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Rafavannay
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/* Problème avec un livre */ Réponse
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wikitext
text/x-wiki
{{Maintenance}}
{{Raccourci|WS:SUP|WS:PAS|WS:PàS}}
Cette page est destinée à répertorier les textes proposés à la suppression. Les textes sont normalement '''supprimés 15 jours après la proposition''' si les critères pour les garder ne sont pas remplis. Utiliser le modèle {{M|suppression|Raison invoquée}}.
'''Dernières pages ajoutées à la [[:Category:Suppression|Suppression]]''' parmi '''{{PAGESINCATEGORY:Suppression}}''' pages
[[Special:RecentChangesLinked/Category:Suppression|→ Modifications récentes]]
<DynamicPageList>
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<DynamicPageList>
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</DynamicPageList>
Pour une suppression immédiate, voyez [[Wikisource:Requêtes aux administrateurs|Requêtes aux administrateurs]].
<!-- DÉBUT BOUTON AJOUTER UN SUJET -->
<div class="center"><span class="plainlinks" style="margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Wikisource:Pages à supprimer|action=edit&preload=Wikisource:Pages_à_supprimer/preload&editintro=&preloadtitle=Choisissez+un+titre&preloadtext=%7E%7E%7E%7E§ion=new&create=Nouveau+sujet+de+discussion}} {{Bouton cliquable|Demander une suppression |couleur=blue}}]</span></div>
<!-- FIN BOUTON AJOUTER UN SUJET -->
{{début encart coloré}}
{{SUP-Archives}}
{{fin encart}}
=2026=
== La Vallée du silence ==
* Le fac-simile sur wikisource de La Vallée du silence [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Curwood_-_La_Vall%C3%A9e_du_silence,_trad._Postif,_1930.djvu] est en doublon avec le fichier que j’ai importé sur Commons. Il faudrait le supprimer. Il y a d'ailleurs plusieurs fichiers qui sont marqués en doublon avec commons : [https://fr.wikisource.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Fichiers_doublons_sur_Commons_-_%C3%A0_supprimer]. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 29 juin 2026 à 06:39 (UTC)
:*J'ai supprimé les fichiers qui avaient le même nom sur Commons. Pour les autres, pourriez-vous vérifier que c'est bien la version de Commons qui est utilisée ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 29 juin 2026 à 15:28 (UTC)
:*:Merci beaucoup !
:*:Je viens de vérifier les fichiers restants. Ce n'est pas simple...
:*:[https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Serapion_page_02_top.jpg] après modification de l'inclusion peut être supprimée. Pour [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Karl_Marx_et_Friedrich_Engels,_%C5%92uvres_choisies_en_deux_volumes,_tome_II,_1955.djvu], c'est à supprimer aussi, il y a un index correspondant [[Livre:Karl Marx et Friedrich Engels, Œuvres choisies en deux volumes, tome II, 1955.djvu]] qui est en doublon aussi à supprimer.
:*:Pour les livres restants [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:18480102_Le_Constitutionnel.pdf] et [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Tharaud_-_Dingley.djvu], ils sont déjà utilisés sur wikisource avec des transclusions. J'ai plutôt demandé un renommage des fichiers sur commons pour que ce soit cohérent avec le nom du pdf et du djvu sur wikisource.
:*:Enfin, pour tous les fichiers sonores, il faudrait renommer les utilisations sur wikisource pour pointer vers les fichiers commons. Mais c'est mystérieux, on ne voit rien à l'affichage, il n'y a pas de lecteur du fichier dans la transclusion. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 30 juin 2026 à 19:18 (UTC)
==Juillet==
* [[La boulangère]]: La page fait doublon avec [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/La Boulangère]], dont le nom est plus cohérent avec les autres pages de transclusion de [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants]]. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:42 (UTC)
*:Aïe je suis intervenu peut-être un peu vite, j'ai fait de la page une redirection vers [[La Boulangère a des écus (chanson)|la liste d'éditions]] de cette chanson, je crains que vu la durée d'existence de la page (18 ans) des liens depuis d'autres sites existent qui seraient rendus caducs par une suppression sèche. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 juillet 2026 à 10:45 (UTC)
*::C'est probablement une meilleure solution que la suppression simple en effet ! [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:52 (UTC)
* [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/Table des matières]], [[Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] et [[Page:Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] : En tentant de reproduire ce que j'avais fait sur mes brouillons [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon|Brouillon]] et [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon Transclusion|Brouillon Transclusion]], j'ai créé plusieurs pages inutiles. La seule page à conserver parmi celles que j'ai créées est [[Livre:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/Table des matières]], les autres sont à supprimer. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 30 juillet 2026 à 13:05 (UTC)
=== [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/RUSSIE_(Pensée_religieuse)_II._5._L'école_prokopovienne]] ===
Ceci est un test, pour dire que le bouton fonctionne depuis la page à supprimer. Comment faire pour avoir une discussion avec le bouton répondre et la signature ? [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 juillet 2026 à 16:19 (UTC)
=== [[:Catégorie:Article de 1907]] : erreur de titre (manque le S => devrait être [[:Catégorie:Articles de 1907]]) ===
Tout est dans le titre. --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 20 juillet 2026 à 06:42 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 20 juillet 2026 à 07:45 (UTC)
=== Qu'est-ce que le tiers état - Sieyès ===
Bonjour, je contribue sur cette page mais je réalise que le livre n’est pas le bon ! en effet il y a une introduction et le livre est celui de essai sur les privilèges du même auteur… si on regarde le site https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k41687k/f7.item Gallica on se rend compte que le livre n’est pas le même.....… que faire ? merci à vous… :-) [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 20 juillet 2026 à 15:27 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]]. Pourquoi [[Livre:Sieyès-Qu'est ce que le tiers état-1888.djvu|ce livre]] ne serait-il pas bon ? Il s'agit d'une édition plus récente (de 90 ans) que celle de Gallica mentionnée ci-dessus, et qui regroupe les deux textes. Il n'y a pas d'objection à corriger les deux éditions et importer aussi celle de Gallica. Voyez dans [[:Catégorie:Éditions multiples|cette catégorie]] d'autres œuvres ayant des éditions multiples. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 20 juillet 2026 à 17:12 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je ne savais pas qu'il y avait plusieurs oeuvres…. merci ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 08:25 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] : je l'ai chargé dans Commons. Malheureusement j'ai fait une faute de frappe dans le nom de fichier {{Gêné}}, il faut attendre un peu qu'il soit renommé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:34 (UTC)
::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je l'ai importé ;) merci à vous ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:40 (UTC)
:::::Attention le scan de {{Gallica|bpt6k41687k}} n'est pas bon. La page 32 est incomplète. J'ai préféré {{Gallica|bpt6k97743407}} de meilleure qualité. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:47 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] Comment le supprimer alors ? je suis navrée j'ai essayé de le faire seule... [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:50 (UTC)
:::::::Pas de souci, il n'y a pas urgence. Je m'en veux d'avoir fait une erreur avec [[:File:Sieyès - Qu'est-ce que le Tiers-État, 3e ed (1798).djvu]] (1798 au lieu de 1789). Dès qu'il sera renommé, il pourra être utilisé dans Wikisource. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:53 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] : [[Livre:Sieyès - Qu'est-ce que le Tiers-État, 3e ed (1789).djvu]] Voilà, prêt à être corrigé. Bonne continuation. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 10:11 (UTC)
:::::::::merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 31 juillet 2026 à 09:20 (UTC)
==Août==
* page à supprimer : [[Auteur:Fonvielle]] qui a été renommée [[Auteur:Bernard-François Fonvielle]] pour différencier de [[Auteur:Wilfrid de Fonvielle]] --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 août 2026 à 17:24 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 3 août 2026 à 06:31 (UTC)
* page à supprimer : [[Livre:Philippe Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon.djvu]], le livre existe déjà [[Livre:Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon, 1883.pdf|ici]] en version corrigée et relue.
--[[Utilisateur:Guillaumelandry|Guillaumelandry]] ([[Discussion utilisateur:Guillaumelandry|d]]) 7 août 2026 à 17:28 (UTC)
=== Suppression de pages principales après remaniement d’un livre ===
Bonjour, après avoir importé la seconde partie de cet [[Essai sur le patois d’Hérémence|essai]] et après avoir remanié la table des matières de ce livre selon mes commentaires dans la [[Discussion Livre:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu#Refonte de la TdM|page de discussion]], je me retrouve avec cette liste de page qui ne sont ''abandonnées'' et parfois même cassée (à cause de leurs balises ''section''). Voici la liste des pages :
[[Essai sur le patois d’Hérémence/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/1]]
[[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/5]]
Est-ce que qqn pourrait se charger de les supprimer ? Merci — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 17 août 2026 à 15:53 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 19 août 2026 à 08:24 (UTC)
:::{{Merci}} [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 août 2026 à 08:55 (UTC)
=== page à supprimer ===
La page [[Fantasio (Clarendon Press, 1884)]] est à supprimer car elle fait double emploi avec [[Fantasio (Clarendon Press 1884)]] merci d’avance --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 août 2026 à 22:06 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], c'est {{fait}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 août 2026 à 05:31 (UTC)
::{{merci}} @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] {{super}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 20 août 2026 à 06:27 (UTC)
== Problème avec un livre ==
Bonjour,
J’aimerai savoir si quelqu’un pourrait supprimer cet Index [[Livre:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu]] car je me suis aperçu que des pages étaient dédoublées par Google Books mais même en téléversant un nouveau djvu en retranchant les pages en trop et en purgeant partout où je le pouvais, certaines pages ne se mettent pas à jour sur cet Index (voir la page 34 qui affiche encore la page 26 alors que sur Commons tout est bon). Je pense donc faire supprimer l’index (il n'y a de toute façon quasiment aucun travail de transclusion dessus) et en recréer un depuis Commons. Merci — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 23 septembre 2026 à 08:47 (UTC)
:bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]]
:je pense qu'il faudrait que tu purges ton cache, car pour moi, la page 34 affiche bien la page 34 (pas la 26). C'est assez fréquent après qu'on a modifié un fichier scan. Il faut ''purger le cache'' pour mettre à jour ;) [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 23 septembre 2026 à 11:28 (UTC)
::@[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] c'est vrai, maintenant ça marche aussi chez moi (j'ai l'impression d'être Staline a purgé partout !) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 23 septembre 2026 à 12:01 (UTC)
0m4912uu0mistbvu10wy0lnmurq0yfw
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2026-09-23T12:10:22Z
Acélan
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/* Août */ Réponse
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wikitext
text/x-wiki
{{Maintenance}}
{{Raccourci|WS:SUP|WS:PAS|WS:PàS}}
Cette page est destinée à répertorier les textes proposés à la suppression. Les textes sont normalement '''supprimés 15 jours après la proposition''' si les critères pour les garder ne sont pas remplis. Utiliser le modèle {{M|suppression|Raison invoquée}}.
'''Dernières pages ajoutées à la [[:Category:Suppression|Suppression]]''' parmi '''{{PAGESINCATEGORY:Suppression}}''' pages
[[Special:RecentChangesLinked/Category:Suppression|→ Modifications récentes]]
<DynamicPageList>
category=Suppression
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</DynamicPageList>
<DynamicPageList>
category=Suppression
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Pour une suppression immédiate, voyez [[Wikisource:Requêtes aux administrateurs|Requêtes aux administrateurs]].
<!-- DÉBUT BOUTON AJOUTER UN SUJET -->
<div class="center"><span class="plainlinks" style="margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Wikisource:Pages à supprimer|action=edit&preload=Wikisource:Pages_à_supprimer/preload&editintro=&preloadtitle=Choisissez+un+titre&preloadtext=%7E%7E%7E%7E§ion=new&create=Nouveau+sujet+de+discussion}} {{Bouton cliquable|Demander une suppression |couleur=blue}}]</span></div>
<!-- FIN BOUTON AJOUTER UN SUJET -->
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=2026=
== La Vallée du silence ==
* Le fac-simile sur wikisource de La Vallée du silence [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Curwood_-_La_Vall%C3%A9e_du_silence,_trad._Postif,_1930.djvu] est en doublon avec le fichier que j’ai importé sur Commons. Il faudrait le supprimer. Il y a d'ailleurs plusieurs fichiers qui sont marqués en doublon avec commons : [https://fr.wikisource.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Fichiers_doublons_sur_Commons_-_%C3%A0_supprimer]. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 29 juin 2026 à 06:39 (UTC)
:*J'ai supprimé les fichiers qui avaient le même nom sur Commons. Pour les autres, pourriez-vous vérifier que c'est bien la version de Commons qui est utilisée ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 29 juin 2026 à 15:28 (UTC)
:*:Merci beaucoup !
:*:Je viens de vérifier les fichiers restants. Ce n'est pas simple...
:*:[https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Serapion_page_02_top.jpg] après modification de l'inclusion peut être supprimée. Pour [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Karl_Marx_et_Friedrich_Engels,_%C5%92uvres_choisies_en_deux_volumes,_tome_II,_1955.djvu], c'est à supprimer aussi, il y a un index correspondant [[Livre:Karl Marx et Friedrich Engels, Œuvres choisies en deux volumes, tome II, 1955.djvu]] qui est en doublon aussi à supprimer.
:*:Pour les livres restants [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:18480102_Le_Constitutionnel.pdf] et [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Tharaud_-_Dingley.djvu], ils sont déjà utilisés sur wikisource avec des transclusions. J'ai plutôt demandé un renommage des fichiers sur commons pour que ce soit cohérent avec le nom du pdf et du djvu sur wikisource.
:*:Enfin, pour tous les fichiers sonores, il faudrait renommer les utilisations sur wikisource pour pointer vers les fichiers commons. Mais c'est mystérieux, on ne voit rien à l'affichage, il n'y a pas de lecteur du fichier dans la transclusion. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 30 juin 2026 à 19:18 (UTC)
==Juillet==
* [[La boulangère]]: La page fait doublon avec [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/La Boulangère]], dont le nom est plus cohérent avec les autres pages de transclusion de [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants]]. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:42 (UTC)
*:Aïe je suis intervenu peut-être un peu vite, j'ai fait de la page une redirection vers [[La Boulangère a des écus (chanson)|la liste d'éditions]] de cette chanson, je crains que vu la durée d'existence de la page (18 ans) des liens depuis d'autres sites existent qui seraient rendus caducs par une suppression sèche. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 juillet 2026 à 10:45 (UTC)
*::C'est probablement une meilleure solution que la suppression simple en effet ! [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:52 (UTC)
* [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/Table des matières]], [[Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] et [[Page:Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] : En tentant de reproduire ce que j'avais fait sur mes brouillons [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon|Brouillon]] et [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon Transclusion|Brouillon Transclusion]], j'ai créé plusieurs pages inutiles. La seule page à conserver parmi celles que j'ai créées est [[Livre:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/Table des matières]], les autres sont à supprimer. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 30 juillet 2026 à 13:05 (UTC)
=== [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/RUSSIE_(Pensée_religieuse)_II._5._L'école_prokopovienne]] ===
Ceci est un test, pour dire que le bouton fonctionne depuis la page à supprimer. Comment faire pour avoir une discussion avec le bouton répondre et la signature ? [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 juillet 2026 à 16:19 (UTC)
=== [[:Catégorie:Article de 1907]] : erreur de titre (manque le S => devrait être [[:Catégorie:Articles de 1907]]) ===
Tout est dans le titre. --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 20 juillet 2026 à 06:42 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 20 juillet 2026 à 07:45 (UTC)
=== Qu'est-ce que le tiers état - Sieyès ===
Bonjour, je contribue sur cette page mais je réalise que le livre n’est pas le bon ! en effet il y a une introduction et le livre est celui de essai sur les privilèges du même auteur… si on regarde le site https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k41687k/f7.item Gallica on se rend compte que le livre n’est pas le même.....… que faire ? merci à vous… :-) [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 20 juillet 2026 à 15:27 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]]. Pourquoi [[Livre:Sieyès-Qu'est ce que le tiers état-1888.djvu|ce livre]] ne serait-il pas bon ? Il s'agit d'une édition plus récente (de 90 ans) que celle de Gallica mentionnée ci-dessus, et qui regroupe les deux textes. Il n'y a pas d'objection à corriger les deux éditions et importer aussi celle de Gallica. Voyez dans [[:Catégorie:Éditions multiples|cette catégorie]] d'autres œuvres ayant des éditions multiples. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 20 juillet 2026 à 17:12 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je ne savais pas qu'il y avait plusieurs oeuvres…. merci ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 08:25 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] : je l'ai chargé dans Commons. Malheureusement j'ai fait une faute de frappe dans le nom de fichier {{Gêné}}, il faut attendre un peu qu'il soit renommé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:34 (UTC)
::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je l'ai importé ;) merci à vous ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:40 (UTC)
:::::Attention le scan de {{Gallica|bpt6k41687k}} n'est pas bon. La page 32 est incomplète. J'ai préféré {{Gallica|bpt6k97743407}} de meilleure qualité. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:47 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] Comment le supprimer alors ? je suis navrée j'ai essayé de le faire seule... [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:50 (UTC)
:::::::Pas de souci, il n'y a pas urgence. Je m'en veux d'avoir fait une erreur avec [[:File:Sieyès - Qu'est-ce que le Tiers-État, 3e ed (1798).djvu]] (1798 au lieu de 1789). Dès qu'il sera renommé, il pourra être utilisé dans Wikisource. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:53 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] : [[Livre:Sieyès - Qu'est-ce que le Tiers-État, 3e ed (1789).djvu]] Voilà, prêt à être corrigé. Bonne continuation. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 10:11 (UTC)
:::::::::merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 31 juillet 2026 à 09:20 (UTC)
==Août==
* page à supprimer : [[Auteur:Fonvielle]] qui a été renommée [[Auteur:Bernard-François Fonvielle]] pour différencier de [[Auteur:Wilfrid de Fonvielle]] --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 août 2026 à 17:24 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 3 août 2026 à 06:31 (UTC)
* page à supprimer : [[Livre:Philippe Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon.djvu]], le livre existe déjà [[Livre:Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon, 1883.pdf|ici]] en version corrigée et relue.
--[[Utilisateur:Guillaumelandry|Guillaumelandry]] ([[Discussion utilisateur:Guillaumelandry|d]]) 7 août 2026 à 17:28 (UTC)
:@[[Utilisateur:Guillaumelandry|Guillaumelandry]] {{fait}}. Il faudrait demander aussi la suppression de l'[https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Philippe_Sichel_-_Notes_d%27un_bibeloteur_au_Japon.djvu ouvrage] sur Commons. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 23 septembre 2026 à 12:10 (UTC)
=== Suppression de pages principales après remaniement d’un livre ===
Bonjour, après avoir importé la seconde partie de cet [[Essai sur le patois d’Hérémence|essai]] et après avoir remanié la table des matières de ce livre selon mes commentaires dans la [[Discussion Livre:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu#Refonte de la TdM|page de discussion]], je me retrouve avec cette liste de page qui ne sont ''abandonnées'' et parfois même cassée (à cause de leurs balises ''section''). Voici la liste des pages :
[[Essai sur le patois d’Hérémence/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/1]]
[[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/5]]
Est-ce que qqn pourrait se charger de les supprimer ? Merci — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 17 août 2026 à 15:53 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 19 août 2026 à 08:24 (UTC)
:::{{Merci}} [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 août 2026 à 08:55 (UTC)
=== page à supprimer ===
La page [[Fantasio (Clarendon Press, 1884)]] est à supprimer car elle fait double emploi avec [[Fantasio (Clarendon Press 1884)]] merci d’avance --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 août 2026 à 22:06 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], c'est {{fait}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 août 2026 à 05:31 (UTC)
::{{merci}} @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] {{super}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 20 août 2026 à 06:27 (UTC)
== Problème avec un livre ==
Bonjour,
J’aimerai savoir si quelqu’un pourrait supprimer cet Index [[Livre:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu]] car je me suis aperçu que des pages étaient dédoublées par Google Books mais même en téléversant un nouveau djvu en retranchant les pages en trop et en purgeant partout où je le pouvais, certaines pages ne se mettent pas à jour sur cet Index (voir la page 34 qui affiche encore la page 26 alors que sur Commons tout est bon). Je pense donc faire supprimer l’index (il n'y a de toute façon quasiment aucun travail de transclusion dessus) et en recréer un depuis Commons. Merci — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 23 septembre 2026 à 08:47 (UTC)
:bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]]
:je pense qu'il faudrait que tu purges ton cache, car pour moi, la page 34 affiche bien la page 34 (pas la 26). C'est assez fréquent après qu'on a modifié un fichier scan. Il faut ''purger le cache'' pour mettre à jour ;) [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 23 septembre 2026 à 11:28 (UTC)
::@[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] c'est vrai, maintenant ça marche aussi chez moi (j'ai l'impression d'être Staline a purgé partout !) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 23 septembre 2026 à 12:01 (UTC)
9m0rxsfc4khv4ka47p6ww7datb02c21
16059606
16059397
2026-09-23T14:37:18Z
Hsarrazin
11839
/* Problème avec un livre */ Réponse
16059606
wikitext
text/x-wiki
{{Maintenance}}
{{Raccourci|WS:SUP|WS:PAS|WS:PàS}}
Cette page est destinée à répertorier les textes proposés à la suppression. Les textes sont normalement '''supprimés 15 jours après la proposition''' si les critères pour les garder ne sont pas remplis. Utiliser le modèle {{M|suppression|Raison invoquée}}.
'''Dernières pages ajoutées à la [[:Category:Suppression|Suppression]]''' parmi '''{{PAGESINCATEGORY:Suppression}}''' pages
[[Special:RecentChangesLinked/Category:Suppression|→ Modifications récentes]]
<DynamicPageList>
category=Suppression
count=4
addfirstcategorydate=true
suppresserrors=true
ordermethod=categoryadd
shownamespace = false
</DynamicPageList>
<DynamicPageList>
category=Suppression
count=1
offset=10
addfirstcategorydate=true
suppresserrors=true
ordermethod=categoryadd
shownamespace = false
</DynamicPageList>
Pour une suppression immédiate, voyez [[Wikisource:Requêtes aux administrateurs|Requêtes aux administrateurs]].
<!-- DÉBUT BOUTON AJOUTER UN SUJET -->
<div class="center"><span class="plainlinks" style="margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Wikisource:Pages à supprimer|action=edit&preload=Wikisource:Pages_à_supprimer/preload&editintro=&preloadtitle=Choisissez+un+titre&preloadtext=%7E%7E%7E%7E§ion=new&create=Nouveau+sujet+de+discussion}} {{Bouton cliquable|Demander une suppression |couleur=blue}}]</span></div>
<!-- FIN BOUTON AJOUTER UN SUJET -->
{{début encart coloré}}
{{SUP-Archives}}
{{fin encart}}
=2026=
== La Vallée du silence ==
* Le fac-simile sur wikisource de La Vallée du silence [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Curwood_-_La_Vall%C3%A9e_du_silence,_trad._Postif,_1930.djvu] est en doublon avec le fichier que j’ai importé sur Commons. Il faudrait le supprimer. Il y a d'ailleurs plusieurs fichiers qui sont marqués en doublon avec commons : [https://fr.wikisource.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Fichiers_doublons_sur_Commons_-_%C3%A0_supprimer]. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 29 juin 2026 à 06:39 (UTC)
:*J'ai supprimé les fichiers qui avaient le même nom sur Commons. Pour les autres, pourriez-vous vérifier que c'est bien la version de Commons qui est utilisée ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 29 juin 2026 à 15:28 (UTC)
:*:Merci beaucoup !
:*:Je viens de vérifier les fichiers restants. Ce n'est pas simple...
:*:[https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Serapion_page_02_top.jpg] après modification de l'inclusion peut être supprimée. Pour [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Karl_Marx_et_Friedrich_Engels,_%C5%92uvres_choisies_en_deux_volumes,_tome_II,_1955.djvu], c'est à supprimer aussi, il y a un index correspondant [[Livre:Karl Marx et Friedrich Engels, Œuvres choisies en deux volumes, tome II, 1955.djvu]] qui est en doublon aussi à supprimer.
:*:Pour les livres restants [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:18480102_Le_Constitutionnel.pdf] et [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Tharaud_-_Dingley.djvu], ils sont déjà utilisés sur wikisource avec des transclusions. J'ai plutôt demandé un renommage des fichiers sur commons pour que ce soit cohérent avec le nom du pdf et du djvu sur wikisource.
:*:Enfin, pour tous les fichiers sonores, il faudrait renommer les utilisations sur wikisource pour pointer vers les fichiers commons. Mais c'est mystérieux, on ne voit rien à l'affichage, il n'y a pas de lecteur du fichier dans la transclusion. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 30 juin 2026 à 19:18 (UTC)
==Juillet==
* [[La boulangère]]: La page fait doublon avec [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/La Boulangère]], dont le nom est plus cohérent avec les autres pages de transclusion de [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants]]. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:42 (UTC)
*:Aïe je suis intervenu peut-être un peu vite, j'ai fait de la page une redirection vers [[La Boulangère a des écus (chanson)|la liste d'éditions]] de cette chanson, je crains que vu la durée d'existence de la page (18 ans) des liens depuis d'autres sites existent qui seraient rendus caducs par une suppression sèche. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 juillet 2026 à 10:45 (UTC)
*::C'est probablement une meilleure solution que la suppression simple en effet ! [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 19 juillet 2026 à 10:52 (UTC)
* [[Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/Table des matières]], [[Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] et [[Page:Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/9/Table des matières]] : En tentant de reproduire ce que j'avais fait sur mes brouillons [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon|Brouillon]] et [[Utilisateur:CetaGM/Brouillon Transclusion|Brouillon Transclusion]], j'ai créé plusieurs pages inutiles. La seule page à conserver parmi celles que j'ai créées est [[Livre:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/Table des matières]], les autres sont à supprimer. [[Utilisateur:CetaGM|CetaGM]] ([[Discussion utilisateur:CetaGM|d]]) 30 juillet 2026 à 13:05 (UTC)
=== [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/RUSSIE_(Pensée_religieuse)_II._5._L'école_prokopovienne]] ===
Ceci est un test, pour dire que le bouton fonctionne depuis la page à supprimer. Comment faire pour avoir une discussion avec le bouton répondre et la signature ? [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 juillet 2026 à 16:19 (UTC)
=== [[:Catégorie:Article de 1907]] : erreur de titre (manque le S => devrait être [[:Catégorie:Articles de 1907]]) ===
Tout est dans le titre. --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 20 juillet 2026 à 06:42 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 20 juillet 2026 à 07:45 (UTC)
=== Qu'est-ce que le tiers état - Sieyès ===
Bonjour, je contribue sur cette page mais je réalise que le livre n’est pas le bon ! en effet il y a une introduction et le livre est celui de essai sur les privilèges du même auteur… si on regarde le site https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k41687k/f7.item Gallica on se rend compte que le livre n’est pas le même.....… que faire ? merci à vous… :-) [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 20 juillet 2026 à 15:27 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]]. Pourquoi [[Livre:Sieyès-Qu'est ce que le tiers état-1888.djvu|ce livre]] ne serait-il pas bon ? Il s'agit d'une édition plus récente (de 90 ans) que celle de Gallica mentionnée ci-dessus, et qui regroupe les deux textes. Il n'y a pas d'objection à corriger les deux éditions et importer aussi celle de Gallica. Voyez dans [[:Catégorie:Éditions multiples|cette catégorie]] d'autres œuvres ayant des éditions multiples. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 20 juillet 2026 à 17:12 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je ne savais pas qu'il y avait plusieurs oeuvres…. merci ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 08:25 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] : je l'ai chargé dans Commons. Malheureusement j'ai fait une faute de frappe dans le nom de fichier {{Gêné}}, il faut attendre un peu qu'il soit renommé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:34 (UTC)
::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] je l'ai importé ;) merci à vous ! [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:40 (UTC)
:::::Attention le scan de {{Gallica|bpt6k41687k}} n'est pas bon. La page 32 est incomplète. J'ai préféré {{Gallica|bpt6k97743407}} de meilleure qualité. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:47 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] Comment le supprimer alors ? je suis navrée j'ai essayé de le faire seule... [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juillet 2026 à 09:50 (UTC)
:::::::Pas de souci, il n'y a pas urgence. Je m'en veux d'avoir fait une erreur avec [[:File:Sieyès - Qu'est-ce que le Tiers-État, 3e ed (1798).djvu]] (1798 au lieu de 1789). Dès qu'il sera renommé, il pourra être utilisé dans Wikisource. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 09:53 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] : [[Livre:Sieyès - Qu'est-ce que le Tiers-État, 3e ed (1789).djvu]] Voilà, prêt à être corrigé. Bonne continuation. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juillet 2026 à 10:11 (UTC)
:::::::::merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 31 juillet 2026 à 09:20 (UTC)
==Août==
* page à supprimer : [[Auteur:Fonvielle]] qui a été renommée [[Auteur:Bernard-François Fonvielle]] pour différencier de [[Auteur:Wilfrid de Fonvielle]] --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 août 2026 à 17:24 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 3 août 2026 à 06:31 (UTC)
* page à supprimer : [[Livre:Philippe Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon.djvu]], le livre existe déjà [[Livre:Sichel - Notes d'un bibeloteur au Japon, 1883.pdf|ici]] en version corrigée et relue.
--[[Utilisateur:Guillaumelandry|Guillaumelandry]] ([[Discussion utilisateur:Guillaumelandry|d]]) 7 août 2026 à 17:28 (UTC)
:@[[Utilisateur:Guillaumelandry|Guillaumelandry]] {{fait}}. Il faudrait demander aussi la suppression de l'[https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Philippe_Sichel_-_Notes_d%27un_bibeloteur_au_Japon.djvu ouvrage] sur Commons. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 23 septembre 2026 à 12:10 (UTC)
=== Suppression de pages principales après remaniement d’un livre ===
Bonjour, après avoir importé la seconde partie de cet [[Essai sur le patois d’Hérémence|essai]] et après avoir remanié la table des matières de ce livre selon mes commentaires dans la [[Discussion Livre:Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu#Refonte de la TdM|page de discussion]], je me retrouve avec cette liste de page qui ne sont ''abandonnées'' et parfois même cassée (à cause de leurs balises ''section''). Voici la liste des pages :
[[Essai sur le patois d’Hérémence/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/4/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/6]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/6/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/7]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/8]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/9/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/2/10]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/1/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/2/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/3/1/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/4/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/1]]
[[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/2]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/3]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/4]] ; [[Essai sur le patois d’Hérémence/3/5/1/5]]
Est-ce que qqn pourrait se charger de les supprimer ? Merci — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 17 août 2026 à 15:53 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 19 août 2026 à 08:24 (UTC)
:::{{Merci}} [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 août 2026 à 08:55 (UTC)
=== page à supprimer ===
La page [[Fantasio (Clarendon Press, 1884)]] est à supprimer car elle fait double emploi avec [[Fantasio (Clarendon Press 1884)]] merci d’avance --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 août 2026 à 22:06 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], c'est {{fait}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 août 2026 à 05:31 (UTC)
::{{merci}} @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] {{super}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 20 août 2026 à 06:27 (UTC)
== Problème avec un livre ==
Bonjour,
J’aimerai savoir si quelqu’un pourrait supprimer cet Index [[Livre:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu]] car je me suis aperçu que des pages étaient dédoublées par Google Books mais même en téléversant un nouveau djvu en retranchant les pages en trop et en purgeant partout où je le pouvais, certaines pages ne se mettent pas à jour sur cet Index (voir la page 34 qui affiche encore la page 26 alors que sur Commons tout est bon). Je pense donc faire supprimer l’index (il n'y a de toute façon quasiment aucun travail de transclusion dessus) et en recréer un depuis Commons. Merci — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 23 septembre 2026 à 08:47 (UTC)
:bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]]
:je pense qu'il faudrait que tu purges ton cache, car pour moi, la page 34 affiche bien la page 34 (pas la 26). C'est assez fréquent après qu'on a modifié un fichier scan. Il faut ''purger le cache'' pour mettre à jour ;) [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 23 septembre 2026 à 11:28 (UTC)
::@[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] c'est vrai, maintenant ça marche aussi chez moi (j'ai l'impression d'être Staline a purgé partout !) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 23 septembre 2026 à 12:01 (UTC)
:::''le cache'' seulement !!! {{mdr}} - bonne transcription [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 23 septembre 2026 à 14:37 (UTC)
3mbhww1f4lfqc7xdtiqqqh7j8wktluy
Auteur:Bernard de Clairvaux
102
73480
16060389
14890843
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CyrMatt
110082
16060389
wikitext
text/x-wiki
{{Auteur | cle = Bernard de Clairvaux
|contenu=
==Œuvre==
=== Lettres ===
* {{L2s|Lettre CLXXIV (Saint Bernard)|Oeuvres de Saint Bernard, Tome 1, 1870.djvu|Lettre CLXXIV}}, aux chanoines de Lyon, sur la conception de sainte Marie
* {{L2s|Lettre CCCXXXVIII (Saint Bernard)|Oeuvres de Saint Bernard, Tome 2, 1870.djvu|Lettre CCCXXXVIII}}, au cardinal et chancelier Haimeric, concernant [[Pierre Abélard]].
=== Sermons sur le Cantique des Cantiques ===
* {{L2s|Sermon XLVII de saint Bernard sur le Cantique des Cantiques|Oeuvres de Saint Bernard, Tome 3, 1870.djvu|Sermon XLVII sur le Cantique des Cantiques}} : De trois espèces de fleurs : de la virginité, du martyre et des bonnes œuvres. De la dévotion qui doit accompagner la récitation de l’office.
=== Sermons divers ===
* {{L2S|Sermon III pour la fête de l’Annonciation|Oeuvres de Saint Bernard, Tome 4, 1870.djvu|Sermon III pour la fête de l’Annonciation}}
* {{L2S|Sermon V de saint Bernard pour la nativité du Seigneur|Oeuvres de Saint Bernard, Tome 3, 1870.djvu|Sermon V pour la nativité du Seigneur}}
== Traités et ouvrages divers ==
* {{L2s|De Laude novae militiae|Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 2, 1866.djvu|Éloge de la nouvelle chevalerie}} — ''{{lang|la|De Laude novæ militiæ}}''
* {{L2s|Apologie à Guillaume de Saint-Thierry|Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 2, 1866.djvu}}
* {{L2s|Homélies sur les gloires de la Vierge mère|Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 2, 1866.djvu}} — ''Missus est''
* {{L2s|Du combat spirituel (ou encore de la lutte des vertus et des vices)|Oeuvres de Saint Bernard, Tome 1, 1870.djvu)}} (attribué à Bernard de Clairvaux)
* [[Traité de la grâce et du libre arbitre, trad. Charpentier (Bernard de Clairvaux)]]
=== Œuvres complètes ===
* Œuvres complètes, trad. Ravelet et Laffineur, 1870 : [[Livre:Oeuvres de Saint Bernard, Tome 1, 1870.djvu|tome 1]], [[Livre:Oeuvres de Saint Bernard, Tome 2, 1870.djvu|tome 2]], [[Livre:Oeuvres de Saint Bernard, Tome 3, 1870.djvu|tome 3]], [[Livre:Oeuvres de Saint Bernard, Tome 4, 1870.djvu|tome 4]]
* Œuvres complètes, trad. Charpentier, 1866 : [[Livre:Saint-Bernard_-_Oeuvres_complètes,_trad_Charpentier,_Tome_1,_1865.djvu|tome 1]], [[Livre:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 2, 1866.djvu|tome 2]], [[Livre:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 3, 1867.djvu|tome 3]]
}}
{{Portail|Catholicisme}}
[[Catégorie:Docteurs de l'Église]]
[[Catégorie:Ordre cistercien]]
[[Catégorie:Saints]]
[[Catégorie:Mystiques catholiques]]
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Discussion utilisateur:Laurent Jerry
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~2026-51309-15
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/>
{{Personnage|NICODON.|c}}
<poem>Allez, allez, j’ai bien une autre idée en tête.</poem>
{{Personnage|LAURE.|c}}
<poem>
Vous ne m’aimez donc plus ? Je ne sais qui m’arrête
Que deux larges soufflets, avec cinq doigts marqués,
Ne soient sur ton beau teint d’un bras ferme appliqués.
</poem>
{{di|(À son geste, Nicodon effrayé s’enfuit.)|g|5}}
<poem>
Allons, je vais trouver son chien d’oncle, et lui dire
Ce qu’un dépit très-juste en pareil cas inspire.
</poem>
{{c|{{sc|fin du premier acte.}}|fs=90%|mt=4em|mb=0.5em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/>
{{Scène|VI.}}
{{acteurs|'''ARISTON''', '''CLITANDRE''', '''LAURE'''.|n}}
{{Personnage|CLITANDRE.|c}}
<poem>
Je suis confus pour vous d’une telle incartade.
Quelle réception ! quelle étrange boutade !
</poem>
{{Personnage|ARISTON.|c}}
<poem>Je suis épouvanté, saisi, pétrifié.</poem>
{{di|(À Laure, qui sortait, et qu’il arrête.)|d|3}}
<poem>
Ma belle enfant, parlez, dites-moi, par pitié.
Quel crime j’ai commis, ce que cela veut dire,
</poem>
{{di|(Elle veut sortir.)|d|3}}
<poem>
Ce que j’ai fait. Un mot… arrêtez !… Quel délire
Semble être répandu sur toute la maison !
De grâce, instruisez-moi.
</poem>
{{Personnage|LAURE.|c}}
<poem>
{{cach|De grâce, instruisez-moi.}}Vous êtes un fripon.
Il vous appartient bien de critiquer ma vie,
De vouloir empêcher que l’on ne me marie !
Ah ! je me marierai, je vous braverai tous,
Et je ferai très-bien mes affaires sans vous.
</poem>
{{di|(Elle sort.)|d|3}}
{{Scène|VII.}}
{{acteurs|'''ARISTON''', '''CLITANDRE'''.|n}}
{{Personnage|ARISTON.|c}}
<poem>
Elle est folle. On ne peut comprendre ce langage.
Que veut-elle nous dire avec son mariage ?
Quelle sottise étrange, et quel galimatias !
Hortense est en courroux…
</poem>
{{Personnage|CLITANDRE.|c}}
<poem>
{{cach|Hortense est en courroux…}}Cela ne s’entend pas.
Serait-ce une gageure, ou bien quelque méprise ?
Car, enfin, de tout temps Cléon vous favorise ;
On sait qu’Hortense et lui dans vous avaient trouvé
Un ami tendre et sûr, et d’un zèle éprouvé.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Voltaire - Œuvres complètes Garnier tome3.djvu/567
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JLTB34
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/* Validée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="JLTB34" /></noinclude><poem>
Quel ennemi secret, quelles sourdes menées
Corrompraient en un jour le fruit de tant d’années ?
</poem>
{{Personnage|ARISTON.|c}}
<poem>
Je m’examine à fond : j’ai beau tourner, fouiller,
C’est une énigme obscure à ne pas débrouiller.
Je tâcherai pourtant d’en percer les mystères.
Ah ! s’ils étaient tous deux des amis ordinaires,
Je pourrais justement, piqué de leur humeur,
À leur caprice indigne opposer la froideur.
Tranquille, et renfermé dans ma pure innocence,
Je laisserais leurs cœurs à leur propre inconstance.
Mais Hortense et Cléon m’ont cent fois protégé ;
De leurs nouveaux bienfaits je suis encor chargé.
Ils ont toujours des droits à ma reconnaissance ;
Le souvenir du bien l’emporte sur l’offense.
C’est à moi d’adoucir leur injuste courroux :
Oui, je vais de ce pas embrasser leurs genoux.
L’amour-propre se tait : j’écoute la tendresse.
Ami, quand le cœur parle, il n’est pas de bassesse.
</poem>
{{Centré|{{sc|fin du deuxième acte}}.|fs=90%|mt=4em|mb=0.5em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/>
{{Acte|TROISIÈME}}
{{séparateur|2|m=2em}}
{{Scène|I.}}
{{acteurs|'''ARISTON''', '''CLITANDRE'''.|n}}
{{Personnage|ARISTON.|c}}
<poem>
Ma disgrâce est complète autant qu’elle fut prompte.
Tout mon cœur est flétri de douleur et de honte ;
Et je rougis surtout que ma crédulité
Vous ait de cet emploi si faussement flatté.
Je n’avais accepté cette charge honorable
Que pour en revêtir un ami véritable.
Hélas ! de mon crédit j’étais trop prévenu.
À cet honneur trop haut malgré moi parvenu,
Soudain on me l’arrache, on m’outrage, et j’ignore
Quel est l’heureux mortel que le prince en honore.
Ami, ce n’est pas moi, c’est vous qu’on a perdu.
</poem>
{{Personnage|CLITANDRE.|c}}
<poem>
Je reconnais en tout votre aimable vertu ;
Ariston, vous savez qu’à vous seul attachée,
Des honneurs et du bien mon âme est peu touchée.
Rien ne m’afflige ici que votre seul chagrin.
</poem>
{{Personnage|ARISTON.|c}}
<poem>
De ce coup imprévu quelle est la cause ? En vain
Je veux la pénétrer ; je m’y perds quand j’y pense.
</poem>
{{Personnage|CLITANDRE.|c}}
<poem>
Ne vous rebutez point. Voyez Cléon, Hortense.
Songez qu’en s’expliquant on réussit bien mieux.
Croyez qu’un honnête homme a toujours dans les yeux
Un secret ascendant dont le pouvoir impose ;
Un air de vérité sur ses lèvres repose ;
Son cœur est sur sa bouche, et jusque dans son ton
Il a je ne sais quoi que n’a point un fripon.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres complètes de H. de Balzac, I.djvu/75
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Hepsema
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Zyephyrus" /></noinclude>liens du sentiment, qu’on peut les croire rompus. Elle s’isola. Mais bientôt une fatale pensée lui suggéra d’aller chercher des consolations et des conseils au sein de sa famille.
Un matin donc, elle se dirigea vers la grotesque façade de l’humble et silencieuse maison où s’était écoulée son enfance. Elle soupira en revoyant cette croisée d’où, un jour, elle avait envoyé un premier baiser à celui qui répandait aujourd’hui sur sa vie autant de gloire que de malheur. Rien n’était changé dans {{nec|l’antre}} où se rajeunissait cependant le commerce de la draperie. La sœur d’Augustine occupait au comptoir antique la place de sa mère. La jeune affligée rencontra son beau-frère la plume derrière l’oreille. Elle fut à peine écoutée, tant il avait l’air affairé. Les redoutables signaux d’un inventaire général se faisaient autour de lui. Aussi la quitta-t-il en la priant d’excuser. Elle fut reçue assez froidement par sa sœur, qui lui manifesta quelque rancune. En effet, Augustine, brillante et descendant d’un joli équipage, n’était jamais venue voir sa sœur qu’en passant. La femme du prudent Lebas s’imagina que l’argent était la cause première de cette visite matinale, elle essaya de se maintenir sur un ton de réserve qui fit sourire plus d’une fois Augustine. La femme du peintre vit que, sauf les barbes au bonnet, sa mère avait trouvé dans Virginie un successeur qui conservait l’antique honneur du Chat-qui-pelote. Au déjeuner, elle aperçut, dans le régime de la maison, certains changements qui faisaient honneur au bon sens de Joseph Lebas : les commis ne se levèrent pas au dessert, on leur laissait la faculté de parler, et l’abondance de la table annonçait une aisance sans luxe. La jeune élégante trouva les coupons d’une loge aux Français où elle se souvint d’avoir vu sa sœur de loin en loin. Madame Lebas avait sur les épaules un cachemire dont la magnificence attestait la générosité avec laquelle son mari s’occupait d’elle. Enfin, les deux époux marchaient avec leur siècle. Augustine fut bientôt pénétrée d’attendrissement, en reconnaissant, pendant les deux tiers de cette journée, le bonheur égal, sans exaltation, il est vrai, mais aussi sans orages, que goûtait ce couple convenablement assorti. Ils avaient accepté la vie comme une entreprise commerciale où il s’agissait de faire, avant tout, honneur à ses affaires. La femme, n’ayant pas rencontré dans son mari un amour excessif, s’était appliquée à le faire naître. Insensiblement amené à estimer, à chérir Virginie, le temps que le bonheur mit à éclore, fut, pour Joseph<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres complètes de H. de Balzac, I.djvu/285
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LeJoyeuxParticipant
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Codex" /></noinclude>cœur glacé de leur amie quelques scrupules sur sa vie passée, quelques idées d’avenir, quelques craintes relatives à l’enfer, et certaines espérances de pardon fondées sur un sincère retour à la religion. Dans cette solennelle matinée, trois vieilles femmes de la rue Saint-François et de la Vieille-Rue-du-Temple étaient donc venues s’établir dans le salon où madame Crochard les recevait tous les mardis. À tour de rôle, l’une d’elles quittait son fauteuil pour aller au chevet du lit tenir compagnie à la pauvre vieille, et lui donner de ces faux espoirs avec lesquels on berce les mourants. Cependant, quand la crise leur parut prochaine, lorsque le médecin appelé la veille ne répondit plus de la veuve, les trois dames se consultèrent pour décider s’il fallait avertir mademoiselle de Bellefeuille. Françoise préalablement entendue, il fut arrêté qu’un commissionnaire partirait pour la rue Taitbout prévenir la jeune parente dont l’influence paraissait si redoutable aux quatre femmes ; mais elles espérèrent que l’Auvergnat ramènerait trop tard cette personne dotée d’une si grande part dans l’affection de madame Crochard. Cette veuve, évidemment riche d’un millier d’écus de rente, ne fut si bien choyée par le trio femelle que parce qu’aucune de ces bonnes amies, ni même Françoise, ne lui connaissaient d’héritier. L’opulence dont jouissait mademoiselle de Bellefeuille, à qui madame Crochard s’interdisait de donner le doux nom de fille par suite des ''us'' de l’ancien Opéra, légitimait presque le plan formé par ces quatre femmes de se partager la succession de la mourante.
Bientôt celle des trois sibylles qui tenait la malade en arrêt vint montrer une tête branlante au couple inquiet, et dit : — Il est temps d’envoyer chercher monsieur l’abbé Fontanon. Encore deux heures, elle n’aura ni sa tête, ni la force d’écrire un mot.
La vieille servante édentée partit donc, et revint avec un homme vêtu d’une redingote noire. Un front étroit annonçait un petit esprit chez ce prêtre, déjà doué d’une figure commune ; ses joues larges et pendantes, son menton doublé témoignaient d’un bien-être égoïste ; ses cheveux poudrés lui donnaient un air doucereux tant qu’il ne levait pas des yeux bruns, petits, à fleur de tête, et qui n’eussent pas été mal placés sous les sourcils d’un Tartare.
— Monsieur l’abbé, lui disait Françoise, je vous remercie bien de vos avis ; mais aussi, comptez que j’ai eu un fier soin de cette {{corr| hère|chère}} femme-là.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est
3
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16032390
2026-09-24T07:39:35Z
Hildepont
53016
/* Annales de pomologie belge et étrangère/Fraise Lorio */ nouvelle section
16060396
wikitext
text/x-wiki
{{wikislow}}
== Ordre alphabétique ==
Bonjour Cantons de l'Est,
Vous vous êtes engagé dans l'édition du Larousse de 1874. J'adore les dictionnaires et j'essaie pour ma part de relire les noms propres et de les relier à wikidata. Le Larousse étant lapidaire, ça permet de compléter l'information. J'ai remarqué des erreurs OCR fréquentes dans les vedettes des articles où le n se confond avec u ou d'autres semblables. Vous m'avez dit dans un précédent message que vous appliquiez un script de nettoyage dans votre processeur d'édition. Une chose que vous pourriez peut-être ajouter est un tri des articles pour voir si ça change l'ordre. Ça permettrait sans doute d'éviter quelques erreurs.
[[Utilisateur:Fortelle65|Fortelle65]] ([[Discussion utilisateur:Fortelle65|d]]) 12 août 2026 à 12:45 (UTC)
:Bonne suggestion. {{sourire}} Je regarde ce qu'il est possible de faire. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 août 2026 à 12:49 (UTC)
== Nelly ==
Bonjour,
Je suis étonné de ta suppression de l'entête dans [[Nelly]]. J'ai déjà créé des entêtes similaires ([[Puylaurens]]) sans que cette page soit signalée comme une page à problème. N'y avait-il pas une autre raison ? Dans tous les cas, il est dommage que le nom de l'auteur ne figure pas explicitement. Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 29 août 2026 à 23:12 (UTC)
:Bonjour,
:Dans Puylaurens, il y a une entête parce qu'on voit <code>header=1</code>.
:Dans Nelly, il n'y avait pas d'entête avant ma modification parce que, par exemple, <code>header=1</code> était absent. J'ai supprimé ce qui posait problème et, dans le résumé de ma modification, j'ai indiqué que le rendu est le même. Ignorant l'intention du wikisourcien qui a travaillé sur cette page, il m'était impossible de décider si une entête devait ou non apparaître.<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 30 août 2026 à 10:30 (UTC)
== [[:s:fr:Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|''La Lettrine'' de Wikisource, numéro 001, automne 2026]] ==
<span style="color:#84006b">Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite !</span>
Découvrez le '''[[:s:fr:Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 001 de l’automne 2026]]''' !
[[:s:fr:Wikisource:La Lettrine/Brouillon|Brouillon du prochain]] — [[:s:fr:Wikisource:La Lettrine|Anciens numéros]] — [[:s:fr:Wikisource:La Lettrine/Inscription|Abonnement-désabonnement]]
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:51 (UTC)
== Lettre A ==
Bonjour Cantons de l'Est, je viens de terminer les liaisons wikidata de la lettre A. Il me manque quelques noms, des tableaux, comme ceux-là :
[[d:Q3202430|'''Ascension''' (''l’'')]], tableau du Pérugin, à Lyon — de Francia, à la National Gallery — de Fra Bartolommeo, au Louvre [[d:Q110939981|— du Tintoret]], égl. du Rédempteur, à Venise.
que je n'ai pas tous pu identifier. Il s'agit peut-être aussi d'une erreur de Pierre Larousse.
J'ai vu aussi votre commentaire sur les Chactas. Il faut se reporter au Grand dictionnaire ici pour avoir les détails : [[Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 3, part. 3, Cem-Chan.djvu/137]] et l'article wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chactas_(peuple)
[[Utilisateur:Fortelle65|Fortelle65]] ([[Discussion utilisateur:Fortelle65|d]]) 10 septembre 2026 à 16:50 (UTC)
:Si Google Gemini et mes lectures rapides sont corrects, voici ce que j'ai déterminé.
:Pour Francia, il y a confusion historique selon Google Gemini. Larousse mentionne probablement [https://www.nationalgallery.org.uk/artists/francesco-francia Francesco Francia], qui n'a pas peint une Ascension.
:Pour Fra Bartolommeo, c'est probablement [https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010062387 L'Annonciation] dont parle Larousse.
:La toile L'Ascension du Tintoret est une œuvre de l'atelier du Tintoret qui est exposée à l'église Saint-Rédempteur (cherchez le passage « In the sixth chapel, you'll again find a painting attributed to the workshop of Tintoretto. » dans https://www.italynotes.com/stories/il-redentore)
:Bon succès dans la suite de vos wikitravaux. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 10 septembre 2026 à 17:13 (UTC)
::J'avais déjà le Tintoret. C'est les deux autres qui me manquent. Je voudrais être sûr pour Fra Bartolommeo et pour ça, vérifier dans les éditions ultérieures ou précédentes s'il y a un changement.
::[[Utilisateur:Fortelle65|Fortelle65]] ([[Discussion utilisateur:Fortelle65|d]]) 10 septembre 2026 à 18:58 (UTC)
== [[ Annales de pomologie belge et étrangère/Fraise Lorio]] ==
Bonjour,
J'ai du mal à comprendre la suppression de l'auteur sur [[ Annales de pomologie belge et étrangère/Fraise Lorio|cette page]].
Est-ce une erreur ? [[Utilisateur:Hildepont|Hildepont]] ([[Discussion utilisateur:Hildepont|d]]) 24 septembre 2026 à 07:39 (UTC)
djtv9zn8vx6u8e5akm21we7ia6qjiv3
16060400
16060396
2026-09-24T07:49:12Z
Cantons-de-l'Est
8473
/* Annales de pomologie belge et étrangère/Fraise Lorio */ Réponse
16060400
wikitext
text/x-wiki
{{wikislow}}
== Ordre alphabétique ==
Bonjour Cantons de l'Est,
Vous vous êtes engagé dans l'édition du Larousse de 1874. J'adore les dictionnaires et j'essaie pour ma part de relire les noms propres et de les relier à wikidata. Le Larousse étant lapidaire, ça permet de compléter l'information. J'ai remarqué des erreurs OCR fréquentes dans les vedettes des articles où le n se confond avec u ou d'autres semblables. Vous m'avez dit dans un précédent message que vous appliquiez un script de nettoyage dans votre processeur d'édition. Une chose que vous pourriez peut-être ajouter est un tri des articles pour voir si ça change l'ordre. Ça permettrait sans doute d'éviter quelques erreurs.
[[Utilisateur:Fortelle65|Fortelle65]] ([[Discussion utilisateur:Fortelle65|d]]) 12 août 2026 à 12:45 (UTC)
:Bonne suggestion. {{sourire}} Je regarde ce qu'il est possible de faire. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 août 2026 à 12:49 (UTC)
== Nelly ==
Bonjour,
Je suis étonné de ta suppression de l'entête dans [[Nelly]]. J'ai déjà créé des entêtes similaires ([[Puylaurens]]) sans que cette page soit signalée comme une page à problème. N'y avait-il pas une autre raison ? Dans tous les cas, il est dommage que le nom de l'auteur ne figure pas explicitement. Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 29 août 2026 à 23:12 (UTC)
:Bonjour,
:Dans Puylaurens, il y a une entête parce qu'on voit <code>header=1</code>.
:Dans Nelly, il n'y avait pas d'entête avant ma modification parce que, par exemple, <code>header=1</code> était absent. J'ai supprimé ce qui posait problème et, dans le résumé de ma modification, j'ai indiqué que le rendu est le même. Ignorant l'intention du wikisourcien qui a travaillé sur cette page, il m'était impossible de décider si une entête devait ou non apparaître.<br> — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 30 août 2026 à 10:30 (UTC)
== [[:s:fr:Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|''La Lettrine'' de Wikisource, numéro 001, automne 2026]] ==
<span style="color:#84006b">Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite !</span>
Découvrez le '''[[:s:fr:Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 001 de l’automne 2026]]''' !
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— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:51 (UTC)
== Lettre A ==
Bonjour Cantons de l'Est, je viens de terminer les liaisons wikidata de la lettre A. Il me manque quelques noms, des tableaux, comme ceux-là :
[[d:Q3202430|'''Ascension''' (''l’'')]], tableau du Pérugin, à Lyon — de Francia, à la National Gallery — de Fra Bartolommeo, au Louvre [[d:Q110939981|— du Tintoret]], égl. du Rédempteur, à Venise.
que je n'ai pas tous pu identifier. Il s'agit peut-être aussi d'une erreur de Pierre Larousse.
J'ai vu aussi votre commentaire sur les Chactas. Il faut se reporter au Grand dictionnaire ici pour avoir les détails : [[Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 3, part. 3, Cem-Chan.djvu/137]] et l'article wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chactas_(peuple)
[[Utilisateur:Fortelle65|Fortelle65]] ([[Discussion utilisateur:Fortelle65|d]]) 10 septembre 2026 à 16:50 (UTC)
:Si Google Gemini et mes lectures rapides sont corrects, voici ce que j'ai déterminé.
:Pour Francia, il y a confusion historique selon Google Gemini. Larousse mentionne probablement [https://www.nationalgallery.org.uk/artists/francesco-francia Francesco Francia], qui n'a pas peint une Ascension.
:Pour Fra Bartolommeo, c'est probablement [https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010062387 L'Annonciation] dont parle Larousse.
:La toile L'Ascension du Tintoret est une œuvre de l'atelier du Tintoret qui est exposée à l'église Saint-Rédempteur (cherchez le passage « In the sixth chapel, you'll again find a painting attributed to the workshop of Tintoretto. » dans https://www.italynotes.com/stories/il-redentore)
:Bon succès dans la suite de vos wikitravaux. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 10 septembre 2026 à 17:13 (UTC)
::J'avais déjà le Tintoret. C'est les deux autres qui me manquent. Je voudrais être sûr pour Fra Bartolommeo et pour ça, vérifier dans les éditions ultérieures ou précédentes s'il y a un changement.
::[[Utilisateur:Fortelle65|Fortelle65]] ([[Discussion utilisateur:Fortelle65|d]]) 10 septembre 2026 à 18:58 (UTC)
== [[ Annales de pomologie belge et étrangère/Fraise Lorio]] ==
Bonjour,
J'ai du mal à comprendre la suppression de l'auteur sur [[ Annales de pomologie belge et étrangère/Fraise Lorio|cette page]].
Est-ce une erreur ? [[Utilisateur:Hildepont|Hildepont]] ([[Discussion utilisateur:Hildepont|d]]) 24 septembre 2026 à 07:39 (UTC)
:Moi aussi. J'ai corrigé. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 24 septembre 2026 à 07:49 (UTC)
7zg0khim3404zdogdipogydrvvi2v0n
Wikisource:Requêtes aux administrateurs
4
434150
16059526
16020295
2026-09-23T13:33:35Z
NDG
156516
Reporting [[Special:Contributions/Sophielefol43|Sophielefol43]] ([[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]] v3.1c)
16059526
wikitext
text/x-wiki
{{Wikisource:Requêtes aux administrateurs/Entête}}
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
== {{sc|2. Intervention sur une page protégée}} ==
== {{sc|3. Intervention sur un message système}}==
== {{sc|4. Protection et déprotection de page}} ==
== {{sc|5. Demande d'importation d'un livre }} ==
Pour formuler votre requête, voyez la page d'aide [[Aide:Demander l’importation d’un livre]] ou formulez votre : <!-- DÉBUT BOUTON DEMANDE IMPORT LIVRE --><span class="plainlinks" style=" margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Aide:Demander l’importation d’un livre|action=edit§ion=new&preload=Modèle:DemandeLivre}} {{Bouton cliquable|Demande d’importation de livre|couleur=white}}]</span><!-- FIN BOUTON DEMANDE IMPORT LIVRE -->
== {{sc|6. Demande de renommage des pages d'un livre}}==
{{Ambox|text=Opération nécessitée par la réparation d'un facsimilé, ou d'un changement de facsimilé. {{rouge|Merci d’indiquer le nombre approximatif de pages à renommer, et le numéro de la première page fautive, pour permettre d’évaluer l’ampleur du travail}}.}}
== {{sc|7. Autres demandes}} ==
=== Doute sur une révocation ===
Bonjour, j'ai envie de révoquer les dernières modifications de cette page [[Page:La Fontaine - Fables, Bernardin-Bechet, 1874.djvu/293]], mais en même temps je trouve la remarque intéressante, donc je préfère le soumettre à la sagesse de nos administrateurs.
Merci ! [[Utilisateur:Bertille|Bertille]] ([[Discussion utilisateur:Bertille|d]]) 23 août 2026 à 20:47 (UTC)
:Pas un admin, et loin de prétendre à la sagesse, mais la correction proposée par {{ping|Meneldil Palantir Talmayar}} me paraît raisonnable, le vers figurant bien dans une autre édition ([[L’Âne et le Chien]]) et la phrase perdant son sens en son absence. Il faudrait juste le faire selon nos usages, avec emploi de {{m|corr}} et note explicative en PDD plutôt qu'en note de bas de page. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 23 août 2026 à 22:34 (UTC)
::{{fait}} {{m|corr}} placé --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 24 août 2026 à 06:46 (UTC)
:::Merci beaucoup à vous deux ! [[Utilisateur:Bertille|Bertille]] ([[Discussion utilisateur:Bertille|d]]) 25 août 2026 à 06:05 (UTC)
=== Demande de supprission de page inutile ===
* [[Modèle:DMF]]. Test raté, page à supprimer. --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 22 juillet 2026 à 13:26 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 22 juillet 2026 à 13:56 (UTC)
=== Demande de supprission de pages inutiles ===
* [[Livre:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 1.1.djvu]] : page remplacée par [[Livre:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 1.djvu]]
* [[Livre:Anticoton, ou, Refutation de la lettre declaratoire du Pere Coton]] : la page ne contient pas de lien vers le fichier, la bonne page est [[Livre:Anticoton, ou, Refutation de la lettre declaratoire du Pere Coton - Liure où est prouué que les Iesuites sont coulpables & autheurs du parricide execrable commis en la personne du Roy (IA anticotonou00plai).pdf]]
--[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 14 juillet 2026 à 09:50 (UTC)
::{{fait}} [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 14 juillet 2026 à 10:28 (UTC)
=== Demande de blocage de ~2026-15009-04 ===
{{User|~2026-15009-04}} Vandalism <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 9 mars 2026 à 15:06 (UTC)
{{ping|NDG}} je serais plutôt pour lui laisser une petite chance, s’il réitère on avisera dans ce cas là. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 9 mars 2026 à 16:36 (UTC)
=== Deux pages à supprimer ===
Bonjour,
Prière de supprimer les deux pages suivantes qui sont vides et qui ne serviront plus :
* {{liens|Dictionnaire complet de la langue française/A-I}}
* {{liens|Dictionnaire complet de la langue française/A}}
Merci,
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 14 mars 2026 à 10:43 (UTC)
{{ping|Cantons-de-l'Est}} {{fait}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 14 mars 2026 à 11:52 (UTC)
=== Demande de blocage de MLK11 ===
{{User|MLK11}} Vandalism. After frwiki block <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 15 mars 2026 à 21:05 (UTC)
:{{ping|NDG}} bonjour. Blocage de 1 mois, qui sera définitif au prochain vandalisme. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 16 mars 2026 à 07:22 (UTC)
=== Demande de blocage de Simon le Goat SUIIII ===
{{User|Simon le Goat SUIIII}} Vandalism <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 8 avril 2026 à 07:10 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 8 avril 2026 à 07:35 (UTC)
=== Polices UnifrakturMaguntia, UnifrakturCook, Unifraktur ===
Le modèle [[modèle:gothique|gothique]] retombe toujours sur la police serif (e.g., {{gothique|Saumache}} vs. Saumache), ça ne semble pas être local (à mon niveau), car le même problême n'est pas rencontré sur le [[:en:Wikisource|Wikisource anglais]], nous avons le même problème sur [[:la:Vicifons]]. Les polices appelées par le modèle ne sont-elles pas installées sur ces deux wikis? [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 15 juin 2026 à 17:14 (UTC)
:{{ping|Saumache}} Bonjour, Il n'y a aucune police de caractères installées sur Wikisource. Il faut les installer sur votre ordinateur. Voyez la [[Discussion modèle:Gothique|page de discussion]], qui renvoie sur [[Wikisource:Glyphes & caractères/Question#Écriture gothique]]. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 juin 2026 à 08:59 (UTC)
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Bonjour et merci, mais personne ne sait donc comment avoir cette option activée par défaut ? [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 17 juin 2026 à 10:49 (UTC)
=== Une transclusion à supprimer ===
Bonjour,
Prière de supprimer la transclusion suivante qui est vide :
* {{liens|Psychopathia Sexualis}}
C'est un doublon de « [[Psychopathia sexualis]] » (avec s minuscule), titre qui est cohérent avec les titres de sections :
* [[Psychopathia sexualis/Chapitre I]]
* [[Psychopathia sexualis/Chapitre II]]
* [[Psychopathia sexualis/Chapitre III]]
* ...
Merci,
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 18 août 2026 à 12:39 (UTC)
=== Suppression potentielle ===
Bonjour,
Le livre [[Psychopathia sexualis]] est complètement validé et toutes les pages sont transcluses. Je pense que la page suivante devrait être supprimée.
* {{liens|Psychopathia sexualis/Chapitre Test}}
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 18 août 2026 à 12:49 (UTC)
:{{Fait}} [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 août 2026 à 14:20 (UTC)
=== Doublon du même livre, un sur WS.fr et l'autre sur Commons ===
Bonjour,
* WS.fr : [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Claudel_-_Le_Pain_dur,_1918.djvu Le Pain dur, 1918] (178 pages)
* Commons : [https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Claudel_-_Le_Pain_dur,_1918.djvu Le Pain dur, 1918] (178 pages)
Les deux livres sont dans le DP, tant en Europe qu'aux États-Unis (Paul Claudel est mort en 1955, publication du livre en 1918).
La transcription des pages a été faite avec le livre sur WS.fr selon le moteur de Wikisource.
Je pense que la version sur WS.fr devrait être supprimée au nom de l'uniformité, mais je n'ai jamais été confronté à ce type de problème.
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:36 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Le fichier sur Commons, semble défectueux. Il ne s'affiche pas correctement, cependant lorsqu'on le télécharge, le fichier n'est pas corrompu et il s'affiche normalement. C'est la même chose pour le livre en dessous. Je ne sais pas comment faire dans ce cas. Je notifie {{ping|yann}}, qui en saura sans doute davantage. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 août 2026 à 05:22 (UTC)
::Bonjour, Cela semble une répétition du tristement célèbre bug affectant les fichiers PDF. J'ai ouvert un nouveau rapport : {{phab|T435515}}. Ces fichiers ont-ils été récemment transférés sur Commons ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 20 août 2026 à 15:43 (UTC)
=== Doublon du même livre, un sur WS.fr et l'autre sur Commons ===
Bonjour,
* WS.fr : [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Dosto%C3%AFevski_-_Le_Double,_1919.djvu Le Double, 1911] (268 pages)
* Commons : [https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dosto%C3%AFevsky_-_Le_Double,_1919.djvu Le Double, 1911] (268 pages)
Les deux livres sont dans le DP, tant en Europe qu'aux États-Unis (le traducteur français survivant aux autres est mort en 1955, publication du livre en 1911).
La transcription des pages a été faite avec le livre sur WS.fr selon le moteur de Wikisource.
Je pense que la version sur WS.fr devrait être supprimée au nom de l'uniformité, mais je n'ai jamais été confronté à ce type de problème.
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:36 (UTC)
:Voir réponse ci-dessus. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 août 2026 à 05:22 (UTC)
=== Renommage d'une masse de sous-pages ===
Bonjour
Suite à des discussions [[Discussion:Mémoires_secrets_de_Bachaumont_(1830)#c-Psephos-20260405173900-Présentation_des_différentes_éditions|ici]] et [[Wikisource:Scriptorium/Ao%C3%BBt_2026#c-Psephos-20260812010800-M%C3%A9moires_secrets|ici]] j'ai renommé la page [[Mémoires secrets de Bachaumont]] en [[Mémoires secrets de Bachaumont (1830)]] mais je ne m'étais pas rendu compte que ça allait pas renommer les sous-pages.
Il y en avait 20 que j'ai renommées à la main parce qu'elles doivent s'associer à [[Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)]];
Il en reste 162 qui devraient s'associer au 1830; '''<-- Ici la requête'''
Il y a aussi [[Mémoires secrets de Bachaumont/1776/Avertissement]] qui fait partie du 77-89 mais c'est un avertissement sur le tome 9 et pas un avertissement sur l'année 1776, donc je savais pas trop quoi faire avec... peut-être juste supprimer et laisser cet avertissement sur la page du [[Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 9|tome 9]] entier. [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 26 août 2026 à 17:24 (UTC)
=== Renommage de pages ===
Bonjour à tous,
Cela fait un moment que je n’ai pas contribué. J’ai vu qu’il manquait deux pages sur [[Livre:Lacour - Partout, un peu de tout, souvenirs poétiques, 1844.pdf]] et j’ai essayé de les insérer dans le PDF. Il me semble que c’est bon (certainement sans OCR) mais il faudrait modifier la table des matières et procéder aux renommages de toutes les pages entre la fin et les pages manquantes. Merci ! --[[Utilisateur:Shev123|Shev123]] ([[Discussion utilisateur:Shev123|d]]) 27 août 2026 à 18:31 (UTC)
:Je vais m'occuper du renommage des pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 28 août 2026 à 11:07 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Shev123|Shev123]] les pages décalées ont été renommées, il reste à modifier le pagelist. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 28 août 2026 à 11:55 (UTC)
:::Merci beaucoup ! --[[Utilisateur:Shev123|Shev123]] ([[Discussion utilisateur:Shev123|d]]) 28 août 2026 à 14:56 (UTC)
=== Suppression d'une page créée à tort ===
[[L’Odyssée (Bérard, Schmied)]] créée prématurément par une fausse manoeuvre en croyant créer le "texte entier" du tome I. Du coup elle a validé l'existence de l'ouvrage chez l'auteur, le traducteur, et la page générale Odyssée, et elle a attiré des visiteurs (déçus). --[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 4 septembre 2026 à 10:03 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 4 septembre 2026 à 11:25 (UTC)
=== Demande de blocage de Sophielefol43 ===
{{User|Sophielefol43}} Vandalism <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 23 septembre 2026 à 13:33 (UTC)
9p35bnj6cquwqd42t2nab4zrbkltdvg
16059554
16059526
2026-09-23T13:58:03Z
NDG
156516
/* Demande de blocage de Sophielefol43 */ Réponse
16059554
wikitext
text/x-wiki
{{Wikisource:Requêtes aux administrateurs/Entête}}
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
== {{sc|2. Intervention sur une page protégée}} ==
== {{sc|3. Intervention sur un message système}}==
== {{sc|4. Protection et déprotection de page}} ==
== {{sc|5. Demande d'importation d'un livre }} ==
Pour formuler votre requête, voyez la page d'aide [[Aide:Demander l’importation d’un livre]] ou formulez votre : <!-- DÉBUT BOUTON DEMANDE IMPORT LIVRE --><span class="plainlinks" style=" margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Aide:Demander l’importation d’un livre|action=edit§ion=new&preload=Modèle:DemandeLivre}} {{Bouton cliquable|Demande d’importation de livre|couleur=white}}]</span><!-- FIN BOUTON DEMANDE IMPORT LIVRE -->
== {{sc|6. Demande de renommage des pages d'un livre}}==
{{Ambox|text=Opération nécessitée par la réparation d'un facsimilé, ou d'un changement de facsimilé. {{rouge|Merci d’indiquer le nombre approximatif de pages à renommer, et le numéro de la première page fautive, pour permettre d’évaluer l’ampleur du travail}}.}}
== {{sc|7. Autres demandes}} ==
=== Doute sur une révocation ===
Bonjour, j'ai envie de révoquer les dernières modifications de cette page [[Page:La Fontaine - Fables, Bernardin-Bechet, 1874.djvu/293]], mais en même temps je trouve la remarque intéressante, donc je préfère le soumettre à la sagesse de nos administrateurs.
Merci ! [[Utilisateur:Bertille|Bertille]] ([[Discussion utilisateur:Bertille|d]]) 23 août 2026 à 20:47 (UTC)
:Pas un admin, et loin de prétendre à la sagesse, mais la correction proposée par {{ping|Meneldil Palantir Talmayar}} me paraît raisonnable, le vers figurant bien dans une autre édition ([[L’Âne et le Chien]]) et la phrase perdant son sens en son absence. Il faudrait juste le faire selon nos usages, avec emploi de {{m|corr}} et note explicative en PDD plutôt qu'en note de bas de page. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 23 août 2026 à 22:34 (UTC)
::{{fait}} {{m|corr}} placé --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 24 août 2026 à 06:46 (UTC)
:::Merci beaucoup à vous deux ! [[Utilisateur:Bertille|Bertille]] ([[Discussion utilisateur:Bertille|d]]) 25 août 2026 à 06:05 (UTC)
=== Demande de supprission de page inutile ===
* [[Modèle:DMF]]. Test raté, page à supprimer. --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 22 juillet 2026 à 13:26 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 22 juillet 2026 à 13:56 (UTC)
=== Demande de supprission de pages inutiles ===
* [[Livre:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 1.1.djvu]] : page remplacée par [[Livre:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 1.djvu]]
* [[Livre:Anticoton, ou, Refutation de la lettre declaratoire du Pere Coton]] : la page ne contient pas de lien vers le fichier, la bonne page est [[Livre:Anticoton, ou, Refutation de la lettre declaratoire du Pere Coton - Liure où est prouué que les Iesuites sont coulpables & autheurs du parricide execrable commis en la personne du Roy (IA anticotonou00plai).pdf]]
--[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 14 juillet 2026 à 09:50 (UTC)
::{{fait}} [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 14 juillet 2026 à 10:28 (UTC)
=== Demande de blocage de ~2026-15009-04 ===
{{User|~2026-15009-04}} Vandalism <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 9 mars 2026 à 15:06 (UTC)
{{ping|NDG}} je serais plutôt pour lui laisser une petite chance, s’il réitère on avisera dans ce cas là. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 9 mars 2026 à 16:36 (UTC)
=== Deux pages à supprimer ===
Bonjour,
Prière de supprimer les deux pages suivantes qui sont vides et qui ne serviront plus :
* {{liens|Dictionnaire complet de la langue française/A-I}}
* {{liens|Dictionnaire complet de la langue française/A}}
Merci,
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 14 mars 2026 à 10:43 (UTC)
{{ping|Cantons-de-l'Est}} {{fait}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 14 mars 2026 à 11:52 (UTC)
=== Demande de blocage de MLK11 ===
{{User|MLK11}} Vandalism. After frwiki block <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 15 mars 2026 à 21:05 (UTC)
:{{ping|NDG}} bonjour. Blocage de 1 mois, qui sera définitif au prochain vandalisme. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 16 mars 2026 à 07:22 (UTC)
=== Demande de blocage de Simon le Goat SUIIII ===
{{User|Simon le Goat SUIIII}} Vandalism <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 8 avril 2026 à 07:10 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 8 avril 2026 à 07:35 (UTC)
=== Polices UnifrakturMaguntia, UnifrakturCook, Unifraktur ===
Le modèle [[modèle:gothique|gothique]] retombe toujours sur la police serif (e.g., {{gothique|Saumache}} vs. Saumache), ça ne semble pas être local (à mon niveau), car le même problême n'est pas rencontré sur le [[:en:Wikisource|Wikisource anglais]], nous avons le même problème sur [[:la:Vicifons]]. Les polices appelées par le modèle ne sont-elles pas installées sur ces deux wikis? [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 15 juin 2026 à 17:14 (UTC)
:{{ping|Saumache}} Bonjour, Il n'y a aucune police de caractères installées sur Wikisource. Il faut les installer sur votre ordinateur. Voyez la [[Discussion modèle:Gothique|page de discussion]], qui renvoie sur [[Wikisource:Glyphes & caractères/Question#Écriture gothique]]. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 juin 2026 à 08:59 (UTC)
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Bonjour et merci, mais personne ne sait donc comment avoir cette option activée par défaut ? [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 17 juin 2026 à 10:49 (UTC)
=== Une transclusion à supprimer ===
Bonjour,
Prière de supprimer la transclusion suivante qui est vide :
* {{liens|Psychopathia Sexualis}}
C'est un doublon de « [[Psychopathia sexualis]] » (avec s minuscule), titre qui est cohérent avec les titres de sections :
* [[Psychopathia sexualis/Chapitre I]]
* [[Psychopathia sexualis/Chapitre II]]
* [[Psychopathia sexualis/Chapitre III]]
* ...
Merci,
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 18 août 2026 à 12:39 (UTC)
=== Suppression potentielle ===
Bonjour,
Le livre [[Psychopathia sexualis]] est complètement validé et toutes les pages sont transcluses. Je pense que la page suivante devrait être supprimée.
* {{liens|Psychopathia sexualis/Chapitre Test}}
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 18 août 2026 à 12:49 (UTC)
:{{Fait}} [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 août 2026 à 14:20 (UTC)
=== Doublon du même livre, un sur WS.fr et l'autre sur Commons ===
Bonjour,
* WS.fr : [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Claudel_-_Le_Pain_dur,_1918.djvu Le Pain dur, 1918] (178 pages)
* Commons : [https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Claudel_-_Le_Pain_dur,_1918.djvu Le Pain dur, 1918] (178 pages)
Les deux livres sont dans le DP, tant en Europe qu'aux États-Unis (Paul Claudel est mort en 1955, publication du livre en 1918).
La transcription des pages a été faite avec le livre sur WS.fr selon le moteur de Wikisource.
Je pense que la version sur WS.fr devrait être supprimée au nom de l'uniformité, mais je n'ai jamais été confronté à ce type de problème.
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:36 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Le fichier sur Commons, semble défectueux. Il ne s'affiche pas correctement, cependant lorsqu'on le télécharge, le fichier n'est pas corrompu et il s'affiche normalement. C'est la même chose pour le livre en dessous. Je ne sais pas comment faire dans ce cas. Je notifie {{ping|yann}}, qui en saura sans doute davantage. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 août 2026 à 05:22 (UTC)
::Bonjour, Cela semble une répétition du tristement célèbre bug affectant les fichiers PDF. J'ai ouvert un nouveau rapport : {{phab|T435515}}. Ces fichiers ont-ils été récemment transférés sur Commons ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 20 août 2026 à 15:43 (UTC)
=== Doublon du même livre, un sur WS.fr et l'autre sur Commons ===
Bonjour,
* WS.fr : [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Dosto%C3%AFevski_-_Le_Double,_1919.djvu Le Double, 1911] (268 pages)
* Commons : [https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dosto%C3%AFevsky_-_Le_Double,_1919.djvu Le Double, 1911] (268 pages)
Les deux livres sont dans le DP, tant en Europe qu'aux États-Unis (le traducteur français survivant aux autres est mort en 1955, publication du livre en 1911).
La transcription des pages a été faite avec le livre sur WS.fr selon le moteur de Wikisource.
Je pense que la version sur WS.fr devrait être supprimée au nom de l'uniformité, mais je n'ai jamais été confronté à ce type de problème.
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:36 (UTC)
:Voir réponse ci-dessus. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 août 2026 à 05:22 (UTC)
=== Renommage d'une masse de sous-pages ===
Bonjour
Suite à des discussions [[Discussion:Mémoires_secrets_de_Bachaumont_(1830)#c-Psephos-20260405173900-Présentation_des_différentes_éditions|ici]] et [[Wikisource:Scriptorium/Ao%C3%BBt_2026#c-Psephos-20260812010800-M%C3%A9moires_secrets|ici]] j'ai renommé la page [[Mémoires secrets de Bachaumont]] en [[Mémoires secrets de Bachaumont (1830)]] mais je ne m'étais pas rendu compte que ça allait pas renommer les sous-pages.
Il y en avait 20 que j'ai renommées à la main parce qu'elles doivent s'associer à [[Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)]];
Il en reste 162 qui devraient s'associer au 1830; '''<-- Ici la requête'''
Il y a aussi [[Mémoires secrets de Bachaumont/1776/Avertissement]] qui fait partie du 77-89 mais c'est un avertissement sur le tome 9 et pas un avertissement sur l'année 1776, donc je savais pas trop quoi faire avec... peut-être juste supprimer et laisser cet avertissement sur la page du [[Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 9|tome 9]] entier. [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 26 août 2026 à 17:24 (UTC)
=== Renommage de pages ===
Bonjour à tous,
Cela fait un moment que je n’ai pas contribué. J’ai vu qu’il manquait deux pages sur [[Livre:Lacour - Partout, un peu de tout, souvenirs poétiques, 1844.pdf]] et j’ai essayé de les insérer dans le PDF. Il me semble que c’est bon (certainement sans OCR) mais il faudrait modifier la table des matières et procéder aux renommages de toutes les pages entre la fin et les pages manquantes. Merci ! --[[Utilisateur:Shev123|Shev123]] ([[Discussion utilisateur:Shev123|d]]) 27 août 2026 à 18:31 (UTC)
:Je vais m'occuper du renommage des pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 28 août 2026 à 11:07 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Shev123|Shev123]] les pages décalées ont été renommées, il reste à modifier le pagelist. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 28 août 2026 à 11:55 (UTC)
:::Merci beaucoup ! --[[Utilisateur:Shev123|Shev123]] ([[Discussion utilisateur:Shev123|d]]) 28 août 2026 à 14:56 (UTC)
=== Suppression d'une page créée à tort ===
[[L’Odyssée (Bérard, Schmied)]] créée prématurément par une fausse manoeuvre en croyant créer le "texte entier" du tome I. Du coup elle a validé l'existence de l'ouvrage chez l'auteur, le traducteur, et la page générale Odyssée, et elle a attiré des visiteurs (déçus). --[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 4 septembre 2026 à 10:03 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 4 septembre 2026 à 11:25 (UTC)
=== Demande de blocage de Sophielefol43 ===
{{User|Sophielefol43}} Vandalism <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 23 septembre 2026 à 13:33 (UTC)
:+ {{User|~2026-51233-31}} [[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 23 septembre 2026 à 13:58 (UTC)
imbpntqpe91mgcgk7vfrw08co7wzgxf
16059560
16059554
2026-09-23T14:00:54Z
*j*jac
33121
/* Demande de blocage de Sophielefol43 */
16059560
wikitext
text/x-wiki
{{Wikisource:Requêtes aux administrateurs/Entête}}
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
== {{sc|2. Intervention sur une page protégée}} ==
== {{sc|3. Intervention sur un message système}}==
== {{sc|4. Protection et déprotection de page}} ==
== {{sc|5. Demande d'importation d'un livre }} ==
Pour formuler votre requête, voyez la page d'aide [[Aide:Demander l’importation d’un livre]] ou formulez votre : <!-- DÉBUT BOUTON DEMANDE IMPORT LIVRE --><span class="plainlinks" style=" margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Aide:Demander l’importation d’un livre|action=edit§ion=new&preload=Modèle:DemandeLivre}} {{Bouton cliquable|Demande d’importation de livre|couleur=white}}]</span><!-- FIN BOUTON DEMANDE IMPORT LIVRE -->
== {{sc|6. Demande de renommage des pages d'un livre}}==
{{Ambox|text=Opération nécessitée par la réparation d'un facsimilé, ou d'un changement de facsimilé. {{rouge|Merci d’indiquer le nombre approximatif de pages à renommer, et le numéro de la première page fautive, pour permettre d’évaluer l’ampleur du travail}}.}}
== {{sc|7. Autres demandes}} ==
=== Doute sur une révocation ===
Bonjour, j'ai envie de révoquer les dernières modifications de cette page [[Page:La Fontaine - Fables, Bernardin-Bechet, 1874.djvu/293]], mais en même temps je trouve la remarque intéressante, donc je préfère le soumettre à la sagesse de nos administrateurs.
Merci ! [[Utilisateur:Bertille|Bertille]] ([[Discussion utilisateur:Bertille|d]]) 23 août 2026 à 20:47 (UTC)
:Pas un admin, et loin de prétendre à la sagesse, mais la correction proposée par {{ping|Meneldil Palantir Talmayar}} me paraît raisonnable, le vers figurant bien dans une autre édition ([[L’Âne et le Chien]]) et la phrase perdant son sens en son absence. Il faudrait juste le faire selon nos usages, avec emploi de {{m|corr}} et note explicative en PDD plutôt qu'en note de bas de page. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 23 août 2026 à 22:34 (UTC)
::{{fait}} {{m|corr}} placé --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 24 août 2026 à 06:46 (UTC)
:::Merci beaucoup à vous deux ! [[Utilisateur:Bertille|Bertille]] ([[Discussion utilisateur:Bertille|d]]) 25 août 2026 à 06:05 (UTC)
=== Demande de supprission de page inutile ===
* [[Modèle:DMF]]. Test raté, page à supprimer. --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 22 juillet 2026 à 13:26 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 22 juillet 2026 à 13:56 (UTC)
=== Demande de supprission de pages inutiles ===
* [[Livre:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 1.1.djvu]] : page remplacée par [[Livre:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 1.djvu]]
* [[Livre:Anticoton, ou, Refutation de la lettre declaratoire du Pere Coton]] : la page ne contient pas de lien vers le fichier, la bonne page est [[Livre:Anticoton, ou, Refutation de la lettre declaratoire du Pere Coton - Liure où est prouué que les Iesuites sont coulpables & autheurs du parricide execrable commis en la personne du Roy (IA anticotonou00plai).pdf]]
--[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 14 juillet 2026 à 09:50 (UTC)
::{{fait}} [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 14 juillet 2026 à 10:28 (UTC)
=== Demande de blocage de ~2026-15009-04 ===
{{User|~2026-15009-04}} Vandalism <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 9 mars 2026 à 15:06 (UTC)
{{ping|NDG}} je serais plutôt pour lui laisser une petite chance, s’il réitère on avisera dans ce cas là. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 9 mars 2026 à 16:36 (UTC)
=== Deux pages à supprimer ===
Bonjour,
Prière de supprimer les deux pages suivantes qui sont vides et qui ne serviront plus :
* {{liens|Dictionnaire complet de la langue française/A-I}}
* {{liens|Dictionnaire complet de la langue française/A}}
Merci,
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 14 mars 2026 à 10:43 (UTC)
{{ping|Cantons-de-l'Est}} {{fait}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 14 mars 2026 à 11:52 (UTC)
=== Demande de blocage de MLK11 ===
{{User|MLK11}} Vandalism. After frwiki block <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 15 mars 2026 à 21:05 (UTC)
:{{ping|NDG}} bonjour. Blocage de 1 mois, qui sera définitif au prochain vandalisme. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 16 mars 2026 à 07:22 (UTC)
=== Demande de blocage de Simon le Goat SUIIII ===
{{User|Simon le Goat SUIIII}} Vandalism <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 8 avril 2026 à 07:10 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 8 avril 2026 à 07:35 (UTC)
=== Polices UnifrakturMaguntia, UnifrakturCook, Unifraktur ===
Le modèle [[modèle:gothique|gothique]] retombe toujours sur la police serif (e.g., {{gothique|Saumache}} vs. Saumache), ça ne semble pas être local (à mon niveau), car le même problême n'est pas rencontré sur le [[:en:Wikisource|Wikisource anglais]], nous avons le même problème sur [[:la:Vicifons]]. Les polices appelées par le modèle ne sont-elles pas installées sur ces deux wikis? [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 15 juin 2026 à 17:14 (UTC)
:{{ping|Saumache}} Bonjour, Il n'y a aucune police de caractères installées sur Wikisource. Il faut les installer sur votre ordinateur. Voyez la [[Discussion modèle:Gothique|page de discussion]], qui renvoie sur [[Wikisource:Glyphes & caractères/Question#Écriture gothique]]. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 juin 2026 à 08:59 (UTC)
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Bonjour et merci, mais personne ne sait donc comment avoir cette option activée par défaut ? [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 17 juin 2026 à 10:49 (UTC)
=== Une transclusion à supprimer ===
Bonjour,
Prière de supprimer la transclusion suivante qui est vide :
* {{liens|Psychopathia Sexualis}}
C'est un doublon de « [[Psychopathia sexualis]] » (avec s minuscule), titre qui est cohérent avec les titres de sections :
* [[Psychopathia sexualis/Chapitre I]]
* [[Psychopathia sexualis/Chapitre II]]
* [[Psychopathia sexualis/Chapitre III]]
* ...
Merci,
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 18 août 2026 à 12:39 (UTC)
=== Suppression potentielle ===
Bonjour,
Le livre [[Psychopathia sexualis]] est complètement validé et toutes les pages sont transcluses. Je pense que la page suivante devrait être supprimée.
* {{liens|Psychopathia sexualis/Chapitre Test}}
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 18 août 2026 à 12:49 (UTC)
:{{Fait}} [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 août 2026 à 14:20 (UTC)
=== Doublon du même livre, un sur WS.fr et l'autre sur Commons ===
Bonjour,
* WS.fr : [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Claudel_-_Le_Pain_dur,_1918.djvu Le Pain dur, 1918] (178 pages)
* Commons : [https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Claudel_-_Le_Pain_dur,_1918.djvu Le Pain dur, 1918] (178 pages)
Les deux livres sont dans le DP, tant en Europe qu'aux États-Unis (Paul Claudel est mort en 1955, publication du livre en 1918).
La transcription des pages a été faite avec le livre sur WS.fr selon le moteur de Wikisource.
Je pense que la version sur WS.fr devrait être supprimée au nom de l'uniformité, mais je n'ai jamais été confronté à ce type de problème.
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:36 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Le fichier sur Commons, semble défectueux. Il ne s'affiche pas correctement, cependant lorsqu'on le télécharge, le fichier n'est pas corrompu et il s'affiche normalement. C'est la même chose pour le livre en dessous. Je ne sais pas comment faire dans ce cas. Je notifie {{ping|yann}}, qui en saura sans doute davantage. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 août 2026 à 05:22 (UTC)
::Bonjour, Cela semble une répétition du tristement célèbre bug affectant les fichiers PDF. J'ai ouvert un nouveau rapport : {{phab|T435515}}. Ces fichiers ont-ils été récemment transférés sur Commons ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 20 août 2026 à 15:43 (UTC)
=== Doublon du même livre, un sur WS.fr et l'autre sur Commons ===
Bonjour,
* WS.fr : [https://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Dosto%C3%AFevski_-_Le_Double,_1919.djvu Le Double, 1911] (268 pages)
* Commons : [https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dosto%C3%AFevsky_-_Le_Double,_1919.djvu Le Double, 1911] (268 pages)
Les deux livres sont dans le DP, tant en Europe qu'aux États-Unis (le traducteur français survivant aux autres est mort en 1955, publication du livre en 1911).
La transcription des pages a été faite avec le livre sur WS.fr selon le moteur de Wikisource.
Je pense que la version sur WS.fr devrait être supprimée au nom de l'uniformité, mais je n'ai jamais été confronté à ce type de problème.
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 6 août 2026 à 14:36 (UTC)
:Voir réponse ci-dessus. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 août 2026 à 05:22 (UTC)
=== Renommage d'une masse de sous-pages ===
Bonjour
Suite à des discussions [[Discussion:Mémoires_secrets_de_Bachaumont_(1830)#c-Psephos-20260405173900-Présentation_des_différentes_éditions|ici]] et [[Wikisource:Scriptorium/Ao%C3%BBt_2026#c-Psephos-20260812010800-M%C3%A9moires_secrets|ici]] j'ai renommé la page [[Mémoires secrets de Bachaumont]] en [[Mémoires secrets de Bachaumont (1830)]] mais je ne m'étais pas rendu compte que ça allait pas renommer les sous-pages.
Il y en avait 20 que j'ai renommées à la main parce qu'elles doivent s'associer à [[Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)]];
Il en reste 162 qui devraient s'associer au 1830; '''<-- Ici la requête'''
Il y a aussi [[Mémoires secrets de Bachaumont/1776/Avertissement]] qui fait partie du 77-89 mais c'est un avertissement sur le tome 9 et pas un avertissement sur l'année 1776, donc je savais pas trop quoi faire avec... peut-être juste supprimer et laisser cet avertissement sur la page du [[Mémoires secrets de Bachaumont (1777-1789)/Tome 9|tome 9]] entier. [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 26 août 2026 à 17:24 (UTC)
=== Renommage de pages ===
Bonjour à tous,
Cela fait un moment que je n’ai pas contribué. J’ai vu qu’il manquait deux pages sur [[Livre:Lacour - Partout, un peu de tout, souvenirs poétiques, 1844.pdf]] et j’ai essayé de les insérer dans le PDF. Il me semble que c’est bon (certainement sans OCR) mais il faudrait modifier la table des matières et procéder aux renommages de toutes les pages entre la fin et les pages manquantes. Merci ! --[[Utilisateur:Shev123|Shev123]] ([[Discussion utilisateur:Shev123|d]]) 27 août 2026 à 18:31 (UTC)
:Je vais m'occuper du renommage des pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 28 août 2026 à 11:07 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Shev123|Shev123]] les pages décalées ont été renommées, il reste à modifier le pagelist. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 28 août 2026 à 11:55 (UTC)
:::Merci beaucoup ! --[[Utilisateur:Shev123|Shev123]] ([[Discussion utilisateur:Shev123|d]]) 28 août 2026 à 14:56 (UTC)
=== Suppression d'une page créée à tort ===
[[L’Odyssée (Bérard, Schmied)]] créée prématurément par une fausse manoeuvre en croyant créer le "texte entier" du tome I. Du coup elle a validé l'existence de l'ouvrage chez l'auteur, le traducteur, et la page générale Odyssée, et elle a attiré des visiteurs (déçus). --[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 4 septembre 2026 à 10:03 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 4 septembre 2026 à 11:25 (UTC)
=== Demande de blocage de Sophielefol43 ===
{{User|Sophielefol43}} Vandalism <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 23 septembre 2026 à 13:33 (UTC)
:+ {{User|~2026-51233-31}} [[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 23 septembre 2026 à 13:58 (UTC)
::{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 23 septembre 2026 à 14:00 (UTC)
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<noinclude><pagequality level="4" user="Chat de la Fontaine" /></noinclude>dans les premières années de son mariage, qu’il n’avait
point encore d’enfants, quoiqu’il aimât cette duchesse,
il parut quasi résolu de se démarier pour
épouser la
reine ma mère. Madame de Valentinois, qui craignait
une femme qu’il avait déjà aimée, et dont la beauté et
l’esprit pouvaient diminuer sa faveur, s’unit au connétable,
qui ne souhaitait pas aussi que le roi épousât
une sœur de MM. de Guise : ils mirent le feu roi dans
leurs sentiments ; et, quoiqu’il haït mortellement la duchesse de Valentinois, comme il aimait la reine, il
travailla avec eux pour empêcher le roi de se démarier ; mais, pour lui ôter absolument la pensée d’épouser
la reine ma mère, ils firent son mariage avec le roi
d’Écosse, qui était veuf de madame Magdeleine,
sœur
du roi, et ils le firent parce qu’il était le plus prêt à
conclure, et manquèrent aux engagements qu’on avait
avec le roi d’Angleterre, qui la souhaitait ardemment.
Il s’en fallait peu même que ce manquement ne fît une
rupture entre les deux rois. {{roi|Henri|VIII}}
ne pouvait se
consoler de n’avoir pas épousé la reine ma mère ; et,
quelque autre princesse française qu’on lui proposât,
il disait toujours qu’elle ne remplacerait jamais celle
qu’on lui avait ôtée. Il est vrai aussi que la reine ma
mère, était une parfaite beauté ; et que c’est une chose
remarquable, que, veuve d’un duc de Longueville, trois
rois aient souhaité de l’épouser : son malheur l’a donnée
au moindre, et l’a mise dans un royaume où elle ne
trouve que des peines. On dit que je lui ressemble : je
crains de lui ressembler aussi par sa malheureuse destinée ; et, quelque bonheur qui semble se préparer pour
moi, je ne saurais croire que j’en jouisse.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:La Fayette, Tencin, Fontaines - Œuvres complètes, Lepetit, 1820, tome 2.djvu/34
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Chat de la Fontaine" /></noinclude><nowiki />
Mademoiselle de Chartres dit à la reine que ces
tristes pressentiments étaient si mal fondés qu’elle ne
les conserverait pas long-temps, et qu’elle ne devait
point douter que son bonheur ne répondît aux apparences.
Personne n’osait plus penser à mademoiselle de
Chartres, par la crainte de déplaire au roi, ou par la
pensée de ne pas réussir auprès d’une personne qui
avait espéré un prince du sang. M. de Clèves ne fut
retenu par aucune de ces considérations. La
mort du
duc de Nevers, son père, qui arriva alors, le mit dans
une entière liberté de suivre son inclination, et, sitôt
que le temps de la bienséance du deuil fut passé, il
ne songea plus qu’aux moyens d’épouser mademoiselle
de Chartres. Il se trouvait heureux d’en faire la proposition
dans un temps où ce qui s’était passé avait
éloigné les autres partis, et où il était quasi assuré
qu’on ne la lui refuserait pas. Ce qui troublait sa joie
était la crainte de ne lui être pas agréable, et il eût
préféré le bonheur de lui plaire à la certitude de
l’épouser sans en être aimé.
Le chevalier de Guise lui avait donné quelque sorte
de jalousie ; mais comme elle était plutôt fondée sur
le mérite de ce prince que sur aucune des actions de
mademoiselle de Chartres, il songea seulement à tâcher
de découvrir s’il était assez heureux pour qu’elle approuvât
la pensée qu’il avait pour elle. Il ne la voyait
que chez les reines ou aux assemblées ; il était difficile
d’avoir une conversation particulière. Il en trouva
pourtant les moyens, et il lui parla de son dessein et
de sa passion avec tout le respect imaginable ; il la<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|334|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>l’épreuve qu’elles ont traversée. Les antiques élémens de leur puissance se sont retrouvés au moment du besoin dans toute leur énergie primitive, et cette force que des gouvernemens sérieux doivent à la solidité naturelle de leur assiette, cette force permanente a prévalu contre les forces factices et fiévreuses de la démagogie. S’il est encore pour l’Autriche un véritable sujet d’alarmes, c’est à présent la difficulté de maintenir un juste équilibre entre les différentes nationalités de son empire, et de payer aux Slaves le prix des services qu’ils lui ont rendus, sans leur sacrifier ses douze millions d’Allemands. S’il est pour la Prusse une éventualité inquiétante, c’est l’embarras d’exercer le commandement qu’elle paraît appelée à prendre sur toute la confédération ; l’embarras de sauvegarder l’intérêt de sa propre fortune sans exciter les jalousies et les résistances du ''particularisme'', comme les Allemands appellent aujourd’hui l’esprit d’indépendance éveillé dans les états secondaires par l’absorption fédérale qui les menace. Qu’il y ait là, pour la Prusse et l’Autriche, des complications, des dangers à craindre dans un avenir quelconque, la chose est probable ; mais ce sont du moins des écueils entre lesquels la politique régulière peut encore naviguer, tandis qu’après le mois de mars on était pour ainsi dire débordé par ce flot de passions populaires qui venait battre en brèche les cabinets de Vienne et de Berlin.
Deux fantômes surtout se dressaient du milieu de cette tempête européenne, le fantôme de l’unité de l’Italie, le fantôme de l’unité allemande : c’étaient les prétextes les plus généreux qu’on pût invoquer au-delà des Alpes et du Rhin, pour justifier l’insurrection et voiler l’anarchie ; c’étaient les idées autour desquelles on pouvait grouper le plus aisément ces ames enthousiastes, qui, dans de pareilles entreprises, couvrent toujours de leur sincérité le zèle hypocrite des agitateurs de profession. Nous-mêmes, quelles que soient les fautes qu’on ait commises au nom de ces idées, nous ne les traitons pas irrévocablement de chimères. Bien avant que les orages du mois de mars eussent troublé le cours pacifique des réformes raisonnables, l’inévitable progrès des institutions et des esprits amenait, soit en Italie, soit en Allemagne, une entente commune qui avait déjà fait tomber bien des barrières, et qui pouvait en abattre encore d’autres. On était sur le chemin du possible, on a déraillé pour aller à l’impossible : les exagérations radicales se sont emparées de cette bonne cause et l’ont gâtée. Dans des pays où les lois du sol et de l’histoire ont créé des populations distinctes et divisées malgré l’identité du langage et de la race, on a prétendu méconnaître impunément ces lois indestructibles, et, sur l’identité de langue et de race, fonder une unité absolue de domination. Le radicalisme se plaît dans ces absolus systèmes, qui ne tiennent pas compte des réalités : il s’est donc donné carrière à l’abri du drapeau patriotique, et bientôt il a poussé jusqu’aux abîmes parce que les patriotes radicaux se sont bientôt, comme d’ordinaire, montrés plus radicaux que patriotes. Où en est aujourd’hui l’unité allemande ? où en est l’unité italienne ?
Nous n’avons ici ni le temps ni la place d’entrer dans le démêlé pendant à Francfort entre {{M.|de}} Schmerling, maintenant plénipotentiaire de l’Autriche, et {{M.|de}} Gagern, chef du cabinet de l’empire allemand. L’Autriche prétend à la fois réserver les intérêts de son existence particulière et ne point cesser cependant de faire corps avec l’Allemagne ; elle ne veut point accepter des rapports purement diplomatiques avec Francfort, elle veut des rapports fédéraux ; elle<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||REVUE. — CHRONIQUE.|335}}</noinclude>veut aussi que la constitution générale ne soit point imposée, mais seulement proposée aux états particuliers : c’est là le sens de la dernière note du prince Schwarzenberg. Le programme de {{M.|de}} Gagern et le rapport du comité chargé de l’examiner repoussent au contraire l’idée de laisser aux cabinets le droit d’accepter ou de refuser, chacun pour son compte, le nouveau pacte national ; ils insistent sur la difficulté que l’Autriche, à moitié formée d’états non allemands pourrait rencontrer en restant dans une fédération tout allemande. Le prussien s’acharne décidément à rejeter l’Autriche en dehors de l’unité germanique ; il se croit à la veille d’enfermer l’Allemagne entière sous les plis du drapeau noir et blanc. Le bruit court déjà que, si ce triomphe s’accomplit, le programme de {{M.|de}} Gagern passe, non-seulement les députés autrichiens quitteront la diète, mais l’Autriche rappellera ses troupes des forteresses fédérales et retirera son contingent. Étrange destinée de la politique unitaire ! et encore ne parlons-nous pas du séparatisme, déjà presque officiellement annoncé, de la Bavière et du Hanovre. L’Allemagne serait donc ainsi disloquée au moment même où elle se jugeait assurée d’une intime union, et la ferme volonté de s’unir aurait abouti à ce cruel démembrement ! C’est que cette volonté s’est surtout fait jour par l’organe des factions révolutionnaires, et, si elle a été pourtant aussi formulée par de doctes constitutionnels, comme {{M.|Dahlmann}} et ses adhérens, elle n’en est pas moins demeurée de la sorte une utopie radicale : le radicalisme des systèmes historiques de l’Allemagne s’est allié sur cette question avec le radicalisme des démagogues, et l’a perdue.
Il faut voir dans quelque état particulier ce progrès de dissolution qui correspond avec une si fatale exactitude aux prétentions et aux rêves d’unité absolue. Nous avons sous la main une lettre du docteur Strauss à ses électeurs, que nous ne pouvons nous empêcher de citer ; ces lignes expliquent tout. On y sent l’ironie pénétrante de cet esprit sagace. Le docteur Strauss avait été envoyé dès le mois de mars au parlement de Wurtemberg ; le redoutable critique n’en prit pas moins à son aise dans les matières politiques que jadis dans les matières de religion, et son implacable bonhomie se scandalisa du manége des partis aussi naturellement que des antinomies de la dogmatique. Il se permit ainsi de dire, à propos de Robert Blum, que la place d’un député de Francfort n’était point sur les barricades de Vienne, et dès-lors le théologien qui avait épouvanté l’Allemagne orthodoxe et presque incendié la Suisse fut maudit et exécré comme un vil réactionnaire. Strauss donne aujourd’hui sa démission. L’honnêteté de sa conscience, en lui montrant la tactique perfide avec laquelle procédaient les radicaux dans le parlement de Wurtemberg, l’avait rejeté vers le banc des chevaliers et des prélats. C’était une condition trop dure pour l’auteur de la ''Vie de Jésus'' ; il y renonce. Comment en est-on arrivé jusque-là dans ce paisible Wurtemberg ? « Il y a chez nous, écrit Strauss à ses électeurs, chez nous comme dans toute l’Allemagne, il y a dans la chambre des gens qui n’ont pris la révolution de mars que pour un demi-pas, qui regardent tout essai de transformation pacifique comme une puérilité, qui n’aspirent qu’à un second bouleversement, qui ne se réjouissent pas de ce qu’on a dit A, parce qu’ils voudraient qu’on eût déjà dit B ; des gens, enfin, qui sont heureux de toutes les déchirures ouvertes dans le terrain légal de l’état actuel, sans se demander s’il restera quelque sentiment de droit et de légalité pour asseoir l’état futur. Ces<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|336|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>gens-là ont voulu faire de la grande politique dans notre petit parlement, décider au bord du Neckar des grosses affaires du Danube et de la Sprée, dont on ne parlait pas déjà très bravement sur le Mein. Ils ont coupé tous les travaux utiles à force d’interpellations. Notre pauvre ministère a sans cesse été sur la sellette ; pour peu qu’il passât par la tête d’un prisonnier politique d’écrire quelque lettre impertinente, pour peu qu’on eût parlé dans les cafés d’un mouvement de troupes, il fallait tout de suite s’expliquer, et le temps courait. » — N’est-ce pas en petit l’histoire de Francfort ? et, confessons-le, ç’a été bien souvent celle de Paris.
Si l’unité allemande aboutit là, l’unité italienne n’a pas de plus glorieuses destinées. Derrière les Alpes comme derrière le Rhin, ce sont les mêmes hommes tenant le même langage et brouillant tout, sous prétexte de tout embrasser. L’unité italienne, elle est représentée maintenant par les émeutiers de Gênes, qui ont créé, en vertu de leur souverain plaisir, le ministère Gioberti ; par les émeutiers de Livourne, qui ont fait des hommes d’état de {{MM.|Guerrazzi}} et Montanelli ; par les émeutiers de Rome, qui vont nous donner la dictature de {{M.|Sterbini}}. Ce personnel ne change même pas avec les lieux : ce sont environ deux ou trois mille individus qui se portent en nombre, à tel jour fixé, sur tel point marqué, et qui, passant et repassant à travers l’Italie, comme un peuple de comédie sur le théâtre, dissimulent leur minorité par leur audace. On se rappelle que dernièrement les Romains ont dû chasser de leur ville une foule d’étrangers qui finissaient par y remplacer les vrais citoyens, ce qui n’a pas empêché le ministère d’appeler à lui les clubistes de Florence pour célébrer, le {{1er}}{{lié}}janvier, la fête de la constituante, et pour perfectionner l’éducation politique du peuple romain. Voilà comment on prépare cette constituante romaine qui doit être le noyau de la constituante italienne : les exaltés de Rome s’allient aux exaltés de Florence, et ils crient tous ensemble, comme s’ils allaient se mettre en campagne avec les bénédictions du père Gavazzi et les quatre cents routiers du vaillant Garibaldi. Ce sont là les mains auxquelles les extravagances du parti républicain ont livré le drapeau de l’unité nationale en Italie, les grands génies qui doivent restaurer par la révolution démocratique et sociale cette malheureuse patrie à laquelle ils portent les derniers coups. On ne s’y prendrait point autrement pour attirer l’étranger chez soi : aussi l’Autriche, dit-on, de concert avec Naples et l’Espagne, veut intervenir en faveur du pontife exilé. La révolution italienne a menti à toutes ses promesses ; elle trahit tous ceux qui auraient pu la guider sagement et noblement, le pape {{roi|Pie|IX}} comme le roi Charles-Albert ; elle devient l’entreprise d’une poignée d’hommes qui fatiguent sans les soulever des populations amollies. Entre cette révolution avortée, qui devait donner l’indépendance nationale, et l’invasion étrangère, à laquelle on la voit maintenant aboutir, la France ne saurait oublier qu’elle a ses positions à garder. L’unité italienne disparaît comme l’unité allemande ; le temps des songes est fini ; nous rentrons dans la vie réelle, dont les conditions ne changent pas comme changent les fantaisies des rêveurs politiques. Faisons de la politique avec les réalités.
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{{d|V. de Mars.|5|sc}}<noinclude>
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Je ne viens pas combattre le socialisme ; tout a été dit contre lui. On l’a vu triomphant il y a quelques mois ; le voilà devenu l’objet de la raillerie et de la malédiction universelles. Vaincu sur le terrain de la discussion scientifique, terrassé dans l’arène ensanglantée des partis, il a également armé contre sa domination d’un jour la raison cultivée des esprits d’élite et l’aveugle, mais infaillible instinct de la conscience populaire.
Le but que je me propose n’a rien d’agressif. S’il est une chose qui semble claire pour tous les yeux, c’est que le socialisme vient d’épuiser une de ses phases et qu’il entre aujourd’hui dans une période nouvelle. Le moment n’est donc peut-être pas mal choisi pour se recueillir au sein d’une méditation impartiale, pour rattacher à ses causes et suivre à travers son cours cette première et orageuse évolution d’une doctrine humiliée, mais toujours vivante, pour aboutir enfin à quelques conclusions précises sur son passé, à quelques avertissemens utiles, à quelques conjectures probables sur son avenir.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le socialisme s’est d’abord présenté dans le monde comme une réforme avant tout économique, et il garde encore aujourd’hui les traces de cette origine. Vivement frappés des excès et des déréglemens de l’activité industrielle et commerciale, émus de la détresse qui en résulte pour les classes laborieuses, quelques esprits hardis cherchèrent la cause de tant de maux, et ils la crurent saisir dans la liberté absolue du travail et dans l’isolement des travailleurs, double base de la condition économique faite à notre nouvelle société par la révolution française. ''Laissez faire, laissez passer'', voilà pour Fourier et pour Saint-Simon la principale source de l’anarchie matérielle de la société ; organisation du travail, association, voilà le remède à toutes ses souffrances.
Le socialisme ne s’en tint pas là. Élargissant par degrés son horizon, généralisant sa critique, embrassant enfin tout l’ensemble des institutions civiles et politiques, morales et religieuses de la société moderne, il la déclara radicalement anarchique et mauvaise, et proclama le dessein d’en accomplir l’entière réorganisation.
Ne demandons pas en ce moment au socialisme quelles sont ses découvertes positives, ses moyens précis de rénovation matérielle ou morale ; bornons-nous à le considérer tour à tour comme critique de ce qui est, comme aspiration vague à ce qui doit être, et cherchons à ce double titre où est sa raison d’influence et de vie.
Si tout citoyen et tout philosophe doivent s’incliner avec une reconnaissance profonde devant les bienfaits et les grandeurs de la révolution française, il est impossible de méconnaître qu’elle a fait à la société des blessures terribles, dont la guérison ne sera pas l’œuvre d’un jour. Sa mission a été d’abattre tous les despotismes. Royauté, noblesse, clergé, ordres religieux, corporations industrielles, maîtrises et jurandes, tout ce qui limitait dans un certain cercle l’action individuelle, tout ce qui pouvait étouffer ou gêner son essor, elle a tout brisé. Graces lui en soient rendues ! Mais, en donnant au monde moderne la liberté sous toutes ses formes, liberté du travail, liberté de la pensée, liberté de conscience, liberté civile, lui a-t-elle fourni toutes les conditions essentielles d’un développement normal ? Certainement non ; car, si la liberté est le premier besoin d’une société digne de l’homme, il lui faut des règles et des tempéramens sans lesquels elle se perd et se dévore bientôt elle-même. La vieille société n’était pas libre, mais elle était organisée ; la société nouvelle a conquis la liberté à travers les ruines révolutionnaires, elle n’y a pas trouvé l’organisation.
