459098|'''Ambrons''']], peuple de la Gaule Transalpine, qui fut exterminé par Marius à la bataille d’Aix (102 ans av. J.-C.).
'''Amédée''', nom de plusieurs princes de Savoie.
[[d:Q1225229|'''Ameilhon''']], littérateur et érudit fr. (1730-1811).
[[d:Q2842656|'''Amélie''']], un des meilleurs romans de Fielding (1751), où l’auteur s’est proposé de réhabiliter le mariage.
[[d:Q2844760|'''Amélie de Mansfield''']], roman de {{Mme|Cottin}}, où se fait remarquer une agréable variété de style (1811).
[[d:Q2667383|'''Amelot de la Houssaye''', historien fr. (1634-1706).
'''Aménophis''', nom porté par plusieurs Pharaons, qui régnaient à Thèbes.
[[d:Q47674|'''Améric Vespuce''']], navigateur florentin qui a donné son nom au nouveau monde, découvert par Christophe Colomb (1451-1516). On compare souvent à Améric Vespuce celui qui<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>livres sont regardés par Cervantes comme un chef-d’œuvre. Le héros de ce livre, Amadis, surnommé le ''Chevalier du lion'', est resté le type des amants constants et respectueux, aussi bien que de la chevalerie errante, dont le seigneur don Quichotte n’a été que la caricature.
[[d:Q2840837|'''Amadis de Gaule''']], un des meilleurs opéras de Quinault, en cinq actes (musique de Lulli) ; 1684.
[[d:Q452673|'''Amalaric''']], roi des Visigoths (511-531).
[[d:Q371670|'''Amalasonte''']], fille de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, gouverna sagement après ce prince et fut étranglée par ordre de Théodat.
[[d:Q16010675|'''Amalécites''']], peuple vaincu plusieurs fois par Saül.
[[d:Q80563|'''Amalfi''']], v. d’Italie (roy. de Naples) ; {{nobr|7,693 h.}}
[[d:Q107785|'''Amalthée''']], chèvre qui fut la nourrice de Jupiter.
[[d:Q650680|'''Aman''']], favori d’Assuérus.
[[d:Q453606|'''Amance''']], ch.-l. de c. (Haute-Saône), arr. de Vesoul ; {{nobr|928 h.}}
[[d:Q453633|'''Amancey''']], ch.-l. de c. (Doubs), arr. de Besançon ; {{nobr|721 h.}}
[[d:Q516784|'''Amar''']], fameux conventionnel, m. en 1816.
[[d:Q109277349|'''Amaryllis''']], nom donné par Virgile à une bergère dans une de ses églogues, et sous lequel les écrivains désignent quelquefois plaisamment une jeune paysanne.
[[d:Q313237|'''Amasias''']] (''âce''), roi de Juda de 839 à 810 av. J.-C.
[[d:Q170532|'''Amasieh''']], v. de la Turquie d’Asie, ch.-l. du district de ce nom ; {{nobr|40,000 h.}}
[[d:Q312045|'''Amasis''']] (''zice''), roi d’Égypte de 560 à 526 av. J. C.
[[d:Q455758|'''Amati''']], nom d’une célèbre famille de luthiers de Crémone, dont un des membres, Nicolas, fut maître de Stradivarius.
[[d:Q311808|'''Amaury {{Ier}}''']], roi de Jérusalem de 1162 à 1173.
[[d:Q453325|'''Amaury II''']], roi de Chypre, puis de Jérusalem, m. en 1205.
[[d:Q3783|'''Amazones''' (''fleuve des'')]], fleuve de l’Amérique mérid. qui se jette dans l’océan Atlantique après un cours de 4, {{nobr|800 kil.}} ; est aussi nommé Maragnon.
[[d:Q134154|'''Amazones''']], peuplade fabuleuse de femmes guerrières qui habitaient les rives du Thermodon.
[[d:Q1116625|'''Amazone blessée''']], statue antique, au Vatican ; on en voit aussi une au musée du Louvre.
'''Amazones''' (''Combat des''), superbe bas-relief antique, au mus. du Capitole ; [[d:Q3636299|{{Dclf-}} tableau de Rubens]], petite composition pleine d’une fougue poétique, au musée de Munich.
[[d:Q24036911|'''Amazone du Thermodon''' (''l’'')]], groupe en bronze plein de mouvement et de vie, par M. Kiss ; péristyle du musée de Berlin.
[[d:Q1212937|'''Ambassadeurs''' (''les'')]], tableau de Holbein ; collection de lord Radnor, à Longford Castle (Angleterre). Ce tableau, qui représente les portraits en pied et de grandeur naturelle de deux seigneurs anglais, est peint avec une vigueur et une fermeté extraordinaires.
[[d:Q380236|'''Ambazac''']], ch.-l. de c. (Haute-Vienne), arr. de Limoges ; {{nobr|3,231 h.}}
[[d:Q192166|'''Ambérieu''']], ch.-l. de c. (Ain), arr. de Belley ; {{nobr|2,954 h.}}
[[d:Q213317|'''Ambert''']], ch.-l. d’arr. (Puy-de-Dôme) ; {{nobr|7,625 h.}} L’arr. a {{nobr|8 cant.}}, {{nobr|54 comm.}}, {{nobr|81,319 h.}}
[[d:Q2893412|'''Ambez''' ({{sc|bec d’}})]], lieu où la Dordogne se jette dans la Garonne.
[[d:Q1089196|'''Ambigat''']], roi des Gaules vers la fin du {{s|vi}}.
[[d:Q12847|'''Ambiorix''']], roi gaulois qui lutta contre César.
[[d:Q219608|'''Amboine''']], une des îles Moluques.
[[d:Q205116|'''Amboise''']], ch.-l. de c. (Indre-et-Loire), arr. de Tours : {{nobr|4,21{{?}} h.}}
[[d:Q688957|'''Amboise''' (''conjuration d’'')]], formée par les huguenots, en 1560, contre {{nobr|François II}}, Catherine de Médicis et les Guises.
[[d:Q729743|'''Amboise''' (''Georges d’'')]], cardinal, ministre de {{nobr|Louis XII}} (1460-1510).
[[d:Q745022|'''Ambrières''']], ch.-l.-de cant. (Mayenne), arr. de Mayenne ; {{nobr|2,580 h.}}
[[d:Q43689|'''Ambroise''' (''saint'')]], Père de l’Église lat., archevêque de Milan (340-397).
[[d:Q3819218|'''Ambroise refusant à Théodose l’entrée de son église''' ({{sc|saint}})]], tableau de Rubens, au Belvédère de Vienne ; [[d:Q3948693|{{Dclf-}} de Van Dyck]], à la National Gallery de Londres.
[[d:Q459098|'''Ambrons''']], peuple de la Gaule Transalpine, qui fut exterminé par Marius à la bataille d’Aix (102 ans av. J.-C.).
'''Amédée''', nom de plusieurs princes de Savoie.
[[d:Q1225229|'''Ameilhon''']], littérateur et érudit fr. (1730-1811).
[[d:Q2842656|'''Amélie''']], un des meilleurs romans de Fielding (1751), où l’auteur s’est proposé de réhabiliter le mariage.
[[d:Q2844760|'''Amélie de Mansfield''']], roman de {{Mme|Cottin}}, où se fait remarquer une agréable variété de style (1811).
[[d:Q2667383|'''Amelot de la Houssaye''']], historien fr. (1634-1706).
'''Aménophis''', nom porté par plusieurs Pharaons, qui régnaient à Thèbes.
[[d:Q47674|'''Améric Vespuce''']], navigateur florentin qui a donné son nom au nouveau monde, découvert par Christophe Colomb (1451-1516). On compare souvent à Améric Vespuce celui qui<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>livres sont regardés par Cervantes comme un chef-d’œuvre. Le héros de ce livre, Amadis, surnommé le ''Chevalier du lion'', est resté le type des amants constants et respectueux, aussi bien que de la chevalerie errante, dont le seigneur don Quichotte n’a été que la caricature.
[[d:Q2840837|'''Amadis de Gaule''']], un des meilleurs opéras de Quinault, en cinq actes (musique de Lulli) ; 1684.
[[d:Q452673|'''Amalaric''']], roi des Visigoths (511-531).
[[d:Q371670|'''Amalasonte''']], fille de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, gouverna sagement après ce prince et fut étranglée par ordre de Théodat.
[[d:Q16010675|'''Amalécites''']], peuple vaincu plusieurs fois par Saül.
[[d:Q80563|'''Amalfi''']], v. d’Italie (roy. de Naples) ; {{nobr|7,693 h.}}
[[d:Q107785|'''Amalthée''']], chèvre qui fut la nourrice de Jupiter.
[[d:Q650680|'''Aman''']], favori d’Assuérus.
[[d:Q453606|'''Amance''']], ch.-l. de c. (Haute-Saône), arr. de Vesoul ; {{nobr|928 h.}}
[[d:Q453633|'''Amancey''']], ch.-l. de c. (Doubs), arr. de Besançon ; {{nobr|721 h.}}
[[d:Q516784|'''Amar''']], fameux conventionnel, m. en 1816.
[[d:Q109277349|'''Amaryllis''']], nom donné par Virgile à une bergère dans une de ses églogues, et sous lequel les écrivains désignent quelquefois plaisamment une jeune paysanne.
[[d:Q313237|'''Amasias''']] (''âce''), roi de Juda de 839 à 810 av. J.-C.
[[d:Q170532|'''Amasieh''']], v. de la Turquie d’Asie, ch.-l. du district de ce nom ; {{nobr|40,000 h.}}
[[d:Q312045|'''Amasis''']] (''zice''), roi d’Égypte de 560 à 526 av. J. C.
[[d:Q455758|'''Amati''']], nom d’une célèbre famille de luthiers de Crémone, dont un des membres, Nicolas, fut maître de Stradivarius.
[[d:Q311808|'''Amaury {{Ier}}''']], roi de Jérusalem de 1162 à 1173.
[[d:Q453325|'''Amaury II''']], roi de Chypre, puis de Jérusalem, m. en 1205.
[[d:Q3783|'''Amazones''' (''fleuve des'')]], fleuve de l’Amérique mérid. qui se jette dans l’océan Atlantique après un cours de 4, {{nobr|800 kil.}} ; est aussi nommé Maragnon.
[[d:Q134154|'''Amazones''']], peuplade fabuleuse de femmes guerrières qui habitaient les rives du Thermodon.
[[d:Q1116625|'''Amazone blessée''']], statue antique, au Vatican ; on en voit aussi une au musée du Louvre.
[[d:Q126364401|'''Amazones''' (''Combat des'')]], superbe bas-relief antique, au mus. du Capitole ; [[d:Q3636299|{{Dclf-}} tableau de Rubens]], petite composition pleine d’une fougue poétique, au musée de Munich.
[[d:Q24036911|'''Amazone du Thermodon''' (''l’'')]], groupe en bronze plein de mouvement et de vie, par M. Kiss ; péristyle du musée de Berlin.
[[d:Q1212937|'''Ambassadeurs''' (''les'')]], tableau de Holbein ; collection de lord Radnor, à Longford Castle (Angleterre). Ce tableau, qui représente les portraits en pied et de grandeur naturelle de deux seigneurs anglais, est peint avec une vigueur et une fermeté extraordinaires.
[[d:Q380236|'''Ambazac''']], ch.-l. de c. (Haute-Vienne), arr. de Limoges ; {{nobr|3,231 h.}}
[[d:Q192166|'''Ambérieu''']], ch.-l. de c. (Ain), arr. de Belley ; {{nobr|2,954 h.}}
[[d:Q213317|'''Ambert''']], ch.-l. d’arr. (Puy-de-Dôme) ; {{nobr|7,625 h.}} L’arr. a {{nobr|8 cant.}}, {{nobr|54 comm.}}, {{nobr|81,319 h.}}
[[d:Q2893412|'''Ambez''' ({{sc|bec d’}})]], lieu où la Dordogne se jette dans la Garonne.
[[d:Q1089196|'''Ambigat''']], roi des Gaules vers la fin du {{s|vi}}.
[[d:Q12847|'''Ambiorix''']], roi gaulois qui lutta contre César.
[[d:Q219608|'''Amboine''']], une des îles Moluques.
[[d:Q205116|'''Amboise''']], ch.-l. de c. (Indre-et-Loire), arr. de Tours : {{nobr|4,21{{?}} h.}}
[[d:Q688957|'''Amboise''' (''conjuration d’'')]], formée par les huguenots, en 1560, contre {{nobr|François II}}, Catherine de Médicis et les Guises.
[[d:Q729743|'''Amboise''' (''Georges d’'')]], cardinal, ministre de {{nobr|Louis XII}} (1460-1510).
[[d:Q745022|'''Ambrières''']], ch.-l.-de cant. (Mayenne), arr. de Mayenne ; {{nobr|2,580 h.}}
[[d:Q43689|'''Ambroise''' (''saint'')]], Père de l’Église lat., archevêque de Milan (340-397).
[[d:Q3819218|'''Ambroise refusant à Théodose l’entrée de son église''' ({{sc|saint}})]], tableau de Rubens, au Belvédère de Vienne ; [[d:Q3948693|{{Dclf-}} de Van Dyck]], à la National Gallery de Londres.
[[d:Q459098|'''Ambrons''']], peuple de la Gaule Transalpine, qui fut exterminé par Marius à la bataille d’Aix (102 ans av. J.-C.).
'''Amédée''', nom de plusieurs princes de Savoie.
[[d:Q1225229|'''Ameilhon''']], littérateur et érudit fr. (1730-1811).
[[d:Q2842656|'''Amélie''']], un des meilleurs romans de Fielding (1751), où l’auteur s’est proposé de réhabiliter le mariage.
[[d:Q2844760|'''Amélie de Mansfield''']], roman de {{Mme|Cottin}}, où se fait remarquer une agréable variété de style (1811).
[[d:Q2667383|'''Amelot de la Houssaye''']], historien fr. (1634-1706).
'''Aménophis''', nom porté par plusieurs Pharaons, qui régnaient à Thèbes.
[[d:Q47674|'''Améric Vespuce''']], navigateur florentin qui a donné son nom au nouveau monde, découvert par Christophe Colomb (1451-1516). On compare souvent à Améric Vespuce celui qui<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>profite d’une invention dont il n’est point l’auteur.
'''Amérique''' ou '''nouveau monde''', quatrième partie du monde, découverte en 1492 par Christophe Colomb ; environ 50 millions d’habitants.
'''Amfreville''', ch.-l. de c. (Eure), arr. de Louviers ; {{nobr|656 h.}}
'''Ami des enfants''' (''l’''), par Berquin ; charmant recueil de dialogues, de scènes, de récits, où l’on admire une manière simple et naïve de raconter. Ce livre, couronné par l’Académie en 1784, est un des meilleurs qu’on puisse mettre entre les mains de la jeunesse.
'''Ami des hommes''' (''l’'') ou '''Traité de la population''', par le marquis Riquetti de Mirabeau, père du célèbre orateur ; livre d’économie politique, que le dauphin, fils de {{nobr|Louis XV}}, appelait le « bréviaire des honnêtes gens », éloge fort exagéré (1755).
'''Ami des lois''' (''l’''), comédie en cinq actes et en vers, de Laya, représentée en 1793, pendant le procès de {{nobr|Louis XVI}}.
'''Ami du peuple''' (''l’''), feuille ultra-révolutionnaire, rédigée par Marat, et qui parut du 12 septembre 1789 au 21 septembre 1792.
'''Ami du roi''' (''l’''), journal ultra-royaliste, rédigé en grande partie par l’abbé Royou, et qui était au royalisme ce que l’Ami du peuple était à la démagogie ({{1er|juin}} 1790 au 4 mai 1792).
'''Amiens''', ch.-l. du dép. de la Somme, à {{nobr|128 kil.}} N. de Paris : {{nobr|63,747 h.}} ; évêché, cour d’appel. L’arr. a {{nobr|13 cant.}}, {{nobr|250 comm.}}, {{nobr|189,746 h.}}
'''Amiens''' (''paix d’''), sig. en 1802 entre la France, l’Angleterre, l’Espagne et la Hollande.
'''Amilear Barca''', gén. carthaginois, père d’Annibal, mort 228 av. J.-C.
'''Aminta''' (''l’''), drame pastoral, prototype des compositions de ce genre, par le Tasse ; représenté en 1573.
'''Amirauté''' (''île de l’''), grande île située dans le Grand Océan.
'''Amirauté''' (''île de l’''), groupe d’îles de la Polynésie.
'''Amis''' (''île des''). V. ''Tonga''.
'''Amis de collége''' (''les''), comédie de Picard, en trois actes et en vers (1795). C’est le tableau de la vie oisive opposé à celui de la vie laborieuse.
'''Amitié''' (''Traité de l’''), dialogue philosophique de Cicéron, dont le principal interlocuteur est C. Lælius, l’ami du second Africain. L’auteur y définit l’amitié {{corr||comme }}« l’accord des choses divines et humaines. »
'''Ammien Marcellin''', historien latin (320-390).
'''Ammirato''', histor. italien (1531-1601), auteur d’une Histoire de Florence.
'''Ammon''', dieu adoré par les peuples de la Libye, avait un temple célèbre dans l’''Oasis de Jupiter Ammon''.
'''Ammon''', fils de Loth, tige des Ammonites.
'''Ammonites''', peuple issu d’Ammon, fils de Loth.
'''Ammonius Saccas''', philosophe d’Alexandrie du {{s|iii}} de notre ère, forma Longin, Origène et Plotin.
'''Amnon''', fils aîné de David.
'''Amon''', fils de Manassé et roi de Juda de 640 à 639 av. J.-C.
'''Amontons''' (''ton''), physicien français (1663-1705).
'''Amoros''', colonel espagn., inventeur de la gymnastique moderne (1770-1848).
'''Amorrhéens''', peuple de la terre de Chanaan.
'''Amos''' (''môce''), un des douze petits prophètes.
'''Amou''', ch.-l. de c. (Landes), arr. de Saint-Sever ; {{nobr|1,790 h.}}
'''Amour''', fleuve d’Asie, se jette dans l’océan Pacifique, après un cours de {{nobr|3,460 kil.}}
'''Amour et Psyché''' (''l’''), une des plus gracieuses allégories que nous ait léguées l’antiquité, déparée malheureusement par quelques détails licencieux. C’est un épisode de l’''Âne d’or'', d’Apulée.
'''Amour et Psyché''' (''l’''), chef-d’œuvre de Gérard, au Louvre : l’Amour embrasse timidement Psyché, assise ; joie ingénue, étonnement naïf de celle-ci ; {{Dclf-}} tableau de David, collection particulière, représentant l’''Amour s’éloignant de la couche de Psyché''.
'''Amour et Psyché''' (''l’''), deux groupes en marbre de Canova, au Louvre : un de ces groupes représente l’Amour enlaçant la taille de Psyché, qui lui montre un papillon ; l’autre, l’Amour retenant Psyché au moment où elle va se précipiter dans un abîme. Formes élégantes, attitudes gracieuses, contours moelleux.
'''Amour de Dieu''' (''Traité de l’''), ouvrage de dévotion fort goûté des âmes pieuses, par saint François de Sales ({{s|xvii}}).
'''Amour médecin''' (''l’''), comédie-ballet de Molière en trois actes et en prose (1665). C’est dans cette pièce que le grand comique commença cette guerre d’épigrammes qu’il ne cessa de faire depuis aux disciples d’Esculape.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude>profite d’une invention dont il n’est point l’auteur.
'''Amérique''' ou '''nouveau monde''', quatrième partie du monde, découverte en 1492 par Christophe Colomb ; environ 50 millions d’habitants.
[[d:Q1010330|'''Amfreville''']], ch.-l. de c. (Eure), arr. de Louviers ; {{nobr|656 h.}}
'''Ami des enfants''' (''l’''), par Berquin ; charmant recueil de dialogues, de scènes, de récits, où l’on admire une manière simple et naïve de raconter. Ce livre, couronné par l’Académie en 1784, est un des meilleurs qu’on puisse mettre entre les mains de la jeunesse.
[[d:Q42187041|'''Ami des hommes''' (''l’'') ou '''Traité de la population''']], par le marquis Riquetti de Mirabeau, père du célèbre orateur ; livre d’économie politique, que le dauphin, fils de {{nobr|Louis XV}}, appelait le « bréviaire des honnêtes gens », éloge fort exagéré (1755).
'''Ami des lois''' (''l’''), comédie en cinq actes et en vers, de Laya, représentée en 1793, pendant le procès de {{nobr|Louis XVI}}.
'''Ami du peuple''' (''l’''), feuille ultra-révolutionnaire, rédigée par Marat, et qui parut du 12 septembre 1789 au 21 septembre 1792.
'''Ami du roi''' (''l’''), journal ultra-royaliste, rédigé en grande partie par l’abbé Royou, et qui était au royalisme ce que l’Ami du peuple était à la démagogie ({{1er|juin}} 1790 au 4 mai 1792).
'''Amiens''', ch.-l. du dép. de la Somme, à {{nobr|128 kil.}} N. de Paris : {{nobr|63,747 h.}} ; évêché, cour d’appel. L’arr. a {{nobr|13 cant.}}, {{nobr|250 comm.}}, {{nobr|189,746 h.}}
'''Amiens''' (''paix d’''), sig. en 1802 entre la France, l’Angleterre, l’Espagne et la Hollande.
'''Amilear Barca''', gén. carthaginois, père d’Annibal, mort 228 av. J.-C.
'''Aminta''' (''l’''), drame pastoral, prototype des compositions de ce genre, par le Tasse ; représenté en 1573.
'''Amirauté''' (''île de l’''), grande île située dans le Grand Océan.
'''Amirauté''' (''île de l’''), groupe d’îles de la Polynésie.
'''Amis''' (''île des''). V. ''Tonga''.
'''Amis de collége''' (''les''), comédie de Picard, en trois actes et en vers (1795). C’est le tableau de la vie oisive opposé à celui de la vie laborieuse.
'''Amitié''' (''Traité de l’''), dialogue philosophique de Cicéron, dont le principal interlocuteur est C. Lælius, l’ami du second Africain. L’auteur y définit l’amitié {{corr||comme }}« l’accord des choses divines et humaines. »
'''Ammien Marcellin''', historien latin (320-390).
'''Ammirato''', histor. italien (1531-1601), auteur d’une Histoire de Florence.
'''Ammon''', dieu adoré par les peuples de la Libye, avait un temple célèbre dans l’''Oasis de Jupiter Ammon''.
'''Ammon''', fils de Loth, tige des Ammonites.
'''Ammonites''', peuple issu d’Ammon, fils de Loth.
'''Ammonius Saccas''', philosophe d’Alexandrie du {{s|iii}} de notre ère, forma Longin, Origène et Plotin.
'''Amnon''', fils aîné de David.
'''Amon''', fils de Manassé et roi de Juda de 640 à 639 av. J.-C.
'''Amontons''' (''ton''), physicien français (1663-1705).
'''Amoros''', colonel espagn., inventeur de la gymnastique moderne (1770-1848).
'''Amorrhéens''', peuple de la terre de Chanaan.
'''Amos''' (''môce''), un des douze petits prophètes.
'''Amou''', ch.-l. de c. (Landes), arr. de Saint-Sever ; {{nobr|1,790 h.}}
'''Amour''', fleuve d’Asie, se jette dans l’océan Pacifique, après un cours de {{nobr|3,460 kil.}}
'''Amour et Psyché''' (''l’''), une des plus gracieuses allégories que nous ait léguées l’antiquité, déparée malheureusement par quelques détails licencieux. C’est un épisode de l’''Âne d’or'', d’Apulée.
'''Amour et Psyché''' (''l’''), chef-d’œuvre de Gérard, au Louvre : l’Amour embrasse timidement Psyché, assise ; joie ingénue, étonnement naïf de celle-ci ; {{Dclf-}} tableau de David, collection particulière, représentant l’''Amour s’éloignant de la couche de Psyché''.
'''Amour et Psyché''' (''l’''), deux groupes en marbre de Canova, au Louvre : un de ces groupes représente l’Amour enlaçant la taille de Psyché, qui lui montre un papillon ; l’autre, l’Amour retenant Psyché au moment où elle va se précipiter dans un abîme. Formes élégantes, attitudes gracieuses, contours moelleux.
'''Amour de Dieu''' (''Traité de l’''), ouvrage de dévotion fort goûté des âmes pieuses, par saint François de Sales ({{s|xvii}}).
[[d:Q2044613|'''Amour médecin''' (''l’'')]], comédie-ballet de Molière en trois actes et en prose (1665). C’est dans cette pièce que le grand comique commença cette guerre d’épigrammes qu’il ne cessa de faire depuis aux disciples d’Esculape.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude><nowiki/>
[[d:Q512802|'''Andromaque''']], tragédie d’Euripide, qui a inspiré celle de Racine, mais qui en diffère néanmoins sensiblement (420 av. J.-C.).
[[d:Q512807|'''Andromaque''']], tragédie de Racine, représentée en 1667, et qui établit la supériorité de Racine sur ses rivaux.
[[d:Q161582|'''Andromède''']], fille d’un roi d’Éthiopie et de Cassiopée. Celle-ci ayant eu la témérité de disputer le prix de la beauté aux Néréides, Neptune, pour venger ses nymphes, suscita un monstre marin qui désola tout le pays. L’oracle consulté répondit qu’il fallait exposer Andromède aux fureurs du monstre. La jeune princesse fut liée sur un rocher par les Néréides, et elle allait être dévorée, lorsque Persée, monté sur Pégase, tua le monstre, brisa les liens d’Andromède et devint ensuite son époux.
En littérature, Andromède personnifie la femme, que la faiblesse de sa nature et de son organisation expose à mille dangers, et qui doit trouver dans l’homme, représentation du courage et de la force, son défenseur naturel. En voici un exemple de {{nobr|M. Michelet}} : « L’homme est plus robuste et mieux portant que la femme. Il a une forte éducation ; il est favorisé des lois ; il a les meilleurs métiers et gagne bien davantage. Il a la locomotion : s’il est mal, il vogue ailleurs. La pauvre ''Andromède'', hélas ! doit mourir sur le ''rocher auquel elle est attachée''. »
[[d:Q2846944|'''Andromède''']], tragédie-opéra de P. Corneille. On remarque dans cette pièce beaucoup de sentiments, qui, sous la plume de Racine, ont pris dans ''Iphigénie'' un caractère touchant.
[[d:Q141181551|'''Andromède délivrée par Persée''']], célèbre tableau du Guide ; palais Rospigliosi (Rome).
'''Andronic''', nom de plusieurs empereurs d’Orient.
'''Andronicus''' (''cuce''), poète dramatique latin, {{s|iii}}
'''Andros''', l’une des Cyclades ; {{nobr|15,000 h.}}
'''Androuet du Cerceau''', architecte fr. (1530-1600).
'''Anduze''', ch.-l. de c. (Gard), arr. d’Alais ; {{nobr|199 h.}}
'''Âne d’Or''' (l’) ou la '''Métamorphose''', roman fantastique d’Apulée, dont la magie forme le principal ressort ({{s|ii}}). Le même sujet a été traité par Lucien et Lucius de Patras, contemporains d’Apulée, sans que la critique ait pu décider quelle est la part d’originalité qui revient à chacun. L’ouvrage de Lucius de Patras a été traduit par P.-L. Courier.
'''Anet''', ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. de Dreux ; {{nobr|1,447 h.}} {{nobr|Henri II}} y fit élever un magnifique château pour Diane de Poitiers.
'''Ange gardien''' (''l’''), chef-d’œuvre du Dominiquin ; mus. des Études (Naples) : l’ange défend l’Innocence contre les embûches de Satan ; excellente toile, d’un coloris et d’un dessin admirables.
'''Angélique''' (''la belle''), une des plus gracieuses héroïnes du ''Roland furieux'' de l’Arioste, type poétisé de la femme, offrant un gracieux contraste avec la belliqueuse Morphise et la fière Bradamante. C’est la femme tendre et capricieuse, faible et forte en même temps, dédaignant les hommages des plus valeureux paladins pour s’éprendre de Médor, inconnu, dont l’état malheureux a éveillé ses sentiments de générosité et de dévouement.
'''Angélique délivrée par Roger''', tableau de Ingres ; mus. du Luxembourg ; la figure d’Angélique est une délicieuse étude de femme.
'''Angélo''', tyran de Padoue, drame historique en prose de Victor Hugo, représenté en 1835.
'''Angely''' (''l’''), fou de {{nobr|Louis XIII}}.
'''Angennes''' (''Julie d’''), héroïne de la ''Guirlande'' composée par les poètes de l’hôtel de Rambouillet ; épousa le duc de Montausier. V. ''Guirlande''.
'''Angers''' (''gé''), ch.-l. du dép. de Maine-et-Loire, à {{nobr|250 kil.}} S.-O. de Paris ; {{nobr|58,464 h.}} ; évêché, cour d’appel. L’arr. a {{nobr|9 cant.}}, {{nobr|89 comm.}}, {{nobr|162,804 h.}}
'''Angilbert''' (''saint''), secrétaire de Charlemagne, embrassa la vie monastique et devint abbé de son monastère.
'''Anglès''', ch.-l. de c. (Tarn), arr. de Castres ; {{nobr|2,680 h.}}
'''Anglesey''' (''zé''), île d’Angleterre, dans la mer d’Irlande ; {{nobr|50,000 h.}}
'''Angleterre''', partie sud de la Grande-Bretagne, la plus grande et la plus riche des trois contrées qui composent le royaume Britannique ; cap. ''Londres''.
'''Angleterre et les Anglais''' (''l’''), livre humoristique et satirique, de Lytton-Bulwer, dont les critiques ont paru trop vives à ses compatriotes (1833).
'''Angleterre et la vie anglaise''' (''l’''), ouvrage de {{nobr|M. Alph.}} Esquiros ; livre très-intéressant (1859-1864).
'''Anglo-Saxons''', nom général des peuples germaniques qui envahirent la Grande-Bretagne, au {{s|v}}.
'''Anglure''', ch.-l. de c. (Marne), arr. d’Epernay ; {{nobr|860 h.}}
'''Ango''', navigateur et riche armateur de Dieppe ; mort en 1551.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/335
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2026-08-26T05:55:36Z
Manseng
19880
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XI.|313}}</noinclude><poem>
Il vesti l’aqueton, de soie fu ouvrés ;
Et un riche auberc li fu ou dos getés ;
Unes plates d’achier lacha par ches costés ;
Et chaindi bonne espée, dont li brans fu létrés ;
Espoy, miséricorde, chaindi à l’autre lés ;
Cauches de fer caucha, et esporons dorés.
Tost et isnèlement est ou chevael montés,
Puis pendi son blason, qu’à son col fu posés ;
Et a mis li hyaume, quant il fu adobeis ;
Puis a saisi le lanche dont li fers fuit quarés ;{{nvd|280}}
Et dist à Bauduin : « vassaus, or en venés !
« Jamais ne mengerai tant que serés tués ! »
{{em}}« Par Dieu, » dist Bauduins, « dont juérés assés. »
Polibans de Falise point ne s’i aresta,
Il a dit à ches hommes : « savés comment il va ;
« Je sui tout esbahis pourchou chius vassaus a
« Empris à moi bataille, nulle arm''é''ure n’a.
« Or ne sai, biau ségnour, sé il me tuëra ;
« Mais ensamble vou pri que vous aportés cha
« Chevaus, et arm''é''ures, et quanques men corps a{{nvd|290}}
« De dras et des joïaus ; si c’on les ardera,
« Si tost que chius vassaus ichi tuet m’ara.
« Si me dites aussi qu’o moi morir vaura,
« Qui dedens l’autre chiècle compaignier me venra ?
« Si tost que serai mors, le chiés on le''ur'' tourra ;
« Par coi en l’autre chiècle point ne m’anoierra. »
{{em}}Là en i ot {{rom-min|·ij{{e|c}}·|200}} dont cascuns s’escria :
« Nous morons volentiers, quant vo corps mors sara ! »
{{em}}Quant Bauduins les oit, grant joie en démena,
Et puis de le pichiet tenrement souspira :{{nvd|300}}
« Hé ! » dist Bauduins, « Diex ! quel païs est-che chà ?
« Or sont ses gens perdues, Diex obliés les a !
« Mais sé puis esploter, mes corps les métera
« En plus vraie créance qu’il n’ont esté pièche a. »
Au dehors de Falise Polibans le mena ;
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/336
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2026-08-25T18:03:11Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr|314|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
En une praiërie li païens s’arresta,
Puis dist à Bauduin, qui après lui ala :
« Cristiens, droit ichi morir te couvenra ! »
{{em}}« Non fera, si Dieu plaist, » Bauduins dit li a,
« Car li hons qui est mors jamais ne revenra. »{{nvd|310}}
Bauduins de Sebourc est ens ou champ entrés :
Adont isnèlement s’est à genoul getés ;
Jontes mains, vers le chiel s’est li bers regardés,
Et dist :« pères des chius, qui tous nous a créés,
« Tu estoras Adam, et Eve à l’autre lés ;
« Tout leur habandonnas ; et les éuis menés
« En paradis terrestre. Là, leur fu dévaés
« {{rom-min|·j·|1}} pumier, pour savoir s’il faroient les grés.
« Sathan dist à Evain dame, vous ne savés
« S’Adans de che fruit-chi voloit mengier assés,{{nvd|320}}
« Aussi poissans sarroit comme est ses avoés !
« Eve fist tant qu’Adans à lui fut acordés,
« Sé menga de che fruit ; dont il fuit condampnés,
« Et humaine lignie en souffri les griétés
« {{rom-min|·lij{{e|c}}·|5200}} ans tant qu’à Dieu vint pités,
« Amour, miséricorde ; tant c’une volentés
« Li prist de rakater tous les maléurés
« Que déables tenoit saisis et enfremés.
« Car n’estoit si pred’ons Abrehans, né Noés,
« Ysac, et Ysayes, et Jacob le senés,{{nvd|330}}
« Moyses, et David, Psalemons li loés,
« N’alaisent en infer quant li corps ert finės ;
« Pour le mesfait d’Adam, dont Diex fu aïrés.
« Diex fu prophétisés plus de {{rom-min|·m·|1000}} ans passés
« Enchois car il se fuist en le Vierge esconsés.
« Diex eslisi la Vierge ''dou lignage Josés ;''
« ''Et fu li cors le Vierge tèlement ordonnés''
« ''Que sainte fu la Vierge'' ains que ses corps fuit nés.
« De toutes bones oevres fu ses corps doctrinės :
« Bien devoit li vaissiaus estre d’onour parés,{{nvd|340}}
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-08-26T06:10:41Z
Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|314|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
En une praiërie li païens s’arresta,
Puis dist à Bauduin, qui après lui ala :
« Cristiens, droit ichi morir te couve''n''ra ! »
{{em}}« Non fera, si Dieu plaist, » Bauduins dit li a,
« Car li hons qui est mors jamais ne revenra. »{{nvd|310}}
{{em}}Bauduins de Sebourc est ens ou champ entrés :
Adont isnèlement s’est à genoul getés ;
Jontes mains, vers le chiel s’est li bers regardés,
Et dist : « pères des chius, qui tous nous a créés,
« Tu estoras Adam, et Eve à l’autre lés ;
« Tout leur habandonnas ; et les éuis menés
« En paradis terrestre. Là, leur fu dévaés
« {{rom-min|·j·|1}} pumier, pour savoir s’il faroient les grés.
« Sathan dist à Evain dame, vous ne savés
« S’Adans de che fruit-chi voloit mengier assés,{{nvd|320}}
« Aussi poissans sarroit comme est ses avoés !
« Eve fist tant qu’Adans à lui fut acordés,
« Sé menga de che fruit ; dont il fuit condampnés,
« Et humaine lignie en souffri les griétés
« {{rom-min|·lij{{e|c}}·|5200}} ans tant qu’à Dieu vint pités,
« Amour, miséricorde ; tant c’une volentés
« Li prist de rakater tous les maléurés
« Que déables tenoit saisis et enfremés.
« Car n’estoit si pred’ons Abrehans, né Noés,
« Ysac, et Ysayes, et Jacob le senés,{{nvd|330}}
« Moyses, et David, Psalemons li loés,
« N’alaisent en infer quant li corps ert finés ;
« Pour le mesfait d’Adam, dont Diex fu aïrés.
« Diex fu prophétisés plus de {{rom-min|·m·|1000}} ans passés
« Enchois car il se fuist en le Vierge esconsés.
« Diex eslisi la Vierge ''dou lignage Josés ;''
« ''Et fu li cors le Vierge tèlement ordonnés''
« ''Que sainte fu la Vierge'' ains que ses corps fuit nés.
« De toutes bones oevres fu ses corps doctrinés :
« Bien devoit li vaissiaus estre d’onour parés,{{nvd|340}}
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Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/337
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XI.|315}}</noinclude><poem>
« Là où si haus joïaus devoit estre plantés !
« Si fu-il vraiement, che dist l’autorités.
« Au chief de {{rom-min|·xiij·|13}} ans fu de tous vices mondés,
« Et sage, et avisée, moult fuit ses corps senés.
« Bien parut de la Vierge que ses corps sot assés,
« Quant li angles li dist : Marie, or entendés :
« A{{sc|ve}}, dame de grace ! en vous est li secrés
« De Dieu, qui en vo flans se sera esconsés !
« En toi descendera li Saintes Trinités !
« Et vous respondesistes, che est la vérités :{{nvd|350}}
« Anchelle sui à Dieu, qui est mes avoés ;
« Si poet faire de moi toutes ses volentés !
« En che digne parleir ''fu li fruis engenrés''
« "En vostre digne cors, de sanc, de car, fourmés ;''
« "Et fu Dieu proprement en tes dignes cotés.''
« "En ce digne parler fu hons tous figurés''
« Qui estoit le fiex Dieu ; car saintes déités
« Regnoit ou corps de lui. Là, fui tes corps parés,
« Car du Saint-Espirit estoit enluminés !
« Ensi par cheste voie fu en tes flans entrés{{nvd|360}}
« Pères, fiex, Sains-Espiris ; {{rom-min|·j·|1}} nons en {{rom-min|·iij·|3}} mués.
« Et si l’un des {{rom-min|·iij·|3}} nons est de coer réclamés,
« Che ''est'' méisme coze ; c’est une puretés.
« Virge ! de teil joïel fu tes corps aombrés,
« Et le portas {{rom-min|·ix·|9}} mos douchement et soés ;
« Puis nasqui de ton corps, que n’i sentis griétés.
« De te sainte mamèles fu li lais translatés,
« Par divine maistrie, en tes corps tous mués ;
« Dont chius fu alaitiés qui nous avoit créés.
« Puis, véis ton enfant qu’il fû en crois pénés ;{{nvd|370}}
« Et d’espine trenchans fu che chies courounés ;
« De la lanche férus, et à son ceur navrés,
« Que li sans en sali ; dont li tamps fu mirés,
« Et li pière en fendi : là, fu tes sans coulés
« Jusques en Gorgatas. Là, fu li osiaus tels
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-08-26T06:23:28Z
Manseng
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XI.|315}}</noinclude><poem>
« Là où si haus joïaus devoit estre plantés !
« Si fu-il vraiëment, che dist l’autorités.
« Au chief de {{rom-min|·xiij·|13}} ans fu de tous vices mondés,
« Et sage, et avisée, moult fuit ses corps senés.
« Bien parut de la Vierge que ses corps sot assés,
« Quant li angles li dist : Marie, or entendés :
« A{{sc|ve}}, dame de grace ! en vous est li secrés
« De Dieu, qui en vo flans se sera esconsés !
« En toi descendera li Saintes Trinités !
« Et vous respondesistes, che est la vérités :{{nvd|350}}
« Anchelle sui à Dieu, qui est mes avoés ;
« Si poet faire de moi toutes ses volentés !
« En che digne parleir ''fu li fruis engenrés''
« ''En vostre digne cors, de sanc, de car, fourmés ;''
« ''Et fu Dieu proprement en tes dignes cotés.''
« ''En ce digne parler fu hons tous figurés''
« Qui estoit le fiex Dieu ; car saintes déités
« Régnoit ou corps de lui. Là, fui tes corps parés,
« Car du Saint-Espirit estoit enluminés !
« Ensi par cheste voie fu en tes flans entrés{{nvd|360}}
« Pères, fiex, Sains-Espiris ; {{rom-min|·j·|1}} nons en {{rom-min|·iij·|3}} mués.
« Et si l’un des {{rom-min|·iij·|3}} nons est de coer réclamés,
« Che ''est'' méisme coze ; c’est une puretés.
« Virge ! de teil joïel fu tes corps aombrés,
« Et le portas {{rom-min|·ix·|9}} mos douchement et soés ;
« Puis nasqui de ton corps, que n’i sentis griétés.
« De te sainte mamèles fu li lais translatés,
« Par divine maistrie, en tes corps tous mués ;
« Dont chius fu alaitiés qui nous avoit créés.
« Puis, véis ton enfant qu’il fû en crois pénés ;{{nvd|370}}
« Et d’espine trenchans fu che chiés courounés ;
« De la lanche férus, et à son ceur navrés,
« Que li sans en sali ; dont li tamps fu mirés,
« Et li pière en fendi : là, fu tes sans coulés
« Jusques en Gorgatas. Là, fu li osiaus tels
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Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/338
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2026-08-26T06:32:15Z
Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|316|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
« Le voleir en la''i''ssa. Et Longis, li menbrés,
« Torcha ses iex du sanc, che fu la vérités,
« Par devant tout le pople li revint sa clartés ;
« Il te pria merchi : là, fu tes corps senés,
« Car tu lui pardonas, che fu humilités.{{nvd|380}}
« En infer en alaes, dont tu estoies cleis :
« Si en getas le pople, voïant tous les maufés,
« Qui là eurent esté bien {{rom-min|·v{{e|m}}·|5000}} ans passés.
« Et à l’Ascentioen refus ès chius montés ;
« Et à le Penthecouste éuis reconfortés,
« En samblanche de fu, tes bons amis privés ;
« S’en est en sainte glise chius signes démonstrés.
« Et li corps de ta mère fu lassus translatés,
« Et en âme, et en corps, des angles adestrés.
« Là est li corps de vous, douche Virge, honorés ;{{nvd|390}}
« Et ch’est de {{rom-min|·xij·|12}} estoiles li vo chiés courounés ;
« Et du digne soleil est vous corps aournés ;
« Et deseure le lune, de vous {{rom-min|·ij·|2}} piés, passés.
« Sains Jans le testmogne ; car il en fu portés
« Ou saint trosne luisant : et là, vit les secrés
« Du noble paradis qui nous est aprestés,
« Sé nous ne le perdons par nous déloïautés.
« Diex ! si con j’ai dit voir, et que ch’est vérités,
« Si me voilliés aidier par vo sainte bontés ;
« Contre ce mescréant qui mal est avisés{{nvd|400}}
« Quant ne croit le pooir, sire, que vous avés. »
A icheste parole est en estant levés ;
Il dist à Polibant : « de mon corps vous gardés !
« Je vous deffi de Dieu, qui en crois fu pénés. »
Lors a traite l’espée. Polibans s’est hastés ;
Primiers le cuida bien férir par les costés :
Mais li bons Bauduins est près de lui alés ;
Par mi le corps l’ahert, du tour fu avisés,
Par terre le geta, puis le fiert à tous leis.
Maintenant l’éust mort s’il ne fust si armés.{{nvd|410}}
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Jean Bernard/Présentation
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Le ciel est par dessus le toit
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wikitext
text/x-wiki
{{présentationWS}}
Suite du Roman ''Marco'', le couple adultère d’Alice et Jean est en fuite et un enfant naît. Les difficultés matérielles les sépare et Jean renonce au bout de deux ans à les retrouver. Le jour où il épouse Odette, Alice revient mais trop tard. Odette telle une sainte réussira à convaincre tout le monde de faire son devoir, même le mari d’Alice abandonné pendant 8 ans.
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Histoire d’un dictionnaire latin/Présentation
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Le ciel est par dessus le toit
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text/x-wiki
{{présentationWS}}
Recueil de trois textes :
* Histoire d'un dictionnaire
* Le porte-monnaie
* La poupée-fée
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Chaudes saturnales/Présentation
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Le ciel est par dessus le toit
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wikitext
text/x-wiki
{{présentationWS}}
Roman érotique relatant des amours de garnison à Alger à la fin du 19<sup>e</sup> siècle. Selon P. Pia, p. 136, il s’agit de la deuxième édition. Il indique dans sa notice : « Dans un souci commercial d’exotisme, l’auteur a situé en Algérie les scènes habituelles de la littérature érotique traditionnelle. ».
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Régine (Queeny)/Présentation
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2026-08-25T20:14:07Z
Le ciel est par dessus le toit
1752
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text/x-wiki
{{présentationWS}}
''Régine'', relate les aventures érotiques de la fille d’un planteur anglais aux Antilles. Ce roman est la traduction en français du roman anglais ''Queeny, her life of free enjoyment and ecstatic love adventures''. Une version augmentée de ce roman est parue en trois volumes sous le titre de ''The adventures of Lady Harpur''.
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/278
104
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2026-08-26T05:57:33Z
Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>qu’il annonce, puisque l’expression, loin d’être celle d’une femme coquette jouant la surprise, dont elle n’est pas fâchée intérieurement, devroit être celle d’une Déesse pudique, indignée de se voir en proie aux regards sacrileges d’un mortel.<section end="août"/>
{{brn|1}}
<section begin="septembre"/>''1 Septembre 1777.'' {{M.|Necker}}, par une adresse bien propre à lui concilier les suffrages des bons citoyens, entremêle autant qu’il peut des vues & des actes de bienfaisance à ses projets économiques. On a remarqué comment il avoit affecté de s’intéresser à l’amélioration des Hôpitaux par l’Arrêt du Conseil du 17{{lié}}Août. Ce sont les prisons dont il s’occupe aujourd’hui. Sur les bénéfices qu’il compte faire en rectifiant l’administration de Domaines, il veut que l’entretien de ces lieux publics, autrefois à leur charge, y retourne en partie, & il consacre déja une somme de 300,000 livres par an aux réparations, à l’entretien & à la purification de ces demeures pestilentielles.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''1 Septembre 1777.'' Le livre des ''Principes du gouvernement françois,'' digne de quelque membre du Parlement Maupeou & qu’on avoit attribué à {{M.|Goezmann}}, s’il eut été dans son style, est de {{M.|Gin}}, ci-devant Avocat passé à ce tripot, & aujourd’hui membre du Grand Conseil.
{{brn|1}}
''2 Septembre.'' La ''Gabrielle de Passy,'' exécutée le samedi, avoit réussi quant au premier Acte, où il y a du sel & de la gaieté ; les Vaudevilles surtout avoient plu ; mais le second Acte<noinclude>
<references/></noinclude>
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Psephos
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text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// essai de 2e bouton pour après le bouton OCR
// principalement [AU DÉPART LOL] pour certaines corrections potentiellement fausses mais que je crois le seront beaucoup moins souvent que vraies
// Mais j'essaie aussi d'affiner au max
// (j'ai maintenant vu les essais déjà en cours pour certains dans les long s data) (éventuellement je pourrais contribuer à affiner ceux-là ....... jsp],
const Liste_Remplacements = [
// corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton
[/(?<![A-ZÉ]\.) v\. a\./, " y a"],
[/Sectaine/, "Sedaine"],
[/Hainstrun/, "Hamilton"],
[/faisist/, "saisiss"],
[/\baussilanim/, "pusillanim"],
[/dictman(s|t)/, "diaman$1"],
[/préfen(t|s(?! ))/, "présent"],
[/\{\{Mlle\}\}\. ([^\s.,<)]{2,})/, "{{Mlle|$1|nx,pt}}"],
[/(?<![\p{L}])Br est(?![\p{L}])/u, "Brest"],
[/affissan/, "assistan"],
[/hésist/, "hériss"],
[/Candestie/, "Candeille"],
[/\b(d|l)’ss/, "$1’Is"],
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Cararriere/, "Caraccioli"],
[/Moselle t/, "Morellet"],
[/pestileux/, "perilleux"],
[/pestis/, "perils"],
[/d’dessin/, "d’Henin"],
/* JE MEts ça ici peut-être temporairement, pour m'empêcher de me lancer direct sur un «Bouton 17e (modernisation partielle pour lisibilité)*/
[/vn/, "un"],
[/vs/, "us"],
[/vt/, "ut"],
[/Vn/, "Un"],
[/ß/, "ss"],
[/ã([bpm])/, "am$1"],
[/ã([tsngrqlfvcdzx])/, "an$1"],
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[/ẽ([tsngrqlfvcdzx])/, "en$1"],
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[/ĩ([tsngrqlfvcdzx])/, "in$1"],
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[/õ([tsngrqlfvcdzx])/, "on$1"],
[/ũ([bpm])/, "um$1"],
[/ũ([tsngrqlfvcdzx])/, "un$1"],
//complexification très-éventuelle : laisser (mv) dans tous les -viri
/*_______________________________________________________________________________________*/
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ÓÒ]/, "O"],
[/ş/, "s"],
[/ț/, "t"],
[/ž/, "z"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐 « à » suivi d'une lettre => â
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
[/[Μ]/, "M"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// j'ai pas décidé / En test
[/(?<= )([1-3][0-9]|[1-9]) ([jJ]anvier|[fF][ée]vrier|[mM]ars|d?’?[aA]vril|[mM]ai|[jJ]uin|[jJ]uillet|d?’?[aA]o[ûu]s?t|[sS]eptembre|d?’?[oO]ctobre|[nN]ovembre|[dD][ée]cembre)/, "$1{{lié}}$2"], // préférence esthétique ..
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/Ruff(|i)e/, "Russ$1e"],
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/(?<![\p{L}])en foi(?![\p{L}])/u, "en soi"], // 🧐
// P majuscule pour l’ apostrophe...
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐 P suivi de autre majuscule ET PUIS des minuscules = c'est pas juste un mot en majuscules...
//débuts de mot où c'est probablement pas vraiment un P
[/\bP(a[d]|acc|aut|â[g])/, "l’$1"], //a
[/\bP(e[mx]|ec(?![tc])|es[pc])/, "l’$1"], //e
[/\sP est\b/, "l’est"],
[/\bPh(onn|orr)/, "l’h$1"], //h
[/\bP(i[d]|î|inn(?!e[s\b]))/, "l’$1"], //i
[/\bP(ori)/, "l’$1"], //o
//l’inverse...
[/\bl’etit/, "Petit"],
// forte sorte
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([dD]e|[eE]n) (telle|quelque) forte/, "$1 $2 sorte"],
[/([dD]e|[eE]n)forte que/, "$1sorte que"],
// suis fuis / fuite suite / fuit suit
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/(par |dans )la fuite/, "$1la suite"],
[/me fuis/, "me suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
// fort / sort …
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<![\p{L}])sort a(?![\p{L}])/u, ""], //🧐🧐🧐
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<!\p{L})ce qui fort(?!\p{L})/u, "ce qui sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/, "sorti"],
//sont font (etc)
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les([^.),\s]{2,} | )principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
[/([lL])es principa(les|ux) ([^.),\s]{2,}) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es principa$2 $3 s$4"], //fausses corr. légérement plus imaginables...
[/([lL])es ([^.),\s]{2,}) principa(les|ux) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es $2 principa$3 s$4"],
[/es (|[\p{L}-]+ )([Pp]i[eè]ces|paroles) font de/u, "es $1$2 sont de"], // 🧐🧐assez commun quand ça parle de théâtre mais "font de ___ effets" etc aussi possible
[/où (ils|elles) font(?=(,|\.|\)| !| ?))/, "où $1 sont"],
[/(?<![\p{L}])font (du|de [mts]on) (ressort)/u, "sont $1 $2"],
[/(?<![\p{L}])font (de [smtl]a) (part\b|plume|composition)/u, "sont $1 $2"],
//participes ... /adjectifs
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|eront)( |-ils |-elles )(|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |toujours |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |ici |tout |pas |point |gu[eè]res? |déj[aà] )([\p{L}’]+(és|ées|(?<![ou])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|ite?s|erte?s|ante?s|[eè]re?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// plus général adjectifs ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era) (|tres-|très-|plus |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |pas |point |déj[aà] |gu[eè]res? |jamais )(néces|grande?s|jaune|brun|ver[dt]|bleu|blanc|noir|rouge|menu|[\p{L}]+ée?s?(?![\p{L}])|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|utile|[\p{L}]+ible|court)(?![a-zA-Zà-ÿÀ-ÙœŒæÆ]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// ?? -ible ... font __ble possible mais plus rare ???
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fait sait
[/(\b[oO]n )fait (|déj[aà],? |même,? |d’ailleurs,? |en outre,? |du reste,? |au reste,? |encore,? )(que\b|qu’)/, "$1sait $2$3"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\s(que\b|qu’)/, "out le monde sait $1"],
[/ne fai(t|s) (|point |plus |pas |jusqu’à )(si\b|comment\b|où|jusqu’où|quoi|ce q|qui\b|combien|gré\b|quand|à q|de q|s’il)/, "ne sai$1 $2$3"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//autre en test …
[/(e|é)(f|s)(f|s|)ert/, "$1$3sert"],
[/(?<=\p{L})ffal/u, "ssal"],
[/ćt(?!\p{L})/u, "ct"],
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ][.,])( f| f\. | L\. | I\. |\. | T\. )(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e|)(s|)(?![\p{L}])/u, "issant$1$2"],
[/ fu /, " su "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!(gr|co|b))iffe\b/, "isse"],
[/(?<!(\bg|pers|\bs))ifle(?!\p{L})/u, "isse"], // [per]sifle avec 1 f commun 18e ..
[/(?<!(?<![\p{L}])gr)effe(s?)\b/u, "esse$1"],
[/ficit\b/, "fioit"],
[/oife/, "oise"],
[/(?<!\b(dis|fis|pas))scaux/, "seaux"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/ffion(?!s)/, "ssion"],
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) jamais
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-9])[°]\. /, "$1º. "],
[/(?<= )([1-35-79])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/\b(b?)auf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/\b(b?)ceuf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/\bméme(s|)\b/, "même$1"],
[/\btéte(|s)\b/, "tête$1"],
[/\bfoi-(même|disant)/, "soi-$1"],
[/(?<![Gg]r)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<![vV]ous )\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!ord)/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/(?<![\p{L}])(j|m)e\sfois/u,"$1e sois"],
[/(?<!(\. |^))P(?=([aA]mour|[aA]rt\b)\b)/, "l’"],
//quoi plus commun : Part majuscule ou Part erreur pour « l’art »...
[/àt/, "ât"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/\bcau\b/, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/Duffieux/, "Dussieux"],
[/Monteffon/, "Montesson"],
[/Goffec/, "Gossec"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
[/Paefiello/, "Paesiello"],
[/Anfoffi/, "Anfossi"],
[/Rofalie/, "Rosalie"],
[/Anfeaume/, "Anseaume"],
[/Monfign(y|i)/, "Monsign$1"],
[/Queyffat/, "Queyssat"],
[/Vaffeur/, "Vasseur"],
//espace insécable esthétique
[/(?<![\p{L}])([lL])e Kain/u, "$1e{{lié}}Kain"],
[/(?<![\p{L}])([lL])a Harpe/u, "$1a{{lié}}Harpe"],
[/(?<![\p{L}])([lL])e(\}\}|) Vasseur/u, "$1e$2{{lié}}Vasseur"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//Modèle ????
// ???????
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "{{in-4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "{{in-8o}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([^.),\s]{2,})/u, "{{No.|$1}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([^.),\s]{2,})/u, "{{no.|$1|n}}"],
[/(?<= )([0-9,]{1,9}) liv\./, "{{liv.|$1|inv}}"],
// genre simple / « non 2nitiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s|,)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s|,)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bMad\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Mad.|$2}}"],
[/([lL][eE] |[daAD][uU] |^)\bP\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"],
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bMde\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mde|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bSte\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Ste|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// remplacements quasi certains ... au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR
[/ſ/, "s"],
[/fç/, "sç"],
[/(?<!\bn)aif(?!ort)/, "ais"],
[/aisf/, "aiss"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/fiaf(?=[tm])/, "sias"],
[/groff/, "gross"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"],
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efdi/, "esdi"],
[/(e|è)fe(?![\p{L}])/u, "$1se"], // -èse
[/[ce]fm/, "esm"],
[/[ce][sf]p/, "esp"],
[/afm/, "asm"],
[/(?<![\p{L}])esquif(s|)(?![\p{L}])/u, "BARF$1"],
[/quif(|[sf])/, "quis$1"],
[/BARF/, "esquif"],
[/uft/, "ust"],
[/falf/, "fals"],
[/\bfaisi(e?s?)\b/, "saisi$1"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/(i|I)nfu(?!s)/, "$1nsu"],
[/foufl/, "soufl"], //archaïque pour "souffl"...
[/foup/, "soup"],
[/fsoup/, "ssoup"],
[/ffift/, "ssist"],
[/ffif/, "ssis"],
[/flif/, "ssis"],
[/fift/, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))iff(e|a)n/, "iss$2n"],
[/(?<!co)iffem/, "issem"],
[/(?<!([cC]ha|to))(û|u)ffen/, "$2ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/ffom/, "ssom"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/f[fs]ign/, "ssign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffa[sfl][sfl]/, "ssass"],
[/oft/, "ost"],
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!(l|ort\b))/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/vicil/, "vieil"],
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ...
[/(?<!\p{L})f(oe|œ|e)ur(s|)(?!\p{L})/u, "sœur$2"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
// fait à la main ce qui se pourrait se simplifier j'imagine
[/\bfauver/, "sauver"],
[/\bfauven/, "sauven"],
[/\bfauvé/, "sauvé"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/\bFuin\b/, "Juin"],
[/\bFuillet\b/, "Juillet"],
[/,&/, ", &"],
[/O&tobre/, "Octobre"],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
if ( [ 'edit', 'submit' ].indexOf( mw.config.get( 'wgAction' ) ) !== -1 ) {
mw.hook( 'wikiEditor.toolbarReady' ).add( function ( $textarea ) {
$textarea.wikiEditor( 'addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
} );
}
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
4d8tz5a72xib0y819pwqssxex856z0o
16002222
16002150
2026-08-25T18:29:17Z
Psephos
145984
16002222
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// essai de 2e bouton pour après le bouton OCR
// principalement [AU DÉPART LOL] pour certaines corrections potentiellement fausses mais que je crois le seront beaucoup moins souvent que vraies
// Mais j'essaie aussi d'affiner au max
// (j'ai maintenant vu les essais déjà en cours pour certains dans les long s data) (éventuellement je pourrais contribuer à affiner ceux-là ....... jsp],
const Liste_Remplacements = [
// corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton
[/(?<![A-ZÉ]\.) v\. a\./, " y a"],
[/Sectaine/, "Sedaine"],
[/Hainstrun/, "Hamilton"],
[/faisist/, "saisiss"],
[/\baussilanim/, "pusillanim"],
[/dictman(s|t)/, "diaman$1"],
[/préfen(t|s(?! ))/, "présent"],
[/\{\{Mlle\}\}\. ([^\s.,<)]{2,})/, "{{Mlle|$1|nx,pt}}"],
[/(?<![\p{L}])Br est(?![\p{L}])/u, "Brest"],
[/affissan/, "assistan"],
[/hésist/, "hériss"],
[/Candestie/, "Candeille"],
[/\b(d|l)’ss/, "$1’Is"],
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Cararriere/, "Caraccioli"],
[/Moselle t/, "Morellet"],
[/pestileux/, "perilleux"],
[/pestis/, "perils"],
[/d’dessin/, "d’Henin"],
/* JE MEts ça ici peut-être temporairement, pour m'empêcher de me lancer direct sur un «Bouton 17e (modernisation partielle pour lisibilité)*/
[/vn/, "un"],
[/vs/, "us"],
[/vt/, "ut"],
[/Vn/, "Un"],
[/ß/, "ss"],
[/ã([bpm])/, "am$1"],
[/ã([tsngrqlfvcdzx])/, "an$1"],
[/ẽ([bpm])/, "em$1"],
[/ẽ([tsngrqlfvcdzx])/, "en$1"],
[/ĩ([bpm])/, "im$1"],
[/ĩ([tsngrqlfvcdzx])/, "in$1"],
[/õ([bpm])/, "om$1"],
[/õ([tsngrqlfvcdzx])/, "on$1"],
[/ũ([bpm])/, "um$1"],
[/ũ([tsngrqlfvcdzx])/, "un$1"],
//complexification très-éventuelle : laisser (mv) dans tous les -viri
/*_______________________________________________________________________________________*/
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ÓÒ]/, "O"],
[/ş/, "s"],
[/ț/, "t"],
[/ž/, "z"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐 « à » suivi d'une lettre => â
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
[/[Μ]/, "M"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// j'ai pas décidé / En test
[/(?<= )([1-3][0-9]|[1-9]) ([jJ]anvier|[fF][ée]vrier|[mM]ars|d?’?[aA]vril|[mM]ai|[jJ]uin|[jJ]uillet|d?’?[aA]o[ûu]s?t|[sS]eptembre|d?’?[oO]ctobre|[nN]ovembre|[dD][ée]cembre)/, "$1{{lié}}$2"], // préférence esthétique ..
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/Ruff(|i)e/, "Russ$1e"],
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/(?<![\p{L}])en foi(?![\p{L}])/u, "en soi"], // 🧐
// P majuscule pour l’ apostrophe...
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐 P suivi de autre majuscule ET PUIS des minuscules = c'est pas juste un mot en majuscules...
//débuts de mot où c'est probablement pas vraiment un P
[/\bP(a[d]|acc|aut|â[g])/, "l’$1"], //a
[/\bP(e[mx]|ec(?![tc])|es[pc])/, "l’$1"], //e
[/\sP est\b/, "l’est"],
[/\bPh(onn|orr)/, "l’h$1"], //h
[/\bP(i[d]|î|inn(?!e[s\b]))/, "l’$1"], //i
[/\bP(ori)/, "l’$1"], //o
//l’inverse...
[/\bl’etit/, "Petit"],
// forte sorte
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([dD]e|[eE]n) (telle|quelque) forte/, "$1 $2 sorte"],
[/([dD]e|[eE]n)forte que/, "$1sorte que"],
// suis fuis / fuite suite / fuit suit
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/(par |dans )la fuite/, "$1la suite"],
[/me fuis/, "me suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
// fort / sort …
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<![\p{L}])sort a(?![\p{L}])/u, ""], //🧐🧐🧐
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<!\p{L})ce qui fort(?!\p{L})/u, "ce qui sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/, "sorti"],
//sont font (etc)
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les([^.),\s]{2,} | )principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
[/([lL])es principa(les|ux) ([^.),\s]{2,}) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es principa$2 $3 s$4"], //fausses corr. légérement plus imaginables...
[/([lL])es ([^.),\s]{2,}) principa(les|ux) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es $2 principa$3 s$4"],
[/es (|[\p{L}-]+ )([Pp]i[eè]ces|paroles) font de/u, "es $1$2 sont de"], // 🧐🧐assez commun quand ça parle de théâtre mais "font de ___ effets" etc aussi possible
[/où (ils|elles) font(?=(,|\.|\)| !| ?))/, "où $1 sont"],
[/(?<![\p{L}])font (du|de [mts]on) (ressort)/u, "sont $1 $2"],
[/(?<![\p{L}])font (de [smtl]a) (part\b|plume|composition)/u, "sont $1 $2"],
//participes ... /adjectifs
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|eront)( |-ils |-elles )(|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |toujours |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |ici |tout |pas |point |gu[eè]res? |déj[aà] )([\p{L}’]+(és|ées|(?<![ou])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|ite?s|erte?s|ante?s|[eè]re?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// plus général adjectifs ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era) (|tres-|très-|plus |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |pas |point |déj[aà] |gu[eè]res? |jamais )(néces|grande?s|jaune|brun|ver[dt]|bleu|blanc|noir|rouge|menu|[\p{L}]+ée?s?(?![\p{L}])|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|utile|[\p{L}]+ible|court)(?![a-zA-Zà-ÿÀ-ÙœŒæÆ]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// ?? -ible ... font __ble possible mais plus rare ???
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fait sait
[/(\b[oO]n )fait (|déj[aà],? |même,? |d’ailleurs,? |en outre,? |du reste,? |au reste,? |encore,? )(que\b|qu’)/, "$1sait $2$3"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\s(que\b|qu’)/, "out le monde sait $1"],
[/ne fai(t|s) (|point |plus |pas |jusqu’à )(si\b|comment\b|où|jusqu’où|quoi|ce q|qui\b|combien|gré\b|quand|à q|de q|s’il)/, "ne sai$1 $2$3"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//autre en test …
[/(e|é)(f|s)(f|s|)ert/, "$1$3sert"],
[/(?<=\p{L})ffal/u, "ssal"],
[/ćt(?!\p{L})/u, "ct"],
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ][.,])( f| f\. | L\. | I\. |\. | T\. )(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e|)(s|)(?![\p{L}])/u, "issant$1$2"],
[/ fu /, " su "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!(gr|co|b))iffe\b/, "isse"],
[/(?<!(\bg|pers|\bs))ifle(?!\p{L})/u, "isse"], // [per]sifle avec 1 f commun 18e ..
[/(?<!(?<![\p{L}])gr)effe(s?)\b/u, "esse$1"],
[/ficit\b/, "fioit"],
[/oife/, "oise"],
[/(?<!\b(dis|fis|pas))scaux/, "seaux"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/ffion(?!s)/, "ssion"],
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) jamais
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-9])[°]\. /, "$1º. "],
[/(?<= )([1-35-79])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<!(-|\bin )) ([48])[°º]\. /, " $2º.{{lié}}"],
[/\b(b?)auf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/\b(b?)ceuf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/\bméme(s|)\b/, "même$1"],
[/\btéte(|s)\b/, "tête$1"],
[/\bfoi-(même|disant)/, "soi-$1"],
[/(?<![Gg]r)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<![vV]ous )\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!ord)/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/(?<![\p{L}])(j|m)e\sfois/u,"$1e sois"],
[/(?<!(\. |^))P(?=([aA]mour|[aA]rt\b)\b)/, "l’"],
//quoi plus commun : Part majuscule ou Part erreur pour « l’art »...
[/àt/, "ât"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/\bcau\b/, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/Duffieux/, "Dussieux"],
[/Monteffon/, "Montesson"],
[/Goffec/, "Gossec"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
[/Paefiello/, "Paesiello"],
[/Anfoffi/, "Anfossi"],
[/Rofalie/, "Rosalie"],
[/Anfeaume/, "Anseaume"],
[/Monfign(y|i)/, "Monsign$1"],
[/Queyffat/, "Queyssat"],
[/Vaffeur/, "Vasseur"],
//espace insécable esthétique
[/(?<![\p{L}])([lL])e Kain/u, "$1e{{lié}}Kain"],
[/(?<![\p{L}])([lL])a Harpe/u, "$1a{{lié}}Harpe"],
[/(?<![\p{L}])([lL])e(\}\}|) Vasseur/u, "$1e$2{{lié}}Vasseur"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//Modèle ????
// ???????
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "{{in-4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "{{in-8o}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([^.),\s]{2,})/u, "{{No.|$1}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([^.),\s]{2,})/u, "{{no.|$1|n}}"],
[/(?<= )([0-9,]{1,9}) liv\./, "{{liv.|$1|inv}}"],
// genre simple / « non 2nitiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s|,)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s|,)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bMad\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Mad.|$2}}"],
[/([lL][eE] |[daAD][uU] |^)\bP\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"],
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bMde\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mde|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bSte\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Ste|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// remplacements quasi certains ... au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR
[/ſ/, "s"],
[/fç/, "sç"],
[/(?<!\bn)aif(?!ort)/, "ais"],
[/aisf/, "aiss"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/fiaf(?=[tm])/, "sias"],
[/groff/, "gross"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"],
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efdi/, "esdi"],
[/(e|è)fe(?![\p{L}])/u, "$1se"], // -èse
[/[ce]fm/, "esm"],
[/[ce][sf]p/, "esp"],
[/afm/, "asm"],
[/(?<![\p{L}])esquif(s|)(?![\p{L}])/u, "BARF$1"],
[/quif(|[sf])/, "quis$1"],
[/BARF/, "esquif"],
[/uft/, "ust"],
[/falf/, "fals"],
[/\bfaisi(e?s?)\b/, "saisi$1"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/(i|I)nfu(?!s)/, "$1nsu"],
[/foufl/, "soufl"], //archaïque pour "souffl"...
[/foup/, "soup"],
[/fsoup/, "ssoup"],
[/ffift/, "ssist"],
[/ffif/, "ssis"],
[/flif/, "ssis"],
[/fift/, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))iff(e|a)n/, "iss$2n"],
[/(?<!co)iffem/, "issem"],
[/(?<!([cC]ha|to))(û|u)ffen/, "$2ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/ffom/, "ssom"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/f[fs]ign/, "ssign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffa[sfl][sfl]/, "ssass"],
[/oft/, "ost"],
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!(l|ort\b))/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/vicil/, "vieil"],
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ...
[/(?<!\p{L})f(oe|œ|e)ur(s|)(?!\p{L})/u, "sœur$2"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
// fait à la main ce qui se pourrait se simplifier j'imagine
[/\bfauver/, "sauver"],
[/\bfauven/, "sauven"],
[/\bfauvé/, "sauvé"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/\bFuin\b/, "Juin"],
[/\bFuillet\b/, "Juillet"],
[/,&/, ", &"],
[/O&tobre/, "Octobre"],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
if ( [ 'edit', 'submit' ].indexOf( mw.config.get( 'wgAction' ) ) !== -1 ) {
mw.hook( 'wikiEditor.toolbarReady' ).add( function ( $textarea ) {
$textarea.wikiEditor( 'addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
} );
}
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
0sidun1qp87oromp7b8jmsk1ibhtj8q
16002238
16002222
2026-08-25T19:03:39Z
Psephos
145984
16002238
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// essai de 2e bouton pour après le bouton OCR
// principalement [AU DÉPART LOL] pour certaines corrections potentiellement fausses mais que je crois le seront beaucoup moins souvent que vraies
// Mais j'essaie aussi d'affiner au max
// (j'ai maintenant vu les essais déjà en cours pour certains dans les long s data) (éventuellement je pourrais contribuer à affiner ceux-là ....... jsp],
const Liste_Remplacements = [
// corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton
[/(?<![A-ZÉ]\.) v\. a\./, " y a"],
[/Sectaine/, "Sedaine"],
[/Hainstrun/, "Hamilton"],
[/faisist/, "saisiss"],
[/\baussilanim/, "pusillanim"],
[/dictman(s|t)/, "diaman$1"],
[/préfen(t|s(?! ))/, "présent"],
[/\{\{Mlle\}\}\. ([^\s.,<)]{2,})/, "{{Mlle|$1|nx,pt}}"],
[/(?<![\p{L}])Br est(?![\p{L}])/u, "Brest"],
[/affissan/, "assistan"],
[/hésist/, "hériss"],
[/Candestie/, "Candeille"],
[/\b(d|l)’ss/, "$1’Is"],
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Cararriere/, "Caraccioli"],
[/Moselle t/, "Morellet"],
[/pestileux/, "perilleux"],
[/pestis/, "perils"],
[/d’dessin/, "d’Henin"],
/* JE MEts ça ici peut-être temporairement, pour m'empêcher de me lancer direct sur un «Bouton 17e (modernisation partielle pour lisibilité)*/
[/vn/, "un"],
[/vs/, "us"],
[/vt/, "ut"],
[/Vn/, "Un"],
[/ß/, "ss"],
[/ã([bpm])/, "am$1"],
[/ã([tsngrqlfvcdzx])/, "an$1"],
[/ẽ([bpm])/, "em$1"],
[/ẽ([tsngrqlfvcdzx])/, "en$1"],
[/ĩ([bpm])/, "im$1"],
[/ĩ([tsngrqlfvcdzx])/, "in$1"],
[/õ([bpm])/, "om$1"],
[/õ([tsngrqlfvcdzx])/, "on$1"],
[/ũ([bpm])/, "um$1"],
[/ũ([tsngrqlfvcdzx])/, "un$1"],
//complexification très-éventuelle : laisser (mv) dans tous les -viri
/*_______________________________________________________________________________________*/
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ÓÒ]/, "O"],
[/ş/, "s"],
[/ț/, "t"],
[/ž/, "z"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐 « à » suivi d'une lettre => â
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
[/[Μ]/, "M"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// j'ai pas décidé / En test
[/(?<= )([1-3][0-9]|[1-9]) ([jJ]anvier|[fF][ée]vrier|[mM]ars|d?’?[aA]vril|[mM]ai|[jJ]uin|[jJ]uillet|d?’?[aA]o[ûu]s?t|[sS]eptembre|d?’?[oO]ctobre|[nN]ovembre|[dD][ée]cembre)/, "$1{{lié}}$2"], // préférence esthétique ..
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/Ruff(|i)e/, "Russ$1e"],
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/(?<![\p{L}])en foi(?![\p{L}])/u, "en soi"], // 🧐
// P majuscule pour l’ apostrophe...
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐 P suivi de autre majuscule ET PUIS des minuscules = c'est pas juste un mot en majuscules...
//débuts de mot où c'est probablement pas vraiment un P
[/\bP(a[d]|acc|aut|â[g])/, "l’$1"], //a
[/\bP(e[mx]|ec(?![tc])|es[pc])/, "l’$1"], //e
[/\sP est\b/, "l’est"],
[/\bPh(onn|orr)/, "l’h$1"], //h
[/\bP(i[d]|î|inn(?!e[s\b]))/, "l’$1"], //i
[/\bP(ori)/, "l’$1"], //o
//l’inverse...
[/\bl’etit/, "Petit"],
// forte sorte
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([dD]e|[eE]n) (telle|quelque) forte/, "$1 $2 sorte"],
[/([dD]e|[eE]n)forte que/, "$1sorte que"],
// suis fuis / fuite suite / fuit suit
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/(par |dans )la fuite/, "$1la suite"],
[/me fuis/, "me suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
// fort / sort …
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<![\p{L}])sort a(?![\p{L}])/u, ""], //🧐🧐🧐
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<!\p{L})ce qui fort(?!\p{L})/u, "ce qui sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/, "sorti"],
//sont font (etc)
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les([^.),\s]{2,} | )principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
[/([lL])es principa(les|ux) ([^.),\s]{2,}) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es principa$2 $3 s$4"], //fausses corr. légérement plus imaginables...
[/([lL])es ([^.),\s]{2,}) principa(les|ux) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es $2 principa$3 s$4"],
[/es (|[\p{L}-]+ )([Pp]i[eè]ces|paroles) font de/u, "es $1$2 sont de"], // 🧐🧐assez commun quand ça parle de théâtre mais "font de ___ effets" etc aussi possible
[/où (ils|elles) font(?=(,|\.|\)| !| ?))/, "où $1 sont"],
[/(?<![\p{L}])font (du|de [mts]on) (ressort)/u, "sont $1 $2"],
[/(?<![\p{L}])font (de [smtl]a) (part\b|plume|composition)/u, "sont $1 $2"],
//participes ... /adjectifs
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|eront)( |-ils |-elles )(|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |toujours |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |ici |tout |pas |point |gu[eè]res? |déj[aà] )([\p{L}’]+(és|ées|(?<![ou])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|ite?s|erte?s|ante?s|[eè]re?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// plus général adjectifs ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era) (|tres-|très-|plus |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |pas |point |déj[aà] |gu[eè]res? |jamais )(néces|grande?s|jaune|brun|ver[dt]|bleu|blanc|noir|rouge|menu|[\p{L}]+ée?s?(?![\p{L}])|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|utile|[\p{L}]+ible|court)(?![a-zA-Zà-ÿÀ-ÙœŒæÆ]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// ?? -ible ... font __ble possible mais plus rare ???
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fait sait
[/(\b[oO]n )fait (|déj[aà],? |même,? |d’ailleurs,? |en outre,? |du reste,? |au reste,? |encore,? )(que\b|qu’)/, "$1sait $2$3"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\s(que\b|qu’)/, "out le monde sait $1"],
[/ne fai(t|s) (|point |plus |pas |jusqu’à )(si\b|comment\b|où|jusqu’où|quoi|ce q|qui\b|combien|gré\b|quand|à q|de q|s’il)/, "ne sai$1 $2$3"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//autre en test …
[/(e|é)(f|s)(f|s|)ert/, "$1$3sert"],
[/(?<=\p{L})ffal/u, "ssal"],
[/ćt(?!\p{L})/u, "ct"],
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ][.,])( f| f\. | L\. | I\. |\. | T\. )(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e|)(s|)(?![\p{L}])/u, "issant$1$2"],
[/ fu /, " su "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!(gr|co|b))iffe\b/, "isse"],
[/(?<!(\bg|pers|\bs))ifle(?!\p{L})/u, "isse"], // [per]sifle avec 1 f commun 18e ..
[/(?<!(?<![\p{L}])gr)effe(s?)\b/u, "esse$1"],
[/ficit\b/, "fioit"],
[/oife/, "oise"],
[/(?<!\b(dis|fis|pas))scaux/, "seaux"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/ffion(?!s)/, "ssion"],
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) jamais
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-9])[°]\. /, "$1º. "],
[/(?<= )([1-35-79])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<=(?<!\bin) )([48])[°º]\. /, " $1º.{{lié}}"],
[/\b(b?)auf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/\b(b?)ceuf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/\bméme(s|)\b/, "même$1"],
[/\btéte(|s)\b/, "tête$1"],
[/\bfoi-(même|disant)/, "soi-$1"],
[/(?<![Gg]r)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<![vV]ous )\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!ord)/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/(?<![\p{L}])(j|m)e\sfois/u,"$1e sois"],
[/(?<!(\. |^))P(?=([aA]mour|[aA]rt\b)\b)/, "l’"],
//quoi plus commun : Part majuscule ou Part erreur pour « l’art »...
[/àt/, "ât"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/\bcau\b/, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/Duffieux/, "Dussieux"],
[/Monteffon/, "Montesson"],
[/Goffec/, "Gossec"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
[/Paefiello/, "Paesiello"],
[/Anfoffi/, "Anfossi"],
[/Rofalie/, "Rosalie"],
[/Anfeaume/, "Anseaume"],
[/Monfign(y|i)/, "Monsign$1"],
[/Queyffat/, "Queyssat"],
[/Vaffeur/, "Vasseur"],
//espace insécable esthétique
[/(?<![\p{L}])([lL])e Kain/u, "$1e{{lié}}Kain"],
[/(?<![\p{L}])([lL])a Harpe/u, "$1a{{lié}}Harpe"],
[/(?<![\p{L}])([lL])e(\}\}|) Vasseur/u, "$1e$2{{lié}}Vasseur"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//Modèle ????
// ???????
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "{{in-4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "{{in-8o}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([^.),\s]{2,})/u, "{{No.|$1}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([^.),\s]{2,})/u, "{{no.|$1|n}}"],
[/(?<= )([0-9,]{1,9}) liv\./, "{{liv.|$1|inv}}"],
// genre simple / « non 2nitiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s|,)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s|,)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bMad\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Mad.|$2}}"],
[/([lL][eE] |[daAD][uU] |^)\bP\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"],
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bMde\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mde|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bSte\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Ste|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// remplacements quasi certains ... au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR
[/ſ/, "s"],
[/fç/, "sç"],
[/(?<!\bn)aif(?!ort)/, "ais"],
[/aisf/, "aiss"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/fiaf(?=[tm])/, "sias"],
[/groff/, "gross"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"],
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efdi/, "esdi"],
[/(e|è)fe(?![\p{L}])/u, "$1se"], // -èse
[/[ce]fm/, "esm"],
[/[ce][sf]p/, "esp"],
[/afm/, "asm"],
[/(?<![\p{L}])esquif(s|)(?![\p{L}])/u, "BARF$1"],
[/quif(|[sf])/, "quis$1"],
[/BARF/, "esquif"],
[/uft/, "ust"],
[/falf/, "fals"],
[/\bfaisi(e?s?)\b/, "saisi$1"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/(i|I)nfu(?!s)/, "$1nsu"],
[/foufl/, "soufl"], //archaïque pour "souffl"...
[/foup/, "soup"],
[/fsoup/, "ssoup"],
[/ffift/, "ssist"],
[/ffif/, "ssis"],
[/flif/, "ssis"],
[/fift/, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))iff(e|a)n/, "iss$2n"],
[/(?<!co)iffem/, "issem"],
[/(?<!([cC]ha|to))(û|u)ffen/, "$2ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/ffom/, "ssom"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/f[fs]ign/, "ssign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffa[sfl][sfl]/, "ssass"],
[/oft/, "ost"],
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!(l|ort\b))/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/vicil/, "vieil"],
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ...
[/(?<!\p{L})f(oe|œ|e)ur(s|)(?!\p{L})/u, "sœur$2"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
// fait à la main ce qui se pourrait se simplifier j'imagine
[/\bfauver/, "sauver"],
[/\bfauven/, "sauven"],
[/\bfauvé/, "sauvé"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/\bFuin\b/, "Juin"],
[/\bFuillet\b/, "Juillet"],
[/,&/, ", &"],
[/O&tobre/, "Octobre"],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
if ( [ 'edit', 'submit' ].indexOf( mw.config.get( 'wgAction' ) ) !== -1 ) {
mw.hook( 'wikiEditor.toolbarReady' ).add( function ( $textarea ) {
$textarea.wikiEditor( 'addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
} );
}
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
d1n01cpl2ylnvwizg3d852ybem1sk3m
16002239
16002238
2026-08-25T19:04:41Z
Psephos
145984
16002239
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// essai de 2e bouton pour après le bouton OCR
// principalement [AU DÉPART LOL] pour certaines corrections potentiellement fausses mais que je crois le seront beaucoup moins souvent que vraies
// Mais j'essaie aussi d'affiner au max
// (j'ai maintenant vu les essais déjà en cours pour certains dans les long s data) (éventuellement je pourrais contribuer à affiner ceux-là ....... jsp],
const Liste_Remplacements = [
// corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton
[/(?<![A-ZÉ]\.) v\. a\./, " y a"],
[/Sectaine/, "Sedaine"],
[/Hainstrun/, "Hamilton"],
[/faisist/, "saisiss"],
[/\baussilanim/, "pusillanim"],
[/dictman(s|t)/, "diaman$1"],
[/préfen(t|s(?! ))/, "présent"],
[/\{\{Mlle\}\}\. ([^\s.,<)]{2,})/, "{{Mlle|$1|nx,pt}}"],
[/(?<![\p{L}])Br est(?![\p{L}])/u, "Brest"],
[/affissan/, "assistan"],
[/hésist/, "hériss"],
[/Candestie/, "Candeille"],
[/\b(d|l)’ss/, "$1’Is"],
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Cararriere/, "Caraccioli"],
[/Moselle t/, "Morellet"],
[/pestileux/, "perilleux"],
[/pestis/, "perils"],
[/d’dessin/, "d’Henin"],
/* JE MEts ça ici peut-être temporairement, pour m'empêcher de me lancer direct sur un «Bouton 17e (modernisation partielle pour lisibilité)*/
[/vn/, "un"],
[/vs/, "us"],
[/vt/, "ut"],
[/Vn/, "Un"],
[/ß/, "ss"],
[/ã([bpm])/, "am$1"],
[/ã([tsngrqlfvcdzx])/, "an$1"],
[/ẽ([bpm])/, "em$1"],
[/ẽ([tsngrqlfvcdzx])/, "en$1"],
[/ĩ([bpm])/, "im$1"],
[/ĩ([tsngrqlfvcdzx])/, "in$1"],
[/õ([bpm])/, "om$1"],
[/õ([tsngrqlfvcdzx])/, "on$1"],
[/ũ([bpm])/, "um$1"],
[/ũ([tsngrqlfvcdzx])/, "un$1"],
//complexification très-éventuelle : laisser (mv) dans tous les -viri
/*_______________________________________________________________________________________*/
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ÓÒ]/, "O"],
[/ş/, "s"],
[/ț/, "t"],
[/ž/, "z"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐 « à » suivi d'une lettre => â
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
[/[Μ]/, "M"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// j'ai pas décidé / En test
[/(?<= )([1-3][0-9]|[1-9]) ([jJ]anvier|[fF][ée]vrier|[mM]ars|d?’?[aA]vril|[mM]ai|[jJ]uin|[jJ]uillet|d?’?[aA]o[ûu]s?t|[sS]eptembre|d?’?[oO]ctobre|[nN]ovembre|[dD][ée]cembre)/, "$1{{lié}}$2"], // préférence esthétique ..
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/Ruff(|i)e/, "Russ$1e"],
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/(?<![\p{L}])en foi(?![\p{L}])/u, "en soi"], // 🧐
// P majuscule pour l’ apostrophe...
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐 P suivi de autre majuscule ET PUIS des minuscules = c'est pas juste un mot en majuscules...
//débuts de mot où c'est probablement pas vraiment un P
[/\bP(a[d]|acc|aut|â[g])/, "l’$1"], //a
[/\bP(e[mx]|ec(?![tc])|es[pc])/, "l’$1"], //e
[/\sP est\b/, "l’est"],
[/\bPh(onn|orr)/, "l’h$1"], //h
[/\bP(i[d]|î|inn(?!e[s\b]))/, "l’$1"], //i
[/\bP(ori)/, "l’$1"], //o
//l’inverse...
[/\bl’etit/, "Petit"],
// forte sorte
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([dD]e|[eE]n) (telle|quelque) forte/, "$1 $2 sorte"],
[/([dD]e|[eE]n)forte que/, "$1sorte que"],
// suis fuis / fuite suite / fuit suit
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/(par |dans )la fuite/, "$1la suite"],
[/me fuis/, "me suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
// fort / sort …
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<![\p{L}])sort a(?![\p{L}])/u, ""], //🧐🧐🧐
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<!\p{L})ce qui fort(?!\p{L})/u, "ce qui sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/, "sorti"],
//sont font (etc)
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les([^.),\s]{2,} | )principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
[/([lL])es principa(les|ux) ([^.),\s]{2,}) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es principa$2 $3 s$4"], //fausses corr. légérement plus imaginables...
[/([lL])es ([^.),\s]{2,}) principa(les|ux) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es $2 principa$3 s$4"],
[/es (|[\p{L}-]+ )([Pp]i[eè]ces|paroles) font de/u, "es $1$2 sont de"], // 🧐🧐assez commun quand ça parle de théâtre mais "font de ___ effets" etc aussi possible
[/où (ils|elles) font(?=(,|\.|\)| !| ?))/, "où $1 sont"],
[/(?<![\p{L}])font (du|de [mts]on) (ressort)/u, "sont $1 $2"],
[/(?<![\p{L}])font (de [smtl]a) (part\b|plume|composition)/u, "sont $1 $2"],
//participes ... /adjectifs
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|eront)( |-ils |-elles )(|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |toujours |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |ici |tout |pas |point |gu[eè]res? |déj[aà] )([\p{L}’]+(és|ées|(?<![ou])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|ite?s|erte?s|ante?s|[eè]re?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// plus général adjectifs ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era) (|tres-|très-|plus |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |pas |point |déj[aà] |gu[eè]res? |jamais )(néces|grande?s|jaune|brun|ver[dt]|bleu|blanc|noir|rouge|menu|[\p{L}]+ée?s?(?![\p{L}])|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|utile|[\p{L}]+ible|court)(?![a-zA-Zà-ÿÀ-ÙœŒæÆ]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// ?? -ible ... font __ble possible mais plus rare ???
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fait sait
[/(\b[oO]n )fait (|déj[aà],? |même,? |d’ailleurs,? |en outre,? |du reste,? |au reste,? |encore,? )(que\b|qu’)/, "$1sait $2$3"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\s(que\b|qu’)/, "out le monde sait $1"],
[/ne fai(t|s) (|point |plus |pas |jusqu’à )(si\b|comment\b|où|jusqu’où|quoi|ce q|qui\b|combien|gré\b|quand|à q|de q|s’il)/, "ne sai$1 $2$3"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//autre en test …
[/(e|é)(f|s)(f|s|)ert/, "$1$3sert"],
[/(?<=\p{L})ffal/u, "ssal"],
[/ćt(?!\p{L})/u, "ct"],
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ][.,])( f| f\. | L\. | I\. |\. | T\. )(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e|)(s|)(?![\p{L}])/u, "issant$1$2"],
[/ fu /, " su "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!(gr|co|b))iffe\b/, "isse"],
[/(?<!(\bg|pers|\bs))ifle(?!\p{L})/u, "isse"], // [per]sifle avec 1 f commun 18e ..
[/(?<!(?<![\p{L}])gr)effe(s?)\b/u, "esse$1"],
[/ficit\b/, "fioit"],
[/oife/, "oise"],
[/(?<!\b(dis|fis|pas))scaux/, "seaux"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/ffion(?!s)/, "ssion"],
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) jamais
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-9])[°]\. /, "$1º. "],
[/(?<= )([1-35-79])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<=(?<!\bin) )([48])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/\b(b?)auf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/\b(b?)ceuf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/\bméme(s|)\b/, "même$1"],
[/\btéte(|s)\b/, "tête$1"],
[/\bfoi-(même|disant)/, "soi-$1"],
[/(?<![Gg]r)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<![vV]ous )\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!ord)/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/(?<![\p{L}])(j|m)e\sfois/u,"$1e sois"],
[/(?<!(\. |^))P(?=([aA]mour|[aA]rt\b)\b)/, "l’"],
//quoi plus commun : Part majuscule ou Part erreur pour « l’art »...
[/àt/, "ât"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/\bcau\b/, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/Duffieux/, "Dussieux"],
[/Monteffon/, "Montesson"],
[/Goffec/, "Gossec"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
[/Paefiello/, "Paesiello"],
[/Anfoffi/, "Anfossi"],
[/Rofalie/, "Rosalie"],
[/Anfeaume/, "Anseaume"],
[/Monfign(y|i)/, "Monsign$1"],
[/Queyffat/, "Queyssat"],
[/Vaffeur/, "Vasseur"],
//espace insécable esthétique
[/(?<![\p{L}])([lL])e Kain/u, "$1e{{lié}}Kain"],
[/(?<![\p{L}])([lL])a Harpe/u, "$1a{{lié}}Harpe"],
[/(?<![\p{L}])([lL])e(\}\}|) Vasseur/u, "$1e$2{{lié}}Vasseur"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//Modèle ????
// ???????
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "{{in-4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "{{in-8o}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([^.),\s]{2,})/u, "{{No.|$1}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([^.),\s]{2,})/u, "{{no.|$1|n}}"],
[/(?<= )([0-9,]{1,9}) liv\./, "{{liv.|$1|inv}}"],
// genre simple / « non 2nitiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s|,)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s|,)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bMad\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Mad.|$2}}"],
[/([lL][eE] |[daAD][uU] |^)\bP\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"],
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bMde\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mde|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bSte\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Ste|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// remplacements quasi certains ... au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR
[/ſ/, "s"],
[/fç/, "sç"],
[/(?<!\bn)aif(?!ort)/, "ais"],
[/aisf/, "aiss"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/fiaf(?=[tm])/, "sias"],
[/groff/, "gross"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"],
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efdi/, "esdi"],
[/(e|è)fe(?![\p{L}])/u, "$1se"], // -èse
[/[ce]fm/, "esm"],
[/[ce][sf]p/, "esp"],
[/afm/, "asm"],
[/(?<![\p{L}])esquif(s|)(?![\p{L}])/u, "BARF$1"],
[/quif(|[sf])/, "quis$1"],
[/BARF/, "esquif"],
[/uft/, "ust"],
[/falf/, "fals"],
[/\bfaisi(e?s?)\b/, "saisi$1"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/(i|I)nfu(?!s)/, "$1nsu"],
[/foufl/, "soufl"], //archaïque pour "souffl"...
[/foup/, "soup"],
[/fsoup/, "ssoup"],
[/ffift/, "ssist"],
[/ffif/, "ssis"],
[/flif/, "ssis"],
[/fift/, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))iff(e|a)n/, "iss$2n"],
[/(?<!co)iffem/, "issem"],
[/(?<!([cC]ha|to))(û|u)ffen/, "$2ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/ffom/, "ssom"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/f[fs]ign/, "ssign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffa[sfl][sfl]/, "ssass"],
[/oft/, "ost"],
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!(l|ort\b))/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/vicil/, "vieil"],
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ...
[/(?<!\p{L})f(oe|œ|e)ur(s|)(?!\p{L})/u, "sœur$2"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
// fait à la main ce qui se pourrait se simplifier j'imagine
[/\bfauver/, "sauver"],
[/\bfauven/, "sauven"],
[/\bfauvé/, "sauvé"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/\bFuin\b/, "Juin"],
[/\bFuillet\b/, "Juillet"],
[/,&/, ", &"],
[/O&tobre/, "Octobre"],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
if ( [ 'edit', 'submit' ].indexOf( mw.config.get( 'wgAction' ) ) !== -1 ) {
mw.hook( 'wikiEditor.toolbarReady' ).add( function ( $textarea ) {
$textarea.wikiEditor( 'addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
} );
}
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
96pet9r8s71bt8w6sudq8pclh75cqg5
16002463
16002239
2026-08-26T03:18:47Z
Psephos
145984
16002463
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// essai de 2e bouton pour après le bouton OCR
// principalement [AU DÉPART LOL] pour certaines corrections potentiellement fausses mais que je crois le seront beaucoup moins souvent que vraies
// Mais j'essaie aussi d'affiner au max
// (j'ai maintenant vu les essais déjà en cours pour certains dans les long s data) (éventuellement je pourrais contribuer à affiner ceux-là ....... jsp],
const Liste_Remplacements = [
// corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton
[/(?<![A-ZÉ]\.) v\. a\./, " y a"],
[/Sectaine/, "Sedaine"],
[/Hainstrun/, "Hamilton"],
[/faisist/, "saisiss"],
[/\baussilanim/, "pusillanim"],
[/dictman(s|t)/, "diaman$1"],
[/préfen(t|s(?! ))/, "présent"],
[/\{\{Mlle\}\}\. ([^\s.,<)]{2,})/, "{{Mlle|$1|nx,pt}}"],
[/(?<![\p{L}])Br est(?![\p{L}])/u, "Brest"],
[/affissan/, "assistan"],
[/hésist/, "hériss"],
[/Candestie/, "Candeille"],
[/\b(d|l)’ss/, "$1’Is"],
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Cararriere/, "Caraccioli"],
[/Moselle t/, "Morellet"],
[/pestileux/, "perilleux"],
[/pestis/, "perils"],
[/d’dessin/, "d’Henin"],
/* JE MEts ça ici peut-être temporairement, pour m'empêcher de me lancer direct sur un «Bouton 17e (modernisation partielle pour lisibilité)*/
[/vn/, "un"],
[/vs/, "us"],
[/vt/, "ut"],
[/Vn/, "Un"],
[/ß/, "ss"],
[/ã([bpm])/, "am$1"],
[/ã([tsngrqlfvcdzx])/, "an$1"],
[/ẽ([bpm])/, "em$1"],
[/ẽ([tsngrqlfvcdzx])/, "en$1"],
[/ĩ([bpm])/, "im$1"],
[/ĩ([tsngrqlfvcdzx])/, "in$1"],
[/õ([bpm])/, "om$1"],
[/õ([tsngrqlfvcdzx])/, "on$1"],
[/ũ([bpm])/, "um$1"],
[/ũ([tsngrqlfvcdzx])/, "un$1"],
//complexification très-éventuelle : laisser (mv) dans tous les -viri
/*_______________________________________________________________________________________*/
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ÓÒ]/, "O"],
[/ş/, "s"],
[/ț/, "t"],
[/ž/, "z"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐 « à » suivi d'une lettre => â
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
[/[Μ]/, "M"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// j'ai pas décidé / En test
[/(?<= )([1-3][0-9]|[1-9]) ([jJ]anvier|[fF][ée]vrier|[mM]ars|d?’?[aA]vril|[mM]ai|[jJ]uin|[jJ]uillet|d?’?[aA]o[ûu]s?t|[sS]eptembre|d?’?[oO]ctobre|[nN]ovembre|[dD][ée]cembre)/, "$1{{lié}}$2"], // préférence esthétique ..
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/Ruff(|i)e/, "Russ$1e"],
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/(?<![\p{L}])en foi(?![\p{L}])/u, "en soi"], // 🧐
// P majuscule pour l’ apostrophe...
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐 P suivi de autre majuscule ET PUIS des minuscules = c'est pas juste un mot en majuscules...
//débuts de mot où c'est probablement pas vraiment un P
[/\bP(a[d]|acc|aut|â[g])/, "l’$1"], //a
[/\bP(e[mx]|ec(?![tc])|es[pc])/, "l’$1"], //e
[/\sP est\b/, "l’est"],
[/\bPh(onn|orr)/, "l’h$1"], //h
[/\bP(i[d]|î|inn(?!e[s\b]))/, "l’$1"], //i
[/\bP(ori)/, "l’$1"], //o
//l’inverse...
[/\bl’etit/, "Petit"],
// forte sorte
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([dD]e|[eE]n) (telle|quelque) forte/, "$1 $2 sorte"],
[/([dD]e|[eE]n)forte que/, "$1sorte que"],
// suis fuis / fuite suite / fuit suit
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/(par |dans )la fuite/, "$1la suite"],
[/me fuis/, "me suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
// fort / sort …
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<![\p{L}])sort a(?![\p{L}])/u, ""], //🧐🧐🧐
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<!\p{L})ce qui fort(?!\p{L})/u, "ce qui sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/, "sorti"],
//sont font (etc)
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les([^.),\s]{2,} | )principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
[/([lL])es principa(les|ux) ([^.),\s]{2,}) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es principa$2 $3 s$4"], //fausses corr. légérement plus imaginables...
[/([lL])es ([^.),\s]{2,}) principa(les|ux) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es $2 principa$3 s$4"],
[/es (|[\p{L}-]+ )([Pp]i[eè]ces|paroles) font de/u, "es $1$2 sont de"], // 🧐🧐assez commun quand ça parle de théâtre mais "font de ___ effets" etc aussi possible
[/où (ils|elles) font(?=(,|\.|\)| !| ?))/, "où $1 sont"],
[/(?<![\p{L}])font (du|de [mts]on) (ressort)/u, "sont $1 $2"],
[/(?<![\p{L}])font (de [smtl]a) (part\b|plume|composition)/u, "sont $1 $2"],
//participes ... /adjectifs
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|eront)( |-ils |-elles )(|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |toujours |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |ici |tout |pas |point |gu[eè]res? |déj[aà] )([\p{L}’]+(és|ées|(?<![ou])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|ite?s|erte?s|ante?s|[eè]re?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// plus général adjectifs ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era) (|tres-|très-|plus |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |pas |point |déj[aà] |gu[eè]res? |jamais )(néces|grande?s|jaune|brun|ver[dt]|bleu|blanc|noir|rouge|menu|[\p{L}]+ée?s?(?![\p{L}])|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|utile|[\p{L}]+ible|court)(?![a-zA-Zà-ÿÀ-ÙœŒæÆ]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// ?? -ible ... font __ble possible mais plus rare ???
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fait sait
[/(\b[oO]n )fait (|déj[aà],? |même,? |d’ailleurs,? |en outre,? |du reste,? |au reste,? |encore,? |aujourd’hui,? )(que\b|qu’)/, "$1sait $2$3"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\s(que\b|qu’)/, "out le monde sait $1"],
[/ne fai(t|s) (|point |plus |pas |jusqu’à )(si\b|comment\b|où|jusqu’où|quoi|ce q|qui\b|combien|gré\b|quand|à q|de q|s’il)/, "ne sai$1 $2$3"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//autre en test …
[/(e|é)(f|s)(f|s|)ert/, "$1$3sert"],
[/(?<=\p{L})ffal/u, "ssal"],
[/ćt(?!\p{L})/u, "ct"],
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ][.,])( f| f\. | L\. | I\. |\. | T\. )(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e|)(s|)(?![\p{L}])/u, "issant$1$2"],
[/ fu /, " su "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!(gr|co|b))iffe\b/, "isse"],
[/(?<!(\bg|pers|\bs))ifle(?!\p{L})/u, "isse"], // [per]sifle avec 1 f commun 18e ..
[/(?<!(?<![\p{L}])gr)effe(s?)\b/u, "esse$1"],
[/ficit\b/, "fioit"],
[/oife/, "oise"],
[/(?<!\b(dis|fis|pas))scaux/, "seaux"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/ffion(?!s)/, "ssion"],
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) jamais
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-9])[°]\. /, "$1º. "],
[/(?<= )([1-35-79])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<=(?<!\bin) )([48])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/\b(b?)auf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/\b(b?)ceuf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/\bméme(s|)\b/, "même$1"],
[/\btéte(|s)\b/, "tête$1"],
[/\bfoi-(même|disant)/, "soi-$1"],
[/(?<![Gg]r)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<![vV]ous )\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!ord)/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/(?<![\p{L}])(j|m)e\sfois/u,"$1e sois"],
[/(?<!(\. |^))P(?=([aA]mour|[aA]rt\b)\b)/, "l’"],
//quoi plus commun : Part majuscule ou Part erreur pour « l’art »...
[/àt/, "ât"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/\bcau\b/, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/Duffieux/, "Dussieux"],
[/Monteffon/, "Montesson"],
[/Goffec/, "Gossec"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
[/Paefiello/, "Paesiello"],
[/Anfoffi/, "Anfossi"],
[/Rofalie/, "Rosalie"],
[/Anfeaume/, "Anseaume"],
[/Monfign(y|i)/, "Monsign$1"],
[/Queyffat/, "Queyssat"],
[/Vaffeur/, "Vasseur"],
//espace insécable esthétique
[/(?<![\p{L}])([lL])e Kain/u, "$1e{{lié}}Kain"],
[/(?<![\p{L}])([lL])a Harpe/u, "$1a{{lié}}Harpe"],
[/(?<![\p{L}])([lL])e(\}\}|) Vasseur/u, "$1e$2{{lié}}Vasseur"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//Modèle ????
// ???????
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "{{in-4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "{{in-8o}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([^.),\s]{2,})/u, "{{No.|$1}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([^.),\s]{2,})/u, "{{no.|$1|n}}"],
[/(?<= )([0-9,]{1,9}) liv\./, "{{liv.|$1|inv}}"],
// genre simple / « non 2nitiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s|,)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s|,)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bMad\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Mad.|$2}}"],
[/([lL][eE] |[daAD][uU] |^)\bP\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"],
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bMde\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mde|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bSte\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Ste|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// remplacements quasi certains ... au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR
[/ſ/, "s"],
[/fç/, "sç"],
[/(?<!\bn)aif(?!ort)/, "ais"],
[/aisf/, "aiss"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/fiaf(?=[tm])/, "sias"],
[/groff/, "gross"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"],
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efdi/, "esdi"],
[/(e|è)fe(?![\p{L}])/u, "$1se"], // -èse
[/[ce]fm/, "esm"],
[/[ce][sf]p/, "esp"],
[/afm/, "asm"],
[/(?<![\p{L}])esquif(s|)(?![\p{L}])/u, "BARF$1"],
[/quif(|[sf])/, "quis$1"],
[/BARF/, "esquif"],
[/uft/, "ust"],
[/falf/, "fals"],
[/\bfaisi(e?s?)\b/, "saisi$1"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/(i|I)nfu(?!s)/, "$1nsu"],
[/foufl/, "soufl"], //archaïque pour "souffl"...
[/foup/, "soup"],
[/fsoup/, "ssoup"],
[/ffift/, "ssist"],
[/ffif/, "ssis"],
[/flif/, "ssis"],
[/fift/, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))iff(e|a)n/, "iss$2n"],
[/(?<!co)iffem/, "issem"],
[/(?<!([cC]ha|to))(û|u)ffen/, "$2ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/ffom/, "ssom"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/f[fs]ign/, "ssign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffa[sfl][sfl]/, "ssass"],
[/oft/, "ost"],
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!(l|ort\b))/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/vicil/, "vieil"],
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ...
[/(?<!\p{L})f(oe|œ|e)ur(s|)(?!\p{L})/u, "sœur$2"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
// fait à la main ce qui se pourrait se simplifier j'imagine
[/\bfauver/, "sauver"],
[/\bfauven/, "sauven"],
[/\bfauvé/, "sauvé"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/\bFuin\b/, "Juin"],
[/\bFuillet\b/, "Juillet"],
[/,&/, ", &"],
[/O&tobre/, "Octobre"],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
if ( [ 'edit', 'submit' ].indexOf( mw.config.get( 'wgAction' ) ) !== -1 ) {
mw.hook( 'wikiEditor.toolbarReady' ).add( function ( $textarea ) {
$textarea.wikiEditor( 'addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
} );
}
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
sj8ajbrzd8mlajnwer067ra8bgzm34m
16002597
16002463
2026-08-26T07:26:45Z
Psephos
145984
16002597
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// essai de 2e bouton pour après le bouton OCR
// principalement [AU DÉPART LOL] pour certaines corrections potentiellement fausses mais que je crois le seront beaucoup moins souvent que vraies
// Mais j'essaie aussi d'affiner au max
// (j'ai maintenant vu les essais déjà en cours pour certains dans les long s data) (éventuellement je pourrais contribuer à affiner ceux-là ....... jsp],
const Liste_Remplacements = [
// corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton
[/(?<![A-ZÉ]\.) v\. a\./, " y a"],
[/Sectaine/, "Sedaine"],
[/Hainstrun/, "Hamilton"],
[/faisist/, "saisiss"],
[/\baussilanim/, "pusillanim"],
[/dictman(s|t)/, "diaman$1"],
[/préfen(t|s(?! ))/, "présent"],
[/\{\{Mlle\}\}\. ([^\s.,<)]{2,})/, "{{Mlle|$1|nx,pt}}"],
[/(?<![\p{L}])Br est(?![\p{L}])/u, "Brest"],
[/affissan/, "assistan"],
[/hésist/, "hériss"],
[/Candestie/, "Candeille"],
[/\b(d|l)’ss/, "$1’Is"],
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Cararriere/, "Caraccioli"],
[/Moselle t/, "Morellet"],
[/pestileux/, "perilleux"],
[/pestis/, "perils"],
[/d’dessin/, "d’Henin"],
/* JE MEts ça ici peut-être temporairement, pour m'empêcher de me lancer direct sur un «Bouton 17e (modernisation partielle pour lisibilité)*/
[/vn/, "un"],
[/vs/, "us"],
[/vt/, "ut"],
[/Vn/, "Un"],
[/ß/, "ss"],
[/ã([bpm])/, "am$1"],
[/ã([tsngrqlfvcdzx])/, "an$1"],
[/ẽ([bpm])/, "em$1"],
[/ẽ([tsngrqlfvcdzx])/, "en$1"],
[/ĩ([bpm])/, "im$1"],
[/ĩ([tsngrqlfvcdzx])/, "in$1"],
[/õ([bpm])/, "om$1"],
[/õ([tsngrqlfvcdzx])/, "on$1"],
[/ũ([bpm])/, "um$1"],
[/ũ([tsngrqlfvcdzx])/, "un$1"],
//complexification très-éventuelle : laisser (mv) dans tous les -viri
/*_______________________________________________________________________________________*/
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ÓÒ]/, "O"],
[/ş/, "s"],
[/ț/, "t"],
[/ž/, "z"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐 « à » suivi d'une lettre => â
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
[/[Μ]/, "M"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// j'ai pas décidé / En test
[/(?<= )([1-3][0-9]|[1-9]) ([jJ]anvier|[fF][ée]vrier|[mM]ars|d?’?[aA]vril|[mM]ai|[jJ]uin|[jJ]uillet|d?’?[aA]o[ûu]s?t|[sS]eptembre|d?’?[oO]ctobre|[nN]ovembre|[dD][ée]cembre)/, "$1{{lié}}$2"], // préférence esthétique ..
[/verf/, "vers"],
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/Ruff(|i)e/, "Russ$1e"],
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/(?<![\p{L}])en foi(?![\p{L}])/u, "en soi"], // 🧐
// P majuscule pour l’ apostrophe...
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐 P suivi de autre majuscule ET PUIS des minuscules = c'est pas juste un mot en majuscules...
//débuts de mot où c'est probablement pas vraiment un P
[/\bP(a[d]|acc|aut|â[g])/, "l’$1"], //a
[/\bP(e[mx]|ec(?![tc])|es[pc])/, "l’$1"], //e
[/\sP est\b/, "l’est"],
[/\bPh(onn|orr)/, "l’h$1"], //h
[/\bP(i[d]|î|inn(?!e[s\b]))/, "l’$1"], //i
[/\bP(ori)/, "l’$1"], //o
//l’inverse...
[/\bl’etit/, "Petit"],
// forte sorte
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([dD]e|[eE]n) (telle|quelque) forte/, "$1 $2 sorte"],
[/([dD]e|[eE]n)forte que/, "$1sorte que"],
// suis fuis / fuite suite / fuit suit
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/(par |dans )la fuite/, "$1la suite"],
[/me fuis/, "me suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
// fort / sort …
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<![\p{L}])sort a(?![\p{L}])/u, ""], //🧐🧐🧐
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<!\p{L})ce qui fort(?!\p{L})/u, "ce qui sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/, "sorti"],
//sont font (etc)
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les([^.),\s]{2,} | )principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
[/([lL])es principa(les|ux) ([^.),\s]{2,}) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es principa$2 $3 s$4"], //fausses corr. légérement plus imaginables...
[/([lL])es ([^.),\s]{2,}) principa(les|ux) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es $2 principa$3 s$4"],
[/es (|[\p{L}-]+ )([Pp]i[eè]ces|paroles) font de/u, "es $1$2 sont de"], // 🧐🧐assez commun quand ça parle de théâtre mais "font de ___ effets" etc aussi possible
[/où (ils|elles) font(?=(,|\.|\)| !| ?))/, "où $1 sont"],
[/(?<![\p{L}])font (du|de [mts]on) (ressort)/u, "sont $1 $2"],
[/(?<![\p{L}])font (de [smtl]a) (part\b|plume|composition)/u, "sont $1 $2"],
//participes ... /adjectifs
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|eront)( |-ils |-elles )(|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |toujours |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |ici |tout |pas |point |gu[eè]res? |déj[aà] )([\p{L}’]+(és|ées|(?<![ou])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|ite?s|erte?s|ante?s|[eè]re?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// plus général adjectifs ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era) (|tres-|très-|plus |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |pas |point |déj[aà] |gu[eè]res? |jamais )(néces|grande?s|jaune|brun|ver[dt]|bleu|blanc|noir|rouge|menu|[\p{L}]+ée?s?(?![\p{L}])|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|utile|[\p{L}]+ible|court)(?![a-zA-Zà-ÿÀ-ÙœŒæÆ]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// ?? -ible ... font __ble possible mais plus rare ???
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fait sait
[/(\b[oO]n )fait (|déj[aà],? |même,? |d’ailleurs,? |en outre,? |du reste,? |au reste,? |encore,? |aujourd’hui,? )(que\b|qu’)/, "$1sait $2$3"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\s(que\b|qu’)/, "out le monde sait $1"],
[/ne fai(t|s) (|point |plus |pas |jusqu’à )(si\b|comment\b|où|jusqu’où|quoi|ce q|qui\b|combien|gré\b|quand|à q|de q|s’il)/, "ne sai$1 $2$3"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//autre en test …
[/(e|é)(f|s)(f|s|)ert/, "$1$3sert"],
[/(?<=\p{L})ffal/u, "ssal"],
[/ćt(?!\p{L})/u, "ct"],
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ][.,])( f| f\. | L\. | I\. |\. | T\. )(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e|)(s|)(?![\p{L}])/u, "issant$1$2"],
[/ fu /, " su "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!(gr|co|b))iffe\b/, "isse"],
[/(?<!(\bg|pers|\bs))ifle(?!\p{L})/u, "isse"], // [per]sifle avec 1 f commun 18e ..
[/(?<!(?<![\p{L}])gr)effe(s?)\b/u, "esse$1"],
[/ficit\b/, "fioit"],
[/oife/, "oise"],
[/(?<!\b(dis|fis|pas))scaux/, "seaux"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/ffion(?!s)/, "ssion"],
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) jamais
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-9])[°]\. /, "$1º. "],
[/(?<= )([1-35-79])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<=(?<!\bin) )([48])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/\b(b?)auf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/\b(b?)ceuf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/\bméme(s|)\b/, "même$1"],
[/\btéte(|s)\b/, "tête$1"],
[/\bfoi-(même|disant)/, "soi-$1"],
[/(?<![Gg]r)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<![vV]ous )\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!ord)/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/(?<![\p{L}])(j|m)e\sfois/u,"$1e sois"],
[/(?<!(\. |^))P(?=([aA]mour|[aA]rt\b)\b)/, "l’"],
//quoi plus commun : Part majuscule ou Part erreur pour « l’art »...
[/àt/, "ât"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/\bcau\b/, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/Duffieux/, "Dussieux"],
[/Monteffon/, "Montesson"],
[/Goffec/, "Gossec"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
[/Paefiello/, "Paesiello"],
[/Anfoffi/, "Anfossi"],
[/Rofalie/, "Rosalie"],
[/Anfeaume/, "Anseaume"],
[/Monfign(y|i)/, "Monsign$1"],
[/Queyffat/, "Queyssat"],
[/Vaffeur/, "Vasseur"],
//espace insécable esthétique
[/(?<![\p{L}])([lL])e Kain/u, "$1e{{lié}}Kain"],
[/(?<![\p{L}])([lL])a Harpe/u, "$1a{{lié}}Harpe"],
[/(?<![\p{L}])([lL])e(\}\}|) Vasseur/u, "$1e$2{{lié}}Vasseur"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//Modèle ????
// ???????
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "{{in-4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "{{in-8o}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([^.),\s]{2,})/u, "{{No.|$1}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([^.),\s]{2,})/u, "{{no.|$1|n}}"],
[/(?<= )([0-9,]{1,9}) liv\./, "{{liv.|$1|inv}}"],
// genre simple / « non 2nitiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s|,)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s|,)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bMad\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Mad.|$2}}"],
[/([lL][eE] |[daAD][uU] |^)\bP\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"],
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bMde\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mde|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bSte\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Ste|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// remplacements quasi certains ... au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR
[/ſ/, "s"],
[/fç/, "sç"],
[/(?<!\bn)aif(?!ort)/, "ais"],
[/aisf/, "aiss"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/fiaf(?=[tm])/, "sias"],
[/groff/, "gross"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"],
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efdi/, "esdi"],
[/(e|è)fe(?![\p{L}])/u, "$1se"], // -èse
[/[ce]fm/, "esm"],
[/[ce][sf]p/, "esp"],
[/afm/, "asm"],
[/(?<![\p{L}])esquif(s|)(?![\p{L}])/u, "BARF$1"],
[/quif(|[sf])/, "quis$1"],
[/BARF/, "esquif"],
[/uft/, "ust"],
[/falf/, "fals"],
[/\bfaisi(e?s?)\b/, "saisi$1"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/(i|I)nfu(?!s)/, "$1nsu"],
[/foufl/, "soufl"], //archaïque pour "souffl"...
[/foup/, "soup"],
[/fsoup/, "ssoup"],
[/ffift/, "ssist"],
[/ffif/, "ssis"],
[/flif/, "ssis"],
[/fift/, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))iff(e|a)n/, "iss$2n"],
[/(?<!co)iffem/, "issem"],
[/(?<!([cC]ha|to))(û|u)ffen/, "$2ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/ffom/, "ssom"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/f[fs]ign/, "ssign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffa[sfl][sfl]/, "ssass"],
[/oft/, "ost"],
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!(l|ort\b))/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/vicil/, "vieil"],
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ...
[/(?<!\p{L})f(oe|œ|e)ur(s|)(?!\p{L})/u, "sœur$2"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
// fait à la main ce qui se pourrait se simplifier j'imagine
[/\bfauver/, "sauver"],
[/\bfauven/, "sauven"],
[/\bfauvé/, "sauvé"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/\bFuin\b/, "Juin"],
[/\bFuillet\b/, "Juillet"],
[/,&/, ", &"],
[/O&tobre/, "Octobre"],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
if ( [ 'edit', 'submit' ].indexOf( mw.config.get( 'wgAction' ) ) !== -1 ) {
mw.hook( 'wikiEditor.toolbarReady' ).add( function ( $textarea ) {
$textarea.wikiEditor( 'addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
} );
}
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
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Une tendre dévote/Présentation
0
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2026-08-25T20:15:19Z
Le ciel est par dessus le toit
1752
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wikitext
text/x-wiki
{{présentationWS}}
D’abord publié en feuilleton sous le titre : ''Les Convertisseurs'', le roman ''Une tendre dévote'' a pour thème principal les fanatiques religieux, prédicateurs appuyés par la presse cléricale… et leur cabale contre deux femmes pour amener une personne de renom, le mari poète, à leur cause. Son succès est certain, car il mêle des personnages variés et bien campés, un ex-séminariste ''convertisseur'' sans scrupule, mari jaloux et despote, le convertisseur en chef qui manœuvre tel un serpent, le couple progressiste et leur amie fidèle… Il a fait l’objet d’au moins quatre éditions. Environ six heures de lecture.
6corviu19l6rmcryrte7s2f1lz1eldy
Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/134
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|122|''JOURNAL DE PSYCHOLOGIE''|}}</noinclude>{{p début de page|90|m=1.5em}}
J’indique en quelques mots les événements qui ont amené mon internement. Des rencontres répétées de jeunes filles qui me semblaient des aventures matrimoniales, une persécution par le bruit d’une violence et d’une perfidie inouïes, une sorte de grève de conseillers et d’amis, le manque d’argent, une folle équipée au Havre, en un mot, une féerie où seul être humain je luttais contre des puissances surnaturelles, m’ont jeté dans les bras de {{M.|de{{lié}}F.}}, qui m’a mené à la maison Dubois, et de la maison Dubois ici. Quand il a fallu expliquer les motifs de mon internement, {{M.|de{{lié}}F.}} s’est esquivé. De la salle ou {{M.|Arnaud}} m’a reçu on apercevait un beau parc ; j’ai demandé à être conduit à ma chambre, on m’a mené à travers une série d’enclos à la chambre que j’occupe et où je suis gardé à vue.
Quelle a été mon existence depuis dix mois ? Une oisiveté forcée plus dure que les pires travaux ; la société d’autres oisifs, qui semblaient n’avoir d’autre occupation que de m’observer, de faire certains gestes, de pousser certains cris, de tenir des propos bizarres ; des promenades dans le parc qui m’étaient imposées et qu’on affectait de regarder comme volontaires ; un séjour forcé dans une chambre où la porte verrouillée ne s’ouvrait qu’avec la clé du garçon ; des visites d’où il m’était impossible de tirer des renseignements précis et des données positives ; enfin des repas où les mets revêtaient pour moi une signification symbolique et mettaient mon esprit à la torture.
Je me suis demandé ce que j’avais fait pour subir un pareil traitement.
On attend sans doute de moi des révélations. Autant demander à un esclave de se jeter dans l’arène pour être déchiré par les bêtes et servir de spectacle à de cruels indifférents. Si je ne me trompe, l’origine de ces aventures est dans ma naissance.
Enfant naturel, j’aurais un état civil fictif, on attendrait de moi un changement de nom que ne me permettent ni mes sentiments, ni mes convictions politiques, ni les lois. En admettant, comme je l’ai supposé, que mon origine naturelle me rattache à la famille impériale, la loi de{{lié}}1871 en a proclamé la déchéance, le Code civil n’a jamais autorisé la légitimation des enfants naturels adultérins.
En résumé, je me considère comme sans nom, sans fortune, sans famille. Je suis républicain et démocrate et je regarde comme de l’essence de la République que personne n’y soit au-dessus des lois.
Vous me demanderez ce qu’en fin de compte je réclame. C’est bien simple : ou ma possession d’État, les colonies et un délai pour me marier, ou une adoption et la libre discussion des conditions de cette adoption en même temps que d’un mariage. Au surplus si on me fait violence, je suis homme à recourir moi-même aux moyens extrêmes et jamais on n’a pu s’emparer du cœur d’un homme par la force.
Vous me reprocherez peut-être de ne pas vous avoir écrit plus tôt. C’est que mes habitudes d’esprit sont très lentes, c’est que le moindre bruit m’empêche de penser et de réfléchir, c’est que pour retrouver le lien logique de tous ces faits, il m’a fallu beaucoup d’efforts.
Croyez, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments très respectueux,
{{d|A.|6}}
{{g|3 rue Falret, Vanves.|6}}
{{p fin de page}}
{{il}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|124|''JOURNAL DE PSYCHOLOGIE''|}}
{{corrBandeau}}</noinclude>{{p début de page|90|m=1.5em}}{{tiret2|sou|verains}} étrangers, qui lui disent des choses désagréables, qui lui font subir des sensations pénibles,{{lié}}etc. Tout cela est dirigé par les juifs et les francs-maçons, qui sont les maîtres de la France.
{{il|0.5}}
''Mars'' 1895. — A.{{lié}}change encore sa généalogie. Il croit descendre maintenant du roi d’Italie, de la famille de Savoie ; il écrit de nombreuses lettres dans ce sens.
Mêmes hallucinations, mêmes plaintes. Fréquentes hallucinations motrices verbales : « Souvent, dit-il, je ne perçois pas de voix. On pénètre mes nerfs, certaines cases de mon cerveau, et ''je suis forcé de prononcer les mots que l’on m’adresse''. » Se plaint toujours d’hypnose, de chloroforme, d’être placé « hors de la civilisation » et torturé.
Quelques mois plus tard, nouvelle généalogie : il descend des rois de Sicile, il est né à Palerme, et il est apparenté à la Maison de France ; il signe A.{{lié}}de Montmorency-Bourbon.
Toutes ces variations résultent du travail incessant auquel se livre{{lié}}A. pour arriver à résoudre l’énigme de sa naissance ; c’est pour lui une véritable obsession, et il y consacre toutes ses facultés de pénétration et de logique. Comme tous les persécutés, il est fort peu difficile en matière de preuves ; il accueille sans ombre de contrôle les interprétations les plus fantaisistes, les déductions les plus imaginaires, et son imagination est riche ! J’ai déjà signalé au passage quelques exemples de cette disposition d’esprit ; en voici quelques autres, qui montrent plus clairement encore toute sa subtile puérilité. « J’ai compris, disait-il, que j’étais le fils de {{roi|Napoléon|III}} à plusieurs indices : des gens venaient s’asseoir auprès de moi qui portaient des châtelaines ornées d’un{{lié}}N ; « — sur des palissades, je voyais sur des affiches le mot {{pc|Empereur}} suivi d’un nom qui était le mien à peine déguisé. »
Il croit être né à Palerme ''parce qu’il'' {{corr|suppose|''suppose''}} descendre des rois de Sicile, — et il a supposé cette descendance, ''parce qu’il croit avoir vu'' chez lui des médailles siciliennes à son effigie !
Il se dit apparenté aux d’Uzès, aux Larochefoucauld, aux Noailles, et voici ses preuves : Il a visité autrefois le château de {{pc|Chatelux}}. En réalité, c’est là un nom supposé, le château étant, à son avis, celui de {{pc|Larochefoucauld}}. Or, quelque temps après, on lui a fait lire dans la ''Revue des Deux Mondes'', un roman, ''le Château de Chamarande'', où il est question d’une substitution d’enfant. Tout devenait clair : le roman a été écrit à son intention, il expose sa propre histoire, et l’on s’est arrangé pour le mettre entre ses mains, avec un titre qui est un indice certain : {{pc|Chamarande, Chatelux}} !!!
D’après la lettre ci-dessous, adressée en octobre{{lié}}1896, à l’ambassadeur d’Allemagne, nous pouvons apprécier son état d’esprit à cette époque :
{{c|''À l’Ambassadeur d’Allemagne.''|mt=1.5em}}
{{d|Maison de santé de Vanves, 19{{lié}}octobre 1896.|m=1em|2}}
{{em|4}}Monsieur l’Ambassadeur,
J’invoque les articles du traité de Francfort qui garantissent ma personne.
{{p fin de page}}<noinclude>
<references/></noinclude>
le8ojorak6mk983n160i705fajh5k3h
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|128|''JOURNAL DE PSYCHOLOGIE''|}}</noinclude>{{p début de page|90|m=1.5em}}plongeaient{{lié}}H. dans le plus grand désarroi. Suivant la prédominance momentanée des unes ou des autres, il était horriblement malheureux ou consolé dans une certaine mesure. Il confiait à son père une partie de ses préoccupations, de ses angoisses et de ses espoirs. Tour à tour, son père le consolait et le morigénait, lui répétant qu’il était malade et qu’il fallait se soigner. H.,{{lié}}mécontent de son père (depuis longtemps d’ailleurs, il y avait entre eux quelque antipathie), en vint à le ranger au nombre de ses persécuteurs ; il supposa que son père avait cherché à l’empoisonner avec des huîtres, qu’il contrariait ses amours, qu’il était enfin son principal ennemi. À ce moment (mai-juin{{lié}}1893), ses anciennes préoccupations religieuses se traduisaient par une poussée hallucinatoire qui lui faisait entendre des voix menaçantes et des voix consolatrices. L’une disait « Tu seras tourmenté toute ta vie pour avoir cru en lui (en Satan). » L’autre voix reprenait : « Je te pardonne, mon fils, parce que tu as eu confiance en moi ! » Il finit par croire que Satan était représenté par son père, car « il lui semblait n’être qu’une âme morte dans un corps vivant ». À deux reprises, la nuit, il entra dans la chambre de son père, la première fois avec un verre d’eau bénite, la seconde avec une vieille épée à la main, en s’écriant : ''{{lang|la|Vade retro, Satanas !}}'' « Je croyais être, dit-il, Jésus-Christ lui-même ! ». Il semble avoir eu alors des hallucinations de l’odorat, il sentait autour de lui ''comme une odeur de soufre''.
Le lendemain de cette scène, le père de{{lié}}H. allait consulter {{M.|G.{{lié}}Ballet}}, et l’internement était décidé.
{{il|0.5}}
À son entrée, H.{{lié}}présente un délire systématique de persécution et de grandeur très évident : il est le fils de {{roi|Napoléon|III}}, et, comme tel, on l’accuse de vouloir renverser la République et on cherche à le perdre de toute manière ; on le poursuit, on le tourmente depuis plusieurs mois, on l’accuse de mœurs infâmes, on a voulu faire croire qu’il était un assassin. Pour cela, on avait mêlé du sang à son encre, il s’en est aperçu à la couleur rougeâtre du liquide. On lui adresse souvent, la nuit et le jour, des injures et des menaces : les voix qu’il entend très distinctement viennent tantôt du dehors, par delà les murs, tantôt des personnes qui passent auprès de lui. Ces voix, ces ''bruits'', comme les appelle{{lié}}H., sont de plusieurs sortes : il y a les ''bruits criminels'', les bruits ''amoureux'', ''religieux'', ''impériaux''.
Le séjour à la maison de santé lui procure d’abord un peu de calme, les hallucinations s’atténuent, ou paraissent s’atténuer, pendant quelques semaines. Mais bientôt, elles reprennent toute leur vivacité, sous forme de paroxysmes terrifiants, comme il s’en était produit avant l’entrée. Le 14{{lié}}octobre au matin, il entend un roulement de tambour, puis la proclamation de sa condamnation à mort, « pour avoir désiré régner, pour avoir voulu renverser la République » ; son exécution est fixée au lendemain. Très ému, tout vibrant, congestionné, couvert de sueur, l’œil trouble, il me supplie de lui amener un prêtre ; il demande aussi à comparaître devant un magistrat, pour s’accuser d’avoir menti, d’avoir manqué à l’honneur, ''en nous laissant croire qu’il avait pu admettre un instant la nature imaginaire des bruits'' ; c’est par lâcheté qu’il a agi ainsi, et il m’en demande pardon à plusieurs reprises.
{{p fin de page}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||''F.-L. ARNAUD. — IDÉES DE GRANDEUR PRÉCOCES''|129}}</noinclude>{{p début de page|90|m=1.5em}}
Jusqu’en janvier{{lié}}1894, ces hallucinations ne cessent guère ; {{corr|H., |H.}}{{lié}}entend à peu près tous les jours les mêmes bruits de mort parfois accompagnés de roulements de tambour, des cris de la foule,{{lié}}etc., mais il est moins terrifié, moins vibrant.
Pendant ce mois de janvier, il manifeste quelques scrupules au sujet de son origine princière, il dit qu’il a été trop affirmatif, que les bruits et les coïncidences n’imposaient pas la certitude. Cependant, il ne repousse pas du tout l’idée qu’il est de famille royale. Quelque temps après, il redevient tout à fait affirmatif, il croit fermement à son origine, il a eu vraiment la pensée de rétablir la royauté, à la condition toutefois que le peuple l’accepterait ; il s’accuse, comme il l’avait fait déjà antérieurement, de ''nous avoir trompés en nous laissant croire qu’il considérait les bruits impériaux comme maladifs''.
Il pousse la conviction à ce point que, de février à août{{lié}}1894, il écrit plus de cinquante lettres, tant à l’impératrice Eugénie, qu’il appelle « ma mère », qu’au président de la République, au pape, à la plupart des souverains d’Europe, au président des États-Unis, à « ses cousins » les princes Victor et Roland Bonaparte ; il signe : ''Le prince impérial, Louis Napoléon''. Voici deux de ces lettres.
{{c|''À Monsieur Carnot, président de la République''.|mt=1.5em}}
{{d|« 8{{lié}}mai 1894.|m=1em|4}}
{{em|4}}« Monsieur le Président,
« Les sentiments de la nation, votre désir, celui du Parlement et ma propre conscience me font croire que le moment de prendre en main les affaires de la France est arrivé.
« Mon unique vœu sera toujours de servir à son bonheur. Je verrais avec plaisir arriver le moment de notre entrevue.
{{em|4}}« Le prince impérial,
{{d|« {{pc|Louis Napoléon Bonaparte}}. »|4}}
{{c|''À sa Majesté l’impératrice Eugénie''.|mt=1.5em}}
{{d|« 7{{lié}}juillet 1894.|m=1em|4}}
{{em|4}}« Madame,
« Je sais que vous êtes ici et je serais heureux de vous être présenté. Je tenais à vous demander pardon des torts que j’ai eus envers vous et d’avoir oublié mon origine.
« Je me sens rétabli et tenais à protester contre le jugement du Tribunal civil.
« Je serais heureux de pouvoir vous embrasser. Vous serez sûre, ma mère, de trouver en moi un fils soumis et respectueux.
{{d|« {{pc|Louis}} ».|4}}
{{il}}
Au commencement de septembre{{lié}}1894, à la suite d’une crise hallucinatoire très intense, accompagnée d’une violente agitation anxieuse, et au
{{p fin de page}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion Livre:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu
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Rafavannay
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text/x-wiki
== Choix éditoriaux ==
{{ChoixEd
| concept = corr
| liste_typo = Voir la liste des typographies déjà présentées en {{pg|[[Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/9|{{rom|I}}]]}}
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| rem_texte = Pour les scanilles, l’usage de l’alphabet [[w:Alphabet Rousselot-Gilliéron|Rousselot-Gilliéron]] introduit de nombreuses erreurs de l’OCR, pour insérer les bons caractères, nous pouvons nous aider de [[Utilisateur:Rafavannay/Brouillon|cette page d’aide]] qui répertorie toutes les graphies possibles de ces caractères
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* ''std'' : cas standard (voir [[Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/41|exemple]])
* ''exc'' : cas d’une {{sc|Exception}} ou d’une {{sc|Remarque}} (voir [[Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/50|exemple]])
* ''lft'' : cas d’un mot avec une indentation à gauche du reste du tableau (voir [[Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/47|exemple]])
* ''acc'' : cas d’une accolade à la droite du tableau (voir [[Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/64|exemple]])
* et ''lalo'' : pour les cellules qui débordent sur la ligne suivante (à utiliser avec {{m|SA|}}) (voir [[Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/114|exemple]])
| rem_miseenpage = Cet ouvrage est réparti en différents paragraphe dénoté « § XX ». Avant chaque paragraphe (sauf si après un titre), il faut ajouter {{m|il}} et utiliser le modèle {{m|§}} (voire {{m|§§}}) pour la mise en forme au départ de chaque paragraphe.
| utilisateur_création = [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] (''état au 24.06.2026, créé le 20.06.2026'')
}}
{{d|— [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 juin 2026 à 13:22 (UTC)}}
== Erratum et corrections ==
Pour consulter l’erratum : [[Essai sur le patois d’Hérémence/I/Erratum|Erratum]].
{{Liste des corrections|avec=corr}}
— [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 17 août 2026 à 05:45 (UTC)
== Refonte de la TdM ==
L’auteur de cette étude avoue dans son introduction que ce livre a été imprimé assez hâtivement sans relecture très approfondie, ce qui explique les nombreux errata (mauvais renvois, ponctuation erronnée, mauvaise transcription de mots,…). Cet empressement se fait également ressentir dans la ''table des matières'' où les niveaux hiérarchiques ne font pas toujours de sens et dans les entrées omettent par moment certaines parties. Pour cette raison, j’ai pris la décision de procéder à une refonte de la ''table des matières'' selon les niveaux hiérarchiques des titres de l’ouvrage (càd ce qui équivaut aux {{m|t3}}, {{m|t4}}, {{m|t5}} et {{m|t6}}) ainsi qu’en incluant toutes les entrées de la TdM originelle. — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 17 août 2026 à 14:27 (UTC)
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Livre:Dumas - Les Mohicans de Paris - tome 2 (1882).djvu
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/168
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'''{{c|Le cœur de Farandoul bat encore ! |fs=70%}}'''
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{{interligne|0.5em}}
L’''Hudson'', navire de la Compagnie transatlantique, filait sur New-York
avec une rapidité favorisée encore par une magnifique brise de sud-est.
Saturnin Farandoul, monarque en disponibilité, comme il s’appelait lui-même,
et l’ex-général Mandibul, employaient le temps de la traversée du Havre
à New-York en longues causeries sur l’instabilité des choses humaines, en
dissertations sur la fragilité des empires et sur les déboires de la politique.
— Mon cher Mandibul, disait presque toujours Farandoul en terminant,
j’abandonne à jamais toute idée de réformation sociale, je me lance toutes<section end="s2"/><noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/169
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Rene1596
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/* Validée */ New-York, Rome.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{nr|162|VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude>voiles dehors dans la grande industrie ! Les affaires, le commerce, voilà ce
qu’il me faut, et puisque les grandes entreprises sont nécessaires à ma santé,
en avant les grandes entreprises commerciales !
— Bravo, sire !… Pardon., bravo, mon cher Farandoul !
C’est dans ces dispositions que notre héros aborda sur la terre américaine.
Bien entendu, tous les matelots de ''la Belle Léocadie'', les anciens généraux
australiens, avaient voulu suivre la fortune de leur capitaine ; l’équipage était
encore au grand complet et prêt à partager ses aventures. Farandoul devait
donc chercher avant tout une entreprise dans laquelle il pût utiliser ces bras
et ces cœurs dévoués.
Mandibul, qui conservait une dent contre l’Angleterre, proposa d’envahir
le Canada.
— Pas de politique, répondit Farandoul, pas de politique, des affaires !
Moi aussi je garde rancune à l’Angleterre, et j’ai peut-être trouvé le
moyen de satisfaire cette rancune tout en restant sur le terrain industriel.
Voici mon idée : Les fameuses chutes du Niagara situées à la frontière appartiennent
pour moitié aux États-Unis et pour moitié au Canada. Elles sont
beaucoup trop éloignées de New-York pour la commodité des touristes,
pourquoi ne les rapprocherait-on pas ? Nous creusons un canal se ramifiant
au canal Érié, et, par des moyens que je me réserve d’étudier plus à fond si
l’affaire aboutit, nous ramenons peu à peu la chute, l’île américaine et la
grotte des Vents jusqu’à l’Hudson, à quelques lieues de New-York ; le Canada
n’a plus qu’une petite chute sans importance, une cascatelle, et les États-Unis
possèdent seuls la merveille de l’Amérique. Nous ne demandons rien à l’État
pour cela, mais nous construisons et exploitons seuls un chemin de fer entre
New-York et la chute rapprochée, chemin de fer dont les bénéfices immenses
suffisent à couvrir nos frais ! Voilà l’idée, il ne nous manque que des actionnaires.
— J’ai encore une autre idée, poursuivit Farandoul, je sais que New-York
voudrait posséder un obélisque comme Paris, comme Rome, comme
Londres, comme Munich qui en a un en zinc. Je vais proposer à New-York
une des grandes pyramides ; seulement, comme l’entreprise sera difficile à
monter, c’est encore une affaire à mettre en actions.
— Et la crise financière ? observa Mandibul.
— Oui, la crise financière qui sévit depuis deux ans sur l’Amérique va
nous gêner beaucoup, les capitaux vont se faire tirer l’oreille… Eh bien !
comme je veux me lancer sans retard dans les affaires, je chercherai une<noinclude>
<references/></noinclude>
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Wikisource:Scriptorium/Août 2026
4
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16000278
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Cantons-de-l'Est
8473
Mémoires de Vidocq (édition 1828)
16002784
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry aout.jpg|thumb|upright|Août. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'']]
= Août 2026 =
== Article de [[Auteur:Paul Leroy-Beaulieu|Paul Leroy-Beaulieu]] : "Francis Charmes" ==
Bonjour, sur [[Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1916_-_tome_31.djvu/963|cette page]] de {{RDDM2|31|1916|nocat}}, il est indiqué sous le titre : << Livraison du 15 Janvier. >> ;
"Francis Charmes, par M. Paul LEROY-BEAULIEU, de l’Académie des Sciences morales et politiques, Président du Conseil de Surveillance de la Revue des Deux Mondes
I-IV". Donc pages I à IV. J'ai essayé de retrouver les pages, j'y arrive pas.
Une idée ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 août 2026 à 16:44 (UTC)
:@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : on les trouve dans JStor, mais l'insertion nécessiterait un grand déplacement de pages corrigées ; à moins de les ajouter à la fin. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 août 2026 à 21:36 (UTC)
::{{ping|M-le-mot-dit}} Je vais laisser un mot sur la livre disant de faire ça. Merci pour ta solution --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 août 2026 à 06:13 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] : {{fait}} le fichier est complété, les pages I-IV suivent le supplément. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 2 août 2026 à 09:51 (UTC)
== Absence de flèche vers le livre précédent ==
Bonjour,
Je ne comprends pas pourquoi le header sur [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVI.|cette page]] et celle [[Commentaire sur le prophète Isaïe/Livre XVII.|qui suit]], n'affiche pas les flèches vers l'ouvrage précédent/suivant.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 09:08 (UTC)
:@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : cela arrive quand il n'y a pas de lien vers l'ouvrage dans le Livre:xxx. J'en ai ajouté un que vous pourrez modifier ; vous pouvez vérifier vos pages. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 11:37 (UTC)
::Merci mais je n'ai pas compris de quel lien il s'agit? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 16:09 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; celui que vous avec supprimé : dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879.djvu]], <code>titre = Jérôme Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 6, 1879</code>. Les flèches ont du repartir aussi. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 3 août 2026 à 16:19 (UTC)
::::Ah zut je comprends!! Je m'étonnais de ne pas avoir vu ce lien qui pointe vers rien avant :)
::::Du coup il doit pointer vers quoi? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:34 (UTC)
:::::Le lien pourrait pointer vers une page telle que [[Œuvres complètes de saint Jérôme]] ou [[Œuvres complètes de saint Jérôme (Bareille)]] (puisque c'est le titre indiqué dans l'ouvrage), laquelle contiendrait la liste des textes contenus dans l'ensemble des tomes. Cela aiderait à retrouver des textes.
:::::Par ailleurs je vois d'autres problèmes : dans les tomes 1 et 2, les transclusions des lettres semblent toutes contenir le même texte. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 05:56 (UTC)
::::::Oui je n'ai pas encore pu y travailler serieusement. Je n'ai mis que les lettres dont j'ai eu besoin. Pour le pointage vers les œuvres complètes c'est déjà ce qui est sur la page de l'auteur, cela ne ferait-il pas un doublon? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:32 (UTC)
:::::::Sur la page de l'auteur il peut y avoir des liens vers tous les textes, quelle que soit l'édition. Sur la page des Œuvres complètes, édition Bareille, il n'y aura que ceux de cette édition (et peu importe s'il y a largement un doublon entre les deux).
:::::::Quant aux tomes 1 et 2, je n'avais pas remarqué que la transclusion porte sur l'ensemble des lettres. Il est plutôt d'usage de faire une transclusion séparée pour chaque lettre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 août 2026 à 12:31 (UTC)
::::Par contre je vois toujours les liens? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 3 août 2026 à 18:35 (UTC)
== Migration vers Parsoid ==
<section begin="announcement-content" />
<em>[[m:Special:MyLanguage/Wikimedia Foundation/Product and Technology/Parsoid Read Views/Read View Announcement|Lire ceci dans une autre langue]]</em>
<div class="mw-translate-fuzzy">
Bonjour à tous et toutes !
Je suis heureux de vous informer que, dans le cadre de la prochaine étape du projet d’[[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification|unification des analyseurs syntaxiques]], Parsoid sera bientôt activé en tant qu’analyseur d’articles par défaut sur votre $wiki. Nous augmentons progressivement le nombre de wikis utilisant Parsoid, avec l’intention d’en faire l’analyseur de wikicode par défaut pour la prochaine version maintenue à long terme de MediaWiki. Cela rendra nos wikis plus fiables et plus cohérents entre les utilisations par le contributorat, le lectorat et les outils, et facilitera le développement de futures fonctionnalités du wikicode.
</div>
Si cela perturbe votre flux de travail, ne vous inquiétez pas ! Vous pourrez toujours désactiver Parsoid pour le wiki dans vos préférences utilisateur, ou uniquement sur la page en cours en utilisant le sous-menu Outils, comme décrit dans la documentation de [[mw:Special:MyLanguage/Help:Extension:ParserMigration|Extension:ParserMigration]].
Il y a [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Confidence Framework|plus d’informations sur notre stratégie de déploiement]] disponible, y compris les tests effectués avant d’activer Parsoid pour un nouveau wiki.
Pour signaler des bogues et des problèmes, vous pouvez consulter notre documentation des [[mw:Special:MyLanguage/Parsoid/Parser Unification/Known Issues|problèmes connus]] et si vous avez trouvé un nouveau bogue, créez un ticket phab et en l’étiquetant avec [[phab:project/view/5846|<i lang="en">Content Transform Team</i>]] qui représente l’équipe Transformation du contenu sur Phabricator.
<section end="announcement-content" />
[[mw:User:MSantos (WMF)|Content Transform Team]] 3 août 2026 à 16:31 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:MSantos (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery/Wikisource&oldid=28221043 -->
== Match & Split ==
Bonjour,
Le match & split est-il en panne? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 4 août 2026 à 07:33 (UTC)
:{{notif|CyrMatt}} On peut voir sur [[Spécial:Contributions/SodiumBot]] que le robot est actif et a encore fait une opération ce matin. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 5 août 2026 à 07:15 (UTC)
::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] effectivement j'ai fait un split (je n'utilise pas le match) ce matin de 7h22 à 7h59 sans problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 août 2026 à 10:40 (UTC)
:::C'était visiblement temporaire. C'est reparti. Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 5 août 2026 à 11:05 (UTC)
== Les RAW en mode fiesta sur la Wikimania ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro d'août 2026 (n°295) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-08-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div></div>
'''Un numéro exceptionnel'''
La conférence Wikimania s'est achevée le 25 juillet. Que vous ressentiez de la frustration (si vous n’avez pas pu y assister) ou du [[:w:Wikipédia:Wikispleen|wikispleen]] (si vous y étiez et que vous avez du mal à digérer que ce soit déjà fini), l’équipe des RAW n’a pas ménagé ses efforts pour vous proposer un numéro XXL qui revient en long, en large et en travers sur cet événement qui le mérite bien. Comptes-rendus, témoignages, entretiens, il y en aura pour tous les goûts ! Le numéro est aussi exceptionnel par le nombre de rédactrices et de rédacteurs qui y ont participé {{incise|merci !|stop}}
Au-delà de Wikimania, l’actualité wikimédienne est loin d’être paisible cet été. Nous vous proposons donc aussi de revenir en détail sur la crise qui secoue la fondation Wikimédia autour de la reconnaissance du syndicat Wiki Workers United (WWU). Nous aurons probablement l’occasion de couvrir la suite de cette histoire dans le prochain numéro. D’ici là, bonne lecture !
----
Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia et des nouveaux outils
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Dossier spécial Wikimania</span>'''
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les POV</span>'''<br>— Ma Wikimania : la joie, l'inquiétude et la raison d'être<br>— Témoignages : regards sur la Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">L'Analyse</span>''' — La crise s'intensifie après le refus de la WMF de reconnaître le syndicat WWU
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Comptes-rendus</span>'''<br>— Une Wikimania sous le signe de la jeunesse<br>— Sur les conséquences de la définition de « wikimédien·ne »<br>— Petit tour d’horizon de la créativité wikimédienne<br>— CultureStrong : respecter les savoirs des Premières Nations sur les plateformes Wikimédia<br>— Des événements techniques à Wikimania
'''<span style="margin:0;background:var(--background-color-success-subtle, #dff2eb);padding:3px;color:black">Les Interviews</span>'''<br>— Ses goûts, sa Wikimania, sa prochaine tournée... : Baby Globe nous dévoile tout !<br>— Jules*, notre Wikimédien de l'année : comment rendre compte du changement climatique tout en protégeant l'encyclopédie
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : si un sujet vous tient à cœur, n'hésitez pas à proposer une idée d'article ou à participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]]. Toutes les contributions sont les bienvenues, quel que soit votre wiki d'origine ! <span class="smiley">[[Image:Face-smile.svg|20px|Sourire|alt=Émoticône sourire]]</span>
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 août 2026 à 22:24 (UTC)
== Remplacer(?) anciennes pages sans fs ==
J'ai une question sur les beaucoup de textes tels que [[:catégorie:Théâtre à formater]]; si j'ai bien compris, ce sont des pages qui existaient déjà avant la décision que tout devait être ''{{lang|en|scan-backed}}...''
Est-ce qu'on peut juste complètement remplacer le contenu de ces pages avec une version corrigée d'après un fac-similé? J'ai déjà fait ça sans poser la question avec [[Belle qui tiens ma vie]] qui semblait un cas évident
Plus récemment j'ai vu la page [[Médée (Longepierre)]] qui a comme ‘source’ une édition de 1802, à laquelle elle n'est pas conforme; j'ai presque corrigé une [[Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu|édition du 17e]] (solutions pour les didascalies bienvenues lol); est-ce que je peux juste placer le texte de cette édition sur la page, jeter le contenu actuel à la poubelle et oublier l'édition de 1802..?
question générale pour ces pages du genre « à formater » ou celles où la page livre: qui correspond dit « faites pas de match&split etc » -- est-ce qu'il y a une intention derrière le choix des fs? Ou c'était juste pour conformer à la nouvelle norme et on peut faire ce qu’on veut avec les pages principales? très possible que je fasse ça avec d'autres pièces éventuellement [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 5 août 2026 à 00:24 (UTC)
:@[[Utilisateur:Psephos|Psephos]] Oui, continue comme ça. A une époque, j'ai un peu râlé parce qu'il y avait des M&S faits, en particulier sur du théâtre, où rien n'allait : d'où, je suppose, l'avertissement qui a été mis sur certains textes. L'idée, je pense, était de rattacher tous les textes à un FS, mais avec des différences d'édition parfois considérables, qui impliquaient (peut-être trop peu explicitement) de tout écraser une fois les pages corrigées. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 5 août 2026 à 12:11 (UTC)
::J'ai l'impression qu'à l'époque, on a cherché un FS pour chacun de ces textes, sans vraiment vérifier que c'était "le bon" (ou le moins mauvais {{clin}}) : ce FS permettait de confirmer que c'est un texte connu et compatible avec la licence de publication WS. Mais il peut manquer des pages dans ce FS de l'époque, ce FS peut être une version différente (plus longue ou plus courte), ou ne pas avoir de couche texte.
::Avant de découper un tel texte, ça vaut le coup de fraie une nouvelle recherche de FS, par exemple parce qu'un nouveau scan peut avoir été mis à disposition depuis. Par exemple, voir mes commentaires dans [[Discussion:Z%C3%A9mire_et_Azor]]. -- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 12 août 2026 à 17:12 (UTC)
::PS L'interdiction formelle des textes sans FS [[Wikisource:Votes/Faut-il refuser les nouveaux textes sans fac-similé ?|n'a que 18 mois]] mais la recherche de FS pour textes orphelins est beaucoup plus ancienne. -- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 12 août 2026 à 17:37 (UTC).
== Catégorie:Page transclusions with invalid attributes ==
Bonjour,
La [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] liste des transclusions dont au moins l'un des paramètres est potentiellement fautif. J'ai vu dans plusieurs pages <code>header_type=none/empty</code> ; en supprimant ce passage, la transclusion n'est plus ainsi catégorisée. Dans [[Aide:Transclusion#Définir_la_plage_de_texte_à_transclure_:_les_paramètres_from,_to_et_associés|Aide:Transclusion]], le paramètre <code>header_type</code> est inscrit comme paramètre valide, mais l'extension Pages indique que ce paramètre est invalide. [[Aide:Transclusion#Modifier_les_informations_affichées_par_défaut_dans_la_boîte_de_titre|Idem pour]] pour le paramètre <code>auteur</code>.
Cette catégorisation n'était pas faite voici un mois. Donc, quelqu'un a modifié le code de l'extension Pages. Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:09 (UTC)
:La catégorisation semble en effet récente. Sauf erreur, elle n'apparaît que si les paramètres from/to et header_type=empty sont présents simultanément, peut-être parce que header_type=empty est inutile dans ce cas. Si c'est bien le cas, ça mériterait d'être mieux expliqué dans [[Aide:Transclusion]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 17:18 (UTC)
:En cherchant de plus près, il semble que :
:* le 13 juin dernier, le code de l’extension ProofreadPage [https://github.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/commit/ae90e4f2 a été en effet modifié] pour ajouter la catégorie en question lorsque la balise <code><nowiki><pages /></nowiki></code> est utilisée avec des paramètres incorrects ;
:* les paramètres corrects ou incorrects peuvent être définis localement dans certaines conditions, notamment lorsque les paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code> sont absents (cf. [https://raw.githubusercontent.com/wikimedia/mediawiki-extensions-ProofreadPage/master/includes/Parser/PagesTagRendererTrait.php ce fichier source de MediaWiki]) ;
:* c’est le cas de <code>header_type</code>, défini pour Wikipédia-fr dans [[MediaWiki:Proofreadpage index data config.json]]. Ce paramètre est donc interdit si les arguments <code>from=</code>, <code>to=</code> ou <code>include=</code> sont présents. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 6 août 2026 à 21:55 (UTC)
::Merci pour ces informations. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 22:16 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]. Ces informations permettent de préciser dans quels cas le paramètre <code>header_type</code> doit être utilisé. Toutefois je pense que son utilité est relié davantage à la présence de <code>header=sommaire</code> (qu’elle soit implicite ou déclarée) et non à l’absence des paramètres <code>from=</code>, <code>to=</code> et <code>include=</code>. Il faut considérer que <code>header=sommaire</code> a aussi pour effet de baliser les tdm avec ws-summary ce qui active la création des chapitres dans ws-export. Que la TDM provienne directement des pages ou du sommaire n’a pas vraiment d’importance. @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Les modifications que vous apportez sont bel et bien justifiées. Si l’en-tête n’apparaît pas suite à la suppression de <code>header_type=empty</code>, c’est que ce paramètre était inutile. Merci pour ces corrections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 02:26 (UTC)
::::Je pense qu'il faut tout de même mentionner clairement qu'on ne doit pas utiliser <code>header_type</code> simultanément avec <code>from</code>, <code>to</code> ou <code>include</code>, sauf si on rajoute <code>header</code>, puisque c'est bien ce que tant de gens (dont moi) ont fait. Cela n'est pas vraiment clair dans la page d'aide (même si c'est logique lorsqu'on réfléchit : ces trois paramètres désactivent l'en-tête, donc tous les paramètres liés à l'en-tête, comme <code>header_type</code>, <code>titre</code>, <code>auteur</code>, etc., sont inutiles), et c'est bien la raison pour laquelle il y a autant de nettoyage à faire (merci {{u|Cantons-de-l'Est}})... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 05:40 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Il y a quelques cas qui sont clairs, mais dans un cas comme [[La Famille de Mourtray|celui-ci]], faut-il supprimer header=Sommaire ? En règle générale, cette mention est-elle utile, dès lors que, en son absence, le sommaire s'affiche ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 7 août 2026 à 08:16 (UTC)
::::::Dans ce cas, <code>header=Sommaire</code> me semble inutile car le header est créé automatiquement lorsqu'on ne précise pas les pages à inclure. J'ai aussi corrigé le paramètre <code>volume</code>, qui avait un ''s'' indu. Du coup la catégorisation disparaît. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:29 (UTC)
::::::Un cas délicat est celui de [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et autres pages de la même série, car la catégorisation semble provenir de l'utilisation de <code>header_type</code> sur la.wikisource. Il y a sans doute quelque chose à modifier aussi dans {{m|HdcerTransclusion}}, mais {{u|Cantons-de-l'Est}} saura mieux que quinconque comment faire… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 08:32 (UTC)
{{RI}}{{u|Cantons-de-l'Est}} Je tente de répondre à la question initiale : Est-ce une erreur de catégoriser ainsi ?
:Selon moi le seul motif pouvant justifier le retrait de <code>header_type=empty</code> alors que cela correspond au souhait de l’usager, est de retirer la page d’une catégorie où elle ne devrait pas se retrouver. C’est d’ailleurs le motif invoqué dans la remarque. Je ne connais pas d’architecte fonctionnel qui, après avoir associé un paramètre à une opération comme afficher une en-tête en prohiberait l’utilisation dans un cas où il n’est pas nécessaire de préciser ce paramètre. Si le système est en mesure de créer de tels automatismes, il est assez intelligent pour ignorer un paramétrage valide mais non essentiel dans un cas particulier. L’alarme de mon véhicule ne se déclenche pas en plein jour parce que j’ai paramétré l’éclairage nocturne sinon je remettrais en cause l’ingénieur et non mon paramétrage. L’architecture fonctionnelle exigerait aussi par souci de cohérence qu’on applique les mêmes règles aux paramètres header_type et header car, dans certaines situations, il n’est pas nécessaire de les inclure, l’un comme l’autre, pour obtenir le résultat recherché.
:Concernant le paramètre auteur, j’ai corrigé une transclusion comprenant la mention <code>auteur= </code> et cette page n’est plus présente dans la catégorie. (voir : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Revue_litt%C3%A9raire_-_Les_Chapelles_litt%C3%A9raires&diff=prev&oldid=15967637 Revue littéraire - Les Chapelles littéraires]] )
:--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 12:27 (UTC)
:J'ai corrigé plusieurs erreurs, certaines évidentes, d'autres pas, y compris dans quatre modèles. J'ai documenté dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]] les erreurs que j'ai observées, mais ça ne couvre pas tous les cas. Pour le moment, je poursuis pour les erreurs évidentes, ce qui réduira significativement le nombre de pages dans la catégorie. Après, on pourra discuter des cas plus difficiles (notamment [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]]). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 14:00 (UTC)
::Oui je suis surpris de la quantité d’erreurs répertoriées dans cette catégorie mais on aurait pu ignorer le signalement des paramètres valides et bien structurés uniquement sous le prétexte qu’ils ne sont pas essentiels. J’ai modifié quelques pages reliées à [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/1]] et [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/2]] à la fois sur ws.fr et ws.la. Ce sera un peu plus long à rectifier que pour les autres pages mais il ne sera pas nécessaire de retoucher aux modèles. Je peux m’occuper des 97 pages restantes. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 août 2026 à 17:52 (UTC)
:::Merci de vous occuper des autres pages. {{sourire}}
:::Pour le moment, la catégorie est visible pour tout le monde. Lorsqu'elle sera vide, devrait-elle être cachée avec HIDDENCAT (comme dans [[:Catégorie:Pages incluant des sections inexistantes]] ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 août 2026 à 22:49 (UTC)
::::C’est terminé pour toutes les œuvres affichées en mode bilingue. Il a fallu remanier quelques 200 pages sur ws.fr et le même nombre sur ws.la (avec l’aide précieuse de AWB) et oui il me semble préférable de maintenir la catégorie visible pour permettre aux intervenants de réagir sur le champ. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 août 2026 à 00:55 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::S'il n'y a pas d'entête, les paramètres <code>prev</code>, <code>current</code> et <code>next</code> ne devraient pas apparaître non plus. Par exemple, les constructions suivantes devraient être vues comme fautives :
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header=0 prev="texte" next="texte" /></nowiki></code> (<code>prev</code> et <code>next</code> ne seront pas affichés)
:::::* <code><nowiki><pages index="texte" from=NNN to=NNN header_type=none current="texte" /></nowiki></code> (<code>current</code> ne sera pas affiché)
:::::À qui faut-il s'adresser pour que l'extension Pages indique ce type d'erreur ?<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 10:30 (UTC)
::::::La catégorie a été créée à la suite d'une demande faite sur Phabricator : {{phab|T421744}}. Le ticket étant toujours ouvert, il suffirait d'y rajouter ces demandes d'amélioration. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 8 août 2026 à 19:59 (UTC)
:::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], Merci pour la suggestion. J'ai déposé une demande. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 août 2026 à 20:40 (UTC)
== Traduction ancien français avec AI ==
Bonjour, j'ai développé une instruction pour le google AI-modus qui permet de traduire directement du lien wikisource une page d'ancien Français en Français moderne: copier le texte suivant dans la fenêtre ''google AI-modus''<br>
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte en ''Français moderne'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
<br>Idem ...pdf/24 etc. ou une page d'un autre livre au choix.
<br>
Ça réussit aussi pour la traduction directement en Néerlandais:
'''Chercher dans le fragment de texte les mots qui sont dans des glossaires de l'ancien Français, puis donner la traduction du texte ''en Néerlandais'', en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/23'''
Je considère la traduction robot AI comme un brouillon. Il est permis de rire des fautes du robot, mais après rire: on pourra choisir entre rejeter ou corriger la traduction. Essayez-le et faites vos commentaires.
--[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|discuter]]) 7 août 2026 à 07:00 (CEST) [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 06:02 (UTC)
:Ca fonctionne bien, en effet. Pour voir j'ai comparé le même prompt sur Google et ChatGPT : [[Discussion Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/26]]. Je trouve le style de ChatGPT meilleur en français moderne, mais je ne suis pas assez compétent en ancien français pour juger de la qualité de la traduction. L'objectif est-il de proposer dans Wikisource une traduction en français moderne ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 août 2026 à 06:21 (UTC)
::Mon premer objectif était d'avoir pour moi-même la traduction en Néerlandais, pour vraiment comprendre le texte du récit, et ça fonctionne. Mais le spin-off de mes tests était la traduction en Français moderne.
::Si on choisit d'avoir une traduction ''dans'' wikisource français, c'est faisable et cela permettrait des adaptations par des linguistes avec la procédure corriger/valider et, dans un deuxième temps, la traduction dans un autre langue. Pour moi, une fonctionalité (app?) dans wikisource français qui permettrait directement du Français ancien la traduction en Néerlandais, voire en une autre langue, serait intéressant aussi. Mais faire de cette façon manuellement la traduction dans le néerlandais m'est déjà un progrès formidable. -[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 août 2026 à 07:50 (UTC)
:::Pas au début, mais maintenant, on peut raccourcir le prompt à <<glossaire, puis traduction d'ancien Fr. en Fr. moderne, en gardant le lay-out: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Li_romans_de_Bauduin_de_Sebourc.pdf/1>>, ca donne le même résultat. --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 10 août 2026 à 13:58 (UTC)
== J'ai besoin d'aide pour une erreur de intervalle invalide. ==
J'ai oublié comment corriger l'erreur « Erreur : intervalle invalide ». Quelqu'un pourrait-il jeter un œil au fichier [[Livre : Folie d'Opium.pdf]] et la corriger ? Merci.—[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 04:26 (UTC)
:Il suffit de purger la page "Folie d'Opium.pdf" sur Wiki Commons… (fait). Bonne continuation. [[Utilisateur:JLTB34|JLTB34]] ([[Discussion utilisateur:JLTB34|d]]) 9 août 2026 à 04:55 (UTC)
::Merci ! [[File:Thumbs-up-icon-left.svg|35px]] —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 9 août 2026 à 06:20 (UTC)
::@[[Utilisateur:JLTB34|JLTB34]] Bonjour, comment fait-on cela ? J'ai également ce problème d'intervalle invalide sur ce livre que je viens de téleverser : [[Livre:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence II, 1935.djvu]], merci ! - [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 9 août 2026 à 13:08 (UTC)
:::@[[Utilisateur:JLTB34|JLTB34]] C'est tout bon j'ai résolu mon problème ! [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 9 août 2026 à 13:30 (UTC)
:::Sur Wikimedia Commons, ajouter &action=purge à la fin de l'URL (<code><nowiki>https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Lavallaz_-_Essai_sur_le_patois_d’Hérémence_II,_1935.djvu&action=purge</nowiki></code>), puis taper Entrée. Un message est affiché : suivre les instructions.
:::Sur Wikisource, modifier l'index, puis sauvegarder.
:::Les pages du livre seront visibles.
:::J'ai fait le travail. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 9 août 2026 à 13:33 (UTC)
::::{{merci}} [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 9 août 2026 à 13:48 (UTC)
== Ajout d'illustrations dans fac-similé existant ou bien import d'un nouveau fac-similé ==
Bonjour, il m'arrive de trouver des fac-similés avec illustrations de livres, dépourvus de gravures, déjà importés et corrigés dans wikisource. Je précise qu'il s'agit toujours de la même édition (modulo les gravures présentes ou absentes). Dans ces situations, est-il préférable d'importer les illustrations et de les ajouter à l'ouvrage existant, ou bien d'importer un nouveau fac-similé en ajoutant « avec illustrations » au nom existant et en récupérant éventuellement le texte corrigé ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 9 août 2026 à 05:29 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], si c'est la même édition je pense que c'est tout à fait justifiable d'employer la première solution, en le signalant sur la page de discussion du livre. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 août 2026 à 12:34 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] cette réponse. C’est bien la même édition, mais par la suite les livres ont une vie qui fait que parfois les illustrations disparaissent. Je pense effectivement qu’un autre import/transcription/correction de la même édition est une perte de temps. Je vais donc m’orienter vers la première solution. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 août 2026 à 14:14 (UTC)
== Deux auteurs qui revendiquent le même texte à travers deux sources ==
Bonjour, le texte {{l2s|Les zouaves et les chasseurs à pied|Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf}} dont l'auteur indiqué sur internet (car le livre n'est pas signé) est [[Auteur:Henri_d’Orléans_(1822-1897)|Henri d’Orléans (1822-1897), duc d'Aumale]] (voir par exemple [https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark%3A/16871/0018168954 ici]) est une copie de {{l2s|Les Zouaves|Revue des Deux Mondes - 1855 - tome 9.djvu}} qui est signé [[Auteur:Victor_de_Mars|V. de Mars]].
Les deux contiennent le même texte. Le livre indique même comme référence l'article de la ''Revue des Deux Mondes'' de V. de Mars ([[Page:Les zouaves et les chasseurs à pied.pdf/11|ici]]).
Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 9 août 2026 à 07:07 (UTC)
:Bonjour. J’ai trouvé (en questionnant ChatGPT) qu’Henri d’Orléans avait aussi écrit sous le nom de V. de Mars. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 9 août 2026 à 08:09 (UTC)
:L'auteur indiqué dans la ''Revue'' est Victor de Mars, directeur-gérant de la revue. Il a apposé sa signature parce que le véritable auteur souhaitait rester anonyme. Le duc d'Aumale était une personnalité de premier plan, d'ailleurs en exil à l'époque. Ceci est expliqué dans [[Le premier Exil du duc d’Aumale]] et indiqué également dans [[w:Henri d'Orléans (1822-1897)|Wikipédia]]. Puisque nous sommes fidèles aux fac-similés, je laisserais le nom de l'auteur tel qu'il est indiqué dans l'édition (ou dans des sources fiables comme la BNF pour l'ouvrage imprimé : https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb363767832), quitte à mentionner sur la page de [[Auteur:Victor de Mars|Victor de Mars]], ou en note Wikisource sur les deux ouvrages, que le même texte a deux auteurs putatifs. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 août 2026 à 08:09 (UTC)
::{{ping|Seudo}} {{merci}} --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 10 août 2026 à 06:47 (UTC)
== Balises CSS contenant les mots clés "data-aics" ==
Bonjour, lorsque je transcrivais le texte sur la page [[Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence II, 1935.djvu/9|suivante]], je me suis rendu compte qu'une des lignes disparaissait toute seule, sans que je l'ai voulu. En "inspectant" la page, je vois alors que mon élément est entouré des balises suivantes : <code><nowiki><tr data-aics-original-display="" data-aics-original-visibility="" data-aics-original-height="" data-aics-original-margin="" data-aics-original-padding="" data-aics-original-overflow="" data-aics-original-position="" style="display: none;" data-aics-hidden="true">...</tr></nowiki></code>. Je n'ai aucune idée d'où proviennent ces ''data-aics'' (j'ai cherché sur Internet ce que cela pouvait signifier, sans succès) et je ne sais pas pourquoi ils apparaissent et comment m'en débarasser... Quelqu'un aurait-il une idée de ce que c'est et pourrait m'aider ? Merci - [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 9 août 2026 à 16:38 (UTC)
:Ça pourrait être quelque chose rajouté par une extension du navigateur. Avez-vous une extension avec un nom qui ressemble à cela ? voire un gadget Wikisource. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 août 2026 à 22:52 (UTC)
::L’attribut data-aics-… appartient à l’extension “AI Content Services” (AICS), un module interne utilisé par Microsoft Copilot pour la traduction, la réécriture et l’annotation de contenu dans le navigateur. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 août 2026 à 00:48 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Bizarre je n'utilise pas Copilot... (loin de moi cette idée !) merci à vous pour la précision ! [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 11 août 2026 à 18:33 (UTC)
::::Que ce soit Copilot ou tout autre autre produit, il est là bien présent. Qui sait ce qu’il utilise aussitôt qu’il pose son regard sur la toile ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 août 2026 à 01:36 (UTC)
::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Non cela ne me dit rien du tout... Je n'ai pas beaucoup d'extension sur mon navigateur (peut-être mon ad-block ?) et je n'ai jamais eu ce problème par le passé... Pour le gadget Wikisource ça m'étonnerait aussi... [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 11 août 2026 à 18:31 (UTC)
:::bonjour...
:::j'aurais tendance à suggérer de ''faire disparaître'' toutes ces balises AI, qui n'ont rien à faire sur Wikisource.
:::Question @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] : as-tu utilisé l'outil "Transcrire" de l'interface ? ou s'agit-il de la couche de texte importée avec le livre ? [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 août 2026 à 07:22 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]], alors non, je n'ai pas utilisé l'outil Transcrire mais par contre j'ai généré la couche de texte du djvu avec le [[Utilisateur:Kipmaster/djvu-ocr|script de Kipmaster]] qui utilise Tesseract, mais je ne pense pas que cela puisse venir de là... (tesseract étant open source de ce que je sais donc j'imagine loin de ce genre de AI Content Services etc.
::::Mais je me demande si ces balises n'apparaissent que chez moi ou si elles le font pour d'autres utilisateurs [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 12 août 2026 à 13:34 (UTC)
:::::merci !
:::::j'essaie de comprendre ce qui se passe :) - effectivement, ça ne devrait pas être Tesseract qui les injecte.
:::::ça apparaît, chez toi, quand tu "édites" une page ? tu les ''voies'' dans le cadre de texte ? ou bien ce sont des caractères invisibles qui apparaissent lorsque tu copies/colles dans un autre logiciel (le presse-papier par exemple)...
:::::et pour compléter : quel navigateur utilises tu pour éditer sur wikisource ? et quel autre logiciel, si c'est le cas ?
:::::PS : pour répondre à ta question : chez moi je ne vois aucunement ces balises. [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 août 2026 à 13:52 (UTC)
::::::Alors quand je suis dans l'éditeur, je vois les lignes sans les balises et elles apparaissent à la prévisualisation, il n'y a aucun problème, c'est dès que je sors de l'éditeur, quelque soit le mode de consultation (espace Page ou espace principal) que les balises semblent s'ajouter et les lignes ''disparaissent''. J'utilise Firefox pour éditer et c'est le seul logiciel. ça peut m'arriver d'utiliser des scripts à côté mais ce n'est pas le cas pour ce livre. Étant donné le nombre de combinaisons de diacritiques possible sur les voyelles dans ce livre de linguistique je me suis aussi rajouté une section dans la barre "Caractères spéciaux" (voir [[Utilisateur:Rafavannay/common.js|ici]], j'ai directement récupéré le code depuis [[mw:Extension:WikiEditor/Toolbar customization|cette page]]), je ne pense pas que cela ait une incidence, mais je préfère précisé :) [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 12 août 2026 à 14:00 (UTC)
:::::::Un test simple : cela arrive-t-il avec le même navigateur, mais sans être connecté à Wikisource ? Et avec un autre navigateur, en étant connnecté à Wikisource ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 août 2026 à 17:00 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] alors après m'être déconnecté, j'avais toujours le problème sur Firefox. Par contre, dès que j'ai été sur MS Edge, là il n'y avait pas ces balises... Le problème semble donc lier au navigateur ! [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 12 août 2026 à 17:44 (UTC)
== Inversion de deux pages dans tome 5 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Deux pages sont inversées dans cet ouvrage [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 5, 1878.djvu]] quelqu'un pourrait m'aider à remettre ça en ordre?
Voici la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes,_trad._Bareille,_tome_5,_1878.djvu/140&action=edit&redlink=1 page 1] et la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes,_trad._Bareille,_tome_5,_1878.djvu/140&action=edit&redlink=1 deuxième page].
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 10 août 2026 à 11:00 (UTC)
:@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : {{Fait}}, fichier réordonné.@ • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 10 août 2026 à 11:52 (UTC)
::Un tout grand merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 10 août 2026 à 12:03 (UTC)
== SUL Info : hors service ==
Bonjour,
SI vous cliquez sur « SUL Info » dans le bas à la droite de [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special:Contributions/Cantons-de-l%27Est&target=Cantons-de-l%27Est&offset=&limit=5 cette page], vous serez dirigé vers [https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Portal:Toolforge Portal:Toolforge], la page d'accueil de Toolforge. Le contributeur qui s'occupait de SUL Info, Quentinv57, [https://fr.wikiscan.org/utilisateur/Quentinv57 ne contribue plus depuis 2015]. Son outil a été maintenu pendant un certain temps, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
Peut-on remplacer par XTools ? Dans [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Quentinv57&namespace=all&tagfilter=&start=&end=&limit=5 cette page], on voit l'hyperlien vers l'outil.
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 10 août 2026 à 15:05 (UTC)
== DP USA, mais date de décès inconnue ==
Bonjour,
Un livre est dans le DP aux États-Unis, mais la date de décès de l'auteur, probablement européen, est inconnue. Est-ce que ses livres sont acceptés sur Wikisource ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 10 août 2026 à 15:08 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], si l'auteur est anonyme ou l'ouvrage publié sous un pseudonyme non élucidé '''et''' que le livre a été publié il y a 71 ans au moins (fin des droits le 31 décembre de la 70{{e}} année suivant la première publication), il est dans le domaine public en France et peut être admis sous Wikisource francophone. Avez-vous recherché l'auteur dans [https://viaf.org/fr Viaf] ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 10 août 2026 à 16:29 (UTC)
::Je n'ai rien trouvé de probant dans VIAF. Google n'a rien trouvé non plus.
::Je me suis rendu compte depuis mon dernier message que le livre en question a été publié après 1930. Il n'est donc pas dans le DP USA.<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 10 août 2026 à 17:16 (UTC)
:::Pour info, de quel auteur parlait-on ? — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 10 août 2026 à 19:57 (UTC).
::::Bonjour @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], pour être DP aux USA : la règle de base (il y a des subtilités) est que le livre doit avoir été publié pour la première fois il y a plus de 95 ans ; les livres publiés avant le 1er janvier '''1931''' sont donc DP. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 août 2026 à 04:37 (UTC)
:::::Bonjour, je rejoins la question de @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]]
:::::de quel livre, et de quel auteur parle-t-on, stp ? [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 août 2026 à 07:18 (UTC)
::::::Bonjour,
::::::Il s'agit de [[Auteur:H.-M. Audran|H.-M. Audran]] et du [[Livre:La cuisine de famille moderne et économique - 1937.pdf]]. Le fac-similé est sur Commons. Si je suis correct, il devrait être déplacé ici sur Wikisource. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 août 2026 à 13:35 (UTC)
== LLM sur Wikisource et démotivation. ==
Bonjour.
Je mets cette réflexion sur le Scriptorium mais vous n'êtes pas obligé.e.s de la lire ou de partager mon avis.
Avant toute chose, je dois dire que je travaille dans le monde du livre, et que le livre est aussi ma passion. Or, depuis 2022 mon métier est devenu vraiment pénible : le monde annonce la mort de nos métiers depuis 4 ans, les contenus IA noient certains collègues, nos entreprises demandent de produire plus parce que "on peut faire avec l'IA maintenant", et les pires textes sur lesquels j'ai travaillé (des erreurs idiotes, un style creux, une absence d'information désespérante) ont été générés par LLM. Je suis aussi très inquiète et en colère devant la crise climatique, au moment même où les grandes entreprises de la tech viennent dire à l'Union européenne de choisir entre préserver le climat et développer l'IA.
Ce préambule fait : j'ai contribué à la Wikisource francophone depuis 2023, j'ai enchaîné des pages et des pages de textes rares et étranges, et j'y ai pris un grand plaisir.
Mais voilà, je constate que depuis quelques mois, beaucoup d'entre nous se tournent à tout moment vers les LLM, pour en tirer des informations (y compris dans des sujets qu'ils ne peuvent pas vérifier, ce qui est discutable), pour générer des transcriptions ou faire des traductions. Je ne peux pas voir cela sans songer à la dépense énergétique absurde que cela représente, pour des contenus certes passionnants, mais qui pourraient tout à fait être élaborés dans un temps long, avec des sources fiables et une certaine sobriété énergétique.
Ce contexte crée chez moi une immense démotivation. J'ai du mal à participer le cœur léger à ce projet, pendant qu'on est en train de miner mes passions et d'accélérer la transformation de mon pays en région semi-aride (bien que je sache tout à fait que l'électricité, l'agroindustrie et les transports sont les premiers responsables).
J'ai déjà mis en pause mes activités sur Wikisource pendant plusieurs mois, fatiguée par ce contexte. Aujourd'hui, retrouvant un peu de motivation, je vois que ce qui me gênait est encore là, et pire qu'avant.
Je songe à vraiment arrêter Wikisource, aussi bien comme contributrice que comme lectrice.
Voilà, ce message n'appelle pas à une action particulière, mais j'avais besoin de l'écrire. Merci d'avoir lu. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 11 août 2026 à 11:28 (UTC)
:Merci @[[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] pour ce témoignage. Je ressens également une grande tristesse et un grand dépit face à cette situation. Voilà 4 ans qu'on nous gave d'IA, et malgré tous les excellents arguments, sourcés et documentés qu'on peut y opposer, rien n'y fait. C'est à pleurer. Cordialement. [[Utilisateur:M0tty|M0tty]] ([[Discussion utilisateur:M0tty|d]]) 11 août 2026 à 15:58 (UTC)
:Merci d’avoir écrit ! Je vous ai lu et je dois réagir. S’il y a une chose que LLM ne pourra pas dérober à l’humanité, c’est bien le discernement, ce petit quelque chose qui vous permet de reconnaître le vide, l’absence d’originalité dans ce qui porte la signature de la bête, ce petit quelque chose qui vous permettra, je l’espère, de poursuivre votre quête ici et ailleurs avec la même passion, avec la même rigueur. L’avenir nous dira si les amateurs de livre sauront faire la différence. Je n’ai aucune raison d’en douter. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 août 2026 à 02:47 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] Il me semble qu'à ce jour l'utilisation de l'IA est assez limitée sur WS, et se concentre plutôt sur les « à côtés » de l'activité plutôt que sur le « cœur de métier ».
:Les à côté, ce sont principalement, pour ce qui me concerne, l'aide à l'écriture de script facilitant certaines taches (décalages de pages par exemple).
:Le cœur de métier c'est l'import, la transcription avec le codage en wikicode, la correction et la validation des ouvrages.
:Pour ma part j'ai contribué à la correction complète de 477 ouvrages (comportant souvent plusieurs volumes) et à l'import de plusieurs milliers de fac-similés, le tout à l'ancienne, avec ma bêtise naturelle pour principal outil. L'intérêt de la méthode à l’ancienne, tient à ce que l'on lit des livres que l'on aurait pas forcément lu autrement.
:Ici, on s'inscrit dans une logique patrimoniale et de long terme en rendant disponibles des éditions propres et de qualité des livres disponibles au téléchargement. Je dois dire aussi que j'ai utilisé deepl pour m'aider à traduire deux ouvrages, dont les traductions étaient introuvables alors, ou trop éloignées de l'original. Cela n'empêche pas un énorme travail de relecture et d'ajustements, pour adapter le champs lexical notamment.
:Bref tout ça pour dire que je suis également terrifié par les désastreuses conséquences sociales et environnementales engendrées par l'IA : comment va-t-on manger, se loger, une fois qu'il n'y aura plus que du travail impossible à faire faire par des robots ? et nulle part on entends parler de taxation des IA et des robots.
:Mais il reste ici des contributeurs motivés qui aiment le travail artisanal et sont attachés à la notion de partage.
:Désolé pour ce blues caniculaire. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 août 2026 à 07:39 (UTC)
::@[[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] Je souscris à 100% à tout ce qu'écrit @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]. Autant la place considérable que prend l'IA partout me consterne et me terrifie, autant il me semble qu'ici, l'utilisation de l'IA est extrêmement marginale, et que la place (relative) que prennent quelques usages liés aux LLM sur le scriptorium n'est pas représentative des usages majoritaires. Pas de quoi se décourager de contribuer à Wikisource, donc, à mon sens. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 août 2026 à 11:21 (UTC)
:::Même si je contribue régulièrement dans l'écosystème Wikimedia, mon usage de l'IA se limite à DeepL.com (pour communiquer avec des anglophones) et à l'océrisation de textes ici sur Wikisource (transcriptions initiales illisibles). Pour le reste, j'aime bien le travail fait par des humains même si, parfois, je suis déçu ou fâché. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 août 2026 à 14:02 (UTC)
::::Il ne faut pas surestimer l'utilisation de l'intelligence artificielle sur Wikisource. J'en ai parlé plusieurs fois, j'ai même fait un outil qui facilite son utilisation, mais la liste de mes contributions montre que je n'en fais moi-même qu'un usage marginal. Je suis là, comme tout le monde, pour le plaisir du contact rapproché et personnel avec certains textes. J'ai utilisé l'IA sur des pages où le plaisir du contact est tout de même limité et où elle peut apporter quelque chose (certaines tables des matières essentiellement). Mais si on en parle régulièrement sur le Scriptorium, c'est justement parce que ce n'est pas un outil couramment utilisé. Cela dit, j'ai, il est vrai, une vraie interrogation pour ce que l'intelligence artificielle nous dit du fonctionnement de notre cerveau et sur la remise en cause du monopole du langage par les humains. J'ignore bien ce que cela donnera, pour l'instant je m'intéresse surtout (ici) à ce qu'Arthur Young nous dit de la France de 1787... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 août 2026 à 17:19 (UTC)
:::::Je n'utilise les LLM ici que pour la mise en page de tableaux fastidieux. Wikisource est à contre-courant du Web post-LLM : plutôt que de répondre à une question précise ou faire un résumé, avec les biais et erreurs associés, le site donne accès au texte original et vérifié. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 13 août 2026 à 07:42 (UTC)
:Je comprends également votre frustration. Étant actuellement en train d'exploiter mon ordinateur pour formater des pages grâce à un modèle de langages, je pense tout de même que cela peut nous apporter une grande aide. Je viens justement de m'en servir ce matin pour mettre en forme des tables des matières. C'est un travail pénible, assez complexe, long et fastidieux. Il me faut entre 3 et 5 minutes pour mettre en forme une page sachant que je me débrouille assez bien avec mon ordinateur, là où l'outil fait 80 à 90 % du travail en moins d'une minute. J'imagine que ma réponse ne vous satisfera pas. Vous dites avoir pris grand plaisir à enchaîner des pages de textes sur wikisource. Les LLM ne vous empêcheront pas de le faire. On a beau avoir automatisé la couture et la confection de vêtements, on peut toujours en faire pour le plaisir. Le rendement n'a jamais été le maître-mot de Wikisource et j'imagine que ça n'est (heureusement) pas prêt de changer. [[Utilisateur:Nalou|<span style="color:blue">Alan</span>]] ([[Discussion utilisateur:Nalou|d]]) 18 août 2026 à 14:21 (UTC)
== Demande de statut de bot pour TenshiBot ==
[[File:Wikisource français - Erreurs d’analyse Lint - 2026-08-12.jpg|thumb|upright=2.0|Pour la Wikisource en français, [[Spécial:LintErrors|catégories d'erreurs rapportées par Lint]] (ou Linter) au 12 août 2026]]
Salut, je voudrais utiliser mon bot ici se réparer les erreurs de lint. Veuillez consulter mon l'application á [[Wikisource:Bots]]. [[Utilisateur:Tenshi Hinanawi|Tenshi Hinanawi]] ([[Discussion utilisateur:Tenshi Hinanawi|d]]) 11 août 2026 à 13:20 (UTC)
:Bonjour,
:Y a-t-il des objections à ce que le statut de bot soit accordé à TenshiBot ? Les modifications données en exemple concernent essentiellement du nettoyage de code html, rien ne me semble problématique, mais j'aimerais des avis. Je propose de lui accorder le statut demandé à la fin du mois si personne n'émet d'objection. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 août 2026 à 11:25 (UTC)
::Un bot qui peut en effet être utile. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 12 août 2026 à 12:04 (UTC)
::: Les erreurs que souhaite corriger Tenshi Hinanawi sont listées dans [[Spécial:LintErrors]]. Selon la capture d'écran à la droite
:::* en priorité haute, environ 90 000 erreurs
:::* en priorité moyenne, environ 60 000 erreurs
:::* en priorité basse, environ 620 000 erreurs (le même nombre {{Dclf-}} 627 702 {{Dclf-}} revient quatre fois ; j'ai fait l'hypothèse que corriger l'un de ces bogues fera diminuer les quatre compteurs en même temps)
::: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 août 2026 à 13:23 (UTC)
::::J’ai pas d’objections non plus, mais j’aimerais néanmoins pouvoir jeter un coup d’œil au code source. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 12 août 2026 à 13:26 (UTC)
::::: En ce qui concerne la statut bot, ça va. Néanmoins, je souhaite que le résumé de modification soit rédigé dans un meilleur français (par exemple, « <code><nowiki>Corrige une [[Spécial:LintErrors|erreur détectée par Linter]]</nowiki></code> »). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 août 2026 à 13:31 (UTC)
::::::Comme «<code><nowiki>Tâche 1: Corrige une [[Spécial:LintErrors|erreur détectée par Linter]]</nowiki></code>»? [[Utilisateur:Tenshi Hinanawi|Tenshi Hinanawi]] ([[Discussion utilisateur:Tenshi Hinanawi|d]]) 12 août 2026 à 14:09 (UTC)
== Mémoires secrets ==
J’ay dessein de déplacer tout ce qui est post-1774 sur la page [[Mémoires secrets de Bachaumont]] vers une nouvelle page pour les éditions originales de cet ouvrage (détails de motivation sur la page de discussion de ladite page). J'ai créé la page [[Mémoires secrets]] pour accueillir la désambigüisation éventuelle entre ces 2 versions et d'autres textes à titre semblable.
J'hésite (principalement) parce que je ne sais pas comment intituler cette nouvelle page. Le titre original de l'ouvrage est:
''Mémoires secrets pour servir à l’histoire de la République des Lettres en France, depuis {{romm|MDCCLXII}} jusqu’à nos jours ;'' ou ''Journal d’un observateur'' [......]
C'est trop long, en particulier parce que c'est un ouvrage absolument énorme qui aura besoin de centaines de sous-pages (l'autre hésitation est sur les détails de ça mais ça presse moins). Donc pour le titre abrégé,
# ''Mémoires secrets pour servir à l’histoire de la République des Lettres en France''
#* toujours très long
# ''Mémoires secrets pour servir à l’histoire de la République des Lettres''
#* à peine moins long... mais très possiblement la meilleure option
# ''Mémoires secrets, &c.''
#* C’est l’abréviation qu'on trouve dans le texte même et je pense que ce serait drôle, mais c'est pas super parlant
# ''Mémoires secrets de la République des Lettres''
#* Ce serait bien, mais il y a déjà un ouvrage des années 1730-1740 avec ce titre exact, donc non :(
# ''Mémoires secrets de Bachaumont''
#* Ça se comprendrait mais c'est le titre réel de l'édition de 1830 (déjà corrigée par Abecido), qui devrait le garder; de plus la très-vaste majorité des mémoires ne sont pas en fait « de Bachaumont »
J’imagine que la réponse va être essentiellement, personne d'autre ne connaît assez ce texte pour trancher, ou que l'option 2 est en effet le moins pire; dans ce cas, j'apprécierais si quelqu'un pourrait quand même me dire s'il est standard d'écrire en français moderne « la République des Lettres » ou « la république des lettres » ou « la république des Lettres », &c. [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 12 août 2026 à 01:08 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Psephos|Psephos]]
:il se trouve que je connais cette oeuvre :D
:Les spécialistes (historiens, entre autre) disent "Mémoires secrets de Bachaumont" tout en sachant que c'est un abus de language car il y a aussi comme auteurs Pidansat de Mairobert et Moufle d'Angerville..., mais qui a l'avantage d'être parlant pour ceux qui connaissent.
:Tu pourrais aussi choisir "Mémoires secrets (d'Argens)" et "Mémoires secrets (Bachaumont)" à mettre sur la page d'homonymie... - le ''titre intégral'' n'est pas du tout nécessaire pour le nommage. Il sera de toute façon affiché dans la boîte de titre, depuis la page du Livre.
:et utiliser la "Date de publication" pour différencier les éditions (car il y a effectivement plusieurs éditions de Bachaumont)
:Personnellement, je partirais sur cette solution : donc en renommant [[Mémoires secrets de Bachaumont]] en [[Mémoires secrets de Bachaumont (1830)]]
:Il ne faudra d'ailleurs pas oublier de mettre sur la page d'homonymie
:* [[Mémoires secrets et inédits pour servir à l’histoire contemporaine]]
:* [[Mémoires secrets d’un tailleur pour dames]]
:Bien cordialement, [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 août 2026 à 07:14 (UTC)
::Renommer l'édition de Ravenel en (1830) ça marcherait, si on met la nouvelle page pour les éd. du 18e sur la page [[Mémoires secrets de Bachaumont]] tout court, est-ce que ça peut marcher pour les redirections ?? pour les 100s de sous-pages qui devraient bouger (et plusieurs qui ne bougeraient pas...)
::S’il faut mettre une date pour les éditions du 18e je ne sçaurois quoi mettre... avec 1 exception à ce que je sache les différentes éditions du 18e ont le même contenu (un tome 3 de 1777 et un tome 3 de 1780 ou 1783 ont les mêmes notices avec mise en page différente etc). Donc je pense pas qu’il faille choisir une « série » d'éditions uniforme pour WS, et les éd. qui sont ici déjà il y en a de 2 ou 3 « séries »...
::MAIS... même si le tome 1 sur WS est de 1780, le tome 7 est de 1777 (ce qui est l'année de la première publication des tome 1 aussi), et le tome 36 est de 1789 (ce qui est la seule année que j'ai vu pour les t. 34-36)
::Alors ce serait pas faux de mettre [[Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)]]?
::Ou (1762-1787) pour le contenu ..? [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 12 août 2026 à 20:04 (UTC)
:A propos des majuscules, Pierre Bayle écrit la République des lettres, Marc Fumaroli la République des Lettres, Wikipédia la [[w:République des Lettres]]. Le ''R'' est donc habituellement en majuscule. Je suppose que c'est parce qu'il ne s'agit pas de n'importe quelle république, tout comme on écrit l'Assemblée nationale pour la chambre des députés. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 12 août 2026 à 20:00 (UTC)
== Bientôt les 20 ans de Wikiversité ==
Bonjour.
Un petit message de « débauchage » dans le cadre d'un projet d'amélioration de Wikiversité. Comme dit la chanson : « On n'a pas tous les jours vingt ans ! » Plus d'infos [[v:Wikiversité:La_salle_café/août_2026#Améliorer_Wikiversité_pour_ses_vingt_ans_d'existence|dans la salle café du projet]].
Belle fin de journée à tous ! [[Utilisateur:Lionel Scheepmans|Lionel Scheepmans]] ([[Discussion utilisateur:Lionel Scheepmans|d]]) 15 août 2026 à 22:27 (UTC)
== Lieu d’édition : Paris et [[:Catégorie:Publiés à Paris]] ==
Bonjour,
Dans [[Livre:Goncourt - Madame Gervaisais, 1869.djvu]], je vois « Lieu d’édition '''Paris''' », alors que la transclusion [[Madame Gervaisais]] a été catégorisée manuellement dans [[:Catégorie:Publiés à Paris]]. À moins que je ne me trompe, « éditer » et « publier » sont synonymes ici dans la Wikisource.
J'observe que [https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2FParis%2F&title=Special%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns112=1 « Paris » est indiqué plus de 19 000 fois] dans l'espace de noms <code>Livre:</code>, alors que la catégorie comprend environ 1 750 transclusions.
Je pense que les deux poursuivent le même but : indiquer qu'un ouvrage a été édité/publié à Paris. Dès lors, devrait-on systématiquement catégoriser chaque <code>Livre:</code> édité à Paris dans la catégorie mentionnée ?
J'aimerais, entre autres, lire l'avis de [[user:Guillaumelandry|Guillaumelandry]] et [[user:Khardan|Khardan]].
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 17 août 2026 à 14:19 (UTC)
:Bonjour {{Ping|Cantons-de-l'Est}}. Pour ma part, je ne fais pas la distinction, d'autant plus que dans l'espace livre n'existe que "Lieu d'édition" et dans l'espace Principal, que la Catégorie "Publié à Paris". Je la rajoute sur l'ouvrage transclus dans l'espace principal, ''par habitude'' en somme. Quant à rajouter la catégorie à tous les ouvrages transclus qui ne l'ont pas, pourquoi pas. Ce serait surtout utile pour ceux qui n'ont pas Paris comme lieu principal de publication (il faudrait aménager les catégories en question pour que l'on puisse passer aisément d'une catégorie à une autre, donc la catégorie parente). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 17 août 2026 à 17:37 (UTC).
== Livre à surveiller : {{l2s|Etudes sur l'Algérie et l'Afrique|Etudes sur l'Algérie et l'Afrique (1847).pdf}} ==
Bonjour, comme le titre l'indique ce livre {{l2s|Etudes sur l'Algérie et l'Afrique|Etudes sur l'Algérie et l'Afrique (1847).pdf}} est un livre à surveiller.
Il contient des indications "ethnographiques" racistes (et assumées comme telles - livre publié en 1847).
*Exemple au hasard (cf. texte complet [https://archive.org/stream/b29319675/b29319675_djvu.txt ici]) :
*:"Les Celtes sont de haute taille, ont la peau blanche , les yeux bleus, les cheveux blonds; ils sont communicatifs, impétueux et versatiles; rapidement ils passent du courage à la timidité et de l’audace au désespoir. C’est là le caractère distinctif de la race celtique, maintenant comme aux âges de l’antiquité gauloise. "
Mais sert aussi de référence (cf. [https://atlantipedia.ie/samples/bodichon-dr-eugene/ cette page en anglais]) aux personnes qui cherchent l'Atlantide (ou [[w:fr:Atlantologie|atlantologues]])
*Extrait du texte source
*:"Les Atlantes passaient dans l’antiquité pour être les enfants chéris de Neptune : ils firent connaître le culte de ce dieu aux autres nations, aux égyptiens, par exemple. En d’autres termes, les Atlantes ont été les premiers navigateurs connus."
*Texte repris par le site anglophone
*:"“the Atlanteans among the ancients, passed for the favourite children of Neptune, they made known the worship of this god to other nations.”
[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 17 août 2026 à 19:33 (UTC)
:Ces passages me semblent bien anecdotiques par rapport à [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1066559/f39.item cet article] hallucinant du même docteur Bodichon, cité par Olivier Le Cour Grandmaison dans ''Coloniser - Exterminer''.
:Pour mémoire Wikisource a déjà les œuvres de Gobineau et autres, ce qui ne signifie évidemment pas la moindre approbation du contenu. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 17 août 2026 à 20:57 (UTC)
::{{ping|Seudo}} Merci pour ta réponse. Effectivement, tant que le contenu d’un livre est libre de droits et non-interdit par la loi, il a sa place sur Wikisource. --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 19 août 2026 à 05:24 (UTC)
:{{ping|Newnewlaw}} Il y a une catégorie [[s:fr:Catégorie:Racisme|Catégorie:Racisme]] qui peut permettre d’y ajouter soit l’ouvrage entier, soit certaines pages si ça n’est qu’occasionnel… --[[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] ([[Discussion utilisateur:FreeCorp|d]]) 22 août 2026 à 13:45 (UTC)
== Lien "Ajouter un sujet" dans le Scriptorium ==
Comme l'a fait observer {{u|Psephos}} dans l'historique, lorsqu'on accède au [[Wikisource:Scriptorium|Scriptorium]] sur un mobile (ou sur tout ordinateur en [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium?useskin=minerva éditant avec la skin Minerva]), un lien « Ajouter un sujet » apparaît en haut ou en bas de la page (ça dépend de l'appareil). Or ce lien crée une section sur [[Wikisource:Scriptorium]] et non pas dans la page du Scriptorium du mois.
Pourrait-on corriger ou, plus simplement, supprimer ce lien (puisqu'il y a déjà un lien pour lancer une discussion au sommet du Scriptorium) ?
Pour mémoire, en [[Wikisource:Scriptorium/Juillet 2011|juillet 2011]] il avait été décidé de rajouter le code <syntaxhighlight inline lang=html><span id="suppression_lien_ajouter_un_sujet"></span></syntaxhighlight> dans la page du Scriptorium pour éviter la génération du lien grâce à un peu de Javascript dans [[MediaWiki:Common.js]], code qui toutefois ne prévoit pas le cas de l'affichage sur mobile. Il faudrait donc rajouter une ligne dans ce dernier fichier (qui, sauf erreur, est désormais chargés sur mobile) :
<syntaxhighlight lang=js>
$(function () {
if ($('#suppression_lien_ajouter_un_sujet').length) {
$('#ca-addsection').css('display', 'none');
// Pas de raison de spliter sur ce type de page.
$('#ca-split').css('display', 'none');
$('#ext-discussiontools-init-new-topic').css('display', 'none'); // Affichage sur mobile
}
});
</syntaxhighlight> [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 23 août 2026 à 10:02 (UTC)
== Problème d'intervalle invalide sur Livre:Nouveau dictionnaire ou Colloque françois et breton.pdf ==
Bonjour. J'ai téléversé ce fichier mais la page d'index affiche l'erreur "intervalle invalide". Les purges sur Commons et Wikisource n'ont rien donné, un administrateur pourrait-il régénérer les aperçus du fichier ? Merci ! [[Utilisateur:Herveba|Herveba]] ([[Discussion utilisateur:Herveba|d]]) 24 août 2026 à 17:35 (UTC)
:@[[Utilisateur:Herveba|Herveba]] : après avoir chargé un fichier DjVu ou Pdf dans commons, il faut purger le cache pour qu'il soit utilisable dans Wikisource (voir dans le menu Page). Je l'ai fait pour ce fichier et le livre est bien maintenant. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 24 août 2026 à 18:12 (UTC)
== Mémoires de Vidocq (édition 1828-1829) ==
Bonjour,
Ces mémoires comprennent quatre tomes :
* [[Livre:Vidocq - Mémoires - Tome 1.djvu|1]]
* [[Livre:Vidocq - Mémoires - Tome 2.djvu|2]]
* [[Livre:Vidocq - Mémoires - Tome 3.djvu|3]]
* [[Livre:Vidocq - Mémoires - Tome 4.djvu|4]]
Les fac-similés proviendraient de Google Livres. Les quatre liens fournis renvoient à la page d'accueil de Google Livres. J'ai fait quelques recherches dans Google Livres, mais rien d'utile. La personne qui les a téléchargées, [[user:Philippe Kurlapski|Philippe Kurlapski]], ne participe plus à [https://guc.toolforge.org/?by=date&user=Philippe+Kurlapski depuis 2016].
Que faire pour les fac-similés ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 26 août 2026 à 10:41 (UTC)
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T13, Adamsohn.djvu/328
104
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2026-08-25T19:49:59Z
Psephos
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>le croire que son journal se trouve suspendu. ''Monsieur'' s’intéresse surtout fortement à lui.
{{brn|1}}
''29 Mars 1779.'' Frere de la Lande, le vénérable de la loge des neuf sœurs & autres officiers, ont demandé à être introduits au grand orient & se font plaints du jugement illégal rendu contr’eux, sans les avoir entendus ; on a eu égard à cette réclamation & il y a eu un surcis.
{{brn|1}}
30{{lié}}Mars. On voit à la foire {{St|Germain|nx,pt}} chez Nicolet un danseur de corde, tel qu’il n’en a pas encore paru & que, pour le distinguer, on appelle ''le petit diable.'' Vendredi dernier {{M.|le}} comte d’Artois y est allé, ainsi que toute sa cour, & la chambrée a été aussi brillante chez cet histrion qu’en aucun beau jour de la comédie françoise.
{{brn|1}}
''31 Mars.'' Les plaisans n’ont pas manqué de s’égayer sur la division qui regne aujourd’hui à l’opéra ; l’un d’eux a fait une caricature, où il a représenté {{Mlle|Duplan|nx,pt}}, assise devant son miroir, retroussée, les jambes écartées, se regardant & se récriant : au bas sont ces paroles '': ô ciel ! après vingt ans de service, quel Congé ?''
Les calembours sont toujours à la mode, nos beaux esprits y font même des découvertes singulieres. Le grand faiseur, le marquis de Bievre, soupant l’autre jour avec le peintre Vernet, lui présente un morceau de pain, & lui dit : « Monsieur Vernet, ''voilà qui est bien peint.'' (pain) Cela ! » répond le peintre, « ''ce n’est qu’une croûte'' ». On sait qu’en terme de peinture, on appelle un mauvais tableau ''une croûte''.<section end="mars"/>
{{c|''Fin du treizieme volume.''|m=1em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Psephos
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>le croire que son journal se trouve suspendu. ''Monsieur'' s’intéresse surtout fortement à lui.
{{brn|1}}
''29 Mars 1779.'' Frere de la Lande, le vénérable de la loge des neuf sœurs & autres officiers, ont demandé à être introduits au grand orient & se font plaints du jugement illégal rendu contr’eux, sans les avoir entendus ; on a eu égard à cette réclamation & il y a eu un surcis.
{{brn|1}}
''30{{lié}}Mars.'' On voit à la foire {{St|Germain|nx,pt}} chez Nicolet un danseur de corde, tel qu’il n’en a pas encore paru & que, pour le distinguer, on appelle ''le petit diable.'' Vendredi dernier {{M.|le}} comte d’Artois y est allé, ainsi que toute sa cour, & la chambrée a été aussi brillante chez cet histrion qu’en aucun beau jour de la comédie françoise.
{{brn|1}}
''31 Mars.'' Les plaisans n’ont pas manqué de s’égayer sur la division qui regne aujourd’hui à l’opéra ; l’un d’eux a fait une caricature, où il a représenté {{Mlle|Duplan|nx,pt}}, assise devant son miroir, retroussée, les jambes écartées, se regardant & se récriant : au bas sont ces paroles '': ô ciel ! après vingt ans de service, quel Congé ?''
Les calembours sont toujours à la mode, nos beaux esprits y font même des découvertes singulieres. Le grand faiseur, le marquis de Bievre, soupant l’autre jour avec le peintre Vernet, lui présente un morceau de pain, & lui dit : « Monsieur Vernet, ''voilà qui est bien peint.'' (pain) Cela ! » répond le peintre, « ''ce n’est qu’une croûte'' ». On sait qu’en terme de peinture, on appelle un mauvais tableau ''une croûte''.<section end="mars"/>
{{c|''Fin du treizieme volume.''|m=1em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Mémoires secrets
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Psephos
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/* */
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wikitext
text/x-wiki
{{homonymie}}
Il existe plusieurs ouvrages en français publiés sous le titre de ''Mémoires secrets'' […], entre autres :
* les ''Mémoires secrets de la République des Lettres,'' ou ''le Théâtre de la vérité'' du {{LA|Jean-Baptiste Boyer d’Argens|marquis d’Argens}} (1737-1748)
* Les ''Mémoires secrets pour servir à la République des Lettres en France,'' etc., publication originale 1777-1789, période décrite 1762-1787 ; dits « de {{LA|Louis Petit de Bachaumont|Bachaumont}} » mais d’une paternité plus complexe et continuant longtemps après sa mort
** Titre complet : ''Mémoires secrets pour servir à la République des Lettres en France, depuis {{romm|MDCCLXII}} jusqu’à nos jours ;'' ou ''Journal d’un observateur, contenant les analyses des pièces de théâtre qui ont paru durant cet intervalle ; les relations des assemblées littéraires ; les notices des livres nouveaux, clandestins, prohibés ; les pièces fugitives, rares ou manuscrites, en prose ou en vers ; les vaudevilles sur la cour ; les anecdotes et bons mots ; les éloges des savants, des artistes, hommes de lettres morts, etc. etc. etc.''
*** Le titre des toutes premières éditions se termine : ''Par feu {{M.}} de Bachaumont.''
** Éditions du {{s|xviii}} :
*** [[Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)]]
** Édition critique de 1830 par [[Auteur:Jules Ravenel|Jules Ravenel]], période couverte 1762-1774 :
*** [[Mémoires secrets de Bachaumont (1830)]] (transcription complète)
* Les ''[[Mémoires secrets et inédits pour servir à l’histoire contemporaine]]'' édités par {{LA|Alphonse de Beauchamp}} (1825)
* Les ''[[Mémoires secrets d’un tailleur pour dames]], par une femme masquée'' (1880)
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Psephos
145984
/* Utilisation */
16002604
wikitext
text/x-wiki
__NOTOC__
{{raccourci|{{m|LA}}|nolien=1}}
== Utilisation ==
Ce modèle sert à raccourcir le code pour insérer un lien à une page Auteur, <s>pour ne pas avoir à mettre le nom complet deux fois,</s> etc.
Au lieu d’écrire :
<code><nowiki>[[Auteur:Nom complet de l’auteur.e|Nom complet de l’auteur.e]]</nowiki></code>
{{rouge|'''À noter :'''}} Il n’est déjà pas nécessaire de mettre le nom complet deux fois : il suffit de mettre la barre verticale sans rien après : p. ex. <code><nowiki>[[Auteur:Voltaire|]]</nowiki></code>
On peut mettre :
<code><nowiki>{{LA|Nom complet de l’auteur.e}}</nowiki></code>
== Syntaxe ==
<code><nowiki>{{LienAuteur}}</nowiki></code>
<code><nowiki>{{LienAuteur|Nom de l’auteur|Nom affiché (facultatif)}}</nowiki></code>
== Paramètres ==
<templatedata>
{
"params": {
"1": {
"label": "Nom de l’auteur",
"description": "Titre de la page « Auteur: », sans le préfixe « Auteur: »",
"example": "Antoinette-Thérèse Des Houlières, Voltaire",
"type": "string",
"required": true
},
"2": {
"label": "Nom affiché",
"description": "Nom à afficher si différent",
"example": "Mlle Deshoulieres, Aroüet de Voltaire",
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}
},
"description": "Raccourci pour lien vers page Auteur",
"format": "inline"
}
</templatedata>
== Exemple ==
{{Code rendu}}
|-
| <pre><nowiki>{{LienAuteur|Voltaire}}</nowiki></pre> || <div class="pagetext" style="margin:0.5em 0;margin-left:2em;border:1px solid #AAA;padding:2px .5em">{{LienAuteur|Voltaire}}</div>
|-
| <pre><nowiki>{{LienAuteur|Voltaire|{{M.|Aroüet}} de Voltaire}}</nowiki></pre> || <div class="pagetext" style="margin:0.5em 0;margin-left:2em;border:1px solid #AAA;padding:2px .5em">{{LienAuteur|Voltaire|{{M.|Aroüet}} de Voltaire}}</div>
|-
| <pre><nowiki>{{LA|Antoinette-Thérèse Des Houlières}}</nowiki></pre> || <div class="pagetext" style="margin:0.5em 0;margin-left:2em;border:1px solid #AAA;padding:2px .5em">{{LA|Antoinette-Thérèse Des Houlières}}</div>
|-
| <pre><nowiki>{{LA|Antoinette-Thérèse Des Houlières|{{Mlle|Deshoullieres|nx,pt}}}}</nowiki></pre> || <div class="pagetext" style="margin:0.5em 0;margin-left:2em;border:1px solid #AAA;padding:2px .5em">{{LA|Antoinette-Thérèse Des Houlières|{{Mlle|Deshoullieres|nx,pt}}}}</div>
|}
== Voir aussi ==
<noinclude>[[Catégorie:Documentations de modèles]]</noinclude>
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16002604
2026-08-26T07:48:20Z
Psephos
145984
/* Exemple */
16002605
wikitext
text/x-wiki
__NOTOC__
{{raccourci|{{m|LA}}|nolien=1}}
== Utilisation ==
Ce modèle sert à raccourcir le code pour insérer un lien à une page Auteur, <s>pour ne pas avoir à mettre le nom complet deux fois,</s> etc.
Au lieu d’écrire :
<code><nowiki>[[Auteur:Nom complet de l’auteur.e|Nom complet de l’auteur.e]]</nowiki></code>
{{rouge|'''À noter :'''}} Il n’est déjà pas nécessaire de mettre le nom complet deux fois : il suffit de mettre la barre verticale sans rien après : p. ex. <code><nowiki>[[Auteur:Voltaire|]]</nowiki></code>
On peut mettre :
<code><nowiki>{{LA|Nom complet de l’auteur.e}}</nowiki></code>
== Syntaxe ==
<code><nowiki>{{LienAuteur}}</nowiki></code>
<code><nowiki>{{LienAuteur|Nom de l’auteur|Nom affiché (facultatif)}}</nowiki></code>
== Paramètres ==
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== Exemple ==
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| <pre><nowiki>[[Auteur:Voltaire|]]</nowiki></pre> || <div class="pagetext" style="margin:0.5em 0;margin-left:2em;border:1px solid #AAA;padding:2px .5em">[[Auteur:Voltaire|Voltaire]]</div>
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|-
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Rafavannay
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}}<section end="content" /><noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T14, Adamsohn.djvu/170
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>l’avantage spécial d’occuper un grand nombre de prisonniers, l’administration l’employe jusqu’à ce qu’elle ait définitivement adopté un moyen. L’auteur la soumet à l’examen de tous ceux qui voudront la critiquer ou l’améliorer, jusqu’à ce que le concours soit fermé.
Ce spectacle a donné lieu d’aller voir plus particuliérement le château de Bicêtre, & d’y applaudir aux heureux changemens opérés dans cette maison depuis la trop courte influence de {{M.|de}} Malesherbes. On y voit un attelier pour le poli des glaces ; on y voit les moulins pédales, dont on obtient une farine égale à celle que produit la meilleure moûture ; on y a fait aussi des changemens heureux pour la fabrication du pain.
Ce qui frappe surtout, c’est l’empressement des prisonniers à être occupés. Le travail est devenu pour eux une récompense, par le pécule & la meilleure nourriture qu’il leur procure : il ne s’accorde qu’à la bonne conduite précédente ; ce qui tend nécessairement à la réforme de ces malheureux, qui devenoient trop souvent plus mauvais sujets dans cette prison.<section end="août"/>
{{brn|1}}
<section begin="septembre"/>''1 Septembre 1779.'' Le {{Sr.|Favart}}, cet auteur aimable d’une foule d’ouvrages restés aux deux théâtres, a un fils qui n’ayant pas les talens de son pere, cultive avec succès ceux de sa mere & est excellent acteur de société. Malgré l’argent immense que madame Favart & son mari ont gagné, ce dernier est resté peu à son aise, & le jeune homme est obligé de chercher des ressources. On prétend que c’est ce qui le réduit à prendre le parti de se faire comédien. Il doit débuter demain dans les rôles de la Ruette.<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’art de conserver sa santé
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EijiroSaito
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[[Category:Livres à corriger]] retirée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
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text/x-wiki
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<pages index="L’art de conserver sa santé, composé par l’École de Salerne - 1776.pdf" header=Sommaire/>
[[Catégorie:Ouvrages numérisés lors de la Mission Gourmande]]
{{Modernisation|
*françois: français
*encor: encore
*françoise: française
*francois: français
*gueres: guère
*sur tout: surtout
*souhaiterent: souhaitèrent
*pays bas: pays-bas
*galant homme: galant homme
*après coup: après coup
*doit on: doit-on
*très louable: très louable
*georgiques: géorgiques
*godefroi: godefroy
*très tendrement: très tendrement
*edouard: édouard
*différent: diffèrent
*gui: guy
*aulnée: aunée
*helene: hélène
*supplémens: suppléments
*de là: de là
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*mal à propos: mal à propos
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*breves: brèves
*lui même: lui-même
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*hors d œuvres: hors-d’œuvre
*plutôt: plus tôt
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}}
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Utilisateur:Khardan/Bibliographie Auteurs
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Khardan
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wikitext
text/x-wiki
==[[Auteur:José Moselli|José Moselli]] (1882-1941) {{Utilisateur:Khardan/DP|1941}} ==
===Série ''Les Aventures de John Strobbins''===
Épisodes de la série parus dans L'Epatant de 1911 à 1933
(Liste dressée par Michel Guillaumin avec sa bibliographie parue dans ''Le Chasseur d'Illustrés Spécial José Moselli'' — Liste consolidée)
N°x (C=Complet ►I=Incomplet) <N° L'Épatant>: Titre (Dxx: Dessinateur) (... <numéros manquants sur Gallica> ...)
Totaux: C=63 I=11 Nb=74
'''Dessinateurs'''
* D00: Anonyme {{Utilisateur:Khardan/DP|}}
* D01: Jack Abeillé (1873-1939) {{Utilisateur:Khardan/DP|1939}}
* D02: W. Janko (mort 1936) {{Utilisateur:Khardan/DP|1936}}
'''Liste'''
* 01-(C) 168-169 : Une Évasion mystérieuse
* 02-(C) 171-172 : La Bague du roi du saumon
* 03-(C) 174 : En train spécial (D00)
* 04-(C) 176-179 : Un grand mariage
* 05-(C) 182-183 : L'Espion du fort Angel
* 06-(C) 185-186 : On ne saurait penser à tout
* 07-(C) 187-188 : John Strobbins n'a que sa parole
* 08-(C) 191-194 : A-Ban-Soom, le tavernier de Chinatown
* 09-(C) 197-207 : 180.000.000 de dollars
* 10-(C) 210-211 : Le Mystère de l'Arafura
* 11-(C) 216-218 : L'Assassinat de Rufus Jacob
* 12-(C) 220-221 : Le Radium du professeur Alan Gordon
* 13-(C) 224-227 : Une inexplicable disparition
* 14-(C) 230-231 : La Margarita
* 15-(C) 234-238 : L'Amateur
* 16-(C) 241-246 : John Strobbins s'assure sur la vie
* 17-(C) 256-268 : Le Quatrième Larron
* 18-(C) 271-276 : Le Chrysanthème sacré
* 19-(C) 288-294 : Un vol sensationnel
* 20-(C) 305-309 : À la Maison Blanche
* 21-(C) 322-331 : Le Wagon d'argent
* 22-(C) 343-347 : La Découverte du professeur Schwarzboum
* 23-(C) 352-355 : L'Aiguière Italienne
* 24-(C) 361-367 : Les Braves Invisibles
* 25-(► I) 380-384 : Les Combinaisons de M. Max Mulheim (...380...)
* 26-(C) 388-391 : La tournée de conférences
* 27-(C) 395-403 : En famille
* 28-(C) 409-416 : Le Club du feu d'enfer
* 29-(C) 473-478 : Le Wagon n° 2136
* 30-(C) 492-499 : La Fin d'Herbert Fremont
* 31-(► I) 507-517 : Le Gouffre de Feu (...515...)
* 32-(C) 523-529 : La Bonbonnière de malachite
* 33-(C) 535-542 : L'Énigme de la cabine 29
* 34-(C) 543-553 : La Cité des lépreux (D02)
* 35-(► I) 554-562 : Les Spéculations d'Olaf Jolsen (...560...)
* 36-(C) 563-575 : Les Empoisonneurs de l'East-River (D02)
* 37-(C) 576-588 : Les Desperadoes de la Sierra Madre (D02)
* 38-(C) 589-598 : Le Bar de Big-Junction (D01)
* 39-(C) 599-608 : Le Poison sans nom (D01)
* 40-(► I) 613-626 : Le tramp royal (...622...)
* 41-(► I) 627-638 : Le piège aux millions (...627...)
* 42-(► I) 639-651 : Fu-Yang, le Comprador (...647...)
* 43-(C) 652-664 : Les Secrets de Telegraph-Hill
* 44-(C) 665-677 : Le Message de l'océan (D00)
* 45-(C) 678-689 : Le Coffre-fort vide (D00)
* 46-(► I) 690-702 : Le Secret du coffre (...694...696...)
* 47-(► I) 703-711 : Les Doublons d'Espagne (...706...)
* 48-(C) 712-726 : Le Trésorier des Catapazes (D00)
* 49-(C) 727-738 : Le Sceptre d'Aureng-Zeb (D00)
* 50-(C) 739-749 : La Cargaison d'or (D00)
* 51-(C) 750-763 : L'Énigme rouge
* 52-(C) 765-779 : La Libellule bleue (D00)
* 53-(C) 780-791 : AA 2137 (Anonyme)
* 54-(C) 792-803 : Yama-le-tueur (D00)
* 55-(► I) 804-816 : L'Île de soufre (...806...816...)
* 56-(C) 817-831 : Le Double Swastika (Anonyme)
* 57-(► I) 832-846 : Les Lingots de la Maison Blanche (...833...)
* 58-(► I) 847-858 : La Bouilloire de Satan (...850...)
* 59-(C) 859-873 : La Cargaison maudite (D00)
* 60-(C) 874-890 : La Concession n° 327 (D00)
* 61-(C) 891-900 : La Disparition de la "Sybil" (D00)
* 62-(C*) 901-916 : Le Dernier des Utes (Anonyme) (* 2 pages trop tronquées à gauche et droite)
* 63-(C) 917-934 : Triple zéro (D00)
* 64-(C) 941-953 : Sang et Diamants (D00)
* 65-(C) 954-977 : La Momie d'Amenokrit (D00)
* 66-(C) 981-995 : Le Tapis de Samarkhand (D00)
* 67-(C) 996-1016 : Le Grand Jacare (D00)
* 68-(C) 1017-1033 : Le Roi des Bootleggers
* 69-(C) 1034-1056 : Le Plan du croiseur « S »
* 70-(C) 1057-1077 : Un Roi du crime
* 71-(C) 1080-1099 : La Veuve aux cheveux rouges (D00)
* 72-(C) 1102-1115 : La Disparition d'Eric Waltham
* 73-(C) 1116-1134 : Le Grand Zodiaque d'or (D00)
* 74-(C) 1282-1294 : La Malle de laque
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Khardan
13512
/* Série Les Aventures de John Strobbins */
16002788
wikitext
text/x-wiki
==[[Auteur:José Moselli|José Moselli]] (1882-1941) {{Utilisateur:Khardan/DP|1941}} ==
===Série ''Les Aventures de John Strobbins''===
Épisodes de la série parus dans L'Epatant de 1911 à 1933
(Liste dressée par Michel Guillaumin avec sa bibliographie parue dans ''Le Chasseur d'Illustrés Spécial José Moselli'' — Liste consolidée)
N°x (C=Complet ►I=Incomplet) <N° L'Épatant>: Titre (Dxx: Dessinateur) (... <numéros manquants sur Gallica> ...)
Totaux: C=63 I=11 Nb=74
'''Dessinateurs'''
* D00: Anonyme {{Utilisateur:Khardan/DP|}}
* D01: Jack Abeillé (1873-1939) {{Utilisateur:Khardan/DP|1939}}
* D02: W. Janko (mort 1936) {{Utilisateur:Khardan/DP|1936}}
'''Liste'''
* 01-(C) 168-169 : Une Évasion mystérieuse
* 02-(C) 171-172 : La Bague du roi du saumon
* 03-(C) 174 : En train spécial (D00)
* 04-(C) 176-179 : Un grand mariage
* 05-(C) 182-183 : L'Espion du fort Angel
* 06-(C) 185-186 : On ne saurait penser à tout
* 07-(C) 187-188 : John Strobbins n'a que sa parole
* 08-(C) 191-194 : A-Ban-Soom, le tavernier de Chinatown
* 09-(C) 197-207 : 180.000.000 de dollars
* 10-(C) 210-211 : Le Mystère de l'Arafura
* 11-(C) 216-218 : L'Assassinat de Rufus Jacob
* 12-(C) 220-221 : Le Radium du professeur Alan Gordon
* 13-(C) 224-227 : Une inexplicable disparition
* 14-(C) 230-231 : La Margarita
* 15-(C) 234-238 : L'Amateur
* 16-(C) 241-246 : John Strobbins s'assure sur la vie
* 17-(C) 256-268 : Le Quatrième Larron
* 18-(C) 271-276 : Le Chrysanthème sacré
* 19-(C) 288-294 : Un vol sensationnel
* 20-(C) 305-309 : À la Maison Blanche
* 21-(C) 322-331 : Le Wagon d'argent
* 22-(C) 343-347 : La Découverte du professeur Schwarzboum
* 23-(C) 352-355 : L'Aiguière Italienne
* 24-(C) 361-367 : Les Braves Invisibles
* 25-(► I) 380-384 : Les Combinaisons de M. Max Mulheim (...380...)
* 26-(C) 388-391 : La tournée de conférences
* 27-(C) 395-403 : En famille
* 28-(C) 409-416 : Le Club du feu d'enfer
* 29-(C) 473-478 : Le Wagon n° 2136
* 30-(C) 492-499 : La Fin d'Herbert Fremont
* 31-(► I) 507-517 : Le Gouffre de Feu (...515...)
* 32-(C) 523-529 : La Bonbonnière de malachite
* 33-(C) 535-542 : L'Énigme de la cabine 29
* 34-(C) 543-553 : La Cité des lépreux (D02)
* 35-(► I) 554-562 : Les Spéculations d'Olaf Jolsen (...560...)
* 36-(C) 563-575 : Les Empoisonneurs de l'East-River (D02)
* 37-(C) 576-588 : Les Desperadoes de la Sierra Madre (D02)
* 38-(C) 589-598 : Le Bar de Big-Junction (D01)
* 39-(C) 599-608 : Le Poison sans nom (D01)
* 40-(► I) 613-626 : Le tramp royal (...622...)
* 41-(► I) 627-638 : Le piège aux millions (...627...)
* 42-(► I) 639-651 : Fu-Yang, le Comprador (...647...)
* 43-(C) 652-664 : Les Secrets de Telegraph-Hill
* 44-(C) 665-677 : Le Message de l'océan (D00)
* 45-(C) 678-689 : Le Coffre-fort vide (D00)
* 46-(► I) 690-702 : Le Secret du coffre (...694...696...)
* 47-(► I) 703-711 : Les Doublons d'Espagne (...706...)
* 48-(C) 712-726 : Le Trésorier des Catapazes (D00)
* 49-(C) 727-738 : Le Sceptre d'Aureng-Zeb (D00)
* 50-(C) 739-749 : La Cargaison d'or (D00)
* 51-(C) 750-763 : L'Énigme rouge (D00)
* 52-(C) 765-779 : La Libellule bleue (D00)
* 53-(C) 780-791 : AA 2137 (D00)
* 54-(C) 792-803 : Yama-le-tueur (D00)
* 55-(► I) 804-816 : L'Île de soufre (...806...816...)
* 56-(C) 817-831 : Le Double Swastika (D00)
* 57-(► I) 832-846 : Les Lingots de la Maison Blanche (...833...)
* 58-(► I) 847-858 : La Bouilloire de Satan (...850...)
* 59-(C) 859-873 : La Cargaison maudite (D00)
* 60-(C) 874-890 : La Concession n° 327 (D00)
* 61-(C) 891-900 : La Disparition de la "Sybil" (D00)
* 62-(C*) 901-916 : Le Dernier des Utes (D00) (* 2 pages trop tronquées à gauche et droite)
* 63-(C) 917-934 : Triple zéro (D00)
* 64-(C) 941-953 : Sang et Diamants (D00)
* 65-(C) 954-977 : La Momie d'Amenokrit (D00)
* 66-(C) 981-995 : Le Tapis de Samarkhand (D00)
* 67-(C) 996-1016 : Le Grand Jacare (D00)
* 68-(C) 1017-1033 : Le Roi des Bootleggers (D00)
* 69-(C) 1034-1056 : Le Plan du croiseur « S » (D00)
* 70-(C) 1057-1077 : Un Roi du crime (D00)
* 71-(C) 1080-1099 : La Veuve aux cheveux rouges (D00)
* 72-(C) 1102-1115 : La Disparition d'Eric Waltham (D00)
* 73-(C) 1116-1134 : Le Grand Zodiaque d'or (D00)
* 74-(C) 1282-1294 : La Malle de laque (D00)
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Page:Journal d'une femme de cinquante ans de La Tour du Pin.pdf/432
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Alix Bruys
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Alix Bruys" />{{nr|396|JOURNAL D’UNE FEMME DE CINQUANTE ANS}}</noinclude>{{c|{{rom-maj|IV}}|m=1em}}
{{table|titre=Le comte et la comtesse de La Tour du Pin. — Deux visites. — Chez la reine
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{{c|{{rom-maj|V}}|m=1em}}
{{table|titre=À Montfermeil. — Le trousseau et la corbeille. — Appartement de la mariée
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{{c3|[[Journal d’une femme de cinquante ans/Partie 1/Chapitre 04|CHAPITRE {{rom-maj|VI}}]]}}
{{c|{{rom-maj|I}}|m=1em}}
{{table|titre=Un mariage dans la haute société à la fin du XVIII<sup>e</sup> siècle. — La bénédiction nuptiale. — Les nœuds d’épée, les dragonnes, les glands pour chapeaux d’évêque, les éventails. — La toilette de la mariée. — Les tables des domestiques et des paysans
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{{c|{{rom-maj|II}}|m=1em}}
{{table|titre=Présentation à la reine. — Répétition chez le maître à danser. — Toilette de présentation. — Les accolades. — Heureuse absence du duc d’Orléans
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{{c|{{rom-maj|III}}|m=1em}}
{{table|titre=La cour du dimanche. — Un ''shake'' ''hands''<ref>Une poignée de main.</ref>. — Les petites jalousies de femme de la reine. — Portrait du roi. — Le cortège pour la messe. — L’art de marcher à Versailles. — La messe. — Les ''traîneuses''. — Le dîner royal. — Les tabourets. — Les audiences des princes et des princesses. — Le jeu du roi. — La quête pour les pauvres. — L’esprit de
mécontentement à cette époque
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{{c|{{rom-maj|IV}}|m=1em}}
{{table|titre=Mauvaise humeur de Mme de Rothe à propos des divertissements de sa petite-fille. — Son attitude hostile. — Bruits de guerre en Hollande
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<references/></noinclude>
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Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 006, 1838.djvu/965
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Nalou
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en cours
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nalou" /></noinclude>{{t2|Table des auteurs}}
{{Séparateur|m=1em}}
{{t3|A}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre={{sc|ABBADIE}} (D’J.) — M. ''Glais-Bizoin'' demande que l’Académie confie à {{M.|d'Abbadie}}, son beau-frère, qui voyage en ce moment en ''Abyssinie'', les ''instruments'' qu'il avait déjà mis à sa disposition pendant son voyage au Brésil. | pagex={{plm|922}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre={{sc|ACKERMAN}} — Mémoire sur un ''sac chirurgical'' propre au service des armées de terre et de mer. | pagex={{plm|677}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre={{sc|ADET DE ROSEVILLE}} — Note sur les ''animalcules microscopiques'' considérés comme cause efficiente du ''cancer'' (en commun avec {{M.|''Bauperthuj''}}). | pagex={{plm|64}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre=— Mémoire sur les ''animalcules microscopiques'' considérés comme cause de la ''putréfaction'' (en commun avec {{M.|''Bauperthuj''}}). | pagex={{plm|757}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre={{sc|AIMÉ}} — Note sur les ''cotons'' cultivés à la ferme Rahraya ''(Algérie)''. | pagex={{plm|500}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre={{sc|AJASSON DE GRANDSAGNE}} — Note sur des ''mèches de sauvetage'' pour les ''mineurs'' (en commun avec {{M.|''È. de Bassano''}}). | pagex={{plm|419}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre={{sc|ALEXANDRE (Antoine)}} — Note sur un perfectionnement dont paraît susceptible l'''art du teinturier''. | pagex={{plm|655}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre={{sc|AMBROISE}} adresse une lettre qui n'est pas lue, comme n'ayant aucun rapport aux objets dont s'occupe l'Académie. | pagex={{plm|341}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre={{sc|AMUSSAT}} — Recherches sur l'introduction accidentelle de l'''air'' dans les ''veines'', et sur les accidents dus à cette cause, qui peuvent survenir pendant une opération chirurgicale. | pagex={{plm|471}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre={{sc|ANGEVILLE}} (D’) — De la ''statistique française'' considérée sous quelques-uns de ses rapports physiques et moraux. (Rapport verbal sur cet ouvrage ; par {{M.|''Héricart de Thury''}}). | pagex={{plm|291}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre={{sc|ANONYMES}} — Mémoire adressé pour le ''concours'' au prix concernant la ''navigation par la vapeur''. | pagex={{plm|615}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre={{sc|ANTELME}} — Mémoire sur un nouvel ''instrument'' propre à mesurer les ''dimensions de la tête''. | pagex={{plm|789}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre={{sc|ARAGO}} — Résultats déduits d'''observations météorologiques'' faites au fort de ''Van-Couver'' par {{M.|''Mac-Loughlin''}}, relativement au climat de la côte occidentale de l'''Amérique du Nord''. | pagex={{plm|120}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre=—{{intervalle|1em}}Remarques à l'occasion d'une Lettre de {{M.|''Francis''}} concernant la construction des ''turbines'' et les droits respectifs de {{MM.|''Burdin'' et ''Fourneyron''}} à l'invention d'un dispositif qui permet d'obtenir dans la pratique tous les avantages que promettait la théorie. | pagex={{plm|146}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre=—{{intervalle|1em}}Sur un micromètre dont les fils seraient rendus lumineux à l'aide de l'électricité voltaïque | pagex={{plm|241}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre=—{{intervalle|1em}}Rapport sur les résultats scientifiques du ''voyage de circumnavigation'' de ''la Bonite'' ; partie concernant la ''physique''. | pagex={{plm|481}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre=—{{intervalle|1em}}{{M.|''M. Arago''}} lit un paragraphe des Instructions rédigées pour le voyage de {{M.|''M. Gaimard''}} et dans lequel il est question de températures croissant avec la hauteur, observées en plein jour | pagex={{plm|585}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre=—{{intervalle|1em}}Continue la lecture des Instructions rédigées pour le voyage dans le Nord de l'Europe, et pour l'expédition scientifique en Algérie (Météorologie et Physique du globe) | pagex={{plm|673}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre=—{{intervalle|1em}}{{M.|''M. Arago''}} est nommé membre de la Commission chargée de décerner la médaille de Lalande | pagex={{plm|704}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre=—{{intervalle|1em}}Remarques à l'appui d'une réclamation de {{M.|''M. Bechameil''}} concernant une question de priorité pour un nouveau système d'installation des navires à vapeur | pagex={{plm|865}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre=—{{intervalle|1em}}{{M.|''M. Arago''}} présente de belles masses de flint-glass fabriqué en sa présence et celle de {{M.|''M. Dumas''}} par {{M.|''M. Guinand''}}, qui leur a fait connaître son procédé et a autorisé, en cas de mort, {{M.|''M. Dumas''}} à le publier | pagex={{plm|924}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre=—{{intervalle|1em}}{{M.|''M. Arago''}} fait, d'après sa correspondance particulière, les communications relatives aux objets suivants: | pagex={{plm|924}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre=—{{intervalle|1em}}Observations météorologiques faites à l'école de l'artillerie et du génie à Metz. (Tableaux adressés par {{M.|''M. Schuster''}}) | pagex={{plm|51}}}}
{{Table/css | indentation=-2 | largeurp=35 | titre=—{{intervalle|1em}}Observations météorologiques faites au fort Van-Couver, sur la rivière Columbia, par {{M.|''M. Mac Loughlin''}} | pagex={{plm|11d}}}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lemaître - Chateaubriand, 1912.djvu/5
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Ineuw
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude><section begin=s1/><div {{ts|mc|ac|pt3|pb1.5|bc|bgt}}>
JULES LEMAITRE
{{sc|de l’académie française}}
CHATEAUBRIAND
{{t3|QUATORZIÉME ÉDITION}}
{{image manqué}}
PARIS
CALMANN-LÉVY, ÉDITEURS
3, RUE AUBER, 3
</div><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/197
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Rafavannay
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en tête
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><nowiki/>
{{t3|MORPHOLOGIE|sp=.2em}}
{{sep|5|mt=1.5em|mb=1em}}
{{t5|LE SUBSTANTIF}}
{{t6|{{Ancre|1-1|{{sc|les cas}}}}|mt=0}}
{{§|{{MotAncre|345}}}}. De même que dans le français du centre, c’est l’accusatif latin qui s’est perpétué dans le patois d’Héré.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|346}}}}. Les mots provenant d’un nominatif latin sont communs au français :
{|class=std
|soror||''ꞓwè̩ra''||(sœur) ;
|-
|filius||''fìs''||(fils) ;
|-
|pastor||''pa̩ṣo''||(pâtre).
|}
Il faut cependant y ajouter :
{|class="std lalo"
|latro||''lar{{t|ė|80}}''||(voleur) ; ''larõ̩'' existe aussi, mais
|}{{SA|cette forme s’emploie de préférence au pluriel ;|mt=0|mb=0}}
{|class="std lalo"
|violonator||''vyolona̩r{{t|ė|80}}''||(violonneux), mot étranger ;
|-
|consutitor||''koudèr{{t|ė|80}}''||(tailleur), dont il y a une autre
|}{{SA|forme : ''koudĕ̀ri̩'' ;|mt=0|mb=0}}
{|class=std
|molator||''mola̩r{{t|ė|80}}''||(rémouleur).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’art de conserver sa santé/Épitre à monsieur Du Perron
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2026-08-26T08:06:03Z
EijiroSaito
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Suppression de [[Catégorie:Livres à corriger]] avec HotCat
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[[Catégorie:Ouvrages numérisés lors de la Mission Gourmande]]
{{Modernisation|
*françois: français
*encor: encore
*françoise: française
*francois: français
*gueres: guère
*sur tout: surtout
*souhaiterent: souhaitèrent
*pays bas: pays-bas
*galant homme: galant homme
*après coup: après coup
*doit on: doit-on
*très louable: très louable
*georgiques: géorgiques
*godefroi: godefroy
*très tendrement: très tendrement
*edouard: édouard
*différent: diffèrent
*gui: guy
*aulnée: aunée
*helene: hélène
*supplémens: suppléments
*de là: de là
*rimoient: rimaient
*deus: deus
*mal à propos: mal à propos
*breve: brève
*breves: brèves
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*hexamêtre: hexamètre
*hors d œuvres: hors-d’œuvre
*plutôt: plus tôt
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L’art de conserver sa santé/Préface
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EijiroSaito
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[[Category:Livres à corriger]] retirée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
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[[Catégorie:Ouvrages numérisés lors de la Mission Gourmande]]
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L’art de conserver sa santé/Discours sur l’école de Salerne
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2026-08-26T08:06:14Z
EijiroSaito
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[[Category:Livres à corriger]] retirée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
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text/x-wiki
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[[Catégorie:Ouvrages numérisés lors de la Mission Gourmande]]
{{Modernisation|
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne
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EijiroSaito
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[[Category:Livres à corriger]] retirée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
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| titre =[[L’art_de_conserver_sa_santé/L’école_de_Salerne|{{sc|L’école de Salerne}}]], dédiée au roi d’Angleterre
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[[Catégorie:Ouvrages numérisés lors de la Mission Gourmande]]
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/Préceptes généraux de la Santé
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/Moyens de se passer de Médecin
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/Du choix de l’Air
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EijiroSaito
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[[Category:Livres à corriger]] retirée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
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[[Catégorie:Ouvrages numérisés lors de la Mission Gourmande]]
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Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/853
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" />{{corrBandeau}}</noinclude>célèbres, prononcés par Massillon, devant le jeune {{nobr|Louis XV}}, en 1718.
[[d:Q242091|'''Carentan''']], ch.-l. de c. (Manche), arr. de Saint-Lô ; {{nobr|3,020 h.}}
'''Carey''' (''Harry''), poète et musicien anglais, auquel on attribue l’air national ''God save the king'' ; m. en 1743.
'''Carey''' (''Jean''), philologue irlandais (1756-1829).
[[d:Q312948|'''Carey''' (''William'')]], orientaliste anglais, traducteur du ''Ramayana'' (1762-1834).
'''Carhaix''' (''ré''), ch.-l. de c. (Finistère), arr. de Châteaulin ; {{nobr|2,496 h.}}
'''Caribert''', fils aîné de {{nobr|Clotaire {{Ier}}}}, fut roi de Paris de 561 à 567.
'''Carie''', ancien pays de l’Asie Mineure.
'''Carignan''', ch.-l. de c. (Ardennes), arr. de Sedan ; {{nobr|2,089 h.}}
'''Carignan''', v. du Piémont ; {{nobr|7,250 h.}} ; a donné son nom à la famille royale d’Italie.
'''Carignan''' (''de Savoie, prince de''), chef de la maison de Carignan (1596-1656).
'''Carin''', empereur romain de 283 à 284.
'''Carinthie''', province de l’Autriche, dans l’Illyrie.
'''Carissimi''', compositeur italien, réformateur de son art en Italie (1582-1672).
'''Carlisle''', v. d’Angleterre, ch.-l. du comté de Cumberland ; {{nobr|36,800 h.}}
'''Carloman''', frère de Pépin le Bref ; m. en 755.
'''Carloman''', frère de Charlemagne ; m. en 771.
'''Carloman''', frère de {{nobr|Louis III}} avec lequel il régna ; m. en 884.
'''Carloman''', fils de Louis le Germanique et roi d’Italie ; m. en 880.
'''Carlos''' (''ôce''), nom de plusieurs princes espagnols.
'''Carlos''' (''don''), célèbre drame de Schiller, en cinq actes et en vers (1787).
'''Carlostadt''', ami de Luther, dont il se sépara ensuite, embrassa un des premiers la Réforme ; m. en 1541.
'''Carlotta''' (''la''), v. d’Espagne ; {{nobr|4,000 h.}}
'''Carlovingiens''', seconde race des rois de France ; tire son nom de Charlemagne.
'''Carlow''', v. d’Irlande ; ch.-l. du comté de ce nom ; {{nobr|10,000 h.}}
'''Carlowitz''', v. des États autrichiens, sur le Danube ; {{nobr|5,600 h.}}
'''Carlsbourg''', l’''Apulum'' des anciens, v. de Transylvanie ; {{nobr|6,500 h.}}
'''Carlscrona''', v. et port militaire de Suède, sur la Baltique ; {{nobr|15,000 h.}}
'''Carlsruhe''' (''roue''), cap. du grand-duché de Bade ; {{nobr|27,000 h.}}
'''Carlstadt''', v. forte des États autrichiens ; {{nobr|6,000 h.}}
'''Carlux''', ch.-l. de c. (Dordogne), arr. de Sarlat ; {{nobr|1,017 h.}}
'''Carmagnole''', v. d’Italie ; {{nobr|13,000 h.}}
'''Carmagnole''' (''Bussone'', dit), célèbre général italien, m. sur l’échafaud en 1432.
'''Carmel''', montagne de la Syrie.
'''Carmona''', v. d’Espagne ; {{nobr|20,700 h.}}
'''Carmontelle''', auteur dramatique fr., mit à la mode le genre des proverbes (1717-1806).
[[d:Q12021221|'''Carnavalet''' (''hôtel'')]], résidence historique située à Paris rue Culture-Sainte-Catherine, célèbre par le séjour qu’y fit {{Mme|de}} Sévigné. Construit par Jean Goujon et par Jean Bullant pour le président de Ligneris, cet hôtel doit son nom à {{Mme|de}} Kernovenoy (nom dont on fit par corruption Carnavalet), qui l’acquit en 1578. Il reçut des agrandissements successifs de Du Cerceau, puis de Mansard. On remarque surtout la façade ornée des fines sculptures de Jean Goujon. La ville de Paris a acquis, en 1866, cet hôtel où elle a installé son musée municipal.
'''Carnéade''', philosophe grec (215-126 av. J.-C.).
'''Carnières''', ch.-l. de c. (Nord), arr. de Cambrai ; {{nobr|1,808 h.}}
'''Carniole''', province de l’Autriche, dans l’Illyrie.
[[d:Q310767|'''Carnot''']], conventionnel, membre du Comité de salut public ; fut l’organisateur des victoires de la République, deux fois ministre dans les temps les plus critiques de l’Empire (1753-1823).
'''Caroline''', nom de deux États de l’Amérique du Nord : ''Caroline du Nord'' et ''Caroline du Sud''. Le premier a {{nobr|992,667 h.}} et le second 703, 812.
'''Caroline Bonaparte'''. V. Bonaparte.
[[d:Q167433|'''Caroline de Brunswick''']], femme de {{nobr|George IV}} (1768-1820).
[[d:Q118350|'''Carolines''' (''îles''), ou '''Nouvelles-Philippines''']], îles de l’Océanie.
'''Caron''', lieutenant colonel sous l’Empire, chef de la conspiration dite ''de Belfort'', sous la Restauration, exécuté en 1822.
'''Carouge''', V. de Suisse : {{nobr|5,817 h.}}
'''Carpentras''' (''trâ''), ch.-l. d’arr. (Vaucluse) ; {{nobr|10,524 h.}} L’arr. a {{nobr|5 cant.}}, {{nobr|31 comm.}}, {{nobr|53,539 h.}}
'''Carpi''', v. d’Italie (anc. duché de Modène) ; {{nobr|6,000 h.}}
'''Carpi''' (''Hugues de''), graveur sur bois et peintre italien, né à Rome en 1486.
'''Carpi''' (''Jérôme de''), peintre et architecte italien (1511-1556).
'''Carpocrate''', hérétique du {{s|ii}}.
'''Carquefou''', ch.-l. de c. (Loire-Infér.), arr. de Nantes ; {{nobr|2,799 h.}}
[[d:Q3166686|'''Carra''']], journaliste et conventionnel, périt avec les girondins en 1793.<noinclude>
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'''Carey''' (''Harry''), poète et musicien anglais, auquel on attribue l’air national ''God save the king'' ; m. en 1743.
'''Carey''' (''Jean''), philologue irlandais (1756-1829).
[[d:Q312948|'''Carey''' (''William'')]], orientaliste anglais, traducteur du ''Ramayana'' (1762-1834).
'''Carhaix''' (''ré''), ch.-l. de c. (Finistère), arr. de Châteaulin ; {{nobr|2,496 h.}}
'''Caribert''', fils aîné de {{nobr|Clotaire {{Ier}}}}, fut roi de Paris de 561 à 567.
'''Carie''', ancien pays de l’Asie Mineure.
'''Carignan''', ch.-l. de c. (Ardennes), arr. de Sedan ; {{nobr|2,089 h.}}
'''Carignan''', v. du Piémont ; {{nobr|7,250 h.}} ; a donné son nom à la famille royale d’Italie.
'''Carignan''' (''de Savoie, prince de''), chef de la maison de Carignan (1596-1656).
'''Carin''', empereur romain de 283 à 284.
'''Carinthie''', province de l’Autriche, dans l’Illyrie.
'''Carissimi''', compositeur italien, réformateur de son art en Italie (1582-1672).
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'''Carloman''', frère de Pépin le Bref ; m. en 755.
'''Carloman''', frère de Charlemagne ; m. en 771.
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'''Carloman''', fils de Louis le Germanique et roi d’Italie ; m. en 880.
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'''Carlos''' (''don''), célèbre drame de Schiller, en cinq actes et en vers (1787).
'''Carlostadt''', ami de Luther, dont il se sépara ensuite, embrassa un des premiers la Réforme ; m. en 1541.
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'''Carlovingiens''', seconde race des rois de France ; tire son nom de Charlemagne.
'''Carlow''', v. d’Irlande ; ch.-l. du comté de ce nom ; {{nobr|10,000 h.}}
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'''Carmel''', montagne de la Syrie.
'''Carmona''', v. d’Espagne ; {{nobr|20,700 h.}}
'''Carmontelle''', auteur dramatique fr., mit à la mode le genre des proverbes (1717-1806).
[[d:Q12021221|'''Carnavalet''' (''hôtel'')]], résidence historique située à Paris rue Culture-Sainte-Catherine, célèbre par le séjour qu’y fit {{Mme|de}} Sévigné. Construit par Jean Goujon et par Jean Bullant pour le président de Ligneris, cet hôtel doit son nom à {{Mme|de}} Kernovenoy (nom dont on fit par corruption Carnavalet), qui l’acquit en 1578. Il reçut des agrandissements successifs de Du Cerceau, puis de Mansard. On remarque surtout la façade ornée des fines sculptures de Jean Goujon. La ville de Paris a acquis, en 1866, cet hôtel où elle a installé son musée municipal.
'''Carnéade''', philosophe grec (215-126 av. J.-C.).
'''Carnières''', ch.-l. de c. (Nord), arr. de Cambrai ; {{nobr|1,808 h.}}
'''Carniole''', province de l’Autriche, dans l’Illyrie.
[[d:Q310767|'''Carnot''']], conventionnel, membre du Comité de salut public ; fut l’organisateur des victoires de la République, deux fois ministre dans les temps les plus critiques de l’Empire (1753-1823).
'''Caroline''', nom de deux États de l’Amérique du Nord : ''Caroline du Nord'' et ''Caroline du Sud''. Le premier a {{nobr|992,667 h.}} et le second 703, 812.
'''Caroline Bonaparte'''. V. Bonaparte.
[[d:Q167433|'''Caroline de Brunswick''']], femme de {{nobr|George IV}} (1768-1820).
[[d:Q118350|'''Carolines''' (''îles''), ou '''Nouvelles-Philippines''']], îles de l’Océanie.
'''Caron''', lieutenant colonel sous l’Empire, chef de la conspiration dite ''de Belfort'', sous la Restauration, exécuté en 1822.
'''Carouge''', V. de Suisse : {{nobr|5,817 h.}}
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'''Carpi''' (''Hugues de''), graveur sur bois et peintre italien, né à Rome en 1486.
'''Carpi''' (''Jérôme de''), peintre et architecte italien (1511-1556).
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'''Carquefou''', ch.-l. de c. (Loire-Infér.), arr. de Nantes ; {{nobr|2,799 h.}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" />{{nr|26||{{sc|notice sur la vie et les œuvres de platon}}}}</noinclude>plus doux que de parler et d’entendre parler de lui. C’est Phédon qui se plaît ainsi à se souvenir de Socrate, c’est Apollodore qui sanglote à la vue de la ciguë qu’on apporte, c’est Chairéphon qui s’élance vers lui quand il revient de Potidée, c’est Criton, son ami d’enfance, Simmias et Cébès, Théétète, chacun avec un caractère distinctif qui le signale à notre sympathie.
Il faut faire une place à part à Alcibiade, dont les talents et le prestige avaient vivement frappé Platon en ses jeunes années. Alcibiade figure dans les deux dialogues qui portent son nom ; mais ce n’est point là qu’il faut le considérer ; il n’y est représenté que comme un écolier docile et sans personnalité. Il en a une, au contraire, et d’une originalité surprenante, dans ''le Banquet''. Quand il entre dans la salle où Agathon a réuni ses amis, il est fortement pris de vin, ce qui excusera l’audace de certains aveux qu’on ne fait pas de sang-froid. À son allure tapageuse, à l’ascendant qu’il prend tout de suite sur la compagnie, on reconnaît l’enfant gâté des Athéniens, sûr qu’on lui pardonnera, qu’on applaudira même ses caprices. Mais cet enfant gâté, que la faveur populaire a perdu, a l’âme la plus généreuse et l’esprit le plus pénétrant. Un moment disciple de Socrate, il l’a quitté pour la politique ; mais il ne peut l’entendre sans être remué jusqu’au fond de son âme et sans se reprocher l’inconséquence de sa conduite, et il fait de lui le plus magnifique éloge qu’on ait jamais fait d’un homme.
C’est grâce à lui que nous connaissons la puissance de séduction des discours de Socrate, son endurance physique incroyable, son courage et son sang-froid dans le danger, la profondeur de sa réflexion qui lui fait oublier le boire et le manger, la veille et la fatigue, sa continence invincible, enfin toute l’originalité de cet être d’exception que fut Socrate. Le portrait qu’Alcibiade fait de lui est d’ailleurs incomplet. Il faut en chercher les traits qui manquent dans tous les dialogues où Socrate est présent. Sous sa figure de Silène on verra l’être extraordinaire qui entend la voix d’un dieu et qui a reçu de lui la mission de conduire ses concitoyens à la vérité et à la vertu. Il est un de ceux que le ciel a favorisés de la {{lang|grc|θεία μοῖρα}}, le lot divin, qui élève certains hommes au-dessus de l’humanité. Sa vie et sa mort sont un exemple mémorable de ce que peut faire la vertu unie au génie.<noinclude>
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Par le fait même que Platon est un poète dramatique, il fait parler à chacun le langage qui lui convient. Quand il met en scène des personnages réels, comme les sophistes, comme Lysias, Agathon, Aristophane, il reproduit non seulement leurs idées, mais leur style avec une telle fidélité que ses pastiches donnent l’illusion du modèle.
Quand il est lui-même, son style est exactement approprié à la dialectique de ses dialogues. C’est dire qu’il se maintient constamment dans le ton de la conversation. L’art de Platon consiste ici à se cacher pour donner au discours l’apparence d’une improvisation. C’est un art tout contraire à celui d’Isocrate, qui balance des périodes soigneusement étudiées, ou d’un Démosthène, qui ramasse ses phrases pour les assener sur l’adversaire comme des coups de bélier. Le style de Platon ne sent ni l’étude, ni le travail ; il n’a jamais rien d’affecté ni de tendu. La phrase suit simplement la marche de la pensée. Si un nouveau détail se présente à l’esprit, il s’ajoute et s’ajuste comme de lui-même à ceux qui le précèdent et la phrase s’allonge naturellement, sans que jamais elle paraisse ni surchargée ni lâchée. C’est le style de la conversation avec ses négligences, ses anacoluthes, ses jeux de mots même, mais de la conversation d’hommes supérieurs qui se trouvent à l’aise au milieu des plus hautes abstractions, comme le commun des mortels dans une conversation banale. Aussi, quand l’idée s’élève, le ton s’élève aussi, et, si elle est importante et chère à l’auteur, il l’éclaire de magnifiques comparaisons. Telle est celle de l’aimant dans l’''Ion'', de la torpille dans le ''Ménon'', du vaisseau de l’État gouverné par de faux pilotes dans ''la République'' et bien d’autres également célèbres. Quand Platon nous fait monter avec lui dans le monde des Idées ou nous ouvre des perspectives sur l’autre vie, c’est un monde d’une poésie sublime qu’il nous découvre, et nul poète n’a jamais composé de tableau si émouvant que la promenade des dieux et des âmes au séjour des Idées dans le ''Phèdre'' ou le ravissement de l’âme en présence du Beau absolu dans ''le Banquet''.
Le vocabulaire de Platon est du plus pur attique. Denys d’Halicarnasse lui reproche d’employer des mots poétiques. Mais Denys d’Halicarnasse en juge d’après l’idéal oratoire qu’il s’est formé sur Démosthène. Les mots poétiques, qui seraient déplacés dans une harangue, sont parfaitement à leur place dans un dialogue philosophique,<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/Utilité de se laver souvent les mains
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/Ne pas trop boire d’eau dans le repas
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/Sur le choix et les marques du bon Vin
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/Des Vins doux et blancs
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/Du Vin rouge
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/Des effets et des remarques des bons Vins
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/Du Moût
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/Mauvais effets Du Moût
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/De la Soupe au Vin
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Page:Platon - Théétète. Parménide, trad. Chambry.djvu/32
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La discussion qui fait l’objet du ''Théétète'' est précédée d’une sorte de prologue. C’est une conversation entre deux Mégariens, anciens disciples de Socrate, Euclide et Terpsion. Euclide, qui était descendu au port de Mégare, y a rencontré Théétète, qu’on transportait malade et blessé du camp de Corinthe à Athènes. Quelle perte, s’écrie Terpsion, si ce grand savant et ce brave soldat vient à mourir ! — Il a, dit Euclide, justifié l’augure de Socrate, qui lui avait prédit un glorieux avenir. Socrate en effet, quelque temps avant son procès, s’était trouvé avec Théétète et avait eu avec lui un entretien où la précoce intelligence du jeune homme l’avait frappé. — Pourrais-tu, dit Terpsion, me rapporter cet entretien ? — Non, mais je l’ai rédigé sur le récit que m’en a fait Socrate. Seulement, au lieu de garder la forme du récit, j’en ai fait un dialogue direct entre Socrate et ses deux interlocuteurs, Théodore et Théétète. Entrons et mon esclave nous en fera la lecture.
C’est Socrate qui ouvre la conversation. Dis-moi, Théodore, toi qui enseignes ici la géométrie, as-tu distingué parmi tes élèves athéniens quelques jeunes gens qui promettent de devenir des hommes de mérite ? — Oui, Socrate, un en particulier. Il te ressemble au physique et il est merveilleusement doué quant à l’intelligence et aux qualités morales. Le voici d’ailleurs au milieu de ces jeunes gens qui s’approchent. Il s’appelle Théétète. — Veux-tu lui dire de venir ici ? Appelé par Théodore, Théétète s’approche. — Puisque tu apprends les sciences à l’école de Théodore, lui dit Socrate, pourrais-tu me dire en quoi consiste la science ? — La science, c’est ce qu’en-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Théétète. Parménide, trad. Chambry.djvu/33
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Bertille
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" />{{nr|32||{{sc|notice sur le théétète}}}}</noinclude>seigne Théodore, la géométrie, l’astronomie, l’harmonie, le calcul et les arts en général. — Ce n’est pas la science que tu définis là, mais ses objets. Si je te demandais ce qu’est la boue et que tu me répondes : Il y a la boue des potiers, celle des briquetiers et d’autres, je ne serais pas du tout renseigné sur la nature de la boue. Ce qu’il fallait me dire, c’est que la boue est de la terre délayée dans de l’eau. — Je comprends, dit Théétète : ce que tu me demandes, nous l’avons fait l’autre jour, le jeune Socrate et moi, à propos des racines. Les racines étant infinies en nombre, nous avons essayé de les rassembler toutes sous un terme unique, et nous avons ainsi reconnu deux classes de nombres, que nous avons dénommés longueurs et racines. — C’est parfait, dit Socrate. Et maintenant, puisque tu as renfermé toutes les racines dans une forme unique, essaie de faire de même pour les nombreuses formes de la science. — Je l’ai déjà essayé maintes fois, mais sans en venir à bout. Cependant je ne puis me désintéresser de la question. — C’est que ton âme est grosse, Théétète. Eh bien, n’as-tu pas entendu dire que je suis le fils d’une sage-femme, et que j’ai l’art d’accoucher les esprits, comme elle avait celui d’accoucher les femmes ? Je sais de plus discerner si l’esprit d’un jeune homme enfante une chimère ou un fruit réel et vrai. Fie-toi donc à moi et ne te chagrine pas si, en examinant ce que tu diras, je juge que ce n’est qu’un fantôme sans réalité.
Nous entrons maintenant dans le vif du sujet : qu’est-ce que la science ? Théétète va proposer successivement trois définitions qui seront examinées et repoussées l’une après l’autre : {{1°}}{{lié}}la science est la sensation (151{{lié}}''b''-187{{lié}}''b'') ; {{2°}}{{lié}}la science est l’opinion vraie (187{{lié}}''b''-201{{lié}}''d'') ; {{3°}}{{lié}}la science est l’opinion vraie accompagnée de raison (201-210{{lié}}''a'').<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Théétète. Parménide, trad. Chambry.djvu/34
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{{c|{{sc|Première définition : la science est la sensation }}|m=1.5em}}
La première définition occupe à elle seule plus de place que les deux autres. C’est qu’elle se rattache à des doctrines célèbres que Socrate expose dans toute leur force avant de les réfuter. La doctrine que la science est la sensation n’est autre que celle de Protagoras, quand il dit que l’homme est la mesure de toutes choses, c’est-à-dire que telle une chose m’apparaît, telle elle est pour moi, et que telle elle t’apparaît, telle elle est pour toi. Comme apparaître, c’est être senti, il s’ensuit que la sensation est la science.
Sur quoi s’appuie cette théorie de Protagoras ? Sur la doctrine d’Héraclite, que tout est en mouvement, que rien n’est fixe, que tout devient. Cette doctrine remonte à Homère et c’est celle de tous les sages, à l’exception de Parménide et de son école. C’est du mouvement et de leur mélange réciproque que se forment tous les êtres que nous disons exister, tandis que le repos les détruit. Ils n’existent point par eux-mêmes : ainsi la couleur n’est pas quelque chose qui existe à part ; ce n’est en effet ni l’organe appliqué à l’objet, ni l’objet auquel l’organe s’applique, mais un produit intermédiaire propre à chaque individu, et encore ce produit varie-t-il dans le même individu, parce que celui-ci change sans cesse.
Pénétrant plus avant dans la doctrine du mouvement universel, ou peut-être l’approfondissant et la complétant lui-même, comme il le fait souvent quand il expose les idées d’un adversaire, Socrate s’applique ensuite à démontrer que le mouvement seul existe. Il y a des mouvements de deux espèces, dont chacune est infinie en nombre. L’une d’elles consiste dans une force active, l’autre dans une force passive. De leur union et de leur friction mutuelle naissent des rejetons en nombre infini, mais par couples jumeaux ; l’un est l’objet de la sensation, l’autre la sensation et ils sont toujours liés ensemble. Tout est en mouvement ; mais ce mouvement est rapide ou lent. Tout ce qui est lent se meut à la même place et vers les objets voisins, et c’est ainsi qu’il engendre. Lorsque l’œil et quelque autre objet qui lui correspond ont en se rapprochant engendré la blancheur et la sensation qui lui est liée par<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/Remède pour ce qui ont trop bu de Vin au Souper
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[[Category:Livres à corriger]] retirée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
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[[Catégorie:Ouvrages numérisés lors de la Mission Gourmande]]
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*breves: brèves
*lui même: lui-même
*hexamêtre: hexamètre
*hors d œuvres: hors-d’œuvre
*plutôt: plus tôt
*mal aisément: malaisément
}}
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/Des choses qui corrigent la Boisson
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[[Catégorie:Ouvrages numérisés lors de la Mission Gourmande]]
{{Modernisation|
*françois: français
*encor: encore
*françoise: française
*francois: français
*gueres: guère
*sur tout: surtout
*souhaiterent: souhaitèrent
*pays bas: pays-bas
*galant homme: galant homme
*après coup: après coup
*doit on: doit-on
*très louable: très louable
*georgiques: géorgiques
*godefroi: godefroy
*très tendrement: très tendrement
*edouard: édouard
*différent: diffèrent
*gui: guy
*aulnée: aunée
*helene: hélène
*supplémens: suppléments
*de là: de là
*rimoient: rimaient
*deus: deus
*mal à propos: mal à propos
*breve: brève
*breves: brèves
*lui même: lui-même
*hexamêtre: hexamètre
*hors d œuvres: hors-d’œuvre
*plutôt: plus tôt
*mal aisément: malaisément
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/Du choix de la Bière
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EijiroSaito
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[[Category:Livres à corriger]] retirée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
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[[Catégorie:Ouvrages numérisés lors de la Mission Gourmande]]
{{Modernisation|
*françois: français
*encor: encore
*françoise: française
*francois: français
*gueres: guère
*sur tout: surtout
*souhaiterent: souhaitèrent
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*galant homme: galant homme
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*très louable: très louable
*georgiques: géorgiques
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*très tendrement: très tendrement
*edouard: édouard
*différent: diffèrent
*gui: guy
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*supplémens: suppléments
*de là: de là
*rimoient: rimaient
*deus: deus
*mal à propos: mal à propos
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*hexamêtre: hexamètre
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*plutôt: plus tôt
*mal aisément: malaisément
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/456
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Denis Gagne52
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{{séparateur|l}}</noinclude><nowiki/>
{{Img float-p
|file= Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879 page 456.jpg
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|cap={{style|dib ;i;w:200px;float:right; fs : 12px ; padt:5px|La pêche aux satellites.}}
}}{{lié|— Cela nous avance}} bien, dit Désolant,
pouvons-nous aller les chercher ?
Niam-Niam se tira l’oreille et fit une
grimace.
Derrière les poules un autre satellite
plus gros apparut, se levant sur l’horizon
du minaret. C’était encore un satellite
humain ; les jambes parurent d’abord, puis
un corps et des jupes plus ou moins
bousculées, puis une tête…
Et les colons du minaret reconnurent
avec surprise la suave figure de miss
Flora Mac-Klaknavor, rouge et décoiffée,
effarée au delà du possible, avançant avec
lenteur et majesté à trois mètres du minaret.
Avant que nos amis fussent revenus de
leur surprise, la pauvre enfant passait
au-dessus de leur tête et disparaissait gémissante !
Le plus pressé était d’observer la marche du minaret autour de l’astre
inconnu. Il parut bientôt évident que l’on s’en rapprochait peu à peu. Au
point du jour trois ou quatre cents mètres séparaient le minaret de sa surface
et maintenant on courait au-dessus de lui beaucoup plus près.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/220
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Rafavannay
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titres
16001986
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|208|{{sc|morphologie}}|||b=<hr>}}</noinclude><section begin="3-3" /><nowiki />
''kĩ{{t|n|80}}to,'' employé substantivement, déplace l’accent sur la dernière syllabe et peut prendre le ''k'' parasite. Ces pronoms supposent un type *'''quintus''' (pour '''quantu''') refait sur '''qui''', peut-être grâce à '''quintu''' (cinquième). C’est de la même manière qu’il faut interpréter les formes : ''kĩ, kinta'' à Évolénaz ; ''loquen'' (= ''lokẽ'') à Frib. (Haef. I. 84) ; ''kãẽ'' à Vio. ; ''tyinta'' à Bagnes ; ''kẽ'' à Neuchâtel. M. L. II 143, et Cornu (Ro. VI, 250 et ss.) y voient '''quem''' et ce dernier propose en outre '''qualis'''.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|397}}}}.
{|class=lft
|III.||''ki''||colspan=2|< qui(s) (qui et qui ?)
|-
|||''kyĕ''||< quid (quoi) ;||
|-
|||''kĕ̇''||< quem (que).
|}<section end="3-3" />
<section begin="3-4" />{{t5|CONJUGAISON}}
{{§|{{MotAncre|398}}}}. La conjugaison des verbes du Pat. d’Héré. renferme les temps simples suivants :
L’infinitif, le futur et le conditionnel ;
L’indicatif présent et l’impératif ;
Le subjonctif présent (et l’imparfait) ;
L’imparfait de l’indicatif.
Les participes présent et passé.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|399}}}}. Ces temps ont la même origine que ceux auxquels ils correspondent en français. Le subjonctif patois se divise historiquement en deux temps ou formes :
''a'') L’une tirée du plus-que-parfait subjonctif ;
''b'') L’autre empruntée, semble-t-il, à un subjonctif présent.<section end="3-4" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/221
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2026-08-25T14:08:31Z
Rafavannay
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en tête
16001950
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|209|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
Le plus-que-parfait de l’indicatif latin a persisté seulement dans les deux verbes ''eṣrė'' (être) et ''ae'' (avoir) ({{§§|[[#464|464]]}} et [[#477|477]]). Les autres temps ou modes latins ont disparu.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|400}}}}. On retrouve dans notre patois des exemples des quatre principales conjugaisons latines.
{{t6|{{ancre|4-1|{{sc|première conjugaison -are latin}}}}}}
{{§|{{MotAncre|401}}}}. Cette conjugaison se divise en deux classes selon que l’'''a''' de '''-are''' a été palatalisé ou non :
{|class=acc-center
|I{{e|a}}) ''porta''||< portare (porter) ;
|-
|I{{e|b}}) ''bal̮ĕ̩''||< bajulare (donner).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|402}}}}. La palatalisation de '''-are''' entraine des flexions différentes :
{{1°}} À une pers. de l’indicatif, la seconde plur. ;
{{2°}} À l’impératif ;
{{3°}} À l’imparfait de l’indicatif ;
{{4°}} Au participe passé.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|403}}}}. Conjugaison d’un verbe en '''-are''' pur.
{|class=lft
|Infinitif :||''porta̩''||< portare||(porter) ;
|-
|Part. prés :||''portè̩̃''||< *portendo||(portant) ;
|-
|Part.passé :||''portā̩''||< portatu||(porté) ;
|-
|fém. :||''portay{{t|ė|80}}''||< portata + ''y{{t|ė|80}}''||(portée). ({{§|[[#169|169]]}}, 2).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/223
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2026-08-25T14:08:38Z
Rafavannay
131027
en tête
16001952
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|211|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class=two-col
|2. 3. ''portėrè̩''(''k'')||< portare habebas, -t ?
|-
|4. 6. ''portėrã̩''||< portare [habuer]amu, -ant ?
|-
|5. ''portėra̩''||< portare [habue]ratis ? ({{§|[[#417|417]]}}.)
|}
{{c|Subjonctif :|mt=1em}}
{{§|{{MotAncre|408}}}}.
{|class=two-col
|''a'') 1. ''porti̩ꞓo''||< *portiss[am] + ''o'' (que je porte,
|-
|2. 3. ''porti̩ꞓė''||< *portissas, -t [et si je portais.)
|-
|4. ''portiꞓã̩''||< *portissamus.
|-
|5. ''portiꞓa̩''||< *portissatis.
|-
|6. ''portiꞓã̩''(''õ'')||< *portissant + ''õ'' non étymologique.
|}
{|class=two-col style=margin-top:1em
|style=margin-left:1em|''b'') 1. ''po̩rto''||colspan=2|< port[em] + ''o'' analogique (que je porte).
|-
|2. 3. ''portĕ̩''||{{ell|< port[em]|?}}
|-
|4. ''port{{t|é|80}}ī̩''||finale tirée de seamus ou habeamus ?||rowspan=2|{{Accolade|d|2|mince}}||rowspan=2|({{§|[[#419|419]]}})
|-
|5. ''porti̩''||{{ell|finale tirée|—}} seatis {{ell|seamus|—}} habeatis
|-
|6. ''po̩rtã''||empruntée à II et III.
|}
{{c|Impératif :|mt=1em}}
{{§|{{MotAncre|409}}}}.
{|class=two-col
|2. ''po̩rta''||< porta (porte).
|-
|4. ''portè̩̃''||v. Indic.
|-
|5. ''porta̩''||< portatis.
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|410}}}}. Conjugaison d’un verbe en '''-yare'''.
{|class=std
|Infinitif :||{{cach|5.}} ''bal̮ĕ̩''||(donner).
|-
|Indicatif prés. :||5. ''bal̮ĕ̩''||(vous donnez).
|}
{{c|Imparfait :|mt=1em}}
{{§|{{MotAncre|411}}}}.
{|class=two-col
|1. ''bal̮è̩vo''||< bajulabam, etc. (je portais).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/225
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2026-08-25T14:08:48Z
Rafavannay
131027
en tête
16001953
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|213|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
5. ''porta̩'' (vous portez), ''bal̮ĕ'' (vous donnez) sont réguliers. Cette personne a dû se terminer en ''s'' à une époque peu éloignée de la nôtre (cf. {{§|[[#318|318]]}}).
6. ''po̩rtõ'' (ils portent). La même terminaison se retrouve dans tous les verbes (sauf : ''ã'' (ont) et remontent à '''unt''' latin. La nasalisation est faible et ne s’entend parfois plus du tout.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|415}}}}. À l’imparfait de l’indicatif le ''v'' de 1. ''porta̩vo'' et 6. ''porta̩võ'' semble être facultatif ; d’autres fois il passe à ''w.''
2. 3. ''portay{{t|ė|80}}'' (tu portais). Le ''v'' secondaire étant tombé, l’hiatus a été comblé par un ''y'' épenthétique, tel qu’on le rencontre au participe passé fém. ''portaye'' (portée) (cf. {{§§|[[#215|215]]}}, [[#216|216]]). Aux mêmes personnes des verbes en '''-yare''', le ''v'' s’est maintenu, mais ''bal̮èvė'' 2. et 3. est quelquefois réduit à ''bal̮è'' sans doute par analogie avec les conjugaisons où 2. et 3. de l’imparfait se terminent en ''è̩'' : ''ꞓe{{t|n|80}}te̩'' (tu sentais), etc.
4. et 5. ''portī̩'' et ''porti̩k'' (nous portions, vous portiez) ont pris leur désinence à hab]eamus, hab]eatis d’après M. L., II, 317 et ss.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|416}}}}. Au futur 1. ''portėri'' (je porterai), habeo aurait passé par ''e̩i,'' d’après M. L., II, 401.
2. ''portėrĕ́'' (presque ''ì''), 3. ''portėrĕ̀,'' et 6. ''portėrè̃'' (tu porteras, il portera, ils porteront) ne correspondent pas aux mêmes personnes du présent indic. de habeo qui sont 2. 3. ''a'' et 6. ''ã'' (tu as, il a, ils ont). M. L., II, 401, déclare que les finales de 2. et 3. ne sont pas phonétiques, et qu’elles dérivent de ''e̩s'' < habes, c’est-à-dire qu’à l’exemple du parfait, le futur a tiré de la première personne ''e̩i'' (Héré. ''i'') une seconde en ''es'' (Héré. ''ĕ́'') et qu’à ces formes s’en est ajoutée facilement une en ''e'' (Héré. ''è'') pour la {{3e}} pers.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/227
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2026-08-25T14:08:53Z
Rafavannay
131027
en tête
16001954
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|215|b=<hr>}}</noinclude>{{tiret2|rare|ment}} et est généralement remplacé par le subjonctif ''a'') (cf. M. L. II, 211), comme à Fribourg (Haef., I, 46). Sur le déplacement de l’accent à la {{3e}} pers. du plur. cf. Ro. 95, 492.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|420}}}}. À l’impératif, l’'''a''' final latin s’est conservé d’après {{§|[[#167|167]]}}, et dans I{{e|b}}) il a passé à ''ė,'' d’après {{§|[[#168|168]]}}.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|421}}}}. Sur le participe passé de I{{e|a}}) cf. {{§|[[#169|169]]}}. 2, et sur celui de I{{e|b}}), {{§|[[#46|46]]}}. Quant au féminin de I{{e|b}}) ''bal̮e̩itė,'' v. {{§|[[#48|48]]}}. Cette forme, empruntée à '''-ecta''', a dû s’introduire d’autant plus facilement qu’à une certaine époque '''-yata''' a donné ''ye'' ({{§|[[#48|48]]}}).
{{t6|{{ancre|4-2|{{sc|remarques générales sur la conjugaison}} '''-are'''.}}}}
{{§|{{MotAncre|422}}}}. Les verbes ''aryā̩'' (traire) ; ''buyā̩'' (laver) ; ''fiyā'' (fier) ; ''martꞓyā̩'' (marcher) ; ''maryā̩'' (marier) ; ''dèryā̩'' (déranger) se conjuguent comme ''porta̩,'' quoique l’''a'' final soit précédé d’une palatale en patois (cf. {{§|[[#50|50]]}}).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|423}}}}. Dans un grand nombre de verbes de la conjugaison '''-are''', la place de l’accent détermine des formes à alternances, ainsi ''o'' atone de l’infinitif devient ''u'' lorsqu’il reçoit l’accent (cf. {{§§|[[#96|96]]}}, [[#156|156]]) :
{|class=list
|''afroa̩''||(essayer)||''afru̩o''||(j’essaie) ;
|-
|''aroa̩''||(arriver)||''arū̩{{t|ė|80}}''||(il arrive) ;
|-
|''troa̩''||(trouver)||''tru̩{{t|w|80}}o''||(je trouve) ;
|-
|''amoyĕ̩''||(affermer)||''amu̩yo''||(j’afferme) ;
|-
|''apoyĕ̩''||(appuyer)||''apu̩yo''||(j’appuie) ;
|-
|''aloyĕ̩''||(arranger)||''alu̩yo''||(j’arrange) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/854
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Fortelle65
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/* Validée */
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude><nowiki/>
'''Carrache''', nom de trois peintres italiens : Louis (1555-1619), Augustin (1557-1602), Annibal, le plus remarquable (1560-1609).
'''Carrare''', ville du royaume d’Italie ; beaux marbres blancs.
'''Carrare''', célèbre famille guelfe de Padoue.
'''Carrel''' (Armand), publiciste fr., tué dans un duel politique (1800-1836).
'''Carrier''', conventionnel, commit d’exécrables cruautés à Nantes, où il commanda les noyades ; décapité en 1794.
'''Carrouges''', ch.-l. de c. (Orne), arr. d’Alençon ; {{nobr|950 h.}}
[[d:Q2723969|'''Carrousel''' (''place du'')]], place située entre le Louvre et la façade des Tuileries, et l’une des plus vastes de Paris. Elle doit son nom au carrousel qu’y donna {{nobr|Louis XIV}} les 5 et 6 juin 1722 ; elle a été considérablement agrandie lors de l’achèvement du Louvre. Sur cette place, tout près de la grille des Tuileries, s’élève l’arc de triomphe élevé en 1810 par Percier et Fontaine à l’armée impériale. Il sera prochainement enclavé dans la cour particulière du palais.
'''Cars''' ou '''Kars''', v. forte de la Turquie d’Asie ; {{nobr|12,300 h.}}
'''Carteaux''', général fr. (1751-1813).
'''Cartellier''', sculpteur fr. (1757-1831).
'''Carteret''', navigateur anglais du {{s|xviii}}.
[[d:Q6343|'''Carthage''']], v. de l’Afrique ancienne, la rivale de Rome. Cette rivalité entre les deux grandes cités de l’antiquité a donné naissance à un mot qui est resté proverbial : ''{{lang|la|Delenda Carthago}}'', il faut détruire Carthage, exclamation par laquelle Caton l’Ancien terminait tous ses discours.
'''Carthagène''', v. d’Espagne ; {{nobr|38,000 h.}}
'''Carthagène''', v. de la Nouvelle-Grenade, dans l’Amérique du Sud ; {{nobr|20,000 h.}}
'''Carthaginois''' (''le''), comédie de Plaute, imitée de Ménandre ({{-s|ii}}). Dans cette pièce se trouve un passage en langue punique sur lequel ont pâli tous les orientalistes.
'''Cartier''' (''Jacques''), navigateur fr. ; découvrit le Canada en 1534.
[[d:Q936852|'''Cartons de Raphaël''' (''les'')]], série célèbre de douze compositions données par Raphaël pour être exécutées en tapisserie à Arras. Sept de ces cartons sont conservés dans la galerie de Hampton-Court. Il a été fait trois exemplaires au moins des tapisseries d’Arras (''arazzi''). Le Vatican en possède une collection complète ; le musée de Berlin en a neuf, et la galerie de Dresde, six.
'''Cartouche''', chef d’une bande de voleurs, exécuté en 1721.
'''Cartwright''', célèbre mécanicien anglais, inventeur de la machine à carder la laine.
'''Carus''' (''uce''), emp. romain en 282 et 283.
'''Carvajal''', nom d’une famille espagnole qui a produit plusieurs hommes célèbres.
'''Carvin''', ch.-l. de c. (Pas-de-Calais), arr. de Béthune ; {{nobr|6,546 h.}}
'''Casa-Bianca''', intrépide marin fr., périt avec son fils à la bataille d’Aboukir (1798).
'''Casal''', v. forte d’Italie ; {{nobr|20,000 h.}}
'''Casanova''', peintre de batailles et de paysages (1727-1805).
'''Casaubon''', célèbre érudit fr. (1559-1614).
'''Cascade''' (''la''), tableau de Ruysdaël, musée Van der Hoop à Amsterdam ; — du même, musée de Berlin ; — du même, musée de La Haye ; — du même, musée de Munich, etc. Sites grandioses ; effets saisissants ; belle lumière ; couleur d’une finesse exquise. Ruysdaël avait appris à peindre ce genre de sujets d’après Everdingen qui y a excellé aussi.
'''Case de l’oncle Tom''' (''la''), roman célèbre contre l’esclavage des nègres ; livre écrit avec le cœur pour le service d’une noble cause, par mistress H. Beecher-Stowe (1852).
'''Caserte''', v. d’Italie, ch.-l. de la Terre de Labour ; {{nobr|20,000 h.}}
'''Casilinum''', anc. ville de Campanie, vis-à-vis de Capoue.
'''Casimir''', nom de cinq rois de Pologne ; {{Ier}}, de 1034 à 1058 ; II, de 1177 à 1194 ; III, de 1333 à 1370 ; IV, de 1445 à 1692 ; V, de 1648 à 1667.
'''Casiri''', religieux syro-maronite, savant orientaliste (1710-1791).
'''Caspienne''' (''mer''), mer intérieure entre l’Europe et l’Asie.
'''Cassagne''' (''l’abbé''), prédicateur du {{s|xvii}}, connu par les sarcasmes de Boileau.
'''Cassagnes-Bégonhès''' (''èce''), ch.-l. de c. (Aveyron), arr. de Rodez ; {{nobr|1,281 h.}}
'''Cassandre''', fils d’Antipater, roi de Macédoine ; m. en 298 av. J.-C.
[[d:Q170779|'''Cassandre''']], une des filles de Priam, laquelle avait reçu d’Apollon le don de prophétiser l’avenir. Ayant manqué de parole au dieu, celui-ci se vengea en empêchant que personne ajoutât foi à ses prédictions et en la faisant passer pour folle.
Le nom de Cassandre est resté proverbial pour désigner les personnes a clairvoyantes dont les justes prévisions sur l’avenir ne rencontrent que<noinclude>
<references/></noinclude>
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Notice sur le Sophiste
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Tr57
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/* Complet et formaté */
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{{c|NOTICE SUR LE SOPHISTE}}
{{c|{{sc|argument}}}}
Fidèles au rendez-vous qui leur avait été donné la
veille (à la fin du ''Théétète''), Théodore et Théétète se présentent
à Socrate avec un étranger qu’ils amènent avec
eux. C’est un philosophe de l’école d’Elée. « On prend
souvent, dit Socrate, les philosophes pour des sophistes
ou des politiques, ou même des fous. J’aimerais savoir
ce qu’on en pense à Elée, et si l’on voit dans la sophistique,
la politique, la philosophie trois genres différents
ou un genre unique. — Ce sont des choses difficiles à
définir, Socrate, répond l’étranger ; j’essaierai pourtant
de le faire, afin de te complaire. — Comment préfères-tu procéder ? Veux-tu parler seul, où prendre un interlocuteur,
comme le fit autrefois Parménide en ma présence ? »
L’étranger préfère cette dernière méthode, et Théérète
s’offre à lui donner la réplique. Je vais, dit l’étranger,
commencer par le sophiste. Comme le sujet est difficile,
exerçons-nous d’abord à le traiter sur un objet plus facile,
qui nous servira d’exemple. Prenons le pêcheur à la ligne,
et essayons de le définir. Il exerce un art. Or tous les arts
se ramènent à deux espèces, les arts de production et les
arts d’acquisition. Ces derniers aussi se divisent en deux
espèces : l’échange de gré à gré et la capture ou acquisition
violente. Celle-ci se pratique par la lutte ou par la chasse.
La chasse se fait sur des êtres inanimés ou sur des animaux.
Les animaux sont ou marcheurs ou nageurs. Parmi
les nageurs, il faut distinguer les volatiles et les poissons.
La chasse aux poissons ou pêche se fait en emprisonnant
le poisson ou en le frappant avec des hameçons ou des
tridents. Cette pêche frappeuse a lieu de nuit (pêche au
feu) ou de jour. Celle de jour se fait en frappant le poisson
de haut en bas : c’est la pêche au trident, ou de bas en haut,
c’est la pêche à la ligne.
Appliquons au sophiste cette méthode dichotomique.
Le sophiste aussi pratique un art. Cet art, comme celui<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{c|NOTICE SUR LE SOPHISTE}}
{{c|{{sc|argument}}}}
Fidèles au rendez-vous qui leur avait été donné la
veille (à la fin du ''Théétète''), Théodore et Théétète se présentent
à Socrate avec un étranger qu’ils amènent avec
eux. C’est un philosophe de l’école d’Elée. « On prend
souvent, dit Socrate, les philosophes pour des sophistes
ou des politiques, ou même des fous. J’aimerais savoir
ce qu’on en pense à Elée, et si l’on voit dans la sophistique,
la politique, la philosophie trois genres différents
ou un genre unique. — Ce sont des choses difficiles à
définir, Socrate, répond l’étranger ; j’essaierai pourtant
de le faire, afin de te complaire. — Comment préfères-tu procéder ? Veux-tu parler seul, où prendre un interlocuteur,
comme le fit autrefois Parménide en ma présence ? »
L’étranger préfère cette dernière méthode, et Théétète
s’offre à lui donner la réplique. Je vais, dit l’étranger,
commencer par le sophiste. Comme le sujet est difficile,
exerçons-nous d’abord à le traiter sur un objet plus facile,
qui nous servira d’exemple. Prenons le pêcheur à la ligne,
et essayons de le définir. Il exerce un art. Or tous les arts
se ramènent à deux espèces, les arts de production et les
arts d’acquisition. Ces derniers aussi se divisent en deux
espèces : l’échange de gré à gré et la capture ou acquisition
violente. Celle-ci se pratique par la lutte ou par la chasse.
La chasse se fait sur des êtres inanimés ou sur des animaux.
Les animaux sont ou marcheurs ou nageurs. Parmi
les nageurs, il faut distinguer les volatiles et les poissons.
La chasse aux poissons ou pêche se fait en emprisonnant
le poisson ou en le frappant avec des hameçons ou des
tridents. Cette pêche frappeuse a lieu de nuit (pêche au
feu) ou de jour. Celle de jour se fait en frappant le poisson
de haut en bas : c’est la pêche au trident, ou de bas en haut,
c’est la pêche à la ligne.
Appliquons au sophiste cette méthode dichotomique.
Le sophiste aussi pratique un art. Cet art, comme celui<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/229
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Rafavannay
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|''tréꞓyĕ̩̀''||(tresser)||''trèꞓo''||(je tresse) ;
|-
|''préjyĕ̩''||(prêcher)||''prèz{{t|ė|80}}''||(il prêche) ;
|-
|''poꞓyĕ̩''||(verser)||''pòso''||(je verse) ;
|-
|''rojyĕ̩''||(ronger)||''ròzo''||(je ronge) ;
|-
|''arotꞓyĕ''||(jeter)||''aròtso''||(je jette) ;
|-
|''dĕ̀pul̮ĕ''||(dépouiller)||''dĕ̀pòl̮o''||(je dépouille) ;
|-
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|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|427}}}}. Dans certains verbes la voyelle du radical se diphtongue sous l’accent :
{|class=list
|''sĕ́na̩''||(souper)||''sé{{t|i|80}}no''||(je soupe) ;
|-
|''pĕja̩''||(peser)||''peijo''||(je pèse) ;
|-
|''mergĕla̩''||(écraser)||''merge̩ilo''||(j’écrase) ({{§|[[#75|75]]}}) ;
|-
|''ꞓóna̩''||(sonner)||''ꞓouno''||(je sonne) ;
|-
|''fuma̩''||(fumer)||''foumo''||(je fume) ;
|-
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|-
|''plora̩''||(pleurer)||''plouro''||(je pleure) ({{§|[[#107|107]]}}) ;
|-
|''rõfla̩''||(ronfler)||''rõ{{t|u|80}}flo''||(je ronfle).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|428}}}}. Dans les verbes dont la {{erratum|voyelle finale|dernière voyelle}} du radical est nasalisée à l’infinitif, on entend généralement après elle une consonne nasale lorsque l’accent tonique est sur le radical ({{§|[[#241|241]]}}) :
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|''tsã''(''{{t|n|80}}'')''ta̩''||(chanter)||''tsã{{t|n|80}}to''||(je chante) ;
|-
|''ẽ''(''{{t|n|80}}'')tra̩''||(entrer)||''ẽ{{t|n|80}}tro''||(j’entre) ;
|-
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|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|429}}}}. Dans d’autres, où la voyelle finale du radical {{tiret|pré|cède}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/31
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|30||{{sc|notice sur le sophiste}}}}</noinclude>du pêcheur à la ligne, est une sorte de chasse, la chasse aux
animaux marcheurs. Celle-ci comprend deux genres : la
chasse aux animaux sauvages et la chasse aux animaux
apprivoisés, c’est-à-dire aux hommes. Dans la chasse
aux animaux apprivoisés, il faut distinguer la chasse violente,
comme la guerre ou la piraterie, et la chasse par la
persuasion, et dans la chasse par persuasion celle qui
s’exerce sur le public et celle qui s’exerce sur les particuliers.
Dans la chasse aux particuliers il y a celle qui se fait
au moyen de présents (l’amour), et celle qui poursuit un
salaire ; dans celle qui poursuit un salaire, celle où l’on
gagne les gens par la flatterie et celle où l’on enseigne la
vertu. C’est celle-ci que le sophiste pratique sur les jeunes
gens riches.
Mais l’art du sophiste est loin d’être simple, il est très
compliqué au contraire, Considérons-le sous un autre
aspect. Reprenons pour cela notre division de l’art d’acquérir.
Nous avons vu qu’il comprend deux espèces : la
chasse et l’échange. Nous avons laissé de côté l’échange ;
revenons-y. L’échange se fait de deux manières, par donation
ou par marché. Dans ce dernier cas, l’on vend ce
qu’on a produit soi-même ou les produits d’autrui. Quand
le commerce des produits d’autrui se fait dans la même
ville, c’est le débit ; quand il se fait d’une ville à l’autre,
c’est le négoce. Le négoce trafique, soit des choses qui
servent aux besoins du corps, soit des choses qui servent
aux besoins de l’âme. Dans le négoce des choses de l’âme,
il faut distinguer l’étalage des objets de luxe et l’échange
des connaissances, et enfin dans l’échange des connaissances,
celui des connaissances relatives aux arts et aux
métiers, et celui des connaissances relatives à la vertu,
c’est-à-dire la sophistique.
Le sophiste est aussi l’homme qui, fixé dans une
ville, vend des connaissances qu’il a achetées où qu’il
possède, pourvu que ces connaissances se rapportent à la
vertu.
Voyons-le encore sous un autre aspect. Nous avons dit
qu’il pratiquait l’art d’acquérir et que l’art d’acquérir
comprenait l’échange de gré à gré et l’acquisition violente
ou combat. Or dans le combat, il faut distinguer la lutte
entre rivaux et la lutte entre ennemis ; dans la lutte entre
ennemis, celle qui se fait corps à corps et celle qui se fait
discours contre discours, c’est-à-dire la controverse. Il y a
deux sortes de controverse : la controverse judiciaire qui se
fait par de longs discours et traite en public du juste et de
l’injuste, et la controverse entre particuliers, qui est la
dispute. Quand la dispute se porte sur des contrats et se
fait sans art, elle n’a pas de nom ; mais celle qui se fait avec
art et conteste du juste et de l’injuste et des idées générales
s’appelle l’éristique, Si l’éristique est pratiquée pour le
plaisir et-si pour elle on néglige ses propres affaires, c’est<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/104
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CyrMatt
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>l’homme, » parce que, tant qu’il est encore dans la faiblesse humaine, comme il n’a pas encore reçu le nom de Dieu, il a conscience de sa nature, et, prisonnier dans le corps, il craint Dieu, parce que Dieu appellera en jugement toute œuvre, c’est-à-dire tous les hommes à raison de toutes les choses qu’ils ont appréciées, tant d’un côté comme de l’autre, autrement qu’elles ont été faites et dites par lui. « Malheur en effet à ceux qui disent que le mal est le bien et que le bien est le mal ! » [[Bible_Crampon_1923/Isaïe#5-20|''Isa''. {{rom|V}}, 20.]]<noinclude></noinclude>
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Du Laocoon/Notes
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{{Centré|'''FORMAT IN-8'''}}
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'''Le Roman d’un brave homme''' ; 1 vol. illustré de 52 compositions par ''Adrien Marie'' ; 2{{e}} édit. broché, 10 fr. ; relié
}}
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{{Centré|'''FORMAT IN-16'''}}
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|-
| '''Alsace (1871-1872)''' ; 5{{e}} édition. 1 vol.
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|-
| '''Causeries''' ; 2{{e}} édition. 2 vol.
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|-
| style="padding-left:2em;" | Chaque volume se vend séparément.
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|-
| '''La Grèce contemporaine''' ; 8{{e}} édition. 1 vol.
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|-
| style="padding-left:2em;" | Le même ouvrage, édition illustrée.
| style="text-align:right; white-space:nowrap;" | 4 »
|-
| '''Le Progrès''' ; 4{{e}} édition. 1 vol.
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|-
| colspan="2" | '''Le Turco. — Le Bal des artistes. — Le Poivre. —'''<br />
<span style="padding-left:2em;">'''L’Ouverture au château. — Tout Paris. —'''</span><br />
<span style="padding-left:2em;">'''La Chambre d’ami. — Chasse allemande. — '''</span><br /> L’Inspection générale. — Les Cinq Perles''' ; 4{{e}} édition.</span>
|-
| style="padding-left:2em;" | 1 vol.
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|-
| '''Salon de 1864.''' 1 vol.
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|-
| '''Salon de 1866.''' 1 vol.
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|-
| colspan="2" | '''Théâtre impossible''' : Guillery, — L’assassin, — L’éducation d’un prince, — Le chapeau de sainte Catherine ; 2{{e}} édition. 1 vol.</span>
|-
|
| style="text-align:right; white-space:nowrap;" | 3 50
|-
| '''L’A B C du travailleur''' ; 4{{e}} édition. 1 vol.
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|-
| '''Les Mariages de province''' ; 6{{e}} édition. 1 vol.
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|-
| colspan="2" | '''La Vieille Roche.''' Trois parties qui se vendent séparément.</span>
|-
| style="padding-left:2em;" | 1{{re}} partie : ''Le Mari imprévu'' ; 5{{e}} édition. 1 vol.
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|-
| style="padding-left:2em;" | 2{{e}} partie : ''Les Vacances de la Comtesse'' ; 4{{e}} édit. 1 vol.
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|-
| '''Germaine''' ; 57{{e}} mille. 1 vol.
| style="text-align:right; white-space:nowrap;" | 2 »
|-
| '''Le Roi des montagnes''' ; 15{{e}} édition. 1 vol.
| style="text-align:right; white-space:nowrap;" | 2 »
|-
| '''Les Mariages de Paris''' ; 75{{e}} mille. 1 vol.
| style="text-align:right; white-space:nowrap;" | 2 »
|-
| '''L’Homme à l’oreille cassée''' ; 10{{e}} édition. 1 vol.
| style="text-align:right; white-space:nowrap;" | 2 »
|-
| '''Tolla''' ; 12{{e}} édition. 1 vol.
| style="text-align:right; white-space:nowrap;" | 2 »
|-
| '''Maître Pierre''' ; 8{{e}} édition. 1 vol.
| style="text-align:right; white-space:nowrap;" | 2 »
|-
| colspan="2" | '''Trente et quarante. — Sans dot. — Les Parents de Bernard''', 40{{e}} mille. 1 vol.</span>
|-
|
| style="text-align:right; white-space:nowrap;" | 2 »
|}
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|-
| '''Le Capital pour tous.''' Brochure in-18.
| style="text-align:right; white-space:nowrap;" | » 10
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{{Centré|Coulommiers. — Imp. P. BRODARD et C{{ie}}.}}<noinclude>
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Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/8
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
Je crois superflu d’indiquer pourquoi la Compagnie des wagons-lits est internationale. Son but étant de faire circuler ses voitures sur tous les chemins de l'Europe continentale et d’emprunter successivement pour un même voyage la traction de diverses Compagnies, elle ne pouvait être exclusivement ni française, ni allemande, ni espagnole, ni italienne, ni russe. Je dirai même sans crainte de sembler paradoxal qu’elle ne pouvait être que belge, car le nom sympathique et honoré de la Belgique est synonyme de neutralité. Il faut, pour ainsi dire, le concours d’un bon vouloir universel, d’une sorte de fraternité invraisemblable, au triste temps où nous vivons, pour faire circuler, depuis Brest jusqu’à Giurgewo ou de Séville à la frontière russe, un voyageur malade ou pressé, sans qu’il ait à subir les vexations, les ennuis, les retards de la douane et de la police. L’homme, colis vivant, que les entrepreneurs de transports secouaient sans aucun scrupule, que les contrôleurs réveillaient sans pitié, que les buffets et les gargotiers embusqués aux stations principales empoisonnaient et rançonnaient sans merci, que tout un peuple<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/21
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude>loin de l’inutile et ruineuse forteresse d’Ulm, nous rencontrons pour la première fois le beau Danube bleu que l’on appelle aussi et peut-être plus justement die schmutzige Donau, la sale Danube. Nous découvrons encore une autre chose qui n’est pas sans nous émouvoir. C’est que le wagon-restaurant, où l’on fait de si bonne cuisine et où l’on passe trois heures à table, a un léger défaut de construction : l’essieu chauffe ; une odeur de graisse brûlée avertit nos ingénieurs qui ont le nez fin. Il n’y a pas péril en la demeure ; d’ailleurs les passagers peuvent communiquer incessamment avec le mécanicien. Mais une réparation est nécessaire, et elle ne peut s’exécuter en chemin. Le chef de gare de Munich ne nous l’a pas envoyé dire : il a fait décrocher d’urgence notre beau restaurant neuf avec toutes ses dépendances, juste au moment où l’on nous apportait le café. Mais il faut croire que cette Compagnie des sleeping-cars a tout prévu, même les accidents inévitables dans l’essai d’un nouveau matériel. En moins de cinq minutes, le cuisinier, les maîtres d’hôtel et tous les hommes de service sont embarqués à bord d’un autre restaurant<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/28
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
Mais la machine siffle : adieu musique ! Non ! L’orchestre a bondi dans notre fourgon de bagages ; il a bientôt passé dans la salle à manger ; on fait un branle-bas général des tables et des chaises, et voici nos jeunes gens qui dansent avec les aimables Viennoises une valse de tous les diables. Cette petite fête ne finira qu’à Szegedin. Ce n’est pas seulement la musique qui escalade ainsi l’Orient-Express entre deux stations ; c’est quelquefois aussi, et très souvent, la gastronomie. Les bons vivants des divers pays que nous traversons ne détestent pas, me dit-on, de prendre le train pour deux ou trois heures, histoire de se remémorer les finesses de la cuisine française et de déguster les excellents vins de M. Nagelmackers.
La population qui vient nous voir passer se bariole de plus en plus. Nous remarquons les jolis uniformes des militaires et des ''Honveds'' ou territoriaux. Nous saisissons au vol une étonnante variété de types et de costumes le plus souvent admirables. Les Hongrois qui sont maîtres non seulement chez eux, mais dans toute la monarchie autrichienne, ne font pas la majorité même<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
{{c|LES ŒUFS DE PAQUES|fs=160%|sp=0.08em|mb=0.8em}}
{{c|(Avril 1873.)|fs=85%|mb=1em}}
{{—|4|mb=2em}}
Notre dernier jour de fête, en Alsace, a été le
dimanche de Pâques de l’année 1871. Triste fête
pour ceux qui avaient l’âge de comprendre et de
souffrir ! Nous étions envahis et occupés militairement
depuis sept ou huit mois ; l’Assemblée
nationale venait de nous sacrifier au salut de la
France. On savait qu'à l'automne de 1872, il
faudrait quitter le pays, dure nécessité ! ou devenir sujets prussiens, c’est-à-dire accepter la
dernière des hontes. Les nouvelles de la patrie
étaient navrantes : Paris, ivre ou fou, se défendait à coups de canon contre l’armée de France.
Chaque matin, les Allemands nous annonçaient<noinclude>
<references/></noinclude>
8ld6bggxgnafmti1bwedhmrsov63917
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/231
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|219|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{|class=list
|''tatꞓyĕ̩''||(tacher)||''tatso''||(je tache) ;
|-
|''trẽtꞓyĕ̩''||(trancher)||''trẽ̩tso''||(je fais trancher) ;
|-
|''bitꞓyĕ̩''||(pousser)||''bì̩tso''||(je pousse) ;
|-
|''pėnetꞓyĕ̩''||(sommeiller)||''pĕ̀nè̩tso''||(je sommeille).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|431}}}}. ''ꞓy'' devient ''ꞓ'' dans :
{|class=list
|''briꞓye̩''||(bercer)||''brì̩ꞓo''||(je berce) ;
|-
|''buraꞓye̩''||(marmotter)||''burā̩ꞓo''||(je marmotte) ;
|-
|''plaꞓye̩''||(placer)||''plă̩ꞓo''||(je place) ;
|-
|''tréꞓye̩''||(tresser)||''trè̩ꞓo''||(je tresse) ;
|-
|''kūꞓye̩''||(neiger)||''ku̩ꞓ{{t|ė|80}}''||(il neige) ;
|-
|''bloꞓye̩''||(pincer)||''blo̩ꞓo''||(je pince) ;
|-
|''baꞓye̩''||(baisser)||''ba̩ꞓo''||(je baisse).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|432}}}}. ''ꞓy'' se réduit à ''s'' dans :
{|class=list
|''bóóꞓyĕ̩''||(tuer)||colspan=2|''bo{{t|o|80}}so'' et ''bóꞓo'' (je tue) ;
|-
|''dãꞓye̩''||(danser)||''dãso''||(je danse) ;
|-
|''poꞓyĕ̩''||(verser)||''bò̩so''||(je verse) ;
|-
|''rĕfreꞓyĕ̩''||(rafraîchir)||''rĕfrèso''||(je rafraîchis) ;
|-
|''taꞓyĕ̩''||(tâcher)||''tā̩so''||(je tâche) ;
|-
|''aproꞓyĕ̩''||(approcher)||''apro̩so''||(j’approche).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|433}}}}. ''jy'' aboutit à ''z'' ({{§|[[#254|254]]}}) :
{|class=list
|''atijyĕ̩''||(attiser)||''ati̩zo''||(j’attise) ;
|-
|''pwijyĕ̩''||(puiser)||''pwi̩zo''||(je puise) ;
|-
|''areijyĕ̩''||(arracher)||''areizo''||(j’arrache) ;
|-
|''préjyĕ̩''||(prêcher)||''prè̩zo''||(je prêche) ;
|-
|''tsarjyĕ̩''||(charger)||''tsa̩rzo''||(je charge) ;
|-
|''būjyĕ̩''||(bouger)||''bū̩zo''||(je bouge) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|221|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{{il}}
{{§|{{MotAncre|436}}}}. Lorsque la pénultième romane a disparu à l’infinitif, elle me reparaît plus dans les formes qui étaient proparoxytoniques en latin :
{|class=list
|''mĩ{{t|i|80}}jyĕ̩''||(manger)||''mĩzo''||(je mange) ;
|-
|''ĕṣarna̩''||(éternuer)||''ĕṣa̩rno''||(j’éternue).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|437}}}}. '''stare''' a produit un verbe qui est parfaitement régulier :
{|class=list
|''eiṣa̩''||(rester)||''e̩iṣo''||(je reste), etc.
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|438}}}}. Au sujet des alternances vocaliques, il est curieux d’observer :
{{1°}} Que l’imparfait de l’indicatif conserve à toutes ses personnes le radical de l’infinitif ;
{{2°}} Que le futur (et le conditionnel) ainsi que les subjonctifs a) et b) adoptent le radical de la {{1re}} pers. du prés. de l’indic. ;
{{3°}} Qu’à ce dernier temps, la {{2e}} pers. plur. est toujours semblable à l’infinitif, ainsi :
{|class=two-col
|''demora''||(s’amuser, vous vous amusez) ;
|-
|''demoravo''||(je m’amusais).
|-
|Mais ''demuro''||(je m’amuse) ;
|-
|''demurėri''||(je m’amuserai) ;
|-
|''demurico'' et ''demuro''||(que je m’amuse).
|}
Quant aux alternances consonnantiques, les règles sont les mêmes, sauf que 4 et 5 de l’imparfait ont ici le même radical que le futur, ainsi :
{|class=two-col
|''katꞓyĕ̩''||(cacher et vous cachez) ;
|-
|''katꞓye̩vo''||(je cachais).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|223|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class="std lalo"
|implere||''ẽ{{t|m|80}}pla̩''||(remplir), comme en provençal
|}{{SA|(Cf. ''Ro,'' 95, 81) ;|mt=0|mb=0}}
{|class=std
|exconspuere ?||''ĕ́c̑upa̩''||(cracher).
|}
{{sc|Remarque}} : La conjugaison '''-are''' à Héré. n’est jamais infectée de formes inchoatives telles qu’on en rencontre dans les localités environnantes.
{{t6|{{Ancre|4-4|{{sc|deuxième conjugaison -ire latin.}}}}}}
{{§|{{MotAncre|441}}}}. Bon nombre de flexions dans II sont les mêmes que dans I, nous n’y reviendrons pas. Les autres ne présentent peut-être pas autant d’intérêt que celles de I. Mais ce qui rend la II{{e}} conjugaison spécialement intéressante, c’est l’introduction du suffixe inchoatif '''-isc-'''.
M. L. nous dit « que l’infixe '''-ĭ̩sc-''' était toujours tonique à l’origine, et que c’est sous la forme '''-i̩sc-''' ou '''ē̩sc''' qu’il se révèle dans la Suisse française » II, 268, 269, et « que son emploi n’est vraiment d’une régularité absolue que dans les formations nouvelles et dans les dérivés ; qu’au contraire les primitifs s’y soustraient », II, 270. Cette dernière assertion ne s’applique pas à Héré, car on verra que le suffixe y a envahi tous les verbes en '''-ire''' à très peu d’exceptions près. Force est aussi de nier qu’à Héré. « le développement des formes revête un caractère extrêmement complexe » (M. L., I, 272), le parler d’Héré. étant trop ami de l’ordre pour admettre une grande complexité chez lui.
{{c|Indicatif présent :|m=1em}}
{{§|{{MotAncre|442}}}}. Les flexions de ce temps semblent toutes provenir des types latins, '''-o''', '''-is''', '''-it''', '''-imus''', '''-itis''', '''-unt'''. Cependant<noinclude>
<references/></noinclude>
ntw4z41ht08atn3ppb855n12v2bo4et
Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/58
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
Au demeurant, si l’embarcadère de vieux bois mal équarri et fort usé n’était pas des plus confortables, le petit vapeur matinal qui nous conduisit à Roustschouk en moins d’une demi-heure était assez hospitalier ; le capitaine avait une bonne grosse figure ; le sommelier du bord servait infatigablement ses petites tasses d’excellent café à la turque, et le valet de chambre de M. Nagelmackers débouchait une vingtaine de bouteilles empruntées pour la circonstance à la cave des wagons-lits. Nous avions fait, d’ailleurs, sur la chaussée de terre qui deviendra plus tard un quai, une ample provision des bons raisins de Roumanie.
Notre débarquement fut un peu retardé par l’escale d’un de ces grands bateaux autrichiens qui ressemblent à des arches de Noé, et qui feront encore assez longtemps concurrence aux chemins de fer entre la basse Hongrie et les bouches du Danube. Le fleuve qu’on a mis en valse était très plein, assez rapide et fauve comme le Nil à Boulaq dans la saison des hautes eaux.
Je ne dirai rien de la gare de Roustschouk,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
Ils s’insurgèrent, comme ils nous l’avaient dit, et furent écrasés, comme Gambetta le leur avait prédit. Leur sang coula à flots jusqu’au jour où la Russie sentit qu’elle devait les secourir comme Slaves et comme orthodoxes. Elle fit la guerre pour eux, une guerre sentimentale et politique à la fois qui l’avança d’une grande étape dans sa marche sur Constantinople.
Cette histoire, qui date d’hier, me revient en esprit quand mon fiacre débouche sur une place beaucoup plus pittoresque que pavée, où quelques centaines de Bulgares font l’exercice sous le commandement d’officiers russes. Tout juste devant nous, au milieu des masures, s’élèvent les constructions d’un palais inachevé. C’est une des futures résidences du prince régnant, Alexandre de Battenberg. On dit que ce jeune homme de noble sang faisait assez activement la fête, lorsque son grand patron et son parent, l’empereur de Russie, le plaça sur un trône pour l’empêcher de courir. On dit aussi que le sentiment du devoir professionnel, concurremment avec l’instinct de conservation {{tiret|person|nelle}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude>l’Inde et de la Turquie, on n’apprécie ici que nos moquettes ; les meubles fabriqués au faubourg Saint-Antoine sont tendus invariablement en soieries de Lyon. Rien de plus riche que ces intérieurs où l’on n’a regardé à la dépense que pour la pousser au maximum ; mais la moindre vieillerie originale et nationale ferait beaucoup mieux notre affaire. Les glaces de trente mètres carrés, les candélabres de cristal à deux cent cinquante bougies, les cheminées revêtues de malachite ou enrichies des porcelaines les plus élégantes de la rue Paradis-Poissonnière, ne valent pas pour nous une lampe de mosquée ou même un seul carreau de belle majolique. Plusieurs choses m’ont intéressé dans ce palais immense et ruineux, par exemple les salles de bain construites en albâtre oriental et une petite galerie de tableaux modernes où l’on est tout heureux de retrouver le ''Gynécée'' de Gérome (est-ce bien ainsi qu’on l’appelle ?) et quelques-unes des meilleures toiles de Fromentin, de Berchère et de Pasini. Mais la salle des fêtes où l’on posait une petite bande de carpette extrêmement simple pour la réception du Courbam-Beïram m’a seule<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-08-25T12:58:05Z
Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude>cela s’est fait grossièrement, d’une main lourde.
Le jour approche où Sainte-Sophie ne pourra
plus être sauvée que par une restauration complète. Les Turcs entreprendront-ils ce travail ?
Non, jamais. C’est le peuple le moins réparateur
qui soit au monde ; d’ailleurs, où prendraient-ils
les cent millions que cela doit coûter au bas mot ? Les Russes seuls…… Mais ici notre archéologie devient un peu révolutionnaire.
Démolir un empire pour réparer une basilique,
ce n’est pas une solution.
Les trois quarts de nos compagnons, sans respect
du programme tracé par {{M.|Weil}}, veulent
absolument aller voir, tout au fond de la Corne d’Or,
des hommes barbus qui lèvent les mains
au ciel et tournent pendant un quart d’heure sur
un air de valse à deux temps afin d’enseigner
aux profanes que Dieu est partout à la fois. J’ai
va cet exercice au Caire, et comme il est peu
vraisemblable qu’on l’ait perfectionné depuis
1868, j’aime mieux visiter Hamdy-Bey dans son
petit musée. Il n’est pas encore très riche,
d’abord parce qu’il est nouveau, ensuite parce
que les Turcs se sont laissé reprendre tous les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/237
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|225|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
< ''drumi'' dormire (dormir) :
1. ''dru̩mo'' et ''drumè̩ꞓo'' (je dors) ; 2. et 3. ''drumė'' ; 4. ''drumẽ̩'' et ''drumĕ́ꞓẽ̩.''
''feri'' < ferire (arriver) :
1. ''fèro'' (il m’arrive) ; 2. et 3. ''fèrė'' ; 4. ''fḕrĭ̀ꞓẽ̩'' et ''fèrẽ̩'' ; 6. ''fère̩ꞓõ.''
''krui'' < cooperire (couvrir) :
1. ''kru̩o'' et ''kruè̩ꞓo'' (je couvre) ; 4. ''kruẽ'' et ''kruĕꞓẽ̩.''
''nuri̩'' < nutrire (nourrir) :
1. ''nuro'' et ''nure̩ꞓo'' (je nourris) ; 4. ''nurĭ̀ꞓẽ̩.''
''urdi̩'' < {{ell|nutrire|?}} (frapper) :
1. ''u̩rdo'' et ''urdè̩ꞓo'' (je frappe) ; 4. ''urdĭ̀ꞓẽ̩.'' 6. ''u̩rdõ'' et ''urdè̩ꞓõ.''
''uri'' < aperire (ouvrir) :
1. ''u̩ro'' et ''urè̩ꞓo'' (j’ouvre) ; 2. et 3. ''{{erratum|ū́rė|ūr{{t|ė|80}}}}'' ; 4. ''urĕ́ꞓẽ̩'' et ''urẽ̩'' ; 6. ''urè̩ꞓõ'' et ''ū̩rõ.''
''ufri̩'' < offerire (offrir) :
1. ''ófro'' et ''ùfrè̩ꞓo'' (j’offre) ; 4. ''ofrĭ̀ꞓẽ̩.''
{{c|Subjonctif :|mt=1em}}
{{§|{{MotAncre|446}}}}. ''ꞓẽ{{t|n|80}}ti̩'' (sentir) :
{|style=line-height:1.25em;width:100%
|width=10%|a) 1.||width=40%|''ꞓẽ{{t|n|80}}ti̩co'' < sentiss[am ;||width=10%|b) 1.||''ꞓẽ{{t|n|80}}to'' < sentam + ''o'' (que je
|-
|||||||sente) ;
|-
|2. 3.||''ꞓẽ{{t|n|80}}ti̩ꞓ{{t|ė|80}}'' ;||2. 3.||''ꞓẽ{{t|n|80}}tė'' < sentas -t ;
|-
|4.||''ꞓẽ{{t|n|80}}tiꞓã̩'' ;||4.||''ꞓẽ{{t|n|80}}tĩ'' ;
|-
|5.||''ꞓẽ{{t|n|80}}tiꞓa̩'' ;
|-
|6.||''ꞓẽ{{t|n|80}}ti̩ꞓõ,'' < sentissant + ''õ''||6.||''ꞓẽ{{t|n|80}}tõ'' et ''ꞓẽ{{t|n|80}}tã̩.''
|-
|||et ''ꞓẽ{{t|n|80}}tiꞓã̩.''
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
njbcxbk40yei3yw48kxprst8y165n2j
Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/127
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2026-08-25T12:58:48Z
Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
Mais gardez-vous bien de les plaindre : on lit
sur leur visage convulsé une grossière béatitude,
et même, j’en ai peur, un avant-goût solitaire
et malsain du paradis de Mahomet. Grand
bien leur fasse ! Nous n’envions pas leur plaisir.
Mais la vue de ces exercices éveille une certaine
émulation dans l’assistance musulmane. Plus
d’un spectateur, homme grave, coiffé du fez,
vêtu de la redingote longue, porteur d’une de
ces belles barbes teintes en bleu qui faisaient
croire à Gérard de Nerval qu’un musulman est
toujours jeune, suit le mouvement peu à peu,
commence par dodeliner de la tête, fredonne
ensuite à l’unisson et finit par entrer en danse.
Un monsieur qu’on prendrait volontiers pour un colonel en retraite, tant sa tenue est correcte et
sa figure respectable, s’était assis à trois pas de
nous, à l’intérieur de la nef, sur la natte. Il a fait
comme beaucoup d’autres, et le voici qui exécute
sa partie dans l’ensemble sans hurler, mais en
accompagnant les hurleurs sur le tambour de
basque. Les instruments ont été décrochés au
nombre de vingt ou trente par un petit bossu
sans bosse, gamin difforme et grimaçant qui<noinclude>
<references/></noinclude>
73aqnmh0556kb1ewfbhoig4weo1us9p
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/239
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Rafavannay
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en tête
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|227|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{|class=two-col
|5. ''urdĕꞓi̩''||< -isce(b)atis ;
|-
|6. ''urdi̩võ'' et ''urdi̩yõ''||< -ibant + ''õ.''
|}
La double forme de 1. (et 6) ''urdi̩yo'' est refaite sur 2. et 3. ({{§|{{erratum|315|[[#215|215]]}}}}).
On voit que l’infixe à pénétré à 4. et 5. seulement.
Autant que nous l’avons remarqué, tous les verbes en ''i'' qui admettent l’infixe se conjuguent de la même manière à l’imparfait de l’indicatif.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|449}}}}. Les verbes de II non inchoatifs ont les formes suivantes qui se retrouvent aussi dans la III{{e}} conjugaison.
{|class=two-col
|1. ''ꞓẽ{{t|n|80}}ta̩vo''||< sentabam (je sentais), refait sur I{{e|a}}.
|-
|2. 3. ''ꞓẽ{{t|n|80}}te''(''k'')||< sentebas, -t.
|-
|4. ''ꞓẽ{{t|n|80}}ī.''
|-
|5. ''ꞓẽ{{t|n|80}}ti̩''(''k'').
|-
|6. ''ꞓẽ{{t|n|80}}tã̩''||< sentabant.
|}
De même ''furni̩'' (finir) ; ''ḗni'' (venir) ({{§|[[#454|454]]}}) ; et ''ḗṣi.'' Ces verbes ont aussi un imparfait en ''-iyo,'' etc.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|450}}}}. Futur et conditionnel :
Ici l’infixe inchoatif a pénétré dans tous les verbes en ''-i,'' sauf dans ''furni,'' (''t'')''éni'' (venir et tenir).
Voici ce qu’en dit M. L. II, 397 : Il ne peut assurément pas être question d’une intercalation réelle de l’infixe, car il est peu vraisemblable que ces formations remontent à une époque où '''ss-r''' pouvait encore, par l’intermédiaire de ''str,'' se changer en ''ṣr'' ; on admettrait plutôt une assimilation à ''kon̮eṣri, pareṣri.''
Pour ce qui concerne Héré., il serait préférable de {{tiret|ratta|cher}}<noinclude>
<references/></noinclude>
nzmzs4l97bo8qox31a1reymd6q2p9xs
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/241
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|229|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class="two-col lalo"
|''ꞓẽ{{t|n|80}}ti̩'' (sentir)||p. pa. ''ꞓẽ{{t|n|80}}tu̩'' fé. ''ꞓẽ{{t|n|80}}twa̩'' (sentie) ;
|-
|''rĕpẽ{{t|n|80}}ti'' (repentir)||{{ell|p. pa.|—}} ''rĕpẽ{{t|n|80}}tu, rĕpẽ{{t|n|80}}twa̩ ;
|-
|''ēṣi'' (vêtir)||{{ell|p. pa.|—}} ''ḗṣu̩'' ;
|-
|''feri'' (arriver)||{{ell|p. pa.|—}} ''feru, ferwa̩'' ;
|-
|''nĕc̑i̩'' (naître)||{{ell|p. pa.|—}} ''nĕc̑u, nĕc̑wa̩'' ;
|-
|et ''uri'' (ouvrir)||{{ell|p. pa.|—}} ''{{t|u|80}}wé, ŭè̩ꞓa'' dont le féminin est emprunté à la
|}{{SA|III{{e}} conjugaison.|mt=0}}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|454}}}}. Les verbes ''tĕ́ni,'' (tenir), ''ḗni'' (venir) se conjuguent comme suit :
{|style=width:90%;line-height:1.25em;margin-left:10%
|width=20%|Indic. prés. :||width=5% style=text-align:right|1.||width=15%|''têyo''||width=25%|(je tiens)||width=15%|''vḗn̮o''||width=30%|(je viens) ;
|-
|colspan=2 style=text-align:right|2. 3.||''tĩ'' ;||||''vĩ'' ;
|-
|||style=text-align:right|4.||''tìn̮ẽ''||||''vìn̮ẽ'' ;
|-
|||style=text-align:right|5.||''tĕ́ni̩''||||''ḗni'' ;
|-
|||style=text-align:right|6.||''té̩n̮õ''||||''vén̮õ.''
|-
|||
|-
|Imparf. :||style=text-align:right|1.||''tĕ̀n̮avo''||(je tenais)||''vĕn̮a̩vo''||(je venais) ;
|-
|colspan=2 style=text-align:right|2. 3.||''tĭ̀n̮e̩''||||''vĭ̀n̮e̩'' ;
|-
|||style=text-align:right|4.||''tìn̮ĩ̩''||||''vìn̮ĩ'' ;
|-
|||style=text-align:right|5.||''tìn̮i̩''||||''vìn̮i̩'' ;
|-
|||style=text-align:right|6.||''tìn̮ã''||||''vìn̮ã.''
|}
Subjonctif :
{|style=width:90%;line-height:1.25em;margin-left:10%
|width=50%|''a'') 1. ''tìn̮ì̩ꞓo'' (que je tienne) ;||(''v'')''ìn̮ì̩ꞓo'' (que je vienne) ;
|-
|2. 3. ''tìn̮i̩ꞓ{{t|ė|80}}''||''vin̮ì̩ꞓ{{t|ė|80}}''
|-
|4. 6. ''tĕ́n̮iꞓã̩''||''vĕ́n̮iꞓã̩.''
|-
|{{cach|4.}} 5. ''tĕ́n̮iꞓa̩''||''vĕ́n̮iꞓa̩.''
|-
|
|-
|''b'') 1. ''tè̩n̮o''||''è̩n̮o''
|-
|2. 3. ''tè̩n̮{{t|ė|80}}''||''è̩n̮{{t|ė|80}}''
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
od9mag4efpahczkx29ovdy6fs2p6sa7
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/243
104
4970707
16001962
15998049
2026-08-25T14:09:45Z
Rafavannay
131027
en tête
16001962
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|231|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{{il}}
{{§|{{MotAncre|456}}}}. Ont été transférés dans cette conjugaison :
{|class="two-col lalo"
|''valik''||(valoir) ;
|-
|''rĕ́jisti''||(résister), mot savant et ''keiji'' < qu(i)etiare + tacere
|}{{SA|(rester tranquille).|mt=0}}
{{t6|{{ancre|4-5|{{sc|troisième conjugaison -ēre.}}}}}}
III{{e|a}}). Comme il n’est guère possible de classer les verbes qui remontent à '''-ēre''' latin, nous donnons la conjugaison de chaque verbe séparément :
{{il}}
{{§|{{MotAncre|457}}}}. ''rėꞓėèk'' (recevoir) < recipēre ;
Indic. pr. 1. ''rėꞓeivo'' < rec'''ĭ̩'''po ; 2. 3. ''rėꞓėĕ̀''(''k'') ; 4. ''rĕ̇ꞓĕ̇è̃'' ; 5. ''rĕ̇ꞓe̩id{{t|ė|80}}'' refait sur f'''a̩'''citis, d'''i̩'''citis (cf. M. L. II, 198) ; 6. ''rėꞓe̩ivõ.''
Imparf. 1. ''rėꞓĕavo'' < *recipabam (je recevais) ; 2. 3. ''rėꞓ{{t|e|80}}e̩''(''k'') ; 4. ''rėꞓĕ́ĩ'' ; 5. ''rėꞓĕ́i̩'' ; 6. ''rėꞓèã.''
Subj. ''a'') 1. ''rėꞓéiꞓo'' < recipiss[am + ''o'' (que je reçowe), etc.
Futur 1. ''rėꞓėvri̩'' (je recevrai).
Condit. 1. ''rėꞓėvra̩vo'' (je recevrais).
Part. passé : masc. ''rĕ́ꞓyú̩'' ; fém., ''rĕ́ꞓyū{{t|w|80}}a'' et ''re̩ꞓywa̩'' (reçu[e]).
Si on trouve ''y'' au lieu d’un ''e'' dans ''rĕ́ꞓyu,'' c’est parce que le ''v'' secondaire ayant disparu plus tôt devant une voyelle labiale, l’'''e''', de bonne heure en contact avec une voyelle tonique, a passé à ''y'' (cf. plus loin debutu).
''aperꞓėèk'' (apercevoir) se conjugue de même.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|458}}}}. ''dĕ̀é'' < debere (devoir).
Indic. prés. 1. ''deivo'' < dēbo (je dois) ; 2. 3. ''de̩'' ; 4. ''dèè̃'' ;<noinclude>
<references/></noinclude>
agkrajsefd6tihk6w2jdlayuyoe37mi
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/245
104
4970727
16001963
15998100
2026-08-25T14:09:50Z
Rafavannay
131027
en tête
16001963
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|233|b=<hr>}}</noinclude>remonter les formes contractées du singulier jusqu’’au latin vulgaire.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|461}}}}. Imparfait : 1. ''aa̩vo'' < habebo ? + ''a̩vo'' (j’avais) ; 2. 3. ''aè̩k'' < habebas, -t ; 4. ''aĕ̀ꞓĩ'' < *habesce(b)amus ; 5. ''aĕ̀ꞓi̩'' < *habesce(b)atis ; 6. ''aã'' < habebant.
{{sc|Remarque}} : 1 et 6 sont très curieux. À moins d’y voir *habebo, on est forcé d’admettre une assimilation à I, dont le type serait *hababo. ''{{erratum|a̩vo|-a̩vo}}'' a été considéré comme caractéristique de la première personne de l’imparfait et s’est ajouté au radical ''a'' de l’infinitif ''ae'' (cf. ''ꞓe{{t|n|80}}tavo'' ({{§|[[#449|449]]}}). Cette forme ''aavo'' doit être très ancienne, puisqu’elle a servi à former tous les conditionnels. Du verbe ''ae'' (avoir), elle a passé à tous les verbes sauf dans I et II inchoatif. Les faits sont les mêmes pour la {{3e}} personne du pluriel.
On est surpris de rencontrer l’infixe inchoatif à 4 et 5. C’est sans doute ce verbe qui l’a imposé partout où on le retrouve ailleurs que dans II.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|462}}}}. Subjonctif :
''a'') 1. ''ù̩ꞓo'' < habu(i)ssam, etc. (que j’aie) ; 2. 3. ùꞓ{{t|ė|80}}'' ; 4. ''óꞓã̩'' ; 5. ''óꞓa̩'' ; 6. ''óꞓã̩'' ;
''b'') 1. ''a̩ꞓo,'' (que j’aie) ; 2. 3. ''a̩ꞓ{{t|ė|80}}'' ; 4. ''aꞓã̩'' ; 5. ''aꞓi̩'' ; 6. ''a̩ꞓõ.''
Les formes de ''b'') paraissent empruntées à ''fa̩ꞓo'' < faciam, {{§|[[#493|493]]}} ; sauf la flexion de 4, qui vient de 4 a).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|463}}}}. Futur :
1. ''ari'' (j’aurai) ; 2. ''arì'' ; 3. ''arè'' ; 4. 6. ''arẽ'' ; 5. ''are''(''k'').
Ces formes viennent de haberehabeo, mais le premier '''b''' est tombé de très bonne heure, probablement par {{tiret|dissimi|lation}}<noinclude>
<references/></noinclude>
8vnvyjhxhg1b4cpbgnhcuf0drvtdjpm
Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/143
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2026-08-25T12:59:46Z
Denis Gagne52
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16001830
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude>{{tiret2|bar|ques}} qui roulent et que le flot heurte les unes
contre les autres et arriver enfin tout transis
sur une berge fangeuse en plein champ, c’est
exactement le contraire d’une partie de plaisir.
Mais il avait raison, le capitaine, car le vent se
leva bientôt, et il devint si violent qu’à Roustchouk
notre petit vapeur dansait sur le Danube
comme sur une mer en furie. Nous avons retrouvé
M. de Gisors fidèle au poste dans la gare
de Varna ; il nous y avait préparé, d’accord avec
M. Wiener, un vrai banquet auquel j’eusse fait
grand honneur, si j’avais eu l’appétit ouvert
avant les yeux, comme le personnage de la
chanson. Mais tous les estomacs ne sont pas
vétilleux comme les nôtres, témoin cet excellent
Bulgare qui, croyant être pour son argent à la
table d’hôte du buffet, dévora devant nous un
plat de viande froide et de gibier servi pour plus
de vingt personnes.
La principauté d’Alexandre de Battenberg
nous parut tout aussi maussade au retour qu’à
l’aller, et ce fut avec une véritable joie que nous
revîmes notre beau train tout battant neuf en
gare de Giurgevo. On avait réparé le wagon que<noinclude>
<references/></noinclude>
n8nuew9ljpdmo401i85go0xajlmp75k
Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/148
104
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16001833
15998164
2026-08-25T13:00:18Z
Denis Gagne52
101614
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
« Mais c’est bien simple, répondit-il ; en venant
dîner chez moi. »
N’est-ce pas là la grandeur et la bonhomie
belges peintes par elles-mêmes et d’un seul
trait ?<noinclude>
<references/></noinclude>
ctaz9ed5r97dtdithiak6hveivr9ofe
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/247
104
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16001964
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2026-08-25T14:09:55Z
Rafavannay
131027
en tête
16001964
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|235|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
Conditionnel : 1. ''ꞓùro'' (je saurais) ; 2. 3. ''ꞓùr{{t|ė|80}}'' ; 4. 6. ''{{erratum|ꞓùrã|ꞓùrã̩}}'' ; 5. ''ꞓùra̩.''
{{sc|Remarque}} : Ces deux temps se sont modelés sur les temps correspondants de ''ae.''
Part. passé : masc. ''ꞓupu,'' fém. : ''ꞓŏ́pwa̩.'' Le radical est le même qu’au subj. a).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|467}}}}. ''Poèk'' < potere (pouvoir).
Indicatif présent : 1. ''pwe{{t|i|80}}'' et ''pwek'' (je peux) ({{§|[[#103|103]]}}) ; 2. 3. ''pu'' ; 4. ''pŏ̀è̃'' ; 5. ''pud{{t|ė|80}}'' forme analogique ; 6. ''p{{t|o|80}}õ.''
{{sc|Remarque}} : 1. ''pwe{{t|i|80}}'' pourrait venir de poteo (cf. {{erratum|pas en italique|''pwe''}} < puteu) ou de pocsum (cf. ''bwe'' < buxu). La dernière étymologie, avancée par G. Paris (Ro. 96, 103), est rejetée par M. L. II, 312.
Imparfait : 1. ''poa̩vo'' (je pouvais) ; 2. 3. ''poe''(''k'') ; 4. ''poĩ'' ; 5. ''pwi̩k'' ; 6. ''pwã.''
Subj. a) : 1. ''pwiꞓo'' < potuissem (que je puisse).
Futur : 1. ''puri̩,'' etc. (je pourrai).
Condit. : 1. ''póra̩vo,'' etc. (je pourrais).
Part. passé. : ''puꞓu poꞓwa'' < *possutu<ref>Sur le fém. de ''puꞓu'' et ''ulu,'' v. Syntaxe.</ref> fém. (pu).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|468}}}}. ''õlèk'' < volēre (vouloir).
Indic. prés. : 1. ''wé̩'' < voleo (je veux) ; 2. 3. ''u'' ; 4. ''ùlẽ'' ; 5. ''ùlé'' < voletis ; 6. ''ùlõ.''
{{sc|Remarque}} : 5. ''ùlé̩'' (vous voulez) montre que '''-e̩tis''' s’est conservé dans ce verbe comme à Blonay (M. L., II, 198).<noinclude>
<references/></noinclude>
hcgudmm942np078xm7rjuzhc8rld6fr
Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/151
104
4970755
16002076
15998192
2026-08-25T16:16:33Z
Denis Gagne52
101614
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
{{c|LE GRAIN DE PLOMB |fs=180%|sp=0.08em}}
{{—|6|m=2em}}
De mon temps (je veux dire au bon temps de
notre chère Alsace), M. Franck, de Saverne,
était cité dans les deux départements comme un
chasseur accompli. On ne lui connaissait pas de
rival sur la rive gauche du Rhin, depuis Huningue
jusqu’à Lauterbourg. Ce notaire de cinquante
ans faisait l’étonnement des forestiers les
plus jeunes et les plus fringants. Marcheur infatigable,
tireur presque infaillible, il possédait surtout
à un rare degré la promptitude de l’esprit,
la droiture du coup d’œil, le flegme en pleine
action et la prudence qui est une vertu sans prix
à la chasse. Je ne lui ferai pas l’injure d’ajouter<noinclude>
<references/></noinclude>
hknd1zckuxd8r9imqriu73k2hbiawsi
Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/157
104
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16002080
15998211
2026-08-25T16:17:39Z
Denis Gagne52
101614
16002080
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
« Je ne me le fis pas dire deux fois. Ah ! le
joyeux départ ! Et que la route me parut longue !
De quel cœur je donnai au diable ce paysan de
Haegen qui se fit traduire mot par mot l’acte
notarié, avant d’y mettre sa signature ! Il me
semblait toujours que la nuit allait nous surprendre
et que la chasse serait remise au lendemain.
Les bassets, qui hurlaient au fond de la
voiture, étaient moins impatients que moi.
« L’affaire se termina pourtant, et vers cinq
heures nous arrivions à la porte de la garenne.
J’attachais le cheval à un arbre, mon père chargeait
nos fusils, lentement, avec le soin qu’il
mettait aux moindres choses, et les chiens étaient
découplés.
« Mon père me posta au coin d’une jeune
taille avec toutes les recommandations en usage :
surveiller les deux chemins, jeter le coup de
fusil sur le lapin aussitôt vu, ne pas tirer si
les chiens suivaient de près, et surtout rester
ferme en place, quoi qu’il pût arriver, tant qu’il
ne me rappellerait point. Là-dessus, il partit,
fort tranquille et comptant sur mon obéissance,
pour se placer lui-même à l’angle opposé, hors<noinclude>
<references/></noinclude>
m43d68ll97abw6tzwu4wm9f5gk7o4er
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/249
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16001965
15998212
2026-08-25T14:10:00Z
Rafavannay
131027
en tête
16001965
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|237|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{|class="two-col lalo"
|Subjonctif ''b'')||1. ''va̩lo'' ; 2. 3. ''val{{t|ė|80}}'' ; 4. ''valĭ'' ; 6. ''valã̩'' et ''va̩lõ.''
|-
|{{cach|Subjonctif}} ''a'')||''vali̩ꞓo,'' etc. Il est curieux de ne pas rencontrer d’''l̮'' à
|}{{SA|ces temps.|mt=0}}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|471}}}}. ''Plœe'' < pluvere (pleuvoir).
{|class=std
|Indic. prés. : ||3. ''plu''||(il pleut) ;
|-
|Imparfait :||3. ''plœt''||(l pleuvait) ;
|-
|Subjonctif :||3. ''plœiꞓ{{t|ė|80}}''||(qu’il pleuve) ;
|-
|Futur :||3. ''plòvre̩''||(il pleuvra) ;
|-
|Conditionnel :||3. ''plovre̩k''||(il pleuvrait) ;
|-
|Part. passé :||3. ''plu''||(plu).
|}
{{sc|Remarque}} : Ce verbe est à demi-français, car il est généralement remplacé par la périphrase : ''bāl̮ĕ d{{t|ė|80}} plūz{{t|ė|80}}'' (pleuvoir).
{{t6|{{ancre|4-6|III{{e|b}}. {{sc|conjugaison -ĕre.}}}}}}
{{§|{{MotAncre|472}}}}. Les verbes de cette classe remontent presque tous à '''-ĕre''' latin.
Quelques-uns cependant ont appartenu d’abord à d’autres conjugaisons, par exemple :
{|class=two-col
|colspan=2|''zudr{{t|ė|80}}'' (se tenir au soleil) < gaudire ;
|-
|''ꞓyor{{t|ė|80}}'' (saillir)||< sallire + sequere ;
|-
|''fyèdr{{t|ė|80}}'' (frapper)||< ferire ({{§|[[#66|66]]}}) Gau. {{§|28}}, rattache à tort ''fièdre'' à ''fierdre'' ;
|-
|''frẽd''(''r'')''{{t|ė|80}}'' (envelopper)||< *fimbriare ? ;
|-
|''l̮ir{{t|ė|80}}'' (attacher)||< ligare ?
|-
|et ''fruõ̩jo'' (je finis)||< frumjan ({{§|[[#455|455]]}}).
|}
Les 3 premiers infinitifs ont été obtenus en ajoutant -(''d'')''r{{t|ė|80}}'' à la troisième personne du sing. apparemment (Cf. M.<noinclude>
<references/></noinclude>
gg0xj7n42aufv26r0ewox3h5nstsu70
Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/164
104
4970775
16002082
15998236
2026-08-25T16:19:54Z
Denis Gagne52
101614
16002082
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude>et, après une visite d’un quart d’heure, ils descendirent
au salon pour se consulter ensemble.
Je ne me fis aucun scrupule d’écouter à la porte,
car il y allait non seulement du repos de ma
conscience, mais encore de nos intérêts les
plus chers. Le peu que je saisis, à bâtons
rompus, me fit dresser les cheveux sur la tête.
Il y avait un plomb, un plomb de mon fusil, dans
l’articulation du genou ; on parla de phlegmon,
de phlébite, et ces mots que j’entendais pour la
première fois se gravèrent dans ma mémoire
comme sur une planche d’acier.
« Les savants praticiens s’accordaient sur la
gravité du cas et sur l’urgence d’une opération,
mais aucun n’en voulait courir le risque. La responsabilité
était trop grande et le succès trop
incertain. On craignait que le malade, épuisé par
quinze jours de souffrances, ne succombât entre
les mains de l’opérateur. Une grosse voix répéta
à quatre ou cinq reprises : {{««|J’aimerais mieux extraire dix balles de munition ! » }} {{M.|Maugin}}
seul insistait, disant qu’il pouvait garantir la
vigueur physique et morale de son malade. Il
s’anima si bien qu’il finit par leur dire : {{««|J’irai|d}}<noinclude>
<references/></noinclude>
9m45j79glffxl7pkd0j1n4cl7420d15
Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/165
104
4970776
16002083
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2026-08-25T16:21:52Z
Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" />{{nr||LE GRAIN DE PLOMB|161}}</noinclude>{{««|chercher {{M.|Sédillot}}, qui sera plus hardi que
vous. »|f}} Là-dessus, je n’entendis plus qu’un tumulte
de voix confuses, de portes ouvertes et
fermées, et la maison rentra dans sa lugubre
tranquillité.
« Notre docteur ne revint pas de la journée, et
j’en conclus qu’il allait chercher le grand chirurgien
de Strasbourg. La chose était d’autant
plus vraisemblable que le lendemain matin, à six
heures, notre mère nous fit habiller, nous conduisit
dans la chambre du père, qui nous embrassa
tous avec une solennité inaccoutumée,
puis elle nous embarqua sur le vieux char à
bancs en me recommandant les petits. — Mon
enfant, me dit-elle, ton oncle de Hochfeld vous
attend pour la fête, qui doit commencer dans trois
jours. L’exercice et le changement d’air vous
feront grand bien, à toi surtout qui mènes la vie
d’un prisonnier. Ne t’inquiète pas de la santé de
ton père : à partir d’aujourd’hui, il ira de mieux
en mieux.
« La chère femme me trompait par pitié,
comme mon père m’avait trompé lui-même.
L’opération était décidée, elle était imminente,<noinclude>
<references/></noinclude>
rkgdsk2qcav25ojx2390ybbuj7xt9ry
Page:Platon - Théétète. Parménide, trad. Chambry.djvu/35
104
4970778
16001944
15998242
2026-08-25T14:05:06Z
Bertille
15499
/* Corrigée */
16001944
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" />{{nr|34||{{sc|notice sur le théétète}}}}</noinclude>la nature, alors, tandis que se meuvent dans l’espace intermédiaire la vision qui vient des yeux et la blancheur qui
vient de l’objet qui a, de concert avec eux, engendré la
couleur, l’œil se remplit de vision et devient, non pas
vision, mais œil voyant. Pareillement l’objet qui a concouru
avec l’œil à la production de la couleur s’est rempli de
blancheur et il est devenu, non pas blancheur, mais blanc,
par exemple bois blanc ou pierre blanche ; et il en est ainsi
du froid et du chaud et des autres qualités. Rien n’est tel
en soi et par soi : c’est dans leurs approches mutuelles que
toutes choses naissent du mouvement sous des formes de
toute sorte, et il est impossible de concevoir l’élément
actif et l’élément passif comme existant séparément,
puisqu’il n’y a pas d’élément actif avant qu’il soit uni à
l’élément passif, ni d’élément passif avant qu’il soit uni
à l’élément actif ; et ce qui, dans telle rencontre, a été
agent, apparaît comme patient en s’unissant à autre chose.
Il résulte de tout cela que rien n’est en soi et qu’il faut
ôter de partout le mot être.
On objecte à ce système les songes, les maladies, la folie
et les illusions des sens. On peut répondre que la sensation
pendant le rêve est tout aussi existante pour celui qui rêve
que la sensation pendant la veille l’est pour celui qui veille,
que la sensation de Socrate malade est aussi vraie pour
lui qu’elle l’est lorsqu’il se porte bien. Il n’y a pas d’autre
juge de la sensation que celui qui l’éprouve. C’est ainsi
que selon Homère, selon Héraclite, selon Protagoras,
selon Théétète la sensation est la science.
Après un court intermède où Socrate annonce qu’il va
examiner l’enfant nouveau-né de Théétète et où Théodore
le presse d’en dire son sentiment, il assène d’abord à
Protagoras deux terribles coups de boutoir :
« Pourquoi Protagoras a-t-il fait l’homme mesure de toutes choses
plutôt que le porc ou le singe, qui sont aussi des êtres sentants ? Et, si chacun est mesure de sa propre sagesse, en
quoi Protagoras est-il plus sage que les autres ? » Peiné de
voir ainsi maltraiter son ami Protagoras, Théodore renonce
à répondre et en charge Théétète.
— Eh bien, Théétète, dit Socrate, n’es-tu pas étonné de te voir égal en sagesse à n’importe lequel des hommes et des
dieux ? — Si, dit Théétète. — Voyons à quelle conséquence nous conduit la thèse que la science est la sensation. Sentir par la vue ou l’ouïe, c’est savoir. Or celui qui
voit et qui a pris connaissance de ce qu’il a vu, s’il ferme
les yeux, se souvient de la chose, mais ne la voit plus. Or<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/183
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
À mesure que je rebâtissais les cloisons du
second étage, que je plaçais les deux fenêtres et
que je rassemblais les matériaux du plancher, il
se produisait un phénomène assez étrange : le
logement se remeublait petit à petit. Trois casseroles
de cuivre étagées par rang de taille étincelaient
le long du mur de la cuisine, avec une
bassinoire d’un travail ancien et curieux. Dans
la petite chambre sans feu, il y avait un lit de
bois peint, deux chaises, une planche chargée
de vieux livres et de romans coupés par tranches
au bas des journaux. La pièce principale était
presque confortable. Trois matelas et un édredon
s’empilaient sur un bon lit de noyer. La table du
milieu était couverte d’un vieux châle reprisé en
vingt endroits, mais propre. Le poêle de faïence
ronflait joyeusement ; cinq ou six images gravées
souriaient dans leurs vieux cadres ; une
étagère à bon marché s’encombrait de petites
faïences et de bimbeloteries archaïques ; au milieu
de cette collection, j’admirais un buste de
vieille femme, pas si gros que le poing, mais
exécuté avec beaucoup de conscience et de tendresse.
Et voilà que dans un coin, vers la {{tiret|fe|nêtre}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/187
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude>{{tiret2|ap|prentissage}} pour arriver à un honnête élablissement.
Christine Alain était couturière ; elle
épousa un Alsacien ; ils ont fait une bonne
maison. Corentine piquait des gants, elle fit la
conquête d’un coupeur habile ; ils fondèrent une
fabrique rue du Petit-Lion-Saint-Sauveur. Jules,
le cadet, se faufila dans la librairie, et de commis
devint patron. Le plus jeune, Léon, était
marbrier ; il suivit l’école de dessin, se fit admettre
aux Beaux-Arts, devint par son travail un
bon sculpteur de deuxième ordre, plut à la fille
de son propriétaire et l’épousa. L’aîné, qu’on
désignait par le nom de famille, continua le métier
de son père et resta garçon pour tenir compagnie
à {{Mme|Alain}}. Cette petite chambre
entre la rue et la cuisine était la sienne. De tous
les fils Alain, c’est lui qui est resté le plus vivant
dans ma mémoire. Je vois d’ici sa brave figure
et sa main… quelle main ! Un étau ! Il était
entiché de son droit d’aînesse et se faisait un
point d’honneur de nourrir la mère à lui seul.
La bonne femme avait une certaine déférence
pour lui : n’était-il pas le chef de la famille ?
Elle acceptait les petits présents de ses fils et de<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude>{{tiret2|ap|prentissage}} pour arriver à un honnête élablissement.
Christine Alain était couturière ; elle
épousa un Alsacien ; ils ont fait une bonne
maison. Corentine piquait des gants, elle fit la
conquête d’un coupeur habile ; ils fondèrent une
fabrique rue du Petit-Lion-Saint-Sauveur. Jules,
le cadet, se faufila dans la librairie, et de commis
devint patron. Le plus jeune, Léon, était
marbrier ; il suivit l’école de dessin, se fit admettre
aux Beaux-Arts, devint par son travail un
bon sculpteur de deuxième ordre, plut à la fille
de son propriétaire et l’épousa. L’aîné, qu’on
désignait par le nom de famille, continua le métier
de son père et resta garçon pour tenir compagnie
à {{Mme|Alain|nx}}. Cette petite chambre
entre la rue et la cuisine était la sienne. De tous
les fils Alain, c’est lui qui est resté le plus vivant
dans ma mémoire. Je vois d’ici sa brave figure
et sa main… quelle main ! Un étau ! Il était
entiché de son droit d’aînesse et se faisait un
point d’honneur de nourrir la mère à lui seul.
La bonne femme avait une certaine déférence
pour lui : n’était-il pas le chef de la famille ?
Elle acceptait les petits présents de ses fils et de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres de C. Tillier - III.djvu/79
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Courvey
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4 x M. Dufêtre
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>cette occasion, monseigneur ressemble un peu à ces empiriques
nomades qui ont toujours la bouche pleine des succès qu’ils
viennent d’obtenir. Je trouve que, quand on a triomphé pendant
huit jours de suite, il est bien naturel d’en faire part aux populations
parmi lesquelles on a triomphé, et même de leur donner avis
par l’''Écho de la Nièvre'', afin qu’elles n’en ignorent, qu’on les
a converties. Mais enfin, il n’est dans l’Évangile rien qui ressemble
au langage de M. Dufêtre. Jésus-Christ ne proclamait point à
Jérusalem qu’il avait triomphé à Samarie ! Il s’est même avancé
jusqu’à dire : « Quiconque s’élève sera abaissé, quiconque
s’abaisse sera élevé. » Il n’y a pas, que je sache, d’exceptions pour
les évêques. Assurément, M. Dufêtre sait mieux que Jésus-Christ
comment un chrétien doit se conduire ; mais comme c’est au goût
de Jésus-Christ qu’il faut faire, parce que c’est lui seul qui absout
ou qui condamne, qui punit ou qui récompense, je crains fort que
M. Dufêtre n’ait un peu reculé dans ses bonnes grâces, et que les
articles de l’''Écho de la Nièvre'' ne suffisent point pour le remettre
bien en cour céleste. Or, j’ose affirmer que si l’''Association'' eût
vécu, M. Dufêtre eût craint de nous parler de sa huitaine triomphale.
L’''Association'' lui eût donc rendu un service que son ange
gardien n’a pu lui rendre.
Je vous ai déduit de mon mieux les avantages qui résultent pour
tout le monde de la publication d’un journal, et vous conviendrez
qu’il valait autant vous parler de cela que d’autre chose ; mais
gardez-vous d’aller conclure de là que je veux vous faire un
journal. Un journal coûte fort cher, et n’en fait pas qui veut.
Nous avons la petite vanité, nous autres Français, de nous croire
le peuple le plus civilisé du monde, et cependant, chez nous,
l’homme pauvre, fût-il plein des vérités les plus utiles et les
meilleures à dire, n’est qu’une boîte fermée : il faut que ses idées
meurent étouffées sous l’épais couvercle de nos lois fiscales, que sa
lampe s’use lentement sous le boisseau. On nous dit que la presse
est la plus grande puissance des temps modernes : cela peut être<noinclude>
<references/></noinclude>
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Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)
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== Index par date ==
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| rowspan = 2 | '''1772'''
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| rowspan = 2 | '''1773'''
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| rowspan = 2 | '''1774'''
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| rowspan = 2 | '''1775'''
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| [[Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Additions 1775/Décembre|Décembre]]
|}
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== Tomes ==
<div style="margin:auto;width:max-content;max-width:100%">
{| class="wikitable" style="text-align:left"
! style="text-align:center" | Tome
! style="text-align:center" | Contenu « principal »
! style="text-align:center" | Additions
! style="text-align:center" | (Autre)
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 1|De Bachaumont - Mémoires secrets, T1, Adamsohn.djvu|Tome 1}}
| janvier 1762-décembre 1763
| —
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 2|De Bachaumont - Mémoires secrets, T2, Adamsohn.djvu|Tome 2}}
| janvier 1764-février 1766
| —
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 3|De Bachaumont - Mémoires secrets, T3, Adamsohn.djvu|Tome 3}}
| mars 1766-mars 1768
| —
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 4|De Bachaumont - Mémoires secrets, T4, Adamsohn.djvu|Tome 4}}
| avril 1768-octobre 1769
| —
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 5|De Bachaumont - Mémoires secrets, T5, Adamsohn.djvu|Tome 5}}
| novembre 1769-septembre 1771
| —
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 6|De Bachaumont - Mémoires secrets, T6, Adamsohn.djvu|Tome 6}}
| octobre 1771-mai 1773
| —
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 7|De Bachaumont - Mémoires secrets, T7, Adamsohn.djvu|Tome 7}}
| juin 1773-mars 1775
| —
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 8|De Bachaumont - Mémoires secrets, T8, Adamsohn.djvu|Tome 8}}
| avril-décembre 1775
| —
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 9|De Bachaumont - Mémoires secrets, T9, Adamsohn.djvu|Tome 9}}
| janvier-décembre 1776
| —
| —
|--------------0
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 10|De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu|Tome 10}}
| janvier-décembre 1777
| —
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 11|De Bachaumont - Mémoires secrets, T11, Adamsohn.djvu|Tome 11}}
| janvier-mai 1778
| —
| Lettres sur le salon de 1777
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 12|De Bachaumont - Mémoires secrets, T12, Adamsohn.djvu|Tome 12}}
| juin-décembre 1778
| —
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 13|De Bachaumont - Mémoires secrets, T13, Adamsohn.djvu|Tome 13}}
| janvier-mars 1779
| —
| Lettres sur les salons de 1767-1779
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 14|De Bachaumont - Mémoires secrets, T14, Adamsohn.djvu|Tome 14}}
| avril-décembre 1779
| —
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 15|De Bachaumont - Mémoires secrets, T15, Adamsohn.djvu|Tome 15}}
| janvier-septembre 1780
| —
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 16|De Bachaumont - Mémoires secrets, T16, Adamsohn.djvu|Tome 16}}
| septembre-décembre 1780
| janvier 1762-juillet 1766
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 17|De Bachaumont - Mémoires secrets, T17, Adamsohn.djvu|Tome 17}}
| janvier-août 1781
| —
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 18|De Bachaumont - Mémoires secrets, T18, Adamsohn.djvu|Tome 18}}
| août-décembre 1781
| juillet 1766-juillet 1768
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 19|De Bachaumont - Mémoires secrets, T19, Adamsohn.djvu|Tome 19}}
| —
| juillet 1768-juin 1771
| Lettres sur le salon de 1781
|--------------0
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 20|De Bachaumont - Mémoires secrets, T20, Adamsohn.djvu|Tome 20}}
| juillet 1768-juin 1771
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 21|De Bachaumont - Mémoires secrets, T21, Adamsohn.djvu|Tome 21}}
| juillet-décembre 1782
| juillet 1771-mars 1772
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 22|De Bachaumont - Mémoires secrets, T22, Adamsohn.djvu|Tome 22}}
| janvier-juin 1783
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 23|De Bachaumont - Mémoires secrets, T23, Adamsohn.djvu|Tome 23}}
| juin-novembre 1783
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 24|De Bachaumont - Mémoires secrets, T24, Adamsohn.djvu|Tome 24}}
| novembre-décembre 1783
| mars 1772-novembre 1773
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 25|De Bachaumont - Mémoires secrets, T25, Adamsohn.djvu|Tome 25}}
| janvier-mai 1784
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 26|De Bachaumont - Mémoires secrets, T26, Adamsohn.djvu|Tome 26}}
| mai-novembre 1784
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 27|De Bachaumont - Mémoires secrets, T27, Adamsohn.djvu|Tome 27}}
| novembre-décembre 1784
| novembre 1772-octobre 1774
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 28|De Bachaumont - Mémoires secrets, T28, Adamsohn.djvu|Tome 28}}
| janvier-avril 1785
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 29|De Bachaumont - Mémoires secrets, T29, Adamsohn.djvu|Tome 29}}
| mai-octobre 1785
| novembre 1774-mars 1775
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 30|De Bachaumont - Mémoires secrets, T30, Adamsohn.djvu|Tome 30}}
| octobre-décembre 1785
| mars-août 1775
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 31|De Bachaumont - Mémoires secrets, T31, Adamsohn.djvu|Tome 31}}
| janvier-avril 1786
| août-septembre 1775
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 32|De Bachaumont - Mémoires secrets, T32, Adamsohn.djvu|Tome 32}}
| avril-septembre 1786
| septembre-octobre 1775
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 33|De Bachaumont - Mémoires secrets, T33, Adamsohn.djvu|Tome 33}}
| septembre-décembre 1786
| octobre-décembre 1775
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 34|De Bachaumont - Mémoires secrets, T34, Adamsohn.djvu|Tome 34}}
| janvier-avril 1787
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 35|De Bachaumont - Mémoires secrets, T35, Adamsohn.djvu|Tome 35}}
| avril-septembre 1787
| —
|--------------
| {{l2s|Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 36|De Bachaumont - Mémoires secrets, T36, Adamsohn.djvu|Tome 36}}
| septembre-décembre 1787
| —
|}
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/251
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16001966
15998775
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Rafavannay
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en tête
16001966
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|239|b=<hr>}}</noinclude>2. 3. ''éc̑rije̩'' ; 4. ''éc̑rijĩ'' ; 5. ''éc̑riji̩'' ; 6. ''éc̑rijã̩.''
Subjonc. a) 1. ''éc̑rijí̩ꞓo'' < scri + ''jico,'' b) ''éc̑ri̩jo'' < scri + ''jo’' (que j’écrive)
{|class=lft
|||2. 3. ''éc̑rijiꞓ{{t|ė|80}}''||''éc̑rij{{t|ė|80}}''
|-
|||{{cach|2.}} 4. ''ec̑rijiꞓã̩''||''éc̑rijĩ''
|-
|||{{cach|2.}} 5. ''ec̑rijiꞓa̩''||''ec̑riji̩''
|-
|||{{cach|2.}} 6. ''ec̑rijiꞓã̩''||''ec̑ri̩jõ.''
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|475}}}}. Les verbes suivants paraissent se conjuguer comme ''éc̑rir{{t|ė|80}}.'' Nous en donnons les formes que nous connaissons, dans l’ordre suivant : indic. présent, imparfait, subjonctif.
''prẽd{{t|ė|80}}'' : < prendere (prendre) ''prẽ̩jo'' ; ''prẽja̩vo'' ; ''prẽji̩ꞓo'' et ''prẽ̩jo.''
''ꞓèèdrė'' < cernere (choisir) ''ꞓè̩jo.''
''pèdrė'' perdere (perdre) ''pè̩jo.''
''éc̑our{{t|ė|80}}'' < excutere (battre le blé) ''{{erratum|éc̑ou̩jo|éc̑o̩ujo}}'' ; ''éc̑o̩uja̩vo.
''kl̮ur{{t|ė|80}}'' < claudere (fermer) ''kl̮u̩jo.''
''ĕ̀ṣrẽdr{{t|ė|80}}'' < stringere (étreindre) ''ĕṣrẽ̩jo.''
''frir{{t|ė|80}}'' < frigere (frire) ''fri̩jo'' ; ''frija̩vo.''
''jyẅé̃{{t|in|80}}dr{{t|ė|80}}'' < jungere (joindre) ''jyẅé̃jo'' ; ''jyẅé̃ja̩vo'' ; ''jyẅé̃ji̩ꞓo'' et ''jywé̩̃jo.''
''keir{{t|ė|80}}'' < credere (croire) ''kreijo'' ; ''kreija̩vo'' ; ''kreiji̩ꞓo.''
''krẽdr{{t|ė|80}}'' < cremere (craindre) ''krẽjo'' ; ''krẽja̩vo'' ; ''krẽji̩ꞓo.''
''kwir{{t|ė|80}}'' < cocere (cuire) 6. ''kwi̩jõ'' ; 1. ''kwija̩vo.'' 3. ''kwiji̩ꞓ{{t|ė|80}}.''
''l̮ir{{t|ė|80}}'' < legere, ligare (lire, lier) ''l̮ijo'' ; ''l̮ijavo'' ; ''l̮iji̩ꞓo.''
''mwèdrė'' < mordĕre (mordre) ''mwèjo'' ; ''mwèja̩vo'' ; ''mwèjiꞓo'' et ''mwè̩jo.''
''mudrė < molere (moudre) 1. ''mū̩jo,'' 4. ''mūjẽ.''
''dĕṣé̃dr{{t|ė|80}}'' < deextinguere (éteindre) 1. ''dĕṣé̃jo{{erratum|.|,}}'' 4. ''dĕṣé̃dẽ.''
''plẽdr{{t|ė|80}}'' < plangere (plaindre) ''plẽ̩jo.''
''rĕfõdr{{t|ė|80}}'' < respondĕre (répondre) ''rĕfõ̩jo.''
''rir'' < ridere (rire) ''ri̩jo.''
''té̃dr{{t|ė|80}}'' < tingere (teindre) ''té̃jo.''<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/207
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
{{c|LE|fs=100%|sp=0.08em|mb=0.8em}}
{{c|JARDIN DE MON GRAND-PÈRE|fs=160%|sp=0.08em|mb=0.8em}}
{{c|(Lecture faite le 4 avril 1873
|fs=85%|mb=1em}}
{{c|
à la séance publique annuelle de la Société d’Acclimatation.)|fs=85%|mb=1em}}
{{—|4|mt=1.5em|mb=2.5em}}
Mesdames, Messieurs,
Nouveau venu dans cette grande et patriotique
Société, je n’ai pas accepté sans scrupule la
tâche que m’imposait votre vaillant secrétaire
général, M. Geoffroy Saint-Hilaire. J’ai dû me
demander s’il était bienséant de décrire au milieu
d’une élite française, sous la présidence
d’un des plus illustres et des meilleurs Français
de notre temps, un jardin qui figure au cadastre
de l’Allemagne occidentale.
Hélas ! oui, l’humble coin de terre dont je viens<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/208
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Denis Gagne52
101614
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude>vous entretenir est devenu allemand malgré lui,
je veux dire malgré les braves gens qui l’ont bêché
de père en fils à la sueur de leur fronts. Les
Allemands ont annexé le jardin de mon grand-père,
en vertu du principe des nationalités,
parce que la commune s’appelle Vergaville, un
nom allemand, comme Trouville ou Romainville,
et que toute la population de ce village écorche
le français comme moi. Ces raisons nous ayant
paru mauvaises, ils nous ont démontré, le sabre
en main, que nous étions de leur famille.
Mon cher grand-père, en son jeune temps,
leur avait prouvé le contraire. Il avait pris pour
argument ce fusil du soldat qui, s’il n’a pas
toujours décidé la victoire, a bravement travaillé
partout. Né sous le règne de Louis XV, il était
parti en sabots avec les volontaires de 1792 ; il
avait rapporté l’épaulette de sous-lieutenant, qui
brillait d’un certain éclat, quoiqu’elle fût de
simple laine. Après avoir payé sa dette à la
patrie, il épousa une brave fille de son village,
éleva sept enfants et cultiva son jardin, selon
le précepte de Voltaire, qu’il n’avait pourtant
jamais lu.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Modèle:Création et Rédemption — Lévy frères
10
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DvChe
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Denis Gagne52
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{{c|AU PETIT TRIANON|fs=160%|sp=0.08em|m=0.8em}}
{{c|(Juin 1883.)|fs=85%|mb=1em}}
{{—|4|mt=1.5em|mb=2.5em}}
On m’avait introduit sans crier gare dans le
cabinet de mon ami Z… X…, le journaliste qui
fut romancier dans le temps. Je le trouvai en
méditation devant un carré de papier bordé de
noir, le regard fixe et comme fasciné par cette
lettre de deuil.
« Auriez-vous donc perdu, lui demandai-je,
quelque personne de votre famille ou de votre
intimité ?
— Non ; une simple connaissance, et que
j’avais bien négligée depuis 1871. Mais il faut
croire que le brave homme et les siens ne
m’avaient pas tout à fait oublié, puisqu’on me<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’art de conserver sa santé/L’école de Salerne/Effets de la Biere et du Vinaigre
0
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EijiroSaito
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[[Category:Livres à corriger]] retirée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
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wikitext
text/x-wiki
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<pages index="L’art de conserver sa santé, composé par l’École de Salerne - 1776.pdf" from="52" to="52" onlysection=s1 header=1/>
[[Catégorie:Ouvrages numérisés lors de la Mission Gourmande]]
{{Modernisation|
*françois: français
*encor: encore
*françoise: française
*francois: français
*gueres: guère
*sur tout: surtout
*souhaiterent: souhaitèrent
*pays bas: pays-bas
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*doit on: doit-on
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}}
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[[File:FDO d105 le disciple reprit connaissance sous un poing rude qui le frappait page 102.jpg|500px|center]]
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[[File:FDO d121 le blessé entendit le bruit d'un galop dans le brouillard.jpg|500px|center]]
{{center|{{sc|le blessé entendit le bruit d'un galop dans le brouillard}}}}<noinclude>
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{{center|Illustrations De H. Thiriet}}
{{Dhr|5em}}
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{{Dhr|5em}}
PARIS
{{sc|socièté d’édition et de publications}}
LIBRAIRIE FÉLIX JUVEN
13, rue de l’Odéon, 13
</div><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/107
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>{{brn|2}}
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violonA = {
\partial 4
\tempo \markup\normal-text\italic{Allegro non tanto}
g4 |
d'\f d2 d4~ |
d d8[ c] bes[ d16 bes] g8[ bes] |
ees,4 2 bes'4 |
ees4 2 4~ |
4 8[ d] c[ ees16 c] a8[ c] |
fis,4 2 a8[ bes] |
c4 <d, c' fis> <d c' a'> bes'8[ c] |
d4 <d, bes' g'> <d bes' bes'> a'8[ bes] |
\break
% VIOLON1 104
c4 <d, c' fis> <d c' a'> bes'8[ c] |
d4 <d, bes' g'> <d bes' bes'> <d bes' g'> |
<d a' fis'> <d bes' g'> <d a' fis'> <d bes' g'> |
<d a' fis'>2 r4 g |
d'\p d2 d4~ |
d d8[ c] bes[ d16 bes] g8[ bes] |
ees,4\f 2 bes'4\p |
ees4 2 4~ |
\break
4 8[ d] c[ ees16 c] a8[ c] |
fis,4\f 2 a8[\p bes] |
c4 ees2 d8[ c] |
\tuplet 3/2 {bes8[( a g)]} g2 a8[ bes] |
c4 ees2 d8[ c] |
\break
% VIOLON1 105
}
violonB = {
g4 | bes\f bes2 bes4~ |
bes bes8[ a] g4 bes,8[ d] |
g,4 2 g'4 |
c c2 c4~ |
c c8[ bes] a4 c,8[ ees] |
a,4 2 fis'8[ g] |
a4 <d, c' fis> <d c' a'> g8[ a] |
bes4 <d, bes' g'> <d bes' bes'> fis8[ g] |
% VIOLON2 104
a4 <d, c' fis> <d c' a'> g8[ a] |
bes4 <d, bes' g'> <d bes' bes'> <d bes' g'> |
<d a' fis'> <d bes' g'> <d a' fis'> <d bes' g'> |
<d a' fis'>2 r4 g |
bes\p bes2 bes4~ |
bes bes8[ a] g4 bes,8[ d] |
g,4\f 2 g'4\p |
c4 2 4~ |
4 8[ bes] a4 c,8[ ees] |
a,4\f 2 fis'8[\p g] |
a4 <a c>2 bes8[
a] |
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a] |
% VIolON2 105
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\omit DynamicText
\omit Hairpin
r4^1 |
d4\f d2 d4 |
d2 r |
ees4 ees ees r |
ees4 ees2 ees4 | ees2 r |
fis4 fis fis r |
r fis a r |
r g bes r |
\break
% BOIS1 104
r fis a r |
r g bes g |
fis g fis g |
fis2 r | R1*4 |
R1*5 |
% BOIS1 105
R1*6
\break
R1*7
\break
% BOIS1 106
f2\ff g | f g |
f1~\p\< |
f8[ bes a bes] a[ g f ees] |
\break
d2\ff c-+ |
bes4 d bes d |
bes bes bes r |
R1*3 |
\break
% BOIS1 107
R1*4 | r2 r4 d\f |
cis2 r4 d |
cis d cis d |
\break
cis2 r | R1*6 |
\break
% BOIS1 108
R1 | r2 r4 g'\f |
fis2 r4 g |
fis g fis g |
fis2 fis |
fis4 fis fis r |
\break
R1*7 |
\break
% BOIS1 109
R1*5
\break
R1*7
\break
% BOIS1 110
R1*3 |
d2\ff ees | d ees |
d1~\p\< |
\break
d8[ g fis g] f[ ees d c] |
\after 4 -+
bes2 a |
g4 d'8[( c bes a)] g2 |
R1 |
r4\f g'16[( f ees d] c4) r |
\break
% BOIS1 111
R1 |
r4\f f16[( ees d c)] bes4 r |
r2 r4
}
hautboisB = {
\voiceTwo
r4_2 |
bes4\f 2 4 |
2 r2 |
g4 g g r |
c4 c2 c4 | c2 r |
a4 a a r |
r a c r |
r bes d r |
\break
% BOIS2 104
r a c r |
r bes d bes |
a bes a bes |
a2 r | R1*4 |
R1*5 |
% BOIS2 105
R1*6
R1*7
% BOIS2 106
d2\ff ees | d ees |
d1~\p\cresc |
d8[ g f g] f[ ees d c] |
bes2\ff a-+ |
bes4 f d f |
d d d r |
R1*3 |
% BOIS2 107
R1*4 | r2 r4 f\f |
e2 r4 f |
e f e f |
e2 r | R1*6 |
% BOIS2 108
R1 | r2 r4 bes'\f |
a2 r4 bes\f |
a bes a bes |
a2 a |
a4 a a r |
R1*7 |
% BOIS2 109
R1*5
R1*7
% BOIS2 110
R1*3 |
bes2\ff c | bes c |
bes1~\p\cresc |
bes8[ ees d ees] d[ c bes a] |
\after 4 -+
g2 fis |
g4 d'8[( c bes a)] g2 |
R1 |
r4\f g'16[( f ees d] c4) r |
% BOIS2 111
R1 |
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r2 r4
}
corsA = {
\voiceOne
\omit DynamicText
\omit Hairpin
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e2\f e | e r |
f4 f f r |
f2 f | f r |
e4 e e r |
r e e r | r e e r |
% COR1 104
r4 e e r |
r e e e |
e e e e |
e2 r | R1*4 |
R1*5 |
% COR1 105
}
corsB = {
\voiceTwo
r4_2 |
c2\f c | c r |
d4 d d r |
d2 d | d r |
e4 e e r |
r e, e r |
r e e r |
% COR2 104
r4 e e r |
r e e e |
e e e e |
e2 r | R1*4 |
R1*5 |
% COR2 105
}
alto = {
r4 |
r8\f bes[ d g] bes[ bes, d g] |
bes4 d,2 d4 |
c c c r |
r8 c[ ees a] c[ c, ees a] |
c4 ees,2 4 |
d d d r |
r a' fis r |
r d d r |
% ALTO 104
r a' fis r |
r d d d' |
d d8[ bes] d4 d8[ bes] |
d2 r |
r8\p bes,[ d g] bes[ bes, d g] |
bes4 d,2 d4 |
c\f c c r |
r8\p c[ ees a] c] c, ees a] |
c4 ees,2 ees4 |
d\f d d r |
\repeat tremolo 4 {fis8\p} \repeat tremolo 4 {fis8} |
d4 g8[ d] d4 r |
\repeat tremolo 4 {fis8} \repeat tremolo 4 {fis8} |
% ALTO 105
}
louise = {
r4 R1*8
% LOU 104
R1*8 | R1*5
% LOU 105
}
paroleslouise = {\new Lyrics \lyricmode {
_4 _1*21
}}
alexis = {
r4 R1*8
% ALEX 104
R1*3 |
r2 r4 g | d'1~ |
d4 d8 c bes[ d] g,[ bes] |
ees,2 r4 bes' |
ees1~ |
ees4 ees8 d c[ ees] a,[ c] |
fis,2 r4 a8 bes |
c4 ees2 d8 c |
\grace c( bes4) \grace a8( g4) r a8 bes |
c4 ees2 d8 c |
% ALEX 105
}
parolesalexis = {\new Lyrics \lyricmode {
_4 _1*8
_1*3 _2. O4 ciel,4*5 puis-8 -- "je i" -- ci4 te "voir ?"2 _4 O
ciel,4*5 puis-8 -- "je i" -- ci4 te "voir ?"2 _4 Ta8 pré -- sen4 -- "ce est"2 un8 ou -- tra4 -- "ge ;" _ Ta8 pré -- sen4 -- "ce est"2 un8 ou --
% ALEX MOTS 105
}}
bcont = {
r4 |
r8\f g[ bes d] g[ g, bes d] |
g2 g, |
c4 c c r |
r8 a[ c ees] a[ a, c ees] |
a2 a, |
d4 d d r |
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r8 g[ fis g] g,4 r |
% BASSE 104
}
%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/35
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|34||{{sc|notice sur le sophiste}}}}</noinclude>même que le même : ce serait dire que le mouvement et le
repos sont le même, puisqu’ils sont ; l’être n’est pas non plus le même que l’autre : car l’être se dit en un sens absolu et en un sens relatif, et l’autre ne se dit qu’au sens relatif, car rien n’est autre que relativement à autrui, et l’autre pénètre à travers tous les genres. Nous avons donc cinq genres réels et irréductibles, l’être, le mouvement, le repos, l’autre et le même. Voici ce qu’il en faut dire en les reprenant un par un. Le mouvement est autre que le repos, mais il est parce qu’il participe de l’être. D’un autre côté, il est autre que le même : il n’est donc pas le même, et cependant il est le même parce que tout participe du même. Il est autre que l'autre, aussi bien qu’il est autre que le même et que le repos, et il n’est pas autre
parce qu’il participe de l’autre. Le mouvement est être,
puisqu’il participe de l’être, mais, étant autre que l’être,
il est non-être. Et il en est de même de tous les genres : la nature de l’être, en rendant chacun autre que l’être, en
fait un non-être : ils sont tous des êtres et des non-êtres.
Donc autant sont les autres, autant de fois l’être n’est pas ;
car n’étant pas eux, il est un en soi, et les autres, infinis
en nombre, ne sont pas non plus. Cela semble contradictoire ;
mais la contradiction n’est qu’apparente, car le
non-être n’est pas contraire à l’être ; il est seulement quelque
chose d’autre. Quand j’énonce le non-beau, le non-grand,
je nie les réalités déterminées auxquelles ils s’opposent ;
mais ce que j’exprime par la négation est aussi
réel que les réalités dont je les distingue. Nous avons ainsi
démontré que Parménide se trompait ; car nous avons
prouvé que la nature de l’autre existe et qu’elle se morcelle
dans leurs relations naturelles, et nous avons osé affirmer
que chaque portion de l’être qui s’oppose à l’être est non-être.
En forçant nos adversaires à nous accorder que les
genres se mêlent les uns aux autres et que le non-être
se mêle à tous, nous avons du même coup assuré la possibilité
du discours et la possibilité du discours faux. Considérons
en effet le discours et voyons comment les noms se
portent ou se refusent à l’accord. Nous avons deux espèces
de mots pour exprimer l’être par la voix : les noms et les
verbes. Ni les noms ni les verbes prononcés à la file ne
font un discours : le discours ne se fait que par le mélange
des noms aux verbes. De plus, le discours doit porter
naturellement sur quelque chose et il doit être d’une certaine
nature, vrai ou faux. Quand on dit de quelque chose
des choses autres comme étant les mêmes, ou des choses
qui ne sont pas comme étant, cet assemblage formé de
noms et de verbes est un faux discours. Le discours est
donc tantôt vrai, tantôt faux. Il en est de même de l’opinion et de l’imagination. Qu’est-ce en effet que l’opinion ?
C’est l’affirmation ou la négation où aboutit la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/36
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le sophiste}}||35}}</noinclude>pensée, qui n’est autre chose qu’un discours intérieur de
l’âme avec elle-même ; et l’imagination elle-même n’est
qu’une opinion qui se forme par l’intermédiaire de la
sensation. Il s’ensuit qu’il peut y avoir fausseté dans l’opinion
et l’imagination, comme dans le discours.
C’est dans le genre imaginatif, qui crée des images,
que nous avons cru pouvoir enfermer le sophiste. Poursuivons-le-jusqu’à
la dernière division où il se loge. L’art
de produire des images se divise en deux parties, l’une
divine et l’autre humaine. Les choses qu’on rapporte à
la nature sont le produit d’un art divin ; celles que les
hommes composent au moyen d’elles sont le produit d’un
art humain. Coupons en deux chacun de ces deux arts :
nous aurons dans chaque section une partie productive
de réalités et une partie productive d’images ou de simulacres.
Coupons encore en deux cette dernière partie, nous aurons une section où l’on se sert d’instruments, et
une autre où l’on se sert de sa propre personne comme
instrument : celle-ci est la mimique. Parmi ceux qui la
pratiquent, les uns le font en connaissant ce qu’ils imitent ;
les autres, sans le connaître. L’imitation fondée sur l’opinion
peut être appelée doxomimétique ; celle qui se fonde
sur la science est l’imitation savante. C’est dans la première
que se range le sophiste, il y a des naïfs qui s’imaginent
connaître ce qu’ils ne savent pas ; il y a ceux qui
font semblant de connaître. Enfin parmi ces derniers, il
faut reconnaître deux espèces, l’une qui se rapporte aux
discours publics, et l’autre aux discours privés. Dans la première se range le politique ; dans la seconde, le sophiste.
Nous pouvons résumer la définition à laquelle nous
venons d’aboutir en disant que « l’espèce imitative de la
partie ironique de l’art fondé sur l’opinion, lequel est une
partie de l’art de la contradiction, et qui appartient au
genre imaginatif, lequel se rattache à l’art de produire des
images, cette portion, non pas divine, mais humaine de la
production qui se spécialise dans les discours et fabrique
des prestiges, voilà ce qu’on peut dire « qu’est la lignée et
le sang», dont descend le véritable sophiste, et l’on dira,
ce semble, l’exacte vérité ».
{{c|{{sc|la composition du « sophiste »}}}}
La structure du ''Sophiste'' rappelle celle du ''Phédre'', où, entre un discours de Lysias et un discours de Socrate sur le même sujet, Platon a intercalé une théorie de l’amour et de l’âme qui à déjà semblé aux Anciens être la partie essentielle de l’ouvrage, comme on peut en juger par les sous-titres ''Du beau'', ''De l’âme'', qu’ils lui ont donnés. La composition est la même dans le ''Sophiste''. L’étranger
nous montre d’abord le sophiste sous ses multiples aspects<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le sophiste}}||35}}</noinclude>pensée, qui n’est autre chose qu’un discours intérieur de
l’âme avec elle-même ; et l’imagination elle-même n’est
qu’une opinion qui se forme par l’intermédiaire de la
sensation. Il s’ensuit qu’il peut y avoir fausseté dans l’opinion
et l’imagination, comme dans le discours.
C’est dans le genre imaginatif, qui crée des images,
que nous avons cru pouvoir enfermer le sophiste. Poursuivons-le-jusqu’à
la dernière division où il se loge. L’art
de produire des images se divise en deux parties, l’une
divine et l’autre humaine. Les choses qu’on rapporte à
la nature sont le produit d’un art divin ; celles que les
hommes composent au moyen d’elles sont le produit d’un
art humain. Coupons en deux chacun de ces deux arts :
nous aurons dans chaque section une partie productive
de réalités et une partie productive d’images ou de simulacres.
Coupons encore en deux cette dernière partie, nous aurons une section où l’on se sert d’instruments, et
une autre où l’on se sert de sa propre personne comme
instrument : celle-ci est la mimique. Parmi ceux qui la
pratiquent, les uns le font en connaissant ce qu’ils imitent ;
les autres, sans le connaître. L’imitation fondée sur l’opinion
peut être appelée doxomimétique ; celle qui se fonde
sur la science est l’imitation savante. C’est dans la première
que se range le sophiste, il y a des naïfs qui s’imaginent
connaître ce qu’ils ne savent pas ; il y a ceux qui
font semblant de connaître. Enfin parmi ces derniers, il
faut reconnaître deux espèces, l’une qui se rapporte aux
discours publics, et l’autre aux discours privés. Dans la première se range le politique ; dans la seconde, le sophiste.
Nous pouvons résumer la définition à laquelle nous
venons d’aboutir en disant que « l’espèce imitative de la
partie ironique de l’art fondé sur l’opinion, lequel est une
partie de l’art de la contradiction, et qui appartient au
genre imaginatif, lequel se rattache à l’art de produire des
images, cette portion, non pas divine, mais humaine de la
production qui se spécialise dans les discours et fabrique
des prestiges, voilà ce qu’on peut dire « qu’est la lignée et
le sang», dont descend le véritable sophiste, et l’on dira,
ce semble, l’exacte vérité ».
{{c|{{sc|la composition du « sophiste »}}}}
La structure du ''Sophiste'' rappelle celle du ''Phédre'', où, entre un discours de Lysias et un discours de Socrate sur le même sujet, Platon a intercalé une théorie de l’amour et de l’âme qui a déjà semblé aux Anciens être la partie essentielle de l’ouvrage, comme on peut en juger par les sous-titres ''Du beau'', ''De l’âme'', qu’ils lui ont donnés. La composition est la même dans le ''Sophiste''. L’étranger
nous montre d’abord le sophiste sous ses multiples aspects<noinclude>
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l’âme avec elle-même ; et l’imagination elle-même n’est
qu’une opinion qui se forme par l’intermédiaire de la
sensation. Il s’ensuit qu’il peut y avoir fausseté dans l’opinion
et l’imagination, comme dans le discours.
C’est dans le genre imaginatif, qui crée des images,
que nous avons cru pouvoir enfermer le sophiste. Poursuivons-le jusqu’à
la dernière division où il se loge. L’art
de produire des images se divise en deux parties, l’une
divine et l’autre humaine. Les choses qu’on rapporte à
la nature sont le produit d’un art divin ; celles que les
hommes composent au moyen d’elles sont le produit d’un
art humain. Coupons en deux chacun de ces deux arts :
nous aurons dans chaque section une partie productive
de réalités et une partie productive d’images ou de simulacres.
Coupons encore en deux cette dernière partie, nous aurons une section où l’on se sert d’instruments, et
une autre où l’on se sert de sa propre personne comme
instrument : celle-ci est la mimique. Parmi ceux qui la
pratiquent, les uns le font en connaissant ce qu’ils imitent ;
les autres, sans le connaître. L’imitation fondée sur l’opinion
peut être appelée doxomimétique ; celle qui se fonde
sur la science est l’imitation savante. C’est dans la première
que se range le sophiste, il y a des naïfs qui s’imaginent
connaître ce qu’ils ne savent pas ; il y a ceux qui
font semblant de connaître. Enfin parmi ces derniers, il
faut reconnaître deux espèces, l’une qui se rapporte aux
discours publics, et l’autre aux discours privés. Dans la première se range le politique ; dans la seconde, le sophiste.
Nous pouvons résumer la définition à laquelle nous
venons d’aboutir en disant que « l’espèce imitative de la
partie ironique de l’art fondé sur l’opinion, lequel est une
partie de l’art de la contradiction, et qui appartient au
genre imaginatif, lequel se rattache à l’art de produire des
images, cette portion, non pas divine, mais humaine de la
production qui se spécialise dans les discours et fabrique
des prestiges, voilà ce qu’on peut dire « qu’est la lignée et
le sang», dont descend le véritable sophiste, et l’on dira,
ce semble, l’exacte vérité ».
{{c|{{sc|la composition du « sophiste »}}}}
La structure du ''Sophiste'' rappelle celle du ''Phédre'', où, entre un discours de Lysias et un discours de Socrate sur le même sujet, Platon a intercalé une théorie de l’amour et de l’âme qui a déjà semblé aux Anciens être la partie essentielle de l’ouvrage, comme on peut en juger par les sous-titres ''Du beau'', ''De l’âme'', qu’ils lui ont donnés. La composition est la même dans le ''Sophiste''. L’étranger
nous montre d’abord le sophiste sous ses multiples aspects<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T11, Adamsohn.djvu/81
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/>
{{brn|1}}
''{{1er|Février|nx,pt}} 1778.'' La Séance publique qu’a tenue pour la premiere fois la Société Royale de Médecine, établie pour les maladies épidémiques & épizootiques, le mardi{{lié}}27, a eu lieu dans la Salle des actes du College Royal, un des plus beaux vaisseaux qu’il soit possible de voir. Il peut contenir environ mille spectateurs. Au milieu étoit une table immense, entourée de 60{{lié}}personnes, dont 30{{lié}}Membres de cette nouvelle Compagnie, & 30{{lié}}Honoraires & Dignitaires. {{M.|de}} Lassône, le premier Médecin de la Reine, son instituteur, avoit tâché de donner à cette assemblée savante tout l’éclat d’une fête, par le luxe dont elle étoit susceptible. Il y avoit plus de 80{{lié}}bougies ; on y voyoit des femmes, autrefois étrangeres à de pareilles assemblées.
Les Mémoires lus étoient en François & presque tous critiques. Ceux qui ont frappé davantage sont :
1º. Celui de {{M.|Lorry}}, (''Tableau raisonné des maladies qui ont regné en 1777'') écrit avec élégance & rempli de sagacité & de finesse.
2º. Celui de {{M.|Mauduyt}} de la Varenne, dont il résulte que l’''Electricité peut être appliquée avec succès à de certaines maladies résidant dans le fluide nerveux.'' Il a parlé de trois cures de cette espece, finies & complettes, & d’une douzaine en bon train.
3º. Celui de {{M.|Bucquet}}. Son objet étoit de tourner en ridicule la prétendue invention du nouveau remede de l'''{{lang|la|Alkali volatil fluor,}}'' imaginé en France par {{M.|Sage}}, & si à la mode qu’il n’est point de petite-maîtresse qui n’ait aujourd’hui son flacon rempli de ce spiritueux (c’étoit l’étrenne de cette année) ; mais le Doc-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T11, Adamsohn.djvu/82
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Psephos
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/* Corrigée */
16002568
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>teur s’est contenu dans les bornes d’une critique extrêmement honnéte & détournée.
4º. Celui de {{M.|l’Abbé}} Tessier, détruisant : l’assertion d’un {{M.|Carpentier}}, qui avoit déclaré que l''’ergot,'' sorte de bled dégradé, naissant dans la Sologne, n’étoit point nuisible & ne donnoit point la gangrene. Il a confirmé, au contraire, cette découverte, funeste, mais utile pour la société.
{{brn|1}}
''2 Février 1778.'' La Faculté de Médecine n’a pas vu de bon œil la naissance de la Société Royale, destinée à s’occuper plus particuliérement de la théorie & de la pratique des maladies épidémiques & épizootiques. Elle est surtout jalouse de la protection immédiate du gouvernement dont cette Société est accueillie, au point qu’il a déjà dépensé plus de 20,000 livres pour elle, tandis qu’on refuse à la premiere un asyle pour se réunir & répandre ses instructions.
La Faculté regarde cet établissement comme injurieux, en ce que c’est renvoyer à un petit nombre de Docteurs, ce qui doit faire l’occupation de tous ; c’est l’argüer d’une sorte de négligence & d’indolence, reproche qu’elle ne mérite point, puisqu’elle a toujours, même dans les tems les plus critiques, donné des preuves de son zele ; ce qu’atteste une foule de médecins, morts victimes de leurs fonctions.
En conséquence, elle a d’abord nommé un Comité subsistant de douze Docteurs, qui, rédigeant par écrit les travaux & les observations des assemblées de la Faculté, les constaterent dans le monument durable de ses Registres. Elle a en outre tenu des assemblées & nommé<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/253
104
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16001967
15999628
2026-08-25T14:10:10Z
Rafavannay
131027
en tête
16001967
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|241|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{|style=width:90%;line-height:1.25em;margin-left:10%
|width=18%|Indic. prés. :||width=2%|1.||''ꞓyu̩o''||et ''ꞓyu̩jo'' (je suis) ;
|-
|colspan=2 style=text-align:right|2. 3.||''ꞓyu''
|-
|||4.||''ꞓyuẽ''||et ''ꞓyujẽ''
|-
|||6.||''ꞓyu̩õ''||et ''ꞓyu̩jõ.''
|-
|
|-
|Imparfait :||1.||''ꞓyója̩vo''||et ''ꞓyoa̩vo'' etc. (je suivais).
|-
|
|-
|Subjonctif a)||1.||colspan=2|''ꞓyujiꞓo'' etc. (que je suive).
|-
|||||colspan=2|''ꞓakour{{t|ė|80}}'' < subcutere (secouer).
|-
|
|-
|Indic. prés. :||1.||''ꞓakówo''||et ''ꞓakoujo'' (je secoue) ;
|-
|||4.||''ꞓakoujẽ.''
|-
|
|-
|Imparfait :||1.||colspan=2|''ꞓakoja̩vo'' (je secouais).
|-
|
|-
|Subjonctif b)||1.||colspan=2|''ꞓako̩ujo'' (que je secoue).
|}
Le ''j'' que l’on a étudié jusqu’ici viendrait de formes faibles de facere, dicere, telles que facimus, dicimus.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|478}}}}. En fait de verbes qui n’accusent aucune forme en ''j'' On ne peut citer que les suivants :
''mètr{{t|ė|80}}'' < mittere (mettre) ''mè̩to'' ; ''mĕ̀ta̩vo'' ; ''mĕ̀ti̩co'' et ''mè̩to.''
''pẽ{{t|n|80}}dr{{t|ė|80}}'' < pendere (pendre) ''pẽ{{t|n|80}}do'' ; — ''pẽ{{t|n|80}}di̩ꞓo'' et ''pẽ{{t|n|80}}do.''
''vivr{{t|ė|80}}'' < vivere (vivre) ''vivo'' ; ''viva̩''(''v'')''o'' ; ''vivi̩ꞓo'' et ''vivo.''
''beir{{t|ė|80}}'' < bibere (boire) ''béivo'' ; ''bèa̩vo'' ; ''bĕ́i̩ꞓo'' et ''beivo.''
''krèṣr{{t|ė|80}}'' < crescere (croître) ''krè̩ꞓo'' ; ''krĕꞓa̩vo'' ; ''krĕꞓi̩co'' et ''krèꞓo.''
{{il}}
{{§|{{MotAncre|479}}}}. cognoscere < ''kon̮èṣr{{t|ė|80}}'' (connaître) s’est d’abord changé en *cognescere par dissimilation, ou par analogie avec ''krèṣr{{t|ė|80}}'' (croître) et ''parèṣr{{t|ė|80}}'' (paraître). Il présente ensuite un double radical amené soit par analogie, soit par le recul de l’accent dans les formes fortes.
Indic. prés. : 1. ''kon̮è̩ꞓo'' et ''kon̮o'' (je connais) ; 2. 3. ''kon̮è̩ꞓ{{t|ė|80}}''<noinclude>
<references/></noinclude>
dgthswtrs2n0zyo0gmbl6hgdyt7e65o
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/255
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16001968
15999679
2026-08-25T14:10:17Z
Rafavannay
131027
en tête
16001968
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|conjugaison}}|243|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|style=width:90%;line-height:1.25em;margin-left:10%
|width=25%|''prẽ{{t|n|80}}d{{t|ė|80}}''||width=25%|(prendre)||width=20%|''pre{{t|i|80}}''||fém. ''pre̩iꞓa'' ;
|-
|''éc̑rir{{t|ė|80}}''||(écrire)||''éc̑ri''||{{ell|fém.}} ''ĕc̑ri̩ꞓa'' ;
|-
|''kl̮ur{{t|ė|80}}''||(clore)||''kl̮u''||{{ell|fém.}} ''kl̮u̩ꞓa'' ;
|-
|''jyẅé̃{{t|in|80}}dr{{t|ė|80}}''||(joindre)||''jyẅé̃''||{{ell|fém.}} ''jyẅé̃ꞓa'' ;
|-
|''kèir{{t|ė|80}}''||(croire)||''kru''||{{ell|fém.}} ''kru̩ꞓa'' ;
|-
|''l̮ir{{t|ė|80}}''||(lire)||''l̮i''||{{ell|fém.}} ''l̮i̩ꞓa'' ;
|-
|''moèdr{{t|ė|80}}''||(mordre)||''mwè''||{{ell|fém.}} ''mwè̩ꞓa'' ;
|-
|''dẽtrèr{{t|ė|80}}''||(retirer)||''dẽtrè̩''||{{ell|fém.}} ''dẽtrè̩ꞓa'' ;
|-
|''plẽ{{t|n|80}}dr{{t|ė|80}}''||(plaindre)||''plẽ̩''||{{ell|fém.}} ''plẽ̩ꞓa'' ;
|-
|''té̃dr{{t|ė|80}}''||(teindre)||''té̃{{t|i|80}}''||{{ell|fém.}} ''té̩̃ꞓa'' ;
|-
|''wé̃{{t|in|80}}dr{{t|ė|80}}''||(oindre)||''wé̃''||{{ell|fém.}} ''wé̃ꞓa'' ;
|-
|''frẽdr{{t|ė|80}}''||(envelopper)||''frẽ''||{{ell|fém.}} ''frẽ̩ꞓa,'' etc.
|}
{{sc|Remarque}} : Pour expliquer ce ''-ꞓa'' (d’après M. L., II, 428), « il faut partir de missa qu’il faut donner comme forme fondamentale à ces féminins. » On peut souscrire sans hésiter à cette explication bien que missa se soit perdu à Héré. (qui dit ''mètu̩,'' fém. ''mètwa̩''). On peut y ajouter deux influences : 1) celle des participes passés en '''-sus''' où '''s''' suivait une consonne, par exemple, morsus morsa ''mwè,'' fém. ''mwè̩ꞓa'' ; 2) celle du féminin des substantifs ({{§|[[#358|358]]}}).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|483}}}}. Un grand nombre de participes passés féminins remontent à '''-uta'''. Ils déplacent généralement l’accent tonique sur la finale '''a''' ({{§|[[#123|123]]}}).
{|style=width:90%;line-height:1.25em;margin-left:10%
|width=15%|''rẽ{{t|n|80}}dr{{t|ė|80}}''||width=20%|(rendre)||width=15%|''rẽdu''||width=25%|fém. ''rẽdwă̩,''||fém. pl. ''rẽdwĕ̩'' ;
|-
|''ꞓèèdr{{t|ė|80}}''||(séparer)||''ꞓernu''||{{ell|fém.}} ''ꞓernwă̩''||{{ell|fém. pl.}} ''ꞓernwĕ̩'' ;
|-
|''krèṣr{{t|ė|80}}''||(croître)||''krèꞓu̩''||{{ell|fém.}} ''krèꞓwa̩'' ;||{{cach|fém. pl. m}} etc.
|-
|''parè̩ṣr{{t|ė|80}}''||(paraître)||''paru̩''||{{ell|fém.}} ''parŭ{{t|w|80}}a̩'' ;
|-
|''pẽdr{{t|ė|80}}''||(pendre)||''pẽdu̩''||{{ell|fém.}} ''pẽdwa̩'' ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
2usazeuyvbeeytbatspnj428670r0oi
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/260
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15999750
2026-08-25T14:15:20Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|248|{{sc|morphologie}}|||b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{{t5|FORMATION DES NOMS}}
{{sep|5|mb=3em}}
Dans cette section nous ne citerons en général que des mots que le français moderne ne connaît pas. Il s’en trouvera aussi quelques-uns qui présentent quelque intérêt à figurer ici.
{{§|{{MotAncre|497}}}}. En fait d’adjectifs et de participes devenus {{corr|subsantifs|substantifs}}, il y a à noter :
{|class=base
|width=30%|''flamẽ{{t|nd|80}}za''||width=40%|(brebis de grande race)||< *flamenga ;
|-
|''l{{t|ė|80}} krùꞓ{{t|ė|80}}''||(les béquilles)||< *crucia ?;
|-
|''l’ẽdrome̩it{{t|ė|80}}''||(sommeil)||< *indromecta ;
|-
|''l{{t|ė|80}} pre̩ija''||(la récolte)||< pre(n)sa ;
|-
|''l{{t|ė|80}} l̮ija''||(liège)||< levia ;
|-
|''k{{t|o|80}}ũ{{t|n|80}}trĕ̇pre{{t|i|80}}''||(remède contre les sorts)||< contra pre(n)su;
|-
|''l{{t|ė|80}} l̮eitė''||(choix)||< *e]lecta ;
|-
|''l{{t|ė|80}} tsa̩da''||(lait cuit caillé)||< calida ;
|-
|''l{{t|ė|80}} ꞓėre᷑{{t|i|80}}na''||(époque sans pluie)||< serena ;
|-
|''l{{t|ė|80}} lajì̩na''||(poix de mélèze)||< *laricina ;
|-
|''l{{t|ė|80}} fritė''||(la soupe)||< *fricta ;
|-
|''l{{t|ė|80}} pḕ̩ꞓa''||(bluet)||< *pers(ic)a ;
|-
|''l{{t|ė|80}} dĕ̀ꞓe̩ija''||(descente)||< desce(n)sa ;
|-
|''l{{t|ė|80}} mū̀da''||(le branle)||< *movita ;
|-
|''l{{t|ė|80}} mwè''||(morceau)||< morsu ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
tpi0x8e8858tioa5c7c8n9tjz592fb3
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2026-08-25T14:15:32Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|248|{{sc|morphologie}}|||b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{{t5|FORMATION DES NOMS}}
{{sep|5|mb=3em|mt=2em}}
Dans cette section nous ne citerons en général que des mots que le français moderne ne connaît pas. Il s’en trouvera aussi quelques-uns qui présentent quelque intérêt à figurer ici.
{{§|{{MotAncre|497}}}}. En fait d’adjectifs et de participes devenus {{corr|subsantifs|substantifs}}, il y a à noter :
{|class=base
|width=30%|''flamẽ{{t|nd|80}}za''||width=40%|(brebis de grande race)||< *flamenga ;
|-
|''l{{t|ė|80}} krùꞓ{{t|ė|80}}''||(les béquilles)||< *crucia ?;
|-
|''l’ẽdrome̩it{{t|ė|80}}''||(sommeil)||< *indromecta ;
|-
|''l{{t|ė|80}} pre̩ija''||(la récolte)||< pre(n)sa ;
|-
|''l{{t|ė|80}} l̮ija''||(liège)||< levia ;
|-
|''k{{t|o|80}}ũ{{t|n|80}}trĕ̇pre{{t|i|80}}''||(remède contre les sorts)||< contra pre(n)su;
|-
|''l{{t|ė|80}} l̮eitė''||(choix)||< *e]lecta ;
|-
|''l{{t|ė|80}} tsa̩da''||(lait cuit caillé)||< calida ;
|-
|''l{{t|ė|80}} ꞓėre᷑{{t|i|80}}na''||(époque sans pluie)||< serena ;
|-
|''l{{t|ė|80}} lajì̩na''||(poix de mélèze)||< *laricina ;
|-
|''l{{t|ė|80}} fritė''||(la soupe)||< *fricta ;
|-
|''l{{t|ė|80}} pḕ̩ꞓa''||(bluet)||< *pers(ic)a ;
|-
|''l{{t|ė|80}} dĕ̀ꞓe̩ija''||(descente)||< desce(n)sa ;
|-
|''l{{t|ė|80}} mū̀da''||(le branle)||< *movita ;
|-
|''l{{t|ė|80}} mwè''||(morceau)||< morsu ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/261
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|formation de mots}}|249|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{|class=base
|width=30%|''l{{t|ė|80}} vè''(''r'')||width=40%|(lézard vert)||< viride ;
|-
|''l{{t|ė|80}} kwe̩it{{t|ė|80}}''||(la cuite, lait bouilli)||< cocta ;
|}
{{SA|et on peut y ajouter les noms de vaches en ''ĩ'' :}}
{|class=two-col
|''brùnĩ''||(vache noire) ;
|-
|''l{{t|õ|80}}ũbardĩ''||(vache à raie noire sur le dos) ;
|-
|''masėrĩ''||(vache châtain) ;
|-
|''murĩ''||(vache noire), etc. v. {{§|[[#507|507]]}}.
|}
{{t6|{{ancre|5-1|{{sc|noms et adjectifs dérivés à l’aide de suffixes}}}}}}
{{§|{{MotAncre|498}}}}. {{sc|Remarque générale}} : Le plus souvent le suffixe s’attache aux mots conformément aux lois phonétiques. Mais lorsqu’il s’agit, de suffixes très populaires, la forme que ces derniers revêtent en patois, se trouve parfois ajoutée aux mots, sans égard pour les lois de dérivation.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|499}}}}. '''-ia''' Il s’adapte tout particulièrement aux substantifs en '''-arius''', et de là se forme un nouveau suffixe '''-ari̩a''' (Hér. ''ėrik''). Il s’attache aussi aux verbes en '''-a''' (M. L., II, 498). D’après Rousselot, V, 382, c’est '''-ia''' uni au suffixe '''-eriu'''. Il sert à former des noms abstraits lesquels prennent généralement un sens dépréciatif, quelquefois un sens collectif :
{|class=base
|width=50%|{{erratum|a) tsérifi̩k|''tsėrifi̩k''}} (disette), ce mot a ||''tẽpéṣĕ̇ri̩k'' (accès de colère) ;
|-
|{{em}}simplement '''-ia''' ;
|-
|''muṣrėri̩k'' (monstrerie) ;||''vĕronėri'' (action de rôder) ;
|-
|''karùfėri'' (bagatelle) ;||''laronėrik'' (vol) ;
|-
|''ꞓĕ̀bulėrik'' (taquinerie) ;||''mozonėri̩k'' (bergerie de génisses),
|-
|''vìrol̮ėrik'' (arabesques) ;||{{em}}etc. {{§|[[#95|95]]}}.
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
a8fulrl1sw0owf9ukoj9x8lye6myn2a
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/263
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Rafavannay
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16001973
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|formation de mots}}|251|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{il}}
{|class="lft lalo"
|{{§|{{MotAncre|503}}}}.||'''-aculu'''||''ꞓùna̩l̮{{t|ė|80}}''||(sonnettes) ;
|-
|||||''kruma̩c̑l̮o''||(crémaillère). Suffixe difficile à distinguer de '''-alia''' v. {{§|[[#243|243]]}}.
|}{{SA||mt=0}}
{|class=lft
|||'''-uculu'''||({{§§|[[#243|243]]}} et [[#116|116]] β).||
|}
{{il}}
{|style="margin-left:calc(2em - 3px);line-height:1.25em;width:calc(100% - 2em + 6px)"
|width=1%|{{§|{{MotAncre|504}}}}.||width=26%|'''-ula'''||width=24%|''ĕ́ꞓyèbla''||colspan=2|(épaule) ;||rowspan=3|Ici '''-ulu''' est suivi de '''-inu'''.
|-
|||||''rėꞓulĩ''||(rhodendron)||rowspan=2|{{Accolade|d|2|mince}}
|-
|||||''Pĕ̀rólĩ''||(Pierre)
|-
|||'''-eo̩lu'''||''pal̮u̩la''||colspan=3|(femme en couche) ;
|-
|||||''peifajyu̩''||colspan=3|(haricot) ;
|-
|||'''-ela'''||''mŏṣeila''||colspan=3|(nom de vache) ;
|-
|||'''-ale'''||''tsĕ́ja̩''||colspan=3|(emplacement de maison) ;
|-
|||||''fouda̩'' (?)||colspan=3|(tablier), (le dérivé est ''foudara̩'' contenu d’un tablier) ;
|-
|||||''preiṣa̩''||colspan=3|(plastron).
|-
|||'''-ile'''||''kurti̩''||colspan=3|(jardin).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|505}}}}. '''-alia''' forme des collectifs :
{|class=base
|width=50%|''buda̩l̮{{t|ė|80}}'' (boyaux) ;||''taponal̮{{t|ė|80}}'' (bande de gamins) ;
|-
|''matonal̮{{t|ė|80}}'' (bande de gamins) ;||''papėral̮{{t|ė|80}}'' (tas de papier) ;
|-
|''lõzal̮{{t|ė|80}}'' (affaires qui traînent||''moꞓyural̮{{t|ė|80}}'' (bande decitadins) ;
|-
|{{em}}en longueur) ;
|-
|''koral̮{{t|ė|80}}'' (viscères d’un animal) ;||''gujal̮{{t|ė|80}}'' (tas de gueux).
|}
{{il}}
{|class=lft
|{{§|{{MotAncre|506}}}}.||'''-imen'''||''nùré̃''||(troupeau).
|-
|||'''-mentum'''||''préṣėmẽ''||(dot).
|-
|||'''-anu'''||''weitã''||(mesure) ;
|-
|||||''verdã''||(verdâtre) ;
|-
|||||''tĕ́ṣã''||(têtu).
|-
|||'''-enu'''||tĕ̀rẽ''||(terrain) et ({{§§|[[#87|87]]}}, [[#372|372]]).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
4480py8xek0tyvm0wds6p1h7ruxhifi
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/265
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|formation de mots}}|253|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{|class=base
|width=50%|''sélėrõ'' (caveau) ;||''taꞓõ'' (blaireau) ;
|-
|''takõ'' (morceau de drap) ;||''tarpõ'' (idiot) ;
|-
|''tsaꞓotõ'' (morceau) ;||''tsaõ'' (bout) ;
|-
|''tsaṣrõ'' (mouton) ;||''tsarotõ'' (chariot) ;
|-
|''tsã{{t|n|80}}tõ'' (bûche de bois à demi-||''tsĕvrėrõ'' (chévrier) ;
|-
|consumée) ;
|-
|''ublõ'' (griffe) ;||''ul̮õ'' (petit aigle) ;
|-
|''zargõ'' (jargon) ;||''zerlõ'' (petite gerbe).
|}
La consonne précédant ''õ'' semble indiquer qu’on a affaire à '''-ione''' dans :
{|class=base
|width=50%|''agaꞓõ'' (cors aux pieds) ;||''{{corr|baril̮o|baril̮õ}}'' (petit tonneau) ;
|-
|''barlotsõ'' (vase à lait) ;||''bil̮õ'' (poutre) ;
|-
|''borzeijõ'' (bourgeonnement) ;||''zél̮õ'' (petite brassée de paille) ;
|-
|''botaꞓõ'' (grosses bottes) ;||''bùsìl̮õ'' (buchille, copeaux) ;
|-
|''dol̮õ'' (gros tonneau) ;||''ꞓawin̮õ'' (saule) ;
|-
|''gatul̮õ'' (gâchette) ;||''fréjõ'' (tison) ;
|-
|''grifyõ'' (griffe) ;||''gil̮õ'' (partie du robinet) ;
|-
|''katsõ'' (porc) ;||''katul̮õ'' (grumeau) ;
|-
|''kosõ'' (cou) ;||''kayõ'' (porc) ;
|-
|''krul̮õ'' (méchant) ;||''kwẽꞓõ'' (pinson) ;
|-
|''lãpyõ'' (lampion) ;||''Maryõ'' (Marie) ;
|-
|''mulatsõ'' (petit mulet) ;||''mwatsõ'' (tas de foin) ;
|-
|''mozõ'' (génisse) ;||''muꞓil̮õ'' (moucheron) ;
|-
|''plũzõ'' (les verseaux) ;||''purzõ'' (purin) ;
|-
|''Taèl̮õ'' (localité) ;||''tortol̮õ'' (bougie tordue) ;
|-
|''trol̮éjõ'' (époque du pressage||''uratsone''(''t'') (tétine) ;
|-
|des vins) ;||''vayõ'' (sentier) ;
|-
|''vẽl̮õ'' (petit veau) ;||''vijyõ'' (visage) ;
|-
|''vìrol̮õ (arabesques) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
szne0ae878wlqy1599bp0oq11srq8hk
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/267
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|formation de mots}}|255|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{{il}}
{{§|{{MotAncre|512}}}}. '''-osu''' est d’un usage relativement plus fréquent qu’en français :
{|class=base
|width=50%|''bõ{{t|n|80}}tók'' (qui est bon) ;||''lan̮ók'' (fatigué) ;
|-
|''pyol̮o'' (pouilleux) ({{§|[[#330|330]]}}).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|513}}}}. '''atu''' se confond avec '''-ald''', '''-ale''', etc. ; il se rencontre peut-être dans :
{|class=base
|width=50%|''põ{{t|n|80}}ta̩'' (pontis, série de petits||''pḕꞓã̩'' (bleuâtre) ;
|-
|{{em}}ponts) ;||''krūꞓyă'' (personne très maigre).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|514}}}}. '''-ata''' jouit d’une grande vogue pour former des collectifs. Il sert aussi à former quelques noms abstraits :
{|class=base
|width=50%|''byorzėra̩'' (des ordures) ;||''lĭsola̩'' (contenu d’un drap) ;
|-
|''bul̮a̩'' (portée de petits) ;||''leitꞓyă̩'' (pitance) ;
|-
|''ꞓatsona̩'' (sachée) ;||''narėra̩'' (folie) ;
|-
|''ꞓatꞓyă'' (sachée) ;||''matėna̩'' (matinée) ;
|-
|''ꞓotꞓyă̩'' (saletés) ;||''mestra̩'' (contenu d’une seille) ;
|-
|''ꞓetꞓyă̩'' (des branches sèches) ;||''mòrtóda̩y{{t|ė|80}}'' (épidémie) ;
|-
|''ꞓeilonā̩'' (contenu d’un seau) ;||''paꞓay{{t|ė|80}}'' (passage) ;
|-
|''dyablėrā̩'' (diablerie) ;||''poꞓyă̩'' (cuillerée) ;
|-
|''eꞓyèsā̩'' (contenu d’un baquet) ;||''raꞓyă̩'' (étoffe rayée) ;
|-
|colspan=2 style=text-align:center|''ec̑wḕlā̩'' (contenu d’une écuelle) ;
|-
|colspan=2 style=text-align:center|''eminā̩'' (contenu d’une émine) ;
|-
|''eirya̩'' (contenu d’une aire) ;||''rafay{{t|ė|80}}'' (action de grimper) ;
|-
|''fata̩'' (contenu d’un sac) ;||''retꞓyă'' (contenu d’une crèche) ;
|-
|''foudara̩'' (contenu d’un tablier) ;||''rama̩'' (forte pluie) ;
|-
|||''takĕ̀ra̩'' (sottise) ;
|-
|''fulĕ̇ra̩'' (des follies) ;||''tꞓyolay{{t|ė|80}}'' (ondée) ;
|-
|colspan=2 style=text-align:center|''greilata̩'' (contenu d’une tasse) ;
|-
|''kĩkernĕ̇ra̩'' (vanité) ;||''tĕꞓyă̩'' (tas de bois) ;
|-
|''kofyĕ̀ra̩'' (saleté) ;||''truyĕ̇rā̩'' (saleté).
|-
|''kokĕra̩'' (désir déplacé) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
66crtojzcgfmxjghc3p13ufl09bctse
Livre:Marcel-Roland-Le-Deluge-Futur-1910.djvu
112
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EmausBot
39519
Robot : Correction d’une double redirection depuis [[Livre:Toto]] vers [[Livre:A supprimer]]
16002421
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text/x-wiki
#REDIRECT [[Livre:A supprimer]]
03kuy5kxciwfa4gten6j2o6e0d8ctr6
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/269
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16001976
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|formation de mots}}|257|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{{il}}
{{§|{{MotAncre|518}}}}. '''-a̩tor'''.
{|class=base
|width=50%|''vyolonar{{t|ė|80}}'' (ménétrier) ;||''molar{{t|ė|80}}'' (rémouleur).
|}
'''-ore'''.
{|class=base
|width=50%|''kuriꞓyo{{t|u|80}}'' (coureur) ;||''rafiꞓyo{{t|u|80}}'' (grimpeur) ;
|-
|''rĕlojyo{{t|u|80}}'' (horloger) ;||''rĕn̮olo{{t|u|80}}'' (grognard) ;
|-
|''rolo{{t|u|80}}'' (rôdeur) ;||''tapo{{t|u|80}}'' (tapageur) ;
|-
|''vel̮o{{t|u|80}}'' (veilleur) ;||''wan̮o{{t|u|80}}'' (semeur, etc.).
|}
{{sc|Remarque}} : Il se pourrait qu’on eût affaire à '''-osu''' dans l’un ou l’autre de ces mots.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|519}}}}. -('''at''')'''oriu'''.
{|class=base
|width=50%|''leitꞓyo{{t|u|80}}'' (léchoir) ;||''kŭerto{{t|u|80}}'' (couverture) ;
|-
|colspan=2|''brijolo{{t|u|80}}'' ({{corr|poèle|poêle}} à griller les marrons) et {{§|[[#118|118]]}}.
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|520}}}}. '''-ivu''' est rare et impossible à différencier au masc. de '''-ili''', '''-iciu''', '''-ici''', '''-itu''', etc. ;
{|class=base
|width=50%|''pertẽꞓi̩,'' fé. ''pertẽꞓi̩va'' (printanier) ;||''zurniva'' (journée).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|521}}}}. '''-ellu''' est assez employé, mais il n’est pas si fréquent que dans d’autres parlers, parce qu’Héré. préfère '''-ittu'''. v. {{§|[[#72|72]]}}.
{|class=base
|width=50%|''pomé'' (bouton) ;||''pãtrazé'' (paresseux), etc.
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|522}}}}. '''-ittu''', '''-itta''' est le suffixe le plus usité à Héré. pour exprimer la diminution. On le trouve ajouté à d’autres suffixes :
{|class=base
|width=50%|''ãꞓyanè̩t'' (un peu vieux) ;||''ꞓĕ̀jet'' (ciseau à froid) ;
|-
|''baꞓet'' (basset) ;||''doblet'' (doublet) ;
|-
|''barėl{{t|e|80}}t'' (vase) ;||''kartet'' (mesure) ;
|-
|''bizèt'' (petit aqueduc) ;||''kl̮otet'' (petit trou) ;
|-
|''buriket'' (petit âne) ;||''kol̮oret'' (couloir) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
jd8jm6408fm2nabavlefr3obcaenbe2
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/271
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Rafavannay
131027
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16001977
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|formation de mots}}|259|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{|class=base
|width=50%|''goteta'' (petite goutte) ;||''nḕutseta'' (mince couche de neige) ;
|-
|''grãzeta'' (petite grange) ;||''pateta'' (petit chiffon) ;
|-
|''jyerleta'' (petite gerle) ;||''pĕ̇jet{{t|ė|80}}'' (des petits pois) ;
|-
|''karteta'' (mesure) ;||''pĕre̩ta'' (petite pierre) ;
|-
|''koꞓeta'' (un petit moment) ;||''planeta'' (petite poutre) ;
|-
|''kordeta'' (petite corde) ;||''pometa'' (nom de vache) ;
|-
|''kuleta'' (courroie du harnais) ;||''puseta'' (poudre) ;
|-
|''luneta'' (pupille de l’œil) ;||''rozeta'' (rougeole) ;
|-
|''luyeta'' (petit balcon) ;||{{erratum|tꞓyĕ̀met|''tꞓyĕ̀meta'' (petite chèvre) ;}}
|-
|''maneta'' (poignée de la scie) ;||''tokaleta'' (petite idiote) ;
|-
|''masėreta'' (queue-rouge) ;||''tsãbeta'' (jambon) ;
|-
|''mĕjureta'' (petite mesure) ;||''Tsoumeta'' (localité) ;
|-
|''motseta'' (allumette) ;||''veireta'' (petite vérole) ;
|-
|''moṣėleta'' (belette) ;||''zoreta'' (petite forêt).
|}
Dans les mots masculins le ''t'' peut s’omettre devant une consonne, à l’intérieur d’une période. Ailleurs il sonne très faiblement, et on a vu qu’il est tombé complètement dans quelques mots.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|523}}}}. '''-attu''' sert à désigner en général les petits des animaux :
{|class=base
|width=50%|''paꞓėra''(''t'') (moineau) ;||''lĕvra''(''t'') (petit lièvre) ;
|-
|''ul̮a''(''t'') (petit aigle) ;||''bokatĩ'' (bouquetin).
|}
Sa qualité de diminutif s’est étendue et il est devenu péjoratif :
{|class=base
|width=50%|''mã{{t|m|80}}pa''(''t'') (imbécile) ;||''ꞓarga''(''t'') (mauvais sujet) ;
|-
|''lara''(''t'') (voleur) ;||''jyabla''(''t'') (petit diable) ;
|-
|''jyẅifa''(''t'') (juif) ;||''bosa''(''t'') (forêt clair-semée).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
rtnf772dr390s0msykm8l6e2vgub42s
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/273
104
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Rafavannay
131027
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16001978
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|formation de mots}}|261|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class="two-col lalo"
|''ꞓala̩rda''||(salade) et
|-
|''lemona̩rda''||(limonade) qui ont assimilé leur suffixe « -ade » à
|}{{SA|''-arda.''|mt=0}}
{{t6|{{ancre|5-2|{{sc|formation des noms et adjectifs par préfixes}}}}}}
{{§|{{MotAncre|528}}}}. '''-ante''' :
{|class=two-col
|''ã{{t|n|80}}tã''||(l’année passée) ;
|}
'''super''' ou '''supra''' :
{|class=list
|''ꞓor{{t|ė|80}}vẽ''||(rhume) ;||''ꞓor{{t|ė|80}}dẽ''||(surdent) ;
|}
{|class=lft style=margin-top:.5em
|'''re''' :||''reko''(''r'')||(le regain).||
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|529}}}}. '''male''' :
{|class=list
|''malã''||(maladie) ;||''mafyãs{{t|e|80}}''||(méfiance) ;
|-
|''mānet''||(sale) ;||''mapaꞓyẽ''||(impatient) ;
|-
|''mabal̮ă̩''||(mauvais sort) ;||''marẽdu̩''||(illégitime) ;
|-
|''malẽk{{t|o|80}}ũ{{t|n|80}}tr{{t|ė|80}}''||(adversité).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|530}}}}. '''tri''' ou '''tres''' :
{|class=two-col
|''triyola̩''||(trèfle) ;
|-
|''trẽko̩rba''||(trident), ou ''trẽ'' < tridente ;
|-
|''trépi̩''||(tripied).
|}
{{t6|{{ancre|5-3|{{sc|substantifs composés d’un nom et d’un adjectif}}}}}}
{{§|{{MotAncre|531}}}}.
{|class=list
|''pḗtróró̩zo''||(rouge-gorge) ;||''mar{{t|ė|80}}ꞓa̩z{{t|ė|80}}''||(sage-femme) ;
|-
|''pwĕ̀''(''r'')''sẽl̮a̩''||(sanglier) ;||''myèzo̩''||(midi) ;
|-
|''tsoꞓala̩||colspan=3|(choucroute, c’est-à-dire chou salé).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
jzvascr4gxw23y193ns21ti5bqyn93t
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/275
104
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2026-08-25T14:12:40Z
Rafavannay
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16001980
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|formation de mots}}|263|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{|class=base
|width=20%|''tsaꞓyapako̩t''||colspan=2|(qui marche dans la boue) {{ell|smslittéral}} (chasse-boue) ;
|-
|''trol̮{{t|ė|80}}me̩rda''||width=35%|(qui presse le fumier)||{{ell|sens littéral}} (presse-fumier) ;
|-
|''rakl̮aborna''||(ramoneur)||{{ell|sens littéral}} (râcle-cheminée) ;
|-
|''tir{{t|ė|80}}bu̩l̮{{t|ė|80}}''||(parasite)||{{ell|sens littéral}} (tire-ventre) ;
|-
|''tꞓikapã''||(mange-pain)||{{ell|sens littéral}} (mange-pain) ;
|-
|''tapagol̮{{t|ė|80}}''||(idiot)||{{ell|sens littéral}} (tape-étang) ;
|-
|et
|-
|''paꞓaba̩''||(glouton)||{{ell|sens littéral}} (passe à bas),
|-
|''kukafi̩s''||(qui regarde fixement)||{{ell|sens littéral}} (regarde fixe) où
|-
|||colspan=2|{{em}}le second élément est un adverbe.
|}
{{t6|{{ancre|5-6|{{sc|formation des verbes}}}}}}
On a vu au {{§|[[#472|472]]}} comment le dialecte d’Héré. procédait pour former des verbes sur un thème verbal.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|534}}}}. En fait de verbes formés sur des noms par la simple addition d’une terminaison verbale, nous ne citerons que :
{|class=list
|''bara̩''||(se battre) ;||''larona̩''||(voler).
|-
|''bãbana̩||(scier de long) ;
|}
{{t6|{{ancre|5-7|{{sc|dérivation des verbes à l’aide de suffixes}}}}}}
{|class=lft
|{{§|{{MotAncre|535}}}}.||'''-are :'''||''bĕꞓye''||(se bifurquer).
|-
|||colspan=3 style=padding:.5em .5em;|'''-icare''' jouit d’une grande vogue :
|}
{|class=list
|''reètꞓye̩''||(renverser) ;||''rėplèye̩''||(replier) ;
|-
|''tsoufye̩''||(monter à cheval) ;||''manèye''||(manier) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
bfasguy52bhb8yxigr2lpgrsfps7evx
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/277
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2026-08-25T14:12:48Z
Rafavannay
131027
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16001981
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|formation de mots}}|265|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{il}}
{{§|{{MotAncre|541}}}}. '''-attare''' :
{|class=list
|''pyata̩''||(piétiner) ;||''florata̩''||(orner de dessins) ;
|-
|''lokata̩''||(fermer avec un cadenas) ;||''ec̑arbota̩||(déchirer) ;
|-
|||||''ꞓoblata''||(siffloter) ;
|-
|''kawata̩''||(agiter la queue) ;||''burata̩''||(pétrir) ;
|-
|''fol̮ata̩''||(feuilleter) ;||''volata̩''||(voleter).
|}
{{t6|{{ancre|5-8|{{sc|formation des verbes avec des préfixes}}}}}}
{{§|{{MotAncre|542}}}}. '''ad''' : « La signification originaire du préfixe s’est effacée ». M. L. 671, II.
{|class=list
|''aꞓŭ̀na̩''||(flairer) ;||''afroa''||(essayer) ;
|-
|''ꞓ’aꞓoṣa̩''||(se mettre à l’abri) ;||''agota''||(égoutter) ;
|-
|''abèra̩''||(abreuver) ;||''amoꞓye̩''||(fuir les mouches) ;
|-
|''ablĕ́kik''||(s’amollir) ;||''areꞓye̩''||(mettre en tas) ;
|-
|''abrotꞓye̩''||(épingler) ;||''asirye̩''||(cirer).
|-
|''aꞓwèdrė''||(sortir) ;
|}
''a'' préfixe patois s’est placé devant d’autres verbes assez capricieusement (cf. M. L., II, 672), ou paraît s’être substitué à d’autres préfixes, surtout à '''ex''' par exemple dans :
{|class=base
|width=10%|''abaïk''||width=39%|(s’étonner) ;||||width=10%|''apil̮e̩''||width=39%|(saisir) ;
|-
|''aꞓwejye̩''||(essuyer) ;||||''aplèr{{t|ė|80}}''||(plaire) ;
|-
|''akomun̮e̩''||(communier) ;||rowspan=2 width=2%|{{Accolade|d|2|mince}}||rowspan=2 colspan=2 style=text-align:center|Ces deux verbes ont le même préfixe en vieux français.
|-
|''alèa̩''||(élever).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|543}}}}. '''con''' n’est caractéristique que dans :
{|class=list
|''k{{t|o|80}}ũ{{t|m|80}}parajye''||(comparer) ;||''k{{t|o|80}}ũpaꞓa̩''||(dépasser) ;
|-
|''kũ{{t|n|80}}tꞓye̩''||colspan=3|(salir) qui existent en v. fr. ''comparagier, conchier.''
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
dkw47lwuav8gvbi2ayhgag5hp4qm9th
Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/234
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2026-08-25T16:32:30Z
Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
Le même soir, je me rendis à la préfecture,
qui servait de palais, comme vous savez, au chef
de l’État. Mais, au moment de saisir M. Thiers
d’une question, qui pour lui et pour trente-six
millions de Français, était d’un intérêt secondaire,
un scrupule me vint. Ce pauvre président
avait bien des choses en tête. Tout le fardeau
des affaires publiques pesait sur lui. Sa maison
était envahie chaque soir par les sept cent cinquante
souverains que la France s’était donnés,
dans un jour de malheur, comme dit l’autre.
Chacun de ces messieurs prétendait partager le
pouvoir exécutif avec lui ; quelques-uns même
songeaient déjà à le lui reprendre. Les uns venaient
directement à lui pour le solliciter, d’autres
se donnaient rendez-vous chez lui pour conspirer
dans tous les coins. Je le vis au milieu d’un
groupe qu’il charmait de son mieux, en homme
condamné à refaire sa majorité au jour le jour,
et je pensai qu’il y aurait discrétion et prudence
à l’aborder par le chemin le plus long.
Mme Thiers et sa sœur, Mlle Dosne, m’avaient
accoutumé depuis un certain temps à l’accueil le
plus bienveillant et le plus gracieux du monde ;<noinclude>
<references/></noinclude>
e4jh86j4w2pswa9p1v899v2rkafupym
Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/235
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude>elles exerçaient une douce et d’autant plus puissante
influence sur le vieux président, et j’étais
sûr de gagner ma cause, si elles voulaient bien
s’y intéresser peu ou prou. Malheureusement,
ce soir-là, les deux maîtresses de la maison
étaient accaparées par un vieux champion de
l’ancien régime, {{M.| le marquis}} de X…, que son
parti avait donné comme ambassadeur à notre
pauvre République. Ce diplomate improvisé, qui
d’ailleurs ne faisait pas mauvaise figure dans
son habit de 1825, présentait officiellement la
marquise sa femme, élégante comme une riche
provinciale de la Restauration. J’avisai alors dans
un coin, près de la grande cheminée, une petite
femme de soixante ans environ, qui était la bonne
grâce et la bonté même, mais que les députés et
les fonctionnaires laissaient un peu tranquille
parce qu’ils ne la connaissaient pas. C’était
Mme la baronne Roger, autrefois duchesse de
Massa, cousine et amie intime de {{Mme| Thiers|nx}}.
Elle avait de son premier lit un fils, très galant
homme et musicien distingué, et du second un
enfant de dix-huit à vingt ans d’autant plus sympathique,
qu’à la suite d’une fièvre typhoïde, il<noinclude>
<references/></noinclude>
5lkk9oma6zk2i97isyjuul2fgi0jyqs
Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/237
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
Elle se récria, comme je l’avais prévu, et je
poursuivis : « C’est que vous êtes, madame la
baronne, non seulement grande dame, mais,
passez-moi le mot, bonne femme. La France est
grande dame aussi. M’est avis qu’elle ne perdrait
rien à se montrer bonne femme, et que l’État
devrait s’interdire des actes d’ingratitude et de
cruauté qui nous révoltent chez un simple particulier.
» La partie ainsi engagée, j’exposai tout
à l’aise le cas du père Charpentier ; j’ajoutai
qu’il n’était nullement hors de service, et que,
si on l’honorait un jour d’une visite, le parc et
le jardin du petit Trianon plaideraient mieux sa
cause que moi. Éloquent ou non, j’eus le bonheur
d’être écouté et compris, si bien que la
bonne baronne attendit impatiemment la libération
de ses deux cousines pour les appeler à la
rescousse. Elles étaient en grande conversation
lorsque je regagnai mon taudis de l’avenue de
Saint-Cloud, presque sûr de n’avoir pas perdu
ma journée.
Le lendemain, au petit jour, je courais à Trianon
et je m’assurais par mes yeux que le bonhomme
Charpentier n’avait pas vidé l’enceinte.<noinclude>
<references/></noinclude>
cgixc84uv7b8nuknhd55d2hjfrvqb97
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude>Mais il n’était rien moins que rassuré, et il me
demanda avec une anxiété visible quel emploi
j’occupais dans l’administration ou dans la politique
pour m’opposer au déménagement d’un
fonctionnaire congédié. Lorsqu’il sut que je
n’étais rien qu’un homme de bonne volonté, peu
s’en fallut qu’il me traitât d’aimable farceur.
Mais je ne me déferrai point, et je lui fis promettre qu’il attendrait les événements.
Il les attendit en effet, malgré les instances et
les menaces de l’administration supérieure qui,
pour un rien, l’eût expulsé par ministère d’huissier.
Pour maintenir en lui durant huit jours
la force d’inertie dont nous avions besoin pour
obtenir qu’il ne renonçât point par faiblesse au
bénéfice de la possession d’état, je dépensai plus
de paroles que pour lui concilier la faveur de
{{Mme|Thiers|nx}} et de {{Mlle|Dosne|nx}}. Ce diable d’homme
m’eût échappé dix fois pour une si j’avais commis
l’imprudence de m’absenter vingt-quatre
heures durant. Mais j’étais debout sur la brèche :
tous les soirs, dans les salons de la préfecture ;
souvent aussi, dans la journée, au bureau de
notre ennemi {{M.|{{lié|de C}}}}…, que je tenais au {{tiret|cou|rant}}<noinclude>
<references/></noinclude>
lvjes75ek7ve0ey8c3ncj6mj1mkml8h
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude>poing et s’écria : « Quel âge a-t-il donc, ce M. de
C… qui prétend nous enterrer tous ? » Aussitôt
que j’eus connaissance de ce petit événement,
je retournai chez M. de C… et je lui dis en loyal
adversaire : « Ce n’est plus pour le père Charpentier
que je viens vous solliciter, c’est pour
vous-même. Voici ce que vous avez dit et ce que
M. Thiers a répondu. » Le haut fonctionnaire
s’emporta, mais de la bonne sorte : « Ah I c’est
ainsi ! s’écria-t-il. Eh bien ! je ne mettrai plus
personne à la retraite ! Les services publics tomberont
dans la sénilité, les finances de l’État
seront dilapidées, mais j’aurai cédé à la force, et
je m’en laverai les mains ! »
Pour le coup, l’affaire était faite, et je n’en
demandais pas davantage. Je ne sais ce qui se
passa dans la soirée, mais j’ai tout lieu de croire
que M. le directeur des bâtiments civils ne perdit
pas son temps, car le lendemain M. Thiers,
accompagné de son meilleur ami, M. Mignet,
vint lui-même apporter la bonne nouvelle au
père Charpentier et au père Briot. Je vous laisse
à juger si les bonnes gens lui firent fête. De ce
jour, il prit l’habitude d’aller se reposer durant<noinclude>
<references/></noinclude>
fukf3gk688y937n7g1ytyy3n9hwav7n
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/279
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Rafavannay
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16001982
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|formation de mots}}|267|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{{il}}
{{§|{{MotAncre|546}}}}. '''in''' :
{|class=list
|''ẽbrĕtĕla̩''||(mettre des bretelles) ;||''ẽflora̩''||(écumer) ;
|-
|''ẽgrĩjye̩''||(se fâcher) ;||''ẽgrubona̩''||(se pelotonner) ;
|-
|''ẽkal̮e''||(faire cailler) ;||''ẽkroja̩''||(creuser) ;
|-
|''ẽkubĕ̀na̩''||(embarrasser) ;||''ẽpyorna̩''||(s’enivrer) ;
|-
|''ẽtĕ̀ṣa̩''||(assommer) ;||''ẽtèꞓye''||(entasser) ;
|-
|''ẽtsarĕ́na̩''||(s’enticher) ;||''ẽtsapla̩''||(fendre) ;
|-
|''ẽtseila̩''||(se préoccuper) ;||''ẽtsouꞓye̩''||(chausser) ;
|-
|''ꞓ’ẽkeir{{t|ė|80}}''||(présumer).
|}
'''-inde''' :
{|class=list
|''ꞓ’ẽꞓowa̩''||(se sauver) ;||''ꞓ’ẽparti̩''||(partir).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|547}}}}. '''re''' est aussi très productif :
{|class=list
|''rĕ̇baꞓyĕ̩''||(rabaisser) ;||''{{corr|rĕ̇bitcyĕ̩|rĕ̇bitꞓyĕ̩}}''||(repousser) ;
|-
|''rĕ̇bul̮ĕ̩''||(fouiller) ;||''réklama''||(faire écho) ;
|-
|''rĕ̇viryĕ̩''||(retourner) ;||''rĕètꞓyĕ''||(renverser) ;
|-
|''rĕfarma̩''||(épargner) ;||''rĕ̇toudi''||(se retirer) etc. v. Lexique.
|}
Enfin '''trans''' :
{|class=list
|''trametr{{t|ė|80}}''||(envoyer) ;||''traperꞓye̩''||(transpercer) ;
|-
|''tralõjye̩''||(prolonger) ;||''trakola''||(couler) ;
|-
|''trabatu''||(complètement).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
a8xfsvqxdy6xugh01enrvnbx1hfvzbj
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/280
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16001985
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2026-08-25T14:14:35Z
Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|268|{{sc|morphologie}}|||b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{t5|LES ADVERBES}}
{{t6|{{ancre|6-1|{{sc|adverbes de lieu}}}}|mt=-1em}}
{{§|{{MotAncre|548}}}}.
{|class=list
|''k{{t|o|80}}ũ{{t|n|80}}tr{{t|ė|80}}''||(contre) ;||''ãwĕ́''||style="text-align-last:justify"|(où), dérivé de apud hoc
|-
|||||colspan=2|avec l’addition d’une nasalisation inexplicable.
|-
|''lé{{t|i|80}}, lì''||(là, y) ;||colspan=2|''ꞓė, ꞓì, ꞓì̩l̮a et
|-
|||||''ꞓil̮a̩''||(ici) ;
|-
|''ẽ''||(en) ;||(''de'')''fura''||(dehors) ;
|-
|''lwè̃''||(loin) ;||''dĕdĩ''||(dedans) ;
|-
|''dĕjo̩''||(dessous) ;||''dafõ''||(dessous) ;
|-
|''dĕꞓu''(''k'')||(dessus) ;||''damõ{{t|u|80}}''||(dessus) ;
|-
|''atrapa''||(ailleurs) ;||''aru''||(autour) ({{§|[[#120|120]]}}) ;
|-
|''arėdĕ̀ĕ̀''||(à rebours) ;||''perto''(''t'')||(partout) ;
|-
|''dĕ̀èfu̩ra''||(du côté nord) ;||''du i''||(du côté du sud) ;
|-
|''amõ{{t|u|80}}''||(du côté du couchant) ;||''aba''||(du côté du levant) ;
|-
|''ẽsi''||(ici, de ce côté-ci) ;||{{erratum|(d)apar|(''d'')''apa''(''r'')}}||(à côté) ;
|-
|''{{t|o|80}}utrĕ́''||(là-bas) ;||''èna̩''||(en haut) ;
|-
|''ẽkil̮a̩''||(ici).
|}
{{t6|{{ancre|6-2|{{sc|adverbes de temps}}}}}}
{{§|{{MotAncre|549}}}}.
{|class=list
|''kã''||(quand) ;||''ꞓŏẽ''||(souvent) ;
|-
|''tòzò̩''||(toujours) ;||''tódŭ̀lõ''||(toujours) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/283
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2026-08-25T14:14:24Z
Rafavannay
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|formation de mots}}|271|b=<hr>}}</noinclude><section begin="3-6" /><nowiki/>
{|class=list
|''nu᷑namẽ''||(nullement) ;||''le᷑{{t|i|80}}namê''||(facilement) ;
|-
|''kurẽ{{t|n|80}}tamẽ''||(couramment) ;||''dĕ́rir{{t|ė|80}}mẽ''||(dernièrement) ;
|-
|''brãmẽ''||(fortement) ;||''zẽtimẽ''||(doucement) ;
|-
|''fĭ̀namẽ''||(finement) ;||''bugramẽ''||(fort) ;
|-
|''solėmẽ{{t|n|80}}t{{t|ė|80}}''||(et même) ;||''poꞓ{{t|ė|80}}mẽ{{t|n|80}}t{{t|ė|80}}''||(pourtant).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|553}}}}. Quelques adjectifs s’emploient aussi adverbialement :
''krwé'' dans la locution : ''ꞓŭ̀na krwé'' (sentir mauvais) ; et ''furyo{{t|u|80}}, fĩ, frã,'' {{§|[[#368|368]]}}.<section end="3-6" />
<section begin="3-7" />{{t5|PRÉPOSITIONS}}
{{t6|{{ancre|7-1|{{sc|anciennes prépositions latines}}}}|mt=-1em}}
{{§|{{MotAncre|554}}}}.
{|class=list
|''dĕ''||(de) ;||''a''||(à) ;
|-
|''ẽ''||(en) ;||''ẽtr{{t|ė|80}}''||(entre) ;
|-
|''ꞓu''||(sur) ;||''k{{t|o|80}}ũ{{t|n|80}}tr{{t|ė|80}}''||(contre) ;
|-
|{{erratum|vḕ(r)|(''v'')ḕ''(''r'')}}||(vers) ;||''pḕ''(''r'')||(par) ;
|-
|''pŏ''(''r'')||(pour) ;||''ꞓẽ''||(sans) ;
|-
|''ꞓŏ́lõ''||(selon).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|555}}}}. Composées de prépositions latines :
{|class=list
|''dĕ̀ã''||(devant, avant) ;||''dĕꞓuk''||(sur) ;
|-
|''dĕjó''||(sous) ;||''perdĕjò̩''||(par-dessous) ;
|-
|''dĕri̩''||(derrière) ;||''dĕdĩ''||(dans).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|556}}}}. Adjectifs, adverbes et participes devenus prépositions :<section end="3-7" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu/284
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2026-08-25T14:13:57Z
Rafavannay
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|272|{{sc|morphologie}}|||b=<hr>}}</noinclude><section begin="3-7" /><nowiki/>
{|class=list
|''fū́ra''||(hors) ;||''pro̩tso''||(proche) ;
|-
|''ꞓóf''||(sauf) ;||''ꞓyoẽ''||(suivant) ;
|-
|''totsẽ''||(touchant).
|}
{{il}}
{{§|{{MotAncre|557}}}}. Composées de prépositions latines avec des substantifs, pronoms ou adjectifs :
{|class=list
|''primye̩''||(parmi) ;||''ẽ{{t|n|80}}tꞓyé''||(chez) ;
|-
|''dafõ''||(de dessous) ;||''damõ{{t|u|80}}''||(d’en haut) ;
|-
|''awe̩''||(avec) ;||''a pa dė''||(à côté de) ;
|-
|''a sõ''||(au sommet de), etc.
|}<section end="3-7" />
<section begin="3-8" />{{t5|CONJONCTIONS}}
{{§|{{MotAncre|558}}}}.
{|class=list
|''ꞓĕ̇'' et ''s''||(si) ({{§|[[#325|325]]}}) ;||''ma''||(mais) ;
|-
|''bork{{t|ė|80}}''||(quoique) ;||''podìr{{t|ė|80}}k{{t|ė|80}}''||(afin que) ;
|-
|''du mwẽ k''||(puisque).
|}<section end="3-8" />
<section begin="3-9" />{{t5|INTERJECTIONS}}
{{§|{{MotAncre|559}}}}.
{|class=list
|''ꞓaro̩n̮{{t|ė|80}}''||(charogne !) ;||''ꞓarè̩t{{t|ė|80}}''||(charrette !) ;
|-
|''dĭa̩dr{{t|ė|80}}''||(diable !)||''dyafwa''||(le feu du diable) ;
|-
|''dia̩blo''||(diable !) ;||''ìs kã̩{{t|n|80}}ta''||(oh !) ;
|-
|''jo marya''||(Jésus Marie !) ;||''séjosé''||(Saint Joseph !) ;
|-
|''karon̮{{t|ė|80}}''||(charogne !) ;||''karī̩n{{t|ė|80}}''||(euphémisme de ''karon̮{{t|ė|80}}'') ;
|-
|''omõjyuyo''||colspan=3|< o meu deu ego ? (exclamation de frayeur).
|}<section end="3-9" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Catégorie:Patois valaisan
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Rafavannay
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Denis Gagne52
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{{c|TOAST À VICTOR HUGO |fs=160%|sp=0.08em|m=0.8em}}
{{c|(28 février 1883.)|fs=85%|mb=1em}}
{{—|4|mt=1.5em|mb=2.5em}}
Au nom de la grande famille des lettres, je
remercie Victor Hugo de l’honneur qu’il nous
fait et de la bienveillance qu’il nous témoigne en
venant inaugurer parmi nous la quatre-vingt-deuxième
année de sa gloire. Les jeunes gens
qui sont ici n’oublieront jamais cette soirée ; les
hommes mûrs en garderont à l’hôte illustre du
28 février une profonde reconnaissance.
Mais ce n’est pas seulement aujourd’hui, c’est
tous les jours, depuis plus de soixante ans, que
Victor Hugo nous a honorés, tous tant que nous
sommes, et par l’éclat de son génie, et par l’inépuisable
rayonnement de sa bonté. Celui que<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/251
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2026-08-25T18:02:05Z
Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><br/>
{{c|DISCOURS PRONONCÉ |fs=160%|sp=0.08em|mb=0.8em}}
{{c|('''À la distribution des prix du lycée Charlemagne''')|fs=90%|mb=1em}}
{{c|(Août 1883.)|fs=85%|mb=1em}}
{{---|4}}
Élèves de notre vieux Charlemagne,
{{g|Mes chers camarades,|4}}
Un de vos jeunes maîtres les plus brillants
vous a parlé de l’avenir dans un noble et magnifique
langage. Permettez qu’un de vos anciens,
j’ai failli dire un de vos ancêtres, vous entretienne
familièrement du passé.
Le ministre de l’instruction publique, en m’appelant
à l’honneur de présider cette fête de famille,
a récompensé au delà de tout mérite et de
toute espérance une longue vie de travail. Je
suis aussi ému qu’un vieil officier qui, avant de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/253
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2026-08-25T18:03:34Z
Denis Gagne52
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude>inexorable aux indisciplinés, mais miséricordieux
comme un père, facile à désarmer par une
bonne parole ou par un bon mouvement ; et
l’économe, M. Pront, qui s’était illustré comme
professeur de grammaire par un petit traité ''Des comparatifs et des superlatifs'', mais qui n’en
était pas plus fier, et qui sur le seuil de son modeste
appartement, au rez-de-chaussée de la bibliothèque,
nous montrait tous les jours la plus
belle physionomie de brave homme que j’aie
rencontrée dans ma vie. Les hommes éminents,
qui représentent l’autorité dans les écoles publiques,
n’obtiennent de leurs obligés qu’une justice
tardive. Pour les apprécier, il faut avoir
un peu vécu, il faut avoir connu le monde qui
malheureusement ne ressemble guère au collège
« Je vous en avertis, jeunes gens, vous ne trouverez
pas hors d’ici des hommes qui vous récompensent
de tout ce que vous aurez fait pour vous-mêmes,
et qui vous punissent de fautes que vous
commettrez contre vous. On peut se tromper à
tout âge ; les hommes faits, comme les enfants,
sont sujets au découragement ; la paresse
elle-même n’est pas le monopole des écoliers. Eh<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/269
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2026-08-25T18:04:52Z
Denis Gagne52
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki /><br/>
{{c|ADIEUX À TOURGUENEFF|fs=160%|sp=0.08em|mb=0.8em}}
{{c|(1<sup>er</sup> octobre 1883.) |fs=85%|mb=1em}}
{{—|4|mt=1.5em|mb=2.5em}}
Ivan Sergiewich, vous avez achevé de souffrir,
mais vous n’êtes pas mort tout entier. Votre
sang généreux et chaud circule encore dans vos
livres ; le bien que vous avez fait est gravé sur
un métal plus impérissable que l’airain, la reconnaissance
des justes. C’est pourquoi nous ne
suivons pas votre deuil en pleurant : est-ce qu’on
pleure les immortels ? Mais nous vous accompagnons
avec recueillement comme un hôte aimable
et aimé qui part pour un très long voyage.
C’est ici, au seuil de Paris, devant cette large
porte ouverte sur le nord, que ceux qui s’en vont
et ceux qui restent échangent le baiser d’adieu.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Livre:Cézembre - Le Champion fantôme, 1928.djvu
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Khardan
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|Type=book
|Titre=Le Champion fantôme
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|Auteur=[[Auteur:André Reuzé|Jacques Cézembre]]
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Denis Gagne52
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
{{c|DISCOURS|fs=160%|sp=0.08em|mb=0.8em}}
{{c|PRONONCÉ|fs=70%|sp=0.08em|mb=0.8em}}
{{c|'''À l’inauguration de la statue d’Alexandre Dumas.''')|fs=90%|mb=1em}}
{{c|(Août 1883.)|fs=85%|mb=1em}}
{{—|4|mb=2.5em|mt=1.5em}}
Cette statue, qui serait d’or massif si tous les
lecteurs de Dumas s’étaient cotisés d’un centime,
cette statue, messieurs, est celle d’un grand fou
qui dans sa belle humeur et son étourdissante
gaieté logeait plus de bon sens et de véritable
sagesse que nous n’en possédons entre nous
tous. C’est l’image d’un irrégulier qui a donné
tort à la règle, d’un homme de plaisir qui pourrait servir de modèle à tous les hommes de travail,
d’un coureur d’aventures galantes, politiques
et guerrières, qui a plus étudié à lui seul
que trois abbayes de bénédictins. C’est le {{tiret|por|trait}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:About - De Pontoise à Stamboul et autres textes, 1884.djvu/278
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Denis Gagne52
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Azais64" /></noinclude><nowiki />
— Il me battait.
— Tes frères et sœurs ?
— Je n’en ai pas.
— Mais pourquoi donc es-lu si pressé de retourner
en Espagne ?
— Pour achever un livre que j’ai commencé
aux vacances.
— Et qui s’appelle ?
— ''{{lang|es|Los Tres Mosqueteros}}''. »
Le pauvre enfant, messieurs, avait la nostalgie
des ''Trois Mousquetaires''. Il ne fut pas difficile
à guérir.
Ce n’est pas seulement par son incomparable
génie de conteur que Dumas appartient à notre
vieille et fraternelle Société ; c’est aussi par son
caractère, par ses mœurs, ses qualités, ses défauts,
ses erreurs même. Nous avons eu parmi nous
d’aussi grands écrivains, jamais un type d’homme
de lettres aussi parfaitement accompli. Il a fait
bien des choses en dehors de son état, par exemple
la révolution de 1830 et la conquête des Deux-Siciles ;
mais on peut dire sans exagération qu’il
n’a vécu que pour écrire. Lorsqu’il se plongeait
dans l’histoire, c’était, comme un pêcheur de<noinclude>
<references/></noinclude>
jej41lz7d3qjuv5y0hrra9psrpt3z4u
Page:Encyclopédie méthodique - Art militaire, T1-1.djvu/31
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AnteScribe
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="AnteScribe" />{{nr|ACC|ACT|15}}</noinclude><section begin="ACCLAMATION" /><nowiki/>
'''ACCLAMATION.''' ''Voyez'' {{sc|'''Récompenses.'''}}
<section end="ACCLAMATION" />
<section begin="ACCOMMODEMENT" /><nowiki/>
'''ACCOMMODEMENT.''' ''Voyez'' {{sc|'''Retraite'''}}
<section end="ACCOMMODEMENT" />
<section begin="ACCUSATION" /><nowiki/>
'''ACCUSATION.''' L’''accusation'' est publique,
privée, ou secrette. La première a lieu en France,
à l’égard des crimes & délits militaires. C’est la
partie publique militaire qui l’intente. Sur les informations
& instructions de cette partie publique,
le chef ou tribunal qui doit en connoître, juge
suivant la loi.
Si, par abus de confiance, par défaut de courage,
par connivence avec l’ennemi, un militaire
trahit l’intérêt de l’état, son supérieur intente une
''accusation'' contre lui auprès du chef suprême, ou
ministre, qui, prenant les ordres du roi, renvoie
l’accusé au tribunal des maréchaux de France, ou
ordonne un conseil de guerre.
L’''accusation'' privée ne peut s’intenter, & être
suivie, que par la partie lésée, comme dans l’ordre
civil. Si elle étoit faite par un particulier n’ayant
aucun intérêt propre à réclamer, ce seroit délation,
& par conséquent infamie. Mais, si le crime
ou délit est connu de touts, c’est la voix publique,
ou son organe qui forme l’''accusation''.
Si la délation à découvert passe chez touts les
peuples policés, & non républicains, pour déshonorante ;
si le délateur est, pour ainsi dire,
banni de la société, comme le concile d’Elibéris
privoit de la communion, même à l’article de la
mort, tout chrétien qui, en dénonçant un de ses
frères, auroit causé la mort, sa proscription, ou
quelque dommage en ses biens, que doit-on penser
de la délation cachée, ou accusation secrette ?
C’est le renversement de tout ordre, & de toute
justice. L’accusé est condamné sans être entendu ni
convaincu. Il subit une peine, sans connoître ce
qu’il a fait, & sans pouvoir se défendre. Il n’y a que
des chefs & une administration foibles & tyranniques,
qui puissent introduire un abus aussi manifeste,
propre à rendre les citoyens, faux, perfides,
bassement intéressés, calomniateurs, ennemis
les uns des autres, les chefs despotes, les
subordonnés esclaves.
Parcourons les maux qui en résultent. Cette ''accusation''
étant reçue, la flatterie est sans frein :
elle touche à son but sans nul effort. Tout homme
qui déplait au chef est perdu. Il est accusé, ou par
son chef même, ou par ses adulateurs. L’un encourage
& récompense ; les autres le servent comme
de vils instruments. C’est le règne du vice : la vertu
ne peut échapper aux pièges secrets dont on l’environne.
Veut-on l’emploi d’un homme de bien ?
on lui suppose de mauvaises intentions, des noirceurs,
des crimes. Refuse-t-il de prendre part aux
dérèglements de fon supérieur ? c’est un homme
suspect, un témoin importun qu’il faut éloigner.
S’il en parle avec un noble courage, c’est un accusateur
dangereux qui mérite la proscription. S’il
garde un silence prudent, c’est un improbateur
dont la présence est à charge. Demande-t-il un
emploi qu’il mérite ? c’est un ambitieux qu’il faut
réprimer. A-t-il un talent supérieur, & demande-t-il
à l’employer pour l’utilité publique ? c’est un
crime évident ; il faut le punir, se hâter de le
perdre, lui supposer des discours méchants & calomnieux,
des actions basses ; gagner, séduire, effrayer des témoins, & l’on en trouve dans ceux
qui se disoient ses amis, dans ses domestiques, &
même dans sa famille. Il n’y a plus de justice, de
vérité, d’évidence même que la calomnie ne détruise.
Elle seule est écoutée, desirée, accueillie,
employée, récompensée ; il n’y a plus de loi :
tout est à craindre. L’empire de Tibère & de Caligula
se renouvelle. Libon{{lié}}Drusus accusé, va, en
longs habits de deuil, implorer le secours de ses
parents, montrer ses biens & sa vie en proie aux
bêtes féroces qui l’environnent : ses parents, saisis
d’effroi, allèguent des prétextes, sans oser témoigner
ni pitié ni crainte. Il faudra montrer de la
joie au supplice de ses proches, comme sous
Néron.
Que voyoit-on alors dans cette maîtresse du
monde ? Des citoyens libres opprimés par les esclaves &
les prostitués du tyran, exilés en des
déserts affreux, égorgés, ou ne devant la vie qu’au
mépris de flatteurs & de parasites livrés aux desirs
infames du maître, ou forcés de voir leurs femmes
exposées à la brutalité, à celle de ses ministres,
& des plus vils citoyens invités à les déshonorer
pour de l’argent comme des femmes publiques. Ces
débordements ne finirent qu’avec l’empire, ou plutôt
avec ce fantôme d’empire dont les Barbares
hâtèrent l’évanouissement.
C’est ainsi que les ''accusations'' secrettes, excitant la
cupidité, la luxure, l’avarice, la flatterie, la haine,
la calomnie, la cruauté, la férocité, leur livrent l’innocence
& la vertu sans protection & sans défense.
Dès qu’elles feront admises, on en ressentira les
effets avec plus ou moins de force. Ils feront d’autant
plus grands, que les chefs qui en feront usage,
seront plus corrompus, plus pervers, plus foibles,
& plus injustes. La discipline sera détruite, l’émulation
nulle, les talents & les vertus fans pouvoir.
Soyons soumis aux loix, mais aux loix seules, &
n’agissons que par elles. Celui qui sçait agir en
homme avec les hommes, n’a besoin que d’elles
pour les bien conduire. Dès qu’elles parlent seules,
la vertu accourt à leur voix.
<section end="ACCUSATION" />
<section begin="ACTION" /><nowiki/>
'''ACTION.''' C’est l’effet réciproque de deux corps
de troupes qui se chargent.
Il y a deux espèces d’''action'', qui sont le combat.
& la bataille. Ce qu’elles ont de commun sont les
raisons que l’on a pour les engager, ou les éviter,
& les moyens d’y parvenir.
{{centré|'''''Raisons de chercher l’action'''''|m=1em}}
Si en engageant une ''action'', vous avez pour
unique objet votre gloire, ou votre avancement ;
si, pour satisfaire un vil intérêt, ou une coupable
vanité, vous faites couler le sang humain, périr
<section end="ACTION" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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De Pontoise à Stamboul et autres textes (About)
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[[Catégorie:Bon pour export]]
[[Catégorie:Littérature française]]
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4
LIMPRIMEUR AU LECTEUR.
AN IMPRIMER D'AL LENNER.
Mi Lecteur, l'an-
(A mignon lenner
ar Chollocou an-
Acien Collogue Frans
gois &t Breton, qu'on
cien Gallecha Bretonee
a imprimé ci-devant
à Lo ber imprimet dia-
ici et ailleurs par diffé-
quent ama hac dechall
rentes fois, depuis l'an
des a veich, absoue at
1660 qu'il le fut en pre-
bloas 1660 ma oue gret
mier, étant d'un Ayle
quents, o vers groffier
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groffier &t indigne d'être
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expoté à la policelle des
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den na antreprène de
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ditauroch. Conteniara
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correct- I contient pres
lerampl dimeus an darns
mièrement, un ample
vins an Hansiou eus au
Nocabulaire de la plus
grande partie des Noms
traon hac ae Guerion
des chotes et des Mois
muis ulires, goude-le
meux a Bropos familier
les plus ufités, entuire
plusieurs Phrales famis
ha Dialogou pletant.
lières e Diatogues plai-
hac ethp lirestm<noinclude>
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Hektor
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— Oui, on respire !
— C’est une vraie étuve, ce Paris.
— Oui, une vraie étuve.
— Si encore l’on pouvait se rafraîchir à sa guise ! Mais pas d’eau, à cause de cette sécheresse !… Quant à l’eau artificielle, merci ! Elle a un de ces goûts pharmaceutiques qui vous soulèvent le cœur… c’est désolant !
— Tout à fait désolant !
— J’ai la bouche altérée de cette citronnade à l’eau minérale, ajouta la plus jeune qui était aussi la plus loquace.
J’observai celle qui prononçait ces mots assez prosaïques. Elle eût inspiré un joueur de mandoline au clair de lune, un faiseur de ballades. Ce poète eût célébré son profil pur qui semblait emprunté à celui de la <i>Jeune fille inconnue</i> que j’admirais tant au Musée Populaire, dans une salle réservée à la Renaissance italienne.
Le même joueur de mandoline — Vénitien sans nul doute — eût chanté les fins cheveux blonds de cette rare insulaire : un rayon de soleil séparé en deux bandeaux ondulés. Et ni sa bouche aux coins délicieusement abaissés, ni les yeux surtout, n’eussent échappé à l’exaltation musicale dudit Vénitien.
Ces yeux, ces yeux… Je les revois encore, après tant de spectacles affreux dont je suis resté glacé jusqu’aux moelles ; et, même à l’instant où je rédige ces lignes, je revois ces yeux… Quand je me serai borné à dire qu’ils ressemblaient à deux morceaux de ciel enchâssés dans le cadre d’or des cils, mais avec cette émanation d’âme qui communique à certains regards un insondable particulier, j’aurai fort mal exprimé les yeux de la jeune Anglaise.
L’autre, celle qui ne répondait que par de courts et bredouilles membres de phrases, avait l’air de la gouvernante. Très mûre, et cet aspect agressif que donne une vie de célibat comprimé et rancunier. La lèvre inférieure sympathisait avec la pointe du nez, comme une stalagmite allant à la rencontre d’une stalactite ; tout le visage parcheminé sortait d’un voile de gaze rose, enfantin, comique, dont ce débris du siècle précédent s’enveloppait la nuque et le chapeau.
Ces doux physionomies me frappèrent, et dans l’insistance machinale du désœuvrement, je les regardai longuement… Surtout la première, aux yeux inoubliables, aux yeux que jamais, non, jamais, je n’oublierai !
{{astérisme}}
Toujours le défilé du paysage, champs de blé s’étalant à l’infini, avec les bosquets et les métairies à toits de tuiles : boules vertes et rouges sur un billard jaune.
Puis, la végétation se multiplie, devient plus dense : on sent l’eau, une grande vallée humide. Et la Loire apparaît, enserrée d’un fouillis de maisons.
Orléans. Il y a là un arrêt où descendent mes compagnes britanniques.
Un instant, je contemple le panorama du fleuve à moitié pompé dans la terrible chaleur, dans la chaleur extraordinaire que nous endurons… Dix heures du matin seulement, et déjà un soleil de plomb qui coule. À l’horizon gris, que je découvre aux quatre points cardinaux en faisant les cent pas sur le pont de l’aviplane, stagne un couvercle de vapeurs lourdes, pareilles à celles de la zone torride.
Les fumées des usines qui dressent à l’entour de la cité des cheminées sans nombre, ainsi que des mâts serrés dans un port de pêche, montent se mêler à ces vapeurs sans qu’un souffle les chasse.
La Loire morte traîne un filet d’eau lente et limoneuse, entre les sables découverts de son lit. Elle s’en va, s’éloigne, ici bras de mer, là-bas ruisseau ; et peut-être disparaît-elle tout à fait, un peu plus loin, dans la soif dévorante du sol.
Le sifflet du chemin de fer électrique, au-dessous de nous, répond à notre sifflet : nous repartons en virant vers la droite. Déjà, à l’aide d’une jumelle, je peux apercevoir Blois, au milieu d’un brouillard bleu.
Quelques minutes plus tard, je prends pied avec ma valise sur la fine charpente qui forme la gare aérienne de cette bonne ville.
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<section begin="s2"/>{{t3
|{{sc|sécheresse}}
|{{rom-maj|II|!}}
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}}
Je connaissais Blois pour y être venu passer autrefois mes vacances, quand je faisais mes études au Grand Lycée, à Paris. Mon oncle, {{M.|Luzette}}, excellent homme doublé d’un modeste savant, était le seul parent qui me restât, à part quelques cousins éloignés. Il possédait au bord de la Loire une propriété, baptisée Mortefeuilles, sur l’ancien emplacement des jardins de l’évêché, derrière l’église Saint-Louis, qui de cathédrale était devenue musée.
Ah ! l’admirable terrasse dominant le fleuve, et d’où mes rêveries d’adolescent apercevaient — c’est un des meilleurs souvenirs de ma vie antérieure — l’étagement des toits de la ville, toits de tuiles et d’ardoises, toits larges et rectangulaires des vieilles maisons du {{s|XIX|e|-}} et {{s|XX|e|s}}, toits vitrés aux supports métalliques des maisons plus récentes, clochers et tourelles dépassant la masse comme les enjolivures d’une dentelle, surtout les trois flèches de Saint-Nicolas, ce bijou gothique passé au rang de monument entretenu aux frais de l’État. Quant au château, je ne pouvais le voir, caché qu’il était par un caprice du terrain, perdu derrière le moutonnement des constructions et des arbres.
Et quand je me tournais d’un autre côté, vers la Loire aux eaux lentes où s’allongeaient, pareilles à des caïmans indolents, de brunes langues de sable et de limon, j’avais un spectacle différent : c’était d’abord le pont, large et de pierre, orné en son milieu d’une bizarre borne ouvragée et dorée, arc-bouté de ses piles puissantes au remous du courant. Un pont d’immémoriale ancienneté, âgé de plus de six cents ans, et qu’on avait presque reconstruit à force de le restaurer. Plus loin, sur l’autre rive, le faubourg de Vienne, avec les vestiges de Saint-Saturnin, à demi démoli de vétusté ; plus loin encore, j’apercevais la campagne, des verdeurs et des jaunes de végétations confuses filant, là-bas, jusqu’au gris bleuté de la forêt de Russy ; et puis, par-dessus des collines vagues, c’était le ciel, le ciel béant, où s’étalait la nappe du soleil, où sifflaient les hirondelles…
En descendant de la gare aérienne, je remuais tous ces souvenirs : c’était si proche encore, et pourtant si éloigné déjà, du grand garçon de vingt-six ans que j’étais maintenant. De l’enfant rêveur, du petit Pierre qui regardait le paysage du haut de la terrasse de la Loire, était sorti {{M.|Pierre Delange}}, licencié ès sciences humaines, attaché au Ministère de la Paix. Et, à revenir dans cette ville où j’avais passé tant de bonnes heures jadis, le reflet du passé puéril m’envahissait le cœur doucement.
Je retrouvai mon oncle Luzette toujours le même, entre ses livres et ses appareils de météorologie ; il m’attendait, prévenu par une dépêche. Il m’embrassa, me félicita de l’heureuse inspiration qui m’amenait en villégiature auprès de lui, et me conduisit visiter ses caves, ses greniers, ses arbres fruitiers et ses espaliers. Nous étions au mois de juin, une température de serre close engourdissait jusqu’aux oiseaux, dans le parc silencieux où nous errâmes.
— Ce qui est désespérant, fit l’oncle, c’est cette satanée sécheresse qui n’en finit plus ! Pas une goutte d’eau depuis cinq semaines ! Et tout finit par rôtir sur pied ; c’est bon, le soleil, mais pas tant que ça, nom d’un chien !
— Ah oui ! acquiesçai-je, quelle chaleur ! Il y a de quoi tomber malade. Figurez-vous qu’à Paris nous manquons d’eau de source ; on boit de l’eau artificielle, à présent !
L’oncle leva un poing rageur vers l’immuable azur.
— Il n’y a donc plus de nuages, là-haut, tonnerre, plus de pluie… rien que du feu !… Oui, ma parole, Pierre, c’est à croire qu’il ne reste que du feu sur nos têtes… ou de l’électricité, je ne sais quoi ? Je te conduirai tout à l’heure à mon laboratoire, voir mes instruments. Ils battent la berloque, mon cher, la boussole est restée hier au moins dix minutes à chercher le nord !
— Tiens, tiens !
— Et quant au baromètre, c’est fou ; crois-tu qu’il indique 740 millimètres, <i>grande pluie !</i> et même 731, <i>tempête !</i>
Je me mis à rire franchement. Ah ! ah ! ce baromètre
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{{séparateur|l}}</noinclude>recherches rencontreront bien des difficultés dans ce mystérieux monde
asiatique, si même elles aboutissent jamais !
{{droite| « ''Correspondance spéciale de Bangkok.'' » |3}}
Cette lecture achevée, Farandoul se plongea dans de profondes réflexions
pendant plus d’un quart d’heure ; puis, se levant tout à coup, il appela Mandibul et les quinze marins.
— Vous vouliez savoir dans quelles contrées nous allions porter notre intelligence et notre activité, dit-il, je vais vous le dire !… nous allons à Bangkok,
royaume de Siam ! Quoi faire ?… retrouver l’éléphant blanc, l’animal sacré,
symbole national, volé mystérieusement ! {{unité|60|millions}} de prime, voilà qui
convient parfaitement à des gens ruinés comme nous !
— Si nous réussissons ? fit observer Tournesol.
— Comment, si nous réussissons !… Je ne vous reconnais plus, Tournesol ;
est-ce que vous baisseriez ? mon ami… Ne craignez rien, nous réussirons !
nous pouvons si bien considérer les {{unité|60|millions}} comme gagnés, que nous
allons avec nos dernières ressources prendre passage en première classe pour
Bangkok ! En avant !
{{Img float-p
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|align=center
|cap={{style|t:80;i;ws:2px|Siam. — Exercices du régiment des Amazones. — Artillerie.}}
}}
— En avant ! s’écria Tournesol électrisé, et bagasse ! nous leur en retrouverons plutôt deux qu’un, d’éléphant sacré !
Voici comment, sans plus d’explications, nos amis s’étaient dirigés vers
Suez pour y attendre le premier paquebot en destination des mers indochinoises.
Après quelques semaines de bonne navigation, le rapide ''Pendjaub'' les<noinclude>
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asiatique, si même elles aboutissent jamais !
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Cette lecture achevée, Farandoul se plongea dans de profondes réflexions
pendant plus d’un quart d’heure ; puis, se levant tout à coup, il appela Mandibul et les quinze marins.
— Vous vouliez savoir dans quelles contrées nous allions porter notre intelligence et notre activité, dit-il, je vais vous le dire !… nous allons à Bangkok,
royaume de Siam ! Quoi faire ?… retrouver l’éléphant blanc, l’animal sacré,
symbole national, volé mystérieusement ! {{unité|60|millions}} de prime, voilà qui
convient parfaitement à des gens ruinés comme nous !
— Si nous réussissons ? fit observer Tournesol.
— Comment, si nous réussissons !… Je ne vous reconnais plus, Tournesol ;
est-ce que vous baisseriez ? mon ami… Ne craignez rien, nous réussirons !
nous pouvons si bien considérer les {{unité|60|millions}} comme gagnés, que nous
allons avec nos dernières ressources prendre passage en première classe pour
Bangkok ! En avant !
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— En avant ! s’écria Tournesol électrisé, et bagasse ! nous leur en retrouverons plutôt deux qu’un, d’éléphant sacré !
Voici comment, sans plus d’explications, nos amis s’étaient dirigés vers
Suez pour y attendre le premier paquebot en destination des mers indochinoises.
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|align=right
|cap={{style|t:80;i;ws:2px|L’interprète siamois.}}
}}débarqua légers d’argent à
Bangkok, la capitale siamoise,
amas inouï de pagodes étincelantes, de flèches dentelées et
barbelées, de dômes fantastiquement découpés, de bâtisses
extraordinaires surgissant au
milieu de la verdure d’une végétation folle et empanachée.
Aux premiers pas faits sur
la terre siamoise, Farandoul
vit bien que l’agitation extraordinaire causée par la disparition de l’éléphant blanc était
loin d’être calmée. Tout semblait détraqué à Bangkok, les
mille canaux qui circulent à
travers la ville étaient mornes
et désolés ; les barques dormaient au soleil ; toute apparence de commerce avait disparu ; les pagodes retentissaient
de lamentations ; talapoins et talapoines, prêtres et prêtresses chargés
des choses du culte, se frappaient la poitrine et poussaient le désespoir
jusqu’à négliger de recueillir les offrandes des fidèles. De sourdes rumeurs
couraient dans la foule réunie sur le parvis des temples, devant les autels
des dieux, d’autres rumeurs plus menaçantes circulaient parmi les Siamois
réunis autour des palais du premier et du deuxième roi.
Le premier soin de Farandoul fut de courir au palais de son Exc. Nao-ching,
mandarin de la police. De bureaux, il n’en était pas question dans cet
étrange ministère, on était reçu par des esclaves, par des gardes, par
des serviteurs de harem, mais le ministre était difficile à trouver. Enfin
Farandoul le découvrit en train de faire une pleine eau dans un bassin
bien ombragé. Aux premiers mots de l’interprète expliquant le but de la visite,
le ministre bondit hors de l’eau tout effaré.
{{Img float-p
|file=Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879 page 491-2.jpg
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|cap={{style|t:80;i;ws:2px|Soldat de la garde du roi.}}
}}
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|cap={{style|t:80;i;ws:2px|Le chef des Talapoins.}}
}}— Retrouver l’éléphant blanc ! s’écria-t-il,
mais… mais… c’est impossible ! Cela ne se
peut pas…
— Comment, cela ne se peut pas ? répondit
Farandoul, cela se peut très bien au contraire,
et je m’en charge ; vous pouvez le considérer comme rentré au palais !
— Avez-vous donc quelque indice ?
— Rien, je viens vous demander au contraire quelques renseignements.
— Entreprise impossible !… difficultés extraordinaires, périls graves, marmotta le ministre.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bangkok, la capitale siamoise,
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barbelées, de dômes fantastiquement découpés, de bâtisses
extraordinaires surgissant au
milieu de la verdure d’une végétation folle et empanachée.
Aux premiers pas faits sur
la terre siamoise, Farandoul
vit bien que l’agitation extraordinaire causée par la disparition de l’éléphant blanc était
loin d’être calmée. Tout semblait détraqué à Bangkok, les
mille canaux qui circulent à
travers la ville étaient mornes
et désolés ; les barques dormaient au soleil ; toute apparence de commerce avait disparu ; les pagodes retentissaient
de lamentations ; talapoins et talapoines, prêtres et prêtresses chargés
des choses du culte, se frappaient la poitrine et poussaient le désespoir
jusqu’à négliger de recueillir les offrandes des fidèles. De sourdes rumeurs
couraient dans la foule réunie sur le parvis des temples, devant les autels
des dieux, d’autres rumeurs plus menaçantes circulaient parmi les Siamois
réunis autour des palais du premier et du deuxième roi.
Le premier soin de Farandoul fut de courir au palais de son Exc. Nao-ching,
mandarin de la police. De bureaux, il n’en était pas question dans cet
étrange ministère, on était reçu par des esclaves, par des gardes, par
des serviteurs de harem, mais le ministre était difficile à trouver. Enfin
Farandoul le découvrit en train de faire une pleine eau dans un bassin
bien ombragé. Aux premiers mots de l’interprète expliquant le but de la visite,
le ministre bondit hors de l’eau tout effaré.
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mais… mais… c’est impossible ! Cela ne se
peut pas…
— Comment, cela ne se peut pas ? répondit
Farandoul, cela se peut très bien au contraire,
et je m’en charge ; vous pouvez le considérer comme rentré au palais !
— Avez-vous donc quelque indice ?
— Rien, je viens vous demander au contraire quelques renseignements.
— Entreprise impossible !… difficultés extraordinaires, périls graves, marmotta le ministre.<noinclude>
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Denis Gagne52
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— Cela me regarde ! les renseignements ?…
— Mais qui êtes-vous d’abord ? vous comprenez que… ma responsabililé… la gravité de la question… le respect de la religion…
Farandoul mit sa carte sous les yeux du ministre ; la renommée de notre
héros était parvenue jusqu’à Siam ; S. Ex. Nao-ching eut un soubresaut
d’étonnement, et ses joues olivâtres pâlirent. Cependant il reprit ses circonlocutions embarrassées. Farandoul crut distinguer dans ses discours une
certaine gêne ; évidemment l’intervention de notre héros semblait contrarier
les plans du madarin de la police.
{{Img float-p
|file=Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879 page 492.jpg
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|cap={{style|t:80;i;ws:2px|Ronde de la colonelle des amazones.}}
}}
— J’y suis, pensa Farandoul, notre arrivée le contrarie, il veut retrouver
l’éléphant lui-même et palper les {{unité|60|millions}} !
Et, abandonnant tout espoir de rien tirer du ministre, il prit froidement
congé de lui. Mandibul et les marins attendaient au dehors.
— Nous allons voir le roi ! dit Farandoul, au palais !
Obtenir une audience n’était pas chose facile. Les marins furent reçus
au palais par le corps de garde des amazones ; les factionnaires croisèrent la baïonnette, il fallut parlementer avec l’officière du poste, et attendre
l’arrivée d’une ronde supérieure. Les marins stupéfaits tournaient autour des
amazones, habillées d’un caleçon court, d’une veste et d’un képi rouge ; les
guerrières montaient gravement la garde ; un peloton faisait de l’escrime à la<noinclude>
<references/></noinclude>
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— Cela me regarde ! les renseignements ?…
— Mais qui êtes-vous d’abord ? vous comprenez que… ma responsabililé… la gravité de la question… le respect de la religion…
Farandoul mit sa carte sous les yeux du ministre ; la renommée de notre
héros était parvenue jusqu’à Siam ; S. Ex. Nao-ching eut un soubresaut
d’étonnement, et ses joues olivâtres pâlirent. Cependant il reprit ses circonlocutions embarrassées. Farandoul crut distinguer dans ses discours une
certaine gêne ; évidemment l’intervention de notre héros semblait contrarier
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l’éléphant lui-même et palper les {{unité|60|millions}} !
Et, abandonnant tout espoir de rien tirer du ministre, il prit froidement
congé de lui. Mandibul et les marins attendaient au dehors.
— Nous allons voir le roi ! dit Farandoul, au palais !
Obtenir une audience n’était pas chose facile. Les marins furent reçus
au palais par le corps de garde des amazones ; les factionnaires croisèrent la baïonnette, il fallut parlementer avec l’officière du poste, et attendre
l’arrivée d’une ronde supérieure. Les marins stupéfaits tournaient autour des
amazones, habillées d’un caleçon court, d’une veste et d’un képi rouge ; les
guerrières montaient gravement la garde ; un peloton faisait de l’escrime à la<noinclude>
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Livre:Dumas - Les Mohicans de Paris - tome 3 (1885).djvu
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Sur le livre premier des Paralipomènes (Jérôme de Stridon)
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>« mon frère ruine ; » ou encore « mon frère admirable. »
Esro, dans les Paralipomènes, ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#11-37|''Ibid''. 37]]), se traduit par « son vestibule ; » Esraï, dans les Rois, par « mon vestibule. » Dans les Paralipomènes : Nooraï, fils d’Esbaï ; dans les Rois, Pharaï d’Arbi. Nooraï, « mon enfant. » Esbaï, « mon hysope. » Pharaï, « glu. » Arbi, « sauterelle. »
Les Paralipomènes, ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#11-37|''Ibid''. 37]]), disent Joël, frère de Nathan ; les Rois, Igaal, fils de Nathan. Joël se traduit par « Seigneur Dieu. » Joël et Jonathan ou le prophète Nathan étaient frères et fils de Sammaa, frère de David. Igaal, « racheté. » Les Paralipomènes désignent Joël comme frère, et les Rois comme fils de Nathan ; en voici le motif : Nathan est frère de Joël ; comme l’ayant élevé, il est son père par nature. Mibahar, fils d’Agari, dans les Paralipomènes ; dans les Rois, Bani, de Gaddi. Mibahar signifie « d’entre les élus, » Agari, « mon étranger ; » Bani, « mon fils. » De Gaddi, c’est-à-dire de la tribu de Gad.
Hira Jéthréen, ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#11-41|''Ibid''. 41]]), fils de Jéther, père d’Amasa. Urie, mari de Bethsabée, est surnommé Éthéen, du lieu appelé Eth. Là ils furent au nombre de trente-sept avec David, quand il fuyait devant Saül.
« Maacha, » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#11-43|''Ibid''. 43]]), est le nom d’un office des femmes pour des choses particulières à leur sexe. Maacha, « ingénieuse ; » Sélech Ammonite, parce qu’il remplissait son ministère dans Ammon ; Githma Moabite, parce qu’il remplissait le sien dans Moab. Jusqu’ici ç’a été la généalogie des Benjamites, Elcana, Jésia et Azraël. Les Lévites commencent.
« Ils fuirent aussi de Gaddi vers David. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#12-8|''Ibid''. {{rom|XII}}, 8]].) De Gaddi, c’est-à-dire de la tribu de Gad.
« Ils donnèrent secours à David contre les voleurs, » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#12-21|''Ibid''. 21]]), c’est-à-dire les Amalécites et ceux qui étaient avec eux, lorsqu’ils s’emparèrent de ses femmes.
« Jusqu’à ce qu’il se fit un nombre considérable comme armée de Dieu. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#12-22|''Ibid''. 22]].) Le nombre de soixante mille, comme à la sortie d’Égypte. La tradition dit que le prince Joïada, de la race d’Aaron, n’est autre que Phinéès, en comparaison de qui Sadoch est appelé un enfant. Quand l’auteur sacré parle de princes qui vinrent avec lui, cela veut dire des prêtres. D’entre les enfants d’Issachar, des hommes érudits qui connaissaient tous les temps. En effet, ils étaient docteurs, chronologistes, et maîtres pour l’organisation des fêtes religieuses et du reste. Aussi est-il dit dans la bénédiction d’Issachar : « Il courba ses épaules et devint le serviteur des tribus. » ([[Bible_Crampon_1923/Genèse#49-15|''Gen''. {{rom|XLIX}}, 15]].)
« David rassembla donc tout Israël depuis Sihor d’Égypte. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#13-5|''Ibid''. {{rom|XIII}}, 5]].) Sihor est un fleuve {{tiret|d’É|gypte}}<noinclude></noinclude>
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Sur le deuxième livre des Paralipomènes
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Loxacha
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Le lecteur comprend à son tour que les joues de Régina
lui pourprèrent de plus en plus sous le regard et la réponse
de Pétrus.
Mais la petite Scheherazade, sans faire attention ni aux
regards de l’un, ni à la rougeur de l’autre, continua :
— Enfin, monsieur le peintre, je n’entreprendrai pas de raconter toutes les belles et bonnes actions qui prouvent que
la fée Carita était bien digne de son nom ; je n’en veux plus
rapporter qu’une seule, et ma sœur Carita… — Non, Zuleyma… non, Régina, je me trompe toujours ! — et ma sœur Régina, qui sait mieux que moi les contes de fées, attendu qu’elle est plus grande, et qu’elle a bien plus d’esprit, pourra vous attester, si j’y ai changé un seul mot.
» Je vous ai dit que le palais de la princesse était entouré de
jardins en fleurs, et de promenades qui faisaient tout le tour
de la ville de Bagdad, comme les boulevards font le tour de
Paris. Tous les jours d’été, la princesse allait, avec son père,
galoper à cheval dans les allées de ces belles promenades ;
et quiconque les voyait passer tous deux ne pouvait s’empêcher
de les remarquer.
— C’est vrai, dit Pétrus en regardant la petite fille, et en
la remerciant d’un coup d’œil.
— Ah ! tu vois, ma sœur, monsieur dit que c’est vrai !…
Eh bien, un jour, dans une de ses promenades, la fée Carita
aperçut, au rebord d’un fossé, une petite fille de douze à
treize ans, qui, pâle, maigre, les cheveux déroulés et épars
sur les épaules, tremblait de tous ses membres, bien qu’il fît,
ce jour-là, une grande chaleur, et qu’elle fût en plein soleil.
Cette petite fille avait autour d’elle quatre ou cinq jeunes
chiens qui la léchaient, qui la caressaient, et, sur son épaule
nue, une corneille qui battait des ailes ; mais ni la corneille
ni les chiens ne parvenaient à distraire la petite fille,
et elle ne paraissait pas, tant elle souffrait, faire plus d’attention
à eux qu’aux oiseaux qui chantaient au-dessus de sa tête, ou aux cigales qui bruissaient autour d’elle ; non, elle
grelottait depuis les épaules jusqu’à la pointe des pieds, et
ses dents claquaient les unes contre les autres comme si l’on
eût été en plein hiver ; et remarquez bien qu’on était seulement
au mois d’août de l’année dernière… — Ah ! qu’est-ce
que je dis donc là ! s’écria l’enfant.
Pétrus sourit.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{tiret2|d’É|gypte}}, formé par une dérivation du Nil. Dans Jérémie : « Pourquoi sur la voie d’Égypte bois-tu les eaux du Sihor ? » ([[Bible_Crampon_1923/Jérémie#2-18|''Jer''. {{rom|II}}, 18]]) ; et Josué : « Depuis Sihor, qui est sur la face de l’Égypte, jusqu’aux frontières d’Accaron. » ([[Bible_Crampon_1923/Josué#13-3|''Jos''. {{rom|XIII}}, 3]]).
« Lorsqu’ils furent arrivés au plateau de Chidon. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#13-9|1 ''Paral''. {{rom|XIII}}, 9]]). {{sc|Chidon}} signifie « bouclier. » La tradition rapporte que cet endroit est celui où il fut dit à Josué : « Lève le bouclier contre la ville d’Aï. » ([[Bible_Crampon_1923/Josué#8-18|''Jos''. {{rom|VIII}}, 18]]).
« Eliada, fils de David. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#14-7|1 ''Paral''. {{rom|XIV}}, 7]]). Les Paralipomènes, après lui avoir en premier lieu donné ce nom, comme les Rois, l’appellent ensuite Baliada. {{sc|Eliada}} signifie « mon Dieu connut ; » {{sc|Baliada}}, « le mari connut. » La tradition dit que ce nom fut changé à cause de la transgression de David.
« Abinadab » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#13-7|1 ''Paral''. {{rom|XIII}}, 7]]), signifie « mon père vœu ; » {{sc|Aminadab}}, « mon peuple vœu. » En effet, Aminadab avait ordonné à ses deux fils Oza et Ahio de porter l’arche du Seigneur sur leurs épaules, et parce qu’ils ne la portèrent pas eux-mêmes et ne la donnèrent pas aux Chaatites pour la porter, Oza fut puni de mort. Ils furent coupables en ne la portant pas, et le châtiment du péché commença quand ils la soulevèrent. Cette distinction est confirmée par l’exemple d’Oza, dont le bras et l’épaule se desséchèrent dès qu’il fallut porter l’arche ; on peut voir là une sorte de division.
« Il détourna l’arche de Dieu vers la maison d’Obed-Édom. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#13-13|''Ibid''. 13]]). Obed-Édom était lévite ; et David ignorait pour quelle cause le courroux de Dieu avait fondu sur Oza. Mais quand il connut la cause de ce châtiment, il ordonna que l’arche fût portée sur les épaules, comme le fait voir la suite.
« Il vint contre eux à revers de ceux qui pleurent. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#14-15|1 ''Paral''. {{rom|XIV}}, 15]]). La tradition rapporte que les Philistins avaient une idole, à laquelle on offrait les larmes des hommes. C’est donc pendant qu’ils lui faisaient un de ces sacrifices selon leur coutume, que David les surprit par derrière ; quand il vint ainsi, le courroux de Dieu était déjà suspendu sur leurs têtes. Les Gentils redoutèrent David à cause de la destruction de l’idole, à laquelle on offrait les larmes humaines en sacrifice.
« Il lui dressa une tente du tabernacle. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#15-1|1 ''Paral''. {{rom|XV}}, 1, ''et sqq.'']]). Il fit une nouvelle tente qui recouvrait celle que Moïse avait faite dans le désert.
« Frappant en chœur sur des cymbales d’airain. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#15-19|''Ibid''. 19]]). L’hébreu écrit : « Sur des cymbales d’airain pour se faire entendre, » sans doute parce qu’ils commençaient par le psaume dont les premiers mots sont : « Entendez, Seigneur, ma justice, » et qui est le seizième.<noinclude></noinclude>
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{{t3|SUR LE DEUXIÈME LIVRE DES PARALIPOMÈNES|fs=140%}}
« Vous avez eu une grande miséricorde envers mon père, et vous m’avez établi roi à sa place, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#1-8|II ''Paral''. {{rom|I}}, 8]]). Parce que d’après la loi il était interdit à tout enfant de l’épouse d’un autre d’entrer dans l’Église de Dieu.
« Il les établit dans les villes des quadriges, et avec le roi dans Jérusalem. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#1-14|''Ibid''. 14]]). L’Écriture appelle 'villes des quadriges' les hangars élevés dans Jérusalem pour remiser les chars, ce que montrent les paroles qui suivent : « Et avec le roi dans Jérusalem. »
« Des chevaux d’Égypte et de Choa. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#1-16|''Ibid''. 16]]). Certains disent que Choa est celle des îles Cyclades où vécut Esculape. Les Hébreux disent que ce nom signifie aussi 'congrégation'.
« Dans les Paralipomènes, Huram, • Dieu très-haut ;' » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#2-13|''Ibid''. {{rom|II}}, 13]]) ; dans les Rois, Hiram, « il vit le très-haut. Je vous ai envoyé Huram mon père. » Huram était le fils d’une femme de la race de Salomith, de la tribu de Dan, dont il est parlé au livre des Nombres. La tradition hébraïque dit que son père était un Hébreu de la race d’Ooliab, de la tribu de Dan, qui travailla dans le désert avec Béséléel. Cette tradition ajoute qu’il est ici appelé « Tyrien » par extension. En effet, en hébreu, {{sc|Zoori}} signifie 'sculpteur', et « Tyrien, » qu’ils appellent {{sc|Sor}}, répond tantôt à « passage étroit, » tantôt à « sculpture. » Le roi de Tyr l’appelle son père, parce que, conduit en ses voyages de la terre d’Israël à Tyr, il a enseigné au roi la crainte du Seigneur et l’a amené à la connaissance de Dieu.
Moria, ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#3-1|''Ibid''. {{rom|III}}, 1]]), signifie « vision, » c’est en effet le lieu au sujet duquel il fut dit à Abraham : « Va dans la terre de la vision. » ([[Bible_Crampon_1923/Genèse#22-2|''Gen''. {{rom|XXII}}, 2]]).
« Dans la première mesure, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#3-3|''Ibid''. 3]]), c’est-à-dire, la mesure avec laquelle Moïse mesura le tabernacle dans le désert.
Jachim ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#3-17|''Ibid''. 17]]) veut dire « préparateur ; » on prétend qu’il est le même que David. Booz, à cause de la vertu de chasteté.
« Selon la forme qu’il avait prescrit de donner. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#4-7|''Ibid''. {{rom|IV}}, 7]]), sous-entendu « Dieu. » « Des bœufs, » en mémoire du veau d’or fabriqué dans le désert. Une grande basilique où les rois priaient.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>de Lévi, de vingt ans et au-dessus. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#23-24|''Ibid''. 24, 27-29]]). Quand le tabernacle du Seigneur était transporté d’un lieu à l’autre, ils étaient choisis à compter de trente ans ; après que le temple du Seigneur eut été construit, on les dénombra à partir de vingt ans. Quelques manuscrits portent : « sur la farine qu’on fait rôtir ; » d’autres « sur ce qu’on fait rôtir » seulement ; c’est une interpolation fautive. L’hébreu ne parle pas en cet endroit de « fleur de farine, » parce qu’elle a été déjà nommée plus haut ; il dit : « pour faire rôtir, » avec « les épis » sous-entendu. En effet, quand on apportait les prémices des blés, on les torréfiait, et l’on mangeait les grains. Ce genre de mets s’appelle vulgairement « la fête des grains. »
Quelques manuscrits portent : « Au delà de tout poids et de toute mesure. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#23-29|''Ibid''. 29]]). Mais l’hébreu, en cet endroit, n’a pas le mot « poids ; » il parle seulement de mesure sous une double dénomination : mesure qu’on obtient au moyen des bras, des mains ou d’une corde, et mesure qu’on obtient avec des vases.
« Les princes du sanctuaire, fils d’Ithamar ; les princes de Dieu, entre les fils d’Éléazar ; les princes des prêtres issus d’Éléazar. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#24-5|''Ibid''. {{rom|XXIV}}, 5]]). Les princes de Dieu sont appelés princes du sanctuaire, fils d’Ithamar, parce que c’est là qu’ils exerçaient leur ministère.
« La vingtième Ézéchiel. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#24-16|''Ibid''. 16]]). C’est d’elle que le prophète Ézéchiel tira son nom.
« Salomith d’entre les fils d’Issachar. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#24-22|''Ibid''. 22]]). Ce nom est ici du féminin ; plus bas il est au genre masculin, Salomoth.
« Les fils de Mérari, Jaaziahu. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#24-26|''Ibid''. 26]]). Ce Jaaziahu, à la vingt-quatrième, est écrit Maaziahu. {{sc|Maaziahu}}, « du secours de Dieu. » {{sc|Jaaziahu}}, « secours du Seigneur. »
« Afin qu’il exalte la force. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#25-4|''Ibid''. {{rom|XXV}}, 4]]), c’est-à-dire la force d’Israël, ou la force, c’est-à-dire le roi David.
« Dans le vingtième lot Eliba, » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#25-27|''Ibid''. 27]]), qui un peu plus haut a été appelé Eliatha. {{sc|Eliatha}} signifie « mon Dieu toi ; » {{sc|Eliba}}, « mon Dieu viens. »
« À Obed-Édom la plaine australe et à ses fils la maison du conseil. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#26-15|''Ibid''. {{rom|XXVI}}, 15]]). La plupart veulent que par 'maison du conseil' on entende le Saint des Saints, où était le secret du conseil.
« Elihu, frère de David, prince de David. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#27-18|''Ibid''. {{rom|XXVII}}, 18]]). Les Rois l’appellent Eliab, qui veut dire « mon Dieu père, » tandis qu’Elihu signifie « mon Dieu Seigneur. »
« Il ne voulut pas que David les dénombrât au-dessous de vingt ans. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#27-23|''Ibid''. 23]]). La coutume était, en effet, quand on dénombrait depuis vingt ans et au-dessous, de compter ceux qui pouvaient aller à la guerre ou s’acquitter de quelque charge. Et comme David ordonna de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>appela terre de Chabul. L’Écriture dit qu’Hiram les donna à Salomon.
« Salomon édifia dans Jérusalem et dans le Liban tout ce qu’il voulut et d’après ses plans. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#8-6|''Ibid''. 6]]). Ici, « dans le Liban » signifie « dans le temple, » selon cette parole d’Ézéchiel : « Ouvre tes portes, ô Liban, pour la solennité des hebdomades, » c’est-à-dire de la Pentecôte.
« Le reste des œuvres de Salomon des premiers et des derniers temps. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#9-29|''Ibid''. {{rom|IX}}, 29]]). Des premiers, avant sa prévarication ; des derniers, après sa prévarication.
« Dans la vision du voyant Jaddo. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#9-29|''Ibid''. 29]]). Jaddo est le prophète que Dieu envoya à Samarie pour reprocher à Jéroboam d’avoir élevé un autel.
« Ton père nous a opprimés sous le plus dur des jougs ; » parce que vingt-quatre mille à tour de rôle demeuraient chaque mois avec le roi en Jérusalem.
« Il tint conseil avec les vieillards qui s’étaient tenus devant son père Salomon, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#10-6|''Ibid''. {{rom|X}}, 6]]), c’est-à-dire avec Banaïa, fils de Joïada, et Jabiel, fils d’Achamoni, connu aussi sous le nom de Chilab.
« Ayant quitté le conseil des vieillards, il traita avec les jeunes, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#10-8|''Ibid''. 8]]), c’est-à-dire Adhuram, dont il est dit plus bas qu’il fut lapidé.
« Maintenant voyez David votre maison. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#10-16|''Ibid''. 16]]). Que Dieu voie maintenant que si nous nous éloignons de la maison de David, c’est la faute de ses fils, qui nous rejettent.
Dans les Rois, Huram ; dans les Paralipomènes ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#10-18|''Ibid''. 18]]), Adhuram. Huram, « fleuve exalté ; » Adhuram, « ruine exaltée. »
« Il édifia des villes murées. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#11-5|''Ibid''. {{rom|XI}}, 5]]). À cause de la guerre, il bâtit des villes.
« Les prêtres des hauts lieux et des démons. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#11-15|''Ibid''. 15]]). Parce que partout où se fabriquait une idole, les démons répondaient en elle, et des prêtres leur étaient donnés.
« Roboam prit pour épouse Malaad, fille de Jérimut, fils de David. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#11-18|''Ibid''. 18]]). Ce Jérimut n’est pas mentionné, ni au livre des Rois, ni dans les Paralipomènes, parce qu’il était fils de concubine.
« Il prit Maacha, fille d’Abessalon. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#11-20|''Ibid''. 20]]). Cet Abessalon n’est pas le fils de David, mais un autre, ce qui est prouvé par le livre des Rois.
« C’est écrit dans le livre du prophète Séméïe et du voyant Addo. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#12-15|''Ibid''. {{rom|XII}}, 15]]). Cet Addo a été appelé plus haut Jaddo.
« Abia s’arrêta sur le mont de Samaraïm. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#13-4|''Ibid''. {{rom|XIII}}, 4]]). Beaucoup pensent que cela a été dit de Samarie ; mais cela ne peut être. C’était une<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>les dénombrer tous en général, et au-dessus, et au-dessous de vingt ans, il éprouva l’indignation du Seigneur.
« Dans les fastes du roi David, » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#27-24|''Ibid''. 24]]), parce que, survenant le courroux du Seigneur, tout cet ordre fut troublé, et ils ne furent pas distribués par fonctions ni en vue de certaines charges.
« Aux trésors qui étaient dans les villes, » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#27-25|''Ibid''. 25]]). L’Écriture appelle ici trésors, non-seulement l’argent, mais encore toutes les ressources.
« Jonathan, oncle et conseiller de David. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#27-32|''Ibid''. 32]]). C’est le même que le prophète Nathan. Il est appelé oncle par déférence et pour cause de parenté.
« Jahiel, fils d’Achamoni, était avec les fils du roi. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#27-34|''Ibid''. 34]]). Ce Jahiel, que les Rois appellent Chilab, est le fils de David. Achamoni, « très-sage, » n’est autre que David.
« Un taureau avec ses mille libations, » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#29-21|''Ibid''. {{rom|XXIX}}, 21]]), c’est-à-dire avec du vin.
« Ils oignirent en second lieu Salomon, fils de David. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#29-22|''Ibid''. 22]]). Ils lui donnèrent l’onction de prince en disant : Qui que ce soit qui règne, toi notre Dieu, sois toujours notre Dieu.
« Ceux qui présidaient à l’entretien du roi avec les Eunuques. » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#28-1|''Ibid''. {{rom|XXVIII}}, 1]]). On peut demander comment il est dit ici que les Eunuques furent appelés à un grand conseil, alors que la loi défendait de faire des Eunuques des Israélites, et que des étrangers ne peuvent être facilement admis à un si grand conseil. ([[Bible_Crampon_1923/Deutéronome#23-1|''Deut''. {{rom|XXIII}}, 1]]). La tradition hébraïque dit que ce passage appelle eunuques ceux qui, étrangers à la vie du siècle, se vouaient entièrement à la prière et à la lecture, et qui se mariaient en dehors de toute idée charnelle, uniquement dans le but d’avoir des descendants. Josèphe, d’après leur secte, les appelle Esséniens.
« Écoutez-moi, mes frères et mon peuple, » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#28-2|''Ibid''. 2]]). En cet endroit, il manifeste à la fois sa fraternité et sa priorité.
« Salomon s’assit sur le trône du Seigneur, » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#29-23|''Ibid''. {{rom|XXIX}}, 23]]), à cause des figures des lions, qui sont aussi l’image des Chérubins.
« Les actes de David, les premiers et les derniers, » ([[Bible_Crampon_1923/1_Chroniques#29-29|''Ibid''. 29]]). Les premiers, quand il régna dans Hébron ; les derniers, quand il régna dans Jérusalem. Il faut remarquer qu’on lui attribue quarante ans de règne, et que dans le second livre de Samuel il est dit qu’il fut roi sept ans et six mois à Hébron, et trente-trois ans à Jérusalem.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>montagne en Éphraïm, non loin du Carmel, où fut Élie.
« À lui et à ses fils le pacte du sel. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#13-5|''Ibid''. 5]]). Le pacte du sel, en quelques endroits, est mis pour la loi, qui est le condiment de toutes choses ; ici, il s’agit de la maison de David, qui fut le condiment de tout Israël.
« Roboam était grossier et de cœur craintif, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#13-7|''Ibid''. 7]]), parce qu’il s’effraya des paroles du prophète Séméï.
« Sur un taureau et sept béliers, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#13-9|''Ibid''. 9]]) étaient consacrées les mains de celui qui devait être prêtre. Jéroboam avait établi cette coutume de consécration pour les prêtres des idoles.
« Cinquante mille hommes forts d’Israël tombèrent blessés. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#13-17|''Ibid''. 17]]). Ce furent ceux qui plièrent le genou devant l’idole. La loi ordonnait en effet que quiconque adorait une idole fût frappé de mort.
« Il prit Béthel et ses filles. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#13-19|''Ibid''. 19]]). C’est à Béthel que Jéroboam avait établi un veau d’or. « Éphron et ses filles. » Éphron est la même que Sichem.
« Azarias, fils d’Odeth. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#15-1|''Ibid''. {{rom|XV}}, 1]]). Odeth est le même que Jaddo, qui fut envoyé à Jéroboam.
« En ce temps-là il n’y aura de paix ni pour celui qui sortira ni pour celui qui entrera. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#15-5|''Ibid''. 5]]). La tradition dit que cette parole s’accomplit cinquante-deux ans après la destruction du temple, au point que ni un oiseau ne vola, ni une bête ne passa par Jérusalem ; Israël fut sans espérance, et tous les Gentils dans le trouble.
« Il édifia l’autel du Seigneur, qui était devant le portique. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#15-8|''Ibid''. 8]]). Il renouvela celui qui avait été construit par Salomon.
« Ils jurèrent dans tout leur cœur. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#15-15|''Ibid''. 15]]). Dans le cœur, dans le jeûne, dans l’affliction, dans la volonté, dans l’aumône.
« Maacha, mère du roi Asa. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#15-16|''Ibid''. 16]]). L’auteur ne dit pas sa mère, parce qu’elle ne marchait pas dans la voie droite, comme son fils. « Il la déposa de l’auguste commandement, » c’est-à-dire du sacerdoce. « Il brisa l’image de Priape, et la brûla dans le torrent de Cédron. » On rapporte qu’il la brisa et voulut la faire disparaître en secret ; mais le Seigneur, pour dévoiler ce fait, fit sortir des flammes de l’eau du Cédron.
« Il ordonna qu’il fût flagellé ; » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#16-10|''Ibid''. {{rom|XVI}}, 10]]) ; parce qu’il s’accusa publiquement.
« Asa se plaignit des pieds. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#16-12|''Ibid''. 12]]). Il devint podagre. Il faut noter que, par déférence, on brûlait au milieu d’aromates les vêtements des rois défunts. D’où la parole : « On fera pour vous les combustions comme pour les ancêtres. »<noinclude></noinclude>
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« Il marcha dans les voies primitives de David ; » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#17-3|''Ibid''. {{rom|XVII}}, 3]]) ; primitives, c’est-à-dire, avant que David devînt pécheur.
« Après lui, Amasias, fils de Zacri, est consacré au Seigneur ; » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#17-16|''Ibid''. 16]]) ; en ce qu’il était docteur.
« Le roi d’Israël se tenait debout sur son char, contre les Syriens, jusqu’au soir, et il mourut au coucher du soleil. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#18-34|''Ibid''. {{rom|XVIII}}, 34]]). Quand il eut reçu le coup mortel, il ordonna qu’on le soutînt, afin de ne pas être pris par l’ennemi, parce qu’il était blessé, et par sa perte de ne pas donner la victoire aux Syriens en jetant tout le peuple dans les dangers de la fuite. Il mourut au coucher du soleil, afin que le peuple fût protégé dans sa fuite par les ombres de la nuit.
« Jéhu, fils d’Anani, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#19-2|''Ibid''. {{rom|XIX}}, 2]]). Anani est ce prophète qu’Asa, roi de Juda, fit jeter en prison.
« Les fils de Moab, les fils d’Ammon, et avec eux des pseudo-Ammonites, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#20-1|''Ibid''. {{rom|XX}}, 1]]). Ces Ammonites sont les Iduméens, qui, issus du même sang, ne voulaient pas porter les armes contre Israël sous leur vêtement primitif, et se revêtaient de celui des Ammonites.
« Des lieux qui sont au delà de la mer. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#20-2|''Ibid''. 2]]). Il s’agit de la mer des Salines, où s’écoule le Jourdain.
« Devant le vestibule neuf. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#20-5|''Ibid''. 5]]). Le vestibule neuf, c’est-à-dire, celui qu’ils avaient fait vieux par leurs péchés, et rendu par la pénitence à sa première beauté.
« Votre nom dans cette maison. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#20-9|''Ibid''. 9]]). Parce qu’il était écrit sur le front du Pontife, ou sur le vêtement Éphod ; c’est ce que prouve la suite. Cet endroit, depuis ce jour, s’appela Jéruel, c’est-à-dire « crainte de Dieu. »
« Ils sortirent à travers le désert de Thécué. » De là fut la femme Thécuite.
« Louons Dieu, parce que sa miséricorde est éternelle. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#20-21|''Ibid''. 21]]). On n’ajoute pas 'bon', parce qu’en cette circonstance il ne manifesta pas sa bonté, qui tolère tout ; mais sa justice.
« Ils appelèrent ce lieu la vallée de la Bénédiction. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#20-26|''Ibid''. 26]]). La vallée de la Bénédiction n’est autre que Jéruel, dont il a été déjà parlé.
« Le nom de sa mère est Azuba, fille de Silaï. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#20-31|''Ibid''. 31]]). Silaï, qui signifie « envoyé, » est le même que le prophète Anani, fils de Jeddo, dont il a été parlé plus haut. Le nom d’envoyé lui est donné, parce qu’il fut envoyé pour prophétiser au père de Josaphat, son gendre.
« Éliézer, fils de Dodahu, prophétisa. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#20-37|''Ibid''. 37]]). Dodahu était le fils de l’oncle de Josaphat.
« Tous ceux-ci étaient fils de Josaphat, roi de Juda. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#21-2|''Ibid''. {{rom|XXI}}, 2]]). Ils imitaient les œuvres du<noinclude></noinclude>
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— En effet, dit Régina, tu vois bien que tu bats la campagne,
petite fille : tu parles du calife Haroun-al-Raschid, et
de l’année dernière ! tu annonces que les événements se
passent à Bagdad, et tu mets en scène un petit Savoyard !
Tu n’es pas en verve aujourd’hui. Abeille ; laisse donc là ta
fée Carita : une autre fois, tu seras plus heureuse.
— Faut-il que je m’arrête, monsieur le peintre, demanda
Abeille à Pétrus, et êtes-vous de l’avis de ma sœur ?
— Oh ! nullement, mademoiselle ! répondit Pétrus ; et je
tiens l’histoire pour très-intéressante ; si intéressante, que je la dessine à mesure que vous la racontez : j’ai déjà fini,
moins la tête, la petite fille qui grelotte, et je commence à
esquisser la princesse Carita.
— Oh ! montrez-moi cela ! dit Abeille se levant vivement
des pieds de Régina, où elle était assise, et s’approchant de
Pétrus.
— Non, non, fit Pétrus en cachant son papier ; les dessins
sont comme les contes : ils ont besoin d’être achevés pour
être compris. Achevez votre conte, mademoiselle ; je vais
achever mon dessin.
— Où en étais-je ? demanda Abeille.
— Vous en étiez au mois d’août de l’année dernière,
mademoiselle, dit Pétrus.
— Oh ! que vous êtes méchant de me reprocher cela,
monsieur le peintre ! fit la petite Abeille avec sa plus gentille moue ; je me suis trompée en disant l’année dernière,
voilà tout. Ce ne pouvait pas être l’année dernière, puisque
la chose se passe sous le calife Haroun-al-Raschid, et que tout
le monde sait qu’Haroun-al-Raschid, cinquième calife de la
race des Abbassides, est mort en l’année 809, cinq ans
avant Charlemagne, là !
Et, après cette orgueilleuse citation, la jeune fille reprit :
— J’ai voulu dire qu’il faisait, vers ce temps-là, à Bagdad,
une chaleur pareille à celle qu’il fait ici, au mois d’août, sur
les boulevards extérieurs, près de la barrière de Fontainebleau,
par exemple ; c’est une simple comparaison. Or, il
était étonnant que cette petite fille grelottât, tandis qu’on ne
pouvait pas tenir au soleil, tant il était chaud ; c’est ce que
remarqua très-bien la fée Carita. En conséquence, elle pria
son père de la laisser descendre de cheval, afin qu’elle pût
demander à la petite fille si elle n’était point malade.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>roi Josaphat, et c’est ce qui a fait dire qu’ils étaient ses fils.
« Joram marcha dans les voies des rois d’Israël, comme avait fait la maison d’Achab ; parce que la fille d’Achab était sa femme. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#21-6|''Ibid''. 6]]). Sa femme était Athalie, fille d’Amri, appelée fille d’Achab parce qu’elle l’imita. C’est ainsi que le livre des Rois dit de Joram : « Il était gendre de la maison d’Achab. »
« En outre il fabriqua des images des hauts lieux. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#21-11|''Ibid''. 11]]). La plupart pensent qu’il fabriqua ces objets dans la maison du Seigneur située sur le mont Moria. Les gestes du roi Manassé rendent ce fait encore plus manifeste.
« Il ne lui resta d’autre fils que Joachaz. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#21-17|''Ibid''. 17]]). Joachaz est le même qu’Achazias, père de Joas, fils de Joram, dont Josabeth fut la sœur. Josabeth n’était pas fille d’Athalie, mais d’une autre femme de Joram. Ici surgit une question fort embarrassante. Il est dit que Joram régna huit ans, en vécut quarante, et que son fils Achazias avait quarante-deux ans quand il commença de régner. Si cela était ainsi, il l’aurait engendré deux ans avant d’être né lui-même. À moins d’une explication concluante, le lecteur le plus simple voit quelle absurdité il y aurait là. Mais Joram, que l’on dit ici avoir vécu quarante ans et régné huit ans, vécut quarante ans, mais régna vingt-huit ans. Les huit années passées sur le trône dont on parle ici, sont celles qui précédèrent le meurtre de ses frères, alors qu’il menait encore une vie innocente. On retranche les autres vingt années de son règne, parce qu’il les passa dans la maladie et la tribulation ; et on les rapporte au règne de son fils, qui est regardé comme étant monté sur le trône dès l’âge de vingt-deux ans, afin que cet intervalle ne produise pas une erreur chronologique, si on ne le comptait pas dans la somme des années attribuées au gouvernement des rois. Achazias en effet vécut vingt-trois ans et ne régna qu’un an. La comparaison avec le livre des Rois est d’un grand secours pour la solution de cette question.
« Azarias, fils de Joram, roi de Juda. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#22-6|''Ibid''. {{rom|XXII}}, 6]]). Cet Azarias, « secours du Seigneur, » vient d’être appelé Achazias. « Saisissant le Seigneur. » Son nom est changé en un meilleur dans ce passage parce que, conformément au précepte du Seigneur, il était allé visiter un infirme.
« Les fils des frères d’Achazias qui le servaient. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#22-8|''Ibid''. 8]]). L’auteur appelle 'fils des frères' les cousins et ceux du même sang.
« La troisième partie à la porte qui est appelée du fondement, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#23-5|''Ibid''. {{rom|XXIII}}, 5]]), c’est-à-dire la porte du sanctuaire. « Que tout le reste du vulgaire observe les gardes du Seigneur, » c’est-à-<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>dire, alors même qu’ils sont nécessaires à l’emplir l’œuvre, c’est-à-dire à confirmer le roi, qu’ils veillent sur la maison du Seigneur, afin qu’aucun profane n’entre dans le lieu, où nul autre que les prêtres et les Lévites ne doit pénétrer.
« Ils placèrent sur lui le diadème et le testament. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#23-11|''Ibid''. 11]]). Le testament, c’étaient les Phylactères, parce qu’elles portaient les dix paroles de la loi. « Il fut oint, avec ses fils, par le pontife Joïada. » Il s’agit de Zacharie, qui était prophète, et que plus tard le même Joas mit à mort ; et ce lui fut une grande cause de damnation d’avoir mis à mort celui qui lui avait donné l’onction royale.
« Il vit le roi assis sur son degré, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#23-13|''Ibid''. 13]]), c’est-à-dire sur la colonne que Salomon avait préparée pour les rois dans la Basilique.
« Joïada fit un pacte entre lui, tout le peuple et le roi. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#23-16|''Ibid''. 16]]). Il est mis à la place de la loi de Dieu, dont il était le ministre. Son nom veut dire « connaissant le Seigneur. » Il s’était allié au peuple et au roi, afin que le peuple et le roi obéissent à Dieu et à ses commandements, que le peuple fût fidèle au roi, et que le roi gouvernât le peuple avec justice.
« Sous les mains des prêtres et des Lévites. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#23-18|''Ibid''. 18]]). Afin que les prêtres ne fussent pas pris dans une autre tribu que celle de Lévi.
« Il établit des portiers de la maison de Dieu, afin que les impurs n’y entrassent point. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#23-19|''Ibid''. 19]]). C’est-à-dire, afin qu’en aucune occasion aucun des prêtres de Baal ne pût pénétrer dans la maison du Seigneur.
« La ville fut en repos. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#23-21|''Ibid''. 21]]). Soit parce que jusque-là elle avait été troublée par le culte des idoles au temps d’Athalie ; soit parce que, après le tumulte au milieu duquel il reçut l’onction royale et le meurtre d’Athalie, chacun rentra dans sa demeure et toute agitation cessa.
« Le nom de sa mère est Sébia, de Bersabée. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#24-1|''Ibid''. {{rom|XXIV}}, 1]]). Le nom de son père n’est pas indiqué, parce qu’il ne le mérita point par une notoriété suffisante. La célébrité, la puissance, la générosité donnent seules droit à une mention dans l’Histoire.
« Sortez vers les cités de Juda, et recueillez par tout Israël l’argent pour les réparations du temple de votre Dieu pour chaque année. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#24-5|''Ibid''. 5]]). Cet argent est celui que la loi prescrivait de donner, qu’on payait à un taux fixe pour chaque année, c’est-à-dire un demi-sicle pour chacun, et qui n’avait pas été payé depuis le jour de l’avènement d’Athalie.
« En effet, l’impie Athalie et ses fils détruisirent la maison du Seigneur. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#24-7|''Ibid''. 7]]). « Ses fils » doit s’entendre des prêtres des idoles. L’Écriture emploie<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>souvent ce mot comme en ce passage. Les fils de Zacharie avaient été tués avec lui ; il dit la même chose des fils du grand prêtre Joïada. Ils avaient détruit la maison du Seigneur, soit en la dépouillant de ses ornements, soit, comme on le raconte, en causant un tremblement de terre, comme au temps d’Ozias. Celui-ci en entrant dans le sanctuaire avec l’encensoir causa un tremblement ; de même Athalie put en causer un, en s’efforçant d’y établir des idoles.
« Parce qu’il avait bien agi en Israël, et avec Dieu et avec sa maison. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#24-16|''Ibid''. 16]]). Avec Dieu, en renversant les idoles qui avaient été faites à son mépris. Avec sa maison, parce qu’il répara les ruines et les scissions dans Israël, parce qu’il restaura le règne de la maison de David, en rejetant l’idolâtrie qui avait imposé la domination du péché.
« Après la mort de Joïada, les princes de Juda entrèrent et vénérèrent le roi. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#24-17|''Ibid''. 17]]). Ils le vénérèrent comme ils auraient adoré Dieu ; il y acquiesça, il se laissa séduire par leurs adulations, il permit qu’ils l’adorassent comme un Dieu.
« Dieu (ailleurs, le Seigneur) dit : Pourquoi transgressez-vous le précepte divin ? » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#24-20|''Ibid''. 20]]). Comme s’il disait ouvertement : Quel Dieu avez-vous cessé d’avoir, au point de commettre un crime si monstrueux que le pareil n’avait jamais eu lieu parmi vous ? Remarquez que nulle part ailleurs on ne trouve : « Voici ce que Dieu dit, » si ce n’est en ce passage.
« Zébat, fils de Sammaa Amanitide, et Jozabath, fils de Samarith Moabitide, lui tendirent des embûches. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#24-26|''Ibid''. 26]]). L’Écriture les appelle fils d’Amanitides et de Moabitides, pour montrer l’excès de la malice des Israélites qui négligèrent de venger le prêtre de Dieu, ce qui fut fait par des fils d’étrangers.
« Ses fils et le trésor, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#24-27|''Ibid''. 27]]). Ses fils que les Syriens tuèrent en sa présence, faisant contre lui des jugements d’ignominie, soit parce qu’ils accomplirent contre lui des actes honteux, soit parce qu’en massacrant ses fils ils lui reprochèrent le crime qu’il avait perpétré contre Zacharie. Dans l’hébreu : « Et le fondement de la maison de Dieu, » parce que le sang de Zacharie parvint jusqu’aux fondements du temple et de l’autel.
« Il fit le bien devant le Seigneur, mais dans la perfection de son cœur ; » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#25-2|''Ibid''. {{rom|XXV}}, 2]]) ; parce qu’il travaillait pour la gloire du siècle présent, et non du siècle à venir.
« Il étrangla les serviteurs qui avaient mis à mort son père. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#25-3|''Ibid''. 3]]). Quoiqu’ils l’eussent mis à mort par crainte de Dieu et en union avec Zacharie, néanmoins il les condamna justement, parce qu’ils avaient commis le meurtre, non sur la parole du Prophète et d’après le dessein du<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Seigneur, mais en n’écoutant que leur présomption.
« Dieu n’est pas avec Israël et tous les fils d’Éphraïm. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#25-7|''Ibid''. 7]]). Il était avec les autres tribus, mais non pas avec celle d’Éphraïm, d’où étaient sortis les rois, et cela à cause de la prévarication de Jéroboam et des autres rois.
« Amazias sépara l’armée qui venait à lui d’Éphraïm, parce qu’ils avaient avec eux des idoles. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#25-10|''Ibid''. 10]]). Amazias, après avoir taillé en pièces les Iduméens et enlevé les dieux des fils de Séir, adopta ces dieux pour lui-même. C’est que lorsque dix mille Iduméens tombèrent, les idoles qu’ils avaient avec eux répondirent qu’ils étaient morts pour avoir négligé leur culte. Amazias, voyant que ces idoles n’étaient pas muettes et échappaient à la ruine, tomba dans l’erreur et les adora.
« Il envoya un Prophète vers lui. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#25-15|''Ibid''. 15]]). C’est Éliézer, fils de Dodahu, c’est-à-dire de son oncle, dont il a été parlé précédemment. « Le Prophète s’arrêta de parler, puis il reprit. » Il cessa devant les menaces du roi ; il reprit sur l’ordre de Dieu.
« Parce que tu as commis ce péché, et qu’en outre tu n’as pas acquiescé à mon avis. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#25-16|''Ibid''. 16]]). Il aurait suivi cet avis, s’il avait brûlé les idoles, déchiré ses vêtements, répandu de la cendre sur sa tête et donné tout son temps à la pénitence. Tel est le conseil que lui avait donné le Prophète.
« Le chardon du Liban, qui est sur le Liban. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#25-18|''Ibid''. 18]]). Ce nom de chardon du Liban lui est donné à cause de sa noblesse, lui qui, quand bien même il agirait avec négligence, est né d’illustres ancêtres, puisqu’il était de la race d’Israël.
« Tout l’or et l’argent et tout ce qui fut trouvé dans la maison du Seigneur chez Obed-Édom. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#25-24|''Ibid''. 24]]). Chez Obed-Édom ; parce que ses fils les gardaient, et ces trésors restaient selon le catalogue qu’il en avait dressé.
« Le roi Amazias vécut quinze ans après la mort de son père Joas, fils de Joachaz, roi d’Israël. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#25-25|''Ibid''. 25]]). En ce temps-là Ozias, qui régna plus tard à Jérusalem, était dans le sein de sa mère. Il est écrit : « Ozias avait seize ans quand il commença son règne. » Dès qu’Amazias se fut éloigné du Seigneur, une insurrection eut lieu contre lui à Jérusalem, parce que, depuis qu’il avait méprisé le conseil du prophète, et qu’il ne voulut pas se convertir, cette conjuration se prépara et grandit jusqu’au moment où elle éclata.
« Le rapportant sur des chevaux, ils l’ensevelirent. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#25-28|''Ibid''. 28]]). Ce n’est pas sans motif que l’Écriture<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>dit qu’il fut rapporté sur des chevaux ; il le fut ainsi parce qu’il avait adoré les dieux d’Édom, qui étaient portés sur des chevaux. Et il ne fut point porté sur les épaules, parce qu’il avait négligé de servir le Dieu d’Israël, qui avait ordonné que son arche sainte fût portée sur les épaules des Chaatites.
Ozias, dans les Paralipomènes, ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#26-1|''Ibid''. {{rom|XXVI}}, 1]]) ; dans les Rois, Azarias, fils d’Amazias. Ozias signifie « vertu de Dieu ; » Azarias, « secours du Seigneur. » Il est appelé 'vertu de Dieu', parce la puissance de Dieu se manifesta grandement sur lui en le frappant de la lèpre et par le tremblement de terre.
« Il chercha Dieu aux jours de Zacharie, qui voyait et comprenait Dieu. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#26-5|''Ibid''. 5]]). Zacharie, fils de Zacharie, fils de Joïada, qui, né après la mort de son père, reçut le nom de son père. Il était dit 'comprenant Dieu', parce qu’il était prêtre ; et 'voyant', parce qu’il était prophète.
« Contre les Arabes qui habitaient à Gurbaal. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#26-7|''Ibid''. 7]]). C’est la même que Gérara, qui eut Abraham pour hôte.
« Ozias éleva des tours dans Jérusalem sur la porte de l’angle et sur celle de la vallée, porte de la cité, depuis la porte d’Éphraïm jusqu’à celle de l’angle ; il répara celle qu’avait détruite Joas, roi d’Israël. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#26-9|''Ibid''. 9]]). L’Écriture appelle la porte d’Éphraïm, porte de la vallée. Au sujet de la réédification, elle ne le nomme pas, tandis qu’elle le nomme à propos de la destruction. Ce n’est pas sans raison, parce que lui qui immolait aux idoles et avait été complice de la destruction, ne mérita pas d’être mentionné sous son nom propre à propos de l’édification ; mais le mot de 'vallée' rappelle son humiliation.
« Dans la maison séparée ; » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#26-21|''Ibid''. 21]]), selon ce qui est écrit dans le Lévitique.
« Le reste des premiers et des derniers actes d’Ozias, le prophète Isaïe les a écrits. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#26-22|''Ibid''. 22]]). Le prophète Isaïe a dit : « L’année de la mort du roi Ozias, j’ai vu le Seigneur assis ; » ([[Bible_Crampon_1923/Isaïe#6-1|''Isai''. {{rom|VI}}, 1]]) ; il rapporte qu’il mourut l’année où il fut frappé de la lèpre.
« Il construisit beaucoup sur le mur d’Ophel, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#27-3|''Ibid''. {{rom|XXVII}}, 3]]), d’Ophel, c’est-à-dire « du nuage, » ce qui s’entend du Saint des Saints. En effet, le Seigneur a dit qu’il habitait dans une nuée.
« Joatham était un fils de vingt-cinq ans, lorsque son règne commença, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#27-8|''Ibid''. 8]]). Ce passage indique le commencement de son règne et son innocence, afin de montrer qu’il avait persévéré dans l’innocence de son premier âge.
« Masia, fils de Moloch, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#28-7|''Ibid''. {{rom|XXVIII}}, 7]]), c’est-à-dire, fils de l’idole d’Ammon, qui s’appelait Moloch, c’est-à-dire roi. Il est dit son 'fils', parce qu’il lui établissait des sacrifices et un culte. Jérémie<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>parle de même d’Ismaël, qui est dit de race royale, quoique n’en étant pas, puisqu’il descendait de l’esclave égyptien Géra. ([[Bible_Crampon_1923/Jérémie#41-1|''Jer''. {{rom|XLI}}, 1]]).
« En ce temps, il y avait là un prophète du nom d’Obeth. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#28-9|''Ibid''. 9]]). C’est le père d’Azarie, qui prophétisa au roi Asa. Pour cela, il était venu à Samarie, puisqu’il était de Juda. Il s’exprime ainsi : « Voici ce que dit le Seigneur ; » parce qu’ils n’étaient pas dignes de la parole du Prophète. Dieu était irrité contre eux. Dans ce passage seulement Achaz est appelé roi d’Israël, mais parce qu’il irrita les œuvres des rois de ce pays, au point qu’aucun d’eux auparavant n’avait été aussi pervers que lui. Aussi est-il dit de lui qu’il dépouilla Juda des préceptes et du secours de Dieu, comme il est écrit d’Aaron qu’il dépouilla le peuple. « Le roi Achaz lui-même recula les bornes du péché. » Il y a là un pléonasme. L’Écriture ajoute « lui-même » pour donner plus de force à sa note de réprobation. Elle insiste sur sa perversité, comme elle insiste souvent sur un éloge au moyen de ce pronom.
« Ils l’ensevelirent dans la cité de Jérusalem. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#28-27|''Ibid''. 27]]). Ils ne l’ensevelirent pas dans le sépulcre des rois, mais dans un autre endroit de Jérusalem. Le passage : « Ils ne le reçurent point dans le sépulcre des rois ; » semble, dans l’hébreu, dire que ceux qui étaient en ce sépulcre ne le reçurent pas. Mais il est mieux d’entendre qu’il en fut écarté soit par les édiles qui veillaient sur ces sépulcres, soit de quelque autre manière, mais toujours par la volonté de Dieu.
« Le nom de sa mère est Abia, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#29-1|''Ibid''. {{rom|XXIX}}, 1]]), fille de Zacharie le posthume, de ce Zacharie prophète et prêtre qui fut mis à mort par le roi Joas.
« Lui-même dans la première année et dans le premier mois de son règne. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#29-3|''Ibid''. 3]]). Dans l’idiome hébreu, même le premier jour de son règne est sous-entendu dans cette mention.
« Enlevez toute immondice du sanctuaire, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#29-5|''Ibid''. 5]]), c’est-à-dire les idoles qu’y avait placées Achaz, et qui, semblables à des femmes dans leur période, étaient souillées et souillaient.
« Ils détournèrent leurs faces du tabernacle du Seigneur et lui tournèrent le dos. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#29-6|''Ibid''. 6]]). Ézéchiel rapporte le fait sans détours : « Vingt-cinq hommes, dit-il, tournant le dos au temple et adorant le soleil à son lever ; » ([[Bible_Crampon_1923/Ézéchiel#8-16|''Ezech''. {{rom|VIII}}, 16]]).
« Sept boucs pour ce péché. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#29-21|''Ibid''. 21]]). Il fut fait en cette circonstance contrairement à la coutume. C’était toujours un bouc qu’on offrait d’habitude pour un péché. ([[Bible_Crampon_1923/Lévitique#4|''Lévit''. {{rom|IV}}]], [[Bible_Crampon_1923/Lévitique#9|{{rom|IX}}]], [[Bible_Crampon_1923/Lévitique#33|{{rom|XXXIII}}]]). Mais comme les péchés étaient en grand nombre, ils durent offrir sept boucs. Il appelle Gad « voyant, » parce que la prophétie lui venait<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude><nowiki />
» A peine la fée Carita eut-elle adressé la parole à la pauvre
enfant, que celle-ci abaissa sur elle ses grands yeux, qui
étaient tournés vers le ciel.
» — Pouvquoi, lui demanda la princesse de sa voix la plus
douce, pourquoi trembles-tu ainsi, mon enfant ? Est-ce que
tu es malade ?
» — Oui, madame la fée, répondit la petite, qui devina
tout d’abord que la princesse était fée.
» — Et qu’as-tu ?
» — J’ai la fièvre, à ce qu’on dit.
» — Et comment, ayant la fièvre, n’es-tu pas dans ton lit ?
reprit la fée
» — Parce que les chiens étaient encore plus malades
que moi, à ce qu’il paraît, et que l’on m’a envoyée les
promener.
» — Ce n’est point ta mère qui t’a envoyée promener des
chiens, dit la fée : ta mère ne t’eût point permis de sortir
frissonnante comme tu es.
» — Ce n’est point ma mère, en effet, madame la fée.
» — Où est ta mère ?
» — Je n’en ai plus !
» — Et qui t’en tient lieu ?
» — La Brocante.
» — Qu’est-ce que la Brocante ?
» La petite fille hésita un instant ; la fée répéta la question.
» — Une chiffonnière qui m’a élevée, répondit la petite
fille.
» — Tu n’as donc aucun parent ?
» — Je suis seule au monde.
» — Comment ! pas de mère, pas de père, pas de frère ? »
» La petite fille se mit, non plus à grelotter, mais à trembler.
» — Non, non, non, dit-elle, pas de frère ! pas de frère !
» — Pauvre petite ! dit tristement la princesse ; et comment
t’appelles-tu ?
» — Je m’appelle Rose-de-Noël.
» — En effet, mon enfant, tu as bien les couleurs maladives
de la fleur dont tu portes le nom !
» La petite fille fit un mouvement d’épaules qui signifiait :
« Que voulez-vous !… »
» — Où demeures-tu ? demanda la princesse.<noinclude>
<references/></noinclude>
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» A peine la fée Carita eut-elle adressé la parole à la pauvre
enfant, que celle-ci abaissa sur elle ses grands yeux, qui
étaient tournés vers le ciel.
» — Pourquoi, lui demanda la princesse de sa voix la plus
douce, pourquoi trembles-tu ainsi, mon enfant ? Est-ce que
tu es malade ?
» — Oui, madame la fée, répondit la petite, qui devina
tout d’abord que la princesse était fée.
» — Et qu’as-tu ?
» — J’ai la fièvre, à ce qu’on dit.
» — Et comment, ayant la fièvre, n’es-tu pas dans ton lit ?
reprit la fée
» — Parce que les chiens étaient encore plus malades
que moi, à ce qu’il paraît, et que l’on m’a envoyée les
promener.
» — Ce n’est point ta mère qui t’a envoyée promener des
chiens, dit la fée : ta mère ne t’eût point permis de sortir
frissonnante comme tu es.
» — Ce n’est point ma mère, en effet, madame la fée.
» — Où est ta mère ?
» — Je n’en ai plus !
» — Et qui t’en tient lieu ?
» — La Brocante.
» — Qu’est-ce que la Brocante ?
» La petite fille hésita un instant ; la fée répéta la question.
» — Une chiffonnière qui m’a élevée, répondit la petite
fille.
» — Tu n’as donc aucun parent ?
» — Je suis seule au monde.
» — Comment ! pas de mère, pas de père, pas de frère ? »
» La petite fille se mit, non plus à grelotter, mais à trembler.
» — Non, non, non, dit-elle, pas de frère ! pas de frère !
» — Pauvre petite ! dit tristement la princesse ; et comment
t’appelles-tu ?
» — Je m’appelle Rose-de-Noël.
» — En effet, mon enfant, tu as bien les couleurs maladives
de la fleur dont tu portes le nom !
» La petite fille fit un mouvement d’épaules qui signifiait :
« Que voulez-vous !… »
» — Où demeures-tu ? demanda la princesse.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>par la vue. Les Lévites avaient coutume d’enlever les peaux des holocaustes ; et quand c’était un sacrifice expiatoire, les prêtres les enlevaient pour eux-mêmes. Ici, les prêtres enlevaient les peaux puisqu’il s’agissait d’un sacrifice expiatoire. Mais comme le nombre des prêtres n’était pas suffisant pour cela, parce qu’au temps d’Achaz ils avaient été dispersés et n’étaient pas encore revenus, leurs frères les Lévites leur vinrent en aide. Il était mieux d’employer, pour les sacrifices, des lévites que des prêtres, parce que, au temps d’Achaz, ceux-ci consentirent eux-mêmes à l’erreur ; puisqu’un autel fait à l’image de celui de Damas avait été envoyé au pontife Urie.
« Il écrivit aussi des lettres à Éphraïm et à Manassé ; » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#30-1|''Ibid''. {{rom|XXX}}, 1]]). Pendant qu’il envoyait publiquement des messagers à tout Israël, il en envoyait secrètement en Éphraïm et en Manassé, à ceux qu’il savait pouvoir se rendre favorables par des lettres. Ceux-ci étaient tout orgueilleux de ce que la dignité royale était dans la maison d’Éphraïm.
« Une grande partie du peuple mangea du Phase, contrairement à ce qui est écrit. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#30-18|''Ibid''. 18]]). Il était écrit que ceux qui n’avaient pu en manger dans le premier mois, en mangeassent dans le second. Or, au second mois, il vint une multitude considérable qui n’était pas purifiée, et ils firent en ce mois ce qu’il était défendu de faire le troisième. Ézéchias pria pour eux ; il fut exaucé, et le Seigneur s’apaisa à l’égard de son peuple. La tradition est que nul en état de souillure ne pouvait manger le Phase sans être frappé de mort. Ils reconnurent que le Seigneur était apaisé, en ce qu’ayant mangé, ils ne moururent point.
« Il revint ignominieusement dans sa terre. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#32-21|''Ibid''. {{rom|XXXII}}, 21]]). Les Hébreux rapportent qu’en signe d’ignominie un ange lui rasa les cheveux et la barbe, et c’est là ce qui a été dit par le prophète Isaïe : « En ce jour-là, le Seigneur se servira du roi des Assyriens comme d’un rasoir loué pour raser la tête et la barbe, » et le reste. ([[Bible_Crampon_1923/Isaïe#7-20|''Isai''. {{rom|VII}}, 20]]). Ainsi couvert de honte, il arriva au temple de son dieu Nesrath, qui était adoré ; dit-on, sur les restes de l’arche de Noé. Comme il se plaignait à ce dieu de ce qu’il ne lui avait point donné secours, tandis que lui-même était prêt à lui sacrifier, s’il le voulait bien, ses fils Adramélech et Sarasar, ceux-ci entendirent ces paroles, et, craignant qu’après tant de malheurs, de revers et d’ignominies il ne les tuât, ils le mirent à mort.
« Le prodige qui était arrivé sur la terre. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#32-31|''Ibid''. 31]]). Il s’agit du recul du soleil sur dix lignes.<noinclude></noinclude>
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Les envoyés du roi de Babylone ne vinrent que pour se renseigner sur ce mystère. « Le Seigneur l’abandonna afin qu’il fût tenté ; » parce qu’il ne lui défendit point par la voix du prophète de montrer ses trésors, mais ceux de la maison de Dieu. Plus tard le même prophète lui reprocha sa conduite en cette occasion.
« Ils l’ensevelirent au-dessus des sépulcres des fils de David. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#32-33|''Ibid''. 33]]). Il est à remarquer que, par un privilège dû à ses mérites, il eut un tombeau plus élevé que ceux des autres fils de David.
« Il adora toute la milice du ciel. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#33-3|''Ibid''. {{rom|XXXIII}}, 3]]). La tradition dit qu’il s’agit des douze signes du Zodiaque.
« Il les éleva à toute l’armée du ciel, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#33-3|''Ibid''. 3]]), c’est-à-dire, sous le nom des étoiles, aux démons, dans la vallée de Bénénon, ailleurs appelée Géhennon, c’est-à-dire vallée des fils d’Ennom. Cette vallée est proche de Jérusalem, Jérémie et le livre des Rois la désignent très-clairement. C’est de là qu’est venu le nom de Géhenne.
« Le Seigneur parla à lui et à son peuple, et ils ne voulurent point être attentifs à la main du prophète Isaïe. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#33-10|''Ibid''. 10]]). Les Hébreux rapportent que Manassé était fils de la fille d’Isaïe. En cet endroit, on cite le nom de sa mère, et non pas celui de son père, parce que ce roi profane était indigne d’un tel ascendant. Isaïe, dit la tradition hébraïque, fut mis à mort, parce qu’il les appela princes de Sodome et de Gomorrhe ; et parce qu’il dit : « J’ai vu le Seigneur assis ; » ([[Bible_Crampon_1923/Isaïe#6-1|''Isai''. {{rom|VI}}, 1]]) ; quand Dieu avait dit par Moïse : « Aucun homme ne me verra, et vivra. » ([[Bible_Crampon_1923/Exode#33-20|''Exod''. {{rom|XXXIII}}, 20]]). Et parce qu’il dit : « Dieu ajoutera à tes jours quinze années, » ([[Bible_Crampon_1923/2_Rois#20-6|IV ''Reg''. {{rom|XX}}, 6]]), parce que Dieu avait dit par Moïse : « Tu rempliras le nombre de tes jours, » ([[Bible_Crampon_1923/Exode#23-26|''Exod''. {{rom|XXIII}}, 26]]). Et parce qu’il dit : « Cherchez le Seigneur pendant qu’on peut le trouver, invoquez-le pendant qu’il est près de vous ; » ([[Bible_Crampon_1923/Isaïe#55-6|''Isai''. {{rom|LV}}, 6]]) ; alors qu’il est dit : « Qui est si près que le Seigneur notre Dieu quand nous l’invoquons ? » ([[Bible_Crampon_1923/Deutéronome#4-7|''Deut''. {{rom|IV}}, 7]]).
« Et Manassé connut que le Seigneur est notre Dieu. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#33-13|''Ibid''. 13]]). En effet, quand il eut été mené à Babylone et plongé dans le vase d’airain, au contact du feu, il invoqua tous les noms des idoles qu’il adorait. Elles ne l’exaucèrent pas ni ne le délivrèrent ; il se souvint alors de cette parole qu’il avait souvent entendu répéter par son père : « Lorsque vous m’invoquerez dans la tribulation, après vous être convertis, je vous exaucerai, » parole écrite dans le Deutéronome. Le Seigneur l’exauça, le délivra et le ramena dans son royaume, et il y retourna, comme le dit Habacuc, de la même manière qu’il avait été conduit à Babylone.<noinclude></noinclude>
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« Il entoura Ophel, » c’est-à-dire, il restaura, pour le Saint des Saints, l’édifice qu’il avait construit pour les idoles. « À l’occident de Géon, » c’est-à-dire, il construisit depuis le torrent de Géon jusqu’à la porte des poissons, qui est celle du côté de Joppé.
« C’est écrit dans les paroles d’Ozaï. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#33-19|''Ibid''. 19]]). Quelques-uns veulent voir dans Ozaï, Isaï. Ozaï en effet veut dire « ma vision. » Il paraît ici avec un changement de nom, afin de montrer que ses mérites sont bien supérieurs à ceux de celui qui le mit à mort.
« De tout Juda et Benjamin, et des habitants de Jérusalem. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#34-9|''Ibid''. {{rom|XXXIV}}, 9]]). L’auteur désigne par « habitants de Jérusalem » la demi-tribu de Manassé, qui se compte le plus souvent dans la tribu de Benjamin.
« À Holda, qui habitait dans la seconde. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#34-22|''Ibid''. 22]]). Holda était l’épouse de Sellum, oncle du père de Jérémie, et père d’Ananéel. « Elle habitait dans la seconde ville. » En effet, il y avait, à Jérusalem, un espace hors du mur, c’est-à-dire entre le mur de la cité et l’avant-mur ; on l’appelait « seconde ville ; » il en est question dans le prophète Sophonie. Dans les Paralipomènes, Les fils de Tocaat, fils d’Hasra ; dans les Rois, Ticua, fille d’Araaz. Tocaat, « grincement ; » Hasra, « diminution ; » Ticua, « espérance ; » Araaz, « négociateur ; » « Du gardien des vêtements, » parce qu’il gardait le temple du Seigneur.
« Placez l’arche dans le sanctuaire du temple qu’a bâti Salomon, fils de David, roi d’Israël : » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#35-3|''Ibid''. {{rom|XXXV}}, 3]]). Il faut remarquer que l’arche du Seigneur fut enlevée du temple, et que Josias ordonna de l’y reconduire. C’est au temps d’Achaz, quand les idoles furent mises dans le temple, que l’arche en fut ôtée et conduite dans la maison de Sellum, mari d’Holda et oncle de Jérémie ; elle y demeura jusqu’au temps de Josias. L’arche de Dieu ne pouvait être en un lieu où avaient été introduites les idoles et où l’on observait la coutume des Gentils et un rite sacrilège.
« Ils étaient dans l’ordre assigné par David à ses prophètes Asaph, Éman et Idithum. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#35-15|''Ibid''. 15]]). Ils étaient appelés prophètes du roi, parce qu’ils chantaient avec le roi David.
« Il n’y avait pas eu en Israël un Phase semblable à celui-ci depuis les jours du prophète Samuel. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#35-18|''Ibid''. 18]]). Parce que tous ceux qu’avait réunis cette solennité, demeurèrent là sept jours, et se rassasièrent, aux frais du roi, de tout ce qui a été énuméré plus haut.
« Je combats contre une autre maison ; » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#35-21|''Ibid''. 21]]) ; celle du roi Adad Remmon, fils de Tabrimon, qui régna à Charcames et que le roi Néchao mit à mort en même temps que Josias. Il y eut, en<noinclude></noinclude>
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Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/390
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>effet, dans Mageddo, un grand gémissement dont parle le prophète Zacharie.
« Il ne voulut pas acquiescer aux paroles que Dieu avait fait prononcer à Néchao. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#35-22|''Ibid''. 22]]). Parce que Dieu avait annoncé par le prophète Jérémie que Néchao monterait à Charcames et y serait victorieux ; et Néchao avait connaissance de cette prophétie. De même Rapsacès dit de la part de Sennachérib, roi d’Assyrie : « Le Seigneur m’a ordonné d’entrer dans cette terre ; » parce que les prophètes d’Israël avaient déjà prophétisé la venue de ce roi, qui n’ignorait pas leur prédiction.
« Tous les chanteurs et chanteuses jusqu’à ce jour ; » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#35-25|''Ibid''. 25]]) ; en ce qu’il est écrit dans les Lamentations de Jérémie : « L’esprit de la bouche de Dieu, le Christ Seigneur. » ([[Bible_Crampon_1923/Lamentations#4-20|''Thren''. {{rom|IV}}, 20]]).
« Les premières et les dernières de ses œuvres. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#35-27|''Ibid''. 27]]). L’auteur entend par ses dernières œuvres le fait de n’avoir pas consulté le Seigneur pour savoir s’il convenait de marcher contre Néchao.
« Les autres paroles de Joachim et les abominations qu’il fit et qui furent trouvées sur lui. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#36-8|''Ibid''. {{rom|XXXVI}}, 8]]). Entre autres désobéissances de sa part, il viola la défense suivante de Dieu : « Ne tondez pas vos têtes en rond, ni celles des morts, et ne faites aucune marque sur votre corps. » ([[Bible_Crampon_1923/Lévitique#19-27|''Lévit''. {{rom|XIX}}, 27]]). Or, après son trépas, on trouva tout cela sur son cadavre.
« La prophétie de Nabo. » Il y avait une idole de ce nom que servait ce Nabo. « Chodonaser, qui contient la force créatrice. »
« La première année du règne de Cyrus, roi des Perses, pour l’accomplissement de la volonté de Dieu qui avait été prédite par la bouche de Jérémie, le Seigneur veilla l’esprit de Cyrus, et celui-ci ordonna qu’on publiât par tout son royaume et même qu’on écrivît en ces termes : Voici ce que dit Cyrus, roi des Perses : Le Seigneur Dieu du ciel m’a donné tous les royaumes de la terre et m’a ordonné de lui élever une demeure en Jérusalem. » ([[Bible_Crampon_1923/2_Chroniques#36-22|''Ibid''. 22]]). C’est qu’il avait eu connaissance de la prophétie d’Isaïe, où il est dit : « Voilà ce que moi, Seigneur, je dis à mon christ Cyrus, dont j’ai pris la main. » ([[Bible_Crampon_1923/Isaïe#45-1|''Isai''. {{rom|XLV}}, 1]]). Le scribe Esdras lui lut ce passage, et voilà pourquoi il dit que le Seigneur lui a donné cet ordre entre tous les rois de la terre. Josias et Cyrus ont été désignés par leurs propres noms dans les prophéties avant leur naissance, Josias comme appelé à détruire les idoles et à renouveler le culte de Dieu, Cyrus comme appelé à relever le temple de ses ruines.<noinclude></noinclude>
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude><nowiki />
» — Oh ! madame la fée, dans une des plus sales et des
plus vilaines rues de Bagdad !
» — Est-ce bien loin d’ici ?
» — Non, madame la fée : à dix minutes de chemin, à peu près.
» — Eh bien, je vais te ramener chez toi, et dire que l’on
te mette au lit ; veux-tu ?
» — Je veux tout ce que vous voudrez, madame la fée,
» La petite fille essaya de se lever ; mais elle retomba dans
le fossé, tant elle était faible !
» — Attends, dit la fée, je vais te prendre dans mes
bras. »
» Et la princesse enleva la petite fille, qui était si chétive,
qu’elle n’était pas plus lourde que ma grande poupée ; elle
l’apporta à son père ; celui-ci la prit, la posa sur l’arçon de
sa selle, et l’on se mit en route, Rose-de-Noël sur l’arçon de
papa… — Bon ! voilà que je me trompe encore ! — Rose-de-Noël sur
l’arçon du papa de la fée, et la fée à cheval, tenant, elle, deux des petits chiens qui n’eussent pas pu suivre ; les trois autres chiens étaient grands, et trottaient derrière les chevaux ; la corneille volait au-dessus de la tête de Rose-de-Noël,
qui, pour que l’oiseau ne s’éloignât point, n’avait
qu’à dire de temps en temps :
» — Pharès ! Pharès ! Pharès !
» On arriva bientôt dans une rue noire en plein jour comme
si l’on eût été en pleine nuit ; et, quoique mon papa dise
que le soleil luit pour tout le monde, il n’a, certainement,
jamais lui pour les malheureux qui végètent dans cette rue.
» — La ! dit la petite en arrêtant la bride du cheval, c’est
ici la porte.
» La porte du chenil où sont les chiens de mon papa est, à
coup sûr, plus propre que la porte de cette maison-là. Il
fallait se baisser pour entrer, comme lorsqu’on descend dans
une cave ; il fallait marcher à tâtons pour trouver l’escalier.
» Un petit garçon qui était assis sur la borne, et que Rose-de-Noël
appelait Babolin, offrit de garder les chevaux, et la
princesse et son père arrivèrent enfin au haut de l’escalier
où demeurait la Brocante.
» Autant la princesse était jeune et jolie, autant la Brocante
était vieille et laide ; il n’eût pas été difficile à un
étranger de deviner laquelle des deux était le bon génie : la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>princesse avait à la première vue l’air d’une fée ; la Brocante
faisait tout de suite l’effet d’une sorcière. — Et elle était
bien sorcière réellement, à en juger par une immense
marmite de fer posée sur un trépied, et dans laquelle bouillaient
des herbes magiques ; par la longue baguette de coudrier
qui était fixée dans le plancher, au milieu d’un jeu de
cartes traversé par de grandes épingles noires ; et, enfin,
par le balai qu’elle tenait à la main, et sur lequel elle s’appuya
étonnée, en voyant entrer le général portant Rose-de-Noël,
et la fée Carita portant les deux petits chiens. — Je
ne parle pas des trois autres chiens et de la corneille, qui
faisaient cortège.
» La fée Carita commença par poser à terre les deux petits
chiens : puis, s’adressant à la sorcière :
» — Madame, dit-elle, nous vous ramenons cette enfant,
qui tremblait la fièvre sur le boulevard ; elle est malade : il
faudrait la coucher et la couvrir bien chaudement. »
» La Brocante voulait répondre ; mais les chiens aboyaient
si fort, qu’elle fut obligée de les faire taire en les menaçant
de son balai.
» — C’est elle qui a voulu aller se promener, dit la Brocante
à la princesse en la regardant de travers, — sans
doute parce qu’elle reconnaissait en elle une bonne fée ; —
elle n’en fait jamais d’autres, et par ainsi elle se rend
malade.
» — C’est une enfant, dit la fée : il ne fallait pas l’écouter.
Mais n’allez-vous pas la coucher ? Je cherche son lit, et ne
le vois point.
» — Bon ! son lit ? dit la sorcière.
» — Sans doute. N’avez-vous pas une autre chambre ?
demanda la fée.
» — Croyez-vous donc que ce grenier soit un palais ?
répondit en grommelant la sorcière.
» — Eh ! là-bas, bonne femme, dit le général, répondez
sur un autre ton, je vous prie, ou je vais envoyer chercher
un commissaire qui vous demandera où vous avez volé cette
enfant !
» — Oh ! non ! oh ! non ! s’écria la petite, je veux rester
avec la Brocante.
» — Je ne l’ai point volée, reprit la vieille.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Loxacha
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<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude><nowiki />
» — Allons, dit le général, ne vas-tu pas essayer de nous
faire accroire que cette petite fille est à toi ?
» — Je ne dis pas cela, répondit la Brocante.
» — Alors, si elle n’est pas à toi, tu vois bien que lu l’as
volée.
» — Je ne l’ai pas volée, monsieur ; je l’ai trouvée, et je
l’ai recueillie comme mon propre enfant, sans faire aucune
différence entre elle et Babolin.
» — Eh bien, alors, demanda la fée, pourquoi n’est-ce
point Babolin que vous avez envoyé promener les chiens, et
pourquoi n’est-ce pas elle qui est restée ici ?
» — Parce que Babolin ne veut rien faire de ce qu’on lui
commande, tandis que Rose-de-Noël obéit avant qu’on ait
fini de commander.
» — Soit, dit le général ; mais, quand on recueille les
enfants, ce n’est pas pour les faire mourir de la fièvre. Où
couchez-vous la petite ?
» — Ici, dit la sorcière en montrant un enfoncement du
toit dans lequel Rose-de-Noël avait établi son domicile.
» La fée souleva le rideau qui masquait ce coin du grenier
et elle vit un petit réduit assez propre ; seulement, le lit
n’avait qu’un matelas : la fée toucha ce matelas, et trouva
la couche un peu dure.
» — En vérité, dit-elle, j’ai honte d’être si douillettement
couchée, en songeant que cette pauvre petite n’a qu’un
matelas !
» — Elle aura un lit de plume, des couvertures et de jolis
draps fins, dit le général ; je vais vous envoyer tout cela,
bonne femme, et, de plus, un médecin. En attendant, tenez
l’enfant le plus chaudement possible, et faites venir une
garde-malade : voici de l’argent pour la payer, et pour
acheter des médicaments ; si demain le médecin me dit
que la petite n’est pas bien soignée, je vous la ferai reprendre
par le commissaire.
» La sorcière se précipita sur l’enfant, et la serra contre sa
poitrine.
» — Oh ! non, dit-elle, soyez tranquille ! si Rose-de-Noël
n’est pas soignée comme une princesse, c’est l’argent qui
manque voilà tout.
» — Adieu, Rosette ! dit la fée en allant à Rose-de-Noël,
et en l’embrassant ; je reviendrai te voir, mon enfant.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Orain, Adolphe - Chansons de la Haute Bretagne.djvu/85
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CetaGM
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<noinclude><pagequality level="3" user="CetaGM" />{{nr||CHANSONS DES BOIS|75}}
{{...|65|100%}}</noinclude><nowiki />
{{Poem|En revenant de voir nos blés (bis)
J’ai rencontré trois cavaliers.
{{Mpom|Julienne ici,
Julienne là,|3}}
{{Mpom|Ma Julienne venez çà !|1.5}}
J’ai rencontré trois cavaliers, (bis)
''Deux de cheva''<ref>Deux à cheval,</ref> ''et un de pied.''<ref>conduisant son cheval par la bride.</ref>
{{Mpom|Julienne ici,
Julienne là,|3}}
{{Mpom|Ma Julienne venez çà !|1.5}}
''Deux de cheva et un de pied,'' (bis)
Celui de pied m’a demandé,
{{Mpom|Julienne ici,
Julienne là,|3}}
{{Mpom|Ma Julienne venez çà !|1.5}}
Celui de pied m’a demandé : (bis)
— Bell’, donnez—moi un doux baiser,
{{Mpom|Julienne ici,
Julienne là,|3}}
{{Mpom|Ma Julienne venez çà !|1.5}}
— Bell’ donnez-moi un doux baiser. (bis)
— Prenez-en deux et vous hâtez.|
ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Les Mohicans de Paris - tome 3 (1885).djvu/18
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Loxacha
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<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude><nowiki />
» — Bien sûr, madame la fée ? demanda la petite.
» — Bien sûr, répondit la princesse.
» Les joues de l’enfant devinrent roses de plaisir, ce qui fit
dire par Carita à son père :
» — Voyez donc comme elle est jolie !
» Elle était bien jolie, en effet, allez, monsieur le peintre,
et c’est d’elle qu’on ferait un beau portrait !
— Vous l’avez donc vue, mademoiselle ? demanda Pétrus en riant.
— Certainement, dit Abeille.
Mais, se reprenant :
» — C’est-à-dire que j’ai vu son costume dans mon livre de
contes : elle avait le costume du petit Chaperon-Rouge.
— Vous me le montrerez, n’est ce pas, mademoiselle ?
— Je n’y manquerai pas, répondit gravement la petite fille.
Puis elle continua.
— La fée et son papa remontèrent à cheval, et, une demi-heure
après, ils envoyaient à la pauvre Rose-de-Noël tout
ce qu’ils lui avaient promis. Puis ils firent mettre les chevaux
à la voiture, et coururent jusque chez le médecin, qui
demeurait au cœur de la ville. Le médecin partit devant eux,
et la fée et son père rentrèrent dans leur palais, la fée enchantée d’avoir un si bon papa, le papa enchanté d’avoir
une si bonne fille.
» Le médecin avait promis de venir le soir donner des nouvelles
de la petite Rose-de-Noël ; il tint parole, et vint le
soir même, en effet. La nouvelle qu’il avait à annoncer était
triste : la pauvre petite était menacée d’une grosse maladie ;
ce qui mit la princesse au désespoir. Aussi, le lendemain
matin, partit-elle en voilure avec son père ; de sorte qu’avant
neuf heures, ils étaient tous deux chez la Brocante. Le médecin
y était déjà, lui, depuis plus d’une heure ; il avait l’air
fort inquiet, et il y avait bien de quoi, vous en conviendrez
quand vous saurez que Rose-de-Noël avait une fièvre cérébrale.
La pauvre petite avait le délire, et ne reconnaissait
plus personne, ni la Brocante, qui l’avait recueillie, ni Babolin, son petit camarade, qui pleurait de chagrin au pied
du lit, ni la corneille, qui se tenait sans bouger au chevet,
et qui avait l’air de comprendre que sa petite maîtresse était
malade, ni les chiens, qui n’avaient pas aboyé comme la
veille, quand le général et la princesse étaient entrés.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Chansons de l Escalade, Geneve, Jullien, 1845.djvu/42
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||— 37 —}}</noinclude><section begin="XVI" />{{poem|{{c|8}}La Jeunesse, en diligence,
Pour être un grand guerrier
Décampa sans résistance,
Crainte qu’on ne le fît aller
Danser, etc.
{{c|9}}Pourquoi se laisser surprendre,
Dites-moi donc, Savoyards ?
À ce sorcier d’Alexandre
Qui vous menoit au hasard
Danser, etc.
{{c|10}}
Soixante-sept de vos têtes
Nous ont resté pour butin,
On leur fit à la muette
Un jour, de fort bon matin,
Danser, etc,
{{c|11}}D’Attignac, sans se défendre.
Se rendit tout étourdi ;
On lui fit bientôt apprendre
D’un bel air, sans contredit,
À danser, etc.
{{c|12}}Ô Savoyards, si l’envie
Vous prend encore une fois
D’avoir Genève la jolie,
Nous vous mettrons aux abois,
Et vous a prendrons
D’une drôle manière
La danse sans violon.
::Don, don.|sf}}<section end="XVI" />
{{sep|10|m=2em}}
<section begin="XVII" />{{t4|'''La rodomontade.'''|fs=110%}}
{{c|Air : ''Qu’il est doux, poulette, etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|{{c|1}}La rodomontade
De votre Escalade
Fut toute en cacade,
Pauvres Savoyards !
Pour être plus vite
Dedans votre gite,
Vous prîtes la fuite
Comme des conards.
Rats de cheminée,
Votre renommée
Est déshonorée
Sur nos boulevards.
{{c|2}}Toutes vos médailles
Et vos anticailles
Prises à Ripaille
Ou dans vos maisons,
Toute votre armée
Fut tout alarmée,
Voyant la fumée
De tous nos canons.
Dieu, tout favorable,
Nous fut secourable
Ce jour remarquable
De vos trahisons.