Quel devait donc être, après la crise, le premier fruit de la {{Tiret|révolu|tion}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||DU PASSÉ ET DE L’AVENIR DU SOCIALISME.|339}}</noinclude>{{Tiret2|révolu|tion}} victorieuse ? C’était l’anarchie ; et d’où venait-elle ? Du morcellement infini de la société, de l’isolement et de la désunion de tous les élémens qui la composaient. C’est ce qu’aperçut avec l’œil du génie l’homme extraordinaire que la Providence avait choisi pour clore la première période de la révolution, la période de nivellement. « Je ne vois plus dans la nation, disait-il, que des grains de sable. Il faut jeter dans le sol des blocs de granit sur lesquels nous élèverons notre nouveau système. » Ces blocs de granit, ces digues puissantes contre le morcellement social et les envahissemens de l’anarchie, ce furent le concordat, le code civil, l’université, le conseil d’état, toutes les grandes créations du gouvernement consulaire, filles d’une même pensée d’affermissement et de réorganisation. Plus tard, avec l’empire, vinrent les nécessités de la guerre, les entraînemens de la victoire, le goût des conquêtes, et ces plans de domination universelle où s’épuisa un génie que trop de gloire avait enivré, conceptions gigantesques et fragiles qui faillirent entraîner dans leur chute, avec le soldat couronné de la révolution, la révolution elle-même.
L’avénement de la restauration fut, en dépit des secrets instincts et des résistances déclarées du parti dominant, le signal d’un immense développement de liberté. Muettes depuis dix ans, la tribune et la presse reprirent une voix, et, stimulant l’esprit public, donnant le branle à la discussion, aux controverses politiques, philosophiques, religieuses, littéraires, elles imprimèrent un élan inoui à la lutte des systèmes, à l’échange et à la circulation des idées ; mais ce fut surtout dans la carrière de l’activité commerciale et manufacturière que l’esprit nouveau se déploya avec une énergie merveilleuse. Secondée par la paix générale, débarrassée des entraves sous lesquelles le joug de fer de la politique impériale l’avait comprimée, l’industrie française apprit enfin à se servir de ces moteurs nouveaux, de ces machines admirables, de tant de puissans leviers que la science mettait sous sa main ; et, rivale heureuse de ses aînées, l’Angleterre et l’Amérique, elle osa désormais leur disputer le marché du monde.
On vit alors ce que la liberté est capable de faire pour la fécondité de la production, pour l’accroissement des capitaux, pour le développement du crédit public et privé, pour la facilité des transactions, en un mot, pour la prospérité matérielle des peuples ; mais alors aussi commencèrent à paraître et à se développer avec une rapidité effrayante ces germes d’anarchie et de misère que la liberté sans règle porte avec soi, et qui déjà, en Angleterre comme aux États-Unis, avaient frappé l’attention des observateurs et exercé la sagesse des hommes d’état.
Je ne viens point me faire ici l’écho des déclamations déjà surannées dont le bruit monotone a fatigué l’oreille des honnêtes gens ; je<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|340|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>m’abstiendrai de ces grands mots qui ont troublé tant de cerveaux faibles, fasciné tant d’esprits naïfs, armé tant de passions coupables de ces formules sacramentelles, la tyrannie du capital, la féodalité industrielle, l’exploitation des travailleurs. Je ne déclame pas ; je n’ai point d’ailleurs le droit ni la prétention de parler en mon propre nom ; j’interroge les économistes, je fais appel à des esprits dont la mesure égale la pénétration, à {{M.|de}} Sismondi, {{M.|de}} Tocqueville, {{M.|Rossi}}, {{M.|Michel}} Chevalier<ref>{{M.|de}} Sismondi, ''Nouveaux élémens d’économie politique'', {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pg|expl=pages}}331 et 364 ; {{rom-maj|VIII}}, 347. {{M.|de}} Tocqueville, ''De la Démocratie en Amérique'', {{t.}}{{rom-maj|III}}, {{pg}}323. {{M.|Rossi}}, ''Observations sur le droit civil dans ses rapports avec l’état économique de la société'', {{M.|Michel}} Chevalier, ''Lettres sur l’Organisation du travail'', {{pg|expl=pages}}269, 318.</ref> ; je m’adresse aux observateurs les plus sincères et les plus autorisés, {{M.|Villermé}}, {{M.|Eugène}} Buret, {{M.|Léon}} Faucher, {{M.|Blanqui}}, {{M.|Gustave}} de Beaumont<ref>{{M.|Villermé}}, ''Tableau de l’état physique et moral des ouvriers''. {{M.|Eugène}} Buret, ''De la Misère des classes laborieuses''. {{M.|Léon}} Faucher, ''Études sur l’Angleterre'' ; — ''du Système de {{M.|Louis}} Blanc''. {{M.|Gustave}} de Beaumont, ''l’Irlande'' {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pg}}114.</ref>, et je leur demande si une expérience d’un demi-siècle n’a point prouvé qu’en France, en Angleterre, en Irlande, en Amérique, à côté de tous les signes d’une prospérité brillante, il existe des maux profonds, des maux effroyables ; je demande en second lieu si la liberté du travail, j’entends cette liberté absolue qui isole les travailleurs et ne connaît ni frein, ni contrepoids, n’est pas une des causes principales de tant de douloureux désordres.
Je ne serai certainement contredit de personne en posant en fait que, dans l’état actuel de l’industrie, aucune entreprise importante ne peut être essayée avec quelque avantage que sous deux conditions : une grande accumulation de capital, une grande accumulation de bras. Sans de gros capitaux, point de machines ; sans machines, production lente, coûteuse et chétive ; nul moyen de lutter contre la concurrence et de concilier avec le bon marché des produits la réalisation de grands bénéfices. Sans de fortes masses d’ouvriers, la division du travail est impossible, et le ressort le plus actif de l’industrie est brisé. Reconnaît-on ces faits pour incontestables, voici deux conséquences auxquelles il est difficile d’échapper. Et d’abord, si les petits capitaux sont stériles, si la puissance et la fécondité n’appartiennent qu’aux grands capitaux, une séparation tend inévitablement à s’établir entre deux parties de la société : d’un côté, les capitalistes, oisifs ou occupés, charitables ou égoïstes, formant une classe dont l’entrée devient chaque jour plus étroite et où la richesse se concentre et se fixe ; de l’autre, les ouvriers, laborieux ou fainéans, honnêtes ou pervers, économes ou imprévoyans, mais dans les deux cas incapables d’atteindre jamais aux avantages et à la dignité du capital.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr||DU PASSÉ ET DE L’AVENIR DU SOCIALISME.|341}}</noinclude><nowiki />
Voilà donc l’ouvrier immobilisé dans sa condition ; le voilà livré aux hasards de la concurrence, aux alternatives de triomphe et de ruine des grands capitaux qui luttent par-dessus sa tête, n’ayant d’autre préservatif contre le fléau du chômage que les épargnes amassées par sa prévoyance ; et, s’il a manqué d’économie ou de bonheur, sans défense contre l’oisiveté et la faim.
Mais il est un mal, plus profond encore que la misère physique, auquel l’ouvrier est exposé par la division du travail et la concentration des bras dans les centres manufacturiers. La division du travail en effet tend à réduire l’ouvrier à la fonction la plus simple, la plus déterminée, la plus monotone, celle, par exemple, qui consiste à faire éternellement la vingtième partie d’une épingle ; elle le subordonne et l’assimile de plus en plus à ces machines dont il n’a guère qu’à seconder l’aveugle mouvement. Et pendant que son intelligence oisive s’obscurcit et s’éteint, tout conspire à corrompre ses mœurs ; au milieu de ces vastes agglomérations d’hommes, entassés comme des grains de sable, mais sans ciment pour les unir, vous chercheriez en vain la place du foyer domestique, cet asile des sentimens honnêtes et des saines habitudes. Le mari est entraîné loin de sa femme par la spécialité abrutissante de son travail ; l’enfant, machine déjà utile au sortir du berceau, est séparé de la mère. Le concubinage et la prostitution se substituent aux liens sacrés de la famille, et les pures jouissances que l’ouvrier n’est plus capable de goûter cèdent la place aux distractions bruyantes et aux plaisirs raffinés.
Je ne fais que signaler des tendances déplorables. À Dieu ne plaise que j’agrandisse et que j’envenime les plaies de notre société ! Je n’ignore pas que les machines, en rejetant sur des agens aveugles et insensibles le travail pénible et rebutant, pour réserver à l’ouvrier une tâche plus noble, ont servi tout ensemble à soulager ses bras et à exercer son intelligence ; je sais que, si la concurrence entraîne des chômages à la suite des crises du commerce et des catastrophes de l’industrie, si elle tend à l’abaissement des salaires, elle produit dans les objets de consommation un bon marché qui profite à l’ouvrier comme à tout le monde ; je sais que le séjour des grandes villes peut initier l’ouvrier à des connaissances et à des jouissances qui élargissent son esprit, qui élèvent son ame et son cœur : mais, en faisant toutes les réserves nécessaires, en s’abstenant de toute exagération et de toute déclamation, il n’en reste pas moins indubitable que la constitution économique de notre société engendre nécessairement deux tendances, lesquelles conduiraient, si on les laissait agir sans contre-poids, à ces deux épouvantables conséquences : division de la société en deux armées ennemies, abrutissement intellectuel et moral des classes ouvrières.
Le mal que j’indique fût-il le seul qui travaille ou menace notre société, la liberté mal réglée et l’isolement des individus n’eussent-ils<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr|342|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>pas d’autres conséquences, cela suffirait pour donner un sens aux accusations du socialisme, et pour ouvrir l’oreille des hommes prévoyans à ses plaintes, quels qu’en soient d’ailleurs l’amertume et l’excès, à moins qu’on ne soutienne avec les optimistes de l’école anglaise que ces prétendus maux ne sont que les inévitables conséquences d’un régime de tous points excellent, ou que, les attribuant, comme Malthus, à l’accroissement exagéré de la population, on ne se résigne, à défaut des fameux moyens ''préventifs'' dont l’usage est si délicat et la recommandation si scabreuse, à ces moyens ''répressifs'' que la Providence, dit-on, déchaîne à des jours marqués pour contenir la population et la misère dans des limites convenables.
Mais on ne persuadera pas aisément au genre humain que la peste, la famine et la mort soient son seul asile contre la misère. S’il est vrai que le mal ne puisse jamais être exilé du monde, il est vrai aussi que chaque jour il y perd du terrain. Si l’idéal d’une condition parfaitement bonne et parfaitement heureuse est inaccessible ici-bas, c’est l’irrésistible besoin de l’homme d’y tendre sans cesse, c’est son bonheur de s’en approcher avec le progrès des âges. Regardez d’un œil calme sous les chimères et les folies du socialisme, et, malgré d’étranges abaissemens, vous reconnaîtrez en lui une des formes de cette aspiration immortelle du genre humain vers une condition parfaite. Voyez aussi comme les apôtres de la doctrine, après avoir dépeint la société actuelle sous les couleurs les plus sombres et quelquefois les plus fausses s’enivrent à contempler l’image enchanteresse de la société future. Plus de classes ennemies se regardant d’un œil de colère, plus de barrières entre le travail persévérant et le capital. À cette agitation fiévreuse et désordonnée qui met aux prises les intérêts, neutralise les forces, et dans ses alternatives de langueur et d’énergie livre la société à des crises formidables où les forts chancellent quelquefois, où les faibles succombent toujours, vous voyez succéder un mouvement égal, aisé, harmonieux, au sein duquel toutes les forces s’associent, tous les intérêts sont solidaires, toutes les classes réconciliées montent ensemble vers un niveau de bien-être que le progrès de la science élève de jour en jour. À mesure que la hideuse misère recule, que les inégalités injustes s’effacent, que les barrières artificielles tombent, la paix se rétablit dans les cœurs, les passions brutales désarment. La servitude du besoin détruite allége le poids de la chair, et les ames, affranchies du joug de la matière, se cultivent, se purifient et deviennent de plus en plus dignes de Dieu.
N’appuyons pas trop sur les traits de cet idéal ; n’essayons pas d’en arrêter plus exactement les contours. Il ne s’agit pas en ce moment d’exposer ou de discuter tel ou tel système socialiste, mais d’embrasser le socialisme d’une vue générale, pour assigner la commune raison d’être d’écoles diverses qu’il a enfantées. À ce point de vue et dans<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Filipvansnaeskerke" /></noinclude><div style="font-size:1.2em; text-align:center; padding-bottom:2em; padding-top: 10em;">II<br /><br />WOLF ET LA CRITIQUE HOMÉRIQUE</div>
<div style="font-size:.85em; padding-bottom:1.5em; margin-left:35%; text-align:center;"><i>In Wahrheit enthalten die Prolegomena nicht einen einzigen originalen Gedanken…</i>
<br />Georg Finsler, <i>Homer</i>, I. {{pg}}356.</div>
{{M.|Georg}} Finsler était l’homme d’Europe et du monde qui, en 1914, connaissait le mieux l’histoire d’Homère durant les temps modernes : <i>Homer in der Neuzeit, von Dante bis Goethe</i>, est le titre d’un ouvrage magistral qu’il avait publié en 1912 à Leipzig et Berlin. De Dante jusqu’à Goethe, en attendant qu’il vînt jusqu’à nous, {{M.|Georg}} Finsler avait lu, analysé et mis en comparaison tous les auteurs et tous les livres modernes qui, par centaines, avaient traité d’Homère : après un court chapitre sur le moyen-âge, son livre passait en une longue revue de détail l’humanisme italien de la Renaissance et les homéristes de Florence, de Rome, de Venise et de Mantoue, puis les grécisants et ronsardisants de France, et la glorieuse philologie française des {{rom|xvi}}{{e}} et {{rom|xvii}}{{e}} siècles, — la suite de nos grands érudits venus derrière cet Adrien Tournebœuf, que nous appelons Turnèbe (1512-1567), « ce fondateur de la critique des textes, ''der Begründer der Textkritik'' », — puis la philologie hollandaise et anglaise, les littérateurs du classicisme et les philosophes baconiens ou cartésiens des<noinclude>
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VICTOR BÉRARD
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<noinclude><pagequality level="2" user="Favete linguistis" />{{Centré|1037 ZWINGLI 1038}}</noinclude>les plaines de Marignan ; au spectacle de la sanglante défaite de ses compatriotes, il saisit lui-même l’épée, et se précipita dans la mêlée. De retour dans sa patrie, il se remit à l’étude de la Bible, et il ne tarda pas à se convaincre qu’un grand nombre de cérémonies ecclésiatiques ne datent pas des temps apostoliques. Ce fut sur ces entrefaites, et au moment qu’il commençait i à douter de la valeur de plusieurs parties du culte catholique, qu’il fut appelé comme prédicateur à la chapelle d’Einsiedeln (1516), un des principaux lieux de pèlerinage de cette époque. Il y trouva des hommes que le spectacle des superstitions dont ils étaient tous les jours les témoins avaient convaincus de la nécessité d’une réforme dans l’Église. Ce fut d’accord avec eux qu’on enleva peu après les reliques à l’adoration des pèlerins. Zwingli travailla en même temps à rectifier soit du haut de la chaire, soit dans le confessionnal les idées religieuses de ceux qu’une piété mal entendue attirait à Einsiedeln.
Appelé en 1518 à Zurich comme prédicateur de la cathédrale, il exerça une grande influence sur la partie éclairée des habitants de cette ville. L’arrivée en Suisse du moine Samson, qui venait y vendre les indulgences, et qui conduisait ce trafic avec une impudence blessante, ne fit que hâter l’éclosion des principes nouveaux que Zwingli prêchait déjà depuis quelques années. Les choses marchèrent tellement vite qu’en 1522 l’évêque de Constance crut devoir conjurer le danger, en enjoignant au conseil de Zurich de se garder des hommes qui combattaient la foi de leurs pères. Zwingli, contre lequel était évidemment dirigé ce mandement, quoi qu’il n’y fût pas nommé, y répondit aussitôt en deux écrits, dont le ton ferme montrait assez qu’une rupture ouverte avec l’autorité ecclésiastique était imminente. Elle ne tarda pas à éclater. Sur les instances de Zwingli, le conseil de Zurich appela en 1523 tous les ecclésiastiques des divers cantons ide la Suisse à une discussion publique, sur le résultat de laquelle il se réserva de prononcer. C’était prendre la place de l’évêque et se soustraire à sa juridiction spirituelle. Cette conférence eut lieu, et elle fut suivie d’une décision jdu conseil, qui déclara que son prédicateur n’avait rien prêché qui ne fût conforme à la sainte Ecriture. De ce moment, on marcha à grands pas dans la voie des réformes. En 1525, la messe fut abolie. Bientôt après, les communautés monastiques furent supprimées ; les revenus en furent appliqués au traitement des professeurs d’une université que Zwingli organisa avec autant de promptitude que de sagesse. Eckius, chancelier d’Ingolstadt et Jean Faber, grand vicaire de l’évêque de Constance, lui proposèrent en 1526 une conférence à Bade. Zwingli, se doutant qu’on lui tendait un piège pour s’emparer de sa personne, refusa d’y prendre part. L’événement justifia ses soupçons : Œcolampade, qui l’avait pressé de s’y rendre,
lui écrivit peu de temps après son arrivée à Bade : « Je remercie Dieu de ce que vous n’êtes pas ici. La tournure que prennent les affaires me fait voir clairement que, si vous y étiez venu, nous n’aurions échappé au bûcher ni l’un ni l’autre. » Ne pouvant sévir contre sa personne, on s’en prit à sa doctrine et à ses écrits, qui furent condamnés.
En 1528, Zwingli se transporta à Berne, où il assista à plusieurs conférences, à la suite desquelles la réforme fut introduite dans cette ville. En 1529, il se rendit à Marbourg, où Philippe, landgrave de Hesse, avait provoqué une conférence entre les différents réformateurs, dans le dessein de les amener à se mettre d’accord sur la doctrine de la Cène et sur les autres points qui les divisaient. Après bien des entretiens particuliers et des discussions publiques, on rédigea quatorze articles relatifs aux points controversés, et on les signa d’un commun accord ; mais on ne put pas s’entendre sur la doctrine de l’eucharistie. On fit cependant une sorte de trêve sur cet article, et il fut décidé que la différence qui divisait les Suisses et les Allemands ne devait pas troubler l’harmonie ni les empêcher d’exercer les uns envers les autres la charité chrétienne. Pour sceller la réconciliation des deux partis, le landgrave exigea de Luther et de Zwingli la déclaration qu’ils se regardaient comme frères. Zwingli y consentit sans peine ; mais tout ce qu’on put obtenir de Luther, ce fut la promesse de modérer à l’avenir ses expressions. La paix qui avait été rompue en 1529, et bientôt après rétablie entre les cantons protestants et les cantons catholiques, fut de nouveau rompue en 1531. Zwingli, que les cantons catholiques accusaient d’exciter les passions des cantons protestants, voulut se sacrifier à la paix publique, et conjura le conseil de Zurich, en juillet 1531, de lui accorder la permission de se retirer. Le conseil s’y refusa ; il lui donna même l’ordre d’accompagner les hommes qui entraient en campagne. Il obéit, quoiqu’il ne fût pas sans inquiétude sur l’issue d’une affaire dans laquelle Zurich, abandonné de ses alliés, allait avoir à soutenir le choc des cantons de Schwitz, d’Uri, d’Unterwald, de Zug et de Lucerne. La rencontre eut lieu à Cappel, le 11 octobre 1531. Ce fut moins un combat qu’un carnage. Zwingli périt au milieu de la mêlée, en même temps que Jérôme Pontanus, docteur en théologie de Bâle. « Ils peuvent tuer le corps, mais non l’âme, » dit-il en tombant. Ce furent ses dernières paroles. Son corps ne fut reconnu que le lendemain de la bataille ; les fanatiques vainqueurs le mirent en pièces.
Zwingli a été, dans l’ordre chronologique, le premier des réformateurs du seizième siècle. Luther n’était pas encore au clair avec ses principes que l’esprit décidé et logique du réformateur suisse avait déjà rompu avec la hiérarchie catholique et commencé à travailler « à la<noinclude>
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|{{sc|Lettre}} XXXI. ''Augustin à Paulin et à Thérasie''. — Saint Augustin s’abandonne à tous les mouvements de son cœur pour saint Paulin et le félicite d’avoir tout quitté pour Dieu.
|{{pli|1|8}}
|-
|— XXXII. ''Paulin et Thérasie à Romanien''. — Saint Paulin félicite l’Église d’Hippone d’avoir mérité saint Augustin pour coadjuteur du vieil évêque. Il exhorte Licentius, en vers et en prose, à mépriser l’éclat du monde et à se donner au Christ.
|{{pli|4|8}}
|-
|— XXXIII. ''Augustin à Proculéien, évêque donatiste''. — Saint Augustin invite cet évêque donatiste à une conférence pour mettre fin au schisme.
|{{pli|6|8}}
|-
|— XXXIV. ''Augustin à Eusèbe''. — Saint Augustin raconte les violences d’un jeune homme qui, après avoir menacé de tuer sa mère, a été rebaptisé par les donatistes ; il veut savoir si l’évêque Proculéien a donné la main à l’admission de ce forcené, et dit ensuite qu’il est toujours prêt à conférer avec Proculéien.
|{{pli|8|8}}
|-
|— XXXV. ''Augustin à Eusèbe''. — Efforts de saint Augustin pour amener Proculéien à une discussion, à des explications, à la répression des clercs donatistes. Saint Augustin rapporte des faits scandaleux et violents.
|{{pli|9|8}}
|-
|— XXXVI. ''Augustin à Casulan''. — C’est une réponse à une dissertation partie de Rome, en faveur du jeûne du samedi. Cette lettre nous apprend comment on comprenait et on pratiquait le jeûne dans l’antiquité chrétienne. Elle abonde en détails instructifs.
|{{pli|11|8}}
|-
|— XXXVII. ''Augustin à Simplicien''. — Saint Augustin se félicite que Simplicien, dont le souvenir se mêle aux premiers temps de sa conversion, ait lu et approuvé ses ouvrages ; il lui soumet tous ses écrits et particulièrement ceux qu’il a composés pour la solution des questions que Simplicien lui avait proposées.
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|{{sc|Lettre}} XXXI. ''Augustin à Paulin et à Thérasie''. — Saint Augustin s’abandonne à tous les mouvements de son cœur pour saint Paulin et le félicite d’avoir tout quitté pour Dieu.
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|— XXXII. ''Paulin et Thérasie à Romanien''. — Saint Paulin félicite l’Église d’Hippone d’avoir mérité saint Augustin pour coadjuteur du vieil évêque. Il exhorte Licentius, en vers et en prose, à mépriser l’éclat du monde et à se donner au Christ.
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|— XXXIII. ''Augustin à Proculéien, évêque donatiste''. — Saint Augustin invite cet évêque donatiste à une conférence pour mettre fin au schisme.
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|— XXXIV. ''Augustin à Eusèbe''. — Saint Augustin raconte les violences d’un jeune homme qui, après avoir menacé de tuer sa mère, a été rebaptisé par les donatistes ; il veut savoir si l’évêque Proculéien a donné la main à l’admission de ce forcené, et dit ensuite qu’il est toujours prêt à conférer avec Proculéien.
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|— XXXV. ''Augustin à Eusèbe''. — Efforts de saint Augustin pour amener Proculéien à une discussion, à des explications, à la répression des clercs donatistes. Saint Augustin rapporte des faits scandaleux et violents.
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|— XXXVI. ''Augustin à Casulan''. — C’est une réponse à une dissertation partie de Rome, en faveur du jeûne du samedi. Cette lettre nous apprend comment on comprenait et on pratiquait le jeûne dans l’antiquité chrétienne. Elle abonde en détails instructifs.
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|— XXXVII. ''Augustin à Simplicien''. — Saint Augustin se félicite que Simplicien, dont le souvenir se mêle aux premiers temps de sa conversion, ait lu et approuvé ses ouvrages ; il lui soumet tous ses écrits et particulièrement ceux qu’il a composés pour la solution des questions que Simplicien lui avait proposées.
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|-
|— LXVI. ''Augustin à Crisipinus, évêque donatiste'' — Indignation pieuse de saint Augustin contre cet évêque donatiste qui avait osé rebaptiser de pauvres catholiques d’un village.
|{{pli|80|8}}
|-
|— LXVII. ''Augustin à Jérôme''. — Saint Augustin assure à saint Jérôme qu’il n’est pas vrai qu’il ait écrit un livre contre lui, comme on l’en a accusé. — Vif et affectueux désir d’obtenir quelque chose du solitaire de Bethléem.
|{{pli|81|8}}
|-
|— LXVIII. ''Jérôme à Augustin''. — Saint Jérôme répond à la précédente lettre de saint Augustin, et parle de celle où l’évêque d’Hippone l’invitait à ''chanter la palinodie'' au sujet d’un passage de l’épître aux Galates ; malgré de pieux efforts pour se contenir, on reconnaît aisément un homme blessé dans le langage de saint Jérôme.
|{{pli|82|8}}
|-
|— LXIX. ''Alype et Augustin à Castorius''. — Deux frères avaient passé du parti de Donat à l’unité catholique ; l’un d’eux était évêque, et, pour l’amour de la paix, avait déposé le fardeau de l’épiscopat. — Saint Augustin s’adresse au frère de celui-ci pour l’engager à entrer dans l’Église et à se charger lui-même du fardeau épiscopal.
|{{pli|83|8}}
|-
|— LXX. ''Alype et Augustin à Nocellion''. — On oppose aux donatistes leur propre conduite.
|{{pli|84|8}}
|-
|— LXXI. ''Augustin à Jérôme'' — Sur les traductions de saint Jérôme. — Tumulte dans une église catholique à l’occasion d’un passage de l’Écriture dont la traduction différait du sens accoutumé.
|{{pli|84|8}}
|-
|— LXXII. ''Jérôme à Augustin''. — Des paroles dites avec trop de confiance, des malentendus et, par-dessus tout, des commentaires peu charitables avaient mis au cœur de saint Jérôme une certaine amertume dont cette lettre porte des traces.
|{{pli|86|8}}
|-
|— LXXIII. ''Augustin à Jérôme''. — Saint Augustin se plaint doucement d’une certaine âpreté de langage, reconnaît son tort involontaire et en demande pardon ; il cherche la vérité et regrette qu’une longue distance le sépare de saint Jérôme.
|{{pli|87|8}}
|-
|— LXXIV. ''Augustin à Présidius''. — C’est un simple billet pour prier cet évêque de faire parvenir à saint Jérôme la lettre précédente.
|{{pli|91|8}}
|-
|— LXXV. ''Jérôme à Augustin''. — Saint Jérôme défend son opinion sur le passage de l’Épître aux Galates.
|{{pli|91|8}}
|-
|— LXXVI. ''Aux Donatistes''. — Saint Augustin fait parler l’Église catholique pour mieux toucher les gens du parti de Donat.
|{{pli|98|8}}
|-
|— LXXVII. ''Augustin à Félix et à Hilarion''. — On remet au jugement de Dieu une affaire entre un moine et un prêtre. — Extrême réserve de saint Augustin en matière d’accusation.
|{{pli|100|8}}
|-
|— LXXVIII. ''Augustin au Clergé et à tout le peuple d’Hippone''. — Les scandales dans l’Église.
|{{pli|101|8}}
|-
|— LXXIX. Saint-Augustin châtie l’ignorante et orgueilleuse perversité d’un prêtre manichéen.
|{{pli|105|8}}
|-
|— LXXX. ''Augustin à Paulin et à Thératie''. — Comment on peut savoir si on accomplit la volonté de Dieu.
|{{pli|103|8}}
|-
|— LXXXI. ''Jérôme à Augustin''. — Témoignage pacifique et affectueux de saint Jérôme.
|{{pli|106|8}}
|-
|— LXXXII. ''Augustin à Jérôme''. — Saint Augustin répond à la lettre où saint Jérôme défend son opinion sur le fameux passage de l’Épître aux Galates, et va au fond du débat avec une grande supériorité ; il se déclare converti au sentiment du solitaire en ce qui touche les traductions sur l’hébreu.
|{{pli|107|8}}
|-
|— LXXXIII. ''Augustin à Alype''. — Règlement de questions d’intérêt dans la vie religieuse.
|{{pli|118|8}}
|-
|— LXXXIV. ''Augustin à Novat''. — Les devoirs de l’évêque et les tendresses de l’ami se retracent dans cette lettre.
|{{pli|120|8}}
|-
|— LXXXV. ''Augustin à Paul''. — Remontrances de saint Augustin à un évêque.
|{{pli|121|8}}
|-
|— LXXXVI. ''Augustin à Cécilien''. — Saint Augustin appelle l’attention de Cécilien, gouverneur de Numidie, sur les violences des donatistes dans le pays d’Hippone.
|{{pli|122|8}}
|-
|— LXXXVII. ''Augustin à Emérite, évêque donatiste''. — Saint Augustin va droit à l’origine du schisme et enferme son adversaire dans le cercle de la vérité.
|{{pli|122|8}}
|-
|— LXXXVIII. ''Les Clercs catholiques du pays d’Hippone à Janvier''. — Cette lettre, où saint Augustin fait parler son clergé, est une des plus importantes, dans la question des donatistes, par les pièces et les détails curieux qu’elle renferme, par l’expression de la véritable attitude du catholicisme en face du schismatisme africain, et par l’éloquente animation du langage.
|{{pli|126|8}}
|-
|— LXXXIX. ''Augustin à Feslus''. — Festus était un personnage de l’empire qui possédait dans le pays d’Hippone des domaines considérables ; saint Augustin l’exhorte à des efforts pour ramener à la vérité ses fermiers et ses paysans donatistes ; il ramasse les faits et les raisonnements les plus capables d’éclairer et de frapper.
|{{pli|131|8}}
|-
|— XC. ''Nectarius à Augustin''. — Un vieillard païen de Calame s’adresse à saint Augustin pour qu’il intervienne miséricordieusement en faveur des gens de Calame, coupables d’avoir violé les lois impériales et commis des violences contre les chrétiens.
|{{pli|133|8}}
|-
|— XCI. ''Augustin à Nectarius''. — Cette réponse est un curieux monument des relations entre les chrétiens et les païens des premiers âges de l’Église.
|{{pli|134|8}}
|-
|— XCII. ''Augustin à Italica''. — Saint Augustin console la veuve Italica et lui répond sur la manière dont les élus verront Dieu dans la vie future.
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|-
|<noinclude>{{sc|Lettre}}</noinclude><includeonly>—</includeonly> XCIII. ''Augustin à Vincent''. — Cette lettre est célèbre dans l’histoire des controverses religieuses ; conduite à l’égard des hérétiques.
|{{pli|139|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCIV. ''Paulin et Thérasie à Augustin''. — Belle et intéressante lettre de saint Paulin. — Le renoncement chrétien. — Les occupations des élus dans le ciel. — Admiration pour l’évêque d’Hippone.
|{{pli|159|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCV. ''Augustin à Paulin et à Thérasie''. — Saint Augustin touche avec profondeur au gouvernement des âmes, à l’utilité des peines infligées aux coupables, et laisse voir à cet égard les anxiétés de sa conscience de pasteur. — La vie future et les corps après la résurrection.
|{{pli|161|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCVI. ''Augustin à Olympe''. — Saint Augustin recommande une affaire d’un de ses collègues dans l’épiscopal.
|{{pli|165|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCVII. ''Augustin à Olympe''. — Saint Augustin demande à ce personnage d’obtenir un acte public qui fasse connaître à toute l’Afrique que les lois pour briser les idoles et pour ramener les hérétiques, ont été établies de la volonté expresse des empereurs. — Violences des donatistes.
|{{pli|168|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCVIII. ''Augustin à Boniface''. — Réponse à des questions sur le baptême des enfants.
|{{pli|167|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCIX. ''Augustin à Italica''. — Alaric et les malheurs de Rome.
|{{pli|171|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>C. ''Augustin au proconsul Donat''. — Sentiments de modération et de miséricorde à l’égard des donatistes.
|{{pli|172|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CI. ''Augustin à Mémorius''. — Les études libérales, les erreurs des anciens, les livres de saint Augustin sur la musique.
|{{pli|173|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CII. ''Augustin à Deogratias''. — Cette lettre est une éloquente et forte réponse à six questions ou objections proposées par les païens du temps de saint Augustin.
|{{pli|174|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CIII. ''Nectarius à Augustin''. — Il s’agit encore de l’émeute païenne qui avait éclaté à Calame.
|{{pli|186|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CIV. ''Augustin à Nectarius''. — Grande supériorité morale de saint Augustin dans sa réponse au vieux polythéiste.
|{{pli|187|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CV. ''Augustin aux Donatistes''. — Saint Augustin résume les faits, pose nettement les questions, démontre invinciblement les torts religieux du donatisme.
|{{pli|193|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CVI. ''Augustin à Macrobe''. — Saint Augustin veut empêcher cet évêque donatiste de rebaptiser un sous-diacre catholique.
|{{pli|200|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CVII. ''Maxime et Théodore à Augustin''. Même affaire.
|{{pli|200|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CVIII. ''Augustin à Macrobe''. — Saint Augustin profite de quelques mots de Macrobe pour entrer avec lui dans le fond de la question du schisme et lui faire toucher du doigt la vérité catholique.
|{{pli|200|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CIX. ''Sévère à Augustin''. — Sévère, évêque de Milève, cet ami si tendre de saint Augustin, lui écrit d’un lieu solitaire où il avait pu goûter tout à son aise le bonheur de lire ses ouvrages et lui exprimer sa vive affection en des termes touchants.
|{{pli|210|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CX. ''Augustin à Sévère''. — Saint Augustin parle de l’amitié et des louanges entre amis avec beaucoup de cœur et de finesse ; il supplie ses amis d’épargner son temps et de faire, sous ce rapport, bonne garde autour de sa vie.
|{{pli|211|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXI. ''Augustin à Victorien''. — Les dévastations des Barbares et les malheurs de l’empire.
|{{pli|212|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXII. ''Augustin à Donat''. — Saint Augustin l’invite aux pensées et aux perfections chrétiennes.
|{{pli|216|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXIII. ''Augustin à Cresconius''. — Il s’agit ici de l’ancien droit d’asile dans l’Église et de la législation relative aux prisonniers pour dettes.
|{{pli|217|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXIV. ''Augustin à Florentin''. — Cette lettre témoigne encore de la sollicitude de l’évêque d’Hippone pour un malheureux à l’égard de qui on méconnaissait la loi.
|{{pli|218|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXV. ''Augustin à Fortunat''. — Même affaire.
|{{pli|218|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXVI. ''Augustin à Générosus''. — Même affaire.
|{{pli|219|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXVII. ''Dioscore à Augustin''. — Un jeune Grec, appelé Dioscore, s’adresse à l’évêque d’Hippone pour l’explication de quelques passages difficiles de Cicéron.
|{{pli|219|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXVIII. ''Réponse à Dioscore''. — Cette lettre est une des plus belles et des plus attachantes qu’ait écrites saint Augustin.
|{{pli|219|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXIX. ''Consentius à Augustin''. — Consentius soumet sa foi à l’évêque d’Hippone et lui demande de l’instruire sur le mystère du Dieu en trois personnes.
|{{pli|232|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXX. ''Augustin à Consentius''. — Cette réponse est d’une remarquable portée et d’un grand intérêt.
|{{pli|234|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXXI. ''Paulin à Augustin''. — Saint Paulin soumet à saint Augustin des difficultés tirées des psaumes, des épîtres de saint Paul et de l’Évangile. — Beau commentaire des dernières paroles du Sauveur expirant.
|{{pli|241|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXXII. ''Augustin aux ecclésiastiques et à tout le peuple d’Hippone''. — Saint Augustin, dans cette lettre écrite de Carthage, invite les fidèles d’Hippone à la pieuse réparation d’un oubli : ils avaient, en son absence, négligé de vêtir les pauvres.
|{{pli|246|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXXIII. ''Jérôme à Augustin''. — Petite lettre de saint Jérôme à saint Augustin, écrite sous des voiles et des figures.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCIV. ''Paulin et Thérasie à Augustin''. — Belle et intéressante lettre de saint Paulin. — Le renoncement chrétien. — Les occupations des élus dans le ciel. — Admiration pour l’évêque d’Hippone.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCV. ''Augustin à Paulin et à Thérasie''. — Saint Augustin touche avec profondeur au gouvernement des âmes, à l’utilité des peines infligées aux coupables, et laisse voir à cet égard les anxiétés de sa conscience de pasteur. — La vie future et les corps après la résurrection.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCVI. ''Augustin à Olympe''. — Saint Augustin recommande une affaire d’un de ses collègues dans l’épiscopal.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCVII. ''Augustin à Olympe''. — Saint Augustin demande à ce personnage d’obtenir un acte public qui fasse connaître à toute l’Afrique que les lois pour briser les idoles et pour ramener les hérétiques, ont été établies de la volonté expresse des empereurs. — Violences des donatistes.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCVIII. ''Augustin à Boniface''. — Réponse à des questions sur le baptême des enfants.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CI. ''Augustin à Mémorius''. — Les études libérales, les erreurs des anciens, les livres de saint Augustin sur la musique.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CII. ''Augustin à Deogratias''. — Cette lettre est une éloquente et forte réponse à six questions ou objections proposées par les païens du temps de saint Augustin.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CIII. ''Nectarius à Augustin''. — Il s’agit encore de l’émeute païenne qui avait éclaté à Calame.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CIV. ''Augustin à Nectarius''. — Grande supériorité morale de saint Augustin dans sa réponse au vieux polythéiste.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CVI. ''Augustin à Macrobe''. — Saint Augustin veut empêcher cet évêque donatiste de rebaptiser un sous-diacre catholique.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CVIII. ''Augustin à Macrobe''. — Saint Augustin profite de quelques mots de Macrobe pour entrer avec lui dans le fond de la question du schisme et lui faire toucher du doigt la vérité catholique.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CIX. ''Sévère à Augustin''. — Sévère, évêque de Milève, cet ami si tendre de saint Augustin, lui écrit d’un lieu solitaire où il avait pu goûter tout à son aise le bonheur de lire ses ouvrages et lui exprimer sa vive affection en des termes touchants.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CX. ''Augustin à Sévère''. — Saint Augustin parle de l’amitié et des louanges entre amis avec beaucoup de cœur et de finesse ; il supplie ses amis d’épargner son temps et de faire, sous ce rapport, bonne garde autour de sa vie.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXIV. ''Augustin à Florentin''. — Cette lettre témoigne encore de la sollicitude de l’évêque d’Hippone pour un malheureux à l’égard de qui on méconnaissait la loi.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXVIII. ''Réponse à Dioscore''. — Cette lettre est une des plus belles et des plus attachantes qu’ait écrites saint Augustin.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXIX. ''Consentius à Augustin''. — Consentius soumet sa foi à l’évêque d’Hippone et lui demande de l’instruire sur le mystère du Dieu en trois personnes.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXX. ''Augustin à Consentius''. — Cette réponse est d’une remarquable portée et d’un grand intérêt.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXXI. ''Paulin à Augustin''. — Saint Paulin soumet à saint Augustin des difficultés tirées des psaumes, des épîtres de saint Paul et de l’Évangile. — Beau commentaire des dernières paroles du Sauveur expirant.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXXII. ''Augustin aux ecclésiastiques et à tout le peuple d’Hippone''. — Saint Augustin, dans cette lettre écrite de Carthage, invite les fidèles d’Hippone à la pieuse réparation d’un oubli : ils avaient, en son absence, négligé de vêtir les pauvres.
|{{pli|246|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXXIII. ''Jérôme à Augustin''. — Petite lettre de saint Jérôme à saint Augustin, écrite sous des voiles et des figures.
|{{pli|247|8}}
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|-
|<noinclude>{{sc|Lettre}} </noinclude><includeonly><span style="margin:0 1.1em">—</span></includeonly>XCIII. ''Augustin à Vincent''. — Cette lettre est célèbre dans l’histoire des controverses religieuses ; conduite à l’égard des hérétiques.
|{{pli|139|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCIV. ''Paulin et Thérasie à Augustin''. — Belle et intéressante lettre de saint Paulin. — Le renoncement chrétien. — Les occupations des élus dans le ciel. — Admiration pour l’évêque d’Hippone.
|{{pli|159|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCV. ''Augustin à Paulin et à Thérasie''. — Saint Augustin touche avec profondeur au gouvernement des âmes, à l’utilité des peines infligées aux coupables, et laisse voir à cet égard les anxiétés de sa conscience de pasteur. — La vie future et les corps après la résurrection.
|{{pli|161|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCVI. ''Augustin à Olympe''. — Saint Augustin recommande une affaire d’un de ses collègues dans l’épiscopal.
|{{pli|165|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCVII. ''Augustin à Olympe''. — Saint Augustin demande à ce personnage d’obtenir un acte public qui fasse connaître à toute l’Afrique que les lois pour briser les idoles et pour ramener les hérétiques, ont été établies de la volonté expresse des empereurs. — Violences des donatistes.
|{{pli|168|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCVIII. ''Augustin à Boniface''. — Réponse à des questions sur le baptême des enfants.
|{{pli|167|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XCIX. ''Augustin à Italica''. — Alaric et les malheurs de Rome.
|{{pli|171|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>C. ''Augustin au proconsul Donat''. — Sentiments de modération et de miséricorde à l’égard des donatistes.
|{{pli|172|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CI. ''Augustin à Mémorius''. — Les études libérales, les erreurs des anciens, les livres de saint Augustin sur la musique.
|{{pli|173|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CII. ''Augustin à Deogratias''. — Cette lettre est une éloquente et forte réponse à six questions ou objections proposées par les païens du temps de saint Augustin.
|{{pli|174|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CIII. ''Nectarius à Augustin''. — Il s’agit encore de l’émeute païenne qui avait éclaté à Calame.
|{{pli|186|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CIV. ''Augustin à Nectarius''. — Grande supériorité morale de saint Augustin dans sa réponse au vieux polythéiste.
|{{pli|187|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CV. ''Augustin aux Donatistes''. — Saint Augustin résume les faits, pose nettement les questions, démontre invinciblement les torts religieux du donatisme.
|{{pli|193|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CVI. ''Augustin à Macrobe''. — Saint Augustin veut empêcher cet évêque donatiste de rebaptiser un sous-diacre catholique.
|{{pli|200|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CVII. ''Maxime et Théodore à Augustin''. Même affaire.
|{{pli|200|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CVIII. ''Augustin à Macrobe''. — Saint Augustin profite de quelques mots de Macrobe pour entrer avec lui dans le fond de la question du schisme et lui faire toucher du doigt la vérité catholique.
|{{pli|200|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CIX. ''Sévère à Augustin''. — Sévère, évêque de Milève, cet ami si tendre de saint Augustin, lui écrit d’un lieu solitaire où il avait pu goûter tout à son aise le bonheur de lire ses ouvrages et lui exprimer sa vive affection en des termes touchants.
|{{pli|210|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CX. ''Augustin à Sévère''. — Saint Augustin parle de l’amitié et des louanges entre amis avec beaucoup de cœur et de finesse ; il supplie ses amis d’épargner son temps et de faire, sous ce rapport, bonne garde autour de sa vie.
|{{pli|211|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXI. ''Augustin à Victorien''. — Les dévastations des Barbares et les malheurs de l’empire.
|{{pli|212|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXII. ''Augustin à Donat''. — Saint Augustin l’invite aux pensées et aux perfections chrétiennes.
|{{pli|216|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXIII. ''Augustin à Cresconius''. — Il s’agit ici de l’ancien droit d’asile dans l’Église et de la législation relative aux prisonniers pour dettes.
|{{pli|217|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXIV. ''Augustin à Florentin''. — Cette lettre témoigne encore de la sollicitude de l’évêque d’Hippone pour un malheureux à l’égard de qui on méconnaissait la loi.
|{{pli|218|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXV. ''Augustin à Fortunat''. — Même affaire.
|{{pli|218|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXVI. ''Augustin à Générosus''. — Même affaire.
|{{pli|219|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXVII. ''Dioscore à Augustin''. — Un jeune Grec, appelé Dioscore, s’adresse à l’évêque d’Hippone pour l’explication de quelques passages difficiles de Cicéron.
|{{pli|219|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXVIII. ''Réponse à Dioscore''. — Cette lettre est une des plus belles et des plus attachantes qu’ait écrites saint Augustin.
|{{pli|219|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXIX. ''Consentius à Augustin''. — Consentius soumet sa foi à l’évêque d’Hippone et lui demande de l’instruire sur le mystère du Dieu en trois personnes.
|{{pli|232|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXX. ''Augustin à Consentius''. — Cette réponse est d’une remarquable portée et d’un grand intérêt.
|{{pli|234|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXXI. ''Paulin à Augustin''. — Saint Paulin soumet à saint Augustin des difficultés tirées des psaumes, des épîtres de saint Paul et de l’Évangile. — Beau commentaire des dernières paroles du Sauveur expirant.
|{{pli|241|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXXII. ''Augustin aux ecclésiastiques et à tout le peuple d’Hippone''. — Saint Augustin, dans cette lettre écrite de Carthage, invite les fidèles d’Hippone à la pieuse réparation d’un oubli : ils avaient, en son absence, négligé de vêtir les pauvres.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXXIII. ''Jérôme à Augustin''. — Petite lettre de saint Jérôme à saint Augustin, écrite sous des voiles et des figures.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXLVII. ''Augustin à Pauline''. — Grand et profond traité sur la vision de Dieu.
|{{pli|340|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXLVIII. ''Augustin à Fortunatien''. — L’évêque d’Hippone traite de nouveau de la nature de Dieu, de son invisibilité, de l’état futur des corps après la résurrection, et rappelle que la vue de Dieu est réservée à ceux qui ont le cœur pur.
|{{pli|359|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXLIX. ''Augustin à Paulin de Nole''. — Intéressante et belle explication de plusieurs passages de l’Ecriture sainte.
|{{pli|365|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CL. ''Augustin à Proba et à Juliuna''. — C’est une réponse à ces deux illustres Romaines, qui avaient annoncé à l’évêque d’Hippone la sainte résolution de la jeune Démétrias.
|{{pli|376|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLI. ''Augustin à Cécilien''. — Cette lettre, d’un intérêt historique, est relative au meurtre de Marcellin et de son frère.
|{{pli|377|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLII. ''Macédonius à Augustin''. — Macédonius, vicaire d’Afrique, demande à saint Augustin de vouloir bien lui donner les raisons chrétiennes de l’intercession des évêques auprès des hommes revêtus du pouvoir.
|{{pli|382|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLIII. ''Augustin à Macédonius''. — Saint Augustin expose admirablement toute la pensée de notre religion sur la punition des crimes en ce monde.
|{{pli|382|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLIV. ''Macédonius à Augustin''. — Témoignage d’admiration pour l’évêque d’Hippone.
|{{pli|398|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLV. ''Augustin à Macédonius''. — Toutes les beautés de la philosophie chrétienne se retrouvent dans ces pages sur la vie heureuse et les devoirs de ceux qui sont à la tête des peuples.
|{{pli|392|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLVI. ''Hilaire à Augustin''. — Questions adressées à l’évêque d’Hippone.
|{{pli|398|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLVII. ''Augustin à Hilaire''. — Cette réponse, qui a l’importance d’un livre, établit la doctrine de la grâce contre le pélagianisme, et la vérité de l’enseignement chrétien relativement aux riches.
|{{pli|398|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLVIII. ''Evode à Augustin''. — Evode interroge l’évêque d’Hippone sur les apparitions des morts dans les songes et sur l’état de l’âme après qu’elle est séparée du corps.
|{{pli|412|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLIX. ''Augustin à Evode''. — Impossibilité d’expliquer les visions et les songes prophétiques. — Vision curieuse et instructive du célèbre médecin Gennadius.
|{{pli|415|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLX. ''Evode à Augustin''. — Questions sur la raison et sur Dieu.
|{{pli|417|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXI. ''Evode à Augustin''. — Sur l’Incarnation de Jésus-Christ et sur la question de savoir si on peut voir Dieu, même avec les yeux d’un corps glorifié.
|{{pli|418|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXII. ''Augustin à Evode''. — Réponse aux questions d’Evode.
|{{pli|419|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXIII. ''Evode à Augustin''. — Doutes proposés.
|{{pli|422|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXIV. ''Augustin à Evode''. — Saint Augustin répond. — La descente de Jésus-Christ aux enfers.
|{{pli|423|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXV. ''Jérôme à Marcellin. — Sur la question de l’origine de l’âme.
|{{pli|430|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXVI. ''Augustin à Jérôme''. — C’est tout un livre sur l’origine de l’âme de l’homme.
|{{pli|430|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXVII ''Augistin à Jérôme''. — Sur l’explication de ce passage de l’Épître de saint Jacques : « Quiconque ayant gardé la loi la viole en un seul point, est coupable comme s’il l’avait violée tout entière. »
|{{pli|440|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXVII. ''Timase et Jacques à Augustin''. — Lettre de remerciement au sujet du livre de la Nature et de la Grâce.
|{{pli|446|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXIX. ''Augustin à Evode''. — Saint Augustin donne à Evode le vrai sens d’un passage de saint Paul, et répond à ses questions sur la Trinité.
|{{pli|447|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXX. ''Alype et Augustin à Maxime, médecin de Tenès''. — Saint Augustin et son ami invitent Maxime, revenu de l’arianisme, à faire rentrer toute sa maison dans la foi catholique.
|{{pli|451|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXI. ''Alype et Augustin à Pérégrin''. — Simple billet pour expliquer la forme d’une lettre.
|{{pli|454|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXI ''bis''. — Fragment d’une lettre de saint Augustin à Maxime. — Les degrés de la vie chrétienne.
|{{pli|454|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXII. ''Jérôme à Augustin''. — Saint Jérôme loue les deux lettres de saint Augustin sur l’origine de l’âme et sur le passage de l’Epitre de saint Jacques.
|{{pli|455|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXIII. ''Augustin au prêtre Donat''. — Saint Augustin établit brièvement le crime religieux de la séparation, et nous donne une idée des emportements frénétiques des gens du parti donatiste.
|{{pli|456|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXIV. ''Augustin à Aurèle''. — L’évêque d’Hippone envoie à l’évêque de Carthage une copie de son ouvrage sur la Trinité.
|{{pli|459|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXV. ''Aurèle et ses collègues du concile de Carthage au pape Innocent I{{er}}''. — Condamnation des doctrines de Pélage et de Célestius.
|{{pli|459|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXVI. ''Sylvain et ses collègues du Concile de Milève au pape Innocent''. — Sur les erreurs des pélagiens.
|{{pli|462|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXVII. ''Aurèle, Alype, Augustin, etc., au pape Innocent''. — Le pélagianisme.
|{{pli|463|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXVIII. ''Augustin à Hilaire''. — Avertissement sur les erreurs du pélagianisme.
|{{pli|468|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXIX. ''Augustin à Jean, évêque de Jérusalem''. — L’évêque d’Hippone s’adresse à Jean pour l’avertir et l’instruire au sujet de Pélage.
|{{pli|469|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXX. ''Augustin à Océanus''. — Cette lettre nous apprend que saint Jérôme s’était rangé au sentiment de saint Augustin sur la célèbre question du mensonge officieux.
|{{pli|472|8}}
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXLVII. ''Augustin à Pauline''. — Grand et profond traité sur la vision de Dieu.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXLVIII. ''Augustin à Fortunatien''. — L’évêque d’Hippone traite de nouveau de la nature de Dieu, de son invisibilité, de l’état futur des corps après la résurrection, et rappelle que la vue de Dieu est réservée à ceux qui ont le cœur pur.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CXLIX. ''Augustin à Paulin de Nole''. — Intéressante et belle explication de plusieurs passages de l’Ecriture sainte.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CL. ''Augustin à Proba et à Juliuna''. — C’est une réponse à ces deux illustres Romaines, qui avaient annoncé à l’évêque d’Hippone la sainte résolution de la jeune Démétrias.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLI. ''Augustin à Cécilien''. — Cette lettre, d’un intérêt historique, est relative au meurtre de Marcellin et de son frère.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLII. ''Macédonius à Augustin''. — Macédonius, vicaire d’Afrique, demande à saint Augustin de vouloir bien lui donner les raisons chrétiennes de l’intercession des évêques auprès des hommes revêtus du pouvoir.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLIII. ''Augustin à Macédonius''. — Saint Augustin expose admirablement toute la pensée de notre religion sur la punition des crimes en ce monde.
|{{pli|382|8}}
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLIV. ''Macédonius à Augustin''. — Témoignage d’admiration pour l’évêque d’Hippone.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLV. ''Augustin à Macédonius''. — Toutes les beautés de la philosophie chrétienne se retrouvent dans ces pages sur la vie heureuse et les devoirs de ceux qui sont à la tête des peuples.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLVI. ''Hilaire à Augustin''. — Questions adressées à l’évêque d’Hippone.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLVII. ''Augustin à Hilaire''. — Cette réponse, qui a l’importance d’un livre, établit la doctrine de la grâce contre le pélagianisme, et la vérité de l’enseignement chrétien relativement aux riches.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLVIII. ''Evode à Augustin''. — Evode interroge l’évêque d’Hippone sur les apparitions des morts dans les songes et sur l’état de l’âme après qu’elle est séparée du corps.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLIX. ''Augustin à Evode''. — Impossibilité d’expliquer les visions et les songes prophétiques. — Vision curieuse et instructive du célèbre médecin Gennadius.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLX. ''Evode à Augustin''. — Questions sur la raison et sur Dieu.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXI. ''Evode à Augustin''. — Sur l’Incarnation de Jésus-Christ et sur la question de savoir si on peut voir Dieu, même avec les yeux d’un corps glorifié.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXII. ''Augustin à Evode''. — Réponse aux questions d’Evode.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXIII. ''Evode à Augustin''. — Doutes proposés.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXIV. ''Augustin à Evode''. — Saint Augustin répond. — La descente de Jésus-Christ aux enfers.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXV. ''Jérôme à Marcellin. — Sur la question de l’origine de l’âme.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXVII ''Augistin à Jérôme''. — Sur l’explication de ce passage de l’Épître de saint Jacques : « Quiconque ayant gardé la loi la viole en un seul point, est coupable comme s’il l’avait violée tout entière. »
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXVII. ''Timase et Jacques à Augustin''. — Lettre de remerciement au sujet du livre de la Nature et de la Grâce.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXIX. ''Augustin à Evode''. — Saint Augustin donne à Evode le vrai sens d’un passage de saint Paul, et répond à ses questions sur la Trinité.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXX. ''Alype et Augustin à Maxime, médecin de Tenès''. — Saint Augustin et son ami invitent Maxime, revenu de l’arianisme, à faire rentrer toute sa maison dans la foi catholique.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXI. ''Alype et Augustin à Pérégrin''. — Simple billet pour expliquer la forme d’une lettre.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXI ''bis''. — Fragment d’une lettre de saint Augustin à Maxime. — Les degrés de la vie chrétienne.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXII. ''Jérôme à Augustin''. — Saint Jérôme loue les deux lettres de saint Augustin sur l’origine de l’âme et sur le passage de l’Épître de saint Jacques.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXIII. ''Augustin au prêtre Donat''. — Saint Augustin établit brièvement le crime religieux de la séparation, et nous donne une idée des emportements frénétiques des gens du parti donatiste.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXIV. ''Augustin à Aurèle''. — L’évêque d’Hippone envoie à l’évêque de Carthage une copie de son ouvrage sur la Trinité.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXV. ''Aurèle et ses collègues du concile de Carthage au pape Innocent I{{er}}''. — Condamnation des doctrines de Pélage et de Célestius.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXVI. ''Sylvain et ses collègues du Concile de Milève au pape Innocent''. — Sur les erreurs des pélagiens.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXIX. ''Augustin à Jean, évêque de Jérusalem''. — L’évêque d’Hippone s’adresse à Jean pour l’avertir et l’instruire au sujet de Pélage.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CLXXX. ''Augustin à Océanus''. — Cette lettre nous apprend que saint Jérôme s’était rangé au sentiment de saint Augustin sur la célèbre question du mensonge officieux.
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|<noinclude>[[Traité de la musique/Livre 2#CHAPITRE VII.|{{abréviation|{{sc|Chap.}}|Chapitre}} VII.]]</noinclude><includeonly>[[Traité de la musique/Livre 2#CHAPITRE VII.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>VII.]]</includeonly> Le vers est composé d’un nombre déterminé de pieds, comme le pied l’est d’un nombre déterminé de syllabes.
|{{pli|416|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 2#CHAPITRE VIII.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>VIII.]] Noms des divers pieds.
|{{pli|417|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 2#CHAPITRE IX.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>IX.]] De la construction des pieds.
|{{pli|418|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 2#CHAPITRE X.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>X.]] L’amphibraque, soit seul, soit mêlé à d’autres pieds, ne peut former de vers. Du levé et du posé.
|{{pli|419|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 2#CHAPITRE XI.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>XI.]] Du mélange rationnel des pieds.
|{{pli|420|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 2#CHAPITRE XII.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>XII.]] Des pieds de six temps.
|{{pli|420|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 2#CHAPITRE XIII.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>XIII.]] Comment on peut changer l’ordre des pieds sans troubler l’harmonie.
|{{pli|421|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 2#CHAPITRE XIV.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>XIV.]] Des pieds susceptibles de se mêler entre eux.
|{{pli|422|8}}
|}{{séparateur|1.5|m=1em}}
{{c|'''[[Traité_de_la_musique/Livre_3|LIVRE TROISIÈME.]]'''|fs=90%|lh=2}}
{|class="_tdm"
|-
|[[Traité de la musique/Livre 3#CHAPITRE I.|{{sc|Chapitre premier}}.]] Définition du rhythme et du mètre.
|{{pli|424|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 3#CHAPITRE II.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>II.]] De la différence entre le mètre et le vers.
|{{pli|425|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 3#CHAPITRE III.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>III.]] Du rhythme composé de pyrrhiques.
|{{pli|426|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 3#CHAPITRE IV.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>IV.]] Du rhythme continu.
|{{pli|427|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 3#CHAPITRE V.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>V.]] Y a-t-il des pieds de plus de quatre syllabes ?
|{{pli|428|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 3#CHAPITRE VI.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>VI.]] Aucun pied de plus de quatre syllabes ne peut constituer un rhythme qui porte son nom.
|{{pli|430|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 3#CHAPITRE VII.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>VII.]] De l’espèce et du nombre des pieds qui constituent le moindre mètre.
|{{pli|430|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 3#CHAPITRE VIII.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>VIII.]] De la valeur des silences dans les mètres. — Définition du mètre.
|{{pli|431|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 3#CHAPITRE IX.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>IX.]] Du nombre de temps et de pieds auquel s’arrête le mètre.
|{{pli|432|8}}
|}{{séparateur|1.5|m=1em}}
{{c|'''[[Traité_de_la_musique/Livre_4|LIVRE QUATRIÈME.]]'''|fs=90%|lh=2}}
{|class="_tdm"
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE I.|{{sc|Chapitre premier}}.]] Pourquoi la dernière syllabe d’un mètre est-elle indifférente ?
|{{pli|434|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE II.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>II.]] Du nombre de syllabes dont se compose le moindre mètre pyrrhique. — De la durée du silence qu’il comporte.
|{{pli|435|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE III.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>III.]] Variétés du mètre pyrrhique.
|{{pli|436|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE IV.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>IV.]] Du mètre iambique.
|{{pli|437|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE V.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>V.]] Du mètre trochaïque.
|{{pli|438|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE VI.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>VI.]] Du mètre spondaïque.
|{{pli|439|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE VII.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>VII.]] Du tribraque : combien de mètres peut-il former ?
|{{pli|439|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE VIII.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>VIII.]] Du dactyle.
|{{pli|439|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE IX.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>IX.]] Du bacchius.
|{{pli|440|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE X.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>X.]] Que faut-il ajouter, avant le silence, à un pied déjà complet ?
|{{pli|440|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE XI.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>XI.]] L’iambe ne va pas bien après le ditrochée.
|{{pli|441|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE XII.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>XII.]] Total des mètres.
|{{pli|442|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE XIII.|{{abréviation|{{sc|Chap.}}|Chapitre}} XIII.]] Méthode pour battre la mesure des mètres et pour interposer les silences.
|{{pli|443|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE XIV.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>XIV.]] Suite de l’interposition des silences dans la mesure des mètres.
|{{pli|444|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE XV.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>XV.]] Suite de l’interposition des silences dans le mètre.
|{{pli|446|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE XVI.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>XVI.]] Du mélange et de l’assemblage des pieds.
|{{pli|448|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 4#CHAPITRE XVII.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>XVII.]] De la combinaison des mètres.
|{{pli|450|8}}
|}{{séparateur|1.5|m=1em}}
{{c|'''[[Traité_de_la_musique/Livre_5|LIVRE CINQUIÈME.]]'''|fs=90%|lh=2}}
{|class="_tdm"
|-
|[[Traité de la musique/Livre 5#CHAPITRE I.|{{sc|Chapitre premier}}]]. Différence du rhythme, du mètre et du vers.
|{{pli|452|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 5#CHAPITRE II.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>II.]] Les mètres susceptibles de se diviser en deux parties sont plus parfaits que les autres.
|{{pli|452|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 5#CHAPITRE III.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>III.]] Étymologie du mot vers.
|{{pli|453|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 5#CHAPITRE IV.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>IV.]] De la fin du vers.
|{{pli|454|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 5#CHAPITRE V.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>V.]] Fin du vers héroïque.
|{{pli|455|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 5#CHAPITRE VI.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>VI.]] Suite du chapitre précédent.
|{{pli|456|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 5#CHAPITRE VII.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>VII.]] Comment peut-on ramener à l’égalité le nombre inégal des demi-pieds dans chaque membre ? Du rapport d’égalité entre les membres de 4 et de 3 demi-pieds, de 5 et de 3 demi-pieds.
|{{pli|457|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 5#CHAPITRE VIII.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>VIII.]] Rapport entre les membres de 5 et de 7 demi-pieds.
|{{pli|458|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 5#CHAPITRE IX.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>IX.]] Des membres composés de 6 et de 7 demi-pieds, de 8 et de 7, de 9 et de 7.
|{{pli|459|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 5#CHAPITRE X.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>X.]] De l’excellence des vers de six pieds : perfection incomparable du vers bernique et iambique, parmi les vers de six pieds.
|{{pli|460|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 5#CHAPITRE XI.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>XI.]] De la manière la plus exacte de mesurer les vers de six pieds.
|{{pli|461|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 5#CHAPITRE XII.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>XII.]] De la raison pour laquelle les vers senaires sont supérieurs à tous les autres.
|{{pli|462|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 5#CHAPITRE XIII.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>XIII.]] Épilogue.
|{{pli|463|8}}
|}{{séparateur|1.5|m=1em}}
{{c|'''[[Traité_de_la_musique/Livre_6|LIVRE SIXIÈME.]]'''|fs=90%|lh=2}}
{|class="_tdm"
|-
|[[Traité de la musique/Livre 6#CHAPITRE I.|{{sc|Chapitre premier}}.]] De la fin qu’on s’est proposée dans les livres précédents.
|{{pli|465|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 6#CHAPITRE II.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>II.]] De l’harmonie dans les sons : de ses différentes espèces, des rapports harmoniques, selon qu’ils existent dans le son ou qu’ils résultent de l’impression de l’oreille.
|{{pli|466|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 6#CHAPITRE III.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>III.]] Des rapports d’harmonie qui naissent de la prononciation ou qui se conservent dans la mémoire.
|{{pli|467|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 6#CHAPITRE IV.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>IV.]] Des rapports d’harmonie qui se rattachent au jugement : quelle est, parmi les différentes espèces d’harmonie, la plus parfaite ?
|{{pli|467|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 6#CHAPITRE V.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>V.]] L’âme est-elle modifiée par le corps ? Comment sent-elle ?
|{{pli|469|8}}
|-
|[[Traité de la musique/Livre 6#CHAPITRE VI.|<span style="margin:0 1.5em 0 0.5em">—</span>VI.]] Les trois dernières espèces de nombre : ordre et nom de toutes les espèces.
|{{pli|472|8}}
|}<noinclude><references/></noinclude>
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Page:Alain-Fournier - La Femme empoisonnée, 1944.djvu/11
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{{c|LA FEMME <br /><br />EMPOISONNÉE|fs=160%}}
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Courvey
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier.descout" />{{rh|422|{{t|TABLE DES MATIÈRES.}}}}</noinclude><noinclude>
{{table|section= |largeurs=10|titre=caine retire du gouvernement de la démocratie.|page=102}}</noinclude>
{{table|section= |largeurs=10|titre=De la tendance générale des lois sous l’empire de la démocratie américaine, et des instincts de ceux qui les appliquent.|page=''Ib.''}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=De l’esprit public aux États-Unis.|page=109}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=De l’idée des droits aux États-Unis.|page=113}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=Du respect pour la loi aux États-Unis.|page=118}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=Activité qui règne dans toutes les parties du corps politique aux États-Unis ; influence qu’elle exerce sur la société.|page=120}}
{{table|titre=[[De la démocratie en Amérique/Édition 1848/Tome 2/Deuxième partie/Chapitre 7|{{sc|Chap. VII.}}]] — De l’omnipotence de la majorité aux États-Unis et de ses effets.|page=128}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=Comment l’omnipotence de la majorité augmente, en Amérique, l’instabilité législative et administrative qui est naturelle aux démocraties.|page=132}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=Tyrannie de la majorité.|page=135}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=Effets de l’omnipotence de la majorité sur l’arbitraire des fonctionnaires publics américains.|page=140}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=Du pouvoir qu’exerce la majorité en Amérique sur la pensée.|page=141}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=Effets de la tyrannie de la majorité sur le caractère national des Américains ; de l’esprit de cour aux États-Unis.|page=146}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=Que le plus grand danger des républiques américaines vient de l’omnipotence de la majorité.|page=151}}
{{table|titre=[[De la démocratie en Amérique/Édition 1848/Tome 2/Deuxième partie/Chapitre 8|{{sc|Chap. VIII.}}]] — De ce qui tempère, aux États-Unis, la tyrannie de la majorité. — Absence de centralisation administrative.|page=154}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=De l’esprit légiste aux États-Unis, et comment il sert de contrepoids à la démocratie.|page=156}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=Du jury aux États-Unis considéré comme institution politique.|page=169}}
{{table|titre=[[De la démocratie en Amérique/Édition 1848/Tome 2/Deuxième partie/Chapitre 9|{{sc|Chap. IX.}}]] — Des causes principales qui tendent à maintenir la république démocratique aux États-Unis.|page=180}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=Des causes accidentelles ou providentielles qui contribuent au maintien de la république démocratique aux États-Unis.|page=181}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=De l’influence des lois sur le maintien de la république démocratique aux États-Unis.|page=197}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=De l’influence des mœurs sur le maintien de la république démocratique aux États-Unis.|page=198}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=De la religion considérée comme institution politique, et comment elle sert puissamment au maintien de la république démocratique chez les Américains.|page=199}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=Influence indirecte qu’exercent les croyances religieuses sur la société politique aux États-Unis.|page=204}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=Des principales causes qui rendent la religion puissante en Amérique.|page=211}}
{{table|section= |largeurs=10|titre=Comment les lumières, les habitudes et l’expérience pratique<includeonly> des Américains contribuent au succès des institutions démocratiques.|page=223</includeonly><noinclude>|nodots</noinclude>}}<noinclude></noinclude>
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Page:Alexis de Tocqueville - De la démocratie en Amérique, Pagnerre, 1848, tome 3.djvu/31
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Library Guy" />{{nr|22|INFLUENCE DE LA DÉMOCRATIE}}</noinclude>humain entreprenait d’examiner et de juger
individuellement tous les cas particuliers qui le
frappent, il se perdrait bientôt au milieu de
l’immensité des détails et ne verrait plus rien ; dans
cette extrémité, il a recours à un procédé imparfait
mais nécessaire, qui aide sa faiblesse et qui
la prouve.
Après avoir considéré superficiellement un
certain nombre d’objets et remarqué qu’ils se
ressemblent, il leur donne à tous un même nom,
les met à part et poursuit sa route.
Les idées générales n’attestent point la force
de l’intelligence humaine, mais plutôt son
insuffisance, car il n’y a point d’êtres exactement
semblables dans la nature ; point de faits identiques ;
point de règles applicables indistinctement et de
la même manière à plusieurs objets à la fois.
Les idées générales ont cela d’admirable, qu’elles
permettent à l’esprit humain de porter des
jugements rapides sur un grand nombre d’objets à la
fois ; mais, d’une autre part, elles ne lui fournissent
jamais que des notions incomplètes, et elles
lui font toujours perdre en exactitude ce qu’elles
lui donnent en étendue.
À mesure que les sociétés vieillissent, elles
acquièrent la connaissance de faits nouveaux et elles
s’emparent chaque jour, presque à leur insu, de
quelques vérités particulières.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Library Guy" /></noinclude><nowiki />
{{c|{{espacé|0.1em|CHAPITRE}} IV.|fs=150%}}
{{c|Pourquoi les américains n’ont jamais été aussi passionnés que
les français pour les idées générales en matière politique.|fs=90%}}
{{séparateur4}}
J’ai dit précédemment que les Américains
montraient un goût moins vif que les Français pour
les idées générales. Cela est surtout vrai des idées
générales relatives à la politique.
Quoique les Américains fassent pénétrer dans
la législation infiniment plus d’idées générales que
les Anglais, et qu’ils se préoccupent beaucoup plus
que ceux-ci d’ajuster la pratique des affaires
humaines à la théorie, on n’a jamais vu aux États-Unis
de corps politiques aussi amoureux d’idées<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Library Guy" />{{nr|46|INFLUENCE DE LA DÉMOCRATIE}}</noinclude>mais, d’une autre part, je pense que, dans les
siècles où nous entrons, il serait particulièrement
dangereux de les multiplier outre mesure ;
qu’il faut plutôt les restreindre, et qu’on ne doit
en retenir que ce qui est absolument nécessaire
pour la perpétuité du dogme lui-même, qui est
la substance des religions<ref>
Dans toutes les religions, il y a des cérémonies qui sont inhérentes
à la substance même de la croyance et à laquelle il faut bien se garder
de rien changer. Cela se voit particulièrement dans le catholicisme où
souvent la forme et le fond sont si étroitement unies qu’ils ne font qu’un.</ref>, dont le culte n’est
que la forme. Une religion qui deviendrait plus
minutieuse, plus inflexible et plus chargée de
petites observances dans le même temps que les
hommes deviennent plus égaux, se verrait bientôt
réduite à une troupe de zélateurs passionnés
au milieu d’une multitude incrédule.
Je sais qu’on ne manquera pas de m’objecter
que les religions, ayant toutes pour objet des vérités
générales et éternelles, ne peuvent ainsi se plier
aux instincts mobiles de chaque siècle, sans perdre
aux yeux des hommes le caractère de la certitude ;
je répondrai encore ici qu’il faut distinguer
très-soigneusement les opinions principales
qui constituent une croyance et qui y forment ce
que les théologiens appellent des articles de foi, et
les notions accessoires qui s’y rattachent. Les
religions sont obligées de tenir toujours ferme dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier.descout" />{{nr||SUR LE MOUVEMENT INTELLECTUEL.|133}}</noinclude>langue vulgaire. Plus les divisions sont profondes
et les barrières infranchissables, plus il doit en
être ainsi. Je parierais volontiers que parmi les
castes de l’Inde le langage varie prodigieusement,
et qu’il se trouve presque autant de différence
entre la langue d’un paria et celle d’un brame
qu’entre leurs habits.
Quand, au contraire, les hommes, n’étant plus
tenus à leur place, se voient et se communiquent
sans cesse, que les castes sont détruites et que les
classes se renouvellent et se confondent, tous les
mots de la langue se mêlent. Ceux qui ne peuvent
pas convenir au plus grand nombre périssent ; le
reste forme une masse commune où chacun prend
à peu près au hasard. Presque tous les différents
dialectes qui divisaient les idiômes de l’Europe
tendent visiblement à s’effacer ; il n’y a pas de
patois dans le nouveau monde, et ils disparaissent
chaque jour de l’ancien.
Cette révolution dans l’état social influe aussi
bien sur le style que sur la langue.
Non seulement tout le monde se sert des mêmes
mots, mais on s’habitue à employer indifféremment
chacun d’eux. Les règles que le style avait
créées sont presque détruites. On ne rencontre
guère d’expressions qui, par leur nature, semblent
vulgaires, et d’autres qui paraissent distinguées.
Des individus sortis de rangs divers ayant amené<noinclude></noinclude>
bo4d5hgj919bm8g5o2ncj016z9vbk4n
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier.descout" />{{nr||SUR LE MOUVEMENT INTELLECTUEL.|137}}</noinclude>{{tiret2|démocrati|ques}} aiment mieux l’obscurité que le travail.
Je ne sais d’ailleurs si le vague n’a point un
certain charme secret pour ceux qui parlent et
qui écrivent chez ces peuples.
Les hommes qui y vivent étant souvent livrés
aux efforts individuels de leur intelligence, sont
presque toujours travaillés par le doute. De plus,
comme leur situation change sans cesse, ils ne
sont jamais tenus fermes à aucune de leurs
opinions par l’immobilité même de leur fortune.
Les hommes qui habitent les pays démocratiques,
ont donc souvent des pensées vacillantes ; il
leur faut des expressions très-larges pour les
renfermer. Comme ils ne savent jamais si l’idée qu’ils
expriment aujourd’hui conviendra à la situation
nouvelle qu’ils auront demain, ils conçoivent
naturellement le goût des termes abstraits. Un mot
abstrait est comme une boîte à double fond ; on
y met les idées que l’on désire, et on les en retire
sans que personne le voie.
Chez tous les peuples, les termes génériques et
abstraits forment le fond du langage ; je ne
prétends donc point qu’on ne rencontre ces mots que
dans les langues démocratiques ; je dis seulement
que la tendance des hommes, dans les temps
d’égalité, est d’augmenter particulièrement le
nombre des mots de cette espèce ; de les prendre<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier.descout" />{{nr|140|INFLUENCE DE LA DÉMOCRATIE}}</noinclude>agrandit la nature, celui-là est le poëte. Ainsi, la
poésie n’aura pas pour but de représenter le vrai,
mais de l’orner, et d’offrir à l’esprit une image
supérieure.
Les vers me paraîtront comme le beau idéal du
langage, et, dans ce sens, ils seront éminemment
poétiques ; mais, à eux seuls, ils ne constitueront
pas la poésie.
Je veux rechercher si parmi les actions, les
sentiments et les idées des peuples démocratiques, il
ne s’en rencontre pas quelques-uns qui se prêtent
à l’imagination de l’idéal et qu’on doive, pour
cette raison, considérer comme des sources
naturelles de poésie.
Il faut d’abord reconnaître que le goût de l’idéal
et le plaisir que l’on prend à en voir la peinture
ne sont jamais aussi vifs et aussi répandus chez
un peuple démocratique qu’au sein d’une
aristocratie.
Chez les nations aristocratiques, il arrive
quelquefois que le corps agit comme de lui-même,
tandis que l’âme est plongée dans un repos qui lui
pèse. Chez ces nations, le peuple lui-même fait
souvent voir des goûts poétiques, et son esprit s’élance
parfois au-delà et au-dessus de ce qui l’environne.
Mais, dans les démocraties, l’amour des
jouissances matérielles, l’idée du mieux, la concurrence,
le charme prochain du succès, sont comme<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Library Guy" />{{nr||SUR LE MOUVEMENT INTELLECTUEL.|169}}</noinclude>et spontané de tous les hommes qui la composent.
Cela porte naturellement l’esprit humain à
rechercher la raison générale qui a pu frapper
ainsi à la fois tant d’intelligences, et les tourner
simultanément du même côté.
Je suis très convaincu que, chez les nations
démocratiques elles-mêmes, le génie, les vices
ou les vertus de certains individus retardent
ou précipitent le cours naturel de la destinée du
peuple ; mais ces sortes de causes fortuites et
secondaires sont infiniment plus variées, plus
cachées, plus compliquées, moins puissantes, et
par conséquent plus difficiles à démêler et à suivre
dans des temps d’égalité que dans des siècles
d’aristocratie, où il ne s’agit que d’analyser, au milieu
des faits généraux, l’action particulière d’un seul
homme ou de quelques uns.
L’historien se fatigue bientôt d’un pareil
travail ; son esprit se perd au milieu de ce
labyrinthe ; et, ne pouvant parvenir à apercevoir
clairement et à mettre suffisamment en lumière
les influences individuelles, il les nie. Il préfère
nous parler du naturel des races, de la constitution
physique du pays, ou de l’esprit de la
civilisation. Cela abrège son travail, et à moins de frais
satisfait mieux le lecteur.
M. de La Fayette a dit quelque part, dans ses
Mémoires, que le système exagéré des causes {{tiret|gé|nérales}}<noinclude></noinclude>
28ejk4u6b5nx2voc3uzhqa5ase8fsdl
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier.descout" />{{nr||SUR LES SENTIMENTS DES AMÉRICAINS.|187}}</noinclude>{{tiret2|ren|contrer}} dans les mêmes lieux ; en un mot, de
vivre de la même manière et de poursuivre la
richesse par les mêmes moyens, sans prendre tous
la même part au gouvernement.
Une sorte d’égalité peut même s’établir dans le
monde politique, quoique la liberté politique n’y
soit point. On est l’égal de tous ses semblables,
moins un, qui est, sans distinction, le maître de
tous, et qui prend également, parmi tous, les
agents de son pouvoir.
Il serait facile de faire plusieurs autres
hypothèses suivant lesquelles une fort grande égalité
pourrait aisément se combiner avec des institutions
plus ou moins libres, ou même avec des
institutions qui ne le seraient point du tout.
Quoique les hommes ne puissent devenir
absolument égaux sans être entièrement libres, et
que par conséquent l’égalité, dans son degré le
plus extrême, se confonde avec la liberté, on est
donc fondé à distinguer l’une de l’autre.
Le goût que les hommes ont pour la liberté, et
celui qu’ils ressentent pour l’égalité, sont, en
effet, deux choses distinctes, et je ne crains pas
d’ajouter que, chez les peuples démocratiques,
ce sont deux choses inégales.
Si l’on veut y faire attention, on verra qu’il se
rencontre dans chaque siècle un fait singulier et
dominant auquel les autres se rattachent ; ce fait<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Library Guy" /></noinclude><nowiki />
{{c|{{espacé|0.1em|CHAPITRE}} V.|fs=150%}}
{{c|De l’usage que les américains font de l’association
dans la vie civile.|fs=90%}}
{{séparateur4}}
Je ne veux point parler de ces associations
politiques à l’aide desquelles les hommes cherchent
à se défendre contre l’action despotique d’une
majorité ou contre les empiétements du pouvoir
royal. J’ai déjà traité ce sujet ailleurs. Il est clair
que si chaque citoyen, à mesure qu’il devient
individuellement plus faible, et par conséquent plus
incapable de préserver isolément sa liberté,
n’apprenait pas l’art de s’unir à ses semblables pour
la défendre, la tyrannie croîtrait nécessairement
avec l’égalité. Il ne s’agit ici que des associations<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Library Guy" />{{nr||SUR LES SENTIMENTS DES AMÉRICAINS.|219}}</noinclude><nowiki />
Les sentiments et les idées ne se renouvellent,
le cœur ne s’agrandit et l’esprit humain ne se
développe que par l’action réciproque des hommes
les uns sur les autres.
J’ai fait voir que cette action est presque nulle
dans les pays démocratiques. Il faut donc l’y créer
artificiellement. Et c’est ce que les associations
seules peuvent faire.
Quand les membres d’une aristocratie adoptent
une idée neuve, ou conçoivent un sentiment
nouveau, ils les placent, en quelque sorte, à côté d’eux
sur le grand théâtre où ils sont eux-mêmes, et,
les exposant ainsi aux regards de la foule, ils les
introduisent aisément dans l’esprit ou le cœur de
tous ceux qui les environnent.
Dans les pays démocratiques il n’y a que le
pouvoir social qui soit naturellement en état d’agir
ainsi, mais il est facile de voir que son action est
toujours insuffisante et souvent dangereuse.
Un gouvernement ne saurait pas plus suffire à
entretenir seul et à renouveler la circulation des
sentiments et des idées chez un grand peuple,
qu’à y conduire toutes les entreprises industrielles.
Dès qu’il essayera de sortir de la sphère politique
pour se jeter dans cette nouvelle voie, il
exercera, même sans le vouloir, une tyrannie
insupportable ; car un gouvernement ne sait que dicter
des règles précises ; il impose les sentiments et<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Library Guy" /></noinclude><nowiki />
{{c|{{espacé|0.1em|CHAPITRE}} VII.|fs=150%}}
{{c|Rapports des associations civiles et des associations politiques.|fs=90%}}
{{séparateur4}}
Il n’y a qu’une nation sur la terre où l’on use
chaque jour de la liberté illimitée de s’associer
dans des vues politiques. Cette même nation est
la seule dans le monde dont les citoyens aient
imaginé de faire un continuel usage du droit
d’association dans la vie civile, et soient parvenus à se
procurer de cette manière tous les biens que la
civilisation peut offrir.
Chez tous les peuples où l’association politique
est interdite l’association civile est rare.
Il n’est guère probable que ceci soit le résultat<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Library Guy" />{{nr|246|INFLUENCE DE LA DÉMOCRATIE}}</noinclude>temps elle y est moins répandue et surtout moins
montrée, et l’on feint encore tous les jours parmi
nous de grands dévouements qu’on n’a plus.
Les Américains, au contraire, se plaisent à
expliquer, à l’aide de l’intérêt bien entendu, presque
tous les actes de leur vie ; ils montrent complaisamment
comment l’amour éclairé d’eux-mêmes
les porte sans cesse à s’aider entre eux et les
dispose à sacrifier volontiers au bien de l’État une
partie de leur temps et de leurs richesses. Je pense
qu’en ceci il leur arrive souvent de ne point se
rendre justice ; car, on voit parfois aux États-Unis,
comme ailleurs, les citoyens s’abandonner aux
élans désintéressés et irréfléchis qui sont naturels
à l’homme ; mais les Américains n’avouent guère
qu’ils cèdent à des mouvements de cette espèce ;
ils aiment mieux faire honneur à leur philosophie
qu’à eux-mêmes.
Je pourrais m’arrêter ici et ne point essayer
de juger ce que je viens de décrire. L’extrême
difficulté du sujet serait mon excuse. Mais je ne
veux point en profiter, et je préfère que mes
lecteurs, voyant clairement mon but, refusent de
me suivre que de les laisser en suspens.
L’intérêt bien entendu est une doctrine peu
haute, mais claire et sûre. Elle ne cherche pas à
atteindre de grands objets ; mais elle atteint sans
trop d’efforts, tous ceux auxquels elle vise. Comme<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Library Guy" />{{nr|270|INFLUENCE DE LA DÉMOCRATIE}}</noinclude>{{tiret2|en|fants,}} traversent des lieux difficiles et percent
des bois déserts, pour venir de très-loin les
entendre ; et, quand elles les ont rencontrées, elles
oublient plusieurs jours et plusieurs nuits, en les
écoutant, le soin des affaires et jusqu’aux plus
pressants besoins du corps.
On trouve çà et là, au sein de la société
américaine, des âmes toutes remplies d’un spiritualisme
exalté et presque farouche, qu’on ne
rencontre guère en Europe. Il s’y élève de temps à
autre des sectes bizarres qui s’efforcent de s’ouvrir
des chemins extraordinaires vers le bonheur
éternel. Les folies religieuses y sont fort
communes.
Il ne faut pas que ceci nous surprenne.
Ce n’est pas l’homme qui s’est donné à lui-même
le goût de l’infini et l’amour de ce qui est immortel.
Ces instincts sublimes ne naissent point d’un
caprice de sa volonté : ils ont leur fondement
immobile dans sa nature ; ils existent en dépit de
ses efforts. Il peut les gêner et les déformer, mais
non les détruire.
L’âme a des besoins qu’il faut satisfaire ; et,
quelque soin que l’on prenne de la distraire d’elle-même,
elle s’ennuie bientôt, s’inquiète et s’agite
au milieu des jouissances des sens.
Si l’esprit de la grande majorité du genre
humain se concentrait jamais dans la seule recherche<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Library Guy" />{{nr|274|INFLUENCE DE LA DÉMOCRATIE}}</noinclude><nowiki />
J’ai vu en Amérique les hommes les plus libres
et les plus éclairés, placés dans la condition la plus
heureuse qui soit au monde ; il m’a semblé qu’une
sorte de nuage couvrait habituellement leurs traits ;
ils m’ont paru graves et presque tristes jusque
dans leurs plaisirs.
La principale raison de ceci est que les premiers
ne pensent point aux maux qu’ils endurent, tandis
que les autres songent sans cesse aux biens qu’ils
n’ont pas.
C’est une chose étrange de voir avec quelle
sorte d’ardeur fébrile les Américains poursuivent
le bien-être, et comme ils se montrent tourmentés
sans cesse par une crainte vague de n’avoir pas
choisi la route la plus courte qui peut y conduire,
L’habitant des États-Unis s’attache aux biens
de ce monde, comme s’il était assuré de ne point
mourir, et il met tant de précipitation à saisir ceux
qui passent à sa portée, qu’on dirait qu’il craint
à chaque instant de cesser de vivre avant d’en
avoir joui. Il les saisit tous, mais sans les étreindre,
et il les laisse bientôt échapper de ses mains pour
courir après des jouissances nouvelles.
Un homme, aux États-Unis, bâtit avec soin une
demeure pour y passer ses vieux jours, et il la
vend pendant qu’on en pose le faîte ; il plante un
jardin, et il le loue comme il allait en goûter les
fruits ; il défriche un champ, et il laisse à d’autres<noinclude></noinclude>
jt2blkub69jmfqaco7t4lcill6stxc3
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Library Guy" />{{nr|290|INFLUENCE DE LA DÉMOCRATIE}}</noinclude>pour son oreille. On l’entretient des maux
innombrables causés par l’orgueil et la convoitise. On lui
parle de la nécessité de régler ses désirs, des
jouissances délicates attachées à la seule vertu, et du
vrai bonheur qui l’accompagne.
Rentré dans sa demeure, on ne le voit point
courir aux registres de son négoce. Il ouvre le livre
des saintes Écritures ; il y trouve des peintures
sublimes ou touchantes, de la grandeur et de la
bonté du Créateur, de la magnificence infinie des
œuvres de Dieu, de la haute destinée réservée aux
hommes, de leurs devoirs et de leurs droits à
l’immortalité.
C’est ainsi que, de temps en temps, l’Américain
se dérobe en quelque sorte à lui-même, et que,
s’arrachant pour un moment aux petites passions
qui agitent sa vie et aux intérêts passagers qui la
remplissent, il pénètre tout à coup dans un
monde idéal où tout est grand, pur, éternel.
J’ai recherché dans un autre endroit de cet
ouvrage, les causes auxquelles il fallait attribuer le
maintien des institutions politiques des
Américains, et la religion m’a paru l’une des principales.
Aujourd’hui que je m’occupe des individus,
je la retrouve et j’aperçois qu’elle n’est pas moins
utile à chaque citoyen qu’à tout l’État.
Les Américains montrent, par leur pratique,
qu’ils sentent toute la nécessité de moraliser la<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Library Guy" />{{nr|310|INFLUENCE DE LA DÉMOCRATIE}}</noinclude>opération d’industrie, de commerce ou à quelques
devoirs publics. Il s’estimerait mal famé s’il
n’employait sa vie qu’à vivre. C’est pour se
soustraire à cette obligation du travail que tant de
riches Américains viennent en Europe : là, ils trouvent
des débris de sociétés aristocratiques parmi
lesquelles l’oisiveté est encore honorée.
L’égalité ne réhabilite pas seulement l’idée du
travail, elle relève l’idée du travail procurant un
lucre.
Dans les aristocraties, ce n’est pas précisément
le travail qu’on méprise, c’est le travail en vue
d’un profit. Le travail est glorieux quand c’est
l’ambition ou la seule vertu qui le fait
entreprendre. Sous l’aristocratie cependant, il arrive
sans cesse que celui qui travaille pour l’honneur
n’est pas insensible à l’appât du gain. Mais ces
deux désirs ne se rencontrent qu’au plus profond de
son âme. Il a bien soin de dérober à tous les
regards la place où ils s’unissent. Il se la cache
volontiers à lui-même. Dans les pays aristocratiques,
il n’y a guère de fonctionnaires publics qui ne
prétendent servir sans intérêt l’État. Leur salaire est
un détail auquel quelquefois ils pensent peu, et
auquel ils affectent toujours de ne point penser.
Ainsi, l’idée du gain reste distincte de celle du
travail. Elles ont beau être jointes au fait, la
pensée les sépare.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Vcelier" /></noinclude><nowiki />
{{c|CHAPITRE V.|fs=180%}}
{{c|'''DU GOUVERNEMENT DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE.'''|fs=90%}}
{{il}}
Je sais que je marche ici sur un terrain brûlant. Chacun
des mots de ce chapitre doit froisser en quelques
points les différents partis qui divisent mon pays. Je
n’en dirai pas moins toute ma pensée.
En Europe, nous avons peine à juger le véritable
caractère et les instincts permanents de la démocratie,
parce qu’en Europe il y a lutte entre deux principes
contraires et qu’on ne sait pas précisément quelle
part il faut attribuer aux principes eux-mêmes, ou aux
passions que le combat a fait naître.
Il n’en est pas de même en Amérique. Là, le peuple
domine sans obstacles ; il n’a pas de périls à craindre
ni d’injures à venger.
En Amérique, la démocratie est donc livrée à ses
propres pentes. Ses allures sont naturelles et tous ses
mouvements sont libres. C’est là qu’il faut la juger.
Et pour qui cette étude serait-elle intéressante et
profitable, si ce n’était pour nous, qu’un mouvement
irrésistible entraîne chaque jour, et qui marchons en
aveugles, peut-être vers le despotisme, peut-être vers
la république, mais à coup sûr vers un état social
démocratique ?<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Vcelier" />{{nr|62|DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE.}}</noinclude>point, ou ce qui est écrit s’envole au moindre vent,
comme les feuilles de la Sibylle, et disparaît sans
retour.
Les seuls monuments historiques des États-Unis
sont les journaux. Si un numéro vient à manquer,
la chaîne des temps est comme brisée : le présent et
le passé ne se rejoignent plus. Je ne doute point que
dans cinquante ans il ne soit plus difficile de réunir
des documents authentiques sur les détails de l’existence
sociale des Américains de nos jours, que sur
l’administration des Français au Moyen Age ; et si
une invasion de Barbares venait à surprendre les
États-Unis, il faudrait, pour savoir quelque chose du
peuple qui les habite, recourir à l’histoire des autres
nations.
L’instabilité administrative a commencé par pénétrer
dans les habitudes ; je pourrais presque dire
qu’aujourd’hui chacun a fini par en contracter le
goût. Nul ne s’inquiète de ce qu’on a fait avant lui.
On n’adopte point de méthode ; on ne compose point
de collection ; on ne réunit pas de documents, lors
même qu’il serait aisé de le faire. Quand par hasard
on les possède, on n’y tient guère. J’ai dans mes
papiers des pièces originales qui m’ont été données
dans des administrations publiques pour répondre à
quelques-unes de mes questions. En Amérique, la
société semble vivre au jour le jour, comme une
armée en campagne. Cependant, l’art d’administrer
est à coup sûr une science ; et toutes les sciences,
pour faire des progrès, ont besoin de lier ensemble
les découvertes des différentes générations, à mesure
qu’elles se succèdent. Un homme, dans le court {{tiret|es|pace}}<noinclude></noinclude>
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Page:Alexis de Tocqueville - De la démocratie en Amérique, Pagnerre, 1848, tome 2.djvu/142
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Vcelier" />{{nr||DE L’OMNIPOTENCE DE LA MAJORITÉ.|139}}</noinclude>À l’opinion publique ? c’est elle qui forme la majorité ;
au corps législatif ? il représente la majorité et lui obéit
aveuglément ; au pouvoir exécutif ? il est nommé par la
majorité et lui sert d’instrument passif ; à la force
publique ? la force publique n’est autre chose que la
majorité sous les armes ; au jury ? le jury, c’est la majorité
revêtue du droit de prononcer des arrêts : les juges
eux-mêmes, dans certains États, sont élus par la
majorité. Quelque inique ou déraisonnable que soit la
mesure qui vous frappe, il faut donc vous y soumettre<ref name=p139>
On vit à Baltimore, lors de la guerre de 1812, un exemple frappant
des excès que peut amener le despotisme de la majorité. À cette
époque la guerre était très populaire à Baltimore. Un journal qui s’y
montrait fort opposé excita par cette conduite l’indignation des
habitants. Le peuple s’assembla, brisa les presses, et attaqua les maisons des
journalistes. On voulut réunir la milice, mais elle ne répondit point à
l’appel. Afin de sauver les malheureux que menaçait la fureur publique,
on prit le parti de les conduire en prison, comme des criminels. Cette
précaution fut inutile : pendant la nuit, le peuple s’assembla de
nouveau ; les magistrats ayant échoué pour réunir la milice, la prison
fut forcée, un des journalistes fut tué sur la place, les autres restèrent
pour morts : les coupables déférés au jury furent acquittés.
<p>
Je disais un jour à un habitant de la Pensylvanie : — Expliquez-moi,
je vous prie, comment, dans un État fondé par des quakers, et
renommé pour sa tolérance, les nègres affranchis ne sont pas admis à
exercer les droits de citoyens. Ils payent l’impôt, n’est-il pas juste qu’ils
votent ? — Ne nous faites pas cette injure, me répondit-il, de croire que
nos législateurs aient commis un acte aussi grossier d’injustice
et d’intolérance. — Ainsi, chez vous, les Noirs ont le droit de voter ? — Sans
aucun doute. — Alors, d’où vient qu’au {{sic2|collége}} électoral ce matin je
n’en ai pas aperçu un seul dans l’assemblée ? — Ceci n’est pas la faute
de la loi, me dit l’Américain ; les nègres ont, il est vrai, le droit de se
présenter aux élections, mais ils s’abstiennent volontairement d’y paraître.
— Voilà bien de la modestie de leur part. — Oh ! ce n’est pas qu’ils
refusent d’y aller, mais ils craignent qu’on ne les y maltraite. Chez
nous, il arrive quelquefois que la loi manque de force, quand la majorité
ne l’appuie point. Or, la majorité est imbue des plus grands préjugés
contre les nègres, et les magistrats ne se sentent pas la force de garantir </ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
71tic5qxbueajinlffbebhm97qwekqw
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Vcelier" />{{nr||CE QUI TEMPÈRE LA TYRANNIE, ETC.|173}}</noinclude><nowiki />
En Angleterre, le jury se recrute dans la portion
aristocratique de la nation. L’aristocratie fait les lois,
applique les lois et juge les infractions aux lois ([[De la démocratie en Amérique/Édition 1848/Tome 2/Deuxième partie/Notes#B|''B'']]).
Tout est d’accord : aussi l’Angleterre forme-t-elle à
vrai dire une république aristocratique. Aux États-Unis,
le même système est appliqué au peuple entier.
Chaque citoyen américain est électeur, éligible et
juré ([[De la démocratie en Amérique/Édition 1848/Tome 2/Deuxième partie/Notes#C|''C'']]). Le système du jury, tel qu’on l’entend en
Amérique, me paraît une conséquence aussi directe
et aussi extrême du dogme de la souveraineté du
peuple que le vote universel. Ce sont deux moyens
également puissants de faire régner la majorité.
Tous les souverains qui ont voulu puiser en
eux-mêmes les sources de leur puissance, et diriger la
société au lieu de se laisser diriger par elle, ont
détruit l’institution du jury ou l’ont énervée. Les Tudors
envoyaient en prison les jurés qui ne voulaient pas
condamner, et Napoléon les faisait choisir par ses
agents.
Quelque évidentes que soient la plupart des vérités
qui précèdent, elles ne frappent point tous les esprits,
et souvent, parmi nous, on ne semble encore se faire
qu’une idée confuse de l’institution du jury. {{Corr|Veut on|Veut-on}}
savoir de quels éléments doit se composer la liste des
jurés, on se borne à discuter quelles sont les
lumières et la capacité de ceux qu’on appelle à en faire
partie, comme s’il ne s’agissait que d’une institution
judiciaire. En vérité, il me semble que c’est là se
préoccuper de la moindre portion du sujet ; le jury est
avant tout une institution politique ; on doit le {{tiret|con|sidérer}}
<ref follow=p172>
peuple fût-il résolu à condamner, la composition du jury et son
irresponsabilité offriraient encore des chances favorables à l’innocence.
</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
dlhxyxv8s9yl8m6l56vr5ya8vb91qbr
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Vcelier" />{{nr|214|DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE.}}</noinclude>pouvoir, et mettre une sorte d’orgueil de profession
à y rester étrangers.
Je les entendis frapper d’anathème l’ambition et la
mauvaise foi, quelles que fussent les opinions
politiques dont elles prennent soin de se couvrir. Mais
j’appris, en les écoutant, que les hommes ne peuvent
être condamnables aux yeux de Dieu à cause de ces
mêmes opinions, lorsqu’elles sont sincères, et qu’il
n’y a pas plus de péché à errer en matière de
gouvernement, qu’à se tromper sur la manière dont il faut
bâtir sa demeure ou tracer son sillon.
Je les vis se séparer avec soin de tous les partis,
et en fuir le contact avec toute l’ardeur de l’intérêt
personnel.
Ces faits achevèrent de me prouver qu’on m’avait
dit vrai. Alors je voulus remonter des faits aux causes :
je me demandai comment il pouvait arriver qu’en
diminuant la force apparente d’une religion, on vint à
augmenter sa puissance réelle, et je crus qu’il n’était
pas impossible de le découvrir.
Jamais le court espace de soixante années ne
renfermera toute l’imagination de l’homme ; les joies
incomplètes de ce monde ne suffiront jamais à son cœur.
Seul entre tous les êtres, l’homme montre un dégoût
naturel pour l’existence et un désir immense d’exister :
il méprise la vie et craint le néant. Ces différents
instincts poussent sans cesse son âme vers la
contemplation d’un autre monde, et c’est la religion qui l’y
conduit. La religion n’est donc qu’une forme
particulière de l’espérance, et elle est aussi naturelle au
cœur humain que l’espérance elle-même. C’est par
une espèce d’aberration de l’intelligence, et à l’aide<noinclude></noinclude>
4mq1igwxqhb7tppej9e9jaoffn4z88m
Page:Alexis de Tocqueville - De la démocratie en Amérique, Pagnerre, 1848, tome 2.djvu/224
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Vcelier" />{{nr||CAUSES QUI MAINTIENNENT LA DÉMOCRATIE.|221}}</noinclude>conduit sans peine au pied des autels et livre son cœur
aux préceptes et aux consolations de la foi.
Pourquoi ce tableau ne nous est-il pas
applicable ?
J’aperçois parmi nous des hommes qui ont cessé
de croire au christianisme sans s’attacher à aucune
religion.
J’en vois d’autres qui sont arrêtés dans le doute, et
feignent déjà de ne plus croire.
Plus loin, je rencontre des chrétiens qui croient
encore et n’osent le dire.
Au milieu de ces tièdes amis et de ces ardents
adversaires, je découvre enfin un petit nombre de fidèles
prêts à braver tous les obstacles et à mépriser tous
les dangers pour leurs croyances. Ceux-là ont fait
violence à la faiblesse humaine pour s’élever au-dessus
de la commune opinion. Entraînés par cet effort
même, ils ne savent plus précisément où ils doivent
s’arrêter. Comme ils ont vu que, dans leur patrie,
le premier usage que l’homme a fait de l’indépendance
a été d’attaquer la religion, ils redoutent leurs
contemporains et s’écartent avec terreur de la liberté
que ceux-ci poursuivent. L’incrédulité leur paraissant
une chose nouvelle, ils enveloppent dans une
même haine tout ce qui est nouveau. Ils sont donc en
guerre avec leur siècle et leur pays, et dans chacune
des opinions qu’on y professe ils voient une ennemie
nécessaire de la foi.
Tel ne devrait pas être de nos jours l’état naturel des
hommes en matière de religion.
Il se rencontre donc parmi nous une cause accidentelle
et particulière qui empêche l’esprit humain de<noinclude></noinclude>
apcc6420dhet0sobnzrs2g3hvbjqxv9
Page:Alexis de Tocqueville - De la démocratie en Amérique, Pagnerre, 1848, tome 2.djvu/258
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Vcelier" />{{nr||ÉTAT ACTUEL ET AVENIR DES TROIS RACES.|255}}</noinclude>{{tiret2|rem|plie}} de la prétendue noblesse de son origine. Il vit et
meurt au milieu de ces rêves de son orgueil. Loin de
vouloir plier ses mœurs aux nôtres, il s’attache à la
barbarie comme à un signe distinctif de sa race, et il
repousse la civilisation moins encore peut-être en
haine d’elle que dans la crainte de ressembler aux
Européens<ref>
L’indigène de l’Amérique du Nord conserve ses opinions et
jusqu’au moindre détail de ses habitudes avec une inflexibilité qui n’a
point d’exemple dans l’histoire. Depuis plus de deux cents ans que les
tribus errantes de l’Amérique du Nord ont des rapports journaliers avec
la race blanche, ils ne lui ont emprunté pour ainsi dire ni une idée ni
un usage. Les hommes d’Europe ont cependant exercé une très grande
influence sur les sauvages. Ils ont rendu le caractère indien plus
désordonné, mais ils ne l’ont pas rendu plus européen.
<p>
Me trouvant dans l’été de 1831 derrière le lac Michigan, dans un
lieu nommé Green-Bay, qui sert d’extrême frontière aux États-Unis du
côté des Indiens du Nord-Ouest, je fis connaissance avec un officier
américain, le major H., qui, un jour, après m’avoir beaucoup parlé de
l’inflexibilité du caractère indien, me raconta le fait suivant : « J’ai
connu autrefois, me dit-il, un jeune Indien qui avait été élevé dans un
collège de la Nouvelle-Angleterre. Il y avait obtenu de grands succès,
et y avait pris tout l’aspect extérieur d’un homme civilisé. Lorsque la
guerre éclata entre nous et les Anglais, en 1810, je revis ce jeune
homme ; il servait alors dans notre armée, à la tête des guerriers de
sa tribu. Les Américains n’avaient admis les Indiens dans leurs rangs
qu’à la condition qu’ils s’abstiendraient de l’horrible usage de scalper
les vaincus. Le soir de la bataille de ***, C… vint s’asseoir auprès du
feu de notre bivouac ; je lui demandai ce qui lui était arrivé dans la
journée ; il me le raconta, et s’animant par degrés aux souvenirs de ses
exploits, il finit par entrouvrir son habit en me disant : — Ne me
trahissez pas, mais voyez ! Je vis en effet, ajouta le major H., entre son
corps et sa chemise, la chevelure d’un Anglais encore toute dégouttante
de sang. »
</ref>.
À la perfection de nos arts, il ne veut opposer que
les ressources du désert ; à notre tactique, que son
courage indiscipliné ; à la profondeur de nos desseins,<noinclude>
<references/></noinclude>
ggrzmbeur8yrukok7qhd8omea0s4c9d
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Vcelier" />{{nr||ÉTAT ACTUEL ET AVENIR DES TROIS RACES.|275}}</noinclude>pénétrer dans la hiérarchie sociale des blancs, il ne
saurait y occuper que le dernier rang ; car il entre
ignorant et pauvre dans une société où règnent la
science et la richesse. Après avoir mené une vie
agitée, pleine de maux et de dangers, mais en même
temps remplie d’émotions et de grandeur<ref name=p275>
Il y a dans la vie aventureuse des peuples chasseurs je ne sais
quel attrait irrésistible qui saisit le cœur de l’homme et l’entraîne en
dépit de sa raison et de l’expérience. On peut se convaincre de cette
vérité en lisant les ''Mémoires de Tanner''.
<p>
Tanner est un Européen qui a été enlevé à l’âge de six ans par les
Indiens, et qui est resté trente ans dans les bois avec eux. Il est impossible
de rien voir de plus affreux que les misères qu’il décrit. Il nous
montre des tribus sans chefs, des familles sans nations, des hommes
isolés, débris mutilés de tribus puissantes, errant au hasard au milieu
des glaces et parmi les solitudes désolées du Canada. La faim et le froid
les poursuivent ; chaque jour la vie semble prête à leur échapper. Chez
eux les mœurs ont perdu leur empire, les traditions sont sans pouvoir.
Les hommes deviennent de plus en plus barbares. Tanner partage tous
ces maux ; il connaît son origine européenne ; il n’est point retenu de
force loin des blancs ; il vient au contraire chaque année trafiquer avec
eux, parcourt leurs demeures, voit leur aisance ; il sait que du jour où il
voudra rentrer au sein de la vie civilisée il pourra facilement y parvenir,
et il reste trente ans dans les déserts. Lorsqu’il retourne enfin au milieu
d’une société civilisée, il confesse que l’existence dont il a décrit les
misères a pour lui des charmes secrets qu’il ne saurait définir ; il y revient
sans cesse après l’avoir quittée; il ne s’arrache à tant de maux qu’avec
mille regrets ; et lorsqu’il est enfin fixé au milieu des blancs, plusieurs
de ses enfants refusent de venir partager avec lui sa tranquillité et son
aisance.
<p>
J’ai moi-même rencontré Tanner à l’entrée du lac Supérieur. Il m’a
paru ressembler bien plus encore à un sauvage qu’à un homme civilisé.
<p>
On ne trouve dans l’ouvrage de Tanner ni ordre ni goût ; mais l’auteur
y fait, à son insu même, une peinture vivante des préjugés, des passions,
des vices, et surtout des misères de ceux au milieu desquels il a vécu.
<p>
M. le vicomte Ernest de Blosseville, auteur d’un excellent ouvrage sur
les colonies pénales d’Angleterre, a traduit les ''Mémoires de Tanner''.
M. de Blosseville a joint à sa traduction des notes d’un grand intérêt,
qui permettront au lecteur de comparer les faits racontés par Tanner
</ref>, il lui<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Vcelier" />{{nr||ÉTAT ACTUEL ET AVENIR DES TROIS RACES.|307}}</noinclude><nowiki />
Du moment où un État du Nord défend la vente
des nègres, l’esclave ne pouvant plus sortir des
mains de celui qui le possède devient une
propriété incommode, et on a intérêt à le transporter
au Sud.
Le jour où un État du Nord déclare que le fils de
l’esclave naîtra libre, ce dernier perd une grande partie
de sa valeur vénale ; car sa postérité ne peut plus
entrer dans le marché, et on a encore un grand intérêt
à le transporter au Sud.
Ainsi la même loi empêche que les esclaves du Sud
ne viennent au Nord, et pousse ceux du Nord vers
le Sud.
Mais voici une autre cause plus puissante que toutes
celles dont je viens de parler.
À mesure que le nombre des esclaves diminue dans
un État, le besoin de travailleurs libres s’y fait
sentir. À mesure que les travailleurs libres s’emparent de
l’industriel, le travail de l’esclave étant moins productif,
celui-ci devient une propriété médiocre ou inutile,
et on a encore grand intérêt à l’exporter au Sud, où
la concurrence n’est pas à craindre.
L’abolition de l’esclavage ne fait donc pas arriver
l’esclave à la liberté ; elle le fait seulement changer de
maître : du septentrion, il passe au midi.
Quant aux nègres affranchis et à ceux qui naissent
après que l’esclavage a été aboli, ils ne quittent point
le Nord pour passer au Sud, mais ils se trouvent
vis-à-vis des Européens dans une position analogue à
celle des indigènes ; ils restent à moitié civilisés et
privés de droits au milieu d’une population qui leur
est infiniment supérieure en richesses et en lumières ;<noinclude></noinclude>
tm2ugm2ea0ykfo6qog3mb1wqzfczz29
Page:Alexis de Tocqueville - De la démocratie en Amérique, Pagnerre, 1848, tome 2.djvu/357
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Vcelier" />{{nr|354|DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE.}}</noinclude>d’elle ; et, consentant à y rester, il ne tarde pas à
vouloir y être prépondérant.
La multiplication seule des membres de l’Union
tendrait déjà puissamment à briser le lien fédéral.
Tous les hommes placés dans le même point de vue
n’envisagent pas de la même manière les mêmes
objets. Il en est ainsi à plus forte raison quand le point
de vue est différent. À mesure donc que le nombre
des républiques américaines augmente, on voit diminuer
la chance de réunir l’assentiment de toutes sur
les mêmes lois.
Aujourd’hui les intérêts des différentes parties de
l’Union ne sont pas contraires entre eux ; mais qui
pourrait prévoir les changements divers qu’un avenir
prochain fera naître dans un pays où chaque jour crée
des villes et chaque lustre des nations ?
Depuis que les colonies anglaises sont fondées, le
nombre des habitants y double tous les vingt-deux ans
à peu près ; je n’aperçois pas de causes qui doivent d’ici
à un siècle arrêter ce mouvement progressif de la
population anglo-américaine. Avant que cent ans se soient
écoulés, je pense que le territoire occupé ou réclamé
par les États-Unis sera couvert par plus de cent
millions d’habitants et divisé en quarante États<ref name=p354>
Si la population continue à doubler en vingt-deux ans, pendant
un siècle encore, comme elle a fait depuis deux cents ans, en 1852 on
comptera dans les États-Unis vingt-quatre millions d’habitants,
quarante-huit en 1874, et quatre-vingt-seize en 1896. Il en serait ainsi quand
même on rencontrerait sur le versant orientai des montagnes Rocheuses
des terrains qui se refuseraient à la culture. Les terres déjà occupées
peuvent très facilement contenir ce nombre d’habitants. Cent millions
d’hommes répandus sur le sol occupé en ce moment par les vingt-quatre
États et les trois territoires dont se compose l’Union ne donneraient
</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Vcelier" />{{nr|354|DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE.}}</noinclude>d’elle ; et, consentant à y rester, il ne tarde pas à
vouloir y être prépondérant.
La multiplication seule des membres de l’Union
tendrait déjà puissamment à briser le lien fédéral.
Tous les hommes placés dans le même point de vue
n’envisagent pas de la même manière les mêmes
objets. Il en est ainsi à plus forte raison quand le point
de vue est différent. À mesure donc que le nombre
des républiques américaines augmente, on voit diminuer
la chance de réunir l’assentiment de toutes sur
les mêmes lois.