{{c|3}}Le père Alexandre
Sut vous faire entendre
Que pour nous surprendre
Falloit être hardi ;
Ce fourbe hypocrite
Prit de l’eau bénite,
Vous aspergea vite,
Promit paradis.
À ce doux langage,
Chaque personnage
S’arma de courage ;
Mais vous fûtes pris.
{{c|4}}Toutes vos pensées
Mal imaginées
Furent avisées
Pour vous un peu tard.
Picot crut sans doute,
En suivant sa route,
Mettre à bas la voûte
Avec son pétard.
Avec sa finesse,
Avec son adresse,
Il fit une vesse
Comme le renard.
{{c|5}}Ah ! quelle salade,
Quelle sérénade,
Quelle belle aubade
N’eut pas Chaffardon !
La belle bourrée
Qu’il vous a dansée
Avec sa chambrée
Au son d’un cordon.
Votre destinée
Fut infortunée.
L’heureuse journée
Pour le dieu Pluton !
{{c|6}}Qu’il fit vent ou bise,
Vous l’eûtes bien grise ;
Dans votre entreprise
Vous eûtes l’affront ;
Dans votre grimoire
Vous chantiez la gloire
Avant la victoire
Et le ''Te Deum.''
Ah ! quelle hardiesse
Eut votre noblesse,
La belle prouesse !
Ils s’en souviendront.
{{c|7}}Toute la prétraille,
Toute la racaille,
Et la cafardaille
Étaient dans Thonon,
Qui chantoient la messe
Avec allégresse
Et prioient sans cesse
Chacun leur patron,
Afin que l’armée
Fisse son entrée
Tout d’une volée
Comme moucherons.
{{c|8}}Savoyards faciles,
Pauvres imbéciles,
Vos saints immobiles
Ne sauroient, hélas !
Avec vos malices
Vous être propices ;
Ce sont des novices
Qui n’entendent pas.
Vous prendrez Genève
En temps de carême ;
La peste vous crève
Par un mardi gras.}}<section end="XVII" />
{{sep|10|m=2em}}
<section begin="XVIII" />{{t4|'''Pour célébrer l’Escalade.'''|fs=110%}}
{{c|Sur l’air ''du Mirliton.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|{{c|1}}Pour célébrer l’Escalade,
Prenons le verre à la main ;
Buvons plus d’une rasade,
Et chantons jusqu’à demain :
:Que le vin est bon,
:Mirliton, mirlitaine :
:Que le vin est bon.
::Don, don.
{{c|2}}Loin de parler de l’histoire
Dont rougit tout Savoyard.
Ne nous amusons qu’a boire,
Et chantons d’un ton gaillard :
Que le vin est bon, etc.
{{c|3}}Mais pour quoi vouloir s’en taire ?
Sans elle, dans ce repas,
Nous aurions un front sévère,
Et nous ne chanterions pas :
:Que le vin est bon, etc.
{{c|4}}Soit donc ! votre ardeur guerrière,
Savoyards, vos hauts exploits
Vont nous fournir de matière
À chanter plus d’une fois :
Que le vin est bon, etc.
{{c|5}}Sonas, quelle extravagance
De venir nous insulter !
Tu viens chercher la potence ;
Mieux t’eût valu de chanter :
:Que le vin est bon, etc.
{{c|6}}Lequel t’eût plu davantage,
Brunaulieu, d’être pendu,
Ou, sans songer au pillage.
De chanter comme un perdu :
:Que le vin est bon, etc.
{{c|7}}Vieux penaillon d’Alexandre,
Au lieu de tes rogatons,
À ceux qui se sont fait pendre,
Que n’enseignais-tu, chantons :
:Que le vin est bon, etc.|ds}}<section end="XVIII" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Les Mohicans de Paris - tome 3 (1885).djvu/19
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>C’était un spectacle des plus tristes, et la fée détourna ses
yeux de ta petite malade pour les essuyer.
» Ce n’était cependant pas la maladie de Rose-de-Noël qui
effrayit le médecin : il répondait de la sauver si elle consentait à boire les tisanes qu’on lui présentait ; mais, de sa
petite main chétive et brûlante, elle repoussait tout ce qu’on
voulait lui faire prendre. On avait beau lui dire :
» — Bois, petite ; cela te guérira !
» C’était inutile : elle ne comprenait pas ce qu’on lui disait.
» Puis, de temps en temps, elle se levait sur son lit, comme
pour fuir, et elle s’écriait ;
» — Oh ! ma bonne madame Gérard ! oh ! ma bonne madame
Gérard, ne me tuez pas !… A moi, Brésil ! à moi Brésil !
» Et elle retombait comme morte avec un gros soupir.
» Le médecin disait que c’était sa fièvre qui lui faisait voir
des fantômes ; mais la figure de Rosette exprimait une telle
épouvante, que l’on eût juré que, ces fantômes, elle les
voyait.
» La potion que lui présentait le médecin devait calmer la
fièvre, et, en calmant la fièvre, faire disparaître ce vilain cauchemar ; aussi, tout le monde essaya-t-il de lui faire prendre
cette potion : le médecin, la garde-malade, la Brocante,
Babolin et même un commissionnaire qui était là, et qu’elle
aimait beaucoup quand elle avait sa raison. La Brocante
voulut la faire boire de force, mais la petite fille, avec ses
bras grêles, était plus vigoureuse que la sorcière.
» — Si elle ne boit pas cette potion par cuillerées, dit tristement le médecin, elle sera morte avant demain soir !
» — Que faire, docteur ? demanda alors la princesse.
» — Je ne sais, en vérité, répondit le médecin.
» — Docteur, docteur, dit la princesse en pleurant, employez
toute votre science, je vous en supplie, pour sauver
la pauvre enfant ! Il me semble que, si j’étais aussi savante
que vous, je trouverais bien un moyen de la sauver, moi.
» — Hélas ! princesse, dit le docteur en secouant la tête,
la science est impuissante en pareil cas ! Que votre bon
cœur vous inspire donc ; quant à moi, je ne puis que m’humilier
devant la résistance invincible de cette enfant.
» En ce moment, le commissionnaire s’avança, les larmes
aux yeux, et promit à la petite malade poupée, joujoux,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>C’était un spectacle des plus tristes, et la fée détourna ses
yeux de ta petite malade pour les essuyer.
» Ce n’était cependant pas la maladie de Rose-de-Noël qui
effrayait le médecin : il répondait de la sauver si elle consentait à boire les tisanes qu’on lui présentait ; mais, de sa
petite main chétive et brûlante, elle repoussait tout ce qu’on
voulait lui faire prendre. On avait beau lui dire :
» — Bois, petite ; cela te guérira !
» C’était inutile : elle ne comprenait pas ce qu’on lui disait.
» Puis, de temps en temps, elle se levait sur son lit, comme
pour fuir, et elle s’écriait ;
» — Oh ! ma bonne madame Gérard ! oh ! ma bonne madame
Gérard, ne me tuez pas !… A moi, Brésil ! à moi Brésil !
» Et elle retombait comme morte avec un gros soupir.
» Le médecin disait que c’était sa fièvre qui lui faisait voir
des fantômes ; mais la figure de Rosette exprimait une telle
épouvante, que l’on eût juré que, ces fantômes, elle les
voyait.
» La potion que lui présentait le médecin devait calmer la
fièvre, et, en calmant la fièvre, faire disparaître ce vilain cauchemar ; aussi, tout le monde essaya-t-il de lui faire prendre
cette potion : le médecin, la garde-malade, la Brocante,
Babolin et même un commissionnaire qui était là, et qu’elle
aimait beaucoup quand elle avait sa raison. La Brocante
voulut la faire boire de force, mais la petite fille, avec ses
bras grêles, était plus vigoureuse que la sorcière.
» — Si elle ne boit pas cette potion par cuillerées, dit tristement le médecin, elle sera morte avant demain soir !
» — Que faire, docteur ? demanda alors la princesse.
» — Je ne sais, en vérité, répondit le médecin.
» — Docteur, docteur, dit la princesse en pleurant, employez
toute votre science, je vous en supplie, pour sauver
la pauvre enfant ! Il me semble que, si j’étais aussi savante
que vous, je trouverais bien un moyen de la sauver, moi.
» — Hélas ! princesse, dit le docteur en secouant la tête,
la science est impuissante en pareil cas ! Que votre bon
cœur vous inspire donc ; quant à moi, je ne puis que m’humilier
devant la résistance invincible de cette enfant.
» En ce moment, le commissionnaire s’avança, les larmes
aux yeux, et promit à la petite malade poupée, joujoux,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>bergeries, belles robes, perles à faire des colliers ; mais tout
fut inutile. On eût dit que Rose-de-Noël était sourde : elle
ne bougeait pas ; de sorte que le pauvre jeune homme, après
avoir essayé de lui faire reconnaître sa voix par tous les
moyens possibles, se retira, le cœur serré, dans un coin de
la chambre : un père n’eût pas paru plus désolé devant le
cadavre de sa fille.
» Le petit Babolin était bien chagrin aussi, et il contait à
Rose-de-Noël toutes les histoires pour rire qu’il avait l’habitude
de lui conter ; mais elle ne lui répondait pas, aussi
insensible à ses paroles, à ses baisers, à ses prières, que la
sensitive qui est là-bas, quand l’heure de son sommeil est
arrivée, et qu’elle a croisé ses bras.
» Cependant, le temps passait, et la petite fille ne buvait
pas la potion.
» Que faire ? Tout le monde avait essayé et tout le monde
avait échoué.
» Alors, ce fut au tour de la princesse à venir s’installer
au chevet du lit, à prendre la tête de la petite malade et à
l’embrasser tendrement ; — et, quand je dis a princesse, je
me trompe encore : c’est la fée qu’il faut dire ; car ce fut
véritablement par une puissance au-dessus de toutes les
puissances de la terre que la petite fille, qui avait les yeux
fermés depuis le matin, les ouvrit tout à coup, et s’écria avec
un accent joyeux :
» — Oh ! je vous reconnais, vous ! vous êtes la fée Carita !
» Les yeux de tous ceux qui étaient là se mouillèrent de
larmes, mais de larmes de bonheur, bien entendu : la jeune
fille venait de prononcer les seuls mots de raison qu’elle eût
dits depuis la veille.
» Chacun voulait se précipiter et embrasser Rose-de-Noël ;
mais le médecin étendit les bras sans prononcer un seul
mot, de peur que la voix humaine n’éteignit tout à coup cette
étincelle de raison que la voix divine venait d’allumer en elle.
» — Oui, ma chère petite, dit bien doucement et bien
lentement la princesse, oui, c’est moi !
» — Carita ! Carita ! répéta la petite avec un tel accent,
que ce joli nom, qui, dans toutes les bouches, n’était qu’un
nom plus charmant que les autres, était, dans la sienne,
quelque chose comme un saint cantique, comme une suave
chanson.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lyon pittoresque - Auguste Bleton - 1896.pdf/183
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cliomarc" />{{nr||LYON PITTORESQUE|123}}</noinclude>appelés à rester les seuls maîtres ; mais, à ces multiples appropriations, la maison de
Saint-Pierre a perdu de son caractère. Les toitures, autrefois plates et dissimulées, ont
été surélevées ; sur trois côtés de la cour, l’entresol du premier étage a été supprimé et
les fenêtres mezzanines ont été réunies à celles du bas ; la division en cellules ne subsiste plus que dans quelques parties du bâtiment, et il ne reste que de rares échantillons des vieux plafonds, boisés à la française.
Seul, l’ancien réfectoire, au rez-de-chaussée, et l’escalier d’honneur ont conservé leur décoration intacte. Longtemps affecté aux opérations de bourse, le réfectoire est d’une grande originalité, avec ses groupes en stuc, œuvre de Simon Guillaume, et ses peintures, de Pierre-Louis Cretey. Quant à l’escalier d’honneur qui développe ses rampes grandioses dans l’angle sud-ouest, il se trouve, par le fait de la nouvelle distribution des services, à peu près délaissé. Les amis du passé peuvent, en toute quiétude, y venir évoquer l’image des nobles recluses, en longues chapes noires, qui gravissaient ces majestueux degrés, et des hautes et puissantes abbesses dont les restes reposent dans
le caveau pratiqué tout au bas de l’escalier.
{{-|2}}
La construction de l’hôtel de ville avait précédé de quelques années celle de l’abbaye
Saint-Pierre ; la première pierre fut posée le 5 septembre 1646, par Camille de Neuville.
À ce moment, la commune de Lyon avait en fait une existence de quatre cents ans ; elle
était, depuis l’année 1320, en possession d’une charte régulièrement concédée par le
seigneur archevêque Pierre de Savoie, comte de Lyon, et confirmée par le seigneur roi Philippe. Pourtant, cette commune, qui marchait de pair avec les grandes cités marchandes d’Italie ou de Flandre, ne s’était point encore donné d’hôtel municipal, digne de
son importance.
Cette coutume des anciens conseillers de ville, de siéger dans l’arrière-boutique de l’un d’eux et plus tard dans des maisons de modeste apparence, était bien conforme au
caractère local. Nos négociants lyonnais voulaient bien être riches, mais la plupart évitaient d’en faire montre. De même, la commune s’était créé une véritable autonomie administrative et financière, qui faisait de Lyon une république aristocratique se perpétuant au sein de la monarchie française ; mais les administrateurs qu’elle se nommait s’évertuaient à ne trahir son existence par aucun signe susceptible de trop attirer l’attention.
Le projet de construire un grand édifice répondait à un besoin matériel. Peut-être s’y méla-t-il, dans l’esprit de la municipalité, comme une velléité d’affirmer son existence, en face de la place de plus en plus prépondérante que prenaient à Lyon les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude><nowiki />
» — M’aimes-tu bien, Rosette ? demanda la princesse.
» — Oh ! oui, madame la fée ! répondit l’enfant.
» — Alors, tu écouteras bien tout ce que je vais te dire ?
» — Je vous écoute.
» — Eh bien, alors, bois ceci, dit la fée en présentante
la petite fille une cuillerée de la potion que le médecin venait
de lui passer par derrière.
» La petite malade, sans répondre, ouvrit la bouche, et
Carita lui fit avaler une cuillerée de la potion salutaire.
» — Si elle boit ainsi pendant vingt-quatre heures, elle
est sauvée ! dit le médecin. — Malheureusement, mademoiselle,
ajouta-t-il, je crains qu’elle ne continue à repousser
tout ce qui lui sera offert par une autre main que la vôtre.
» — Mais, dit la bonne fée, je compte bien, avec la permission
de mon père, veiller Rose-de-Noël jusqu’à ce qu’elle
soit hors de danger.
» — Ma fille, dit le général, il y a des permissions qu’on
ne demande pas à son père ; car lui demander ces permissions,
c’est admettre qu’il puisse les refuser.
» — Merci, cher père ! dit la fée en embrassant le général.
» — Mademoiselle, dit le médecin, vous êtes l’ange de la
bonté !
» — Je suis la fille de mon père, monsieur, répondit
simplement la fée.
» Tout le monde, excepté la Brocante, la garde-malade et
la fée Carita, se retira sur l’ordre du médecin, et le général
emmena avec lui Babolin, qui rapporta à la princesse tout
ce qui lui était nécessaire pour passer la nuit près de Rose-de-Noël.
» Carita resta quatre jours et quatre nuits dans cette vilaine
chambre, ne prenant de repos que d’heure en heure, quand
la petite avait avalé sa cuillerée de potion. Bien mieux : à
partir du moment où elle fut là, elle ne permit plus à la
garde-malade, dont la figure répugnait à Rosette, de s’approcher
du lit ; en conséquence, ce fut elle-même qui mit à
la petite les cataplasmes, les sinapismes, les compresses
d’eau glacée au front ; ce fut elle qui la changea de linge,
qui la nettoya, qui la peigna, qui la tint éveillée par ses baisers, qui l’endormit par ses chansons.
» Enfin, au bout de quatre jours, la fièvre diminua, et le
médecin déclara que Rosette était sauvée ; il invita donc la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>princesse à retourner chez elle, sous peine de tomber malade
elle-même ; ce qu’entendant Rose-de-Noël, elle s’écria :
» — O princesse Carila ! retourne vite chez ton père ; car,
si tu tombais malade pour m’avoir sauvée, je mourrais de
chagrin de le savoir malade !
» Et la princesse, après l’avoir embrassée mille fois, s’en
alla, lui laissant sur son lit un grand carton tout plein de
lingeries et d’étoffes éclatantes, comme les aimait Rose-de-Noël. — A partir de ce moment, la petite alla de mieux en
mieux ; et, si quelqu’un doutait de la vérité de ce conte,
celui-là n’aurait qu’à s en aller, rue Triperet, n{{o}} 11, demander à la Brocante et à Rose-de-Noël l’histoire de la fée
Carita !
Le conte était fini.
Abeille chercha des yeux les yeux de Pétrus ; mais le
jeune homme avait élevé comme un rempart entre lui et la
petite conteuse, une grande feuille de papier gris.
La petite fille se retourna vers sa sœur ; mais Régina
avait, pour cacher son embarras, abaissé devant son visage
une grande feuille de bananier.
Étonnée de l’effet quelle avait produit, et ne se rendant
pas compte du pudique secret qui faisait, à chacun de ses
auditeurs, chercher un voile pour son visage, Abeille demanda :
— Eh bien, qu’y a-t-il donc ? jouons-nous à cache-cache ?…
Quant à moi, mon conte est fini ; votre dessin l’est-il, monsieur le peintre ?
— Oui, mademoiselle, répondit Pétrus en tendant à Abeille
la feuille de papier gris.
La petite se précipita sur le dessin, et, y ayant jeté un
rapide coup d’oeil, elle poussa un cri de joie en reconnaissant
son portrait ; puis, courant à Régina :
— Oh ! regarde le beau dessin, ma sœur ! dit-elle.
Et, en effet, c’était un beau, un merveilleux dessin aux
trois crayons, improvisé pendant le récit de la petite fille, et
qui était venu aussi vite que la parole.
Au fond, on voyait le boulevard, près de la barrière de
Fontainebleau, qu’on reconnaissait à l’horizon. Sur le premier
plan, au milieu de ses chiens, qui la léchaient, sa corneille posée sur son épaule nue, était assise, maigre, paie
échevelée et grelottante, Rose-de-Noël ou plutôt une petite<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cliomarc" />{{nr|124|LYON PITTORESQUE|}}</noinclude>représentants du pouvoir royal. Trouver un emplacement n’était pas une petite affaire, la ville n’ayant pas encore la ressource des graviers sans fin de la rive gauche du Rhône
pour y mettre ses monuments. Un seul endroit se présentait : c’étaient les terrains vagues
des Terreaux, allant de la Lanterne au Rhône. Un sieur Merlin avait proposé au roi, en
1627, d’y batir un palais de justice pour remplacer l’hôtel de Roanne qui avait besoin
de réparations. D’un commun accord entre MM. de Saint-Jean, les gens du roi et le
Consulat, réunis à cet effet en séance extraordinaire, la proposition fut écartée. Les
conseillers de ville font surtout valoir que « la justice ne peut avoir mieux son siège que du côté qui a toujours été le côté du royaume ».
Mais, quelques années à peine se sont écoulées que la municipalité reprend l’idée pour son compte et confie à Simon Maupin le plan d’un édifice à élever sur ce même emplacement. Ancien canal de communication entre les deux fleuves, l’endroit n’était point encore complètement étanche, ainsi qu’en témoignent les noms des Ecloisons et du Bessard ou Bessal, que portaient nos rues Lafont et Constantine. Il y avait, en outre, à lutter contre les difficultés provenant de la singulière configuration d’un terrain tout en
profondeur. Car la façade principale de l’édifice devait nécessairement se développer sur
un des petits côtés.
Maupin fut assisté dans son travail par Gérard Désargues, géomètre distingué, ami de Pascal et de Descartes, auteur d’un traité sur la coupe des pierres ; on lui devait la
construction hardie de la trompe qui supportait la maison placée sur la première pile du
pont du Change. L’hôtel de ville, dont la première pierre fut posée par Camille de
Neuville, le 5 septembre 1646, était assez avancé en 1651, pour que le Consulat y pût
tenir sa première assemblée. Quatre ans après, on y proclamait les noms des nouveaux échevins.
{{-|2}}
On trouve dans l’hôtel de ville de Lyon cette fermeté et cette puissance de lignes qui
marquent les monuments du règne de Louis XIV, mais avec quelque chose de l’architecture italienne. Ces caractères seraient plus complets encore, si nous possédions l’œuvre de Simon Maupin dans sa forme originelle. À la suite d’un incendie qui éclata le 13 septembre 1674, la partie haute de la façade dut être refaite. Mansard à qui la ville confia cette restauration, au lieu de respecter le plan de l’auteur, voulut faire œuvre personnelle ; il éleva d’un étage le corps du milieu et convertit en dôme la toiture de deux pavillons d’angle, qui était à comble aigu, décorée de plombs sur les arêtes.
Le beffroi fut reconstruit, vers la même époque, c’est-à-dire au commencement du<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CetaGM" />{{nr|76|CHANSONS DE LA HAUTE-BRETAGNE|}}
{{...|65|100%}}</noinclude>{{Poem|{{Mpom|Julienne ici,
Julienne là,|3}}
{{Mpom|Ma Julienne venez çà !|1.5}}
— Prenez-en deux et vous hâtez (bis)
Car j’entends ma mèr’ m’appeler.
{{Mpom|Julienne ici,
Julienne là,|3}}
{{Mpom|Ma Julienne venez çà !|1.5}}|
sf}}
{{t|''Ma Julienne venez çà'' nous fut chantée il y a près de vingt ans par M. Guérin de la Roche-Giffart, alors propriétaire du splendide château situé dans la commune de S{{Sup|t}}-Sulpice-des-Landes et qui appartient aujourd’hui à M{{Sup|me}} Récipon.|80}}
{{t|M. Guérin la tenait lui-même d’un sabotier de la forêt de Teillay.|80}}
{{Brn|6}}
[[Fichier:Separateur-10-Vaguelettes1.png|100px|center]]
{{Brn|10}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>fille qui avait quelque ressemblance avec elle ; — car la
misère et la maladie ont cela de triste, qu’elles impriment la
même marque sur tous les visages. — Devant la jeune fille
était Régina, habillée en amazone, comme le premier jour
où Pétrus l’avait vue passer. Au second plan était, à cheval,
le maréchal de Lamothe-Houdan, tenant par la bride le
beau cheval noir que Régina gouvernait si magistralement.
Enfin, au même plan que sa sœur, derrière un orme, et
dressée sur la pointe des pieds, Abeille, curieuse et craintive
à la fois, cherchait à voir, sans être vue, ce qui se
passais entre Régina et Rose-de-Noël.
Ce dessin, enlevé et fait de chic, selon l’expression pittoresque de rapins, était une admirable traduction du conte
de fée d’Abeille ; Régina le regarda longtemps, et, tandis
qu’elle le regardait, l’expression de se figure indiquait
l’étonnement le plus profond.
En effet, quel était donc ce jeune homme qui devinait à
la fois et l’expression mélancolique et maladive du visage
de Rose-de-Noël, et le costume d’amazone dont, ce jour-là,
elle était vêtue, elle, Régina ?
Elle fit mille conjectures, mais sans arriver jamais à la
vérité.
Puis, enfin, ce fut sur le ton de l’admiration la plus complète
qu’elle dit à la petite fille :
— Abeille, tu me demandais, l’autre jour, au Louvre, de
te montrer un dessin d’un grand maître, eh bien, regarde
celui-là, mon enfant, car véritablement c’en est un !
L’artiste rougit d’orgueil et de plaisir.
Cette première séance fut charmante, et Pétrus, après
avoir pris séance pour le surlendemain, sortit de l’hôtel,
enivré de la beauté et de la bonté de la princesse Carita.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Chansons de la Haute-Bretagne/Ma Julienne venez ça
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Les Mohicans de Paris/82
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Chansons de l’Escalade/Pour célébrer l’Escalade
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Chansons de l’Escalade/La rodomontade
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Chansons de l’Escalade/Quelle fatale journée
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<noinclude><pagequality level="3" user="CetaGM" /></noinclude><nowiki />
{{t3|ROSETTE OU LA PETITE MARIÉE}}
{{Poem|Voici le jour venu
Que Rosett’ s’y marie ;
Elle va prendre un homme
Qu’a ben quatre-vingts ans,
La petite Rosette,
Qui a son cœur content.
Il la prend par la main,
Il la mène à l’église :
— Vois-tu, jolie Rosette ?
Tes parents, tes amis,
Ma petite Rosette,
Que t’as le cœur content !
Il la prend par la main,
Il la mène à la table :
— Mange, jolie Rosette,|
ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 3, As-At.djvu/99
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Miruts
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="Astronome {{sc|(le Petit)}}"/>MQ 2l pouvait tirer pour la pratique était assez peu considérable ; mais à côté des observateurs il y avait probablement des professeurs qui enseignaient la partie spéculative.
<section end="Astronome {{sc|(le Petit)}}"/>
<section begin="ASTRONOMIE s. f."/><nowiki/>
'''ASTRONOMIE''' s. f. (a-stro-no-mî — du gr.
''astron'', astre ; ''nomos'', loi). Science qui a pour
objet de faire connaître les astres, leur constitution,
leurs positions relatives et les lois
de leurs mouvements : ''Étudier l’''{{sc|astronomie.}}
''Cours, leçons d’''{{sc|astronomie. Astronomie}} ''planétaire.'' {{sc|Astronomie}} ''cométaire.'' {{sc|Astronomie}}
''physique.'' {{sc|Astronomie}} ''pratique, etc. Traité d’''{{sc|astronomie.}} ''Les principes de l’''{{sc|astronomie}} ''sont certains.'' (Acad.) ''L’''{{sc|astronomie}} ''est la fille très-sage d’une mère très-folle. L’''{{sc|astronomie}}
''est à l’astrologie ce que la religion est à la superstition. Thalès a été le premier de tous les Grecs qui se soit appliqué à la physique et à l’''{{sc|astronomie.}} (Fén.) MQ 2l ''L’''{{sc|astronomie}} ''est née dans la Chaldée, comme la géométrie naquit, dit-on, en Égypte''. (Fonten.) ''Quand on commence à posséder quelques principes d’''{{sc|astronomie}}, ''on ne peut mieux faire que de lire les''
Institutions ''de {{M.|Lemonnier}}, et tous les articles de {{M.|d’Alembert}}, concernant cette science.'' (Volt.) ''L’''{{sc|astronomie}} ''physique est une des sciences qui font le plus d’honneur à la philosophie moderne.'' (D’Alemb.) ''L’''{{sc|astronomie}}
''est une science à laquelle nous conduit l’aspect des cieux.'' (Bailly.) ''Le siècle actuel a commencé de la manière la plus heureuse pour l’''{{sc|astronomie.}} (Laplace.) ''De toutes les sciences naturelles, l’''{{sc|astronomie}} ''est celle qui présente le plus long enchaînement de découvertes.'' (Laplace.) MQ 1l
''L’''{{sc|astronomie}} ''vraiment digne de ce nom est une science toute moderne ; elle ne date que du''
{{sc|xvi}}{{e}} ''siècle.'' (Arago.) ''C’est depuis que l’''{{sc|astronomie}} ''a découvert que la terre tourne autour du soleil, qu’elle est devenue une science aussi vaste que certaine et presque mathématique.''
(Arago.) ''L’''{{sc|astronomie}} ''doit nous faire connaître tout ce qui a été découvert sur la nature et les propriétés des corps célestes.'' (Duckett.) MQ 2l
''L’''{{sc|astronomie}} ''est supérieure à la géométrie, parce qu’à la notion de l’espace elle unit la notion du temps.'' (E. Pelletan.)
{{DctCite|… L’''astronomie'' eut les champs pour berceau ;{{Crlf
|}}Cette fille des cieux illustra le hameau.|{{sc|De Fontanes.}}|2|15}}
— Branche de cette science qui a pour but
la connaissance spéciale d’une classe de corps
célestes : {{sc|Astronomie}} ''cométaire.'' {{sc|Astronomie}}
''planétaire. Vouloir que l’''{{sc|astronomie}} ''cométaire marche de pair avec l’''{{sc|astronomie}} ''planétaire, c’est demander que l’œuvre d’une semaine soit comparable à celle de vingt siècles accumulés.'' (Arago.) ‖ Ensemble des connaissances
astronomiques d’un peuple ou d’un individu :
''L’''{{sc|astronomie}} ''des Arabes. L’''{{sc|astronomie}} ''des Chinois. L’''{{sc|astronomie}} ''des Romains. L’''{{sc|astronomie}} ''des Anglais. L’''{{sc|astronomie}} ''de Moïse est un peu embarrassante aujourd’hui''. ‖ Traité de
cette science : ''L’''{{sc|astronomie}} ''d’Herschel. L’''{{sc|astronomie}} ''de Francœur. L’''{{sc|astronomie}} ''de Delambre. L’''{{sc|astronomie}} ''de Lalande. L’''{{sc|astronomie}} ''populaire de François Arago.''
— Iconogr. Les anciens avaient fait de la
muse Uranie la personnification de l’''astronomie ;'' ils lui donnaient pour attributs principaux
une sphère, une couronne d’étoiles, des
instruments de mathématiques. (V. {{sc|Uranie.)}}
Rangée au nombre des sept arts libéraux par
le moyen âge, l’Astronomie fut représentée
sous la figure d’une belle femme, tenant à la
main tantôt une rose des vents, tantôt un
boisseau plein d’eau, au-dessus duquel sont
indiqués quelques astres. (V. {{sc|Arts libéraux.)}}
Les artistes modernes ont traité ce sujet de
bien des manières différentes : un bas-relief
de Paul Ponce, au Louvre, représente l’Astronomie
sous la figure d’Atlas soutenant le
monde et contemplant le ciel ; un autre bas-relief,
de Th. Poissant, qui décore l’hôtel de
Colbert, à Paris, nous montre une femme
debout, avec des ailes dans les cheveux, le
pied droit posé sur des volumes entassés,
tenant de la main droite un style, dont elle
se sert pour montrer une sphère sur laquelle
elle est accoudée. On voit au musée de Dresde
une belle figure allégorique de l’Astronomie,
peinte par Massimo Stanzioni. {{M.|Chaplin}} a
exposé, en 1859, un petit tableau sur le même
sujet.
— Encycl. I. — DÉFINITION, {{sc|objet et divisions de l’astronomie.}} ''L’astronomie ''comprend
toutes les notions relatives aux corps
célestes, à leurs mouvements, à leur distribution
dans l’espace, a leurs distances mutuelles,
à leur figure et à leur constitution physique.
* De toutes les sciences naturelles, dit Laplace,
''l’astronomie'' est celle qui présente le
plus long enchaînement de découvertes. Il y
a extrêmement loin de la première vue du
ciel à la vue générale par laquelle on embrasse
aujourd’hui les états passés et futurs du système
du monde. Pour y parvenir, il a fallu
observer les astres pendant un grand nombre
de siècles ; reconnaître dans leurs apparences
les mouvements réels de la terre ; s’élever
aux lois des mouvements planétaires, et de
ces lois au principe de la pesanteur universelle ;
redescendre enfin de ce principe à
l’explication complète de tous les phénomènes
célestes jusque dans leurs moindres détails.
Voilà ce que l’esprit humain a fait dans ''l’astronomie.'' «
Dans sa classification des connaissances
humaines, Ampère fait de la science des
astres, qu’il désigne sous le nom ''A’uranologie''
(science du ciel), une science du ''premier ordre.''
AST
appartenant à ''l’embranchement ''des sciences
mathématiques, ''sous-embranchement'' des sciences
physico-mathématiques. Tandis que, dans
la mécanique, les mouvements ne sont considérés
que comme possibles, l’uranologie traite
des mouvements effectifs, soit apparents, soit
réels, des globes semés dans l’espace, et des
forces qui déterminent ces mouvements. L’uranologie
se divise en quatre branches, correspondant
aux quatre grandes époques des
longs travaux par lesquels le génie de l’homme
a pénétré les mystères du ciel : ''l’uranographie, l’héliostatique, l’astronomie ''et la ''mécanique céleste. L’uranographie ''s’occupe de
tout ce que le spectacle du ciel offre à 1 observation
immédiate. Elle décrit ces groupes d’étoiles
qu’on a nommés constellations, le mouvement
diurne commun à tous les astres, le
mouvement annuel du soleil, l’inclinaison de
j’écliptique, la manière dont cette inclinaison
produit l’inégale durée des jours et des nuits
et toutes les vicissitudes des saisons ; elle
étudie le mouvement des planètes, celui de la
lune et ses phases, et, à l’aide du télescope,
elle observe les taches du soleil, les divers
accidents qu’offrent le disque de la lune et
ceux des planètes, les phases de ces dernières,
etc. ''L’héliostatique [êlios, ''soleil ; ''statos'', qui se tient immobile, en repos) a pour
objet d’expliquer toutes les apparences célestes,
en montrant comment elles résultent
des mouvements réels de la terre sur son axe,
de la terre et des planètes autour du soleil,
et en supposant ce dernier immobile au centre
du système planétaire. L’étude des lois de
Kepler et des procédés par lesquels on donne
aux observations astronomiques toute la perfection
dont elles sont susceptibles, forme la
troisième division de l’uranologie, à laquelle
Ampère réserve le nom ''d’astronomie ''(lois des
astres). Enfin, la ''mécanique céleste'' nous
apprend comment l’attraction universelle,
force inhérente à toutes les particules de la
matière, produit les mouvements célestes ;
elle nous fait connaître la cause des inégalités
planétaires, et nous procure les moyens de les
calculer.
MM. Transon et J. Reynaud ''(Encyclopédie''
''nouvelle'') divisent ''l’astronomie ''en ''astronomie''
''élémentaire, astronomie systématique'' et ''astronomie physique. L’astronomie élémentaire ''correspond
à 1 uranographie d’Ampère. ''l’astronomie systématique'' est la mise en œuvre, la
composition ou systématisation des éléments
recueillis à l’aide de l’observation immédiate ;
c’est la science des mouvements réels déduite
des mouvements apparents. À cette branche
se rattachent les tentatives d’explication dé
Ptolémée et de Tycho-Brahé, aussi bien que
la théorie de Copernic. Il convient d’y comf>rendre
également l’étude des’lois de Kepler,
aquelle ne peut être séparée qu’arbitrairement
de l’héliostatique. En effet, d’une part,
la science du mouvement réel requiert, pour
sa perfection, l’établissement rigoureux des
lois de ce mouvement ; d’autre part, la théorie
de Copernic peut être considérée comme une
première ébauche des vraies lois des astres,
ébauche que Kepler a ensuite perfectionnée
en continuant de combiner, de systématiser
les résultats de l’observation. La considération
des causes donne lieu à la troisième branche,
de ''l’astronomie'', ou ''astronomie physique.''
MM. Transon et J. Reynaud voient, en outre,
se constituer dans lavenir une quatrième
branche de la science astronomique, ''l’astronomie téléologique'', que Kepler avait prise
pour but constant de ses travaux, qu’il croyait
même avoir fondée, et qui doit nous « dévoiler
les raisons d’harmonie, les conditions d’analogie,
les fins providentielles d’après lesquelles
lés éléments numériques de chaque système
planétaire ont été choisis.
dit Auguste Comte, il est indispensable, en
sortant des définitions vagues qu on en donne
encore habituellement, de commencer par circonscrire
avec exactitude le véritable champ
des connaissances positives que nous pouvons
acquérir à l’égard des astres. » Le fondateur
de la philosophie positive procède à cette délimitation
du domaine de ''l’astronomie ''en faisant
remarquer que, parmi les trois sens
propres à nous faire apercevoir l’existence
des corps éloignés, celui de la vue est évidemment
le seul dont nous puissions user dans
les recherches astronomiques. « Il ne saurait,
dit-il, exister aucune ''astronomie'' pour des
espèces aveugles, quelque intelligentes qu’on
voulût les imaginer, et pour nous-mêmes, les
astres obscurs, qui sont peut-être plus nombreux
que les astres visibles, échappent à
toute étude réelle, leur existence pouvant
tout au plus être soupçonnée par induction.
Toute recherche qui n’est point finalement
réductible à de simples observations visuelles,
nous est donc interdite au sujet des astres,
qui sont ainsi, de tous les êtres naturels, ceux
que nous pouvons connaître sous les rapports
les moins variés. Nous concevons la possibilité
de déterminer leurs formes, leurs distances,
leurs grandeurs et leurs mouvements, tandis
que nous ne saurions jamais étudier par aucun
moyen leur composition chimique ou leur
structure minéralogique, et, à plus forte raison,
la nature des corps organisés qui vivent
à leur surface. En un mot, nos connaissances
positives, par rapport aux astres, sont nécessairement
limitées à leurs seuls phénomènes
géométriques et mécaniques, sans pouvoir
AST
nullement embrasser les autres recherches
physiques, chimiques, physiologiques, que
comportent les êtres accessibles à tous nos
divers moyens d’observation. • À ces considérations
on peut objecter d’abord, d’une magénérale,
que c’est une singulière pré
mption de prétendre fixer, dans u
’ mque, la lir !’ J- "’
ssible ; dev
limite de l’inaccessible et de
efforts et aux
espérances’ : vous irez jusque-là, mais vous
n’irez pas plus loin. Il est d ailleurs facile de
comprendre que ce qui limite nos connaissances
relativement aux astres, ce n’est pas
l’emploi forcément unique du sens de la vue
dans les recherches astronomiques, mais bien
l’insuffisante perfection de ce sens. La vue ne
nous donne pas seulement des formes, des
grandeurs, des distances, des mouvements ;
elle nous donne encore des phénomènes de
coloration ; or, de tels phénomènes sont précisément
de nature à traduire à nos yeux la
composition chimique des corps. On sait que
l’analyse spectrale a donné un éclatant démenti
à Auguste Comte ; que, grâce à cette
belle découverte, la chimie a pu sortir des
limites où l’enchaînait la nécessité de toucher
les corps pour en déterminer la nature ; qu’elle
a suivi ''l’astronomie ''dans le ciel, et que le
spectre solaire est devenu le témoin de la
constitution chimique de l’atmosphère solaire.
Quoi qu’il en soit, se fondant sur les limites
qu’il lui a imposées, Auguste Comte croit donner
de ''l’astronomie ''une définition suffisamment
large en lui assignant pour objet de découvrir
les lois des phénomènes géométriques
et des phénomènes mécaniques que nous présentent
les corps célestes. De cette définition
résulte la division naturelle de la science
astronomique en deux parties profondément
distinctes, quoique maintenant combinées de
la manière la plus heureuse : 1" ''l’astronomie''
''géométrique'' ou ''géométrie céleste'', qui, ’pour
avoir eu si longtemps avant l’autre le caractère
scientifique, a conservé encore le nom
''d’astronomie proprement dite ; ''2» ''l’astronomie''
''mécanique'' ou ''mécanique céleste'', dont Newton
est le fondateur. Auguste Comte fait remar
''céleste'', et qu’elle en est indépendante. Dans
''l’astronomie ''géométrique, en effet, il ne s’agit
que de déterminer la forme et la grandeur des
corps célestes, et d’étudier les lois géométriques
suivant lesquelles leurs positions varient,
sans considérer ces déplacements relativement
aux forces qui les produisent. Aussi
a-t-elle pu faire et a-t-elie fait réellement les
progrès les plus importants avant que la mécanique
céleste eut aucun commencement
d’existence. Au contraire, la mécanique céleste
est, par sa nature, essentiellement dépendante
de la géométrie céleste, sans laquelle elle ne
saurait avoir aucun fondement solide. Son
objet, en effet, est d’analyser les mouvements
effectifs des astres, afin de les ramener, d’après
les règles de la mécanique rationnelle, à
des mouvements élémentaires régis par une
loi mathématique universelle et invariable, et,
en partant ensuite de cette loi, de perfectionner
à un haut degré la connaissance des mouvements
réels, en les déterminant ''a priori'' par
des calculs de mécanique générale, empruntant
à l’observation directe le moins de données
possibles. C’est par la que s’établit, de> la
manière la plus naturelle, la liaison de ''l’astronomie'' avec la physique, liaison devenue telle
aujourd’hui, que plusieurs grands phénomènes
forment de l’une à l’autre une transition presque
insensible.
À cette division naturelle de ''l’astronomie ''en
géométrique et mécanique, et qui est relative à
la nature des phénomènes que l’on considère,
AST
essentiellement dans l’étude géométrique et
mécanique du petit nombre de corps célestes
qui composent le ''monde'' dont nous faisons partie.
Quant à ces astres innombrables, disséminés
dans le ciel, ils n’ont guère, pour l’astronome,
d’autre intérêt principal que celui de
nous servir de jalons dans nos observations,
leurs positions pouvant être regardées comme
fixes relativement aux mouvements intérieurs
de notre système, seul objet essentiel de notre
Auguste Comte se console de cette imperfection
inévitable de ''l’astronomie ''stellaire, en
considérant qu’il existe, dans toutes les classes
de nos recherches, et sous tous les grands
harmonie < ’ ' ’
tellectuels et la portée de nos connaissances
réelles ; que si l’étude la plus parfaite possible
des loig.du système solaire est pour nous d’un
intérêt capital, la notion exacte de l’univers
— offre point de véritable importance,
Auguste Comte ajoute une autre division, non
moins naturelle, relative à l’ ?spèce de corps
célestes dont on étudie les phénomènes. Les
corps célestes se divisent en classes très-distinctes :
les uns semblent fixés dans le firmament
et conserver invariablement les mêmes
positions relatives : ce sont les ''étoiles fixes'' ;
les autres, en petit nombre, changent continuellement
de position relativement aux
étoiles, et accomplissent une révolution complète
de la sphère, dans un espace de temps
plus ou moins grand : ce sont les ''planètes.'' Les
planètes tournent autour du soleil. Quelquesunes
sont accompagnées d’autres corps plus
petits qui tournent autour d’elles, comme la
lune autour de la terre, et qui ont reçu le nom
de ''satellites.'' D’autres corps, qui tournent autour
du soleil comme les planètes, mais qui
diffèrent singulièrement de ces dernières sous
plusieurs rapports, ont reçu le nom de ''comètes.''
Le soleil, les planètes, les satellites et les comètes
forment un système dont tous les membres
sont unis entre eux, et agissent les uns
sur les autres, en vertu de la gravitation universelle.
Ce système, dont le soleil est le centre,
et dont notre terre fait partie, nous offre évidemment
un sujet d’étude bien circonscrit, .
susceptible d’une exploration complète, et qui
devait nous conduire aux connaissances les
plus satisfaisantes. La partie de ''l’astronomie''
qui s’en occupe, ''l’astronomie solaire'', comporte
une tout autre perfection que celle qui étudie
les étoiles fixes. Cette dernière, ''l’astronomie''
''stellaire'' ou ''sidérale'', semble devoir rester toujours
dans l’enfance, du moins relativement
à ''l’astronomie solaire. ''■ Sans renoncer entièrement,
dit Auguste Comte, à l’espoir d’obtenir
quelques connaissances sidérales, il faut con-{{sc|t’„„.}}.-„ —„ ;4 :, „ consistant
:S soleils.
point de vue ''solaire e''
''versel'', de l’idée de ''monde'' et de l’idée d’
celle-ci comprenant l’ensemble des corps célestes,
et celle-là seulement les astres dont se
compose notre système solaire, était impossible,
malgré la distinction de tout temps établie
entre les fixes et les planètes, tant que
''l’astronomie ''a professé 1a.croyance à l’immobilité
de la terre. D’après cette croyance, en
effet, tous les astres constituaient, malgré leurs
caractères propres et la diversité de leurs
mouvements", un véritable système général
ayant la terre pour centre évident. Au contraire,
la connaissance du mouvement de notre
globe, en transportant subitement toutes les
étoiles à des distances infiniment plus considérables
que les plus grands intervalles planétaires,
n’a plus laissé, dans notre pensée, de
Place à l’idée réelle et sensible de ''système'', qu’à
égard du très-petit groupe dont nous faisons
partie autour du soleil. Au dualisme fictif : ''ciel''
''et terre'', elle a substitué le dualisme réel :
''univers et monde.''
II. — {{sc|Caractères généraux de la science}}
{{sc|astronomique.}} Notre art d’observer se compose,
en général, de trois procédés : l<> ''l’observation'' proprement dite ou passive, qui consiste
à noter les faits tels qu’ils se présentent, sans
’ modifier les circonstances qui les accompagnent ;
2° ''l’expérience ''ou observation active,
qui consiste à modifier les phénomènes par des
circonstances artificielles instituées en vue
d’une plus parfaite exploration ; en un mot, à
surprendre tes secrets de la nature en essayant
de l’imiter ; 3° la ''comparaison'', c’est-à-dire la
considération d’une suite de cas analogues
présentant le même phénomène dans des conditions
diverses de complexité et de simplicité.
Auguste Comte fait observer que ''l’astronomie''
est nécessairement bornée au premier de ces
trois procédés, à la simple observation. L’expérience,
dit-il, y est évidemment impossible,
et quant à la comparaison, elle n’y existerait
que si nous pouvions observer directement
plusieurs systèmes solaires : ce qui ne saurait
avoir lieu. Mesurer des angles et compter des
temps écoulés, tels sont les seuls moyens par
lesquels notre intelligence puisse procéder à
la découverte des phénomènes célestes. Si peu
étendus, si peu variés que soient ces moyens,
ils sont parfaitement en rapport avec la simplicité
des phénomènes astronomiques ; car il
ne faut pas autre chose pour observer des phénomènes
géométriques ou des phénomènes mécaniques,
des grandeurs ou des mouvements.
Ces réflexions ne sont qu’à moitié vraies.
Sans doute, ''l’astronomie ''ne comporte pas
l’usage direct du procédé expérimental ; mais
l’expérience peut s’y appliquer indirectement,
comme à la physiologie humaine. On peut dire
que c’est grâce aux expériences sur les mouvements
curvilignes que la nature des mouvements
célestes a été connue ; que c’est grâce ■
aux expériences sur la chute des corps que la
gravité est devenue l’attraction universelle.
Quanta la comparaison, il est évident que
nous lui devons la théorie cosmogonique de
Laplace (V. {{sc|Cosmogonie}}). On a remarqué que,
dans les branches de la physique où les hypothèses
sur les causes et la nature des phénomènes
ne peuvent être soumises au contrôle des
recherchesexpérimentales, les progrès ont toujours
été lents, incertains, irréguliers, tandis
âue dans celles où l’expérience peut porter son’
ambeau, ils ont été rapides, sûrs et faciles.
Malgré la simplicité des phénomènes dont elle
s’occupe, ''l’astronomie ''a marché avec lenteur,
tant qu’elle a dû suppléer à l’absence d’expériences
par la continuité des observations. Mais
du jour où elle devint une branche de la mécanique,
science essentiellement expérimentale,
c’est-à-dire dont chaque principe peut être
soumis à une épreuve immédiate et décisive,
elle prit un développement rapide, et fit des
progrès tels, qu’on n’a pas craint d’avancer
que les observations faites dans les premiers
âges fussent-elles détruites, on pourrait, avec
celles qui ont eu lieu dans un seul observatoire,
pendant la vie d’un homme, déduire les
premières, et, pour ainsi dire, restaurer l’ensemble
tel qu’il existait d’abord.
Toute science est constituée par l’observation
et le raisonnement. Mais entre toutes les
sciences, ''l’astronomie ''est celle où la part de<section end="ASTRONOMIE s. f."/><noinclude>
<references/></noinclude>
g88ik9k279sw74nw38knzlc13j91gee
16001829
16001782
2026-08-25T12:59:37Z
Miruts
45498
16001829
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="Astronome {{sc|(le Petit)}}"/>MQ 2l pouvait tirer pour la pratique était assez peu considérable ; mais à côté des observateurs il y avait probablement des professeurs qui enseignaient la partie spéculative.
<section end="Astronome {{sc|(le Petit)}}"/>
<section begin="ASTRONOMIE s. f."/><nowiki/>
'''ASTRONOMIE''' s. f. (a-stro-no-mî — du gr.
''astron'', astre ; ''nomos'', loi). Science qui a pour
objet de faire connaître les astres, leur constitution,
leurs positions relatives et les lois
de leurs mouvements : ''Étudier l’''{{sc|astronomie.}}
''Cours, leçons d’''{{sc|astronomie. Astronomie}} ''planétaire.'' {{sc|Astronomie}} ''cométaire.'' {{sc|Astronomie}}
''physique.'' {{sc|Astronomie}} ''pratique, etc. Traité d’''{{sc|astronomie.}} ''Les principes de l’''{{sc|astronomie}} ''sont certains.'' (Acad.) ''L’''{{sc|astronomie}} ''est la fille très-sage d’une mère très-folle. L’''{{sc|astronomie}}
''est à l’astrologie ce que la religion est à la superstition. Thalès a été le premier de tous les Grecs qui se soit appliqué à la physique et à l’''{{sc|astronomie.}} (Fén.) MQ 2l ''L’''{{sc|astronomie}} ''est née dans la Chaldée, comme la géométrie naquit, dit-on, en Égypte''. (Fonten.) ''Quand on commence à posséder quelques principes d’''{{sc|astronomie}}, ''on ne peut mieux faire que de lire les''
Institutions ''de {{M.|Lemonnier}}, et tous les articles de {{M.|d’Alembert}}, concernant cette science.'' (Volt.) ''L’''{{sc|astronomie}} ''physique est une des sciences qui font le plus d’honneur à la philosophie moderne.'' (D’Alemb.) ''L’''{{sc|astronomie}}
''est une science à laquelle nous conduit l’aspect des cieux.'' (Bailly.) ''Le siècle actuel a commencé de la manière la plus heureuse pour l’''{{sc|astronomie.}} (Laplace.) ''De toutes les sciences naturelles, l’''{{sc|astronomie}} ''est celle qui présente le plus long enchaînement de découvertes.'' (Laplace.) MQ 1l
''L’''{{sc|astronomie}} ''vraiment digne de ce nom est une science toute moderne ; elle ne date que du''
{{sc|xvi}}{{e}} ''siècle.'' (Arago.) ''C’est depuis que l’''{{sc|astronomie}} ''a découvert que la terre tourne autour du soleil, qu’elle est devenue une science aussi vaste que certaine et presque mathématique.''
(Arago.) ''L’''{{sc|astronomie}} ''doit nous faire connaître tout ce qui a été découvert sur la nature et les propriétés des corps célestes.'' (Duckett.) MQ 2l
''L’''{{sc|astronomie}} ''est supérieure à la géométrie, parce qu’à la notion de l’espace elle unit la notion du temps.'' (E. Pelletan.)
{{DctCite|… L’''astronomie'' eut les champs pour berceau ;{{Crlf
|}}Cette fille des cieux illustra le hameau.|{{sc|De Fontanes.}}|2|15}}
— Branche de cette science qui a pour but
la connaissance spéciale d’une classe de corps
célestes : {{sc|Astronomie}} ''cométaire.'' {{sc|Astronomie}}
''planétaire. Vouloir que l’''{{sc|astronomie}} ''cométaire marche de pair avec l’''{{sc|astronomie}} ''planétaire, c’est demander que l’œuvre d’une semaine soit comparable à celle de vingt siècles accumulés.'' (Arago.) ‖ Ensemble des connaissances
astronomiques d’un peuple ou d’un individu :
''L’''{{sc|astronomie}} ''des Arabes. L’''{{sc|astronomie}} ''des Chinois. L’''{{sc|astronomie}} ''des Romains. L’''{{sc|astronomie}} ''des Anglais. L’''{{sc|astronomie}} ''de Moïse est un peu embarrassante aujourd’hui''. ‖ Traité de
cette science : ''L’''{{sc|astronomie}} ''d’Herschel. L’''{{sc|astronomie}} ''de Francœur. L’''{{sc|astronomie}} ''de Delambre. L’''{{sc|astronomie}} ''de Lalande. L’''{{sc|astronomie}} ''populaire de François Arago.''
— Iconogr. Les anciens avaient fait de la
muse Uranie la personnification de l’''astronomie ;'' ils lui donnaient pour attributs principaux
une sphère, une couronne d’étoiles, des
instruments de mathématiques. (V. {{sc|Uranie.)}}
Rangée au nombre des sept arts libéraux par
le moyen âge, l’Astronomie fut représentée
sous la figure d’une belle femme, tenant à la
main tantôt une rose des vents, tantôt un
boisseau plein d’eau, au-dessus duquel sont
indiqués quelques astres. (V. {{sc|Arts libéraux.)}}
Les artistes modernes ont traité ce sujet de
bien des manières différentes : un bas-relief
de Paul Ponce, au Louvre, représente l’Astronomie
sous la figure d’Atlas soutenant le
monde et contemplant le ciel ; un autre bas-relief,
de Th. Poissant, qui décore l’hôtel de
Colbert, à Paris, nous montre une femme
debout, avec des ailes dans les cheveux, le
pied droit posé sur des volumes entassés,
tenant de la main droite un style, dont elle
se sert pour montrer une sphère sur laquelle
elle est accoudée. On voit au musée de Dresde
une belle figure allégorique de l’Astronomie,
peinte par Massimo Stanzioni. {{M.|Chaplin}} a
exposé, en 1859, un petit tableau sur le même
sujet.
— '''Encycl'''. I. — {{sc|Définition, objet et divisions de l’astronomie.}} L’''astronomie'' comprend
toutes les notions relatives aux corps
célestes, à leurs mouvements, à leur distribution
dans l’espace, à leurs distances mutuelles,
à leur figure et à leur constitution physique.
« De toutes les sciences naturelles, dit Laplace,
l’''astronomie'' est celle qui présente le
plus long enchaînement de découvertes. Il y
a extrêmement loin de la première vue du
ciel à la vue générale par laquelle on embrasse
aujourd’hui les états passés et futurs du système
du monde. Pour y parvenir, il a fallu
observer les astres pendant un grand nombre
de siècles ; reconnaître dans leurs apparences
les mouvements réels de la terre ; s’élever
aux lois des mouvements planétaires, et de
ces lois au principe de la pesanteur universelle ;
redescendre enfin de ce principe à
l’explication complète de tous les phénomènes
célestes jusque dans leurs moindres détails.
Voilà ce que l’esprit humain a fait dans l’''astronomie.'' »
Dans sa classification des connaissances
humaines, Ampère fait de la science des
astres, qu’il désigne sous le nom d’''uranologie''
(science du ciel), une science du ''premier ordre'',
appartenant à l’''embranchement'' des sciences
mathématiques, ''sous-embranchement'' des sciences
physico-mathématiques. Tandis que, dans
la mécanique, les mouvements ne sont considérés
que comme possibles, l’uranologie traite
des mouvements effectifs, soit apparents, soit
réels, des globes semés dans l’espace, et des
forces qui déterminent ces mouvements. L’uranologie
se divise en quatre branches, correspondant
aux quatre grandes époques des
longs travaux par lesquels le génie de l’homme
a pénétré les mystères du ciel : l’''uranographie'', l’''héliostatique'', l’''astronomie'' et la ''mécanique céleste''. L’''uranographie'' s’occupe de
tout ce que le spectacle du ciel offre à l’observation
immédiate. Elle décrit ces groupes d’étoiles
qu’on a nommés constellations, le mouvement
diurne commun à tous les astres, le
mouvement annuel du soleil, l’inclinaison de
l’écliptique, la manière dont cette inclinaison
produit l’inégale durée des jours et des nuits
et toutes les vicissitudes des saisons ; elle
étudie le mouvement des planètes, celui de la
lune et ses phases, et, à l’aide du télescope,
elle observe les taches du soleil, les divers
accidents qu’offrent le disque de la lune et
ceux des planètes, les phases de ces dernières,
etc. L’''héliostatique'' (''êlios'', soleil ; ''statos'', qui se tient immobile, en repos) a pour
objet d’expliquer toutes les apparences célestes,
en montrant comment elles résultent
des mouvements réels de la terre sur son axe,
de la terre et des planètes autour du soleil,
et en supposant ce dernier immobile au centre
du système planétaire. L’étude des lois de
Kepler et des procédés par lesquels on donne
aux observations astronomiques toute la perfection
dont elles sont susceptibles, forme la
troisième division de l’uranologie, à laquelle
Ampère réserve le nom d’''astronomie'' (lois des
astres). Enfin, la ''mécanique céleste'' nous
apprend comment l’attraction universelle,
force inhérente à toutes les particules de la
matière, produit les mouvements célestes ;
elle nous fait connaître la cause des inégalités
planétaires, et nous procure les moyens de les
calculer.
{{MM.|Transon}} et J. Reynaud (''Encyclopédie nouvelle'') divisent l’''astronomie'' en ''astronomie élémentaire, astronomie systématique'' et ''astronomie physique''. L’''astronomie élémentaire'' correspond
à l’uranographie d’Ampère. L’''astronomie systématique'' est la mise en œuvre, la
composition ou systématisation des éléments
recueillis à l’aide de l’observation immédiate ;
c’est la science des mouvements réels déduite
des mouvements apparents. À cette branche
se rattachent les tentatives d’explication de
Ptolémée et de Tycho-Brahé, aussi bien que
la théorie de Copernic. Il convient d’y comprendre
également l’étude des lois de Kepler,
laquelle ne peut être séparée qu’arbitrairement
de l’héliostatique. En effet, d’une part,
la science du mouvement réel requiert, pour
sa perfection, l’établissement rigoureux des
lois de ce mouvement ; d’autre part, la théorie
de Copernic peut être considérée comme une
première ébauche des vraies lois des astres,
ébauche que Kepler a ensuite perfectionnée
en continuant de combiner, de systématiser
les résultats de l’observation. La considération
des causes donne lieu à la troisième branche,
de l’''astronomie'', ou ''astronomie physique.''
{{MM.|Transon}} et J. Reynaud voient, en outre,
se constituer dans l’avenir une quatrième
branche de la science astronomique, l’''astronomie téléologique'', que Kepler avait prise
pour but constant de ses travaux, qu’il croyait
même avoir fondée, et qui doit nous « dévoiler
les raisons d’harmonie, les conditions d’analogie,
les fins providentielles d’après lesquelles
les éléments numériques de chaque système
planétaire ont été choisis. » MQ 2l
« Pour se faire une juste idée générale de la nature et de la composition de l’''astronomie'', dit Auguste Comte, il est indispensable, en
sortant des définitions vagues qu’on en donne
encore habituellement, de commencer par circonscrire
avec exactitude le véritable champ
des connaissances positives que nous pouvons
acquérir à l’égard des astres. » Le fondateur
de la philosophie positive procède à cette délimitation
du domaine de l’''astronomie'' en faisant
remarquer que, parmi les trois sens
propres à nous faire apercevoir l’existence
des corps éloignés, celui de la vue est évidemment
le seul dont nous puissions user dans
les recherches astronomiques. « Il ne saurait,
dit-il, exister aucune ''astronomie'' pour des
espèces aveugles, quelque intelligentes qu’on
voulût les imaginer, et pour nous-mêmes, les
astres obscurs, qui sont peut-être plus nombreux
que les astres visibles, échappent à
toute étude réelle, leur existence pouvant
tout au plus être soupçonnée par induction.
Toute recherche qui n’est point finalement
réductible à de simples observations visuelles,
nous est donc interdite au sujet des astres,
qui sont ainsi, de tous les êtres naturels, ceux
que nous pouvons connaître sous les rapports
les moins variés. Nous concevons la possibilité
de déterminer leurs formes, leurs distances,
leurs grandeurs et leurs mouvements, tandis
que nous ne saurions jamais étudier par aucun
moyen leur composition chimique ou leur
structure minéralogique, et, à plus forte raison,
la nature des corps organisés qui vivent
à leur surface. En un mot, nos connaissances
positives, par rapport aux astres, sont nécessairement
limitées à leurs seuls phénomènes
géométriques et mécaniques, sans pouvoir
nullement embrasser les autres recherches
physiques, chimiques, physiologiques, que
comportent les êtres accessibles à tous nos
divers moyens d’observation. » À ces considérations
on peut objecter d’abord, d’une manière générale,
que c’est une singulière présomption de prétendre fixer, dans une science quelconque, la limite de l’inaccessible et de l’accessible ; de venir dire aux efforts et aux espérances : vous irez jusque-là, mais vous
n’irez pas plus loin. Il est d’ailleurs facile de
comprendre que ce qui limite nos connaissances
relativement aux astres, ce n’est pas
l’emploi forcément unique du sens de la vue
dans les recherches astronomiques, mais bien
l’insuffisante perfection de ce sens. La vue ne
nous donne pas seulement des formes, des
grandeurs, des distances, des mouvements ;
elle nous donne encore des phénomènes de
coloration ; or, de tels phénomènes sont précisément
de nature à traduire à nos yeux la
composition chimique des corps. On sait que
l’analyse spectrale a donné un éclatant démenti
à Auguste Comte ; que, grâce à cette
belle découverte, la chimie a pu sortir des
limites où l’enchaînait la nécessité de toucher
les corps pour en déterminer la nature ; qu’elle
a suivi l’''astronomie'' dans le ciel, et que le
spectre solaire est devenu le témoin de la
constitution chimique de l’atmosphère solaire.
Quoi qu’il en soit, se fondant sur les limites
qu’il lui a imposées, Auguste Comte croit donner
de l’''astronomie'' une définition suffisamment
large en lui assignant pour objet de découvrir
les lois des phénomènes géométriques
et des phénomènes mécaniques que nous présentent
les corps célestes. De cette définition
résulte la division naturelle de la science
astronomique en deux parties profondément
distinctes, quoique maintenant combinées de
la manière la plus heureuse : {{1o}} l’''astronomie géométrique'' ou ''géométrie céleste'', qui, pour
avoir eu si longtemps avant l’autre le caractère
scientifique, a conservé encore le nom
d’''astronomie proprement dite ;'' {{2o}} l’''astronomie mécanique'' ou ''mécanique céleste'', dont Newton MQ 2l
est le fondateur. Auguste Comte fait remarquer que la ''géométrie céleste'' est, par sa nature, beaucoup plus simple que la ''mécanique céleste'', et qu’elle en est indépendante. Dans
l’''astronomie'' géométrique, en effet, il ne s’agit
que de déterminer la forme et la grandeur des
corps célestes, et d’étudier les lois géométriques
suivant lesquelles leurs positions varient,
sans considérer ces déplacements relativement
aux forces qui les produisent. Aussi
a-t-elle pu faire et a-t-elle fait réellement les
progrès les plus importants avant que la mécanique
céleste eût aucun commencement
d’existence. Au contraire, la mécanique céleste
est, par sa nature, essentiellement dépendante
de la géométrie céleste, sans laquelle elle ne
saurait avoir aucun fondement solide. Son
objet, en effet, est d’analyser les mouvements
effectifs des astres, afin de les ramener, d’après
les règles de la mécanique rationnelle, à
des mouvements élémentaires régis par une
loi mathématique universelle et invariable, et,
en partant ensuite de cette loi, de perfectionner
à un haut degré la connaissance des mouvements
réels, en les déterminant ''a priori'' par
des calculs de mécanique générale, empruntant
à l’observation directe le moins de données
possibles. C’est par là que s’établit, de la
manière la plus naturelle, la liaison de l’''astronomie'' avec la physique, liaison devenue telle
aujourd’hui, que plusieurs grands phénomènes
forment de l’une à l’autre une transition presque
insensible.
À cette division naturelle de l’''astronomie'' en
géométrique et mécanique, et qui est relative à
la nature des phénomènes que l’on considère,
Auguste Comte ajoute une autre division, non
moins naturelle, relative à l’espèce de corps
célestes dont on étudie les phénomènes. Les
corps célestes se divisent en classes très-distinctes :
les uns semblent fixés dans le firmament
et conserver invariablement les mêmes
positions relatives : ce sont les ''étoiles fixes ;''
les autres, en petit nombre, changent continuellement
de position relativement aux
étoiles, et accomplissent une révolution complète
de la sphère, dans un espace de temps
plus ou moins grand : ce sont les ''planètes.'' Les
planètes tournent autour du soleil. Quelques-unes
sont accompagnées d’autres corps plus
petits qui tournent autour d’elles, comme la
lune autour de la terre, et qui ont reçu le nom
de ''satellites.'' D’autres corps, qui tournent autour
du soleil comme les planètes, mais qui
diffèrent singulièrement de ces dernières sous
plusieurs rapports, ont reçu le nom de ''comètes.''
Le soleil, les planètes, les satellites et les comètes
forment un système dont tous les membres
sont unis entre eux, et agissent les uns
sur les autres, en vertu de la gravitation universelle.
Ce système, dont le soleil est le centre,
et dont notre terre fait partie, nous offre évidemment
un sujet d’étude bien circonscrit,
susceptible d’une exploration complète, et qui
devait nous conduire aux connaissances les
plus satisfaisantes. La partie de l’''astronomie''
qui s’en occupe, l’''astronomie solaire'', comporte
une tout autre perfection que celle qui étudie
les étoiles fixes. Cette dernière, l’''astronomie stellaire'' ou ''sidérale'', semble devoir rester toujours
dans l’enfance, du moins relativement
à l’''astronomie solaire''. « Sans renoncer entièrement,
dit Auguste Comte, à l’espoir d’obtenir
quelques connaissances sidérales, il faut concevoir l’''astronomie'' positive comme consistant
AST
essentiellement dans l’étude géométrique et
mécanique du petit nombre de corps célestes
qui composent le ''monde'' dont nous faisons partie.
Quant à ces astres innombrables, disséminés
dans le ciel, ils n’ont guère, pour l’astronome,
d’autre intérêt principal que celui de
nous servir de jalons dans nos observations,
leurs positions pouvant être regardées comme
fixes relativement aux mouvements intérieurs
de notre système, seul objet essentiel de notre
Auguste Comte se console de cette imperfection
inévitable de l’''astronomie ''stellaire, en
considérant qu’il existe, dans toutes les classes
de nos recherches, et sous tous les grands
harmonie < ’ ' ’
tellectuels et la portée de nos connaissances
réelles ; que si l’étude la plus parfaite possible
des loig.du système solaire est pour nous d’un
intérêt capital, la notion exacte de l’univers
— offre point de véritable importance,
:S soleils.
point de vue ''solaire e''
''versel'', de l’idée de ''monde'' et de l’idée d’
celle-ci comprenant l’ensemble des corps célestes,
et celle-là seulement les astres dont se
compose notre système solaire, était impossible,
malgré la distinction de tout temps établie
entre les fixes et les planètes, tant que
''l’astronomie ''a professé 1a.croyance à l’immobilité
de la terre. D’après cette croyance, en
effet, tous les astres constituaient, malgré leurs
caractères propres et la diversité de leurs
mouvements", un véritable système général
ayant la terre pour centre évident. Au contraire,
la connaissance du mouvement de notre
globe, en transportant subitement toutes les
étoiles à des distances infiniment plus considérables
que les plus grands intervalles planétaires,
n’a plus laissé, dans notre pensée, de
Place à l’idée réelle et sensible de ''système'', qu’à
égard du très-petit groupe dont nous faisons
partie autour du soleil. Au dualisme fictif : ''ciel''
''et terre'', elle a substitué le dualisme réel :
''univers et monde.''
II. — {{sc|Caractères généraux de la science}}
{{sc|astronomique.}} Notre art d’observer se compose,
en général, de trois procédés : l<> ''l’observation'' proprement dite ou passive, qui consiste
à noter les faits tels qu’ils se présentent, sans
’ modifier les circonstances qui les accompagnent ;
2° ''l’expérience ''ou observation active,
qui consiste à modifier les phénomènes par des
circonstances artificielles instituées en vue
d’une plus parfaite exploration ; en un mot, à
surprendre tes secrets de la nature en essayant
de l’imiter ; 3° la ''comparaison'', c’est-à-dire la
considération d’une suite de cas analogues
présentant le même phénomène dans des conditions
diverses de complexité et de simplicité.
Auguste Comte fait observer que ''l’astronomie''
est nécessairement bornée au premier de ces
trois procédés, à la simple observation. L’expérience,
dit-il, y est évidemment impossible,
et quant à la comparaison, elle n’y existerait
que si nous pouvions observer directement
plusieurs systèmes solaires : ce qui ne saurait
avoir lieu. Mesurer des angles et compter des
temps écoulés, tels sont les seuls moyens par
lesquels notre intelligence puisse procéder à
la découverte des phénomènes célestes. Si peu
étendus, si peu variés que soient ces moyens,
ils sont parfaitement en rapport avec la simplicité
des phénomènes astronomiques ; car il
ne faut pas autre chose pour observer des phénomènes
géométriques ou des phénomènes mécaniques,
des grandeurs ou des mouvements.
Ces réflexions ne sont qu’à moitié vraies.
Sans doute, l’''astronomie ''ne comporte pas
l’usage direct du procédé expérimental ; mais
l’expérience peut s’y appliquer indirectement,
comme à la physiologie humaine. On peut dire
que c’est grâce aux expériences sur les mouvements
curvilignes que la nature des mouvements
célestes a été connue ; que c’est grâce ■
aux expériences sur la chute des corps que la
gravité est devenue l’attraction universelle.
Quanta la comparaison, il est évident que
nous lui devons la théorie cosmogonique de
Laplace (V. {{sc|Cosmogonie}}). On a remarqué que,
dans les branches de la physique où les hypothèses
sur les causes et la nature des phénomènes
ne peuvent être soumises au contrôle des
recherchesexpérimentales, les progrès ont toujours
été lents, incertains, irréguliers, tandis
âue dans celles où l’expérience peut porter son’
ambeau, ils ont été rapides, sûrs et faciles.
Malgré la simplicité des phénomènes dont elle
s’occupe, l’''astronomie ''a marché avec lenteur,
tant qu’elle a dû suppléer à l’absence d’expériences
par la continuité des observations. Mais
du jour où elle devint une branche de la mécanique,
science essentiellement expérimentale,
c’est-à-dire dont chaque principe peut être
soumis à une épreuve immédiate et décisive,
elle prit un développement rapide, et fit des
progrès tels, qu’on n’a pas craint d’avancer
que les observations faites dans les premiers
âges fussent-elles détruites, on pourrait, avec
celles qui ont eu lieu dans un seul observatoire,
pendant la vie d’un homme, déduire les
premières, et, pour ainsi dire, restaurer l’ensemble
tel qu’il existait d’abord.
Toute science est constituée par l’observation
et le raisonnement. Mais entre toutes les
sciences, l’''astronomie ''est celle où la part de<section end="ASTRONOMIE s. f."/><noinclude>
<references/></noinclude>
tk3yfqe2j6anet69jn9sgm6625qsd8t
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Miruts
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="Astronome {{sc|(le Petit)}}"/>MQ 2l pouvait tirer pour la pratique était assez peu considérable ; mais à côté des observateurs il y avait probablement des professeurs qui enseignaient la partie spéculative.
<section end="Astronome {{sc|(le Petit)}}"/>
<section begin="ASTRONOMIE s. f."/><nowiki/>
'''ASTRONOMIE''' s. f. (a-stro-no-mî — du gr.
''astron'', astre ; ''nomos'', loi). Science qui a pour
objet de faire connaître les astres, leur constitution,
leurs positions relatives et les lois
de leurs mouvements : ''Étudier l’''{{sc|astronomie.}}
''Cours, leçons d’''{{sc|astronomie. Astronomie}} ''planétaire.'' {{sc|Astronomie}} ''cométaire.'' {{sc|Astronomie}}
''physique.'' {{sc|Astronomie}} ''pratique, etc. Traité d’''{{sc|astronomie.}} ''Les principes de l’''{{sc|astronomie}} ''sont certains.'' (Acad.) ''L’''{{sc|astronomie}} ''est la fille très-sage d’une mère très-folle. L’''{{sc|astronomie}}
''est à l’astrologie ce que la religion est à la superstition. Thalès a été le premier de tous les Grecs qui se soit appliqué à la physique et à l’''{{sc|astronomie.}} (Fén.) MQ 2l ''L’''{{sc|astronomie}} ''est née dans la Chaldée, comme la géométrie naquit, dit-on, en Égypte''. (Fonten.) ''Quand on commence à posséder quelques principes d’''{{sc|astronomie}}, ''on ne peut mieux faire que de lire les''
Institutions ''de {{M.|Lemonnier}}, et tous les articles de {{M.|d’Alembert}}, concernant cette science.'' (Volt.) ''L’''{{sc|astronomie}} ''physique est une des sciences qui font le plus d’honneur à la philosophie moderne.'' (D’Alemb.) ''L’''{{sc|astronomie}}
''est une science à laquelle nous conduit l’aspect des cieux.'' (Bailly.) ''Le siècle actuel a commencé de la manière la plus heureuse pour l’''{{sc|astronomie.}} (Laplace.) ''De toutes les sciences naturelles, l’''{{sc|astronomie}} ''est celle qui présente le plus long enchaînement de découvertes.'' (Laplace.) MQ 1l
''L’''{{sc|astronomie}} ''vraiment digne de ce nom est une science toute moderne ; elle ne date que du''
{{sc|xvi}}{{e}} ''siècle.'' (Arago.) ''C’est depuis que l’''{{sc|astronomie}} ''a découvert que la terre tourne autour du soleil, qu’elle est devenue une science aussi vaste que certaine et presque mathématique.''
(Arago.) ''L’''{{sc|astronomie}} ''doit nous faire connaître tout ce qui a été découvert sur la nature et les propriétés des corps célestes.'' (Duckett.) MQ 2l
''L’''{{sc|astronomie}} ''est supérieure à la géométrie, parce qu’à la notion de l’espace elle unit la notion du temps.'' (E. Pelletan.)
{{DctCite|… L’''astronomie'' eut les champs pour berceau ;{{Crlf
|}}Cette fille des cieux illustra le hameau.|{{sc|De Fontanes.}}|2|15}}
— Branche de cette science qui a pour but
la connaissance spéciale d’une classe de corps
célestes : {{sc|Astronomie}} ''cométaire.'' {{sc|Astronomie}}
''planétaire. Vouloir que l’''{{sc|astronomie}} ''cométaire marche de pair avec l’''{{sc|astronomie}} ''planétaire, c’est demander que l’œuvre d’une semaine soit comparable à celle de vingt siècles accumulés.'' (Arago.) ‖ Ensemble des connaissances
astronomiques d’un peuple ou d’un individu :
''L’''{{sc|astronomie}} ''des Arabes. L’''{{sc|astronomie}} ''des Chinois. L’''{{sc|astronomie}} ''des Romains. L’''{{sc|astronomie}} ''des Anglais. L’''{{sc|astronomie}} ''de Moïse est un peu embarrassante aujourd’hui''. ‖ Traité de
cette science : ''L’''{{sc|astronomie}} ''d’Herschel. L’''{{sc|astronomie}} ''de Francœur. L’''{{sc|astronomie}} ''de Delambre. L’''{{sc|astronomie}} ''de Lalande. L’''{{sc|astronomie}} ''populaire de François Arago.''
— Iconogr. Les anciens avaient fait de la
muse Uranie la personnification de l’''astronomie ;'' ils lui donnaient pour attributs principaux
une sphère, une couronne d’étoiles, des
instruments de mathématiques. (V. {{sc|Uranie.)}}
Rangée au nombre des sept arts libéraux par
le moyen âge, l’Astronomie fut représentée
sous la figure d’une belle femme, tenant à la
main tantôt une rose des vents, tantôt un
boisseau plein d’eau, au-dessus duquel sont
indiqués quelques astres. (V. {{sc|Arts libéraux.)}}
Les artistes modernes ont traité ce sujet de
bien des manières différentes : un bas-relief
de Paul Ponce, au Louvre, représente l’Astronomie
sous la figure d’Atlas soutenant le
monde et contemplant le ciel ; un autre bas-relief,
de Th. Poissant, qui décore l’hôtel de
Colbert, à Paris, nous montre une femme
debout, avec des ailes dans les cheveux, le
pied droit posé sur des volumes entassés,
tenant de la main droite un style, dont elle
se sert pour montrer une sphère sur laquelle
elle est accoudée. On voit au musée de Dresde
une belle figure allégorique de l’Astronomie,
peinte par Massimo Stanzioni. {{M.|Chaplin}} a
exposé, en 1859, un petit tableau sur le même
sujet.
— '''Encycl'''. I. — {{sc|Définition, objet et divisions de l’astronomie.}} L’''astronomie'' comprend
toutes les notions relatives aux corps
célestes, à leurs mouvements, à leur distribution
dans l’espace, à leurs distances mutuelles,
à leur figure et à leur constitution physique.
« De toutes les sciences naturelles, dit Laplace,
l’''astronomie'' est celle qui présente le
plus long enchaînement de découvertes. Il y
a extrêmement loin de la première vue du
ciel à la vue générale par laquelle on embrasse
aujourd’hui les états passés et futurs du système
du monde. Pour y parvenir, il a fallu
observer les astres pendant un grand nombre
de siècles ; reconnaître dans leurs apparences
les mouvements réels de la terre ; s’élever
aux lois des mouvements planétaires, et de
ces lois au principe de la pesanteur universelle ;
redescendre enfin de ce principe à
l’explication complète de tous les phénomènes
célestes jusque dans leurs moindres détails.
Voilà ce que l’esprit humain a fait dans l’''astronomie.'' »
Dans sa classification des connaissances
humaines, Ampère fait de la science des
astres, qu’il désigne sous le nom d’''uranologie''
(science du ciel), une science du ''premier ordre'',
appartenant à l’''embranchement'' des sciences
mathématiques, ''sous-embranchement'' des sciences
physico-mathématiques. Tandis que, dans
la mécanique, les mouvements ne sont considérés
que comme possibles, l’uranologie traite
des mouvements effectifs, soit apparents, soit
réels, des globes semés dans l’espace, et des
forces qui déterminent ces mouvements. L’uranologie
se divise en quatre branches, correspondant
aux quatre grandes époques des
longs travaux par lesquels le génie de l’homme
a pénétré les mystères du ciel : l’''uranographie'', l’''héliostatique'', l’''astronomie'' et la ''mécanique céleste''. L’''uranographie'' s’occupe de
tout ce que le spectacle du ciel offre à l’observation
immédiate. Elle décrit ces groupes d’étoiles
qu’on a nommés constellations, le mouvement
diurne commun à tous les astres, le
mouvement annuel du soleil, l’inclinaison de
l’écliptique, la manière dont cette inclinaison
produit l’inégale durée des jours et des nuits
et toutes les vicissitudes des saisons ; elle
étudie le mouvement des planètes, celui de la
lune et ses phases, et, à l’aide du télescope,
elle observe les taches du soleil, les divers
accidents qu’offrent le disque de la lune et
ceux des planètes, les phases de ces dernières,
etc. L’''héliostatique'' (''êlios'', soleil ; ''statos'', qui se tient immobile, en repos) a pour
objet d’expliquer toutes les apparences célestes,
en montrant comment elles résultent
des mouvements réels de la terre sur son axe,
de la terre et des planètes autour du soleil,
et en supposant ce dernier immobile au centre
du système planétaire. L’étude des lois de
Kepler et des procédés par lesquels on donne
aux observations astronomiques toute la perfection
dont elles sont susceptibles, forme la
troisième division de l’uranologie, à laquelle
Ampère réserve le nom d’''astronomie'' (lois des
astres). Enfin, la ''mécanique céleste'' nous
apprend comment l’attraction universelle,
force inhérente à toutes les particules de la
matière, produit les mouvements célestes ;
elle nous fait connaître la cause des inégalités
planétaires, et nous procure les moyens de les
calculer.
{{MM.|Transon}} et J. Reynaud (''Encyclopédie nouvelle'') divisent l’''astronomie'' en ''astronomie élémentaire, astronomie systématique'' et ''astronomie physique''. L’''astronomie élémentaire'' correspond
à l’uranographie d’Ampère. L’''astronomie systématique'' est la mise en œuvre, la
composition ou systématisation des éléments
recueillis à l’aide de l’observation immédiate ;
c’est la science des mouvements réels déduite
des mouvements apparents. À cette branche
se rattachent les tentatives d’explication de
Ptolémée et de Tycho-Brahé, aussi bien que
la théorie de Copernic. Il convient d’y comprendre
également l’étude des lois de Kepler,
laquelle ne peut être séparée qu’arbitrairement
de l’héliostatique. En effet, d’une part,
la science du mouvement réel requiert, pour
sa perfection, l’établissement rigoureux des
lois de ce mouvement ; d’autre part, la théorie
de Copernic peut être considérée comme une
première ébauche des vraies lois des astres,
ébauche que Kepler a ensuite perfectionnée
en continuant de combiner, de systématiser
les résultats de l’observation. La considération
des causes donne lieu à la troisième branche,
de l’''astronomie'', ou ''astronomie physique.''
{{MM.|Transon}} et J. Reynaud voient, en outre,
se constituer dans l’avenir une quatrième
branche de la science astronomique, l’''astronomie téléologique'', que Kepler avait prise
pour but constant de ses travaux, qu’il croyait
même avoir fondée, et qui doit nous « dévoiler
les raisons d’harmonie, les conditions d’analogie,
les fins providentielles d’après lesquelles
les éléments numériques de chaque système
planétaire ont été choisis. » MQ 2l
« Pour se faire une juste idée générale de la nature et de la composition de l’''astronomie'', dit Auguste Comte, il est indispensable, en
sortant des définitions vagues qu’on en donne
encore habituellement, de commencer par circonscrire
avec exactitude le véritable champ
des connaissances positives que nous pouvons
acquérir à l’égard des astres. » Le fondateur
de la philosophie positive procède à cette délimitation
du domaine de l’''astronomie'' en faisant
remarquer que, parmi les trois sens
propres à nous faire apercevoir l’existence
des corps éloignés, celui de la vue est évidemment
le seul dont nous puissions user dans
les recherches astronomiques. « Il ne saurait,
dit-il, exister aucune ''astronomie'' pour des
espèces aveugles, quelque intelligentes qu’on
voulût les imaginer, et pour nous-mêmes, les
astres obscurs, qui sont peut-être plus nombreux
que les astres visibles, échappent à
toute étude réelle, leur existence pouvant
tout au plus être soupçonnée par induction.
Toute recherche qui n’est point finalement
réductible à de simples observations visuelles,
nous est donc interdite au sujet des astres,
qui sont ainsi, de tous les êtres naturels, ceux
que nous pouvons connaître sous les rapports
les moins variés. Nous concevons la possibilité
de déterminer leurs formes, leurs distances,
leurs grandeurs et leurs mouvements, tandis
que nous ne saurions jamais étudier par aucun
moyen leur composition chimique ou leur
structure minéralogique, et, à plus forte raison,
la nature des corps organisés qui vivent
à leur surface. En un mot, nos connaissances
positives, par rapport aux astres, sont nécessairement
limitées à leurs seuls phénomènes
géométriques et mécaniques, sans pouvoir
nullement embrasser les autres recherches
physiques, chimiques, physiologiques, que
comportent les êtres accessibles à tous nos
divers moyens d’observation. » À ces considérations
on peut objecter d’abord, d’une manière générale,
que c’est une singulière présomption de prétendre fixer, dans une science quelconque, la limite de l’inaccessible et de l’accessible ; de venir dire aux efforts et aux espérances : vous irez jusque-là, mais vous
n’irez pas plus loin. Il est d’ailleurs facile de
comprendre que ce qui limite nos connaissances
relativement aux astres, ce n’est pas
l’emploi forcément unique du sens de la vue
dans les recherches astronomiques, mais bien
l’insuffisante perfection de ce sens. La vue ne
nous donne pas seulement des formes, des
grandeurs, des distances, des mouvements ;
elle nous donne encore des phénomènes de
coloration ; or, de tels phénomènes sont précisément
de nature à traduire à nos yeux la
composition chimique des corps. On sait que
l’analyse spectrale a donné un éclatant démenti
à Auguste Comte ; que, grâce à cette
belle découverte, la chimie a pu sortir des
limites où l’enchaînait la nécessité de toucher
les corps pour en déterminer la nature ; qu’elle
a suivi l’''astronomie'' dans le ciel, et que le
spectre solaire est devenu le témoin de la
constitution chimique de l’atmosphère solaire.
Quoi qu’il en soit, se fondant sur les limites
qu’il lui a imposées, Auguste Comte croit donner
de l’''astronomie'' une définition suffisamment
large en lui assignant pour objet de découvrir
les lois des phénomènes géométriques
et des phénomènes mécaniques que nous présentent
les corps célestes. De cette définition
résulte la division naturelle de la science
astronomique en deux parties profondément
distinctes, quoique maintenant combinées de
la manière la plus heureuse : {{1o}} l’''astronomie géométrique'' ou ''géométrie céleste'', qui, pour
avoir eu si longtemps avant l’autre le caractère
scientifique, a conservé encore le nom
d’''astronomie proprement dite ;'' {{2o}} l’''astronomie mécanique'' ou ''mécanique céleste'', dont Newton MQ 2l
est le fondateur. Auguste Comte fait remarquer que la ''géométrie céleste'' est, par sa nature, beaucoup plus simple que la ''mécanique céleste'', et qu’elle en est indépendante. Dans
l’''astronomie'' géométrique, en effet, il ne s’agit
que de déterminer la forme et la grandeur des
corps célestes, et d’étudier les lois géométriques
suivant lesquelles leurs positions varient,
sans considérer ces déplacements relativement
aux forces qui les produisent. Aussi
a-t-elle pu faire et a-t-elle fait réellement les
progrès les plus importants avant que la mécanique
céleste eût aucun commencement
d’existence. Au contraire, la mécanique céleste
est, par sa nature, essentiellement dépendante
de la géométrie céleste, sans laquelle elle ne
saurait avoir aucun fondement solide. Son
objet, en effet, est d’analyser les mouvements
effectifs des astres, afin de les ramener, d’après
les règles de la mécanique rationnelle, à
des mouvements élémentaires régis par une
loi mathématique universelle et invariable, et,
en partant ensuite de cette loi, de perfectionner
à un haut degré la connaissance des mouvements
réels, en les déterminant ''a priori'' par
des calculs de mécanique générale, empruntant
à l’observation directe le moins de données
possibles. C’est par là que s’établit, de la
manière la plus naturelle, la liaison de l’''astronomie'' avec la physique, liaison devenue telle
aujourd’hui, que plusieurs grands phénomènes
forment de l’une à l’autre une transition presque
insensible.
À cette division naturelle de l’''astronomie'' en
géométrique et mécanique, et qui est relative à
la nature des phénomènes que l’on considère,
Auguste Comte ajoute une autre division, non
moins naturelle, relative à l’espèce de corps
célestes dont on étudie les phénomènes. Les
corps célestes se divisent en classes très-distinctes :
les uns semblent fixés dans le firmament
et conserver invariablement les mêmes
positions relatives : ce sont les ''étoiles fixes ;''
les autres, en petit nombre, changent continuellement
de position relativement aux
étoiles, et accomplissent une révolution complète
de la sphère, dans un espace de temps
plus ou moins grand : ce sont les ''planètes.'' Les
planètes tournent autour du soleil. Quelques-unes
sont accompagnées d’autres corps plus
petits qui tournent autour d’elles, comme la
lune autour de la terre, et qui ont reçu le nom
de ''satellites.'' D’autres corps, qui tournent autour
du soleil comme les planètes, mais qui
diffèrent singulièrement de ces dernières sous
plusieurs rapports, ont reçu le nom de ''comètes.''
Le soleil, les planètes, les satellites et les comètes
forment un système dont tous les membres
sont unis entre eux, et agissent les uns
sur les autres, en vertu de la gravitation universelle.
Ce système, dont le soleil est le centre,
et dont notre terre fait partie, nous offre évidemment
un sujet d’étude bien circonscrit,
susceptible d’une exploration complète, et qui
devait nous conduire aux connaissances les
plus satisfaisantes. La partie de l’''astronomie''
qui s’en occupe, l’''astronomie solaire'', comporte
une tout autre perfection que celle qui étudie
les étoiles fixes. Cette dernière, l’''astronomie stellaire'' ou ''sidérale'', semble devoir rester toujours
dans l’enfance, du moins relativement
à l’''astronomie solaire''. « Sans renoncer entièrement,
dit Auguste Comte, à l’espoir d’obtenir
quelques connaissances sidérales, il faut concevoir l’''astronomie'' positive comme consistant essentiellement dans l’étude géométrique et
mécanique du petit nombre de corps célestes
qui composent le ''monde'' dont nous faisons partie.
Quant à ces astres innombrables, disséminés
dans le ciel, ils n’ont guère, pour l’astronome,
d’autre intérêt principal que celui de
nous servir de jalons dans nos observations,
leurs positions pouvant être regardées comme
fixes relativement aux mouvements intérieurs
de notre système, seul objet essentiel de notre étude. »
Auguste Comte se console de cette imperfection
inévitable de l’''astronomie'' stellaire, en
considérant qu’il existe, dans toutes les classes MQ 2l
de nos recherches, et sous tous les grands rapports, une harmonie constante et nécessaire entre l’étendue de nos vrais besoins intellectuels et la portée de nos connaissances
réelles ; que si l’étude la plus parfaite possible
des lois du système solaire est pour nous d’un
intérêt capital, la notion exacte de l’univers
ne nous offre point de véritable importance, MQ 6l
les phénomènes intérieurs de chaque système solaire étant essentiellement indépendants des phénomènes plus généraux relatifs à l’action mutuelle des soleils.
On doit remarquer que cette séparation du point de vue solaire et du point de vue ''universel'', de l’idée de ''monde'' et de l’idée d’''univers'',
celle-ci comprenant l’ensemble des corps célestes,
et celle-là seulement les astres dont se
compose notre système solaire, était impossible,
malgré la distinction de tout temps établie
entre les fixes et les planètes, tant que
l’''astronomie'' a professé la croyance à l’immobilité
de la terre. D’après cette croyance, en
effet, tous les astres constituaient, malgré leurs
caractères propres et la diversité de leurs
mouvements, un véritable système général
ayant la terre pour centre évident. Au contraire,
la connaissance du mouvement de notre
globe, en transportant subitement toutes les
étoiles à des distances infiniment plus considérables
que les plus grands intervalles planétaires,
n’a plus laissé, dans notre pensée, de
place à l’idée réelle et sensible de ''système'', qu’à
égard du très-petit groupe dont nous faisons
partie autour du soleil. Au dualisme fictif : ''ciel et terre'', elle a substitué le dualisme réel :
''univers et monde.''
II. — {{sc|Caractères généraux de la science astronomique.}} Notre art d’observer se compose,
en général, de trois procédés : {{1°}} l’''observation'' proprement dite ou passive, qui consiste
à noter les faits tels qu’ils se présentent, sans
modifier les circonstances qui les accompagnent ;
{{2°}} l’''expérience'' ou observation active,
qui consiste à modifier les phénomènes par des
circonstances artificielles instituées en vue
d’une plus parfaite exploration ; en un mot, à
surprendre les secrets de la nature en essayant
de l’imiter ; {{3°}} la ''comparaison'', c’est-à-dire la
considération d’une suite de cas analogues
présentant le même phénomène dans des conditions
diverses de complexité et de simplicité.
Auguste Comte fait observer que l’''astronomie''
est nécessairement bornée au premier de ces
trois procédés, à la simple observation. L’expérience,
dit-il, y est évidemment impossible,
et quant à la comparaison, elle n’y existerait
que si nous pouvions observer directement
plusieurs systèmes solaires : ce qui ne saurait
avoir lieu. Mesurer des angles et compter des
temps écoulés, tels sont les seuls moyens par
lesquels notre intelligence puisse procéder à
la découverte des phénomènes célestes. Si peu
étendus, si peu variés que soient ces moyens,
ils sont parfaitement en rapport avec la simplicité
des phénomènes astronomiques ; car il
ne faut pas autre chose pour observer des phénomènes
géométriques ou des phénomènes mécaniques,
des grandeurs ou des mouvements.
Ces réflexions ne sont qu’à moitié vraies.
Sans doute, l’''astronomie'' ne comporte pas
l’usage direct du procédé expérimental ; mais
l’expérience peut s’y appliquer indirectement,
comme à la physiologie humaine. On peut dire
que c’est grâce aux expériences sur les mouvements
curvilignes que la nature des mouvements
célestes a été connue ; que c’est grâce
aux expériences sur la chute des corps que la
gravité est devenue l’attraction universelle.
Quant à la comparaison, il est évident que
nous lui devons la théorie cosmogonique de
Laplace (V. {{sc|Cosmogonie}}). On a remarqué que,
dans les branches de la physique où les hypothèses
sur les causes et la nature des phénomènes
ne peuvent être soumises au contrôle des
recherches expérimentales, les progrès ont toujours
été lents, incertains, irréguliers, tandis
que dans celles où l’expérience peut porter son
flambeau, ils ont été rapides, sûrs et faciles.
Malgré la simplicité des phénomènes dont elle
s’occupe, l’''astronomie'' a marché avec lenteur,
tant qu’elle a dû suppléer à l’absence d’expériences
par la continuité des observations. Mais
du jour où elle devint une branche de la mécanique,
science essentiellement expérimentale,
c’est-à-dire dont chaque principe peut être
soumis à une épreuve immédiate et décisive,
elle prit un développement rapide, et fit des
progrès tels, qu’on n’a pas craint d’avancer
que les observations faites dans les premiers
âges fussent-elles détruites, on pourrait, avec
celles qui ont eu lieu dans un seul observatoire,
pendant la vie d’un homme, déduire les
premières, et, pour ainsi dire, restaurer l’ensemble
tel qu’il existait d’abord.
Toute science est constituée par l’observation
et le raisonnement. Mais entre toutes les
sciences, l’''astronomie'' est celle où la part de<section end="ASTRONOMIE s. f."/><noinclude>
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Page:Orain, Adolphe - Chansons de la Haute Bretagne.djvu/88
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{{...|65|100%}}</noinclude>{{Poem|Mange bien doucement,
Ma petite Rosette,
Ménage bien tes dents !
Il la prend par la main,
Il la mène à la danse :
— Danse, jolie Rosette,
Danse bien doucement,
Ma petite Rosette,
Ménage bien tes jambes.
Il la prend par la main,
— Il la mèn’ dans sa chambre :
- Vois-tu, jolie Rosette,
Ta chambre et ton beau lit,
Ma petite Rosette,
Où nous irons dormi.
Quand ce fut ''d’ vers ménuit'',
La poussit dans la ruelle :
— Dors·tu, jolie Rosette ?
Dormiras·tu toujours ?
Ma petite Rosette,
Pensons à nos amours !|
sf}}
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Chansons de la Haute-Bretagne/Rosette ou la Petite mariée
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CetaGM
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{{t2|'''SAINTE FLAVIE.'''<br />{{t|I|70}}}}
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{{PM|P|rocédons}} comme ces gens qui mêlent toujours à
l’histoire qu’ils ont à raconter, des faits et gestes de
leur crû.
Il était sept heures du matin ; une pensée fatale m’avait éveillé ;
j’allais en pèlerinage à Saint-Cyr ; je voulais demander pardon à
Dieu d’avoir cru, sur la foi du ''Constitutionnel'' et des périodes de
{{MM.|Quinel et Michelet}}, à la résurrection des jésuites, aux envahissements
du parti prêtre, à ces tentatives de soustraction frauduleuse
qu’on impute aux évêques, relativement à l’instruction
secondaire, et aussi d’avoir interrompu par de mauvaises et intempestives
railleries, cet hosanna que l’''Écho de la Nièvre'' chantait
si bien en l’honneur de {{M.|Dufètre}}.<noinclude>
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leur crû.
Il était sept heures du matin ; une pensée fatale m’avait éveillé ;
j’allais en pèlerinage à Saint-Cyr ; je voulais demander pardon à
Dieu d’avoir cru, sur la foi du ''Constitutionnel'' et des périodes de
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du parti prêtre, à ces tentatives de soustraction frauduleuse
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l’histoire qu’ils ont à raconter, des faits et gestes de
leur crû.
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j’allais en pèlerinage à Saint-Cyr ; je voulais demander pardon à
Dieu d’avoir cru, sur la foi du ''Constitutionnel'' et des périodes de
{{MM.|Quinel et Michelet}}, à la résurrection des jésuites, aux envahissements
du parti prêtre, à ces tentatives de soustraction frauduleuse
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Le palais, silencieux dans le jour, semblait s’être animé soudain à l’arrivée de la nuit. Des bruits de musique venaient de tous côtés, sous les colonnades circulaient des essaims d’esclaves et de servantes ; la colonelle conduisit nos amis dans une grande cour centrale entourée de portiques et brillamment éclairée par des flambeaux et des lanternes que reflétait l’eau murmurante des bassins. — Attendez ici le passage du roi, avait... »
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Le palais, silencieux dans le jour, semblait s’être animé soudain à l’arrivée de la nuit. Des bruits de musique venaient de tous côtés, sous les colonnades circulaient des essaims d’esclaves et de servantes ; la colonelle conduisit nos amis dans une grande cour centrale entourée de portiques et
brillamment éclairée par des flambeaux et des lanternes que reflétait l’eau
murmurante des bassins.
— Attendez ici le passage du roi, avait dit la colonelle, je vais prendre
mon service auprès de lui, je le préviendrai.
Les marins, tranquillisés, attendirent patiemment pendant trois quarts
d’heure sous cette colonnade féerique où des ondes de musiques étranges et
de chaudes bouffées de parfums passaient par moments. Tournesol et quelques matelots, natifs des contrées brûlantes du Midi, sentaient un certain
trouble monter à leur tête, Farandoul attendait, calme et froid.
Tout à coup un homme parut qui fit, à la vue des marins, un brusque
mouvement de surprise. Au vaste portefeuille de maroquin rouge ou le ministre serrait sa pipe, son bétel
et ses papiers, Farandoul reconnut S. Exc. Nao-ching,
ministre de la police.
Cependant Nao-ching, remis de son émotion, s’approcha des marins et dit négligemment :
— Vous attendez Sa Majesté ?
— Oui, répondit Farandoul.
— Eh bien ! entrez là, Sa Majesté va venir vous y
à rejoindre !
Et le ministre de la police indiqua de la main, sous
la galerie, une grande porte ornée de délicates sculptures d’ivoire rehaussées d’or et piquées de pierreries.
— Merci, Excellence.
''Nao-ching, mandarin de''
''la police.''
Sur ce mot, Farandoul fit un signe à ses marins et
tous défilàrent sous la porte indiquée. Farandoul et Mandibul, aux premiers
pas derrière la porte, reconnurent les parfums enivrants qui leur étaient
arrivés par instants dans la cour.
— Oh ! oh ! fit Mandibul.
Tout ce qu’ils avaient déjà vu dans le palais n’était rien auprès de la magnificence de la salle qu’ils traversaient ; partout étincelaient des plaques
d’or, de nacre, de malachite, un superbe escalier occupait le fond de la salle<noinclude>
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Le palais, silencieux dans le jour, semblait s’être animé soudain à l’arrivée de la nuit. Des bruits de musique venaient de tous côtés, sous les colonnades circulaient des essaims d’esclaves et de servantes ; la colonelle conduisit nos amis dans une grande cour centrale entourée de portiques et
brillamment éclairée par des flambeaux et des lanternes que reflétait l’eau
murmurante des bassins.
— Attendez ici le passage du roi, avait dit la colonelle, je vais prendre
mon service auprès de lui, je le préviendrai.
Les marins, tranquillisés, attendirent patiemment pendant trois quarts
d’heure sous cette colonnade féerique où des ondes de musiques étranges et
de chaudes bouffées de parfums passaient par moments. Tournesol et quelques matelots, natifs des contrées brûlantes du Midi, sentaient un certain
trouble monter à leur tête, Farandoul attendait, calme et froid.
Tout à coup un homme parut qui fit, à la vue des marins, un brusque
mouvement de surprise. Au vaste portefeuille de maroquin rouge ou le ministre serrait sa pipe, son bétel
et ses papiers, Farandoul reconnut S. Exc. Nao-ching,
ministre de la police.
Cependant Nao-ching, remis de son émotion, s’approcha des marins et dit négligemment :
— Vous attendez Sa Majesté ?
— Oui, répondit Farandoul.
— Eh bien ! entrez là, Sa Majesté va venir vous y
à rejoindre !
Et le ministre de la police indiqua de la main, sous
la galerie, une grande porte ornée de délicates sculptures d’ivoire rehaussées d’or et piquées de pierreries.
— Merci, Excellence.
''Nao-ching, mandarin de''
''la police.''
Sur ce mot, Farandoul fit un signe à ses marins et
tous défilèrent sous la porte indiquée. Farandoul et Mandibul, aux premiers
pas derrière la porte, reconnurent les parfums enivrants qui leur étaient
arrivés par instants dans la cour.
— Oh ! oh ! fit Mandibul.
Tout ce qu’ils avaient déjà vu dans le palais n’était rien auprès de la magnificence de la salle qu’ils traversaient ; partout étincelaient des plaques
d’or, de nacre, de malachite, un superbe escalier occupait le fond de la salle<noinclude>
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Denis Gagne52
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Le palais, silencieux dans le jour, semblait s’être animé soudain à l’arrivée de la nuit. Des bruits de musique venaient de tous côtés, sous les colonnades circulaient des essaims d’esclaves et de servantes ; la colonelle conduisit nos amis dans une grande cour centrale entourée de portiques et
brillamment éclairée par des flambeaux et des lanternes que reflétait l’eau
murmurante des bassins.
— Attendez ici le passage du roi, avait dit la colonelle, je vais prendre
mon service auprès de lui, je le préviendrai.
Les marins, tranquillisés, attendirent patiemment pendant trois quarts
d’heure sous cette colonnade féerique où des ondes de musiques étranges et
de chaudes bouffées de parfums passaient par moments. Tournesol et quelques matelots, natifs des contrées brûlantes du Midi, sentaient un certain
trouble monter à leur tête, Farandoul attendait, calme et froid.
Tout à coup un homme parut qui fit, à la vue des marins, un brusque
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et ses papiers, Farandoul reconnut S. Exc. Nao-ching,
ministre de la police.
Cependant Nao-ching, remis de son émotion, s’approcha des marins et dit négligemment :
— Vous attendez Sa Majesté ?
— Oui, répondit Farandoul.
— Eh bien ! entrez là, Sa Majesté va venir vous y
à rejoindre !
Et le ministre de la police indiqua de la main, sous
la galerie, une grande porte ornée de délicates sculptures d’ivoire rehaussées d’or et piquées de pierreries.
— Merci, Excellence.
Sur ce mot, Farandoul fit un signe à ses marins et
tous défilèrent sous la porte indiquée. Farandoul et Mandibul, aux premiers
pas derrière la porte, reconnurent les parfums enivrants qui leur étaient
arrivés par instants dans la cour.
— Oh ! oh ! fit Mandibul.
Tout ce qu’ils avaient déjà vu dans le palais n’était rien auprès de la magnificence de la salle qu’ils traversaient ; partout étincelaient des plaques
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Le palais, silencieux dans le jour, semblait s’être animé soudain à l’arrivée de la nuit. Des bruits de musique venaient de tous côtés, sous les colonnades circulaient des essaims d’esclaves et de servantes ; la colonelle conduisit nos amis dans une grande cour centrale entourée de portiques et
brillamment éclairée par des flambeaux et des lanternes que reflétait l’eau
murmurante des bassins.
— Attendez ici le passage du roi, avait dit la colonelle, je vais prendre
mon service auprès de lui, je le préviendrai.
Les marins, tranquillisés, attendirent patiemment pendant trois quarts
d’heure sous cette colonnade féerique où des ondes de musiques étranges et
de chaudes bouffées de parfums passaient par moments. Tournesol et quelques matelots, natifs des contrées brûlantes du Midi, sentaient un certain
trouble monter à leur tête, Farandoul attendait, calme et froid.
Tout à coup un homme parut qui fit, à la vue des marins, un brusque
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et ses papiers, Farandoul reconnut S. Exc. Nao-ching,
ministre de la police.
Cependant Nao-ching, remis de son émotion, s’approcha des marins et dit négligemment :
— Vous attendez Sa Majesté ?
— Oui, répondit Farandoul.
— Eh bien ! entrez là, Sa Majesté va venir vous y
à rejoindre !
Et le ministre de la police indiqua de la main, sous
la galerie, une grande porte ornée de délicates sculptures d’ivoire rehaussées d’or et piquées de pierreries.
— Merci, Excellence.
Sur ce mot, Farandoul fit un signe à ses marins et
tous défilèrent sous la porte indiquée. Farandoul et Mandibul, aux premiers
pas derrière la porte, reconnurent les parfums enivrants qui leur étaient
arrivés par instants dans la cour.
— Oh ! oh ! fit Mandibul.
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d’or, de nacre, de malachite, un superbe escalier occupait le fond de la salle<noinclude>
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{{Poem|{{t4|1}}Mon père m’a mariée,
{{Mpom|Avec un vieux bonhomme,|1.5}}
Pour moi j’aurais mieux aimé
{{Mpom|Avoir un beau jeune homme.|1.5}}
{{t4|{{sc|Refrain}}}}C’est un vieillard qui radote,
Ne va, ne vient, ni ne trotte,
Four moi je veux un mari,
Qui saut’, qui rit, qui babille,
Pour moi, je veux un mari,
Qui toujours soit réjoui !
{{t4|2}}Sitôt qu’il vient quelqu’un ''cheu'' nous,
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ds}}<noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/495
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{{séparateur|l}}</noinclude>et semblait conduire à d’autres appartements plus merveilleux encore. Les
marins montèrent lentement les degrés de cet escalier ; en haut de l’escalier
Farandoul souleva une portière tissée de fils d’or et poussa un cri d’étonnement…
Mandibul et les matelots, se pressant sur les pas de leur chef, avancèrent
ta tête sous les lambrequins d’or et, comme lui, restèrent cloués au sol par la
stupéfaction…
Les murs de immense salle a ciel ouvert, entrevue sous le rideau, ruisselaient d’or, de perles et de lumières ; au milieu de ces splendeurs inouïes,
plusieurs centaines de femmes, plus étincelantes encore, se livraient aux
douceurs du repos, mollement étendues sur des coussins, ou dansaient aux
accords des harpes et des guitares siamoises.
Nos amis n’eurent pas le temps d’en voir davantage, un immense tumulte
éclata soudain comme un tonnerre et roula dans les salles, en haut et en
bas. Vingt gongs résonnèrent épouvantablement sous des coups redoublés,
dans les autres parties du palais d’autres gongs leur répondirent, et deux
coups de canon retentirent du côté du poste des amazones.
Des pas précipités et des cliquetis d’armes s’entendaient dans les cours,
des voix s’interrogeaient, les clairons des amazones sonnèrent l’alarme, pendant que les roulements de leurs tambours accompagnèrent de la lugubre
générale l’effroyable tocsin des gongs.
Dans la salle, toutes les femmes échevelées criaient à perdre haleine, la
plupart d’entre elles sans même connaitre le sujet de cette chaude alarme,
et des esclaves à face glabre cherchaient vainement à rétablir l’ordre. Plusieurs de ces esclaves, armés de sabres recourbés, s’étaient jetés avec des
gestes furibonds au-devant des marins, mais devant l’allure ferme de ceux-ci, leur audace n’avait pas été jusqu’à faire usage de leurs armes.
— Alors, c’est pour nous tout ce vacarme ? murmura Mandibul à l’oreille
de Farandoul.
— Je le pense, répondit celui-ci, nous devons nous être fourvoyés dans
le harem.
Et il se retourna pour interroger l’interprète qui les avait suivis. Le jeune
Siamois se roulait sur le sol, les bras étendus, avec des gémissements désespérés.
— Eh bien ? Eh bien ? demanda Farandoul en le remettant sur ses jambes,
qu’est-ce qu’il y a ?
— Les femmes du roi ! Les femmes du roi ! murmura l’interprète, nous<noinclude>
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Kasskass
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{{séparateur|l}}</noinclude>et semblait conduire à d’autres appartements plus merveilleux encore. Les
marins montèrent lentement les degrés de cet escalier ; en haut de l’escalier
Farandoul souleva une portière tissée de fils d’or et poussa un cri d’étonnement…
Mandibul et les matelots, se pressant sur les pas de leur chef, avancèrent
ta tête sous les lambrequins d’or et, comme lui, restèrent cloués au sol par la
stupéfaction…
Les murs de immense salle a ciel ouvert, entrevue sous le rideau, ruisselaient d’or, de perles et de lumières ; au milieu de ces splendeurs inouïes,
plusieurs centaines de femmes, plus étincelantes encore, se livraient aux
douceurs du repos, mollement étendues sur des coussins, ou dansaient aux
accords des harpes et des guitares siamoises.
Nos amis n’eurent pas le temps d’en voir davantage, un immense tumulte
éclata soudain comme un tonnerre et roula dans les salles, en haut et en
bas. Vingt gongs résonnèrent épouvantablement sous des coups redoublés,
dans les autres parties du palais d’autres gongs leur répondirent, et deux
coups de canon retentirent du côté du poste des amazones.
Des pas précipités et des cliquetis d’armes s’entendaient dans les cours,
des voix s’interrogeaient, les clairons des amazones sonnèrent l’alarme, pendant que les roulements de leurs tambours accompagnèrent de la lugubre
générale l’effroyable tocsin des gongs.
Dans la salle, toutes les femmes échevelées criaient à perdre haleine, la
plupart d’entre elles sans même connaître le sujet de cette chaude alarme,
et des esclaves à face glabre cherchaient vainement à rétablir l’ordre. Plusieurs de ces esclaves, armés de sabres recourbés, s’étaient jetés avec des
gestes furibonds au-devant des marins, mais devant l’allure ferme de ceux-ci, leur audace n’avait pas été jusqu’à faire usage de leurs armes.
— Alors, c’est pour nous tout ce vacarme ? murmura Mandibul à l’oreille
de Farandoul.
— Je le pense, répondit celui-ci, nous devons nous être fourvoyés dans
le harem.
Et il se retourna pour interroger l’interprète qui les avait suivis. Le jeune
Siamois se roulait sur le sol, les bras étendus, avec des gémissements désespérés.
— Eh bien ? Eh bien ? demanda Farandoul en le remettant sur ses jambes,
qu’est-ce qu’il y a ?
— Les femmes du roi ! Les femmes du roi ! murmura l’interprète, nous<noinclude>
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Kasskass
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Rafavannay
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{{sep|5|m=2em}}
{{t4|CAS. — ACCUSATIF}}
{{§|{{MotAncre|561}}}}. On a vu ({{§|[[#393|393]]}}) que le pat. d’Hér. a conservé deux cas de déclinaison pour l’art. déf. sing.
Nom. : ''lė'' (masc. et fém.).
Cas oblique. ''lŏ'' (masc.), ''la'' (fém.).
Les textes publiés plus loin contiennent des exemples du cas oblique après les verbes et après les prépositions. Nous nous contenterons ici de donner quelques détails sur l’emploi du cas oblique et de mentionner quelques exceptions.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|562}}}}. On trouve donc le cas oblique (que nous appellerons simplement « accusatif »)
{{1°}} Dans les expressions de temps : ''rolaõ tota la né'' (ils rôdaient toute la nuit) ; ''to lo zò'' (toute la journée) ; ''lo lẽd{{t|ė|80}}mã'' (le lendemain) ; ''lo matĩ'' (le matin) ; ''to lo zũ'' (toute la matinée) ; ''ꞓé k{{t|ė|80}} va prẽd{{t|ė|80}} d’iwé… ẽ d’atro tẽ k{{t|ė|80}} lo ꞓyo zòr…'' etc. (celui qui va prendre de l’eau… à un autre moment qu’à son jour…) ; ''lo plo pĕti mumane''(''t'') (le plus petit moment) ; ''lo me{{t|i|80}} d’Avrik'' (au mois d’Avril) ; ''lo furtẽ'' (au printemps) ; etc. Je n’ai relevé qu’une seule exception : ''l{{t|ė|80}} me{{t|i|80}} d{{t|ė|80}} Jẅĩ'' (au mois de Juin) ; c’est là une influence du français.<noinclude>
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Rafavannay
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Nom. : ''lė'' (masc. et fém.).
Cas oblique. ''lŏ'' (masc.), ''la'' (fém.).
Les textes publiés plus loin contiennent des exemples du cas oblique après les verbes et après les prépositions. Nous nous contenterons ici de donner quelques détails sur l’emploi du cas oblique et de mentionner quelques exceptions.
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{{§|{{MotAncre|562}}}}. On trouve donc le cas oblique (que nous appellerons simplement « accusatif »)
{{1°}} Dans les expressions de temps : ''rolaõ tota la né'' (ils rôdaient toute la nuit) ; ''to lo zò'' (toute la journée) ; ''lo lẽd{{t|ė|80}}mã'' (le lendemain) ; ''lo matĩ'' (le matin) ; ''to lo zũ'' (toute la matinée) ; ''ꞓé k{{t|ė|80}} va prẽd{{t|ė|80}} d’{{erratum|iwé|i̩wĕ́}}… ẽ d’atro tẽ k{{t|ė|80}} lo ꞓyo zòr…'' etc. (celui qui va prendre de l’eau… à un autre moment qu’à son jour…) ; ''lo plo pĕti mumane''(''t'') (le plus petit moment) ; ''lo me{{t|i|80}} d’Avrik'' (au mois d’Avril) ; ''lo furtẽ'' (au printemps) ; etc. Je n’ai relevé qu’une seule exception : ''l{{t|ė|80}} me{{t|i|80}} d{{t|ė|80}} Jẅĩ'' (au mois de Juin) ; c’est là une influence du français.<noinclude>
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Rafavannay
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Nom. : ''lė'' (masc. et fém.).
Cas oblique. ''lŏ'' (masc.), ''la'' (fém.).
Les textes publiés plus loin contiennent des exemples du cas oblique après les verbes et après les prépositions. Nous nous contenterons ici de donner quelques détails sur l’emploi du cas oblique et de mentionner quelques exceptions.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|562}}}}. On trouve donc le cas oblique (que nous appellerons simplement « accusatif »)
{{1°}} Dans les expressions de temps : ''rolaõ tota la né'' (ils rôdaient toute la nuit) ; ''to lo zò'' (toute la journée) ; ''lo lẽd{{t|ė|80}}mã'' (le lendemain) ; ''lo matĩ'' (le matin) ; ''to lo zũ'' (toute la matinée) ; ''ꞓé k{{t|ė|80}} va prẽd{{t|ė|80}} d’{{erratum|iwé|i̩wĕ́}}… ẽ d’atro tẽ k{{t|ė|80}} lo ꞓyo zòr…'' etc. (celui qui va prendre de l’eau… à un autre moment qu’à son jour…) ; ''lo plo pĕti mumane''(''t'') (le plus petit moment) ; ''lo me{{t|i|80}} d’Avrik'' (au mois d’Avril) ; ''lo furtẽ'' (au printemps) ; etc. Je n’ai relevé qu’une seule exception : ''l{{t|ė|80}} me{{t|i|80}} d{{t|ė|80}} Jẅĩ'' (au mois de Juin) ; c’est là une influence du français.<noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/498
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— Périr dans les supplices ! s’écria Mandibul, halte-là, pour une erreur…
car enfin qu’avons-nous fait ? Nous nous sommes trompés de porte tout bonnement !… il n’y a pas de quoi…
— Les supplices ! la mort !… sanglota l’interprète.
Au dehors, le tumulte croissait toujours ; les cours étaient pleines de
monde ; on avait pénétré dans la pièce d’en bas et l’on se préparait à monter
l’escalier.
Farandoul, en se penchant, aperçut dans la salle un homme couvert de
pierreries que l’interprète lui dit être le roi, et derrière lui une foule de
gardes et de grands dignitaires, parmi lesquels Nao-ching, la figure illuminée d’un infernal sourire.
''Les esclaves à face glabre''
Le roi, élevant la voix, donnait des ordres aux esclaves d’en haut.
— Que dit-il ? demanda Farandoul.
— Que l’on nous prenne vivants et que l’on nous enchaîne, balbutia l’interprète.
— Un instant ! dit Farandoul, ne nous laissons pas prendre.
Les marins, en un tour de main, entassèrent quelques meubles devant la
porte. Chacun d’eux avait mis le revolver au poing, ce qui n’avait pas peu
contribué à augmenter la terreur des dames.<noinclude>
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— Périr dans les supplices ! s’écria Mandibul, halte-là, pour une erreur…
car enfin qu’avons-nous fait ? Nous nous sommes trompés de porte tout bonnement !… il n’y a pas de quoi…
— Les supplices ! la mort !… sanglota l’interprète.
Au dehors, le tumulte croissait toujours ; les cours étaient pleines de
monde ; on avait pénétré dans la pièce d’en bas et l’on se préparait à monter
l’escalier.
Farandoul, en se penchant, aperçut dans la salle un homme couvert de
pierreries que l’interprète lui dit être le roi, et derrière lui une foule de
gardes et de grands dignitaires, parmi lesquels Nao-ching, la figure illuminée d’un infernal sourire.
''Les esclaves à face glabre''
Le roi, élevant la voix, donnait des ordres aux esclaves d’en haut.
— Que dit-il ? demanda Farandoul.
— Que l’on nous prenne vivants et que l’on nous enchaîne, balbutia l’interprète.
— Un instant ! dit Farandoul, ne nous laissons pas prendre.
Les marins, en un tour de main, entassèrent quelques meubles devant la
porte. Chacun d’eux avait mis le revolver au poing, ce qui n’avait pas peu
contribué à augmenter la terreur des dames.<noinclude>
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Denis Gagne52
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— Les supplices ! la mort !… sanglota l’interprète.
Au dehors, le tumulte croissait toujours ; les cours étaient pleines de
monde ; on avait pénétré dans la pièce d’en bas et l’on se préparait à monter
l’escalier.
Farandoul, en se penchant, aperçut dans la salle un homme couvert de
pierreries que l’interprète lui dit être le roi, et derrière lui une foule de
gardes et de grands dignitaires, parmi lesquels Nao-ching, la figure illuminée d’un infernal sourire.
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Le roi, élevant la voix, donnait des ordres aux esclaves d’en haut.
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— Les supplices ! la mort !… sanglota l’interprète.
Au dehors, le tumulte croissait toujours ; les cours étaient pleines de
monde ; on avait pénétré dans la pièce d’en bas et l’on se préparait à monter
l’escalier.
Farandoul, en se penchant, aperçut dans la salle un homme couvert de
pierreries que l’interprète lui dit être le roi, et derrière lui une foule de
gardes et de grands dignitaires, parmi lesquels Nao-ching, la figure illuminée d’un infernal sourire.
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Le roi, élevant la voix, donnait des ordres aux esclaves d’en haut.
— Que dit-il ? demanda Farandoul.
— Que l’on nous prenne vivants et que l’on nous enchaîne, balbutia l’interprète.
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Les marins, en un tour de main, entassèrent quelques meubles devant la
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Kasskass
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— Rassurez-les ! ordonna Farandoul à l’interprète, pendant que nous
allons désarmer les esclaves.
Les grands sabres recourbés avaient été jetés sur le plancher et les
esclaves glabres se prosternaient devant les marins. Les dames, toujours
un peu émues, cessèrent leurs cris.
— Maintenant, nous pouvons causer avec Sa Majesté. Ouvrons la conférence, dit Farandoul.
À la vue de l’attitude prise par les marins, le roi et les grands dignitaires
avaient évacué la salle et se tenaient dans la cour, au milieu d’une multitude
de gardes et d’amazones armés jusqu’aux dents. On pérorait, on gesticulait ;
le plus remuant de tous était sans contredit le ministre de la police, qui portait fréquemment la main à son cou par un geste significatif.
Quand Farandoul parut à la fenêtre avec quelques hommes, les Siamois
d’en bas poussèrent d’immenses exclamations d’horreur et le tapage des
gongs redoubla. Farandoul attendit qu’un silence relatif se fit établi et
traîna de force à la fenêtre l’interprète fou de terreur.
— Explique à Sa Majesté notre erreur, présente-lui nos excuses et rejette
toute la faute sur le ministre de la police. Allons, vite !
Le malheureux Siamois commença en bégayant. Le roi ne condescendit
pas à répondre lui-même et donna la parole à Nao-ching, le mandarin de la
police. Le dialogue dura pris de deux heures, au milieu du plus grand
tumulte ; à la fin, l’interprète se laissa choir dans les bras de Mandibul.
— Eh bien ? demanda celui-ci.
— Eh bien, voilà tout ce que j’ai obtenu : Sa Majesté veut bien ne pas
nous faire mourir tout de suite, mais elle exige que nous livrions nos personnes pour être jugés suivant les lois.
— Ah ! grand merci de la faveur… enchanté… Voyons cependant, explique
au roi le but de notre visite, dis-lui que nous venions lui proposer de nous
mettre à la recherche de l’éléphant blanc ? L’interprète obéit.
Ses paroles furent accueillies avec un redoublement de cris dans la cour,
Le mandarin Nao-ching eut un sourire méprisant et ne répondit que par ces
seuls mots :
— Votre crime doit être puni !
— Ah ! c’est comme cela, s’écria Farandoul, qu’ils viennent nous prendre !
Nous sommes entrés dans les appartements des femmes du roi, eh bien, restons-y ! la place est bonne, nous nous défendrons à outrance.<noinclude>
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Page:Orain, Adolphe - Chansons de la Haute Bretagne.djvu/90
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CetaGM
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{{...|65|100%}}</noinclude>{{Poem|Il dit qu’il ne veut voir chez lui
{{Mpom|Aucune compagnie.|1.5}}
{{t4|{{sc|Refrain}}}}C’est un vieillard qui radote,
Ne va, ne vient, ni ne trotte,
Pour moi je veux un mari,
Qui saut’, qui rit, qui babille,
Pour moi, je veux un mari,
Qui toujours soit réjoui !
{{t4|3}}Vous jeun’s filles à marier,
Ne fait’s point trop les fines,
Prenez qui voudra vous aimer,
N’ soyez pas difficiles.
{{t4|{{sc|Refrain}}}}Craignez le vieux qui radote,
Ne va, ne vient, ni ne trotte,
Prenez plutôt des maris,
Qui saut’nt, qui rient, qui babillent,
Prenez plutôt des maris,
Qui toujours soient réjouis.|
sf}}
{{Brn|1}}
{{droite|{{t|''(Chanson recueillie dans la forêt de la Guerche.)''|80}}}}<noinclude>
<references/></noinclude>
h1sup7kspa4qol04mqxt1er7l0eaoa5
Chansons de la Haute-Bretagne/Le Vieillard qui radote
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2026-08-25T12:54:56Z
CetaGM
69905
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Cliomarc
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cliomarc" />{{nr||LYON PITTORESQUE|125}}</noinclude>{{s|xviii}}, sur les dessins de Decotte. Il se dresse, en retrait sur la façade, à une
hauteur de plus de cinquante mètres, portant sur chacune de ses [quatres|quatre] faces un cadran. Le 26 novembre 1647, le Consulat avait retenu, pour la construction de l’horloge, le sieur Faure, horloger à Bourg en Bresse, « très expert et très adroit en son art ». Mais ce fut Daniel Bon qu’on en chargea définitivement et qui reçut pour ce travail 8300 livres. L’horloge ayant été détruite dans l’incendie, un nouveau mouvement fut établi par les frères Nourisson.
[[File:Hôtel de ville Pavillons de la cour d'honneur.jpg|300px|right]]
Dans un oculus ouvert du côté de la place des Terreaux, est suspendue une boule, mi-noire,
mi-dorée, qui, par sa position, indique, grâce à un mécanisme spécial, la phase de la lune. Le bourdon, d’une belle tonalité, est fêlé depuis plusieurs années. Il ne se faisait, du reste, plus entendre qu’une fois l’an, à l’occasion de la fête nationale. Pourquoi ne pas le
refondre et le rendre à son emploi primitif, qui était de convoquer les conseillers de
ville, les jours de séance ?
Une figure équestre de Louis XIV, exécutée en demi-bosse par Mare Chabry, occupait le tympan. Sous la Révolution, on la remplaça par la Liberté et l’Egalité, plâtre de Chinard. La Restauration y mit la statue de Henri IV, due à Legendre-Hérald ; cette préférence accordée à l’aïeul sur son petit-fils, premier occupant, s’explique d’autant moins que le Béarnais est, de tous nos rois, celui qui a porté les plus graves atteintes à notre ancienne constitution municipale.
Pratiquée dans une sorte de niche circulaire, l’entrée principale est flanquée de deux<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence II, 1935.djvu/22
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Rafavannay
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La phrase suivante est des plus intéressantes, et éclaire on ne peut mieux l’état des choses : ''La né apré ie l{{t|ė|80}} né ꞓorda k’ijyõ po ꞓẽ k{{t|ė|80}} l{{t|ė|80}} mõ{{t|un|80}}do iã pro{{t|u|80}} vèl̮a lo né dèã'' (la nuit suivante c’est la nuit sourde qu’on appelle ainsi parce que les gens ont assez veillé la nuit précédente). On remarque que le sujet du verbe « ''ie'' » se trouve à l’accusatif, et n’apparaît plus que comme expression de temps adverbialisée{{erratum|.|. ''né'' est masc. la {{3e}} fois.}}
On constate un phénomène de même genre dans : ''kã vĩ lo me{{t|i|80}} d’O'' (quand vient le mois d’Août) ; ''kã vĩ lo zo de puyĕ'' (quand arrive le jour de monter à l’alpage). Mais si on a encore le nominatif dans : ''vĩdré efe{{t|i|80}} l{{t|ė|80}} tẽ k{{t|ė|80}}…'' (le temps viendra enfin où...), c’est parce que le verbe « ''ĕni'' » ne semble s’employer impersonnellement que dans la tournure consacrée « ''kã vĩ'' », et aux temps fréquents tels que le présent et le passé indéfini.
Que l’accusatif de temps est vivace à Hér., la phrase suivante en fait foi : ''ir{{t|ė|80}} lo trejyèmo ko'' (c’était la troisième fois) ; ici l’on attendrait « ''l{{t|ė|80}}'' ».
{{il}}
{{§|{{MotAncre|563}}}}. {{2°}} Dans les expressions de lieu et de manière : ''e{{t|i|80}}ṣa̩ lo lõ di tsaaꞓ{{t|ė|80}}'' (rester le long des poutres, c.-à-d. au coin des granges) ; ''ala lo dre{{t|i|80}} d{{t|ė|80}} la laj{{t|ė|80}}'' (aller droit vers le mélèze). Bien entendu qu’on peut considérer « ''lo lõ'' » et « ''lo dre{{t|i|80}}'' » comme de simples prépositions. ''tsã{{t|m|80}}b ena lo drek'' (les jambes en l’air) ; ''téṣa ba lo drek'' (la tête en bas) ; ici, par contre, on est en présence de locutions adverbiales.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|564}}}}. L’accusatif s’est en partie pétrifié dans l’expression superlative masc. « ''lo pló'' » : ''è lo pló ẽdèn̮o d{{t|ė|80}} to''(''t'') (c’est la chose la plus indigne) ; ''ꞓõ lo pló lãma'' (ce sont les plus<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Sous la colonnade, le roi et les grands dignitaires tenaient conseil, les gardes et les amazones organisaient une sorte de campement pour la nuit. Farandoul passa l’inspection des appartements sacrés et reconnut qu’ils donnaient de tous côtés sur des cours intérieures ; ils étaient tout à fait isolés des autres bâtiments du palais et à peu près défendables. Il aperçut dans toutes les cours des postes de gardes bloquant étroitement tout... »
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Sous la colonnade, le roi et les grands dignitaires tenaient conseil, les gardes et les amazones
organisaient une sorte de campement pour la
nuit. Farandoul passa l’inspection des appartements sacrés et reconnut qu’ils donnaient de tous
côtés sur des cours intérieures ; ils étaient tout à
fait isolés des autres bâtiments du palais et à peu
près défendables. Il aperçut dans toutes les cours
des postes de gardes bloquant étroitement toutes
les issues ; sans perdre de temps, il mit quelques
marins en observation et revint avec les autres
dans la salle centrale.
— Attendons les événements, dit-il avec philosophie ; notre début est mauvais à Siam, mais
nous tâcherons de nous en tirer tout de même.
Vers le matin, après un repos de quelques
heures, il revint aux fenêtres avec Mandibul et
l’interprète. La situation n’avait pas changé,
gardes et amazones étaient à leurs postes, seuls le
roi et les grands dignitaires avaient disparu.
''Affaire Farandoul. — Le tribunal des Talapoins.''
— Ah çà ! pourquoi n’attaquent-ils point ? demanda Mandibul.
— Que le dieu des enfers m’épargne ! s’écria l’interprète, vous ignorez<noinclude>
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Denis Gagne52
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}}Sous la colonnade, le roi et les grands dignitaires tenaient conseil, les gardes et les amazones
organisaient une sorte de campement pour la
nuit. Farandoul passa l’inspection des appartements sacrés et reconnut qu’ils donnaient de tous
côtés sur des cours intérieures ; ils étaient tout à
fait isolés des autres bâtiments du palais et à peu
près défendables. Il aperçut dans toutes les cours
des postes de gardes bloquant étroitement toutes
les issues ; sans perdre de temps, il mit quelques
marins en observation et revint avec les autres
dans la salle centrale.
— Attendons les événements, dit-il avec philosophie ; notre début est mauvais à Siam, mais
nous tâcherons de nous en tirer tout de même.
Vers le matin, après un repos de quelques
heures, il revint aux fenêtres avec Mandibul et
l’interprète. La situation n’avait pas changé,
gardes et amazones étaient à leurs postes, seuls le
roi et les grands dignitaires avaient disparu.
— Ah çà ! pourquoi n’attaquent-ils point ? demanda Mandibul.
— Que le dieu des enfers m’épargne ! s’écria l’interprète, vous ignorez<noinclude>
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Kasskass
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}}Sous la colonnade, le roi et les grands dignitaires tenaient conseil, les gardes et les amazones
organisaient une sorte de campement pour la
nuit. Farandoul passa l’inspection des appartements sacrés et reconnut qu’ils donnaient de tous
côtés sur des cours intérieures ; ils étaient tout à
fait isolés des autres bâtiments du palais et à peu
près défendables. Il aperçut dans toutes les cours
des postes de gardes bloquant étroitement toutes
les issues ; sans perdre de temps, il mit quelques
marins en observation et revint avec les autres
dans la salle centrale.
— Attendons les événements, dit-il avec philosophie ; notre début est mauvais à Siam, mais
nous tâcherons de nous en tirer tout de même.
Vers le matin, après un repos de quelques
heures, il revint aux fenêtres avec Mandibul et
l’interprète. La situation n’avait pas changé,
gardes et amazones étaient à leurs postes, seuls le
roi et les grands dignitaires avaient disparu.
— Ah çà ! pourquoi n’attaquent-ils point ? demanda Mandibul.
— Que le dieu des enfers m’épargne ! s’écria l’interprète, vous ignorez<noinclude>
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Discussion Livre:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence II, 1935.djvu
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Rafavannay
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/* Choix éditoriaux */ nouvelle section
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== Choix éditoriaux ==
Voir ceux du tome I : [[Discussion Livre:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu#Choix éditoriaux|ici]] — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 25 août 2026 à 13:02 (UTC)
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Rafavannay
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text/x-wiki
== Choix éditoriaux ==
Voir ceux du tome I : [[Discussion Livre:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu#Choix éditoriaux|ici]] — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 25 août 2026 à 13:02 (UTC)
== Erratum et corrections ==
Pour consulter l’erratum : [[Essai sur le patois d’Hérémence/II/Erratum|Erratum]].
{{Liste des corrections|avec=corr}}
— [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 25 août 2026 à 13:02 (UTC)
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/Erratum
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Rafavannay
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/* Relu et corrigé */ création de la page
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Page:Lyon pittoresque - Auguste Bleton - 1896.pdf/186
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Cliomarc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cliomarc" />{{nr|126|LYON PITTORESQUE|}}</noinclude>colonnes de porphyre, provenant du rocher de Pierre-Rouge, à Vimines en Savoie. L’extraction de ces deux fûts dut être autorisée par le Sénat de Chambéry, et le transport
se fit par eau, du Bourget à Lyon. La dépense s’est élevée à 6216 livres 13 sols.
Une légende prétend que l’architecte serait mort de chagrin, à la suite des critiques
qui lui furent adressées sur l’étroitesse de cette porte. Nous pouvons hardiment mettre
cette histoire à côté de celle de Desjardins ou de Lemot, se désespérant parce qu’il
s’aperçut, après la fonte du Louis XIV de Bellecour, qu’il avait oublié de mettre des
éperons au grand roi. Disons de plus que l’addition d’un étage à la façade a faussé les
rapports de grandeur entre la porte et l’édifice.
Beaucoup de Lyonnais ont encore connu les deux fontaines qui étaient appliquées contre l’hôtel de ville, au pied des deux pavillons. D’un style un peu lourd, elles ne déparaient point la façade, égayant les abords du palais de leur double filet d’eau et du va-et-vient des ménagères qui venaient emplir leur seau. Ces fontaines étaient l’œuvre de Michel Perrache, auquel il fut payée, le 22 juillet 1730, pour le montant de la construction, une somme de quatre mille livres. Elles ont été supprimées en 1857 ; l’une d’elles se voit encore à Fourvière.
C’est à Fourvière qu’avait déjà trouvé un refuge la première en date des fontaines
érigées au milieu de la place des Terreaux. Une pyramide en formait le motif principal,
quatre lions marins lançaient l’eau dans des bassins. Mais ses proportions mesquines la
firent bientôt supprimer, et, dès l’année 1661, on en élevait une autre qui semble avoir
consisté en un massif de rochers. Celle-ci disparaît à son tour et fait place à une construction ornée d’un dragon de bronze. Finalement, on en débarrassa la place, sur laquelle notre siècle a repris une série d’expériences dont nous ne tiendrions pas la fin, s’il fallait en croire certains racontars. Il manquait surtout à ces anciennes fontaines ce qui manque aux nôtres : de l’eau. Celles de Bellecour étant alimentées par une machine
hydraulique qui puisait au Rhône, on essaya du même système. Mais le résultat obtenu
était médiocre, et le Consulat dut acheter des sources à la Croix-Rousse.
{{-|2}}
Le vestibule de l’hôtel de ville, largement voûté en are surbaissé, et d’un libre accès, a tout à la fois un air grand et hospitalier, qui sied bien à l’entrée d’un palais communal. Il était autrefois orné des bustes de Philippe le Bel, de Charles VIII, de Henri IV et de Louis XIV. On y voit maintenant le Rhône et la Saône, des frères Coustou. Des deux salles qui ouvrent directement sur le vestibule, celle de droite était affectée aux réunions de la chambre de l’Abondance ; celle de gauche, à la juridiction de la police.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/501
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Kasskass
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" />{{nr|494|VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude>donc que les prescriptions de la religion sont formelles ! Le roi est une émanation de Bouddha, ses {{unité|800|femmes}} participent à sa sainteté et sont
considérées comme une parcelle de la divinité, émanation de l’émanation
suprême ! Tout être humain qui pénètre dans les appartements est criminel
de lèse-divinité et doit périr dans les tourments. Voilà pourquoi personne
n’ose venir nous arrêter…
— Alors, comme nous n’avons pas du tout l’intention de livrer nos
personnes en expiation du crime de lèse-Bouddha, la chose peut durer
longtemps. Soit ! nous ne sommes pas pressés.
— Et des vivres ! s’écria Mandibul.
— Des vivres ? Eh bien, et les épouses sacrées ? nous partagerons leurs
repas, quand il y en a pour 800 il y en a bien pour 820. — Allons ! interprète,
demandez aux femmes du roi à quelle heure on déjeune !
— Bravo ! Nous n’avions qu’un pied dans le crime, nous allons nous y
enfoncer tout à fait ! Ce sera bien fait pour Siam !…
Les {{unité|800|épouses}}, à peu près rassurées depuis la veille, se pressaient dans
la grande salle, Farandoul leur fit demander la permission de s’inviter sans
façon à leurs repas, ce à quoi elles acquiescèrent d’un commun accord. Les
esclaves, en voyant les préparatifs de ce nouveau sacrilège, tremblèrent de la
tête aux pieds et s’attendirent à l’intervention de Bouddha lui-même. Mais
les vivres étant arrivés des cuisines royales comme à l’ordinaire, ils virent
les marins, assis par terre auprès des épouses du roi, avaler sans trouble cette
nourriture sacrée.
Comme, même parmi les émanations de Bouddha, on observe une certaine
hiérarchie, les {{unité|800|femmes}} du roi de Siam se divisaient en épouses de première classe, épouses de seconde et épouses de troisième classe. Farandoul
et Mandibul furent seuls admis à la table des cinquante épouses de première
classe, le reste des marins partagea le repas des épouses de second rang.
Les factionnaires ne furent pas oubliés, quelques dames, doucement
émues, leur portèrent quelques petits plats et des bouteilles de vin de coco
léger et mousseux.
Seul l’interprète refusa de prendre part au déjeuner et se nourrit exclusivement de perspectives de supplices variés. À chaque plat, c’est-à-dire en se
remémorant tour a tour chacun des supplices usités à Siam, il poussait un
sombre gémissement.
Dans l’après-midi de ce jour, un grand bruit sous la colonnade attira les
marins aux fenêtres. Le roi venait d’arriver abrité sous le fameux parasol à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/502
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Kasskass
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « sept étages, insigne de la royauté ; les mandarins le suivaient sous des parasols à trois étages seulement. Derrière la cour, s’avançait, entre deux haies d’amazones, un long cortège de bonzes et de talapoins. Le roi était allé s’asseoir sur un siège préparé pour sa personne sacrée, et mandarins et bonzes s’étaient accroupis autour de lui. — On dirait un commencement de cérémonie, dit Farandoul. L’interprète trainé aux fenêtres n... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" />{{nr||VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|495}}
{{séparateur|l}}</noinclude>sept étages, insigne de la royauté ; les mandarins le suivaient sous des
parasols à trois étages seulement. Derrière la cour, s’avançait, entre deux
haies d’amazones, un long cortège de bonzes et de talapoins. Le roi était
allé s’asseoir sur un siège préparé pour sa personne sacrée, et mandarins et
bonzes s’étaient accroupis autour de lui.
— On dirait un commencement de cérémonie, dit Farandoul.
L’interprète trainé aux fenêtres n’eut besoin que d’un coup d’œil pour
reconnaître de quelle cérémonie il s’agissait.
''Arrivée solennelle de la soupe dans''
''les appartements sacrés.''
— Les bonzes de la grande pagode de Wat-chan ! s’écria-t-il, on va nous
juger ! ô Bouddha, sauve-moi !
En effet, tout semblait s’organiser pour une audience solennelle. Farandoul et ses marins allaient fournir à Siam une belle et bonne cause célèbre,
et la gravité des assistants, l’air solennel et indigné des bonzes, tout enfin
indiquait que cette cause célèbre devait se terminer autrement que par l’acquittement des accusés.
Le procès commença bientôt selon toutes les règles de la justice siamoise.
Les accusés furent d’abord sommés de se livrer au tribunal, mais sur leur
refus on se contenta de leur présence aux fenétres pour ouvrir les débats.
L’interprète eut besoin d’être porté à une fenêtre et calé par quatre
vigoureux marins pour avoir la force d’écouter sans s’évanouir le {{tiret|réquisi|toire}}<noinclude>
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Kasskass
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parasols à trois étages seulement. Derrière la cour, s’avançait, entre deux
haies d’amazones, un long cortège de bonzes et de talapoins. Le roi était
allé s’asseoir sur un siège préparé pour sa personne sacrée, et mandarins et
bonzes s’étaient accroupis autour de lui.
— On dirait un commencement de cérémonie, dit Farandoul.
L’interprète traîné aux fenêtres n’eut besoin que d’un coup d’œil pour
reconnaître de quelle cérémonie il s’agissait.
''Arrivée solennelle de la soupe dans''
''les appartements sacrés.''
— Les bonzes de la grande pagode de Wat-chan ! s’écria-t-il, on va nous
juger ! ô Bouddha, sauve-moi !
En effet, tout semblait s’organiser pour une audience solennelle. Farandoul et ses marins allaient fournir à Siam une belle et bonne cause célèbre,
et la gravité des assistants, l’air solennel et indigné des bonzes, tout enfin
indiquait que cette cause célèbre devait se terminer autrement que par l’acquittement des accusés.
Le procès commença bientôt selon toutes les règles de la justice siamoise.
Les accusés furent d’abord sommés de se livrer au tribunal, mais sur leur
refus on se contenta de leur présence aux fenêtres pour ouvrir les débats.
L’interprète eut besoin d’être porté à une fenêtre et calé par quatre
vigoureux marins pour avoir la force d’écouter sans s’évanouir le {{tiret|réquisi|toire}}<noinclude>
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Denis Gagne52
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haies d’amazones, un long cortège de bonzes et de talapoins. Le roi était
allé s’asseoir sur un siège préparé pour sa personne sacrée, et mandarins et
bonzes s’étaient accroupis autour de lui.
— On dirait un commencement de cérémonie, dit Farandoul.
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— Les bonzes de la grande pagode de Wat-chan ! s’écria-t-il, on va nous
juger ! ô Bouddha, sauve-moi !
En effet, tout semblait s’organiser pour une audience solennelle. Farandoul et ses marins allaient fournir à Siam une belle et bonne cause célèbre,
et la gravité des assistants, l’air solennel et indigné des bonzes, tout enfin
indiquait que cette cause célèbre devait se terminer autrement que par l’acquittement des accusés.
Le procès commença bientôt selon toutes les règles de la justice siamoise.
Les accusés furent d’abord sommés de se livrer au tribunal, mais sur leur
refus on se contenta de leur présence aux fenêtres pour ouvrir les débats.
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Kasskass
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allé s’asseoir sur un siège préparé pour sa personne sacrée, et mandarins et
bonzes s’étaient accroupis autour de lui.
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L’interprète traîné aux fenêtres n’eut besoin que d’un coup d’œil pour
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— Les bonzes de la grande pagode de Wat-chan ! s’écria-t-il, on va nous
juger ! ô Bouddha, sauve-moi !
En effet, tout semblait s’organiser pour une audience solennelle. Farandoul et ses marins allaient fournir à Siam une belle et bonne cause célèbre,
et la gravité des assistants, l’air solennel et indigné des bonzes, tout enfin
indiquait que cette cause célèbre devait se terminer autrement que par l’acquittement des accusés.
Le procès commença bientôt selon toutes les règles de la justice siamoise.
Les accusés furent d’abord sommés de se livrer au tribunal, mais sur leur
refus on se contenta de leur présence aux fenêtres pour ouvrir les débats.
L’interprète eut besoin d’être porté à une fenêtre et calé par quatre
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence II, 1935.djvu/23
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Rafavannay
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{sc|cas}}|279|b=<hr>}}</noinclude>aimés). Dans le second exemple on remarquera le sing. pour le plur. J’ai cependant relevé le nominatif une fois : ''è l{{t|ė|80}} pló tristo ru᷑nafata'' (c’est le plus triste mauvais sujet), et dans ''l{{t|ė|80}} pyĕ'' (le pire), sujet du verbe.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|565}}}}. Un autre empiétement de l’accusatif sur le nominatif se rencontre devant le mot « ''mõ{{t|un|80}}do'' » (le monde) : ''to lo mõ{{t|un|80}}do lo ꞓa'' (tout le monde le sait), tournure qui figure deux fois dans les textes. Comme « ''mõ{{t|un|80}}do » signifie « monde » au sing. et « gens » au plur., peut-être faudrait-il voir dans l’emploi de l’accus. un moyen de différencier les deux sens.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|566}}}}. De même qu’en v. fr., on trouve le nominatif pour l’accusatif après certains verbes : ''c̑la féṣa lé ie tenwă po lė plo bèla dė to l’ã'' (cette fête-là est considérée la plus belle de l’année) ; ''ae n{{t|o|80}}ũ lė pĕti Jyã'' (il s’appelait le petit Jean) ; ''u pai k’ijyõ lė Frãs{{t|è|80}}'' (au pays qu’on appelle la France) ; ''i a fe lė k{{t|o|80}}ūtẽ'' (il a prétendu être content). D’autre part, on lit : ''tù t{{t|ė|80}} faré lo malado'' (toi tu feras le malade ) ; ''ꞓé ofiꞓyĕ ꞓ’e fe lo bõ{{t|n|80}} ami'' (cet officier s’est déclaré leur ami), et l’accusatif s’explique naturellement par le fait que « ''lo malado'' » et « ''lo bõ{{t|n|80}} ami'' » se rapportent aux accusatifs « ''t{{t|ė|80}}'' » et « ''ꞓ{{t|ė|80}}'' » (te et se).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|567}}}}. Enfin : ''ꞓat ec̑u lo botꞓye''(''{{t|t|80}}''), ''tre gro lo pole{{t|t|80}}'' ([je vends à] sept écus le taurillon et à trois gros le coq), est une preuve que Hér. observe rigidement l’accusatif, puisqu’ici le verbe n’étant pas exprimé, le sentiment de l’accusatif aurait pu disparaître.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|568}}}}. Quant aux autres cas il n’y a guère à observer que : {{1°}} La possession s’exprime souvent au moyen de la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rafavannay
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{{§|{{MotAncre|565}}}}. Un autre empiétement de l’accusatif sur le nominatif se rencontre devant le mot « ''mõ{{t|un|80}}do'' » (le monde) : ''to lo mõ{{t|un|80}}do lo ꞓa'' (tout le monde le sait), tournure qui figure deux fois dans les textes. Comme « ''mõ{{t|un|80}}do » signifie « monde » au sing. et « gens » au plur., peut-être faudrait-il voir dans l’emploi de l’accus. un moyen de différencier les deux sens.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|566}}}}. De même qu’en v. fr., on trouve le nominatif pour l’accusatif après certains verbes : ''c̑la féṣa lé ie tenwă po lė plo bèla dė to l’ã'' (cette fête-là est considérée la plus belle de l’année) ; ''ae n{{t|o|80}}ũ lė pĕti Jyã'' (il s’appelait le petit Jean) ; ''u pai k’ijyõ lė Frãs{{t|è|80}}'' (au pays qu’on appelle la France) ; ''i a fe lė k{{t|o|80}}ūtẽ'' (il a prétendu être content). D’autre part, on lit : ''tù t{{t|ė|80}} faré lo malado'' (toi tu feras le malade ) ; ''ꞓé ofiꞓyĕ ꞓ’e fe lo bõ{{t|n|80}} ami'' (cet officier s’est déclaré leur ami), et l’accusatif s’explique naturellement par le fait que « ''lo malado'' » et « ''lo bõ{{t|n|80}} ami'' » se rapportent aux accusatifs « ''t{{t|ė|80}}'' » et « ''ꞓ{{t|ė|80}}'' » (te et se).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|567}}}}. Enfin : ''ꞓat ec̑u lo botꞓye''(''{{t|t|80}}''), ''tre gro lo pole{{t|t|80}}'' ([je vends à] sept écus le taurillon et à trois gros le coq), est une preuve que Hér. observe rigidement l’accusatif, puisqu’ici le verbe n’étant pas exprimé, le sentiment de l’accusatif aurait pu disparaître.
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Page:Lyon pittoresque - Auguste Bleton - 1896.pdf/187
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Cliomarc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cliomarc" />{{nr||LYON PITTORESQUE|127}}</noinclude>Trois arcades ouvertes mettent le vestibule en communication avec la cour d'honneur.
[[File:Façade de l'église de l'ancien collège des Jésuites, rue de la Bourse.jpg|500px|centré]]
Des pavillons, avec toiture en dôme carré et lanterne à jour, terminent les corps de logis
à deux étages qui bordent la cour de chaque côté. Au fond, elle est limitée par un {{tiret|péri|péristyle}}<noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/503
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Kasskass
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" />{{nr|496|VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude>{{tiret2|réquisi|toire}} du ministre de la police. Farandoul dut lui administrer quelques doses
de courage sous forme de bourrades, pour le décider à élever la voix devant
l'auguste tribunal. En dernier ressort, l’application d’un sabre dans les reins
le réconforta tout à fait. Il prit la parole et expliqua aux bonzes que les
marins n’étaient venus au palais qu’avec l’intention de mettre leur courage
et leurs forces au service de Sa Majesté le roi de Siam et spécialement pour
lui offrir de se mettre à la recherche de l’éléphant blanc disparu. Enfin il
ajouta en terminant que les marins regrettaient profondément d’être entrés
par erreur dans les appartlements sacrés, mais ne se considéraient pas comme
criminels pour cette inadvertance.
Une foudroyante réplique du mandarin de la police terrassa littéralement l’interprète. Nao-ching développa l’accusation, montra l’horreur du
crime commis contre les lois religieuses et somma encore une fois les marins
de se livrer a la justice.
Farandoul dédaignant de répondre à l’invitation, le chef des bonzes se
leva et déclara les marins et l’interprète convaincus du forfait.
Après une courte délibération entre les bonzes et les ministres, l’assemblée condamna les coupables ''à avoir la tête tranchée par le sabre, pour le crime atroce, inouï et à jamais exécrable d’avoir pénétré dans les appartements sacrés de la première épouse de première classe Lang-lo-chang.''
Le verdict de la justice traduit par l’interprète fut très mal accueilli par
les marins ; ils poussèrent un cri de colère et brandirent sabres et revolvers.
— Venez donc les cueillir, nos têtes ! s’écria Tournesol, venez donc un
peu pour voir !
— Bah ! bah ! calmons-nous, fit Mandibul, qu’est-ce que ça nous fait
puisqu’on ne peut pas venir nous arrêter ! nous sommes bien ici, restons-y !
— Bravo ! Sultans à perpétuité !
— Silence ! s’écria Farandoul, ce n’est pas fini, nos juges reprennent la
séance.
En effet les bonzes avaient repris leur attitude sévère pour écouter
un deuxième discours du mandarin de la police Nao-ching. L’interprète, un
peu plus calme depuis sa condamnation, reprit ses fonctions ; le discours de
Nao-ching était un second réquisitoire à peu près conçu dans les mêmes
termes.
Les bonzes délibérèrent encore une fois et enfin le président du tribunal
condamna encore les marins « ''à avoir la tête tranchée par le sabre pour le
crime atroce, inouï et à jamais exécrable d’avoir pénétré dans les {{tiret|appar|tements}}''<noinclude>
<references/></noinclude>
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Kasskass
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de courage sous forme de bourrades, pour le décider à élever la voix devant
l'auguste tribunal. En dernier ressort, l’application d’un sabre dans les reins
le réconforta tout à fait. Il prit la parole et expliqua aux bonzes que les
marins n’étaient venus au palais qu’avec l’intention de mettre leur courage
et leurs forces au service de Sa Majesté le roi de Siam et spécialement pour
lui offrir de se mettre à la recherche de l’éléphant blanc disparu. Enfin il
ajouta en terminant que les marins regrettaient profondément d’être entrés
par erreur dans les appartlements sacrés, mais ne se considéraient pas comme
criminels pour cette inadvertance.
Une foudroyante réplique du mandarin de la police terrassa littéralement l’interprète. Nao-ching développa l’accusation, montra l’horreur du
crime commis contre les lois religieuses et somma encore une fois les marins
de se livrer a la justice.
Farandoul dédaignant de répondre à l’invitation, le chef des bonzes se
leva et déclara les marins et l’interprète convaincus du forfait.
Après une courte délibération entre les bonzes et les ministres, l’assemblée condamna les coupables ''à avoir la tête tranchée par le sabre, pour le crime atroce, inouï et à jamais exécrable d’avoir pénétré dans les appartements sacrés de la première épouse de première classe Lang-lo-chang.''
Le verdict de la justice traduit par l’interprète fut très mal accueilli par
les marins ; ils poussèrent un cri de colère et brandirent sabres et revolvers.
— Venez donc les cueillir, nos têtes ! s’écria Tournesol, venez donc un
peu pour voir !
— Bah ! bah ! calmons-nous, fit Mandibul, qu’est-ce que ça nous fait
puisqu’on ne peut pas venir nous arrêter ! nous sommes bien ici, restons-y !
— Bravo ! Sultans à perpétuité !
— Silence ! s’écria Farandoul, ce n’est pas fini, nos juges reprennent la
séance.
En effet les bonzes avaient repris leur attitude sévère pour écouter
un deuxième discours du mandarin de la police Nao-ching. L’interprète, un
peu plus calme depuis sa condamnation, reprit ses fonctions ; le discours de
Nao-ching était un second réquisitoire à peu près conçu dans les mêmes
termes.
Les bonzes délibérèrent encore une fois et enfin le président du tribunal
condamna encore les marins « ''à avoir la tête tranchée par le sabre pour le crime atroce, inouï et à jamais exécrable d’avoir pénétré dans les {{tiret|appar|tements}}''<noinclude>
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Kasskass
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de courage sous forme de bourrades, pour le décider à élever la voix devant
l’auguste tribunal. En dernier ressort, l’application d’un sabre dans les reins
le réconforta tout à fait. Il prit la parole et expliqua aux bonzes que les
marins n’étaient venus au palais qu’avec l’intention de mettre leur courage
et leurs forces au service de Sa Majesté le roi de Siam et spécialement pour
lui offrir de se mettre à la recherche de l’éléphant blanc disparu. Enfin il
ajouta en terminant que les marins regrettaient profondément d’être entrés
par erreur dans les appartlements sacrés, mais ne se considéraient pas comme
criminels pour cette inadvertance.
Une foudroyante réplique du mandarin de la police terrassa littéralement l’interprète. Nao-ching développa l’accusation, montra l’horreur du
crime commis contre les lois religieuses et somma encore une fois les marins
de se livrer a la justice.
Farandoul dédaignant de répondre à l’invitation, le chef des bonzes se
leva et déclara les marins et l’interprète convaincus du forfait.
Après une courte délibération entre les bonzes et les ministres, l’assemblée condamna les coupables ''à avoir la tête tranchée par le sabre, pour le crime atroce, inouï et à jamais exécrable d’avoir pénétré dans les appartements sacrés de la première épouse de première classe Lang-lo-chang.''
Le verdict de la justice traduit par l’interprète fut très mal accueilli par
les marins ; ils poussèrent un cri de colère et brandirent sabres et revolvers.
— Venez donc les cueillir, nos têtes ! s’écria Tournesol, venez donc un
peu pour voir !
— Bah ! bah ! calmons-nous, fit Mandibul, qu’est-ce que ça nous fait
puisqu’on ne peut pas venir nous arrêter ! nous sommes bien ici, restons-y !
— Bravo ! Sultans à perpétuité !
— Silence ! s’écria Farandoul, ce n’est pas fini, nos juges reprennent la
séance.
En effet les bonzes avaient repris leur attitude sévère pour écouter
un deuxième discours du mandarin de la police Nao-ching. L’interprète, un
peu plus calme depuis sa condamnation, reprit ses fonctions ; le discours de
Nao-ching était un second réquisitoire à peu près conçu dans les mêmes
termes.
Les bonzes délibérèrent encore une fois et enfin le président du tribunal
condamna encore les marins « ''à avoir la tête tranchée par le sabre pour le crime atroce, inouï et à jamais exécrable d’avoir pénétré dans les {{tiret|appar|tements}}''<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|280|{{sc|syntaxe et lexicologie}}|b=<hr>}}</noinclude><section begin="II-1" />préposition « ''a'' » : ''ẽ pĕ̀ lo fr{{t|u|80}}õ u mulet'' (au front du mulet) ; ''porta lĕ-j-ẽfã a l̮ek'' (porter les enfants d’elle).
{{2°}} La personne intéressée est communément au datif ; ''ala ẽtsã i fayė (aller en champs aux brebis, c.-à-d. mener paître les brebis).<section end="II-1" />
<section begin="II-2" />{{t5|L’ARTICLE DÉFINI}}
{{§|{{MotAncre|569}}}}. Il est généralement employé devant les noms propres de baptême (sauf au vocatif) : ''l{{t|ė|80}} Zavyé'' (Xavier) ; ''l{{t|ė|80}} Katrĩ'' (Catherine) ; ''l{{t|ė|80}} Kazimi a no'' (notre Casimir) ; ''l{{t|ė|80}} Maryèt{{t|ė|80}} a no'' (notre Mariette) ; ''la toka du Sipriyẽ'' (l’idiote de Cyprien) ; etc.
Dans ces derniers groupes, l’art. déf. est, avec le pronom personnel, un substitut pour l’adjectif possessif.
L’art. déf. au lieu d’un possessif est un tour fort en usage à Hér., surtout devant les termes de parenté : ''a l’omo'' (à son mari) ; ''ãw{{t|ė|80}} ieṣė l{{t|ė|80}} par{{t|ė|80}}'' (où est ton père), 3 fois ; ''fìr{{t|ė|80}} pwir u par{{t|ė|80}}'' (faire peur à son père) ; ''{{erratum|roũna|r{{t|o|80}}u᷑na}} la fèna'' (grogner contre sa femme) ; ''ꞓaè pa k{{t|ė|80}} fìr{{t|ė|80}} du ko'' (il ne savait que faire de son propre corps = que devenir) ; ''ia to rĕ̀plèya u fouda̩'' (elle à tout ramassé dans son tablier).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|570}}}}. Omission de l’art. déf. — L’omission de l’art. déf. est un des traits d’archaïsme du pat. d’Hér. qui le distingue le plus nettement du français moderne. L’art. déf. s’omet dans une foule de phrases adverbiales exprimant des rapports de temps, de lieu et de manière : ''a komẽs{{t|é|80}}mẽ'' (au commencement) ; ''tẅi a ko'' (tous à la fois) ; ''a Tsalẽ{{t|n|80}}d{{t|ė|80}}'' (à Noël) ; ''a bu du tẽ'' (au bout du temps) ; ''pe ꞓẽ Mitꞓyè'' (vers la Saint-Michel) ; ''pe féṣa d’O'' (aux fêtes d’Août) ;<section end="II-2" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|280|{{sc|syntaxe et lexicologie}}|b=<hr>}}</noinclude><section begin="II-1" />préposition « ''a'' » : ''ẽ pĕ̀ lo fr{{t|u|80}}õ u mulet'' (au front du mulet) ; ''porta lĕ-j-ẽfã a l̮ek'' (porter les enfants d’elle).
{{2°}} La personne intéressée est communément au datif ; ''ala ẽtsã i fayė (aller en champs aux brebis, c.-à-d. mener paître les brebis).<section end="II-1" />
<section begin="II-2" />{{t5|L’ARTICLE DÉFINI}}
{{§|{{MotAncre|569}}}}. Il est généralement employé devant les noms propres de baptême (sauf au vocatif) : ''l{{t|ė|80}} Zavyé'' (Xavier) ; ''l{{t|ė|80}} Katrĩ'' (Catherine) ; ''l{{t|ė|80}} Kazimi a no'' (notre Casimir) ; ''l{{t|ė|80}} Maryèt{{t|ė|80}} a no'' (notre Mariette) ; ''la toka du Sipriyẽ'' (l’idiote de Cyprien) ; etc.
Dans ces derniers groupes, l’art. déf. est, avec le pronom personnel, un substitut pour l’adjectif possessif.
L’art. déf. au lieu d’un possessif est un tour fort en usage à Hér., surtout devant les termes de parenté : ''a l’omo'' (à son mari) ; ''ãw{{t|ė|80}} ieṣė l{{t|ė|80}} par{{t|ė|80}}'' (où est ton père), 3 fois ; ''fìr{{t|ė|80}} pwir u par{{t|ė|80}}'' (faire peur à son père) ; ''{{erratum|roũna|r{{t|o|80}}u᷑na}} la fèna'' (grogner contre sa femme) ; ''ꞓaè pa k{{t|ė|80}} fìr{{t|ė|80}} du ko'' (il ne savait que faire de son propre corps = que devenir) ; ''ia to rĕ̀plèya u fouda̩'' (elle à tout ramassé dans son tablier).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|570}}}}. {{sp|.1em|Omission de l’art. déf}}. — L’omission de l’art. déf. est un des traits d’archaïsme du pat. d’Hér. qui le distingue le plus nettement du français moderne. L’art. déf. s’omet dans une foule de phrases adverbiales exprimant des rapports de temps, de lieu et de manière : ''a komẽs{{t|é|80}}mẽ'' (au commencement) ; ''tẅi a ko'' (tous à la fois) ; ''a Tsalẽ{{t|n|80}}d{{t|ė|80}}'' (à Noël) ; ''a bu du tẽ'' (au bout du temps) ; ''pe ꞓẽ Mitꞓyè'' (vers la Saint-Michel) ; ''pe féṣa d’O'' (aux fêtes d’Août) ;<section end="II-2" /><noinclude>
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{{tiret2|appar|tements}} sacrés de la seconde épouse de
première classe Kaïlaa. »
— Comment, encore une fois ? murmura Mandibul, c’est un peu fort !
— Attendez ! attendez ! fit l’interprète.
Le mandarin Nao-ching reprit la parole pour un troisième réquisitoire, et les
bonzes, après une troisième délibération
aussi longue que les deux premières,
condamnèrent les marins « ''à avoir la tête tranchée par le sabre pour avoir pénétré dans les appartements sacrés de la troisième épouse de première classe Mith-ta.'' »
— Comment, toujours alors ? s’écria Mandibul, quelle cruauté chez ces
Asiatiques !
En deux heures, les marins furent encore condamnés à avoir la tête
tranchée pour avoir pénétré dans les appartements sacrés de la quatrième,<noinclude>
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première classe Kaïlaa.'' »
— Comment, encore une fois ? murmura Mandibul, c’est un peu fort !
— Attendez ! attendez ! fit l’interprète.
Le mandarin Nao-ching reprit la parole pour un troisième réquisitoire, et les
bonzes, après une troisième délibération
aussi longue que les deux premières,
condamnèrent les marins « ''à avoir la tête tranchée par le sabre pour avoir pénétré dans les appartements sacrés de la troisième épouse de première classe Mith-ta.'' »
— Comment, toujours alors ? s’écria Mandibul, quelle cruauté chez ces
Asiatiques !
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— Attendez ! attendez ! fit l’interprète.
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cliomarc" />{{nr|128|LYON PITTORESQUE|}}</noinclude>{{tiret2|style|péristyle}} demi-circulaire qu’on a eu la malheureuse idée de surmonter d’une galerie vitrée, lors des travaux d’appropriation effectués en 1857. C’est une des plus graves atteintes qu’ait subies l’œuvre de Simon Maupin, qui se trouve comme amputée. Auparavant, la perspective s’étendait jusqu’à la place de la Comédie, et le coup-d’œil devait être encore plus grandiose, quand le regard allait se perdre dans les jardins, sacrifiés en 1754 pour y bâtir le théâtre. Cette malencontreuse galerie va heureusement disparaître.
[[File:Le marchand de marrons de la rue Menestrier.jpg|300px|left]]
De plus, la cour inférieure qui fait suite à la cour d’honneur s’est trouvée ainsi close au public. Jusqu’à cette époque, la circulation était libre, d’un bout de l’édifice à l’autre c’était, sous une forme monumentale, la tradition des allées de traverse, chères aux vieux Lyonnais. Le dimanche, quoique les rues latérales, fussent moins encombrées que maintenant par les voitures, les promeneurs ne manquaient jamais de traverser l’hôtel de ville, faisant, pour ainsi dire, acte de propriétaires qui visitent leur domaine.
Les deux pavillons de la place de la Comédie sont tels que Maupin les avait conçus. En 1768, le Consulat avait sottement autorisé Morand les architectes sont sans pitié pour l’œuvre d’autrui à élever, au-devant de ces pavillons, de petites boutiques en pierres de taille. Morand devait en percevoir le loyer pendant trente années pour l’indemniser de sa collaboration au théâtre ; après quoi, les boutiques restaient à la ville. Elles ont heureusement disparu en 1857.
Plus encore que l’extérieur, l’intérieur a souffert des successives appropriations que
l’édifice a reçues. Ce sont les pièces du premier étage, dans l’aile du nord, qui ont le
mieux conservé le caractère des derniers siècles. On ne saurait trop déplorer la désaffectation de l’ancienne salle des archives, que ses fenêtres solidement grillées signalaient aux passants, du côté de la rue Puits-Gaillot. De belles portes de fer défendaient l’entrée de ce sanctuaire historique ; sous sa voûte spacieuse, les titres et documents lyonnais s’alignaient dans des boiseries sculptées et garnies de riches ferrures. Mais ils ont dû<noinclude>
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/5
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/6
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/7
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cliomarc" />{{nr||LYON PITTORESQUE|129}}</noinclude>abandonner cet abri honorable pour l’hospitalité hasardeuse des greniers, et le temple
s’est transformé en vulgaire salle à manger.
{{-|2}}
Le jour où notre vieux collège tombera, l’art n’aura pas de grandes pertes à déplorer. Ce lourd assemblage de bâtiments d’âges différents a, néanmoins, le mérite de n’être point banal et retient davantage l’attention que ne le ferait quelque vaste caserne scolaire,
partagée en quartiers tous pareils et numérotés pour éviter la confusion.
L’église est un bizarre morceau d’architecture, tant par l’élévation exagérée de la
façade que par les deux tours carrées en avant-corps dont elle est flanquée. C’est l’œuvre
du frère Etienne Martellange qui appartenait à l’ordre des Jésuites, mais refusa l’honneur
de la prêtrise. La première pierre de l’église fut posée le 29 mai 1617, en présence du
Consulat, fondateur, propriétaire, directeur et administrateur du collège, ainsi qu’il
s’intitulait. Une partie des marbres, de nuances variées, qui décorent l’intérieur provient de la basilique des Macchabées, détruite en 1562, mais il est à croire que ces marbres avaient été autrefois tirés d’édifices antiques.
[[File:Portail de l'ancienne salle de spectacle du collège des Jésuites, rue Commarmot.jpg|300px|right]]
Le quadrilatère au nord de la rue Ménestrier représente la partie la plus ancienne des
constructions. Il occupe le tènement où s’élevaient les granges des confrères de la Trinité, l’endroit où ceux d’entre eux qui voulaient faire la partie de boules se réunissaient le dimanche, après vêpres. Mais le collège avait déjà franchi la rue du Pet-Etroit-dite par euphémisme, du Pas-Etroit-qui forme l’extrémité orientale de la rue du Bât-d’Argent. On y avait établi le pensionnat ; car les jésuites ne voulaient, d’abord que des externes, et, s’ils développèrent plus tard l’internat, ce fut sous la pression de l’autorité municipale.
Vers 1620, ils élevèrent une salle de déclamation et de jeux, qui était reliée au collège par une voûte jetée au-dessus de la rue. Les jésuites excellaient à organiser ces
exercices littéraires dont l’enseignement officiel a longtemps fait fi et auxquels un mouvement ramène nos lycées. Le difficile en cette matière est de rester dans la juste mesure.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/8
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/9
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/10
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/11
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/12
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/13
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/505
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Kasskass
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" />{{nr|498|VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude>de la cinquième, de la sixième et de la septième épouse de première classe.
Cette fois Mandibul quitta la fenêtre et retourna s’informer auprès
des épouses sacrées de l’heure du dîner.
— Condamné à avoir sept fois la tête tranchée ! murmurait-il, je sens
que j’ai besoin de forces…
Et pendant qu’il dégustait avec les femmes du roi les douceurs d’une
petite collation, les juges restés en séance le condamnèrent avec les autres
à subir encore cinq fois la décapitation par le sabre. À la treizième condamnation au supplice du sabre, Tournesol impatienté causa un scandale en
interpellant la cour par la fenêtre.
— Ça ne m’intéresse plus, votre décapitation par le sabre, s’écria-t-il,
tâchez de trouver autre chose de plus soigné, nous valons mieux que ça !
Séance tenante, le tribunal le condamna personnellement pour offenses graves à la Majesté Royale au supplice du ''pal grave précédé de trois cents coups de bâton sur la plante des pieds''. L’interprète lui ayant expliqué la
chose, Tournesol s’en alla tout fier de cette flatteuse distinction.
L’audience suspendue de midi à trois heures pour le repas et la sieste des
juges, se rouvrit avec la même solennité. De trois heures à huit heures du
soir, les marins furent condamnés dix-huit fois à être décollés, ce qui faisait
avec les treize condamnations de la matinée trente et une condamnations à
la décapitation, plus une particulière pour Tournesol.
Les marins, condamnés à perdre trente et une fois la tête, dînaient avec
les femmes du roi quand les juges levèrent la séance ; ils ne se dérangèrent
pas ; seuls, Farandoul et Mandibul coururent aux fenêtres pour saluer le tribunal et lui souhaiter une bonne nuit.
La soirée se passa très agréablement dans les appartements sacrés ; les
huit cents épouses du roi avaient repris leurs petites habitudes, les unes faisaient des dînettes de sucreries et de confitures ; les autres, aux sons des pianos
et des harpes, se livraient aux danses des bayadères. Farandoul et Mandibul
étaient l'objet d’attentions délicates de la part de tout le clan des épouses de
première classe ; on les servait, on leur offrait des rafraîchissements, on agitait au-dessus de leurs têtes d’immenses éventails de plumes.
Mandibul mit toutes les épouses sacrées dans la joie, en organisant une
gigantesque partie de colin-maillard qui dura jusqu’à minuit.
Les esclaves glabres se faisaient aussi petits que possible pour ne pas
contrarier leurs terribles hôtes. Farandoul était tranquille ; les barricades
établies aux portes rendaient toute invasion des Siamois impossible, {{tiret|précau|tion}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/14
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/18
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/19
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Discussion utilisateur:Mattgl
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Cliomarc
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cliomarc" />{{nr|130|LYON PITTORESQUE|}}</noinclude>[[File:Entrée de la rue Ménestrier sur le quai de Retz.jpg|300px|right]]Une représentation du ''Jugement universel'', donnée en 1007, avait duré trois jours. En 1682, les élèves exécutent, devant Anne d’Autriche et Marie de Médicis, le ballet d’''Aurore et Céphale'', mêlé de stances. L’année suivante, en présence de Louis XIII, c’est une tragédie : ''Philippe-Auguste à Bouvines'', et une pastorale : ''la Pucelle d’Orleans''. Tragédies, comédies et ballets se succèdent chaque année. Parmi ces derniers, il faut citer : ''l’Autel de Lyon consacré à Louis-Auguste'', balletnreprésenté devant Louis XIV, en 1658. Il est bon de se rappeler que les ballets, à cette époque, avaient généralement un caractère héroïque. Ils se composaient de danses nobles, mêlées parfois de scènes comiques, et le roi lui-même remplissait souvent un rôle dans les ballets de la cour.
Un jour de répétition, en 1673, le plancher de la salle des exercices s’effondra. Elle fut reconstruite, et c’est à ce moment qu’il faut attribuer le portail, encore existant rue
Commarmot, d’un style qui ferait plutôt penser à l’entrée d’un arsenal. Lorsque les oratoriens succédèrent aux jésuites, en 1763, les spectacles cessèrent. La ville aliéna bientôt ce bâtiment détaché, et le passage voûté, établi au-dessus de la rue, fut démoli. Pendant la période révolutionnaire, l’ancienne salle de spectacle servait aux réunions du Club central des Jacobins, c’est la que siégeait le farouche Châlier, dont la demeure se trouvait sur la place du Collège, maison du ''Grand-Tambour'', numéro 2 de l’actuelle rue de la Bourse.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion utilisateur:David ishara
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/20
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Rafavannay
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Discussion utilisateur:Menasanga
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/506
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Kasskass
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{tiret2|précau|tion}} inutile d’ailleurs, puisque les prescriptions solennelles de la religion défendaient sous peine de mort d’entrer dans les appartements sacrés. Le lendemain matin, à la même heure que la veille, arrivèrent les bonzes de la grande pagode, les ministres et le parasol du roi chargé de représenter le monarque et de présider à sa place. Ayant de commencer, le mandarin de la police rappela les trente et une condamnations à mort pr... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" />{{nr||VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|499}}
{{séparateur|l}}</noinclude>{{tiret2|précau|tion}} inutile d’ailleurs, puisque les prescriptions solennelles de la religion
défendaient sous peine de mort d’entrer dans les appartements sacrés.
Le lendemain matin, à la même heure que la veille, arrivèrent les bonzes
de la grande pagode, les ministres et le parasol du roi chargé de représenter
le monarque et de présider à sa place.
Ayant de commencer, le mandarin de la police rappela les trente et une
condamnations à mort prononcées la veille et demanda, parmi les gardes, des
hommes de bonne volonté pour aller appréhender les condamnés dans les
appartements sacrés, en avertissant toutefois les volontaires que l’on serait
obligé de les décapiter aussi dès leur retour, pour obéir aux lois religieuses.
Il n’y eut aucune hésitation pour les gardes, on ne se consulta même pas
et, d’un accord unanime, tout le régiment resta muet devant la proposition.
Le mandarin Nao-ching commença son trente-deuxième réquisitoire. Les
bonzes délibérèrent et prononcèrent une trente-deuxième condamnation
pour le crime d’avoir pénétré dans les appartements sacrés de la trente-deuxième reine.
Nous n’avons pas l’intention de donner tout au long le compte rendu de
ce célèbre procès, cela nous entraînerait trop loin ; les lecteurs, désireux de suivre les débats pas à pas, pourront consulter à la Bibliothèque la ''Gazette officielle de Bangkok'', organe du gouvernement siamois ; ils y trouveront
relatés un à un les incidents d’audience, avec les réquisitoires du mandarin
de la police et les plaidoiries de l’interprète siamois, seul défenseur de
accusés.
''Préparatifs d’exécution. — Le sabre et les pals simples et graves''
''(d’après un croquis du consul britannique).''<noinclude>
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Denis Gagne52
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défendaient sous peine de mort d’entrer dans les appartements sacrés.
Le lendemain matin, à la même heure que la veille, arrivèrent les bonzes
de la grande pagode, les ministres et le parasol du roi chargé de représenter
le monarque et de présider à sa place.
Ayant de commencer, le mandarin de la police rappela les trente et une
condamnations à mort prononcées la veille et demanda, parmi les gardes, des
hommes de bonne volonté pour aller appréhender les condamnés dans les
appartements sacrés, en avertissant toutefois les volontaires que l’on serait
obligé de les décapiter aussi dès leur retour, pour obéir aux lois religieuses.
Il n’y eut aucune hésitation pour les gardes, on ne se consulta même pas
et, d’un accord unanime, tout le régiment resta muet devant la proposition.
Le mandarin Nao-ching commença son trente-deuxième réquisitoire. Les
bonzes délibérèrent et prononcèrent une trente-deuxième condamnation
pour le crime d’avoir pénétré dans les appartements sacrés de la trente-deuxième reine.
Nous n’avons pas l’intention de donner tout au long le compte rendu de
ce célèbre procès, cela nous entraînerait trop loin ; les lecteurs, désireux de suivre les débats pas à pas, pourront consulter à la Bibliothèque la ''Gazette officielle de Bangkok'', organe du gouvernement siamois ; ils y trouveront
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de la police et les plaidoiries de l’interprète siamois, seul défenseur de
accusés.
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Kasskass
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Le lendemain matin, à la même heure que la veille, arrivèrent les bonzes
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Ayant de commencer, le mandarin de la police rappela les trente et une
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Le mandarin Nao-ching commença son trente-deuxième réquisitoire. Les
bonzes délibérèrent et prononcèrent une trente-deuxième condamnation
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ce célèbre procès, cela nous entraînerait trop loin ; les lecteurs, désireux de suivre les débats pas à pas, pourront consulter à la Bibliothèque la ''Gazette officielle de Bangkok'', organe du gouvernement siamois ; ils y trouveront
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/21
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Rafavannay
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/22
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/23
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/25
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/26
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Les débats durèrent vingt-quatre jours pleins sans interruption aucune ;
le roi de Siam s’était dès le second jour fait représenter par son parasol, mais
les marins l’aperçurent bien des fois, caché dans les galeries en face des appartements sacrés, et tentant d’entrer en correspondance par signes avec quelqu’une de ses huit cents femmes. Farandoul veillait, il avait interdit sévèrement toute espèce de communication avec le monarque pour l’amener à des
idées plus douces. Cet époux infortuné s’ennuyait profondément dans la solitude ; tout l’accablait décidément, son éléphant blanc lui avait été volé, ses
peuples murmuraient et, pour comble de malheur, ses huit cents femmes
étaient séquestrées par des ennemis cruels !
Le vingt-quatrième jour, au soir, le mandarin de la police, exténué, après
le dernier réquisitoire et la dernière condamnation, fit le résumé des débats.
Les nommés Farandoul et Mandibul, leurs dix-sept marins et l’interprète
siamois, ayant mérité huit cents fois la mort, étaient condamnés à subir huit
cents fois la décollation par le sabre ; de plus le marin Tournesol, pour manquement grave à la majesté des juges, devait, préalablement à l’exécution des
autres arrêts, recevoir trois cents coups de bâton et subir le supplice du
pal grave.
Le mandarin termina, comme il l’avait fait d’ailleurs au commencement
de chaque audience, en demandant des volontaires pour extraire les con-
damnés des appartements sacrés. Inutile de dire qu’à part un jeune garde
poussé au suicide par de cruels chagrins d’amour, personne ne se présenta.
Au moment où le tribunal allait lever la séance, Farandoul prit la parole.
— Merci, huit cents fois merci, honorables bonzes ! je ne veux pas
abuser de votre temps, mais je dois, avant de vous laisser partir, vous soumettre une petite observation. Nous sommes condamnés à subir huit cents
fois la décollation, plus quelques bagatelles pour l’un de nous, c’est très-
bien. Mais l’exécution de vos sentences va rencontrer quelques difficultés :
1° vous ne pouvez venir nous appréhender au corps sous peine d’encourir
les mêmes châtiments, et 2° nous n’avons pas du tout l’intention de nous livrer
nous-mêmes ! Nous allons donc nous installer dans les appartements sacrés,
y organiser notre vie le plus agréablement possible ; les distractions ne nous
manqueront pas ; pendant ce temps, votre éléphant blanc, que nous voulions
retrouver, aura tout le temps de disparaitre à jamais, et votre monarque sera
plus gêné que nous ! j’ai dit.<noinclude>
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Les débats durèrent vingt-quatre jours pleins sans interruption aucune ;
le roi de Siam s’était dès le second jour fait représenter par son parasol, mais
les marins l’aperçurent bien des fois, caché dans les galeries en face des appartements sacrés, et tentant d’entrer en correspondance par signes avec quelqu’une de ses huit cents femmes. Farandoul veillait, il avait interdit sévèrement toute espèce de communication avec le monarque pour l’amener à des
idées plus douces. Cet époux infortuné s’ennuyait profondément dans la solitude ; tout l’accablait décidément, son éléphant blanc lui avait été volé, ses
peuples murmuraient et, pour comble de malheur, ses huit cents femmes
étaient séquestrées par des ennemis cruels !
Le vingt-quatrième jour, au soir, le mandarin de la police, exténué, après
le dernier réquisitoire et la dernière condamnation, fit le résumé des débats.
Les nommés Farandoul et Mandibul, leurs dix-sept marins et l’interprète
siamois, ayant mérité huit cents fois la mort, étaient condamnés à subir huit
cents fois la décollation par le sabre ; de plus le marin Tournesol, pour manquement grave à la majesté des juges, devait, préalablement à l’exécution des
autres arrêts, recevoir trois cents coups de bâton et subir le supplice du
pal grave.
Le mandarin termina, comme il l’avait fait d’ailleurs au commencement
de chaque audience, en demandant des volontaires pour extraire les condamnés des appartements sacrés. Inutile de dire qu’à part un jeune garde
poussé au suicide par de cruels chagrins d’amour, personne ne se présenta.
Au moment où le tribunal allait lever la séance, Farandoul prit la parole.
— Merci, huit cents fois merci, honorables bonzes ! je ne veux pas
abuser de votre temps, mais je dois, avant de vous laisser partir, vous soumettre une petite observation. Nous sommes condamnés à subir huit cents
fois la décollation, plus quelques bagatelles pour l’un de nous, c’est très-bien. Mais l’exécution de vos sentences va rencontrer quelques difficultés :
1° vous ne pouvez venir nous appréhender au corps sous peine d’encourir
les mêmes châtiments, et 2° nous n’avons pas du tout l’intention de nous livrer
nous-mêmes ! Nous allons donc nous installer dans les appartements sacrés,
y organiser notre vie le plus agréablement possible ; les distractions ne nous
manqueront pas ; pendant ce temps, votre éléphant blanc, que nous voulions
retrouver, aura tout le temps de disparaître à jamais, et votre monarque sera
plus gêné que nous ! j’ai dit.<noinclude>
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/27
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cliomarc" />{{nr||LYON PITTORESQUE|131}}</noinclude>Cependant, le collège prenait de l’importance et, quoiqu’un second établissement eût été fondé sur la rive droite de la Saône, auprès de la montée du Garillan, il fallut, en 1731,
élever de nouveaux bâtiments au sud de la rue Neuve, dite maintenant rue Ménestrier. Une annexe fut construite pour l’infirmerie, de l’autre côté de la rue de l’Archidiacre, à présent rue Gentil. Elle se trouvait à peu près entre nos deux rues Buisson et Claudia.
[[File:Ancienne pompe à balancier, à l'entrée de la rue Claudia.jpg|300px|right]]
Pour ces nouvelles dépendances, comme pour la salle des jeux littéraires, des communications durent être établies, au moyen de passages voûtés. Ceux de la rue Ménestrier existent encore. La salle de la bibliothèque est assise sur l’arcade placée
à l’extrémité. En dessous, étaient trois chapelles, servant aux réunions des confréries religieuses, qui, depuis, ont reçu différentes affectations. Celle de l’angle du nord, où se trouve le gymnase du lycée, était, sous le vocable de l’Assomption, la chapelle des Messieurs. À l’angle opposé, c’était la chapelle des Grands Artisans, qui sert à présent aux classes primaires. À la suite, sur la rue Ménestrier, une chapelle, maintenant aménagée en réfectoire, appartenait à la confrérie des Petits Artisans, autrement dits affaneurs et crocheteurs.
La chapelle des Grands Artisans eut diverses fortunes. Après l’expulsion des jésuites, le Consulat s’en réserva la jouissance et fit diviser le local en deux étages : l’Ecole de
dessin occupa le haut, le rez-de-chaussée fut affecté au Collège des médecins, fondé en
1576 et qui tenait auparavant ses cours chez les carmes des Terreaux. Il courait de sinistres rumeurs sur les pratiques auxquelles se livraient les docteurs. On les accusait d’arrêter les passants, la nuit, sous la voûte du Collège, pour les faire servir à des expériences. Les médecins, disait-on, cassent les bras et les jambes à des enfants pour apprendre aux étudiants à les rhabiller, et ils dissèquent parfois leurs victimes toutes vivantes.<noinclude>
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/28
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Essai sur le patois d’Hérémence/II/29
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Page:Lemaître - Chateaubriand, 1912.djvu/10
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''tous numérotés.''
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cliomarc" />{{nr|132|LYON PITTORESQUE|}}</noinclude>Un dimanche de l’année 1768, au moment où la foule rentrait de la promenade, quelques femmes s’arrêtent devant les fenêtres du Collège de médecine, en disant : « Voilà pourtant l’endroit où l’on écorche les enfants. » Des promeneurs s’attroupent, le rassemblement grossit, peu à peu le bruit circule qu’un enfant vient d’être enlevé ! Des hommes veulent enfoncer les portes. Le major de la ville, M. de la Verpillière, qui était accouru sur les lieux, propose aux plus irrités de les introduire à l’intérieur. Mais, pendant ce temps, des jeunes gens qui prétendent qu’un de leurs camarades a disparu ont pénétré par la salle de dessin. Ils lancent par les fenêtres des mannequins et un squelette dont les débris achèvent d’épouvanter la foule.
La compagnie du Guet envoyée la première parvient, non sans peine, à occuper l’école de dessin. Des furieux ont apporté des fagots et parlent de mettre le feu au bâtiment, pendant que les cailloux pleuvent contre les fenêtres. Les soldats ripostent par un feu de mousqueterie. Il fallut l’arrivée de la maréchaussée et de plusieurs compagnies bourgeoises pour dissiper le rassemblement. Plus de trois cents morts restèrent sur le terrain, et, parmi les émeutiers arrêtés, deux crocheteurs furent condamnés à être pendus.
Pendant plusieurs jours, on ne rencontrait plus en ville un seul médecin ou chirurgien. C’est dans ce local que la Faculté de sciences trouva un abri, quand elle fut inaugurée en 1834. Depuis, elle est allée s’installer dans l’annexe orientale du palais Saint-Pierre et a finalement émigré sur la rive gauche du Rhône, où ses amphithéâtres et laboratoires s’élèvent à côté de ceux de la Faculté de médecine.
Quand l’heure de l’émigration ou de la réfection sur place sonnera-t-elle pour le vieux collège de la Trinité ? Bien fin qui le dira, bien jeune encore qui le verra.
[[File:Blason de la rue Claudia, n° 3.jpg|300px|centré]]<noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/508
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Farandoul avait raison. Le monarque siamois, errant comme une âme
en peine, cherchait depuis vingt-quatre jours un moyen de sortir d’embarras ;
la situation n’était pas gaie, il comprenait bien que plutôt que de s’exposer
à avoir une seule fois la tête tranchée, les marins préféreraient rester toute
leur vie dans les appartements sacrés. Et ses huit cents épouses ? Ô tristesse !
Et son éléphant blanc qui courait peut-être toujours ?
Toutes ces idées troublaient le monarque, d’autant plus que l'horizon
politique s’assombrissait visiblement ; la perte de l’éléphant blanc avait bouleversé les populations, et voilà qu’un procès extraordinaire venait encore
surexciter les esprits dans la capitale. On connaissait au palais les rumeurs
étranges circulant en ville ; sous la pression de l’opinion publique, une crise<noinclude>
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à avoir une seule fois la tête tranchée, les marins préféreraient rester toute
leur vie dans les appartements sacrés. Et ses huit cents épouses ? Ô tristesse !
Et son éléphant blanc qui courait peut-être toujours ?
Toutes ces idées troublaient le monarque, d’autant plus que l'horizon
politique s’assombrissait visiblement ; la perte de l’éléphant blanc avait bouleversé les populations, et voilà qu’un procès extraordinaire venait encore
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Page:T. Corneille - Poèmes dramatiques, tome 1, 1748.djvu/618
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Bertille
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Discussion Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/136
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Raymonde Lanthier
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Page:T. Corneille - Poèmes dramatiques, tome 1, 1748.djvu/614
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{{Poem||}}
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-46087-27" /></noinclude>580 {{Centré|LE CHARME DE LA VOIX, & cie}}<br>
<br>
{{Centré|LA DUCHESSE au duc.
À l’amour de Carlos voudrez-vous mettre obstacle ?<br>
LE DUC à la duchesse.<br>
Puis-je assez m’excuser, Madame…<br>
FABRICE montrant l'assemblée,<br>
Arrêtez là,
Laissez ce monde en paix puisque vous y voilà,
L’éclaircir plus avant seroit pure sottise.
Voit-il pas que le duc epoufera Fénise,
La duchesse, Carlos ; &, si le cœur m’en dit,
Qu’avec Laure demain je ne ferai qu’un lit ?
À quoi bon l’étourdir de vos Qui l’eût pû croire !
Cetoie vous qui chantiez : Que j’ai d’heur & de gloire!
Tout cela, c’est fadaise ; ainsi jusqu’au revoir,
Sans autre compliment donnons-lui le bon-soir.<br>
FIN DU PREMIER TOME,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-46087-27" /></noinclude>580 {{Centré|LE CHARME DE LA VOIX, &c}}<br>
<br>
{{Centré|LA DUCHESSE au duc.
À l’amour de Carlos voudrez-vous mettre obstacle ?<br>
LE DUC à la duchesse.<br>
Puis-je assez m’excuser, Madame…<br>
FABRICE montrant l'assemblée,<br>
Arrêtez là,
Laissez ce monde en paix puisque vous y voilà,
L’éclaircir plus avant seroit pure sottise.
Voit-il pas que le duc epoufera Fénise,
La duchesse, Carlos ; &, si le cœur m’en dit,
Qu’avec Laure demain je ne ferai qu’un lit ?
À quoi bon l’étourdir de vos Qui l’eût pû croire !
Cetoie vous qui chantiez : Que j’ai d’heur & de gloire!
Tout cela, c’est fadaise ; ainsi jusqu’au revoir,
Sans autre compliment donnons-lui le bon-soir.<br>
FIN DU PREMIER TOME,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence II, 1935.djvu/25
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|cas}}|281|b=<hr>}}</noinclude>''pe myè tsatẽ'' (vers le milieu de l’été) ; ''ẽ primyĕ tẽ'' (dans les premiers temps) ; ''tã k’a dĕ̀ꞓe̩ija, pe dĕ̀ꞓe̩ija, dĕã dĕ̀ꞓe̩ija, tã k{{t|ė|80}} vĩ dĕ̀ꞓe̩ija'' (jusqu’au moment de, vers la, avant la descente des alpages) ; ''à pwĩ d{{t|ė|80}} zo{{t|r|80}},'' et ''kã vĩ zo{{t|r|80}}'' (au point du jour), etc.
''tã k’a tsaõ'' (jusqu’au bout) ; ''tã k’a sõ'' (jusqu’au sommet) ; ''tã k’a fõ'' (jusqu’au fond) ; ''a fõ d{{t|ė|80}} la zo{{t|u|80}}, d{{t|ė|80}} la mè'' (au fond de la forêt, de la mer) ; ''tã k’a pyă'' (jusqu’aux pieds) ; ''a ꞓoṣa'' (à l’abri) ; ''ala a proseꞓyõ{{t|u|80}}'' (aller à la procession) ; ''l’a arotꞓyet{{t|ė|80}} ba ẽ Born{{t|ė|80}}'' (il l’a lancée en bas dans la Borgne) ; ''ẽ tsijyèr{{t|ė|80}}'' (au chalet) ; ''ba pĕ dĕjo vay{{t|ė|80}}'' (en bas du chemin) ; ''dė to lo ru d{{t|ė|80}} gorz{{t|ė|80}}'' (tout autour de la bouche) ; ''a meijõ'' (à la maison), le mot « ''meijõ'' », à moins d’être sujet ou objet direct bien déterminé, ne prend jamais l’art. déf. quand il désigne un lieu plutôt que la chose : ''kã burl{{t|ė|80}} meijõ'' (quand la maison brûle) ; ''a modo'' (avec mesure) ; ''a rata'' (au pro-rata) ; ''téṣa primyèr{{t|ė|80}}'' (la tête la première) ; ''téṣa ba lo drek'' (la tête en bas) ; ''tsã{{t|m|80}}b ena lo drek'' (les jambes en l’air) ; etc.
Contrairement cependant à l’usage du fr. on lit deux fois : ''ꞓobra̩ mò c̑la plaꞓ{{t|ė|80}}'' (resté mort sur [la] place).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|571}}}}. L’art. déf. s’omet aussi devant le mot ''ꞓole''(''{{t|t|80}}'') (soleil), et dans certaines tournures fréquentes : ''pe ꞓole lĕ̀ẽ'' (au lever du soleil) ; ''ir{{t|ė|80}} byó lĕ̀a ꞓole''(''{{t|t|80}}'') (le soleil était levé et beau) ; ''zudr{{t|ė|80}} ꞓole'' (jouir du soleil) ; ''fìr{{t|ė|80}} ꞓole''(''{{t|t|80}}'') (faire du soleil) ; ''ir{{t|ė|80}} pré dė kũꞓyĕ ꞓole''(''{{t|t|80}}'') (le soleil était près de se coucher) ; ''ẽdura fã'' (souffrir la faim) ; ''ae le{{t|i|80}}ji'' (avoir le temps) ; ''komẽꞓyĕ meinazo'' (se mettre en ménage) ; ''fìr{{t|ė|80}} vayė'' (faire le chemin) ; ''ꞓervi mèꞓa'' (servir la messe) ; ''fã fwa'' (ils font du feu) ; et aussi dans : ''no, ꞓẽ d{{t|ė|80}} ꞓorta'' (nous sommes de la même espèce). Voir aussi les imprécations {{§|[[#560|560]]}}.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|article défini}}|281|b=<hr>}}</noinclude>''pe myè tsatẽ'' (vers le milieu de l’été) ; ''ẽ primyĕ tẽ'' (dans les premiers temps) ; ''tã k’a dĕ̀ꞓe̩ija, pe dĕ̀ꞓe̩ija, dĕã dĕ̀ꞓe̩ija, tã k{{t|ė|80}} vĩ dĕ̀ꞓe̩ija'' (jusqu’au moment de, vers la, avant la descente des alpages) ; ''à pwĩ d{{t|ė|80}} zo{{t|r|80}},'' et ''kã vĩ zo{{t|r|80}}'' (au point du jour), etc.
''tã k’a tsaõ'' (jusqu’au bout) ; ''tã k’a sõ'' (jusqu’au sommet) ; ''tã k’a fõ'' (jusqu’au fond) ; ''a fõ d{{t|ė|80}} la zo{{t|u|80}}, d{{t|ė|80}} la mè'' (au fond de la forêt, de la mer) ; ''tã k’a pyă'' (jusqu’aux pieds) ; ''a ꞓoṣa'' (à l’abri) ; ''ala a proseꞓyõ{{t|u|80}}'' (aller à la procession) ; ''l’a arotꞓyet{{t|ė|80}} ba ẽ Born{{t|ė|80}}'' (il l’a lancée en bas dans la Borgne) ; ''ẽ tsijyèr{{t|ė|80}}'' (au chalet) ; ''ba pĕ dĕjo vay{{t|ė|80}}'' (en bas du chemin) ; ''dė to lo ru d{{t|ė|80}} gorz{{t|ė|80}}'' (tout autour de la bouche) ; ''a meijõ'' (à la maison), le mot « ''meijõ'' », à moins d’être sujet ou objet direct bien déterminé, ne prend jamais l’art. déf. quand il désigne un lieu plutôt que la chose : ''kã burl{{t|ė|80}} meijõ'' (quand la maison brûle) ; ''a modo'' (avec mesure) ; ''a rata'' (au pro-rata) ; ''téṣa primyèr{{t|ė|80}}'' (la tête la première) ; ''téṣa ba lo drek'' (la tête en bas) ; ''tsã{{t|m|80}}b ena lo drek'' (les jambes en l’air) ; etc.
Contrairement cependant à l’usage du fr. on lit deux fois : ''ꞓobra̩ mò c̑la plaꞓ{{t|ė|80}}'' (resté mort sur [la] place).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|571}}}}. L’art. déf. s’omet aussi devant le mot ''ꞓole''(''{{t|t|80}}'') (soleil), et dans certaines tournures fréquentes : ''pe ꞓole lĕ̀ẽ'' (au lever du soleil) ; ''ir{{t|ė|80}} byó lĕ̀a ꞓole''(''{{t|t|80}}'') (le soleil était levé et beau) ; ''zudr{{t|ė|80}} ꞓole'' (jouir du soleil) ; ''fìr{{t|ė|80}} ꞓole''(''{{t|t|80}}'') (faire du soleil) ; ''ir{{t|ė|80}} pré dė kũꞓyĕ ꞓole''(''{{t|t|80}}'') (le soleil était près de se coucher) ; ''ẽdura fã'' (souffrir la faim) ; ''ae le{{t|i|80}}ji'' (avoir le temps) ; ''komẽꞓyĕ meinazo'' (se mettre en ménage) ; ''fìr{{t|ė|80}} vayė'' (faire le chemin) ; ''ꞓervi mèꞓa'' (servir la messe) ; ''fã fwa'' (ils font du feu) ; et aussi dans : ''no, ꞓẽ d{{t|ė|80}} ꞓorta'' (nous sommes de la même espèce). Voir aussi les imprécations {{§|[[#560|560]]}}.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence II, 1935.djvu/26
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|282|{{sc|syntaxe et lexicologie}}|b=<hr>}}</noinclude><section begin="II-2" /><nowiki />
Bien entendu qu’on se passera de l’article librement dans les proverbes : ''komẽ lĕ zėnil̮{{t|ė|80}} pìkã fav{{t|ė|80}}'' (comme les poules dévorent les fèves).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|572}}}}. D’autre part, l’emploi de l’art. déf. (sauf après « ''d{{t|ė|80}}'' ») où il serait omis en fr. se limite à quelques rares constructions telles que : ''lė ꞓė fé{{t|i|80}} portã pro la bèla'' (elle se fait pourtant assez belle) où l’article résulte d’un compromis entre « se faire belle » et « faire la belle ». De tels compromis sont fréquents, comme on le verra plus loin.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|573}}}}. Il est curieux d’observer l’usage de l’art. déf. après « ''pa'' » : ''i a pa ju la plu grã kwe{{t|i|80}}t{{t|ė|80}} k{{t|ė|80}} d{{t|ė|80}} la plũma'' (il n’a pas eu de plus grande hâte que de l’écorcher), 4 fois. Nous avons affaire ici à une formule consacrée.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|574}}}}. L’art. déf. pour l’indéfini se relève dans : ''l{{t|ė|80}} partꞓyă di-j-omó'' (une partie des hommes) où « ''l{{t|ė|80}}'' » provient de la tournure « la majeure partie, ou la plupart des hommes ».
Il y a aussi une construction où l’art. indéfini semble illogique : ''tot ẽ{{t|n|80}} ũ ꞓã'' (tout en sang).<section end="II-2" />
<section begin="II-3" />{{t5|GÉNITIF ET PARTITIF}}
{{§|{{MotAncre|575}}}}. C’est surtout dans les rapports de génitif qu’on constate de grandes différences entre le fr. et le pat. d’Hér. Avant de donner les détails, nous ferons remarquer qu’il n’y a pas lieu de distinguer entre les notions de « provenance » et celles de « possession », et ensuite que l’influence du fr. a causé quelques désordres dans les faits.<section end="II-3" /><noinclude>
<references/></noinclude>
pb627sjvc2zersn0qxcg6jsrwnahxeb
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/112
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|88|{{sct|du laocoon.}}|}}</noinclude>leurs très-vraisemblable que, dans les premiers
siècles du christianisme, la pieuse rage
des destructeurs s’attacha sur-tout aux images
de ce genre, et n’épargna de temps en
temps quelque ouvrage de l’art, que lorsque
l’adoration païenne ne l’avoit pas profané.
Au reste, comme on trouve parmi les antiques
des morceaux de l’un et de l’autre genre,
je voudrois que ceux-là fussent regardés seuls
comme des ''ouvrages de l’art'', dans lesquels
l’artiste a pu se déployer vraiment comme
artiste, et n’a suivi que les loix de la beauté,
son premier et son dernier but. Il faudroit
refuser ce nom à tout monument qui porteroit
des traces trop visibles des conventions
mythologiques, parce que, dans ces monumens,
l’art n’a point travaillé pour lui-même,
mais pour la religion dont il n’étoit alors que
l’auxiliaire. Celle-ci, dans les représentations
sensibles dont elle le chargeoit, mettoit pour
l’ordinaire moins d’importance à leur beauté
qu’aux idées dont elles dévoient être les signes ;
quoiqu’on ne doive pas étendre cette
assertion jusqu’à dire que la religion n’ait
pas souvent placé ces idées dans la beauté
même, ou que, par indulgence pour l’art et
pour le goût épuré du siècle, elle n’ait pas<noinclude>
<references/></noinclude>
l9u5526dnkz0c56zq3lob3nxjjrncmq
Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T19, Adamsohn.djvu/107
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Psephos
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « acte mesquin, mal amené, invraisemblable, & trop brusque. On a regrette les beaux vers du récit ordinaire, & les vers de future du sieur de Sainte-Foix ont paru tout-à-fait disparates : il en a été de méme du jeu des acteurs. Les uns ont joué divinement, d’autres à faire mal au cœur. {{Mlle}}. Dumesnil a fait une sensation si prodigieuse, qu’elle a réuni tous les suffrages. Madame Vestris a fait le rôle d’Eriphile avec beaucoup de force & de vér... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>acte mesquin, mal amené, invraisemblable, & trop brusque. On a regrette les beaux vers du récit ordinaire, & les vers de future du sieur de Sainte-Foix ont paru tout-à-fait disparates : il en a été de méme du jeu des acteurs. Les uns ont joué divinement, d’autres à faire mal au cœur. {{Mlle}}. Dumesnil a fait une sensation si prodigieuse, qu’elle a réuni tous les suffrages. Madame Vestris a fait le rôle d’Eriphile avec beaucoup de force & de vérité. {{Mlle}}. Dubois, parée comme une chasse, a paru plus chercher à se faire belle qu’à être tendre & ingénieuse comme la vraie Iphigénie. L’Achille & l’Agamemnon ont été très-froids, ce qui n’a pas peu contribué à indisposer le public, & à lui faire trouver mauvaiſe la témérité des comédiens.
{{brn|1}}
2 Août. M. de Voltaire, qui trouve sans doute que son histoire du parlement ne perce pas assez à son gré, & fait encore peu de bruit, la désavoue une seconde fois dans une nouvelle lettre inférée au mercure de ce mois, & annonce qu’elle est indécente & hardie ; il sent bien que ces qualifications exciteront encore mieux la curiosité. des lecteurs, & c’est ce qu’il souhaite ardemment. Le peu de gens qui ont lu ce livre, extrêmement rare encore, disent que ce sont des annales tronquées, décousues, mal digérées, des lambeaux arrachés de différentes histoires, & de celles même de M. de Voltaire, qu’en rapportant les faits, presque toujours falfifiés, l’auteur y mêle des réflexions souvent burlesques ou satyriques, mais qu’il ne traite jamais la question de droit ; qu’en un mot, c’est un livre superficiel & qui ne remplit que très-imparfaitement son titre.
{{brn|1}}
23 Août. La feconde lettre de M. de Voltaire a produit l’effet qu’il en attendoit. C’est une fureur<noinclude>
<references/></noinclude>
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>acte mesquin, mal amené, invraisemblable, & trop brusque. On a regretté les beaux vers du récit ordinaire, & les vers de suture du sieur de Sainte-Foix ont paru tout-à-fait disparates : il en a été de même du jeu des acteurs. Les uns ont joué divinement, d’autres à faire mal au cœur. {{Mlle|Dumesnil|nx,pt}} a fait une sensation si prodigieuse, qu’elle a réuni tous les suffrages. Madame Vestris a fait le rôle d’Eriphile avec beaucoup de force & de vérité. {{Mlle|Dubois|nx,pt}}, parée comme une châsse, a paru plus chercher à se faire belle qu’à être tendre & ingénieuse comme la vraie Iphigénie. L’Achille & l’Agamemnon ont été très-froids, ce qui n’a pas peu contribué à indisposer le public, & à lui faire trouver mauvaise la témérité des comédiens.
{{brn|1}}
''2 Août.'' {{M.|de}} Voltaire, qui trouve sans doute que son ''histoire du parlement'' ne perce pas assez à son gré, & fait encore peu de bruit, la désavoue une seconde fois dans une nouvelle lettre insérée au mercure de ce mois, & annonce qu’elle est indécente & hardie ; il sent bien que ces qualifications exciteront encore mieux la curiosité des lecteurs, & c’est ce qu’il souhaite ardemment. Le peu de gens qui ont lu ce livre, extrêmement rare encore, disent que ce sont des annales tronquées, décousues, mal digérées, des lambeaux arrachés de différentes histoires, & de celles même de {{M.|de}} Voltaire, qu’en rapportant les faits, presque toujours falsifiés, l’auteur y mêle des réflexions souvent burlesques ou satyriques, mais qu’il ne traite jamais la question de droit ; qu’en un mot, c’est un livre superficiel & qui ne remplit que très-imparfaitement son titre.
{{brn|1}}
''3 Août.'' La seconde lettre de {{M.|de}} Voltaire a produit l’effet qu’il en attendoit. C’est une fureur<noinclude>
<references/></noinclude>
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>acte mesquin, mal amené, invraisemblable, & trop brusque. On a regretté les beaux vers du récit ordinaire, & les vers de suture du sieur de Sainte-Foix ont paru tout-à-fait disparates : il en a été de même du jeu des acteurs. Les uns ont joué divinement, d’autres à faire mal au cœur. {{Mlle|Dumesnil|nx,pt}} a fait une sensation si prodigieuse, qu’elle a réuni tous les suffrages. Madame Vestris a fait le rôle d’Eriphile avec beaucoup de force & de vérité. {{Mlle|Dubois|nx,pt}}, parée comme une châsse, a paru plus chercher à se faire belle qu’à être tendre & ingénieuse comme la vraie Iphigénie. L’Achille & l’Agamemnon ont été très-froids, ce qui n’a pas peu contribué à indisposer le public, & à lui faire trouver mauvaise la témérité des comédiens.
{{brn|1}}
''2 Août.'' {{M.|de}} Voltaire, qui trouve sans doute que son ''histoire du parlement'' ne perce pas assez à son gré, & fait encore peu de bruit, la désavoue une seconde fois dans une nouvelle lettre insérée au mercure de ce mois, & annonce qu’elle est indécente & hardie ; il sent bien que ces qualifications exciteront encore mieux la curiosité des lecteurs, & c’est ce qu’il souhaite ardemment. Le peu de gens qui ont lu ce livre, extrêmement rare encore, disent que ce sont des annales tronquées, décousues, mal digérées, des lambeaux arrachés de différentes histoires, & de celles même de {{M.|de}} Voltaire, qu’en rapportant les faits, presque toujours falsifiés, l’auteur y mêle des réflexions souvent burlesques ou satyriques, mais qu’il ne traite jamais la question de droit ; qu’en un mot, c’est un livre superficiel & qui ne remplit que très-imparfaitement son titre.
{{brn|1}}
''3 Août.'' La seconde lettre de {{M.|de}} Voltaire a produit l’effet qu’il en attendoit. C’est une fureur<noinclude>
<references/></noinclude>
jh6ftuvwyulrh3t34n6e8rgu8t0uurv
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|du laocoon.}}|89}}</noinclude>pu se relâcher tellement de ces idées, que la
beauté seule a paru dominer dans quelques-uns
des ouvrages qui lui étoient consacrés.
Si l’on néglige de faire cette distinction, le
connoisseur et l’antiquaire vivront dans une
discorde éternelle. Si le premier, raisonnant
d’après ses idées sur le but suprême de l’art,
prononce que jamais un ancien artiste n’a
traité tel ou tel sujet, c’est-à-dire qu’il ne l’a
jamais traité comme artiste et comme un
sujet de son choix, le second donnant à cette
opinion une signification trop étendue, fera
dire au connoisseur, que ni la religion ni aucune
cause étrangère à l’art n’a pu faire traiter
ce sujet à l’artiste, même en qualité de
simple ouvrier. Et alors l’érudit croira réfuter
son adversaire en produisant la première
figure qu’il aura tirée d’un tas de ruines, où
le connoisseur l’auroit condamnée sans scrupule
à demeurer, quoique au grand scandale
du monde savant{{lia|Notes|p|{{t|{{e|[p]}}|120}}|375}}.
Mais d’un autre côté, l’on peut aussi s’exagérer
l’influence de la religion sur les arts :
Spence en fournit un singulier exemple. Il
trouve dans Ovide, que Vesta n’étoit adorée
dans son temple sous aucune image qui la
personnifiât, et cela lui suffit pour conclure,<noinclude>
<references/></noinclude>
2qosnt4rjz05ncrkibqse75sb6uk1ws
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/114
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|90|{{sct|du laocoon.}}|}}</noinclude>en général, qu’il n’y a jamais eu de statues
de cette déesse, et qu’on n’a dû voir qu’une
vestale, par-tout où l’on a cru voir une Vesta<ref>Polymetis, Dialog. {{rom|vii}}. {{pg|81}}.</ref>.
Bizarre conséquence ! Quoi ! les poètes avoient
personnifié cette déesse d’une manière très-déterminée,
ils l’avoient faite fille d’Ops et
de Saturne, ils l’avoient même exposée aux
impertinences de Priape, ils avoient mis sur
son compte mille autres récits, et l’artiste
auroit perdu son droit de la personnifier
aussi à sa manière, parce que, dans un de
ses temples, elle n’étoit adorée que sous le
symbole du feu ? je dis, un de ses temples,
car Spence commet ici une erreur de plus.
Ce qu’Ovide ne dit que d’un certain temple
de Vesta, de celui qu’elle avoit à Rome{{lia|Notes|q|{{t|{{e|[q]}}|120}}|377}}, il
l’étend à tous les temples de la déesse et à
son culte en général. Mais elle n’étoit point
honorée par-tout comme dans ce temple de
Rome ; elle ne l’étoit point ainsi, même en
Italie, avant que ce temple eût été bâti par
Numa. Ce roi ne vouloit pas qu’on représentât
les divinités sous la forme humaine,
ni sous celle d’aucun animal ; et la réforme
qu’il introduisit dans le culte de Vesta fut<noinclude>
<references/></noinclude>
02ffyp9th2axis8gydajilzj89ujh6i
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/375
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|notes.}}|351}}</noinclude>l’homme et l’animal. Il faut remarquer encore que
l’attitude de la statue, et son regard de convoitise
porté vers un raisin placé au-dessus de sa tête, annonceroient
plutôt un suivant du dieu du vin que le dieu
lui-même. Je me souviens à ce sujet d’un passage de
{{S.|Clément}} d’Alexandrie, où il parle d’Alexandre le
Grand… {{lang|grc|Ἐβούλετο δὲ καὶ Ἀλέξανδρος Ἄμμωνος υἱὸς εἶναι δοκεῖν, καὶ κερασφόρος ἀναπλάττεσθαι πρὸς τῶν ἀγαλματοποιῶν, τὸ καλὸν ἄνθρωπος ὑβρίσαι σπεύδων κέρατι.}} Alexandre
voulut que les sculpteurs le représentassent avec
des cornes : peu lui importoit que ces cornes dégradassent
en lui la beauté humaine, pourvu qu’on le
crût fils d’un dieu. (Protrep. {{pg|48}}. {{édit.}} Pott.)
{{il}}
{{ancre|p}}{{lp|IX|113|89|''Pag.'' 89, {{e|p}}}}. {{sc|Lorsque}} j’ai affirmé plus haut que les anciens artistes n’avoient jamais représenté les Furies,
je n’avois point oublié que ces divinités avoient des
temples, où certainement leurs statues se trouvoient.
Ces statues étoient de bois, dans leur temple de Cerynée,
où elles furent vues de Pausanias ; elles n’étoient
pas grandes, et n’avoient rien d’ailleurs de remarquable.
Il sembloit que l’art qui n’avoit pu en tirer
parti, eût voulu se dédommager dans les statues de
leurs prêtresses qu’on voyoit dans le parvis du temple,
faites de pierre, et d’un fort beau travail. (Pausanias,
Achaïc. {{cap.}}{{rom|xxv}}. {{pg|587}}. {{édit.}} Kuhn.) Je n’avois
point oublié non plus qu’on a cru voir des têtes
de Furies sur un Abraxas que Chifflet a publié, et
sur une lampe sépulchrale rapportée par Licet.
({{abr|Dissertat.|Dissertation}} sur les Furies, par Baunier, Mémoires de
l’Académie des Inscriptions, {{t.}}{{rom|v}}. {{pg|43}}.) Je connois-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|notes.}}|351}}</noinclude>l’homme et l’animal. Il faut remarquer encore que
l’attitude de la statue, et son regard de convoitise
porté vers un raisin placé au-dessus de sa tête, annonceroient
plutôt un suivant du dieu du vin que le dieu
lui-même. Je me souviens à ce sujet d’un passage de
S.{{lié}}Clément}} d’Alexandrie, où il parle d’Alexandre le
Grand… {{lang|grc|Ἐβούλετο δὲ καὶ Ἀλέξανδρος Ἄμμωνος υἱὸς εἶναι δοκεῖν, καὶ κερασφόρος ἀναπλάττεσθαι πρὸς τῶν ἀγαλματοποιῶν, τὸ καλὸν ἄνθρωπος ὑβρίσαι σπεύδων κέρατι.}} Alexandre
voulut que les sculpteurs le représentassent avec
des cornes : peu lui importoit que ces cornes dégradassent
en lui la beauté humaine, pourvu qu’on le
crût fils d’un dieu. (Protrep. {{pg|48}}. {{édit.}} Pott.)
{{il}}
{{ancre|p}}{{lp|IX|113|89|''Pag.'' 89, {{e|p}}}}. {{sc|Lorsque}} j’ai affirmé plus haut que les anciens artistes n’avoient jamais représenté les Furies,
je n’avois point oublié que ces divinités avoient des
temples, où certainement leurs statues se trouvoient.
Ces statues étoient de bois, dans leur temple de Cerynée,
où elles furent vues de Pausanias ; elles n’étoient
pas grandes, et n’avoient rien d’ailleurs de remarquable.
Il sembloit que l’art qui n’avoit pu en tirer
parti, eût voulu se dédommager dans les statues de
leurs prêtresses qu’on voyoit dans le parvis du temple,
faites de pierre, et d’un fort beau travail. (Pausanias,
Achaïc. {{cap.}}{{rom|xxv}}. {{pg|587}}. {{édit.}} Kuhn.) Je n’avois
point oublié non plus qu’on a cru voir des têtes
de Furies sur un Abraxas que Chifflet a publié, et
sur une lampe sépulchrale rapportée par Licet.
({{abr|Dissertat.|Dissertation}} sur les Furies, par Baunier, Mémoires de
l’Académie des Inscriptions, {{t.}}{{rom|v}}. {{pg|43}}.) Je connois-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul/03/10
0
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/840
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Hilarion~frwiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>d’où, en remplaçant <math>a,\gamma,e,\theta</math> par leurs valeurs en <math>t</math> données par les formules (E’{{Ind|51}}), (F’{{Ind|51}}), (G’{{Ind|51}}), (H’{{Ind|51}}), puis intégrant, nous tirerons
{{MathForm1|{{Taille|(K{{Ind|51}})|140}}|align=left|<math>\left\{\begin{align}
h+g+l=&(h)+(l)+\left(\frac12\theta_0+h_0+l_0\right)(t+c)\\
&-\left[\left(\frac{15}{32}\gamma^2_0e^2_0+\frac{195}{64}\gamma^4_0e^2_0+\frac{135}{256}\gamma^2_0e^4_0-\frac{195}{64}\gamma^2_0e^2_0e'^2\right)\frac{n'}{n_0}\right.\\
&\quad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-\frac{1125}{128}\gamma^2_0e^2_0\frac{n'^2}{n^2_0}+\frac{68871}{2048}\gamma^2_0e^2_0\frac{n'^3}{n^3_0}\right]\sin\theta_0(t+c),
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{MathForm1|{{Taille|(L{{Ind|51}})|140}}|align=left|<math>\left\{\begin{align}
h=&(h)+h_0(t+c)\\
&+\left[\left(\frac{15}{128}e^2_0+\frac{195}{64}\gamma^2_0e^2_0+\frac{45}{128}e^4_0-\frac{195}{256}e^2_0e'^2\right)\frac{n'}{n_0}\right.\\
&\qquad
-\left(\frac{225}{256}e^2_0+\frac{8145}{256}\gamma^2_0e^2_0-\frac{3375}{4096}e^4_0-\frac{105}{64}e^2_0e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2_0}\\
&\quad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{48621}{32768}e^2_0\frac{n'^3}{n^3_0}+\frac{932437}{262144}e^2_0\frac{n'^4}{n^4_0}\right]\sin\theta_0(t+c)\\
&-\frac{225}{32768}e^4_0\frac{n'^2}{n^2_0}\sin2\theta_0(t+c).
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{SA|<math>(h)</math> et <math>(l)</math> sont les deux constantes introduites par l’intégration ({{n°}}21) ; <math>h_0</math> et <math>l_0</math> sont des quantités qui, comme <math>\theta_0,</math> dépendent de <math>n_0,e_0,\gamma_0,n',e',</math> mais dont nous ne donnons pas les valeurs, parce que nous n’en avons pas besoin. La forme sous laquelle nous avons mis la partie non périodique de la valeur de <math>h+g+l</math> vient de ce que l’on a}}
{{c|<math>h+g+l=\frac12\theta+h+l.</math>|fs=70%}}
Les six formules (E’{{Ind|51}}), (F’{{Ind|51}}), (G’{{Ind|51}}), (H’{{Ind|51}}), (K{{Ind|51}}), (L{{Ind|51}}), constituent les intégrales de nos six équations différentielles, dans le cas où la fonction <math>\mathrm{R}</math> y est supposée réduite aux deux termes (1) et (63) ; dès lors nous n’avons plus qu’à appliquer la règle du {{n°}}30, et si nous remarquons que <math>l</math> est égal à
{{c|<math>-\frac12\theta+(h+g+l)-h,</math>|fs=70%}}
{{SA|nous serons conduits à effectuer la transformation suivante :}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Additions 1769/Août
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text/x-wiki
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Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/376
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|352|{{sct|notes.}}|}}</noinclude>sois même l’urne étrusque citée dans Gori (Tab.{{lié}}151.
{{lang|la|Musæi Etrusci}}), où l’on voit Oreste et Pylade tourmentés
par deux Furies qui leur présentent leurs flambeaux.
Mais je n’avois en vue qu’une certaine classe
d’ouvrages de l’art, de laquelle je me croyois en droit
d’exclure les monumens dont je viens de parler. Et
quand même on seroit fondé à réclamer en faveur
de l’urne, je pourrois dire que, d’un autre côté, elle
contribue plutôt à confirmer mon opinion qu’à la
détruire. En effet, quoique les artistes Étrusques, en
général, ne travaillassent guère dans le but de la
beauté, il paroît cependant que les auteurs de cette
urne ont moins cherché à caractériser les Furies par
des traits effrayans, que par leurs attributs et leur costume.
Tout en portant leurs flambeaux au visage
d’Oreste et de Pylade, elles conservent un air si tranquille,
qu’elles semblent presque badiner. Ce n’est
point par l’expression de leurs physionomies, mais
par la crainte qu’on lit sur celles d’Oreste et de Pylade,
qu’on juge combien elles leur paroissent terribles.
Ainsi ce sont des Furies et ce n’en sont pas ; elles
remplissent les fonctions des Furies, mais non avec
cette rage et cette fureur dont nous attachons l’idée à
leur nom. Elles n’ont pas ce front qui, selon Catulle,
''{{lang|la|exspirantis præportat pectoris iras}}''. Il n’y a pas longtemps
encore que {{M.|Winckelmann}} crut avoir trouvé
sur une cornaline du cabinet de Stosch, une Furie
échevelée, couverte d’une draperie volante, et courant
le poignard à la main. (''{{lang|de|Bibliotheck der schönen Wissenschaften, 1.{{lié}}Band. s.{{lié}}30.}}'') {{M.|de}} Hagedorn conseilla
aussi-tôt aux artistes de profiter de cette indi-<noinclude>
<references/></noinclude>
45flxfc27g1yqw7tzz228paswtx38oq
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/377
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|notes.}}|353}}</noinclude>cation, et de représenter ainsi les Furies dans leurs
tableaux. ({{lang|de|Betrachtungen über die Mahlerey}}, s.{{lié}}222.)
Mais depuis, {{M.|Winckelmann}} lui-même a jeté beaucoup
d’incertitude sur sa découverte, en avouant
qu’il n’a pas trouvé que les anciens eussent jamais
armé les Furies de poignards au lieu de flambeaux.
(Description des pierres gravées, {{pg|84}}.) Je ne doute
pas non plus qu’il ne reconnoisse une ''{{lang|la|Hecate triformis}}'',
et non des Furies, dans les figures que Spanheim
nous donne pour telles, sur les médailles des villes de
Lyrba et Massaura (Les Césars de Julien, {{pg|44}}.) ; autrement
il y trouveroit une Furie armée d’un poignard ;
et il est fort singulier que cette figure ait aussi
les cheveux épars, tandis que les autres les ont cachés
sous un voile. Mais en supposant même que
{{M.|Winckelmann}} eût rencontré juste dans sa première opinion,
il en seroit de cette pierre gravée comme de
l’urne étrusque, à moins qu’on ne suppose que l’extrême
petitesse des têtes n’en laisse pas distinguer les
traits. Au reste, les pierres gravées, en général, ayant
servi de cachets, elles appartiennent au langage allégorique,
et les figures qu’on y trouve peuvent être
plus souvent des symboles arbitraires imaginés par le
possesseur, que des ouvrages libres de l’artiste.
{{il}}
{{ancre|q}}{{lp|IX|114|90|''Pag.'' 90, {{e|q}}}}.
{{Pom|Esse diu stultus Vestæ simulacra putavi ;
{{em|2}}Mox didici curvo nulla subesse tholo.
Ignis inexstinctus templo celatur in illo.
{{em|2}}Effigiem nullam Vesta, nec ignis habet.
{{d|({{sct|Fast.}} {{lib.}}{{rom|VI}}. v. 295-98.)}}|lang=la|m=1em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
cns0wjnipjh0p2kt8uadxcg4u9o31is
Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/64
104
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 56 —|}}</noinclude>pour 25 ou 30 jours et deux outres renfermant ensemble
10 à 12 litres d’eau, en somme une charge de 150 à 160
kilos. Un bridon de corde, un bât arabe légèrement modifié, avec des étriers de bois à deux échelons, constituaient tout le harnachement. L’un des deux hommes
marchait à pied avec son fusil, pendant que l’autre était
monté. Tous deux alternaient. De la sorte on pouvait
faire douze à treize lieues par jour<ref>[[Auteur:Camille Rousset|Camille Rousset]], ''Histoire de la conquête de l’Algérie de 1841 à 1857'', p. 275-276.</ref>. »
Le {{1er}} mai, la colonne partit de Médéa. Le 14, elle était
à Tagguin, où ellle achevait de s’organiser. Elle comprenait 1,700 hommes du 33 de ligne, 230 du train, 30
artilleurs avec deux obusiers de montagne, 140 chasseurs d’Afrique ou spahis, 400 cavaliers du goum, 100
chevaux ou mulets et 1,400 chameaux de guerre ou de
charge. Il y avait vingt et un jours de vivres de réserve
au convoi, six dans les sacs, 72,000 cartouches de réserve et 60 dans chaque giberne. La colonne devant opérer contre des ksours, comportait une force de cavalerie relativement faible ; l’importance du convoi en était
naturellement diminuée. C’était la première fois qu’on
employait sur une grande échelle les chameaux comme
moyen de transport ; on n’eut d’ailleurs qu’à s’en féliciter.
Le 17 mai, la colonne quitta Tagguin ; le 21, elle arriva
à Tadjemout, où elle fut reçue par Ahmed-ben-Salem,
entouré de tous les chefs des ksours. Tedjini seul n’était
pas venu ; il avait envoyé un cheval de soumission et
une députation. Pour en imposer aux Arabes, le général
fit déployer la colonne et la fit marcher dans cet ordre
jusqu’à l’arrivée au camp.
Un marché fut installé aussitôt ; et, peu à peu, voyant
que la propriété était respectée, que personne n’était
maltraité, que tout était payé intégralement, les habitants de Tadjemout accoururent ; la plus grande confiance<noinclude>
<references/></noinclude>
rvjrmjlt1hfa0iba839ruxfkvsq8kc3
Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/65
104
4972373
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2026-08-25T15:13:21Z
Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nehaoua" />{{nr||— 57 —|}}</noinclude>-
57
-
né cessa dès lors de régner, et les habitants firent aux
soldats un accueil que jusqu’alors on n’avait trouvé
nulle part en Algérie.
Tedjini , le marabout d’Aïn-Madhi, avait une très grande
influence dans le pays et les populations s’étaient souvent
sacrifiées pour lui. Pour être bien vu , il fallait le traiter
honorablement, mais aussi en obtenir une soumission
complète. Il était politique de montrer que ce marabout,
ennemi d’Abd-el-Kader, était le sujet et l’ami des Français .
Mais il était à craindre, si la colonne marchait sur Aïn-
Madhi, que Tedjini , effrayé, ne prît le parti de fuir ou de
fermer ses portes , ce qui eût porté une grave atteinte au
prestige de la colonne et eût contraint celle-ci à faire le
siège du ksar ( 1). Tout bien pesé, et après avoir pris l’avis
d’Ahmed-ben-Salem, le général Marey se décida à envoyer
à Aïn-Madhi quelques officiers pour reconnaître la place
et faire acte d’autorité devant les chefs indigènes ; il fixa
de plus un impôt qui devait être immédiatement acquitté .
Laissons la parole au lieutenant-colonel de Saint-Arnaud, chef de cette mission (2) :
« A Tedgemout, nous devions faire séjour, et nous
n’étions plus qu’à six lieues d’Aïn-Maïdi. J’offris
d’y aller moi-même avec ce qu’on voudrait me donner,
et d’entrer dans la place . Le lendemain matin, le général
Marey me fit demander, à six heures , et me dit :
« Vous allez partir avec quelques officiers que vous
choisirez dans toutes les armes pour représenter l’armée .
Je vous donnerai
douze chasseurs à cheval et cent
hommes du goum, et vous entrerez dans Aïn-Maïdi ;
le khalifat Zenoun vous accompagnera . J’espère que vous
serez bien reçu. Soyez prudent. Vous visiterez la ville,
ferez vos observations, vous ferez aussi lever des plans
(1) Cf. pour tout ce qui suit : Marey-Monge , Expédition de
Laghouat , dirigée aux mois de mai et juin 1844 , Alger, 1844 , 8° .
( 2) Lettres du maréchal de Saint-Arnaud, Paris, Lévy, 1855, 8º, t. I,
p. 526-529.<noinclude>
<references/></noinclude>
tqhdmxit53oh55hjhr2tvtohetgrz0b
16002051
16002011
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Nehaoua
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 57 —|}}</noinclude>ne cessa dès lors de régner, et les habitants firent aux
soldats un accueil que jusqu’alors on n’avait trouvé
nulle part en Algérie.
Tedjini, le marabout d’Aïn-Madhi, avait une très grande
influence dans le pays et les populations s’étaient souvent
sacrifiées pour lui. Pour être bien vu, il fallait le traiter
honorablement, mais aussi en obtenir une soumission
complète. Il était politique de montrer que ce marabout,
ennemi d’Abd-el-Kader, était le sujet et l’ami des Français.
Mais il était à craindre, si la colonne marchait sur Aïn-Madhi, que Tedjini, effrayé, ne prît le parti de fuir ou de
fermer ses portes, ce qui eût porté une grave atteinte au
prestige de la colonne et eût contraint celle-ci à faire le
siège du ksar<ref>Cf. pour tout ce qui suit : Marey-Monge, ''[[Expédition de
Laghouat, dirigée aux mois de mai et juin 1844]]'', Alger, 1844, 8°.</ref>. Tout bien pesé, et après avoir pris l’avis
d’Ahmed-ben-Salem, le général Marey se décida à envoyer
à Aïn-Madhi quelques officiers pour reconnaître la place
et faire acte d’autorité devant les chefs indigènes ; il fixa
de plus un impôt qui devait être immédiatement acquitté.
Laissons la parole au lieutenant-colonel de Saint-Arnaud, chef de cette mission<ref>''Lettres du maréchal de Saint-Arnaud'', Paris, Lévy, 1855, 8º, t. I,
p. 526-529.</ref> :
« À Tedgemout, nous devions faire séjour, et nous
n’étions plus qu’à six lieues d’Aïn-Maïdi. J’offris
d’y aller moi-même avec ce qu’on voudrait me donner,
et d’entrer dans la place. Le lendemain matin, le général
Marey me fit demander, à six heures, et me dit :
« Vous allez partir avec quelques officiers que vous
choisirez dans toutes les armes pour représenter l’armée.
Je vous donnerai douze chasseurs à cheval et cent
hommes du goum, et vous entrerez dans Aïn-Maïdi ;
le khalifat Zenoun vous accompagnera. J’espère que vous
serez bien reçu. Soyez prudent. Vous visiterez la ville,
ferez vos observations, vous ferez aussi lever des plans<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/37
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « et décrit la sophistique comme un art trompeur. Mais comme les sophistes répliquent que l’erreur et la tromperie ne sauraient exister, parce qu’on ne peut énoncer que ce qui est, et non ce qui n’est pas, il faut démontrer la possibilité de penser et de parler faux. Pour cela, il faut réfuter l’opinion de Parménide que le non-être n’existe pas et la démonstration prend une telle ampleur et a en elle-même une telle importance qu’on peut la pr... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|36||{{sc|notice sur le sophiste}}}}</noinclude>et décrit la sophistique comme un art trompeur. Mais
comme les sophistes répliquent que l’erreur et la tromperie
ne sauraient exister, parce qu’on ne peut énoncer que
ce qui est, et non ce qui n’est pas, il faut démontrer la
possibilité de penser et de parler faux. Pour cela, il faut
réfuter l’opinion de Parménide que le non-être n’existe
pas et la démonstration prend une telle ampleur et a en
elle-même une telle importance qu’on peut la prendre pour
le véritable sujet. La possibilité de l’erreur enfin établie,
l’étranger revient au sophiste pour l’enfermer définitivement
dans cet art de tromperie dont il vient de prouver
l’existence. Ainsi l’auteur, en dépit de la longue digression
qui fait le centre de l’ouvrage, n’a point perdu de vue
la définition qu’on lui a demandée au début. Les deux parties
sont étroitement soudées entre elles, et l’unité de
l’ouvrage est visible et incontestable.
{{c|{{sc|la définition du sophiste}}}}
Platon n’a-t-il point calomnié les sophistes en les dépeignant
comme des chasseurs qui pratiquent la chasse aux
jeunes gens riches et font profession de leur enseigner la
vertu, tandis qu’ils n’enseignent que l’erreur ? Il est certain,
on le voit par la haine qu’Anytos dans le ''Ménon''
professe pour les sophistes, qu’ils avaient une réputation
déplorable. L’auteur du traité ''De la chasse'', attribué souvent
à Xénophon, n’a pas d’eux une opinion plus favorable
qu’Anytos. « Une chose me surprend, dit-il, c’est que
les sophistes, comme on les appelle, prétendent pour la
plupart conduire les jeunes gens à la vertu, tandis qu’ils
les mènent à l’opposite… Les sophistes ne parlent que
pour tromper, n’écrivent que pour leur profit et ils ne sont
en aucune manière utiles à personne ; car il n’y eut jamais,
et il n’y a point de sage parmi eux. Il suffit à chacun d’eux
d’être appelé sophiste, nom flétrissant aux yeux des gens
sensés. Je conseille donc de se tenir en garde contre les
préceptes des sophistes, mais non pas de mépriser les
conceptions des philosophes. Les sophistes font la chasse
aux jeunes gens riches ; les philosophes sont accessibles à
tous, amis de tous, et, quant à la fortune des gens, ils
n’ont pour elle ni honneur ni mépris. » (''De la chasse'', ch. XIII, trad. P. Chambry.) Ce témoignage de l’auteur
du traité ''De la chasse'' enchérit encore sur celui de Platon.
Il en serait une éclatante confirmation si l’on n’avait pas
lieu de soupçonner qu’il n’en est peut-être qu’un écho.
Ce qui éveille le soupçon, c’est l’expression de « chasseurs
aux jeunes gens riches », qui reproduit la définition du
Sophiste et l’opposition du sophiste au philosophe, qui
rappelle, en d’autres termes, il est vrai, celle que Platon
a décrite (253 d-254 b). Il semble d’ailleurs que Piaton<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|36||{{sc|notice sur le sophiste}}}}</noinclude>et décrit la sophistique comme un art trompeur. Mais
comme les sophistes répliquent que l’erreur et la tromperie
ne sauraient exister, parce qu’on ne peut énoncer que
ce qui est, et non ce qui n’est pas, il faut démontrer la
possibilité de penser et de parler faux. Pour cela, il faut
réfuter l’opinion de Parménide que le non-être n’existe
pas et la démonstration prend une telle ampleur et a en
elle-même une telle importance qu’on peut la prendre pour
le véritable sujet. La possibilité de l’erreur enfin établie,
l’étranger revient au sophiste pour l’enfermer définitivement
dans cet art de tromperie dont il vient de prouver
l’existence. Ainsi l’auteur, en dépit de la longue digression
qui fait le centre de l’ouvrage, n’a point perdu de vue
la définition qu’on lui a demandée au début. Les deux parties
sont étroitement soudées entre elles, et l’unité de
l’ouvrage est visible et incontestable.
{{c|{{sc|la définition du sophiste}}}}
Platon n’a-t-il point calomnié les sophistes en les dépeignant
comme des chasseurs qui pratiquent la chasse aux
jeunes gens riches et font profession de leur enseigner la
vertu, tandis qu’ils n’enseignent que l’erreur ? Il est certain,
on le voit par la haine qu’Anytos dans le ''Ménon''
professe pour les sophistes, qu’ils avaient une réputation
déplorable. L’auteur du traité ''De la chasse'', attribué souvent
à Xénophon, n’a pas d’eux une opinion plus favorable
qu’Anytos. « Une chose me surprend, dit-il, c’est que
les sophistes, comme on les appelle, prétendent pour la
plupart conduire les jeunes gens à la vertu, tandis qu’ils
les mènent à l’opposite… Les sophistes ne parlent que
pour tromper, n’écrivent que pour leur profit et ils ne sont
en aucune manière utiles à personne ; car il n’y eut jamais,
et il n’y a point de sage parmi eux. Il suffit à chacun d’eux
d’être appelé sophiste, nom flétrissant aux yeux des gens
sensés. Je conseille donc de se tenir en garde contre les
préceptes des sophistes, mais non pas de mépriser les
conceptions des philosophes. Les sophistes font la chasse
aux jeunes gens riches ; les philosophes sont accessibles à
tous, amis de tous, et, quant à la fortune des gens, ils
n’ont pour elle ni honneur ni mépris. » (''De la chasse'', ch. XIII, trad. P. Chambry.) Ce témoignage de l’auteur
du traité ''De la chasse'' enchérit encore sur celui de Platon.
Il en serait une éclatante confirmation si l’on n’avait pas
lieu de soupçonner qu’il n’en est peut-être qu’un écho.
Ce qui éveille le soupçon, c’est l’expression de « chasseurs
aux jeunes gens riches », qui reproduit la définition du
Sophiste et l’opposition du sophiste au philosophe, qui
rappelle, en d’autres termes, il est vrai, celle que Platon
a décrite (253 d-254 b). Il semble d’ailleurs que Platon<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:T. Corneille - Poèmes dramatiques, tome 1, 1748.djvu/621
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/38
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « lui-même a peint le sophiste avec des couleurs plus noires qu’il ne la fait dans ses autres ouvrages. Il se moque, il est vrai, sans pitié de Prodicos et particulièrement d’Hippias d’Élis ; mais il est plein d’égards pour Gorgias et surtout pour Protagoras ; il les traite même avec un certain respect. Dans le ''Ménon'', il a même l’air de défendre les sophistes contre Anytos, qui les attaque avec une haine aveugle. S’il a ici forcé la note... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le sophiste}}||37}}</noinclude>lui-même a peint le sophiste avec des couleurs plus noires
qu’il ne la fait dans ses autres ouvrages. Il se moque, il
est vrai, sans pitié de Prodicos et particulièrement d’Hippias
d’Élis ; mais il est plein d’égards pour Gorgias et surtout
pour Protagoras ; il les traite même avec un certain
respect. Dans le ''Ménon'', il a même l’air de défendre les
sophistes contre Anytos, qui les attaque avec une haine
aveugle. S’il a ici forcé la note et s’il a mis tous les sophistes
sur la même ligne, c’est que le sujet demandait qu’il
définît le sophiste comme un agent d’erreur et de tromperie.
Il semble bien en effet que le sujet véritable de l’ouvrage
n’est pas la définition du sophiste, mais la réfutation
de la thèse de Parménide sur le non-être et la démonstration
de la possibilité de l’erreur, dirigée contre certains
sophistes qui prétendaient qu’on ne peut ni penser ni parler faux, parce qu’on ne peut ni concevoir ni exprimer ce qui n’est pas.
{{c|{{sc|l’importance du « sophiste »}}}}
{{c|{{sc|au point de vue philosophique}}}}
C’est dans cette digression sur la possibilité de l’erreur que gît l’intérêt essentiel du Sophiste. Pour montrer que l’erreur est possible, Platon s’attaque d’abord à la thèse de Parménide, qui a toujours enseigné que le non-être n’est pas et qu’on ne peut contraindre à exister ce qui n’est pas. Mais, avant de rechercher ce qu’est le non-être, il faut d’abord savoir ce qu’est l’être. Or l’être n’est guère moins facile à définir que le non-être. Platon le démontre en passant en revue les écoles philosophiques qui ont traité
de l’être, et il fait voir que, si l’on ne veut pas abolir toute connaissance, il faut réprouver à la fois celles qui soutiennent que l’être est en perpétuel mouvement et celles qui l’immobilisent, soit dans l’unité, soit dans des formes multiples. Dès lors que peut-on dire de l’être ?
Certains philosophes prétendent qu’on n’en peut affirmer
que l’identité. On peut dire : l’homme est homme, mais non : l’homme est bon. C’est rejeter toute communauté entre les genres. Or si les genres ne communiquent pas entre eux, on ne peut rien dire de rien. Il y a ici trois hypothèses possibles : ou tous les genres communiquent, ou aucun ne
communique avec aucun, ou certains genres communiquent
avec d’autres par une affinité naturelle. Les deux
premières hypothèses sont absurdes : reste la troisième.
Platon, prenant pour exemples les cinq genres principaux : l’être, le mouvement, le repos, l’autre, le même,
démontre que, tout en étant irréductibles l’un à l’autre,
ils participent les uns des autres. C’est la théorie de la participation, clef de voûte du système des genres ou
idées. Tous les genres participent à la fois du même et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/39
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> de l’autre. Il s’ensuit que le non-être est dans tous ; « car, dans tous, la nature de l’être, en rendant chacun autre que l’être, en fait un non-être, en sorte qu’à ce point de vue, nous pouvons dire avec justesse qu’ils sont tous des non-êtres, et, par contre, parce qu’ils participent de l’être, qu’ils sont et ont de l’être ». « Ainsi le non-être n’est pas moins être que l’être lui-même ; car ce n’est pas le... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|38||{{sc|notice sur le sophiste}}}}</noinclude><nowiki />
de l’autre. Il s’ensuit que le non-être est dans tous ;
« car, dans tous, la nature de l’être, en rendant chacun
autre que l’être, en fait un non-être, en sorte qu’à ce
point de vue, nous pouvons dire avec justesse qu’ils sont
tous des non-êtres, et, par contre, parce qu’ils participent de l’être, qu’ils sont et ont de l’être ». « Ainsi le non-être n’est pas moins être que l’être lui-même ; car ce n’est pas le contraire de l’être qu’il exprime, c’est seulement autre chose que l’être » (158 b). Du moment que le non-être existe, il est possible de l’énoncer ; or énoncer ce qui est comme n’étant pas ou ce qui n’est pas comme étant, voilà ce qui constitue la fausseté dans le discours et dans la pensée,
Tels sont les problèmes dont Platon a donné la solution
dans la longue digression du Sophiste. Ils sont de première importance en eux-mêmes et pour tout le système métaphysique de Platon.
{{c|{{sc|« le sophiste » au point de vue littéraire}}}}
Si ''le Sophiste'' intéresse vivement les métaphysiciens, il est beaucoup moins captivant aux yeux des profanes, que rebutent la sécheresse et la subtilité de la discussion. ''Le Sophiste'' est en effet une œuvre d’un caractère scolaire. La première partie donne aux jeunes adeptes de l’école platonicienne un exemple de la méthode dichotomique appliquée avec rigueur à la recherche d’une définition, et la deuxième est un modèle de dialectique sur un sujet de pure métaphysique. Néanmoins il y a bien de l’agrément encore dans la manière dont le dialogue est conduit, dans les petits intermèdes qui font oublier un instant la peine
qu’on a eue à suivre un raisonnement subtil, dans le ton et
l’humeur de l’étranger qui mène la bataille contre des
adversaires absents et se fait donner la réplique en leur
nom par le jeune Théétète, dans les images, les métaphores, les jeux de mots même. Un exemple de la manière dont Platon sait user du jeu de mots fera bien saisir ce qu’il y a d’ingénieux et de plaisant dans son style. « Le sophiste, dit Théétète, est vraiment une espèce de gibier difficile à chasser. Évidemment il est très fertile en problèmes.
(Le mot grec correspondant à problème signifie non seulement ''problème'', mais encore toute ''armure'', tout ''rempart'' dont on se couvre, et c’est sur le second sens du mot que le développement continue.) Sitôt qu’il en met un en avant, c’est un rempart qu’il faut franchir en combattant,
avant d’arriver jusqu’à lui. Maintenant, à peine sommes-nous
venus à bout de celui qu’il nous a opposé en niant le
non-être qu’il nous en a opposé un autre, et il faut que
nous démontrions l’existence du faux dans le discours et
dans l’opinion, après quoi il en élèvera peut-être un autre,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|38||{{sc|notice sur le sophiste}}}}</noinclude>de l’autre. Il s’ensuit que le non-être est dans tous ;
« car, dans tous, la nature de l’être, en rendant chacun
autre que l’être, en fait un non-être, en sorte qu’à ce
point de vue, nous pouvons dire avec justesse qu’ils sont
tous des non-êtres, et, par contre, parce qu’ils participent de l’être, qu’ils sont et ont de l’être ». « Ainsi le non-être n’est pas moins être que l’être lui-même ; car ce n’est pas le contraire de l’être qu’il exprime, c’est seulement autre chose que l’être » (158 b). Du moment que le non-être existe, il est possible de l’énoncer ; or énoncer ce qui est comme n’étant pas ou ce qui n’est pas comme étant, voilà ce qui constitue la fausseté dans le discours et dans la pensée,
Tels sont les problèmes dont Platon a donné la solution
dans la longue digression du Sophiste. Ils sont de première importance en eux-mêmes et pour tout le système métaphysique de Platon.
{{c|{{sc|« le sophiste » au point de vue littéraire}}}}
Si ''le Sophiste'' intéresse vivement les métaphysiciens, il est beaucoup moins captivant aux yeux des profanes, que rebutent la sécheresse et la subtilité de la discussion. ''Le Sophiste'' est en effet une œuvre d’un caractère scolaire. La première partie donne aux jeunes adeptes de l’école platonicienne un exemple de la méthode dichotomique appliquée avec rigueur à la recherche d’une définition, et la deuxième est un modèle de dialectique sur un sujet de pure métaphysique. Néanmoins il y a bien de l’agrément encore dans la manière dont le dialogue est conduit, dans les petits intermèdes qui font oublier un instant la peine
qu’on a eue à suivre un raisonnement subtil, dans le ton et
l’humeur de l’étranger qui mène la bataille contre des
adversaires absents et se fait donner la réplique en leur
nom par le jeune Théétète, dans les images, les métaphores, les jeux de mots même. Un exemple de la manière dont Platon sait user du jeu de mots fera bien saisir ce qu’il y a d’ingénieux et de plaisant dans son style. « Le sophiste, dit Théétète, est vraiment une espèce de gibier difficile à chasser. Évidemment il est très fertile en problèmes.
(Le mot grec correspondant à problème signifie non seulement ''problème'', mais encore toute ''armure'', tout ''rempart'' dont on se couvre, et c’est sur le second sens du mot que le développement continue.) Sitôt qu’il en met un en avant, c’est un rempart qu’il faut franchir en combattant,
avant d’arriver jusqu’à lui. Maintenant, à peine sommes-nous
venus à bout de celui qu’il nous a opposé en niant le
non-être qu’il nous en a opposé un autre, et il faut que
nous démontrions l’existence du faux dans le discours et
dans l’opinion, après quoi il en élèvera peut-être un autre,<noinclude>
<references/></noinclude>
j126x2y10lhlun6hb5ai3rkhqkdwv88
Page:Ibsen, Hedda Gabler, trad. Prozor, 1892.pdf/18
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/* Sans texte */
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text/x-wiki
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<references/></noinclude>
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Page:Lucciardi - Canti Corsi, 1920.djvu/23
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text/x-wiki
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COSE VISTE
(Choses vues)<noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/40
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « et un autre encore après celui-là, et nous n’en verrons sans doute jamais la fin. » À Théétète découragé l’étranger réplique ainsi : « I] faut reprendre courage, Théétète, quand on peut toujours avancer, si peu que ce soit. Si l’on se décourageait en un cas comme celui-ci, que ferait-on dans d’autres conjonctures où l’on n’avancerait pas du tout, où l’on serait même repoussé en arrière. Ii faudrait, dit le proverbe, bien du t... »
16002024
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le sophiste}}||39}}</noinclude>et un autre encore après celui-là, et nous n’en verrons
sans doute jamais la fin. »
À Théétète découragé l’étranger réplique ainsi :
« I] faut reprendre courage, Théétète, quand on peut
toujours avancer, si peu que ce soit. Si l’on se décourageait
en un cas comme celui-ci, que ferait-on dans d’autres
conjonctures où l’on n’avancerait pas du tout, où l’on
serait même repoussé en arrière. Ii faudrait, dit le proverbe,
bien du temps à un tel homme pour prendre une
ville. Mais maintenant, mon bon ami, que nous sommes
venus à bout de la difficulté dont tu parles, nous pouvons
dire que le rempart le plus fort est pris et que le reste sera
désormais plus facile et moins important. » C’est ainsi que
ce traité d’apparence rébarbative est souvent égayé par le
style imagé et par l’humour que l’Eléate porte jusque dans
la dialectique la plus serrée. Ajoutons que dans les passages
les plus subtils, la langue de Platon est, pour la
simplicité, la précision, la justesse, plus admirable encore
que dans tous ses autres ouvrages, car il était singulièrement
difficile de trouver des expressions adéquates à des
matières si abstraites et à des pensées si subtiles. Platon
s’est tiré de la difficulté avec une aisance étonnante : il
dit exactement tout ce qu’il veut dire dans les termes les
plus simples et les plus clairs qu’on puisse imaginer. C’est
un exemple à suivre pour certains philosophes qui semblent
croire qu’il est impossible de parler philosophie dans
la langue de tout le monde.
{{c|{{sc|la date de la composition}}}}
Platon nous a présenté lui-même ''le Théétète'', ''le Sophiste''
et ''le Politique'' comme se faisant suite l’un à lautre. Il
est donc très vraisemblable qu’il les rédigea dans cet
ordre. Mais il se peut fort bien qu’il se soit écoulé un intervalle
assez long entre chacun de ces trois ouvrages, surtout
si, comme on peut le croire, le Parménide fut écrit
après le Théétète. Aucun indice ne permet de lui assigner
une date précise. Mais on peut conjecturer qu’il fut composé
aux environs de l’an ~ 365, et sans doute ne s’écarte-t-on
pas beaucoup de ia vérité.<noinclude>
<references/></noinclude>
5s1tfv6hxizyoe4qtcsrb2ch2hqobkd
16002035
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le sophiste}}||39}}</noinclude>et un autre encore après celui-là, et nous n’en verrons
sans doute jamais la fin. »
À Théétète découragé l’étranger réplique ainsi :
« Il faut reprendre courage, Théétète, quand on peut
toujours avancer, si peu que ce soit. Si l’on se décourageait
en un cas comme celui-ci, que ferait-on dans d’autres
conjonctures où l’on n’avancerait pas du tout, où l’on
serait même repoussé en arrière. Il faudrait, dit le proverbe,
bien du temps à un tel homme pour prendre une
ville. Mais maintenant, mon bon ami, que nous sommes
venus à bout de la difficulté dont tu parles, nous pouvons
dire que le rempart le plus fort est pris et que le reste sera
désormais plus facile et moins important. » C’est ainsi que
ce traité d’apparence rébarbative est souvent égayé par le
style imagé et par l’humour que l’Eléate porte jusque dans
la dialectique la plus serrée. Ajoutons que dans les passages
les plus subtils, la langue de Platon est, pour la
simplicité, la précision, la justesse, plus admirable encore
que dans tous ses autres ouvrages, car il était singulièrement
difficile de trouver des expressions adéquates à des
matières si abstraites et à des pensées si subtiles. Platon
s’est tiré de la difficulté avec une aisance étonnante : il
dit exactement tout ce qu’il veut dire dans les termes les
plus simples et les plus clairs qu’on puisse imaginer. C’est
un exemple à suivre pour certains philosophes qui semblent
croire qu’il est impossible de parler philosophie dans
la langue de tout le monde.
{{c|{{sc|la date de la composition}}}}
Platon nous a présenté lui-même ''le Théétète'', ''le Sophiste''
et ''le Politique'' comme se faisant suite l’un à l’autre. Il
est donc très vraisemblable qu’il les rédigea dans cet
ordre. Mais il se peut fort bien qu’il se soit écoulé un intervalle
assez long entre chacun de ces trois ouvrages, surtout
si, comme on peut le croire, le Parménide fut écrit
après le Théétète. Aucun indice ne permet de lui assigner
une date précise. Mais on peut conjecturer qu’il fut composé
aux environs de l’an ~ 365, et sans doute ne s’écarte-t-on
pas beaucoup de ia vérité.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le sophiste}}||39}}</noinclude>et un autre encore après celui-là, et nous n’en verrons
sans doute jamais la fin. »
À Théétète découragé l’étranger réplique ainsi :
« Il faut reprendre courage, Théétète, quand on peut
toujours avancer, si peu que ce soit. Si l’on se décourageait
en un cas comme celui-ci, que ferait-on dans d’autres
conjonctures où l’on n’avancerait pas du tout, où l’on
serait même repoussé en arrière. Il faudrait, dit le proverbe,
bien du temps à un tel homme pour prendre une
ville. Mais maintenant, mon bon ami, que nous sommes
venus à bout de la difficulté dont tu parles, nous pouvons
dire que le rempart le plus fort est pris et que le reste sera
désormais plus facile et moins important. » C’est ainsi que
ce traité d’apparence rébarbative est souvent égayé par le
style imagé et par l’humour que l’Eléate porte jusque dans
la dialectique la plus serrée. Ajoutons que dans les passages
les plus subtils, la langue de Platon est, pour la
simplicité, la précision, la justesse, plus admirable encore
que dans tous ses autres ouvrages, car il était singulièrement
difficile de trouver des expressions adéquates à des
matières si abstraites et à des pensées si subtiles. Platon
s’est tiré de la difficulté avec une aisance étonnante : il
dit exactement tout ce qu’il veut dire dans les termes les
plus simples et les plus clairs qu’on puisse imaginer. C’est
un exemple à suivre pour certains philosophes qui semblent
croire qu’il est impossible de parler philosophie dans
la langue de tout le monde.
{{c|{{sc|la date de la composition}}}}
Platon nous a présenté lui-même ''le Théétète'', ''le Sophiste''
et ''le Politique'' comme se faisant suite l’un à l’autre. Il
est donc très vraisemblable qu’il les rédigea dans cet
ordre. Mais il se peut fort bien qu’il se soit écoulé un intervalle
assez long entre chacun de ces trois ouvrages, surtout
si, comme on peut le croire, le Parménide fut écrit
après le Théétète. Aucun indice ne permet de lui assigner
une date précise. Mais on peut conjecturer qu’il fut composé
aux environs de l’an ~ 365, et sans doute ne s’écarte-t-on
pas beaucoup de la vérité.<noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/41
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « I U mio paese ''A u mio amicu A. Coltelloni.'' <poem> O CARU, Santu Petru, quant’è bellu ! È spergugliatu e ascostu a tramuntana Si diceria chi perte in caravana ... A u mondu un si ne trova cum’ ed ellu. È di u Nebbiu lu specchiu e lu giuiellu, Cun dodeci paesi per cullana ; Si stà cuntentu, espostu a la sulana, E accoglie a breccie aperte a questu e a quellu. Quand’ u vecu mi ride da luntanu Cume una mamma a li so figliulelli ; Eju, a...
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<noinclude><pagequality level="1" user="CoriB429" /></noinclude>I
U mio paese
''A u mio amicu A. Coltelloni.''
<poem>
O CARU, Santu Petru, quant’è bellu !
È spergugliatu e ascostu a tramuntana
Si diceria chi perte in caravana ...
A u mondu un si ne trova cum’ ed ellu.
È di u Nebbiu lu specchiu e lu giuiellu,
Cun dodeci paesi per cullana ;
Si stà cuntentu, espostu a la sulana,
E accoglie a breccie aperte a questu e a quellu.
Quand’ u vecu mi ride da luntanu
Cume una mamma a li so figliulelli ;
Eju, allegru, l’inviu un basciamanu,
E corru a salutà becchj e zitelli ;
E case, e piezze, e le stradelle appese ...
L’amu più che a me stessu, u mio paese !
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/149
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 88 LA MISSION DE CRUCHOD (J.-B.) Jean-Baptiste !... Il est temps de reconduire Florence et George, mon enfant. Dieu! c'était bon, le froid franc et mordant de la nuit d'hiver, après le froid engourdissant et fiévreux de la maison Cruchod! George et Florence l'aspi- raient de leur bouche ouverte, de leurs narines dila- tées, et ne se pressaient point de rentrer, feignant de s'empêtrer les pieds dans la neige. Mais Cruchod, très emmitouflé, hâtait le pa...
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LA MISSION DE CRUCHOD (J.-B.)
Jean-Baptiste !... Il est temps de reconduire
Florence et George, mon enfant.
Dieu! c'était bon, le froid franc et mordant de la
nuit d'hiver, après le froid engourdissant et fiévreux
de la maison Cruchod! George et Florence l'aspi-
raient de leur bouche ouverte, de leurs narines dila-
tées, et ne se pressaient point de rentrer, feignant de
s'empêtrer les pieds dans la neige. Mais Cruchod,
très emmitouflé, hâtait le pas, frappant de la semelle
la neige durcie. Alors ils trouvaient moyen de res-
ter un peu en arrière, et ensemble, et Cruchod criait:
<< Mais venez donc! » Etil criait aussi, agacé de leurs
apartés: « Qu'est-ce que vous dites? » lorsqu'il les
entendait rire aux éclats.
Ils allaient ainsi dans la nuit qui était toute blan-
che. Tout blanc, le ciel, si blanc que les étoiles y
pâlissaient et s'y éteignaient. Et sur le sol, la neige
était immaculée.
A la porte des Welti, tout près de la pension Jul-
liard, l'adieu se prolongeait. Et si un coup de vent
soudainement les faisait frissonner, tant pis: ils pié-
tinaient sur place dans la neige, et frappaient l'une
contre l'autre leurs mains épaissement gantées. C'est
qu'en vérité ils avaient beaucoup de choses à se dire
encore. Et Cruchod rageait; mais il se donnait des airs
de bourru bienveillant, ne voulait pas les empêcher
de s'amuser «< ces enfants... » Les jours de mauvaise<noinclude>
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LA MISSION DE CRUCHOD (J.-B.)
Jean-Baptiste !... Il est temps de reconduire
Florence et George, mon enfant.
Dieu! c'était bon, le froid franc et mordant de la
nuit d'hiver, après le froid engourdissant et fiévreux
de la maison Cruchod! George et Florence l'aspi-
raient de leur bouche ouverte, de leurs narines dila-
tées, et ne se pressaient point de rentrer, feignant de
s'empêtrer les pieds dans la neige. Mais Cruchod,
très emmitouflé, hâtait le pas, frappant de la semelle
la neige durcie. Alors ils trouvaient moyen de res-
ter un peu en arrière, et ensemble, et Cruchod criait:
<< Mais venez donc! » Etil criait aussi, agacé de leurs
apartés: « Qu'est-ce que vous dites? » lorsqu'il les
entendait rire aux éclats.
Ils allaient ainsi dans la nuit qui était toute blan-
che. Tout blanc, le ciel, si blanc que les étoiles y
pâlissaient et s'y éteignaient. Et sur le sol, la neige
était immaculée.
A la porte des Welti, tout près de la pension Jul-
liard, l'adieu se prolongeait. Et si un coup de vent
soudainement les faisait frissonner, tant pis: ils pié-
tinaient sur place dans la neige, et frappaient l'une
contre l'autre leurs mains épaissement gantées. C'est
qu'en vérité ils avaient beaucoup de choses à se dire
encore. Et Cruchod rageait; mais il se donnait des airs
de bourru bienveillant, ne voulait pas les empêcher
de s'amuser «< ces enfants... » Les jours de mauvaise<noinclude>
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— Jean-Baptiste !… Il est temps de reconduire
Florence et George, mon enfant.
Dieu ! c’était bon, le froid franc et mordant de la
nuit d’hiver, après le froid engourdissant et fiévreux
de la maison Cruchod ! George et Florence l’aspiraient
de leur bouche ouverte, de leurs narines dilatées,
et ne se pressaient point de rentrer, feignant de
s’empêtrer les pieds dans la neige. Mais Cruchod,
très emmitouflé, hâtait le pas, frappant de la semelle
la neige durcie. Alors ils trouvaient moyen de rester
un peu en arrière, et ensemble, et Cruchod criait :
« Mais venez donc ! » Et il criait aussi, agacé de leurs
apartés : « Qu’est-ce que vous dites ? » lorsqu’il les
entendait rire aux éclats.
Ils allaient ainsi dans la nuit qui était toute blanche.
Tout blanc, le ciel, si blanc que les étoiles y
pâlissaient et s’y éteignaient. Et sur le sol, la neige
était immaculée.
À la porte des Welti, tout près de la pension Julliard, l’adieu se prolongeait. Et si un coup de vent soudainement les faisait frissonner, tant pis : ils piétinaient sur place dans la neige, et frappaient l’une contre l’autre leurs mains épaissement gantées. C’est qu’en vérité ils avaient beaucoup de choses à se dire encore. Et Cruchod rageait ; mais il se donnait des airs de bourru bienveillant, ne voulait pas les empêcher de s’amuser « ces enfants… » Les jours de mauvaise<noinclude>
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Hektor
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— Jean-Baptiste !… Il est temps de reconduire
Florence et George, mon enfant.
Dieu ! c’était bon, le froid franc et mordant de la
nuit d’hiver, après le froid engourdissant et fiévreux
de la maison Cruchod ! George et Florence l’aspiraient
de leur bouche ouverte, de leurs narines dilatées,
et ne se pressaient point de rentrer, feignant de
s’empêtrer les pieds dans la neige. Mais Cruchod,
très emmitouflé, hâtait le pas, frappant de la semelle
la neige durcie. Alors ils trouvaient moyen de rester
un peu en arrière, et ensemble, et Cruchod criait :
« Mais venez donc ! » Et il criait aussi, agacé de leurs
apartés : « Qu’est-ce que vous dites ? » lorsqu’il les
entendait rire aux éclats.
Ils allaient ainsi dans la nuit qui était toute blanche.
Tout blanc, le ciel, si blanc que les étoiles y
pâlissaient et s’y éteignaient. Et sur le sol, la neige
était immaculée.
À la porte des Welti, tout près de la pension Julliard,
l’adieu se prolongeait. Et si un coup de vent
soudainement les faisait frissonner, tant pis : ils piétinaient
sur place dans la neige, et frappaient l’une
contre l’autre leurs mains épaissement gantées. C’est
qu’en vérité ils avaient beaucoup de choses à se dire
encore. Et Cruchod rageait ; mais il se donnait des airs
de bourru bienveillant, ne voulait pas les empêcher
de s’amuser « ces enfants… » Les jours de mauvaise<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{c|NOTICE SUR LE POLITIQUE}} {{c|{{sc|argument}}}} Le dialogue du Politique fait immédiatement suite à celui du ''Sophiste'' : il a lieu le même jour et dans la même séance. Ils ne sont séparés que par quelques paroles de remerciement adressées par Socrate à Théodore, qui lui a procuré le plaisir d’entendre l’étranger éléate et Théétète. Aussitôt après, sans lui laisser le temps de respirer, Théodore prie létranger qu... »
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{{c|NOTICE SUR LE POLITIQUE}}
{{c|{{sc|argument}}}}
Le dialogue du Politique fait immédiatement suite à
celui du ''Sophiste'' : il a lieu le même jour et dans la même
séance. Ils ne sont séparés que par quelques paroles de
remerciement adressées par Socrate à Théodore, qui lui
a procuré le plaisir d’entendre l’étranger éléate et Théétète.
Aussitôt après, sans lui laisser le temps de respirer, Théodore
prie létranger qui vient d’achever le portrait du
sophiste de continuer par celui du politique ou du philosophe.
L’étranger déclare qu’il commencera par celui du
politique, et comme Théétète est peut-être fatigué, il
prendra le jeune Socrate, son camarade, pour lui donner
la réplique, et il entre aussitôt en matière.
Le dialogue se divise en trois parties d’inégale étendue.
La première (258 b-277 d) est la définition du roi comme
pasteur du troupeau humain ; la deuxième (277 b-287 b),
la définition du tissage, pris comme exemple pour aider
à celle de la fonction royale ; la-troisième (287 b-311 c),
la plus longue, achève la définition du roi, assimilé à un
tisserand.
{{c|{{sc|première partie : la définition du roi comme pasteur}}}}
Pour définir le politique, l’étranger procède par la
même méthode que dans Le Sophiste, par la méthode
dichotomique. Etant donné-que le politique est un homme
de science, il faut préciser quelle est sa science. Or il y a
des sciences de deux sortes : les unes théoriques, comme
l’arithmétique, et les autres pratiques, comme l’architecture.
Cormme le roi agit plutôt avec son intelligence
qu’avec ses mains, il faut ranger sa science parmi les
sciences théoriques. Les sciences théoriques se bornent
à la pure connaissance ou y joignent le commandement.
Parmi les sciences qui commandent, il faut distinguer<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{c|NOTICE SUR LE POLITIQUE}}
{{c|{{sc|argument}}}}
Le dialogue du Politique fait immédiatement suite à
celui du ''Sophiste'' : il a lieu le même jour et dans la même
séance. Ils ne sont séparés que par quelques paroles de
remerciement adressées par Socrate à Théodore, qui lui
a procuré le plaisir d’entendre l’étranger éléate et Théétète.
Aussitôt après, sans lui laisser le temps de respirer, Théodore
prie l’étranger qui vient d’achever le portrait du
sophiste de continuer par celui du politique ou du philosophe.
L’étranger déclare qu’il commencera par celui du
politique, et comme Théétète est peut-être fatigué, il
prendra le jeune Socrate, son camarade, pour lui donner
la réplique, et il entre aussitôt en matière.
Le dialogue se divise en trois parties d’inégale étendue.
La première (258 b-277 d) est la définition du roi comme
pasteur du troupeau humain ; la deuxième (277 b-287 b),
la définition du tissage, pris comme exemple pour aider
à celle de la fonction royale ; la-troisième (287 b-311 c),
la plus longue, achève la définition du roi, assimilé à un
tisserand.
{{c|{{sc|première partie : la définition du roi comme pasteur}}}}
Pour définir le politique, l’étranger procède par la
même méthode que dans Le Sophiste, par la méthode
dichotomique. Etant donné-que le politique est un homme
de science, il faut préciser quelle est sa science. Or il y a
des sciences de deux sortes : les unes théoriques, comme
l’arithmétique, et les autres pratiques, comme l’architecture.
Cormme le roi agit plutôt avec son intelligence
qu’avec ses mains, il faut ranger sa science parmi les
sciences théoriques. Les sciences théoriques se bornent
à la pure connaissance ou y joignent le commandement.
Parmi les sciences qui commandent, il faut distinguer<noinclude>
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{{c|NOTICE SUR LE POLITIQUE}}
{{c|{{sc|argument}}}}
Le dialogue du Politique fait immédiatement suite à
celui du ''Sophiste'' : il a lieu le même jour et dans la même
séance. Ils ne sont séparés que par quelques paroles de
remerciement adressées par Socrate à Théodore, qui lui
a procuré le plaisir d’entendre l’étranger éléate et Théétète.
Aussitôt après, sans lui laisser le temps de respirer, Théodore
prie l’étranger qui vient d’achever le portrait du
sophiste de continuer par celui du politique ou du philosophe.
L’étranger déclare qu’il commencera par celui du
politique, et comme Théétète est peut-être fatigué, il
prendra le jeune Socrate, son camarade, pour lui donner
la réplique, et il entre aussitôt en matière.
Le dialogue se divise en trois parties d’inégale étendue.
La première (258 b-277 d) est la définition du roi comme
pasteur du troupeau humain ; la deuxième (277 b-287 b),
la définition du tissage, pris comme exemple pour aider
à celle de la fonction royale ; la-troisième (287 b-311 c),
la plus longue, achève la définition du roi, assimilé à un
tisserand.
{{c|{{sc|première partie : la définition du roi comme pasteur}}}}
Pour définir le politique, l’étranger procède par la
même méthode que dans Le Sophiste, par la méthode
dichotomique. Etant donné que le politique est un homme
de science, il faut préciser quelle est sa science. Or il y a
des sciences de deux sortes : les unes théoriques, comme
l’arithmétique, et les autres pratiques, comme l’architecture.
Comme le roi agit plutôt avec son intelligence
qu’avec ses mains, il faut ranger sa science parmi les
sciences théoriques. Les sciences théoriques se bornent
à la pure connaissance ou y joignent le commandement.
Parmi les sciences qui commandent, il faut distinguer<noinclude>
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Page:Dumas.- Grand dictionnaire de cuisine, 1873.djvu/1192
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Raymonde Lanthier
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{{c|{{sc|Maison Alexandre BORNIBUS}}|fs=150%|mt=2em}}
{{c|{{all-sc|60, boulevard de la Villette, à Paris}}.|m=1em}}
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{{t3|ÉTUDE SUR LA MOUTARDE|mb=0.5em}}
{{c|{{all-sc|Par Alexandre DUMAS}}.|fs=90%}}
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''Réponse à une lettre anonyme adressée aux gourmands de tous les pays.''
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Je reçois parfois de singulières lettres ; en voici une que j’ai reçue ce matin :
{{il|0.3}}
{{g|« Monsieur,|mt=0.5em|4}}
« Vous êtes à la fois, dit-on, grand littérateur et excellent cuisinier.
« Vous vous êtes occupé, comme Lucrèce, de l’origine des hommes et des choses.
« Pourriez-vous me rendre l’énorme service de me dire, ''chronologiquement'', à quelle époque remonte la moutarde ?
« ''Étymologiquement'', d’où vient son nom ?
« ''Botaniquement'', à quelle famille appartient la plante ?
« ''Culinairement'', quelle est la préparation que vous préférez ?
« Je vous aurai une véritable reconnaissance de vous rendre à mon désir. »
{{il|0.5}}
Si mon correspondant anonyme, au lieu de me demander le grand jour de la publicité, m’avait dit où je pourrais lui répondre, fût-ce directement, — fût-ce poste restante, — sous un nom en l’air, — sous une initiale, — sous un nombre plus ou moins considérable d’étoiles, — je ne vous adresserais pas cette causerie, qui n’a, je dois l’avouer, aucun rapport avec la mer.
Je suis tellement convaincu, comme Pic de la Mirandole, que l’on peut parler avec intérêt de ''toutes les choses connues et de quelques autres encore'', que je me rends ''immédiatement'' à vos désirs, sans trop craindre que les lecteurs s’en plaignent.
Nous allons aborder franchement la question.
Vous me demandez, cher anonyme, à quelle époque la moutarde remonte.
Permettez-moi de m’occuper de l’œuf avant de m’occuper de la poule, de la graine avant de m’occuper de la plante.
Les Grecs et les Romains, qui ne connaissaient pas la moutarde en pot ou en brique, comme on la vend de nos jours, la connaissaient en graine, et employaient cette graine dans les ragoûts, et en poussière avec les rôtis, comme nous y employons notre moutarde moderne.
Grecs et Romains n’avaient qu’un même mot pour la désigner, ce qui prouverait clairement que ce condiment a passé de la Grèce en Italie, d’Athènes à Rome.
Ils appelaient indifféremment le grain ou la farine de moutarde ''{{lang|la|sinapis}}''. La médecine a adopté ce mot.
Aristophane et Ménandre ont conservé dans leurs pièces satiriques la recette d’une foule de ragoûts dans lesquels entrait la farine ''{{lang|la|sinapis}}''.
L’Ancien et le Nouveau Testament parlent souvent des grains de ''sénevé'', traduction française du mot hébreu moutarde. Dans les sombres imprécations des prophètes contre les royaumes de Juda et d’Israël, le grain de ''sénevé'' joue un grand rôle comme point de comparaison.
Les Romains des premiers jours l’employaient au naturel et en poudre dans leurs repas ; mais les Romains de la fin de la République et de l’Empire avaient le goût trop corrompu pour se borner à cette primitive simplicité : ils en firent,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Livre:La conquête de l'Algérie, 1841-1857, Tome 01.djvu
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Ce qui amena sur les traits de Flack un incroyable étonnement.
Mais il n’eut pas le loisir de formuler l’interrogation, évidemment prête à jaillir de ses lèvres, car le chef des geôliers fit résonner les claquettes de bois, l’avertissant ainsi que le moment de sortir était venu.
Du coup, l’Américain se précipita vers Jean Terrade, qui lui adressait des signes éplorés, et tous deux disparurent par l’ouverture qui, la veille, avait livré passage aux visiteurs.
Un soupir de satisfaction fusa entre les lèvres de Tip.
Au moins, il ne verrait plus, durant quelques heures, les deux individus qu’il avait en aversion.
Aussi conçoit-on des espions assez naïfs pour se figurer que l’on ajoutera créance à une imagination aussi absurde que celle de ce pari !
Cependant le soleil monta dans le ciel.
Les heures se traînèrent pénibles et lourdes, jetant dans la cour déserte, dans les cages surpeuplées, l’averse ardente des rayons solaires.
Puis la température d’étuve sembla s’adoucir par degrés insensibles.
Les ombres, tournant en sens inverse du mouvement de l’astre de lumière, apportèrent en leur teinte bleuâtre l’apaisement du crépuscule.
À deux reprises, miss Grace avait paru, chargée de vivres pour Tip Linn.
Deux fois, ce dernier les avait partagés avec Osleiman Slaghar.
Après le court crépuscule, la nuit reparut.
Les deux lanternes de la cour s’allumèrent, répondant au signal des constellations allumant leurs étoiles à la voûte du ciel.
Les bruits du jour s’atténuèrent, cessèrent bientôt.
De nouveau les forçats dormaient ; de nouveau aussi Jaspers Flack et Jean Terrade, ayant réintégré la prison, campaient dans la cour.
Tip, quelque peu énervé par la journée passée dans l’espoir vain d’un ordre d’élargissement, avait fermé les yeux, pour ne pas apercevoir les deux parieurs, qu’il prenait de plus belle pour des ennemis et qu’il détestait à présent de toutes ses forces.
Peu à peu il se sentit glisser très doucement dans l’imprécision du sommeil.
Soudain une plainte le secoua, contraignant ses yeux à se rouvrir, son corps à se redresser.
— Qui gémit ainsi ?
On ne répondit pas. Le silence pesait sur la geôle.
Le jeune homme écouta un instant.