Aujourd’hui les intérêts des différentes parties de
l’Union ne sont pas contraires entre eux ; mais qui
pourrait prévoir les changements divers qu’un avenir
prochain fera naître dans un pays où chaque jour crée
des villes et chaque lustre des nations ?
Depuis que les colonies anglaises sont fondées, le
nombre des habitants y double tous les vingt-deux ans
à peu près ; je n’aperçois pas de causes qui doivent d’ici
à un siècle arrêter ce mouvement progressif de la
population anglo-américaine. Avant que cent ans se soient
écoulés, je pense que le territoire occupé ou réclamé
par les États-Unis sera couvert par plus de cent
millions d’habitants et divisé en quarante États<ref name=p354>
Si la population continue à doubler en vingt-deux ans, pendant
un siècle encore, comme elle a fait depuis deux cents ans, en 1852 on
comptera dans les États-Unis vingt-quatre millions d’habitants,
quarante-huit en 1874, et quatre-vingt-seize en 1896. Il en serait ainsi quand
même on rencontrerait sur le versant oriental des montagnes Rocheuses
des terrains qui se refuseraient à la culture. Les terres déjà occupées
peuvent très facilement contenir ce nombre d’habitants. Cent millions
d’hommes répandus sur le sol occupé en ce moment par les vingt-quatre
États et les trois territoires dont se compose l’Union ne donneraient
</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Vcelier" />{{nr|382|DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE.}}</noinclude>fédéral est fort ; il passera énervé à son successeur.
Ou je me trompe étrangement, ou le gouvernement
fédéral des États-Unis tend chaque jour à s’affaiblir ;
il se retire successivement des affaires, il resserre de
plus en plus le cercle de son action. Naturellement
faible, il abandonne même les apparences de la force.
D’une autre part, j’ai cru voir qu’aux États-Unis le
sentiment de l’indépendance devenait de plus en plus
vif dans les États, l’amour du gouvernement
provincial de plus en plus prononcé.
On veut l’Union ; mais réduite à une ombre : on la
veut forte en certains cas et faible dans tous les autres ;
on prétend qu’en temps de guerre elle puisse réunir
dans ses mains les forces nationales et toutes les
ressources du pays, et qu’en temps de paix elle n’existe
pour ainsi dire point ; comme si cette alternative de
débilité et de vigueur était dans la nature.
Je ne vois rien qui puisse, quant à présent, arrêter
ce mouvement général des esprits ; les causes qui l’ont
fait naître ne cessent point d’opérer dans le même
sens. Il se continuera donc, et l’on peut prédire que,
s’il ne survient pas quelque circonstance extraordinaire,
le gouvernement de l’Union ira chaque jour
s’affaiblissant.
Je crois cependant que nous sommes encore loin
du temps où le pouvoir fédéral, incapable de protéger
sa propre existence et de donner la paix au pays,
s’éteindra en quelque sorte de lui-même. L’Union est
dans les mœurs, on la désire ; ses résultats sont
évidents, ses bienfaits visibles. Quand on s’apercevra
que la faiblesse du gouvernement fédéral compromet
l’existence de l’Union, je ne doute point qu’on<noinclude></noinclude>
8qcvmhelmfsiur1hmuhmmkv6skoknsl
Page:Alexis de Tocqueville - De la démocratie en Amérique, Pagnerre, 1848, tome 2.djvu/408
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Library Guy" />{{nr||ÉTAT ACTUEL ET AVENIR DES TROIS RACES.|405}}</noinclude><section begin="s1"/>principaux traits de leur destinée. Quand je vois de quel esprit les Anglo-Américains mènent le commerce, les facilités qu’ils trouvent à le faire, les succès qu’ils y obtiennent, je ne puis m’empêcher de croire qu’ils deviendront un jour la première puissance maritime du globe. Ils sont poussés à s’emparer des mers, comme les Romains à conquérir le monde.
{{c|[[File:Rule Segment - Tear Left - 40px.svg]][[File:Rule Segment - Circle - 6px.svg]][[File:Rule Segment - Tear Right - 40px.svg]]}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki />
{{t3|{{espacé|0.1em|CONCLUSION.}}}}
Voici que j’approche du terme. Jusqu’à présent, en
parlant de la destinée future des États-Unis, je me suis
efforcé de diviser mon sujet en diverses parties, afin
d’étudier avec plus de soin chacune d’elles.
Je voudrais maintenant les réunir toutes dans un
seul point de vue. Ce que je dirai sera moins détaillé,
mais plus sûr. J’apercevrai moins distinctement chaque
objet ; j’embrasserai avec plus de certitude les faits
généraux. Je serai comme le voyageur qui, en sortant
des murs d’une vaste cité, gravit la colline prochaine.
À mesure qu’il s’éloigne, les hommes qu’il vient de
quitter disparaissent à ses yeux ; leurs demeures se
confondent ; il ne voit plus les places publiques ; il
discerne avec peine la trace des rues ; mais son œil
suit plus aisément les contours de la ville, et pour la
première fois, il en saisit la forme. Il me semble que
je découvre de même devant moi l’avenir entier de la
race anglaise dans le Nouveau-Monde. Les détails
de cet immense tableau sont restés dans l’ombre ; mais
mon regard en comprend l’ensemble, et je conçois
une idée claire du tout.<section end="s2"/><noinclude></noinclude>
foxl3cqztu17738fxe5k9hxayxdgzg2
Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., En voyage, tome II.djvu/310
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Seudo
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/* Validée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>carton pleines de chausse-trapes et de pièges à loups. Il y avait le calife
Haroun et l’eunuque Giafar. Nous étions dans l’admiration.
Le lendemain, le soir venu, nous tourmentâmes encore notre mère qui
nous obéit encore. Nous voici au spectacle dans notre loge à rosaces. —
Que va-t-on donner ? Nous étions dans l’anxiété. La toile se lève. Giafar
paraît. On donnait ''les Ruines de Babylone''. Cela ne nous fâcha point. Nous
étions satisfaits de revoir ce bel ouvrage, qui nous amusa très fort encore
cette fois.
Le surlendemain, ma mère fut excellente, comme toujours, et nous retournâmes au théâtre. On donnait ''les Ruines de Babylone''. Nous vîmes la pièce
avec plaisir, cependant nous aurions préféré quelque autre ruine.
Le quatrième jour, à coup sûr le spectacle devait être changé ; nous
y allâmes ; ma mère nous laissait faire et nous accompagnait en souriant.
On donnait ''les Ruines de Babylone''. Cette fois nous dormîmes.
Le cinquième jour, nous envoyâmes dès le matin Bertrand, le valet de
chambre de ma mère, voir l’affiche. On donnait ''les Ruines de Babylone''. Nous
priâmes ma mère de ne point nous y mener. Le sixième jour, on donnait
encore ''les Ruines de Babylone''. Cela dura ainsi tout le mois. Un beau jour
l’affiche changea. Ce jour-là, nous partions.
C’est ce souvenir-là qui m’a fait parler quelque part de ''ce hasard taquin qui joue avec l’enfant''.
Du reste, aux ''Ruines de Babylone'' près, je me rappelle avec bonheur ce
mois passé à Bayonne.
Il y avait au bord de l’eau, sous des arbres, une belle promenade où
nous allions tous les soirs. Nous faisions en passant la moue au théâtre où
nous ne mettions plus les pieds et qui nous inspirait une sorte d’ennui mêlé
d’horreur. Nous nous asseyions sur un banc, nous regardions les navires,
et nous écoutions notre mère nous parler, noble et sainte femme qui n’est
plus aujourd’hui qu’une figure dans ma mémoire, mais qui rayonnera jusqu’à mon dernier jour dans mon âme et sur ma vie.
La maison que nous habitions était riante. Je me rappelle ma fenêtre
où pendaient de belles grappes de maïs mûr. Pendant tout ce long mois,
nous n’eûmes pas un moment d’ennui ; j’excepte toujours ''les Ruines de Babylone''.
Un jour nous allâmes voir un vaisseau de ligne mouillé à l’embouchure
de l’Adour. Une escadre anglaise lui avait donné la chasse ; après un combat de quelques heures il s’était réfugié là, et les anglais le tenaient bloqué.
J’ai encore présent, comme s’il était sous mes yeux, cet admirable navire
qu’on voyait à un quart de lieue de la côte, éclairé d’un beau rayon de<noinclude>
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XIII.djvu/703
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{numérotation|TABLE DES MATIÈRES.||693}}</noinclude>
<section begin="livre10"/>
{|class="_tdm"
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre X#CHAPITRE XXII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXII]]. Où est la source du pouvoir des saints contre les démons et de la vraie purification du cœur.
|{{plinoal|211|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre X#CHAPITRE XXIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXIII]]. Des principes de la purification de l’âme, selon les PIatoniciens.
|{{plinoal|212|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre X#CHAPITRE XXIV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXIV]]. Du principe unique et véritable qui seul purifie et renouvelle la nature humaine.
|{{plinoal|212|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre X#CHAPITRE XXV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXV]]. Tous les saints qui ont vécu sous la loi écrite et dans les temps antérieurs ont été justifiés par la foi en Jésus-Christ.
|{{plinoal|213|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre X#CHAPITRE XXVI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXVI]]. Des contradictions de Porphyre flottant incertain entre la confession du vrai Dieu et le culte des démons.
|{{plinoal|214|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre X#CHAPITRE XXVII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXVII]]. Porphyre s’engage dans l’erreur plus avant qu’Apulée et tombe dans l’impiété.
|{{plinoal|215|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre X#CHAPITRE XXVIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXVIII]]. Quels conseils ont aveuglé Porphyre et l’ont empêché de connaître la vraie sagesse, qui est Jésus-Christ.
|{{plinoal|216|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre X#CHAPITRE XXIX.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXIX]]. De l’incarnation de Notre-Seigneur Jésus-Christ repoussée par l’orgueil impie des Platoniciens.
|{{plinoal|217|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre X#CHAPITRE XXX.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXX]]. Sur combien de points Porphyre a réfuté et corrigé la doctrine de Platon.
|{{plinoal|219|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre X#CHAPITRE XXXI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXXI]]. Contre les Platoniciens qui font l’âme coéternelle à Dieu.
|{{plinoal|220|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre X#CHAPITRE XXXII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXXII]]. La voie universelle de la délivrance de l’âme nous est ouverte par la seule grâce du Christ.
|{{plinoal|221|10}}
|}
<section end="livre10"/>
<section begin="livre11"/>{{c|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI|LIVRE ONZIÈME]].|lh=3}}
{|class="_tdm"
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE I.|{{sc| Chapitre premier}}]]. Objet de cette partie de notre ouvrage où nous commençons d’exposer l’origine et la fin des deux Cités.
|{{plinoal|224|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE II.|<span style="margin :0 .8em">—</span> II]]. Personne ne peut arriver à la connaissance de Dieu que par Jésus-Christ homme, médiateur entre Dieu et les hommes.
|{{plinoal|224|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE III.|<span style="margin :0 .8em">—</span> III]]. De l’autorité de l’Écriture canonique, ouvrage de l’esprit divin.
|{{plinoal|225|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE IV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> IV]]. Le monde n’a pas été créé de toute éternité, sans qu’on puisse dire qu’en le créant, Dieu ait fait succéder une volonté nouvelle à une autre volonté antérieure.
|{{plinoal|225|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE V.|<span style="margin :0 .8em">—</span> V]]. Il ne faut pas plus se figurer des temps infinis avant le monde que les lieux infinis au-delà du monde.
|{{plinoal|226|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE VI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> VI]]. Le monde et le temps ont été créés ensemble.
|{{plinoal|227|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE VII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> VII]]. De la nature de ces premiers jours qui ont eu un soir et un matin avant la création du soleil.
|{{plinoal|226|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE VIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> VIII]]. Ce qu’il faut entendre par le repos de Dieu après l’œuvre des six jours.
|{{plinoal|228|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE IX.|<span style="margin :0 .8em">—</span> IX]]. Ce que l’on doit penser de la création des anges, d’après le témoignage de l’Écriture sainte.
|{{plinoal|229|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE X.|<span style="margin :0 .8em">—</span> X]]. De l’immuable et indivisible Trinité, où le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne font qu’un seul Dieu, en qui la qualité et la substance s’identifient.
|{{plinoal|230|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XI]]. Si les anges prévaricateurs ont participé à la béatitude dont les anges fidèles ont joui sans interruption depuis qu’ils ont été créés ?
|{{plinoal|231|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XII]]. Comparaison de la félicité des justes sur la terre et de celle de nos premiers parents avant le péché.
|{{plinoal|232|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XIII]]. Tous les anges ont été créés dans un même état de félicité, de telle sorte que ceux qui devaient déchoir ignoraient leur chute future, et que les bons n’ont eu la prescience de leur persévérance qu’après la chute des mauvais.
|{{plinoal|232|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XIV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XIV]]. Explication de cette parole de l’Évangile : « Le diable n’est point demeuré dans la vérité, parce que la vérité n’est point en lui ».
|{{plinoal|233|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XV]]. Comment il faut entendre cette parole : « Le « diable pèche dès le commencement ».
|{{plinoal|233|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XVI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XVI]]. Des degrés et des différences qui sont entre les créatures, selon qu’on envisage leur utilité relative ou l’ordre absolu de la raison.
|{{plinoal|234|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XVII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XVII]]. La malice n’est pas dans la nature, mais contre la nature, et elle a pour principe, non le Créateur, mais la volonté.
|{{plinoal|234|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XVIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XVIII]]. De la beauté de l’univers qui, par l’art de la Providence, tire une splendeur nouvelle de l’opposition des contraires.
|{{plinoal|234|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XIX.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XIX]]. Ce qu’il faut entendre par ces paroles de l’Écriture : « Dieu sépara la lumière des ténèbres ».
|{{plinoal|235|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XX.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XX]]. Explication de ce passage : « Et Dieu vit que la lumière était bonne ».
|{{plinoal|235|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XXI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXI]]. De la science éternelle et immuable de Dieu et de sa volonté, par qui toutes ses œuvres lui ont toujours plu, avant d’être créées, telles qu’il les a créées en effet.
|{{plinoal|236|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XXII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXII]]. De ceux qui trouvent plusieurs choses à reprendre dans cet univers, ouvrage excellent d’un excellent créateur, et qui croient à l’existence d’une mauvaise nature.
|{{plinoal|237|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XXIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXIII]]. De l’erreur reprochée à la doctrine d’Origène.
|{{plinoal|238|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XXIV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXIV]]. De la Trinité divine, qui a répandu en toutes ses œuvres des traces de sa présence.
|{{plinoal|238|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XXV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXV]]. De la division de la philosophie en trois parties.
|{{plinoal|239|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XXVI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXVI]]. L’image de la Trinité est en quelque sorte empreinte dans l’homme, avant même qu’il ne soit devenu bienheureux.
|{{plinoal|240|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XXVII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXVII]]. De l’être et de la science, et de l’amour de l’un et de l’autre.
|{{plinoal|241|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XXVIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXVIII]]. Si nous devons aimer l’amour même par lequel nous aimons notre être et notre connaissance, pour mieux ressembler à la Trinité.
|{{plinoal|241|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XXIX.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXIX]]. De la science des anges qui ont connu la Trinité dans l’essence même de Dieu et les causes des œuvres divines dans l’art du divin ouvrier.
|{{plinoal|242|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XXX.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXX]]. De la perfection du nombre senaire, qui, le premier de tous les nombres, se compose de ses parties.
|{{plinoal|243|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XXXI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXXI]]. Du septième jour, qui est celui où Dieu se repose après l’accomplissement de ses ouvrages.
|{{plinoal|243|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XXXII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXXII]]. De ceux qui croient que la création des anges a précédé celle du monde.
|{{plinoal|244|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XXXIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXXIII]]. On peut entendre par la lumière et les ténèbres les deux sociétés contraires des bons et des mauvais anges.
|{{plinoal|245|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XI#CHAPITRE XXXIV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXXIV]]. De ceux qui croient que par les eaux que sépara le firmament il faut entendre les anges, et de quelques autres qui pensent que les eaux n’ont point été créées.
|{{plinoal|246|10}}
|}
<section end="livre11"/>
<section begin="livre12"/>{{c|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII|LIVRE DOUZIÈME]].|lh=3}}
{|class="_tdm"
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE I.|{{sc|Chapitre premier}}]]. La nature des anges, bons et mauvais, est une.
|{{plinoal|247|10}}
|}<section end="livre12"/><noinclude>
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|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE II.|{{sc|Chap}}. II]]. Aucune essence n’est contraire à Dieu, tout ce qui n’est pas différant absolument de celui qui est souverainement et toujours.
|{{plinoal|248|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE III.|<span style="margin :0 .8em">—</span> III]]. Les ennemis de Dieu ne le sont point par leur nature, mais par leur volonté.
|{{plinoal|248|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE IV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> IV]]. Les natures privées de raison et de vie, considérées dans leur genre et à leur place, n’allèrent point la beauté de l’univers.
|{{plinoal|249|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE V.|<span style="margin :0 .8em">—</span> V]]. Toute nature de toute espèce et de tout mode honore le Créateur.
|{{plinoal|250|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE VI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> VI]]. De la cause de la félicité des bons anges et de la misère des mauvais.
|{{plinoal|250|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE VII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> VII]]. Il ne faut point chercher de cause efficiente de la mauvaise volonté.
|{{plinoal|251|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE VIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> VIII]]. De l’amour déréglé par lequel la volonté se détache du bien immuable pour un bien muable.
|{{plinoal|252|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE IX.|<span style="margin :0 .8em">—</span> IX]]. Si Dieu est l’auteur de la bonne volonté des anges aussi bien que de leur nature.
|{{plinoal|252|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE X.|<span style="margin :0 .8em">—</span> X]]. De la fausseté de l’histoire qui compte dans le passé plusieurs milliers d’années.
|{{plinoal|253|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XI]]. De ceux qui, sans admettre l’éternité du monde actuel, supposent, soit des mondes innombrables, soit un seul monde qui meurt et renaît au bout d’une certaine révolution de siècles.
|{{plinoal|254|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XII]]. Ce qu’il faut répondre à ceux qui demandent pourquoi l’homme n’a pas été créé plus tôt.
|{{plinoal|254|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XIII]]. De la révolution régulière des siècles qui, suivant quelques philosophes, remet toutes choses dans le même ordre et le même état.
|{{plinoal|255|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XIV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XIV]]. De la création du genre humain, laquelle a été opérée dans le temps, sans qu’il y ait eu en Dieu une décision nouvelle, ni un changement de volonté.
|{{plinoal|256|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XV]]. S’il faut croire que Dieu ayant toujours été souverain et seigneur comme il a toujours été Dieu, n’a jamais manqué de créatures pour adorer sa souveraineté, et en quel sens on peut dire que la créature a toujours été sans être coéternelle au Créateur.
|{{plinoal|256|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XVI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XVI]]. Comment on doit entendre que Dieu a promis à l’homme la vie éternelle avant les temps éternels.
|{{plinoal|258|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XVII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XVII]]. De ce que la foi nous ordonne de croire touchant la volonté immuable de Dieu, contre les philosophes qui veulent que Dieu recommence éternellement ses ouvrages et reproduise les mêmes êtres dans un cercle qui revient toujours.
|{{plinoal|258|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XVIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XVIII]]. Contre ceux qui disent que Dieu même ne saurait comprendre des choses infinies.
|{{plinoal|260|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XIX.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XIX]]. Sur les siècles des siècles.
|{{plinoal|260|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XX.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XX]]. De l’impiété de ceux qui prétendent que les âmes, après avoir participé à la vraie et suprême béatitude, retourneront sur terre dans un cercle éternel de misère et de félicité.
|{{plinoal|261|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XXI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXI]]. De la formation du premier homme et du genre humain renfermé en lui.
|{{plinoal|263|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XXII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXII]]. En même temps qu’il a prévu le péché du premier homme, Dieu a prévu aussi le grand nombre d’hommes pieux que sa grâce devait sauver.
|{{plinoal|263|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XXIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXIII]]. De la nature de l’âme humaine créée à l’image de Dieu.
|{{plinoal|263|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XXIV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXIV]]. Les anges ne sauraient créer la moindre chose.
|{{plinoal|264|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XXV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXV]]. Dieu seul est le créateur de toutes choses.
|{{plinoal|264|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XXVI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXVI]]. Sur cette opinion des Platoniciens, que Dieu, après avoir créé les anges, leur a donné le soin de faire le corps humain.
|{{plinoal|265|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XII#CHAPITRE XXVII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXVII]]. Toute la plénitude du genre humain était renfermée dans le premier homme, et Dieu y voyait d’avance toute la suite des élus et toute celle des réprouvés.
|{{plinoal|266|10}}
|}
<section end="livre12"/>
<section begin="livre13"/>{{c|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII|LIVRE TREIZIÈME]].|lh=3}}
{|class="_tdm"
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE I.|{{sc| Chapitre premier}}]]. De la chute du premier homme et de la mort qui en a été la suite.
|{{plinoal|267|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE II.|<span style="margin :0 .8em">—</span> II]]. De la mort de l’âme et de celle du corps.
|{{plinoal|267|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE III.|<span style="margin :0 .8em">—</span> III]]. Si la mort qui a suivi le péché des premiers hommes et s’est étendue à toute leur race est pour les justes eux-mêmes une peine du péché.
|{{plinoal|268|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE IV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> IV]]. Pourquoi ceux qui sont absous du péché par le baptême sont encore sujets à la mort, qui est la peine du péché.
|{{plinoal|268|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE V.|<span style="margin :0 .8em">—</span> V]]. Comme les méchants usent mal de la loi qui est bonne, ainsi les bons usent bien de la mort qui est mauvaise.
|{{plinoal|269|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE VI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> VI]]. Du mal de la mort qui rompt la société de l’âme et du corps.
|{{plinoal|269|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE VII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> VII]]. De la mort que souffrent pour Jésus-Christ ceux qui n’ont point reçu le baptême.
|{{plinoal|270|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE VIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> VIII]]. Les saints, en subissant la première mort pour la vérité, se sont affranchis de la seconde.
|{{plinoal|270|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE IX.|<span style="margin :0 .8em">—</span> IX]]. Quel est l’instant précis de la mort ou de l’extinction du sentiment de la vie, et s’il le faut fixer au moment où l’on meurt, ou à celui où on est mort.
|{{plinoal|271|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE X.|<span style="margin :0 .8em">—</span> X]]. La vie des mortels est plutôt une mort qu’une vie.
|{{plinoal|271|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE XI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XI]]. Si l’on peut dire qu’un homme est en même temps mort et vivant.
|{{plinoal|271|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE XII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XII]]. De quelle mort Dieu entendait parler, quand il menaça de la mort les premiers hommes, s’ils contrevenaient à son commandement.
|{{plinoal|273|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE XIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XIII]]. Quel fut le premier châtiment de la désobéissance de nos premiers parents.
|{{plinoal|273|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE XIV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XIV]]. L’homme créé innocent ne s’est perdu que par le mauvais usage de son libre arbitre.
|{{plinoal|273|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE XV.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XV]]. En devenant pécheur, Adam a plutôt abandonné Dieu que Dieu ne l’a abandonné, et cet abandon de Dieu a été la première mort de l’âme.
|{{plinoal|273|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE XVI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XVI]]. Contre les Platoniciens, qui ne veulent pas que la séparation du corps et de l’âme soit une peine du péché.
|{{plinoal|274|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE XVII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XVII]]. Contre ceux qui ne veulent pas que des corps terrestres puissent devenir incorruptibles et éternels.
|{{plinoal|275|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE XVIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XVIII]]. Des corps terrestres que les philosophes prétendent ne pouvoir convenir aux êtres célestes par cette raison que tout ce qui est terrestre est appelé vers la terre par la force naturelle de la pesanteur.
|{{plinoal|276|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE XIX.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XIX]]. Contre le système de ceux qui prétendent que les premiers hommes seraient morts quand même ils n’auraient point péché.
|{{plinoal|277|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE XX.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XX]]. Les corps des bienheureux ressuscités seront plus parfaits que n’étaient ceux des premiers hommes dans le paradis terrestre.
|{{plinoal|278|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE XXI.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXI]]. On peut donner un sens spirituel à ce que l’Écriture dit du paradis, pourvu que l’on conserve la vérité du récit historique.
|{{plinoal|278|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE XXII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXII]]. Les corps des saints seront spirituels après la résurrection, mais d’une telle façon pourtant que la chair ne sera pas convertie en esprit.
|{{plinoal|279|10}}
|-
|[[La Cité de Dieu (Augustin)/Livre XIII#CHAPITRE XXIII.|<span style="margin :0 .8em">—</span> XXIII]]. Ce qu’il faut entendre par le corps animal et par le corps spirituel, et ce que c’est que mourir en Adam et être vivifié en Jésus-Christ.
|{{plinoal|279|10}}
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Hektor
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/* Maurice Renard */
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{{bv}}[[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] ([[Discussion utilisateur:Zyephyrus|d]]) 9 décembre 2015 à 20:41 (UTC)
== Albert Robida ==
Bonjour {{ping|Kasskass}} Je me suis permis d’annuler ta dernière modification sur la page [[Auteur:Albert Robida|Albert Robida]] car la référence du fichier "DjVu" ne fonctionnait pas… Mais, si jamais ce n’était qu’une faute de frappe sur le nom d’un fichier existant de Commons, tu pourras peut-être refaire ta modification… cela dit, il existe actuellement deux livres Wikisource concernant les deux premiers tomes des "Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul", dont il faut garder le lien sur cette page "Auteur", je pense… --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 12 juillet 2026 à 18:53 (UTC)
:Bonjour [[user:Lorlam|Lorlam]]. En effet, j'ai fait une erreur sur le titre sur commons. J'ai demandé le renommage mais visiblement c'est plus long que sur WP. En réalité, aujourd'hui il n'y a que les deux premiers volumes (sur cinq) sur wikisource. J'ai téléchargé depuis Gallica un seul fichier comprenant les cinq volumes, c'est pourquoi dans la mesure où les deux volumes ne sont même pas corrigés, je me suis dit que ce serait plus rapide de directement les remplacer par le nouveau djvu comprenant les cinq volumes. Bon je verrais tout ça au mois d'août. Bonne continuation. [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 12 juillet 2026 à 20:10 (UTC)
::Re-bonjour {{ping|Kasskass}} S’il y a un seul fichier comprenant les cinq volumes, et avec la même qualité d’image que ceux-là, c’est peut-être une bonne idée de les remplacer… mais cela demanderait l’intervention d’un administrateur (je ne le suis pas) pour supprimer les deux volumes existants… de mon côté, j’avais repéré le premier volume et j’aurais éventuellement pu être intéressé pour le retranscrire un de ces jours, mais pas à moyenne échéance… à suivre donc… --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 12 juillet 2026 à 20:28 (UTC)
:::Bonjour {{ping|Kasskass}} et {{ping|Denis Gagne52}} que je rajoute à la conversation. J’ai vu les dernières modifications de la page auteur "Albert Robida" et je trouve que c’est plutôt pas mal… la transcription commencée du texte de la première partie me semble être d’une très bonne qualité avec la récupération des images. Je me demande juste finalement, quoi faire des volumes 1 et 2 qui existaient "historiquement" dans WS, mais qui n’avaient pas encore été retranscrits. Avez-vous pu vérifier que les images sont les mêmes ? (juste pour savoir s’il y a un intérêt de conserver les deux versions ou pas). et après, je ne sais pas quelle est la meilleure manière de procéder ? => faire supprimer carrément les volumes 1 et 2 par un administrateur, ou bien en masquer le contenu comme a commencé à faire Denis, et dans ce cas là il serait peut-être pertinent de faire une transclusion partielle pour ces deux volumes à référencer sur les pages de ces livres ? a+ --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 30 juillet 2026 à 10:25 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]]. Je n'ignore ce qu'il faut faire des volumes 1 et 2. À titre perso, je ne m'embêterais pas et me contenterais de simplement supprimer la direction depuis la page Albert Robida (comme j'avais fait initialement en début de mois {{sourire}}).
::::Sinon, il s'agit bien des mêmes versions {{incise|compilation des 100 fascicules + 1 fascicule Table des matières}} hormis quelques pages couleurs sur les versions vol. 1 et 2 d'Internet Archive, tandis que sur la version roman complet de la BnF, elles sont en N&B. C'est possible qu'il s'agisse d'une numérisation N&B des pages couleurs par la BnF. Nous avons inséré néanmoins les pages en couleurs.
::::Enfin, il semblerait qu'il y ait une illustration du début de volume non reprise dans le recueil complet (au cas particulier la carte des aventures de Saturnin : [https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Carte_des_voyages_extraordinaires_de_Saturnin_Farandoul.jpg]).
::::Au passage, un grand merci à [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour ses ajouts d'illustrations (travail qui dépasse mes compétences...). [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 30 juillet 2026 à 13:13 (UTC)
:::::{{notif|Kasskass|Lorlam}} Je n’ai constaté qu’hier l’existence des vol. 1 et 2. J’avais l’intention de les conserver du moins la portion du début qui les caractérise et même d’ajouter les 3 autres volumes, chacun ayant un titre distinctif et pouvant être exporté séparément. Ceci permettrait à ceux qui souhaitent télécharger en pdf de pouvoir le faire car ce ne sera sûrement pas possible avec l’édition regroupant les 5 volumes. {{mention|Kasskass}} pour le nettoyage des images j’utilise [https://support.microsoft.com/en-US/Office/graphics-visuals/where-is-picture-manager Microsoft Office Picture Manager] qui ne requiert pas de compétence particulière mais 500 images ça va sûrement occuper quelques journées. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 30 juillet 2026 à 14:15 (UTC)
::::::Voici un exemple de téléchargement du volume 1 [[File:Document-pdf.svg|30px|link=//tools.wmflabs.org/wsexport/tool/book.php?lang=fr&page={{urlencode:Voyages_très_extraordinaires_de_Saturnin_Farandoul/vol._1_Le_Roi_des_Singes}}&format=pdf-a4|Télécharger le volume 1 au format PDF-a4]] au format pdf a-4 étant donné la taille des images : --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 30 juillet 2026 à 14:54 (UTC)
:::::::Re-Bonjour {{ping|Kasskass}} et {{ping|Denis Gagne52}} C’est parfait comme ça ! J’aime beaucoup le résultat de [[Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul/vol. 1 Le Roi des Singes]] qui reprend les images en couleur du Volume 1 et le texte du Volume Global. Pourriez-vous juste valider les quelques pages que j’ai créés ici : [[Livre:Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, vol. 1.djvu]], et moi je me propose de valider les pages du texte de cette première partie. {{merci}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 30 juillet 2026 à 17:52 (UTC)
::::::::{{notif|Kasskass|Lorlam|Denis Gagne52}} J'ai relu les 800 pages. Merci kasskass d'avoir fait la première phase des corrections ; merci Denis Gagne pour l'ajout des images ; merci Lorlam pour le début de la validation et m'avoir laissé valider le reste. Ces aventures m'ont fait souvent rire. Il reste quelques démarches à accomplir que je ne sais pas faire. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 18 septembre 2026 à 10:38 (UTC)
:::::::::En effet, c'était très plaisant à lire. Merci à tous. [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 18 septembre 2026 à 11:19 (UTC)
::::::::::Si l’un d’entre vous pouvait valider quelques pages des volumes 3 à 5, cela compléterait le cycle. J’ai volontairement bloquer le téléchargement des 5 volumes regroupés. Il faudra y aller séparément. Ce fut un plaisir de collaborer avec des personnes aussi impliquées. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 19 septembre 2026 à 00:19 (UTC)
== Maurice Renard ==
Bonjoiur. Comme tu l’as vu, je m’intéresse à [[Auteur:Maurice Renard|Maurice Renard]] et au [[Wikisource:Prix Maurice Renard|prix Maurice Renard]]. C’est pourquoi j’ai financé auprès de la BnF la numérisation de plusieurs ouvrages de Maurice Renard, comme ''[[Le Péril bleu]]'' ou de prix Maurice Renard comme ''[[La Vivante Épingle (recueil)|La Vivante Épingle]]'', ainsi que d’autres titres du même domaine, tel ''[[Le Peuple du Pôle]]''. Ma dernière demande en cours concerne <i>Un homme chez les microbes</i>, mais les choses se passent maintenant plus lentement avec la BnF, en raison de changements de personnel. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 23 septembre 2026 à 09:20 (UTC)
:{{notif|Hektor}} Qu'appelles-tu "financer une numérisation" ? C'est une demande pour qu'ils mettent à disposition sur Gallica un ouvrage ?
:J'ignorais que c'était possible...
:Quoi qu'il en soit merci, grâce à toi j'ai pu lire ''La Vivante Épingle'' (et le corriger) l'année dernière.
:J'ai entrepris dernièrement ''Les Mains d'Orlac''. Je corrigerai/validerai quelques romans que je n'ai pas lu (''Le Peuple du Pôle'', ''L'Île des Femmes'', ''Quand le phare s'alluma…'') à l'occasion.
:Concernant ''Un homme chez les microbes'', tu peux le consulter en feuilleton sur ''La Revue Universelle'' [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4025901d/f75.item]. J'ai bien la version Crès de 1928 à la maison, mais pas le matériel pour numériser... [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 23 septembre 2026 à 10:13 (UTC)
:{{notif|Kasskass}} Si tu paies les Amis de la BnF, l’ouvrage est mis au plan de numérisation et arrive sur Gallica. L’avantage est qu’ensuite il est accessible à tous. Il y a même des ouvrages pour lesquels j’ai fait « la totale » : je les ai donnés à la BnF, puis j’ai financé leur numérisation. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 23 septembre 2026 à 13:29 (UTC)
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/* Maurice Renard */
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{{bv}}[[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] ([[Discussion utilisateur:Zyephyrus|d]]) 9 décembre 2015 à 20:41 (UTC)
== Albert Robida ==
Bonjour {{ping|Kasskass}} Je me suis permis d’annuler ta dernière modification sur la page [[Auteur:Albert Robida|Albert Robida]] car la référence du fichier "DjVu" ne fonctionnait pas… Mais, si jamais ce n’était qu’une faute de frappe sur le nom d’un fichier existant de Commons, tu pourras peut-être refaire ta modification… cela dit, il existe actuellement deux livres Wikisource concernant les deux premiers tomes des "Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul", dont il faut garder le lien sur cette page "Auteur", je pense… --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 12 juillet 2026 à 18:53 (UTC)
:Bonjour [[user:Lorlam|Lorlam]]. En effet, j'ai fait une erreur sur le titre sur commons. J'ai demandé le renommage mais visiblement c'est plus long que sur WP. En réalité, aujourd'hui il n'y a que les deux premiers volumes (sur cinq) sur wikisource. J'ai téléchargé depuis Gallica un seul fichier comprenant les cinq volumes, c'est pourquoi dans la mesure où les deux volumes ne sont même pas corrigés, je me suis dit que ce serait plus rapide de directement les remplacer par le nouveau djvu comprenant les cinq volumes. Bon je verrais tout ça au mois d'août. Bonne continuation. [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 12 juillet 2026 à 20:10 (UTC)
::Re-bonjour {{ping|Kasskass}} S’il y a un seul fichier comprenant les cinq volumes, et avec la même qualité d’image que ceux-là, c’est peut-être une bonne idée de les remplacer… mais cela demanderait l’intervention d’un administrateur (je ne le suis pas) pour supprimer les deux volumes existants… de mon côté, j’avais repéré le premier volume et j’aurais éventuellement pu être intéressé pour le retranscrire un de ces jours, mais pas à moyenne échéance… à suivre donc… --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 12 juillet 2026 à 20:28 (UTC)
:::Bonjour {{ping|Kasskass}} et {{ping|Denis Gagne52}} que je rajoute à la conversation. J’ai vu les dernières modifications de la page auteur "Albert Robida" et je trouve que c’est plutôt pas mal… la transcription commencée du texte de la première partie me semble être d’une très bonne qualité avec la récupération des images. Je me demande juste finalement, quoi faire des volumes 1 et 2 qui existaient "historiquement" dans WS, mais qui n’avaient pas encore été retranscrits. Avez-vous pu vérifier que les images sont les mêmes ? (juste pour savoir s’il y a un intérêt de conserver les deux versions ou pas). et après, je ne sais pas quelle est la meilleure manière de procéder ? => faire supprimer carrément les volumes 1 et 2 par un administrateur, ou bien en masquer le contenu comme a commencé à faire Denis, et dans ce cas là il serait peut-être pertinent de faire une transclusion partielle pour ces deux volumes à référencer sur les pages de ces livres ? a+ --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 30 juillet 2026 à 10:25 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]]. Je n'ignore ce qu'il faut faire des volumes 1 et 2. À titre perso, je ne m'embêterais pas et me contenterais de simplement supprimer la direction depuis la page Albert Robida (comme j'avais fait initialement en début de mois {{sourire}}).
::::Sinon, il s'agit bien des mêmes versions {{incise|compilation des 100 fascicules + 1 fascicule Table des matières}} hormis quelques pages couleurs sur les versions vol. 1 et 2 d'Internet Archive, tandis que sur la version roman complet de la BnF, elles sont en N&B. C'est possible qu'il s'agisse d'une numérisation N&B des pages couleurs par la BnF. Nous avons inséré néanmoins les pages en couleurs.
::::Enfin, il semblerait qu'il y ait une illustration du début de volume non reprise dans le recueil complet (au cas particulier la carte des aventures de Saturnin : [https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Carte_des_voyages_extraordinaires_de_Saturnin_Farandoul.jpg]).
::::Au passage, un grand merci à [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour ses ajouts d'illustrations (travail qui dépasse mes compétences...). [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 30 juillet 2026 à 13:13 (UTC)
:::::{{notif|Kasskass|Lorlam}} Je n’ai constaté qu’hier l’existence des vol. 1 et 2. J’avais l’intention de les conserver du moins la portion du début qui les caractérise et même d’ajouter les 3 autres volumes, chacun ayant un titre distinctif et pouvant être exporté séparément. Ceci permettrait à ceux qui souhaitent télécharger en pdf de pouvoir le faire car ce ne sera sûrement pas possible avec l’édition regroupant les 5 volumes. {{mention|Kasskass}} pour le nettoyage des images j’utilise [https://support.microsoft.com/en-US/Office/graphics-visuals/where-is-picture-manager Microsoft Office Picture Manager] qui ne requiert pas de compétence particulière mais 500 images ça va sûrement occuper quelques journées. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 30 juillet 2026 à 14:15 (UTC)
::::::Voici un exemple de téléchargement du volume 1 [[File:Document-pdf.svg|30px|link=//tools.wmflabs.org/wsexport/tool/book.php?lang=fr&page={{urlencode:Voyages_très_extraordinaires_de_Saturnin_Farandoul/vol._1_Le_Roi_des_Singes}}&format=pdf-a4|Télécharger le volume 1 au format PDF-a4]] au format pdf a-4 étant donné la taille des images : --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 30 juillet 2026 à 14:54 (UTC)
:::::::Re-Bonjour {{ping|Kasskass}} et {{ping|Denis Gagne52}} C’est parfait comme ça ! J’aime beaucoup le résultat de [[Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul/vol. 1 Le Roi des Singes]] qui reprend les images en couleur du Volume 1 et le texte du Volume Global. Pourriez-vous juste valider les quelques pages que j’ai créés ici : [[Livre:Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, vol. 1.djvu]], et moi je me propose de valider les pages du texte de cette première partie. {{merci}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 30 juillet 2026 à 17:52 (UTC)
::::::::{{notif|Kasskass|Lorlam|Denis Gagne52}} J'ai relu les 800 pages. Merci kasskass d'avoir fait la première phase des corrections ; merci Denis Gagne pour l'ajout des images ; merci Lorlam pour le début de la validation et m'avoir laissé valider le reste. Ces aventures m'ont fait souvent rire. Il reste quelques démarches à accomplir que je ne sais pas faire. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 18 septembre 2026 à 10:38 (UTC)
:::::::::En effet, c'était très plaisant à lire. Merci à tous. [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 18 septembre 2026 à 11:19 (UTC)
::::::::::Si l’un d’entre vous pouvait valider quelques pages des volumes 3 à 5, cela compléterait le cycle. J’ai volontairement bloquer le téléchargement des 5 volumes regroupés. Il faudra y aller séparément. Ce fut un plaisir de collaborer avec des personnes aussi impliquées. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 19 septembre 2026 à 00:19 (UTC)
== Maurice Renard ==
Bonjoiur. Comme tu l’as vu, je m’intéresse à [[Auteur:Maurice Renard|Maurice Renard]] et au [[Wikisource:Prix Maurice Renard|prix Maurice Renard]]. C’est pourquoi j’ai financé auprès de la BnF la numérisation de plusieurs ouvrages de Maurice Renard, comme ''[[Le Péril bleu]]'' ou de prix Maurice Renard comme ''[[La Vivante Épingle (recueil)|La Vivante Épingle]]'', ainsi que d’autres titres du même domaine, tel ''[[Le Peuple du Pôle]]''. Ma dernière demande en cours concerne <i>Un homme chez les microbes</i>, mais les choses se passent maintenant plus lentement avec la BnF, en raison de changements de personnel. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 23 septembre 2026 à 09:20 (UTC)
:{{notif|Hektor}} Qu'appelles-tu "financer une numérisation" ? C'est une demande pour qu'ils mettent à disposition sur Gallica un ouvrage ?
:J'ignorais que c'était possible...
:Quoi qu'il en soit merci, grâce à toi j'ai pu lire ''La Vivante Épingle'' (et le corriger) l'année dernière.
:J'ai entrepris dernièrement ''Les Mains d'Orlac''. Je corrigerai/validerai quelques romans que je n'ai pas lu (''Le Peuple du Pôle'', ''L'Île des Femmes'', ''Quand le phare s'alluma…'') à l'occasion.
:Concernant ''Un homme chez les microbes'', tu peux le consulter en feuilleton sur ''La Revue Universelle'' [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4025901d/f75.item]. J'ai bien la version Crès de 1928 à la maison, mais pas le matériel pour numériser... [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 23 septembre 2026 à 10:13 (UTC)
::{{notif|Kasskass}} Si tu paies les Amis de la BnF, l’ouvrage est mis au plan de numérisation et arrive sur Gallica. L’avantage est qu’ensuite il est accessible à tous. Il y a même des ouvrages pour lesquels j’ai fait « la totale » : je les ai donnés à la BnF, puis j’ai financé leur numérisation [https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb474031275 Exemple]. Mais je me suis planté : à cause de la couverture de Géo Dorival, l’ouvrage n’est pas dans le domaine public et reste dans Gallica intra muros. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 23 septembre 2026 à 13:29 (UTC)
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/* Maurice Renard */
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{{bv}}[[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] ([[Discussion utilisateur:Zyephyrus|d]]) 9 décembre 2015 à 20:41 (UTC)
== Albert Robida ==
Bonjour {{ping|Kasskass}} Je me suis permis d’annuler ta dernière modification sur la page [[Auteur:Albert Robida|Albert Robida]] car la référence du fichier "DjVu" ne fonctionnait pas… Mais, si jamais ce n’était qu’une faute de frappe sur le nom d’un fichier existant de Commons, tu pourras peut-être refaire ta modification… cela dit, il existe actuellement deux livres Wikisource concernant les deux premiers tomes des "Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul", dont il faut garder le lien sur cette page "Auteur", je pense… --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 12 juillet 2026 à 18:53 (UTC)
:Bonjour [[user:Lorlam|Lorlam]]. En effet, j'ai fait une erreur sur le titre sur commons. J'ai demandé le renommage mais visiblement c'est plus long que sur WP. En réalité, aujourd'hui il n'y a que les deux premiers volumes (sur cinq) sur wikisource. J'ai téléchargé depuis Gallica un seul fichier comprenant les cinq volumes, c'est pourquoi dans la mesure où les deux volumes ne sont même pas corrigés, je me suis dit que ce serait plus rapide de directement les remplacer par le nouveau djvu comprenant les cinq volumes. Bon je verrais tout ça au mois d'août. Bonne continuation. [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 12 juillet 2026 à 20:10 (UTC)
::Re-bonjour {{ping|Kasskass}} S’il y a un seul fichier comprenant les cinq volumes, et avec la même qualité d’image que ceux-là, c’est peut-être une bonne idée de les remplacer… mais cela demanderait l’intervention d’un administrateur (je ne le suis pas) pour supprimer les deux volumes existants… de mon côté, j’avais repéré le premier volume et j’aurais éventuellement pu être intéressé pour le retranscrire un de ces jours, mais pas à moyenne échéance… à suivre donc… --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 12 juillet 2026 à 20:28 (UTC)
:::Bonjour {{ping|Kasskass}} et {{ping|Denis Gagne52}} que je rajoute à la conversation. J’ai vu les dernières modifications de la page auteur "Albert Robida" et je trouve que c’est plutôt pas mal… la transcription commencée du texte de la première partie me semble être d’une très bonne qualité avec la récupération des images. Je me demande juste finalement, quoi faire des volumes 1 et 2 qui existaient "historiquement" dans WS, mais qui n’avaient pas encore été retranscrits. Avez-vous pu vérifier que les images sont les mêmes ? (juste pour savoir s’il y a un intérêt de conserver les deux versions ou pas). et après, je ne sais pas quelle est la meilleure manière de procéder ? => faire supprimer carrément les volumes 1 et 2 par un administrateur, ou bien en masquer le contenu comme a commencé à faire Denis, et dans ce cas là il serait peut-être pertinent de faire une transclusion partielle pour ces deux volumes à référencer sur les pages de ces livres ? a+ --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 30 juillet 2026 à 10:25 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]]. Je n'ignore ce qu'il faut faire des volumes 1 et 2. À titre perso, je ne m'embêterais pas et me contenterais de simplement supprimer la direction depuis la page Albert Robida (comme j'avais fait initialement en début de mois {{sourire}}).
::::Sinon, il s'agit bien des mêmes versions {{incise|compilation des 100 fascicules + 1 fascicule Table des matières}} hormis quelques pages couleurs sur les versions vol. 1 et 2 d'Internet Archive, tandis que sur la version roman complet de la BnF, elles sont en N&B. C'est possible qu'il s'agisse d'une numérisation N&B des pages couleurs par la BnF. Nous avons inséré néanmoins les pages en couleurs.
::::Enfin, il semblerait qu'il y ait une illustration du début de volume non reprise dans le recueil complet (au cas particulier la carte des aventures de Saturnin : [https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Carte_des_voyages_extraordinaires_de_Saturnin_Farandoul.jpg]).
::::Au passage, un grand merci à [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour ses ajouts d'illustrations (travail qui dépasse mes compétences...). [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 30 juillet 2026 à 13:13 (UTC)
:::::{{notif|Kasskass|Lorlam}} Je n’ai constaté qu’hier l’existence des vol. 1 et 2. J’avais l’intention de les conserver du moins la portion du début qui les caractérise et même d’ajouter les 3 autres volumes, chacun ayant un titre distinctif et pouvant être exporté séparément. Ceci permettrait à ceux qui souhaitent télécharger en pdf de pouvoir le faire car ce ne sera sûrement pas possible avec l’édition regroupant les 5 volumes. {{mention|Kasskass}} pour le nettoyage des images j’utilise [https://support.microsoft.com/en-US/Office/graphics-visuals/where-is-picture-manager Microsoft Office Picture Manager] qui ne requiert pas de compétence particulière mais 500 images ça va sûrement occuper quelques journées. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 30 juillet 2026 à 14:15 (UTC)
::::::Voici un exemple de téléchargement du volume 1 [[File:Document-pdf.svg|30px|link=//tools.wmflabs.org/wsexport/tool/book.php?lang=fr&page={{urlencode:Voyages_très_extraordinaires_de_Saturnin_Farandoul/vol._1_Le_Roi_des_Singes}}&format=pdf-a4|Télécharger le volume 1 au format PDF-a4]] au format pdf a-4 étant donné la taille des images : --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 30 juillet 2026 à 14:54 (UTC)
:::::::Re-Bonjour {{ping|Kasskass}} et {{ping|Denis Gagne52}} C’est parfait comme ça ! J’aime beaucoup le résultat de [[Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul/vol. 1 Le Roi des Singes]] qui reprend les images en couleur du Volume 1 et le texte du Volume Global. Pourriez-vous juste valider les quelques pages que j’ai créés ici : [[Livre:Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, vol. 1.djvu]], et moi je me propose de valider les pages du texte de cette première partie. {{merci}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 30 juillet 2026 à 17:52 (UTC)
::::::::{{notif|Kasskass|Lorlam|Denis Gagne52}} J'ai relu les 800 pages. Merci kasskass d'avoir fait la première phase des corrections ; merci Denis Gagne pour l'ajout des images ; merci Lorlam pour le début de la validation et m'avoir laissé valider le reste. Ces aventures m'ont fait souvent rire. Il reste quelques démarches à accomplir que je ne sais pas faire. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 18 septembre 2026 à 10:38 (UTC)
:::::::::En effet, c'était très plaisant à lire. Merci à tous. [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 18 septembre 2026 à 11:19 (UTC)
::::::::::Si l’un d’entre vous pouvait valider quelques pages des volumes 3 à 5, cela compléterait le cycle. J’ai volontairement bloquer le téléchargement des 5 volumes regroupés. Il faudra y aller séparément. Ce fut un plaisir de collaborer avec des personnes aussi impliquées. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 19 septembre 2026 à 00:19 (UTC)
== Maurice Renard ==
Bonjour. Comme tu l’as vu, je m’intéresse à [[Auteur:Maurice Renard|Maurice Renard]] et au [[Wikisource:Prix Maurice Renard|prix Maurice Renard]]. C’est pourquoi j’ai financé auprès de la BnF la numérisation de plusieurs ouvrages de Maurice Renard, comme ''[[Le Péril bleu]]'' ou de prix Maurice Renard comme ''[[La Vivante Épingle (recueil)|La Vivante Épingle]]'', ainsi que d’autres titres du même domaine, tel ''[[Le Peuple du Pôle]]''. Ma dernière demande en cours concerne <i>Un homme chez les microbes</i>, mais les choses se passent maintenant plus lentement avec la BnF, en raison de changements de personnel. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 23 septembre 2026 à 09:20 (UTC)
:{{notif|Hektor}} Qu'appelles-tu "financer une numérisation" ? C'est une demande pour qu'ils mettent à disposition sur Gallica un ouvrage ?
:J'ignorais que c'était possible...
:Quoi qu'il en soit merci, grâce à toi j'ai pu lire ''La Vivante Épingle'' (et le corriger) l'année dernière.
:J'ai entrepris dernièrement ''Les Mains d'Orlac''. Je corrigerai/validerai quelques romans que je n'ai pas lu (''Le Peuple du Pôle'', ''L'Île des Femmes'', ''Quand le phare s'alluma…'') à l'occasion.
:Concernant ''Un homme chez les microbes'', tu peux le consulter en feuilleton sur ''La Revue Universelle'' [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4025901d/f75.item]. J'ai bien la version Crès de 1928 à la maison, mais pas le matériel pour numériser... [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 23 septembre 2026 à 10:13 (UTC)
::{{notif|Kasskass}} Si tu paies les Amis de la BnF, l’ouvrage est mis au plan de numérisation et arrive sur Gallica. L’avantage est qu’ensuite il est accessible à tous. Il y a même des ouvrages pour lesquels j’ai fait « la totale » : je les ai donnés à la BnF, puis j’ai financé leur numérisation [https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb474031275 Exemple]. Mais je me suis planté : à cause de la couverture de Géo Dorival, l’ouvrage n’est pas dans le domaine public et reste dans Gallica intra muros. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 23 septembre 2026 à 13:29 (UTC)
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2026-09-23T13:40:55Z
Hektor
294
/* Maurice Renard */
16059535
wikitext
text/x-wiki
{{bv}}[[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] ([[Discussion utilisateur:Zyephyrus|d]]) 9 décembre 2015 à 20:41 (UTC)
== Albert Robida ==
Bonjour {{ping|Kasskass}} Je me suis permis d’annuler ta dernière modification sur la page [[Auteur:Albert Robida|Albert Robida]] car la référence du fichier "DjVu" ne fonctionnait pas… Mais, si jamais ce n’était qu’une faute de frappe sur le nom d’un fichier existant de Commons, tu pourras peut-être refaire ta modification… cela dit, il existe actuellement deux livres Wikisource concernant les deux premiers tomes des "Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul", dont il faut garder le lien sur cette page "Auteur", je pense… --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 12 juillet 2026 à 18:53 (UTC)
:Bonjour [[user:Lorlam|Lorlam]]. En effet, j'ai fait une erreur sur le titre sur commons. J'ai demandé le renommage mais visiblement c'est plus long que sur WP. En réalité, aujourd'hui il n'y a que les deux premiers volumes (sur cinq) sur wikisource. J'ai téléchargé depuis Gallica un seul fichier comprenant les cinq volumes, c'est pourquoi dans la mesure où les deux volumes ne sont même pas corrigés, je me suis dit que ce serait plus rapide de directement les remplacer par le nouveau djvu comprenant les cinq volumes. Bon je verrais tout ça au mois d'août. Bonne continuation. [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 12 juillet 2026 à 20:10 (UTC)
::Re-bonjour {{ping|Kasskass}} S’il y a un seul fichier comprenant les cinq volumes, et avec la même qualité d’image que ceux-là, c’est peut-être une bonne idée de les remplacer… mais cela demanderait l’intervention d’un administrateur (je ne le suis pas) pour supprimer les deux volumes existants… de mon côté, j’avais repéré le premier volume et j’aurais éventuellement pu être intéressé pour le retranscrire un de ces jours, mais pas à moyenne échéance… à suivre donc… --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 12 juillet 2026 à 20:28 (UTC)
:::Bonjour {{ping|Kasskass}} et {{ping|Denis Gagne52}} que je rajoute à la conversation. J’ai vu les dernières modifications de la page auteur "Albert Robida" et je trouve que c’est plutôt pas mal… la transcription commencée du texte de la première partie me semble être d’une très bonne qualité avec la récupération des images. Je me demande juste finalement, quoi faire des volumes 1 et 2 qui existaient "historiquement" dans WS, mais qui n’avaient pas encore été retranscrits. Avez-vous pu vérifier que les images sont les mêmes ? (juste pour savoir s’il y a un intérêt de conserver les deux versions ou pas). et après, je ne sais pas quelle est la meilleure manière de procéder ? => faire supprimer carrément les volumes 1 et 2 par un administrateur, ou bien en masquer le contenu comme a commencé à faire Denis, et dans ce cas là il serait peut-être pertinent de faire une transclusion partielle pour ces deux volumes à référencer sur les pages de ces livres ? a+ --[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 30 juillet 2026 à 10:25 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]]. Je n'ignore ce qu'il faut faire des volumes 1 et 2. À titre perso, je ne m'embêterais pas et me contenterais de simplement supprimer la direction depuis la page Albert Robida (comme j'avais fait initialement en début de mois {{sourire}}).
::::Sinon, il s'agit bien des mêmes versions {{incise|compilation des 100 fascicules + 1 fascicule Table des matières}} hormis quelques pages couleurs sur les versions vol. 1 et 2 d'Internet Archive, tandis que sur la version roman complet de la BnF, elles sont en N&B. C'est possible qu'il s'agisse d'une numérisation N&B des pages couleurs par la BnF. Nous avons inséré néanmoins les pages en couleurs.
::::Enfin, il semblerait qu'il y ait une illustration du début de volume non reprise dans le recueil complet (au cas particulier la carte des aventures de Saturnin : [https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Carte_des_voyages_extraordinaires_de_Saturnin_Farandoul.jpg]).
::::Au passage, un grand merci à [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour ses ajouts d'illustrations (travail qui dépasse mes compétences...). [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 30 juillet 2026 à 13:13 (UTC)
:::::{{notif|Kasskass|Lorlam}} Je n’ai constaté qu’hier l’existence des vol. 1 et 2. J’avais l’intention de les conserver du moins la portion du début qui les caractérise et même d’ajouter les 3 autres volumes, chacun ayant un titre distinctif et pouvant être exporté séparément. Ceci permettrait à ceux qui souhaitent télécharger en pdf de pouvoir le faire car ce ne sera sûrement pas possible avec l’édition regroupant les 5 volumes. {{mention|Kasskass}} pour le nettoyage des images j’utilise [https://support.microsoft.com/en-US/Office/graphics-visuals/where-is-picture-manager Microsoft Office Picture Manager] qui ne requiert pas de compétence particulière mais 500 images ça va sûrement occuper quelques journées. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 30 juillet 2026 à 14:15 (UTC)
::::::Voici un exemple de téléchargement du volume 1 [[File:Document-pdf.svg|30px|link=//tools.wmflabs.org/wsexport/tool/book.php?lang=fr&page={{urlencode:Voyages_très_extraordinaires_de_Saturnin_Farandoul/vol._1_Le_Roi_des_Singes}}&format=pdf-a4|Télécharger le volume 1 au format PDF-a4]] au format pdf a-4 étant donné la taille des images : --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 30 juillet 2026 à 14:54 (UTC)
:::::::Re-Bonjour {{ping|Kasskass}} et {{ping|Denis Gagne52}} C’est parfait comme ça ! J’aime beaucoup le résultat de [[Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul/vol. 1 Le Roi des Singes]] qui reprend les images en couleur du Volume 1 et le texte du Volume Global. Pourriez-vous juste valider les quelques pages que j’ai créés ici : [[Livre:Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, vol. 1.djvu]], et moi je me propose de valider les pages du texte de cette première partie. {{merci}}--[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 30 juillet 2026 à 17:52 (UTC)
::::::::{{notif|Kasskass|Lorlam|Denis Gagne52}} J'ai relu les 800 pages. Merci kasskass d'avoir fait la première phase des corrections ; merci Denis Gagne pour l'ajout des images ; merci Lorlam pour le début de la validation et m'avoir laissé valider le reste. Ces aventures m'ont fait souvent rire. Il reste quelques démarches à accomplir que je ne sais pas faire. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 18 septembre 2026 à 10:38 (UTC)
:::::::::En effet, c'était très plaisant à lire. Merci à tous. [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 18 septembre 2026 à 11:19 (UTC)
::::::::::Si l’un d’entre vous pouvait valider quelques pages des volumes 3 à 5, cela compléterait le cycle. J’ai volontairement bloquer le téléchargement des 5 volumes regroupés. Il faudra y aller séparément. Ce fut un plaisir de collaborer avec des personnes aussi impliquées. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 19 septembre 2026 à 00:19 (UTC)
== Maurice Renard ==
Bonjour. Comme tu l’as vu, je m’intéresse à [[Auteur:Maurice Renard|Maurice Renard]] et au [[Wikisource:Prix Maurice Renard|prix Maurice Renard]]. C’est pourquoi j’ai financé auprès de la BnF la numérisation de plusieurs ouvrages de Maurice Renard, comme ''[[Le Péril bleu]]'' ou de prix Maurice Renard comme ''[[La Vivante Épingle (recueil)|La Vivante Épingle]]'', ainsi que d’autres titres du même domaine, tel ''[[Le Peuple du Pôle]]''. Ma dernière demande en cours concerne <i>Un homme chez les microbes</i>, mais les choses se passent maintenant plus lentement avec la BnF, en raison de changements de personnel. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 23 septembre 2026 à 09:20 (UTC)
:{{notif|Hektor}} Qu'appelles-tu "financer une numérisation" ? C'est une demande pour qu'ils mettent à disposition sur Gallica un ouvrage ?
:J'ignorais que c'était possible...
:Quoi qu'il en soit merci, grâce à toi j'ai pu lire ''La Vivante Épingle'' (et le corriger) l'année dernière.
:J'ai entrepris dernièrement ''Les Mains d'Orlac''. Je corrigerai/validerai quelques romans que je n'ai pas lu (''Le Peuple du Pôle'', ''L'Île des Femmes'', ''Quand le phare s'alluma…'') à l'occasion.
:Concernant ''Un homme chez les microbes'', tu peux le consulter en feuilleton sur ''La Revue Universelle'' [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4025901d/f75.item]. J'ai bien la version Crès de 1928 à la maison, mais pas le matériel pour numériser... [[Utilisateur:Kasskass|Kasskass]] ([[Discussion utilisateur:Kasskass|d]]) 23 septembre 2026 à 10:13 (UTC)
::{{notif|Kasskass}} Si tu paies les Amis de la BnF, l’ouvrage est mis au plan de numérisation et arrive sur Gallica. L’avantage est qu’ensuite il est accessible à tous. Il y a même des ouvrages pour lesquels j’ai fait « la totale » : je les ai donnés à la BnF, puis j’ai financé leur numérisation [https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb474031275 Exemple]. Mais je me suis planté : à cause de la couverture de Géo Dorival, l’ouvrage n’est pas dans le domaine public et reste dans Gallica intra muros. En plus le livre comportait un envoi autographe de Maurice Renard à [[Auteur:Pierre Mortier|Pierre Mortier]]. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 23 septembre 2026 à 13:29 (UTC)
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Laurent Jerry" />{{nr|564|TABLE DES MATIÈRES.|}}</noinclude><nowiki />
{|class="_tdm"
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/20|XX]]. — Le livre de la Nature du bien, contre les Manichéens. — Le livre contre Sécondinus.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/110|98]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/21|XXI]]. — Dispute de saint Augustin avec saint Jérôme.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/114|102]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/22|XXII]]. — Continuation du même sujet.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/119|107]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/23|XXIII]]. — Cruautés des Donatistes et bienveillante intervention de saint Augustin. — Les quatre livres contre Cresconius. — Émeute païenne contre les chrétiens de Calame. — Description de Calame.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/125|113]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/24|XXIV]]. — Lettre à Vincent le Rogatiste — Des peines temporelles portées contre les hérétiques.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/131|119]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/25|XXV]]. — Saint Paulin et Thérasie. — Inquiétudes de saint Augustin sur les législations pénales. — Son intervention en faveur des Donatistes. — Nouvelles instances de Nectarius de Calame et réponse de l’évêque d’Hippone. — Tendre admiration de Sévère, évêque de Milève. — Les invasions des Barbares. — Dioscore et saint Augustin. — Les païens de Madaure. — Longinien.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/134|122]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/26|XXVI]]. — Le livre sur le Baptême unique. — Consentius. — Saint Paulin. — Attale. — Lettre de saint Augustin à son clergé et à son peuple. — Retentissement en Afrique de la prise de Rome par Alaric. — Sermon de saint
Augustin. — Affaire de Pinien à Hippone.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/141|129]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/27|XXVII]]. — Carthage et ses ruines. — La Conférence de Carthage entre les Catholiques et les Donatistes. — Résumé des actes de la conférence par saint Augustin.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/147|135]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/28|XXVIII]]. — Consolations à Proba. — Histoire de Firmus. — Le livre sur le Don prophétique des démons. — Lettres à Volusien et à Marcellin. — Intercession de saint Augustin en faveur des Donatistes.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/154|142]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/29|XXIX]]. — Commencements du pélagianisme. — Pélage et Célestius. — Concile de Carthage en 412. — Le Traité des mérites et de la rémission des péchés, et la Lettre sur le Baptême des enfants.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/163|151]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/30|XXX]]. — Réponse aux cinq questions posées par Honoré de Carthage. — Humilité de saint Augustin. — Voyage de saint Augustin à Constantine. — Peinture de cette ville.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/172|160]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/31|XXXI]]. — Les mœurs et les habitudes de saint Augustin.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/178|166]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/32|XXXII]]. — Considérations. — Le livre de l’Esprit et de la Lettre.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/185|173]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/33|XXXIII]]. — Lettre à Pauline sur la vision de Dieu. — Lettre à Fortunatien. — Le livre de la foi et des œuvres. — Mort de Marcellin.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/190|178]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/34|XXXIV]]. — Lettre à saint Paulin de Nole. — Démétriade fait vœu de virginité. — Le livre à Juliana sur le veuvage. — Correspondance avec Macédonius, Hilaire, Évode, saint Jérôme.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/193|181]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/35|XXXV]]. — Du livre de la Nature et de la Grâce. — Du livre de la perfection de la justice de l’homme. — Lettre à Maxime de Ténès. — Les douze livres sur le sens littéral de la Genèse. — Explication des psaumes.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/201|189]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/36|XXXVI]]. — Conciles contre les Pélagiens et décrets d’Innocent 1{{er}} — Les quinze livres sur la Trinité. — Les cent vingt-quatre traités sur l’Évangile de saint Jean, et les traités sur la première Épître de cet apôtre.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/207|195]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/37|XXXVII]]. — Lettre de saint Augustin à Boniface. — Lettre à saint Paulin, à Dardanus, préfet des Gaules. — Diverses opinions sur Dardanus. — Lettre à Juliana sur le livre à Démétriade. — Lettre à Pierre et à Abraham.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/215|203]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/38|XXXVIII]]. — Le pape Zozime et les Pélagiens. — Persévérance des évêques d’Afrique. — Les deux conciles de Carthage. — Condamnation des Pélagiens dans l’univers catholique.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/220|208]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/39|XXXIX]]. — Utilité des hérésies. — Les livres de la Grâce de Jésus-Christ et du Péché originel.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/224|212]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/40|XL]]. — Césarée, aujourd’hui Cherchell. — Conférence de saint Augustin avec Émerite, évêque donatiste de Césarée. — Abolition d’une sanglante coutume de cette ville à la suite d’un discours de saint Augustin. — Traits de mœurs de la société de cette époque.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/226|214]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/41|XLI]]. — Les sermons de saint Augustin.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/232|220]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/42|XLII]]. — Continuation du même sujet.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/237|225]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/43|XLIII]]. — Lettre au comte Boniface sur les devoirs des hommes de guerre. — Lettres à Optat sur l’origine de l’âme ; au prêtre Sixte sur la question pélagienne ; au diacre Célestin ; à Mercator ; à Asellicus. — Lettres à Hésichius sur la fin du monde.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/243|231]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/44|XLIV]]. — L’affaire d’Apiarius. — Les deux livres des Noces et de la Concupiscence. — Julien. — Des mariages adultères. — Les quatre livres sur l’âme et son origine.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/247|235]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/45|XLV]]. — Autorité de saint Augustin établie par les plus illustres témoignages. — Les sept livres des Locutions et les sept livres des Questions sur les sept premiers livres de l’Écriture. — Les quatre livres contre les deux Épîtres des Pélagiens. — Contre Gaudentius et contre le mensonge. — Lettre à Optat. — Contre l’adversaire de la loi et des prophètes. — Durée et transformation diverses du manichéisme.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/253|241]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/46|XLVI]]. — Les six livres contre Julien. — Manuel à Lorentius. — Du soin pour les morts.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/259|247]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/47|XLVII]]. — Les chrétiens de Fussale. — Affaire d’Antoine de Fussale. — La règle de saint Augustin.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/265|253]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/48|XLVIII]]. — Les reliques de saint Étienne à Hippone. — Histoire de Paul et de Palladie. — Élection d’Éraclius, successeur de S. Augustin.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/269|257]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/49|XLIX]]. — Les livres de la doctrine chrétienne.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/273|261]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/50|L]]. — La Cité de Dieu.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/276|264]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/51|LI]]. — Les moines d’Adrumet. — Le livre de la Grâce et du Libre Arbitre. — Un mot sur Luther, Calvin et Jansénius. — Lettre de Valentin à saint Augustin. — Le livre de la Correction et de la Grâce. — Rétractation du moine Leporius.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/284|272]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/52|LII]]. — Le comte Boniface, trahi par Aétius, appelle à son secours les Vandales pour le défendre contre les forces de l’empire romain. — Lettre de saint Augustin au comte Boniface. — Ses écrits contre les Ariens.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/289|277]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/53|LIII]]. — La révision des ouvrages de saint Augustin. — Le livre des Hérésies, à Quodvultdeus. — Les lettres de saint Prosper et d’Hilaire et les semi-pélagiens des Gaules. — Les deux livres de la Prédestination des saints et du Don de la persévérance.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/294|282]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/54|LIV]]. — Réconciliation du comte Boniface avec l’impératrice Placidie. — Correspondance de saint Augustin avec Darius. — Lettre à Honoré sur les devoirs des prêtres dans les calamités publiques. — Peinture de la dévastation de l’Afrique par les Vandales. — L’ouvrage imparfait contre Julien. — Mort de saint Augustin.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/301|289]]
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<references/></noinclude>
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|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/20|XX]]. — Le livre de la Nature du bien, contre les Manichéens. — Le livre contre Sécondinus.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/110|98]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/21|XXI]]. — Dispute de saint Augustin avec saint Jérôme.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/114|102]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/22|XXII]]. — Continuation du même sujet.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/119|107]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/23|XXIII]]. — Cruautés des Donatistes et bienveillante intervention de saint Augustin. — Les quatre livres contre Cresconius. — Émeute païenne contre les chrétiens de Calame. — Description de Calame.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/125|113]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/24|XXIV]]. — Lettre à Vincent le Rogatiste — Des peines temporelles portées contre les hérétiques.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/131|119]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/25|XXV]]. — Saint Paulin et Thérasie. — Inquiétudes de saint Augustin sur les législations pénales. — Son intervention en faveur des Donatistes. — Nouvelles instances de Nectarius de Calame et réponse de l’évêque d’Hippone. — Tendre admiration de Sévère, évêque de Milève. — Les invasions des Barbares. — Dioscore et saint Augustin. — Les païens de Madaure. — Longinien.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/134|122]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/26|XXVI]]. — Le livre sur le Baptême unique. — Consentius. — Saint Paulin. — Attale. — Lettre de saint Augustin à son clergé et à son peuple. — Retentissement en Afrique de la prise de Rome par Alaric. — Sermon de saint Augustin. — Affaire de Pinien à Hippone.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/141|129]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/27|XXVII]]. — Carthage et ses ruines. — La Conférence de Carthage entre les Catholiques et les Donatistes. — Résumé des actes de la conférence par saint Augustin.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/147|135]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/28|XXVIII]]. — Consolations à Proba. — Histoire de Firmus. — Le livre sur le Don prophétique des démons. — Lettres à Volusien et à Marcellin. — Intercession de saint Augustin en faveur des Donatistes.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/154|142]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/29|XXIX]]. — Commencements du pélagianisme. — Pélage et Célestius. — Concile de Carthage en 412. — Le Traité des mérites et de la rémission des péchés, et la Lettre sur le Baptême des enfants.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/163|151]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/30|XXX]]. — Réponse aux cinq questions posées par Honoré de Carthage. — Humilité de saint Augustin. — Voyage de saint Augustin à Constantine. — Peinture de cette ville.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/172|160]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/31|XXXI]]. — Les mœurs et les habitudes de saint Augustin.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/178|166]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/32|XXXII]]. — Considérations. — Le livre de l’Esprit et de la Lettre.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/185|173]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/33|XXXIII]]. — Lettre à Pauline sur la vision de Dieu. — Lettre à Fortunatien. — Le livre de la foi et des œuvres. — Mort de Marcellin.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/190|178]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/34|XXXIV]]. — Lettre à saint Paulin de Nole. — Démétriade fait vœu de virginité. — Le livre à Juliana sur le veuvage. — Correspondance avec Macédonius, Hilaire, Évode, saint Jérôme.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/193|181]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/35|XXXV]]. — Du livre de la Nature et de la Grâce. — Du livre de la perfection de la justice de l’homme. — Lettre à Maxime de Ténès. — Les douze livres sur le sens littéral de la Genèse. — Explication des psaumes.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/201|189]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/36|XXXVI]]. — Conciles contre les Pélagiens et décrets d’Innocent 1{{er}} — Les quinze livres sur la Trinité. — Les cent vingt-quatre traités sur l’Évangile de saint Jean, et les traités sur la première Épître de cet apôtre.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/207|195]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/37|XXXVII]]. — Lettre de saint Augustin à Boniface. — Lettre à saint Paulin, à Dardanus, préfet des Gaules. — Diverses opinions sur Dardanus. — Lettre à Juliana sur le livre à Démétriade. — Lettre à Pierre et à Abraham.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/215|203]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/38|XXXVIII]]. — Le pape Zozime et les Pélagiens. — Persévérance des évêques d’Afrique. — Les deux conciles de Carthage. — Condamnation des Pélagiens dans l’univers catholique.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/220|208]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/39|XXXIX]]. — Utilité des hérésies. — Les livres de la Grâce de Jésus-Christ et du Péché originel.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/224|212]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/40|XL]]. — Césarée, aujourd’hui Cherchell. — Conférence de saint Augustin avec Émerite, évêque donatiste de Césarée. — Abolition d’une sanglante coutume de cette ville à la suite d’un discours de saint Augustin. — Traits de mœurs de la société de cette époque.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/226|214]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/41|XLI]]. — Les sermons de saint Augustin.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/232|220]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/42|XLII]]. — Continuation du même sujet.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/237|225]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/43|XLIII]]. — Lettre au comte Boniface sur les devoirs des hommes de guerre. — Lettres à Optat sur l’origine de l’âme ; au prêtre Sixte sur la question pélagienne ; au diacre Célestin ; à Mercator ; à Asellicus. — Lettres à Hésichius sur la fin du monde.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/243|231]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/44|XLIV]]. — L’affaire d’Apiarius. — Les deux livres des Noces et de la Concupiscence. — Julien. — Des mariages adultères. — Les quatre livres sur l’âme et son origine.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/247|235]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/45|XLV]]. — Autorité de saint Augustin établie par les plus illustres témoignages. — Les sept livres des Locutions et les sept livres des Questions sur les sept premiers livres de l’Écriture. — Les quatre livres contre les deux Épîtres des Pélagiens. — Contre Gaudentius et contre le mensonge. — Lettre à Optat. — Contre l’adversaire de la loi et des prophètes. — Durée et transformation diverses du manichéisme.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/253|241]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/46|XLVI]]. — Les six livres contre Julien. — Manuel à Lorentius. — Du soin pour les morts.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/259|247]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/47|XLVII]]. — Les chrétiens de Fussale. — Affaire d’Antoine de Fussale. — La règle de saint Augustin.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/265|253]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/48|XLVIII]]. — Les reliques de saint Étienne à Hippone. — Histoire de Paul et de Palladie. — Élection d’Éraclius, successeur de S. Augustin.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/269|257]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/49|XLIX]]. — Les livres de la doctrine chrétienne.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/273|261]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/50|L]]. — La Cité de Dieu.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/276|264]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/51|LI]]. — Les moines d’Adrumet. — Le livre de la Grâce et du Libre Arbitre. — Un mot sur Luther, Calvin et Jansénius. — Lettre de Valentin à saint Augustin. — Le livre de la Correction et de la Grâce. — Rétractation du moine Leporius.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/284|272]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/52|LII]]. — Le comte Boniface, trahi par Aétius, appelle à son secours les Vandales pour le défendre contre les forces de l’empire romain. — Lettre de saint Augustin au comte Boniface. — Ses écrits contre les Ariens.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/289|277]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/53|LIII]]. — La révision des ouvrages de saint Augustin. — Le livre des Hérésies, à Quodvultdeus. — Les lettres de saint Prosper et d’Hilaire et les semi-pélagiens des Gaules. — Les deux livres de la Prédestination des saints et du Don de la persévérance.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/294|282]]
|-
|— [[Poujoulat - Histoire de saint Augustin/54|LIV]]. — Réconciliation du comte Boniface avec l’impératrice Placidie. — Correspondance de saint Augustin avec Darius. — Lettre à Honoré sur les devoirs des prêtres dans les calamités publiques. — Peinture de la dévastation de l’Afrique par les Vandales. — L’ouvrage imparfait contre Julien. — Mort de saint Augustin.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/301|289]]
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orthographe
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|-
|— XXI. ''Le prêtre Augustin à l’évêque Valère''. — Saint Augustin ordonné prêtre malgré ses résistances, supplie le vieux Valère, évêque d’Hippone, de lui accorder un certain temps pour se préparer au saint ministère.
|{{pli|538|12}}
|-
|— XXII. ''Augustin, prêtre à Aurèle, évêque de Carthage''. — Saint Augustin déplore des usages grossiers et coupables, sous apparence de religion, dans les cimetières et sur les tombeaux des martyrs.
|{{pli|540|12}}
|-
|— XXIII. ''Augustin, prêtre catholique, à Maximin, évêque donatiste''. — Saint Augustin demande des explications à l’évêque Maximin qu’on accusait d’avoir rebaptisé un diacre catholique.
|{{pli|543|12}}
|-
|— XXIV. ''Paulin et Thérasie à l’évêque Alype''. — Saint Paulin de Nôle parle de sa vie et demande à saint Alype lui-même l’histoire de sa vie et comment il est arrivé au christianisme.
|{{pli|546|12}}
|-
|— XIV. ''Paulin et Thérasie à Augustin''. — Saint Paulin parle avec admiration d’un ouvrage de saint Augustin que saint Alype lui avait envoyé.
|{{pli|547|12}}
|-
|— XXVI. ''Augustin à Licentius''. — Saint Augustin exhorte au mépris du monde son jeune ami Licentius.
|{{pli|549|12}}
|-
|— XXVII. ''Augustin à Paulin''. — Saint Augustin loue saint Paulin ; il lui parle de quelques uns ses meilleurs amis et parle de lui-même avec humilité.
|{{pli|551|12}}
|-
|— XXVIII. ''Augustin à Saint Jérôme''. — Sur une nouvelle version des saintes Ecritures après les Septante. Le passage de l’Épître aux Galates ; le mensonge officieux.
|{{pli|554|12}}
|-
|— XXIX. ''Augustin à Alype, évêque de Thagaste''. Cette lettre renferme l’intéressant récit des efforts heureux de saint Augustin pour faire cesser les festins désordonnés qui se mêlaient à la célébration de la fête des saints.
|{{pli|556|12}}
|-
|— XXX. ''Paulin et Thérasie à Augustin''. — Témoignage de respect et de pieuse affection pour saint Augustin.
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{{Centré|FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.}}
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome III.djvu/601
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gestion de la transclusion
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|-
|<noinclude>{{sc|Lettre}}</noinclude><includeonly>—</includeonly> CCXXI. ''Quodvultdéus à Augustin''. — On demande à l’évêque d’Hippone un travail où soient brièvement marquées les erreurs de chaque hérésie et les réponses des catholique.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXII. ''Augustin à Quodvultdéus''. — L’évêque d’Hippone parle de la difficulté du travail qui lui est demandé et rappelle ce qui a été fait par saint Épiphane et par Philastre.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXIII. ''Quodvultdéus à Augustin''. — Insistance auprès de saint Augustin.
|{{pli|54|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXIV. ''Augustin à Quodvultdéus''. — Saint Augustin promet ce qu’on lui demande ; curieux détails sur la ''Revue'' de ses ouvrages.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXV. ''Prosper à Augustin''. — Saint Prosper informe saint Augustin de ce qui se passe dans les Gaules pour la question pélagienne.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXVI. ''Hilaire à Augustin''. — Même sujet.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXVII. ''Augustin à Alype''. — L’évêque d’Hippone annonce la conversion de deux païens de sa connaissance.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXVIII. ''Augustin à Honoré''. — Les devoirs des ecclésiastiques dans les temps de calamités publiques.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXIX. ''Augustin à Darius''. — L’évêque d’Hippone félicite Darius sur la paix que celui-ci avait obtenue des Vandales.
|{{pli|67|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXX. ''Darius à Augustin''. — Cette réponse est remplie d’un pieux enthousiasme pour l’évêque d’Hippone ; Darius lui demande son livre des Confessions.
|{{pli|67|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXI. ''Augustin à Darius''. — L’amour des louanges ; — les écrits de saint Augustin contre le paganisme ; — le livre des Confessions.
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{{c|[[Lettres de saint Augustin quatrième série|QUATRIÈME SÉRIE. — LETTRES SANS DATE.]]}}
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|-
|{{sc|Lettre}} CCXXXII. Augustin aux païens de Madaure. — On n’a jamais mieux parlé de l’établissement du christianisme dans le monde.
|{{pli|73|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXIII. ''Augustin à Longinien''. — Charmante et curieuse lettre à un philosophe païen.
|{{pli|75|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXIV. ''Longinien à Augustin''. — Néoplatonisme un peu vague du philosophe païen.
|{{pli|76|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXV. ''Augustin à Longinien''. — Débat engagé entre l’évêque et le philosophe ; questions précises.
|{{pli|77|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXVI. ''Augustin à Deutérius''. — Un sous-diacre convaincu de manichéisme.
|{{pli|78|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXVII. ''Augustin à Cérétius''. — Curieux détails sur les manichéens et les priscillianistes.
|{{pli|78|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXVIII. ''Augustin à Pascence'' — L’évêque d’Hippone rétablit la vérité des faits contre un arien de Carthage, qui avait commencé par vouloir conférer avec saint Augustin et avait fini par la mauvaise foi et le mensonge. — La sainte Trinité.
|{{pli|82|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXIX. ''Augustin à Pascence''. — Saint Augustin, apprenant que Pascence répétait toujours les mêmes faussetés, lui écrit une seconde fois.
|{{pli|90|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXL. ''Pascence à Augustin''. — Injures adressées à l’évêque d’Hippone.
|{{pli|91|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLI. ''Augustin à Pascence''. — Réponse de l’évêque d’Hippone à ce personnage.
|{{pli|91|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLII. ''Auijustin à Elpide''. — Sur l’arianisme.
|{{pli|92|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLIII. ''Augustin à Léttus''. — Devoirs d’un chrétien en face d’une mère qui s’efforce de l’arrêter dans la voie évangélique.
|{{pli|94|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLIV. ''Augustin à Chrisime''. — Ne pas se désoler outre mesure de la perte des choses temporelles.
|{{pli|97|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLV. ''Augustin à Possidius''. — Les parures parmi les chrétiens ; — vestige de pratiques païennes au milieu des chrétiens de Calame.
|{{pli|98|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLVI. ''Augustin à Lampadius''. — Absurdité de la doctrine qui mettait les péchés sur le compte du destin.
|{{pli|99|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLVII. ''Augustin à Romulus''. — Saint Augustin intervient auprès d’un maître impitoyable pour empêcher qu’il n’exige que des paysans le payent deux fois.
|{{pli|99|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLVIII. ''Augustin à Sébastien''. — Les souffrances des gens de bien en présence des prospérités des méchants.
|{{pli|101|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLIX. ''Augustin à Restitut''. — Nécessité de supporter les maux dans le monde et dans l’Eglise.
|{{pli|102|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCL. ''Augustin à Auxilius''. — L’évêque d’Hippone se plaint d’une excommunication portée sur une maison tout entière.
|{{pli|102|8}}
|-
|{{sc|Fragment}} d’une lettre sur le même sujet.
|{{pli|103|8}}
|-
|{{sc|Lettre}} CCLI. ''Augustin à Pancarius''. — Saint Augustin refuse d’admettre contre ses prêtres des accusations portées par des hérétiques.
|{{pli|104|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLII. ''Augustin à Félix''. — Une jeune Orpheline placée sous la tutelle de l’Église.
|{{pli|104|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLIII. ''Augustin à Bénénatus''. — Projet de mariage pour cette jeune orpheline.
|{{pli|104|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLIV. ''Augustin à Bénénatus''. — Même sujet.
|{{pli|105|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLV. ''Augustin à Rusticus''. — Même sujet.
|{{pli|103|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLVI. ''Augustin à Christin''. — Courte exhortation pour marcher dans la voie du Christ.
|{{pli|106|8}}
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|<noinclude>{{sc|Lettre}}</noinclude><includeonly><span style="margin:0 1.1em">—</span></includeonly> CCXXI. ''Quodvultdéus à Augustin''. — On demande à l’évêque d’Hippone un travail où soient brièvement marquées les erreurs de chaque hérésie et les réponses des catholique.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXII. ''Augustin à Quodvultdéus''. — L’évêque d’Hippone parle de la difficulté du travail qui lui est demandé et rappelle ce qui a été fait par saint Épiphane et par Philastre.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXIII. ''Quodvultdéus à Augustin''. — Insistance auprès de saint Augustin.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXIV. ''Augustin à Quodvultdéus''. — Saint Augustin promet ce qu’on lui demande ; curieux détails sur la ''Revue'' de ses ouvrages.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXV. ''Prosper à Augustin''. — Saint Prosper informe saint Augustin de ce qui se passe dans les Gaules pour la question pélagienne.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXVI. ''Hilaire à Augustin''. — Même sujet.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXVII. ''Augustin à Alype''. — L’évêque d’Hippone annonce la conversion de deux païens de sa connaissance.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXVIII. ''Augustin à Honoré''. — Les devoirs des ecclésiastiques dans les temps de calamités publiques.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXIX. ''Augustin à Darius''. — L’évêque d’Hippone félicite Darius sur la paix que celui-ci avait obtenue des Vandales.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXX. ''Darius à Augustin''. — Cette réponse est remplie d’un pieux enthousiasme pour l’évêque d’Hippone ; Darius lui demande son livre des Confessions.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXI. ''Augustin à Darius''. — L’amour des louanges ; — les écrits de saint Augustin contre le paganisme ; — le livre des Confessions.
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{{c|[[Lettres de saint Augustin quatrième série|QUATRIÈME SÉRIE. — LETTRES SANS DATE.]]}}
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|{{sc|Lettre}} CCXXXII. Augustin aux païens de Madaure. — On n’a jamais mieux parlé de l’établissement du christianisme dans le monde.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXIII. ''Augustin à Longinien''. — Charmante et curieuse lettre à un philosophe païen.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXV. ''Augustin à Longinien''. — Débat engagé entre l’évêque et le philosophe ; questions précises.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXVIII. ''Augustin à Pascence'' — L’évêque d’Hippone rétablit la vérité des faits contre un arien de Carthage, qui avait commencé par vouloir conférer avec saint Augustin et avait fini par la mauvaise foi et le mensonge. — La sainte Trinité.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXL. ''Pascence à Augustin''. — Injures adressées à l’évêque d’Hippone.
|{{pli|91|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLI. ''Augustin à Pascence''. — Réponse de l’évêque d’Hippone à ce personnage.
|{{pli|91|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLII. ''Auijustin à Elpide''. — Sur l’arianisme.
|{{pli|92|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLIII. ''Augustin à Léttus''. — Devoirs d’un chrétien en face d’une mère qui s’efforce de l’arrêter dans la voie évangélique.
|{{pli|94|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLIV. ''Augustin à Chrisime''. — Ne pas se désoler outre mesure de la perte des choses temporelles.
|{{pli|97|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLV. ''Augustin à Possidius''. — Les parures parmi les chrétiens ; — vestige de pratiques païennes au milieu des chrétiens de Calame.
|{{pli|98|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLVI. ''Augustin à Lampadius''. — Absurdité de la doctrine qui mettait les péchés sur le compte du destin.
|{{pli|99|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLVII. ''Augustin à Romulus''. — Saint Augustin intervient auprès d’un maître impitoyable pour empêcher qu’il n’exige que des paysans le payent deux fois.
|{{pli|99|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLVIII. ''Augustin à Sébastien''. — Les souffrances des gens de bien en présence des prospérités des méchants.
|{{pli|101|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLIX. ''Augustin à Restitut''. — Nécessité de supporter les maux dans le monde et dans l’Eglise.
|{{pli|102|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCL. ''Augustin à Auxilius''. — L’évêque d’Hippone se plaint d’une excommunication portée sur une maison tout entière.
|{{pli|102|8}}
|-
|{{sc|Fragment}} d’une lettre sur le même sujet.
|{{pli|103|8}}
|-
|{{sc|Lettre}} CCLI. ''Augustin à Pancarius''. — Saint Augustin refuse d’admettre contre ses prêtres des accusations portées par des hérétiques.
|{{pli|104|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLII. ''Augustin à Félix''. — Une jeune Orpheline placée sous la tutelle de l’Église.
|{{pli|104|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLIII. ''Augustin à Bénénatus''. — Projet de mariage pour cette jeune orpheline.
|{{pli|104|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLIV. ''Augustin à Bénénatus''. — Même sujet.
|{{pli|105|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLV. ''Augustin à Rusticus''. — Même sujet.
|{{pli|103|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLVI. ''Augustin à Christin''. — Courte exhortation pour marcher dans la voie du Christ.
|{{pli|106|8}}
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<references/></noinclude>
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Seudo
2609
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|-
|<noinclude>{{sc|Lettre}} </noinclude><includeonly><span style="margin:0 1.1em">—</span></includeonly>CCXXI. ''Quodvultdéus à Augustin''. — On demande à l’évêque d’Hippone un travail où soient brièvement marquées les erreurs de chaque hérésie et les réponses des catholique.
|{{pli|52|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXII. ''Augustin à Quodvultdéus''. — L’évêque d’Hippone parle de la difficulté du travail qui lui est demandé et rappelle ce qui a été fait par saint Épiphane et par Philastre.
|{{pli|53|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXIII. ''Quodvultdéus à Augustin''. — Insistance auprès de saint Augustin.
|{{pli|54|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXIV. ''Augustin à Quodvultdéus''. — Saint Augustin promet ce qu’on lui demande ; curieux détails sur la ''Revue'' de ses ouvrages.
|{{pli|55|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXV. ''Prosper à Augustin''. — Saint Prosper informe saint Augustin de ce qui se passe dans les Gaules pour la question pélagienne.
|{{pli|55|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXVI. ''Hilaire à Augustin''. — Même sujet.
|{{pli|59|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXVII. ''Augustin à Alype''. — L’évêque d’Hippone annonce la conversion de deux païens de sa connaissance.
|{{pli|62|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXVIII. ''Augustin à Honoré''. — Les devoirs des ecclésiastiques dans les temps de calamités publiques.
|{{pli|62|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXIX. ''Augustin à Darius''. — L’évêque d’Hippone félicite Darius sur la paix que celui-ci avait obtenue des Vandales.
|{{pli|67|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXX. ''Darius à Augustin''. — Cette réponse est remplie d’un pieux enthousiasme pour l’évêque d’Hippone ; Darius lui demande son livre des Confessions.
|{{pli|67|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXI. ''Augustin à Darius''. — L’amour des louanges ; — les écrits de saint Augustin contre le paganisme ; — le livre des Confessions.
|{{pli|69|8}}
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{{c|[[Lettres de saint Augustin quatrième série|QUATRIÈME SÉRIE. — LETTRES SANS DATE.]]}}
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|-
|{{sc|Lettre}} CCXXXII. Augustin aux païens de Madaure. — On n’a jamais mieux parlé de l’établissement du christianisme dans le monde.
|{{pli|73|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXIII. ''Augustin à Longinien''. — Charmante et curieuse lettre à un philosophe païen.
|{{pli|75|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXIV. ''Longinien à Augustin''. — Néoplatonisme un peu vague du philosophe païen.
|{{pli|76|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXV. ''Augustin à Longinien''. — Débat engagé entre l’évêque et le philosophe ; questions précises.
|{{pli|77|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXVI. ''Augustin à Deutérius''. — Un sous-diacre convaincu de manichéisme.
|{{pli|78|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXVII. ''Augustin à Cérétius''. — Curieux détails sur les manichéens et les priscillianistes.
|{{pli|78|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXVIII. ''Augustin à Pascence'' — L’évêque d’Hippone rétablit la vérité des faits contre un arien de Carthage, qui avait commencé par vouloir conférer avec saint Augustin et avait fini par la mauvaise foi et le mensonge. — La sainte Trinité.
|{{pli|82|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXXXIX. ''Augustin à Pascence''. — Saint Augustin, apprenant que Pascence répétait toujours les mêmes faussetés, lui écrit une seconde fois.
|{{pli|90|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXL. ''Pascence à Augustin''. — Injures adressées à l’évêque d’Hippone.
|{{pli|91|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLI. ''Augustin à Pascence''. — Réponse de l’évêque d’Hippone à ce personnage.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLII. ''Auijustin à Elpide''. — Sur l’arianisme.
|{{pli|92|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLIII. ''Augustin à Léttus''. — Devoirs d’un chrétien en face d’une mère qui s’efforce de l’arrêter dans la voie évangélique.
|{{pli|94|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLIV. ''Augustin à Chrisime''. — Ne pas se désoler outre mesure de la perte des choses temporelles.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLV. ''Augustin à Possidius''. — Les parures parmi les chrétiens ; — vestige de pratiques païennes au milieu des chrétiens de Calame.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLVI. ''Augustin à Lampadius''. — Absurdité de la doctrine qui mettait les péchés sur le compte du destin.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLVII. ''Augustin à Romulus''. — Saint Augustin intervient auprès d’un maître impitoyable pour empêcher qu’il n’exige que des paysans le payent deux fois.
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|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLVIII. ''Augustin à Sébastien''. — Les souffrances des gens de bien en présence des prospérités des méchants.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCXLIX. ''Augustin à Restitut''. — Nécessité de supporter les maux dans le monde et dans l’Eglise.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCL. ''Augustin à Auxilius''. — L’évêque d’Hippone se plaint d’une excommunication portée sur une maison tout entière.
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|{{sc|Fragment}} d’une lettre sur le même sujet.
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|{{sc|Lettre}} CCLI. ''Augustin à Pancarius''. — Saint Augustin refuse d’admettre contre ses prêtres des accusations portées par des hérétiques.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLIII. ''Augustin à Bénénatus''. — Projet de mariage pour cette jeune orpheline.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLIV. ''Augustin à Bénénatus''. — Même sujet.
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome III.djvu/602
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Seudo
2609
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|<noinclude>{{sc|Lettre}}</noinclude><includeonly><span style="margin:0 1.1em">—</span></includeonly> CCLVII. ''Augustin à Oronce''. — Témoignage de politesse et d’espérance religieuse.
|{{pli|106|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLVIII. ''Augustin à Martien''. — Conversion d’un ancien ami de saint Augustin. — Caractère d’une véritable amitié.
|{{pli|106|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLIX. ''Augustin à Corneille''. — Un veuf, ancien ami de saint Augustin et qui vivait dans la débauche, n’avait pas craint de demander au saint évêque un écrit à la louange de sa femme morte, comme pour le consoler de sa douleur ; l’évêque d’Hippone lui répond avec une très-belle sévérité, et lui dit qu’il n’obtiendra rien de lui à moins qu’il ne change de vie.
|{{pli|108|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLX. ''Audax à Augustin''. — Louanges adressées à l’évêque d’Hippone.
|{{pli|110|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXI. ''Augustin à Audax''. — Humilité de l’évêque d’Hippone.
|{{pli|110|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXII. ''Augustin à Ecdicia''. — Reproches et conseils adressés à une femme mariée.
|{{pli|111|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXIII. ''Augustin à Sapida''. — Touchante et belle lettre de consolation à une jeune religieuse qui avait perdu son frère, diacre à Carthage ; elle avait demandé à saint Augustin de vouloir bien accepter et porter une tunique qu’elle avait faite pour son frère : le diacre était mort avant de pouvoir s’en servir.
|{{pli|114|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXIV. ''Augustin à Maxima''. — Les œuvres du mal en ce monde profitent à l’avancement religieux des amis de Dieu.
|{{pli|116|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXV. ''Augustin à Séleucienne''. — L’évêque d’Hippone réfute les opinions d’un novatien qu’une dame chrétienne lui avait signalées.
|{{pli|117|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXVI. ''Augustin à Florentine''. — Saint Augustin écrit avec une bonté admirable à une jeune fille, pour l’encourager à lui adresser des questions.
|{{pli|119|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXVII. ''Augustin à Fabiola''. — Comment nous sommes véritablement présents les uns aux autres.
|{{pli|121|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXVIII. ''Augustin aux fidèles d’Hippone''. — Appel à la charité des fidèles pour payer une dette contractée, afin de libérer un catholique d’Hippone poursuivi par ses créanciers.
|{{pli|121|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXIX. ''Augustin à Nobilius''. — Saint Augustin infirme et vieux, s’excuse de ne pouvoir se mettre en route, en hiver, pour aller assister à la dédicace d’une église.
|{{pli|122|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXX. — Un chrétien, dont le nom ne nous est pas connu, exprime à saint Augustin le regret de ne l’avoir pas rencontré dans une ville d’Afrique où il espérait le joindre, et où il avait seulement trouvé un ami de l’évêque d’Hippone, Sévère, évêque de Milève.
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{{Séparateur|4}}
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{{c|TRAITÉS PHILOSOPHIQUES.}}
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{{c|LES SOLILOQUES ou CONNAISSANCE DE DIEU & DE L’ÂME HUMAINE}}
{{brn|3}}
{{c|[[Augustin_d’Hippone/Les Soliloques/Livre Premier|LIVRE PREMIER.]]}}
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|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Prière à Dieu.
|{{pli|125|8}}
|-
|{{sc|Chap}} II. Ce qu’il faut aimer.
|{{pli|128|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. Connaissance de Dieu.
|{{pli|128|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV. Qu’est-ce qu’une connaissance certaine ?
|{{pli|129|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>V. Une même science peut embrasser des choses différentes.
|{{pli|130|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VI. Par quels sens intérieurs l’âme aperçoit Dieu.
|{{pli|130|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. Jusques à quand la foi, l’espérance et la charité seront nécessaires.
|{{pli|131|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VIII. Ce qui est nécessaire pour connaître Dieu.
|{{pli|132|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IX. L’amour de nous-mêmes.
|{{pli|132|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>X. L’amour du corps et des choses extérieures.
|{{pli|132|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XI. Les biens extérieurs doivent plutôt être acceptés que recherchés, en vue des biens véritables.
|{{pli|133|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XII. Il ne faut rien désirer que ce qui conduit au souverain bien, rien craindre que ce qui en éloigne.
|{{pli|134|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIII. Comment et par quels degrés on parvient à la sagesse.
|{{pli|135|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIV. C’est la sagesse elle-même qui guérit les yeux pour les rendre capables de voir.
|{{pli|136|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XV. Comment on connaît l’âme. Confiance en Dieu.
|{{pli|137|8}}
|}{{c|[[Augustin_d’Hippone/Les Soliloques/Livre Deuxième|LIVRE DEUXIÈME.]]}}
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|-
|{{sc|Chapitre premier}}. De l’immortalité de l’homme.
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|-
|{{sc|Chap}}. II. La vérité est éternelle.
|{{pli|140|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. Si la fausseté doit toujours durer, et si elle ne peut exister sans être perçue, il s’ensuit qu’il existera toujours une âme quelconque pour la percevoir.
|{{pli|140|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>{{romain|IV.}} Peut-on conclure l’immortalité de l’âme de la durée du vrai et du faux ?
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLX. ''Audax à Augustin''. — Louanges adressées à l’évêque d’Hippone.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXI. ''Augustin à Audax''. — Humilité de l’évêque d’Hippone.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXIV. ''Augustin à Maxima''. — Les œuvres du mal en ce monde profitent à l’avancement religieux des amis de Dieu.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXV. ''Augustin à Séleucienne''. — L’évêque d’Hippone réfute les opinions d’un novatien qu’une dame chrétienne lui avait signalées.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXVI. ''Augustin à Florentine''. — Saint Augustin écrit avec une bonté admirable à une jeune fille, pour l’encourager à lui adresser des questions.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXVII. ''Augustin à Fabiola''. — Comment nous sommes véritablement présents les uns aux autres.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXVIII. ''Augustin aux fidèles d’Hippone''. — Appel à la charité des fidèles pour payer une dette contractée, afin de libérer un catholique d’Hippone poursuivi par ses créanciers.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXIX. ''Augustin à Nobilius''. — Saint Augustin infirme et vieux, s’excuse de ne pouvoir se mettre en route, en hiver, pour aller assister à la dédicace d’une église.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXX. — Un chrétien, dont le nom ne nous est pas connu, exprime à saint Augustin le regret de ne l’avoir pas rencontré dans une ville d’Afrique où il espérait le joindre, et où il avait seulement trouvé un ami de l’évêque d’Hippone, Sévère, évêque de Milève.
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|{{sc|Chap}} II. Ce qu’il faut aimer.
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|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. Connaissance de Dieu.
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|{{pli|140|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. Si la fausseté doit toujours durer, et si elle ne peut exister sans être perçue, il s’ensuit qu’il existera toujours une âme quelconque pour la percevoir.
|{{pli|140|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>{{romain|IV.}} Peut-on conclure l’immortalité de l’âme de la durée du vrai et du faux ?
|{{pli|141|8}}
|}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Seudo
2609
harmonisation du style des chiffres (un modèle pour chaque chiffre romain risquerait de poser un problème à la transclusion)
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hildepont" /></noinclude><nowiki />
<section begin="s1"/>
{|class="_tdm"
|-
|<noinclude>{{sc|Lettre}} </noinclude><includeonly><span style="margin:0 1.1em">—</span></includeonly>CCLVII. ''Augustin à Oronce''. — Témoignage de politesse et d’espérance religieuse.
|{{pli|106|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLVIII. ''Augustin à Martien''. — Conversion d’un ancien ami de saint Augustin. — Caractère d’une véritable amitié.
|{{pli|106|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLIX. ''Augustin à Corneille''. — Un veuf, ancien ami de saint Augustin et qui vivait dans la débauche, n’avait pas craint de demander au saint évêque un écrit à la louange de sa femme morte, comme pour le consoler de sa douleur ; l’évêque d’Hippone lui répond avec une très-belle sévérité, et lui dit qu’il n’obtiendra rien de lui à moins qu’il ne change de vie.
|{{pli|108|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLX. ''Audax à Augustin''. — Louanges adressées à l’évêque d’Hippone.
|{{pli|110|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXI. ''Augustin à Audax''. — Humilité de l’évêque d’Hippone.
|{{pli|110|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXII. ''Augustin à Ecdicia''. — Reproches et conseils adressés à une femme mariée.
|{{pli|111|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXIII. ''Augustin à Sapida''. — Touchante et belle lettre de consolation à une jeune religieuse qui avait perdu son frère, diacre à Carthage ; elle avait demandé à saint Augustin de vouloir bien accepter et porter une tunique qu’elle avait faite pour son frère : le diacre était mort avant de pouvoir s’en servir.
|{{pli|114|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXIV. ''Augustin à Maxima''. — Les œuvres du mal en ce monde profitent à l’avancement religieux des amis de Dieu.
|{{pli|116|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXV. ''Augustin à Séleucienne''. — L’évêque d’Hippone réfute les opinions d’un novatien qu’une dame chrétienne lui avait signalées.
|{{pli|117|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXVI. ''Augustin à Florentine''. — Saint Augustin écrit avec une bonté admirable à une jeune fille, pour l’encourager à lui adresser des questions.
|{{pli|119|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXVII. ''Augustin à Fabiola''. — Comment nous sommes véritablement présents les uns aux autres.
|{{pli|121|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXVIII. ''Augustin aux fidèles d’Hippone''. — Appel à la charité des fidèles pour payer une dette contractée, afin de libérer un catholique d’Hippone poursuivi par ses créanciers.
|{{pli|121|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXIX. ''Augustin à Nobilius''. — Saint Augustin infirme et vieux, s’excuse de ne pouvoir se mettre en route, en hiver, pour aller assister à la dédicace d’une église.
|{{pli|122|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>CCLXX. — Un chrétien, dont le nom ne nous est pas connu, exprime à saint Augustin le regret de ne l’avoir pas rencontré dans une ville d’Afrique où il espérait le joindre, et où il avait seulement trouvé un ami de l’évêque d’Hippone, Sévère, évêque de Milève.
|{{pli|123|8}}
|}{{brn|3}}
{{Séparateur|4}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/>{{brn|3}}
{{c|TRAITÉS PHILOSOPHIQUES.}}
{{brn|3}}
{{c|LES SOLILOQUES ou CONNAISSANCE DE DIEU & DE L’ÂME HUMAINE}}
{{brn|3}}
{{c|[[Augustin_d’Hippone/Les Soliloques/Livre Premier|LIVRE PREMIER.]]}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Prière à Dieu.
|{{pli|125|8}}
|-
|{{sc|Chap}} II. Ce qu’il faut aimer.
|{{pli|128|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. Connaissance de Dieu.
|{{pli|128|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV. Qu’est-ce qu’une connaissance certaine ?
|{{pli|129|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>V. Une même science peut embrasser des choses différentes.
|{{pli|130|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VI. Par quels sens intérieurs l’âme aperçoit Dieu.
|{{pli|130|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. Jusques à quand la foi, l’espérance et la charité seront nécessaires.
|{{pli|131|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VIII. Ce qui est nécessaire pour connaître Dieu.
|{{pli|132|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IX. L’amour de nous-mêmes.
|{{pli|132|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>X. L’amour du corps et des choses extérieures.
|{{pli|132|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XI. Les biens extérieurs doivent plutôt être acceptés que recherchés, en vue des biens véritables.
|{{pli|133|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XII. Il ne faut rien désirer que ce qui conduit au souverain bien, rien craindre que ce qui en éloigne.
|{{pli|134|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIII. Comment et par quels degrés on parvient à la sagesse.
|{{pli|135|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIV. C’est la sagesse elle-même qui guérit les yeux pour les rendre capables de voir.
|{{pli|136|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XV. Comment on connaît l’âme. Confiance en Dieu.
|{{pli|137|8}}
|}{{c|[[Augustin_d’Hippone/Les Soliloques/Livre Deuxième|LIVRE DEUXIÈME.]]}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. De l’immortalité de l’homme.
|{{pli|139|8}}
|-
|{{sc|Chap}}. II. La vérité est éternelle.
|{{pli|140|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. Si la fausseté doit toujours durer, et si elle ne peut exister sans être perçue, il s’ensuit qu’il existera toujours une âme quelconque pour la percevoir.
|{{pli|140|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV. Peut-on conclure l’immortalité de l’âme de la durée du vrai et du faux ?
|{{pli|141|8}}
|}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome III.djvu/603
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Seudo
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gestion de la transclusion
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text/x-wiki
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<section begin="s1"/>
{|class="_tdm"
|-
|<noinclude>{{sc|Chap}}. </noinclude><includeonly><span style="margin:0 1.1em">—</span></includeonly>V. Qu’est-ce que le vrai ?
|{{pli|141|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VI. D’où vient la fausseté et où réside-t-elle ?
|{{pli|142|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. Du vrai et de ce qui lui ressemble.
|{{pli|144|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VIII. Ce qui constitue le vrai ou le faux.
|{{pli|144|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IX. Que sont le faux, le trompeur et le menteur ?
|{{pli|145|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>X. Il y a des choses vraies, précisément parce qu’elles sont fausses.
|{{pli|146|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XI. Vérité dans les sciences. — Qu’est-ce que la fable ? Qu’est-ce que la grammaire ?
|{{pli|146|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XII. De combien de manières certaines choses existent dans une autre.
|{{pli|148|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIII. Conclusion en faveur de l’immortalité de l’âme.
|{{pli|148|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIV. Examen de la conclusion précédente.
|{{pli|149|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XV. Nature du vrai et du faux.
|{{pli|150|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVI. Peut-on donner aux choses excellentes les noms des choses moindres ?
|{{pli|151|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVII. Y a-t-il quelque chose d’entièrement faux ou d’entièrement vrai ?
|{{pli|152|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVIII. Les corps sont-ils véritablement ?
|{{pli|152|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIX. L’immortalité de la vérité prouve l’immortalité de l’âme.
|{{pli|153|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XX. La vérité est dans toutes les âmes, même à leur insu.
|{{pli|153|8}}
|}{{brn|2}}
{{----}}
{{brn|2}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/>{{c|[[Augustin d’Hippone/De l’Immortalité de l’âme|DE L’IMMORTALITÉ DE L’ÂME.]]}}
{{brn|1}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. L’âme est le sujet en qui réside la science. — Or la science existe toujours. — Donc l’âme est immortelle.
|{{pli|157|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>II. La raison est quelque chose. — Or elle n’est pas l’harmonie du corps qui est muable, tandis qu’elle-même est immuable. — Donc elle est immortelle.
|{{pli|158|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. Réfutation d’une difficulté tirée du mouvement et de l’action de l’âme.
|{{pli|158|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV. L’art étant immortel, la raison, qui se confond avec lui, doit l’être aussi ; peu importe l’ignorance ou l’oubli, l’art n’est pas moins dans l’âme à l’état latent.
|{{pli|159|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>V. Les changements qui se produisent dans l’âme pourraient être invoqués contre l’immortalité s’ils affectaient la nature même de l’âme. Mais ils ne sont que des changements accidentels. Donc ils n’empêchent pas l’âme d’être immortelle.
|{{pli|160|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VI. Nouvelle preuve de l’immortalité : l’âme ne saurait être anéantie, à moins d’être séparée de la raison ; or cette séparation est impossible : donc l’âme est immortelle.
|{{pli|161|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. Si on peut diviser indéfiniment la matière sans l’anéantir ; l’âme peut, sans périr, perdre indéfiniment de ses qualités.
|{{pli|162|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VIII. Si le corps ne perd jamais sa nature, bien moins encore l’âme perd la sienne, puisqu’elle est beaucoup plus excellente.
|{{pli|162|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IX. L’âme est la vie ; donc elle ne peut être privée de la vie.
|{{pli|164|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>X. L’âme n’est pas l’harmonie du corps, puisqu’elle n’en est pas un accident, mais la vie ; donc elle est immortelle.
|{{pli|164|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XI. La fausseté ne fait point périr l’âme ; car la fausseté ne peut que tromper, et pour être trompé, il faut exister.
|{{pli|164|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XII. Rien n’étant opposé à l’Être souverain de qui l’âme tire son origine, l’âme ne peut périr.
|{{pli|165|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIII. L’âme ne saurait devenir un corps ; il faudrait en effet qu’elle le voulut ou qu’elle y fut contrainte par un être supérieur : ni l’un ni l’autre n’est possible.
|{{pli|165|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIV. Il n’est pas à craindre que l’âme devienne corps dans une défaillance comparable au sommeil ; le sommeil suspend les fonctions du corps, il n’ôte rien à la vie propre de l’âme.
|{{pli|166|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XV. S’il est vrai que le corps soit formé par l’intermédiaire de l’âme qui l’anime, l’âme ne peut devenir un corps, car elle devrait en même temps rester âme pour animer et former ce corps auquel elle serait changée.
|{{pli|167|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVI. La preuve par laquelle on vient de démontrer que l’âme humaine ne peut se changer en corps, établit aussi qu’elle ne peut devenir une âme sans raison.
|{{pli|167|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVII. Si l’âme était matérielle, elle pourrait être changée en corps sous l’action plus puissante d’une plus grande masse de matière, mais l’âme n’est point matérielle, puisqu’elle est tout entière dans chaque partie du corps.
|{{pli|168|8}}
|}{{brn|2}}
{{----}}
{{brn|2}}
<section end="s2"/>
<section begin="s3"/>{{c|[[Augustin d’Hippone/De la vie bienheureuse|DE LA VIE BIENHEUREUSE.]]}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}.
|{{pli|169|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>II.
|{{pli|172|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III.
|{{pli|176|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV.
|{{pli|178|8}}
|}<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude><section end="s3"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome III.djvu/605
104
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15750915
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Seudo
2609
gestion de la transclusion
16060531
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="CyrMatt" /></noinclude><section begin="s1"/>
{|class="_tdm"
|-
|<noinclude>{{sc|Chap}}. </noinclude><includeonly><span style="margin:0 1.1em">—</span></includeonly>XVII. Il est de hautes questions que l’on ne peut aborder sans s’y être préparé par l’étude des sciences libérales.
|{{pli|236|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVIII. Comment l’âme arrive-t-elle à se connaître et à connaître l’unité ? Tout tend à l’unité.
|{{pli|237|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIX. Ce qui élève l’homme au-dessus de la brute. — Comment l’homme peut voir Dieu.
|{{pli|238|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XX. Conclusion et exhortation à la vertu.
|{{pli|239|8}}
|}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/>{{brn|4}}
{{c|[[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens|CONTRE LES ACADÉMICIENS.]]}}
{{c|''Traduction de M. ADRIEN DE RIANCEY.''|fs=80%}}
{{c|LIVRE PREMIER.}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Saint Augustin exhorte Romanien à l’étude de la vraie philosophie.
|{{pli|241|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>II. Première discussion. — Est-il nécessaire pour être heureux de connaître ou seulement de chercher la vérité ?
|{{pli|243|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. On défend l’opinion des académiciens qui prétendent que le bonheur consiste dans la recherche de la vérité.
|{{pli|244|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV. Ce que c’est que l’erreur.
|{{pli|245|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>V. Seconde discussion. — Qu’est-ce que la sagesse ?
|{{pli|246|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VI. Troisième discussion. — Définition de la sagesse. — Objection. Le devin Albicère.
|{{pli|248|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. On soutient la définition de la sagesse.
|{{pli|249|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VIII. Le devin est-il un sage ? — Qu’est-ce qu’un sage ? — Définition de la sagesse conformément à l’opinion des académiciens.
|{{pli|250|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IX. Conclusion.
|{{pli|250|8}}
|}{{c|LIVRE DEUXIÈME}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Le secours de Dieu est nécessaire pour combattre les arguments des académiciens.
|{{pli|252|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>II. Augustin rend à Romanien ses devoirs de reconnaissance, et l’exhorte à la philosophie.
|{{pli|253|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. Philocalie et philosophie : Augustin excite de nouveau Romanien à la philosophie.
|{{pli|254|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV. Première discussion. — On rappelle les points discutés dans le premier livre.
|{{pli|255|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>V. Sentiments des académiciens.
|{{pli|256|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VI. Deuxième discussion. — Différence entre l’ancienne et la nouvelle académie.
|{{pli|257|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. Contre les académiciens.
|{{pli|258|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VIII. Subtilité des académiciens.
|{{pli|259|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IX. Examen plus sérieux de l’opinion des académiciens.
|{{pli|260|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>X. La controverse avec les académiciens ne roule pas sur les mots, mais sur les choses.
|{{pli|260|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XI. Troisième discussion. — Qu’est-ce que la probabilité ?
|{{pli|261|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XII. Encore du probable et du vraisemblable.
|{{pli|262|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIII. Les académiciens ont-ils feint de ne pas connaître la vérité ?
|{{pli|262|8}}
|}{{c|LIVRE TROISIÈME.}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. — Première discussion. — Il faut chercher avec grand soin la vérité ; c’est d’elle que dépend la vie heureuse.
|{{pli|264|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>II. Si la fortune est nécessaire au sage.
|{{pli|264|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. Quelle différence entre le sage et celui qui veut l’être ? Le sage connaît quelque chose : il connaît au moins la sagesse.
|{{pli|263|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV. Seconde discussion. — Celui qui ne sait rien ne peut être appelé sage.
|{{pli|267|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>V. Vains subterfuges des académiciens.
|{{pli|268|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VI. La vérité ne peut être connue que par le secours divin.
|{{pli|269|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. Augustin, sur la demande d’Alype, parle contre les académiciens : plaisante citation de Cicéron.
|{{pli|269|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. Réfutation du passage de Cicéron.
|{{pli|271|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IX. On discute la définition de Zenon.
|{{pli|271|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>X. Deux axiomes des académiciens.
|{{pli|273|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XI. Ni la faiblesse des sens, ni le sommeil ou la fureur, ne rendent impossible la connaissance de quelque vérité.
|{{pli|274|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XII. Les académiciens allèguent vainement les séductions des sens, du sommeil ou de la fureur.
|{{pli|275|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIII. On connaît beaucoup de choses dans la dialectique.
|{{pli|270|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIV. Le sage doit donner son assentiment au moins à la sagesse.
|{{pli|277|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XV. Est-ce éviter l’erreur que de suivre en pratique un sentiment probable sans y donner son assentiment ?
|{{pli|278|8}}
|}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
rd5vfs6hoaj6gejyt5z7j1dy8vaym21
Page:Pouget - La Confédération générale du travail, 1908.djvu/4
104
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2026-09-23T19:22:41Z
Sixdegrés
56197
/* Validée */
16059918
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Le ciel est par dessus le toit" /></noinclude><nowiki />
L’organisme confédéral est essentiellement ''fédéraliste''. À la base, il y a le Syndicat — qui est un agglomérat de travailleurs ; au deuxième degré, il y a la Fédération de Syndicats et l’Union de Syndicats — qui sont des agglomérats de syndicats ; puis, au troisième et dernier degré, il y a la Confédération Générale du Travail — qui est un agglomérat de Fédérations et d’Unions de syndicats.
À chaque degré, l’autonomie de l’organisme est complète : les Fédérations et Unions de syndicats sont autonomes dans la Confédération ; les syndicats sont autonomes dans les Fédérations et Unions de syndicats ; les syndiqués sont autonomes dans les syndicats.
Cette coordination des forces ouvrières s’est faite, naturellement, logiquement, comme toutes les manifestations de la vie, — et non arbitrairement, suivant un programme élaboré à l’avance. Elle s’est faite du simple au composé, en partant de la base : les syndicats se sont d’abord constitués ; puis, quand la nécessité de groupements plus complexes est apparue, sont venues les Fédérations et Unions de syndicats ; ensuite, à son heure, s’est réalisée la Confédération.
{{T3|'''LES SYNDICATS'''|{{rom-maj|I}}|fs=120%}}
Les syndicats, cellule de l’organisation corporative, sont constitués par le groupement des ouvriers d’un même métier, d’une même industrie, ou accomplissant des besognes similaires. La volonté initiale des constituants du syndicat est de réaliser une force capable de résister aux exigences patronales. Donc, le groupement se fait, spontanément, sur<noinclude>
<references/></noinclude>
2fthyvfvimja4rasrt0ytemxavd4olu
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2609
accentuation
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hildepont" /></noinclude><section begin="s1"/>
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre II}}. — La Genèse peut être partout interprétée à la lettre.
|{{pli|106|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. — Que signifient les productions verdoyantes.
|{{pli|107|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV. — Pluie mystérieuse.
|{{pli|107|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>V. — Source de vérité.
|{{pli|108|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VI. — Termes figurés.
|{{pli|108|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. — L’argile du corps humain.
|{{pli|109|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VIII. — Le souffle de vie.
|{{pli|109|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IX. — Les délices du Paradis.
|{{pli|110|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>X. — Les quatre fleuves.
|{{pli|111|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XI. — Occupation de l’homme dans le Paradis ; formation de la femme.
|{{pli|112|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XII. — Le sommeil d’Adam.
|{{pli|112|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIII. — Union spirituelle.
|{{pli|113|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIV. — Ève et le serpent.
|{{pli|114|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XV. — Marche de la tentation.
|{{pli|114|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVI. — Préludes du jugement d’Adam et d’Ève.
|{{pli|115|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVII. — Excuses d’Adam et d’Ève. — Châtiment du serpent.
|{{pli|116|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVIII. — Inimitié du serpent et d’Ève.
|{{pli|116|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIX. — Peine infligée à la femme.
|{{pli|117|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XX. — Châtiment de l’homme.
|{{pli|117|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXI. — Nom donné à Ève après son péché. — Les tuniques de peaux.
|{{pli|118|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXII. — Adam hors du paradis.
|{{pli|119|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXIII. — Le Chérubin et son glaive.
|{{pli|120|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXIV. — Adam et Ève ; le Christ et l’Église.
|{{pli|120|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXV. — Les Manichéens et le serpent.
|{{pli|121|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXVI. — Encore les Manichéens et le serpent.
|{{pli|121|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXVII. — Chute et châtiment d’Adam.
|{{pli|122|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXVIII. — Résumé et réfutation des impostures Manichéennes.
|{{pli|123|8}}
|}{{séparateur|3|m=1.5em}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/>{{c|[[Augustin d’Hippone/De la Genèse au sens littéral ouvrage inachevé|DE LA GENÈSE AU SENS LITTÉRAL.]]|fs=110%}}
{{c|'''OUVRAGE INACHEVÉ.'''|fs=70%}}
{{c|'''TRADUCTION DE M. CITOLEUX.'''|fs=70%}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. — Abrégé de la foi catholique.
|{{pli|125|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>II. — Divers sens de l’Écriture.
|{{pli|126|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. — Que signifient le premiers mots de la Genèse.
|{{pli|126|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV. — Second verset de la Genèse.
|{{pli|127|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>V. — Création de la lumière.
|{{pli|130|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VI. — Noms donnés à la lumière et aux ténèbres.
|{{pli|132|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. — Le premier jour.
|{{pli|133|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VIII. — Création du firmament.
|{{pli|134|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IX. — Dieu agit en dehors du temps.
|{{pli|134|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>X. — La terre séparée des eaux.
|{{pli|135|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XI. — Création des végétaux.
|{{pli|135|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XII. — Le jour et la nuit.
|{{pli|136|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIII. — Les astres.
|{{pli|137|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIV. — Création de l’eau.
|{{pli|138|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XV. — Animaux sortis des eaux.
|{{pli|140|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVI. — Animaux terrestres. — Création de l’homme.
|{{pli|141|8}}
|}{{séparateur|3|m=1.5em}}
{{c|[[Commentaires_sur_la_Genèse|DE LA GENÈSE AU SENS LITTÉRAL.]]|fs=110%}}
{{c|'''TRADUCTION DE M. CITOLEUX.'''|fs=70%}}
{{Centré|LIVRE PREMIER.}}
{{Centré|{{sc|création primitive}}.}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. — Divers sens de l’Écriture. — Premiers mots de la Genèse.
|{{pli|145|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>II. — ''{{lang|la|Fiat lux}}'' : Dieu a-t-il prononcé cette parole par l’entremise d’une créature ou par son Verbe.
|{{pli|146|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. Qu’est-ce que la lumière ? Pourquoi Dieu n’a-t-il pas dit : ''{{lang|la|Fiat cælum}}'' comme il a dit : ''{{lang|la|Fiat lux}} ?''
|{{pli|146|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV. — Autre réponse à la même question.
|{{pli|147|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>V. — La créature intelligente reste informe, si elle ne se perfectionne en prenant pour fin le Verbe de Dieu. — Pourquoi l’Esprit porté sur les eaux, avant le ''{{lang|la|Fiat lux}}'' ?
|{{pli|147|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VI. — La Trinité apparaît dans la création primitive comme dans le développement des êtres.
|{{pli|148|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. — Pourquoi dit-on que l’Esprit de Dieu était porté sur les eaux.
|{{pli|148|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VIII. — L’amour de Dieu est la cause qui fait naître et subsister les créatures.
|{{pli|148|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IX. — La parole divine : « ''{{lang|la|Fiat lux}}'' » a-t-elle été prononcée dans le temps ou en dehors du temps ?
|{{pli|148|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>X. — Différentes manières d’expliquer la durée du premier jour : contradictions ou difficultés qu’elles renferment.
|{{pli|149|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XI. — Rôle du soleil : nouvelle difficulté dans l’hypothèse précédente.
|{{pli|151|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XII. — Nouvelle difficulté que présente la succession des trois jours et des trois nuits qui précèdent la création du soleil. — Comment les eaux se rassemblèrent-elles ?
|{{pli|151|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIII. — À quel moment ont été créés l’eau et la terre.
|{{pli|152|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIV. — Ce qui fait entendre, dans le premier verset de la Genèse, que la matière était informe.
|{{pli|152|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XV. — La substance précède le mode, non en date, mais en principe.
|{{pli|152|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVI. — Nouvelle manière d’expliquer la succession des jours et des nuits par l’émission ou l’affaiblissement de la lumière : Qu’elle est peu satisfaisante.
|{{pli|153|8}}
|}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Seudo
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orthographe
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hildepont" /></noinclude>{|class="_tdm"
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVII. — Hypothèse de la lumière intellectuelle ; difficultés qu’elle entraîne ; comment elle sert à expliquer le soir et le matin, la séparation de la lumière d’avec les ténèbres.
|{{pli|153|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVIII. — De l’activité divine.
|{{pli|155|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIX. — Il faut s’interdire toute assertion hasardée dans les passages obscurs des saints Livres.
|{{pli|155|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XX. — But de l’auteur en expliquant la Genèse à divers point de vue.
|{{pli|156|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXI. — Avantage d’un commentaire qui exclut toute proposition hasardée.
|{{pli|156 |8}}
|}{{Centré|LIVRE II.}}
{{Centré|{{sc|création du firmament.}}}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. — Que signifie le firmament au milieu des eaux ? — L’eau peut-elle, d’après les lois de la physique, séjourner au-dessus du ciel étoilé.
|{{pli|157|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>II. — L’air est plus léger que la terre.
|{{pli|158|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. — Le feu est plus léger que l’air.
|{{pli|158|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV. — De l’opinion suivant laquelle le firmament ne serait que l’atmosphère.
|{{pli|159|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>V. — L’eau suspendue au-dessus du ciel étoilé.
|{{pli|159|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VI. Faut-il voir dans le passage : « et Dieu fit le firmament, » etc. l’intervention directe du Fils.
|{{pli|160|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. — Continuation du même sujet.
|{{pli|161 |8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VIII. — Pourquoi l’expression : « ''{{lang|la|et fecit Deus}}'', » n’a-t-elle pas été reproduite après la création de la lumière ?
|{{pli|161|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IX. — De la configuration du ciel.
|{{pli|162|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>X. — Du mouvement du ciel.
|{{pli|163|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XI. — Que faut-il entendre par l’état informe de la terre.
|{{pli|163|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XII. — Pourquoi la formule « ''et cela se fit ainsi,'' » est-elle employée spécialement pour les plantes et les arbres.
|{{pli|164|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIII. — Pourquoi les luminaires n’ont-ils été formés que le quatrième jour ?
|{{pli|164|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIV. — Comment les luminaires du ciel servent-ils à marquer le temps, les jours, les années.
|{{pli|165|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XV. — De la lune.
|{{pli|166|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVI. — De la lumière relative des astres.
|{{pli|167|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVII. — Révélation de l’astrologie.
|{{pli|168|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVIII. — Qu’il est difficile de savoir si les astres sont gouvernés et animés par des esprits.
|{{pli|168|8}}
|}{{Centré|LIVRE III.}}
{{Centré|{{sc|les êtres vivants.}}}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. — Pourquoi la création des poissons précède-t-elle, dans le récit sacré, celle des oiseaux ? — Affinité entre l’eau et l’air, l’air, et le ciel.
|{{pli|169|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>II. — Les cieux primitifs ont été abîmés dans les eaux du déluge, et l’airs est transformé en eau.
|{{pli|169|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. — Opinions des savants sur la transformation des éléments. L’air n’est point omis dans la Genèse.
|{{pli|170|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV. — Des rapports qui existent entre les quatre éléments et les cinq sens.
|{{pli|170|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>V. — De la sensibilité de l’âme.
|{{pli|171|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VI. — L’air n’a point été omis par l’auteur de la Genèse.
|{{pli|171|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. — Il est probable que les oiseaux tirent leur origine de l’eau.
|{{pli|171|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VIII. — Pourquoi les poissons ont-ils été appelés reptiles à âmes vivantes.
|{{pli|172|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IX. — De la classification des êtres selon l’élément où ils vivent.
|{{pli|172|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>X. — On peut accorder {{corr|quue|que}} les démons habitent l’air, sans contredire le récit où l’Écriture nous révèle que les poissons sont sortis des eaux. — Des météores.
|{{pli|173|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XI. — Des diverses espèces d’animaux créés de la terre.
|{{pli|173|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XII. — La formule « ''selon leur espèce,'' » n’est point employée pour l’homme.
|{{pli|174|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIII. — Pourquoi la bénédiction divine n’a-t-elle été donnée qu’aux animaux tirés des eaux et à l’homme ?
|{{pli|175|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIV. — De la création des insectes.
|{{pli|175|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XV. — Des animaux venimeux.
|{{pli|176|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVI. — Pourquoi des espèces sont-elles ennemies ?
|{{pli|176|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVII. — Pourquoi certains animaux dévorent-ils les cadavres.
|{{pli|177|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVIII. — À quel moment et dans quel but ont été créés les chardons, les épines et, en général, les plantes stériles ?
|{{pli|177|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIX. — Pourquoi le mot « ''faisons'', » n’a-t-il été prononcé que dans la création de l’homme ?
|{{pli|177|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XX. — En quoi l’homme est-il fait à l’image de Dieu ? — Que la formule « ''il en fut ainsi,'' » n’est pas employée dans la création de l’homme ; et pourquoi.
|{{pli|178|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXI. — Difficulté de concevoir l’immortalité jointe à la nécessité de se nourrir.
|{{pli|179|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXII. — De l’opinion qui rapporte la création du corps et de l’âme à deux moments distincts.
|{{pli|179|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXIII. — Du sens de la formule : « ''Cela se fit''. »
|{{pli|180|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXIV. — Pourquoi la création de l’homme n’a-t-elle pas été spécialement approuvée ?
|{{pli|180|8}}
|}{{Centré|LIVRE IV.}}
{{Centré|{{sc|les jours de la création.}}}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. — Que faut-il entendre par les six jours.
|{{pli|181|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>II. — Que le nombre 6 est un nombre parfait.
|{{pli|181|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. — Explication du passage de la sagesse : « Dieu à tout disposé avec poids, nombre et mesure. »
|{{pli|183|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV. — En Dieu la mesure, le nombre, le poids subsistent indépendamment du nombre, du poids, de la mesure.
|{{pli|183|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>V. — C’est en Dieu qu’existe l’idée de mesure, de poids et de nombre qui préside à la disposition des objets.
|{{pli|184|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VI. — Comment Dieu voyait-il ces rapports.
|{{pli|184|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. — Comment découvrons-nous la perfection du nombre 6.
|{{pli|184|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VIII. — Du repos de Dieu le septième jour : quel sens faut-il attacher à ce mot ?
|{{pli|185 |8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IX. — Suite du chapitre précédent. — Le principe de la tristesse est quelquefois excellent.
|{{pli|185|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>X. — Peut-on concevoir le repos en Dieu ?
|{{pli|186|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XI. — Le repos de Dieu au septième jour se concilie avec son activité continue.
|{{pli|186|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XII. — Nouvelle explication sur le même sujet.
|{{pli|186|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIII. De l’observation du Sabbat. — Sabbat chrétien.
|{{pli|187|8}}
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hildepont" /></noinclude>{|class="_tdm"
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVIII. — Que la formation d’Adam ne fut point en dehors des causes primordiales.
|{{pli|222|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIX. — Le corps d’Adam tel que Dieu le forma, n’était pas spirituel, mais animal.
|{{pli|222|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XX. — Formé d’abord avec un corps animal, Adam a-t-il revêtu un corps spirituel dans le Paradis.
|{{pli|222|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXI. — Réfutation de cette hypothèse.
|{{pli|222|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXII. — On ne peut soutenir qu’Adam après le péché a été condamné à la mort de l’âme plutôt qu’à celle du corps.
|{{pli|223|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXIII. — Nouvelle réfutation de l’hypothèse précédente.
|{{pli|223|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXIV. — Comment l’homme en se régénérant recouvre-t-il le privilège perdu par Adam ?
|{{pli|224|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXV. — Le corps d’Adam était à la fois mortel et immortel.
|{{pli|224|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXVI. — Différence du corps d’Adam au nôtre.
|{{pli|224|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXVII. — Comment pouvons-nous retrouver les privilèges qu’Adam a perdus.
|{{pli|225|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXVIII. — Adam, quoique spirituel à l’extérieur, eut un corps animal, même dans le Paradis.
|{{pli|225|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXIX. — Sujet du livre suivant.
|{{pli|225|8}}
|}{{Centré|LIVRE VII.}}
{{Centré|{{sc|l’âme humaine.}}}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. — Préliminaires de ce livre.
|{{pli|226|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>II. — La substance de l’âme n’est pas la même que celle de Dieu.
|{{pli|220|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. — Suite du même sujet.
|{{pli|226|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV. — Dieu n’a fait sortir l’âme ni de son essence, ni des éléments.
|{{pli|227|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>V. — L’âme est-elle tirée du néant ?
|{{pli|227|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VI. — Y a-t-il eu pour l’âme une substance préexistante, de même que pour le corps ?
|{{pli|228|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. — Qu’il est impossible de déterminer les qualités de cette force primitive.
|{{pli|228|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VIII. — Que cette matière de l’âme était incapable de bonheur.
|{{pli|228|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IX. — Que cette matière ne peut être une âme dépourvue de raison.
|{{pli|228|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>X. — L’analogie des mœurs entre l’homme et l’animal n’est pas une preuve en faveur de la métempsycose.
|{{pli|229|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XI. — Des illusions qui font croire à la métempsycose. L’erreur des Manichéens plus impie que celle des Philosophes.
|{{pli|230|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XII. — L’âme n’a point pour principe un élément matériel.
|{{pli|230|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIII. — De l’opinion des médecins sur le corps de l’homme.
|{{pli|231|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIV. — L’âme est distincte des éléments
|{{pli|231|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XV. — L’âme est immatérielle.
|{{pli|231|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVI. — Du sens des expressions : « ''l’homme fut fait âme vivante.'' »
|{{pli|231|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVII. — Pourquoi Dieu souffla-t-il sur la face de l’homme ?
|{{pli|232|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVIII. — Des trois parties principales du cerveau.
|{{pli|232|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIX. — Supériorité de l’âme sur la matière.
|{{pli|232|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XX. — Distinction de l’âme et des organes.
|{{pli|232|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXI. — L’âme ne peut sortir de la matière, ni être un corps.
|{{pli|233|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXII. — La cause virtuelle de l’âme a-t-elle été créé dans la période des six jours ?
|{{pli|231|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXIII. — La cause virtuelle de l’âme humaine a-t-elle été disposée dans les esprits angéliques ?
|{{pli|235|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXIV. — L’âme a-t-elle été créée avant d’être associée aux organes ?
|{{pli|235|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXV. — L’âme, en supposant qu’elle ait existé hors du corps, s’est-elle spontanément associée aux organes ?
|{{pli|235|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>{{corr|XXXVI|XXVI}}. — L’âme volontairement unie au corps n’a-t-elle eu aucune connaissance de l’avenir ? — Du libre arbitre.
|{{pli|236|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXVII. — Du penchant naturel qui attache l’âme au corps.
|{{pli|236|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXVIII. — Des objections contre l’opinion selon laquelle l’âme et le corps d’Adam ont été simultanément créés.
|{{pli|236|8}}
|}{{Centré|LIVRE II.}}
{{Centré|{{sc|le paradis terrestre.}}}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. — Le Paradis terrestre est tout ensemble une réalité et un symbole.
|{{pli|238|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>II. — Pourquoi des explications allégoriques dans le traité de la Genèse contre les Manichéens ?
|{{pli|239|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>III. — De la création des arbres dans le Paradis. Retour sur la création des plantes le troisième jour.
|{{pli|240|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IV. — De l’arbre de vie : qu’il est tout ensemble un arbre réel et le symbole de la sagesse.
|{{pli|240|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>V. — Suite du chapitre précédent.
|{{pli|241|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VI. — L’arbre de la science du bien et du mal.
|{{pli|242|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VII. — Des fleuves qui arrosaient le paradis terrestre.
|{{pli|242|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>VIII. — L’homme placé dans le Paradis terrestre pour s’y livrer à l’agriculture.
|{{pli|243|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>IX. — Enseignement que donne la culture de la terre.
|{{pli|243|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>X. — Sur le sens attaché aux mots ''cultiver'' et ''garder''.
|{{pli|244|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XI. — L’autorité de Dieu rappelée à l’homme.
|{{pli|245|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XII. — De impuissance de l’homme à faire le bien sans le secours de Dieu.
|{{pli|246|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIII. — Pourquoi l’arbre de la science du bien et du mal a-t-il été interdit à l’homme.
|{{pli|246|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIV. — Du mal : L’homme en a fait l’expérience en violant le précepte de Dieu.
|{{pli|247|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XV. — Pourquoi l’arbre de la science du bien et du mal a-t-il été appelé ainsi ?
|{{pli|248|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVI. — L’homme a pu avoir l’idée du mal avant de le connaître en réalité.
|{{pli|248|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVII. — La défense fut-elle faite à Adam et à Ève en même temps ?
|{{pli|249|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XVIII. — Comment Dieu a-t-il parlé à l’homme ?
|{{pli|249|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XIX. — De l’activité divine dans la créature, et d’abord de Dieu même.
|{{pli|249|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XX. — Le corps se meut dans le temps et l’espace, l’âme ne se meut que dans le temps : Dieu est en dehors de cette double modification.
|{{pli|250|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXI. — Comment Dieu est-il à la fois immuable et principe du mouvement ?
|{{pli|250|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXII. — Dieu est sûrement et absolument immuable.
|{{pli|251|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXIII. — Que Dieu fait tout sortir de son repos.
|{{pli|251|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXIV. — Des créatures soumises aux Anges.
|{{pli|252|8}}
|-
|<span style="margin:0 1.1em">—</span>XXV. — Des lois générales et particulières selon les-quelles Dieu gouverne tout.
|{{pli|252|8}}
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome IV.djvu/659
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Seudo
2609
orthographe
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hildepont" /></noinclude><div class="alinea CorpsTdM" >
— XIV. — Cause de la chute des Anges. De l’orgueil et de l’envie.
{{pli|286|8}}
— XV. — L’orgueil et l’amour-propre, principe de tous les maux. — Deux cités. — L’auteur annonce son ouvrage sur la cité de Dieu.
{{pli|287|8}}
— XVI. — À quel moment s’est accomplie la chute de Satan ?
{{pli|287|8}}
— XVII. — Le déni on a-t-il été heureux avant son péché ?
{{pli|288|8}}
— XVIII. — Du bonheur de l’homme avant le péché.
{{pli|288|8}}
— XIX. — Hypothèse sur la condition des Anges.
{{pli|288|8}}
— XX. — Le démon a-t-il été créé méchant ?
{{pli|289|8}}
— XXI. — Réfutation de cette opinion.
{{pli|280|8}}
— XXII. — Suite du même sujet : Analyse du texte précité.
{{pli|289|8}}
— XXIII. — Le démon n’est pas resté dans la vérité.
{{pli|290|8}}
— XXIV. — Passage d’Isaïe qui s’applique au corps dont le démon est la tête.
{{pli|290|8}}
— XXV. — Passage d’Ézéchiel : Qu’il s’applique au corps de Satan. L’Église est le Paradis.
{{pli|291|8}}
— XXVI. — De la création et de la chute du démon en général.
{{pli|291|8}}
— XXVII. — De la tentation par l’organe du serpent et de la femme.
{{pli|292|8}}
— XXVIII. — Le serpent a-t-il compris le sens des paroles qu’il prononçait ?
{{pli|292|8}}
— XXIX. — De la prudence du serpent.
{{pli|293|8}}
— XXX. — Entretien du serpent avec la femme.
{{pli|293|8}}
— XXXI. — Comment et sur quoi leurs yeux s’ouvrirent-ils ?
{{pli|294|8}}
— XXXII. — Du principe de la mortalité et de la concupiscence.
{{pli|294|8}}
— XXXIII. — De la voix de Dieu quand il se promenait dans le jardin.
{{pli|295|8}}
— XXXIV. — De l’interrogatoire que Dieu fit subir à Adam.
{{pli|295|8}}
— XXXV. — Excuses d’Adam et d’Ève.
{{pli|296|8}}
— XXXVI. — Malédiction du serpent.
{{pli|296|8}}
— XXXVII. — Du châtiment infligé à la femme.
{{pli|297|8}}
— XXXVIII. — Châtiment infligé à l’homme. Du nom qu’il donna à la femme.
{{pli|297|8}}
— XXXIX. — Des robes de peaux : condamnation de l’orgueil.
{{pli|297|8}}
— XL. — Adam et Ève chassés du Paradis. — Excommunication.
{{pli|298|8}}
— XLI. — Hypothèses sur la nature du péché d’Adam.
{{pli|298|8}}
— XLII. Adam a-t-il ajouté foi aux paroles du serpent ? Du motif qui l’a fait pécher.
{{corr|199|299}}
</div>
{{Centré|LIVRE XII.}}
{{Centré|{{sc|le paradie et le troisième ciel.}}}}
{{Table |largeurp=30 |indentation=-4.3 |espace=0.5em |nodots
|titre={{sc|Chapitre premier}}. — Du passage de saint Paul relatif au Paradis.
|page={{pli|300|8}}}}
<div class="alinea CorpsTdM" >
— II. — L’Apôtre a pu ignorer s’il avait vu le {{corr|Para-|Paradis}} indépendamment de son corps.
{{pli|300|8}}
— III. — L’Apôtre atteste qu’il a vu le troisième ciel sans savoir comment.
{{pli|301|8}}
— IV. — De l’existence du troisième ciel ou l’Apôtre fut ravi. — Objection.
{{pli|302|8}}
— V. — Réfutation de l’objection.
{{pli|302|8}}
— VI. — Trois manières de voir les choses.
{{pli|303|8}}
— VII. — De la vision sensible, spirituelle, rationnelle. La première suppose un objet réel ou une métaphore : la seconde s’exerce de plusieurs manières.
{{pli|303|8}}
— VIII. — {{corr|Pourqoi|Pourquoi}} l’auteur appelle-t-il spirituelle la seconde vision.
{{pli|304|8}}
— IX. — Que le nom de prophétie se rattache à la raison.
{{pli|305|8}}
— X. — De la vision rationnelle.
{{pli|305|8}}
— XI. — La vision sensible se rattache à la vision spirituelle et celle-ci à la vision rationnelle.
{{pli|305|8}}
— XII. — Rapports entre la vision sensible et la vision spirituelle.
{{pli|306|8}}
— XIII. — L’âme possède-t-elle une faculté de divination ?
{{pli|307|8}}
— XIV. — La vision rationelle n’est jamais un leurre. L’illusion dans les deux autres n’est pas toujours dangereuse.
{{pli|308|8}}
— XV. — Des songes impurs : qu’ils peuvent être innocents.
{{pli|308|8}}
— XVI. — Les images des corps se forment dans l’esprit en vertu de sa propre activité.
{{pli|309|8}}
— XVII. — D’où vient que les images empreintes dans l’esprit sont comme des démons. — De quelques visions surprenantes.
{{pli|309|8}}
— XVIII. — Des différentes causes des visions.
{{corr|31|310}}
— XIX. — D’où naissent les visions.
{{pli|311|8}}
— XX. — Les visions qui naissent à l’occasion du corps, n’ont pas le corps pour véritable cause.
{{pli|312|8}}
— XXI. — Que des visions analogues aux visions sensibles peuvent se traduire dans un transport, sans changer de nature.
{{pli|313|8}}
— XXII. — Des visions comme causes occasionnelles de prédictions faites au hasard ou par un instinct secret : comment se produisent-elles.
{{pli|313|8}}
— XXIII. — La faculté spirituelle où se forment les images, sous l’influence de causes si multiples, est en nous.
{{pli|314|8}}
— {{romain|XXIV.}} — Supériorité de la vision rationnelle sur la vision spirituelle et de celle-ci sur la vision sensible.
{{pli|315|8}}
— XXV. — La vision rationnelle seule incapable de tromper.
{{pli|315|8}}
— XXVI. — Deux sortes d’extases : spirituelle ou rationnelle.
{{pli|316|8}}
— XXVII. — À quelle espèce de visions faut-il rapporter celle où Moïse vit Dieu.
{{pli|316|8}}
— XXVIII. — Le troisième ciel et le Paradis, dont parle l’Apôtre, peuvent s’entendre de cette troisième espèce de vision.
{{pli|317|8}}
— XXIX. — Y a-t-il plusieurs degrés dans la vision spirituelle ou rationnelle, comme il y a plusieurs cieux ?
{{pli|318|8}}
— XXX. — La vision spirituelle est tantôt inspirée tantôt naturelle.
{{pli|318|8}}
— XXXI. — Dans la vision intellerctuelle, il faut distinguer entre les idées que l’âme conçoit et la lumière qui les éclaire. Dieu est la lumière de l’âme.
{{pli|318|8}}
— XXXII. — Ou va l’âme dépouillée du corps.
{{pli|319|8}}
— XXXIII. — De l’enfer. — Que l’âme est immatérielle. — Du sein d’Abraham.
{{pli|319|8}}
</div><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Montpetit - Poissons d'eau douce du Canada, 1897.pdf/114
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|92|LES POISSONS|}}</noinclude>de son voisinage, je puis dire que j’ai pêché durant dix années et plus, à
divers intervalles, dans la rivière Saint-Charles qui lave tous les jours
les pieds du promontoire de Stadacona (Québec), qui salue en passant la
statue de Jacques Cartier, berçant le Canada dans les débris de la ''Petite Hermine'' — berceau héroïque ! que j’y ai pris force maskinongés, brochets, dorés, chevesnes, carpons, anguilles, aprons, chabots même — mais un seul achigan, un seul ! — au cours de ces dix ans et plus.
J’ajouterai sans reprendre haleine, que j’ai pêché tant et plus dans le bassin de la rivière du Sud, à Montmagny, où les eaux douces tombant d’une chute de vingt-deux pieds repoussent comme avec une pelle les
eaux saumâtres du fleuve ; j’ai capturé des milliers de poissons au bas de cette chute, dans le coup de la pelle, sans y pêcher un seul achigan, quoiqu’il fourmille par centaines et par mille à quelques arpents
seulement au-dessus de la chute.
Cependant, soit par curiosité, soit que l’ambition lui vint au contact du peuple américain — le peuple {{lang|en|« go ahead »}} par excellence — on le voit,
en 1825, se glisser par le canal Érié jusqu’à l’Hudson, une longue avenue donnant sur l’Atlantique, qu’il a su vite peupler abondamment. Subséquemment, l’industrie des hommes aidant, il se répand aussi rapidement
dans les lacs et les rivières des États riverains de l’Atlantique. Il ne tarde pas à régner en maître par la force et par le nombre dans le Potomac et ses tributaires. Les premiers achigans déposés dans ces
eaux y furent transportés, en 1853, dans le réservoir d’une locomotive circulant sur le chemin de fer récemment ouvert, le ''Baltimore et Ohio'' : et moins de dix ans après, ils y fourmillaient et menaçaient d’en chasser
la truite, qui en était la reine reconnue de tout temps. Ayant pris le goût des aventures, on le voit bientôt passer la mer, pour s’établir en Angleterre et en Écosse, où il reçoit le plus aimable accueil. Il est d’abord
repoussé du continent comme un forban. En France, on le redoute plus que le sandre et le brochet : on lui a même préféré l’achigan blanc ({{lang|en|''white-bass''}}), un vrai renard, un mangeur d’œufs dont le lac Ontario est heureux de se trouver débarrassé. Je suis convaincu que du jour où l’achigan fera flotter son pavillon sur les eaux du Danube, et cela ne tardera guère, aucune force maritime ou autre ne pourra l’en évincer.
Je vois que l’''achigan noir'' a été admis dans les eaux douces de l’Allemagne et des Pays-Bas, comme l’attestent les états suivants que je reproduis textuellement :
{{t|{{lang|en|Of the seven large-mouthed, and forty-five small-mouthed Bass which M. Eckardt, Jr., brought from America in February, 1883, the greater number died, probably in consequence of the long journey, so that this spring there remained only three of the former and ten of the latter, which I placed in two ponds supplied with gravel beds for spawning. — (Max Von dern Borne, Circular {{No}} 4, 1884, ''German Fishery Association'', Berlin, June, 1884.)}}|90}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Montpetit - Poissons d'eau douce du Canada, 1897.pdf/115
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||L’ACHIGAN|93}}</noinclude><nowiki/>
Les étangs du comte Von dern Borne, dont il est fait mention ici, sont situés à Bernenchen, en Allemagne. Le 15 juin 1884, le comte parlait de cette culture dans les termes suivants :
{{t|{{lang|en|To-day I had the satisfaction of finding that the three large fish had spawned, and the pond actually swarms with fry. I have caught, with a small net, more than two thousand, and have put them into another pond which is free from other fish. I have no doubt that next spring the small mouthed Bass will spawn, and that the experiment will be successful. (Bull, U. S. Fish Com., IV, 1884, 219.)}}|90}}
En juin 1885, le comte exulte, il écrit :
{{t|{{lang|en|My thirteen Black Bass have spawned. I caught 11,800 of the fry, and placed them in ponds that have no other fish.}}|90}}
En août 1885, il est au comble du bonheur, lorsqu’il déclare :
{{t|{{lang|en|I am pleased to say that the fish multiplied abundantly. I had 1,200 in the fall of 1884, and have caught more than 22,000 fry this season.}}|90}}
Présentement le comte Von dern Borne, devenu pisciculteur à Berlin, a de surplus dans ses viviers autant de jeunes achigans et d’alevins du même poisson, qu’il en faut pour répondre aux demandes des propriétaires d’étangs de toute l’Europe centrale.
En 1885, {{M.}} Eugène G. Blacford, de New-York, expédiait cinq jeunes achigans au jardin zoologique d’Amsterdam, en excellente condition. En décembre de la même année, le ''« {{lang|en|Journal of the Society for the promotion of the Fresh-Water Fisheries in the Netherlands}} »'', disait :
{{t|{{lang|en|The Amsterdam Aquarium at present possesses four fine specimens of Black Bass, comprising both species, which grow well, and will, in all probability, reach sexual maturity.}}|90}}
{{t4|'''NOMS ET SURNOMS DE L’ACHIGAN'''}}
Au fur et à mesure que la civilisation européenne repoussait devant elle les forêts de l’Amérique du nord et leurs farouches habitants, pour remplacer le chêne par l’épi de blé, le wigwam voyageur par la maison fixe, la bourgade par la ville, le parc de chasse par l’État, qu’une étoile
nouvelle surgissait dans l’azur du drapeau américain, on vit l’achigan affublé d’autant de noms, surnoms et sobriquets qu’il y eut d’États nouveaux inscrits sur la carte géographique du centre de l’Amérique du nord. Dans l’État de New-York, il s’appelle l’''Oswego bass'', ou le ''green bass'' ; au Kentucky, en Floride aussi, parfois, il devient le ''jumper'' ; dans l’Indiana, où il habite des châteaux d’algues entrelacées capricieusement<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Luzel - Bepred Breizad.djvu/7
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Aveldro
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Aveldro" /></noinclude><nowiki/>
<br/>
{{Centré|{{Taille|PRÉFACE.|160}}}}
{{Séparateur4}}
Je n’avais pas l’intention de donner de Préface à cet
humble volume, que mes ancêtres, les Bardes celtiques
d’il y a douze ou treize cents ans, n’auraient peut-être
pas dédaigné, mais que plus d’un critique progressif
de nos jours taxera sans doute d’imprudente hardiesse,
ou de naïveté plus digne de pitié que de l’attention ou
de la férule de nos Aristarques de l’année 1865. — Ce
n’est pas que je méconnaisse l’utilité et l’intérêt des
préfaces, en général, et que j’approuve, sans réserve,
le discrédit où elles paraissent être tombées depuis
quelques années ; mais bien pour d’autres raisons, que
je crois inutile de faire connaître ici. Cependant quelques
personnes, trop bienveillantes peut-être, mais
dont j’aime à prendre l’opinion et les conseils pour
règle de conduite, en semblable matière, m’ayant {{tiret|té|moigné}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Père Perdrix, roman/6
0
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Sixdegrés
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Textes validés
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wikitext
text/x-wiki
{{TextQuality|Textes validés}}
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<references />
[[Catégorie:La Revue blanche]]
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Page:Bibaud - Les fiancés de St-Eustache, 1910.djvu/29
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|21}}</noinclude><section begin="s1"/>au pli de la robe qui ne se ferme pas comme celui de la voisine, au frottement du soulier sur le parquet, c’est étrange, incompréhensible et pourtant bien vrai, l’atavisme se glisse même dans ce mouvement, et les fait reconnaître comme appartenant à la caste dont ils sont issus.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|III}}
Pierre avait vingt-six ans, une nature enthousiaste, un cœur franc, généreux. Ayant perdu son père très jeune, ne voulant pas entamer le petit capital de sa mère, il avait parfois connu de durs moments. Sa persévérance, son amour du travail avaient aplani les difficultés. Il avait peiné pour orner son esprit d’une éducation solide, afin d’embrasser une profession libérale : ses efforts avaient été bien récompensés, à vingt-deux ans il était reçu notaire, avait acquis en peu de temps une bonne clientèle à Saint-Eustache, où d’après les conseils du docteur Chénier son ami il était allé s’établir.
Le jour où nous le retrouvons Pierre était l’heureux fiancé de mademoiselle Lucienne Aubry, la frêle jeune fille que nous avons un instant entrevue à sa fenêtre laissant tomber une rose aux pieds du jeune homme.
{{M.|Dugal}} avait connu cette enfant lorsqu’elle n’avait que douze ans, ayant été alors son professeur d’anglais. Comme lui Lucienne était orpheline. Un accident de voiture lui avait {{tiret|en|levé}}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bibaud - Les fiancés de St-Eustache, 1910.djvu/28
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|20|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>avait quitté ses vêtements d’étoffe du pays pour l’habit du soir. Le jeune homme possédait ce cachet particulier aux gens nés de parents bien ; habitués dès l’enfance à se couvrir de tissus fins, de lainés recherchés, ils conservent toute leur vie ce je ne sais quoi qui les distingue des foules, les faisant remarquer malgré tous les changements de fortune qu’ils peuvent avoir subis : dès qu’ils endossent le vêtement de cérémonie, ils redeviennent eux-mêmes, ils entrent dans leur élément, c’est-à-dire qu’en les apercevant on fait la remarque : — Ce monsieur est le fils de cette femme supérieure qui réunissait chez elle une société d’élite. Cette dame est la fille de ce savant orateur, dont la parole éloquente entraînait les masses. — Souvent ce monsieur, cette dame ne sont eux-mêmes que de parfaites nullités, mais ils ont ce lustre du vrai diamant qui ne s’éteint pas : dès qu’on les enchâssent dans la monture convenant à leur feu, ils éclipsent tous les autres bijoux. Ainsi les hommes, les femmes sachant porter la toilette auront toujours, quoiqu’on en fasse, cette supériorité sur les autres dans leur tenue, parce qu’ils ont ce que ni le malheur, ni la pauvreté ne peut leur enlever ; le père était un gentilhomme, la mère une dame, ils sont nés dans un milieu policé ; ils peuvent avoir déchu, n’importe, on les reconnaît au moindre geste, à la main qui s’avance,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|127}}</noinclude>du village Saint-Denis appelait, en des sons lugubres
et précipités, les patriotes au combat.
Munis d’armes bien primitives, de toute part
ils accouraient, les uns avec des fourches, des
faux, des bâtons, très peu avec des fusils.
Paisibles cultivateurs n’ayant jamais été au
feu, leur héroïque courage seul les faisait voler
à la défense de leur liberté, sans se préoccuper
de leur manque de munitions de guerre, ils
voulaient vaincre ou mourir. On voyait là des
soldats d’un jour, de tout âge, les pères et les
enfants marchaient sur le même rang, s’encourageant,
se soutenant.
Le docteur Nelson avait ordonné le matin
même de couper les ponts sur le chemin de
Saint-Ours, afin de retarder la marche de l’ennemi.
Le capitaine Gore était parti de Sorel,
quelques jours avant, à la tête de cinq compagnies
de {{Corr|fusilliers|fusiliers}} et d’un détachement de
cavalerie, pour aller à Saint-Charles rejoindre
le colonel Whitherall, afin de disperser les patriotes
et se saisir de leur chef.
Le lieutenant Weir, arrivé de Montréal porteur
d’une dépêche à l’adresse du capitaine
Crompton, avait été capturé à Saint-Denis par
des patriotes. Il avait cru retrouver à cet endroit
les troupes du colonel Gore parties une
demi-heure avant lui ; mais il les avait devancées
en sautant dans un cabriolet et fut tout
surpris de ne pas trouver là ses gens. Fait<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|128|{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|}}</noinclude>prisonnier on le conduisit devant le {{Dr|Nelson}}.
Sa manière évasive de répondre persuada le
docteur que l’armée le suivait. Alors on sonna
l’alarme, le peuple canadien accourut.
On plaça une centaine d’hommes au deuxième
étage d’une grosse maison de pierre située
sur le chemin du roi où les troupes devaient
passer, une trentaine dans la distillerie du {{Dr|Nelson}},
tout auprès de ce fort improvisé, puis
une dizaine dans un magasin : ceux qui n’avaient
pas de fusils se mirent à l’abri des murs
de l’église, d’où il leur serait facile de se jeter
sur l’ennemi avec leurs faux et leurs fourches.
Le colonel Gore qui avait appris, par deux
prisonniers français, qu’on ne le laisserait
pas passer, s’était indigné de tant d’audace de
la part de paysans, il ordonna à ses troupes,
après les avoir chaleureusement haranguées, de
marcher en avant, sans leur donner le temps
de se reposer.
— Nous allons, dit-il, prouver une fois de
plus à cette race, la valeur du soldat anglais.
Il divisa ses hommes en trois détachements,
dirigea la première colonne vers un bois situé
à l’est du village, la seconde au bord de la rivière,
puis la troisième, munie d’un canon, continua
sa marche sur le chemin royal, afin d’assiéger
la maison de madame St-Germain, où
se trouvaient les cent canadiens barricadés.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|26|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>{{tiret2|tou|jours}} la parole juste pour adoucir les tristesses
du cœur ; évitant avec ses compagnes ces mots
méchants que les enfants insouciants se disent
souvent {{corr|netre|entre}} eux et qui parfois blessent si
profondément.
Vers l’âge de quatorze ans Lucienne n’était
pas jolie, car un air permanent de tristesse maladive
voilait l’expression de ses traits, comme
un sombre jour de pluie change l’aspect d’une
belle nature ; il fallait pour rendre tout le
charme à cette physionomie mobile quelques
chauds rayons de soleil venant détruire les
vilains microbes de l’indifférence qui l’entourait.
Ce soleil se montra un jour sous la forme
d’un jeune professeur d’anglais que l’oncle
avait engagé pour ses enfants et pour elle.
Le jour où Pierre entra dans la maison de
Monsieur Aubry les trois enfants étaient réunis
dans la salle d’étude, vaste pièce à deux
larges fenêtres dont les murs étaient tapissés
de cartes géographiques, de tableaux d’arithmétique,
de plantes botaniques des pays tropicaux,
de représentations d’animaux sauvages
de toutes les contrées d’Afrique, d’Asie et du
Nouveau-Monde ; puis en face de cette ménagerie
étaient encadrés les visages de plusieurs
guerriers Grecs, des fameux généraux de l’antiquité,
des poëtes latins à côté des héros romains
et des écrivains français de renom. Tout<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|27}}</noinclude>était disposé sur ces murs de manière à frapper
l’imagination de l’enfance, un énorme globe
terrestre ornait un coin de la chambre, un microscope
se trouvait tout auprès, une vaste
bibliothèque couvrait un pan de la muraille,
trois ou quatre cents volumes d’ouvrages instructifs,
de classiques, d’œuvres littéraires y
étaient enfermés : on avait réuni là tout ce que
l’on pouvait se procurer en ces temps pour acquérir
une instruction solide et variée.
L’institutrice assise au milieu de cette salle
d’étude examinait les trois enfants sur la grammaire ;
elle avait une physionomie d’assiette
brûlée au four, de larges lunettes cachaient ses
yeux vert de mer, son front bas se sillonnait à
tout instant de raies transversales, lui donnant
une apparence rigide peu faite pour attirer la
confiance de l’enfance. Elle tenait, en sa main
longue, effilée, nerveuse, une règle dont elle
frappait la table avec impatience lorsque les
réponses n’étaient pas satisfaisante.
Louise, comme toujours, avait bien répondu ;
Gaston, son frère, gros garçon aux joues rebondies, à travers lesquelles l’énorme quantité
de rosbif qu’il avalait chaque jour semblait
vouloir sortir encore tout saignant, se rasseyait
satisfait lui aussi de son savoir, qui pourtant
ne lui coûtait peu d’efforts, car il possédait une
mémoire prodigieuse, suppléant à l’esprit qui
lui manquait, et en faisant un enfant avancé<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|28|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>pour son âge, aussi toute la famille le regardait
comme un phénix sur lequel elle bâtissait de
brillantes espérances ; il deviendrait quelque
chose, il ferait sa marque dans le pays, et la
mère le croyant un prodige, le dorlotait à sa
manière en le bourrant du matin au soir, de
friandises, alourdissant davantage sa nature
épaisse et indolente. Il avait une corpulence
éléphantine, des mollets et des muscles de
boxeur, dont cependant il faisait usage le moins
possible. Étant trop paresseux pour se remuer il avait l’habitude de se servir de Lucienne pour toutes ses commissions. Avait-il
besoin d’un morceau de papier, d’une plume ou
de l’encre, c’était elle qu’il envoyait quérir ces
objets en lui criant de se dépêcher. Le bon
naturel de sa cousine, son besoin de mouvement lui faisait accepter volontiers cette charge
de commissionnaire. À cet instant elle lui rapportait un livre qu’il lui avait demandé. Gaston la regarda malicieusement.
— C’est bon, dit-il, tu m’obéis bien, je crois
que je te prendrai pour ma femme lorsque je
serai grand.
— Moi je ne te prendrai pas pour mari, répondit Lucienne vivement, je n’aime pas les
gros garçons rouges.
— Comment, petite impertinente, tu n’es pas
si belle, avec tes joues cadavériques. Je voudrais bien savoir qui aimera un petit être {{tiret|ra|chitique}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|29}}</noinclude>{{tiret2|ra|chitique}} comme tu l’es ? personne ; tu es trop
laide ; un mari aurait honte de toi. Moi je ferai
un bel homme grand, fort, tout le monde m’admirera.
— Mais une femme de cœur ne voudra pas
t’épouser.
— Cessez vos discussions, fit l’institutrice,
en frappant la table de sa règle avec impatience, c’est l’heure d’étudier et non de se quereller, vous copierez chacun dix pages de l’histoire d’Assuérus pour vous apprendre à garder
le silence en classe et à respecter la présence de
votre institutrice qui elle, a passé des jours, des
mois, des années à étudier sans aucune distraction pour devenir compétente en matière d’éducation, vous devez comme elle acquérir la
science ; mais non en discutant de sujets puérils qui ne devraient jamais être dans la bouche
d’enfants bien élevés. Soyez tranquilles maintenant. Vous Lucienne, à votre tour de répondre, donnez-moi les exceptions de la grammaire.
— Elles m’ennuient les exceptions, je ne les
ai pas apprises.
— Comment, encore, vous ne serez jamais
intelligente.
— Peut-être, mais beaucoup de personnes
connaissant parfaitement la grammaire sont
des imbéciles, mon oncle l’a dit hier en parlant
de monsieur Julien, il sait bien son {{tiret|orthogra|phe}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|30|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>{{tiret2|orthogra|phe}}, cela n’empêche pas qu’on l’ai traité de
niais.
— Vous avez toujours des réponses sans jugement.
Les académiciens en savent plus que
vous, mademoiselle, s’ils ont jugé à propos de
mettre des exceptions, c’est quelles doivent
être là.
— Je ne trouve pas, je ne vois pas l’utilité
d’amonceler les difficultés pour rien, il serait
tout aussi intelligent d’écrire, inquiète, secrète,
discrète, complète, replète et concrète avec
deux t, bijoux, joujoux, cailloux, hiboux, choux,
genoux et poux avec un s, heure, beurre, leurre
et demeure, sans e, épandre et répandre sans
a, afin, Afrique avec deux f.
La gouvernante l’écoutait surprise.
— Vous les savez donc, vous les avez apprises.
— Je les sais, oui, aujourd’hui, je les sais,
demain je ne les saurai pas, après demain je
les saurai, dans deux semaines je les aurai oubliées,
et malgré l’opinion des académiciens, je
me croirai toute aussi fine le jour où je ne
saurai pas mes exceptions grammaticales que
le jour où je les posséderai parfaitement.
— Votre raisonnement est continuellement
faux ; vous n’aurez jamais une éducation solide.
Lucienne fit une moue très expressive qui
disait fort bien : Je m’en moque de votre éducation
solide.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|31}}</noinclude><nowiki />
En cet instant monsieur Aubry entra avec
Pierre.
— Monsieur Dugal, dit-il en le présentant à
l’institutrice. Ce jeune monsieur connaissant
parfaitement la langue anglaise veut bien se
charger de l’enseigner à ces enfants. Mon fils
et ma fille étant plus avancés que ma nièce,
continua-t-il, je vous demanderai, monsieur
Dugal, de donner la leçon de Lucienne en dernier,
cette petite fille a peu de talent, elle ne
veut pas apprendre, elle donnerait des distractions
inutiles aux deux autres.
Un vif incarnat couvrit soudain les jours pâles
de la fillette, un éclair jaillit de son bel œil
noir, son regard, tel que celui d’une gazelle
effrayée se fixa sur le nouveau venu avec inquiétude.
Qui était-il ? aurait-elle à souffrir là
encore{{corr|.| ?}}
Son âme s’angoissait souvent parce qu’elle
appartenait à ce contingent d’êtres humains
dont toutes les fibres vibrent au moindre souffle,
dont les impressions se colorent des teintes
les plus imperceptibles. Ils possèdent un certain
fluide magnétique qui attire l’ami en repoussant
le faux ; au premier abord ils sentent,
soit un besoin de fraternel épanchement, soit
un mouvement de répulsion instinctive, selon
les natures qu’ils rencontrent, jamais ils ne se
trompent. S’ils n’agissent d’après leur première
impression, ils regrettent sans cesse de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|32|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude><section begin="s1"/>n’avoir écouté la voix intérieure qui leur a
crié : Aime on crains ici.
Le regard doux et compatissant de Pierre,
plaignant l’enfant d’avoir eu à subir une
aussi humiliante introduction de la part de son
oncle, calma à l’instant le mouvement de révolte
qui s’agitait au fond de l’âme de Lucienne,
pour faire place à un sentiment de reconnaissance,
il la plaignait, elle le sentait.
Pierre voulant dissiper sa confusion s’approcha
d’elle et lui demanda avec intérêt si elle
aimait la langue anglaise.
— Je ne la connais pas, répondit-elle, mais
je crois que je l’aimerai si vous me l’enseignez.
Déjà ils se comprenaient, ils étaient droits et
francs tous deux.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|IV}}
À partir de ce jour l’existence de Lucienne
changea ; quelqu’un s’intéressait à elle, son
ciel s’azurait ; elle sentait là une protection
toute nouvelle, inconnue jusqu’alors, elle s’y
abandonnait avec ivresse, sentant qu’elle n’était
plus la même. Les sourdes révoltes qui
parfois avaient agité son âme froissée, meurtrie,
ne se faisait plus sentir, une parfaite sérénité
régnait dans son plus intime intérieur.
L’heure de la classe anglaise n’arrivait jamais
assez tôt et la leçon était toujours parfaitement
sue ; pour Pierre elle s’était mise à l’étude
avec ardeur.
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|33}}</noinclude><nowiki/>
Dès sa première entrevue avec cette enfant,
le jeune homme avait compris combien on avait
fait fausse route en cherchant à lui donner de
l’émulation par des reproches et des comparaisons humiliantes ; lui qui avait une mère pleine
d’attentions délicates à son endroit, une mère
dont la tendresse avait su éloigner de sa route
toutes les petites difficultés auxquelles les enfants sont en butte. Par ses doux encouragements, par ses sages conseils elle avait fait de
son fils un homme vertueux, de cœur et d’énergie.
Pierre sentit vite que Lucienne était malheureuse, lui, ce brave et fort garçon, qui n’aurait
pu se passer des soins dévoués et tendres de
sa mère, éprouva un sentiment de profonde
pitié pour ce petit être faible et délicat ne recevant de sa famille que des rebuffades. Il
s’appliqua à lui éviter autant que possible les
difficultés, lui expliquant avec une patience remarquable, chez un jeune homme de cet âge,
tout ce qui {{corr|eut pû|eût pu}} l’embarrasser.
Chaque jour il s’intéressait de plus en plus à
son élève. Il avait su gagner sa confiance.
Avec des élans spontanés d’abandon, elle lui
disait toutes ses pensées, l’initiant aux moindres incidents de sa vie, elle se révélait à lui
vive et spirituelle. La transparence de sa peau
lui laissait voir toutes ses impressions, qui se
traduisaient sur l’épiderme en teintes roses ou<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|34|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>pâles, changeant subitement la statue de marbres en un être exubérant de vie, de pensées,
d’aspirations. Il l’écoutait, captivé par le timbre séduisant de sa voix d’enfant, dans laquelle
se glissait déjà un souvenir de femme. Le jeune
homme avait six ans de plus qu’elle, mais il
oubliait cette différence lorsqu’elle lui parlait
et subissait le charme de sa conversation. Lucienne près de Pierre oubliait ses chagrins, ses
souffrances et redevenait elle-même.
Des mois s’écoulèrent ainsi rapprochant de
plus en plus leurs existences. Un attrait mystérieux les unissait davantage, à chaque entrevue, la leçon se prolongeait à leur insu ; le jeune
homme alors un peu confus s’éloignait en toute
hâte de cette demeure, où il laissait la plus
grande partie de lui-même.
Pour Lucienne lorsqu’il n’était plus là, un
sentiment de tristesse l’oppressait, elle errait,
désorientée, dans les allées du jardin où résonnait encore le bruit de ses pas, où les rafales de
l’air gardaient, enroulé dans leurs nuages, l’écho de ses douces paroles, où le froissement des
branches écartées redisait son passage à cet endroit, où le dénudé de quelques touffes fleuries
attestait qu’il s’était penché là pour y cueillir
les roses ou le myosotis, ornant maintenant
son corsage ; même les silences de l’air lui rappelaient qu’un instant il s’était {{corr|tû|tu}} pour noyer
son regard dans le sien. Elle restait fascinée à
ce souvenir, inconsciente, dans sa naïve {{tiret|inno|cence}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|35}}</noinclude>{{tiret2|inno|cence}}, de ce qui s’agitait au fond de son âme.
Elle avait déjà dans son cœur tous les dévouements, les tendresses, les abnégations révélant un véritable amour, sentiments réunis
pour n’en compléter qu’un seul, mais ce sentiment elle ne le connaissait pas, elle le subissait,
elle en jouissait, elle en souffrait ; cet étranger
dont la présence la subjuguait, elle ignorait son
nom, sa puissance.
Plus les jours s’écoulaient, plus les deux
jeunes gens se sentaient indispensables l’un à
l’autre. Lucienne avait déjà dix-huit ans. Elle
avait grandi pour détenir une mignonne jeune
fille, non belle, mais jolie, possédant ce charme
immarcessible, ce je ne sais quoi d’attirant que
les grandes beautés n’ont presque jamais. Outre une grâce parfaite de mouvement, elle avait
une simplicité attrayante, une grande réserve
unie à un abandon charmant dans sa manière
de recevoir, de dire, de converser ; en peu d’années elle avait acquis de nombreuses connaissances. Des notions générales d’histoire, de
français, d’anglais, de musique, de chant faisaient d’elle, à cette époque, où l’instruction
était si peu répandue au Canada, une personne
supérieure.
Pierre se sentait fier de son élève, elle avait
depuis longtemps dépassé dans ses études son
cousin et sa cousine. Cette dernière était une
grande jeune fille de vingt ans, aux traits réguliers, au caractère froid, impassible, n’ayant<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|36|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>peur de rien, indifférente à tout, ne voulant cependant supporter aucune contradiction. Quelquefois lorsqu’elle regardait Pierre, un éclair
jaillissait de ses yeux bleus que voilaient aussitôt ses longs cils, puis elle redevenait la statue
impénétrable, hautaine, ayant la conviction de
sa supériorité sur les autres, défaut habituel des
nullités. Elle était belle, sans charme, on l’admirait, mais rien en elle n’attirait. Elle n’avait
que des sourires railleurs à donner aux expansions vives et enthousiastes de Lucienne, ne
comprenant nullement les intimes jouissances
qu’éprouvent les âmes supérieures devant une
belle nature{{corr|,,|,}} le tableau d’un grand maître, le
poëme d’un génie, toutes ces choses demeuraient pour elle à l’état énigmatique : elle n’avait d’admiration que pour le sport, les exercices violents, dangereux ; elle savait tirer admirablement un coup de fusil, ne manquant jamais le but ; le cheval qu’elle montait la craignait à l’égal du jockey le mieux aguerri et
l’esquif qu’elle guidait coupait avec une témérité ridicule la vague la plus furieuse. Rien
n’arrêtait sa volonté de fer, lorsqu’elle avait
décidé de franchir un espace ; le danger, elle ne
le connaissait pas, traitant de vapeurs nerveuses la prudence raisonnée.
Un soir d’été que les deux jeunes filles et
Pierre étaient réunis au jardin, Louise, fatiguée
de la chaleur oppressive qu’il avait fait tout le
jour, proposa soudain d’aller faire une {{tiret|prome|nade}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|37}}</noinclude>{{tiret2|prome|nade}} sur l’eau. La nature était calme, au loin
le sommet estompé de la montagne se mêlait
aux nuages violacés du ciel, dont la profondeur
semblait un brasier enflammé, où s’enfonçait
l’astre du jour irradiant de ses {{corr|dernires|derniers}} rayons
la voute céleste. La terre s’endormait, bientôt
la nuit l’allait couvrir de son manteau, de distance
en distance montait dans l’espace la fumée
enroulée des usines dont les feux se mouraient,
l’heure du {{corr|travil|travail}} était finie, l’ouvrier depuis
longtemps avait quitté l’atelier et sur le
bord du Saint-Laurent se répercutaient les
chants populaires des travaillants : leurs voix
montaient, telle que la vague, s’élevant, s’abaissant,
se modulant, diminuant pour finir enfin
comme le dernier roulis de l’eau venant mourir
sur la grève. Comme il faisait très chaud la
population canadienne cherchait à respirer
quelques bouffées d’air frais près de l’onde
transparente, qu’aucune brise ne venait rider.
Tout invitait à jouir d’une promenade sur la
rivière, on ne pouvait choisir un soir plus propice.
Les trois jeunes gens jouissaient de cette
sérénité de profondeur sur laquelle leur léger
esquif glissait rapidement. Louise ramait. Lucienne
avait laissé pendre sa main dans l’eau,
Pierre contemplait le sillon que ses doigts délicats
y traçait ; parfois de longues herbes aquatiques
venant à la surface, enlaçaient le poignet
de la jeune fille, avec un mouvement nerveux<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|38|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>promptement elle retirait sa main, alors le
jeune homme lui aidait à se débarrasser de
l’herbe rebelle, qui demeurait collée à la peau
fine, heureux de sentir dans la sienne cette
main qu’elle lui livrait, avec, un abandon charmant.
Ils franchirent ainsi un long espace, n’écoutant que les poëtiques hymnes chantant au
fond de leurs cœurs et les divins silences que
seules leurs âmes comprenaient : soudain au
milieu de cette joie intime Pierre tressaillit,
une exclamation s’échappa de ses lèvres.
— Que faites-vous ? mademoiselle Louise,
s’écria-t-il, nous allons droit dans le courant,
ce passage est excessivement dangereux, ramez
en sens contraire.
— Non, répondit-elle, nous franchirons ce
passage. Je l’ai déjà fait, d’ailleurs vous savez
nager, moi aussi, si nous versons nous ne prendrons qu’un bain rafraîchissant.
— Mais votre cousine.
— Lucienne est une petite poltronne, elle n’a
pas appris à nager, eh bien ! si nous faisons
naufrage vous la sauverez.
Disant elle donna un vigoureux coup d’aviron menant droit au danger.
— Malheureuse, s’écria-t-il.
Au même instant le canot tourna bout pour
bout, le remous l’avait saisi, on le vit tournoyer comme une toupie puis soudain, {{tiret|disparaî|tre}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|39}}</noinclude>{{tiret2|disparaî|tre}}. La lune qui montait éclaira le sinistre
spectacle, des pêcheurs sur la grève, mirent
leur barque au large, ils saisirent en premier
lieu un corps insensible montant à la surface.
Plus loin les eaux s’agitaient en un tourbillon,
c’était Pierre soutenant Lucienne d’un bras et
faisant des efforts surhumains pour regagner le
bord ; le courant l’entraînait en sens inverse,
malgré tout son courage il allait périr avec son
précieux fardeau, lorsque deux bras vigoureux
le happèrent au passage, une voix lui cria :
« As pas peur, nous y voilà, mon fiston, le
gabier a le bras fort pour tirer des alouettes
comme vous autres, ah ! bigre, ils sont deux !
Tant mieux la pêche aura été bonne ce soir,
n’empêche que si j’n’avais été là, mes jeunes
imprudents, vous y étiez pour un bon voyage
de l’autre côté des lignes. »
Tout en parlant le pêcheur avait saisi Lucienne
évanouie et l’avait placée dans le fond
de sa barque, tandis que Pierre se cramponnait
au bord, après quoi le généreux sauveteur aida
le jeune homme à se hisser dans l’embarcation.
— Où est mademoiselle Louise, demanda
Pierre aussitôt.
— L’autre créature, mon camarade l’a dans
sa barque, vous avez eu une fière chance, mes
perdreaux, que nous fussions à l’affût ce soir,
sans nous, vous y étiez tous trois.
— Merci, merci, fit Pierre en serrant la main<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|40|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>de son sauveur, tandis qu’une larme brillait
dans son regard, puis se penchant vers Lucienne :
— Elle vit, n’est-ce pas ?
— Mais oui, on n’est pas si lent à repêcher
des moineaux de votre espèce qu’ils puissent
mourir avant qu’on les retire de l’eau ; agitez
un peu ses bras, à cette jeunesse pour aider sa
respiration, tandis que je vais ramer au bord.
Pierre souleva mademoiselle Aubry, appuya
sa tête sur son épaule, puis avec la tendresse
d’une femme balança de bas en haut ses deux
bras. Bientôt un léger soupir souleva le sein
de la jeune fille, ses membres s’agitèrent faiblement.
— Revenez à vous, chère Lucienne, murmura
le jeune homme, vous êtes sauvée, je vous aime
trop pour que vous me soyez enlevée.
Et ses lèvres baisèrent avec transport les
mains de la jeune fille. Elle entrouvrit les
yeux ; mais sans pouvoir rien réaliser : ce qu’elle
éprouvait {{corr|n’avit|n’avait}} rien de précis, elle se sentait
comme en un songe vague, où les douces sensations la berçaient sur des nuages d’or, l’élevant de ravissements en ravissements ; la joie
intérieure de son âme lui révélait des ivresses
inconnues jusqu’alors, il lui semblait que la
vie la quittait ; elle était confondue avec un pur
atmosphère dans l’immensité d’un monde nouveau, où les aspirations du rêve se trouvaient<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|41}}</noinclude>réalisées, c’était la sérénité complète d’une âme
inondée des rayons de l’âme qu’elle cherchait.
On fut bientôt à terre, la première barque y
avait déjà déposé Louise, qu’un grand nombre
de personnes entouraient. On la frictionnait et
l’on étanchait le sang coulant d’une profonde
blessure près de la tempe ; en tombant elle s’était frappée la tête sur l’avant de la chaloupe.
Un jeune médecin s’étant trouvé par hasard
parmi la foule, lui prodiguait les premiers soins.
— Il vaudrait mieux, dit-il, transporter immédiatement cette jeune personne à l’hôtel que
nous voyons, elle est en grand danger.
Pierre arrivait portant Lucienne dans ses
bras. Le médecin s’approcha.
— Y a-t-il aussi complication ici ? fit-il en
appuyant son oreille sur le cœur de la jeune
fille. Non, rien d’alarmant pour celle-ci, quelques heures de repos calmeront l’agitation des
nerfs.
Il versa sur les lèvres de Lucienne quelques
gouttes d’un liquide qu’il avait avec lui.
— Hâtons-nous d’atteindre l’habitation voisine, continua-t-il en s’adressant à monsieur
Dugal, votre sœur ou votre compagne, monsieur, est dans un état critique.
Pierre pâlit et chancela.
— Remettez-vous, dit le docteur, tout n’est
pas encore perdu, où il y a vie, il y a encore<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|42|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>espérance, venez vite, vous avez vous-même
besoin de soins.
En quelques secondes ou atteignit la maison.
Les deux jeunes filles furent transportées
dans une chambre, où des femmes se hâtèrent
de changer leurs vêtements trempés. On avait
envoyé un messager prévenir la famille Aubry.
Le médecin s’établit au chevet de Louise dont
la respiration diminuait de minute en minute.
Pierre assis à côté de Lucienne s’efforçait de
la rassurer au sujet de sa cousine, cherchant
à lui donner une espérance que lui-même n’avait
pas, afin de calmer l’agitation nerveuse
qui s’était emparée de la jeune fille lorsque revenue
de son évanouissement elle avait constaté
l’état de Louise. Tous trois, à la lueur
de la bougie tremblotante éclairant la pièce,
attendaient, dans une muette angoisse, l’arrêt
suprême qui allait changer en une chose inerte
et glacée cet être qu’on avait vu quelques minutes
auparavant plein de vie, de santé, de
jeunesse. Oh ! inanité de l’existence !
Quel sentiment, quelle haine, quelle jalousie
avait donc déterminé ce coup de rame fatal
conduisant à l’abîme cette embarcation dont la
course rapide semblait à peine effleurer l’eau ?
dans quelques instants la mort allait emporter
dans la tombe ce secret mystérieux.
Pierre se disait en jetant un triste regard
sur le pale visage de Louise, qu’un rayon de<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|43}}</noinclude>lune pénétrant dans la chambre, blêmissait encore :
— C’est moi que cette famille affligée accusera de la perte de cette enfant.
La délicatesse de sa nature lui faisait se reprocher d’avoir eu près de la femme aimée, un
moment d’oubli, lui ayant laissé voir trop tard le
danger vers lequel ils étaient tous trois dirigés.
Lucienne le regardant comprit ce qui se passait
dans son âme.
— Non, vous n’êtes pas responsable de ce
malheur, Pierre, murmura-t-elle se penchant
vers lui, vous n’avez rien à vous reprocher.
Pour la première fois elle l’appelait Pierre,
voulant dans sa tendresse féminine adoucir son
chagrin qu’elle ressentait si bien.
— Merci, chère Lucienne, que serais-je devenu si vous eussiez été frappée à sa place{{corr|.| ?}}
Elle sentit une larme couler sur sa main
tandis qu’instinctivement il la rapprochait de
lui comme si elle eut encore été menacée.
Le messager expédié à la famille de Louise
avait fait hâte. Le père et la mère arrivèrent
bientôt, mais leur enfant ne put les reconnaître, quelques minutes après elle rendait le dernier soupir. Alors les parents accablèrent {{M.|Dugal}} de reproches amers, il était l’aîné, il aurait dû prévoir le danger ; ils ne voulurent rien
entendre de sa part et lui déclarèrent qu’à {{tiret|l’a|venir}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|44|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude><section begin="s1"/>{{tiret2|l’a|venir}} leur maison lui était fermée pour toujours.
Cette scène suivant la mort de sa cousine
causa un nouvel évanouissement à Lucienne,
déjà beaucoup affaiblie par le choc nerveux
qu’elle avait reçu.
Quelques heures plus tard partant du Bout-de-l’Île
pour remonter à Montréal on voyait
défiler un funèbre cortège, le corbillard n’était
suivi que d’une seule voiture. De loin un jeune
homme atterré, l’âme angoissée suivait du regard
cette voiture qui transportait, privée de
sentiment celle sans laquelle le monde n’était
pour lui qu’un désert.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|V}}
De longues et tristes semaines s’écoulèrent
pour Pierre après ces malheureux événements.
Il savait, par les récits de la ville, que Lucienne
était dangereusement malade, il ne pouvait la
voir ni même lui écrire. Chaque soir avec une
angoisse profonde, il lisait dans les journaux la
liste des morts ; si par hasard un nom commençait
par les initiales de la jeune fille, son regard
se troublait, un voile couvrait ses yeux,
il ne voyait plus ; plusieurs minutes se passaient
avant qu’il put trouver le courage de
vérifier qu’il se trompait ; alors un peu rassuré
il sortait pour chercher quelque diversion aux
lugubres pensées qui le torturaient. Que serait
le lendemain ? Toujours cette préoccupation
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-09-23T14:03:48Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|44|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude><section begin="s1"/>{{tiret2|l’a|venir}} leur maison lui était fermée pour toujours.
Cette scène suivant la mort de sa cousine
causa un nouvel évanouissement à Lucienne,
déjà beaucoup affaiblie par le choc nerveux
qu’elle avait reçu.
Quelques heures plus tard partant du Bout-de-l’Île
pour remonter à Montréal on voyait
défiler un funèbre cortège, le corbillard n’était
suivi que d’une seule voiture. De loin un jeune
homme atterré, l’âme angoissée suivait du regard
cette voiture qui transportait, privée de
sentiment celle sans laquelle le monde n’était
pour lui qu’un désert.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|V}}
De longues et tristes semaines s’écoulèrent
pour Pierre après ces malheureux événements.
Il savait, par les récits de la ville, que Lucienne
était dangereusement malade, il ne pouvait la
voir ni même lui écrire. Chaque soir avec une
angoisse profonde, il lisait dans les journaux la
liste des morts ; si par hasard un nom commençait
par les initiales de la jeune fille, son regard
se troublait, un voile couvrait ses yeux,
il ne voyait plus ; plusieurs minutes se passaient
avant qu’il put trouver le courage de
vérifier qu’il se trompait ; alors un peu rassuré
il sortait pour chercher quelque diversion aux
lugubres pensées qui le torturaient. Que serait
le lendemain ? Toujours cette préoccupation{{corr||.}}
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|45}}</noinclude><nowiki/>
Survivrait-elle au choc qu’elle avait reçu, cette
frêle créature vers qui son âme s’envolait ? recevait-elle
dans cette maison, les soins, la tendresse
que réclamait sa nature délicate ? Hélas !
il le savait elle était isolée au milieu des
siens. Pauvre enfant comme il sentait cet isolement
qu’elle supportait, comme il aurait voulu
en ces heures de regret, pouvoir l’entourer
de {{corr|touttes|toutes}} les affections qu’elle avait si jeune
perdues : de loin il lui criait :
— Pauvre amie, tu souffres et je ne suis pas
là, je ne puis te voir, je ne puis t’entendre. Qui
me laissera parvenir jusqu’à toi{{corr|.| ?}}
Ses pas l’entraînaient invariablement vers la
demeure où reposait, malade, l’enfant que, depuis
six ans il avait dirigée, soutenue, encouragée ;
mais là de sombres persiennes, toujours
fermées, ne lui laissaient rien voir à l’intérieur
de cette maison, dont le seuil lui était interdit.
Découragé, après de longs instants d’attente,
il revenait chez lui plus inquiet, plus triste qu’avant :
l’absence, l’anxiété lui faisaient comprendre
jusqu’à quel point Lucienne lui était devenue
chère, combien immense serait sa douleur
s’il ne devait plus la revoir.
Un soir plus abattu que d’habitude, après
avoir en vain épié le passage de quelques domestiques
de monsieur Aubry, afin d’obtenir
quelques renseignements sur l’état de Lucienne,
le jeune homme voulant apaiser la fièvre<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|45}}</noinclude>Survivrait-elle au choc qu’elle avait reçu, cette
frêle créature vers qui son âme s’envolait ? recevait-elle
dans cette maison, les soins, la tendresse
que réclamait sa nature délicate ? Hélas !
il le savait elle était isolée au milieu des
siens. Pauvre enfant comme il sentait cet isolement
qu’elle supportait, comme il aurait voulu
en ces heures de regret, pouvoir l’entourer
de {{corr|touttes|toutes}} les affections qu’elle avait si jeune
perdues : de loin il lui criait :
— Pauvre amie, tu souffres et je ne suis pas
là, je ne puis te voir, je ne puis t’entendre. Qui
me laissera parvenir jusqu’à toi{{corr|.| ?}}
Ses pas l’entraînaient invariablement vers la
demeure où reposait, malade, l’enfant que, depuis
six ans il avait dirigée, soutenue, encouragée ;
mais là de sombres persiennes, toujours
fermées, ne lui laissaient rien voir à l’intérieur
de cette maison, dont le seuil lui était interdit.
Découragé, après de longs instants d’attente,
il revenait chez lui plus inquiet, plus triste qu’avant :
l’absence, l’anxiété lui faisaient comprendre
jusqu’à quel point Lucienne lui était devenue
chère, combien immense serait sa douleur
s’il ne devait plus la revoir.
Un soir plus abattu que d’habitude, après
avoir en vain épié le passage de quelques domestiques
de monsieur Aubry, afin d’obtenir
quelques renseignements sur l’état de Lucienne,
le jeune homme voulant apaiser la fièvre<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|46|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>qui le brûlait, entra dans un hôtel pour y prendre quelques rafraîchissements.
Plusieurs consommateurs attablés discutaient vivement la conduite du gouvernement ;
les opinions étaient chaudement énoncées ; le
mécontentement, grondant sourdement dans
le cœur des Canadiens, grandissait de jour en
jour. L’indifférence avec laquelle on recevait
leurs plaintes accumulait au fond de leur âme,
une haine qui bientôt devait se manifester au
dehors d’une manière énergique.
Deux personnages, dans le fond le plus reculé de la pièce, se tenaient hors de la discussion, absorbés dans un entretien particulier,
qu’ils échangeaient à voix basse.
Pierre voulant s’isoler prit place non loin
d’eux, bientôt les mots techniques prononcés
par ses voisins {{corr|attièrent|attirèrent}} son attention. C’était
deux médecins se consultant sur l’état critique
d’une patiente, qu’ils venaient apparemment de
quitter. Le plus âgé, le docteur Bussière, était
un praticien bien connu à Montréal. Son compagnon était un homme de vingt-sept à vingt-huit ans, de moyenne taille aux épaules robustes, à la tête imposante et fière, aux traits réguliers, aux regards vifs, hardis et doux à la
fois ; la lèvre était énergique, le sourire attrayant ; la physionomie franche, ouverte ; ses cheveux épais et bouclés tombaient sur un front
haut, intelligent, tout dans cette physionomie<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bibaud - Les fiancés de St-Eustache, 1910.djvu/55
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|47}}</noinclude>dénotait une grande fermeté de caractère, jointe à une exquise bonté. Ce jeune homme qui
devait, quelques années plus tard, tomber martyr
de ses convictions était le docteur Chénier.
— Je crois, disait le docteur Bussière, qu’un
changement complet de scène, d’entourage est
indispensable. Une jolie campagne, où des
soins attentifs seraient donnés à cette enfant,
ferait plus que tous les médicaments. En vous
appelant en consultation, mon cher Chénier,
j’avais une idée à laquelle j’espérais que vous
{{corr|acquiesseriez|acquiesceriez}}. Vous possédez une résidence
superbe à Saint-Eustache, rien de plus séduisant,
de plus poëtique que votre habitation,
placée sur la pointe d’où l’on domine les deux
rives, au milieu d’un bosquet d’arbres, dont le
feuillage procure une ombre rafraîchissante
aux heures les plus chaudes du jour, vous permettant
de rester au dehors la journée entière.
De tous côtés, chez vous, le regard est captivé,
seul on dirait que le bonheur doit régner en
ce lieu. C’est le panorama qu’il faut à notre
jeune malade, dont la nature sensitive s’impressionne
des moindres petites choses. Voulez-vous
m’aider à la guérir, Olivier{{corr|.| ?}} Je sais que
vous ne me refuserez pas. Recevez cette jeune
personne chez vous pour quelque temps, et la
cure est assurée. Votre femme est charmante,
sa compagnie sera d’un grand secours à cette
petite. Vous pouvez demander ample {{tiret|rémuné|ration}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|22|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>{{tiret2|en|levé}} à cinq ans son père et sa mère. La douleur de l’enfant fut si profonde, malgré son jeune âge, qu’on s’attendit à sa mort pendant plusieurs mois. La famille qui l’avait recueillie ne s’en affligeait pas outre mesure, l’enfant étant héritière d’une petite fortune devant leur revenir ; néanmoins comme la plupart des êtres faibles et délicats elle résista au choc nerveux qui avait si fort ébranlé son système ; elle dépérit, elle devint livide n’étant plus que l’ombre d’elle-même, elle souffrit mille morts, mais elle ne mourut pas. Un an s’écoula avant que le médecin put la déclarer hors de danger, alors l’oncle et la tante décidèrent qu’elle pouvait commencer ses études avec leurs deux enfants, Louise et Gaston, de quelques années plus
âgés qu’elle.
On avait une institutrice capable, mais sévère, sans tendresse, n’ayant qu’un but, l’avancement de ses élèves, au détriment de leur santé même, n’admettant pas qu’au plus jeune âge on put rester indifférent à l’étude, classant dans la catégorie des paresseux, des sans talents, les natures délicates qu’un travail trop assidu épuise et dégoûte. Sans cesse elle réprimandait Lucienne, dans le cerveau de laquelle elle voulait loger une infinité de connaissance, beaucoup trop sérieuse pour son âge.
Lucienne s’efforçait bien quelquefois d’apprendre ; mais ne trouvant aucun intérêt à des<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|23}}</noinclude>études qu’elle ne pouvait comprendre, découragée elle se disait avec philosophie.
— Pourquoi me rendre ainsi malade pour retenir par cœur des choses qui m’ennuient ? mieux vaut supporter les réprimandes de ma maîtresse que de me fatiguer à ce point. Si elle m’aimait je souffrirais volontiers pour lui faire plaisir ; mais elle ne m’aime pas, elle n’a que de dures paroles à m’adresser, elle me gronde sans cesse, à quoi sert d’étudier.
Les reproches de l’oncle, de la tante, restaient pareillement sans résultat parce qu’elle se disait à leur endroit comme pour son institutrice :
— Ils ne m’aiment pas, pourquoi me rendrais-je malade pour eux.
Son enfance était donc bien triste. Élevée dans une famille au caractère autocrate, où l’on se faisait une gloire d’étouffer les moindres sentiments de tendresse, de cacher comme une faiblesse les émotions les plus légitimes. Lucienne s’était habituée à refouler au fond de son âme toutes ses impressions. Vive, sensible, elle souffrait dans cet intérieur rigide, où l’on se trouvait parfaitement en règle avec elle, du moment qu’elle était élégamment vêtue, bien nourrie, qu’on lui donnait une éducation soignée. Si parfois, fatiguée d’une étude trop prolongée, l’enfant tout à coup se mettait à courir après un petit chat, passant devant elle,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|24|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>afin de mettre en action la surabondance d’activité de sa nature, l’institutrice la réprimandait sévèrement, la menaçant des feux d’un autre monde où les petites filles paresseuses seraient punies. La nuit, énervée par un travail trop assidu, elle passait des heures sans sommeil, se demandant si réellement on était dans le vrai, si des punitions terribles lui étaient réservées parce qu’elle n’avait pas voulu apprendre mot à mot une huitaine de longues leçons, plus ou moins énigmatiques pour elle. Alors le désolé de l’absence de ceux qu’elle avait perdus, se faisait sentir plus cuisant, elle pensait à son père, à sa mère, les pleurait dans son petit lit jusqu’à ce qu’elle s’endormit d’épuisement. Le lendemain brisée par les larmes, elle ne se sentait aucun attrait pour l’étude, et recommençait la journée avec la triste perspective d’être réprimandée comme la veille, sinon plus ; n’osant dire que sa santé lui {{corr|interdissait |interdisait}} un tel labeur, puisque personne ne l’eut cru, tous jouissant d’une robuste constitution et n’admettant pas qu’une tension d’esprit trop soutenue pût être injurieuse à un être faible. Elle avait fini par accepter philosophiquement les réprimandes de sa gouvernante, les sarcasmes de son cousin, de sa cousine qui, eux, savaient toujours leurs leçons. Elle se consolait auprès de sa poupée, véritable amie à laquelle elle faisait ses confidences ; la poupée l’écoutait sans rire de ses idées, sans la trouver étrange ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|48|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>{{tiret2|rémuné|ration}}, la jeune fille a de la fortune, je trouve
par conséquent que rien ne doit être épargné
pour la ravir à la mort qui la guette. Une consultation était nécessaire, je l’ai demandée à la
famille qui paraissait peu s’en soucier ; mais je
vous l’ai dit j’avais mon idée, {{Mlle}} Aubry doit
quitter momentanément la maison de son oncle, sans quoi je ne puis répondre de rien. Je
vous ai présenté à la famille comme un jeune
médecin s’occupant spécialement de maladies
nerveuses, recevant parfois chez vous vos patients afin de les mieux surveiller. Connaissant votre âme généreuse je comptais d’avance
que vous vous rendriez à mes désirs.
— Vous avez eu raison, docteur, je suis honoré de votre confiance, je recevrai chez moi,
mademoiselle Aubry puisque vous croyez qu’elle bénéficiera d’un séjour loin de sa famille.
— Certes, si elle en bénéficiera ! Vous êtes
médecin et vrai, vous connaissez tous les obstacles auxquels nous nous heurtons pour guérir nos malades, dans un entourage où les mille
petits riens, qui sont le grand tout pour notre
patient, comptent comme de pures niaiseries,
auprès de gens d’une perfection d’équilibre assommante, ne voulant jamais dévier de la règle
commune.
— Je vous comprends ; ces gens ont trop de
sens pratique pour se tracasser de puérilités,
ils ne veulent en rien troubler la limpidité de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|25}}</noinclude>Lucienne l’entourait de tendresse comme si vraiment elle eut eu une âme, la baisant avec l’amour d’une vraie petite mère capable de tous les dévouements. Ou bien, c’était le petit chat qui recevait toute l’exubérance de cette nature affectueuse. Le ronron régulier de l’animal, lorsque sa main la caressait, lui exprimait combien il était content d’être ainsi choyé, alors elle se sentait moins seule, quelqu’un était heureux de son affection.
Jusqu’à douze ans Lucienne n’eut qu’un désir, arriver le plus tôt possible à la fin de la classe pour être libre de son temps et l’employer à sa guise ; alors on la laissait avec indifférence s’amuser comme bon lui semblait.
Mûrie par la souffrance cette plante sensitive s’était repliée sur elle-même pour cacher au plus profond de son cœur les nobles élans de sa nature généreuse, sa tendresse, ses enthousiasmes, sa vive admiration du beau, du bien.
Son âme avait l’intuition des beautés morales ; elle possédait une grande douceur de caractère, une patience remarquable pour endurer ses propres souffrances ; mais une indignation vive et spontanée la faisait vibrer à la moindre injustice commise à son prochain, alors elle s’exprimait avec impétuosité pour défendre l’opprimé ; se prodiguant sans réserve pour soulager celui qui souffrait ; trouvant {{tiret|tou|jours}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|100|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki />
— C’est ainsi, reprit le docteur en riant, que
souvent nous passons à côte du bonheur sans
le voir. Mais entrons, mes amies, nous allons
mettre les belles roses de mademoiselle Girardin
au milieu de la table et prendre le dîner en
famille.
— Oui, je vous offre notre humble pot-au-feu,
mademoiselle Gabrielle, dit madame {{corr|Chenier|Chénier}},
il est très frugal, je vous assure mais vous
l’assaisonnerez de votre gaîté.
— Ne me faites pas d’excuses pour le dîner, madame,
nous savons tous qu’il sera excellent,
j’anticipe le plaisir de le savourer.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XII}}
Après un an de séjour à Saint-Eustache, où
les plus belles heures de son existence s’écoulèrent,
Lucienne {{corr|dû|dut}} retourner au milieu de sa
famille. Elle retrouva là des esprits hostiles,
et, de plus, une obsédante attention de son cousin
qu’elle ne pouvait, ni encourager, ni rebuter
complètement, comprenant que la vie chez son
oncle ne serait plus tenable si elle entrait en
guerre ouverte avec lui. Elle avait encore près
de deux ans à séjourner chez les siens, il fallait
donc accepter comme badinage, toutes les attentions de ce cousin antipathique, si elle ne
voulait pas être en butte à sa tyrannie ; ainsi
chaque jour, elle était blessée dans ses sentiments :
ses opinions, de plus son patriotisme
souffrait du loyalisme fanatique de sa famille<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|101}}</noinclude>qui considérait comme justes les lois oppressives
d’un gouvernement injuste.
À de très rares intervalles elle put revoir
Pierre, à l’insu des siens, et enfin l’heure tant
souhaitée sonna. Lucienne avait vingt-et-un
ans le jour de la proclamation à Montréal des
Fils de la Liberté, le 5 septembre 1837, où nous
la voyons, pour la première fois, se penchant à
sa fenêtre pour laisser tomber une rose aux
pieds de {{M.|Dugal}}, lui annonçant qu’enfin plus
rien désormais ne saurait se placer entre elle
et lui : elle est libre, elle l’a choisi comme fiancé,
le soir même elle le reverra chez madame
Girardin, où se réunit l’élite de la société montréalaise.
{{séparateur de points|25|100%}}
En quittant monsieur Du Vallon, mademoiselle
Girardin s’était dirigée vers le groupe des
jeunes, des éclats de rire partaient de ce cercle,
on entourait un grand monsieur qui, debout devant
une statue de Vénus, au-dessus de laquelle
Cupidon lançait ses flèches, parlait avec animation,
ainsi qu’un conférencier, devant un public
intéressé et fort amusé.
Le beau parleur avait dans toute sa personne
une distinction parfaite, des manières de
grand seigneur ; il pouvait avoir trente-cinq
ans, mais on lui en donnait bien quarante, car
sur tous ses traits, dissimulée sous un fin vernis,
se retrouvait la trace d’un bon viveur, {{tiret|pres|que}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|102|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>{{tiret2|près|que}} d’un roué. Grand séducteur de femmes,
heureux de ses succès, oublieux de ses torts,
chasseur de passions brûlantes, que la légèreté
de son caractère s’étudiait à éteindre soudain
avec des douches froides d’inconstance et d’oubli ;
il se posait en martyr du sort, accusant
tous les dieux de cruauté, de barbarie, de tyrannie,
il s’écoutait parler devant les naïfs qui
le croyaient.
— Venez vite, Gabrielle, défendre votre beau
Cupidon, dit une des amies de {{Mlle}} Girardin
en la voyant s’avancer, monsieur Pelletier déclare
que vous ne devriez pas garder ce vilain
dans votre maison et qu’il faudrait le jeter au
feu.
— Comment, monsieur Pelletier, pouvez-vous
conseiller un semblable ostracisme à l’égard
de ce charmant enfant, que vous admirez
toutes, n’est-ce pas, mes compagnes, dit en
riant la jeune fille, regardez comme il est beau,
séduisant.
— Oui, oui, répondit le groupe d’une seule
voix, il serait trop triste de le renvoyer.
— C’est que vous ne le connaissez pas, mesdemoiselles.
Lorsque vous aurez mon âge
vous comprendrez son pouvoir fascinateur, son
attrait irrésistible vous entraînant avec lui vers
toutes les joies, les bonheurs, les extravagances,
toutes les folies, les peines, les déceptions ; ne
vous laissant voir, au premier abord, du chemin<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|103}}</noinclude>où il vous conduit que les douces pentes, les
vertes mousses, les allées fleuries ; cachant
adroitement sous le charme de sa personne, le
cruel cortège qu’il traîne toujours à sa suite,
jalousie, désespérance, haine, vengeance, destruction.
Sans défiance vous l’accueillez ce
roué, ce perfide qui, dans tous les âges, vous a
trompée, ce faucheur d’âmes, ce rieur éternel
dont les baisers sont fondus dans les pleurs,
dont les caresses se resserrent en des tenailles
de fer : il vous séduit, il vous subjugue, tant sa
force est puissante ; noblement indignée, un
jour vous le chassez, il ne se rebute pas ; il
est là, il vous guette, il reviendra : il a beau
faire l’anémique et le mort pour calmer vos défiances,
à l’heure où vous le redoutez le moins,
il reparaîtra en maître, sans frapper, il reprendra
possession du logis : vous avez beau regimber,
de droit vous lui appartenez, comme étant
le plus faible ; c’est la justice humaine et ce dieu
s’en empare, vous n’avez rien à dire, mais qu’à
vous résigner. Vous voyez maintenant, si je
n’ai pas raison, mesdemoiselles, de vouloir
qu’on l’exile de ce salon ; vous toutes qui le
croyez si charmant vous ne le connaissez pas,
et je vous conseille de ne pas chercher à le
connaître.
— Peut-être que tout le monde ne partage
pas votre opinion, fit Gabrielle, je suis persuadée
que ce monsieur a une toute autre idée de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|104|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>ce dieu, qu’il se sent parfaitement satisfait
d’être sous le charme de sa puissance.
C'était Pierre qu’on désignait, il entrait et
cherchait du regard sa fiancée. Jamais Lucienne
ne lui apparut avec plus d’attraits qu’à
cet instant. Vêtue d’une robe de gaze noire,
dont le foncé faisait {{corr|adminrablement|admirablement}} ressortir
la blancheur marmoréenne de son cou, de ses
bras de forme délicieuse, elle lui sembla la
statue de la grâce dans cette toilette unie,
n’ayant pour toute parure qu’une rose à sa
ceinture et un croissant de diamants dans ses
beaux cheveux bruns. La joie de pouvoir, à
cette heure, revoir Pierre sans contrainte, illuminait
ses traits d’une auréole de bonheur, qui
la rendait plus séduisante que jamais ; plus d’un
jeune homme en la regardant s’était dit à part
lui : Heureux fiancé que ce {{M.|Dugal}}.
Pierre, après avoir salué madame et mademoiselle
Girardin, avait pris place à côté de
mademoiselle Aubry et tous deux oublièrent
à l’instant ceux qui les entouraient.
— Voyez, monsieur Pelletier, murmura Gabrielle
avec un sourire railleur, l’expression de
ces fiancés ne démolit-elle pas toutes vos théories
sur l’amour ?
— Non, mademoiselle, ils n’en sont qu’au
premier chapitre, ignorant encore ce que leur
réserve le dieu malin. Le plus sage est de ne
jamais consentir à se laisser glisser sur la pente<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|49}}</noinclude>leur existence, laissant aux nerveux, aux susceptibles d’impressions la folie de se dépenser
pour leurs voisins.
— C’est cela, mon cher, ils sont conservateurs jusqu’à la moëlle des os ; tout doit demeurer constamment dans la ligne de conduite
qu’ils se sont faite.
À ce moment leur conversation fut interrompue par Pierre.
— Pardon, messieurs, dit-il en s’avançant,
vous venez de prononcer le nom d’une personne à {{corr|la quelle|laquelle}} je m’intéresse vivement. Dites-moi je vous supplie dans quel état est mademoiselle Aubry ? Je suis le malheureux jeune
homme qui accompagnait ces dames lors du
terrible accident. Depuis l’on m’a défendu l’entrée de la maison, me refusant même toute
nouvelle pouvant diminuer la vive anxiété dans
laquelle je suis. Voici ma carte. Vous êtes médecins, vous me pardonnerez de me présenter
ainsi en vous interrompant ; le médecin connaît toutes les phases pénibles de l’existence ;
il assiste aux deuils, aux déchirements qui forment les douloureux cortèges de l’humanité,
plus que tout autre il comprend les angoisses
que l’on éprouve au sujet d’une personne qui
nous est chère, lorsque l’on sait ses jours en
danger.
— Ah ! c’est vous monsieur, ancien professeur chez ma patiente, fit le plus âgé des {{tiret|hom|mes}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|105}}</noinclude>fatale, s’aguerrir contre tout sentiment du
cœur, et demeurer vieux garçon comme moi.
— Ah ! fi donc ! monsieur, vos théories sont
criminelles, vous voudriez toutes nous vouer au
célibat.
— Mais nous ne le voulons pas, s’écrièrent
ensemble cinq ou six jeunes voix, nous voulons
toutes nous marier.
— Alors vous voulez toutes avoir des maîtres,
des tyrans ?
— Non, non, nous voulons des bons garçons.
— Ah ! ah, ah ! mes jeunes filles, vous ignorez
que les bons garçons sont rares comme les fines
perles.
— Précisément, ce sont ces fines perles que
nous voulons trouver, dit Gabrielle.
— Monsieur, vous arrivez à temps, fit monsieur
Pelletier, s’adressant à monsieur DuVallon
qui s’avançait vers eux ; vous êtes auteur,
vous pourrez mieux que moi convaincre
ces jeunes filles de l’erreur où elles sont, de
croire les hommes des perfections capables de
leur donner des bonheurs de roman.
— Monsieur, le roman n’a de mérite que s’il
est {{corr|scalpé|sculpté}} sur le vif. Je ne dirai pas pour cela
que les perfections existent, mais j’ai la certitude
qu’il y a des hommes capables, malgré
leurs grands défauts de rendre une femme heureuse
et j’aime à retrouver chez la jeune fille
toutes les belles illusions ensoleillant ses rêves<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|50|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>{{tiret2|hom|mes}} de science, je vous ai déjà vu, je suis content de faire votre connaissance. Mon collègue, le docteur Chénier, continua-t-il en désignant son compagnon.
Pierre salua tandis que le {{Dr}} Bussière continuait :
— Eh bien ! mon jeune ami, votre pauvre petite pupille est encore gravement malade ; mais
nous voulons la sauver. Vous nous aiderez, fit-il en fixant Pierre de son regard profond, nous
allons la transporter à Saint-Eustache, là vous
viendrez vous-même chercher de ses nouvelles. Mademoiselle Aubry a besoin de distractions ; une figure amie lui fera du bien, j’en
suis sûr.
— Docteur, dites-vous vrai, fit le jeune homme saisissant la main du médecin qu’il serra
avec une vive émotion. Je pourrai la revoir ?
— Oui, oui, certes, il faut que vous la revoyiez, vous êtes justement le remède que je
cherchais. Diantre, diantre, je ne m’attendais
pas à cela. Ma petite malade a une figure tellement enfantine que je n’avais pu tirer une semblable conclusion, j’aurais plutôt pensé qu’elle
jouait encore à la poupée. Vous me tirez d’une
vive anxiété, désormais je laisse entre vos
mains cette guérison, vous serez plus habile
que moi. Mon ami Chénier et sa femme ne seront pas des Cerbères trop sévères, ils se montreront conciliants chaperons. Allons je ne suis<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|106|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>d’avenir. D’ailleurs les bonnes femmes font
les bons maris, une femme d’esprit, dès qu’elle
entoure celui qu’elle a épousé de tendresse,
d’attentions, peut faire de lui ce qu’elle veut
attendu que ce mari n’est pas une brute, car
les brutes on ne peut en avoir raison qu’à coup
de fouet. J’ai la conviction que nulle de ces demoiselles
n’aura ce malheur, elles épouseront
toutes des gentilshommes, ayant les défauts de
leurs grandes qualités.
— Des perles enfin, dit en riant une séduisante
enfant de dix-huit ans, aux cheveux dorés,
aux yeux d’un bleu de ciel d’Orient, monsieur
Pelletier vient de nous prévenir de l’erreur
où nous sommes d’espérer semblable
chose.
— Monsieur Pelletier a sans doute voulu dire
que l’on ne trouve pas les pierres polies ; il faut,
mesdames, pour leur enlever leur rudesse et les
faire briller de leur véritable éclat, toutes vos
grâces, vos charmes et votre habileté féminine ;
à votre délicat contact les écorces les plus dures
s’amollissent, avec de la persévérance la
femme en peu de temps opère des prodiges,
elle finit par tout obtenir de celui qu’elle aime,
il devient son dévoué serviteur, sans même
qu’il s’en doute, c’est elle qui conduit quand il
se croit toujours le maître.
— Alors entre les deux époux le bonheur est
parfait ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|107}}</noinclude><nowiki />
— Précisément, mademoiselle.
— Enfoncé, monsieur Pelletier, dit Gabrielle.
— Non pas, non pas, mademoiselle, monsieur
DuVallon est auteur, comme le curé il
prêche pour sa paroisse, il ne veut pas de vieilles
filles puisqu’elles ne peuvent figurer dans
les romans, ou si elles y entrent ce n’est que
pour jouer les rôles secondaires, il faut des héroïnes
aux écrivains, il leur faut des passions
brûlantes, des maris parfaits, qu’on trompe à
plaisir, des couples de pigeons, roucoulant leurs
idylles des années, des années, s’aimant autant
après dix ans que le premier jour de leur union.
Voilà ce que le romancier écrit, avec, l’intention
de persuader à son lecteur qu’il lui raconte de
grandes vérités ; mais malgré ce qu’en prétend
monsieur DuVallon, la vie n’est pas un roman,
ou si elle l’est c’est un cruel roman où viennent
se heurter les plus beaux sentiments.
— Vous oubliez, monsieur, reprit l’homme
de lettres, qu’il faut toujours l’ombre au tableau,
sans quoi le panorama serait insipide :
l’homme continuellement heureux oublierait
vite qu’il l’est, il lui faut des revers, des inquiétudes,
des angoisses même, pour lui faire apprécier
tout ce dont il jouit. Que voulez-vous,
l’homme est ainsi fait, avec ses travers, ses erreurs,
par ce qu’il est un être fini destiné à
n’atteindre la perfection qu’auprès de l’Infini.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|108|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude><nowiki />
— Allons, si vous vous lancez dans les questions
philosophiques, je n’en suis plus. Monsieur
le professeur Polewski n’est-ce pas que
ces auteurs sont des gens dangereux avec leur
théories.
— Souvent, souvent, fit le professeur, ce sont
des personnalités très intéressantes cependant,
quoiqu’{{corr|il|ils}} fassent beaucoup de mal lorsqu’ils
s’en mêlent ; mais avant d’exprimer mon opinion,
permettez, monsieur DuVallon, que j’ajoute
qu’il y a de nobles exceptions dont vous
faites partie. Laissez-moi vous demander maintenant
pourquoi vous autres écrivains, formant
la classe des esprits supérieurs, employez-vous
votre talent à brouiller les individus, en ne
mettant en scène que de fausses natures ? À
vous lire on croirait véritablement, qu’une femme
ne peut être intéressante sans commettre
l’adultère, un mari quelque chose s’il ne trompe
son épouse. Vous brodez sans cesse sur le même
thème. La pièce où il y a le plus de dupes
est la plus admirée. Les hommes étant de
grands enfants applaudissent avec enthousiasme,
à tous les mensonges, toutes les roueries
les mieux ourdies, à côté de leurs jeunes femmes
qui se disent : Oui, c’est très beau, c’est
ainsi que l’on doit entendre la vie. Puis un bon
jour, si le mari est traité en réalité comme dans
le roman on le traite, il s’indigne, devient furieux,
désespère, crie à l’abomination, oubliant<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|109}}</noinclude>qu’il a le {{corr|premer|premier}}, en société avec l’auteur, préparé
son propre malheur. C’est singulier,
l’homme s’étudie continuellement à se rendre
malheureux. Vous disiez, tout à l’heure, monsieur
DuVallon : Les bonnes femmes font les
bons maris. Je vous répondrai : Les bons hommes
font les bonnes femmes. Lorsque le sexe
fort aura le courage de ne pas toujours donner
gain de cause au mal sur le bien, au vice sur la
vertu, les descendants d’Adam retrouveront
sur terre le paradis perdu. L’homme crée des
coutumes, des lois pour la plupart injustes : il
veut des règles de conduite pour son prochain,
non pour lui ; pharisien dans l’âme il s’écrie :
Seigneur, Seigneur punissez ces méchants : puis
tout le reste du jour il oublie, après cette prière,
de mettre en pratique le grand, le sublime
commandement du Christ : Aimez-vous les uns
les autres.
Pendant cette discussion, Pierre assis près de
Lucienne lui murmurait :
— Enfin le jour est arrivé, où votre tuteur
n’a plus le droit de me disputer la protection
dont je voulais vous entourer depuis si longtemps,
il m’a semblé bien souvent que cette
heure bénie ne sonnerait jamais, que ce bonheur
serait trop grand, que je n’en étais pas
digne ; enfin tout ceci est passé et je vous ramène
à Saint-Eustache, où cette fois personne
ne pourra venir vous enlever. Comment votre<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|110|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>famille a-t-elle appris votre détermination, de
venir habiter chez le {{Dr}} {{corr|Chenier|Chénier}} jusqu’au rétablissement
complet de ma mère ; puisque vous
m’infligez cette pénitence de retarder notre
union jusqu’à cette époque.
— En agissant ainsi, Pierre, je n’ai pas voulu
vous attrister, votre mère a si souvent exprimé
le désir d’assister à la bénédiction nuptiale de
son unique fils, j’ai cru que vous partageriez
mon opinion à ce sujet, la vilaine entorse dont
elle souffre actuellement sera guérie en quelques
semaines, d’ici là, cher ami, nous nous
verrons chaque jour.
— Vous avez raison, vous pensez à tout,
bonne petite fée, dans mon bonheur je suis un
{{corr|égoïte|égoïste}}, je vous demande pardon de ce reproche,
j’ai si souvent éprouvé l’angoisse de la
peur de vous perdre, que je suis devenu pessimiste,
je ne me sentirai parfaitement rassuré
que le jour où vous serez ma femme, où une
barrière infranchissable vous séparera de votre
famille, de votre cousin surtout.
— Vous n’avez plus rien à craindre de lui
maintenant je suis en âge, je profite du voyage
qu’il fait en ce moment aux Bermudes pour
quitter la maison de mon oncle ; la famille Girardin
part demain pour Saint-Eustache, je
vous ai écrit afin que nous puissions tous faire
route ensemble. Nos malles sont prêtes. Mon
oncle, ma tante apprendront mon départ {{tiret|lors|que}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|111}}</noinclude>{{tiret2|lors|que}} j’aurai atteint la maison du {{Dr}} {{corr|Chenier|Chénier}},
afin de m’épargner l’ennui de discussions et de
scènes désagréables.
— Ils ignorent alors que vous les quittez ?
— Oui.
— Tant mieux, cela me rassure, on ne peut
prendre trop de précautions avec eux ; ce vilain
cousin comme je me sens heureux de son départ.
Savez-vous, chère Lucienne, souvent j’ai
eu des rages folles à la pensée qu’il était continuellement
près de vous, vous obsédant de ses
assiduités, bien des fois le ver rongeur de la
jalousie me dévorait.
— Ah ! Pierre !
— J’avais tort, je le sais ; mais l’absence est
une vilaine conseillère, elle vous montre mille
choses désagréables, elle vous persuade que si
vous n’êtes pas près de l’être aimé, ceci, cela
peut fort bien arrivé, puis ces improbabilités se
mêlent aux songes de vos nuits, vous vous
éveillez inquiet, nerveux, les ténèbres favorisent
vos craintes chimériques, que seul dissipe
le lever du jour ; alors vous vous traitez d’insensé,
vous êtes fou de douter de tout ce qu’il y
a de plus noble, de plus généreux sur terre, vous
n’êtes pas digne de dénouer les cordons de ses
chaussures, quoique par amour pour elle vous
souffriez le martyre : en pensant à tout ce qu’elle
est, votre confiance redouble et vous dites<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|112|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>bien bas ce que je viens de vous dire ; Lucienne,
je ne suis pas digne d’être aimé de vous.
— Ceci est un jugement que vous n’avez pas
le droit d’émettre, puisque l’on ne peut être
juge dans sa propre cause.
— Alors qu’est-ce que je mérite ?
— Que l’on vous gronde comme un vilain
enfant gâté.
— C’est cela, grondez-moi, du moment qu’il
m’est permis d’entendre votre voix, de voir votre
regard chercher le mien, j’ai le courage de
braver tous les courroux.
— Pierre, il ne faut plus vous rendre ainsi
malheureux et m’aimer sans crainte, le sentiment
que j’ai pour vous est si profond, si sincère,
je ne pourrai jamais oublier par quelle
attention délicate, par quel dévouement vous
l’avez fait naître ce sentiment. Dans l’absence
j’ai revécu les heures que vous avez passées
près de la petite fille rebutée de tout le monde,
votre bonté, votre patience envers elle me touchait
encore plus qu’alors, l’âge, la raison me
faisait mieux comprendre ce que vous aviez
fait ; combien avec sagesse vous me guidiez
pour m’épargner les moindres ennuis, avec
quelle tendresse vous me consoliez de mes chagrins
d’enfant ; la {{corr|peite|petite}} fille alors sentait bien
que vous seul saviez la rendre heureuse, c’est
pourquoi la femme aujourd’hui remettra avec<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|113}}</noinclude><section begin="s1"/>un immense bonheur sa destinée entre vos
mains.
Un éclair de joie illumina le regard du jeune
homme.
— Merci, dit-il, ces paroles me font oublier
mes angoisses, que ne peut-on souffrir pour
avoir le bonheur de les entendre de vos lèvres.
— Ne souffrez plus, Pierre, je vous le demande,
j’en serais trop malheureuse. D’ailleurs
si vous y tenez, nous pouvons nous marier cette
semaine.
— Non, chère enfant, nous attendrons le rétablissement
de ma mère. En ce beau jour de
nos noces je veux que tous ceux que j’aime
soient parfaitement satisfaits. Votre présence
à Saint-Eustache dissipera toutes mes craintes,
auprès de vous je deviendrai plus raisonnable.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XIII}}
Oh ! joie immense, revoir la route dans laquelle
elle avait entendu cette incomparable
musique, harmonie que le cœur ne saurait
oublier puisqu’on la faisait vibrer pour lui. Ces
paroles divines : « je t’aime » c’était dans ce sentier
qu’il les lui avait murmurées pour la première
fois, dans son esprit se faisait le mirage
ravissant de ces lieux, si souvent regrettés : la
{{sic2|rubandelle}} blanche de l’allée s’étendait de nouveau
devant elle, elle revoyait comme à cet instant
les sapins, les bluets, les timides violettes,
les poussiéreux brins d’herbe courbant la tête<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|78|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude><section begin="s1"/>semaine nous serons de retour à Saint-Eustache. Chère Lucienne, comme je vous aime, moi aussi je deviens tout songeur en pensant à mon départ.