Il allait penser qu’il avait mal entendu, que son impression auditive était le résultat de l’hallucination d’un rêve,<noinclude>
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celles qui commandent en leur propre nom. Telle est la
science royale. Les sciences qui commandent s’adressent
à des êtres inanimés ou à des êtres animés ; celles qui
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deux sections, dont l’une concerne les individus et l’autre
les troupeaux. C’est des troupeaux que le politique s’occupe. Conçois-tu, demande l’étranger, comment on peut
partager l’art d’élever les troupeaux ? Il me semble,
répond le jeune Socrate, qu’il y a d’un côté l’élevage des
hommes et de autre celui des bêtes.
{{c|{{sc|la division par espèces}}}}
La réponse n’est point sotte, dit l’étranger ; mais c’est
une entorse donnée à la méthode dichotomique. C’est
comme si tu divisais le genre humain en mettant d’un
côté les Grecs et de l’autre tous les autres peuples, si différents qu’ils soient, ou si tu divisais les nombres en
posant d’un côté une myriade et de l’autre tout le reste
des nombres. C’est par espèces qu’il faut diviser, et non
en prenant une partie quelconque pour l’opposer à tout
le reste. Or la ou il y a espèce, il y a forcément partie, mais où il y a partie, il n’y a pas forcément espèce.
{{c|{{sc|nouvelles divisions}}}}
Après cette leçon de méthode, l’Eléate revient à la
question. Ce qu’il faut faire, dit-il, c’est diviser les animaux en apprivoisés et en sauvages. Parmi les premiers,
il y a ceux qu’on élève dans l’eau et ceux qu’on élève sur
terre. Ce sont ces derniers qui sont sous la houlette du
roi. Ils se divisent en animaux qui volent et en animaux
qui marchent. Parmi ces derniers, il faut distinguer ceux
qui ont des cornes et ceux qui n’en ont pas. A leur tour,
les animaux sans cornes, qui, seuls, dépendent de l’autorité
royale, se divisent en deux espèces : celle des animaux qui
peuvent se croiser pour engendrer, comme l’âne et le cheval, et celle de ceux qui ne se reproduisent qu’entre eux.
Cette dernière comprend deux classes : les quadrupèdes et
les bipèdes. Les bipèdes peuvent être emplumés ou sans
plumes : ce sont ces derniers qui sont l’objet de la science
politique.
Mais cette définition n’est pas complète : elle n’indique
pas quelle différence il y a entre les autres pasteurs et
le roi. Sans parler des boulangers, des commerçants et
autres qui contribuent à l’entretien du troupeau humain,
nul n’a plus de droit que le bouvier à prétendre au titre de
nourricier du troupeau.<noinclude>
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les troupeaux. C’est des troupeaux que le politique s’occupe. Conçois-tu, demande l’étranger, comment on peut
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répond le jeune Socrate, qu’il y a d’un côté l’élevage des
hommes et de l’autre celui des bêtes.
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{{bv}}--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 25 août 2026 à 16:11 (UTC)
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/152
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{c|{{sc|le mythe des deux révolutions de l’univers}}}} Une légende nous servira à distinguer ce que peut être actuellement le politique : c’est celle qui se rattache au recul du soleil que Dieu fit en faveur d’Atrée. Le monde est tantôt gouverné par Dieu, qui le fait marcher dans un sens, et tantôt livré à lui-même. Alors il tourne en sens inverse, parce que, composé d’une âme et d’un corps, il est, par la présence du corps,... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le politique}}||151}}</noinclude><nowiki />
{{c|{{sc|le mythe des deux révolutions de l’univers}}}}
Une légende nous servira à distinguer ce que peut être
actuellement le politique : c’est celle qui se rattache au
recul du soleil que Dieu fit en faveur d’Atrée. Le monde
est tantôt gouverné par Dieu, qui le fait marcher dans un
sens, et tantôt livré à lui-même. Alors il tourne en sens
inverse, parce que, composé d’une âme et d’un corps, il
est, par la présence du corps, soumis au changement. Quand il passe d’un mouvement à l’autre, il se produit en lui une
secousse qui fait périr beaucoup de vivants, et ceux qui
subsistent éprouvent d’étranges accidents. Tout marchant
en sens contraire, les vieillards redeviennent jeunes, les
jeunes redeviennent enfants, et tous disparaissent dans le
sein de la terre. Ils s’y reconstituent et en ressortent pour
remonter à la vie. C’est dans la période qui a précédé la
nôtre et où le monde était gouverné par Dieu que se place
le règne de Cronos, où tout naissait de soi-même pour
l’usage des hommes. Toutes les parties du monde étaient
divisées en régions gouvernées par des démons, comme
l’ensemble l’était par Dieu. Les hommes de ce temps-là ne
connaissaient ni nos Etats, ni nos institutions : ils n’avaient
qu’à se laisser vivre sous la gouverne des dieux. Mais dès
que ie monde fut livré à lui-même, il suivit d’abord d’assez
près l’ordre ancien ; puis, peu à peu, le désordre s’introduisit
en lui, et il finirait par périr si Dieu n’en reprenait pas le
commandement. Privés des soins des démons qui les gouvernaient
dans l’ordre ancien, les animaux étaient redevenus
sauvages, et l’homme était sans défense contre eux et
impuissant à se créer lui-même sa nourriture. C’est alors
que les dieux lui donnèrent les arts, d’où sont sorties
toutes les inventions qui ont contribué à l’organisation
de la vie humaine.
Ce récit nous montre que nous avons commis deux
erreurs. La première, c’est que nous sommes allés chercher
dans la période opposée le berger qui paissait le
troupeau humain d’alors, un dieu au lieu d’un homme.
Or la différence de leurs fonctions est sensible : le dieu
nourrissait ses ouailles ; le politique actuel ne les nourrit
pas ; il se contente de les surveiller et de les soigner. D’autre
part, en déclarant le politique chef de la cité tout entière,
nous avons omis de dire qu’à la différence du pasteur
divin, il pouvait commander contre la volonté de ses sujets,
et devenir ainsi un tyran au lieu d’un roi. Nous nous
sommes trompés en confondant ensemble le roi et le tyran.
{{c|{{sc|deuxième partie : le tissage}}}}
Mais la figure du roi n’est pas encore achevée. Pour
nous faciliter la tâche, recourons à un exemple simple,<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{c|{{sc|le mythe des deux révolutions de l’univers}}}}
Une légende nous servira à distinguer ce que peut être
actuellement le politique : c’est celle qui se rattache au
recul du soleil que Dieu fit en faveur d’Atrée. Le monde
est tantôt gouverné par Dieu, qui le fait marcher dans un
sens, et tantôt livré à lui-même. Alors il tourne en sens
inverse, parce que, composé d’une âme et d’un corps, il
est, par la présence du corps, soumis au changement. Quand il passe d’un mouvement à l’autre, il se produit en lui une
secousse qui fait périr beaucoup de vivants, et ceux qui
subsistent éprouvent d’étranges accidents. Tout marchant
en sens contraire, les vieillards redeviennent jeunes, les
jeunes redeviennent enfants, et tous disparaissent dans le
sein de la terre. Ils s’y reconstituent et en ressortent pour
remonter à la vie. C’est dans la période qui a précédé la
nôtre et où le monde était gouverné par Dieu que se place
le règne de Cronos, où tout naissait de soi-même pour
l’usage des hommes. Toutes les parties du monde étaient
divisées en régions gouvernées par des démons, comme
l’ensemble l’était par Dieu. Les hommes de ce temps-là ne
connaissaient ni nos Etats, ni nos institutions : ils n’avaient
qu’à se laisser vivre sous la gouverne des dieux. Mais dès
que le monde fut livré à lui-même, il suivit d’abord d’assez
près l’ordre ancien ; puis, peu à peu, le désordre s’introduisit
en lui, et il finirait par périr si Dieu n’en reprenait pas le
commandement. Privés des soins des démons qui les gouvernaient
dans l’ordre ancien, les animaux étaient redevenus
sauvages, et l’homme était sans défense contre eux et
impuissant à se créer lui-même sa nourriture. C’est alors
que les dieux lui donnèrent les arts, d’où sont sorties
toutes les inventions qui ont contribué à l’organisation
de la vie humaine.
Ce récit nous montre que nous avons commis deux
erreurs. La première, c’est que nous sommes allés chercher
dans la période opposée le berger qui paissait le
troupeau humain d’alors, un dieu au lieu d’un homme.
Or la différence de leurs fonctions est sensible : le dieu
nourrissait ses ouailles ; le politique actuel ne les nourrit
pas ; il se contente de les surveiller et de les soigner. D’autre
part, en déclarant le politique chef de la cité tout entière,
nous avons omis de dire qu’à la différence du pasteur
divin, il pouvait commander contre la volonté de ses sujets,
et devenir ainsi un tyran au lieu d’un roi. Nous nous
sommes trompés en confondant ensemble le roi et le tyran.
{{c|{{sc|deuxième partie : le tissage}}}}
Mais la figure du roi n’est pas encore achevée. Pour
nous faciliter la tâche, recourons à un exemple simple,<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « qui nous servira de paradigme pour distinguer les éléments de la réalité qui nous ont échappé. Prenons, si vous voulez, le tissage, et dans le tissage, celui de la laine. Pour le distinguer des autres arts, appliquons-lui notre méthode dichotomique. Toutes les choses que nous faisons ou que nous possédons sont ou des instruments pour agir ou des préservatifs pour ne pas souffrir. Les préservatifs sont des antidotes ou des moyens de défense ; ces de...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|152||{{sc|notice sur le politique}}}}</noinclude>qui nous servira de paradigme pour distinguer les éléments
de la réalité qui nous ont échappé. Prenons, si
vous voulez, le tissage, et dans le tissage, celui de la laine.
Pour le distinguer des autres arts, appliquons-lui notre
méthode dichotomique. Toutes les choses que nous faisons
ou que nous possédons sont ou des instruments pour
agir ou des préservatifs pour ne pas souffrir. Les préservatifs
sont des antidotes ou des moyens de défense ; ces derniers
sont des armures de guerre ou des abris. Les abris
sont des voiles ou des défenses contre le froid et le chaud.
Ces défenses sont des toitures ou des étoffes ; les étoffes,
des tapis qu’on met sous soi ou des enveloppes. Les enveloppes
sont faites d’une seule pièce ou de plusieurs. Ces
dernières sont ou piquées ou assemblées sans couture. Celles
qui sont sans couture sont faites de nerfs, de plantes ou
de crins. Celles de crins sont collées avec de l’eau et de la
terre ou attachées sans matière étrangère. C’est à ces
préservatifs et à ces étoffes composées de brins liés entre
eux que nous avons donné le nom de vêtements, et l’art
du vêtement est appelé art vestimentaire, dont le tissage ne diffère que par le nom.
Il faut distinguer le tissage des arts auxiliaires. Il y a,
en effet, dans chaque art deux sortes de causes : les unes,
qui lui fournissent des instruments, ce sont les causes
auxiliaires, et les autres qui produisent elles-mêmes, ce
sont les causes créatrices. Parmi les causes auxiliaires, il
faut ranger les arts qui fabriquent les fuseaux ; les navettes
et autres instruments, et tous les arts d’apprêtage, comme
le lavage et le ravaudage. Dans le travail de ia laine proprement
dit, il y a le cardage, qui sépare ce qui était emmêlé,
et qui appartient à l’art de séparer, et l’art d’assembler, qui
se divise à son tour en art de tordre et en art d’entrelacer.
L’art de tordre comprend la fabrication du fil solide de
la chaîne et celle du fil plus lâche de la trame. Le tissage
est l’entrelacement des deux fils.
{{c|{{sc|l’art de mesurer}}}}
Nous pouvions dire tout de suite, sans faire ces longs
détours, que l’art du tisserand est l’art d’entrelacer la
trame et la chaîne. Pourquoi ces longueurs ? D’aucuns
pourraient nous reprocher d’avoir manqué de mesure.
Répondons-leur qu’il y a deux manières de mesurer, l’une
qui s’applique à la grandeur et à la petitesse considérées
dans leur rapport réciproque, et l’autre à ce que doit être
la chose que l’on produit. Cette deuxième manière est
celle de tous les arts : ce n’est pas sur la quantité, mais
sur l’opportunité et la convenance qu’ils se règlent. Il y a
pour eux un juste milieu en deçà et au-delà duquel l’œuvre
est également imparfaite.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|152||{{sc|notice sur le politique}}}}</noinclude>qui nous servira de paradigme pour distinguer les éléments
de la réalité qui nous ont échappé. Prenons, si
vous voulez, le tissage, et dans le tissage, celui de la laine.
Pour le distinguer des autres arts, appliquons-lui notre
méthode dichotomique. Toutes les choses que nous faisons
ou que nous possédons sont ou des instruments pour
agir ou des préservatifs pour ne pas souffrir. Les préservatifs
sont des antidotes ou des moyens de défense ; ces derniers
sont des armures de guerre ou des abris. Les abris
sont des voiles ou des défenses contre le froid et le chaud.
Ces défenses sont des toitures ou des étoffes ; les étoffes,
des tapis qu’on met sous soi ou des enveloppes. Les enveloppes
sont faites d’une seule pièce ou de plusieurs. Ces
dernières sont ou piquées ou assemblées sans couture. Celles
qui sont sans couture sont faites de nerfs, de plantes ou
de crins. Celles de crins sont collées avec de l’eau et de la
terre ou attachées sans matière étrangère. C’est à ces
préservatifs et à ces étoffes composées de brins liés entre
eux que nous avons donné le nom de vêtements, et l’art
du vêtement est appelé art vestimentaire, dont le tissage ne diffère que par le nom.
Il faut distinguer le tissage des arts auxiliaires. Il y a,
en effet, dans chaque art deux sortes de causes : les unes,
qui lui fournissent des instruments, ce sont les causes
auxiliaires, et les autres qui produisent elles-mêmes, ce
sont les causes créatrices. Parmi les causes auxiliaires, il
faut ranger les arts qui fabriquent les fuseaux ; les navettes
et autres instruments, et tous les arts d’apprêtage, comme
le lavage et le ravaudage. Dans le travail de la laine proprement
dit, il y a le cardage, qui sépare ce qui était emmêlé,
et qui appartient à l’art de séparer, et l’art d’assembler, qui
se divise à son tour en art de tordre et en art d’entrelacer.
L’art de tordre comprend la fabrication du fil solide de
la chaîne et celle du fil plus lâche de la trame. Le tissage
est l’entrelacement des deux fils.
{{c|{{sc|l’art de mesurer}}}}
Nous pouvions dire tout de suite, sans faire ces longs
détours, que l’art du tisserand est l’art d’entrelacer la
trame et la chaîne. Pourquoi ces longueurs ? D’aucuns
pourraient nous reprocher d’avoir manqué de mesure.
Répondons-leur qu’il y a deux manières de mesurer, l’une
qui s’applique à la grandeur et à la petitesse considérées
dans leur rapport réciproque, et l’autre à ce que doit être
la chose que l’on produit. Cette deuxième manière est
celle de tous les arts : ce n’est pas sur la quantité, mais
sur l’opportunité et la convenance qu’ils se règlent. Il y a
pour eux un juste milieu en deçà et au-delà duquel l’œuvre
est également imparfaite.<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> Si l’on trouve que nous nous sommes trop étendus ici sur le tissage et les révolutions de l’univers, et, dans ''le Sophiste'', sur le non-être, c’est qu’on ne se rend pas compte qu’il faut classer les choses par espèces, en rassemblant toutes les différences qui les distinguent, et en enfermant tous leurs traits de parenté dans l’essence d’un genre, œuvre difficile, quand il s’agit de réalités immatérielles aussi importante... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le politique}}||153}}</noinclude><nowiki />
Si l’on trouve que nous nous sommes trop étendus ici
sur le tissage et les révolutions de l’univers, et, dans ''le Sophiste'', sur le non-être, c’est qu’on ne se rend pas
compte qu’il faut classer les choses par espèces, en rassemblant
toutes les différences qui les distinguent, et en
enfermant tous leurs traits de parenté dans l’essence d’un
genre, œuvre difficile, quand il s’agit de réalités immatérielles
aussi importantes que celles qui nous occupent.
D’ailleurs notre enquête sur le politique vise moins à
définir le politique qu’à nous rendre meilleurs dialecticiens.
Si donc nous avons atteint la vérité que nous cherchons, et si nous avons rendu l’auditeur plus inventif, ne
nous inquiétons pas des critiques ou des éloges qu’on peut
nous faire sur d’autres points ; ne prenons même pas la
peine de les entendre.
{{c{{sc|troisième partie le royal tisserand}}}}
Appliquons maintenant au politique l’exemple du tissage.
Nous avons déjà séparé de l’art royal les arts qui lui
sont apparentés ; il nous reste à le séparer des arts qui sont
ses auxiliaires et de ceux qui sont ses rivaux, comme nous
l’avons fait à propos du tissage. Mais la méthode dichotomique
n’est plus applicable ici : nous ne pouvons plus les
diviser par espèces ; divisons-les par membres, comme on fait des victimes, afin de rester le plus près possible de la
division par espèces. Les arts auxiliaires, qui fournissent
à la cité ce qui est indispensable à ia vie, peuvent se répartir
en sept classes : matières premières, instruments, vases,
véhicules, abris, divertissements et nourriture. Ecartons les,
comme nous avons écarté du tissage tous les arts indispensables
à sa tâche ; et de même que nous avons distingué
du tisserand les cardeurs et les fileurs, distinguons du
roi tout le groupe dès serviteurs, les esclaves, les commerçants,
les mercenaires, les hérauts, les secrétaires, les
devins et les prêtres, et tout un chœur de centaures et
de satyres, dont les figures nous apparaîtront plus clairement,
quand nous aurons passé en revue les différentes
formes de constitution.
Il y a trois formes de constitution : la monarchie, le gouvernement
du petit nombre et la démocratie, qui se
dédoublent, selon leur légalité, en royauté et en tyrannie,
en aristocratie et en oligarchie et en démocratie réglée ou
déréglée. Mais la vraie politique étant une science, dans
lequel de ces gouvernements la trouverons-nous ? Ce n’est
ni le peuple, ni même le petit nombre qui peut posséder la
science : on ne peut la trouver que dans un seul et dans
quelques hommes seulement. Ceux qui la possèdent se
régleront sur elle pour gouverner, avec ou sans lois, avec ou
même contre le consentement de leurs sujets, comme le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Si l’on trouve que nous nous sommes trop étendus ici
sur le tissage et les révolutions de l’univers, et, dans ''le Sophiste'', sur le non-être, c’est qu’on ne se rend pas
compte qu’il faut classer les choses par espèces, en rassemblant
toutes les différences qui les distinguent, et en
enfermant tous leurs traits de parenté dans l’essence d’un
genre, œuvre difficile, quand il s’agit de réalités immatérielles
aussi importantes que celles qui nous occupent.
D’ailleurs notre enquête sur le politique vise moins à
définir le politique qu’à nous rendre meilleurs dialecticiens.
Si donc nous avons atteint la vérité que nous cherchons, et si nous avons rendu l’auditeur plus inventif, ne
nous inquiétons pas des critiques ou des éloges qu’on peut
nous faire sur d’autres points ; ne prenons même pas la
peine de les entendre.
{{c|{{sc|troisième partie : le royal tisserand}}}}
Appliquons maintenant au politique l’exemple du tissage.
Nous avons déjà séparé de l’art royal les arts qui lui
sont apparentés ; il nous reste à le séparer des arts qui sont
ses auxiliaires et de ceux qui sont ses rivaux, comme nous
l’avons fait à propos du tissage. Mais la méthode dichotomique
n’est plus applicable ici : nous ne pouvons plus les
diviser par espèces ; divisons-les par membres, comme on fait des victimes, afin de rester le plus près possible de la
division par espèces. Les arts auxiliaires, qui fournissent
à la cité ce qui est indispensable à ia vie, peuvent se répartir
en sept classes : matières premières, instruments, vases,
véhicules, abris, divertissements et nourriture. Ecartons les,
comme nous avons écarté du tissage tous les arts indispensables
à sa tâche ; et de même que nous avons distingué
du tisserand les cardeurs et les fileurs, distinguons du
roi tout le groupe dès serviteurs, les esclaves, les commerçants,
les mercenaires, les hérauts, les secrétaires, les
devins et les prêtres, et tout un chœur de centaures et
de satyres, dont les figures nous apparaîtront plus clairement,
quand nous aurons passé en revue les différentes
formes de constitution.
Il y a trois formes de constitution : la monarchie, le gouvernement
du petit nombre et la démocratie, qui se
dédoublent, selon leur légalité, en royauté et en tyrannie,
en aristocratie et en oligarchie et en démocratie réglée ou
déréglée. Mais la vraie politique étant une science, dans
lequel de ces gouvernements la trouverons-nous ? Ce n’est
ni le peuple, ni même le petit nombre qui peut posséder la
science : on ne peut la trouver que dans un seul et dans
quelques hommes seulement. Ceux qui la possèdent se
régleront sur elle pour gouverner, avec ou sans lois, avec ou
même contre le consentement de leurs sujets, comme le<noinclude>
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Si l’on trouve que nous nous sommes trop étendus ici
sur le tissage et les révolutions de l’univers, et, dans ''le Sophiste'', sur le non-être, c’est qu’on ne se rend pas
compte qu’il faut classer les choses par espèces, en rassemblant
toutes les différences qui les distinguent, et en
enfermant tous leurs traits de parenté dans l’essence d’un
genre, œuvre difficile, quand il s’agit de réalités immatérielles
aussi importantes que celles qui nous occupent.
D’ailleurs notre enquête sur le politique vise moins à
définir le politique qu’à nous rendre meilleurs dialecticiens.
Si donc nous avons atteint la vérité que nous cherchons, et si nous avons rendu l’auditeur plus inventif, ne
nous inquiétons pas des critiques ou des éloges qu’on peut
nous faire sur d’autres points ; ne prenons même pas la
peine de les entendre.
{{c|{{sc|troisième partie : le royal tisserand}}}}
Appliquons maintenant au politique l’exemple du tissage.
Nous avons déjà séparé de l’art royal les arts qui lui
sont apparentés ; il nous reste à le séparer des arts qui sont
ses auxiliaires et de ceux qui sont ses rivaux, comme nous
l’avons fait à propos du tissage. Mais la méthode dichotomique
n’est plus applicable ici : nous ne pouvons plus les
diviser par espèces ; divisons-les par membres, comme on fait des victimes, afin de rester le plus près possible de la
division par espèces. Les arts auxiliaires, qui fournissent
à la cité ce qui est indispensable à ia vie, peuvent se répartir
en sept classes : matières premières, instruments, vases,
véhicules, abris, divertissements et nourriture. `
Ecartons les,
comme nous avons écarté du tissage tous les arts indispensables
à sa tâche ; et de même que nous avons distingué
du tisserand les cardeurs et les fileurs, distinguons du
roi tout le groupe dès serviteurs, les esclaves, les commerçants,
les mercenaires, les hérauts, les secrétaires, les
devins et les prêtres, et tout un chœur de centaures et
de satyres, dont les figures nous apparaîtront plus clairement,
quand nous aurons passé en revue les différentes
formes de constitution.
Il y a trois formes de constitution : la monarchie, le gouvernement
du petit nombre et la démocratie, qui se
dédoublent, selon leur légalité, en royauté et en tyrannie,
en aristocratie et en oligarchie et en démocratie réglée ou
déréglée. Mais la vraie politique étant une science, dans
lequel de ces gouvernements la trouverons-nous ? Ce n’est
ni le peuple, ni même le petit nombre qui peut posséder la
science : on ne peut la trouver que dans un seul et dans
quelques hommes seulement. Ceux qui la possèdent se
régleront sur elle pour gouverner, avec ou sans lois, avec ou
même contre le consentement de leurs sujets, comme le<noinclude>
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Si l’on trouve que nous nous sommes trop étendus ici
sur le tissage et les révolutions de l’univers, et, dans ''le Sophiste'', sur le non-être, c’est qu’on ne se rend pas
compte qu’il faut classer les choses par espèces, en rassemblant
toutes les différences qui les distinguent, et en
enfermant tous leurs traits de parenté dans l’essence d’un
genre, œuvre difficile, quand il s’agit de réalités immatérielles
aussi importantes que celles qui nous occupent.
D’ailleurs notre enquête sur le politique vise moins à
définir le politique qu’à nous rendre meilleurs dialecticiens.
Si donc nous avons atteint la vérité que nous cherchons, et si nous avons rendu l’auditeur plus inventif, ne
nous inquiétons pas des critiques ou des éloges qu’on peut
nous faire sur d’autres points ; ne prenons même pas la
peine de les entendre.
{{c|{{sc|troisième partie : le royal tisserand}}}}
Appliquons maintenant au politique l’exemple du tissage.
Nous avons déjà séparé de l’art royal les arts qui lui
sont apparentés ; il nous reste à le séparer des arts qui sont
ses auxiliaires et de ceux qui sont ses rivaux, comme nous
l’avons fait à propos du tissage. Mais la méthode dichotomique
n’est plus applicable ici : nous ne pouvons plus les
diviser par espèces ; divisons-les par membres, comme on fait des victimes, afin de rester le plus près possible de la
division par espèces. Les arts auxiliaires, qui fournissent
à la cité ce qui est indispensable à ia vie, peuvent se répartir
en sept classes : matières premières, instruments, vases,
véhicules, abris, divertissements et nourriture. `
Ecartons-les,
comme nous avons écarté du tissage tous les arts indispensables
à sa tâche ; et de même que nous avons distingué
du tisserand les cardeurs et les fileurs, distinguons du
roi tout le groupe dès serviteurs, les esclaves, les commerçants,
les mercenaires, les hérauts, les secrétaires, les
devins et les prêtres, et tout un chœur de centaures et
de satyres, dont les figures nous apparaîtront plus clairement,
quand nous aurons passé en revue les différentes
formes de constitution.
Il y a trois formes de constitution : la monarchie, le gouvernement
du petit nombre et la démocratie, qui se
dédoublent, selon leur légalité, en royauté et en tyrannie,
en aristocratie et en oligarchie et en démocratie réglée ou
déréglée. Mais la vraie politique étant une science, dans
lequel de ces gouvernements la trouverons-nous ? Ce n’est
ni le peuple, ni même le petit nombre qui peut posséder la
science : on ne peut la trouver que dans un seul et dans
quelques hommes seulement. Ceux qui la possèdent se
régleront sur elle pour gouverner, avec ou sans lois, avec ou
même contre le consentement de leurs sujets, comme le<noinclude>
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Si l’on trouve que nous nous sommes trop étendus ici
sur le tissage et les révolutions de l’univers, et, dans ''le Sophiste'', sur le non-être, c’est qu’on ne se rend pas
compte qu’il faut classer les choses par espèces, en rassemblant
toutes les différences qui les distinguent, et en
enfermant tous leurs traits de parenté dans l’essence d’un
genre, œuvre difficile, quand il s’agit de réalités immatérielles
aussi importantes que celles qui nous occupent.
D’ailleurs notre enquête sur le politique vise moins à
définir le politique qu’à nous rendre meilleurs dialecticiens.
Si donc nous avons atteint la vérité que nous cherchons, et si nous avons rendu l’auditeur plus inventif, ne
nous inquiétons pas des critiques ou des éloges qu’on peut
nous faire sur d’autres points ; ne prenons même pas la
peine de les entendre.
{{c|{{sc|troisième partie : le royal tisserand}}}}
Appliquons maintenant au politique l’exemple du tissage.
Nous avons déjà séparé de l’art royal les arts qui lui
sont apparentés ; il nous reste à le séparer des arts qui sont
ses auxiliaires et de ceux qui sont ses rivaux, comme nous
l’avons fait à propos du tissage. Mais la méthode dichotomique
n’est plus applicable ici : nous ne pouvons plus les
diviser par espèces ; divisons-les par membres, comme on fait des victimes, afin de rester le plus près possible de la
division par espèces. Les arts auxiliaires, qui fournissent
à la cité ce qui est indispensable à ia vie, peuvent se répartir
en sept classes : matières premières, instruments, vases,
véhicules, abris, divertissements et nourriture. `
Ecartons-les,
comme nous avons écarté du tissage tous les arts indispensables
à sa tâche ; et de même que nous avons distingué
du tisserand les cardeurs et les fileurs, distinguons du
roi tout le groupe des serviteurs, les esclaves, les commerçants,
les mercenaires, les hérauts, les secrétaires, les
devins et les prêtres, et tout un chœur de centaures et
de satyres, dont les figures nous apparaîtront plus clairement,
quand nous aurons passé en revue les différentes
formes de constitution.
Il y a trois formes de constitution : la monarchie, le gouvernement
du petit nombre et la démocratie, qui se
dédoublent, selon leur légalité, en royauté et en tyrannie,
en aristocratie et en oligarchie et en démocratie réglée ou
déréglée. Mais la vraie politique étant une science, dans
lequel de ces gouvernements la trouverons-nous ? Ce n’est
ni le peuple, ni même le petit nombre qui peut posséder la
science : on ne peut la trouver que dans un seul et dans
quelques hommes seulement. Ceux qui la possèdent se
régleront sur elle pour gouverner, avec ou sans lois, avec ou
même contre le consentement de leurs sujets, comme le<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le politique}}||153}}</noinclude><nowiki />
Si l’on trouve que nous nous sommes trop étendus ici
sur le tissage et les révolutions de l’univers, et, dans ''le Sophiste'', sur le non-être, c’est qu’on ne se rend pas
compte qu’il faut classer les choses par espèces, en rassemblant
toutes les différences qui les distinguent, et en
enfermant tous leurs traits de parenté dans l’essence d’un
genre, œuvre difficile, quand il s’agit de réalités immatérielles
aussi importantes que celles qui nous occupent.
D’ailleurs notre enquête sur le politique vise moins à
définir le politique qu’à nous rendre meilleurs dialecticiens.
Si donc nous avons atteint la vérité que nous cherchons, et si nous avons rendu l’auditeur plus inventif, ne
nous inquiétons pas des critiques ou des éloges qu’on peut
nous faire sur d’autres points ; ne prenons même pas la
peine de les entendre.
{{c|{{sc|troisième partie : le royal tisserand}}}}
Appliquons maintenant au politique l’exemple du tissage.
Nous avons déjà séparé de l’art royal les arts qui lui
sont apparentés ; il nous reste à le séparer des arts qui sont
ses auxiliaires et de ceux qui sont ses rivaux, comme nous
l’avons fait à propos du tissage. Mais la méthode dichotomique
n’est plus applicable ici : nous ne pouvons plus les
diviser par espèces ; divisons-les par membres, comme on fait des victimes, afin de rester le plus près possible de la
division par espèces. Les arts auxiliaires, qui fournissent
à la cité ce qui est indispensable à la vie, peuvent se répartir
en sept classes : matières premières, instruments, vases,
véhicules, abris, divertissements et
nourriture. Ecartons-les,
comme nous avons écarté du tissage tous les arts indispensables
à sa tâche ; et de même que nous avons distingué
du tisserand les cardeurs et les fileurs, distinguons du
roi tout le groupe des serviteurs, les esclaves, les commerçants,
les mercenaires, les hérauts, les secrétaires, les
devins et les prêtres, et tout un chœur de centaures et
de satyres, dont les figures nous apparaîtront plus clairement,
quand nous aurons passé en revue les différentes
formes de constitution.
Il y a trois formes de constitution : la monarchie, le gouvernement
du petit nombre et la démocratie, qui se
dédoublent, selon leur légalité, en royauté et en tyrannie,
en aristocratie et en oligarchie et en démocratie réglée ou
déréglée. Mais la vraie politique étant une science, dans
lequel de ces gouvernements la trouverons-nous ? Ce n’est
ni le peuple, ni même le petit nombre qui peut posséder la
science : on ne peut la trouver que dans un seul et dans
quelques hommes seulement. Ceux qui la possèdent se
régleront sur elle pour gouverner, avec ou sans lois, avec ou
même contre le consentement de leurs sujets, comme le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/155
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « médecin guérit son malade même contre son gré. Le jeune Socrate s’étonne que l’étranger approuve un gouvernement sans lois. La raison en est que la loi ne peut promulguer de règles qui conviennent à tous les cas. Il est impossible que ce qui est toujours simple s’applique exactement à ce qui ne l’est jamais. Et cependant il est nécessaire de légiférer. Pas plus que les maîtres de gymnase, le politique, qui commande à une communauté, ne peu... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|154||{{sc|notice sur le politique}}}}</noinclude>médecin guérit son malade même contre son gré. Le jeune
Socrate s’étonne que l’étranger approuve un gouvernement
sans lois. La raison en est que la loi ne peut promulguer
de règles qui conviennent à tous les cas. Il est impossible
que ce qui est toujours simple s’applique exactement à ce
qui ne l’est jamais. Et cependant il est nécessaire de légiférer.
Pas plus que les maîtres de gymnase, le politique,
qui commande à une communauté, ne peut assigner à chacun
ce qui lui convient : il ne prescrit que ce qui convient
à la majorité des cas et des individus. Mais il ne se liera pas les mains, au point de ne pouvoir changer les lois qu’il
aura édictées, s’il trouve quelque amélioration à y faire.
On dit couramment, il est vrai, qu’on ne peut changer les
lois qu’après avoir persuadé la cité de le faire. Mais si l’on
impose de force des lois meilleures, est-ce que les administrés
peuvent s’en plaindre ? Est-ce que les passagers se
plaignent si le pilote les sauve malgré eux, et les malades,
si le médecin leur impose un traitement plus salutaire ?
Est-ce que tous les arts ne périraient pas s’il était défendu
d’y introduire aucune nouveauté et si le peuple s’arrogeait
le droit de les diriger, malgré son ignorance, comme
il fait de l’Etat ?
Mais où trouver ce gouverneur idéal qui règle tous ses
actes sur la science et la justice ? Il ne naît pas dans les
cités, comme la reine des abeilles, et n’est pas reconnaissable
comme elle à l’éminence de ses qualités natives. C’est
ce qui justifie.la répugnance des peuples à se donner un
chef unique : ils ont peur, et avec raison, qu’il ne profite
de son pouvoir pour les opprimer. Dès lors, ils n’ont plus
qu’une ressource, celle d’imiter le vrai gouvernement, en
lui empruntant, autant que possible, ses lois écrites, et en
les déclarant inviolables. De là naissent les diverses formes
de gouvernement dont nous avons parlé, Parmi ces formes
imparfaites, quelle est la moins incommode et la plus
supportable ? C’est la monarchie qui suit les lois ; après
vient le régime du petit nombre. Quant à la démocratie,
elle ne peut faire ni grand bien ni grand mal, parce que
l’autorité y est partagée entre mille mains différentes.
Aussi, de tous ces gouvernements, imparfaits, quand ils
sont soumis aux lois, c’est la démocratie qui est
le pire ;
mais, s’ils sont tous déréglés, c’est le plus supportable.
C’est dans ces gouvernements que gravitent ces centaures
et ces satyres dont nous avons tout à l’heure entrevu la
figure. Ce ne sont pas de vrais gouvernants : ce sont des
partisans, des factieux, des sophistes.
Il ne reste plus à séparer de la science royale que celles
qui lui sont apparentées, la science militaire, la jurisprudence
et la rhétorique. Or il y a une science qui décide
s’il faut apprendre ou non telle ou telle autre science
et qui commande à toutes. C’est celle du politique.
La science militaire, la jurisprudence, la rhétorique ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/156
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « sont que les gardiennes des lois et les servantes de la royauté. Tous les genres de science contenus dans la cité ayant été reconnus et éliminés, expliquons la politique par l’exemple du tissage royal. Il y a, contrairement à l’opinion commune, des parties de la vertu qui, non seulement diffèrent d’autres parties, mais peuvent être ennemies l’une de l’autre, par exemple, la tempérance et le courage. Nous louons par l’épithète de fort la... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le politique}}||155}}</noinclude>sont que les gardiennes des lois et les servantes de la
royauté.
Tous les genres de science contenus dans la cité ayant
été reconnus et éliminés, expliquons la politique par
l’exemple du tissage royal. Il y a, contrairement à l’opinion
commune, des parties de la vertu qui, non seulement
diffèrent d’autres parties, mais peuvent être ennemies
l’une de l’autre, par exemple, la tempérance et le courage.
Nous louons par l’épithète de fort la vivacité et la
vitesse ; mais nous louons aussi par l’épithète de mesuré
tout ce qui se meut avec une lenteur opportune. Si ces
deux sortes de qualités se manifestent hors de propos,
nous les critiquons et leur appliquons les noms opposés de
violentes et d’extravagantes, de lâches et d’indolentes.
Ceux qui portènt en eux ces qualités et ces défauts se
haïssent, et ce désaccord devient terrible dans la conduite
de la vie ; car les pacifiques, par un amour exagéré de la
paix, risquent de tomber dans l’esclavage, et les forts, par
amour de la lutte, de susciter contre leur cité des coalitions
qui la perdent. C’est à la science politique qu’il appartient
de neutraliser les uns par les autres les fâcheux effets
de ces qualités opposées ; c’est à elle d’entrecroiser ces
deux tempéraments divers, comme le tisserand entrelace
les fils de la chaîne et de la trame. Elle enchaîne la partie
divine de l’âme avec un fil divin, qui est l’opinion vraie sur
le beau et le bien, opinion qui tempère la fougue des forts
et fortifie la faiblesse des modérés ; et elle enchaîne de
même la partie animale par des liens humains, qui sont
ceux du mariage. Quand le caractère fort se reproduit
sans mélange pendant plusieurs générations, il finit par
dégénérer en fureur ; et quand le caractère modéré s’unit
toujours à son pareil, il finit par tomber en langueur. Pour
éviter ces conséquences, le vrai politique unira les forts
avec les tempérés, sans tenir compte d’autre considération
que celle de l’intérêt de la race. Il faut agir de même dans
le choix des gouvernants. S’il ne faut qu’un chef, on choisira
un homme qui réunisse en lui la force et la modération ; s’il en faut plusieurs, on choisira des forts et des modérés en
nombre égal.
{{c|{{sc|objet du « politique »}}}}
''Le Politique'' est une définition de l’homme d’Etat destinée à servir de modèle de raisonnement aux élèves de
l’Académie. Il a donc un double objet, dont le plus important semble être l’entraînement dialectique. C’est du moins l’avis de l’auteur, s’il faut en croire l’étranger, qui demande au jeune Socrate (285 d) : « Et notre enquête actuelle sur le politique, est-ce en vue du politique lui-même que nous nous la sommes proposée ? N’est-ce pas plu-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le politique}}||155}}</noinclude>sont que les gardiennes des lois et les servantes de la
royauté.
Tous les genres de science contenus dans la cité ayant
été reconnus et éliminés, expliquons la politique par
l’exemple du tissage royal. Il y a, contrairement à l’opinion
commune, des parties de la vertu qui, non seulement
diffèrent d’autres parties, mais peuvent être ennemies
l’une de l’autre, par exemple, la tempérance et le courage.
Nous louons par l’épithète de fort la vivacité et la
vitesse ; mais nous louons aussi par l’épithète de mesuré
tout ce qui se meut avec une lenteur opportune. Si ces
deux sortes de qualités se manifestent hors de propos,
nous les critiquons et leur appliquons les noms opposés de
violentes et d’extravagantes, de lâches et d’indolentes.
Ceux qui portent en eux ces qualités et ces défauts se
haïssent, et ce désaccord devient terrible dans la conduite
de la vie ; car les pacifiques, par un amour exagéré de la
paix, risquent de tomber dans l’esclavage, et les forts, par
amour de la lutte, de susciter contre leur cité des coalitions
qui la perdent. C’est à la science politique qu’il appartient
de neutraliser les uns par les autres les fâcheux effets
de ces qualités opposées ; c’est à elle d’entrecroiser ces
deux tempéraments divers, comme le tisserand entrelace
les fils de la chaîne et de la trame. Elle enchaîne la partie
divine de l’âme avec un fil divin, qui est l’opinion vraie sur
le beau et le bien, opinion qui tempère la fougue des forts
et fortifie la faiblesse des modérés ; et elle enchaîne de
même la partie animale par des liens humains, qui sont
ceux du mariage. Quand le caractère fort se reproduit
sans mélange pendant plusieurs générations, il finit par
dégénérer en fureur ; et quand le caractère modéré s’unit
toujours à son pareil, il finit par tomber en langueur. Pour
éviter ces conséquences, le vrai politique unira les forts
avec les tempérés, sans tenir compte d’autre considération
que celle de l’intérêt de la race. Il faut agir de même dans
le choix des gouvernants. S’il ne faut qu’un chef, on choisira
un homme qui réunisse en lui la force et la modération ; s’il en faut plusieurs, on choisira des forts et des modérés en
nombre égal.
{{c|{{sc|objet du « politique »}}}}
''Le Politique'' est une définition de l’homme d’Etat destinée à servir de modèle de raisonnement aux élèves de
l’Académie. Il a donc un double objet, dont le plus important semble être l’entraînement dialectique. C’est du moins l’avis de l’auteur, s’il faut en croire l’étranger, qui demande au jeune Socrate (285 d) : « Et notre enquête actuelle sur le politique, est-ce en vue du politique lui-même que nous nous la sommes proposée ? N’est-ce pas plu-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T13, Adamsohn.djvu/298
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{{brn|1}}
''1 Mars 1779. Mémoires pour servir à l’histoire du droit public de la France en matiere d’impôts, ou recueil de ce qui s’est passé de plus intéressant à la cour des aides, depuis 1756 jusqu’au mois de Janvier 1775.'' Tel est le titre d’un {{in-4o}}. très-intéressant, qui embrasse tout le tems où {{M.|de}} Malesherbes a été premier Président de la cour des aides.
Comme par la gêne effroyable de l’administration actuelle de la Librairie, les meilleurs ouvrages sont des siecles à percer, la cour des aides, pour faire connoître celui-ci, exciter la curiosité des amateurs, & se conformer en même tems à l’usage des cours, a rendu le 26{{lié}}Février arrêt, les chambres assemblées, qui le supprime, comme attentatoire à l’autorité de la cour & au secret dû à ses délibérations.
{{brn|1}}
''2 Mars.'' La lettre de conciliation dont on a parlé, est du Docteur Barbeu Dubourg, qui, à raison de son esprit médiateur, n’a point rompu avec les sociétaires & assiste même fréquemment à leurs assemblées.
{{brn|1}}
''3 Mars.'' On a mis en épigramme le bon mot du bal au Duc de Chartres.
{{pom|Chartres, au bal par Genlis escorté,
De cent Phrynès, de Paris, de province,
Faisoit la ronde : épris d’une, enchanté,
Genlis s’écrie, il y conduit le Prince,
Qui l’envisage & répond froidement :
« Beauté passée ! » À ces mots enflammée,
« Oui, Monseigneur, dit-elle vivement,
« Elle eut l’éclat de votre renommée ».|m=1.5em}}<noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/157
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « tôt pour devenir meilleurs dialecticiens ? » À quoi le jeune Socrate réplique : « Il est évident que c’est pour cela. » Or la méthode préconisée dans ''le Politique'' est la même que dans ''le Sophiste''. C’est une méthode de classification analogue à celle que pratiquent les naturalistes pour classer les plantes. C’est la méthode dichotomique qui, pour arriver à définir un objet, partage le genre auquel il appartient en toutes les espèces... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|156||{{sc|notice sur le politique}}}}</noinclude>tôt pour devenir meilleurs dialecticiens ? » À quoi le jeune
Socrate réplique : « Il est évident que c’est pour cela. »
Or la méthode préconisée dans ''le Politique'' est la même
que dans ''le Sophiste''. C’est une méthode de classification
analogue à celle que pratiquent les naturalistes pour classer
les plantes. C’est la méthode dichotomique qui, pour
arriver à définir un objet, partage le genre auquel il appartient en toutes les espèces qu’il enferme, jusqu’à ce que, après avoir écarté tous les autres objets qui ont des caractères
communs ävec lui, on parvienne enfin au caractère
spécifique de l’objet étudié. Cette méthode n’est pas nouvelle.
On la trouve déjà appliquée, dans le Gorgias, à la
distinction des arts (450 c ét 464 b-465), et le ''Phèdre''
(265 d-c) la recommande en des termes analoguesà ceux
du ''Politique''. Ce qui est nouveau, c’est l’illustration que nous en donnent ''le Sophiste'', et surtout ''le Politique'', où
les règles sont exposées en détail (262 b-263 b). L’important
est de diviser en parties qui soient en même temps des
espèces. Il faut donc se garder de diviser arbitrairement en
prenant une petite partie pour l’opposer à tout le reste, par
exemple, les Grecs pour les opposer à toutes les autres
nations, ou une myriade pour l’opposer au reste de la numération.
Autant que possible, il faut diviser par moitiés, et,
si la division par espèces n’est pas possible, par membres naturels, comme on le fait pour les victimes dans un sacrifice.
Que ces exercices de dichotomie fussent une pratique
courante à l’Académie à l’époque où ''le Sophiste'' et ''le Politique'' furent composés, nous en avons un curieux témoignage dans un passage du poète comique Epicrate, rapporté par Athénée (II, 59 d). On y voit les élèves de l’Académie occupés à définir, sous la surveillance de Platon, de Speusippe et de Ménédème, les animaux d’après
leur genre de vie, les arbres d’après leur nature, les légumes d’après leurs familles, et parmi ceux-ci la citrouille. Le même Athénée nous apprend que Speusippe dans le deuxième livre de ses Ὅμοια avait classé d’après leurs ressemblances
un grand nombre de plantes et d’animaux.
« Quand on voit que ce second livre et l’''Histoire des animaux'' d’Aristote énumèrent souvent les mêmes classes,
presque toutes les mêmes espèces, on ne saurait méconnaître tout ce que ces exercices dialectiques de l’Académie ont préparé de matière autant que de méthode à la science aristotélicienne. » (A. Diès.)
{{c|{{sc|le paradigme}}}}
À la dichotomie il faut adjoindre le paradigme. Comme
il est difficile d’expliquer clairement les grandes choses, il faut recourir à des exemples ou paradigmes. Il faut<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|156||{{sc|notice sur le politique}}}}</noinclude>tôt pour devenir meilleurs dialecticiens ? » À quoi le jeune
Socrate réplique : « Il est évident que c’est pour cela. »
Or la méthode préconisée dans ''le Politique'' est la même
que dans ''le Sophiste''. C’est une méthode de classification
analogue à celle que pratiquent les naturalistes pour classer
les plantes. C’est la méthode dichotomique qui, pour
arriver à définir un objet, partage le genre auquel il appartient en toutes les espèces qu’il enferme, jusqu’à ce que, après avoir écarté tous les autres objets qui ont des caractères
communs avec lui, on parvienne enfin au caractère
spécifique de l’objet étudié. Cette méthode n’est pas nouvelle.
On la trouve déjà appliquée, dans le Gorgias, à la
distinction des arts (450 c et 464 b-465), et le ''Phèdre''
(265 d-c) la recommande en des termes analogues à ceux
du ''Politique''. Ce qui est nouveau, c’est l’illustration que nous en donnent ''le Sophiste'', et surtout ''le Politique'', où
les règles sont exposées en détail (262 b-263 b). L’important
est de diviser en parties qui soient en même temps des
espèces. Il faut donc se garder de diviser arbitrairement en
prenant une petite partie pour l’opposer à tout le reste, par
exemple, les Grecs pour les opposer à toutes les autres
nations, ou une myriade pour l’opposer au reste de la numération.
Autant que possible, il faut diviser par moitiés, et,
si la division par espèces n’est pas possible, par membres naturels, comme on le fait pour les victimes dans un sacrifice.
Que ces exercices de dichotomie fussent une pratique
courante à l’Académie à l’époque où ''le Sophiste'' et ''le Politique'' furent composés, nous en avons un curieux témoignage dans un passage du poète comique Epicrate, rapporté par Athénée (II, 59 d). On y voit les élèves de l’Académie occupés à définir, sous la surveillance de Platon, de Speusippe et de Ménédème, les animaux d’après
leur genre de vie, les arbres d’après leur nature, les légumes d’après leurs familles, et parmi ceux-ci la citrouille. Le même Athénée nous apprend que Speusippe dans le deuxième livre de ses Ὅμοια avait classé d’après leurs ressemblances
un grand nombre de plantes et d’animaux.
« Quand on voit que ce second livre et l’''Histoire des animaux'' d’Aristote énumèrent souvent les mêmes classes,
presque toutes les mêmes espèces, on ne saurait méconnaître tout ce que ces exercices dialectiques de l’Académie ont préparé de matière autant que de méthode à la science aristotélicienne. » (A. Diès.)
{{c|{{sc|le paradigme}}}}
À la dichotomie il faut adjoindre le paradigme. Comme
il est difficile d’expliquer clairement les grandes choses, il faut recourir à des exemples ou paradigmes. Il faut<noinclude>
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Les utilisateurs dans cette catégorie ont indiqué qu’ils ont le niveau 0 pour la langue yoruba.
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « procéder comme on fait à l’école pour apprendre à lire aux enfants. Les enfants distinguent aisément chacun des éléments dans les syllabes les plus courtes et les plus faciles, mais ils ne Les reconnaissent pas dans les plus longues. Il faut les ramener d’abord aux groupes qu’ils connaissent, puis les placer devant des groupes qu’ils ne connaissent pas encore et leur faire voir, en les comparant, que les lettres sont de même forme dans les deux c... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le politique}}||157}}</noinclude>procéder comme on fait à l’école pour apprendre à lire
aux enfants. Les enfants distinguent aisément chacun
des éléments dans les syllabes les plus courtes et les plus
faciles, mais ils ne Les reconnaissent pas dans les plus
longues. Il faut les ramener d’abord aux groupes qu’ils
connaissent, puis les placer devant des groupes qu’ils ne
connaissent pas encore et leur faire voir, en les comparant,
que les lettres sont de même forme dans les deux
composés, de manière que ces groupes deviennent des
paradigmes qui leur apprennent à reconnaître chaque
lettre, dans quelque groupe qu’elle se trouve (277 d-278).
En face des éléments de toutes choses, nous sommes
soumis aux mêmes incertitudes que les enfants en face
des lettres. Il nous faut donc chercher un paradigme,
pour nous aider à reconnaître les objets importants qui
nous échappent. C’est à quoi sert le tissage pour définir
le politique, comme le pêcheur à la ligne avait servi de
modèle pour définir le sophiste dans le dialogue précédent.
Ce procédé non plus n’est pas nouveau. Platon en
avait usé déjà dans plus d’un dialogue. C’est ainsi, par
exemple, que dans le ''Ménon'' (74 b-77 a) Socrate définit la
figure et la couleur pour mettre Ménon sur la voie et l’aider
à chercher la définition de la vertu. Le paradigme
n’est au fond qu’une extension systématique des perpétuelles
comparaisons dont se servait Socrate pour mettre
sa pensée en lumière, quand il parlait « d’ânes bâtés, de
forgerons, de cordonniers, de tanneurs » (''Banquet'', 221 e).
Seulement Platon a développé le procédé, l’a systématisé
et en a fait une méthode scolaire dans ''le Sophiste'' et dans ''le Politique''.
{{c|{{sc|le mythe}}}}
Pour arriver à distinguer nettement le roi de ses rivaux,
Platon a recours à un vaste mythe composé de trois fragments
de légendes, qu’il rattache au même phénomène.
Partant de la légende d’Atrée, pour qui Zeus fit rétrograder le soleil et Les astres, il fait tourner l’univers tantôt dans un sens, tantôt dans le sens opposé. Pendant une période, c’est Dieu lui-même qui le dirige : alors les
hommes ne naissent pas les uns des autres, mais sortent
de la terre, et c’est dans cette période que se place le
règne de Cronos, où les hommes n’avaient qu’à se laisser
vivre, la nature leur fournissant tout d’elle-même. Pendant une autre période, Dieu abandonne le gouvernail.
Le monde se meut alors de son propre mouvement et il
est ainsi abandonné assez longtemps pour marcher à
rebours pendant plusieurs myriades de révolutions, parce
que sa masse immense et parfaitement équilibrée tourne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T13, Adamsohn.djvu/299
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/>
{{brn|1}}
''4 Mars 1779.'' Les magistrats indignés de voir {{M.|de}} Gamache venir braver la justice jusques dans son sanctuaire, en s’y montrant dans tout l’appareil de sa blessure, suite d’un duel caractérisé, exécuté devant témoins & l’entretien de tout Paris, lui ont fait dire de se retirer, & le procureur du Roi du Châtelet a reçu ordre de rendre plainte.
{{brn|1}}
''5 Mars.'' On a parlé plusieurs fois de {{Mlle|Bertin|nx,pt}}, marchande de modes de la Reine & qui a l’honneur de travailler directement avec {{S. M.}} pour tout ce qui concerne cette partie de sa garderobe : son attelier donne sur la rue {{St|Honoré|nx,pt}}. Le jour où la Reine a fait son entrée, elle n’a pas manqué de se mettre sur son balcon à la tête de ses trente ouvrieres : {{S. M.}} l’a remarquée en passant, a dit : « ah ! voilà Madesmoiselle Bertin », & en même tems lui a fait de la main un signe de protection, qui l’a obligée de répondre par une révérence. Le Roi s’est levé & lui a applaudi des mains ; autre révérence : toute la famille royale en a fait autant, & les courtisans singeant le maître n’ont pas manqué de s’incliner en passant devant elle… Autant de révérences, qui l’ont extrêmement fatiguée… Mais cette distinction lui donne un relief merveilleux & augmente la considération dont elle jouissoit déja.
{{brn|1}}
''5 Mars. Relation ou Notice des derniers jours de {{M.|Jean}} Jacques Rousseau ; circonstances de sa mort, & quels sont les ouvrages posthumes qu’on peut attendre de lui : par {{M.|le}} Begue de Presle, Docteur en médecine. Avec une addition relative au même sujet,''<noinclude>
<references/></noinclude>
ljgxjhfk2jtvgs0kaj4udjdffo2d275
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/115
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|du laocoon.}}|91}}</noinclude>sans doute d’en bannir toute représentation
personnelle. Ovide même nous apprend qu’avant
Numa le temple de Vesta renfermoit
des statues de cette déesse, qui, lorsque sa
prêtresse Sylvia devint mère, se couvrirent
les yeux de leurs mains virginales, par un
mouvement de pudeur{{lia|Notes|r|{{t|{{e|[r]}}|120}}|378}}. On peut même
croire que le culte de cette déesse ne se pratiquoit
point selon l’institution de Numa,
dans les temples qu’elle avoit hors de la ville
et dans les provinces romaines, puisque diverses
inscriptions anciennes font mention
d’un pontife de Vesta (''{{lang|la|Pontificis Vestæ}}''.)<ref>Lipsius {{lang|la|de Vesta et vestalibus}}, {{cap.}}13.</ref>.
Son temple à Corinthe étoit sans statues
comme à Rome, et n’avoit qu’un autel pour
les sacrifices<ref>Pausanias, Corinth. {{cap.}}{{rom|xxxv}}. {{pg|198}}. {{édit.}} Kuhn.</ref>. Faudra-t-il en conclure que
les Grecs n’avoient point de statues de Vesta ?
On en voyoit une à Athènes dans le Prytanée,
auprès de celle de la Paix<ref>Idem. Attic. {{cap.}}{{rom|xvii}}. {{pg|41}}.</ref>. Les Iasséens se vantoient d’en posséder une autre, située
en plein air, sans que la pluie ni la neige
tombassent sur elle<ref>Polyb. Hist. {{lib.}}{{rom|XVI}}. §{{lié}}12. Op. {{t.}}{{rom|II}}. {{pg|443}}. {{édit.}} Ernest.</ref>. Pline parle d’une autre<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T13, Adamsohn.djvu/300
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>''par J.{{lié}}H. de Magellan, gentilhomme Portugais, membre de plusieurs Académies & correspondant de celle des Sciences.'' Tel est le long intitulé de ce pamphlet, qui promet beaucoup & tient peu.
{{brn|1}}
''6 Mars 1779.'' Il couroit depuis quelques jours un bruit sourd, que {{Me|Linguet|nx,pt}} étoit à Paris : on ajoutoit peu de foi à cette nouvelle ; on la regarde comme certaine aujourd’hui, on dit même qu’il va librement chez les ministres, qui continuent à l’accueillir à cause de la protection éclatante dont le couvrent leurs Majestés. On parle de le mettre dans le corps diplomatique, pour lequel on veut lui reconnoître d’étonnantes dispositions développées dans son journal. On ne sauroit se persuader qu’il n’y eût pas dans tout cela beaucoup de persiflage de la part de ses ennemis.
{{brn|1}}
''7 Mars.'' On a parlé plusieurs fois de la prétention élevée par un certain abbé Martin, se disant auteur du ''Dictionnaire des trois siecles de Littérature,'' publié sous le nom de l’abbé Sabathier de Castres. Ses partisans depuis sa mort ont soutenu sa réclamation & enfin ils la mettent en lumiere dans une brochure clandestine intitulée ''Problême Littéraire.'' On ne connoît encore ce pamplet que par l’annonce qu’en fait l’adversaire. Il gagne les devants & parle d’une réponse de sa part qui s’imprime. Tout cela ne peut que faire rire le parti philosophique. On sait que, quand on écrivit à {{M.|de}} Voltaire pour l’instruire du nouvel athlete {{corr|qni|qui}} commençoit à se présenter dans la personne de l’abbé Martin, il répondit plaisamment, qu’il savoit bien que parmi ces Messieurs il y<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/378
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|354|{{sct|notes.}}|}}</noinclude><nowiki/>
Ovide ne parle ici que du culte de Vesta, tel qu’il
se pratiquoit à Rome, et seulement dans le temple que
Numa lui avoit bâti. Il venoit de parler de ce temple
quelques vers plus haut :
{{Pom|Regis opus placidi, quo non metuentius ullum
{{em|2}}Numinis ingenium terra Sabina tulit.
{{d|(L. c. v.{{lié}}259-60.)}}|lang=la|m=1em}}
{{il}}
{{ancre|r}}{{lp|IX|115|91|''Pag.'' 91, {{e|r}}}}.
{{Pom|Sylvia fit mater : Vestæ simulacra feruntur
{{em|2}}Virgineas oculis opposuisse manus.
{{d|({{sc|Fast.}} {{lib.}}{{rom|III}}. v.{{lié}}45, 46.)}}|lang=la|m=1em}}
Voilà comment Spence auroit dû confronter Ovide
avec lui-même. Le poète parle de différens temps :
ici des temps antérieurs à Numa, et là des temps postérieurs.
Pendant les premiers, Vesta étoit adorée en
Italie sous une image personnelle comme elle l’avoit
été à Troie, d’où Énée avoit apporté son culte.
{{Pom|… Manibus viltas, Vestamque potentem,
Æternumque adytis effert penetralibus iguem…|lang=la|m=1em}}
{{br0}}dit Virgile, en parlant de l’ombre d’Hector qui vient
conseiller à Énée de fuir sa patrie. Il distingue expressément
le feu éternel, de Vesta même ou de sa statue.
Il falloit que Spence n’eût pas lu avec assez d’attention
les poètes latins dont il s’est servi, puisque ce
passage lui est échappé.
{{il}}
{{ancre|s}}{{lp|IX|116|92|''Pag.'' 92, {{e|s}}}}. {{sc|Cette}} Vesta étoit assise : ''{{lang|la|Scopas fecit Vestam sedentem laudatam in Servilianis hortis.}}''
(Plin. {{lib.}}{{rom|xxxvi}}. sect.{{lié}}4. {{pg|727}}. {{édit.}} Hard.) Juste-Lipse
avoit, sans doute, cet endroit en vue lorsqu’il<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/159
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « sur un pivot extrêmement petit<ref>P.-M. Schuhl, ''Sur le mythe politique'' (Revue de Métaphysique et de Morale, XXXIV, 1932), pense que Platon a en vue un appareil représentant les mouvements du ciel ; bien équilibré et mobile sur un pivot. Cet appareil est suspendu par un fil à un crochet. Quand on le fait tourner, le fil se tord ; si on cesse de le faire tourner, le fil se détord et l’appareil tourne en sens inverse assez longtemps, parce que sa ma...
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|158||{{sc|notice sur le politique}}}}</noinclude>sur un pivot extrêmement petit<ref>P.-M. Schuhl, ''Sur le mythe politique'' (Revue de Métaphysique et de Morale, XXXIV, 1932), pense que Platon a en vue un appareil
représentant les mouvements du ciel ; bien équilibré et mobile sur un pivot. Cet appareil est suspendu par un fil à un crochet. Quand on le fait tourner, le fil se tord ; si on cesse de le faire tourner, le fil se détord
et l’appareil tourne en sens inverse assez longtemps, parce que sa masse est équilibrée sur un pivot très petit.</ref>. C’est dans un de ces
cycles que nous vivons. Le monde, livré à lui-même, suit
d’abord les instructions de son Dieu et père ; mais peu à
peu le désordre prend le dessus, et l’univers se perdrait
dans l’abîme de la dissemblance si Dieu ne reprenait le
gouvernail. Dans un cycle comme le nôtre, les hommes ne
naissent plus de la terre ; ils s’engendrent d’eux-mêmes.
Privés de la nourriture que la terre leur fournissait sans travail et en proie aux bêtes sauvages, ils auraient péri si les dieux ne leur avaient donné les arts.
En imaginant ces deux cycles opposés, Platon s’est
inspiré d’Empédocle, qui fait osciller l’univers de l’un au
multiple et du multiple à l’un, sous l’influence de ia haine
et de l’amour, ce qui détermine pour les choses mortelles
« une double naissance et un double évanouissement ». Malheureusement
nous sommes trop peu renseignés sur la
doctrine d’Empédocle pour faire le départ exact de ce que
Platon lui a emprunté et de ce qu’il a imaginé lui-même.
Mais, lorsque Platon emprunte, il ajuste toujours ses
emprunts à ses vues, et l’on retrouve sous les images de ce
mythe l’opposition foncière qu’il établit partout entre le
divin et l’humain, entre l’intelligence divine ordonnatrice
et la matière en proie au désordre, entre le gouvernement
de Dieu et celui des hommes.
Quant à la vie, telle qu’elle était au temps de Cronos,
c’est un sujet qui avait été souvent traité avant Platon,
notamment par Hésiode, dont la race d’or et la cinquième
race correspondent aux deux vies exposées dans ''le Politique''.
Platon lui-même a repris le même thème dans
''les Lois''. Au livre IV {713 b-714 b), il peint l’âge de Cronos des mêmes
couleurs que dans ''le Politique'' ; au début du livre III, il
peint l’humanité se reformant après une grande catastrophe,
un déluge auquel ont survécu quelques pâtres réfugiés sur
les montagnes, Mais, au lieu d’insister sur l’impuissance et
la misère des hommes, comme il les a décrites dans le
''Protagoras'' et dans ''le Politique'', il s’attache à dépeindre l’aisance
et l’innocence de la nouvelle société qui se forme,
des mêmes traits dont il a décrit dans ''la République''
(371 b-372 d) la cité naissante. La différence des peintures s’explique
par celle des points de vue : dans la première il
s’agissait de peindre la misère des hommes abandonnés à
eux-mêmes, dans la seconde, le bonheur d’une communauté<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|158||{{sc|notice sur le politique}}}}</noinclude>sur un pivot extrêmement petit<ref>P.-M. Schuhl, ''Sur le mythe politique'' (Revue de Métaphysique et de Morale, XXXIV, 1932), pense que Platon a en vue un appareil
représentant les mouvements du ciel ; bien équilibré et mobile sur un pivot. Cet appareil est suspendu par un fil à un crochet. Quand on le fait tourner, le fil se tord ; si on cesse de le faire tourner, le fil se détord
et l’appareil tourne en sens inverse assez longtemps, parce que sa masse est équilibrée sur un pivot très petit.</ref>. C’est dans un de ces
cycles que nous vivons. Le monde, livré à lui-même, suit
d’abord les instructions de son Dieu et père ; mais peu à
peu le désordre prend le dessus, et l’univers se perdrait
dans l’abîme de la dissemblance si Dieu ne reprenait le
gouvernail. Dans un cycle comme le nôtre, les hommes ne
naissent plus de la terre ; ils s’engendrent d’eux-mêmes.
Privés de la nourriture que la terre leur fournissait sans travail et en proie aux bêtes sauvages, ils auraient péri si les dieux ne leur avaient donné les arts.
En imaginant ces deux cycles opposés, Platon s’est
inspiré d’Empédocle, qui fait osciller l’univers de l’un au
multiple et du multiple à l’un, sous l’influence de la haine
et de l’amour, ce qui détermine pour les choses mortelles
« une double naissance et un double évanouissement ». Malheureusement
nous sommes trop peu renseignés sur la
doctrine d’Empédocle pour faire le départ exact de ce que
Platon lui a emprunté et de ce qu’il a imaginé lui-même.
Mais, lorsque Platon emprunte, il ajuste toujours ses
emprunts à ses vues, et l’on retrouve sous les images de ce
mythe l’opposition foncière qu’il établit partout entre le
divin et l’humain, entre l’intelligence divine ordonnatrice
et la matière en proie au désordre, entre le gouvernement
de Dieu et celui des hommes.
Quant à la vie, telle qu’elle était au temps de Cronos,
c’est un sujet qui avait été souvent traité avant Platon,
notamment par Hésiode, dont la race d’or et la cinquième
race correspondent aux deux vies exposées dans ''le Politique''.
Platon lui-même a repris le même thème dans
''les Lois''. Au livre IV {713 b-714 b), il peint l’âge de Cronos des mêmes
couleurs que dans ''le Politique'' ; au début du livre III, il
peint l’humanité se reformant après une grande catastrophe,
un déluge auquel ont survécu quelques pâtres réfugiés sur
les montagnes, Mais, au lieu d’insister sur l’impuissance et
la misère des hommes, comme il les a décrites dans le
''Protagoras'' et dans ''le Politique'', il s’attache à dépeindre l’aisance
et l’innocence de la nouvelle société qui se forme,
des mêmes traits dont il a décrit dans ''la République''
(371 b-372 d) la cité naissante. La différence des peintures s’explique
par celle des points de vue : dans la première il
s’agissait de peindre la misère des hommes abandonnés à
eux-mêmes, dans la seconde, le bonheur d’une communauté<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/116
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|92|{{sct|du laocoon.}}|}}</noinclude><section begin="s1"/>Vesta de la main de Scopas, qu’on voyoit de
son temps à Rome dans les jardins Serviliens{{lia|Notes|s|{{t|{{e|[s]}}|120}}|378}} ;
et si l’on accorde qu’il nous est difficile
aujourd’hui de distinguer une Vesta d’une
simple vestale, cela prouve-t-il que les anciens
ne pouvoient pas faire cette distinction,
ou même qu’ils ne le vouloient pas ? certains
attributs désignent évidemment plutôt l’une
que l’autre. Le sceptre, le flambeau, le palladium
ne conviennent qu’à la déesse. Le
''{{lang|la|tympanum}}'' que Codinus lui prête, pourroit
ne lui appartenir que comme à la déesse de
la terre, ou peut-être Codinus lui-même n’a
pas bien su ce qu’il voyoit{{lia|Notes|t|{{t|{{e|[t]}}|120}}|379}}.
{{Brn|2}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{T3|{{rom-maj|X}}.|fs=125%|ff=serif|sp=0.1em|m=2em}}
{{sc|Spence}} témoigne encore, dans un autre
endroit, un étonnement remarquable, qui
prouve combien peu ce savant avoit médité
sur les bornes de la poésie et de la peinture.
N’est-il pas singulier, dit-il, que les poètes
aient usé d’une si grande épargne dans leurs
descriptions des Muses ? auroit-on dû s’y
attendre à l’égard de ces divinités, auxquelles
ils ont tant d’obligations<ref>Polymetis, Dial. {{rom|viii}}. {{pg|91}}.</ref> ? De quoi s’étonne<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/117
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|du laocoon.}}|93}}</noinclude>Spence dans cet endroit, sinon de ce que la
poésie, en parlant des Muses, n’emprunte
pas le langage muet de la peinture ? Uranie
est pour le poète la muse de l’astronomie ; son
nom même et ses fonctions nous font connoître
son emploi. L’artiste, pour nous l’apprendre,
est obligé de nous la représenter une
baguette à la main, et montrant une sphère
avec sa baguette : ces deux attributs sont les
lettres de son alphabet ; il s’en sert pour
écrire le nom d’Uranie. Mais quand le poète
veut nous dire, en parlant d’un de ses héros :
Uranie avoit prédit sa mort qu’elle avoit lue
dans les astres,
{{Pom|Ipsa diu positis lethum prædixeras astris
Uranie…<ref>Stalius, Theb. {{rom|viii}}. v.{{lié}}551.</ref>.|lang=la|m=1em}}
{{br0}}pourquoi faut-il qu’il se conforme au peintre
et qu’il ajoute : Uranie, la sphère devant elle
et la baguette à la main ? Ne seroit-ce pas la
même chose que si des hommes qui ont le
droit et la faculté de parler tout haut, se
servoient en même temps de ces signes
inventés par les muets du sérail pour suppléer
à la parole ?
Spence témoigne le même étonnement au<noinclude>
<references/></noinclude>
6pns0yh64fzqvfj82tw2rt3l80bo16v
Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T13, Adamsohn.djvu/314
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « le grand Dubarri, connu sous le surnom du Roué, pour les droits de franc-fief, au sujet de l’héritage de son fils tué en Angleterre, héritage qu’il est venu recueillir à Paris. L’affaire a été portée à la cour des aides, où il a été obligé de produire ses titres ; il est violemment menacé d’être déchu de son rang usurpé dans l’ordre de la noblesse & renvoyé dans celui des vilains. {{brn|1}} 14 Mars 1779. Le colonel de St. feu étoit... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>le grand Dubarri, connu sous le surnom du Roué, pour les droits de franc-fief, au sujet de l’héritage de son fils tué en Angleterre, héritage qu’il est venu recueillir à Paris. L’affaire a été portée à la cour des aides, où il a été obligé de produire ses titres ; il est violemment menacé d’être déchu de son rang usurpé dans l’ordre de la noblesse & renvoyé dans celui des vilains.
{{brn|1}}
14 Mars 1779. Le colonel de St. feu étoit fort lié avec une madame le Blanc, femme de l’auteur de ce nom, poëte de la secte des économistes. Cette madame le Blanc est déja renommée pour plusieurs hommes qui, amoureux d’elle, se font brûlés la cervelle pour se soustraire à ses rigueurs ; on veut avoir découvert que le colonel soit une nouvelle victime de cette virtuose, qu’on fait cependant n’être rien moins que cruelle envers tout le monde.
{{brn|1}}
15 Mars. La lettre à M***, c’est-à-dire à M. Camus de Néville, maître des requêtes & directeur de la librairie, développe encore d’une façon plus étendue & plus lumineuse les grands principes établis dans les écrits précédens en faveur des auteurs & des libraires.
Les procès fréquens & dispendieux occasionnés entre les libraires & les auteurs par le nouveau code de ce magistrat, font le motif qui fait prendre la plume à l’écrivain.
Son but est de démontrer 1°. que l’arrêt sur la durée des privileges & sur la propriété litté. raire n’est ni un jugement, ni une loi.
2°. Que la propriété littéraire est aussi incommutable en la personne des auteurs ou de leurs<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>le grand Dubarri, connu sous le surnom du ''Roué,'' pour les droits de franc-fief, au sujet de l’héritage de son fils tué en Angleterre, héritage qu’il est venu recueillir à Paris. L’affaire a été portée à la cour des aides, où il a été obligé de produire ses titres ; il est violemment menacé d’être déchu de son rang usurpé dans l’ordre de la noblesse & renvoyé dans celui des vilains.
{{brn|1}}
''14 Mars 1779.'' Le colonel de {{St|Leu|nx,pt}} étoit fort lié avec une madame le{{lié}}Blanc, femme de l’auteur de ce nom, poëte de la secte des économistes. Cette madame le{{lié}}Blanc est déja renommée pour plusieurs hommes qui, amoureux d’elle, se sont brûlés la cervelle pour se soustraire à ses rigueurs ; on veut avoir découvert que le colonel soit une nouvelle victime de cette virtuose, qu’on sait cependant n’être rien moins que cruelle envers tout le monde.
{{brn|1}}
''15 Mars. La lettre à M***,'' c’est-à-dire à {{M.|Camus}} de Néville, maître des requêtes & directeur de la librairie, développe encore d’une façon plus étendue & plus lumineuse les grands principes établis dans les écrits précédens en faveur des auteurs & des libraires.
Les procès fréquens & dispendieux occasionnés entre les libraires & les auteurs par le nouveau code de ce magistrat, sont le motif qui fait prendre la plume à l’écrivain.
Son but est de démontrer 1º.{{lié}}que l’arrêt sur la durée des privileges & sur la propriété littéraire n’est ni un jugement, ni une loi.
2º. Que la propriété littéraire est aussi incommutable en la personne des auteurs ou de leurs<noinclude>
<references/></noinclude>
7oqwgph7at2t5nu2ku8hdqxoy8utkdj
Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/160
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « primitive que les raffinements de la civilisation n’ont pas encore gâtée. À première vue, ce mythe semble avoir un rapport assez lâche avec le sujet. Les seules conclusions que l’étranger en tire, c’est que la définition du roi pasteur convient bien au pasteur divin, mais non au pasteur humain, et qu’il a commis une erreur en ne distinguant pas chez ce dernier le roi du tyran. Etait-ce bien la peine de faire une si longue digression pour noter ces... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le politique}}||159}}</noinclude>primitive que les raffinements de la civilisation n’ont pas encore gâtée.
À première vue, ce mythe semble avoir un rapport assez
lâche avec le sujet. Les seules conclusions que l’étranger
en tire, c’est que la définition du roi pasteur convient
bien au pasteur divin, mais non au pasteur humain, et
qu’il a commis une erreur en ne distinguant pas chez ce
dernier le roi du tyran. Etait-ce bien la peine de faire
une si longue digression pour noter ces différences ? Elles pouvaient être signalées en quelques lignes. En réalité,
en exposant ce mythe étrange, Platon s’est proposé avant
tout de reposer le lecteur d’une discussion assez aride. Les
mythes du ''Gorgias'', de ''la République'', du ''Phédon'' et du ''Phèdre'' avaient certainement ravi ses lecteurs par leur
magnificence et leur beauté poétique. Il a voulu donner la
même parure au ''Politique'' et s’assurer le même succès ;
mais il s’est bien rendu compte que son mythe était un
pur ornement, puisqu’il s’est excusé lui-même de sa longueur.
{{c|{{sc|la juste mesure}}}}
C’est à propos de ce mythe, et de ses longs développements
sur le tissage dans le Politique et du non-être dans
le Sophiste, qu’il a essayé de se justifier en exposant ses
idées sur la mesure qui convient dans les arts. Ce n’est
pas sur la quantité, c’est sur la convenance qu’ils doivent
se régler, pour ne dire ni trop ni trop peu. S’agit-il de philosophie,
si le sujet exige de longs développements pour
atteindre la vérité, il ne faut pas hésiter à sacrifier la brièveté :
la vérité seule importe, le reste ne compte pas. Si
d’autre part, la longueur des détours que l’on prend peut
contribuer à rendre l’esprit plus apte à la dialectique et à l’invention,
ici encore le but justifie les moyens. Il n’est
pas interdit non plus de sacrifier à l’agrément quand
l’occasion le demande : il a son utilité même pour la
recherche de la vérité ; car il rafraîchit l’attention quand le
débat devient ardu et difficile à suivre. Tels sont les principes
qui ont guidé Platon dans la composition de ses
ouvrages : c’est d’après ces principes qu’il demande à être
jugé.
{{c|{{sc|la politique}}}}
La politique a toujours été une des premières préoccupations
de Platon. Sans parler de ses voyages en Sicile, où
il espérait établir un gouvernement selon son cœur, ses
deux plus grands ouvrages, ''la République'' et ''les Lois'', se
rapportent à la politique, et bien que le troisième soit un<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T13, Adamsohn.djvu/317
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « rations, il nous peint le Directeur & le beau-frere du libraire Panckoucke exaltant en style, en métaphores orientales, la justice, la sagesse, la nécessité du réglement, proclamant M. Camus de Néville, restaurateur de la librairie, opinant qu’il falloit adopter le réglement dans tous ses points, & supplier en même tems M. de Miromesnil d’ajouter aux moyens prescrits pour arrêter les contrefactions, la faculté d’informer juridiquement pour découvr... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>rations, il nous peint le Directeur & le beau-frere du libraire Panckoucke exaltant en style, en métaphores orientales, la justice, la sagesse, la nécessité du réglement, proclamant M. Camus de Néville, restaurateur de la librairie, opinant qu’il falloit adopter le réglement dans tous ses points, & supplier en même tems M. de Miromesnil d’ajouter aux moyens prescrits pour arrêter les contrefactions, la faculté d’informer juridiquement pour découvrir les contrefacteurs.
Plusieurs académiciens, au contraire, pensoient qu’il falloit profiter de la confiance da M. le Garde des sceaux pour venir au secours des hommes de lettres, & demander surtout la révocation de l’arrêt, qui dépouille les auteurs de la propriété de leurs ouvrages.
C’étoit ce point du réglement que Mrs. Arnaud & Suard étoient chargés de faire approuver ; ils entrerent en fureur, & cet avis si sage & si digne de la premiere société littéraire du royaume, fut rejetté, mais empêcha du moins que le contraire ne passat, & l’on s’en tint au dernier chef de leur demande pour empêcher la contrefaction.
Pour le premier avis étoient Mrs. l’abbé Arnaud, M. Suard, beau-frere du Sr. Panckoucke ; la Harpe, stipendiaire de Panckoucke pour son journal & pour faire l’abrégé de l’histoire des voyages, moyennant une somme de 20,000 livres ; Gaillard, qui a 1000 livres de pension sur la place de secrétaire de la librairie, qu’il a exercée deux ou trois ans & qu’il n’exerce plus ; Saurin, ami de Suard & censeur pensionnaire ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>rations, il nous peint le Directeur & le beau-frere du libraire Panckoucke exaltant en style, en métaphores orientales, la justice, la sagesse, la nécessité du réglement, proclamant {{M.|Camus}} de Néville, restaurateur de la librairie, opinant qu’il falloit adopter le réglement dans tous ses points, & supplier en même tems {{M.|de}} Miromesnil d’ajouter aux moyens prescrits pour arrêter les contrefactions, la faculté d’informer juridiquement pour découvrir les contrefacteurs.
Plusieurs académiciens, au contraire, pensoient qu’il falloit profiter de la confiance da {{M.|le}} Garde des sceaux pour venir au secours des hommes de lettres, & demander surtout la révocation de l’arrêt, qui dépouille les auteurs de la propriété de leurs ouvrages.
C’étoit ce point du réglement que {{Mrrs|Arnaud|nx,pt}} & Suard étoient chargés de faire approuver ; ils entrerent en fureur, & cet avis si sage & si digne de la premiere société littéraire du royaume, fut rejetté, mais empêcha du moins que le contraire ne passât, & l’on s’en tint au dernier chef de leur demande pour empêcher la contrefaction.
Pour le premier avis étoient {{Mrrs|l’abbé|nx,pt}} Arnaud, {{M.|Suard}}, beau-frere du {{Sr.|Panckoucke}} ; la{{lié}}Harpe, stipendiaire de Panckoucke pour son journal & pour faire l’abrégé de l’histoire des voyages, moyennant une somme de 20,000 livres ; Gaillard, qui a 1000{{lié}}livres de pension sur la place de secrétaire de la librairie, qu’il a exercée deux ou trois ans & qu’il n’exerce plus ; Saurin, ami de Suard & censeur pensionnaire ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/161
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « exercice d’école, il n’en marque pas moins l’intérêt passionné que l’auteur prenait au gouvernement des Etats. ''Le Politique'' tient le milieu entre ''la République'', où Platon expose son idéal de gouvernement, et ''les Lois'', où il codifie des règles pratiques. A ''la République'' il reprend l’idée d’un gouvernement fondé sur la science : mais après en avoir constaté l’impossibilité, il se rabat, comme dans ''les Lois'', sur un... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|160||{{sc|notice sur le politique}}}}</noinclude>exercice d’école, il n’en marque pas moins l’intérêt passionné que l’auteur prenait au gouvernement des Etats.
''Le Politique'' tient le milieu entre ''la République'', où Platon expose son idéal de gouvernement, et ''les Lois'', où il codifie des règles pratiques.
A ''la République'' il reprend l’idée d’un gouvernement
fondé sur la science : mais après en avoir constaté l’impossibilité,
il se rabat, comme dans ''les Lois'', sur un gouvernement
purement humain et par suite imparfait. Il accorde
la toute-puissance à la science, comme dans
''la République'', où un petit nombre de sages, entraînés à la dialectique et l’œil fixé sur l’Idée du bien, sont chargés de former les hommes à la ressemblance du modèle divin qu’ils contemplent. Mais ''le Politique'' va plus loin : il soutient que celui qui a la science peut non seulement légiférer, mais changer les lois sans l’assentiment du peuple et même leur
imposer de force ses volontés contrairement à la loi. Cette
audacieuse assertion choquait les idées reçues, comme en
témoigne l’étonnement du jeune Socrate, quand il l’entend
énoncer. Elle semble même en contradiction avec le respect
religieux de la loi que Socrate professe dans le ''Criton''
et dans sa discussion avec Calliclès (Gorgias, 482 c-505 b).
En réalité la contradiction n’est qu’apparente. Dans le
cas du ''Politique'', il s’agit d’un philosophe qui, fort de sa
science et de la droiture de ses intentions, impose ce qui
est juste et bon, comme le médecin impose son traitement
au malade ; dans l’autre, il s’agit d’un particulier en révolte
contre la loi, révolte inadmissible dans les gouvernements
imaparfaits, qui n’ont d’autre sauvegarde que la loi. Cependant,
même dans le cas d’un gouvernement parfait, le
droit de contrainte que Platon reconnaît au chef peut
paraître exorbitant. Peut-on contraindre des hommes
libres à recevoir des lois qui leur répugnent ? Quels résultats
peut-on espérer d’une telle contrainte ? Et quel mérite
y a-t-il à faire le bien malgré soi ? Platon fait trop peu de
cas de la liberté individuelle : il est, sur ce point, en conformité
avec les idées des Anciens, qui absorbent entièrement
l’individu dans Ie cité.
Le politique idéal est d’ailleurs impossible à trouver
dans le cycle actuel, où les pasteurs divins du cycle précédent ont fait place à des pasteurs humains. Aussi faut-il
recourir à la loi, si l’on veut éviter que le chef, toujours tenté d’abuser de son pouvoir, ne devienne un tyran. C’est pourquoi, quel que soit le gouvernement, royauté, aristocratie, ou démocratie, il est nécessaire que les lois soient
inviolables. S’il y a des réfractaires, on les mettra à mort,
où on les bannira, ou on les réduira au rang d’esclaves.
C’est le rôle du royal tisserand d’éliminer les éléments
mauvais et de n’admettre dans la composition de sa toile
que des éléments convenables. Or les éléments convenables
sont de deux sortes, comme les fils du tisserand : il y a en<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|160||{{sc|notice sur le politique}}}}</noinclude>exercice d’école, il n’en marque pas moins l’intérêt passionné que l’auteur prenait au gouvernement des Etats.
''Le Politique'' tient le milieu entre ''la République'', où Platon expose son idéal de gouvernement, et ''les Lois'', où il codifie des règles pratiques.
A ''la République'' il reprend l’idée d’un gouvernement
fondé sur la science : mais après en avoir constaté l’impossibilité,
il se rabat, comme dans ''les Lois'', sur un gouvernement
purement humain et par suite imparfait. Il accorde
la toute-puissance à la science, comme dans
''la République'', où un petit nombre de sages, entraînés à la dialectique et l’œil fixé sur l’Idée du bien, sont chargés de former les hommes à la ressemblance du modèle divin qu’ils contemplent. Mais ''le Politique'' va plus loin : il soutient que celui qui a la science peut non seulement légiférer, mais changer les lois sans l’assentiment du peuple et même leur
imposer de force ses volontés contrairement à la loi. Cette
audacieuse assertion choquait les idées reçues, comme en
témoigne l’étonnement du jeune Socrate, quand il l’entend
énoncer. Elle semble même en contradiction avec le respect
religieux de la loi que Socrate professe dans le ''Criton''
et dans sa discussion avec Calliclès (Gorgias, 482 c-505 b).
En réalité la contradiction n’est qu’apparente. Dans le
cas du ''Politique'', il s’agit d’un philosophe qui, fort de sa
science et de la droiture de ses intentions, impose ce qui
est juste et bon, comme le médecin impose son traitement
au malade ; dans l’autre, il s’agit d’un particulier en révolte
contre la loi, révolte inadmissible dans les gouvernements
imparfaits, qui n’ont d’autre sauvegarde que la loi. Cependant,
même dans le cas d’un gouvernement parfait, le
droit de contrainte que Platon reconnaît au chef peut
paraître exorbitant. Peut-on contraindre des hommes
libres à recevoir des lois qui leur répugnent ? Quels résultats
peut-on espérer d’une telle contrainte ? Et quel mérite
y a-t-il à faire le bien malgré soi ? Platon fait trop peu de
cas de la liberté individuelle : il est, sur ce point, en conformité
avec les idées des Anciens, qui absorbent entièrement
l’individu dans Ie cité.
Le politique idéal est d’ailleurs impossible à trouver
dans le cycle actuel, où les pasteurs divins du cycle précédent ont fait place à des pasteurs humains. Aussi faut-il
recourir à la loi, si l’on veut éviter que le chef, toujours tenté d’abuser de son pouvoir, ne devienne un tyran. C’est pourquoi, quel que soit le gouvernement, royauté, aristocratie, ou démocratie, il est nécessaire que les lois soient
inviolables. S’il y a des réfractaires, on les mettra à mort,
où on les bannira, ou on les réduira au rang d’esclaves.
C’est le rôle du royal tisserand d’éliminer les éléments
mauvais et de n’admettre dans la composition de sa toile
que des éléments convenables. Or les éléments convenables
sont de deux sortes, comme les fils du tisserand : il y a en<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|160||{{sc|notice sur le politique}}}}</noinclude>exercice d’école, il n’en marque pas moins l’intérêt passionné que l’auteur prenait au gouvernement des Etats.
''Le Politique'' tient le milieu entre ''la République'', où Platon expose son idéal de gouvernement, et ''les Lois'', où il codifie des règles pratiques.
A ''la République'' il reprend l’idée d’un gouvernement
fondé sur la science : mais après en avoir constaté l’impossibilité,
il se rabat, comme dans ''les Lois'', sur un gouvernement
purement humain et par suite imparfait. Il accorde
la toute-puissance à la science, comme dans
''la République'', où un petit nombre de sages, entraînés à la dialectique et l’œil fixé sur l’Idée du bien, sont chargés de former les hommes à la ressemblance du modèle divin qu’ils contemplent. Mais ''le Politique'' va plus loin : il soutient que celui qui a la science peut non seulement légiférer, mais changer les lois sans l’assentiment du peuple et même leur
imposer de force ses volontés contrairement à la loi. Cette
audacieuse assertion choquait les idées reçues, comme en
témoigne l’étonnement du jeune Socrate, quand il l’entend
énoncer. Elle semble même en contradiction avec le respect
religieux de la loi que Socrate professe dans le ''Criton''
et dans sa discussion avec Calliclès (Gorgias, 482 c-505 b).
En réalité la contradiction n’est qu’apparente. Dans le
cas du ''Politique'', il s’agit d’un philosophe qui, fort de sa
science et de la droiture de ses intentions, impose ce qui
est juste et bon, comme le médecin impose son traitement
au malade ; dans l’autre, il s’agit d’un particulier en révolte
contre la loi, révolte inadmissible dans les gouvernements
imparfaits, qui n’ont d’autre sauvegarde que la loi. Cependant,
même dans le cas d’un gouvernement parfait, le
droit de contrainte que Platon reconnaît au chef peut
paraître exorbitant. Peut-on contraindre des hommes
libres à recevoir des lois qui leur répugnent ? Quels résultats
peut-on espérer d’une telle contrainte ? Et quel mérite
y a-t-il à faire le bien malgré soi ? Platon fait trop peu de
cas de la liberté individuelle : il est, sur ce point, en conformité
avec les idées des Anciens, qui absorbent entièrement
l’individu dans la cité.
Le politique idéal est d’ailleurs impossible à trouver
dans le cycle actuel, où les pasteurs divins du cycle précédent ont fait place à des pasteurs humains. Aussi faut-il
recourir à la loi, si l’on veut éviter que le chef, toujours tenté d’abuser de son pouvoir, ne devienne un tyran. C’est pourquoi, quel que soit le gouvernement, royauté, aristocratie, ou démocratie, il est nécessaire que les lois soient
inviolables. S’il y a des réfractaires, on les mettra à mort,
où on les bannira, ou on les réduira au rang d’esclaves.
C’est le rôle du royal tisserand d’éliminer les éléments
mauvais et de n’admettre dans la composition de sa toile
que des éléments convenables. Or les éléments convenables
sont de deux sortes, comme les fils du tisserand : il y a en<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/66
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Nehaoua
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 58 —|}}</noinclude>et me rendrez compte. Je désire que vous soyez rentré
avant la nuit. »
Ravi de ma mission, je suis parti du camp, à huit
heures du matin, avec un état-major de dix officiers et
la petite escorte de cent quinze chevaux environ. A onze
heures et demie, j’étais sous les murs d’Aïn-Maïdi, je
faisais venir les principaux habitants au-devant de moi,
etje leur disais que nous venions en amis, qu’ils s’étaient
soumis et que nous leur devions protection, mais que
partout les Français étaient maîtres, et que rien ne les
arrêtait pour entrer où il leur plaisait d’entrer. Ensuite,
j’ai fait prendre douze des principaux comme otages ; je
les ai mis entre les mains de six chasseurs et de quelques
cavaliers du goum, avec ordre de les bien traiter, mais
de ne les lâcher qu’après mon retour, et je suis entré
dans Aïn-Maïdi avec mes dix officiers, six chasseurs et
quelques chefs des goums. Je me suis promené partout
à cheval pendant le temps nécessaire pour parcourir la
ville, qui est petite et en ruines, puis, j’ai mis pied à terre
et me suis encore promené à pied. Nous avons été reçus
dans la maison d’un chef, qui nous a donné des dattes à
manger. Nous les avons dévorées, nous mourions de
faim. Des dattes ont été portées par les gens de la ville
à notre escorte. A midi, j’avais envoyé un courrier au
général Marey avec deux lignes : « Je sais que vous êtes
inquiet, rassurez-vous. Je suis entré dans la ville sans
coup férir et je m’y promène ; nous avons été bien
accueillis. Ce soir, à six heures, je serai au camp. »
Quant à Tedjini, se renfermant dans sa dignité de marabout et de chérif descendant du Prophète, dignité qui
lui défend d’admettre en sa présence un chef chrétien,
il était resté fort inquiet dans sa maison. Par le moyen
du khalifat Zenoun, je l’ai fait engager à recevoir mon
chargé d’affaires arabes, le capitaine d’état-major Durieu,
qui le rassurerait sur nos intentions toutes pacifiques et
conciliantes. Il y a consenti après bien des hésitations.
Tedjini est un homme de trente-six à quarante ans,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T13, Adamsohn.djvu/307
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> L’éditeur ne s’est pas borné à retracer les événemens passés à ces époques ; la cour, dans son arrêt de suppression, lui reproche d’avoir ajouté à la collection, des notes qui contiennent des réflexions indiscrettes, hasardées, des bruits satyriques, indignes de trouver place à côté des délibérations, dont la sagesse & la circonspection forment le caractere distinctif : elle lui reproche sur tout d’avoir fait réimprimer les f... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/>
L’éditeur ne s’est pas borné à retracer les événemens passés à ces époques ; la cour, dans son arrêt de suppression, lui reproche d’avoir ajouté à la collection, des notes qui contiennent des réflexions indiscrettes, hasardées, des bruits satyriques, indignes de trouver place à côté des délibérations, dont la sagesse & la circonspection forment le caractere distinctif : elle lui reproche sur tout d’avoir fait réimprimer les fameuses Remontrances du 6 mai 1775, quoique déja supprimées par l’arrêt du 29 avril 1778… Mais son véritable grief vis-à-vis du public, c’est de n’avoir pas rempli les lacunes considérables & essentielles de la premiere édition, & de les avoir laissées imparfaites.
{{brn|1}}
11 Mars 1779. Indépendamment des autres motifs qui ont pu déterminer Me. Linguet à venir à Paris, on en connoît aujourd’hui un pécuniaire, assez important & assez certain. Ce turbulent personnage, qui se brouille facilement & promtement avec ses ce- intéresses, ses amis, ses protecteurs, ses bienfaiteurs, est à la veille d’avoir un procès avec le Sr. le Quesne : il prétend qu’il lui redoit 30,000 liv. ; & celui-ci assure être en avance. Quoique le négociant soit encore fort réservé sur sa querelle naissante, il en a fait l’aveu à quelques personnes qui l’ont interrogé, d’après des rumeurs qui précedent d’ordinaire les explosions de Me. Linguet.
{{brn|1}}
11 Mars. On ne peut gueres ne pas croire, d’après la lecture du Problême littéraire, où l’on agite quel est l’auteur de l’Histoire des trois siccles de Littérature, que l’abbé Martin n’y ait en effet eu part. On le prouve, 1°. par une pension de 1500 liv. dont le clergé l’a stipendié,<noinclude>
<references/></noinclude>
lj77phhkkh91313857va1r7a5rnufl0
16002156
16002133
2026-08-25T17:32:49Z
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/>
L’éditeur ne s’est pas borné à retracer les événemens passés à ces époques ; la cour, dans son arrêt de suppression, lui reproche d’avoir ajouté à la collection, des notes qui contiennent des réflexions indiscrettes, hasardées, des bruits satyriques, indignes de trouver place à côté des délibérations, dont la sagesse & la circonspection forment le caractere distinctif : elle lui reproche sur tout d’avoir fait réimprimer les fameuses Remontrances du 6{{lié}}mai 1775, quoique déja supprimées par l’arrêt du 29{{lié}}avril 1778… Mais son véritable grief vis-à-vis du public, c’est de n’avoir pas rempli les lacunes considérables & essentielles de la premiere édition, & de les avoir laissées imparfaites.
{{brn|1}}
''11 Mars 1779.'' Indépendamment des autres motifs qui ont pu déterminer {{Me|Linguet|nx,pt}} à venir à Paris, on en connoît aujourd’hui un pécuniaire, assez important & assez certain. Ce turbulent personnage, qui se brouille facilement & promtement avec ses co-intéressés, ses amis, ses protecteurs, ses bienfaiteurs, est à la veille d’avoir un procès avec le {{Sr.|''le{{lié}}Quesne''}} : il prétend qu’il lui redoit {{liv.|30,000|inv}} ; & celui-ci assure être en avance. Quoique le négociant soit encore fort réservé sur sa querelle naissante, il en a fait l’aveu à quelques personnes qui l’ont interrogé, d’après des rumeurs qui précedent d’ordinaire les explosions de {{Me|Linguet|nx,pt}}.
{{brn|1}}
''11 Mars.'' On ne peut gueres ne pas croire, d’après la lecture du ''Problême littéraire,'' où l’on agite ''quel est l’auteur de l’Histoire des trois siecles de Littérature,'' que l’abbé Martin n’y ait en effet eu part. On le prouve, 1º.{{lié}}par une pension de {{liv.|1500|inv}} dont le clergé l’a stipendié,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T13, Adamsohn.djvu/308
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « pour des services rendus à l’Eglise : 2°. sur les fragmens d’une quantité de lettres de l’abbé Sabathier à l’abbé Martin, où l’on prouve une correspondance soutenue entre les deux abbés au sujet de cet ouvrage, où même l’abbé Sabathier joue moins le principal rôle que le fecond, c’est-à-dire celui d’agent, faisant les achats de livres, les découvertes, les courses, les brouillons soumis à l’examen, à la révision, à la compositi... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>pour des services rendus à l’Eglise : 2°. sur les fragmens d’une quantité de lettres de l’abbé Sabathier à l’abbé Martin, où l’on prouve une correspondance soutenue entre les deux abbés au sujet de cet ouvrage, où même l’abbé Sabathier joue moins le principal rôle que le fecond, c’est-à-dire celui d’agent, faisant les achats de livres, les découvertes, les courses, les brouillons soumis à l’examen, à la révision, à la composition de l’autre : 3°. sur le témoignage du moins de l’abbé Martin, & sur-tout de l’abbé Beaudouin, grand-maître du collège du cardinal le Moine, le confident & le soutien du vicaire de St. André-des-Arts.
Cette querelle paroît avoir été excitée à l’occasion d’une nouvelle édition du livre qui va paroître, dont la foeur du défunt voudroit partager les honoraires, comme une portion de la succession de son frere, & plus encore à l’occasion d’un autre ouvrage manuscrit trouvé dans les papiers de l’abbé Martin, que l’abbé Sabathier réclame comme sien, & que {{Mlle}}. Martin veut faire imprimer comme ouvrage & propriété de son frere.
{{brn|1}}
12 Mars 1779. Les Mirabeau reviennent sur la scene ; le Marquis n’y joue plus le principal rôle, il n’est qu’en fecond : c’est son frere le Bailly. C’est ce qu’on voit dans un Mémoire de la marquise de Cabris. Elle se plaint que par un motif sordide d’intérêt, son oncle ait porté la destruction dans ses foyers, en lui faisant enlever son mari par ordre du Roi, & en le faisant interdire comme fol, quoiqu’il ne soit atteint que de cette maladie vaporeuse, l’appanage commun dans ce siecle, de l’esprit & même<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>pour des services rendus à l’Eglise : 2º.{{lié}}sur les fragmens d’une quantité de lettres de l’abbé Sabathier à l’abbé Martin, où l’on prouve une correspondance soutenue entre les deux abbés au sujet de cet ouvrage, où même l’abbé Sabathier joue moins le principal rôle que le second, c’est-à-dire celui d’agent, faisant les achats de livres, les découvertes, les courses, les brouillons soumis à l’examen, à la révision, à la composition de l’autre : 3º.{{lié}}sur le témoignage du moins de l’abbé Martin, & sur-tout de l’abbé Beaudouin, grand-maître du college du cardinal le{{lié}}Moine, le confident & le soutien du vicaire de {{St|André-des-Arts|nx,pt}}.
Cette querelle paroît avoir été excitée à l’occasion d’une nouvelle édition du livre qui va paroître, dont la sœur du défunt voudroit partager les honoraires, comme une portion de la succession de son frere, & plus encore à l’occasion d’un autre ouvrage manuscrit trouvé dans les papiers de l’abbé Martin, que l’abbé Sabathier réclame comme sien, & que {{Mlle|Martin|nx,pt}} veut faire imprimer comme ouvrage & propriété de son frere.
{{brn|1}}
''12 Mars 1779.'' Les Mirabeau reviennent sur la scene ; le Marquis n’y joue plus le principal rôle, il n’est qu’en second : c’est son frere le Bailly. C’est ce qu’on voit dans un ''Mémoire de la marquise de Cabris.'' Elle se plaint que par un motif sordide d’intérêt, son oncle ait porté la destruction dans ses foyers, en lui faisant enlever son mari par ordre du Roi, & en le faisant interdire comme fol, quoiqu’il ne soit atteint que de cette maladie vaporeuse, l’appanage commun dans ce siecle, de l’esprit & même<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/162
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « effet dans ia nature des caractères pacifiques ; si les fougueux s’allient pendant plusieurs générations à leurs pareils, ils deviennent sauvages, et si les pacifiques ne s’unissent qu’avec des pacifiques, ils deviennent lâches et faibles à l’excès. C’est au roi à marier les uns avec les autres, comme le tisserand entrecroise les fils de la chaîne et les fils de la trame. On fera de même pour les gouvernants : s’il n’y a qu’un chef, il... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le politique}}||161}}</noinclude>effet dans ia nature des caractères pacifiques ; si les fougueux
s’allient pendant plusieurs générations à leurs
pareils, ils deviennent sauvages, et si les pacifiques ne
s’unissent qu’avec des pacifiques, ils deviennent lâches
et faibles à l’excès. C’est au roi à marier les uns avec les autres, comme le tisserand entrecroise les fils de la
chaîne et les fils de la trame. On fera de même pour les
gouvernants : s’il n’y a qu’un chef, il faudre le choisir courageux et doux, guerrier et pacifique à la fois ; s’il y en a plusieurs, il faudra que le nombre des forts et celui des doux s’équilibrent aussi rigoureusement
que possible.
En somme, les deux grandes idées qui sont mises en
relief dans ''le Politique'', c’est la toute-puissance de la science, qui peut et doit même, à l’occasion, se substituer à la loi et s’imposer de force pour le bien des administrés,
et celle des mariages entre gens de caractères opposés. La première est à peu près impossible à réaliser en dehors d’un monde idéal gouverné par un dieu. Quant à la
seconde, il nous paraît qu’elle n’est pas réalisable non
plus dans les grands Etats que sont les Etats modernes.
D’ailleurs le hasard se charge de mêler les tempéraments,
tout aussi bien que pourrait le faire un roi qui aurait
assez peu de sujets et assez de loisir pour s’occuper de ce détail, Platon lui-même se rendait bien compte que la
têche d’un gouvernement est bien autrement étendue et
compréhensive que celle qu’il assignait au royal tisserand,
puisque, après ''le Politique'', il a composé le grand ouvrage
des ''Lois''. Mais son principal dessein, en composant ''le Politique'', comme en composant le ''Parménide'' et ''le Sophiste'',
était de donner un modèle de discussion dialectique, et
c’est la raison pour laquelle il a ainsi restreint la peinture du politique au tissage des caractères.
{{c|{{sc|l’art dans «le politique »}}}}
''Le Politique'', étant un ouvrage scolaire, n’a pas toujours
été apprécié à sa valeur. La méthode dichotomique a
été jugée bizarre. Du vivant même de Platon, les poètes
comiques l’avaient tournée en ridicule, et l’on dirait en
effet que Platon s’amuse à étonner son lecteur par ia
subtilité de certaines divisions pour le moins inattendues.
C’est de nos jours seulement qu’on a pris le procédé au
sérieux et qu’on y a vu une véritable méthode scientifique.
Quoi qu’il en soit des excès et des bizarreries,
''le Politique''
n’en est pas moins fort intéressant par les réflexions
qu’on y trouve sur le pouvoir de la science, la nécessité
des lois et l’art d’accoupler les caractères. Quand ia discussion
trop prolongée deviendrait pénible à suivre, des
digressions brillantes la coupent à propos. La plus belle
de toutes est le mythe des deux révolutions contraires de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le politique}}||161}}</noinclude>effet dans ia nature des caractères pacifiques ; si les fougueux
s’allient pendant plusieurs générations à leurs
pareils, ils deviennent sauvages, et si les pacifiques ne
s’unissent qu’avec des pacifiques, ils deviennent lâches
et faibles à l’excès. C’est au roi à marier les uns avec les autres, comme le tisserand entrecroise les fils de la
chaîne et les fils de la trame. On fera de même pour les
gouvernants : s’il n’y a qu’un chef, il faudre le choisir courageux et doux, guerrier et pacifique à la fois ; s’il y en a plusieurs, il faudra que le nombre des forts et celui des doux s’équilibrent aussi rigoureusement
que possible.
En somme, les deux grandes idées qui sont mises en
relief dans ''le Politique'', c’est la toute-puissance de la science, qui peut et doit même, à l’occasion, se substituer à la loi et s’imposer de force pour le bien des administrés,
et celle des mariages entre gens de caractères opposés. La première est à peu près impossible à réaliser en dehors d’un monde idéal gouverné par un dieu. Quant à la
seconde, il nous paraît qu’elle n’est pas réalisable non
plus dans les grands Etats que sont les Etats modernes.
D’ailleurs le hasard se charge de mêler les tempéraments,
tout aussi bien que pourrait le faire un roi qui aurait
assez peu de sujets et assez de loisir pour s’occuper de ce détail, Platon lui-même se rendait bien compte que la
têche d’un gouvernement est bien autrement étendue et
compréhensive que celle qu’il assignait au royal tisserand,
puisque, après ''le Politique'', il a composé le grand ouvrage
des ''Lois''. Mais son principal dessein, en composant ''le Politique'', comme en composant le ''Parménide'' et ''le Sophiste'',
était de donner un modèle de discussion dialectique, et
c’est la raison pour laquelle il a ainsi restreint la peinture du politique au tissage des caractères.
{{c|{{sc|l’art dans « le politique »}}}}
''Le Politique'', étant un ouvrage scolaire, n’a pas toujours
été apprécié à sa valeur. La méthode dichotomique a
été jugée bizarre. Du vivant même de Platon, les poètes
comiques l’avaient tournée en ridicule, et l’on dirait en
effet que Platon s’amuse à étonner son lecteur par ia
subtilité de certaines divisions pour le moins inattendues.
C’est de nos jours seulement qu’on a pris le procédé au
sérieux et qu’on y a vu une véritable méthode scientifique.
Quoi qu’il en soit des excès et des bizarreries,
''le Politique''
n’en est pas moins fort intéressant par les réflexions
qu’on y trouve sur le pouvoir de la science, la nécessité
des lois et l’art d’accoupler les caractères. Quand ia discussion
trop prolongée deviendrait pénible à suivre, des
digressions brillantes la coupent à propos. La plus belle
de toutes est le mythe des deux révolutions contraires de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|notice sur le politique}}||161}}</noinclude>effet dans la nature des caractères pacifiques ; si les fougueux
s’allient pendant plusieurs générations à leurs
pareils, ils deviennent sauvages, et si les pacifiques ne
s’unissent qu’avec des pacifiques, ils deviennent lâches
et faibles à l’excès. C’est au roi à marier les uns avec les autres, comme le tisserand entrecroise les fils de la
chaîne et les fils de la trame. On fera de même pour les
gouvernants : s’il n’y a qu’un chef, il faudra le choisir courageux et doux, guerrier et pacifique à la fois ; s’il y en a plusieurs, il faudra que le nombre des forts et celui des doux s’équilibrent aussi rigoureusement
que possible.
En somme, les deux grandes idées qui sont mises en
relief dans ''le Politique'', c’est la toute-puissance de la science, qui peut et doit même, à l’occasion, se substituer à la loi et s’imposer de force pour le bien des administrés,
et celle des mariages entre gens de caractères opposés. La première est à peu près impossible à réaliser en dehors d’un monde idéal gouverné par un dieu. Quant à la
seconde, il nous paraît qu’elle n’est pas réalisable non
plus dans les grands Etats que sont les Etats modernes.
D’ailleurs le hasard se charge de mêler les tempéraments,
tout aussi bien que pourrait le faire un roi qui aurait
assez peu de sujets et assez de loisir pour s’occuper de ce détail, Platon lui-même se rendait bien compte que la
tâche d’un gouvernement est bien autrement étendue et
compréhensive que celle qu’il assignait au royal tisserand,
puisque, après ''le Politique'', il a composé le grand ouvrage
des ''Lois''. Mais son principal dessein, en composant ''le Politique'', comme en composant le ''Parménide'' et ''le Sophiste'',
était de donner un modèle de discussion dialectique, et
c’est la raison pour laquelle il a ainsi restreint la peinture du politique au tissage des caractères.
{{c|{{sc|l’art dans « le politique »}}}}
''Le Politique'', étant un ouvrage scolaire, n’a pas toujours
été apprécié à sa valeur. La méthode dichotomique a
été jugée bizarre. Du vivant même de Platon, les poètes
comiques l’avaient tournée en ridicule, et l’on dirait en
effet que Platon s’amuse à étonner son lecteur par la
subtilité de certaines divisions pour le moins inattendues.
C’est de nos jours seulement qu’on a pris le procédé au
sérieux et qu’on y a vu une véritable méthode scientifique.
Quoi qu’il en soit des excès et des bizarreries,
''le Politique''
n’en est pas moins fort intéressant par les réflexions
qu’on y trouve sur le pouvoir de la science, la nécessité
des lois et l’art d’accoupler les caractères. Quand la discussion
trop prolongée deviendrait pénible à suivre, des
digressions brillantes la coupent à propos. La plus belle
de toutes est le mythe des deux révolutions contraires de<noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T13, Adamsohn.djvu/310
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « quêtes du palais, il y a environ deux mois ; il a gagné sa cause ; & à la fin le Président lui a dit : Avocat, la cour vous exhorte à faire souvent usage du don de la parole, dont la nature paroît vous avoir doué. Il plaide aujourd’hui à la Tournelle dans la cause extrêmement intéressante du jeune Solar, cet enfant sourd & muet trouvé sur un grand chemin. Il défend un particulier décrété & aux fers, accusé d’avoir été l’agent de la mere b... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>quêtes du palais, il y a environ deux mois ; il a gagné sa cause ; & à la fin le Président lui a dit : Avocat, la cour vous exhorte à faire souvent usage du don de la parole, dont la nature paroît vous avoir doué.
Il plaide aujourd’hui à la Tournelle dans la cause extrêmement intéressante du jeune Solar, cet enfant sourd & muet trouvé sur un grand chemin. Il défend un particulier décrété & aux fers, accusé d’avoir été l’agent de la mere barbare pour la perdition de son fils infortuné. Il a fini sa cause mardi ; on lui reproche de ne savoir pas tirer encore tout le parti qu’il pourroit de son organe, de donner des inflexions fortes, où il en faudroit de douces & vice verfa.
C’est M. l’avocat général d’Agueffeau qui doit prendre la défense de l’enfant & faire en cette occasion le rôle de son avocat.
La cause est remise au 22 avril on se doute de l’influence immense qui inonde la Tournelle.
{{brn|1}}
12 Mars 1779. {{Mlle}}. d’Eon est exilée à Tonnerre pour une lettre qu’elle a écrite au comte de Maurepas, où elle lui déclare s’ennuyer de porter le cotillon, & demande la permission de servir. On prétend qu’elle y plaisante d’une façon peu respectueuse pour le Ministre ; indécence qui exige cette légere correction.
{{brn|1}}
12 Mars 1779. M. de Rugy, avocat à Arras, a été condamné au Souverain par le conseil de cette ville, aux galeres à perpétuité, pour un prétendu rapt de séduction, & sa mere à être bannie, &c.
On peut se rappeler que M. Linguet a rendu compte de cette affaire horrible dans un de ses numéros. Le Roi qui les lit exactement, a été<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>quêtes du palais, il y a environ deux mois ; il a gagné sa cause ; & à la fin le Président lui a dit : ''Avocat, la cour vous exhorte à faire souvent usage du don de la parole, dont la nature paroît vous avoir doué.''
Il plaide aujourd’hui à la Tournelle dans la cause extrêmement intéressante du jeune ''Solar,'' cet enfant sourd & muet trouvé sur un grand chemin. Il défend un particulier décrété & aux fers, accusé d’avoir été l’agent de la mere barbare pour la perdition de son fils infortuné. Il a fini sa cause mardi ; on lui reproche de ne savoir pas tirer encore tout le parti qu’il pourroit de son organe, de donner des inflexions fortes, où il en faudroit de douces & ''vice versa.''
C’est {{M.|l’avocat}} général d’Aguesseau qui doit prendre la défense de l’enfant & faire en cette occasion le rôle de son avocat.
La cause est remise au 22{{lié}}avril on se doute de l’influence immense qui inonde la Tournelle.
{{brn|1}}
''12 Mars 1779.'' {{Mlle|d’Eon|nx,pt}} est exilée à Tonnerre pour une lettre qu’elle a écrite au comte de Maurepas, où elle lui déclare s’ennuyer de porter le cotillon, & demande la permission de servir. On prétend qu’elle y plaisante d’une façon peu respectueuse pour le Ministre ; indécence qui exige cette légere correction.
{{brn|1}}
''12 Mars 1779.'' {{M.|de}} Rugy, avocat à Arras, a été condamné au Souverain par le conseil de cette ville, aux galeres à perpétuité, pour un prétendu rapt de séduction, & sa mere à être bannie, &c.
On peut se rappeler que {{M.|Linguet}} a rendu compte de cette affaire horrible dans un de ses numéros. Le Roi qui les lit exactement, a été<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T13, Adamsohn.djvu/311
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « frappé de ce jugement atroce. On étoit en cassation au conseil, & sans aucun moyen tiré de la forme, les parties ont obtenu des lettres de revision ; mais leur entérinement doit avoir lieu suivant la regle au même tribunal : on dit même qu’il est déja décidé que l’affaire ira aux requêtes de l’hôtel. Pour disposer le public à exciter chez lui cette indignation salutaire, ce cri unanime contre un jugement révoltant, on a répondu un mémoire à... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>frappé de ce jugement atroce. On étoit en cassation au conseil, & sans aucun moyen tiré de la forme, les parties ont obtenu des lettres de revision ; mais leur entérinement doit avoir lieu suivant la regle au même tribunal : on dit même qu’il est déja décidé que l’affaire ira aux requêtes de l’hôtel.
Pour disposer le public à exciter chez lui cette indignation salutaire, ce cri unanime contre un jugement révoltant, on a répondu un mémoire à consulter ; il est de Me. Falour du Vergier, &, quoique court, on ne peut le lire sans être attendri jusqu’aux larmes.
Suit pour la forme une consultation du 18 novembre 1778, souscrite de onze avocats, dont quelques-uns des plus fameux, absolument favorables au cas où se trouvent les parties.
{{brn|1}}
13 Mars 1779. On annonçoit depuis quelque tems un fecond mémoire pour la femme Defrues, par M. de la Dixmerie. Les magistrats s’opposoient à la publicité ; enfin, après avoir été retouché, comme ils l’ont voulu, il a paru, mais n’a pu justifier cette accusée : elle a été condamnée ad omnia citra mortem & a subi hier son arrêt, c’est-à-dire qu’elle a été fouettée, marquée sur les deux épaules & enfermée à la falpétriere pour le reste de ses jours.
{{brn|1}}
13 Mars. Les fortes inculpations qui résultent de la justification de l’amiral Keppel contre le comte d’Orvilliers, ont mis ce Général dans le cas de se justifier aussi, & l’on parle d’un mémoire qu’il a envoyé au Roi, fait pour détruire la sensation qu’auroit produite dans l’esprit de S. M. le discours de l’Anglois ; mais tant que tout cela se passera à huis clos & que le public<noinclude>
<references/></noinclude>
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>frappé de ce jugement atroce. On étoit en cassation au conseil, & sans aucun moyen tiré de la forme, les parties ont obtenu des lettres de revision ; mais leur entérinement doit avoir lieu suivant la regle au même tribunal : on dit même qu’il est déja décidé que l’affaire ira aux requêtes de l’hôtel.
Pour disposer le public à exciter chez lui cette indignation salutaire, ce cri unanime contre un jugement révoltant, on a répondu un mémoire à consulter ; il est de {{Me|Falour|nx,pt}} du Vergier, &, quoique court, on ne peut le lire sans être attendri jusqu’aux larmes.
Suit pour la forme une consultation du 18{{lié}}novembre 1778, souscrite de onze avocats, dont quelques-uns des plus fameux, absolument favorables au cas où se trouvent les parties.
{{brn|1}}
''13 Mars 1779.'' On annonçoit depuis quelque tems un second mémoire pour la femme Desrues, par {{M.|de}} la Dixmerie. Les magistrats s’opposoient à la publicité ; enfin, après avoir été retouché, comme ils l’ont voulu, il a paru, mais n’a pu justifier cette accusée : elle a été condamnée ''{{lang|la|ad omnia citra mortem}}'' & a subi hier son arrêt, c’est-à-dire qu’elle a été fouettée, marquée sur les deux épaules & enfermée à la salpétriere pour le reste de ses jours.
{{brn|1}}
''13 Mars.'' Les fortes inculpations qui résultent de la justification de l’amiral ''Keppel'' contre le comte d’Orvilliers, ont mis ce Général dans le cas de se justifier aussi, & l’on parle d’un mémoire qu’il a envoyé au Roi, fait pour détruire la sensation qu’auroit produite dans l’esprit de {{S. M.}} le discours de l’Anglois ; mais tant que tout cela se passera à huis clos & que le public<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 24.djvu/760
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PARTIR POUR ÊTRE ÉVÊQUE ET DEVENIR SONNEUR.|757}}</noinclude>{{P début de page|90}}{{Alinéa|avec qui Tom échange des saluts d’amitié, car Saint-Paul était alors le rendez vous des vauriens. Le proverbe disait : « Qui va chercher femme à Westminster, serviteur à Saint-Paul, cheval à Smithfield, a chez lui une coquine, un fripon et une rosse. »|1|-1|fin=1}}
{{P fin}}
{{PersonnageD|Pat|c|frappant sur l’épaule de Tom.}}
N’êtes-vous pas l’ami Tom Ruffling, un mendiant et un pauvre diable comme moi ?
{{PersonnageD|Tom|c|le toisant avec dignité.}}
L’homme ! il y a deux oui, deux non à vous répondre. Je suis en effet Thomas Ruffling, mais je ne suis pas l’ami du premier venu qui sait mon nom. Je suis en effet un des membres de l’honorable corporation des mendians de Londres ; mais, quant à la qualité de pauvre diable, si vous pensez qu’elle puisse s’appliquer au fils de votre père, elle ne saurait convenir à un homme qui peut enfermer, comme on dit, l’avenir dans sa bourse. — Pauvre diable ! dites-vous ? vous pouvez continuer votre route. Si vous recherchez la compagnie d’un pauvre diable, vous la trouverez peut-être en restant tête à tête avec vous-même, mais non pas en compagnie de Thomas Ruffling.
{{Personnage|PAT.|c}}
Och ! que le saint me condamne si j’ai rien dit pour vous fâcher, et pourtant vous voilà aussi rouge qu’une pomme de terre pelée. Je ne comprends pas la moitié de ce que vous avez mâchonné, mais sûrement je n’ai pas quitté Bill-Town pour continuer ma route, puisque je suis arrivé, Dieu merci ! et que c’est bien vers vous que l’on m’a envoyé. Et d’abord je m’assieds par terre ; mes pauvres jambes ne veulent plus que mes pauvres pieds me portent. {{di|(Il s’assied.)}}
{{Personnage|TOM.|c}}
Quelqu’un vous envoie près de moi, dites-vous ?
{{Personnage|PAT.|c}}
Oui, oui, un jovial garçon qui a fait fortune en tendant la main, Daniel O’Dhu ; ne le connaissez-vous pas ?
{{Personnage|TOM.|c}}
Si je le connais ! c’est un des mendians les plus distingués que j’aie connus, oui, des plus distingués, bien qu’il fût Irlandais. Mais je tremble qu’il n’y ait quelque légèreté là-dessous ; c’est un fou, et qui a du reste gagné son argent par la folie. Quel a été son dessein en vous adressant à moi ?
{{Personnage|PAT.|c}}
Un jour que je mendiais et que je me sentais près de tomber en faiblesse, je rencontrai Daniel O’Dhu, qui m’emmena dans une de ses métairies. Ce jour-là je fis un bon repas ; il y avait une étuvée d’Irlande et du mouton bouilli avec une sauce aux câpres : ce fut la seconde fois de ma vie que je mangeai de la viande. Quand le gros Daniel sut mes aventures, il me dit : « Pat O’Quickly (c’est mon nom), on n’épile pas un chauve, on ne mendie point dans le pays des mendians. »
{{Personnage|TOM.|c}}
Je prévois ce qui va arriver.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/163
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « l’univers ; elle ne le cède point en originalité et en poésie aux mythes du ''Gorgias'' et du ''Phédon''. Les digressions sur le paradigme, sur la mesure, sur les incommodités des divers gouvernements sont des repos agréables au lecteur par la justesse de la pensée et le naturel exquis du style. Enfin le peintre de Dèmos et de la démocratie athénienne dans ''la République'' se retrouve ici avec sa verve satirique inépuisable dans le tableau du gouve... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|162||{{sc|notice sur le politique}}}}</noinclude>l’univers ; elle ne le cède point en originalité et en poésie
aux mythes du ''Gorgias'' et du ''Phédon''. Les digressions sur
le paradigme, sur la mesure, sur les incommodités des
divers gouvernements sont des repos agréables au lecteur
par la justesse de la pensée et le naturel exquis du style.
Enfin le peintre de Dèmos et de la démocratie athénienne
dans ''la République'' se retrouve ici avec sa verve satirique
inépuisable dans le tableau du gouvernement d’Athènes,
livré au hasard et à l’incompétence. Le souvenir de Socrate,
victime de l’ignorance de ses juges, vient encore aviver
l’impression que ce gouvernement à rebours du bon sens
laisse dans l’esprit. Bref, on reconnaît partout la griffe du lion dans l’originalité et l’élévation de la pensée, dans la
hardiesse de l’imagination, dans les digressions qui
reposent et charment l’esprit, dans l’art de conduire le dialogue
et dans le style tantôt coupé, tantôt périodique, où
l’aisance et le naturel s’allient à la grâce et à la poésie.
{{c|{{sc|la date de l’ouvrage}}}}
''Le Politique'' se rattache très étroitement au ''Sophiste'',
puisque la conversation qui en est l’objet est censée faire
suite à celle du ''Sophiste''. Mais la date de la composition
du ''Sophiste'' étant incertaine, celle du ''Politique'' ne l’est pas
moins. Il est d’ailleurs possible que Platon n’ait pas écrit
les deux à la suite l’un de l’autre, et qu’un certain intervalle
se soit écoulé entre les deux, pendant lequel Platon travaillait
au grand ouvrage des ''Lois'', qui offre beaucoup d’analogie avec ''le Politique''. Les dates proposées par les critiques oscillent de l’an ~ 367 à l’an ~ 357. Wilamowitz croit que le Politique fut écrit entre le deuxième et le troisième
voyage, c’est-à-dire entre ~ 367 et ~ 361, et que
c’est le troisième voyage qui empêcha Platon de donner
suite à son projet de définir aussi le philosophe. On ne peut
faire à ce sujet que des conjectures : celle de Wilamowitz
nous paraît être la plus vraisemblable.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 24.djvu/761
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|758|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|PAT.|c}}
Et il me conta son histoire : comment il était parti de son comté aussi maigre qu’un peuplier ; comment il avait pris ventre en cheminant à travers l’Écosse et l’Angleterre ; que Londres était l’huître des mendians ; qu’un Irlandais comme moi, Dick Mac’Shane, était un richard à Londres…
{{Personnage|TOM.|c}}
Hum ! un richard. Ce qui lui vient par l’as de trèfle s’en va par le valet de carreau.
{{Personnage|PAT.|c}}
Que vous étiez un de ses vieux amis, et que je ferais bien de venir vous trouver à Saint-Paul. Et je vous ai reconnu sur-le-champ, tant il vous dépeignait bien dans votre tonneau : vous savez comme il est gai. « C’est un vieil homme, me disait-il, qui auprès des jupes croit avoir encore, comme dans le proverbe, ses dents de poulain ; c’est un limaçon qui… »
{{Personnage|TOM.|c}}
Assez, assez, je connais la tournure de ses quolibets.
{{Personnage|PAT.|c}}
Je suis donc venu bravement, marchant dans mes souliers. Daniel m’avait donné deux shillings, mais je n’avais pas fait les deux tiers de ma route qu’ils étaient dépensés. Alors j’ai mangé quand j’avais le bonheur d’arriver au moment où la bonne femme retirait la marmite du feu ; j’ai mangé quand les fermiers avaient leur sac sous la main pour me donner un… comment disent-ils ?… un ''lock'', c’est-à-dire deux poignées de farine. Quand je ne suis pas arrivé aux bonnes heures, qu’il n’y avait pas un reste de vieux pudding sur la planche ou une tranche de galette trop rassise, alors je n’ai pas mangé. Mais enfin je suis venu et vous voilà. Whooh ! je puis maintenant avoir l’espoir de devenir comme Daniel O’Dhu, et comme lui de manger de la viande sur mes vieux jours. Whooh !
{{Personnage|TOM.|c}}
Et vous êtes venu pour être mendiant de Londres ?
{{Personnage|PAT.|c}}
Pour être mendiant de Londres.
{{PersonnageD|TOM|c|à lui-même.}}
J’en étais sûr. Oh ! fou à lier que ce Daniel ? Il y a toujours de l’irlandais au tond du meilleur Irlandais. Il dit : Va, et tu seras mendiant de Londres, sans plus d’examen, sans interroger son intelligence, sans savoir qui il est, comme si notre corps devait se recruter d’enfans perdus, de fainéans, de gens sans ressources ! Et celui-ci croit qu’il n’y a plus qu’à tirer le gâteau du four tout cuit à point pour qu’on y morde. On n’a point idée de tant d’étourderie ! Daniel, au reste, n’a jamais compris la dignité et l’élévation de sa profession.
{{Personnage|PAT.|c}}
Que marmottez-vous entre vos dents ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/67
104
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 59 —|}}</noinclude>replet, bien portant, la peau cuivrée, se gardant dans sa
maison comme dans une forteresse… Du reste, Aïn-Maïdi est une ville forte pour des Arabes… Il peut y avoir
un millier d’âmes et trois cents fusils… Plus du tiers
de la ville est en ruines. L’intérieur des maisons est
misérable. La seule casbah de Tedjini a un étage… AïnMaïdi est un oasis dans le désert. Hors l’enceinte des
jardins, plus un arbre, plus la moindre végétation : des
sables, des terrains rocheux.
Le soir, à six heures, j’étais au bivouac, où j’ai reçu
des compliments du général Marey. »
Le général renvoya à Tedjini l’impôt qui avait été exасtement payé.
Le 23 mai, la colonne campa à El-Haouïta ; le 28, elle
était sous les murs de Laghouat, où les habitants lui
firent un excellent accueil. Cinq à six cents fantassins
armés vinrent à sa rencontre, tirant des coups de fusil en
son honneur ; le drapeau et la musique du khalifa escortèrent le général. Un marché fut installé dans le camp et
une garde de police placée pendant le jour dans la ville,
où se rendirent, successivement et par petits groupes,
presque tous les officiers et les soldats de la colonne.
Laghouat se développait du Sud-Ouest au Nord-Est
sur trois collines, sorte d’arête rocheuse isolée entre la
plaine au Nord et le désert au Sud. La pente nord de la
ville était déjà à cette époque couverte de maisons ; celle
du Sud plus escarpée, quelquefois à pic, n’était bâtie
que de distance en distance. Les deux sommets extrêmes étaient couronnés par deux tours ; sur l’éminence
intermédiaire s’élevait une vaste construction de maçonnerie, blanche, sans aucune fenêtre extérieure et appelée
le Dar-Sfah (la maison des roches), à cause de l’énorme
piédestal de rochers, sur lequel ce palais-forteresse, qui
était la kasba de Ben-Salem, était placé avec assez d’audace. Cette citadelle contenait quatre grandes maisons
rectangulaires à deux étages, sans fenêtres extérieures,
et reliées entre elles par un mur épais. Elle dominait<noinclude>
<references/></noinclude>
asbdnybj1pfyk3fcr5jmvuzpxnwth4a
Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/68
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 60 —|}}</noinclude>surtout la partie Sud-Ouest de l’oasis. Un mur séparait
les deux quartiers de la ville<ref>Ce mur existe encore en partie, ainsi que la porte de communication qui s’ouvrait ou se fermait suivant que les deux partis étaient en état de paix ou de guerre.</ref>. Chacun d’eux avait son
marché, vaste terrain battu situé près des portes. Celui
des Serghin s’appelait Souk-el-Kâ, celui des Hallaf Souk-Lekhier<ref>Ainsi nommé, parce qu’il se tenait sur les bords de l’Oued-Lekhier.</ref>.
Laghouat comptait alors trois mille cinq cents habitants et cinq cents maisons environ, toutes construites
en terre et présentant une cour intérieure et une porte
d’entrée très basse ; on pénétrait dans l’intérieur de la
maison par un couloir obscur et tortueux. Quelques
portes avaient leur encadrement blanchi à la chaux,
d’autres étaient surmontées d’une main ouverte, peinte
en bleu, destinée à conjurer les mauvais esprits. Toutes
ces constructions conservaient une teinte générale
brune, qui jetait sur la ville comme un manteau de
deuil.
Outre les deux tours carrées, plus habituées à se menacer que prêtes à résister aux attaques de l’extérieur,
Laghouat avait une enceinte rectangulaire, formée par
un mur de quatre mètres de haut, construit en briques
de terre, crénelé et percé de meurtrières. La tour de
l’Est, sorte d’obélisque à large base, dominait de haut
la plaine et le désert ; la tour de l’Ouest, au contraire,
celle des Serghin, était commandée par le petit mamelon
sur lequel se trouve le tombeau de Si-el-Hadj-Aïssa, à
une petite portée de fusil du rempart. Quatre portes,
ménagées dans les murs, au bas de l’escarpement des
mamelons, donnaient accès dans Laghouat.
Au Nord et au Sud s’étendaient les jardins, formant
comme les ouvrages avancés du système de défense,
système excellent d’ailleurs, car ces jardins, coupés en
tous sens par des murs de clôture élevés et peu nom<noinclude>
<references/></noinclude>
2glxqeloib9pdpx6fg7ozalfqyut3be
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 60 —|}}</noinclude>surtout la partie Sud-Ouest de l’oasis. Un mur séparait
les deux quartiers de la ville<ref>Ce mur existe encore en partie, ainsi que la porte de communication qui s’ouvrait ou se fermait suivant que les deux partis étaient en état de paix ou de guerre.</ref>. Chacun d’eux avait son
marché, vaste terrain battu situé près des portes. Celui
des Serghin s’appelait Souk-el-Kâ, celui des Hallaf Souk-Lekhier<ref>Ainsi nommé, parce qu’il se tenait sur les bords de l’Oued-Lekhier.</ref>.
Laghouat comptait alors trois mille cinq cents habitants et cinq cents maisons environ, toutes construites
en terre et présentant une cour intérieure et une porte
d’entrée très basse ; on pénétrait dans l’intérieur de la
maison par un couloir obscur et tortueux. Quelques
portes avaient leur encadrement blanchi à la chaux,
d’autres étaient surmontées d’une main ouverte, peinte
en bleu, destinée à conjurer les mauvais esprits. Toutes
ces constructions conservaient une teinte générale
brune, qui jetait sur la ville comme un manteau de
deuil.
Outre les deux tours carrées, plus habituées à se menacer que prêtes à résister aux attaques de l’extérieur,
Laghouat avait une enceinte rectangulaire, formée par
un mur de quatre mètres de haut, construit en briques
de terre, crénelé et percé de meurtrières. La tour de
l’Est, sorte d’obélisque à large base, dominait de haut
la plaine et le désert ; la tour de l’Ouest, au contraire,
celle des Serghin, était commandée par le petit mamelon
sur lequel se trouve le tombeau de Si-el-Hadj-Aïssa, à
une petite portée de fusil du rempart. Quatre portes,
ménagées dans les murs, au bas de l’escarpement des
mamelons, donnaient accès dans Laghouat.
Au Nord et au Sud s’étendaient les jardins, formant
comme les ouvrages avancés du système de défense,
système excellent d’ailleurs, car ces jardins, coupés en
tous sens par des murs de clôture élevés et peu {{tiret|nom|breux}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 24.djvu/762
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Berniepyt
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PARTIR POUR ÊTRE ÉVÊQUE ET DEVENIR SONNEUR.|759}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|TOM.|c}}
Kh ! monsieur Pat, ce charitable Daniel O’Dhu vous a sans doute appris tout ce qui était nécessaire pour devenir mendiant de Londres ?
{{Personnage|PAT.|c}}
Point. Cela n’est-il pas malaisé ! Il faut dire un ''s’il vous plaît'' et tendre la main.
{{Personnage|TOM.|c}}
Cela est fort simple en effet ; cependant il y a quelques dispositions préalables. Quelles sont vos ressources pour vous établir mendiant ?
{{Personnage|PAT.|c}}
Mes ressources ?
{{Personnage|TOM.|c}}
Oui.
{{Personnage|PAT.|c}}
Je n’entends point.
{{Personnage|TOM.|c}}
En un mot, avez-vous des cliquettes ?
{{Personnage|PAT.|c}}
Je n’entends pas davantage.
{{Personnage|TOM.|c}}
Eh bien ! l’argent nécessaire pour solder les frais du premier établissement ?
{{Personnage|PAT.|c}}
De l’argent ? Mais, si j’en avais, je ne mendierais point.
{{Personnage|TOM.|c}}
Vous ne mendieriez point ! Une belle maxime, soit dit en passant, pour un homme qui veut être mendiant ! Si vous n’avez pas d’argent, pouvez-vous du moins avoir le ''tick'' quelque part ?
{{Personnage|PAT.|c}}
Quel mot avez-vous dit là ?
{{Personnage|TOM.|c}}
Le ''tick''. Quelle patience il faut avoir ! J’entends par là du crédit.
{{Personnage|PAT.|c}}
Je n’en ai pas pour un {{Lang|en|farthing}}.
{{Personnage|TOM.|c}}
Alors, mon ami, comment pourrez-vous payer ?
{{Personnage|PAT.|c}}
Payer ! Et que peut-il y avoir à payer ?
{{Personnage|TOM.|c}}
Ce qu’il y a à payer ! d’abord la taxe d’initiation dans notre corporation, puis une caution qui garantisse la dîme que vous devez prélever sur vos aumônes en faveur de ladite corporation, puis la bienvenue que vous célébrerez le jour de votre réception, puis le présent qu’il convient de faire au doyen de la confrérie, puis…
{{Personnage|PAT.|c}}
Daniel O’Dhu ne m’avait pas parlé de tout cela.<noinclude>
<references/></noinclude>
ib7p1tw8k5vf3xbxqwyk6d0t5vgbzo2
Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/69
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 61 —|}}</noinclude>{{tiret2|nom|breux}}, rendaient extrêmement difficiles les abords de
la ville.
La colonne Marey séjourna à Laghouat les 26 et 27 mai ;
le 28, elle alla camper à Ksar-el-Hiran, le 29 à Boudrine.
Ahmed-ben-Salem l’accompagna ; sur toute la route,
elle reçut les témoignages de soumission des habitants.
Le général fit une reconnaissance au Sud de Boudrine
et poussa jusqu’au confluent de l’Oued-Djedi et de
l’Oued-el-Hameur, réalisant ainsi la prédiction de Si-el-Hadj-Aïssa, ce qui ne contribua pas peu à augmenter la
considération déjà très grande dont jouissait ce marabout.
Le général était arrivé au bout de son itinéraire ; il
reprit la route de Laghouat. Le 1er juin, il reçut sous les
murs de cette ville une lettre du général de Bar, commandant la division d’Alger, qui lui annonçait les préparatifs de guerre contre le Maroc et lui donnait l’ordre
de hâter son retour. Le général Marey avait eu l’intention de ramener avec lui la pièce de canon que les BeniLaghouat avaient prise à Abd-el-Baki ; mais tout bien
considéré, il se décida à la laisser à Ahmed-ben-Salem,
non seulement pour ne pas ajouter aux difficultés de
sa position par un acte de défiance, mais encore pour
lui conserver, le cas échéant, l’avantage moral et physique tenant à l’emploi de l’artillerie.
Le 2 juin, la colonne partait pour Tiaret. Le khalifa
avait été reconnu le 23 mai à El-Haouïta devant les
officiers de la colonne et les chefs indigènes. Lecture
avait été faite de son brevet en français et en arabe.
Yahia-ben-Maamar, son frère, était son agha à Laghouat,
Ben-Nacer-ben-Chora, son gendre, son agha chez les
Larbâa, Rien ne fut changé dans l’organisation des
ksours, qui restèrent administrés par une djemâa,
composée d’autant de membres qu’il y avait de partis
différents ; seuls, Ksar-el-Hiran et Tadjemout reçurent
un hakem. Les Oulad-Atallah, les Harazlia et les SaïdOtba eurent des caïds. Les Larbâa étaient formés de<noinclude>
<references/></noinclude>
siv6iv333dxdtolce00ud7n724t55cd
Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/70
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 62 —|}}</noinclude>trois fractions (Oulad-Salah, Maamra et Hadjadj, dont
chacune était divisée en Gheraba et Cheraga (de l’Ouest
et de l’Est), à cause de la situation de leurs campements
par rapport à Laghouat. Souvent les Gheraba et les
Cheraga se faisaient la guerre. Or, en 1843, les Cheraga
étaient venus dans le Tell et avaient reçu de nous trois
caïds, qui, en 1844, prétendirent administrer les Gheraba.
Devant les protestations de ces derniers, et sur l’avis
du khalifa, le général leur donna aussi des caïds.
L’impôt, fixé à trente-sept mille boudjoux, fut payé en
huit jours, malgré l’éloignement de certaines tribus, et
l’attitude hostile du Maroc qui réagissait fortement sur
le pays ; c’était une preuve éclatante de la soumission de
cette région.
Dans son rapport, le général Marey signale le parti
que l’on pouvait tirer de cet état de choses : « Le khalifa
Ahmed-ben-Salem, » dit-il, « présente de grandes garanties ; tous ses ksours sont à la disposition de nos colonnes ; les populations qu’il régit viennent toutes les années
dans le Tell ; il est positivement ennemi d’Abd-el-Kader,
dont il a tué un khalifa, et chassé l’autre ; il a tenu,
malgré les événements de l’Ouest, les engagements pris
quand rien ne faisait croire à la guerre avec le Maroc ;
il y aurait lieu de fortifier sa position et de lui accorder
un traitement de dix-huit mille francs, de deux mille
cinq cents francs pour chacun de ses aghas, et de plus
l’inscription de vingt cavaliers et de deux cents fantassins. Les khalifas placés auprès de nos postes ont
des avantages analogues ; on peut donc admettre que
ces propositions ne sont pas exagérées, à l’égard
d’un fonctionnaire qui doit se suffire à lui-même, qui
peut jouer un rôle important, et qui deviendra le
point de mire de tous nos ennemis du Sud et de
l’Ouest.
On pourrait tirer parti du khalifa de trois façons :
1° pour soumettre tous les pays qui, au Sud ou à l’Ouest,
sont indépendants ou hostiles ; 2º pour attirer vers<noinclude>
<references/></noinclude>
smn8xcqrlkttuodgkj34nt645qphp1u
Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/71
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 63 —|}}</noinclude>Alger le commerce de l’intérieur, qui se dirige en partie
vers Tunis ou le Maroc ; 3º pour intimider les populations sur lesquelles s’appuie Abd-el-Kader et même pour
combattre celui-ci. En effet, Ahmed-ben-Salem est le
plus puissant des chefs du Sud. Fortement soutenu par
nous, il l’attaquerait avec avantage, surtout avec l’appui
de Tedjini qui est très bien avec lui, hait l’émir et certainement favoriserait cette guerre de toute son influence religieuse. La force militaire de notre khalifa est
de douze cents fantassins, de cinq cents cavaliers et
d’une pièce de canon.
Tout le commerce de l’intérieur se dirige actuellement vers le Maroc et la Tunisie. Il est certain que si
Laghuat était fortement organisée, on pourrait ramener
vers Alger une grande partie du commerce de l’intérieur. C’est en effet le point du désert le plus voisin
d’Alger.
Il semble donc qu’il y aurait un grand intérêt à
organiser fortement Laghouat : 1º pour en faire un centre
d’action militaire, administratif, politique et commercial ; 2º pour couper toute communication entre l’Est
et l’Ouest de l’Algérie sans notre concours ; 3° pour
placer la partie la plus hostile de l’Algérie, les Oulad-Sidi-Cheikh, entre un khalifa puissant et la division
d’Oran. »
La guerre avec le Maroc détourna l’attention du gouverneur général. On se contenta de donner à Ahmed-ben-Salem et à ses aghas le traitement demandé, et le
commandement sur les ksours de Laghouat, Ksar-elHiran, El-Assafia, El-Haouïta, Tadjemout et Aïn-Madhi,
ainsi que sur les tribus des Larbâa, des Harazlia, des
Oulad-Atallah et des Saïd-Otba.
{{T3|III}}
En 1846, Abd-el-Kader, appelé par Si-Chérif-bel-Arch,
des Oulad-Rouini, qui venait de gagner à sa cause les<noinclude>
<references/></noinclude>
0yq1e74dowfzygjva43vq59d34nfpey
Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 24.djvu/763
104
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Berniepyt
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|760|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|TOM.|c}}
Avez-vous donc jamais vu le chien de la basse-cour laisser les chiens étrangers venir librement à la curée dans son écuelle, parce qu’elle est bien garnie ! Il en est de même de nos mendians. Mais je suppose que vous ayez satisfait au exigences de la corporation au moyen de quelque caution, comment paierez-vous le {{Lang|en|''writer''}} qui rédigera votre pétition d’enregistrement à Bow-Street, les frais de récolements, le droit de patente, le réquisitoire de l’attorney pour l’admission de la supplique, le prix de l’arrêt, l’acquittement des frais du sceau, l’appointement du greffier-copiste, la gratification aux messagers d’armes, la…
{{Personnage|PAT.|c}}
Och !
{{Personnage|TOM.|c}}
… La signification de l’arrêt aux constables, la redevance aux constables, la redevance à la paroisse du domicile, l’impôt prélevé par le {{Lang|en|''common informer''}}, les étrennes aux {{Lang|en|watchmen}} ?…
{{Personnage|PAT.|c}}
Mais si je ne payais pas tout cela ?
{{Personnage|TOM.|c}}
Si vous ne payiez pas les mendians, on vous trouverait quelque jour dans quelque coin roué avec des béquilles ; si vous ne payiez pas les gens de police, les baguettes blanches <ref>Constables.</ref> vous procureraient dans une grande maison, où vous seriez logé et nourri…
{{Personnage|PAT.|c}}
Eh bien ! monsieur ?…
{{Personnage|TOM.|c}}
… Une chambre mal aérée, humide en été, inondée d’eau les jours de marée, où l’ami de Daniel O’Dhu, le compatriote de Dick Mac’Shane, n’entendrait plus parler du soleil.
{{Personnage|PAT.|c}}
Och ! Faut-il donc tant d’argent ? Qui l’aurait pu croire ? Avez-vous donc payé votre tonneau si cher ?
{{Personnage|TOM.|c}}
Il est partout des priviléges, l’ami Paddy, et j’étais de ceux qui avaient droit, par leur naissance, à un {{Lang|en|bill}} d’indemnité.
{{Personnage|PAT.|c}}
Votre naissance ! Mendieriez-vous à la porte d’une église, si vous étiez fils d’un lord ? Vous voulez rire.
{{Personnage|TOM.|c}}
Je ne suis pas fils d’un lord, mais je puis dire comme Pistol : « Je suis d’aussi bonne souche que l’empereur <ref>''{{roi|Henri|V}}'', de Shakespeare.</ref>. »
{{Personnage|PAT.|c}}
Il n’est pas possible, monsieur.
{{Personnage|TOM.|c}}
C’est l’antiquité qui fait les races nobles ; mieux vaut un fermier qui tient ses<noinclude>
<references/></noinclude>
618ax60x2r72hkn2o0zpnyxcrc16n0f
Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/72
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 64 —|}}</noinclude>Oulad-Naïl, parut dans le Sud de Médéa. Toutes les tribus se soulevèrent ; Ahmed-ben-Salem, presque seul,
nous resta fidèle. Djelloul-ben-Yahia<ref>Avant notre arrivée dans le pays, Djelloul-ben-Yahia était déjà au pouvoir et, pour se débarrasser de rivaux possibles, il avait fait assassiner ses plus proches parents. Son frère Ed-Din avait seul trouvé grâce devant lui.</ref>, agha du Djebel-Amour, garda une attitude fort équivoque, et ne fit rien
pour maintenir ses tribus dans le devoir et s’opposer à la retraite de l’émir, lorsque celui-ci, poursuivi
par le général Yusuf, traversa la partie nord du Djebel-Amour. En conséquence, le général Yusuf demanda au
duc d’Aumale la destitution et l’arrestation de ce chef.
Tout en agissant avec vigueur pour obtenir promptement des résultats, » lui répondit le duc d’Aumale, le
6 mai 1846, de son camp d’El-Béïda, « vous emploierez
des ménagements dans vos rapports avec Djelloul, de
manière à lui laisser la porte ouverte pour le retour et
à garder la possibilité de le maintenir dans sa position.
Vous comprendrez qu’après avoir fait une expédition
pour le châtier, ou plutôt pour l’éclairer, il serait fort
onéreux d’en faire plusieurs autres pour appuyer son
successeur. Il sera beaucoup plus politique de ne pas
nous rendre hostile son influence dans le pays, mais de
l’amoindrir à notre profit par l’effet même de sa soumission et de la punition qui lui sera infligée. Vous ne
devez qu’à la dernière extrémité avoir recours à son
parent et compétiteur Messaoud. Vous ne quitterez pas
le pays sans avoir, s’il est nécessaire, fortement châtié
la population et avoir perçu l’impôt dont je fixe le montant dans un tableau que je joins à cette lettre. Évitez
dans vos courses de passer près d’Aïn-Madhi, contre
laquelle je dois vous interdire toute entreprise. Il importe
de ne pas nous attaquer au prestige de sainteté qui
entoure cette ville. Recevez donc bien les envoyés de
Tedjini, s’il en vient, mais n’en exigez rien. J’écrirai à
M. le gouverneur pour connaître son avis sur la possi<noinclude>
<references/></noinclude>
mxar59psjuhrii3w9miu99gyzw99rzu
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16002172
2026-08-25T17:46:15Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 64 —|}}</noinclude>Oulad-Naïl, parut dans le Sud de Médéa. Toutes les tribus se soulevèrent ; Ahmed-ben-Salem, presque seul,
nous resta fidèle. Djelloul-ben-Yahia<ref>Avant notre arrivée dans le pays, Djelloul-ben-Yahia était déjà au pouvoir et, pour se débarrasser de rivaux possibles, il avait fait assassiner ses plus proches parents. Son frère Ed-Din avait seul trouvé grâce devant lui.</ref>, agha du Djebel-Amour, garda une attitude fort équivoque, et ne fit rien
pour maintenir ses tribus dans le devoir et s’opposer à la retraite de l’émir, lorsque celui-ci, poursuivi
par le général Yusuf, traversa la partie nord du Djebel-Amour. En conséquence, le général Yusuf demanda au
duc d’Aumale la destitution et l’arrestation de ce chef.
Tout en agissant avec vigueur pour obtenir promptement des résultats, » lui répondit le duc d’Aumale, le
6 mai 1846, de son camp d’El-Béïda, « vous emploierez
des ménagements dans vos rapports avec Djelloul, de
manière à lui laisser la porte ouverte pour le retour et
à garder la possibilité de le maintenir dans sa position.
Vous comprendrez qu’après avoir fait une expédition
pour le châtier, ou plutôt pour l’éclairer, il serait fort
onéreux d’en faire plusieurs autres pour appuyer son
successeur. Il sera beaucoup plus politique de ne pas
nous rendre hostile son influence dans le pays, mais de
l’amoindrir à notre profit par l’effet même de sa soumission et de la punition qui lui sera infligée. Vous ne
devez qu’à la dernière extrémité avoir recours à son
parent et compétiteur Messaoud. Vous ne quitterez pas
le pays sans avoir, s’il est nécessaire, fortement châtié
la population et avoir perçu l’impôt dont je fixe le montant dans un tableau que je joins à cette lettre. Évitez
dans vos courses de passer près d’Aïn-Madhi, contre
laquelle je dois vous interdire toute entreprise. Il importe
de ne pas nous attaquer au prestige de sainteté qui
entoure cette ville. Recevez donc bien les envoyés de
Tedjini, s’il en vient, mais n’en exigez rien. J’écrirai à
M. le gouverneur pour connaître son avis sur la {{tiret|possi|bilité}}<noinclude>
<references/></noinclude>
hqu14slny52a783p5r3korwxitndcq6
Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/73
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 65 —|}}</noinclude>{{tiret2|possi|bilité}} d’adjoindre le Djebel-Amour au khalifa de Laghouat. »
En dépit de ces ménagements, Djelloul, qui continuait
malgré tout à nous faire opposition, dut être arrêté et
interné à Médéa. Messaoud le remplaça et releva du
khalifa de Laghouat.
Les Oulad-Yahia-ben-Salem et les Oulad-Saad-ben-Salem, de la confédération des Oulad-Naïl, campaient
souvent dans les environs de Laghouat ; ils furent mis
également sous les ordres de notre khalifa.
Au mois de février 1847, le général Marey entreprit
une tournée dans le Sud de Médéa, pour étouffer à son
début une insurrection fomentée par Si-Moussa-bouHamar (l’homme à l’âne)<ref>Si-Moussa-ben-Hassem-el-Masri était né en Égypte. Après un voyage en Syrie et à Constantinople, il se rendit à Alger, puis à Tripoli, où Si-Mohammed-ben-Hamza, chef de la confrérie des Chadlya, le convertit à ses idées. La confrérie des Chadlya est la même que celle des Derkaoua, seulement elle est plus ancienne en date et est propre à la Tripolitaine et à la Tunisie, tandis que la seconde est particulière à l’Algérie. En 1829, Si-Moussa arriva à Laghouat et y fit de nombreux prosélytes, ainsi que chez les Oulad-Naïl. Il fonda une zaouïa à Messaad. En 1845, il entra en campagne contre Abd-el-Kader, parvint à s’emparer de Médéa, mais fut complètement battu dans un sanglant combat qu’il livra à l’émir, non loin du Djebel-Mouzaïa. Il se réfugia à Messâad, puis à Laghouat, où il continua à recruter des adhérents à la confrérie des Derkaoua.</ref>, chef de l’ordre mendiant
des Derkaoua, qui comptait de nombreux partisans
chez les Beni-Laghouat et les Oulad-Naïl. Si-Moussa
faillit être enlevé à Messâad ; il s’enfuit précipitamment
à Metlili, où sa réputation de sainteté l’avait précédé et
lui valut un excellent accueil.
Peu de temps après, des troubles survenus dans le
Djebel-Amour, où Messaoud s’était aliéné tous les esprits,
nécessitèrent la rentrée en campagne du général Yusuf.
Conformément aux instructions du maréchal Bugeaud,
en date du 2 mai 1847, le cheikh Messaoud fut destitué
et envoyé à Laghouat avec toute sa famille ; Djelloul-ben-Yahia, nommé de nouveau agha du Djebel-Amour, eut<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 66 —|}}</noinclude>sous ses ordres, les ksours de Tadjerouna et d’El-Maïa,
et fut indépendant du khalifa Ahmed-ben-Salem.
Les Saïd d’Ouargla venaient fréquemment camper au
Sud-Est du Djebel-Amour et étaient une source de discorde entre nos chefs du Sud. Le maréchal Bugeaud
décida que cette tribu, qui n’était comprise ni dans la
circonscription territoriale du khalifa de Laghouat, ni
dans celle de l’aghalik de Djelloul, n’appartiendrait en
propre ni au khalifa ni à l’agha ; elle dépendrait momentanément de l’un ou de l’autre, selon l’endroit où
elle établirait son campement.
Sur ces entrefaites, de graves dissensions venaient
de s’élever entre Ahmed-ben-Salem et son gendre Ben-Nacer-ben-Chora, l’agha des Larbâa. Le père de BenNaçer avait été autrefois tué à El-Feidj<ref>El-Feidj est situé à onze lieues au Nord-Est de Laghouat.</ref>, dans une
rencontre avec les partisans de Ben-Salem, commandés
par Taïeb-ben-Megaouas. Ben-Naçer n’avait jamais pardonné cette mort et attendait avec impatience l’occasion
d’en tirer vengeance. Aussi fut-il profondément irrité
lorsque le khalifa, malgré son opposition, nomma caïd
des Mâamra Mohammed-ben-Taïeb<ref>Mohammed-ben-Taïeb est le père de l’agha Lakhdar, qui commande actuellement les Larbâa.</ref>, le fils de son
ennemi. Il alla porter plainte au général Yusuf. Celui-ci
parvint à réconcilier les deux adversaires ; mais
l’amour-propre de Ben-Nacer n’était pas satisfait, et le
motif le plus futile devait ramener la discorde.
Après avoir visité Aïn-Madhi et les ksours des environs de Laghouat, la colonne Yusuf rentra à Médéa
(17 mai 1847).
En 1848, une grande agitation se manifesta chez les
Larbâa ; les uns se groupèrent autour de Ben-Nacer, les
autres, sous la conduite de Taïeb-ben-Megaouas et de
Mohammed-ben-Taïeb, son fils, suivirent la fortune du
khalifa. Ben-Nacer, accompagné de ses principaux<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 67 —|}}</noinclude>partisans, alla trouver le général Marey alors campé à
El-Hammam et se plaignit des vexations qu’Ahmed-benSalem lui faisait subir. Fatigué de ces plaintes continuelles, le général destitua Ben-Nacer. Mais les Hadjadj
et les Harazlia, qui avaient pris fait et cause pour lui,
firent quelque temps après une importante razzia sur
les Oulad-Saad-ben-Salem, soumis au khalifa, et se retirèrent dans le Sud, revendiquant hautement leur indépendance.
Au printemps de 1849, une sourde agitation commença
à régner dans le Sud de Médéa ; Si-Moussa-bou-Hamar
venait de rentrer à Laghouat, accueilli avec enthousiasme
par les habitants ; le khalifa lui-même lui avait envoyé de
riches cadeaux. À la même époque, Bou-Zian soulevait
Zaatcha, et, afin de rendre la lutte plus générale et de
lui donner un caractère religieux, faisait appel aux confréries.
Si-Moussa lui amenait un certain nombre de
volontaires<ref>Pendant le siège de Zaatcha, Si-Moussa fut un des plus acharnés à la lutte, et, lorsque la ville fut prise, se fit sauter avec la maison dans laquelle il s’était défendu en désespéré. Son fils, Si-bou-Bekker-ben-Moussa, habite actuellement Laghouat, et se tient sur une très grande réserve à l’égard des fonctionnaires français et des agents indigènes au service de la France.</ref>. Telli-ben-Lekhal, ancien agha de l’émir,
soulevait également quelques fractions des Oulad-Naïl,
entre autres les Oulad-Si-Ahmed, et, ne pouvant rejoindre Bou-Zian, tenait la campagne dans les environs de
Messâad. Cet état de choses attira l’attention du gouverneur, qui, au mois de juin, ordonna la formation
à Médéa d’une colonne qui fut confiée au général de
Ladmirault.
Cependant, les ennemis du khalifa, fatigués de leurs
tentatives restées infructueuses auprès de l’autorité
militaire, avaient porté leurs plaintes devant les autorités judiciaires d’Alger ; elles y avaient été accueillies et
le général Blangini, commandant la division, avait reçu
un volumineux dossier renfermant une enquête sur<noinclude>
<references/></noinclude>
sdhw6994617ruixmi121i1mybasugjt
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 68 —|}}</noinclude>des faits qualifiés assassinats, imputés au khalifa de
Laghouat. Ce petit avantage des ennemis de Ben-Salem,
grossi par la distance, porta un tel coup au khalifa, que
celui— ci, fort alarmé, se rendit à Médéa. Il y vit le général
Blangini, et s’efforça de le convaincre de l’importance que
les Français devaient mettre à ne pas se départir à son
égard de leur ancienne ligne de conduite ; il se plaignit
amèrement de ce qu’on laissait son autorité s’affaiblir
sous les calomnies répandues par ses ennemis et
accueillies à Médéa, Blida et Alger. Les renseignements
qu’il donna sur les désordres qui régnaient dans le Sud
tendaient à prouver qu’en dehors de lui nous n’avions
que des ennemis.
Le général Blangini le rassura sur nos intentions à
son égard, et lui donna en public tous les témoignages
possibles d’intérêt et de confiance. Il parvint à le calmer.
A peu près rassuré, le khalifa demanda et obtint le
rétablissement de Ben-Nacer dans ses fonctions d’agha
des Larbâa. Toutefois les Hadjadj et les Harazlia dissidents refusèrent de se soumettre.
Telli-ben-Lekhal fut surpris, le 14 octobre, par le
lieutenant Gruard et le sous-lieutenant Carrus, des affaires indigènes, mais parvint à s’échapper. Les Oulad-SiAhmed et ses autres partisans furent complètement
battus et contraints de demander l’aman. La chute retentissante de Zaatcha contribua d’ailleurs dans une large
mesure au rétablissement de l’ordre dans le Sud de
Médéa.
Néanmoins il était nécessaire de s’occuper sérieusement des Oulad-Naïl, chez qui Telli-ben-Lekhal avait
acquis une certaine influence, depuis que Si-Chérif-bel-Arch, ex-khalifa de l’émir, avait été interné à Boghar. Il
parut politique, pour dominer ces tribus remuantes, de
leur donner un chef intelligent et énergique. On jeta les
yeux sur Si-Chérif, auquel les titres d’homme de poudre,
de marabout et d’ex-khalifa de l’émir donnaient un
grand prestige. Il accepta tout ce qui lui fut proposé,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 68 —|}}</noinclude>des faits qualifiés assassinats, imputés au khalifa de
Laghouat. Ce petit avantage des ennemis de Ben-Salem,
grossi par la distance, porta un tel coup au khalifa, que
Celui-ci, fort alarmé, se rendit à Médéa. Il y vit le général
Blangini, et s’efforça de le convaincre de l’importance que
les Français devaient mettre à ne pas se départir à son
égard de leur ancienne ligne de conduite ; il se plaignit
amèrement de ce qu’on laissait son autorité s’affaiblir
sous les calomnies répandues par ses ennemis et
accueillies à Médéa, Blida et Alger. Les renseignements
qu’il donna sur les désordres qui régnaient dans le Sud
tendaient à prouver qu’en dehors de lui nous n’avions
que des ennemis.
Le général Blangini le rassura sur nos intentions à
son égard, et lui donna en public tous les témoignages
possibles d’intérêt et de confiance. Il parvint à le calmer.
A peu près rassuré, le khalifa demanda et obtint le
rétablissement de Ben-Nacer dans ses fonctions d’agha
des Larbâa. Toutefois les Hadjadj et les Harazlia dissidents refusèrent de se soumettre.
Telli-ben-Lekhal fut surpris, le 14 octobre, par le
lieutenant Gruard et le sous-lieutenant Carrus, des affaires indigènes, mais parvint à s’échapper. Les Oulad-SiAhmed et ses autres partisans furent complètement
battus et contraints de demander l’aman. La chute retentissante de Zaatcha contribua d’ailleurs dans une large
mesure au rétablissement de l’ordre dans le Sud de
Médéa.
Néanmoins il était nécessaire de s’occuper sérieusement des Oulad-Naïl, chez qui Telli-ben-Lekhal avait
acquis une certaine influence, depuis que Si-Chérif-bel-Arch, ex-khalifa de l’émir, avait été interné à Boghar. Il
parut politique, pour dominer ces tribus remuantes, de
leur donner un chef intelligent et énergique. On jeta les
yeux sur Si-Chérif, auquel les titres d’homme de poudre,
de marabout et d’ex-khalifa de l’émir donnaient un
grand prestige. Il accepta tout ce qui lui fut proposé,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 69 —|}}</noinclude>heureux de pouvoir reprendre son autorité sur ses
compatriotes, et jaloux de l’influence que Telli avait su
acquérir pendant son absence ; au printemps de 1850, il
fut nommé agha des Oulad-Naïl et eut sous ses ordres
toutes les tribus de cette confédération qui relevaient
du cercle de Médéa, à l’exception de celles du bachaghalik du Titteri, et des Oulad-Saad-ben-Salem, qui
relevaient du khalifa de Laghouat.
Quelque temps après, l’agha Yahia-ben-Maamar vint
camper à Zénina, chez les Oulad-Saad-ben-Salem, pour
percevoir l’impôt ; il les persuada d’envoyer leurs chevaux dans les pâturages de Tagguin ; mais, le 23 mai,
les Hadjadj et les Harazlia dissidents tombèrent sur
les troupeaux de cette tribu, en tuèrent les gardiens et
firent un important butin ; le 25 mai, une nouvelle razzia
réussit également. Dans ces deux affaires, les Oulad-Saad-ben-Salem perdirent deux mille chameaux et de
nombreux moutons. A cette nouvelle, les Larbâa, campés avec Ben-Nacer à Chabounia, dans le Titteri, ne parlèrent de rien moins que d’aller rejoindre leurs frères
en razzant toutes les tribus placées sur leur chemin.
Ils protestèrent contre l’autorité du khalifa et firent
secrètement des achats de grains sur les marchés de
Boghar et de Téniet.
Le colonel de Cambray, commandant le bureau arabe
de Médéa, averti par Touati, fils d’Ahmed-ben-Salem ;
s’empressa de mander Ben-Nacer et les principaux chefs
des Larbâa (23 juillet 1850) ; ils obéirent, et pressés de
questions par le colonel de Cambray, finirent par avouer
que quelques-uns des leurs avaient eu, en effet, l’intention de rejoindre les Hadjadj, mais qu’ils avaient actuellement changé d’idée et que tout était rentré dans
l’ordre.
Quelques jours plus tard, les dissidents firent encore
une nouvelle razzia sur les Oulad-Saad-ben-Salem et
sur les gens d’Oumache. Irrités de se voir livrés sans
défense aux entreprises de quelques pillards, les Oulad<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/78
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 70 —|}}</noinclude>Naïl commencèrent à murmurer, et Si-Chérif, se faisant
leur interprète, demanda et obtint l’autorisation de
poursuivre les rebelles. A la tête de cinq cents cavaliers
et de nombreux fantassins montés sur des chameaux,
il les surprit, le 2 septembre 1850, près de Guerrara et
leur tua quarante cavaliers. Quelques jours après, il
leur enleva leurs troupeaux et leur tua encore vingtsix hommes. Sur les instances du khalifa, on accorda
l’aman aux Hadjadj. L’indemnité due aux Oulad-Saad-ben-Salem fut fixée à vingt-cinq mille boudjoux, et
Ahmed-ben-Salem fut chargé de la percevoir. Mais,
désireux de ne rien donner de leurs propres richesses,
les dissidents allèrent razzer, en janvier 1851, les Oulad-Aïssa, qui, croyant les hostilités terminées, campaient
sans se garder dans les environs de Messâad. Les dissidents remirent au khalifa douze mille francs, qui
furent envoyés à Médéa et cinquante-six chameaux, qui
furent répartis entre ceux qui avaient subi les principales pertes.
Au mois d’avril 1851, le khalifa de Laghouat rendit
compte que les Oulad-Yahia-ben-Salem et les Oulad-Saïd-ben-Salem avaient chassé ses méghazni et refusaient de payer l’impôt. Il présentait ces tribus comme
rebelles et réclamait l’intervention des troupes françaises. Mais le général de Ladmirault, commandant la subdivision de Médéa, avait déjà reçu des plaintes de ces
tribus au sujet des exactions du khalifa et de ses agents.
Aussi, avant d’ajouter foi au rapport d’Ahmed-benSalem, il leur écrivit pour les engager à verser l’impôt
et à venir ensuite lui demander justice. Les deux tribus
déclarèrent être prêtes à verser l’impôt entre les
mains d’officiers français, mais supplièrent le général
de n’en confier le recouvrement ni aux chefs indigènes, ni à leurs agents, qui les ruinaient par leurs
exactions.
Devant la persistance du khalifa à présenter cette agitation comme un commencement d’insurrection, une<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/79
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 71 —|}}</noinclude>colonne expéditionnaire fut formée à Médéa dans le courant du mois de mai et mise sous les ordres du général
de Ladmirault. Le 3 juin, elle arrivait à Djelfa, où les
tribus avaient été convoquées, ainsi que le khalifa de
Laghouat et l’agha Si-Chérif-bel-Arch.
L’enquête faite par le général amena la découverte de
faits très graves, et prouva clairement la culpabilité du
khalifa, qui avait abusé de sa situation pour satisfaire
sa cupidité. On apprit qu’après leur coup de main sur
les Oulad-Saad-ben-Salem en mai 1850, les dissidents
étaient passés à Laghouat avec leurs prises et avaient
été hébergés par les habitants, sans que le khalifa s’y
fût opposé. Bien plus, quand les cavaliers des OuladSaad étaient venus lui demander aide et protection, il ne
s’était nullement préoccupé d’eux et avait laissé les
dissidents s’éloigner avec leurs prises. Il devenait évident que si Ahmed-ben-Salem et son frère n’avaient pas
organisé ce coup de main, ils l’avaient du moins favorisé, l’un en faisant éloigner les chevaux des OuladSaad-ben-Salem et en leur enlevant tout moyen de
défense, l’autre en leur refusant tout secours et en
donnant asile à leurs ennemis. On apprit, en outre, que,
lorsque les dissidents allèrent razzer les Oulad-Aïssa,
Ali, fils du khalifa, se trouvait au milieu d’eux pour
recevoir l’amende qui leur avait été infligée ; il ne put
ou ne voulut les retenir. Les Oulad-Aïssa relevaient de
Ben-Yahia-ben-Aïssa, bachagha du Titteri ; ils s’adressèrent à lui pour obtenir justice, mais le khalifa de
Laghouat avait acheté son silence en lui envoyant de
riches cadeaux.
Tous ces faits étaient restés ignorés jusqu’alors, car
Ahmed-ben-Salem avait fait répandre le bruit que tous
ceux qui iraient à Médéa sans son consentement seraient
immédiatement jetés en prison, sur les rapports de son
fils Ali, qui résidait ordinairement dans cette ville, et qui
était, disait-il, très écouté des Français. D’ailleurs, le
khalifa n’hésitait pas à recourir à la violence et au<noinclude>
<references/></noinclude>
2rgjdytwqf2xqnai7z5x2ock6nc9vkg
Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/80
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 72 —|}}</noinclude>meurtre pour étouffer les réclamations. Ainsi, en 1849,
le général de Ladmirault avait reçu une plainte d’un
certain El-Hadj-Ali, de Laghouat. Quelque temps après,
cet Arabe profita, pour se rendre dans le Tell, du départ
d’une caravane de Beni-Laghouat, qui venaient vendre
leurs marchandises à la colonne française et en même
temps adresser diverses réclamations au général. Informé de ce fait, le khalifa donna l’ordre aux MekhalifLazereg de les tuer tous. Cet ordre fut exécuté et les
assassins restèrent impunis.
Après s’être rendu compte de la situation, le général
de Ladmirault proposa, pour apaiser les tribus, de les
placer sous le commandement de chefs indépendants
du khalifa et relevant directement de Médéa. Un officier
de bureau arabe serait désormais chargé de la répartition et de la perception de l’impôt ; il fit ressortir également toute l’importance qu’il y avait à donner aux
Larbâa un chef énergique, qui pût les empêcher de commettre les actes de brigandage qu’Ahmed-ben-Salem était
impuissant à réprimer, quand il ne les encourageait pas.
Ben-Nacer-ben-Chora était alors le seul Arabe du Sud
capable de remplir cette mission ; le pouvoir s’était
transmis dans sa famille de père en fils, et son influence
sur les Larbâa était considérable ; il fut le candidat du
général de Ladmirault. Le gouverneur général n’accepta
pas ces propositions. Considérant que Ben-Salem était
notre allié depuis longtemps, qu’il nous était resté fidèle
pendant les années 1846 et 1847, alors que tout le Sud
était en feu et que l’émir tenait la campagne dans les
environs de Laghouat, le gouverneur décida que, pour
cette fois, on se contenterait de le réprimander. Il était
d’ailleurs à notre entière discrétion, car il avait, à notre
instigation, engagé presque toute sa fortune dans des
constructions récemment faites à Médéa<ref name=p72>« Déjà très avancé en âge, épuisé par les plaisirs du sérail, » écrivait à ce sujet le gouverneur général, « son existence ne saurait</ref>. La situation
resta donc ce qu’elle était auparavant.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/81
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" /></noinclude><nowiki/>
Au mois de juin 1851, les Larbâa vinrent dans le Tell
pour faire leurs achats de grains. L’agha Ben-Nacer,
toujours entretenu dans ses idées d’indépendance, et se
sentant soutenu par le général de Ladmirault, se rendit
à Alger et se plaignit amèrement au colonel Durrieu,
alors directeur général des affaires politiques, de la
déplorable administration du khalifa. Il déclara qu’il
resterait fidèle serviteur de la France, mais qu’il refusait
désormais d’obéir à Ahmed-ben-Salem. Très au courant
de toutes les intrigues qui se tramaient contre lui, celui-ci
était venu également à Alger et s’évertuait à détruire le
mauvais effet qu’avaient pu produire les dénonciations
plus ou moins fondées de son gendre. Il obtint facilement gain de cause, car le maintien du statu quo avait
été décidé.
Ben-Nacer, exaspéré, quitta Alger pour aller rejoindre
sa tribu et fit activer les achats de grains et commencer
les préparatifs de départ. Ahmed-ben-Salem, prévenu
par ses espions, rendit compte au colonel Durrieu
qu’une défection des Larbâa était imminente. Le général
de Ladmirault reçut aussitôt l’ordre d’envoyer un officier
du bureau arabe dans cette tribu, afin de se rendre
compte de la situation, et d’engager Ben-Nacer et les
principaux chefs à se rendre à Médéa ; cet officier était
autorisé, dans le cas où il rencontrerait de l’opposition
à l’exécution de ces ordres, à convoquer les goums du
Titteri et des Oulad-Naïl, avec lesquels il déciderait les
Larbâa à se rendre à nos exigences et au besoin les y
contraindrait par la force. Cette périlleuse mission fut
confiée au lieutenant Carrus, qui connaissait depuis
ongtemps les Larbâa et avait su leur inspirer une grande
<ref follow=p72>se prolonger longtemps encore. Il est donc probable que, dans un terme assez rapproché, nous serons naturellement débarrassés d’un ami gênant, et que nous pourrons entreprendre, sans réserve et sans ménagement, une organisation meilleure de toutes les tribus et ksours placés sous son commandement. » Archives du gouvernement général de l’Algérie.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
3f80j6l8znyjwelt4bnfzmzjypvrb92
Discussion utilisateur:AlexandreDumont
3
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Céréales Killer
896
Céréales Killer a déplacé la page [[Discussion utilisateur:AlexandreDumont]] vers [[Discussion utilisateur:SchnookiezFR]] : Page automatiquement déplacée lors du renommage de l’utilisateur « [[Special:CentralAuth/AlexandreDumont|AlexandreDumont]] » en « [[Special:CentralAuth/SchnookiezFR|SchnookiezFR]] »
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wikitext
text/x-wiki
#REDIRECTION [[Discussion utilisateur:SchnookiezFR]]
8l2gqb00q8wwz5fm9fa3b450joopksa
Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/82
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||— 74 —|}}</noinclude>confiance. On comptait sur son influence personnelle
pour ramener Ben-Nacer à des sentiments plus pacifiques.
Le 3 septembre, le lieutenant Carrus quitta Médéa avec
trente spahis et se rendit chez les Larbâa alors campés
à Chabounia, non loin de Boghar. Il fut parfaitement
accueilli, et ne vit rien d’anormal. Mais, dans l’après-midi du 5 septembre, Bou-Becker, frère de Ben-Nacer,
s’introduisit dans sa tente avec une dissimulation parfaite et une apparente bonne foi, et engagea avec lui une
conversation fort amicale, au cours de laquelle le lieutenant Carrus fut appelé du dehors par l’agha Ben-Nacer.
À peine sorti de sa tente, il constata un certain désordre
dans le camp et entendit bientôt les cris de ses spahis
assaillis par de nombreux agresseurs. Prendre ses
armes fut sa première pensée ; mais Bou-Becker avait
disparu en les emportant ; c’était un véritable guetapens et toute résistance était impossible. Indigné d’une
telle trahison, cet officier accabla Ben-Nacer de reproches,
puis chercha à le ramener à de meilleurs sentiments ;
mais c’était inutile, sa décision était prise. Les prisonniers furent d’ailleurs fort bien traités ; l’ordre avait été
donné de leur enlever armes et chevaux, afin de les
empêcher de fuir, mais de ne leur faire aucun mal. Au
moment de lever son camp, Ben-Nacer leur rendit la
liberté et partit en protestant de son attachement à la
France, mais en déclarant ne se soumettre que lorsqu’il
serait délivré du khalifa.
Le lieutenant Carrus regagna Boghar à pied, dans la
nuit du 5 au 6 septembre. Dans ces circonstances difficiles, cet officier montra beaucoup d’énergie, de résolution et de dignité. S’il ne réussit pas mieux dans sa mission, c’est que les Larbâa étaient absolument décidés à
faire défection. À peine arrivé à Boghar, il convoqua
les goums et se mit à la poursuite des fuyards. Il atteignit à l’Oureng, non loin de Chabounia, la queue de la
nezla des Larbâa qui venaient de razzer les Rahman et<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/>
Le comte & la comtesse de Gamaches, instruits du sort qui les attendoit, ont pris la fuite. La femme est une dame Jaquemin, veuve du jouaillier du Roi.
{{brn|1}}
''20 Mars 1779.'' La curiosité la plus singuliere de la foire cette année, c’est sans contredit le nain géant : c’est un enfant de quatre ans, qui conformé aussi heureusement que l’homme le plus vigoureux, outre les plus belles proportions dans le membre viril, en a les diverses facultés, telles que l’érection, l’éjaculation. Son âge, indépendamment de son extrait baptistaire, revêtu de toutes les formalités légales, se désigne par l’articulation de la langue encore embarrassée par les dens de lait, par la vivacité continue de cet âge ; quant à la taille, elle est un peu plus grande qu’aux enfans de quatre ans.
C’est surtout à l’approche d’une femme que sa virilité se manigeste ; mais on sent qu’il n’y a que nos virtuoses philosophes qui osent ouvertement se présenter en pareil lieu, dont l’enseigne au surplus a été rédigé exprès pour ne pas effaroucher le beau sexe.
{{brn|1}}
''20 Mars.'' {{M.|l’abbé}} Sabbatier, dans sa brochure, défie l’auteur {{M.|l’abbé}} Beaudouin, 1º.{{lié}}de le convaincre d’avoir jamais écrit à l’abbé Martin, aucune lettre où il lui rende compte des nouveautés littéraires ; aucune, qui puisse donner à entendre qu’il ait fait aucun article des ''trois siecles ;'' aucune, qu’il ait coopéré à cet ouvrage, autrement que par des conseils & des corrections verbales, &c. 2º.{{lié}}de produire aucun papier signé, ou seulement écrit de sa main, qui contredise ce qu’il avance ; 3º.{{lié}}de lui présenter un seul témoin<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Notes sur l'histoire de Laghouat.pdf/83
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" /></noinclude>les Abadlia, et leur enleva un grand nombre de chameaux
et de moutons. Djelloul-ben-Yahia et Si-Chérif-bel-Arch,
immédiatement prévenus, entrèrent en campagne, mais
ne purent arrêter les fuyards, ni les empêcher de razzer
les Mekhalif, gardiens des troupeaux des Beni-Laghouat.
Quelques fractions des Larbâa, seules, nous restèrent
fidèles et campèrent pendant quelque temps encore dans
le cercle de Téniet-el-Had.
Le Sud de Médéa était de nouveau troublé. Toutefois,
comme la défection des Larbâa resta un fait isolé, le
général de Ladmirault conserva l’espoir d’en avoir facilement raison, d’autant plus que Ben-Nacer continua
pendant quelque temps encore à correspondre avec le
bureau arabe. Il espérait, en affectant de protester de
son attachement à la France et de donner comme unique
raison de son éloignement momentané le désir d’échapper à la domination d’Ahmed-ben-Salem, il espérait,
disons-nous, que, pour éviter toute complication, nous
lui donnerions enfin ce pouvoir indépendant qu’il désirait depuis si longtemps. En attendant une solution, il
se rendit à Ksar-el-Hiran, où ses partisans, chassés de
Laghouat, s’étaient réfugiés. Mais se voyant déçu dans
ses espérances, il jeta le masque et, dans les premiers
jours de novembre, rejoignit, à Rouissat, le chériť
d’Ouargla, Mohammed-ben-Abdallah, dont la renommée
grandissait et qui groupait sous ses drapeaux tous les
mécontents du Sahara.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « digne de foi, qui démente ces assertions ; 4°. de prouver qu’aucune lettre dont on cite des morceaux ait été écrite à cet abbé. Il donne la solution de ce qu’il avance, en offrant de prouver, au contraire, que les lettres rapportées, font les brouillons d’une correspondance littéraire, que l’abbé Sabbatier avoit avec un Seigneur de la cour de Turin que les citations dont on se prévaut, ont été puisées dans des notes faites pour les trois si... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>digne de foi, qui démente ces assertions ; 4°. de prouver qu’aucune lettre dont on cite des morceaux ait été écrite à cet abbé.
Il donne la solution de ce qu’il avance, en offrant de prouver, au contraire, que les lettres rapportées, font les brouillons d’une correspondance littéraire, que l’abbé Sabbatier avoit avec un Seigneur de la cour de Turin que les citations dont on se prévaut, ont été puisées dans des notes faites pour les trois siecles ; que d’autres lettres, fau contraire, à l’abbé Martin, si elles étoient produites en entier, convaincroient le compilateur de sa mauvaise foi.
En un mot, il réclame le manuscrit de sa composition, écrit en entier de sa main, confié à l’abbé Martin, mais dont l’abbé Sabbatier a les feuilles originales : manuscrit dont, au surplus, le défunt n’avoit que la moitié & dont il conserve le reste.
Ce manuscrit, font des Lettres sur les Philosophes, au nombre de vingt-trois, trouvées dans les papiers de son ami ; elles roulent en grande partie sur des objets qui lui font personnels ; il y refuse en détail les brochures qui ont paru contre lui & son ouvrage, & il y parle en son nom & toujours à la premiere personne. Il en donnera pour échantillon une douzaine, qui seront imprimées à la fin du quatrieme volume de la nouvelle édition des trois siecles.
M. l’abbé Sabbatier, d’après la lecture de sa réponse, est pleinement justifié ; mais il est assez vraisemblable, comme il en convient en partie, que les articles faits par l’abbé Martin<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>digne de foi, qui démente ces assertions ; 4º.{{lié}}de prouver qu’aucune lettre dont on cite des morceaux ait été écrite à cet abbé.
Il donne la solution de ce qu’il avance, en offrant de prouver, au contraire, que les lettres rapportées, sont les brouillons d’une correspondance littéraire, que l’abbé Sabbatier avoit avec un Seigneur de la cour de Turin que les citations dont on se prévaut, ont été puisées dans des notes faites pour les ''trois siecles ;'' que d’autres lettres, au contraire, à l’abbé Martin, si elles étoient produites en entier, convaincroient le compilateur de sa mauvaise foi.
En un mot, il réclame le manuscrit de sa composition, écrit en entier de sa main, confié à l’abbé Martin, mais dont l’abbé Sabbatier a les feuilles originales : manuscrit dont, au surplus, le défunt n’avoit que la moitié & dont il conserve le reste.
Ce manuscrit, sont des ''Lettres sur les Philosophes,'' au nombre de vingt-trois, trouvées dans les papiers de son ami ; elles roulent en grande partie sur des objets qui lui sont personnels ; il y refute en détail les brochures qui ont paru contre lui & son ouvrage, & il y parle en son nom & toujours à la premiere personne. Il en donnera pour échantillon une douzaine, qui seront imprimées à la fin du quatrieme volume de la nouvelle édition des ''trois siecles.''
{{M.|l’abbé}} Sabbatier, d’après la lecture de sa réponse, est pleinement justifié ; mais il est assez vraisemblable, comme il en convient en partie, que les articles faits par l’abbé Martin<noinclude>
<references/></noinclude>
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Avertissement au sujet de l’exposition interlinéaire du livre de Job
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Page créée avec « ==__MATCH__:[[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/392]]== {{t3|AVERTISSEMENT SUR L’EXPOSITION INTERLINÉAIRE DU LIVRE DE JOB|fs=140%}} Saint Jérôme n’a pas fait de Commentaires sur Job ; peut-être, il est vrai, avait-il projeté sur toute l’Écriture des Questions hébraïques, que plus tard, à l’exception de celles sur la Genèse, changeant son premier avis, il abandonna tout à fait, ou qu’il aima mieux laisser... »
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==__MATCH__:[[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/392]]==
{{t3|AVERTISSEMENT SUR L’EXPOSITION INTERLINÉAIRE DU LIVRE DE JOB|fs=140%}}
Saint Jérôme n’a pas fait de Commentaires sur Job ; peut-être, il est vrai, avait-il projeté sur toute l’Écriture des Questions hébraïques, que plus tard, à l’exception de celles sur la Genèse, changeant son premier avis, il abandonna tout à fait, ou qu’il aima mieux laisser périr dans le secret de ses papiers ; et alors il aurait préparé, pour l’œuvre qu’il devait parfaire dans la suite, quelques fils et quelques trames sur Job. Voilà ce qui est certain, et comme les longues discussions sur ces deux points ne nous sont pas permises, nous donnerons du moins une raison péremptoire. Il n’y a pas un seul mot dans saint Jérôme qui fasse allusion à ces Commentaires ; dans la suite, on ne trouve aucun témoignage de gens qui disent les avoir lus ou vus, excepté celui de Bède ; enfin, il n’en reste pas le moindre fragment qui ait un caractère incontestable d’origine hiéronymienne. Des critiques de grand renom se sont laissé prendre à une faute de copiste introduite dans un passage du saint Docteur sur Amos, {{rom|V}}, qui portait naguère encore : « Dans Job, Nahas est appelé Léviathan ; nous avons décrit tout à fait sa nature et la terreur multiple qu’il inspire dans le livre même. » Mais, en cet endroit, Jérôme, au lieu de « nous avons décrit », a mis « nous apprenons ». Martianay a corrigé cette faute d’après deux manuscrits, et nous-mêmes, d’après plusieurs autres, et des plus anciens : un de Sainte-Croix en Jérusalem écrit vers l’an 700, deux de la collection Palatino-Vaticane et presque de la même époque, et les autres que nous citerons avec éloges à la place voulue, nous apportons une entière certitude à la correction de Martianay. Le sens authentique de ce passage est celui-ci : Dans le livre de Job, c’est-à-dire aux chapitres {{rom|XL}} et {{rom|XLI}}, nous pouvons apprendre tout à fait ce qu’étaient Léviathan et Béhémoth et la terreur considérable qu’ils inspiraient. Quant à saint Jérôme, il n’a publié ni composé aucun Commentaire sur Job.
Dès qu’il en est ainsi, il ne nous reste qu’à rechercher l’auteur des Commentaires qui sont répandus sous le nom de saint Jérôme. Pour cela, il faut remarquer tout d’abord qu’il y a quatre ouvrages de cette espèce, que je crois être des exemplaires d’un même traité, et que l’on regarde en général comme des traités différents. Il convient de montrer en quoi ils se distinguent les uns des autres. Le premier, rangé dans le dernier tome des Œuvres de saint Jérôme parmi les ouvrages supposés, a été tiré de la bibliothèque de Fulda et publié à Bâle en 1527 par Jean Sichard, qui l’attribue, non sans raison, à Philippe, un des meilleurs disciples du saint Docteur, bien qu’on y trouve d’évidentes interpolations de gloses étrangères. Le second, si tant est qu’on doive le différencier du précédent, se trouve, sous le nom d’un Nectorius ou Nectérius, abbé ou évêque, dans le tome {{rom|IV}} de la collection des Œuvres de Bède qui l’a augmenté d’une Préface et même, dans le corps du livre, de quelques passages de son cru. J’appelle le troisième celui de Martianay, et c’est l’Exposition interlinéaire qui suit ; Martianay, qui la tira pour l’éditer d’un manuscrit de Corbie, l’attribue sans la moindre hésitation à ce même disciple de saint Jérôme, que nous citons avec éloge, à Philippe, et cela d’après le témoignage inscrit par le copiste sur le recueil : « Cette Interprétation est extraite de l’Exposition de Philippe. » Le quatrième enfin est le Meibomien, du nom de Marc Meibomius, dans la bibliothèque duquel il était à Utrecht ; Meibomius en vendait des exemplaires comme d’un écrit de la main même de Jérôme, et on le regarda comme tel jusqu’au jour où il en produisit un spécimen en public.
Nous l’avons dit, nous ne voyons pas là des monuments d’auteurs divers, mais des extraits différents tirés d’une même œuvre par des compilateurs, qui, selon leur caprice, ont raccourci ce qui leur semblait trop long, ou amplifié ce qui leur paraissait trop court. Quant aux deux que nous avons nommés les premiers, il suffit de les comparer pour n’avoir aucun doute à cet égard : on n’y retrouve pas seulement les mêmes pensées, mais presque les mêmes mots ; bien plus, du chapitre {{rom|XXX}} jusqu’à la fin, ils se suivent mot à mot, et même les alinéas, comme le fait remarquer Valesius, sont exactement les mêmes. Que si le second offre parfois des développements plus étendus, on doit l’attribuer à la manière de Bède, qui avait coutume d’ajouter du sien aux écrits de ses devanciers ; et Victorius se trompe avec éclat quand il veut rapporter à Bède ce qu’on attribue à Philippe, et à Philippe ce que Bède a interpolé de son cru. Le troisième traité, avec l’annotation seule du copiste, n’y aurait-il pas d’autres preuves, s’annonce comme un extrait des Commentaires de Philippe. J’ai cru reconnaître le même Philippe dans le quatrième traité, bien que le compilateur ait mis tous ses soins à nous cacher cette origine sous un changement superficiel des termes. Haumantius, qui, dans les Actes des Érudits de Leipzig en 1710, en a donné quelques fragments, croit y reconnaître la manière de Raban Maur, et surtout une grande ressemblance de style et de méthode, ce qu’il s’efforce de démontrer par une foule de citations comparées. Il avoue d’ailleurs la mince valeur de cet écrit, disant que celui-là rendrait un bien petit service à la République des Lettres, qui en ferait une édition complète, parce qu’il est plein d’interprétations sans érudition ou même ridicules. À son avis, que nous avons suivi, le mieux est de recueillir dans ce fumier tout ce qui peut y avoir été enfoui d’utile, et d’éditer à part ce qui pouvait être choisi de page en page.
Il y a encore deux manuscrits qui réclament la prérogative du nom de saint Jérôme ; ils n’ont aucune différence entre eux, et mon opinion est qu’ils ne sont autres que la compilation de Meibomius. J’appelle l’un l’exemplaire Romain et l’autre l’exemplaire de Dubois, à cause de la bibliothèque Dubois où il fut apporté, il y a dix ans à peine, par le célèbre Bignon, qui l’avait acquis à La Haye dans une vente publique. C’est, à mon sens, pour en faire ressortir la valeur que les licitateurs, dans leur Catalogue, avancent quelques raisons de nature à leur permettre de l’attribuer à saint Jérôme. Ils les ont tirées du contenu même du livre, et quoique je n’aie pu le voir, je trouve dans ces raisons des marques à peu près certaines que cet exemplaire est le même que l’exemplaire de Rome, qu’il m’a été permis d’examiner et de feuilleter à loisir. Je dois donc faire connaître en peu de mots ce manuscrit de Rome, que le gardien de la Bibliothèque Vaticane, l’honorable Asseman, a mis à ma disposition avec la plus parfaite urbanité ; ce sera mettre en lumière les preuves, ou plutôt les artifices qui ont fait la renommée usurpée de ces exemplaires. Ce manuscrit est de forme dite carrée, relié en parchemin, ayant environ 130 feuillets, et selon moi écrit peu d’années avant l’invention de l’imprimerie, ce qui ressort de la conformation élégante des lettres. Au début, il rapporte la première Préface de saint Jérôme sur le livre de Job traduit de l’hébreu, depuis le commencement : « Je suis contraint, pour chaque livre de la divine Écriture, de répondre aux médisances de mes adversaires ; » jusqu’à ces mots : « Que chacun choisisse à son gré, et qu’il me croie épris d’érudition, et non malveillant. » Immédiatement après suit en entier une autre Préface de saint Jérôme sur le même livre de Job de la version des Septante rétabli par lui au moyen de notes critiques et d’astérisques : « Si je tressais un panier de jonc, » jusqu’à la fin : « Persuadé que mes loisirs seront plus utiles aux Églises de Jésus-Christ que les occupations de bien d’autres. » Le compilateur a donc copié mot à mot et transporté dans son travail presque en entier les deux Préfaces authentiques de saint Jérôme sur le livre de Job, sur lesquelles, nous l’avons dit, l’illustre Docteur n’a fait aucun Commentaire, mais qu’il traduisit d’abord du texte hébreu original et qu’il conféra ensuite avec l’exemplaire grec. Il est hors de doute que la même fraude existe dans le manuscrit de Dubois. En effet, ceux qui s’appliquent à prouver qu’il est du saint Docteur disent qu’il rappelle la manière de Jérôme en ce que l’auteur s’y plaint des rivaux qui médisent à la sourdine de son travail, en ce qu’il loue les anciens commentateurs, Aquila, Symmaque et Théodotion, en ce qu’enfin il s’appuie parfois sur l’interprétation hébraïque. Or, voici les expressions mêmes de saint Jérôme : « Je suis contraint, pour chaque livre de l’Écriture, de répondre aux médisances de mes adversaires, qui font un crime à mon interprétation de corriger parfois celle des Septante ; comme si chez les Grecs, avant moi, Aquila, Symmaque et Théodotion n’avaient pas fait du texte hébreu des traductions mot à mot, ou des Commentaires, ou un genre mitoyen de traduction avec commentaires. » Comme, peu après, ce passage était loué par Bède, beaucoup ont été conduits à l’erreur de croire qu’il était extrait du Commentaire de Jérôme ; enfin, comme il est aussi dans le manuscrit de Dubois, il fournit leur maîtresse raison à ceux qui ont l’opinion préconçue de l’origine hiéronymienne de ce traité : « Les Hébreux eux-mêmes, disent-ils, regardent le livre de Job comme ayant un sens détourné et qui échappe, ce que les rhéteurs grecs appellent *figuré* ; il dit une chose, et en contient une autre ; comme si vous vouliez retenir en vos doigts serrés une anguille ou une lamproie, elle glisserait d’autant plus vite que vous la serreriez davantage. » Voilà mot pour mot par quelle explication l’auteur anonyme s’efforce d’en imposer à la bonne foi des lecteurs.
Après cela, le contexte qui suit dans le recueil de Rome est le même que celui du recueil de Meibomius. Viennent ensuite onze titres dont le premier sur la manière d’expliquer adoptée commence ainsi : « Il y a dans ce livre de l’Histoire, de l’Allégorie et de la Morale ; » etc., et le dernier sur l’exposition morale : « Une foule innombrable de pensées, comme des servantes en l’absence de la maîtresse de maison, abandonnent leur œuvre en l’absence de la raison, » etc. Et ce que nous donnons plus loin dans les Extraits. Enfin ce triple Commentaire distingué en trois colonnes commence ainsi :
« Il craignait Dieu. » Salomon : « Celui qui craint Dieu ne néglige rien. » – « Évitant le mal. » Le même Salomon : « Celui qui offense Dieu en une seule chose, perd un grand nombre de biens. » L’Écriture fait connaître les aptitudes de la personne avant de raconter le combat soutenu, afin qu’elle nous paraisse capable de rendre un tel rôle. Il faut que, dans l’homme de bien, la finesse du serpent sauvegarde la simplicité de la colombe, et que la simplicité de la colombe tempère la finesse du serpent.
Sens allégorique. « Job » est la figure de Jésus-Christ souffrant, qui s’est chargé de nos douleurs. « Hus, » conseiller. Il habite la terre de Hus, c’est-à-dire nos cœurs, par les bons conseils qu’il nous donne. D’où le livre de la Sagesse : « Il hait dans le conseil. » – « Simple et juste. » Nous, par la clémence, nous abandonnons la justice, et par la justice, la clémence ; l’Homme-Dieu conserve pleinement l’une et l’autre. « Craignant Dieu. » Il fut plein de l’esprit de la crainte du Seigneur. Il s’éloigna aussi du mal, non point parce qu’il en contracta la souillure en le faisant, mais parce que, le trouvant dans le monde, il le réprouva.
Le Commentaire finit en ces termes :
« Pourriez-vous unir entre elles les étoiles brillantes ? » Il est évident que nul homme ne le peut ; mais Job, par cette interrogation, veut montrer qu’il faut humblement chercher un refuge auprès de Celui qui seul le pourrait. « Pourriez-vous réunir les étoiles brillantes Pléiades ou dissiper le cercle de l’Arcture ? Ferez-vous paraître Lucifer à son heure, et se lever Vesper… » Moi, je le puis. Elles sont désignées au pluriel, parce qu’elles sont à la fois voisines et distinctes. L’Écriture désigne tous les Saints, qu’au moment de la lumière de ce monde l’Esprit septiforme illumine de la lumière de la grâce ; depuis l’origine du monde jusqu’à sa fin, envoyés en divers temps, ils sont séparés, mais unis par la disposition d’esprit avec laquelle ils proclament un seul Dieu. « Élèverez-vous dans les nuages ? » etc. Caché dans un nuage il mesure ; c’est-à-dire, les Prophètes et les Prêtres, etc.
Nous donnons des Extraits de tout l’ouvrage après l’Exposition interlinéaire, et ils sont quelque peu plus étendus que ceux de l’édition de Leipzig. Nous avons dit que ces gloses ont toutes été primitivement tirées des Commentaires de Philippe. Quel est le travail qu’on doit de tous points regarder comme la production originale de l’auteur ? La question est difficile. Rapportons quelques fragments de son Œuvre, que nous extrayons de la plus ancienne Chaîne sur la Genèse dans le manuscrit Ambrosien du {{rom|VIIe}} siècle environ, marqué F. n° 60. Ces fragments mettront en garde contre le péril.
« Et Dieu dit : Que la lumière soit. » – PHILIPPE. En cet endroit la parole de Dieu est mise pour l’acte qu’il accomplit. De même quand le Seigneur dit au saint homme Job : « Penses-tu que je t’ai parlé pour un autre motif que de faire éclater ta justice ? » il dit « je t’ai parlé » pour signifier la tribulation au moyen de laquelle il l’éprouva.
« Rien sur la terre n’arrive sans cause, et la douleur ne naît pas du sol. » – Job, {{rom|V}}, 6. Du sol, c’est-à-dire de la nature terrestre entière ne peut naître le mal, puisque rien ne se fait sur la terre sans la justice de Dieu. Cela veut dire qu’aucun mal, appelé ici douleur, n’est naturel, mais que tout mal est un accident de la nature bonne. Il y a aussi un autre mal, celui du châtiment, que Dieu inflige aux hommes pour leur péché. Le péché est assurément un mal, mais il vient du libre arbitre, puisque l’homme pèche volontairement. La rétribution du mal, c’est-à-dire du péché, est aussi un mal, quand Dieu applique des peines aux pécheurs. Par conséquent, il est dit qu’aucun de ces maux accidentels n’arrive sans un jugement de Dieu. Aucun n’est tellement dans la nature de l’homme, qu’on le puisse croire créé par Dieu ; de là ce mot : « La douleur ne naît pas du sol, c’est-à-dire de la nature, mais de la faute. »
« L’homme naît pour travailler et l’oiseau pour voler. » – Job, {{rom|V}}, 7. C’est-à-dire, le travail attend (peut-être, avertit) l’homme, afin qu’il marche corrigé de tous les vices. Il en reçoit un tel éveil, que, semblable à l’oiseau à qui le vol est naturel, c’est par les luttes de la vie présente que l’homme s’envole vers les célestes hauteurs.
« Périsse le jour où je suis né, et la nuit où il fut dit : « Un homme a été conçu. » » – Job, {{rom|III}}, 2. Jérémie a dit également : « Maudit le jour où je suis né. » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#20-14|''Jérém''. {{xx|20}}, 14 ''et sqq.'']]
Certains prétendent que le temps de la naissance de l’homme, qui est passé, ne peut être maudit. Assurément c’est une malédiction superflue, puisqu’il a eu déjà son cours. Et pourtant ces deux saints, pleins de l’esprit de prophétie, maudissent le jour de la naissance de l’homme, ce qu’ils ne font pas sans tribulation de leur part ; ils sentent en eux-mêmes, avec compassion pour le genre humain, que la sentence de mort a été prononcée par Dieu. Je ne pense donc pas que des Saints aient maudit si rigoureusement le jour qui a été donné à l’homme pour servir. Il y a là une figure qui indique qu’il s’agit du jour uni à sa nuit. En effet, le jour et la nuit peuvent s’entendre du Diable et de la mort. Non que le Diable soit jour et lumière, puisqu’il se tient à l’écart de la vraie lumière ; mais parce qu’il fut autrefois semblable au jour, lorsqu’il habitait avec Dieu l’éternelle lumière, puisqu’il était Lucifer, semblable à l’aurore matinale, et une pierre précieuse éclatante de beauté dans le paradis de Dieu. Ou encore parce que, pour les impies et les pécheurs, qui se réjouissent de la prospérité et de la félicité de ce monde, il paraît semblable au jour. De là l’expression : « Les impies se verront enlever leur lumière. » Et Salomon : « La lumière des impies, dit-il, s’éteindra. » [[Proverbes|''Prov''. {{xx|13}}, 9]] Et encore : « Le péché est la splendeur des impies, » parole qu’on peut appliquer au Diable, puisqu’il est l’instigateur du péché.
« Et il forma l’homme. » On voit la différence entre faire et façonner. Ce que Dieu fit à son image, c’est-à-dire l’âme, il le fit, et ce qu’il façonna, c’est le corps, avec de la terre qu’il rendit vivante en lui insufflant l’âme, qu’il fit. L’image de Dieu se rapporte à l’immortalité ; la ressemblance de Dieu, à la puissance et à l’opération, afin que la nature humaine possédât l’image de l’immortalité divine et la ressemblance de sa puissance sur tout ce qu’il avait créé, en sorte que l’homme pût imiter Dieu par ses bonnes œuvres.
« Dieu parle une fois, et ne répète pas une seconde la même chose. » Dès le commencement du monde, et toujours dans la suite, Dieu a parlé aux hommes, et néanmoins il ne parle qu’une fois. S’il est dit que le Seigneur parle fréquemment, c’est pour indiquer ou que sa loi est multiple, ou que ses prophéties et ses ordres sont divers. Quand il est dit qu’il ne parle qu’une fois, c’est pour montrer que ses desseins sont stables et définis. En effet par Dieu qui parle on doit entendre Dieu qui agit. Comme lorsque le Seigneur adresse ces mots au saint homme Job : « Penses-tu que je t’ai parlé pour un autre motif que pour faire éclater ta justice ? » il veut signifier qu’il lui a parlé au moyen de la tribulation par laquelle il l’éprouva. Ainsi pour Dieu, l’acte qu’il fait est une parole. C’est le sens de la phrase d’Éliu : « Dieu parle une fois, et ne répète pas une seconde fois la même chose. » C’est-à-dire, il ne change pas ce qu’il doit dire ; à moins que le changement de notre vie ne l’exige.
« Tous les hommes le voient, chacun le regarde de loin. » Par un effet de la bonté de la nature divine, la notion du Créateur est inhérente aux cœurs des hommes ; serait-on dépravé et froid, au point de s’appliquer à se rendre étranger au Créateur, nul ne peut échapper à sa chaleur, et tout homme, par conséquent, quoique de loin, sent et comprend Dieu. Seulement, la perception n’est différente que lorsqu’il sent que le Seigneur n’est pas un corps créé par l’Esprit ; c’est de cette manière qu’on ne peut nommer que Dieu est aperçu par l’œil de l’esprit, tandis que dans l’impression du cœur l’homme voit et comprend à la fois que Dieu est au-dessus de lui.
Si l’on compare avec soin ces fragments au Commentaire que nous avons attribué à Philippe, on ne trouvera de différence que celle qui provient de la manière du compilateur. Les interprétations diverses de l’écrit de Philippe, que nous avons parcourues jusqu’ici, montrent que le Commentaire primitif lui-même n’est pas exempt d’augmentations ou de fautes dues à des mains étrangères, si bien qu’on ne peut affirmer qu’il ait gardé sa pureté originelle.
{{t2|EXPOSITION INTERLINÉAIRE DU LIVRE DE JOB|fs=140%}}
{{t3|CHAPITRE PREMIER|fs=120%}}
Job est appelé homme fort à cause de la force d’âme avec laquelle il surmontait les tentations. Chus et Bus étaient fils de Nachor, frère d’Abraham. La terre de Chus, qu’on interprète par « médiatrice », est le signe précurseur de l’incarnation dans le sein de Marie.
Il y avait, au pays de Hus, un homme fort ainsi appelé Job ; et cet homme avait le cœur simple et droit : il craignait Dieu et s’éloignait des méchants. Job eut sept fils et trois filles. Il possédait sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs, cinq cents ânesses, un grand nombre d’esclaves ; de sorte qu’il était devenu puissant entre tous les Orientaux. Et ses fils allaient et venaient, chacun à leur tour ; et ils invitaient par des messagers leurs trois sœurs à venir manger et boire avec eux. Lorsque le cercle des jours de festin était achevé, Job leur envoyait un messager pour les rappeler à la sainteté, et lui-même, se levant au point du jour, offrait des sacrifices pour chacun d’eux. Il disait en effet : Peut-être que mes enfants auront commis quelque péché contre Dieu ; je veux du moins qu’ils le bénissent en leurs cœurs. Ainsi faisait Job tous les jours. Or un jour, comme les Anges (Vulg. les Fils) de Dieu étaient venus se ranger en présence du Seigneur, Satan aussi se glissa au milieu d’eux. Le Seigneur lui dit : D’où viens-tu ? Et Satan répondit : J’ai fait le tour de la terre, et je l’ai parcourue en tous sens. Et le Seigneur lui dit : N’as-tu pas remarqué que mon fils Job n’a pas son pareil sur la terre, homme simple et droit, craignant Dieu, et s’éloignant du mal ? Et Satan répondit : Est-ce sans profit que Job craint Dieu ? N’avez-vous point été comme un rempart autour de lui, autour de sa maison et de tout ce qu’il possède, bénissant les œuvres de ses mains, et donnant l’accroissement à ses biens ici-bas ? Mais étendez un peu votre main et frappez tout ce qui est à lui, et vous verrez s’il vous bénira en face. Le Seigneur répondit à Satan : Va, tout ce qu’il a est en ton pouvoir ; mais je te défends de porter la main sur lui. Et Satan sortit aussitôt de devant le Seigneur. Un jour donc que les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient ensemble dans la maison de leur frère aîné, un homme vint soudain dire à Job : Lorsque vos bœufs labouraient, et que vos ânesses paissaient auprès, les Sabéens sont venus fondre tout d’un coup, ont tout enlevé, ont passé vos gens au fil de l’épée, et je me suis sauvé seul pour venir vous en apporter la nouvelle. Cet homme parlait encore, lorsqu’un second vint dire à Job : Le feu du ciel est tombé sur vos moutons et sur ceux qui les gardaient ; et il a tout consumé, et je me suis sauvé seul pour vous en donner la nouvelle. Il n’avait pas achevé de parler, qu’un troisième vint dire à Job : Les Chaldéens se sont divisés en trois bandes ; ils se sont jetés sur vos chameaux et les ont enlevés ; ils ont tué tous vos serviteurs, et je me suis sauvé seul pour venir vous en dire la nouvelle. Cet homme parlait encore, quand un quatrième se présenta devant Job et lui dit : Comme vos fils et vos filles mangeaient et buvaient dans la maison de leur frère aîné, un vent impétueux s’étant levé tout d’un coup du désert, a ébranlé les quatre coins de la maison, et l’ayant fait tomber sur vos enfants, ceux-ci ont été accablés sous ses ruines, et ils sont tous morts ; et je me suis échappé seul pour venir vous en dire la nouvelle. Alors Job se leva, déchira ses vêtements, et s’étant rasé la tête, il se jeta à terre, et dit : Je suis sorti nu du sein de ma mère, et je retournerai nu dans le sein de la terre. Le Seigneur m’avait tout donné, le Seigneur m’a tout ôté ; que le nom du Seigneur soit béni dans tous les siècles. Ainsi dans tout cela Job ne pécha point, et il ne dit rien contre Dieu qui fût indiscret.
{{t3|CHAPITRE II|fs=120%}}
Or les enfants de Dieu s’étant un jour présentés devant le Seigneur, et Satan étant venu aussi parmi eux se présenter devant le Seigneur, le Seigneur lui dit : D’où viens-tu ? Et Satan répondit : J’ai fait le tour de la terre et je l’ai parcourue tout entière. Le Seigneur dit encore à Satan : N’as-tu point considéré mon serviteur Job, qui n’a point d’égal sur la terre, qui est un homme simple, qui craint Dieu et fuit le mal, et qui se conserve encore dans l’innocence, quoique tu m’aies porté à m’élever contre lui pour l’affliger sans qu’il l’ait mérité. Satan lui répondit : L’homme donnera toujours peau pour peau, et il abandonnera volontiers tout ce qu’il possède pour sauver sa vie ; mais étendez votre main et frappez ses os et sa chair, et vous verrez s’il vous bénira en face. Le Seigneur dit à Satan : Va, il est en ta main ; mais épargne sa vie. Satan étant donc sorti de devant le Seigneur, frappa Job d’une effroyable plaie, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête. Et Job s’étant assis sur un fumier, ôtait avec un morceau d’un pot de terre la pourriture qui sortait de ses ulcères. Alors sa femme vint lui dire : Quoi ! vous demeurez encore dans votre simplicité ? Cessez de bénir Dieu et mourez. Job lui répondit : Vous parlez comme une femme qui n’a point de sens. Si nous avons reçu les biens de la main du Seigneur, pourquoi n’en recevrions-nous pas aussi les maux ? Ainsi, dans toutes ces choses, Job ne pécha point par ses lèvres. Cependant trois amis de Job, ayant appris tous les maux qui lui étaient arrivés, et étant partis chacun de leur pays, vinrent le trouver : Éliphaz de Théman, Baldad de Suh et Sophar de Naamath. Car ils s’étaient donné jour pour venir ensemble le voir et le consoler. Lors donc que de loin ils eurent levé les yeux, ils ne le reconnurent point, et ayant jeté un grand cri, ils commencèrent à pleurer. Ils déchirèrent leurs vêtements, ils jetèrent de la poussière en l’air pour la faire retomber sur leur tête. Ils demeurèrent avec lui assis sur la terre durant sept jours et durant sept nuits ; et nul d’eux ne lui dit aucune parole, car ils voyaient que sa douleur était excessive. Après cela Job ouvrit la bouche, et il maudit le jour de sa naissance. Voici comment il parla.
{{t3|CHAPITRE III|fs=120%}}
Périsse le jour où je suis né, et la nuit en laquelle il a été dit : Un homme a été conçu. Que ce jour se change en ténèbres, que Dieu ne le regarde pas du ciel, qu’il ne soit point éclairé de la lumière. Qu’il soit couvert des ténèbres et de l’ombre de la mort, qu’une noire obscurité l’environne, et qu’il soit plongé dans l’amertume. Que cette nuit soit la proie d’un tourbillon ténébreux ; qu’elle ne soit point comptée parmi les jours de l’année, ni mise au nombre des mois. Que cette nuit soit solitaire, et qu’elle ne soit jamais jugée digne de louange. Que ceux qui maudissent le jour la maudissent, ceux qui sont prêts à susciter Léviathan. Que les étoiles de son crépuscule soient obscurcies par sa noirceur, qu’elle attende la lumière et ne la voie point, et qu’elle ne voie point même la lumière des premiers rayons de l’aurore. Parce qu’elle n’a point fermé les portes du ventre qui m’a porté, et qu’elle n’a point détourné de mes yeux les maux qui m’accablent. Pourquoi ne suis-je point mort dans le sein de ma mère ? Pourquoi n’ai-je point cessé de vivre aussitôt que j’en suis sorti ? Pourquoi m’a-t-on reçu sur les genoux ? Pourquoi ai-je été nourri du lait de la mamelle ? Car je dormirais maintenant dans le silence et je me reposerais dans mon sommeil, avec les rois et les consuls de la terre, qui se bâtissent des solitudes, ou avec les princes qui possèdent l’or et qui remplissent d’argent leurs maisons. Je n’aurais point paru dans le monde, non plus qu’un fruit avorté dans le sein de sa mère, ou que ceux qui ayant été conçus n’ont point vu le jour. C’est là que les impies cessent d’exciter des tumultes, et c’est là que trouvent le repos ceux dont les forces sont épuisées par les travaux. C’est là que ceux qui étaient autre fois enchaînés ensemble ne souffrent aucun mal, et qu’ils n’entendent plus la voix de celui qui les tourmentait. Là les petits et les grands se trouvent égaux, là l’esclave est affranchi de la domination de son maître. Pourquoi la lumière a-t-elle été donnée à un misérable, et la vie à ceux qui sont dans l’amertume du cœur ? Ils attendent la mort, et la mort ne vient pas ; ils la cherchent comme s’ils fouillaient la terre pour trouver un trésor, et ils sont ravis de joie, lorsqu’ils ont enfin trouvé le tombeau. Pourquoi la vie a-t-elle été donnée à un homme qui marche dans une route inconnue, et que Dieu a environné de ténèbres ? Je soupire avant de manger, et les cris que je fais sont comme le bruit d’un débordement de grandes eaux, parce que ce qui faisait le sujet de ma crainte m’est arrivé, et que ce que j’appréhendais est tombé sur moi. N’ai-je pas toujours conservé la retenue ? N’ai-je pas gardé le silence ? Ne me suis-je pas tenu dans le repos ? et cependant la colère de Dieu est tombée sur moi.
{{t3|CHAPITRE IV|fs=120%}}
Alors Éliphaz de Théman prenant la parole pour répondre, lui dit : Vous trouverez peut-être mauvais si nous vous parlons ; mais qui pourrait retenir ses paroles en une telle rencontre ? Voici, vous en avez rappelé plusieurs de l’erreur, vous avez consolé les pauvres par vos bontés. Vos paroles ont affermi ceux qui étaient ébranlés, et vous avez affermi les genoux tremblants. Et maintenant, à peine la plaie est-elle venue sur vous, que vous perdez courage ; Dieu vous frappe, et vous êtes dans le trouble. Où est cette crainte de Dieu, cette force, cette patience et cette perfection qui a paru dans toutes vos voies ? Considérez, je vous prie, si jamais un innocent a péri, ou si ceux qui avaient le cœur droit ont été exterminés ? Ne voyons-nous pas au contraire que ceux qui sèment les maux et qui les recueillent, ceux qui travaillent tant à faire des injustices, sont renversés soudain par le souffle de Dieu, et emportés par le tourbillon de sa colère ? Le rugissement du lion et la voix de la lionne, et les dents des lionceaux ont été brisées ; le tigre est mort parce qu’il n’avait point de proie, et les petits du lion ont été dissipés. Cependant une parole m’a été dite en secret, et à peine en ai-je entendu les faibles sons qui se dérobaient à mon oreille. Dans l’horreur d’une vision de nuit, lorsque le sommeil assoupit davantage tous les sens des hommes, je fus saisi de crainte et de tremblement, et la frayeur pénétra jusque dans mes os. Un esprit vint se présenter devant moi, et les cheveux se dressèrent sur ma tête. Je vis un souffle, qui me dit : L’homme osera-t-il se dire juste en se comparant à Dieu ? et sera-t-il plus pur que celui qui l’a créé ? Ceux mêmes qui servaient Dieu n’ont pas été stables, et il a trouvé du dérèglement jusque dans ses Anges. Comment donc ceux qui habitent dans des maisons de boue, qui n’ont qu’un fondement de terre, ne seront-ils pas beaucoup plus tôt consumés et comme rongés des vers ? Du matin au soir ils seront exterminés, et parce que nul d’eux n’a l’intelligence, ils périront pour jamais. Ceux qui seront restés de sa race seront emportés, et ils mourront, parce qu’ils n’auront point eu la sagesse.
{{t3|CHAPITRE V|fs=120%}}
Appelez donc à votre secours s’il y a quelqu’un qui vous réponde, et adressez-vous à quelqu’un des saints. Certes il n’y a que l’insensé qui se donne la mort par colère, et il n’y a que les petits esprits qui se consument par envie. J’ai vu l’insensé qui paraissait affermi par de profondes racines, et j’ai aussitôt donné ma malédiction à tout son vain éclat. Ses enfants loin de trouver leur salut, seront foulés aux pieds aux portes de la ville, et il ne se trouvera personne pour les délivrer. Celui qui mourait de faim mangera le bien de cet insensé, l’homme armé s’emparera de lui, et ceux qui séchaient de soif boiront ses richesses. Rien ne se fait dans le monde sans sujet, et ce n’est pas de la terre que naissent les maux. L’homme est né pour le travail comme l’oiseau pour voler. C’est pour cela que j’adresserai mes prières au Seigneur, et que je parlerai devant lui. Il fait des choses grandes et impénétrables, des choses miraculeuses qui sont sans nombre ; qui répand la pluie sur la face de la terre et qui arrose d’eau tout l’univers ; qui élève ceux qui étaient abaissés, et console et guérit ceux qui étaient dans les larmes ; qui dissipe les pensées des méchants, et les empêche d’achever ce qu’ils avaient commencé ; qui surprend les faux sages dans leur propre finesse, et renverse les desseins des injustes. Au milieu du jour ils trouveront les ténèbres, et ils marcheront à tâtons en plein midi, comme s’ils étaient dans une profonde nuit. Mais il sauve le pauvre du glaive de leur bouche, et de la violence de l’injuste. Le pauvre ne sera point trompé dans son espérance, et l’iniquité demeurera muette. Heureux l’homme que Dieu corrige lui-même ! Ne rejetez donc point le châtiment du Seigneur. Car c’est lui qui blesse et c’est lui qui guérit ; c’est lui qui frappe, et c’est sa main qui guérit. Après vous avoir affligé six fois il vous délivrera, et le mal ne vous touchera pas une septième fois. Pendant la famine il vous sauvera de la mort, et de l’épée pendant la guerre. Il vous mettra à couvert des traits de la langue perçante, et si l’affliction survient, vous ne l’appréhenderez point. Vous rirez au milieu de la désolation et de la famine, et vous ne craindrez point les bêtes de la terre. Mais les pierres des champs seront d’accord avec vous, et les bêtes sauvages seront douces pour vous. Vous verrez la paix régner dans votre maison, et la tenant dans l’ordre par le soin que vous en aurez, vous ne pècherez point. Vous verrez votre race se multiplier, et votre postérité croître comme l’herbe de la terre. Vous mourrez plein de jours, ou dans l’abondance des bonnes œuvres. Vous entrerez riche dans le sépulcre, comme un monceau de blé qui est serré en son temps. C’est là ce que vous devez méditer en votre cœur pour votre amendement. Voilà ce que nous ont appris les réflexions les plus sérieuses, et cela est très véritable ; écoutez-le donc et repassez-le dans votre esprit.
{{t3|CHAPITRE VI|fs=120%}}
Job répondit ainsi : Plût à Dieu que mes péchés et les maux que j’endure fussent mis en balance ! Vous reconnaîtriez que mes péchés seraient plus légers ; mes maux sont de beaucoup plus lourds que toute la pesanteur du sable de la mer ; c’est pourquoi mes paroles sont pleines de douleur. Car je sens que le Seigneur m’a mis en butte à ses flèches ; l’indignation qu’il répand sur moi épuise mes esprits, et les terreurs qu’il me donne combattent contre moi. L’onagre crie-t-il lorsqu’il a de l’herbe ? ou le bœuf mugit-il, lorsqu’il est devant une crèche pleine ? Peut-on manger d’une viande fade, qui n’est point assaisonnée avec le sel ? ou quelqu’un peut-il goûter ce qui fait mourir celui qui goûte ? Ce que mon âme refusait auparavant de toucher, m’est offert maintenant pour me servir de nourriture. Plaise au Seigneur que ce que je demande soit accompli, et qu’il m’accorde ce que j’attends ! Qu’après avoir commencé, il achève de me réduire en poudre, qu’il laisse aller sa main pour me couper jusqu’à la racine, et que dans ces douleurs extrêmes dont il m’accablera sans m’épargner, il me reste au moins cette consolation, que je ne contredise jamais en rien aux ordonnances de celui qui est souverainement saint. Quelle est ma force pour pouvoir subsister dans ces maux ? ou quelle sera ma fin pour me conserver dans la patience ? ma force n’est point la force des pierres, et ma chair n’est pas de bronze. Je ne trouve en moi aucun secours et mes propres amis m’ont abandonné. Celui qui voyant souffrir son ami n’en a point de compassion, abandonne la crainte du Seigneur. Mes proches frères ont passé devant moi comme un torrent qui s’écoule avec rapidité dans les vallées. Ceux qui craignent la gelée seront accablés par la neige ; dès qu’ils commenceront à s’écouler, ils périront au temps de leur affliction. Ils vont, comme se fond la neige à la chaleur du soleil, ainsi se fondra leur gloire. Ils travaillent en vain, puisque c’est pour leur perte. Considérez les sentiers de Théman, les chemins de Saba, et attendez un peu. Ils sont confus parce qu’ils ont espéré ; ils sont venus jusqu’à moi, et ils ont été couverts de confusion. Vous ne faites que de venir, et aussitôt que vous voyez la plaie dont j’ai été frappé, vous en avez de l’horreur. Vous ai-je dit : Apportez-moi quelque chose ou donnez-moi de votre bien ? ou délivrez-moi de la main de celui qui m’afflige et tirez-moi de la main des forts ? Instruisez-moi, et je me tairai ; et si j’ai fait quelque faute par ignorance, faites-le-moi connaître. Pourquoi formez-vous des médisances contre des paroles de vérité, puisque nul d’entre vous ne peut me reprendre avec justice ? Vous ne vous étudiez dans vos discours qu’à trouver des moyens d’accuser les autres, et vous ne faites que parler en l’air. Vous vous jetez sur un homme abandonné comme un orphelin, et vous vous efforcez d’accabler votre ami. Mais achevez ce que vous avez commencé. Prêtez l’oreille, et voyez si je mens. Répondez, je vous prie, sans contention, et en parlant jugez des choses selon la justice. Alors vous ne trouverez point d’iniquité sur ma langue, ni de folie dans ma bouche.
{{t3|CHAPITRE VII|fs=120%}}
La vie de l’homme sur la terre est militante, et ses jours sont comme ceux du mercenaire ; comme l’esclave désire l’ombre, et comme le mercenaire soupire après la fin de son travail, ainsi j’ai eu des mois vides, et j’ai compté en moi-même mes nuits de travail. Si je dors, je me demande quand viendra l’heure du lever ; dès le matin, j’attends le soir, et je suis abreuvé de douleurs jusqu’à la venue des ténèbres. Ma chair est revêtue de pourriture et des souillures de la poussière. Ma peau desséchée s’est contractée ; mes os sont desséchés. Mes jours ont passé plus vite que la toile n’est coupée en dessous par le tisserand ; ils ont été détruits sans aucune espérance. Souvenez-vous que ma vie est semblable au vent, et que la prospérité ne reviendra plus pour mes yeux, prospérité dans laquelle aucun homme ne me verra plus : vos yeux se sont arrêtés sur moi, et je ne puis en soutenir le regard. Comme la nue s’évapore et passe, ainsi l’homme descendu sous la terre ne remonte pas ; il ne reviendra plus dans sa maison, et la place qu’il occupait ne le reconnaîtra plus. C’est pourquoi je ne modérerai point ma bouche : je parlerai dans la tribulation de mon esprit ; je m’entretiendrai avec l’amertume de mon âme. Suis-je la mer ou un colosse, que vous m’ayez entouré d’une prison ? Si je dis : Mon lit me consolera et je serai soulagé en m’entretenant avec moi-même sur ma couche ; vous me terrifierez par des songes et vous me frapperez d’horreur par des visions. C’est pourquoi mon âme a choisi la pendaison et la mort pour mes os. J’ai désespéré, en vain vivrais-je désormais. Epargnez-moi, car mes jours ne sont rien. Qu’est l’homme pour que vous le glorifiiez et pour que votre cœur se tourne vers lui ? Dès le matin vous le visitez, et vous le soumettez à l’épreuve. Jusques à quand ne m’épargnerez-vous pas, et ne me laisserez-vous point le loisir d’avaler ma salive ? J’ai péché ; quelle réparation vous donnerai-je, ô gardien des hommes ? Pourquoi m’avez-vous mis en lutte avec vous, et suis-je devenu à charge à moi-même ? Pourquoi n’ôtez-vous point mon péché, et ne me délivrez-vous pas de mon iniquité ? Je dormirais dans la poussière, et si vous me cherchiez le matin, vous ne me trouveriez pas.
{{t3|CHAPITRE VIII|fs=120%}}
Alors Baldad de Suth prenant la parole, dit à Job : Jusques à quand direz-vous toutes ces choses, et votre bouche proférera-t-elle des paroles qui sont comme un vent impétueux ? Dieu est-il injuste dans ses jugements, et le Tout-Puissant renverse-t-il la justice ? Quoique vos enfants, après avoir péché contre lui, aient été livrés à la juste peine de leur iniquité ; pour vous néanmoins, si vous vous empressez d’aller à Dieu, et de conjurer par vos prières le Tout-Puissant ; si vous marchez devant lui avec un cœur pur et droit, il se lèvera aussitôt pour vous secourir, et il réparera votre prospérité. Il délivrera votre corps de la lutte des souffrances. Il récompensera votre justice par la paix qu’il fera régner dans votre maison. Il augmentera de telle sorte tout ce que vous avez eu de grandeur jusqu’alors, que votre premier état ne paraîtra rien en comparaison du second. Interrogez le souvenir de ceux qui ont vécu dans les temps reculés ; consultez avec soin les histoires de nos pères ; car nous ne sommes que d’hier au monde, et nous ignorons beaucoup de choses, parce que nos jours s’écoulent sur la terre comme l’ombre. Et nos ancêtres vous enseigneront ce que je vous dis : ils vous parleront et vous découvriront les sentiments de leur cœur. Le jonc peut-il verdir sans humidité, ou peut-il croître sans eau ? A peine est-il dans sa vigueur, que sans qu’on le cueille, il sèche plus tôt que toutes les herbes. Telle est la voie de tous ceux qui oublient Dieu ; et c’est ainsi que périra l’espérance de l’hypocrite. Il sera forcé à la fin de condamner lui-même sa folie, et ce qui fait sa confiance ne sera que comme une toile d’araignée. Il voudra s’appuyer sur sa maison, et elle n’aura point de fermeté ; il fera des efforts pour la soutenir, et elle ne subsistera point. Il est comme une plante qui a quelque fraîcheur avant que le soleil se lève, et qui pousse sa tige aussitôt qu’il est levé. Ses racines se multiplient dans un tas de cailloux, et elle demeure ferme au milieu des pierres. Si on l’arrache de sa place, le lieu même où elle était la reniera et lui dira : Je ne vous ai jamais connue. C’est donc là ce que se réduit toute la prospérité de l’hypocrite ; il se sèche sur la terre, afin que d’autres prennent sa place. Mais Dieu ne rejettera point celui qui est simple, et il ne tendra point la main aux méchants, jusqu’à ce que la joie se répande sur votre visage et les chants d’allégresse sur vos lèvres. Alors ceux qui vous haïssaient seront couverts de confusion, et la maison des impies ne subsistera plus.
{{t3|CHAPITRE IX|fs=120%}}
Job répondit à Baldad : Je sais assurément que cela est ainsi, et que l’homme, si on le compare avec Dieu, ne sera point juste. S’il veut disputer avec Dieu, il ne pourra lui répondre sur une seule chose de mille que Dieu pourra lui objecter. Dieu est sage et tout-puissant ; qui lui a résisté et est demeuré en paix ? C’est lui qui transporte les montagnes, et ceux mêmes qu’il renverse avec elles dans sa fureur ne s’en aperçoivent pas. C’est lui qui remue la terre de sa place et qui fait que les colonnes sont ébranlées. C’est lui qui commande au soleil, et le soleil ne se lève point ; et qui tient les étoiles comme enfermées sous le sceau. C’est lui qui a formé seul la vaste étendue des cieux, et qui marche sur les flots de la mer. C’est lui qui a créé les étoiles de l’Ourse, de l’Orion, des Hyades, et celles qui sont plus proches du midi. C’est lui qui fait des choses grandes et incompréhensibles, des choses miraculeuses qui sont sans nombre. S’il vient à moi, je ne le verrai point ; et s’il s’en va, je ne m’en apercevrai pas. S’il interroge tout d’un coup, qui osera lui répondre ? ou qui pourra lui dire : Pourquoi faites-vous ainsi ? C’est un Dieu à la colère duquel nul ne peut résister ; et ceux mêmes qui gouvernent le monde sont courbés sous lui. Qui suis-je donc, moi, pour lui parler et pour oser lui répondre ? Quand il y aurait en moi quelque trace de justice, je ne répondrais point, mais je conjurerais mon juge de me pardonner. Et lors même qu’il aurait exaucé ma prière, je ne croirais pas qu’il eût daigné entendre ma voix. Car il me brisera quand il lui plaira, comme d’un coup de foudre, et il multipliera mes plaies sans que j’en sache même la raison. Il ne me laisse pas seulement respirer, et il me remplit d’amertume. Si l’on implore quelque puissance, il est tout-puissant ; si l’on appelle à la justice d’un juge, il n’y a personne qui osât rendre justice en ma faveur. Si j’entreprends de me justifier, ma propre bouche me condamnera ; si je veux montrer que je suis innocent, il me convaincra d’être coupable. Quand je serais juste et simple, cela même me serait caché, et ma vie me serait à charge à moi-même. Tout ce que j’ai dit se réduit à ce principe : Il afflige le juste aussi bien que l’impie. S’il frappe de plaies, qu’il me tue tout d’un coup, et qu’il ne se rie pas des peines des innocents. La terre est souvent livrée entre les mains de l’impie, et alors il couvre d’un voile les yeux des juges ; si ce n’est lui, qui est-ce donc ? Les jours de ma vie ont passé plus vite qu’un courrier ; ils se sont évanouis sans que j’y aie goûté aucun bien. Ils ont passé avec la même vitesse que les vaisseaux qui portent du fruit, et qu’un aigle qui fond sur sa proie. Lorsque je dis en moi-même : Je ne parlerai plus pour me plaindre, je sens que mon visage change aussitôt et que la douleur me déchire. Je craignais toutes mes actions, sachant que vous ne pardonnez pas à celui qui pèche. Si après cela je passe pour un méchant, pourquoi aurais-je travaillé en vain ? Quand j’aurais l’éclat ou de l’innocence, ou de la grâce ; quand j’aurais été lavé dans de l’eau de neige, et que la pureté de mes mains éclaterait, votre lumière, Seigneur, me ferait paraître à moi-même tout couvert d’ordure, et mes vêtements m’auraient en horreur. Car je n’aurai pas à répondre à un homme semblable à moi ni à contester avec lui comme avec mon égal. Il n’y a personne qui puisse reprendre les deux parties, ni mettre sa main entre les deux. Qu’il retire donc sa verge loin de moi, et que sa terreur ne m’épouvante pas. Je pourrai vous répondre si vous me délivrez de ces deux choses, c’est-à-dire, votre main puissante et la verge de la correction. Je parlerai alors sans l’appréhender ; car dans la crainte où je suis, je ne puis répondre.
{{t3|CHAPITRE X|fs=120%}}
Ma vie m’est devenue ennuyeuse ; je m’abandonnerai aux plaintes contre moi-même ; je parlerai dans l’amertume de mon âme. Je dirai à Dieu : Ne me condamnez pas ; faites-moi connaître pourquoi vous me traitez de la sorte. Pourriez-vous vous plaire à me livrer à la calomnie, et à m’accabler, moi qui suis l’ouvrage de vos mains ? Pourriez-vous favoriser les mauvais desseins des impies ? Avez-vous des yeux de chair, et regardez-vous les choses comme un homme les regarde ? Vos jours sont-ils semblables aux jours de l’homme, et vos années sont-elles comme ses années, pour vous informer de mes iniquités, et faire une exacte recherche de mon péché ; et pour savoir que je n’ai rien fait d’impie, n’y ayant personne qui puisse me tirer d’entre vos mains ? Ce sont vos mains, Seigneur, qui m’ont formé ; ce sont elles qui ont arrangé toutes les parties de mon corps ; et voudriez-vous après cela m’abîmer en un moment ? Souvenez-vous, je vous prie, que vous m’avez fait comme un ouvrage d’argile, et que dans peu de temps vous me réduirez en poudre. Ne m’avez-vous pas fait d’abord comme un lait qui se caille, comme un lait qui s’épaissit et qui se durcit ? Vous m’avez revêtu de peau et de chair, vous m’avez affermi d’os et de nerfs. Vous m’avez donné la vie et comblé de bienfaits ; et votre providence a conservé mon âme. Quoi que vous teniez toutes ces choses cachées en vous-même, je sais néanmoins que vous vous souvenez de tout. Si j’ai péché, et si vous m’avez épargné sur l’heure, pourquoi ne permettez-vous pas que je sois au moins à présent purifié de mon iniquité ? Si j’ai été méchant, malheur à moi ; et si je suis juste, je ne lèverai point la tête, étant accablé d’affliction et de misère. Vous vous saisirez de moi à cause de mon orgueil, comme une lionne se saisit de sa proie, et vous me tourmenterez d’une manière terrible. Vous ajouterez les anciennes peines aux nouvelles. Vous produisez contre moi des témoins, vous multipliez vos colères contre moi, et je suis assiégé de maux comme d’une armée. Pourquoi m’avez-vous tiré du sein de ma mère ? Plût à Dieu que je fusse mort, et que personne ne m’eût jamais vu ! J’aurais été comme n’ayant point été, n’ayant fait que passer du sein de ma mère dans le tombeau. Le peu de jours qui me reste ne finira-t-il point bientôt ? Donnez-moi donc quelque relâche, afin que je puisse un peu respirer dans ma douleur ; avant que j’aille, sans espérance d’aucun retour, en cette terre ténébreuse couverte de l’obscurité de la mort ; cette terre de misère et de ténèbres, où habite l’ombre de la mort, où tout est sans ordre, et dans une éternelle horreur.
{{t3|CHAPITRE XI|fs=120%}}
Sophar de Naamath parla ensuite de cette sorte : Celui qui se répand en tant de paroles n’écoutera-t-il pas à son tour ? et suffira-t-il d’être un grand parleur pour paraître juste ? Faut-il que tous les hommes se taisent pour vous entendre seul ? et après vous être moqué des autres, n’y aura-t-il personne qui vous confonde ? Car vous avez dit à Dieu : Ma conduite est pure et je suis sans tache devant vos yeux. Qu’il serait à souhaiter que Dieu parlât lui-même avec vous et qu’il ouvrît sa bouche, pour vous découvrir les secrets de son cœur dans lesquels sa loi est multiple et insondable ; et pour vous faire comprendre qu’il exige beaucoup moins de vous que ne mérite votre iniquité. Prétendez-vous sonder ce qui est caché en Dieu, et connaître parfaitement le Tout-Puissant ? Il est plus élevé que le ciel, comment y atteindrez-vous ? Il est plus profond que l’enfer, comment pénétrerez-vous jusqu’à lui ? La longueur de la terre et la largeur de la mer nous étonnent ; mais il s’étend au delà de l’une et de l’autre. S’il renverse tout, s’il confond toutes choses ensemble, qui pourra s’opposer à lui ? car il connaît la vanité des hommes, et l’iniquité étant présente à ses yeux, ne la considère-t-il pas attentivement ? L’homme vain s’élève d’orgueil en lui-même, et il se croit né libre comme le petit de l’âne sauvage. Mais pour vous, vous avez endurci votre cœur, et cependant vous élevez vos mains vers Dieu. Si vous bannissez l’iniquité de vos œuvres, et si l’injustice ne demeure point dans votre maison, vous pourrez élever alors votre visage comme étant sans tache, vous serez stable et vous ne craindrez point. Vous oublierez même la misère où vous aurez été, et elle passera dans votre souvenir comme un torrent d’eau qui s’est écoulé. Lorsque votre vie semblera être à son couchant, vous paraîtrez comme le soleil dans l’éclat de son midi ; et lorsque vous vous croirez perdu, vous vous lèverez comme l’étoile du matin. L’espérance qui vous sera proposée vous remplira de confiance ; et entrant dans le sépulcre, vous dormirez dans une entière assurance. Vous serez en repos sans que personne vous trouble, et plusieurs vous supplieront de les regarder favorablement. Mais les yeux des méchants se consumeront d’envie ; les impies périront sans ressource, et les choses où ils avaient mis leur espérance, deviendront l’horreur et l’abomination de leur âme.
{{t3|CHAPITRE XII|fs=120%}}
Job reprenant la parole lui dit : N’y a-t-il donc que vous qui soyez hommes ? et la sagesse mourra-t-elle avec vous ? J’ai du sens aussi bien que vous, et je ne suis point inférieur ; car qui est celui qui ignore ce que vous savez ? Celui qui devient comme moi l’objet des railleries de son ami, invoquera Dieu, et Dieu l’exaucera ; car on se moque de la simplicité du juste. C’est une lampe que les riches regardent avec mépris ; mais qui est celui qui sera revêtu de gloire au jour de la rétribution. Les maisons des voleurs publics sont dans l’abondance, et ils s’élèvent audacieusement contre Dieu, quoique ce soit lui qui leur a mis entre les mains tout ce qu’ils possèdent. Interrogez les animaux, et ils vous enseigneront ; consultez les oiseaux du ciel, et ils se souviendront ; parlez à la terre, et elle vous répondra, et les poissons de la mer vous instruiront. Car qui ignore que c’est la puissance de Dieu qui a fait toutes ces choses ? Lui qui tient dans sa main l’âme de tout ce qui a vie, et tous les esprits qui animent la chair des hommes. L’oreille ne juge-t-elle pas des paroles, et le palais, de ce qui a du goût ? La sagesse est dans les vieillards, et la prudence est le fruit de la longue vie. Mais la sagesse et la puissance souveraine est en Dieu. C’est lui qui possède le conseil et l’intelligence. S’il détruit une fois, nul ne pourra édifier ; s’il tient un homme enfermé, nul ne pourra lui ouvrir. S’il retient les eaux, tout deviendra sec ; et s’il les lâche, elles inonderont la terre. La force et la sagesse résident en lui ; il connaît, et celui qui trompe, et celui qui a trompé. Il fait tomber ceux qui donnent conseil aux autres, en des pensées extravagantes, dont la fin est malheureuse, et il frappe d’étourdissement les juges. Il ôte le baudrier aux Rois, et il ceint leurs reins avec une corde. Il fait que les Pontifes sont privés de leur gloire, et que les grands tombent à terre. Il fait que ceux qui enseignaient la vérité, changent de langage, et il retire la science des vieillards. Il fait tomber les princes dans le mépris et la confusion. Il relève ceux qui avaient été opprimés. Il découvre ce qui était caché dans de profondes ténèbres, et il produit au jour l’ombre de la mort. Il multiplie les nations, et les perd ensuite ; il les rétablit après leur ruine. Il change le cœur des princes qui sont établis sur les peuples de la terre : il les trompe, et les fait marcher inutilement par des routes égarées. Ils iront à tâtons comme dans les ténèbres, au lieu de marcher dans la lumière du jour, et il les fera chanceler à chaque pas, comme s’ils étaient ivres.
{{t3|CHAPITRE XIII|fs=120%}}
J’ai vu de mes yeux toutes ces choses ; je les ai entendues de mes oreilles, et je les ai toutes comprises. Ce que vous savez ne m’est point inconnu, et je ne vous suis point inférieur. Mais je veux parler au Tout-Puissant, et je désire m’entretenir avec Dieu, en faisant voir auparavant que vous êtes des fabricateurs de mensonges, et des défenseurs d’une doctrine corrompue. Et plût à Dieu que vous demeurassiez dans le silence, afin que vous puissiez passer pour sages ! Ecoutez donc ce que j’ai à dire contre vous ; prêtez l’oreille au jugement que mes lèvres prononceront. Dieu a-t-il besoin de votre mensonge, ou que vous usiez de déguisements pour le défendre ? Est-ce que vous prétendez favoriser Dieu, et faites-vous des efforts pour le justifier ? Cela vous réussira-t-il ? ou se laissera-t-il surprendre, comme un homme, à vos tromperies ? C’est lui-même qui vous condamnera, puisque ce n’est que par dissimulation que vous défendez ses intérêts. Aussitôt qu’il fera paraître sa colère, il vous épouvantera, et il vous accablera par la terreur de son nom. Votre mémoire sera semblable à la cendre, et vos têtes superbes seront comme de la boue. Demeurez un peu dans le silence, afin que je dise tout ce que mon esprit me suggérera. Pourquoi déchiré-je ma chair avec mes dents ? et pourquoi mon âme est-elle toujours comme si je la portais entre mes mains ? Quand Dieu me tuerait, je ne laisserais pas d’espérer en lui ; et je m’accuserai néanmoins de toutes mes fautes en sa présence. Et il sera lui-même mon Sauveur ; car aucun hypocrite n’osera paraître devant ses yeux. Rendez-vous donc attentifs à mes paroles, prêtez l’oreille aux vérités cachées que je vais vous dire. Si ma cause était jugée, je sais que je serais reconnu innocent. Qui est celui qui veut entrer avec moi en jugement ? Qu’il vienne ; car pourquoi me laisserais-je consumer sans avoir parlé pour ma défense ? Je vous demande, Seigneur, seulement deux choses, et après cela je ne me cacherai point à votre face. Retirez votre main loin de moi, ne m’épouvantez point par la terreur de votre puissance. Appelez-moi, et je vous répondrai ; permettez que je vous parle, et daignez me répondre. Combien ai-je commis d’iniquités et de péchés ? Faites-moi voir mes crimes et mes offenses. Pourquoi me cachez-vous votre visage ? et pourquoi me croyez-vous votre ennemi ? Vous faites éclater votre puissance contre une feuille que le vent emporte, et vous poursuivez une paille sèche. Car vous avez prononcé contre moi des arrêts pleins d’amertume ; et vous voulez me consumer pour les péchés de ma jeunesse. Vous avez mis mes pieds dans les ceps ; vous avez observé tous mes sentiers, et vous avez considéré avec soin toutes les traces de mes pas, moi qui deviendrai comme un vêtement mangé des vers.
{{t3|CHAPITRE XIV|fs=120%}}
L’homme né de la femme vit très-peu de temps, et il est rempli de beaucoup de misères. Il naît comme une fleur, qui n’est pas plutôt éclose, qu’elle est foulée aux pieds ; il fuit comme l’ombre, et il ne demeure jamais dans un même état. Et vous croirez, Seigneur, qu’il soit digne de vous d’ouvrir seulement les yeux sur lui, et de le faire entrer en jugement avec vous ? Qui peut rendre pur celui qui est né d’un sang impur ? N’est-ce pas vous seul qui le pouvez ? Les jours de l’homme sont courts ; le nombre de ses mois et de ses années est entre vos mains ; vous avez marqué les bornes de sa vie, et il ne peut les dépasser. Retirez-vous donc un peu de lui, afin qu’il ait quelque repos, jusqu’à ce qu’il trouve comme le mercenaire la fin désirée de tous ses travaux. Un arbre n’est point sans espérance : quoiqu’on le coupe, il ne laisse pas de reverdir, et ses branches poussent de nouveau. Quand sa racine serait vieillie dans la terre, quand son tronc desséché serait mort dans la poussière, il ne laissera pas de pousser aussitôt qu’il aura senti l’eau, et il se couvrira de feuilles comme lorsqu’il a été planté. Mais l’homme une fois mort, que devient-il ? De même que si les eaux d’une mer ou d’un lac se retiraient et si les fleuves abandonnant leur lit, se séchaient ; ainsi quand l’homme est mort une fois, il ne ressuscitera point jusqu’à ce que le ciel soit consumé et détruit ; il ne se réveillera point et il ne sortira point de son sommeil. Qui pourra me procurer cette grâce que vous me missiez à couvert et me cachiez dans l’enfer, jusqu’à ce que votre fureur soit entièrement passée, et que vous me marquiez un temps où vous vous souviendrez de moi ? L’homme étant mort une fois, pourrait-il bien vivre de nouveau ? Dans cette guerre où je me trouve tous les jours de ma vie, j’attends que mon changement arrive. Vous m’appellerez et je vous répondrai ; vous tendrez votre main droite à l’ouvrage de vos mains. Je sais que vous avez compté tous mes pas ; mais vous pardonnez mes péchés. Vous avez mis mes offenses en réserve comme dans un sac, et vous avez guéri mon iniquité. Comme une montagne se détruit en tombant, et comme un rocher est arraché de sa place ; comme les eaux cavent les pierres, et comme l’eau qui bat contre la terre la consume peu à peu, c’est ainsi que vous perdez l’homme. Vous l’avez affermi pour un peu de temps, afin qu’il passât ensuite pour jamais ; vous changez son visage, et vous le faites sortir de ce monde. Que ses enfants soient dans l’éclat ou dans l’ignominie, il ne connaîtra ni l’un ni l’autre. Sa chair pendant qu’il vivra sera dans la douleur et son âme déplorera elle-même son état.
{{t3|CHAPITRE XV|fs=120%}}
Après cela Éliphaz de Théman répondit à Job, et lui dit : Le sage doit-il dans ses réponses parler comme en l’air, et remplir son cœur d’un vent impétueux ? Vous accusez dans vos discours celui qui ne vous est point égal, et vous parlez d’une manière qui ne peut vous être que désavantageuse. Vous êtes si vaniteux que vous avez banni toute crainte de Dieu. Vous dédaignez de prier Dieu. Car votre bouche est inspirée par votre iniquité, et vous imitez les discours des blasphémateurs. C’est votre propre bouche qui vous condamnera, et ce seront vos lèvres qui répondront contre vous. Etes-vous le premier homme qui ait été créé ? et avez-vous été formé avant les collines ? Etes-vous entré dans le conseil de Dieu ? et sa sagesse sera-t-elle inférieure à la vôtre ? Que savez-vous de plus que nous ? et quelle lumière avez-vous que nous n’ayons pas ? Il y a parmi nous des hommes vénérables par leur grand âge et par leur vieillesse, et il y en a de beaucoup plus anciens que vos pères. Serait-il difficile à Dieu de vous consoler ? mais vous l’en empêchez par l’emportement de vos paroles. Pourquoi votre cœur conçoit-il de si hauts ressentiments de lui-même, en sorte que l’égarement même de vos yeux témoigne l’orgueil de vos pensées ? Pourquoi votre esprit s’enfle-t-il contre Dieu, jusqu’à proférer de si étranges discours ? Qu’est-ce que l’homme pour être sans tache devant Dieu, et pour paraître juste étant né d’une femme ? Entre ses saints mêmes, il n’y en a aucun qui ne soit sujet au changement, et les cieux ne sont pas purs devant ses yeux. Combien plus sera-t-il abominable et inutile, l’homme qui boit l’iniquité comme l’eau ? Ecoutez-moi, et je vous dirai ce que j’ai vu. Les sages publient ce qu’ils savent, et ils ne cachent point ce qu’ils ont reçu de leurs pères, à qui seuls cette terre a été donnée, et qui l’ont défendue des courses des étrangers. L’impie croît en orgueil de jour en jour, et le nombre des années de sa tyrannie est incertain. Son oreille est toujours frappée de bruits effrayants ; et au milieu même de la paix, il s’imagine toujours qu’on forme contre lui de mauvais desseins. Quand il est dans la nuit il n’espère plus le retour de la lumière, et il ne voit de tous côtés que des épées nues. Lorsqu’il se remue pour chercher du pain, il se voit près d’être accablé par le jour des ténèbres. La vue de l’adversité l’épouvante, et les malheurs qu’il se figure l’assiègent, comme un roi qui se prépare à donner bataille. Car il a porté sa main contre Dieu, et il s’est roidi contre le Tout-Puissant. Il a couru contre Dieu la tête levée, et il s’est armé d’un orgueil inflexible. La graisse a couvert tout son visage, et elle lui pend de tous côtés. Il a fait sa demeure dans les villes désolées, et dans les maisons désertes, qui ne sont plus que des monceaux de pierres. Il ne s’enrichira point, son bien se dissipera en peu de temps, et il ne poussera point de racines sur la terre. Il ne sortira point des ténèbres qui l’environnent ; et s’il étend ses mains, il ne pourra rien prendre. Ses desseins ne subsisteront pas. L’impie désespérera de son salut ; il périra avant que ses jours soient accomplis, et ses mains se sécheront. Il se flétrira comme la vigne tendre qui ne commençait qu’à fleurir ; et comme l’olivier qui laisse tomber sa fleur. Car tout ce qu’amasse l’hypocrite sera sans fruit, et le feu dévorera les maisons de ceux qui aiment à recevoir des présents. Il conçoit la douleur, et il enfante l’iniquité, et son sein s’occupe à inventer de nouveaux pièges.
{{t3|CHAPITRE XVI|fs=120%}}
Job répondit à Éliphaz, et lui dit : J’ai entendu souvent de pareils discours ; vous êtes tous des consolateurs importuns. Ces discours en l’air ne finiront-ils jamais ? et votre avantage ne vous est-il point à charge ? Je pourrais aussi moi-même parler comme vous : et plût à Dieu que votre âme fût au même état que la mienne ! Je vous consolerais aussi par mes discours, et je témoignerais sur mon visage ce que je ressentirais pour vous ; je vous fortifierais par mes paroles, et je vous épargnerais dans tout ce qui sortirait de ma bouche. Mais que ferai-je ? Si je parle, ma douleur ne s’apaisera point ; et si je demeure dans le silence, elle ne me quittera point. Ma douleur me presse et m’accable maintenant ; et tous les membres de mon corps sont réduits à rien. Mes ulcères dégouttants de sanie et de pourriture disent quels horribles tourments j’endure. Les rides qui paraissent sur ma peau, rendent témoignage de l’extrémité où je suis ; et un homme s’élève en même temps contre moi, pour me contredire et me résister en face par de faux discours. Il s’est armé contre moi de toute sa fureur ; il a grincé des dents en me menaçant ; mon ennemi m’a envisagé avec un regard terrible. Ils ont ouvert leur bouche contre moi, et en me couvrant d’opprobres, ils m’ont frappé sur la joue, et se sont rassasiés de mes peines. Dieu m’a fait tomber sous la puissance de l’injuste, et il m’a livré entre les mains des impies. J’ai été tout d’un coup réduit en poudre, moi qui étais si puissant autrefois. Le Seigneur m’a fait plier le cou sous sa verge, il m’a brisé, et il m’a mis comme en butte à tous ses traits. Il m’a déchiré, il m’a fait plaie sur plaie, il est venu fondre sur moi comme un géant. J’ai étendu un sac sur ma peau, et j’ai couvert ma tête de cendres. Mon visage s’est bouffi à force de pleurer, et mes paupières sont couvertes de ténèbres. J’ai souffert tout cela sans que ma main fût souillée par l’iniquité, lorsque j’offrais à Dieu des prières pures. La terre ne couvre point mon sang, et que mes cris ne se trouvent point étouffés dans ton sein. Car le témoin de mon innocence est dans le ciel, et celui qui connaît le fond de mon cœur réside en ces lieux sublimes. Mes amis se répandent en paroles vaines, mais mes yeux fondent en larmes devant Dieu. Que je souhaiterais qu’un homme pût se justifier devant Dieu, comme il peut se justifier devant un homme comme lui ! Car mes années coulent et passent vite, et je marche par un sentier par lequel je ne reviendrai jamais.
{{t3|CHAPITRE XVII|fs=120%}}
Maintenant Job se plaint d’avoir eu les yeux de l’esprit obscurcis par le chagrin qu’il a eu d’être éprouvé malgré les mérites de sa sainteté. Il souffre tous ces maux, malgré la pureté de sa conscience. Toutes mes forces sont épuisées, mes jours ont été abrégés ; et il ne me reste plus que le tombeau. Je n’ai point péché et, cependant mon œil ne voit rien que de triste et d’affligeant. Délivrez-moi, Seigneur, et me mettez auprès de vous ; et après cela, que la main de qui que ce soit s’arme contre moi. Vous avez éloigné leur cœur de l’intelligence ; c’est pourquoi ils ne seront point élevés. Il promet du butin à ses compagnons ; mais les yeux de ses enfants tomberont dans la défaillance. Il m’a rendu comme la fable du peuple, et je suis devenu à leurs yeux un exemple de la justice de Dieu. Le chagrin obscurcit mes yeux, et les membres de mon corps sont comme réduits à rien. Les justes sont épouvantés de cet état où je suis, et l’innocent s’élèvera contre l’hypocrite. Le juste demeurera toujours ferme dans sa voie, et celui qui a les mains pures en deviendra plus fort. Revenez donc tous, et convertissez-vous, je vous en prie, et je vous ferai voir qu’il ne se trouvera point de sages parmi vous. Mes jours se sont écoulés et toutes les pensées que j’avais, ayant été renversées, ne servent qu’à me déchirer le cœur. Elles ont changé la nuit en jour, et j’attends que la lumière reparaisse après les ténèbres. Quand j’attendrais jusqu’au bout, ma maison est un enfer, et je me suis préparé mon lit dans les ténèbres. J’ai dit à la pourriture : Vous êtes mon père ; et au ver : Vous êtes ma mère et ma sœur. Où est donc maintenant toute mon attente ? et qui est celui qui considère ma patience ? Tout ce que je puis espérer descendra avec moi dans le plus profond du tombeau ; croyez-vous qu’au moins en ce lieu je puisse avoir du repos ?
{{t3|CHAPITRE XVIII|fs=120%}}
Baldad de Suth répondit à Job, et lui dit : Jusques à quand vous répandrez-vous en tant de paroles ? Comprenez auparavant, et après cela nous parlerons. Pourquoi passons-nous pour méprisables et indignes de vos entretiens ? et pourquoi n’avez-vous que du mépris pour nous ? Si vous êtes résolu à perdre votre âme dans votre fureur, la terre sera-t-elle abandonnée à cause de vous, et les rochers seront-ils transportés hors de leur place ? La lumière de l’impie ne s’éteindra-t-elle pas, et la flamme qui sort de son feu ne sera-t-elle pas sans éclat ? La clarté qui luisait dans sa maison sera obscurcie, et la lampe qui éclairait au-dessus de lui perdra sa lumière. Avec toute sa force il marchera qu’à l’étroit et avec peine, et ses conseils le feront tomber dans le précipice. Car il a engagé ses pieds dans les rets, et il marche au milieu du filet. Son pied se prendra dans ce filet, et la soif brûlera de ses ardeurs. Le piège qu’on lui a préparé est caché sous la terre, et on lui tend un appât le long du sentier. Les terreurs l’assiégeront de toutes parts et l’envelopperont dans ses démarches. La faim changera sa vie, et la mort dévorera la plus terrible dévorera l’éclat de son teint et consumera toute la force de ses bras. Les choses où il mettait sa confiance seront arrachées de sa maison ; et la mort le foulera aux pieds comme un roi qui le dominera. Les compagnons de celui qui n’est plus habiteront dans sa maison ; on y répandra le soufre. Ses racines qui tendaient en bas se sécheront, ses branches qui montaient en haut seront retranchées. Sa mémoire périra sur la terre, et on ne parlera plus de son nom avec honneur dans les places publiques. On le chassera de la lumière dans les ténèbres, et il sera transporté hors de ce monde. Sa race ne subsistera plus, il n’aura point de postérité parmi son peuple et il n’en restera rien dans son pays. Ceux qui viendront après lui seront étonnés de sa perte, et les hommes de son temps seront saisis d’horreur. Ainsi sera dévastée la maison de l’injuste, et la demeure de celui qui ne connaît point Dieu.
{{t3|CHAPITRE XIX|fs=120%}}
Alors Job répondit à Baldad, et lui dit : Jusqu’à quand affligerez-vous mon âme, et me tourmenterez-vous par vos discours ? voilà déjà dix fois que vous voulez me confondre, et que vous ne rougissez point de m’accabler. Quand je serais dans l’ignorance, mon ignorance ne regarde que moi seul. Mais vous vous élevez contre moi, et vous prétendez que l’état humiliant où je suis réduit, est une preuve que je suis coupable. Comprenez au moins maintenant que ce n’est point par un jugement de justice, que Dieu m’a affligé, et qu’il m’a frappé de ses plaies. Si je crie dans la violence que je souffre, on ne m’écoutera point ; si j’élève ma voix, on ne me rendra point justice. Le Seigneur a fermé de toutes parts le sentier que je suivais, et je ne puis plus passer outre ; et il a répandu des ténèbres dans le chemin étroit où je marchais. Il m’a dépouillé de ma gloire, il m’a ôté la couronne de la tête. Il m’a détruit de tous côtés, et je péris ; il m’a ôté toute espérance, comme un arbre qu’on déracine. Sa fureur s’est allumée contre moi, et il m’a traité comme son ennemi. Il est venu accompagné de ses soldats ; ils m’ont foulé aux pieds, et ils ont assiégé ma tente de toutes parts. Il a écarté mes frères loin de moi, et mes amis m’ont fui comme ceux qui m’étaient les plus étrangers. Mes proches m’ont abandonné, et ceux qui me connaissaient plus particulièrement m’ont oublié. Mes domestiques et mes servantes m’ont regardé comme un inconnu, et je leur ai paru comme un étranger. J’ai appelé mon serviteur, et il ne m’a point répondu, lors même que je le priais en lui parlant de ma propre bouche. Ma femme a eu horreur de mon haleine, et j’usais de prières envers les enfants qui sont sortis de moi. Les insensés mêmes me méprisaient, et je ne les avais pas plutôt quittés, qu’ils médisaient de moi. Ceux de qui je me servais autrefois m’ont eu en exécration, et celui que j’aimais le plus s’est déclaré mon ennemi. Mes chairs ont été rongées par les ulcères ; mes os se sont collés à ma peau, et il ne me reste que les lèvres autour des dents. Ayez pitié de moi, vous au moins qui êtes mes amis, ayez pitié de moi ; car la main du Seigneur m’a frappé. Pourquoi me persécutez-vous comme Dieu, et vous plaisez-vous à vous rassasier de ma chair ? Qui m’accordera que mes paroles soient écrites ? Qui me donnera qu’elles soient tracées dans un livre ; qu’elles soient gravées sur une lame de plomb avec une plume de fer, ou sur la pierre avec le ciseau ? car je sais que mon Rédempteur est vivant, et que je ressusciterai de la terre au dernier jour, que je serai encore revêtu de ma peau, et que je verrai mon Dieu dans ma chair ; que je le verrai, moi, dis-je, et non un autre, et que je le contemplerai de mes propres yeux. C’est là l’espérance que j’ai, et qui reposera toujours dans mon sein. Pourquoi donc dites-vous : Persécutons-le, et cherchons jusqu’à la racine de ses paroles des prétextes pour le décrier ? Fuyez donc de devant l’épée qui vous menace, parce qu’il y a une épée vengeresse de l’iniquité, et vous devez savoir qu’il y a un jugement de Dieu, qui peut me venger de ceux qui me raillent.
{{t3|CHAPITRE XX|fs=120%}}
Sophar de Naamath répondit ensuite à Job, et lui dit : C’est pour cela qu’il me vient pensée sur pensée, et que mon esprit est diversement agité. J’écouterai les reproches que vous me faites ; mais l’esprit d’intelligence qui est en moi répondra pour moi. Voici ce que je sais, et ce qui a toujours été vrai depuis que l’homme a été créé sur la terre : c’est que la gloire des impies passe bien vite, et que la joie de l’hypocrite n’est que d’un moment. Quand son orgueil s’élèverait jusqu’au ciel et que sa tête toucherait les nues, il périra à la fin, et il sera rejeté comme un fumier. Ceux qui l’avaient connu sur le trône, diront d’une voix insultante : Où est-il ? Il s’évanouit comme un songe dont on a perdu le souvenir, et il disparaîtra comme un fantôme que l’on voit durant la nuit. L’œil qui l’avait vu ne le verra plus, et le lieu où il était ne le reconnaîtra plus. Ses enfants seront accablés de pauvreté, et ses propres mains lui rendront le mal qu’il a fait aux autres. Les dérèglements de sa jeunesse pénétreront jusque dans ses os et se reposeront avec lui dans la poussière. Car lorsque le mal est doux à sa bouche, il le cache sous sa langue. Il ménage cette viande, il ne cesse de la goûter, et la retient dans sa bouche. Le pain qu’il mange se corrompra dans son estomac, et se changera dans ses entrailles en un fiel d’aspic. Il rejettera les richesses qu’il avait dévorées, et Dieu les arrachera de ses entrailles. Après qu’il se sera bien rassasié, il se trouvera dans des étouffements qui le déchireront, et toutes sortes de douleurs l’accableront de toutes parts. Il sucera la tête des aspics, et la langue de la vipère le tuera. Il ne verra point couler sur lui les ruisseaux d’un fleuve, ni les torrents de miel et de lait. Il souffrira les peines des maux qu’il a faits, et n’en sera pas consumé ; l’excès de ses tourments égalera celui de ses crimes. Car il a dépouillé les pauvres, et il les a foulés aux pieds ; il leur a ravi leur maison, qu’il n’avait pas fait bâtir. Son cœur a toujours été insatiable, et après qu’il a obtenu ce qu’il avait tant désiré, il n’a pu en jouir. Il n’est rien resté de ses repas ; c’est pour cela qu’il ne demeurera rien de tous ses biens. Après qu’il aura pris plaisir à remplir son estomac de viande, Dieu l’attaquera dans sa fureur, et fera pleuvoir sur lui ses traits et ses foudres. S’il suit d’un côté les pointes du fer, il sera percé par un arc d’airain. L’épée tirée du fourreau, l’épée foudroyante le poursuivra et le percera cruellement ; des ennemis effroyables passeront et repasseront sur lui. Les ténèbres les plus épaisses sont cachées dans le secret de son âme ; il sera dévoré par un feu qui ne s’allume point ; et celui qui sera laissé dans sa tente, sera pénétré d’affliction. Les cieux révéleront son iniquité, et la terre s’élèvera contre lui. Les enfants de sa maison seront exposés à la violence ; ils seront retranchés au jour de la fureur de Dieu. C’est le partage que Dieu réserve à l’impie ; c’est le prix qu’il recevra du Seigneur pour ses paroles.
{{t3|CHAPITRE XXI|fs=120%}}
Job répondit ensuite à Sophar, et dit : Ecoutez, je vous prie, mes paroles, et changez de sentiment. Souffrez que je parle ; et après cela moquez-vous, si vous voulez, de ce que je dis. Est-ce avec un homme que je prétends disputer ? N’est-ce pas avec grand sujet que je m’afflige ? Jetez les yeux sur moi, et soyez frappé d’étonnement, mettez le doigt sur votre bouche. Pour moi quand je me souviens de mon état, j’en suis épouvanté, et j’en tremble de tout mon corps. Pourquoi donc les impies vivent-ils si heureusement ? Pourquoi donc sont-ils si élevés et si remplis de richesses ? Ils voient leur race fleurir et se conserver devant leurs yeux ; ils sont environnés d’une grande troupe de leurs proches et de leurs petits-enfants. Leurs maisons jouissent d’une profonde paix, et la verge de Dieu ne les touche point. Leurs vaches conçoivent et mettent bas, et ne sont point privées de leur fruit. On voit sortir en foule de leurs maisons leurs enfants qui dansent au son des instruments de musique. Ils passent leurs jours dans les plaisirs, et en un moment ils descendent dans le tombeau. Ils disent à Dieu : Retirez-vous de nous, nous ne voulons point connaître vos voies. Qui est le Tout-Puissant pour nous obliger à le servir ? et si nous le prions, quel bien nous en reviendra-t-il ? Mais que les pensées de ces impies soient loin de moi, puisque les biens qu’ils possèdent ne sont point en leur puissance. Combien de fois aussi voyons-nous que la lumière des impies s’éteint tout d’un coup, et qu’il leur survient un déluge de maux, lorsque Dieu les accable de douleurs, et partage les effets de sa fureur ? Ils deviennent comme la paille que le vent dissipe, et comme la poussière qui est enlevée par un tourbillon. Dieu fera passer aux enfants la peine du père ; et après l’avoir puni selon son impiété, alors il lui fera comprendre la grandeur de son crime. Il verra de ses propres yeux sa ruine, et il boira de la fureur du Tout-Puissant. Car que lui importe ce que deviendra sa maison après lui ? et si le nombre de ses mois est diminué de moitié ? Qui entreprendra d’enseigner à Dieu quelque chose, lui qui juge les grands de la terre ? Un homme meurt fort de corps, sain, riche et heureux, dont les entrailles étaient chargées de graisse, les os pleins et comme arrosés de moelle. Un autre meurt dans l’amertume de son âme et sans aucun bien ; et néanmoins ils dormiront tous deux dans la poussière du sépulcre, et ils se verront tous deux couverts de vers. Je connais bien vos pensées et les jugements injustes que vous faites de moi. Car vous dites : Qu’est devenue la maison de ce prince ? et où sont maintenant les tentes des impies ? Consultez ceux que vous trouverez dans le chemin, et vous verrez qu’ils connaissent cette même vérité : que le méchant est réservé pour le jour de la perdition, que le Seigneur le conduira jusqu’au jour où il doit répandre sur lui sa fureur. Qui le reprendra en sa présence ? n’est-ce pas Dieu ? Il sera un jour porté au tombeau, et il demeurera pour jamais parmi la foule des morts. Sa présence a été agréable sur le rivage du Cocyte ; un nombre innombrable de personnes l’y a précédé, et il y entraînera tous les hommes après lui. Comment donc voulez-vous me donner une vaine consolation, puisque j’ai fait voir que ce que vous dites est souvent le partage des impies ?
{{t3|CHAPITRE XXII|fs=120%}}
Éliphaz de Théman, prenant la parole, dit à Job : L’homme peut-il être comparé à Dieu, quand même il aurait une science consommée ? Que sert à Dieu que vous soyez juste ? ou que lui donnerez-vous quand votre conduite sera sans tache ? Vous craindrait-il, si Dieu craindrait d’entrer en jugement avec vous ? Ne trouvera-t-il pas plutôt en vous des dérèglements très-grands et une infinité d’actions injustes ? Vous avez enlevé sans raison des gages à vos frères, vous avez dépouillé de leurs vêtements ceux qui par là sont demeurés nus. Vous avez refusé de l’eau à celui qui était abattu de lassitude, et du pain à celui qui souffrait la faim. Vous vous êtes mis en possession de la terre que vous avez conquise par la force de vos bras', et vous la conserviez comme étant le plus puissant. Vous avez renvoyé la veuve les mains vides, et vous avez détruit tout l’appui des orphelins. C’est pour cela que vous vous trouvez environné de pièges, et frappé tout d’un coup de trouble et de crainte. Et vous pensiez ne devoir point tomber dans les ténèbres, ni être accablé par un impétueux débordement d’eau. Ne considérez-vous point que Dieu est plus élevé que le ciel, et qu’il est beaucoup plus au-dessus des astres ? Et vous dites : que peut connaître Dieu ? Il juge des choses comme au travers d’un voile. Il est environné d’un nuage ; il ne considère point ce qui se passe parmi nous ; et il se promène dans le ciel d’un pôle à l’autre. Voulez-vous suivre la route des siècles anciens, et marcher sur les traces de ces impies, qui ont été emportés par une mort précipitée, et que le déluge a renversés jusqu’aux fondements ; qui disaient à Dieu : Retirez-vous de nous, et qui s’imaginaient que le Tout-Puissant ne pouvait rien contre eux, quoique ce fût lui qui eût comblé leurs maisons de biens. Mais loin de moi les pensées de ces impies. Les justes les verront périr, et s’en réjouiront ; et l’innocent leur insultera. Ce qu’ils avaient élevé, n’a-t-il pas été détruit ? Et le feu n’en a-t-il pas dévoré les restes ? Soumettez-vous donc à Dieu, et rentrez dans la paix ; et vous vous trouverez comblé de biens. Recevez la loi de sa bouche, et gravez ses paroles dans votre cœur. Si vous retournez au Tout-Puissant, vous serez rétabli de nouveau, et vous bannirez l’iniquité de votre maison. Il vous donnera au lieu de la terre, le rocher, et au lieu de la pierre, des eaux vives de la sagesse. Lorsque vous ferez ce que je dis, Dieu sera votre défenseur tout-puissant contre vos ennemis, et vous aurez des monceaux d’argent. Vous trouverez vos délices dans le Tout-Puissant, et vous élèverez votre visage vers Dieu. Vous le prierez, et il vous exaucera, et vous vous acquitterez de vos vœux avec joie. Vous formerez des desseins, et ils vous réussiront ; et la lumière brillera dans les voies par lesquelles vous marcherez. Car celui qui aura été humilié, sera dans la gloire ; et celui qui a baissé les yeux sera sauvé. L’innocent sera délivré ; et il le sera parce que ses mains ont été pures.
{{t3|CHAPITRE XXIII|fs=120%}}
Job parla ensuite de cette sorte : Mes paroles sont encore pleines d’amertume et la violence de ma plaie est beaucoup au-dessus de mes gémissements. Que je souhaiterais de savoir comment je pourrais trouver Dieu, et me présenter jusqu’à son trône ! J’exposerais ma cause devant lui et je remplirais ma bouche de mes plaintes : Afin que je susse ce qu’il me répondrait, et que je comprisse ce qu’il pourrait me dire. Je ne voudrais point qu’il me combattît de toute sa force, ni qu’il m’accablât par le poids de sa grandeur. Je souhaiterais qu’il ne proposât contre moi que l’équité et la justice, et j’espérerais gagner ma cause devant un tel juge. Mais que ferai-je ? Si je vais en Orient, il ne paraît point ; si je vais en Occident, je ne l’aperçois point. Si je me tourne à gauche, je ne puis l’atteindre ; si je me tourne à droite, je ne le verrai point. Mais il connaît lui-même ma voie et il m’éprouve comme l’or qui passe par le feu. Mon pied a suivi ses traces, j’ai été fidèle à garder sa voie, et je ne m’en suis point détourné, Je ne me suis point écarté des commandements qui sont sortis de ses lèvres, et j’ai caché dans mon sein les paroles de sa bouche. Car il est seul, et nul ne peut empêcher ses desseins, et il fait absolument tout ce qu’il lui plaît. Quand il aura accompli sur moi sa volonté, il lui reste encore beaucoup d’autres moyens semblables. C’est pourquoi je suis troublé en sa présence, et lorsque je le considère, je suis agité de crainte. Dieu a amolli mon cœur, et le Tout-Puissant m’a épouvanté. Car je ne me suis point perdu en l’oubliant au milieu des ténèbres qui m’environnent, et l’obscurité où je suis n’a point mis un voile sur mon visage.
{{t3|CHAPITRE XXIV|fs=120%}}
Les temps n’ont point été cachés par le Tout-Puissant ; mais ceux qui le connaissent ne connaissent point ses jours. Il y en a qui passent au delà des limites de leurs terres, qui ravissent les troupeaux, et les mènent dans leurs pâturages. Ils saisissent l’âne des pupilles, et ils amènent pour gage le bœuf de la veuve. Ils renvoient les hommes tout nus, et ils ôtent les habits à ceux qui n’ont pas de quoi se couvrir pendant le froid, qui sont percés par les pluies des montagnes, et qui n’ayant pas d’abri, se réfugient dans les cavernes. Ils ravissent le bien des pauvres par violence. Ils moissonnent le champ qui n’est point à eux, et ils vendangent la vigne de ceux qu’ils ont opprimés par violence. Ils laissent les pauvres sans vêtements, et ils leur arrachent les épis. Ils se reposent au milieu des tas de fruits de ceux qui après avoir foulé le vin dans leurs pressoirs sont dans la soif. Ils font soupirer les hommes dans les villes ; les âmes blessées poussent leurs cris au ciel, et Dieu ne laissera pas que son ennemi échappe à sa vengeance. Ils ont été rebelles à la lumière ; ils n’ont point connu les voies de Dieu, et ils ne sont point revenus par ses sentiers. Le meurtrier se lève dès le matin, il tue le faible et le pauvre, et il dérobe pendant la nuit comme un larron. L’œil de l’adultère épie l’obscurité de la nuit ; il dit : personne ne me verra ; et il se couvre le visage. Il perce les maisons dans les ténèbres, à l’heure qu’ils s’étaient donnée pendant le jour, et ils n’ont point connu la lumière. Si l’aurore paraît tout d’un coup, ils croient que c’est l’ombre de la mort, et ils marchent dans les ténèbres comme dans le jour. Il est plus léger que la surface de l’eau ; mais qu’il soit maudit sur la terre, et qu’il ne marche point dans le chemin de la vigne. Qu’il passe des eaux froides de la neige à une chaleur excessive, et que son péché le conduise jusqu’aux enfers. Que la miséricorde le mette en oubli, que les vers soient sa douleur et ses délices ; qu’on ne se souvienne point de lui, mais qu’il soit arraché comme un arbre qui ne porte point de fruit. Car il a nourri celle qui était stérile et qui n’enfantait point, et il n’a point fait de bien à la veuve. Il a fait tomber les plus forts par sa puissance, et lorsqu’il sera le plus ferme, il ne croit pas pouvoir demeurer ferme en sa vie. Dieu lui a donné du temps pour faire pénitence, et il en abuse pour devenir encore plus superbe ; mais les yeux de Dieu sont sur ses voies. Ces personnes s’élèvent pour un moment ; et après cela ils ne subsistent plus ; ils seront humiliés comme toutes choses, ils seront emportés comme un songe et retranchés comme le haut des épis. Si cela n’est ainsi, qui pourra me convaincre de mensonge dans ce que je dis, et accuser mes paroles devant Dieu ?
{{t3|CHAPITRE XXV|fs=120%}}
Baldad de Suth parla ensuite en ces termes : Dieu est puissant et redoutable ; c’est lui qui a fait régner la paix dans ses hauts lieux. Peut-on compter le nombre de ses soldats ? et sur qui sa lumière ne se lève-t-elle point ? L’homme comparé avec Dieu peut-il être justifié ? et celui qui est né d’une femme paraîtra-t-il pur devant lui ? La lune même ne brille point, et les étoiles ne sont pas pures devant ses yeux ; combien moins le sera l’homme qui n’est que pourriture et le fils de l’homme qui n’est qu’un ver !
{{t3|CHAPITRE XXVI|fs=120%}}
Alors Job répondit à Baldad, et lui dit : Quel est celui que vous voulez assister ? Est-ce un homme faible ? Et soutenez-vous quelqu’un qui n’ait pas le bras assez fort ? A qui donnez-vous conseil ? Est-ce à celui qui n’a pas assez de sagesse ? et voulez-vous ainsi signaler votre prudence ? Qui entreprennez-vous d’enseigner ? N’est-ce pas celui qui a créé votre souffle ? Les géants mêmes et ceux qui habitent avec eux, gémissent devant lui sous les eaux. L’enfer est nu devant ses yeux, et l’abîme n’a point de voile pour se couvrir devant lui. C’est lui qui fait reposer le pôle du septentrion sur le vide, et qui suspend la terre sur le néant. C’est lui qui lie les eaux dans les nuées, afin qu’elles ne se répandent pas toutes à la fois sur la terre ; qui empêche que son trône ne paraisse à découvert, et qui répand au-devant de lui les nuages qu’il a formés : Qui a renfermé les eaux dans leurs bornes, pour y demeurer tant que dureront la lumière et les ténèbres. Les colonnes du ciel tremblent devant lui, et elles sont saisies de frayeur à sa présence. Sa puissance a rassemblé les mers en un instant, et sa sagesse a dompté l’orgueil de cet élément. Son esprit a orné les cieux, et l’adresse de sa main puissante a fait paraître le serpent plein de replis. Ce que nous venons de dire n’est qu’une petite partie de ses œuvres, et nous n’avons entendu qu’un faible murmure de ses paroles ; mais qui pourra soutenir l’éclat du tonnerre de sa grandeur ?