À cet instant Edmond s’avança au-devant d’eux.
— Le {{Dr}} {{corr|Chenier|Chénier}} m’envoie vous prévenir, mademoiselle, qu’il serait prudent de rentrer, l’air se fait un peu humide pour vous.
Puis se retournant vers {{M.|Dugal}} :
— Savez-vous, monsieur, la mauvaise nouvelle ?
— Non, Edmond, qu’est-ce ?
— Le superbe navire français, le Louis-Philippe a fait {{corr|offrage|naufrage}}.
— Le Louis-Philippe a fait naufrage, où cela ?
Edmond se reprenant :
— Le Louis-Philippe a fait naufrage entre Québec et l’Angleterre.
— Il a eu de l’espace, tout de même, fit Lucienne en riant.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|X}}
Trois fois de suite Edmond avait laissé tombé le porte-pipes du {{Dr}} Chénier, crâne humain, dépouillé de ses chairs, qu’on avait transformé à cet usage, puis avec une autre maladresse, il avait répandu le contenu de l’encrier sur le tapis de table et brisé tout auprès une petite fiole contenant de l’éther.<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|87}}</noinclude><section begin="s1"/>{{tiret2|pé|nètre}} que difficilement, il se penche vers le mourant : — Mais, dit-il, s’adressant à la femme du malade, qu’avez-vous donc fait à votre mari, la mère, est-ce que vous ne lui avez pas lavé le visage depuis des semaines ?
— Ah ! monsieur le curé, ne m’en parlez pas, j’avais peur que vous vinssiez pas venir à temps, que le cher homme rende l’âme avant que vous arriviez, je lui ai donné le Saint-Chrême avec de l’eau bénite et de la crème fraîche. Je lui ai dit en lui mettant ça sur les yeux : C’est pour ta voyance, mon pauvre homme, sur les oreilles, c’est pour ton entendation, mon brave homme : sur la bouche, c’est pour ta gueulation, mon bovard d’homme. Ah-ah-ah, n’est-ce pas qu’on a des gens bien ignorants par ici, mademoiselle ?
Lucienne riant franchement :
— C’est ignare qu’il faut dire Edmond.
— Ignare, c’est un grand mot, je le dirai à l’avenir, ignare, ignare, oui je m’en souviendrai.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XI}}
Pierre revint avec sa mère habiter Saint-Eustache. Quelques jours s’étaient à peine écoulés et madame Dugal ressentait un attachement profond pour Lucienne, dont elle s’était appliquée à étudier attentivement le caractère. Inquiète comme toutes les mères, lorsqu’elles apprennent que leurs fils sont épris de beaux yeux, bleus ou noirs, elle avait voulu s’assurer par elle-même si vraiment mademoiselle Aubry<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|129}}</noinclude><nowiki />
Le {{Dr|Nelson}} au milieu d’eux leur dit à cet
instant :
— Mes amis, je ne veux forcer personne à
rester avec moi ; mais j’espère que ceux qui
demeureront feront bravement leur devoir. Je
n’ai rien à me reprocher dans ma conduite politique.
Je suis prêt à faire face à toutes les
accusations légalement et justement portées
contre moi ; si l’on me somme de me remettre
entre les mains des autorités, conformément
à la loi et aux usages, je me rendrai, mais je
ne permettrai pas que l’on m’arrête comme un
malfaiteur, qu’on me traite comme on vient de
traiter Dumaray et Davignon.
À ce moment un boulet fit trembler les murs,
deux Canadiens tombèrent.
— On nous attaque, il faut se battre, s’écria
Nelson, soyez fermes, visez bien, attention, ne
vous exposez pas inutilement. Courage, mes
amis, continua-t-il, voyant l’hésitation causée
par l’attaque inattendue que l’on venait d’essuyer.
— Vengeance, répondirent-ils tous, ranimés
soudain par la colère et le besoin de se protéger.
La lutte commença. Les Anglais, se croyant
sûrs de la victoire, s’avançaient avec une insouciance
dédaigneuse, se battant à découvert ;
de la maison de madame St-Germain et de la
distillerie ils reçurent une grêle de balles, leurs<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|130|{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|}}</noinclude>habits rouges étaient un point de mire, chaque
coup des patriotes portait. Trois canonniers
furent tués, au moment où ils s’apprêtaient à
mettre le feu à l’amorce de leur canon. Cependant
la situation dans la maison de madame
St-Germain devenait de plus en plus dangereuse
à cause de la trouée pratiquée dans le
mur.
— Descendons au rez-de-chaussée, ordonna
le {{Dr|Nelson}}, les murs, là, sont beaucoup plus
épais, ils nous formeront un rempart plus solide.
Durant plusieurs heure on se battit ainsi, à
midi les Anglais comprirent qu’il serait de
leur intérêt de se mettre à l’abri comme les
patriotes, ils s’embusquèrent derrière des piles
de bois à côté d’une grange, retranchés ainsi
ils continuèrent à tirer avec plus de fureur,
mais chaque fois qu’un habit rouge paraissait,
il recevait une balle.
Le colonel Gore trépignait de rage en se
voyant ainsi arrêté par une poignée d’hommes.
La bataille durait depuis cinq heures,
ses troupes étaient décimées, ses munitions
s’épuisaient et le feu des patriotes était toujours
aussi vif, aussi nourri. Trois fois Mark,
voulant tourner la position des Canadiens afin
de les cerner, s’était élancé avec ses soldats à
pas de course, toujours il avait été obligé de
reculer ; une quatrième fois il veut tenter la<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|131}}</noinclude><section begin="s1"/>fortune, une balle le blesse sérieusement, il
tombe de cheval, ses hommes l’emportent dans
leurs bras, en retraitant derrière la grange où
se trouve le reste de leurs camarades. À cet
instant ils sont attaqués avec un redoublement
de fureur. Ce sont les patriotes de Saint-Antoine,
de Saint-Ours, de Contrecoeur qui, au
nombre de cent, arrivent au secours de leurs
frères.
Ce renfort ranime l’ardeur des Saint-Denisiens,
on se jette avec ardeur sur l’ennemi.
Attaquées de tous côtés, épuisées, les troupes
anglaises battent en retraite ; les patriotes les
poursuivent, leur enlève leur canon, font huit
prisonniers, puis reviennent en triomphe à
Saint-Denis, escortés des acclamations enthousiastes
de la population.
Les cœurs des Canadiens-français battaient
de joie, le premier combat livré à l’ennemi était
une victoire. À vol d’oiseau la bonne nouvelle
se répandit des rives du Richelieu à celles du
Saint-Laurent, venant augmenter l’ardeur des
patriotes à défendre leurs droits. Les poitrines
se soulevaient d’un sentiment de juste {{Corr|orgueuil|orgueil}},
on était fier d’un tel triomphe, le début
de l’insurrection s’annonçait bien. L’espérance
dans l’âme, chacun rentra chez soi ce soir-là.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{T3|XVII}}
Il était là, étendu en traîne sauvage sur sa
chaise, la face congestionnée, la chevelure en
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|132|{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|}}</noinclude>{{Corr|broussaile|broussaille}}, le regard hébété, noyé dans l’eau
ainsi que celui d’un poisson bouilli, regardant
devant lui sans rien voir : de temps en temps
des paroles incohérentes s’échappaient de ses
lèvres, d’où la salive coulait lentement sur son
double menton, laissant une raie jaunâtre sur
sa chemise, sa veste et son pantalon. Les mots
sans suite qu’il prononçait attestaient la difficulté
qu’il avait à construire sa phrase, pour
exprimer l’idée qui le hantait. C’était une espèce
de colosse réduit par l’alcool à l’impuissance
d’un enfant.
— Par… pa…, pa… par… ti… ti… ti…
Sa tête se souleva lourdement et retomba
aussitôt sur sa poitrine, alors il menaça de son
poing fermé un être invisible, comme s’il {{corr|eut|eût}}
été tout près de lui, puis par un effort suprême
il se redressa soudain, chancela sur ses pieds
et se dirigea en titubant, à l’autre bout de la
chambre, répétant cette fois tout d’un trait.
— Elle est partie, ie, ie ie,.. in.. in..grate.
Tiens.
Son poing rencontra la glace d’un immense
miroir, couvrant un pan de la muraille, un patatras
épouvantable retentit, le verre vola en
mille miettes sur le parquet et un formidable
juron résonna dans l’espace.
À ce bruit, monsieur et madame Aubry,
plongés depuis des heures dans le sommeil, {{tiret|s’é|veillèrent}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|133}}</noinclude><section begin="s1"/>{{tiret2|s’é|veillèrent}} en sursaut, envahissant ensemble le
domaine de leur fils qu’ils trouvèrent gisant
ivre-mort sur le plancher.
Gaston n’était pas un ivrogne ; mais depuis
son {{Corr|rettour|retour}} des Bermudes il sacrifiait à Bacchus,
voulant, comme toutes les âmes sans
courage, noyer ses chagrins dans le vin. Ce
gros garçon platonique, avait fini par ressentir
une véritable passion pour sa cousine, sentiment
avivé de jour en jour par la froideur de
cette dernière. Pétri de prétention comme tous
les êtres nuls, Gaston s’était persuadé que Lucienne
ne pourrait longtemps résister à ses attentions,
l’indifférence qu’elle lui témoignait
n’était qu’une coquetterie féminine pour mieux
s’assurer de son pouvoir sur lui, mais lorsqu’il
le lui demanderait, elle deviendrait sa femme,
il n’en doutait pas.
À son retour, ô déception, elle avait quitté
la maison en son absence sans même dire où
elle allait, il était confondu et meurtri dans son
cœur, dans son orgueil, il se vengerait : à cette
fin cette nature poltronne et lymphatique cherchait
au fond de son verre le courage qui lui
manquait.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{T3|XVIII}}
En 1837, l’insurrection dans le nord du Bas-Canada
s’était manifestée d’une manière plus
énergique à Saint-Benoit et à Saint-Eustache,
car les habitants de ces deux villages avaient<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|134|{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|}}</noinclude>pour les stimuler l’exemple d’hommes énergiques
et patriotiques dont les discours leur inspiraient
le courage, la confiance. À Saint-Benoit,
c’étaient les Girouard, les Dumouchel, les
Masson, le curé de la paroisse {{M.|Chartier}}. À
Saint-Eustache c’était le docteur {{Corr|Chenier|Chénier}}.
Lord Gosford, furieux du zèle que ce dernier
mettait à prouver à ses compatriotes qu’il était
de leur devoir de défendre leurs droits, avait
fait afficher dans le comté des Deux-Montagnes,
une proclamation offrant deux mille piastres
de récompense pour l’arrestation du docteur,
dont il voulait se saisir. La lecture de cette
proclamation avait rempli les patriotes d’indignation ;
on leur offrait de l’argent pour une
trahison. De toute part, en grand nombre ils
accoururent pour protéger et défendre le docteur,
prêts à faire une barrière de leur corps
pour le soustraire à ses ennemis.
Alors un grand camp se forma à Saint-Eustache
où se trouvèrent réunis, durant quelques
jours, plus de mille hommes.
Ce soir là, le docteur {{Corr|Chenier|Chénier}}, après avoir
chaleureusement remercié ses amis du dévouement
qu’ils lui témoignaient, leur adressa la
parole en ces termes :
— Groupons-nous, mes amis, ne formons
plus qu’un tout pour défendre nos libertés.
Nous sommes les descendants des vainqueurs
de Carillon, montrons-nous les dignes fils de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|135}}</noinclude>ces dignes guerriers. En avant, Canadiens-Français, formons de nos énergies, de nos courages,
de nos corps même une digue infranchissable
pour repousser le flot {{Corr|d’infâmie|d’infamie}}, dont
veulent nous submerger les Anglais, nos oppresseurs.
Soyons sans crainte puisque la justice
est de notre côté. Un autre peuple, avant
nous, a gémi, a souffert sous la tyrannie de la
nation qui veut nous écraser ; mais un homme
de courage, de génie s’est levé et leur a dit :
Marchez, comme je vous dis : Marchons, l’heure
est venue de notre liberté. Et Washington
a donné l’indépendance aux États-Unis. Eh
bien ! soyons aussi un état uni pour reconquérir
nos droits, ne soyons plus qu’un pour combattre
nos ennemis. Soyons français. Dites, le
voulez-vous ou consentirons-nous à nous laisser
écraser, détruire comme ce peuple d’Acadiens
sans énergie qui se vit bafouer, tromper,
tyranniser sans apporter aucune résistance, qui,
pour avoir cru naïvement à la parole donnée,
fut condamné à endurer tous les martyres, séparés
sans merci de leurs mères, de leurs femmes,
de leurs enfants, on les envoya sur les
mers, mourir dans le fonds de cale des navires,
entassés comme de vils troupeaux, on les dispersa
sur les côtes étrangères, sans ressource,
pour y succomber de misère ; pas un chef courageux
ne se leva pour dire : Défendons-nous,
mourons en braves ; mais auparavant faisons<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|136|{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|}}</noinclude>payer cher à cette canaille le mal qu’elle nous
fait. Eh bien ! mes amis faut-il, comme les Acadiens
se faire égorger sans résistance ?
— Non, non, défendons-nous, vivent nos
droits, vivent nos libertés, mourons les armes
à la main pour les défendre.
— En 1775, lorsque les Canadiens loyalement
défendirent l’Angleterre contre les Américains,
les Anglais dissimulèrent durant quelque
temps leur animosité ; voulant avoir l’aide
des Français ; mais après que ces derniers leur
eurent gagné des victoires, ils eurent l’ingratitude
de manifester leur haine plus violemment,
animés de jalousie, de dépit, ils cherchaient à
éloigner complètement des affaires administratives
tous les Canadiens. Que dis-je ? n’allèrent-ils
pas jusqu’à refuser en 1795 l’entrée du
Bas-Canada à Larochefoucault Lancourt, savant
voyageur qui nous venait de France, parce
qu’il avait le seul tort d’être notre frère, et
qu’on voulait étouffer en nous ce noble sentiment
d’amour pour notre mère-patrie, sentiment
qui, malgré tous les efforts de nos vainqueurs,
demeurera toujours, vivace, profond
dans le cœur de tout Canadien-français digne
de ce nom. On veut éteindre notre race sur ce
continent, on veut nous angliciser ; consentirez-vous
à vous laisser anéantir, consentirez-vous
à changer notre belle langue pour l’anglais ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|137}}</noinclude><nowiki />
— Non, non, soyons toujours français, à bas
les traîtres, les menteurs qui veulent se jouer
de nous.
— Que demandons-nous au Gouvernement ?
De justes mesures seulement. Nous réclamons
nos droits, nous voulons le bien, la prospérité
de notre nation. On se rit de nos représentations,
de nos requêtes, parce qu’on a vu,
avant nous, un peuple de dix à douze mille
âmes n’opposer que des soumissions respectueuses
à l’Angleterre, pour obtenir la justice
qu’on lui a refusée. Pourquoi ? parce qu’on les
a trouvés mous, sans énergie, incapable de se
défendre contre la plus barbare tyrannie. Alors
on s’est dit : Ils n’ont aucune bravoure, exterminons-les
tous. Mes amis, c’est l’histoire de
tous les âges. Les Carthaginois autrefois ne
gardaient parmi les vaincus que les braves qui
avaient su noblement se défendre, car ils disaient :
Ceux-ci pourront nous être utiles, anéantissons
tous les autres. Nous-mêmes, lorsque
nous étions enfants, n’avons-nous pas traité
de poltrons nos compagnons de classe qui
n’osaient riposter à nos taloches ? ne les avons-nous
pas qualifiés de lâches avec raison ?
Si nous avions un Gouvernement modéré,
non entièrement composé de fanatiques, de
francophobes, nous pourrions nous entendre en
discutant ; avec les gens délicats c’est par les
sentiments, que l’on obtient raison ; mais avec<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|138|{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|}}</noinclude>les brutes il n’y a que les coups qui comptent.
{{Corr|Frapons|Frappons}} donc, frappons avec énergie. L’Anglais
n’aura jamais de considération que pour
celui qui lui prouvera qu’il est un homme de
courage, sans cela mes amis, toujours il écrasera
sans merci ceux qui s’aplatissent devant
lui. Résistons avec force, n’acceptons aucune
humiliation, nous avons le droit de marcher le
front haut, ne sommes-nous pas les descendants
de cette glorieuse nation dont la bravoure
a fait trembler toute l’Europe ? Ô France
bien-aimée, tu as dicté tes lois aux plus
grands peuples de l’univers, eh bien ! ici, perdus
dans ce Nouveau-Monde, il y a un peloton
de tes enfants que l’on veut avilir ; mais tu leur
{{corr|a|as}} donné ton cœur, ô mère-patrie, ton noble
sang coule dans leurs veines, il bouillonne, il
frémit sous l’injure, ce sang des preux, et jamais
le Canadien Français ne boira l’insulte sans
frapper l’insulteur.
— Hourra, hourra, hourra !
— Levons-nous tous, marchons au combat
pour défendre nos femmes, nos enfants.
— Oui, oui, nous sommes prêts, répondit la
foule. Soyez notre chef, conduisez-nous au
combat, nous vous suivrons.
— Merci, mes amis, je suis heureux de vous
entendre parler ainsi, heureux de la confiance
que vous me témoignez, mais je crois que
monsieur Girod que voici a plus {{tiret|d’expé|rience}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|139}}</noinclude>{{tiret2|d’expé|rience}} militaire que moi, par conséquent on ferait
mieux de le choisir comme commandant en
chef, donnez-moi le titre de colonel seulement.
— Non, non, soyez notre chef, nous avons
confiance en vous.
— Dites-leur, fit Chénier en se penchant vers
Girod, que vous êtes plus capable que moi.
— Docteur Chénier est digne de votre confiance,
dit Girod, seulement, dans les circonstances
actuelles, n’ayant jamais porté les
armes, il pourrait parfois se trouver embarrassé
dans ses manœuvres, celui qui a déjà été
au feu est plus aguerri, je ne veux en aucune
manière prévaloir sur les mérites de votre généreux
compatriote, qui a les vertus des plus
grands guerriers, cependant peut-être la prudence
serait-elle de nommer un homme ayant
déjà conduit des soldats.
— Il a raison, crièrent quelques voix, le docteur
Chénier vient de nous le dire.
— C’est égal, crièrent d’autres, le docteur
Chénier est un brave des braves, nommons-le
commandant en chef.
— Oui.
— Non.
— Oui, oui.
— Accordons-nous, mes amis, reprit le docteur,
nous avons besoin à cette heure suprême
de grandes capacités, monsieur Girod peut<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|81}}</noinclude>Vous savez il y a des colères qui sont justes ;
Votre Seigneur a bien battu les vendeurs du
temple.
— Mais tu n’es pas Notre-Seigneur pour te
permettre de corriger ainsi les gens ; d’ailleurs
une chose donnée ne se reprend pas, surtout
lorsque c’est un vêtement nécessaire.
— Non, pas nécessaire, qu’elle reste avec sa
petite robe de droguet, puisqu’elle n’a pas de
franchise, c’est tout ce qu’elle mérite. Avec, ça
que j’y pense encore, si vous l’aviez vue me
faire des yeux en coulisse, vous vous y seriez
laissé prendre comme moi. Dire que je m’étais
privé de nouvelles bottes pour lui acheter des
chaussures ! Edmond, mon brave, on ne t’y
prendras plus.
— Tu serais plus sage d’attendre que les
moyens de subsistance soient un peu augmentés
à ton actif.
— Bah ! quand on s’aime on n’a pas besoin
de tant de choses, on chante comme ça à sa
petite femme
{{Bloc centré|<poem style="font-size:90%">Couchons-nous, ma mignonne, sur ce lit de pesat
Ton jupon, mes culottes, nous servirons de drap.
Si par cas que je meurs, le bien te restera,
Tu feras l’inventaire et tu te marieras ;
Tu seras l’héritière de ton lit et des draps.</poem>}}
On n’est pas si difficile, lorsqu’on n’a pas été
élevé dans toutes les politesses et les cérémonies,
on se contente à pas grands frais.
— Oui, mais il faut toujours penser à l’avenir,
les enfants viennent. Ce que tu as de mieux<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|82|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>à faire dorénavant, c’est de ne plus commettre
d’extravagance pour les jeunes filles. Tu ne
seras plus à la peine de reprendre ton butin,
ces choses ne se pratiquent qu’à la guerre.
— C’est ça, je lui ai tait la guerre pour lui
apprendre a ne pas être fourbe avec ses vrais
amis. Je suis entré en conquérant, j’ai mis le
gars à la porte, il n’y retournera plus : je lui ai
montré comment je traite ceux qui ont l’effronterie
de marcher sur mes brisées : il croyait
avoir affaire à un homme de seconde main,
mais aie pas peur. Edmond connaît trop comment
ça se passe chez les gens élevés dans les
politesses et les cérémonies, je lui ai administré
une leçon dont il se souviendra longtemps.
— Alors si tu es content il ne faut plus te
venger sur mes objets.
— C’est juste, c’est juste ; mais n’empêche
que j’ai le cœur chaviré tout de même, on ne
tombe pas de son ciel comme les moineaux
nous autres, vous savez docteur.
— Tu as raison, néanmoins la plus sage philosophie
est d’oublier bien vite les ingrats.
— Les ingrats, les ingrats, est-ce qu’on y
pense lorsqu’on rencontre des jolies frimousses
qui se mettent en quatre pour vous ensorceler ?
ou croit que ç’a du cœur et du sentiment, lorsqu’on
est d’une étoile solide soi-même. Ah ! la
femme, la femme c’est un serpent qui vous
glisse dans les mains comme une couleuvre.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|51}}</noinclude>pas fâché de monter une petite intrigue contre cette famille draconienne. Ils m’ont si souvent impatienté ; je leur en ai voulu plus d’une fois d’aggraver la maladie de ma patiente par leur manière d’agir, continuellement en désaccord avec le traitement voulu dans les cas de nervosité. À nous trois, maintenant, je puis certifier de guérir cette enfant. Dans une couple de jours je conduirai moi-même {{corr|mademosielle|mademoiselle}} Aubry chez le {{Dr}} Chénier ; Saint-Eustache est le pays convenant aux plus poëtiques idylles.
— Docteur comment vous prouver ma reconnaissance, murmura Pierre.
— En menant à bonne fin votre beau {{sic2|poëme}}, cher enfant.
Et le bon docteur donna une petite tape amicale sur l’épaule du jeune homme.
À cet instant il se fit un mouvement général dans la salle ; tous les buveurs se levèrent en même temps, de longs hourrahs firent trembler les murs de la pièce, un personnage d’une distinction remarquable, aux traits nobles et beaux, drapé dans les plis d’un long manteau entrait dans l’hôtel.
— Vive Papineau, vive Papineau !
Le tribun salua avec ce geste particulier de noblesse qui le caractérisait, sa belle figure s’illumina d’un sentiment de joie, un éclair brilla dans son regard, où se lisait cette intelligence supérieure appartenant aux conducteurs<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|52|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>des nations. Sitôt qu’il apparaissait la foule était transporté d’enthousiasme, on l’entourait, on se pressait pour le voir.
Le peuple comprend toujours le dévouement de ces âmes d’élite, se prodiguant, se sacrifiant par amour de leurs compatriotes voulant rendre à leur nation opprimée les droits et les libertés qu’on lui a enlevés ; des années, des années, ils guerroient ces hommes désintéressés, soit au champ de bataille, soit au parlement, le premier combat avec son bras, le second avec sa tête et son cœur, guerre aussi pénible à soutenir l’une que l’autre, tous deux s’épuisent pour la cause commune.
L’Honorable Louis-Joseph Papineau était né à Montréal en 1786. Élu à vingt-trois ans par le collège électoral de Huntingdon, il entrait au parlement, puis en 1820 au Conseil Exécutif. Jusqu’alors le grand orateur avait admiré la constitution de son pays ; mais les successeurs de Sherbrooke dénièrent à la chambre basse ses attributions financières les plus essentielles et complotèrent l’union des Canadas. Papineau dès ce moment fit une vive opposition à l’Exécutif qui l’avait appelé chez lui pour le nullifier. Il porta en Angleterre une requête de 60,000 Canadiens contre l’union.
Lord Dalhousie était chaud partisan de l’Union, il entra en lutte personnelle avec l’Orateur et voulut l’empêcher d’être réélu à la {{tiret|pré|sidence}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|53}}</noinclude><section begin="s1"/>{{tiret2|pré|sidence}} ; mais la Chambre se refusa à en élire un autre. Alors le gouvernement voulut se passer du parlement ; mais un comité du parlement impérial inculpa son {{corr|adminsitration|administration}} ; le duc de Wellington, qui arrivait au pouvoir en Angleterre, rappela Dalhousie ; plusieurs Anglais de mérite approuvèrent Papineau.
L’éminent orateur prit le commandement de cette phalange héroïque dont les actes de bravoure, de courage, de sacrifice font l’admiration des nations enthousiastes et patriotiques. En lisant l’histoire des Fils de la Liberté, leur dévouement, leur martyre, on retrouve en eux le sang de leurs ancêtres, sang chevaleresque du Français qui prouvera toujours au monde entier que nulle part on ne fera de lui un peuple asservi.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|VI}}
La journée de labeur était terminée. La grande roue du moulin avait cessé de retordre dans son ardeur rageuse, les eaux en bouillons furieux ; avec son dernier tour, elle avait jeté dans l’air, tel que la voix d’une poissarde, son cri suprême, qui se répétait d’écho en écho dans la montagne ; le calme adoucissant du jour s’endormant, avait succédé au bruit de la machine qui se reposait.
Heureux d’être enfin libre, l’ouvrier quittait l’ouvrage, sortant la chemise en désordre, puant la sueur, le visage tout humide, la {{tiret|cheve|lure}}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|145}}</noinclude><section begin="s1"/>{{tiret2|Saisis|sant}} son chapeau l’auteur le brandit dans l’air en signe d’allégresse.
Enfin, murmura-t-il, les voilà {{corr|reconciliés|réconciliés}}. Et avec plaisir il suivit longtemps du regard Gabrielle Girardin et le {{Dr}} Clermont chevauchant côte à côte tels que de tendres amis n’ayant plus aucun secret l’un pour l’autre.
Sur les quais les paysannes chantaient toujours :
{{bloc centré|<poem style="font-size:90%">Nous la menons aux noces.
Vole, vole, mon cœur vole.</poem>}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|'''Lucienne à Gabrielle.'''|XX}}
{{d|8 novembre 1837.|1}}
{{g|Chère Gabrielle.}}
Onze heures ! La nuit est transparente, le ciel une masse de brillantes étoiles. Pierre vient de me quitter : de ma fenêtre je le vois encore se dirigeant lentement vers la demeure de sa mère. Combien sa tête est belle et noble sa démarche ! Comme je l’aime ! combien sa tendresse me rend heureuse ! Te le dirai-je, chère Gabrielle, mon bonheur est si intense que parfois il m’effraye ; deux mois se sont écoulés depuis mon arrivée ici et je crois n’avoir vécu qu’un jour, tant les heures se sont envolées rapides et douces.
Des pensées troublantes m’assaillent souvent, être heureux ainsi que nous le sommes, n’est-ce pas dérober impunément une parcelle du ciel, dont nous n’avons pas, nous pauvres<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|146|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>mortels, le droit de jouir sur la terre ? et je tremble chaque fois que Pierre me dit : Au revoir.
Je suis folle, n’est-ce pas ? dis-le moi, bonne amie, toi qui m’adresses des pages remplies d’allégresse où tu me confies le roman de ta vie. C’est ainsi, petite rusée, que tu m’avais caché jusqu’ici le secret de ton cœur ; tu l’aimais ce grand {{Dr}} Clermont sans m’en avoir jamais soufflé mot. Tu me demandais souvent ce que Pierre me disait, mais tu ne m’avouais pas ce que tu pensais de Charles. Ah ! c’était bien mal avec ta meilleure amie ; enfin je te pardonne puisque tu m’annonces que tu es au comble du bonheur, qu’il t’aime comme tu as rêvé d’être aimée, entre parenthèse j’ajoute, comme tu le mérites.
Ta joie me fait du bien, je ne suis donc pas une exception à la règle, d’autres comme moi voguent sur des nuages d’allégresse, comme eux je puis avec confiance me laisser emporter dans ces zones de félicité, où un Dieu clément nous permet quelquefois de pénétrer.
Madame Dugal étant parfaitement rétablie nous avons fixé notre mariage à jeudi prochain.
Aujourd’hui j’ai reçu ma corbeille de noces. Là encore j’ai pu apprécier la nature de celui que j’épouserai bientôt ; outre la beauté des objets contenus dans cette corbeille, Pierre a tout deviné, tout compris ce qui pouvait le plus flatter mes goûts : tandis que madame Chénier<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|126|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki/>
— Alors j’ai le temps de parcourir mon journal avant de faire mes visites. Apportez-moi l’« Aurore des Canadas », il doit y avoir aujourd’hui la chronique scientifique de monsieur DuVallon.
— Voici, monsieur.
Le docteur parcourut le journal.
— Tiens, il n’y a pas de traité scientifique, l’auteur change de sujet, voyons ce que c’est, un titre singulier. « Comment les gants de soie peuvent briser les destinées. »
De médecin lit, plus il avance plus l’intérêt le captive, enfin il pousse un profond soupir comme si un poids énorme lui était enlevé.
— Étrange, étrange, dit-il, jamais je n’ai soufflé mot de mes impressions à âme qui vive, ici je les retrouve toutes vivaces ; les auteurs sont-ils sorciers pour deviner nos plus secrètes pensées ? DuVallon a un regard de lynx ; mais enfin il y a du mystère dans ceci, je veux savoir ! je saurai. Jérôme.
— Monsieur.
— Donnez-moi mon paletot, je pars de suite, quelque chose d’imprévu.
Cinq minutes plus tard le docteur Clermont se dirigeait d’un pas rapide vers la demeure de monsieur DuVallon.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XVI}}
Le lendemain du triomphe de monsieur Viger, sous un ciel nébuleux, l’airain des cloches<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude><nowiki />
— Vas-tu finir, lui cria le docteur impatienté, qu’as-tu donc ? Tu es gauche comme un pochard ce matin.
— Docteur, c’est pas ma faute ; mais la faute de c’te morguienne avec qui je me suis brouillé hier soir.
— Ah ! tu le permets d’aller voir les jeunes filles et d’avoir des querelles d’amoureux.
— Dame, vous vous êtes bien marié, vous. J’avais pensé que, si je faisais comme vous, mes enfants pourraient être les domestiques des vôtres. Mais pour cela il faut avoir une blonde. Eh bien ! un bon jour je l’ai {{corr|acostée|accostée}} c’te petite frimousse qui ne me revenait pas mal. Elle me faisait de l’œil, je le voyais bien lorsqu’elle passait devant le jardin trois ou quatre fois par jour, alors en lui présentant un gros bouquet de soucis, je fais connaissance en lui disant qu’elle serait bien aimable, si elle avait l’obligeance, la complaisance, la condescendance de tous me les enlever mes soucis. Elle n’a pas compris, mais elle a pris mes fleurs et m’a dit qu’elle serait bien aise si j’allais la voir chez elle. Le soir même j’y allais. Je vous assure que je n’ai pas entré dans un palais c’te fois-là, c’était pauvre comme du sel. N’importe, elle me revenait c’te jeunesse. Avec des p’tits cadeaux je l’avais pas mal rafistolée. Elle était jeune, bien jeune. Je me disais, « Je pourrai plus facilement lui apprendre les politesses et<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|80|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>les cérémonies, elle deviendra capable de faire une bonne femme de chambre à Madame {{corr|Chenier|Chénier}}. » Mais bernique, savez-vous ce qui m’arrive, j’en ai encore la chair de poule de voir comme ça n’a pas de franchise, moi qui croyais tout ce qu’elle me débitait depuis un mois. Je m’étais habitué bien vite à m’entendre appeler, mon chéri, mon poireau adoré, mon chouchou. Ça chavire le cœur parfois ces douceurs-là, ça vous prend comme des moineaux dans un filet. Eh bien ! hier, je voulais lui faire une surprise, je lui avais dit que je n’irais pas, j’y suis allé. Savez-vous ce que j’aperçois ? Ma future femme assise sur les genoux d’un autre garçon. Ah ! alors si vous m’aviez vu entrer en maître, comme Napoléon à Vienne. Je prends le garçon, je le mets à la porte, avec mon pied vous savez où, et saisissant l’ingrate je lui dis en joignant l’action à la parole : Rends-moi ma robe, rends-moi mon ceinturon, rends-moi mes bottines. Avant qu’elle ait eu le temps de se reconnaître, j’avais tout roulé mon butin et pris la porte.
— Tu as fait cela, dit le docteur en riant de grand cœur, il me semble que tu n’as pas agi selon les règles des politesses et des cérémonies en déshabillant ainsi une jeune fille devant la société.
— N’importe, n’importe, la morguienne, je l’ai bien punie, elle ne recommencera plus.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|83}}</noinclude><nowiki />
— C’est peut-être parce qu’elle-même a été trompée par ce vilain reptile, qu’elle a acquis une partie de sa ruse pour se jouer de nous à son tour.
— Qu’il en vienne une autre se minauder prés de moi ! ah ! les morguiennes, elles auront leur compte cette fois.
— C’est bien, on ne t’y prendra plus. Laisse maintenant l’époussetage, que tu fais tout de travers ce matin, vas plutôt porter le déjeuner à {{Mlle}} Aubry, elle n’est pas venue à table, elle est sans doute un peu souffrante puisqu’elle garde la chambre.
— Monsieur Dugal est parti hier, c’est ça, je comprends, on a du sentiment lorsqu’on n’a pas un gésier à la place du cœur. Je vais tâcher de la distraire avec des histoires drôles.
Et disant, il se dirigea vers la cuisine pour chercher le déjeuner.
Lucienne, un peu plus pâle qu’à l’ordinaire, pensive à sa fenêtre, regardait sans la voir la route où Pierre, la veille, avait disparu, lorsqu’Edmond frappa à sa porte.
— Entrez, dit-elle.
Edmond parut portant un cabaret sur lequel fumait une tasse de café bien chaud, à côté d’œufs frais, de petits pains sortant du four et d’un bol de crème.
— C’est vous, Edmond, il ne fallait pas vous déranger pour apporter tout cela. Je n’ai pas<noinclude>
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— C’est peut-être parce qu’elle-même a été trompée par ce vilain reptile, qu’elle a acquis une partie de sa ruse pour se jouer de nous à son tour.
— Qu’il en vienne une autre se minauder près de moi ! ah ! les morguiennes, elles auront leur compte cette fois.
— C’est bien, on ne t’y prendra plus. Laisse maintenant l’époussetage, que tu fais tout de travers ce matin, vas plutôt porter le déjeuner à {{Mlle}} Aubry, elle n’est pas venue à table, elle est sans doute un peu souffrante puisqu’elle garde la chambre.
— Monsieur Dugal est parti hier, c’est ça, je comprends, on a du sentiment lorsqu’on n’a pas un gésier à la place du cœur. Je vais tâcher de la distraire avec des histoires drôles.
Et disant, il se dirigea vers la cuisine pour chercher le déjeuner.
Lucienne, un peu plus pâle qu’à l’ordinaire, pensive à sa fenêtre, regardait sans la voir la route où Pierre, la veille, avait disparu, lorsqu’Edmond frappa à sa porte.
— Entrez, dit-elle.
Edmond parut portant un cabaret sur lequel fumait une tasse de café bien chaud, à côté d’œufs frais, de petits pains sortant du four et d’un bol de crème.
— C’est vous, Edmond, il ne fallait pas vous déranger pour apporter tout cela. Je n’ai pas<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|84|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>quitté ma chambre parce que ce matin, je n’ai pas faim.
— Pas faim, pas faim, mademoiselle, il faut toujours manger si l’on veut pas se laisser mourir. Tenez, buvez un peu de ce café pendant que je vais vous conter une petite histoire. C’était une jeune fille qui elle aussi ne voulait pas manger, comme vous. Le docteur arrive, la regarde, l’ausculte.
— Qu’est-ce que vous avez, dit-il, voulez-vous manger ?
— Non.
— Voulez-vous une petite beurrée ? — Non. — Voulez-vous des confitures ? — Non, non, non. — Voulez-vous vous marier ? — Ah ! ah ! ah ! ah ! faites-moi donc pas rire, docteur, tandis que je suis malade.
Lucienne riant aussi :
— Alors vous croyez que je veux me marier ?
— Dame, je ne dis pas, mademoiselle ; mais quand on s’aime, on ne se sépare plus, alors on n’est pas plus pâle un matin que l’autre, quand on a toujours sa moitié à côté de soi.
— Les gens mariés sont aussi quelquefois forcés de se séparer.
— C’est juste. Le grand Napoléon se séparait souvent de Joséphine par nécessité, il a eu tort à la fin de se séparer pour tout de bon. Ça lui a porté malheur, voyez-vous, il était trop grand pour faire une petitesse pareille.<noinclude>
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— Vous vous occupez donc d’histoire Edmond ?
— D’histoire, certes oui, je fais une fusion d’histoire, de peinture, de musique.
— Comment une fusion ?
— Eh bien ! après avoir entendu un récit de bataille, je barbouille une toile où les soldats français culbutent les Allemands : quand je suis fatigué je laisse la peinture pour jouer la Marseillaise, sur mon flageolet. Il me semble alors que j’suis en France, que je crie : Aux armes, en suivant un héros pour défendre les frontières.
— Vous avez des goûts guerriers ?
— Oui, mademoiselle. Je me figure que le {{Dr}} {{corr|Chenier|Chénier}} est devenu un grand colonel, je suis son caporal, nous gagnons des victoires, nous aplatissons les Anglais, nous prenons à l’ennemi des drapeaux dont je tapisse les murs de ma chambre, car vous savez le docteur est un brave des braves ; ç’a l’étoffe d’un général dans la poitrine, c’est moi qui vous le dis ; si jamais on avait besoin de se battre il faudrait marcher sur son corps pour le faire reculer. C’est lui qui crierait : « La garde meurt, mais ne se rend pas. »
Edmond se croisa les bras avec satisfaction, s’admirant intérieurement d’avoir placer si bien à point sa phrase toute apprise.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|86|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude><nowiki />
— Alors, fit Lucienne, nous ne devons avoir aucune inquiétude si quelqu’un nous voulait du mal.
— Nous sommes là, le docteur et moi. Je voudrais bien voir les chenapans qui ôseraient venir marcher dans nos eaux, ils avaleraient une gaffe dont ils se souviendraient longtemps. Mais, mangez donc, mademoiselle, tenez, goûtez à cette bonne crème, j’ai une autre histoire à propos de crème.
— C’est bien, contez-là. Vous me donnez de l’appétit, je vais essayer la crème.
— À la bonne heure, c’est ainsi qu’il faut réparer ses forces. quand on est « feluette » comme vous l’êtes, voyez-vous, lorsque vous aurez passé quelque temps à Saint-Eustache vous deviendrez en bonne santé, vous n’aurez plus de mélancolie, vous aurez l’humeur joyeuse. Prenez donc un petit pain, ils sont délicieux.
{{Corr|Luciene|Lucienne}} brisa la pâte qu’elle porta à ses lèvres.
— Vous avez raison, ils sont très bons.
— Ah ! ça va mieux, mangez encore, je vais raconter mon autre histoire. C’était chez des gens qui ne connaissaient pas beaucoup les politesses et les cérémonies. Il y avait sur le chemin de Sainte-Rose un homme qui se mourait, vite, vite on envoie chercher monsieur le curé. En arrivant dans la petite maison bien basse, ne comptant que deux chambres où le jour {{tiret|pé|nètre}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|140|{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|}}</noinclude>nous rendre de véritables services, nommez-le
commandant en chef.
— Vous le voulez ?
— Je crois qu’il serait prudent de le faire.
— Alors puisque vous nous le conseillez,
nous y consentons. Hourra, hourra, pour le
chef Girod ; Hourra, hourra, hourra pour le
colonel Chénier.
On l’entourait, on lui pressait la main avec
affection. Combien en effet, ce martyr du patriotisme
méritait la confiance qu’il inspirait.
Non loin de l’endroit où le {{Dr|Chénier}} adressait
la parole à ses amis, madame Chénier, dans
sa chambre, agenouillée au pied du berceau de
son enfant, le visage caché dans ses mains,
pleurait et priait pour le père de son premier
né, dont la tête venait d’être mise à prix ; elle
demandait au Tout-Puissant de le protéger, de
le soustraire à ses ennemis. Un pas léger, près
d’elle, la fit tressaillir, deux bras caressants entourèrent
son cou et une voix douce lui dit :
— Ne pleurez pas, madame, le docteur sera
sauvé, voyez comme de toute part l’on arrive
pour le défendre ; si l’on se bat Dieu le protégera,
jamais le {{Dr|Chénier}} ne tombera entre
les mains des Anglais.
— Chère {{Corr|Luciene|Lucienne}}, c’est vous, répondit la
jeune femme se relevant et appuyant sa tête
sur l’épaule de la jeune fille, donnez-moi du
courage, ce soir de cruelles pensées {{tiret|m’oppres|sent,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|141}}</noinclude><section begin="s1"/>{{tiret2|m’oppres|sent,}} je tremble, s’il allait mourir. Lucienne, comprenez-vous, le père de mon enfant mourir.
Lucienne tressaillit, un fer rouge venait aussi de brûler son cœur, l’épouse, la fiancée, la veille du combat, ne sont-elles pas toutes deux aussi à plaindre ?
Ah ! quand donc l’homme assagi comprendra-t-il toute l’horreur de la guerre ? quand donc enfin, véritablement chrétien sera-t-il juste pour autrui, comme il veut qu’on le soit pour lui ? quand donc le plus fort aura-t-il conscience du devoir qu’il a envers le plus faible ? quand donc la tyrannie humaine sera-t-elle changée en ce bon vouloir avec lequel tous les différends pourraient être réglés à l’amiable, sans qu’il soit nécessaire de répandre une goutte de sang ? À quoi aboutissent tous les progrès des siècles si l’on ne parvient à arracher du cœur de l’homme cette horrible sauvagerie de s’entre-tuer ? On se trouve civilisé et dans les guerres modernes se renouvellent, {{corr|comme comme|comme}} dans les temps barbares, les cruautés, les vandalismes du moyen-âge. Quels remords les souverains, les ministres des nations, ne doivent-ils pas éprouver devant les destructions, les malheurs dont leurs haines, leurs ambitions sans bornes, sont causes !
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XIX}}
La chambre est noyée dans des rayons rouges assoupissants, où des vapeurs de rêves et<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|122|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude><section begin="s1"/>{{tiret2|s’a|bat}}, à cet instant un vieil huissier canadien revient, avec quelques hommes de cavalerie et tire sur les prisonniers.
— Tu n’en tueras pas d’autres, crie Viger en lui enfonçant dans la cuisse son épée qui traverse le corps du cheval, la bête {{corr|s’abât|s'abat}} et tombe sur son cavalier. Pendant que l’huissier se tire avec peine de la mauvaise position où il se trouve, nous aidons monsieur Viger à briser les fers qui attachent les prisonniers. Nous les faisons sortir de voiture, et triomphalement les emmenons chez Vincent, au milieu de l’enthousiasme général de notre troupe.
Le docteur {{corr|Chenier|Chénier}} pressa avec émotion la main du jeune homme, une larme brilla dans son regard.
— Ah ! Pierre, Dieu veuille que cet heureux début soit le présage d’une plus complète victoire, avec de tels grands cœurs ne pouvons-nous pas espérer voir un jour nos droits partout respectés ?
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XV}}
Avec la minutie d’une femme jeune et coquette, Charles Clermont avait donné le dernier coup de brosse à son habit ; puis, jetant un regard dans la glace, il parut satisfait de sa tenue, tout reluisait sur sa personne comme si le vêtement qu’il portait sortait de chez le tailleur, et pourtant ils étaient de vieux amis tous deux ; mais le docteur Clermont avait un<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|123}}</noinclude>aussi grand soin de ses effets que de ses instruments.
Un peu neurasthénique il ne pouvait souffrir une poussière, elles étaient les migraines de sa belle santé, il en souffrait à l’égal des plus gros maux de tête ; aussi les patients en l’appelant chez eux pouvaient être parfaitement rassuré, jamais, faute de précaution, il n’aurait apporté dans leurs maisons le plus inoffensif des microbes, il possédait l’antiseptique infaillible, une méticuleuse propreté.
Au physique agréable, grand, droit, les traits réguliers, les manières policées, on le trouvait bel homme ; le timbre de sa voix, chaude, harmonieuse, captivait ; il plaisait beaucoup. En peu de temps ses qualités lui avaient acquis une certaine clientèle. Les mères le recherchaient pour leurs filles, cependant il paraissait difficile, pas une de toutes ces aspirantes à son nom n’avaient encore eu le don de lui plaire ; comme les années s’étaient écoulées on commençait déjà à le nommer vieux garçon. Il faut dire aussi qu’il en avait un peu les aptitudes. Les craintes nerveuses des chances douteuses du mariage le hantaient. Pourtant il avait l’étoffe pour faire un mari parfait, sensibilité d’une femme sous une apparence virile ; il comprenait que le bonheur quotidien consiste dans la délicatesse que l’on apporte à l’accomplissement des petites choses ; il avait l’intuition de la joie et de la souffrance que<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|124|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>ressentent les natures impressionnables, dont la susceptibilité s’affecte des mille riens de chaque jour. Il savait que la sensitive se replie sur elle-même et quelquefois se ferme pour toujours, si la main qui l’effleure est trop rude.
Au fond de son cœur se trouvait cette grande bonté faisant le charme, la félicité d’une vie à deux.
Il n’était pas un grand croyant, pratiquait peu sa religion, mais il entrait cependant dans l’esprit de l’Église par sa droiture, sa sincérité et la régularité de sa conduite : il avait bien eu parfois quelques écarts, de passagères liaisons ; mais dans toutes ses folies de jeunesse son cœur était resté noble, il n’avait jamais brisé une existence ; il sentait au fond de son âme que les plus intimes bonheurs se retrouvent seuls dans la satisfaction de pouvoir toujours se dire : J’ai agi en honnête homme.
Avec ses goûts esthétiques et rêveurs il aurait pardonné bien des défauts à sa femme ; mais il redoutait à l’égal du feu une personne sans ordre, et frissonnait d’avance à la pensée qu’au milieu d’un délicieux tête-à-tête il pourrait tout à coup apercevoir, au plafond, de vilaines araignées tissant leur toile ; la seule vue de cet hideux insecte suspendu au-dessus de lui, plus que l’épée de Damoclès, amertumeriserait la douceur des plus tendres baisers. Avec son tempérament affectueux il souffrait {{tiret|toute|fois}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|125}}</noinclude>{{tiret2|toute|fois}} de l’isolement, volontaire dans lequel il vivait.
Il habitait une spacieuse demeure, lui appartenant, meublée avec goût, contenant tout ce qui constitue l’utile et l’agréable ; mais il faut dans tout intérieur, quelque superbe qu’il soit, voir se jouer, à travers les rideaux, de chauds rayons venant ensoleiller les pièces où l’on habite ; et ces chauds rayons, cette tendresse, cet amour vrai dont son âme avait soif, en éprouverait-il jamais la bienfaisante chaleur ? Il s’était dit bien souvent : Non, et avait laissé passer les années jusqu’à la trentaine, sans avoir trouvé le joyau qu’il cherchait.
Un jour néanmoins il avait remarqué une charmante enfant, ressemblant à l’idéal qu’il s’était fait d’une épouse ; un puéril incident l’en avait éloigné, à regret cependant, il y pensait encore et s’en voulait presque de cette nervosité craintive qui lui avait fait fuir cette jeune fille, peut-être jugée trop à la hâte. La veille il l’avait vue passer accompagnée d’un grand jeune homme, il en avait été blessé et chagrin, pourquoi ? elle ne lui était rien, et au fond de son cœur, malgré lui, se glissait le ver rongeur de la jalousie. Obsédé par une pensée fatigante il s’était levé de mauvaise humeur.
— Jérôme, demanda-t-il à son domestique, quelle heure avez-vous ?
— Huit heures et demie, docteur.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|142|{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|}}</noinclude>d’idéal semblent tournoyer dans l’air. Des amours de Boucher au plafond, dans un coin une Niobé en pleurs, vis-à-vis d’un Rembrand, dont les sombres couleurs contrastent sur la blancheur mate d’un groupe en marbre blanc, représentant des sylphides, dévoilant en des danses légères toutes les grâces de leurs formes.
Des causeuses vous invitant à vous reposer dans un voluptueux confort, des fleurs aux multiples parfums éparses sur des tables d’{{corr|onix|onyx}} et de porphyre, un luxe de tentures, de draperies capable d’affaiblir les natures les plus viriles, telles que ces bouffées d’opium {{corr|ennivrant|enivrant}} le fumeur, et le laissant pour quelque temps incapable de sentir, de penser, sinon qu’il jouit d’une félicité stupide, d’où toutes les préoccupations sont bannies.
Cette chambre de pacha avait appartenu à un grand viveur, qui un beau jour avait pris la poudre d’escampette, sans avoir répondu à aucun des engagements extravagants qu’il avait contractés. On avait mis la pièce à louer avant la vente des meubles, devant avoir lieu deux mois plus tard. {{M.|DuVallon}} arrivant d’Europe s’y était installé pour ce laps de temps, surpris et charmé de retrouver dans le Nouveau-Monde le luxe de l’ancien, les tableaux, les statues, les marbres lui rappelant sa belle patrie. Dans cette chambre il fit avec plaisir son chez lui, éprouvant l’agréable sensation<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|143}}</noinclude>de se sentir entouré d’anciens amis, qu’en voyage l’on est si heureux de revoir. Il y serait bien pour écrire, en remplaçant toutefois la clarté rougeâtre des bougies, qu’assombrissait encore les abat-jour, par les rayons bienfaisants du soleil ; en écartant les lourdes tentures des fenêtres pour y faire pénétrer l’air vivifiant du dehors, pouvant ainsi admirer alternativement les beautés de l’art et celles de la nature.
De la croisée les regards se portaient sur le beau fleuve Saint-Laurent dont la surface, ce matin-là, semblait une immense nappe recouverte de tremblantes pierreries : sur la grève l’on voyait quelques sauvages occupés à confectionner, avec des perles de couleurs bizarres, de petites boîtes, des pelotes, des sacs destinés à être vendus aux blancs ; ils les déposaient dans de larges paniers, déjà à demi remplis de mignonnes raquettes, de minuscules traînes sauvages, de mocassins de toutes grandeurs, faits de peau de chamois ; puis par groupe les Indiens remontaient la côte Bonsecours pour aller au marché faire leur commerce.
On entendait aussi monter du sol au ciel les chants populaires des paysannes françaises, assises sur le bord des quais, au milieu de leur installation de fleurs, de fruits, de légumes, elles disaient les chansons du pays ; — À la Claire Fontaine ; Vive la Canadienne ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|144|{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|}}</noinclude>C’est la Belle Françoise — et les refrains en chœur se répercutaient frais, sonores, interrompus de temps en temps par l’arrivée d’un acheteur, alors le silence se faisait parmi les « revendeuses » dans l’attente d’un gain quelconque.
DuVallon, assis à sa table de travail, tout en écrivant observait par intervalle ce qui se passait au dehors. Il en était là de sa chronique scientifique :
« Trop de science, trop de pouvoir, comme trop de luxe, trop de bien-être, amoindrissent les nations, les dégénèrent, les exterminent.
On verra dans les années à venir que l’homme, dans sa rage de vouloir faire marcher la matière sans la force humaine, oubliera l’essentiel, la santé. Il ne craindra plus de {{corr|s’empoisoner|s’empoisonner}} lentement ; mais sûrement par le carbone, distillant de ses feux, de ses machines, de ses voitures, partout l’air vicié s’infiltrera dans ses poumons, et les masses ignorantes boiront en riant le poison qui les tuera… »
Soudain l’auteur se leva précipitamment et pencha la tête au dehors pour mieux examiner une jeune amazone, accompagnée d’un élégant cavalier. En passant devant la demeure de l’écrivain, la jeune dame leva les yeux et adressa à DuVallon un gracieux sourire, ainsi qu’un petit signe de la main très significatif. {{tiret|Saisis|sant}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|114|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>dans le chemin ondulé, où se faisait entendre de distance en distance le chant nasillard de cet insecte insensible aux brûlantes ardeurs du soleil ; elle l’entendait encore, la cigale dont les notes grêles avaient accompagné, dans un jour d’ivresse, les tendres aveux de Pierre ; ses douces paroles se répétaient aussi pénétrantes, aussi suaves, aussi distinctes qu’à cette heure d’antan. Émue de ces souvenirs Lucienne hâtait le pas afin d’atteindre plus tôt la demeure de {{M.|Girardin}} d’où l’on partait ce matin même pour Saint-Eustache. On eut dit qu’elle effleurait à peine le sol tant sa marche était légère, l’impatience d’arriver lui donnait des ailes. Il semble toujours que l’on ne sera jamais assez vite au but, lorsqu’il s’agit de retourner aux lieux témoins de nos plus intimes bonheurs.
Elle avait quitté sans bruit la maison de son oncle, à l’heure où tout dormait encore, afin de n’éveiller aucun soupçon, laissant derrière elle pour toujours les pénibles impressions dont sa vie avait été remplie dans cet intérieur, cependant en posant le pied sur la dernière marche du perron, elle éprouva un léger serrement de cœur, pourquoi ? elle laissait là aussi, dans les annales du passé, les événements les plus marquants de son existence. Elle y avait beaucoup souffert ; mais toute souffrance attire une consolation, au milieu des heures sombres de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|115}}</noinclude>brillantes clartés avaient illuminé son âme, en premier lieu une amitié sincère, puis enfin un sentiment plus vivace, plus profond, plus intense, avait de ses chagrins dissipé la tristesse. Chaque meuble qu’elle laissait dans cette maison, avait été le silencieux témoin de ses désespoirs et de ses joies. Les quatre murs de l’élégante chambrette qu’elle avait habitée tant d’années gardaient, en hiéroglyphes, compréhensibles pour elle seule, le récit d’un instant heureux. Les natures {{corr|impressionables|impressionnables}} s’attachent même aux choses inanimées et Lucienne sentait que tout départ porte en soi le pénible d’un adieu.
— Où allez-vous donc à cette heure {{corr|matinala|matinale}} ? lui demanda à cet instant {{M.|DuVallon}} venant interrompre ses réflexions.
— Et vous-même ? fit la jeune fille sans répondre à sa question.
— Ah ! moi je me promène en cherchant une solution à un problème littéraire, ou plutôt une manière rationnelle de {{corr|reconcilier|réconcilier}} deux êtres charmants, faits pour se comprendre et devenir parfaitement heureux ensemble.
— Alors c’est une bonne action que vous désirez faire ?
— Peut-être.
— Les écrivains sont philanthropes.
— Vous avez une favorable opinion de l’écrivain.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|88|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>serait la femme capable de rendre son enfant
heureux. À leur première entrevue, ce fluide
sympathique, qui attire deux personnes devant
plus tard être amies, les rapprocha l’une de
l’autre.
Les mois s’écoulèrent rapides pour Lucienne,
entourée de l’affection de madame Dugal et du
dévouement de Pierre. Un seul nuage obscurcissait
son ciel, c’était la pensée de son retour
au milieu des siens : elle sentait que bientôt on
la rappellerait chez son oncle. Elle n’était pas
en âge, il faudrait obéir. Quitter Saint-Eustache,
où elle n’avait rencontré que de sincères
amis, remplissait son âme de tristesse.
Elle avait goûté chez le {{Dr}} {{corr|Chenier|Chénier}} toute la
douceur des satisfactions intimes, aux repas,
elle avait joui de ces conversations fraternelles
que les familles unies échangent, avec cette
franche gaîté, cette expansion des natures droites,
ignorant les petits détours mesquins, n’ayant
aucune doublure hypocrite, housse recouvrant
la laideur de l’étoffe cachée : là tout se
lisait en un livre grand ouvert. Tout lui plaisait
dans cet intérieur, il n’y avait pas jusqu’à
la présence d’Edmond avec ses excentricités,
son bon vouloir, qu’elle regretterait lorsqu’elle
quitterait cette demeure.
Elle retrouvait chez le {{Dr}} Chénier son enthousiasme
pour les nobles causes ; ils comprenaient
tous deux la sublime vertu du sacrifice.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|89}}</noinclude>Souvent ils s’étaient serré la main avec joie
en apprenant les succès des héros de l’Île de
France, où à cette époque les Franco-Mauritiens
revendiquaient avec énergie les droits que
l’Angleterre refusait de leur accorder. Vaincus
par le nombre, après avoir remporté sur Albion
de brillants succès, ces insulaires avaient dû capituler
en 1810. Cette capitulation, l’une des
plus belles dont il soit fait mention dans l’histoire,
portait, outre plusieurs autres privilèges
importants, que les habitants conserveraient
leurs lois, leur religion et leurs coutumes. Depuis
lors les Franco-Mauritiens avaient eu à
lutter avec énergie contre l’oppression des vainqueurs,
l’Angleterre avait violé la {{corr|capitulatoin|capitulation}}
dans ses parties les plus importantes. L’Île de
France comptait des hommes éminents, résolus
à faire reconnaître les droits de leur compatriotes,
et à consacrer leurs talents à ce noble but,
les deux frères Adrien et Prosper d’Épinay,
Evenor Dupont, le colonel Adam, Ponget de
Saint-André et beaucoup d’autres.
On se félicitait à Saint-Eustache, dans la maison
du docteur, lorsqu’à de rares intervalles,
on apprenait que ces frères éloignés d’Afrique,
obtenaient des concessions par leur persévérance
et leur énergie, on sentait que la plaie
que l’on voulait guérir là-bas, était la même qui
saignait chez nous et tout bas l’on disait. {{tiret|Cou|rage}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|90|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>{{tiret2|Cou|rage}}, braves défenseurs de vos libertés, nos
sympathies vous suivent.
Le grand patriotisme de Lucienne plaisait
infiniment au {{Dr}} {{corr|Chenier|Chénier}}, surpris souvent de
rencontrer tant d’énergie chez une personne
aussi délicate, il l’admirait se disant :
— Quelle virilité chez cette petite fille.
Cependant souvent il la trouvait affaissée,
c’était lorsque plongée dans des zones de profonde
réflexion elle pensait à son départ pour
Montréal. Il lui disait alors :
— On est sérieuse ce matin. Qu’avez-vous ?
Il ne faut pas se laisser être malade de nouveau.
— Non, docteur, mais écrivez à ma famille
que je le suis encore, afin qu’il me soit possible
de demeurer quelque temps de plus dans votre
maison, où vous avez tous été si bons pour moi.
— Certainement, {{corr|madmoiselle|mademoiselle}}, nous voulons
vous garder au milieu de nous, comptez sur
mon dévouement, j’arrangerai tout avec votre
oncle de manière à ce qu’il vous permette de
prolonger votre séjour ici. Vous êtes beaucoup
mieux, je suis heureux de le constater,
néanmoins la campagne vous est encore indispensable.
— Et vos soins attentifs, docteur.
— Si vous le voulez, et beaucoup d’autres
choses aussi. La médecine est relative, elle
doit s’appliquer de mille différentes manières.
Je ne suis pas de ces médecins qui disent en<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|91}}</noinclude>constatant une maladie grave : « Il n’y a que ce
traitement, tels et tels aliments sont très mauvais. »
Souvent cet aliment, injurieux pour
quelques-uns, est précisément le remède voulu
pour certaines organisations : la science n’est
pas encore arrivée à ce discernement parfait de la
susceptibilité individuelle, susceptibilité
presque imperceptible à la généralité des hommes
pratiquant la médecine, ayant fait cependant
de bonnes études ; mais ne possédant pas
cette fine intuition leur faisant pressentir avec
quelle différence de méthode l’on doit procéder
dans certains cas ; à quel point les fluides magnétiques,
répandus dans l’air ambiant, produisent
d’effet sur le patient, en quelle quantité
le corps humain s’en remplit. Ainsi, les poumons
faibles absorbant plus vite que les autres
les gaz délétères contenus dans l’atmosphère,
il serait imprudent de donner à ces personnes
des remèdes où il entre de l’arsenic, de la
strychnine, ou tout autre poison, on amènerait
des gastrites mortelles, le remède contenant des
toxiques produisant en partie, les mêmes effets
que les gaz empoisonnés déjà absorbés par les
patients, dans les maisons qu’ils habitent.
— La médecine est une belle et intéressante
science, docteur.
— Oui, particulièrement lorsqu’on la pratique
sur d’intéressants patients, que l’on voit
avec satisfaction le bien qu’ils en retirent. {{tiret|Mal|heureusement}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|92|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>{{tiret2|Mal|heureusement}} grand nombre de patients ne
suivent pas nos ordonnances, pour eux les petites
choses, déterminant les grandes crises, ne
sont rien, tant que le malade n’est pas arrivé
à la période critique, où tout remède devient
inutile, la maladie étant trop avancée on ne
peut plus guérir.
— Quel dommage de rencontrer des gens
aussi inconséquents.
— Oui quel dommage. Les foules bornées
éviteraient de grands malheurs si l’on pouvait
les convaincre, ou si plutôt il se trouvait chez
elles ce sain jugement prévoyant les conséquences
futures des choses présentes, si chez
l’individu existait le bon esprit d’essayer avant
de condamner, l’humanité serait en peu de
temps régénérée ; que de souffrances seraient
épargnées ; l’homme, heureux par le fait même
qu’il serait en santé parfaite, vivrait des années
de plus, sans arriver à cette décrépitude, cette
perte de facultés mentales et physiques qui
elle seule est la véritable mort : notre âme se
détacherait de son enveloppe comme la chrysalide
devient papillon, dans un sommeil paisible,
on oublierait la vie, pour renaître en évoluant
dans un monde meilleur, tout en ayant parcouru
ici-bas une route ensoleillée.
— Vous avez raison, docteur, la vie est belle
lorsque Dieu vous donne le bonheur de rencontrer
des parents, des amis sympathiques qui<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|93}}</noinclude>vous comprennent, sentent et pensent comme
vous : alors on ne veut plus mourir, on se dit
qu’il est grand celui qui a créé des âmes si
bien douées. Remarquez, je ne parle pas de
perfection, la perfection ne peut exister sur la
terre, il faut à tout être les défauts de ses belles
qualités, sans quoi le tableau serait insipide,
incolore, sans ombre. On les veut ces nuages
faisant ressortir les clartés du soleil ; si dans
son intime intérieur on jouit avec bonheur du
charmant tableau de la surface des eaux, {{corr|endiamentées|endiamantées}}
par les rayons brillants du régulateur
des jours, on remercie l’ombrage du grand arbre,
sous lequel on se repose pour admirer,
sans se sentir brûlé, l’éblouissante lumière,
dont la chaleur fait épanouir les plus belles
fleurs.
— Je vois que vous êtes très indulgente, mademoiselle,
vous ferez une épouse dévouée.
— Une épouse ne l’est-elle pas toujours, docteur ?
— C’est vrai, je m’exprime mal, j’aurais dû
dire une véritable épouse, faisant la large part
de toutes les faiblesses humaines.
— J’en ai peu de mérite, car pour moi il y a
une douce jouissance à pardonner, à une personne
chère, une faute avouée. Vous allez peut-être
me juger exaltée, mais au médecin comme
au confesseur on peut tout avouer, je me suis
souvent perdue dans de folles rêveries, où {{tiret|bles|sée}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|94|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>{{tiret2|bles|sée}} mortellement, j’entrevoyais le bonheur
d’entendre des paroles de sincère affection, dictées
par un véritable repentir, et m’écrier dans
un élan de bonheur suprême : oh ! merci, je ne
me souviens plus, vous me rendez si heureuse.
— Je ne vous trouve pas exaltée de penser de
la sorte, mademoiselle, rien de plus précieux
ici-bas que les sentiments vrais ; un véritable
ami est un diamant bien rare, si cet ami est
doublé d’une âme supérieure ayant la noblesse
de savoir reconnaître ses torts, n’est-il pas légitime
de rêver pouvoir le rencontrer sur sa
route.
— Heureux alors celui qui rencontre à temps
sur son chemin, l’être avec lequel côte à côte,
la main dans la main, soit en amitié, soit en
amour, il peut parcourir le sentier étroit de
l’existence ; qu’importe alors les difficultés de
la route, on les franchit alerte, après avoir
souffert, lutté ensemble, le cyclône qui nous a
si fortement secoués n’a pu nous séparer, unis
dans le malheur comme dans la joie, rien ne
peut rompre les doux liens de deux âmes vraiment
sœurs.
— Bonjour, docteur, fit en ce moment une
fraîche voix de fillette, venant interrompre la
conversation, voyez comme j’ai grandi durant
ma maladie, cette robe, qui était si longue, comme
elle est courte, je ressemble à une saltimbanque
ainsi mise ; mais je voulais venir {{tiret|au|jourd'hui}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|95}}</noinclude>{{tiret2|au|jourd’hui}} vous porter ces fleurs, ma mère n’a
pas eu le temps d’allonger mes robes et elle désirait
vous envoyer ces roses, elle vous adore
ma mère, depuis que vous m’avez sauvée.
— Merci, chère enfant, je suis bien honoré,
pour mon peu de mérite, d’être placé au rang
des dieux, c’est vous plutôt que l’on devrait adorer
comme Flore, vous êtes ravissante aujourd’hui,
je suis heureux de voir vos joues roses
comme vos fleurs, elles contrastent joliment
avec vos yeux bleus ; il n’y a plus là, dit-il en
passant la main avec affection sur la tête de la
jeune fille, ces belles tresses de cheveux blonds,
la vilaine fièvre nous a forcés de les couper ;
mais ces mèches bouclées ne les remplacent pas
mal.
— Oui, avec mes cheveux courts et ma jupe
presqu’aux genoux, je ferais un bon page.
Lucienne regardait avec intérêt le charmant
tableau que faisait la nouvelle venue, accompagnée
d’un énorme chien Saint-Bernard. Elle
paraissait à peine âgée de quinze ans, sa physionomie
était un ensemble de finesse et d’espièglerie ;
tout dans ce jeune visage respirant
la joie, le bonheur de vivre, expression se trouvant
presque toujours dans le regard d’enfants
bien élevés, chéris et choyés de leurs parents.
Sa robe de crêpon bleu modulait bien la sveltesse
de sa taille, les manches bouffantes, ouvertes
sur le côté, laissaient voir ses bras {{tiret|par|faits}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|96|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>{{tiret2|par|faits}} de forme, blancs comme l’albâtre, les
mains étaient mignonnes, sa gracieuse silhouette
se balançait continuellement sur un pied,
sur l’autre, comme s’il lui {{corr|eut|eût}} été difficile de
demeurer en place.
— Je suis si contente de pouvoir enfin sortir,
disait-elle, presque courir comme je viens de le
faire avec mon brave Néron, il ne me quitte
plus le bon animal, on dirait qu’il craint que je
ne devienne encore malade.
La jeune fille appuya sa tête sur celle du
Saint-Bernard qui, en réponse à cette caresse,
remua significativement le bout de la queue.
— Mais je ne le serai plus malade, docteur,
continua-t-elle, en laissant son favori pour passer
amicalement son bras sous celui du médecin,
vous m’avez sauvée pour bien des années,
n’est-ce pas ?
— Je l’espère. Vous voilà beaucoup plus forte
qu’avant les fièvres : les typhoïdes changent
la constitution lorsqu’elles n’enlèvent pas le
malade, soit qu’il devienne plus faible qu’avant,
s’il était fort, ou beaucoup mieux portant, si la
santé était délicate.
— Vous avez dit cela à ma petite mère ? elle
bénira alors cette maladie qui lui a fait verser
tant de larmes, elle lui doit une récompense,
cette vilaine fièvre, pour le mal qu’elle lui a
causé.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|97}}</noinclude><nowiki />
— Oui, je le lui ai dit afin de lui rendre, le
plutôt possible, les forces qu’elle a perdues,
épuisée par l’anxiété et les longues veillés.
— Docteur, elle ne sera pas malade, n’est-ce
pas ? interrogea la jeune fille devenue subitement
un peu pâle.
— Non, non, ne vous alarmez pas, mon enfant,
vous êtes là pour la ramener avec votre
bonne mine et votre gaîté.
— Ah ! vous me rassurez, car j’aimerais
mieux mourir que de perdre ma petite mère
adorée ; pourtant la vie est {{corr|attrayanyte|attrayante}} lorsqu’il
nous est permis d’admirer une nature aussi
belle que celle-ci. Ce ciel bleu, cette délicieuse
rivière serpentant aujourd’hui comme un ruban
moiré pailleté de diamants, me rendent tout
heureuse, après avoir été enfermée deux longs
mois, dans ma chambre sur un lit de souffrance.
Il me semble que je ne pourrai me rassasier
d’aspirer l’air pur du dehors, d’admirer
la beauté de la campagne qui nous donne de si
belles roses.
— Elles sont superbes en effet celles que
vous m’apportez là, mon enfant. Voyez, mademoiselle
Aubry, dit le docteur, en prenant
les fleurs des mains de la nouvelle venue, pour
les montrer à Lucienne, c’est à madame Girardin
et sa jeune fille ici présente que je dois le
plaisir de les posséder.
Lucienne salua.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|98|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude><nowiki />
— Vous connaissez déjà ma patiente, continua
le médecin, vous m’avez souvent demandé
de ses nouvelles.
— Moi aussi, reprit vivement Gabrielle Girardin,
mademoiselle est sans doute la jeune
dame malade, venue de Montréal à Saint-Eustache,
pour réparer ses forces, alors nous sommes
les deux convalescentes du docteur, presque
des amies, serrons-nous la main, en nous félicitant
d’avoir rencontré un si bon médecin auquel
nous devons toutes deux la vie. Vous paraissez
ne plus souffrir, mademoiselle Aubry,
j’en éprouve beaucoup de joie.
— Merci de votre généreuse sympathie, je
suis aussi heureuse de vous voir si parfaitement
remise de votre longue maladie.
En cet instant madame {{corr|Chenier|Chénier}} s’avança :
— Bonjour, petite, dit-elle en embrassant
mademoiselle Girardin, je suis contente de
vous revoir au milieu de nous et si parfaitement
remise. Je vous apporte la petite épingle
que vous aviez perdue la dernière fois que vous
vîntes ici.
— Ah ! quelle agréable surprise, je ne croyais
pas la retrouver.
— C’est un bien singulier bijou, dit le docteur
en l’examinant.
C’était une petite broche grise en forme de
serpent enroulé, sans tête.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|99}}</noinclude><nowiki />
— N’est-ce pas, reprit Gabrielle. On trouve
ces fossiles en grande quantité à Whitby, Lord
Kendall l’a apporté à ma mère, de cet endroit
où existent encore, sur une falaise escarpée de
la Mer du Nord, les ruines d’une abbaye renommée
remontant aux sixième siècle. La légende
rapporte que Sainte-Hilda, de sang royal,
abbesse de Whitby dans l’âge suivant, avait,
par ses prières et ses jeûnes, obtenu que les
serpents qui infestaient cette contrée fussent
changés en pierre. Les ruines de l’Abbaye de
Sainte-Hilda sont encore magnifiques dans leur
déchéance. L’on dit qu’à certaines époques de
l’année, l’abbesse revient visiter son ancienne
demeure, et que, lorsque le soleil frappe de ses
rayons l’une des fenêtres du monastère, l’on
peut apercevoir l’ombre de la sainte. Les oiseaux
de mer, en passant au-dessus de l’antique
monument, abaissent leurs ailes en signe
d’hommage à la bienheureuse Hilda.
— Quelle jolie légende, fit Lucienne.
— Où l’avez-vous donc retrouvée, cette petite
épingle ? madame {{corr|Chenier|Chénier}}, continua Gabrielle,
je l’avais tant cherchée, je n’espérais plus la
revoir et j’en étais affligée à cause de ma mère,
elle y tient beaucoup.
— Eh bien ! ma chère, elle se trouvait dans
un endroit où nous avions cherché ensemble
sans rien voir près de la fenêtre, retenue au
rideau.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|116|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude><nowiki />
— Je les admire, je les envie quelquefois et
je ne comprends pas pourquoi la généralité des
hommes traitent si sévèrement les femmes auteurs.
— Pourquoi, mademoiselle, je vais vous l’expliquer.
La femme auteur se dépare presque
toujours de ses qualités féminines, elle néglige
les belles actions pour les belles pensées, elle
se lance dans un travail intellectuel, oubliant
tout l’esprit qu’elle doit apporter à l’accomplissement
des petites choses quotidiennes de
la vie, qui constituent le bonheur dans un intérieur,
si elle s’en est fait un. Je veux parler
d’une femme mariée. Une femme qui n’a de
poésie et de beaux sentiments que dans les
romans qu’elle écrit, est une compagne peu
désirable pour un mari. Je ne dis pas qu’elles
sont toutes ainsi, il y a de nobles exceptions
pour prouver la règle ; mais en général les bas
bleus, les femmes savantes ne s’occupent que
de leurs livres, elles vous représentent des héroïnes
sublimes de dévouement pour leurs
époux, pour leurs enfants, tandis que dans
leur vie, elles sont pour leurs maris, pour leur
famille, d’une indifférence, d’une négligence
révoltante, ne leur donnant aucunes des attentions,
des soins auxquels ils ont droit et je
vous dirai en confidence, mademoiselle, que
nous autres hommes, nous sommes tous plus
ou moins égoïstes et que nous préférons chez<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|117}}</noinclude>la femme un peu moins de science, moins d’ambition
à chercher la gloire du dehors et plus
d’aspiration à vouloir toujours demeurer, par
la tendresse, le dévouement, le centre des affections
intérieures.
— Mais, monsieur, la science est-elle incompatible
aux qualités de la femme ? parce qu’une
femme est instruite s’ensuit-il qu’elle ne peut
faire une bonne épouse, une mère admirable ?
— Non, non ; mais que voulez-vous, neuf fois
sur dix la chose existe. J’ai connu des femmes
auteurs, parfaites en tout point, qui avaient à
gémir de l’opinion qu’on se faisait d’elles, à
cause de leurs confrères en littérature. Voilà
le revers de la médaille, une femme auteur,
vraiment femme est un trésor, elle existe, on la
trouve ; mais elle a à subir le jugement téméraire
des masses.
— Quel dommage !
— Vous avez raison, quel dommage qu’ici-bas
les bons doivent infailliblement payer pour
les méchants.
Lucienne avait ralenti le pas, elle arrivait
chez monsieur Girardin.
— Vous entrez ici ? mademoiselle. Un mot
avant de vous quitter, veuillez dire à votre
charmante amie, mademoiselle Girardin, que
je m’occupe à terminer son intéressante histoire
du gant de soie.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|118|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki />
— Nous aurons le plaisir de lire cette histoire ?
— Certainement, si vous croyez y trouver de
l’intérêt.
— Comment en serait-il autrement, puisque
vous l’écrirez.
— Ah ! mademoiselle, vous me comblez ;
mais je ne veux pas vous retenir, au revoir.
Ils se saluèrent. Au même instant la porte
de la demeure de monsieur Girardin s’ouvrit.
Gabrielle, vêtue d’un élégant costume de voyage,
apparut sur le seuil.
— Ah ! c’est ainsi que tu te promènes avec
les auteurs, dit-elle avec malice en embrassant
son ami, je vais le dire à {{M.|Dugal}}, il est
arrivé avant toi.
Lucienne souriant.
— Suis-je en retard, vous ai-je fait attendre ?
— Non, ma mère a quelques petits préparatifs
à terminer. Pierre et toi aurez encore le
temps d’avoir un {{corr|tète-à-tête|tête-à-tête}} avant notre départ.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XIV}}
— Alerte, Minerve, alerte, alerte, alerte.
Et le cavalier caressait la croupe de sa monture
du manche de sa cravache, pour accélérer
la course de la bête qui, cependant, traversait
l’espace avec la rapidité d’une bombe, faisant
voler des étincelles sous ses sabots, dans
le chemin désert conduisant à Saint-Eustache.<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|119}}</noinclude>Sur la route, quelques rares fenêtres encore
éclairées s’ouvraient et des curieux mettaient
le nez au dehors, pour voir passer le cheval
qu’ils croyaient furieux ; avant qu’on {{corr|eut|eût}} reconnu
celui qui le montait il était déjà loin et
en moins de dix minutes {{corr|ateignait|atteignait}} la maison
du Docteur {{corr|Chenier|Chénier}}.
Onze heures sonnaient alors à l’église du village.
Le jeune homme sauta lestement à bas,
attacha sa jument couverte de sueur à un arbre
voisin puis frappa. La porte s’ouvrit, le
docteur {{corr|Chenier|Chénier}} pressant le jeune homme dans
ses bras, s’écria :
— Enfin, vous voilà, Pierre, comme nous
étions inquiets ; quelle nouvelle ?
— Nous avons battu les bureaucrates.
— Alors il y a eu combat ? Racontez vite,
vite, cher enfant.
— Voici, monsieur. Bonaventure Viger apprit
à Boucherville, que des officiers de police,
accompagnés d’un détachement de cavalerie,
étaient passés sur le chemin de Chambly, à
cette nouvelle il vint immédiatement chez le
capitaine Vincent, à Longueuil, où nous étions
réunis une trentaine d’hommes armés.
— Voyez, monsieur, lui dit le capitaine tout
couvert de boue, si je ne m’étais caché dans
un fossé la troupe m’aurait arrêté. Il faut absolument
nous préparer à faire le coup de feu.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|120|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>Ne perdons pas une minute, fondons immédiatement
des balles pour résister à l’ennemi.
Toute la nuit nous travaillâmes avec ardeur.
Au lever du jour un cavalier nous arriva à fond
de train.
On a fait prisonniers Desmaray et Davignon,
dit-il.
— Que devons-nous faire ? monsieur Viger,
demanda Vincent.
— Délivrer les prisonniers en allant attendre
la troupe du côté du village. En avant, mes
amis, marchons.
Nous partîmes, recrutant sur la route tous
ceux que nous rencontrâmes. Parvenus au village,
nous apprenons qu’un détachement de
réguliers est arrivé pour prêter main-forte à la
cavalerie, on nous prévient aussi que le village
sera mis à feu et à sang si l’on se {{corr|bât|bat}} en
cet endroit.
— Retournons alors sur nos pas, dit Viger.
La petite bande le suit et l’on s’arrête à trois
milles de là, vis-à-vis la ferme d’un nommé Joseph
Trudeau. Monsieur Viger dispose ses
gens dans le champ de manière à produire le
meilleur effet possible. À peine est-on en place
que le bruit tumultueux de la cavalerie retentit.
— Suivez-moi, mes amis, nous dit Viger s’élançant
au-devant de la troupe, qui est à cent
pas.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|121}}</noinclude><nowiki />
— Halte, crie-t-il en même temps aux soldats,
au nom du peuple rendez-nous les prisonniers.
— Attention ! répond furieusement Ermartinger.
« {{lang|en|Make ready. Go on. Fire.}} »
— Halte, reprend encore Viger, livrez-nous
les prisonniers.
Sept ou huit coups de fusil lui répondent,
deux balles l’atteignent, l’une lui effleure la
jambe, l’autre lui enlève le bout du petit doigt.
Nous n’étions alors qu’une dizaine d’hommes
autour de Viger, il ordonne cependant de tirer,
ajuste lui-même celui qui est à la tête de la cavalerie
et l’atteint au genou. Les chevaux effrayés
se cabrent, s’emportent. Le désordre se
met au milieu des Anglais, ils croient avoir
affaire à une centaine d’hommes déterminés en
entendant le commandement de Viger qui, debout
sur une clôture, crie, parle, commande,
comme s’il y avait partout des patriotes cachés
attendant ses ordres. Profitant de la confusion
il s’écrie :
— En avant, mes braves, à mort les chouayens,
feu, feu.
Bon nombre de chevaux, blessés par les balles,
prennent le mors aux dents. Toute la
troupe effrayée s’enfuit, Viger s’élance alors
dans le chemin, pour arrêter la voiture qui traîne
les prisonniers Dumaray et Davignon, il
frappe les chevaux de son épée, l’un d’eux {{tiret|s’a|bat}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|74|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude><section begin="s1"/>{{tiret2|gre|din}} de gouverneur, si je te tenais, tu en verrais des chandelles.
À cet instant de rancœur, l’arrivée d’un tilbury interrompit le monologue du domestique. Edmond s’avança.
— Vous êtes sans doute, mademoiselle et monsieur, les étrangers que le {{Dr}} {{Corr|Chenier|Chénier}} attend ?
— Oui, répondit le {{Dr}} Bussière.
— Alors suivez-moi, passez par la grande porte, on vous attend ici, tout est prêt pour vous.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|IX}}
Le soleil s’endormait en rayant le ciel bleu de saphir, de rose et d’améthyste, au loin un nuage d’or s’égarait dans l’espace ; puis tout au fond de la voûte céleste, tel qu’un pur diamant en un écrin de velours noir, scintillait une brillante étoile ; de seconde en seconde l’ombre enveloppait la terre de son long manteau gris ; la suivant pas à pas Zéphyre, dans les courants, soufflait des bouffées embaumées, ridant en s’exhalant la surface des eaux, {{corr|blémies|blêmies}} des rayons de la lune qui lentement montait. Au bord de la rivière du Chêne, résonnait en des tours de ronet, la voix rauque d’une énorme grenouille, interrompant le calme mystérieux qui régnait en ces lieux solitaires ; puis quand de nouveau tout rentrait dans le silence, telle qu’une fusée bien lancée, la course rapide d’un<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|72|{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|}}</noinclude>dans tous les coins ; on eut dit presque un reposoir
n’attendant plus que le Saint-Sacrement.
Edmond se croisa les bras sur la poitrine, avec
un air de contentement en admirant son ouvrage.
— Si la demoiselle n’est pas satisfaite à présent,
dit-il, elle sera bien difficile, rien ne manque.
Oui, j’y pense, un oiseau, elle se croira au
paradis, j’y suis, je vais prendre le nid d’hirondelles
blotti dans la corniche de la galerie. Les
hirondelles portent bonheur. Je le mettrai au
beau milieu de la table, ce sera bien malin après
si le père et la mère ne viennent pas s’installer
dans la chambre. Cela sera beau, très beau
pour l’arrivée de cette malade, elle se croira
transportée dans les pays chauds, où les habitants
des airs vivent dans les maisons.
Il courut au dehors, s’empara des oiselets
tout tremblants, se pressant l’un contre l’autre
avec de petits cris d’effroi.
— C’est ça, c’est ça, petits peureux, appelez
vos parents, c’est ce que je désire, ce sont eux
qui orneront la chambre, en volant tout autour
pour surprendre la demoiselle malade.
Muni de son précieux ornement le domestique
entra, le mit au milieu de l’énorme bouquet
sur la table, ouvrit la fenêtre, puis quitta la
pièce en refermant la porte derrière lui, afin que
les parents désolés de l’enlèvement de leurs petits,
pussent entrer sans contrainte les {{tiret|rejoin|dre}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|73}}</noinclude>{{tiret2|rejoin|dre}} ; après quoi il s’installa au dehors pour s’assurer
de son succès. Au bout de quelques instants
il aperçut le père qui arrivait en éclaireur ;
il entra, puis ressortit aussitôt, lança dans l’air
une note perlée à laquelle répondit un second
battement d’ailes ; la mère le rejoignait. En
compagnons fidèles ils arrivèrent tous deux au
nid de leurs amours ; au même instant la fenêtre
fermée de l’extérieur les retenait captifs.
Edmond battit des mains.
— Napoléon n’aurait pas mieux fait, {{Corr|cc’st|c’est}} une
capture en règle, dit-il. Ah ! si j’avais été avec
ce grand homme on m’aurait nommé caporal,
quel dommage. Je l’aurais suivi à Sainte-Hélène ;
c’est moi qui aurais mis le grappin sur cette
canaille d’Hudson Lowe, je l’aurais étranglé
sans pitié, comme un rat. J’aurais raté ses vilains
plans. Tiens je fais des calembours, pas
mal pour un homme qui n’a pas été élevé dans
toutes les politesses et les cérémonies ; Edmond
tu as manqué ta vocation, tu aurais dû naître
dans le centre de la France, car tu as le cœur
et l’esprit français. Oui le cœur français, répéta-t-il
en se frappant la poitrine, tu aurais été
l’homme pour venger le grand homme. Je l’aurais
pincé comme ces oiseaux, cet anglais de
malheur, je lui aurais enseigné comment on
doit agir avec les gens qui ont été élevés dans
toutes les politesses et les cérémonies. Ah ! {{tiret|gre|din}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|63}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki/>
En regardant les longs cils des paupières closes de Lucienne, qui voilaient à cet instant ses yeux si beaux, le bon docteur se demandait pourquoi celle qu’il avait {{corr|remarqué|remarquée}} un jour, n’avait-elle pas eu l’âme de cette enfant ? Comme il eût été heureux alors, et le vieux médecin enviait à cette heure le bonheur de Pierre.
{{corr|Quoiqu’on|Quoi qu'on}} dise, le cœur ne vieillit pas lorsqu’il n’a pas été usé par le dérèglement et la débauche. Comme il y a de jeunes vieillards, il y a aussi des vieillards qui sont jeunes. Le docteur se demandait avec tristesse s’il n’avait pas eu tort de juger la femme un être sans âme, de s’en être éloigné avec mépris ? Il y en avait capables de sentiments, il le sentait en regardant cette gracieuse tête appuyée avec confiance sur son épaule. Cette enfant, il se disait avec amertume que, s’il s’était marié, elle aurait pu être à lui, être sa véritable fille. Oui, il s’était trompé, et ses regrets, comme ces graines que l’on sème trop tard, s’éparpillaient sur la route, que franchissaient lentement les chevaux mis au pas.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|VII}}
— Edmond, viens ici, disait le {{Dr}} Chénier d’un ton de mauvaise humeur.
Un jeune homme de vingt-deux ans, de taille moyenne, pâle, les yeux bruns, le nez droit, la bouche grande, la chevelure épaisse tombant en une grosse mèche sur le front, {{tiret|s’a|vança}}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|59}}</noinclude>moi, mon enfant, il fallait tout m’avouer, tout
me dire, nous aurions pu remédier plus tôt à
ce pénible état de choses qui, dans les circonstances
{{Corr|tetuelles|actuelles}}, aurait pu amener des complications
fâcheuses. Enfin, le hasard nous a favorisés,
je vous conduit aujourd’hui vers le
seul médecin capable de vous guérir complètement.
— Après cependant avoir reçu vos soins attentifs,
docteur, sans lesquels depuis longtemps
je serais morte, ma reconnaissance ne
pourra jamais payer votre dévouement. Que
pourrais-je faire pour vous la prouver ?
Guérir, guérir au plus vite.
Elle appuya la main du médecin sur son
cœur.
— Constatez, dit-elle, n’y a-t-il pas là plus
de vie, les battements ne sont-ils pas plus réguliers,
depuis que votre grande bonté a appliqué
le pansement à la plaie béante qu’on y
avait creusée.
— J’en étais sûr. C’est moi maintenant qui
vous remercie, petite entêtée qui ne vouliez
pas revenir à la vie, vous m’avez donné bien
des inquiétudes.
— Pardon, dit-elle en baisant la main du
praticien, je ne vous ferai plus souffrir, je veux
devenir forte.
— C’est bien, c’est bien, ne parlez plus, fit-il,
voulant cacher l’émotion qui le dominait, il ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|71}}</noinclude><section begin="s1"/>{{tiret2|con|tinuel}} avec ses maîtres, auxquels il s’efforçait de ressembler le plus possible.
Quelquefois le docteur Chénier surprenait son valet à porter ses cols, ou ses gants, comme il était bon prince il fermait les yeux sur ces escapades, sachant qu’il n’y avait là aucun larcin ; mais simplement un emprunt que le drôle faisait sans en demander permission, par esprit d’admiration pour son bienfaiteur, qui pour lui était le sur-homme trouvé.
La probité du domestique était parfaitement établie, il se serait fait couper un membre plutôt que de s’approprier un sou du prochain, si quelquefois, lorsque le docteur était absent, il manquait quelques provisions à la maison, Edmond allait les acheter de son propre argent, et n’en aurait soufflé mot si l’on ne s’en fut aperçu. Il était devenu dans cet intérieur un peu comme les ménagères de curés qui disent en entrant au presbytère : — Le cheval de Monsieur le curé, puis : — Notre cheval, et définitivement à mesure que le temps s’écoule : — Mon cheval.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|VIII}}
Il était sept heures, Edmond avait fini de polir et repolir la dernière chaise de la chambre du pignon. Tout reluisait dans la pièce d’une méticuleuse propreté, le tapis bleu, les meubles, les rideaux blancs retenus de rubans azurés, mariant bien leur couleur aux nombreux bouquets de roses, que le domestique avait placés<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|60|{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|}}</noinclude>faut pas abuser de vos forces, vous voilà toute
tremblante. Appuyez votre tête sur mon épaule,
je mets mes chevaux au pas, bientôt nous
serons au village.
Lucienne obéit, puis ferma les yeux pour
rêver à son bonheur qui en cet instant ensevelissait
{{rature|dans le n’est plus,}} ces terribles semaines
dont les angoisses avaient laissé leurs profondes
traces sur toute sa frêle personne.
Saint-Eustache était alors un grand et prospère
village situé au confluent des rivières
Mille Îles et du Chêne, dont les eaux serpentantes
le divisaient en deux parties, lui donnant
un aspect des plus attrayants. La maison
seigneuriale, placée sur une élévation en
face de la rivière des Mille-Îles, possédait un
superbe parterre, se prolongeant en une large
allée jusqu’à l’église et le couvent ; puis vis-à-vis
le presbytère, sur une pointe parallèle à
celle où était bâti le temple de Dieu se trouvait
la maison du Docteur Chénier, vaste demeure
en bois, entourée d’une large galerie
d’où l’on voyait couler, limpides, les eaux de
la rivière du Chêne, sur laquelle était jeté un
solide pont à deux arches.
Cet endroit était délicieux, le bon docteur
Bussière avait été bien inspiré en le choisissant
comme retraite à sa patiente. En y posant
les pieds on se sentait charmé, les regards<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|61}}</noinclude>se portaient avec admiration sur l’entourage
de cette poétique résidence, où une infinité
d’oiseaux, aux plumages variés, lançaient dans
l’air des concerts d’harmonies, faisant éprouver
à l’âme sensible une douce émotion de
paix, de bonheur intime, capable de rendre le
calme et la confiance aux malades les plus
avancés.
Le médecin, en regardant sa protégée, pensait
à ses années de jeunesse, où trompé par
une femme qu’il adorait il avait vu ses illusions
détruites d’un seul coup. Désabusé, désenchanté
il s’était voué au célibat, abandonnant
sa profession pour voyager afin d’oublier ;
fuyant, à l’égal de vipères, les femmes qu’il
aurait voulu pouvoir toutes changer en momies
de musée, comme celles qu’il voyait dans
les pays antiques, dont l’étude était devenue
le seul but de sa vie. Il parcourut tout l’Orient,
trouvant ces peuples moins barbares que
le monstre féminin qui l’avait déchiré. Les solitudes
du désert calmaient sa peine ; le sable
rouge et tourbillonnant de ces vastes contrées,
en l’ensevelissant presque de sa poussière
épaisse, semblait à sa douleur le buvard effaçant
la {{corr|tâche|tache}} d’encre souillant la page blanche ;
il aurait désiré que le {{Corr|simoum|simoun}} d’Afrique le
couchât à jamais pour le faire dormir d’un
sommeil éternel dans ses caveaux mouvants.
Le temps seul devait soulager ce désespoir<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|62|{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|}}</noinclude>immense, la mort qu’il cherchait refusa de le
prendre.
Rappelé soudain par le mauvais état de santé
de sa mère, il consentit à revenir au Canada.
Madame Bussière en retrouvant son fils fut si
heureuse que pour elle il demeura au pays.
Sur ses instances réitérées il se remit à la pratique
de sa profession, mais ne voulut plus soigner
les femmes, ne traitant que les enfants
et les hommes. Il acquit en peu de temps une
large clientèle, étant droit, médecin consciencieux,
ne rendant jamais malade pour guérir ;
mais soulageant au plus vite le patient qui
souffrait, n’empoisonnant jamais pour donner
l’antidote et crier haut après, que sans lui on
mourrait, n’abusant jamais des naïfs et des
niais pour grossir la recette ; hâbleur de profession,
comme on en voit plusieurs de nos
jours, certes le docteur Bussière ne le fut jamais.
Il concentra toutes ses affections sur les
petits qu’il soignait, les entourant de cette tendresse
qu’il aurait prodiguée à ses enfants, s’il
en avait eu : c’était ainsi qu’il s’était attaché à
Lucienne plus qu’à tout autre, parce qu’il la
voyait malheureuse au milieu des siens, parce
que la nature, sensitive, franche, loyale de la
jeune fille le réconciliait un peu avec le beau
sexe, pour lequel depuis qu’il avait été blessé,
il ressentait un sentiment de profond éloignement.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|76|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>longs plis de sa tunique blanche, laissant deviner toutes les grâces de sa personne ; ses beaux cheveux bruns, disposés sur son front, en bandeaux ondulés, tombaient en deux tresses épaisses beaucoup plus bas que sa ceinture ; la transparence de sa peau, que le velours de ses grands yeux noirs faisait paraître encore plus blanche, lui donnait en cet instant l’apparence de la statue de Galatée, au moment où un souffle d’amour vient de l’animer.
Ils se comprenaient si bien ces deux jeunes gens ; ils s’aimaient de cette manière parfaite qui saisit les petits détails, qui ne laisse jamais passer, sans les comprendre, ces mille riens charmants, ces attentions de tous les instants, que l’âme délicate se sent si joyeuse de {{corr|prodigueur|prodiguer}} ; dans un regard, dans un sourire, l’intention la plus cachée, la pensée la plus secrète a été devinée, sentie, appréciée. Un amour né dans de telles circonstances ne pourrait jamais changer.
L’heure s’enfuyait, enfin Lucienne dit à Pierre d’une voix émue.
— Vous retournez à Montréal demain, vous m’assurez du consentement de votre mère à venir habiter Saint-Eustache avec vous, néanmoins je me sens inquiète de votre départ ; depuis quinze jours nous avons été si heureux ici, je ne puis me défendre d’un sentiment de tristesse en vous voyant partir.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|54|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>{{tiret2|cheve|lure}} en broussaille, rapportant chez lui la petite
chaudière traditionnelle, renfermant encore
un reste séché de dîner. Enfin il respire,
ses poumons se dilatent gonflés d’air pur, devant
l’incomparable nature du Maître incomparable
il sent l’âme de son âme renaître, il
vit ; tous les murmures montant de la terre au
ciel le ravissent, le {{sic2|pi ouit}} répété de l’oiseau
qui s’est tu tout le jour, est un couplet joyeux
que termine soudain le son lointain du chalumeau
d’un berger ramenant son troupeau.
La cloche du village a tinté, les mains en
croix sur sa poitrine demi-nue, le travailleur
courbe son front vers les blés jaunissants ; comme
l’encens qu’agite le thuriféraire, sa prière
s’élève vers les célestes voûtes.
{{lang|la|Angélus Domine nuntiavit Mariae, et concepit
de Spiritu sancto. Ave Maria.}}
Le recueillement est profond. Dans l’espace
la lune a monté en un globe tout rouge, tandis
que les nuages, au fond, en rouleau de fumée
blanche se numérotent de {{sic2|rubandelles|ribambelle ? }} irradiées.
À cette heure charmante du jour qui s’enfuyait,
deux chevaux traînaient lentement, sur
la route conduisant à Saint-Eustache, un tilbury
contenant un homme âgé et une frêle créature,
aussi pâle, aussi blanche que la robe
qu’elle portait, de temps en temps son regard
triste embrassait avec une lueur d’admiration
la vaste étendue se déroulant devant elle, où<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|55}}</noinclude>le tapis varié des moissons offrait le riche tableau
d’une nature débordant de fécondité ;
puis elle fermait soudain les yeux, comme si
elle ne pouvait supporter la vue de cette surabondance
de vie, formant un amer contraste
avec la débilité générale de toute sa petite,
personne. Le docteur Bussière se penchant
vers elle lui demanda si elle était fatiguée.
— Je ne sais pas, docteur, répondit-elle, depuis
des semaines je me sens toujours aussi
lasse, aussi épuisée, malgré tous vos bons soins,
toutes vos attentions délicates ; vous avez en
moi une bien vilaine patiente, de laquelle vous
devriez vous désintéresser, puisqu’elle persiste
à ne vous donner aucune satisfaction, puisqu’elle
n’a même pas le courage de réagir contre
le mal que vous voulez guérir.
— Et que je guérirai, chère enfant ; mais
Paris ne s’est pas fait en un jour ; jusqu’ici
nous avons marché un peu dans les ténèbres,
en tâtonnant pour trouver la balle meurtrière
qui vous fait tant souffrir, si la lumière se fait
tout à coup nous l’enlèverons bien vite cette
balle.
Un pâle sourire erra sur les lèvres de la jeune
fille.
— Vous me croyez donc atteinte d’un mal
inconnu, docteur, où la science médicale n’a
pas encore pénétré ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|56|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude><nowiki />
— Je ne dis pas cela, seulement je constate
que les symptômes de votre maladie ne s’étant
pas encore affirmés d’une manière positive, je
ne pouvais appliquer le remède efficace.
— Et aujourd’hui ?
— Aujourd’hui je puis faire avec succès le
diagnostique du mal qui vous mine.
Les grands yeux noirs de Lucienne se fixèrent
avec surprise sur le médecin, l’interrogeant
du regard.
— Vous me questionnez, je ne puis que vous
répondre ; le remède est à Saint-Eustache où
nous entrerons bientôt, c’est là que s’opérera
votre complète guérison. Soyez confiante, ma
pauvre enfant, voyez comme tout ici semble
inviter à jouir de la vie ; à votre âge il faut en
profiter et ne pas se laisser mourir lorsque le
chemin fleuri se déroule devant vous ; il est si
beau ce printemps de l’existence, où l’on voudrait
sans cesse revenir, quand depuis longtemps
on a laissé derrière soi ses belles années.
Savez-vous ce qui nous rajeunit, nous
autres médecins ? c’est lorsque, nous pouvons
conserver les jours d’une jeune fille de votre
âge, douée des qualités de l’esprit et du cœur,
possédant la fortune, qui en ce monde est le
meilleur adoucissement des peines auxquelles
nous sommes tous exposés, nous pauvres mortels.
Vous possédez ce qui d’ordinaire peut
conduire au bonheur, ce bonheur je suis {{tiret|con|vaincu}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|57}}</noinclude>{{tiret2|con|vaincu}} qu’{{corr|ils|il}} vous attend ; votre médecin sera
le plus heureux des praticiens lorsqu’il verra
que vous vous y abandonnez avec confiance.
— Docteur, vous êtes trop bon de me porter
ainsi un si vif intérêt. Je voudrais avoir comme
vous, foi en ce bonheur, que vous me voulez ;
les cruels événements qui ont déjà {{corr|traversés|traversé}}
ma vie m’ont rendue craintive, il me semble
que certains êtres sont voués au malheur dès
leur plus tendre enfance.
— Idées de malade, ma chère, chacun a droit
à sa part de félicité sur cette terre. Aide-toi,
le ciel t’aidera.
— Vous avez une philosophie plus optimiste
que la mienne.
— C’est-à-dire que j’ai une santé plus florissante
que la vôtre, par conséquent je résiste
avec plus d’énergie aux papillons noirs qui
veulent souvent abattre notre courage. Vous
êtes délicate, nerveuse, jusqu’à présent vous
avez été seule pour supporter les épreuves de
la vie, sans réelle protection, que dis-je, sans
même d’affections de famille si nécessaires à
l’enfance. Une tendresse dévouée, vous entourant
chaque jour d’attentions, rendra vite
à votre nature toute son énergie, alors vous
deviendrez forte, heureuse, vous ne verrez plus
tout en noir, vous vous laisserez bercer du
bonheur que vous méritez. Dites, ne {{tiret|connais|sez}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|58|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}</noinclude>{{tiret2|connais|sez}}-vous personne capable d’ensoleiller ce ciel
qui vous paraît si sombre ?
Un léger incarnat couvrit les joues de la
jeune fille, un flot de sang monta à son cœur,
avec l’image de Pierre, elle murmura bien bas :
— Docteur, vous l’avez vu, il vous a parlé
de moi ?
— Oui, je l’ai vu, il vous aime, il est au désespoir
de n’avoir pu vous revoir, de vous savoir
malade.
Des larmes tombèrent des yeux de Lucienne.
— Merci, dit-elle, vous me faites du bien.
— Il vous en fera plus que moi lorsque vous
le verrez. Il vous attend chez le docteur Chénier.
— Ah ! c’est vous qui avez fait cela, dit-elle
en prenant la main du docteur et la pressant
avec émotion, vous êtes le meilleur des pères.
— N’êtes-vous pas mon enfant adoptive, je
vous ai considérée comme telle dès votre entrée
chez votre oncle, où l’on vous a toujours
traitée en étrangère. Lorsque toute petite fillette
vous étiez très malade je vous ai ramenée
de si loin… Le grand intérêt que je vous
porte date de ce moment, il ne pouvait en être
autrement, je vous arrachai alors à la mort.
Croyez qu’en vous voyant si mal, ces derniers
temps, mon affection en a beaucoup souffert,
un chagrin que j’ignorais retardait votre convalescence.
Vous avez manqué de confiance en<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|75}}</noinclude>léger écureuil faisait bruisser les feuilles des
grands érables, et brisait en passant une branche
séchée, dont la chute dans l’air faisait s’envoler
quelques rares oiseaux ne dormant pas
encore. Il y avait à cette heure dans cette
sommeillante nature quelque chose de mystique
invitant au bonheur.
Sans prononcer un mot Lucienne et Pierre
parcouraient lentement l’allée conduisant à la
demeure seigneuriale ; mais dans leur silence
ils se disaient des milliers de paroles, leurs
âmes se causaient, se révélant dans une muette
confidence leur mutuelle tendresse, n’osant prononcer
à haute voix un seul mot dont l’écho
eut pu alarmer leur bonheur jaloux. Les soupirs
de l’air, le frissonnement des ondes, le vol
attardé des oiseaux, leur murmuraient d’être
heureux à cette heure, où le sablier du temps
suspendait pour eux sa descente. Après une si
cruelle séparation, après tant de souffrances,
d’inquiétudes, ils s’étaient retrouvés dans un
endroit charmant, où, sans nulle contrainte,
chaque jour ils pouvaient se revoir. Ils n’osaient
encore croire à leur bonheur, émus ils demeuraient le regard noyé dans le regard, craignant
d’entendre quelque bruit du monde venant faire
évanouir leur doux rêve.
Pour Pierre, Lucienne était bien l’idéal de
ses rêveries de jeune homme, elle lui semblait
si belle cette frêle enfant enveloppée dans les<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|77}}</noinclude><nowiki />
— Je reviendrai bientôt. Ne vous alarmez
pas de mon absence, elle sera courte. Je connais
assez ma mère pour savoir qu’elle se rendra
bien vite à mes désirs, du moment qu’il s’agit
de mon bonheur. On m’offre à Saint-Eustache
des avantages que je ne saurais trouver à
Montréal en m’établissant dans cette ville : ma
mère n’hésitera pas. Vous la connaîtrez Lucienne,
elle vous aimera, elle aura pour vous,
cette tendresse de mère qui vous a manqué
toute votre vie, et plus tard elle sera si heureuse
de vous nommer sa fille.
La main de Lucienne trembla légèrement
dans celle de Pierre. Sa fille ! ce seul mot {{corr|l’ennivrait|l’enivrait}},
en même temps qu’une crainte vague
l’oppressait. Aurait-elle jamais cette félicité.
— Qu’avez-vous, chère amie, lui dit-il en la
voyant pâlir. Dans mon bonheur j’ai été égoïste,
je vous ai retenue trop longtemps au dehors,
oubliant que vous êtes convalescente. Vous
avez peut-être pris froid ?
— Non Pierre ; ces heures que nous venons
de passer ensemble ont été si douces, qu’elles
m’ont sensiblement émue. Quelquefois un
grand bonheur peut, comme une profonde peine,
causer une émotion trop vive : la seule pensée
de votre départ me rend un peu nerveuse.
— Il sera court. Je ferai en sorte que les préparatifs
de notre installation ici prennent le
moins de temps possible. Avant la fin de la<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|64|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>{{tiret2|s’a|vança}} rapidement. Il portait un large pantalon
noir, une veste blanche, un long frac descendant
plus bas que les genoux ; toute sa personne
avait un air d’emprunt ; quelque chose
d’incertain dans les manières, rappelant l’embarras
d’un nouvel employé du Gouvernement,
non encore parfaitement initié aux petites minuties
de ses fonctions.
— Qu’est-ce, docteur, fit-il en s’inclinant
comme un chambellan.
— Qui t’a permis, drôle, de te moquer de
moi ?
— Moi, moi ! monsieur le docteur, vous savez
bien que, malgré que je n’aie pas été élevé
dans toutes les politesses et les cérémonies, jamais
je ne me permettrais de me moquer de
mon maître, je connais mieux que cela.
— Alors si tu connais si bien la politesse et
les cérémonies pourquoi m’as-tu envoyé ici
madame Jacques, de Sainte-Rose, afin que je
lui prêtasse de l’argent, que tu lui as dit m’avoir
confié ? toi mon domestique, qui n’a en
en poche de ta vie, que les gages que je te
donne.
— Madame Jacques est venue vous voir
pour cela ! Ah, ah ah… ah, ah ah, ah ah,
ah, ah.
— Veux-tu te taire et m’expliquer cette mauvaise
plaisanterie ?
— Ah ah, ah, ah ah ah.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|65}}</noinclude><nowiki />
— Allons parle de suite.
— Ah. ah, ah, mais cette femme est folle, on
voit bien qu’elle ne connaît pas toutes les politesses
et les cérémonies, elle m’a pris pour un vrai monsieur, ah, ah ha.
— Allons, avance.
— Ah ah ah, c’est drôle. Elle était trop
curieuse, je me suis moqué d’elle, mais non de
vous, docteur, un domestique comme moi qui
connais les politesses et les cérémonies, ne se
moque jamais de son maître, mais il se permet
de se moquer de ceux qui ne connaissent nullement
les politesses et les cérémonies. Je l’ai
rencontrée à Sainte-Rose près de l’église, cette
dame, elle m’a demandé l’heure, comme je n’ai
pas de montre, je lui ai dit que je l’avais laissé
chez le {{Dr}} Chénier, où je {{corr|demaurais|demeurais}}, là-dessus
elle m’a fait un tas de questions, sur vous, sur
votre maison, sur tout ce qui se passait ici.
Vous savez, je n’aime pas que l’on me questionne
sur mes maîtres, alors j’ai eu des réponses
à tout ce qu’elle me demandait ; mais
des réponses vagues, ainsi je lui ai dit que j’étais
votre clerc, je m’occupais d’études avec
vous, que nous étudiions ensemble le {{lang|la|pluribus unum}}, elle m’a demandé {{corr|que’st-ce|qu’est-ce}} qu’était le
{{lang|la|pluribus unum}}, je lui ai répondu que c’était
un squelette déterré l’an dernier, par les étudiants,
qu’avec votre bistouri vous étiez parvenu
à le faire marcher seul. Elle a ouvert de<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|70|{{sc|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE}}|}}</noinclude>sollicitait quelqu’un des membres de la famille
de lui faire une lecture sur le grand Napoléon.
Après avoir écouté de toutes ses oreilles, il allait
ébahir ses compagnons par ses connaissances,
se faisant passer pour un homme bien éduqué,
prenant avec ces gens des airs de grand seigneur ;
par exemple si on le voyait passer sur
la route conduisant la voiture du docteur, il arrêtait
à l’auberge du village, expressément pour
se donner le plaisir d’appeler un garçonnet et
lui dire en lui jetant les guides :
— Bambin, tenez bien mon cheval tandis que
je vais me désaltérer.
Il avait des phrases apprises dans les livres
qu’on lui lisait, et ne perdait aucune occasion de
les prononcer devant un auditoire, il y avait
bien quelquefois des mots qu’il ne comprenait
pas et mettait un peu hors de propos ; mais c’est
égal, cela lui donnait de l’importance aux yeux
des villageois, qui le considéraient comme un
lettré.
Le jeune homme s’étudiait du matin au soir
à copier son maître, pour lequel il avait une affection
de chien fidèle. Le docteur l’ayant pris
chez lui avant son mariage, l’avait initié aux ouvrages
de l’intérieur, lui laissant faire le ménage,
les achats de la maison, même un peu de
cuisine, art dans lequel il réussissait aussi bien
que la bonne, qu’il remplaçait au besoin. Ces
soins de chaque jour le mettait en contact {{tiret|con|tinuel}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|66|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>grands yeux, en m’avouant qu’elle voudrait
bien voir ça un squelette qui marche ; mais le
jour seulement, le soir elle aurait bien trop
peur. Alors je l’invitai à venir à Saint-Eustache :
Justement, m’a-t-elle dit, je voulais aller
à Saint-Eustache emprunter de l’argent, connaissez-vous
quelqu’un capable de me rendre
ce service ? — Moi, je vous en prêterai, ai-je dit,
ce sera une bonne occasion de venir chez le
{{Dr}} Chénier voir l’homme enfilé ; j’ai confié au
docteur cinq cents piastres pour les faire fructifier, il vous les prêtera pour moi. Ah, ah, ah, elle m’a cru, elle m’a pris pour un vrai
monsieur.
— Oui, mais à l’avenir je te défends de faire
des farces à mes dépens.
— Parfait, monsieur le docteur, puisque
vous me le défendez, je connais assez les politesses
et les cérémonies pour savoir qu’il
faut que je vous obéisse comme à mon père ;
mais je rirais bien tout de même de la faire
courir encore cette femme curieuse-là.
— Que je ne t’y reprenne pas. Va maintenant
demander des nouvelles de ma petite patiente,
mademoiselle Girardin, elle était mieux
hier, je veux savoir si le mieux continue.
— La jolie petite demoiselle qui connaît si
bien toutes les politesses et les cérémonies, ce
n’est pas elle qui ferait des questions, trop dame
pour ça, une vraie petite princesse, avec çà<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|67}}</noinclude>pas fière ; l’autre jour elle a mis sa belle main
blanche dans la mienne pour me souhaiter une
bonne fête, tout comme si j’avais été un vrai
monsieur. Je voudrais en avoir plusieurs visites
à faire chez des demoiselles comme elle.
— Pour aujourd’hui tu n’iras nulle part ailleurs,
il faudra à ton retour tout mettre à l’ordre
dans la chambre du pignon, il doit nous
arriver ce soir, ou demain, une jeune malade
envoyée par le docteur Bussière.
— Une dame ?
— Une toute jeune fille.
— Élevée dans toutes les politesses et les cérémonies ?
— Précisément, c’est presqu’une savante qui
nous arrive.
— Quelle bénédiction ! elle aura peut-être
l’obligeance, la complaisance, la condescendance
de me lire des passages de la bataille
d’Austerlitz.
— De Marengo peut-être aussi ; mais il faudra
lui éviter toute fatigue, elle me paraît bien
pâle, bien mélancolique.
— Mélancolique, qu’est-ce que c’est ça ?
— Triste.
— Alors je lui conterai des histoires drôles
pour la faire rire. Vous verrez il faudra qu’elle
change, ici il n’y a pas de tristesse, elle se déridera
vite en voyant couler devant elle la belle
rivière, en se balançant dans le hamac à {{tiret|l’om|bre}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|68|LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|}}</noinclude>{{tiret2|l’om|bre}} de nos grands arbres. Est-elle plus malade
que je l’étais quand vous m’avez amené ici ?
— Non, mais toi tu n’étais pas habitué au
bien-être, elle, elle ne connaît pas la misère,
ayant été élevée dans un luxe complet, le changement
ici, sera de trouver beaucoup plus de
simplicité que dans sa famille.
— Son père et sa mère ?
— Non, son oncle et sa tante.
— Eh bien ! son oncle, sa tante est-ce qu’ils
sont bons comme vous ? est-ce qu’ils comprennent
tous les petits soins comme ceux que
vous donnez à vos patients ? vous qui n’oubliez
jamais ce qui peut faire revenir les morts.
— Tu bavardes toujours trop, Edmond, {{Corr|vas-t-en|va-t-en}}.
— N’empêche que je dis la vérité.
— {{Corr|Vas-t-en|Va-t-en}}. Tu ne reviendras plus si je t’écoutes
encore.
— Oui, oui, je reviens bien vite pour arranger
la chambre de la demoiselle. Dites donc,
est-ce qu’elle aime les fleurs cette jeunesse ?
— {{Corr|Vas-t-en|Va-t-en}} te dis-je, tu parleras de cela lorsque
tu reviendras.
— Je pars, je pars. Oui, des fleurs, puisque
c’est une jeune fille élevée dans toutes les politesses
et les cérémonies elle doit aimer les
fleurs, il en faudra partout, même sous la table,
j’en mettrai un gros bouquet.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bibaud - Les fiancés de St-Eustache, 1910.djvu/77
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE|69}}</noinclude><nowiki />
— Tu mettras ce que tu voudras ; mais {{Corr|vas-t-en|va-t-en}}.
— Vous m’envoyez, je pars, je pars.
Edmond était le modèle des domestiques.
Le docteur Chénier l’avait pris à son service
à l’âge de seize ans, après l’avoir longtemps
soigné à l’hôpital, où la grande misère, qu’il
avait endurée depuis sa plus tendre enfance,
l’avait cloué sur un lit de douleur pendant plusieurs
mois. Le docteur l’avait sauvé, avec la
certitude que cette constitution délabrée finirait
cependant par la {{Corr|phthisie|phtisie}}, s’il lui fallait recommencer
une existence d’un labeur dur et
pénible ; il le prit donc chez lui, persuadé que
le séjour de la {{Corr|compagne|campagne}}, avec un travail peu
forçant, finirait par lui rendre la santé. En
effet, au bout d’un an, avec du confort, une
bonne nourriture, il était entièrement rétabli.
L’air souffreteux, miséreux qu’il avait eu toute
sa vie avait disparu, à son humeur sombre, taciturne,
avait succédé une gaîté franche, goguenarde,
qui était le fond de son caractère.
Il y avait chez Edmond un mélange singulier
de naïveté, de sagesse, de bouffonnerie, joint à
une soif de connaître les belles choses et à certains
goûts artistiques, qui auraient pu se développer
s’il eut eu quelque culture ; ainsi ayant
vu peindre la femme du docteur, il barbouillait
derrière elle des toiles pas trop mal réussies ;
dans ses loisirs il jouait du flageolet ou bien<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 2, 1866.djvu/667
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Seudo" /></noinclude>{{table|titre=Lettres CCCLXIV à CDXLIV|page={{pli|1|4}}}}
{{table|titre=Préface de Mabillon|page={{pli|103|4}}}}
{{table|titre=Les cinq livres {{sc|de la considération}}|page={{pli|107|4}}}}
{{table|titre=Traité sur les mœurs et les devoirs des évêques (2{{e}} opuscule)|page={{pli|191|4}}}}
{{table|titre={{sc|Sermon ou livre sur la conversion}} (3{{e}} opuscule)|page={{pli|216|4}}}}
{{table|titre={{sc|Livre du précepte et de la dispense}} (4{{e}} opuscule)|page={{pli|247|4}}}}
{{table|titre=[[Apologie à Guillaume de Saint-Thierry|Apologie de saint Bernard à Guillaume de Saint-Thierry]] (5{{e}} opuscule)|page={{pli|283|4}}}}
{{t|{{table|indentation=1|titre=[[Apologie à Guillaume de Saint-Thierry/Avertissement|Avertissement]]|page={{pli|283|4}}}}|90}}
{{t|{{table|indentation=1|titre=[[Apologie à Guillaume de Saint-Thierry/Petite préface|Petite préface]]|page={{pli|286|4}}}}|90}}
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{{t|{{table|indentation=1|titre=[[Apologie à Guillaume de Saint-Thierry/Chapitre XI|Chapitre XI]]|page={{pli|303|4}}}}|90}}
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{{table|titre=[[De Laude novae militiae|{{sc|Livre}} de saint Bernard aux chevaliers du Temple]]. Louange sur leur nouvelle milice. (6{{e}} opuscule)|page={{pli|308|4}}}}
{{table|titre=Traité {{sc|des degrés de l'humilité et de l'orgueil}} (7{{e}} opuscule)|page={{pli|333|4}}}}
{{table|titre=Livre ou traité {{sc|sur l'amour de Dieu}} (8{{e}} opuscule)|page={{pli|369|4}}}}
{{table|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre, trad. Charpentier (Bernard de Clairvaux)|Traité {{sc|de la grâce et du libre arbitre}} (9{{e}} traité)]]|page={{pli|399|4}}}}
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{{table|titre={{sc|Hérésies de Pierre Abélard}} (11{{e}} opuscule)|page={{pli|448|4}}}}
{{table|titre={{sc|Livre}} de la Vie de saint Malachie|page={{pli|478|4}}}}
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{{table|titre={{t|{{uc|Sermons du temps pour l’Avent du temps de Notre Seigneur}}}}|90}|page={{pli|563|4}}}}
{{table|titre={{sc|[[Homélies sur les gloires de la Vierge mère]]}}|page={{pli|587|4}}}}
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{{table|titre=Notes de Horstius et Mabillon|page={{pli|623|4}}}}
{{table|titre=Table des matières|page={{pli|653|4}}}}
<!--
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<references/></noinclude>
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Favete linguistis
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/* Problématique */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="2" user="Favete linguistis" /></noinclude><section begin="1"/>nonté iui’un dne/diez lord Elcho, une Vierge
ians la gloire ; chez M. Baring, un Moine ;
■Met M— Stirling, Sainte Juste et sainte Ruîne,
le Mariage de sainte Catherine ; chez
l. Chenëy.Mrt Moine tenant un crucifix ; chez
M. Bankes, Saint Juste tenant un vase plein
feau. L’ancien musée Standish augmenté par
e roi Louis-Philippe contenait : Saint François
aux stigmates, la Vierge et V Enfant
fésus environnés d’anges, le Martyre de
mint Julien, et Notre-Dame de Pitié ayant
à ses pieds un cardinal et un chartreux.
{{d|E. A.|3}}
{{P début|90}}
Paloralno de Castro y Velasco, El Miiseo pictorico ;
Madrid, ni6-17î4, S voL In-fol. — Marlanu Lopez
Aguado, El real rniiseo ; Madrid, 1835. — Ccan Bîrniiides,
Diccionario historieo de los mas iluttres profesores
de las bellas-artei en Espafia. — QiillUet, Dict.
lies peintres eapaçinols.— Viardot, Musées d’Espagne. —
Kd. Laforge, Des arts et des artistes en Espagne ; Lyon,
18Ï9, In-S ». — Ch. Blanc, /Jistoire des peintres, n" iiî.
<section end="1"/>
<section begin="2"/>'''ZURITA''' (''Geronimo''), historien espagnol,
né le 4 décembre 1512, à Saragosse, où il est
mort, le 31 octobre 1580. D’une noble et ancienne
famille originaire d’Aragon, il fit de brillantes
études à l’université d’Alcala, où il eut pour
professeur de latin et de grec le célèbre Nuñez de
Guzman (''el Pinciano''). Son mérite, secondé
par le crédit de son père, attira l’attention de
Charles-Quint, qui le nomma en 1530 gentilhomme
de sa chambre. Il était, depuis la mort
de son beau-père, secrétaire de l’inquisition à
Madrid lorsqu’il fut remplacé par Ferdinand
Valdès (1547), et désigné à l’unanimité par les
cortès d’Aragon pour remplir la charge d’historiographe
(1548), qu’ils venaient de créer. Dès ce
moment il se dévoua tout entier à l’accomplissement
de cette grande tâche. Après avoir parcouru
l’Aragon, il passa en Italie, en Sicile, et
consulta soigneusement les archives, tant publiques
que particulières, de ces deux pays (1550).
À peine monté sur le trône, Philippe II le chargea
de recueillir tous les papiers secrets qui ont
formé depuis le célèbre dépôt de Simancas. En
1567, Zurita fut nommé secrétaire du cabinet, et
deux ans après le cardinal Espinosa, alors président
du saint-office, le chargea de recevoir de
la bouche même du monarque la réponse à
toutes les questions qui lui seraient soumises par
l’inquisition. Tout le reste de la vie de Zurita
paraît avoir été consacré à la rédaction de ses
''Annales'', qui ne l’occupèrent pas moins de
trente ans. Il mourut à soixante-huit ans, dans
le couvent des Hiéronymites de Santa-Engracia,
où il s’était retiré depuis quelques années, et
dont, quoique séculier, il suivait la règle. Il
avait légué sa riche bibliothèque aux chartreux
de la Maison-Dieu, près de Saragosse. La plus
grande partie des livres fut transportée à l’Escurial,
en 1626. Zurita a encouru comme historien
le reproche de prolixité, par le soin minutieux
qu’il porta dans la partie de ses investigations
relative aux premières et moins importantes
périodes. Il n’est pas d’écrivain espagnol plus
dégagé des préjugés de religion ou de parti. Il
apporte dans l’examen des preuves historiques
un calme impartial également éloigné d’une légèreté
téméraire et d’une crédulité aveugle. On
a de lui : ''Anales de la corona de Aragon'' ; Saragosse,
1562-79, {{unité|6|vol.}} in-fol. ; ibid., 1585,
{{unité|6|vol.}} in-fol., corrigée et augmentée par le fils
de l’auteur ; ibid., 1610-21, {{unité|7|vol.}} in-fol., avec
un index très-ample rédigé par les jésuites. Ces
annales comprennent tous les temps écoulés depuis
la ruine du califat de Cordoue jusqu’à la
mort de Ferdinand le Catholique ; — ''Indices rerum ab Aragoniæ regibus gestarum ab initiis regni ad annum'' 1410 ; ibid., 1578, in-fol. : la première partie contient un abrégé des
''Annales'', la seconde l’histoire de la conquête de
la Sicile par les Normands, dont il avait découvert
le manuscrit ; — ''Progressos de la historia en el reyno de Aragon'', 1512-1580 ; ibid.,
1580, in-fol. : suite des ''Annales'' ; — ''Historia del rey D. Henrique III de Castilla'', ms. ; —
des ''Notes'' grammaticales sur l’''Itinéraire'' d’Antonin,
publiées dans l’édition de Schott, 1544, {{in-8°}}.
{{d|E. B-{{sc|t}}.|3}}
{{P début|90}}
Antonio, Uibl liisp. iwva. —.rabrosio Morales, Jpo-Ingia
pro Arugoniœ rcgni Annalibas. — Dormcr, Eloyios
de Ger. Zurita, à la tète des Progressas — Prescolt,
Ferdinand et Isabelle, î « part., ch. l". — Ticknor, IJist.
of spanish liter., t. III,
{{P fin}}
zuRLO {Giuseppe, comte), homme d’État
italien, né en 1759, à Naples, où il est mort, le
JO novembre 1828. Il reçut une éducation distinguée
et fréquenta la société des savants. A
vingt ans il entra au barreau. Désigné en 1783
pour accompagner Pignatelli dans les Calabres,
il assista, mais sans pouvoir s’y opposer, à l’odieuse
rapacité de ce favori de la reine, qui acheva
de ruiner ces provinces au lieu de les relever des
désastres qu’y venaient de causer des tremblements
de terre. Ses rapports éloquents furent
remarqués, et lui valurent h son retour un poste
honorable dans la magistrature. II venait d’être
nommé en 1798 directeur des finances lorsque
l’arrivée des Français l’exposa aux plus grands
périls. La populace se porla h son hôtel, le ravagea
de fond en comble, et l’aurait massacré lui-même
si les chefs de la municipalité ne se fussent
emparés de sa personne et ne l’eussent mise
en sûreté dans un fort sous prétexte de l’emprisonner.
Au retour du roi, il reprit son posté
au ministère des finances, et fut assez habile pour
rétablir la confiance. Son zèle ne l’empêcha pas
d’être destitué quelque temps après et enfermé
au fort de l’Œuf. On l’accusait d’avoir fait pillier
des diligences chargées d’or des particuliers.
Le ministre Acton mil tout en œuvre en cette
occasion pour le perdre. Zurlo se disculpa sans
peine d’un haut fait dont l’auteur n’était autre
que la reine Marie-Caroline. En 1^06 il suivit la
cour à Palerme, mais en 1809 il revint à Naples,
sous prétexte que les biens de sa famille étaient
menacés d’un séquestre général. Le roi Murât le
nomma successivement conseiller d’État, ini-<section end="2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Pallegoix - Description du royaume Thai ou Siam, 1854, tome 2.djvu/44
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Sixdegrés
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr||— 34 —|}}</noinclude><nowiki />
Ne jouez pas des instruments de musique.
Ne jouez pas aux dés, aux échecs et autres jeux quelconques.
Prenez garde de branler les bras en marchant.
Ne faites pas de feu avec le bois de peur de brûler quelques insectes qui y sont logés.
Vous vivrez d’aumônes seulement et non du travail de vos mains.
N’administrez pas de médecine aux femmes enceintes, de peur de faire mourir l’enfant dans leur sein.
Ne portez point vos regards sur les femmes.
Ne faites aucune incision qui fasse sortir le sang.
Ne vous livrez pas au commerce ; ne vendez rien.
N’achetez rien.
Ne faites point claquer vos lèvres en mangeant.
Quand vous marchez dans les rues, il faut avoir
les sens recueillis et tenir le ''talapat'' devant vous de manière à ne pas voir au delà de quatre coudées.
Tous les quatorzièmes de la lune, vous vous raserez les cheveux et les sourcils avec un rasoir de cuivre.
Quand vous êtes assis, vous devez avoir les jambes croisées et non étendues.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Taine - Les Origines de la France contemporaine, t. 9, 1904.djvu/59
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Rene1596
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||NAPOLÉON BONAPARTE|53}}</noinclude><ref follow="p52n1">({{1er}} octobre), deux ouvrages sur l’histoire et les empiétements du Saint-Siège (3 octobre), pour interdire les conférences de Saint-Sulpice (15 septembre), pour défendre aux ecclésiastiques de prêcher hors des églises (24 septembre). — De Schœnbrunn, il surveille le détail des travaux publics en France et en Italie : par exemple, lettres à M. de Montalivet (30 septembre) pour envoyer en poste à Parme un auditeur qui fera réparer sur-le-champ une digue crevée, et (8 octobre) pour accélérer la construction de plusieurs ponts et quais à Lyon.</ref>
Dans l’atlas psychologique et moral, outre une lacune primitive qu’il ne comblera jamais, parce qu’elle tient à son caractère, il y a quelques résumés faux, notamment à l’endroit du pape et des consciences catholiques ; pareillement, il cote trop bas l’énergie du sentiment national en Espagne et en Allemagne ; il cote trop haut, en France et dans les pays annexés et sujets, son prestige, le reliquat de confiance et de zèle sur lequel il peut compter. Mais ces erreurs sont l’œuvre de sa volonté plutôt que de son intelligence ; par intervalles, il les reconnaît : s’il a des illusions, c’est qu’il se les forge ; laissé à lui-même, son bon sens resterait infaillible ; il n’y a que ses passions qui puissent troubler sa lucidité. — Quant aux deux autres atlas, surtout l’atlas topographique et militaire, ils sont aussi complets et aussi exacts que jamais ; la réalité qu’ils figurent a eu beau s’enfler et se compliquer, toute monstrueuse qu’elle soit à cette date, par leur ampleur et leur précision ils lui correspondent encore trait pour trait.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Taine - Les Origines de la France contemporaine, t. 9, 1904.djvu/60
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Rene1596
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|54|LE RÉGIME MODERNE}}</noinclude><nowiki />
{{T4||V|mt=2.5em|mb=0.5em|ff=Serif|fw=bold}}
Mais cette multitude de notations n’est que la moindre partie de la population mentale qui pullule dans cette cervelle immense, car, sur l’idée qu’il a du réel, germent et fourmillent les conceptions qu’il se fait du possible ; sans ces conceptions, nul moyen de manier et de transformer les choses, et l’on sait s’il les manie, s’il les transforme. Avant d’agir, il a choisi son plan, et, s’il a choisi ce plan, c’est entre plusieurs autres<ref>Il disait lui-même : « Je fais toujours mon thème de plusieurs façons. »</ref>, après examen, comparaison et préférence ; il a donc conçu tous les autres. Derrière chaque combinaison adoptée, on entrevoit la foule des combinaisons rejetées ; il y en a par dizaines derrière chaque décision prise, manœuvre effectuée, traité signé, décret promulgué, ordre expédié, et, je dirai même, derrière presque toute action ou parole improvisée, car il met du calcul dans tout ce qu’il fait, dans ses expansions apparentes et jusque dans ses explosions sincères ; quand il s’y abandonne, c’est de parti pris, avec prévision de leur effet, afin d’intimider ou d’éblouir ; il exploite tout d’autrui, et aussi de lui-même, sa passion, ses emportements, ses défauts, son besoin de parler, et il exploite tout pour l’avancement de l’édifice qu’il bâtit<ref name="p54n2">Mme de Rémusat, I, 117, 120 : « J’ai entendu M. de Talleyrand s’écrier un jour avec une sorte d’humeur : « Ce diable d’homme trompe sur tous les points : ses passions mêmes vous {{tiret|échap|pent ;}}</ref>. — Certainement, parmi ses<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||NAPOLÉON BONAPARTE|55}}</noinclude><ref follow="p54n2">{{tiret2|échap|pent ;}} car il trouve moyen de les feindre, quoiqu’elles existent réellement. » — Ainsi, au moment de faire à lord Whitworth la scène violente qui rompit le traité d’Amiens, il causait et jouait avec des femmes et avec le petit Napoléon, son neveu, de l’air le plus gai et le plus dégagé : « Tout à coup, on vint l’avertir, que le cercle était formé. Sa physionomie se transforme comme celle d’un acteur, par un changement à vue. Son teint parut presque pâlir à sa volonté ; ses traits se contractèrent. Il se lève, marche précipitamment vers l’ambassadeur anglais, et fulmine pendant deux heures devant deux cents personnes. » (Hansard’s ''Parliamentary History'', t. XXVI, dépêches de lord Whitworth, 1298, 1302, 1310.) — « Il disait souvent que l’homme politique doit calculer jusqu’aux moindres profits qu’il peut faire de ses défauts. » Un jour, après une de ses explosions, il dit à l’abbé de Pradt : « Vous m’avez cru bien en colère : détrompez-vous : chez moi, la colère n’a jamais dépassé çà. » (Il montrait son cou.)</ref>
diverses facultés, si grandes qu’elles soient, celle-ci, ''l’imagination constructive'', est la plus forte. Dès le commencement, on en sentait la chaleur intense et les bouillonnements, sous la froideur et la raideur de ses instructions techniques et positives : « Quand je fais un plan militaire, disait-il à Rœderer, il n’y a pas d’homme plus pusillanime que moi. Je me grossis tous les dangers et tous les maux possibles dans les circonstances. Je suis dans une agitation tout à fait pénible. Cela ne m’empêche pas de paraître fort serein devant les personnes qui m’entourent ; ''je suis comme une fille qui accouche''<ref>Rœderer, III. (Premiers jours de brumaire an VIII.)</ref>. Passionnément, avec des frémissements de créateur, il s’absorbe ainsi dans sa création future ; par anticipation et de cœur, il habite déjà sa bâtisse imaginaire : « Général, lui disait un jour Mme de Clermont-Tonnerre, vous construisez derrière<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|56|LE RÉGIME MODERNE}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>un échafaudage que vous ferez tomber quand vous aurez fini. — Oui, madame<ref>Bourrienne, III, 114.</ref>, c’est bien cela, répond Bonaparte, vous avez raison, ''je ne vis jamais que dans deux ans''… » Sa réponse est partie avec « une vivacité incroyable », comme un sursaut ; c’est le sursaut de l’âme touchée dans sa fibre vitale, au centre. — Aussi bien, de ce côté, la puissance, la rapidité, la fécondité, le jeu et le jet de sa pensée semblent sans limites. Ce qu’il a fait est surprenant ; mais il a entrepris bien davantage, et, quoi qu’il ait entrepris, il a rêvé bien au delà. Si vigoureuses que soient ses facultés pratiques, sa faculté poétique est plus forte ; même elle l’est trop pour un homme d’État : la grandeur s’y exagère jusqu’à l’énormité, et l’énormité y dégénère en folie. En Italie, après le 18 Fructidor<ref>''Ib''., II, 228. (Conversation avec Bourrienne dans le parc de Passeriano.)</ref>, il disait déjà à Bourrienne : « L’Europe est une taupinière ; il n’y a jamais eu de grands empires et de grandes révolutions qu’en Orient, où vivent six cents millions d’hommes. » L’année suivante, devant Saint-Jean-d’Acre, la veille du dernier assaut, il ajoutait<ref>''Ib''., II, 331. (Paroles écrites par Bourrienne le soir même.)</ref> : « Si je réussis, je trouverai dans la ville les trésors du pacha et des armes pour trois cent mille hommes. Je soulève et j’arme toute la Syrie…, je marche sur Damas et Alep ; je grossis mon armée, en avançant dans le pays, de tous les mécontents. J’annonce au peuple l’abolition de la servitude et du gouvernement {{tiret|tyran|nique}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||NAPOLÉON BONAPARTE|57}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>{{tiret2|tyran|nique}} des pachas. J’arrive à Constantinople avec des masses armées ; je renverse l’empire turc ; je fonde dans l’Orient un nouvel et grand empire, qui fixera ma place dans la postérité, et peut-être je retournerai à Paris par Andrinople ou par Vienne, après avoir anéanti la maison d’Autriche. » — Devenu consul, puis empereur, il se reportera souvent vers cette époque heureuse<ref>Mme de Rémusat, I. 274. — Comte de Ségur, II, 459 (Paroles de Napoléon la veille de la bataille d’Austerlitz) : « Oui, si je m’étais emparé d’Acre, je prenais le turban, je faisais mettre de grandes culottes à mon armée ; je ne l’exposais plus qu’à la dernière extrémité, j’en faisais mon bataillon sacré, mes immortels. C’était par des Arabes, des Grecs, des Arméniens que j’eusse achevé la guerre contre les Turcs. Au lieu d’une bataille en Moravie, je gagnais une bataille d’Issus, je me faisais empereur d’Orient, et je revenais à Paris par Constantinople. » — Abbé de Pradt, 19 (Paroles de Napoléon à Mayence, en septembre 1804) : « Il n’y a plus rien à faire en Europe depuis deux cents ans ; ce n’est que dans l’Orient qu’on peut travailler en grand. » — ''Mes souvenirs sur Napoléon'', 226, par le comte Chaptal : « Après le traité de Tilsitt, un de ses ministres le félicitait et lui observait que ce traité le rendait maître de l’Europe. Napoléon lui répondit : « Et vous aussi, vous êtes du peuple. Je ne serai maître que lorsque j’aurai signé le traité à Constantinople, et ce traité que je viens de signer me retarde d’un an. »</ref> où, « débarrassé des freins d’une civilisation gênante », il pouvait imaginer et construire à discrétion. « Je créais une religion ; je me voyais sur le chemin de l’Asie, monté sur un éléphant, le turban sur ma tête, et dans ma main un nouvel Alcoran que j’aurais composé à mon gré. » — Confiné en Europe, il songe, dès 1804, à y refaire l’empire de Charlemagne. « L’empire français deviendra la mère patrie des autres souverainetés… Je veux que chaque roi d’Europe soit<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|58|LE RÉGIME MODERNE}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>forcé de bâtir à Paris un grand palais à son usage ; lors du couronnement de l’empereur des Français, ces rois viendront l’habiter ; ils orneront de leur présence et salueront de leurs hommages cette imposante cérémonie<ref>Mme de Rémusat, I, 407. — Miot de Melito, II, 214. (Quelques semaines après son couronnement) : « Il n’y aura de repos en Europe que sous un seul chef, sous un empereur, qui aurait pour officiers les rois, qui distribuerait des royaumes à ses lieutenants, qui ferait l’un roi d’Italie, l’autre roi de Bavière, celui-ci landamman de Suisse, celui-ci stathouder de Hollande, etc. »</ref>. » Le pape y sera ; il est venu à la première ; il faudra bien qu’il revienne à Paris, qu’il s’y installe à poste fixe ; où le Saint-Siège serait-il mieux que dans la nouvelle capitale de la chrétienté, sous la main de Napoléon, héritier de Charlemagne, et souverain temporel du souverain pontife ? Par le temporel, l’Empereur tiendra le spirituel<ref>''Correspondance de {{roi|Napoléon|Ier}}'', t. XXX, 550, 558. (''Mémoires'' dictés par Napoléon à Sainte-Hélène.) — Miot de Melito, II, 290. — Comte d’Haussonville, ''l’Église romaine et le Premier Empire'', passim. — ''Mémorial'' : « Paris serait devenu la capitale du monde chrétien, et j’aurais dirigé le monde religieux, ainsi que le monde politique. »</ref>, et, par le Pape, les consciences. En novembre 1811, dans un accès de verve, il dit à l’abbé de Pradt : « Dans cinq ans, je serai le maître du monde ; il ne reste que la Russie, mais je l’écraserai<ref>Abbé de Pradt, 23.</ref>… Paris ira jusqu’à Saint-Cloud… » — Faire de Paris la capitale physique de l’Europe, cela est, de son propre aveu, « un de ses rêves perpétuels ». — « Parfois, dit-il<ref name="p58n4">''Mémoires'' et ''Mémorial''. « Il fallait que Paris devînt la ville unique, sans comparaison avec les autres capitales. Les chefs-d’œuvre des sciences et des arts, les musées, tout ce qui avait</ref>, je<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||NAPOLÉON BONAPARTE|59}}</noinclude><ref follow="p58n4">illustré les siècles passés devait y être réuni. Napoléon regrettait de ne pouvoir y transporter Saint-Pierre de Rome ; il était choqué de la mesquinerie de Notre-Dame. »</ref>
<noinclude>« </noinclude>voulais qu’elle devînt une ville de deux, trois, quatre millions d’habitants, quelque chose de fabuleux, de colossal, d’inconnu jusqu’à nos jours, et dont les établissements publics eussent répondu à la population… Archimède proposait de soulever le monde si on lui laissait poser son levier ; pour moi, je l’eusse changé partout où l’on m’eût laissé poser mon énergie, ma persévérance et mes budgets. » — Du moins, il le croit ; car, si haut et si mal appuyé que doive être le prochain étage de sa bâtisse, toujours il y superpose d’avance un nouvel étage plus élevé et plus chancelant. Quelques mois avant de se lancer, avec toute l’Europe à dos, dans la Russie, il disait à Narbonne<ref>Villemain, ''Souvenirs contemporains'', I, 175. (Paroles de Napoléon à M. de Narbonne, dans les premiers jours de mars 1812, et répétées une heure après par M. de Narbonne.) La rédaction est de seconde main, et n’est qu’une imitation très adroite ; mais le fond des idées est bien de Napoléon. — Cf. ses rêves aussi démesurés sur l’Italie et la Méditerranée (''Correspondance'', XXX, 548), et une improvisation admirable à Bayonne sur l’Espagne et les colonies (l’abbé de Pradt, ''Mémoires sur les révolutions d’Espagne'', 130) : « Là-dessus Napoléon parla, ou plutôt il poétisa, il ''ossianisa'' pendant longtemps,… comme un homme plein d’un sentiment qui l’oppressait,… dans le style animé, pittoresque, plein de verve, d’images et d’originalité, qui lui était familier,… sur l’immensité des trônes du Mexique et du Pérou, sur la grandeur des souverains qui les posséderaient,… et sur les résultats que ces établissements auraient pour l’univers. Je l’avais souvent entendu ; mais, dans aucune circonstance, je ne l’avais entendu développer de telles richesses d’imagination et de langage. Soit abondance du sujet, soit que toutes ses facultés eussent été remuées par la scène de laquelle il sortait et que toutes les cordes de l’instrument vibrassent à la fois, il fut sublime. »</ref> : « Après tout,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{CorrBandeau}}
{{Nr|60|LE RÉGIME MODERNE}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>mon cher, cette longue route est la route de l’Inde. Alexandre était parti d’aussi loin que Moscou pour atteindre le Gange ; je me le suis dit depuis Saint-Jean-d’Acre… Aujourd’hui c’est d’une extrémité de l’Europe qu’il me faut reprendre l’Asie à revers, pour y atteindre l’Angleterre… Supposez Moscou pris, la Russie abattue, le tsar réconcilié ou mort de quelque complot de palais, peut-être un autre trône nouveau et dépendant : et dites-moi si, pour une armée de Français et d’auxiliaires partis de Tiflis, il n’y a pas d’accès possible jusqu’au Gange, qu’il suffit de toucher d’une épée française pour faire tomber dans toute l’Inde cet échafaudage de grandeur mercantile. Ce serait l’expédition gigantesque, j’en conviens, mais exécutable, du {{s|xix|e}}. Par là, du même coup, la France aurait conquis l’indépendance de l’Occident et la liberté des mers. » En disant cela, ses yeux brillent d’un éclat étrange, et il continue, accumulant les motifs, pesant les difficultés, les moyens, les chances ; il a été saisi par l’inspiration et il s’y livre. Subitement, la faculté maîtresse s’est dégagée et déployée ; l’artiste<ref>Rœderer, III, 541 (2 février 1809) : « J’aime le pouvoir, moi, mais c’est ''en artiste'' que je l’aime… Je l’aime ''comme un musicien aime son violon'' ; je l’aime pour en tirer des sons, des accords, des harmonies. » — Autre mot significatif (Rœderer, {{Corr|[!]|III}}, 353, {{1er}} décembre 1800) : « Si je mourais d’ici à trois ou quatre ans, de la fièvre, dans mon lit, et que, ''pour achever mon roman'', je fisse un testament, je dirais à la nation de se garder du gouvernement militaire ; je lui dirais de nommer un magistrat civil. »</ref>, enfermé dans le politique, est sorti de sa gaine ; il crée<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||NAPOLÉON BONAPARTE|61}}</noinclude>
dans l’idéal et l’impossible. On le reconnaît pour ce qu’il est, pour un frère posthume de Dante et de Michel-Ange ; effectivement, par les contours arrêtés de sa vision, par l’intensité, la cohérence et la logique interne de son rêve, par la profondeur de sa méditation, par la grandeur surhumaine de ses conceptions, il est leur pareil et leur égal ; son génie a la même taille et la même structure ; il est un des trois esprits souverains de la Renaissance italienne. — Seulement, les deux premiers opéraient sur le papier ou le marbre ; c’est sur l’homme vivant, sur la chair sensible et souffrante que celui-ci a travaillé{{Corr||.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" /></noinclude><nowiki />
{{t4|'''CHAPITRE II'''|mt=3.5em|mb=1em|sp=0.1em|ff=Serif}}
<div style=line-height:120%;font-size:95%;>
{{a|I. Les caractères pendant la Renaissance italienne et les caractères aujourd’hui. — Intensité des passions chez Bonaparte. — La sensibilité impulsive. — Violence de son premier mouvement. — Son impatience, sa promptitude, son besoin de parler. — Son tempérament, ses nerfs, ses défaillances. — Souveraineté habituelle de la pensée calculatrice et lucide. — Puissance et source de sa volonté. — II. La passion maîtresse chez Bonaparte. — Indices précoces de l’égoïsme actif et absorbant. — Son éducation par les leçons de choses. — En Corse. — En France pendant la Révolution. — En Italie. — En Égypte. — Son idée de la société et du droit. — Elle s’achève en lui après le 18 Brumaire. — Son idée de l’homme. — Elle s’adapte à son caractère. — III. Le despote. — Sa façon de maîtriser les volontés. — Degré d’asservissement qu’il réclame. — Sa façon d’évaluer et d’exploiter les hommes. — Ton de son commandement et de sa conversation. — IV. Son attitude dans le monde. — Ses manières avec les femmes. — Son dédain des bienséances. — V. Son ton et ses façons avec les souverains. — Sa politique. — Son but et ses moyens. — Comment, après les souverains, il révolte les peuples. — Opinion finale de l’Europe à son endroit. — VI. Principe intérieur de sa conduite publique. — Il subordonne l’État à sa personne, au lieu de subordonner sa personne à l’État. — Effets de cette préférence. — Son œuvre est viagère. — Elle est éphémère. — Elle est malfaisante. — Nombre des vies qu’elle a coûtées. — Mutilation de la France. — Vice de construction dans son édifice européen. — Vice analogue dans son édifice français.}}</div>
{{T4||I|mt=2.5em|mb=0.5em|ff=Serif|fw=bold}}
Si l’on regarde de près les contemporains de Dante et de Michel-Ange, on remarque qu’ils différaient de nous<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|64|LE RÉGIME MODERNE}}</noinclude><ref follow="p63n1">autres ? » — « … Je ne suis pas un homme comme les autres, disait-il lui-même, et les lois de morale ou de convenance ne peuvent être faites pour moi. » (Mme de Rémusat, I, 204, 206.) — Notez encore (II, 350) la proposition qu’il fait à Corvisart. — Ce sont partout les sentiments, les mœurs et la morale des grands personnages italiens aux alentours de l’an 1500.</ref>
ambition, jalousie, haine, amour, convoitise ou sensualité, ce ressort interne se tendait avec une énergie et se débandait avec une violence qui ont disparu. Elles reparaissent dans ce grand survivant du {{s|xv|e}} ; le jeu de la machine nerveuse est pareil chez lui et chez ses ancêtres italiens ; il n’y eut jamais, même chez les Malatesta et les Borgia, de cerveau plus sensitif et plus impulsif, capable de telles charges et décharges électriques, en qui l’orage intérieur fût plus continu et plus grondant, plus soudain en éclairs et plus irrésistible en chocs. Chez lui, aucune idée ne demeure spéculative et pure ; aucune n’est une simple copie du réel, ou un simple tableau du possible ; chacune est une secousse interne qui, spontanément et tout de suite, tend à se transformer en acte ; chacune s’élance et se précipite vers son terme, et y aboutirait sans intervalle, si elle n’était contenue et réprimée de force<ref>L’abbé de Pradt, ''Histoire de l’ambassade dans le grand-duché de Varsovie'', 96 : « L’Empereur désire en concevant ; sa pensée devient une passion en naissant. »</ref>. — Parfois l’éruption est si prompte, que la répression n’arrive point à temps. Un jour, en Égypte<ref>Bourrienne. II. 298. — Comte de Ségur, I, 426.</ref>, ayant à dîner plusieurs dames françaises, il a fait asseoir à ses côtés une jolie personne dont il vient de renvoyer le mari en France ; subitement il renverse sur elle une carafe d’eau, comme par mégarde, et, sous prétexte de réparer le<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||NAPOLÉON BONAPARTE|65}}</noinclude>
désordre de la toilette mouillée, il l’entraîne avec lui dans son propre appartement, il y reste avec elle longtemps, trop longtemps, tandis que les convives, assis à table autour du dîner suspendu, attendent et se regardent. Un autre jour, à Paris, vers l’époque du Concordat<ref>Bodin, ''Recherches sur l’Anjou'', II, 525. — ''Souvenirs d’un nonagénaire'', par Besnard. — Sainte-Beuve, ''Causeries du lundi'', article sur Volney. — Miot de Melito, I, 297. Il voulait adopter le fils de Louis et le faire roi d’Italie ; Louis refusa, alléguant que « cette faveur si marquée donnerait une nouvelle vie aux bruits répandus dans le temps au sujet de cet enfant ». Là-dessus, Napoléon, exaspéré, « saisit le prince Louis par le milieu du corps et le jeta avec la plus grande violence hors de son appartement{{Corr||.}} » — ''Mémorial'', 10 octobre 1816. Napoléon raconte qu’à la dernière conférence de Campo-Formio, pour en finir avec les résistances du plénipotentiaire autrichien, il s’est levé brusquement, il a saisi sur un guéridon un cabaret de porcelaine, il l’a brisé sur le parquet en disant : « C’est ainsi qu’avant un mois j’aurai brisé votre monarchie. » (Ce fait est contesté par Bourrienne.)</ref>, il dit au sénateur Volney : « La France veut une religion ». Volney, sèchement et librement, lui riposte : « La France veut les Bourbons. » Sur quoi, il lance à Volney un tel coup de pied dans le ventre, que celui-ci tombe sans connaissance et que, transporté chez un ami, il y reste malade, au lit, pendant plusieurs jours. — Nul homme plus irritable et si vite cabré ; d’autant plus que souvent il lâche exprès la bride à sa colère, car, débridée à propos et surtout devant témoins, elle imprime la terreur, elle extorque des concessions, elle maintient l’obéissance, et ses explosions, demi-calculées, demi-involontaires, le servent autant qu’elles le soulagent, dans la vie publique et dans la vie privée, avec les étrangers et avec les siens, auprès des corps constitués, avec<noinclude>
<references/>
{{Numérotation||{{tab}}{{tab}}{{sc|le régime moderne, {{rom|i}}.}}|T. IX. — 5{{tab}}{{tab}}}}</noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|66|LE RÉGIME MODERNE}}</noinclude>
le pape, les cardinaux, les ambassadeurs, avec Talleyrand, avec Beugnot, avec le premier venu<ref>Varnhagen d’Ense, ''Ausgewählte Schriften'', III, 77 (audience publique du 22 juillet 1810). Napoléon parle d’abord à l’ambassadeur d’Autriche et à l’ambassadeur de Russie d’un air contraint, en s’imposant la politesse obligatoire ; mais il n’y peut tenir. « Rencontrant je ne sais quel personnage inconnu, il l’interrogea, le réprimanda, le menaça et le tint, pendant un temps assez long, dans un état de douloureux anéantissement. Les assistants les plus proches, qui ne voyaient pas cette sortie sans quelque angoisse personnelle, assurèrent ensuite que rien ne motivait une telle furie, que l’Empereur n’avait cherché qu’une occasion pour donner cours à sa mauvaise humeur, qu’il faisait cela de parti pris, sur un pauvre diable, pour inspirer de l’épouvante aux autres et pour abattre d’avance toute velléité d’opposition. » — Cf. Beugnot, ''Mémoires'', I. 380, 386, 387. — Ce mélange d’emportement et de calcul explique aussi sa conduite à Sainte-Hélène avec Hudson Lowe, ses diatribes effrénées et les insultes qu’il lance au gouverneur, comme des soufflets en plein visage (W. Forsyth, ''History of the captivity of Napoleon at Saint-Helena, from the letters and journals of sir Hudson Lowe'', III, 306).</ref>, quand il a besoin de faire un exemple et de tenir « son monde en haleine ». — Dans le peuple et dans l’armée, on le suppose impassible ; mais, hors des batailles où il s’est fait un masque de bronze, hors des représentations officielles où il s’impose la dignité obligatoire, presque toujours chez lui l’impression se confond avec l’expression, le dedans déborde dans le dehors, son geste lui échappe et part comme un coup. À Saint-Cloud, surpris par Joséphine en flagrant délit de galanterie, il s’élance sur la malencontreuse interruptrice, de telle façon<ref>Mme de Rémusat, II, 46.</ref> « qu’elle a juste le temps de s’enfuir », et, le soir encore, pour la mater définitivement, il reste furieux, « il l’outrage de toutes les manières et casse les meubles qui se trouvent sous<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||NAPOLÉON BONAPARTE|67}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>sa main ». Un peu avant l’empire, Talleyrand, grand mystificateur, a fait accroire à Berthier que le Premier Consul voulait prendre le titre de roi ; Berthier, empressé traverse le salon rempli de monde, aborde le maître d’un air épanoui et « lui fait son petit compliment<ref>Mme de Rémusat, I, 359. — ''Les Cahiers de Coignet'', 191 « Déjà, à Posen, je l’avais vu monter à cheval si en colère, qu’il sauta par-dessus son cheval de l’autre côté et donna un coup de cravache à son écuyer. »</ref> ». Au mot de roi, les yeux de Bonaparte s’allument ; il met le poing sous le menton de Berthier et le pousse devant lui jusqu’à la muraille : « Imbécile, lui dit-il, qui vous a conseillé de venir ainsi m’échauffer la bile ? Une autre fois, ne vous chargez plus de pareilles commissions. » — Voilà son premier mouvement, son geste instinctif, foncer droit sur les gens et les prendre à la gorge ; à chaque page, sous les phrases écrites, on devine des sursauts et des assauts de cette espèce, la physionomie et les intonations de l’homme qui bondit, frappe et abat. Aussi bien, quand il dicte dans son cabinet, « il marche à grands pas<ref>Mme de Rémusat, I, 222.</ref> », et, « s’il est animé », ce qui ne manque guère, « son langage est entremêlé d’imprécations violentes et même de jurements qu’on supprime en écrivant ». On ne les supprime pas toujours, et ceux qui ont lu en original les minutes de ses lettres sur les affaires ecclésiastiques<ref name="p67n3">Notamment les lettres adressées au cardinal Consalvi et au préfet de Montenotte (Ce renseignement m’est donné par M. d’Haussonville). — Au reste, il prodigue les mêmes mots en {{tiret|conversa|tion.}}</ref> y rencontrent par dizaines les b…, les f… et les plus gros mots.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|68|LE RÉGIME MODERNE}}</noinclude><ref follow="p67n3">{{tiret2|conversa|tion.}} Dans une tournée en Normandie, ayant mandé l’évêque de Séez, il lui dit publiquement : « Au lieu de fondre les partis, vous distinguez entre les constitutionnels et les inconstitutionnels. Misérable !… Vous êtes un mauvais sujet, donnez votre démission sur l’heure. » — Aux grands vicaires : « Quel est celui d’entre vous qui conduit votre évêque, lequel d’ailleurs n’est qu’une bête ? » — On lui désigne M. Legallois, qui dans les derniers temps était absent. — « F…, où étiez-vous donc ? — Dans ma famille. — Comment, avec un évêque qui n’est qu’une f… bête, êtes-vous si souvent absent ? » etc. (Comte d’Haussonville, IV, 176, et Rœderer, t. III.)</ref>
Nulle sensibilité plus impatiente. « En s’habillant<ref>Mme de Rémusat, I, 101 ; II, 338.</ref>, il jette à terre ou au feu la partie de son vêtement qui ne lui convient pas… Dans les jours de gala et de grand costume, il faut que les valets de chambre s’entendent entre eux pour saisir le moment de lui ajuster quelque chose… Il arrache ou brise ce qui lui cause le plus léger malaise, et quelquefois le pauvre valet de chambre qui lui attire cette légère contrariété reçoit une preuve violente et positive de sa colère. » — Nulle pensée plus emportée par son propre cours. « Son écriture », quand il essaye d’écrire, « est un assemblage de caractères sans liaison et indéchiffrables<ref>''Ib''., I, 224. — M. de Meneval, I, 112, 347 ; III, 120 : « À cause de la circonstance extraordinaire de son mariage, il voulut écrire de sa main à son futur beau-père (l’empereur d’Autriche). Ce fut une grande affaire pour lui. Enfin, après s’être beaucoup appliqué, il finit par écrire une lettre à peu près lisible. » — Encore Meneval fut-il obligé « de rectifier, sans que ses corrections fussent trop visibles, les caractères défectueux ».</ref> ; la moitié des lettres manque aux mots » ; s’il se relit, il ne peut se comprendre. Il finit par devenir presque incapable d’écrire une lettre autographe<noinclude>
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et sa signature elle-même est un barbouillis. — Il dicte donc, mais si vite, que ses secrétaires peuvent à peine le suivre ; dans les premiers jours de leur office, ils suent à grosses gouttes, et ne parviennent pas à noter la moitié de ce qu’il a dit. Il faut que Bourrienne, Meneval et Maret se fassent une sténographie ; car jamais il ne répète une seule de ses phrases ; tant pis pour la plume, si elle est en retard ; tant mieux pour la plume, si une bordée d’exclamations et de jurons lui donne un répit pour se rattraper. — Nulle parole si jaillissante et déversée à si grands flots, parfois sans discrétion ni prudence, lors même que l’épanchement n’est ni utile ni digne : c’est que son âme et son esprit regorgent ; sous cette poussée intérieure, l’improvisateur et le polémiste en verve<ref>Par exemple, à Bayonne et à Varsovie (abbé de Pradt) ; la scène outrageante et inoubliable qu’il fait, à son retour d’Espagne, à M. de Talleyrand (''Souvenirs inédits'' du chancelier Pasquier, II, 365) ; l’insulte gratuite qu’il jette à la face de M. de Metternich, en 1813, comme dernier mot de leur entrevue (''Souvenirs du feu duc de Broglie'', I, 230). — Cf. ses confidences non moins gratuites et risquées à Miot de Melito en 1797, et ses cinq conversations avec sir Hudson Lowe, rédigées aussitôt après par un témoin, le major Gorrequer (W. Forsyth, I, 147, 161, 200).</ref> prennent la place de l’homme d’affaires et de l’homme d’État. « Chez lui, dit un bon observateur<ref>Abbé de Pradt, préface x.</ref>, parler est le premier besoin, et sûrement il met au premier rang des prérogatives du rang suprême de ne pouvoir être interrompu et de parler tout seul. » Même au Conseil d’État, il se laisse aller, il oublie l’affaire qui est sur le tapis, il se lance à droite, à gauche, dans une digression, dans une démonstration, dans<noinclude>
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une invective, pendant deux heures, trois heures d’horloge<ref>Pelet de la Lozère, 7. — Mollien, ''Mémoires'', II, 222. — ''Souvenirs du feu duc de Broglie'', I, 66, 69.</ref>, insistant, se répétant, déterminé à convaincre ou à vaincre, finissant par demander aux assistants s’il n’a pas raison, « et dans ce cas, ne manquant jamais de trouver toute raison soumise à la sienne ». À la réflexion, il sait ce que vaut l’assentiment ainsi obtenu, et il montre son fauteuil en disant : « Convenez qu’on a bien facilement de l’esprit sur ce siège-là. » Mais cependant il a joui de son esprit, il s’est livré à sa passion, et sa passion l’entraîne encore plus qu’il ne la conduit.
« J’ai les nerfs fort irritables, disait-il lui-même ; et, dans cette disposition, si mon sang ne battait pas avec une continuelle lenteur, je courrais risque de devenir fou<ref name="p70n2">Mme de Rémusat, I, 821 ; « Je tiens de Corvisart que ses artères donnent un peu moins de pulsations que le terme moyen ordinaire chez les hommes. Il n’a jamais éprouvé ce qu’on appelle ordinairement un étourdissement. » — Chez lui, l’appareil nerveux est parfait dans toutes ses fonctions, incomparable pour recevoir, enregistrer, combiner et répercuter. — Mais d’autres organes subissent le contre-coup et sont très susceptibles (Ségur, VI, 15 et 16, note des docteurs Yvan et Mestivier, ses médecins). « Il fallait chez lui, pour que l’équilibre se conservât, que la peau remplit toujours ses fonctions ; dès que son tissu était serré par une cause morale ou atmosphérique,… irritation, toux, ischurie. » De là son besoin de bains fréquents, prolongés et très chauds. « Le spasme se partageait ordinairement entre l’estomac et la vessie. Il éprouvait, lorsque le spasme se portait sur l’estomac, des toux nerveuses qui épuisaient ses forces morales et physiques. » Ce fut le cas depuis la veille de la bataille de la Moskowa jusqu’au lendemain de l’entrée à Moscou ; « Toux continuelle et sèche, respiration difficile et entrecoupée ;</ref>. » — Souvent la tension des impressions {{tiret|accu|mulées}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||NAPOLÉON BONAPARTE|71}}</noinclude><ref follow="p70n2">pouls serré, fébrile, irrégulier ; l’urine bourbeuse, sédimenteuse, ne sortant que goutte à goutte, avec douleur ; le bas des jambes et les pieds œdématisés. » — Déjà, en 1806, à Varsovie, « après de violentes convulsions d’estomac », il s’écriait, devant le comte de Lobau, « qu’il portait en lui le germe d’une fin prématurée et qu’il périrait du même mal que son père ». (Ségur, IV, 82). — Après la victoire de Dresde, ayant mangé d’un ragoût à l’ail, il est pris de si violentes tranchées qu’il se croit empoisonné, et il rétrograde, ce qui cause la perte du corps de Vandamme, et, par suite, la débâcle de 1813 (''Souvenirs inédits'' du chancelier Pasquier, récit de Daru, témoin oculaire). — Cette susceptibilité des nerfs et de l’estomac est chez lui héréditaire et se manifeste dès la première jeunesse : un jour, à Brienne, mis en pénitence à genoux sur le seuil du réfectoire. « à peine eut-il ployé les genoux, qu’un vomissement subit et une violente attaque de nerfs le saisirent » (Ségur, I, 71). — On sait qu’il est mort d’un squirre à l’estomac, comme son père Charles Bonaparte ; son grand-père Joseph Bonaparte, son oncle Fesch, son frère Lucien et sa sœur Caroline sont morts du même mal ou d’un mal analogue.</ref>
{{tiret2|accu|mulées}} est trop grande et aboutit à une convulsion physique. Chose étrange chez un tel homme de guerre et chez un tel homme d’État, « il n’est pas rare, quand il est ému, de lui voir répandre quelques larmes ». Lui qui a vu mourir des milliers d’hommes et qui a fait tuer des millions d’hommes, « il sanglote », après Wagram, après Bautzen<ref>Meneval, I, 299. — Constant, ''Mémoires'', V, 62. — Ségur, VI, 114, 117.</ref>, au chevet d’un vieux compagnon mourant. « Je l’ai vu, dit son valet de chambre, après qu’il eut quitté le maréchal Lannes, pleurer pendant son déjeuner : de grosses larmes lui coulaient sur les joues et tombaient dans son assiette. » Ce n’est pas seulement la sensation physique, la vue directe du corps sanglant et fracassé,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|72|LE RÉGIME MODERNE}}</noinclude>
qui le touche ainsi à vif et à fond ; une parole, une simple idée est un aiguillon qui pénètre en lui presque aussi avant. Devant l’émotion de Dandolo qui plaide pour Venise, sa patrie, vendue à l’Autriche, il s’émeut et ses paupières se mouillent<ref>Le maréchal Marmont, ''Mémoires'', I, 306. — Bourrienne, II, 119 : « Hors du champ de sa politique, il était sensible, bon, accessible à la pitié. »</ref>. En plein Conseil d’État<ref>Pelet de la Lozère, 7. — Champagny, ''Souvenirs'', 103. L’émotion avait été bien plus forte encore au premier moment. « Depuis près de trois heures, la fatale nouvelle était entre ses mains ; il avait exhalé seul son désespoir. Il me fit appeler ;… des cris plaintifs sortaient involontairement de sa poitrine. »</ref>, parlant de la capitulation de Baylen, sa voix se trouble, et il s’abandonne à sa douleur jusqu’à laisser voir des larmes dans ses yeux ». En 1806, au moment de partir pour l’armée, quand il dit adieu à Joséphine, son attendrissement devient une attaque de nerfs<ref>Mme de Rémusat, I, 121, 342 ; II, 50 ; III, 61, 294, 312.</ref>, et l’attaque est si forte, qu’elle s’achève par un vomissement : « Il fallut l’asseoir, dit un témoin, lui faire prendre de l’eau de fleur d’oranger ; il répandait des larmes ; cet état dura un quart d’heure. » — Même crise de nerfs et de l’estomac en 1808, quand il se décide à divorcer ; pendant toute une nuit il s’agite et se lamente comme une femme ; il s’attendrit, il embrasse Joséphine, il est plus faible qu’elle : « Pauvre Joséphine, je ne pourrai jamais te quitter ! » Il la reprend dans ses bras, il veut qu’elle y reste, il est tout à la sensation présente, il faut qu’elle se déshabille à l’instant, qu’elle se couche à côté de lui, et il pleure sur elle. « À la lettre, dit Joséphine, il {{tiret|bai|gnait}}<noinclude>
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Auteur:Louise Crombach
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[[Auteur:Marceline_Desbordes-Valmore]]
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== Correspondance ==
* {{L2s|Lettres de Louise Crombach conservées à la Bibliothèque Marguerite-Durand|Crombach - Lettres à la Bibliothèque Marguerite Durand.pdf}} {{export|Lettres de Louise Crombach conservées à la Bibliothèque Marguerite-Durand}}
== Voir aussi ==
{{liste documents début|auteur}}
{{document|date=1841|titre=« [[Journal des demoiselles/Hélène et Laurence, Mlle Louise Crombach|{{sc|Hélène et Laurence}}, {{Mlle|Louise Crombach}}]] »|livre=Journal des demoiselles v9 janv dec 1841.pdf|auteur=[[Auteur:Jeanne-Justine Fouqueau de Pussy|Jeanne-Justine Fouqueau de Pussy]]|divers=<small>''Journal des demoiselles'', 9{{e}} année, 2{{e}} série, n{{e|o}}{{lié}}{{rom-maj|X}}, octobre 1841, p. 293</small>|avancement=4}}
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Je vous envoie le souvenir très reconnaissant et
très respectueux de votre filleul. Vos poëmes
paraîtront à Paris.
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{{d|7 août 1918|5}}
{{d|Kervoyal par Damgan (Morbihan)|1}}
{{d|jusqu’au 20, après à Paris|2}}
<br />
Ma chère marraine, comme c’est dommage ! et
envoyez aussi mes excuses à votre mari que j’eusse
été heureux de connaître. Mais j’espère que la première
fois que l’occasion se présentera je saurai la
mieux saisir aux cheveux.
J’ai écrit à Léonard. Je suis en permission de
21{{lié}}jours depuis le 27{{lié}}juillet.
L’an prochain j’enverrai peut-être ma femme
dans le midi. Je suis au bord de l’océan, ou plutôt
nous sommes, puisque je suis auprès de ma femme.
J’avais un très grand besoin de repos. Parlez-moi
toujours de votre projet. Je suis certain que vous<noinclude>
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Page:Apollinaire - Lettres à sa marraine.pdf/90
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Courvey
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{{M.|François}} Bernouard, 71{{lié}}rue poëte
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{{d|Kervoyal 24 octobre 1918|1}}
<br /><br />
Ma chère marraine, je pense qu’à Paris vous
aurez plus de retentissement. Écrivez donc en
indiquant le nombre de pages à {{M.|François}} Bernouard,
71{{lié}}rue des Saint-Pères, de ma part. Il est
imprimeur, éditeur, poëte lui-même.
Je vous ferai une préface. Vous me préviendrez
quand la chose sera décidée.
Je rentre à Paris ce soir.
Je vous baise la main.
{{d|Guillaume {{sc|Apollinaire}}.|1}}<noinclude>
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Page:Journal des demoiselles v9 janv dec 1841.pdf/394
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{{Centré|({{sc|année}} 1841.)}}
{{Centré|INSTRUCTION.}}
Histoire naturelle. Cochenille, par M. Bory
de Saint-Vincent, page 1. - Les Églises de
Paris, par M. Henry Prat, 33. - LETTREs sUR
LA CoRsE, par Mme Piet, 1 ° lettre, 65. - LET
TREs sUR LA CoRsE, par la même, 2° lettre, 97.
— LETTREs sUR LA CoRsE, par la même, 3° et
dernière lettre, 129. — SAINTE GENEvIÈvE, par
M. Henry Prat, 161. — NoTRE-DAME, par le
même, 193. — SAINT-SEvERIN, par le même,
225, — LE BLAsoN, par M. Alexandre Leduc,
257. — LE BLAsoN, suite, par le méme, 289. —
LE BLAsoN, suite, par le méme, 321 . — LE BLA
soN, suite et frn, par le même, 353.
{{Centré|LITTÉRATURE FRANÇAISE.}}
REVUE LITTÉRAIRE. LEs RÉsIDENcEs RoYALEs,
Fontainebleau, par M. Vatout, Mme Alida de Sa
vignac, page 6.— DE LA DEMocRATIE EN AMERI
QUE, par Ml M. Alexis de Tocqueville, Mouttet,
35. - HisroIRE DE FRANCE, par M. Mennechet,
Mº°. Emma Ferrand, 68. — MERCEDEs DE CAs
GLoIRE, par Mme Elisa Van-Tenac, 71. — GRI
sÉLIDIs, par M. Carl Ritter, 78.—JEAN GLADRAN,
par L. Amiel, 105. - LE TABLEAU, par Mme Ca
mille de Revel, 113. - UN TRAvERs A LA MoDE,
par Mme Alida de Savignac, 137. — MARIE LA
FAUCHEUsE, par Mºº Camille de Revel, 149. —
LEs ÉPREUvEs
DE MARGUERITE
WILIE,
par
Mll° Louise Delsaux, 167. - JEANNE DE NAvARRE,
par M. Adolphe Jadin. 175. — DECEPTIoN, par
M. Ernest Fouinet, 201. — LEs CINQ soEURs
D’YoRx, par Mº° Fouqueau de Pussy, 208. —
MoRT de HENRI II, par M. Alexandre Dumas,
213. — DU MoNDE ET DE sEs UsAGEs, par Mme la
comtesse de Bradi, 230. — LE DÉvoUEMENT, par
Mme Virginie Prignot, 234. — CoNsTANCE DE
CÉsELLI, par M. Auguste Demonchau, 239. —
DU MoNDE RT DE sEs UsAGEs, par Mme la com
tesse de Bradi, 267. — BERTHE ET RoBERT, par
Mme Piet, 272. - L’ANGE DU DÉvoUEMENT, par
M. Ernest Fouinet, 297. — OcTAv1Us LE CEN
TURIoN, par M. Emile de la Bédollière, 303.
– LE BALCoN DU CHATEAU DEs CLYs, par M. Er
nest Fouinet, 329. - KARL, par Mme Pauline
TILLE, par Cooper, M"° Edmée de Syva, 101.—
ALLAN CALDERoN de Walter Scott, par la même,
132.— LA FILLE D’HoNNEUR, M"° de Bawr, par la
par Mº° Eugénie Foa. — FANNY FAIRFIELD,
même, 163. — JEANNE DE MoNT FoRT, M. Pitre
par Mll° Louise Delsaux, 369.
Chevalier, par la même, 196. — LE MEMoRIAL
CAT uoLIQUE, ''', 227. JAcQUEs CALLoT, Mme Elise
Voyart, par Mm° Edmée de Syva, 262. —
[[Journal des demoiselles/Hélène et Laurence, Mlle Louise Crombach|{{sc|Hélène et Laurence}}, {{Mlle|Louise Crombach}}]],
par {{Mme|Fouqueau de Pussy}}, {{pli|293|-3}}. — DicTioNNAIRE
DE CoNvERsATIoN, ’ , 321. — CoLoMBA,
M. Mérimée, par Mme Edmée de Syva, 354.
{{Centré|LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE.}}
LE coUcHER DU soLEIL. FRAGMENT ANGLAIs,
traduit par M !° F. R., page 6. — LA PAssIoN,
Manzoni, par M. Antoine de Latour, 37. —
LA PRIERE, Robert Burns, par Mll° F. R., 70. —
SoNNET de MichelAnge, par M"e Pauline Roland,
105. — FRAGMENT ANGLAIs, par Mlle F. R., 138.—
MARIA, Silvio Pellico, traduit par Mm° Elisa
Van-Tenac, 166. — JE NE sUIs JAMAIs sEULE,
lady Jervis, par Mme Pauline Roland, 200. —
Roland, 334. - L’ÉPREUvE DEs EAUx AMEREs,
POÉSIE.
LE REToUR DE L’EMPEREUR, par Victor Hugo,
23. - IIoLYRooD, par le même, 53. — LEs
FLEURs D’YsAURE, par feu Emile Rourland, 82.
— A cELLE QUI NoUs ELEvA, par Antony Des
champs, 1 19. - MA PENsÉE, par Emile Des
champs, 150. - OMNEs FUGERUNT, par Ulric Gu
tinger, 179. - OccANo Nox, par Victor Hugo,
215. — LA PRIÈRE AU MATIN , par Mme Marie
Olinde Carpantier, 242. — MoNTE-PINCIo, par
Antony Deschamps, 241. - LA cHAssE, par
Emile Deschamps, 305. — L’ANGE GARDIEN, par
Edouard Gout des Martres, 341. — L’AUToMNE,
par Antony Deschamps, 374.
{{Centré|REVUE DES THÉATRES.}}
— EPITAPHE D’UN cHIEN, lord Byron, par
Mº° F. R., 328. - SoNNET de Pétrarque, par
LA REINE JEANNE, opéra-comique, paroles de
MM. Leuven et Brunswich, musique de MM. Mon
pou et Luigi Bordiese, Mme Fouqueau de Pussy,
25. — LEs NocEs DE GAMACHE, ballet-pantomime
folie, par L. Milon, musique de Lefevre, 54. —
LE GUITARRERo, opéra-comique, paroles de
M. Scribe, musique de M. Halevy, 84. — LE
Mme Pauline Roland, 358.
PENDU, opéra-comique, paroles de MM de Courcy
L’AME D’UNE JEUNE FILLE, Silvio Pellico, par
Mº° Elisa Van-Tenac, 228.— LA CRoIx DU sUD,
mistress Lemans, par Ernest Fouinet, 265. —
DIEU, par MÉTAsTAsE, Mme Pauline Roland, 296.
et Carmouche, 1 19. — LEs DIAMANs DE LA coU
EDUCATION.
L’EsPIoN, par Mº° Alida de Savignac, page 7.
- DU MoNDE ET DE sEs UsAGEs, par Mme la com
tesse de Bradi, 17.— LE RoI AvEUGLE de Uhland,
par M. Eysenbach, 21. — LA KALIssA, par
M"° Eugénie Foa, 40. — LE cHAMP AUx RosIERs,
par M. L. de Mas Latric, 49. — UN RÊvE DE
RoNNE, opéra-comique, paroles de MM. Scribe
et Saint-Georges, musique de M. Auber, par
Mme Edmée de Syva, 150. — LEs FARFADETs,
ballet-pantomime, par MM. Coignard frères,
ballet de M. Laurençon, Mme Fouqueau de
Pussy, 182. - GIsELLE ou LEs WILIs, ballet
fantastique, par MM. Saint-Georges, Théophile<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Centré|INSTRUCTION.}}
Histoire naturelle. Cochenille, par M. Bory
de Saint-Vincent, page 1. - Les Églises de
Paris, par M. Henry Prat, 33. - LETTREs sUR
LA CoRsE, par Mme Piet, 1 ° lettre, 65. - LET
TREs sUR LA CoRsE, par la même, 2° lettre, 97.
— LETTREs sUR LA CoRsE, par la même, 3° et
dernière lettre, 129. — SAINTE GENEvIÈvE, par
M. Henry Prat, 161. — NoTRE-DAME, par le
même, 193. — SAINT-SEvERIN, par le même,
225, — LE BLAsoN, par M. Alexandre Leduc,
257. — LE BLAsoN, suite, par le méme, 289. —
LE BLAsoN, suite, par le méme, 321 . — LE BLA
soN, suite et frn, par le même, 353.
{{Centré|LITTÉRATURE FRANÇAISE.}}
REVUE LITTÉRAIRE. LEs RÉsIDENcEs RoYALEs,
Fontainebleau, par M. Vatout, Mme Alida de Sa
vignac, page 6.— DE LA DEMocRATIE EN AMERI
QUE, par Ml M. Alexis de Tocqueville, Mouttet,
35. - HisroIRE DE FRANCE, par M. Mennechet,
Mº°. Emma Ferrand, 68. — MERCEDEs DE CAs
GLoIRE, par Mme Elisa Van-Tenac, 71. — GRI
sÉLIDIs, par M. Carl Ritter, 78.—JEAN GLADRAN,
par L. Amiel, 105. - LE TABLEAU, par Mme Ca
mille de Revel, 113. - UN TRAvERs A LA MoDE,
par Mme Alida de Savignac, 137. — MARIE LA
FAUCHEUsE, par Mºº Camille de Revel, 149. —
LEs ÉPREUvEs
DE MARGUERITE
WILIE,
par
Mll° Louise Delsaux, 167. - JEANNE DE NAvARRE,
par M. Adolphe Jadin. 175. — DECEPTIoN, par
M. Ernest Fouinet, 201. — LEs CINQ soEURs
D’YoRx, par Mº° Fouqueau de Pussy, 208. —
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213. — DU MoNDE ET DE sEs UsAGEs, par Mme la
comtesse de Bradi, 230. — LE DÉvoUEMENT, par
Mme Virginie Prignot, 234. — CoNsTANCE DE
CÉsELLI, par M. Auguste Demonchau, 239. —
DU MoNDE RT DE sEs UsAGEs, par Mme la com
tesse de Bradi, 267. — BERTHE ET RoBERT, par
Mme Piet, 272. - L’ANGE DU DÉvoUEMENT, par
M. Ernest Fouinet, 297. — OcTAv1Us LE CEN
TURIoN, par M. Emile de la Bédollière, 303.
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nest Fouinet, 329. - KARL, par Mme Pauline
TILLE, par Cooper, M"° Edmée de Syva, 101.—
ALLAN CALDERoN de Walter Scott, par la même,
132.— LA FILLE D’HoNNEUR, M"° de Bawr, par la
par Mº° Eugénie Foa. — FANNY FAIRFIELD,
même, 163. — JEANNE DE MoNT FoRT, M. Pitre
par Mll° Louise Delsaux, 369.
Chevalier, par la même, 196. — LE MEMoRIAL
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Voyart, par Mm° Edmée de Syva, 262. —
[[Journal des demoiselles/Hélène et Laurence, Mlle Louise Crombach|{{sc|Hélène et Laurence}}, {{Mlle|Louise Crombach}}]],
par {{Mme|Fouqueau de Pussy}}, {{pli|293|-3}}. — DicTioNNAIRE
DE CoNvERsATIoN, ’ , 321. — CoLoMBA,
M. Mérimée, par Mme Edmée de Syva, 354.
{{Centré|LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE.}}
LE coUcHER DU soLEIL. FRAGMENT ANGLAIs,
traduit par M !° F. R., page 6. — LA PAssIoN,
Manzoni, par M. Antoine de Latour, 37. —
LA PRIERE, Robert Burns, par Mll° F. R., 70. —
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105. — FRAGMENT ANGLAIs, par Mlle F. R., 138.—
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Van-Tenac, 166. — JE NE sUIs JAMAIs sEULE,
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Roland, 334. - L’ÉPREUvE DEs EAUx AMEREs,
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LE REToUR DE L’EMPEREUR, par Victor Hugo,
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— A cELLE QUI NoUs ELEvA, par Antony Des
champs, 1 19. - MA PENsÉE, par Emile Des
champs, 150. - OMNEs FUGERUNT, par Ulric Gu
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215. — LA PRIÈRE AU MATIN , par Mme Marie
Olinde Carpantier, 242. — MoNTE-PINCIo, par
Antony Deschamps, 241. - LA cHAssE, par
Emile Deschamps, 305. — L’ANGE GARDIEN, par
Edouard Gout des Martres, 341. — L’AUToMNE,
par Antony Deschamps, 374.
{{Centré|REVUE DES THÉATRES.}}
— EPITAPHE D’UN cHIEN, lord Byron, par
Mº° F. R., 328. - SoNNET de Pétrarque, par
LA REINE JEANNE, opéra-comique, paroles de
MM. Leuven et Brunswich, musique de MM. Mon
pou et Luigi Bordiese, Mme Fouqueau de Pussy,
25. — LEs NocEs DE GAMACHE, ballet-pantomime
folie, par L. Milon, musique de Lefevre, 54. —
LE GUITARRERo, opéra-comique, paroles de
M. Scribe, musique de M. Halevy, 84. — LE
Mme Pauline Roland, 358.
PENDU, opéra-comique, paroles de MM de Courcy
L’AME D’UNE JEUNE FILLE, Silvio Pellico, par
Mº° Elisa Van-Tenac, 228.— LA CRoIx DU sUD,
mistress Lemans, par Ernest Fouinet, 265. —
DIEU, par MÉTAsTAsE, Mme Pauline Roland, 296.
et Carmouche, 1 19. — LEs DIAMANs DE LA coU
EDUCATION.
L’EsPIoN, par Mº° Alida de Savignac, page 7.
- DU MoNDE ET DE sEs UsAGEs, par Mme la com
tesse de Bradi, 17.— LE RoI AvEUGLE de Uhland,
par M. Eysenbach, 21. — LA KALIssA, par
M"° Eugénie Foa, 40. — LE cHAMP AUx RosIERs,
par M. L. de Mas Latric, 49. — UN RÊvE DE
RoNNE, opéra-comique, paroles de MM. Scribe
et Saint-Georges, musique de M. Auber, par
Mme Edmée de Syva, 150. — LEs FARFADETs,
ballet-pantomime, par MM. Coignard frères,
ballet de M. Laurençon, Mme Fouqueau de
Pussy, 182. - GIsELLE ou LEs WILIs, ballet
fantastique, par MM. Saint-Georges, Théophile<noinclude>
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Page:Sorel - Réflexions sur la violence.djvu/410
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Sixdegrés
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>douteux que certains ordres religieux ont été de très efficaces éducateurs d’héroïsme ; malheureusement, depuis nombre d’années les instituts monastiques
semblent avoir fait de sérieux efforts pour prendre
l’esprit séculier, en vue de mieux réussir auprès des gens du monde. Il résulte de cette nouvelle situation que l’Église manque aujourd’hui des conditions qui ont si longtemps provoqué l’apparition, soutenu l’énergie et popularisé la direction de chefs héroïques ; les conciliateurs n’ont plus à beaucoup craindre les gêneurs.
Les gens sages du catholicisme, comme les gens ''sages''
du monde ouvrier, estiment que, pour améliorer une situation difficile, la meilleure méthode à suivre consiste à se concilier la faveur des puissances politiques ; les collèges ecclésiastiques ont beaucoup contribué à développer dans leur clientèle cet esprit d’intrigue. L’Église a été fort surprise lorsqu’elle a expérimenté à ses dépens
la valeur de cette ''sagesse'' ; le parlement a voté contre
elle beaucoup de lois qui évidemment lui étaient dictées par la franc-maçonnerie ; des jugements fondés sur des considérants bizarres ont été multipliés contre les congrégations ; le public a accueilli, avec une extrême indifférence, les mesures les plus arbitraires ; tous les recours ont été ainsi fermés contre l’activité de l’Anti-église. Les catholiques ont été heureux d’entendre quelques voix éloquentes flétrir les lois injustes ; mais leur indignation s’est écoulée en littérature ; la seule résolution héroïque qu’ils aient été capables de prendre, a été celle de racoler
quelques votes en faveur des {{corr|Sganaralles|Sganarelles}} qui {{tiret|repré|sentent}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fresnel - Œuvres complètes d'Augustin Fresnel tome 1.djvu/290
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Rateeyy
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rateeyy" /></noinclude>{{c|N° XII (C).}}
{{c|NOTE}}
{{c|FRANGES EXTÉRIEURES DES OMBRES DES CORPS TRÈS-ÉTROITS<ref>Cette note doit être regardée comme un supplément aux considérations présentées dans les paragraphes 25 à 28 du Mémoire couronné sur la diffraction (N° XIV).</ref>.}}
{{séparateur}}
En décrivant plusieurs expériences, qui prouvent que les franges extérieures ne peuvent être produites par le seul concours des rayons directs et des rayons infléchis sur le bord de l’écran, j’ai oublié de citer le phénomène qu’on observe quand l’écran est très-étroit : c’est qu’à une certaine distance les franges extérieures deviennent beaucoup plus pâles que celles qui entourent les ombres des corps larges, et qu’en s’éloignant encore davantage on finit par ne plus les apercevoir, quelle que soit d’ailleurs l’épaisseur de cet écran, c’est-à-dire l’étendue de la surface réfléchissante. On peut faire cette expérience avec une feuille métallique très-mince, dirigée bien exactement sur le point lumineux dans le sens de sa largeur ; alors on verra que ses franges extérieures deviennent, à une distance suffisante, incomparablement plus faibles que celles qui sont produites par le fil d’un rasoir, par exemple, quoique cette feuille métallique présente aux rayons tangents une surface beaucoup plus étendue.
On ne peut pas attribuer cet affaiblissement progressif des franges au concours des rayons infléchis par l’autre bord de l’écran très-étroit : car lorsqu’on s’en éloigne beaucoup, les rayons qui viennent des deux bords se trouvent sensiblement d’accord dans leurs vibrations, à cause du peu de largeur de l’écran, et leurs effets sur les rayons directs doivent s’ajouter au lieu de s’affaiblir mutuellement.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rateeyy
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rateeyy" /></noinclude>{{c|N° XII (C).}}
{{c|NOTE}}
{{c|SUR LES FRANGES EXTÉRIEURES DES OMBRES DES CORPS TRÈS-ÉTROITS<ref>Cette note doit être regardée comme un supplément aux considérations présentées dans les paragraphes 25 à 28 du Mémoire couronné sur la diffraction (N° XIV).</ref>.}}
{{séparateur}}
En décrivant plusieurs expériences, qui prouvent que les franges extérieures ne peuvent être produites par le seul concours des rayons directs et des rayons infléchis sur le bord de l’écran, j’ai oublié de citer le phénomène qu’on observe quand l’écran est très-étroit : c’est qu’à une certaine distance les franges extérieures deviennent beaucoup plus pâles que celles qui entourent les ombres des corps larges, et qu’en s’éloignant encore davantage on finit par ne plus les apercevoir, quelle que soit d’ailleurs l’épaisseur de cet écran, c’est-à-dire l’étendue de la surface réfléchissante. On peut faire cette expérience avec une feuille métallique très-mince, dirigée bien exactement sur le point lumineux dans le sens de sa largeur ; alors on verra que ses franges extérieures deviennent, à une distance suffisante, incomparablement plus faibles que celles qui sont produites par le fil d’un rasoir, par exemple, quoique cette feuille métallique présente aux rayons tangents une surface beaucoup plus étendue.
On ne peut pas attribuer cet affaiblissement progressif des franges au concours des rayons infléchis par l’autre bord de l’écran très-étroit : car lorsqu’on s’en éloigne beaucoup, les rayons qui viennent des deux bords se trouvent sensiblement d’accord dans leurs vibrations, à cause du peu de largeur de l’écran, et leurs effets sur les rayons directs doivent s’ajouter au lieu de s’affaiblir mutuellement.<noinclude>
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Sixdegrés
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/* Validée */ À Propos de Sport et non "À Propos de Sports"
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<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" /></noinclude><nowiki />
{{t2|'''''{{souligner|À Propos de Sport}}'''''|align=right}}
Je vais, avec votre permission, vous parler un peu de sport. Ne craignez ni le mot ni la chose. Le mot est d’origine française,
il vient de « desport », de « desporter »
qui veut dire : exercer ; la chose est des plus agréables et des plus salutaires.
Le dictionnaire la définit ainsi : « Culture, pratique de certaines occupations ayant le caractère d’un divertissement en même temps que celui d’un exercice de nature à développer à la fois la puissance physique de l’homme et certaines de ses qualités intellectuelles ».
Voilà qui est bien, mais qui n’est pas complet. Il faudrait ajouter à la définition : « Moyen sûr et commode pour les banquistes (fakers) d’exploiter leurs contemporains ».
Dans ce domaine, comme dans tous les autres, il y a une foule de gens dits « pratiques », qui réussissent à faire prévaloir leur principe du « biziness is biziness ».
Chez les Canadiens de langue française, ils font mousser le patriotisme en criant<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Feydeau - Monsieur chasse !.djvu/65
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Lorlam
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Nec
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" /></noinclude>appartement et de son cœur et, depuis, je vais la voir tous les dimanches… quand je ne suis pas consigné.
{{personnage|Moricet|c}}
Ha ! ha !
{{personnage|Gontran|c}}
…Comme dimanche dernier, par exemple. {{di|(Brusquement.)}} Pristi ! et mon télégramme que j’oubliais pour la prévenir de ma visite ce soir. {{di|(Il fouille dans la poche intérieure de son veston.)}} Va-t-elle être heureuse !… quinze jours d’abstinence… parce que le vieux, n’est-ce pas… {{di|(Tirant son portefeuille.)}} Où l’ai-je fourré ? {{di|(Tirant un papier de son portefeuille.)}} Non, c’est pas ça… ça tenez, c’est une garantie que j’apporte à mon oncle s’il veut me prêter mes cinq cents francs !
{{personnage|Moricet|c}}
Ah ! si vous donnez des garanties…
{{personnageD|Gontran|c|avec une importance comique}}
Mais, dame ! {{di|({{Nec|Ton}} naturel.)}} C’est un effet que j’ai préparé à tout hasard.
{{personnageD|Moricet|c|prenant le papier et lisant, pendant que Gontran continue à explorer son portefeuille.}}
« Au jour de ma majorité, je paierai à mon oncle Duchotel, la somme de cinq cents francs, valeur reçue comptant. » {{di|(Hochant la tête et après un temps.)}} C’est ça la garantie ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Annales de pomologie belge et étrangère/Fraise Lorio
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Cantons-de-l'Est
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Mea culpa.
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wikitext
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[[Catégorie:Cultivar de fraisier]]
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" />{{nr|390|NAPOLÉON À SAINTE-HÉLÈNE|}}</noinclude>terminé l’achat. Le général Gourgaud regarde
Longwood comme la situation la mieux adaptée à
la surveillance… »
Les ordres de Bathurst sont exécutés le 25{{Lié}}juillet.
O’Meara reçoit l’ordre de quitter Longwood
sur-le-champ. L’Empereur est en plein traitement ;
n’importe. D’ailleurs le gouverneur a envoyé un
homme à lui, le docteur Verling, pour prendre le
service d’O’Meara. Celui-ci, violant la consigne,
pénètre chez Napoléon, lui donne quelques vagues
indications sur sa santé, reçoit ses instructions,
une note pour l’impératrice Marie-Louise, des
ordres précis au sujet de la publication qu’on
devra faire des lettres que les souverains lui ont
jadis adressées et qu’il a gardées comme une arme
suprême<ref>
Je me permets de renvoyer le lecteur, pour l’affaire des
''Lettres des Souverains à Napoléon'', à mon livre : {{sc|Autour de
Sainte-Hélène}}, tome II, p. 177 à 215. J’ai mis là tout ce que j’ai
trouvé ''jusqu’ici'' sur la question.</ref>.
Depuis le 5{{Lié}}janvier où Lowe a déjà voulu
l’expulser, ne s’arrêtant que devant une crise dont
l’Empereur avait été atteint, le docteur est en possession
d’un bon de cent mille francs payable par
le prince Eugène ou par le roi Joseph. Son sort
est assuré ; il le fut bien plus amplement par les
Bonaparte ; mais au moins, s’efforça-t-il de gagner
son argent. Arrivé à Londres vers la mi-septembre,
il s’empressa de communiquer les faits dont il avait
été témoin. « Je pense, écrivait-il le 28{{Lié}}octobre au<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Masson – Napoléon à Sainte-Hélène.pdf/409
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" />{{nr||RENVOI D’O’MEARÀ |391}}</noinclude>secrétaire de l’Amirauté, que la vie de Napoléon
est en danger, s’il réside plus longtemps dans un
climat tel que celui de Sainte-Hélène, surtout si les
périls de ce séjour sont aggravés par la continuité
de ces contrariétés et de ces violations auxquelles
il a été jusqu’à présent assujetti et dont la nature
de sa maladie le rend particulièrement susceptible
d’être affecté. » En manière de réponse, l’Amirauté
l’informa, le 2{{Lié}}novembre, que son nom était rayé
de la liste des chirurgiens de la Marine. Attribuant,
non sans raison apparente, ses disgrâces à Lowe,
et provoqué en quelque façon par un pamphlet
officieux certainement émané des entours du
ministère des Colonies et intitulé : ''Facts illustrative''
''of the treatment of Napoleon Bonaparte at''
''St. Helena'', il publia, dans les premiers jours de
1819, chez Ridgway, un volume intitulé : ''Exposition''
''of some of the transactions that have taken''
''place at St. Helena since the appointment of Sir''
''Hudson Lowe as governor of that Island'', où des
documents bien choisis chargeaient le gouverneur
d’une façon singulièrement pénible. Traduit immédiatement
en français et publié à Paris en juillet,
ce livre avait eu en Angleterre un immense retentissement,
et le ministère n’avait ni pu le démentir,
ni osé le poursuivre. « Les verdicts de Londres
sont très incertains, écrivait Lord Balhurst à Lowe.
Dans l’état des choses, ajoutait-il, vous aurez la
satisfaction de voir qu’après toutes leurs publications
et leurs menaces, personne n’a osé ouvrir la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Masson – Napoléon à Sainte-Hélène.pdf/410
104
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" />{{nr|392|NAPOLÉON À SAINTE-HÉLÈNE|}}</noinclude>bouche dans le parlement en faveur de Buonaparte. »
Cela, en effet, répondait à tout, et il n’est
point d’autre morale pour un parlementaire que
d’avoir la majorité.
Les efforts d’O’Meara semblent bien s’être
arrêtés là. Il publia, cette fois sous son nom, en
février{{Lié}}1820, le tome IX des ''Historical Memoirs of Napoleon'',
qui lui furent apportés en octobre, de
Sainte-Hélène, par un Anglais auquel on donna
10.000{{Lié}}francs pour sa commission : ce n’était rien
d’autre qu’une version différente et définitive de
cette ''Campagne de 1815'', dont Gourgaud avait,
malgré l’Empereur, emporté un brouillon mis au
net et publié par lui dès 1818. Ce qui rend la publication
d’O’Meara intéressante, c’est que l’Empereur,
bien qu’il ignorât qu’il dût à Gourgaud toutes
les persécutions qu’il essuyait, avait tenu expressément
à lui infliger un démenti par l’expédition
et la publication d’un texte authentique de la ''Campagne de 1815''.
La forme adoptée pour la publication,
l’apposition sur le titre des armoiries impériales,
l’annonce que les huit premiers livres de
ces ''Mémoires historiques'' paraîtraient sous peu de
semaines, tout proclamait l’authenticité de cette
édition et infirmait celle de Gourgaud, demeurée
pourtant la plus, et même la seule connue.
L’effet produit fut médiocre. Ce que le public
attendait de l’Empereur ce n’étaient point des
récits historiques d’une sécheresse voulue, d’une
aridité stratégique, dépouillés de toute anecdote et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Masson – Napoléon à Sainte-Hélène.pdf/411
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" />{{nr||MANUSCRIT VENU DE SAINTE-HÉLÈNE|393}}</noinclude>de toute conclusion ; non plus des controverses au
sujet des fournitures et des provisions à Sainte-Hélène,
de telle ou telle restriction aux promenades
sur un terrain inconnu, mais une vue d’ensemble,
une sorte de confession, tout le moins d’explication,
de révélation : une telle destinée posait une
énigme dont on voulait le secret, et c’est pourquoi,
en même temps que le public faisait un médiocre
accueil aux publications réellement émanées de
Sainte-Hélène, — fût-ce à ce ''Manuscrit de l’île d’Elbe'',
où abondaient sur les Bourbons les aperçus
ingénieux et puissants, — il s’était précipité sur ce
''Manuscrit venu de Sainte-Hélène d’une manière''
''inconnue'' ; pourquoi sa curiosité ne se trouvait
point satisfaite par les éditions qu’on {{Corr|multiplait|multipliait}} en
Angleterre, en Belgique, même en France ; pourquoi
des milliers et des milliers de fidèles s’évertuaient
à copier ce médiocre pamphlet. Tout y était
manqué comme pastiche, le style et les idées ;
mais, sous une forme accessible, en peu de pages
d’une allure vive et décidée, s’y trouvaient formulées
les appréciations qu’on attendait et qui
plaisaient parce qu’elles confirmaient des opinions
acquises. L’Empereur avait si bien compris que le
''Manuscrit venu de Sainte-Hélène'' emporterait tout
et qu’il créerait une légende particulièrement
tenace, qu’il avait spécialement chargé O’Meara de
publier les ''Raisons dictées en réponse à cette question :''
''La publication intitulée « Le Manuscrit de''
''Sainte-Hélène », imprimée à Londres en 1817'', {{tiret|''est-|elle''}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Masson – Napoléon à Sainte-Hélène.pdf/412
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" />{{nr|394|NAPOLÉON À SAINTE-HÉLÈNE|}}</noinclude>''{{tiret2|est-|elle}}'' ''l’œuvre de Napoléon ou non ?'' Cette réponse
fut publiée pour la première fois à la suite des
''Historical Memoirs, Book IX'', en 1820. L’édition française
parue sous le titre : ''Mémoires pour servir à l’histoire de France en 1815'',
ne les contint pas. Le
général Gourgaud s’autorisa sans doute de ce
qu’elles avaient paru à la suite d’un ouvrage presque
semblable à celui qu’il avait emporté de Sainte-Hélène
pour les prendre à son compte et les
publier en 1821, sous le titre : ''Le Manuscrit de''
''Sainte-Hélène, publié pour la première fois avec les''
''notes de Napoléon''.
{{Astérisme|120%}}
O’Meara avait piteusement échoué dans ses tentatives
pour obtenir quelque allégement à la captivité
de l’Empereur, surtout ce que Napoléon
souhaitait davantage : le changement du gouverneur,
l’éloignement d’Hudson Lowe. Comment
n’aurait-il point échoué ? Les seules cartes qu’il
pût jouer étaient la santé de l’Empereur et l’impossibilité
matérielle qu’il s’évadât. Le général Gourgaud
venait d’affirmer que l’Empereur n’avait jamais
été mieux portant et qu’il pouvait sortir de Sainte-Hélène
quand il lui plairait. Désormais, à toute
demande, à toute plainte, la réponse est prête :
l’Empereur n’est pas malade. Ce pourquoi Lowe
trouve inutile qu’il ait son médecin. Il a posté à
Longwood, dans l’ancien logement d’O’Meara, son<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="1" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude><noinclude>{| {{ts|095%|bc|lh130}}
|-
| width=48% {{ts|pr1.5|br1|vat}} | veautés proclament qu’ils débitent des ''marchandises sèches'' ({{lang|en|dry goods}}) : ce qui fait supposer tout naturellement que leurs voisins vendent des marchandises mouillées. Les commis-marchands vous présentent des gants de ''{{lang|en|kid}}'', et s’offrent à les ''{{lang|en|stretcher}}''. Ils veulent vous vendre un ''{{lang|en|scarf}}'', un ''{{lang|en|cloud}}'', des ''{{lang|en|hoops}}'', au plus bas prix, pour du ''{{lang|en|cash}}'', parce qu’ils ''clairent'' leur magasin et vident leur ''{{lang|en|stock}}''. Ils affichent parfois dans leurs vitrages des placards impayables ; tout le monde a vu celui-ci : ''Grande vente pour vider''. Les marchands de farine exposent à vos yeux des ''simples'' (pour ''{{lang|en|samples}}'', échantillons) de leurs produits.<br>{{em}}Il est entre bien d’autres, une tournure de phrase dont les || width=48% {{ts|pl1.0|vat}} | clament négociants en marchandises sèches « {{lang|en|dry goods}} », ce qui doit sembler à un étranger l’indice d’une manœuvre déloyale, d’un parti pris de ''déprimer'' les denrées du voisin. Les mêmes vous présentent des gants de ''{{lang|en|kid}}'' et s’offrent à les ''{{lang|en|stretcher}}'' ; ils vous proposent une ''{{lang|en|scarf}}'', un ''{{lang|en|cloud}}'', des ''{{lang|en|hoops}}'', qu’ils vous ''chargeront'' au plus juste prix pour du ''{{lang|en|cash}}'', parce qu’ils ''clairent'' leur magasin et vident leur ''{{lang|en|stock}}''. Jetez plutôt les yeux sur leurs ''{{lang|en|bills}}'' affichés à leurs carreaux : ''Grande vente pour vider''. Les marchands de fleur de farine (c’est-à-dire en anglais ''{{lang|en|flour}}'') exposent à votre vue des ''simples'', c’est-à-dire des échantillons (''{{lang|en|samples}}''), des produits du pays…<br>{{em}}Au palais de justice, dans la Chambre des
|}</noinclude>
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|-
| width=48% {{ts|pr1.5|br1|vat}} | {{em}}Ainsi, les marchands tailleurs vous demandent si vous voulez que votre pantalon soit ''{{lang|en|tight}}'' ou ''{{lang|en|loose}}'' ; les marchands de ♣ nouveautés proclament qu’ils débitent des ''marchandises sèches'' ({{lang|en|dry goods}}) : ce qui fait supposer tout naturellement que leurs voisins vendent des marchandises mouillées. Les commis-marchands vous présentent des gants de ''{{lang|en|kid}}'', et s’offrent à les ''{{lang|en|stretcher}}''. Ils veulent vous vendre un ''{{lang|en|scarf}}'', un ''{{lang|en|cloud}}'', des ''{{lang|en|hoops}}'', au plus bas prix, pour du ''{{lang|en|cash}}'', parce qu’ils ''clairent'' leur magasin et vident leur ''{{lang|en|stock}}''. Ils affichent parfois dans leurs vitrages des placards impayables ; tout le monde a vu celui-ci : ''Grande vente pour vider''. Les marchands de farine exposent à vos yeux des ''simples'' (pour ''{{lang|en|samples}}'', échantillons) de leurs produits.<br>{{em}}Il est entre bien d’autres, une tournure de phrase dont les || width=48% {{ts|pl1.0|vat}} | {{em}}Les tailleurs vous demanderont si vous désirez que votre pantalon soit ''{{lang|en|tight}}'' ou ''{{lang|en|loose}}''… Les marchands de nouveautés se ♣ proclament négociants en marchandises sèches « {{lang|en|dry goods}} », ce qui doit sembler à un étranger l’indice d’une manœuvre déloyale, d’un parti pris de ''déprimer'' les denrées du voisin. Les mêmes vous présentent des gants de ''{{lang|en|kid}}'' et s’offrent à les ''{{lang|en|stretcher}}'' ; ils vous proposent une ''{{lang|en|scarf}}'', un ''{{lang|en|cloud}}'', des ''{{lang|en|hoops}}'', qu’ils vous ''chargeront'' au plus juste prix pour du ''{{lang|en|cash}}'', parce qu’ils ''clairent'' leur magasin et vident leur ''{{lang|en|stock}}''. Jetez plutôt les yeux sur leurs ''{{lang|en|bills}}'' affichés à leurs carreaux : ''Grande vente pour vider''. Les marchands de fleur de farine (c’est-à-dire en anglais ''{{lang|en|flour}}'') exposent à votre vue des ''simples'', c’est-à-dire des échantillons (''{{lang|en|samples}}''), des produits du pays…<br>{{em}}Au palais de justice, dans la Chambre des
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Raymonde Lanthier
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| width=48% {{ts|pr1.5|br1|vat}} | {{em}}Ainsi, les marchands tailleurs vous demandent si vous voulez que votre pantalon soit ''{{lang|en|tight}}'' ou ''{{lang|en|loose}}'' ; les marchands de ♣ nouveautés proclament qu’ils débitent des ''marchandises sèches'' ({{lang|en|dry goods}}) : ce qui fait supposer tout naturellement que leurs voisins vendent des marchandises mouillées. Les commis-marchands vous présentent des gants de ''{{lang|en|kid}}'', et s’offrent à les ''{{lang|en|stretcher}}''. Ils veulent vous vendre un ''{{lang|en|scarf}}'', un ''{{lang|en|cloud}}'', des ''{{lang|en|hoops}}'', au plus bas prix, pour du ''{{lang|en|cash}}'', parce qu’ils ''clairent'' leur magasin et vident leur ''{{lang|en|stock}}''. Ils affichent parfois dans leurs vitrages des placards impayables ; tout le monde a vu celui-ci : ''Grande vente pour vider''. Les marchands de farine exposent à vos yeux des ''simples'' (pour ''{{lang|en|samples}}'', échantillons) de leurs produits.<br>{{em}}Il est entre bien d’autres, une tournure de phrase dont les ♥ avocats abusent singulièrement et qu’ils devraient bien une fois pour toutes, bannir de leurs locutions judiciaires. À tous moments, vous les entendrez s’écrier : « Vos honneurs ''savez'', vos honneurs ''comprenez'' ». La construction gram­maticale exigerait certainement : « Vos honneurs savent, vos honneurs comprennent ». Le verbe ''voir'', paraît-il, à la troisième personne du singulier du futur présent, accolé au mot « Votre honneur » aurait une consonnance désagréable pour l’oreille !… Je n’en dirai pas plus à l’adresse de nos avocats… lorsque vous avez le malheur de leur déplaire, rien ne les embarrasse moins que de vous ''capiasser''.|| width=48% {{ts|pl1.0|vat}} | {{em}}Les tailleurs vous demanderont si vous désirez que votre pantalon soit ''{{lang|en|tight}}'' ou ''{{lang|en|loose}}''… Les marchands de nouveautés se ♣ proclament négociants en marchandises sèches « {{lang|en|dry goods}} », ce qui doit sembler à un étranger l’indice d’une manœuvre déloyale, d’un parti pris de ''déprimer'' les denrées du voisin. Les mêmes vous présentent des gants de ''{{lang|en|kid}}'' et s’offrent à les ''{{lang|en|stretcher}}'' ; ils vous proposent une ''{{lang|en|scarf}}'', un ''{{lang|en|cloud}}'', des ''{{lang|en|hoops}}'', qu’ils vous ''chargeront'' au plus juste prix pour du ''{{lang|en|cash}}'', parce qu’ils ''clairent'' leur magasin et vident leur ''{{lang|en|stock}}''. Jetez plutôt les yeux sur leurs ''{{lang|en|bills}}'' affichés à leurs carreaux : ''Grande vente pour vider''. Les marchands de fleur de farine (c’est-à-dire en anglais ''{{lang|en|flour}}'') exposent à votre vue des ''simples'', c’est-à-dire des échantillons (''{{lang|en|samples}}''), des produits du pays…<br>{{em}}Au palais de justice, dans la Chambre des ♥ Communes d’Ottawa ou dans les Chambres locales, on emploie nombre de locutions réprouvées par la grammaire française. À n’en citer qu’une seule, les orateurs disent à tout moment : « Vos honneurs savez, vos honneurs comprenez, » au lieu de « Vos honneurs savent, vos honneurs comprennent. » Un avocat facétieux auquel je signalais un pareil solécisme, cherchait à le justifier en m’objectant le scandale qui arriverait si, s’adressant à un législateur ou à un magistrat, un orateur ou un membre du barreau lui disait « Votre Honneur verra. » Il y aurait, ajoutait-il en riant, de quoi le ''capiasser''.
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| width=48% {{ts|pr1.5|br1|vat}} |avocats abusent singulièrement et qu’ils devraient bien une fois pour toutes, bannir de leurs locutions judiciaires. À tous moments, vous les entendrez s’écrier : « Vos honneurs ''savez'', vos honneurs ''comprenez'' ». La construction gram­maticale exigerait certainement : « Vos honneurs savent, vos honneurs comprennent ». Le verbe ''voir'', paraît-il, à la troisième personne du singulier du futur présent, accolé au mot « Votre honneur » aurait une consonnance désagréable pour l’oreille !… Je n’en dirai pas plus à l’adresse de nos avocats… lorsque vous avez le malheur de leur déplaire, rien ne les embarrasse moins que de vous ''capiasser''.|| width=48% {{ts|pl1.0|vat}} | Communes d’Ottawa ou dans les Chambres locales, on emploie nombre de locutions réprouvées par la grammaire française. À n’en citer qu’une seule, les orateurs disent à tout moment : « Vos honneurs savez, vos honneurs comprenez, » au lieu de « Vos honneurs savent, vos honneurs comprennent. » Un avocat facétieux auquel je signalais un pareil solécisme, cherchait à le justifier en m’objectant le scandale qui arriverait si, s’adressant à un législateur ou à un magistrat, un orateur ou un membre du barreau lui disait « Votre Honneur verra. » Il y aurait, ajoutait-il en riant, de quoi le ''capiasser''.
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{{em}}Et ainsi de suite ; tout le travail de {{M.|{{nec|LaRue}}}} y passe. La seule différence entre les<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>cher du soulagement dans la prière. Mais il est des moments où l'âme ne peut s’élever sans aide aux pensées
religieuses. Elle l’éprouvait quelquefois ; alors elle sentait combien la France est pauvre en livres de piété. Dès
qu’elle eut compris ce besoin, essayant de le satisfaire,
elle composa les ''Consolations chrétiennes'' (1 vol. in-18,
1825), dont elle prépare en ce moment la troisième
édition.
Mais précisément parce qu’elle était pieuse, elle ressentait une plus vive indignation au récit des excès du
fanatisme. On venait de rétablir l’inquisition en Espagne. A cette nouvelle, elle écrivit de verve un poëme en quatre chants, destiné à stigmatiser les crimes de ces bourreaux religieux (t vol. in-18, 1824) ; et le caractère de cet écrit fut énergiquement signalé par cette épigraphe empruntée aux livres saints : ''Je parlerai dans l’amertume de mon âme ; car le Seigneur a en abomination l’homme sanguinaire et trompeur''. Mais alors on était en pleine censure. Le préfet de police, M. de Laveau, refusa la permission d’afficher l’inquisition ; les articles dans lesquels
les journaux en parlaient, furent impitoyablement biffés.
Les bons vers que renfermait l’ouvrage ne purent le
faire triompher de cette proscription.
Un dernier roman suivit de près ''l’Inquisition''. Dans
''Bethsali'' (4 vol. in-18, 1825), {{Mme}} Celnart s’attache à
peindre la chute de Jérusalem, la lutte du vieux monde
romain contre le vieux judaïsme, au sein duquel est né
une religion nouvelle. Cet ouvrage, un des meilleurs que
l'auteur ait publiés, fait connaître mieux que tout autre
les mœurs juives et les mœurs romaines au temps de
Véspasien. Il est toujours curieux et attachant, souvent
élevé, et se termine par un tableau plein tout ensemble
de profondeur et de poésie, résumant toute la pensée
de l'ouvrage : un Romain et une Juive s’unissant au pied<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:La Sainte Bible, trad. Segond.djvu/215
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>se plaça dans un sentier entre les vignes ; il y avait un mur de chaque côté.
{{verset|22|25}}L’ânesse vit l’ange de l’Éternel ; elle se serra contre le mur, et pressa le pied de Balaam contre le mur.
Balaam la frappa de nouveau.
{{verset|22|26}}L’ange de l’Éternel passa plus loin, et se plaça dans un lieu où il n’y avait point d’espace pour se détourner à droite ou à gauche.
{{verset|22|27}}L’ânesse vit l’ange de l’Éternel, et elle s’abattit sous Balaam.
La colère de Balaam s’enflamma, et il frappa l’ânesse avec un bâton.
{{verset|22|28}}L’Éternel ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Balaam :
Que t’ai je fait, pour que tu m’aies frappée déjà trois fois ?
{{verset|22|29}}Balaam répondit à l’ânesse :
C’est parce que tu t’es moquée de moi ; si j’avais une épée dans la main, je te tuerais à l’instant.
{{verset|22|30}}L’ânesse dit à Balaam :
Ne suis-je pas ton ânesse, que tu as de tout temps montée jusqu’à ce jour ?
Ai-je l’habitude de te faire ainsi ?
Et il répondit : Non.
{{verset|22|31}}L’Éternel ouvrit les yeux de Balaam, et Balaam vit l’ange de l’Éternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans la main ; et il s’inclina, et se prosterna sur son visage.
{{verset|22|32}}L’ange de l’Éternel lui dit :
Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois ?
Voici, je suis sorti pour te résister, car c’est un chemin de perdition qui est devant moi.
{{verset|22|33}}L’ânesse m’a vu, et elle s’est détournée devant moi déjà trois fois ; si elle ne fût pas détournée de moi, je t’aurais même tué, et je lui aurais laissé la vie.
{{verset|22|34}}Balaam dit à l’ange de l’Éternel :
J’ai péché, car je ne savais pas que tu te fusses placé au-devant de moi sur le chemin ; et maintenant, si tu me désapprouves, je m’en retournerai.
{{verset|22|35}}L’ange de l’Éternel dit à Balaam :
Va avec ces hommes ; mais tu ne feras que répéter les paroles que je te dirai.
Et Balaam alla avec les chefs de Balak.
{{verset|22|36}}Balak apprit que Balaam arrivait, et il sortit à sa rencontre jusqu’à la ville de Moab qui est sur la limite de l’Arnon, à l’extrême frontière.
{{verset|22|37}}Balak dit à Balaam :
N’ai-je pas envoyé auprès de toi pour t’appeler ?
Pourquoi n’es-tu pas venu vers moi ?
Ne puis-je donc pas te traiter avec honneur ?
{{verset|22|38}}Balaam dit à Balak :
Voici, je suis venu vers toi ; maintenant, me sera-t-il permis de dire quoi que ce soit ?
Je dirai les paroles que Dieu mettra dans ma bouche.
{{verset|22|39}}Balaam alla avec Balak, et ils arrivèrent à Kirjath-Hutsoth.
{{verset|22|40}}Balak sacrifia des bœufs et des brebis, et il en envoya à Balaam et aux chefs qui étaient avec lui.
{{verset|22|41}}Le matin, Balak prit Balaam, et le fit monter à Bamoth Baal, d’où Balaam vit une partie du peuple<ref>Du peuple d’Israël</ref>.
'''''Chap. XXIII.''''' {{verset|23|1}} Balaam dit à Balak :
Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers.
{{verset|23|2}}Balak fit ce que Balaam avait dit ; et Balak et Balaam offrirent un taureau et un bélier sur chaque autel.
{{verset|23|3}}Balaam dit à Balak :
Tiens-toi près de ton holocauste, et je m’éloignerai ; peut-être que l’Éternel viendra à ma rencontre, et je te dirai ce qu’il me révélera.
Et il alla sur un lieu élevé.
{{verset|23|4}}Dieu vint au-devant de Balaam, et Balaam lui dit :
J’ai dressé sept autels, et j’ai offert un taureau et un bélier sur chaque autel.
{{verset|23|5}}L’Éternel mit des paroles dans la bouche de Balaam, et dit :
Retourne vers Balak, et tu parleras ainsi.
{{verset|23|6}}Il retourna vers lui ; et voici, Balak se tenait près de son holocauste, lui et tous les chefs de Moab.
{{verset|23|7}}Balaam prononça son oracle, et dit :
{{poem|
Balak m’a fait descendre d’Aram<ref>''Aram'', ici la Mésopotamie.</ref>,
le roi de Moab m’a fait descendre des montagnes de l’Orient. —
|ds|fs=95%|m=1em}}<noinclude>
<references/></div></noinclude>
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{{verset|22|25}}L’ânesse vit l’ange de l’Éternel ; elle se serra contre le mur, et pressa le pied de Balaam contre le mur.
Balaam la frappa de nouveau.
{{verset|22|26}}L’ange de l’Éternel passa plus loin, et se plaça dans un lieu où il n’y avait point d’espace pour se détourner à droite ou à gauche.
{{verset|22|27}}L’ânesse vit l’ange de l’Éternel, et elle s’abattit sous Balaam.
La colère de Balaam s’enflamma, et il frappa l’ânesse avec un bâton.
{{verset|22|28}}L’Éternel ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Balaam :
Que t’ai je fait, pour que tu m’aies frappée déjà trois fois ?
{{verset|22|29}}Balaam répondit à l’ânesse :
C’est parce que tu t’es moquée de moi ; si j’avais une épée dans la main, je te tuerais à l’instant.
{{verset|22|30}}L’ânesse dit à Balaam :
Ne suis-je pas ton ânesse, que tu as de tout temps montée jusqu’à ce jour ?
Ai-je l’habitude de te faire ainsi ?
Et il répondit : Non.
{{verset|22|31}}L’Éternel ouvrit les yeux de Balaam, et Balaam vit l’ange de l’Éternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans la main ; et il s’inclina, et se prosterna sur son visage.
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Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois ?
Voici, je suis sorti pour te résister, car c’est un chemin de perdition qui est devant moi.
{{verset|22|33}}L’ânesse m’a vu, et elle s’est détournée devant moi déjà trois fois ; si elle ne fût pas détournée de moi, je t’aurais même tué, et je lui aurais laissé la vie.
{{verset|22|34}}Balaam dit à l’ange de l’Éternel :
J’ai péché, car je ne savais pas que tu te fusses placé au-devant de moi sur le chemin ; et maintenant, si tu me désapprouves, je m’en retournerai.
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Va avec ces hommes ; mais tu ne feras que répéter les paroles que je te dirai.
Et Balaam alla avec les chefs de Balak.
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Ne puis-je donc pas te traiter avec honneur ?
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'''''Chap. XXIII.''''' {{verset|23|1}} Balaam dit à Balak :
Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>{{poem|{{em|1}}Viens, maudis-moi Jacob !
Viens, sois irrité contre Israël ! —
{{em|2}}{{verset|23|8}}Comment maudirais-je celui que Dieu n’a point maudit ?
{{em|1}}Comment serais-je irrité quand l’Éternel n’est point irrité ?
{{em|2}}{{verset|23|9}}Je le vois du sommet des rochers,
Je le contemple du haut des collines :
{{em|1}}C’est un peuple qui a sa demeure à part,
Et qui ne fait point partie des nations.
{{em|2}}{{verset|23|10}}Qui peut compter la poussière de Jacob,
Et dire le nombre du quart d’Israël ?
{{em|1}}Que je meure de la mort des justes,
Et que ma fin soit semblable à la leur !
|sf|fs=95%|m=1em}}
{{verset|23|11}}Balak dit à Balaam : Que m’as-tu fait ?
Je t’ai pris pour maudire mon ennemi, et voici, tu le bénis !
{{verset|23|12}}Il répondit, et dit : N’aurai-je pas soin de dire ce que l’Éternel met dans ma bouche ?
{{verset|23|13}}Balak lui dit : Viens donc avec moi dans un autre lieu, d’où tu le verras ; tu n’en verras qu’une partie, tu n’en verras pas la totalité. Et de là maudis-le-moi.
{{verset|23|14}}Il le mena au champ de Tsophim, sur le sommet du Pisga ; il bâtit sept autels, et offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.
{{verset|23|15}}Balaam dit à Balak : Tiens-toi ici, près de ton holocauste, et j’irai à la rencontre de Dieu.
{{verset|23|16}}L’Éternel vint au-devant de Balaam ; il mit des paroles dans sa bouche, et dit :
Retourne vers Balak, et tu parleras ainsi.
{{verset|23|17}}Il retourna vers lui ; et voici, Balak se tenait près de son holocauste, avec les chefs de Moab. Balak lui dit : Qu’est-ce que l’Éternel a dit ?
{{verset|23|18}}Balaam prononça son oracle, et dit :
{{poem|
Lève-toi, Balak, écoute !
Prête-moi l’oreille, fils de Tsippor !
Dieu n’est point un homme pour mentir,
ni fils d’un homme pour se repentir.
Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas ?
Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-t il pas ?
Voici, j’ai reçu l’ordre de bénir :
Il a béni, je ne le révoquerai point.
Il n’aperçoit point d’iniquité en Jacob,
il ne voit point d’injustice en Israël ;
L’Éternel, son Dieu, est avec lui,
il est son roi, l’objet de son allégresse.
Dieu les a fait sortir d’Égypte,
il est pour eux comme la vigueur du buffle.
L’enchantement ne peut rien contre Jacob,
ni la divination contre Israël ;
au temps marqué, il sera dit à Jacob
et à Israël : Quelle est l’œuvre de Dieu.
C’est un peuple qui se lève comme une lionne,
et qui se dresse comme un lion ;
il ne se couche point jusqu’à ce qu’il ait dévoré la proie,
et qu’il ait bu le sang des blessés.
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VIGNERON
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Sixdegrés
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<noinclude><pagequality level="4" user="Didieram" />{{nr||— 36 —|}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki />
Je fais signe à ma petite amie de se taire. La foule nous hue. On crie : « Kiki ! » Je disparais sous la porte cochère. Au seuil de l’appartement, Marie-Louise couvre de baisers le colley blond qui s’en va ensuite tranquillement s’asseoir devant le feu, en me regardant d’un air farce.
— Où a-t-il été ? s’écrie Marie-Louise. Il est dégoûtant ! Il sent mauvais ! Tu ne pouvais pas faire attention {{Corr||?}} Ah ! je te le confierai, mon chien ! Tu ameutes tout le quartier. Pour qui va-t-on me prendre ? Tout ça, c’est parce que tu l’as attaché. Je t’avais dit de le laisser en liberté.
— Je t’assure que je ne mérite pas…
— Tais-toi, tu m’agaces. Tu n’es propre à rien. Tu ne sais pas faire œuvre de tes dix doigts.