{{t3|CHAPITRE XXVII|fs=120%}}
Job prenant encore la parole, et usant du même discours figuré, continua en ces termes : Je prends à témoin le Dieu vivant qui m’a ôté tout moyen de justifier mon innocence, et le Tout-Puissant qui a rempli mon âme d’amertume ; que tant que j’aurai un souffle de vie, et que Dieu me laissera la respiration, mes lèvres ne prononceront rien d’injuste, et ma langue ne dira point de mensonge. Dieu me garde de vous croire équitables ; tant que je vivrai, je ne me désisterai point de la défense de mon innocence. Je n’abandonnerai point la justification que j’ai commencé de faire de ma conduite : car mon cœur ne me reproche rien dans toute ma vie. Que celui qui se déclare mon ennemi, passe lui-même pour un impie, et que celui qui me combat, soit regardé comme un injuste. Car quelle est l’espérance de l’hypocrite, s’il ravit le bien d’autrui par son avarice, et que Dieu ne délivre point son âme ? Dieu entendra-t-il ses cris, lorsque l’affliction viendra fondre sur lui ? ou pourra-t-il trouver sa joie dans le Tout-Puissant, et invoquer Dieu en tout temps ? Je vous enseignerai avec le secours de Dieu ; je ne vous cacherai point ce qui est enfermé dans le Tout-Puissant. Mais vous le savez déjà tous ; et pourquoi donc vous répandez-vous inutilement en de vains discours ? Voici le partage de l’homme impie devant Dieu, et l’héritage que le Tout-Puissant réserve pour les violents. Quand ses enfants seraient en grand nombre, ils passeront tous au fil de l’épée, et ses petits-enfants ne seront point rassasiés de pain. Ceux qui resteront de sa race seront ensevelis dans leurs ruines, et ses veuves ne le pleureront point. S’il fait un monceau d’argent comme de terre, s’il amasse des habits comme il ferait de la boue ; il est vrai qu’il les préparera ; mais le juste s’en revêtira, et l’innocent partagera son argent. Il s’est bâti, comme le ver, une maison ; il s’est fait une cabane comme le gardien d’une vigne. Lorsque le riche s’endormira en mourant, il n’emportera rien avec lui ; il ouvrira les yeux, et il ne trouvera rien. Il sera surpris de la pauvreté comme d’une inondation d’eaux, et il sera accablé de la tempête au milieu d’une nuit profonde. Un vent brûlant le saisira et l’emportera, et l’enlèvera de sa place comme un tourbillon. Dieu enverra sur lui plaie sur plaie, et ne l’épargnera point ; il fera tout son possible pour s’enfuir de ses mains. Celui qui le verra, dira : Il frappera ses mains sur lui, et l’arrachera de sa place.
{{t3|CHAPITRE XXVIII|fs=120%}}
L’argent a un principe et une source de ses veines, et l’or a un lieu où il se forme. Le fer se tire de la terre ; et la pierre étant fondue par la chaleur, se change en airain. Il a mis un terme aux ténèbres ; il considère lui-même la fin de toutes choses, et la pierre même ensevelie dans l’obscurité et dans l’ombre de la mort. Le torrent divise d’avec le peuple voyageur et étranger ceux que le pied de l’homme pauvre a oubliés et qui sont hors de la voie. La terre d’où le pain naissait comme de son lieu, a été renversée par le feu. Le saphir se trouve dans ses pierres, et ses mottes sont de l’or. L’oiseau a ignoré la route pour y aller, et l’œil du vautour ne l’a point vue. Les enfants des traficants n’y ont point marché, et la lionne n’y a point passé. L’homme a étendu sa main contre les rochers, et il a renversé les montagnes jusque dans leurs racines. Il a ouvert les pierres pour en faire sortir les ruisseaux, et son œil a vu tout ce qu’il y a de rare et de précieux. Il a pénétré jusqu’au fond des fleuves, et il a produit au jour les choses les plus secrètes. Mais où trouvera-t-on la sagesse ? et quel est le lieu de l’intelligence ? L’homme n’en connaît point le prix, et elle ne se trouve point en la terre de ceux qui vivent selon le siècle. L’abîme dit : Elle n’est point avec moi ; et la mer : Elle n’est point avec moi. On ne la donnera point pour l’or le plus pur, elle ne s’achète point au poids de l’argent. On ne la mettra point en comparaison avec les marchandises des Indes, ni avec le saphir le plus précieux. On ne lui égalera ni l’or ni le cristal, et on ne la donnera point en échange pour des vases d’or. Ce qu’il y a de plus grand et de plus élevé ne sera pas seulement nommé auprès d’elle. D’où donc vient la sagesse, et où est le lieu de l’intelligence ? Elle est cachée aux yeux de tous les vivants ; elle est inconnue aux oiseaux mêmes du ciel. La perdition et la mort ont dit : Nous avons ouï parler d’elle. C’est Dieu qui comprend quelle est sa voie ; c’est lui qui connaît le lieu où elle habite. Car il voit le monde d’une extrémité à l’autre, et il considère tout ce qui se passe sous le ciel. C’est lui qui a donné du poids aux vents ; et c’est lui qui a pesé et mesuré l’eau. Lorsqu’il prescrivait une loi aux pluies, lorsqu’il marquait un chemin aux foudres et aux tempêtes, c’est alors qu’il l’a vue, qu’il l’a découverte, qu’il l’a préparée, et qu’il en a sondé la profondeur. Et il a dit à l’homme : La parfaite sagesse est de craindre le Seigneur, et la vraie intelligence est de se retirer du mal.
{{t3|CHAPITRE XXIX|fs=120%}}
Job, reprenant encore son allégorie, continua son discours et dit : Qui m’accordera d’être encore comme j’ai été autrefois, dans ces jours heureux où Dieu prenait lui-même soin de me garder ; lorsque sa lampe luisait sur ma tête, et que dans les ténèbres je marchais à la lueur de sa lumière ; comme j’étais aux jours de ma jeunesse, lorsque Dieu habitait spirituellement en mon cœur, loin du tumulte des vices. Quand je jouissais de la présence de Dieu. Quand le Tout-Puissant était en moi, et toute ma famille autour de moi ; lorsque je lavais mes pieds dans le beurre, et que la pierre répandait de ses largesses ; lorsque les juges siégeaient à la porte de la ville pour juger ceux qui y entraient. Quand c’était le temps d’examiner diverses affaires, et que l’on me préparait un siège élevé dans la place publique ; les jeunes gens me voyant se retiraient par respect, et les vieillards se levant se tenaient debout. Les princes cessaient de parler, et ils mettaient le doigt sur leur bouche. Les grands s’imposaient silence, et leur langue demeurait comme attachée à leur palais. L’oreille qui m’écoutait me publiait bienheureux, et l’œil qui me voyait me rendait témoignage, en publiant que j’avais délivré l’indigent opprimé, qui dénonçait par ses cris la violence dont il était victime. Je délivrais des mains du méchant l’orphelin privé du secours de toute défense. Il était béni parmi les veuves, les orphelins et les enfants, tous ceux qui sont petits et affligés, parce qu’il ne méprisa jamais aucun de ces humbles. Je me suis revêtu de la justice et de l’équité que j’ai gardées dans mes jugements, m’a servi comme d’un vêtement royal et d’un diadème. J’ai été l’œil de l’aveugle et le pied du boiteux. J’étais le père des pauvres, et je m’instruisais avec un extrême soin des affaires que je ne savais pas. Je brisais les mâchoires de l’injuste, et je lui arrachais la proie d’entre les dents. Je disais : Je mourrai dans le petit nid que je me suis fait, et je désire que mes jours soient heureux dans la résurrection. Je suis comme un arbre dont la racine s’étend le long des eaux, et la rosée se reposera sur mes branches. Ma gloire se renouvellera de jour en jour, et mon arc se fortifiera dans ma main. Ceux qui m’écoutaient, attendaient que j’eusse parlé, et ils recevaient mon avis avec un silence plein de respect. Ils n’osaient rien ajouter à mes paroles, et elles tombaient sur eux comme les gouttes de la rosée. Ils me souhaitaient comme la campagne sèche attend l’eau du ciel, et leur bouche s’ouvrait pour m’entendre, comme la terre s’ouvre aux pluies de l’arrière-saison. Si je riais quelque fois avec eux, ils ne pouvaient pas le croire, et la lumière de mon visage ne tombait point à terre. Si je voulais aller parmi eux, je prenais ma place au-dessus de tous ; et lorsque j’étais assis comme un roi au milieu des gardes qui m’environnaient, je ne laissais pas d’être le consolateur des affligés.
{{t3|CHAPITRE XXX|fs=120%}}
Mais maintenant je suis méprisé par des personnes plus jeunes que moi, dont je n’aurais pas daigné autrefois mettre les pères avec les chiens de mon troupeau ; dont la force et le travail des mains étaient moins que rien à mon égard, et qui étaient même regardés comme indignes de la vie ; des gens tout secs de faim et de pauvreté, qui allaient chercher ce qu’ils pourraient ronger dans un désert ; dont l’affliction et la misère avaient défiguré le visage ; qui mangeaient l’herbe et les écorces des arbres, et qui se nourrissaient de racines de genévrier ; qui allaient ravir ces choses dans le fond des vallées ; et qui en ayant trouvé quelqu’une, y accouraient avec de grands cris ; qui trouvaient même leur joie dans cet état, qui habitaient dans les creux des torrents, dans les cavernes de la terre, ou dans les rochers. Ces hommes dont les pères sont insensés et vils, qui sont le mépris et le rebut de la terre, sont ceux qui m’insultent. Je suis devenu le sujet de leurs chansons, je suis l’objet de leurs railleries. Ils m’ont en horreur, et ils fuient loin de moi ; ils ne craignent pas de me cracher au visage. Car Dieu a ouvert son carquois pour me percer de douleur, et il a mis un frein à ma bouche. Aussitôt que j’ai commencé à paraître, mes maux se sont élevés à ma droite ; ils ont renversé mes pieds, et me surprenant ils m’ont dressé des pièges ; ils ont eu sur moi l’avantage, et il ne s’est trouvé personne pour me secourir. Ils se sont jetés sur moi, comme par la brèche d’une muraille et par une porte ouverte, et ils sont venus m’accabler dans ma misère. J’ai été réduit dans le néant ; vous avez emporté comme un tourbillon ce qui m’était le plus cher, et ma vie a passé en un moment comme un nuage. Mon âme est maintenant toute languissante en moi-même, et je suis tout pénétré des maux qui m’accablent. Mes douleurs pendant la nuit transpercent mes os, et les vers qui me dévorent ne dorment point. Leur multitude consume mon vêtement, ils m’environnent et me serrent comme le haut d’une tunique. Je suis devenu comme de la boue, je suis semblable à la poussière et à la cendre. Je crie vers vous, ô mon Dieu, et vous ne m’écoutez point ; je me présente à vous, et vous ne me regardez pas. Vous êtes changé et devenu cruel envers moi, et vous employez la dureté de votre main pour me combattre. Vous m’avez élevé, et m’ayant comme suspendu en l’air, vous m’avez laissé tomber et brisé entièrement. Je sais que vous me livrerez à la mort, où est marquée la maison de tous ceux qui vivent. Mais vous n’étendez pas néanmoins votre main pour les consumer entièrement ; car lorsqu’ils sont abattus, vous les sauvez. Je pleurais autrefois sur celui qui était affligé, et mon âme était compatissante envers le pauvre. J’attendais les biens, et les maux sont venus fondre sur moi ; j’espérais la lumière, et les ténèbres m’ont enveloppé ; Un feu brûle dans mes entrailles sans me donner aucun repos ; et les jours de l’affliction m’ont prévenu. Je marchais tout triste, mais sans me laisser aller à l’emportement ; je me levais tout d’un coup, et je faisais retentir ma voix au milieu du peuple. J’ai été le frère des dragons, et le compagnon des autruches. Ma peau est devenue toute noire sur ma chair, et mes os se sont desséchés par l’ardeur qui me consume. Ma harpe s’est changée en de tristes plaintes, et mes instruments de musique en des voix lugubres.
{{t3|CHAPITRE XXXI|fs=120%}}
J’ai fait un accord avec mes yeux, pour ne pas penser seulement à une vierge. Car autrement quelle union Dieu aurait-il pu avoir avec moi ? Et quelle part le Tout-Puissant me donnerait-il à son céleste héritage ? Dieu ne connaît-il pas celui qui commet l’injustice ? Ne considère-t-il pas mes voies ? et ne compte-t-il pas toutes mes démarches ? Si j’ai marché dans la vanité et le mensonge, et si mes pieds se sont hâtés pour tendre des pièges aux autres, que Dieu pèse mes actions dans une juste balance, et qu’il connaisse la simplicité de mes œuvres. Mon cœur a repoussé la concupiscence que lui offraient mes yeux. Si mes pas se sont détournés de la voie, si mon cœur a suivi l’attrait de mes yeux, et si quelque souillure s’est attachée à mes mains, que je sème et qu’un autre mange ce que j’aurai semé, que ma race soit retranchée de la terre jusqu’à sa racine. Si l’agrément d’une femme a séduit mon cœur, et si j’ai dressé des embûches à la porte de mon ami, que ma femme soit déshonorée par une autre, et qu’elle soit exposée à une prostitution honteuse. Car l’adultère est un crime énorme et une très-grande iniquité. C’est un feu d’une passion contagieuse qui consume tous les biens, et qui extermine jusqu’aux moindres rejetons ; si j’ai dédaigné d’entrer en jugement avec mon serviteur et avec ma servante ; lorsqu’ils disputaient contre moi, Car que ferai-je quand Dieu se lèvera pour me juger, et lorsqu’il me demandera compte de ma vie, que lui répondrai-je ? Celui qui m’a créé dans le sein de ma mère, n’a-t-il pas aussi créé celui qui me sert ? et n’est-ce pas le même Dieu qui nous a formés tous deux ? Si j’ai refusé aux pauvres ce qu’ils voulaient, et si j’ai fait attendre en vain les yeux de la veuve, si j’ai mangé seul mon pain, et si l’orphelin n’en a pas mangé aussi, car la compassion a grandi avec moi dès mon enfance, et elle est sortie avec moi du sein de ma mère ; si j’ai négligé de secourir le passant qui n’ayant point d’habit mourait de froid, et le pauvre qui était sans vêtement ; si les membres de son corps ne m’ont pas béni, lorsqu’ils ont été réchauffés par les toisons de mes brebis, si j’ai levé la main sur le pupille, lors même que je me voyais le plus fort dans l’assemblée des juges ; que mon épaule tombe étant désunie de sa jointure, et que mon bras se brise avec tous ses os. Car j’ai toujours craint Dieu comme des flots suspendus au-dessus de moi, et je n’ai pu en supporter le poids. Si j’ai cru que l’or était ma force, et si j’ai dit à l’or le plus pur : Vous êtes ma confiance, si j’ai mis ma joie dans mes grandes richesses, et si j’ai regardé le soleil dans son plus grand éclat, et la lune lorsqu’elle était le plus claire ; si mon cœur a ressenti une secrète joie, et si j’ai porté ma main à ma bouche pour la baiser, ce qui est le comble de l’iniquité, et un renoncement du Dieu Très-Haut ; si je me suis réjoui de la ruine de celui qui me haïssait, si j’ai été ravi de ce qu’il était tombé dans quelque mal, car je n’ai point abandonné ma langue au péché pour faire des imprécations contre celui qui ne m’aimait pas ; si les gens de ma maison n’ont pas dit : Qui nous donnera de sa chair, afin que nous en soyons rassasiés ? L’étranger n’est point demeuré dehors, ma porte a toujours été ouverte au voyageur. Si j’ai tenu mon péché secret, comme les hommes font d’ordinaire, et si j’ai caché mon iniquité dans mon sein ; si la grande multitude m’a épouvanté, ou si j’ai été effrayé par le mépris de mes proches ; si je ne suis pas au contraire demeuré dans le silence, sans sortir de la porte de ma maison. Qui me donnera une personne qui m’entende, afin que le Tout-Puissant écoute ce que je désire lui représenter, et que celui qui juge écrive tout lui-même sur un livre ? afin que je porte ce livre sur mon épaule, et que je le mette autour de ma tête, comme une couronne. A chaque pas que je ferai j’en prononcerai les paroles ; et je le présenterai comme à mon prince. Si la terre que je possède crie contre moi, et si ses sillons pleurent avec elle ; si j’en ai mangé les fruits sans donner d’argent, et si j’ai affligé le cœur de ceux qui l’ont cultivée, qu’elle produise pour moi des ronces au lieu de froment, et des épines au lieu d’or. Ainsi finit le discours de Job.
{{t3|CHAPITRE XXXII|fs=120%}}
Après cela les trois amis de Job cessèrent de lui répondre, voyant qu’il continuait à se croire juste. Et alors Éliu fils de Barachel de Buz de la famille de Ram entra dans une grande colère et se fâcha contre Job, de ce qu’il assurait qu’il était juste devant Dieu. Il s’irrita aussi contre ses amis, de ce qu’ils n’avaient su trouver de raisonnable pour répondre à Job, mais qu’ils s’étaient contentés de le condamner. Éliu attendit donc que Job eût cessé de parler, parce qu’il était moins âgé que ceux qui lui avaient répondu. Mais voyant qu’ils n’avaient pu tous trois répondre à Job, il fut transporté de colère. Et voici la manière dont Éliu fils de Barachel de la race de Buz leur parla : Je suis le plus jeune et vous êtes plus vieux que moi ; c’est pourquoi je suis demeuré la tête baissée, sans oser seulement dire mon avis. Car je m’attendais qu’un âge si avancé vous donnerait des paroles, et que le grand nombre de vos années vous instruirait de la sagesse. Mais, à ce que je vois, quoique l’esprit soit dans tous les hommes, c’est l’inspiration du Tout-Puissant qui donne l’intelligence. Ce ne sont pas toujours ceux qui ont vécu longtemps qui sont les plus sages, et la lumière de la justice n’est pas toujours le partage de la vieillesse. C’est pourquoi je vous dirai : Ecoutez-moi, et je vous ferai voir quelle est ma sagesse. J’ai attendu que vous eussiez achevé de parler ; j’ai voulu voir, tant que vous avez disputé contre Job, quelle pouvait être votre sagesse. Je me suis contenté de vous regarder tant que j’ai cru que vous diriez quelque chose ; mais à ce que je vois, nul d’entre vous ne peut convaincre Job, ni répondre à ce qu’il a dit. Ce serait en vain que vous diriez peut-être : Nous avons trouvé le secret de la vraie sagesse ; c’est Dieu qui l’a rejeté, et non l’homme. Ce n’est point à moi que Job a adressé la parole, et ce n’est point à moi qu’il a disputé ; mais je ne l’aborde pas comme vous, avec des médisances et des invectives. Les voilà intimidés, ils n’ont plus rien à répondre, ils se sont eux-mêmes fermé la bouche. Puis donc que j’ai attendu, et qu’ils n’ont point parlé, et qu’ils sont demeurés muets et sans réponse, je parlerai aussi à mon tour, et je ferai voir quelle est ma science. Car je suis plein des choses que j’ai à dire, et mon esprit est comme en travail, voulant enfanter toutes les pensées qu’il a conçues. Mon estomac est comme un vin nouveau qui n’a point d’air, qui rompt les vaisseaux neufs où on le renferme. Je parlerai donc pour respirer un peu, j’ouvrirai mes lèvres et je répondrai. Je n’aurai d’égard pour personne, et je n’égalerai point l’homme à Dieu. Car je ne sais combien de temps je subsisterai sur la terre, et j’ignore si celui qui m’a créé ne m’ôtera point bientôt du monde.
{{t3|CHAPITRE XXXIII|fs=120%}}
Ecoutez donc, Job, mes paroles, et soyez attentif à tous mes discours. J’ai ouvert ma bouche, et ma langue va parler distinctement. Mes discours sortiront de la simplicité de mon cœur, et mes lèvres ne prononceront que la pure vérité. C’est l’esprit de Dieu qui m’a créé, et c’est le souffle du Tout-Puissant qui m’a donné la vie. Répondez-moi, si vous pouvez, et opposez vos raisons aux miennes. Dieu est mon créateur comme il est le vôtre, et j’ai été formé de la même boue. Mais vous ne verrez en moi rien de merveilleux qui vous épouvante, et vous n’y trouverez pas non plus une éloquence qui vous accable. Vous avez dit devant moi, et je vous ai entendu lorsque vous prononciez ces paroles : Je suis pur et sans péché, je suis sans tache et il n’y a point d’iniquité en moi. Car Dieu a cherché des sujets de plainte contre moi, et c’est pourquoi il a cru que j’étais son ennemi. Il a mis mes pieds à la chaîne, il a observé toutes mes démarches. C’est donc en cela même que vous avez montré que vous n’êtes pas juste. Disputez-vous contre lui, parce qu’il ne vous a pas répondu à toutes vos paroles ? Dieu ne parle qu’une fois et il ne répète point ce qu’il a dit, à moins que le changement même de notre vie ne le demande. Pendant les songes, dans les visions de la nuit, lorsque les hommes sont accablés de sommeil, et qu’ils dorment dans leur lit ; c’est alors que Dieu leur ouvre l’oreille, qu’il les avertit et les instruit de ce qu’ils doivent savoir, pour détourner ainsi l’homme du mal qu’il fait, et pour le délivrer de l’orgueil ; pour tirer son âme de la corruption, et pour sauver sa vie de l’épée qui la menace. Il le châtie encore par la douleur qu’il souffre dans son lit, et il fait sécher tous ses os. Dans cet état le pain est en horreur à son âme, et la nourriture qu’il trouvait auparavant délicieuse, devient l’aversion de son âme. Toute sa chair se consume, et ses os qui étaient couverts paraissent à nu. Il se voit près de la corruption, et sa vie est menacée d’une mort prochaine. Si un ange choisi entre mille parle pour lui et qu’il annonce l’équité de l’homme, Dieu aura compassion de lui et il dira à ses ministres : Délivrez-le, afin qu’il ne descende point dans la corruption ; j’ai trouvé lieu de lui faire grâce. Sa chair est consumée par les maux qui sont la peine de ses péchés ; qu’il retourne aux jours de son adolescence, c’est-à-dire, qu’il redevienne sain et sauf. Il verra sa face, parce qu’il éprouvera que son visage lui est propice, et qu’il va lui rendre justice pour ses dignes fruits de pénitence. Il priera Dieu de lui pardonner, et Dieu lui sera favorable, il verra sa face avec un ravissement de joie, et Dieu justifiera de nouveau cet homme. En regardant les autres hommes, il leur dira : J’ai péché, j’ai vraiment offensé Dieu, et je n’en ai point été traité si sévèrement que je le méritais. Il a ainsi délivré son âme afin qu’elle ne tombât point dans la mort, mais qu’en vivant elle jouît de la lumière. Voilà tout ce que Dieu fait à l’égard de chacun des hommes, en les reprenant jusqu’à trois fois, pour rappeler leurs âmes de la corruption, et pour les éclairer de la lumière des vivants. Job, soyez attentif, écoutez-moi, soyez dans le silence pendant que je parle. Si vous avez quelque chose à dire, répondez-moi, parlez ; car je veux bien vous donner lieu de vous justifier. Si vous n’avez rien à répondre, écoutez-moi, demeurez dans le silence, et je vous enseignerai la sagesse.
{{t3|CHAPITRE XXXIV|fs=120%}}
Éliu continuant encore de parler, prononça une sentence, en discutant d’une manière générale contre les impies. Sages, écoutez mes paroles ; savants, soyez attentifs. Car l’oreille juge des discours, comme le palais juge des viandes par le goût. Convenons ensemble de ce qui est selon la justice, et voyons entre nous ce qui doit être regardé comme le meilleur. Car Job a dit : Je suis juste, et Dieu ne me traite pas selon l’équité. Il y a de la fausseté et de l’abus dans le jugement que l’on a porté contre moi ; je suis percé de flèches très-cuisantes sans que j’aie péché. Où trouvera-t-on un homme semblable à Job, qui insulte à Dieu avec une impiété qu’il avale comme l’eau ; qui marche avec ceux qui commettent l’iniquité et qui se joint avec les impies ? Car il a dit : L’homme ne sera point agréable à Dieu, quand même il aurait couru dans sa voie. Vous donc qui avez du sens et qui êtes savants, écoutez-moi. L’impiété est infiniment éloignée de Dieu, et l’injustice, du Tout-Puissant, qui rendra à l’homme selon ses œuvres, et il traitera chacun suivant le mérite de sa vie. Certainement Dieu ne condamne point sans sujet, et le Tout-Puissant ne renverse point la justice. A-t-il donc commis à quelque autre le soin de la terre, et qui est celui qu’il a établi pour gouverner au lieu de lui le monde qu’il a créé ? S’il dirigeait vers soi son cœur, il attirerait à soi dans l’instant le souffle et l’esprit qui l’animent. Toute chair périrait en même temps, et tous les hommes retourneraient en cendres. Si vous avez donc de l’intelligence, écoutez ce que l’on vous dit, et soyez attentifs à mes paroles. Peut-on guérir celui qui n’aime point la justice ? et comment avez-vous la hardiesse de noter d’injustice Dieu, et de condamner avec tant de hardiesse celui qui est souverainement juste ? Lui qui dit à un roi : Vous êtes un apostat ; qui appelle les princes impies, lorsqu’ils le sont ; qui n’a point d’égard à la personne des princes ; qui n’a point eu de considération pour le tyran lorsqu’il disputait contre le pauvre, parce que sa main a fait tous les hommes. Ils mourront tout d’un coup, et au milieu de la nuit, les peuples seront tous remplis de trouble ; ils passeront, et le violent sera emporté sans qu’on voie une main qui le secoure. Car les yeux de Dieu sont sur les voies des hommes, et il considère toutes leurs démarches. Il n’y a point de ténèbres, il n’y a point d’ombre de la mort qui puisse dérober à ses yeux ceux qui commettent l’iniquité. Non, il n’est plus au pouvoir de l’homme de venir en jugement avec Dieu. Il en exterminera une multitude innombrable, et il en établira d’autres en leur place. Car il connaît leurs œuvres, et c’est pour cela qu’il répandra sur eux une nuit obscure, et qu’il les brisera. Il les frappera de plaies comme des impies, à la vue de tout le monde, eux qui ont fait un dessein ferme de se retirer de lui, et qui n’ont pas voulu comprendre toutes ses voies ; en sorte qu’ils ont fait monter jusqu’à lui les cris de l’indigent. Mais s’il donne la paix, qui est-ce qui le condamnera ? S’il cache son visage, qui pourra le contempler dans sa gloire ? C’est lui qui tient en sa puissance et les nations et tous les hommes. Puis donc que j’ai parlé à Dieu, je ne vous empêcherai point de parler aussi. Si je suis tombé dans quelque erreur, enseignez-moi ; si ce que j’ai dit n’est pas selon la justice, je ne dirai rien davantage. Dieu ne vous redemandera-t-il point compte de ce que j’ai pu dire contre la justice, qui vous a déplu ? Car c’est vous qui avez commencé à parler, et non pas moi. Si vous savez quelque chose de meilleur, parlez vous-même. Que des personnes intelligentes me parlent, et qu’un homme sage m’écoute. Mais Job a parlé inconsidérément, et il ne paraît point de sagesse dans ses discours. Mon Père, que la plaie de ce fléau s’appesantisse sur lui sans relâche. Ne cessez point de frapper un homme injuste ; parce qu’il ajoute le blasphème à ses péchés : qu’il soit condamné parmi nous, de peur que son injustice ne nous soit également imputée. Il n’y sera cependant pas contraint de nouveau par nos raisons, si désormais il essaie de provoquer Dieu, après avoir connu par nos assertions qu’il ne peut aucunement entrer en jugement avec Dieu.
{{t3|CHAPITRE XXXV|fs=120%}}
Éliu dit encore ce qui suit : Croyez-vous, Job, avoir eu une pensée raisonnable, en disant : Je suis plus juste que Dieu ? Vous avez dit en lui parlant ; Ce qui est juste ne vous plaît point ; quel avantage en retirerez-vous si je pèche ? Je répondrai donc à vos discours, et à vos amis aussi bien qu’à vous. Levez les yeux au ciel, voyez, et contemplez combien les cieux sont plus hauts que vous. Si vous péchez, en quoi nuirez-vous à Dieu ? et si vos iniquités se multiplient, que ferez-vous contre lui ? Si vous êtes juste, que donnerez-vous à Dieu ? ou que recevra-t-il de votre main ? Votre impiété peut nuire à un homme semblable à vous, et votre justice peut servir à celui qui est comme vous enfant de l’homme. Ils crieront à cause de la multitude des calomniateurs, et ils se répandront en pleurs, à cause de la domination violente des tyrans. Et nul d’eux ne dit : Où est le Dieu qui m’a créé, qui fait que les siens lui chantent pendant la nuit des cantiques d’actions de grâces ? Qui nous instruit plus que les animaux de la terre, et qui nous rend plus intelligents que les oiseaux du ciel ? Ils crieront alors, et il ne les exaucera point à cause de l’orgueil des méchants. Ce ne sera donc point inutilement que Dieu écoutera leurs cris ; et le Tout-Puissant considérera avec attention la cause de chaque personne. Lors même que vous avez dit, de Dieu : Il ne considère point ce qui se passe ; jugez-vous vous-même en sa présence et l’attendez. Car il n’exerce pas maintenant toute sa fureur, et il ne punit pas les crimes dans sa sévérité. C’est donc en vain que Job ouvre la bouche, et qu’il se répand en beaucoup de paroles sans science.
{{t3|CHAPITRE XXXVI|fs=120%}}
Éliu ajouta encore, et dit : Ecoutez-moi un peu, et je vous découvrirai ce que je pense ; car j’ai encore à parler pour Dieu. Je reprendrai ce que je sais dès le commencement, et je prouverai que mon Créateur est juste. Car il est certain qu’il n’y a point de mensonge dans mes discours, et vous serez convaincu qu’ils renferment une parfaite science. Dieu ne rejette point les puissants, étant puissant lui-même. Mais il ne sauve point les impies, et il fait justice aux pauvres. Il ne retirera point ses yeux du juste, et il établira les rois sur le trône pour toujours, et les conservera dans leur élévation. Si quelques-uns sont dans les chaînes, et resserrés par les liens de la pauvreté, Dieu leur découvrira leurs œuvres et leurs crimes, parce qu’ils ont été violents. Il leur ouvrira aussi l’oreille pour les reprendre, et il leur parlera afin qu’ils reviennent de leur iniquité. S’ils l’écoutent et observent ce qu’il leur dit, ils passeront tous les jours en joie, et leurs années en gloire. Mais s’ils ne l’écoutent point, ils passeront par le tranchant de l’épée, et ils périront dans leur folie. Ceux qui sont dissimulés et doubles de cœur, attirent sur eux la colère de Dieu : ils ne crieront point lorsqu’ils se trouveront dans les chaînes. Leur âme mourra dans la tempête, et leur vie aura le même sort que les efféminés et les exécrables. Dieu tirera le pauvre des maux qui l’accablent, et il lui ouvrira l’oreille au jour de l’affliction. Après qu’il vous aura sauvé de l’abîme étroit et sans fond, il vous mettra au large, et vous vous reposerez à votre table qui sera pleine de biens. Selon ce que vous méritez, vous avez été frappé d’un jugement des plus sévères. Votre cause a été jugée comme celle d’un impie ; mais vous gagnerez votre cause, et l’on vous rendra la justice que vous demandez. Que la colère donc ne vous surmonte point pour vous porter à opprimer l’innocent, et que la multitude des dons ne vous détourne point de la droite voie. Abaissez votre grandeur sans que l’affliction vous y porte ; abaissez encore ceux qui abusent de l’excès de leur puissance. N’allongez point la nuit et le temps du sommeil, afin que les peuples puissent monter jusqu’à vous, au lieu de ces personnes puissantes. Prenez garde de ne vous point laisser aller à l’iniquité du blasphème : car vous avez commencé de la suivre, après que vous êtes tombé dans la misère. Sachez, dit-il, que nul ne peut être injustement frappé par Dieu, qui seul est fort et sage. Qui, si ce n’est l’impie et l’orgueilleux, pense pouvoir comprendre les jugements de Dieu ? Qui est assez téméraire pour oser parler ainsi ? Souvenez-vous que vous ne connaissez point ses ouvrages, dont les hommes ont parlé dans leurs cantiques. Tous les hommes le voient ; mais chacun d’eux ne le regarde que de loin. Certes Dieu est grand : il passe toute notre science, et ses années sont innombrables : lui qui après avoir enlevé jusqu’aux moindres gouttes de la pluie, répand en abondance les eaux du ciel comme des torrents, qui fondent des nues, dont toute la face du ciel est couverte : lui qui étend les nuées quand il lui plaît pour s’en servir comme d’un pavillon ; qui fait éclater du ciel ses foudres et ses éclairs, et couvre la mer même d’une extrémité à l’autre. Il exerce ainsi ses jugements sur les peuples, et distribue la nourriture de sa parole à tous les hommes. Il cache la lumière dans ses mains ; et lui commande ensuite de paraître de nouveau. Il fait connaître à celui qu’il aime, que la lumière est son partage, et qu’il pourra s’élever jusqu’à elle.
{{t3|CHAPITRE XXXVII|fs=120%}}
J’admire combien Dieu est près de ceux qui lui sont fidèles. C’est pour cela que mon cœur est saisi d’effroi, et qu’il sort comme hors de lui-même. Ecoutez avec une profonde attention sa voix terrible, et les sons qui sortent de sa bouche. Parce que la voix des prédicateurs s’est fait entendre dans toute la terre. Dieu tonne par la voix de sa grandeur, et l’on ne peut comprendre ce qu’il dit. Il fait des choses grandes et impénétrables. C’est lui qui commande à la neige de descendre sur la terre, qui fait tomber les pluies ordinaires de l’hiver, et les eaux impétueuses des grands orages ; qui met comme un sceau sur la main de tous les hommes, afin qu’ils reconnaissent leurs œuvres. La bête rentrera dans sa tanière, et elle demeurera dans sa caverne. La tempête sortira des lieux les plus cachés, et le froid des vents d’aquilon. La glace se forme au souffle de Dieu, et les eaux se répandent ensuite en grande abondance. Quand il désire les nuées, et les nuées répandent leur lumière. Elles éclairent de toutes parts sur la face de la terre, partout où elles sont conduites par la volonté de celui qui les gouverne, et selon les ordres qu’elles ont reçus de lui ; soit qu’il veuille que sa miséricorde se répande sur une terre, soit qu’il lui commande de ne la point trouver. Job, écoutez ceci avec attention ; arrêtez-vous, et considérez les merveilles de Dieu. Savez-vous quand Dieu a commandé aux pluies de faire paraître la lumière de ses nuées ? Connaissez-vous les grandes routes des nuées, et la parfaite science de celui qui les conduit ? Vos vêtements ne sont-ils pas échauffés lorsque le vent du sud souffle sur la terre ? Vous avez peut-être formé avec lui les cieux, qui sont aussi solides que s’ils étaient d’airain. Apprenez-nous ce que nous pourrons lui dire, car pour nous autres nous sommes enveloppés de ténèbres. Qui pourra lui rendre raison des choses que je viens de dire ? Si quelque homme entreprenait d’en parler, il serait comme absorbé par la grandeur du sujet. Mais, maintenant ils ne voient point la lumière ; l’air s’épaissit tout d’un coup en nuées ; et un vent qui passe les dispersera. L’or vient du côté de l’aquilon, et la louange que l’on donne à Dieu, doit être accompagnée de tremblement. Nous ne pouvons le comprendre d’une manière digne de lui, il est grand par sa puissance, par son jugement et par sa justice ; et il est véritablement ineffable. C’est pourquoi les hommes le craignent, et nul de ceux qui se croient sages, n’osera envisager sa grandeur.
{{t3|CHAPITRE XXXVIII|fs=120%}}
Alors le Seigneur parla à Job du milieu d’un tourbillon, et lui dit : Qui est celui-là qui enveloppe de grands sens sous des paroles peu réfléchies ? Ceignez vos reins comme un homme ferme ; je vous interrogerai et vous me répondrez. Où étiez-vous quand je jetais les fondements de la terre ? dites-le-moi, si vous avez de l’intelligence. Savez-vous qui en a réglé toutes les mesures, ou qui a tendu sur elle le cordeau ? Savez-vous sur quoi ses bases sont affermies, ou qui en a posé la pierre angulaire ? Où étiez-vous lorsque les astres du matin me louaient tous ensemble, et que tous les enfants de Dieu étaient transportés de joie ? Qui a mis des digues à la mer pour la tenir enfermée, lorsqu’elle se débordait en sortant comme du sein de sa mère ; lorsque pour vêtement je la couvrais d’un nuage, et que je l’enveloppais d’obscurité comme on enveloppe les petits enfants ; lorsque je l’ai resserrée dans les bornes que je lui ai marquées, que j’y ai mis des portes et des barrières, et que je lui ai dit : Vous viendrez jusqu’ici, et vous ne passerez pas plus loin, et vous briserez ici l’orgueil de vos flots ? Est-ce vous qui depuis que vous êtes au monde avez donné des ordres à l’étoile du matin, et qui avez montré à l’aurore le lieu où elle doit paraître ; et qui tenant en votre main les extrémités de la terre, l’avez ébranlée, et en avez comme secoué et rejeté les impies ? La figure empreinte se rétablira comme l’argile et elle demeurera comme un vêtement. La lumière des impies leur sera ôtée ; et leur bras quelque élevé qu’il puisse être, sera brisé. Etes-vous entré jusqu’au fond de la mer ? et avez-vous parcouru les réduits les plus secrets de l’abîme ? Les portes de la mort vous ont-elles été ouvertes ? les avez-vous vues, ces portes noires et ténébreuses ? Avez-vous considéré toute l’étendue de la terre ? déclarez-moi toutes ces choses, si vous en avez la connaissance. Dites-moi quelle est la voie qui conduit où habite la lumière, et quel est le lieu des ténèbres ; afin que vous conduisiez cette lumière et cette nuit chacune en son propre lieu, ayant connu le chemin et les routes de leur demeure. Saviez-vous alors que vous deviez naître ? et connaissiez-vous le nombre de vos jours ? Etes-vous entrés dans les trésors de la neige ? Où avez-vous vu les trésors de la grêle, que j’ai préparés pour le temps de l’ennemi, pour le jour de la guerre et du combat ? Savez-vous par quelle voie la lumière descend du ciel, et la chaleur se répand sur la terre ? Qui a donné cours aux pluies impétueuses, et passage au bruit éclatant du tonnerre, pour faire pleuvoir dans une terre qui est sans hommes, dans un désert où personne ne demeure, pour inonder les champs affreux et inhabités, et pour y produire des herbes vertes ? Qui est le père de la pluie ? et qui a produit la rosée ? Du sein de qui la glace est-elle sortie ? et qui a produit la gelée qui tombe du ciel ? Les eaux se durcissent comme la pierre, et la surface de l’abîme se presse et devient solide. Pourrez-vous joindre ensemble les étoiles brillantes des Pléiades, et détourner l’Ourse de son cours ? Savez-vous l’ordre et les mouvements qu’il exerce sur la terre ? Elèverez-vous votre voix dans les nuées, et les flots impétueux des eaux vous obéiront-ils ? Commanderez-vous aux tonnerres, et partiront-ils dans l’instant ; et vous diront-ils : Nous voici ? Qui a mis la sagesse dans le cœur de l’homme, ou qui a donné l’intelligence au coq ? Qui expliquera la disposition des cieux ? ou qui fera cesser l’harmonie du ciel ? Lorsque la poussière se répandait sur la terre, et que les mottes se formaient et se durcissaient, où étiez-vous ?
{{t3|CHAPITRE XXXIX|fs=120%}}
Savez-vous le temps auquel les chèvres sauvages enfantent dans les rochers ? Où avez-vous observé l’enfantement des biches ? Avez-vous compté les mois qu’elles portent leur fruit, et savez-vous le temps auquel elles se déchargent ? Elles se courbent pour faire sortir leur faon, et elles le mettent au jour en jetant des cris et des hurlements. Leurs petits ensuite se séparent d’elles pour aller chercher leur nourriture, et étant sortis ils ne reviennent plus à elles. Qui a laissé aller libre l’âne sauvage, et qui lui a rompu ses liens ? Je lui ai donné une maison dans la solitude, et des lieux de retraite dans une terre stérile. Il méprise toutes les assemblées des villes, il n’entend point la voix d’un maître dur et impérieux. Il regarde de tous côtés les montagnes où il trouvera ses pâturages, et il cherche partout des herbages verts. Le rhinocéros voudra-t-il bien vous servir et demeurera-t-il à votre étable ? Lierez-vous le rhinocéros aux traits de votre charrue, afin qu’il laboure, et rompra-t-il après vous avec la herse les mottes des vallons ? Avez-vous confiance en sa grande force, et lui laisserez-vous le soin de votre labour ? Croirez-vous qu’il vous rendra ce que vous aurez semé, et qu’il remplira votre aire de blé ? La plume de l’autruche est semblable à celle de la cigogne et des éperviers. Lorsqu’elle abandonne ses œufs sur la terre, est-ce vous qui les échaufferez dans la poussière ? Elle oublie qu’on les foulera peut-être aux pieds ou que les bêtes sauvages les écraseront. Elle est dure et insensible à ses petits, comme s’ils n’étaient point à elle. Elle a rendu son travail inutile sans y être forcée par aucune crainte. Car Dieu en ceci l’a privée de sagesse, et ne lui a point donné l’intelligence. A la première occasion elle court, elle tend ses ailes, elle se moque du cheval et de celui qui est dessus. Est-ce vous qui donnerez au cheval sa force ou qui lui ferez pousser ses hennissements ? Le ferez-vous bondir comme les sauterelles, tandis que le souffle si fier de ses narines répand la terreur ? Il frappe du pied la terre, il s’élance avec audace, il court au-devant des hommes armés. Il ne peut être touché de la peur ; le tranchant des épées ne l’arrête point. Les flèches sifflent autour de lui, le fer des lances et des dards le frappe de toutes parts. Il écume, il frémit, et semble vouloir manger la terre ; il est intrépide au bruit des trompettes. Lorsqu’on sonne la charge, il dit : allons ; il sent de loin l’approche des troupes, il entend de loin la voix des capitaines qui encouragent les soldats, et les cris confus de l’armée. Est-ce par votre sagesse que l’épervier se couvre de plumes étendues, et qu’il déploie ses ailes vers le midi. L’aigle à votre commandement s’élèvera-t-il en haut, et fera-t-il son nid dans les lieux les plus élevés ? Il demeure dans des montagnes escarpées et dans des rochers inaccessibles. Il cherche de là sa proie, et ses yeux perçants découvrent de loin. Ses petits sucent le sang, et en quelque lieu que paraisse un corps mort, il fond dessus.
{{t3|CHAPITRE XL|fs=120%}}
Le Seigneur parla de nouveau à Job, et lui dit : Celui qui dispute contre Dieu, se réduit-il si facilement au silence ? Certainement quiconque reprend Dieu, doit lui répondre. Job répondit au Seigneur : Puisque j’ai parlé avec trop de légèreté, je ne puis rien répondre à Dieu. Je n’ai qu’à mettre ma main sur ma bouche. J’ai dit une chose que je souhaiterais n’avoir point dite ; et une autre encore, et je n’y ajouterai rien davantage. Le Seigneur parlant à Job du milieu d’un tourbillon, lui dit : Ceignez vos reins comme un homme ; je vous interrogerai, répondez-moi. Est-ce que vous prétendez détruire l’équité de mes jugements, et me condamner pour vous justifier ? Avez-vous comme Dieu un bras tout-puissant, et votre voix tonne-t-elle, comme la sienne ? Revêtez-vous d’éclat et de beauté, montez sur un trône élevé, soyez plein de gloire, et parez-vous des vêtements les plus magnifiques. Dissipez les superbes dans votre fureur, et humiliez les insolents par un seul de vos regards. Jetez les yeux sur tous les orgueilleux, et confondez-les. Brisez et foulez aux pieds les impies tous ensemble dans la poussière, ensevelissez leurs visages, et les jetez au fond de la terre ; et alors je confesserai que votre droite a le pouvoir de vous sauver. Considérez Béhémoth que j’ai créé avec vous ; il mangera le foin comme un bœuf. Sa force est dans ses reins, sa vertu est dans le nombril de son ventre. Sa queue se serre et s’élève comme un cèdre ; les nerfs de cette partie qui sert à la conservation de l’espèce sont entrelacés l’un dans l’autre. Ses os sont comme des tuyaux d’airain, ses cartilages sont comme des lames de fer. Il est le commencement des voies de Dieu ; celui qui l’a fait, appliquera son épée contre lui. Les montagnes lui produisent des herbages ; c’est là que toutes les bêtes des champs viennent se jouer. Il dort sous l’ombre dans le secret des roseaux et dans les lieux humides. Ses ombres couvrent l’ombre ; les saules du torrent l’environnent. Il absorbera le fleuve, et il n’en sera point étonné ; il se promet même que le Jourdain viendra couler dans sa gueule. On le prendra par les yeux comme un poisson se prend à l’amorce, et on lui percera les narines avec des pieux.
{{t3|CHAPITRE XLI|fs=120%}}
Pourrez-vous enlever Léviathan avec l’hameçon, et lui lier la langue avec une corde ? Lui mettrez-vous un cercle au nez, et lui percerez-vous la mâchoire avec un anneau ? Le réduirez-vous à vous faire d’instantes prières, et vous dira-t-il des paroles douces ? Fera-t-il un pacte avec vous, et le recevrez-vous comme un esclave éternel ? Vous jouerez-vous de lui comme d’un oiseau, et le lierez-vous pour servir de jouet à vos servantes ? Ferez-vous que vos amis le coupent par pièces, et que ceux qui trafiquent le divisent par morceaux ? Remplirez-vous de sa peau les filets des pêcheurs, et de sa tête le réservoir des poissons ? Mettez la main sur lui : souvenez-vous de la guerre, et ne parlez plus. Il se verra enfin trompé dans ses espérances, et il sera précipité à la vue de tous. Je ne le susciterai point par un effet de cruauté, car qui est-ce qui peut résister à mon visage ? Qui m’a donné le premier, afin que je lui rende ce qui lui est dû ? Tout ce qui est sous le ciel est à moi. Je ne l’épargnerai point, je ne me laisserai point fléchir ni à la force de ses paroles ni à ses prières les plus touchantes. Qui découvrira la superbe de son vêtement, et qui entrera dans le milieu de sa gueule ? Qui ouvrira l’entrée de sa mâchoire ? La terreur habite autour de ses dents. Son corps est semblable à des boucliers d’airain fondu ; il est couvert d’écailles qui se serrent et se pressent. L’une est jointe à l’autre sans que le moindre souffle passe entre les deux. Elles s’attachent ensemble, elles s’entrecroisent sans que jamais elles se séparent. Lorsqu’il éternue, il jette des éclats de feu, et ses yeux étincellent comme la lumière du point du jour. Il sort de sa gueule des lampes qui brûlent comme des torches ardentes. Une fumée se répand de ses narines comme d’un pot qui bout sur un brasier. Son haleine allume des charbons, et la flamme sort du fond de sa gueule. La force est dans son cou, et la famine marche devant lui. Les membres de son corps sont liés les uns avec les autres ; les foudres tomberont sur lui sans qu’elles l’atteignent en un autre lieu. Son cœur s’endurcira comme la pierre, et se resserrera comme l’enclume sur laquelle on bat sans cesse. Lorsqu’il sera élevé, les anges craindront, et dans leur frayeur ils se purifieront. Si l’on veut le percer de l’épée, ni l’épée, ni les dards, ni les cuirasses, ne pourront subsister devant lui. Car il méprisera le fer comme de la paille, et l’airain comme un bois pourri. L’archer le plus adroit ne le mettra point en fuite ; les pierres de la fronde sont pour lui de la paille sèche. Le marteau n’est encore pour lui qu’une paille légère, et il se rit des dards lancés contre lui. Les rayons du soleil seront sous lui, et il marchera sur l’or comme sur la boue. Il fera bouillir le fond de la mer comme l’eau d’un pot, et il la fera paraître comme un vaisseau plein d’onguents qui s’élèvent par l’ardeur du feu. La lumière brillera sur ses traces, il verra que le monde doit toujours demeurer dans le péché. Il est créé pour ne rien craindre. Il ne voit rien que de haut et de sublime, c’est lui qui est le roi de tous les enfants d’orgueil.
{{t3|CHAPITRE XLII|fs=120%}}
Job répondit au Seigneur et lui dit : Je sais que vous pouvez toutes choses, et qu’il n’y a point de pensée qui vous soit cachée. Qui est celui-là qui cache les desseins de Dieu sous des paroles dont il n’a pas l’intelligence ? C’est pourquoi j’avoue que j’ai parlé indiscrètement, et de choses qui surpassaient sans comparaison ma science. Ecoutez-moi, et je parlerai ; je vous interrogerai, et vous m’instruirez. Je vous avais connu par ouï-dire ; mais maintenant mon œil vous voit. C’est pourquoi je me méprise moi-même, et je fais pénitence dans la poussière et dans la cendre. Le Seigneur ayant parlé à Job de cette sorte, dit à Éliphaz de Théman : Ma fureur s’est allumée contre vous et contre vos deux amis, parce que vous n’avez point parlé devant moi dans la droiture de la vérité comme mon serviteur Job. Prenez donc sept taureaux et sept béliers, et allez à mon serviteur Job, et offrez-les pour vous en holocauste. Job mon serviteur priera pour vous ; je lui accorderai sa demande en votre faveur, afin que cette imprudence ne vous soit point imputée ; car vous n’avez point parlé dans la droiture de la vérité comme mon serviteur Job. Éliphaz de Théman, Baldad de Suth et Sophar de Naamath, s’en allèrent donc, et firent ce que le Seigneur leur avait dit ; et le Seigneur écouta Job en leur faveur. Le Seigneur aussi se laissa fléchir à la pénitence de Job, lorsqu’il priait pour ses amis, et il lui rendit au double tout ce qu’il possédait auparavant. Tous ses frères, toute sa parenté, tous ceux de sa race, ses connaissances et les amis qui avaient connu sa puissance royale vinrent le trouver et mangèrent avec lui dans sa maison. Ils remuèrent la tête sur lui, et ils le consolèrent de toutes les afflictions que le Seigneur lui avait envoyées ; ils lui donnèrent chacun une brebis et un pendant d’oreille d’or. Mais le Seigneur bénit Job dans son dernier état plus que dans le premier, et il lui fut donné quatorze mille brebis, six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses. Il eut aussi sept fils et trois filles. Il appela la première Jémima, la seconde Cassia et la troisième Keren-Happouc. Il ne se trouva point dans tout le reste du monde des femmes belles autant que ces filles de Job : et leur père leur donna leur part dans son héritage comme à leurs frères. Job vécut après cela cent quarante ans. Il vit ses fils et les enfants de ses fils jusqu’à la quatrième génération, et il mourut fort âgé et plein de jours.
{{t3|CONCLUSION|fs=120%}}
Gloire à vous Dieu le Père, gloire au Fils unique de Dieu, gloire au Saint-Esprit dans les siècles des siècles : ainsi soit-il.
Le bienheureux Job, en ses paroles et en ses souffrances, a été la figure de Jésus-Christ. Sa femme, au contraire, est l’emblème des hommes charnels qui, placés au dedans de l’Église, scandalisent par leurs mœurs la vie des saints. Les amis de Job représentent les hérétiques. Éliu est l’image des Gentils. Mais en dernier lieu, quand la gentilité est éteinte et détruite, les hérétiques sont envoyés par Dieu au-devant de Jésus-Christ, et sont réconciliés avec Dieu par le médiateur. Dans l’holocauste des sept taureaux et des béliers, l’Écriture indique la pénitence qui satisfait par les prières et les aumônes. Quant à ces mots : « Le Seigneur accueillit Job, » Jean dit de même : « Il est lui-même la propitiation auprès du Père. » [[Bible_Crampon_1923/1 Jean#2-2|''I Jean''. {{xx|2}}, 2]] Par conséquent, la face du Sauveur est accueillie par le Père, en ce sens qu’il nous exauce lui-même et qu’il est exaucé pour nous. « Et le Seigneur ajouta, » et le reste. Cet accroissement est ajouté à notre Seigneur Jésus-Christ, lorsque la multitude des Gentils est ajoutée au peuple juif. « Tous ses frères et sœurs. » Tout le peuple Juif, sa parenté, Jésus-Christ étant né de cette race. On peut aussi entendre la multitude de toutes les nations en général. « Ceux qui l’avaient connu auparavant. » Tous les Saints et les Prophètes qui le voyaient en l’esprit, et qui annonçaient qu’il viendrait dans la chair. « Ils mangèrent avec lui. » Maintenant dans la maison de l’Église du Sauveur, tous les fidèles sont nourris des exhortations des Écritures. « Et ils remuèrent la tête sur lui. » Tous les Saints sont dans l’allégresse parce qu’ils ont été faits participants du banquet spirituel et sacré de Jésus-Christ. « Et ils le consolèrent. » La rédemption du monde par sa propre passion est une grande consolation pour notre Sauveur. Or, il est dit que Dieu le Père a livré son fils aux maux de la passion et à la mort, dans le même sens que l’Apôtre a dit : « Il n’a pas épargné son propre Fils. » [[Bible_Crampon_1923/Romains#8-32|''Rom''. {{xx|8}}, 32]] « Et chacun lui donna une brebis. » Chacun de ceux qui viennent à Jésus-Christ par la foi, lui offrira son innocence et l’obéissance de son esprit. « Le Seigneur bénit Job dans son dernier état plus que dans le premier. » L’Écriture veut dire que le premier état de Jésus-Christ notre Dieu et notre Seigneur fut les temps antérieurs de la loi de Moïse, et montre que son dernier état fut son Évangile ; or, la manifestation de la vérité dans l’Évangile est meilleure que l’ombre des allégories dans l’Ancien Testament. Pour ce qui est de la signification des noms des animaux, je me souviens de l’avoir donnée au début de ce travail. Les sept fils représentent les sept dons de la grâce du Saint-Esprit ; et les trois filles, la Loi, les Prophètes et l’Évangile. Expliquons les noms des trois filles : Jémima ou le jour, c’est la loi de Dieu, qui illumine la nuit de l’ignorance humaine des clartés de la connaissance de la vérité. Cassia, c’est le don de sainte prophétie. Keren-Happouc ou ''Cornus tibia'', s’applique admirablement aux richesses évangéliques. Keren ou Corne marque la dignité de l’Église. De même que le bienheureux Job après ses pertes fut enrichi dans ses fils, de même le Sauveur, après la perte des Juifs infidèles, fut enrichi dans les Gentils. « Il ne se trouva point d’autres femmes belles, » parce que la beauté des âmes des élus surpasse de beaucoup en éclat tout ce qui vit sur la terre. « Et le père leur donna leur part, » et le reste. Les sœurs viennent à l’héritage comme les frères, parce que les faibles sont admis au royaume de Dieu comme les forts. « Il vit ses fils. » La sainte Église voit ses fils quand elle considère la première génération de ses fidèles ; elle voit les fils de ses fils en ce que ces fidèles lui en engendrent d’autres. Elle meurt pleine de jours, parce qu’à travers ces temps passagers, elle opère ce qui ne passe pas, en ce que les fidèles de l’Église et les bonnes œuvres durent éternellement avec Jésus-Christ. Amen.
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==[[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/392]]==
{{t3|AVERTISSEMENT SUR L’EXPOSITION INTERLINÉAIRE DU LIVRE DE JOB|fs=140%}}
Saint Jérôme n’a pas fait de Commentaires sur Job ; peut-être, il est vrai, avait-il projeté sur toute l’Écriture des Questions hébraïques, que plus tard, à l’exception de celles sur la Genèse, changeant son premier avis, il abandonna tout à fait, ou qu’il aima mieux laisser périr dans le secret de ses papiers ; et alors il aurait préparé, pour l’œuvre qu’il devait parfaire dans la suite, quelques fils et quelques trames sur Job. Voilà ce qui est certain, et comme les longues discussions sur ces deux points ne nous sont pas permises, nous donnerons du moins une raison péremptoire. Il n’y a pas un seul mot dans saint Jérôme qui fasse allusion à ces Commentaires ; dans la suite, on ne trouve aucun témoignage de gens qui disent les avoir lus ou vus, excepté celui de Bède ; enfin, il n’en reste pas le moindre fragment qui ait un caractère incontestable d’origine hiéronymienne. Des critiques de grand renom se sont laissé prendre à une faute de copiste introduite dans un passage du saint Docteur sur Amos, {{rom|V}}, qui portait naguère encore : « Dans Job, Nahas est appelé Léviathan ; nous avons décrit tout à fait sa nature et la terreur multiple qu’il inspire dans le livre même. » Mais, en cet endroit, Jérôme, au lieu de « nous avons décrit », a mis « nous apprenons ». Martianay a corrigé cette faute d’après deux manuscrits, et nous-mêmes, d’après plusieurs autres, et des plus anciens : un de Sainte-Croix en Jérusalem écrit vers l’an 700, deux de la collection Palatino-Vaticane et presque de la même époque, et les autres que nous citerons avec éloges à la place voulue, nous apportons une entière certitude à la correction de Martianay. Le sens authentique de ce passage est celui-ci : Dans le livre de Job, c’est-à-dire aux chapitres {{rom|XL}} et {{rom|XLI}}, nous pouvons apprendre tout à fait ce qu’étaient Léviathan et Béhémoth et la terreur considérable qu’ils inspiraient. Quant à saint Jérôme, il n’a publié ni composé aucun Commentaire sur Job.
Dès qu’il en est ainsi, il ne nous reste qu’à rechercher l’auteur des Commentaires qui sont répandus sous le nom de saint Jérôme. Pour cela, il faut remarquer tout d’abord qu’il y a quatre ouvrages de cette espèce, que je crois être des exemplaires d’un même traité, et que l’on regarde en général comme des traités différents. Il convient de montrer en quoi ils se distinguent les uns des autres. Le premier, rangé dans le dernier tome des Œuvres de saint Jérôme parmi les ouvrages supposés, a été tiré de la bibliothèque de Fulda et publié à Bâle en 1527 par Jean Sichard, qui l’attribue, non sans raison, à Philippe, un des meilleurs disciples du saint Docteur, bien qu’on y trouve d’évidentes interpolations de gloses étrangères. Le second, si tant est qu’on doive le différencier du précédent, se trouve, sous le nom d’un Nectorius ou Nectérius, abbé ou évêque, dans le tome {{rom|IV}} de la collection des Œuvres de Bède qui l’a augmenté d’une Préface et même, dans le corps du livre, de quelques passages de son cru. J’appelle le troisième celui de Martianay, et c’est l’Exposition interlinéaire qui suit ; Martianay, qui la tira pour l’éditer d’un manuscrit de Corbie, l’attribue sans la moindre hésitation à ce même disciple de saint Jérôme, que nous citons avec éloge, à Philippe, et cela d’après le témoignage inscrit par le copiste sur le recueil : « Cette Interprétation est extraite de l’Exposition de Philippe. » Le quatrième enfin est le Meibomien, du nom de Marc Meibomius, dans la bibliothèque duquel il était à Utrecht ; Meibomius en vendait des exemplaires comme d’un écrit de la main même de Jérôme, et on le regarda comme tel jusqu’au jour où il en produisit un spécimen en public.
Nous l’avons dit, nous ne voyons pas là des monuments d’auteurs divers, mais des extraits différents tirés d’une même œuvre par des compilateurs, qui, selon leur caprice, ont raccourci ce qui leur semblait trop long, ou amplifié ce qui leur paraissait trop court. Quant aux deux que nous avons nommés les premiers, il suffit de les comparer pour n’avoir aucun doute à cet égard : on n’y retrouve pas seulement les mêmes pensées, mais presque les mêmes mots ; bien plus, du chapitre {{rom|XXX}} jusqu’à la fin, ils se suivent mot à mot, et même les alinéas, comme le fait remarquer Valesius, sont exactement les mêmes. Que si le second offre parfois des développements plus étendus, on doit l’attribuer à la manière de Bède, qui avait coutume d’ajouter du sien aux écrits de ses devanciers ; et Victorius se trompe avec éclat quand il veut rapporter à Bède ce qu’on attribue à Philippe, et à Philippe ce que Bède a interpolé de son cru. Le troisième traité, avec l’annotation seule du copiste, n’y aurait-il pas d’autres preuves, s’annonce comme un extrait des Commentaires de Philippe. J’ai cru reconnaître le même Philippe dans le quatrième traité, bien que le compilateur ait mis tous ses soins à nous cacher cette origine sous un changement superficiel des termes. Haumantius, qui, dans les Actes des Érudits de Leipzig en 1710, en a donné quelques fragments, croit y reconnaître la manière de Raban Maur, et surtout une grande ressemblance de style et de méthode, ce qu’il s’efforce de démontrer par une foule de citations comparées.
==[[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/393]]==
Il avoue d’ailleurs la mince valeur de cet écrit, disant que celui-là rendrait un bien petit service à la République des Lettres, qui en ferait une édition complète, parce qu’il est plein d’interprétations sans érudition ou même ridicules. À son avis, que nous avons suivi, le mieux est de recueillir dans ce fumier tout ce qui peut y avoir été enfoui d’utile, et d’éditer à part ce qui pouvait être choisi de page en page.
Il y a encore deux manuscrits qui réclament la prérogative du nom de saint Jérôme ; ils n’ont aucune différence entre eux, et mon opinion est qu’ils ne sont autres que la compilation de Meibomius. J’appelle l’un l’exemplaire Romain et l’autre l’exemplaire de Dubois, à cause de la bibliothèque Dubois où il fut apporté, il y a dix ans à peine, par le célèbre Bignon, qui l’avait acquis à La Haye dans une vente publique. C’est, à mon sens, pour en faire ressortir la valeur que les licitateurs, dans leur Catalogue, avancent quelques raisons de nature à leur permettre de l’attribuer à saint Jérôme. Ils les ont tirées du contenu même du livre, et quoique je n’aie pu le voir, je trouve dans ces raisons des marques à peu près certaines que cet exemplaire est le même que l’exemplaire de Rome, qu’il m’a été permis d’examiner et de feuilleter à loisir. Je dois donc faire connaître en peu de mots ce manuscrit de Rome, que le gardien de la Bibliothèque Vaticane, l’honorable Asseman, a mis à ma disposition avec la plus parfaite urbanité ; ce sera mettre en lumière les preuves, ou plutôt les artifices qui ont fait la renommée usurpée de ces exemplaires. Ce manuscrit est de forme dite carrée, relié en parchemin, ayant environ 130 feuillets, et selon moi écrit peu d’années avant l’invention de l’imprimerie, ce qui ressort de la conformation élégante des lettres. Au début, il rapporte la première Préface de saint Jérôme sur le livre de Job traduit de l’hébreu, depuis le commencement : « Je suis contraint, pour chaque livre de la divine Écriture, de répondre aux médisances de mes adversaires ; » jusqu’à ces mots : « Que chacun choisisse à son gré, et qu’il me croie épris d’érudition, et non malveillant. » Immédiatement après suit en entier une autre Préface de saint Jérôme sur le même livre de Job de la version des Septante rétabli par lui au moyen de notes critiques et d’astérisques : « Si je tressais un panier de jonc, » jusqu’à la fin : « Persuadé que mes loisirs seront plus utiles aux Églises de Jésus-Christ que les occupations de bien d’autres. » Le compilateur a donc copié mot à mot et transporté dans son travail presque en entier les deux Préfaces authentiques de saint Jérôme sur le livre de Job, sur lesquelles, nous l’avons dit, l’illustre Docteur n’a fait aucun Commentaire, mais qu’il traduisit d’abord du texte hébreu original et qu’il conféra ensuite avec l’exemplaire grec. Il est hors de doute que la même fraude existe dans le manuscrit de Dubois. En effet, ceux qui s’appliquent à prouver qu’il est du saint Docteur disent qu’il rappelle la manière de Jérôme en ce que l’auteur s’y plaint des rivaux qui médisent à la sourdine de son travail, en ce qu’il loue les anciens commentateurs, Aquila, Symmaque et Théodotion, en ce qu’enfin il s’appuie parfois sur l’interprétation hébraïque. Or, voici les expressions mêmes de saint Jérôme : « Je suis contraint, pour chaque livre de l’Écriture, de répondre aux médisances de mes adversaires, qui font un crime à mon interprétation de corriger parfois celle des Septante ; comme si chez les Grecs, avant moi, Aquila, Symmaque et Théodotion n’avaient pas fait du texte hébreu des traductions mot à mot, ou des Commentaires, ou un genre mitoyen de traduction avec commentaires. » Comme, peu après, ce passage était loué par Bède, beaucoup ont été conduits à l’erreur de croire qu’il était extrait du Commentaire de Jérôme ; enfin, comme il est aussi dans le manuscrit de Dubois, il fournit leur maîtresse raison à ceux qui ont l’opinion préconçue de l’origine hiéronymienne de ce traité : « Les Hébreux eux-mêmes, disent-ils, regardent le livre de Job comme ayant un sens détourné et qui échappe, ce que les rhéteurs grecs appellent *figuré* ; il dit une chose, et en contient une autre ; comme si vous vouliez retenir en vos doigts serrés une anguille ou une lamproie, elle glisserait d’autant plus vite que vous la serreriez davantage. » Voilà mot pour mot par quelle explication l’auteur anonyme s’efforce d’en imposer à la bonne foi des lecteurs.
Après cela, le contexte qui suit dans le recueil de Rome est le même que celui du recueil de Meibomius. Viennent ensuite onze titres dont le premier sur la manière d’expliquer adoptée commence ainsi : « Il y a dans ce livre de l’Histoire, de l’Allégorie et de la Morale ; » etc., et le dernier sur l’exposition morale : « Une foule innombrable de pensées, comme des servantes en l’absence de la maîtresse de maison, abandonnent leur œuvre en l’absence de la raison, » etc. Et ce que nous donnons plus loin dans les Extraits. Enfin ce triple Commentaire distingué en trois colonnes commence ainsi :
« Il craignait Dieu. » Salomon : « Celui qui craint Dieu ne néglige rien. » – « Évitant le mal. » Le même Salomon : « Celui qui offense Dieu en une seule chose, perd un grand nombre de biens. » L’Écriture fait connaître les aptitudes de la personne avant de raconter le combat soutenu, afin qu’elle nous paraisse capable de rendre un tel rôle. Il faut que, dans l’homme de bien, la finesse du serpent sauvegarde la simplicité de la colombe, et que la simplicité de la colombe tempère la finesse du serpent.
Sens allégorique. « Job » est la figure de Jésus-Christ souffrant, qui s’est chargé de nos douleurs. « Hus, » conseiller. Il habite la terre de Hus, c’est-à-dire nos cœurs, par les bons conseils qu’il nous donne. D’où le livre de la Sagesse : « Il hait dans le conseil. » – « Simple et juste. » Nous, par la clémence, nous abandonnons la justice,
==[[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/394]]==
et par la justice, la clémence ; l’Homme-Dieu conserve pleinement l’une et l’autre. « Craignant Dieu. » Il fut plein de l’esprit de la crainte du Seigneur. Il s’éloigna aussi du mal, non point parce qu’il en contracta la souillure en le faisant, mais parce que, le trouvant dans le monde, il le réprouva.
Le Commentaire finit en ces termes :
« Pourriez-vous unir entre elles les étoiles brillantes ? » Il est évident que nul homme ne le peut ; mais Job, par cette interrogation, veut montrer qu’il faut humblement chercher un refuge auprès de Celui qui seul le pourrait. « Pourriez-vous réunir les étoiles brillantes Pléiades ou dissiper le cercle de l’Arcture ? Ferez-vous paraître Lucifer à son heure, et se lever Vesper… » Moi, je le puis. Elles sont désignées au pluriel, parce qu’elles sont à la fois voisines et distinctes. L’Écriture désigne tous les Saints, qu’au moment de la lumière de ce monde l’Esprit septiforme illumine de la lumière de la grâce ; depuis l’origine du monde jusqu’à sa fin, envoyés en divers temps, ils sont séparés, mais unis par la disposition d’esprit avec laquelle ils proclament un seul Dieu. « Élèverez-vous dans les nuages ? » etc. Caché dans un nuage il mesure ; c’est-à-dire, les Prophètes et les Prêtres, etc.
Nous donnons des Extraits de tout l’ouvrage après l’Exposition interlinéaire, et ils sont quelque peu plus étendus que ceux de l’édition de Leipzig. Nous avons dit que ces gloses ont toutes été primitivement tirées des Commentaires de Philippe. Quel est le travail qu’on doit de tous points regarder comme la production originale de l’auteur ? La question est difficile. Rapportons quelques fragments de son Œuvre, que nous extrayons de la plus ancienne Chaîne sur la Genèse dans le manuscrit Ambrosien du {{rom|VIIe}} siècle environ, marqué F. n° 60. Ces fragments mettront en garde contre le péril.
« Et Dieu dit : Que la lumière soit. » – PHILIPPE. En cet endroit la parole de Dieu est mise pour l’acte qu’il accomplit. De même quand le Seigneur dit au saint homme Job : « Penses-tu que je t’ai parlé pour un autre motif que de faire éclater ta justice ? » il dit « je t’ai parlé » pour signifier la tribulation au moyen de laquelle il l’éprouva.
« Rien sur la terre n’arrive sans cause, et la douleur ne naît pas du sol. » – Job, {{rom|V}}, 6. Du sol, c’est-à-dire de la nature terrestre entière ne peut naître le mal, puisque rien ne se fait sur la terre sans la justice de Dieu. Cela veut dire qu’aucun mal, appelé ici douleur, n’est naturel, mais que tout mal est un accident de la nature bonne. Il y a aussi un autre mal, celui du châtiment, que Dieu inflige aux hommes pour leur péché. Le péché est assurément un mal, mais il vient du libre arbitre, puisque l’homme pèche volontairement. La rétribution du mal, c’est-à-dire du péché, est aussi un mal, quand Dieu applique des peines aux pécheurs. Par conséquent, il est dit qu’aucun de ces maux accidentels n’arrive sans un jugement de Dieu. Aucun n’est tellement dans la nature de l’homme, qu’on le puisse croire créé par Dieu ; de là ce mot : « La douleur ne naît pas du sol, c’est-à-dire de la nature, mais de la faute. »
« L’homme naît pour travailler et l’oiseau pour voler. » – Job, {{rom|V}}, 7. C’est-à-dire, le travail attend (peut-être, avertit) l’homme, afin qu’il marche corrigé de tous les vices. Il en reçoit un tel éveil, que, semblable à l’oiseau à qui le vol est naturel, c’est par les luttes de la vie présente que l’homme s’envole vers les célestes hauteurs.
« Périsse le jour où je suis né, et la nuit où il fut dit : « Un homme a été conçu. » » – Job, {{rom|III}}, 2. Jérémie a dit également : « Maudit le jour où je suis né. » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#20-14|''Jérém''. {{xx|20}}, 14 ''et sqq.'']]
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Certains prétendent que le temps de la naissance de l’homme, qui est passé, ne peut être maudit. Assurément c’est une malédiction superflue, puisqu’il a eu déjà son cours. Et pourtant ces deux saints, pleins de l’esprit de prophétie, maudissent le jour de la naissance de l’homme, ce qu’ils ne font pas sans tribulation de leur part ; ils sentent en eux-mêmes, avec compassion pour le genre humain, que la sentence de mort a été prononcée par Dieu. Je ne pense donc pas que des Saints aient maudit si rigoureusement le jour qui a été donné à l’homme pour servir. Il y a là une figure qui indique qu’il s’agit du jour uni à sa nuit. En effet, le jour et la nuit peuvent s’entendre du Diable et de la mort. Non que le Diable soit jour et lumière, puisqu’il se tient à l’écart de la vraie lumière ; mais parce qu’il fut autrefois semblable au jour, lorsqu’il habitait avec Dieu l’éternelle lumière, puisqu’il était Lucifer, semblable à l’aurore matinale, et une pierre précieuse éclatante de beauté dans le paradis de Dieu. Ou encore parce que, pour les impies et les pécheurs, qui se réjouissent de la prospérité et de la félicité de ce monde, il paraît semblable au jour. De là l’expression : « Les impies se verront enlever leur lumière. » Et Salomon : « La lumière des impies, dit-il, s’éteindra. » [[Proverbes|''Prov''. {{xx|13}}, 9]] Et encore : « Le péché est la splendeur des impies, » parole qu’on peut appliquer au Diable, puisqu’il est l’instigateur du péché.
« Et il forma l’homme. » On voit la différence entre faire et façonner. Ce que Dieu fit à son image, c’est-à-dire l’âme, il le fit, et ce qu’il façonna, c’est le corps, avec de la terre qu’il rendit vivante en lui insufflant l’âme, qu’il fit. L’image de Dieu se rapporte à l’immortalité ; la ressemblance de Dieu, à la puissance et à l’opération, afin que la nature humaine possédât l’image de l’immortalité divine et la ressemblance de sa puissance sur tout ce qu’il avait créé, en sorte que l’homme pût imiter Dieu par ses bonnes œuvres.
« Dieu parle une fois, et ne répète pas une seconde la même chose. » Dès le commencement du monde, et toujours dans la suite, Dieu a parlé aux hommes, et néanmoins il ne parle qu’une fois. S’il est dit que le Seigneur parle fréquemment, c’est pour indiquer ou que sa loi est multiple, ou que ses prophéties et ses ordres sont divers. Quand il est dit qu’il ne parle qu’une fois, c’est pour montrer que ses desseins sont stables et définis. En effet par Dieu qui parle on doit entendre Dieu qui agit. Comme lorsque le Seigneur adresse ces mots au saint homme Job : « Penses-tu que je t’ai parlé pour un autre motif que pour faire éclater ta justice ? » il veut signifier qu’il lui a parlé au moyen de la tribulation par laquelle il l’éprouva. Ainsi pour Dieu, l’acte qu’il fait est une parole. C’est le sens de la phrase d’Éliu : « Dieu parle une fois, et ne répète pas une seconde fois la même chose. » C’est-à-dire, il ne change pas ce qu’il doit dire ; à moins que le changement de notre vie ne l’exige.
« Tous les hommes le voient, chacun le regarde de loin. » Par un effet de la bonté de la nature divine, la notion du Créateur est inhérente aux cœurs des hommes ; serait-on dépravé et froid, au point de s’appliquer à se rendre étranger au Créateur, nul ne peut échapper à sa chaleur, et tout homme, par conséquent, quoique de loin, sent et comprend Dieu. Seulement, la perception n’est différente que lorsqu’il sent que le Seigneur n’est pas un corps créé par l’Esprit ; c’est de cette manière qu’on ne peut nommer que Dieu est aperçu par l’œil de l’esprit, tandis que dans l’impression du cœur l’homme voit et comprend à la fois que Dieu est au-dessus de lui.
Si l’on compare avec soin ces fragments au Commentaire que nous avons attribué à Philippe, on ne trouvera de différence que celle qui provient de la manière du compilateur. Les interprétations diverses de l’écrit de Philippe, que nous avons parcourues jusqu’ici, montrent que le Commentaire primitif lui-même n’est pas exempt d’augmentations ou de fautes dues à des mains étrangères, si bien qu’on ne peut affirmer qu’il ait gardé sa pureté originelle.
{{t2|EXPOSITION
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INTERLINÉAIRE DU LIVRE DE JOB|fs=140%}}
{{t3|CHAPITRE PREMIER|fs=120%}}
Job est appelé homme fort à cause de la force d’âme avec laquelle il surmontait les tentations. Chus et Bus étaient fils de Nachor, frère d’Abraham. La terre de Chus, qu’on interprète par « médiatrice », est le signe précurseur de l’incarnation dans le sein de Marie.
Il y avait, au pays de Hus, un homme fort ainsi appelé Job ; et cet homme avait le cœur simple et droit : il craignait Dieu et s’éloignait des méchants. Job eut sept fils et trois filles. Il possédait sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs, cinq cents ânesses, un grand nombre d’esclaves ; de sorte qu’il était devenu puissant entre tous les Orientaux. Et ses fils allaient et venaient, chacun à leur tour ; et ils invitaient par des messagers leurs trois sœurs à venir manger et boire avec eux. Lorsque le cercle des jours de festin était achevé, Job leur envoyait un messager pour les rappeler à la sainteté, et lui-même, se levant au point du jour, offrait des sacrifices pour chacun d’eux. Il disait en
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effet : Peut-être que mes enfants auront commis quelque péché contre Dieu ; je veux du moins qu’ils le bénissent en leurs cœurs. Ainsi faisait Job tous les jours. Or un jour, comme les Anges (Vulg. les Fils) de Dieu étaient venus se ranger en présence du Seigneur, Satan aussi se glissa au milieu d’eux. Le Seigneur lui dit : D’où viens-tu ? Et Satan répondit : J’ai fait le tour de la terre, et je l’ai parcourue en tous sens. Et le Seigneur lui dit : N’as-tu pas remarqué que mon fils Job n’a pas son pareil sur la terre, homme simple et droit, craignant Dieu, et s’éloignant du mal ? Et Satan répondit : Est-ce sans profit que Job craint Dieu ? N’avez-vous point été comme un rempart autour de lui, autour de sa maison et de tout ce qu’il possède, bénissant les œuvres de ses mains, et donnant l’accroissement à ses biens ici-bas ? Mais étendez un peu votre main et frappez tout ce qui est à lui, et vous verrez s’il vous bénira en face. Le Seigneur répondit à Satan : Va, tout ce qu’il a est en ton pouvoir ; mais je te défends de porter la main sur lui. Et Satan sortit aussitôt de devant le Seigneur. Un jour donc que les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient ensemble dans la maison de leur frère aîné, un homme vint soudain dire à Job : Lorsque vos bœufs
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labouraient, et que vos ânesses paissaient auprès, les Sabéens sont venus fondre tout d’un coup, ont tout enlevé, ont passé vos gens au fil de l’épée, et je me suis sauvé seul pour venir vous en apporter la nouvelle. Cet homme parlait encore, lorsqu’un second vint dire à Job : Le feu du ciel est tombé sur vos moutons et sur ceux qui les gardaient ; et il a tout consumé, et je me suis sauvé seul pour vous en donner la nouvelle. Il n’avait pas achevé de parler, qu’un troisième vint dire à Job : Les Chaldéens se sont divisés en trois bandes ; ils se sont jetés sur vos chameaux et les ont enlevés ; ils ont tué tous vos serviteurs, et je me suis sauvé seul pour venir vous en dire la nouvelle. Cet homme parlait encore, quand un quatrième se présenta devant Job et lui dit : Comme vos fils et vos filles mangeaient et buvaient dans la maison de leur frère aîné, un vent impétueux s’étant levé tout d’un coup du désert, a ébranlé les quatre coins de la maison, et l’ayant fait tomber sur vos enfants, ceux-ci ont été accablés sous ses ruines, et ils sont tous morts ; et je me suis échappé seul pour venir vous en dire la nouvelle. Alors Job se leva, déchira ses vêtements, et s’étant rasé la tête, il se jeta à terre, et dit : Je suis sorti nu du sein de ma mère,
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et je retournerai nu dans le sein de la terre. Le Seigneur m’avait tout donné, le Seigneur m’a tout ôté ; que le nom du Seigneur soit béni dans tous les siècles. Ainsi dans tout cela Job ne pécha point, et il ne dit rien contre Dieu qui fût indiscret.
{{t3|CHAPITRE II|fs=120%}}
Or les enfants de Dieu s’étant un jour présentés devant le Seigneur, et Satan étant venu aussi parmi eux se présenter devant le Seigneur, le Seigneur lui dit : D’où viens-tu ? Et Satan répondit : J’ai fait le tour de la terre et je l’ai parcourue tout entière. Le Seigneur dit encore à Satan : N’as-tu point considéré mon serviteur Job, qui n’a point d’égal sur la terre, qui est un homme simple, qui craint Dieu et fuit le mal, et qui se conserve encore dans l’innocence, quoique tu m’aies porté à m’élever contre lui pour l’affliger sans qu’il l’ait mérité. Satan lui répondit : L’homme donnera toujours peau pour peau, et il abandonnera volontiers tout ce qu’il possède pour sauver sa vie ; mais étendez votre main et frappez ses os et sa chair, et vous verrez s’il vous bénira en face. Le Seigneur dit à Satan : Va, il est en ta main ; mais épargne sa vie.
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Satan étant donc sorti de devant le Seigneur, frappa Job d’une effroyable plaie, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête. Et Job s’étant assis sur un fumier, ôtait avec un morceau d’un pot de terre la pourriture qui sortait de ses ulcères. Alors sa femme vint lui dire : Quoi ! vous demeurez encore dans votre simplicité ? Cessez de bénir Dieu et mourez. Job lui répondit : Vous parlez comme une femme qui n’a point de sens. Si nous avons reçu les biens de la main du Seigneur, pourquoi n’en recevrions-nous pas aussi les maux ? Ainsi, dans toutes ces choses, Job ne pécha point par ses lèvres. Cependant trois amis de Job, ayant appris tous les maux qui lui étaient arrivés, et étant partis chacun de leur pays, vinrent le trouver : Éliphaz de Théman, Baldad de Suh et Sophar de Naamath. Car ils s’étaient donné jour pour venir ensemble le voir et le consoler. Lors donc que de loin ils eurent levé les yeux, ils ne le reconnurent point, et ayant jeté un grand cri, ils commencèrent à pleurer. Ils déchirèrent leurs vêtements, ils jetèrent de la poussière en l’air pour la faire retomber sur leur tête. Ils demeurèrent avec lui assis sur la terre durant sept jours et durant sept nuits ; et nul d’eux ne lui dit aucune parole, car ils voyaient que sa douleur était excessive. Après cela Job ouvrit la bouche,
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et il maudit le jour de sa naissance. Voici comment il parla.
{{t3|CHAPITRE III|fs=120%}}
Périsse le jour où je suis né, et la nuit en laquelle il a été dit : Un homme a été conçu. Que ce jour se change en ténèbres, que Dieu ne le regarde pas du ciel, qu’il ne soit point éclairé de la lumière. Qu’il soit couvert des ténèbres et de l’ombre de la mort, qu’une noire obscurité l’environne, et qu’il soit plongé dans l’amertume. Que cette nuit soit la proie d’un tourbillon ténébreux ; qu’elle ne soit point comptée parmi les jours de l’année, ni mise au nombre des mois. Que cette nuit soit solitaire, et qu’elle ne soit jamais jugée digne de louange. Que ceux qui maudissent le jour la maudissent, ceux qui sont prêts à susciter Léviathan. Que les étoiles de son crépuscule soient obscurcies par sa noirceur, qu’elle attende la lumière et ne la voie point, et qu’elle ne voie point même la lumière des premiers rayons de l’aurore. Parce qu’elle n’a point fermé les portes du ventre qui m’a porté, et qu’elle n’a point détourné de mes yeux les maux qui m’accablent. Pourquoi ne suis-je point mort dans le sein de ma mère ? Pourquoi n’ai-je point cessé de vivre aussitôt que j’en suis sorti ? Pourquoi m’a-t-on reçu sur les genoux ? Pourquoi ai-je été nourri du lait de
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la mamelle ? Car je dormirais maintenant dans le silence et je me reposerais dans mon sommeil, avec les rois et les consuls de la terre, qui se bâtissent des solitudes, ou avec les princes qui possèdent l’or et qui remplissent d’argent leurs maisons. Je n’aurais point paru dans le monde, non plus qu’un fruit avorté dans le sein de sa mère, ou que ceux qui ayant été conçus n’ont point vu le jour. C’est là que les impies cessent d’exciter des tumultes, et c’est là que trouvent le repos ceux dont les forces sont épuisées par les travaux. C’est là que ceux qui étaient autre fois enchaînés ensemble ne souffrent aucun mal, et qu’ils n’entendent plus la voix de celui qui les tourmentait. Là les petits et les grands se trouvent égaux, là l’esclave est affranchi de la domination de son maître. Pourquoi la lumière a-t-elle été donnée à un misérable, et la vie à ceux qui sont dans l’amertume du cœur ? Ils attendent la mort, et la mort ne vient pas ; ils la cherchent comme s’ils fouillaient la terre pour trouver un trésor, et ils sont ravis de joie, lorsqu’ils ont enfin trouvé le tombeau. Pourquoi la vie a-t-elle été donnée à un homme
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qui marche dans une route inconnue, et que Dieu a environné de ténèbres ? Je soupire avant de manger, et les cris que je fais sont comme le bruit d’un débordement de grandes eaux, parce que ce qui faisait le sujet de ma crainte m’est arrivé, et que ce que j’appréhendais est tombé sur moi. N’ai-je pas toujours conservé la retenue ? N’ai-je pas gardé le silence ? Ne me suis-je pas tenu dans le repos ? et cependant la colère de Dieu est tombée sur moi.
{{t3|CHAPITRE IV|fs=120%}}
Alors Éliphaz de Théman prenant la parole pour répondre, lui dit : Vous trouverez peut-être mauvais si nous vous parlons ; mais qui pourrait retenir ses paroles en une telle rencontre ? Voici, vous en avez rappelé plusieurs de l’erreur, vous avez consolé les pauvres par vos bontés. Vos paroles ont affermi ceux qui étaient ébranlés, et vous avez affermi les genoux tremblants. Et maintenant, à peine la plaie est-elle venue sur vous, que vous perdez courage ; Dieu vous frappe, et vous êtes dans le trouble. Où est cette crainte de Dieu, cette force, cette patience et cette perfection qui a paru dans toutes vos voies ? Considérez, je vous prie, si jamais un innocent a péri, ou si ceux qui avaient le cœur droit ont été exterminés ? Ne voyons-nous pas au contraire que ceux qui sèment les maux et qui les recueillent, ceux qui travaillent tant à faire des injustices, sont renversés soudain par le souffle de Dieu,
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et emportés par le tourbillon de sa colère ? Le rugissement du lion et la voix de la lionne, et les dents des lionceaux ont été brisées ; le tigre est mort parce qu’il n’avait point de proie, et les petits du lion ont été dissipés. Cependant une parole m’a été dite en secret, et à peine en ai-je entendu les faibles sons qui se dérobaient à mon oreille. Dans l’horreur d’une vision de nuit, lorsque le sommeil assoupit davantage tous les sens des hommes, je fus saisi de crainte et de tremblement, et la frayeur pénétra jusque dans mes os. Un esprit vint se présenter devant moi, et les cheveux se dressèrent sur ma tête. Je vis un souffle, qui me dit : L’homme osera-t-il se dire juste en se comparant à Dieu ? et sera-t-il plus pur que celui qui l’a créé ? Ceux mêmes qui servaient Dieu n’ont pas été stables, et il a trouvé du dérèglement jusque dans ses Anges. Comment donc ceux qui habitent dans des maisons de boue, qui n’ont qu’un fondement de terre, ne seront-ils pas beaucoup plus tôt consumés et comme rongés des vers ? Du matin au soir ils seront exterminés, et parce que nul d’eux n’a l’intelligence, ils périront pour jamais. Ceux qui seront restés
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de sa race seront emportés, et ils mourront, parce qu’ils n’auront point eu la sagesse.
{{t3|CHAPITRE V|fs=120%}}
Appelez donc à votre secours s’il y a quelqu’un qui vous réponde, et adressez-vous à quelqu’un des saints. Certes il n’y a que l’insensé qui se donne la mort par colère, et il n’y a que les petits esprits qui se consument par envie. J’ai vu l’insensé qui paraissait affermi par de profondes racines, et j’ai aussitôt donné ma malédiction à tout son vain éclat. Ses enfants loin de trouver leur salut, seront foulés aux pieds aux portes de la ville, et il ne se trouvera personne pour les délivrer. Celui qui mourait de faim mangera le bien de cet insensé, l’homme armé s’emparera de lui, et ceux qui séchaient de soif boiront ses richesses. Rien ne se fait dans le monde sans sujet, et ce n’est pas de la terre que naissent les maux. L’homme est né pour le travail comme l’oiseau pour voler. C’est pour cela que j’adresserai mes prières au Seigneur, et que je parlerai devant lui. Il fait des choses grandes et impénétrables, des choses miraculeuses qui sont sans nombre ; qui répand la pluie sur la face de la terre et qui arrose d’eau tout l’univers ; qui élève ceux qui étaient abaissés, et console et guérit ceux
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qui étaient dans les larmes ; qui dissipe les pensées des méchants, et les empêche d’achever ce qu’ils avaient commencé ; qui surprend les faux sages dans leur propre finesse, et renverse les desseins des injustes. Au milieu du jour ils trouveront les ténèbres, et ils marcheront à tâtons en plein midi, comme s’ils étaient dans une profonde nuit. Mais il sauve le pauvre du glaive de leur bouche, et de la violence de l’injuste. Le pauvre ne sera point trompé dans son espérance, et l’iniquité demeurera muette. Heureux l’homme que Dieu corrige lui-même ! Ne rejetez donc point le châtiment du Seigneur. Car c’est lui qui blesse et c’est lui qui guérit ; c’est lui qui frappe, et c’est sa main qui guérit. Après vous avoir affligé six fois il vous délivrera, et le mal ne vous touchera pas une septième fois. Pendant la famine il vous sauvera de la mort, et de l’épée pendant la guerre. Il vous mettra à couvert des traits de la langue perçante, et si l’affliction survient, vous ne l’appréhenderez point. Vous rirez au milieu de la désolation et de la famine, et vous ne craindrez point les bêtes de la terre. Mais les pierres des champs seront d’accord avec vous, et les bêtes sauvages seront douces pour vous. Vous verrez la paix régner dans votre maison, et la tenant dans l’ordre par le soin que vous en aurez, vous ne pècherez point.
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Vous verrez votre race se multiplier, et votre postérité croître comme l’herbe de la terre. Vous mourrez plein de jours, ou dans l’abondance des bonnes œuvres. Vous entrerez riche dans le sépulcre, comme un monceau de blé qui est serré en son temps. C’est là ce que vous devez méditer en votre cœur pour votre amendement. Voilà ce que nous ont appris les réflexions les plus sérieuses, et cela est très véritable ; écoutez-le donc et repassez-le dans votre esprit.
{{t3|CHAPITRE VI|fs=120%}}
Job répondit ainsi : Plût à Dieu que mes péchés et les maux que j’endure fussent mis en balance ! Vous reconnaîtriez que mes péchés seraient plus légers ; mes maux sont de beaucoup plus lourds que toute la pesanteur du sable de la mer ; c’est pourquoi mes paroles sont pleines de douleur. Car je sens que le Seigneur m’a mis en butte à ses flèches ; l’indignation qu’il répand sur moi épuise mes esprits, et les terreurs qu’il me donne combattent contre moi. L’onagre crie-t-il lorsqu’il a de l’herbe ? ou le bœuf mugit-il, lorsqu’il est devant une crèche pleine ? Peut-on manger d’une viande fade, qui n’est point assaisonnée avec le sel ? ou quelqu’un peut-il goûter ce qui fait mourir celui qui goûte ? Ce que mon âme refusait auparavant de toucher, m’est offert maintenant pour me servir de nourriture. Plaise au Seigneur que ce que je demande soit accompli, et qu’il m’accorde ce que j’attends ! Qu’après
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avoir commencé, il achève de me réduire en poudre, qu’il laisse aller sa main pour me couper jusqu’à la racine, et que dans ces douleurs extrêmes dont il m’accablera sans m’épargner, il me reste au moins cette consolation, que je ne contredise jamais en rien aux ordonnances de celui qui est souverainement saint. Quelle est ma force pour pouvoir subsister dans ces maux ? ou quelle sera ma fin pour me conserver dans la patience ? ma force n’est point la force des pierres, et ma chair n’est pas de bronze. Je ne trouve en moi aucun secours et mes propres amis m’ont abandonné. Celui qui voyant souffrir son ami n’en a point de compassion, abandonne la crainte du Seigneur. Mes proches frères ont passé devant moi comme un torrent qui s’écoule avec rapidité dans les vallées. Ceux qui craignent la gelée seront accablés par la neige ; dès qu’ils commenceront à s’écouler, ils périront au temps de leur affliction. Ils vont, comme se fond la neige à la chaleur du soleil, ainsi se fondra leur gloire. Ils travaillent en vain, puisque c’est pour leur perte. Considérez les sentiers de Théman, les chemins de Saba, et attendez un peu. Ils sont confus parce qu’ils ont espéré ; ils sont venus jusqu’à moi, et ils ont été couverts de confusion. Vous
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ne faites que de venir, et aussitôt que vous voyez la plaie dont j’ai été frappé, vous en avez de l’horreur. Vous ai-je dit : Apportez-moi quelque chose ou donnez-moi de votre bien ? ou délivrez-moi de la main de celui qui m’afflige et tirez-moi de la main des forts ? Instruisez-moi, et je me tairai ; et si j’ai fait quelque faute par ignorance, faites-le-moi connaître. Pourquoi formez-vous des médisances contre des paroles de vérité, puisque nul d’entre vous ne peut me reprendre avec justice ? Vous ne vous étudiez dans vos discours qu’à trouver des moyens d’accuser les autres, et vous ne faites que parler en l’air. Vous vous jetez sur un homme abandonné comme un orphelin, et vous vous efforcez d’accabler votre ami. Mais achevez ce que vous avez commencé. Prêtez l’oreille, et voyez si je mens. Répondez, je vous prie, sans contention, et en parlant jugez des choses selon la justice. Alors vous ne trouverez point d’iniquité sur ma langue, ni de folie dans ma bouche.
{{t3|CHAPITRE VII|fs=120%}}
La vie de l’homme sur la terre est militante, et ses jours sont comme ceux du mercenaire ; comme l’esclave désire l’ombre, et comme le mercenaire soupire après la fin de son travail, ainsi j’ai eu des mois vides, et j’ai compté en moi-même mes nuits de travail. Si je dors, je me demande quand viendra l’heure du lever ; dès le matin, j’attends le soir, et je suis abreuvé de douleurs jusqu’à
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la venue des ténèbres. Ma chair est revêtue de pourriture et des souillures de la poussière. Ma peau desséchée s’est contractée ; mes os sont desséchés. Mes jours ont passé plus vite que la toile n’est coupée en dessous par le tisserand ; ils ont été détruits sans aucune espérance. Souvenez-vous que ma vie est semblable au vent, et que la prospérité ne reviendra plus pour mes yeux, prospérité dans laquelle aucun homme ne me verra plus : vos yeux se sont arrêtés sur moi, et je ne puis en soutenir le regard. Comme la nue s’évapore et passe, ainsi l’homme descendu sous la terre ne remonte pas ; il ne reviendra plus dans sa maison, et la place qu’il occupait ne le reconnaîtra plus. C’est pourquoi je ne modérerai point ma bouche : je parlerai dans la tribulation de mon esprit ; je m’entretiendrai avec l’amertume de mon âme. Suis-je la mer ou un colosse, que vous m’ayez entouré d’une prison ? Si je dis : Mon lit me consolera et je serai soulagé en m’entretenant avec moi-même sur ma couche ; vous me terrifierez par des songes et vous me frapperez d’horreur par des visions. C’est pourquoi mon âme a choisi la pendaison et la mort pour mes os. J’ai désespéré, en vain vivrais-je désormais. Epargnez-moi, car mes jours ne sont rien. Qu’est l’homme pour que vous le
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glorifiiez et pour que votre cœur se tourne vers lui ? Dès le matin vous le visitez, et vous le soumettez à l’épreuve. Jusques à quand ne m’épargnerez-vous pas, et ne me laisserez-vous point le loisir d’avaler ma salive ? J’ai péché ; quelle réparation vous donnerai-je, ô gardien des hommes ? Pourquoi m’avez-vous mis en lutte avec vous, et suis-je devenu à charge à moi-même ? Pourquoi n’ôtez-vous point mon péché, et ne me délivrez-vous pas de mon iniquité ? Je dormirais dans la poussière, et si vous me cherchiez le matin, vous ne me trouveriez pas.
{{t3|CHAPITRE VIII|fs=120%}}
Alors Baldad de Suth prenant la parole, dit à Job : Jusques à quand direz-vous toutes ces choses, et votre bouche proférera-t-elle des paroles qui sont comme un vent impétueux ? Dieu est-il injuste dans ses jugements, et le Tout-Puissant renverse-t-il la justice ? Quoique vos enfants, après avoir péché contre lui, aient été livrés à la juste peine de leur iniquité ; pour vous néanmoins, si vous vous empressez d’aller à Dieu, et de conjurer par vos prières le Tout-Puissant ; si vous marchez
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devant lui avec un cœur pur et droit, il se lèvera aussitôt pour vous secourir, et il réparera votre prospérité. Il délivrera votre corps de la lutte des souffrances. Il récompensera votre justice par la paix qu’il fera régner dans votre maison. Il augmentera de telle sorte tout ce que vous avez eu de grandeur jusqu’alors, que votre premier état ne paraîtra rien en comparaison du second. Interrogez le souvenir de ceux qui ont vécu dans les temps reculés ; consultez avec soin les histoires de nos pères ; car nous ne sommes que d’hier au monde, et nous ignorons beaucoup de choses, parce que nos jours s’écoulent sur la terre comme l’ombre. Et nos ancêtres vous enseigneront ce que je vous dis : ils vous parleront et vous découvriront les sentiments de leur cœur. Le jonc peut-il verdir sans humidité, ou peut-il croître sans eau ? A peine est-il dans sa vigueur, que sans qu’on le cueille, il sèche plus tôt que toutes les herbes. Telle est la voie de tous ceux qui oublient Dieu ; et c’est ainsi que périra l’espérance de l’hypocrite. Il sera forcé à la fin de condamner lui-même sa folie, et ce qui fait sa confiance ne sera que comme une toile d’araignée. Il voudra s’appuyer sur sa maison, et elle n’aura point de fermeté ; il fera des efforts pour la soutenir, et elle ne subsistera point. Il est comme une plante qui a quelque fraîcheur avant que le soleil se lève, et qui pousse sa tige aussitôt qu’il est levé. Ses racines se multiplient dans un tas de cailloux, et elle demeure ferme au milieu des pierres.
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Si on l’arrache de sa place, le lieu même où elle était la reniera et lui dira : Je ne vous ai jamais connue. C’est donc là ce que se réduit toute la prospérité de l’hypocrite ; il se sèche sur la terre, afin que d’autres prennent sa place. Mais Dieu ne rejettera point celui qui est simple, et il ne tendra point la main aux méchants, jusqu’à ce que la joie se répande sur votre visage et les chants d’allégresse sur vos lèvres. Alors ceux qui vous haïssaient seront couverts de confusion, et la maison des impies ne subsistera plus.
{{t3|CHAPITRE IX|fs=120%}}
Job répondit à Baldad : Je sais assurément que cela est ainsi, et que l’homme, si on le compare avec Dieu, ne sera point juste. S’il veut disputer avec Dieu, il ne pourra lui répondre sur une seule chose de mille que Dieu pourra lui objecter. Dieu est sage et tout-puissant ; qui lui a résisté et est demeuré en paix ? C’est lui qui transporte les montagnes, et ceux mêmes qu’il renverse avec elles dans sa fureur ne s’en aperçoivent pas. C’est lui qui remue la terre de sa place et qui fait que les colonnes sont ébranlées. C’est lui qui commande au soleil, et le soleil ne se lève point ; et qui tient les étoiles comme enfermées sous le sceau. C’est lui qui a formé seul la vaste étendue des cieux, et qui marche sur les flots de la mer. C’est lui qui a créé les étoiles de l’Ourse, de l’Orion, des Hyades,
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et celles qui sont plus proches du midi. C’est lui qui fait des choses grandes et incompréhensibles, des choses miraculeuses qui sont sans nombre. S’il vient à moi, je ne le verrai point ; et s’il s’en va, je ne m’en apercevrai pas. S’il interroge tout d’un coup, qui osera lui répondre ? ou qui pourra lui dire : Pourquoi faites-vous ainsi ? C’est un Dieu à la colère duquel nul ne peut résister ; et ceux mêmes qui gouvernent le monde sont courbés sous lui. Qui suis-je donc, moi, pour lui parler et pour oser lui répondre ? Quand il y aurait en moi quelque trace de justice, je ne répondrais point, mais je conjurerais mon juge de me pardonner. Et lors même qu’il aurait exaucé ma prière, je ne croirais pas qu’il eût daigné entendre ma voix. Car il me brisera quand il lui plaira, comme d’un coup de foudre, et il multipliera mes plaies sans que j’en sache même la raison. Il ne me laisse pas seulement respirer, et il me remplit d’amertume. Si l’on implore quelque puissance, il est tout-puissant ; si l’on appelle à la justice d’un juge, il n’y a personne qui osât rendre justice en ma faveur. Si j’entreprends de me justifier, ma propre bouche me condamnera ; si je veux montrer que je suis innocent, il me convaincra d’être coupable. Quand je serais juste et simple, cela même me serait caché, et ma vie me serait à charge à moi-même. Tout ce que j’ai dit se réduit à ce principe : Il afflige le juste aussi bien
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que l’impie. S’il frappe de plaies, qu’il me tue tout d’un coup, et qu’il ne se rie pas des peines des innocents. La terre est souvent livrée entre les mains de l’impie, et alors il couvre d’un voile les yeux des juges ; si ce n’est lui, qui est-ce donc ? Les jours de ma vie ont passé plus vite qu’un courrier ; ils se sont évanouis sans que j’y aie goûté aucun bien. Ils ont passé avec la même vitesse que les vaisseaux qui portent du fruit, et qu’un aigle qui fond sur sa proie. Lorsque je dis en moi-même : Je ne parlerai plus pour me plaindre, je sens que mon visage change aussitôt et que la douleur me déchire. Je craignais toutes mes actions, sachant que vous ne pardonnez pas à celui qui pèche. Si après cela je passe pour un méchant, pourquoi aurais-je travaillé en vain ? Quand j’aurais l’éclat ou de l’innocence, ou de la grâce ; quand j’aurais été lavé dans de l’eau de neige, et que la pureté de mes mains éclaterait, votre lumière, Seigneur, me ferait paraître à moi-même tout couvert d’ordure, et mes vêtements m’auraient en horreur. Car je n’aurai pas à répondre à un homme semblable à moi ni à contester avec lui comme avec mon égal. Il n’y a personne qui puisse reprendre les deux parties, ni mettre sa main entre les deux. Qu’il retire donc sa verge loin de moi, et que sa terreur ne m’épouvante pas. Je pourrai vous répondre si vous me délivrez de ces deux choses, c’est-à-dire, votre main puissante et la verge de la correction. Je parlerai alors sans l’appréhender ; car dans
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la crainte où je suis, je ne puis répondre.
{{t3|CHAPITRE X|fs=120%}}
Ma vie m’est devenue ennuyeuse ; je m’abandonnerai aux plaintes contre moi-même ; je parlerai dans l’amertume de mon âme. Je dirai à Dieu : Ne me condamnez pas ; faites-moi connaître pourquoi vous me traitez de la sorte. Pourriez-vous vous plaire à me livrer à la calomnie, et à m’accabler, moi qui suis l’ouvrage de vos mains ? Pourriez-vous favoriser les mauvais desseins des impies ? Avez-vous des yeux de chair, et regardez-vous les choses comme un homme les regarde ? Vos jours sont-ils semblables aux jours de l’homme, et vos années sont-elles comme ses années, pour vous informer de mes iniquités, et faire une exacte recherche de mon péché ; et pour savoir que je n’ai rien fait d’impie, n’y ayant personne qui puisse me tirer d’entre vos mains ? Ce sont vos mains, Seigneur, qui m’ont formé ; ce sont elles qui ont arrangé toutes les parties de mon corps ; et voudriez-vous après cela m’abîmer en un moment ? Souvenez-vous, je vous prie, que vous m’avez fait comme un ouvrage d’argile, et que dans peu de temps vous me réduirez en poudre. Ne m’avez-vous pas fait d’abord comme un lait qui se caille, comme un lait qui s’épaissit et qui se durcit ? Vous m’avez revêtu de peau
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et de chair, vous m’avez affermi d’os et de nerfs. Vous m’avez donné la vie et comblé de bienfaits ; et votre providence a conservé mon âme. Quoi que vous teniez toutes ces choses cachées en vous-même, je sais néanmoins que vous vous souvenez de tout. Si j’ai péché, et si vous m’avez épargné sur l’heure, pourquoi ne permettez-vous pas que je sois au moins à présent purifié de mon iniquité ? Si j’ai été méchant, malheur à moi ; et si je suis juste, je ne lèverai point la tête, étant accablé d’affliction et de misère. Vous vous saisirez de moi à cause de mon orgueil, comme une lionne se saisit de sa proie, et vous me tourmenterez d’une manière terrible. Vous ajouterez les anciennes peines aux nouvelles. Vous produisez contre moi des témoins, vous multipliez vos colères contre moi, et je suis assiégé de maux comme d’une armée. Pourquoi m’avez-vous tiré du sein de ma mère ? Plût à Dieu que je fusse mort, et que personne ne m’eût jamais vu ! J’aurais été comme n’ayant point été, n’ayant fait que passer du sein de ma mère dans le tombeau. Le peu de jours qui me reste ne finira-t-il point bientôt ? Donnez-moi donc quelque relâche, afin que je puisse un peu respirer dans ma douleur ; avant que j’aille, sans espérance d’aucun retour, en cette terre ténébreuse couverte de l’obscurité de la mort ; cette terre
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de misère et de ténèbres, où habite l’ombre de la mort, où tout est sans ordre, et dans une éternelle horreur.
{{t3|CHAPITRE XI|fs=120%}}
Sophar de Naamath parla ensuite de cette sorte : Celui qui se répand en tant de paroles n’écoutera-t-il pas à son tour ? et suffira-t-il d’être un grand parleur pour paraître juste ? Faut-il que tous les hommes se taisent pour vous entendre seul ? et après vous être moqué des autres, n’y aura-t-il personne qui vous confonde ? Car vous avez dit à Dieu : Ma conduite est pure et je suis sans tache devant vos yeux. Qu’il serait à souhaiter que Dieu parlât lui-même avec vous et qu’il ouvrît sa bouche, pour vous découvrir les secrets de son cœur dans lesquels sa loi est multiple et insondable ; et pour vous faire comprendre qu’il exige beaucoup moins de vous que ne mérite votre iniquité. Prétendez-vous sonder ce qui est caché en Dieu, et connaître parfaitement le Tout-Puissant ? Il est plus élevé que le ciel, comment y atteindrez-vous ? Il est plus profond que l’enfer, comment pénétrerez-vous jusqu’à lui ? La longueur de la terre et la largeur de la mer nous étonnent ; mais il s’étend au delà de l’une et de l’autre. S’il renverse tout, s’il confond toutes choses ensemble, qui pourra s’opposer à lui ? car il connaît la vanité des hommes, et l’iniquité étant présente à ses yeux, ne la considère-t-il pas attentivement ? L’homme vain s’élève d’orgueil en lui-même, et il se croit né libre comme le petit de l’âne sauvage. Mais pour vous, vous avez endurci votre cœur, et cependant vous élevez vos mains vers Dieu. Si vous bannissez l’iniquité de vos œuvres, et si l’injustice ne demeure point dans votre maison, vous pourrez élever alors votre visage comme étant sans tache, vous serez stable et vous ne craindrez point. Vous oublierez même la misère où vous aurez été, et elle passera dans votre souvenir comme un torrent d’eau qui s’est écoulé. Lorsque votre vie semblera être à son couchant, vous paraîtrez comme le soleil dans l’éclat de son midi ; et lorsque vous vous croirez perdu, vous vous lèverez comme l’étoile du matin. L’espérance qui vous sera proposée vous remplira de confiance ; et entrant dans le sépulcre, vous dormirez dans une entière assurance. Vous serez en repos sans que personne vous trouble, et plusieurs vous supplieront de les regarder favorablement. Mais les yeux des méchants se consumeront d’envie ; les impies périront sans ressource, et les choses où ils avaient mis leur espérance, deviendront l’horreur et l’abomination de leur âme.
{{t3|CHAPITRE XII|fs=120%}}
Job reprenant la parole lui dit : N’y a-t-il donc que vous qui soyez hommes ? et la sagesse mourra-t-elle avec vous ? J’ai du sens aussi bien que vous, et je ne suis point inférieur ; car qui est celui qui ignore ce que vous savez ? Celui qui devient comme moi l’objet des railleries de son ami, invoquera Dieu, et Dieu l’exaucera ; car on se moque de la simplicité du juste. C’est une lampe que les riches regardent avec mépris ; mais qui est celui qui sera revêtu de gloire au jour de la rétribution. Les maisons des voleurs publics sont dans l’abondance, et ils s’élèvent audacieusement contre Dieu, quoique ce soit lui qui leur a mis entre les mains tout ce qu’ils possèdent. Interrogez les animaux, et ils vous enseigneront ; consultez les oiseaux du ciel, et ils se souviendront ; parlez à la terre, et elle vous répondra, et les poissons de la mer vous instruiront. Car qui ignore que c’est la puissance de Dieu qui a fait toutes ces choses ? Lui qui tient dans sa main l’âme de tout ce qui a vie, et tous les esprits qui animent la chair des hommes. L’oreille ne juge-t-elle pas des paroles, et le palais, de ce qui a du goût ? La sagesse est dans les vieillards, et la prudence est le fruit de la longue vie. Mais la sagesse et la puissance souveraine est en Dieu. C’est lui qui possède le conseil et l’intelligence. S’il détruit une fois, nul ne pourra édifier ; s’il tient un homme enfermé, nul ne pourra lui ouvrir. S’il retient les eaux, tout deviendra sec ; et s’il les lâche, elles inonderont la terre. La force et la sagesse résident en lui ; il connaît, et celui qui trompe, et celui qui a trompé. Il fait tomber ceux qui donnent conseil aux autres, en des pensées extravagantes, dont la fin est malheureuse, et il frappe d’étourdissement les juges. Il ôte le baudrier aux Rois, et il ceint leurs reins avec une corde. Il fait que les Pontifes sont privés de leur gloire, et que les grands tombent à terre. Il fait que ceux qui enseignaient la vérité, changent de langage, et il retire la science des vieillards. Il fait tomber les princes dans le mépris et la confusion. Il relève ceux qui avaient été opprimés. Il découvre ce qui était caché dans de profondes ténèbres, et il produit au jour l’ombre de la mort. Il multiplie les nations, et les perd ensuite ; il les rétablit après leur ruine. Il change le cœur des princes qui sont établis sur les peuples de la terre : il les trompe, et les fait marcher inutilement par des routes égarées. Ils iront à tâtons comme dans les ténèbres, au lieu de marcher dans la lumière du jour, et il les fera chanceler à chaque pas, comme s’ils étaient ivres.
{{t3|CHAPITRE XIII|fs=120%}}
J’ai vu de mes yeux toutes ces choses ; je les ai entendues de mes oreilles, et je les ai toutes comprises. Ce que vous savez ne m’est point inconnu, et je ne vous suis point inférieur. Mais je veux parler au Tout-Puissant, et je désire m’entretenir avec Dieu, en faisant voir auparavant que vous êtes des fabricateurs de mensonges, et des défenseurs d’une doctrine corrompue. Et plût à Dieu que vous demeurassiez dans le silence, afin que vous puissiez passer pour sages ! Ecoutez donc ce que j’ai à dire contre vous ; prêtez l’oreille au jugement que mes lèvres prononceront. Dieu a-t-il besoin de votre mensonge, ou que vous usiez de déguisements pour le défendre ? Est-ce que vous prétendez favoriser Dieu, et faites-vous des efforts pour le justifier ? Cela vous réussira-t-il ? ou se laissera-t-il surprendre, comme un homme, à vos tromperies ? C’est lui-même qui vous condamnera, puisque ce n’est que par dissimulation que vous défendez ses intérêts. Aussitôt qu’il fera paraître sa colère, il vous épouvantera, et il vous accablera par la terreur de son nom. Votre mémoire sera semblable à la cendre, et vos têtes superbes seront comme de la boue. Demeurez un peu dans le silence, afin que je dise tout ce que mon esprit me suggérera. Pourquoi déchiré-je ma chair avec mes dents ? et pourquoi mon âme est-elle toujours comme si je la portais entre mes mains ? Quand Dieu me tuerait, je ne laisserais pas d’espérer en lui ; et je m’accuserai néanmoins de toutes mes fautes en sa présence. Et il sera lui-même mon Sauveur ; car aucun hypocrite n’osera paraître devant ses yeux. Rendez-vous donc attentifs à mes paroles, prêtez l’oreille aux vérités cachées que je vais vous dire. Si ma cause était jugée, je sais que je serais reconnu innocent. Qui est celui qui veut
=== no match ===
entrer avec moi en jugement ? Qu’il vienne ; car pourquoi me laisserais-je consumer sans avoir parlé pour ma défense ? Je vous demande, Seigneur, seulement deux choses, et après cela je ne me cacherai point à votre face. Retirez votre main loin de moi, ne m’épouvantez point par la terreur de votre puissance. Appelez-moi, et je vous répondrai ; permettez que je vous parle, et daignez me répondre. Combien ai-je commis d’iniquités et de péchés ? Faites-moi voir mes crimes et mes offenses. Pourquoi me cachez-vous votre visage ? et pourquoi me croyez-vous votre ennemi ? Vous faites éclater votre puissance contre une feuille que le vent emporte, et vous poursuivez une paille sèche. Car vous avez prononcé contre moi des arrêts pleins d’amertume ; et vous voulez me consumer pour les péchés de ma jeunesse. Vous avez mis mes pieds dans les ceps ; vous avez observé tous mes sentiers, et vous avez considéré avec soin toutes les traces de mes pas, moi qui deviendrai comme un vêtement mangé des vers.
{{t3|CHAPITRE XIV|fs=120%}}
L’homme né de la femme vit très-peu de temps, et il est rempli de beaucoup de misères. Il naît comme une fleur, qui n’est pas plutôt éclose, qu’elle est foulée aux pieds ; il fuit comme l’ombre, et il ne demeure jamais dans un même état. Et vous croirez, Seigneur, qu’il soit digne de vous d’ouvrir seulement les yeux sur lui, et de le faire entrer en jugement avec vous ? Qui peut rendre pur celui qui est né d’un sang impur ? N’est-ce pas vous seul qui le pouvez ? Les jours de l’homme sont courts ; le nombre de ses mois et de ses années est entre vos mains ; vous avez marqué les bornes de sa vie, et il ne peut les dépasser. Retirez-vous donc un peu de lui, afin qu’il ait quelque repos, jusqu’à ce qu’il trouve comme le mercenaire la fin désirée de tous ses travaux. Un arbre n’est point sans espérance : quoiqu’on le coupe, il ne laisse pas de reverdir, et ses branches poussent de nouveau. Quand sa racine serait vieillie dans la terre, quand son tronc desséché serait mort dans la poussière, il ne laissera pas de pousser aussitôt qu’il aura senti l’eau, et il se couvrira de feuilles comme lorsqu’il a été planté. Mais l’homme une fois mort, que devient-il ? De même que si les eaux d’une mer ou d’un lac se retiraient et si les fleuves abandonnant leur lit, se séchaient ; ainsi quand l’homme est mort une fois, il ne ressuscitera point jusqu’à ce que le ciel soit consumé et détruit ; il ne se réveillera point et il ne sortira point de son sommeil. Qui pourra me procurer cette grâce que vous me missiez à couvert et me cachiez dans l’enfer, jusqu’à ce que votre fureur soit entièrement passée, et que vous me marquiez un temps où vous vous souviendrez de moi ? L’homme étant mort une fois, pourrait-il bien vivre de nouveau ? Dans cette guerre où je me trouve tous les jours de ma vie, j’attends que mon changement arrive. Vous m’appellerez et je vous répondrai ; vous tendrez votre main droite à l’ouvrage de vos mains. Je sais que vous avez compté tous mes pas ; mais vous pardonnez mes péchés. Vous avez mis mes offenses en réserve comme dans un sac, et vous avez guéri mon iniquité. Comme une montagne se détruit en tombant, et comme un rocher est arraché de sa place ; comme les eaux cavent les pierres, et comme l’eau qui bat contre la terre la consume peu à peu, c’est ainsi que vous perdez l’homme. Vous l’avez affermi pour un peu de temps, afin qu’il passât ensuite pour jamais ; vous changez son visage, et vous le faites sortir de ce monde. Que ses enfants soient dans l’éclat ou dans l’ignominie, il ne connaîtra ni l’un ni l’autre. Sa chair pendant qu’il vivra sera dans la douleur et son âme déplorera elle-même son état.
{{t3|CHAPITRE XV|fs=120%}}
Après cela Éliphaz de Théman répondit à Job, et lui dit : Le sage doit-il dans ses réponses parler comme en l’air, et remplir son cœur d’un vent impétueux ? Vous accusez dans vos discours celui qui ne vous est point égal, et vous parlez d’une manière qui ne peut vous être que désavantageuse. Vous êtes si vaniteux que vous avez banni toute crainte de Dieu. Vous dédaignez de prier Dieu. Car votre bouche est inspirée par votre iniquité, et vous imitez les discours des blasphémateurs. C’est votre propre bouche qui vous condamnera, et ce seront vos lèvres qui répondront contre vous. Etes-vous le premier homme qui ait été créé ? et avez-vous été formé avant les collines ? Etes-vous entré dans le conseil de Dieu ? et sa sagesse sera-t-elle inférieure à la vôtre ? Que savez-vous de plus que nous ? et quelle lumière avez-vous que nous n’ayons pas ? Il y a parmi nous des hommes vénérables par leur grand âge et par leur vieillesse, et il y en a de beaucoup plus anciens que vos pères. Serait-il difficile à Dieu de vous consoler ? mais vous l’en empêchez par l’emportement de vos paroles. Pourquoi votre cœur conçoit-il de si hauts ressentiments de lui-même, en sorte que l’égarement même de vos yeux témoigne l’orgueil de vos pensées ? Pourquoi votre esprit s’enfle-t-il contre Dieu, jusqu’à proférer de si étranges discours ? Qu’est-ce que l’homme pour être sans tache devant Dieu, et pour paraître juste étant né d’une femme ? Entre ses saints mêmes, il n’y en a aucun qui ne soit sujet au changement, et les cieux ne sont pas purs devant ses yeux. Combien plus sera-t-il abominable et inutile, l’homme qui boit l’iniquité comme l’eau ? Ecoutez-moi, et je vous dirai ce que j’ai vu. Les sages publient ce qu’ils savent, et ils ne cachent point ce qu’ils ont reçu de leurs pères, à qui seuls cette terre a été donnée, et qui l’ont défendue des courses des étrangers. L’impie croît en orgueil de jour en jour, et le nombre des années de sa tyrannie est incertain. Son oreille est toujours frappée de bruits effrayants ; et au milieu même de la paix, il s’imagine toujours qu’on forme contre lui de mauvais desseins. Quand il est dans la nuit il n’espère plus le retour de la lumière, et il ne voit de tous côtés que des épées nues. Lorsqu’il se remue pour chercher du pain, il se voit près d’être accablé par le jour des ténèbres. La vue de l’adversité l’épouvante, et les malheurs qu’il se figure l’assiègent, comme un roi qui se prépare à donner bataille. Car il a porté sa main contre Dieu, et il s’est roidi contre le Tout-Puissant. Il a couru contre Dieu la tête levée, et il s’est armé d’un orgueil inflexible. La graisse a couvert tout son visage, et elle lui pend de tous côtés. Il a fait sa demeure dans les villes désolées, et dans les maisons désertes, qui ne sont plus que des monceaux de pierres. Il ne s’enrichira point, son bien se dissipera en peu de temps, et il ne poussera point de racines sur la terre. Il ne sortira point des ténèbres qui l’environnent ; et s’il étend ses mains, il ne pourra rien prendre. Ses desseins ne subsisteront pas. L’impie désespérera de son salut ; il périra avant que ses jours soient accomplis, et ses mains se sécheront. Il se flétrira comme la vigne tendre qui ne commençait qu’à fleurir ; et comme l’olivier qui laisse tomber sa fleur. Car tout ce qu’amasse l’hypocrite sera sans fruit, et le feu dévorera les maisons de ceux qui aiment à recevoir des présents. Il conçoit la douleur, et il enfante l’iniquité, et son sein s’occupe à inventer de nouveaux pièges.
{{t3|CHAPITRE XVI|fs=120%}}
Job répondit à Éliphaz, et lui dit : J’ai entendu souvent de pareils discours ; vous êtes tous des consolateurs importuns. Ces discours en l’air ne finiront-ils jamais ? et votre avantage ne vous est-il point à charge ? Je pourrais aussi moi-même parler comme vous : et plût à Dieu que votre âme fût au même état que la mienne ! Je vous consolerais aussi par mes discours, et je témoignerais sur mon visage ce que je ressentirais pour vous ; je vous fortifierais par mes paroles, et je vous épargnerais dans tout ce qui sortirait de ma bouche. Mais que ferai-je ? Si je parle, ma douleur ne s’apaisera point ; et si je demeure dans le silence, elle ne me quittera point. Ma douleur me presse et m’accable maintenant ; et tous les membres de mon corps sont réduits à rien. Mes ulcères dégouttants de sanie et de pourriture disent quels horribles tourments j’endure. Les rides qui paraissent sur ma peau, rendent témoignage de l’extrémité où je suis ; et un homme s’élève en même temps contre moi, pour me contredire et me résister en face par de faux discours. Il s’est armé contre moi de toute sa fureur ; il a grincé des dents en me menaçant ; mon ennemi m’a envisagé avec un regard terrible. Ils ont ouvert leur bouche contre moi, et en me couvrant d’opprobres, ils m’ont frappé sur la joue, et se sont rassasiés de mes peines. Dieu m’a fait tomber sous la puissance de l’injuste, et il m’a livré entre les mains des impies. J’ai été tout d’un coup réduit en poudre, moi qui étais si puissant autrefois. Le Seigneur m’a fait plier le cou sous sa verge, il m’a brisé, et il m’a mis comme en butte à tous ses traits. Il m’a déchiré, il m’a fait plaie sur plaie, il est venu fondre sur moi comme un géant. J’ai étendu un sac sur ma peau, et j’ai couvert ma tête de cendres. Mon visage s’est bouffi à force de pleurer, et mes paupières sont couvertes de ténèbres. J’ai souffert tout cela sans que ma main fût souillée par l’iniquité, lorsque j’offrais à Dieu des prières pures. La terre ne couvre point mon sang, et que mes cris ne se trouvent point étouffés dans ton sein. Car le témoin de mon innocence est dans le ciel, et celui qui connaît le fond de mon cœur réside en ces lieux sublimes. Mes amis se répandent en paroles vaines, mais mes yeux fondent en larmes devant Dieu. Que je souhaiterais qu’un homme pût se justifier devant Dieu, comme il peut se justifier devant un homme comme lui ! Car mes années coulent et passent vite, et je marche par un sentier par lequel je ne reviendrai jamais.
{{t3|CHAPITRE XVII|fs=120%}}
Maintenant Job se plaint d’avoir eu les yeux de l’esprit obscurcis par le chagrin qu’il a eu d’être éprouvé malgré les mérites de sa sainteté. Il souffre tous ces maux, malgré la pureté de sa conscience. Toutes mes forces sont épuisées, mes jours ont été abrégés ; et il ne me reste plus que le tombeau. Je n’ai point péché et, cependant mon œil ne voit rien que de triste et d’affligeant. Délivrez-moi, Seigneur, et me mettez auprès de vous ; et après cela, que la main de qui que ce soit s’arme contre moi. Vous avez éloigné leur cœur de l’intelligence ; c’est pourquoi ils ne seront point élevés. Il promet du butin à ses compagnons ; mais les yeux de ses enfants tomberont dans la défaillance. Il m’a rendu comme la fable du peuple, et je suis devenu à leurs yeux un exemple de la justice de Dieu. Le chagrin obscurcit mes yeux, et les membres de mon corps sont comme réduits à rien. Les justes sont épouvantés de cet état où je suis, et l’innocent s’élèvera contre l’hypocrite. Le juste demeurera toujours ferme dans sa voie, et celui qui a les mains pures en deviendra plus fort. Revenez donc tous, et convertissez-vous, je vous en prie, et je vous ferai voir qu’il ne se trouvera point de sages parmi vous. Mes jours se sont écoulés et toutes les pensées que j’avais, ayant été renversées, ne servent qu’à me déchirer le cœur. Elles ont changé la nuit en jour, et j’attends que la lumière reparaisse après les ténèbres. Quand j’attendrais jusqu’au bout, ma maison est un enfer, et je me suis préparé mon lit dans les ténèbres. J’ai dit à la pourriture : Vous êtes mon père ; et au ver : Vous êtes ma mère et ma sœur. Où est donc maintenant toute mon attente ? et qui est celui qui considère ma patience ? Tout ce que je puis espérer descendra avec moi dans le plus profond du tombeau ; croyez-vous qu’au moins en ce lieu je puisse avoir du repos ?
{{t3|CHAPITRE XVIII|fs=120%}}
Baldad de Suth répondit à Job, et lui dit : Jusques à quand vous répandrez-vous en tant de paroles ? Comprenez auparavant, et après cela nous parlerons. Pourquoi passons-nous pour méprisables et indignes de vos entretiens ? et pourquoi n’avez-vous que du mépris pour nous ? Si vous êtes résolu à perdre votre âme dans votre fureur, la terre sera-t-elle abandonnée à cause de vous, et les rochers seront-ils transportés hors de leur place ? La lumière de l’impie ne s’éteindra-t-elle pas, et la flamme qui sort de son feu ne sera-t-elle pas sans éclat ? La clarté qui luisait dans sa maison sera obscurcie, et la lampe qui éclairait au-dessus de lui perdra sa lumière. Avec toute sa force il marchera qu’à l’étroit et avec peine, et ses conseils le feront tomber dans le précipice. Car il a engagé ses pieds dans les rets, et il marche au milieu du filet. Son pied se prendra dans ce filet, et la soif brûlera de ses ardeurs. Le piège qu’on lui a préparé est caché sous la terre, et on lui tend un appât le long du sentier. Les terreurs l’assiégeront de toutes parts et l’envelopperont dans ses démarches. La faim changera sa vie, et la mort dévorera la plus terrible dévorera l’éclat de son teint et consumera toute la force de ses bras. Les choses où il mettait sa confiance seront arrachées de sa maison ; et la mort le foulera aux pieds comme un roi qui le dominera. Les compagnons de celui qui n’est plus habiteront dans sa maison ; on y répandra le soufre. Ses racines qui tendaient en bas se sécheront, ses branches qui montaient en haut seront retranchées. Sa mémoire périra sur la terre, et on ne parlera plus de son nom avec honneur dans les places publiques. On le chassera de la lumière dans les ténèbres, et il sera transporté hors de ce monde. Sa race ne subsistera plus, il n’aura point de postérité parmi son peuple et il n’en restera rien dans son pays. Ceux qui viendront après lui seront étonnés de sa perte, et les hommes de son temps seront saisis d’horreur. Ainsi sera dévastée la maison de l’injuste, et la demeure de celui qui ne connaît point Dieu.
{{t3|CHAPITRE XIX|fs=120%}}
Alors Job répondit à Baldad, et lui dit : Jusqu’à quand affligerez-vous mon âme, et me tourmenterez-vous par vos discours ? voilà déjà dix fois que vous voulez me confondre, et que vous ne rougissez point de m’accabler. Quand je serais dans l’ignorance, mon ignorance ne regarde que moi seul. Mais vous vous élevez contre moi, et vous prétendez que l’état humiliant où je suis réduit, est une preuve que je suis coupable. Comprenez au moins maintenant que ce n’est point par un jugement de justice, que Dieu m’a affligé, et qu’il m’a frappé de ses plaies. Si je crie dans la violence que je souffre, on ne m’écoutera point ; si j’élève ma voix, on ne me rendra point justice. Le Seigneur a fermé de toutes parts le sentier que je suivais, et je ne puis plus passer outre ; et il a répandu des ténèbres dans le chemin étroit où je marchais. Il m’a dépouillé de ma gloire, il m’a ôté la couronne de la tête. Il m’a détruit de tous côtés, et je péris ; il m’a ôté toute espérance, comme un arbre qu’on déracine. Sa fureur s’est allumée contre moi, et il m’a traité comme son ennemi. Il est venu accompagné de ses soldats ; ils m’ont foulé aux pieds, et ils ont assiégé ma tente de toutes parts. Il a écarté mes frères loin de moi, et mes amis m’ont fui comme ceux qui m’étaient les plus étrangers. Mes proches m’ont abandonné, et ceux qui me connaissaient plus particulièrement m’ont oublié. Mes domestiques et mes servantes m’ont regardé comme un inconnu, et je leur ai paru comme un étranger. J’ai appelé mon serviteur, et il ne m’a point répondu, lors même que je le priais en lui parlant de ma propre bouche. Ma femme a eu horreur de mon haleine, et j’usais de prières envers les enfants qui sont sortis de moi. Les insensés mêmes me méprisaient, et je ne les avais pas plutôt quittés, qu’ils médisaient de moi. Ceux de qui je me servais autrefois m’ont eu en exécration, et celui que j’aimais le plus s’est déclaré mon ennemi. Mes chairs ont été rongées par les ulcères ; mes os se sont collés à ma peau, et il ne me reste que les lèvres autour des dents. Ayez pitié de moi, vous au moins qui êtes mes amis, ayez pitié de moi ; car la main du Seigneur m’a frappé. Pourquoi me persécutez-vous comme Dieu, et vous plaisez-vous à vous rassasier de ma chair ? Qui m’accordera que mes paroles soient écrites ? Qui me donnera qu’elles soient tracées dans un livre ; qu’elles soient gravées sur une lame de plomb avec une plume de fer, ou sur la pierre avec le ciseau ? car je sais que mon Rédempteur est vivant, et que je ressusciterai de la terre au dernier jour, que je serai encore revêtu de ma peau, et que je verrai mon Dieu dans ma chair ; que je le verrai, moi, dis-je, et non un autre, et que je le contemplerai de mes propres yeux. C’est là l’espérance que j’ai, et qui reposera toujours dans mon sein. Pourquoi donc dites-vous : Persécutons-le, et cherchons jusqu’à la racine de ses paroles des prétextes pour le décrier ? Fuyez donc de devant l’épée qui vous menace, parce qu’il y a une épée vengeresse de l’iniquité, et vous devez savoir qu’il y a un jugement de Dieu, qui peut me venger de ceux qui me raillent.
{{t3|CHAPITRE XX|fs=120%}}
Sophar de Naamath répondit ensuite à Job, et lui dit : C’est pour cela qu’il me vient pensée sur pensée, et que mon esprit est diversement agité. J’écouterai les reproches que vous me faites ; mais l’esprit d’intelligence qui est en moi répondra pour moi. Voici ce que je sais, et ce qui a toujours été vrai depuis que l’homme a été créé sur la terre : c’est que la gloire des impies passe bien vite, et que la joie de l’hypocrite n’est que d’un moment. Quand son orgueil s’élèverait jusqu’au ciel et que sa tête toucherait les nues, il périra à la fin, et il sera rejeté comme un fumier. Ceux qui l’avaient connu sur le trône, diront d’une voix insultante : Où est-il ? Il s’évanouit comme un songe dont on a perdu le souvenir, et il disparaîtra comme un fantôme que l’on voit durant la nuit. L’œil qui l’avait vu ne le verra plus, et le lieu où il était ne le reconnaîtra plus. Ses enfants seront accablés de pauvreté, et ses propres mains lui rendront le mal qu’il a fait aux autres. Les dérèglements de sa jeunesse pénétreront jusque dans ses os et se reposeront avec lui dans la poussière. Car lorsque le mal est doux à sa bouche, il le cache sous sa langue. Il ménage cette viande, il ne cesse de la goûter, et la retient dans sa bouche. Le pain qu’il mange se corrompra dans son estomac, et se changera dans ses entrailles en un fiel d’aspic. Il rejettera les richesses qu’il avait dévorées, et Dieu les arrachera de ses entrailles. Après qu’il se sera bien rassasié, il se trouvera dans des étouffements qui le déchireront, et toutes sortes de douleurs l’accableront de toutes parts. Il sucera la tête des aspics, et la langue de la vipère le tuera. Il ne verra point couler sur lui les ruisseaux d’un fleuve, ni les torrents de miel et de lait. Il souffrira les peines des maux qu’il a faits, et n’en sera pas consumé ; l’excès de ses tourments égalera celui de ses crimes. Car il a dépouillé les pauvres, et il les a foulés aux pieds ; il leur a ravi leur maison, qu’il n’avait pas fait bâtir. Son cœur a toujours été insatiable, et après qu’il a obtenu ce qu’il avait tant désiré, il n’a pu en jouir. Il n’est rien resté de ses repas ; c’est pour cela qu’il ne demeurera rien de tous ses biens. Après qu’il aura pris plaisir à remplir son estomac de viande, Dieu l’attaquera dans sa fureur, et fera pleuvoir sur lui ses traits et ses foudres. S’il suit d’un côté les pointes du fer, il sera percé par un arc d’airain. L’épée tirée du fourreau, l’épée foudroyante le poursuivra et le percera cruellement ; des ennemis effroyables passeront et repasseront sur lui. Les ténèbres les plus épaisses sont cachées dans le secret de son âme ; il sera dévoré par un feu qui ne s’allume point ; et celui qui sera laissé dans sa tente, sera pénétré d’affliction. Les cieux révéleront son iniquité, et la terre s’élèvera contre lui. Les enfants de sa maison seront exposés à la violence ; ils seront retranchés au jour de la fureur de Dieu. C’est le partage que Dieu réserve à l’impie ; c’est le prix qu’il recevra du Seigneur pour ses paroles.
{{t3|CHAPITRE XXI|fs=120%}}
Job répondit ensuite à Sophar, et dit : Ecoutez, je vous prie, mes paroles, et changez de sentiment. Souffrez que je parle ; et après cela moquez-vous, si vous voulez, de ce que je dis. Est-ce avec un homme que je prétends disputer ? N’est-ce pas avec grand sujet que je m’afflige ? Jetez les yeux sur moi, et soyez frappé d’étonnement, mettez le doigt sur votre bouche. Pour moi quand je me souviens de mon état, j’en suis épouvanté, et j’en tremble de tout mon corps. Pourquoi donc les impies vivent-ils si heureusement ? Pourquoi donc sont-ils si élevés et si remplis de richesses ? Ils voient leur race fleurir et se conserver devant leurs yeux ; ils sont environnés d’une grande troupe de leurs proches et de leurs petits-enfants. Leurs maisons jouissent d’une profonde paix, et la verge de Dieu ne les touche point. Leurs vaches conçoivent et mettent bas, et ne sont point privées de leur fruit. On voit sortir en foule de leurs maisons leurs enfants qui dansent au son des instruments de musique. Ils passent leurs jours dans les plaisirs, et en un moment ils descendent dans le tombeau. Ils disent à Dieu : Retirez-vous de nous, nous ne voulons point connaître vos voies. Qui est le Tout-Puissant pour nous obliger à le servir ? et si nous le prions, quel bien nous en reviendra-t-il ? Mais que les pensées de ces impies soient loin de moi, puisque les biens qu’ils possèdent ne sont point en leur puissance. Combien de fois aussi voyons-nous que la lumière des impies s’éteint tout d’un coup, et qu’il leur survient un déluge de maux, lorsque Dieu les accable de douleurs, et partage les effets de sa fureur ? Ils deviennent comme la paille que le vent dissipe, et comme la poussière qui est enlevée par un tourbillon. Dieu fera passer aux enfants la peine du père ; et après l’avoir puni selon son impiété, alors il lui fera comprendre la grandeur de son crime. Il verra de ses propres yeux sa ruine, et il boira de la fureur du Tout-Puissant. Car que lui importe ce que deviendra sa maison après lui ? et si le nombre de ses mois est diminué de moitié ? Qui entreprendra d’enseigner à Dieu quelque chose, lui qui juge les grands de la terre ? Un homme meurt fort de corps, sain, riche et heureux, dont les entrailles étaient chargées de graisse, les os pleins et comme arrosés de moelle. Un autre meurt dans l’amertume de son âme et sans aucun bien ; et néanmoins ils dormiront tous deux dans la poussière du sépulcre, et ils se verront tous deux couverts de vers. Je connais bien vos pensées et les jugements injustes que vous faites de moi. Car vous dites : Qu’est devenue la maison de ce prince ? et où sont maintenant les tentes des impies ? Consultez ceux que vous trouverez dans le chemin, et vous verrez qu’ils connaissent cette même vérité : que le méchant est réservé pour le jour de la perdition, que le Seigneur le conduira jusqu’au jour où il doit répandre sur lui sa fureur. Qui le reprendra en sa présence ? n’est-ce pas Dieu ? Il sera un jour porté au tombeau, et il demeurera pour jamais parmi la foule des morts. Sa présence a été agréable sur le rivage du Cocyte ; un nombre innombrable de personnes l’y a précédé, et il y entraînera tous les hommes après lui. Comment donc voulez-vous me donner une vaine consolation, puisque j’ai fait voir que ce que vous dites est souvent le partage des impies ?
{{t3|CHAPITRE XXII|fs=120%}}
Éliphaz de Théman, prenant la parole, dit à Job : L’homme peut-il être comparé à Dieu, quand même il aurait une science consommée ? Que sert à Dieu que vous soyez juste ? ou que lui donnerez-vous quand votre conduite sera sans tache ? Vous craindrait-il, si Dieu craindrait d’entrer en jugement avec vous ? Ne trouvera-t-il pas plutôt en vous des dérèglements très-grands et une infinité d’actions injustes ? Vous avez enlevé sans raison des gages à vos frères, vous avez dépouillé de leurs vêtements ceux qui par là sont demeurés nus. Vous avez refusé de l’eau à celui qui était abattu de lassitude, et du pain à celui qui souffrait la faim. Vous vous êtes mis en possession de la terre que vous avez conquise par la force de vos bras', et vous la conserviez comme étant le plus puissant. Vous avez renvoyé la veuve les mains vides, et vous avez détruit tout l’appui des orphelins. C’est pour cela que vous vous trouvez environné de pièges, et frappé tout d’un coup de trouble et de crainte. Et vous pensiez ne devoir point tomber dans les ténèbres, ni être accablé par un impétueux débordement d’eau. Ne considérez-vous point que Dieu est plus élevé que le ciel, et qu’il est beaucoup plus au-dessus des astres ? Et vous dites : que peut connaître Dieu ? Il juge des choses comme au travers d’un voile. Il est environné d’un nuage ; il ne considère point ce qui se passe parmi nous ; et il se promène dans le ciel d’un pôle à l’autre. Voulez-vous suivre la route des siècles anciens, et marcher sur les traces de ces impies, qui ont été emportés par une mort précipitée, et que le déluge a renversés jusqu’aux fondements ; qui disaient à Dieu : Retirez-vous de nous, et qui s’imaginaient que le Tout-Puissant ne pouvait rien contre eux, quoique ce fût lui qui eût comblé leurs maisons de biens. Mais loin de moi les pensées de ces impies. Les justes les verront périr, et s’en réjouiront ; et l’innocent leur insultera. Ce qu’ils avaient élevé, n’a-t-il pas été détruit ? Et le feu n’en a-t-il pas dévoré les restes ? Soumettez-vous donc à Dieu, et rentrez dans la paix ; et vous vous trouverez comblé de biens. Recevez la loi de sa bouche, et gravez ses paroles dans votre cœur. Si vous retournez au Tout-Puissant, vous serez rétabli de nouveau, et vous bannirez l’iniquité de votre maison. Il vous donnera au lieu de la terre, le rocher, et au lieu de la pierre, des eaux vives de la sagesse. Lorsque vous ferez ce que je dis, Dieu sera votre défenseur tout-puissant contre vos ennemis, et vous aurez des monceaux d’argent. Vous trouverez vos délices dans le Tout-Puissant, et vous élèverez votre visage vers Dieu. Vous le prierez, et il vous exaucera, et vous vous acquitterez de vos vœux avec joie. Vous formerez des desseins, et ils vous réussiront ; et la lumière brillera dans les voies par lesquelles vous marcherez. Car celui qui aura été humilié, sera dans la gloire ; et celui qui a baissé les yeux sera sauvé. L’innocent sera délivré ; et il le sera parce que ses mains ont été pures.
{{t3|CHAPITRE XXIII|fs=120%}}
Job parla ensuite de cette sorte : Mes paroles sont encore pleines d’amertume et la violence de ma plaie est beaucoup au-dessus de mes gémissements. Que je souhaiterais de savoir comment je pourrais trouver Dieu, et me présenter jusqu’à son trône ! J’exposerais ma cause devant lui et je remplirais ma bouche de mes plaintes : Afin que je susse ce qu’il me répondrait, et que je comprisse ce qu’il pourrait me dire. Je ne voudrais point qu’il me combattît de toute sa force, ni qu’il m’accablât par le poids de sa grandeur. Je souhaiterais qu’il ne proposât contre moi que l’équité et la justice, et j’espérerais gagner ma cause devant un tel juge. Mais que ferai-je ? Si je vais en Orient, il ne paraît point ; si je vais en Occident, je ne l’aperçois point. Si je me tourne à gauche, je ne puis l’atteindre ; si je me tourne à droite, je ne le verrai point. Mais il connaît lui-même ma voie et il m’éprouve comme l’or qui passe par le feu. Mon pied a suivi ses traces, j’ai été fidèle à garder sa voie, et je ne m’en suis point détourné, Je ne me suis point écarté des commandements qui sont sortis de ses lèvres, et j’ai caché dans mon sein les paroles de sa bouche. Car il est seul, et nul ne peut empêcher ses desseins, et il fait absolument tout ce qu’il lui plaît. Quand il aura accompli sur moi sa volonté, il lui reste encore beaucoup d’autres moyens semblables. C’est pourquoi je suis troublé en sa présence, et lorsque je le considère, je suis agité de crainte. Dieu a amolli mon cœur, et le Tout-Puissant m’a épouvanté. Car je ne me suis point perdu en l’oubliant au milieu des ténèbres qui m’environnent, et l’obscurité où je suis n’a point mis un voile sur mon visage.
{{t3|CHAPITRE XXIV|fs=120%}}
Les temps n’ont point été cachés par le Tout-Puissant ; mais ceux qui le connaissent ne connaissent point ses jours. Il y en a qui passent au delà des limites de leurs terres, qui ravissent les troupeaux, et les mènent dans leurs pâturages. Ils saisissent l’âne des pupilles, et ils amènent pour gage le bœuf de la veuve. Ils renvoient les hommes tout nus, et ils ôtent les habits à ceux qui n’ont pas de quoi se couvrir pendant le froid, qui sont percés par les pluies des montagnes, et qui n’ayant pas d’abri, se réfugient dans les cavernes. Ils ravissent le bien des pauvres par violence. Ils moissonnent le champ qui n’est point à eux, et ils vendangent la vigne de ceux qu’ils ont opprimés par violence. Ils laissent les pauvres sans vêtements, et ils leur arrachent les épis. Ils se reposent au milieu des tas de fruits de ceux qui après avoir foulé le vin dans leurs pressoirs sont dans la soif. Ils font soupirer les hommes dans les villes ; les âmes blessées poussent leurs cris au ciel, et Dieu ne laissera pas que son ennemi échappe à sa vengeance. Ils ont été rebelles à la lumière ; ils n’ont point connu les voies de Dieu, et ils ne sont point revenus par ses sentiers. Le meurtrier se lève dès le matin, il tue le faible et le pauvre, et il dérobe pendant la nuit comme un larron. L’œil de l’adultère épie l’obscurité de la nuit ; il dit : personne ne me verra ; et il se couvre le visage. Il perce les maisons dans les ténèbres, à l’heure qu’ils s’étaient donnée pendant le jour, et ils n’ont point connu la lumière. Si l’aurore paraît tout d’un coup, ils croient que c’est l’ombre de la mort, et ils marchent dans les ténèbres comme dans le jour. Il est plus léger que la surface de l’eau ; mais qu’il soit maudit sur la terre, et qu’il ne marche point dans le chemin de la vigne. Qu’il passe des eaux froides de la neige à une chaleur excessive, et que son péché le conduise jusqu’aux enfers. Que la miséricorde le mette en oubli, que les vers soient sa douleur et ses délices ; qu’on ne se souvienne point de lui, mais qu’il soit arraché comme un arbre qui ne porte point de fruit. Car il a nourri celle qui était stérile et qui n’enfantait point, et il n’a point fait de bien à la veuve. Il a fait tomber les plus forts par sa puissance, et lorsqu’il sera le plus ferme, il ne croit pas pouvoir demeurer ferme en sa vie. Dieu lui a donné du temps pour faire pénitence, et il en abuse pour devenir encore plus superbe ; mais les yeux de Dieu sont sur ses voies. Ces personnes s’élèvent pour un moment ; et après cela ils ne subsistent plus ; ils seront humiliés comme toutes choses, ils seront emportés comme un songe et retranchés comme le haut des épis. Si cela n’est ainsi, qui pourra me convaincre de mensonge dans ce que je dis, et accuser mes paroles devant Dieu ?
{{t3|CHAPITRE XXV|fs=120%}}
Baldad de Suth parla ensuite en ces termes : Dieu est puissant et redoutable ; c’est lui qui a fait régner la paix dans ses hauts lieux. Peut-on compter le nombre de ses soldats ? et sur qui sa lumière ne se lève-t-elle point ? L’homme comparé avec Dieu peut-il être justifié ? et celui qui est né d’une femme paraîtra-t-il pur devant lui ? La lune même ne brille point, et les étoiles ne sont pas pures devant ses yeux ; combien moins le sera l’homme qui n’est que pourriture et le fils de l’homme qui n’est qu’un ver !
{{t3|CHAPITRE XXVI|fs=120%}}
Alors Job répondit à Baldad, et lui dit : Quel est celui que vous voulez assister ? Est-ce un homme faible ? Et soutenez-vous quelqu’un qui n’ait pas le bras assez fort ? A qui donnez-vous conseil ? Est-ce à celui qui n’a pas assez de sagesse ? et voulez-vous ainsi signaler votre prudence ? Qui entreprennez-vous d’enseigner ? N’est-ce pas celui qui a créé votre souffle ? Les géants mêmes et ceux qui habitent avec eux, gémissent devant lui sous les eaux. L’enfer est nu devant ses yeux, et l’abîme n’a point de voile pour se couvrir devant lui. C’est lui qui fait reposer le pôle du septentrion sur le vide, et qui suspend la terre sur le néant. C’est lui qui lie les eaux dans les nuées, afin qu’elles ne se répandent pas toutes à la fois sur la terre ; qui empêche que son trône ne paraisse à découvert, et qui répand au-devant de lui les nuages qu’il a formés : Qui a renfermé les eaux dans leurs bornes, pour y demeurer tant que dureront la lumière et les ténèbres. Les colonnes du ciel tremblent devant lui, et elles sont saisies de frayeur à sa présence. Sa puissance a rassemblé les mers en un instant, et sa sagesse a dompté l’orgueil de cet élément. Son esprit a orné les cieux, et l’adresse de sa main puissante a fait paraître le serpent plein de replis. Ce que nous venons de dire n’est qu’une petite partie de ses œuvres, et nous n’avons entendu qu’un faible murmure de ses paroles ; mais qui pourra soutenir l’éclat du tonnerre de sa grandeur ?
{{t3|CHAPITRE XXVII|fs=120%}}
Job prenant encore la parole, et usant du même discours figuré, continua en ces termes : Je prends à témoin le Dieu vivant qui m’a ôté tout moyen de justifier mon innocence, et le Tout-Puissant qui a rempli mon âme d’amertume ; que tant que j’aurai un souffle de vie, et que Dieu me laissera la respiration, mes lèvres ne prononceront rien d’injuste, et ma langue ne dira point de mensonge. Dieu me garde de vous croire équitables ; tant que je vivrai, je ne me désisterai point de la défense de mon innocence. Je n’abandonnerai point la justification que j’ai commencé de faire de ma conduite : car mon cœur ne me reproche rien dans toute ma vie. Que celui qui se déclare mon ennemi, passe lui-même pour un impie, et que celui qui me combat, soit regardé comme un injuste. Car quelle est l’espérance de l’hypocrite, s’il ravit le bien d’autrui par son avarice, et que Dieu ne délivre point son âme ? Dieu entendra-t-il ses cris, lorsque l’affliction viendra fondre sur lui ? ou pourra-t-il trouver sa joie dans le Tout-Puissant, et invoquer Dieu en tout temps ? Je vous enseignerai avec le secours de Dieu ; je ne vous cacherai point ce qui est enfermé dans le Tout-Puissant. Mais vous le savez déjà tous ; et pourquoi donc vous répandez-vous inutilement en de vains discours ? Voici le partage de l’homme impie devant Dieu, et l’héritage que le Tout-Puissant réserve pour les violents. Quand ses enfants seraient en grand nombre, ils passeront tous au fil de l’épée, et ses petits-enfants ne seront point rassasiés de pain. Ceux qui resteront de sa race seront ensevelis dans leurs ruines, et ses veuves ne le pleureront point. S’il fait un monceau d’argent comme de terre, s’il amasse des habits comme il ferait de la boue ; il est vrai qu’il les préparera ; mais le juste s’en revêtira, et l’innocent partagera son argent. Il s’est bâti, comme le ver, une maison ; il s’est fait une cabane comme le gardien d’une vigne. Lorsque le riche s’endormira en mourant, il n’emportera rien avec lui ; il ouvrira les yeux, et il ne trouvera rien. Il sera surpris de la pauvreté comme d’une inondation d’eaux, et il sera accablé de la tempête au milieu d’une nuit profonde. Un vent brûlant le saisira et l’emportera, et l’enlèvera de sa place comme un tourbillon. Dieu enverra sur lui plaie sur plaie, et ne l’épargnera point ; il fera tout son possible pour s’enfuir de ses mains. Celui qui le verra, dira : Il frappera ses mains sur lui, et l’arrachera de sa place.
{{t3|CHAPITRE XXVIII|fs=120%}}
L’argent a un principe et une source de ses veines, et l’or a un lieu où il se forme. Le fer se tire de la terre ; et la pierre étant fondue par la chaleur, se change en airain. Il a mis un terme aux ténèbres ; il considère lui-même la fin de toutes choses, et la pierre même ensevelie dans l’obscurité et dans l’ombre de la mort. Le torrent divise d’avec le peuple voyageur et étranger ceux que le pied de l’homme pauvre a oubliés et qui sont hors de la voie. La terre d’où le pain naissait comme de son lieu, a été renversée par le feu. Le saphir se trouve dans ses pierres, et ses mottes sont de l’or. L’oiseau a ignoré la route pour y aller, et l’œil du vautour ne l’a point vue. Les enfants des traficants n’y ont point marché, et la lionne n’y a point passé. L’homme a étendu sa main contre les rochers, et il a renversé les montagnes jusque dans leurs racines. Il a ouvert les pierres pour en faire sortir les ruisseaux, et son œil a vu tout ce qu’il y a de rare et de précieux. Il a pénétré jusqu’au fond des fleuves, et il a produit au jour les choses les plus secrètes. Mais où trouvera-t-on la sagesse ? et quel est le lieu de l’intelligence ? L’homme n’en connaît point le prix, et elle ne se trouve point en la terre de ceux qui vivent selon le siècle. L’abîme dit : Elle n’est point avec moi ; et la mer : Elle n’est point avec moi. On ne la donnera point pour l’or le plus pur, elle ne s’achète point au poids de l’argent. On ne la mettra point en comparaison avec les marchandises des Indes, ni avec le saphir le plus précieux. On ne lui égalera ni l’or ni le cristal, et on ne la donnera point en échange pour des vases d’or. Ce qu’il y a de plus grand et de plus élevé ne sera pas seulement nommé auprès d’elle. D’où donc vient la sagesse, et où est le lieu de l’intelligence ? Elle est cachée aux yeux de tous les vivants ; elle est inconnue aux oiseaux mêmes du ciel. La perdition et la mort ont dit : Nous avons ouï parler d’elle. C’est Dieu qui comprend quelle est sa voie ; c’est lui qui connaît le lieu où elle habite. Car il voit le monde d’une extrémité à l’autre, et il considère tout ce qui se passe sous le ciel. C’est lui qui a donné du poids aux vents ; et c’est lui qui a pesé et mesuré l’eau. Lorsqu’il prescrivait une loi aux pluies, lorsqu’il marquait un chemin aux foudres et aux tempêtes, c’est alors qu’il l’a vue, qu’il l’a découverte, qu’il l’a préparée, et qu’il en a sondé la profondeur. Et il a dit à l’homme : La parfaite sagesse est de craindre le Seigneur, et la vraie intelligence est de se retirer du mal.
{{t3|CHAPITRE XXIX|fs=120%}}
Job, reprenant encore son allégorie, continua son discours et dit : Qui m’accordera d’être encore comme j’ai été autrefois, dans ces jours heureux où Dieu prenait lui-même soin de me garder ; lorsque sa lampe luisait sur ma tête, et que dans les ténèbres je marchais à la lueur de sa lumière ; comme j’étais aux jours de ma jeunesse, lorsque Dieu habitait spirituellement en mon cœur, loin du tumulte des vices. Quand je jouissais de la présence de Dieu. Quand le Tout-Puissant était en moi, et toute ma famille autour de moi ; lorsque je lavais mes pieds dans le beurre, et que la pierre répandait de ses largesses ; lorsque les juges siégeaient à la porte de la ville pour juger ceux qui y entraient. Quand c’était le temps d’examiner diverses affaires, et que l’on me préparait un siège élevé dans la place publique ; les jeunes gens me voyant se retiraient par respect, et les vieillards se levant se tenaient debout. Les princes cessaient de parler, et ils mettaient le doigt sur leur bouche. Les grands s’imposaient silence, et leur langue demeurait comme attachée à leur palais. L’oreille qui m’écoutait me publiait bienheureux, et l’œil qui me voyait me rendait témoignage, en publiant que j’avais délivré l’indigent opprimé, qui dénonçait par ses cris la violence dont il était victime. Je délivrais des mains du méchant l’orphelin privé du secours de toute défense. Il était béni parmi les veuves, les orphelins et les enfants, tous ceux qui sont petits et affligés, parce qu’il ne méprisa jamais aucun de ces humbles. Je me suis revêtu de la justice et de l’équité que j’ai gardées dans mes jugements, m’a servi comme d’un vêtement royal et d’un diadème. J’ai été l’œil de l’aveugle et le pied du boiteux. J’étais le père des pauvres, et je m’instruisais avec un extrême soin des affaires que je ne savais pas. Je brisais les mâchoires de l’injuste, et je lui arrachais la proie d’entre les dents. Je disais : Je mourrai dans le petit nid que je me suis fait, et je désire que mes jours soient heureux dans la résurrection. Je suis comme un arbre dont la racine s’étend le long des eaux, et la rosée se reposera sur mes branches. Ma gloire se renouvellera de jour en jour, et mon arc se fortifiera dans ma main. Ceux qui m’écoutaient, attendaient que j’eusse parlé, et ils recevaient mon avis avec un silence plein de respect. Ils n’osaient rien ajouter à mes paroles, et elles tombaient sur eux comme les gouttes de la rosée. Ils me souhaitaient comme la campagne sèche attend l’eau du ciel, et leur bouche s’ouvrait pour m’entendre, comme la terre s’ouvre aux pluies de l’arrière-saison. Si je riais quelque fois avec eux, ils ne pouvaient pas le croire, et la lumière de mon visage ne tombait point à terre. Si je voulais aller parmi eux, je prenais ma place au-dessus de tous ; et lorsque j’étais assis comme un roi au milieu des gardes qui m’environnaient, je ne laissais pas d’être le consolateur des affligés.
{{t3|CHAPITRE XXX|fs=120%}}
Mais maintenant je suis méprisé par des personnes plus jeunes que moi, dont je n’aurais pas daigné autrefois mettre les pères avec les chiens de mon troupeau ; dont la force et le travail des mains étaient moins que rien à mon égard, et qui étaient même regardés comme indignes de la vie ; des gens tout secs de faim et de pauvreté, qui allaient chercher ce qu’ils pourraient ronger dans un désert ; dont l’affliction et la misère avaient défiguré le visage ; qui mangeaient l’herbe et les écorces des arbres, et qui se nourrissaient de racines de genévrier ; qui allaient ravir ces choses dans le fond des vallées ; et qui en ayant trouvé quelqu’une, y accouraient avec de grands cris ; qui trouvaient même leur joie dans cet état, qui habitaient dans les creux des torrents, dans les cavernes de la terre, ou dans les rochers. Ces hommes dont les pères sont insensés et vils, qui sont le mépris et le rebut de la terre, sont ceux qui m’insultent. Je suis devenu le sujet de leurs chansons, je suis l’objet de leurs railleries. Ils m’ont en horreur, et ils fuient loin de moi ; ils ne craignent pas de me cracher au visage. Car Dieu a ouvert son carquois pour me percer de douleur, et il a mis un frein à ma bouche. Aussitôt que j’ai commencé à paraître, mes maux se sont élevés à ma droite ; ils ont renversé mes pieds, et me surprenant ils m’ont dressé des pièges ; ils ont eu sur moi l’avantage, et il ne s’est trouvé personne pour me secourir. Ils se sont jetés sur moi, comme par la brèche d’une muraille et par une porte ouverte, et ils sont venus m’accabler dans ma misère. J’ai été réduit dans le néant ; vous avez emporté comme un tourbillon ce qui m’était le plus cher, et ma vie a passé en un moment comme un nuage. Mon âme est maintenant toute languissante en moi-même, et je suis tout pénétré des maux qui m’accablent. Mes douleurs pendant la nuit transpercent mes os, et les vers qui me dévorent ne dorment point. Leur multitude consume mon vêtement, ils m’environnent et me serrent comme le haut d’une tunique. Je suis devenu comme de la boue, je suis semblable à la poussière et à la cendre. Je crie vers vous, ô mon Dieu, et vous ne m’écoutez point ; je me présente à vous, et vous ne me regardez pas. Vous êtes changé et devenu cruel envers moi, et vous employez la dureté de votre main pour me combattre. Vous m’avez élevé, et m’ayant comme suspendu en l’air, vous m’avez laissé tomber et brisé entièrement. Je sais que vous me livrerez à la mort, où est marquée la maison de tous ceux qui vivent. Mais vous n’étendez pas néanmoins votre main pour les consumer entièrement ; car lorsqu’ils sont abattus, vous les sauvez. Je pleurais autrefois sur celui qui était affligé, et mon âme était compatissante envers le pauvre. J’attendais les biens, et les maux sont venus fondre sur moi ; j’espérais la lumière, et les ténèbres m’ont enveloppé ; Un feu brûle dans mes entrailles sans me donner aucun repos ; et les jours de l’affliction m’ont prévenu. Je marchais tout triste, mais sans me laisser aller à l’emportement ; je me levais tout d’un coup, et je faisais retentir ma voix au milieu du peuple. J’ai été le frère des dragons, et le compagnon des autruches. Ma peau est devenue toute noire sur ma chair, et mes os se sont desséchés par l’ardeur qui me consume. Ma harpe s’est changée en de tristes plaintes, et mes instruments de musique en des voix lugubres.
{{t3|CHAPITRE XXXI|fs=120%}}
J’ai fait un accord avec mes yeux, pour ne pas penser seulement à une vierge. Car autrement quelle union Dieu aurait-il pu avoir avec moi ? Et quelle part le Tout-Puissant me donnerait-il à son céleste héritage ? Dieu ne connaît-il pas celui qui commet l’injustice ? Ne considère-t-il pas mes voies ? et ne compte-t-il pas toutes mes démarches ? Si j’ai marché dans la vanité et le mensonge, et si mes pieds se sont hâtés pour tendre des pièges aux autres, que Dieu pèse mes actions dans une juste balance, et qu’il connaisse la simplicité de mes œuvres. Mon cœur a repoussé la concupiscence que lui offraient mes yeux. Si mes pas se sont détournés de la voie, si mon cœur a suivi l’attrait de mes yeux, et si quelque souillure s’est attachée à mes mains, que je sème et qu’un autre mange ce que j’aurai semé, que ma race soit retranchée de la terre jusqu’à sa racine. Si l’agrément d’une femme a séduit mon cœur, et si j’ai dressé des embûches à la porte de mon ami, que ma femme soit déshonorée par une autre, et qu’elle soit exposée à une prostitution honteuse. Car l’adultère est un crime énorme et une très-grande iniquité. C’est un feu d’une passion contagieuse qui consume tous les biens, et qui extermine jusqu’aux moindres rejetons ; si j’ai dédaigné d’entrer en jugement avec mon serviteur et avec ma servante ; lorsqu’ils disputaient contre moi, Car que ferai-je quand Dieu se lèvera pour me juger, et lorsqu’il me demandera compte de ma vie, que lui répondrai-je ? Celui qui m’a créé dans le sein de ma mère, n’a-t-il pas aussi créé celui qui me sert ? et n’est-ce pas le même Dieu qui nous a formés tous deux ? Si j’ai refusé aux pauvres ce qu’ils voulaient, et si j’ai fait attendre en vain les yeux de la veuve, si j’ai mangé seul mon pain, et si l’orphelin n’en a pas mangé aussi, car la compassion a grandi avec moi dès mon enfance, et elle est sortie avec moi du sein de ma mère ; si j’ai négligé de secourir le passant qui n’ayant point d’habit mourait de froid, et le pauvre qui était sans vêtement ; si les membres de son corps ne m’ont pas béni, lorsqu’ils ont été réchauffés par les toisons de mes brebis, si j’ai levé la main sur le pupille, lors même que je me voyais le plus fort dans l’assemblée des juges ; que mon épaule tombe étant désunie de sa jointure, et que mon bras se brise avec tous ses os. Car j’ai toujours craint Dieu comme des flots suspendus au-dessus de moi, et je n’ai pu en supporter le poids. Si j’ai cru que l’or était ma force, et si j’ai dit à l’or le plus pur : Vous êtes ma confiance, si j’ai mis ma joie dans mes grandes richesses, et si j’ai regardé le soleil dans son plus grand éclat, et la lune lorsqu’elle était le plus claire ; si mon cœur a ressenti une secrète joie, et si j’ai porté ma main à ma bouche pour la baiser, ce qui est le comble de l’iniquité, et un renoncement du Dieu Très-Haut ; si je me suis réjoui de la ruine de celui qui me haïssait, si j’ai été ravi de ce qu’il était tombé dans quelque mal, car je n’ai point abandonné ma langue au péché pour faire des imprécations contre celui qui ne m’aimait pas ; si les gens de ma maison n’ont pas dit : Qui nous donnera de sa chair, afin que nous en soyons rassasiés ? L’étranger n’est point demeuré dehors, ma porte a toujours été ouverte au voyageur. Si j’ai tenu mon péché secret, comme les hommes font d’ordinaire, et si j’ai caché mon iniquité dans mon sein ; si la grande multitude m’a épouvanté, ou si j’ai été effrayé par le mépris de mes proches ; si je ne suis pas au contraire demeuré dans le silence, sans sortir de la porte de ma maison. Qui me donnera une personne qui m’entende, afin que le Tout-Puissant écoute ce que je désire lui représenter, et que celui qui juge écrive tout lui-même sur un livre ? afin que je porte ce livre sur mon épaule, et que je le mette autour de ma tête, comme une couronne. A chaque pas que je ferai j’en prononcerai les paroles ; et je le présenterai comme à mon prince. Si la terre que je possède crie contre moi, et si ses sillons pleurent avec elle ; si j’en ai mangé les fruits sans donner d’argent, et si j’ai affligé le cœur de ceux qui l’ont cultivée, qu’elle produise pour moi des ronces au lieu de froment, et des épines au lieu d’or. Ainsi finit le discours de Job.
{{t3|CHAPITRE XXXII|fs=120%}}
Après cela les trois amis de Job cessèrent de lui répondre, voyant qu’il continuait à se croire juste. Et alors Éliu fils de Barachel de Buz de la famille de Ram entra dans une grande colère et se fâcha contre Job, de ce qu’il assurait qu’il était juste devant Dieu. Il s’irrita aussi contre ses amis, de ce qu’ils n’avaient su trouver de raisonnable pour répondre à Job, mais qu’ils s’étaient contentés de le condamner. Éliu attendit donc que Job eût cessé de parler, parce qu’il était moins âgé que ceux qui lui avaient répondu. Mais voyant qu’ils n’avaient pu tous trois répondre à Job, il fut transporté de colère. Et voici la manière dont Éliu fils de Barachel de la race de Buz leur parla : Je suis le plus jeune et vous êtes plus vieux que moi ; c’est pourquoi je suis demeuré la tête baissée, sans oser seulement dire mon avis. Car je m’attendais qu’un âge si avancé vous donnerait des paroles, et que le grand nombre de vos années vous instruirait de la sagesse. Mais, à ce que je vois, quoique l’esprit soit dans tous les hommes, c’est l’inspiration du Tout-Puissant qui donne l’intelligence. Ce ne sont pas toujours ceux qui ont vécu longtemps qui sont les plus sages, et la lumière de la justice n’est pas toujours le partage de la vieillesse. C’est pourquoi je vous dirai : Ecoutez-moi, et je vous ferai voir quelle est ma sagesse. J’ai attendu que vous eussiez achevé de parler ; j’ai voulu voir, tant que vous avez disputé contre Job, quelle pouvait être votre sagesse. Je me suis contenté de vous regarder tant que j’ai cru que vous diriez quelque chose ; mais à ce que je vois, nul d’entre vous ne peut convaincre Job, ni répondre à ce qu’il a dit. Ce serait en vain que vous diriez peut-être : Nous avons trouvé le secret de la vraie sagesse ; c’est Dieu qui l’a rejeté, et non l’homme. Ce n’est point à moi que Job a adressé la parole, et ce n’est point à moi qu’il a disputé ; mais je ne l’aborde pas comme vous, avec des médisances et des invectives. Les voilà intimidés, ils n’ont plus rien à répondre, ils se sont eux-mêmes fermé la bouche. Puis donc que j’ai attendu, et qu’ils n’ont point parlé, et qu’ils sont demeurés muets et sans réponse, je parlerai aussi à mon tour, et je ferai voir quelle est ma science. Car je suis plein des choses que j’ai à dire, et mon esprit est comme en travail, voulant enfanter toutes les pensées qu’il a conçues. Mon estomac est comme un vin nouveau qui n’a point d’air, qui rompt les vaisseaux neufs où on le renferme. Je parlerai donc pour respirer un peu, j’ouvrirai mes lèvres et je répondrai. Je n’aurai d’égard pour personne, et je n’égalerai point l’homme à Dieu. Car je ne sais combien de temps je subsisterai sur la terre, et j’ignore si celui qui m’a créé ne m’ôtera point bientôt du monde.
{{t3|CHAPITRE XXXIII|fs=120%}}
Ecoutez donc, Job, mes paroles, et soyez attentif à tous mes discours. J’ai ouvert ma bouche, et ma langue va parler distinctement. Mes discours sortiront de la simplicité de mon cœur, et mes lèvres ne prononceront que la pure vérité. C’est l’esprit de Dieu qui m’a créé, et c’est le souffle du Tout-Puissant qui m’a donné la vie. Répondez-moi, si vous pouvez, et opposez vos raisons aux miennes. Dieu est mon créateur comme il est le vôtre, et j’ai été formé de la même boue. Mais vous ne verrez en moi rien de merveilleux qui vous épouvante, et vous n’y trouverez pas non plus une éloquence qui vous accable. Vous avez dit devant moi, et je vous ai entendu lorsque vous prononciez ces paroles : Je suis pur et sans péché, je suis sans tache et il n’y a point d’iniquité en moi. Car Dieu a cherché des sujets de plainte contre moi, et c’est pourquoi il a cru que j’étais son ennemi. Il a mis mes pieds à la chaîne, il a observé toutes mes démarches. C’est donc en cela même que vous avez montré que vous n’êtes pas juste. Disputez-vous contre lui, parce qu’il ne vous a pas répondu à toutes vos paroles ? Dieu ne parle qu’une fois et il ne répète point ce qu’il a dit, à moins que le changement même de notre vie ne le demande. Pendant les songes, dans les visions de la nuit, lorsque les hommes sont accablés de sommeil, et qu’ils dorment dans leur lit ; c’est alors que Dieu leur ouvre l’oreille, qu’il les avertit et les instruit de ce qu’ils doivent savoir, pour détourner ainsi l’homme du mal qu’il fait, et pour le délivrer de l’orgueil ; pour tirer son âme de la corruption, et pour sauver sa vie de l’épée qui la menace. Il le châtie encore par la douleur qu’il souffre dans son lit, et il fait sécher tous ses os. Dans cet état le pain est en horreur à son âme, et la nourriture qu’il trouvait auparavant délicieuse, devient l’aversion de son âme. Toute sa chair se consume, et ses os qui étaient couverts paraissent à nu. Il se voit près de la corruption, et sa vie est menacée d’une mort prochaine. Si un ange choisi entre mille parle pour lui et qu’il annonce l’équité de l’homme, Dieu aura compassion de lui et il dira à ses ministres : Délivrez-le, afin qu’il ne descende point dans la corruption ; j’ai trouvé lieu de lui faire grâce. Sa chair est consumée par les maux qui sont la peine de ses péchés ; qu’il retourne aux jours de son adolescence, c’est-à-dire, qu’il redevienne sain et sauf. Il verra sa face, parce qu’il éprouvera que son visage lui est propice, et qu’il va lui rendre justice pour ses dignes fruits de pénitence. Il priera Dieu de lui pardonner, et Dieu lui sera favorable, il verra sa face avec un ravissement de joie, et Dieu justifiera de nouveau cet homme. En regardant les autres hommes, il leur dira : J’ai péché, j’ai vraiment offensé Dieu, et je n’en ai point été traité si sévèrement que je le méritais. Il a ainsi délivré son âme afin qu’elle ne tombât point dans la mort, mais qu’en vivant elle jouît de la lumière. Voilà tout ce que Dieu fait à l’égard de chacun des hommes, en les reprenant jusqu’à trois fois, pour rappeler leurs âmes de la corruption, et pour les éclairer de la lumière des vivants. Job, soyez attentif, écoutez-moi, soyez dans le silence pendant que je parle. Si vous avez quelque chose à dire, répondez-moi, parlez ; car je veux bien vous donner lieu de vous justifier. Si vous n’avez rien à répondre, écoutez-moi, demeurez dans le silence, et je vous enseignerai la sagesse.
{{t3|CHAPITRE XXXIV|fs=120%}}
Éliu continuant encore de parler, prononça une sentence, en discutant d’une manière générale contre les impies. Sages, écoutez mes paroles ; savants, soyez attentifs. Car l’oreille juge des discours, comme le palais juge des viandes par le goût. Convenons ensemble de ce qui est selon la justice, et voyons entre nous ce qui doit être regardé comme le meilleur. Car Job a dit : Je suis juste, et Dieu ne me traite pas selon l’équité. Il y a de la fausseté et de l’abus dans le jugement que l’on a porté contre moi ; je suis percé de flèches très-cuisantes sans que j’aie péché. Où trouvera-t-on un homme semblable à Job, qui insulte à Dieu avec une impiété qu’il avale comme l’eau ; qui marche avec ceux qui commettent l’iniquité et qui se joint avec les impies ? Car il a dit : L’homme ne sera point agréable à Dieu, quand même il aurait couru dans sa voie. Vous donc qui avez du sens et qui êtes savants, écoutez-moi. L’impiété est infiniment éloignée de Dieu, et l’injustice, du Tout-Puissant, qui rendra à l’homme selon ses œuvres, et il traitera chacun suivant le mérite de sa vie. Certainement Dieu ne condamne point sans sujet, et le Tout-Puissant ne renverse point la justice. A-t-il donc commis à quelque autre le soin de la terre, et qui est celui qu’il a établi pour gouverner au lieu de lui le monde qu’il a créé ? S’il dirigeait vers soi son cœur, il attirerait à soi dans l’instant le souffle et l’esprit qui l’animent. Toute chair périrait en même temps, et tous les hommes retourneraient en cendres. Si vous avez donc de l’intelligence, écoutez ce que l’on vous dit, et soyez attentifs à mes paroles. Peut-on guérir celui qui n’aime point la justice ? et comment avez-vous la hardiesse de noter d’injustice Dieu, et de condamner avec tant de hardiesse celui qui est souverainement juste ? Lui qui dit à un roi : Vous êtes un apostat ; qui appelle les princes impies, lorsqu’ils le sont ; qui n’a point d’égard à la personne des princes ; qui n’a point eu de considération pour le tyran lorsqu’il disputait contre le pauvre, parce que sa main a fait tous les hommes. Ils mourront tout d’un coup, et au milieu de la nuit, les peuples seront tous remplis de trouble ; ils passeront, et le violent sera emporté sans qu’on voie une main qui le secoure. Car les yeux de Dieu sont sur les voies des hommes, et il considère toutes leurs démarches. Il n’y a point de ténèbres, il n’y a point d’ombre de la mort qui puisse dérober à ses yeux ceux qui commettent l’iniquité. Non, il n’est plus au pouvoir de l’homme de venir en jugement avec Dieu. Il en exterminera une multitude innombrable, et il en établira d’autres en leur place. Car il connaît leurs œuvres, et c’est pour cela qu’il répandra sur eux une nuit obscure, et qu’il les brisera. Il les frappera de plaies comme des impies, à la vue de tout le monde, eux qui ont fait un dessein ferme de se retirer de lui, et qui n’ont pas voulu comprendre toutes ses voies ; en sorte qu’ils ont fait monter jusqu’à lui les cris de l’indigent. Mais s’il donne la paix, qui est-ce qui le condamnera ? S’il cache son visage, qui pourra le contempler dans sa gloire ? C’est lui qui tient en sa puissance et les nations et tous les hommes. Puis donc que j’ai parlé à Dieu, je ne vous empêcherai point de parler aussi. Si je suis tombé dans quelque erreur, enseignez-moi ; si ce que j’ai dit n’est pas selon la justice, je ne dirai rien davantage. Dieu ne vous redemandera-t-il point compte de ce que j’ai pu dire contre la justice, qui vous a déplu ? Car c’est vous qui avez commencé à parler, et non pas moi. Si vous savez quelque chose de meilleur, parlez vous-même. Que des personnes intelligentes me parlent, et qu’un homme sage m’écoute. Mais Job a parlé inconsidérément, et il ne paraît point de sagesse dans ses discours. Mon Père, que la plaie de ce fléau s’appesantisse sur lui sans relâche. Ne cessez point de frapper un homme injuste ; parce qu’il ajoute le blasphème à ses péchés : qu’il soit condamné parmi nous, de peur que son injustice ne nous soit également imputée. Il n’y sera cependant pas contraint de nouveau par nos raisons, si désormais il essaie de provoquer Dieu, après avoir connu par nos assertions qu’il ne peut aucunement entrer en jugement avec Dieu.
{{t3|CHAPITRE XXXV|fs=120%}}
Éliu dit encore ce qui suit : Croyez-vous, Job, avoir eu une pensée raisonnable, en disant : Je suis plus juste que Dieu ? Vous avez dit en lui parlant ; Ce qui est juste ne vous plaît point ; quel avantage en retirerez-vous si je pèche ? Je répondrai donc à vos discours, et à vos amis aussi bien qu’à vous. Levez les yeux au ciel, voyez, et contemplez combien les cieux sont plus hauts que vous. Si vous péchez, en quoi nuirez-vous à Dieu ? et si vos iniquités se multiplient, que ferez-vous contre lui ? Si vous êtes juste, que donnerez-vous à Dieu ? ou que recevra-t-il de votre main ? Votre impiété peut nuire à un homme semblable à vous, et votre justice peut servir à celui qui est comme vous enfant de l’homme. Ils crieront à cause de la multitude des calomniateurs, et ils se répandront en pleurs, à cause de la domination violente des tyrans. Et nul d’eux ne dit : Où est le Dieu qui m’a créé, qui fait que les siens lui chantent pendant la nuit des cantiques d’actions de grâces ? Qui nous instruit plus que les animaux de la terre, et qui nous rend plus intelligents que les oiseaux du ciel ? Ils crieront alors, et il ne les exaucera point à cause de l’orgueil des méchants. Ce ne sera donc point inutilement que Dieu écoutera leurs cris ; et le Tout-Puissant considérera avec attention la cause de chaque personne. Lors même que vous avez dit, de Dieu : Il ne considère point ce qui se passe ; jugez-vous vous-même en sa présence et l’attendez. Car il n’exerce pas maintenant toute sa fureur, et il ne punit pas les crimes dans sa sévérité. C’est donc en vain que Job ouvre la bouche, et qu’il se répand en beaucoup de paroles sans science.
{{t3|CHAPITRE XXXVI|fs=120%}}
Éliu ajouta encore, et dit : Ecoutez-moi un peu, et je vous découvrirai ce que je pense ; car j’ai encore à parler pour Dieu. Je reprendrai ce que je sais dès le commencement, et je prouverai que mon Créateur est juste. Car il est certain qu’il n’y a point de mensonge dans mes discours, et vous serez convaincu qu’ils renferment une parfaite science. Dieu ne rejette point les puissants, étant puissant lui-même. Mais il ne sauve point les impies, et il fait justice aux pauvres. Il ne retirera point ses yeux du juste, et il établira les rois sur le trône pour toujours, et les conservera dans leur élévation. Si quelques-uns sont dans les chaînes, et resserrés par les liens de la pauvreté, Dieu leur découvrira leurs œuvres et leurs crimes, parce qu’ils ont été violents. Il leur ouvrira aussi l’oreille pour les reprendre, et il leur parlera afin qu’ils reviennent de leur iniquité. S’ils l’écoutent et observent ce qu’il leur dit, ils passeront tous les jours en joie, et leurs années en gloire. Mais s’ils ne l’écoutent point, ils passeront par le tranchant de l’épée, et ils périront dans leur folie. Ceux qui sont dissimulés et doubles de cœur, attirent sur eux la colère de Dieu : ils ne crieront point lorsqu’ils se trouveront dans les chaînes. Leur âme mourra dans la tempête, et leur vie aura le même sort que les efféminés et les exécrables. Dieu tirera le pauvre des maux qui l’accablent, et il lui ouvrira l’oreille au jour de l’affliction. Après qu’il vous aura sauvé de l’abîme étroit et sans fond, il vous mettra au large, et vous vous reposerez à votre table qui sera pleine de biens. Selon ce que vous méritez, vous avez été frappé d’un jugement des plus sévères. Votre cause a été jugée comme celle d’un impie ; mais vous gagnerez votre cause, et l’on vous rendra la justice que vous demandez. Que la colère donc ne vous surmonte point pour vous porter à opprimer l’innocent, et que la multitude des dons ne vous détourne point de la droite voie. Abaissez votre grandeur sans que l’affliction vous y porte ; abaissez encore ceux qui abusent de l’excès de leur puissance. N’allongez point la nuit et le temps du sommeil, afin que les peuples puissent monter jusqu’à vous, au lieu de ces personnes puissantes. Prenez garde de ne vous point laisser aller à l’iniquité du blasphème : car vous avez commencé de la suivre, après que vous êtes tombé dans la misère. Sachez, dit-il, que nul ne peut être injustement frappé par Dieu, qui seul est fort et sage. Qui, si ce n’est l’impie et l’orgueilleux, pense pouvoir comprendre les jugements de Dieu ? Qui est assez téméraire pour oser parler ainsi ? Souvenez-vous que vous ne connaissez point ses ouvrages, dont les hommes ont parlé dans leurs cantiques. Tous les hommes le voient ; mais chacun d’eux ne le regarde que de loin. Certes Dieu est grand : il passe toute notre science, et ses années sont innombrables : lui qui après avoir enlevé jusqu’aux moindres gouttes de la pluie, répand en abondance les eaux du ciel comme des torrents, qui fondent des nues, dont toute la face du ciel est couverte : lui qui étend les nuées quand il lui plaît pour s’en servir comme d’un pavillon ; qui fait éclater du ciel ses foudres et ses éclairs, et couvre la mer même d’une extrémité à l’autre. Il exerce ainsi ses jugements sur les peuples, et distribue la nourriture de sa parole à tous les hommes. Il cache la lumière dans ses mains ; et lui commande ensuite de paraître de nouveau. Il fait connaître à celui qu’il aime, que la lumière est son partage, et qu’il pourra s’élever jusqu’à elle.
{{t3|CHAPITRE XXXVII|fs=120%}}
J’admire combien Dieu est près de ceux qui lui sont fidèles. C’est pour cela que mon cœur est saisi d’effroi, et qu’il sort comme hors de lui-même. Ecoutez avec une profonde attention sa voix terrible, et les sons qui sortent de sa bouche. Parce que la voix des prédicateurs s’est fait entendre dans toute la terre. Dieu tonne par la voix de sa grandeur, et l’on ne peut comprendre ce qu’il dit. Il fait des choses grandes et impénétrables. C’est lui qui commande à la neige de descendre sur la terre, qui fait tomber les pluies ordinaires de l’hiver, et les eaux impétueuses des grands orages ; qui met comme un sceau sur la main de tous les hommes, afin qu’ils reconnaissent leurs œuvres. La bête rentrera dans sa tanière, et elle demeurera dans sa caverne. La tempête sortira des lieux les plus cachés, et le froid des vents d’aquilon. La glace se forme au souffle de Dieu, et les eaux se répandent ensuite en grande abondance. Quand il désire les nuées, et les nuées répandent leur lumière. Elles éclairent de toutes parts sur la face de la terre, partout où elles sont conduites par la volonté de celui qui les gouverne, et selon les ordres qu’elles ont reçus de lui ; soit qu’il veuille que sa miséricorde se répande sur une terre, soit qu’il lui commande de ne la point trouver. Job, écoutez ceci avec attention ; arrêtez-vous, et considérez les merveilles de Dieu. Savez-vous quand Dieu a commandé aux pluies de faire paraître la lumière de ses nuées ? Connaissez-vous les grandes routes des nuées, et la parfaite science de celui qui les conduit ? Vos vêtements ne sont-ils pas échauffés lorsque le vent du sud souffle sur la terre ? Vous avez peut-être formé avec lui les cieux, qui sont aussi solides que s’ils étaient d’airain. Apprenez-nous ce que nous pourrons lui dire, car pour nous autres nous sommes enveloppés de ténèbres. Qui pourra lui rendre raison des choses que je viens de dire ? Si quelque homme entreprenait d’en parler, il serait comme absorbé par la grandeur du sujet. Mais, maintenant ils ne voient point la lumière ; l’air s’épaissit tout d’un coup en nuées ; et un vent qui passe les dispersera. L’or vient du côté de l’aquilon, et la louange que l’on donne à Dieu, doit être accompagnée de tremblement. Nous ne pouvons le comprendre d’une manière digne de lui, il est grand par sa puissance, par son jugement et par sa justice ; et il est véritablement ineffable. C’est pourquoi les hommes le craignent, et nul de ceux qui se croient sages, n’osera envisager sa grandeur.
{{t3|CHAPITRE XXXVIII|fs=120%}}
Alors le Seigneur parla à Job du milieu d’un tourbillon, et lui dit : Qui est celui-là qui enveloppe de grands sens sous des paroles peu réfléchies ? Ceignez vos reins comme un homme ferme ; je vous interrogerai et vous me répondrez. Où étiez-vous quand je jetais les fondements de la terre ? dites-le-moi, si vous avez de l’intelligence. Savez-vous qui en a réglé toutes les mesures, ou qui a tendu sur elle le cordeau ? Savez-vous sur quoi ses bases sont affermies, ou qui en a posé la pierre angulaire ? Où étiez-vous lorsque les astres du matin me louaient tous ensemble, et que tous les enfants de Dieu étaient transportés de joie ? Qui a mis des digues à la mer pour la tenir enfermée, lorsqu’elle se débordait en sortant comme du sein de sa mère ; lorsque pour vêtement je la couvrais d’un nuage, et que je l’enveloppais d’obscurité comme on enveloppe les petits enfants ; lorsque je l’ai resserrée dans les bornes que je lui ai marquées, que j’y ai mis des portes et des barrières, et que je lui ai dit : Vous viendrez jusqu’ici, et vous ne passerez pas plus loin, et vous briserez ici l’orgueil de vos flots ? Est-ce vous qui depuis que vous êtes au monde avez donné des ordres à l’étoile du matin, et qui avez montré à l’aurore le lieu où elle doit paraître ; et qui tenant en votre main les extrémités de la terre, l’avez ébranlée, et en avez comme secoué et rejeté les impies ? La figure empreinte se rétablira comme l’argile et elle demeurera comme un vêtement. La lumière des impies leur sera ôtée ; et leur bras quelque élevé qu’il puisse être, sera brisé. Etes-vous entré jusqu’au fond de la mer ? et avez-vous parcouru les réduits les plus secrets de l’abîme ? Les portes de la mort vous ont-elles été ouvertes ? les avez-vous vues, ces portes noires et ténébreuses ? Avez-vous considéré toute l’étendue de la terre ? déclarez-moi toutes ces choses, si vous en avez la connaissance. Dites-moi quelle est la voie qui conduit où habite la lumière, et quel est le lieu des ténèbres ; afin que vous conduisiez cette lumière et cette nuit chacune en son propre lieu, ayant connu le chemin et les routes de leur demeure. Saviez-vous alors que vous deviez naître ? et connaissiez-vous le nombre de vos jours ? Etes-vous entrés dans les trésors de la neige ? Où avez-vous vu les trésors de la grêle, que j’ai préparés pour le temps de l’ennemi, pour le jour de la guerre et du combat ? Savez-vous par quelle voie la lumière descend du ciel, et la chaleur se répand sur la terre ? Qui a donné cours aux pluies impétueuses, et passage au bruit éclatant du tonnerre, pour faire pleuvoir dans une terre qui est sans hommes, dans un désert où personne ne demeure, pour inonder les champs affreux et inhabités, et pour y produire des herbes vertes ? Qui est le père de la pluie ? et qui a produit la rosée ? Du sein de qui la glace est-elle sortie ? et qui a produit la gelée qui tombe du ciel ? Les eaux se durcissent comme la pierre, et la surface de l’abîme se presse et devient solide. Pourrez-vous joindre ensemble les étoiles brillantes des Pléiades, et détourner l’Ourse de son cours ? Savez-vous l’ordre et les mouvements qu’il exerce sur la terre ? Elèverez-vous votre voix dans les nuées, et les flots impétueux des eaux vous obéiront-ils ? Commanderez-vous aux tonnerres, et partiront-ils dans l’instant ; et vous diront-ils : Nous voici ? Qui a mis la sagesse dans le cœur de l’homme, ou qui a donné l’intelligence au coq ? Qui expliquera la disposition des cieux ? ou qui fera cesser l’harmonie du ciel ? Lorsque la poussière se répandait sur la terre, et que les mottes se formaient et se durcissaient, où étiez-vous ?
{{t3|CHAPITRE XXXIX|fs=120%}}
Savez-vous le temps auquel les chèvres sauvages enfantent dans les rochers ? Où avez-vous observé l’enfantement des biches ? Avez-vous compté les mois qu’elles portent leur fruit, et savez-vous le temps auquel elles se déchargent ? Elles se courbent pour faire sortir leur faon, et elles le mettent au jour en jetant des cris et des hurlements. Leurs petits ensuite se séparent d’elles pour aller chercher leur nourriture, et étant sortis ils ne reviennent plus à elles. Qui a laissé aller libre l’âne sauvage, et qui lui a rompu ses liens ? Je lui ai donné une maison dans la solitude, et des lieux de retraite dans une terre stérile. Il méprise toutes les assemblées des villes, il n’entend point la voix d’un maître dur et impérieux. Il regarde de tous côtés les montagnes où il trouvera ses pâturages, et il cherche partout des herbages verts. Le rhinocéros voudra-t-il bien vous servir et demeurera-t-il à votre étable ? Lierez-vous le rhinocéros aux traits de votre charrue, afin qu’il laboure, et rompra-t-il après vous avec la herse les mottes des vallons ? Avez-vous confiance en sa grande force, et lui laisserez-vous le soin de votre labour ? Croirez-vous qu’il vous rendra ce que vous aurez semé, et qu’il remplira votre aire de blé ? La plume de l’autruche est semblable à celle de la cigogne et des éperviers. Lorsqu’elle abandonne ses œufs sur la terre, est-ce vous qui les échaufferez dans la poussière ? Elle oublie qu’on les foulera peut-être aux pieds ou que les bêtes sauvages les écraseront. Elle est dure et insensible à ses petits, comme s’ils n’étaient point à elle. Elle a rendu son travail inutile sans y être forcée par aucune crainte. Car Dieu en ceci l’a privée de sagesse, et ne lui a point donné l’intelligence. A la première occasion elle court, elle tend ses ailes, elle se moque du cheval et de celui qui est dessus. Est-ce vous qui donnerez au cheval sa force ou qui lui ferez pousser ses hennissements ? Le ferez-vous bondir comme les sauterelles, tandis que le souffle si fier de ses narines répand la terreur ? Il frappe du pied la terre, il s’élance avec audace, il court au-devant des hommes armés. Il ne peut être touché de la peur ; le tranchant des épées ne l’arrête point. Les flèches sifflent autour de lui, le fer des lances et des dards le frappe de toutes parts. Il écume, il frémit, et semble vouloir manger la terre ; il est intrépide au bruit des trompettes. Lorsqu’on sonne la charge, il dit : allons ; il sent de loin l’approche des troupes, il entend de loin la voix des capitaines qui encouragent les soldats, et les cris confus de l’armée. Est-ce par votre sagesse que l’épervier se couvre de plumes étendues, et qu’il déploie ses ailes vers le midi. L’aigle à votre commandement s’élèvera-t-il en haut, et fera-t-il son nid dans les lieux les plus élevés ? Il demeure dans des montagnes escarpées et dans des rochers inaccessibles. Il cherche de là sa proie, et ses yeux perçants découvrent de loin. Ses petits sucent le sang, et en quelque lieu que paraisse un corps mort, il fond dessus.
{{t3|CHAPITRE XL|fs=120%}}
Le Seigneur parla de nouveau à Job, et lui dit : Celui qui dispute contre Dieu, se réduit-il si facilement au silence ? Certainement quiconque reprend Dieu, doit lui répondre. Job répondit au Seigneur : Puisque j’ai parlé avec trop de légèreté, je ne puis rien répondre à Dieu. Je n’ai qu’à mettre ma main sur ma bouche. J’ai dit une chose que je souhaiterais n’avoir point dite ; et une autre encore, et je n’y ajouterai rien davantage. Le Seigneur parlant à Job du milieu d’un tourbillon, lui dit : Ceignez vos reins comme un homme ; je vous interrogerai, répondez-moi. Est-ce que vous prétendez détruire l’équité de mes jugements, et me condamner pour vous justifier ? Avez-vous comme Dieu un bras tout-puissant, et votre voix tonne-t-elle, comme la sienne ? Revêtez-vous d’éclat et de beauté, montez sur un trône élevé, soyez plein de gloire, et parez-vous des vêtements les plus magnifiques. Dissipez les superbes dans votre fureur, et humiliez les insolents par un seul de vos regards. Jetez les yeux sur tous les orgueilleux, et confondez-les. Brisez et foulez aux pieds les impies tous ensemble dans la poussière, ensevelissez leurs visages, et les jetez au fond de la terre ; et alors je confesserai que votre droite a le pouvoir de vous sauver. Considérez Béhémoth que j’ai créé avec vous ; il mangera le foin comme un bœuf. Sa force est dans ses reins, sa vertu est dans le nombril de son ventre. Sa queue se serre et s’élève comme un cèdre ; les nerfs de cette partie qui sert à la conservation de l’espèce sont entrelacés l’un dans l’autre. Ses os sont comme des tuyaux d’airain, ses cartilages sont comme des lames de fer. Il est le commencement des voies de Dieu ; celui qui l’a fait, appliquera son épée contre lui. Les montagnes lui produisent des herbages ; c’est là que toutes les bêtes des champs viennent se jouer. Il dort sous l’ombre dans le secret des roseaux et dans les lieux humides. Ses ombres couvrent l’ombre ; les saules du torrent l’environnent. Il absorbera le fleuve, et il n’en sera point étonné ; il se promet même que le Jourdain viendra couler dans sa gueule. On le prendra par les yeux comme un poisson se prend à l’amorce, et on lui percera les narines avec des pieux.
{{t3|CHAPITRE XLI|fs=120%}}
Pourrez-vous enlever Léviathan avec l’hameçon, et lui lier la langue avec une corde ? Lui mettrez-vous un cercle au nez, et lui percerez-vous la mâchoire avec un anneau ? Le réduirez-vous à vous faire d’instantes prières, et vous dira-t-il des paroles douces ? Fera-t-il un pacte avec vous, et le recevrez-vous comme un esclave éternel ? Vous jouerez-vous de lui comme d’un oiseau, et le lierez-vous pour servir de jouet à vos servantes ? Ferez-vous que vos amis le coupent par pièces, et que ceux qui trafiquent le divisent par morceaux ? Remplirez-vous de sa peau les filets des pêcheurs, et de sa tête le réservoir des poissons ? Mettez la main sur lui : souvenez-vous de la guerre, et ne parlez plus. Il se verra enfin trompé dans ses espérances, et il sera précipité à la vue de tous. Je ne le susciterai point par un effet de cruauté, car qui est-ce qui peut résister à mon visage ? Qui m’a donné le premier, afin que je lui rende ce qui lui est dû ? Tout ce qui est sous le ciel est à moi. Je ne l’épargnerai point, je ne me laisserai point fléchir ni à la force de ses paroles ni à ses prières les plus touchantes. Qui découvrira la superbe de son vêtement, et qui entrera dans le milieu de sa gueule ? Qui ouvrira l’entrée de sa mâchoire ? La terreur habite autour de ses dents. Son corps est semblable à des boucliers d’airain fondu ; il est couvert d’écailles qui se serrent et se pressent. L’une est jointe à l’autre sans que le moindre souffle passe entre les deux. Elles s’attachent ensemble, elles s’entrecroisent sans que jamais elles se séparent. Lorsqu’il éternue, il jette des éclats de feu, et ses yeux étincellent comme la lumière du point du jour. Il sort de sa gueule des lampes qui brûlent comme des torches ardentes. Une fumée se répand de ses narines comme d’un pot qui bout sur un brasier. Son haleine allume des charbons, et la flamme sort du fond de sa gueule. La force est dans son cou, et la famine marche devant lui. Les membres de son corps sont liés les uns avec les autres ; les foudres tomberont sur lui sans qu’elles l’atteignent en un autre lieu. Son cœur s’endurcira comme la pierre, et se resserrera comme l’enclume sur laquelle on bat sans cesse. Lorsqu’il sera élevé, les anges craindront, et dans leur frayeur ils se purifieront. Si l’on veut le percer de l’épée, ni l’épée, ni les dards, ni les cuirasses, ne pourront subsister devant lui. Car il méprisera le fer comme de la paille, et l’airain comme un bois pourri. L’archer le plus adroit ne le mettra point en fuite ; les pierres de la fronde sont pour lui de la paille sèche. Le marteau n’est encore pour lui qu’une paille légère, et il se rit des dards lancés contre lui. Les rayons du soleil seront sous lui, et il marchera sur l’or comme sur la boue. Il fera bouillir le fond de la mer comme l’eau d’un pot, et il la fera paraître comme un vaisseau plein d’onguents qui s’élèvent par l’ardeur du feu. La lumière brillera sur ses traces, il verra que le monde doit toujours demeurer dans le péché. Il est créé pour ne rien craindre. Il ne voit rien que de haut et de sublime, c’est lui qui est le roi de tous les enfants d’orgueil.
{{t3|CHAPITRE XLII|fs=120%}}
Job répondit au Seigneur et lui dit : Je sais que vous pouvez toutes choses, et qu’il n’y a point de pensée qui vous soit cachée. Qui est celui-là qui cache les desseins de Dieu sous des paroles dont il n’a pas l’intelligence ? C’est pourquoi j’avoue que j’ai parlé indiscrètement, et de choses qui surpassaient sans comparaison ma science. Ecoutez-moi, et je parlerai ; je vous interrogerai, et vous m’instruirez. Je vous avais connu par ouï-dire ; mais maintenant mon œil vous voit. C’est pourquoi je me méprise moi-même, et je fais pénitence dans la poussière et dans la cendre. Le Seigneur ayant parlé à Job de cette sorte, dit à Éliphaz de Théman : Ma fureur s’est allumée contre vous et contre vos deux amis, parce que vous n’avez point parlé devant moi dans la droiture de la vérité comme mon serviteur Job. Prenez donc sept taureaux et sept béliers, et allez à mon serviteur Job, et offrez-les pour vous en holocauste. Job mon serviteur priera pour vous ; je lui accorderai sa demande en votre faveur, afin que cette imprudence ne vous soit point imputée ; car vous n’avez point parlé dans la droiture de la vérité comme mon serviteur Job. Éliphaz de Théman, Baldad de Suth et Sophar de Naamath, s’en allèrent donc, et firent ce que le Seigneur leur avait dit ; et le Seigneur écouta Job en leur faveur. Le Seigneur aussi se laissa fléchir à la pénitence de Job, lorsqu’il priait pour ses amis, et il lui rendit au double tout ce qu’il possédait auparavant. Tous ses frères, toute sa parenté, tous ceux de sa race, ses connaissances et les amis qui avaient connu sa puissance royale vinrent le trouver et mangèrent avec lui dans sa maison. Ils remuèrent la tête sur lui, et ils le consolèrent de toutes les afflictions que le Seigneur lui avait envoyées ; ils lui donnèrent chacun une brebis et un pendant d’oreille d’or. Mais le Seigneur bénit Job dans son dernier état plus que dans le premier, et il lui fut donné quatorze mille brebis, six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses. Il eut aussi sept fils et trois filles. Il appela la première Jémima, la seconde Cassia et la troisième Keren-Happouc. Il ne se trouva point dans tout le reste du monde des femmes belles autant que ces filles de Job : et leur père leur donna leur part dans son héritage comme à leurs frères. Job vécut après cela cent quarante ans. Il vit ses fils et les enfants de ses fils jusqu’à la quatrième génération, et il mourut fort âgé et plein de jours.
{{t3|CONCLUSION|fs=120%}}
Gloire à vous Dieu le Père, gloire au Fils unique de Dieu, gloire au Saint-Esprit dans les siècles des siècles : ainsi soit-il.
Le bienheureux Job, en ses paroles et en ses souffrances, a été la figure de Jésus-Christ. Sa femme, au contraire, est l’emblème des hommes charnels qui, placés au dedans de l’Église, scandalisent par leurs mœurs la vie des saints. Les amis de Job représentent les hérétiques. Éliu est l’image des Gentils. Mais en dernier lieu, quand la gentilité est éteinte et détruite, les hérétiques sont envoyés par Dieu au-devant de Jésus-Christ, et sont réconciliés avec Dieu par le médiateur. Dans l’holocauste des sept taureaux et des béliers, l’Écriture indique la pénitence qui satisfait par les prières et les aumônes. Quant à ces mots : « Le Seigneur accueillit Job, » Jean dit de même : « Il est lui-même la propitiation auprès du Père. » [[Bible_Crampon_1923/1 Jean#2-2|''I Jean''. {{xx|2}}, 2]] Par conséquent, la face du Sauveur est accueillie par le Père, en ce sens qu’il nous exauce lui-même et qu’il est exaucé pour nous. « Et le Seigneur ajouta, » et le reste. Cet accroissement est ajouté à notre Seigneur Jésus-Christ, lorsque la multitude des Gentils est ajoutée au peuple juif. « Tous ses frères et sœurs. » Tout le peuple Juif, sa parenté, Jésus-Christ étant né de cette race. On peut aussi entendre la multitude de toutes les nations en général. « Ceux qui l’avaient connu auparavant. » Tous les Saints et les Prophètes qui le voyaient en l’esprit, et qui annonçaient qu’il viendrait dans la chair. « Ils mangèrent avec lui. » Maintenant dans la maison de l’Église du Sauveur, tous les fidèles sont nourris des exhortations des Écritures. « Et ils remuèrent la tête sur lui. » Tous les Saints sont dans l’allégresse parce qu’ils ont été faits participants du banquet spirituel et sacré de Jésus-Christ. « Et ils le consolèrent. » La rédemption du monde par sa propre passion est une grande consolation pour notre Sauveur. Or, il est dit que Dieu le Père a livré son fils aux maux de la passion et à la mort, dans le même sens que l’Apôtre a dit : « Il n’a pas épargné son propre Fils. » [[Bible_Crampon_1923/Romains#8-32|''Rom''. {{xx|8}}, 32]] « Et chacun lui donna une brebis. » Chacun de ceux qui viennent à Jésus-Christ par la foi, lui offrira son innocence et l’obéissance de son esprit. « Le Seigneur bénit Job dans son dernier état plus que dans le premier. » L’Écriture veut dire que le premier état de Jésus-Christ notre Dieu et notre Seigneur fut les temps antérieurs de la loi de Moïse, et montre que son dernier état fut son Évangile ; or, la manifestation de la vérité dans l’Évangile est meilleure que l’ombre des allégories dans l’Ancien Testament. Pour ce qui est de la signification des noms des animaux, je me souviens de l’avoir donnée au début de ce travail. Les sept fils représentent les sept dons de la grâce du Saint-Esprit ; et les trois filles, la Loi, les Prophètes et l’Évangile. Expliquons les noms des trois filles : Jémima ou le jour, c’est la loi de Dieu, qui illumine la nuit de l’ignorance humaine des clartés de la connaissance de la vérité. Cassia, c’est le don de sainte prophétie. Keren-Happouc ou ''Cornus tibia'', s’applique admirablement aux richesses évangéliques. Keren ou Corne marque la dignité de l’Église. De même que le bienheureux Job après ses pertes fut enrichi dans ses fils, de même le Sauveur, après la perte des Juifs infidèles, fut enrichi dans les Gentils. « Il ne se trouva point d’autres femmes belles, » parce que la beauté des âmes des élus surpasse de beaucoup en éclat tout ce qui vit sur la terre. « Et le père leur donna leur part, » et le reste. Les sœurs viennent à l’héritage comme les frères, parce que les faibles sont admis au royaume de Dieu comme les forts. « Il vit ses fils. » La sainte Église voit ses fils quand elle considère la première génération de ses fidèles ; elle voit les fils de ses fils en ce que ces fidèles lui en engendrent d’autres. Elle meurt pleine de jours, parce qu’à travers ces temps passagers, elle opère ce qui ne passe pas, en ce que les fidèles de l’Église et les bonnes œuvres durent éternellement avec Jésus-Christ. Amen.
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wikitext
text/x-wiki
==[[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/392]]==
{{t3|AVERTISSEMENT SUR L’EXPOSITION INTERLINÉAIRE DU LIVRE DE JOB|fs=140%}}
Saint Jérôme n’a pas fait de Commentaires sur Job ; peut-être, il est vrai, avait-il projeté sur toute l’Écriture des Questions hébraïques, que plus tard, à l’exception de celles sur la Genèse, changeant son premier avis, il abandonna tout à fait, ou qu’il aima mieux laisser périr dans le secret de ses papiers ; et alors il aurait préparé, pour l’œuvre qu’il devait parfaire dans la suite, quelques fils et quelques trames sur Job. Voilà ce qui est certain, et comme les longues discussions sur ces deux points ne nous sont pas permises, nous donnerons du moins une raison péremptoire. Il n’y a pas un seul mot dans saint Jérôme qui fasse allusion à ces Commentaires ; dans la suite, on ne trouve aucun témoignage de gens qui disent les avoir lus ou vus, excepté celui de Bède ; enfin, il n’en reste pas le moindre fragment qui ait un caractère incontestable d’origine hiéronymienne. Des critiques de grand renom se sont laissé prendre à une faute de copiste introduite dans un passage du saint Docteur sur Amos, {{rom|V}}, qui portait naguère encore : « Dans Job, Nahas est appelé Léviathan ; nous avons décrit tout à fait sa nature et la terreur multiple qu’il inspire dans le livre même. » Mais, en cet endroit, Jérôme, au lieu de « nous avons décrit », a mis « nous apprenons ». Martianay a corrigé cette faute d’après deux manuscrits, et nous-mêmes, d’après plusieurs autres, et des plus anciens : un de Sainte-Croix en Jérusalem écrit vers l’an 700, deux de la collection Palatino-Vaticane et presque de la même époque, et les autres que nous citerons avec éloges à la place voulue, nous apportons une entière certitude à la correction de Martianay. Le sens authentique de ce passage est celui-ci : Dans le livre de Job, c’est-à-dire aux chapitres {{rom|XL}} et {{rom|XLI}}, nous pouvons apprendre tout à fait ce qu’étaient Léviathan et Béhémoth et la terreur considérable qu’ils inspiraient. Quant à saint Jérôme, il n’a publié ni composé aucun Commentaire sur Job.
Dès qu’il en est ainsi, il ne nous reste qu’à rechercher l’auteur des Commentaires qui sont répandus sous le nom de saint Jérôme. Pour cela, il faut remarquer tout d’abord qu’il y a quatre ouvrages de cette espèce, que je crois être des exemplaires d’un même traité, et que l’on regarde en général comme des traités différents. Il convient de montrer en quoi ils se distinguent les uns des autres. Le premier, rangé dans le dernier tome des Œuvres de saint Jérôme parmi les ouvrages supposés, a été tiré de la bibliothèque de Fulda et publié à Bâle en 1527 par Jean Sichard, qui l’attribue, non sans raison, à Philippe, un des meilleurs disciples du saint Docteur, bien qu’on y trouve d’évidentes interpolations de gloses étrangères. Le second, si tant est qu’on doive le différencier du précédent, se trouve, sous le nom d’un Nectorius ou Nectérius, abbé ou évêque, dans le tome {{rom|IV}} de la collection des Œuvres de Bède qui l’a augmenté d’une Préface et même, dans le corps du livre, de quelques passages de son cru. J’appelle le troisième celui de Martianay, et c’est l’Exposition interlinéaire qui suit ; Martianay, qui la tira pour l’éditer d’un manuscrit de Corbie, l’attribue sans la moindre hésitation à ce même disciple de saint Jérôme, que nous citons avec éloge, à Philippe, et cela d’après le témoignage inscrit par le copiste sur le recueil : « Cette Interprétation est extraite de l’Exposition de Philippe. » Le quatrième enfin est le Meibomien, du nom de Marc Meibomius, dans la bibliothèque duquel il était à Utrecht ; Meibomius en vendait des exemplaires comme d’un écrit de la main même de Jérôme, et on le regarda comme tel jusqu’au jour où il en produisit un spécimen en public.
Nous l’avons dit, nous ne voyons pas là des monuments d’auteurs divers, mais des extraits différents tirés d’une même œuvre par des compilateurs, qui, selon leur caprice, ont raccourci ce qui leur semblait trop long, ou amplifié ce qui leur paraissait trop court. Quant aux deux que nous avons nommés les premiers, il suffit de les comparer pour n’avoir aucun doute à cet égard : on n’y retrouve pas seulement les mêmes pensées, mais presque les mêmes mots ; bien plus, du chapitre {{rom|XXX}} jusqu’à la fin, ils se suivent mot à mot, et même les alinéas, comme le fait remarquer Valesius, sont exactement les mêmes. Que si le second offre parfois des développements plus étendus, on doit l’attribuer à la manière de Bède, qui avait coutume d’ajouter du sien aux écrits de ses devanciers ; et Victorius se trompe avec éclat quand il veut rapporter à Bède ce qu’on attribue à Philippe, et à Philippe ce que Bède a interpolé de son cru. Le troisième traité, avec l’annotation seule du copiste, n’y aurait-il pas d’autres preuves, s’annonce comme un extrait des Commentaires de Philippe. J’ai cru reconnaître le même Philippe dans le quatrième traité, bien que le compilateur ait mis tous ses soins à nous cacher cette origine sous un changement superficiel des termes. Haumantius, qui, dans les Actes des Érudits de Leipzig en 1710, en a donné quelques fragments, croit y reconnaître la manière de Raban Maur, et surtout une grande ressemblance de style et de méthode, ce qu’il s’efforce de démontrer par une foule de citations comparées.
==[[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/393]]==
Il avoue d’ailleurs la mince valeur de cet écrit, disant que celui-là rendrait un bien petit service à la République des Lettres, qui en ferait une édition complète, parce qu’il est plein d’interprétations sans érudition ou même ridicules. À son avis, que nous avons suivi, le mieux est de recueillir dans ce fumier tout ce qui peut y avoir été enfoui d’utile, et d’éditer à part ce qui pouvait être choisi de page en page.
Il y a encore deux manuscrits qui réclament la prérogative du nom de saint Jérôme ; ils n’ont aucune différence entre eux, et mon opinion est qu’ils ne sont autres que la compilation de Meibomius. J’appelle l’un l’exemplaire Romain et l’autre l’exemplaire de Dubois, à cause de la bibliothèque Dubois où il fut apporté, il y a dix ans à peine, par le célèbre Bignon, qui l’avait acquis à La Haye dans une vente publique. C’est, à mon sens, pour en faire ressortir la valeur que les licitateurs, dans leur Catalogue, avancent quelques raisons de nature à leur permettre de l’attribuer à saint Jérôme. Ils les ont tirées du contenu même du livre, et quoique je n’aie pu le voir, je trouve dans ces raisons des marques à peu près certaines que cet exemplaire est le même que l’exemplaire de Rome, qu’il m’a été permis d’examiner et de feuilleter à loisir. Je dois donc faire connaître en peu de mots ce manuscrit de Rome, que le gardien de la Bibliothèque Vaticane, l’honorable Asseman, a mis à ma disposition avec la plus parfaite urbanité ; ce sera mettre en lumière les preuves, ou plutôt les artifices qui ont fait la renommée usurpée de ces exemplaires. Ce manuscrit est de forme dite carrée, relié en parchemin, ayant environ 130 feuillets, et selon moi écrit peu d’années avant l’invention de l’imprimerie, ce qui ressort de la conformation élégante des lettres. Au début, il rapporte la première Préface de saint Jérôme sur le livre de Job traduit de l’hébreu, depuis le commencement : « Je suis contraint, pour chaque livre de la divine Écriture, de répondre aux médisances de mes adversaires ; » jusqu’à ces mots : « Que chacun choisisse à son gré, et qu’il me croie épris d’érudition, et non malveillant. » Immédiatement après suit en entier une autre Préface de saint Jérôme sur le même livre de Job de la version des Septante rétabli par lui au moyen de notes critiques et d’astérisques : « Si je tressais un panier de jonc, » jusqu’à la fin : « Persuadé que mes loisirs seront plus utiles aux Églises de Jésus-Christ que les occupations de bien d’autres. » Le compilateur a donc copié mot à mot et transporté dans son travail presque en entier les deux Préfaces authentiques de saint Jérôme sur le livre de Job, sur lesquelles, nous l’avons dit, l’illustre Docteur n’a fait aucun Commentaire, mais qu’il traduisit d’abord du texte hébreu original et qu’il conféra ensuite avec l’exemplaire grec. Il est hors de doute que la même fraude existe dans le manuscrit de Dubois. En effet, ceux qui s’appliquent à prouver qu’il est du saint Docteur disent qu’il rappelle la manière de Jérôme en ce que l’auteur s’y plaint des rivaux qui médisent à la sourdine de son travail, en ce qu’il loue les anciens commentateurs, Aquila, Symmaque et Théodotion, en ce qu’enfin il s’appuie parfois sur l’interprétation hébraïque. Or, voici les expressions mêmes de saint Jérôme : « Je suis contraint, pour chaque livre de l’Écriture, de répondre aux médisances de mes adversaires, qui font un crime à mon interprétation de corriger parfois celle des Septante ; comme si chez les Grecs, avant moi, Aquila, Symmaque et Théodotion n’avaient pas fait du texte hébreu des traductions mot à mot, ou des Commentaires, ou un genre mitoyen de traduction avec commentaires. » Comme, peu après, ce passage était loué par Bède, beaucoup ont été conduits à l’erreur de croire qu’il était extrait du Commentaire de Jérôme ; enfin, comme il est aussi dans le manuscrit de Dubois, il fournit leur maîtresse raison à ceux qui ont l’opinion préconçue de l’origine hiéronymienne de ce traité : « Les Hébreux eux-mêmes, disent-ils, regardent le livre de Job comme ayant un sens détourné et qui échappe, ce que les rhéteurs grecs appellent *figuré* ; il dit une chose, et en contient une autre ; comme si vous vouliez retenir en vos doigts serrés une anguille ou une lamproie, elle glisserait d’autant plus vite que vous la serreriez davantage. » Voilà mot pour mot par quelle explication l’auteur anonyme s’efforce d’en imposer à la bonne foi des lecteurs.
Après cela, le contexte qui suit dans le recueil de Rome est le même que celui du recueil de Meibomius. Viennent ensuite onze titres dont le premier sur la manière d’expliquer adoptée commence ainsi : « Il y a dans ce livre de l’Histoire, de l’Allégorie et de la Morale ; » etc., et le dernier sur l’exposition morale : « Une foule innombrable de pensées, comme des servantes en l’absence de la maîtresse de maison, abandonnent leur œuvre en l’absence de la raison, » etc. Et ce que nous donnons plus loin dans les Extraits. Enfin ce triple Commentaire distingué en trois colonnes commence ainsi :
« Il craignait Dieu. » Salomon : « Celui qui craint Dieu ne néglige rien. » – « Évitant le mal. » Le même Salomon : « Celui qui offense Dieu en une seule chose, perd un grand nombre de biens. » L’Écriture fait connaître les aptitudes de la personne avant de raconter le combat soutenu, afin qu’elle nous paraisse capable de rendre un tel rôle. Il faut que, dans l’homme de bien, la finesse du serpent sauvegarde la simplicité de la colombe, et que la simplicité de la colombe tempère la finesse du serpent.
Sens allégorique. « Job » est la figure de Jésus-Christ souffrant, qui s’est chargé de nos douleurs. « Hus, » conseiller. Il habite la terre de Hus, c’est-à-dire nos cœurs, par les bons conseils qu’il nous donne. D’où le livre de la Sagesse : « Il hait dans le conseil. » – « Simple et juste. » Nous, par la clémence, nous abandonnons la justice,
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et par la justice, la clémence ; l’Homme-Dieu conserve pleinement l’une et l’autre. « Craignant Dieu. » Il fut plein de l’esprit de la crainte du Seigneur. Il s’éloigna aussi du mal, non point parce qu’il en contracta la souillure en le faisant, mais parce que, le trouvant dans le monde, il le réprouva.
Le Commentaire finit en ces termes :
« Pourriez-vous unir entre elles les étoiles brillantes ? » Il est évident que nul homme ne le peut ; mais Job, par cette interrogation, veut montrer qu’il faut humblement chercher un refuge auprès de Celui qui seul le pourrait. « Pourriez-vous réunir les étoiles brillantes Pléiades ou dissiper le cercle de l’Arcture ? Ferez-vous paraître Lucifer à son heure, et se lever Vesper… » Moi, je le puis. Elles sont désignées au pluriel, parce qu’elles sont à la fois voisines et distinctes. L’Écriture désigne tous les Saints, qu’au moment de la lumière de ce monde l’Esprit septiforme illumine de la lumière de la grâce ; depuis l’origine du monde jusqu’à sa fin, envoyés en divers temps, ils sont séparés, mais unis par la disposition d’esprit avec laquelle ils proclament un seul Dieu. « Élèverez-vous dans les nuages ? » etc. Caché dans un nuage il mesure ; c’est-à-dire, les Prophètes et les Prêtres, etc.
Nous donnons des Extraits de tout l’ouvrage après l’Exposition interlinéaire, et ils sont quelque peu plus étendus que ceux de l’édition de Leipzig. Nous avons dit que ces gloses ont toutes été primitivement tirées des Commentaires de Philippe. Quel est le travail qu’on doit de tous points regarder comme la production originale de l’auteur ? La question est difficile. Rapportons quelques fragments de son Œuvre, que nous extrayons de la plus ancienne Chaîne sur la Genèse dans le manuscrit Ambrosien du {{rom|VIIe}} siècle environ, marqué F. n° 60. Ces fragments mettront en garde contre le péril.
« Et Dieu dit : Que la lumière soit. » – PHILIPPE. En cet endroit la parole de Dieu est mise pour l’acte qu’il accomplit. De même quand le Seigneur dit au saint homme Job : « Penses-tu que je t’ai parlé pour un autre motif que de faire éclater ta justice ? » il dit « je t’ai parlé » pour signifier la tribulation au moyen de laquelle il l’éprouva.
« Rien sur la terre n’arrive sans cause, et la douleur ne naît pas du sol. » – Job, {{rom|V}}, 6. Du sol, c’est-à-dire de la nature terrestre entière ne peut naître le mal, puisque rien ne se fait sur la terre sans la justice de Dieu. Cela veut dire qu’aucun mal, appelé ici douleur, n’est naturel, mais que tout mal est un accident de la nature bonne. Il y a aussi un autre mal, celui du châtiment, que Dieu inflige aux hommes pour leur péché. Le péché est assurément un mal, mais il vient du libre arbitre, puisque l’homme pèche volontairement. La rétribution du mal, c’est-à-dire du péché, est aussi un mal, quand Dieu applique des peines aux pécheurs. Par conséquent, il est dit qu’aucun de ces maux accidentels n’arrive sans un jugement de Dieu. Aucun n’est tellement dans la nature de l’homme, qu’on le puisse croire créé par Dieu ; de là ce mot : « La douleur ne naît pas du sol, c’est-à-dire de la nature, mais de la faute. »
« L’homme naît pour travailler et l’oiseau pour voler. » – Job, {{rom|V}}, 7. C’est-à-dire, le travail attend (peut-être, avertit) l’homme, afin qu’il marche corrigé de tous les vices. Il en reçoit un tel éveil, que, semblable à l’oiseau à qui le vol est naturel, c’est par les luttes de la vie présente que l’homme s’envole vers les célestes hauteurs.
« Périsse le jour où je suis né, et la nuit où il fut dit : « Un homme a été conçu. » » – Job, {{rom|III}}, 2. Jérémie a dit également : « Maudit le jour où je suis né. » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#20-14|''Jérém''. {{rom|xx}}, 14 ''et sqq.'']]
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Certains prétendent que le temps de la naissance de l’homme, qui est passé, ne peut être maudit. Assurément c’est une malédiction superflue, puisqu’il a eu déjà son cours. Et pourtant ces deux saints, pleins de l’esprit de prophétie, maudissent le jour de la naissance de l’homme, ce qu’ils ne font pas sans tribulation de leur part ; ils sentent en eux-mêmes, avec compassion pour le genre humain, que la sentence de mort a été prononcée par Dieu. Je ne pense donc pas que des Saints aient maudit si rigoureusement le jour qui a été donné à l’homme pour servir. Il y a là une figure qui indique qu’il s’agit du jour uni à sa nuit. En effet, le jour et la nuit peuvent s’entendre du Diable et de la mort. Non que le Diable soit jour et lumière, puisqu’il se tient à l’écart de la vraie lumière ; mais parce qu’il fut autrefois semblable au jour, lorsqu’il habitait avec Dieu l’éternelle lumière, puisqu’il était Lucifer, semblable à l’aurore matinale, et une pierre précieuse éclatante de beauté dans le paradis de Dieu. Ou encore parce que, pour les impies et les pécheurs, qui se réjouissent de la prospérité et de la félicité de ce monde, il paraît semblable au jour. De là l’expression : « Les impies se verront enlever leur lumière. » Et Salomon : « La lumière des impies, dit-il, s’éteindra. » [[Bible_Crampon_1923/Proverbes#13-9|''Prov''. {{rom|xiii}}, 9]] Et encore : « Le péché est la splendeur des impies, » parole qu’on peut appliquer au Diable, puisqu’il est l’instigateur du péché.
« Et il forma l’homme. » On voit la différence entre faire et façonner. Ce que Dieu fit à son image, c’est-à-dire l’âme, il le fit, et ce qu’il façonna, c’est le corps, avec de la terre qu’il rendit vivante en lui insufflant l’âme, qu’il fit. L’image de Dieu se rapporte à l’immortalité ; la ressemblance de Dieu, à la puissance et à l’opération, afin que la nature humaine possédât l’image de l’immortalité divine et la ressemblance de sa puissance sur tout ce qu’il avait créé, en sorte que l’homme pût imiter Dieu par ses bonnes œuvres.
« Dieu parle une fois, et ne répète pas une seconde la même chose. » Dès le commencement du monde, et toujours dans la suite, Dieu a parlé aux hommes, et néanmoins il ne parle qu’une fois. S’il est dit que le Seigneur parle fréquemment, c’est pour indiquer ou que sa loi est multiple, ou que ses prophéties et ses ordres sont divers. Quand il est dit qu’il ne parle qu’une fois, c’est pour montrer que ses desseins sont stables et définis. En effet par Dieu qui parle on doit entendre Dieu qui agit. Comme lorsque le Seigneur adresse ces mots au saint homme Job : « Penses-tu que je t’ai parlé pour un autre motif que pour faire éclater ta justice ? » il veut signifier qu’il lui a parlé au moyen de la tribulation par laquelle il l’éprouva. Ainsi pour Dieu, l’acte qu’il fait est une parole. C’est le sens de la phrase d’Éliu : « Dieu parle une fois, et ne répète pas une seconde fois la même chose. » C’est-à-dire, il ne change pas ce qu’il doit dire ; à moins que le changement de notre vie ne l’exige.
« Tous les hommes le voient, chacun le regarde de loin. » Par un effet de la bonté de la nature divine, la notion du Créateur est inhérente aux cœurs des hommes ; serait-on dépravé et froid, au point de s’appliquer à se rendre étranger au Créateur, nul ne peut échapper à sa chaleur, et tout homme, par conséquent, quoique de loin, sent et comprend Dieu. Seulement, la perception n’est différente que lorsqu’il sent que le Seigneur n’est pas un corps créé par l’Esprit ; c’est de cette manière qu’on ne peut nommer que Dieu est aperçu par l’œil de l’esprit, tandis que dans l’impression du cœur l’homme voit et comprend à la fois que Dieu est au-dessus de lui.
Si l’on compare avec soin ces fragments au Commentaire que nous avons attribué à Philippe, on ne trouvera de différence que celle qui provient de la manière du compilateur. Les interprétations diverses de l’écrit de Philippe, que nous avons parcourues jusqu’ici, montrent que le Commentaire primitif lui-même n’est pas exempt d’augmentations ou de fautes dues à des mains étrangères, si bien qu’on ne peut affirmer qu’il ait gardé sa pureté originelle.
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Saint Jérôme n’a pas fait de Commentaires sur Job ; peut-être, il est vrai, avait-il projeté sur toute l’Écriture des Questions hébraïques, que plus tard, à l’exception de celles sur la Genèse, changeant son premier avis, il abandonna tout à fait, ou qu’il aima mieux laisser périr dans le secret de ses papiers ; et alors il aurait préparé, pour l’œuvre qu’il devait parfaire dans la suite, quelques fils et quelques trames sur Job. Voilà ce qui est certain, et comme les longues discussions sur ces deux points ne nous sont pas permises, nous donnerons du moins une raison péremptoire. Il n’y a pas un seul mot dans saint Jérôme qui fasse allusion à ces Commentaires ; dans la suite, on ne trouve aucun témoignage de gens qui disent les avoir lus ou vus, excepté celui de Bède ; enfin, il n’en reste pas le moindre fragment qui ait un caractère incontestable d’origine hiéronymienne. Des critiques de grand renom se sont laissé prendre à une faute de copiste introduite dans un passage du saint Docteur sur Amos, {{rom|V}}, qui portait naguère encore : « Dans Job, Nahas est appelé Léviathan ; nous avons décrit tout à fait sa nature et la terreur multiple qu’il inspire dans le livre même. » Mais, en cet endroit, Jérôme, au lieu de « nous avons décrit », a mis « nous apprenons ». Martianay a corrigé cette faute d’après deux manuscrits, et nous-mêmes, d’après plusieurs autres, et des plus anciens : un de Sainte-Croix en Jérusalem écrit vers l’an 700, deux de la collection Palatino-Vaticane et presque de la même époque, et les autres que nous citerons avec éloges à la place voulue, nous apportons une entière certitude à la correction de Martianay. Le sens authentique de ce passage est celui-ci : Dans le livre de Job, c’est-à-dire aux chapitres {{rom|XL}} et {{rom|XLI}}, nous pouvons apprendre tout à fait ce qu’étaient Léviathan et Béhémoth et la terreur considérable qu’ils inspiraient. Quant à saint Jérôme, il n’a publié ni composé aucun Commentaire sur Job.
Dès qu’il en est ainsi, il ne nous reste qu’à rechercher l’auteur des Commentaires qui sont répandus sous le nom de saint Jérôme. Pour cela, il faut remarquer tout d’abord qu’il y a quatre ouvrages de cette espèce, que je crois être des exemplaires d’un même traité, et que l’on regarde en général comme des traités différents. Il convient de montrer en quoi ils se distinguent les uns des autres. Le premier, rangé dans le dernier tome des Œuvres de saint Jérôme parmi les ouvrages supposés, a été tiré de la bibliothèque de Fulda et publié à Bâle en 1527 par Jean Sichard, qui l’attribue, non sans raison, à Philippe, un des meilleurs disciples du saint Docteur, bien qu’on y trouve d’évidentes interpolations de gloses étrangères. Le second, si tant est qu’on doive le différencier du précédent, se trouve, sous le nom d’un Nectorius ou Nectérius, abbé ou évêque, dans le tome {{rom|IV}} de la collection des Œuvres de Bède qui l’a augmenté d’une Préface et même, dans le corps du livre, de quelques passages de son cru. J’appelle le troisième celui de Martianay, et c’est l’Exposition interlinéaire qui suit ; Martianay, qui la tira pour l’éditer d’un manuscrit de Corbie, l’attribue sans la moindre hésitation à ce même disciple de saint Jérôme, que nous citons avec éloge, à Philippe, et cela d’après le témoignage inscrit par le copiste sur le recueil : « Cette Interprétation est extraite de l’Exposition de Philippe. » Le quatrième enfin est le Meibomien, du nom de Marc Meibomius, dans la bibliothèque duquel il était à Utrecht ; Meibomius en vendait des exemplaires comme d’un écrit de la main même de Jérôme, et on le regarda comme tel jusqu’au jour où il en produisit un spécimen en public.
Nous l’avons dit, nous ne voyons pas là des monuments d’auteurs divers, mais des extraits différents tirés d’une même œuvre par des compilateurs, qui, selon leur caprice, ont raccourci ce qui leur semblait trop long, ou amplifié ce qui leur paraissait trop court. Quant aux deux que nous avons nommés les premiers, il suffit de les comparer pour n’avoir aucun doute à cet égard : on n’y retrouve pas seulement les mêmes pensées, mais presque les mêmes mots ; bien plus, du chapitre {{rom|XXX}} jusqu’à la fin, ils se suivent mot à mot, et même les alinéas, comme le fait remarquer Valesius, sont exactement les mêmes. Que si le second offre parfois des développements plus étendus, on doit l’attribuer à la manière de Bède, qui avait coutume d’ajouter du sien aux écrits de ses devanciers ; et Victorius se trompe avec éclat quand il veut rapporter à Bède ce qu’on attribue à Philippe, et à Philippe ce que Bède a interpolé de son cru. Le troisième traité, avec l’annotation seule du copiste, n’y aurait-il pas d’autres preuves, s’annonce comme un extrait des Commentaires de Philippe. J’ai cru reconnaître le même Philippe dans le quatrième traité, bien que le compilateur ait mis tous ses soins à nous cacher cette origine sous un changement superficiel des termes. Haumantius, qui, dans les Actes des Érudits de Leipzig en 1710, en a donné quelques fragments, croit y reconnaître la manière de Raban Maur, et surtout une grande ressemblance de style et de méthode, ce qu’il s’efforce de démontrer par une foule de citations comparées.<noinclude></noinclude>
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Saint Jérôme n’a pas fait de Commentaires sur Job ; peut-être, il est vrai, avait-il projeté sur toute l’Écriture des Questions hébraïques, que plus tard, à l’exception de celles sur la Genèse, changeant son premier avis, il abandonna tout à fait, ou qu’il aima mieux laisser périr dans le secret de ses papiers ; et alors il aurait préparé, pour l’œuvre qu’il devait parfaire dans la suite, quelques fils et quelques trames sur Job. Voilà ce qui est certain, et comme les longues discussions sur ces deux points ne nous sont pas permises, nous donnerons du moins une raison péremptoire. Il n’y a pas un seul mot dans saint Jérôme qui fasse allusion à ces Commentaires ; dans la suite, on ne trouve aucun témoignage de gens qui disent les avoir lus ou vus, excepté celui de Bède ; enfin, il n’en reste pas le moindre fragment qui ait un caractère incontestable d’origine hiéronymienne. Des critiques de grand renom se sont laissé prendre à une faute de copiste introduite dans un passage du saint Docteur sur Amos, {{rom|V}}, qui portait naguère encore : « Dans Job, Nahas est appelé Léviathan ; nous avons décrit tout à fait sa nature et la terreur multiple qu’il inspire dans le livre même. » Mais, en cet endroit, Jérôme, au lieu de « nous avons décrit », a mis « nous apprenons ». Martianay a corrigé cette faute d’après deux manuscrits, et nous-mêmes, d’après plusieurs autres, et des plus anciens : un de Sainte-Croix en Jérusalem écrit vers l’an 700, deux de la collection Palatino-Vaticane et presque de la même époque, et les autres que nous citerons avec éloges à la place voulue, nous apportons une entière certitude à la correction de Martianay. Le sens authentique de ce passage est celui-ci : Dans le livre de Job, c’est-à-dire aux chapitres {{rom|XL}} et {{rom|XLI}}, nous pouvons apprendre tout à fait ce qu’étaient Léviathan et Béhémoth et la terreur considérable qu’ils inspiraient. Quant à saint Jérôme, il n’a publié ni composé aucun Commentaire sur Job.
Dès qu’il en est ainsi, il ne nous reste qu’à rechercher l’auteur des Commentaires qui sont répandus sous le nom de saint Jérôme. Pour cela, il faut remarquer tout d’abord qu’il y a quatre ouvrages de cette espèce, que je crois être des exemplaires d’un même traité, et que l’on regarde en général comme des traités différents. Il convient de montrer en quoi ils se distinguent les uns des autres. Le premier, rangé dans le dernier tome des ''Œuvres de saint Jérôme'' parmi les ouvrages supposés, a été tiré de la bibliothèque de Fulda et publié à Bâle en 1527 par Jean Sichard, qui l’attribue, non sans raison, à Philippe, un des meilleurs disciples du saint Docteur, bien qu’on y trouve d’évidentes interpolations de gloses étrangères. Le second, si tant est qu’on doive le différencier du précédent, se trouve, sous le nom d’un Nectorius ou Nectérius, abbé ou évêque, dans le tome {{rom|IV}} de la collection des ''Œuvres de Bède'' qui l’a augmenté d’une Préface et même, dans le corps du livre, de quelques passages de son cru. J’appelle le troisième celui de Martianay, et c’est l’''Exposition interlinéaire'' qui suit ; Martianay, qui la tira pour l’éditer d’un manuscrit de Corbie, l’attribue sans la moindre hésitation à ce même disciple de saint Jérôme, que nous citons avec éloge, à Philippe, et cela d’après le témoignage inscrit par le copiste sur le recueil : « Cette Interprétation est extraite de l’Exposition de Philippe. » Le quatrième enfin est le Meibomien, du nom de Marc Meibomius, dans la bibliothèque duquel il était à Utrecht ; Meibomius en vendait des exemplaires comme d’un écrit de la main même de Jérôme, et on le regarda comme tel jusqu’au jour où il en produisit un spécimen en public.
Nous l’avons dit, nous ne voyons pas là des monuments d’auteurs divers, mais des extraits différents tirés d’une même œuvre par des compilateurs, qui, selon leur caprice, ont raccourci ce qui leur semblait trop long, ou amplifié ce qui leur paraissait trop court. Quant aux deux que nous avons nommés les premiers, il suffit de les comparer pour n’avoir aucun doute à cet égard : on n’y retrouve pas seulement les mêmes pensées, mais presque les mêmes mots ; bien plus, du chapitre {{rom|XXX}} jusqu’à la fin, ils se suivent mot à mot, et même les alinéas, comme le fait remarquer Valesius, sont exactement les mêmes. Que si le second offre parfois des développements plus étendus, on doit l’attribuer à la manière de Bède, qui avait coutume d’ajouter du sien aux écrits de ses devanciers ; et Victorius se trompe avec éclat quand il veut rapporter à Bède ce qu’on attribue à Philippe, et à Philippe ce que Bède a interpolé de son cru. Le troisième traité, avec l’annotation seule du copiste, n’y aurait-il pas d’autres preuves, s’annonce comme un extrait des Commentaires de Philippe. J’ai cru reconnaître le même Philippe dans le quatrième traité, bien que le compilateur ait mis tous ses soins à nous cacher cette origine sous un changement superficiel des termes. Haumantius, qui, dans les Actes des Érudits de Leipzig en 1710, en a donné quelques fragments, croit y reconnaître la manière de Raban Maur, et surtout une grande ressemblance de style et de méthode, ce qu’il s’efforce de démontrer par une foule de citations {{tiret|compa|rées}}<noinclude></noinclude>
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Exposition interlinéaire du livre de Job (Jérôme de Stridon)
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==[[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/396]]==
{{t2|EXPOSITION INTERLINÉAIRE DU LIVRE DE JOB|fs=140%}}
{{t3|CHAPITRE PREMIER|fs=120%}}
Job est appelé homme fort à cause de la force d’âme avec laquelle il surmontait les tentations. Chus et Bus étaient fils de Nachor, frère d’Abraham. La terre de Chus, qu’on interprète par « médiatrice », est le signe précurseur de l’incarnation dans le sein de Marie.
Il y avait, au pays de Hus, un homme fort ainsi appelé Job ; et cet homme avait le cœur simple et droit : il craignait Dieu et s’éloignait des méchants. Job eut sept fils et trois filles. Il possédait sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs, cinq cents ânesses, un grand nombre d’esclaves ; de sorte qu’il était devenu puissant entre tous les Orientaux. Et ses fils allaient et venaient, chacun à leur tour ; et ils invitaient par des messagers leurs trois sœurs à venir manger et boire avec eux. Lorsque le cercle des jours de festin était achevé, Job leur envoyait un messager pour les rappeler à la sainteté, et lui-même, se levant au point du jour, offrait des sacrifices pour chacun d’eux. Il disait en
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effet : Peut-être que mes enfants auront commis quelque péché contre Dieu ; je veux du moins qu’ils le bénissent en leurs cœurs. Ainsi faisait Job tous les jours. Or un jour, comme les Anges (Vulg. les Fils) de Dieu étaient venus se ranger en présence du Seigneur, Satan aussi se glissa au milieu d’eux. Le Seigneur lui dit : D’où viens-tu ? Et Satan répondit : J’ai fait le tour de la terre, et je l’ai parcourue en tous sens. Et le Seigneur lui dit : N’as-tu pas remarqué que mon fils Job n’a pas son pareil sur la terre, homme simple et droit, craignant Dieu, et s’éloignant du mal ? Et Satan répondit : Est-ce sans profit que Job craint Dieu ? N’avez-vous point été comme un rempart autour de lui, autour de sa maison et de tout ce qu’il possède, bénissant les œuvres de ses mains, et donnant l’accroissement à ses biens ici-bas ? Mais étendez un peu votre main et frappez tout ce qui est à lui, et vous verrez s’il vous bénira en face. Le Seigneur répondit à Satan : Va, tout ce qu’il a est en ton pouvoir ; mais je te défends de porter la main sur lui. Et Satan sortit aussitôt de devant le Seigneur. Un jour donc que les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient ensemble dans la maison de leur frère aîné, un homme vint soudain dire à Job : Lorsque vos bœufs
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labouraient, et que vos ânesses paissaient auprès, les Sabéens sont venus fondre tout d’un coup, ont tout enlevé, ont passé vos gens au fil de l’épée, et je me suis sauvé seul pour venir vous en apporter la nouvelle. Cet homme parlait encore, lorsqu’un second vint dire à Job : Le feu du ciel est tombé sur vos moutons et sur ceux qui les gardaient ; et il a tout consumé, et je me suis sauvé seul pour vous en donner la nouvelle. Il n’avait pas achevé de parler, qu’un troisième vint dire à Job : Les Chaldéens se sont divisés en trois bandes ; ils se sont jetés sur vos chameaux et les ont enlevés ; ils ont tué tous vos serviteurs, et je me suis sauvé seul pour venir vous en dire la nouvelle. Cet homme parlait encore, quand un quatrième se présenta devant Job et lui dit : Comme vos fils et vos filles mangeaient et buvaient dans la maison de leur frère aîné, un vent impétueux s’étant levé tout d’un coup du désert, a ébranlé les quatre coins de la maison, et l’ayant fait tomber sur vos enfants, ceux-ci ont été accablés sous ses ruines, et ils sont tous morts ; et je me suis échappé seul pour venir vous en dire la nouvelle. Alors Job se leva, déchira ses vêtements, et s’étant rasé la tête, il se jeta à terre, et dit : Je suis sorti nu du sein de ma mère,
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et je retournerai nu dans le sein de la terre. Le Seigneur m’avait tout donné, le Seigneur m’a tout ôté ; que le nom du Seigneur soit béni dans tous les siècles. Ainsi dans tout cela Job ne pécha point, et il ne dit rien contre Dieu qui fût indiscret.
{{t3|CHAPITRE II|fs=120%}}
Or les enfants de Dieu s’étant un jour présentés devant le Seigneur, et Satan étant venu aussi parmi eux se présenter devant le Seigneur, le Seigneur lui dit : D’où viens-tu ? Et Satan répondit : J’ai fait le tour de la terre et je l’ai parcourue tout entière. Le Seigneur dit encore à Satan : N’as-tu point considéré mon serviteur Job, qui n’a point d’égal sur la terre, qui est un homme simple, qui craint Dieu et fuit le mal, et qui se conserve encore dans l’innocence, quoique tu m’aies porté à m’élever contre lui pour l’affliger sans qu’il l’ait mérité. Satan lui répondit : L’homme donnera toujours peau pour peau, et il abandonnera volontiers tout ce qu’il possède pour sauver sa vie ; mais étendez votre main et frappez ses os et sa chair, et vous verrez s’il vous bénira en face. Le Seigneur dit à Satan : Va, il est en ta main ; mais épargne sa vie.
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Satan étant donc sorti de devant le Seigneur, frappa Job d’une effroyable plaie, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête. Et Job s’étant assis sur un fumier, ôtait avec un morceau d’un pot de terre la pourriture qui sortait de ses ulcères. Alors sa femme vint lui dire : Quoi ! vous demeurez encore dans votre simplicité ? Cessez de bénir Dieu et mourez. Job lui répondit : Vous parlez comme une femme qui n’a point de sens. Si nous avons reçu les biens de la main du Seigneur, pourquoi n’en recevrions-nous pas aussi les maux ? Ainsi, dans toutes ces choses, Job ne pécha point par ses lèvres. Cependant trois amis de Job, ayant appris tous les maux qui lui étaient arrivés, et étant partis chacun de leur pays, vinrent le trouver : Éliphaz de Théman, Baldad de Suh et Sophar de Naamath. Car ils s’étaient donné jour pour venir ensemble le voir et le consoler. Lors donc que de loin ils eurent levé les yeux, ils ne le reconnurent point, et ayant jeté un grand cri, ils commencèrent à pleurer. Ils déchirèrent leurs vêtements, ils jetèrent de la poussière en l’air pour la faire retomber sur leur tête. Ils demeurèrent avec lui assis sur la terre durant sept jours et durant sept nuits ; et nul d’eux ne lui dit aucune parole, car ils voyaient que sa douleur était excessive. Après cela Job ouvrit la bouche,
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et il maudit le jour de sa naissance. Voici comment il parla.
{{t3|CHAPITRE III|fs=120%}}
Périsse le jour où je suis né, et la nuit en laquelle il a été dit : Un homme a été conçu. Que ce jour se change en ténèbres, que Dieu ne le regarde pas du ciel, qu’il ne soit point éclairé de la lumière. Qu’il soit couvert des ténèbres et de l’ombre de la mort, qu’une noire obscurité l’environne, et qu’il soit plongé dans l’amertume. Que cette nuit soit la proie d’un tourbillon ténébreux ; qu’elle ne soit point comptée parmi les jours de l’année, ni mise au nombre des mois. Que cette nuit soit solitaire, et qu’elle ne soit jamais jugée digne de louange. Que ceux qui maudissent le jour la maudissent, ceux qui sont prêts à susciter Léviathan. Que les étoiles de son crépuscule soient obscurcies par sa noirceur, qu’elle attende la lumière et ne la voie point, et qu’elle ne voie point même la lumière des premiers rayons de l’aurore. Parce qu’elle n’a point fermé les portes du ventre qui m’a porté, et qu’elle n’a point détourné de mes yeux les maux qui m’accablent. Pourquoi ne suis-je point mort dans le sein de ma mère ? Pourquoi n’ai-je point cessé de vivre aussitôt que j’en suis sorti ? Pourquoi m’a-t-on reçu sur les genoux ? Pourquoi ai-je été nourri du lait de
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la mamelle ? Car je dormirais maintenant dans le silence et je me reposerais dans mon sommeil, avec les rois et les consuls de la terre, qui se bâtissent des solitudes, ou avec les princes qui possèdent l’or et qui remplissent d’argent leurs maisons. Je n’aurais point paru dans le monde, non plus qu’un fruit avorté dans le sein de sa mère, ou que ceux qui ayant été conçus n’ont point vu le jour. C’est là que les impies cessent d’exciter des tumultes, et c’est là que trouvent le repos ceux dont les forces sont épuisées par les travaux. C’est là que ceux qui étaient autre fois enchaînés ensemble ne souffrent aucun mal, et qu’ils n’entendent plus la voix de celui qui les tourmentait. Là les petits et les grands se trouvent égaux, là l’esclave est affranchi de la domination de son maître. Pourquoi la lumière a-t-elle été donnée à un misérable, et la vie à ceux qui sont dans l’amertume du cœur ? Ils attendent la mort, et la mort ne vient pas ; ils la cherchent comme s’ils fouillaient la terre pour trouver un trésor, et ils sont ravis de joie, lorsqu’ils ont enfin trouvé le tombeau. Pourquoi la vie a-t-elle été donnée à un homme
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qui marche dans une route inconnue, et que Dieu a environné de ténèbres ? Je soupire avant de manger, et les cris que je fais sont comme le bruit d’un débordement de grandes eaux, parce que ce qui faisait le sujet de ma crainte m’est arrivé, et que ce que j’appréhendais est tombé sur moi. N’ai-je pas toujours conservé la retenue ? N’ai-je pas gardé le silence ? Ne me suis-je pas tenu dans le repos ? et cependant la colère de Dieu est tombée sur moi.
{{t3|CHAPITRE IV|fs=120%}}
Alors Éliphaz de Théman prenant la parole pour répondre, lui dit : Vous trouverez peut-être mauvais si nous vous parlons ; mais qui pourrait retenir ses paroles en une telle rencontre ? Voici, vous en avez rappelé plusieurs de l’erreur, vous avez consolé les pauvres par vos bontés. Vos paroles ont affermi ceux qui étaient ébranlés, et vous avez affermi les genoux tremblants. Et maintenant, à peine la plaie est-elle venue sur vous, que vous perdez courage ; Dieu vous frappe, et vous êtes dans le trouble. Où est cette crainte de Dieu, cette force, cette patience et cette perfection qui a paru dans toutes vos voies ? Considérez, je vous prie, si jamais un innocent a péri, ou si ceux qui avaient le cœur droit ont été exterminés ? Ne voyons-nous pas au contraire que ceux qui sèment les maux et qui les recueillent, ceux qui travaillent tant à faire des injustices, sont renversés soudain par le souffle de Dieu,
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et emportés par le tourbillon de sa colère ? Le rugissement du lion et la voix de la lionne, et les dents des lionceaux ont été brisées ; le tigre est mort parce qu’il n’avait point de proie, et les petits du lion ont été dissipés. Cependant une parole m’a été dite en secret, et à peine en ai-je entendu les faibles sons qui se dérobaient à mon oreille. Dans l’horreur d’une vision de nuit, lorsque le sommeil assoupit davantage tous les sens des hommes, je fus saisi de crainte et de tremblement, et la frayeur pénétra jusque dans mes os. Un esprit vint se présenter devant moi, et les cheveux se dressèrent sur ma tête. Je vis un souffle, qui me dit : L’homme osera-t-il se dire juste en se comparant à Dieu ? et sera-t-il plus pur que celui qui l’a créé ? Ceux mêmes qui servaient Dieu n’ont pas été stables, et il a trouvé du dérèglement jusque dans ses Anges. Comment donc ceux qui habitent dans des maisons de boue, qui n’ont qu’un fondement de terre, ne seront-ils pas beaucoup plus tôt consumés et comme rongés des vers ? Du matin au soir ils seront exterminés, et parce que nul d’eux n’a l’intelligence, ils périront pour jamais. Ceux qui seront restés
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de sa race seront emportés, et ils mourront, parce qu’ils n’auront point eu la sagesse.
{{t3|CHAPITRE V|fs=120%}}
Appelez donc à votre secours s’il y a quelqu’un qui vous réponde, et adressez-vous à quelqu’un des saints. Certes il n’y a que l’insensé qui se donne la mort par colère, et il n’y a que les petits esprits qui se consument par envie. J’ai vu l’insensé qui paraissait affermi par de profondes racines, et j’ai aussitôt donné ma malédiction à tout son vain éclat. Ses enfants loin de trouver leur salut, seront foulés aux pieds aux portes de la ville, et il ne se trouvera personne pour les délivrer. Celui qui mourait de faim mangera le bien de cet insensé, l’homme armé s’emparera de lui, et ceux qui séchaient de soif boiront ses richesses. Rien ne se fait dans le monde sans sujet, et ce n’est pas de la terre que naissent les maux. L’homme est né pour le travail comme l’oiseau pour voler. C’est pour cela que j’adresserai mes prières au Seigneur, et que je parlerai devant lui. Il fait des choses grandes et impénétrables, des choses miraculeuses qui sont sans nombre ; qui répand la pluie sur la face de la terre et qui arrose d’eau tout l’univers ; qui élève ceux qui étaient abaissés, et console et guérit ceux
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qui étaient dans les larmes ; qui dissipe les pensées des méchants, et les empêche d’achever ce qu’ils avaient commencé ; qui surprend les faux sages dans leur propre finesse, et renverse les desseins des injustes. Au milieu du jour ils trouveront les ténèbres, et ils marcheront à tâtons en plein midi, comme s’ils étaient dans une profonde nuit. Mais il sauve le pauvre du glaive de leur bouche, et de la violence de l’injuste. Le pauvre ne sera point trompé dans son espérance, et l’iniquité demeurera muette. Heureux l’homme que Dieu corrige lui-même ! Ne rejetez donc point le châtiment du Seigneur. Car c’est lui qui blesse et c’est lui qui guérit ; c’est lui qui frappe, et c’est sa main qui guérit. Après vous avoir affligé six fois il vous délivrera, et le mal ne vous touchera pas une septième fois. Pendant la famine il vous sauvera de la mort, et de l’épée pendant la guerre. Il vous mettra à couvert des traits de la langue perçante, et si l’affliction survient, vous ne l’appréhenderez point. Vous rirez au milieu de la désolation et de la famine, et vous ne craindrez point les bêtes de la terre. Mais les pierres des champs seront d’accord avec vous, et les bêtes sauvages seront douces pour vous. Vous verrez la paix régner dans votre maison, et la tenant dans l’ordre par le soin que vous en aurez, vous ne pècherez point.
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Vous verrez votre race se multiplier, et votre postérité croître comme l’herbe de la terre. Vous mourrez plein de jours, ou dans l’abondance des bonnes œuvres. Vous entrerez riche dans le sépulcre, comme un monceau de blé qui est serré en son temps. C’est là ce que vous devez méditer en votre cœur pour votre amendement. Voilà ce que nous ont appris les réflexions les plus sérieuses, et cela est très véritable ; écoutez-le donc et repassez-le dans votre esprit.
{{t3|CHAPITRE VI|fs=120%}}
Job répondit ainsi : Plût à Dieu que mes péchés et les maux que j’endure fussent mis en balance ! Vous reconnaîtriez que mes péchés seraient plus légers ; mes maux sont de beaucoup plus lourds que toute la pesanteur du sable de la mer ; c’est pourquoi mes paroles sont pleines de douleur. Car je sens que le Seigneur m’a mis en butte à ses flèches ; l’indignation qu’il répand sur moi épuise mes esprits, et les terreurs qu’il me donne combattent contre moi. L’onagre crie-t-il lorsqu’il a de l’herbe ? ou le bœuf mugit-il, lorsqu’il est devant une crèche pleine ? Peut-on manger d’une viande fade, qui n’est point assaisonnée avec le sel ? ou quelqu’un peut-il goûter ce qui fait mourir celui qui goûte ? Ce que mon âme refusait auparavant de toucher, m’est offert maintenant pour me servir de nourriture. Plaise au Seigneur que ce que je demande soit accompli, et qu’il m’accorde ce que j’attends ! Qu’après
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avoir commencé, il achève de me réduire en poudre, qu’il laisse aller sa main pour me couper jusqu’à la racine, et que dans ces douleurs extrêmes dont il m’accablera sans m’épargner, il me reste au moins cette consolation, que je ne contredise jamais en rien aux ordonnances de celui qui est souverainement saint. Quelle est ma force pour pouvoir subsister dans ces maux ? ou quelle sera ma fin pour me conserver dans la patience ? ma force n’est point la force des pierres, et ma chair n’est pas de bronze. Je ne trouve en moi aucun secours et mes propres amis m’ont abandonné. Celui qui voyant souffrir son ami n’en a point de compassion, abandonne la crainte du Seigneur. Mes proches frères ont passé devant moi comme un torrent qui s’écoule avec rapidité dans les vallées. Ceux qui craignent la gelée seront accablés par la neige ; dès qu’ils commenceront à s’écouler, ils périront au temps de leur affliction. Ils vont, comme se fond la neige à la chaleur du soleil, ainsi se fondra leur gloire. Ils travaillent en vain, puisque c’est pour leur perte. Considérez les sentiers de Théman, les chemins de Saba, et attendez un peu. Ils sont confus parce qu’ils ont espéré ; ils sont venus jusqu’à moi, et ils ont été couverts de confusion. Vous
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ne faites que de venir, et aussitôt que vous voyez la plaie dont j’ai été frappé, vous en avez de l’horreur. Vous ai-je dit : Apportez-moi quelque chose ou donnez-moi de votre bien ? ou délivrez-moi de la main de celui qui m’afflige et tirez-moi de la main des forts ? Instruisez-moi, et je me tairai ; et si j’ai fait quelque faute par ignorance, faites-le-moi connaître. Pourquoi formez-vous des médisances contre des paroles de vérité, puisque nul d’entre vous ne peut me reprendre avec justice ? Vous ne vous étudiez dans vos discours qu’à trouver des moyens d’accuser les autres, et vous ne faites que parler en l’air. Vous vous jetez sur un homme abandonné comme un orphelin, et vous vous efforcez d’accabler votre ami. Mais achevez ce que vous avez commencé. Prêtez l’oreille, et voyez si je mens. Répondez, je vous prie, sans contention, et en parlant jugez des choses selon la justice. Alors vous ne trouverez point d’iniquité sur ma langue, ni de folie dans ma bouche.
{{t3|CHAPITRE VII|fs=120%}}
La vie de l’homme sur la terre est militante, et ses jours sont comme ceux du mercenaire ; comme l’esclave désire l’ombre, et comme le mercenaire soupire après la fin de son travail, ainsi j’ai eu des mois vides, et j’ai compté en moi-même mes nuits de travail. Si je dors, je me demande quand viendra l’heure du lever ; dès le matin, j’attends le soir, et je suis abreuvé de douleurs jusqu’à
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la venue des ténèbres. Ma chair est revêtue de pourriture et des souillures de la poussière. Ma peau desséchée s’est contractée ; mes os sont desséchés. Mes jours ont passé plus vite que la toile n’est coupée en dessous par le tisserand ; ils ont été détruits sans aucune espérance. Souvenez-vous que ma vie est semblable au vent, et que la prospérité ne reviendra plus pour mes yeux, prospérité dans laquelle aucun homme ne me verra plus : vos yeux se sont arrêtés sur moi, et je ne puis en soutenir le regard. Comme la nue s’évapore et passe, ainsi l’homme descendu sous la terre ne remonte pas ; il ne reviendra plus dans sa maison, et la place qu’il occupait ne le reconnaîtra plus. C’est pourquoi je ne modérerai point ma bouche : je parlerai dans la tribulation de mon esprit ; je m’entretiendrai avec l’amertume de mon âme. Suis-je la mer ou un colosse, que vous m’ayez entouré d’une prison ? Si je dis : Mon lit me consolera et je serai soulagé en m’entretenant avec moi-même sur ma couche ; vous me terrifierez par des songes et vous me frapperez d’horreur par des visions. C’est pourquoi mon âme a choisi la pendaison et la mort pour mes os. J’ai désespéré, en vain vivrais-je désormais. Epargnez-moi, car mes jours ne sont rien. Qu’est l’homme pour que vous le
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glorifiiez et pour que votre cœur se tourne vers lui ? Dès le matin vous le visitez, et vous le soumettez à l’épreuve. Jusques à quand ne m’épargnerez-vous pas, et ne me laisserez-vous point le loisir d’avaler ma salive ? J’ai péché ; quelle réparation vous donnerai-je, ô gardien des hommes ? Pourquoi m’avez-vous mis en lutte avec vous, et suis-je devenu à charge à moi-même ? Pourquoi n’ôtez-vous point mon péché, et ne me délivrez-vous pas de mon iniquité ? Je dormirais dans la poussière, et si vous me cherchiez le matin, vous ne me trouveriez pas.
{{t3|CHAPITRE VIII|fs=120%}}
Alors Baldad de Suth prenant la parole, dit à Job : Jusques à quand direz-vous toutes ces choses, et votre bouche proférera-t-elle des paroles qui sont comme un vent impétueux ? Dieu est-il injuste dans ses jugements, et le Tout-Puissant renverse-t-il la justice ? Quoique vos enfants, après avoir péché contre lui, aient été livrés à la juste peine de leur iniquité ; pour vous néanmoins, si vous vous empressez d’aller à Dieu, et de conjurer par vos prières le Tout-Puissant ; si vous marchez
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devant lui avec un cœur pur et droit, il se lèvera aussitôt pour vous secourir, et il réparera votre prospérité. Il délivrera votre corps de la lutte des souffrances. Il récompensera votre justice par la paix qu’il fera régner dans votre maison. Il augmentera de telle sorte tout ce que vous avez eu de grandeur jusqu’alors, que votre premier état ne paraîtra rien en comparaison du second. Interrogez le souvenir de ceux qui ont vécu dans les temps reculés ; consultez avec soin les histoires de nos pères ; car nous ne sommes que d’hier au monde, et nous ignorons beaucoup de choses, parce que nos jours s’écoulent sur la terre comme l’ombre. Et nos ancêtres vous enseigneront ce que je vous dis : ils vous parleront et vous découvriront les sentiments de leur cœur. Le jonc peut-il verdir sans humidité, ou peut-il croître sans eau ? A peine est-il dans sa vigueur, que sans qu’on le cueille, il sèche plus tôt que toutes les herbes. Telle est la voie de tous ceux qui oublient Dieu ; et c’est ainsi que périra l’espérance de l’hypocrite. Il sera forcé à la fin de condamner lui-même sa folie, et ce qui fait sa confiance ne sera que comme une toile d’araignée. Il voudra s’appuyer sur sa maison, et elle n’aura point de fermeté ; il fera des efforts pour la soutenir, et elle ne subsistera point. Il est comme une plante qui a quelque fraîcheur avant que le soleil se lève, et qui pousse sa tige aussitôt qu’il est levé. Ses racines se multiplient dans un tas de cailloux, et elle demeure ferme au milieu des pierres.
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Si on l’arrache de sa place, le lieu même où elle était la reniera et lui dira : Je ne vous ai jamais connue. C’est donc là ce que se réduit toute la prospérité de l’hypocrite ; il se sèche sur la terre, afin que d’autres prennent sa place. Mais Dieu ne rejettera point celui qui est simple, et il ne tendra point la main aux méchants, jusqu’à ce que la joie se répande sur votre visage et les chants d’allégresse sur vos lèvres. Alors ceux qui vous haïssaient seront couverts de confusion, et la maison des impies ne subsistera plus.
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Job répondit à Baldad : Je sais assurément que cela est ainsi, et que l’homme, si on le compare avec Dieu, ne sera point juste. S’il veut disputer avec Dieu, il ne pourra lui répondre sur une seule chose de mille que Dieu pourra lui objecter. Dieu est sage et tout-puissant ; qui lui a résisté et est demeuré en paix ? C’est lui qui transporte les montagnes, et ceux mêmes qu’il renverse avec elles dans sa fureur ne s’en aperçoivent pas. C’est lui qui remue la terre de sa place et qui fait que les colonnes sont ébranlées. C’est lui qui commande au soleil, et le soleil ne se lève point ; et qui tient les étoiles comme enfermées sous le sceau. C’est lui qui a formé seul la vaste étendue des cieux, et qui marche sur les flots de la mer. C’est lui qui a créé les étoiles de l’Ourse, de l’Orion, des Hyades,
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et celles qui sont plus proches du midi. C’est lui qui fait des choses grandes et incompréhensibles, des choses miraculeuses qui sont sans nombre. S’il vient à moi, je ne le verrai point ; et s’il s’en va, je ne m’en apercevrai pas. S’il interroge tout d’un coup, qui osera lui répondre ? ou qui pourra lui dire : Pourquoi faites-vous ainsi ? C’est un Dieu à la colère duquel nul ne peut résister ; et ceux mêmes qui gouvernent le monde sont courbés sous lui. Qui suis-je donc, moi, pour lui parler et pour oser lui répondre ? Quand il y aurait en moi quelque trace de justice, je ne répondrais point, mais je conjurerais mon juge de me pardonner. Et lors même qu’il aurait exaucé ma prière, je ne croirais pas qu’il eût daigné entendre ma voix. Car il me brisera quand il lui plaira, comme d’un coup de foudre, et il multipliera mes plaies sans que j’en sache même la raison. Il ne me laisse pas seulement respirer, et il me remplit d’amertume. Si l’on implore quelque puissance, il est tout-puissant ; si l’on appelle à la justice d’un juge, il n’y a personne qui osât rendre justice en ma faveur. Si j’entreprends de me justifier, ma propre bouche me condamnera ; si je veux montrer que je suis innocent, il me convaincra d’être coupable. Quand je serais juste et simple, cela même me serait caché, et ma vie me serait à charge à moi-même. Tout ce que j’ai dit se réduit à ce principe : Il afflige le juste aussi bien
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que l’impie. S’il frappe de plaies, qu’il me tue tout d’un coup, et qu’il ne se rie pas des peines des innocents. La terre est souvent livrée entre les mains de l’impie, et alors il couvre d’un voile les yeux des juges ; si ce n’est lui, qui est-ce donc ? Les jours de ma vie ont passé plus vite qu’un courrier ; ils se sont évanouis sans que j’y aie goûté aucun bien. Ils ont passé avec la même vitesse que les vaisseaux qui portent du fruit, et qu’un aigle qui fond sur sa proie. Lorsque je dis en moi-même : Je ne parlerai plus pour me plaindre, je sens que mon visage change aussitôt et que la douleur me déchire. Je craignais toutes mes actions, sachant que vous ne pardonnez pas à celui qui pèche. Si après cela je passe pour un méchant, pourquoi aurais-je travaillé en vain ? Quand j’aurais l’éclat ou de l’innocence, ou de la grâce ; quand j’aurais été lavé dans de l’eau de neige, et que la pureté de mes mains éclaterait, votre lumière, Seigneur, me ferait paraître à moi-même tout couvert d’ordure, et mes vêtements m’auraient en horreur. Car je n’aurai pas à répondre à un homme semblable à moi ni à contester avec lui comme avec mon égal. Il n’y a personne qui puisse reprendre les deux parties, ni mettre sa main entre les deux. Qu’il retire donc sa verge loin de moi, et que sa terreur ne m’épouvante pas. Je pourrai vous répondre si vous me délivrez de ces deux choses, c’est-à-dire, votre main puissante et la verge de la correction. Je parlerai alors sans l’appréhender ; car dans
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la crainte où je suis, je ne puis répondre.
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Ma vie m’est devenue ennuyeuse ; je m’abandonnerai aux plaintes contre moi-même ; je parlerai dans l’amertume de mon âme. Je dirai à Dieu : Ne me condamnez pas ; faites-moi connaître pourquoi vous me traitez de la sorte. Pourriez-vous vous plaire à me livrer à la calomnie, et à m’accabler, moi qui suis l’ouvrage de vos mains ? Pourriez-vous favoriser les mauvais desseins des impies ? Avez-vous des yeux de chair, et regardez-vous les choses comme un homme les regarde ? Vos jours sont-ils semblables aux jours de l’homme, et vos années sont-elles comme ses années, pour vous informer de mes iniquités, et faire une exacte recherche de mon péché ; et pour savoir que je n’ai rien fait d’impie, n’y ayant personne qui puisse me tirer d’entre vos mains ? Ce sont vos mains, Seigneur, qui m’ont formé ; ce sont elles qui ont arrangé toutes les parties de mon corps ; et voudriez-vous après cela m’abîmer en un moment ? Souvenez-vous, je vous prie, que vous m’avez fait comme un ouvrage d’argile, et que dans peu de temps vous me réduirez en poudre. Ne m’avez-vous pas fait d’abord comme un lait qui se caille, comme un lait qui s’épaissit et qui se durcit ? Vous m’avez revêtu de peau
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et de chair, vous m’avez affermi d’os et de nerfs. Vous m’avez donné la vie et comblé de bienfaits ; et votre providence a conservé mon âme. Quoi que vous teniez toutes ces choses cachées en vous-même, je sais néanmoins que vous vous souvenez de tout. Si j’ai péché, et si vous m’avez épargné sur l’heure, pourquoi ne permettez-vous pas que je sois au moins à présent purifié de mon iniquité ? Si j’ai été méchant, malheur à moi ; et si je suis juste, je ne lèverai point la tête, étant accablé d’affliction et de misère. Vous vous saisirez de moi à cause de mon orgueil, comme une lionne se saisit de sa proie, et vous me tourmenterez d’une manière terrible. Vous ajouterez les anciennes peines aux nouvelles. Vous produisez contre moi des témoins, vous multipliez vos colères contre moi, et je suis assiégé de maux comme d’une armée. Pourquoi m’avez-vous tiré du sein de ma mère ? Plût à Dieu que je fusse mort, et que personne ne m’eût jamais vu ! J’aurais été comme n’ayant point été, n’ayant fait que passer du sein de ma mère dans le tombeau. Le peu de jours qui me reste ne finira-t-il point bientôt ? Donnez-moi donc quelque relâche, afin que je puisse un peu respirer dans ma douleur ; avant que j’aille, sans espérance d’aucun retour, en cette terre ténébreuse couverte de l’obscurité de la mort ; cette terre
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de misère et de ténèbres, où habite l’ombre de la mort, où tout est sans ordre, et dans une éternelle horreur.
{{t3|CHAPITRE XI|fs=120%}}
Sophar de Naamath parla ensuite de cette sorte : Celui qui se répand en tant de paroles n’écoutera-t-il pas à son tour ? et suffira-t-il d’être un grand parleur pour paraître juste ? Faut-il que tous les hommes se taisent pour vous entendre seul ? et après vous être moqué des autres, n’y aura-t-il personne qui vous confonde ? Car vous avez dit à Dieu : Ma conduite est pure et je suis sans tache devant vos yeux. Qu’il serait à souhaiter que Dieu parlât lui-même avec vous et qu’il ouvrît sa bouche, pour vous découvrir les secrets de son cœur dans lesquels sa loi est multiple et insondable ; et pour vous faire comprendre qu’il exige beaucoup moins de vous que ne mérite votre iniquité. Prétendez-vous sonder ce qui est caché en Dieu, et connaître parfaitement le Tout-Puissant ? Il est plus élevé que le ciel, comment y atteindrez-vous ? Il est plus profond que l’enfer, comment pénétrerez-vous jusqu’à lui ? La longueur de la terre et la largeur de la mer nous étonnent ; mais il s’étend au delà de l’une et de l’autre. S’il renverse tout, s’il confond toutes choses ensemble, qui pourra s’opposer à lui ? car il connaît la vanité des hommes, et l’iniquité étant présente à ses yeux, ne la considère-t-il pas attentivement ? L’homme vain s’élève d’orgueil en lui-même, et il se croit né libre
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comme le petit de l’âne sauvage. Mais pour vous, vous avez endurci votre cœur, et cependant vous élevez vos mains vers Dieu. Si vous bannissez l’iniquité de vos œuvres, et si l’injustice ne demeure point dans votre maison, vous pourrez élever alors votre visage comme étant sans tache, vous serez stable et vous ne craindrez point. Vous oublierez même la misère où vous aurez été, et elle passera dans votre souvenir comme un torrent d’eau qui s’est écoulé. Lorsque votre vie semblera être à son couchant, vous paraîtrez comme le soleil dans l’éclat de son midi ; et lorsque vous vous croirez perdu, vous vous lèverez comme l’étoile du matin. L’espérance qui vous sera proposée vous remplira de confiance ; et entrant dans le sépulcre, vous dormirez dans une entière assurance. Vous serez en repos sans que personne vous trouble, et plusieurs vous supplieront de les regarder favorablement. Mais les yeux des méchants se consumeront d’envie ; les impies périront sans ressource, et les choses où ils avaient mis leur espérance, deviendront l’horreur et l’abomination de leur âme.
{{t3|CHAPITRE XII|fs=120%}}
Job reprenant la parole lui dit : N’y a-t-il donc que vous qui soyez hommes ? et la sagesse mourra-t-elle avec vous ? J’ai du sens
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aussi bien que vous, et je ne suis point inférieur ; car qui est celui qui ignore ce que vous savez ? Celui qui devient comme moi l’objet des railleries de son ami, invoquera Dieu, et Dieu l’exaucera ; car on se moque de la simplicité du juste. C’est une lampe que les riches regardent avec mépris ; mais qui est celui qui sera revêtu de gloire au jour de la rétribution. Les maisons des voleurs publics sont dans l’abondance, et ils s’élèvent audacieusement contre Dieu, quoique ce soit lui qui leur a mis entre les mains tout ce qu’ils possèdent. Interrogez les animaux, et ils vous enseigneront ; consultez les oiseaux du ciel, et ils se souviendront ; parlez à la terre, et elle vous répondra, et les poissons de la mer vous instruiront. Car qui ignore que c’est la puissance de Dieu qui a fait toutes ces choses ? Lui qui tient dans sa main l’âme de tout ce qui a vie, et tous les esprits qui animent la chair des hommes. L’oreille ne juge-t-elle pas des paroles, et le palais, de ce qui a du goût ? La sagesse est dans les vieillards, et la prudence est le fruit de la longue vie. Mais la sagesse et la puissance souveraine est en Dieu. C’est lui qui possède le conseil et l’intelligence. S’il détruit une fois, nul ne pourra édifier ; s’il tient un homme enfermé, nul ne pourra lui ouvrir. S’il retient les eaux, tout deviendra sec ; et s’il les lâche, elles inonderont la terre. La force et la sagesse résident en lui ; il connaît, et celui qui trompe, et celui qui a trompé. Il fait tomber ceux qui donnent conseil aux autres, en des pensées extravagantes, dont la fin est malheureuse, et il frappe d’étourdissement les juges. Il ôte le baudrier aux Rois, et il ceint leurs reins avec une corde. Il fait que les Pontifes sont privés de leur gloire, et que les grands tombent à terre. Il fait que ceux qui enseignaient la vérité, changent de langage, et il retire la science des vieillards. Il fait tomber les princes dans le mépris et la confusion. Il relève ceux qui avaient été opprimés. Il découvre ce qui était caché dans de profondes ténèbres, et il produit au jour l’ombre de la mort. Il multiplie les nations, et les perd ensuite ; il les rétablit après leur ruine. Il change le cœur des princes qui sont établis sur les peuples de la terre : il les trompe, et les fait marcher inutilement par des routes égarées. Ils iront à tâtons comme dans les ténèbres, au lieu de marcher dans la lumière du jour, et il les fera chanceler à chaque pas, comme s’ils étaient ivres.
{{t3|CHAPITRE XIII|fs=120%}}
J’ai vu de mes yeux toutes ces choses ; je les ai entendues de mes oreilles, et je les ai toutes comprises. Ce que vous savez ne m’est point inconnu, et je ne vous suis point inférieur. Mais je veux parler au Tout-Puissant, et je désire m’entretenir avec Dieu, en faisant voir auparavant que vous êtes des fabricateurs de mensonges, et des défenseurs d’une doctrine corrompue. Et plût à Dieu que vous demeurassiez dans le silence, afin que vous puissiez passer pour sages ! Ecoutez donc ce que j’ai à dire contre vous ; prêtez l’oreille au jugement que mes lèvres prononceront. Dieu a-t-il besoin de votre mensonge, ou que vous usiez de déguisements pour le défendre ? Est-ce que vous prétendez favoriser Dieu, et faites-vous des efforts pour le justifier ? Cela vous réussira-t-il ? ou se laissera-t-il surprendre, comme un homme, à vos tromperies ? C’est lui-même qui vous condamnera, puisque ce n’est que par dissimulation que vous défendez ses intérêts. Aussitôt qu’il fera paraître sa colère, il vous épouvantera, et il vous accablera par la terreur de son nom. Votre mémoire sera semblable à la cendre, et vos têtes superbes seront comme de la boue. Demeurez un peu dans le silence, afin que je dise tout ce que mon esprit me suggérera. Pourquoi déchiré-je ma chair avec mes dents ? et pourquoi mon âme est-elle toujours comme si je la portais entre mes mains ? Quand Dieu me tuerait, je ne laisserais pas d’espérer en lui ; et je m’accuserai néanmoins de toutes mes fautes en sa présence. Et il sera lui-même mon Sauveur ; car aucun hypocrite n’osera paraître devant ses yeux. Rendez-vous donc attentifs à mes paroles, prêtez l’oreille aux vérités cachées que je vais vous dire. Si ma cause était jugée, je sais que je serais reconnu innocent. Qui est celui qui veut
=== no match ===
entrer avec moi en jugement ? Qu’il vienne ; car pourquoi me laisserais-je consumer sans avoir parlé pour ma défense ? Je vous demande, Seigneur, seulement deux choses, et après cela je ne me cacherai point à votre face. Retirez votre main loin de moi, ne m’épouvantez point par la terreur de votre puissance. Appelez-moi, et je vous répondrai ; permettez que je vous parle, et daignez me répondre. Combien ai-je commis d’iniquités et de péchés ? Faites-moi voir mes crimes et mes offenses. Pourquoi me cachez-vous votre visage ? et pourquoi me croyez-vous votre ennemi ? Vous faites éclater votre puissance contre une feuille que le vent emporte, et vous poursuivez une paille sèche. Car vous avez prononcé contre moi des arrêts pleins d’amertume ; et vous voulez me consumer pour les péchés de ma jeunesse. Vous avez mis mes pieds dans les ceps ; vous avez observé tous mes sentiers, et vous avez considéré avec soin toutes les traces de mes pas, moi qui deviendrai comme un vêtement mangé des vers.
{{t3|CHAPITRE XIV|fs=120%}}
L’homme né de la femme vit très-peu de temps, et il est rempli de beaucoup de misères. Il naît comme une fleur, qui n’est pas plutôt éclose, qu’elle est foulée aux pieds ; il fuit comme l’ombre, et il ne demeure jamais dans un même état. Et vous croirez, Seigneur, qu’il soit digne de vous d’ouvrir seulement les yeux sur lui, et de le faire entrer en jugement avec vous ? Qui peut rendre pur celui qui est né d’un sang impur ? N’est-ce pas vous seul qui le pouvez ? Les jours de l’homme sont courts ; le nombre de ses mois et de ses années est entre vos mains ; vous avez marqué les bornes de sa vie, et il ne peut les dépasser. Retirez-vous donc un peu de lui, afin qu’il ait quelque repos, jusqu’à ce qu’il trouve comme le mercenaire la fin désirée de tous ses travaux. Un arbre n’est point sans espérance : quoiqu’on le coupe, il ne laisse pas de reverdir, et ses branches poussent de nouveau. Quand sa racine serait vieillie dans la terre, quand son tronc desséché serait mort dans la poussière, il ne laissera pas de pousser aussitôt qu’il aura senti l’eau, et il se couvrira de feuilles comme lorsqu’il a été planté. Mais l’homme une fois mort, que devient-il ? De même que si les eaux d’une mer ou d’un lac se retiraient et si les fleuves abandonnant leur lit, se séchaient ; ainsi quand l’homme est mort une fois, il ne ressuscitera point jusqu’à ce que le ciel soit consumé et détruit ; il ne se réveillera point et il ne sortira point de son sommeil. Qui pourra me procurer cette grâce que vous me missiez à couvert et me cachiez dans l’enfer, jusqu’à ce que votre fureur soit entièrement passée, et que vous me marquiez un temps où vous vous souviendrez de moi ? L’homme étant mort une fois, pourrait-il bien vivre de nouveau ? Dans cette guerre où je me trouve tous les jours de ma vie, j’attends que mon changement arrive. Vous m’appellerez et je vous répondrai ; vous tendrez votre main droite à l’ouvrage de vos mains. Je sais que vous avez compté tous mes pas ; mais vous pardonnez mes péchés. Vous avez mis mes offenses en réserve comme dans un sac, et vous avez guéri mon iniquité. Comme une montagne se détruit en tombant, et comme un rocher est arraché de sa place ; comme les eaux cavent les pierres, et comme l’eau qui bat contre la terre la consume peu à peu, c’est ainsi que vous perdez l’homme. Vous l’avez affermi pour un peu de temps, afin qu’il passât ensuite pour jamais ; vous changez son visage, et vous le faites sortir de ce monde. Que ses enfants soient dans l’éclat ou dans l’ignominie, il ne connaîtra ni l’un ni l’autre. Sa chair pendant qu’il vivra sera dans la douleur et son âme déplorera elle-même son état.
{{t3|CHAPITRE XV|fs=120%}}
Après cela Éliphaz de Théman répondit à Job, et lui dit : Le sage doit-il dans ses réponses parler comme en l’air, et remplir son cœur d’un vent impétueux ? Vous accusez dans vos discours celui qui ne vous est point égal, et vous parlez d’une manière qui ne peut vous être que désavantageuse. Vous êtes si vaniteux que vous avez banni toute crainte de Dieu. Vous dédaignez de prier Dieu. Car votre bouche est inspirée par votre iniquité, et vous imitez les discours des blasphémateurs. C’est votre propre bouche qui vous condamnera, et ce seront vos lèvres qui répondront contre vous. Etes-vous le premier homme qui ait été créé ? et avez-vous été formé avant les collines ? Etes-vous entré dans le conseil de Dieu ? et sa sagesse sera-t-elle inférieure à la vôtre ? Que savez-vous de plus que nous ? et quelle lumière avez-vous que nous n’ayons pas ? Il y a parmi nous des hommes vénérables par leur grand âge et par leur vieillesse, et il y en a de beaucoup plus anciens que vos pères. Serait-il difficile à Dieu de vous consoler ? mais vous l’en empêchez par l’emportement de vos paroles. Pourquoi votre cœur conçoit-il de si hauts ressentiments de lui-même, en sorte que l’égarement même de vos yeux témoigne l’orgueil de vos pensées ? Pourquoi votre esprit s’enfle-t-il contre Dieu, jusqu’à proférer de si étranges discours ? Qu’est-ce que l’homme pour être sans tache devant Dieu, et pour paraître juste étant né d’une femme ? Entre ses saints mêmes, il n’y en a aucun qui ne soit sujet au changement, et les cieux ne sont pas purs devant ses yeux. Combien plus sera-t-il abominable et inutile, l’homme qui boit l’iniquité comme l’eau ? Ecoutez-moi, et je vous dirai ce que j’ai vu. Les sages publient ce qu’ils savent, et ils ne cachent point ce qu’ils ont reçu de leurs pères, à qui seuls cette terre a été donnée, et qui l’ont défendue des courses des étrangers. L’impie croît en orgueil de jour en jour, et le nombre des années de sa tyrannie est incertain. Son oreille est toujours frappée de bruits effrayants ; et au milieu même de la paix, il s’imagine toujours qu’on forme contre lui de mauvais desseins. Quand il est dans la nuit il n’espère plus le retour de la lumière, et il ne voit de tous côtés que des épées nues. Lorsqu’il se remue pour chercher du pain, il se voit près d’être accablé par le jour des ténèbres. La vue de l’adversité l’épouvante, et les malheurs qu’il se figure l’assiègent, comme un roi qui se prépare à donner bataille. Car il a porté sa main contre Dieu, et il s’est roidi contre le Tout-Puissant. Il a couru contre Dieu la tête levée, et il s’est armé d’un orgueil inflexible. La graisse a couvert tout son visage, et elle lui pend de tous côtés. Il a fait sa demeure dans les villes désolées, et dans les maisons désertes, qui ne sont plus que des monceaux de pierres. Il ne s’enrichira point, son bien se dissipera en peu de temps, et il ne poussera point de racines sur la terre. Il ne sortira point des ténèbres qui l’environnent ; et s’il étend ses mains, il ne pourra rien prendre. Ses desseins ne subsisteront pas. L’impie désespérera de son salut ; il périra avant que ses jours soient accomplis, et ses mains se sécheront. Il se flétrira comme la vigne tendre qui ne commençait qu’à fleurir ; et comme l’olivier qui laisse tomber sa fleur. Car tout ce qu’amasse l’hypocrite sera sans fruit, et le feu dévorera les maisons de ceux qui aiment à recevoir des présents. Il conçoit la douleur, et il enfante l’iniquité, et son sein s’occupe à inventer de nouveaux pièges.
{{t3|CHAPITRE XVI|fs=120%}}
Job répondit à Éliphaz, et lui dit : J’ai entendu souvent de pareils discours ; vous êtes tous des consolateurs importuns. Ces discours en l’air ne finiront-ils jamais ? et votre avantage ne vous est-il point à charge ? Je pourrais aussi moi-même parler comme vous : et plût à Dieu que votre âme fût au même état que la mienne ! Je vous consolerais aussi par mes discours, et je témoignerais sur mon visage ce que je ressentirais pour vous ; je vous fortifierais par mes paroles, et je vous épargnerais dans tout ce qui sortirait de ma bouche. Mais que ferai-je ? Si je parle, ma douleur ne s’apaisera point ; et si je demeure dans le silence, elle ne me quittera point. Ma douleur me presse et m’accable maintenant ; et tous les membres de mon corps sont réduits à rien. Mes ulcères dégouttants de sanie et de pourriture disent quels horribles tourments j’endure. Les rides qui paraissent sur ma peau, rendent témoignage de l’extrémité où je suis ; et un homme s’élève en même temps contre moi, pour me contredire et me résister en face par de faux discours. Il s’est armé contre moi de toute sa fureur ; il a grincé des dents en me menaçant ; mon ennemi m’a envisagé avec un regard terrible. Ils ont ouvert leur bouche contre moi, et en me couvrant d’opprobres, ils m’ont frappé sur la joue, et se sont rassasiés de mes peines. Dieu m’a fait tomber sous la puissance de l’injuste, et il m’a livré entre les mains des impies. J’ai été tout d’un coup réduit en poudre, moi qui étais si puissant autrefois. Le Seigneur m’a fait plier le cou sous sa verge, il m’a brisé, et il m’a mis comme en butte à tous ses traits. Il m’a déchiré, il m’a fait plaie sur plaie, il est venu fondre sur moi comme un géant. J’ai étendu un sac sur ma peau, et j’ai couvert ma tête de cendres. Mon visage s’est bouffi à force de pleurer, et mes paupières sont couvertes de ténèbres. J’ai souffert tout cela sans que ma main fût souillée par l’iniquité, lorsque j’offrais à Dieu des prières pures. La terre ne couvre point mon sang, et que mes cris ne se trouvent point étouffés dans ton sein. Car le témoin de mon innocence est dans le ciel, et celui qui connaît le fond de mon cœur réside en ces lieux sublimes. Mes amis se répandent en paroles vaines, mais mes yeux fondent en larmes devant Dieu. Que je souhaiterais qu’un homme pût se justifier devant Dieu, comme il peut se justifier devant un homme comme lui ! Car mes années coulent et passent vite, et je marche par un sentier par lequel je ne reviendrai jamais.
{{t3|CHAPITRE XVII|fs=120%}}
Maintenant Job se plaint d’avoir eu les yeux de l’esprit obscurcis par le chagrin qu’il a eu d’être éprouvé malgré les mérites de sa sainteté. Il souffre tous ces maux, malgré la pureté de sa conscience. Toutes mes forces sont épuisées, mes jours ont été abrégés ; et il ne me reste plus que le tombeau. Je n’ai point péché et, cependant mon œil ne voit rien que de triste et d’affligeant. Délivrez-moi, Seigneur, et me mettez auprès de vous ; et après cela, que la main de qui que ce soit s’arme contre moi. Vous avez éloigné leur cœur de l’intelligence ; c’est pourquoi ils ne seront point élevés. Il promet du butin à ses compagnons ; mais les yeux de ses enfants tomberont dans la défaillance. Il m’a rendu comme la fable du peuple, et je suis devenu à leurs yeux un exemple de la justice de Dieu. Le chagrin obscurcit mes yeux, et les membres de mon corps sont comme réduits à rien. Les justes sont épouvantés de cet état où je suis, et l’innocent s’élèvera contre l’hypocrite. Le juste demeurera toujours ferme dans sa voie, et celui qui a les mains pures en deviendra plus fort. Revenez donc tous, et convertissez-vous, je vous en prie, et je vous ferai voir qu’il ne se trouvera point de sages parmi vous. Mes jours se sont écoulés et toutes les pensées que j’avais, ayant été renversées, ne servent qu’à me déchirer le cœur. Elles ont changé la nuit en jour, et j’attends que la lumière reparaisse après les ténèbres. Quand j’attendrais jusqu’au bout, ma maison est un enfer, et je me suis préparé mon lit dans les ténèbres. J’ai dit à la pourriture : Vous êtes mon père ; et au ver : Vous êtes ma mère et ma sœur. Où est donc maintenant toute mon attente ? et qui est celui qui considère ma patience ? Tout ce que je puis espérer descendra avec moi dans le plus profond du tombeau ; croyez-vous qu’au moins en ce lieu je puisse avoir du repos ?
{{t3|CHAPITRE XVIII|fs=120%}}
Baldad de Suth répondit à Job, et lui dit : Jusques à quand vous répandrez-vous en tant de paroles ? Comprenez auparavant, et après cela nous parlerons. Pourquoi passons-nous pour méprisables et indignes de vos entretiens ? et pourquoi n’avez-vous que du mépris pour nous ? Si vous êtes résolu à perdre votre âme dans votre fureur, la terre sera-t-elle abandonnée à cause de vous, et les rochers seront-ils transportés hors de leur place ? La lumière de l’impie ne s’éteindra-t-elle pas, et la flamme qui sort de son feu ne sera-t-elle pas sans éclat ? La clarté qui luisait dans sa maison sera obscurcie, et la lampe qui éclairait au-dessus de lui perdra sa lumière. Avec toute sa force il marchera qu’à l’étroit et avec peine, et ses conseils le feront tomber dans le précipice. Car il a engagé ses pieds dans les rets, et il marche au milieu du filet. Son pied se prendra dans ce filet, et la soif brûlera de ses ardeurs. Le piège qu’on lui a préparé est caché sous la terre, et on lui tend un appât le long du sentier. Les terreurs l’assiégeront de toutes parts et l’envelopperont dans ses démarches. La faim changera sa vie, et la mort dévorera la plus terrible dévorera l’éclat de son teint et consumera toute la force de ses bras. Les choses où il mettait sa confiance seront arrachées de sa maison ; et la mort le foulera aux pieds comme un roi qui le dominera. Les compagnons de celui qui n’est plus habiteront dans sa maison ; on y répandra le soufre. Ses racines qui tendaient en bas se sécheront, ses branches qui montaient en haut seront retranchées. Sa mémoire périra sur la terre, et on ne parlera plus de son nom avec honneur dans les places publiques. On le chassera de la lumière dans les ténèbres, et il sera transporté hors de ce monde. Sa race ne subsistera plus, il n’aura point de postérité parmi son peuple et il n’en restera rien dans son pays. Ceux qui viendront après lui seront étonnés de sa perte, et les hommes de son temps seront saisis d’horreur. Ainsi sera dévastée la maison de l’injuste, et la demeure de celui qui ne connaît point Dieu.
{{t3|CHAPITRE XIX|fs=120%}}
Alors Job répondit à Baldad, et lui dit : Jusqu’à quand affligerez-vous mon âme, et me tourmenterez-vous par vos discours ? voilà déjà dix fois que vous voulez me confondre, et que vous ne rougissez point de m’accabler. Quand je serais dans l’ignorance, mon ignorance ne regarde que moi seul. Mais vous vous élevez contre moi, et vous prétendez que l’état humiliant où je suis réduit, est une preuve que je suis coupable. Comprenez au moins maintenant que ce n’est point par un jugement de justice, que Dieu m’a affligé, et qu’il m’a frappé de ses plaies. Si je crie dans la violence que je souffre, on ne m’écoutera point ; si j’élève ma voix, on ne me rendra point justice. Le Seigneur a fermé de toutes parts le sentier que je suivais, et je ne puis plus passer outre ; et il a répandu des ténèbres dans le chemin étroit où je marchais. Il m’a dépouillé de ma gloire, il m’a ôté la couronne de la tête. Il m’a détruit de tous côtés, et je péris ; il m’a ôté toute espérance, comme un arbre qu’on déracine. Sa fureur s’est allumée contre moi, et il m’a traité comme son ennemi. Il est venu accompagné de ses soldats ; ils m’ont foulé aux pieds, et ils ont assiégé ma tente de toutes parts. Il a écarté mes frères loin de moi, et mes amis m’ont fui comme ceux qui m’étaient les plus étrangers. Mes proches m’ont abandonné, et ceux qui me connaissaient plus particulièrement m’ont oublié. Mes domestiques et mes servantes m’ont regardé comme un inconnu, et je leur ai paru comme un étranger. J’ai appelé mon serviteur, et il ne m’a point répondu, lors même que je le priais en lui parlant de ma propre bouche. Ma femme a eu horreur de mon haleine, et j’usais de prières envers les enfants qui sont sortis de moi. Les insensés mêmes me méprisaient, et je ne les avais pas plutôt quittés, qu’ils médisaient de moi. Ceux de qui je me servais autrefois m’ont eu en exécration, et celui que j’aimais le plus s’est déclaré mon ennemi. Mes chairs ont été rongées par les ulcères ; mes os se sont collés à ma peau, et il ne me reste que les lèvres autour des dents. Ayez pitié de moi, vous au moins qui êtes mes amis, ayez pitié de moi ; car la main du Seigneur m’a frappé. Pourquoi me persécutez-vous comme Dieu, et vous plaisez-vous à vous rassasier de ma chair ? Qui m’accordera que mes paroles soient écrites ? Qui me donnera qu’elles soient tracées dans un livre ; qu’elles soient gravées sur une lame de plomb avec une plume de fer, ou sur la pierre avec le ciseau ? car je sais que mon Rédempteur est vivant, et que je ressusciterai de la terre au dernier jour, que je serai encore revêtu de ma peau, et que je verrai mon Dieu dans ma chair ; que je le verrai, moi, dis-je, et non un autre, et que je le contemplerai de mes propres yeux. C’est là l’espérance que j’ai, et qui reposera toujours dans mon sein. Pourquoi donc dites-vous : Persécutons-le, et cherchons jusqu’à la racine de ses paroles des prétextes pour le décrier ? Fuyez donc de devant l’épée qui vous menace, parce qu’il y a une épée vengeresse de l’iniquité, et vous devez savoir qu’il y a un jugement de Dieu, qui peut me venger de ceux qui me raillent.
{{t3|CHAPITRE XX|fs=120%}}
Sophar de Naamath répondit ensuite à Job, et lui dit : C’est pour cela qu’il me vient pensée sur pensée, et que mon esprit est diversement agité. J’écouterai les reproches que vous me faites ; mais l’esprit d’intelligence qui est en moi répondra pour moi. Voici ce que je sais, et ce qui a toujours été vrai depuis que l’homme a été créé sur la terre : c’est que la gloire des impies passe bien vite, et que la joie de l’hypocrite n’est que d’un moment. Quand son orgueil s’élèverait jusqu’au ciel et que sa tête toucherait les nues, il périra à la fin, et il sera rejeté comme un fumier. Ceux qui l’avaient connu sur le trône, diront d’une voix insultante : Où est-il ? Il s’évanouit comme un songe dont on a perdu le souvenir, et il disparaîtra comme un fantôme que l’on voit durant la nuit. L’œil qui l’avait vu ne le verra plus, et le lieu où il était ne le reconnaîtra plus. Ses enfants seront accablés de pauvreté, et ses propres mains lui rendront le mal qu’il a fait aux autres. Les dérèglements de sa jeunesse pénétreront jusque dans ses os et se reposeront avec lui dans la poussière. Car lorsque le mal est doux à sa bouche, il le cache sous sa langue. Il ménage cette viande, il ne cesse de la goûter, et la retient dans sa bouche. Le pain qu’il mange se corrompra dans son estomac, et se changera dans ses entrailles en un fiel d’aspic. Il rejettera les richesses qu’il avait dévorées, et Dieu les arrachera de ses entrailles. Après qu’il se sera bien rassasié, il se trouvera dans des étouffements qui le déchireront, et toutes sortes de douleurs l’accableront de toutes parts. Il sucera la tête des aspics, et la langue de la vipère le tuera. Il ne verra point couler sur lui les ruisseaux d’un fleuve, ni les torrents de miel et de lait. Il souffrira les peines des maux qu’il a faits, et n’en sera pas consumé ; l’excès de ses tourments égalera celui de ses crimes. Car il a dépouillé les pauvres, et il les a foulés aux pieds ; il leur a ravi leur maison, qu’il n’avait pas fait bâtir. Son cœur a toujours été insatiable, et après qu’il a obtenu ce qu’il avait tant désiré, il n’a pu en jouir. Il n’est rien resté de ses repas ; c’est pour cela qu’il ne demeurera rien de tous ses biens. Après qu’il aura pris plaisir à remplir son estomac de viande, Dieu l’attaquera dans sa fureur, et fera pleuvoir sur lui ses traits et ses foudres. S’il suit d’un côté les pointes du fer, il sera percé par un arc d’airain. L’épée tirée du fourreau, l’épée foudroyante le poursuivra et le percera cruellement ; des ennemis effroyables passeront et repasseront sur lui. Les ténèbres les plus épaisses sont cachées dans le secret de son âme ; il sera dévoré par un feu qui ne s’allume point ; et celui qui sera laissé dans sa tente, sera pénétré d’affliction. Les cieux révéleront son iniquité, et la terre s’élèvera contre lui. Les enfants de sa maison seront exposés à la violence ; ils seront retranchés au jour de la fureur de Dieu. C’est le partage que Dieu réserve à l’impie ; c’est le prix qu’il recevra du Seigneur pour ses paroles.
{{t3|CHAPITRE XXI|fs=120%}}
Job répondit ensuite à Sophar, et dit : Ecoutez, je vous prie, mes paroles, et changez de sentiment. Souffrez que je parle ; et après cela moquez-vous, si vous voulez, de ce que je dis. Est-ce avec un homme que je prétends disputer ? N’est-ce pas avec grand sujet que je m’afflige ? Jetez les yeux sur moi, et soyez frappé d’étonnement, mettez le doigt sur votre bouche. Pour moi quand je me souviens de mon état, j’en suis épouvanté, et j’en tremble de tout mon corps. Pourquoi donc les impies vivent-ils si heureusement ? Pourquoi donc sont-ils si élevés et si remplis de richesses ? Ils voient leur race fleurir et se conserver devant leurs yeux ; ils sont environnés d’une grande troupe de leurs proches et de leurs petits-enfants. Leurs maisons jouissent d’une profonde paix, et la verge de Dieu ne les touche point. Leurs vaches conçoivent et mettent bas, et ne sont point privées de leur fruit. On voit sortir en foule de leurs maisons leurs enfants qui dansent au son des instruments de musique. Ils passent leurs jours dans les plaisirs, et en un moment ils descendent dans le tombeau. Ils disent à Dieu : Retirez-vous de nous, nous ne voulons point connaître vos voies. Qui est le Tout-Puissant pour nous obliger à le servir ? et si nous le prions, quel bien nous en reviendra-t-il ? Mais que les pensées de ces impies soient loin de moi, puisque les biens qu’ils possèdent ne sont point en leur puissance. Combien de fois aussi voyons-nous que la lumière des impies s’éteint tout d’un coup, et qu’il leur survient un déluge de maux, lorsque Dieu les accable de douleurs, et partage les effets de sa fureur ? Ils deviennent comme la paille que le vent dissipe, et comme la poussière qui est enlevée par un tourbillon. Dieu fera passer aux enfants la peine du père ; et après l’avoir puni selon son impiété, alors il lui fera comprendre la grandeur de son crime. Il verra de ses propres yeux sa ruine, et il boira de la fureur du Tout-Puissant. Car que lui importe ce que deviendra sa maison après lui ? et si le nombre de ses mois est diminué de moitié ? Qui entreprendra d’enseigner à Dieu quelque chose, lui qui juge les grands de la terre ? Un homme meurt fort de corps, sain, riche et heureux, dont les entrailles étaient chargées de graisse, les os pleins et comme arrosés de moelle. Un autre meurt dans l’amertume de son âme et sans aucun bien ; et néanmoins ils dormiront tous deux dans la poussière du sépulcre, et ils se verront tous deux couverts de vers. Je connais bien vos pensées et les jugements injustes que vous faites de moi. Car vous dites : Qu’est devenue la maison de ce prince ? et où sont maintenant les tentes des impies ? Consultez ceux que vous trouverez dans le chemin, et vous verrez qu’ils connaissent cette même vérité : que le méchant est réservé pour le jour de la perdition, que le Seigneur le conduira jusqu’au jour où il doit répandre sur lui sa fureur. Qui le reprendra en sa présence ? n’est-ce pas Dieu ? Il sera un jour porté au tombeau, et il demeurera pour jamais parmi la foule des morts. Sa présence a été agréable sur le rivage du Cocyte ; un nombre innombrable de personnes l’y a précédé, et il y entraînera tous les hommes après lui. Comment donc voulez-vous me donner une vaine consolation, puisque j’ai fait voir que ce que vous dites est souvent le partage des impies ?
{{t3|CHAPITRE XXII|fs=120%}}
Éliphaz de Théman, prenant la parole, dit à Job : L’homme peut-il être comparé à Dieu, quand même il aurait une science consommée ? Que sert à Dieu que vous soyez juste ? ou que lui donnerez-vous quand votre conduite sera sans tache ? Vous craindrait-il, si Dieu craindrait d’entrer en jugement avec vous ? Ne trouvera-t-il pas plutôt en vous des dérèglements très-grands et une infinité d’actions injustes ? Vous avez enlevé sans raison des gages à vos frères, vous avez dépouillé de leurs vêtements ceux qui par là sont demeurés nus. Vous avez refusé de l’eau à celui qui était abattu de lassitude, et du pain à celui qui souffrait la faim. Vous vous êtes mis en possession de la terre que vous avez conquise par la force de vos bras', et vous la conserviez comme étant le plus puissant. Vous avez renvoyé la veuve les mains vides, et vous avez détruit tout l’appui des orphelins. C’est pour cela que vous vous trouvez environné de pièges, et frappé tout d’un coup de trouble et de crainte. Et vous pensiez ne devoir point tomber dans les ténèbres, ni être accablé par un impétueux débordement d’eau. Ne considérez-vous point que Dieu est plus élevé que le ciel, et qu’il est beaucoup plus au-dessus des astres ? Et vous dites : que peut connaître Dieu ? Il juge des choses comme au travers d’un voile. Il est environné d’un nuage ; il ne considère point ce qui se passe parmi nous ; et il se promène dans le ciel d’un pôle à l’autre. Voulez-vous suivre la route des siècles anciens, et marcher sur les traces de ces impies, qui ont été emportés par une mort précipitée, et que le déluge a renversés jusqu’aux fondements ; qui disaient à Dieu : Retirez-vous de nous, et qui s’imaginaient que le Tout-Puissant ne pouvait rien contre eux, quoique ce fût lui qui eût comblé leurs maisons de biens. Mais loin de moi les pensées de ces impies. Les justes les verront périr, et s’en réjouiront ; et l’innocent leur insultera. Ce qu’ils avaient élevé, n’a-t-il pas été détruit ? Et le feu n’en a-t-il pas dévoré les restes ? Soumettez-vous donc à Dieu, et rentrez dans la paix ; et vous vous trouverez comblé de biens. Recevez la loi de sa bouche, et gravez ses paroles dans votre cœur. Si vous retournez au Tout-Puissant, vous serez rétabli de nouveau, et vous bannirez l’iniquité de votre maison. Il vous donnera au lieu de la terre, le rocher, et au lieu de la pierre, des eaux vives de la sagesse. Lorsque vous ferez ce que je dis, Dieu sera votre défenseur tout-puissant contre vos ennemis, et vous aurez des monceaux d’argent. Vous trouverez vos délices dans le Tout-Puissant, et vous élèverez votre visage vers Dieu. Vous le prierez, et il vous exaucera, et vous vous acquitterez de vos vœux avec joie. Vous formerez des desseins, et ils vous réussiront ; et la lumière brillera dans les voies par lesquelles vous marcherez. Car celui qui aura été humilié, sera dans la gloire ; et celui qui a baissé les yeux sera sauvé. L’innocent sera délivré ; et il le sera parce que ses mains ont été pures.
{{t3|CHAPITRE XXIII|fs=120%}}
Job parla ensuite de cette sorte : Mes paroles sont encore pleines d’amertume et la violence de ma plaie est beaucoup au-dessus de mes gémissements. Que je souhaiterais de savoir comment je pourrais trouver Dieu, et me présenter jusqu’à son trône ! J’exposerais ma cause devant lui et je remplirais ma bouche de mes plaintes : Afin que je susse ce qu’il me répondrait, et que je comprisse ce qu’il pourrait me dire. Je ne voudrais point qu’il me combattît de toute sa force, ni qu’il m’accablât par le poids de sa grandeur. Je souhaiterais qu’il ne proposât contre moi que l’équité et la justice, et j’espérerais gagner ma cause devant un tel juge. Mais que ferai-je ? Si je vais en Orient, il ne paraît point ; si je vais en Occident, je ne l’aperçois point. Si je me tourne à gauche, je ne puis l’atteindre ; si je me tourne à droite, je ne le verrai point. Mais il connaît lui-même ma voie et il m’éprouve comme l’or qui passe par le feu. Mon pied a suivi ses traces, j’ai été fidèle à garder sa voie, et je ne m’en suis point détourné, Je ne me suis point écarté des commandements qui sont sortis de ses lèvres, et j’ai caché dans mon sein les paroles de sa bouche. Car il est seul, et nul ne peut empêcher ses desseins, et il fait absolument tout ce qu’il lui plaît. Quand il aura accompli sur moi sa volonté, il lui reste encore beaucoup d’autres moyens semblables. C’est pourquoi je suis troublé en sa présence, et lorsque je le considère, je suis agité de crainte. Dieu a amolli mon cœur, et le Tout-Puissant m’a épouvanté. Car je ne me suis point perdu en l’oubliant au milieu des ténèbres qui m’environnent, et l’obscurité où je suis n’a point mis un voile sur mon visage.
{{t3|CHAPITRE XXIV|fs=120%}}
Les temps n’ont point été cachés par le Tout-Puissant ; mais ceux qui le connaissent ne connaissent point ses jours. Il y en a qui passent au delà des limites de leurs terres, qui ravissent les troupeaux, et les mènent dans leurs pâturages. Ils saisissent l’âne des pupilles, et ils amènent pour gage le bœuf de la veuve. Ils renvoient les hommes tout nus, et ils ôtent les habits à ceux qui n’ont pas de quoi se couvrir pendant le froid, qui sont percés par les pluies des montagnes, et qui n’ayant pas d’abri, se réfugient dans les cavernes. Ils ravissent le bien des pauvres par violence. Ils moissonnent le champ qui n’est point à eux, et ils vendangent la vigne de ceux qu’ils ont opprimés par violence. Ils laissent les pauvres sans vêtements, et ils leur arrachent les épis. Ils se reposent au milieu des tas de fruits de ceux qui après avoir foulé le vin dans leurs pressoirs sont dans la soif. Ils font soupirer les hommes dans les villes ; les âmes blessées poussent leurs cris au ciel, et Dieu ne laissera pas que son ennemi échappe à sa vengeance. Ils ont été rebelles à la lumière ; ils n’ont point connu les voies de Dieu, et ils ne sont point revenus par ses sentiers. Le meurtrier se lève dès le matin, il tue le faible et le pauvre, et il dérobe pendant la nuit comme un larron. L’œil de l’adultère épie l’obscurité de la nuit ; il dit : personne ne me verra ; et il se couvre le visage. Il perce les maisons dans les ténèbres, à l’heure qu’ils s’étaient donnée pendant le jour, et ils n’ont point connu la lumière. Si l’aurore paraît tout d’un coup, ils croient que c’est l’ombre de la mort, et ils marchent dans les ténèbres comme dans le jour. Il est plus léger que la surface de l’eau ; mais qu’il soit maudit sur la terre, et qu’il ne marche point dans le chemin de la vigne. Qu’il passe des eaux froides de la neige à une chaleur excessive, et que son péché le conduise jusqu’aux enfers. Que la miséricorde le mette en oubli, que les vers soient sa douleur et ses délices ; qu’on ne se souvienne point de lui, mais qu’il soit arraché comme un arbre qui ne porte point de fruit. Car il a nourri celle qui était stérile et qui n’enfantait point, et il n’a point fait de bien à la veuve. Il a fait tomber les plus forts par sa puissance, et lorsqu’il sera le plus ferme, il ne croit pas pouvoir demeurer ferme en sa vie. Dieu lui a donné du temps pour faire pénitence, et il en abuse pour devenir encore plus superbe ; mais les yeux de Dieu sont sur ses voies. Ces personnes s’élèvent pour un moment ; et après cela ils ne subsistent plus ; ils seront humiliés comme toutes choses, ils seront emportés comme un songe et retranchés comme le haut des épis. Si cela n’est ainsi, qui pourra me convaincre de mensonge dans ce que je dis, et accuser mes paroles devant Dieu ?
{{t3|CHAPITRE XXV|fs=120%}}
Baldad de Suth parla ensuite en ces termes : Dieu est puissant et redoutable ; c’est lui qui a fait régner la paix dans ses hauts lieux. Peut-on compter le nombre de ses soldats ? et sur qui sa lumière ne se lève-t-elle point ? L’homme comparé avec Dieu peut-il être justifié ? et celui qui est né d’une femme paraîtra-t-il pur devant lui ? La lune même ne brille point, et les étoiles ne sont pas pures devant ses yeux ; combien moins le sera l’homme qui n’est que pourriture et le fils de l’homme qui n’est qu’un ver !
{{t3|CHAPITRE XXVI|fs=120%}}
Alors Job répondit à Baldad, et lui dit : Quel est celui que vous voulez assister ? Est-ce un homme faible ? Et soutenez-vous quelqu’un qui n’ait pas le bras assez fort ? A qui donnez-vous conseil ? Est-ce à celui qui n’a pas assez de sagesse ? et voulez-vous ainsi signaler votre prudence ? Qui entreprennez-vous d’enseigner ? N’est-ce pas celui qui a créé votre souffle ? Les géants mêmes et ceux qui habitent avec eux, gémissent devant lui sous les eaux. L’enfer est nu devant ses yeux, et l’abîme n’a point de voile pour se couvrir devant lui. C’est lui qui fait reposer le pôle du septentrion sur le vide, et qui suspend la terre sur le néant. C’est lui qui lie les eaux dans les nuées, afin qu’elles ne se répandent pas toutes à la fois sur la terre ; qui empêche que son trône ne paraisse à découvert, et qui répand au-devant de lui les nuages qu’il a formés : Qui a renfermé les eaux dans leurs bornes, pour y demeurer tant que dureront la lumière et les ténèbres. Les colonnes du ciel tremblent devant lui, et elles sont saisies de frayeur à sa présence. Sa puissance a rassemblé les mers en un instant, et sa sagesse a dompté l’orgueil de cet élément. Son esprit a orné les cieux, et l’adresse de sa main puissante a fait paraître le serpent plein de replis. Ce que nous venons de dire n’est qu’une petite partie de ses œuvres, et nous n’avons entendu qu’un faible murmure de ses paroles ; mais qui pourra soutenir l’éclat du tonnerre de sa grandeur ?
{{t3|CHAPITRE XXVII|fs=120%}}
Job prenant encore la parole, et usant du même discours figuré, continua en ces termes : Je prends à témoin le Dieu vivant qui m’a ôté tout moyen de justifier mon innocence, et le Tout-Puissant qui a rempli mon âme d’amertume ; que tant que j’aurai un souffle de vie, et que Dieu me laissera la respiration, mes lèvres ne prononceront rien d’injuste, et ma langue ne dira point de mensonge. Dieu me garde de vous croire équitables ; tant que je vivrai, je ne me désisterai point de la défense de mon innocence. Je n’abandonnerai point la justification que j’ai commencé de faire de ma conduite : car mon cœur ne me reproche rien dans toute ma vie. Que celui qui se déclare mon ennemi, passe lui-même pour un impie, et que celui qui me combat, soit regardé comme un injuste. Car quelle est l’espérance de l’hypocrite, s’il ravit le bien d’autrui par son avarice, et que Dieu ne délivre point son âme ? Dieu entendra-t-il ses cris, lorsque l’affliction viendra fondre sur lui ? ou pourra-t-il trouver sa joie dans le Tout-Puissant, et invoquer Dieu en tout temps ? Je vous enseignerai avec le secours de Dieu ; je ne vous cacherai point ce qui est enfermé dans le Tout-Puissant. Mais vous le savez déjà tous ; et pourquoi donc vous répandez-vous inutilement en de vains discours ? Voici le partage de l’homme impie devant Dieu, et l’héritage que le Tout-Puissant réserve pour les violents. Quand ses enfants seraient en grand nombre, ils passeront tous au fil de l’épée, et ses petits-enfants ne seront point rassasiés de pain. Ceux qui resteront de sa race seront ensevelis dans leurs ruines, et ses veuves ne le pleureront point. S’il fait un monceau d’argent comme de terre, s’il amasse des habits comme il ferait de la boue ; il est vrai qu’il les préparera ; mais le juste s’en revêtira, et l’innocent partagera son argent. Il s’est bâti, comme le ver, une maison ; il s’est fait une cabane comme le gardien d’une vigne. Lorsque le riche s’endormira en mourant, il n’emportera rien avec lui ; il ouvrira les yeux, et il ne trouvera rien. Il sera surpris de la pauvreté comme d’une inondation d’eaux, et il sera accablé de la tempête au milieu d’une nuit profonde. Un vent brûlant le saisira et l’emportera, et l’enlèvera de sa place comme un tourbillon. Dieu enverra sur lui plaie sur plaie, et ne l’épargnera point ; il fera tout son possible pour s’enfuir de ses mains. Celui qui le verra, dira : Il frappera ses mains sur lui, et l’arrachera de sa place.
{{t3|CHAPITRE XXVIII|fs=120%}}
L’argent a un principe et une source de ses veines, et l’or a un lieu où il se forme. Le fer se tire de la terre ; et la pierre étant fondue par la chaleur, se change en airain. Il a mis un terme aux ténèbres ; il considère lui-même la fin de toutes choses, et la pierre même ensevelie dans l’obscurité et dans l’ombre de la mort. Le torrent divise d’avec le peuple voyageur et étranger ceux que le pied de l’homme pauvre a oubliés et qui sont hors de la voie. La terre d’où le pain naissait comme de son lieu, a été renversée par le feu. Le saphir se trouve dans ses pierres, et ses mottes sont de l’or. L’oiseau a ignoré la route pour y aller, et l’œil du vautour ne l’a point vue. Les enfants des traficants n’y ont point marché, et la lionne n’y a point passé. L’homme a étendu sa main contre les rochers, et il a renversé les montagnes jusque dans leurs racines. Il a ouvert les pierres pour en faire sortir les ruisseaux, et son œil a vu tout ce qu’il y a de rare et de précieux. Il a pénétré jusqu’au fond des fleuves, et il a produit au jour les choses les plus secrètes. Mais où trouvera-t-on la sagesse ? et quel est le lieu de l’intelligence ? L’homme n’en connaît point le prix, et elle ne se trouve point en la terre de ceux qui vivent selon le siècle. L’abîme dit : Elle n’est point avec moi ; et la mer : Elle n’est point avec moi. On ne la donnera point pour l’or le plus pur, elle ne s’achète point au poids de l’argent. On ne la mettra point en comparaison avec les marchandises des Indes, ni avec le saphir le plus précieux. On ne lui égalera ni l’or ni le cristal, et on ne la donnera point en échange pour des vases d’or. Ce qu’il y a de plus grand et de plus élevé ne sera pas seulement nommé auprès d’elle. D’où donc vient la sagesse, et où est le lieu de l’intelligence ? Elle est cachée aux yeux de tous les vivants ; elle est inconnue aux oiseaux mêmes du ciel. La perdition et la mort ont dit : Nous avons ouï parler d’elle. C’est Dieu qui comprend quelle est sa voie ; c’est lui qui connaît le lieu où elle habite. Car il voit le monde d’une extrémité à l’autre, et il considère tout ce qui se passe sous le ciel. C’est lui qui a donné du poids aux vents ; et c’est lui qui a pesé et mesuré l’eau. Lorsqu’il prescrivait une loi aux pluies, lorsqu’il marquait un chemin aux foudres et aux tempêtes, c’est alors qu’il l’a vue, qu’il l’a découverte, qu’il l’a préparée, et qu’il en a sondé la profondeur. Et il a dit à l’homme : La parfaite sagesse est de craindre le Seigneur, et la vraie intelligence est de se retirer du mal.
{{t3|CHAPITRE XXIX|fs=120%}}
Job, reprenant encore son allégorie, continua son discours et dit : Qui m’accordera d’être encore comme j’ai été autrefois, dans ces jours heureux où Dieu prenait lui-même soin de me garder ; lorsque sa lampe luisait sur ma tête, et que dans les ténèbres je marchais à la lueur de sa lumière ; comme j’étais aux jours de ma jeunesse, lorsque Dieu habitait spirituellement en mon cœur, loin du tumulte des vices. Quand je jouissais de la présence de Dieu. Quand le Tout-Puissant était en moi, et toute ma famille autour de moi ; lorsque je lavais mes pieds dans le beurre, et que la pierre répandait de ses largesses ; lorsque les juges siégeaient à la porte de la ville pour juger ceux qui y entraient. Quand c’était le temps d’examiner diverses affaires, et que l’on me préparait un siège élevé dans la place publique ; les jeunes gens me voyant se retiraient par respect, et les vieillards se levant se tenaient debout. Les princes cessaient de parler, et ils mettaient le doigt sur leur bouche. Les grands s’imposaient silence, et leur langue demeurait comme attachée à leur palais. L’oreille qui m’écoutait me publiait bienheureux, et l’œil qui me voyait me rendait témoignage, en publiant que j’avais délivré l’indigent opprimé, qui dénonçait par ses cris la violence dont il était victime. Je délivrais des mains du méchant l’orphelin privé du secours de toute défense. Il était béni parmi les veuves, les orphelins et les enfants, tous ceux qui sont petits et affligés, parce qu’il ne méprisa jamais aucun de ces humbles. Je me suis revêtu de la justice et de l’équité que j’ai gardées dans mes jugements, m’a servi comme d’un vêtement royal et d’un diadème. J’ai été l’œil de l’aveugle et le pied du boiteux. J’étais le père des pauvres, et je m’instruisais avec un extrême soin des affaires que je ne savais pas. Je brisais les mâchoires de l’injuste, et je lui arrachais la proie d’entre les dents. Je disais : Je mourrai dans le petit nid que je me suis fait, et je désire que mes jours soient heureux dans la résurrection. Je suis comme un arbre dont la racine s’étend le long des eaux, et la rosée se reposera sur mes branches. Ma gloire se renouvellera de jour en jour, et mon arc se fortifiera dans ma main. Ceux qui m’écoutaient, attendaient que j’eusse parlé, et ils recevaient mon avis avec un silence plein de respect. Ils n’osaient rien ajouter à mes paroles, et elles tombaient sur eux comme les gouttes de la rosée. Ils me souhaitaient comme la campagne sèche attend l’eau du ciel, et leur bouche s’ouvrait pour m’entendre, comme la terre s’ouvre aux pluies de l’arrière-saison. Si je riais quelque fois avec eux, ils ne pouvaient pas le croire, et la lumière de mon visage ne tombait point à terre. Si je voulais aller parmi eux, je prenais ma place au-dessus de tous ; et lorsque j’étais assis comme un roi au milieu des gardes qui m’environnaient, je ne laissais pas d’être le consolateur des affligés.
{{t3|CHAPITRE XXX|fs=120%}}
Mais maintenant je suis méprisé par des personnes plus jeunes que moi, dont je n’aurais pas daigné autrefois mettre les pères avec les chiens de mon troupeau ; dont la force et le travail des mains étaient moins que rien à mon égard, et qui étaient même regardés comme indignes de la vie ; des gens tout secs de faim et de pauvreté, qui allaient chercher ce qu’ils pourraient ronger dans un désert ; dont l’affliction et la misère avaient défiguré le visage ; qui mangeaient l’herbe et les écorces des arbres, et qui se nourrissaient de racines de genévrier ; qui allaient ravir ces choses dans le fond des vallées ; et qui en ayant trouvé quelqu’une, y accouraient avec de grands cris ; qui trouvaient même leur joie dans cet état, qui habitaient dans les creux des torrents, dans les cavernes de la terre, ou dans les rochers. Ces hommes dont les pères sont insensés et vils, qui sont le mépris et le rebut de la terre, sont ceux qui m’insultent. Je suis devenu le sujet de leurs chansons, je suis l’objet de leurs railleries. Ils m’ont en horreur, et ils fuient loin de moi ; ils ne craignent pas de me cracher au visage. Car Dieu a ouvert son carquois pour me percer de douleur, et il a mis un frein à ma bouche. Aussitôt que j’ai commencé à paraître, mes maux se sont élevés à ma droite ; ils ont renversé mes pieds, et me surprenant ils m’ont dressé des pièges ; ils ont eu sur moi l’avantage, et il ne s’est trouvé personne pour me secourir. Ils se sont jetés sur moi, comme par la brèche d’une muraille et par une porte ouverte, et ils sont venus m’accabler dans ma misère. J’ai été réduit dans le néant ; vous avez emporté comme un tourbillon ce qui m’était le plus cher, et ma vie a passé en un moment comme un nuage. Mon âme est maintenant toute languissante en moi-même, et je suis tout pénétré des maux qui m’accablent. Mes douleurs pendant la nuit transpercent mes os, et les vers qui me dévorent ne dorment point. Leur multitude consume mon vêtement, ils m’environnent et me serrent comme le haut d’une tunique. Je suis devenu comme de la boue, je suis semblable à la poussière et à la cendre. Je crie vers vous, ô mon Dieu, et vous ne m’écoutez point ; je me présente à vous, et vous ne me regardez pas. Vous êtes changé et devenu cruel envers moi, et vous employez la dureté de votre main pour me combattre. Vous m’avez élevé, et m’ayant comme suspendu en l’air, vous m’avez laissé tomber et brisé entièrement. Je sais que vous me livrerez à la mort, où est marquée la maison de tous ceux qui vivent. Mais vous n’étendez pas néanmoins votre main pour les consumer entièrement ; car lorsqu’ils sont abattus, vous les sauvez. Je pleurais autrefois sur celui qui était affligé, et mon âme était compatissante envers le pauvre. J’attendais les biens, et les maux sont venus fondre sur moi ; j’espérais la lumière, et les ténèbres m’ont enveloppé ; Un feu brûle dans mes entrailles sans me donner aucun repos ; et les jours de l’affliction m’ont prévenu. Je marchais tout triste, mais sans me laisser aller à l’emportement ; je me levais tout d’un coup, et je faisais retentir ma voix au milieu du peuple. J’ai été le frère des dragons, et le compagnon des autruches. Ma peau est devenue toute noire sur ma chair, et mes os se sont desséchés par l’ardeur qui me consume. Ma harpe s’est changée en de tristes plaintes, et mes instruments de musique en des voix lugubres.
{{t3|CHAPITRE XXXI|fs=120%}}
J’ai fait un accord avec mes yeux, pour ne pas penser seulement à une vierge. Car autrement quelle union Dieu aurait-il pu avoir avec moi ? Et quelle part le Tout-Puissant me donnerait-il à son céleste héritage ? Dieu ne connaît-il pas celui qui commet l’injustice ? Ne considère-t-il pas mes voies ? et ne compte-t-il pas toutes mes démarches ? Si j’ai marché dans la vanité et le mensonge, et si mes pieds se sont hâtés pour tendre des pièges aux autres, que Dieu pèse mes actions dans une juste balance, et qu’il connaisse la simplicité de mes œuvres. Mon cœur a repoussé la concupiscence que lui offraient mes yeux. Si mes pas se sont détournés de la voie, si mon cœur a suivi l’attrait de mes yeux, et si quelque souillure s’est attachée à mes mains, que je sème et qu’un autre mange ce que j’aurai semé, que ma race soit retranchée de la terre jusqu’à sa racine. Si l’agrément d’une femme a séduit mon cœur, et si j’ai dressé des embûches à la porte de mon ami, que ma femme soit déshonorée par une autre, et qu’elle soit exposée à une prostitution honteuse. Car l’adultère est un crime énorme et une très-grande iniquité. C’est un feu d’une passion contagieuse qui consume tous les biens, et qui extermine jusqu’aux moindres rejetons ; si j’ai dédaigné d’entrer en jugement avec mon serviteur et avec ma servante ; lorsqu’ils disputaient contre moi, Car que ferai-je quand Dieu se lèvera pour me juger, et lorsqu’il me demandera compte de ma vie, que lui répondrai-je ? Celui qui m’a créé dans le sein de ma mère, n’a-t-il pas aussi créé celui qui me sert ? et n’est-ce pas le même Dieu qui nous a formés tous deux ? Si j’ai refusé aux pauvres ce qu’ils voulaient, et si j’ai fait attendre en vain les yeux de la veuve, si j’ai mangé seul mon pain, et si l’orphelin n’en a pas mangé aussi, car la compassion a grandi avec moi dès mon enfance, et elle est sortie avec moi du sein de ma mère ; si j’ai négligé de secourir le passant qui n’ayant point d’habit mourait de froid, et le pauvre qui était sans vêtement ; si les membres de son corps ne m’ont pas béni, lorsqu’ils ont été réchauffés par les toisons de mes brebis, si j’ai levé la main sur le pupille, lors même que je me voyais le plus fort dans l’assemblée des juges ; que mon épaule tombe étant désunie de sa jointure, et que mon bras se brise avec tous ses os. Car j’ai toujours craint Dieu comme des flots suspendus au-dessus de moi, et je n’ai pu en supporter le poids. Si j’ai cru que l’or était ma force, et si j’ai dit à l’or le plus pur : Vous êtes ma confiance, si j’ai mis ma joie dans mes grandes richesses, et si j’ai regardé le soleil dans son plus grand éclat, et la lune lorsqu’elle était le plus claire ; si mon cœur a ressenti une secrète joie, et si j’ai porté ma main à ma bouche pour la baiser, ce qui est le comble de l’iniquité, et un renoncement du Dieu Très-Haut ; si je me suis réjoui de la ruine de celui qui me haïssait, si j’ai été ravi de ce qu’il était tombé dans quelque mal, car je n’ai point abandonné ma langue au péché pour faire des imprécations contre celui qui ne m’aimait pas ; si les gens de ma maison n’ont pas dit : Qui nous donnera de sa chair, afin que nous en soyons rassasiés ? L’étranger n’est point demeuré dehors, ma porte a toujours été ouverte au voyageur. Si j’ai tenu mon péché secret, comme les hommes font d’ordinaire, et si j’ai caché mon iniquité dans mon sein ; si la grande multitude m’a épouvanté, ou si j’ai été effrayé par le mépris de mes proches ; si je ne suis pas au contraire demeuré dans le silence, sans sortir de la porte de ma maison. Qui me donnera une personne qui m’entende, afin que le Tout-Puissant écoute ce que je désire lui représenter, et que celui qui juge écrive tout lui-même sur un livre ? afin que je porte ce livre sur mon épaule, et que je le mette autour de ma tête, comme une couronne. A chaque pas que je ferai j’en prononcerai les paroles ; et je le présenterai comme à mon prince. Si la terre que je possède crie contre moi, et si ses sillons pleurent avec elle ; si j’en ai mangé les fruits sans donner d’argent, et si j’ai affligé le cœur de ceux qui l’ont cultivée, qu’elle produise pour moi des ronces au lieu de froment, et des épines au lieu d’or. Ainsi finit le discours de Job.
{{t3|CHAPITRE XXXII|fs=120%}}
Après cela les trois amis de Job cessèrent de lui répondre, voyant qu’il continuait à se croire juste. Et alors Éliu fils de Barachel de Buz de la famille de Ram entra dans une grande colère et se fâcha contre Job, de ce qu’il assurait qu’il était juste devant Dieu. Il s’irrita aussi contre ses amis, de ce qu’ils n’avaient su trouver de raisonnable pour répondre à Job, mais qu’ils s’étaient contentés de le condamner. Éliu attendit donc que Job eût cessé de parler, parce qu’il était moins âgé que ceux qui lui avaient répondu. Mais voyant qu’ils n’avaient pu tous trois répondre à Job, il fut transporté de colère. Et voici la manière dont Éliu fils de Barachel de la race de Buz leur parla : Je suis le plus jeune et vous êtes plus vieux que moi ; c’est pourquoi je suis demeuré la tête baissée, sans oser seulement dire mon avis. Car je m’attendais qu’un âge si avancé vous donnerait des paroles, et que le grand nombre de vos années vous instruirait de la sagesse. Mais, à ce que je vois, quoique l’esprit soit dans tous les hommes, c’est l’inspiration du Tout-Puissant qui donne l’intelligence. Ce ne sont pas toujours ceux qui ont vécu longtemps qui sont les plus sages, et la lumière de la justice n’est pas toujours le partage de la vieillesse. C’est pourquoi je vous dirai : Ecoutez-moi, et je vous ferai voir quelle est ma sagesse. J’ai attendu que vous eussiez achevé de parler ; j’ai voulu voir, tant que vous avez disputé contre Job, quelle pouvait être votre sagesse. Je me suis contenté de vous regarder tant que j’ai cru que vous diriez quelque chose ; mais à ce que je vois, nul d’entre vous ne peut convaincre Job, ni répondre à ce qu’il a dit. Ce serait en vain que vous diriez peut-être : Nous avons trouvé le secret de la vraie sagesse ; c’est Dieu qui l’a rejeté, et non l’homme. Ce n’est point à moi que Job a adressé la parole, et ce n’est point à moi qu’il a disputé ; mais je ne l’aborde pas comme vous, avec des médisances et des invectives. Les voilà intimidés, ils n’ont plus rien à répondre, ils se sont eux-mêmes fermé la bouche. Puis donc que j’ai attendu, et qu’ils n’ont point parlé, et qu’ils sont demeurés muets et sans réponse, je parlerai aussi à mon tour, et je ferai voir quelle est ma science. Car je suis plein des choses que j’ai à dire, et mon esprit est comme en travail, voulant enfanter toutes les pensées qu’il a conçues. Mon estomac est comme un vin nouveau qui n’a point d’air, qui rompt les vaisseaux neufs où on le renferme. Je parlerai donc pour respirer un peu, j’ouvrirai mes lèvres et je répondrai. Je n’aurai d’égard pour personne, et je n’égalerai point l’homme à Dieu. Car je ne sais combien de temps je subsisterai sur la terre, et j’ignore si celui qui m’a créé ne m’ôtera point bientôt du monde.
{{t3|CHAPITRE XXXIII|fs=120%}}
Ecoutez donc, Job, mes paroles, et soyez attentif à tous mes discours. J’ai ouvert ma bouche, et ma langue va parler distinctement. Mes discours sortiront de la simplicité de mon cœur, et mes lèvres ne prononceront que la pure vérité. C’est l’esprit de Dieu qui m’a créé, et c’est le souffle du Tout-Puissant qui m’a donné la vie. Répondez-moi, si vous pouvez, et opposez vos raisons aux miennes. Dieu est mon créateur comme il est le vôtre, et j’ai été formé de la même boue. Mais vous ne verrez en moi rien de merveilleux qui vous épouvante, et vous n’y trouverez pas non plus une éloquence qui vous accable. Vous avez dit devant moi, et je vous ai entendu lorsque vous prononciez ces paroles : Je suis pur et sans péché, je suis sans tache et il n’y a point d’iniquité en moi. Car Dieu a cherché des sujets de plainte contre moi, et c’est pourquoi il a cru que j’étais son ennemi. Il a mis mes pieds à la chaîne, il a observé toutes mes démarches. C’est donc en cela même que vous avez montré que vous n’êtes pas juste. Disputez-vous contre lui, parce qu’il ne vous a pas répondu à toutes vos paroles ? Dieu ne parle qu’une fois et il ne répète point ce qu’il a dit, à moins que le changement même de notre vie ne le demande. Pendant les songes, dans les visions de la nuit, lorsque les hommes sont accablés de sommeil, et qu’ils dorment dans leur lit ; c’est alors que Dieu leur ouvre l’oreille, qu’il les avertit et les instruit de ce qu’ils doivent savoir, pour détourner ainsi l’homme du mal qu’il fait, et pour le délivrer de l’orgueil ; pour tirer son âme de la corruption, et pour sauver sa vie de l’épée qui la menace. Il le châtie encore par la douleur qu’il souffre dans son lit, et il fait sécher tous ses os. Dans cet état le pain est en horreur à son âme, et la nourriture qu’il trouvait auparavant délicieuse, devient l’aversion de son âme. Toute sa chair se consume, et ses os qui étaient couverts paraissent à nu. Il se voit près de la corruption, et sa vie est menacée d’une mort prochaine. Si un ange choisi entre mille parle pour lui et qu’il annonce l’équité de l’homme, Dieu aura compassion de lui et il dira à ses ministres : Délivrez-le, afin qu’il ne descende point dans la corruption ; j’ai trouvé lieu de lui faire grâce. Sa chair est consumée par les maux qui sont la peine de ses péchés ; qu’il retourne aux jours de son adolescence, c’est-à-dire, qu’il redevienne sain et sauf. Il verra sa face, parce qu’il éprouvera que son visage lui est propice, et qu’il va lui rendre justice pour ses dignes fruits de pénitence. Il priera Dieu de lui pardonner, et Dieu lui sera favorable, il verra sa face avec un ravissement de joie, et Dieu justifiera de nouveau cet homme. En regardant les autres hommes, il leur dira : J’ai péché, j’ai vraiment offensé Dieu, et je n’en ai point été traité si sévèrement que je le méritais. Il a ainsi délivré son âme afin qu’elle ne tombât point dans la mort, mais qu’en vivant elle jouît de la lumière. Voilà tout ce que Dieu fait à l’égard de chacun des hommes, en les reprenant jusqu’à trois fois, pour rappeler leurs âmes de la corruption, et pour les éclairer de la lumière des vivants. Job, soyez attentif, écoutez-moi, soyez dans le silence pendant que je parle. Si vous avez quelque chose à dire, répondez-moi, parlez ; car je veux bien vous donner lieu de vous justifier. Si vous n’avez rien à répondre, écoutez-moi, demeurez dans le silence, et je vous enseignerai la sagesse.
{{t3|CHAPITRE XXXIV|fs=120%}}
Éliu continuant encore de parler, prononça une sentence, en discutant d’une manière générale contre les impies. Sages, écoutez mes paroles ; savants, soyez attentifs. Car l’oreille juge des discours, comme le palais juge des viandes par le goût. Convenons ensemble de ce qui est selon la justice, et voyons entre nous ce qui doit être regardé comme le meilleur. Car Job a dit : Je suis juste, et Dieu ne me traite pas selon l’équité. Il y a de la fausseté et de l’abus dans le jugement que l’on a porté contre moi ; je suis percé de flèches très-cuisantes sans que j’aie péché. Où trouvera-t-on un homme semblable à Job, qui insulte à Dieu avec une impiété qu’il avale comme l’eau ; qui marche avec ceux qui commettent l’iniquité et qui se joint avec les impies ? Car il a dit : L’homme ne sera point agréable à Dieu, quand même il aurait couru dans sa voie. Vous donc qui avez du sens et qui êtes savants, écoutez-moi. L’impiété est infiniment éloignée de Dieu, et l’injustice, du Tout-Puissant, qui rendra à l’homme selon ses œuvres, et il traitera chacun suivant le mérite de sa vie. Certainement Dieu ne condamne point sans sujet, et le Tout-Puissant ne renverse point la justice. A-t-il donc commis à quelque autre le soin de la terre, et qui est celui qu’il a établi pour gouverner au lieu de lui le monde qu’il a créé ? S’il dirigeait vers soi son cœur, il attirerait à soi dans l’instant le souffle et l’esprit qui l’animent. Toute chair périrait en même temps, et tous les hommes retourneraient en cendres. Si vous avez donc de l’intelligence, écoutez ce que l’on vous dit, et soyez attentifs à mes paroles. Peut-on guérir celui qui n’aime point la justice ? et comment avez-vous la hardiesse de noter d’injustice Dieu, et de condamner avec tant de hardiesse celui qui est souverainement juste ? Lui qui dit à un roi : Vous êtes un apostat ; qui appelle les princes impies, lorsqu’ils le sont ; qui n’a point d’égard à la personne des princes ; qui n’a point eu de considération pour le tyran lorsqu’il disputait contre le pauvre, parce que sa main a fait tous les hommes. Ils mourront tout d’un coup, et au milieu de la nuit, les peuples seront tous remplis de trouble ; ils passeront, et le violent sera emporté sans qu’on voie une main qui le secoure. Car les yeux de Dieu sont sur les voies des hommes, et il considère toutes leurs démarches. Il n’y a point de ténèbres, il n’y a point d’ombre de la mort qui puisse dérober à ses yeux ceux qui commettent l’iniquité. Non, il n’est plus au pouvoir de l’homme de venir en jugement avec Dieu. Il en exterminera une multitude innombrable, et il en établira d’autres en leur place. Car il connaît leurs œuvres, et c’est pour cela qu’il répandra sur eux une nuit obscure, et qu’il les brisera. Il les frappera de plaies comme des impies, à la vue de tout le monde, eux qui ont fait un dessein ferme de se retirer de lui, et qui n’ont pas voulu comprendre toutes ses voies ; en sorte qu’ils ont fait monter jusqu’à lui les cris de l’indigent. Mais s’il donne la paix, qui est-ce qui le condamnera ? S’il cache son visage, qui pourra le contempler dans sa gloire ? C’est lui qui tient en sa puissance et les nations et tous les hommes. Puis donc que j’ai parlé à Dieu, je ne vous empêcherai point de parler aussi. Si je suis tombé dans quelque erreur, enseignez-moi ; si ce que j’ai dit n’est pas selon la justice, je ne dirai rien davantage. Dieu ne vous redemandera-t-il point compte de ce que j’ai pu dire contre la justice, qui vous a déplu ? Car c’est vous qui avez commencé à parler, et non pas moi. Si vous savez quelque chose de meilleur, parlez vous-même. Que des personnes intelligentes me parlent, et qu’un homme sage m’écoute. Mais Job a parlé inconsidérément, et il ne paraît point de sagesse dans ses discours. Mon Père, que la plaie de ce fléau s’appesantisse sur lui sans relâche. Ne cessez point de frapper un homme injuste ; parce qu’il ajoute le blasphème à ses péchés : qu’il soit condamné parmi nous, de peur que son injustice ne nous soit également imputée. Il n’y sera cependant pas contraint de nouveau par nos raisons, si désormais il essaie de provoquer Dieu, après avoir connu par nos assertions qu’il ne peut aucunement entrer en jugement avec Dieu.
{{t3|CHAPITRE XXXV|fs=120%}}
Éliu dit encore ce qui suit : Croyez-vous, Job, avoir eu une pensée raisonnable, en disant : Je suis plus juste que Dieu ? Vous avez dit en lui parlant ; Ce qui est juste ne vous plaît point ; quel avantage en retirerez-vous si je pèche ? Je répondrai donc à vos discours, et à vos amis aussi bien qu’à vous. Levez les yeux au ciel, voyez, et contemplez combien les cieux sont plus hauts que vous. Si vous péchez, en quoi nuirez-vous à Dieu ? et si vos iniquités se multiplient, que ferez-vous contre lui ? Si vous êtes juste, que donnerez-vous à Dieu ? ou que recevra-t-il de votre main ? Votre impiété peut nuire à un homme semblable à vous, et votre justice peut servir à celui qui est comme vous enfant de l’homme. Ils crieront à cause de la multitude des calomniateurs, et ils se répandront en pleurs, à cause de la domination violente des tyrans. Et nul d’eux ne dit : Où est le Dieu qui m’a créé, qui fait que les siens lui chantent pendant la nuit des cantiques d’actions de grâces ? Qui nous instruit plus que les animaux de la terre, et qui nous rend plus intelligents que les oiseaux du ciel ? Ils crieront alors, et il ne les exaucera point à cause de l’orgueil des méchants. Ce ne sera donc point inutilement que Dieu écoutera leurs cris ; et le Tout-Puissant considérera avec attention la cause de chaque personne. Lors même que vous avez dit, de Dieu : Il ne considère point ce qui se passe ; jugez-vous vous-même en sa présence et l’attendez. Car il n’exerce pas maintenant toute sa fureur, et il ne punit pas les crimes dans sa sévérité. C’est donc en vain que Job ouvre la bouche, et qu’il se répand en beaucoup de paroles sans science.
{{t3|CHAPITRE XXXVI|fs=120%}}
Éliu ajouta encore, et dit : Ecoutez-moi un peu, et je vous découvrirai ce que je pense ; car j’ai encore à parler pour Dieu. Je reprendrai ce que je sais dès le commencement, et je prouverai que mon Créateur est juste. Car il est certain qu’il n’y a point de mensonge dans mes discours, et vous serez convaincu qu’ils renferment une parfaite science. Dieu ne rejette point les puissants, étant puissant lui-même. Mais il ne sauve point les impies, et il fait justice aux pauvres. Il ne retirera point ses yeux du juste, et il établira les rois sur le trône pour toujours, et les conservera dans leur élévation. Si quelques-uns sont dans les chaînes, et resserrés par les liens de la pauvreté, Dieu leur découvrira leurs œuvres et leurs crimes, parce qu’ils ont été violents. Il leur ouvrira aussi l’oreille pour les reprendre, et il leur parlera afin qu’ils reviennent de leur iniquité. S’ils l’écoutent et observent ce qu’il leur dit, ils passeront tous les jours en joie, et leurs années en gloire. Mais s’ils ne l’écoutent point, ils passeront par le tranchant de l’épée, et ils périront dans leur folie. Ceux qui sont dissimulés et doubles de cœur, attirent sur eux la colère de Dieu : ils ne crieront point lorsqu’ils se trouveront dans les chaînes. Leur âme mourra dans la tempête, et leur vie aura le même sort que les efféminés et les exécrables. Dieu tirera le pauvre des maux qui l’accablent, et il lui ouvrira l’oreille au jour de l’affliction. Après qu’il vous aura sauvé de l’abîme étroit et sans fond, il vous mettra au large, et vous vous reposerez à votre table qui sera pleine de biens. Selon ce que vous méritez, vous avez été frappé d’un jugement des plus sévères. Votre cause a été jugée comme celle d’un impie ; mais vous gagnerez votre cause, et l’on vous rendra la justice que vous demandez. Que la colère donc ne vous surmonte point pour vous porter à opprimer l’innocent, et que la multitude des dons ne vous détourne point de la droite voie. Abaissez votre grandeur sans que l’affliction vous y porte ; abaissez encore ceux qui abusent de l’excès de leur puissance. N’allongez point la nuit et le temps du sommeil, afin que les peuples puissent monter jusqu’à vous, au lieu de ces personnes puissantes. Prenez garde de ne vous point laisser aller à l’iniquité du blasphème : car vous avez commencé de la suivre, après que vous êtes tombé dans la misère. Sachez, dit-il, que nul ne peut être injustement frappé par Dieu, qui seul est fort et sage. Qui, si ce n’est l’impie et l’orgueilleux, pense pouvoir comprendre les jugements de Dieu ? Qui est assez téméraire pour oser parler ainsi ? Souvenez-vous que vous ne connaissez point ses ouvrages, dont les hommes ont parlé dans leurs cantiques. Tous les hommes le voient ; mais chacun d’eux ne le regarde que de loin. Certes Dieu est grand : il passe toute notre science, et ses années sont innombrables : lui qui après avoir enlevé jusqu’aux moindres gouttes de la pluie, répand en abondance les eaux du ciel comme des torrents, qui fondent des nues, dont toute la face du ciel est couverte : lui qui étend les nuées quand il lui plaît pour s’en servir comme d’un pavillon ; qui fait éclater du ciel ses foudres et ses éclairs, et couvre la mer même d’une extrémité à l’autre. Il exerce ainsi ses jugements sur les peuples, et distribue la nourriture de sa parole à tous les hommes. Il cache la lumière dans ses mains ; et lui commande ensuite de paraître de nouveau. Il fait connaître à celui qu’il aime, que la lumière est son partage, et qu’il pourra s’élever jusqu’à elle.
{{t3|CHAPITRE XXXVII|fs=120%}}
J’admire combien Dieu est près de ceux qui lui sont fidèles. C’est pour cela que mon cœur est saisi d’effroi, et qu’il sort comme hors de lui-même. Ecoutez avec une profonde attention sa voix terrible, et les sons qui sortent de sa bouche. Parce que la voix des prédicateurs s’est fait entendre dans toute la terre. Dieu tonne par la voix de sa grandeur, et l’on ne peut comprendre ce qu’il dit. Il fait des choses grandes et impénétrables. C’est lui qui commande à la neige de descendre sur la terre, qui fait tomber les pluies ordinaires de l’hiver, et les eaux impétueuses des grands orages ; qui met comme un sceau sur la main de tous les hommes, afin qu’ils reconnaissent leurs œuvres. La bête rentrera dans sa tanière, et elle demeurera dans sa caverne. La tempête sortira des lieux les plus cachés, et le froid des vents d’aquilon. La glace se forme au souffle de Dieu, et les eaux se répandent ensuite en grande abondance. Quand il désire les nuées, et les nuées répandent leur lumière. Elles éclairent de toutes parts sur la face de la terre, partout où elles sont conduites par la volonté de celui qui les gouverne, et selon les ordres qu’elles ont reçus de lui ; soit qu’il veuille que sa miséricorde se répande sur une terre, soit qu’il lui commande de ne la point trouver. Job, écoutez ceci avec attention ; arrêtez-vous, et considérez les merveilles de Dieu. Savez-vous quand Dieu a commandé aux pluies de faire paraître la lumière de ses nuées ? Connaissez-vous les grandes routes des nuées, et la parfaite science de celui qui les conduit ? Vos vêtements ne sont-ils pas échauffés lorsque le vent du sud souffle sur la terre ? Vous avez peut-être formé avec lui les cieux, qui sont aussi solides que s’ils étaient d’airain. Apprenez-nous ce que nous pourrons lui dire, car pour nous autres nous sommes enveloppés de ténèbres. Qui pourra lui rendre raison des choses que je viens de dire ? Si quelque homme entreprenait d’en parler, il serait comme absorbé par la grandeur du sujet. Mais, maintenant ils ne voient point la lumière ; l’air s’épaissit tout d’un coup en nuées ; et un vent qui passe les dispersera. L’or vient du côté de l’aquilon, et la louange que l’on donne à Dieu, doit être accompagnée de tremblement. Nous ne pouvons le comprendre d’une manière digne de lui, il est grand par sa puissance, par son jugement et par sa justice ; et il est véritablement ineffable. C’est pourquoi les hommes le craignent, et nul de ceux qui se croient sages, n’osera envisager sa grandeur.
{{t3|CHAPITRE XXXVIII|fs=120%}}
Alors le Seigneur parla à Job du milieu d’un tourbillon, et lui dit : Qui est celui-là qui enveloppe de grands sens sous des paroles peu réfléchies ? Ceignez vos reins comme un homme ferme ; je vous interrogerai et vous me répondrez. Où étiez-vous quand je jetais les fondements de la terre ? dites-le-moi, si vous avez de l’intelligence. Savez-vous qui en a réglé toutes les mesures, ou qui a tendu sur elle le cordeau ? Savez-vous sur quoi ses bases sont affermies, ou qui en a posé la pierre angulaire ? Où étiez-vous lorsque les astres du matin me louaient tous ensemble, et que tous les enfants de Dieu étaient transportés de joie ? Qui a mis des digues à la mer pour la tenir enfermée, lorsqu’elle se débordait en sortant comme du sein de sa mère ; lorsque pour vêtement je la couvrais d’un nuage, et que je l’enveloppais d’obscurité comme on enveloppe les petits enfants ; lorsque je l’ai resserrée dans les bornes que je lui ai marquées, que j’y ai mis des portes et des barrières, et que je lui ai dit : Vous viendrez jusqu’ici, et vous ne passerez pas plus loin, et vous briserez ici l’orgueil de vos flots ? Est-ce vous qui depuis que vous êtes au monde avez donné des ordres à l’étoile du matin, et qui avez montré à l’aurore le lieu où elle doit paraître ; et qui tenant en votre main les extrémités de la terre, l’avez ébranlée, et en avez comme secoué et rejeté les impies ? La figure empreinte se rétablira comme l’argile et elle demeurera comme un vêtement. La lumière des impies leur sera ôtée ; et leur bras quelque élevé qu’il puisse être, sera brisé. Etes-vous entré jusqu’au fond de la mer ? et avez-vous parcouru les réduits les plus secrets de l’abîme ? Les portes de la mort vous ont-elles été ouvertes ? les avez-vous vues, ces portes noires et ténébreuses ? Avez-vous considéré toute l’étendue de la terre ? déclarez-moi toutes ces choses, si vous en avez la connaissance. Dites-moi quelle est la voie qui conduit où habite la lumière, et quel est le lieu des ténèbres ; afin que vous conduisiez cette lumière et cette nuit chacune en son propre lieu, ayant connu le chemin et les routes de leur demeure. Saviez-vous alors que vous deviez naître ? et connaissiez-vous le nombre de vos jours ? Etes-vous entrés dans les trésors de la neige ? Où avez-vous vu les trésors de la grêle, que j’ai préparés pour le temps de l’ennemi, pour le jour de la guerre et du combat ? Savez-vous par quelle voie la lumière descend du ciel, et la chaleur se répand sur la terre ? Qui a donné cours aux pluies impétueuses, et passage au bruit éclatant du tonnerre, pour faire pleuvoir dans une terre qui est sans hommes, dans un désert où personne ne demeure, pour inonder les champs affreux et inhabités, et pour y produire des herbes vertes ? Qui est le père de la pluie ? et qui a produit la rosée ? Du sein de qui la glace est-elle sortie ? et qui a produit la gelée qui tombe du ciel ? Les eaux se durcissent comme la pierre, et la surface de l’abîme se presse et devient solide. Pourrez-vous joindre ensemble les étoiles brillantes des Pléiades, et détourner l’Ourse de son cours ? Savez-vous l’ordre et les mouvements qu’il exerce sur la terre ? Elèverez-vous votre voix dans les nuées, et les flots impétueux des eaux vous obéiront-ils ? Commanderez-vous aux tonnerres, et partiront-ils dans l’instant ; et vous diront-ils : Nous voici ? Qui a mis la sagesse dans le cœur de l’homme, ou qui a donné l’intelligence au coq ? Qui expliquera la disposition des cieux ? ou qui fera cesser l’harmonie du ciel ? Lorsque la poussière se répandait sur la terre, et que les mottes se formaient et se durcissaient, où étiez-vous ?
{{t3|CHAPITRE XXXIX|fs=120%}}
Savez-vous le temps auquel les chèvres sauvages enfantent dans les rochers ? Où avez-vous observé l’enfantement des biches ? Avez-vous compté les mois qu’elles portent leur fruit, et savez-vous le temps auquel elles se déchargent ? Elles se courbent pour faire sortir leur faon, et elles le mettent au jour en jetant des cris et des hurlements. Leurs petits ensuite se séparent d’elles pour aller chercher leur nourriture, et étant sortis ils ne reviennent plus à elles. Qui a laissé aller libre l’âne sauvage, et qui lui a rompu ses liens ? Je lui ai donné une maison dans la solitude, et des lieux de retraite dans une terre stérile. Il méprise toutes les assemblées des villes, il n’entend point la voix d’un maître dur et impérieux. Il regarde de tous côtés les montagnes où il trouvera ses pâturages, et il cherche partout des herbages verts. Le rhinocéros voudra-t-il bien vous servir et demeurera-t-il à votre étable ? Lierez-vous le rhinocéros aux traits de votre charrue, afin qu’il laboure, et rompra-t-il après vous avec la herse les mottes des vallons ? Avez-vous confiance en sa grande force, et lui laisserez-vous le soin de votre labour ? Croirez-vous qu’il vous rendra ce que vous aurez semé, et qu’il remplira votre aire de blé ? La plume de l’autruche est semblable à celle de la cigogne et des éperviers. Lorsqu’elle abandonne ses œufs sur la terre, est-ce vous qui les échaufferez dans la poussière ? Elle oublie qu’on les foulera peut-être aux pieds ou que les bêtes sauvages les écraseront. Elle est dure et insensible à ses petits, comme s’ils n’étaient point à elle. Elle a rendu son travail inutile sans y être forcée par aucune crainte. Car Dieu en ceci l’a privée de sagesse, et ne lui a point donné l’intelligence. A la première occasion elle court, elle tend ses ailes, elle se moque du cheval et de celui qui est dessus. Est-ce vous qui donnerez au cheval sa force ou qui lui ferez pousser ses hennissements ? Le ferez-vous bondir comme les sauterelles, tandis que le souffle si fier de ses narines répand la terreur ? Il frappe du pied la terre, il s’élance avec audace, il court au-devant des hommes armés. Il ne peut être touché de la peur ; le tranchant des épées ne l’arrête point. Les flèches sifflent autour de lui, le fer des lances et des dards le frappe de toutes parts. Il écume, il frémit, et semble vouloir manger la terre ; il est intrépide au bruit des trompettes. Lorsqu’on sonne la charge, il dit : allons ; il sent de loin l’approche des troupes, il entend de loin la voix des capitaines qui encouragent les soldats, et les cris confus de l’armée. Est-ce par votre sagesse que l’épervier se couvre de plumes étendues, et qu’il déploie ses ailes vers le midi. L’aigle à votre commandement s’élèvera-t-il en haut, et fera-t-il son nid dans les lieux les plus élevés ? Il demeure dans des montagnes escarpées et dans des rochers inaccessibles. Il cherche de là sa proie, et ses yeux perçants découvrent de loin. Ses petits sucent le sang, et en quelque lieu que paraisse un corps mort, il fond dessus.
{{t3|CHAPITRE XL|fs=120%}}
Le Seigneur parla de nouveau à Job, et lui dit : Celui qui dispute contre Dieu, se réduit-il si facilement au silence ? Certainement quiconque reprend Dieu, doit lui répondre. Job répondit au Seigneur : Puisque j’ai parlé avec trop de légèreté, je ne puis rien répondre à Dieu. Je n’ai qu’à mettre ma main sur ma bouche. J’ai dit une chose que je souhaiterais n’avoir point dite ; et une autre encore, et je n’y ajouterai rien davantage. Le Seigneur parlant à Job du milieu d’un tourbillon, lui dit : Ceignez vos reins comme un homme ; je vous interrogerai, répondez-moi. Est-ce que vous prétendez détruire l’équité de mes jugements, et me condamner pour vous justifier ? Avez-vous comme Dieu un bras tout-puissant, et votre voix tonne-t-elle, comme la sienne ? Revêtez-vous d’éclat et de beauté, montez sur un trône élevé, soyez plein de gloire, et parez-vous des vêtements les plus magnifiques. Dissipez les superbes dans votre fureur, et humiliez les insolents par un seul de vos regards. Jetez les yeux sur tous les orgueilleux, et confondez-les. Brisez et foulez aux pieds les impies tous ensemble dans la poussière, ensevelissez leurs visages, et les jetez au fond de la terre ; et alors je confesserai que votre droite a le pouvoir de vous sauver. Considérez Béhémoth que j’ai créé avec vous ; il mangera le foin comme un bœuf. Sa force est dans ses reins, sa vertu est dans le nombril de son ventre. Sa queue se serre et s’élève comme un cèdre ; les nerfs de cette partie qui sert à la conservation de l’espèce sont entrelacés l’un dans l’autre. Ses os sont comme des tuyaux d’airain, ses cartilages sont comme des lames de fer. Il est le commencement des voies de Dieu ; celui qui l’a fait, appliquera son épée contre lui. Les montagnes lui produisent des herbages ; c’est là que toutes les bêtes des champs viennent se jouer. Il dort sous l’ombre dans le secret des roseaux et dans les lieux humides. Ses ombres couvrent l’ombre ; les saules du torrent l’environnent. Il absorbera le fleuve, et il n’en sera point étonné ; il se promet même que le Jourdain viendra couler dans sa gueule. On le prendra par les yeux comme un poisson se prend à l’amorce, et on lui percera les narines avec des pieux.
{{t3|CHAPITRE XLI|fs=120%}}
Pourrez-vous enlever Léviathan avec l’hameçon, et lui lier la langue avec une corde ? Lui mettrez-vous un cercle au nez, et lui percerez-vous la mâchoire avec un anneau ? Le réduirez-vous à vous faire d’instantes prières, et vous dira-t-il des paroles douces ? Fera-t-il un pacte avec vous, et le recevrez-vous comme un esclave éternel ? Vous jouerez-vous de lui comme d’un oiseau, et le lierez-vous pour servir de jouet à vos servantes ? Ferez-vous que vos amis le coupent par pièces, et que ceux qui trafiquent le divisent par morceaux ? Remplirez-vous de sa peau les filets des pêcheurs, et de sa tête le réservoir des poissons ? Mettez la main sur lui : souvenez-vous de la guerre, et ne parlez plus. Il se verra enfin trompé dans ses espérances, et il sera précipité à la vue de tous. Je ne le susciterai point par un effet de cruauté, car qui est-ce qui peut résister à mon visage ? Qui m’a donné le premier, afin que je lui rende ce qui lui est dû ? Tout ce qui est sous le ciel est à moi. Je ne l’épargnerai point, je ne me laisserai point fléchir ni à la force de ses paroles ni à ses prières les plus touchantes. Qui découvrira la superbe de son vêtement, et qui entrera dans le milieu de sa gueule ? Qui ouvrira l’entrée de sa mâchoire ? La terreur habite autour de ses dents. Son corps est semblable à des boucliers d’airain fondu ; il est couvert d’écailles qui se serrent et se pressent. L’une est jointe à l’autre sans que le moindre souffle passe entre les deux. Elles s’attachent ensemble, elles s’entrecroisent sans que jamais elles se séparent. Lorsqu’il éternue, il jette des éclats de feu, et ses yeux étincellent comme la lumière du point du jour. Il sort de sa gueule des lampes qui brûlent comme des torches ardentes. Une fumée se répand de ses narines comme d’un pot qui bout sur un brasier. Son haleine allume des charbons, et la flamme sort du fond de sa gueule. La force est dans son cou, et la famine marche devant lui. Les membres de son corps sont liés les uns avec les autres ; les foudres tomberont sur lui sans qu’elles l’atteignent en un autre lieu. Son cœur s’endurcira comme la pierre, et se resserrera comme l’enclume sur laquelle on bat sans cesse. Lorsqu’il sera élevé, les anges craindront, et dans leur frayeur ils se purifieront. Si l’on veut le percer de l’épée, ni l’épée, ni les dards, ni les cuirasses, ne pourront subsister devant lui. Car il méprisera le fer comme de la paille, et l’airain comme un bois pourri. L’archer le plus adroit ne le mettra point en fuite ; les pierres de la fronde sont pour lui de la paille sèche. Le marteau n’est encore pour lui qu’une paille légère, et il se rit des dards lancés contre lui. Les rayons du soleil seront sous lui, et il marchera sur l’or comme sur la boue. Il fera bouillir le fond de la mer comme l’eau d’un pot, et il la fera paraître comme un vaisseau plein d’onguents qui s’élèvent par l’ardeur du feu. La lumière brillera sur ses traces, il verra que le monde doit toujours demeurer dans le péché. Il est créé pour ne rien craindre. Il ne voit rien que de haut et de sublime, c’est lui qui est le roi de tous les enfants d’orgueil.
{{t3|CHAPITRE XLII|fs=120%}}
Job répondit au Seigneur et lui dit : Je sais que vous pouvez toutes choses, et qu’il n’y a point de pensée qui vous soit cachée. Qui est celui-là qui cache les desseins de Dieu sous des paroles dont il n’a pas l’intelligence ? C’est pourquoi j’avoue que j’ai parlé indiscrètement, et de choses qui surpassaient sans comparaison ma science. Ecoutez-moi, et je parlerai ; je vous interrogerai, et vous m’instruirez. Je vous avais connu par ouï-dire ; mais maintenant mon œil vous voit. C’est pourquoi je me méprise moi-même, et je fais pénitence dans la poussière et dans la cendre. Le Seigneur ayant parlé à Job de cette sorte, dit à Éliphaz de Théman : Ma fureur s’est allumée contre vous et contre vos deux amis, parce que vous n’avez point parlé devant moi dans la droiture de la vérité comme mon serviteur Job. Prenez donc sept taureaux et sept béliers, et allez à mon serviteur Job, et offrez-les pour vous en holocauste. Job mon serviteur priera pour vous ; je lui accorderai sa demande en votre faveur, afin que cette imprudence ne vous soit point imputée ; car vous n’avez point parlé dans la droiture de la vérité comme mon serviteur Job. Éliphaz de Théman, Baldad de Suth et Sophar de Naamath, s’en allèrent donc, et firent ce que le Seigneur leur avait dit ; et le Seigneur écouta Job en leur faveur. Le Seigneur aussi se laissa fléchir à la pénitence de Job, lorsqu’il priait pour ses amis, et il lui rendit au double tout ce qu’il possédait auparavant. Tous ses frères, toute sa parenté, tous ceux de sa race, ses connaissances et les amis qui avaient connu sa puissance royale vinrent le trouver et mangèrent avec lui dans sa maison. Ils remuèrent la tête sur lui, et ils le consolèrent de toutes les afflictions que le Seigneur lui avait envoyées ; ils lui donnèrent chacun une brebis et un pendant d’oreille d’or. Mais le Seigneur bénit Job dans son dernier état plus que dans le premier, et il lui fut donné quatorze mille brebis, six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses. Il eut aussi sept fils et trois filles. Il appela la première Jémima, la seconde Cassia et la troisième Keren-Happouc. Il ne se trouva point dans tout le reste du monde des femmes belles autant que ces filles de Job : et leur père leur donna leur part dans son héritage comme à leurs frères. Job vécut après cela cent quarante ans. Il vit ses fils et les enfants de ses fils jusqu’à la quatrième génération, et il mourut fort âgé et plein de jours.
{{t3|CONCLUSION|fs=120%}}
Gloire à vous Dieu le Père, gloire au Fils unique de Dieu, gloire au Saint-Esprit dans les siècles des siècles : ainsi soit-il.
Le bienheureux Job, en ses paroles et en ses souffrances, a été la figure de Jésus-Christ. Sa femme, au contraire, est l’emblème des hommes charnels qui, placés au dedans de l’Église, scandalisent par leurs mœurs la vie des saints. Les amis de Job représentent les hérétiques. Éliu est l’image des Gentils. Mais en dernier lieu, quand la gentilité est éteinte et détruite, les hérétiques sont envoyés par Dieu au-devant de Jésus-Christ, et sont réconciliés avec Dieu par le médiateur. Dans l’holocauste des sept taureaux et des béliers, l’Écriture indique la pénitence qui satisfait par les prières et les aumônes. Quant à ces mots : « Le Seigneur accueillit Job, » Jean dit de même : « Il est lui-même la propitiation auprès du Père. » [[Bible_Crampon_1923/1 Jean#2-2|''I Jean''. {{xx|2}}, 2]] Par conséquent, la face du Sauveur est accueillie par le Père, en ce sens qu’il nous exauce lui-même et qu’il est exaucé pour nous. « Et le Seigneur ajouta, » et le reste. Cet accroissement est ajouté à notre Seigneur Jésus-Christ, lorsque la multitude des Gentils est ajoutée au peuple juif. « Tous ses frères et sœurs. » Tout le peuple Juif, sa parenté, Jésus-Christ étant né de cette race. On peut aussi entendre la multitude de toutes les nations en général. « Ceux qui l’avaient connu auparavant. » Tous les Saints et les Prophètes qui le voyaient en l’esprit, et qui annonçaient qu’il viendrait dans la chair. « Ils mangèrent avec lui. » Maintenant dans la maison de l’Église du Sauveur, tous les fidèles sont nourris des exhortations des Écritures. « Et ils remuèrent la tête sur lui. » Tous les Saints sont dans l’allégresse parce qu’ils ont été faits participants du banquet spirituel et sacré de Jésus-Christ. « Et ils le consolèrent. » La rédemption du monde par sa propre passion est une grande consolation pour notre Sauveur. Or, il est dit que Dieu le Père a livré son fils aux maux de la passion et à la mort, dans le même sens que l’Apôtre a dit : « Il n’a pas épargné son propre Fils. » [[Bible_Crampon_1923/Romains#8-32|''Rom''. {{xx|8}}, 32]] « Et chacun lui donna une brebis. » Chacun de ceux qui viennent à Jésus-Christ par la foi, lui offrira son innocence et l’obéissance de son esprit. « Le Seigneur bénit Job dans son dernier état plus que dans le premier. » L’Écriture veut dire que le premier état de Jésus-Christ notre Dieu et notre Seigneur fut les temps antérieurs de la loi de Moïse, et montre que son dernier état fut son Évangile ; or, la manifestation de la vérité dans l’Évangile est meilleure que l’ombre des allégories dans l’Ancien Testament. Pour ce qui est de la signification des noms des animaux, je me souviens de l’avoir donnée au début de ce travail. Les sept fils représentent les sept dons de la grâce du Saint-Esprit ; et les trois filles, la Loi, les Prophètes et l’Évangile. Expliquons les noms des trois filles : Jémima ou le jour, c’est la loi de Dieu, qui illumine la nuit de l’ignorance humaine des clartés de la connaissance de la vérité. Cassia, c’est le don de sainte prophétie. Keren-Happouc ou ''Cornus tibia'', s’applique admirablement aux richesses évangéliques. Keren ou Corne marque la dignité de l’Église. De même que le bienheureux Job après ses pertes fut enrichi dans ses fils, de même le Sauveur, après la perte des Juifs infidèles, fut enrichi dans les Gentils. « Il ne se trouva point d’autres femmes belles, » parce que la beauté des âmes des élus surpasse de beaucoup en éclat tout ce qui vit sur la terre. « Et le père leur donna leur part, » et le reste. Les sœurs viennent à l’héritage comme les frères, parce que les faibles sont admis au royaume de Dieu comme les forts. « Il vit ses fils. » La sainte Église voit ses fils quand elle considère la première génération de ses fidèles ; elle voit les fils de ses fils en ce que ces fidèles lui en engendrent d’autres. Elle meurt pleine de jours, parce qu’à travers ces temps passagers, elle opère ce qui ne passe pas, en ce que les fidèles de l’Église et les bonnes œuvres durent éternellement avec Jésus-Christ. Amen.
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{{t2|EXPOSITION INTERLINÉAIRE DU LIVRE DE JOB|fs=140%}}
{{t3|CHAPITRE PREMIER|fs=120%}}
Job est appelé homme fort à cause de la force d’âme avec laquelle il surmontait les tentations. Chus et Bus étaient fils de Nachor, frère d’Abraham. La terre de Chus, qu’on interprète par « médiatrice », est le signe précurseur de l’incarnation dans le sein de Marie.
Il y avait, au pays de Hus, un homme fort ainsi appelé Job ; et cet homme avait le cœur simple et droit : il craignait Dieu et s’éloignait des méchants. Job eut sept fils et trois filles. Il possédait sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs, cinq cents ânesses, un grand nombre d’esclaves ; de sorte qu’il était devenu puissant entre tous les Orientaux. Et ses fils allaient et venaient, chacun à leur tour ; et ils invitaient par des messagers leurs trois sœurs à venir manger et boire avec eux. Lorsque le cercle des jours de festin était achevé, Job leur envoyait un messager pour les rappeler à la sainteté, et lui-même, se levant au point du jour, offrait des sacrifices pour chacun d’eux. Il disait en
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effet : Peut-être que mes enfants auront commis quelque péché contre Dieu ; je veux du moins qu’ils le bénissent en leurs cœurs. Ainsi faisait Job tous les jours. Or un jour, comme les Anges (Vulg. les Fils) de Dieu étaient venus se ranger en présence du Seigneur, Satan aussi se glissa au milieu d’eux. Le Seigneur lui dit : D’où viens-tu ? Et Satan répondit : J’ai fait le tour de la terre, et je l’ai parcourue en tous sens. Et le Seigneur lui dit : N’as-tu pas remarqué que mon fils Job n’a pas son pareil sur la terre, homme simple et droit, craignant Dieu, et s’éloignant du mal ? Et Satan répondit : Est-ce sans profit que Job craint Dieu ? N’avez-vous point été comme un rempart autour de lui, autour de sa maison et de tout ce qu’il possède, bénissant les œuvres de ses mains, et donnant l’accroissement à ses biens ici-bas ? Mais étendez un peu votre main et frappez tout ce qui est à lui, et vous verrez s’il vous bénira en face. Le Seigneur répondit à Satan : Va, tout ce qu’il a est en ton pouvoir ; mais je te défends de porter la main sur lui. Et Satan sortit aussitôt de devant le Seigneur. Un jour donc que les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient ensemble dans la maison de leur frère aîné, un homme vint soudain dire à Job : Lorsque vos bœufs
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labouraient, et que vos ânesses paissaient auprès, les Sabéens sont venus fondre tout d’un coup, ont tout enlevé, ont passé vos gens au fil de l’épée, et je me suis sauvé seul pour venir vous en apporter la nouvelle. Cet homme parlait encore, lorsqu’un second vint dire à Job : Le feu du ciel est tombé sur vos moutons et sur ceux qui les gardaient ; et il a tout consumé, et je me suis sauvé seul pour vous en donner la nouvelle. Il n’avait pas achevé de parler, qu’un troisième vint dire à Job : Les Chaldéens se sont divisés en trois bandes ; ils se sont jetés sur vos chameaux et les ont enlevés ; ils ont tué tous vos serviteurs, et je me suis sauvé seul pour venir vous en dire la nouvelle. Cet homme parlait encore, quand un quatrième se présenta devant Job et lui dit : Comme vos fils et vos filles mangeaient et buvaient dans la maison de leur frère aîné, un vent impétueux s’étant levé tout d’un coup du désert, a ébranlé les quatre coins de la maison, et l’ayant fait tomber sur vos enfants, ceux-ci ont été accablés sous ses ruines, et ils sont tous morts ; et je me suis échappé seul pour venir vous en dire la nouvelle. Alors Job se leva, déchira ses vêtements, et s’étant rasé la tête, il se jeta à terre, et dit : Je suis sorti nu du sein de ma mère,
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et je retournerai nu dans le sein de la terre. Le Seigneur m’avait tout donné, le Seigneur m’a tout ôté ; que le nom du Seigneur soit béni dans tous les siècles. Ainsi dans tout cela Job ne pécha point, et il ne dit rien contre Dieu qui fût indiscret.
{{t3|CHAPITRE II|fs=120%}}
Or les enfants de Dieu s’étant un jour présentés devant le Seigneur, et Satan étant venu aussi parmi eux se présenter devant le Seigneur, le Seigneur lui dit : D’où viens-tu ? Et Satan répondit : J’ai fait le tour de la terre et je l’ai parcourue tout entière. Le Seigneur dit encore à Satan : N’as-tu point considéré mon serviteur Job, qui n’a point d’égal sur la terre, qui est un homme simple, qui craint Dieu et fuit le mal, et qui se conserve encore dans l’innocence, quoique tu m’aies porté à m’élever contre lui pour l’affliger sans qu’il l’ait mérité. Satan lui répondit : L’homme donnera toujours peau pour peau, et il abandonnera volontiers tout ce qu’il possède pour sauver sa vie ; mais étendez votre main et frappez ses os et sa chair, et vous verrez s’il vous bénira en face. Le Seigneur dit à Satan : Va, il est en ta main ; mais épargne sa vie.
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Satan étant donc sorti de devant le Seigneur, frappa Job d’une effroyable plaie, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête. Et Job s’étant assis sur un fumier, ôtait avec un morceau d’un pot de terre la pourriture qui sortait de ses ulcères. Alors sa femme vint lui dire : Quoi ! vous demeurez encore dans votre simplicité ? Cessez de bénir Dieu et mourez. Job lui répondit : Vous parlez comme une femme qui n’a point de sens. Si nous avons reçu les biens de la main du Seigneur, pourquoi n’en recevrions-nous pas aussi les maux ? Ainsi, dans toutes ces choses, Job ne pécha point par ses lèvres. Cependant trois amis de Job, ayant appris tous les maux qui lui étaient arrivés, et étant partis chacun de leur pays, vinrent le trouver : Éliphaz de Théman, Baldad de Suh et Sophar de Naamath. Car ils s’étaient donné jour pour venir ensemble le voir et le consoler. Lors donc que de loin ils eurent levé les yeux, ils ne le reconnurent point, et ayant jeté un grand cri, ils commencèrent à pleurer. Ils déchirèrent leurs vêtements, ils jetèrent de la poussière en l’air pour la faire retomber sur leur tête. Ils demeurèrent avec lui assis sur la terre durant sept jours et durant sept nuits ; et nul d’eux ne lui dit aucune parole, car ils voyaient que sa douleur était excessive. Après cela Job ouvrit la bouche,
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et il maudit le jour de sa naissance. Voici comment il parla.
{{t3|CHAPITRE III|fs=120%}}
Périsse le jour où je suis né, et la nuit en laquelle il a été dit : Un homme a été conçu. Que ce jour se change en ténèbres, que Dieu ne le regarde pas du ciel, qu’il ne soit point éclairé de la lumière. Qu’il soit couvert des ténèbres et de l’ombre de la mort, qu’une noire obscurité l’environne, et qu’il soit plongé dans l’amertume. Que cette nuit soit la proie d’un tourbillon ténébreux ; qu’elle ne soit point comptée parmi les jours de l’année, ni mise au nombre des mois. Que cette nuit soit solitaire, et qu’elle ne soit jamais jugée digne de louange. Que ceux qui maudissent le jour la maudissent, ceux qui sont prêts à susciter Léviathan. Que les étoiles de son crépuscule soient obscurcies par sa noirceur, qu’elle attende la lumière et ne la voie point, et qu’elle ne voie point même la lumière des premiers rayons de l’aurore. Parce qu’elle n’a point fermé les portes du ventre qui m’a porté, et qu’elle n’a point détourné de mes yeux les maux qui m’accablent. Pourquoi ne suis-je point mort dans le sein de ma mère ? Pourquoi n’ai-je point cessé de vivre aussitôt que j’en suis sorti ? Pourquoi m’a-t-on reçu sur les genoux ? Pourquoi ai-je été nourri du lait de
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la mamelle ? Car je dormirais maintenant dans le silence et je me reposerais dans mon sommeil, avec les rois et les consuls de la terre, qui se bâtissent des solitudes, ou avec les princes qui possèdent l’or et qui remplissent d’argent leurs maisons. Je n’aurais point paru dans le monde, non plus qu’un fruit avorté dans le sein de sa mère, ou que ceux qui ayant été conçus n’ont point vu le jour. C’est là que les impies cessent d’exciter des tumultes, et c’est là que trouvent le repos ceux dont les forces sont épuisées par les travaux. C’est là que ceux qui étaient autre fois enchaînés ensemble ne souffrent aucun mal, et qu’ils n’entendent plus la voix de celui qui les tourmentait. Là les petits et les grands se trouvent égaux, là l’esclave est affranchi de la domination de son maître. Pourquoi la lumière a-t-elle été donnée à un misérable, et la vie à ceux qui sont dans l’amertume du cœur ? Ils attendent la mort, et la mort ne vient pas ; ils la cherchent comme s’ils fouillaient la terre pour trouver un trésor, et ils sont ravis de joie, lorsqu’ils ont enfin trouvé le tombeau. Pourquoi la vie a-t-elle été donnée à un homme
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qui marche dans une route inconnue, et que Dieu a environné de ténèbres ? Je soupire avant de manger, et les cris que je fais sont comme le bruit d’un débordement de grandes eaux, parce que ce qui faisait le sujet de ma crainte m’est arrivé, et que ce que j’appréhendais est tombé sur moi. N’ai-je pas toujours conservé la retenue ? N’ai-je pas gardé le silence ? Ne me suis-je pas tenu dans le repos ? et cependant la colère de Dieu est tombée sur moi.
{{t3|CHAPITRE IV|fs=120%}}
Alors Éliphaz de Théman prenant la parole pour répondre, lui dit : Vous trouverez peut-être mauvais si nous vous parlons ; mais qui pourrait retenir ses paroles en une telle rencontre ? Voici, vous en avez rappelé plusieurs de l’erreur, vous avez consolé les pauvres par vos bontés. Vos paroles ont affermi ceux qui étaient ébranlés, et vous avez affermi les genoux tremblants. Et maintenant, à peine la plaie est-elle venue sur vous, que vous perdez courage ; Dieu vous frappe, et vous êtes dans le trouble. Où est cette crainte de Dieu, cette force, cette patience et cette perfection qui a paru dans toutes vos voies ? Considérez, je vous prie, si jamais un innocent a péri, ou si ceux qui avaient le cœur droit ont été exterminés ? Ne voyons-nous pas au contraire que ceux qui sèment les maux et qui les recueillent, ceux qui travaillent tant à faire des injustices, sont renversés soudain par le souffle de Dieu,
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et emportés par le tourbillon de sa colère ? Le rugissement du lion et la voix de la lionne, et les dents des lionceaux ont été brisées ; le tigre est mort parce qu’il n’avait point de proie, et les petits du lion ont été dissipés. Cependant une parole m’a été dite en secret, et à peine en ai-je entendu les faibles sons qui se dérobaient à mon oreille. Dans l’horreur d’une vision de nuit, lorsque le sommeil assoupit davantage tous les sens des hommes, je fus saisi de crainte et de tremblement, et la frayeur pénétra jusque dans mes os. Un esprit vint se présenter devant moi, et les cheveux se dressèrent sur ma tête. Je vis un souffle, qui me dit : L’homme osera-t-il se dire juste en se comparant à Dieu ? et sera-t-il plus pur que celui qui l’a créé ? Ceux mêmes qui servaient Dieu n’ont pas été stables, et il a trouvé du dérèglement jusque dans ses Anges. Comment donc ceux qui habitent dans des maisons de boue, qui n’ont qu’un fondement de terre, ne seront-ils pas beaucoup plus tôt consumés et comme rongés des vers ? Du matin au soir ils seront exterminés, et parce que nul d’eux n’a l’intelligence, ils périront pour jamais. Ceux qui seront restés
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de sa race seront emportés, et ils mourront, parce qu’ils n’auront point eu la sagesse.
{{t3|CHAPITRE V|fs=120%}}
Appelez donc à votre secours s’il y a quelqu’un qui vous réponde, et adressez-vous à quelqu’un des saints. Certes il n’y a que l’insensé qui se donne la mort par colère, et il n’y a que les petits esprits qui se consument par envie. J’ai vu l’insensé qui paraissait affermi par de profondes racines, et j’ai aussitôt donné ma malédiction à tout son vain éclat. Ses enfants loin de trouver leur salut, seront foulés aux pieds aux portes de la ville, et il ne se trouvera personne pour les délivrer. Celui qui mourait de faim mangera le bien de cet insensé, l’homme armé s’emparera de lui, et ceux qui séchaient de soif boiront ses richesses. Rien ne se fait dans le monde sans sujet, et ce n’est pas de la terre que naissent les maux. L’homme est né pour le travail comme l’oiseau pour voler. C’est pour cela que j’adresserai mes prières au Seigneur, et que je parlerai devant lui. Il fait des choses grandes et impénétrables, des choses miraculeuses qui sont sans nombre ; qui répand la pluie sur la face de la terre et qui arrose d’eau tout l’univers ; qui élève ceux qui étaient abaissés, et console et guérit ceux
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qui étaient dans les larmes ; qui dissipe les pensées des méchants, et les empêche d’achever ce qu’ils avaient commencé ; qui surprend les faux sages dans leur propre finesse, et renverse les desseins des injustes. Au milieu du jour ils trouveront les ténèbres, et ils marcheront à tâtons en plein midi, comme s’ils étaient dans une profonde nuit. Mais il sauve le pauvre du glaive de leur bouche, et de la violence de l’injuste. Le pauvre ne sera point trompé dans son espérance, et l’iniquité demeurera muette. Heureux l’homme que Dieu corrige lui-même ! Ne rejetez donc point le châtiment du Seigneur. Car c’est lui qui blesse et c’est lui qui guérit ; c’est lui qui frappe, et c’est sa main qui guérit. Après vous avoir affligé six fois il vous délivrera, et le mal ne vous touchera pas une septième fois. Pendant la famine il vous sauvera de la mort, et de l’épée pendant la guerre. Il vous mettra à couvert des traits de la langue perçante, et si l’affliction survient, vous ne l’appréhenderez point. Vous rirez au milieu de la désolation et de la famine, et vous ne craindrez point les bêtes de la terre. Mais les pierres des champs seront d’accord avec vous, et les bêtes sauvages seront douces pour vous. Vous verrez la paix régner dans votre maison, et la tenant dans l’ordre par le soin que vous en aurez, vous ne pècherez point.
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Vous verrez votre race se multiplier, et votre postérité croître comme l’herbe de la terre. Vous mourrez plein de jours, ou dans l’abondance des bonnes œuvres. Vous entrerez riche dans le sépulcre, comme un monceau de blé qui est serré en son temps. C’est là ce que vous devez méditer en votre cœur pour votre amendement. Voilà ce que nous ont appris les réflexions les plus sérieuses, et cela est très véritable ; écoutez-le donc et repassez-le dans votre esprit.
{{t3|CHAPITRE VI|fs=120%}}
Job répondit ainsi : Plût à Dieu que mes péchés et les maux que j’endure fussent mis en balance ! Vous reconnaîtriez que mes péchés seraient plus légers ; mes maux sont de beaucoup plus lourds que toute la pesanteur du sable de la mer ; c’est pourquoi mes paroles sont pleines de douleur. Car je sens que le Seigneur m’a mis en butte à ses flèches ; l’indignation qu’il répand sur moi épuise mes esprits, et les terreurs qu’il me donne combattent contre moi. L’onagre crie-t-il lorsqu’il a de l’herbe ? ou le bœuf mugit-il, lorsqu’il est devant une crèche pleine ? Peut-on manger d’une viande fade, qui n’est point assaisonnée avec le sel ? ou quelqu’un peut-il goûter ce qui fait mourir celui qui goûte ? Ce que mon âme refusait auparavant de toucher, m’est offert maintenant pour me servir de nourriture. Plaise au Seigneur que ce que je demande soit accompli, et qu’il m’accorde ce que j’attends ! Qu’après
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avoir commencé, il achève de me réduire en poudre, qu’il laisse aller sa main pour me couper jusqu’à la racine, et que dans ces douleurs extrêmes dont il m’accablera sans m’épargner, il me reste au moins cette consolation, que je ne contredise jamais en rien aux ordonnances de celui qui est souverainement saint. Quelle est ma force pour pouvoir subsister dans ces maux ? ou quelle sera ma fin pour me conserver dans la patience ? ma force n’est point la force des pierres, et ma chair n’est pas de bronze. Je ne trouve en moi aucun secours et mes propres amis m’ont abandonné. Celui qui voyant souffrir son ami n’en a point de compassion, abandonne la crainte du Seigneur. Mes proches frères ont passé devant moi comme un torrent qui s’écoule avec rapidité dans les vallées. Ceux qui craignent la gelée seront accablés par la neige ; dès qu’ils commenceront à s’écouler, ils périront au temps de leur affliction. Ils vont, comme se fond la neige à la chaleur du soleil, ainsi se fondra leur gloire. Ils travaillent en vain, puisque c’est pour leur perte. Considérez les sentiers de Théman, les chemins de Saba, et attendez un peu. Ils sont confus parce qu’ils ont espéré ; ils sont venus jusqu’à moi, et ils ont été couverts de confusion. Vous
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ne faites que de venir, et aussitôt que vous voyez la plaie dont j’ai été frappé, vous en avez de l’horreur. Vous ai-je dit : Apportez-moi quelque chose ou donnez-moi de votre bien ? ou délivrez-moi de la main de celui qui m’afflige et tirez-moi de la main des forts ? Instruisez-moi, et je me tairai ; et si j’ai fait quelque faute par ignorance, faites-le-moi connaître. Pourquoi formez-vous des médisances contre des paroles de vérité, puisque nul d’entre vous ne peut me reprendre avec justice ? Vous ne vous étudiez dans vos discours qu’à trouver des moyens d’accuser les autres, et vous ne faites que parler en l’air. Vous vous jetez sur un homme abandonné comme un orphelin, et vous vous efforcez d’accabler votre ami. Mais achevez ce que vous avez commencé. Prêtez l’oreille, et voyez si je mens. Répondez, je vous prie, sans contention, et en parlant jugez des choses selon la justice. Alors vous ne trouverez point d’iniquité sur ma langue, ni de folie dans ma bouche.
{{t3|CHAPITRE VII|fs=120%}}
La vie de l’homme sur la terre est militante, et ses jours sont comme ceux du mercenaire ; comme l’esclave désire l’ombre, et comme le mercenaire soupire après la fin de son travail, ainsi j’ai eu des mois vides, et j’ai compté en moi-même mes nuits de travail. Si je dors, je me demande quand viendra l’heure du lever ; dès le matin, j’attends le soir, et je suis abreuvé de douleurs jusqu’à
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la venue des ténèbres. Ma chair est revêtue de pourriture et des souillures de la poussière. Ma peau desséchée s’est contractée ; mes os sont desséchés. Mes jours ont passé plus vite que la toile n’est coupée en dessous par le tisserand ; ils ont été détruits sans aucune espérance. Souvenez-vous que ma vie est semblable au vent, et que la prospérité ne reviendra plus pour mes yeux, prospérité dans laquelle aucun homme ne me verra plus : vos yeux se sont arrêtés sur moi, et je ne puis en soutenir le regard. Comme la nue s’évapore et passe, ainsi l’homme descendu sous la terre ne remonte pas ; il ne reviendra plus dans sa maison, et la place qu’il occupait ne le reconnaîtra plus. C’est pourquoi je ne modérerai point ma bouche : je parlerai dans la tribulation de mon esprit ; je m’entretiendrai avec l’amertume de mon âme. Suis-je la mer ou un colosse, que vous m’ayez entouré d’une prison ? Si je dis : Mon lit me consolera et je serai soulagé en m’entretenant avec moi-même sur ma couche ; vous me terrifierez par des songes et vous me frapperez d’horreur par des visions. C’est pourquoi mon âme a choisi la pendaison et la mort pour mes os. J’ai désespéré, en vain vivrais-je désormais. Epargnez-moi, car mes jours ne sont rien. Qu’est l’homme pour que vous le
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glorifiiez et pour que votre cœur se tourne vers lui ? Dès le matin vous le visitez, et vous le soumettez à l’épreuve. Jusques à quand ne m’épargnerez-vous pas, et ne me laisserez-vous point le loisir d’avaler ma salive ? J’ai péché ; quelle réparation vous donnerai-je, ô gardien des hommes ? Pourquoi m’avez-vous mis en lutte avec vous, et suis-je devenu à charge à moi-même ? Pourquoi n’ôtez-vous point mon péché, et ne me délivrez-vous pas de mon iniquité ? Je dormirais dans la poussière, et si vous me cherchiez le matin, vous ne me trouveriez pas.
{{t3|CHAPITRE VIII|fs=120%}}
Alors Baldad de Suth prenant la parole, dit à Job : Jusques à quand direz-vous toutes ces choses, et votre bouche proférera-t-elle des paroles qui sont comme un vent impétueux ? Dieu est-il injuste dans ses jugements, et le Tout-Puissant renverse-t-il la justice ? Quoique vos enfants, après avoir péché contre lui, aient été livrés à la juste peine de leur iniquité ; pour vous néanmoins, si vous vous empressez d’aller à Dieu, et de conjurer par vos prières le Tout-Puissant ; si vous marchez
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devant lui avec un cœur pur et droit, il se lèvera aussitôt pour vous secourir, et il réparera votre prospérité. Il délivrera votre corps de la lutte des souffrances. Il récompensera votre justice par la paix qu’il fera régner dans votre maison. Il augmentera de telle sorte tout ce que vous avez eu de grandeur jusqu’alors, que votre premier état ne paraîtra rien en comparaison du second. Interrogez le souvenir de ceux qui ont vécu dans les temps reculés ; consultez avec soin les histoires de nos pères ; car nous ne sommes que d’hier au monde, et nous ignorons beaucoup de choses, parce que nos jours s’écoulent sur la terre comme l’ombre. Et nos ancêtres vous enseigneront ce que je vous dis : ils vous parleront et vous découvriront les sentiments de leur cœur. Le jonc peut-il verdir sans humidité, ou peut-il croître sans eau ? A peine est-il dans sa vigueur, que sans qu’on le cueille, il sèche plus tôt que toutes les herbes. Telle est la voie de tous ceux qui oublient Dieu ; et c’est ainsi que périra l’espérance de l’hypocrite. Il sera forcé à la fin de condamner lui-même sa folie, et ce qui fait sa confiance ne sera que comme une toile d’araignée. Il voudra s’appuyer sur sa maison, et elle n’aura point de fermeté ; il fera des efforts pour la soutenir, et elle ne subsistera point. Il est comme une plante qui a quelque fraîcheur avant que le soleil se lève, et qui pousse sa tige aussitôt qu’il est levé. Ses racines se multiplient dans un tas de cailloux, et elle demeure ferme au milieu des pierres.
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Si on l’arrache de sa place, le lieu même où elle était la reniera et lui dira : Je ne vous ai jamais connue. C’est donc là ce que se réduit toute la prospérité de l’hypocrite ; il se sèche sur la terre, afin que d’autres prennent sa place. Mais Dieu ne rejettera point celui qui est simple, et il ne tendra point la main aux méchants, jusqu’à ce que la joie se répande sur votre visage et les chants d’allégresse sur vos lèvres. Alors ceux qui vous haïssaient seront couverts de confusion, et la maison des impies ne subsistera plus.
{{t3|CHAPITRE IX|fs=120%}}
Job répondit à Baldad : Je sais assurément que cela est ainsi, et que l’homme, si on le compare avec Dieu, ne sera point juste. S’il veut disputer avec Dieu, il ne pourra lui répondre sur une seule chose de mille que Dieu pourra lui objecter. Dieu est sage et tout-puissant ; qui lui a résisté et est demeuré en paix ? C’est lui qui transporte les montagnes, et ceux mêmes qu’il renverse avec elles dans sa fureur ne s’en aperçoivent pas. C’est lui qui remue la terre de sa place et qui fait que les colonnes sont ébranlées. C’est lui qui commande au soleil, et le soleil ne se lève point ; et qui tient les étoiles comme enfermées sous le sceau. C’est lui qui a formé seul la vaste étendue des cieux, et qui marche sur les flots de la mer. C’est lui qui a créé les étoiles de l’Ourse, de l’Orion, des Hyades,
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et celles qui sont plus proches du midi. C’est lui qui fait des choses grandes et incompréhensibles, des choses miraculeuses qui sont sans nombre. S’il vient à moi, je ne le verrai point ; et s’il s’en va, je ne m’en apercevrai pas. S’il interroge tout d’un coup, qui osera lui répondre ? ou qui pourra lui dire : Pourquoi faites-vous ainsi ? C’est un Dieu à la colère duquel nul ne peut résister ; et ceux mêmes qui gouvernent le monde sont courbés sous lui. Qui suis-je donc, moi, pour lui parler et pour oser lui répondre ? Quand il y aurait en moi quelque trace de justice, je ne répondrais point, mais je conjurerais mon juge de me pardonner. Et lors même qu’il aurait exaucé ma prière, je ne croirais pas qu’il eût daigné entendre ma voix. Car il me brisera quand il lui plaira, comme d’un coup de foudre, et il multipliera mes plaies sans que j’en sache même la raison. Il ne me laisse pas seulement respirer, et il me remplit d’amertume. Si l’on implore quelque puissance, il est tout-puissant ; si l’on appelle à la justice d’un juge, il n’y a personne qui osât rendre justice en ma faveur. Si j’entreprends de me justifier, ma propre bouche me condamnera ; si je veux montrer que je suis innocent, il me convaincra d’être coupable. Quand je serais juste et simple, cela même me serait caché, et ma vie me serait à charge à moi-même. Tout ce que j’ai dit se réduit à ce principe : Il afflige le juste aussi bien
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que l’impie. S’il frappe de plaies, qu’il me tue tout d’un coup, et qu’il ne se rie pas des peines des innocents. La terre est souvent livrée entre les mains de l’impie, et alors il couvre d’un voile les yeux des juges ; si ce n’est lui, qui est-ce donc ? Les jours de ma vie ont passé plus vite qu’un courrier ; ils se sont évanouis sans que j’y aie goûté aucun bien. Ils ont passé avec la même vitesse que les vaisseaux qui portent du fruit, et qu’un aigle qui fond sur sa proie. Lorsque je dis en moi-même : Je ne parlerai plus pour me plaindre, je sens que mon visage change aussitôt et que la douleur me déchire. Je craignais toutes mes actions, sachant que vous ne pardonnez pas à celui qui pèche. Si après cela je passe pour un méchant, pourquoi aurais-je travaillé en vain ? Quand j’aurais l’éclat ou de l’innocence, ou de la grâce ; quand j’aurais été lavé dans de l’eau de neige, et que la pureté de mes mains éclaterait, votre lumière, Seigneur, me ferait paraître à moi-même tout couvert d’ordure, et mes vêtements m’auraient en horreur. Car je n’aurai pas à répondre à un homme semblable à moi ni à contester avec lui comme avec mon égal. Il n’y a personne qui puisse reprendre les deux parties, ni mettre sa main entre les deux. Qu’il retire donc sa verge loin de moi, et que sa terreur ne m’épouvante pas. Je pourrai vous répondre si vous me délivrez de ces deux choses, c’est-à-dire, votre main puissante et la verge de la correction. Je parlerai alors sans l’appréhender ; car dans
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la crainte où je suis, je ne puis répondre.
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Ma vie m’est devenue ennuyeuse ; je m’abandonnerai aux plaintes contre moi-même ; je parlerai dans l’amertume de mon âme. Je dirai à Dieu : Ne me condamnez pas ; faites-moi connaître pourquoi vous me traitez de la sorte. Pourriez-vous vous plaire à me livrer à la calomnie, et à m’accabler, moi qui suis l’ouvrage de vos mains ? Pourriez-vous favoriser les mauvais desseins des impies ? Avez-vous des yeux de chair, et regardez-vous les choses comme un homme les regarde ? Vos jours sont-ils semblables aux jours de l’homme, et vos années sont-elles comme ses années, pour vous informer de mes iniquités, et faire une exacte recherche de mon péché ; et pour savoir que je n’ai rien fait d’impie, n’y ayant personne qui puisse me tirer d’entre vos mains ? Ce sont vos mains, Seigneur, qui m’ont formé ; ce sont elles qui ont arrangé toutes les parties de mon corps ; et voudriez-vous après cela m’abîmer en un moment ? Souvenez-vous, je vous prie, que vous m’avez fait comme un ouvrage d’argile, et que dans peu de temps vous me réduirez en poudre. Ne m’avez-vous pas fait d’abord comme un lait qui se caille, comme un lait qui s’épaissit et qui se durcit ? Vous m’avez revêtu de peau
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et de chair, vous m’avez affermi d’os et de nerfs. Vous m’avez donné la vie et comblé de bienfaits ; et votre providence a conservé mon âme. Quoi que vous teniez toutes ces choses cachées en vous-même, je sais néanmoins que vous vous souvenez de tout. Si j’ai péché, et si vous m’avez épargné sur l’heure, pourquoi ne permettez-vous pas que je sois au moins à présent purifié de mon iniquité ? Si j’ai été méchant, malheur à moi ; et si je suis juste, je ne lèverai point la tête, étant accablé d’affliction et de misère. Vous vous saisirez de moi à cause de mon orgueil, comme une lionne se saisit de sa proie, et vous me tourmenterez d’une manière terrible. Vous ajouterez les anciennes peines aux nouvelles. Vous produisez contre moi des témoins, vous multipliez vos colères contre moi, et je suis assiégé de maux comme d’une armée. Pourquoi m’avez-vous tiré du sein de ma mère ? Plût à Dieu que je fusse mort, et que personne ne m’eût jamais vu ! J’aurais été comme n’ayant point été, n’ayant fait que passer du sein de ma mère dans le tombeau. Le peu de jours qui me reste ne finira-t-il point bientôt ? Donnez-moi donc quelque relâche, afin que je puisse un peu respirer dans ma douleur ; avant que j’aille, sans espérance d’aucun retour, en cette terre ténébreuse couverte de l’obscurité de la mort ; cette terre
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de misère et de ténèbres, où habite l’ombre de la mort, où tout est sans ordre, et dans une éternelle horreur.
{{t3|CHAPITRE XI|fs=120%}}
Sophar de Naamath parla ensuite de cette sorte : Celui qui se répand en tant de paroles n’écoutera-t-il pas à son tour ? et suffira-t-il d’être un grand parleur pour paraître juste ? Faut-il que tous les hommes se taisent pour vous entendre seul ? et après vous être moqué des autres, n’y aura-t-il personne qui vous confonde ? Car vous avez dit à Dieu : Ma conduite est pure et je suis sans tache devant vos yeux. Qu’il serait à souhaiter que Dieu parlât lui-même avec vous et qu’il ouvrît sa bouche, pour vous découvrir les secrets de son cœur dans lesquels sa loi est multiple et insondable ; et pour vous faire comprendre qu’il exige beaucoup moins de vous que ne mérite votre iniquité. Prétendez-vous sonder ce qui est caché en Dieu, et connaître parfaitement le Tout-Puissant ? Il est plus élevé que le ciel, comment y atteindrez-vous ? Il est plus profond que l’enfer, comment pénétrerez-vous jusqu’à lui ? La longueur de la terre et la largeur de la mer nous étonnent ; mais il s’étend au delà de l’une et de l’autre. S’il renverse tout, s’il confond toutes choses ensemble, qui pourra s’opposer à lui ? car il connaît la vanité des hommes, et l’iniquité étant présente à ses yeux, ne la considère-t-il pas attentivement ? L’homme vain s’élève d’orgueil en lui-même, et il se croit né libre
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comme le petit de l’âne sauvage. Mais pour vous, vous avez endurci votre cœur, et cependant vous élevez vos mains vers Dieu. Si vous bannissez l’iniquité de vos œuvres, et si l’injustice ne demeure point dans votre maison, vous pourrez élever alors votre visage comme étant sans tache, vous serez stable et vous ne craindrez point. Vous oublierez même la misère où vous aurez été, et elle passera dans votre souvenir comme un torrent d’eau qui s’est écoulé. Lorsque votre vie semblera être à son couchant, vous paraîtrez comme le soleil dans l’éclat de son midi ; et lorsque vous vous croirez perdu, vous vous lèverez comme l’étoile du matin. L’espérance qui vous sera proposée vous remplira de confiance ; et entrant dans le sépulcre, vous dormirez dans une entière assurance. Vous serez en repos sans que personne vous trouble, et plusieurs vous supplieront de les regarder favorablement. Mais les yeux des méchants se consumeront d’envie ; les impies périront sans ressource, et les choses où ils avaient mis leur espérance, deviendront l’horreur et l’abomination de leur âme.
{{t3|CHAPITRE XII|fs=120%}}
Job reprenant la parole lui dit : N’y a-t-il donc que vous qui soyez hommes ? et la sagesse mourra-t-elle avec vous ? J’ai du sens
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aussi bien que vous, et je ne suis point inférieur ; car qui est celui qui ignore ce que vous savez ? Celui qui devient comme moi l’objet des railleries de son ami, invoquera Dieu, et Dieu l’exaucera ; car on se moque de la simplicité du juste. C’est une lampe que les riches regardent avec mépris ; mais qui est celui qui sera revêtu de gloire au jour de la rétribution. Les maisons des voleurs publics sont dans l’abondance, et ils s’élèvent audacieusement contre Dieu, quoique ce soit lui qui leur a mis entre les mains tout ce qu’ils possèdent. Interrogez les animaux, et ils vous enseigneront ; consultez les oiseaux du ciel, et ils se souviendront ; parlez à la terre, et elle vous répondra, et les poissons de la mer vous instruiront. Car qui ignore que c’est la puissance de Dieu qui a fait toutes ces choses ? Lui qui tient dans sa main l’âme de tout ce qui a vie, et tous les esprits qui animent la chair des hommes. L’oreille ne juge-t-elle pas des paroles, et le palais, de ce qui a du goût ? La sagesse est dans les vieillards, et la prudence est le fruit de la longue vie. Mais la sagesse et la puissance souveraine est en Dieu. C’est lui qui possède le conseil et l’intelligence. S’il détruit une fois, nul ne pourra édifier ; s’il tient un homme enfermé, nul ne pourra lui ouvrir. S’il retient les eaux, tout deviendra sec ; et s’il les lâche, elles inonderont
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la terre. La force et la sagesse résident en lui ; il connaît, et celui qui trompe, et celui qui a trompé. Il fait tomber ceux qui donnent conseil aux autres, en des pensées extravagantes, dont la fin est malheureuse, et il frappe d’étourdissement les juges. Il ôte le baudrier aux Rois, et il ceint leurs reins avec une corde. Il fait que les Pontifes sont privés de leur gloire, et que les grands tombent à terre. Il fait que ceux qui enseignaient la vérité, changent de langage, et il retire la science des vieillards. Il fait tomber les princes dans le mépris et la confusion. Il relève ceux qui avaient été opprimés. Il découvre ce qui était caché dans de profondes ténèbres, et il produit au jour l’ombre de la mort. Il multiplie les nations, et les perd ensuite ; il les rétablit après leur ruine. Il change le cœur des princes qui sont établis sur les peuples de la terre : il les trompe, et les fait marcher inutilement par des routes égarées. Ils iront à tâtons comme dans les ténèbres, au lieu de marcher dans la lumière du jour, et il les fera chanceler à chaque pas, comme s’ils étaient ivres.
{{t3|CHAPITRE XIII|fs=120%}}
J’ai vu de mes yeux toutes ces choses ; je les ai entendues de mes oreilles, et je les ai toutes comprises. Ce que vous savez ne m’est point inconnu, et je ne vous
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suis point inférieur. Mais je veux parler au Tout-Puissant, et je désire m’entretenir avec Dieu, en faisant voir auparavant que vous êtes des fabricateurs de mensonges, et des défenseurs d’une doctrine corrompue. Et plût à Dieu que vous demeurassiez dans le silence, afin que vous puissiez passer pour sages ! Ecoutez donc ce que j’ai à dire contre vous ; prêtez l’oreille au jugement que mes lèvres prononceront. Dieu a-t-il besoin de votre mensonge, ou que vous usiez de déguisements pour le défendre ? Est-ce que vous prétendez favoriser Dieu, et faites-vous des efforts pour le justifier ? Cela vous réussira-t-il ? ou se laissera-t-il surprendre, comme un homme, à vos tromperies ? C’est lui-même qui vous condamnera, puisque ce n’est que par dissimulation que vous défendez ses intérêts. Aussitôt qu’il fera paraître sa colère, il vous épouvantera, et il vous accablera par la terreur de son nom. Votre mémoire sera semblable à la cendre, et vos têtes superbes seront comme de la boue. Demeurez un peu dans le silence, afin que je dise tout ce que mon esprit me suggérera. Pourquoi déchiré-je ma chair avec mes dents ? et pourquoi mon âme est-elle toujours comme
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si je la portais entre mes mains ? Quand Dieu me tuerait, je ne laisserais pas d’espérer en lui ; et je m’accuserai néanmoins de toutes mes fautes en sa présence. Et il sera lui-même mon Sauveur ; car aucun hypocrite n’osera paraître devant ses yeux. Rendez-vous donc attentifs à mes paroles, prêtez l’oreille aux vérités cachées que je vais vous dire. Si ma cause était jugée, je sais que je serais reconnu innocent. Qui est celui qui veut
=== no match ===
entrer avec moi en jugement ? Qu’il vienne ; car pourquoi me laisserais-je consumer sans avoir parlé pour ma défense ? Je vous demande, Seigneur, seulement deux choses, et après cela je ne me cacherai point à votre face. Retirez votre main loin de moi, ne m’épouvantez point par la terreur de votre puissance. Appelez-moi, et je vous répondrai ; permettez que je vous parle, et daignez me répondre. Combien ai-je commis d’iniquités et de péchés ? Faites-moi voir mes crimes et mes offenses. Pourquoi me cachez-vous votre visage ? et pourquoi me croyez-vous votre ennemi ? Vous faites éclater votre puissance contre une feuille que le vent emporte, et vous poursuivez une paille sèche. Car vous avez prononcé contre moi des arrêts pleins d’amertume ; et vous voulez me consumer pour les péchés de ma jeunesse. Vous avez mis mes pieds dans les ceps ; vous avez observé tous
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mes sentiers, et vous avez considéré avec soin toutes les traces de mes pas, moi qui deviendrai comme un vêtement mangé des vers.
{{t3|CHAPITRE XIV|fs=120%}}
L’homme né de la femme vit très-peu de temps, et il est rempli de beaucoup de misères. Il naît comme une fleur, qui n’est pas plutôt éclose, qu’elle est foulée aux pieds ; il fuit comme l’ombre, et il ne demeure jamais dans un même état. Et vous croirez, Seigneur, qu’il soit digne de vous d’ouvrir seulement les yeux sur lui, et de le faire entrer en jugement avec vous ? Qui peut rendre pur celui qui est né d’un sang impur ? N’est-ce pas vous seul qui le pouvez ? Les jours de l’homme sont courts ; le nombre de ses mois et de ses années est entre vos mains ; vous avez marqué les bornes de sa vie, et il ne peut les dépasser. Retirez-vous donc un peu de lui, afin qu’il ait quelque repos, jusqu’à ce qu’il trouve comme le mercenaire la fin désirée de tous ses travaux. Un arbre n’est point sans espérance : quoiqu’on le coupe, il ne laisse pas de reverdir, et ses branches poussent de nouveau. Quand sa racine serait vieillie dans la terre, quand son tronc desséché serait mort dans la poussière, il ne laissera pas de pousser aussitôt qu’il aura senti l’eau, et il se couvrira de feuilles comme lorsqu’il a été planté. Mais l’homme une fois mort, que devient-il ? De même que si les eaux d’une mer ou d’un lac se retiraient et si les fleuves abandonnant leur lit, se séchaient ; ainsi quand l’homme est mort une fois, il ne ressuscitera point jusqu’à ce que le ciel soit consumé et détruit ; il ne se réveillera point et il ne sortira point de son sommeil. Qui pourra me procurer cette grâce que vous me missiez à couvert et me cachiez dans l’enfer, jusqu’à ce que votre fureur soit entièrement passée, et que vous me marquiez un temps où vous vous souviendrez de moi ? L’homme étant mort une fois, pourrait-il bien vivre de nouveau ? Dans cette guerre où je me trouve tous les jours de ma vie, j’attends que mon changement arrive. Vous m’appellerez et je vous répondrai ; vous tendrez votre main droite à l’ouvrage de vos mains. Je sais que vous avez compté tous mes pas ; mais vous pardonnez mes péchés. Vous avez mis mes offenses en réserve comme dans un sac, et vous avez guéri mon iniquité. Comme une montagne se détruit en tombant, et comme un rocher est arraché de sa place ; comme les eaux cavent les pierres, et comme l’eau qui bat contre la terre la consume peu à peu, c’est ainsi que vous perdez l’homme. Vous l’avez affermi pour un peu de temps, afin qu’il passât ensuite pour jamais ; vous changez son visage, et vous le faites sortir de ce monde. Que ses enfants soient dans l’éclat ou dans l’ignominie, il ne connaîtra ni l’un ni l’autre. Sa chair pendant qu’il vivra sera dans la douleur et son âme déplorera elle-même son état.
{{t3|CHAPITRE XV|fs=120%}}
Après cela Éliphaz de Théman répondit à Job, et lui dit : Le sage doit-il dans ses réponses parler comme en l’air, et remplir son cœur d’un vent impétueux ? Vous accusez dans vos discours celui qui ne vous est point égal, et vous parlez d’une manière qui ne peut vous être que désavantageuse. Vous êtes si vaniteux que vous avez banni toute crainte de Dieu. Vous dédaignez de prier Dieu. Car votre bouche est inspirée par votre iniquité, et vous imitez les discours des blasphémateurs. C’est votre propre bouche qui vous condamnera, et ce seront vos lèvres qui répondront contre vous. Etes-vous le premier homme qui ait été créé ? et avez-vous été formé avant les collines ? Etes-vous entré dans le conseil de Dieu ? et sa sagesse sera-t-elle inférieure à la vôtre ? Que savez-vous de plus que nous ? et quelle lumière avez-vous que nous n’ayons pas ? Il y a parmi nous des hommes vénérables par leur grand âge et par leur vieillesse, et il y en a de beaucoup plus anciens que vos pères. Serait-il difficile à Dieu de vous consoler ? mais vous l’en empêchez par l’emportement de vos paroles. Pourquoi votre cœur conçoit-il de si hauts ressentiments de lui-même, en sorte que l’égarement même de vos yeux témoigne l’orgueil de vos pensées ? Pourquoi votre esprit s’enfle-t-il contre Dieu, jusqu’à proférer de si étranges discours ? Qu’est-ce que l’homme pour être sans tache devant Dieu, et pour paraître juste étant né d’une femme ? Entre ses saints mêmes, il n’y en a aucun qui ne soit sujet au changement, et les cieux ne sont pas purs devant ses yeux. Combien plus sera-t-il abominable et inutile, l’homme qui boit l’iniquité comme l’eau ? Ecoutez-moi, et je vous dirai ce que j’ai vu. Les sages publient ce qu’ils savent, et ils ne cachent point ce qu’ils ont reçu de leurs pères, à qui seuls cette terre a été donnée, et qui l’ont défendue des courses des étrangers. L’impie croît en orgueil de jour en jour, et le nombre des années de sa tyrannie est incertain. Son oreille est toujours frappée de bruits effrayants ; et au milieu même de la paix, il s’imagine toujours qu’on forme contre lui de mauvais desseins. Quand il est dans la nuit il n’espère plus le retour de la lumière, et il ne voit de tous côtés que des épées nues. Lorsqu’il se remue pour chercher du pain, il se voit près d’être accablé par le jour des ténèbres. La vue de l’adversité l’épouvante, et les malheurs qu’il se figure l’assiègent, comme un roi qui se prépare à donner bataille. Car il a porté sa main contre Dieu, et il s’est roidi contre le Tout-Puissant. Il a couru contre Dieu la tête levée, et il s’est armé d’un orgueil inflexible. La graisse a couvert tout son visage, et elle lui pend de tous côtés. Il a fait sa demeure dans les villes désolées, et dans les maisons désertes, qui ne sont plus que des monceaux de pierres. Il ne s’enrichira point, son bien se dissipera en peu de temps, et il ne poussera point de racines sur la terre. Il ne sortira point des ténèbres qui l’environnent ; et s’il étend ses mains, il ne pourra rien prendre. Ses desseins ne subsisteront pas. L’impie désespérera de son salut ; il périra avant que ses jours soient accomplis, et ses mains se sécheront. Il se flétrira comme la vigne tendre qui ne commençait qu’à fleurir ; et comme l’olivier qui laisse tomber sa fleur. Car tout ce qu’amasse l’hypocrite sera sans fruit, et le feu dévorera les maisons de ceux qui aiment à recevoir des présents. Il conçoit la douleur, et il enfante l’iniquité, et son sein s’occupe à inventer de nouveaux pièges.
{{t3|CHAPITRE XVI|fs=120%}}
Job répondit à Éliphaz, et lui dit : J’ai entendu souvent de pareils discours ; vous êtes tous des consolateurs importuns. Ces discours en l’air ne finiront-ils jamais ? et votre avantage ne vous est-il point à charge ? Je pourrais aussi moi-même parler comme vous : et plût à Dieu que votre âme fût au même état que la mienne ! Je vous consolerais aussi par mes discours, et je témoignerais sur mon visage ce que je ressentirais pour vous ; je vous fortifierais par mes paroles, et je vous épargnerais dans tout ce qui sortirait de ma bouche. Mais que ferai-je ? Si
=== no match ===
je parle, ma douleur ne s’apaisera point ; et si je demeure dans le silence, elle ne me quittera point. Ma douleur me presse et m’accable maintenant ; et tous les membres de mon corps sont réduits à rien. Mes ulcères dégouttants de sanie et de pourriture disent quels horribles tourments j’endure. Les rides qui paraissent sur ma peau, rendent témoignage de l’extrémité où je suis ; et un homme s’élève en même temps contre moi, pour me contredire et me résister en face par de faux discours. Il s’est armé contre moi de toute sa fureur ; il a grincé des dents en me menaçant ; mon ennemi m’a envisagé avec un regard terrible. Ils ont ouvert leur bouche contre moi, et en me couvrant d’opprobres, ils m’ont frappé sur la joue, et se sont rassasiés de mes peines. Dieu m’a fait tomber sous la puissance de l’injuste, et il m’a livré entre les mains des impies. J’ai été tout d’un coup réduit en poudre, moi qui étais si puissant autrefois. Le Seigneur m’a fait plier le cou sous sa verge, il m’a brisé, et il m’a mis comme en butte à tous ses traits. Il m’a déchiré, il m’a fait plaie sur plaie, il est venu fondre sur moi comme un géant. J’ai étendu un sac sur ma peau, et j’ai couvert ma tête de cendres. Mon visage s’est bouffi à force de pleurer, et mes paupières sont couvertes de ténèbres. J’ai souffert tout cela sans que ma main fût souillée par l’iniquité, lorsque j’offrais à Dieu des prières pures. La terre ne couvre point mon sang, et que mes cris ne se trouvent point étouffés dans ton sein. Car le témoin de mon innocence est dans le ciel, et celui qui connaît le fond de mon cœur réside en ces lieux sublimes. Mes amis se répandent en paroles vaines, mais mes yeux fondent en larmes devant Dieu. Que je souhaiterais qu’un homme pût se justifier devant Dieu, comme il peut se justifier devant un homme comme lui ! Car mes années coulent et passent vite, et je marche par un sentier par lequel je ne reviendrai jamais.
{{t3|CHAPITRE XVII|fs=120%}}
Maintenant Job se plaint d’avoir eu les yeux de l’esprit obscurcis par le chagrin qu’il a eu d’être éprouvé malgré les mérites de sa sainteté. Il souffre tous ces maux, malgré la pureté de sa conscience. Toutes mes forces sont épuisées, mes jours ont été abrégés ; et il ne me reste plus que le tombeau. Je n’ai point péché et, cependant mon œil ne voit rien que de triste et d’affligeant. Délivrez-moi, Seigneur, et me mettez auprès de vous ; et après cela, que la main de qui que ce soit s’arme contre moi. Vous avez éloigné leur cœur de l’intelligence ; c’est pourquoi ils ne seront point élevés. Il promet du butin à ses compagnons ; mais les yeux de ses enfants tomberont dans la défaillance. Il m’a rendu comme la fable du peuple, et je suis devenu à leurs yeux un exemple de la justice de Dieu. Le chagrin obscurcit mes yeux, et les membres de mon corps sont comme réduits à rien. Les justes sont épouvantés de cet état où je suis, et l’innocent s’élèvera contre l’hypocrite. Le juste demeurera toujours ferme dans sa voie, et celui qui a les mains pures en deviendra plus fort. Revenez donc tous, et convertissez-vous, je vous en prie, et je vous ferai voir qu’il ne se trouvera point de sages parmi vous. Mes jours se sont écoulés et toutes les pensées que j’avais, ayant été renversées, ne servent qu’à me déchirer le cœur. Elles ont changé la nuit en jour, et j’attends que la lumière reparaisse après les ténèbres. Quand j’attendrais jusqu’au bout, ma maison est un enfer, et je me suis préparé mon lit dans les ténèbres. J’ai dit à la pourriture : Vous êtes mon père ; et au ver : Vous êtes ma mère et ma sœur. Où est donc maintenant toute mon attente ? et qui est celui qui considère ma patience ? Tout ce que je puis espérer descendra avec moi dans le plus profond du tombeau ; croyez-vous qu’au moins en ce lieu je puisse avoir du repos ?
{{t3|CHAPITRE XVIII|fs=120%}}
Baldad de Suth répondit à Job, et lui dit : Jusques à quand vous répandrez-vous en tant de paroles ? Comprenez auparavant, et après cela nous parlerons. Pourquoi passons-nous pour méprisables et indignes de vos entretiens ? et pourquoi n’avez-vous que du mépris pour nous ? Si vous êtes résolu à perdre votre âme dans votre fureur, la terre sera-t-elle abandonnée à cause de vous, et les rochers seront-ils transportés hors de leur place ? La lumière de l’impie ne s’éteindra-t-elle pas, et la flamme qui sort de son feu ne sera-t-elle pas sans éclat ? La clarté qui luisait dans sa maison sera obscurcie, et la lampe qui éclairait au-dessus de lui perdra sa lumière. Avec toute sa force il marchera qu’à l’étroit et avec peine, et ses conseils le feront tomber dans le précipice. Car il a engagé ses pieds dans les rets, et il marche au milieu du filet. Son pied se prendra dans ce filet, et la soif brûlera de ses ardeurs. Le piège qu’on lui a préparé est caché sous la terre, et on lui tend un appât le long du sentier. Les terreurs l’assiégeront de toutes parts et l’envelopperont dans ses démarches. La faim changera sa vie, et la mort dévorera la plus terrible dévorera l’éclat de son teint et consumera toute la force de ses bras. Les choses où il mettait sa confiance seront arrachées de sa maison ; et la mort le foulera aux pieds comme un roi qui le dominera. Les compagnons de celui qui n’est plus habiteront dans sa maison ; on y répandra le soufre. Ses racines qui tendaient en bas se sécheront, ses branches qui montaient en haut seront retranchées. Sa mémoire périra sur la terre, et on ne parlera plus de son nom avec honneur dans les places publiques. On le chassera de la lumière dans les ténèbres, et il sera transporté hors de ce monde. Sa race ne subsistera plus, il n’aura point de postérité parmi son peuple et il n’en restera rien dans son pays. Ceux qui viendront après lui seront étonnés de sa perte, et les hommes de son temps seront saisis d’horreur. Ainsi sera dévastée la maison de l’injuste, et la demeure de celui qui ne connaît point Dieu.
{{t3|CHAPITRE XIX|fs=120%}}
Alors Job répondit à Baldad, et lui dit : Jusqu’à quand affligerez-vous mon âme, et me tourmenterez-vous par vos discours ? voilà déjà dix fois que vous voulez me confondre, et que vous ne rougissez point de m’accabler. Quand je serais dans l’ignorance, mon ignorance ne regarde que moi seul. Mais vous vous élevez contre moi, et vous prétendez que l’état humiliant où je suis réduit, est une preuve que je suis coupable. Comprenez au moins maintenant que ce n’est point par un jugement de justice, que Dieu m’a affligé, et qu’il m’a frappé de ses plaies. Si je crie dans la violence que je souffre, on ne m’écoutera point ; si j’élève ma voix, on ne me rendra point justice. Le Seigneur a fermé de toutes parts le sentier que je suivais, et je ne puis plus passer outre ; et il a répandu des ténèbres dans le chemin étroit où je marchais. Il m’a dépouillé de ma gloire, il m’a ôté la couronne de la tête. Il m’a détruit de tous côtés, et je péris ; il m’a ôté toute espérance, comme un arbre qu’on déracine. Sa fureur s’est allumée contre moi, et il m’a traité comme son ennemi. Il est venu accompagné de ses soldats ; ils m’ont foulé aux pieds, et ils ont assiégé ma tente de toutes parts. Il a écarté mes frères loin de moi, et mes amis m’ont fui comme ceux qui m’étaient les plus étrangers. Mes proches m’ont abandonné, et ceux qui me connaissaient plus particulièrement m’ont oublié. Mes domestiques et mes servantes m’ont regardé comme un inconnu, et je leur ai paru comme un étranger. J’ai appelé mon serviteur, et il ne m’a point répondu, lors même que je le priais en lui parlant de ma propre bouche. Ma femme a eu horreur de mon haleine, et j’usais de prières envers les enfants qui sont sortis de moi. Les insensés mêmes me méprisaient, et je ne les avais pas plutôt quittés, qu’ils médisaient de moi. Ceux de qui je me servais autrefois m’ont eu en exécration, et celui que j’aimais le plus s’est déclaré mon ennemi. Mes chairs ont été rongées par les ulcères ; mes os se sont collés à ma peau, et il ne me reste que les lèvres autour des dents. Ayez pitié de moi, vous au moins qui êtes mes amis, ayez pitié de moi ; car la main du Seigneur m’a frappé. Pourquoi me persécutez-vous comme Dieu, et vous plaisez-vous à vous rassasier de ma chair ? Qui m’accordera que mes paroles soient écrites ? Qui me donnera qu’elles soient tracées dans un livre ; qu’elles soient gravées sur une lame de plomb avec une plume de fer, ou sur la pierre avec le ciseau ? car je sais que mon Rédempteur est vivant, et que je ressusciterai de la terre au dernier jour, que je serai encore revêtu de ma peau, et que je verrai mon Dieu dans ma chair ; que je le verrai, moi, dis-je, et non un autre, et que je le contemplerai de mes propres yeux. C’est là l’espérance que j’ai, et qui reposera toujours dans mon sein. Pourquoi donc dites-vous : Persécutons-le, et cherchons jusqu’à la racine de ses paroles des prétextes pour le décrier ? Fuyez donc de devant l’épée qui vous menace, parce qu’il y a une épée vengeresse de l’iniquité, et vous devez savoir qu’il y a un jugement de Dieu, qui peut me venger de ceux qui me raillent.
{{t3|CHAPITRE XX|fs=120%}}
Sophar de Naamath répondit ensuite à Job, et lui dit : C’est pour cela qu’il me vient pensée sur pensée, et que mon esprit est diversement agité. J’écouterai les reproches que vous me faites ; mais l’esprit d’intelligence qui est en moi répondra pour moi. Voici ce que je sais, et ce qui a toujours été vrai depuis que l’homme a été créé sur la terre : c’est que la gloire des impies passe bien vite, et que la joie de l’hypocrite n’est que d’un moment. Quand son orgueil s’élèverait jusqu’au ciel et que sa tête toucherait les nues, il périra à la fin, et il sera rejeté comme un fumier. Ceux qui l’avaient connu sur le trône, diront d’une voix insultante : Où est-il ? Il s’évanouit comme un songe dont on a perdu le souvenir, et il disparaîtra comme un fantôme que l’on voit durant la nuit. L’œil qui l’avait vu ne le verra plus, et le lieu où il était ne le reconnaîtra plus. Ses enfants seront accablés de pauvreté, et ses propres mains lui rendront le mal qu’il a fait aux autres. Les dérèglements de sa jeunesse pénétreront jusque dans ses os et se reposeront avec lui dans la poussière. Car lorsque le mal est doux à sa bouche, il le cache sous sa langue. Il ménage cette viande, il ne cesse de la goûter, et la retient dans sa bouche. Le pain qu’il mange se corrompra dans son estomac, et se changera dans ses entrailles en un fiel d’aspic. Il rejettera les richesses qu’il avait dévorées, et Dieu les arrachera de ses entrailles. Après qu’il se sera bien rassasié, il se trouvera dans des étouffements qui le déchireront, et toutes sortes de douleurs l’accableront de toutes parts. Il sucera la tête des aspics, et la langue de la vipère le tuera. Il ne verra point couler sur lui les ruisseaux d’un fleuve, ni les torrents de miel et de lait. Il souffrira les peines des maux qu’il a faits, et n’en sera pas consumé ; l’excès de ses tourments égalera celui de ses crimes. Car il a dépouillé les pauvres, et il les a foulés aux pieds ; il leur a ravi leur maison, qu’il n’avait pas fait bâtir. Son cœur a toujours été insatiable, et après qu’il a obtenu ce qu’il avait tant désiré, il n’a pu en jouir. Il n’est rien resté de ses repas ; c’est pour cela qu’il ne demeurera rien de tous ses biens. Après qu’il aura pris plaisir à remplir son estomac de viande, Dieu l’attaquera dans sa fureur, et fera pleuvoir sur lui ses traits et ses foudres. S’il suit d’un côté les pointes du fer, il sera percé par un arc d’airain. L’épée tirée du fourreau, l’épée foudroyante le poursuivra et le percera cruellement ; des ennemis effroyables passeront et repasseront sur lui. Les ténèbres les plus épaisses sont cachées dans le secret de son âme ; il sera dévoré par un feu qui ne s’allume point ; et celui qui sera laissé dans sa tente, sera pénétré d’affliction. Les cieux révéleront son iniquité, et la terre s’élèvera contre lui. Les enfants de sa maison seront exposés à la violence ; ils seront retranchés au jour de la fureur de Dieu. C’est le partage que Dieu réserve à l’impie ; c’est le prix qu’il recevra du Seigneur pour ses paroles.
{{t3|CHAPITRE XXI|fs=120%}}
Job répondit ensuite à Sophar, et dit : Ecoutez, je vous prie, mes paroles, et changez de sentiment. Souffrez que je parle ; et après cela moquez-vous, si vous voulez, de ce que je dis. Est-ce avec un homme que je prétends disputer ? N’est-ce pas avec grand sujet que je m’afflige ? Jetez les yeux sur moi, et soyez frappé d’étonnement, mettez le doigt sur votre bouche. Pour moi quand je me souviens de mon état, j’en suis épouvanté, et j’en tremble de tout mon corps. Pourquoi donc les impies vivent-ils si heureusement ? Pourquoi donc sont-ils si élevés et si remplis de richesses ? Ils voient leur race fleurir et se conserver devant leurs yeux ; ils sont environnés d’une grande troupe de leurs proches et de leurs petits-enfants. Leurs maisons jouissent d’une profonde paix, et la verge de Dieu ne les touche point. Leurs vaches conçoivent et mettent bas, et ne sont point privées de leur fruit. On voit sortir en foule de leurs maisons leurs enfants qui dansent au son des instruments de musique. Ils passent leurs jours dans les plaisirs, et en un moment ils descendent dans le tombeau. Ils disent à Dieu : Retirez-vous de nous, nous ne voulons point connaître vos voies. Qui est le Tout-Puissant pour nous obliger à le servir ? et si nous le prions, quel bien nous en reviendra-t-il ? Mais que les pensées de ces impies soient loin de moi, puisque les biens qu’ils possèdent ne sont point en leur puissance. Combien de fois aussi voyons-nous que la lumière des impies s’éteint tout d’un coup, et qu’il leur survient un déluge de maux, lorsque Dieu les accable de douleurs, et partage les effets de sa fureur ? Ils deviennent comme la paille que le vent dissipe, et comme la poussière qui est enlevée par un tourbillon. Dieu fera passer aux enfants la peine du père ; et après l’avoir puni selon son impiété, alors il lui fera comprendre la grandeur de son crime. Il verra de ses propres yeux sa ruine, et il boira de la fureur du Tout-Puissant. Car que lui importe ce que deviendra sa maison après lui ? et si le nombre de ses mois est diminué de moitié ? Qui entreprendra d’enseigner à Dieu quelque chose, lui qui juge les grands de la terre ? Un homme meurt fort de corps, sain, riche et heureux, dont les entrailles étaient chargées de graisse, les os pleins et comme arrosés de moelle. Un autre meurt dans l’amertume de son âme et sans aucun bien ; et néanmoins ils dormiront tous deux dans la poussière du sépulcre, et ils se verront tous deux couverts de vers. Je connais bien vos pensées et les jugements injustes que vous faites de moi. Car vous dites : Qu’est devenue la maison de ce prince ? et où sont maintenant les tentes des impies ? Consultez ceux que vous trouverez dans le chemin, et vous verrez qu’ils connaissent cette même vérité : que le méchant est réservé pour le jour de la perdition, que le Seigneur le conduira jusqu’au jour où il doit répandre sur lui sa fureur. Qui le reprendra en sa présence ? n’est-ce pas Dieu ? Il sera un jour porté au tombeau, et il demeurera pour jamais parmi la foule des morts. Sa présence a été agréable sur le rivage du Cocyte ; un nombre innombrable de personnes l’y a précédé, et il y entraînera tous les hommes après lui. Comment donc voulez-vous me donner une vaine consolation, puisque j’ai fait voir que ce que vous dites est souvent le partage des impies ?
{{t3|CHAPITRE XXII|fs=120%}}
Éliphaz de Théman, prenant la parole, dit à Job : L’homme peut-il être comparé à Dieu, quand même il aurait une science consommée ? Que sert à Dieu que vous soyez juste ? ou que lui donnerez-vous quand votre conduite sera sans tache ? Vous craindrait-il, si Dieu craindrait d’entrer en jugement avec vous ? Ne trouvera-t-il pas plutôt en vous des dérèglements très-grands et une infinité d’actions injustes ? Vous avez enlevé sans raison des gages à vos frères, vous avez dépouillé de leurs vêtements ceux qui par là sont demeurés nus. Vous avez refusé de l’eau à celui qui était abattu de lassitude, et du pain à celui qui souffrait la faim. Vous vous êtes mis en possession de la terre que vous avez conquise par la force de vos bras', et vous la conserviez comme étant le plus puissant. Vous avez renvoyé la veuve les mains vides, et vous avez détruit tout l’appui des orphelins. C’est pour cela que vous vous trouvez environné de pièges, et frappé tout d’un coup de trouble et de crainte. Et vous pensiez ne devoir point tomber dans les ténèbres, ni être accablé par un impétueux débordement d’eau. Ne considérez-vous point que Dieu est plus élevé que le ciel, et qu’il est beaucoup plus au-dessus des astres ? Et vous dites : que peut connaître Dieu ? Il juge des choses comme au travers d’un voile. Il est environné d’un nuage ; il ne considère point ce qui se passe parmi nous ; et il se promène dans le ciel d’un pôle à l’autre. Voulez-vous suivre la route des siècles anciens, et marcher sur les traces de ces impies, qui ont été emportés par une mort précipitée, et que le déluge a renversés jusqu’aux fondements ; qui disaient à Dieu : Retirez-vous de nous, et qui s’imaginaient que le Tout-Puissant ne pouvait rien contre eux, quoique ce fût lui qui eût comblé leurs maisons de biens. Mais loin de moi les pensées de ces impies. Les justes les verront périr, et s’en réjouiront ; et l’innocent leur insultera. Ce qu’ils avaient élevé, n’a-t-il pas été détruit ? Et le feu n’en a-t-il pas dévoré les restes ? Soumettez-vous donc à Dieu, et rentrez dans la paix ; et vous vous trouverez comblé de biens. Recevez la loi de sa bouche, et gravez ses paroles dans votre cœur. Si vous retournez au Tout-Puissant, vous serez rétabli de nouveau, et vous bannirez l’iniquité de votre maison. Il vous donnera au lieu de la terre, le rocher, et au lieu de la pierre, des eaux vives de la sagesse. Lorsque vous ferez ce que je dis, Dieu sera votre défenseur tout-puissant contre vos ennemis, et vous aurez des monceaux d’argent. Vous trouverez vos délices dans le Tout-Puissant, et vous élèverez votre visage vers Dieu. Vous le prierez, et il vous exaucera, et vous vous acquitterez de vos vœux avec joie. Vous formerez des desseins, et ils vous réussiront ; et la lumière brillera dans les voies par lesquelles vous marcherez. Car celui qui aura été humilié, sera dans la gloire ; et celui qui a baissé les yeux sera sauvé. L’innocent sera délivré ; et il le sera parce que ses mains ont été pures.
{{t3|CHAPITRE XXIII|fs=120%}}
Job parla ensuite de cette sorte : Mes paroles sont encore pleines d’amertume et la violence de ma plaie est beaucoup au-dessus de mes gémissements. Que je souhaiterais de savoir comment je pourrais trouver Dieu, et me présenter jusqu’à son trône ! J’exposerais ma cause devant lui et je remplirais ma bouche de mes plaintes : Afin que je susse ce qu’il me répondrait, et que je comprisse ce qu’il pourrait me dire. Je ne voudrais point qu’il me combattît de toute sa force, ni qu’il m’accablât par le poids de sa grandeur. Je souhaiterais qu’il ne proposât contre moi que l’équité et la justice, et j’espérerais gagner ma cause devant un tel juge. Mais que ferai-je ? Si je vais en Orient, il ne paraît point ; si je vais en Occident, je ne l’aperçois point. Si je me tourne à gauche, je ne puis l’atteindre ; si je me tourne à droite, je ne le verrai point. Mais il connaît lui-même ma voie et il m’éprouve comme l’or qui passe par le feu. Mon pied a suivi ses traces, j’ai été fidèle à garder sa voie, et je ne m’en suis point détourné, Je ne me suis point écarté des commandements qui sont sortis de ses lèvres, et j’ai caché dans mon sein les paroles de sa bouche. Car il est seul, et nul ne peut empêcher ses desseins, et il fait absolument tout ce qu’il lui plaît. Quand il aura accompli sur moi sa volonté, il lui reste encore beaucoup d’autres moyens semblables. C’est pourquoi je suis troublé en sa présence, et lorsque je le considère, je suis agité de crainte. Dieu a amolli mon cœur, et le Tout-Puissant m’a épouvanté. Car je ne me suis point perdu en l’oubliant au milieu des ténèbres qui m’environnent, et l’obscurité où je suis n’a point mis un voile sur mon visage.
{{t3|CHAPITRE XXIV|fs=120%}}
Les temps n’ont point été cachés par le Tout-Puissant ; mais ceux qui le connaissent ne connaissent point ses jours. Il y en a qui passent au delà des limites de leurs terres, qui ravissent les troupeaux, et les mènent dans leurs pâturages. Ils saisissent l’âne des pupilles, et ils amènent pour gage le bœuf de la veuve. Ils renvoient les hommes tout nus, et ils ôtent les habits à ceux qui n’ont pas de quoi se couvrir pendant le froid, qui sont percés par les pluies des montagnes, et qui n’ayant pas d’abri, se réfugient dans les cavernes. Ils ravissent le bien des pauvres par violence. Ils moissonnent le champ qui n’est point à eux, et ils vendangent la vigne de ceux qu’ils ont opprimés par violence. Ils laissent les pauvres sans vêtements, et ils leur arrachent les épis. Ils se reposent au milieu des tas de fruits de ceux qui après avoir foulé le vin dans leurs pressoirs sont dans la soif. Ils font soupirer les hommes dans les villes ; les âmes blessées poussent leurs cris au ciel, et Dieu ne laissera pas que son ennemi échappe à sa vengeance. Ils ont été rebelles à la lumière ; ils n’ont point connu les voies de Dieu, et ils ne sont point revenus par ses sentiers. Le meurtrier se lève dès le matin, il tue le faible et le pauvre, et il dérobe pendant la nuit comme un larron. L’œil de l’adultère épie l’obscurité de la nuit ; il dit : personne ne me verra ; et il se couvre le visage. Il perce les maisons dans les ténèbres, à l’heure qu’ils s’étaient donnée pendant le jour, et ils n’ont point connu la lumière. Si l’aurore paraît tout d’un coup, ils croient que c’est l’ombre de la mort, et ils marchent dans les ténèbres comme dans le jour. Il est plus léger que la surface de l’eau ; mais qu’il soit maudit sur la terre, et qu’il ne marche point dans le chemin de la vigne. Qu’il passe des eaux froides de la neige à une chaleur excessive, et que son péché le conduise jusqu’aux enfers. Que la miséricorde le mette en oubli, que les vers soient sa douleur et ses délices ; qu’on ne se souvienne point de lui, mais qu’il soit arraché comme un arbre qui ne porte point de fruit. Car il a nourri celle qui était stérile et qui n’enfantait point, et il n’a point fait de bien à la veuve. Il a fait tomber les plus forts par sa puissance, et lorsqu’il sera le plus ferme, il ne croit pas pouvoir demeurer ferme en sa vie. Dieu lui a donné du temps pour faire pénitence, et il en abuse pour devenir encore plus superbe ; mais les yeux de Dieu sont sur ses voies. Ces personnes s’élèvent pour un moment ; et après cela ils ne subsistent plus ; ils seront humiliés comme toutes choses, ils seront emportés comme un songe et retranchés comme le haut des épis. Si cela n’est ainsi, qui pourra me convaincre de mensonge dans ce que je dis, et accuser mes paroles devant Dieu ?
{{t3|CHAPITRE XXV|fs=120%}}
Baldad de Suth parla ensuite en ces termes : Dieu est puissant et redoutable ; c’est lui qui a fait régner la paix dans ses hauts lieux. Peut-on compter le nombre de ses soldats ? et sur qui sa lumière ne se lève-t-elle point ? L’homme comparé avec Dieu peut-il être justifié ? et celui qui est né d’une femme paraîtra-t-il pur devant lui ? La lune même ne brille point, et les étoiles ne sont pas pures devant ses yeux ; combien moins le sera l’homme qui n’est que pourriture et le fils de l’homme qui n’est qu’un ver !
{{t3|CHAPITRE XXVI|fs=120%}}
Alors Job répondit à Baldad, et lui dit : Quel est celui que vous voulez assister ? Est-ce un homme faible ? Et soutenez-vous quelqu’un qui n’ait pas le bras assez fort ? A qui donnez-vous conseil ? Est-ce à celui qui n’a pas assez de sagesse ? et voulez-vous ainsi signaler votre prudence ? Qui entreprennez-vous d’enseigner ? N’est-ce pas celui qui a créé votre souffle ? Les géants mêmes et ceux qui habitent avec eux, gémissent devant lui sous les eaux. L’enfer est nu devant ses yeux, et l’abîme n’a point de voile pour se couvrir devant lui. C’est lui qui fait reposer le pôle du septentrion sur le vide, et qui suspend la terre sur le néant. C’est lui qui lie les eaux dans les nuées, afin qu’elles ne se répandent pas toutes à la fois sur la terre ; qui empêche que son trône ne paraisse à découvert, et qui répand au-devant de lui les nuages qu’il a formés : Qui a renfermé les eaux dans leurs bornes, pour y demeurer tant que dureront la lumière et les ténèbres. Les colonnes du ciel tremblent devant lui, et elles sont saisies de frayeur à sa présence. Sa puissance a rassemblé les mers en un instant, et sa sagesse a dompté l’orgueil de cet élément. Son esprit a orné les cieux, et l’adresse de sa main puissante a fait paraître le serpent plein de replis. Ce que nous venons de dire n’est qu’une petite partie de ses œuvres, et nous n’avons entendu qu’un faible murmure de ses paroles ; mais qui pourra soutenir l’éclat du tonnerre de sa grandeur ?
{{t3|CHAPITRE XXVII|fs=120%}}
Job prenant encore la parole, et usant du même discours figuré, continua en ces termes : Je prends à témoin le Dieu vivant qui m’a ôté tout moyen de justifier mon innocence, et le Tout-Puissant qui a rempli mon âme d’amertume ; que tant que j’aurai un souffle de vie, et que Dieu me laissera la respiration, mes lèvres ne prononceront rien d’injuste, et ma langue ne dira point de mensonge. Dieu me garde de vous croire équitables ; tant que je vivrai, je ne me désisterai point de la défense de mon innocence. Je n’abandonnerai point la justification que j’ai commencé de faire de ma conduite : car mon cœur ne me reproche rien dans toute ma vie. Que celui qui se déclare mon ennemi, passe lui-même pour un impie, et que celui qui me combat, soit regardé comme un injuste. Car quelle est l’espérance de l’hypocrite, s’il ravit le bien d’autrui par son avarice, et que Dieu ne délivre point son âme ? Dieu entendra-t-il ses cris, lorsque l’affliction viendra fondre sur lui ? ou pourra-t-il trouver sa joie dans le Tout-Puissant, et invoquer Dieu en tout temps ? Je vous enseignerai avec le secours de Dieu ; je ne vous cacherai point ce qui est enfermé dans le Tout-Puissant. Mais vous le savez déjà tous ; et pourquoi donc vous répandez-vous inutilement en de vains discours ? Voici le partage de l’homme impie devant Dieu, et l’héritage que le Tout-Puissant réserve pour les violents. Quand ses enfants seraient en grand nombre, ils passeront tous au fil de l’épée, et ses petits-enfants ne seront point rassasiés de pain. Ceux qui resteront de sa race seront ensevelis dans leurs ruines, et ses veuves ne le pleureront point. S’il fait un monceau d’argent comme de terre, s’il amasse des habits comme il ferait de la boue ; il est vrai qu’il les préparera ; mais le juste s’en revêtira, et l’innocent partagera son argent. Il s’est bâti, comme le ver, une maison ; il s’est fait une cabane comme le gardien d’une vigne. Lorsque le riche s’endormira en mourant, il n’emportera rien avec lui ; il ouvrira les yeux, et il ne trouvera rien. Il sera surpris de la pauvreté comme d’une inondation d’eaux, et il sera accablé de la tempête au milieu d’une nuit profonde. Un vent brûlant le saisira et l’emportera, et l’enlèvera de sa place comme un tourbillon. Dieu enverra sur lui plaie sur plaie, et ne l’épargnera point ; il fera tout son possible pour s’enfuir de ses mains. Celui qui le verra, dira : Il frappera ses mains sur lui, et l’arrachera de sa place.
{{t3|CHAPITRE XXVIII|fs=120%}}
L’argent a un principe et une source de ses veines, et l’or a un lieu où il se forme. Le fer se tire de la terre ; et la pierre étant fondue par la chaleur, se change en airain. Il a mis un terme aux ténèbres ; il considère lui-même la fin de toutes choses, et la pierre même ensevelie dans l’obscurité et dans l’ombre de la mort. Le torrent divise d’avec le peuple voyageur et étranger ceux que le pied de l’homme pauvre a oubliés et qui sont hors de la voie. La terre d’où le pain naissait comme de son lieu, a été renversée par le feu. Le saphir se trouve dans ses pierres, et ses mottes sont de l’or. L’oiseau a ignoré la route pour y aller, et l’œil du vautour ne l’a point vue. Les enfants des traficants n’y ont point marché, et la lionne n’y a point passé. L’homme a étendu sa main contre les rochers, et il a renversé les montagnes jusque dans leurs racines. Il a ouvert les pierres pour en faire sortir les ruisseaux, et son œil a vu tout ce qu’il y a de rare et de précieux. Il a pénétré jusqu’au fond des fleuves, et il a produit au jour les choses les plus secrètes. Mais où trouvera-t-on la sagesse ? et quel est le lieu de l’intelligence ? L’homme n’en connaît point le prix, et elle ne se trouve point en la terre de ceux qui vivent selon le siècle. L’abîme dit : Elle n’est point avec moi ; et la mer : Elle n’est point avec moi. On ne la donnera point pour l’or le plus pur, elle ne s’achète point au poids de l’argent. On ne la mettra point en comparaison avec les marchandises des Indes, ni avec le saphir le plus précieux. On ne lui égalera ni l’or ni le cristal, et on ne la donnera point en échange pour des vases d’or. Ce qu’il y a de plus grand et de plus élevé ne sera pas seulement nommé auprès d’elle. D’où donc vient la sagesse, et où est le lieu de l’intelligence ? Elle est cachée aux yeux de tous les vivants ; elle est inconnue aux oiseaux mêmes du ciel. La perdition et la mort ont dit : Nous avons ouï parler d’elle. C’est Dieu qui comprend quelle est sa voie ; c’est lui qui connaît le lieu où elle habite. Car il voit le monde d’une extrémité à l’autre, et il considère tout ce qui se passe sous le ciel. C’est lui qui a donné du poids aux vents ; et c’est lui qui a pesé et mesuré l’eau. Lorsqu’il prescrivait une loi aux pluies, lorsqu’il marquait un chemin aux foudres et aux tempêtes, c’est alors qu’il l’a vue, qu’il l’a découverte, qu’il l’a préparée, et qu’il en a sondé la profondeur. Et il a dit à l’homme : La parfaite sagesse est de craindre le Seigneur, et la vraie intelligence est de se retirer du mal.
{{t3|CHAPITRE XXIX|fs=120%}}
Job, reprenant encore son allégorie, continua son discours et dit : Qui m’accordera d’être encore comme j’ai été autrefois, dans ces jours heureux où Dieu prenait lui-même soin de me garder ; lorsque sa lampe luisait sur ma tête, et que dans les ténèbres je marchais à la lueur de sa lumière ; comme j’étais aux jours de ma jeunesse, lorsque Dieu habitait spirituellement en mon cœur, loin du tumulte des vices. Quand je jouissais de la présence de Dieu. Quand le Tout-Puissant était en moi, et toute ma famille autour de moi ; lorsque je lavais mes pieds dans le beurre, et que la pierre répandait de ses largesses ; lorsque les juges siégeaient à la porte de la ville pour juger ceux qui y entraient. Quand c’était le temps d’examiner diverses affaires, et que l’on me préparait un siège élevé dans la place publique ; les jeunes gens me voyant se retiraient par respect, et les vieillards se levant se tenaient debout. Les princes cessaient de parler, et ils mettaient le doigt sur leur bouche. Les grands s’imposaient silence, et leur langue demeurait comme attachée à leur palais. L’oreille qui m’écoutait me publiait bienheureux, et l’œil qui me voyait me rendait témoignage, en publiant que j’avais délivré l’indigent opprimé, qui dénonçait par ses cris la violence dont il était victime. Je délivrais des mains du méchant l’orphelin privé du secours de toute défense. Il était béni parmi les veuves, les orphelins et les enfants, tous ceux qui sont petits et affligés, parce qu’il ne méprisa jamais aucun de ces humbles. Je me suis revêtu de la justice et de l’équité que j’ai gardées dans mes jugements, m’a servi comme d’un vêtement royal et d’un diadème. J’ai été l’œil de l’aveugle et le pied du boiteux. J’étais le père des pauvres, et je m’instruisais avec un extrême soin des affaires que je ne savais pas. Je brisais les mâchoires de l’injuste, et je lui arrachais la proie d’entre les dents. Je disais : Je mourrai dans le petit nid que je me suis fait, et je désire que mes jours soient heureux dans la résurrection. Je suis comme un arbre dont la racine s’étend le long des eaux, et la rosée se reposera sur mes branches. Ma gloire se renouvellera de jour en jour, et mon arc se fortifiera dans ma main. Ceux qui m’écoutaient, attendaient que j’eusse parlé, et ils recevaient mon avis avec un silence plein de respect. Ils n’osaient rien ajouter à mes paroles, et elles tombaient sur eux comme les gouttes de la rosée. Ils me souhaitaient comme la campagne sèche attend l’eau du ciel, et leur bouche s’ouvrait pour m’entendre, comme la terre s’ouvre aux pluies de l’arrière-saison. Si je riais quelque fois avec eux, ils ne pouvaient pas le croire, et la lumière de mon visage ne tombait point à terre. Si je voulais aller parmi eux, je prenais ma place au-dessus de tous ; et lorsque j’étais assis comme un roi au milieu des gardes qui m’environnaient, je ne laissais pas d’être le consolateur des affligés.
{{t3|CHAPITRE XXX|fs=120%}}
Mais maintenant je suis méprisé par des personnes plus jeunes que moi, dont je n’aurais pas daigné autrefois mettre les pères avec les chiens de mon troupeau ; dont la force et le travail des mains étaient moins que rien à mon égard, et qui étaient même regardés comme indignes de la vie ; des gens tout secs de faim et de pauvreté, qui allaient chercher ce qu’ils pourraient ronger dans un désert ; dont l’affliction et la misère avaient défiguré le visage ; qui mangeaient l’herbe et les écorces des arbres, et qui se nourrissaient de racines de genévrier ; qui allaient ravir ces choses dans le fond des vallées ; et qui en ayant trouvé quelqu’une, y accouraient avec de grands cris ; qui trouvaient même leur joie dans cet état, qui habitaient dans les creux des torrents, dans les cavernes de la terre, ou dans les rochers. Ces hommes dont les pères sont insensés et vils, qui sont le mépris et le rebut de la terre, sont ceux qui m’insultent. Je suis devenu le sujet de leurs chansons, je suis l’objet de leurs railleries. Ils m’ont en horreur, et ils fuient loin de moi ; ils ne craignent pas de me cracher au visage. Car Dieu a ouvert son carquois pour me percer de douleur, et il a mis un frein à ma bouche. Aussitôt que j’ai commencé à paraître, mes maux se sont élevés à ma droite ; ils ont renversé mes pieds, et me surprenant ils m’ont dressé des pièges ; ils ont eu sur moi l’avantage, et il ne s’est trouvé personne pour me secourir. Ils se sont jetés sur moi, comme par la brèche d’une muraille et par une porte ouverte, et ils sont venus m’accabler dans ma misère. J’ai été réduit dans le néant ; vous avez emporté comme un tourbillon ce qui m’était le plus cher, et ma vie a passé en un moment comme un nuage. Mon âme est maintenant toute languissante en moi-même, et je suis tout pénétré des maux qui m’accablent. Mes douleurs pendant la nuit transpercent mes os, et les vers qui me dévorent ne dorment point. Leur multitude consume mon vêtement, ils m’environnent et me serrent comme le haut d’une tunique. Je suis devenu comme de la boue, je suis semblable à la poussière et à la cendre. Je crie vers vous, ô mon Dieu, et vous ne m’écoutez point ; je me présente à vous, et vous ne me regardez pas. Vous êtes changé et devenu cruel envers moi, et vous employez la dureté de votre main pour me combattre. Vous m’avez élevé, et m’ayant comme suspendu en l’air, vous m’avez laissé tomber et brisé entièrement. Je sais que vous me livrerez à la mort, où est marquée la maison de tous ceux qui vivent. Mais vous n’étendez pas néanmoins votre main pour les consumer entièrement ; car lorsqu’ils sont abattus, vous les sauvez. Je pleurais autrefois sur celui qui était affligé, et mon âme était compatissante envers le pauvre. J’attendais les biens, et les maux sont venus fondre sur moi ; j’espérais la lumière, et les ténèbres m’ont enveloppé ; Un feu brûle dans mes entrailles sans me donner aucun repos ; et les jours de l’affliction m’ont prévenu. Je marchais tout triste, mais sans me laisser aller à l’emportement ; je me levais tout d’un coup, et je faisais retentir ma voix au milieu du peuple. J’ai été le frère des dragons, et le compagnon des autruches. Ma peau est devenue toute noire sur ma chair, et mes os se sont desséchés par l’ardeur qui me consume. Ma harpe s’est changée en de tristes plaintes, et mes instruments de musique en des voix lugubres.
{{t3|CHAPITRE XXXI|fs=120%}}
J’ai fait un accord avec mes yeux, pour ne pas penser seulement à une vierge. Car autrement quelle union Dieu aurait-il pu avoir avec moi ? Et quelle part le Tout-Puissant me donnerait-il à son céleste héritage ? Dieu ne connaît-il pas celui qui commet l’injustice ? Ne considère-t-il pas mes voies ? et ne compte-t-il pas toutes mes démarches ? Si j’ai marché dans la vanité et le mensonge, et si mes pieds se sont hâtés pour tendre des pièges aux autres, que Dieu pèse mes actions dans une juste balance, et qu’il connaisse la simplicité de mes œuvres. Mon cœur a repoussé la concupiscence que lui offraient mes yeux. Si mes pas se sont détournés de la voie, si mon cœur a suivi l’attrait de mes yeux, et si quelque souillure s’est attachée à mes mains, que je sème et qu’un autre mange ce que j’aurai semé, que ma race soit retranchée de la terre jusqu’à sa racine. Si l’agrément d’une femme a séduit mon cœur, et si j’ai dressé des embûches à la porte de mon ami, que ma femme soit déshonorée par une autre, et qu’elle soit exposée à une prostitution honteuse. Car l’adultère est un crime énorme et une très-grande iniquité. C’est un feu d’une passion contagieuse qui consume tous les biens, et qui extermine jusqu’aux moindres rejetons ; si j’ai dédaigné d’entrer en jugement avec mon serviteur et avec ma servante ; lorsqu’ils disputaient contre moi, Car que ferai-je quand Dieu se lèvera pour me juger, et lorsqu’il me demandera compte de ma vie, que lui répondrai-je ? Celui qui m’a créé dans le sein de ma mère, n’a-t-il pas aussi créé celui qui me sert ? et n’est-ce pas le même Dieu qui nous a formés tous deux ? Si j’ai refusé aux pauvres ce qu’ils voulaient, et si j’ai fait attendre en vain les yeux de la veuve, si j’ai mangé seul mon pain, et si l’orphelin n’en a pas mangé aussi, car la compassion a grandi avec moi dès mon enfance, et elle est sortie avec moi du sein de ma mère ; si j’ai négligé de secourir le passant qui n’ayant point d’habit mourait de froid, et le pauvre qui était sans vêtement ; si les membres de son corps ne m’ont pas béni, lorsqu’ils ont été réchauffés par les toisons de mes brebis, si j’ai levé la main sur le pupille, lors même que je me voyais le plus fort dans l’assemblée des juges ; que mon épaule tombe étant désunie de sa jointure, et que mon bras se brise avec tous ses os. Car j’ai toujours craint Dieu comme des flots suspendus au-dessus de moi, et je n’ai pu en supporter le poids. Si j’ai cru que l’or était ma force, et si j’ai dit à l’or le plus pur : Vous êtes ma confiance, si j’ai mis ma joie dans mes grandes richesses, et si j’ai regardé le soleil dans son plus grand éclat, et la lune lorsqu’elle était le plus claire ; si mon cœur a ressenti une secrète joie, et si j’ai porté ma main à ma bouche pour la baiser, ce qui est le comble de l’iniquité, et un renoncement du Dieu Très-Haut ; si je me suis réjoui de la ruine de celui qui me haïssait, si j’ai été ravi de ce qu’il était tombé dans quelque mal, car je n’ai point abandonné ma langue au péché pour faire des imprécations contre celui qui ne m’aimait pas ; si les gens de ma maison n’ont pas dit : Qui nous donnera de sa chair, afin que nous en soyons rassasiés ? L’étranger n’est point demeuré dehors, ma porte a toujours été ouverte au voyageur. Si j’ai tenu mon péché secret, comme les hommes font d’ordinaire, et si j’ai caché mon iniquité dans mon sein ; si la grande multitude m’a épouvanté, ou si j’ai été effrayé par le mépris de mes proches ; si je ne suis pas au contraire demeuré dans le silence, sans sortir de la porte de ma maison. Qui me donnera une personne qui m’entende, afin que le Tout-Puissant écoute ce que je désire lui représenter, et que celui qui juge écrive tout lui-même sur un livre ? afin que je porte ce livre sur mon épaule, et que je le mette autour de ma tête, comme une couronne. A chaque pas que je ferai j’en prononcerai les paroles ; et je le présenterai comme à mon prince. Si la terre que je possède crie contre moi, et si ses sillons pleurent avec elle ; si j’en ai mangé les fruits sans donner d’argent, et si j’ai affligé le cœur de ceux qui l’ont cultivée, qu’elle produise pour moi des ronces au lieu de froment, et des épines au lieu d’or. Ainsi finit le discours de Job.
{{t3|CHAPITRE XXXII|fs=120%}}
Après cela les trois amis de Job cessèrent de lui répondre, voyant qu’il continuait à se croire juste. Et alors Éliu fils de Barachel de Buz de la famille de Ram entra dans une grande colère et se fâcha contre Job, de ce qu’il assurait qu’il était juste devant Dieu. Il s’irrita aussi contre ses amis, de ce qu’ils n’avaient su trouver de raisonnable pour répondre à Job, mais qu’ils s’étaient contentés de le condamner. Éliu attendit donc que Job eût cessé de parler, parce qu’il était moins âgé que ceux qui lui avaient répondu. Mais voyant qu’ils n’avaient pu tous trois répondre à Job, il fut transporté de colère. Et voici la manière dont Éliu fils de Barachel de la race de Buz leur parla : Je suis le plus jeune et vous êtes plus vieux que moi ; c’est pourquoi je suis demeuré la tête baissée, sans oser seulement dire mon avis. Car je m’attendais qu’un âge si avancé vous donnerait des paroles, et que le grand nombre de vos années vous instruirait de la sagesse. Mais, à ce que je vois, quoique l’esprit soit dans tous les hommes, c’est l’inspiration du Tout-Puissant qui donne l’intelligence. Ce ne sont pas toujours ceux qui ont vécu longtemps qui sont les plus sages, et la lumière de la justice n’est pas toujours le partage de la vieillesse. C’est pourquoi je vous dirai : Ecoutez-moi, et je vous ferai voir quelle est ma sagesse. J’ai attendu que vous eussiez achevé de parler ; j’ai voulu voir, tant que vous avez disputé contre Job, quelle pouvait être votre sagesse. Je me suis contenté de vous regarder tant que j’ai cru que vous diriez quelque chose ; mais à ce que je vois, nul d’entre vous ne peut convaincre Job, ni répondre à ce qu’il a dit. Ce serait en vain que vous diriez peut-être : Nous avons trouvé le secret de la vraie sagesse ; c’est Dieu qui l’a rejeté, et non l’homme. Ce n’est point à moi que Job a adressé la parole, et ce n’est point à moi qu’il a disputé ; mais je ne l’aborde pas comme vous, avec des médisances et des invectives. Les voilà intimidés, ils n’ont plus rien à répondre, ils se sont eux-mêmes fermé la bouche. Puis donc que j’ai attendu, et qu’ils n’ont point parlé, et qu’ils sont demeurés muets et sans réponse, je parlerai aussi à mon tour, et je ferai voir quelle est ma science. Car je suis plein des choses que j’ai à dire, et mon esprit est comme en travail, voulant enfanter toutes les pensées qu’il a conçues. Mon estomac est comme un vin nouveau qui n’a point d’air, qui rompt les vaisseaux neufs où on le renferme. Je parlerai donc pour respirer un peu, j’ouvrirai mes lèvres et je répondrai. Je n’aurai d’égard pour personne, et je n’égalerai point l’homme à Dieu. Car je ne sais combien de temps je subsisterai sur la terre, et j’ignore si celui qui m’a créé ne m’ôtera point bientôt du monde.
{{t3|CHAPITRE XXXIII|fs=120%}}
Ecoutez donc, Job, mes paroles, et soyez attentif à tous mes discours. J’ai ouvert ma bouche, et ma langue va parler distinctement. Mes discours sortiront de la simplicité de mon cœur, et mes lèvres ne prononceront que la pure vérité. C’est l’esprit de Dieu qui m’a créé, et c’est le souffle du Tout-Puissant qui m’a donné la vie. Répondez-moi, si vous pouvez, et opposez vos raisons aux miennes. Dieu est mon créateur comme il est le vôtre, et j’ai été formé de la même boue. Mais vous ne verrez en moi rien de merveilleux qui vous épouvante, et vous n’y trouverez pas non plus une éloquence qui vous accable. Vous avez dit devant moi, et je vous ai entendu lorsque vous prononciez ces paroles : Je suis pur et sans péché, je suis sans tache et il n’y a point d’iniquité en moi. Car Dieu a cherché des sujets de plainte contre moi, et c’est pourquoi il a cru que j’étais son ennemi. Il a mis mes pieds à la chaîne, il a observé toutes mes démarches. C’est donc en cela même que vous avez montré que vous n’êtes pas juste. Disputez-vous contre lui, parce qu’il ne vous a pas répondu à toutes vos paroles ? Dieu ne parle qu’une fois et il ne répète point ce qu’il a dit, à moins que le changement même de notre vie ne le demande. Pendant les songes, dans les visions de la nuit, lorsque les hommes sont accablés de sommeil, et qu’ils dorment dans leur lit ; c’est alors que Dieu leur ouvre l’oreille, qu’il les avertit et les instruit de ce qu’ils doivent savoir, pour détourner ainsi l’homme du mal qu’il fait, et pour le délivrer de l’orgueil ; pour tirer son âme de la corruption, et pour sauver sa vie de l’épée qui la menace. Il le châtie encore par la douleur qu’il souffre dans son lit, et il fait sécher tous ses os. Dans cet état le pain est en horreur à son âme, et la nourriture qu’il trouvait auparavant délicieuse, devient l’aversion de son âme. Toute sa chair se consume, et ses os qui étaient couverts paraissent à nu. Il se voit près de la corruption, et sa vie est menacée d’une mort prochaine. Si un ange choisi entre mille parle pour lui et qu’il annonce l’équité de l’homme, Dieu aura compassion de lui et il dira à ses ministres : Délivrez-le, afin qu’il ne descende point dans la corruption ; j’ai trouvé lieu de lui faire grâce. Sa chair est consumée par les maux qui sont la peine de ses péchés ; qu’il retourne aux jours de son adolescence, c’est-à-dire, qu’il redevienne sain et sauf. Il verra sa face, parce qu’il éprouvera que son visage lui est propice, et qu’il va lui rendre justice pour ses dignes fruits de pénitence. Il priera Dieu de lui pardonner, et Dieu lui sera favorable, il verra sa face avec un ravissement de joie, et Dieu justifiera de nouveau cet homme. En regardant les autres hommes, il leur dira : J’ai péché, j’ai vraiment offensé Dieu, et je n’en ai point été traité si sévèrement que je le méritais. Il a ainsi délivré son âme afin qu’elle ne tombât point dans la mort, mais qu’en vivant elle jouît de la lumière. Voilà tout ce que Dieu fait à l’égard de chacun des hommes, en les reprenant jusqu’à trois fois, pour rappeler leurs âmes de la corruption, et pour les éclairer de la lumière des vivants. Job, soyez attentif, écoutez-moi, soyez dans le silence pendant que je parle. Si vous avez quelque chose à dire, répondez-moi, parlez ; car je veux bien vous donner lieu de vous justifier. Si vous n’avez rien à répondre, écoutez-moi, demeurez dans le silence, et je vous enseignerai la sagesse.
{{t3|CHAPITRE XXXIV|fs=120%}}
Éliu continuant encore de parler, prononça une sentence, en discutant d’une manière générale contre les impies. Sages, écoutez mes paroles ; savants, soyez attentifs. Car l’oreille juge des discours, comme le palais juge des viandes par le goût. Convenons ensemble de ce qui est selon la justice, et voyons entre nous ce qui doit être regardé comme le meilleur. Car Job a dit : Je suis juste, et Dieu ne me traite pas selon l’équité. Il y a de la fausseté et de l’abus dans le jugement que l’on a porté contre moi ; je suis percé de flèches très-cuisantes sans que j’aie péché. Où trouvera-t-on un homme semblable à Job, qui insulte à Dieu avec une impiété qu’il avale comme l’eau ; qui marche avec ceux qui commettent l’iniquité et qui se joint avec les impies ? Car il a dit : L’homme ne sera point agréable à Dieu, quand même il aurait couru dans sa voie. Vous donc qui avez du sens et qui êtes savants, écoutez-moi. L’impiété est infiniment éloignée de Dieu, et l’injustice, du Tout-Puissant, qui rendra à l’homme selon ses œuvres, et il traitera chacun suivant le mérite de sa vie. Certainement Dieu ne condamne point sans sujet, et le Tout-Puissant ne renverse point la justice. A-t-il donc commis à quelque autre le soin de la terre, et qui est celui qu’il a établi pour gouverner au lieu de lui le monde qu’il a créé ? S’il dirigeait vers soi son cœur, il attirerait à soi dans l’instant le souffle et l’esprit qui l’animent. Toute chair périrait en même temps, et tous les hommes retourneraient en cendres. Si vous avez donc de l’intelligence, écoutez ce que l’on vous dit, et soyez attentifs à mes paroles. Peut-on guérir celui qui n’aime point la justice ? et comment avez-vous la hardiesse de noter d’injustice Dieu, et de condamner avec tant de hardiesse celui qui est souverainement juste ? Lui qui dit à un roi : Vous êtes un apostat ; qui appelle les princes impies, lorsqu’ils le sont ; qui n’a point d’égard à la personne des princes ; qui n’a point eu de considération pour le tyran lorsqu’il disputait contre le pauvre, parce que sa main a fait tous les hommes. Ils mourront tout d’un coup, et au milieu de la nuit, les peuples seront tous remplis de trouble ; ils passeront, et le violent sera emporté sans qu’on voie une main qui le secoure. Car les yeux de Dieu sont sur les voies des hommes, et il considère toutes leurs démarches. Il n’y a point de ténèbres, il n’y a point d’ombre de la mort qui puisse dérober à ses yeux ceux qui commettent l’iniquité. Non, il n’est plus au pouvoir de l’homme de venir en jugement avec Dieu. Il en exterminera une multitude innombrable, et il en établira d’autres en leur place. Car il connaît leurs œuvres, et c’est pour cela qu’il répandra sur eux une nuit obscure, et qu’il les brisera. Il les frappera de plaies comme des impies, à la vue de tout le monde, eux qui ont fait un dessein ferme de se retirer de lui, et qui n’ont pas voulu comprendre toutes ses voies ; en sorte qu’ils ont fait monter jusqu’à lui les cris de l’indigent. Mais s’il donne la paix, qui est-ce qui le condamnera ? S’il cache son visage, qui pourra le contempler dans sa gloire ? C’est lui qui tient en sa puissance et les nations et tous les hommes. Puis donc que j’ai parlé à Dieu, je ne vous empêcherai point de parler aussi. Si je suis tombé dans quelque erreur, enseignez-moi ; si ce que j’ai dit n’est pas selon la justice, je ne dirai rien davantage. Dieu ne vous redemandera-t-il point compte de ce que j’ai pu dire contre la justice, qui vous a déplu ? Car c’est vous qui avez commencé à parler, et non pas moi. Si vous savez quelque chose de meilleur, parlez vous-même. Que des personnes intelligentes me parlent, et qu’un homme sage m’écoute. Mais Job a parlé inconsidérément, et il ne paraît point de sagesse dans ses discours. Mon Père, que la plaie de ce fléau s’appesantisse sur lui sans relâche. Ne cessez point de frapper un homme injuste ; parce qu’il ajoute le blasphème à ses péchés : qu’il soit condamné parmi nous, de peur que son injustice ne nous soit également imputée. Il n’y sera cependant pas contraint de nouveau par nos raisons, si désormais il essaie de provoquer Dieu, après avoir connu par nos assertions qu’il ne peut aucunement entrer en jugement avec Dieu.
{{t3|CHAPITRE XXXV|fs=120%}}
Éliu dit encore ce qui suit : Croyez-vous, Job, avoir eu une pensée raisonnable, en disant : Je suis plus juste que Dieu ? Vous avez dit en lui parlant ; Ce qui est juste ne vous plaît point ; quel avantage en retirerez-vous si je pèche ? Je répondrai donc à vos discours, et à vos amis aussi bien qu’à vous. Levez les yeux au ciel, voyez, et contemplez combien les cieux sont plus hauts que vous. Si vous péchez, en quoi nuirez-vous à Dieu ? et si vos iniquités se multiplient, que ferez-vous contre lui ? Si vous êtes juste, que donnerez-vous à Dieu ? ou que recevra-t-il de votre main ? Votre impiété peut nuire à un homme semblable à vous, et votre justice peut servir à celui qui est comme vous enfant de l’homme. Ils crieront à cause de la multitude des calomniateurs, et ils se répandront en pleurs, à cause de la domination violente des tyrans. Et nul d’eux ne dit : Où est le Dieu qui m’a créé, qui fait que les siens lui chantent pendant la nuit des cantiques d’actions de grâces ? Qui nous instruit plus que les animaux de la terre, et qui nous rend plus intelligents que les oiseaux du ciel ? Ils crieront alors, et il ne les exaucera point à cause de l’orgueil des méchants. Ce ne sera donc point inutilement que Dieu écoutera leurs cris ; et le Tout-Puissant considérera avec attention la cause de chaque personne. Lors même que vous avez dit, de Dieu : Il ne considère point ce qui se passe ; jugez-vous vous-même en sa présence et l’attendez. Car il n’exerce pas maintenant toute sa fureur, et il ne punit pas les crimes dans sa sévérité. C’est donc en vain que Job ouvre la bouche, et qu’il se répand en beaucoup de paroles sans science.
{{t3|CHAPITRE XXXVI|fs=120%}}
Éliu ajouta encore, et dit : Ecoutez-moi un peu, et je vous découvrirai ce que je pense ; car j’ai encore à parler pour Dieu. Je reprendrai ce que je sais dès le commencement, et je prouverai que mon Créateur est juste. Car il est certain qu’il n’y a point de mensonge dans mes discours, et vous serez convaincu qu’ils renferment une parfaite science. Dieu ne rejette point les puissants, étant puissant lui-même. Mais il ne sauve point les impies, et il fait justice aux pauvres. Il ne retirera point ses yeux du juste, et il établira les rois sur le trône pour toujours, et les conservera dans leur élévation. Si quelques-uns sont dans les chaînes, et resserrés par les liens de la pauvreté, Dieu leur découvrira leurs œuvres et leurs crimes, parce qu’ils ont été violents. Il leur ouvrira aussi l’oreille pour les reprendre, et il leur parlera afin qu’ils reviennent de leur iniquité. S’ils l’écoutent et observent ce qu’il leur dit, ils passeront tous les jours en joie, et leurs années en gloire. Mais s’ils ne l’écoutent point, ils passeront par le tranchant de l’épée, et ils périront dans leur folie. Ceux qui sont dissimulés et doubles de cœur, attirent sur eux la colère de Dieu : ils ne crieront point lorsqu’ils se trouveront dans les chaînes. Leur âme mourra dans la tempête, et leur vie aura le même sort que les efféminés et les exécrables. Dieu tirera le pauvre des maux qui l’accablent, et il lui ouvrira l’oreille au jour de l’affliction. Après qu’il vous aura sauvé de l’abîme étroit et sans fond, il vous mettra au large, et vous vous reposerez à votre table qui sera pleine de biens. Selon ce que vous méritez, vous avez été frappé d’un jugement des plus sévères. Votre cause a été jugée comme celle d’un impie ; mais vous gagnerez votre cause, et l’on vous rendra la justice que vous demandez. Que la colère donc ne vous surmonte point pour vous porter à opprimer l’innocent, et que la multitude des dons ne vous détourne point de la droite voie. Abaissez votre grandeur sans que l’affliction vous y porte ; abaissez encore ceux qui abusent de l’excès de leur puissance. N’allongez point la nuit et le temps du sommeil, afin que les peuples puissent monter jusqu’à vous, au lieu de ces personnes puissantes. Prenez garde de ne vous point laisser aller à l’iniquité du blasphème : car vous avez commencé de la suivre, après que vous êtes tombé dans la misère. Sachez, dit-il, que nul ne peut être injustement frappé par Dieu, qui seul est fort et sage. Qui, si ce n’est l’impie et l’orgueilleux, pense pouvoir comprendre les jugements de Dieu ? Qui est assez téméraire pour oser parler ainsi ? Souvenez-vous que vous ne connaissez point ses ouvrages, dont les hommes ont parlé dans leurs cantiques. Tous les hommes le voient ; mais chacun d’eux ne le regarde que de loin. Certes Dieu est grand : il passe toute notre science, et ses années sont innombrables : lui qui après avoir enlevé jusqu’aux moindres gouttes de la pluie, répand en abondance les eaux du ciel comme des torrents, qui fondent des nues, dont toute la face du ciel est couverte : lui qui étend les nuées quand il lui plaît pour s’en servir comme d’un pavillon ; qui fait éclater du ciel ses foudres et ses éclairs, et couvre la mer même d’une extrémité à l’autre. Il exerce ainsi ses jugements sur les peuples, et distribue la nourriture de sa parole à tous les hommes. Il cache la lumière dans ses mains ; et lui commande ensuite de paraître de nouveau. Il fait connaître à celui qu’il aime, que la lumière est son partage, et qu’il pourra s’élever jusqu’à elle.
{{t3|CHAPITRE XXXVII|fs=120%}}
J’admire combien Dieu est près de ceux qui lui sont fidèles. C’est pour cela que mon cœur est saisi d’effroi, et qu’il sort comme hors de lui-même. Ecoutez avec une profonde attention sa voix terrible, et les sons qui sortent de sa bouche. Parce que la voix des prédicateurs s’est fait entendre dans toute la terre. Dieu tonne par la voix de sa grandeur, et l’on ne peut comprendre ce qu’il dit. Il fait des choses grandes et impénétrables. C’est lui qui commande à la neige de descendre sur la terre, qui fait tomber les pluies ordinaires de l’hiver, et les eaux impétueuses des grands orages ; qui met comme un sceau sur la main de tous les hommes, afin qu’ils reconnaissent leurs œuvres. La bête rentrera dans sa tanière, et elle demeurera dans sa caverne. La tempête sortira des lieux les plus cachés, et le froid des vents d’aquilon. La glace se forme au souffle de Dieu, et les eaux se répandent ensuite en grande abondance. Quand il désire les nuées, et les nuées répandent leur lumière. Elles éclairent de toutes parts sur la face de la terre, partout où elles sont conduites par la volonté de celui qui les gouverne, et selon les ordres qu’elles ont reçus de lui ; soit qu’il veuille que sa miséricorde se répande sur une terre, soit qu’il lui commande de ne la point trouver. Job, écoutez ceci avec attention ; arrêtez-vous, et considérez les merveilles de Dieu. Savez-vous quand Dieu a commandé aux pluies de faire paraître la lumière de ses nuées ? Connaissez-vous les grandes routes des nuées, et la parfaite science de celui qui les conduit ? Vos vêtements ne sont-ils pas échauffés lorsque le vent du sud souffle sur la terre ? Vous avez peut-être formé avec lui les cieux, qui sont aussi solides que s’ils étaient d’airain. Apprenez-nous ce que nous pourrons lui dire, car pour nous autres nous sommes enveloppés de ténèbres. Qui pourra lui rendre raison des choses que je viens de dire ? Si quelque homme entreprenait d’en parler, il serait comme absorbé par la grandeur du sujet. Mais, maintenant ils ne voient point la lumière ; l’air s’épaissit tout d’un coup en nuées ; et un vent qui passe les dispersera. L’or vient du côté de l’aquilon, et la louange que l’on donne à Dieu, doit être accompagnée de tremblement. Nous ne pouvons le comprendre d’une manière digne de lui, il est grand par sa puissance, par son jugement et par sa justice ; et il est véritablement ineffable. C’est pourquoi les hommes le craignent, et nul de ceux qui se croient sages, n’osera envisager sa grandeur.
{{t3|CHAPITRE XXXVIII|fs=120%}}
Alors le Seigneur parla à Job du milieu d’un tourbillon, et lui dit : Qui est celui-là qui enveloppe de grands sens sous des paroles peu réfléchies ? Ceignez vos reins comme un homme ferme ; je vous interrogerai et vous me répondrez. Où étiez-vous quand je jetais les fondements de la terre ? dites-le-moi, si vous avez de l’intelligence. Savez-vous qui en a réglé toutes les mesures, ou qui a tendu sur elle le cordeau ? Savez-vous sur quoi ses bases sont affermies, ou qui en a posé la pierre angulaire ? Où étiez-vous lorsque les astres du matin me louaient tous ensemble, et que tous les enfants de Dieu étaient transportés de joie ? Qui a mis des digues à la mer pour la tenir enfermée, lorsqu’elle se débordait en sortant comme du sein de sa mère ; lorsque pour vêtement je la couvrais d’un nuage, et que je l’enveloppais d’obscurité comme on enveloppe les petits enfants ; lorsque je l’ai resserrée dans les bornes que je lui ai marquées, que j’y ai mis des portes et des barrières, et que je lui ai dit : Vous viendrez jusqu’ici, et vous ne passerez pas plus loin, et vous briserez ici l’orgueil de vos flots ? Est-ce vous qui depuis que vous êtes au monde avez donné des ordres à l’étoile du matin, et qui avez montré à l’aurore le lieu où elle doit paraître ; et qui tenant en votre main les extrémités de la terre, l’avez ébranlée, et en avez comme secoué et rejeté les impies ? La figure empreinte se rétablira comme l’argile et elle demeurera comme un vêtement. La lumière des impies leur sera ôtée ; et leur bras quelque élevé qu’il puisse être, sera brisé. Etes-vous entré jusqu’au fond de la mer ? et avez-vous parcouru les réduits les plus secrets de l’abîme ? Les portes de la mort vous ont-elles été ouvertes ? les avez-vous vues, ces portes noires et ténébreuses ? Avez-vous considéré toute l’étendue de la terre ? déclarez-moi toutes ces choses, si vous en avez la connaissance. Dites-moi quelle est la voie qui conduit où habite la lumière, et quel est le lieu des ténèbres ; afin que vous conduisiez cette lumière et cette nuit chacune en son propre lieu, ayant connu le chemin et les routes de leur demeure. Saviez-vous alors que vous deviez naître ? et connaissiez-vous le nombre de vos jours ? Etes-vous entrés dans les trésors de la neige ? Où avez-vous vu les trésors de la grêle, que j’ai préparés pour le temps de l’ennemi, pour le jour de la guerre et du combat ? Savez-vous par quelle voie la lumière descend du ciel, et la chaleur se répand sur la terre ? Qui a donné cours aux pluies impétueuses, et passage au bruit éclatant du tonnerre, pour faire pleuvoir dans une terre qui est sans hommes, dans un désert où personne ne demeure, pour inonder les champs affreux et inhabités, et pour y produire des herbes vertes ? Qui est le père de la pluie ? et qui a produit la rosée ? Du sein de qui la glace est-elle sortie ? et qui a produit la gelée qui tombe du ciel ? Les eaux se durcissent comme la pierre, et la surface de l’abîme se presse et devient solide. Pourrez-vous joindre ensemble les étoiles brillantes des Pléiades, et détourner l’Ourse de son cours ? Savez-vous l’ordre et les mouvements qu’il exerce sur la terre ? Elèverez-vous votre voix dans les nuées, et les flots impétueux des eaux vous obéiront-ils ? Commanderez-vous aux tonnerres, et partiront-ils dans l’instant ; et vous diront-ils : Nous voici ? Qui a mis la sagesse dans le cœur de l’homme, ou qui a donné l’intelligence au coq ? Qui expliquera la disposition des cieux ? ou qui fera cesser l’harmonie du ciel ? Lorsque la poussière se répandait sur la terre, et que les mottes se formaient et se durcissaient, où étiez-vous ?
{{t3|CHAPITRE XXXIX|fs=120%}}
Savez-vous le temps auquel les chèvres sauvages enfantent dans les rochers ? Où avez-vous observé l’enfantement des biches ? Avez-vous compté les mois qu’elles portent leur fruit, et savez-vous le temps auquel elles se déchargent ? Elles se courbent pour faire sortir leur faon, et elles le mettent au jour en jetant des cris et des hurlements. Leurs petits ensuite se séparent d’elles pour aller chercher leur nourriture, et étant sortis ils ne reviennent plus à elles. Qui a laissé aller libre l’âne sauvage, et qui lui a rompu ses liens ? Je lui ai donné une maison dans la solitude, et des lieux de retraite dans une terre stérile. Il méprise toutes les assemblées des villes, il n’entend point la voix d’un maître dur et impérieux. Il regarde de tous côtés les montagnes où il trouvera ses pâturages, et il cherche partout des herbages verts. Le rhinocéros voudra-t-il bien vous servir et demeurera-t-il à votre étable ? Lierez-vous le rhinocéros aux traits de votre charrue, afin qu’il laboure, et rompra-t-il après vous avec la herse les mottes des vallons ? Avez-vous confiance en sa grande force, et lui laisserez-vous le soin de votre labour ? Croirez-vous qu’il vous rendra ce que vous aurez semé, et qu’il remplira votre aire de blé ? La plume de l’autruche est semblable à celle de la cigogne et des éperviers. Lorsqu’elle abandonne ses œufs sur la terre, est-ce vous qui les échaufferez dans la poussière ? Elle oublie qu’on les foulera peut-être aux pieds ou que les bêtes sauvages les écraseront. Elle est dure et insensible à ses petits, comme s’ils n’étaient point à elle. Elle a rendu son travail inutile sans y être forcée par aucune crainte. Car Dieu en ceci l’a privée de sagesse, et ne lui a point donné l’intelligence. A la première occasion elle court, elle tend ses ailes, elle se moque du cheval et de celui qui est dessus. Est-ce vous qui donnerez au cheval sa force ou qui lui ferez pousser ses hennissements ? Le ferez-vous bondir comme les sauterelles, tandis que le souffle si fier de ses narines répand la terreur ? Il frappe du pied la terre, il s’élance avec audace, il court au-devant des hommes armés. Il ne peut être touché de la peur ; le tranchant des épées ne l’arrête point. Les flèches sifflent autour de lui, le fer des lances et des dards le frappe de toutes parts. Il écume, il frémit, et semble vouloir manger la terre ; il est intrépide au bruit des trompettes. Lorsqu’on sonne la charge, il dit : allons ; il sent de loin l’approche des troupes, il entend de loin la voix des capitaines qui encouragent les soldats, et les cris confus de l’armée. Est-ce par votre sagesse que l’épervier se couvre de plumes étendues, et qu’il déploie ses ailes vers le midi. L’aigle à votre commandement s’élèvera-t-il en haut, et fera-t-il son nid dans les lieux les plus élevés ? Il demeure dans des montagnes escarpées et dans des rochers inaccessibles. Il cherche de là sa proie, et ses yeux perçants découvrent de loin. Ses petits sucent le sang, et en quelque lieu que paraisse un corps mort, il fond dessus.
{{t3|CHAPITRE XL|fs=120%}}
Le Seigneur parla de nouveau à Job, et lui dit : Celui qui dispute contre Dieu, se réduit-il si facilement au silence ? Certainement quiconque reprend Dieu, doit lui répondre. Job répondit au Seigneur : Puisque j’ai parlé avec trop de légèreté, je ne puis rien répondre à Dieu. Je n’ai qu’à mettre ma main sur ma bouche. J’ai dit une chose que je souhaiterais n’avoir point dite ; et une autre encore, et je n’y ajouterai rien davantage. Le Seigneur parlant à Job du milieu d’un tourbillon, lui dit : Ceignez vos reins comme un homme ; je vous interrogerai, répondez-moi. Est-ce que vous prétendez détruire l’équité de mes jugements, et me condamner pour vous justifier ? Avez-vous comme Dieu un bras tout-puissant, et votre voix tonne-t-elle, comme la sienne ? Revêtez-vous d’éclat et de beauté, montez sur un trône élevé, soyez plein de gloire, et parez-vous des vêtements les plus magnifiques. Dissipez les superbes dans votre fureur, et humiliez les insolents par un seul de vos regards. Jetez les yeux sur tous les orgueilleux, et confondez-les. Brisez et foulez aux pieds les impies tous ensemble dans la poussière, ensevelissez leurs visages, et les jetez au fond de la terre ; et alors je confesserai que votre droite a le pouvoir de vous sauver. Considérez Béhémoth que j’ai créé avec vous ; il mangera le foin comme un bœuf. Sa force est dans ses reins, sa vertu est dans le nombril de son ventre. Sa queue se serre et s’élève comme un cèdre ; les nerfs de cette partie qui sert à la conservation de l’espèce sont entrelacés l’un dans l’autre. Ses os sont comme des tuyaux d’airain, ses cartilages sont comme des lames de fer. Il est le commencement des voies de Dieu ; celui qui l’a fait, appliquera son épée contre lui. Les montagnes lui produisent des herbages ; c’est là que toutes les bêtes des champs viennent se jouer. Il dort sous l’ombre dans le secret des roseaux et dans les lieux humides. Ses ombres couvrent l’ombre ; les saules du torrent l’environnent. Il absorbera le fleuve, et il n’en sera point étonné ; il se promet même que le Jourdain viendra couler dans sa gueule. On le prendra par les yeux comme un poisson se prend à l’amorce, et on lui percera les narines avec des pieux.
{{t3|CHAPITRE XLI|fs=120%}}
Pourrez-vous enlever Léviathan avec l’hameçon, et lui lier la langue avec une corde ? Lui mettrez-vous un cercle au nez, et lui percerez-vous la mâchoire avec un anneau ? Le réduirez-vous à vous faire d’instantes prières, et vous dira-t-il des paroles douces ? Fera-t-il un pacte avec vous, et le recevrez-vous comme un esclave éternel ? Vous jouerez-vous de lui comme d’un oiseau, et le lierez-vous pour servir de jouet à vos servantes ? Ferez-vous que vos amis le coupent par pièces, et que ceux qui trafiquent le divisent par morceaux ? Remplirez-vous de sa peau les filets des pêcheurs, et de sa tête le réservoir des poissons ? Mettez la main sur lui : souvenez-vous de la guerre, et ne parlez plus. Il se verra enfin trompé dans ses espérances, et il sera précipité à la vue de tous. Je ne le susciterai point par un effet de cruauté, car qui est-ce qui peut résister à mon visage ? Qui m’a donné le premier, afin que je lui rende ce qui lui est dû ? Tout ce qui est sous le ciel est à moi. Je ne l’épargnerai point, je ne me laisserai point fléchir ni à la force de ses paroles ni à ses prières les plus touchantes. Qui découvrira la superbe de son vêtement, et qui entrera dans le milieu de sa gueule ? Qui ouvrira l’entrée de sa mâchoire ? La terreur habite autour de ses dents. Son corps est semblable à des boucliers d’airain fondu ; il est couvert d’écailles qui se serrent et se pressent. L’une est jointe à l’autre sans que le moindre souffle passe entre les deux. Elles s’attachent ensemble, elles s’entrecroisent sans que jamais elles se séparent. Lorsqu’il éternue, il jette des éclats de feu, et ses yeux étincellent comme la lumière du point du jour. Il sort de sa gueule des lampes qui brûlent comme des torches ardentes. Une fumée se répand de ses narines comme d’un pot qui bout sur un brasier. Son haleine allume des charbons, et la flamme sort du fond de sa gueule. La force est dans son cou, et la famine marche devant lui. Les membres de son corps sont liés les uns avec les autres ; les foudres tomberont sur lui sans qu’elles l’atteignent en un autre lieu. Son cœur s’endurcira comme la pierre, et se resserrera comme l’enclume sur laquelle on bat sans cesse. Lorsqu’il sera élevé, les anges craindront, et dans leur frayeur ils se purifieront. Si l’on veut le percer de l’épée, ni l’épée, ni les dards, ni les cuirasses, ne pourront subsister devant lui. Car il méprisera le fer comme de la paille, et l’airain comme un bois pourri. L’archer le plus adroit ne le mettra point en fuite ; les pierres de la fronde sont pour lui de la paille sèche. Le marteau n’est encore pour lui qu’une paille légère, et il se rit des dards lancés contre lui. Les rayons du soleil seront sous lui, et il marchera sur l’or comme sur la boue. Il fera bouillir le fond de la mer comme l’eau d’un pot, et il la fera paraître comme un vaisseau plein d’onguents qui s’élèvent par l’ardeur du feu. La lumière brillera sur ses traces, il verra que le monde doit toujours demeurer dans le péché. Il est créé pour ne rien craindre. Il ne voit rien que de haut et de sublime, c’est lui qui est le roi de tous les enfants d’orgueil.
{{t3|CHAPITRE XLII|fs=120%}}
Job répondit au Seigneur et lui dit : Je sais que vous pouvez toutes choses, et qu’il n’y a point de pensée qui vous soit cachée. Qui est celui-là qui cache les desseins de Dieu sous des paroles dont il n’a pas l’intelligence ? C’est pourquoi j’avoue que j’ai parlé indiscrètement, et de choses qui surpassaient sans comparaison ma science. Ecoutez-moi, et je parlerai ; je vous interrogerai, et vous m’instruirez. Je vous avais connu par ouï-dire ; mais maintenant mon œil vous voit. C’est pourquoi je me méprise moi-même, et je fais pénitence dans la poussière et dans la cendre. Le Seigneur ayant parlé à Job de cette sorte, dit à Éliphaz de Théman : Ma fureur s’est allumée contre vous et contre vos deux amis, parce que vous n’avez point parlé devant moi dans la droiture de la vérité comme mon serviteur Job. Prenez donc sept taureaux et sept béliers, et allez à mon serviteur Job, et offrez-les pour vous en holocauste. Job mon serviteur priera pour vous ; je lui accorderai sa demande en votre faveur, afin que cette imprudence ne vous soit point imputée ; car vous n’avez point parlé dans la droiture de la vérité comme mon serviteur Job. Éliphaz de Théman, Baldad de Suth et Sophar de Naamath, s’en allèrent donc, et firent ce que le Seigneur leur avait dit ; et le Seigneur écouta Job en leur faveur. Le Seigneur aussi se laissa fléchir à la pénitence de Job, lorsqu’il priait pour ses amis, et il lui rendit au double tout ce qu’il possédait auparavant. Tous ses frères, toute sa parenté, tous ceux de sa race, ses connaissances et les amis qui avaient connu sa puissance royale vinrent le trouver et mangèrent avec lui dans sa maison. Ils remuèrent la tête sur lui, et ils le consolèrent de toutes les afflictions que le Seigneur lui avait envoyées ; ils lui donnèrent chacun une brebis et un pendant d’oreille d’or. Mais le Seigneur bénit Job dans son dernier état plus que dans le premier, et il lui fut donné quatorze mille brebis, six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses. Il eut aussi sept fils et trois filles. Il appela la première Jémima, la seconde Cassia et la troisième Keren-Happouc. Il ne se trouva point dans tout le reste du monde des femmes belles autant que ces filles de Job : et leur père leur donna leur part dans son héritage comme à leurs frères. Job vécut après cela cent quarante ans. Il vit ses fils et les enfants de ses fils jusqu’à la quatrième génération, et il mourut fort âgé et plein de jours.
{{t3|CONCLUSION|fs=120%}}
Gloire à vous Dieu le Père, gloire au Fils unique de Dieu, gloire au Saint-Esprit dans les siècles des siècles : ainsi soit-il.
Le bienheureux Job, en ses paroles et en ses souffrances, a été la figure de Jésus-Christ. Sa femme, au contraire, est l’emblème des hommes charnels qui, placés au dedans de l’Église, scandalisent par leurs mœurs la vie des saints. Les amis de Job représentent les hérétiques. Éliu est l’image des Gentils. Mais en dernier lieu, quand la gentilité est éteinte et détruite, les hérétiques sont envoyés par Dieu au-devant de Jésus-Christ, et sont réconciliés avec Dieu par le médiateur. Dans l’holocauste des sept taureaux et des béliers, l’Écriture indique la pénitence qui satisfait par les prières et les aumônes. Quant à ces mots : « Le Seigneur accueillit Job, » Jean dit de même : « Il est lui-même la propitiation auprès du Père. » [[Bible_Crampon_1923/1 Jean#2-2|''I Jean''. {{xx|2}}, 2]] Par conséquent, la face du Sauveur est accueillie par le Père, en ce sens qu’il nous exauce lui-même et qu’il est exaucé pour nous. « Et le Seigneur ajouta, » et le reste. Cet accroissement est ajouté à notre Seigneur Jésus-Christ, lorsque la multitude des Gentils est ajoutée au peuple juif. « Tous ses frères et sœurs. » Tout le peuple Juif, sa parenté, Jésus-Christ étant né de cette race. On peut aussi entendre la multitude de toutes les nations en général. « Ceux qui l’avaient connu auparavant. » Tous les Saints et les Prophètes qui le voyaient en l’esprit, et qui annonçaient qu’il viendrait dans la chair. « Ils mangèrent avec lui. » Maintenant dans la maison de l’Église du Sauveur, tous les fidèles sont nourris des exhortations des Écritures. « Et ils remuèrent la tête sur lui. » Tous les Saints sont dans l’allégresse parce qu’ils ont été faits participants du banquet spirituel et sacré de Jésus-Christ. « Et ils le consolèrent. » La rédemption du monde par sa propre passion est une grande consolation pour notre Sauveur. Or, il est dit que Dieu le Père a livré son fils aux maux de la passion et à la mort, dans le même sens que l’Apôtre a dit : « Il n’a pas épargné son propre Fils. » [[Bible_Crampon_1923/Romains#8-32|''Rom''. {{xx|8}}, 32]] « Et chacun lui donna une brebis. » Chacun de ceux qui viennent à Jésus-Christ par la foi, lui offrira son innocence et l’obéissance de son esprit. « Le Seigneur bénit Job dans son dernier état plus que dans le premier. » L’Écriture veut dire que le premier état de Jésus-Christ notre Dieu et notre Seigneur fut les temps antérieurs de la loi de Moïse, et montre que son dernier état fut son Évangile ; or, la manifestation de la vérité dans l’Évangile est meilleure que l’ombre des allégories dans l’Ancien Testament. Pour ce qui est de la signification des noms des animaux, je me souviens de l’avoir donnée au début de ce travail. Les sept fils représentent les sept dons de la grâce du Saint-Esprit ; et les trois filles, la Loi, les Prophètes et l’Évangile. Expliquons les noms des trois filles : Jémima ou le jour, c’est la loi de Dieu, qui illumine la nuit de l’ignorance humaine des clartés de la connaissance de la vérité. Cassia, c’est le don de sainte prophétie. Keren-Happouc ou ''Cornus tibia'', s’applique admirablement aux richesses évangéliques. Keren ou Corne marque la dignité de l’Église. De même que le bienheureux Job après ses pertes fut enrichi dans ses fils, de même le Sauveur, après la perte des Juifs infidèles, fut enrichi dans les Gentils. « Il ne se trouva point d’autres femmes belles, » parce que la beauté des âmes des élus surpasse de beaucoup en éclat tout ce qui vit sur la terre. « Et le père leur donna leur part, » et le reste. Les sœurs viennent à l’héritage comme les frères, parce que les faibles sont admis au royaume de Dieu comme les forts. « Il vit ses fils. » La sainte Église voit ses fils quand elle considère la première génération de ses fidèles ; elle voit les fils de ses fils en ce que ces fidèles lui en engendrent d’autres. Elle meurt pleine de jours, parce qu’à travers ces temps passagers, elle opère ce qui ne passe pas, en ce que les fidèles de l’Église et les bonnes œuvres durent éternellement avec Jésus-Christ. Amen.
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Il avoue d’ailleurs la mince valeur de cet écrit, disant que celui-là rendrait un bien petit service à la République des Lettres, qui en ferait une édition complète, parce qu’il est plein d’interprétations sans érudition ou même ridicules. À son avis, que nous avons suivi, le mieux est de recueillir dans ce fumier tout ce qui peut y avoir été enfoui d’utile, et d’éditer à part ce qui pouvait être choisi de page en page.
Il y a encore deux manuscrits qui réclament la prérogative du nom de saint Jérôme ; ils n’ont aucune différence entre eux, et mon opinion est qu’ils ne sont autres que la compilation de Meibomius. J’appelle l’un l’exemplaire Romain et l’autre l’exemplaire de Dubois, à cause de la bibliothèque Dubois où il fut apporté, il y a dix ans à peine, par le célèbre Bignon, qui l’avait acquis à La Haye dans une vente publique. C’est, à mon sens, pour en faire ressortir la valeur que les licitateurs, dans leur Catalogue, avancent quelques raisons de nature à leur permettre de l’attribuer à saint Jérôme. Ils les ont tirées du contenu même du livre, et quoique je n’aie pu le voir, je trouve dans ces raisons des marques à peu près certaines que cet exemplaire est le même que l’exemplaire de Rome, qu’il m’a été permis d’examiner et de feuilleter à loisir. Je dois donc faire connaître en peu de mots ce manuscrit de Rome, que le gardien de la Bibliothèque Vaticane, l’honorable Asseman, a mis à ma disposition avec la plus parfaite urbanité ; ce sera mettre en lumière les preuves, ou plutôt les artifices qui ont fait la renommée usurpée de ces exemplaires. Ce manuscrit est de forme dite carrée, relié en parchemin, ayant environ 130 feuillets, et selon moi écrit peu d’années avant l’invention de l’imprimerie, ce qui ressort de la conformation élégante des lettres. Au début, il rapporte la première Préface de saint Jérôme sur le livre de Job traduit de l’hébreu, depuis le commencement : « Je suis contraint, pour chaque livre de la divine Écriture, de répondre aux médisances de mes adversaires ; » jusqu’à ces mots : « Que chacun choisisse à son gré, et qu’il me croie épris d’érudition, et non malveillant. » Immédiatement après suit en entier une autre Préface de saint Jérôme sur le même livre de Job de la version des Septante rétabli par lui au moyen de notes critiques et d’astérisques : « Si je tressais un panier de jonc, » jusqu’à la fin : « Persuadé que mes loisirs seront plus utiles aux Églises de Jésus-Christ que les occupations de bien d’autres. » Le compilateur a donc copié mot à mot et transporté dans son travail presque en entier les deux Préfaces authentiques de saint Jérôme sur le livre de Job, sur lesquelles, nous l’avons dit, l’illustre Docteur n’a fait aucun Commentaire, mais qu’il traduisit d’abord du texte hébreu original et qu’il conféra ensuite avec l’exemplaire grec. Il est hors de doute que la même fraude existe dans le manuscrit de Dubois. En effet, ceux qui s’appliquent à prouver qu’il est du saint Docteur disent qu’il rappelle la manière de Jérôme en ce que l’auteur s’y plaint des rivaux qui médisent à la sourdine de son travail, en ce qu’il loue les anciens commentateurs, Aquila, Symmaque et Théodotion, en ce qu’enfin il s’appuie parfois sur l’interprétation hébraïque. Or, voici les expressions mêmes de saint Jérôme : « Je suis contraint, pour chaque livre de l’Écriture, de répondre aux médisances de mes adversaires, qui font un crime à mon interprétation de corriger parfois celle des Septante ; comme si chez les Grecs, avant moi, Aquila, Symmaque et Théodotion n’avaient pas fait du texte hébreu des traductions mot à mot, ou des Commentaires, ou un genre mitoyen de traduction avec commentaires. » Comme, peu après, ce passage était loué par Bède, beaucoup ont été conduits à l’erreur de croire qu’il était extrait du Commentaire de Jérôme ; enfin, comme il est aussi dans le manuscrit de Dubois, il fournit leur maîtresse raison à ceux qui ont l’opinion préconçue de l’origine hiéronymienne de ce traité : « Les Hébreux eux-mêmes, disent-ils, regardent le livre de Job comme ayant un sens détourné et qui échappe, ce que les rhéteurs grecs appellent *figuré* ; il dit une chose, et en contient une autre ; comme si vous vouliez retenir en vos doigts serrés une anguille ou une lamproie, elle glisserait d’autant plus vite que vous la serreriez davantage. » Voilà mot pour mot par quelle explication l’auteur anonyme s’efforce d’en imposer à la bonne foi des lecteurs.
Après cela, le contexte qui suit dans le recueil de Rome est le même que celui du recueil de Meibomius. Viennent ensuite onze titres dont le premier sur la manière d’expliquer adoptée commence ainsi : « Il y a dans ce livre de l’Histoire, de l’Allégorie et de la Morale ; » etc., et le dernier sur l’exposition morale : « Une foule innombrable de pensées, comme des servantes en l’absence de la maîtresse de maison, abandonnent leur œuvre en l’absence de la raison, » etc. Et ce que nous donnons plus loin dans les Extraits. Enfin ce triple Commentaire distingué en trois colonnes commence ainsi :
« Il craignait Dieu. » Salomon : « Celui qui craint Dieu ne néglige rien. » – « Évitant le mal. » Le même Salomon : « Celui qui offense Dieu en une seule chose, perd un grand nombre de biens. » L’Écriture fait connaître les aptitudes de la personne avant de raconter le combat soutenu, afin qu’elle nous paraisse capable de rendre un tel rôle. Il faut que, dans l’homme de bien, la finesse du serpent sauvegarde la simplicité de la colombe, et que la simplicité de la colombe tempère la finesse du serpent.
Sens allégorique. « Job » est la figure de Jésus-Christ souffrant, qui s’est chargé de nos douleurs. « Hus, » conseiller. Il habite la terre de Hus, c’est-à-dire nos cœurs, par les bons conseils qu’il nous donne. D’où le livre de la Sagesse : « Il hait dans le conseil. » – « Simple et juste. » Nous, par la clémence, nous abandonnons la justice,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" />{{nr||AVERTISSEMENT SUR L’EXPOSITION INTERLINÉAIRE DU LIVRE DE JOB.|{{corr|393|392}}}}</noinclude>{{tiret2|compa|rées}}. Il avoue d’ailleurs la mince valeur de cet écrit, disant que celui-là rendrait un bien petit service à la République des Lettres, qui en ferait une édition complète, parce qu’il est plein d’interprétations sans érudition ou même ridicules. À son avis, que nous avons suivi, le mieux est de recueillir dans ce fumier tout ce qui peut y avoir été enfoui d’utile, et d’éditer à part ce qui pouvait être choisi de page en page.
Il y a encore deux manuscrits qui réclament la prérogative du nom de saint Jérôme ; ils n’ont aucune différence entre eux, et mon opinion est qu’ils ne sont autres que la compilation de Meibomius. J’appelle l’un l’exemplaire Romain et l’autre l’exemplaire de Dubois, à cause de la bibliothèque Dubois où il fut apporté, il y a dix ans à peine, par le célèbre Bignon, qui l’avait acquis à La Haye dans une vente publique. C’est, à mon sens, pour en faire ressortir la valeur que les licitateurs, dans leur Catalogue, avancent quelques raisons de nature à leur permettre de l’attribuer à saint Jérôme. Ils les ont tirées du contenu même du livre, et quoique je n’aie pu le voir, je trouve dans ces raisons des marques à peu près certaines que cet exemplaire est le même que l’exemplaire de Rome, qu’il m’a été permis d’examiner et de feuilleter à loisir. Je dois donc faire connaître en peu de mots ce manuscrit de Rome, que le gardien de la Bibliothèque Vaticane, l’honorable Asseman, a mis à ma disposition avec la plus parfaite urbanité ; ce sera mettre en lumière les preuves, ou plutôt les artifices qui ont fait la renommée usurpée de ces exemplaires. Ce manuscrit est de forme dite carrée, relié en parchemin, ayant environ 130 feuillets, et selon moi écrit peu d’années avant l’invention de l’imprimerie, ce qui ressort de la conformation élégante des lettres. Au début, il rapporte la première Préface de saint Jérôme sur le livre de Job traduit de l’hébreu, depuis le commencement : « Je suis contraint, pour chaque livre de la divine Écriture, de répondre aux médisances de mes adversaires ; » jusqu’à ces mots : « Que chacun choisisse à son gré, et qu’il me croie épris d’érudition, et non malveillant. » Immédiatement après suit en entier une autre Préface de saint Jérôme sur le même livre de Job de la version des Septante rétabli par lui au moyen de notes critiques et d’astérisques : « Si je tressais un panier de jonc, » jusqu’à la fin : « Persuadé que mes loisirs seront plus utiles aux Églises de Jésus-Christ que les occupations de bien d’autres. » Le compilateur a donc copié mot à mot et transporté dans son travail presque en entier les deux Préfaces authentiques de saint Jérôme sur le livre de Job, sur lesquelles, nous l’avons dit, l’illustre Docteur n’a fait aucun Commentaire, mais qu’il traduisit d’abord du texte hébreu original et qu’il conféra ensuite avec l’exemplaire grec. Il est hors de doute que la même fraude existe dans le manuscrit de Dubois. En effet, ceux qui s’appliquent à prouver qu’il est du saint Docteur disent qu’il rappelle la manière de Jérôme en ce que l’auteur s’y plaint des rivaux qui médisent à la sourdine de son travail, en ce qu’il loue les anciens commentateurs, Aquila, Symmaque et Théodotion, en ce qu’enfin il s’appuie parfois sur l’interprétation hébraïque. Or, voici les expressions mêmes de saint Jérôme : « Je suis contraint, pour chaque livre de l’Écriture, de répondre aux médisances de mes adversaires, qui font un crime à mon interprétation de corriger parfois celle des Septante ; comme si chez les Grecs, avant moi, Aquila, Symmaque et Théodotion n’avaient pas fait du texte hébreu des traductions mot à mot, ou des Commentaires, ou un genre mitoyen de traduction avec commentaires. » Comme, peu après, ce passage était loué par Bède, beaucoup ont été conduits à l’erreur de croire qu’il était extrait du Commentaire de Jérôme ; enfin, comme il est aussi dans le manuscrit de Dubois, il fournit leur maîtresse raison à ceux qui ont l’opinion préconçue de l’origine hiéronymienne de ce traité : « Les Hébreux eux-mêmes, disent-ils, regardent le livre de Job comme ayant un sens détourné et qui échappe, ce que les rhéteurs grecs appellent *figuré* ; il dit une chose, et en contient une autre ; comme si vous vouliez retenir en vos doigts serrés une anguille ou une lamproie, elle glisserait d’autant plus vite que vous la serreriez davantage. » Voilà mot pour mot par quelle explication l’auteur anonyme s’efforce d’en imposer à la bonne foi des lecteurs.
Après cela, le contexte qui suit dans le recueil de Rome est le même que celui du recueil de Meibomius. Viennent ensuite onze titres dont le premier sur la manière d’expliquer adoptée commence ainsi : « Il y a dans ce livre de l’Histoire, de l’Allégorie et de la Morale ; » etc., et le dernier sur l’exposition morale : « Une foule innombrable de pensées, comme des servantes en l’absence de la maîtresse de maison, abandonnent leur œuvre en l’absence de la raison, » etc. Et ce que nous donnons plus loin dans les Extraits. Enfin ce triple Commentaire distingué en trois colonnes commence ainsi :
<noinclude>{{Début de colonnes|nombre=3}}</noinclude>
« Il craignait Dieu. » Salomon : « Celui qui craint Dieu ne néglige rien. » – « Évitant le mal. » Le même Salomon : « Celui qui offense Dieu en une seule chose, perd un grand nombre de biens. » L’Écriture fait connaître les aptitudes de la personne avant de raconter le combat soutenu, afin qu’elle nous paraisse capable de rendre un tel rôle. Il faut que, dans l’homme de bien, la finesse du serpent sauvegarde la simplicité de la colombe, et que la simplicité de la colombe tempère la finesse du serpent.
Sens allégorique. « Job » est la figure de Jésus-Christ souffrant, qui s’est chargé de nos douleurs. « Hus, » conseiller. Il habite la terre de Hus, c’est-à-dire nos cœurs, par les bons conseils qu’il nous donne. D’où le livre de la Sagesse : « Il hait dans le conseil. » – « Simple et juste. » Nous, par la clémence, nous abandonnons la justice,
<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude><noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>et par la justice, la clémence ; l’Homme-Dieu conserve pleinement l’une et l’autre. « Craignant Dieu. » Il fut plein de l’esprit de la crainte du Seigneur. Il s’éloigna aussi du mal, non point parce qu’il en contracta la souillure en le faisant, mais parce que, le trouvant dans le monde, il le réprouva.
Le Commentaire finit en ces termes :
« Pourriez-vous unir entre elles les étoiles brillantes ? » Il est évident que nul homme ne le peut ; mais Job, par cette interrogation, veut montrer qu’il faut humblement chercher un refuge auprès de Celui qui seul le pourrait. « Pourriez-vous réunir les étoiles brillantes Pléiades ou dissiper le cercle de l’Arcture ? Ferez-vous paraître Lucifer à son heure, et se lever Vesper… » Moi, je le puis. Elles sont désignées au pluriel, parce qu’elles sont à la fois voisines et distinctes. L’Écriture désigne tous les Saints, qu’au moment de la lumière de ce monde l’Esprit septiforme illumine de la lumière de la grâce ; depuis l’origine du monde jusqu’à sa fin, envoyés en divers temps, ils sont séparés, mais unis par la disposition d’esprit avec laquelle ils proclament un seul Dieu. « Élèverez-vous dans les nuages ? » etc. Caché dans un nuage il mesure ; c’est-à-dire, les Prophètes et les Prêtres, etc.
Nous donnons des Extraits de tout l’ouvrage après l’Exposition interlinéaire, et ils sont quelque peu plus étendus que ceux de l’édition de Leipzig. Nous avons dit que ces gloses ont toutes été primitivement tirées des Commentaires de Philippe. Quel est le travail qu’on doit de tous points regarder comme la production originale de l’auteur ? La question est difficile. Rapportons quelques fragments de son Œuvre, que nous extrayons de la plus ancienne Chaîne sur la Genèse dans le manuscrit Ambrosien du {{rom|VIIe}} siècle environ, marqué F. n° 60. Ces fragments mettront en garde contre le péril.
« Et Dieu dit : Que la lumière soit. » – PHILIPPE. En cet endroit la parole de Dieu est mise pour l’acte qu’il accomplit. De même quand le Seigneur dit au saint homme Job : « Penses-tu que je t’ai parlé pour un autre motif que de faire éclater ta justice ? » il dit « je t’ai parlé » pour signifier la tribulation au moyen de laquelle il l’éprouva.
« Rien sur la terre n’arrive sans cause, et la douleur ne naît pas du sol. » – Job, {{rom|V}}, 6. Du sol, c’est-à-dire de la nature terrestre entière ne peut naître le mal, puisque rien ne se fait sur la terre sans la justice de Dieu. Cela veut dire qu’aucun mal, appelé ici douleur, n’est naturel, mais que tout mal est un accident de la nature bonne. Il y a aussi un autre mal, celui du châtiment, que Dieu inflige aux hommes pour leur péché. Le péché est assurément un mal, mais il vient du libre arbitre, puisque l’homme pèche volontairement. La rétribution du mal, c’est-à-dire du péché, est aussi un mal, quand Dieu applique des peines aux pécheurs. Par conséquent, il est dit qu’aucun de ces maux accidentels n’arrive sans un jugement de Dieu. Aucun n’est tellement dans la nature de l’homme, qu’on le puisse croire créé par Dieu ; de là ce mot : « La douleur ne naît pas du sol, c’est-à-dire de la nature, mais de la faute. »
« L’homme naît pour travailler et l’oiseau pour voler. » – Job, {{rom|V}}, 7. C’est-à-dire, le travail attend (peut-être, avertit) l’homme, afin qu’il marche corrigé de tous les vices. Il en reçoit un tel éveil, que, semblable à l’oiseau à qui le vol est naturel, c’est par les luttes de la vie présente que l’homme s’envole vers les célestes hauteurs.
« Périsse le jour où je suis né, et la nuit où il fut dit : « Un homme a été conçu. » » – Job, {{rom|III}}, 2. Jérémie a dit également : « Maudit le jour où je suis né. » [[Bible_Crampon_1923/Jérémie#20-14|''Jérém''. {{rom|xx}}, 14 ''et sqq.'']]<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
Certains prétendent que le temps de la naissance de l’homme, qui est passé, ne peut être maudit. Assurément c’est une malédiction superflue, puisqu’il a eu déjà son cours. Et pourtant ces deux saints, pleins de l’esprit de prophétie, maudissent le jour de la naissance de l’homme, ce qu’ils ne font pas sans tribulation de leur part ; ils sentent en eux-mêmes, avec compassion pour le genre humain, que la sentence de mort a été prononcée par Dieu. Je ne pense donc pas que des Saints aient maudit si rigoureusement le jour qui a été donné à l’homme pour servir. Il y a là une figure qui indique qu’il s’agit du jour uni à sa nuit. En effet, le jour et la nuit peuvent s’entendre du Diable et de la mort. Non que le Diable soit jour et lumière, puisqu’il se tient à l’écart de la vraie lumière ; mais parce qu’il fut autrefois semblable au jour, lorsqu’il habitait avec Dieu l’éternelle lumière, puisqu’il était Lucifer, semblable à l’aurore matinale, et une pierre précieuse éclatante de beauté dans le paradis de Dieu. Ou encore parce que, pour les impies et les pécheurs, qui se réjouissent de la prospérité et de la félicité de ce monde, il paraît semblable au jour. De là l’expression : « Les impies se verront enlever leur lumière. » Et Salomon : « La lumière des impies, dit-il, s’éteindra. » [[Bible_Crampon_1923/Proverbes#13-9|''Prov''. {{rom|xiii}}, 9]] Et encore : « Le péché est la splendeur des impies, » parole qu’on peut appliquer au Diable, puisqu’il est l’instigateur du péché.
« Et il forma l’homme. » On voit la différence entre faire et façonner. Ce que Dieu fit à son image, c’est-à-dire l’âme, il le fit, et ce qu’il façonna, c’est le corps, avec de la terre qu’il rendit vivante en lui insufflant l’âme, qu’il fit. L’image de Dieu se rapporte à l’immortalité ; la ressemblance de Dieu, à la puissance et à l’opération, afin que la nature humaine possédât l’image de l’immortalité divine et la ressemblance de sa puissance sur tout ce qu’il avait créé, en sorte que l’homme pût imiter Dieu par ses bonnes œuvres.
« Dieu parle une fois, et ne répète pas une seconde la même chose. » Dès le commencement du monde, et toujours dans la suite, Dieu a parlé aux hommes, et néanmoins il ne parle qu’une fois. S’il est dit que le Seigneur parle fréquemment, c’est pour indiquer ou que sa loi est multiple, ou que ses prophéties et ses ordres sont divers. Quand il est dit qu’il ne parle qu’une fois, c’est pour montrer que ses desseins sont stables et définis. En effet par Dieu qui parle on doit entendre Dieu qui agit. Comme lorsque le Seigneur adresse ces mots au saint homme Job : « Penses-tu que je t’ai parlé pour un autre motif que pour faire éclater ta justice ? » il veut signifier qu’il lui a parlé au moyen de la tribulation par laquelle il l’éprouva. Ainsi pour Dieu, l’acte qu’il fait est une parole. C’est le sens de la phrase d’Éliu : « Dieu parle une fois, et ne répète pas une seconde fois la même chose. » C’est-à-dire, il ne change pas ce qu’il doit dire ; à moins que le changement de notre vie ne l’exige.
« Tous les hommes le voient, chacun le regarde de loin. » Par un effet de la bonté de la nature divine, la notion du Créateur est inhérente aux cœurs des hommes ; serait-on dépravé et froid, au point de s’appliquer à se rendre étranger au Créateur, nul ne peut échapper à sa chaleur, et tout homme, par conséquent, quoique de loin, sent et comprend Dieu. Seulement, la perception n’est différente que lorsqu’il sent que le Seigneur n’est pas un corps créé par l’Esprit ; c’est de cette manière qu’on ne peut nommer que Dieu est aperçu par l’œil de l’esprit, tandis que dans l’impression du cœur l’homme voit et comprend à la fois que Dieu est au-dessus de lui.
Si l’on compare avec soin ces fragments au Commentaire que nous avons attribué à Philippe, on ne trouvera de différence que celle qui provient de la manière du compilateur. Les interprétations diverses de l’écrit de Philippe, que nous avons parcourues jusqu’ici, montrent que le Commentaire primitif lui-même n’est pas exempt d’augmentations ou de fautes dues à des mains étrangères, si bien qu’on ne peut affirmer qu’il ait gardé sa pureté originelle.<noinclude></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ce fils du comte de Solar, aussi sourd & muet & réputé mort. Pour refuser cette cruelle accusation, Me. Elie de Beaumont avance deux propositions victorieuses, s’il en établissoit solidement les preuves. L’enfant confié au Sr. Cazeaux à Toulouse par la comtesse de Solar, le 4 Septembre 1773, est vraiment mort & enterré à Charlas, le 28 Janvier 1774. 2°. L’enfant trouvé sur le chemin de Peronne le premier Août 1773, & mis à Bicêtre le 2 Décem... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>ce fils du comte de Solar, aussi sourd & muet & réputé mort.
Pour refuser cette cruelle accusation, Me. Elie de Beaumont avance deux propositions victorieuses, s’il en établissoit solidement les preuves.
L’enfant confié au Sr. Cazeaux à Toulouse par la comtesse de Solar, le 4 Septembre 1773, est vraiment mort & enterré à Charlas, le 28 Janvier 1774.
2°. L’enfant trouvé sur le chemin de Peronne le premier Août 1773, & mis à Bicêtre le 2 Décembre 1773, n’est ni ne peut être l’enfant confié au Sr. Cazeaux à Toulouse, par la comtesse Solar le 4 Septembre.
Il est superflu d’entrer dans le détail des allégations de ce mémoire, qui ne peuvent acquérir de poids que par une fuite de dépositions juridiques ; mais on doit applaudir à l’éloquence de l’orateur qui, chargé d’un rôle odieux au premier coup d’oeil, en tire un grand parti & au moyen du pathétique distribué à propos concilie à sa partie une forte d’intérêt du lecteur.
On annonce une réponse contradictoire.
{{brn|1}}
24 Mars 1779. La lettre écrite par la chevaliere d’Eon au comte de Maurepas, est datée de Versailles le 8 Février. On n’y voit rien de fort repréhensible, cependant beaucoup d’amertume contre la famille de Gue soliv ; ce qui confirme le bruit accrédité que c’étoit à la recommandation de la comtesse de Gue soliv & pour empêcher son fils devenu grand, d’être obligé de se mesurer avec un homme qui avoit si cruellement diffamé son pere, qu’elle avoit obtenu qu’en revenant en France, cette ter-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>ce fils du comte de Solar, aussi sourd & muet & réputé mort.
Pour refuser cette cruelle accusation, {{Me|Elie|nx,pt}} de Beaumont avance deux propositions victorieuses, s’il en établissoit solidement les preuves.
L’enfant confié au {{Sr.|Cazeaux}} à Toulouse par la comtesse de Solar, le 4{{lié}}Septembre 1773, est vraiment mort & enterré à Charlas, le 28{{lié}}Janvier 1774.
2º. L’enfant trouvé sur le chemin de Peronne le premier Août{{lié}}1773, & mis à Bicêtre le 2{{lié}}Décembre 1773, n’est ni ne peut être l’enfant confié au {{Sr.|Cazeaux}} à Toulouse, par la comtesse Solar le 4{{lié}}Septembre.
Il est superflu d’entrer dans le détail des allégations de ce mémoire, qui ne peuvent acquérir de poids que par une suite de dépositions juridiques ; mais on doit applaudir à l’éloquence de l’orateur qui, chargé d’un rôle odieux au premier coup d’œil, en tire un grand parti & au moyen du pathétique distribué à propos concilie à sa partie une sorte d’intérêt du lecteur.
On annonce une réponse contradictoire.
{{brn|1}}
''24 Mars 1779.'' La lettre écrite par la chevaliere d’Eon au comte de Maurepas, est datée de Versailles le 8{{lié}}Février. On n’y voit rien de fort repréhensible, cependant beaucoup d’amertume contre la famille de Guerchy ; ce qui confirme le bruit accrédité que c’étoit à la recommandation de la comtesse de Guerchy & pour empêcher son fils devenu grand, d’être obligé de se mesurer avec un homme qui avoit si cruellement diffamé son pere, qu’elle avoit obtenu qu’en revenant en France, cette ter-<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « rible fille prendroit & porteroit les habits de son sexe. Aussi M. le comte de Maurepas, qui aime la gaîté & la plaisanterie, n’auroit-il pas été fort scandalisé de cette épître, si la chevaliere d’Eon n’en eût envoyé copie à beaucoup de femmes de la cour, en y joignant une autre lettre circulaire datée du 17 Février, où elle les engage à appuyer, pour l’honneur du sexe, sa demande au ministre d’aller guerroyer & au défaut d’autre empl... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>rible fille prendroit & porteroit les habits de son sexe.
Aussi M. le comte de Maurepas, qui aime la gaîté & la plaisanterie, n’auroit-il pas été fort scandalisé de cette épître, si la chevaliere d’Eon n’en eût envoyé copie à beaucoup de femmes de la cour, en y joignant une autre lettre circulaire datée du 17 Février, où elle les engage à appuyer, pour l’honneur du sexe, sa demande au ministre d’aller guerroyer & au défaut d’autre emploi de servir en qualité de volontaire sur la flotte du comte d’Orvilliers.
La famille des Gue soliv, outrée de la publicité de cette lettre, indirectement injurieuse pour elle, en a porté ses plaintes au comte de Maurepas, qui n’a pu résister à ses sollicitations & a fait signifier à la Dlle. d’Eon un ordre du Roi du 19 Février qui l’exile à Tonnerre.
La Dlle d’Eon a reçu cet ordre dans son lit, à Paris le 2 Mars, & entre plusieurs excuses en annonçant sa parfaite soumission aux volontés de S. M. prétexte une maladie pour n’y pas obtempérer.
{{brn|1}}
25 Mars 1779. M. le Noir a mandé hier M. Desolmes, vénérable de la loge de Thalie, qui devoit aujourd’hui donner une fête pareille à celle de la loge des neuf sœurs & tenir une loge d’adoption ; il lui a déclaré que M. le comte de Maurepas venoit de lui écrire pour lui donner ordre de la part du Roi d’empêcher cette assemblée & de mettre 50 hommes de garde à la porte de la loge, qui empêchât les invités d’y entrer. Il a fondé cette défense sur les désordres & indécences arrivés à la loge des<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>rible fille prendroit & porteroit les habits de son sexe.
Aussi {{M.|le}} comte de Maurepas, qui aime la gaîté & la plaisanterie, n’auroit-il pas été fort scandalisé de cette épître, si la chevaliere d’Eon n’en eût envoyé copie à beaucoup de femmes de la cour, en y joignant une autre lettre circulaire datée du 17{{lié}}Février, où elle les engage à appuyer, pour l’honneur du sexe, sa demande au ministre d’aller guerroyer & au défaut d’autre emploi de servir en qualité de volontaire sur la flotte du comte d’Orvilliers.
La famille des Guerchy, outrée de la publicité de cette lettre, indirectement injurieuse pour elle, en a porté ses plaintes au comte de Maurepas, qui n’a pu résister à ses sollicitations & a fait signifier à la {{Dlle|d’Eon|nx,pt}} un ordre du Roi du 19{{lié}}Février qui l’exile à Tonnerre.
La {{Dlle|d’Eon|nx}} a reçu cet ordre dans son lit, à Paris le 2{{lié}}Mars, & entre plusieurs excuses en annonçant sa parfaite soumission aux volontés de {{S. M.}} prétexte une maladie pour n’y pas obtempérer.
{{brn|1}}
''25 Mars 1779.'' {{M.|le}} Noir a mandé hier {{M.|Desolmes}}, vénérable de la loge de Thalie, qui devoit aujourd’hui donner une fête pareille à celle de la loge des neuf sœurs & tenir une loge d’adoption ; il lui a déclaré que {{M.|le}} comte de Maurepas venoit de lui écrire pour lui donner ordre de la part du Roi d’empêcher cette assemblée & de mettre 50{{lié}}hommes de garde à la porte de la loge, qui empêchât les invités d’y entrer. Il a fondé cette défense sur les désordres & indécences arrivés à la loge des<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « France ; elle en a la police & la haute justice. En conséquence un frere v. a. dénoncé celle des neuf foeurs à l’occasion de la derniere fête du Cirque & des désordres qui y sont arrivés : il a été décidé que cette loge feroit démolie, le Vénérable, le frere la Lande, interdit pour six mois, tous les freres pour quatre-vingt-un jours & le frere abbé Cordier de St. Firmin pour 81 mois. Cette loge ne veut point acquiescer à cet arrêt & menace de... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>France ; elle en a la police & la haute justice. En conséquence un frere v. a. dénoncé celle des neuf foeurs à l’occasion de la derniere fête du Cirque & des désordres qui y sont arrivés : il a été décidé que cette loge feroit démolie, le Vénérable, le frere la Lande, interdit pour six mois, tous les freres pour quatre-vingt-un jours & le frere abbé Cordier de St. Firmin pour 81 mois. Cette loge ne veut point acquiescer à cet arrêt & menace de faire schisme.
{{brn|1}}
23 Mars 1779. L’affaire du jeune comte de Solar, qui doit se juger bientôt au Palais & commence à être l’entretien de tout Paris, ne pouvant s’éclaircir que par les divers mémoires des parties, il est essentiel de les recueillir.
Le premier est un de Me. Elie de Beaumont en faveur du Sr. Cazeaux, étudiant en droit en l’université de Toulouse, étiqueté, Question d’identité d’individu & de suppression d’état du Comte de Solar.
Sur une procédure civile entamée au Châtelet pour faire restituer l’état à cet enfant, le Lieutenant civil avoit incidemment décrété de prise de corps le Sr. Cazeaux, arrêté à Toulouse le 10 Mai 1778 : c’est de ce décret que le prisonnier a appelé & c’est sur quoi il doit être prononcé d’abord.
Le Sr. Cazeaux avoit reçu à Toulouse l’enfant de la comtesse de Solar pour le conduire aux eaux : il est mort avant d’être rendu à sa mere, on a prétendu qu’il n’avoit été qu’égaré & perdu, de concert avec cette marâtre, & que l’enfant sourd & muet retrouvé sur le chemin de Peronne & tombé par une fuite d’incidens entre les mains de l’abbé de l’Epée, étoit<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>France ; elle en a la police & la haute justice. En conséquence un frere y a dénoncé celle des ''neuf sœurs'' à l’occasion de la derniere fête du Cirque & des désordres qui y sont arrivés : il a été décidé que cette loge seroit démolie, le Vénérable, le frere la{{lié}}Lande, interdit pour six mois, tous les freres pour quatre-vingt-un jours & le frere abbé Cordier de {{St|Firmin|nx,pt}} pour 81{{lié}}mois. Cette loge ne veut point acquiescer à cet arrêt & menace de faire schisme.
{{brn|1}}
''23 Mars 1779.'' L’affaire du jeune comte de Solar, qui doit se juger bientôt au Palais & commence à être l’entretien de tout Paris, ne pouvant s’éclaircir que par les divers mémoires des parties, il est essentiel de les recueillir.
Le premier est un de {{Me|Elie|nx,pt}} de Beaumont en faveur du {{Sr.|Cazeaux}}, étudiant en droit en l’université de Toulouse, étiqueté, ''Question d’identité d’individu & de suppression d’état du Comte de Solar.''
Sur une procédure civile entamée au Châtelet pour faire restituer l’état à cet enfant, le Lieutenant civil avoit incidemment décrété de prise de corps le {{Sr.|Cazeaux}}, arrêté à Toulouse le 10{{lié}}Mai 1778 : c’est de ce décret que le prisonnier a appelé & c’est sur quoi il doit être prononcé d’abord.
Le {{Sr.|Cazeaux}} avoit reçu à Toulouse l’enfant de la comtesse de Solar pour le conduire aux eaux : il est mort avant d’être rendu à sa mere, on a prétendu qu’il n’avoit été qu’égaré & perdu, de concert avec cette marâtre, & que l’enfant sourd & muet retrouvé sur le chemin de Peronne & tombé par une suite d’incidens entre les mains de l’abbé de l’Epée, étoit<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « * ''Agnès de Courcy'', roman domestique (Paris, 1789), 4 vol. in-12 ; * ''Anna'', ou l’Héritière galloise, traduit par Fontanelle (1786), 4 vol. in-12 ; * ''Henry Bennet, et Julie Johnson'', ou les Esquisses du cœur (1794). 5 vol. in-18 ; la* ''Malédiction'', ou l’Ombre de mon père (1809), 5 vol. in-12 ; les ''Imprudences'' ''de la jeunesse'', faussement attribué à miss Burney (1788), 4 vol. in-12 ; * l’Orpheline du presbytère, fiction et vérité... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>* ''Agnès de Courcy'', roman domestique (Paris, 1789), 4 vol.
in-12 ; * ''Anna'', ou l’Héritière galloise, traduit par Fontanelle
(1786), 4 vol. in-12 ; * ''Henry Bennet, et Julie Johnson'', ou
les Esquisses du cœur (1794). 5 vol. in-18 ; la* ''Malédiction'',
ou l’Ombre de mon père (1809), 5 vol. in-12 ; les ''Imprudences''
''de la jeunesse'', faussement attribué à miss Burney (1788),
4 vol. in-12 ; * l’Orpheline du presbytère, fiction et vérité
(1816), 5 vol. in-12 ; *Rosa, ou la fille mendiante et ses bienfaiteurs
(1798), 7 vol. in-12.
BENNOIT (madame) DE LA MARTINIÈRE a donné quelques
romans dignes de mémoire : ''Agathe et Isidore'' (1768),
2 vol. in-12 ; les ''Aveux d’une jolie femme'' (1782), un volume
in-12 ; ''Celiane'', ou les Amans séduits par leurs vertus (1766),
un vol. in-12 ; *''Elisabeth'' (1766), 4 vol. in-12, l'''Erreur des''
''désirs'' (1769), 2 vol. in-12 ; la ''Folie de la prudence humaine''
(1771), un vol. in-12 ; les *''Lettres du colonel Talbert'' (1766),
4 vol. in-12 : c’est son meilleur Ouvrage.
BENOIT (mad.) DE GRESELLES a publié : *''Adèle Dorsay''
(1816), 3 vol. in-12.
BERANGER (JEAN-PIERRE), auteur d’une Histoire de Genève,
sa patrie ; histoire qui lui fit beaucoup d’honneur, par
les principes de philosophie qu’il y répandit, nous a donné
un roman intitulé : les Amans républicains, ou les Amours de
Nicias et Cynire : c’est un tableau très-intéressant des révolutions de Genève.
BERENGER (LAURENT-PIERRE). L’auteur de la Morale en
action n’a pas besoin de nos éloges ; son livre parle pour lui :
* l’École historique et morale du soldat et de l’officier (1788),
3 vol. in-12 ; le peuple instruit par ses propres vertus (1787),
2 vol. in-12 ; la *Morale en eremples (1801), 3 vol. in-12, etc.,
sont des recueils d’anecdotes aussi propres à amuser l’esprit
qu’à former le cœur. Nous lui devons encore un Recueil amu-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki>*</nowiki> ''Agnès de Courcy'', roman domestique (Paris, 1789), 4 vol.
in-12 ; * ''Anna'', ou l’Héritière galloise, traduit par Fontanelle
(1786), 4 vol. in-12 ; * ''Henry Bennet, et Julie Johnson'', ou
les Esquisses du cœur (1794). 5 vol. in-18 ; la* ''Malédiction'',
ou l’Ombre de mon père (1809), 5 vol. in-12 ; les ''Imprudences''
''de la jeunesse'', faussement attribué à miss Burney (1788),
4 vol. in-12 ; * l’Orpheline du presbytère, fiction et vérité
(1816), 5 vol. in-12 ; *Rosa, ou la fille mendiante et ses bienfaiteurs
(1798), 7 vol. in-12.
BENNOIT (madame) DE LA MARTINIÈRE a donné quelques
romans dignes de mémoire : ''Agathe et Isidore'' (1768),
2 vol. in-12 ; les ''Aveux d’une jolie femme'' (1782), un volume
in-12 ; ''Celiane'', ou les Amans séduits par leurs vertus (1766),
un vol. in-12 ; *''Elisabeth'' (1766), 4 vol. in-12, l'''Erreur des''
''désirs'' (1769), 2 vol. in-12 ; la ''Folie de la prudence humaine''
(1771), un vol. in-12 ; les *''Lettres du colonel Talbert'' (1766),
4 vol. in-12 : c’est son meilleur Ouvrage.
BENOIT (mad.) DE GRESELLES a publié : *''Adèle Dorsay''
(1816), 3 vol. in-12.
BERANGER (JEAN-PIERRE), auteur d’une Histoire de Genève,
sa patrie ; histoire qui lui fit beaucoup d’honneur, par
les principes de philosophie qu’il y répandit, nous a donné
un roman intitulé : les Amans républicains, ou les Amours de
Nicias et Cynire : c’est un tableau très-intéressant des révolutions de Genève.
BERENGER (LAURENT-PIERRE). L’auteur de la Morale en
action n’a pas besoin de nos éloges ; son livre parle pour lui :
<nowiki>*</nowiki>l’École historique et morale du soldat et de l’officier (1788),
3 vol. in-12 ; le peuple instruit par ses propres vertus (1787),
2 vol. in-12 ; la *Morale en eremples (1801), 3 vol. in-12, etc.,
sont des recueils d’anecdotes aussi propres à amuser l’esprit
qu’à former le cœur. Nous lui devons encore un Recueil amu-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/1779/Mars
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Page créée avec « <pages index = "De Bachaumont - Mémoires secrets, T13, Adamsohn.djvu" from = 297 to = 328 fromsection = "mars" tosection = "mars" header = 1 prev = "[[../Février]]" next = "[[../Avril]]" /> »
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> BECCARI (Madame) a publié les Lettres de milady de Bedfort, traduit de l’anglais (1796), un vol. in-12 ; les * Mémoires de Fanny Spingler, ou les Dangers de la calomnie (1800), 2 volumes in-12 ; les Mémoires de Lucie d’Olbery, traduit de l’anglais (1761), 2 vol in-12 ; Milord d’Amby, histoire anglaise (1778), un vol. in-12. BEDACIER (madame). Voyez DURAND (madame). BELLEMARE (J. F.). L’ingénieux et piquant auteur des Remontrances du Par... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
BECCARI (Madame) a publié les Lettres de milady de
Bedfort, traduit de l’anglais (1796), un vol. in-12 ; les * Mémoires
de Fanny Spingler, ou les Dangers de la calomnie
(1800), 2 volumes in-12 ; les Mémoires de Lucie d’Olbery,
traduit de l’anglais (1761), 2 vol in-12 ; Milord d’Amby,
histoire anglaise (1778), un vol. in-12.
BEDACIER (madame). Voyez DURAND (madame).
BELLEMARE (J. F.). L’ingénieux et piquant auteur des
Remontrances du Parterre, a enrichi notre littérature d’un
roman dont tous les journaux ont fait le plus grand éloge :
le *Chevalier Tardif de Courtac. Première édition, 1816 ; seconde
édition, 1821, 5 vol. in-12. Il vient encore de nous
en donner un, dont les journaux, sans doute, ne tarderont
pas à parler avec éloge : le *Damné volontaire, ou les Suites
d’un pacte, 3 vol. in-12.
BELLIN DE BALLU, homme de lettres, nous a donné
Anastase et Nephtali, ou les Amis (1815), 4 vol. in-12 ;
<nowiki>*</nowiki/> Félicie et Florestine (1803), 5 vol. in-12 ; Mémoires d’une famille
émigrée, 3 vol. in-12.
BELLIN LA LIBORLIERE, auteur de la Cloison,
Beaucoup de peine pour rien, charmante comédie, ne doit
pas être confondu dans la foule des romanciers ordinaires.
Nous lui devons : Anna Grenwil, roman historique du siècle
de Cromwel (1800), 3 vol. in-12 ; * Célestine, ou les Epoux
sans l’être (1799), 4 vol. in-12 ; la Nuit anglaise, on les Aventures
jadis un peu extraordinaires, mais aujourd’hui toutes
simples et communes de M. Dabaud (1799). (C’est une critique
très-amusante des romans noirs) ; le Voyage dans le Boudoir
de Pauline (801), un vol. in-12.
BENJAMIN CONSTANT. Voyez CONSTANT.
BENNETT (mistriss) tient un rang distingué parmi les romanciers
anglais. Voici les Ouvrages dont elle nous a enrichis :<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence II, 1935.djvu/27
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|génitif et partitif}}|283|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
On trouve donc l’art. déf. après « d{{t|ė|80}} » dans les groupes suivants :
''lė ma d{{t|ė|80}} la téṣa, d{{t|ė|80}} la bul̮{{t|ė|80}}, du zano'' (le mal de tête, de ventre, la jaunisse) ; ''tsãbèt{{t|ė|80}} di katsõ, jãbõ di fay{{t|ė|80}}'' (jambon de porc, de mouton) ; ''pyă di fay{{t|ė|80}}'' (pied de mouton) ; ''rolo{{t|u|80}} du né'' (rôdeurs de nuit) ; ''le-j-arbero d{{t|ė|80}} la frit{{t|ė|80}}'' (les arbres à fruit) ; ''la bléṣa di-j- al̮õ'' (les tas de vêtements) ; ''lė bo di tꞓyèvr{{t|ė|80}}'' (l’écurie de chèvres) ; ''lė berzėri di fay{{t|ė|80}}'' (la bergerie de moutons) ; ''d{{t|ė|80}} kõ{{t|un|80}}t{{t|ė|80}} di krwé-j-omo'' (des contes au sujet des méchants hommes) ; ''l{{t|ė|80}} palot{{t|ė|80}} du bu̩ro'' (les pelotes de beurre) ; ''lė motꞓyo{{t|u|80}} d{{t|ė|80}} la ꞓa̩ya'' (le mouchoir de soie) ; ''la fa̩ta d{{t|ė|80}} la farì̩na'' (le sac pour la farine) ; ''l{{t|ė|80}} furts{{t|ė|80}} du fé̃'' (la fourche à foin) ; et ''to mul̮a du ꞓwa'' (tout mouillé de sueur). On voit que, dans la plupart des exemples, « ''d{{t|ė|80}}'' + art. » désigne la « provenance » et la « destination ».
Comme exception il n’y a à noter que « ''ꞓupa d{{t|ė|80}} l̮õ'' (soupe de légumes).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|576}}}}. Par contre, l’art. déf. ne s’emploie pas pour désigner le sens partitif, « ''dė'' » seul remplit cette fonction : ''ẽprũ{{t|n|80}}ta d’arzẽ'' (emprunter de l’argent) ; ''dĕ̀ dra di kus{{t|ė|80}}'' (des draps de lit) ; ''gra komẽ dĕ̀ taꞓõ'' (gras comme des blaireaux) ; ''{{erratum|tén̮o|ténõ}} dĕ̀ ats{{t|ė|80}}'' (ils tiennent des vaches) ; ''wan̮é d{{t|ė|80}} ꞓe̩{{t|i|80}}la ĕ d{{t|ė|80}} fromẽ'' (semer du seigle et du froment) ; ''k’ijyo dĕ̀ bòs{{t|ė|80}}'' (qu’on appelle des « bossettes ») ; etc. Sous l’influence du français « des », « ''dė'' » se prononce au pluriel avec un « ''è'' »
plus sonore que celui de « ''dė'' » dans d’autres positions.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|577}}}}. On aurait tort de considérer : ''dĕ-j-éjèt{{t|ė|80}}'' (de petits vases) comme un exact équivalent du fr. « des augettes ». Le ''-j-'' de liaison n’appartient pas au « ''d{{t|ė|80}}'' », mais est emprunté à « ''lĕ-j-éjèt{{t|e|80}}.'' De même ''i arè tèl{{t|ė|80}}mẽ dĕ̀-j-eklìs{{t|ė|80}}''<noinclude>
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Rafavannay
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|génitif et partitif}}|283|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
On trouve donc l’art. déf. après « ''d{{t|ė|80}}'' » dans les groupes suivants :
''lė ma d{{t|ė|80}} la téṣa, d{{t|ė|80}} la bul̮{{t|ė|80}}, du zano'' (le mal de tête, de ventre, la jaunisse) ; ''tsãbèt{{t|ė|80}} di katsõ, jãbõ di fay{{t|ė|80}}'' (jambon de porc, de mouton) ; ''pyă di fay{{t|ė|80}}'' (pied de mouton) ; ''rolo{{t|u|80}} du né'' (rôdeurs de nuit) ; ''le-j-arbero d{{t|ė|80}} la frit{{t|ė|80}}'' (les arbres à fruit) ; ''la bléṣa di-j- al̮õ'' (les tas de vêtements) ; ''lė bo di tꞓyèvr{{t|ė|80}}'' (l’écurie de chèvres) ; ''lė berzėri di fay{{t|ė|80}}'' (la bergerie de moutons) ; ''d{{t|ė|80}} kõ{{t|un|80}}t{{t|ė|80}} di krwé-j-omo'' (des contes au sujet des méchants hommes) ; ''l{{t|ė|80}} palot{{t|ė|80}} du bu̩ro'' (les pelotes de beurre) ; ''lė motꞓyo{{t|u|80}} d{{t|ė|80}} la ꞓa̩ya'' (le mouchoir de soie) ; ''la fa̩ta d{{t|ė|80}} la farì̩na'' (le sac pour la farine) ; ''l{{t|ė|80}} furts{{t|ė|80}} du fé̃'' (la fourche à foin) ; et ''to mul̮a du ꞓwa'' (tout mouillé de sueur). On voit que, dans la plupart des exemples, « ''d{{t|ė|80}}'' + art. » désigne la « provenance » et la « destination ».
Comme exception il n’y a à noter que « ''ꞓupa d{{t|ė|80}} l̮õ'' (soupe de légumes).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|576}}}}. Par contre, l’art. déf. ne s’emploie pas pour désigner le sens partitif, « ''dė'' » seul remplit cette fonction : ''ẽprũ{{t|n|80}}ta d’arzẽ'' (emprunter de l’argent) ; ''dĕ̀ dra di kus{{t|ė|80}}'' (des draps de lit) ; ''gra komẽ dĕ̀ taꞓõ'' (gras comme des blaireaux) ; ''{{erratum|tén̮o|ténõ}} dĕ̀ ats{{t|ė|80}}'' (ils tiennent des vaches) ; ''wan̮é d{{t|ė|80}} ꞓe̩{{t|i|80}}la ĕ d{{t|ė|80}} fromẽ'' (semer du seigle et du froment) ; ''k’ijyo dĕ̀ bòs{{t|ė|80}}'' (qu’on appelle des « bossettes ») ; etc. Sous l’influence du français « des », « ''dė'' » se prononce au pluriel avec un « ''è'' »
plus sonore que celui de « ''dė'' » dans d’autres positions.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|577}}}}. On aurait tort de considérer : ''dĕ-j-éjèt{{t|ė|80}}'' (de petits vases) comme un exact équivalent du fr. « des augettes ». Le ''-j-'' de liaison n’appartient pas au « ''d{{t|ė|80}}'' », mais est emprunté à « ''lĕ-j-éjèt{{t|e|80}}.'' De même ''i arè tèl{{t|ė|80}}mẽ dĕ̀-j-eklìs{{t|ė|80}}''<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rafavannay
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|284|{{sc|syntaxe et lexicologie}}|b=<hr>}}</noinclude><section begin="II-3" />(il y aura tant d’éclipses). Cette remarque m’amène à dire en passant que le pluriel des substantifs d’un usage fréquent et commençant par une voyelle, se forme en préfixant « ''j'' » au nom : ''l’omo'' (l’homme), ''dĕ̀-j-omo'' (des hommes).
Il va sans dire qu’on ne trouve que « ''dė'' » au génitif des mots qui d’ordinaire se passent de l’art. déf. : ''u meitẽ dė meijõ'' (au milieu de la maison) ; ''è la porta dė meijõ'' (vers la porte de la maison).<section end="II-3" />
<section begin="II-4" />{{t5|ADJECTIF QUALIFICATIF}}
{{t6|{{sc|accord de l’adjectif}}|mt=-1em}}
{{§|{{MotAncre|578}}}}. ''{{erratum|k’rwé|krwé}}'' (mauvais) et ''grã'' (grand) n’ont que rarement une forme féminine. Le premier est au féminin dans ''króy{{t|ė|80}} moda,'' à côté de ''krwé moda'' (mauvaise habitude), et dans ''kroya pesta'' (méchante femme), à côté de ''krwé pesta'' (méchant homme), et aussi dans ''c̑la be̩ꞓyĕ́ ir{{t|ė|80}} tã krùy{{t|ė|80}}'' (cette bête était si méchante). On observera la triple forme de féminin.
''grãta,'' fém. de ''grã'' se trouve dans :
''dè-j-ãl̮ur{{t|ė|80}} pro{{t|u|80}} grãt{{t|ė|80}}'' (des bâtiments assez grands) peut-être parce que l’adj. est attributif, bien qu’on ait ''l{{t|ė|80}} pre{{t|i|80}}ja ir{{t|ė|80}} pro{{t|u|80}} grã por vo'' (la récolte était assez grande pour vous). Le féminin se relève dans : ''l{{t|ė|80}} grãd{{t|ė|80}} pwiꞓãꞓ{{t|ė|80}}'' (les grandes puissances) qui est fr. ainsi que le « ''d'' », au lieu d’un « ''t'' », l’indique. On a, par contre : ''grã féṣa'' (grande fête) ; ''d{{t|ė|80}} grã warb{{t|ė|80}}'' (de longs moments) ; ''grã ꞓėmãna'' (la semaine sainte) ; ''grã bẽ{{t|n|80}}da'' (grande bande) etc.<section end="II-4" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « sant de Voyages en vers et en prose, 9 vol. petit in-12, et les Soirées provençales, (1786), 3 vol. in-12. BERESFORT (JAMES), auteur anglais, a publié les *Misères de la vie humaine, etc. ; traduit par T. P. Bertin (1817), 2 vol. in-12. BERNARD (Mademoiselle CATHERINE), née en 1662, était de la famille des Corneille. Elle marcha sur leurs traces, et donna au Théâtre, Laodamire, Brutus, Bradamante. Elle fut couronnée trois fois par l’Académie frança....
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>sant de Voyages en vers et en prose, 9 vol. petit in-12, et les
Soirées provençales, (1786), 3 vol. in-12.
BERESFORT (JAMES), auteur anglais, a publié les *Misères
de la vie humaine, etc. ; traduit par T. P. Bertin (1817),
2 vol. in-12.
BERNARD (Mademoiselle CATHERINE), née en 1662, était
de la famille des Corneille. Elle marcha sur leurs traces, et
donna au Théâtre, Laodamire, Brutus, Bradamante. Elle fut
couronnée trois fois par l’Académie française ; trois fois elle
eut le prix aux Jeux floraux. Ses romans, peu connus de nos
jours, ont obtenu les suffrages de son temps. « Le style de
» son livre est précis, dit Fontenelle en parlant d’Eléonore
» d’Yvrée ; les paroles y sont épargnées, mais le sens ne l’est
» pas. » On lui doit encore le Comte d’Amboise, 2 volumes ;
Edgard, roi d’Angleterre, un vol. ; Histoire d’Abenamar et de
Fatime, un vol. ; Inès de Cordoue, Nouvelle espagnole, 1 vol.
Relation de l’ile de Bornéo, un vol.
BERNARDIN DE SAINT-PIERRE. Que d’auteurs, pour
toute fortune littéraire, voudraient avoir fait le seul roman
de Paul et Virginie !
BERQUIN. C’est le romancier du jeune âge. Tout le monde
connaît l’Ami des enfans, l’Ami des adolescens, le Petit Grandisson,
Sandfort et Merthon.
BERRYAT (SAINT PRIX), professeur de législation, a
donné l’Amour et la Philosophie (1801), 5 vol. in-12. Ce
roman est devenu rare.