— Ingrate.
— Va-t’en. Je ne veux plus te voir. J’en ai assez de toi. D’abord, tu te moques toujours de moi.
— Alors, c’est… adieu ?
— Oui. Ah ! avant de t’en aller, écoute un peu : tu vas passer rendre des coupons de pongée. Et tu me rapporteras la réponse demain, pas le matin, j’ai le commandant ; demain, vers… cinq heures.
— Je croyais que c’était fini, nous deux…
— Oh ! que tu es agaçant. Tu me taquines toujours, et tu ne comprends rien.
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<section begin="s2"/>{{brn|1}}
{{t3|{{corr|XI|{{rom-maj|XII|12}}}}}}
{{brn|1.5}}
<nowiki />
Quelquefois, à minuit, en mettant les housses sur les fauteuils, les ouvreuses du théâtre de Marie-Louise — Malou — découvrent de drôles de choses : des jarretelles cassées, des boîtes de bonbons, des peignes de femme : on s’agite beaucoup, dans le petit théâtre de Malou.
Voici la lettre qu’on a trouvée, l’autre soir, sur le tapis d’une loge :
{{interligne}}
<nowiki />
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Banville - Dans la fournaise, 1892.djvu/25
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{{t3|LA BÊTE}}
<poem>
Paris, toujours expert dans l’art de louanger,
A reçu je ne sais quel sublime étranger :
Il n’importe, un grand-duc, un roi, quelque lord-maire,
Un des triomphateurs heureux que la Chimère
Baise avec frénésie et qui sortent des rangs,
Premiers rôles parmi les vagues figurants.
Or le chef de l’État, pour fêter sa fortune,
A voulu que ce soir l’Opéra donnât une
Représentation superbe de gala,
Et tout fut pour le mieux, car on se régala
Des chanteurs dont la voix est le moins enrouée.
C’est fini, maintenant, et la farce est jouée,
Et rois, danseuses, peuple en criant accouru,
Tout est rentré dans l’ombre et tout a disparu
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Banville - Dans la fournaise, 1892.djvu/26
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Et l’on a rangé, las de leurs ardentes luttes,
Les violons pleurants, les tambours et les flûtes.
La plainte des hautbois pensifs, le chant des cors
Se sont tus, et l’on a retourné les décors
Où l’on vit parader le ténor et l’étoile,
Et sur la scène obscure on a levé la toile.
{{em|1}}Maintenant le troupeau des invités descend
L’escalier monstrueux, énorme, incandescent,
Brillant comme le feu dans la rouge fournaise,
Dont l’enchevêtrement eût charmé Véronèse.
Les balustres d’onyx élancés et rampants
Se croisent là, pareils à des nœuds de serpents ;
Les feux des chandeliers frémissants et des lustres
Se reflètent parmi les rougeurs des balustres ;
Les marches semblent fuir au loin vers les sommets
D’une étrange Babel qu’on ne verra jamais.
Lumineux, au-dessus des foules prosaïques
L’avant-foyer étend l’or de ses mosaïques.
{{em|1}}Le chœur des invités descend. Les diamants
Sur tout ce monde heureux jettent leurs feux charmants.
Comme le printems fou des campagnes fleuries,
Les uniformes sont couverts de broderies,
Et des balcons de bronze et des longs promenoirs
S’écoule avec lenteur le flot des habits noirs,
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Qui défilent devant les marbres des pilastres,
Éclatants de rubans, tout éclaboussés d’astres ;
Et dans ce tourbillon, les rires ingénus,
Les bras nus, les beaux cous de neige, les seins nus,
Les regards de pervenche où sommeillent des âmes,
Les épaules où les colliers jettent des flammes,
Les robes où frémit la dentelle d’argent
Passent dans le triomphe et dans l’éclair changeant.
L’œil ébloui croit voir un cortège de reines
Laissant sur l’escalier flotter leurs longues traînes,
Et toutes ces beautés, délices de Paris,
Marchent tranquillement aux bras de leurs maris,
Car ils ont fait des frais pour bien monter le drame,
Et ce soir, chacun d’eux s’est paré de sa femme.
{{em|1}}D’autres Parisiens, plus libres sous le ciel,
Et qui ne tiennent pas au monde officiel,
Respirant l’or fauve ou l’ébène de leurs tresses,
Donnent plus simplement le bras à leurs maîtresses.
Celles-là, dont les yeux captivent les esprits,
S’appuyant sur des bras qui leur seront repris,
Regardent cependant les dames sans rancune.
C’est ainsi que chacun marche avec sa chacune :
Nul être en ce féerique et fabuleux séjour
Qui ne soit accouplé sous le joug de l’amour.
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{{em|1}}Cependant, fastueux jouet du sort inique,
Rebut de tous parmi ces couples, Véronique
Va, dans sa robe rouge en forme de fourreau
Seule comme un lépreux ou comme le bourreau.
Elle est belle à tenter les démons. Sur sa lèvre
De feu, la volupté féroce a mis sa fièvre,
Et l’on peut voir tous les instincts, hormis les bons,
Dans ses sombres yeux, plus ardents que des charbons.
Un reflet bleu fleurit sa chevelure noire ;
Son cou ferme est dressé comme une tour d’ivoire ;
Sa bouche s’amollit en un sourire, et dans
Cette pourpre entr’ouverte on voit ses blanches dents.
Lascive et jeune, avec la fierté d’une aïeule,
Véronique va seule, oh ! cruellement seule,
Mais calme, et rien ne peut troubler ses yeux riants,
Ni la placidité de ses traits effrayants.
Véronique au grand cœur, c’est la bête écarlate
Que la Perversité docile berce et flatte ;
C’est le calice ouvert, la grande Fleur du mal,
C’est la fureur et la grâce de l’animal ;
C’est elle que le diable envoie en ambassade ;
C’est Messaline et c’est la marquise de Sade,
Avec sa lèvre offerte aux feux inapaisés
Comme le pied d’un dieu poli par les baisers.
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Pourtant, nul en passant ne regarde sa bouche
Et n’a d’attention pour sa beauté farouche ;
Et le mépris de tous est {{corr|jusques-là|jusque-là}} poussé,
Qu’un spectateur naïf ou désintéressé,
En voyant tout ce monde à sa gloire insensible,
Croirait qu’elle est absente ou qu’elle est invisible.
Véronique, dont nul ne voudrait s’approcher,
Est seule comme un lys éclos sur le rocher.
Elle va, détestée et pour tous importune,
Et regarde le flot humain, comme un Neptune
Dénombre le troupeau des vagues de la mer,
Et parle en elle-même avec un rire amer.
{{em|1}}Oh ! dit-elle, voilà tout l’illustre cortège,
Les vieillards vénérés aux fronts couverts de neige,
Les ministres pensifs que l’on n’ose prier,
L’artiste et le poëte épris du noir laurier,
Les juges que la Loi vengeresse illumine
Sous la sanglante pourpre et sous la blanche hermine,
Les purs et dédaigneux soldats qui, sans remord,
Frappent, et vont s’offrir aux gueules de la mort,
Les orateurs au geste ardent, au cœur de pierre,
En qui parle et renaît l’âme de Robespierre ;
Voici tous les héros, tous les vainqueurs, tous les
Meneurs d’hommes, fouaillant un peuple de valets,
</poem><noinclude>
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Que cette foule emporte, ainsi qu’un flot d’orage.
Or, entre eux tous, il n’en est pas un seul, ô rage !
Qui, même d’un clin d’œil ou d’un regard distrait,
Me verrait sur sa route et me reconnaîtrait.
Tous marcheraient sur moi, haïe et réprouvée,
Sans pitié, comme sur une chienne crevée.
{{em|1}}Et cependant, avec des airs insidieux,
Il n’en est pas un seul, parmi ces demi-dieux
Dont le renom vermeil dans la gloire se dore,
Qui ne m’ait dit : Mon cher Belzébuth, je t’adore !
Et je les ai tous vus qui, par terre accroupis,
Se roulaient comme des bêtes, sur mes tapis.
Il n’est pas un d’entre eux qui, retenant son souffle
Et rugissant d’amour, n’ait baisé ma pantoufle
Et qui, tordant ses yeux où meurt une lueur,
N’ait respiré mon âme atroce et ma sueur,
Et pour me plaire, ayant à ses lèvres l’écume,
N’ait pris des petits noms de bête et de légume !
</poem>
{{Gauche|Lundi, 21 février 1887.|6|fs=85%}}<noinclude>
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{{t3|OBJECTION}}
<poem>
La rousse Pulchérie ayant quitté la ville,
Errait folâtrement dans les bois de Chaville,
Très pimpante, avec un de ses plus chers amants.
Et tous deux ils marchaient près des ruisseaux dormants
Et foulant sous leurs pieds le brun velours des mousses,
Causaient, car il faut bien dire les choses douces
Que l’on sait, pour payer à l’amour son impôt.
Mais voici qu’une bête effroyable, un crapaud
Cheminait lentement vers le couple superbe.
Dans sa triste laideur il émergea de l’herbe
Et s’avançant par sauts absurdes et par bonds,
Il se trouva tout près de ces deux vagabonds.
{{em|1}}Eux cependant parlaient, et disaient les bêtises
Que les Parisiens enseignent aux cytises,
</poem><noinclude>
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Le Cantique du Lieu Commun, l’Intermezzo
Ridicule, qui fait fuir le petit oiseau
Et dont les bourgeois, plus entêtés que des mules,
Dans les romans du jour apprennent les formules.
Surtout l’amant vainqueur, en vrai jeune premier,
Trouvait du premier coup la perle en ce fumier,
Et comme un coq, tout fier de sa riche peinture,
Récitait les petits journaux à la nature.
Car, ô don Juan ! tu n’es souvent que le nommé
Jocrisse, dans l’orgueil du satin parfumé,
Et c’est pour obtenir ce nom que tu postules.
{{em|1}}Donc le crapaud visqueux, mou, couvert de pustules,
S’avançait comme un être ignoble et châtié.
La dame, en le voyant, fut prise de pitié.
Oh ! dit-elle, vois donc l’étrangeté des choses !
Le Sort injuste a fait les serpents et les roses.
Ce crapaud flasque semble ici-bas en exil ;
Ébauche informe, il est affreux, sinistre, vil ;
C’est en sautant, comme un baladin, qu’il chemine ;
Pour toute nourriture il mange la vermine ;
On sent qu’il a commis je ne sais quels forfaits
Dont il garde l’horreur dans ses yeux stupéfaits.
Il est le monstre impie, à la grâce rebelle,
Vois donc ! et moi, mon cher trésor, je suis si belle !
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{{em|1}}Et Pulchérie alors montrait ses cheveux roux
Que le fauve soleil baise, non sans courroux,
Sa bouche en fleur, toujours convulsée et tordue
Par quelque haine au fond de l’âme répandue,
Son cou mordu par les baisers, ses yeux pervers
Où roule un sable d’or frissonnant, ses yeux verts,
Son visage de Nymphe heureuse, où tous les vices
Ont traîné leur caresse et laissé leurs sévices.
Elle disait : Je suis si belle, cher amant !
Elle parlait ainsi voluptueusement
Et s’enivrait du son de sa voix imbécile,
Comme, dans la campagne, un pâtre de Sicile
Se réjouit du miel suave de l’Hybla.
Mais alors le crapaud mystérieux sembla
Dire, en levant les yeux vers sa fine chaussure
Et vers ses bas pourprés : Si belle ! En es-tu sûre ?
</poem>
{{Gauche|Jeudi, 17 mars 1887.|6|fs=85%}}<noinclude>
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{{Modèle : Page personnelle}}
== '''Présentation :''' ==
Prénommé Bernard, né le 8 septembre 1960 en Ardèche, je suis [https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Courvey Wikipédien] depuis le 14 juin 2019 ; Wikisourcien depuis le 24 octobre 2021, et ma première contribution sur Wiktionnaire s'est faite le 11 mars 2024.
<!-- La Littérature est une grande passion, et je me suis aventuré dans l’écriture avec 6 ouvrages publiés depuis 2009.
Mes contributions sur Wikisource ont aussi pour but de rallier l’utile à l’agréable. -->
== '''1''' ==
{{boîte déroulante début|titre= '''Corrections et validations apportées depuis le 24 octobre 2021''' }}
* '''[[Auteur :Jack London|Jack London]]''' :
** '''''[[Livre :London - Le Vagabond des étoiles.djvu]]''''' — (Plus de 200 corrections du 24 au 31 octobre 2021 — Corrections et validations du 4 au 21 février 2022 — Autres corrections les 12 et 13 octobre 2025)
** '''''[[Livre :London - Belliou la fumée, trad. Postif, 1941.djvu]]''''' — (Corrections et validations du 22 février au 7 mars 2022 — Autres corrections les 15, 16, 17 et 18 octobre 2025)
** '''''[[Livre :London - En pays lointain.djvu]]''''' — (Corrections et validations du 8 au 31 mars 2022 — Autres corrections les 18, 19 et 20 octobre 2025)
** '''''[[Livre :London - Le rêve de Debs, trad Postif, paru dans Regards du 7 au 28 mai 1936.djvu]]''''' — (Validations du 5 au 7 avril 2022 — Autres corrections le 21 octobre 2025)
** '''''[[Livre :London - La brute des cavernes, trad Gruyer et Postif, 1934.djvu]]''''' — (Corrections du 9 au 22 avril 2022 — Autres corrections les 22, 23 et 25 octobre 2025)
** '''''[[Livre:London (trad Wenz) - L’Amour de la vie - 1907.djvu]]''''' — (Corrections les 23 avril et 19 juillet 2022 — Autres corrections le 26 octobre 2025)
** '''''[[Livre:London - Soirée d’amateurs, paru dans Candide, 01 avril 1937.djvu]]''''' — (Validations des 30 et 31 août 2022 — Résumé réalisé sur Wikipédia [https://fr.wikipedia.org/wiki/Soir%C3%A9e_d%27amateurs Soirée d’amateurs] — Autres corrections le 28 octobre 2025)
** '''''[[Livre :London - Pleine Lune, paru dans Noir et Blanc, 13 mai 1934.djvu]]''''' — (Corrections pages 5, 8, 14, 17, 19 et 21 le {{1er}} septembre 2022 — Autres corrections le 28 octobre 2025)
** '''''[[Livre:London - L'homme aux léopards, trad Postif, paru dans l'Intransigeant du 25-10-1933.djvu]]''''' — (Corrections le 2 septembre 2022 — Autres corrections le 28 octobre 2025)
** '''''[[Livre :London - Les Bords du Sacramento, paru dans Gringoire, 29 juin 1939.djvu]]''''' — (Corrections les 2 et 3 septembre 2022 — Autres corrections le 28 octobre 2025)
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** '''''[[Livre :Samain - Œuvres, t3, 1921.djvu]]''''' — (Du 27 mai au 23 juin 2022 — Autres corrections les 31 octobre et {{1er}} novembre 2025)
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* '''''[[Livre :Antée, revue mensuelle de littérature, 1906-06.djvu]]''''' — (Du 12 novembre 2021 au 9 avril 2022 — À revoir — Autres corrections du {{1er}} novembre 2025 au 28 février 2026)
* '''[[Auteur :Xavier Privas|Xavier Privas]]''' :
** '''''[[Livre :Privas - Chansons chimériques, 1901.djvu]]''''' — (Du 14 novembre au 12 décembre 2021 — Autres corrections du 28 février au 22 mars 2026)
** '''''[[Livre :Privas - Chansons vécues, 1903.djvu]]''''' — (Du 17 décembre 2021 au 7 janvier 2022 — Autres corrections du 22 mars au 4 avril 2026)
** '''''[[Livre :Privas - Chansons des enfants du peuple, 1905.djvu]]''''' — (Du 7 janvier 2022 au {{1er}} février 2022 — Autres corrections du 4 avril au 9 juin 2026)
** '''''[[Livre :Privas - Les Rondes des enfants sages, 1922.djvu]]''''' — (Du {{1er}} février au 29 avril 2022 — Autres corrections du 9 juin au {{1er}} juillet 2026)
* '''[[Auteur :Sully Prudhomme|Sully Prudhomme]]''' : '''''[[Livre :Sully Prudhomme - Œuvres, Poésies 1872-1878.djvu]]''''' — (5 corrections dans ''[[Page :Sully Prudhomme - Œuvres, Poésies 1872-1878.djvu/257|Le Zénith]]'' le 6 janvier 2022 et le 23 octobre 2022 — Autres corrections de la période 1872-1878 du {{1er}} juillet au 28 août 2026)
* '''''[[Livre :Apollinaire - Lettres à sa marraine.pdf]]''''' — (Du {{1er}} au 3 avril 2022) - (Corrections du 31 août au 23 septembre 2026)
* '''[[Auteur :Alain-Fournier|Alain-Fournier]]''' :
** '''''[[Livre :Alain-Fournier - La Femme empoisonnée, 1944.djvu]]''''' — (Petites corrections le 4 avril 2022 à l’occasion d’une lecture)
** '''''[[Livre :Alain-Fournier – Le Miracle des trois dames de village, paru dans La Grande Revue, 1910.djvu]]''''' — (Petites corrections le 4 avril 2022)
** Poèmes '''''Tristesses d'été''''' et '''''« Sur la nacelle… »''''' — (Corrections, les 5 et 7 février 2026, de pages déjà validées)
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* '''[[Auteur :Alfred de Vigny|Alfred de Vigny]]''' :
:* '''''[[Livre :Vigny - Théâtre, II, éd. Baldensperger, 1927.djvu]]''''' — (Validations de ''Chatterton'' du 13 au 29 août 2022)
:* '''''Les Consultations du docteur Noir''''' :
:** '''''[[Livre:Vigny - Stello ou Les diables bleus, 1832.djvu]]''''' ― (Corrections du 6 mai au 10 juin 2026)
* '''[[Auteur :Louis-Frédéric Rouquette|Louis-Frédéric Rouquette]]''' : '''''[[Livre :Rouquette - Le Grand Silence Blanc, 1920.djvu]]''''' — (Quelques corrections achevées le 21 septembre 2022)
* '''[[Auteur :Paul Delair|Paul Delair]]''' : '''''[[Livre :Delair - L’Éloge d’Alexandre Dumas, 1872.djvu]]''''' — (Corrections le {{1er}} septembre 2022)
* '''[[Auteur :Alphonse Daudet|Alphonse Daudet]]''' : '''''[[Livre :Daudet - Trente ans de Paris, Flammarion, 1889.djvu]]''''' — (Validations du 21 septembre au 21 octobre 2022)
* '''[[Auteur :Théodore de Banville|Théodore de Banville]]''' : '''''[[Livre :Banville - Eudore Cléaz, 1870.djvu]]''''' — (2 corrections les 22 et 23 août 2022)
* '''[[Auteur :Prosper Mérimée|Prosper Mérimée]] : [[Livre :Mérimée - Portraits historiques et littéraires (1874).djvu]]''' — (Corrections du 23 octobre au 17 novembre 2022)
* '''[[Auteur :Ivan Tourgueniev|Ivan Tourgueniev]] :
:* '''''[[Livre:La Nouvelle Revue, vol. 20 (janvier-février 1883).djvu]]'' :'''
::— '''''Clara Militch'' ou ''[[Après la mort]]''''' — [cache<!--(Corrections pages 261, 263, 270, 271, 273, 275, 277, 283, 298)-->] — (Corrections du 18 au 24 novembre 2022)
:* '''''[[Livre :Tourgueniev - Premier Amour, trad. Halpérine-Kaminsky.djvu]]''''' — [cache<!--(Validations + corrections pages 1, 2, 21, 26, 29, 30, 32, 45, 57, 62, 63, 66, 74, 78, 89, 95, 103, 108, 109, 125, 128, 139, 144, 146, 147, 160, 165, 172, 180, 185, 188 et 196)-->] — (Validations + corrections du 27 novembre au 5 décembre 2022)
:* '''''[[Livre:Tourgueniev - Pères et fils.djvu]]''''' — [cache<!--(Validations + corrections pages 4-6, 10, 11, 14, 15, 23, 29, 31-33, 38, 40, 51, 55, 56, 74, 83, 93, 94, 100, 101, 108, 111, 115, 119, 121, 125, 144, 152, 153, 161, 163, 164, 171, 172, 176, 179, 180, 183, 185, 188, 189, 192, 194-197, 201, 203, 206, 209, 211, 215, 217, 219, 223-225, 227, 229-237, 242, 243, 248, 249, 251-253, 255-263, 265, 271, 273, 274, 276, 278-280, 289, 296-298, 300, 305, 307-312, 318, 322, 323)-->] — (Validations + corrections du 22 décembre 2022 au 10 janvier 2023)
:* '''''[[Livre:Tourgueneff - Récits d un chasseur, Traduction Halperine-Kaminsky, Ollendorf, 1893.djvu]]''''' — (Corrections du 26 janvier au 17 février 2023)
:* '''''[[Livre:Tourgueniev - Mémoires d’un seigneur russe.djvu]]''''' — (Corrections du 18 février au 3 mars 2023)
:* '''''[[Livre:Tourgueniev - Fumée.djvu]]''''' — (Validations du 12 au 27 mars 2023)
:* '''''[[Livre:Tourgueniev - Étranges histoires (Étrange histoire ; Le roi Lear de la steppe ; Toc, Toc, Toc ; L’Abandonnée), 1873.djvu]]''''' — (Validations du 9 septembre au 30 octobre 2023)
:* '''''[[Livre:Tourgueniev - Eaux printanières, trad. Delines, 1894.djvu]]''''' — (Validations du 20 février au 21 mars 2024)
:* '''''[[Livre:Tourgueniev, Terres Vierges, ed. Hetzel.djvu]]''''' ― (Corrections et validations du 28 juin au 7 août 2024)
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* '''[[Auteur :Henry Murger|Henry Murger]] :
:* '''''[[Livre:Revue des Deux Mondes - 1853 - tome 1.djvu]]'' :'''
::— '''''[[Adeline Protat/01|Adeline Protat]]''''' (première partie) — (Corrections terminées le 8 décembre 2022)
::— '''''[[Adeline Protat/02|Adeline Protat]]''''' (deuxième partie) — (Corrections terminées le 11 décembre 2022)
::— '''''[[Adeline Protat/03|Adeline Protat]]''''' (troisième partie) — (Corrections terminées le 14 décembre 2022)
:* '''''[[Livre:Revue des Deux Mondes - 1853 - tome 2.djvu]]'' :'''
::— '''''[[Adeline Protat/04|Adeline Protat]]''''' (dernière partie) — (Corrections terminées le 19 décembre 2022)
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* '''''[[Livre:Le Monument de Marceline Desbordes-Valmore, 1896.pdf]]''''' — (Validations terminées le 20 décembre 2022)
* '''[[Auteur:Nicolas Vassiliévitch Gogol|Nicolas Vassiliévitch Gogol]]''' :
** '''''[[Livre:Gogol - Les Âmes mortes, tome 1, trad Charrière, 1859.djvu]]''''' — (Corrections du 11 avril au 3 juin 2023)
** '''''[[Livre:Gogol - Les Âmes mortes, tome 2, trad Charrière, 1859.djvu]]''''' — (Corrections du 5 juillet au 13 août 2023)
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::— '''''La terrible vengeance''''' — (Fini le 19 juin 2024)
::— '''''Le Nez''''' — (Fini le 21 juin 2024)
::— '''''Mémoires d’un Fou''''' — (Fini le 26 juin 2024)
::— '''''La place ensorcelée''''' — (Fini le 27 juin 2024)
:* '''''[[Livre:Gogol HalperineKaminsky - Veillees de l Ukraine.djvu]]''''' ― (Corrections et validations du 20 octobre au 4 novembre 2024)
:* '''''[[Livre:Gogol - Tarass Boulba, Hachette, 1882.djvu]]''''' ― (Corrections et validations du 5 au 26 novembre 2024)
* '''[[Auteur:François-René de Chateaubriand|François-René de Chateaubriand]]''' :
:* '''''[[Livre:Chateaubriand - Œuvres complètes, éd. Garnier, 1861, tome 3.djvu]]'' :'''
::— '''''[[René]]''''' — (Validations du 7 au 8 septembre 2023)
::— '''''[[Atala]]''''' — (Validations du 4 au 8 octobre 2023)
:* '''''[[Livre:Chateaubriand - Œuvres complètes, éd. Garnier, 1861, tome 6.djvu]]'' :'''
::— (Validations partielles du '''''Voyage en Amérique''''' du 21 décembre 2025 au 10 janvier 2026)
::— (Validations du '''''Voyage en Italie''''' du 3 au 7 janvier 2026)
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::― (Validations de la '''''Notice sur les fouilles de Pompéi''''' et de la '''''Lettre de M. Taylor à M. C. Nodier sur les villes de Pompéi et d’Herculanum''''' le 8 janvier 2026)
::― (Corrections des '''''Mélanges littéraires''''' du 8 janvier au 2 février 2026)
* '''[[Auteur:Eugène Sue|Eugène Sue]]''' :
:* '''''[[Livre:Sue - Atar-Gull et autres récits, 1850.djvu]]'' :'''
::— '''''[[Atar-Gull]]''''' — (Validations du 4 au 10 mars 2023)
::— '''''[[La Salamandre (Eugène Sue)|La Salamandre]]''''' — (Validations du 28 mars au 9 avril 2023)
::— '''''[[Le Marquis de Létorière (Eugène Sue)|Le Marquis de Létorière]]''''' — (Validations du 13 au 20 avril 2023)
::— '''''[[Arthur (Eugène Sue)|Arthur]]''''' — (Validations du 3 au 30 juin 2023)
::— '''''[[Thérèse Dunoyer (Eugène Sue)|Thérèse Dunoyer]]''''' — (Validations du 14 août au 6 septembre 2023)
::— '''''[[Deux histoires (Eugène Sue)|Deux histoires]]''''' :
:::— '''''[[Aventures d'Hercule Hardi (Eugène Sue)|Aventures d'Hercule Hardi]]''''' — (Validations du 10 au 26 septembre 2023)
:::— '''''[[Le colonel de Surville (Eugène Sue)|Le colonel de Surville]]''''' — (Validations du 26 septembre au 3 octobre 2023)
::— '''''[[Souvenirs (Eugène Sue)|Souvenirs des invasions de 1814 et 1815]]''''' — (Validations le 3 octobre 2023)
:* '''''[[Livre:Sue - Plik et Plok, 1831.djvu]]'' :''' — (Corrections et validations du 18 janvier au 19 février 2024)
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:* '''''[[Livre:Sue - Les Fils de famille (1856).djvu]]'' :''' — (Corrections et validations du 27 mars au 8 juin 2024)
::— '''''Tome 1''''' — (Validations du 27 mars au 6 mai 2024)
::— '''''Tome 2''''' — (Validations du 6 mai au 8 juin 2024)
* '''[[Auteur :Alfred de Musset|Alfred de Musset]]''' :
:* '''''[[Livre:Musset - Œuvres complètes d’Alfred de Musset. Nouvelles et Contes II.djvu]]'' :'''
::— '''''[[Nouvelles et Contes (Musset)/Croisilles|Croisilles]]''''' — (Validations des 4 et 5 novembre 2023)
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:* '''''[[Livre:Musset - Œuvres complètes d’Alfred de Musset. Nouvelles et Contes I.djvu]]'' :'''
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::— '''''[[Nouvelles et Contes (Musset)/Le Fils du Titien|Le Fils du Titien]]''''' — (Validations du 6 au 10 décembre 2023)
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* '''''[[Livre:Henri Poincaré - Savants et écrivains, 1910.djvu]]''''' — (Corrections et validations du 26 décembre 2023 au 18 janvier 2024)
* '''[[Auteur:Alexandre Pouchkine|Alexandre Pouchkine]]''' :
:* '''''[[Livre:Pouchkine - Eugène Onéguine, trad. Paul Béesau, 1868.djvu]]''''' ― (Corrections et validations du 8 au 31 août 2024)
:* '''''[[Livre:Pouchkine - La Fille du capitaine, 1901.djvu]]''''' — (Corrections du 26 novembre au 17 décembre 2024)
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* '''''[[Livre:Maurois - Ni ange, ni bête, 1919.djvu]]''''' — (Corrections du 18 décembre 2024 au 3 janvier 2025)
* '''[[Auteur: Colette|Colette]]''' :
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* '''[[Auteur:Alexandre Dumas fils]]''' :
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* '''[[Auteur: Pierre Loti|Pierre Loti]]''' :
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* '''[[Auteur:Emily Brontë|Emily Brontë]]''' :
:* '''''[[Livre:Brontë - Un amant.djvu]]''''' ― (Corrections et validations du {{1er}} au 28 mai 2025)
* '''[[Auteur:Charlotte Brontë|Charlotte Brontë]]''' :
:* '''''[[La Maîtresse d’anglais]]''''' :
:** '''''[[Livre:Bronte - La Maitresse d anglais - tome 1.djvu]]''''' ― (Créations de pages et corrections du 19 juin au 2 juillet 2025)
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:** '''''[[Livre:Bronte - La Maitresse d anglais - tome 3.djvu]]''''' ― (Créations de pages et corrections du 9 au 16 juillet 2025)
* '''[[Auteur:Michel Antoine|Michel Antoine]]''' :
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* '''''[[Livre:Goncourt - Germinie Lacerteux, 1889.djvu]]''''' ― (Validations du 20 juillet au {{1er}} août 2025)
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* '''''[[Livre:Erckmann-Chatrian - Contes et romans populaires, 1867.djvu]]''''' ― (Validations du 28 août au 7 novembre 2025)
* '''[[Auteur:Jules Barbey d’Aurevilly|Jules Barbey d’Aurevilly]]''' :
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:* '''''[[Livre:Barbey d’Aurevilly - Une histoire sans nom, 1882.djvu]]''''' ― (Validations du 7 au 18 décembre 2025)
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* '''''[[Livre:Vallès - Les Réfractaires - 1881.djvu]]''''' — (Corrections du 12 au 28 février 2026, de pages déjà validées)
* '''[[Auteur :Stefan Zweig|Stefan Zweig]]''' :
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* '''[[Auteur:George Gordon Byron|Lord Byron]]''' :
:* '''''[[Livre:Byron - Œuvres complètes, trad. Laroche, III.djvu]]''''' :
::— '''''[[Manfred]]''''' — (Corrections du 10 au 12 mars 2026)
* '''[[Auteur:Catulle Mendès|Catulle Mendès]]''' :
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:* '''''[[Le Crime du vieux Blas]]''''' ― (Quelques corrections, sur texte validé, du 4 au 7 avril 2026)
* '''''[[L’Écho des jeunes, novembre 1891]]''''' ― (Quelques corrections, sur texte validé, du 7 au 8 avril 2026)
* '''[[Auteur:Jules Verne|Jules Verne]]''' :
:* '''''[[Livre:Verne - Le Docteur Ox.djvu]]''''' ― (Corrections, sur texte validé, du 8 au 23 avril 2026)
:* '''''[[Livre:Verne - Un drame en Livonie, illust Benett, 1905.djvu]]''''' — (Validations du 23 avril au 6 mai 2026)
* '''[[Auteur: Claude Tillier | Claude Tillier ]]''' :
:* '''''[[Livre:Œuvres de C. Tillier - I.djvu]]''''' ― (Corrections du 11 juin au 17 juillet 2026)
:* '''''[[Livre:Œuvres de C. Tillier - II.djvu]]''''' ― (Corrections du 17 juillet 13 août 2026)
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== '''2''' ==
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* '''''[[Livre:Œuvres de C. Tillier - III.djvu]]''''' ― (Corrections du 14 août 2026)
* '''[[Auteur:Guy de Maupassant|Guy de Maupassant]]''' pour '''''Misti et autres nouvelles''''' :
:* '''''[[Livre:Maupassant - Yvette, OC, Conard, 1910.djvu]]''''' pour '''''Misti''''' (inédit)
:* '''''[[Livre:Maupassant - Contes du jour et de la nuit, OC, Conard, 1909.djvu]]''''' pour '''''Humble drame''''' (inédit)
:* '''''[[Livre:Maupassant - Mademoiselle Fifi, OC, Conard, 1909.djvu]]''''' pour '''''M. Jocaste''''' (inédit et déjà lu dans '''''Nouvelles parues en 1883''''')
:* '''''[[Livre:Maupassant - La Main gauche, OC, Conard, 1910.djvu]]''''' pour '''''Madame Hermet''''' et '''''L'endormeuse''''' (inédits)
:* '''''[[Livre:Maupassant - Sur l’eau, OC, Conard, 1908.djvu]]''''' pour '''''Blanc et bleu''''' (inédit)
:* '''''[[Livre:Maupassant - Boule de suif, OC, Conard, 1908.djvu]]''''' pour '''''Le mariage du lieutenant Laré''''', '''''La main d'écorché''''', '''''Coco, coco, coco frais!''''' et '''''Le donneur d'eau bénite''''' (inédits)
:* '''''[[Livre:Maupassant - Au soleil, OC, Conard, 1908.djvu]]''''' pour '''''Une page d'histoire inédite''''' (déjà lue dans '''''En Corse''''')
:* '''''[[Livre:Maupassant - La Maison Tellier, OC, Conard, 1908.djvu]]''''' pour '''''Ma femme''''' (inédit)
:* '''''[[Livre:Maupassant - L’Inutile Beauté, OC, Conard, 1908.djvu]]''''' pour '''''Alexandre''''' (inédit)
:* '''''[[Livre:Œuvres complètes de Guy de Maupassant, XI.djvu]]''''' pour '''''Le père Judas''''' (inédit)
:* '''''[[Livre:Œuvres complètes de Guy de Maupassant, X.djvu]]''''' pour '''''Un million''''' (déjà lu dans '''''Nouvelles parues en 1882''''')
:* '''''[[Livre:Maupassant - Le Horla, OC, Conard, 1909.djvu]]''''' pour '''''Le voyage du Horla''''' et '''''Un fou ?''''' (inédits)
:* '''''[[Livre:Œuvres complètes de Guy de Maupassant, XVI.djvu]]''''' pour '''''La peur''''' et '''''Les caresses'''''
:* '''''[[Livre:Maupassant - Contes de la bécasse, OC, Conard, 1908.djvu]]''''' pour '''''La tombe''''' (inédit)
:** ''[[Contes et Nouvelles de Maupassant]]''
* ''[[Livre:Michaud - Le printemps d'un proscrit, 1803.djvu]]''
:*
* [[Auteur:Jules Barbey d’Aurevilly|Jules Barbey d’Aurevilly]] :
:*
* [[Auteur: Pierre Loti|Pierre Loti]] :
:*
* [[Auteur: Colette|Colette]] :
:*
* [[Auteur:Marie de Romieu|Marie de Romieu]] :
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* [[Auteur:Eugène Sue|Eugène Sue]] :
:* ''[[Les Mystères de Paris]]''
* ''[[Livre :Le Parnasse contemporain, I.djvu]]''
* [[Auteur :Xénophon|Xénophon]] :
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** ''[[Livre :Xénophon - Œuvres complètes, éd. Talbot, tome 2.djvu]]''
* ''[[Livre:Platon - Œuvres, trad. Cousin, I et II.djvu]]''
* [[Auteur:Marceline Desbordes-Valmore|Marceline Desbordes-Valmore]]
* ''[[Livre:Délices royales, ou le Jeu des échecs 1864.djvu]]''
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== '''3''' ==
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** [[Livre:London - Les Temps maudits, 1974.djvu]] : le 26 janvier 2023
** [[Livre:Tourgueniev - Étranges histoires (Étrange histoire ; Le roi Lear de la steppe ; Toc, Toc, Toc ; L’Abandonnée), 1873.djvu]] : le {{1er}} décembre 2023
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** [[Livre:Barbey d’Aurevilly - Une histoire sans nom, 1882.djvu]] : le 18 décembre 2025
** [[Livre:Stefan Zweig, Amok et autres nouvelles, 1992.djvu]] : le 6 mars 2026
** # {{Nouveauté|Mon oncle Benjamin|Claude Tillier|1846}} : le 19 septembre 2026
** # {{Nouveauté|Belle-Plante et Cornélius|Claude Tillier|1846}} : le 19 septembre 2026
* [[Utilisateur:Phe-bot]]
* [https://fr.wiktionary.org/wiki/Annexe:Mots_en_fran%C3%A7ais_d%E2%80%99origine_russe Mots en français d’origine russe]
* Page:Tourgueniev ― Étranges histoires :
** [[Discussion Page:Tourgueniev - Étranges histoires (Étrange histoire ; Le roi Lear de la steppe ; Toc, Toc, Toc ; L’Abandonnée), 1873.djvu/28]]
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* [[Wikisource:Scriptorium]]
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* [[Discussion Page:Mendès - Le Roi Vierge - 1881 (leroiviergeroma00mendgoog).djvu/55]]
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Courvey
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== '''Présentation :''' ==
Prénommé Bernard, né le 8 septembre 1960 en Ardèche, je suis [https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Courvey Wikipédien] depuis le 14 juin 2019 ; Wikisourcien depuis le 24 octobre 2021, et ma première contribution sur Wiktionnaire s'est faite le 11 mars 2024.
<!-- La Littérature est une grande passion, et je me suis aventuré dans l’écriture avec 6 ouvrages publiés depuis 2009.
Mes contributions sur Wikisource ont aussi pour but de rallier l’utile à l’agréable. -->
== '''1''' ==
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* '''[[Auteur :Jack London|Jack London]]''' :
** '''''[[Livre :London - Le Vagabond des étoiles.djvu]]''''' — (Plus de 200 corrections du 24 au 31 octobre 2021 — Corrections et validations du 4 au 21 février 2022 — Autres corrections les 12 et 13 octobre 2025)
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* '''''[[Livre :Apollinaire - Lettres à sa marraine.pdf]]''''' — (Du {{1er}} au 3 avril 2022) - (Corrections du 31 août au 23 septembre 2026)
* '''[[Auteur :Alain-Fournier|Alain-Fournier]]''' :
** '''''[[Livre :Alain-Fournier - La Femme empoisonnée, 1944.djvu]]''''' — (Petites corrections le 4 avril 2022 à l’occasion d’une lecture — Autres corrections du 23 septembre 2026)
** '''''[[Livre :Alain-Fournier – Le Miracle des trois dames de village, paru dans La Grande Revue, 1910.djvu]]''''' — (Petites corrections le 4 avril 2022)
** Poèmes '''''Tristesses d'été''''' et '''''« Sur la nacelle… »''''' — (Corrections, les 5 et 7 février 2026, de pages déjà validées)
** Article '''''Le Président Roosevelt à la Sorbonne''''' — (Corrections le 7 février 2026)
** '''''[[Livre:Le Grand Meaulnes.djvu]]''''' — (Corrections du 3 au 11 février 2026 de pages déjà validées)
* '''[[Auteur :Émile Zola|Émile Zola]]''' :
** '''''[[Livre :Zola - Théâtre, 1906.djvu]]''''' — (Corrections les 29, 30 avril et le {{1er}} mai + de ''Nos auteurs dramatiques'' du 24 juin au 17 juillet 2022 et de ''Le Naturalisme au théâtre'' du 21 juillet au 12 août 2022)
** '''''[[Livre :Zola - Contes à Ninon, 1864.djvu]]''''' — (Validations dans ''[[Aventures du grand Sidoine et du petit Médéric]]'' les 26, 27 et 29 août 2022) - <!--(Problèmes de mots différents du texte original ? ? ?)--> (Reprises validations, de la page 177 à 256 et 263 à 294, du 13 janvier au 5 février 2023)
** '''''[[Livre:Zola - Nouveaux contes à Ninon, 1893.djvu]]''''' — (Validations du 21 mai 2023 au 4 juillet 2023 de ''Souvenirs'' et ''Les quatre journées de Jean Gourdon'')
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:** '''''[[Livre:Vigny - Stello ou Les diables bleus, 1832.djvu]]''''' ― (Corrections du 6 mai au 10 juin 2026)
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* '''[[Auteur :Ivan Tourgueniev|Ivan Tourgueniev]] :
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::— '''''Clara Militch'' ou ''[[Après la mort]]''''' — [cache<!--(Corrections pages 261, 263, 270, 271, 273, 275, 277, 283, 298)-->] — (Corrections du 18 au 24 novembre 2022)
:* '''''[[Livre :Tourgueniev - Premier Amour, trad. Halpérine-Kaminsky.djvu]]''''' — [cache<!--(Validations + corrections pages 1, 2, 21, 26, 29, 30, 32, 45, 57, 62, 63, 66, 74, 78, 89, 95, 103, 108, 109, 125, 128, 139, 144, 146, 147, 160, 165, 172, 180, 185, 188 et 196)-->] — (Validations + corrections du 27 novembre au 5 décembre 2022)
:* '''''[[Livre:Tourgueniev - Pères et fils.djvu]]''''' — [cache<!--(Validations + corrections pages 4-6, 10, 11, 14, 15, 23, 29, 31-33, 38, 40, 51, 55, 56, 74, 83, 93, 94, 100, 101, 108, 111, 115, 119, 121, 125, 144, 152, 153, 161, 163, 164, 171, 172, 176, 179, 180, 183, 185, 188, 189, 192, 194-197, 201, 203, 206, 209, 211, 215, 217, 219, 223-225, 227, 229-237, 242, 243, 248, 249, 251-253, 255-263, 265, 271, 273, 274, 276, 278-280, 289, 296-298, 300, 305, 307-312, 318, 322, 323)-->] — (Validations + corrections du 22 décembre 2022 au 10 janvier 2023)
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::— '''''Le Nez''''' — (Fini le 21 juin 2024)
::— '''''Mémoires d’un Fou''''' — (Fini le 26 juin 2024)
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* '''[[Auteur:François-René de Chateaubriand|François-René de Chateaubriand]]''' :
:* '''''[[Livre:Chateaubriand - Œuvres complètes, éd. Garnier, 1861, tome 3.djvu]]'' :'''
::— '''''[[René]]''''' — (Validations du 7 au 8 septembre 2023)
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::— (Validations partielles du '''''Voyage en Amérique''''' du 21 décembre 2025 au 10 janvier 2026)
::— (Validations du '''''Voyage en Italie''''' du 3 au 7 janvier 2026)
::— (Validations du '''''Voyage à Clermont''''' et du '''''Voyage au Mont-Blanc''''' du 7 au 8 janvier 2026)
::― (Validations de la '''''Notice sur les fouilles de Pompéi''''' et de la '''''Lettre de M. Taylor à M. C. Nodier sur les villes de Pompéi et d’Herculanum''''' le 8 janvier 2026)
::― (Corrections des '''''Mélanges littéraires''''' du 8 janvier au 2 février 2026)
* '''[[Auteur:Eugène Sue|Eugène Sue]]''' :
:* '''''[[Livre:Sue - Atar-Gull et autres récits, 1850.djvu]]'' :'''
::— '''''[[Atar-Gull]]''''' — (Validations du 4 au 10 mars 2023)
::— '''''[[La Salamandre (Eugène Sue)|La Salamandre]]''''' — (Validations du 28 mars au 9 avril 2023)
::— '''''[[Le Marquis de Létorière (Eugène Sue)|Le Marquis de Létorière]]''''' — (Validations du 13 au 20 avril 2023)
::— '''''[[Arthur (Eugène Sue)|Arthur]]''''' — (Validations du 3 au 30 juin 2023)
::— '''''[[Thérèse Dunoyer (Eugène Sue)|Thérèse Dunoyer]]''''' — (Validations du 14 août au 6 septembre 2023)
::— '''''[[Deux histoires (Eugène Sue)|Deux histoires]]''''' :
:::— '''''[[Aventures d'Hercule Hardi (Eugène Sue)|Aventures d'Hercule Hardi]]''''' — (Validations du 10 au 26 septembre 2023)
:::— '''''[[Le colonel de Surville (Eugène Sue)|Le colonel de Surville]]''''' — (Validations du 26 septembre au 3 octobre 2023)
::— '''''[[Souvenirs (Eugène Sue)|Souvenirs des invasions de 1814 et 1815]]''''' — (Validations le 3 octobre 2023)
:* '''''[[Livre:Sue - Plik et Plok, 1831.djvu]]'' :''' — (Corrections et validations du 18 janvier au 19 février 2024)
::— '''''El Gitano''''' — (Fini le 7 février 2024)
::— '''''Kernok le pirate''''' — (Fini le 19 février 2024)
:* '''''[[Livre:Sue - Les Fils de famille (1856).djvu]]'' :''' — (Corrections et validations du 27 mars au 8 juin 2024)
::— '''''Tome 1''''' — (Validations du 27 mars au 6 mai 2024)
::— '''''Tome 2''''' — (Validations du 6 mai au 8 juin 2024)
* '''[[Auteur :Alfred de Musset|Alfred de Musset]]''' :
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* '''[[Auteur:Alexandre Dumas fils]]''' :
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* '''[[Auteur:Emily Brontë|Emily Brontë]]''' :
:* '''''[[Livre:Brontë - Un amant.djvu]]''''' ― (Corrections et validations du {{1er}} au 28 mai 2025)
* '''[[Auteur:Charlotte Brontë|Charlotte Brontë]]''' :
:* '''''[[La Maîtresse d’anglais]]''''' :
:** '''''[[Livre:Bronte - La Maitresse d anglais - tome 1.djvu]]''''' ― (Créations de pages et corrections du 19 juin au 2 juillet 2025)
:** '''''[[Livre:Bronte - La Maitresse d anglais - tome 2.djvu]]''''' ― (Créations de pages et corrections du 2 au 9 juillet 2025)
:** '''''[[Livre:Bronte - La Maitresse d anglais - tome 3.djvu]]''''' ― (Créations de pages et corrections du 9 au 16 juillet 2025)
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:* '''''[[Livre:La Révolte 16 mai 1891.djvu]]''''' ― (Corrections du 16 au 18 juillet 2025)
* '''''[[Livre:Goncourt - Germinie Lacerteux, 1889.djvu]]''''' ― (Validations du 20 juillet au {{1er}} août 2025)
* '''''[[Livre:Goncourt - Les Frères Zemganno, 1879.djvu]]''''' ― (Validations du {{1er}} au 16 août 2025)
* '''''[[Livre:Goncourt - Outamaro, 1891.djvu]]''''' ― (Validations du 16 au 28 août 2025)
* '''''[[Livre:Erckmann-Chatrian - Contes et romans populaires, 1867.djvu]]''''' ― (Validations du 28 août au 7 novembre 2025)
* '''[[Auteur:Jules Barbey d’Aurevilly|Jules Barbey d’Aurevilly]]''' :
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* '''''[[Livre:Vallès - Les Réfractaires - 1881.djvu]]''''' — (Corrections du 12 au 28 février 2026, de pages déjà validées)
* '''[[Auteur :Stefan Zweig|Stefan Zweig]]''' :
:* '''''[[Livre:Stefan Zweig, Amok et autres nouvelles, 1992.djvu]]''''' — (Validations du 28 février au 6 mars 2026)
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* '''[[Auteur:George Gordon Byron|Lord Byron]]''' :
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:* '''''[[Livre:Mendès - Le Roi Vierge - 1881 (leroiviergeroma00mendgoog).djvu]]''''' — (Validations du 17 mars au 4 avril 2026)
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* '''''[[L’Écho des jeunes, novembre 1891]]''''' ― (Quelques corrections, sur texte validé, du 7 au 8 avril 2026)
* '''[[Auteur:Jules Verne|Jules Verne]]''' :
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:* '''''[[Livre:Verne - Un drame en Livonie, illust Benett, 1905.djvu]]''''' — (Validations du 23 avril au 6 mai 2026)
* '''[[Auteur: Claude Tillier | Claude Tillier ]]''' :
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* '''[[Auteur:Guy de Maupassant|Guy de Maupassant]]''' pour '''''Misti et autres nouvelles''''' :
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:* '''''[[Livre:Maupassant - Mademoiselle Fifi, OC, Conard, 1909.djvu]]''''' pour '''''M. Jocaste''''' (inédit et déjà lu dans '''''Nouvelles parues en 1883''''')
:* '''''[[Livre:Maupassant - La Main gauche, OC, Conard, 1910.djvu]]''''' pour '''''Madame Hermet''''' et '''''L'endormeuse''''' (inédits)
:* '''''[[Livre:Maupassant - Sur l’eau, OC, Conard, 1908.djvu]]''''' pour '''''Blanc et bleu''''' (inédit)
:* '''''[[Livre:Maupassant - Boule de suif, OC, Conard, 1908.djvu]]''''' pour '''''Le mariage du lieutenant Laré''''', '''''La main d'écorché''''', '''''Coco, coco, coco frais!''''' et '''''Le donneur d'eau bénite''''' (inédits)
:* '''''[[Livre:Maupassant - Au soleil, OC, Conard, 1908.djvu]]''''' pour '''''Une page d'histoire inédite''''' (déjà lue dans '''''En Corse''''')
:* '''''[[Livre:Maupassant - La Maison Tellier, OC, Conard, 1908.djvu]]''''' pour '''''Ma femme''''' (inédit)
:* '''''[[Livre:Maupassant - L’Inutile Beauté, OC, Conard, 1908.djvu]]''''' pour '''''Alexandre''''' (inédit)
:* '''''[[Livre:Œuvres complètes de Guy de Maupassant, XI.djvu]]''''' pour '''''Le père Judas''''' (inédit)
:* '''''[[Livre:Œuvres complètes de Guy de Maupassant, X.djvu]]''''' pour '''''Un million''''' (déjà lu dans '''''Nouvelles parues en 1882''''')
:* '''''[[Livre:Maupassant - Le Horla, OC, Conard, 1909.djvu]]''''' pour '''''Le voyage du Horla''''' et '''''Un fou ?''''' (inédits)
:* '''''[[Livre:Œuvres complètes de Guy de Maupassant, XVI.djvu]]''''' pour '''''La peur''''' et '''''Les caresses'''''
:* '''''[[Livre:Maupassant - Contes de la bécasse, OC, Conard, 1908.djvu]]''''' pour '''''La tombe''''' (inédit)
:** ''[[Contes et Nouvelles de Maupassant]]''
* ''[[Livre:Michaud - Le printemps d'un proscrit, 1803.djvu]]''
:*
* [[Auteur:Jules Barbey d’Aurevilly|Jules Barbey d’Aurevilly]] :
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* [[Auteur: Pierre Loti|Pierre Loti]] :
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* [[Auteur: Colette|Colette]] :
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* [[Auteur:Marie de Romieu|Marie de Romieu]] :
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* [[Auteur:Marceline Desbordes-Valmore|Marceline Desbordes-Valmore]]
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* [[Modèle:Nouveautés]] :
** [[Livre:London - Les Temps maudits, 1974.djvu]] : le 26 janvier 2023
** [[Livre:Tourgueniev - Étranges histoires (Étrange histoire ; Le roi Lear de la steppe ; Toc, Toc, Toc ; L’Abandonnée), 1873.djvu]] : le {{1er}} décembre 2023
** [[Livre:Musset - Gamiani ou deux nuits d’excès (éd. Poulet-Malassis), 1866.djvu]] : le 10 janvier 2024
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** [[Livre:Loti - Madame Chrysanthème, 1888, illustr. Rossi et Myrbach.djvu]] : le 20 novembre 2025
** [[Livre:Barbey d’Aurevilly - L’Ensorcelée, Lemerre, 1916.djvu]] : le 7 décembre 2025
** [[Livre:Barbey d’Aurevilly - Une histoire sans nom, 1882.djvu]] : le 18 décembre 2025
** [[Livre:Stefan Zweig, Amok et autres nouvelles, 1992.djvu]] : le 6 mars 2026
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** # {{Nouveauté|Belle-Plante et Cornélius|Claude Tillier|1846}} : le 19 septembre 2026
* [[Utilisateur:Phe-bot]]
* [https://fr.wiktionary.org/wiki/Annexe:Mots_en_fran%C3%A7ais_d%E2%80%99origine_russe Mots en français d’origine russe]
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Les Propos d’Alain (1920)/Tome 2/097
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{{Centré|{{Sc|prologue récité à l’opéra par c. coquelin}}}}
{{Centré|{{Sc|dans la représentation consacrée à l’histoire du théâtre}}}}
{{Centré|Le 27 janvier 1886}}
<poem>
Hommes, je suis Bakkhos aux lèvres purpurines,
Qui reçoit le soleil embrasé sur son flanc,
Et qui meurt et renaît dans vos fortes poitrines,
Et le sang généreux de la vigne est mon sang.
Je suis l’enchantement des soirs et des journées.
Je suis le Vin, qui met dans vos cœurs un éclair,
Et, prodige inouï, c’est de moi que sont nées
La fière Tragédie et sa sœur à l’œil clair,
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La Comédie, aimable et folle entre vos gloires,
Dont la sagesse humaine est le riant trésor,
Et qui sur son beau front tresse des grappes noires
Et frappe l’air du bruit de ses cymbales d’or.
C’est le soir, dans un bourg glorieux de l’Attique,
Où le soleil couchant s’empourpre de rougeurs
Et, poussant vers les cieux un grand cri frénétique,
Sur leurs lourds chariots montent les vendangeurs.
Et près d’eux, esquissant leurs danses orageuses,
Pour répandre la joie en passant dans les bourgs,
Les yeux rouges, le front taché, les vendangeuses
Avec des gestes fous tapent sur leurs tambours.
Des porteurs de paniers marchent en longues lignes,
Flamboyants et vermeils dans les roses du soir,
Et tout fumant, le sang mystérieux des vignes
Sur un long rhythme clair s’écoule du pressoir.
</poem><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
L’âne pensif et doux, tout orné de guirlandes,
De la fête en délire est l’hôte essentiel ;
Ses oreilles sans fin se lèvent toutes grandes,
Comme pour déchirer le voile bleu du ciel.
Sur son dos ingénu ballotte une outre pleine,
À moins que ce ne soit, turbulent et divin,
Le beau ventre gonflé de mon père Silène,
Glorieux et ravi d’avoir bu trop de vin.
D’un char à l’autre, on parle, on s’injurie, on joue.
— Holà ! Doris, tu bois à flots inépuisés !
— Hé ! Céléno, qui t’a si bien rougi la joue ?
Sont-ce les noirs raisins, bacchante, ou les baisers ?
Puis, sur un autre char, selon l’antique mode,
On chante ma louange, ou celle d’un héros,
Ou quelque dieu célèbre, et la strophe de l’Ode
Voltige en palpitant sur les lourds tombereaux.
</poem><noinclude>
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Puis, comme dans la mer, dont les chevaux hennissent
Quand la vague tressaille avec un bruit vainqueur,
À la voix du chanteur les autres voix s’unissent,
Pareilles aux rumeurs des flots, — et c’est le Chœur !
Et c’est la Tragédie et c’est la Comédie,
Avec les longs sanglots et les rires vengeurs,
Qui ravissent les cieux de leur chanson hardie,
Et qui naissent ainsi parmi les vendangeurs.
Ô mes filles, gardez vos fronts tachés de lie,
Sous la pourpre héroïque et sous le péplos blanc !
Ô Melpomène, et toi, vendangeuse Thalie,
Buvez toujours le flot généreux de mon sang.
Ô chanteuses, gardez toujours l’antique ivresse,
Et n’oubliez jamais votre berceau natal.
Toi, la dominatrice, et toi, la charmeresse,
Soûlez-vous de ce vin qu’on nomme l’Idéal !
</poem><noinclude>
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Et, vos fronts couronnés de fleurs que rien ne fane,
Laissant la platitude au menteur exécré,
Muse d’Eschyle, et toi, muse d’Aristophane,
Souvenez-vous de mordre à mon raisin sacré.
Toi, redis-nous les Rois et leur destin funeste,
La pâle Phèdre en proie à ses tristes aveux,
Argos et le festin horrible de Thyeste
Et les malheurs venus d’Hélène aux beaux cheveux.
Fais revivre pour nous la grande Histoire amère,
Dis-nous Hector, pareil au fougueux aquilon,
Oreste en pleurs, fuyant les Chiennes de sa mère,
Et Cassandre criant : Apollon ! Apollon !
Et toi, ma préférée, ô folle Comédie,
Montre ton rire en fleur, pareil au lys éclos !
Que ton regard s’allume, ainsi qu’un incendie :
Fais tintinnabuler tes grappes de grelots !
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Que le doux vent d’été baise ta gorge nue !
La lèvre humide encor du nectar que tu bois,
Montre l’Humanité, cette race ingénue,
Pareille, en sa démence, aux animaux des bois !
Montre ces insensés, et l’homme, et l’homme, et l’homme,
Penché vers l’ombre, au lieu de regarder le jour,
Que devant lui, pareils à des bêtes de somme,
Chasse, à grands coups de fouet, l’inévitable Amour !
Ris avec Plaute, avec l’ingénieux Térence !
Mais en donnant la vie à leurs acteurs bouffons,
Enivre-toi déjà, Muse, de l’espérance
Qui tombe jusqu’à toi du haut des cieux profonds.
Car pour mêler sa flamme avec la fange humaine,
Pour livrer l’Imposteur à l’éternel tourment,
Et montrer le roi Zeus rêvant aux pieds d’Alcmène,
Un homme un jour viendra, qui sera ton amant.
</poem><noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Oui, celui-là sur qui tout mon espoir se fonde,
C’est le penseur sublime et le grand ouvrier,
C’est le Contemplateur à la tête féconde,
Qui sera, comme un roi, couronné de laurier.
Tu baiseras son front de ta bouche ravie,
Et tu le serviras avec fidélité.
Mais lorsque ce génie aura quitté la vie
Pour grandir, triomphant, dans l’immortalité,
Reste après lui, pensive, auguste et familière,
Et comme aux premiers jours de ton matin vermeil,
Ô fille de Bakkhos, amante de Molière,
Nymphe, bois notre vin de pourpre et de soleil.
Garde pieusement la joie et le délire
Que ce poëte a mis dans ton œil radieux,
Et souviens-toi toujours, déesse, que le rire
Est le plus beau présent qui nous vienne des Dieux !
</poem>
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{{t3|PSYCHÉ}}
<poem>
Psyché, dont la grâce inouïe
Charmait l’éther essentiel,
Voltige, encor tout éblouie,
Car elle vient du profond ciel.
Et pâle des apothéoses,
Sa lèvre à l’orgueil indompté
Boit dans le calice des roses
Un élixir de volupté.
</poem><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Tantôt folâtre et sérieuse,
Avec l’oubli des jours défunts,
Elle sourit, victorieuse,
Dans la lumière et les parfums.
Mais fier comme Hermès trismégiste,
Par là, triste et la haine au flanc,
Passe un jeune entomologiste,
Avec sa boîte de fer-blanc.
Murmurant quelque diatribe,
Il porte un filet, comme les
Jeunes filles de monsieur Scribe,
Mais avec des gestes plus laids.
Il voit Psyché pleine de joie
Et son aile de vermillon
Dans la lumière qui flamboie.
Il dit : Ah ! le beau papillon !
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Ayant fini sa vie aptère,
Il vole à présent vers les cieux.
Il me faut ce lépidoptère
Dont l’aspect est délicieux.
Je crois que c’est une femelle.
Prenons-la. Pour la fatiguer,
Je veux être léger comme elle.
Je prétends la cataloguer.
Moyennant une grande épingle,
J’en serai quitte. C’est pour rien.
C’est cela qui perce et qui cingle
Et fixe un être aérien.
C’est ainsi que j’ai fait mon siège.
Car je veux la clouer, par ton,
Sur un joli morceau de liège
Étiqueté dans un carton.
</poem><noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Oui, vous y passerez, ma mie,
Avec un joli numéro
Conforme à la taxonomie.
Vous embellirez mon bureau.
À ces mots il se précipite,
Et ce disciple de Homais,
Atteignant l’Âme qui palpite,
La prend avec ses gros doigts. Mais
Devançant les troupes d’oiselles,
Psyché perd seulement un peu
De la poussière de ses ailes
Et s’évade vers le ciel bleu.
Au milieu des Instituts calmes
Déjà voyant son front lauré,
Cousant à son habit des palmes,
Toujours s’écriant : Je l’aurai !
</poem><noinclude>
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text/x-wiki
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Le savant que ce jeu suffoque,
Court et reprend haleine, et court,
Souffle et s’essouffle comme un phoque
Et finalement reste court ;
Et Psyché, fulgurante et leste,
Avec des vols désordonnés,
S’engouffre dans l’azur céleste,
En lui faisant des pieds de nez !
</poem>
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{{t3|FLÂNERIE}}
<poem>
Comme aux pays tunisiens,
Le soleil flambe sur la ville.
Ô mes amis, Parisiens,
Vivez ! Tout est calme et tranquille.
Nous voudrions qu’on s’entêtât
Pour le bien. Le mieux est encore
De travailler de son état,
Comme Gavroche ou Stésichore.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Pierreuse, enchante les voyous !
Écolier, fouaille la toupie !
Cantonnier, casse des cailloux !
Chroniqueur, fais de la copie !
Bon rimeur, imite Gautier :
Presse les rimes attardées.
Car si chacun fait son métier,
Les vaches seront bien gardées.
Le Devoir est très haut juché.
Pourtant, chacun dans votre sphère,
Après avoir longtemps bûché,
Si vous n’avez plus rien à faire,
C’est bien. Allez vous promener,
Sur tous les boulevarts, qu’importe !
Sans savoir où peut vous mener
Le flot d’hommes qui vous emporte.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Philosophe, ne songez pas
Au progrès que l’intrigue arrête,
Et lesté par un bon repas,
Savourez votre cigarette,
Et cependant, quoique doué
De la sagesse analytique,
Chassez d’un beau geste enjoué
Le vieux cauchemar politique.
Bien que vous soyez fort constant
Dans l’amour des romans en vogue,
Fils de Stendhal, pour un instant
Oubliez d’être psychologue.
Et n’écoutez pas les potins
Ni les discours à perdre haleine
Qui s’échangent tous les matins
Entre Cythère et Mitylène.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Mais bien qu’ayant assez souvent
Redouté qu’elles vous trompassent,
Quand leur jupe frissonne au vent
Regardez les femmes qui passent.
Et ne faites pas le têtu.
Les célestes on les devine,
Car il en est que la vertu
Pare d’une grâce divine.
Oui, maintenant, comme jadis !
Et bien souvent le diable endêve
Quand il voit tant de chastes lys
Et tant d’honnêtes filles d’Ève.
Il est des minettes aussi,
Et plus agiles que les fées,
Se glissent dans l’air adouci
Les onduleuses dégrafées,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Les couchants roses, dans leurs jeux,
Sous les pourpres occidentales
Baignent des plus splendides feux
L’horizon des horizontales,
Mais parfois l’idéal azur
Avec sa gloire et ses colères
Vient se refléter dans l’œil pur
De quelques perpendiculaires.
</poem>
{{Gauche|14 octobre 1890.|6|fs=85%}}<noinclude>
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{{t3|RETOUR}}
<poem>
Chasseurs, gent carnassière,
Secouez la poussière
De vos chapeaux flétris.
{{em|2}}Voici Paris !
Et vous, rois du beau monde,
Qui, dans la clarté blonde,
Traîniez par les chemins
{{em|2}}Vos parchemins,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Rentrez, battant d’une aile,
Dans la ville éternelle
Aux vastes horizons
{{em|2}}Pleins de maisons !
Vous couvriez de malles
Nos stations thermales.
Toutes ces villes d’eaux
{{em|2}}Ont si bon dos !
On y flirte à son aise
Dans l’or d’une fournaise
Où les seuls gens marris
{{em|2}}Sont les maris.
Ah ! lorsque juin farouche
Pose sur notre bouche
D’ardents charbons de feu
{{em|2}}Comme par jeu,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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S’en aller, c’est un rêve !
Errer sur quelque grève,
C’est un luxe enchanté
{{em|2}}De volupté.
On s’enivre à l’aurore
Du hurlement sonore
Qui monte de la mer
{{em|2}}Au flot amer.
Ou la forêt hagarde
Longuement vous regarde
Avec ses profonds yeux
{{em|2}}Mystérieux.
Sur les montagnes blanches
Où sont les avalanches,
La neige des sommets
{{em|2}}Vous ravit. Mais
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Paris, qui chante et souffre,
Est la mer et le gouffre
Avec ses larges flots
{{em|2}}Pleins de sanglots.
La mégère hargneuse
Près d’une Maufrigneuse,
La fleur rose et l’égout,
{{em|2}}Paris a tout.
Les toisons de ces femmes
Y déroulent des gammes,
Et les cœurs des huissiers
{{em|2}}Sont des glaciers.
À Paris, Cléopâtre
Vit, et montrant l’albâtre
De son sein effréné,
{{em|2}}Revient Phryné.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
C’est la métempsycose !
Et comme gaîment cause
Cet effronté bavard,
{{em|2}}Le boulevart !
Il sied d’y faire halte.
Oh ! comme sur l’asphalte
On y voit des palais
{{em|2}}Et des mollets !
Mais parlons des théâtres
Sérieux et folâtres.
Verrons-nous un Reszké ?
{{em|2}}C’est bien risqué.
Oui, dans notre caverne,
La Mode offre et gouverne
Bien plus de Koh-innors
{{em|2}}Que de ténors.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Des lèvres et des âmes
Qu’en vain nous épuisâmes
Coule un flot d’infini
{{em|2}}Chez Tortoni.
L’esprit joue et s’envole
Comme un oiseau frivole
Montant et descendant ;
{{em|2}}Et cependant,
Comme, la trouvant belle,
Un enfant saisit l’aile
Peinte de vermillon
{{em|2}}D’un papillon,
Le flâneur, qui s’amuse
Du babil de la muse,
Prend et saisit au vol
{{em|2}}Un mot de Scholl !
</poem>
{{Gauche|30 septembre 1890.|6|fs=85%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t3|LES GRÂCES}}
<poem>
Quoi donc ! est-ce bien les trois Grâces ?
Apprenez-moi si c’est bien elles,
Dis-je, en voyant leurs âmes basses
Errer dans leurs vagues prunelles.
Tandis que l’effroi me pénètre,
Dans ce groupe triste et barbare
J’ai de la peine à reconnaître
Les Grâces, que chantait Pindare.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Elles étaient dans nos demeures
La gaîté, le rire et la joie ;
Elles dansaient avec les Heures
Dans la lumière qui flamboie.
Leurs regards que la nuit courrouce
Nous donnaient de célestes fièvres
Et la persuasion douce
Coulait de leurs charmantes lèvres.
Mais celles-ci ! dans leurs voix rauques
Passent des hurlements de cuivre,
Et ce qu’on lit dans leurs yeux glauques
C’est l’horreur et l’ennui de vivre.
Monsieur, répondit l’être agile
Qui roulait vers moi ses yeux ternes
Et qui me servait de Virgile,
Ce sont les trois Grâces modernes.
</poem><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
On aime leurs ennuis moroses,
Lorsqu’une fois l’on s’approprie
Leur dédain de toutes les choses ;
Regardez-les mieux, je vous prie.
Il dit et moi, pour lui complaire,
Bercé par de molles paresses
Dans une langueur tutélaire,
Je regardai mieux ces déesses.
Ô terreur ! elles étaient vertes.
Et nonchalantes et câlines,
À travers leurs robes ouvertes
Brillaient des clartés opalines.
Elles se tournaient vers les mâles
Avec des mines éplorées ;
Je contemplais des lueurs pâles
Sur leurs bouches décolorées.
</poem><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Cependant maigres et lascives,
Ayant les Terreurs pour cortège,
Et sur la chair de leurs gencives
Laissant voir des blancheurs de neige,
Elles disaient, voix murmurantes,
Au milieu des frissons rapides,
L’ivresse de se voir mourantes
Et la fierté d’être stupides.
Quoi ! dis-je, se peut-il, mon maître,
Que ces vains spectres de folie
Et de tristesse, puissent être
Euphrosyne, Aglaé, Thalie ?
Non, dit mon guide, alors étrange,
Pas plus que Basilide ou Thècle,
Ce ne seront plus, car tout change,
Les noms des Grâces fin de siècle.
</poem><noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Mais avec leur esprit baroque
Et leurs souplesses de panthère,
Elles valent pour notre époque
Celles qu’on suivait dans Cythère.
Chacune peut ravir un homme
Rien qu’avec son allure fine,
Et maintenant Paris les nomme
Absinthe, Névrose et Morphine.
</poem>
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text/x-wiki
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{{t3|À PAUL LEGRAND}}
<poem>
Ami Paul, que j’ai vu souvent
Baigné par les feux électriques
D’un soleil flambant et mouvant,
Je t’adjure en ces vers lyriques.
Il ne faut plus de longs discours
Désormais, pour être sublime ;
Il n’en faut même pas de courts.
La mode est à la pantomime.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Ce genre qui déjà m’allait,
Encor plus profond que futile,
Depuis Félicia Mallet
Remplace le drame inutile.
Je vois flotter un blanc sarrau
Que surmonte un pâle visage,
Et le grand aïeul Deburau
Apparaît dans le paysage.
Plus svelte qu’un glorieux lys,
D’un geste simple il te désigne,
Toi qui, seul, comme lui jadis,
As droit à la blancheur du cygne.
Ô mon cher Paul, ami Pierrot,
Paul Legrand, qui sus toujours être
Ce naïf et divin maraud,
Viens et reprends ta place, maître.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Dans un rêve artificiel,
Comme on caresse l’air de bulles
De savon, pleines d’arc-en-ciel,
Ressuscite les Funambules.
Un vêtement blanc sur le flanc,
Où glisse la brise farouche,
Étends une couche de blanc
Sur ton nez, ta joue et ta bouche.
Et follement, vers l’idéal
Marche, guidé par ton génie,
Passant, dont le front lilial
Abrite la sainte ironie.
Sans que rien t’en puisse empêcher
Viens, suis Urgèle et son cortège ;
Ô cygne, lys, fleur de pêcher ;
Gracieux bonhomme de neige !
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Poursuis le riant Arlequin,
Dont le délire fou combine
Un tas de ruses de coquin
Pour embobiner Colombine.
Plutôt, ne le poursuis pas ! Feins
De vouloir tout réduire en cendre
Et d’imaginer des trucs fins
Pour servir Léandre et Cassandre.
Mais laisse les divins amants
Suivre la route coutumière
Dans les bleus éblouissements
De la joie et de la lumière.
Paul, mon ami, pour inventer
Cette délicieuse fête
Que le doux Gautier sut vanter,
Il n’est pas besoin de poëte.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Amour, bien assez inventif
Pour y suffire, ne harnache
Pas d’imparfaits du subjonctif,
Ni d’épithètes à panache.
Même, avec ses yeux de saphir,
Auprès de vous la Rime est une
Esclave, et ne doit qu’obéir
Quand on la fait taire. Ô fortune !
Afin de ne pas nous glacer
Avec des mots que l’on rature,
Amour est là, pour remplacer
Toute vaine littérature.
Se jouant ainsi qu’il le doit,
Il sait faire la scène à faire,
Sans qu’on la désigne du doigt.
La réussir est son affaire.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
D’ailleurs, fier comme d’Assoucy
Et plus conquérant que Thésée,
N’ayant jamais pris nul souci
De la critique (elle est aisée !),
Il dédaigne l’abonnement
Dont les frais onéreux nous pèsent,
Et la scène est, tout bonnement :
Deux bouches en fleur qui se baisent.
</poem>
{{Gauche|11 novembre 1890.|6|fs=85%}}<noinclude>
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text/x-wiki
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{{t3|VÉRITÉ}}
<poem>
Quoi ! vous êtes la Vérité !
Dis-je à la déesse pensive
Qui, sans nulle sévérité,
Riait, laissant voir sa gencive.
Il se peut que ce soit un fait
Et que votre grâce ingénue
Porte ce nom, car, en effet,
Je vous vois nue, ou presque nue.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Comme au bout du compte, je puis
Croire à cette histoire un peu roide,
Peut-être sortez-vous d’un puits,
Caressée encor par l’eau froide.
Car les collines de vos seins,
Entièrement libres de voiles,
Manifestent leurs purs dessins
Et brillent comme des étoiles.
Vous avez, en sortant de l’eau,
Deux bras de plus que n’en possède
La grande Vénus de Milo,
Cette guerrière à qui tout cède.
J’admire vos robustes flancs,
Et moi, le mélodieux chantre
Des lys, je célèbre les plans
Harmonieux de votre ventre.
</poem><noinclude>
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Oui, je n’ai, dit-elle, hérité
D’aucune parure connue.
Étant déesse et Vérité,
Il convient que je reste nue.
Je prends un plaisir infini
À perpétuer ma coutume
Et je m’y tiens, Bianchini
M’ayant dessiné ce costume.
Oui, dis-je, sur ces purs sommets
Oh ! que de neige éparpillée,
Frissonnante déesse, mais
Comme vous êtes maquillée !
Comme les filles qui, la nuit,
S’en vont flirter dans quelque bouge,
Vous avez, et cela vous nuit,
Beaucoup trop de blanc et de rouge.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Et sans compter les traits subtils
Des crayons bleus qui font les veines,
De faux sourcils et de faux cils
Vous ornent de leurs grâces vaines.
Oui, dit la déesse, ma peau
A besoin d’un soupçon de rose,
Que je pose là, comme appeau.
Et pourtant, c’est bien quelque chose,
Quand il fait du soleil, je mets
En liberté ma toison blonde.
Et je suis la Vérité, mais
La Vérité, femme du monde.
En un milieu ''select'', et d’où
L’Amour s’enfuit, tirant ses grègues, —
Ainsi qu’en un gai paradou
Je folâtre avec mes collègues.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Feuilletant les divers Bottins,
Qui de jour en jour s’exagèrent,
Nous accueillons tous les potins
Que tant de noms épars suggèrent.
Loin du sexe laid, à l’écart,
Nous ourdissons de belles trames,
Car à cinq heures, pour le quart,
Nous prenons des thés entre femmes.
On a beau dire : Ô Jeux ! Ô Ris !
Ô Candeur ! si je vous imite,
C’est grâce à la poudre de riz. —
La poudre de riz est un mythe.
C’est de vrai blanc, du blanc de zinc,
Pareil à celui des actrices,
Que nous montrons aux thés de cinq
Heures. Ô Nymphes protectrices !
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t3|JEUNE HOMME}}
<poem>
Il se traînait, pâle et sans voix,
Lui, jadis hardi comme un page.
Quoi ! dis-je, c’est toi que je vois,
Ô vainqueur, dans cet équipage !
Peu soucieuse de l’affront,
Sa blouse n’était pas coquette,
Et sur la blancheur de son front
Pendait une molle casquette.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Fagoté comme un vil paquet,
Mal culotté lui-même et veule,
Cet analyste se piquait
De culotter {{Corr|on|son}} brûle-gueule.
Puis il était soûl, lui divin,
Mêlant dans sa bouche ravie
Les sinistres hoquets du vin
Et les vapeurs de l’eau-de-vie.
Quoi ! dis-je, c’est toi, chaste fils
De la guerrière aux yeux de flamme,
Qui triomphais, et qui jadis
Ouvrais tes ailes, comme une âme !
Oui, c’est bien moi, répondit-il,
Que tu vois blême et taciturne.
Désormais je trouve subtil
De flâner sous l’azur nocturne.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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On m’accueillait dans les salons
Qu’une folle brise parfume,
Bah ! les boulevarts sont plus longs,
Bien aérés, et l’on y fume
Le milieu sans doute prévaut ;
J’en fis toujours ma coqueluche,
Car je sais très bien ce que vaut
Une femme dans la peluche.
Doux et timide, enfant encor,
Dans la turbulente Cythère
Je faisais traîner mon char d’or
Par la tigresse et la panthère.
J’aimai, sous leur petit manteau
Que le zéphyr caresse et bouge,
Les grandes femmes que Wateau
Dessine avec son crayon rouge.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Puis, avec le soulier verni
Et le sémillant bas de soie,
Les charmeuses de Gavarni,
Folles de tristesse et de joie.
Mais quoi ! n’étant plus un rieur !
Je suis les ombres clandestines
Du boulevart extérieur,
Où fourmillent tant de bottines.
Car, poëte, il n’est pas besoin
D’un pardessus garni de martre
Pour plaire, quand on n’est pas loin
De la colline de Montmartre,
À Paris, où l’on n’ose pas
Me chicaner sur mon costume
Je me promène à petits pas
Sur un long trottoir de bitume.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Des femmes à l’esprit ouvert,
Qui me prennent sans étiquette,
Me caressent comme Vert-Vert,
Et moi, j’adore ma casquette.
Sur ma chevelure de feu
Tombe cet ornement futile
Et je suis l’Amour, ancien dieu,
Maintenant jeune homme inutile.
</poem>
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{{t3|FLEUR}}
<poem>
Triste comme le prince Hamlet,
Guy cria d’une façon nette :
Je vois notre avenir en laid.
Qu’elle est vieille, notre planète !
On y cherchera vainement
Dans peu de temps la bête fauve,
Et ce fatal événement
Se produit : elle devient chauve.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Pour plaire à nos petits-neveux,
Étant sans feuillage et sans marbres,
Comme on se met de faux cheveux
Elle se mettra de faux arbres.
Depuis le roi du ciel, Indra,
Tous les volcans, souffrant d’un asthme,
Toussent leurs poumons ; il faudra
Qu’on leur mette un grand cataplasme.
Se glaçant, par un triste jeu,
Des extrémités jusqu’au centre,
La pauvre Terre, au lieu de feu
A de la neige dans le ventre.
Et c’est là son moindre défaut.
Depuis que le pic la farfouille
Elle est vidée, ou peu s’en faut,
On n’aura bientôt plus de houille.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Quant à l’homme, drôle de corps !
Jusqu’à ce que la mort s’en suive
Il doit écouter les accords
Des ''Huguenots'' et de la ''Juive''.
Et tant de malheureux ont faim !
Le ciel est froid, la neige est dure,
Par l’hiver qui n’a pas de fin.
Oh ! la bise dans la froidure !
Engin cruel, affreux joyau
Que la Démence voit en songe,
En abominable tuyau
Le sombre acier de Krupp s’allonge.
Et les belles Illusions,
Engouffrant leurs comiques robes
Dans le ciel plein de visions,
Laissent l’homme en proie aux microbes.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
On va sans espoir et sans but
Dans cette ombre mal habitée.
Il est temps qu’on mette au rebut
La planète désorbitée.
Tel Guy, sans pitié, ni merci,
Injuriait l’astre morose.
Mais comme il s’écriait ainsi,
Vint à passer la jeune Rose.
Douce, autour d’elle ruisselait
Comme une lumière inconnue.
Elle a seize ans tout juste, elle est
Folâtre, naïve, ingénue.
Pétrie avec un peu d’azur
Ainsi qu’un Ange, elle est de celles
Dont on admire le front pur.
Ses yeux d’or sont pleins d’étincelles.
</poem><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Pareille au gai matin vermeil,
Elle est enfantine et superbe
Et, sous un rayon de soleil,
Semble un grand lys, fleuri dans l’herbe.
Regardant cette floraison,
Je dis à Guy, l’âme ravie :
Mon ami, vous avez raison,
Elle est monotone, la vie.
Paris, que le songe berçait,
Comme Ecbatane et comme Tarse,
Rentre au néant tragique, et c’est
Toujours la même vieille farce.
Partout c’est — on n’en sort jamais —
L’orgie écœurante ou le jeûne,
Et la planète est vieille, mais
Comme la jeune fille est jeune !
</poem>
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{{t3|CYTHÈRE}}
<poem>
Comme j’écoutais dans les flots
Gémir une plainte lointaine,
Avec de langoureux sanglots
Qui s’éloignent, le capitaine
Me dit : Si tu veux évoquer
Les vieilles âmes de la terre,
Ami, nous allons débarquer
Dans l’ancienne île de Cythère.
</poem><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Mais tu n’y verras pas Cypris,
La vierge guerrière et déesse,
Marcher près des splendides lys
Qui la frôlaient d’une caresse.
Aphroditè, fermant ses yeux,
Dort, aussi pâle que l’ivoire,
Et le voile mystérieux
A couvert sa prunelle noire.
Son fier palais, ses blanches tours
Sont des ruines et des tombes,
Et les aigles et les vautours
Ont déchiqueté ses colombes.
Veuve de ses belles forêts,
Avec ses eaux qui s’évaporent,
Cythère est un impur marais
Où des monstres s’entre-dévorent.
</poem><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Et dans un horrible repos
Où le vent orageux se joue,
De longs serpents et des crapauds
Y rampent, tout couverts de boue.
Tandis qu’un bel azur serein
Se mirait dans l’eau convulsive,
Tel s’attristait le vieux marin
Quand nous atteignîmes la rive.
Alors, silencieux, cachés,
Dans le chemin que nous suivîmes,
Parmi les ombres des rochers,
Voici les choses que nous vîmes.
L’île n’était qu’un champ de fleurs
Aux mille corolles écloses,
Où s’harmonisaient les couleurs
Des violettes et des roses.
</poem><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Et Celle à qui plaisent nos vœux,
La grande âme de la nature,
Dont l’air baigne les doux cheveux,
Cypris à la belle ceinture ;
Cypris, vierge, ravie encor
Dans sa divinité première,
Qui porte une couronne d’or
Brillant à son front de lumière,
Parut. Ses yeux noirs pleins d’éclairs,
Pareils au brasier qui flamboie,
Emplissaient follement les airs
D’éblouissement et de joie.
Et tandis que se reposaient,
Oubliant leurs douces querelles,
Et tendrement s’entrebaisaient
De glorieuses tourterelles,
</poem><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Des zéphyrs jaloux et tremblants,
Errant parmi les feuilles basses,
Venaient adorer ses pieds blancs.
Derrière elle marchaient les Grâces.
Or le vieux matelot me dit,
En prenant des mines confuses :
Ah ! poëte, enchanteur, bandit !
C’est bon, je reconnais tes ruses.
Telle qu’une fleur de lotus
Qu’a brisée un tranchant de glaive,
Certes, je sais bien que Vénus
Est dans la nuit et dans le rêve.
Mais c’est toi, perfide enchanteur
Baisé par les rouges aurores,
Musicien, rimeur, chanteur,
Assembleur des verbes sonores ;
</poem><noinclude>
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text/x-wiki
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{{t3|BÛCHE}}
<poem>
À quoi penses-tu, pauvre bûche ?
Dis-je à la bûche dans mon feu,
Qu’un blanc vêtement de peluche
Environnait, comme par jeu,
Pâlie et rouge tour à tour,
Comme une fille en mal d’amour.
La bûche répondit : Je pense,
Avec un plaisir infernal,
Que la plus douce récompense
Est mon habit de cardinal,
Dont l’adorable vermillon
Brille comme un rouge paillon.
</poem><noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Le froid noir, c’est moi qui le brave,
Car seule, en ce moment, j’ai chaud.
Et folle, ayant quitté la cave
Du charbonnier, sombre cachot,
Je me chauffe dans un brasier
Aussi vermeil que le rosier.
Chacun s’affuble de mitaines.
En proie à l’Hiver, ce bourreau,
Blanches, les muettes fontaines,
Oubliant de verser leur eau,
Avec un faste oriental
Ont de grands plumets de cristal.
Ne pouvant porter de voilettes,
Les messieurs tristes, dont les nez
Ressemblent à des violettes,
Regrettent parfois d’être nés
Ailleurs qu’au pays où Brazza
Dans l’air enflammé s’embrasa.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Quant aux femmes, trésor des hommes,
Ces languissantes Éloas
Obtiennent, pour de fortes sommes,
Des écharpes et des boas
Comme en a pu voir Paul de Kock,
Faits avec des plumes de coq.
Moi que, seule, contre la bise
Défend le calorique sain,
Je reste, pour qu’on me courtise,
Rose, comme le bout du sein
Que, parmi des touffes de lys,
Baisait le chasseur Adonis.
Je règne sur mon lit de bronze,
Princesse qu’il faut envier,
En mil huit cent quatre vingt onze
Et dans cet horrible janvier,
Car je sens dans ma braise en fleur
Deux mille degrés de chaleur.
</poem><noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Tout en admirant le prodige,
Après ce discours si complet,
Voilà qui va des mieux, lui dis-je,
Et ton éloquence me plaît.
Ta douce fierté me surprit,
Mais, bûche, as-tu beaucoup d’esprit ?
C’est là que je flaire une embûche.
Fût-ce un auteur du plus grand vol,
Un homme qu’on appelle Bûche,
Est rarement un Rivarol,
Et sans doute il semblerait fort
De le confondre avec Chamfort.
C’est bon, dit la bûche hautaine,
Qui parlait selon son humeur,
Comme parlent chez La Fontaine
Les objets quelconques, — rimeur
Glorieux du vin que tu bois,
Je le sais bien, je suis en bois.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Mais que de gens font des tirages
De leurs portraits coloriés
Et, pour se garer des orages,
Mettent des chapeaux de lauriers
Sur leurs têtes pâles d’émoi,
Qui sont aussi bûches que moi !
</poem>
{{Gauche|20 janvier 1891.|6|fs=85%}}<noinclude>
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{{t3|SAISONS}}
<poem>
En dépit des jours moroses
Qu’on voudrait en vain nier,
Mes amis, l’été dernier
J’ai connu de belles roses.
J’écoutais des chants d’oiselles
Et, tout le long des chemins,
Fleurissaient de blancs jasmins
Pour les jeunes demoiselles.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Sous les ramures hautaines,
À l’ombre d’un noir buisson
Murmurait une chanson
Dans l’eau pure des fontaines.
Aux jardins où l’air flamboie
Dans un clair frisson vermeil,
Tout n’était qu’amour, soleil,
Sourire, caresse et joie.
Et la ville était charmante.
Couronnés de leur vapeur,
Des bateaux couraient sans peur
Sur la rivière écumante.
Les plates-bandes fleuries
Chantaient leur gai carillon,
Piquant d’un beau vermillon
Les joyeuses Tuileries.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Et leurs beaux yeux, sans colères
S’emplissant d'ombre et d’azur,
Les dames au profil pur
Arboraient des robes claires.
Bravant périls et traverses,
Tout le long du boulevart
Paris frivole et bavard
Causait de choses diverses.
Tout à coup, l’âme transie,
Tremblant et nu comme un ver,
L’Hiver parut, un Hiver
De retraite de Russie.
Il fallut rompre en visière
Avec ce qui nous ravit,
Et sur l’asphalte on ne vit
Que des chaussons de lisière.
</poem><noinclude>
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Dans sa calotte, minée
Par des frimas, le ciel bleu
Eut des fentes, et le feu
Gela dans la cheminée.
D’une glace adamantine
Le zéphyr se régala,
Et ce fut un beau gala
Dans le monde où l’on patine.
Que tout se remette en place !
Et quoique ce soit moins sûr,
Amis, glissons plutôt sur
Le gazon que sur la glace !
Oui, la froidure jalouse
Montra pour nous trop d’amour :
Trouvez autre chose pour
Mil huit cent quatre vingt douze !
</poem><noinclude>
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Dans ton habit de féerie
Viens vite, clair et subtil,
Génie enchanté d’Avril !
Baise la terre fleurie.
Et sur toutes les Hélènes,
Ô Printems accoutumé,
Répands, d’un souffle embaumé,
Tes parfums et tes haleines !
</poem>
{{Gauche|3 février 1891.|6|fs=85%}}<noinclude>
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{{t3|JOURS GRAS}}
<poem>
Tu t’en es allé, Mardi-Gras !
C’est toi-même, effroi des Cassandres,
Qui vers le néant émigras,
Avec le Mercredi des Cendres !
Ils sont partis, les Arlequins
Dont le vieux carnaval s’honore.
Où sont les cornets à bouquins
Dont s’épouvantait l’air sonore ?
</poem><noinclude>
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Où sont allés, tristes et las,
Nos Polichinelles des bouges,
Et, sous la toile à matelas,
Paillasse aux carreaux jadis rouges ?
Où, comme on se le rappelait,
Cette laitière inspiratrice
Qui naguère, à défaut de lait,
Nous montrait des seins de nourrice ?
Nous les avons revus encor
Et même, en quittant nos rivages,
Les hussards bleus, au bruit du cor
Ont fait endêver les sauvages.
Mais je n’ai pas vu le Bœuf-Gras
Et c’est vraiment ce qui me fâche.
Sans doute nous trouvant ingrats,
Cet animal a fait relâche.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Avec un bon air endormi,
Ce monstre doux et pléthorique
Se réfugie enfin parmi
Les figures de rhétorique.
Sous le ciel pavé de lapis
Le Bœuf-Gras menait son cortège,
Plus digne que le bœuf Apis,
Dans la froidure et dans la neige.
C’était le meilleur des fardeaux,
L’enfant Amour, poëme en prose,
Qu’il portait sur son large dos
Et qui montrait sa bouche rose.
L’Amour ! il n’était pas venu
Sur ce dos, par amour du lucre.
Il était frisé, presque nu,
Si joli qu’il semblait en sucre.
</poem><noinclude>
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Devant le regard ébloui
Par ses allures militaires,
Il s’est de même évanoui,
Le régiment des mousquetaires.
Ils ne boivent plus de cognac
Dans la boutique familière,
Mais en revanche, Pourceaugnac
S’ébaudit encor chez Molière.
Pressé par le vil argousin,
Courbé comme une parenthèse,
Cet infortuné Limosin
Contre son dos serre sa chaise.
Voyant sur ses pas rassemblés
Cent médecins et leurs mystères,
Il reflète en ses yeux troublés
Un horizon plein de clystères.
</poem><noinclude>
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Ébouriffé, gonflé de vent,
Trompé dans ses désirs précaires,
Il fuit éperdûment devant
La course des apothicaires.
Il s’enfuit, tourmenté, honni,
Assiégé par de grandes bringues,
Et l’on n’aura jamais fini
De Pourceaugnac et des seringues.
</poem>
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{{t3|NUIT}}
<poem>
Roch, le bon noctambule,
Amoureux comme feu
{{em|3}}Tibulle,
Erre sous le ciel bleu.
Oubliant nos désastres,
Il voit les diamants
{{em|3}}Des astres
Pleins d’éblouissements.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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Ivre du pur silence
Où le rêve subtil
{{em|3}}S’élance,
Oh ! maintenant, dit-il,
Je renais, je respire !
Je me récite du
{{em|3}}Shakspere !
Ce n’est pas défendu.
Oh ! quelle joie immense !
La nuit, ce temps béni
{{em|3}}Commence
Et le jour est fini.
Ayant quitté leurs bagues,
Par le sommeil touchés,
{{em|3}}Les vagues
Figurants sont couchés.
</poem><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Ronflant en folles gammes,
Ces gens dorment avec
{{em|3}}Leurs femmes,
À Paris comme au Pecq.
Et les filles de joie,
Bataillon que la Faim
{{em|3}}Déploie,
Se reposent enfin.
D’une main rude et forte.
J’ai vu que l’on barrait
{{em|3}}La porte
Du fauve cabaret.
Tout gorgés d’écrevisses,
Les fêteurs ont quitté
{{em|3}}Leurs vices
Et leur iniquité.
</poem><noinclude>
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Je suis seul, ô mon rêve !
Mon regard triste et pur
{{em|3}}S’élève
Jusqu’au limpide azur.
Et d’anges ou d’oiselles
Dans l’éther bleu, je vois
{{em|3}}Des ailes
Et j’écoute des voix.
Où sont les faux artistes
Et sur les boulevarts
{{em|3}}Les tristes
Cortèges des bavards ?
Évanouis ! La terre,
Dans un délicieux
{{em|3}}Mystère,
Murmure avec les cieux.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Certes, parfois la Vie
Prépare d’affreux mets,
{{em|3}}Ravie
De nous les servir ; mais
Elle n’est plus mauvaise,
Lorsque seul et sans bruit
{{em|3}}Me baise
La caressante Nuit.
</poem>
{{Gauche|3 mars 1891.|6|fs=85%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t3|PLUIE}}
<poem>
Quand les cieux taciturnes
Sur nous vident leurs urnes
Et dans ces durs assauts
{{em|1}}Pleuvent à seaux,
Les foules éblouies
Portent des parapluies
Montrant, en rang d’oignons,
{{em|1}}Leurs champignons.
</poem><noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Le parapluie, ô rage !
Est mouillé par l’orage.
Par son modeste abri
{{em|1}}Fort assombri,
L’employé, triste mâle,
Se dirige, plus pâle
Que le grand Deburau,
{{em|1}}Vers son bureau.
Gens aux mœurs policées,
Dans les vastes lycées
Entrent ces confesseurs,
{{em|1}}Les professeurs.
Vers les bibliothèques,
Pour leurs études grecques
Se hâtent les savants,
{{em|1}}Malgré les vents.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Tous ont des parapluies.
Oui tous, et même, enfuies
Au premier chant du coq,
{{em|1}}Ô Paul de Kock !
De sveltes couturières,
Marchant, aventurières,
Dans Paris obscurci,
{{em|1}}En ont aussi.
Leurs jupes retroussées,
Vainement courroucées
En de vaillants combats,
{{em|1}}Montrent les bas.
Malgré toi, c’est l’absinthe !
Les yeux courent, ô sainte
Pudeur, qui t’immolais,
{{em|1}}Sur leurs mollets.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Parfois, ruse divine,
Au-dessus on devine,
Et ce n’est pas plus cher,
{{em|1}}Un peu de chair.
Assez ! — le Parapluie,
Que le soleil essuie,
En bravant le typhon
{{em|1}}Reste bouffon.
Il est grave, il est digne.
Jamais, âme bénigne,
Bouvard ni Pécuchet
{{em|1}}Ne le cachait.
On l’emporte au Mont-Dore
Et plus d’un vieux adore,
Comme sur un autel,
{{em|1}}Cet immortel.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Par lui le sage évite
L’omnibus qui court vite,
Faisant aux gens bien nés
{{em|1}}Des pieds de nez.
Et l’incurable fiacre
Qui fait le simulacre,
Pour mieux vous effrayer,
{{em|1}}De relayer.
Pour tous, ô quelle joie !
Sa coupole de soie
Rend les noirs ouragans
{{em|1}}Moins arrogants,
Et l’on est fier et libre,
Quand dans votre main vibre
Son manche de roseau,
{{em|1}}Comme un oiseau !
</poem>
{{Gauche|12 mars 1891.|6|fs=85%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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{{t3|LES DEMOISELLES DES CHARS}}
<poem>
{{em|4}}Paris qui vit et s’extasie,
Toujours jeune au milieu du monde avarié,
{{em|2}}Pour la peinture et pour la poésie
Quel thème est plus divin, plus beau, plus varié ?
{{em|4}}Oh ! Paris ! Paris en délire,
{{em|4}}Avec sa joie, avec son rire,
{{em|4}}Avec ses amoureux sanglots
Et sa folle rumeur qui monte aux cieux féeriques,
{{em|4}}Pareille au tumulte des flots,
Chante dans l’ouragan de mes rimes lyriques.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
{{em|4}}Comme le grand aïeul Pindare,
Dont les vers s’envolaient, parmi la nue épars,
{{em|2}}Je veux unir le chant à la cithare
Pour vous mieux célébrer, conductrices des chars.
{{em|4}}C’est dans l’Hippodrome excentrique
{{em|4}}Baigné de lumière électrique
{{em|4}}Et sous les yeux du grand Paris,
Amoureux, comme on sait, des Victoires ailées,
{{em|4}}Que l’orgueil de gagner le prix
Vous fait combattre, ainsi que des Penthésilées.
{{em|4}}Au bruit furieux des orchestres,
L’effort gonfle vos bras instruits aux durs travaux.
{{em|2}}Tout vous enivre, en ces luttes équestres,
Et votre voix farouche anime les chevaux.
{{em|4}}Vous les excitez, ô guerrières,
{{em|4}}Par des cris et par des prières.
{{em|4}}Nous voyons frémir dans l’air bleu
Leurs naseaux que le vent sèche de ses brûlures,
{{em|4}}Et le souffle effrayant d’un dieu
Tord, comme un ouragan sacré, leurs chevelures.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
{{em|4}}Toutes les têtes resplendissent,
Et les jeunes héros des cercles élégants
{{em|2}}De si bon cœur sur vos pas applaudissent
Que ces galants sportsmen en font craquer leurs gants.
{{em|4}}Je veux imiter leur délire
{{em|4}}Dans mes hymnes, rois de la lyre.
{{em|4}}Je saurai vous louer encor ;
Toi surtout, Claudia superbe, dont le torse
{{em|4}}Cambré sous les écailles d’or,
Nous apparaît, brillant de jeunesse et de force.
{{em|4}}Telle Athènè dans sa cuirasse
Jaillit comme un éclair au haut du ciel serein,
{{em|2}}Lorsqu’Héphaistos, père de notre race,
Fendit le front de Zeus de sa hache d’airain.
{{em|4}}L’or enflammait de sa caresse
{{em|4}}Le sein de la jeune déesse.
{{em|4}}Ainsi, buveuse de nectar,
Ayant le fier courroux des combats dans ton âme,
{{em|4}}Tu passes, debout sur ton char,
Dans ce corset brillant comme une mer de flamme.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
{{em|4}}Cependant, c’est à Batignolles
Que tu naquis, fillette aux rires ingénus.
{{em|2}}Là, tout enfant, tu reçus des torgnoles
Près du ruisseau de fange où tu marchais, pieds nus.
{{em|4}}À présent des seigneurs moroses
{{em|4}}T’offrent toutes sortes de choses
{{em|4}}Et, t’adjurant d’un air vainqueur,
Entassent devant toi pistoles sur pistoles.
{{em|4}}Mais, Parisienne au grand cœur,
Tu ne veux pas souiller tes lys dans leurs Pactoles.
{{em|4}}Avec tes instincts coloristes,
Amante de la pourpre aux flamboyants orgueils,
{{em|2}}Tu périrais d’ennui chez ces gens tristes
Serrés dans leur frac noir inventé pour les deuils.
{{em|4}}Mais ton vrai compagnon, ton homme,
{{em|4}}Celui que tu sais aimer comme
{{em|4}}Leïla chérissait Mejnoun ;
Celui que ton regard caresse et que tu flattes,
{{em|4}}N’est pas un gommeux : c’est un clown
Au visage semé de taches écarlates.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Banville - Dans la fournaise, 1892.djvu/105
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Obelon
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
{{em|4}}Oh ! ne plus ramper sur la terre !
Avoir l’ardeur, avoir la flamme, avoir l’amour !
{{em|2}}Se délivrer de la fange, ô mystère !
Se baigner dans la rouge aurore et dans le jour !
{{em|4}}Pareille aux lutteurs de Sicile,
{{em|4}}Toi, guidant leur fougue indocile,
{{em|4}}Comme en un tourbillon de feu
Tu lances tes chevaux, selon l’antique règle ;
{{em|4}}Et lui, ton clown au toupet bleu
Vole, et plane dans l’air effaré, comme un aigle.
{{em|4}}Vous fuyez ! sur la terre noire
Vos pieds impatients ne se posent jamais,
{{em|2}}Vos pieds hardis, et plus blancs que l’ivoire.
Sans doute un jour, ayant l’appétit des sommets,
{{em|4}}Couple d’amants, épris du faîte,
{{em|4}}Dans l’orage et dans la tempête
{{em|4}}Devançant le vol du milan,
Bien plus loin que l’Islande et que le pays kurde,
{{em|4}}Par un prodigieux élan
Vous vous évaderez loin de ce monde absurde.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Banville - Dans la fournaise, 1892.djvu/106
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Obelon
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
{{em|4}}Vous vous enfuirez, pleins de joie,
Vers l’éther lumineux des pâles firmaments,
{{em|2}}Dont le tapis d’azur, qui se déploie,
Ruisselle, éclaboussé par les blancs diamants.