BERTIN (J. F.), littérateur distingué, rédacteur en chef et
co-propriétaire du Journal des Débats, a traduit, de l’anglais,
la Caverne de la mort (1799), 1 vol. in-12 ; *l’Église de
St.-Siffride (1799), 5 vol. in-18, *Elisa, on la famille
Elderland (1798), 4 vol in-12.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence II, 1935.djvu/29
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|adjectifs qualificatifs}}|285|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{il}}
{{§|{{MotAncre|579}}}}. Certains adjectifs qui se terminent en… ''ablo'' au masc. restent invariables lorsqu’ils se rapportent au mot ''tsùja'' (chose) : ''ꞓ{{t|ė|80}} paꞓ{{t|ė|80}} d{{t|ė|80}} tsùj{{t|ė|80}} abomĕnablo'' (il se passe des choses abominables) ; ''d{{t|ė|80}} tsùj{{t|ė|80}} si d{{t|ė|80}}mazablo'' (des choses si {{erratum|regrettables|dommageables}}) ; ''una tsùja r{{t|ė|80}}markablo'' (une chose remarquable) ; ''una tsùja totafé ꞓẽblablo'' (une chose tout à fait semblable). Évidemment « ''tsùja'' » apparaît à l’esprit comme expression indéfinie et perd son genre.
Le manque d’accord se relève encore dans d’autres cas : ''daw{{t|ė|80}} mat{{t|ė|80}} k’irã bõ-j-ami'' (deux filles qui étaient bonnes amies) ; ''sta ꞓìl̮a ꞓ’e mùjay{{t|ė|80}}'' : ''ꞓi ꞓyu k{{t|ė|80}}…'' (cette dernière a pensé : je suis sûre que…) ''bõ jami,'' et ''ꞓi ꞓyu k{{t|ė|80}}'' sont des expressions stéréotypées. ''Kĩ{{t|n|80}}to{{t|u|80}} kanal̮{{t|ė|80}} ꞓõ c̑lo{{t|u|80}} k{{t|ė|80}}'' (quelles canailles les gens qui…) où l’accord se fait d’après le genre naturel.
Dans la phrase suivante : ''d{{t|ė|80}} ats{{t|ė|80}} put{{t|ė|80}} mègr{{t|ė|80}} ŭ̀ bèl{{t|ė|80}} graꞓ{{t|ė|80}}'' (des vaches horriblement maigres ou belles grasses) il est difficile de décider si « ''put{{t|ė|80}}'' » et « ''bèl{{t|ė|80}}'' » sont des adjectifs purs et simples joints aux adjectifs suivants par la conjonction « ''e'' » qui ne se perçoit plus, ou des adverbes qui auraient subi l’attraction des adjectifs qui les suivent.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|580}}}}. {{sp|.1em|Place de l’adjectif qualificatif}}. — Les suivants semblent toujours précéder le nom auquel ils se rapportent : ''krwé'' (mauvais) ; ''ꞓẽ'' (saint) ; ''trìsto'' (mauvais) ; ''zẽ'' (joli) ; ''gale{{t|i|80}}'' (plaisant) ; ''puro'' (vrai, fig.) ; ''puto'' (mauvais) ; ''famo{{t|u|80}} (grand, bon, fig.) ; ex. : ''d{{t|ė|80}} puto mõ{{t|un|80}}do (de mauvaises gens) ; ''ẽ pura lãterna'' (criblé de trous) ; ''ũ famo{{t|u|80}} ec̑oꞓõ'' (une bonne trique) ; ''lo ꞓẽ dėzu'' (jeudi saint).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|581}}}}. Sur la {{sp|.1em|constructio}}n des adj. qualificatits on peut remarquer que « ''dro{{t|u|80}}lo » s’emploie comme simple<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> BITAUBÉ. L’excellent traducteur des Œuvres d’Homère, nous a donné le charmant poëme de Joseph ; nous lui devons Guillaume de Nassau, ou la Fondation des Provinces-Unies (1775), 1 vol. in-8, qu’on peut appeler roman poétique. Il a traduit de l’allemand, de Goethe, Herman et Dorothée (1802), 1 vol. in-12. BIZET a publié, conjointement avec H. CHAUSSIER, le Tombeau, qu’ils ont donné comme traduit de mad. RADCLIFFE (1779), 2 volumes in-... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
BITAUBÉ. L’excellent traducteur des Œuvres d’Homère,
nous a donné le charmant poëme de Joseph ; nous lui devons
Guillaume de Nassau, ou la Fondation des Provinces-Unies
(1775), 1 vol. in-8, qu’on peut appeler roman poétique. Il
a traduit de l’allemand, de Goethe, Herman et Dorothée
(1802), 1 vol. in-12.
BIZET a publié, conjointement avec H. CHAUSSIER, le
Tombeau, qu’ils ont donné comme traduit de mad. RADCLIFFE
(1779), 2 volumes in-12. Ils ont également publié le Pacha,
ou les coups du hasard et de la fortune (1779), un volume
in-12. Le véritable auteur de ce dernier est M. SIMONOT, a
qui nous devons les Lettres sur la Corse, etc., etc.
BLANCHARD (PIERRE), Libraire pour l’éducation, consacre
sa plume à l’instruction de la jeunesse. Fidèle au précepte
d’Horace, il joint l’agréable à l’utile. Ses Beautés de l’Histoire
de France, son Voyageur, son Plutarque de la jeunesse, et
tant d’autres que nous ne nominons pas, ont eu le plus grand
succès. Voici les romans qu’il nous a donnés : les Enfans de
la nature (1800), 1 volume in — 12. Félicie de Vilmare
(1793), 3 vol. in-12 ; Félix et Pauline, ou le Tombeau au
pied du Mont-Jura (1793), 2 vol. in-18 ; Laurence de Sainte-Beuve
(1798), 1 vol. in-12 ; Rose, ou la Bergère des bords du
Morin (1797), 2 vol. in-12 ; Simplicie, ou les Voluptés de
l’amour (1796), un vol. in-18 ; Philétas, joli roman pastoral
(1800), 1 vol. in 12. Il a donné une nouvelle traduction des
Amours de Daphnis et Chloé, qui ne fera point oublier la
traduction d’AMYOT. Voyez AMYOT.
BLESENSKI (madame de) a donné * ''Ladislas'', suite d'''Eugénie''
''et Mathilde'' (1811), 1 vol. in-12.
BLOOMFIELD (ROBERT). La nature fait les poëtes : c’est
dans la nature qu’Adam BILLAUT, menuisier de Nevers, puisa
ses chansons ; c’est dans la nature que BLOOMFIELD, d’abord
valet de ferme, puis garçon cordonnier, puisa la peinture<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Interligne|2.5em}}
{{T2|LE TYPE IDÉAL|XIV}}
{{Interligne|1.5em}}
La même intuition, le même instinct qui
nous fait distinguer les corps organisés des
corps bruts nous fait connaître aussi les altérations
ou avaries qui surviennent dans l’organisation.
Mais une avarie, un défaut, n’est qu’une
différence entre deux objets dont l’un est donné
pour type ou modèle. Donc toutes les fois que
nous jugeons des avaries ou des défauts d’un
corps organisé nous avons un modèle d’organisation,
qui, n’étant pas réel, est toujours idéal.
{{Interligne|0.5em}}
Il importe de remarquer encore une chose
vraie quoique un peu obscure.
C’est que le modèle qui existe dans notre
imagination n’est lui-même qu’une copie plus<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Apollonius, La science du bien et du mal - 1875.djvu/69
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><section begin="s1"/>ou moins imparfaite d’un autre qui existe dans
une intelligence supérieure à celle des hommes.
Par là s’expliquent l’imperfection de nos
connaissances et la diversité des opinions et des
goûts au sujet de la beauté, de la santé, du
bien et du bon.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/>{{Interligne|0.5em}}
{{T3|LA SANTÉ, LA BEAUTÉ.}}
{{Interligne|0.5em}}
La santé n’est que le développement de
l’organisme conformément à son type.
La beauté n’est que la forme de ce qui est
bon, l’apparence de la santé, la ressemblance
au modèle idéal.
Le caractère distinctif de la beauté, comme
celui de la santé, n’est donc pas autre chose
que celui de l’organisation ; c’est toujours la
connaissance instinctive.
L’amour est un sentiment profond qui résulte
de la connaissance de la beauté, mais non pas
d’une étude ou d’un raisonnement ; la connaissance
de la beauté n’est donc qu’un instinct,
une intuition, un goût, qui résulte du seul aspect
des formes et des mouvements.
{{Interligne|0.5em}}
Puisque l’Organisateur possède une science
et une bienveillance parfaites, son but dans
l’organisation doit être le ''maximum de bien'',
et ce but doit être atteint lorsque l’organisation
est complète, c’est-à-dire sans avarie et sans<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « fidelle des mœurs villageoises. On lui doit Contes et Chansons champêtres, traduit par E. L*** de Lavaisse (1802), 1 vol. le Valet du fermier, poëme champêtre (1800). 1 vol. in-12. BLOWER (Mistriss ELISABETH) est auteur de trois romans estimés : Bateman, traduit par Henry Durand (1804), 3 vol. in-12 ; Maria, Mémoires originaux d’une dame de qualité et de quelques-uns de ses amis (1763), traduit par M… 2 vol. in-12 ; la Visite d’été, ou Tableaux d... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>fidelle des mœurs villageoises. On lui doit
Contes et Chansons
champêtres, traduit par E. L*** de Lavaisse (1802), 1 vol.
le Valet du fermier, poëme champêtre (1800). 1 vol. in-12.
BLOWER (Mistriss ELISABETH) est auteur de trois romans
estimés : Bateman, traduit par Henry Durand (1804), 3 vol.
in-12 ; Maria, Mémoires originaux d’une dame de qualité et
de quelques-uns de ses amis (1763), traduit par M… 2 vol.
in-12 ; la Visite d’été, ou Tableaux d’après nature, trad. par
M. de Lamontagne (1788), 2 vol. in-12.
BOCCACE (JEAN), Poëte italien, transporta, dans sa
langue, les Contes et les Fabliaux de nos troubadours et de
nos ménestrels ; mais La Fontaine sut les lui reprendre. Ces
Contes, un peu grossiers dans l’origine, se sont perfectionnés
en passant sous la plume de ces auteurs : MIRABEAU, PONCELIN,
SABATIER DE CASTRES nous ont donné des traductions du Décaméron ;
la plus estimée est celle de ce dernier.
BOCK (J. N. E., baron de) a écrit en allemand et en français.
Tous les ouvrages qu’on a de lui, soit comme auteur,
soit comme traducteur, sont généralement recherchés.
Comme auteur, il a publié les Aveux d’un prisonnier, ou
Anecdotes de la cour de Philippe-de Sonabe (1801), 4 vol.
in-12 ; Walter de Monbary, grand-maitre des Templiers,
4 vol. in-12. Ces deux Romans ont été traduits par inadame
de CERENVILLE * Abélina, ou les Meurtriers du vicil André ;
traduit par M… 3 vol. in-12 ; Benno d’Elsembourg, ou la
Succession de Toscane, traduit par DUFERCHE (1805), 4 vol.
in-12 ; Thecla de Thurn, ou Scènes de la guerre de trente
ans, traduit par madame de POLIER (1815), 3 vol. in-12.
Comme traducteur, il a donné les Chevaliers des sept
montagnes, ou Aventures arrivées dans le x siècle (1800),
3 vol. in-12 ; Erminia dans les ruines de Rome. 1 vol. in-12 ;
Herman d’Una (1791), 2 vol. in-12 ; l’Histoire du Tribunal
secret, faisant suite aux Chevaliers des sept montagnes,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Pigoreau - Petite bibliographie biographico-romanciere 1821.djvu/166
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 1 vol. in-12 ; la Vie de Frederic, baron de Trenk (1778), 2 vol. in-12. M. LE TOURNEUR nous a donné une autre traduction de ce dernier. BOCOUS (JOSEPH), littérateur plus connu des Espagnols et des Italiens que des Français, et dont la plupart des ouvrages sont anonymes ou pseudonymes, a publié Amélie et Clotilde 5), 4 vol. in-12. M. Maradan doit faire paraître sous peu de temps, un nouveau Roman de cet auteur. BOIARDO (MATTEO-MARIA). C’est l’auteur...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>1 vol. in-12 ; la Vie de Frederic, baron de Trenk (1778),
2 vol. in-12. M. LE TOURNEUR nous a donné une autre traduction
de ce dernier.
BOCOUS (JOSEPH), littérateur plus connu des Espagnols et
des Italiens que des Français, et dont la plupart des ouvrages
sont anonymes ou pseudonymes, a publié Amélie et Clotilde
5), 4 vol. in-12. M. Maradan doit faire paraître
sous peu de temps, un nouveau Roman de cet auteur.
BOIARDO (MATTEO-MARIA). C’est l’auteur du poëme de
Roland l’amoureux. Le Sage nous en a donné la traduction
(1776), 2 vol. in-12. Roland l’amoureux a donné naissance au
poëme de Roland furieux. Voyez L’ARIOSTE.
BOISPREAUX (DEODAT DE), membre de plusieurs acadé-
mies, est auteur de Julie, ou le Dévouement filial, 2 v. in-12,
de * Mon Oncle le crédule (1820), 3 vol. in— 12.
BOISSY (LOUIS DE), né en 1694, est aussi célèbre par son
Théâtre que peu connu par ses romans. Les Filles femmes,
les Femmes filles, voilà tout ce que l’on peut citer de lui.
Quel est done ce Boissy qui nous a donné * Agnès Sorel,
Altamor, ou les Cinq Frères, les Amours de Louis XIV,
la Dame masquée, le Prévôt de Paris ? Ne serait-ce point
une de nos romancières les plus fécondes, qui ne voulant point
signer quelques ouvrages un peu trop gais, emprunte souvent
le nom d’un capitaine de dragons ?
BON (madame ELISABETH DE), auteur du joli roman de
* Pierre de Bogis et Blanche de Gerbeau (1805), I volume
in-12, des Aveux de l’amitié (1801), 1 vol. in-12, des
Douze siècles, Nouvelles françaises, 2 vol. in-12, se livre
principalement à la traduction des romans anglais. Autant
elle met de goût dans le choix des ouvrages, autant elle met
d’élégance et de fidélité dans ses traductions. Nous lui devons
<nowiki>*</nowiki/>Angelo, comte d’Albini, traduit de l’anglais de Rosa<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>1 vol. in-12 ; la Vie de Frederic, baron de Trenk (1778),
2 vol. in-12. M. LE TOURNEUR nous a donné une autre traduction
de ce dernier.
BOCOUS (JOSEPH), littérateur plus connu des Espagnols et
des Italiens que des Français, et dont la plupart des ouvrages
sont anonymes ou pseudonymes, a publié Amélie et Clotilde
5), 4 vol. in-12. M. Maradan doit faire paraître
sous peu de temps, un nouveau Roman de cet auteur.
BOIARDO (MATTEO-MARIA). C’est l’auteur du poëme de
Roland l’amoureux. Le Sage nous en a donné la traduction
(1776), 2 vol. in-12. Roland l’amoureux a donné naissance au
poëme de Roland furieux. Voyez L’ARIOSTE.
BOISPREAUX (DEODAT DE), membre de plusieurs acadé-
mies, est auteur de Julie, ou le Dévouement filial, 2 v. in-12,
de * Mon Oncle le crédule (1820), 3 vol. in— 12.
BOISSY (LOUIS DE), né en 1694, est aussi célèbre par son
Théâtre que peu connu par ses romans. Les Filles femmes,
les Femmes filles, voilà tout ce que l’on peut citer de lui.
Quel est done ce Boissy qui nous a donné * Agnès Sorel,
Altamor, ou les Cinq Frères, les Amours de Louis XIV,
la Dame masquée, le Prévôt de Paris ? Ne serait-ce point
une de nos romancières les plus fécondes, qui ne voulant point
signer quelques ouvrages un peu trop gais, emprunte souvent
le nom d’un capitaine de dragons ?
BON (madame ELISABETH DE), auteur du joli roman de
<nowiki>*</nowiki/>''Pierre de Bogis et Blanche de Gerbeau'' (1805), 1 volume
in-12, des ''Aveux de l’amitié'' (1801), 1 vol. in-12, des
''Douze siècles'', Nouvelles françaises, 2 vol. in-12, se livre
principalement à la traduction des romans anglais. Autant
elle met de goût dans le choix des ouvrages, autant elle met
d’élégance et de fidélité dans ses traductions. Nous lui devons
<nowiki>*</nowiki/>''Angelo, comte d’Albini'', traduit de l’anglais de Rosa<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>1 vol. in-12 ; la Vie de Frederic, baron de Trenk (1778),
2 vol. in-12. M. LE TOURNEUR nous a donné une autre traduction
de ce dernier.
BOCOUS (JOSEPH), littérateur plus connu des Espagnols et
des Italiens que des Français, et dont la plupart des ouvrages
sont anonymes ou pseudonymes, a publié Amélie et Clotilde
5), 4 vol. in-12. M. Maradan doit faire paraître
sous peu de temps, un nouveau Roman de cet auteur.
BOIARDO (MATTEO-MARIA). C’est l’auteur du poëme de
Roland l’amoureux. Le Sage nous en a donné la traduction
(1776), 2 vol. in-12. Roland l’amoureux a donné naissance au
poëme de Roland furieux. Voyez L’ARIOSTE.
BOISPREAUX (DEODAT DE), membre de plusieurs acadé-
mies, est auteur de Julie, ou le Dévouement filial, 2 v. in-12,
de * Mon Oncle le crédule (1820), 3 vol. in— 12.
BOISSY (LOUIS DE), né en 1694, est aussi célèbre par son
Théâtre que peu connu par ses romans. Les Filles femmes,
les Femmes filles, voilà tout ce que l’on peut citer de lui.
Quel est done ce Boissy qui nous a donné * Agnès Sorel,
Altamor, ou les Cinq Frères, les Amours de Louis XIV,
la Dame masquée, le Prévôt de Paris ? Ne serait-ce point
une de nos romancières les plus fécondes, qui ne voulant point
signer quelques ouvrages un peu trop gais, emprunte souvent
le nom d’un capitaine de dragons ?
BON (madame ELISABETH DE), auteur du joli roman de
<nowiki>*</nowiki/>''Pierre de Bogis et Blanche de Gerbeau'' (1805), 1 volume
in-12, des ''Aveux de l’amitié'' (1801), 1 vol. in-12, des
''Douze siècles'', Nouvelles françaises, 2 vol. in-12, se livre
principalement à la traduction des romans anglais. Autant
elle met de goût dans le choix des ouvrages, autant elle met
d’élégance et de fidélité dans ses traductions. Nous lui devons
<nowiki>*</nowiki>''Angelo, comte d’Albini'', traduit de l’anglais de Rosa<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>1 vol. in-12 ; la Vie de Frederic, baron de Trenk (1778),
2 vol. in-12. M. LE TOURNEUR nous a donné une autre traduction
de ce dernier.
BOCOUS (JOSEPH), littérateur plus connu des Espagnols et
des Italiens que des Français, et dont la plupart des ouvrages
sont anonymes ou pseudonymes, a publié Amélie et Clotilde
5), 4 vol. in-12. M. Maradan doit faire paraître
sous peu de temps, un nouveau Roman de cet auteur.
BOIARDO (MATTEO-MARIA). C’est l’auteur du poëme de
Roland l’amoureux. Le Sage nous en a donné la traduction
(1776), 2 vol. in-12. Roland l’amoureux a donné naissance au
poëme de Roland furieux. Voyez L’ARIOSTE.
BOISPREAUX (DEODAT DE), membre de plusieurs acadé-
mies, est auteur de Julie, ou le Dévouement filial, 2 v. in-12,
de * Mon Oncle le crédule (1820), 3 vol. in— 12.
BOISSY (LOUIS DE), né en 1694, est aussi célèbre par son
Théâtre que peu connu par ses romans. Les Filles femmes,
les Femmes filles, voilà tout ce que l’on peut citer de lui.
Quel est done ce Boissy qui nous a donné * Agnès Sorel,
Altamor, ou les Cinq Frères, les Amours de Louis XIV,
la Dame masquée, le Prévôt de Paris ? Ne serait-ce point
une de nos romancières les plus fécondes, qui ne voulant point
signer quelques ouvrages un peu trop gais, emprunte souvent
le nom d’un capitaine de dragons ?
BON (madame ELISABETH DE), auteur du joli roman de
<nowiki>*</nowiki>''Pierre de Bogis et Blanche de Gerbeau'' (1805), 1 volume
in-12, des ''Aveux de l’amitié'' (1801), 1 vol. in-12, des
''Douze siècles'', Nouvelles françaises, 2 vol. in-12, se livre
principalement à la traduction des romans anglais. Autant
elle met de goût dans le choix des ouvrages, autant elle met
d’élégance et de fidélité dans ses traductions. Nous lui devons
<nowiki>*</nowiki>''Angelo, comte d’Albini'', traduit de l’anglais de Rosa<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence II, 1935.djvu/30
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{{il}}
{{§|{{MotAncre|582}}}}. ''ꞓu'' < satullu (rassasié) est bizarrement suivi d’un pronom personnel ou réfléchi : ''kã l{{t|ė|80}} kolõ ꞓõ ꞓu sé'' (quand les pigeons sont rassasiés) ; ''m{{t|i|80}}ĩjyĕ ꞓu lẅi'' (se rassasier) ; ''ẽ{{t|n|80}} {{erratum|ure|u̩r{{t|ė|80}}}} pro{{t|u|80}} po beir{{t|ė|80}} ꞓu lo{{t|u|80}} à c̑lé pùr{{t|ė|80}} be̩tꞓyé'' (ces pauvres bêtes pourront boire tout leur saoul) ; ''kã i ã m{{t|i|80}}ĩyă ꞓu lo{{t|u|80}}'' (quand ils se sont rassasiés) ; et au figuré ''põ korna ꞓu lo{{t|u|80}}'' (ils peuvent pleurer à satiété). Dans la première phrase le pronom ne se justifie pas. C’est un simple cas d’analogie avec les tournures qui suivent. Ajoutons en passant que « ''ꞓe'' » (soi) au lieu de ''lo{{t|u|80}}'' (eux) provient des phrases dont le sujet était indéfini ({{§|[[#613|613]]}}). Dans les autres constructions on est en présence d’un pronom emphatique employé pléonastiquement, phénomène fréquent dans les parlers populaires.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|583}}}}. {{sp|.1em|Adjectifs et leurs compléments}}. — Il y a quelques adjectifs qui prennent devant leurs compléments une autre préposition qu’en fr. Les principaux sont : ''eskrùpùlok kõ{{t|un|80}}tr{{t|ė|80}} ꞓẽ di-j-atro'' (scrupuleux à l’égard du bien d’autrui) ; ''dè-j-omo bõ i fèn{{t|ė|80}}'' (des hommes bons envers leurs femmes) ; ''ir{{t|ė|80}} mèꞓyẽ a la fèna'' (il était méchant envers sa femme) ; ''pork{{t|ė|80}} l{{t|ė|80}} ats{{t|ė|80}} fùꞓã bon{{t|ė|80}} d{{t|ė|80}} lasé'' (pour que les vaches soient bonnes pour le lait) ; ''parir{{t|ė|80}} komẽ l’atra'' (pareille à l’autre). On ne voit aucune préposition devant un infinitif dépendant d’un adjectif et sujet logique d’une clause : ''ũ lwa k’ir{{t|ė|80}} maleino aproꞓyĕ̩'' (un lieu dont il était difficile de s’approcher).<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rafavannay
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{{il}}
{{§|{{MotAncre|582}}}}. ''ꞓu'' < {{sp|.1em|satull}}u (rassasié) est bizarrement suivi d’un pronom personnel ou réfléchi : ''kã l{{t|ė|80}} kolõ ꞓõ ꞓu sé'' (quand les pigeons sont rassasiés) ; ''m{{t|i|80}}ĩjyĕ ꞓu lẅi'' (se rassasier) ; ''ẽ{{t|n|80}} {{erratum|ure|u̩r{{t|ė|80}}}} pro{{t|u|80}} po beir{{t|ė|80}} ꞓu lo{{t|u|80}} à c̑lé pùr{{t|ė|80}} be̩tꞓyé'' (ces pauvres bêtes pourront boire tout leur saoul) ; ''kã i ã m{{t|i|80}}ĩyă ꞓu lo{{t|u|80}}'' (quand ils se sont rassasiés) ; et au figuré ''põ korna ꞓu lo{{t|u|80}}'' (ils peuvent pleurer à satiété). Dans la première phrase le pronom ne se justifie pas. C’est un simple cas d’analogie avec les tournures qui suivent. Ajoutons en passant que « ''ꞓe'' » (soi) au lieu de ''lo{{t|u|80}}'' (eux) provient des phrases dont le sujet était indéfini ({{§|[[#613|613]]}}). Dans les autres constructions on est en présence d’un pronom emphatique employé pléonastiquement, phénomène fréquent dans les parlers populaires.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|583}}}}. {{sp|.1em|Adjectifs et leurs compléments}}. — Il y a quelques adjectifs qui prennent devant leurs compléments une autre préposition qu’en fr. Les principaux sont : ''eskrùpùlok kõ{{t|un|80}}tr{{t|ė|80}} ꞓẽ di-j-atro'' (scrupuleux à l’égard du bien d’autrui) ; ''dè-j-omo bõ i fèn{{t|ė|80}}'' (des hommes bons envers leurs femmes) ; ''ir{{t|ė|80}} mèꞓyẽ a la fèna'' (il était méchant envers sa femme) ; ''pork{{t|ė|80}} l{{t|ė|80}} ats{{t|ė|80}} fùꞓã bon{{t|ė|80}} d{{t|ė|80}} lasé'' (pour que les vaches soient bonnes pour le lait) ; ''parir{{t|ė|80}} komẽ l’atra'' (pareille à l’autre). On ne voit aucune préposition devant un infinitif dépendant d’un adjectif et sujet logique d’une clause : ''ũ lwa k’ir{{t|ė|80}} maleino aproꞓyĕ̩'' (un lieu dont il était difficile de s’approcher).<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Homunculus simplex" /></noinclude>{{image|Valentin Jamerai-Duval - Oeuvres - Tome 1-5.jpg|500px|center}}
{{c|{{lang|lat|NONNVLLIS AMOR EST MEDICABILIS HERBIS}}<br>''{{lang|lat|{{abréviation|Ovid.|Ovidius}} {{abréviation|met.|Metamorphoses}} {{abréviation|lib.|liber}} {{rom-maj|I}} {{abréviation|v.|versus}}{{lié}}523}}''}}
{{t2|LETTRES<br>''A MADEMOISELLE ANASTASIE SOCOLOFF.}}
{{t3|LETTRE {{Rom-maj|I}}.}}
{{Lettrine3|H}}{{sc|ier}}, aimable Demoiſelle, à cinq heures de l’après-midi,
je croyois que j’aurois l’honneur de conduire
{{M.|le}} Général Betzky<ref>Un des plus illuſtres citoyens de l’Empire de Ruſſie, auquel ſon patriotiſme, ſon zele pour le bien public & ſes ſervices, rendus à l’état, ont concilié, il y a longtemps, une eſtime & une réputation générale. Il étoit arrivé alors à Vienne avec le Prince de Galitzin, Ambaſſadeur de Ruſſie en cette cour ; & {{Mlle|Socoloſſ|nx}} étoit du voyage.</ref> au cabinet des médailles
de Sa Majeſté Impériale, & que peut-être vous ſeriez<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>défaut, lorsque l’organisme est conforme à son
modèle ou type idéal.
Une loi philosophique et physiologique très-importante
peut donc se formuler comme il
suit :
« Le maximum de bien est attaché à la
perfection de l’organisation, à la conformité
au modèle idéal, au développement régulier de
l’organisme. »
Par conséquent tout défaut d’organisation,
toute dissemblance au modèle idéal, tout développement
irrégulier produit plus ou moins
du mal.
D’ailleurs il est impossible de désobéir et de
rien changer aux lois de la nature, puisqu’elles
sont l’éternelle manière d’être des choses.
On peut donc guérir les animaux quand ils
sont malades, c’est-à-dire les ramener au développement
régulier, au modèle idéal, à l’état
''normal'' ; mais dans cet état il est impossible de
les améliorer ou perfectionner.
La nature elle-même ne saurait les perfectionner
au delà du type de leur espèce, puisque
ce type est la perfection.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/>
{{Interligne|2.5em}}
{{T2|L’HABITUDE|XV}}
{{Interligne|1.5em}}
Malgré le dicton, l’habitude n’est pas « une
seconde nature. » C’est-à-dire que l’état régulier
ou normal n’est pas celui dont on a l’habitude.
Les habitudes ne changent rien au modèle
idéal ni à la loi du maximum de bien.
L’habitude est une modification que la nature
apporte dans l’organisme pour surmonter ou
éviter des obstacles au développement régulier
et atténuer le mal qui résulte de ces obstacles ;
mais quoique atténué ce mal est toujours un
mal.
Quelles que soient, par exemple, les habitudes
que l’on ait du tabac, de l’eau-de-vie, de
l’opium, de arsenic, etc., ces habitudes sont
des irrégularités toujours mauvaises, mauvaises
par leurs effets directs, par le danger de les<noinclude>
<references/></noinclude>
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La Science du Bien et du Mal (Apollonius)/Chapitre-XIV
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La Science du Bien et du Mal (Apollonius)/Chapitre-XIV-2
0
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<noinclude><pagequality level="3" user="Homunculus simplex" />{{nr|124|{{sct|Oeuvres de {{M.|Duval}}}}|}}</noinclude>à ſa ſuite, car vous êtes auſſi très-digne de voir cette
immenſe collection des divers monuments de l’hiſtoire
moderne. Ce qui eſt ſingulier, eſt que ſi {{M.|le}}
Général & vous étiez venus dans la chambre où je
loge, vous y auriez trouvé l’Empereur en perſonne,
qui s’étoit aviſé de venir voir à quoi j’étois occupé.
Ses regards ſont tombés ſur l’admirable eſtampe dont
vous m’avez ſait préſent. Il l’a conſidérée avec beaucoup
d’attention, de même que la médaille qu’il a
déjà en argent. Après lui avoir lu la charmante lettre
que vous m’avez écrite : mais vraiment {{M.|le}} Philoſophe,
m’a-t-il dit, vous devez pleurer quand cette
belle partira — Mes yeux non, mais mon cœur oui,
lui ai-je répondu, & j’ai ajouté, que ſi Pétersbourg étoit
près d’ici, j’y ſerois plus ſouvent qu’à Vienne, ce qui
eſt dans l’exacte vérité. Par-là, aimable Demoiſelle,
vous pouvez juger ſi mon amitié & mon reſpectueux
dévouement pour vous ſont authentiques, puiſque
des puiſſances même en ſont inſtruites. On m’a dit
que vous partiez la ſemaine prochaine. Si j’étois
l’ange Raphaël, vous auriez ſurement un bon guide.
La ſeule commiſſion que je vous donne pour le pays
où vous allez, eſt que vous y ſoyez heureuſe à tous
égards, & que vous m’inſtruiſiez du ſort que la divine
providence vous y deſtine. Quant à la diſtance qui
va nous ſéparer, je vous prie d’être bien perſuadée
que, malgré l’air de cour que je reſpire, elle n’influera
nullement ſur la mémoire du plus zélé de vos ſerviteurs
Ce Mercredi au matin.
{{d|V. J. Duval.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Homunculus simplex" />{{nr|124|{{sct|Oeuvres de {{M.|Duval}}}}|}}</noinclude>à ſa ſuite, car vous êtes auſſi très-digne de voir cette
immenſe collection des divers monuments de l’hiſtoire
moderne. Ce qui eſt ſingulier, eſt que ſi {{M.|le}}
Général & vous étiez venus dans la chambre où je
loge, vous y auriez trouvé l’Empereur en perſonne,
qui s’étoit aviſé de venir voir à quoi j’étois occupé.
Ses regards ſont tombés ſur l’admirable eſtampe dont
vous m’avez fait préſent. Il l’a conſidérée avec beaucoup
d’attention, de même que la médaille qu’il a
déjà en argent. Après lui avoir lu la charmante lettre
que vous m’avez écrite : mais vraiment {{M.|le}} Philoſophe,
m’a-t-il dit, vous devez pleurer quand cette
belle partira — Mes yeux non, mais mon cœur oui,
lui ai-je répondu, & j’ai ajouté, que ſi Pétersbourg étoit
près d’ici, j’y ſerois plus ſouvent qu’à Vienne, ce qui
eſt dans l’exacte vérité. Par-là, aimable Demoiſelle,
vous pouvez juger ſi mon amitié & mon reſpectueux
dévouement pour vous ſont authentiques, puiſque
des puiſſances même en ſont inſtruites. On m’a dit
que vous partiez la ſemaine prochaine. Si j’étois
l’ange Raphaël, vous auriez ſurement un bon guide.
La ſeule commiſſion que je vous donne pour le pays
où vous allez, eſt que vous y ſoyez heureuſe à tous
égards, & que vous m’inſtruiſiez du ſort que la divine
providence vous y deſtine. Quant à la diſtance qui
va nous ſéparer, je vous prie d’être bien perſuadée
que, malgré l’air de cour que je reſpire, elle n’influera
nullement ſur la mémoire du plus zélé de vos ſerviteurs
Ce Mercredi au matin.
{{d|V. J. Duval.}}<noinclude>
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/>
{{Interligne|2.5em}}
{{T2|ÉCONOMIE POLITIQUE.|XXV}}
{{Interligne|1.5em}}
L’économie politique est l’étude des richesses.
L’air, la terre, les eaux et les produits naturels
sont une première sorte de richesses ; les produits
de la science et du travail en sont une
autre.
Les premières sont indispensables à la vie et
ne peuvent augmenter dans leur ensemble ; on
ne saurait les acquérir qu’autant qu’elles sont
perdues par quelqu’un.
Les secondes sont moins nécessaires ; elles
ont aussi leurs limites et deviennent encore un
objet de lutte et de concurrence.
Un moment arrive toujours où les nations,
comme les individus, ne peuvent s’enrichir
qu’aux dépens d’autrui.
Ne pouvoir satisfaire à des besoins multipliés,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Pigoreau - Petite bibliographie biographico-romanciere 1821.djvu/169
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « française (1800), 1 vol. in-18 ; Mes Amours à Nanterre, ou le Diable n’est pas toujours à la porte d’un pauvre homme (1801), 1 vol. in-18 ; le Fantôme vivant, ou les Napolitains, anecdote extraite d’un manuscrit trouvé sur les bords de la Tamise (1801), 1 vol. in-18. BOURNON-MALLARME (mad. la comtesse de), membre de l’Académie des Arcades de Rome, est aussi avantageusement connue par le mérite que par le nombre de ses romans. En voici le catalogu... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>française (1800), 1 vol. in-18 ; Mes Amours à Nanterre,
ou le Diable n’est pas toujours à la porte d’un pauvre homme
(1801), 1 vol. in-18 ; le Fantôme vivant, ou les Napolitains,
anecdote extraite d’un manuscrit trouvé sur les bords de la
Tamise (1801), 1 vol. in-18.
BOURNON-MALLARME (mad. la comtesse de), membre
de l’Académie des Arcades de Rome, est aussi avantageusement
connue par le mérite que par le nombre de ses romans.
En voici le catalogue : *Alicia ; ou le Cultivateur de Schaffouse
(1805), 2 vol. in-12 ; * Anna Ros-Trée (1783), 2 vol.
in-12 ; Charles et Arthur, 3 vol. in-12 ; Clarence de Weldone,
ou le Pouvoir de la vertu (1780), 2 vol. in-12 ;
Constance d’Auvalière (1813), 5 vol. in-12 ; les Deux
Borgnes, ou Lady Justina Dumbar (1809), 3 vol. in-12 ;
Edward et Henry, 3 vol. in-12 ; Egberd Newil (1815),
3 vol. in-12 ; la *Famille de Tilbury, ou la caverne de Wokey,
3 vol. in-12 ; * Hannibal (1808), 2 vol. in-12 ; Héléna
Haldenar, ou le Bigame (1810), 4 vol. in-12 ; Histoire
d’Eugénie Bedfort, ou le Mariage cru impossible (1784),
2 vol. in-12 ; * Lancelot Montagu, ou le Résultat des bonnes
fortunes (1816), 3 vol. in-12 ; *Lettres de milady Lindsey,
ou l’Epouse pacifique (1780), 2 vol. in-12 ; * Lettres de
milord Walton à sir Hugues Battle, son ami (1798), 2 vol.
in-12 ; Milord Clive, ou l’Etablissement en Suisse, 3 vol. in-12 ;
Miralba, chef de brigands (1800), 2 v. in-12 ; le Naufrage,
ou les Deux Richard (1812), 5 vol. in-12 ; * Olimpia et
Ethelwolf (1818), 3 vol. in-12 ; les Orphelins de Holy-Island,
3 vol. in-12 ; les Pensionnaires de Tottenham-High-Cross
3 vol. in-12 ; Peut-on s’en douter ? ou Histore de deux familles
de Norwich (1802), 2 vol. in-12 ; Plus vrai que
vraisemblable, on le Château de Misséry (1801), 5 volumes
in-12 ; Qui ne s’y serait trompe ? ou Lady Armina (1810),
3 volumes in-12 ; Richard Bodley, ou la Prévoyance
malheureuse (1785), 2 vol. in-12 ; les Ruines d’un vieux<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>lité, et qui sert à payer de grands prix pour des
futilités ou des plaisirs plus ou moins réels.
Les anciens démontraient par la fable de Midas
que l’or, la monnaie et les objets de luxe n’ont
qu’une valeur d’échange et d’emprunt.
La multiplication par un même nombre du
contenu de toutes les bourses n’ajouterait rien
à la fortune générale ni à celle des particuliers.
chaque bourse perdrait en valeur, par la multiplication
du contenu des autres, exactement ce
qu’elle gagnerait par la multiplication du sien,
ainsi qu’une fraction perd par la multiplication
de son dénominateur exactement ce qu’elle
gagne par celle de son numérateur.
Une pluie d’or sur tout le globe ne serait pas
plus utile qu’une pluie de pierres.
La plupart des richesses que produisent la
science et la civilisation n’ont, comme l’or et
l’argent, que des valeurs empruntées, fictives,
de cours forcé par la mode et l’habitude, ou
bien n’ont, comme les armes, qu’une utilité
nuisible.
La vie moderne tout entière, comme dit
Pierre Véron, est une fausse monnaie.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Pigoreau - Petite bibliographie biographico-romanciere 1821.djvu/170
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Chateau de Saxe (1821), 3 vol. in-12 ; * Stanislas (1812), 3 vol. in-12 ; le Temps passé, ou les Malheurs de mademoiselle M***, émigrée (1801), 2 vol. in-12 ; Thecle, on le Legs, 3 vol. in-12 ; Theobald Leymour, ou la Maison mûrée, 3 vol. in-12 ; Tout est possible à l’amitié, ou Histoire de Milord Love-Rose et de Sophie Mostain (1787), 2 vol. in-12 ; les Trois Familles (1810), 4 vol. in-12 ; les Trois Frères, ou Lydia Churchill, 2 vol. in-12 ; les Tro...
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>Chateau de Saxe (1821), 3 vol. in-12 ; * Stanislas (1812),
3 vol. in-12 ; le Temps passé, ou les Malheurs de mademoiselle
M***, émigrée (1801), 2 vol. in-12 ; Thecle, on le Legs,
3 vol. in-12 ; Theobald Leymour, ou la Maison mûrée, 3 vol.
in-12 ; Tout est possible à l’amitié, ou Histoire de Milord
Love-Rose et de Sophie Mostain (1787), 2 vol. in-12 ; les
Trois Familles (1810), 4 vol. in-12 ; les Trois Frères,
ou Lydia Churchill, 2 vol. in-12 ; les Trois Générations, ou
Drusilla Willelmina et Géorgia, 2 vol. in-12 ; les Trois
Sœurs, ou la Folie guérie par l’amour (1795), 4 vol. in-18.
BOURSAULT, né en 1658, auteur de quelques pièces de
théâtre, qui ont eu du succès, a publié le Marquis de
Chavigny, 1 vol. in-12 ; le Prince de Condé (Louis 1, père
d’Antoine, roi de Navarre), 1 vol. in-12. Didot l’ainé nous a
donné, en 1790, une jolie édition de ce dernier, 2 vol. in-12.
BOUTERWEK (FRÉDÉRIC), écrivain allemand distingué,
est auteur du Comte Donamar, ou Lettres écrites en
Allemagne du temps de la guerre de sept ans, 4 vol. in-12.
Ce roman eut un grand succès ; c’est à tort qu’on l’attribue à
AUG. LAFONTAINE.
BRAYER (madame LOUISE ST.-LÉON). Voyez ST.-LÉON.
BRES (J. P.), homme de lettres, a publié l’Héroïne du xv
siècle, 4 vol. in-12 ; *l’Indoux, ou la Fille aux deux pères
(1809), 6 vol. in-12 ; Isabelle et Jean d’Armagnac, 4 vol.
in-12 ; La Tremouille, chevalier sans peur et sans reproche,
3 vol. in-12 ; *Montluc, ou le Tombeau mystérieux (1818),
4 vol. in-12 ; Reconnaissance et Repentir, 2 vol. in-12.
BRET (ANTOINE LE), connu par quelques comédies, des
poésies légères, des Contes et des Fables, a donné les Amans
illustres, ou la nouvelle Cléopâtre (1796), 3 vol. in-12.
C’est un abrégé de la volumineuse Cléopâtre de la CALPRENEDE.
Nous avons un autre Abrégé du même roman, sous le titre de
Cleopâtre, roman historique, 3 vol. in-12.<noinclude>
<references/></noinclude>
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La Science du Bien et du Mal (Apollonius)/Chapitre-XXV
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Nous lui devons aussi la Vie de Ninon de l’Enclos (1751), 1 vol. in-12. BRETON (J. B. J.) a enrichi la librairie d’un grand nombre d’ouvrages anglais et allemands. ou la grossesse Il a traduit de l’anglais Agathina, ou la grossesse mystérieuse, par Fox (1800), 2 vol. in-12. Ce roman a été donné concurremment sous le titre de Santa-Maria, mystérieuse ; Ermina Monrose, par Emilie CLARKE (1801), 3 vol. in-12 ; * Jenny, ou la Victime des apparences (18....
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>Nous lui devons aussi la Vie de Ninon de l’Enclos (1751),
1 vol. in-12.
BRETON (J. B. J.) a enrichi la librairie d’un grand
nombre d’ouvrages anglais et allemands.
ou la
grossesse
Il a traduit de l’anglais Agathina, ou la grossesse mystérieuse,
par Fox (1800), 2 vol. in-12. Ce roman a été donné
concurremment sous le titre de Santa-Maria,
mystérieuse ; Ermina Monrose, par Emilie CLARKE (1801),
3 vol. in-12 ; * Jenny, ou la Victime des apparences (1809),
4 vol. in 12 ; le Petit mendiant, par Th. BELLERMY (1801),
3 vol. in-12 ; Stenley, ou les Deux Frères, par mistriss
PARSON’S (1801), 4 vol. in-12. Cet ouvrage a reparu depuis
sous le titre de l’Avare et sa famille ; la Visite nocturne,
par MARIA-REGINA — ROCHE (1801), 6 vol. in-18.
Il a traduit de l’allemand, d’AUG. LAFONTAINE, tous ceux
qui suivent : * Amélie, ou le secret d’être heureux (1812),
2 vol. in-12 ; Blanche et Minna, ou les Mœurs bourgeoises
(1813), 4 vol. in-12 ; Elisa, ou les Papiers de famille (1809),
4 vol. in-12 ; les Etourderies, ou les Deux Frères (1810),
4 vol. in-12 ; l’Homme singulier, ou Emile dans le monde
(1801), 2 vol. in-12 ; *Raphaël, ou la Vie paisible (1810),
2 vol. in-12 ; les *Querelles de famille (1803), 2 vol. in-12.
BRISSOT DE WARVILLE, fils du fameux conventionnel,
a publié le Chateau du mystère, ou Adolphe et Eugénie
(1817), 4 vol. in-12 ; *Folie et Raison (1815), 2 vol. in-12.
Ces romans ont eu du succès ; ils sont très-bien imprimés.
BROOKE (mistriss FRANÇOISE) s’est distinguée dans la carrière
des romans : elle commença à écrire en 1755. A son retour
d’un voyage au Canada, pleine des idées que lui avaient inspirées
les sites romantiques de ces contrées lointaines, elle les
décrivit ainsi que les mœurs des habitans, dans son Histoire
d’Emilie Montague, dont M. de FRESNAIS nous a donné la
traduction (1770), 5 vol. in-12. Nous lui devons * Louisa et<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>Nous lui devons aussi la Vie de Ninon de l’Enclos (1751),
1 vol. in-12.
BRETON (J. B. J.) a enrichi la librairie d’un grand
nombre d’ouvrages anglais et allemands.
ou la
grossesse
Il a traduit de l’anglais Agathina, ou la grossesse mystérieuse,
par Fox (1800), 2 vol. in-12. Ce roman a été donné
concurremment sous le titre de Santa-Maria,
mystérieuse ; Ermina Monrose, par Emilie CLARKE (1801),
3 vol. in-12 ; * Jenny, ou la Victime des apparences (1809),
4 vol. in 12 ; le Petit mendiant, par Th. BELLERMY (1801),
3 vol. in-12 ; Stenley, ou les Deux Frères, par mistriss
PARSON’S (1801), 4 vol. in-12. Cet ouvrage a reparu depuis
sous le titre de l’Avare et sa famille ; la Visite nocturne,
par {{sc|Maria Regina Roche}} (1801), 6 vol. in-18.
Il a traduit de l’allemand, d’{{sc|Aug. Lafontaine}}, tous ceux
qui suivent : * Amélie, ou le secret d’être heureux (1812),
2 vol. in-12 ; Blanche et Minna, ou les Mœurs bourgeoises
(1813), 4 vol. in-12 ; Elisa, ou les Papiers de famille (1809),
4 vol. in-12 ; les Etourderies, ou les Deux Frères (1810),
4 vol. in-12 ; l’Homme singulier, ou Emile dans le monde
(1801), 2 vol. in-12 ; *Raphaël, ou la Vie paisible (1810),
2 vol. in-12 ; les *Querelles de famille (1803), 2 vol. in-12.
BRISSOT DE WARVILLE, fils du fameux conventionnel,
a publié le Chateau du mystère, ou Adolphe et Eugénie
(1817), 4 vol. in-12 ; *Folie et Raison (1815), 2 vol. in-12.
Ces romans ont eu du succès ; ils sont très-bien imprimés.
BROOKE (mistriss FRANÇOISE) s’est distinguée dans la carrière
des romans : elle commença à écrire en 1755. À son retour
d’un voyage au Canada, pleine des idées que lui avaient inspirées
les sites romantiques de ces contrées lointaines, elle les
décrivit ainsi que les mœurs des habitans, dans son Histoire
d’Émilie Montague, dont M. de FRESNAIS nous a donné la
traduction (1770), 5 vol. in-12. Nous lui devons * Louisa et<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>ne pouvoir vivre sans le secours de gens dont
les intérêts sont contraires aux nôtres, sans le
travail de nos ennemis, être forcés de nous
associer ou de traiter avec eux, c’est à quoi
nous a conduits le progrès, c’est sur quoi se
fonde ce qu’on nomme aujourd’hui ''la société''.
L’échange, ou commerce, n’est employé pour
l’acquisition des richesses qu’autant que la force.
et la conquête sont des moyens impuissants ou
insuffisants.
D’ailleurs le commerce et le travail ont toujours
besoin de la protection des armes.
La richesse n’est possédée que par la force.
Il faut des canons ou des vaisseaux de guerre
pour protéger les navires marchands.
La déesse d’Athènes préside à l’industrie et
à la civilisation, mais ne quitte pas son casque
et sa lance.
Mercure est le dieu des marchands et des
voleurs ; la paix qu’il met chez les hommes est
parfaitement symbolisée par les serpents de son
caducée, adversaires pleins de venin qui se font
des politesses.
La science est, pour les peuples, le plus puissant
moyen d’acquérir les richesses de toutes
sortes ; car c’est elle qui perfectionne les instruments
de guerre et les sociétés politiques. Mais
elle est moins utile à ceux qui la possèdent que
funeste à ceux qui ne la possèdent pas. Nous
sommes obligés sous peine de mort de suivre<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>ses progrès. C’est le Sphinx qui nous dévore
quand nous n’expliquons pas ses énigmes.
Parmi les fruits de l’arbre de la science la
mitraille et les canons d’acier sont des plus
beaux et des plus utiles.
{{Interligne|0.5em}}
Avant Christophe Colomb, Vasco de Gama et
Cook, les peuples de l’Amérique, de l’Inde et de
l’Océanie étaient riches quoique nus ; mais,
dès le jour ou les escadres de l’Europe jetèrent
l’ancre dans leurs eaux, ils furent pauvres.
{{Interligne|0.5em}}
L’ambition et la cupidité caractérisent l’homme
de notre époque. Quand il est riche il veut
s’enrichir encore, quand il possède une province
il veut un empire. Il s’attribue un droit naturel,
c’est-à-dire un droit divin, sur tout ce qu’il
peut saisir. Pour lui tout devient objet de lucre,
propriété, marchandise et valeur.
La valeur d’un objet c’est son utilité comparée.
Ce n’est donc pas une chose fixe et inhérente
à l’objet même ; c’est quelque chose qui varie
selon les personnes et les circonstances. Chaque
objet peut avoir en même temps plusieurs
valeurs.
Lorsque, par exemple, Pierre achète du pain
à Paul et paie en or, le pain vaut l’or et l’or
vaut le pain, c’est-à-dire que les deux objets
ont ces valeurs égales.
Mais l’on ne fait point d’échange si l’on<noinclude>
<references/></noinclude>
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Françoise Brooke
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#REDIRECTION[[Auteur:Frances_Brooke]]
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Homunculus simplex
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<noinclude><pagequality level="3" user="Homunculus simplex" />{{nr||{{sct|Lettre {{Rom-maj|II}}.|125}}}}</noinclude>{{t3|LETTRE {{Rom-maj|II}}.}}
{{sc|''Aimable Demoiselle.''}}
{{Lettrine3|J}}{{sc|e}} crois que toutes les déeſſes de l’Olympe n’ont été
que des guenuches & des chiffons en comparaiſon
de l’illuſtre Princeſſe<ref>Anaſtaſia Iwanowna, mere de feue Madame la Princeſſe de Galitzin, Ambaſſadrice à Paris.</ref> dont vous m’avez envoyé
la médaille & le portrait. Je ſuis très-ſcandaliſé que
la mort n’ait pas épargné une beauté auſſi parfaite.
C’eſt un des plus grands attentats qu’elle ait à ſe reprocher.
Je conçois combien votre attachement aux deux
maîtreſſes dont elle vous a privée, doit vous la rendre
odieuſe. Eh bien ! aimable Demoiſelle, ſervez-vous
de cette haine pour éviter ſes traits auſſi long-temps
que je le deſire. Si mes vœux à cet égard étoient
exaucés, vous pourriez vous flatter d’être immortelle.
Mais que feriez-vous de cette immortalité dans un
ſiecle auſſi pervers & auſſi ſanguinaire que celui où
nous ſommes ? Il vaut mieux mourir que de s’ennuyer,
& de ne voir que des calamités & des horreurs. Qui
ſait ſi un jour nous ne nous rencontrerons pas dans
les vaſtes eſpaces de l’éternité ? En attendant je vous
remercie très-ſincérement du préſent dont vous
m’avez honoré. Agréez en échange les petites eſtampes
ci-jointes, relatives à quelques circonſtances de
ma vie, de même que la médaille qu’un de mes amis
a cru copier ſur ma phyſionomie, en m’obſervant à la<noinclude>{{d|* H vij}}
<references/></noinclude>
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Page:Apollonius, La science du bien et du mal - 1875.djvu/147
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>n’y trouve un bénéfice ou excédant de valeur.
Pierre trouve donc son bénéfice dans le pain et
Paul trouve le sien dans l’or.
Le pain a donc tout à la fois une valeur égale
à celle de l’or, une valeur supérieure et une
valeur inférieure.
Égale quand on compare le pain reçu à l’or
reçu, supérieure quand on compare le pain reçu
à l’or donné, inférieure quand on compare le
pain donnà à l’or reçu.
Il y a toujours ces diverses valeurs quels que
soient les objets de l’échange : marchandises
contre marchandises, travail contre argent, etc.
Pour mesurer les richesses, les bénéfices et
les valeurs on se sert ordinairement de la valeur
''nominale'' de la monnaie ou argent, valeur ''pécuniaire''.
C’est une indication de quantité, un chiffre
qui ne saurait fixer l’utilité, la valeur réelle de
la monnaie, et nous expose à beaucoup d’erreurs.
Une pièce de vingt francs, par exemple, a bien
toujours une valeur nominale ou pécuniaire de
vingt francs, mais sa véritable valeur ou utilité
varie beaucoup selon les personnes et les circonstances.
Il y a autant de sortes de valeurs, d’utilités,
de richesses et de bénéfices qu’il y a d’objets et
de manières de s’en servir : valeurs et richesses
naturelles, artificielles, nécessaires, fictives, no-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Pigoreau - Petite bibliographie biographico-romanciere 1821.djvu/172
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Maria, ou les Illusions de la jeunesse, traduit en 1819, 2 vol. in-12. Son meilleur roman est l’Histoire de Julie Mande- ville (1764), 2 vol. in-12. BRUMENT, homme de lettres, a publié les *Deux Sœurs, ou Mémoires de la marquise de Valcourt (1803), 1 vol. in-12 ; Henriette de Wolmar, ou la Mère jalouse, un vol. in-18. BRUSCAMBILLE. Voy. LAURIERS (Des) BURNEY (miss), aujourd’hui madame d’ARBLAY. Nominer les ouvrages de cette romancière, c’est faire....
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>Maria, ou les Illusions de la jeunesse, traduit en 1819, 2 vol.
in-12. Son meilleur roman est l’Histoire de Julie Mande-
ville (1764), 2 vol. in-12.
BRUMENT, homme de lettres, a publié les *Deux Sœurs,
ou Mémoires de la marquise de Valcourt (1803), 1 vol. in-12 ;
Henriette de Wolmar, ou la Mère jalouse, un vol. in-18.
BRUSCAMBILLE. Voy. LAURIERS (Des)
BURNEY (miss), aujourd’hui madame d’ARBLAY. Nominer
les ouvrages de cette romancière, c’est faire son éloge. Tous
ses romans ont été traduits en français ; mais tous ne l’ont pas
été avec le même soin. Pour la Femme errante, le libraire
craignant la concurrence, mit sur le texte quatre traducteurs,
qui, ayant chacun son style, chacun sa manière, ont fait tort à
l’ensemble de l’ouvrage. Voici la liste de ses romans : *Camilla,
ou la Peinture de la jeunesse (1796), 5 vol. in-12 ; * Cécilia,
ou Mémoires d’une jeune héritière (1814), 5 vol. in-12 ;
Clarentine (1819), 4 vol. in-12 : *Evélina, ou l’Entrée d’une
jeune orpheline dans le monde (1777), 3 vol. in-12 ; la
Femme errante, ou les Embarras d’une femme (1814), 5 vol.
in-12 ; le* Jeune Cleveland, ou Traits de nature (1815), 4 v.
in-12 ; les Voisins de campagne, ou le secret (1820), 5 vol.
in-12. On lui attribue le Naufrage, 2 vol. in-12. On lui
attribue aussi les Imprudences de la jeunesse, 4 vol. in-12,
mais il est évident que cet ouvrage est de miss BENNETT.
BURTON (mistriss) a donné *Laure, ou la Grotte du père
Philippe, traduit par CANTWEL (1799), 3 vol. in-12.
BUSSY (ROGER DE RABUTIN, comte de), bel esprit du siècle
de Louis XIV, le Pétrone de son temps, est l’auteur de l’Histoire
amoureuse des Gaules, qu’on peut appeler l’Histoire
amoureuse de la Cour. Amant de madame de Beaume, il eut
l’imprudence de lui confier son manuscrit. Il n’est point d’éternelles
amours à la suite d’une rupture, la belle marquise
trahit le secret de Bussy, et fit imprimer l’ouvrage, qui valut<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Cézembre - Le Champion fantôme, 1928.djvu/263
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<noinclude><pagequality level="1" user="Khardan" /></noinclude>{{TDM}}
{{NoExport|{{d|{{t|''Feuilleton''|85}}}}}}
{{Table|largeurp=25|largeurs=100|aligns=left|indentation=-1.5|section=Chapitre I |titre=— [[Le Champion fantôme/I|L’Invraisemblable Aventure]] |page={{pli|1|6}}}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>minales, valeurs sans valeur, bénéfices nuisibles.
Les véritables maîtres du sol ne sont pas
toujours ceux qu’on nomme les ''propriétaires'',
et qui paient les impôts et les tributs ; mais
plutôt ceux qui recoivent ces impots.
Il y a plusieurs sortes et plusieurs degrés de
propriétés.
{{Interligne|0.5em}}
Le prix n’est pas la valeur ; c’est l’objet que
l’on donne ou que l’on recoit en échange.
Certains objets et certains travaux ont une
grande valeur ''dans le commerce'' et sont payés
d’un grand prix, tandis qu’ils n’ont d’ailleurs
qu’une valeur presque nulle.
D’autres objets et d’autres travaux n’ont au
contraire que peu de valeur commerciale, et
sont payés d’un faible prix, quoique souvent
fort utiles, ou méme indispensables à la vie.
Pourquoi de tels prix et si peu d’équité dans
la distribution des salaires ?
Les salaires et les prix sont déterminés
d’abord par la rareté des travaux et des objets,
ensuite par l’avantage ou le plaisir qu’on y
trouve, et surtout par l’inégalité des fortunes.
Les riches disposent de beaucoup d’argent ;
après la satisfaction complète de leurs besoins
il leur reste encore à dépenser la plus grande
partie de leur revenu, partie qui dès lors n’a
pour eux qu’une valeur d’agrément ou de futi-<noinclude>
<references/></noinclude>
awx7r0kchjz6gr8j0ufar15x7xxqq9z
Page:Cézembre - Le Champion fantôme, 1928.djvu/12
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|mau|vaise}}, éprouvant fortement les pneus et provoquant des crevaisons. Les uns après les autres, en jurant, les hommes sautaient à terre, démontaient la roue en un tournemain, arrachaient le boyau éclaté, le remplaçaient par un autre, gonflaient à coups précipités, remettaient la roue en place et partaient à toutes pédales pour rejoindre le peloton. Trois minutes leur suffisaient pour effectuer la réparation, mais ils devaient parfois pousser terriblement pour rattraper leurs adversaires. À ce jeu-là, le lot des hommes de classe se trouva clairsemé au bout de deux heures, et il n’y eut plus en tête que Salarnier, Thouroude, Ali ben Gazer, l’Italien Ferrari, Capderousse, le Belge Van Boorst, Cimier, un vieux de la vieille, et le petit Lucas, qui s’accrochait rageusement, bien que le train devînt rapide.
Cinq ou six voitures roulaient derrière eux. Avec la belle lumière revenue, les photographes captaient au vol des instantanés. Des reporters prenaient des notes. D’autres sommeillaient, tassés sur leurs coussins.
— Je leur viderais bien un bidon sur la tête, au passage, assurait Capderousse, mais l’eau est trop rare dans ce pays.
Quelques Arabes, de leurs champs regardaient passer la course, sans étonnement.
— Eh ! ce n’est pas la bonne populace du Midi, disait le Marseillais. Bonjour à vos dames, quand même !
Au contrôle volant de Marengo, où grouillait un public plus démonstratif, ils arrivèrent tous les huit ensemble. Abandonnant leurs machines aux mains<noinclude>
<references/></noinclude>
egvsmmbmcrtnv752tnbke0tbiwfiqpg
Page:Cézembre - Le Champion fantôme, 1928.djvu/13
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>de gosses indigènes, tout fiers d’aider les champions, ils se précipitèrent sur les terrines emplies d’eau fraîche qui les attendaient, se lavèrent le visage, en buvant goulûment, puis, remplaçant leurs boyaux de rechange, repartirent sous les acclamations.
— Et les autres, les autres ?…
— Nous les avons oubliés, dit Thouroude.
Après les contrôles, il y a généralement un moment d’accalmie, car les coureurs se restaurent. Un accord tacite les amène à rouler plus doucement. Lâchant leur guidon et redressés sur leur selle, ils sortent, de leurs enveloppes de papier de soie, les sandwiches, les cuisses de poulet, les gâteaux de riz et les tartelettes. À grands coups de dents, ils arrachent les peaux de bananes et mangent avec un formidable appétit. Une bonne lampée de thé fait passer le tout.
Après, Ferrari, qui se sentait bien, mena la danse pendant dix kilomètres avec tant d’ardeur que, dans un lacet montagneux, le petit Lucas resta en arrière. Il dodelinait de la tête, les traits tirés, le visage pâle, malgré son masque de poussière, saisi aux reins par la fatigue.
Ferrari allait toujours, de sa belle allure souple et régulière. Salarnier le suivait à quelques centimètres. Dans les voitures, les officiels se dressaient pour assister à une phase intéressante de la grande bataille.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Apollonius, La science du bien et du mal - 1875.djvu/72
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>rompre et par l’assujétissement aux besoins
qu’elles créent. On peut bien, par l’habitude,
développer un organe quelconque contrairement
au type normal, mais c’est toujours aux
dépens des autres organes et de l’utilité de
leur concours<ref>Loi de balancement.</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Cézembre - Le Champion fantôme, 1928.djvu/14
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Khardan
13512
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki />
Tout à coup, retentit le sifflement bien connu d’un pneu percé par l’arête d’un silex. L’Italien venait de crever. Fébrile, il sautait sur le sol, dévissait les papillons de sa roue arrière, mais déjà Salarnier, baissant la tête, démarrait comme un fou, pour essayer de lâcher cet adversaire dangereux. Le cinq autres, unissant leurs efforts aux siens, assurèrent bientôt un train d’enfer.
Au contrôle de Cherchell, c’est en voltige qu’ils se ravitaillèrent, pour repartir frénétiquement. Les spectateurs, déçus de les apercevoir seulement, alors qu’ils croyaient avoir le temps de les admirer un peu, purent à peine lire les numéros des dossards, qui les renseignaient sur leur identité. Et {{tiret|l’Harmo|nie}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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La Science du Bien et du Mal (Apollonius)/Chapitre-XV
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{{Interligne|2.5em}}
{{T2|LA GUERRE|XVI}}
{{Interligne|1.5em}}
Les animaux se multiplient tant que leur
développement régulier ne rencontre pas de
grands obstacles. Mais en se multipliant ils
envahissent l’espace et la matière, que bientôt
il faut conquérir.
De l’opposition inévitable des intérêts résulte
inévitablement la guerre.
Les hommes se la font et par le fer et par
l’argent. Il faut gagner sa vie. Au jeu, à la
bourse, dans le commerce, dans le travail, dans
les études, dans les concours pour les prix et
places, dans les partis et les assemblées politiques,
c’est partout la concurrence, la lutte, la
guerre. Aux vainqueurs, le pouvoir, la richesse,
la vie ; aux vaincus, la servitude, la misère, la
mort.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Apollonius, La science du bien et du mal - 1875.djvu/74
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Lorlam
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Du reste il faut toujours préparer la guerre
par le ''fer'' ; on ne peut se dispenser impunément
d’avoir des armes et des armées.<noinclude>
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La Science du Bien et du Mal (Apollonius)/Chapitre-XVI
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Lorlam
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Homunculus simplex" />{{nr|126|{{sct|Oeuvres de {{M.|Duval}}}}|}}</noinclude>comédie. Sa matiere de porcelaine eſt la fragilité même.
C’eſt le vrai ſymbole de celle où l’âge m’a réduit.
Je ne m’en plains point, ſachant fort bien que la terre
& les cieux mêmes, ſeront un jour la proie du temps.
Je vous prie de recheſ de ne pas me laiſſer ignorer,
à votre retour dans votre patrie, ſi le ſort ſe ſera
adouci en votre faveur, en vous dédommageant
des deux pertes que vous avez faites. Les bords de la
Newa, tous glacés qu’ils ſoient, ne me ſeront pas
moins agréables que les rives de la Seine & du Danube,
ſi j’ai le plaiſir d’apprendre que la proſpérité y ſoit la
récompenſe de votre mérite. Tels ſont les vrais ſentiments
d’un ancien ſauvage qui ne révere pas moins
la vertu dans l’humiliation que ſur le trône, & qui
eſt avec reconnoiſſance & avec reſpect
''{{sc|Aimable Demoiselle,}}
{{d|Votre très-humble & très-dévoué<br>ſerviteur V.{{lié}}J.{{lié}}Duval.}}
Vienne le 6. Avril 1762.
{{abréviation|P.S.|Post-scriptum}}{{lié}}Je ſais que {{M.|Mertens}}<ref>Médecin alors de l’Ambaſſadeur de Ruſſie, Prince de Galitzin, à Vienne, enſuite premier Médecin de la maiſon des enſans trouvés à Moscou & aujourd’hui Médecin praticien à Vienne ; un homme d’un mérite & d’une réputation connus.</ref> vous a envoyé
un livre compoſé par feue {{S. A. R.|Madame}} l’Archi-Ducheſſe
Inſante. L’eſtampe du revers de la médaille
funebre de cette Princeſſe peut très-bien ſervir de
vignette à la tête de ce volume. Quoique les quatre
vers écrits au-deſſous ſoient à la louange de cette<noinclude>
<references/></noinclude>
50jomz3mj4011e5fnif5rt09qoyayvd
Page:Jamerai-Duval, Valentin - Oeuvres - Tome 1.djvu/140
104
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Homunculus simplex" />{{nr||{{sct|Lettre {{Rom-maj|II}}.|127}}}}</noinclude>auguſte déſunte, je puis vous aſſurer qu’ils n’expriment
que la pure vérité, preuve que la poéſie ne
ment pas toujours en exaltant les grands de la terre.
Excuſez, aimable Bibi, ſi j’ai été long-tems ſans vous
accuſer la réception de vos bienfaits. Je me ſuis imaginé
que, dans les circonſtances préſentes, la poſte
n’étoit pas la voie la plus ſure, & j’ai cru mieux faire
d’attendre une occaſion auſſi favorable que celle que
le très-habile & oſſicieux {{M.|d’Elfreding}} veut bien
me procurer. Je l’ai prié de vous faire mes reſpectueux
compliments, mais je crains fort que, vive
& ſémillante, comme vous êtes, vous ne lui donniez
pas le temps de s’en acquitter.
Il y a quinze jours que {{M.|Mertens}} eſt parti ſeul, pour
parcourir une partie de l’Italie, & pour baiſer la
ſacrée pantoufle de notre Saint Pere le Pape. Il ſera
de retour ici dans ſix ſemaines ou deux mois.
{{t3|LETTRE {{Rom-maj|III}}.}}
{{sc|''Aimable Demoiselle.''}}
{{Lettrine3|A}}{{sc|vant}} votre départ de Vienne, j’oſai vous prédire
que votre mérite ne manqueroit jamais de vous conduire
au temple de la Fortune, pour peu qu’on fût
ſenſible aux attraits de la vertu dans le pays où vous
êtes. Vous eutes la bonté de me promettre que vous
auriez la complaiſance de m’inſtruire de votre ſort.
Le reſpectueux attachement que je vous ai voué, ne
me permettant pas d’être indifférent ſur tout ce qui<noinclude>
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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que la pure vérité, preuve que la poéſie ne
ment pas toujours en exaltant les grands de la terre.
Excuſez, aimable Bibi, ſi j’ai été long-tems ſans vous
accuſer la réception de vos bienfaits. Je me ſuis imaginé
que, dans les circonſtances préſentes, la poſte
n’étoit pas la voie la plus ſure, & j’ai cru mieux faire
d’attendre une occaſion auſſi favorable que celle que
le très-habile & oſſicieux {{M.|d’Elfreding}} veut bien
me procurer. Je l’ai prié de vous faire mes reſpectueux
compliments, mais je crains fort que, vive
& ſémillante, comme vous êtes, vous ne lui donniez
pas le temps de s’en acquitter.
Il y a quinze jours que {{M.|Mertens}} eſt parti ſeul, pour
parcourir une partie de l’Italie, & pour baiſer la
ſacrée pantoufle de notre Saint Pere le Pape. Il ſera
de retour ici dans ſix ſemaines ou deux mois.
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{{Lettrine3|A}}{{sc|vant}} votre départ de Vienne, j’oſai vous prédire
que votre mérite ne manqueroit jamais de vous conduire
au temple de la Fortune, pour peu qu’on fût
ſenſible aux attraits de la vertu dans le pays où vous
êtes. Vous eutes la bonté de me promettre que vous
auriez la complaiſance de m’inſtruire de votre ſort.
Le reſpectueux attachement que je vous ai voué, ne
me permettant pas d’être indifférent ſur tout ce qui<noinclude>
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Homunculus simplex
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Correction de l'en-tête
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que la pure vérité, preuve que la poéſie ne
ment pas toujours en exaltant les grands de la terre.
Excuſez, aimable Bibi, ſi j’ai été long-tems ſans vous
accuſer la réception de vos bienfaits. Je me ſuis imaginé
que, dans les circonſtances préſentes, la poſte
n’étoit pas la voie la plus ſure, & j’ai cru mieux faire
d’attendre une occaſion auſſi favorable que celle que
le très-habile & oſſicieux {{M.|d’Elfreding}} veut bien
me procurer. Je l’ai prié de vous faire mes reſpectueux
compliments, mais je crains fort que, vive
& ſémillante, comme vous êtes, vous ne lui donniez
pas le temps de s’en acquitter.
Il y a quinze jours que {{M.|Mertens}} eſt parti ſeul, pour
parcourir une partie de l’Italie, & pour baiſer la
ſacrée pantoufle de notre Saint Pere le Pape. Il ſera
de retour ici dans ſix ſemaines ou deux mois.
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{{Lettrine3|A}}{{sc|vant}} votre départ de Vienne, j’oſai vous prédire
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Denis Gagne52
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Kasskass
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text/x-wiki
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/545
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Denis Gagne52
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/560
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Denis Gagne52
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Page:Jamerai-Duval, Valentin - Oeuvres - Tome 1.djvu/141
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Homunculus simplex" />{{nr|128|{{sct|Oeuvres de {{M.|Duval}}}}|}}</noinclude>vous regarde, j’oſe vous inviter à vous ſouvenir de
votre promeſſe. C’eſt la ſeule grace que je vous demanderai
jamais, à l’exception d’une eſtampe de votre
auguſte Impératrice, pour mettre à la droite de celle
dont vous m’avez honoré. Comme la vôtre eſt aſſez
fortement gravée dans mon cœur & dans ma mémoire,
je me diſpenſe de vous la demander. Il me ſuffit que
vous daigniez approuver la qualité que j’ambitionne,
d’être le reſte de ma vie avec le plus reſpectueux dévouement
''{{sc|Aimable Demoiselle}}''
{{d|Votre &c.<br>V.{{lié}}J.{{lié}}Duval.}}
Vienne le 25.{{lié}}{{abréviation|Sept.|Septembre}} 1762.
{{t3|LETTRE {{Rom-maj|IV}}.}}
{{c|''Réponse de {{Mlle|Socoloff.}}''}}
{{Lettrine3|T}}{{sc|raversant}} l’antichambre pour paſſer chez moi,
quelle fut ma ſurpriſe d’y trouver votre chere lettre !
En vérité, Monſieur, tranſportée de joie & avec
ma vivacité ordinaire, je rebrouſſai chemin, courant
comme une folle vers ſa Majeſté Impériale. Je la lui
préſentai en diſant : voilà Madame, une lettre de
l’homme du monde le plus eſtimable. J’ai reçu un
compliment des plus gracieux & l’eſtampe que je joins
ici. Oui Monſieur, j’ai le bonheur de ſervir une
ſouveraine qui, comme un ſecond Titus, fait les délices
du genre humain, révérée & adorée de toutes les<noinclude>{{d|nations}}
<references/></noinclude>
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2026-08-25T21:26:49Z
Homunculus simplex
158836
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text/x-wiki
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votre promeſſe. C’eſt la ſeule grace que je vous demanderai
jamais, à l’exception d’une eſtampe de votre
auguſte Impératrice, pour mettre à la droite de celle
dont vous m’avez honoré. Comme la vôtre eſt aſſez
fortement gravée dans mon cœur & dans ma mémoire,
je me diſpenſe de vous la demander. Il me ſuffit que
vous daigniez approuver la qualité que j’ambitionne,
d’être le reſte de ma vie avec le plus reſpectueux dévouement
''{{sc|Aimable Demoiselle}}''
{{d|Votre &c.<br>V.{{lié}}J.{{lié}}Duval.}}
Vienne le 25.{{lié}}{{abréviation|Sept.|Septembre}} 1762.
{{t3|LETTRE {{Rom-maj|IV}}.}}
{{c|''Réponse de {{Mlle|Socoloff.}}''}}
{{Lettrine3|T}}{{sc|raversant}} l’antichambre pour paſſer chez moi,
quelle fut ma ſurpriſe d’y trouver votre chere lettre !
En vérité, Monſieur, tranſportée de joie & avec
ma vivacité ordinaire, je rebrouſſai chemin, courant
comme une folle vers ſa Majeſté Impériale. Je la lui
préſentai en diſant : voilà Madame, une lettre de
l’homme du monde le plus eſtimable. J’ai reçu un
compliment des plus gracieux & l’eſtampe que je joins
ici. Oui Monſieur, j’ai le bonheur de ſervir une
ſouveraine qui, comme un ſecond Titus, fait les délices
du genre humain, révérée & adorée de toutes les<noinclude>{{d|nations}}
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Page:Cézembre - Le Champion fantôme, 1928.djvu/15
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2026-08-25T21:18:54Z
Khardan
13512
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16002393
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|l’Harmo|nie}} Municipale allait attaquer une marche pimpante, quand le peloton disparut à un détour de la route.
Des voitures arrêtées au contrôle, les suiveurs descendaient en riant.
— Encore cent vingt-huit kilomètres dit Rouvières, l’envoyé spécial de l’''Écho d’Alger'', la partie n’est pas jouée. Nous avons le temps de nous rafraîchir.
— Et quand nous les rejoindrons, pronostiqua un autre, ils rouleront à vingt à l’heure. Ferrari va rattraper. Je connais ça.
Ils {{Corr|s’intallèrent|s’installèrent}} à la terrasse d’un café, surveillant la route pour juger, au passage, de combien de minutes l’Italien était en retard.
Cependant, au lieu de ralentir, les six hommes de tête semblaient plutôt accélérer l’allure. À la première côte sérieuse, Cimier, qu’on appelait le « vieux », bien qu’il n’eût pas trente-sept ans, lâcha pied, victime d’une défaillance. Et puis, ce fut Ali ben Gazer, qui creva sur des piquants d’aloès.
Salarnier, Thouroude, Capderousse et Van Boorst, ruisselants de sueur, le visage ocré par la poussière, accélèrent encore le train. Ils trépidaient sur leurs machines, coudes en dehors, mâchoires crispées, tirant sur leur guidon dans les montées, s’immobilisant dans les descentes, pour glisser en roue libre sur le sol raviné, dont ils évitaient les trous avec un coup d’œil et une adresse remarquables. Les bornes kilométriques, à raison de trente-cinq ou quarante à l’heure, défilaient sur leur gauche. Ils en lisaient les inscriptions avec une sorte de frénésie, tendus férocement vers le but, sachant bien que celui qui aurait la malchance de crever<noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/576
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « LE PLAISIR SINGULIER 283 jours là que rien n’est impossible. Je revois ma main petite, le joli bras, l’épaule tombante, le cou sans muscle, la poitrine blanche d’une svelte adolescente, jes hanches souples, les jambes longues, le pied ombé. CHAPITRE XVII J’ai voilé plus exactement que d’habitude les lampes du boudoir. , Il y règne une pénombre .qui en accroît beau- coup l’intimité. Il y fait tiède, et le parfum des roses est pénétrant. | Je... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="2603:8090:5B00:71:F0E8:46AC:C5CF:E5FF" /></noinclude>LE PLAISIR SINGULIER
283
jours là que rien n’est impossible. Je revois ma main
petite, le joli bras, l’épaule tombante, le cou sans
muscle, la poitrine blanche d’une svelte adolescente,
jes hanches souples, les jambes longues, le pied
ombé.
CHAPITRE XVII
J’ai voilé plus exactement que d’habitude les
lampes du boudoir. ,
Il y règne une pénombre .qui en accroît beau-
coup l’intimité. Il y fait tiède, et le parfum des
roses est pénétrant.
|
Je porte une robe de crêpe de Chine, sobre, très
décolletée, et qui découvre mes bras jusqu’à l’aisselle.
Très courte, selon la mode.
Quand je marche, on voit mon genou précieusement
moulé par le bas de soie.
Je n’use guère de parfum d’ordinaire. Cesoir, j’en
ai répandu avec profusion sur mes bras et mesépaules.
Je veux qu’il se trouble dès l’abord, qu’il ne con-
serve pas assez de sang-froid pourrien remarquer, et
que ma volonté puisse jouer sans faute.
J’ai envoyé à Georges un pneumatique, lui
demandant de venir chez moi, vers minuit. Ce rendez-
vous tardif a dû le troubler déjà.
Et j’ai terminé en l’embrassant sur le papier.
Voici les liqueurs, pour lui un peu fortes, et, pour
moi, du féminin cherry. Rose les dispese sur le guéri-
don chinois. Après quoi je l’enverrai se coucher.
Je n’ai nul besoin de ses services et nous serons plus
tranquilles.
Rose se retire avec un sourire. Je ne lui cache pas
que j’attends la visite de Georges à cette heure
indue :
oo,
— N’imagine rien, ai-je ajouté : c’est un simple
caprice.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/608
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|cap={{style|t:80;ws:2px|KAIDO TRIOMPHANT. — ENFIN JE SUIS TROMPÉ !!!}}
}}<noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/609
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Denis Gagne52
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|cap={{style|t:80;ws:2px|JAPON. — POURSUITE ACHARNÉE À TRAVERS UN QUARTIER TRANQUILLE.}}
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/625
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Denis Gagne52
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
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|cap={{style|t:80;ws:2px|EXPOSITION DES CONDAMNÉS.}}
}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Homunculus simplex" />{{nr||{{sct|Lettre {{Rom-maj|IV}}.}}|129}}</noinclude>nations de ſon vaſte empire. Je ſais la part que vous
prenez à tout ce qui peut m’arriver ; je ne ſaurois
aſſez vous le répéter : je ſuis comblée au-delà de
toute expreſſion des bontés d’une auſſi grande & digne
ſouveraine. Que n’ai-je le talent de m’expliquer ? Quel
beau portrait ne vous ferois-je pas de ce cœur magnanime
& bienfaiſant & de cet eſprit pénétrant & ſublime.
Il est bien doux, Monſieur, de n’ètre pas oublié des
perſonnes qu’on eſtime ; je me ſuis entretenue une
ſoirée entiere avec {{M.|Wæchtler que je n’ai pu aſſez
queſtionner ſur votre chapitre. Il ſera le porteur des
ſentimens ſinceres de reconnoiſſance que je vous ai
voués & de l’attachement infini avec lequel je ſerai
toute ma vie &c.
{{d|Anaſtaſie Socoloff.}}
Moſcou le 31. {{abréviation|Décemb.|Décembre}} 1762.
{{t3|LETTRE {{Rom-maj|V}}.}}
{{sc|''Aimable Demoiselle.''}}
{{Lettrine3|L}}{{sc|a}} précieuſe eſtampe que j’ai reçue & la peinture
que vous m’avez faite du caractere, ſublime & bienfaiſant, de la puiſſante Impératrice que vous avez le
bonheur de ſervir, m’ont fait un plaiſir des plus vifs,
& m’invitent à une reconnoiſſance que je ne puis
exprimer, preuve évidente que l’expreſſion n’eſt pas
toujours le pinceau du ſentiment. Il eſt donc vrai,
aimable Bibi, que mes preſſentiments à votre ſujet
ſont accomplis. Il eſt donc vrai que des rives de la<noinclude>{{nr|''{{abréviation|Tom.|Tome}}{{lié}}{{Rom-maj|I}}.''||I}}}}
<references/></noinclude>
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Homunculus simplex
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Oubli d'accolades
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prenez à tout ce qui peut m’arriver ; je ne ſaurois
aſſez vous le répéter : je ſuis comblée au-delà de
toute expreſſion des bontés d’une auſſi grande & digne
ſouveraine. Que n’ai-je le talent de m’expliquer ? Quel
beau portrait ne vous ferois-je pas de ce cœur magnanime
& bienfaiſant & de cet eſprit pénétrant & ſublime.
Il est bien doux, Monſieur, de n’ètre pas oublié des
perſonnes qu’on eſtime ; je me ſuis entretenue une
ſoirée entiere avec {{M.|Wæchtler}} que je n’ai pu aſſez
queſtionner ſur votre chapitre. Il ſera le porteur des
ſentimens ſinceres de reconnoiſſance que je vous ai
voués & de l’attachement infini avec lequel je ſerai
toute ma vie &c.
{{d|Anaſtaſie Socoloff.}}
Moſcou le 31. {{abréviation|Décemb.|Décembre}} 1762.
{{t3|LETTRE {{Rom-maj|V}}.}}
{{sc|''Aimable Demoiselle.''}}
{{Lettrine3|L}}{{sc|a}} précieuſe eſtampe que j’ai reçue & la peinture
que vous m’avez faite du caractere, ſublime & bienfaiſant, de la puiſſante Impératrice que vous avez le
bonheur de ſervir, m’ont fait un plaiſir des plus vifs,
& m’invitent à une reconnoiſſance que je ne puis
exprimer, preuve évidente que l’expreſſion n’eſt pas
toujours le pinceau du ſentiment. Il eſt donc vrai,
aimable Bibi, que mes preſſentiments à votre ſujet
ſont accomplis. Il eſt donc vrai que des rives de la<noinclude>{{nr|''{{abréviation|Tom.|Tome}}{{lié}}{{Rom-maj|I}}.''||I}}}}
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Page:Cézembre - Le Champion fantôme, 1928.djvu/16
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>désormais devrait perdre tout espoir de gagner l’étape.
Ils ne crevèrent pas, mais la chaîne de Van Boorst sauta. Les autres continuèrent de fuir.
Deux mille francs au premier de l’étape, sans compter les primes des fabricants de vélos et de pneus, sans compter la gloire ; Salarnier, premier du classement général, avait douze minutes d’avance sur Ferrari, le deuxième. Thouroude et Capderousse, qui se trouvaient respectivement {{Corr|troisière|troisième}} et cinquième de l’épreuve, avec, l’un, seize minutes, l’autre, vingt-deux minutes de retard sur le leader, voulaient se rapprocher de celui-ci. Ils étaient résolus à se livrer, tous les trois, une lutte désespérée.
Une borne indiqua : « Gounaya : 12{{Lié}}kilomètres ». Gounaya était le dernier contrôle volant avant Ténès, but de la cinquième étape. C’était un peu plus de soixante kilomètres à couvrir.
Tout en menant, Salarnier observait ses rivaux à la dérobée. Il {{Corr|vit|vit que}} Capderousse s’apprêtait à manger, signe incontestablement de faiblesse. Thouroude était moins redoutable, et, d’ailleurs, il courait pour la même marque que lui. Salarnier attendit la première côte. Il en monta les trois quarts à une allure régulière, aisée, puis, produisant un effort terrible, il démarra.
Les deux autres surpris, semblaient rester sur place. Ils virent le maillot tricolore s’éloigner, diminuer sur la route, puis disparaître. Par un effet moral assez commun, ils en éprouvèrent comme une lassitude subite. Les jambes lourdes, ils atteignirent le sommet de la côte.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/641
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
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Page:Jamerai-Duval, Valentin - Oeuvres - Tome 1.djvu/143
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Homunculus simplex" />{{nr|130|{{sct|Oeuvres de {{M.|Duval}}}}|}}</noinclude>Seine & du Danube la providence vous a conduit ſur
les bords de la Neva, pour y contempler de près une
auguſte Souveraine qui ſait également faire honneur
à la nature humaine, & repréſenter la divine. C’eſt
de tout mon cœur que je vous félicite d’être à portée
de voir oculairement la juſtice & la clémence regner
ſur un des plus brillants trônes de l’univers. Puiſſent
la ſageſſe & la prudence vous maintenir dans la poſition
où vous êtes, & puiſſe le vaſte empire Ruſſe voir
diſparoître ſes déſerts & ſes forêts trop immenſes,
ſous les puiſſants auſpices de la Minerve qui le gouverne !
De tous les attributs de la divinité la bonté
eſt celui qui intéreſſe le plus le genre humain. Il en
eſt de même du pouvoir des potentats lorſqu’il n’éclate
que par la bienfaiſance envers les peuples, & par la
protection dont il honore la vertu, les ſciences & les
beaux-arts. Il paroît que ce grand ſpectacle vous est
réſervé ; mais je doute qu’après vous il y ait perſonne
au monde qui y prenne plus de part, & qui en ſouhaite
plus vivement la perpétuité que celui qui a l’honneur
d’être avec reſpect, & avec la plus tendre amitié,
''{{sc|Aimable Demoiselle.}}''
{{d|Votre &c.<br>V.{{lié}}J.{{lié}}Duval.}}
Vienne le 18. Fevrier 1763.
{{abréviation|P. S.|Post-scriptum}}{{lié}}L’eſtampe dont vous m’avez honoré a paſſé
par tant de mains, & a été ſi fort admirée, tant à la
cour que dans la ville, qu’elle en eſt preſque à moitié
uſée. L’Empereur m’a ſu mauvais gré de ne la lui avoir
pas montrée le premier. Depuis qu’il nous a vu à la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Jamerai-Duval, Valentin - Oeuvres - Tome 1.djvu/144
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Homunculus simplex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Homunculus simplex" />{{nr||{{sct|Lettre {{Rom-maj|V}}.}}|131}}</noinclude>comédie il ne manque pas, chaque ſois que j’ai l’honneur
de l’approcher, de me demander ſi je ſuis
toujours paſſionné pour la belle Ruſſe ; à quoi je
réponds que, ſi je puis l’être encore au-delà du tombeau,
je m’en ferai un devoir. J’ai tenu le même
langage à {{Mgr.|l’Archiduc}} & aux Demoiselles de la
chambre de notre auguſte Impératrice, & c’eſt ce qui
leur donne une aſſez juſte idée de la conſtance philoſophique.
Pour leur prouver que cette conſtance eſt
peut-être mutuelle, je ſouhaiterois qu’au départ de
mon ami {{M.|Wæchtler,}} vous euſſiez la générosité de
m’envoyer encore une eſtampe pareille à celle que j’ai
reçue, pour que je puiſſe la faire encadrer comme elle
le mérite. Mais voici toute autre choſe — Dans le
dernier billet que j’ai adreſſé à mon ami, j’ai oſé m’exprimer ainſi : „Je ſerois curieux de ſavoir ſi en Ruſſie
ces ſortes de petits livres, que nous appellons Heures
ou livres de prieres, ſont en vogue comme ici
& à Paris. Si cela eſt, priez ma belle Bibi, de m’en
prêter un à ſon uſage, mais en langue Ruſſe, & où
ſon nom ſoit écrit de ſa propre main. Si dans ce
manuel il ſe trouvoit quelques images de ſaints du
pays, & entr’autres de {{Abréviation|St.|Saint}}{{lié}}Alexandre Newsky, il
n’en ſeroit que mieux. J’emporterai ce livre dans
l’autre monde, & lorſque la belle Anaſtaſie ſera au
ciel, je prierai {{Abréviation|St.|Saint}}{{lié}}Pierre, qu’il me ſoit permis de
le rendre à ma charmante Circaſſienne. Ce ſera là
un beau prétexte de la revoir, de l’admirer, & de
reſter à côté d’elle pendant toute l’éternité. Car je
m’imagine bien que l’amour divin n’eſt point du<noinclude>{{d|I ij}}
<references/></noinclude>
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Jamerai-Duval, Valentin - Oeuvres - Tome 1/09
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2026-08-25T21:53:35Z
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Jamerai-Duval, Valentin - Oeuvres - Tome 1/10
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2026-08-25T21:54:49Z
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Jamerai-Duval, Valentin - Oeuvres - Tome 1/11
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Jamerai-Duval, Valentin - Oeuvres - Tome 1/12
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Jamerai-Duval, Valentin - Oeuvres - Tome 1/13
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Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 24.djvu/764
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Berniepyt
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PARTIR POUR ÊTRE ÉVÊQUE ET DEVENIR SONNEUR.|761}}</noinclude>titres de Guillaume le Roux qu’un baronnet avec ses parchemins dont l’encre n’est pas encore séchée. Je suis un enfant de la besace ; mon père était doyen des mendians de Londres, mon grand-père l’Écossais, ''bedesman'' du roi<ref>''King’s bedesmen'', ou ''blue-gowns'' (manteaux bleus). Se rappeler le personnage d’Eddie Ochiltrée.</ref> ; et, au clou de la chambre, près la grand’cheminée de ma maison, il y à la cornemuse et le manteau bleu de celui qui fut Rob Ruffling, qui joua les vieux airs devant le roi Jamie, et lui récita tout au long les antiques cris de guerre du pays, en un mot, le ''sloggorne'' entier de l’Écosse.
{{Personnage|PAT.|c}}
Devant un roi, monsieur !
{{Personnage|TOM.|c}}
J’en pourrais être fier, mais je suis comme l’Hostpur de la ballade :
{{Poem|— Hotspur ! n’es-tu pas orgueilleux
Du coursier dont tu tiens les rênes ?
— Fi donc ! c’est le moins précieux
Dans les haras de mes domaines.}}
{{Personnage|PAT.|c}}
Dites-vous vrai ?
{{Personnage|TOM.|c}}
Certes ! c’est un grand honneur pour moi que mes aïeux aient tous porté le manteau bleu, ni plus ni moins que les chevaliers de la Jarretière ; mais qu’est ce que cela auprès de mes autres ancêtres les ''jockeys'' d’Écosse. Mon père m’en entretenait avec mélancolie : « Les ''jockeys'', me disait-il, suivaient les camps des rois et jouaient de la harpe. Le roi envoyait quelquefois au ''jockey'' qui avait chanté tantôt une bague, tantôt une coupe d’or prise sur sa table, ou les splendides reliefs de son repas ; et maintenant, le jour de sa fête, le roi nous fait présent d’un manteau bleu sans les culottes, d’une grand-messe qui n’en finit pas, et d’un dîner qui est sur-le-champ fini, parce qu’il n’y a qu’une épaule de mouton bouillie. » Et mon père soupirait, et n’avait-il pas raison ? Le mendiant n’est-il pas plus qu’un missionnaire, presque un homme d’église ?
{{Personnage|PAT.|c}}
Comment l’entendez-vous ?
{{Personnage|TOM.|c}}
Le Christ n’a-t-il pas dit environ ces paroles : « Celui qui donne un penny en mon nom, je le lui rendrai au centuple ; ce qui lui vaudra huit shillings, plus quatre pence dont je lui tiendrai compte ? » N’ai-je donc pas droit de dire que celui qui est là pour que chacun accomplisse une loi divine vaut mille fois mieux qu’un attorney général, qui n’existe que pour maintenir une loi des hommes et s’en vient faire pendre son prochain ? Je l’ai toujours considéré de cette façon, et j’ai assorti ma conduite aux devoirs qui m’étaient imposés d’après les préceptes de mes pères. Et toute ruse me semble bonne qui, provoquant la sensibilité du prochain, lui arrache un témoignage de charité ; car c’est la vertu la plus enfouie chez les hommes, monsieur Pat, c’est moi qui vous le dis, et on casse bien de gros hameçons avant de la pêcher au fond de sa retraite.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Berniepyt
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|762|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|PAT.|c}}
Par malheur, je n’ai eu dans ma famille ni bardes, ni manteaux bleus, ni ''bedesmen'', ni ''jockeys'' ; je n’ai eu que de pauvres diables comme moi et que je n’ai pas même connus. C’est le révérend père O’Toole, celui qui m’a enseigné à bénir Dieu, qui m’a appris que j’avais eu un père, une mère et deux frères. Tous quatre allaient mourir de faim dans une mauvaise saison, quand, heureusement, ils sont morts de la même épidémie.
{{Personnage|TOM.|c}}
Eh bien ! puisqu’il n’y a rien à espérer de ce côté-là, auriez-vous, pour vous faire admettre mendiant de Londres, de bons et réels moyens d’exciter la compassion, de provoquer la charité ?…
{{Personnage|PAT.|c}}
Oh ! pour cela, monsieur, je puis dire hardiment : Oui ! tous les accidens qui me sont survenus… le malheur qui m’a poursuivi… Oh ! je le dis avec assurance : je suis un objet de pitié.
{{Personnage|TOM.|c}}
Il faut voir, il faut voir… Mais voici Pepper qui m’est dépêché pour l’importante affaire du dîner.
{{c|'''SCÈNE {{rom-maj|II}}.'''|fs=120%|m=1.5em}}
{{c|TOM, PAT, PEPPER.|fs=120%|mb=1em}}
{{Personnage|PEPPER.|c}}
La grosse dame du comptoir de ''la Jarretière couronnée'' m’envoie demander ce qu’il convient d’apprêter pour le dîner de votre honneur, et vous prie de vouloir bien agréer ses affectueuses civilités. {{M.|Dick}} Mac-Shane, qui est à la taverne, y joint les siennes. Mistress Didlington me charge aussi de vous dire qu’elle serait bien aise de savoir si la pluie d’hier ne vous avait pas enrhumé ; qu’elle était bien fâchée de ne pas avoir eu d’huîtres, mais que le capitaine Clarke venait de lui en manger quarante-deux douzaines pour un pari ; qu’elle était bien étonnée que les choux marinés sentissent l’aigre, car personne ne s’en était plaint ; que…
{{Personnage|TOM.|c}}
Assez. Vous ferez mes complimens à la bonne mistress Didlington ; puis vous lui direz : Tête de veau…
{{Personnage|PEPPER.|c}}
Oui, votre honneur, je n’y manquerai pas.
{{Personnage|TOM.|c}}
Taisez-vous, vaurien, ne jouez pas à l’équivoque. Puis vous lui direz… Par ma foi ! je suis aujourd’hui dans mes jours de chère lie, je ne veux pas seulement manger, mais dîner. Voyons ; je veux un menu digne d’un Falstaff à la bourse garnie. D’abord {{Lang|en|''turtle’s soup''}}, petit.
{{Personnage|PEPPER.|c}}
Une soupe à la tortue faite avec la tête de veau de tout à l’heure, monsieur.
{{Personnage|TOM.|c}}
Non, drôle, non ; il faut laisser le {{Lang|en|''mock-turtle''}} aux petites gens qui veulent tâter<noinclude>
<references/></noinclude>
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Berniepyt
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PARTIR POUR ÊTRE ÉVÊQUE ET DEVENIR SONNEUR.|763}}</noinclude>de la tortue pour s’en faire accroire et n’ont dans leur bourse que la monnaie d’une tête de veau. Je hais ces subterfuges de cuisine auxquels un gentleman gourmet ne se laisse jamais surprendre. Au diable le mouton mariné, quand mon palais a réclamé du chevreuil ! Fi ! du veau à l’huile qui veut parodier le thon ! Donc, quand je dis {{Lang|en|''turtle’s soup''}}, c’est du poisson que je veux pêcher dans mon bouillon poivré, et non pas le fils de l’alderman Bœuf. Voilà pour le potage. Ensuite, un {{Lang|en|''beefsteak-pie''}}, Pepper ; n’est-ce pas le triomphe de la jolie Sucky ?
{{Personnage|PEPPER.|c}}
Peut-être, monsieur ; si vous voulez, je le demanderai à mistress Didlington de votre part, et en conservant vos derniers mots : « De la jolie Sucky. »
{{Personnage|TOM.|c}}
Gardez-vous-en bien, langue de vipère. Continuons ce qui nous occupait ; qu’avais-je dit ? trois plats ?
{{Personnage|PEPPER.|c}}
{{Lang|en|''Turtle’s soup… beefsteak-pie''}}… et « la jolie Sucky. »
{{Personnage|TOM.|c}}
Silence ! mauvais plaisant. Nous arroserons cela avec du porto, et nous y adjoindrons une belle tranche de saumon ; puis de la moutarde de Durham ; puis…
{{Personnage|PAT.|c}}
Och ! le lord-maire de Dublin a-t-il un meilleur dîner ?
{{Personnage|TOM.|c}}
Prendrai-je des pâtisseries, des crèmes ? Non. Nous autres chevaliers de la Fine Gueule, qui avons mangé tant de plats dont le vulgaire pauvre diable sait à peine les noms, nous avons parfois des excentricités incroyables de goût, des caprices pour quelque ripopée de peuple. Ainsi, je me sens pris d’envie en ce moment pour un vrai dessert de fermier. Je veux un beau triangle de fromage de Stilton et de l’ale. J’aime, je l’avoue, que le ferment enfumé de l’ale lutte dans mon palais avec la saveur piquante du Stilton, qui a du montant sans âpreté, qui est tendre sous la dent sans être gras ni mou, qui est ferme et d’un grain serré sans être sec ni friable, qui… {{di|(à Pat qui le regarde, bouche béante, avec un œil de convoitise.)}} Ouais ! en voici un qui me regarde d’un air singulier. Ah ! ah ! ah ! je lui ai mis l’eau à la bouche au pauvre garçon, et la faim lui est venue.
{{Personnage|PEPPER.|c}}
M’est avis plutôt, votre honneur, qu’elle n’était pas partie.
{{PersonnageD|Tom|c|à Pat.}}
Vous avez pu voir, l’ami, que Daniel ferait ses plus beaux jours de gala de ce qui est mon ordinaire…
{{Personnage|PAT.|c}}
Oui, oui, monsieur.
{{Personnage|TOM.|c}}
Qu’il n’est guère qu’un petit personnage auprès de moi.
{{Personnage|PAT.|c}}
Oui, oui, monsieur.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bescherelle Jeune - Dictionnaire classique, 1880, A-O.djvu/28
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Poslovitch
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<noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr|ADM|14|ADO}}</noinclude><section begin="ADJECTIF, ADJECTIVE"/><nowiki/>
Syn. '''Adjectif, épithète'''. L’''adjectif'' est nécessaire
pour compléter le sens de la proposition ; l’''épithète''
n’est souvent qu’utile ; elle sert à l’agrément, à l’énergie
du discours. L’''adjectif'' appartient à la grammaire
et à la logique ; l’''épithète'' appartient à la poésie
et à l’éloquence.
<section end="ADJECTIF, ADJECTIVE"/>
<section begin="ADJECTION"/>'''ADJECTION''', ''sf.'' Jonction d’un corps à un autre.
<section end="ADJECTION"/>
<section begin="ADJECTIVEMENT"/>'''ADJECTIVEMENT''', ''adv.'' D’une manière adjective : ''il y a des mots qui s’emploient adjectivement''.
<section end="ADJECTIVEMENT"/>
<section begin="ADJOINDRE"/>'''ADJOINDRE''', ''va.'' et ''pr.'', irrég., {{4e}} conjug.
Joindre avec : ''on lui a adjoint quelqu’un pour son ouvrage ; il s’est adjoint quelqu’un pour son travail''.
Se conjugue comme ''joindre''.
<section end="ADJOINDRE"/>
<section begin="ADJOINT"/>'''ADJOINT''', ''adj.'' Qui aide : ''professeur adjoint''. — ''Sm.''
Suppléant : ''un adjoint au maire ;'' — Rhét., ''les adjoints'', les circonstances.
<section end="ADJOINT"/>
<section begin="ADJONCTIF"/>'''ADJONCTIF''', ''sm.'' Gram. Mot ajouté pour appuyer
sur une chose.
<section end="ADJONCTIF"/>
<section begin="ADJONCTION"/>'''ADJONCTION''', ''sf.'' Jurisp. Jonction d’une personne à une autre : ''adjonction de juges, de commissaires''.
<section end="ADJONCTION"/>
<section begin="ADJUDANT"/>'''ADJUDANT''', ''sm.'' Officier militaire : ''adjudant-major, adjudant-sous-officier''.
<section end="ADJUDANT"/>
<section begin="ADJUDICATAIRE"/>'''ADJUDICATAIRE''', ''sm.'' À qui une chose est adjugée : ''il s’est rendu adjudicataire de cette maison, de cette terre''.
<section end="ADJUDICATAIRE"/>
<section begin="ADJUDICATEUR, ADJUDICATRICE"/>'''ADJUDICATEUR, TRICE''', ''s.'' Qui adjuge.
<section end="ADJUDICATEUR, ADJUDICATRICE"/>
<section begin="ADJUDICATIF, ADJUDICATIVE"/>'''ADJUDICATIF, IVE''', ''adj.'' Qui a rapport à l’adjudication.
<section end="ADJUDICATIF, ADJUDICATIVE"/>
<section begin="ADJUDICATION"/>'''ADJUDICATION''', ''sf.'' Action d’adjuger : ''adjudication publique, adjudication d’une fourniture''.
<section end="ADJUDICATION"/>
<section begin="ADJUGER"/>'''ADJUGER''', ''va.'' et ''pr.'', rég., {{1re}} conjug.
Attribuer par autorité de justice : ''adjuger un domaine à l’enchère ;''
donner au rabais : ''on vient de lui adjuger l’éclairage des rues de Paris ;''
— ''pr.'', s’approprier : ''il s’est adjugé tout ce qu’il a pu emporter''.
<section end="ADJUGER"/>
<section begin="ADJURATION"/>'''ADJURATION''', ''sf.'' Formule d’exorcisme.
<section end="ADJURATION"/>
<section begin="ADJURER"/>'''ADJURER''', ''va.'', rég., {{1re}} conjug.
Commander au nom de Dieu : ''je vous adjure de dire la vérité ;''
en style oratoire, sommer : ''je vous adjure au nom de la patrie''.
<section end="ADJURER"/>
<section begin="ADJUTEUR"/>'''ADJUTEUR''', ''sm.'' Dans le Bas-Empire, officier qui aidait le questeur du Sacré-Palais.
<section end="ADJUTEUR"/>
<section begin="ADJUVANT, ADJUVANTE"/>'''ADJUVANT, ANTE''', ''adj.'' Auxiliaire : ''médicament adjuvant''.
<section end="ADJUVANT, ADJUVANTE"/>
<section begin="AD LIBITUM"/>'''AD LIBITUM''', ''loc. lat.'' et ''adv.'' À volonté : ''boire et manger ad libitum''.
<section end="AD LIBITUM"/>
<section begin="ADMETTRE"/>'''ADMETTRE''', ''va.'', irrég., {{4e}} conjug.
Recevoir : ''admettre quelqu’un dans une société ;''
permettre, consentir : ''admettre quelqu’un à se justifier ;''
agréer : ''admettre les explications, les excuses de quelqu’un ;''
souffrir : ''cette affaire n’admet pas de retard ;''
reconnaître : ''les philosophes n’admettent plus les qualités occultes ; le jury admet des circonstances atténuantes''.
Se conjugue comme ''mettre''.
Syn. '''Admettre, recevoir'''. On ''admet'' quelqu’un
dans une société particulière ; on ''reçoit'' à une charge.
On ''admet'' dans sa familiarité et sa confidence ; on
''reçoit'' dans les maisons et dans les sociétés. Les ministres
étrangers sont ''admis'' à l’audience du prince, et
''reçus'' à sa cour.
<section end="ADMETTRE"/>
<section begin="ADMINICULE"/>'''ADMINICULE''', ''sm.'' Jurisp. Qui contribue à faire preuve : ''il n’y a pas de preuves formelles, il n’y a que des adminicules ;''
— Botan., soutien d’une plante.
<section end="ADMINICULE"/>
<section begin="ADMINISTRATEUR, ADMINISTRATRICE"/>'''ADMINISTRATEUR, TRICE''', ''s.'' Qui régit : ''les administrateurs de l’Hôtel-Dieu, l’administratrice de la communauté''.
<section end="ADMINISTRATEUR, ADMINISTRATRICE"/>
<section begin="ADMINISTRATIF, ADMINISTRATIVE"/>'''ADMINISTRATIF, IVE''', ''adj.'' Qui a rapport à l’administration : ''autorité administrative, fonctions administratives, talents administratifs''.
<section end="ADMINISTRATIF, ADMINISTRATIVE"/>
<section begin="ADMINISTRATION"/>'''ADMINISTRATION''', ''sf.'' Conduite des affaires publiques ou particulières : ''l’administration du royaume, l’administration des biens d’une personne ;''
corps d’administrations ou d’employés : ''il y a beaucoup d’employés dans nos administrations ;''
exercice de la justice : ''il ne faut avoir aucun égard aux personnes dans l’administration de la justice ;''
collation des sacrements : ''l’administration des sacrements''.
Syn. '''Administration, gouvernement, régime'''.
Le ''gouvernement'' dirige la chose publique : le
''régime'' est la règle établie par le gouvernement ; l’''administration''
est la manière d’exécuter ce qui est
ordonné par le ''gouvernement'' et réglé par le ''régime''.
<section end="ADMINISTRATION"/>
<section begin="ADMINISTRATIVEMENT"/>'''ADMINISTRATIVEMENT''', ''adv.'' D’une manière
administrative.
<section end="ADMINISTRATIVEMENT"/>
<section begin="ADMINISTRÉ, ADMINISTRÉE"/>'''ADMINISTRÉ, ÉE''', ''s.'' Qui est dans une administration : ''ce maire, ce directeur est chéri de ses administrés''.
<section end="ADMINISTRÉ, ADMINISTRÉE"/>
<section begin="ADMINISTRER"/>'''ADMINISTRER''', ''va.'', ''pr.'' et ''récip.'', rég., {{1re}} conjug.
Gouverner, régir : ''administrer l’État, administrer ses biens ; Suger administra le royaume avec gloire ;''
''administrer la justice'', la rendre ;
''administrer les sacrements'', les conférer ;
''administrer un malade'', lui donner le Viatique et l’Extrême Onction ;
— ''pr. la France s’administre facilement. Ces gens-là se sont administré plusieurs chopines de vin ;''
— ''récip. : ils se sont administré quelques coups de poing''.
<section end="ADMINISTRER"/>
<section begin="ADMIRABLE"/>'''ADMIRABLE''', ''adj.'' Qui attire l’admiration : ''Dieu est admirable dans ses œuvres ;''
— fam. et ironiq. : ''c’est un homme admirable'', qui ne mérite que des louanges.
<section end="ADMIRABLE"/>
<section begin="ADMIRABLEMENT"/>'''ADMIRABLEMENT''', ''adv.'' D’une manière admirable : ''cet ouvrage est admirablement écrit''.
<section end="ADMIRABLEMENT"/>
<section begin="ADMIRATEUR, ADMIRATRICE"/>'''ADMIRATEUR, TRICE''', ''s.'' Qui admire : ''c’est un grand admirateur de l’antiquité ; c’est un admirateur de tout ce qui est nouveau''.
<section end="ADMIRATEUR, ADMIRATRICE"/>
<section begin="ADMIRATIF, ADMIRATIVE"/>'''ADMIRATIF, IVE''', ''adj.'' Qui marque l’admiration :
''signe admiratif, point admiratif, ton, geste admiratif ;''
qui excite l’admiration : ''Corneille excelle dans le genre admiratif''.
<section end="ADMIRATIF, ADMIRATIVE"/>
<section begin="ADMIRATION"/>'''ADMIRATION''', ''sf.'' Action d’admirer : ''quand on voit un beau tableau, on est dans l’admiration ;'' objet même qu’on admire, ''cet enfant est mon admiration''.
<section end="ADMIRATION"/>
<section begin="ADMIRER"/>'''ADMIRER''', ''va.'' et ''pr.'', rég., {{1re}} conjug.
Considérer avec surprise, avec plaisir : ''admirer les talents, les ouvrages d’un écrivain, d’un artiste ;''
— ''pr. : il s’admire lui-même ;''
— ironiq. : ''j’admire la folie des hommes'', j’en suis surpris.
<section end="ADMIRER"/>
<section begin="ADMIROMANE"/>'''ADMIROMANE''', ''sm.'' Qui admire tout.
<section end="ADMIROMANE"/>
<section begin="ADMIROMANIE"/>'''ADMIROMANIE''', ''sf.'' Manie d’admirer.
<section end="ADMIROMANIE"/>
<section begin="ADMISSIBILITÉ"/>'''ADMISSIBILITÉ''', ''sf.'' Qualité de ce qui est admissible.
<section end="ADMISSIBILITÉ"/>
<section begin="ADMISSIBLE"/>'''ADMISSIBLE''', ''adj.'' Qu’on peut admettre : ''excuse, raison admissible''.
<section end="ADMISSIBLE"/>
<section begin="ADMISSION"/>'''ADMISSION''', ''sf.'' Action par laquelle on est admis ;
réception des preuves.
<section end="ADMISSION"/>
<section begin="ADMITTATUR"/>'''ADMITTATUR''', ''sm.'' Liturg. Billet d’admission.
<section end="ADMITTATUR"/>
<section begin="ADMODIATEUR"/>'''ADMODIATEUR''', ''sm.'' Qui tient un bail à ferme.
<section end="ADMODIATEUR"/>
<section begin="ADMODIATION"/>'''ADMODIATION''', ''sf.'' Partage dans un bail.
<section end="ADMODIATION"/>
<section begin="ADMODIER"/>'''ADMODIER''', ''va.'', rég., {{1re}} conjug. Donner un bail à
ferme.
<section end="ADMODIER"/>
<section begin="ADMONÉTER, ADMONESTER"/>'''ADMONÉTER''', mieux '''ADMONESTER''', ''va.'', rég., {{1re}} conjug.
Faire une réprimande en justice : ''la Cour ordonna qu’il serait mandé et admonété''.
Dans ce verbe, l’''é'' fermé se change en ''è'' ouvert devant une syllabe muette : ''j’admonète, tu admonètes, il admonète ;''
il conserve l’accent aigu au futur et au conditionnel : ''j’admonéterai, j’admonéterais''.
<section end="ADMONÉTER, ADMONESTER"/>
<section begin="ADMONITION"/>'''ADMONITION''', ''sf.'' Avertissement : ''il a eu déjà plusieurs admonitions''.
<section end="ADMONITION"/>
<section begin="ADNÉ, ADNÉE"/>'''ADNÉ, ÉE''', ''adj.'' Botan. Attaché de près.
<section end="ADNÉ, ADNÉE"/>
<section begin="ADOLESCENCE"/>'''ADOLESCENCE''', ''sf.'' Âge entre la puberté et la virilité : ''à quinze ans on est dans l’adolescence''.
<section end="ADOLESCENCE"/>
<section begin="ADOLESCENT, ADOLESCENTE"/>'''ADOLESCENT, ENTE''', ''s.'' Qui est dans l’adolescence : ''un jeune adolescent, une jeune adolescente''.
<section end="ADOLESCENT, ADOLESCENTE"/>
<section begin="ADOLIE"/>'''ADOLIE''', ''sf.'' Plante du Malabar.
<section end="ADOLIE"/>
<section begin="ADONAÏ"/>'''ADONAÏ''', ''sm.'' Nom du Seigneur chez les Hébreux.
<section end="ADONAÏ"/>
<section begin="ADONHIRAMITE"/>'''ADONHIRAMITE''', ''adj.'' Qui appartient à une secte de francs-maçons : ''secte adonhiramite'''.
<section end="ADONHIRAMITE"/>
<section begin="ADONIDE"/>'''ADONIDE''', ''sf.'' Renoncule.
<section end="ADONIDE"/>
<section begin="ADONIEN, ADONIQUE"/>'''ADONIEN, ADONIQUE''', ''adj.'' et ''sm.'' Vers grec ou latin.
<section end="ADONIEN, ADONIQUE"/>
<section begin="ADONIS"/>'''ADONIS''', ''sm.'' Espèce de renoncule ; très-beau garçon : ''un bel Adonis''.
<section end="ADONIS"/>
<section begin="ADONISER"/>'''ADONISER''', ''va.'' et ''pr.'', rég., {{1re}} conjug.
Parer avec une grande recherche : ''cette mère adonise son enfant ;''
— ''pr.'' s’ajuster : ''il aime à s’adoniser''.
<section end="ADONISER"/>
<section begin="ADONNER (S’)"/>'''ADONNER (S’)''', ''vpr.'', rég., {{1re}} conjug.
Se plaire à une chose, s’y livrer avec passion : ''s’adonner à l’étude, aux plaisirs, à la chasse. S’adonner à boire ;''
fréquenter habituellement : ''s’adonner à un lieu, à une société, à une personne''.
<section end="ADONNER (S’)"/>
<section begin="ADOPTABLE"/>'''ADOPTABLE''', ''adj.'' Qu’on peut adopter.
<section end="ADOPTABLE"/>
<section begin="ADOPTANT"/>'''ADOPTANT''', ''sm.'' Terme de dr. Qui adopte : ''l’adoptant et l’adopté''.
<section end="ADOPTANT"/>
<section begin="ADOPTER"/>'''ADOPTER''', ''va., n.'' et ''pr.'', rég., {{1re}} conjug.
Prendre pour fils ou pour fille : ''Auguste adopta Tibère ;''
considérer comme sien : ''adopter un ouvrage, une opinion ;''
choisir de préférence : ''le plan que vous avez adopté me paraît vicieux ;''
accepter, sanctionner : ''adopter une loi ;''
approuver : ''adopter un ouvrage ;''
— ''n. : la Chambre a adopté ;''
— ''pr.'', être, pouvoir être adopté : ''tous les amendements, toutes les modes ne peuvent s’adopter.''
<section end="ADOPTER"/>
<section begin="ADOPTIF, ADOPTIVE"/>'''ADOPTIF, IVE''', ''adj.'' Qui est, qui a été adopté : ''un enfant adoptif, une fille adoptive''.
<section end="ADOPTIF, ADOPTIVE"/>
<section begin="ADOPTION"/>'''ADOPTION''', ''sf.'' Action d’adopter : ''Tibère n’était fils d’Auguste que par adoption. L’adoption confère le nom de l’adoptant à l’adopté.''<section end="ADOPTION"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Poslovitch
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corr italique
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<noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr|ADM|14|ADO}}</noinclude><section begin="ADJECTIF, ADJECTIVE"/><nowiki/>
Syn. '''Adjectif, épithète'''. L’''adjectif'' est nécessaire
pour compléter le sens de la proposition ; l’''épithète''
n’est souvent qu’utile ; elle sert à l’agrément, à l’énergie
du discours. L’''adjectif'' appartient à la grammaire
et à la logique ; l’''épithète'' appartient à la poésie
et à l’éloquence.
<section end="ADJECTIF, ADJECTIVE"/>
<section begin="ADJECTION"/>'''ADJECTION''', ''sf.'' Jonction d’un corps à un autre.
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<section begin="ADJECTIVEMENT"/>'''ADJECTIVEMENT''', ''adv.'' D’une manière adjective : ''il y a des mots qui s’emploient adjectivement''.
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<section begin="ADJOINDRE"/>'''ADJOINDRE''', ''va.'' et ''pr.'', irrég., {{4e}} conjug.
Joindre avec : ''on lui a adjoint quelqu’un pour son ouvrage ; il s’est adjoint quelqu’un pour son travail''.
Se conjugue comme ''joindre''.
<section end="ADJOINDRE"/>
<section begin="ADJOINT"/>'''ADJOINT''', ''adj.'' Qui aide : ''professeur adjoint''. — ''Sm.''
Suppléant : ''un adjoint au maire ;'' — Rhét., ''les adjoints'', les circonstances.
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<section begin="ADJONCTIF"/>'''ADJONCTIF''', ''sm.'' Gram. Mot ajouté pour appuyer
sur une chose.
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<section begin="ADJONCTION"/>'''ADJONCTION''', ''sf.'' Jurisp. Jonction d’une personne à une autre : ''adjonction de juges, de commissaires''.
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Attribuer par autorité de justice : ''adjuger un domaine à l’enchère ;''
donner au rabais : ''on vient de lui adjuger l’éclairage des rues de Paris ;''
— ''pr.'', s’approprier : ''il s’est adjugé tout ce qu’il a pu emporter''.
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<section begin="ADJURER"/>'''ADJURER''', ''va.'', rég., {{1re}} conjug.
Commander au nom de Dieu : ''je vous adjure de dire la vérité ;''
en style oratoire, sommer : ''je vous adjure au nom de la patrie''.
<section end="ADJURER"/>
<section begin="ADJUTEUR"/>'''ADJUTEUR''', ''sm.'' Dans le Bas-Empire, officier qui aidait le questeur du Sacré-Palais.
<section end="ADJUTEUR"/>
<section begin="ADJUVANT, ADJUVANTE"/>'''ADJUVANT, ANTE''', ''adj.'' Auxiliaire : ''médicament adjuvant''.
<section end="ADJUVANT, ADJUVANTE"/>
<section begin="AD LIBITUM"/>'''AD LIBITUM''', ''loc. lat.'' et ''adv.'' À volonté : ''boire et manger ad libitum''.
<section end="AD LIBITUM"/>
<section begin="ADMETTRE"/>'''ADMETTRE''', ''va.'', irrég., {{4e}} conjug.
Recevoir : ''admettre quelqu’un dans une société ;''
permettre, consentir : ''admettre quelqu’un à se justifier ;''
agréer : ''admettre les explications, les excuses de quelqu’un ;''
souffrir : ''cette affaire n’admet pas de retard ;''
reconnaître : ''les philosophes n’admettent plus les qualités occultes ; le jury admet des circonstances atténuantes''.
Se conjugue comme ''mettre''.
Syn. '''Admettre, recevoir'''. On ''admet'' quelqu’un
dans une société particulière ; on ''reçoit'' à une charge.
On ''admet'' dans sa familiarité et sa confidence ; on
''reçoit'' dans les maisons et dans les sociétés. Les ministres
étrangers sont ''admis'' à l’audience du prince, et
''reçus'' à sa cour.
<section end="ADMETTRE"/>
<section begin="ADMINICULE"/>'''ADMINICULE''', ''sm.'' Jurisp. Qui contribue à faire preuve : ''il n’y a pas de preuves formelles, il n’y a que des adminicules ;''
— Botan., soutien d’une plante.
<section end="ADMINICULE"/>
<section begin="ADMINISTRATEUR, ADMINISTRATRICE"/>'''ADMINISTRATEUR, TRICE''', ''s.'' Qui régit : ''les administrateurs de l’Hôtel-Dieu, l’administratrice de la communauté''.
<section end="ADMINISTRATEUR, ADMINISTRATRICE"/>
<section begin="ADMINISTRATIF, ADMINISTRATIVE"/>'''ADMINISTRATIF, IVE''', ''adj.'' Qui a rapport à l’administration : ''autorité administrative, fonctions administratives, talents administratifs''.
<section end="ADMINISTRATIF, ADMINISTRATIVE"/>
<section begin="ADMINISTRATION"/>'''ADMINISTRATION''', ''sf.'' Conduite des affaires publiques ou particulières : ''l’administration du royaume, l’administration des biens d’une personne ;''
corps d’administrations ou d’employés : ''il y a beaucoup d’employés dans nos administrations ;''
exercice de la justice : ''il ne faut avoir aucun égard aux personnes dans l’administration de la justice ;''
collation des sacrements : ''l’administration des sacrements''.
Syn. '''Administration, gouvernement, régime'''.
Le ''gouvernement'' dirige la chose publique : le
''régime'' est la règle établie par le gouvernement ; l’''administration''
est la manière d’exécuter ce qui est
ordonné par le ''gouvernement'' et réglé par le ''régime''.
<section end="ADMINISTRATION"/>
<section begin="ADMINISTRATIVEMENT"/>'''ADMINISTRATIVEMENT''', ''adv.'' D’une manière
administrative.
<section end="ADMINISTRATIVEMENT"/>
<section begin="ADMINISTRÉ, ADMINISTRÉE"/>'''ADMINISTRÉ, ÉE''', ''s.'' Qui est dans une administration : ''ce maire, ce directeur est chéri de ses administrés''.
<section end="ADMINISTRÉ, ADMINISTRÉE"/>
<section begin="ADMINISTRER"/>'''ADMINISTRER''', ''va.'', ''pr.'' et ''récip.'', rég., {{1re}} conjug.
Gouverner, régir : ''administrer l’État, administrer ses biens ; Suger administra le royaume avec gloire ;''
''administrer la justice'', la rendre ;
''administrer les sacrements'', les conférer ;
''administrer un malade'', lui donner le Viatique et l’Extrême Onction ;
— ''pr. la France s’administre facilement. Ces gens-là se sont administré plusieurs chopines de vin ;''
— ''récip. : ils se sont administré quelques coups de poing''.
<section end="ADMINISTRER"/>
<section begin="ADMIRABLE"/>'''ADMIRABLE''', ''adj.'' Qui attire l’admiration : ''Dieu est admirable dans ses œuvres ;''
— fam. et ironiq. : ''c’est un homme admirable'', qui ne mérite que des louanges.
<section end="ADMIRABLE"/>
<section begin="ADMIRABLEMENT"/>'''ADMIRABLEMENT''', ''adv.'' D’une manière admirable : ''cet ouvrage est admirablement écrit''.
<section end="ADMIRABLEMENT"/>
<section begin="ADMIRATEUR, ADMIRATRICE"/>'''ADMIRATEUR, TRICE''', ''s.'' Qui admire : ''c’est un grand admirateur de l’antiquité ; c’est un admirateur de tout ce qui est nouveau''.
<section end="ADMIRATEUR, ADMIRATRICE"/>
<section begin="ADMIRATIF, ADMIRATIVE"/>'''ADMIRATIF, IVE''', ''adj.'' Qui marque l’admiration :
''signe admiratif, point admiratif, ton, geste admiratif ;''
qui excite l’admiration : ''Corneille excelle dans le genre admiratif''.
<section end="ADMIRATIF, ADMIRATIVE"/>
<section begin="ADMIRATION"/>'''ADMIRATION''', ''sf.'' Action d’admirer : ''quand on voit un beau tableau, on est dans l’admiration ;'' objet même qu’on admire, ''cet enfant est mon admiration''.
<section end="ADMIRATION"/>
<section begin="ADMIRER"/>'''ADMIRER''', ''va.'' et ''pr.'', rég., {{1re}} conjug.
Considérer avec surprise, avec plaisir : ''admirer les talents, les ouvrages d’un écrivain, d’un artiste ;''
— ''pr. : il s’admire lui-même ;''
— ironiq. : ''j’admire la folie des hommes'', j’en suis surpris.
<section end="ADMIRER"/>
<section begin="ADMIROMANE"/>'''ADMIROMANE''', ''sm.'' Qui admire tout.
<section end="ADMIROMANE"/>
<section begin="ADMIROMANIE"/>'''ADMIROMANIE''', ''sf.'' Manie d’admirer.
<section end="ADMIROMANIE"/>
<section begin="ADMISSIBILITÉ"/>'''ADMISSIBILITÉ''', ''sf.'' Qualité de ce qui est admissible.
<section end="ADMISSIBILITÉ"/>
<section begin="ADMISSIBLE"/>'''ADMISSIBLE''', ''adj.'' Qu’on peut admettre : ''excuse, raison admissible''.
<section end="ADMISSIBLE"/>
<section begin="ADMISSION"/>'''ADMISSION''', ''sf.'' Action par laquelle on est admis ;
réception des preuves.
<section end="ADMISSION"/>
<section begin="ADMITTATUR"/>'''ADMITTATUR''', ''sm.'' Liturg. Billet d’admission.
<section end="ADMITTATUR"/>
<section begin="ADMODIATEUR"/>'''ADMODIATEUR''', ''sm.'' Qui tient un bail à ferme.
<section end="ADMODIATEUR"/>
<section begin="ADMODIATION"/>'''ADMODIATION''', ''sf.'' Partage dans un bail.
<section end="ADMODIATION"/>
<section begin="ADMODIER"/>'''ADMODIER''', ''va.'', rég., {{1re}} conjug. Donner un bail à
ferme.
<section end="ADMODIER"/>
<section begin="ADMONÉTER, ADMONESTER"/>'''ADMONÉTER''', mieux '''ADMONESTER''', ''va.'', rég., {{1re}} conjug.
Faire une réprimande en justice : ''la Cour ordonna qu’il serait mandé et admonété''.
Dans ce verbe, l’''é'' fermé se change en ''è'' ouvert devant une syllabe muette : ''j’admonète, tu admonètes, il admonète ;''
il conserve l’accent aigu au futur et au conditionnel : ''j’admonéterai, j’admonéterais''.
<section end="ADMONÉTER, ADMONESTER"/>
<section begin="ADMONITION"/>'''ADMONITION''', ''sf.'' Avertissement : ''il a eu déjà plusieurs admonitions''.
<section end="ADMONITION"/>
<section begin="ADNÉ, ADNÉE"/>'''ADNÉ, ÉE''', ''adj.'' Botan. Attaché de près.
<section end="ADNÉ, ADNÉE"/>
<section begin="ADOLESCENCE"/>'''ADOLESCENCE''', ''sf.'' Âge entre la puberté et la virilité : ''à quinze ans on est dans l’adolescence''.
<section end="ADOLESCENCE"/>
<section begin="ADOLESCENT, ADOLESCENTE"/>'''ADOLESCENT, ENTE''', ''s.'' Qui est dans l’adolescence : ''un jeune adolescent, une jeune adolescente''.
<section end="ADOLESCENT, ADOLESCENTE"/>
<section begin="ADOLIE"/>'''ADOLIE''', ''sf.'' Plante du Malabar.
<section end="ADOLIE"/>
<section begin="ADONAÏ"/>'''ADONAÏ''', ''sm.'' Nom du Seigneur chez les Hébreux.
<section end="ADONAÏ"/>
<section begin="ADONHIRAMITE"/>'''ADONHIRAMITE''', ''adj.'' Qui appartient à une secte de francs-maçons : ''secte adonhiramite''.
<section end="ADONHIRAMITE"/>
<section begin="ADONIDE"/>'''ADONIDE''', ''sf.'' Renoncule.
<section end="ADONIDE"/>
<section begin="ADONIEN, ADONIQUE"/>'''ADONIEN, ADONIQUE''', ''adj.'' et ''sm.'' Vers grec ou latin.
<section end="ADONIEN, ADONIQUE"/>
<section begin="ADONIS"/>'''ADONIS''', ''sm.'' Espèce de renoncule ; très-beau garçon : ''un bel Adonis''.
<section end="ADONIS"/>
<section begin="ADONISER"/>'''ADONISER''', ''va.'' et ''pr.'', rég., {{1re}} conjug.
Parer avec une grande recherche : ''cette mère adonise son enfant ;''
— ''pr.'' s’ajuster : ''il aime à s’adoniser''.
<section end="ADONISER"/>
<section begin="ADONNER (S’)"/>'''ADONNER (S’)''', ''vpr.'', rég., {{1re}} conjug.
Se plaire à une chose, s’y livrer avec passion : ''s’adonner à l’étude, aux plaisirs, à la chasse. S’adonner à boire ;''
fréquenter habituellement : ''s’adonner à un lieu, à une société, à une personne''.
<section end="ADONNER (S’)"/>
<section begin="ADOPTABLE"/>'''ADOPTABLE''', ''adj.'' Qu’on peut adopter.
<section end="ADOPTABLE"/>
<section begin="ADOPTANT"/>'''ADOPTANT''', ''sm.'' Terme de dr. Qui adopte : ''l’adoptant et l’adopté''.
<section end="ADOPTANT"/>
<section begin="ADOPTER"/>'''ADOPTER''', ''va., n.'' et ''pr.'', rég., {{1re}} conjug.
Prendre pour fils ou pour fille : ''Auguste adopta Tibère ;''
considérer comme sien : ''adopter un ouvrage, une opinion ;''
choisir de préférence : ''le plan que vous avez adopté me paraît vicieux ;''
accepter, sanctionner : ''adopter une loi ;''
approuver : ''adopter un ouvrage ;''
— ''n. : la Chambre a adopté ;''
— ''pr.'', être, pouvoir être adopté : ''tous les amendements, toutes les modes ne peuvent s’adopter.''
<section end="ADOPTER"/>
<section begin="ADOPTIF, ADOPTIVE"/>'''ADOPTIF, IVE''', ''adj.'' Qui est, qui a été adopté : ''un enfant adoptif, une fille adoptive''.
<section end="ADOPTIF, ADOPTIVE"/>
<section begin="ADOPTION"/>'''ADOPTION''', ''sf.'' Action d’adopter : ''Tibère n’était fils d’Auguste que par adoption. L’adoption confère le nom de l’adoptant à l’adopté.''<section end="ADOPTION"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 24.djvu/767
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|764|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|TOM.|c}}
Et qu’on est en état tout aussi bien que lui de faire faire un bon repas à un homme qu’on protégerait.
{{Personnage|PAT.|c}}
Oh ! monsieur, faites-lui faire le repas seulement ; il n’importe pas qu’il soit bon.
{{Personnage|TOM.|c}}
Petit, vous verrez chez mistress Didlington si elle n’aurait pas quelques restes des ragoûts qui sont destinés aux gens de la condition de ce pauvre garçon.
{{Personnage|PEPPER.|c}}
Oui, des os qui ne seraient pas tout-à-fait rongés, monsieur, ou du pain que les souris ne peuvent plus ronger ; n’est-ce pas assez bon, monsieur ?
{{Personnage|TOM.|c}}
Je n’ai pas voulu dire cela. Cette petite peste ne parle que pour cracher du vinaigre. Je désire même que ce brave homme mange de la viande comme chez Daniel, et pour la troisième fois de sa vie.
{{Personnage|PEPPER.|c}}
Bien, monsieur, je vous comprends mieux. Il y avait justement une belle oie de Solan à la broche, toute ruisselante, et qui doit être rôtie maintenant, si j’en crois la chanson grésillant que chantait la lèchefrite quand j’étais là.
{{Personnage|TOM.|c}}
Mais, Pepper, il me semble… qu’une oie de Solan… À Londres dans ce moment, c’est un phénix, une viande de prix. Ce n’est pas, certes, à cause de cela que je ne te conseille pas de la prendre, les prix n’importent peu, mais parce qu’évidemment tu t’es trompé.
{{Personnage|PEPPER.|c}}
Oh ! du moment que ce n’est pas le prix qui vous arrête, votre honneur sait bien qu’il n’y a pas à s’y tromper, même pour des narines qui ne sont pas écossaises. Une oie de Solan porte son bouquet avec elle comme une lady qui va au bal ; et celle-ci qui est de la plus belle espèce et d’un bon prix, j’en réponds, a si bien son parfum de terroir, qu’on la faisait cuire dans la cour pour qu’elle n’infectât pas la taverne…
{{Personnage|TOM.|c}}
Mais…
{{PersonnageD|Pepper|c|vivement.}}
Et du porto pour l’Irlandais, m’avez-vous dit ?
{{Personnage|TOM.|c}}
Non pas ; de la petite bière, du two-penny.
{{Personnage|PEPPER.|c}}
Allons ! l’oie de Solan, et de plus, pour son dessert, un pudding que j’ai vu pétrir dans la matinée…
{{PersonnageD|Tom|c|avec colère.}}
Ah ! je trouve que…
{{PersonnageD|Pepper|c|l’interrompant.}}
Et dans un instant nous apportons la cargaison.
{{di|(Il franchit en deux sauts les marches de l’église Saint-Paul et court du côté de la taverne.)}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Apollonius, La science du bien et du mal - 1875.djvu/83
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><section begin="s1"/>Les richesses que les pauvres acquièrent de
plus en plus ne sauraient être que les objets de
prétendu plaisir, d’agrément et d’ornement que
l’habitude et la mode rendent nécessaires :
aussi avons-nous le spectacle d’un mélange
bizarre de luxe et de misère, d’orgies et de
souffrances, d’ivrognerie, de tabac et de faim.
Cependant les fortunes changent, les familles
s’allient, les races se mêlent, les maladies et les
vices des riches et des pauvres, des indigènes et
des étrangers se rassemblent, se multiplient et
deviennent un héritage croissant que nous
recevons de nos pères et transmettons à nos
fils. Voilà le progrès.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/>{{Interligne|0.5em}}
{{T3|CITATIONS.}}
{{Interligne|0.5em}}
Les amis du progrès se contredisent. Ils
parlent souvent de la ''plèbe'', de la ''populace'', de
la ''vile multitude''. Si nous sommes une multitude
avilie quelle est notre perfection ?
« Le moyen-âge, disent-ils, n’est qu’une
transformation sénile de la belle antiquité<ref>Journal la ''République Française'', feuilleton du 16 avril 1875.</ref>. »
Ils constatent des faits qu’il est difficile de
concilier avec la perfectibilité de notre espèce.
« La fausse monnaie c’est la vie moderne tout
entière avec son frelatage universel et ses impostures
chroniques. »<ref>Pierre Véron, ''Charivari'' ; 12 octobre 1869.</ref><section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Apollonius, La science du bien et du mal - 1875.djvu/75
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{{Interligne|2.5em}}
{{T2|LE PROGRÈS|XVII}}
{{Interligne|1.5em}}
Quelques philosophes prétendent qu’il y a
progrès éternel dans l’ensemble des choses.
Cet ensemble étant éternel est invariable. Il
ne saurait y avoir que des améliorations partielles
et temporaires, car les causes éternelles
produisent éternellement les mêmes séries
d’effets.
Mais quand on parle du progrès c’est de celui
de l’homme, de la science et de la civilisation
qu’il s’agit, de celui que la plupart des savants,
des orateurs et des littérateurs modernes proclament
comme un nouvel évangile.
Il y a certainement un progrès ; mais ce n’est
pas une perfectibilité, une amélioration constante
de notre espèce.
Une telle amélioration serait une augmenta-<noinclude>
<references/></noinclude>
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La Science du Bien et du Mal (Apollonius)/Chapitre-XVII
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Page:Encyclopédie méthodique - Art militaire, T1-1.djvu/32
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="AnteScribe" />{{nr|16|ACA|ACA|}}</noinclude><section begin="ACTION" />
vos compatriotes, vos amis, vos parents, vos
frères vous êtes un monstre indigne de vivre :
vous méritez la haine & l’exécration du genre humain.
Votre bassesse ou votre folie vous abaisse
au rang des brutes. Vous ! un général ! vous, le
chef & le conducteur des défenseurs de la patrie !
Vous n’êtes pas digne d’être un de ses soldats. Si
la société, par grace, vous laisse la vie, vous méritez
qu’elle vous force à vous rendre utile à vos
semblables dans une chaîne d’ouvriers publics.
Mais vous, dont le jugement sûr & l’ame élevée
sçavent distinguer la vraie gloire ; vous qui sentez
qu’elle consiste à rendre aux hommes de grands
services, que celle de votre état est d’éloigner
de la patrie d’injustes agresseurs ; vous ne chercherez
à engager une action que lorsqu’elle peut
vous donner un avantage décisif, ou l’ôter à votre
ennemi. Marchez à lui, & combattez-le, si vous
ne pouvez pas l’empêcher autrement de pénétrer
dans votre pays, & d’en tirer des vivres, de l’argent,
des chevaux, des hommes dont il vous priveroit,
pour en faire usage contre vous. Rappellez-vous
la foiblesse de Darius, & la ruine de
son empire qui en fut l’effet. Memnon lui conseilloit
d’aller combattre Alexandre, avant qu’il
eût augmenté, par des conquêtes, ses forces &
sa renommée. Le monarque incertain balança
long-temps, & connut trop tard la sagesse de ce
conseil. Rappellez-vous aussi la fermeté de Miltiade.
Ce grand homme n’attendit pas le secours
de Sparte pour attaquer Darius, fils d’Hystaspes,
prêt à pénétrer dans la Grèce il courut aux
plaines de Marathon le chercher & le vaincre.
{{centré|'''''prévenir la jonction.'''''|m=1em}}
Si deux corps de vos ennemis doivent se joindre,
marchez au plus proche avant leur jonction
comme Turenne à Sintzheim, & Luxembourg à
Fleurus. Turenne, instruit que le duc de Bournonville,
général de l’empereur, devoit joindre
ses troupes à celles du comte Caprara & du duc
de Lorraine, résolut d’empêcher cette réunion
qui pouvoit lui rendre l’ennemi trop supérieur. Il
rassemble autant d’infanterie & de cavalerie qu’il
le peut, fait trente lieues d’Allemagne en quatre
jours, trouve l’élite des ennemis postée avantageusement,
& commandée par un général peu
facile à vaincre. S’il ne réussit pas à le déposter,
sa retraite devient difficile, & sa gloire est compromise.
Ce danger particulier ne balance point
dans la grande ame de Turenne, celui dont la
France est menacée. S’il ne perd pas de vue sa
gloire, il la met du moins au second rang, &
ne voit plus que Bournonville & Caprara réunis,
prêts à pénétrer au cœur de la France. Il faut
empêcher leur jonction, les éloigner des frontières ;
&, dès l’entrée de la campagne, abattre
le courage de leurs armées par une ''action'' de vigueur ;
se rend maître des événements, en déployant
dans ses dispositions tout ce que son
génie a de plus fin, & son art de plus savant. Il
attaque l’ennemi, le bat, le met en fuite. Dans
la même campagne, remplit à Ensheim les mêmes
vues avec le même succès. Luxembourg, suivant
ces grands exemples, alla combattre à Fleurus le
négligent Waldek, avant que celui-ci eût été joint
par les troupes de Liège & de Brandebourg.
L’histoire présente un grand nombre d’exemples
de cette prudence. {{roi|Henri|IV}}, roi d’Angleterre,
sçut en faire usage contre Harry{{lié}}Piercy, avant
qu’il eût joint ses troupes à celles d’Olven{{lié}}Glendow,
seigneur gallois. L’ardent Piercy se flattoit d’accabler
son ennemi par la supériorité du nombre,
& de renverser facilement un trône que ses victoires
n’avoient pas entièrement affermi. Henri
le prévint. Il le joignit à Shrewbury avant la
jonction. Les deux armées étoient d’environ douze
raille hommes. Animés, suivant l’usage de ce
temps, par l’exemple de leurs chefs, elles combattirent
avec fureur, jusqu’à ce que Piercy
frappé par une main inconnue, perdit la vie &
la victoire.
En Espagne, D.{{lié}}Henri, ou plutôt son illustre
appui, Bertrand{{lié}}du{{lié}}Guesclin, prévint l’armée
africaine qui venoit joindre celle de D.{{lié}}Pèdre.
Elle étoit portée par une flotte nombreuse, avec
un appareil formidable de machines de guerre.
Henri étoit alors occupé au siège de Tolède. Du
Guesclin lui propofs d’aller combattre les Africains
avant leur réunion, & reçut encore du roi dans
cette occasion le témoignage d’une confiance sans
bornes. Aussi-tôt le général Breton envoie des
coureurs vers la mer, & part avec dix mille
chevaux bretons & françois, & quelque infanterie
espagnole. Pour cacher son mouvement, il marche
pendant la nuit, passe le jour dans les bois, fait
six journées de cette manière. Instruit que les
Africains avoient débarqué près de Cadix, il
s’avance & tombe sur leur marche. Le Begue{{lié}}de{{lié}}Villaines & Olivier{{lié}}du{{lié}}Guesclin, frère de Bertrand,
commandoient l’avant-garde. Elle entroit dans un
défilé au moment que celle des Maures y entroit
par l’autre côté. Olivier la chargea d’abord avec
trois cents chevaux. Ils furent soutenus par les trois
mille qui formoient l’avant-garde, & l’ennemi fut
repoussé jusques dans la plaine. Du Guesclin suivoit
de près avec le corps de bataille, & Olivier{{lié}}de{{lié}}Mauny
avec l’arrière-garde. Ils trouvèrent l’entrée
du défilé occupée par le Begue{{lié}}de{{lié}}Villaines,
& le{{lié}}jeune{{lié}}Guesclin, occupant l’ennemi par une
légère escarmouche. Ces deux généraux avoient
agi très sagement en repoussant les Maures au-delà
du défilé. S’ils leur avoient laissé le temps d’y
arriver en force, il auroit pu être difficile de
les en déposter. Bertrand approuva ce qu’ils avoient
fait, & donna aussi tôt le signal de la charge.
Après deux heures de combat, l’ennemi fut mis
en fuite, laissant sur le champ de bataille sept
mille morts, un grand nombre de prisonniers,
ses
<section end="ACTION"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>tion indéfinie de beauté, de santé, de bien-être ;
il faudrait attribuer à nos ancêtres des maux,
des vices et des difformités impossibles et à nos
descendants, de si belles qualités que les
Apollon du Belvédère, les Antinoüs, les Jupiter
olympien, les Hercule Farnèse, les Vénus de
Milo avec leurs modèles et leurs auteurs ne
seraient plus que des caricatures et des crétins.
{{Interligne|0.5em}}
Souvent les partisans de la perfectibilité font
des descriptions horribles de la barbarie et des
misères du moyen-âge ; mais alors ils renversent
leur thèse au lieu de la soutenir ; car le
moyen-âge et même les temps historiques sont
des époques récentes par rapport à l’ancienneté
de homme, et puisqu’il était si misérable
après des milliers de siècles c’est évidemment
parce qu’il n’est pas perfectible.
L’esclavage, les vices, les maladies, les coutumes
absurdes et barbares des anciens et des
modernes sont le résultat du progrès.
Nous sommes besaciers, comme dit Lafontaine.
On se croit toujours supérieur aux étrangers
et aux anciens. Pour les Romains et les
Grecs les autres peuples étaient des barbares ;
nous sommes des barbares pour les Chinois ; les
provinciaux sont des barbares pour les parisiens.
{{Interligne|0.5em}}
Les chemins defer, les télegraphes électriques,
les canons d’acier, les vaisseaux cuirassés, les<noinclude>
<references/></noinclude>
g6m6p6oq2bflquabg8tno576ghknvta
Page:Apollonius, La science du bien et du mal - 1875.djvu/77
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>merveilles des sciences et de l’industrie prouvent
bien un progres, mais non que nous
soyons plus parfaits ou plus heureux que nos
ancêtres. Ceux-ci atteignaient sans efforts le
but de la vie ; nous ne pouvons nous conserver
qu’à force d’artifices et de pénibles travaux.
Est-ce une supériorite de mourir d’un éclat
d’obus au lieu d’être-tué d’un coup de pierre ?
Nous sommes supérieurs aux hommes primitifs
par la science et l’industrie comme les
vieillards sont supérieurs aux enfants par les
lunettes, les béquilles, les perruques et les
emplâtres.
Ce qui progresse le plus ce sont nos besoins et
la quantité de travaux que ces besoins exigent.
Le moindre de nos plaisirs est acheté par une
longue série d’études, d’opérations et d’objets.
De tout ce qu’il nous faut, de tout ce que la vie
nous coûte l’énumeération serait effrayante.
L’homme moderne est un travailleur épuisé
dont la tâche augmente sans cesse.
{{Interligne|0.5em}}
« Les richesses, dit-on, sont le fruit du travail,
et, par le progrès, toutes les classes de la société
y prennent une part de plus en plus grande. »
La terre, les eaux, les forêts et les animaux
sont les véritables et principales richesses ; les
hommes en jouissaient avant toute civilisation
et tout travail ; celui-ci fournit bien les armes
pour les conquérir, c’est-à-dire les acquérir<noinclude>
<references/></noinclude>
er1ts6yymcx56327q30ha4zefh90tva
Page:Apollonius, La science du bien et du mal - 1875.djvu/78
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>aux dépens d’autrui, mais ne saurait les
créer ; les instruments de guerre sont une ruine
aussi bien qu’une richesse, puisqu’ils font
perdre d’un côté tout ce qu’ils font gagner de
l’autre.
Quant aux richesses créées par le travail, ce
sont des plaisirs, du luxe, de l’ornementation,
des superfluités devenues nécessaires par l’habitude,
mais dont on n’avait nul besoin avant
l’invention des sciences et des arts.
Il y a toujours dans ces richesses, dans ce
fruit de la science, quelque chose de désagréable
et de malsain que la mode et l’habitude
nous forcent de subir.
« Il ne serait pas difficile de prouver, dit un
physiologiste, que la plupart des hommes périssent
avant l’âge, ou traînent péniblement
leur vie sous le poids de la douleur pour s’être
livrés habituellement et avec excès aux plaisirs
de la table. »
Les vêtements s’opposent à l’action salutaire
des milieux ambiants, exigent de fréquents
nettoyages, déforment le corps, gênent la circulation
du sang, produisent des habitudes
mauvaises à conserver et dangereuses à rompre.
Nos chapeaux, par exemple, serrent les veines
des tempes, produisent la calvitie et le ramollissement
du crâne, les maux de dents, le
{{sic2|corysa|coryza}} et le catarrhe ; nous les ôtons quand il
faudrait les garder et les gardons quand ils nous<noinclude>
<references/></noinclude>
8h2gdkgq4shweq6ubvwt2whtpwsj2sa
Page:Apollonius, La science du bien et du mal - 1875.djvu/79
104
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>gênent. Nos chaussures blessent et déforment
les pieds, accumulent les résidus putrides de la
transpiration. Les ceintures et les corsets altèrent
la véritable beauté et font obstacle aux
fonctions de tous les organes vitaux.
La mauvaise exposition, les inégalités de température,
l’humidité, les poussières, les miasmes
et les fumiers rendent insalubres les habitations
des villes et même celles des campagnes.
{{Interligne|0.5em}}
La mode est une sorte de loi imposée par le
public, à laquelle il est souvent dangereux de
désobéir, et qui règle non-seulement la manière
de s’habiller, mais encore presque toute la vie
moderne.
Si la mode et les mœurs étaient faites par des
hommes intelligents, des savants, des philosophes,
des hygiénistes, qui voulussent travailler
à la régénération de notre espèce, alors cette
mode et ces mœurs pourraient être bonnes ;
mais elles sont, chez nous plus encore que chez
les cafres, les chinois, les lapons et autres, le
résultat de l’ignorance, de la vanité, de la
sottise, du lucre, des préjugés, des habitudes
vicieuses, des nécessités du travail et des goûts
les plus corrompus.
Les savants, d’ailleurs, songent peu à nous
perfectionner. Le but de leurs travaux n’est,
en définitive, que le bénéfice positif qu’on
trouve dans les arts, l’industrie, le commerce
et la guerre.<noinclude>
<references/></noinclude>
3u2jidcq7h0brzr0ll6h8a7epx8hvwl
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/379
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|notes.}}|355}}</noinclude>a dit : ({{lang|la|De Vesta}}, c.{{lié}}3.) ''{{lang|la|Plinius Vestam sedentem effingi solitam ostendit, a stabilitate.}}'' Mais il n’auroit
pas dû donner pour un caractère adopté généralement,
ce que Pline ne rapporte que d’un seul ouvrage
de Scopas. Il remarque lui-même que sur les
médailles, Vesta se trouve aussi souvent debout qu’assise.
Au reste, ce n’est pas Pline qu’il corrige par
cette remarque, mais une erreur de sa propre imagination.
{{il}}
{{ancre|t}}{{lp|IX|116|92|''Pag.'' 92, {{e|t}}}}. ({{sc|Georg}}. {{lang|la|Codinus de originib. Constant.}} {{édit.}} Venet. {{pg|12}}.) {{lang|grc|Τὴν γῆν λέγουσιν Ἑστίαν, καὶ πλάττουσιν αὐτὴν γυναῖκα, τύμπανον βαστάζουσαν, ἐπειδὴ τοὺς ἀνέμους ἡ γῆ ὑφ’ ἑαυτὴν συγκλείει.}} Suidas au mot {{lang|grc|Ἑστία}} dit la même
chose d’après lui, si tous deux n’ont pas copié un
autre auteur plus ancien. « La terre, sous le nom de
Vesta, est représentée sous la forme d’une femme
qui porte un ''tympanon'', parce que la terre tient les
vents renfermés dans son sein ». Cette raison est
absurde. Il seroit plus vraisemblable de dire qu’on
donnoit à Vesta le ''tympanon'', parce que c’étoit une
des opinions des anciens que la terre en avoit la
forme : {{lang|grc|σχῆμα αὐτὴς τυμπανοειδές εἶναι}}. (Plutarch. {{lang|la|de
placitis philosophor.}} cap.{{lié}}10. {{lang|la|Id. de facie in orbe lunæ.}})
Mais il est encore possible que Codinus se soit trompé
dans la figure ou dans le nom de l’attribut en question,
ou même dans tous les deux. Peut-être ne
trouva-t-il pas de meilleur nom à donner à ce qu’il
voyoit dans la main de Vesta ; ou bien il l’entendit
nommer ''tympanon'', et ce nom ne lui donna d’autre
idée que celle de l’instrument que nous appelons<noinclude>
<references/></noinclude>
bamt8hh36wrarg7vmxqojmwxqaazamz
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/380
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|356|{{sct|notes.}}|}}</noinclude>''cymbales''. Mais ''tympana'' désignoit aussi une espèce de
roues :
{{Pom|Hinc radios trivere rotis, hinc tympana plaustris
Agricolæ{{filet|20|0.3}}
{{d|({{sc|Virg.}} Georg. {{lib.}}{{rom|ii}}. v. 444.)}}|lang=la|m=1em}}
Et il me semble que c’est une roue de cette espèce
qui accompagne la Vesta de Fabretti ({{lang|la|ad Tabulam
Iliadis}}, {{pg|334}}) et que ce savant prend pour un moulin
à bras.
{{il}}
{{ancre|t2}}{{lp|X|121|97|''Pag.'' 97, {{e|t}}}}. {{sc|Qu’on}} examine le portrait fait par Horace, de la Nécessité, portrait le plus riche en attributs
qu’on puisse peut-être trouver chez les anciens poètes :
{{Pom|Te semper anleit sæva Necessitas,
Clavos trabales et cuneos manu
{{em|2}}Gestans aliena ; nec severus
{{em|2}}Uncus abest, liquidumque plumbum…
{{d|Lib. {{rom|i}}. Od. 35.}}|lang=la|m=1em}}
Qu’on prenne les traits qui le composent, les clous,
les crocs, le plomb fondu pour des moyens de solidité
en architecture, ou pour les instrumens de la
question, ils seront toujours des attributs poétiques
plutôt qu’allégoriques, d’après la distinction que nous
en avons faite. Mais vus comme attributs poétiques,
ils sont encore trop accumulés, et le passage est un
des plus froids d’Horace. Voici comment l’a jugé
Sanadon : « J’ose dire que ce tableau pris dans le détail,
seroit plus beau sur la toile que dans une ode
héroïque. Je ne puis souffrir cet attirail patibulaire
de cloux, de coins, de crocs et de plomb fondu :<noinclude>
<references/></noinclude>
ibjacnjaswtaxbwi0vne7x339h6fq8v
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/381
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|notes.}}|357}}</noinclude>j’ai cru en devoir décharger la traduction, en substituant
les idées générales aux idées singulières. C’est
dommage que le poète ait eu besoin de ce correctif. »
Sanadon avoit le tact juste et délicat, et il a fort bien
senti ce passage ; mais il n’a pas bien motivé son jugement,
en ne s’en prenant qu’à l’attirail patibulaire
qui résulte de cet entassement d’attributs. Il n’avoit
qu’à s’en tenir à l’autre interprétation pour le faire
disparoître, et mettre à la place les moyens de solidité
de l’art de bâtir. Pour montrer en quoi le poète avoit
tort, il auroit dû dire que tous les attributs sont proprement
inventés pour parler aux yeux et non à
l’oreille ; et qu’en s’adressant à l’oreille, pour faire
parvenir à l’ame ce qui devroit lui arriver par les
yeux, on l’oblige à une contention désagréable, et
les idées mêmes qu’on lui présente n’acquièrent jamais
qu’une foible clarté. — Au reste, la strophe qui suit
celle qu’on vient de citer dans la même ode d’Horace,
me rappelle quelques méprises de Spence que je relèverai
en passant : elles ne font pas honneur à l’exactitude
qu’il prétend avoir portée dans l’examen des
anciens poètes dont il avoit besoin. Il parle de la manière
dont les Romains représentoient la Bonne-foi
ou la Probité. (Dial.{{lié}}{{rom|x}}. {{pg|145}}.) « Les Romains, dit-il,
la nommoient ''{{lang|la|Fides}}'', et lorsqu’ils disoient ''{{lang|la|sola fides}}'',
ils paroissent avoir entendu le degré suprême de
cette qualité, qui fait ce que nous appelons le parfait
honnête homme (''{{lang|en|downright honesty}}''). On la
représentoit avec une physionomie franche et ouverte,
vêtue d’un habillement très-léger, si léger
même qu’il pouvoit passer pour transparent. Aussi<noinclude>
<references/></noinclude>
aqwlc7urb3f3gihapcyujjvn3dm1nwq
Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/8
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>Avocat au Parlement, & lui a donné lieu d’écrire sa Lettre, datée du {{1er|Novembre|nx,pt}}, qu’on a déjà annoncée. Elle roule ''sur les moyens de transférer les cimetieres hors l’enceinte des villes.'' Il faut voir dans son ouvrage même ce détail, trop long & trop difficile à extraire. Il ne paroît pas qu’il ait encore atteint le point de perfection à cet égard ; mais il donne des idées qu’on peut améliorer.
{{brn|1}}
''7 Janvier 1777.'' Outre la ''Requête des Soldats à la Reine,'' dont on a parlé il y a plu sieurs mois, on voit manuscrit l’''Extrait d’une Lettre d’un Grenadier du Régiment de Champagne, à un de ses camarades à l’Hôtel des Invalides.'' Cette critique que, pour conserver sans doute le costume, on a trop exactement lardée de F… & de B…, porte non-seulement sur les coups de plat de sabre, mais sur plusieurs autres points de la constitution & de la discipline nouvelle, tels que la maniere de conduire en procession les Soldats à la messe, de mettre les Eleves de l’Ecole Militaire sous la direction des moines, de défendre à un Général d’avoir plus de 24{{lié}}Officiers à sa table, aux Capitaines de donner des bals ou des soupers dans les garnisons, d’empêcher les réceptions que se faisoient les Régimens les uns aux autres en passant par les villes ; on blâme l’affectation d’avoir détruit les Grenadiers à cheval, les Mousquetaires ; d’avoir ôté les timbales à la Cavalerie, les tambours aux Dragons : enfin d’avoir supprimé les Vétérances,<noinclude>
<references/></noinclude>
7m650j0r901nj4v679laxue5q8jz6uk
Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/14
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2026-08-26T00:15:42Z
Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/>
{{brn|1}}
''14 Janvier 1777. Monsieur'' a reçu ces jours derniers une Lettre, avec la suscription suivante : ''À Monsieur, Monsieur, Prince de Provence, pour remettre à Monseigneur le Prince de Montbarey, Secrétaire d’Etat du Département de la guerre & son premier Domestique.'' On s’imagine bien que personne n’a osé ouvrir un paquet si hétéroclitement adressé. On l’a remis en mains propres de {{S. A.}} Royale, qui en a beaucoup ri, a été curieuse de savoir ce qu’il contenoit & a fais appeller sur le champ le Capitaine Colonel des Suisses de sa garde. {{M.|de}} Montbarey venu, Elle lui a donné le paquet pour qu’il en fit lecture. Il s’est trouvé que c’étoit la Lettre d’un pauvre Gentilhomme, parent du Ministre, & lui recommandant trois garçons & une fille qu’il a, dans un style qui ne sentoit pas plus le courtisan que l’adresse. ''Monsieur'' a demandé à {{M.|de}} Montbarey si tout cela étoit vrai, & ce qu’il comptoit faire ? Il n’a pu nier la vérité des faits articulés dans le Mémoire, mais a paru peu disposé à exaucer la demande du suppliant, vu son étendue & l’impossibilité qu’il a prétextée d’y satisfaire. Alors {{S. A.}} Royale lui a dit qu’elle comptoit être plus heureuse ; qu’elle prendroit l’aîné pour son Page, donneroit le second à son Frere d’Artois, & le troisieme à la Reine ; que, quant à la fille, elle espéroit avoir assez de crédit pour la faire recevoir à ''Saint-Cyr.'' Les courtisans, témoins de l’entretien, qui avoient ri d’abord de la gaucherie du pere,<noinclude>
<references/></noinclude>
6fyr3loi161gtq448co9luz5vcn69p6
Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/27
104
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>combien la matiere étoit difficile à traiter.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''24 Janvier.'' L’assemblée de mardi a été très nombreuse en Princes du Sang & en Pairs. On a jugé visiblement par une nouvelle Requête du Maréchal Duc de Richelieu, tendante à prolonger la procédure, qu’il avoit intérêt d’éloigner la fin du procès. Heureusement ses partisans n’ont pu prévaloir & la Requête a été jointe au fonds. On ne croit pas que les Princes & Pairs revenus en foule suivent exactement les autres séances, dont la multiplicité, la longueur & l’ennui contrarieroient trop leurs plaisirs.
{{brn|1}}
''25 Janvier 1777.'' Madame la Duchesse d’Anville est une femme singuliere, qui aime beaucoup à jouer à la Loterie Royale de France. Ces jours derniers elle a rêvé que pour être heureuse il falloit qu’elle fît choisir ses numéros par un fou. En conséquence elle va aux ''Petites-maisons'' & prie les Chefs de cet Hôpital de lui en faire venir un, mais raisonnable à quelques égards, & avec qui elle puisse causer. Le fou venu, elle lui déclare le sujet de sa visite, & le prie de vouloir bien lui nommer trois Numéros, sur lesquels elle doive mettre avec confiance. Le Devin très gravement demande une plume & de l’encre, les écrit bien distinctement & séparément ; puis montrant le papier à la Duchesse : « Lisez, Madame, étudiez bien ces Numéros. Les savez-vous par cœur ? — Oui, Monsieur »… Alors il en fait trois parts, les plie en petites boules, les avale ; puis<noinclude>
<references/></noinclude>
cwsbtb7aqyp5b2u1sdd73ekbtbjqsta
Page:Encyclopédie méthodique - Art militaire, T1-1.djvu/33
104
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2026-08-26T00:22:45Z
AnteScribe
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="AnteScribe" />{{nr|ACC|ACT|17}}</noinclude><section begin="ACTION" />
ses équipages, ses machines, & ses vivres ; le reste
se rembarqua, & fit voile vers l’Afrique.
L’empereur Léon ordonnoit à son général
Nicéphore d’attaquer ses ennemis avant qu’ils se
joignissent. « Tandis que les barbares d’Égypte,
de Syrie, & de Caramanie se préparent contre les
Romains : allez, lui disoit-il, prendre l’ile de
Chypre, & avant qu’ils réunissent leurs forces
attaquez, brûlez leurs vaisseaux jusques dans leurs
ports ».
{{centré|'''''Prévenir la déclaration d’une puissance neutre.'''''|m=1em}}
Il faut encore chercher le combat, lorsqu’il y a
lieu de craindre qu’une puissance, neutre jusqu’alors,
ne se déclare contre vous, & ne veuille ou se joindre
à votre ennemi, ou vous attaques d’un autre
côté, pour vous obliger à diviser vos forces. Cette
raison fit donner la bataille de Ravenne. {{roi|Louis|XII}}
faisoit la guerre en Italie au Pape & aux Vénisiens,
secondé par les Espagnols. Il craignoit que
les Anglois & les Suisses n’entrassent dans cette
ligue. Il se hâta d’envoyer à Gaston{{lié}}de{{lié}}Foix des
ordres pressants de combattre. Le général, qui,
d’ailleurs, n’avoit pas des vivres en abondance,
donna & gagna cette bataille sanglante, à la fin de
laquelle il périt par son imprudence.
{{centré|'''''Profiter de la dispersion des quartiers.'''''|m=1em}}
S’il est avantageux de combattre avant la réunion
de ses ennemis, il ne l’est pas moins de les
attaquer, lorsqu’ils ont trop divisé leurs troupes,
& les ont trop éloignées les unes des autres. C’est
ce que nous ont enseigné deux des plus grands
hommes de guerre qu’ait eus la France, le brave
du Guesclin & le sage Turenne.
Robert{{lié}}Knolles, général des troupes angloises,
étoit devant Paris, lorsque du Guesclin, revenant
d’Espagne, arriva triomphant dans la capitale.
Les ennemis de la France craignoient tout
en lui jusqu’à son nom. Knolles se retira précipitamment
vers le Loir. Afin de rendre ses subsistances
plus faciles, de contenir plus de villes
sous son obéissance, & de lever plus de contributions,
il divisa son armée en un grand nombre
de petits corps. {{roi|Charles|V}} venoit d’honorer la
dignité de connétable, en obligeant du Guesclin
à l’accepter, Celui-ci avoit conseillé au roi la
levée de trente mille hommes en l’assurant
qu’avec ces forces il contraindroit les Anglois à
repasser la mer. Charles ne voulut lui donner
que quinze cents hommes d’armes, c’est-à-dire,
six mille hommes. La demande du connétable
étoit celle d’un militaire sûr de vaincre avec des
forces égales. La résolution du monarque fut celle
d’un prince politique. Il craignit qu’Edouard alarmé
par une levée considérable ne fit passer en France
de nouvelles troupes, & pensa que les Anglois
voyant peu de forces envoyées contre eux auroient
pour elles ce mépris qui expose à la défaite.
Le connétable part à la tête de six mille chevaux.
Mais sa renommée, sa bienfaisance, & sa générosité
eurent bientôt doublé son armée. Il sçavoit que
les troupes angloises dispersées occupoient une
grande étendue, & qu’il y avoit de la division parmi
leurs généraux. Il forma le projet de les attaquer
séparément. La célérité étoit nécessaire : Robert{{lié}}Knolles,
général expérimenté, ne pouvoit manquer
de rassembler son armée, dès qu’il apprendroit la
marche de du Guesclin.
L’ambition de Thomas{{lié}}Grandtson seconda le
projet du connétable. Grandtson desiroit de combattre
avant l’arrivée de Knolles, qui étoit alors
en Guienne. Il se flattoit de faire prisonniers un
grand nombre de seigneurs françois, d’en tirer
des rançons considérables, de se couvrir de gloire,
& d’effacer, en défaisant du Guesclin & son armée,
la réputation de Knolles importune à la jalousie.
Après avoir donné ses ordres pour que sa troupe
fût rassemblée à temps, il envoya un de ses
hérauts demander la bataille au connétable. Un
de ceux du général françois ayant rencontré
l’anglois, le conduisit à du Guesclin au château de
Vire, & dit à son général avoir appris de cet
envoyé que Grandtfon campoit au Pont-Vilain
avec quatre mille hommes seulement, mais qu’il
devoit être joint le lendemain par un grand nombre
d’hommes d’armes.
Le connétable fit appeller le héraut anglois,
reçut la demande que les chefs ennemis lui faisoient
de la bataille, les fit assurer qu’il la leur
''donroit, & plutôt qu’ils ne voudroient.'' D’ailleurs
il reçut le héraut très courtoisement, lui demanda
des nouvelles de touts les capitaines qu’il avoit
connus en Espagne, & sur-tout de Hue{{lié}}de{{lié}}Caurelée,
lui donna quatorze mares d’argent, & le
fit souper avec les hérauts & trompettes françois,
qui le retinrent long-temps à table.
Cependant du Guesclin donne ses ordres pour
décamper à l’entrée de la nuit. Il prend le commandement
de l’avant-garde, composée de cinq
cents hommes d’armes, confie au maréchal d’Andréhan
celui du corps de bataille de huit cents
hommes, l’arrière-garde à Olivier{{lié}}de{{lié}}Clisson & au
maréchal de Blainville. On étoit au mois de novembre,
temps des longues nuits. Celle-ci fut
obscure. Une pluie abondante & continue rendit
le chemin difficile & la marche pénible. L’armée
avoit dix lieues à faire. Malgré cet obstacle l’avant-garde
arriva au point du jour, & trouva l’ennemi
campé dans une plaine au-dessous des jardins de
Pont-Vilain.
Le connétable s’arrêta pour donner un peu de
repos aux troupes arrivées, & le temps de joindre
à celles qui étoient restées en arrière. Quelque
bruit se fit entendre jusques au camp des Anglois.
Mais, comme les soldats qui les venoient joindre
arrivoient sans ordre, les uns après les autres,
& de touts côtés, ils furent trompés par cette<noinclude>
<references/></noinclude>
5kekastv2k9sxkurqtyy1wbbyqeh0q7
16002451
16002450
2026-08-26T00:24:03Z
AnteScribe
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="AnteScribe" />{{nr|ACC|ACT|17}}</noinclude><section begin="ACTION" />
ses équipages, ses machines, & ses vivres ; le reste
se rembarqua, & fit voile vers l’Afrique.
L’empereur Léon ordonnoit à son général
Nicéphore d’attaquer ses ennemis avant qu’ils se
joignissent. « Tandis que les barbares d’Égypte,
de Syrie, & de Caramanie se préparent contre les
Romains : allez, lui disoit-il, prendre l’ile de
Chypre, & avant qu’ils réunissent leurs forces
attaquez, brûlez leurs vaisseaux jusques dans leurs
ports ».
{{centré|'''''Prévenir la déclaration d’une puissance neutre.'''''|m=1em}}
Il faut encore chercher le combat, lorsqu’il y a
lieu de craindre qu’une puissance, neutre jusqu’alors,
ne se déclare contre vous, & ne veuille ou se joindre
à votre ennemi, ou vous attaques d’un autre
côté, pour vous obliger à diviser vos forces. Cette
raison fit donner la bataille de Ravenne. {{roi|Louis|XII}}
faisoit la guerre en Italie au Pape & aux Vénisiens,
secondé par les Espagnols. Il craignoit que
les Anglois & les Suisses n’entrassent dans cette
ligue. Il se hâta d’envoyer à Gaston{{lié}}de{{lié}}Foix des
ordres pressants de combattre. Le général, qui,
d’ailleurs, n’avoit pas des vivres en abondance,
donna & gagna cette bataille sanglante, à la fin de
laquelle il périt par son imprudence.
{{centré|'''''Profiter de la dispersion des quartiers.'''''|m=1em}}
S’il est avantageux de combattre avant la réunion
de ses ennemis, il ne l’est pas moins de les
attaquer, lorsqu’ils ont trop divisé leurs troupes,
& les ont trop éloignées les unes des autres. C’est
ce que nous ont enseigné deux des plus grands
hommes de guerre qu’ait eus la France, le brave
du Guesclin & le sage Turenne.
Robert{{lié}}Knolles, général des troupes angloises,
étoit devant Paris, lorsque du Guesclin, revenant
d’Espagne, arriva triomphant dans la capitale.
Les ennemis de la France craignoient tout
en lui jusqu’à son nom. Knolles se retira précipitamment
vers le Loir. Afin de rendre ses subsistances
plus faciles, de contenir plus de villes
sous son obéissance, & de lever plus de contributions,
il divisa son armée en un grand nombre
de petits corps. {{roi|Charles|V}} venoit d’honorer la
dignité de connétable, en obligeant du Guesclin
à l’accepter, Celui-ci avoit conseillé au roi la
levée de trente mille hommes en l’assurant
qu’avec ces forces il contraindroit les Anglois à
repasser la mer. Charles ne voulut lui donner
que quinze cents hommes d’armes, c’est-à-dire,
six mille hommes. La demande du connétable
étoit celle d’un militaire sûr de vaincre avec des
forces égales. La résolution du monarque fut celle
d’un prince politique. Il craignit qu’Edouard alarmé
par une levée considérable ne fit passer en France
de nouvelles troupes, & pensa que les Anglois
voyant peu de forces envoyées contre eux auroient
pour elles ce mépris qui expose à la défaite.
Le connétable part à la tête de six mille chevaux.
Mais sa renommée, sa bienfaisance, & sa générosité
eurent bientôt doublé son armée. Il sçavoit que
les troupes angloises dispersées occupoient une
grande étendue, & qu’il y avoit de la division parmi
leurs généraux. Il forma le projet de les attaquer
séparément. La célérité étoit nécessaire : Robert{{lié}}Knolles,
général expérimenté, ne pouvoit manquer
de rassembler son armée, dès qu’il apprendroit la
marche de du Guesclin.
L’ambition de Thomas{{lié}}Grandtson seconda le
projet du connétable. Grandtson desiroit de combattre
avant l’arrivée de Knolles, qui étoit alors
en Guienne. Il se flattoit de faire prisonniers un
grand nombre de seigneurs françois, d’en tirer
des rançons considérables, de se couvrir de gloire,
& d’effacer, en défaisant du Guesclin & son armée,
la réputation de Knolles importune à la jalousie.
Après avoir donné ses ordres pour que sa troupe
fût rassemblée à temps, il envoya un de ses
hérauts demander la bataille au connétable. Un
de ceux du général françois ayant rencontré
l’anglois, le conduisit à du Guesclin au château de
Vire, & dit à son général avoir appris de cet
envoyé que Grandtfon campoit au Pont-Vilain
avec quatre mille hommes seulement, mais qu’il
devoit être joint le lendemain par un grand nombre
d’hommes d’armes.
Le connétable fit appeller le héraut anglois,
reçut la demande que les chefs ennemis lui faisoient
de la bataille, les fit assurer qu’il la leur
''donroit, & plutôt qu’ils ne voudroient.'' D’ailleurs
il reçut le héraut très courtoisement, lui demanda
des nouvelles de touts les capitaines qu’il avoit
connus en Espagne, & sur-tout de Hue{{lié}}de{{lié}}Caurelée,
lui donna quatorze mares d’argent, & le
fit souper avec les hérauts & trompettes françois,
qui le retinrent long-temps à table.
Cependant du Guesclin donne ses ordres pour
décamper à l’entrée de la nuit. Il prend le commandement
de l’avant-garde, composée de cinq
cents hommes d’armes, confie au maréchal d’Andréhan
celui du corps de bataille de huit cents
hommes, l’arrière-garde à Olivier{{lié}}de{{lié}}Clisson & au
maréchal de Blainville. On étoit au mois de novembre,
temps des longues nuits. Celle-ci fut
obscure. Une pluie abondante & continue rendit
le chemin difficile & la marche pénible. L’armée
avoit dix lieues à faire. Malgré cet obstacle l’avant-garde
arriva au point du jour, & trouva l’ennemi
campé dans une plaine au-dessous des jardins de
Pont-Vilain.
Le connétable s’arrêta pour donner un peu de
repos aux troupes arrivées, & le temps de joindre
à celles qui étoient restées en arrière. Quelque
bruit se fit entendre jusques au camp des Anglois.
Mais, comme les soldats qui les venoient joindre
arrivoient sans ordre, les uns après les autres,
& de touts côtés, ils furent trompés par cette
<section end="Action" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>leurs Maîtres anciens & modernes de l’Ecole ''Françoise'' ; de près de 200
{{lié}}tableaux des meilleurs Maîtres de l’Ecole ''Flamande'' ; de plus de 200{{lié}}tableaux des meilleurs Maîtres de l’Ecole ''Hollandoise'' ; de 12{{lié}}tableaux de ''Ruisch, Dietrich, Fergue'' & autres Maîtres de l’Ecole ''Allemande,'' des mieux choisis ; de 42{{lié}}Miniatures choisies & des meilleurs Peintres de ce genre ; de plusieurs morceaux agréables peints à gouache, & d’environ 100{{lié}}tableaux représentant des cérémonies ''Turques'' & ''Chinoises'' ; de 24{{lié}}Bas-reliefs, &c. On conçoit que cette Collection seroit des plus riches, si elle étoit aussi bien choisie que nombreuse, & si elle répondoit à l’annonce pompeuse qu’on en fournit.
{{brn|1}}
''28 Janvier 1777.'' Depuis qu’il est arrêté de transporter aux Invalides tous les modeles en relief des places de guerre qui sont dans la Galerie du Louvre, on a beaucoup varié sur les moyens d’exécuter ce projet : tous sembloient fort dispendieux, & la moindre proposition des Entrepreneurs se montoit à 60,000{{lié}}Livres. Enfin on a imaginé d’y faire une ouverture du côté qui donne sur le quai de la riviere, d’y établir un échaffaud en pente-douce, par lequel on fera couler ces monumens militaires : on les embarquera sur la Seine ; ils seront ainsi facilement conduits sans risque à l’autre bord & à très-peu de frais ; ensorte que cette dépense énorme, vu son objet, se trouvera infiniment réduite. Les amateurs des Arts attendent avec impatience le<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>moment où l’on commencera à développer dans ce vaste emplacement les richesses inconnues de {{S. M.}} en tableaux, sculptures & autres curiosités de toute espece. Ce jour, s’il arrive jamais, fera beaucoup d’honneur à {{M.|le}} Comte de la Billarderie d’Angiviller, Directeur & Ordonnateur général des Bâtimens, Arts, Académies & Manufactures Royales. Ce sera une époque fameuse sous son administration.
{{brn|1}}
''29 Janvier 1777.'' Le premier ''Mémoire pour l’Auteur de la Philosophie de la Nature,'' en réponse à celui de l’Abbé Chrétien, ancien Conseiller au Conseil Supérieur d’Arras, Censeur Royal, &c. a pour objet, moins d’instruire que d’éclairer le public trompé par celui de l’adversaire. Après un Précis des faits par rapport à l’accident qui devient l’objet de ce Factum, {{M.|de}} Lisle cherche à refuser les imputations dont le Censeur le charge dans le sien, & surtout celle du crime de faux ; il l’accuse à son tour & prétend que c’est lui qui est coupable d’une multitude de faux répandus dans sa diatribe, dont il fait une énumération assez détaillée ; enfin il s’éleve particulierement contre la Consultation des quatre Avocats, dont le Mémoire de l’accusateur est signé, & il y oppose une autre Consultation, en date du 5{{lié}}Novembre, signée ''Dorbac'' ; suivant laquelle les Réponses de {{M.|de}} Lisle prouvent de la maniere la plus conséquente que son intention n’étoit point d’attaquer les principes religieux & politiques re-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>''me,'' du 23{{lié}}Décembre… « Toutes les Gravures que vous avez en France du Saint Pere actuel, ne sont point ressemblantes. Il l’est plus exactement sur une pierre de composition que je vous envoye. Quoiqu’en petit, il est parfaitement bien rendu. Vous conviendrez que c’est un des plus beaux hommes qu’on puisse voir, plus jeune encore sur la figure qu’il ne l’est réellement. Comme il est entierement subjugué par le Cardinal de Bernis, il s’est conformé à cette Eminence, il se frise & se poudre ; ce qui ne contribue pas peu à faire ressortir davantage la grace & la noblesse de ses traits. On a beaucoup crié contre cette innovation & Pasquin en a plaisanté. On avoit toujours cru ici qu’un Souverain Pontife devoit avoir les cheveux plats & gras. Il a bien retranché du cérémonial pour l’aborder ; plus de mule à baiser, &c. Il est dommage que sa tête ne soit pas aussi bonne que belle. Il a peu d’esprit & point de goût. Il fait faire actuellement une Sacristie pour ''Saint-Pierre de Rome,'' qui coûtera énormément cher & est du plus mauvais dessin. C’est ainsi qu’en pense {{M.|Vien}} & les autres Artistes François. »
{{brn|1}}
''13 Janvier 1777.'' Tout est de mode dans ce pays-ci & tient aux circonstances. La nouvelle production du {{Sr.|de}} Beaumarchais, quoique contenant un discours, bref, il est vrai, mais supérieur à tous ses Mémoires, ne fait aucune sensation.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>çus dans l’Etat, puisqu’il soumettoit ses idées à la Censure du Gouvernement ; que c’est par une calomnie condamnable que le {{Sr.|Abbé}} Chrétien cherche à s’excuser de son approbation, puisque c’est sur lui seul que doit tomber l’anathême des Magistrats, l’ouvrage n’ayant été rendu public que sous ses auspices. À l’égard du crime de faux, son attaque n’est point admissible, ni dans la forme, ni au fond. Enfin on veut qu’il ne soit ni délicat ni adroit dans sa défense & que son Mémoire soit la plus forte des pieces justificatives de l’accusé.
{{brn|1}}
''30 Janvier 1777.'' Le ''Journal de Paris,'' a ressuscité le{{lié}}29, mais absolument éthique : on n’a point fourni les six feuillets intermédiaires depuis la suppression du{{lié}}23 ; le Rédacteur de l’ouvrage n’en a fait aucune excuse au public, n’en a donné aucune raison. On croit seulement que le Gouvernement a exigé le sacrifice du {{Sr.|de}} la{{lié}}Place chargé de cette direction, par un ''Nota,'' où l’on avertit que ce n’est plus lui, sans nommer celui qui le remplace.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''30 Janvier.'' Deux écrits nouveaux ont précédé la séance des Pairs au Parlement concernant le procès du Maréchal Duc de Richelieu contre Madame la Présidente de Saint Vincent. L’un est une ''Requête'' de cette derniere & l’autre des ''Observations Sommaires'' du {{Sr.|Benaven}} sur la confrontation avec les écrivains nommés pour la reconnoissance des signatures du Maréchal.
{{brn|1}}
''31 Janvier 1777.'' L’affaire de l’Encyclopédie<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="AnteScribe" />{{nr|18|ACT|ACT|}}</noinclude><section begin=""/>
indiScipline, & crurent que c’étoient quelques-uns
des leurs. Une autre erreur entretint celle-ci ; les enseignes
françoises n’étoient point encore déployées.
Ils crurent que le corps dont ils entendoient le
bruit n’en avoit pas, & ils le jugèrent peu considérable.
De plus, ils sçavoient que le camp françois
étoit à plus de dix lieues. Cependant ils en
donnèrent avis à leurs chefs, logés dans le village,
& ceux-ci envoyèrent à la découverte. Pendant
ces démarches, faites avec lenteur, toute l’avant-garde
arrive, se forme, déploie ses enfeignes, &
du Guesclin, qui connoissoit le prix des moments,
marche à l’ennemi.
Tandis que la terreur emportoit la plupart des
Anglois, cinq ou six cents des plus aguerris se
forment seuls en bataille & soutiennent l’attaque.
Ils furent bientôt enfoncés, presque touts tués,
leur camp renversé. Cependant Grandtson fe
réveille, rassemble ses troupes, & les conduit en
bon ordre contre les François. Ceux-ci, très-inférieurs
en nombre, mais soutenus par une confiance
entière en leur général, & par l’espérance
d’un secours prochain, le présentèrent avec assurance, &
combattirent toujours en ordre, sans
désavantage. Ils en auroient en peut-être ; mais
le corps d’armée étant arrivé chargea les Anglois
en flanc. Malgré cette position critique,
ceux-ci soutinrent le combat pendant deux heures
avec la valeur ordinaire à leur nation.
Grandtson avoit fait avertir les capitaines les
plus proches de son quartier. Deux mille hommes
arrivèrent, & les Anglois se trouvèrent une fois
plus nombreux que leurs ennemis. Mais dans le
même instant arrivent Clisson & l’arrièregarde. Il
rencontre face-à-face le renfort anglois, l’attaque,
le plie, & tombe en queue sur la troupe de
Grandtson, qui fut entièrement défait, terrassé par
du Guesclin même, & forcé de lui rendre son
épée.
Touts les chefs de l’armée angloise, & presque
touts les soldats, furent tués ou pris. Hue{{lié}}de{{lié}}Caurelée,
qui venoit avec sa troupe au rendez-vous
indiqué par Grandtson fut instruit par
quelques fuyards de l’échec que ce général venoit
de recevoir & prit le parti de la retraite.
Soit terreur, soit dissention parmi les chefs
ennemis, ou qu’ils crussent que du Guesclin,
peu content de cet avantage, ne continueroit
pas la guerre pendant l’hiver, ils ne tentèrent
pas de se rassembler. Knolles se rendit en Bretagne
à sa terre de Derval. Hue{{lié}}de{{lié}}Caurelée &
les autres se retirèrent, les uns dans leurs terres,
les autres dans leurs places de guerre.
Les vues du connétable s’étendoient plus loin
qu’à la défaite d’un corps. Quelques-uns de ceux
qui avoient échappé à la journée de Pont-Vilain,
s’étoient réfugiés dans le château de Vas. Il s’y
rendit & le prit d’assaut. D’autres s’étoient retirés
à l’abbaye de Saint-Maur ; il les y suivit,
prit en chemin quelques autres places moins
importantes, & voyant celle-ci bien fortifiée, la
saison très rigoureuse, il persuada au commandant
de se rendre, si le prince de Galles ne se
présentoit pas avant un certain temps, avec des
forces suffisantes pour le délivrer. Cressonailles
(c’étoit le nom de ce commandant), n’espéroit
pas de secours. Il sortit de sa place & y mit
le feu. Le connétable, informé de cette espèce de
perfidie, poursuivit les fuyards, les atteignit à
Bresvire, les fit charger & presque touts massacrer,
avec leur chef, à la vue de la garnison. La ville
fut prise d’assaut & mise au pillage.
Du Guesclin, instruit par les coureurs qu’il avoit.
sans cesse en campagne, apprit que les chefs
anglois consternés ne s’occupoient que de leur
retraite. L’armée de Knolles congédiée alloit repasser
en Angleterre. Les vaisseaux de transport
l’attendoient sur les côtes de Bretagne. Pour augmenter
la sécurité de ces troupes fugitives, il
ordonne à Clisson & autres Bretons de se retirer
chez eux ; au vicomte de Rohan, de feindre d’aller
visiter sa principauté de Léon, & les autres
qu’il avoit sur la côte, & de tenir des troupes prêtes
à charger les Anglois, lors de leur embarquement.
Ces mesures furent concertées avec tant de prudence
& de secret que l’ennemi fut surpris au
moment où il s’embarquoit. Neuf cents furent
tués, trois cents mis en fuite, leur commandant,
Robert{{lié}}de{{lié}}Neuville, fait prisonnier. Aucun ne se
rembarqua ; les vaisseaux vuides mirent à la voile,
& ne portèrent en Angleterre que la nouvelle
de cette défaite.
Cependant le connétable n’étoit pas dans l’inaction.
Les Anglois fuyoient devant lui ; leurs places
se rendoient à son approche. La saison rigoureuse
ne l’empêchoit pas de presser fon ennemi. Il
fallut un ordre du roi, pour l’obliger à congédier
son armée.
Ce glorieux évènement rappelle la célèbre campagne
de Turenne en 1674, quoiqu’elle en diffère
beaucoup, & par des circonstances remarquables.
(''Voyez Essai sur l’Hist. Gén. par'' M. de V. ''tom. {{rom-maj|II}},
page 244.'') L’entreprise de Turenne étoit bien plus
difficile. L’objet étoit le même, quant à la surprise
& à l’enlèvement des quartiers. Mais presque
tout le pays occupé par Robert{{lié}}Knolles étoit
contre lui pour du Guesclin ; celui qu’occupoit
l’électeur de Brandebourg étoit pour lui ; celui
que Turenne traversa desiroit son prince & les
ennemis des François. Il étoit donc facile à l’électeur
d’avoir connoissance des mouvements de son
adversaire. Turenne étoit obligé de dérober sa
marche & son projet aux Lorrains comme aux
Allemands, & une marche, non pas d’une nuit,
mais d’un mois entier. Il n’avoit pas trouvé les
Impériaux déjà séparés ; mais il avoit prévu qu’ils
feroient cette faute. Il les y amena par ses mouvements,
& remplit une autre raison de chercher
L’''action'', celle d’empêcher les ennemis d’entrer dans
son pays, de le ruiner, d’y consumer les vivres,
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<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="ACTION"/> l’argent, d'y enlever les chevaux & les hommes, & d'employer pour eux-mêmes toutes ces richesses. Louis XIV l'avoit chargé de défendre l'Alface avec vingt mille hommes, contre une armée de foixante mille, compofée des Impériaux, & des troupes de Brandebourg. Après avoir défait deux fois les troupes de l'Empire avant leur jonction avec celles de l'électeur, il ne put empêcher que les deux armées ennemies ne fe joigniffent pa....
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<noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|ACT|ACT|19}}</noinclude><section begin="ACTION"/>
l’argent, d'y enlever les chevaux & les hommes,
& d'employer pour eux-mêmes toutes ces richesses.
Louis XIV l'avoit chargé de défendre l'Alface
avec vingt mille hommes, contre une armée de
foixante mille, compofée des Impériaux, & des
troupes de Brandebourg. Après avoir défait deux
fois les troupes de l'Empire avant leur jonction avec
celles de l'électeur, il ne put empêcher que les deux
armées ennemies ne fe joigniffent par le pont de
Strasbourg. Alors il fe retira peu loin d'elles, &
fe plaça de manière qu'il couvroit Haguenau &
Saverne. Lorfque les ennemis s'approchèrent, il
fe retira derrière le Soor, ayant fa droite à Det-
tweiler, fa gauche à Hochfeld. Les deux ailes
étoient couvertes par deux ruiffeaux qui tombent
dans le Soor. Il fit rompre les gués & les ponts
de cette rivière, établit des poites d'infanterie &
de cavalerie le long de la rive gauche, afin d'être
inftruit des mouvements de l'ennemi, & réfolut
de l'attaquer, s'il tentoit de la paffer pour venir à
lui, eu pour marcher fur Haguenau.
Soit que les Impériaux efperaffent qu'il fe reti-
reroit plus loin de lui même, & qu'il valoit mieux
prendre ce parti que de rifquer un combat contre
Turenne, ils ne tardèrent pas à fe rapprocher de
Strasbourg. Ils avoient fait de grandes fautes; &
ils en firent encore. L'électeur étoit arrivé trop
tard. Il auroit dû profiter de la fituation facheufe
où fe trouvoit la France par l'abandon de la
plupart de fes alliés, & fe porter à Strasbourg dès
le commencement de la campagne : il n'arriva,
pour-ainfi-dire , que pour prendre des quartiers
d'hiver. Il pouvoit encore agir après fa jonction
avec les Impériaux. Ses troupes étoient fraîches
& en bon etat. Une route longue, mais faite
commodément & à petites journées, ne les
avoit pas beaucoup fatiguées. Il pouvoit s'appro-
cher du camp des François, affez près pour qu'ils
ne puffent faire aucun mouvement fans être
obligés de combattre avec des forces inégales,
(fait cependant celles du chef), & envoyer fur
Haguenau un gros corps de troupes. Il pouvoit,
laiffant Turenne couvrir Saverne & Haguenau,
l'obferver avec un corps à-peu-près de même
force que fon armée, & prenant le refte de fes
troupes, entrer en Lorraine où on l'attendoit
avec impatience. Il eft difficile de concevoir
d'après quelles vues & quel plan une armée,
deux ou trois fois plus forte que l'ennemi, fe
tient enfemble devant l'armée plus foible, comme
nous l'avons fait aufli dans la dernière guerre
en Allemagne. L'électeur, ayant obfervé pendant
quelques jours le camp des François, ne fçut,
ou n'imagina rien, fi ce n'eft de revenir à Stras
bourg.
Ce fut de ce camp de Dettweiler que Turenne
écrivit au roi le projet qu'il avoit formé pour
mettre les ennemis hors de l'Alface. Il ne pou-
voit, fans témérité, les attaquer à force ouverte.
ACT
19
Un feul moyen lui reftoit; c'étoit de les enga-
ger à fe féparer, de les furprendre, & de les
battre en détail. La conduite de l'électeur annon-
çoit un homme lent, fans deffeins, fans plan,
fans projet, faifant la guerre au hafard en mar-
chant devant lui. Sa retraite vers Strasbourg prou-
voit qu'il ne defiroit que des quartiers d'hiver,
pour le repofer de fes fatigues. Turenne le con
noiffoit déjà, & le jugea encore mieux d'après
fa marche rétrograde. Il répandit auffi-tôt, dans
la baffe Alface, la cavalerie, qui avoit beaucoup
fouffert. Peu de temps après il y mit en quar-
tier fon infanterie, ayant plufieurs rivières entre
lui & les ennemis. Ceux-ci voyant l'armée fran-
çoife prendre fes quartiers, fe difpersèrent dans
la haute Alface, depuis Strasbourg jufqu'à Béfort,
en cette fertile partie fituée entre le Rhin & les
montagnes, L'électeur établit fa cour à Colmar,
capitale & centre du pays. Il y fit venir l'élec-
trice avec toutes les dames de fa fuite, qui di-
foient par-tout qu'elles venoient faire connoiffance
avec les dames françoifes.
Turenne voulant augmenter la fécurité des
ennemis, parut s'éloigner encore: mais en même
temps il le rapprochoit du but de fon entrepriſe.
Il ne pouvoit pas efpérer de les furprendre & de
les battre en détail en attaquant la tête de leurs
quartiers du côté de Strasbourg. C'étoit celui par
lequel ils auroient pu craindre quelque infulte;
ils y étoient plus en force & devoient y être plus
furveillants. Le général François avoit mis de ce
côté plufieurs grandes rivières entre eux & lui;
ce n'étoit pas fans deffein: dans fa pofition &
dans fes mouvements tout avoit une raifon. Si
la barrière naturelle, formée par les rivières, les
couvroit dans cette partie, elle défendoit fes
quartiers, & auroit empêché l'ennemi de les atta-
quer, du moins affez à temps, fi l'entrepriſe n'eût
pas réufli. Il falloit donc que Turenne allat prendre
le côté de Béfort, qu'il leur dérobât fa marche
pendant près d'un mois, dans un pays qui leur
étoit affectionné, qu'il cachât également fon def
fein à l'ennemi & à l'habitant. Le fecret, toujours
important à la guerre, l'étoit fur-tout dans ce
projet Turenne n'avoit confié le fien qu'au roi
feul.
Après avoir jetté quelques troupes dans Hague-
nau & dans Saverne, il fait défiler fon armée à
la fin de novembre, pour entrer en Lorraine par
la Petite Pierre, conduit lui-même fon arrière-
garde, & laiffe à cet endroit une garnifon, pour
fe conferver un paffage, fuppofé que fon entre-
prife ne réufsit pas. Il s'avance jufqu'à Lixheim,
ù le comte de Saux commandoit quatorze mille
hommes, qu'il fe garda bien de prendre, quoique
le comte le lui proposât. Il ne vouloit pas qu'au-
cune idée inquiétante troublât les plaifirs de la
cour de l'électeur, & la profonde fécurité qui
règnoit dans la haute Alface.
Le 4. décembre il alla plus loin vers Lorkeim
C ij
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<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="AnteScribe" />{{nr|ACT|ACT|19}}</noinclude><section begin="ACTION" />
l’argent, d’y enlever les chevaux & les hommes,
& d’employer pour eux-mêmes toutes ces richesses.
{{roi|Louis|XIV}} l’avoit chargé de défendre l’Alsace
avec vingt mille hommes, contre une armée de
soixante mille, composée des Impériaux, & des
troupes de Brandebourg. Après avoir défait deux
fois les troupes de l’Empire avant leur jonction avec
celles de l’électeur, il ne put empêcher que les deux
armées ennemies ne se joignissent par le pont de
Strasbourg. Alors il se retira peu loin d’elles, &
se plaça de manière qu’il couvroit Haguenau &
Saverne. Lorsque les ennemis s’approchèrent, il
se retira derrière le Soor, ayant sa droite à Dettweiler,
sa gauche à Hochfeld. Les deux ailes
étoient couvertes par deux ruisseaux qui tombent
dans le Soor. Il fit rompre les gués & les ponts
de cette rivière, établit des poites d’infanterie &
de cavalerie le long de la rive gauche, afin d’être
instruit des mouvements de l’ennemi, & résolut
de l’attaquer, s’il tentoit de la passer pour venir à
lui, ou pour marcher sur Haguenau.
Soit que les Impériaux espérassent qu’il se retireroit
plus loin de lui même, & qu’il valoit mieux
prendre ce parti que de risquer un combat contre
Turenne, ils ne tardèrent pas à se rapprocher de
Strasbourg. Ils avoient fait de grandes fautes ; &
ils en firent encore. L’électeur étoit arrivé trop
tard. Il auroit dû profiter de la situation facheuse
où se trouvoit la France par l’abandon de la
plupart de ses alliés, & se porter à Strasbourg dès
le commencement de la campagne : il n’arriva,
pour-ainsi-dire, que pour prendre des quartiers
d’hiver. Il pouvoit encore agir après sa jonction
avec les Impériaux. Ses troupes étoient fraîches
& en bon etat. Une route longue, mais faite
commodément & à petites journées, ne les
avoit pas beaucoup fatiguées. Il pouvoit s’approcher
du camp des François, assez près pour qu’ils
ne pussent faire aucun mouvement sans être
obligés de combattre avec des forces inégales,
(sauf cependant celles du chef), & envoyer sur
Haguenau un gros corps de troupes. Il pouvoit,
laissant Turenne couvrir Saverne & Haguenau,
l’observer avec un corps à-peu-près de même
force que son armée, & prenant le reste de ses
troupes, entrer en Lorraine où on l’attendoit
avec impatience. Il est difficile de concevoir
d’après quelles vues & quel plan une armée,
deux ou trois fois plus forte que l’ennemi, se
tient ensemble devant l’armée plus foible, comme
nous l’avons fait aussi dans la dernière guerre
en Allemagne. L’électeur, ayant observé pendant
quelques jours le camp des François, ne sçut,
ou n’imagina rien, si ce n’est de revenir à Strasbourg.
Ce fut de ce camp de Dettweiler que Turenne
écrivit au roi le projet qu’il avoit formé pour
mettre les ennemis hors de l’Alsace. Il ne pouvoit,
sans témérité, les attaquer à force ouverte.
Un seul moyen lui restoit ; c’étoit de les engager
à se séparer, de les surprendre, & de les
battre en détail. La conduite de l’électeur annonçoit
un homme lent, sans desseins, sans plan,
sans projet, faisant la guerre au hasard en marchant
devant lui. Sa retraite vers Strasbourg prouvoit
qu’il ne desiroit que des quartiers d’hiver,
pour le reposer de ses fatigues. Turenne le con
noissoit déjà, & le jugea encore mieux d’après
sa marche rétrograde. Il répandit aussi-tôt, dans
la basse Alsace, la cavalerie, qui avoit beaucoup
souffert. Peu de temps après il y mit en quartier
son infanterie, ayant plusieurs rivières entre
lui & les ennemis. Ceux-ci voyant l’armée françoise
prendre ses quartiers, se dispersèrent dans
la haute Alsace, depuis Strasbourg jusqu’à Béfort,
en cette fertile partie située entre le Rhin & les
montagnes, L’électeur établit se cour à Colmar,
capitale & centre du pays. Il y fit venir l’électrice
avec toutes les dames de sa suite, qui disoient
par-tout qu’elles venoient faire connoissance
avec les dames françoises.
Turenne voulant augmenter la sécurité des
ennemis, parut s’éloigner encore : mais en même
temps il le rapprochoit du but de son entreprise.
Il ne pouvoit pas espérer de les surprendre & de
les battre en détail en attaquant la tête de leurs
quartiers du côté de Strasbourg. C’étoit celui par
lequel ils auroient pu craindre quelque insulte ;
ils y étoient plus en force & devoient y être plus
surveillants. Le général François avoit mis de ce
côté plusieurs grandes rivières entre eux & lui ;
ce n’étoit pas sans dessein : dans se position &
dans ses mouvements tout avoit une raison. Si
la barrière naturelle, formée par les rivières, les
couvroit dans cette partie, elle défendoit ses
quartiers, & auroit empêché l’ennemi de les attaquer,
du moins assez à temps, si l’entrepriſe n’eût
pas réussi. Il falloit donc que Turenne allat prendre
le côté de Béfort, qu’il leur dérobât se marche
pendant près d’un mois, dans un pays qui leur
étoit affectionné, qu’il cachât également son des
sein à l’ennemi & à l’habitant. Le secret, toujours
important à la guerre, l’étoit sur-tout dans ce
projet Turenne n’avoit confié le sien qu’au roi
seul.
Après avoir jetté quelques troupes dans Haguenau
& dans Saverne, il fait défiler son armée à
la fin de novembre, pour entrer en Lorraine par
la Petite Pierre, conduit lui-même son arrièregarde,
& laisse à cet endroit une garnison, pour
se conserver un passage, supposé que son entreprise
ne réussit pas. Il s’avance jusqu’à Lixheim,
où le comte de Saux commandoit quatorze mille
hommes, qu’il se garda bien de prendre, quoique
le comte le lui proposât. Il ne vouloit pas qu’aucune
idée inquiétante troublât les plaisirs de la
cour de l’électeur, & la profonde sécurité qui
règnoit dans la haute Alsace.
Le 4{{lié}}décembre il alla plus loin vers Lorkeim
<section end="ACTION"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/1777/Janvier
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « tableaux, des statues, & qu’on en multiplieroit la repréfentation par les gravures des plus habiles artistes en ce genre. Les honoraires furent fixés à 2800 livres pour chaque tableau, à 800 livres pour chaque statue en terre cuite de la hauteur de 30 pouces, & à 3000 livres pour chaque planche gravée. On avoit répandu de bonne heure un Avis aux Artistes, aux Amateurs, Académiciens ou non Académiciens, regnicoles ou étrangers, désirant exposer au Sa....
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>tableaux, des statues, & qu’on en multiplieroit la repréfentation par les gravures des plus habiles artistes en ce genre. Les honoraires furent fixés à 2800 livres pour chaque tableau, à 800 livres pour chaque statue en terre cuite de la hauteur de 30 pouces, & à 3000 livres pour chaque planche gravée.
On avoit répandu de bonne heure un Avis aux Artistes, aux Amateurs, Académiciens ou non Académiciens, regnicoles ou étrangers, désirant exposer au Sallon des Arts du Colysée, en 1777, leurs ouvrages en peinture, sculpture, gravure, modeles d’architecture, mécanique, de les envoyer en ce lieu avant le 15 Avril, de maniere que l’exposition fut faite & le catalogue imprimé au premier Mai, jour de l’ouverture.
On a attendu jusqu’ici avec impatience l’exécution de ce plan assez bien imaginé, mais on fait aujourd’hui que M. le Comte d’Angiviller a mis le 10 Juin une opposition à la formation de ce Sallon ; ce qui arrête tout & est la matiere d’un procès.
. {{1er}} Août 1777. L’institution du Sr. Poitevin de bains chauds sur la rivière, a excité un particulier à s’évertuer, & comme le prix des premiers est de beaucoup trop cher pour le peuple, dont on ne s’occupe guere dans toutes les inventions lucratives, il a imaginé un plan pour en former de la même espece à 1 livre 4 sols. Son bâtiment feroit adoffé à l’éperon du monument d’{{roi|Henri|IV}}. Par les dimensions &<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>tableaux, des statues, & qu’on en multiplieroit la représentation par les gravures des plus habiles artistes en ce genre. Les honoraires furent fixés à 2800{{lié}}livres pour chaque tableau, à 800{{lié}}livres pour chaque statue en terre cuite de la hauteur de 30{{lié}}pouces, & à 3000{{lié}}livres pour chaque planche gravée.
On avoit répandu de bonne heure un Avis aux Artistes, aux Amateurs, Académiciens ou non Académiciens, regnicoles ou étrangers, désirant exposer au Sallon des Arts du Colysée, en{{lié}}1777, leurs ouvrages en peinture, sculpture, gravure, modeles d’architecture, mécanique, de les envoyer en ce lieu avant le 15{{lié}}Avril, de maniere que l’exposition fut faite & le catalogue imprimé au premier Mai, jour de l’ouverture.
On a attendu jusqu’ici avec impatience l’exécution de ce plan assez bien imaginé, mais on sait aujourd’hui que {{M.|le}} Comte d’Angiviller a mis le 10{{lié}}Juin une opposition à la formation de ce Sallon ; ce qui arrête tout & est la matiere d’un procès.<section end="juillet"/>
{{brn|1}}
<section begin="août"/><nowiki>*</nowiki> ''{{1er|Août|nx}} 1777.'' L’institution du {{Sr.|Poitevin}} de bains chauds sur la rivière, a excité un particulier à s’évertuer, & comme le prix des premiers est de beaucoup trop cher pour le peuple, dont on ne s’occupe guere dans toutes les inventions lucratives, il a imaginé un plan pour en former de la même espece à 1{{lié}}livre 4{{lié}}sols. Son bâtiment seroit adossé à l’éperon du monument d’{{roi|Henri|IV}}. Par les dimensions &<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ Écriture {{M.|Dufêtre}} l’''Écho de la Nièvre'' Ô Nevers
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><nowiki />
Ces lugubres préoccupations troublaient le peu de raison que
j’ai ; je me voyais irrémissiblement condamné aux supplices des
impies ; déjà je sentais dans la moëlle de mes os ces ardeurs préliminaires
que doit éprouver un poulet à rôtir, alors qu’il exécute
son premier tour de broche ; j’entendais sous mes pieds comme
un bruissement de flammes souterraines ; les grands arbres du
Château exhalaient une odeur de soufre ou de chair rôtie — je ne
saurais trop dire laquelle ; — les chansons des petits oiseaux qui
gazouillaient joyeusement dans le feuillage, me faisaient l’effet de
ces gémissements et de ces grincements de dents dont parle l’Écriture ;
et telle était la sombre teinte de mes préoccupations, qu’un
des apprentis de l’imprimerie m’ayant souhaité le bonjour, je le
pris pour un des sbires de l’enfer qui venait exécuter un mandat
d’arrêt sur mon ame.
Tout à coup des chants de lutrin éclatèrent à mon oreille ; je
m’approchai : deux rangées de femmes de toutes couleurs et aussi
de toute vertu, formaient, sur la place Ducale, comme deux haies
en fleurs au milieu d’une prairie, un gracieux chemin de traverse.
Au-dessus de ces gazes et de ces rubans, la mitre de {{M.|Dufêtre}}
élevait, avec une grande majesté, son double pignon, et le bec de
corbin de sa canne épiscopale resplendissait au soleil, entouré
d’une pléiade de tonsures.
C’était le chapitre qui se livrait à la fatigante manœuvre de la
procession.
Quoi ! me dis-je, trois processions en quinze jours, quand la
révolution de juillet a à peine toléré que les processions missent
la tête hors de leurs églises ! Il paraît que le goût des processions
est une des vertus de {{M.|Dufêtre}} que l’''Écho de la Nièvre'' n’a pas
encore éditées. Ô Nevers, vieux et rude forgeron, décidément le
respectable prélat veut faire de toi un moine ! si tu n’y prends
garde, il te mettra au cou la plus lourde de ses médailles, et enchaînera
d’un triple chapelet tes mains industrieuses. Faites-vous
donc chanoine pour dormir la grasse matinée ! Sous la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>le Colysée & lui, est d’autant plus extraordinaire que l’on ne lui connoît aucun droit pour l’avoir formée & pour arrêter ainsi un projet utile aux arts & aux artistes ; car, non seulement il s’agissoit d’une exposition de tableaux, sculptures & gravures, mais encore d’y former un Cabinet d’Histoire Naturelle, un Sallon de costume ancien, moderne & actuel, destiné à fournir des secours aux éleves, de faire même la dépense des modeles qui leur sont nécessaires pour les aider dans le genre de l’histoire fort dispendieux.
{{brn|1}}
''3 Août.'' La Franc-maçonnerie étant plus en honneur que jamais dans cette capitale, les Loges ont chargé le Chevalier de Besainville, connu par son génie tourné à l’allégorie, d’en faire graver une relativement à l’aventure des Freres de Naples & à l’heureuse issue qu’elle a eue. Ce morceau doit être dédié à {{M.|le}} Duc de Chartres, qui est actuellement à la tête de l’Ordre de France.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''3 Août 1777.'' Les Ministres ayant fait de vifs reproches à {{M.|le}} Garde des Sceaux, comme Chef de la librairie, sur ces livres qui se répandent journellement contre eux & leur administration & où lui-même n’est pas épargné, il a cru que le meilleur moyen de couper court au commerce clandestin de tant d’ouvrages prohibés, étoit de donner les ordrés les plus séveres pour faire arrêter & punir tous ceux qui se mêlent du métier sans avoir les qualités & le droit requis : ensorte que n’existant plus que les vrais<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ {{M.|Dufêtre}} {{Corr|de rechef|derechef}} {{M.|Mativet}} {{M.|l’abbé}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>crosse de cet évêque, le métier de chanoine va devenir plus fatigant
que celui d’un officier de dragons, et les blanches joues de
nos vierges vont s’imprégner de tant de soleil, que leurs mères
elles-mêmes craindront de les embrasser.
Ayant dit cela, le repentir que j’éprouvais d’avoir trop cru aux
jésuites et pas assez à la simplicité apostolique de {{M.|Dufêtre}},
commença à s’émousser.
Je m’approchai {{Corr|de rechef|derechef}}. Une belle jeune fille de cire, blonde,
était portée sur une civière triomphale, attelée de huit gros lévites
caparaçonnés de chasubles d’or ; sa tête était parée d’une perruque
blonde, frisée à l’instar de Paris, par le fer habile de {{M.|Mativet}}.
Elle était vêtue de velours écarlate, comme un césar de Rome ; sa
petite main, qui semblait modelée pour tenir un éventail, portait
une lourde palme d’or ; peut-être même avait elle sur le
front une couronne de vierge. Je compris que cette jeune demoiselle
devait être l’héroïne de la procession, et je m’informai qui
elle était.
— C’est une nouvelle débarquée, me dit une de ces femmes
hardies, dont la langue n’a point de sexe ; lisez, monsieur, ajouta
une respectable matrone de la société, en me présentant la brochure
de {{M.|l’abbé}} Gaume ; lisez, et convertissez-vous !
— Un instant, madame, répondis je à la matrone ; on ne se
convertit pas comme cela ; permettez que je lise d’abord la brochure
de {{M.|l’abbé}} Gaume, et s’il y a lieu de se convertir, on se
convertira.
J’ouvris donc la sainte brochure, et voici ce que j’y trouvai :
« Si vous demandez à la belle inconnue d’où elle est, elle
vous répondra : Je viens de la ville sainte des martyrs, je
m’appelle Flavie ; or, ce nom, la position de la sainte dans les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ {{M.|le}} {{M.|l’abbé}} italiques {{M.|Gaume}}
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>catacombes, les données historiques, tout se réunit pour établir
que notre illustre martyre appartient à la famille Flavia, famille
impériale, d’où sortirent Titus, Vespasien, Domitien. »
Quoi ! me dis-je, voilà tout ce que cette jeune romaine peut
répondre aux fidèles qui lui demandent : Qui êtes-vous ? Je doute
fort qu’un bon gendarme, qui la rencontrerait sur la grande
route, se contentât de cette réponse. En vérité, si cette dame est
canonisée, le pape prend moins de précautions pour faire un
saint, que {{M.|le}} préfet pour délivrer un port-d’armes. Mais peut-être
{{M.|l’abbé}} Gaume a-t-il mal entendu ; interrogeons nous-même
la sainte, et nous verrons ce qu’elle nous répondra.
Lors donc que la procession fut définitivement terminée et que
le sermon abondant et facile de {{M.|Dufêtre}} se fut tari jusqu’à sa
dernière syllabe, je m’agenouillai devant la châsse de ''la noble''
''inconnue'', et je lui dis, avec toute cette politesse dont vous me
savez susceptible :
— Je vous prie, madame de ne point prendre en mauvaise part
la question que je vais vous faire ; elle ne m’est inspirée que par
le vif intérêt que je vous porte : en vous voyant si belle et surtout
si bien coiffée, un protestant lui-même vous adorerait. Jugez
donc si, moi qui suis……
— Pas tant de compliments, Monsieur ! me répondit la belle
inconnue ; me prenez-vous pour une grisette ? allons au fait, s’il
vous plaît.
— Eh bien ! oui, Madame, allons au fait. J’ai lu dans
{{M.|Gaume}} que vous veniez de la ville sainte des martyrs ; cependant,
je vous le confesse : à votre costume, et surtout à votre
perruque blonde, je serais tenté de croire — et je dis tenté, parce
que c’est sans doute une tentation du mauvais esprit — que vous
avez eu pour dernier domicile la boutique d’un coiffeur, ou que
vous vous êtes furtivement échappée de quelque cabinet de cire<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ {{M.|Gaume}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>dont le cicerone vous a peut-être fait des propositions tendant à
effaroucher votre vertu.
— Monsieur, me dit la sainte avec un gracieux sourire, sourire
plus gracieux que ces petits éclairs roses qui entr’ouvent, par une
belle nuit, l’azur des cieux, il est bien vrai que mon fémur et un
morceau de mon crâne, — car, hélas ! en fait de substance calcaire,
c’est tout ce que je possède, — viennent de la ville que dit
{{M.|Gaume}} ; mais ma robe écarlate, ma perruque blonde que vous
trouvez si bien, et ma pâle et touchante beauté, je ne sais d’où
elles viennent et par quelles mains elles ont été faites.
Du reste, je n’ai qu’à me louer de {{M.|Gaume}} ; au lieu de me
traiter comme ces vulgaires martyrs qu’on expédie de Rome par
le roulage avec une simple lettre de voiture, il m’a amené sur
ses genoux, le galant homme qu’il est ; en attendant qu’on m’eût
préparé, à la cathédrale, un logement convenable, il m’a placée
dans une riche maison où on a eu pour ma personne les attentions
les plus délicates. J’ai été nuit et jour éclairée par des cierges, et
on a mis auprès de moi une garde, de peur que je ne m’ennuyasse
dans mon oisiveté, et qu’il ne me vint de mauvaises
pensées.
— Nous nous écartons un peu de la question ; permettez-moi
de vous demander s’il est bien vrai que vous vous appelez
Flavie ?
— Rien n’est plus certain, Monsieur.
— Qu’est-ce qui le prouve, Madame ?
— Ce qui le prouve, c’est le témoignage de {{M.|Gaume}} ; il a lu
ce nom écrit sur le couvercle de mon cercueil.
— Voilà, madame, un petit nom de jeune fille envers lequel le
temps, qui a déchiré tant de feuillets de nos histoires, qui a effacé
sur la poussière de ce monde tant d’empreintes de capitales et
d’empires, qui a rayé de la mémoire des générations tant de noms
de peuples, de grands hommes et de conquérants, a été bien
galant et bien respectueux. Mais, quoi ! madame, vous êtes mar-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/636
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>la présence du bacille de la tuberculose. Les médecins s’avouèrent impuissants et me condamnèrent.
Alors, mes parents, éplorés, sollicitèrent ma guérison de Notre-Dame de Lourdes par l’intercession de {{Sr}} Thérèse de l’Enfant-Jésus, et je passai à mon cou un sachet des cheveux de cette petite sainte.
Les premiers jours de cette neuvaine, mon état s’aggrava : j’eus une hémorragie si violente que je pensai mourir ; on appela en toute hâte un prêtre ; mais, bien que l’on m’engageât à faire le sacrifice de ma vie, je ne pouvais m’y résoudre et j’attendais avec confiance la fin de cette neuvaine.
Le dernier jour, aucun mieux ne s’était produit.
Alors le souvenir de Thérèse se présenta à mon cœur, la parole qui a si nettement esquissé sa grande âme me pénétra d’une confiance indicible : « ''Je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre.'' »
Je pris au mot la jeune Carmélite. Elle était au ciel, oh ! oui, j’en étais sûr ; j’étais sur la terre, je souffrais, j’allais mourir : ''il y avait du bien à faire'', il fallait qu’elle le fit.
Serrant donc fortement contre ma poitrine la chère relique, je priai la petite sainte avec tant de force, qu’à la vérité, les efforts mêmes, faits en vue de la vie, eussent dû me donner la mort.
Nous recommençâmes une neuvaine, demandant cette fois ma guérison à {{Sr}} Thérèse de l’Enfant-Jésus elle-même, avec
promesse, si elle nous exauçait, d’en publier la relation.
Dès le lendemain la fièvre baissa subitement, et, les jours suivants, après l’auscultation, le médecin conclut au rétablissement d’une façon aussi catégorique qu’il avait affirmé la fin.
De la caverne du poumon il n’y avait plus trace ; l’oppression avait cessé et l’appétit revenait sensiblement. J’étais guéri.
Mais en même temps qu’elle renouvelait mes forces physiques, Thérèse accomplissait aussi en mon âme une transformation merveilleuse.
En un jour, elle a fait en moi le travail de toute une vie.
Je m’arrête, ma Révérende Mère, Dieu m’a mis au cœur une telle reconnaissance que je ne saurai jamais l’exprimer. Aidez-moi à lui rendre grâce. {{FAD|{{T|L’abbé A.<ref>Devenu prêtre M. l’abbé A. est actuellement vicaire dans une paroisse importante et suffit sans fatigue à un travail laborieux.</ref>|90}}}}
{{g|Suit le certificat du médecin.|2|fs=85%}}
{{séparateur|5|m=2em}}
{{interligne|2em}}
'''35.'''
{{interligne|1em}}
{{g|Q. (Eure), mars 1909.|4|fs=90%}}
{{interligne}}
{{Sr}} Thérèse de l’Enfant-Jésus semble favoriser particulièrement ma famille.
Il y a deux ans, c’était moi qu’elle guérissait de la tuberculose ; aujourd’hui c’est mon jeune frère, âgé de 11 ans, qui vient d’être soudainement sauvé et rétabli par elle.
Voici en quelles circonstances : Le samedi, 22 août 1908, il fut victime d’un accident terrible.
Étant tombé d’une hauteur d’environ six mètres, par une trappe donnant sur une cave, sa tête vint frapper brutalement à terre.
On releva le pauvre petit sans connaissance et perdant son sang à pleine bouche.
Le médecin, mandé aussitôt, déclara que c’était l’affaire de deux heures ; le crâne était, en effet, fracturé en plusieurs endroits,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ivoi - Match de milliardaire.djvu/113
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>d’un mirage de ses sens, survenu au passage troublant du sentiment à l’inconscience.
Mais brusquement la clameur se renouvela.
Elle sonna lugubre, et triste horriblement.
Elle semblait sortir avec peine d’une bouche contractée, s’accrocher à des dents serrées.
Cela geignait tout près de l’Américain.
— Osleiman ! appela-t-il.
Un paquet de vêtements s’agita tout auprès de lui.
Un bras jaillit de l’ombre, se tendit dans sa direction, puis retomba avec un bruit flasque ; mais le geste disait un appel au secours.
Le cœur serré, Tip se pencha vers l’homme redevenu immobile.
Il ne s’était pas trompé. Le détenu allongé à terre était bien Osleiman.
Il marqua une contraction de tout son être.
Son visage se plaça dans le rayonnement de l’une des lanternes de la cour, et le jeune homme se recula avec un cri sourd.
La face du malheureux lui apparaissait livide, marbrée de taches violacées.
Une écume rougeâtre moussait entre les lèvres décolorées.
— Qu’avez-vous ?
Étreint par une émotion subite, Tip Linn eut peine à prononcer la question.
Le masque de l’Arabe grimaça.
Les veines du front se gonflèrent ; les dents grincèrent les unes contre les autres.
Osleiman parut concentrer toute sa volonté dans un effort suprême, et sa voix sifflante, lugubre, surhumaine, modula étrangement dans le silence de la nuit :
— Le poison !
Les trois syllabes s’enflèrent, se prolongèrent en décroissant ainsi qu’un râle.
Les cheveux se hérissant sur son crâne, Tip se contraignit à se pencher davantage sur l’indigène, approchant son oreille de la bouche muette maintenant.
— Le poison ! De quel poison parlez-vous ?
Derechef, l’interpellé se raidit dans un effroyable effort.
Ses dents se desserrèrent une fois encore. Il parvint à hoqueter :
— Caramar !
Puis il se renversa d’un coup en arrière et resta sans mouvement.
Affolé, l’Américain saisit le corps inerte, le secoua, cherchant à le ranimer.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>tyre, et vous avez un cercueil ! voilà qui me paraît un peu extraordinaire.
Si vous êtes une véritable martyre, et qu’on vous ait
trouvée en possession d’un cercueil, il faut que vous l’ayez dérobé
à quelque voisin distrait ou peu soigneux. Du reste, ces sortes
d’expropriation ont eu lieu plus d’une fois dans les catacombes.
Quand les martyrs avaient passé par la dent des bêtes ou par
les tenailles ardentes du bourreau, leurs restes défigurés étaient
jetés pêle-mêle comme un tas de décombres, à la grande voirie
des catacombes ; si quelqu’un de ces suppliciés eût été par miracle
rendu à la vie un mois ou deux après son exécution, il eût eu
bien de la peine sans doute à reconnaître lui-même, au milieu de
cette défroque humaine, les membres qui lui avaient appartenu.
La jeune vierge eût bien pu prendre la poitrine velue d’un soldat,
ou mettre à la suite de sa blanche épaule le bras d’un de ses persécuteurs ;
et vous, madame, vous voulez qu’une main pieuse ait
pu retrouver, dans ce tas de débris qui s’entassaient chaque jour
l’un sur l’autre, votre fémur et un petit morceau de votre crâne ;
mais, alors, il aurait fallu que le bourreau, dans la prévision des
hautes destinées qui vous attendaient, eût étiqueté vos glorieux
ossements.
Et d’ailleurs, quel est le tyran qui permette d’élever des tombeaux
à ses victimes ? Voyez l’inquisition ! souffrait-elle que les
hérétiques cherchassent dans les cendres de ses auto-da-fé les
restes mal éteints des leurs et de leurs amis, et les enfermassent
dans un cercueil ? Puis-je admettre qu’un tyran idolâtre ait été
plus humain envers des sujets rebelles qui faisaient ouvertement
la guerre à ses dieux, que des prêtres du Christ envers des malheureux
qui n’étaient coupables le plus souvent que de se mal
conformer aux exigences de leur église ?
Ne m’objectez point, madame, que vos parents vous ont secrètement
creusé un cercueil ; j’aurais la douleur de vous contredire.
Les Romains, qui avaient fait les catacombes, en connaissaient
les chemins aussi bien que nos ancêtres dans la foi. Ils devaient<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/72
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « se fait de lui n’est pas saine, et n’est-il pas clair que celui qui se fait une telle idée à propos d’un art est incapable d’y reconnaître le centre où convergent toutes ces connaissances, et que c’est la raison pour laquelle on donne à celui qui les possède plusieurs noms au lieu d’un seul ? {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Il y a bien des chances pour qu’il en soit ainsi. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Prenons donc garde que cela ne nous arr... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|le sophiste}}/232 a-232 c||71}}</noinclude>se fait de lui n’est pas
saine, et n’est-il pas clair que celui qui se fait une
telle idée à propos d’un art est incapable d’y
reconnaître le centre où convergent toutes ces
connaissances, et que c’est la raison pour laquelle
on donne à celui qui les possède plusieurs noms au
lieu d’un seul ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Il y a bien des chances pour qu’il en soit
ainsi.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Prenons donc garde que cela ne nous
arrive à nous-mêmes, faute de diligence dans notre
recherche. Revenons d’abord sur nos définitions du
sophiste. Il en est une surtout qui m’a semblé le
désigner nettement.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Laquelle ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Nous avons dit, je crois, que c’était un
disputeur.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais n’avons-nous pas dit aussi qu’il
enseignait ce même art aux autres ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sans doute.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Examinons donc sur quoi ces
sophistes prétendent les former à l’art de disputer.
Commençons notre examen de cette façon : dis-
moi, est-ce sur les choses divines, qui demeurent
cachées à la multitude, qu’ils communiquent cette
capacité à leurs disciples ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui, c’est là-dessus, du moins on
l’assure.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Est-ce aussi sur ce qu’offrent de
visible la terre et le ciel et ce qu’ils contiennent ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Bien sûr.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais dans les entretiens privés, où il
est question de la génération et de l’être en général,
nous savons, n’est-ce<noinclude>
<references/></noinclude>
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saine, et n’est-il pas clair que celui qui se fait une
telle idée à propos d’un art est incapable d’y
reconnaître le centre où convergent toutes ces
connaissances, et que c’est la raison pour laquelle
on donne à celui qui les possède plusieurs noms au
lieu d’un seul ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Il y a bien des chances pour qu’il en soit
ainsi.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Prenons donc garde que cela ne nous
arrive à nous-mêmes, faute de diligence dans notre
recherche. Revenons d’abord sur nos définitions du
sophiste. Il en est une surtout qui m’a semblé le
désigner nettement.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Laquelle ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Nous avons dit, je crois, que c’était un
disputeur.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais n’avons-nous pas dit aussi qu’il
enseignait ce même art aux autres ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sans doute.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Examinons donc sur quoi ces
sophistes prétendent les former à l’art de disputer.
Commençons notre examen de cette façon : dis-moi, est-ce sur les choses divines, qui demeurent
cachées à la multitude, qu’ils communiquent cette
capacité à leurs disciples ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui, c’est là-dessus, du moins on
l’assure.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Est-ce aussi sur ce qu’offrent de
visible la terre et le ciel et ce qu’ils contiennent ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Bien sûr.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais dans les entretiens privés, où il
est question de la génération et de l’être en général,
nous savons, n’est-ce<noinclude>
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saine, et n’est-il pas clair que celui qui se fait une
telle idée à propos d’un art est incapable d’y
reconnaître le centre où convergent toutes ces
connaissances, et que c’est la raison pour laquelle
on donne à celui qui les possède plusieurs noms au
lieu d’un seul ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Il y a bien des chances pour qu’il en soit
ainsi.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
XX. — Prenons donc garde que cela ne nous
arrive à nous-mêmes, faute de diligence dans notre
recherche. Revenons d’abord sur nos définitions du
sophiste. Il en est une surtout qui m’a semblé le
désigner nettement.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Laquelle ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Nous avons dit, je crois, que c’était un
disputeur.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais n’avons-nous pas dit aussi qu’il
enseignait ce même art aux autres ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sans doute.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Examinons donc sur quoi ces
sophistes prétendent les former à l’art de disputer.
Commençons notre examen de cette façon : dis-moi, est-ce sur les choses divines, qui demeurent
cachées à la multitude, qu’ils communiquent cette
capacité à leurs disciples ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui, c’est là-dessus, du moins on
l’assure.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Est-ce aussi sur ce qu’offrent de
visible la terre et le ciel et ce qu’ils contiennent ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Bien sûr.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais dans les entretiens privés, où il
est question de la génération et de l’être en général,
nous savons, n’est-ce<noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/73
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « pas ? qu’ils sont habiles à contredire eux-mêmes et à rendre les autres capables de faire comme eux. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Parfaitement. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Et sur les lois aussi et les affaires publiques en général, ne s’engagent-ils pas à former de bons disputeurs ? {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} On peut dire en effet que personne n’assisterait à leurs leçons s’ils ne prenaient pas cet engagement. {{personnage|L’ÉTRANGE... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|72||{{sc|le sophiste}}/232 c-233 a}}</noinclude>pas ? qu’ils sont habiles à
contredire eux-mêmes et à rendre les autres
capables de faire comme eux.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Parfaitement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et sur les lois aussi et les affaires
publiques en général, ne s’engagent-ils pas à
former de bons disputeurs ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
On peut dire en effet que personne
n’assisterait à leurs leçons s’ils ne prenaient pas cet
engagement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
En outre, sur les arts en général et sur
chaque art en particulier, tous les arguments qu’il
faut opposer à chacun de ceux qui en font
profession, ont été publiés et couchés par écrit à
l’usage de qui veut les apprendre.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est, ce me semble, aux ouvrages de
Protagoras sur la lutte et les autres arts que tu fais allusion<ref>D’après Diogène Laërce, IX, 8, 55, Protagoras aurait écrit ''Un art de la dispute'', ''Sur la lutte'', ''Sur les sciences'', ''Sur la constitution
de l’Etat'', ''Deux livres de contradictions''.</ref>.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et aux ouvrages de beaucoup d’autres,
bienheureux homme. Mais enfin cet art de
contredire, ne trouves-tu pas qu’en somme, c’est
une faculté apte à disputer sur toutes choses ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Il semble en tout cas que presque rien
ne lui échappe.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais toi, mon enfant, par les dieux,
crois-tu cela possible ? Peut-être qu’en effet vous
autres, jeunes gens, vous avez en ceci la vue plus
perçante, et nous, plus émoussée.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
En quoi et que veux-tu dire au juste ? Je
n’entends pas bien ta question.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Je demande s’il est possible qu’un
homme connaisse tout.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Nous serions, à n’en pas douter,
étranger, une race de bienheureux.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/258
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>du 5{{lié}}Avril. Rien de plus sage, de mieux raisonné & de plus lumineux que ces deux morceaux, écrits dans le style tempéré, proportionné à la chose.
{{brn|1}}
''9 Août 1777.'' {{M.|de}} Voltaire sentant bien le mauvais effet que pourroit faire dans le public l’indifférence de l’Empereur à son égard, a cherché à la diminuer par la lettre ci-jointe, écrite à un ami, pour qu’elle soit un peu répandue.
{{c|''Extrait d’une Lettre de Ferney du 23 Juillet…''}}
« Le vieux malade n’a pu aller au devant de l’Empereur à son passage, & la familiarité républicaine de quelques Genevois, habitans de Ferney, n’a pas disposé {{S. M.}} à faire les avances. Deux Seigneurs ouvriers en horlogerie s’aviserent de se faire députer de la colonie & allerent arrêter le carrosse du Prince. L’un d’eux monta sur le marche-pied qui tient au brancard & demanda si le Comte de Falckenstein n’étoit pas là ? d’où il venoit & où il alloit ? L’Empereur un peu étonné lui répondit qu’on ne lui avoit jamais fait de pareilles questions en France. Cet excès d’impertinence le dégoûta de Ferney, & avec beaucoup de raison. »
{{brn|1}}
''10 Août.'' Un anonyme, pour faire sa cour, sans doute, au Ministère de France, propose par souscription des ''Annales Politiques, Civiles & Littéraires'' ; ouvrage périodique pour servir de Supplément aux Annales de {{M.|Linguet}}, avec cette épigraphe : ''{{lang|la|Tu cave defendas, quamvis mordebere dictis.}}'' Ce supplément, ainsi qu’on le con-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/259
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « jecture aisément, est un prétendu contre-poison, imaginé pour guérir des morsures du Journaliſte. On se propose en conséquence de le suivre à la piste, & d’appliquer le remede l’instant d’après qu’il aura fait la plaie. Le premier N°. paroîtra le 16 Août à Bruxelles. La recherche du vrai, du juste & de l’honnête est le but de l’Ecrivain, & il invite tous ceux qui auront le dessein d’y concourir de lui faire part de leurs idées. {{brn|... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>jecture aisément, est un prétendu contre-poison, imaginé pour guérir des morsures du Journaliſte. On se propose en conséquence de le suivre à la piste, & d’appliquer le remede l’instant d’après qu’il aura fait la plaie. Le premier N°. paroîtra le 16 Août à Bruxelles. La recherche du vrai, du juste & de l’honnête est le but de l’Ecrivain, & il invite tous ceux qui auront le dessein d’y concourir de lui faire part de leurs idées.
{{brn|1}}
11 Août. M. le Grand-Aumônier a été à l’agonie la semaine derniere, & ceux qui desirent avec empressement ses dépouilles, se flattoient déjà qu’elles ne pourroient plus leur échapper, mais il en a appellé encore. En attendant qu’ils se réjouissent de l’événement de sa mort, qui n’affligera que ses neveux, on rit des coqs-à-l’âne de ce vieillard en enfance. On a dit que sa manie étoit toujours d’aller à Versailles. Ces jours-ci il a fait monter son cocher & lui a dit qu’il vouloit partir sur le champ. Celui-ci s’est excusé, & a, entr’autres raisons, prétendu qu’il falloit raccommoder son siege, qu’il étoit trop dur. « Oh bien, » a repliqué son Eminence,, « je vais t’en donner un plus doux dans celui de Sarlat ; je te fais Evêque de cette ville. » Depuis ce tems il l’appelle Monseigneur, & il faut que ses gens le qualifient tel devant lui.
{{brn|1}}
11 Août. Pour mieux consommer la révolution de la Musique en France & expulser sans retour la nationale, un Sr. Bianchi, compositeur Italien, a ouvert un Confervatoire, semblable à<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>jecture aisément, est un prétendu contre-poison, imaginé pour guérir des morsures du Journaliste. On se propose en conséquence de le suivre à la piste, & d’appliquer le remede l’instant d’après qu’il aura fait la plaie. Le premier {{No.}} paroîtra le 16{{lié}}Août à Bruxelles. La recherche du vrai, du juste & de l’honnête est le but de l’Ecrivain, & il invite tous ceux qui auront le dessein d’y concourir de lui faire part de leurs idées.
{{brn|1}}
''11 Août.'' {{M.|le}} Grand-Aumônier a été à l’agonie la semaine derniere, & ceux qui desirent avec empressement ses dépouilles, se flattoient déjà qu’elles ne pourroient plus leur échapper, mais il en a appellé encore. En attendant qu’ils se réjouissent de l’événement de sa mort, qui n’affligera que ses neveux, on rit des coqs-à-l’âne de ce vieillard en enfance. On a dit que sa manie étoit toujours d’aller à Versailles. Ces jours-ci il a fait monter son cocher & lui a dit qu’il vouloit partir sur le champ. Celui-ci s’est excusé, & a, entr’autres raisons, prétendu qu’il falloit raccommoder son siege, qu’il étoit trop dur. « Oh bien, » a repliqué son Eminence, « je vais t’en donner un plus doux dans celui de Sarlat ; je te fais Evêque de cette ville. » Depuis ce tems il l’appelle ''Monseigneur,'' & il faut que ses gens le qualifient tel devant lui.
{{brn|1}}
''11 Août.'' Pour mieux consommer la révolution de la Musique en France & expulser sans retour la nationale, un {{Sr.|Bianchi}}, compositeur Italien, a ouvert un ''Conservatoire,'' semblable à<noinclude>
<references/></noinclude>
b8r1c3v16kcox4o821zqjadupnbsz5m
Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/74
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Dès lors comment un homme qui est lui-même ignorant, contredisant un homme qui sait, pourrait-il jamais dire quelque chose de sensé ? {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Il ne le pourrait pas du tout. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Alors qu’est-ce que peut bien être cette merveilleuse puissance de la sophistique ? {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Merveilleuse sous quel rapport ? {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} En ce q... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|le sophiste}}/233 a-233 c||73}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Dès lors comment un homme qui est
lui-même ignorant, contredisant un homme qui sait, pourrait-il jamais dire quelque chose de
sensé ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Il ne le pourrait pas du tout.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Alors qu’est-ce que peut bien être
cette merveilleuse puissance de la sophistique ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Merveilleuse sous quel rapport ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
En ce qu’ils sont capables de faire
croire à la jeunesse qu’ils sont, eux, les plus savants
de tous sur toutes choses. Car il est clair que, s’ils
ne discutaient pas et ne leur paraissaient pas
discuter correctement, et si, en outre, leur talent de
contredire ne rehaussait pas leur sagesse comme tu
le disais, on aurait bien de la peine à se résoudre à
les payer pour devenir leurs disciples en ces
matières.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
À coup sûr on aurait de la peine.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Au contraire, on le fait de bon gré.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
De fort bon gré même.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
C’est qu’ils paraissent, à ce que je
crois, fort instruits des choses sur lesquelles ils
disputent.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sans contredit.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et ils disputent sur toutes choses,
disons-nous ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Ils passent donc pour omniscients aux
yeux de leurs élèves ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/75
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Sans doute. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Quoiqu’ils ne le soient pas ; car nous avons dit que c’était impossible. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Oui, bien impossible. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} C’est donc, à ce que nous voyons, un semblant de science que le sophiste possède sur toutes choses, et non la science véritable ? {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} C’est tout à fait cela, et ce que tu viens d’... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|74||{{sc|le sophiste}}/233 c-233 e}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sans doute.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Quoiqu’ils ne le soient pas ; car nous
avons dit que c’était impossible.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui, bien impossible.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
C’est donc, à ce que nous voyons, un
semblant de science que le sophiste possède sur
toutes choses, et non la science véritable ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est tout à fait cela, et ce que tu viens
d’en dire en est peut-être la définition la plus
exacte.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Prenons maintenant un exemple plus
clair pour expliquer cela.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Quel exemple ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Celui-ci. Tâche de faire attention pour
bien répondre.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sur quoi ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Si un homme prétendait savoir, non
pas dire, ni contredire, mais faire et exécuter par
un art unique toutes choses...
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Qu’entends-tu par toutes choses ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Dès le premier mot tu ne m’entends
pas ; car tu m’as l’air de ne pas comprendre ce
« toutes choses ».
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Effectivement je ne saisis pas.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Eh bien, par « toutes choses », je veux
dire toi et moi, et, de plus, tous les animaux et tous
les arbres.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sans doute.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Quoiqu’ils ne le soient pas ; car nous
avons dit que c’était impossible.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui, bien impossible.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
C’est donc, à ce que nous voyons, un
semblant de science que le sophiste possède sur
toutes choses, et non la science véritable ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est tout à fait cela, et ce que tu viens
d’en dire en est peut-être la définition la plus
exacte.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Prenons maintenant un exemple plus
clair pour expliquer cela.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Quel exemple ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Celui-ci. Tâche de faire attention pour
bien répondre.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sur quoi ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Si un homme prétendait savoir, non
pas dire, ni contredire, mais faire et exécuter par
un art unique toutes choses…
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Qu’entends-tu par toutes choses ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Dès le premier mot tu ne m’entends
pas ; car tu m’as l’air de ne pas comprendre ce
« toutes choses ».
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Effectivement je ne saisis pas.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Eh bien, par « toutes choses », je veux
dire toi et moi, et, de plus, tous les animaux et tous
les arbres.<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-08-26T06:35:07Z
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text/x-wiki
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Sans doute.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Quoiqu’ils ne le soient pas ; car nous
avons dit que c’était impossible.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
XXI. — Oui, bien impossible.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
C’est donc, à ce que nous voyons, un
semblant de science que le sophiste possède sur
toutes choses, et non la science véritable ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est tout à fait cela, et ce que tu viens
d’en dire en est peut-être la définition la plus
exacte.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Prenons maintenant un exemple plus
clair pour expliquer cela.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Quel exemple ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Celui-ci. Tâche de faire attention pour
bien répondre.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sur quoi ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Si un homme prétendait savoir, non
pas dire, ni contredire, mais faire et exécuter par
un art unique toutes choses…
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Qu’entends-tu par toutes choses ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Dès le premier mot tu ne m’entends
pas ; car tu m’as l’air de ne pas comprendre ce
« toutes choses ».
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Effectivement je ne saisis pas.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Eh bien, par « toutes choses », je veux
dire toi et moi, et, de plus, tous les animaux et tous
les arbres.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres de C. Tillier - III.djvu/93
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Courvey
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/* Corrigée */ 2 x À ''blonde'' {{M.|Gaume}}
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>veiller à ce qu’on ne réhabilitât point par les honneurs du tombeau
des cendres qui avaient subi la flétrissure de leurs bourreaux.
S’ils eussent souffert qu’il en fût ainsi, ils eussent perdu tout le
bénéfice de leur cruauté ; et, certes, quand on a fait tant que d’être
persécuteur, on veut que ce soit pour quelque chose. Nous ne
pouvons raisonnablement admettre que vos tyrans aient fait
comme le tigre, qui ne s’occupe plus de sa victime après qu’il l’a
déchirée.
Je vous ferai, du reste, observer, madame, que Jésus-Christ,
votre divin maître et le mien, n’a qu’un cénotaphe. Peut-être y
aurait-il quelque inconvenance de votre part, vous qui étiez encore,
il y a trois mois, du commun des martyrs, de prétendre à un
vrai tombeau, quand le premier et le plus grand des martyrs n’en
a qu’une apparence. À Dieu ne plaise, madame, que je veuille
dépouiller votre beau front de cette blanche couronne de roses
qui vous va si bien ! Mais de deux choses l’une : il faut que vous
renonciez ou à votre cercueil ou à votre palme d’or.
— Eh bien ! je garde ma belle palme d’or ; mais alors, monsieur,
adorez-moi bien vite.
— Un peu de patience, madame ; quoi ! vous voulez que je vous
adore avant que votre identité soit constatée ! À votre tour me
prenez-vous donc pour un conclave ? Le nom de Flavie est sans
doute un doux et joli nom. Il soupire dans mon oreille comme la
dernière vibration d’une note qui se meurt. Ce nom, dans la langue
de Cicéron, veut dire ''blonde'', et c’est sans doute pour cette
raison que {{M.|Gaume}} vous a décorée d’une perruque blonde ;
mais un prénom, si joli qu’il soit, ne vaut pas un acte de naissance.
Il y avait sans doute à Rome, de votre temps, un millier
de vierges qui s’appelaient Flavie, comme du nôtre il y a, à
Nevers, une cinquante de vierges qui s’appellent Adèle ou Caroline ;
et même, s’il faut tout vous dire, je tiens d’un savant de mes
amis, très fort sur la vie des Césars, qu’il existait, sous le règne
de Domitien, deux Flavie qui faisaient un assez mauvais usage de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/76
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Qu’entends-tu par là ? {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Si un homme s’engageait à faire et toi et moi et tout ce qui pousse… {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Qu’entends-tu par faire ? car ce n’est point d’un laboureur que tu veux parler, puisque tu as dit que cet homme faisait des animaux. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Oui, et en outre la mer, la terre, le ciel, les dieux et tout le reste, et j’ajoute qu... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|le sophiste}}/233 e-234 c||75}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Qu’entends-tu par là ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Si un homme s’engageait à faire et toi
et moi et tout ce qui pousse…
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Qu’entends-tu par faire ? car ce n’est
point d’un laboureur que tu veux parler, puisque tu
as dit que cet homme faisait des animaux.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Oui, et en outre la mer, la terre, le ciel,
les dieux et tout le reste, et j’ajoute qu’après avoir
fait en un clin d’oeil chacune de ces choses, il les
vend à un prix très modique<ref>Cf. ''République'', 596 c : « Cet artisan dont je parle n’a pas seulement le talent de faire des meubles de toute sorte ; il fait encore toutes les plantes, et il façonne tous les êtres vivants et lui-même. Ce n’est pas tout : il fait la terre, le ciel, les dieux, tout ce qui existe dans le ciel et tout ce qui existe sous la terre chez Hadès. »</ref>.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Ce que tu dis là est pur badinage.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Eh quoi ! quand un homme dit qu’il
sait tout et qu’il peut tout enseigner à un autre à
bon marché et en peu de temps, ne faut-il pas
regarder cela comme un badinage ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Incontestablement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Or connais-tu une forme de badinage
plus artistique ou plus charmante que la
mimétique ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Aucune ; car cette forme dont tu parles,
en ramenant tout à elle seule, est extrêmement
vaste, et on peut dire, la plus complexe qui soit.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Ainsi, quand un homme se fait fort de
tout créer par un seul art, nous reconnaissons
qu’en fabriquant des imitations et des homonymes
des êtres réels, il sera capable, grâce à son art de
peindre, de faire illusion à des enfants irréfléchis,
en leur montrant de loin ses peintures, et de leur
faire croire qu’il est parfaitement capable de
fabriquer réellement tout ce qu’il lui plaît de
faire<ref>Cf. ''République'', 598 b-c : « Nous pouvons dire que le peintre nous peindra un cordonnier, un charpentier ou tout autre artisan sans connaître le métier d’aucun d’eux. Il n’en fera pas moins,
s’il est bon peintre, illusion aux enfants et aux ignorants, en peignant un charpentier et en le montrant de loin, parce qu’il lui aura donné l’apparence d’un charpentier véritable. »</ref>.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sans aucun doute.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Tr57
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|le sophiste}}/233 e-234 c||75}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Qu’entends-tu par là ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Si un homme s’engageait à faire et toi
et moi et tout ce qui pousse…
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Qu’entends-tu par faire ? car ce n’est
point d’un laboureur que tu veux parler, puisque tu
as dit que cet homme faisait des animaux.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Oui, et en outre la mer, la terre, le ciel,
les dieux et tout le reste, et j’ajoute qu’après avoir
fait en un clin d’oeil chacune de ces choses, il les
vend à un prix très modique<ref>Cf. ''République'', 596 c : « Cet artisan dont je parle n’a pas seulement le talent de faire des meubles de toute sorte ; il fait encore toutes les plantes, et il façonne tous les êtres vivants et lui-même. Ce n’est pas tout : il fait la terre, le ciel, les dieux, tout ce qui existe dans le ciel et tout ce qui existe sous la terre chez Hadès. »</ref>.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Ce que tu dis là est pur badinage.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Eh quoi ! quand un homme dit qu’il
sait tout et qu’il peut tout enseigner à un autre à
bon marché et en peu de temps, ne faut-il pas
regarder cela comme un badinage ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Incontestablement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Or connais-tu une forme de badinage
plus artistique ou plus charmante que la
mimétique ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Aucune ; car cette forme dont tu parles,
en ramenant tout à elle seule, est extrêmement
vaste, et on peut dire, la plus complexe qui soit.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
XXII. — Ainsi, quand un homme se fait fort de
tout créer par un seul art, nous reconnaissons
qu’en fabriquant des imitations et des homonymes
des êtres réels, il sera capable, grâce à son art de
peindre, de faire illusion à des enfants irréfléchis,
en leur montrant de loin ses peintures, et de leur
faire croire qu’il est parfaitement capable de
fabriquer réellement tout ce qu’il lui plaît de
faire<ref>Cf. ''République'', 598 b-c : « Nous pouvons dire que le peintre nous peindra un cordonnier, un charpentier ou tout autre artisan sans connaître le métier d’aucun d’eux. Il n’en fera pas moins,
s’il est bon peintre, illusion aux enfants et aux ignorants, en peignant un charpentier et en le montrant de loin, parce qu’il lui aura donné l’apparence d’un charpentier véritable. »</ref>.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sans aucun doute.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/263
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>que le sujet étoit ''l’Eloge du Chancelier de l’Hopital.'' Cet abbé Remi est d’une Loge de Francs-maçons, intitulée ''les neuf sœurs,'' où il y a beaucoup de gens de Lettres. {{M.|de}} la{{lié}}Lande en est le Vénérable, &, dans une derniere fête, depuis que la nouvelle de la gloire de ce candidat est certaine, ce Savant l’a couronné d’avance de lauriers en présence des Freres, qui ont applaudi à son triomphe. On assure que son discours est d’une si grande beauté, que dès qu’il fut lu les juges déterminerent qu’il méritoit la victoire, & crurent qu’il ne s’en trouveroit pas un second de la même force.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''13 Août 1777.'' Depuis longtems on a parlé de la longue contestation élevée entre l’Archevêque de Lyon & son Chapitre, dans laquelle le Prélat a déjà triomphe plusieurs fois. Ce Chapitre Primitial tout recemment a répandu un Mémoire de plus de 400{{lié}}pages ''{{in-4o}}. en Réponse au Mémoire des Syndics du Clergé de Lyon & à la dissertation qui y est jointe.'' Malgré ce volumineux écrit, les chanoines, dont plusieurs s’étoient détachés, ont encore succombé.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''14 Août 1777.'' Le Docteur Préval, avant le jugement de son procès contre la Faculté, qui a eu lieu avant-hier, avoit présenté une Requête à {{MM.}} de Grand’Chambre, par laquelle il demandoit de très gros dommages & intérêts. {{M.|l’Avocat}} général Seguier a rendu des conclusions qui ne lui étoient par défavorables : mais Messieurs, après avoir été une heure & demie<noinclude>
<references/></noinclude>
0u0d5c3ugtg5ks8wgv0ax92t030fpu6
Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/276
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « homme en état de faire ces sacrifices pécunicaires & de braver les persécutions que lui peut occasionner son ouvrage. {{brn|1}} 28 Août. Par un Arrêt du Conseil du 17 Août, S. M. a établi une Commission uniquement occupée à trouver les moyens d’améliorer les hôpitaux de Paris. Elle est composée des sept Chefs de l’Administration du temporel de l’hôtel-Dieu, & en outre des Srs. d’Argouges & de Bernage, Conseillers d’Etat, du Sr. de la Mili... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>homme en état de faire ces sacrifices pécunicaires & de braver les persécutions que lui peut occasionner son ouvrage.
{{brn|1}}
28 Août. Par un Arrêt du Conseil du 17 Août, S. M. a établi une Commission uniquement occupée à trouver les moyens d’améliorer les hôpitaux de Paris. Elle est composée des sept Chefs de l’Administration du temporel de l’hôtel-Dieu, & en outre des Srs. d’Argouges & de Bernage, Conseillers d’Etat, du Sr. de la Miliere, Maître des Requêtes, des Curés de Saint Eustache, de Saint-Rech & de Sainte- Marguerite, du Sr. de Lassone, Directeur de la Société Royale de Médecine, & des Srs. d’Outremont & de Saint-Amant, administrateurs de l’hôpital général.
Le Roi invite les citoyens animés de l’amour du bien & qui se croiront quelques connoissances particulieres für cette matiere, à les communiquer à la Commission. Elle veut qu’on lui nomme les auteurs des projets qui auront été adoptés ou qui auront présenté des idées nouvelles & intéressantes & sans doute les récompenser, suivant le rapport.
{{brn|1}}
29 Août 1777. M. de Lorge, prenant la qualité de Peintre de la Reine, ayant mis son tableau allégorique sur la mort de S. A. S. Monseigneur le Prince de Conti en état d’être offert au public, commence à le faire voir dans son attelier aux Céleftins ; il annonce aussi d’autres ouvrages, & établit ainsi un autre Sallon en<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>homme en état de faire ces sacrifices pécunicaires & de braver les persécutions que lui peut occasionner son ouvrage.
{{brn|1}}
''28 Août.'' Par un Arrêt du Conseil du 17{{lié}}Août, {{S. M.}} a établi une Commission uniquement occupée à trouver les moyens d’améliorer les hôpitaux de Paris. Elle est composée des sept Chefs de l’Administration du temporel de l’hôtel-Dieu, & en outre des {{Srs.|d’Argouges}} & de Bernage, Conseillers d’Etat, du {{Sr.|de}} la Miliere, Maître des Requêtes, des Curés de Saint Eustache, de Saint-Rech & de Sainte-Marguerite, du {{Sr.|de}} Lassone, Directeur de la Société Royale de Médecine, & des {{Srs.|d’Outremont}} & de Saint-Amant, administrateurs de l’hôpital général.
Le Roi invite les citoyens animés de l’amour du bien & qui se croiront quelques connoissances particulieres sur cette matiere, à les communiquer à la Commission. Elle veut qu’on lui nomme les auteurs des projets qui auront été adoptés ou qui auront présenté des idées nouvelles & intéressantes & sans doute les récompenser, suivant le rapport.
{{brn|1}}
''29 Août 1777.'' {{M.|de}} Lorge, prenant la qualité de Peintre de la Reine, ayant mis son tableau allégorique sur la mort de {{S. A. S.}} Monseigneur le Prince de Conti en état d’être offert au public, commence à le faire voir dans son attelier aux Célestins ; il annonce aussi d’autres ouvrages, & établit ainsi un autre Sallon en<noinclude>
<references/></noinclude>
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Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/1777/Août
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<pages
index = "De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu"
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Eh bien, ne faut-il pas nous attendre à trouver dans les discours un autre art par lequel il est possible de faire illusion, en versant des discours dans les oreilles, aux jeunes gens et à ceux qui sont encore éloignés de la vérité des choses, en leur montrant des images parlées de toutes choses, de manière à leur faire croire que ce qu’ils entendent est vrai et que celui qui leur parle est en tout le plus sa... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|76||{{sc|le sophiste}}/234 c-235 a}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Eh bien, ne faut-il pas nous attendre à
trouver dans les discours un autre art par lequel il
est possible de faire illusion, en versant des
discours dans les oreilles, aux jeunes gens et à ceux
qui sont encore éloignés de la vérité des choses, en
leur montrant des images parlées de toutes choses,
de manière à leur faire croire que ce qu’ils
entendent est vrai et que celui qui leur parle est en
tout le plus savant de tous.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Pourquoi en effet n’y aurait-il pas un art
de ce genre ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais pour la plupart de ceux qui ont
écouté ces discours, n’est-ce pas, Théétète, une
nécessité qu’après un laps de temps suffisant et
avec le progrès de l’âge, en abordant les choses de
près et profitant de l’expérience qui les force à
prendre nettement contact avec les réalités, ils
modifient les opinions qu’ils s’étaient formées
alors, de sorte que ce qui était grand leur paraît
petit, ce qui était facile, difficile, et que les images
parlées sont entièrement renversées par la réalité
des faits ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui, du moins autant qu’on peut en
juger, à mon âge ; mais je pense que, moi aussi, je
- 1 Cf. République, c-d : « Quand quelqu’un vient nous
dire qu’il a rencontré un homme au courant de tous les métiers et
qui connaît mieux tous les détails de chaque art que n’importe
quel spécialiste, il faut lui répondre qu’il est naïf et qu’il est
tombé sans doute sur un charlatan ou un imitateur qui lui a jeté de
la poudre aux yeux, et que, s’il l’a pris pour un savant universel,
c’est qu’il n’est pas capable de distinguer la science, l’ignorance
et l’imitation. »
suis de ceux qui n’aperçoivent encore les choses
que de loin.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Voilà pourquoi nous tous ici présents,
nous nous efforcerons et nous nous efforçons dès
maintenant de t’en rapprocher le plus possible
avant les avertissements de l’expérience. Mais,
pour en revenir au sophiste, dis-moi une chose.
N’est-il pas devenu clair que c’est un charlatan, qui
ne sait qu’imiter les réalités, ou doutons-nous
encore que, sur tous les sujets où il paraît capable
de discuter, il n’en ait pas réellement la science ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment en douter encore, étranger ?
Il est, au contraire, dès maintenant assez clair,
d’après ce qui a été dit, qu’il fait partie de ceux qui
pratiquent le badinage.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Il faut donc le regarder comme un
charlatan et un imitateur.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment faire autrement ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Eh bien, ne faut-il pas nous attendre à
trouver dans les discours un autre art par lequel il
est possible de faire illusion, en versant des
discours dans les oreilles, aux jeunes gens et à ceux
qui sont encore éloignés de la vérité des choses, en
leur montrant des images parlées de toutes choses,
de manière à leur faire croire que ce qu’ils
entendent est vrai et que celui qui leur parle est en
tout le plus savant de tous<ref>Cf. ''République'', 598 c-d : « Quand quelqu’un vient nous dire qu’il a rencontré un homme au courant de tous les métiers et qui connaît mieux tous les détails de chaque art que n’importe
quel spécialiste, il faut lui répondre qu’il est naïf et qu’il est tombé sans doute sur un charlatan ou un imitateur qui lui a jeté de la poudre aux yeux, et que, s’il l’a pris pour un savant universel, c’est qu’il n’est pas capable de distinguer la science, l’ignorance
et l’imitation. »</ref>.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Pourquoi en effet n’y aurait-il pas un art
de ce genre ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais pour la plupart de ceux qui ont
écouté ces discours, n’est-ce pas, Théétète, une
nécessité qu’après un laps de temps suffisant et
avec le progrès de l’âge, en abordant les choses de
près et profitant de l’expérience qui les force à
prendre nettement contact avec les réalités, ils
modifient les opinions qu’ils s’étaient formées
alors, de sorte que ce qui était grand leur paraît
petit, ce qui était facile, difficile, et que les images
parlées sont entièrement renversées par la réalité
des faits ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui, du moins autant qu’on peut en
juger, à mon âge ; mais je pense que, moi aussi, je
suis de ceux qui n’aperçoivent encore les choses
que de loin.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Voilà pourquoi nous tous ici présents,
nous nous efforcerons et nous nous efforçons dès
maintenant de t’en rapprocher le plus possible
avant les avertissements de l’expérience. Mais,
pour en revenir au sophiste, dis-moi une chose.
N’est-il pas devenu clair que c’est un charlatan, qui
ne sait qu’imiter les réalités, ou doutons-nous
encore que, sur tous les sujets où il paraît capable
de discuter, il n’en ait pas réellement la science ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment en douter encore, étranger ?
Il est, au contraire, dès maintenant assez clair,
d’après ce qui a été dit, qu’il fait partie de ceux qui
pratiquent le badinage.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Il faut donc le regarder comme un
charlatan et un imitateur.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment faire autrement ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/78
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Allons maintenant, c’est à nous de ne plus laisser échapper le gibier ; car nous l’avons à peu près enveloppé dans les filets que le raisonnement emploie pour ces matières. Aussi n’évitera-t-il pas ceci du moins. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Quoi ? {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} D’être rangé dans le genre des faiseurs de prestiges. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} C’est une opinion que je partage su... »
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text/x-wiki
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{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Allons maintenant, c’est à nous de ne
plus laisser échapper le gibier ; car nous l’avons à
peu près enveloppé dans les filets que le
raisonnement emploie pour ces matières. Aussi
n’évitera-t-il pas ceci du moins.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Quoi ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
D’être rangé dans le genre des faiseurs
de prestiges.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est une opinion que je partage sur le
sophiste.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Voilà donc qui est décidé : nous allons
diviser au plus vite l’art de faire des images, y
descendre jusqu’au fond et, si le sophiste nous fait
tête d’abord, nous le saisirons sur l’ordre de la
raison, notre roi, et nous le lui livrerons en
déclarant notre capture<ref>Platon songe ici à l’ordre que Datis reçut de Darius de lui amener prisonniers tous les Erétriens et tous les Athéniens. Arrivé à la frontière d’Erétrie, Datis commanda à ses soldats de
s’étendre d’une mer à l’autre et de parcourir tout le territoire en se donnant la main, afin de pouvoir dite au roi que personne ne leur avait échappé. Cf. ''Ménexène'', 240 a-c et ''Lois'', 698 c. Il y a
d’ailleurs un jeu de mots sur βασιλιχός, λόγος, édit royal et raison souveraine.</ref>. Si, au contraire, il se
faufile dans les parties de l’art d’imiter, nous l’y
suivrons, divisant toujours la section où il se recèle,
jusqu’à ce qu’il soit pris. Il est certain que ni lui, ni
quelque autre espèce que ce soit ne se vantera
jamais d’avoir échappé à la poursuite de ceux qui
sont capables d’atteindre à la fois le détail et
l’ensemble des choses.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est bien dit, et c’est ainsi qu’il faut
nous y prendre.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
En suivant la méthode de division que
nous avons employée précédemment, je pense dès
à présent apercevoir deux formes de l’art d’imiter ;
mais dans laquelle se trouve l’aspect que nous
cherchons, je ne me crois pas encore à même de le
découvrir.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Commence toujours par me dire et par
distinguer les deux formes dont tu parles.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
J’y en vois d’abord une, qui est l’art de
copier. La meilleure copie est celle qui reproduit
l’original en ses proportions de longueur, de
largeur et de profondeur, et qui, en outre, donne à
chaque partie les couleurs appropriées.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Mais quoi ! est-ce que tous ceux qui
imitent un modèle n’essayent pas d’en faire
autant ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Allons maintenant, c’est à nous de ne
plus laisser échapper le gibier ; car nous l’avons à
peu près enveloppé dans les filets que le
raisonnement emploie pour ces matières. Aussi
n’évitera-t-il pas ceci du moins.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Quoi ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
D’être rangé dans le genre des faiseurs
de prestiges.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est une opinion que je partage sur le
sophiste.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Voilà donc qui est décidé : nous allons
diviser au plus vite l’art de faire des images, y
descendre jusqu’au fond et, si le sophiste nous fait
tête d’abord, nous le saisirons sur l’ordre de la
raison, notre roi, et nous le lui livrerons en
déclarant notre capture<ref>Platon songe ici à l’ordre que Datis reçut de Darius de lui amener prisonniers tous les Erétriens et tous les Athéniens. Arrivé à la frontière d’Erétrie, Datis commanda à ses soldats de
s’étendre d’une mer à l’autre et de parcourir tout le territoire en se donnant la main, afin de pouvoir dite au roi que personne ne leur avait échappé. Cf. ''Ménexène'', 240 a-c et ''Lois'', 698 c. Il y a
d’ailleurs un jeu de mots sur βασιλιχός, λόγος, édit royal et raison souveraine.</ref>. Si, au contraire, il se
faufile dans les parties de l’art d’imiter, nous l’y
suivrons, divisant toujours la section où il se recèle,
jusqu’à ce qu’il soit pris. Il est certain que ni lui, ni
quelque autre espèce que ce soit ne se vantera
jamais d’avoir échappé à la poursuite de ceux qui
sont capables d’atteindre à la fois le détail et
l’ensemble des choses.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est bien dit, et c’est ainsi qu’il faut
nous y prendre.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
En suivant la méthode de division que
nous avons employée précédemment, je pense dès
à présent apercevoir deux formes de l’art d’imiter ;
mais dans laquelle se trouve l’aspect que nous
cherchons, je ne me crois pas encore à même de le
découvrir.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Commence toujours par me dire et par
distinguer les deux formes dont tu parles.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
J’y en vois d’abord une, qui est l’art de
copier. La meilleure copie est celle qui reproduit
l’original en ses proportions de longueur, de
largeur et de profondeur, et qui, en outre, donne à
chaque partie les couleurs appropriées.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Mais quoi ! est-ce que tous ceux qui
imitent un modèle n’essayent pas d’en faire
autant ?<noinclude>
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{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
XXIII. — Allons maintenant, c’est à nous de ne
plus laisser échapper le gibier ; car nous l’avons à
peu près enveloppé dans les filets que le
raisonnement emploie pour ces matières. Aussi
n’évitera-t-il pas ceci du moins.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Quoi ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
D’être rangé dans le genre des faiseurs
de prestiges.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est une opinion que je partage sur le
sophiste.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Voilà donc qui est décidé : nous allons
diviser au plus vite l’art de faire des images, y
descendre jusqu’au fond et, si le sophiste nous fait
tête d’abord, nous le saisirons sur l’ordre de la
raison, notre roi, et nous le lui livrerons en
déclarant notre capture<ref>Platon songe ici à l’ordre que Datis reçut de Darius de lui amener prisonniers tous les Erétriens et tous les Athéniens. Arrivé à la frontière d’Erétrie, Datis commanda à ses soldats de
s’étendre d’une mer à l’autre et de parcourir tout le territoire en se donnant la main, afin de pouvoir dite au roi que personne ne leur avait échappé. Cf. ''Ménexène'', 240 a-c et ''Lois'', 698 c. Il y a
d’ailleurs un jeu de mots sur βασιλιχός, λόγος, édit royal et raison souveraine.</ref>. Si, au contraire, il se
faufile dans les parties de l’art d’imiter, nous l’y
suivrons, divisant toujours la section où il se recèle,
jusqu’à ce qu’il soit pris. Il est certain que ni lui, ni
quelque autre espèce que ce soit ne se vantera
jamais d’avoir échappé à la poursuite de ceux qui
sont capables d’atteindre à la fois le détail et
l’ensemble des choses.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est bien dit, et c’est ainsi qu’il faut
nous y prendre.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
En suivant la méthode de division que
nous avons employée précédemment, je pense dès
à présent apercevoir deux formes de l’art d’imiter ;
mais dans laquelle se trouve l’aspect que nous
cherchons, je ne me crois pas encore à même de le
découvrir.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Commence toujours par me dire et par
distinguer les deux formes dont tu parles.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
J’y en vois d’abord une, qui est l’art de
copier. La meilleure copie est celle qui reproduit
l’original en ses proportions de longueur, de
largeur et de profondeur, et qui, en outre, donne à
chaque partie les couleurs appropriées.
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Mais quoi ! est-ce que tous ceux qui
imitent un modèle n’essayent pas d’en faire
autant ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/79
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Non pas ceux qui modèlent ou peignent des œuvres de grande envergure. Car s’ils reproduisaient les proportions réelles des belles formes, tu sais que les parties supérieures paraîtraient trop petites et les parties inférieures trop grandes, parce que nous voyons les unes de loin et les autres de près<ref>Cf. ''République'', 602 c-d : « Les mêmes objets paraissent brisés ou droits, selon qu’on les regarde... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|78||{{sc|le sophiste}}/235 e-236 c}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Non pas ceux qui modèlent ou
peignent des œuvres de grande envergure. Car s’ils
reproduisaient les proportions réelles des belles
formes, tu sais que les parties supérieures
paraîtraient trop petites et les parties inférieures
trop grandes, parce que nous voyons les unes de
loin et les autres de près<ref>Cf. ''République'',
602 c-d : « Les mêmes objets paraissent
brisés ou droits, selon qu’on les regarde dans l’eau ou hors de
l’eau, concaves ou convexes, suivant une autre illusion visuelle
produite par les couleurs, et il est évident que tout cela jette le
trouble dans notre âme. C’est à cette infirmité de notre nature que
la peinture ombrée, l’art du charlatan et autres interventions du
même genre s’adressent et appliquent tous les prestiges de la
magie. »</ref>.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Certainement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Aussi les artistes ne s’inquiètent pas
de la vérité et ne reproduisent point dans leurs
figures les proportions réelles, mais celles qui
paraîtront belles ; n’est-ce pas vrai ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Tout à fait.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Or cette imitation, n’est-il pas juste,
puisqu’elle ressemble à l’original, de l’appeler
copie ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Si.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et, dans l’art d’imiter, la partie qui
poursuit la ressemblance, ne faut-il pas l’appeler,
comme nous l’avons déjà dit, l’art de copier ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Il le faut.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais quoi ! ce qui paraît, parce qu’on
le voit d’une position défavorable, ressembler au
beau, mais qui, si l’on est à même de voir
exactement ces grandes figures, ne ressemble
même pas à l’original auquel il prétend ressembler,
de quel nom l’appellerons-nous ? Ne lui
donnerons-nous pas, parce qu’il paraît ressembler,
mais ne ressemble pas réellement, le nom de
simulacre ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sans contradiction.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et n’est-ce pas là une partie tout à fait
considérable de la peinture et de l’art d’imiter en
général ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/80
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Incontestablement. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Mais l’art qui produit un simulacre au lieu d’une image, ne serait-il pas très juste de l’appeler l’art du simulacre ? {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Très juste. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Voilà donc les deux espèces de fabrication des images dont je parlais, l’art de la copie et l’art du simulacre. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} C’est bien cela.... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|le sophiste}}/233 e-234 c||79}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Incontestablement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais l’art qui produit un simulacre au
lieu d’une image, ne serait-il pas très juste de
l’appeler l’art du simulacre ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Très juste.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Voilà donc les deux espèces de
fabrication des images dont je parlais, l’art de la
copie et l’art du simulacre.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est bien cela.
L ’ é t r a n g e r – Q u a n t à l a q u e s t i o n q u i
m’embarrassait, de savoir dans laquelle de ces
deux classes il faut placer le sophiste, je n’arrive
pas encore à y voir bien clair. C’est un personnage
véritablement étonnant et très difficile à connaître,
puisque le voilà encore une fois bel et bien caché
dans une espèce difficile à découvrir.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est ce qu’il semble.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Est-ce en connaissance de cause que
tu me donnes ton assentiment, ou est-ce entraîné
par l’argumentation et l’habitude, que tu t’es laissé
aller à un acquiescement si rapide ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Que veux-tu dire et où tend ta
question ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
XXIV. — C’est que réellement, bienheureux
jeune homme, nous voilà engagés dans une
recherche tout à fait épineuse, car paraître et
sembler, sans être, parler, mais sans rien dire de
vrai, tout cela a toujours été plein de difficultés,
autrefois comme aujourd’hui. Car soutenir qu’il est
réellement possible de dire ou de penser faux et,
quand on a affirmé cela, qu’on n’est pas enchevêtré
dans la contradiction, c’est véritablement,
Théétète, difficile à concevoir.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Pourquoi donc ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|le sophiste}}/233 e-234 c||79}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Incontestablement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais l’art qui produit un simulacre au
lieu d’une image, ne serait-il pas très juste de
l’appeler l’art du simulacre ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Très juste.
Voilà donc les deux espèces de
fabrication des images dont je parlais, l’art de la
copie et l’art du simulacre.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est bien cela.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Quant à la question qui
m’embarrassait, de savoir dans laquelle de ces
deux classes il faut placer le sophiste, je n’arrive
pas encore à y voir bien clair. C’est un personnage
véritablement étonnant et très difficile à connaître,
puisque le voilà encore une fois bel et bien caché
dans une espèce difficile à découvrir.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est ce qu’il semble.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Est-ce en connaissance de cause que
tu me donnes ton assentiment, ou est-ce entraîné
par l’argumentation et l’habitude, que tu t’es laissé
aller à un acquiescement si rapide ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Que veux-tu dire et où tend ta
question ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
XXIV. — C’est que réellement, bienheureux
jeune homme, nous voilà engagés dans une
recherche tout à fait épineuse, car paraître et
sembler, sans être, parler, mais sans rien dire de
vrai, tout cela a toujours été plein de difficultés,
autrefois comme aujourd’hui. Car soutenir qu’il est
réellement possible de dire ou de penser faux et,
quand on a affirmé cela, qu’on n’est pas enchevêtré
dans la contradiction, c’est véritablement,
Théétète, difficile à concevoir.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Pourquoi donc ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|le sophiste}}/236 c-237 a||79}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Incontestablement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais l’art qui produit un simulacre au
lieu d’une image, ne serait-il pas très juste de
l’appeler l’art du simulacre ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Très juste.
Voilà donc les deux espèces de
fabrication des images dont je parlais, l’art de la
copie et l’art du simulacre.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est bien cela.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Quant à la question qui
m’embarrassait, de savoir dans laquelle de ces
deux classes il faut placer le sophiste, je n’arrive
pas encore à y voir bien clair. C’est un personnage
véritablement étonnant et très difficile à connaître,
puisque le voilà encore une fois bel et bien caché
dans une espèce difficile à découvrir.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est ce qu’il semble.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Est-ce en connaissance de cause que
tu me donnes ton assentiment, ou est-ce entraîné
par l’argumentation et l’habitude, que tu t’es laissé
aller à un acquiescement si rapide ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Que veux-tu dire et où tend ta
question ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
XXIV. — C’est que réellement, bienheureux
jeune homme, nous voilà engagés dans une
recherche tout à fait épineuse, car paraître et
sembler, sans être, parler, mais sans rien dire de
vrai, tout cela a toujours été plein de difficultés,
autrefois comme aujourd’hui. Car soutenir qu’il est
réellement possible de dire ou de penser faux et,
quand on a affirmé cela, qu’on n’est pas enchevêtré
dans la contradiction, c’est véritablement,
Théétète, difficile à concevoir.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Pourquoi donc ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/81
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} C’est que cette assertion implique l’audacieuse supposition que le non-être existe, car, autrement, le faux ne pourrait pas être. Or le grand Parménide, mon enfant, au temps où nous étions enfants nous-mêmes, a toujours, du commencement jusqu’à la fin, protesté contre cette supposition et il a constamment répété en prose comme en vers : <poem> ''Non, jamais on ne prouvera que le non-être existe.'' ''... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|80||{{sc|le sophiste}}/237 a-237 c}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
C’est que cette assertion implique
l’audacieuse supposition que le non-être existe, car,
autrement, le faux ne pourrait pas être. Or le grand
Parménide, mon enfant, au temps où nous étions
enfants nous-mêmes, a toujours, du
commencement jusqu’à la fin, protesté contre cette
supposition et il a constamment répété en prose
comme en vers :
<poem>
''Non, jamais on ne prouvera que le non-être existe.''
''Écarte plutôt ta pensée de cette route de recherche''<ref>Cf. Diels, ''Fragmente der Vorsokratiker'', frg. 7, et Aristote, ''Métaphysique'', 1089 a, 2 et suiv.</ref>.
</poem>
Tel est son témoignage. Mais le meilleur moyen
d’obtenir une confession de la vérité, ce serait de
soumettre l’assertion elle-même à une torture
modérée. C’est là, par conséquent, ce dont nous
avons à nous occuper d’abord, si tu le veux bien.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
En ce qui me touche, procède comme tu
voudras. Considère seulement la meilleure manière
de mener à terme l’argumentation, et va toi-même
de l’avant : je te suivrai sur la route que tu
prendras.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
XXV. — C’est ce qu’il faut faire. Maintenant
dis-moi : ce qui n’existe en aucune manière,
oserons-nous bien l’énoncer ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Pourquoi pas ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Il ne s’agit ni de chicaner ni de
badiner ; mais, si l’un de ceux qui nous écoutent
était sérieusement mis en demeure de réfléchir et
de dire à quoi il fait appliquer ce terme de non-être, à quoi, à quelle sorte d’objet croyons-nous
qu’il l’appliquerait et comment l’expliquerait-il à
son questionneur ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Ta question est difficile, et je dirai
presque insoluble pour un esprit comme le mien.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
En tout cas, voici qui est clair, c’est
que le non-être ne peut être attribué à quelque être
que ce soit.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment le pourrait-il ?<noinclude>
<references/></noinclude>
2wmga08vjf3ziqekl06kba0gbgzh26a
Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/82
104
4972598
16002573
2026-08-26T06:48:57Z
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Par conséquent, si on ne peut l’attribuer à l’être, on ne peut pas non plus l’appliquer justement à quelque chose. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Comment cela ? {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Il est évident aussi pour nous que, chaque fois que nous employons ce terme « quelque chose », nous l’appliquons à un être, car l’employer seul, pour ainsi dire nu et séparé de tous les êtres, c’est chose... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|le sophiste}}/237 c-237 e||81}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Par conséquent, si on ne peut
l’attribuer à l’être, on ne peut pas non plus
l’appliquer justement à quelque chose.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment cela ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Il est évident aussi pour nous que,
chaque fois que nous employons ce terme
« quelque chose », nous l’appliquons à un être, car
l’employer seul, pour ainsi dire nu et séparé de tous
les êtres, c’est chose impossible, n’est-ce pas ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Impossible.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Si nous considérons la question de ce
biais, m’accordes-tu que nécessairement celui qui
dit quelque chose dit une certaine chose ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Car, tu l’avoueras, quelque chose
signifie une chose, et quelques choses signifient ou
bien deux ou beaucoup.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment ne pas l’accorder ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais celui qui ne dit pas quelque
chose, il est de toute nécessité, ce me semble, qu’il
ne dise absolument rien.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui, de toute nécessité.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Dès lors il ne faut même pas concéder
que cet homme parle, il est vrai, mais ne dit rien ;
mais il faut déclarer qu’il ne parle même pas,
quand il entreprend d’énoncer le non-être.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Voilà au moins qui mettrait fin aux
difficultés de la question.<noinclude>
<references/></noinclude>
h291ph7370c235fsl4o5eutdxge70je
Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/83
104
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} XXVI. — Ne chantons pas encore victoire ; car il reste encore, mon bienheureux ami, une difficulté, et c’est, de toutes, la plus grande et la première ; car elle se rapporte au commencement même du sujet. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Que veux-tu dire ? Parle sans tergiverser. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} À l’être on peut, j’imagine, adjoindre quelque autre être. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Sans co... »
16002574
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|82||{{sc|le sophiste}}/238 a-238 c}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
XXVI. — Ne chantons pas encore victoire ; car
il reste encore, mon bienheureux ami, une
difficulté, et c’est, de toutes, la plus grande et la
première ; car elle se rapporte au commencement
même du sujet.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Que veux-tu dire ? Parle sans
tergiverser.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
À l’être on peut, j’imagine, adjoindre
quelque autre être.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sans contredit.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais au non-être, dirons-nous qu’il
soit jamais possible d’adjoindre quelque être ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment pourrions-nous le dire ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Or nous rangeons parmi les êtres le
nombre en général.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
S’il faut y ranger quelque chose, c’est
bien le nombre.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Alors il ne faut même pas essayer de
rapporter au non-être ni pluralité, ni unité.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Nous aurions tort, ce semble, de
l’essayer ; notre raisonnement nous le défend.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Alors comment exprimer par le
discours ou même concevoir tant soit peu par la
pensée les non-êtres et le non-être sans faire usage
du nombre ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Explique-toi.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Quand nous parlons des non-êtres,
n’essayons-nous pas d’y ajouter une pluralité de
nombre ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sans doute.<noinclude>
<references/></noinclude>
ophg17fd1qdcfj885iad8cxkvm1sq4x
Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/84
104
4972600
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2026-08-26T06:51:03Z
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Et de non-être, d’y ajouter l’unité ? {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Oui, très nettement. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Et pourtant nous déclarons qu’il n’est ni juste ni correct de vouloir ajuster l’être au non- être. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} C’est très vrai. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Comprends-tu alors qu’il est proprement impossible soit de prononcer, soit de dire, soit de penser... »
16002575
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|le sophiste}}/238 c-238 e||83}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et de non-être, d’y ajouter l’unité ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui, très nettement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et pourtant nous déclarons qu’il n’est
ni juste ni correct de vouloir ajuster l’être au non-
être.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est très vrai.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Comprends-tu alors qu’il est
proprement impossible soit de prononcer, soit de
dire, soit de penser le non-être tout seul et qu’il est
au contraire inconcevable, inexprimable,
imprononçable et indéfinissable ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est tout à fait exact.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Me suis-je donc trompé tout à l’heure
en disant que j’allais énoncer la plus grande
difficulté du sujet ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Quoi donc ! Y en a-t-il encore une plus
grande à citer ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Quoi donc ! étonnant jeune homme,
ne vois-tu pas par cela même qui vient d’être dit
que le non-être réduit celui qui voudrait le réfuter à
de telles difficultés que, lorsqu’il l’essaye, il est
forcé de se contredire lui-même ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment dis-tu ? Explique-toi plus
clairement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Ce n’est pas à moi qu’il faut demander
plus de clarté. Car après avoir posé en principe que
le non-être ne doit participer ni de l’unité ni de la
pluralité, j’ai dit par là même tout à l’heure et je
répète maintenant encore qu’il est un ; car je dis le
non-être. Tu comprends certainement.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
J’ai dit aussi il n’y a qu’un instant qu’il
est indéfinissable, inexprimable et imprononçable.
Tu me suis ?<noinclude>
<references/></noinclude>
dmhzrvngr3rwu60nuf4g2eqdu425q15
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2026-08-26T06:51:30Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|le sophiste}}/238 c-238 e||83}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et de non-être, d’y ajouter l’unité ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui, très nettement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et pourtant nous déclarons qu’il n’est
ni juste ni correct de vouloir ajuster l’être au non-être.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est très vrai.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Comprends-tu alors qu’il est
proprement impossible soit de prononcer, soit de
dire, soit de penser le non-être tout seul et qu’il est
au contraire inconcevable, inexprimable,
imprononçable et indéfinissable ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est tout à fait exact.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Me suis-je donc trompé tout à l’heure
en disant que j’allais énoncer la plus grande
difficulté du sujet ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Quoi donc ! Y en a-t-il encore une plus
grande à citer ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Quoi donc ! étonnant jeune homme,
ne vois-tu pas par cela même qui vient d’être dit
que le non-être réduit celui qui voudrait le réfuter à
de telles difficultés que, lorsqu’il l’essaye, il est
forcé de se contredire lui-même ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment dis-tu ? Explique-toi plus
clairement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Ce n’est pas à moi qu’il faut demander
plus de clarté. Car après avoir posé en principe que
le non-être ne doit participer ni de l’unité ni de la
pluralité, j’ai dit par là même tout à l’heure et je
répète maintenant encore qu’il est un ; car je dis le
non-être. Tu comprends certainement.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
J’ai dit aussi il n’y a qu’un instant qu’il
est indéfinissable, inexprimable et imprononçable.
Tu me suis ?<noinclude>
<references/></noinclude>
53xxbi9u5g2a4e3303aptai38lgq4b2
Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/85
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2026-08-26T06:52:40Z
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Je te suis. Comment ne te suivrais-je pas ? {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Est-ce qu’en essayant d’attacher l’être au non-être, je ne contredisais pas ce que j’avais dit auparavant ? {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Il semble. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Eh quoi ! en l’y attachant, n’en ai-je pas parlé comme si je l’attachais à une chose ? {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Si. {{personnage|L’ÉTRANG... »
16002577
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|84||{{sc|le sophiste}}/238 e-239 b}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Je te suis. Comment ne te suivrais-je
pas ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Est-ce qu’en essayant d’attacher l’être
au non-être, je ne contredisais pas ce que j’avais dit
auparavant ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Il semble.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Eh quoi ! en l’y attachant, n’en ai-je
pas parlé comme si je l’attachais à une chose ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Si.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et en l’appelant indéfinissable,
inexprimable, imprononçable, n’en ai-je pas parlé
comme de quelque chose d’un ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sans doute.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Or nous disons que, pour parler avec
propriété, il ne faut le définir ni comme un, ni
comme plusieurs, ni même le nommer du tout, car
en le nommant on lui donnerait la forme de l’unité.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Incontestablement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
XXVII. — Dès lors, à quoi bon parler encore de
moi ? car en ce moment, comme tout à l’heure, on
peut constater que je suis battu dans cette
argumentation contre le non-être. Aussi, je l’ai déjà
dit, ce n’est pas chez moi qu’il faut chercher la
propriété du langage au sujet du non-être. Mais
allons, cherchons-la chez toi à présent.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Que veux-tu dire ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Allons, déploie-nous bravement et
généreusement toutes tes forces, comme un jeune
homme que tu es, et, sans attribuer au non-être ni
l’existence, ni l’unité, ni la pluralité numérique,
tâche d’énoncer quelque chose avec justesse sur le
non-être.<noinclude>
<references/></noinclude>
4ex6ehcjzw2178g81jprlwxozxu5ke5
Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/86
104
4972602
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2026-08-26T06:53:50Z
Tr57
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Il me faudrait certainement avoir une terrible et ridicule envie de tenter l’entreprise pour m’y résoudre en voyant à quoi tu as abouti. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Eh bien, s’il te plaît, mettons-nous, toi et moi, hors de cause, et jusqu’à ce que nous rencontrions quelqu’un qui puisse se tirer de cette difficulté, jusque-là disons que le sophiste, avec une astuce sans égale, s’est dérobé dans un... »
16002578
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|le sophiste}}/239 c-240 a||85}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Il me faudrait certainement avoir une
terrible et ridicule envie de tenter l’entreprise pour
m’y résoudre en voyant à quoi tu as abouti.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Eh bien, s’il te plaît, mettons-nous, toi
et moi, hors de cause, et jusqu’à ce que nous
rencontrions quelqu’un qui puisse se tirer de cette
difficulté, jusque-là disons que le sophiste, avec
une astuce sans égale, s’est dérobé dans une
cachette impénétrable.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Il en a tout l’air.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
En conséquence, si nous disons qu’il
possède une sorte d’art fantasmagorique, il tirera
facilement avantage des mots employés par nous
pour nous contre-attaquer et les retourner contre
nous, et, lorsque nous l’appellerons faiseur
d’images, il nous demandera ce qu’après tout nous
entendons par images. Il faut donc, Théétète,
examiner quelle réponse on fera à la question de ce
vigoureux adversaire.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Évidemment nous lui citerons les
images réfléchies dans l’eau et dans les miroirs, les
images peintes ou sculptées et toutes les autres du
même genre.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
XXVIII. — Il est clair, Théétète, que tu n’as
jamais vu de sophiste.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Pourquoi donc ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Il te semblera qu’il a les yeux fermés
ou qu’il n’a point d’yeux du tout.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment cela ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Quand tu lui feras réponse en ces
termes, et que tu lui citeras les miroirs et les
moulages, il rira de t’entendre lui parler comme à
un homme qui voit clair. Il fera semblant de ne
connaître ni les miroirs, ni l’eau, ni la vue même, et
il se bornera à demander ce qu’on peut tirer de tes
discours.<noinclude>
<references/></noinclude>
owo59fzzzipbewrgu896218s2ydqx1j
Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/87
104
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2026-08-26T06:54:50Z
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Qu’est-ce donc ? {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Ce qu’il y a de commun dans toutes ces choses que tu dis multiples et que tu as cru devoir appeler d’un seul nom, celui d’image, appliqué à toutes comme si elles étaient une seule chose. Parle donc et défends-toi sans céder un pouce à l’adversaire. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Que pouvons-nous donc dire, étranger, qu’est l’image, sinon un second obje... »
16002579
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|86||{{sc|le sophiste}}/240 a-240 b}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Qu’est-ce donc ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Ce qu’il y a de commun dans toutes
ces choses que tu dis multiples et que tu as cru
devoir appeler d’un seul nom, celui d’image,
appliqué à toutes comme si elles étaient une seule
chose. Parle donc et défends-toi sans céder un
pouce à l’adversaire.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Que pouvons-nous donc dire, étranger,
qu’est l’image, sinon un second objet pareil, copié
sur le véritable ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais, à ton avis, cet objet pareil est-il
véritable, ou à quoi appliques-tu ce mot « pareil » ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Véritable, non pas, mais ressemblant.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Le véritable, n’est-ce pas, selon toi,
celui qui existe réellement ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Si.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais quoi ! ce qui n’est pas véritable,
n’est-ce pas le contraire du vrai ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Naturellement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Alors ce qui est ressemblant n’existe
pas réellement, selon toi, puisque tu dis qu’il n’est
pas véritable ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Mais il existe pourtant en quelque
manière.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais non véritablement, dis-tu.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Assurément non, sauf qu’il est
réellement une image.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Alors, quoique n’étant pas réellement,
il est réellement ce que nous appelons une image ?<noinclude>
<references/></noinclude>
39n1fkxcf8srwlyp28bl7smu9sc6ukz
Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/88
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2026-08-26T06:55:49Z
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Il semble que voilà l’être et le non-être entrelacés et enchevêtrés ensemble d’une façon bien étrange. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Etrange assurément. Tu vois, en tout cas, que, par cet entre-croisement, le sophiste aux cent têtes nous a contraints une fois de plus à reconnaître, en dépit que nous en ayons, que le non-être existe en quelque façon. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Je ne le vois que tr... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|le sophiste}}/240 C-240 e||87}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Il semble que voilà l’être et le non-être
entrelacés et enchevêtrés ensemble d’une façon
bien étrange.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Etrange assurément. Tu vois, en tout
cas, que, par cet entre-croisement, le sophiste aux
cent têtes nous a contraints une fois de plus à
reconnaître, en dépit que nous en ayons, que le
non-être existe en quelque façon.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Je ne le vois que trop.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais alors comment pouvons-nous
définir son art sans nous contredire nous-mêmes ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Que veux-tu dire, et que crains-tu pour
parler de la sorte ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Quand nous disons qu’il nous trompe
par des fantômes et que son art est un art de
tromperie, disons-nous alors que notre âme se
forme des opinions fausses par l’effet de son art ?
sinon, que pourrons-nous dire ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Cela même ; car que pourrions-nous
dire d’autre ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais penser faux sera-ce penser le
contraire de ce qui est, ou que sera-ce ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Le contraire de ce qui est.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Tu soutiens donc que penser faux,
c’est penser ce qui n’est pas ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Nécessairement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Est-ce penser que ce qui n’est pas
n’existe pas, ou que ce qui n’est en aucune façon
existe en quelque façon ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Il faut certainement penser que ce qui
n’est pas existe en quelque façon, si l’on veut que
l’erreur soit possible si peu que ce soit.<noinclude>
<references/></noinclude>
fx1wwczsasrlz9rhgigv4lofuahcv5s
Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/89
104
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2026-08-26T06:57:00Z
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Et de même que ce qui existe absolument n’existe absolument pas. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Oui. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Et que c’est encore là une fausseté. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} C’en est encore une. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} On jugera de même, j’imagine, qu’un discours est faux, s’il affirme que ce qui est n’est pas et que ce qui n’est pas est. {{personnage|THÉÉTÈTE... »
16002581
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|88||{{sc|le sophiste}}/240 e-241 b}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et de même que ce qui existe
absolument n’existe absolument pas.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et que c’est encore là une fausseté.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’en est encore une.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
On jugera de même, j’imagine, qu’un
discours est faux, s’il affirme que ce qui est n’est
pas et que ce qui n’est pas est.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
En effet, de quelle autre manière
pourrait-il être faux ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Je n’en vois guère d’autre. Mais cela,
le sophiste n’en conviendra pas. Et le moyen qu’un
homme raisonnable en convienne, quand il a été
reconnu précédemment que les non-êtres sont
imprononçables, inexprimables, indéfinissables et
inconcevables ? Comprenons-nous bien, Théétète,
ce que peut dire le sophiste ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment ne pas comprendre qu’il nous
reprochera de dire le contraire de ce que nous
disions tout à l’heure, quand nous avons eu
l’audace d’affirmer qu’il y a de l’erreur dans les
opinions et dans les discours ? Nous sommes en
effet constamment obligés de joindre l’être au non-
être, après être convenus tout à l’heure que c’était
la chose du monde la plus impossible.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
XXIX. — Tu as bonne mémoire. Mais voici le
moment de décider ce qu’il faut faire au sujet du
sophiste ; car tu vois que si, continuant à le scruter,
nous le plaçons dans la classe des artisans de
mensonges et des charlatans, les objections et les
difficultés se présentent d’elles-mêmes et en foule.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Je ne le vois que trop.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|88||{{sc|le sophiste}}/240 e-241 b}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et de même que ce qui existe
absolument n’existe absolument pas.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et que c’est encore là une fausseté.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’en est encore une.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
On jugera de même, j’imagine, qu’un
discours est faux, s’il affirme que ce qui est n’est
pas et que ce qui n’est pas est.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
En effet, de quelle autre manière
pourrait-il être faux ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Je n’en vois guère d’autre. Mais cela,
le sophiste n’en conviendra pas. Et le moyen qu’un
homme raisonnable en convienne, quand il a été
reconnu précédemment que les non-êtres sont
imprononçables, inexprimables, indéfinissables et
inconcevables ? Comprenons-nous bien, Théétète,
ce que peut dire le sophiste ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment ne pas comprendre qu’il nous
reprochera de dire le contraire de ce que nous
disions tout à l’heure, quand nous avons eu
l’audace d’affirmer qu’il y a de l’erreur dans les
opinions et dans les discours ? Nous sommes en
effet constamment obligés de joindre l’être au
non-être, après être convenus tout à l’heure que c’était
la chose du monde la plus impossible.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
XXIX. — Tu as bonne mémoire. Mais voici le
moment de décider ce qu’il faut faire au sujet du
sophiste ; car tu vois que si, continuant à le scruter,
nous le plaçons dans la classe des artisans de
mensonges et des charlatans, les objections et les
difficultés se présentent d’elles-mêmes et en foule.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Je ne le vois que trop.<noinclude>
<references/></noinclude>
qo34dwq9mn3e3ocw0p2m0lvx0o4c39s
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>sans causer de grands désordres ; qu’il ne remplit nullement l’intention qu’on se propose ; que s’il n’a pas été funeste à la femme Souchot, c’est qu’il lui étoit inutile, & qu’enfin l’état de cette femme n’est pas à beaucoup près aussi satisfaisant qu’on l’a publié.
Sans entrer dans le fort de cette discussion, on peut assurer que cet écrit est très clair, très méthodique, très honnête & à la portée de tous les lecteurs : on y trouve même du style, de la pureté & une sorte d’élégance.
{{brn|1}}
''7 Février 1778.'' On publie un Extrait des Registres du Parlement du mercredi, sept Janvier 1778. Il contient le discours de {{Me|Duvert|nx,pt}} d’Emalleville, Bâtonnier des Avocats, devant la Grand’Chambre & Tournelle assemblées. Il y met sous les yeux de la Cour, la fameuse ''Consultation pour le Baron & la Baronne de Bagge.'' Il lui apprend que son auteur, {{Me|Dassy|nx,pt}}, a été rayé du Tableau par délibération du 3{{lié}}Janvier, & qu’il dépose dans son sein cet acte de discipline de l’Ordre, comme un monument public de l’exactitude, de la police & de la pureté des principes qui le dirigent.
À la suite de ce discours, assez mal tourné & très plat, on voit un Requisitoire de l’Avocat Général Seguier, où, après avoir cité divers endroits repréhensibles de l’Ecrit dénoncé, il conclut à ce que {{Me|Dassy|nx,pt}} soit & demeure rayé du Tableau des Avocats déposé au Greffe de la Cour, à ce qu’il lui soit donné acte de la plainte qu’il rend de la composition & de la distribution de la Consultation « ''contenant les injures les plus graves contre la Magistrature & les Ministres de l’Eglise,'' tendant à<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « une diffamation publique contre un des Membres de la Cour », (M. Titon de Villotran, Conseiller de Grand Chambre, rapporteur de l’affaire) & comme contraire au respect du aux Arrêts d’icelle, & à ce qu’à présent le procès soit fait à l’auteur. Arrêt conforme, qui décrete Me. Dassy de prise de corps. {{brn|1}} 7 Février 1778. Les persifleurs de la Cour n’ont pas manqué de faire un quolibet sur les trois nouveaux Chevaliers décorés des Ordr... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>une diffamation publique contre un des Membres de la Cour », (M. Titon de Villotran, Conseiller de Grand Chambre, rapporteur de l’affaire) & comme contraire au respect du aux Arrêts d’icelle, & à ce qu’à présent le procès soit fait à l’auteur. Arrêt conforme, qui décrete Me. Dassy de prise de corps.
{{brn|1}}
7 Février 1778. Les persifleurs de la Cour n’ont pas manqué de faire un quolibet sur les trois nouveaux Chevaliers décorés des Ordres du Roi, le jour de la Chaudeleur, Mrs. Marquis de Vogué, le Prince de Montbarrey & Comte de Boisgelin ; ils ont dit que le Roi avoit nommé un Gentilhomme, un Ministre, & un Bourgeois.
{{brn|1}}
7 Février. Un grand objet de curiosité & d’amusement aujourd’hui pour les femmes de Paris, c’est l’inventaire de Madame la Marquise de Massiac, commencé depuis peu & qu’on compte devoir durer six mois. Le mobilier immense de cette Dame est une chose à voir : il est évalué à deux millions, On ne connoît point de magasin de marchands d’étoffes, de porcelaine, ou de bijoux de toute espece mieux garni. Cela vaut bien la peine de s’entretenir de la défunte, singuliere en tout.
Née d’une famille honnête, mais sans fortune, elle étoit devenue femme d’un premier commis de la Marine, appelé Gourdan : restée veuve avec un bien considérable elle avoit épousé M. de Massiac, Lieutenant général des Armées du Roi & Secrétaire d’Etat de la Marine pendant quelques mois. Elle lui a survécu, & par une vanité dénaturée elle n’a laissé<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>une diffamation publique contre un des Membres de la Cour », ({{M.|Titon}} de Villotran, Conseiller de Grand Chambre, rapporteur de l’affaire) & ''comme contraire au respect dû aux Arrêts d’icelle,'' & à ce qu’à présent le procès soit fait à l’auteur. Arrêt conforme, qui décrete {{Me|Dassy|nx,pt}} de prise de corps.
{{brn|1}}
''7 Février 1778.'' Les persifleurs de la Cour n’ont pas manqué de faire un quolibet sur les trois nouveaux Chevaliers décorés des Ordres du Roi, le jour de la Chandeleur, {{Mrrs|Marquis|nx,pt}} de Vogué, le Prince de Montbarrey & Comte de Boisgelin ; ils ont dit que le Roi avoit nommé un Gentilhomme, un Ministre, & un Bourgeois.
{{brn|1}}
''7 Février.'' Un grand objet de curiosité & d’amusement aujourd’hui pour les femmes de Paris, c’est l’inventaire de Madame la Marquise de Massiac, commencé depuis peu & qu’on compte devoir durer six mois. Le mobilier immense de cette Dame est une chose à voir : il est évalué à deux millions. On ne connoît point de magasin de marchands d’étoffes, de porcelaine, ou de bijoux de toute espece mieux garni. Cela vaut bien la peine de s’entretenir de la défunte, singuliere en tout.
Née d’une famille honnête, mais sans fortune, elle étoit devenue femme d’un premier commis de la Marine, appelé ''Gourdan'' : restée veuve avec un bien considérable elle avoit épousé {{M.|de}} Massiac, Lieutenant général des Armées du Roi & Secrétaire d’Etat de la Marine pendant quelques mois. Elle lui a survécu, & par une vanité dénaturée elle n’a laissé<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion utilisateur:Qapal10
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*j*jac
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bienvenue !
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{{bv}}--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 26 août 2026 à 07:04 (UTC)
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Manseng
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Usson"/>des chagrins et des inquiétudes. « Du haut de la terrasse de ce chasteau là, elle vid ses amis taillez en pieces, et le comte de Randan, leur chef, seigneur de la maison de la Rochefoucaud, tué au mesme jour que le roi son mary triompha de ses ennemis à Yvry : et bien que cette place ne craigne que le ciel, que rien que le soleil n’y puisse entrer par force, et que sa triple enceinte méprise les efforts des assaillans, comme un...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||USSON.|507}}</noinclude><section begin="Usson"/>des chagrins et des inquiétudes.
« Du haut de la terrasse de ce
chasteau là, elle vid ses amis
taillez en pieces, et le comte
de Randan, leur chef, seigneur
de la maison de la Rochefoucaud,
tué au mesme
jour que le roi son mary
triompha de ses ennemis à
Yvry : et bien que cette place
ne craigne que le ciel, que
rien que le soleil n’y puisse
entrer par force, et que sa
triple enceinte méprise les efforts
des assaillans, comme un
roch élevé les flots et les vagues,
la nécessité toutesfois y
entra, et l’obligea, pour en
éviter les outrages, d’engager
ses pierreries à Venise, fondre
sa vaisselle d’argent, et à n’avoir
rien de libre que l’air,
esperant peu, craignant tout ;
car tout estoit en feu et en
desordre autour d’elle <ref group=lower-alpha>Hilarion de Coste, Éloges des Dames
illustres, ''tom. II'', ''pag.'' 302.</ref>. »
Finissons par ce passage de Brantôme :
''Le chasteau d’Usson est''
''une bien forte place, voire imprenable,''
''que le bon et fin renard,''
''le roi {{Roi|Louis|XI}}, avoit''
''rendu en partie tel pour y loger''
''ses prisonniers, les tenant là''
''plus en seureté cent fois qu’à''
''Loches, bois de Vincennes et''
''Lusignan'' <ref group=lower-alpha>Brantôme, Mémoires des Dames illustres,
''pag. m.'' 241.</ref>.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Usson-(A)|(A)}}''' ''De ses désordres passés.'' ] On
a vu ailleurs <ref>''Tom. XI'', ''pag.'' 85, ''remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3#ancrage_Navarre3-(D)|(D)]] ''du troisième''
''article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3|{{sc|Navarre}}]].</ref> une partie de ces
désordres, tirée d’un livre où l’on
feint qu’{{Roi|Henri|IV}} raconte les mauvais
commerces de sa femme. Voici
la suite de ce récit : « <ref>Divorce satirique, ''pag. m.'' 191.</ref> Le temps...
la pourveut de divers serviteurs,
dont l’un toutefois, à sçavoir la
Molle, s’en trouva marry, car
sous pretexte de tremper en quelque
conspiration, dont furent accusez
les mareschaux de Montmorency
et de Cossé, en laissa la teste
à Saint Jean en Greve, accompagnée
de celle de Coconas, où elles
ne moisirent ni ne furent pas longuement
exposées à la veue du
peuple ; car la nuit venant ma
preude femme, et madame de Nevers
sa compagne, fidele amante
de Coconas, les ayant fait enlever,
les porterent dans leurs carosses
enterrer de leurs propres mains
dans la chapelle Saint Martin qui
est sous Montmartre, laissant cette
mort de la Molle maintes larmes
à sa maistresse, qui sous le nom
d’Hiacinte a longuement fait souspirer
et chanter ses regrets, nonobstant
les frequentes et nocturnes
consolations de Saint Luc, que
nous avons veu depuis arriver par
fois inconnu et desguisé à Nerac,
jusques à ce que Bussi luy en fit
oublier la perte, qui a esté par
elle descouverte <ref>''Il y a ainsi dans toutes les éditions que j’ai''
''consultées ; mais il faut lire'' recouverte, ''qui est la''
''même chose que'' réparée ; ''car, comme l’observe''
Nicot, ''dans son'' Dictionnaire, recouvrer sa perte
''est'' {{lang|la|Damnum sarcire.}} ''Or, comme {{M.|''Ménage''}} nous''
''l’apprend au chapitre {{rom-maj|CCXXXVI|236}} de la I''{{e|re}}. ''partie''
''de ses'' Observations sur la Langue française,
''on a dit'' j’ai recouvert ''ou'' j’ai recouvré.</ref>, quelque reputation
qu’il eût d’estre brave
parmy les Hommes, et de ne l’estre
gueres army les femmes <ref>''Joignez ceci aux exemples cotés tom. VIII'',
''pag.'' 55, ''remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Henri 4#ancrage_Henri4-(B)|(B)]] ''de l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Henri 4|{{Roi|Henri|IV}}]].</ref>, à cause
quelque colique qui le prenoit
ordinairement à minuit, cette degoustée
déguisant en quelque façon
son appetit de diverses sauces,
s’en prit à monsieur de Mayenne,
bon compagnon gros et gras, et
voluptueux comme elle, et sont
tousjours depuis demeurez bons
amis en toutes leurs rencontres ;
bien furent-ils quelque temps
brouillez pour une lettre escritte
à la Vitry : où il promettoit de
preferer le soleil à la lune..... à
ses premiers amans succederent
doncques en divers temps (car le
nombre m’excusera si je faus à les
bien ranger) ce grand dégousté de
vicomte de Turenne, que comme
les precedens elle envoya bien-tost<section end="Usson"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
hv03h6kyiuhfthepfdosblongxyx6rk
Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T11, Adamsohn.djvu/94
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « défenses du Parlement, & l’on s’attend à voir bientôt renaître des tripots où il aura lieu. {{brn|1}} 10 Février 1778. On fait que tout le quartier St. Jacques, & une partie du fauxbourg St. Germain, font bâtis sur des carrieres creusées tellement, qu’on est dans le cas de craindre pour leur bouleverfement total, dont on a déja eus quelques avant-coureurs. Il est question de s’occuper sérieusement à remédier aux malheurs qui pourroient arriv... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>défenses du Parlement, & l’on s’attend à voir bientôt renaître des tripots où il aura lieu.
{{brn|1}}
10 Février 1778. On fait que tout le quartier St. Jacques, & une partie du fauxbourg St. Germain, font bâtis sur des carrieres creusées tellement, qu’on est dans le cas de craindre pour leur bouleverfement total, dont on a déja eus quelques avant-coureurs. Il est question de s’occuper sérieusement à remédier aux malheurs qui pourroient arriver dans ces quartiers de Paris, à la moindre commotion violente qu’ils éprouveroient.
M. le Comte d’Angiviller, Directeur & Ordonnateur Général des Bâtimens, & M. le Noir, Lieutenant de Police, ont parcouru depuis peus ces fouterreins & ils en ont été effrayés : en conséquence, demain il doit y avoir une visite des gens de l’art, pour aviser aux moyens de prévenir quelque catastrophe : c’est M. Hazon qui est chargé de cette expédition pour les Bâtimens, & la Police doit se combiner avec eux sur cet objet. Le Roi fera étayer toutes les rues & les édifices publics, & l’on avertira les propriétaires des maisons dont le fol périclitera, de pourvoir à leur füreté.
{{brn|1}}
10 Février. Madame de Bellegarde a fait faire un tableau en forme d’Ex-Voto à la Reine, en action de graces de l’heureuse délivrance de son mari. Il est repréfenté avec sa femme aux genoux de S. M. Ils tiennent dans leurs bras un enfant, sur la tête duquel un glaive est suspendu : la Reine l’écarte de sa main bienfaisante. Cette Princesse a été si flattée de cette marque ingénieuse de reconnoissance, qu’elle a<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>défenses du Parlement, & l’on s’attend à voir bientôt renaître des tripots où il aura lieu.
{{brn|1}}
''10 Février 1778.'' On sait que tout le quartier {{St|Jacques|nx,pt}}, & une partie du fauxbourg {{St|Germain|nx,pt}}, sont bâtis sur des carrieres creusées tellement, qu’on est dans le cas de craindre pour leur bouleversement total, dont on a déja eus quelques avant-coureurs. Il est question de s’occuper sérieusement à remédier aux malheurs qui pourroient arriver dans ces quartiers de Paris, à la moindre commotion violente qu’ils éprouveroient.
{{M.|le}} Comte d’Angiviller, Directeur & Ordonnateur Général des Bâtimens, & {{M.|le}}{{lié}}Noir, Lieutenant de Police, ont parcouru depuis peu ces souterreins & ils en ont été effrayés : en conséquence, demain il doit y avoir une visite des gens de l’art, pour aviser aux moyens de prévenir quelque catastrophe : c’est {{M.|Hazon}} qui est chargé de cette expédition pour les Bâtimens, & la Police doit se combiner avec eux sur cet objet. Le Roi fera étayer toutes les rues & les édifices publics, & l’on avertira les propriétaires des maisons dont le sol périclitera, de pourvoir à leur sûreté.
{{brn|1}}
''10 Février.'' Madame de Bellegarde a fait faire un tableau en forme d’''Ex-Voto'' à la Reine, en action de graces de l’heureuse délivrance de son mari. Il est représenté avec sa femme aux genoux de {{S. M.}} Ils tiennent dans leurs bras un enfant, sur la tête duquel un glaive est suspendu : la Reine l’écarte de sa main bienfaisante. Cette Princesse a été si flattée de cette marque ingénieuse de reconnoissance, qu’elle a<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T11, Adamsohn.djvu/135
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>grand fanatique, a été chargé de la commission de le convertir & de le confesser ; ce qu’il a fait au point que le moribond a envoyé chercher {{Mrrs|de|nx,pt}} l’Ecluse & Dubertrand encore existans, leur a demandé pardon, & a fait une rétractation authentique de ses erreurs. Tous les Molinistes sont sous le charme, & admirent la puissance victorieuse de la grace.
{{brn|1}}
''7 Mars 1778.'' Comme la vérité est essentielle dans les moindres détails, & que les plus minutieux concernant {{M.|de}} Voltaire acquierent de l’importance, par l’intérêt qu’on prend à ce grand homme & l’avidité du public à recueillir & à s’entretenir de tout ce qui le concerne, il faut réformer l’inexactitude de quelques faits précédens.
Depuis l’allarme donnée dans tout Paris ; sur l’accident grave de {{M.|de}} Voltaire, plusieurs Prêtres s’étoient déja présentés chez lui sans une sorte de succès ; lorsque {{M.|Tronchin}}, qui, quoique Protestant, est fort religieux à observer les devoirs de sa profession, se crût obligé de faire connoître au malade le danger de son état : afin de mieux frapper son imagination, qu’il vouloit ébranler pour s’en rendre le maître & le réduire au repos absolu dont il avoit besoin, il se servit d’expressions emphatiques, dont on a vu un échantillon dans le bulletin du Journal de Paris {{No.|51|o}} : il lui dit entr’autres choses qu’il devoit toujours voir, comme Damoclès, une épée suspendue sur sa tête ne tenant qu’à un fil. Cette menace répandit la terreur dans l’ame du Philosophe, & c’est alors qu’arriva l’Abbé Gauthier.
Celui-ci étoit envoyé par l’Abbé l’Attaignant,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Charles Maurras - Enquête sur la monarchie.djvu/84
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Hektor
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « LXXVIII ENQUÊTE SUR LA MONARCHIE eux ! — D’abord ils ne représentent pas la minorité : le citoyen qui ne fait pas partie de la majorité ou qui flotte dans le troupeau des abstentionnistes, quel avantage a-t -il, quel goût a-t -il à être administré, régi, gouverné, le plus souvent sans équité, par le parti de son voisin ou de son domestique, de son patron ou de son fermier ou de son plus vieil ennemi ? La loi est toujours dure pour quicon... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|{{rom|lxxviii|78}}|{{sc|enquête sur la monarchie}}|}}</noinclude>LXXVIII
ENQUÊTE SUR LA MONARCHIE
eux ! — D’abord ils ne représentent pas la minorité : le citoyen
qui ne fait pas partie de la majorité ou qui flotte dans le
troupeau des abstentionnistes, quel avantage a-t -il, quel goût
a-t -il à être administré, régi, gouverné, le plus souvent sans
équité, par le parti de son voisin ou de son domestique, de
son patron ou de son fermier ou de son plus vieil ennemi ?
La loi est toujours dure pour quiconque appelle la liberté le
premier des biens ; mais il n’en est pas de plus dure que la
loi taillée à angle aigu par l’inimitié des parties. Cette loi martiale
faite par un adversaire vainqueur paraît deux fois moins
supportable qu’apportée toute faite de régions supérieures où la
curiosité publiquenepénètrepas. Voyons la conséquencedecette
loi de guerre propre aux pays républicains. L’activité des
citoyens qui se croient libres est aussitôt saisie, captée et accaparée
par les atteintes que leur porte cette loi : ils vont donc
s’appliquer à la modifier ; la liberté du citoyen de la minorité
consistera à pouvoir introduire l’esprit de changement dans
la zone où devrait siéger un esprit de conservation et de
confiance, ne serait-ce que pour maintenir des conditions de vie
égale et constante permettant la libre poursuite de véritables
perfectionnements de l’esprit ou du corps. Quant au citoyen
souverain qui fait parti de la majorité victorieuse, est-il beaucoup
mieux partagé ? Son mandataire ne reflète sa pensée
et sa volonté que sur des points très généraux et, pour la plupart,
infiniment éloignés de la pratique quotidienne. Il n’est pas consulté,
il ne peut pas l’être et la fidélité aux programmes est une
rêverie dont le « Barodet » est témoin. Les surprises et les
mécontentements éclateraient à chaque instant si l’électeur
ainsi joué était vraiment déçu. Il ne l’est que lorsqu’il voit lui
manquer la protection administrative de son député. Sur la législation,
qui est l’axe de la souveraineté, la plupart des cas nous
le montrent bien détaché des suites de son vote. Le pays véritablement
politique est très petit. Pour LOOO gouvernants du
monde présidentiel, ministériel et parlementaire, mettons
100.000 mandants réels, cent mille hommes donnant un mandat
défini dont ils suivent et vérifient de loin l’exercice ? C’est
dire beaucoup, c’est trop dire, car chacun de nos Mille n’a pas
derrière soi cent citoyens actifs et ceux qu’il attache à son
nom suivent depuis longtemps, parfois de père en fils,
de<noinclude>
<references/></noinclude>
8llyfyhpv5fxzb14vyylofu8un3nc4v
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2026-08-26T07:52:49Z
Hektor
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|{{rom|lxxviii|78}}|{{sc|enquête sur la monarchie}}|}}</noinclude>eux ! — D’abord ils ne représentent pas la minorité : le citoyen qui ne fait pas partie de la majorité ou qui flotte dans le troupeau des abstentionnistes, quel avantage a-t-il, quel goût a-t-il à être administré, régi, gouverné, le plus souvent sans équité, par le parti de son voisin ou de son domestique, de son patron ou de son fermier ou de son plus vieil ennemi ? La loi est toujours dure pour quiconque appelle la liberté le premier des biens ; mais il n’en est pas de plus dure que la loi taillée à angle aigu par l’inimitié des parties. Cette loi martiale faite par un adversaire vainqueur paraît deux fois moins supportable qu’apportée toute faite de régions supérieures où la curiosité publique ne pénètre pas. Voyons la conséquence de cette loi de guerre propre aux pays républicains. L’activité des citoyens qui se croient libres est aussitôt saisie, captée et accaparée par les atteintes que leur porte cette loi : ils vont donc s’appliquer à la modifier ; la liberté du citoyen de la minorité consistera à pouvoir introduire l’esprit de changement dans la zone où devrait siéger un esprit de conservation et de confiance, ne serait-ce que pour maintenir des conditions de vie égale et constante permettant la libre poursuite de véritables perfectionnements de l’esprit ou du corps. Quant au citoyen souverain qui fait partie de la majorité victorieuse, est-il beaucoup mieux partagé ? Son mandataire ne reflète sa pensée et sa volonté que sur des points très généraux et, pour la plupart, infiniment éloignés de la pratique quotidienne. Il n’est pas consulté, il ne peut pas l’être et la fidélité aux programmes est une rêverie dont le « Barodet » est témoin. Les surprises et les mécontentements éclateraient à chaque instant si l’électeur ainsi joué était vraiment déçu. Il ne l’est que lorsqu’il voit lui manquer la protection administrative de son député. Sur la législation, qui est l’axe de la souveraineté, la plupart des cas nous le montrent bien détaché des suites de son vote. Le pays véritablement politique est très petit. Pour 1 000 gouvernants du monde présidentiel, ministériel et parlementaire, mettons 100 000 mandants réels, cent mille hommes donnant un mandat défini dont ils suivent et vérifient de loin l’exercice ? C’est dire beaucoup, c’est trop dire, car chacun de nos Mille n’a pas derrière soi cent citoyens actifs et ceux qu’il attache à son nom suivent depuis longtemps, parfois de père en fils,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|{{rom|lxxviii|78}}|{{sc|enquête sur la monarchie}}|}}</noinclude>eux ! — D’abord ils ne représentent pas la minorité : le citoyen
qui ne fait pas partie de la majorité ou qui flotte dans le
troupeau des abstentionnistes, quel avantage a-t-il, quel goût
a-t-il à être administré, régi, gouverné, le plus souvent sans
équité, par le parti de son voisin ou de son domestique, de
son patron ou de son fermier ou de son plus vieil ennemi ?
La loi est toujours dure pour quiconque appelle la liberté le
premier des biens ; mais il n’en est pas de plus dure que la
loi taillée à angle aigu par l’inimitié des parties. Cette loi martiale
faite par un adversaire vainqueur paraît deux fois moins
supportable qu’apportée toute faite de régions supérieures où la
curiosité publique ne pénètre pas. Voyons la conséquence de cette
loi de guerre propre aux pays républicains. L’activité des
citoyens qui se croient libres est aussitôt saisie, captée et accaparée
par les atteintes que leur porte cette loi : ils vont donc
s’appliquer à la modifier ; la liberté du citoyen de la minorité
consistera à pouvoir introduire l’esprit de changement dans
la zone où devrait siéger un esprit de conservation et de
confiance, ne serait-ce que pour maintenir des conditions de vie
égale et constante permettant la libre poursuite de véritables
perfectionnements de l’esprit ou du corps. Quant au citoyen
souverain qui fait partie de la majorité victorieuse, est-il beaucoup
mieux partagé ? Son mandataire ne reflète sa pensée et sa volonté que sur des points très généraux et, pour la plupart, infiniment éloignés de la pratique quotidienne. Il n’est pas consulté, il ne peut pas l’être et la fidélité aux programmes est une rêverie dont le « Barodet » est témoin. Les surprises et les mécontentements éclateraient à chaque instant si l’électeur ainsi joué était vraiment déçu. Il ne l’est que lorsqu’il voit lui manquer la protection administrative de son député. Sur la législation, qui est l’axe de la souveraineté, la plupart des cas nous le montrent bien détaché des suites de son vote. Le pays véritablement politique est très petit. Pour 1 000 gouvernants du monde présidentiel, ministériel et parlementaire, mettons 100 000 mandants réels, cent mille hommes donnant un mandat défini dont ils suivent et vérifient de loin l’exercice ? C’est dire beaucoup, c’est trop dire, car chacun de nos Mille n’a pas derrière soi cent citoyens actifs et ceux qu’il attache à son nom suivent depuis longtemps, parfois de père en fils,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|{{rom|lxxviii|78}}|{{sc|enquête sur la monarchie}}|}}</noinclude>eux ! — D’abord ils ne représentent pas la minorité : le citoyen
qui ne fait pas partie de la majorité ou qui flotte dans le
troupeau des abstentionnistes, quel avantage a-t-il, quel goût
a-t-il à être administré, régi, gouverné, le plus souvent sans
équité, par le parti de son voisin ou de son domestique, de
son patron ou de son fermier ou de son plus vieil ennemi ?
La loi est toujours dure pour quiconque appelle la liberté le
premier des biens ; mais il n’en est pas de plus dure que la
loi taillée à angle aigu par l’inimitié des parties. Cette loi martiale
faite par un adversaire vainqueur paraît deux fois moins
supportable qu’apportée toute faite de régions supérieures où la
curiosité publique ne pénètre pas. Voyons la conséquence de cette
loi de guerre propre aux pays républicains. L’activité des
citoyens qui se croient libres est aussitôt saisie, captée et accaparée
par les atteintes que leur porte cette loi : ils vont donc
s’appliquer à la modifier ; la liberté du citoyen de la minorité
consistera à pouvoir introduire l’esprit de changement dans
la zone où devrait siéger un esprit de conservation et de
confiance, ne serait-ce que pour maintenir des conditions de vie
égale et constante permettant la libre poursuite de véritables
perfectionnements de l’esprit ou du corps. Quant au citoyen
souverain qui fait partie de la majorité victorieuse, est-il beaucoup
mieux partagé ? Son mandataire ne reflète sa pensée
et sa volonté que sur des points très généraux et, pour la plupart,
infiniment éloignés de la pratique quotidienne. Il n’est pas consulté,
il ne peut pas l’être et la fidélité aux programmes est une
rêverie dont le « Barodet » est témoin. Les surprises et les
mécontentements éclateraient à chaque instant si l’électeur
ainsi joué était vraiment déçu. Il ne l’est que lorsqu’il voit lui
manquer la protection administrative de son député. Sur la législation,
qui est l’axe de la souveraineté, la plupart des cas nous
le montrent bien détaché des suites de son vote. Le pays véritablement
politique est très petit. Pour 1.000 gouvernants du
monde présidentiel, ministériel et parlementaire, mettons
100.000 mandants réels, cent mille hommes donnant un mandat
défini dont ils suivent et vérifient de loin l’exercice ? C’est
dire beaucoup, c’est trop dire, car chacun de nos Mille n’a pas
derrière soi cent citoyens actifs et ceux qu’il attache à son
nom suivent depuis longtemps, parfois de père en fils, de<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 230 L'INVITATION A LA PEUR reçues, celui-là est né, je vous le dis. N'en parlons plus. 1 Loin de moi la pensée de vous peiner, repar- tis-je ; mais... Mais quoi encore ? J'étais outrée de ses contradictions. La réalité était si limpide, à mon sens, que la nier, pour quelque motif que ce fût, m'enrageait. Nous n'avons vu ni ses cheveux ni ses oreilles, dis-je méchamment. La perruque les dissimulait. Qui vous prouve qu'il n'a pas les cheveux crépus et... »
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L'INVITATION A LA PEUR
reçues, celui-là est né, je vous le dis. N'en parlons
plus.
1
Loin de moi la pensée de vous peiner, repar-
tis-je ; mais...
Mais quoi encore ?
J'étais outrée de ses contradictions. La réalité
était si limpide, à mon sens, que la nier, pour
quelque motif que ce fût, m'enrageait.
Nous n'avons vu ni ses cheveux ni ses oreilles,
dis-je méchamment. La perruque les dissimulait.
Qui vous prouve qu'il n'a pas les cheveux crépus
et les oreilles percées d'anneaux barbares ?... Nous
n'avons pas vu ses pieds, grâce à la robe traînante.
Il avait gardé ses babouches! Souvenez-vous de
l'empressement qu'il mit à châtier Mirza, lorsqu'elle
l'assaillait aux jambes...
Mme d'Estrailles leva les yeux de dessus le livre
des Métamorphoses, que le vent avait feuilleté et
qu'elle parcourait après lui. Elle fit un éclat de
rire. Je me mordis les lèvres... Assurément, elle
savait mieux que moi ce qu'il y avait sous la per-
ruque et sous la robe. Mon front s'empourpra.
Qu'allons-nous faire ? demandai-je vivement.
Avertir les gens de Rouvres que le marquis
de Verluys est trépassé, et que nous l'avons trouvé
tel en lui rendant visite. Dire qu'il a succombé
entre nos deux passages à la Verluysière.
C'était le plus simple, en effet.
Mais Mme d'Estrailles, tout en parlant, s'attachait<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|230|{{sc|l’invitation à la peur}}|}}</noinclude>reçues, celui-là est né, je vous le dis. N’en parlons
plus.
— Loin de moi la pensée de vous peiner, repartis-je ;
mais…
— Mais quoi encore ?
J’étais outrée de ses contradictions. La réalité
était si limpide, à mon sens, que la nier, pour
quelque motif que ce fût, m’enrageait.
— Nous n’avons vu ni ses cheveux ni ses oreilles,
dis-je méchamment. La perruque les dissimulait.
Qui vous prouve qu’il n’a pas les cheveux crépus
et les oreilles percées d’anneaux barbares ?… Nous
n’avons pas vu ses pieds, grâce à la robe traînante.
Il avait gardé ses babouches ! Souvenez-vous de
l’empressement qu’il mit à châtier Mirza, lorsqu’elle
l’assaillait aux jambes…
{{Mme|d’Estrailles}} leva les yeux de dessus le livre
des <i>Métamorphoses</i>, que le vent avait feuilleté et
qu’elle parcourait après lui. Elle fit un éclat de
rire. Je me mordis les lèvres… Assurément, elle
avait mieux que moi ce qu’il y avait sous la perruque
et sous la robe. Mon front s’empourpra.
— Qu’allons-nous faire ? demandai-je vivement.
— Avertir les gens de Rouvres que le marquis
de Verluys est trépassé, et que nous l’avons trouvé
tel en lui rendant visite. Dire qu’il a succombé
entre nos deux passages à la Verluysière.
C’était le plus simple, en effet.
Mais {{Mme|d’Estrailles}}, tout en parlant, s’attachait<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>le fameux chansonnier, vieux pécheur, un des pénitens convertis par cet enthousiaste ; il étoit encore tout radieux d’avoir regagné au giron de l’Eglise l’Abbé de Villemesens. Il entra chez {{M.|de}} Voltaire tout triomphant, il se jetta à ses genoux, il lui dit qu’il étoit un envoyé de Dieu, qu’il venoit le conjurer de profiter du peu de jours qui lui restoient pour se repentir de ses erreurs, & songer à la grande affaire de son salut. Celui-ci, membre de l’Académie Françoise, Gentilhomme ordinaire du Roi, sur qui le Clergé & la Cour avoient les yeux ouverts, craignant de faire un éclat scandaleux, craignant la mort, affoibli par son hémorragie, par une saignée, par le lit, par une diete austere, encore tout ému de l’effrayant pronostic de Tronchin, se trouva pris, & se mit en devoir de satisfaire aux ordres du ciel, que ce fanatique lui signifioit d’un ton si imposant.
Cependant le Curé de {{St|Sulpice|nx,pt}}, averti de son côté & qui ignoroit la démarche de l’abbé Gauthier, arriva & trouva mauvais que l’on l’eût dévancé ; il fit des reproches à l’enthousiaste, à qui {{M.|l’Archevêque}} a défendu vraisemblablement de mettre la faulx dans la moisson d’autrui l’Abbé Gauthier n’a pas reparu chez {{M.|de}} Voltaire, mais le Pasteur est revenu tous les jours jusqu’au vendredi exclusivement, & jeudi surtout il est resté plus de deux heures dans la maison.
{{M.|le}} Marquis de Villette excédé de voir son hôtel en proye aux gens d’église, & de tous les propos qu’ils occasionnoient dans Paris, ne pouvant faire gauchir le Docteur Tronchin dans<noinclude>
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Page:Andre-Chermy-Amoureux caprices-1925.djvu/25
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 23- l. es le in S it es n a S t é se vautrait dans l'orgie ». C'était l'expression la plus générale- ment employée pour désigner Gisèle et Andrée, qui, d'ailleurs, ne s'en souciaient nullement, et continuaient à profiter large- ment de l'hospitalité de Gontran. Le croirait-on ? Elles faisaient des jalouses. Les petites femmes de Montmartre auraient toutes voulu être à leur place, mais naturellement toutes trouvaient que « c'était dégoûtant »; pa... »
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l.
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le
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S
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es
n
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t
é
se vautrait dans l'orgie ». C'était l'expression la plus générale-
ment employée pour désigner Gisèle et Andrée, qui, d'ailleurs,
ne s'en souciaient nullement, et continuaient à profiter large-
ment de l'hospitalité de Gontran.
Le croirait-on ? Elles faisaient des jalouses.
Les petites femmes de Montmartre auraient toutes voulu
être à leur place, mais naturellement toutes trouvaient que
« c'était dégoûtant »; pas une n'en parlait et dieu sait si
c'était un fréquent sujet de conversation sans déclarer
« qu'elle ne se serait jamais prêtée à une fantaisie pareille ». De
la place Clichy au Delta, la conduite de Gisèle et d'An-
drée était sévèrement jugée, presque aussi sévèrement
que celle de Gontran dans les salons « du monde ».
Et, comme par hasard, on racontait à peu près les mêmes
choses chez les dames prudes et dans les brasseries où se
réunissaient les petites cocottes, naturellement ces choses,
à Montmartre, on les clamait presque autour des tables
chargées de verres, tandis qu'au noble et vertueux faubourg
on se les glissait furtivement dans l'oreille avec des minau-
deries et des « Croyez-vous ?» «Est-ce possible?» « Je ne me
doutais pas qu'il pût se passer des choses semblables », qui
étaient autant d'exclamations hypocrites, car ces dames
étaient aussi averties que les joyeuses poules du boulevard de
Clichy ou de la rue Pigalle.
Naturellement, on se doute de ce qui se racontait et des
scènes de débauche que l'on décrivait avec force détails,
comme se passant journellement à l'hôtel de Lénion où d'ail-
leurs, Gontran se contentait de sa fantaisie d'avoir deux
maîtresses à la fois, sans plus.
C'était bien suffisant, penserez-vous !...
Il avait d'ailleurs, lorsqu'il paraissait à son cercle, ou dans
ces salons que l'on n'osait lui fermer complètement, un sou--
rire railleur, et, pour les femmes, quelles qu'elles soient, une
sorte de mépris hautain sous les dehors de la plus grande
courtoisie...
S กา
S
t
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S
S
1
IV
JAMAIS DEUX SANS TROIS
Alors, Gontran, ça dure toujours cette histoire ??
Oui, mon vieux René, ça dure toujours. Je me trouve<noinclude>
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Le croirait-on ? Elles faisaient des jalouses.
Les petites femmes de Montmartre auraient toutes voulu être à leur place, mais naturellement toutes trouvaient que « c’était dégoûtant » ; pas une n’en parlait et dieu sait si c’était un fréquent sujet de conversation sans déclarer « qu’elle ne se serait jamais prêtée à une fantaisie pareille ». De la place Clichy au Delta, la conduite de Gisèle et d’Andrée était sévèrement jugée, presque aussi sévèrement que celle de Gontran dans les salons « du monde ».
Et, comme par hasard, on racontait à peu près les mêmes choses chez les dames prudes et dans les brasseries où se réunissaient les petites cocottes, naturellement ces choses, à Montmartre, on les clamait presque autour des tables chargées de verres, tandis qu’au noble et vertueux faubourg on se les glissait furtivement dans l’oreille avec des minauderies et des « Croyez-vous ? » « Est-ce possible ? » « Je ne me doutais pas qu’il pût se passer des choses semblables », qui étaient autant d’exclamations hypocrites, car ces dames étaient aussi averties que les joyeuses poules du boulevard de Clichy ou de la rue Pigalle.
Naturellement, on se doute de ce qui se racontait et des scènes de débauche que l’on décrivait avec force détails, comme se passant journellement à l’hôtel de Lénion où d’ailleurs, Gontran se contentait de sa fantaisie d’avoir deux maîtresses à la fois, sans plus.
C’était bien suffisant, penserez-vous !…
Il avait d’ailleurs, lorsqu’il paraissait à son cercle, ou dans ces salons que l’on n’osait lui fermer complètement, un sourire railleur, et, pour les femmes, quelles qu’elles soient, une sorte de mépris hautain sous les dehors de la plus grande courtoisie…
IV
JAMAIS DEUX SANS TROIS
— Alors, Gontran, ça dure toujours cette histoire ?
— Oui, mon vieux René, ça dure toujours. Je me trouve<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 23 —|}}</noinclude><section begin="s1"/>se vautrait dans l’orgie ». C’était l’expression la plus généralement
employée pour désigner Gisèle et Andrée, qui, d’ailleurs,
ne s’en souciaient nullement, et continuaient à profiter largement
de l’hospitalité de Gontran.
Le croirait-on ? Elles faisaient des jalouses.
Les petites femmes de Montmartre auraient toutes voulu
être à leur place, mais naturellement toutes trouvaient que
« c’était dégoûtant » ; pas une n’en parlait et dieu sait si
c’était un fréquent sujet de conversation sans déclarer
« qu’elle ne se serait jamais prêtée à une fantaisie pareille ». De
la place Clichy au Delta, la conduite de Gisèle et d’Andrée
était sévèrement jugée, presque aussi sévèrement
que celle de Gontran dans les salons « du monde ».
Et, comme par hasard, on racontait à peu près les mêmes choses chez les dames prudes et dans les brasseries où se réunissaient les petites cocottes, naturellement ces choses, à Montmartre, on les clamait presque autour des tables chargées de verres, tandis qu’au noble et vertueux faubourg on se les glissait furtivement dans l’oreille avec des minauderies et des « Croyez-vous ? » « Est-ce possible ? » « Je ne me doutais pas qu’il pût se passer des choses semblables », qui étaient autant d’exclamations hypocrites, car ces dames étaient aussi averties que les joyeuses poules du boulevard de Clichy ou de la rue Pigalle.
Naturellement, on se doute de ce qui se racontait et des scènes de débauche que l’on décrivait avec force détails, comme se passant journellement à l’hôtel de Lénion où d’ailleurs, Gontran se contentait de sa fantaisie d’avoir deux maîtresses à la fois, sans plus.
C’était bien suffisant, penserez-vous !…
Il avait d’ailleurs, lorsqu’il paraissait à son cercle, ou dans ces salons que l’on n’osait lui fermer complètement, un sourire railleur, et, pour les femmes, quelles qu’elles soient, une sorte de mépris hautain sous les dehors de la plus grande courtoisie…
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— Oui, mon vieux René, ça dure toujours. Je me trouve
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employée pour désigner Gisèle et Andrée, qui, d’ailleurs,
ne s’en souciaient nullement, et continuaient à profiter largement
de l’hospitalité de Gontran.
Le croirait-on ? Elles faisaient des jalouses.
Les petites femmes de Montmartre auraient toutes voulu
être à leur place, mais naturellement toutes trouvaient que
« c’était dégoûtant » ; pas une n’en parlait et dieu sait si
c’était un fréquent sujet de conversation sans déclarer
« qu’elle ne se serait jamais prêtée à une fantaisie pareille ». De
la place Clichy au Delta, la conduite de Gisèle et d’Andrée
était sévèrement jugée, presque aussi sévèrement
que celle de Gontran dans les salons « du monde ».
Et, comme par hasard, on racontait à peu près les mêmes
choses chez les dames prudes et dans les brasseries où se
réunissaient les petites cocottes, naturellement ces choses,
à Montmartre, on les clamait presque autour des tables
chargées de verres, tandis qu’au noble et vertueux faubourg
on se les glissait furtivement dans l’oreille avec des minauderies
et des « Croyez-vous ? » « Est-ce possible ? » « Je ne me
doutais pas qu’il pût se passer des choses semblables », qui
étaient autant d’exclamations hypocrites, car ces dames
étaient aussi averties que les joyeuses poules du boulevard de
Clichy ou de la rue Pigalle.
Naturellement, on se doute de ce qui se racontait et des
scènes de débauche que l’on décrivait avec force détails,
comme se passant journellement à l’hôtel de Lénion où d’ailleurs,
Gontran se contentait de sa fantaisie d’avoir deux
maîtresses à la fois, sans plus.
C’était bien suffisant, penserez-vous !…
Il avait d’ailleurs, lorsqu’il paraissait à son cercle, ou dans
ces salons que l’on n’osait lui fermer complètement, un sourire
railleur, et, pour les femmes, quelles qu’elles soient, une
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courtoisie…
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— Oui, mon vieux René, ça dure toujours. Je me trouve
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Livre:Homère - L'Odyssée (Tome I, texte établi et traduit par V. Bérard, 1924).djvu
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Enfin le maire invite les habitants à pavoiser leurs demeures
et à les décorer de verdure. Ouf ! Quel honneur pour nous |
Ce matin, en classe, Mademoiselle nous annonce solennellement
— on voit tout de suite que de grandes choses se
préparent — la visite de son cher Dutertre, qui nous donnera,
avec sa complaisance habituelle, d’amples détails sur la façon
dont on réglera la cérémonie.
Là-dessus, il ne vient pas.
L’après-midi seulement, vers quatre heures, à l’instant où
nous plions dans les petits paniers nos tricots, dentelles et
tapisseries, Dutertre entre, comme toujours, en coup de vent,
sans frapper. Je ne l’avais pas revu depuis son 4 attentat », il
n’a pas changé : vêtu avec son habituelle négligence recherchée,
— chemise de couleur, vêtements presque blancs, une
grande régate claire prise dans la ceinture qui lui sert de gilet
— Mie Sergent, comme Anaïs, comme Aimée Lanthenay,
comme toutes, trouvent qu’il s’habille d’une façon suprèmement
distinguée.
En parlant à ces demoiselles, il laisse errer ses yeux de mon
côté, des yeux allongés, tirés sur les tempes, des yeux d’animal
méchant, qu’il sait rendre doux. Il ne m’y prendra plus à me
laisser emmener dans le couloir, c’est fini, ce temps-là |
— Eh bien, petites, s’écrie-t-il, vous êtes contentes de voir
un ministre ?
On répond par des murmures indistincts et respectueux.
— Attention ! Vous allez lui faire à la gare une réception
soignée, toutes en blanc ! Ce n’est pas tout, il faut lui offrir
des bouquets, trois grandes, dont l’une récitera un petit
compliment ; ah, mais |
Nous échangeons des regards de timidité feinte et
d’effarouchement menteur.
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Enfin le maire invite les habitants à pavoiser leurs demeures
et à les décorer de verdure. Ouf ! Quel honneur pour nous |
Ce matin, en classe, Mademoiselle nous annonce solennellement
— on voit tout de suite que de grandes choses se
préparent — la visite de son cher Dutertre, qui nous donnera,
avec sa complaisance habituelle, d’amples détails sur la façon
dont on réglera la cérémonie.
Là-dessus, il ne vient pas.
L’après-midi seulement, vers quatre heures, à l’instant où
nous plions dans les petits paniers nos tricots, dentelles et
tapisseries, Dutertre entre, comme toujours, en coup de vent,
sans frapper. Je ne l’avais pas revu depuis son 4 attentat », il
n’a pas changé : vêtu avec son habituelle négligence recherchée,
— chemise de couleur, vêtements presque blancs, une
grande régate claire prise dans la ceinture qui lui sert de gilet
— Mie Sergent, comme Anaïs, comme Aimée Lanthenay,
comme toutes, trouvent qu’il s’habille d’une façon suprèmement
distinguée.
En parlant à ces demoiselles, il laisse errer ses yeux de mon
côté, des yeux allongés, tirés sur les tempes, des yeux d’animal
méchant, qu’il sait rendre doux. Il ne m’y prendra plus à me
laisser emmener dans le couloir, c’est fini, ce temps-là |
— Eh bien, petites, s’écrie-t-il, vous êtes contentes de voir
un ministre ?
On répond par des murmures indistincts et respectueux.
— Attention ! Vous allez lui faire à la gare une réception
soignée, toutes en blanc ! Ce n’est pas tout, il faut lui offrir
des bouquets, trois grandes, dont l’une récitera un petit
compliment ; ah, mais |
Nous échangeons des regards de timidité feinte et
d’effarouchement menteur.
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et à les décorer de verdure. Ouf ! Quel honneur pour nous !
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Ce matin, en classe, Mademoiselle nous annonce solennellement — on voit tout de suite que de grandes choses se préparent — la visite de son cher Dutertre, qui nous donnera, avec sa complaisance habituelle, d’amples détails sur la façon dont on réglera la cérémonie.
Là-dessus, il ne vient pas.
L’après-midi seulement, vers quatre heures, à l’instant où nous plions dans les petits paniers nos tricots, dentelles et tapisseries, Dutertre entre, comme toujours, en coup de vent, sans frapper. Je ne l’avais pas revu depuis son « attentat », il n’a pas changé : vêtu avec son habituelle négligence recherchée, — chemise de couleur, vêtements presque blancs, une grande régate claire prise dans la ceinture qui lui sert de gilet — Mlle Sergent, comme Anaïs, comme Aimée Lanthenay, comme toutes, trouvent qu’il s’habille d’une façon suprêmement distinguée.
En parlant à ces demoiselles, il laisse errer ses yeux de mon côté, des yeux allongés, tirés sur les tempes, des yeux d’animal méchant, qu’il sait rendre doux. Il ne m’y prendra plus à me laisser emmener dans le couloir, c’est fini, ce temps-là !
— Eh bien, petites, s’écrie-t-il, vous êtes contentes de voir un ministre ?
On répond par des murmures indistincts et respectueux.
— Attention ! Vous allez lui faire à la gare une réception soignée, toutes en blanc ! Ce n’est pas tout, il faut lui offrir des bouquets, trois grandes, dont l’une récitera un petit compliment ; ah, mais !
Nous échangeons des regards de timidité feinte et d’effarouchement menteur.
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Ce matin, en classe, Mademoiselle nous annonce solennellement — on voit tout de suite que de grandes choses se préparent — la visite de son cher Dutertre, qui nous donnera, avec sa complaisance habituelle, d’amples détails sur la façon dont on réglera la cérémonie.
Là-dessus, il ne vient pas.
L’après-midi seulement, vers quatre heures, à l’instant où nous plions dans les petits paniers nos tricots, dentelles et tapisseries, Dutertre entre, comme toujours, en coup de vent, sans frapper. Je ne l’avais pas revu depuis son « attentat », il n’a pas changé : vêtu avec son habituelle négligence recherchée, — chemise de couleur, vêtements presque blancs, une grande régate claire prise dans la ceinture qui lui sert de gilet — Mlle Sergent, comme Anaïs, comme Aimée Lanthenay, comme toutes, trouvent qu’il s’habille d’une façon suprêmement distinguée.
En parlant à ces demoiselles, il laisse errer ses yeux de mon côté, des yeux allongés, tirés sur les tempes, des yeux d’animal méchant, qu’il sait rendre doux. Il ne m’y prendra plus à me laisser emmener dans le couloir, c’est fini, ce temps-là !
— Eh bien, petites, s’écrie-t-il, vous êtes contentes de voir un ministre ?
On répond par des murmures indistincts et respectueux.
— Attention ! Vous allez lui faire à la gare une réception soignée, toutes en blanc ! Ce n’est pas tout, il faut lui offrir des bouquets, trois grandes, dont l’une récitera un petit compliment ; ah, mais !
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Ce matin, en classe, Mademoiselle nous annonce solennellement
— on voit tout de suite que de grandes choses se
préparent — la visite de son cher Dutertre, qui nous donnera,
avec sa complaisance habituelle, d’amples détails sur la façon
dont on réglera la cérémonie.
Là-dessus, il ne vient pas.
L’après-midi seulement, vers quatre heures, à l’instant où nous plions dans les petits paniers nos tricots, dentelles et tapisseries, Dutertre entre, comme toujours, en coup de vent, sans frapper. Je ne l’avais pas revu depuis son « attentat », il n’a pas changé : vêtu avec son habituelle négligence recherchée, — chemise de couleur, vêtements presque blancs, une grande régate claire prise dans la ceinture qui lui sert de gilet — Mlle Sergent, comme Anaïs, comme Aimée Lanthenay, comme toutes, trouvent qu’il s’habille d’une façon suprêmement distinguée.
En parlant à ces demoiselles, il laisse errer ses yeux de mon côté, des yeux allongés, tirés sur les tempes, des yeux d’animal méchant, qu’il sait rendre doux. Il ne m’y prendra plus à me laisser emmener dans le couloir, c’est fini, ce temps-là !
— Eh bien, petites, s’écrie-t-il, vous êtes contentes de voir un ministre ?
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|94|{{sct|du laocoon.}}|}}</noinclude>sujet des êtres moraux, ou de ces divinités
que les anciens faisoient présider aux vertus
et à la conduite de la vie humaine<ref>Polymetis, Dial. {{rom|x}}. {{pg|137}}.</ref>. « Il est
bon de remarquer, dit-il, que les poètes
latins s’étendent beaucoup moins qu’on
n’auroit dû le croire, sur les plus excellens
de ces êtres moraux. Les artistes sont en
cela beaucoup plus riches ; chacune de ces
divinités a fréquemment exercé leur talent,
et l’on n’a besoin pour s’en convaincre que
de voir la place qu’elles occupent dans la
Collection des Médailles impériales<ref>Ibid. {{pg|139}}.</ref>. — Les
poètes en parlent, il est vrai, plusieurs fois
comme de personnages réels ; mais, en
général, ils ne disent que peu de choses de
leurs attributs, de leur habillement, de leur
apparence extérieure. »
Quand le poète personnifie des abstractions,
le nom qu’il donne à ces nouveaux
personnages, et les actions qu’il leur prête,
les caractérisent assez.
L’artiste est privé de ces moyens : il faut
donc qu’il donne à ses abstractions personnifiées
des emblèmes qui les rendent recon-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/119
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|du laocoon.}}|95}}</noinclude>noissables : et ces emblèmes rendent allégoriques
les figures à qui on les donne, parce
que leur signification, quoique analogue à
leur usage naturel, en est pourtant différente.
Une figure de femme tenant un mors à
la main, une autre appuyée à une colonne,
sont dans l’art des êtres allégoriques. Mais
la Modération, la Fermeté ne sont point chez
le poète des êtres allégoriques : ce sont simplement
des abstractions personnifiées.
Les emblèmes dont l’artiste entoure cette
espèce d’êtres, sont des inventions du besoin,
car sans ces emblèmes l’art ne pourroit nous
indiquer ce que telle ou telle figure signifie.
Pourquoi donc le poète se chargeroit-il de
cet appareil mécanique, inventé par un besoin
qui lui est étranger ?
Ce qui fait ici l’étonnement de Spence, devroit
être prescrit pour règle à tous les poètes.
Il ne faut pas qu’ils fassent leurs richesses de
l’indigence de la peinture ; et les expédiens
que les arts ont imaginés pour approcher de
la poésie, ne doivent point être à leurs yeux
des perfections dont ils aient sujet d’être jaloux.
L’artiste, en ornant d’emblèmes une
simple figure, en fait un être d’un ordre<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/120
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|96|{{sct|du laocoon.}}|}}</noinclude>supérieur. L’être de cet ordre, que le poète
environneroit de cet appareil pittoresque, ne
seroit plus qu’un mannequin.
Si l’exemple des anciens confirme cette
règle qu’ils ont observée fidèlement, une
faute de prédilection des modernes a été de
l’enfreindre de propos délibéré. Chez eux
les êtres moraux portent tous un masque,
et ceux d’entre ces poètes qui s’entendent le
mieux à ces mascarades, sont pour l’ordinaire
les moins habiles à remplir le vrai but
de leur art, c’est-à-dire à faire agir leurs personnages,
à les caractériser par leurs actions.
Cependant, parmi les attributs employés
par les artistes à distinguer leurs êtres
abstraits, il en est d’un genre différent, qui
sont plus dignes du poète et plus propres à
son usage. Je parle de ceux qui n’ont proprement
rien d’allégorique, et qu’il faut considérer
comme des instrumens dont se serviroient
ou pourroient se servir les êtres à
qui on les prête, s’ils devoient agir comme
des personnages réels. Le mors de bride que
tient la Modération, la colonne contre laquelle
la Fermeté s’appuye, sont purement
allégoriques ; le poète n’en peut tirer aucun
parti. La balance de la Justice l’est déjà<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/121
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|du laocoon.}}|97}}</noinclude><section begin="s1"/>moins, parce que c’est vraiment une des
fonctions de la Justice, de tenir la balance
équitablement. Mais la lyre ou la flûte que
l’on donne aux Muses, la lance dans la main
de Mars, le marteau et les tenailles dans
celles de Vulcain, ne sont point du tout des
emblèmes ; ce sont de simples instrumens
nécessaires à ces différens êtres, pour produire
les effets que nous leur assignons. De
ce genre sont les attributs que les poètes
anciens peuvent quelquefois admettre dans
leurs descriptions, et que je nommerois volontiers
les attributs ''poétiques'', pour les distinguer
des ''allégoriques'' dont nous avons
parlé d’abord{{lia|Notes|t2|{{t|{{e|[t]}}|120}}|380}}.
{{Brn|2}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{T3|{{rom-maj|XI}}.|fs=125%|ff=serif|sp=0.1em|m=2em}}
Il paroît que le comte de Caylus est aussi
de ceux qui veulent qu’un poète orne ses
êtres d’imagination, d’attributs allégoriques{{lia|Notes|u|{{t|{{e|[u]}}|120}}|383}}.
Le Comte s’entendoit mieux en peinture
qu’en poésie. Cependant l’ouvrage où il témoigne
ce désir, m’a suggéré des réflexions
plus importantes, dont je placerai ici l’essentiel,
pour qu’elles puissent être mieux pesées.
L’idée de Caylus est que l’artiste fasse une<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/122
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|98|{{sct|du laocoon.}}|}}</noinclude>connoissance intime avec Homère, avec ce
poète le plus peintre de tous, et dont les
ouvrages semblent être une seconde nature :
il lui montre quel fonds riche et encore
intact des tableaux les plus excellens
s’offre à lui dans l’histoire traitée par Homère,
et comment il en rendra l’exécution d’autant
plus parfaite, qu’il s’attachera plus exactement
à suivre le poète dans tous les détails
qu’il peut exprimer.
Dans ce projet, nous voyons ainsi confondues
les deux espèces d’imitation que nous
avons séparées plus haut<ref>§. {{rom|VII}}.</ref>. Ici le peintre ne
doit pas seulement imiter le même objet que
le poète, il doit le peindre des mêmes traits.
Il doit tirer parti non-seulement des faits
que le poète raconte, mais de la manière
dont il les peint.
Mais cette seconde espèce d’imitation qui
ravale si fort le poète, pourquoi ne fait-elle
pas le même tort à l’artiste ? S’il avoit existé
avant Homère une suite de tableaux telle
que Caylus veut l’emprunter de lui, si l’on
nous apprenoit qu’Homère en avoit tiré son
poëme, ne perdroit-il pas infiniment de<noinclude>
<references/></noinclude>
lsduutu1uiymhkbgxcs2622aoq7kcz4
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/123
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|du laocoon.}}|99}}</noinclude>l’admiration qu’on lui accorde ? D’où vient
donc que nous ne retranchons rien au peintre
de notre estime, lors même qu’il ne fait
autre chose que d’exprimer les paroles du
poète, par des figures et des couleurs ?
Voici quelle en paroît être la cause : pour
l’artiste, l’exécution nous paroît plus difficile
que l’invention ; pour le poète, c’est le contraire ;
il nous semble moins difficile d’exécuter
que d’inventer. Que Virgile ait emprunté
du statuaire l’idée d’enlacer des mêmes nœuds
Laocoon et ses enfans, il va perdre le mérite
dont nous lui savons le plus de gré dans
cette image, celui qui nous paroît le plus
difficile et le plus grand ; il ne lui restera que
le moindre. Car, concevoir dans l’imagination
cet enlacement, c’est bien plus faire, à
notre avis, que de l’exprimer par des paroles.
Que l’artiste, au contraire, ait emprunté
cette idée du poète, nous lui trouverons encore
assez de mérite, quoiqu’il perde celui
de l’invention. En effet, l’expression par le
marbre est infiniment plus difficile que par
les mots. Et lorsque nous pesons ces deux
genres de mérite, d’imaginer et d’exprimer,
nous sommes toujours portés à faire grâce à
l’artiste de ce qui lui manque d’un coté, en<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|du laocoon.}}|99}}</noinclude>l’admiration qu’on lui accorde ? D’où vient
donc que nous ne retranchons rien au peintre
de notre estime, lors même qu’il ne fait
autre chose que d’exprimer les paroles du
poète, par des figures et des couleurs ?
Voici quelle en paroît être la cause : pour
l’artiste, l’exécution nous paroît plus difficile
que l’invention ; pour le poète, c’est le contraire ;
il nous semble moins difficile d’exécuter
que d’inventer. Que Virgile ait emprunté
du statuaire l’idée d’enlacer des mêmes nœuds
Laocoon et ses enfans, il va perdre le mérite
dont nous lui savons le plus de gré dans
cette image, celui qui nous paroît le plus
difficile et le plus grand ; il ne lui restera que
le moindre. Car, concevoir dans l’imagination
cet enlacement, c’est bien plus faire, à
notre avis, que de l’exprimer par des paroles.
Que l’artiste, au contraire, ait emprunté
cette idée du poète, nous lui trouverons encore
assez de mérite, quoiqu’il perde celui
de l’invention. En effet, l’expression par le
marbre est infiniment plus difficile que par
les mots. Et lorsque nous pesons ces deux
genres de mérite, d’imaginer et d’exprimer,
nous sommes toujours portés à faire grâce à
l’artiste de ce qui lui manque d’un côté, en<noinclude>
<references/></noinclude>
2imw1we87hizjsnuyoq3it47l4tdiyu
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|100|{{sct|du laocoon.}}|}}</noinclude>raison de ce qu’il nous donne de surplus de
l’autre.
Il y a même des cas où l’artiste a plus de
mérite à imiter la nature par l’intermédiaire
du poète, qu’à la copier immédiatement.
Tel est le peintre qui tire un beau paysage
d’une description de Thomson, comparé à
celui qui le prend dans la nature même. Celui-ci
a son modèle sous les yeux ; celui-là est
obligé de tendre son imagination, pour le
rendre présent à sa vue. Tous deux sont parvenus
au beau, mais l’un d’après les impressions
vives de ses sens, l’autre d’après
les images foibles et incertaines, que des signes
arbitraires ont présentées à son esprit.
Mais s’il est naturel de faire aisément grâce
à l’artiste du mérite de l’invention, cette
indulgence a dû, tout aussi naturellement, lui
donner de l’indifférence pour ce genre de mérite.
Dès qu’il a vu que l’invention ne seroit
jamais son côté brillant, que c’étoit de l’exécution
qu’on faisoit dépendre sa gloire, il
ne s’est plus soucié que ses sujets fussent anciens
ou nouveaux, qu’on les eût traités mille
fois ou une, qu’ils fussent de son invention,
ou bien de celle d’autrui. Il se renferma dans
le cercle borné de quelques sujets, devenus<noinclude>
<references/></noinclude>
awme0s7kw2z2vv3cq13n0fuwo0i9o4p
Page:Nouveau dictionnaire ou Colloque françois et breton.pdf/4
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Herveba
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Herveba" /></noinclude>sants, & enfin quelques
gant cals a speret : sous
formules de Lettres fort
en ûr Gallec excellant
troet fidelamant e Bre¬
spirituelles : le tout d'un
beau François, traduit
zonec mat, guer evit
fidélement en bon Bre¬
guer, e quement ha ma
en deus permetet ar ste¬
ton mot pour mot, au
tant que la stérilité de
rilite eus al Langach-se ;
cette Langue l’a permis ;
er fæçon ma ell nep na
ouzont quet ar Gallec,
ensorte que ceux qui ne
savent point le François
quercouls hac ar re ne
ouzont quet ar Brezo¬
tout comme ceux qui ne
savent point le Breton
nec, facilamant hac en
pourront facilement &
neubeut amser, gant al
Lêvr-mâ, caout an in¬
en peu de tems, avec ce
telligeanç hac ar bro¬
Livre, parvenir à l'intel-
nonciation, demeus an
ligence & à la pronon¬
ciation de ces deux Lan¬
daou Langach-mâ, quen
gues si nécessaires en la
necesser e Breiz-Izel,
Basse-Bretagne, en s’ap
oc'h en em aplica d’al
pliquant à la lecture d’i¬
lectur anezàn, pehini o
veza divertissant hac util
celui, laquelle étant re
créative & uule tout en¬
assambles, ne dle quet
semble, ne doit pas être
beza indiffarãt : an usach
indifférente : l'usage vous
ho convainco a-se guell
eguet quement a ouffen
en côvaincra mieux que
tout ce que je vous puis
da lavaret en he faveur.
Rac-se ne vân quen dìn
dire en sa faveur. I ne
me reste donc mainte¬
nemet dalavaret deoc’h
evit facilita al lecteur de¬
nant à vous dire, pour
faciliter aux François la meus ar Brezonec dar
lecture du Breton, que Gallaoet, penaos an e a
Pe est toujours sonnant so bepret sonant e Brezo¬
en Breton, tout ainsi nec toudememes eguis
que l’é avec un tiret dans an é gant un tiret er Gal¬
le François : Exemple,
lec : Exempl, pere,<noinclude>
<references/></noinclude>
7efktt1howqp3mumceje33zz8bera5u
Page:Bibliotheca lusitana - Tomo I (1741).djvu/10
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Herveba
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/* Sans texte */
16002694
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Herveba" /></noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
fcz2upqczou9ab42pectwyloca15mqn
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/125
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|du laocoon.}}|101}}</noinclude>familiers au public et à lui-même, et employa
toute sa faculté inventive à modifier simplement
ce qui étoit déjà connu, à s’approprier
les anciens sujets par des compositions nouvelles.
C’est aussi là le sens que les théories
de la peinture donnent au mot d’''invention''.
Car, quoiqu’on y divise l’invention en ''pittoresque''
et ''poétique'', cependant la poétique
même ne va pas jusqu’à produire son sujet :
elle en régie seulement l’expression et l’ordonnance<ref>{{lang|de|Betrachtungen über die Mahlerey. {{abr|s. 159 u. f.|Seite 159 und folgende}}}}</ref>.
Elle est pourtant invention, non
du tout, mais des parties détachées et de leur
arrangement. Elle est invention, mais de
cette espèce inférieure qu’Horace conseille
à son poète tragique, lorsqu’il lui propose
des sujets connus, de préférence à ceux qu’il
pourroit imaginer.
{{Pom|{{em|12}}Tuque
Rectius Iliacum carmen deducis in actus,
Quam si proferres ignota indictaque primus<ref>Ad Pisones. {{abr|v.|vers}} 128-130.</ref>.|lang=la|m=1em}}
C’est, dis-je, un ''conseil'' qu’il lui donne,
et non un précepte ; car il pouvoit conseiller
cette espèce d’invention comme plus {{tiret|fa|cile}}<noinclude>
<references/></noinclude>
f25eqfz2e38jqod8aic32yjfitkm3o9
Page:Bibliotheca lusitana - Tomo I (1741).djvu/11
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Herveba
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Herveba" /></noinclude>BREVE
AD FAVOREM BIBLIOTHECARUM.
CLEMENS PAPA XL
AD FUTURAM RCIMBMORIAAL
CONSBRVATIONf, & manutentlutíl librorum Ribliuihc
cinim IXMDorum ReguUrium Fratrum Oi ’Unis SunCii Auguftini
Difcalccdicorum nuncupatQrum GongregttioiíU Por*
tugalHc , quantum cum Domino poíTunius b«nigne con»
fulcrc i WC DilcAuno íílium moJernum Frocuratorem Geocralem
in Romana Cúria diâx Cungregaiiotiis fpeclalibat favor ihus«
& gratíii prufequi vol«ntes » 6C à quiburvis excomidUDicatiunís , lufpenficnis ,
& interdiâi , aliisque Ecclefiaílicls fcncemiii cenluris , 8c
pceoii à jure « vel ab h'>mine quavíj occafione , vfl caufa lacis i Ç qui«
bus quo :nodolibcc innuJatus exiilic , aJ cXtCtwm pricteutíunf dumu*
xat cunfequeiiJum « harum ferie ablòlveiites « & abfoiutuno fore ocnftnces
fupplicacionibus ejus nomine Noliís faper hoc humilicer por*
fedtis ínclinati , ne de cetero qiiifqjatn , five l !«culari$ , fj»c ciijdfvts
Ordinis Rtfgularis etiam aut^oritate , oFBcio, & fup^fiurttate fua>
Sens , Libros i Ouinteriia , Fulia five impreíTa , ftve manufcripia , um
âdlenus dít5ti$ BÍbliothecis doiuta , comparata , 6c aifignata , suàni
in pofteruin duiuiida i cumparanda^ Sc affígnanda Uibquovis pracicxtu »
kigenio , caufa» colore, racione , asii occafione è Dumibus Regula*
ribus* 6c fxcuWribus « quacu nque auc1orici-.é fungfmibns commo*
dare , donare , vel alio quovis mudo dldritliere , & alienare , fril
ut eitrahanturt & afportentur , aut conimodentur , dunentur , difira*
hantur « Sc aliencntur permittere , aiic coiifeiuirc auJcat , (eu prsc«
fumac fub excommunicationis f ac priratiuníj vocii adtívx , S : paffive
pisnls per concrafaciences eo ípfo incurrendis Ai^ondica audorirace
tenore prcfentium interdicímus , & probibemds. Perruiitentcs tameii
Superioribus diAarum Domorum Rcgulariurrt pro Cempore exiftrnii*
baSf uc de licentia Definlitírii Gencralis, vel annualis prxdi»ílar Cott*
fregacionis aliquoU tx libris praedi^is Fratribus ejuíJeni Congrega tio*
nis, etiam in aliis Domibas tomniorantíbus , cumcautelis t ;<men ne*
cenàriís , ac Inventario i PriftTibus , & Difcretis fuarum refpeAivè
Domorum fubfcríbcfndís ad tempus dctcrminaium commadarí pofiintv
^uo elapfo ad fuás quafque Domos rcponari , fuiíqoe Biblioihcds reftitu
í fub eiídem poínis debeant : Noii obftantibus Cou(liiationibus#
& Ordinationibus ApoítoliciSf ac Domorum , Sc Ordinum priedic^o*
rum , etiam juramento conãrmatione Apoftolica , vel quavisfirmitate
anàs roboratis flatutis , & confuetudínibus , ceterísiiue contrarii*
qiiibufcumquc. Volumus autem > quod piKfentis prohfbitionis copia
m<noinclude>
<references/></noinclude>
f6czmovtkcf9b9lo7pf41tqoxxacjit
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/126
104
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2026-08-26T08:57:14Z
Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|102|{{sct|du laocoon.}}|}}</noinclude>{{tiret2|fa|cile}}, plus commode, plus avantageuse pour
le poète, non la prescrire comme plus noble
et meilleure en soi.
En effet, c’est une grande avance pour le
poète, que d’avoir à traiter une histoire et des
caractères déjà connus. Il peut alors négliger
mille froids détails, qui sans cela lui seroient
nécessaires pour rendre le tout intelligible ;
et plutôt il sera compris de ses auditeurs,
plutôt il pourra les intéresser. Le peintre
jouit du même avantage quand son sujet ne
nous est point étranger, quand nous reconnoissons
au premier coup-d’œil le but et le
sens de sa composition, quand nous pouvons
tout-à-la-fois, non-seulement voir parler
ses personnages, mais entendre ce qu’ils
disent. C’est du premier coup-d’œil que dépend
le plus grand effet. S’il nous oblige à
réfléchir péniblement et à deviner, le désir
que nous avions d’être intéressés se refroidit :
pour se venger de l’artiste inintelligible,
on s’endurcit contre l’effet de l’expression,
et alors malheur à lui, si pour augmenter
cet effet, il a négligé la beauté ! Nous
ne trouvons plus dans son ouvrage aucun
charme qui nous engage à nous y arrêter : il
ne nous plaît pas dans ce qu’il offre à notre<noinclude>
<references/></noinclude>
cmw2kdqsxfne1n4o7ow6nlmfikv2hyb
Page:Journal d'une femme de cinquante ans de La Tour du Pin.pdf/434
104
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2026-08-26T09:02:06Z
Alix Bruys
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Alix Bruys" />{{nr|398|JOURNAL D’UNE FEMME DE CINQUANTE ANS}}</noinclude>{{c|{{rom-maj|II}}|m=1em}}
{{table|titre=M. de La Tour du Pin, colonel de Royal-Vaisseaux. — Indiscipline des officiers de ce régiment
|indentation=-2
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{{c|{{rom-maj|III}}|m=1em}}
{{table|titre=Le prince Henri de Prusse. — Son goût pour la littérature française. — Une représentation de ''Zaïre''
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{{c|{{rom-maj|IV}}|m=1em}}
{{table|titre=L’hôtel de Rochechouart. — M. de Piennes et Mme de Reuilly. — Le comte de Chinon, depuis duc de Richelieu
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{{c|{{rom-maj|V}}|m=1em}}
{{table|titre=Couches malheureuses de Mme de La Tour du Pin. — Deux grands médecins. — Le chirurgien Couad. — Les concerts de l’hôtel de Rochechouart. — Un bal chez Lord Dorset
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{{c|{{rom-maj|VI}}|m=1em}}
{{table|titre=Approche de la catastrophe révolutionnaire. — Sécurité de beaucoup d’honnêtes gens. — Échec de M. de La Tour du Pin à la représentation aux États-Généraux. — M. de Lally et M. d’Eprémesnil, secrétaires de l’Assemblée de la noblesse. — Le président, M. de Clermont-Tonnerre. — La princesse Lubomirska. — La popularité du duc d’Orléans. — Causes
de l’antipathie existant entre la reine et le duc d’Orléans. — Modes anglaises en faveur
|indentation=-2
|largeurp=40|page={{pli|160|36}}}}
{{c|{{rom-maj|VII}}|m=1em}}
{{table|titre=Origine de M. de Lally-Tollendal. — Répression d’une mutinerie dans un régiment. — M. de Lally au collège des jésuites. — Comment il prit la résolution de poursuivre la réhabilitation de la mémoire de son père, le général de Lally-Tollendal. — Influence exercée sur lui par Mlle Mary Dillon
|indentation=-2
|largeurp=40|page={{pli|165|36}}}}<noinclude>
<references/></noinclude>
mfuib9hjk13l8wkt4jqm1h3llc2kfw5
Page:Renard-Les-Mains-d-Orlac -1920.djvu/33
104
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Hektor
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « réelle, ourlée d’un trait de flamme, — un être enfin, jailli matériellement du mystère. Il ne lui manquait que le mouvement et la parole. Mais quel mouvement eût été plus significatif que ce geste immobile, et quelle parole eût exprimé plus clairement cette volonté : « On ne passe pas ! » Rosine se leva rapidement. L’angoisse lui plaquait des glaçons à la paume des mains. Mais la porte s’ouvrit alors. A la place du fantôme noir,... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|28|{{sc|les mains d’orlac}}|}}</noinclude>réelle, ourlée d’un trait de flamme, — un être enfin,
jailli matériellement du mystère. Il ne lui manquait que
le mouvement et la parole. Mais quel mouvement eût été
plus significatif que ce geste immobile, et quelle parole
eût exprimé plus clairement cette volonté : « On ne passe
pas ! »
Rosine se leva rapidement. L’angoisse lui plaquait des
glaçons à la paume des mains.
Mais la porte s’ouvrit alors. A la place du fantôme
noir, le surhomme blanc s’avançait.
Il attribua le trouble de Mme Orlac à l’énervement bien
compréhensible de l’attente, et s’efforça de lui redonner
‘confiance.
— Petite madame, lui dit-il, tout n’est pas perdu. Il
s’en faut de beaucoup. Mais nous avons des fractures
multiples, notamment à la jambe droite, aux bras, à la
tête (je vous fais grâce des termes techniques). Nous subirons
dans quelques minutes une première opération, et
demain matin une autre, de laquelle tout dépendra.
— Y a-t-il des lésions internes ? bredouilla Rosine.
— Non, et la fracture du crâne est la seule chose qui
m’inquiète. Je dois dire, cependant, que j’ai bon espoir,
et que je considère le blessé comme sauvé, si nous n’avons
pas d’hémorragie cérébrale avant vingt-quatre heures.
Le héraut n’apportait ni la vie ni la mort, mais il appor
tait l’espérance ; et cela suffisait pour que Rosine le bénît,
ce pionnier du savoir, l’homme en avance, l’homme dé
demain vivant aujourd’hui !
Il ajouta :
— Désirez-vous qu’on vous prépare une chambre ici ?
Elle accepta presque joyeusement. Elle se sentait lé
gère, comme si vraiment la densité de sa chair eût dimi
nué. Pour la première fois, elle songea à se regarder.
Sa robe et ses fourrures étaient en haillons ; ses souliers
écorchés lui rappelaient ses piétinements au milieu des
débris. Une glace lui montra sa beauté lasse, blême, souil
lée de cambouis, de poussière et de sang.
Stéphen était déjà transporté dans une salle d’opéra-<noinclude>
<references/></noinclude>
5tnvpqt0r33tlvrls9w8gknot4n4qxd
16002705
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2026-08-26T09:03:38Z
Hektor
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|28|{{sc|les mains d’orlac}}|}}</noinclude>réelle, ourlée d’un trait de flamme, — un être enfin, jailli matériellement du mystère. Il ne lui manquait que le mouvement et la parole. Mais quel mouvement eût été plus significatif que ce geste immobile, et quelle parole eût exprimé plus clairement cette volonté : « On ne passe pas ! »
Rosine se leva rapidement. L’angoisse lui plaquait des glaçons à la paume des mains.
Mais la porte s’ouvrit alors. À la place du fantôme noir, le surhomme blanc s’avançait.
Il attribua le trouble de Mme Orlac à l’énervement bien compréhensible de l’attente, et s’efforça de lui redonner confiance.
— Petite madame, lui dit-il, tout n’est pas perdu. Il s’en faut de beaucoup. Mais nous avons des fractures multiples, notamment à la jambe droite, aux bras, à la tête (je vous fais grâce des termes techniques). Nous subirons dans quelques minutes une première opération, et demain matin une autre, de laquelle tout dépendra.
— Y a-t-il des lésions internes ? bredouilla Rosine.
— Non, et la fracture du crâne est la seule chose qui m’inquiète. Je dois dire, cependant, que j’ai bon espoir, et que je considère le blessé comme sauvé, si nous n’avons pas d’hémorragie cérébrale avant vingt-quatre heures.
Le héraut n’apportait ni la vie ni la mort, mais il apportait l’espérance ; et cela suffisait pour que Rosine le bénît, ce pionnier du savoir, l’homme en avance, l’homme de demain vivant aujourd’hui !
Il ajouta :
— Désirez-vous qu’on vous prépare une chambre ici ?
Elle accepta presque joyeusement. Elle se sentait légère, comme si vraiment la densité de sa chair eût diminué. Pour la première fois, elle songea à se regarder. Sa robe et ses fourrures étaient en haillons ; ses souliers écorchés lui rappelaient ses piétinements au milieu des débris. Une glace lui montra sa beauté lasse, blême, souillée de cambouis, de poussière et de sang. Stéphen était déjà transporté dans une salle d’opéra-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Hektor
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|28|{{sc|les mains d’orlac}}|}}</noinclude>réelle, ourlée d’un trait de flamme, — un être enfin, jailli matériellement du mystère. Il ne lui manquait que le mouvement et la parole. Mais quel mouvement eût été plus significatif que ce geste immobile, et quelle parole eût exprimé plus clairement cette volonté : « On ne passe pas ! »
Rosine se leva rapidement. L’angoisse lui plaquait des glaçons à la paume des mains.
Mais la porte s’ouvrit alors. À la place du fantôme noir, le surhomme blanc s’avançait.
Il attribua le trouble de Mme Orlac à l’énervement bien compréhensible de l’attente, et s’efforça de lui redonner confiance.
— Petite madame, lui dit-il, tout n’est pas perdu. Il s’en faut de beaucoup. Mais nous avons des fractures multiples, notamment à la jambe droite, aux bras, à la tête (je vous fais grâce des termes techniques). Nous subirons dans quelques minutes une première opération, et demain matin une autre, de laquelle tout dépendra.
— Y a-t-il des lésions internes ? bredouilla Rosine.
— Non, et la fracture du crâne est la seule chose qui m’inquiète. Je dois dire, cependant, que j’ai bon espoir, et que je considère le blessé comme sauvé, si nous n’avons pas d’hémorragie cérébrale avant vingt-quatre heures.
Le héraut n’apportait ni la vie ni la mort, mais il apportait l’espérance ; et cela suffisait pour que Rosine le bénît, ce pionnier du savoir, l’homme en avance, l’homme de demain vivant aujourd’hui !
Il ajouta :
— Désirez-vous qu’on vous prépare une chambre ici ?
Elle accepta presque joyeusement. Elle se sentait légère, comme si vraiment la densité de sa chair eût diminué. Pour la première fois, elle songea à se regarder. Sa robe et ses fourrures étaient en haillons ; ses souliers écorchés lui rappelaient ses piétinements au milieu des débris. Une glace lui montra sa beauté lasse, blême, souillée de cambouis, de poussière et de sang. Stéphen était déjà transporté dans une salle {{tiret|d’opéra|tions}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Hektor
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|28|{{sc|les mains d’orlac}}|}}</noinclude>réelle, ourlée d’un trait de flamme, — un être enfin,
jailli matériellement du mystère. Il ne lui manquait que
le mouvement et la parole. Mais quel mouvement eût été
plus significatif que ce geste immobile, et quelle parole
eût exprimé plus clairement cette volonté : « On ne passe
pas ! »
Rosine se leva rapidement. L’angoisse lui plaquait des
glaçons à la paume des mains.
Mais la porte s’ouvrit alors. À la place du fantôme
noir, le surhomme blanc s’avançait.
Il attribua le trouble de {{Mme|Orlac}} à l’énervement bien
compréhensible de l’attente, et s’efforça de lui redonner
confiance.
— Petite madame, lui dit-il, tout n’est pas perdu. Il
s’en faut de beaucoup. Mais nous avons des fractures
multiples, notamment à la jambe droite, aux bras, à la
tête (je vous fais grâce des termes techniques). Nous subirons
dans quelques minutes une première opération, et
demain matin une autre, de laquelle tout dépendra.
— Y a-t-il des lésions internes ? bredouilla Rosine.
— Non, et la fracture du crâne est la seule chose qui
m’inquiète. Je dois dire, cependant, que j’ai bon espoir,
et que je considère le blessé comme sauvé, si nous n’avons
pas d’hémorragie cérébrale avant vingt-quatre heures.
Le héraut n’apportait ni la vie ni la mort, mais il apportait
l’espérance ; et cela suffisait pour que Rosine le bénît,
ce pionnier du savoir, l’homme en avance, l’homme de
demain vivant aujourd’hui !
Il ajouta :
— Désirez-vous qu’on vous prépare une chambre ici ?
Elle accepta presque joyeusement. Elle se sentait légère,
comme si vraiment la densité de sa chair eût diminué.
Pour la première fois, elle songea à se regarder.
Sa robe et ses fourrures étaient en haillons ; ses souliers
écorchés lui rappelaient ses piétinements au milieu des
débris. Une glace lui montra sa beauté lasse, blême, souillée
de cambouis, de poussière et de sang.
Stéphen était déjà transporté dans une salle {{tiret|d’opéra|tions}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/382
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|358|{{sct|notes.}}|}}</noinclude>Horace dans une de ses odes lui donne-t-il l’épithète
de légèrement habillée, et dans une autre celle
de transparente ».
Ce passage, assez court, contient trois erreurs grossières.
Premièrement, il est faux que l’épithète ''{{lang|la|sola}}'' {{corr|fut|fût}}
donnée en particulier par les Romains à la déesse ''Fides''.
Dans les deux passages de Tite-Live, dont Spence se
réclame (Lib.{{lié}}{{rom|i}}. §.{{lié}}21. Lib.{{lié}}{{rom|ii}}. §.{{lié}}3.), ce mot ne signifie que ce qu’il signifie par-tout, l’exclusion de tout autre
sujet que celui auquel on l’attache. De plus, dans un de
ces passages les critiques soupçonnent que ''{{lang|la|soli}}'' ne s’est
glissé dans le texte que par une faute du copiste, occasionnée
par le mot ''{{lang|la|solenne}}'', qui est à côté ; et dans
l’autre il n’est pas question de la probité, ''Fides'', mais
de l’innocence, ''Innocentia''. Secondement, Spence
prétend qu’Horace donne à la Fidélité, ''Fides'', l’épithète de ''légèrement habillée'' (mot à mot : ''voilée d’une draperie mince''), et cela dans l’ode que nous venons
de citer, la trente-cinquième du premier livre :
{{Pom|Te spes et albo ''rara'' Fides colit
Velata pauno{{Filet|9|0.5}}|lang=la|m=1em}}
Il est vrai que ''{{lang|la|rarus}}'' signifie aussi ''mince'', mais il ne
veut dire ici que rare ; et de plus il est l’épithète de
la Fidélité même, et non de son habillement. Spence
auroit raison si le poète avoit dit : ''{{lang|la|Fides raro velata panno.}}''
Troisièmement, il veut qu’Horace dans un autre
endroit ait appelé la Fidélité ou la Probité ''transparente'',
pour exprimer ce que nous rendons par cette
formule {{corr|bannale|banale}} de nos protestations d’amitié : Je<noinclude>
<references/></noinclude>
8zvja97tqajd72914f6etkfulh8nko5
Page:Cuvier - Règne animal 1829 vol I.djvu/144
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|92|{{sc|mammifères}}.}}</noinclude><nowiki />
{{AN|Le ''Malbrouc''. {{abr|Buff.|Buffon}} (''{{lang|la|Simia faunus}}''. {{abr|Gm.|Gmelin}}) {{abr|Buff.|Buffon}} {{rom-maj|XIV}}, {{rom|xxix}}. {{lang|la|Simia cynosuros scopol.}} Schr. {{pl.}}{{rom-maj|XIV}}. C. {{abr|Fréd. Cuv.|Frédéric Cuvier}} {{pl.}}22. {{abr|Var.|Variété}} du callitriche. {{abr|Audeb.|Audebert}}, {{4e}} {{abr|fam.|famille}}, {{2e}} {{abr|sect.|section}}, {{pl.}}5.<ref>Le ''{{lang|la|cercop. barbatus}}'' de ''{{lang|la|Clusius}}'', que {{abr|Linn.|Linné}} cite comme exemple de son ''{{lang|la|faunus}}'', est plutôt un ''ouanderou'' qu’un ''malbrouc''.</ref> |m=0.8em}}
Verdâtre en dessus, cendré sur les membres, la face couleur de chair, point de jaune à la queue, un bandeau blanc et un noir sur les sourcils ; le scrotum d’une belle couleur d’outre-mer.
{{c|Le ''Vervet''. (''{{lang|la|S. erythropyga}}''. {{abr|Fréd. Cuv.|Frédéric Cuvier}} {{pl.}}21.)|m=0.8em}}
Diffère du Malbrouc par un scrotum entouré de poils blancs et des poils roux autour de l’anus, et le ''Grivet'' (''{{lang|la|S. grisea.}}'') {{abr|Fréd. Cuv.|Frédéric Cuvier}} 21, par un scrotum vert, entouré de poils fauves.
{{c|Le ''Talapoin''. (''{{lang|la|S. melarhinas}}'' {{abr|Fr. Cuv.|Frédéric Cuvier}} {{pl.}}18.) {{abr|Buff.|Buffon}} {{rom-maj|XIV}}, {{pl.}}10.|m=0.8em}}
Est verdâtre dessus ; les touffes des joues jaunâtres ; le nez noir au milieu d’une face couleur de chair.
{{c|La ''Mone'' (''{{lang|la|Simia mona}}'' et ''{{lang|la|S. monacha}}''. Schr.) {{abr|Buff.|Buffon}} {{rom-maj|XIV}}, XXXVI. {{abr|Fréd. Cuv.|Frédéric Cuvier}} 13.|m=0.8em}}
Corps brun, membres noirs, poitrine, intérieur des bras et tour de la tête blanchâtres ; bandeau noir sur le front ; une tache blanche de chaque côté de la racine de la queue.
{{c|Le ''Rolowai'' (''{{lang|la|Simia diana.}}'' {{abr|L.|Linné}}) {{lang|la|Exquima Margr.}}<ref>La figure, jointe à la description de l’exquima dans Margrave, est celle d’une ouarine ; et celle de l’exquima est à la description de l’''ouarine'' ou ''guariba''. Cette transposition a causé depuis beaucoup d’erreurs de synonymie.</ref> {{abr|Audeb.|Audebert}} {{IVe}} Fam. sect. {{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|vi}}, et {{abr|Buff.|Buffon}} Supp. {{rom-maj|VII}}, {{rom|xx}}.|m=0.8em}}
Noirâtre pointillé de blanc en dessus, blanc en dessous, la croupe d’un roux pourpré, la face noire, entourée de blanc, et une petite barbe blanchâtre au menton.
{{c|Le ''Moustac'' (''{{lang|la|Simia ceplus.}}'' {{abr|L.|Linné}}) {{abr|Buff.|Buffon}} {{rom-maj|XIV}}, {{rom|xxxiv}}. {{abr|Fr. C.|Frédéric Cuvier}} 17.|m=0.8em}}
Cendré brunâtre, une touffe jaune au devant de chaque oreille, une bande bleu clair, en forme de chevron renversé, sur la lèvre supérieure.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Marcel-Roland-Quand le phare s alluma-1922.djvu/22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « QUAND LE PHARE S'ALLUMA... 19 temps faire de l'acrobatie à bicyclette et maudire son mauvais génie. C'est ainsi. Oui, pourquoi le mauvais génie de Cotin l'avait-il poussé à s'en aller s'approprier... cette chose-là... cet objet... dans les sous-sols de la Grande Banque? Il se rappelait : cela datait du jour où il avait lu dans un journal américain, d'ailleurs peu répandu, un article étrange. L'auteur y affirmait que le... que cette chose... l'ob- jet...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|quand le phare s’alluma…}}|19}}</noinclude>QUAND LE PHARE S'ALLUMA...
19
temps faire de l'acrobatie à bicyclette et maudire
son mauvais génie. C'est ainsi. Oui, pourquoi le
mauvais génie de Cotin l'avait-il poussé à s'en aller
s'approprier... cette chose-là... cet objet... dans les
sous-sols de la Grande Banque? Il se rappelait :
cela datait du jour où il avait lu dans un journal
américain, d'ailleurs peu répandu, un article étrange.
L'auteur y affirmait que le... que cette chose... l'ob-
jet qu'on admirait au musée du Louvre dans la
galerie d'Apollon, que cet objet, ce trésor, cette
merveille, n'était qu'une fadasse copie ! Le vrai tré-
sor, la vraie merveille, l'unique, l'incomparable, l'in-
copiable, se trouvait tranquillement enfermée dans
un coffre-fort, à l'abri des convoitises. Prudente
supercherie... ignorée, cela va de soi, du grand pu-
blic, lequel continuait à s'extasier devant la repro-
duction sans valeur offerte à son adoration en pleine
galerie d'Apollon !
Voilà ce que prétendait l'article américain. Et cette
assertion, perdue dans le fatras de la quotidienne
production journalistique, avait évidemment passé
inaperçue de la totalité des lecteurs. Ils s'étaient
bornés à sourire de l'amusante boutade, et avaient
pensé à autre chose.
Seul, Thomas Cotin était resté rêveur.
Il avait rêvé longtemps. Il avait surtout agi. Fu-
reteur, malin, actif, infatigable, déjà rompu malgré
ses tout jeunes vingt-six ans à la gymnastique du
grimage, du déguisement, du bagout, du bluff, il
s'était renseigné à droite, à gauche, durant des se-
maines. Son flair de la bonne affaire le guidait
comme un chien sur la piste d'un renard. Il s'était
mêlé au monde des garçons de banque, faisant
parler les gens, arrosant généreusement les confi-
dences. Finalement, il tomba sur un très vieil en-
caisseur atteint par la limite d'âge, et à qui l'on avait
confié, par commisération, un poste de veilleur de
nuit à la Grande Banque. Il sut par lui, bribe à bribe,
la vérité. L'article américain n'avait pas menti. La
chose... l'objet... original de celui que les bons ba-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|quand le phare s’alluma…}}|19}}</noinclude>temps faire de l’acrobatie à bicyclette et maudire son mauvais génie. C’est ainsi. Oui, pourquoi le mauvais génie de Cotin l’avait-il poussé à s’en aller s’approprier… cette chose-là… cet objet… dans les sous-sols de la Grande Banque ? Il se rappelait : cela datait du jour où il avait lu dans un journal américain, d’ailleurs peu répandu, un article étrange. L’auteur y affirmait que le… que cette chose… l’objet qu’on admirait au musée du Louvre dans la galerie d’Apollon, que cet objet, ce trésor, cette merveille, n’était qu’une fadasse copie ! Le vrai trésor, la vraie merveille, l’unique, l’incomparable, l’incopiable, se trouvait tranquillement enfermée dans un coffre-fort, à l’abri des convoitises. Prudente supercherie… ignorée, cela va de soi, du grand public, lequel continuait à s’extasier devant la reproduction sans valeur offerte à son adoration en pleine galerie d’Apollon !
Voilà ce que prétendait l’article américain. Et cette assertion, perdue dans le fatras de la quotidienne production journalistique, avait évidemment passé inaperçue de la totalité des lecteurs. Ils s’étaient bornés à sourire de l’amusante boutade, et avaient pensé à autre chose.
Seul, Thomas Cotin était resté rêveur.
Il avait rêvé longtemps. Il avait surtout agi. Fureteur, malin, actif, infatigable, déjà rompu malgré ses tout jeunes vingt-six ans à la gymnastique du grimage, du déguisement, du bagout, du bluff, il s’était renseigné à droite, à gauche, durant des semaines. Son flair de la bonne affaire le guidait comme un chien sur la piste d’un renard. Il s’était mêlé au monde des garçons de banque, faisant parler les gens, arrosant généreusement les confidences. Finalement, il tomba sur un très vieil encaisseur atteint par la limite d’âge, et à qui l’on avait confié, par commisération, un poste de veilleur de nuit à la Grande Banque. Il sut par lui, bribe à bribe, la vérité. L’article américain n’avait pas menti. La chose… l’objet… original de celui que les bons {{tiret|ba|dauds}}<noinclude>
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son mauvais génie. C’est ainsi. Oui, pourquoi le
mauvais génie de Cotin l’avait-il poussé à s’en aller
s’approprier… cette chose-là… cet objet… dans les
sous-sols de la Grande Banque ? Il se rappelait :
cela datait du jour où il avait lu dans un journal
américain, d’ailleurs peu répandu, un article étrange.
L’auteur y affirmait que le… que cette chose… l’objet
qu’on admirait au musée du Louvre dans la
galerie d’Apollon, que cet objet, ce trésor, cette
merveille, n’était qu’une fadasse copie ! Le vrai trésor,
la vraie merveille, l’unique, l’incomparable, l’incopiable,
se trouvait tranquillement enfermée dans
un coffre-fort, à l’abri des convoitises. Prudente
supercherie… ignorée, cela va de soi, du grand public,
lequel continuait à s’extasier devant la reproduction
sans valeur offerte à son adoration en pleine
galerie d’Apollon !
Voilà ce que prétendait l’article américain. Et cette assertion, perdue dans le fatras de la quotidienne production journalistique, avait évidemment passé inaperçue de la totalité des lecteurs. Ils s’étaient bornés à sourire de l’amusante boutade, et avaient pensé à autre chose.
Seul, Thomas Cotin était resté rêveur.
Il avait rêvé longtemps. Il avait surtout agi. Fureteur, malin, actif, infatigable, déjà rompu malgré ses tout jeunes vingt-six ans à la gymnastique du grimage, du déguisement, du bagout, du bluff, il s’était renseigné à droite, à gauche, durant des semaines. Son flair de la bonne affaire le guidait comme un chien sur la piste d’un renard. Il s’était mêlé au monde des garçons de banque, faisant parler les gens, arrosant généreusement les confidences. Finalement, il tomba sur un très vieil encaisseur atteint par la limite d’âge, et à qui l’on avait confié, par commisération, un poste de veilleur de nuit à la Grande Banque. Il sut par lui, bribe à bribe, la vérité. L’article américain n’avait pas menti. La chose… l’objet… original de celui que les bons {{tiret|ba|dauds}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|quand le phare s’alluma…}}|19}}</noinclude>temps faire de l’acrobatie à bicyclette et maudire
son mauvais génie. C’est ainsi. Oui, pourquoi le
mauvais génie de Cotin l’avait-il poussé à s’en aller
s’approprier… cette chose-là… cet objet… dans les
sous-sols de la Grande Banque ? Il se rappelait :
cela datait du jour où il avait lu dans un journal
américain, d’ailleurs peu répandu, un article étrange.
L’auteur y affirmait que le… que cette chose… l’objet
qu’on admirait au musée du Louvre dans la
galerie d’Apollon, que cet objet, ce trésor, cette
merveille, n’était qu’une fadasse copie ! Le vrai trésor,
la vraie merveille, l’unique, l’incomparable, l’incopiable,
se trouvait tranquillement enfermée dans
un coffre-fort, à l’abri des convoitises. Prudente
supercherie… ignorée, cela va de soi, du grand public,
lequel continuait à s’extasier devant la reproduction
sans valeur offerte à son adoration en pleine
galerie d’Apollon !
Voilà ce que prétendait l’article américain. Et cette
assertion, perdue dans le fatras de la quotidienne
production journalistique, avait évidemment passé
inaperçue de la totalité des lecteurs. Ils s’étaient
bornés à sourire de l’amusante boutade, et avaient
pensé à autre chose.
Seul, Thomas Cotin était resté rêveur.
Il avait rêvé longtemps. Il avait surtout agi. Fureteur,
malin, actif, infatigable, déjà rompu malgré
ses tout jeunes vingt-six ans à la gymnastique du
grimage, du déguisement, du bagout, du bluff, il
s’était renseigné à droite, à gauche, durant des semaines.
Son flair de la bonne affaire le guidait
comme un chien sur la piste d’un renard. Il s’était
mêlé au monde des garçons de banque, faisant
parler les gens, arrosant généreusement les confidences.
Finalement, il tomba sur un très vieil encaisseur
atteint par la limite d’âge, et à qui l’on avait
confié, par commisération, un poste de veilleur de
nuit à la Grande Banque. Il sut par lui, bribe à bribe,
la vérité. L’article américain n’avait pas menti. La
chose… l’objet… original de celui que les bons {{tiret|ba|dauds}}<noinclude>
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Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/383
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|notes.}}|359}}</noinclude>voudrois que vous pussiez voir mon cœur ; et cet
endroit seroit le vers suivant de la dix-huitième ode
du premier livre :
{{Pom|Arcanique ''Fides'' prodiga pellucidior vitro.|lang=la|m=1em}}
Comment peut-on se laisser tromper ainsi par un
mot ? Est-ce que ''{{lang|la|Fides arcani prodiga}}'' veut dire la
Fidélité ? N’est-ce pas plutôt l’Infidélité que ces mots
désignent ? C’est d’elle, et non de la Fidélité, qu’Horace
a dit qu’elle est transparente comme le verre,
parce qu’elle découvre à tous les yeux les secrets qu’on
lui a confiés.
{{il}}
{{ancre|u}}{{lp|XI|121|97|''Pag.'' 97, {{e|u}}}}. {{sc|Apollon}} remet à la Mort et au Sommeil, couple jumeau, le corps de Sarpédon embaumé
et purifié, pour le transporter dans sa patrie. (Iliad. {{lang|grc|Π}}. v. 681-2.)
{{Pom|Πέμπε δέ μιν πομποῖσιν ἅμα κραιπνοῖσι φέρεσθαι,
Ὕπνῳ καὶ Θανάτῳ διδυμάοσιν.|lang=grc|m=1em}}
Caylus recommande ce sujet aux artistes, mais il
ajoute : « Il est fâcheux qu’Homère ne nous ait rien
laissé sur les attributs qu’on donnoit de son temps
au Sommeil ; nous ne connoissons, pour caractériser
ce dieu, que son action même, et nous le
couronnons de pavots. Les idées sont modernes ; la
première est d’un médiocre service, mais elle ne
peut être employée dans le cas présent, où même
les fleurs me paroissent déplacées, sur-tout pour
une figure qui groupe avec la Mort. » (V.{{lié}}''Tableaux tirés de l’Iliade, de l’Odyssée d’Homère et de l’Énéide''<noinclude>
<references/></noinclude>
50lhdht78pzyvtgxxd7zuj83doqwr7d
Page:Cuvier - Règne animal 1829 vol I.djvu/145
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|quadrumanes}}.|93}}</noinclude><nowiki/>
{{c|L’''Ascagne'' (''{{lang|la|Simia-petaurista.}}'' {{abr|Gm.|Gmelin}}) {{abr|Audeb.|Audebert}} {{IVe}} Fam. sect. {{rom-maj|II}}, {{pl.}}{{rom|x}}. {{abr|Fr{{éd.}} Cuv.|Frédéric Cuvier}} {{pl.}}16.|m=0.8em}}
Brun olivâtre en dessus, gris en dessous, visage bleu, nez blanc, touffe blanche devant chaque oreille, moustache noire.
{{c|Le ''Hocheur'' (''{{lang|la|Simia nictitans.}}'' {{abr|Gm.|Gmelin}}) {{abr|Audeb.|Audebert}} {{ibid.|abr}} {{rom-maj|XIV}}. {{abr|Fréd. Cuv.|Frédéric Cuvier}} 13.|m=0.8em}}
Noir ou brun pointillé de blanc, le nez seul blanc au milieu d’un visage noir, le tour des lèvres et des yeux roussâtre. Ces cinq dernières espèces, toutes petites, joliment variées en couleur, et d’un naturel très doux, sont communes en Guinée.<ref>Pennant a décrit certaines guenons sans pouces, ''{{lang|la|sim. polycomos}}'' et ''{{lang|la|sim. ferruginea}}'', dont Iliger a fait son genre ''{{lang|la|colobus}}'', mais je n’ai pu encore les voir ; c’est pourquoi je n’ai pas cru devoir en parler. {{M.|Temmins}} nous assure que leur tête et leurs dents ressemblent à celles des semnopithèques.</ref>
{{c|{{sc|Les Semnopithèques}}. {{abr|Fréd. Cuv.|Frédéric Cuvier}}|m=0.8em}}
Diffèrent des guenons par un petit tubercule qu’ils ont de plus à la dernière molaire d’en bas. Ce sont des singes des contrées orientales, auxquels leurs membres alongés et surtout leur très longue queue, donnent un air particulier. Leur museau n’est guère plus saillant qu’aux gibbons, et ils ont comme eux les fesses calleuses. Ils paraissent même manquer aussi d’abajoues. Leur larynx est muni d’un sac.
Le plus anciennement connu est :
{{c|Le ''Douc''. (''{{lang|la|Simia nemæus.}}'' {{abr|L.|Linné}}) {{abr|Buff.|Buffon}} {{rom-maj|XIV}}, {{rom|xli}}, {{abr|Fr. C.|Frédéric Cuvier}} {{pl.}}12.|m=0.8em}}
Remarquable par les couleurs vives et variées de son pelage ; gris sur le corps et les bras, noir sur les mains, les cuisses et les pieds, d’un roux vif sur les jambes ; la queue et une grande tache triangulaire sur les reins blanches ; son visage est orangé, et il a un collier roux et noir, et des touffes de poils jaunes sur les côtés de la tête. Il habite à la Cochinchine<ref>{{M.|Diard}} ayant envoyé plusieurs doucs de la Cochinchine au muséum d’Histoire naturelle, on s’est assuré qu’ils ont des callosités, qui leur avaient été refusées par Buffon, parce qu’il n’en avait vu qu’un individu altéré par l’empaillage : ainsi il faut supprimer le genre ''{{lang|la|lasiopyga}}'' d’Iliger, qui n’est fondé que sur cette erreur.</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
b842a7aelf4724gtwobxlqfiqg9aomc
Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/509
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Kasskass
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" />{{nr|502|VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude>ministérielle intense venait d’éclater ; tous les ministres étaient en suspicion,
sauf le mandarin de la police, qui, par son énergique attitude, pendant le
cours des débats, était devenu l’idole de la population.
Le roi, après huit jours de réflexion, ne vit plus qu’un moyen pour terrasser l’hydre de l’anarchie et reconquérir la tranquillité de son intérieur.
Il fallait négocier avec les audacieux marins envahisseurs de son palais, il
fallait leur offrir leur grâce et les lancer à la poursuite de l’éléphant sacré.
De cette façon, il retrouvait ses huit cents épouses et son éléphant blanc !
L’ordre renaissait dans la capitale !
L’affaire, portée au conseil des ministres, donna lieu aux plus orageuses
discussions ; le mandarin Nao-ching surtout se montra hostile à toute conciliation, mais la majorité l’emporta, et les négociations furent ouvertes.
Les choses, rapidement menées, aboutirent bien vite à une entente. Le
plus difficile fut de faire comprendre l’interprète siamois dans l’amnistie, le
roi refusait ; vaincu enfin, il demanda comme compensation que Tournesol,
gracié de ses huit cents condamnations à la décollation par le sabre, subit
au moins la peine du pal simple pour la satisfaction du tribunal.
Enfin, Tournesol lui-même eut sa grâce. De solennelles lettres d’amnistie
pleine et entière dûment scellées furent remises à Farandoul. Celui-ci descendit alors suivi de quelques marins, pour prendre avec le roi les derniers
arrangements concernant la recherche de l’éléphant.
Le roi conduisit Farandoul au temple désert de l’éléphant blanc, il lui
expliqua dans quelles circonstances le rapt avait dû être commis, et lui
remit une photographie grandeur naturelle de l’animal sacré, pour servir
aux constatations d’identité.
Bien entendu le chiffre de la récompense était maintenu ; Farandoul promit au roi de lui ramener l’éléphant blanc mort ou vif ou d’y perdre son
nom, et reçut pour les premiers frais une petite délégation sur la récompense.
Il fallait maintenant songer au départ. Les marins avaient fait presque à
regret leurs adieux aux huit cents épouses sacrées ; quelques-uns emportaient
comme souvenirs des photographies avec dédicace en langue siamoise ;
quant à Tournesol, plein de fureur contre Siam, il fallut toute l’influence de
Farandoul pour le décider à quitter les appartements sacrés ou il prétendait
rester seul.
Cependant tout n’était pas fini, un nouvel orage s’amassait au-dessus du
palais. Le mandarin de la police ayant par de sourdes menées soulevé les<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « passions de la populace, une formidable émeute avait éclaté en ville. Déjà le palais était cerné par des masses tumultueuses demandant à grands cris le renversement du ministère et l’exécution des arrêts de la justice. Le régiment des amazones, si fidèle autrefois, faisait cause commune avec l’émeute ; sa colonelle, dans de violentes harangues, parlait de dénouer la crise ministérielle en pendant les ministres, si l’éléphant blanc n’éta... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" />{{nr||VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|503}}
{{séparateur|l}}</noinclude>passions de la populace, une formidable émeute avait éclaté en ville. Déjà
le palais était cerné par des masses tumultueuses demandant à grands cris le
renversement du ministère et l’exécution des arrêts de la justice. Le régiment
des amazones, si fidèle autrefois, faisait cause commune avec l’émeute ; sa
colonelle, dans de violentes harangues, parlait de dénouer la crise ministérielle en pendant les ministres, si l’éléphant blanc n’était pas retrouvé sur
l’heure.
La situation était grave ; les portes du palais, défendues par des esclaves
timides, pouvaient être forcées rapidement. Farandoul, mis au courant de la
situation, demanda pleins pouvoirs au roi pour la défense. Pour commencer,
il envoya Mandibul mettre en batterie les deux canons de la grande porte, et
répartit ses marins aux postes aventurés. On avait ainsi quelques heures devant soi, il fallait en profiter. Mais que faire ? Farandoul eut bien vite une
idée ; il rallia quatre marins, visita les remises et les hangars du palais, et
découvrit ce qu’il cherchait dans un kiosque en réparation. Les esclaves
ayant été sévèrement repoussés au loin, Farandoul et ses marins, à l’abri des
regards indiscrets, s’enfermèrent avec le roi dans les écuries royales pour
une œuvre mystérieuse.
''Le régiment des amazones rentre dans le devoir.''
À la grande porte, Mandibul veillait, mèche allumée. Aux petites portes,
crénelées et barricadées, les marins se tenaient avec un arsenal de fusils
chargés à leur disposition. Au dehors, l’émeute grondait sans oser s’approcher trop près des fusils reluisant aux créneaux.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" />{{nr|504|VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude><nowiki/>
Que faisaient, pendant ce temps, Farandoul et ses quatre marins dans les
écuries royales ? Préparaient-ils quelque mine, creusaient-ils quelque souterrain pour une évasion ? Non, ils faisaient tout simplement de la peinture sous
les yeux du monarque.
Des pots de blanc de céruse étaient disposés sur le sol ; armés de gigantesques pinceaux, ils s’escrimaient à couvrir de peinture un éléphant de
grande taille en train de manger du sucre dans la main du roi de Siam. Leur
œuvre avançait, déjà l’éléphant était aux trois quarts transformé en éléphant sacré. La tête seule restait, c’était le plus difficile ; Farandoul s’en
chargea, et pendant que l’on achevait les jambes, il badigeonna le crâne et
la trompe de intelligent animal avec un art infini et un souci des nuances à
rendre jaloux un miniaturiste.
Enfin l’œuvre d’art, complétée par quelques touches brillantes, parut
digne d’être livrée à l’admiration des Siamois dans le temple et à la place
de l’éléphant blanc disparu.
En conséquence, on le fit mystérieusement sortir de l’écurie, et on le conduisit au temple sans avoir été aperçu. Le monarque, pleinement satisfait,
déclara qu’à dix pas l’illusion était complète, et que, n’était une odeur de
peinture assez prononcée, tout Siamois non prévenu devait prendre l’éléphant faux teint pour le véritable éléphant blanc. Pour remédier à l’odeur de
peinture, Farandoul fit brûler une grande quantité d’encens dans des cassolettes disposées devant l’éléphant.
Tout était prêt ; les esclaves, prévenus du retour miraculeux de l’éléphant
blanc, accoururent et se livrèrent à des transports d’adoration. La nouvelle
courut bientôt aux portes ; lorsque le roi vint lui-même à la grande porte
haranguer le régiment des amazones et lui apprendre le retour de l’éléphant
sacré, les amazones se jetèrent à ses genoux avec les marques du plus vif
repentir.
La révolte était apaisée. Une longue file de population, contenue par les
amazones, s’en vint dans le plus grand ordre présenter ses hommages à
l’éléphant sacré, ainsi retrouvé par un miracle de Bouddha.
Farandoul et ses marins, armés et équipés, se préparaient à quitter le
palais, après avoir reçu les félicitations et les encouragements du roi. Abandonnant définitivement les appartements sacrés, ils se croisèrent sous les
portiques avec le régiment des amazones. Cette fois le régiment tout entier
les accueillit avec les marques du plus vif enthousiasme ; l’opinion publique
leur attribuait l’honneur d’avoir retrouvé l’éléphant blanc. Ils eurent beau<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « se défendre par modestie, ou voulut les porter en triomphe, et, bon gré mal gré, il fallut faire trois fois le tour du temple de l’éléphant sur les épaules des amazones au comble de la joie. Une longue procession de fidèles défilait dans l’intérieur et se prosternait devant l’éléphant immobile dans le fond au milieu des vapeurs d’encens. Au moment ou, pour la troisième fois, Farandoul et ses marins passèrent devant le temple toujours portés... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" />{{nr||VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|507}}
{{séparateur|l}}</noinclude>se défendre par modestie, ou voulut les porter en triomphe, et, bon gré mal
gré, il fallut faire trois fois le tour du temple de l’éléphant sur les épaules des amazones au comble de la joie.
Une longue procession de fidèles défilait dans l’intérieur et se prosternait
devant l’éléphant immobile dans le fond au milieu des vapeurs d’encens. Au
moment ou, pour la troisième fois, Farandoul et ses marins passèrent devant
le temple toujours portés par les amazones en délire, deux personnages descendirent rapidement les marches et se jetèrent au milieu du cortège.
C’étaient le ministre de la police Nao-ching et la colonelle des amazones.
La colonelle et le ministre prononcèrent quelques mots brefs ; soudain les
clameurs de joie se changèrent en cris d’horreur, et les marins, jetés à terre,
se trouvèrent étouffés sous la masse des assaillantes.
Rete,
''La chaîne au coco fermenté.''
Avant qu’ils pussent se reconnaître, on leur enleva leurs armes, on leur
lia les bras et les jambes avec des cordes solides ou des courroies, et on les
bâillonna !
Fatalité ! Sans l’accès d’enthousiasme des amazones, nos amis quittaient le
palais et se mettaient hors des griffes de leurs ennemis ! Que s’était-il donc passé ?
Quelle circonstance avait ainsi changé la joie des Siamois en colère furieuse ?
Rien que l’on pat prévoir. Les Siamois auraient très bien pu rester quelques
semaines ou quelques mois avant de découvrir la fraude, mais le ténébreux
Nao-ching, le mandarin de la police, ne s’était pas contenté d’honorer de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/515
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" />{{nr|508|VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude>quelques génuflexions à distance l’éléphant sacré ; il avait, en sa qualité de
haut personnage, dépassé la balustrade chargée de maintenir à portée respectueuse les gens du commun, et, s’approchant doucement de l’incarnation
de Bouddha, il avait promené un doigt soupçonneux sur sa croupe… Horreur ! le doigt était revenu tout plein de blanc de céruse ! Nao-ching, appelant alors la colonelle des amazones, lui avait fait promener la main sur le
dos de l’éléphant. La colonelle avait bondi en arrière ; ses cinq doigts étaient
distinctement marqués sur le dos sacré…
Tout était découvert ; les respects des fidèles s’adressaient à un éléphant
blanc en imitation. À cette nouvelle, une immense clameur avait éclaté dans
le temple et… on sait le reste !
Jetés dans un coin sous la garde d’un peloton d’amazones, Farandoul,
Mandibul et les marins faisaient de désolantes réflexions ; Tournesol surtout
regrettait infiniment les appartements sacrés. L’aventure, décidément, tournait mal ; n’allait-on pas exécuter séance tenante les arrêts de la justice siamoise ? Comme la populace envahissait la place et menaçait de terminer
avec rapidité les incertitudes des condamnés, la colonelle des amazones
accourut et donna l’ordre de les transporter a la caserne monumentale établie entre la deuxième et la troisième enceinte du palais.
Les malheureux chargés sur quelques éléphants arrivèrent bientôt à la
caserne et furent déposés rudement dans la salle de police des amazones,
absolument vide ce jour-là. Farandoul qui n’avait que les yeux de libres
dans toute sa personne chercha vainement Mandibul parmi ses compagnons
de captivité, l’infortuné Mandibul n’était pas là.
La colonelle se réservant de l’interroger elle-même l’avait fait mettre
dans une salle à part dont elle avait gardé la clef. La nuit était venue sur ces
entrefaites ; un poste d’amazones resta dans la caserne, pendant que les
autres s’en allaient prendre la garde du palais encore plongé dans le désarroi
le plus complet.
La colonelle, restée dans la caserne, arpentait fiévreusement son cabinet
de travail ; une préoccupation terrible assiégeait son esprit ; cela se voyait à
ses gestes furibonds. Vers dix heures du soir, elle parut prendre une détermination et sortit brusquement avec une lanterne et un trousseau de clefs.
Où allait-elle ? et pourquoi ces regards défiants jetés autour d’elle ?
Le silence régnant dans la caserne n’était troublé que par le pas cadencé
de la factionnaire au dehors et par des ronflements sonores partant de la
grande salle où Mandibul était enfermé. Ce fut vers cette salle que la {{tiret|colo|nelle}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/516
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{tiret2|colo|nelle}} dirigea ses pas. Sans doute elle allait procéder à l’interrogatoire de notre ami. Brusquement elle ouvrit la porte, Mandibul, bras et jambes liés, paillonné fortement, dormait sur le sol. La colonelle le contempla pendant quelques minutes et se baissant tout à coup, déposa un baiser sur son front serein ! Le ronflement cessa subitement, Mandibul ouvrit les yeux, son bâillon lui interdisant tout cri d’étonnement, il ne cria point...
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" />{{nr||VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|509}}
{{séparateur|l}}</noinclude>{{tiret2|colo|nelle}} dirigea ses pas. Sans doute elle allait procéder à l’interrogatoire de
notre ami. Brusquement elle ouvrit la porte, Mandibul, bras et jambes liés,
paillonné fortement, dormait sur le sol.
La colonelle le contempla pendant quelques minutes et se baissant tout
à coup, déposa un baiser sur son front serein ! Le ronflement cessa subitement, Mandibul ouvrit les yeux, son bâillon lui interdisant tout cri d’étonnement, il ne cria point, mais parut évidemment interloqué.
''La colonelle des amazones dans la prison de Mandibul.''
La colonelle crut lire un reproche amer dans les yeux de Mandibul, elle
tira son sabre et le délivra de son bâillon.
— Ouf ! fit Mandibul.
La colonelle déposa la lanterne et s’assit sur le sol à côté de Mandibul.
Toute sa fierté avait disparu ainsi que ses allures martiales ; sous l’uniforme
de la colonelle un cœur de femme battait à coups redoublés. Ne l’a-t-on pas
déjà deviné ? Dès leur première entrevue sous la grande porte du palais,
Mandibul avait fortement impressionné la colonelle, et le retrouvant dans
le malheur et sous le coup de huit cents condamnations à mort, elle avait
voulu lui adoucir l’amertume. des derniers instants.
La conversation commença en siamois que Mandibul n’entendait pas du
tout ; il répondit dans un français aussi incompréhensible pour elle. Que lui
dit-elle ? Que lui répondit-il ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" />{{nr||VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|509}}
{{séparateur|l}}</noinclude>{{tiret2|colo|nelle}} dirigea ses pas. Sans doute elle allait procéder à l’interrogatoire de
notre ami. Brusquement elle ouvrit la porte, Mandibul, bras et jambes liés,
paillonné fortement, dormait sur le sol.
La colonelle le contempla pendant quelques minutes et se baissant tout
à coup, déposa un baiser sur son front serein ! Le ronflement cessa subitement, Mandibul ouvrit les yeux, son bâillon lui interdisant tout cri d’étonnement, il ne cria point, mais parut évidemment interloqué.
''La colonelle des amazones dans la prison de Mandibul.''
La colonelle crut lire un reproche amer dans les yeux de Mandibul, elle
tira son sabre et le délivra de son bâillon.
— Ouf ! fit Mandibul.
La colonelle déposa la lanterne et s’assit sur le sol à côté de Mandibul.
Toute sa fierté avait disparu ainsi que ses allures martiales ; sous l’uniforme
de la colonelle un cœur de femme battait à coups redoublés. Ne l’a-t-on pas
déjà deviné ? Dès leur première entrevue sous la grande porte du palais,
Mandibul avait fortement impressionné la colonelle, et le retrouvant dans
le malheur et sous le coup de huit cents condamnations à mort, elle avait
voulu lui adoucir l’amertume des derniers instants.
La conversation commença en siamois que Mandibul n’entendait pas du
tout ; il répondit dans un français aussi incompréhensible pour elle. Que lui
dit-elle ? Que lui répondit-il ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/517
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" />{{nr|510|VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude><nowiki/>
Il est supposable qu’elle lui fit de brûlantes déclarations, mais nous ne
pouvons l’affirmer, ayant été, ainsi que Mandibul, élevé dans l’ignorance de
la langue siamoise.
IL lui répondit en français que les liens qui garrottaient ses bras le faisaient
trop souffrir pour prêter à ses discours toute l’attention qu’ils méritaient, et
que peut-être il comprendrait mieux les bras déliés.
La colonelle comprit à peu près, l’esprit des femmes est si fin ; elle
hésita un peu, puis sur un battement plus accentué de son cœur, elle fit
ce que désirait notre ami. Mandibul avait recouvré l’usage de ses bras. Le
premier usage qu’il fit de sa liberté relative fut de saisir les mains de la
colonelle…
Sans doute il allait pour la remercier déposer un baiser sur chacune
d’elle… du moins la {{corr|colonnelle|colonelle}} le crut et ferma les yeux. Mandibul, toujours
galant, toujours chevalier français quand même, ne manqua point à ce
devoir tout indiqué ; mais après avoir effleuré de ses lèvres l’épiderme velouté de la guerrière, il saisit les deux mains d’une poigne solide et les ficela
bien vite avec les cordes détachées de ses poignets.
Ce fut au tour de la colonelle de paraître interloquée. Mandibul la laissa
s’abîmer dans la stupeur et tira le sabre pour couper les attaches de ses
jambes.
Il était libre !
Un quart d’heure après, une colonelle des amazones, munie de la lanterne et du trousseau de clefs sortait de la salle à pas de loup. Cette colonelle, c’était Mandibul.
La vraie colonelle était dans la salle basse soigneusement garrottée et Mandibul revêtu de son uniforme se mettait à la recherche de ses amis. Heureusement il les avait vu enfermer dans la salle de police et savait où les retrouver.
Le plus difficile fut de découvrir dans le trousseau la clef de la prison ;
enfin Mandibul mit la main dessus et pénétra dans la salle où ses amis
gisaient en proie à de cruelles angoisses.
Un immense étonnement se peignit dans les yeux des prisonniers à la vue
de Mandibul transformé en amazone. Celui-ci ne perdit pas une minute et
trancha rapidement tous les liens.
Le pauvre Tournesol était le dernier, Mandibul prit plaisir à le tourmenter.
— Mon pauvre Tournesol, préparez-vous à subir votre peine, nous<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/841
104
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Hilarion~frwiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
{{c|''Formules de transformation.|mt=2em|mb=1em|fs=110%|ff=serif}}
On remplace
{{g|<math>\begin{align}
a&\text{ par}\\
a&\left\{1-\left[\frac{7905}{256}\gamma^2e^2\frac{n'^5}{n^5}-\frac{35865}{512}\gamma^2e^2\frac{n'^6}{n^6}\right]\cos2g\right\},
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
e^2&\text{ par}\\
e^2&-\left[\left(\frac{15}{16}\gamma^2e^2+\frac{195}{16}\gamma^4e^2+\frac{15}8\gamma^2e^4-\frac{195}{32}\gamma^2e^2e'^2\right)\frac{n'}n\right.\\
&\quad\qquad
\left.-\left(\frac{225}{32}\gamma^2e^2+\frac{8145}{64}\gamma^4e^2-\frac{6975}{512}\gamma^2e^4-\frac{105}8\gamma^2e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}+\frac{75621}{4096}\gamma^2e^2\frac{n'^3}{n^3}-\frac{363563}{32768}\gamma^2e^2\cdot\frac{n'^4}{n^4}\right]\cos2g,
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
\gamma^2&\text{ par}\\
\gamma^2&+\left[\left(\frac{15}{64}\gamma^2e^2+\frac{165}{64}\gamma^4e^2+\frac{45}{64}\gamma^2e^4-\frac{195}{128}\gamma^2e^2e'^2\right)\frac{n'}n\right.\\
&\qquad
\left.-\left(\frac{225}{128}\gamma^2e^2+\frac{7245}{256}\gamma^4e^2-\frac{3375}{2048}\gamma^2e^4-\frac{105}{32}\gamma^2e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}+\frac{48621}{16384}\gamma^2e^2\frac{n'^3}{n^3}+\frac{932437}{131072}\gamma^2e^2\frac{n'^4}{n^4}\right]\cos2g,
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
l&\text{ par}\\
l&-\left[\left(\frac{15}{32}\gamma^2+\frac{195}{32}\gamma^4+\frac{45}{16}\gamma^2e^2-\frac{195}{128}\gamma^2e'^2\right)\frac{n'}n\right.\\
&\qquad
\left.-\left(\frac{225}{64}\gamma^2+\frac{8145}{128}\gamma^4-\frac{675}{512}\gamma^2e^2-\frac{105}{16}\gamma^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}
+\frac{75621}{8192}\gamma^2\frac{n'^3}{n^3}
-\frac{363563}{65536}\gamma^2\frac{n'^4}{n^4}\right]\sin2g\\
&-\frac{225}{2048}\gamma^4\frac{n'^2}{n^2}\sin4g,
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
h+g+l&\text{ par}\\
h+g+l&-\left[\left(\frac{15}{32}\gamma^2e^2+\frac{195}{64}\gamma^4e^2+\frac{135}{256}\gamma^2e^4-\frac{195}{64}\gamma^2e^2e'^2\right)\frac{n'}{n}
-\frac{1125}{128}\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{68871}{2048}\gamma^2e^2\frac{n'^3}{n^3}\right]\sin2g,
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
h&\text{ par}\\
h&+\left[\left(\frac{15}{128}e^2+\frac{195}{64}\gamma^2e^2+\frac{45}{128}e^4-\frac{195}{256}e^2e'^2\right)\frac{n'}n\right.\\
&\quad\qquad
\left.-\left(\frac{225}{256}e^2+\frac{8145}{256}\gamma^2e^2-\frac{3375}{4096}e^4-\frac{105}{64}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}+\frac{48621}{32768}e^2\frac{n'^3}{n^3}+\frac{932437}{262144}e^2\frac{n'^4}{n^4}\right]\sin2g\\
&-\frac{225}{32768}e^4\sin4g.
\end{align}</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/518
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « n’avons pu obtenir des facilités pour notre évasion qu’à la condition de vous laisser pour la satisfaction des juges. Tournesol et l’interprète délivrés avec les autres, il s’agissait de quitter la caserne. Mandibul avait son plan. Il avait aperçu tout à l’heure le magasin du capitaine d’habillement du régiment des amazones, il y conduisit ses amis et les engagea à revêtir comme lui l’uniforme siamois. Pendant que les marins s’habillai... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" />{{nr||VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|511}}
{{séparateur|l}}</noinclude>n’avons pu obtenir des facilités pour notre évasion qu’à la condition de vous
laisser pour la satisfaction des juges.
Tournesol et l’interprète délivrés avec les autres, il s’agissait de quitter
la caserne. Mandibul avait son plan. Il avait aperçu tout à l’heure le magasin du capitaine d’habillement du régiment des amazones, il y conduisit
ses amis et les engagea à revêtir comme lui l’uniforme siamois. Pendant que
les marins s’habillaient, Mandibul et son trousseau de clefs continuèrent
leurs recherches ; dans la chambre de la colonelle, notre ami eut le bonheur
de retrouver les armes de toute la troupe ; il redescendit avec les revolvers
et les cartouches et trouva tout le monde prêt.
— Et maintenant filons ! dit-il.
— Un instant, s’écria Farandoul, il nous faut des éléphants, pour nous
soustraire aux poursuites.
— Le grand parc est à côté, nous aurons le choix dans les trois cents
éléphants de guerre de la garnison.
— Marchons !
On sortit sans encombre de la caserne. La sentinelle, reconnaissant la
lanterne et l’’uniforme de la colonelle, présenta les armes aux marins qui se
faisaient aussi petits que possible.
''Ce fut au tour de la colonelle de paraître interloquée.''
Le grand parc aux éléphants était sur la gauche, la petite troupe se présenta bravement devant le poste à moitié endormi qui le gardait, enleva
le factionnaire et fit mettre bas les armes au reste.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" />{{nr||VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|511}}
{{séparateur|l}}</noinclude>n’avons pu obtenir des facilités pour notre évasion qu’à la condition de vous
laisser pour la satisfaction des juges.
Tournesol et l’interprète délivrés avec les autres, il s’agissait de quitter
la caserne. Mandibul avait son plan. Il avait aperçu tout à l’heure le magasin du capitaine d’habillement du régiment des amazones, il y conduisit
ses amis et les engagea à revêtir comme lui l’uniforme siamois. Pendant que
les marins s’habillaient, Mandibul et son trousseau de clefs continuèrent
leurs recherches ; dans la chambre de la colonelle, notre ami eut le bonheur
de retrouver les armes de toute la troupe ; il redescendit avec les revolvers
et les cartouches et trouva tout le monde prêt.
— Et maintenant filons ! dit-il.
— Un instant, s’écria Farandoul, il nous faut des éléphants, pour nous
soustraire aux poursuites.
— Le grand parc est à côté, nous aurons le choix dans les trois cents
éléphants de guerre de la garnison.
— Marchons !
On sortit sans encombre de la caserne. La sentinelle, reconnaissant la
lanterne et l’uniforme de la colonelle, présenta les armes aux marins qui se
faisaient aussi petits que possible.
''Ce fut au tour de la colonelle de paraître interloquée.''
Le grand parc aux éléphants était sur la gauche, la petite troupe se présenta bravement devant le poste à moitié endormi qui le gardait, enleva
le factionnaire et fit mettre bas les armes au reste.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/519
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Six éléphants furent bientôt choisis parmi les plus beaux. Les marins
allaient s’installer dans leurs palanquins, lorsque Farandoul les arrêta.
— Au point du jour, dit-il, nos ennemis vont s’élancer à notre poursuite
sur les éléphants que nous laissons ici. Les chemins nous sont inconnus,
nous pourrions être rattrapés. Il ne faut pas risquer d’avoir demain toute
l’armée siamoise sur le dos.
— Mais comment faire ?
— Il y a un moyen : les éléphants aussi ont des vices ! Ce sont ces vices
qui vont nous donner la sécurité…
— Mais quels vices ?
— L’ivrognerie ! le goût effréné des liqueurs fortes ! ce vice se rencontre
chez toutes les créatures supérieures, comme l’homme, le singe, l’éléphant…
C’est triste, mais que voulez-vous, c’est comme cela ! Les éléphants sont
bons, honnêtes et surtout laborieux, mais ils aiment à être récompensés de
leurs travaux par quelques petites douceurs ; en promettant aux éléphants
quelques pintes de cognac ou de coco fermenté, on obtient une plus grande
somme de travail, on accélère leur marche.
— Eh bien !
— Eh bien, ici, dans ce parc, il doit y avoir quelque part une réserve de lait de coco fermenté, il faut la découvrir, et nos ennemis ne nous poursuivront pas demain.
L’officier du poste interrogé indiqua la remise aux liqueurs alcooliques.
La porte fut bientôt enfoncée et Farandoul découvrit avec plaisir de grandes
cuves pleines de liqueurs alcooliques.
— Excellent ! fit Mandibul après y avoir goûté.
— Vite ! des seaux de cette liqueur à chaque éléphant ! Nous n’en garderons que quelques bouteilles pour les nôtres.
Les marins comprenant que leur salut en dépendait, se hâtèrent d’exécuter les ordres de Farandoul, on organisa une chaîne comme pour un incendie et les seaux pleins de liquide furent portés aux éléphants. Ceux-ci
enchantés de la bonne aubaine se montraient pleins de déférence pour leurs
bienfaiteurs, ils prenaient poliment les seaux avec leur trompe et se les
vidaient dans l’intérieur avec des frémissements de volupté. En pareille
circonstance, devant une distribution gratuite de liqueurs fortes des hommes
se seraient rués en masse sur les distributeurs et n’auraient pas manqué de
gâcher une bonne partie du liquide, mais les éléphants, êtres graves et
pleins de raison même dans leurs petites parties de débauche, n’agissaient<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/276
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Cantons-de-l'Est
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Amorce.
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<noinclude><pagequality level="1" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>''rer des roues'' ; clouer des fers aux pieds
d’un cheval. ''Ferrer à glace'', avec des fers
cramponnés. Fig. ''Etre ferré à glace sur un sujet'', y être fort habile. '''Ferré, ée''' part. passé. ''Eau ferrée'', dans laquelle
on a mis des clous rouillés ; route fer-
rée, dont le fond est formé d’un lit de
cailloux.
FERRET n. m. Fer d’aiguillette, de
lacet.
FERREUR n. m. Ouvrier qui ferre
les chevaux, ou celui qui pose les ferrets.
FERRIÈRE n. f. Sac de cuir renfer-
mant tout ce qui est nécessaire pour fer-
rer un cheval.
FERRONNERIE n. f. Fabrique de
gros ouvrages de fer.
FERRONNIER, IÈRE n. Qui fait
le commerce de la ferronnerie.
FERRONNIÈRE n. f. Chaîne qui
porte à son milieu un joyau, un diamant.
FERRUGINEUX, EUSE adj. De la
nature du fer, ou qui en contient : eau
ferrugineuse.
FERRURE n. f. Garniture de fer ; action de ferrer un cheval.
FERTILE adj. Fécond, qui produit
beaucoup. Fig. ''Esprit fertile'', d’une riche
imagination ; ''sujet fertile'', qui fournit
beaucoup d’idées.
FERTILEMENT adv. Abondamment.
FERTILISATION n. f. Action de fertiliser.
FERTILISER v. tr. Rendre fertile.
FERTILITÉ n. f. Qualité de ce qui est fertile.
FÉRU, E. V. Férir.
FÉRULE n. f. Palette de cuir ou de bois pour punir les écoliers.
FERVEMMENT adv. Avec ferveur.
FERVENT, E adj. Rempli de ferveur : prière fervente.
FERVEUR n. f. Zèle ardent pour les choses de piété, de charité.
FESSE n. f. Chacune des deux parties charnues qui forment le derrière de l’homme.
FESSÉE n. f. Correction appliquée sur les fesses.
FESSE-MATHIEU n. m. Usurier. Pl. des fesse-mathieu.
FESSER v. tr. Fouetter, frapper sur les fesses.
FESSEUR, EUSE n. Qui donne le fouet.
FESSIER n. m. Les fesses.
FESSIER, IÈRE adj. Qui appartient aux fesses : {{corr|mus les|muscles}} fessiers.
FESSU, E adj. Qui a de grosses fesses.
FESTIN n. m. Repas d’apparat, banquet.
FESTINER v. tr. Régaler. V. int. Faire festin, se réjouir.
FESTIVAL n. m. Grande fête musi-
cale. Pl. des festivals.
FESTON n. m. Guirlande, faisceau
de fleurs, de feuilles entremêlées ; sorte
de broderie découpée en forme de fes-
tons. Arch. Ornements en festons.
FESTONNER v. tr. Dessiner, bro-
der, découper en festons.
FESTOYER v. tr. V. Fêtoyer.
FÊTE n. f. Jour consacré à des actes
de religion ; jour de la fête du saint dont
on porte le nom : souhaiter une fête ;
solennisation d’un événement heureux. ''Faire fête'', bien accueillir.
FÊTE-DIEU n. f. Fête du saint sacrement. Pl. des fêtes-Dieu.
FÊTER v. tr. Chômer, célébrer une
fête. Fig. Fêter quelqu’un, le bien ac-
cueillir.
FETFA n. m. Décision du mufti chez les Turcs.
FÉTICHE n. m. Image grossière, objet de culte pour les nègres.
FÉTICHISME n. n. Culte des fé-
tiches, et, en général, nom donné à la
religion des peuples qui prennent leurs
dieux dans la nature.
FÉTIDE adj. Qui a une odeur forte
et très-désagréable.
FÉTIDITÉ n. f. Etat de ce qui est
fétide.
FÊTOYER ou '''Festoyer''' v. tr. Bien
recevoir quelqu’un, le bien traiter.
FÉTU n. m. Brin de paille.
+ FEU n. m. Développement simultané de chaleur et de lumière, produit par la combustion de certains corps, tels que le bois, le charbon, la paille, etc. ; amas de corps en combustion : faire un bon feu ; embrasement, incendie : le feu est à tel endroit ; ménage, famille : village de trois cents feux ; supplice qui consistait à brûler un criminel : condamner au feu ; inflammation, chaleur intérieure : avoir le feu dans le corps. Pl. Petites bougies allumées à certaines ventes, certaines adjudications. ''Arme à feu'', fusil, pistolet, etc. ; ''bouche à feu'', canon, mortier, etc. ; ''coup de feu'', décharge d’une arme à feu ; ''feu d’artifice'', formé de fusées, de pétards, etc., remplis de poudre, et qu’on tire dans les fêtes publiques. Fig. Inspiration : le feu du génie ; ardeur, violence ; ''le feu des passions'' ; imagination vive : auteur plein de feu ; chaleur : les feux de l’été. ''Prendre feu'', s’enflammer, s’irriter ; ''être entre deux feux'', attaqué de deux côtés ; ''être tout feu'', plein d’ardeur ; ''aller au feu'', au combat.
FEU, E adj. Défunt depuis peu : la feue reine, feu ma tante, ma feue tante.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Cantons-de-l'Est
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<noinclude><pagequality level="1" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>''rer des roues ;'' clouer des fers aux pieds d’un cheval. ''Ferrer à glace'', avec des fers cramponnés. ''Fig.'' ''Etre ferré à glace sur un sujet'', y être fort habile. '''Ferré, ée''' part. passé. ''Eau ferrée'', dans laquelle on a mis des clous rouillés ; route ferrée, dont le fond est formé d’un lit de cailloux.
'''FERRET''' n. m. Fer d’aiguillette, de lacet.
'''FERREUR''' n. m. Ouvrier qui ferre les chevaux, ou celui qui pose les ferrets.
'''FERRIÈRE''' n. f. Sac de cuir renfermant tout ce qui est nécessaire pour ferrer un cheval.
'''FERRONNERIE''' n. f. Fabrique de gros ouvrages de fer.
'''FERRONNIER, IÈRE''' n. Qui fait le commerce de la ferronnerie.
'''FERRONNIÈRE''' n. f. Chaîne qui porte à son milieu un joyau, un diamant.
'''FERRUGINEUX, EUSE''' adj. De la nature du fer, ou qui en contient : ''eau ferrugineuse''.
'''FERRURE''' n. f. Garniture de fer ; action de ferrer un cheval.
'''FERTILE''' adj. Fécond, qui produit beaucoup. ''Fig.'' ''Esprit fertile'', d’une riche imagination ; ''sujet fertile'', qui fournit beaucoup d’idées.
'''FERTILEMENT''' adv. Abondamment.
'''FERTILISATION''' n. f. Action de fertiliser.
'''FERTILISER''' v. tr. Rendre fertile.
'''FERTILITÉ''' n. f. Qualité de ce qui est fertile.
'''FÉRU''', E. V. ''Férir''.
'''FÉRULE''' n. f. Palette de cuir ou de bois pour punir les écoliers.
'''FERVEMMENT''' adv. Avec ferveur.
'''FERVENT, E''' adj. Rempli de ferveur : ''prière fervente''.
'''FERVEUR''' n. f. Zèle ardent pour les choses de piété, de charité.
'''FESSE''' n. f. Chacune des deux parties charnues qui forment le derrière de l’homme.
'''FESSÉE''' n. f. Correction appliquée sur les fesses.
'''FESSE-MATHIEU''' n. m. Usurier. Pl. des ''fesse-mathieu''.
'''FESSER''' v. tr. Fouetter, frapper sur les fesses.
'''FESSEUR, EUSE''' n. Qui donne le fouet.
'''FESSIER''' n. m. Les fesses.
'''FESSIER, IÈRE''' adj. Qui appartient aux fesses : {{corr|mus les|muscles}} fessiers.
'''FESSU, E''' adj. Qui a de grosses fesses.
'''FESTIN''' n. m. Repas d’apparat, banquet.
'''FESTINER''' v. tr. Régaler. V. int. Faire festin, se réjouir.
'''FESTIVAL''' n. m. Grande fête musicale. Pl. des ''festivals''.
'''FESTON''' n. m. Guirlande, faisceau de fleurs, de feuilles entremêlées ; sorte de broderie découpée en forme de festons. ''Arch.'' Ornements en festons.
'''FESTONNER''' v. tr. Dessiner, broder, découper en festons.
'''FESTOYER''' v. tr. V. ''Fêtoyer''.
'''FÊTE''' n. f. Jour consacré à des actes de religion ; jour de la fête du saint dont on porte le nom : ''souhaiter une fête ;'' solennisation d’un événement heureux. ''Faire fête'', bien accueillir.
'''FÊTE-DIEU''' n. f. Fête du saint sacrement. Pl. des ''fêtes-Dieu''.
'''FÊTER''' v. tr. Chômer, célébrer une fête. ''Fig.'' Fêter quelqu’un, le bien accueillir.
'''FETFA''' n. m. Décision du mufti chez les Turcs.
'''FÉTICHE''' n. m. Image grossière, objet de culte pour les nègres.
'''FÉTICHISME''' n. n. Culte des fétiches, et, en général, nom donné à la religion des peuples qui prennent leurs dieux dans la nature.
'''FÉTIDE''' adj. Qui a une odeur forte et très-désagréable.
'''FÉTIDITÉ''' n. f. État de ce qui est fétide.
'''FÊTOYER''' ou '''Festoyer''' v. tr. Bien recevoir quelqu’un, le bien traiter.
'''FÉTU''' n. m. Brin de paille.
'''FEU'''{{DclfNote|PAGE|FEU}} n. m. Développement simultané de chaleur et de lumière, produit par la combustion de certains corps, tels que le bois, le charbon, la paille, etc. ; amas de corps en combustion : ''faire un bon feu ;'' embrasement, incendie : ''le feu est à tel endroit ;'' ménage, famille : ''village de trois cents feux ;'' supplice qui consistait à brûler un criminel : ''condamner au feu ;'' inflammation, chaleur intérieure : ''avoir le feu dans le corps''. Pl. Petites bougies allumées à certaines ventes, certaines adjudications. ''Arme à feu'', fusil, pistolet, etc. ; ''bouche à feu'', canon, mortier, etc. ; ''coup de feu'', décharge d’une arme à feu ; ''feu d’artifice'', formé de fusées, de pétards, etc., remplis de poudre, et qu’on tire dans les fêtes publiques. ''Fig.'' Inspiration : ''le feu du génie ;'' ardeur, violence ; ''le feu des passions ;'' imagination vive : ''auteur plein de feu ;'' chaleur : ''les feux de l’été''. ''Prendre feu'', s’enflammer, s’irriter ; ''être entre deux feux'', attaqué de deux côtés ; ''être tout feu'', plein d’ardeur ; ''aller au feu'', au combat.
'''FEU, E''' adj. Défunt depuis peu : ''la feue reine, feu ma tante, ma feue tante''.<noinclude>
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Cantons-de-l'Est
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>''rer des roues ;'' clouer des fers aux pieds d’un cheval. ''Ferrer à glace'', avec des fers cramponnés. ''Fig.'' ''Être ferré à glace sur un sujet'', y être fort habile. '''Ferré, ée''' part. passé. ''Eau ferrée'', dans laquelle on a mis des clous rouillés ; ''route ferrée'', dont le fond est formé d’un lit de cailloux.
'''FERRET''' n. m. Fer d’aiguillette, de lacet.
'''FERREUR''' n. m. Ouvrier qui ferre les chevaux, ou celui qui pose les ferrets.
'''FERRIÈRE''' n. f. Sac de cuir renfermant tout ce qui est nécessaire pour ferrer un cheval.
'''FERRONNERIE''' n. f. Fabrique de gros ouvrages de fer.
'''FERRONNIER, IÈRE''' n. Qui fait le commerce de la ferronnerie.
'''FERRONNIÈRE''' n. f. Chaîne qui porte à son milieu un joyau, un diamant.
'''FERRUGINEUX, EUSE''' adj. De la nature du fer, ou qui en contient : ''eau ferrugineuse''.
'''FERRURE''' n. f. Garniture de fer ; action de ferrer un cheval.
'''FERTILE''' adj. Fécond, qui produit beaucoup. ''Fig.'' ''Esprit fertile'', d’une riche imagination ; ''sujet fertile'', qui fournit beaucoup d’idées.
'''FERTILEMENT''' adv. Abondamment.
'''FERTILISATION''' n. f. Action de fertiliser.
'''FERTILISER''' v. tr. Rendre fertile.
'''FERTILITÉ''' n. f. Qualité de ce qui est fertile.
'''FÉRU, E.''' V. ''Férir''.
'''FÉRULE''' n. f. Palette de cuir ou de bois pour punir les écoliers.
'''FERVEMMENT''' adv. Avec ferveur.
'''FERVENT, E''' adj. Rempli de ferveur : ''prière fervente''.
'''FERVEUR''' n. f. Zèle ardent pour les choses de piété, de charité.
'''FESSE''' n. f. Chacune des deux parties charnues qui forment le derrière de l’homme.
'''FESSÉE''' n. f. Correction appliquée sur les fesses.
'''FESSE-MATHIEU''' n. m. Usurier. Pl. des ''fesse-mathieu''.
'''FESSER''' v. tr. Fouetter, frapper sur les fesses.
'''FESSEUR, EUSE''' n. Qui donne le fouet.
'''FESSIER''' n. m. Les fesses.
'''FESSIER, IÈRE''' adj. Qui appartient aux fesses : {{corr|mus les|muscles}} fessiers.
'''FESSU, E''' adj. Qui a de grosses fesses.
'''FESTIN''' n. m. Repas d’apparat, banquet.
'''FESTINER''' v. tr. Régaler. V. int. Faire festin, se réjouir.
'''FESTIVAL''' n. m. Grande fête musicale. Pl. des ''festivals''.
'''FESTON''' n. m. Guirlande, faisceau de fleurs, de feuilles entremêlées ; sorte de broderie découpée en forme de festons. ''Arch.'' Ornements en festons.
'''FESTONNER''' v. tr. Dessiner, broder, découper en festons.
'''FESTOYER''' v. tr. V. ''Fêtoyer''.
'''FÊTE''' n. f. Jour consacré à des actes de religion ; jour de la fête du saint dont on porte le nom : ''souhaiter une fête ;'' solennisation d’un événement heureux. ''Faire fête'', bien accueillir.
'''FÊTE-DIEU''' n. f. Fête du saint sacrement. Pl. des ''fêtes-Dieu''.
'''FÊTER''' v. tr. Chômer, célébrer une fête. ''Fig.'' ''Fêter quelqu’un'', le bien accueillir.
'''FETFA''' n. m. Décision du mufti chez les Turcs.
'''FÉTICHE''' n. m. Image grossière, objet de culte pour les nègres.
'''FÉTICHISME''' n. n. Culte des fétiches, et, en général, nom donné à la religion des peuples qui prennent leurs dieux dans la nature.
'''FÉTIDE''' adj. Qui a une odeur forte et très-désagréable.
'''FÉTIDITÉ''' n. f. État de ce qui est fétide.
'''FÊTOYER''' ou '''Festoyer''' v. tr. Bien recevoir quelqu’un, le bien traiter.
'''FÉTU''' n. m. Brin de paille.
'''FEU'''{{DclfNote|710|FEU}} n. m. Développement simultané de chaleur et de lumière, produit par la combustion de certains corps, tels que le bois, le charbon, la paille, etc. ; amas de corps en combustion : ''faire un bon feu ;'' embrasement, incendie : ''le feu est à tel endroit ;'' ménage, famille : ''village de trois cents feux ;'' supplice qui consistait à brûler un criminel : ''condamner au feu ;'' inflammation, chaleur intérieure : ''avoir le feu dans le corps''. Pl. Petites bougies allumées à certaines ventes, certaines adjudications. ''Arme à feu'', fusil, pistolet, etc. ; ''bouche à feu'', canon, mortier, etc. ; ''coup de feu'', décharge d’une arme à feu ; ''feu d’artifice'', formé de fusées, de pétards, etc., remplis de poudre, et qu’on tire dans les fêtes publiques. ''Fig.'' Inspiration : ''le feu du génie ;'' ardeur, violence ; ''le feu des passions ;'' imagination vive : ''auteur plein de feu ;'' chaleur : ''les feux de l’été''. ''Prendre feu'', s’enflammer, s’irriter ; ''être entre deux feux'', attaqué de deux côtés ; ''être tout feu'', plein d’ardeur ; ''aller au feu'', au combat.
'''FEU, E''' adj. Défunt depuis peu : ''la feue reine, feu ma tante, ma feue tante''.<noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence II, 1935.djvu/31
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|adjectifs qualificatifs}}|287|b=<hr>}}</noinclude><nowiki />
{{il}}
{{§|{{MotAncre|584}}}}. {{sp|.1em|Adjectifs employés substantivement}}. — On en a mentionné un certain nombre au {{§|[[#497|497]]}} ; mais les suivants offriront peut-être quelque intérêt dans leur emploi. ''bõ'' : ''u bõ dė la né, du zor, du tẽ,'' etc. (au milieu de la nuit, du jour, au meilleur moment) ; ''ũ grã ẽstrẅi'' (un savant) ; ''po dìr{{t|ė|80}} lo v{{t|ė|80}}ré'' (pour dire la vérité) ; ''{{erratum|plẽina|ple᷑{{t|i|80}}na}} d{{t|ė|80}} kl̮ar du ꞓolet'' (bien éclairée par le soleil) ; ''ũ bõ ãꞓyã'' (un bon vieux) ; ''n̮ũ k{{t|o|80}}ũtrè̩ryo'' (aucun mal) ; ''ó ! lĕ̀-j-ac̑ro{{t|z|80}} k’o-j-éṣ{{t|ė|80}}'' (oh ! saligauds que vous êtes !). Enfin, dans ''ũ pùto ne{{t|i|80}}'' (un vilain homme noir), et ''ór{{t|ė|80}} fal̮u ũ byẽ vyã'' (il aurait fallu un homme très fort), il serait peut-être plus correct de considérer ''ũ'' comme pronom indéfini auquel se rapportent « ''ne{{t|i|80}}'' » et « ''vyã'' ».
{{il}}
{{§|{{MotAncre|585}}}}. Deux substantifs « ''béṣ{{t|ė|80}}'' (bête) et ''truy{{t|ė|80}}'' (truie) passent au rang d’adjectifs dans les phrases suivantes : ''ie manè̩ta, truy{{t|ė|80}}, gromãda'' (elle est sale, archi-sale et gourmande) ; ''ir{{t|ė|80}} béṣ{{t|ė|80}} apré lẅi'' (elle était folle de lui) ; ''l{{t|ė|80}} fĕ̀ma̩l{{t|ė|80}} ẽ ꞓõ béṣ{{t|ė|80}} apré'' (les femmes en raffolent) ; ''tã bé̩ṣ{{t|ė|80}}'' (si ivre).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|586}}}}. Pour conclure ce chapitre, nous citerons encore quelques adjectifs curieux : ''l{{t|ė|80}} jyostís{{t|ė|80}} ir{{t|ė|80}} pa ꞓada'' (la justice n’était pas douce) ; ''ie ẽvĭ̀do{{t|u|80}} di fĕ̀malė'' (il aime les femmes) ; ''tã kuryo{{t|u|80}} d{{t|ė|80}} dãꞓyĕ'' (si ami de la danse) ; ''irã pa gó̩s{{t|ė|80}}'' (ils n’étaient pas lents à, litt. gauches) ; ''vĩ{{t|n|80}}drei amã dė tė pluma̩'' (j’aurais envie de t’écorcher) ; ''li ĕṣ énu amã'' (elle a eu envie) ; ''ꞓ’e fét{{t|ė|80}} dura d{{t|ė|80}} fìr{{t|ė|80}}…'' (elle s’est fermement décidée à faire…) ; ''ir{{t|ė|80}} tota kl̮ara'' (elle était toute radieuse) ; ''l̮asota la krãma k’ir{{t|ė|80}} ẽ̩wa'' (laper la crème qui était répandue) ; ''ẽ̩wa'' vient du verbe ''ẽwa̩'' < {{sp|.1em|inaquare}}, et est un adj. verbal tiré du participe passé avec transfert de l’accent le radical du verbe. En outre ''puro'' (pur) est devenu une<noinclude>
<references/></noinclude>
t69kvost93oellcpdj4pfvxuhptokte
Page:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879.djvu/520
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Kasskass
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « pas ainsi ; la distribution s’opérait dans le plus grand ordre, aucun d’eux ne cherchait à boire avant son tour. C’est à peine si, par quelques petites tapes amicales sur la trompe, les voisins de ceux qui sirotaient un peu longuement les priaient d’accélérer leur ingurgitation. Bientôt chacun des trois cents ou trois cent dix éléphants eut avalé ses trois seaux de liquide. Quelques-uns même chargés de famille en avaient eu cinq ou six ; en p... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" />{{nr||VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES.|513}}
{{séparateur|l}}</noinclude>pas ainsi ; la distribution s’opérait dans le plus grand
ordre, aucun d’eux ne cherchait à boire avant son tour.
C’est à peine si, par quelques petites tapes amicales sur la
trompe, les voisins de ceux qui sirotaient un peu longuement
les priaient d’accélérer leur ingurgitation.
Bientôt chacun des trois cents ou trois cent dix éléphants
eut avalé ses trois seaux de liquide. Quelques-uns même chargés de famille en avaient eu cinq ou six ; en pères prudents,
ils n’avaient pas voulu permettre plus de deux mesures à leurs
enfants et s’étaient attribué le surplus.
Un seau par tête fut encore distribué ; déjà bien des éléphants s’endormaient béatement ivres morts ou se livraient à
mille excentricités, ce dernier seau les acheva. Le camp tout
entier perdit la tête, l’ordre disparut, la gravité s’évanouit,
les vieux eux-mêmes sentirent tout à coup des idées de gambades folâtres leur trotter dans le cerveau.
On pouvait maintenant partir sans crainte, les éléphants,
''Les éléphants plongés dans l’ivresse.''<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/193
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Palaube
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<noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>date du ''Traité'' après l’excommunication ; mais, d’autre part,
le contenu du ''Traité'', et sans doute aussi l’''Appendice'' {{rom-maj|I}} où est
ébauchée une exposition sous forme géométrique, restent
antérieurs aux lettres de Spinoza à Oldenburg, de 1661-1662.
(Sigwart, {{lang|de|''Spinoza’s neuentdeckter Tractat''}}, {{pg|135}} {{sq.}})
D’après Meinsma, le fond de l’ouvrage aurait été constitué
avant que Spinoza fût parti d’Amsterdam, c’est-à-dire avant
le commencement de 1660. Seulement la fin du ''Traité'' paraît
bien s’adresser à des amis absents, selon la juste observation
de Freudenthal ({{lang|de|''Spinoza, sein Leben und seine Lehre''}},
{{pg|105}}). Il paraît extrêmement probable que le ''Traité'', commencé
à la fin du séjour de Spinoza à Amsterdam, a été terminé
peu après son installation à Rijnsburg.
Reste à examiner la question du caractère et de la date
des ''Dialogues'', insérés à la suite du chapitre {{rom|ii}} de la dernière
partie du ''Court Traité''<ref>Sur le contenu de ces dialogues, voir plus haut, la deuxième et la
cinquième leçon.</ref>. Généralement ces deux ''Dialogues''
ont été considérés comme antérieurs au ''Traité'' proprement
dit, et comme la première expression que nous ayons de la
pensée philosophique de Spinoza. Tout au plus Sigwart,
dans la {{2e}} édition de sa traduction (''Prolégomènes'', {{pg|{{rom|xxxv}}-{{rom|xxxvi}}}})
se montrait disposé à séparer la cause du deuxième
''Dialogue'' de la cause du premier, et à admettre que ce
deuxième dialogue, ainsi que la partie du chapitre {{rom|xxvi}} ({{2e}} {{abr|P.|partie}})
qui y correspond exactement, forment un morceau qui n’appartenait
pas originairement au ''Traité''. Plus récemment
Freudenthal a essayé d’établir que les deux dialogues sont
postérieurs au Traité ({{lang|de|''Spinoza-Studien, Zeitschrift für Philosophie und philosophische Kritik''}}, {{rom-maj|CIX}}, 1896, {{pg|11-22}}). Son
argumentation consiste à montrer que les thèses et les formules
des ''Dialogues'' ne sauraient se comprendre que si elles
sont rapportées aux explications et aux assertions plus développées
du ''Traité''. Mais cela prouve-t-il qu’elles soient
postérieures ? Il semble bien que dans les ''Dialogues'' la pensée
de Spinoza, s’attachant à certains sujets dont elle saisit
l’importance, y exprime des idées à l’état de tendances, sans
arriver à leur donner, tant s’en faut, leur expression technique<noinclude>
<references/></noinclude>
cracgyv2lu2jhnnin1b2t7jtm0crx80
Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/842
104
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Hilarion~frwiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
{{c|{{Taille|''Nouvelles valeurs de |110}}<math>\mathrm{R,L,G,H}.</math>|mt=2em|mb=1em|ff=serif}}
Si l’on introduit les valeurs de <math>a,e^2</math> et <math>\gamma^2</math> données par les formules (E’,{{Ind|51}}), (G’,{{Ind|51}}), (H’,{{Ind|51}}), dans les expressions de <math>\mathrm{L,G,H}</math> en <math>a,e,\gamma,</math> on aura, en supprimant les indices de <math>a_0,e_0,\gamma_0</math> et <math>n_0,</math>
{{g|<math>\begin{align}
\mathrm L_0=&\text{ancienne valeur de }\mathrm L\text{ (page 685)}\\\\
\mathrm G_0=&\text{ancienne valeur de }\mathrm G\text{ (page 803)}\\\\
\mathrm G_1=&\sqrt{a\mu}\cdot\frac{15}{32}\gamma^2e^2\frac{n'}n\,;\\\\
\mathrm H_0=&\text{ancienne valeur de }\mathrm H\text{ (page 803)}.
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{SA|D’ailleurs <math>\theta_1</math> est le coefficient de <math>\sin\theta_0(t+c)</math> dans la valeur de <math>\theta</math> donnée par la formule (F’{{Ind|51}}) ; en y supprimant également les indices de <math>a_0,e_0,\gamma_0</math> et <math>n_0,</math> on en conclut}}
{{c|<math>\frac12(\theta_1\mathrm G_1+2\theta_2\mathrm G_2+\ldots)=\sqrt{a\mu}\left\{\frac{225}{1024}\gamma^4e^2-\frac{225}{4096}\gamma^2e^4\right\}\frac{n'^2}{n^2}.</math>|fs=70%}}
Cela posé, si l’on se reporte à la première règle du {{n°}}30, et qu’on tienne compte des valeurs de <math>i',i'',i''',</math> on voit que d’abord la nouvelle fonction <math>\mathrm{R}</math> s’obtiendra en faisant les substitutions indiquées précédemment (page 813) dans la valeur qu’avait cette fonction avant la 51{{e}} opération. Par ces substitutions, l’ensemble des deux termes (1) et (63) de <math>\mathrm{R},</math> doit se réduire à une simple fonction de <math>a,e,\gamma,</math> ce qui fournit une vérification des formules de transformation employées ; la fonction de <math>a,e,\gamma,</math> ainsi obtenue, n’est autre chose que la valeur qu’avait précédemment le terme (1). Ensuite la nouvelle valeur de <math>\mathrm{G}</math> sera
{{g|<math>\begin{align}
\mathrm G=\sqrt{a\mu}&\left\{1-\frac12e^2-\frac18e^4+\frac{25}4\gamma^4e^2-\frac{25}{16}\gamma^2e^4-\frac1{16}e^6+50\gamma^6e^2-\frac{275}8\gamma^4e^4+\frac{25}{16}\gamma^2e^6-\frac5{128}e^8\right.\\
&\quad
-\left(\frac{1425}{32}\gamma^4e^2-\frac{1425}{128}\gamma^2e^4\right)\frac{n'}n\\
&\quad
+\left(\frac{225}{64}e^2-\frac{225}{16}\gamma^2e^2-\frac{675}{256}e^4+\frac{325}{64}e^2e'^2+\frac{14915}{128}\gamma^4e^2-\frac{635}{128}\gamma^2e^4\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-\frac{325}{16}\gamma^2e^2e'^2-\frac{225}{256}e^6-\frac{975}{256}e^4e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\scriptstyle\text{Cette formule se continue à la page suivante.}
\end{align}</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
0skthmkjev6ebg43bu6p48qd2ukhqaw
Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/90
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Et encore n’en avons-nous passé en revue qu’une petite partie : elles sont, pourrait-on dire, infinies. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Impossible, ce semble, de saisir le sophiste, s’il en est ainsi. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Quoi donc ! Allons-nous perdre courage à présent et quitter la partie ? {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Mon avis à moi, c’est qu’il ne le faut pas, si nous pouvons avoir tant so... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|le sophiste}}/241 b-240 e||89}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et encore n’en avons-nous passé en
revue qu’une petite partie : elles sont, pourrait-on
dire, infinies.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Impossible, ce semble, de saisir le
sophiste, s’il en est ainsi.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Quoi donc ! Allons-nous perdre
courage à présent et quitter la partie ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Mon avis à moi, c’est qu’il ne le faut pas,
si nous pouvons avoir tant soit peu prise sur notre
homme.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Tu seras donc indulgent et, comme tu
viens de le dire, tu seras content, si nous trouvons
moyen de nous libérer tant soit peu de l’étreinte
d’un si fort argument.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Tu n’as pas à en douter.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Maintenant j’ai encore une prière plus
pressante à t’adresser.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Laquelle ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
De ne pas me regarder comme une
sorte de parricide.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Qu’est-ce à dire ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
C’est qu’il nous faudra
nécessairement, pour nous défendre, mettre à la
question la thèse de notre père Parménide et
prouver par la force de nos arguments que le non-
être est sous certain rapport, et que l’être, de son
côté, n’est pas en quelque manière.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Évidemment, c’est là le point à débattre
dans notre discussion.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
On ne peut plus évident, même,
comme on dit, pour un aveugle ; car, tant qu’on
n’aura pas réfuté ou accepté<noinclude>
<references/></noinclude>
k40wmw3ue4202w3wiyipvzx37otfs2m
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{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et encore n’en avons-nous passé en
revue qu’une petite partie : elles sont, pourrait-on
dire, infinies.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Impossible, ce semble, de saisir le
sophiste, s’il en est ainsi.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Quoi donc ! Allons-nous perdre
courage à présent et quitter la partie ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Mon avis à moi, c’est qu’il ne le faut pas,
si nous pouvons avoir tant soit peu prise sur notre
homme.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Tu seras donc indulgent et, comme tu
viens de le dire, tu seras content, si nous trouvons
moyen de nous libérer tant soit peu de l’étreinte
d’un si fort argument.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Tu n’as pas à en douter.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Maintenant j’ai encore une prière plus
pressante à t’adresser.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Laquelle ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
De ne pas me regarder comme une
sorte de parricide.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Qu’est-ce à dire ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
C’est qu’il nous faudra
nécessairement, pour nous défendre, mettre à la
question la thèse de notre père Parménide et
prouver par la force de nos arguments que le non-être est sous certain rapport, et que l’être, de son
côté, n’est pas en quelque manière.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Évidemment, c’est là le point à débattre
dans notre discussion.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
On ne peut plus évident, même,
comme on dit, pour un aveugle ; car, tant qu’on
n’aura pas réfuté ou accepté<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/91
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « la théorie de Parménide, on ne pourra guère parler de discours faux ou d’opinion fausse, ni de simulacres, ni d’images, ni d’imitations, ni d’apparences, ni non plus des arts qui s’y rapportent, sans échapper au ridicule d’inévitables contradictions. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} C’est très vrai. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Voilà pourquoi il faut attaquer à présent la thèse de notre père, ou, si quelque scrupule nous empêche de le... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|90||{{sc|le sophiste}}/241 e-242 b}}</noinclude>la théorie de
Parménide, on ne pourra guère parler de discours
faux ou d’opinion fausse, ni de simulacres, ni
d’images, ni d’imitations, ni d’apparences, ni non
plus des arts qui s’y rapportent, sans échapper au
ridicule d’inévitables contradictions.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
C’est très vrai.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Voilà pourquoi il faut attaquer à
présent la thèse de notre père, ou, si quelque
scrupule nous empêche de le faire, renoncer
absolument à la question.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Non, il ne faut nous arrêter à aucun
obstacle d’aucune sorte.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
En ce cas, je te ferai pour la troisième
fois une petite requête.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Tu n’as qu’à parler.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
J’ai dit tout à l’heure que, pour une
telle réfutation, je me suis toujours senti
impuissant et que je le suis encore à présent.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Tu l’as dit.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
J’ai peur qu’après un tel aveu, tu ne
me prennes pour un fou, en me voyant passer tout
d’un coup d’une extrémité à l’autre. Au fait, c’est
pour te complaire que je vais entreprendre cette
réfutation, si réfutation il y a.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Persuade-toi que je ne trouverai
absolument rien à redire à ce que tu te lances dans
cette réfutation et cette démonstration. À cet égard,
tu peux avoir confiance et aller de l’avant.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
XXX. — Voyons, par où commencerons-nous
cette périlleuse discussion ? Selon moi, mon
enfant, voici le chemin qu’il nous faut suivre de
préférence.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Lequel ?<noinclude>
<references/></noinclude>
c9aep0svakfxmzocaatr07xwjs4vhrp
Modèle:Tomes Vidocq/documentation
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Cantons-de-l'Est
8473
Amorce.
16002775
wikitext
text/x-wiki
Sert à naviguer parmi les tomes de ''[[Mémoires (Vidocq)|Mémoires]]'' d’[[auteur:Eugène-François Vidocq|Eugène-François Vidocq]] (1828).<!--
--><noinclude>[[Catégorie:Documentations de modèles]]</noinclude>
7b39ya0j9l9ui694ai893vc3a22ib44
Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/194
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Palaube
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>parfaite. De ce que le ''Traité'' en expose plus clairement le
sens, qu’il en fait mieux connaître les prémisses et les conséquences,
suit-il nécessairement qu’il ait dû les précéder ? Le
''Ménon'' de Platon est certainement plus clair quand on a lu
la ''République'' : jugera-t-on la République antérieure au ''Ménon'' ?
Il est vrai que pour le ''second Dialogue'', Freudenthal
essaie de donner à son argumentation une base plus matérielle ;
il relève une série de phrases commençant par : « J’ai
entendu dire… », ou : « Je remarque que tu as dit… », ou :
« Tu as dit encore que… », etc., et il montre que la suite de
ces phrases énonce des propositions que l’on retrouve dans le
''Traité''. À coup sûr ! Il n’est pas douteux que les questions
sur lesquelles portent les Dialogues ne soient aussi des questions
étudiées dans le ''Traité'', — et même dans ''l’Éthique'' : la
pensée de Spinoza a gardé les préoccupations dont elle est
partie. Quant à ces façons de parler, peut-on vraiment les
regarder comme des références ? N’est-il pas manifeste que,
comme dans tous les Dialogues et en raison des habitudes
ou des nécessités littéraires du genre, elles se rapportent à
des conversations antérieures fictives que l’entretien actuel
est censé continuer ? D’ailleurs, pourquoi Spinoza aurait-il
composé ces ''Dialogues'' après coup ? Pour éclaircir les idées
du ''Traité'' ? Mais les idées du ''Traité'' apparaissent, malgré
tous les défauts de l’ouvrage, incomparablement plus lumineuses
que les formules elliptiques et si imparfaitement dégagées
des ''Dialogues''. Et quel singulier dessein que de
mettre en dialogue ce qui eût été exposé plus nettement et
plus simplement en des notes, comme celles que le ''Traité''
fournit en abondance ! La vérité semble bien être que Spinoza
a essayé d’abord de présenter sa doctrine, encore très imparfaite
et à peine ébauchée, sous une forme qu’il a ensuite
abandonnée. Quand il rédigeait ou dictait le ''Traité'' proprement
dit, il devait avoir déjà en tête la méthode d’exposition
géométrique dont l’Appendice nous offre un spécimen.
L’exposition dialoguée a répondu à une inspiration
peut-être déjà puissante, mais confuse encore, et indécise,
sinon sur le sens qu’elle prendra, du moins sur la forme
intellectuelle qu’elle devra revêtir.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/92
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} C’est d’examiner d’abord les choses qui nous semblent évidentes, de peur que nous n’en ayons des notions confuses, et que nous ne nous les accordions réciproquement avec trop de facilité, comme si nous en avions des idées bien nettes. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Exprime plus clairement ce que tu veux dire. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Il me semble que Parménide et tous ceux qui ont jamais entrepris d... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|le sophiste}}/242 b-243 a||91}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
C’est d’examiner d’abord les choses
qui nous semblent évidentes, de peur que nous
n’en ayons des notions confuses, et que nous ne
nous les accordions réciproquement avec trop de
facilité, comme si nous en avions des idées bien
nettes.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Exprime plus clairement ce que tu veux
dire.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Il me semble que Parménide et tous
ceux qui ont jamais entrepris de discerner et de
déterminer le nombre et la nature des êtres en ont
pris bien à leur aise pour nous en parler.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Ils m’ont tous l’air de réciter une fable
comme à des enfants. L’un dit que les êtres sont au
nombre de trois et que certains d’entre eux, tantôt
se font une sorte de guerre, et tantôt, devenant
amis, se marient, ont des enfants et les élèvent<ref>Il s’agit de certains Ioniens qui posaient une seule matière, à
laquelle ils adjoignaient deux forces opposées qui avaient le
pouvoir d’unir et de séparer.</ref>.
Un autre prétend qu’il y en a deux, l’humide et le
sec, ou le chaud et le froid, qu’il loge et marie
ensemble<ref>Par exemple Archélasos, disciple d’Anaxagore, et beaucoup
d’autres.</ref>. Chez nous, l’école d’Elée, à dater de
Xénophane et même de plus haut, tient ce qu’on
appelle le tout pour un seul être et nous le présente
comme tel en ses mythes. Plus tard, certaines Muses d’Ionie et de Sicile<ref>C’est-à-dire Héraclite d’Éphèse et Empédocle d’Agrigente.</ref> ont réfléchi que le
plus sûr est de combiner les deux thèses et de dire
que l’être est à la fois multiple et un et qu’il se
maintient par la haine et par l’amitié. Son désaccord est en effet un éternel accord, disent les
Muses à la voix plus tendues<ref>Héracite affirmait que l’unité s’opposant à elle-même produit
l’accord comme l’harmonie de l’arc et de la lyre (''Banquet'', 187 a). C’est à cette comparaison célèbre de l’unité s’opposant à elle-même comme les cordes tendues à la lyre ou à l’arc que
l’expression « les Muses à la voix plus tendue » fait allusion.</ref> ; mais celles dont
la voix est plus molle ont relâché la rigueur de cette
lutte perpétuelle ; elles disent que, soumis à
l’alternance, le tout est tantôt un et en bonne
harmonie sous l’influence d’Aphrodite, et tantôt
multiple et en guerre avec lui-même par suite de je
ne sais quelle discorde<ref>À cette énumération de philosophes, comparez celle
d’Isocrate parlant des anciens sophistes : « Pour l’un, il y a une
infinité d’êtres ; pour Empédocle, quatre, parmi lesquels règnent
la Haine et l’Amitié ; pour Ion, seulement trois ; pour Alcméon,
rien que deux, pour Parménide et Mélissos, un ; pour Gorgias,
absolument aucun. » ''Or''., XV, 268.</ref>. En tout cela, lequel
d’entre eux a dit vrai ou faux, il serait difficile de le
décider, et il serait malséant de critiquer en des
matières si hautes des hommes illustres et anciens.
Mais voici ce qu’on peut déclarer sans encourir de
blâme.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Quoi ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
C’est qu’ils ont eu trop peu d’égards et
de considération pour la foule que nous sommes ;
car, sans se mettre<noinclude>
<references/></noinclude>
9d6onyg42yxiiutubuafj5q8nmajp6h
Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/195
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Palaube
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude><nowiki />
Venons maintenant à l’exposition, qui pourra être plus
brève, des circonstances dans lesquelles ont été composées
et publiées les autres œuvres de Spinoza parues soit de
son vivant, soit par les soins de ses amis après sa mort.
Et d’abord, {{lang|la|''Renati des Cartes principiorum philosophiæ pars {{rom-maj|I}} et {{rom-maj|II}}, more geometrico demonstratæ per Benedictum de Spinoza Amstelodamensem. Accesserunt ejusdem Cogitata Metaphysica, in quibus difficiliores, quæ tam in parte Metaphysices generali quam speciali occurrunt, quæstiones breviter explicantur''. Apud Johannem Riewerts}}, 1663. Jarigh Jelles
avait fait les frais de l’impression de l’ouvrage.
L’ouvrage était précédé d’une préface de Louis Meyer
qui faisait connaître à quelle occasion et comment il avait
été composé. Spinoza avait dicté à un disciple à lui, auquel
i enseignait la philosophie de Descartes, la deuxième
partie des ''Principes'' et un fragment de la troisième, démontrés
par le procédé des géomètres, et aussi l’exposé des
principales et plus difficiles questions agitées dans la
métaphysique, et non résolues par Descartes ; c’est ce
travail-là qu’il laissait publier, sur les vives instances de
ses amis, après l’avoir {{corr|revisé|révisé}} et augmenté ; il y avait
notamment ajouté une exposition partielle du contenu de la
première partie des ''Principes'', exposition rédigée rapidement
en quinze jours.
Quel était ce jeune disciple pour qui Spinoza avait
assumé tout d’abord cette tâche ? Dans une lettre à Spinoza,
de février 1663 ({{abr|''Ep.''|Epistolæ}} {{rom|viii}}, {{éd.|Van Vloten et Land}}, {{t.|{{rom-maj|II}}}},
{{pg|29}}), Simon de Vries envie la bonne fortune de ce commensal
de Spinoza qui peut à toute heure de la journée
s’entretenir avec le maître des questions les plus hautes. À
quoi Spinoza répond : « Il n’y a aucune raison d’envier
Casearius ; personne ne m’est plus insupportable, et il n’est
personne dont j’ai pris plus soin de me garder que de lui ;
c’est pourquoi je vous prie, vous et tous nos amis, de ne
pas lui communiquer mes opinions avant qu’il soit arrivé
à un âge plus mûr. Pour le moment, il est encore trop
enfant ; il est peu constant avec lui-même, il est plus
curieux de nouveauté que de vérité. Mais j’espère que d’ici
quelques années il corrigera lui-même ces défauts ; autant<noinclude>
<references/></noinclude>
0lsrdq2fijz92qft0m610roj1azwvq9
Page:Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines - Daremberg - I 1.djvu/505
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|AST|— 489 —|AST}}</noinclude>largeur et de l’épaisseur du limbe en fractions du diamètre de la circonférence extérieure de l’armille. Il attribue à la grande armille extérieure de l’astrolabe un diamètre d’une coudée (0,{{e|m}}4624). Suivant lui, le ''météoroscope'' ({{lang|grc|μετεωροσκόπιον}}),
{{Img float-p |file=Fig 584 Astrolabe.jpg |align=left |width=250px |padt=10px |padb=10px |cap={{Fig.|584|cap}}. Astrolabe. |capalign=center |style=font-size :12px}}
employé aussi par Ptolémée pour les observations astronomiques<ref>''{{abr|Géogr.|Géographie}}'' 1, 3, §{{lié}}4.</ref>, était un petit astrolabe, dans lequel il suppose que cette même armille avait seulement 12{{lié}}doigts (0.{{e|m}}2312) de diamètre. Mais, suivant Proclus<ref>''{{abr|Hypotyp.|Hypotyposes}}'' {{pg}}137 (Halma).</ref>, le météoroscope était un astrolabe plus compliqué qui avait neuf cercles au lieu de sept. Quoi qu’il en soit, avant de se servir de l’astrolabe, il fallait que le grand méridien enveloppant fût fixé verticalement dans le plan du méridien du lieu d’observation et dans une position telle que les pôles de l’équateur sur le colure de l’astrolabe eussent, par rapport au plan horizontal passant par le centre de l’instrument, la même position que les pôles de l’équateur céleste par rapport à l’horizon du lieu d’observation. Ensuite il fallait faire tourner l’ensemble des cercles intérieurs suivant l’axe de l’équateur, de telle sorte que le colure des solstices eût dans l’instrument, par rapport à son horizon, la même position que le colure céleste des solstices sur l’horizon du lieu au moment de l’observation, moment donné par l’horloge hydraulique. Cela posé, les deux cercles qui tournaient suivant l’axe de l’écliptique, l’un en dedans, l’autre en dehors du colure des solstices, étant amenés chacun dans un plan passant par un astre quelconque, donnaient simultanément, sur la graduation de l’écliptique, les longitudes célestes des deux astres et leur différence de longitude, tandis que le petit cercle intérieur, amené en position pour viser chaque astre avec ses pinnules, donnait sur la graduation du grand cercle intérieur la latitude céleste de l’astre. Pour le soleil et la lune, la longitude de chacun de ces astres à un moment donné était marquée sur la graduation de l’écliptique par le cercle perpendiculaire amené à la position où le bord concave recevait l’ombre du bord convexe tourné vers l’astre. Les latitudes de la lune étaient données par le passage du rayon lunaire à travers les trous des deux pinnules du petit cercle intérieur.
Dans l’astrolabe de Jean Philopon<ref>''De l’astrolabe'', {{pg|expl=pages}}1, 2, 3, 8, etc.</ref>, le cercle à pinnules est remplacé par une ''dioptre'' ({{lang|grc|διόπτρα}}), c’est-à-dire par une ''alidade'' ({{lang|grc|κανών}}) munie de pinnules ''à travers'' lesquelles on pouvait ''prendre une visée'' ({{lang|grc|διοπτεύειν}}).
{{Img float-p |file=Dioptre d’Hipparque et de Ptolémée.jpg |align=center |width=400px |padt=10px |padb=10px |cap={{Fig.|585|cap}}. Dioptre d’Hipparque et de Ptolémée. |capalign=center |style=font-size :12px}}
Dans une ''dioptre'' mentionnée par Polybe<ref>{{rom-maj|X}}, 46.</ref>, des ''tubes'' ({{lang|grc|αὐλίσκοι}}) remplaçaient les pinnules. Dès l’époque d’Aristote<ref>''Génération des animaux'', {{rom-maj|V}}, {{rom-maj|I}}. Comparez le ''{{abr|Comm.|Commentaire}}'' de Jean Philopon, {{rom-maj|V}}, {{rom-maj|I}}, {{fol.}}106{{lié}}''b''-108{{lié}}''a'', Venise, 1526, {{in-fol.}}</ref>, les Grecs connaissaient l’utilité des tubes ({{lang|grc|αὐλοί}}), non-seulement pour fixer la direction du rayon visuel, mais encore pour rendre la vision d’un objet plus distincte en écartant les rayons venus d’autres objets. Quant aux tubes garnis de verres grossissants, ils ont été entièrement inconnus dans toute l’antiquité<ref>{{abr|Th.-H.|Thomas-Henri}} Martin, ''Sur quelques instruments d’optique faussement attribués aux anciens'', 74 {{pag.}}{{abr|gr.|grand}} {{abr|in-4|in-quarto}} (Extrait du ''{{lang|it|Bullettino delle scienze mat. e fis.}}'' Rome, mai et juin 1871).</ref>. Ajoutons qu’en général les instruments nommés ''dioptres'' par les anciens n’avaient pas même de tubes sans verres, mais étaient analogues à nos graphomètres à pinnules<ref>{{Ibid.|abr|cap}} {{pg|expl=pages}}5-15.</ref>.
Pour mesurer les diamètres apparents du soleil et de la lune, Hipparque et Ptolémée<ref>Ptolemée, ''{{abr|Gr. comp. m.|Grande composition mathématique (Almageste)}}'' {{rom-maj|V}}, 14, {{t.}}{{rom-maj|I}}, {{pg}}339 (Halma).</ref> employaient une ''dioptre'', dont Théon d’Alexandrie<ref>''{{abr|Comm.|Commentaire}}'' {{rom-maj|V}}, 14, {{pg}}262 (Båle).</ref> et Proclus<ref>''{{abr|Hypotyp.|Hypotyposes}}'' {{pg|expl=pages}}109-110 (alma).</ref> nous ont donné des descriptions. Cette dioptre consistait en une alidade longue de quatre coudées et munie de deux pinnules prismatiques, perpendiculaires sur son plan, l’une fixe et percée d’un petit trou, l’autre non percée, mais mobile dans une rainure le long de l’alidade. Il fallait pousser le prisme plein jusqu’à la distance voulue pour qu’il couvrit exactement le diamètre solaire ou lunaire pour l’œil regardant par le trou de la pinnule fixe ({{fig.|585}}). La distance des deux pinnules, considérée comme rayon d’un cercle, était le rayon perpendiculaire sur la corde de l’are cherché, dont la mesure était donnée par la trigonométrie. On plaçait la dioptre à plat ou de champ, selon qu’on voulait mesurer le diamètre horizontal ou le diamètre vertical de l’astre. On ignorait que la réfraction astronomique diminue le diamètre vertical. D’ailleurs, comme nous le verrons tout à l’heure, les mesures obtenues étaient peu exactes. Elles l’étaient encore moins avec la dioptre d’Archimède, où il n’y avait pas de pinnule ''oculaire'', c’est-à-dire voisine de l’œil, percée d’un petit trou pour réduire à un point le sommet de l’angle de vision. Après l’observation faite par l’œil placé seul au bout de la règle, Archimède corrigeait l’erreur en cherchant quelle grosseur et quelle position devant l’œil il fallait donner à une petite pinnule cylindrique pour qu’elle cachât exactement à l’œil l’autre pinnule, et en calculant ensuite en quel point en arrière les deux tangentes aux deux pinnules devaient se rencontrer<ref>Archimède, {{lang|grc|Ψαμμίτης}}, dans {{lang|en|Wallis}}, ''{{lang|la|Op. math.}}'' {{t.}}{{rom-maj|III}}, {{pg|expl=pages}}515-516, et la {{abr|trad. lat.|traduction latine}} de Wallis, plus fidèle que la {{abr|trad. franç.|traduction française}} de {{M.|Hofer}}, ''{{abr|Hist. de l’astron.|Histoire de l’astronomie}}'' {{pg|expl=pages}}188-189, Paris, 1873, {{in-12}}.</ref>. N’osant pas préciser la mesure ainsi obtenue pour le diamètre apparent du soleil, il le disait inférieur à {{Angle||32|56}} et supérieur à {{Angle||27}}, tandis que Ptolémée l’évaluait à {{Angle||31|20}}, ainsi que nous le verrons.
D’autres ''dioptres'' plus compliquées et destinées à d’autres usages, par exemple celle d’Héron d’Alexandrie<ref>''De la dioptre'', {{pg|expl=pages}}20-32 (Vincent).</ref>, avec ses cercles gradués et tournant sur leur axe ou bien sur un de leurs diamètres, se prêtaient non-seulement aux mesures de distances et d’altitudes terrestres, mais aussi à la mesure des distances angulaires célestes, comme l’ont montré cet auteur<ref>§{{lié}}32, {{pg|expl=pages}}140-142 (Vincent).</ref> et son homonyme très-postérieur, Héron de Byzance<ref>''Géodésie'', §{{lié}}11, même volume, {{pg|expl=pages}}236-244 (Vincent). </ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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/* Nommage des images */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|AST|— 489 —|AST}}</noinclude>largeur et de l’épaisseur du limbe en fractions du diamètre de la circonférence extérieure de l’armille. Il attribue à la grande armille extérieure de l’astrolabe un diamètre d’une coudée (0,{{e|m}}4624). Suivant lui, le ''météoroscope'' ({{lang|grc|μετεωροσκόπιον}}),
{{Img float-p |file=Figure 584 Astrolabe.jpg |align=left |width=250px |padt=10px |padb=10px |cap={{Fig.|584|cap}}. Astrolabe. |capalign=center |style=font-size :12px}}
employé aussi par Ptolémée pour les observations astronomiques<ref>''{{abr|Géogr.|Géographie}}'' 1, 3, §{{lié}}4.</ref>, était un petit astrolabe, dans lequel il suppose que cette même armille avait seulement 12{{lié}}doigts (0.{{e|m}}2312) de diamètre. Mais, suivant Proclus<ref>''{{abr|Hypotyp.|Hypotyposes}}'' {{pg}}137 (Halma).</ref>, le météoroscope était un astrolabe plus compliqué qui avait neuf cercles au lieu de sept. Quoi qu’il en soit, avant de se servir de l’astrolabe, il fallait que le grand méridien enveloppant fût fixé verticalement dans le plan du méridien du lieu d’observation et dans une position telle que les pôles de l’équateur sur le colure de l’astrolabe eussent, par rapport au plan horizontal passant par le centre de l’instrument, la même position que les pôles de l’équateur céleste par rapport à l’horizon du lieu d’observation. Ensuite il fallait faire tourner l’ensemble des cercles intérieurs suivant l’axe de l’équateur, de telle sorte que le colure des solstices eût dans l’instrument, par rapport à son horizon, la même position que le colure céleste des solstices sur l’horizon du lieu au moment de l’observation, moment donné par l’horloge hydraulique. Cela posé, les deux cercles qui tournaient suivant l’axe de l’écliptique, l’un en dedans, l’autre en dehors du colure des solstices, étant amenés chacun dans un plan passant par un astre quelconque, donnaient simultanément, sur la graduation de l’écliptique, les longitudes célestes des deux astres et leur différence de longitude, tandis que le petit cercle intérieur, amené en position pour viser chaque astre avec ses pinnules, donnait sur la graduation du grand cercle intérieur la latitude céleste de l’astre. Pour le soleil et la lune, la longitude de chacun de ces astres à un moment donné était marquée sur la graduation de l’écliptique par le cercle perpendiculaire amené à la position où le bord concave recevait l’ombre du bord convexe tourné vers l’astre. Les latitudes de la lune étaient données par le passage du rayon lunaire à travers les trous des deux pinnules du petit cercle intérieur.
Dans l’astrolabe de Jean Philopon<ref>''De l’astrolabe'', {{pg|expl=pages}}1, 2, 3, 8, etc.</ref>, le cercle à pinnules est remplacé par une ''dioptre'' ({{lang|grc|διόπτρα}}), c’est-à-dire par une ''alidade'' ({{lang|grc|κανών}}) munie de pinnules ''à travers'' lesquelles on pouvait ''prendre une visée'' ({{lang|grc|διοπτεύειν}}).
{{Img float-p |file=Dioptre d'Hipparque et de Ptolémée.jpg |align=center |width=400px |padt=20px |padb=20px |cap={{Fig.|585|cap}}. Dioptre d’Hipparque et de Ptolémée. |capalign=center |style=font-size :12px}}
Dans une ''dioptre'' mentionnée par Polybe<ref>{{rom-maj|X}}, 46.</ref>, des ''tubes'' ({{lang|grc|αὐλίσκοι}}) remplaçaient les pinnules. Dès l’époque d’Aristote<ref>''Génération des animaux'', {{rom-maj|V}}, {{rom-maj|I}}. Comparez le ''{{abr|Comm.|Commentaire}}'' de Jean Philopon, {{rom-maj|V}}, {{rom-maj|I}}, {{fol.}}106{{lié}}''b''-108{{lié}}''a'', Venise, 1526, {{in-fol.}}</ref>, les Grecs connaissaient l’utilité des tubes ({{lang|grc|αὐλοί}}), non-seulement pour fixer la direction du rayon visuel, mais encore pour rendre la vision d’un objet plus distincte en écartant les rayons venus d’autres objets. Quant aux tubes garnis de verres grossissants, ils ont été entièrement inconnus dans toute l’antiquité<ref>{{abr|Th.-H.|Thomas-Henri}} Martin, ''Sur quelques instruments d’optique faussement attribués aux anciens'', 74 {{pag.}}{{abr|gr.|grand}} {{abr|in-4|in-quarto}} (Extrait du ''{{lang|it|Bullettino delle scienze mat. e fis.}}'' Rome, mai et juin 1871).</ref>. Ajoutons qu’en général les instruments nommés ''dioptres'' par les anciens n’avaient pas même de tubes sans verres, mais étaient analogues à nos graphomètres à pinnules<ref>{{Ibid.|abr|cap}} {{pg|expl=pages}}5-15.</ref>.
Pour mesurer les diamètres apparents du soleil et de la lune, Hipparque et Ptolémée<ref>Ptolemée, ''{{abr|Gr. comp. m.|Grande composition mathématique (Almageste)}}'' {{rom-maj|V}}, 14, {{t.}}{{rom-maj|I}}, {{pg}}339 (Halma).</ref> employaient une ''dioptre'', dont Théon d’Alexandrie<ref>''{{abr|Comm.|Commentaire}}'' {{rom-maj|V}}, 14, {{pg}}262 (Båle).</ref> et Proclus<ref>''{{abr|Hypotyp.|Hypotyposes}}'' {{pg|expl=pages}}109-110 (alma).</ref> nous ont donné des descriptions. Cette dioptre consistait en une alidade longue de quatre coudées et munie de deux pinnules prismatiques, perpendiculaires sur son plan, l’une fixe et percée d’un petit trou, l’autre non percée, mais mobile dans une rainure le long de l’alidade. Il fallait pousser le prisme plein jusqu’à la distance voulue pour qu’il couvrit exactement le diamètre solaire ou lunaire pour l’œil regardant par le trou de la pinnule fixe ({{fig.|585}}). La distance des deux pinnules, considérée comme rayon d’un cercle, était le rayon perpendiculaire sur la corde de l’are cherché, dont la mesure était donnée par la trigonométrie. On plaçait la dioptre à plat ou de champ, selon qu’on voulait mesurer le diamètre horizontal ou le diamètre vertical de l’astre. On ignorait que la réfraction astronomique diminue le diamètre vertical. D’ailleurs, comme nous le verrons tout à l’heure, les mesures obtenues étaient peu exactes. Elles l’étaient encore moins avec la dioptre d’Archimède, où il n’y avait pas de pinnule ''oculaire'', c’est-à-dire voisine de l’œil, percée d’un petit trou pour réduire à un point le sommet de l’angle de vision. Après l’observation faite par l’œil placé seul au bout de la règle, Archimède corrigeait l’erreur en cherchant quelle grosseur et quelle position devant l’œil il fallait donner à une petite pinnule cylindrique pour qu’elle cachât exactement à l’œil l’autre pinnule, et en calculant ensuite en quel point en arrière les deux tangentes aux deux pinnules devaient se rencontrer<ref>Archimède, {{lang|grc|Ψαμμίτης}}, dans {{lang|en|Wallis}}, ''{{lang|la|Op. math.}}'' {{t.}}{{rom-maj|III}}, {{pg|expl=pages}}515-516, et la {{abr|trad. lat.|traduction latine}} de Wallis, plus fidèle que la {{abr|trad. franç.|traduction française}} de {{M.|Hofer}}, ''{{abr|Hist. de l’astron.|Histoire de l’astronomie}}'' {{pg|expl=pages}}188-189, Paris, 1873, {{in-12}}.</ref>. N’osant pas préciser la mesure ainsi obtenue pour le diamètre apparent du soleil, il le disait inférieur à {{Angle||32|56}} et supérieur à {{Angle||27}}, tandis que Ptolémée l’évaluait à {{Angle||31|20}}, ainsi que nous le verrons.
D’autres ''dioptres'' plus compliquées et destinées à d’autres usages, par exemple celle d’Héron d’Alexandrie<ref>''De la dioptre'', {{pg|expl=pages}}20-32 (Vincent).</ref>, avec ses cercles gradués et tournant sur leur axe ou bien sur un de leurs diamètres, se prêtaient non-seulement aux mesures de distances et d’altitudes terrestres, mais aussi à la mesure des distances angulaires célestes, comme l’ont montré cet auteur<ref>§{{lié}}32, {{pg|expl=pages}}140-142 (Vincent).</ref> et son homonyme très-postérieur, Héron de Byzance<ref>''Géodésie'', §{{lié}}11, même volume, {{pg|expl=pages}}236-244 (Vincent). </ref>.<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « en peine si nous pouvons suivre leur argumentation ou si nous restons en arrière, chacun d’eux va son chemin jusqu’au bout. {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Que veux-tu dire ? {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Lorsque l’un d’eux prononce qu’il existe, ou qu’il est né, ou qu’il naît plusieurs êtres, ou un seul, ou deux, et qu’un autre parle du chaud mélangé au froid, en supposant des séparations et des combinaisons, au nom des dieux, Théétèt... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|92||{{sc|le sophiste}}/243 a-243 d}}</noinclude>en peine si nous pouvons suivre
leur argumentation ou si nous restons en arrière,
chacun d’eux va son chemin jusqu’au bout.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Que veux-tu dire ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Lorsque l’un d’eux prononce qu’il
existe, ou qu’il est né, ou qu’il naît plusieurs êtres,
ou un seul, ou deux, et qu’un autre parle du chaud
mélangé au froid, en supposant des séparations et
des combinaisons, au nom des dieux, Théétète,
comprends-tu ce qu’ils veulent dire par chacune de
ces choses ? Pour moi, quand j’étais plus jeune,
chaque fois qu’on parlait de ce qui nous
embarrasse à présent, du non-être, je m’imaginais
le comprendre exactement. Mais aujourd’hui tu
vois à quel point il nous embarrasse.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Je le vois.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Or il se peut fort bien que notre âme
soit dans le même état relativement à l’être
lorsqu’on en parle, nous pensons le comprendre
sans difficulté, et ne pas comprendre l’autre terme ;
mais en réalité nous en sommes au même point en
ce qui regarde l’un et l’autre.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Cela se peut.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Il faut en dire autant des autres
termes dont nous avons parlé précédemment.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Certainement.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
XXXI. — Nous examinerons plus tard, si tu le
veux, la plupart d’entre eux ; mais à présent c’est le
plus grand, le chef, qu’il faut examiner d’abord.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Lequel veux-tu dire ? Évidemment, c’est
de l’être, selon toi, qu’il faut nous occuper d’abord,
pour voir ce que ceux qui l’énoncent pensent qu’il
signifie.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Tu as saisi ma pensée au bond,
Théétète. Voici, selon moi, la méthode que nous
avons à suivre, c’est de les ques-<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « tionner, comme s’ils étaient présents, de la manière que voici : Allons, vous tous qui prétendez que le tout est le chaud et le froid, ou deux principes semblables, qu’est-ce que peut bien vouloir dire cette expression que vous appliquez au couple, quand vous dites de l’un et l’autre ou de chacun séparément qu’il est ? Que faut-il que nous entendions par votre être ? Est-ce un troisième principe ajouté aux deux autres ? Faut-il admettre que le... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|le sophiste}}/243 d-244 b||93}}</noinclude>tionner, comme s’ils
étaient présents, de la manière que voici : Allons,
vous tous qui prétendez que le tout est le chaud et
le froid, ou deux principes semblables, qu’est-ce
que peut bien vouloir dire cette expression que
vous appliquez au couple, quand vous dites de l’un
et l’autre ou de chacun séparément qu’il est ? Que
faut-il que nous entendions par votre être ? Est-ce
un troisième principe ajouté aux deux autres ?
Faut-il admettre que le tout est trois, selon vous, et
non plus deux ? Car, si vous réservez le nom d’être
à l’un des deux, vous ne dites plus qu’ils sont
également tous deux, et quel que soit l’élément que
vous appellerez être, il ne saurait guère y en avoir
qu’un, et non pas deux.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Tu dis vrai.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Alors est-ce le couple que vous voulez
appeler être ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Peut-être.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Mais alors, amis, répliquerons-nous,
de cette manière encore vous affirmez très
nettement que les deux ne sont qu’un.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Ta réplique est on ne peut plus juste.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Puis donc que nous sommes
embarrassés, c’est à vous à nous expliquer
clairement ce que vous voulez désigner quand vous
prononcez le mot être ; car il est évident que vous
savez cela depuis longtemps. Nous-mêmes
jusqu’ici nous croyions le savoir, mais à présent
nous sommes dans l’embarras. Commencez donc
par nous renseigner là-dessus, afin que nous ne
nous figurions pas comprendre ce que vous dites,
tandis que ce serait tout le contraire. En parlant
ainsi et en faisant cette requête à ces gens et à tous
ceux qui prétendent que le tout est plus qu’un, ne
serions-nous pas, mon enfant, dans la note juste ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Absolument.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
XXXII. — Mais quoi ! ne faut-il pas nous
informer, comme nous pourrons, auprès de ceux
qui disent que le tout est un, de ce qu’ils entendent
par l’être ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Sophiste ; Politique ; Philèbe ; Timée ; Critias (trad. Chambry), 1992.djvu/95
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Naturellement, il le faut. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Alors, qu’ils répondent à cette question : Vous affirmez, je crois, qu’il n’y a qu’un être ? – Nous l’affirmons en effet, répondront-ils, n’est-il pas vrai ? {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Oui. {{personnage|L’ÉTRANGER|c}} Et ce nom d’être, vous l’appliquez à quelque chose ? {{personnage|THÉÉTÈTE|c}} Oui. {{personnage|L’ÉTRANG... »
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{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Naturellement, il le faut.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Alors, qu’ils répondent à cette
question : Vous affirmez, je crois, qu’il n’y a qu’un
être ? – Nous l’affirmons en effet, répondront-ils,
n’est-il pas vrai ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et ce nom d’être, vous l’appliquez à
quelque chose ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Est-ce la même chose que l’un et
employez-vous deux noms pour désigner le même
objet, ou que faut-il en penser ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Que vont-ils répondre à cette question,
étranger ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Il est clair, Théétète, que celui qui
soutient cette hypothèse ne trouvera pas que c’est
la chose du monde la plus aisée de répondre à la
question présente, ni à toute autre question que ce
soit.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment cela ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Reconnaître qu’il y a deux noms,
après avoir posé qu’il n’y a que l’un, c’est quelque
peu ridicule.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sans aucun doute.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et en général il serait déraisonnable
d’approuver quelqu’un qui dirait qu’un nom a
quelque existence.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
En quoi ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
En ce que poser que le nom est autre
que la chose, c’est dire qu’il y a deux choses.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Naturellement, il le faut.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Alors, qu’ils répondent à cette
question : Vous affirmez, je crois, qu’il n’y a qu’un
être ? — Nous l’affirmons en effet, répondront-ils,
n’est-il pas vrai ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et ce nom d’être, vous l’appliquez à
quelque chose ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Oui.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Est-ce la même chose que l’un et
employez-vous deux noms pour désigner le même
objet, ou que faut-il en penser ?
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Que vont-ils répondre à cette question,
étranger ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Il est clair, Théétète, que celui qui
soutient cette hypothèse ne trouvera pas que c’est
la chose du monde la plus aisée de répondre à la
question présente, ni à toute autre question que ce
soit.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Comment cela ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Reconnaître qu’il y a deux noms,
après avoir posé qu’il n’y a que l’un, c’est quelque
peu ridicule.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
Sans aucun doute.
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
Et en général il serait déraisonnable
d’approuver quelqu’un qui dirait qu’un nom a
quelque existence.
{{personnage|THÉÉTÈTE|c}}
En quoi ?
{{personnage|L’ÉTRANGER|c}}
En ce que poser que le nom est autre
que la chose, c’est dire qu’il y a deux choses.<noinclude>
<references/></noinclude>
nuu4myeqdl90w8yoika85xpekwholj8
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/384
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|360|{{sct|notes.}}|}}</noinclude>''de Virgile, avec des observations générales sur le costume''. Paris, 1757.)
Cela s’appelle exiger d’Homère un de ces petits
ornemens si opposés à sa grande manière. Les attributs
les plus ingénieux qu’il auroit pu donner au Sommeil,
ne l’eussent pas, à beaucoup près, aussi parfaitement
caractérisé, ne nous auroient pas présenté
une image aussi vive que l’unique trait par lequel il
en fait le frère jumeau de la Mort. Que l’artiste
cherche à rendre ce trait, et il pourra se passer de
tous les attributs. Les anciens artistes ont, en effet,
représenté la Mort et le Sommeil avec cette ressemblance
qu’on s’attend si naturellement à trouver entre
deux jumeaux. On les voyoit sur un coffre de bois de
cèdre, dans le temple de Junon à Elis, reposant entre
les bras de la Nuit, sous la forme de deux enfans. Toute
la différence, c’est que l’un étoit blanc, l’autre noir ;
que l’un dormoit, et l’autre sembloit seulement dormir :
tous deux avoient les ''jambes croisées''. C’est ainsi
du moins que je traduirois ces mots de Pausanias
(Eliac. {{cap.}}{{rom|xviii}}. {{pg|422}}. {{édit.}} Kuhn.)
{{lang|grc|ἀμφοτέρους διεστραμμένους τοὺς πόδως}}, et non par ''pieds contrefaits'',
comme l’abbé Gédoyn l’a rendu dans sa langue.
Qu’exprimeroient ici des pieds contrefaits ? Être couché
les jambes croisées est, au contraire, l’attitude de
ceux qui dorment, et le Sommeil n’est pas représenté
autrement dans le Recueil de Maffei. (Raccol. Pl.{{lié}}151.)
Les artistes modernes se sont entièrement écartés de
cette ressemblance entre le Sommeil et la Mort,
qu’observoient les anciens ; et l’usage est devenu général
parmi eux de représenter la Mort par un sque-<noinclude>
<references/></noinclude>
ceub1qvlbsot263ww9vj9ofnhp0ca0t
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/385
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|notes.}}|361}}</noinclude>lette, tout au plus couvert d’une peau. Caylus auroit
donc dû commencer par dire à l’artiste quel usage il
devoit suivre en peignant la Mort, de l’ancien ou du
moderne. Quoiqu’il ne l’ait pas fait explicitement, il
paroît se déclarer pour le moderne, puisqu’il regarde
la Mort comme une figure qui grouperoit mal avec
une autre couronnée de fleurs : mais avoit-il aussi
considéré combien cette idée moderne seroit déplacée
dans un tableau tiré d’Homère ? et comment tout ce
qu’elle a de dégoûtant ne l’avoit-il pas choqué ? — Je
ne saurois me décider à reconnoître pour une véritable
antique cette petite figure de métal, de la Galerie
de Florence, qui représente un squelette étendu, le
bras reposé sur une urne funéraire. ({{lang|en|Spence’s Polymetis}},
tab.{{lié}}{{rom|XLI}}.) Au moins ne peut-elle représenter
la Mort en général, car les anciens avoient une autre
manière de la peindre. Les poètes mêmes ne se la sont
jamais figurée sous cette hideuse image.
({{M.}} Lessing a donné un Traité aussi intéressant qu’ingénieux sur la manière dont les anciens représentoient la Mort. Il est intitulé : ''{{lang|de|Wie die alten den Tod gebildet}}''.)
{{il}}
{{ancre|x}}{{lp|XI|129|105|''Pag.'' 105, {{e|x}}}}. {{sc|Richardson}} cite cet ouvrage pour
éclaircir la règle qu’il donne, qu’aucun accessoire,
quelque parfait qu’il puisse être, ne doit, dans un
tableau, détourner l’attention du spectateur de la figure
principale. « Protogène, dit-il, dans le fameux
tableau de Jalysus, avoit peint une perdrix avec tant
de délicatesse, qu’elle paroissoit vivante et faisoit
l’admiration de toute la Grèce ; mais comme c’étoit<noinclude>
<references/></noinclude>
flf50n80zy898b0lgxqcb2rj7sb26p8
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/127
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|du laocoon.}}|103}}</noinclude>vue, et nous ignorons ce que cette vue doit
nous donner à penser.
Voici donc deux observations : la première,
que l’invention et la nouveauté du
sujet ne sont pas à beaucoup près la principale
chose que nous demandions au peintre ;
la seconde, que le choix d’un sujet connu
favorise et facilite l’effet de son art. Si l’on
adopte ces deux principes, je crois que pour
expliquer comment l’artiste se résout si rarement
à traiter des sujets nouveaux, il n’en
faudra plus chercher la cause avec Caylus
dans sa commodité, dans son ignorance,
dans les difficultés de la partie mécanique
de l’art, qui demande tout son temps et toute
son application. On trouvera que sa conduite
a des causes plus profondes, et peut-être
même que là où l’on ne voyoit que d’injustes
bornes mises à l’art et à nos plaisirs, on reconnoîtra
une sage retenue de l’artiste, qui
nous est utile à nous-mêmes, et qu’on aura
sujet de louer. Je ne crains pas non plus que
l’expérience me réfute. Les peintres sauront
gré au Comte de sa bonne volonté, mais je
doute qu’ils en profitent aussi généralement
qu’il l’a cru. Il auroit mieux valu, j’en conviens,
que dès le temps de Raphaël, les pein-<noinclude>
<references/></noinclude>
p6j5spzxrberafb7z5awdorul9ivl8n
Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/843
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Hilarion~frwiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
{{g|<math>\begin{align}
&\quad
+\left(\frac{675}{128}e^2-\frac{2025}{32}\gamma^2e^2-\frac{2025}{256}e^4+\frac{4675}{256}e^2e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}\\
&\quad
+\left(\frac{13}{64}-\frac{15}{16}\gamma^2+\frac{147261}{4096}e^2+\frac{195}{128}e'^2-\frac{15}{32}\gamma^4-\frac{175059}{512}\gamma^2e^2-\frac{225}{32}\gamma^2e'^2\right.\\
&\quad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-\frac{3035787}{16384}e^4+\frac{257925}{2048}e^2e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\\
&\quad
+\left(\frac{79}{16}-\frac{167}8\gamma^2+\frac{2954417}{12288}e^2+\frac{2133}{32}e'^2\right)\frac{n'^5}{n^5}\\
&\quad
+\left(\frac{153}8-\frac{895}{16}\gamma^2+\frac{497099911}{393216}e^2+\frac{240085}{512}e'^2\right)\frac{n'^6}{n^6}\\
&\quad\qquad
\left.+\frac{22441}{288}\frac{n'^7}{n^7}+\frac{99916415}{442368}\frac{n'^8}{n^8}-\frac{25}{16}e^2e'^2\cdot\frac{a^2}{a'^2}+\frac{5625}{1024}e^2\frac{n'^2}{n^2}\cdot\frac{a^2}{a'^2}+\frac{4431}{2048}\frac{n'^4}{n^4}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\right\}.
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{SA|Quant aux valeurs de <math>\mathrm{L}.</math> et de <math>\mathrm{H},</math> elles sont les mêmes que celles qui doivent être employées après la 50{{e}} opération (valeur de <math>\mathrm{L},</math> page 685 ; valeur de <math>\mathrm{H},</math> page 803). De ces valeurs de <math>\mathrm{L,G,H}</math> on déduit}}
{{g|<math>\begin{align}
\frac{de}{d\mathrm L}=\frac1{a^2ne}&\left\{1-e^2+\frac{25}2\gamma^4-\frac{25}4\gamma^2e^2+100\gamma^6-150\gamma^4e^2+\frac{275}{16}\gamma^2e^4\right.\\
&\quad
-\left(\frac{1425}{16}\gamma^4-\frac{1425}{32}\gamma^2e^2\right)\frac{n'}{n}\\
&\quad
+\left(\frac{225}{32}-\frac{225}8\gamma^2+\frac{225}{64}e^2+\frac{325}{32}e'^2+\frac{26165}{64}\gamma^4-\frac{10495}{64}\gamma^2e^2-\frac{325}8\gamma^2e'^2\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
-\left.\frac{1125}{64}e^4+\frac{325}{64}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\\
&\quad
+\left(\frac{675}{64}-\frac{2025}{16}\gamma^2+\frac{675}{128}e^2+\frac{4675}{128}e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}\\
&\quad
+\left(\frac{316927}{2048}-\frac{305493}{256}\gamma^2-\frac{1425967}{4096}e^2+\frac{660735}{1024}e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\\
&\quad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{4988483}{6144}\frac{n'^5}{n^5}+\frac{1043900203}{196608}\frac{n'^6}{n^6}-\frac{25}8e'^2\cdot\frac{a^2}{a'^2}+\frac{5625}{512}\frac{n'^2}{n^2}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\right\},
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
\frac{de}{d\mathrm G}=-\frac1{a^2ne}&\left\{1-\frac12e^2+\frac{25}2\gamma^4-\frac{25}2\gamma^2e^2+\frac{21}{32}e^4+100\gamma^6-\frac{425}2\gamma^4e^2+\frac{775}{16}\gamma^2e^4-\frac{27}{32}e^6\right.\\
&\quad
-\left(\frac{1425}{16}\gamma^4-\frac{1425}{16}\gamma^2e^2+\frac{1425}{256}e^4\right)\frac{n'}n\\
&\quad
+\left(\frac{225}{32}-\frac{225}8\gamma^2-\frac{675}{64}e^2+\frac{325}{32}e'^2+\frac{26165}{64}\gamma^4-\frac{16265}{64}\gamma^2e^2-\frac{325}8\gamma^2e'^2\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{13565}{1024}e^4-\frac{975}{64}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\scriptstyle\text{Cette formule se continue à la page suivante.}
\end{align}</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
jf3y9qyb6rtlolheph83m6dg07dt6a2
Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/196
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>que j’en puisse juger par son naturel, je suis presque sûr
qu’il en sera ainsi ; ses dispositions me le font donc aimer. »
(''Ep.'' {{rom|ix}}, {{pg|33}}.) On pouvait donc savoir par la lettre de
Simon de Vries le nom de ce jeune homme, quoique Simon
de Vries l’eût légèrement altéré : Casuarius, disait-il. Mais
ce mot avait été pris par les historiens pour un mot de
bas latin pouvant signifier quelque chose comme ceci : qui
habite la même demeure. Des recherches de Meinsma ont
permis de restituer le nom propre et d’identifier le jeune
homme (Meinsma, {{lang|nl|''Spinoza en zyn Kring''}}, la Haye, 1896,
traduction allemande par Brumer, {{lang|de|''Spinoza und sein Kreis''}},
1909, {{pg|265-273}}). Ce Casearius, né en 1642 à Amsterdam,
étudiant en théologie à Leyde en 1661, était venu auprès de
Spinoza pour s’instruire de la philosophie nouvelle ; il fut
plus tard pasteur au Malabar dans l’Hindoustan, s’occupa
activement de botanique et mourut jeune ; par son genre
d’activité et sa curiosité intellectuelle, il répondit assez,
semble-t-il, à ce que Spinoza pensait de ses qualités.
En laissant passer son ouvrage, revu et complété, de
son élève au public, qu’offrait donc en réalité Spinoza de
ses idées ? L’ouvrage, ainsi qu’on le sait, comprend, avec
les ''Principes de la philosophie de Descartes'', des
''Pensées métaphysiques''. Quel lien y a-t-il entre les deux ? Kuno
Fischer, relevant entre les Pensées métaphysiques et les
''Principes de la philosophie de Descartes'' des différences assez
sensibles de doctrine, voit dans les ''Pensées métaphysiques''
un écrit anticartésien, joint aux ''Principes'' en manière de
réfutation implicite ou d’amendement ({{lang|de|''Geschichte der neuern Philosophie, Jubiläumsausgabe''}},
{{t.|{{rom-maj|III}}}}, {{4e}} {{éd.}}, {{pg|291-306}}).
Mais Freudenthal paraît bien avoir démontré que
les ''Cogitata'' s’inspirent directement d’écrits scolastiques en
circulation à l’époque, d’écrits de Suarez, de Martini, de
Scheibler, de Burgersdijck, d’Heerebord (Heereboord, professeur
à Leyde, avait introduit quelque chose du cartésianisme
dans sa scolastique), et qu’ils empruntent à ces
écrits des questions et des concepts dont Descartes n’avait
pas traité, pour les reviser, s’il y a lieu, et les adapter au
cartésianisme. (Freudenthal, {{lang|de|Spinoza und die Scholastik}}
dans les {{lang|de|''Philosophische Aufsätze''}} en l’honneur d’Eduard<noinclude>
<references/></noinclude>
lf0qdoy4vrsktaajw460gs5tft1db3h
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/128
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|104|{{sct|du laocoon.}}|}}</noinclude>tres eussent pris Homère, au lieu d’Ovide, pour
leur répertoire. Mais puisqu’enfin les choses
sont ainsi, qu’on laisse le public dans la voie
qu’on lui a frayée, et qu’on ne lui fasse pas
acheter ses jouissances plus cher qu’il ne
faut pour qu’elles demeurent des jouissances.
Protogènes avoit fait le portrait de la mère
d’Aristote. Je ne sais pas combien ce philosophe
le paya, mais il donna au peintre soit
en paiement, soit par-dessus le paiement,
un avis qui valoit mieux encore. Il lui conseilla
de peindre les actions d’Alexandre ; et
je ne puis me résoudre à ne voir qu’une flatterie
dans ce conseil. Non, Aristote avoit
considéré combien l’art avoit besoin de se
rendre intelligible à tout le monde, et il
conseilla au peintre de représenter les actions
d’Alexandre, dont tout le monde alors s’entretenoit,
et dont il prévoyoit que la mémoire
seroit durable. Mais Protogènes ne
fat point assez sage pour profiter de ce conseil.
''{{lang|la|Impetus animi}}'', dit Pline,
''{{lang|la|et quædam artis libido}}''<ref>Lib. {{rom|xxxv}}. sect. 36. {{pg|700}}. {{édit.}} Hard.</ref>, un certain déréglement de génie,
un certain appétit d’artiste pour le {{tiret|bi|zarre}}<noinclude>
<references/></noinclude>
1si88zbq1rwdondvr5deegl03g07zgm
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/129
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|du laocoon.}}|105}}</noinclude><section begin="s1"/>{{tiret2|bi|zarre}} et l’inconnu, l’entraînèrent à des sujets
d’un tout autre genre ; il aima mieux peindre
l’histoire d’un Jalysus{{lia|Notes|x|{{t|{{e|[x]}}|120}}|385}}, d’une Cydippe et
d’autres semblables, dont il est impossible
aujourd’hui de deviner seulement les sujets.
{{Brn|2}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{T3|{{rom-maj|XII}}.|fs=125%|ff=serif|sp=0.1em|m=2em}}
{{sc|On}} trouve dans Homère deux espèces d’actions
et de personnages, les uns visibles, les
autres invisibles. La peinture ne peut indiquer
cette différence ; chez elle tout est visible,
et visible de la même façon.
Qu’arrivera-t-il donc, si le comte de Caylus
fait succéder dans une suite non-interrompue,
des tableaux d’actions visibles, et
d’actions qui ne le sont pas ? si dans ceux où
paroissent des personnages des deux espèces,
il n’indique pas, et peut-être ne peut indiquer
comment le peintre devra disposer les
personnages que le spectateur sera censé seul
appercevoir, pour que les acteurs qu’il met
en scène avec eux puissent ne pas les voir,
ou du moins pour qu’il nous soit possible de
le croire ? certainement toute la suite, et même
plus d’un tableau particulier, n’offrira que
confusion, contradiction, obscurité.<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
6dl9hj07aqq24y1nsyfx5q5b0kzo2dm
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/386
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|362|{{sct|notes.}}|}}</noinclude>à quoi on faisoit le plus d’attention, il l’effaça entièrement. »
(Traité de la Peinture, {{t.}}{{rom|I}}. {{pg|46}}.)
Richardson s’est trompé ; cette perdrix ne se trouvoit
pas dans le tableau de Jalysus, mais dans un autre de
Protogène, qu’on nommoit le Satyre en repos. {{lang|grc|Σάτυρος ἀναπαυμένος}}. Je n’aurois pas pris la peine de noter cette erreur, qui ne vient que de la mauvaise interprétation
d’un passage de Pline, si elle ne se trouvoit aussi dans Meursius (Rhod. {{lib.}}{{rom|i}}. {{cap.}}14. {{pg|38}}.) ''{{lang|la|In eadem (tabula sc. in qua Jalysus) Satyrus erat quem dicebant anapavomenon, tibias tenens.}}'' On la retrouve même dans {{M.|Winckelmann}}. (''{{lang|de|Von der nachahmung my der gr. W. in der Mahl. u. Bild.}}'' s.{{lié}}56.) Strabon
est le véritable garant de cette historiette de la perdrix,
et il distingue expressément le tableau du Satyre
appuyé à une colonne, dans lequel étoit la perdrix,
de celui de Jalysus. (Lib.{{lié}}{{rom|xiv}}. {{pg|750}}. {{édit.}}
Xyl.) Si Meursius, Richardson et {{M.|Winckelmann}}
ont mal entendu le passage de Pline (Lib.{{lié}}{{rom|xxxv}}.
sect.{{lié}}56. {{pg|699}}.), c’est qu’ils n’ont pas remarqué qu’il
y est question de deux tableaux différens ; l’un qui
empêcha Démétrius de prendre la ville, parce qu’il
ne voulut pas l’attaquer du côté où ce tableau se
trouvoit ; et l’autre, que Protogène peignit pendant
le siége. Le premier étoit le Jalysus, et le second le
Satyre.
{{il}}
{{ancre|y}}{{lp|XII|133|109|''Pag.'' 109, {{e|x}}}}. {{sc|Quintus}} Calaber, dans son douzième
livre (v.{{lié}}158-185), a imité ce combat invisible des
dieux, et paroît l’avoir fait avec l’intention assez marquée
de corriger son modèle. Il semble, en effet, que<noinclude>
<references/></noinclude>
mabmn5fjxx6eo79e4c66za8z2k2nz7b
Du Laocoon/IX
0
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Du Laocoon/X
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Du Laocoon/XI
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Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/197
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>Zeller, Leipzig, 1887, p. 81-138 ; compte rendu de l’ouvrage
de Kuno Fischer dans {{lang|de|''Zeitschrift für Philosophie und philosophische Kritik''}},
{{rom-maj|CXIV}}, 1899, {{pg|300}}. Voir aussi
J.{{lié}}Lewkowitz, {{lang|de|''Spinoza’s Cogitata Metaphysica und ihr Verhältniss zu Descartes und zur Scholastik''}}, Breslau, 1902.)
On conçoit d’ailleurs que l’initiation d’un élève, et même
du public, à la philosophie nouvelle n’était guère possible
si l’on ne tenait pas compte des questions et des formules
que rencontraient cet élève et le public dans la philosophie
scolastique encore régnante. Il se peut même que les
''Cogitata'' aient été composés avant la deuxième partie des
''Principes de la Philosophie'', comme nous savons par
L.{{lié}}Meyer qu’ils l’ont été avant la première, et qu’ils aient
été la matière des premières leçons données à Casearius.
Ils auraient marqué la transition de la scolastique au cartésianisme,
et préparé sans doute dans l’intention de
l’auteur, de concert avec les ''Principia'', le passage à sa
doctrine personnelle. Des signes de cette doctrine se laissent
d’ailleurs apercevoir çà et là aussi bien dans les ''Principia''
que dans les ''Cogitata''. Néanmoins, dans l’ensemble,
l’ouvrage de Spinoza laisse dans l’ombre sa propre pensée ;
il est bien, comme le dit L.{{lié}}Meyer, avant tout un exposé
fidèle du cartésianisme, en désaccord sur divers sujets,
comme le sujet de la liberté, celui de l’incompréhensibilité
de la puissance divine, avec ce que l’auteur considère
comme vrai ({{abr|Cf.|Confer}} ''Ep.'' {{rom|xxi}}, {{t.|{{rom-maj|II}}}}, {{pg|94}}). Si donc il nous
révèle utilement la façon dont Spinoza s’est assimilé le
cartésianisme, s’il nous fournit souvent des lumières sur
l’origine des formules que Spinoza emploie pour son
compte, il ne saurait être tenu pour une expression directe
et authentique de la pensée de Spinoza, à quelque moment
que ce soit<ref name="p195">Schopenhauer commet donc une grave erreur quand, prenant les
''Cogitata'' pour l’exposition de la doctrine de l’auteur, il prétend que
Spinoza, après avoir affirmé le libre arbitre en bon cartésien, ne l’a nié
que beaucoup plus tard, vers la fin de sa vie. {{lang|de|''Ueber die Freiheit des Willens''}} (1841), {{éd.}} Grisebach, {{rom-maj|III}}, {{pg|435-456}}.
<noinclude><p>L’ouvrage a été composé en 1662-1663 ; il est donc postérieur au
''Court Traité'', quoi qu’en ait dit Busse, {{lang|de|''Beiträge zur Entwickelungsges-chichte Spinoza’s, Zeitschrift für Phil.''}}, {{rom-maj|XC}}, 1887, {{p.|56}} {{sq.}} ; l’argument</p></ref></noinclude><includeonly><noinclude><p>L’ouvrage a été composé en 1662-1663 ; il est donc postérieur au
''Court Traité'', quoi qu’en ait dit Busse, {{lang|de|''Beiträge zur Entwickelungsges-chichte Spinoza’s, Zeitschrift für Phil.''}}, {{rom-maj|XC}}, 1887, {{p.|56}} {{sq.}} ; l’argument </ref></includeonly>. Dans une lettre à Oldenburg, où Spinoza<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>Zeller, Leipzig, 1887, p. 81-138 ; compte rendu de l’ouvrage
de Kuno Fischer dans {{lang|de|''Zeitschrift für Philosophie und philosophische Kritik''}},
{{rom-maj|CXIV}}, 1899, {{pg|300}}. Voir aussi
J.{{lié}}Lewkowitz, {{lang|de|''Spinoza’s Cogitata Metaphysica und ihr Verhältniss zu Descartes und zur Scholastik''}}, Breslau, 1902.)
On conçoit d’ailleurs que l’initiation d’un élève, et même
du public, à la philosophie nouvelle n’était guère possible
si l’on ne tenait pas compte des questions et des formules
que rencontraient cet élève et le public dans la philosophie
scolastique encore régnante. Il se peut même que les
''Cogitata'' aient été composés avant la deuxième partie des
''Principes de la Philosophie'', comme nous savons par
L.{{lié}}Meyer qu’ils l’ont été avant la première, et qu’ils aient
été la matière des premières leçons données à Casearius.
Ils auraient marqué la transition de la scolastique au cartésianisme,
et préparé sans doute dans l’intention de
l’auteur, de concert avec les ''Principia'', le passage à sa
doctrine personnelle. Des signes de cette doctrine se laissent
d’ailleurs apercevoir çà et là aussi bien dans les ''Principia''
que dans les ''Cogitata''. Néanmoins, dans l’ensemble,
l’ouvrage de Spinoza laisse dans l’ombre sa propre pensée ;
il est bien, comme le dit L.{{lié}}Meyer, avant tout un exposé
fidèle du cartésianisme, en désaccord sur divers sujets,
comme le sujet de la liberté, celui de l’incompréhensibilité
de la puissance divine, avec ce que l’auteur considère
comme vrai ({{abr|Cf.|Confer}} ''Ep.'' {{rom|xxi}}, {{t.|{{rom-maj|II}}}}, {{pg|94}}). Si donc il nous
révèle utilement la façon dont Spinoza s’est assimilé le
cartésianisme, s’il nous fournit souvent des lumières sur
l’origine des formules que Spinoza emploie pour son
compte, il ne saurait être tenu pour une expression directe
et authentique de la pensée de Spinoza, à quelque moment
que ce soit<noinclude><ref name="p195">Schopenhauer commet donc une grave erreur quand, prenant les
''Cogitata'' pour l’exposition de la doctrine de l’auteur, il prétend que
Spinoza, après avoir affirmé le libre arbitre en bon cartésien, ne l’a nié
que beaucoup plus tard, vers la fin de sa vie. {{lang|de|''Ueber die Freiheit des Willens''}} (1841), {{éd.}} Grisebach, {{rom-maj|III}}, {{pg|435-456}}.
<p>L’ouvrage a été composé en 1662-1663 ; il est donc postérieur au
''Court Traité'', quoi qu’en ait dit Busse, {{lang|de|''Beiträge zur Entwickelungsges-chichte Spinoza’s, Zeitschrift für Phil.''}}, {{rom-maj|XC}}, 1887, {{p.|56}} {{sq.}} ; l’argument</p></ref></noinclude><includeonly>
<ref name="p195">Schopenhauer commet donc une grave erreur quand, prenant les
''Cogitata'' pour l’exposition de la doctrine de l’auteur, il prétend que
Spinoza, après avoir affirmé le libre arbitre en bon cartésien, ne l’a nié
que beaucoup plus tard, vers la fin de sa vie. {{lang|de|''Ueber die Freiheit des Willens''}} (1841), {{éd.}} Grisebach, {{rom-maj|III}}, {{pg|435-456}}.
<p>L’ouvrage a été composé en 1662-1663 ; il est donc postérieur au
''Court Traité'', quoi qu’en ait dit Busse, {{lang|de|''Beiträge zur Entwickelungsges-chichte Spinoza’s, Zeitschrift für Phil.''}}, {{rom-maj|XC}}, 1887, {{p.|56}} {{sq.}} ; l’argument </ref></includeonly>. Dans une lettre à Oldenburg, où Spinoza<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence II, 1935.djvu/32
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|288|{{sc|syntaxe et lexicologie}}|b=<hr>}}</noinclude><section begin="II-4" />expression emphatique et a fini par signifier quelquefois « grand » ''una pura ꞓoma'' (une grande somme d’argent) ; ''una pura tropa d’ã'' (un grand nombre d’années) ; ''una pura viryă'' (une grande quantité). De même ''bruto'' : ''faje{{t|i|80}} una tsalo{{t|u|80}} bruta'' (il faisait une forte chaleur).
Enfin ''frãko'' < {{sp|.1em|franc}}u = idiot, rosse : ''una frã̩ka d{{t|ė|80}} ats{{t|ė|80}}'' (une rosse de vache). La signification péjorative semble attester la mauvaise opinion que les Hérémensards avaient de leurs conquérants de race franque. D’autre part, ''galek'' < {{sp|.1em|gallens}}e = plaisant, se passe de commentaire. Un autre héritage des Germains est ''ala groba'' (gauche, maladroit) ; ''ir{{t|ė|80}} le fĕ̀mala l{{t|ė|80}} plú kofa e l{{t|ė|80}} plù a la groba k{{t|ė|80}} óꞓ{{t|ė|80}} ju ẽ to lo vìlazo'' (c’était la femme la plus sale et la plus maladroite du village). Il est curieux de rencontrer à Hér. cette tournure si caractéristique des langues romanes (« à la française »), et de la voir appliquer à un mot d’origine germanique « ''grob'' » (grossier).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|587}}}}. Sur le comparatif des adjectifs il n’y a à remarquer que « ''bõ'' » qui se compare au moyen de ''mi'' et ''plù'' : ''mi bõ, plù bõ'' (meilleur) ; mais on trouve aussi ''mel̮o{{t|u|80}}'' (meilleur) quelquefois.<section end="II-4" />
<section begin="II-5" />{{t5|INDÉFINIS}}
{{§|{{MotAncre|588}}}}. Les suivants méritent une mention : ''do{{t|u|80}}tre{{t|i|80}}'' (deux ou trois, quelques) exprime une petite quantité indéterminée. Seppey l’écrit toujours en un mot : ''kã vĩ byẽ d{{t|ė|80}} vĩ ẽn a do{{t|u|80}}tre̩ k{{t|ė|80}} ꞓ’ẽpyo̩rnõ'' (quand il y a bien du vin, il y a quelques personnes qui s’enivrent).<section end="II-5" /><noinclude>
<references/></noinclude>
9jqw0xqppt3ok1z98qjw31vnwthipq0
Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/198
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<noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>raconte dans quelles circonstances il {{corr|été|a été}} amené à le
composer et à le publier, il explique qu’il l’a « dicté à un
certain jeune homme auquel il ne voulait pas exposer
ouvertement ses opinions » ; il indique que c’est à sa prière
qu’un de ses amis a déclaré en tête que l’auteur ne reconnaît
pas pour siennes toutes les pensées exposées dans le
traité, et adhère même parfois à des pensées contraires.
Spinoza, au surplus, ajoute qu’il compte sur cet ouvrage
pour attirer l’attention sur lui, pour obtenir la protection
de personnages importants de son pays et pour pouvoir
ensuite, sans scandale comme sans danger, publier d’autres
écrits. (''Ep.'' {{rom|xiii}}, {{t.|{{rom-maj|II}}}}, {{pg|46-47}}.)
De fait, l’ouvrage servit au moins à étendre la notoriété de
Spinoza ; il ne se répandit pas seulement en Hollande, où
une traduction hollandaise (1663) de Pieter Balling, ami de
Spinoza, en facilita la diffusion, mais même à l’étranger ; et
il dut inspirer l’offre, qui fut faite à Spinoza dix ans plus
tard par l’électeur Palatin, d’une chaire de philosophie à
l’Université de Heidelberg.
{{il|1}}
Avant que les circonstances l’eussent conduit d’abord à
composer, puis à publier les ''Principes de la philosophie cartésienne'',
Spinoza avait entrepris, pour faire connaître sa
doctrine, son ''Traité de la Réforme de l’Entendement''. Il s’appliqua
à cette œuvre en 1661, ou à peu près. On peut lire,
en effet, dans l’''Avertissement au Lecteur'' : « Ce ''Traité de la Réforme de l’Entendement''
que nous te donnons ici, bienveillant
Lecteur, dans un état d’inachèvement, a été composé par
l’auteur il y a bien des années. Il eut toujours l’intention de
le terminer ; d’autres soins l’en ont empêché, et la mort a fini
par l’enlever sans qu’il ait pu mener l’œuvre jusqu’au bout
selon son désir. » ({{t.|i|cap}}, {{pg|2}}.) ({{abr|V.|Voir}} également la préface des
{{lang|la|''Opera posthuma''}}.) Dans une lettre à Oldenburg (lettre non
datée, mais vraisemblablement de décembre 1661 ou de
janvier 1662), Spinoza écrivait ceci : « Pour ce qui est de
<noinclude><ref follow="p195">externe le plus fort de Busse, celui qui voyait dans le 6 chapitre du
{{1er}} livre du ''Court Traité'' ({{§|7}}) une citation des ''Cogitata'', a été ruiné par
le fait qu’il reposait sur une faute d’impression de la traduction
Sigwart.</ref></noinclude><includeonly><ref follow="p195">externe le plus fort de Busse, celui qui voyait dans le 6 chapitre du
{{1er}} livre du ''Court Traité'' une citation des ''Cogitata'', a été ruiné par
le fait qu’il reposait sur une faute d’impression de la traduction
Sigwart.</p></ref></includeonly><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|indéfinis}}|289|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
''sẽ'' (cent) figure en qualité de numéral collectif dans : ''dĕ sẽ ĕ dĕ sẽ-j-ã'' (des centaines d’années).
''pa''(''r'') (paire, quelques) ; ''ũ par d{{t|ė|80}} ko'' (quelquefois) ; ''ũ bõ pa d{{t|ė|80}} zo'' (un bon nombre de jours) ; ''tot ũ par d’ã'' {{corr|un|(un}} bon nombre d’années) ; ''ũ bõ pā gan̮ėre{{t|i|80}} mi'' (beaucoup de gens gagneraient davantage…) ; ''ia ũ pa d{{t|ė|80}} c̑lo{{t|u|80}}-j-omo k…'' (il y a quelques-uns de ces hommes qui…). Aurions-nous affaire ici à une influence de l’allemand ou à une confusion avec ''pa'' < {{sp|.1em|part}}e ?
''tropa'' (beaucoup) : ''una tropa d{{t|ė|80}} kord{{t|ė|80}}'' (beaucoup de cordes) ; ''una tropa d{{t|ė|80}} zo'' (plusieurs jours) ; ''ẽn a pa tropa k{{t|ė|80}} ùꞓã pa ju dė ma'' (il n’y en a pas beaucoup qui n’aient pas eu de mal). Il est diminutif dans : ''una tropèta d{{t|ė|80}} zo'' (quelques jours).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|589}}}}. En fait de pronoms indéfinis, il faut citer les suivants :
''atro'' (autre) qui élargit sa signification. ''eṣrl̮õ lĕ-j-atro'' (ils tuent leur prochain) ; ''lĕ-j-atro d{{t|ė|80}} me{{t|i|80}}jõ'' (les autres personnes de la maison) ; ''dĕ̀ꞓuy{{t|ė|80}} sti, dĕ̀ꞓuy{{t|ė|80}} l’atr{{t|ė|80}}'' (ils se moquent de tout le monde) ; ''tèl k’{{t|o|80}}ũ farè i-j-atro, lĕ̀-j-atro farẽ a ꞓé'' (ce que vous ferez à autrui on vous le fera) ; ''póre{{t|i|80}} pro{{t|u|80}} aroa tot atro mẽdro k{{t|ė|80}} ꞓẽ'' (il pourrait bien arriver tout autre chose pire que cela). ''Atr{{t|ė|80}}'' est, en somme, traité en substantif et affirme cette qualité en se faisant suivre du génitif : ''l’atr{{t|ė|80}} di zor'' (l’autre jour) ; ''l’atr{{t|ė|80}} di ne{{t|i|80}}'' (l’autre nuit) ; ''d{{t|ė|80}} l’atr{{t|ė|80}} di la'' (de l’autre côté) ; ''l’atr{{t|ė|80}} di tꞓyè'' (l’autre tiers). Combiné avec un numéral, il précède ce dernier : ''lĕ̀-j-atro do-j-ã'' (les deux autres années).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|590}}}}. L’adverbe ''dẽꞓ{{t|ė|80}}'' (ainsi) sert de pronom indéfini avec le sens de « tel, pareil » : ''a̩wĕ dė mõ{{t|un|80}}do dẽꞓ{{t|ė|80}}'' (avec<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence II, 1935.djvu/34
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|290|{{sc|syntaxe et lexicologie}}|b=<hr>}}</noinclude>de pareilles gens) ;… ''dè meijõ dẽꞓ{{t|ė|80}} ꞓõ mi ũn ẽfè'' (de pareilles maisons sont plutôt un enfer) ; ''{{erratum|dé|dĕ̀}} zo dẽꞓ{{t|ė|80}}'' (de pareils jours).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|591}}}}. ''To'' (tout) s’emploie quelquefois collectivement et reste invariable : ''irã lo resta l{{t|ė|80}} mwatsõ d’afõ la nek'' (les tas de foins étaient tous restés sous la neige), ici on attendrait « ''tẅi'' » au lieu de « ''to'' » ; ''vajã to pĕ trop{{t|ė|80}}'' (ils allaient tous en troupes) ; ''k{{t|ė|80}} le{{t|i|80}} vajã to po bal̮ĕ i puro'' (que tout y passait pour les pauvres) ; ''ũn a to kùl̮e{{t|i|80}} l{{t|ė|80}} bla'' (on a rentre tous les blés) ; ''l{{t|ė|80}} krãma ia to tꞓyola̩'' (la crème a toute coulé) etc. On pourrait avancer simplement que « ''to'' » s’est adverbialisé dans toutes ces phrases, surtout à cause de sa position devant le verbe, mais je crois qu’il est plus rationnel de considérer cette construction comme un moyen d’attirer l’attention sur « ''to'' », comme si au lieu de dire en fr. « on a rentré tous les blés » on disait « on a tout rentré en fait de blés ».
''To,'' quoique adverbe, s’accorde devant un adjectif féminin, quelle que soit la lettre initiale de ce dernier : ''l{{t|ė|80}} mar{{t|ė|80}} tota ẽkolérye{{t|i|80}}t{{t|ė|80}}'' (la mère toute fâchée) etc.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|592}}}}. ''ũ'' s’emploie librement comme substantif : ''l{{t|ė|80}} mõ{{t|un|80}}do iã ju pwir{{t|ė|80}}'' ; ''ũ k’ir{{t|ė|80}} pa tã pwèro{{t|u|80}}…'' (les gens ont eu peur ; un (homme) qui n’était pas si peureux…) ; ''ẽ truwo pa ũ mi kapablo k{{t|ė|80}} tù'' (je ne trouve personne de plus capable que toi) ; ''dĕ̀ã la porta d’una'' (devant la porte d’une femme) etc.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|593}}}}. ''n̮ũ'' (personne, aucun) figure comme sujet et objet : ''kã vĩ pa n̮ũ'' (quand personne ne vient), ici on voit « ''pa'' » s’introduire ; ''tã k’{{erratum|ẽna|e-n-a}} ju n̮una'' (jusqu’à ce qu’il n’y en eut plus) ; ''kã tẅi ꞓ’eizõ, n̮ũ ꞓ{{t|ė|80}} kriyõ'' (quand tous s’aident, personne ne meurt) ; ''a n̮una pa'' (nulle part).<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|indéfinis possessifs}}|291|b=<hr>}}</noinclude><section begin="II-5" /><nowiki />
''dẽkũ'' (quelques-uns, quelques) ''dẽkũ dìjã'' (quelques-uns disaient) ; ''pĕ dẽku᷑n{{t|ė|80}} me{{t|i|80}}jõ'' (dans quelques maisons), etc.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|594}}}}. Le représentant du français « on » se rencontre assez fréquemment ; mais on peut douter qu’il soit d’origine patoise. Son introduction aurait été rendue facile par une confusion avec le mot ''ũ'' < {{sp|.1em|unu}}s. À l’heure qu’il est, les deux mots ont la même prononciation : ''kã l’ũ mark{{t|ė|80}}'' (quand on marque) ; ''tèl k’ũ faré i-j-atro,'' etc. (ce que l’on fera à autrui etc.) ; ''ũ{{t|n|80}} a bõ éni rìtso,'' etc. (il est facile de devenir riche) ; ''ũ lo ꞓae porkyĕ'' (on savait pourquoi) etc. Ajoutons que le pat. d’Hér. met généralement le verbe au pluriel sans sujet pour exprimer le sens du fr. « on » ({{§|[[#705|705]]}}).
{{il}}
{{§|{{MotAncre|595}}}}. On relève un cas de l’omission de ''ũ'' (on) dans : ''tut{{t|ė|80}} l{{t|ė|80}} manètꞓya̩ k{{t|ė|80}} ꞓė pu muja'' (toutes les saletés qu’on peut ou qui se peuvent imaginer), ce qui est un mélange de constructions.
{{il}}
{{§|{{MotAncre|596}}}}. ''tsùja'' signifie « rien » quand il figure comme indéfini, mais il est d’habitude accompagné de « ''pa'' » (pas) : ''ꞓė ꞓõ pa dèbèta̩ dė tsùja'' (ils ne se sont aperçus de rien) ; ''mĕ yo ac̑uta̩vo pa tsùja'' (mais je n’écoutais rien) ; ''pa mi tsùja'' (plus rien) ; ''fìr{{t|ė|80}} tsùjà'' (ne rien faire) ; ''ia jyami yu tsùja'' (il n’a jamais rien vu). Il sert aussi à fortifier ''rẽ'' : ''krẽdr{{t|ė|80}} rẽ tsùja'' (ne rien craindre). Nous retrouverons « ''rẽ'' » au chap. des adverbes.<section end="II-5" />
<section begin="II-6" />{{t5|ADJECTIFS POSSESSIFS}}
{{§|{{MotAncre|597}}}}. On a vu {{pg|202}} et ss. qu’il existe à Hér. deux formes de possessifs. Or il résulte de la lecture des textes que les formes sans article ({{§|[[#388|388]]}}) apparaissent surtout dans des tournures qui semblent francisées, mais rarement<section end="II-6" /><noinclude>
<references/></noinclude>
exyaswpuv5nhma0nfdndkj82b4zm0t7
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T14.djvu/520
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Usson"/>au change, trouvant sa taille disproportionnée en quelque endroit, l’accomparant aux nuages vuides qui n’ont que l’apparence dehors ; dont le triste amoureux au desespoir aprés un adieu plein de larmes, s’en alloit perdre en quelque lointaine region, si moy qui sçavois ce secret, et qui pour le bien des eglises feignois pourtant de n’en rien sçayoir, n’eusse très-expressement enjoint à ma chaste femme de le rappeller : ce... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|508|USSON.}}</noinclude><section begin="Usson"/>au change, trouvant sa taille disproportionnée
en quelque endroit,
l’accomparant aux nuages vuides
qui n’ont que l’apparence dehors ;
dont le triste amoureux au desespoir
aprés un adieu plein de larmes,
s’en alloit perdre en quelque
lointaine region, si moy qui sçavois
ce secret, et qui pour le bien
des eglises feignois pourtant de
n’en rien sçayoir, n’eusse très-expressement
enjoint à ma chaste
femme de le rappeller : ce qu’elle
fit très-mal volontiers, desirant
de tout temps pour la vanité, que
quelque lourdaut se rompit le col
à son occasion : mais il n’est guere
plus de ces sots depuis qu’on s’en
mocque ; car de manger de rage
les plumes de son chapeau, commé
la Bole, et casser en colere une
bouteille d’ancre aux yeux des dames,
comme (Clermont d’Amboise,
ce sont petites rages et jalousies
qui n’estoient que trop ordinaires
chez nous, et que, consentant à
mon deshouneur, je sçavois et
voyois clairement, donnant par
cette tolerance aux uns et aux autres
souvent le courage et les commoditez
de faillir ; elle le sçait bien,
et plusieurs de vous qui tenez la
main à ses gentillesses, aussi je ne suis
point tellement aveuglé moy
mesme en un fait si sensible et si
apparent, que je n’apperceusse,
comme les autres, que Clermont
maintefois la baisoit toute en juppe
sur la porte de sa chambre, tandis
que le soir, pour luy donner loisir
de se mettre au lit, je jouois ou
me promenois avec ma noblesse
dans la salle...... <ref>Divorce satirique, ''pag. m.'' 194.</ref> Sa beauté
m’attiroit force gentils-hommes,
et son bon naturel les y retenoit :
car il n’estoit point fils de bon
lieu, ni gentil compagnon, qui
n’avoit une fois en sa vie esté servitour
de la reyne de Navarre, qui
ne refusoit personne, acceptant
ainsi que le tronc public les offrandes
de tous venans. » Joignez à
ceci le passage qu’on a rapporté du
même livre dans l’article de cette reine <ref>''Tom. XI'', ''pag.'' 96, ''citation'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3#ancrage_Navarre3-(76)|(76)]] ''du troisième''
''article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3|{{sc|Navarre}}]].</ref>.
'''{{refa|Usson-(B)|(B)}}''' ''Pour se plonger de plus en''
''plus dans les souillures de l’incontinence.'' ]
Les passages que je viens
de rapporter ou d’indiquer ne conduisent
notre Marguerite que jusques
à son arrivée en Auvergne. Continuons
d’entendre l’auteur qui fait
parler {{Roi|Henri|IV}}. « <ref>Divorce satirique, ''pag.'' 198.</ref> Le roy son
frere oyaut cette sienne fuite.....
dit tout haut en presence de ceux
qui le voyoit disner : Les cadets de
Gascogne n’ont peu souler la royne
de Navarre, elle est allée trouver les
muletiers et chauderoniers d’Auvergne...
cette perdue estant arrivée
à Carlat, où elle fut longtemps,
non seulement sans daiz et
lit de parade, mais aussi sans chemises
pour tous les jours, elle
commença de voir et de regarder
sur lequel de ceux cy courroit
l’honneur de son nom : Elle jetta,
l’œil sur son cuisinier, pour ne
chaumer point, se fachant d’attendre
Duras qu’elle avoit envoyé
vers le roy d’Espagne querir de
l’argent, encore que sa femme sa
confidente, craignant qu’elle ne
luy enlevat son Causaquet, lui
preschât la constance et le merite
de cet absent : Mais son desir insatiable
esgal à la faim d’un limier
qui cause une defaillance à qui ne
se soule tousjours, ne peut endurer
cette attente ni celle de Saint
Vincent, qui pour éviter la depense
estoit allé jusques à sa maison
Elle s’en prit au triste Aubia
comme au mieux peigné de ses domestiques,
qu’elle enleva de l’escurie
en la chambre, et s’en fit tellement
picquer, que son ventre
heureux en telle rencontre en
vint rond et enflé comme un balon,
vomissant en son terme un
petit garçon, avec le secours d’une
femme sage que la mère de ce picqueur,
pour l’amour de son fils, y
avoit conduite, assisté du médecin
du May, lequel outre sa profession.
et de luy penser quelque apostume
sur son derriere, luy servit à ce
coup de porter ce jeune prince,
nouveau Lysandre, mal emmailloté
en nourrice au village d’Escourbiac
là auprès, si fraichement nay,
que neantmoins pour le froid enduré
du long chemin il en {{tiret|demeu|ra}}<section end="Usson"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Rafavannay
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||— 39 —}}</noinclude><section begin="XX" />{{c|Air : ''À la façon de Barbari, etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|Alexandre au fond du fossé
:Ranime leur vaillance ;
À Sonas qui saignoit du nez
:Il promet indulgence :
Si vous mourez, beau champion,
La faridondaine, la faridondon,
Vous irez droit en paradis,
::::Biribis,
À la façon de llarhari,
::::Mon ami.}}
{{c|Air : ''Le saint craignant de pécher, etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|Deux cents sont déjà grimpés
:Couchés sur la panse,
Attendant bien équipés
:L’instant de la danse ;
Sonas, voulant à gogo
Voir si chacun fait dodo,
::Prend son e, ec, cu.
:::Prend son é.
:::Prend son cu,
::Prend son écu, passe
::Droit à la Tertasse.}}
{{c|Air : ''Rlantamplan, tirelire, etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|Ah ! nous les aurons bientôt,
Disoit le duc des marmottes ;
Ah ! nous les aurons bientôt,
Ces courtauds, ces huguenots.
Ah ! que nous allons me !
Au cousin faut écrire ;
Ah ! nous les aurons bientôt,
Disait le duc des marmottes,
Ah ! nous les aurons bientôt,
Ces courtauds, ces huguenots.}}
{{c|Air : ''Allons, enfants de la patrie, etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|Quelle est cette horde funèbre ?
Disoit l’intrépide Canal.
Ô ciel ! au milieu des ténèbres
On trame un projet infernal. (''bis'')
Ô liberté toujours chérie,
Embrase et soutiens tes enfants !
Qu’on est heureux, même en mourant,
Quand on peut sauver sa patrie !
Aux armes, citoyens, formez vos bataillons.
:Marchez, marchons,
Sauvez nos murs livrés aux trahisons.}}
{{c|Air : ''Eh ! quoi tout sommeille, etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|::À ce cri d’alarme
::On s’éveille, on s’arme.
Où est-ce ? {{corr|ou|où}} est-ce ? où portons-nous
:::::::::::nos coups ?
::L’un dit : c’est à Rive,
::L’autre, à Neuve, arrive.
Tout est confus. mais le cœur est partout.
::L’infâme cohorte
::À Neuve se porte,
::Croit ouvrir la porte,
::Mais zest, un soldat
::Fait tomber la herse ;
::Picot se renverse,
Avec son pétard il est à plat.
::L’autre sentinelle
::À la garde appelle,
Court vite au feu, met la mèche au canon
::Qui sonne, étincelle.
::Fracasse l’échelle.
De Brunaulieu le projet coule à fond.}}
{{c|Air : ''C’était ainsi, etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|::Qui fut penaud ?
Ce fut Sonas et sa séquelle ;
::Qui fut penaud ?
Ce fut Sonas et ses vassaux,
Lorsqu’en fuyant à son échelle,
Il crut la trouver bonne et belle,
::Qui fut penaud ?}}
{{c|Air ''sur la marche des Suisses.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|Faut sauter en bien faut se rendre,
Mais je crains qu’on nous fasse pendre.
::Ils étoient quatre
::Qui vouloient se battre.
::Et les plus fous
::Se cassoient le cou ;
::On en prit treize
::Qui se pâmoient d’aise
::Au compliment
::Que fit Tabazan.}}
{{c|Air : ''C’est la petite Française, etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|Comme loups pris à la trappe,
On pendit ces aigrefins.
Hélas ! si l’on vous attrape,
Toujours en fait triste fin,
Quand on va mordre a la grappe
Dans la vigne du voisin.}}
{{c|Air : 'Quand Biron voulut danser, etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|Quand Sonas l’on fit danser (''bis'')
Longtemps il les fit prier : (''bis'')
Moi, je n’aime pas la danse,
Mais j’ai nombre de finance,
J’aime mieux payer l’écot
Que de jouer du gigot.}}
{{c|Air ''de la Carmagnole.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|Vous, qui savez si bien grimper, ''bis''
Quoi ! ne sauriez—vous pas danser ? ''b.''
:Vous venez nous trouver,
:Il faut vous régaler
:D’un tour de carmagnole,
:Vite un cordon, vite un cordon,
:D’un tour de carmagnole.
:Vite un cordon et dansons}}
{{c|Air : ''Ah ! grand Dieu ! etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|Ah ! Grand Dieu ! nous l’avons échappé belle.
Disoit Théodore en apprenant cette nouvelle.
Ah ! Grand Dieu ! nous l’avons échappé belle.
:::Sans l’ami Canal,
À Rome on nous donnoit le bal.}}
{{poem|Grand Dieu ! sur tes enfants
Tu veilles constamment ;
:::Ta providence
:Confond les méchants.
:D’un cœur et d’une voix
:Le peuple genevois
:::À ta puissance
:Rend hommage et foi.|mt=1em}}<section end="XX" />
{{sep|10|m=2em}}
<section begin="XXI" />{{t4|'''Dans ce jour où les Genevois.'''|fs=110%}}
{{poem|{{c|1}}Dans ce jour où les Genevois
Indistinctement font bombance,
Pour moi c’est une jouissance
De faire entendre aussi ma voix.
:Je ne chante pas l’Iliade,
:Les Croisades, la Henriade ;
Non, non, non mais c’est l’Escalade,
Non, non.non, mais c’est l’Escalade.
{{c|2}}Comptant sur la foi du traité,
Du sommeil on goûtait le charme.
Tout dormait quand un cri d’alarme
Troubla cette sécurité.
:Je ne chante pas, etc.
{{c|3}}Déjà, franchissant nos remparts.
Les Savoyards fiers de leur nombre,
À la faveur d’une nuit sombre
Arboraient leurs vils étendards.
:Je ne chante pas, etc.
{{c|4}}On accourt dans l’obscurité,
Nos nombreux ennemis palissent
On combat, bientôt ils périssent
Et tout cède à la liberté
:Je ne chante pas, etc.
{{c|5}}Au récit de tous ces exploits,
Emmanuel couvert de honte
Vit qu’il n’est rien que ne surmonte
Un peuple qui défend ses droits.
:Je ne chante pas, etc.
{{c|6}}Cependant dix-sept citoyens
Avaient péri pour la patrie,
Trop contents de perdre la vie
Pour sauver le premier des biens.
:Je ne chante pas, etc.|ds}}<section end="XXI" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||— 40 —}}</noinclude><section begin="XI" />{{poem|{{c|7}}Ces héros que nous regrettons
Sont pour nous de dignes modèles.
Chers amis, à nos lois fidèles,
Restons Genevois ou mourons.
:Je ne chante pas, etc.|sf}}<section end="XI" />
{{sep|10|m=2em}}
<section begin="XII" />{{t4|'''Quand décembre sur nos climats.'''|fs=110%}}
{{c|Chanson faite pendant l’occupation française.|fs=80%}}
{{poem|{{c|1}}Quand décembre sur nos climats
Répand son influence,
Il remène avec les frimats
La joie et la bombance.
Dans ces doux instants.
On n’a pas le temps
D’être triste et malade.
Il faut s’enivrer
Pour se préparer
À faire l’Escalade.
{{c|2}}Maint fâcheux donne le conseil
D’abolir cet usage ;
Adopter un avis pareil
Serait être peu sage ;
Le sermon n’est plus :
C’était un abus ;
Mais pour la régalade,
Tant qu’on l’aimera,
Chez nous l’on verra
Célébrer l’Escalade.
{{c|3}}Que l’on remplisse les flacons.
Que l’on rince les verres !
Signons de cinq ou six dindons
Les extraits mortuaires.
Pâtés et chapons,
Morue et cardons,
Carottes en salade,
Tout comme jadis,
Soient engloutis
Le jour de l’Escalade.
{{c|4}}Buvons à nos braves aïeux !
Ils surent se défendre ;
Nous n’avons pu faire comme eux,
Il ne faut pas s’en prendre
Si nos ennemis
Par eux furent mis
Un soir en marmelade ;
Il faut les chanter,
Et les imiter
En faisant l’Escalade.
{{c|5}}Quand nos soldats, comme un torrent,
Vont dévaster l’Espagne.
Quand on les voit tout doucement
Dévorer l’Allemagne,
Quand tous les pays,
Vexés, asservis,
Sont en capilotade.
Espérant toujours
De plus heureux jours,
Conservons l’Escalade.}}<section end="XXII" />
{{sep|10|m=2em}}
<section begin="XXIII" />{{t4|'''D’ambition tourmenté.'''|fs=110%}}
{{c|Sur l’air : ''Bonjour, mon ami Vincent, etc.''|fs=80%|m=1em}}
{{poem|{{c|1}}D’ambition tourmenté
L’orgueilleux duc de Savoie
Convoitant notre cité,
En voulait faire sa proie ;
Détestant les fiers Genevois
Qui l’avaient rossé maintes fois,
Je veux, dit-il, troubler leur joie.
Brunaulieu, servez mon courroux ;
::Nobles, armez-vous.
::Et préparons-nous
Que ces Huguenots tombent sous nos coups.
{{c|2}}La paix règne en ce moment ;
Mais j’ai large conscience ;
Puis, de tenir mon serment
Le Saint Père me dispense.
Des Français ne craignons rien,
L’Espagnol est notre soutien ;
Empoyons la ruse en silence.
Et dans leurs murs, nos ennemis
::Étant endormis
::Se trouveront pris,
Et tous à mes lois se verront soumis.
{{c|3}}Les enfants de Loyola
Se mêlèrent à la brigue ;
On sait que tous ces gens-là
Sont excellents pour l’intrigue.
Ils disaient : Pour mettre à néant
Ce repaire du protestant,
Joignons-nous à la Sainte Ligue ;
Dans Genève nous entrerons,
::Et nous pillerons,
::Puis nous confesserons
Les mamans, les filles et les garçons.
{{c|4}}C’est dans la plus longue nuit
De tout le cours de l’année
Que s’avance à petit bruit
La bande au crime entraînée.
D’Albigni, Sonas, Dandelot,
D’Attignac, Chaffardon, Picot.
Dirigeaient la troupe acharnée ;
Mais le Duc prudent les lâcha.
::Il vint à Pinchat ;
::Il s’y retrancha,
Et delà, sans risque, il les observa.
{{c|5}}Père Alexandre était là ;
Prodiguant les amulettes ;
Il prétendait que cela
Parait les coups d’escopettes.
Il encourageait ces bandits.
Leur promettant le paradis.
Marchant sans tambours ni trompettes,
Ces poltrons, crainte d’accident.
::Allaient en tremblant,
::Sans quitter le rang,
Respirant e vol, la flamme et le sang.
{{c|6}}Bientôt contre nos remparts
Les échelles sont blotties ;
Et déjà deux cents soudarts
Doucement les ont franchies.
Nous croyant pris, les assassins,
Louant Dieu, la vierge et les saints.
Chantent de belles litanies ;
Mais les Genevois réveillés,
::Sans être troublés,
::Sur eux sont allés,
Et livrant combat, les ont étrillés.
{{c|7}}Picot avec son pétard
Voulait briser porte et chaîne,
Pour que le corps savoyard
Vint abandonnant la plaine ;
Quand Mercier, ce brave sergent.
Fit tomber la herse à l’instant ;
De Picot l’espérance est vaine.
Au traquenard se trouvant pris,
::Et bientôt occis,
::Et mis en hâchis,
De ses beaux projets il reçoit le prix.
{{c|8}}Dans l’ombre, un de ces vauriens
Ayant quitté sa cohorte,
Embrochait nos citoyens
Qui voulaient franchir la porte.
Dame Royaume, voyant ça,
D’une marmite le coiffa ;
Elle n’y fut pas de main morte ;
Le brigand, par le coup blessé,
::Brûlé, terrassé,
::Devint trépassé,
Et sans qu’aucun prêtre l’eût confessé.
{{c|9}}D’un canon du boulevard,
Par un hasard tutélaire,
Le feu brille, le coup part,
Les échelles sont par terre.
Ne pouvant entrer ni sortir,
L’ennemi qui veut déguerpir,
Cherchant à se tirer d’affaire,
De nos murs se dévale en bas ;
::Ces pauvres soldats
::Font un patatras,
Se rompant les reins, les jambes, les bras.
{{c|10}}Il restait treize des leurs ;
On prononça leur sentence.
Traités comme des voleurs,
On les mène à la potence ;|ds}}<section end="XXIII" /><noinclude>
<references/></noinclude>
1fq5rjw07tomflccfuacjlqog85vtfp
Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/199
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Palaube
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<noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>votre nouvelle question, sur la façon dont les choses ont
commencé d’être, et sur le lien par lequel elles dépendent ;
de la Cause première, j’ai composé un petit ouvrage entier
({{lang|la|''opusculum''}}) sur ce sujet et aussi sur la réforme de l’entendement
({{lang|la|''de emendatione intellectus''}}) ; je suis occupé à le
transcrire et à le corriger. Mais par moments j’abandonne
l’ouvrage parce que je n’ai encore aucun dessein ferme
touchant sa publication. » (''Ep.'' {{rom|vi}}, {{t.|{{rom-maj|II}}}}, {{pg|27}}.) Bien qu’on
ait voulu voir dans la mention de cet opuscule une allusion
au Court Traité ({{abr|V.|Voir}} Carl Gebhardt, {{lang|de|''Spinoza’s Abhandlung über die Verbesserung des Verstandes''}}),
il semble bien décidément
que c’est le ''Traité de la Réforme de l’Entendement'' qui
est visé. On peut d’abord s’appuyer sur l’emploi, dans la
lettre, des termes mêmes qui ont servi de titre à l’ouvrage.
Ensuite on peut observer que les indications de la lettre ne
sauraient se rapporter ni au ''Court Traité'', qui ne s’occupe
pas à fond d’une théorie de la connaissance, ni de l’''Éthique'',
qui ne peut véritablement pas être dite un « opuscule ». Il
est vrai que le ''Traité'' que nous possédons ne porte que sur
des questions de méthode et ne touche que très incidemment
aux problèmes de l’origine des choses. Mais au cours
de ses développements, Spinoza renvoie plus d’une fois à ce
qu’il appelle {{lang|la|''mea philosophia''}} ou à un exposé des questions
métaphysiques dernières. On peut d’ailleurs admettre
que Spinoza aurait exécuté le plan tracé dans la lettre à
Oldenburg, s’il eût conduit l’ouvrage à son terme. Pourquoi
ne l’a-t-il pas conduit à son terme, quoique Oldenburg le
pressât encore là-dessus ? ({{abr|V.|Voir}} ''Ep.'' {{rom|xi}} ; du 3 août 1663, {{t.|{{rom-maj|II}}}},
{{pg|39}}.) Sans doute, pour ce qui est des questions proprement
métaphysiques, parce que la confection de l’''Éthique'' lui a
paru de plus en plus rendre cet exposé inutile. Mais, pour ce
qui est des questions touchant la méthode ou la théorie de
la connaissance, il garda sans doute l’intention de reprendre
ou d’achever l’ouvrage. Il l’avait sans doute commencé
avec l’idée que le rôle qu’il attribuait à la connaissance
dans le salut exigeait une étude plus précise des moyens
légitimes de connaître et des préjugés qui les empêchent ;
et peut-être une méditation renouvelée du cartésianisme,
comme aussi les réflexions provoquées par les prétentions<noinclude>
<references/></noinclude>
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