{{em|4}}Là, parmi les sombres mêlées
{{em|4}}Des comètes échevelées,
{{em|4}}De sa tête et de son genou
Ton clown séditieux, déchirant tous les voiles,
{{em|4}}Bondira, comme un astre fou,
Et toi, tu mèneras des chariots d’étoiles.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alain - Les Dieux, 1934.djvu/30
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Sixdegrés
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>certainement une occasion de s’instruire ; comme on trouve dans Hérodote un récit de navigateurs qui voyaient, racontaient-ils, le soleil de l’autre côté, c’est-à-dire au nord ; circonstance qui parut incroyable à beaucoup, mais qui devait faire preuve, au contraire, pour des hommes mieux instruits. Toutefois cette raison est petite, car il y aurait encore à dire sur un tel récit ; et, même avec ce soleil au nord, il pourrait bien être encore un mensonge. Non, ce qu’il y a de mauvais à ne pas croire un récit qu’on juge absurde, c’est que l’on découvre alors une immense région de faiblesse, et une crédulité sans défense, puisque l’on s’engage à croire ce qui va de soi et ne fait point difficulté. Ce n’est pas ainsi que je conçois l’esprit libre. Et j’aimerais mieux, à la manière de Montaigne, croire tout ce qu’on raconte, et jusqu’aux moindres détails, mais sous réserve toujours, et gardant défiance égale, ou, si l’on veut, confiance égale, à l’incroyable et au croyable ;<noinclude></noinclude>
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/615
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Seudo
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apostrophes
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" /></noinclude>{{brn|6}}
{{c|{{esp|{{sp|.05em|TABLE DES MATIÈRES}}|6}}|fs=200%|lh=2}}
{{c|{{esp|{{sp|-.05em|CONTENUES DANS LE SIXIÈME VOLUME.}}|6}}|fs=100%}}
{{séparateur|3|m=1.5em}}{{brn|4}}
{{c|SERMONS DE SAINT AUGUSTIN. — PREMIÈRE SÉRIE.|fs=110%}}
{{c|PASSAGES DÉTACHÉS DE l’ÉCRITURE SAINTE.|fs=100%}}
{{brn|3}}
{{c|'''TRADUCTION DE M. L’ABBÉ RAULX'''.|fs=80%}}{{brn|3}}
{{c|I. PASSAGES DÉTACHÉS DE l’ANCIEN TESTAMENT.|fs=70%}}
{{brn|1}}
{|class="_tdm"
|-
|[[Sermon_I._Accords_des_deux_testaments|{{sc|Sermon I}}]]. — Accords des deux testaments.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/9|1]]
|-
|— [[Sermon_II._La_tentation_d’Abraham|II]]. — La tentation d’Abraham.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/11|6]]
|-
|— [[Sermon_III. Agar et l’hérésie|III]]. — Agar et l’hérésie.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/16|8]]
|-
|— [[Sermon_IV. Jacob et Ésaü ou les hommes spirituels et les hommes charnels.|IV]]. — Jacob et Ésaü ou les hommes spirituels et les hommes charnels.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/17|9]]
|-
|— [[Sermon_V. Lutte de Jacob contre l'ange.|V]]. — Lutte de Jacob contre l’ange.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/30|22]]
|-
|— [[Sermon_VI. Moïse et le buisson ardent.|VI]]. — Moïse et le buisson ardent.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/36|28]]
|-
|— [[Sermon_VII. Moïse et le buisson ardent.|VII]]. — Moïse et le buisson ardent.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/38|30]]
|-
|— [[Sermon_VIII. Les dix commandements et les dix plaies d'Égypte.|VIII]]. — Les dix commandements et les dix plaies d’Égypte.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/42|34]]
|-
|— [[Sermon_IX. Le décachorde ou les dix commandements.|IX]]. — Le décachorde ou les dix commandements.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/48|40]]
|-
|— [[Sermon_X. Jugement de Salomon.|X]]. — Jugement de Salomon.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/59|51]]
|-
|— [[Sermon_XI. Élie et la veuve de Sarepta.|XI]]. — Élie et la veuve de Sarepta.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/66|56]]
|-
|— [[Sermon_XII. Les mauvais anges devant Dieu.|XII]]. — Les mauvais anges devant Dieu.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/66|58]]
|-
|— [[Sermon_XIII. Les juges de la terre.|XIII]]. — Les juges de la terre.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/71|63]]
|-
|— [[Sermon_XIV. Le vrai pauvre.|XIV]]. — Le vrai pauvre.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/74|66]]
|-
|— [[Sermon_XV. Beauté de l'église dans le mélange des bons et des méchants.|XV]]. — Beauté de l’église dans le mélange des bons et des méchants.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/78|71]]
|-
|— [[Sermon_XVI. La vie promise.|XVI]]. — La vie promise.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/82|74]]
|-
|— [[Sermon_XVII. Le silence de Jésus-Christ.|XVII]]. — Le silence de Jésus-Christ.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/85|76]]
|-
|— [[Sermon_XVIII. Pourquoi le jugement dernier.|XVIII]]. — Pourquoi le jugement dernier.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/88|79]]
|-
|— [[Sermon_XIX. Sur la pénitence.|XIX]]. — Sur la pénitence.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/89|81]]
|-
|— [[Sermon_XX. Nécessité de faire pénitence.|XX]]. — Nécessité de faire pénitence.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/94|85]]
|-
|— [[Sermon XXI. de l'amour de Dieu.|XXI]]. — De l’amour de Dieu.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/96|88]]
|-
|— [[Sermon XXII. Sur le jugement de Dieu.|XXII]]. — Sur le jugement de Dieu.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/101|93]]
|-
|— [[Sermon XXIII. De la vue de Dieu.|XXIII]]. — De la vue de Dieu.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/106|98]]
|-
|— [[Sermon XXIV. Grandeur et sévérité de Dieu.|XXIV]]. — Grandeur et sévérité de Dieu.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/111|103]]
|-
|— [[Sermon XXV. Le bonheur dans l'Évangile.|XXV]]. — Le bonheur dans l’Évangile.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/115|107]]
|-
|— [[Sermon XXVI. Nécessité de la grâce.|XXVI]]. — Nécessité de la grâce.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/118|110]]
|-
|— [[Sermon XXVII. Prédestination et réprobation.|XXVII]]. — Prédestination et réprobation.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/124|116]]
|-
|— [[Sermon XXVIII. Dieu est tout à tous.|XXVIII]]. — Dieu est tout à tous.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/128|119]]
|-
|— [[Sermon XXIX. Les deux confessions.|XXIX]]. — Les deux confessions.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/129|121]]
|-
|— [[Sermon XXX. Nécessité de la grâce pour éviter le péché.|XXX]]. — Nécessité de la grâce pour éviter le péché.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/130|122]]
|-
|— [[Sermon XXXI. Les larmes et la joie des justes.|XXXI]]. — Les larmes et la joie des justes.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VI.djvu/134|127]]
|-
|— [[Sermon XXXII. David et Goliath ou : la confiance en Dieu.|XXXII]]. — David et Goliath ou : la confiance en Dieu.
|{{pli|129|8}}
|-
|— [[Sermon XXXIII. Le cantique nouveau ou l'amour avec lequel on doit accomplir la loi de Dieu.|XXXIII]]. — Le cantique nouveau ou l’amour avec lequel on doit accomplir la loi de Dieu.
|{{pli|137|8}}
|-
|— [[Sermon XXXIV. Le cantique nouveau et la vie nouvelle.|XXXIV]]. — Le cantique nouveau et la vie nouvelle.
|{{pli|139|8}}
|-
|— [[Sermon XXXV. Le sage et l'insensé.|XXXV]]. — Le sage et l’insensé.
|{{pli|142|8}}
|-
|— [[Sermon XXXVI. Deux sortes de richesses.|XXXVI]]. — Deux sortes de richesses.
|{{pli|143|8}}
|-
|— [[Sermon XXXVII. La femme forte ou l’Église catholique.|XXXVII]]. — La femme forte ou l’Église catholique.
|{{pli|148|8}}
|-
|— [[Sermon XXXVIII. Détachement du monde.|XXXVIII]]. — Détachement du monde.
|{{pli|158|8}}
|-
|— [[Sermon XXXIX. Le détachement du monde et l’aumône.|XXXIX]]. — Le détachement du monde et l’aumône.
|{{pli|163|8}}
|-
|— [[Sermon XL. Contre le délai de la conversion.|XL]]. — Contre le délai de la conversion.
|{{pli|165|8}}
|-
|— [[Sermon XLI. Fidélité dans la pauvreté.|XLI]]. — Fidélité dans la pauvreté.
|{{pli|167|8}}
|-
|— [[Sermon XLII. Les deux aumônes du chrétien.|XLII]]. — Les deux aumônes du chrétien.
|{{pli|171|8}}
|-
|— [[Sermon XLIII. Sur la foi.|XLIII]]. — Sur la foi.
|{{pli|173|8}}
|-
|— [[Sermon XLIV. Les grandeurs du Christ dans sa mort.|XLIV]]. — Les grandeurs du Christ dans sa mort.
|{{pli|176|8}}
|-
|— [[Sermon XLV. Récompense et devoirs.|XLV]]. — Récompense et devoirs.
|{{pli|179|8}}
|-
|— [[Sermon XLVI. Le pasteur unique.|XLVI]]. — Le pasteur unique.
|{{pli|185|8}}
|-
|— [[Sermon XLVII. Le troupeau du Seigneur.|XLVII]]. — Le troupeau du Seigneur.
|{{pli|203|8}}
|-
|— [[Sermon XLVIII. Se juger soi-même.|XLVIII]]. — Se juger soi-même.
|{{pli|218|8}}
|-
|— [[Sermon XLIX. Pratiquer la justice.|XLIX]]. — Pratiquer la justice.
|{{pli|221|8}}
|-
|— [[Sermon L. Les richesses d'iniquité.|L]]. — Les richesses d’iniquité.
|{{pli|226|8}}
|}{{brn|3}}
{{c|II. PASSAGES DÉTACHÉS DES ÉVANGILES.|fs=70%}}
{{brn|2}}
{|class="_tdm"
|-
|[[Sermon LI. La double généalogie de Jésus-Christ.|{{sc|Sermon LI}}]]. — La double généalogie de Jésus-Christ.
|{{pli|230|8}}
|-
|— [[Sermon LII. La Sainte Trinité.|{{sc|LII}}]]. — La Sainte Trinité.
|{{pli|246|8}}
|-
|— [[Sermon LIII. Les béatitudes.|{{sc|LIII}}]]. — Les béatitudes.
|{{pli|253|8}}
|-
|— [[Sermon LIV. Pureté d'intention.|{{sc|LIV}}]]. — Pureté d’intention.
|{{pli|259|8}}
|-
|— [[Sermon LV. Se dompter soi-même.|{{sc|LV}}]]. — Se dompter soi-même.
|{{pli|261|8}}
|-
|— [[Sermon LVI. De l’oraison dominicale.|{{sc|LVI}}]]. — De l’oraison dominicale.
|{{pli|263|8}}
|-
|— [[Sermon LVII. De l’oraison dominicale.|{{sc|LVII}}]]. — De l’oraison dominicale.
|{{pli|270|8}}
|-
|— [[Sermon LVIII. De l’oraison dominicale.|{{sc|LVIII}}]]. — De l’oraison dominicale.
|{{pli|275|8}}
|-
|— [[Sermon LIX. De l’oraison dominicale.|{{sc|LIX}}]]. — De l’oraison dominicale.
|{{pli|280|8}}
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XI.djvu/759
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2609
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr||TABLE DES MATIÈRES.|751}}</noinclude>{{c|'''QUATRIÈME SECTION. — SUJETS DIVERS.'''|fs=80%}}
{{brn|1}}
{|class="_tdm"
|-
|[[Sujets_divers#SOIXANTE-DEUXIÈME SERMON. — SUR LA FÊTE DES SAINTS MACHABÉES. (DEUXIÈME SERMON.)|Soixante-deuxième sermon.]] — Sur la fête des saints Machabées. II.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XI.djvu/379|366]]
|-
|[[Sujets_divers#SOIXANTE-TROISIÈME SERMON. POUR LA SOLENNITÉ DES SAINTS MACHABÉES. (TROISIÈME SERMON.)|Soixante-troisième sermon.]]. — Pour la solennité des saints Machabées. III.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XI.djvu/381|368]]
|-
|[[Sujets_divers#SOIXANTE-QUATRIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DES MARTYRS.|Soixante-quatrième sermon]]. — Pour la fête des martyrs.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XI.djvu/383|375]]
|-
|[[Sujets_divers#SOIXANTE-CINQUIÈME SERMON. — SUR LA PÉNITENCE.|Soixante-cinquième sermon.]] — Sur la pénitence
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XI.djvu/379|371]]
|-
|[[Sujets_divers#SOIXANTE-SIXIÈME SERMON. SUR LE JEUNE. (PREMIER SERMON.)|Soixante-sixième sermon.]]. — Sur le jeune. I.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XI.djvu/381|373]]
|-
|[[Sujets_divers#SOIXANTE-SEPTIÈME SERMON. SUR LE JEÛNE. (DEUXIÈME SERMON.)|Soixante-septième sermon]]. — Sur le jeune. II.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XI.djvu/383|375]]
|-
|[[Sujets_divers#SOIXANTE-HUITIÈME SERMON. — SUR LE FAUX AMI|Soixante-huitième sermon]]. — Sur le faux ami.
|[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XI.djvu/383|376]]
|}{{d|''Traduction de M. l’abbé BURLERAUX.''}}
{{brn|2}}
{{c|'''[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)|DEUXIÈME SUPPLÉMENT. — PREMIÈRE SECTION. — SERMONS ÉDITÉS PAR MICHEL DENY.]]'''|fs=80%}}
{{brn|1}}
{|class="_tdm"
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#PREMIER SERMON. — DU CIERGE PASCAL.|Premier sermon]]. — Du cierge pascal.
|{{pli|378|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#DEUXIÈME SERMON. — SUR LE SAMEDI SAINT.|Deuxième sermon]]. — Sur le samedi saint.
|{{pli|380|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#TROISIÈME SERMON. — AUX ENFANTS, SUR LE SACREMENT DE L’AUTEL.|Troisième sermon]]. — Aux enfants, sur le sacrement de l’autel.
|{{pli|385|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#QUATRIÈME SERMON. — SUR LA PÂQUE.|Quatrième sermon]]. — Sur la Pâque.
|{{pli|386|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#CINQUIÈME SERMON. — ENCORE SUR LA PÂQUE.|Cinquième sermon]]. — Encore sur la Pâque.
|{{pli|388|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#SIXIÈME SERMON. — ENCORE SUR LE SACREMENT DE L’AUTEL AUX ENFANTS.|Sixième sermon]]. — Encore sur le sacrement de l’autel aux enfants.
|{{pli|392|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#SEPTIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DE PÂQUES.|Septième sermon]]. — Pour la fête de Pâques.
|{{pli|394|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#HUITIÈME SERMON. — POUR L’OCTAVE DE PÂQUES, AUX ENFANTS.|Huitième sermon]]. — Pour l’octave de Pâques, aux enfants.
|{{pli|395|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#NEUVIÈME SERMON. — LA CONFESSION.|Neuvième sermon]]. — La confession.
|{{pli|398|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#DIXIÈME SERMON. — CHANTEZ AU SEIGNEUR UN NOUVEAU CANTIQUE.|Dixième sermon]]. — Chantez au Seigneur un nouveau cantique.
|{{pli|400|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#ONZIÈME. SERMON. — POUR LA NAISSANCE DE SAINT JEAN-BAPTISTE.|Onzième sermon]]. — Pour la naissance de saint Jean-Baptiste.
|{{pli|402|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#DOUZIÈME SERMON. — POUR LA VIGILE DES APÔTRES SAINT PIERRE ET SAINT PAUL.|Douzième sermon]]. — Pour la vigile des apôtres saint Pierre et saint Paul.
|{{pli|407|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#TREIZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DE SAINT LAURENT, MARTYR.|Treizième sermon]]. — Pour la fête de saint Laurent, martyr.
|{{pli|410|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#QUATORZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DE SAINT CYPRIEN, MARTYR.|Quatorzième sermon]]. — Pour la fête de saint Cyprien, martyr.
|{{pli|416|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#QUINZIÈME SERMON. — ÉGALEMENT POUR LA FÊTE DE SAINT CYPRIEN, MARTYR.|Quinzième sermon]]. — Également pour la fête de saint Cyprien, martyr.
|{{pli|419|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#SEIZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DES MARTYRS SCILLITAINS.|Seizième sermon]]. — Pour la fête des martyrs scillitains.
|{{pli|422|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#DIX-SEPTIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DES MACHABÉES.|Dix-septième sermon]]. — Pour la fête des Machabées.
|{{pli|426|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#DIX-HUITIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DU MARTYR QUADRATUS. |Dix-huitième sermon]]. — Pour la fête du martyr Quadratus.
|{{pli|431|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#DIX-NEUVIÈME SERMON. — SUR CES PAROLES DE L’APÔTRE : JE VOUS ENSEIGNE UNE VOIE BEAUCOUP PLUS RELEVÉE.|Dix-neuvième sermon]]. — Sur ces paroles de l’Apôtre : Je vous enseigne une voie beaucoup plus relevée.
|{{pli|436|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#VINGTIÈME SERMON. — SUR CES PAROLES DU PSAUME XXXVIII, V. 1-5 : J’AI DIT : JE VEILLERAI SUR MES VOIES.|Vingtième sermon]]. — Sur ces paroles du psaume XXXVIII, v. 1-5 : J’ai dit : Je veillerai sur mes voies.
|{{pli|445|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#VINGT ET UNIÈME SERMON. — SUR CES PAROLES DU PSAUME XXXII, V 1 : TRESSAILLEZ DANS LE SEIGNEUR, Ô VOUS QUI ÊTES JUSTES, ETC.|Vingt et unième sermon]]. — Sur ces paroles du psaume XXXII, v 1 : Tressaillez dans le Seigneur, ô vous qui êtes justes, etc.
|{{pli|453|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#SUR CES PAROLES DU PSAUME LI, V 10 : J’AI ESPÉRÉ DANS LA MISÉRICORDE DE DIEU.|Vingt-deuxième sermon]]. — Sur ces paroles du psaume LI, v 10 : J’ai espéré dans la miséricorde de Dieu.
|{{pli|459|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#SUR CES PAROLES DU PSAUME LI, V 10 : J’AI ESPÉRÉ DANS LA MISÉRICORDE DE DIEU.|Vingt-troisième sermon]]. — Sur ces paroles du psaume CXLV, v 1 : Je bénirai le Seigneur pendant ma vie, etc.
|{{pli|461|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#SUR CES PAROLES DU PSAUME LI, V 10 : J’AI ESPÉRÉ DANS LA MISÉRICORDE DE DIEU.|Vingt-quatrième sermon]]. — Sur ces paroles de l’Évangile : Il y avait un homme riche, etc.
|{{pli|464|8}}
|-
|[[Sermons édités par Michel Deny (Augustin)#SUR CES PAROLES DU PSAUME LI, V 10 : J’AI ESPÉRÉ DANS LA MISÉRICORDE DE DIEU.|Vingt-cinquième sermon]]. — Sur ces paroles de l’Évangile : Il y a ici plus que Jonas, etc.
|{{pli|472|8}}
|}{{brn|2}}
{{c|'''[[Deuxième section sermons inédits (Augustin)|DEUXIÈME SECTION. — SERMONS ÉDITÉS EN 1819.]]'''|fs=80%}}
{{brn|1}}
{{c|par Octave Fraja Frangipani, moine et bibliothécaire du Mont-Cassio.|fs=70%}}
{{brn|1}}
{|class="_tdm"
|-
|[[Deuxième section sermons inédits (Augustin)|Premier sermon]]. — Des dix plaies et des dix préceptes que donna Moïse au peuple d’Israël.
|{{pli|478|8}}
|-
|[[Deuxième section sermons inédits (Augustin)|Premier sermon]]. — Des dix plaies et des dix préceptes que donna Moïse au peuple d’Israël.
|{{pli|478|8}}
|-
|[[Deuxième section sermons inédits (Augustin)|Deuxième sermon]]. — Sur la naissance de saint Augustin.
|{{pli|488|8}}
|-
|[[Deuxième section sermons inédits (Augustin)|Troisième sermon]]. — Du mépris des choses temporelles.
|{{pli|496|8}}
|-
|[[Deuxième section sermons inédits (Augustin)|Quatrième sermon]]. — Pour la naissance du Seigneur.
|{{pli|502|8}}
|-
|[[Deuxième section sermons inédits (Augustin)|Cinquième sermon]]. — Sur ces paroles de l’Apôtre aux Galates : Mes frères, si quelqu’un est tombé par surprise en quelque péché, vous autres, qui êtes spirituels, etc.
|{{pli|504|8}}
|-
|[[Deuxième section sermons inédits (Augustin)|Sixième sermon]]. — Sur plusieurs martyrs.
|{{pli|508|8}}
|-
|[[Deuxième section sermons inédits (Augustin)|Septième sermon]]. — Sur saint Jean-Baptiste.
|{{pli|510|8}}
|-
|[[Deuxième section sermons inédits (Augustin)|Huitième sermon]]. — Sur saint Jean-Baptiste.
|{{pli|512|8}}
|-
|[[Deuxième section sermons inédits (Augustin)|Neuvième sermon]]. — Sur ce passage de l’Évangile de saint Luc : Pardonne, et il te sera pardonné.
|{{pli|515|8}}
|-
|[[Deuxième section sermons inédits (Augustin)|Dixième sermon]]. — Sur la dédicace d’une église.
|{{pli|515|8}}
|}{{d|Traduction de M. l’abbé MORISOT.|fs=80%}}
{{brn|2}}
{{c|'''TROISIÈME SUPPLÉMENT.'''|fs=80%}}
{{brn|1}}
{|class="_tdm"
|-
|[[Troisième supplément#DOUZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DU BIENHEUREUX MARTYR LAURENT. I.|Premier sermon]]. — Sur la chaire de l’apôtre saint Pierre.
|{{pli|522|8}}
|-
|[[Troisième supplément#DOUZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DU BIENHEUREUX MARTYR LAURENT. I.|Douzième sermon]]. — Pour la naissance au ciel de saint Vincent. III.
|{{pli|522|8}}
|-
|[[Troisième supplément#DOUZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DU BIENHEUREUX MARTYR LAURENT. I.|troisième sermon]]. — Pour la naissance au ciel du martyr Quadrat.
|{{pli|524|8}}
|-
|[[Troisième supplément#DOUZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DU BIENHEUREUX MARTYR LAURENT. I.|Quatrième sermon]]. — Pour la naissance de Jean-Baptiste. I.
|{{pli|529|8}}
|-
|[[Troisième supplément#DOUZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DU BIENHEUREUX MARTYR LAURENT. I.|Cinquième sermon]]. — Pour la naissance de Jean-Baptiste. II.
|{{pli|531|8}}
|-
|[[Troisième supplément#DOUZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DU BIENHEUREUX MARTYR LAURENT. I.|Sixième sermon]]. — Pour la nativité de saint Jean-Baptiste. I.
|{{pli|533|8}}
|-
|[[Troisième supplément#DOUZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DU BIENHEUREUX MARTYR LAURENT. I.|Septième sermon]]. — Pour la nativité de saint Jean-Baptiste. II.
|{{pli|535|8}}
|-
|[[Troisième supplément#DOUZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DU BIENHEUREUX MARTYR LAURENT. I.|Huitième sermon]]. — Pour la fête des saints apôtres Pierre et Paul. I.
|{{pli|537|8}}
|-
|[[Troisième supplément#DOUZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DU BIENHEUREUX MARTYR LAURENT. I.|Neuvième sermon]]. — Pour la fête des saints apôtres Pierre et Paul. II.
|{{pli|539|8}}
|-
|[[Troisième supplément#DOUZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DU BIENHEUREUX MARTYR LAURENT. I.|Dixième sermon]]. — Pour la fête des saints apôtres Pierre et Paul. III.
|{{pli|540|8}}
|-
|[[Troisième supplément#DOUZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DU BIENHEUREUX MARTYR LAURENT. I.|Onzième sermon]]. — Sur la chute de Pierre.
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|-
|[[Troisième supplément#DOUZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DU BIENHEUREUX MARTYR LAURENT. I.|Douzième sermon]]. — Pour la fête des martyrs Machabées.
|{{pli|543|8}}
|-
|[[Troisième supplément#TREIZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DU BIENHEUREUX MARTYR LAURENT. I|Treizième sermon]]. — Pour la fête du bienheureux martyr Laurent. I.
|{{pli|546|8}}
|-
|[[Troisième supplément#QUATORZIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DU BIENHEUREUX MARTYR LAURENT. II|Quatorzième sermon]]. — Pour la fête du bienheureux martyr Laurent. II.
|{{pli|546|8}}
|-
|[[Troisième supplément#QUINZIÈME SERMON. — POUR LA DÉCOLLATION DE SAINT JEAN-BAPTISTE. I|Quinzième sermon]]. — Pour la décollation de saint Jean-Baptiste. I.
|{{pli|548|8}}
|-
|[[Troisième supplément#QUINZIÈME SERMON. — POUR LA DÉCOLLATION DE SAINT JEAN-BAPTISTE. II|Quinzième sermon]]. — Pour la décollation de saint Jean-Baptiste. II.
|{{pli|551|8}}
|-
|[[Troisième supplément#DIX-SEPTIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DES SAINTS MARTYRS FÉLIX ET ADAUCTE. I|Dix-septième sermon]]. — Pour la fête des saints martyrs Félix et Adaucte. I.
|{{pli|553|8}}
|-
|[[Troisième supplément#DIX-SEPTIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DES SAINTS MARTYRS FÉLIX ET ADAUCTE. II|Dix-huitième sermon]]. — Pour la fête des saints martyrs Félix et Adaucte. II.
|{{pli|554|8}}
|-
|[[Troisième supplément#DIX-NEUVIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DE SAINT CYPRIEN, MARTYR.|Dix-neuvième sermon]]. — Pour la fête de saint Cyprien, martyr.
|{{pli|555|8}}
|-
|[[Troisième supplément#VINGTIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DE L’APÔTRE SAINT ANDRÉ.|Vingtième sermon]]. — Pour la fête de l’apôtre saint André.
|{{pli|557|8}}
|-
|[[Troisième supplément#VINGT ET UNIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DE SAINT ÉTIENNE.|Vingt et unième sermon]]. — Pour la fête de saint Étienne.
|{{pli|558|8}}
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|[[Troisième supplément#VINGT-DEUXIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DES SAINTS INNOCNENT. I|Vingt-deuxième sermon]]. — Pour la fête des saints Innocents. I.
|{{pli|560|8}}
|-
|[[Troisième supplément#VINGT-TROISIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DES SAINTS INNOCNENT. II.|Vingt-troisième sermon]]. — Pour la fête des saints Innocents. I.
|{{pli|560|8}}
|-
|[[Troisième supplément#VINGT-QUATRIÈME SERMON. — POUR LA FÊTE DES SAINTS CÔME ET DAMIEN.|Vingt-quatrième sermon]]. — Pour la fête des saints Côme et Damien.
|{{pli|563|8}}
|-
|[[Troisième supplément#VINGT-CINQUIÈME SERMON. — SUR LA TRINITÉ.|Vingt-cinquième sermon]]. — Sur la Trinité.
|{{pli|564|8}}
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.2.djvu/598
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />2445 IRENEE (SAINT) 2446</noinclude>c. {{rom|xxviii}}, n. 6, col. 808 (Marc, {{rom|xiii}}, 32) ; le Verbe et le
Saint-Esprit sont dits ministres du Père qui conunande
dans la création, t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|vii}}, n. 4, col. 993, etc. Cf.
Ginoulhiac, Histoire du dogme catholique pendant les
trois premiers siècles de l’Église, 2{{e}} édit., Paris, 1866,
t. {{rom-maj|ii}}, p. 270-291. Telle ou t. Ile formule d’Irénée a pu
être perfectionnée ultérieurement ; mais, en somme,
quand il ne se borne à répéter les expressions des
Évangiles et de saint Paul, le contexte montre qu’il
pense conformément h l’orthodoxie catholique. Le
subcrdinatianisme qu’il admet, c’est ou le subordinatianisme qui est réel s’il s’agit du Verbe incarné
considéré en tant qu’homme, du Christ « qui, étant
le Verbe du Père, était auprès du Père, et qui s’est fait
homme et a subi la condition de l’humaine naissance, »
Dem., c. LU, p. 699, ou un subordinatianisme nominal
qui est inévitable dès que l’on envisage le Père comme
source de la Trinité, et qui, tenant à l’indigence de
nos pauvres mots incapables d’exprimer l’ineffable,
est légitime pourvu qu’il n’entraîne pas l’infériorité
de l’une ou l’autre personne et laisse intacte la parfaite possession par chacune d’elles de la nature divine.
Au Saint-Esprit pareillement Irénée attribue la
personnalité et la consubstantialite divines. Voir t. {{rom|v}},
col. 702-704. Ici la terminologie irénéinne pourrait
prêter à des confusions qu’il importe d’éviter. Alors
que la plupart des Pères ont identifié la Sagesse des
Livres sapientiaux avec le Verbe, Irénée, après Théophile d’Antioche, Ad Autoli/cum, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|vii}}, ''P. G''.,
t. {{rom-maj|VI}}, col. 1036, l’identifie non avec la deuxième, mais
avec la troisième personne de la Trinité. En soi la
chose est explicable, car toute la Trinité n’est pas
affirmée dans les textes sapientiaux : " seule la Sagesse
se distingue de Dieu, et encore n’a-t-elle point tout le
relief d’une personnalité vivante ; l’Esprit ii ? s’en distingue pas plus que le Logos. » J. I^ebreton, Les origines
du dogme de la Trinité', p. 1 18. Quand il appelle le Saint
Esprit Sagesse, t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|xxx}}, n. 9 ; t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|viii}}, n. 4 ;
c.xx, n. 1, 3, col. 822, 993, 1032, 1033 ; Dcm., c. {{rom|x}}, p. 667,
Irénée, loin d’entendre que le Verbe et le Saint-Esprit
soient une personne unique, marque nettement leur
distinction : Vcrbum, id est Filius, semper cum Pâtre
erat… Et Sapientia, quæ est Spiritus, erat apud euni
ante omnem constitutionem. La confusion pourrait
provenir encore de ce qu’il arrive à Irénée d’appeler
le Fils de Dieu Esprit, t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|x}}, n. 2, col. 874-875,
disant que et salus et Salvator et salutare vere et dicitur
et est… ; est enim Saluator quidem quoniam Filius et
Verbum Dei, salutare autem quoniam Spiritus, « spiritus enim, inquil, faciei nostræ Christus Dominus, »
salus autem quoniam caro. Cf. Dem., c. {{rom|lxxi}}, p. 713.
Irénce est influencé par la traduction défectueuse du
verset des Lamentations, {{rom|iv}}, 20, qu’il cite. D’autres
qu' Irénée ont appelé Esprit le Fils de Dieu incarné.
Cf. L. Tonetti, L’anima di Cristo nella teologia del
Nuovo Testamento{{e}} dei Padri, 1, Anima, spirito e
dioinità, dans la Rivista storico-critica délie scienzc
teologiche, Rome, 1909, t. {{rom|v}}, p. 102-103. Quoi qu’il
faille penser de la correction théologique de leur langage, en ce qui regarde Irénée, tout se réduit à une
indécision fâcheuse de terminologie ; le fond de son
enseignement n’en est pas atteint, et la distinction
entre le Verbe et l’Esprit Saint éclate tout le long de
son œuvre. C’est à tort également qu’on a conclu la
négation de la personnalité du Saint-Esprit de la formule : In Christi nominesubauditur qui unxit, et ipse
qui unelus est, et ipsa uncho in qua unctus est. Et unxit
quidem Pater, unctus est vero Filius in Spiritu, qui est
unctio. L. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xviii}}, n. 3 ; cf. c. {{rom|ix}}, n. 3, col. 871-872,
934 ; Dem., c. XLvni, {{rom|lii}}, p. 695-696, 700. Bien des Pères
dont l’orthodoxie est sûre ont employé cette formule.
Ailleurs, t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|vi}}, n. 2, col. 860-861, Irénée lui-même
s’exprime de la sorte ; Utrosque enim Dei appellatione
signavit Spiritus, et eum qui ungitur Filium, et eum quiungit, id est Patrem. Le Saint-Esprit est donc distinct
du Père et du Fils. Cꝟ. t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xxxiii}}, n. 15, col. 1083^
Ex quo (Spiritu Dei) qui credunt Deo et sequuntur Verbum ejus percipiunt eam quæ est ab eo salutem ; Dem.,
c. LUI, p. 700, « il (le Christ) a été oint par Dieu et par
l’Esprit de son Père. »
Irénée ne traite pas ''ex professo'' des processions divines.
Elles sont insinuées ou sous-entendues dans les textes
qui nomment, ' d’abord, le Père incréé, inengendré,
non fait, infeclum, Dem., c. {{rom|v}}, {{rom|vi}}, p. 663-664 ; Cont. hier.,
t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom-maj|VIII}}, n. 3, col. 868 ; puis, le Verbe, son Fils,
Fils unique, engendré, non fait, coéternel, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|ix}},
n. 2-3 ; t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|xxv}}, n. 3 ; t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xvi}}, n. 9, col. 540541, 799, 929, etc. ; enfin, le Saint-Esprit, Esprit unique,
également coéternel. Cet ordre est invariable, et jamais
le Saint-Esprit n’est dit engendré : unus Deus Pater, et
unum Verbum Filius, et unus Spiritus. L. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|vi}},
n. 7, col. 990. Un passage difficile de Dem., c. {{rom|xxvi}},
pourrait peut-être s’entendre du Saint-Esprit, « doigt
de Dieu, » qui « procède du Père ». Cf. la traduction
allemande de K. Ter-Mekersttchian et E. Ter-Minassiantz, Des heil. Irenaus Schrijt zum Erweise der apostollichen Verkùndigung, Leipzig, 1907, p. 15, et la
traduction anglaise de "Wilson, P. 0., t. {{rom|xii}}, p. 679-680.
Le traducteur français, J. Barthoulot, ''ibid''., p. 769,
note, pense que cette traduction n’est pas justifiée par le contexte, et traduit obscurément : « Par
le doigt de Dieu il faut entendre ce qui est étendu
par le Père dans le Saint-Esprit. » Un texte, Cont. Iiter.,
t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|vii}}, n. 4, col. 993, où il est dit que Dieu n’avait
pas besoin, pour créer, du ministère des anges, car il
avait copiosum et inenarrabile ministerium, ministral
enim ei ad omnia sua progenies et figuratio sua, id est
Filius et Spiritus Sanctus, devrait se lire très probablement : et figuratio eius, et signifierait que le Verbe est
le Fils du Père et le Saint-Esprit l’image du Fils.
Cf. Massuet, note à ce texte, et Dissert., {{rom-maj|III}}, a. 5, n. 59,
col. 308. On a rapporté aux processions divines les
textes sur l’onction que le Père fait du Fils dans le
Saint-Esprit ; Irénée les entend du Fils de Dieu incarné,
Filius Dei filius hominis factus, col. 934, et, col. 871 ;
Secundum id quod Verbum Dei homo erat…, ungebatur
ad cvangelizandum.
4. Les œunres de la Trinité '^ad extra » et les missions
divines. — « Dieu a tout fait par lui-même, c’est-à-dire
par le Verbe et sa Sagesse (le Saint-Esprit). » L. {{rom-maj|II}},
c. {{rom|xxx}}, n. 9, col. S22. Cette phrase exprime énergiquement l’unité de nature danslatrinité des personnes, « le Verbe et le Saint-Esprit sont ce qu’est le Père
même ; et cependant les personnes ne sont pas confondues, puisque l’une agit par les autres. » T. de Régnon,
Études de théologie positive sur la sainte Trinité, t. {{rom|i}},
p. 350. Dieu a tout fait par le Verbe qui est sa main,
par le Verbe et le Saint-Esprit qui sont ses mains.
L. {{rom-maj|I}}, c. {{rom-maj|XXII}}, n. 1 ; t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|xxx}}, n. 9 ; t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xxii}}, n. 1 ;
t. {{rom-maj|IV}}, præf., n. 4 ; c. {{rom|xx}}, n. 1, 4 ; c. {{rom|xxxii}}, n. 1 ; t. {{rom-maj|V}},
c. {{rom-maj|I}}, n.3 ; c. {{rom|vi}}, n. 1 ; c. {{rom|xv}}, n. 2 ; c. {{rom|xvi}}, n. 1 ; c. {{rom|xxviii}},
n. 4, col. 009, 822, 956, 975, 1032, 1034, 1070-1071,
1123, 1137, 1165, 1167, 1200. T. de Régnon, ''op. cit''.,
t. {{rom|i}}, p.S350-353, a mis en lumière cette théorie de la criation, commune à Irénée et à beaucoup de Pères grecs.
I II semble que le rôle du Père soit de commander,
dans ce sens qu’il est la source d’où part l’ébranlement
créateur. Quant aux deux personnes procédantes, elles
obéissent, dans ce sens qu’elles exécutent, qu’elles
eflectuent, qu’elles accomplissent ; car elles sont les
deux mains du Père. Mais, de plus, il semble que l’on
distingue le rôle de chacune de ses mains, et que, dans
l’exécution de l’ordre paternel, chaque personne conserve le caractère de sa procession distincte. » Le
Fils est, par sa génération, l’expansion du Père ; il
est celui par qui le Père a établi toutes choses, l’ar-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1|IRÉNÉE (SAINT)|2470}}</noinclude>
l’homme opérée par le Christ. Mais un passage qui se
rapporte bien à l’union hypostatique est celui, t. {{rom-maj|IV}},
0. {{rom|xxxiii}}, n. {{rom|l}}, col. 1080, où Irénéedil que les prophètes,
annonçant la naissance d’Emmanuel d’une Vierge,
manifestaient tïjv ëvcoaiv toO Aôyou toû ©eoû repôç t6
7TXàcr({{rom|i}}, a aÙToû. Cf. Théodoret, Eranisles, Dialogus 11,
Inconfusus, ''P. G.'', t. lxxxiii, col. 172. Le même mot,
t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xviii}}, n. 7, col. 937 : Hierere ilaque fecit et
iidunivit, î^vwæv, hominem Deo, s’entend de l’union
de l’homme à Dieu par la grâce. Bref, Irénée ne nous
donne pas la formule de l’union hypostatique ; mais il
nous en donne la doctrine.
Irénée est étranger au kénotisme que G. Thomasius,
Chrisd Persan und Werk, 2{{e}} édit., Erlangen, 1857, et
d’autres théologiens protestants ont cru découvrir
dans saint Paul et les anciens Pères. Il dit, t. {{rom-maj|III}},
c. {{rom-maj|XIX}}, n. 3, *col. 941, que le Christ fut homme pour
être tenté, Verbe pour être glorifié, requiescente
(YjCRixâî^ovT’oç) quidem Verbo ut possel tentari, et inhonorari, et crucifigi et mori. Si le Verbe » se repose », ce
n’est pas qu’en devenant vrai homme il ait cessé
d’être ce qu’il était ou qu’il ait abdiqué de façon temporaire ses attributs divins ; c’est qu’il a pris une nature
humaine véritable, donc capable de souffrance et de
tentation, invisibilis uisibilis factus, et incomprehensihilis factus comprehensibilis, et impassibilis passibilis, et
Verbumhomo. L. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xvi}}, n. 6, col. 925-926. C’est
f[u’il s’accommode à notre faiblesse et cache sa gloire
que nous ne pourrions supporter. L. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xxviii}},
n. 1-2, col. 1105-1107. Cf. Loofs, art. Kenosis, dans la
Realencyklopadie, 3^ édit., Leipzig, 1901, t. {{rom|x}}, p. 252.
2' Le Verbe rédempteur. — Les gnostiques ont formé
un rêve de rédemption. Ils avaient l’idée « qu’il y a
dans le cosmos, notamment chez certains hommes,
un principe divin. Cette étincelle divine est comme
une étrangère ici-bas. Elle s’est égarée dans un monde
de ténèbres. Le problème est de savoir comment elle
pourra remonter aux régions supérieures d’où elle est
venue. La rédemption consistera dans le retour à
Dieu, » retour non pas simplement individuel, mais
aussi cosmique. E. de Paye, Gnostiques et gnosticisme,
p. 433-434 ; cf. p. 45-46, 62, 67-78, 106, 139-146, 163164, 217-218, 239-240. Irénée relève la théorie rédemptrice du gnosticisme. L. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|vi}}, n. 1-2 ; c. {{rom|xiii}}, n. 6 ;
c. {{rom-maj|XXI}}, col. 504-508, 588-589, 657-669. A la conception
du gnosticisme il oppose la conception orthodoxe. Il
y a donc à tenir compte de ses préoccupations de
combat et du contraste qu’il vise à faire éclater entre
le rédempteur des orthodoxes et celui des hérétiques
pour comprendre la sotériologie d' Irénée. Cf. P. Galtier, La rédemption et les droits du démon dans saint
Irénée, dans les Recherches de science religieuse, Paris,
1911, t. {{rom-maj|II}}, p. 5 sq. : J. YMy’ièTe, La doctrine de saint I renée
sur le rôle du démon dans la rédemption, dans le Bulletin
(l’ancienne littérature et d’archéologie chrétiennes, Paris,
1911, t. {{rom-maj|I}}, p. 178, 188. Mais la pensée de l’évêque de
Lyon déborde cette polémique. Nulle part peut-être
elle n’est si riche et si originale que dans cette question. Pour la saisir tout entière, voyons comment il
envisage la rédemption du côté du Christ, du côté de
l’homme, du côté de Dieu, du côté du démon.
1. ''Du côté du Christ''.
La théologie de la rédemption s’est développée selon deux directions maîtresses.
Les uns, surtout quelques Pères grecs, s’inspirant particulièrement de saint Jean, laissent la mort du Christ
au second plan, insistent sur le mystère de l’incarnation et expliquent par la vertu du contact du Verbe
divin avec la nature humaine la résurrection du genre
humain ; sur ce fondement s’élève la théorie dite physique ou mystique de la rédemption. D’autres, surtout
parmi les Latins, s’inspirant davantage de saint Paul,
mettent l’accent plutôt sur la mort rédemptrice et sur
le grand effort d’amour par lequel le Fils de Dieu s’est
livré pour nous et s’est acquis d’infinis mérites qu’il
déverse sur le genre humain : d’où la théorie dite
morale ou réaliste de la rédemption. Ces appellations
ne sont pas également heureuses Peut-être serait-Il
préférable de ne garder que l’épithète " mystique »
pour la première, et « réaliste » pour la seconde théories.
Les deux tendances coexistent dans Irénée. C’est à
tort qu’A. RitschI, Die Lehre von der Tiechtlertigung
und Versôhnung, 3{{e}} édit., Bon-i, 1889, l. {{rom|i}}, p. 7, a prétendu qu' Irénée, d’accord avec ses prédécesseurs, ne
voit dans le Christ que son rôle de docteur et l’exemple
qu’il donne. Parmi ceux qui ont adhéré aux idées de
Ritschl, P. Beuzart, Essai sur la théologie d' f renée,
p. 93, 102, 104, 148, opposant l’incarnation à la
rédemption, comme si la première n’était pas pour
la seconde, dit qu' Irénée n’emploie pas souvent les
mots rcdemplio et redimere et qu’ils sont loin de sa
pensée, qu’il « n’attache pas indissolublement à la
personne de Jésus-Christ la notion de salut ou de
rédemption. »
a) La théorie mystique de la rédemption. — Pourquoi
le Verbe de Dieu s’est-il incarné? Les réponses d' Irénée
se ramènent à quatre formules. — a. Il s’est incarné
pournous, pour l’homme, pour les hommes. L. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|ix}},
n. 3 ; t. {{rom-maj|III}}, t. {{rom-maj|XVII}}, n. 4 ; c. {{rom|xix}}, n. 1 ; t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xxii}}, n. 2,
col. 541, 544, 931, 939, 1047 ; Dem. c. {{rom|xxxi}}, p. 683. —
b. Il s’est incarné pour nous unir à Dieu, factus est quod
sumus nos uti nos perficerct esse quod est ipse, l. {{rom-maj|V}},
prief., col. 1120 ; ad hoc utethomo fieret plias Dei, l. {{rom-maj|III}},
c. {{rom-maj|X}}, n. 2, col. 873 ; ut et homo fieret particeps Dei, l. {{rom-maj|IV}},
c. {{rom|xxviii}}, n. 1, col. 1062 ; quomodo homo transiet in
Deum si non Deus in hominem ? t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xxxiii}}, n. 4,
col. 1074 ; ut adoptionem percipiamus, l. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xvi}},
n. 3 ; c. {{rom|xviii}}, n. 7 ; c. {{rom|xix}}, n. {{rom|l}}, col. 922, 937, 939, etc. ;
ut quod perdideramus in Adam, id est secundum imaginem et similitudincm esse Dei, hoc in Christo Jesu
reciperemus, t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xviii}}, n. {{rom|l}}, col. 932, etc. ; Dem.,
c. {{rom-maj|XXII}}, {{rom|xcvii}}, p. 676, 729 ; pour offrir à son P-^re eum
hominem qui fuerat inventus, primitias resurrectionis
hominis in semetipso faciens, l. Ill.c. {{rom|xix}}, n. 3, col. 941 ;
in adunitionem et communionem Dei et hominis, l. {{rom-maj|V}},
c. {{rom-maj|I}}, n. 1, col. 1121 ; ut nos colligeret in sinum Patris,
t. {{rom-maj|V}}, c. {{rom-maj|II}}, n. 1, col. 1124 ; nobis donans eam quæ est ad
factorem nostrum convcrsationcm et subjectionem, l. {{rom-maj|V}},
c. {{rom-maj|XVII}}, n. 1, col. 1169 ; ut finem conjungerct principio,
id est hominem Deo, l. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xx}}, n. 2, col. 1033 ; omnibus restituens eam quæ est ad Deum communionem,
t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xviii}}, n. 7, col. 937 ; Dem., c. {{rom|vi}}, {{rom|xxxi}}, {{rom|xl}},
xcvii, p. 664, 683, 689, 729 ; pour enlever à l’homme
son ignorance et lui donner la connaissance de ce qui
est de Dieu, t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xvi}}, n. 4 ; t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|vi}}, n. 5-7 ; c. viiix ; t. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|i}}, n. 1, col. 923, 989-998, 1119-1121 ; ut
assuesceret hominem percipere Deum et assuesceret
Deum habilare in homine, t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xx}}, n. 2, col. 944 ;
hominibus quidem ostendens Deum, Deo autem exhibens
hominem, . {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xx}}, n. 7, col. 1037 ; pour nous rendre
l’ami ié de Dieu, oportuerat enim mediatorem Dei et
hominum, per suam ad utrosque domesticitalem, in
amicitiam et concordiam utrosque reducere, et facere ut
et Deus assumerct hominem et homo se dederet Deo,
t. {{rom|iii}}, c. {{rom|xviii}}, n. 7, col. 937 ; pour nous réconcilier
avec Dieu, t. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|xiv}}, n. 3, col. 1162-1163 ; ukpretiosus
homo fiât Patri, l. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|xvi}}, n. 2, col. 1167 ; pour notre
ascension quæ est ad Dominum, t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xix}}, n. 1,
col. 939 ; pour nous donner la vie, nous montrer la vie,
la vie éternelle, l’incorruptibilité, l’immortalité, t. {{rom-maj|III}},
c. {{rom-maj|XIX}}, n. 1 ; c. {{rom|xxiii}}, n. 1, 7 ; t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|x}}, n. 2, c. {{rom|xx}},
n. 2, 5 ; 1. V. c. {{rom|i}}, n. 1, col. 938, 939, 960, 964-965, 1001,
1033, 1035, 1121 ; Dem., c. {{rom|xxxi}}, {{rom|xl}}, p. 683, 689 ; pour
nous donner l’héritage, t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xxi}}, n. 3 ; c. {{rom|xxii}}, n. 1 ;
c. {{rom-maj|XXVI}}, n. 1, col. 1046, 1053 ; pour nous donner
la vision béatiflque, t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xx}}, n. 4-11, col. 1034-1041 ;
pour que, apponens semetipsum caput Ecclesiæ, uni-<noinclude>
<references/></noinclude>
27ynxb3gcxfy5lxu43b8y610rlf3odr
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />PRO> I l’i NC1. P n ; ES GR1 CS, I l DAM VSCÈ I 958</noinclude>sostome, la providence désigne a la foi-- la conservation
des êtres et leur gouvernement par l deu. Comme
le, notre auteur applique volontiers au l >i « -u provident
l’image du pilote et de son gouvernail, mais il
prend soin de développer la comparaison avec une certaine
minutie qui n’esi p. in dans les habitudes littéde
l’adversaire de Nestorius.
on peut, à bon droit, rapprocher de rhéodorel
aiisqu’il semble lui aussi appartenir
.m milieu antiochien des années 131-451. Cf. Némi su s
t. {{rom|xi}}, col. 65.
S i court traité sur la pro Idence se présente comme
un appendice à un ouvrage plus développé sur la
nature île l’homme. La transition entre les deux ordres
insldérations est fournie à l’auteur par l’idée de
liberté ; apr< s avoir parle du libre arbitre de l’homme,
esius trouve naturel de passer a la providence
divine. P. (’, .. t. i. col. 780 C- 781 A. Trois chapitres
divisent la matière de façon tout à fait scolaire : l’existence
de la providence divine, sa nature, son domaine.
''Ibid.'', col. 781 A. Le e. i. col. 78(i-", o_>, fait d’abord
remarquer que ni les Juifs ni les chrétiens n’ont besoin
d’une démonstration de la providence divine : ils en
sont, les uns et les autres, suffisamment assures, les
premiers par les miracles accomplis par Dieu en leur
faveur en Egypte ; les seconds par le fait merveilleux
de l’Incarnation. Aussi tout le discours de Némésius : il adresse aux Grecs. Col. 781 l>. Le raisonnement
de l’auteur est ensuite assez eonfus ; il fait appel,
en quelques mots, à l’ordre du monde, col. 784 A,
puis à une historiette judiciaire analogue à celle de
Suzan îe. col. 784 BC, enfin, à la nécessite des sanctions
morales de la providence pour le bon ordre et la
rvation de la société. Col. 785-792. Chemin faisant,
la notion de providence est distinguée de celle de créalion :
créer, c’est bien faire ce qui arrive à l’existence :
taXûc. -Q-.r.CT*’. ri yiv6(xevtx ; la providence consiste
a prendre soin de ces mêmes choses : xb xaXcTx ; èr ::
iryz : twv yivouévtov. Col. 7<SS B. Le C. n. col. 7’. » 2
donne deux brèves définitions de la providence :
! s., in que Dieu prend des êtres. 7tp6voia toîvuv
iffT.v ; ; : i ovra yivouivi, i~ t ; x£>.£ix ; c’est aussi,
selon d’autres auteurs, la volonté de Dieu selon laquelle
tous les êtres reçoivent un utile gouvernement, -povo’.à’zo j S’.'ry —-Ti-.-L ~x v/ri -r’r ; j -pocr-popov
c.jyrv Acqx&£vei. Saint Jean Damascène reprendra
l’une et l’autre définition. De fide orth., II. x.xix.
P. C. t. {{rom|xciv}}. col. 964 A. Le dernier chapitre, le
plus développé, traite de l’ampleur du gouvernement
divin et des objets qu’il embrasse. Col. 793-817. Nérné
mentionne d’abord les opinions des philosophes
sur ce sujet : Platon, les stoïciens, les épicuriens. Aristote :
il estime que I imperfection de leurs doctrines a
une dans l’ignorance où ils se trouvaient de la
nature immortelle de l’ame humaine. Col. 793-801.
te. après avoir exposé la doctrine chrétienne,
laquelle Dieu s’occupe des moindres choses, l’auteur
entreprend de démontrer le bien-fondé de cette
opinion : si Dieu ne s’occupait pas de chacun des êtres
qu’il{{e}} ne pourrait être que par ignorance,
refus de le faire ou impuissance ; or. ces trois hvpotrouvent
être incompatibles avec la perfection
de la nature divine. Col. 804 A.-808 A. Cependant,
si nous sommes assurés du fait de l’extension univerprovidence
divine, les desseins du gouvernement
divin sur les individus noua demeurent mystérieux
. Il convient, en tout cas, de distinguer
it de ce qu’il permet seulement : il faut
tenir compte de ce fait qu’il abandonne parfois les
sien » pour un temps, soit pour leur correction, soit
pour l’éducation des autres. Jean Damascène reprendra
les mêmes considérations. De fide orth., {{rom-maj|II}}, {{rom|xxix}},
F C t. xerv, col. 9 Enfin, Job, Lazare et le
mauvais riche, saint Paul. sont comme chez Chrysostome. Invoqués en exemples. Col, 812 813. Le traité
s’achève sur une note qui rappelle tout à fait l’enseignement de l’évêque de Constantinople : la providence est absolument bonne puisque le péché, le seul vrai mal, n’est pas son fait mais le notre. Col. 813 817.
VIII. {{sc|Le synthèse de la théologie grecque, saint Jean Damascène}}.
La doctrine de la providence
tient manifestement une place importante dans
la pensée de Jean Damascène : il en parle, suivant les
occasions, tantôt en philosophe, tantôt en historien,
tantôt en apologiste et tantôt en théologien.
Connue philosophe, il utilise l’affirmation de l’existence
de la providence comme une prémisse.qui lui
permet de démontrer l’immortalité de l’âme ; l’argument était d’ailleurs traditionnel depuis son emploi
par Athénagore dans son livre sur la résurrection des
corps. Voici le raisonnement : puisque la providence
de Dieu traite chacun selon ses mérites, soit pour la
récompense, soit pour le châtiment, il lui faut un sujet
sur lequel elle puisse exercer sa justice et qui reçoive
sa sentence : ce ne peut être que l’âme immortelle. Dialectica,
c 1 {{rom|xviii}}. p. G., t. {{rom|xciv}}, col. 672 D 673 A.
Historien des hérésies, notre auteur signale que les
épicuriens niaient toute providence ; il bloque d’ailleurs,
avec le rappel des théories morales de ces derniers,
la cosmologie mécaniste « les atomistes De liœresibus,
1, 8, ''ibid.'', col. <>81 C. Dans les Sacra parallela, un
chapitre est consacre à la providence de Dieu, rcepl
7rpovotaç 0so’j ; il groupe des textes de l’Ancien Testament
et des extraits des Pères, notamment d’Iréuée,
d’Eusèbe et de Jean Chrvsostome. Sacra parallela, littera
ÏJ tit. {{rom|iv}}, ''P. G.'', t. xevi, col. 233 B-236 C.
Comme apologiste, Jean Damascène, oppose aux
manichéens les enseignements de la foi chrétienne :
Dieu est bon, il ne veut que le bien, tout ce qu’il veut
est bon. Cont. manichœos, 38, t. {{rom|xciv}}, col. 1544 D.
Il n’a créé que des choses bonnes ; toute créature est
bonne selon la nature qui lui a été donnée. ''Ibid.'', 47,
col. 1548 D-1549. Le mal n’est pas une réalité, une
substance : il est une privation : tout être comme tel est
bon. ''Ibid.'', 50-59, col. 1549 B-1552 D. La matière n’est
pas incréée, elle n’est pas le principe du mal. ''Ibid.'', 6163, col. 1553 C-1560 B. Il n’j a pas de conflit entre la
matière et Dieu. ''Ibid.'', 67, col. 1561 C-1564 B. Cependant,
si nous affirmons la bonté absolut ; de Dieu, nous
ne pouvons pas comprendre les desseins de sa providence.
''Ibid.'', 74, col. 1572 D-1573 A ; 77. col. 1576 C.
Le mot mal peut signifier deux choses très différentes :
ou bien ce qui nous paraît désagréable, mais peut être
l’effet d’une juste punition de Dieu, ou bien le seul vrai
mal. le mal volontaire du péché dont nous sommes responsables.
''Ibid''.. 81 -82. col. 1580 C-1581 B. Le traite
s’achève sur un double conseil, celui de l’effort personnel
et celui de la prière persévérante. ''Ibid.'', 81>-87,
col. 1584.
Dans son grand ouvrage de théologie, Jean Damascène
énumère la providence parmi les attributs de la
nature divine. De fide <>rlli., {{rom-maj|i}}, {{rom|xiv}}, P. G., t. {{rom|xciv}},
col. 860 B. Il la place en dernier lieu, voulant sans
doute faire entendre qu’elle constitue comme le trait
d’union entre le Créateur et sa créature. L’opération
divine est une, simple, indivisible : elle se diversifie
cependant selon les individus, qu’elle tend d’ailleurs à
ramener à sa propre simplicité. Elle est l’être des êtres,
la vie des vivants, la raison des êtres raisonnables et l’intelligence
des intelligences, bien qu’elle-même demeure
au-dessus de toute intelligence, de toute raison, de
toute vie et de tout être. ''Ibid.'', col. 860 D. Au I. II du
même ouvrage, un chapitre entier, c. {{rom|xxix}}, est consacré
a la providence divine. La place qui lui a été
donnée dans l’ensemble de l’œuvre est extrêmement
significative, car il sert de transition entre l’étude de la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Garnier - Les fétichistes, pervertis et invertis sexuels - observations médico-légales.djvu/131
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Sixdegrés
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>pour savoir ce que c’était. Aucun de ces rêves ne devait se réaliser. »
Découragé par le peu de succès de ses œuvres littéraires, angoissé par l’appréhension de la découverte imminente de ses mensonges accumulés, troublé profondément par l’irréalisation de ses rêves pédérastiques que contrariaient des incidents plus ou moins burlesques et qui fuyaient devant lui comme un mirage, il rentrait chez lui agacé, mal en train, tourmenté par une céphalalgie frontale tenace.
Il cherchait toujours un moyen d’assouvir la passion qui le dominait, quand, un jour, il imagina de remplacer par une ''bille'' le membre viril dont il n’avait pu encore percevoir le contact tant désiré. Il acheta, à cette fin, une bille d’un certain calibre ; mais, de dimension trop<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le dragon blesse Croisset Francis 1936.djvu/36
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Raymonde Lanthier
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/* Corrigée */ Accent.
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/>
{{T2|{{sc|Un Dîner Cantonais}}}}
{{Lettrine|lignes=3|À}}{{sc|sept}} heures, escorté de mes deux compagnons,
je pénètre dans un salon du
restaurant ou Jacques Durec et un jeune
officier de la marine anglaise nous font
accueil.
Des petites soucoupes garnissent la
nappe maculée. Devant chaque assiette
voisinent des shopsticks, une tasse et un
godet.
— Le godet est pour le saké, la tasse
pour le thé et les shopsticks. Vous en êtes-vous
déjà servi ? me demande le vice-consul.
— Jamais. C’est très compliqué ?
L’un des hôtes nous interrompt :
— Que voulez-vous manger ?
Il déroule une feuille de papier où le
menu s’allonge, interminable. Machinalement,
je tends la main :
— Voulez-vous me permettre ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.djvu/331
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />637 ESPERANCE 638</noinclude>regarde la personne en qui l’on espère ; le second, qui
suit, regarde l’objet espéré. ''Loc. cit''., q. {{rom|iv}}, p. 577.
Examinons maintenant le second, exspedarc. Si cet
acte n’est pas purement intellectuel, que peut-il être
qu’un amour, qu’un désir ? C’est ce qu’avoue en définitive
le saint docteur, lorsqu’il est pressé par un adversaire
qui voudrait faire de cet exspeclare un acte
purement intellectuel : « Cette attente, lui répond-il,
même dans l’immobilité du corps, est une sollicitude
de l’âme : celui qu.i attend désire l’arrivée de la personne
qu’il aime. Dans la définition de l’espérance (par
le.Maître des Sentences), il s’agit d’une attente non
pas corporelle, mais mentale, laquelle est une aspiration,
une tension vers la fin à atteindre, » qiiœdam
inhialio et proti^nsio respecta finis asseqneiuli. Loc.
cit., dub. {{rom-maj|II}}, circa litlcram Magislri, p. 583. Ainsi le
preniier système, sous la forme spéciale que lui donne
saint Bonaventure, ne peut éviter ledésir, et finit par le
mettre dans le dernier acte qui, d’après le Maître des
Sentences, est la définition même de l’espérance.
c) Ce qui est commun à tous les partisans du système,
c’est de faire du désir un simple préliminaire de
l’espérance chrétienne. Considérons cet acte qu’on
relègue ainsi dans le vestibule de l’espérance, et
demandons-nous à quelle vertu il appartiendra. Ce
désir de Dieu, renfermant un amour de Dieu, n’est-il
pas l’acte surnaturel d’une vertu théologale, puisqu’il
a pour objet la possession surnaturelle de Dieu,
la (in surnaturelle, et qu’il atteint immédiatement
Dieu présente par la foi ? Si cet acte ne procède pas de
la vertu infuse d’espérance, il faudra donc qu’il procède
de la vertu infuse de charité ; il n’y a pas de quatrième
vertu théologale ; ainsi raisonne Suarez, r>e
spe, dist. {{rom-maj|I}}, sect. {{rom|iii}}, n. 1 {{rom|l}}, Opcra, Paris, 1858, t. {{rom|xii}},
p. G07. F.l c’est bien à la charité ((ue saint Bonaventureratlribue ;
à la charité, selon lui, appartient tout
amour de Dieu ; aussi bien l’amour de convoitise
hase de l’espérance, que l’amour d’amitié. Voir Cha-RiTi ;
, t. {{rom-maj|II}}, col. 2222. Parmi les thomistes, Billuart attribue
aussi à la charité cet amour et ce désir de Dieu.
C’est faire de la charité un préliminaire nécessaire de
l’espérance ; et comme on peut lui objecter cjne le
pécheur, qui doit faire un acte surnaturel d’espérance,
n’a pas la vertu infuse de charité, Billuart répond que
cette vertu est alors remplacée jiar une grâce actuelle
pour produire le même amour. De spe, a. 2, sec !, {{rom|ii}},
t. {{rom|iii}}, p. 151.
Mais ces explications ont un grave danger : celui
d’enlever aux pécheurs, méme repentants, tant qu’ils
ne s’élèvent pas à l’acte de charité, tant qu’ils n’ont
que l’attrition qui leur est plus facile -- de leur enlever,
dis-je, toute possibilité de faire un acte d’espérance.
Et pourtant l’espérance leur est recommandée,
elle est même exigée avec l’attrition par le concile rie
Trente. Voir plus haut, col. 608. UA l’Iilglisc a condamné cette proposition (.’17*’) de Qucsnel : « Où il n’y a pas amour de Dieu, il n’y a pas espérance en
Dieu. » Je l’avoue, tandis que le janséniste Quesnel
par « amour de Dieu » entend exclusivement la charité
parfaite, , saint Bonaventure prend soin de nous
avertir que cet amour de charité, qu’il exige de tous
comme base de l’espérance, n’est pas nécessairement
la charité parfaite, et que dans le pécheur c’est un
amour imparfait, avec lequel l’état du pécheur est
compatible. In IV Sent., 1. IJI, dist. {{rom-maj|XXVI}}, a. 2,
q. {{rom-maj|III}}, ad 2’"", ’.'"", Quaracchi.n. 571. Mais cette nécessaire imperfection de la charité, toutes les fois que
dans le pécheur elle est censée précéder l’espérance,
est admise ici pour le besoin de la cause. D’ailleurs,
l’acte de charité, parfait ou non, reste dans ce système
un préambule de l’espérance, aussi nécessaire que
l’acte de foi : pourquoi donc alors le concile de Trente,
énumérant dans leur ordre les dispositions du pécheur
à la justification, ne signale-t il pas, après la foi, un
acte de charité avant l’espérance. Sess. VI> c. {{rom|vi}},
Denzinger, n. 798 (G80) ? Enfin, faire entrer l’amour
de concupiscence dans la charité, c’est affaiblir le
caractère désintéressé de cette vertu, si généralement
admis comme trait caractéristique. Voir col. 623 sq.
Aussi Bolgeni, qui va jusqu’à réduire la charité à un
amour intéressé, se montra-t-il partisan du 1er système
sur le motif de l’espérance. ''Della carità'', Rome,
1788, t. {{rom-maj|I}}, p. 135. Sur la réfutation de Bolgeni, voir
Charité, col. 2220. Quant à Billuart, ce n’est pas la
seule tendance vers les doctrines jansénistes qu’on
pourrait relever dans ses écrits.
Les autres théologiens thomistes ont fort bien vu ce
danger ; et pour l’éviter, ils enlèvent à la charité, aussi
bien qu’à l’espérance, ce désir de Dieu, béatitude surnaturelle,
dans le cas du pécheur. Mais alors il faut
qu’ils nient arbitrairement le caractère théologal de. cul
acte ; de plus ils sont très embarrassés pour assigner la
vertu morale à laquelle il appartiendrait. « A cette
difiiculté (de Suarez), dit Jean de Saint-Thomas, il
est étonnant de voir combien de diverses manières de
répondre sont mises en circulation. » Cursus theologicus,
Paris, t. {{rom|vii}}, p. 333. La seule qui le satisfasse, c’est
de rattacher ce désir de la possession de Dieu au plus
credulitatis affcctus qui est le commencement de la
foi ; mais quelle raison solide de confondre ces deux
actes en une même vertu ? Les Salmanticenses commencent
par nier qu’il faille une vertu infuse pour
produire le désir en question, parce qu’il n’a rien de
difficile : comme s’il n’était pas difiicile à l’homme de
tendre librement à la béatitude surnaturelle plutôt
qu’à tous les faux bonheurs qui, si facilement, le séduisent !
Et d’ailleurs la difficulté n’est pas la seule
raison de l’infusion des vertus. Les mêmes théologiens
de Salamanque nous concèdent ensuite que ce désir de
Dieu pourrait être un acte secondaire de la vertu
d’espérance. Puio ils se ravisent, et donnent comme
meilleure la solution de Jean de Saint-Thomas. Enfin,
sentant le faible de cette solution, ils recourent, pour
produire cet acte, à un habitas imperfcctas qui ne
serait pas une vertu, et qui serait accolé à la vertu
d’espérance : « Les théologiens, disent-ils, n’en ont
jamais parlé, c’est vrai : mais ils ne l’ont pas nié non
plus, et on ne voit pas de preuve que la chose soit impossible. » Cursus theol., Paris, t. {{rom|xi}}, p. 468. Ne serait-il
pas plus simple de ne pas laisser ce désir de Dieu à la
porte de l’espérance, et de l’y faire entrer ?
''II° {{sc|Système. Motif d’espérance : Dieu considéré comme notre bien et comme puissance auxiliatrice}}''
{{1o}} ''Exposé et preuves''. —
Ce système a
une partie commune avec le précédent, Dieu comme
puissance auxiliatrice. Il en diffère, en ce qu’il restitue
à l’espérance l’amour ou désir, que le précédent en
voulait détacher comme une simple condition préalable :
ainsi l’espérance redevient avant tout un amour
de Dieu, un désir de la possession de Dieu. — Preuves
de ce système. Pour la partie commune avec le précédent,
voir le côté positif de celui-ci, col. 633. Pour
la partie opposée, les preuves du second sont contenues
dans la critique que nous avons donnée du premier.
En somme, le second système garde ce que le premier a de positif, et laisse ce ce qu’il a d’exclusif. Le résultat est un acte d’espérance plus complexe, auquel répond nécessairement aussi un motif plus complexe.. l’amour de concupiscence, s’élançant sous forme de désir vers la béatitude surnaturelle, répondra comme motif Dieu en tant que notre bien, ''bonus nobis'', ce qu’on appelle souvent la bonté de Dieu relative à nous. A la confiance, ou, si l’on veut, à l’''erectio animi'' et à la ''fiducia'', répondra la puissance auxiliatrice de Dieu, qui est déjà par elle-même un<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />661 ESPERANCE 662</noinclude>graciés de la nature, les plus criminels, dans les damnés
qui ne cessent pas de s’aimer. — De ces principes
Coninck tire les conséquences suivantes. Quand, par
un amour désintéressé, je souhaite un bien à un ami,
le motif de mon acte, c"est la bonne qualité, la perfection
que j’ai constatée en lui et qui est le fondement
de cette amitié ; la preuve, c’est que je ne fais
pas le même souhait pour d’autres, quoique je sache
que ce bien leur serait tout aussi utile qu’à cet ami,
ou même davantage ; et de même, le motif de mon
amour désintéressé pour Dieu, ce sont les perfections
divines, ce qu’on appelle la bonté absolue de Dieu.
Quand je me désire un bien à moi-même, il n’y a pas
d’autre perfection contemplée et aimée que celle de
ce bien : c’est donc elle qui donne à l’acte son motif
spécifique, et qui en détermine la valeur morale,
suivant que ce bien est d’une bonté réelle ou apparente,
qu’il est permis ou défendu, qu’il est suprême
ou qu’il ne l’est pas ; quand je veux pour moi-même
Dieu, souverain bien, il n’y a pas d’autre perfection
contemplée et aimée que celle de Dieu, et le motif
unique qui spécifie l’acte, c’est la bonté relative de
Dieu, par laquelle il est ma béatitude et ma fin.
Ainsi, pour des raisons différentes, la perfection divine
se trouve être l’unique et immédiat motif des deux
amours, de celui d’espérance comme de celui de charité,
les deux vertus sont vraiment théologales ; et dans
les deux nous nous subordonnons à la perfection
divine, et nous l’apprécions par-dessus tout, quoique
plus parfaitement dans la charité. Sur l’appréciation
souveraine de Dieu dans les deux vertus, voir col. 624.
Cette appréciation souveraine du finis qui n’a pas à
souffrir de ce que, dans l’amour d’espérance, ma propre
personne est l’unique finis {{rom|ciii}}, ou de ce que cette
sorte d’amour m’est plus facile que l’autre, plus fréquent,
plus intense : ces avantages de l’amour intéressé
ne tiennent pas à une haute idée que je me fais de
mon excellence, mais à l’union plus étroite que j’ai
avec moi-même. Unicuiqnc ad seipsum est iinitos,
qitee est poiior unione ad aliiim, dit saint Thomas.
Sum. theol., II » 11^, q. {{rom|xxv}}, a. 4.
A peine cette belle théorie de Coninck eut-elle paru,
qu’elle fut approuvée par Lugo et Ripalda, qui tous
deux prétendirent l’avoir déjà enseignée. Lugo,
De pœnitenlia, dist. {{rom-maj|III}}, n. 38 sq., Venise, 1718,
p. 18 ; Ripalda, De virtutibus, dist. {{rom-maj|XXIII}}, sect. viii.
Opéra, Paris, 1873, t. {{rom|viii}}, p. 113. Elle fut suivie
par Haunold, ''loc. cit''., p. 426 ; Pallavicini, etc.
5° ''Fin du XVIIe siècle : le quiétisme de Molinos et le semiquiétisme de Fénelon.''
Nous avons vu le jansénisme
rejeter absolument l’amour de convoitise pour
Dieu, propre à l’espérance, et exiger de tous les fidèles
dans tous leurs actes l’amour désintéressé de la charité.
Le quiétisme ne va pas si loin : c’est seulement aux
âmes plus parfaites qu’il impose un continuel exercice
du pur amour, c’est seulement chez elles qu’il regarde
tout amour intéressé comme hors de saison. De ces
âmes, Molinos élimine la pratique de l’espérance
théologale, tout simplement ; Fénelon veut la garder,
mais en " l’épurant » , position plus compliquée,
qui l’amène à fausser la notion même de l’espérance
chrétienne, et à attaquer ainsi malgré lui cette
vertu, dont il voulait respecter l’usage chez les
parfaits.
Nous n’entrerons pas dans l’histoire du quiétisme,
ni dans la réfutation de celles de ses erreurs qui ne
touchent pas directement à l’espérance, comme
l’annihilation des facultés et la non-résistance aux
tentations de la chair, dans Molinos ; une certaine
direction des âmes éprouvées, dans Fénelon ; la méthode
de contemplation dans l’un et dans l’autre.
Voir QUiÉTisME, Molinos, Fénelon.
1. ''Molinos et l’espérance.''
De ses 68 propositions.
condamnées par Innocent XI en 1C87, deux se rapportent
directement à notre sujet :
L’âme (dans la voie in
térieure) ne doit penser ni
à la récompense, ni à la
punition, ni au paradis, ni
à l’enfer, ni à la mort, ni à
l’éternité.
Celui qui a donné à Dieu
son libre arbitre ne doit
avoir souci de rien, ni de
l’enfer ni du paradis ; il ne
dcit pas désirer sa propre
perfection, ni les ^ ertus, ni
sa propre sainteté, ni son
propre salut, dont il doit
purifier l’espérance (ou per
dre l’espérance » . trad. de
Fénelon, t. {{rom|ii}}, p. 233).
7. Non débet anima co
gitare nec de prfemio, nec
de punitione, nec de para
diso, nec de inferno, nec de
morte, nec de seternitate.
Denzinger, n. 1227 ll094).
12. Qui suuni liberum ar
bitrium Deo donavit, de
nulla re débet ciiram ha
bere, nec de interno nec de
paradiso ; nec débet deside
rium habere proprise perfe
ctionis nec virtutum nec
propriae sanctitati s nec pro
pri » salutis, cujus spem
purgare débet. Denzinger,
n. 1232.
La 7* proposition a été appréciée ainsi par les
théologiens qualificateurs : maie sonans, scandalosa
et hæresint sapiens. « Les docteurs mêmes de la mystique,
dit le cardinal Gennari, conseillent la méditation
des fins dernières, même à ceux qui sont favorisés
de dons surnaturels et qui sont parvenus à la plus
haute contemplation : et cela pour qu’ils ne soient
pas tentés d’orgueil, ou exposés au danger de tomber. «
Et il cite le chapitre xv de l’autobiographie de
sainte Thérèse. Del falso mislicismo, 2{{e}} édit., Rome.
1907, p. 25. La 12 « proposition a été qualifiée ainsi :
Hæresim sapiens, damnata in eoncilio Viennensi inler
errores Begiiardonim, errore 6°, el in conc. Tridenlino,
sess. {{rom-maj|VI}}, can. 26 el 31… Sur la proposition analogue des
Béguards, prop. G'', condamnée au concile de Vienne,
voir Béguards, t. {{rom|ii}}, col. 532. Quant aux canons du
concile de Trente, sur l’erreur analogue des protestants,
nous en avons parlé, col. 607-608.
On trouvera les raisons de rejeter la doctrine de
Molinos dans la critique que nous ferons de celle de
Fénelon.
2. ''Fénelon et l’espérance.''
Plusieurs de ses 23 propositions,
condamnées par Innocent {{rom-maj|XII}}, en 1699, se
rapportent directement à notre sujet : nous les donnons
dans le texte original français, Œnorcs de Fénelon,
édit. Leroux Gaumc, t. {{rom|iii}}, p. 106, ou Œuvres de
Bossuct, édit. Lâchât, t. {{rom|xx}}, p. 474. Pour le texte latin,
voir Denzinger, n. 1327 (1193). Si l’on veut retrouver
les propositions dans le livre même d’où elles sont
extraites avec leur contexte, voir Explication des
maximes des saints sur la vie intérieure, édition critique,
par Albert Chérel, Paris, 1911 ; on trouvera,
p. 87, 88, la liste des références.
1° proposition. Il y a un état habituel d’amour de
Dieu, qui est une charité pure et sans aucun mélange du
motif de l’intérêt propre. Ni la crainte des châtiments, ni
le désir des récompenses n’ont plus de part à cet amour…
2{{e}} prop. Dans l’état de la vie contemplative ou unitive, on
perd tout motif intéressé de crainte et d’espérance…
4{{e}} prop. Dans l’état de la sainte indifférence, l’âme n’a plus
de désirs volontaires et délibérés pour son intérêt, excepté
dans les occasions où elle ne coopère pas fidèlement à toute
sa grâce (cꝟ. 5{{e}} prop.)… 6{{e}} prop. En cet état, on [ne veut
plus le salut comme salut propre, comme délivrance éternelle,
comme récompense de nos mérites, comme le plus
grand de tous nos intérêts, mais on le veut, d’une volonté
pleine, comme la gloire et le bon plaisir do Dieu, comme une
chose qu’il veut, et qu’il veut que nous voulions pour lui…
11" prop. fin cet état (d’épreuve) une âme perd toute espérance
pour son propre intérêt : mais elle ne perd jamais
dans la partie supérieure, c’est-à-dire dans ses actes directs
et intimes, l’espérance parfaite qui est le désir désintéressé
des promesses… 23* prop. Le pur amour fait lui seul toute
la vie intérieure, et devient alors l’unique principe et
l’unique motif de tous les actes délibérés et méritoires.
La controverse de Fénelon avec Bossuet avait
porté d’abord sur la direction des âmes contemplatives<noinclude>
<references/></noinclude>
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Salut, c’est Raphaël connu ici sous le pseudonyme de '''Rafavannay''' (n’hésitez pas à me tutoyer {{;-)}}). Né en Suisse romande, je suis actuellement étudiant en université. Je me concentre principalement sur la littérature médiévale et renaissante (j’ai commencé ici avec le grand [[Rabelais]], les études linguistiques (avec notamment l’accent sur la dialectologie [[Portail:Littérature de langue francoprovençale|francoprovençale]]) et également la littérature de la fin du {{s|XIX}} autour du légendaire [[Alfred Jarry]]
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<small>
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* [[Auteur:Teofilo Folengo|Teofilo {{sc|Folengo}}]] : ''[[Histoire maccaronique de Merlin Coccaie]]'' ({{L2S|2=Folengo - Histoire maccaronique de Merlin Coccaie, 1859.djvu}})
* [[Auteur:Luigi Pulci|Luigi {{sc|Pulci}}]] : ''[[L’Histoire de Morgant le géant]]'' ({{L2S|2=Pulci - L'Histoire de Morgant le géant, 1625.djvu}})
* [[Auteur:Guillaume de Reboul|Guillaume {{sc|de Reboul}}]] : ''[[Le nouveau Panurge]]'' ({{L2S|2=Reboul - Le nouveau Panurge, 1614.djvu}})
* [[Auteur:Jean Bouchet|Jean {{sc|Bouchet}}]] : ''[[Le Panégyrique du chevalier sans reproche]]'' ({{L2S|2=Bouchet - Le Panégyrique du chevalier sans reproche.djvu}})
* [[Auteur:Thomas Artus|Thomas {{sc|Artus}}]] : ''[[Description de l’isle des hermaphrodites]]'' ({{L2S|2=Artus - Description de l'isle des hermaphrodites.djvu}})
</small>
{{t3|{{4°}} À téléverser :|align=left|fs=125%|mt=1em}}
<small>
* [[Auteur:Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz|Oscar Venceslas {{sc|de Lubicz-Milosz}}]] : ''Ars Magna'' ({{Gallica|bpt6k9734795g}})
* [[Auteur:Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz|Oscar Venceslas {{sc|de Lubicz-Milosz}}]] : ''Les Arcanes'' ({{Gallica|bpt6k10733929}})
* [[Auteur:Noël du Fail|Noël {{sc|du Fail}}]] : ''Les Propos rustiques'' et ''Les Contes d’Eutrapel'' ({{Gallica|bpt6k28080s}} • {{Gallica|bpt6k6492114n}} • {{Gallica|bpt6k3040468n}} • {{Gallica|bpt6k3040424g}})
* [[Auteur:Geoffroy Tory|Geoffroy {{sc|Tory}}]] : ''Champ fleury'' ({{Gallica|bpt6k1095044c}})
* [[Auteur:Jean Bodel|Jean {{sc|Bodel}}]] : ''Chanson des Saxons'' ({{Gallica|bpt6k33154h}} • {{Gallica|bpt6k33155v}})
* [[Auteur:Jean Bodel|Jean {{sc|Bodel}}]] : ''Les Congés'' ({{Gallica|bpt6k5464041s}})
* [[Auteur:Émile Langlade|Émile {{sc|Langlade}}]] : ''Jehan Bodel'' ({{IA|jehanbodelavecde00languoft}})
* [[Auteur:Albert Dauzat|Albert {{sc|Dauzat}}]] : ''Essai de méthodologie linguistique dans le domaine des langues et des patois romans'' ({{IA|essaidemthodol00dauzuoft}})
* [[Auteur:Louis Gauchat|Louis {{sc|Gauchat}}]], [[Auteur:Jules Jeanjaquet|Jules {{sc|Jeanjaquet}}]] et [[Auteur:Ernest Tappolet|Ernest {{sc|Tappolet}}]] : ''Bulletin du Glossaire des patois de la Suisse romande'' ([https://www.e-periodica.ch/digbib/volumes?lang=fr&UID=bgp-001 E-Periodica])
* [[Auteur:Wilhelm Meyer-Lübke|Wilhelm {{sc|Meyer-Lübke}}]] : ''Grammaire des langues romanes'' ({{IA|grammairedeslang02meyeuoft}}) (Sous copyright jusqu’en 2032 à cause d’un des deux traducteurs)
</small>
{{t3|{{5°}} Lu et relu :|align=left|fs=125%|mt=1em}}
<small>
{{t4|Médiéval :|align=left}}
* [[Auteur:Anonyme|{{sc|Anonyme}}]] (''éd.'' [[Auteur:Anatole de Montaiglon|Anatole {{sc|de Montaiglon}}]] et [[Auteur:Gaston Raynaud|Gaston {{sc|Raynaud}}]]) : ''[[Recueil général et complet des fabliaux des 13e et 14e siècles|Recueil général et complet des fabliaux des {{s|xiii|e|-}} et {{s|xiv|e|s}}]]'' {{4/4}} ({{L2S|2=Montaiglon - Recueil général et complet des fabliaux des 13e et 14e siècles, tome I.djvu}} • {{L2S|2=Montaiglon - Recueil général et complet des fabliaux des 13e et 14e siècles, tome II.djvu}} • {{L2S|2=Montaiglon - Recueil général et complet des fabliaux des 13e et 14e siècles, tome III.djvu}} • {{L2S|2=Montaiglon - Recueil général et complet des fabliaux des 13e et 14e siècles, tome IV.djvu}}) (manquent tome V et VI)
* [[Auteur:Jean Bodel|Jean {{sc|Bodel}}]] : ''[[Le Jeu de saint Nicolas]]'' {{5/4}} ({{L2S|2=Bodel - Le Jeu de saint Nicolas, éd. Jeanroy, 1925.djvu}})
* [[Auteur:Anonyme|{{sc|Anonyme}}]] (''trad.'' [[Auteur:Albert Pauphilet|Albert {{sc|Pauphilet}}]]) : ''[[Contes du jongleur]]'' {{5/4}} ({{L2S|2=Pauphilet - Contes du jongleur, 1932.djvu}})
* [[Auteur:Joseph Bédier|Joseph {{sc|Bédier}}]] : ''[[Les Fabliaux]]'' {{4/4}} ({{L2S|2=Bédier - Les Fabliaux, 2e édition, 1895.djvu}})
* [[Auteur:Marguerite d’Oingt|Marguerite {{sc|d’Oingt}}]] : ''[[Œuvres de Marguerite d’Oingt]]'' {{4/4}} ({{L2S|2=Oingt - Oeuvres de Marguerite d Oyngt.pdf}})
* [[Auteur:Elias Lönnrot|Elias {{sc|Lönnrot}}]] (''trad.'' [[Auteur:Louis Léouzon Le Duc|Louis {{sc|Léouzon le Duc}}]]) : ''[[Kalevala/trad. Léouzon le Duc (1867)|Le Kalevala]]'' {{5/4}} ({{L2S|2=Léouzon le Duc - Le Kalevala, 1867.djvu}}) ''…pas vraiment médiéval mais dans le domaine de la mythologie…''
{{t4|Renaissance :|align=left}}
* [[Auteur:François Rabelais|François {{sc|Rabelais}}]] (''éd.'' [[Auteur:Henri Clouzot|Henri {{sc|Clouzot}}]]) : ''[[Gargantua et Pantagruel (Texte transcrit et annoté par Clouzot)]]'' {{5/4}} ({{L2S||Rabelais - Gargantua et Pantagruel, Tome I (Texte transcrit et annoté par Clouzot).djvu}} • {{L2S||Rabelais - Gargantua et Pantagruel, Tome II (Texte transcrit et annoté par Clouzot).djvu}} • {{L2S||Rabelais - Gargantua et Pantagruel, Tome III (Texte transcrit et annoté par Clouzot).djvu}})
* [[Auteur:François Rabelais|François {{sc|Rabelais}}]] (''éd.'' [[Auteur:Charles Marty-Laveaux|Charles {{sc|Marty-Laveaux}}]]) : ''[[Les Œuvres de François Rabelais (Éditions Marty-Laveaux)]]'' {{4/4}} ({{L2S|2=Rabelais marty-laveaux 01.djvu}} • {{L2S|2=Rabelais marty-laveaux 02.djvu}} • {{L2S|2=Rabelais marty-laveaux 03.djvu}} • {{L2S|2=Rabelais marty-laveaux 04.djvu}}) (manquent tome V et VI)
* [[Auteur:Vincent Voiture|Vincent {{sc|Voiture}}]] : ''Le Triomphe dv cvl'' {{5/4}} ({{L2S|2=Voiture - Le Triomphe dv cvl, 1650.djvu}})
{{t4|Francoprovençal :|align=left}}
* [[Auteur:Jules Gilliéron|Jules {{sc|Gilliéron}}]] : ''[[Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais)]] {{4/4}} ({{L2S|2=Gilliéron - Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais), 1880.djvu}})
* [[Auteur:Léon de Lavallaz|Léon {{sc|de Lavallaz}}]] : ''[[Essai sur le patois d’Hérémence]]'' {{4/4}} ({{L2S|2=Lavallaz - Essai sur le patois d’Hérémence I, 1899.djvu}}) (manque tome II)
* [[Auteur:Anonyme|{{sc|Anonyme}}]] : ''[[Cé qu’è lainô]]'' ({{L2S|2=Chansons de l Escalade, Geneve, Jullien, 1845.djvu}})
{{t4|Linguistique :|align=left}}
* [[Auteur:Anonyme|{{sc|Anonyme}}]] : ''[[Supplément au Dictionnaire argotique]]'' {{5/4}} ({{L2S|2=Ollivier Chereau, Dictionnaire argotique , contenant tous les mots qui sont en usage parmi les bons grivois, et qui ne sont point contenus dans le « Dictionnaire de l'argot », 18-19e siècle.pdf}})
* [[Auteur:Pompeu Fabra|Pompeu {{sc|Fabra}}]] : ''[[Grammaire catalane]]'' {{4/4}} ({{L2S|2=Fabra - Grammaire catalane, 1946.djvu}})
* [[Auteur:Antoine Arnauld|Antoine {{sc|Arnauld]]}} et [[Auteur:Claude Lancelot|Claude {{sc|Lancelot]]}} : ''[[Grammaire générale et raisonnée]]'' {{4/4}} ({{L2S|2=Arnauld, Lancelot - Grammaire de Port-Royale, 1660.djvu}})
{{t4|Fin du {{s|XIX}} :|align=left}}
* [[Auteur:Alfred Jarry|Alfred {{sc|Jarry]]}} : ''[[Les jours et les nuits|Les Jours et les Nuits]]'' {{5/4}} ({{L2S||Jarry - Les jours et les nuits, 1897.djvu}}) — ''[[Messaline (Jarry)|Messaline]]'' {{5/4}} ({{L2S||La Revue blanche, t22, 1900.djvu}} • {{L2S||La Revue blanche, t23, 1900.djvu}}) — ''[[Le Surmâle]]'' {{4/4}} ({{L2S||Jarry - Le Surmâle, 1902.djvu}}) — ''[[Les Minutes de sable mémorial]] et [[César-Antéchrist]]'' {{4/4}} ({{L2S||Jarry - Les Minutes de sable mémorial, 1932.djvu}}) — ''[[L’Amour en visites]]'' {{4/4}} ({{L2S||Jarry - L’Amour en visites, 1898.djvu}}) — ''[[L’Amour absolu]]'' {{4/4}} ({{L2S||Jarry - L'amour absolu, 1899.djvu}}) — ''[[L’Autre Alceste]]'' {{4/4}} ({{L2S||La Revue blanche, t11, 1896.djvu}}) — ''[[Pantagruel (Jarry)|Pantagruel]]'' {{4/4}} ({{L2S||Jarry - Pantagruel, 1911.djvu}}) — ''[[Ubu sur la butte]]'' {{4/4}} ({{L2S||Jarry - Ubu sur la butte, 1906.djvu}}) — ''[[La Dragonne/La Bataille de Morsang|La Bataille de Morsang]]'' {{4/4}} ({{L2S||La Revue blanche, t30, 1903.djvu}}) — ''[[La Dragonne/Omne viro soli|Omne viro soli]]'' {{4/4}} ({{L2S||Vers et Prose, tome 5, mars-avril-mai, 1906.djvu}}) — ''[[Ubu sur la butte]]'' {{4/4}} ({{L2S||Jarry - Ubu sur la butte, 1906.djvu}}) — ''[[Les paralipomènes d’Ubu]]'' {{4/4}} ({{L2S||La Revue blanche, t11, 1896.djvu}}) — ''[[De l’Inutilité du Théâtre au Théâtre]]'' {{4/4}} ({{L2S||Mercure de France - 1896 - Tome 19.djvu}}) — ''[[Questions de théâtre]]'' {{4/4}} ({{L2S||La Revue blanche, t12, 1897.djvu}}) — ''[[Commentaire pour servir à la construction pratique de la Machine à explorer le temps]]'' {{4/4}} ({{L2S||Mercure de France - 1899 - Tome 29.djvu}}) — ''[[Âmes solitaires (Jarry)|Âmes solitaires]]'' {{4/4}} ({{L2S||L'Art littéraire - année 1894.djvu}}) — ''[[Être et Vivre]]'' {{4/4}} ({{L2S||L'Art littéraire - année 1894.djvu}}) — ''[[Visions actuelles et futures]]'' {{4/4}} ({{L2S||L'Art littéraire - année 1894.djvu}}) — ''[[Discours d’Alfred Jarry pour la première d’Ubu Roi]]'' {{4/4}} ({{L2S||Vers et Prose, tomes 20 à 23, janvier à décembre 1910.djvu}}) — ''[[Almanach du Père Ubu illustré (1899)]]'' {{4/4}} ({{L2S||Jarry - Almanach du Père Ubu illustré, 1899.djvu}}) — ''[[Ubu cocu]]'' {{4/4}} ({{L2S|2=Jarry - Ubu cocu, 1944.djvu}}) — ''[[Almanach illustré du Père Ubu (1901)]]'' {{4/4}} ({{L2S|2=Jarry - Almanach illustré du Père Ubu, 1901.djvu}}) — ''[[La Dragonne]]'' {{4/4}} ({{L2S|2=Jarry - La Dragonne, 1943.djvu}}) — ''[[Par la taille]]'' {{4/4}} ({{L2S|2=Jarry - Par la taille, 1906.djvu}})
* [[Auteur:Rachilde|{{sc|Rachilde}}]] : ''[[Monsieur Vénus]]'' {{5/4}} ({{L2S||Rachilde - Monsieur Venus, Brossier, 1889.djvu}}) — ''[[Alfred Jarry ou le surmâle de lettres]]'' {{4/4}} ({{L2S||Rachilde - Alfred Jarry ou le surmâle de lettres, 1928.djvu}}) — ''[[Nono]]'' {{5/4}} ({{L2S|2=Livre:Rachilde - Nono, 1885.djvu}})
* [[Auteur:René Daumal|René {{sc|Daumal}}]] : ''[[La Grande Beuverie]]'' {{5/4}} ({{L2S|2=Daumal - La Grande beuverie, 1939.djvu}})
* [[Auteur:Marguerite Burnat-Provins|Marguerite {{sc|Burnat-Provins}}]] : ''[[Petits Tableaux Valaisans]]'' {{4/4}} ({{L2S|2=Burnat-Provins - Petits Tableaux Valaisans, 1903.djvu}})
</small>
__NOTOC__
{{cach|<references />}}
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Page:Le Présent, année 1, tome 1, numéros 1 à 11, juillet à septembre 1857.djvu/20
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|12|LE PRÉSENT.|}}</noinclude>qui l’entouraient pour voir combien plus d’uniformes français ou
étrangers étaient couchés sur le sol. Elle se trouvait non loin de la
lisière du bois, à l’endroit où s’était passée l’action la plus furieuse de
la journée. Un régiment formé en carré avait résisté là pendant deux
heures aux charges opiniâtres de cinq à six mille cavaliers russes, et
on pouvait suivre à la disposition des corps étendus à terre les diverses
péripéties de l’attaque et de la défense. Ici la ligne des morts était
droite et comme tirée au cordeau ; ils n’avaient{{corr|,|}} pas reculé d’un pas
pour mourir. Là, elle était flottante et brisée et des cadavres ennemis,
hommes ou chevaux, étaient couchés dans l’enceinte sacrée. Marguerite,
remise de sa frayeur, marchait lentement le long d’un des fronts
du carré ; avec sa longue robe brune, c’était comme un génie funèbre
qui passait la revue des morts ; un nuage s’étendait sur ses traits et les
obscurcissait de douleur, quand elle voyait percé de coups de sabre
quelque jeune soldat comme son frère couvrant de son corps son
poste de combat et les quelques pieds de la terre de la patrie dont la
défense lui avait été confiée.
Tout à coup il lui sembla entendre le même bruit qui l’avait arrêtée
avec Baptiste pendant qu’ils traversaient la plaine ; c’était quelque
chose qui ressemblait à un gémissement étouffé. Elle écouta, ce n’était
point une illusion ; ce qui frappait son oreille, c’était bien le bruit
de la respiration embarrassée d’une poitrine humaine ; tantôt très-haute,
tantôt si faible qu’elle n’eût pu remuer un brin d’herbe, elle
était toujours perceptible au milieu du silence qui couvrait la plaine.
Marguerite ne songea point à fuir, elle s’arrêta et prêta son attention
pour découvrir de quel côté venait le bruit. C’était du milieu
des quelques arbres qui s’élevaient là en bouquet, elle y courut, et un
cri de pitié vint expirer sur ses lèvres.
Adossé contre le tronc d’un chêne, un jeune homme, presque un
enfant, revêtu de l’uniforme des officiers russes, semblait près d’expirer.
Son habit entr’ouvert laissait voir à la poitrine une plaie dont
les lèvres couvertes d’une légère écume rouge paraissaient aspirer incessamment
à l’intérieur de son corps une nouvelle gorgée de sang.
Sa figure pâle était d’une exquise délicatesse ; son casque était à côté<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fortelle65
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fortelle65" /></noinclude>{{centré|IX}}
{{centré|LES FONCTIONS SEXUELLES ET LA REPRODUCTION.}}
Les glandes sexuelles ne poussent pas seulement au geste qui, dans la vie primitive, perpétuait l’espèce, elles intensifient aussi nos activités physiologiques, mentales et spirituelles. Parmi les eunuques, il n’y a jamais eu de grands philosophes, de grands savants, ou même de grands criminels. Les testicules et les ovaires ont une fonction très étendue. D’abord, ils donnent naissance aux cellules mâle ou femelle dont l’union produit le nouvel être humain. En même temps, ils sécrètent des substances qui se déversent dans le sang, et impriment aux tissus, aux organes et à la conscience, les caractères mâle ou femelle. Ils donnent aussi à toutes nos fonctions leur caractère d’intensité. Le testicule engendre l’audace, la violence, la brutalité, les caractères qui distinguent le taureau de combat du bœuf qui traîne la charrue le long du sillon. L’ovaire exerce une action analogue sur l’organisme de la femme. Mais il m’agit que pendant une partie de l’existence. Au moment de la ménopause, il s’atrophie. La durée moindre de la vie de l’ovaire donne à la femme vieillissante une infériorité manifeste sur l’homme. Au contraire, le testicule reste actif jusqu’à l’extrême vieillesse. Les différences qui existent entre l’homme et la femme ne sont pas dues simplement à la forme particulière des organes génitaux, à la présence de<noinclude>
<references/>
108</noinclude>
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome IV.djvu/668
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Seudo
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typographie
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr||TABLE DES MATIÈRES.|660}}</noinclude><section begin="s1"/>{{Table |largeurp=30 |indentation=-4.3 |espace=0.5em |nodots
|titre={{sc|Question}} {{rom|xxviii}}. — Sens de ces mots : ''il entra auprès d’elle''.
|page={{pli|572|8}}}}
<div class="alinea CorpsTdM" >
— XXIX. — Phrase rendue obscure par une inversion.{{pli|572|8}}
— XXX. — Sur la comparaison des faux dieux au pain d’orge.{{pli|572|8}}
— XXXI. — Le nom d’homme et de prophète donné à un Ange.{{pli|572|8}}
— XXXII. — Explication grammaticale.{{pli|572|8}}
— XXXIII. — L’Ange parle comme tenant la place de Dieu.{{pli|572|8}}
— XXXIV. — Gédéon était-il un des Chiliarques ?{{pli|573|8}}
— XXXV. — Gédéon n’offre pas son sacrifice à l’Ange, mais en sa présence et avec son aide.{{pli|573|8}}
— XXXVI. — Dieu tolérait qu’on lui offrit des sacrifices ailleurs que dans le tabernacle. — L’eau et le feu symbole de l’Esprit-Saint.{{pli|573|8}}
— XXXVII. — Les trois cents hommes de Gédéon, figure des fidèles.{{pli|574|8}}
— XXXVIII. — Variantes.{{pli|574|8}}
— XXXIX. — Le pain d’orge, symbole du choix que Dieu fait des petits pour confondre les superbes.{{pli|574|8}}
— XL. — Cri de guerre des soldats de Gédéon.{{pli|575|8}}
— XLI. — L’Ephod que fit faire Gédéon, était-il un vêtement{{pli|575|8}}
</div>
{{Table |largeurp=30 |indentation=-4.3 |espace=0.5em |nodots
|titre={{sc|Question}} {{rom|XLII}}. — Est-ce après le péché de-Gédéon que le peuple jouit de quarante années de paix.|page={{pli|576|8}}}}
<div class="alinea CorpsTdM" >
— XLIII. — Après la mort de Gédéon le peuple tomba dans l’idolâtrie.{{pli|576|8}}
— XLIV. — Allégorie.{{pli|576|8}}
— XLV. — Dieu envoie-t-il ou laisse-il aller seulement l’esprit mauvais ?{{pli|577|8}}
— XLVI. — Le matin et le lever du soleil sont des termes identiques.{{pli|577|8}}
— XLVII. — Discussion grammaticale et généalogique.{{pli|577|8}}
— XLVIII. — Le Dieu des Ammonéens était-il capable réellement de posséder quelque chose ?{{pli|578|8}}
— XLIX. — Du vœu de Jephté.{{pli|578|8}}
— L. — Recommandation de l’Ange à la mère Samson.{{pli|587|8}}
— LI. — Samson appelé Nazaréen.{{pli|587|8}}
— LII. — Sur l’entretien de Manué avec l’Ange.{{pli|587|8}}
— LIII. — Manué prit-il l’Ange pour Dieu lui-même ? {{pli|588|8}}
— LIV. — Sens de ces paroles : La jambe sur la cuisse. {{pli|588|8}}
— LV. — L’usage seul peut apprendre le sens d’une locution.{{pli|589|8}}
</div>
<section end="s1"/>
{{séparateur}}
<section begin="s2"/>{{c|ANNOTATIONS SUR LE LIVRE DE JOB.|fs=110%}}
{{c|'''TRADUCTION DE M. L’ABBÉ JOYEUX.'''|fs=70%}}
{{Table |largeurp=30 |indentation=-4.3 |espace=0.5em |nodots
|titre={{sc|Chapitre premier}}. — Prospérité de Job ; tentation du démon ; premières épreuves.
|page={{pli|590|8}}}}
<div class="alinea CorpsTdM" >
— II. — Nouveaux malheurs ; résignation.{{pli|590|8}}
— III. — Cris arrachés par la douleur ; vanité des grandeurs humaines.{{pli|590|8}}
— IV. — Eliphaz de Théman reproche à Job son peu de fermeté et l’injure qu’il fait à Dieu.{{pli|591|8}}
— V. — Suite du discours précédent ; Dieu punit les méchants.{{pli|590|8}}
— VI. — Paroles de Job ; sa justification.{{pli|594|8}}
— VII. — Nouvelles preuves de son innocence ; grandeur de ses maux.{{pli|595|8}}
— VIII. — Paroles de Baldad de Sueh : Job doit confesser ses fautes.{{pli|597|8}}
— IX. — Réponse de Job à Baldad.{{pli|597|8}}
— X. — Plaintes et prière de Job.{{pli|599|8}}
— XI. — Reproches outrageants de Sophar le Minéen.{{pli|600|8}}
— XII. — Job à Sophar.{{pli|601|8}}
— XIII. — Faux raisonnements des accusateurs de Job. {{pli|602|8}}
— XIV. — Brièveté et misères de la vie humaine ; espoir de la résurrection.{{pli|602|8}}
— XV. — Job accusé de blasphème par Eliphaz.{{pli|603|8}}
— XVI. — Reproches de Job à ses consolateurs importuns ; il est innocent.{{pli|604|8}}
— XVII. — Exhortation à ses faux amis ; la mort est l’objet de son désir.{{pli|605|8}}
— XVIII. — Nouveaux reproches de Baldad : les maux ne sont infligés qu’aux méchants.{{pli|606|8}}
— XIX. — Job veut exciter ses accusations à la compassion et les convaincre de son innocence.{{pli|606|8}}
— XX. — Sophar le Minéen sur le point d’être persuadé de l’innocence de Job retombe dans ses invectives.{{pli|607|8}}
</div>
{{Table |largeurp=30 |indentation=-4.3 |espace=0.5em |nodots
|titre={{sc|Chapitre}} {{rom|XXi}}. — La conduite de Dieu étonne Job, mais ne saurait prouver sa culpabilité.|page={{pli|609|8}}}}
<div class="alinea CorpsTdM" >
— XXII. — Injures et calomnies d’Eliphaz à ce sujet.{{pli|609|8}}
— XXIII. — Dieu seul connaît le cœur et les sentiments de Job.{{pli|610|8}}
— XXIV. — Jugements de Dieu cachés aux hommes.{{pli|611|8}}
— XXV. — Baldad taxe d’orgueil Job qui se dit pur aux yeux du Seigneur.{{pli|612|8}}
— XXVI. — Job connaît la grandeur de Dieu ; ce n’est ni à lui ni à Baldad à donner des conseils au Tout-Puissant.{{pli|612|8}}
— XXVII. — Grandes leçons de Job.{{pli|613|8}}
— XXVIII. — L’homme méconnaît la vraie sagesse ; elle réside en Dieu.{{pli|614|8}}
— XXIX. — Retour sur sa vie passée.{{pli|616|8}}
— XXX. — Changement de fortune ; la vue de ses malheurs attendrira le Seigneur.{{pli|617|8}}
— XXXI. — Job a observé toute la Loi.{{pli|619|8}}
— XXXII. Indignation d’Eliu de Buz en entendant la justification de Job.{{pli|621|8}}
— XXXIII. — Autres reproches d’Eliu ; il excite Job à l’humilité et à l’aveu de ses fautes.{{pli|621|8}}
— XXXIV. — Eliu indigné continue d’insulter Job ; il prie Dieu de ne le point épargner.{{pli|622|8}}
— XXXV. — Leçons d’Eliu à Job blasphémateur et impie.{{pli|622|8}}
— XXXVI. — Exhortation d’Eliu de Buz pour amener Job à des sentiments de pénitence.{{pli|624|8}}
— XXXVII. — Description de la sagesse, de la grandeur et de la puissance de Dieu par Eliu de Buz.{{pli|627|8}}
— XXXVIII. — Le Seigneur reproche à Job ses discours inconsidérés.{{pli|628|8}}
— XXXIX. — Interrogations du Seigneur à Job sur la nature et les propriétés de certains animaux.{{pli|636|8}}
</div>
<section end="s2"/>
{{c|FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES}}<noinclude>{{séparateur}}
{{c|TYPOGRAPHIE DE VICTOR BERTUOT, MONTAUBAN, PALCE IMPÉRIALE, 9.|fs=70%}}
<references/></noinclude>
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Page:Hœfer - Histoire de la chimie, volume 1, 1866.djvu/70
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2026-09-23T15:35:46Z
Yland
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/* Correction d'un mot hébreu : וְזַהַב */
16059655
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kiminou1" />{{Nr|54|HISTOIRE DE LA CHIMIE}}</noinclude><section begin="1"/>{{lang|he|כּוּר}})<ref>Ezech. {{rom|XXII}}, 18-22. Prov. {{rom|XVII}} 3 ; {{rom|XXVII}}, 21.</ref>, des ''cendres de borith'' ({{lang|he|בֹּרִית}})<ref>Malach. {{rom|III}}, 2. Jerem. {{rom|II}}, 22.</ref> (carbonate de potasse impur).
<section end="1"/>
<section begin="s2"/>{{T4|Monnaies.|§ 4.|lh=1.5|fw=bold|mb=1.6em}}
Il est impossible de dire à quelle époque remonte l’emploi des
métaux, particulièrement de l’or et de l’argent, comme signes
représentatifs des produits industriels, ou du prix des marchandises
et des denrées. Les Égyptiens paraissent en avoir les premiers
fait usage. Abraham (1900 ans avant J.-C.) ne connaissait
l’or et l’argent, comme signes de la richesse, qu’après son voyage
en Égypte<ref>Genèse, {{rom|XIII}}, 2.</ref>. Ces métaux n’étaient pas d’abord monnayés ; ils
se vendaient au poids, comme cela se pratique encore en
Chine. Moyse fit peser devant tout le peuple la somme d’argent
destinée à l’achat d’un terrain de sépulture<ref>Gen. {{rom|XXIII}}, 16.</ref>. Les expressions,
telles que ''or'' ou ''argent pur'', ''très-pur'', qu’on rencontre dans
l’Écriture, font supposer que ces métaux étaient, comme ils le sont
encore aujourd’hui, des espèces d’alliages dans lesquels l’or
et l’argent prédominaient. Y avait-il, à cette époque reculée,
quelque moyen chimique pour apprécier le ''titre'', c’est-à-dire la
quantité réelle d’or ou d’argent contenue dans ces alliages ?
C’est ce qu’il est difficile de déterminer. Cependant il semble
ressortir de différents passages de l’Écriture, que de
même qu’on employait les cendres des végétaux (''borith'') pour
nettoyer les étoffes, on s’en servait aussi pour nettoyer l’or et
l’argent, afin de leur enlever les scories, les impuretés désignées
par le nom {{lang|he|בְּדיל}}, ''plomb''. Ainsi, les cendres des végétaux (faisant
le même office que les coupelles d’os calcinés), le plomb
et le feu, voilà, en effet, l’ensemble de tous les éléments de la
coupellation. Et il n’est pas impossible que les fourneaux qui
servaient à purifier l’argent et l’or ({{lang|he|כּוּר כֶּסֶף וְזַהַב}}) aient été réellement
des fourneaux d’essai, et les {{lang|he|מְכַבְּסִֽים}} (''purificateurs''), des<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
gst777ukudrysxwzis0e9fazwxlkt8a
Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome III.djvu/565
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2026-09-23T14:08:57Z
Sicarov
121895
/* Validée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sicarov" />{{nr|1083|JACQUES (SAINT) LE MAJEUR — JACQUES (SAINT) LE MINEUR|1084}}</noinclude>et sur son second avènement, Marc, {{rom|xiii}}, 3-4. — Le Sauveur changea le nom de Jacques et de Jean et les appela Boanerges, ce qui signifie « fils du tonnerre », Marc., {{rom|iii}}, 17, par allusion sans doute à la vivacité et à l’impétuosité de leur caractère. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Boanerges|{{sc|Boanerges}}]], t. {{rom|i}}, col. 1821. Cf. ''Die Evangelien des Markus und Lukas'', dans ''Kritisch exegetischer Kommentar'', de H. A. W. Meyer, {{in-8°}}, Gœttingue, 1892, p. 55. Cette ardeur de caractère se manifesta surtout dans deux circonstances : la première fois ce fut durant le voyage de Jésus à Jérusalem. Luc, {{rom|ix}}, 52-56. Les Samaritains ne voulurent pas le recevoir parce qu’il allait à Jérusalem ; indignés de ce traitement Jacques et Jean demandèrent à Jésus la permission de faire descendre Je feu du ciel sur les Samaritains pour les consumer ; Jésus les reprit d’une telle proposition. La seconde fois, ce fut encore durant un voyage à Jérusalem, Marc, {{rom|x}}, 35-40 ; Jacques et Jean demandent à Jésus de les faire asseoir l’un à sa droite et l’autre à sa gauche dans son royaume. Cf. aussi Matth., {{rom|xx}}, 20-23. Selon l’usage juif, la droite et la gauche indiquaient les places d’honneur. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|VI}}, {{rom|xi}}, 9. Le Sauveur refusa d’accéder à leur demande.
On ne sait plus rien de saint Jacques depuis le moment où il assista à l’agonie du Jardin des Olives, jusqu’après l’ascension. Lorsque le Sauveur fut monté au ciel, il se prépara par la prière avec les autres apôtres dans le cénacle à la descente du Saint-Esprit. Act., {{rom|i}}, 13-14. Il fut le premier des Apôtres, qui versa, Act., {{rom|xii}}, 2, son sang pour Jésus-Christ. S’étant rendu avec Pierre, à Jérusalem pour y célébrer la fête de Pâques, vers l’an 42, Hérode Agrippa {{Ier}} s’empara de sa personne et le fit périr par le glaive. Act., {{rom|xii}}, 2.. Cf. Eusèbe ''H. E.'', {{rom|ii}}, 1, 9, t. {{rom|xx}}, 136, 157 ; {{rom|iii}}, 5, col. 221. V. Ermoni, ''Les Églises de Palestine aux deux premiers siècles'', dans la ''Revue d’histoire ecclésiastique de Louvain'', {{2e}} année, 15 janvier 1901, p. 16.
{{2o}} ''La tradition'' a ajouté les détails suivants au martyre de saint Jacques. Clément d’Alexandrie, au {{rom|vii}}{{e}} livre des ''Hypotyposes'', dans Eusèbe, ''H. E.'', {{rom|ii}}, 9, t. {{rom|xx}}, col. 157, raconte que celui qui conduisait saint Jacques devant le tribunal, le voyant confesser si fermement la foi de Jésus-Christ, fut rempli d’émotion et confessa lui-même qu’il était chrétien. Pendant qu’on les conduisait tous deux au supplice, son compagnon pria saint Jacques de lui accorder le pardon ; l’apôtre, après un moment de réflexion, lui dit : « La paix soit avec toi ; » et il l’embrassa. Tous deux eurent alors la tête tranchée. Cette tradition, ainsi que le fait de la conversion du magicien Hermogène, a été acceptée par le Bréviaire romain, 25 juillet, {{2e}} leçon du {{IIe}} nocturne.
{{3o}} D’après des légendes plus récentes, saint Jacques le Majeur alla prêcher l’évangile en Espagne et retourna de là à Jérusalem où il subit le martyre. La première mention qu’on connaisse de cette prédication se trouve dans ''De vita et obitu sanctorum utriusque Testamenti'', 71, attribué à saint Isidore de Séville, t. {{rom|lxxxiii}}, col. 151. Une autre source légendaire fait transporter son corps à Iria, aujourd’hui El Padron, dans le nord-ouest de l’Espagne. Théodomir, évêque d’Iria (772), en fut le premier auteur. D’après lui, le corps de saint Jacques fut porté après son martyre à Joppé, et de là par mer à Iria où on le débarqua. On le conduisit alors à Liberum Donum, connu depuis sous le nom de Santiago ou saint Jacques de Compostelle. Compostelle est, selon les uns, une contraction de Jacomo Apostolo ; selon les autres, de Campus stellæ, parce que ce fut une étoile miraculeuse qui révéla en 772 à l’évêque Théodomir le lieu où étaient ensevelies les reliques de l’apôtre. On commença vers 1082 à bâtir sur son tombeau une magnifique église qui devint cathédrale en 1112. C’est à cause de ces légendes que saint Jacques est devenu le patron de l’Espagne. Le pèlerinage de saint Jacques de Compostelle, en Galice, a été pendant des siècles le plus célèbre de la chrétienté après celui des Lieux Saints. Les critiques s’accordent néanmoins à rejeter les deux légendes espagnoles relatives à saint Jacques. Voir Baronius, ''Martyrologium romanum'', 25 jul., Anvers, 1589, p. 325 ; ''Acta sanctorum'', julii t. {{rom-maj|VI}}, 1729, p. 73-114 ; Tillemont, ''Mémoires'', Bruxelles, 1706, t. {{rom|i}}, p. 899 ; Gams, ''Die Kirchengeschichte von Spanien'', Ratisbonne, 1862. {{d|[[Auteur:Vincent_Ermoni|V. Ermoni]].|3|sc}}
<section begin="JACQUES (SAINT) LE MINEUR"/><nowiki/>
2. '''JACQUES (SAINT) LE MINEUR''', fils de Marie, sœur de la sainte Vierge, et de Cléophas ou Alphée, Matth.’, {{rom|xxvii}}, 56 ; Luc, {{rom|xxiv}}, 10 ; Joa., {{rom|xix}}, 25 ; frère de Jude, Luc, {{rom|vi}}, 16 ; Act., {{rom|i}}, 13 ; ''Jud.'', {{rom|i}}, et aussi frère (cousin) du Seigneur, Matth., {{rom|xiii}}, 55 ; Marc, {{rom|vi}}, 3, Gal., {{rom|i}}, 19, et l’un des douze Apôtres. Matth., {{rom|x}}, 3, Marc, {{rom|iii}}, 18 ; {{rom|vi}}, 3 ; Luc, {{rom|vi}}, 15 ; Act., 1, 13 ; {{rom|xii}}, 17 ; {{rom|xv}}, 13 ; {{rom|xxi}}, 18 ; I Cor., {{rom|XV}}, 7 ; Gal., {{rom|ii}}, 9, 12 (fig. 200).
I. {{sc|Identité de Jacques frère du Seigneur et de Jacques fils d’Alphée.}} — {{1o}} Tout le monde reconnaît que Jacques fils de Zébédée (voir Jacques 1, col. 1082) et Jacques fils d’Alphée sont deux personnes distinctes ; mais un certain nombre de critiques veulent distinguer aussi Jacques fils d’Alphée de Jacques frère du Seigneur, contrairement à la tradition de l’Église latine. Cette identité a été reconnue par le concile de Trente, qui, Sessio {{rom|xiv}}, ''De Extrema Unctione'', c. {{rom|i}}, can. 1, 3, déclare que Jacques, l’auteur de la première Épître catholique, et par conséquent le frère du Seigneur, est Jacques l’Apôtre, c’est-à-dire le fils d’Alphée. Elle s’appuie sur les raisons suivantes : — 1. Saint Paul, Gal., {{rom|i}}, 19, affirme que Jacques, frère du Seigneur, était apôtre ; il est donc le même que le fils d’Alphée. Ce passage est péremptoire et il est confirmé par les autres écrits du Nouveau Testament. — 2. Saint Luc, {{rom|vi}}, 13-16, dans sa liste des Apôtres, ne mentionne que deux personnages du nom de Jacques : l’un qu’il appelle simplement Jacques, <small>℣</small>. 14, et l’autre qu’il appelle fils d’Alphée, {{rom|ii}}, 15 ; le même saint Luc, après avoir mentionné dans les Actes, {{rom|xii}}, 2, le martyre de Jacques, fils de Zébédée, identique à celui de Luc, {{rom|vi}}, 14, de la liste des Apôtres, continue le parler dans les chapitres suivants de Jacques, évêque de Jérusalem, frère du Seigneur, qu’il identifie ainsi à celui de Luc, {{rom|vi}}, 15, c’est-à-dire au fils d’Alphée. — 3. Jacques, frère du Seigneur, est représenté comme exerçant une grande autorité parmi les Apôtres, Act., {{rom|xii}}, 17 ; {{rom|xv}}, 13 ; {{rom|xxi}}, 18 ; dans Gal., {{rom|ii}}, 9-12, il est même mentionné avant Céphas et Jean, avec lesquels il est une des colonnes de l’Église ; or il ne pouvait occuper une telle place parmi les Apôtres que parce qu’il était apôtre lui-même. — 4. C’est ainsi que les anciens Pères ont compris ces passages du Nouveau Testament. Voir Papias d’Hiérapolis, dans Routh, ''Reliquiæ sacræ'', Oxford, 1846, t. {{rom|i}}, p. 16, 23, 43 ; Clément d’Alexandrie, ''Hypot.'', {{rom|vii}}, dans Eusèbe, ''H. E.'', {{rom|ii}}, 1, t. {{rom|xx}}, col. 136 ; S. Jean Chrysostome, ''In Gal.'', {{rom|i}}, 19, t. {{rom|lxi}}, col. 632 ; S. Jérôme, ''Adv. Helv.'', {{rom|xiii}}, t. {{rom|xxiii}}, col. 195-196. Cf. Tillemont, ''Mémoires'', {{2e}} édit. {{in-4°}}, Paris, 1701, p. 365.
{{2o}} L’Église grecque fait aujourd’hui de Jacques le Mineur une personne différente de celle de Jacques fils d’Alphée, et célèbre leur fête à des jours distincts, le 25 et le 9 octobre. Nicétas Paphlagon, dans les Actes de Jacques d’Alphée, dit qu’il n’est pas le même que le frère du Seigneur, t. {{rom|cv}}, col. 148 ; Métaphraste, dans la Vie de Jacques frère du Seigneur, ne fait aucune mention du fils d’Alphée. L’autorité de ces écrivains n’est pas considérable ; celle de saint Épiphane qui soutient la même opinion, ''Hær.'', {{rom|lxxix}}, 3, t. {{rom|xiii}}, col. 744, n’a pas beaucoup plus de poids dans les matières de ce genre. Saint Grégoire de Nysse a embrassé la même opinion, ''Orat.'', {{rom|ii}}, ''De resur.'', {{rom|xlvi}}, col. 648, mais c’est parce qu’il a confondu Marie de Cléophas avec la Sainte Vierge, et fait de Jacques un fils de saint Joseph. Cf. ''Acta sanctorum'', 1680, maii t. {{rom|i}}, p. 24-27.
Les savants modernes qui se prononcent pour la {{tiret|dis|tinction}}<section end="JACQUES (SAINT) LE MINEUR"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sicarov" />{{nr|1083|JACQUES (SAINT) LE MAJEUR — JACQUES (SAINT) LE MINEUR|1084}}</noinclude>et sur son second avènement, Marc, {{rom|xiii}}, 3-4. — Le Sauveur changea le nom de Jacques et de Jean et les appela Boanerges, ce qui signifie « fils du tonnerre », Marc., {{rom|iii}}, 17, par allusion sans doute à la vivacité et à l’impétuosité de leur caractère. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Boanerges|{{sc|Boanerges}}]], t. {{rom|i}}, col. 1821. Cf. ''Die Evangelien des Markus und Lukas'', dans ''Kritisch exegetischer Kommentar'', de H. A. W. Meyer, {{in-8°}}, Gœttingue, 1892, p. 55. Cette ardeur de caractère se manifesta surtout dans deux circonstances : la première fois ce fut durant le voyage de Jésus à Jérusalem. Luc, {{rom|ix}}, 52-56. Les Samaritains ne voulurent pas le recevoir parce qu’il allait à Jérusalem ; indignés de ce traitement Jacques et Jean demandèrent à Jésus la permission de faire descendre Je feu du ciel sur les Samaritains pour les consumer ; Jésus les reprit d’une telle proposition. La seconde fois, ce fut encore durant un voyage à Jérusalem, Marc, {{rom|x}}, 35-40 ; Jacques et Jean demandent à Jésus de les faire asseoir l’un à sa droite et l’autre à sa gauche dans son royaume. Cf. aussi Matth., {{rom|xx}}, 20-23. Selon l’usage juif, la droite et la gauche indiquaient les places d’honneur. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|VI}}, {{rom|xi}}, 9. Le Sauveur refusa d’accéder à leur demande.
On ne sait plus rien de saint Jacques depuis le moment où il assista à l’agonie du Jardin des Olives, jusqu’après l’ascension. Lorsque le Sauveur fut monté au ciel, il se prépara par la prière avec les autres apôtres dans le cénacle à la descente du Saint-Esprit. Act., {{rom|i}}, 13-14. Il fut le premier des Apôtres, qui versa, Act., {{rom|xii}}, 2, son sang pour Jésus-Christ. S’étant rendu avec Pierre, à Jérusalem pour y célébrer la fête de Pâques, vers l’an 42, Hérode Agrippa {{Ier}} s’empara de sa personne et le fit périr par le glaive. Act., {{rom|xii}}, 2.. Cf. Eusèbe ''H. E.'', {{rom|ii}}, 1, 9, t. {{rom|xx}}, 136, 157 ; {{rom|iii}}, 5, col. 221. V. Ermoni, ''Les Églises de Palestine aux deux premiers siècles'', dans la ''Revue d’histoire ecclésiastique de Louvain'', {{2e}} année, 15 janvier 1901, p. 16.
{{2o}} ''La tradition'' a ajouté les détails suivants au martyre de saint Jacques. Clément d’Alexandrie, au {{rom|vii}}{{e}} livre des ''Hypotyposes'', dans Eusèbe, ''H. E.'', {{rom|ii}}, 9, t. {{rom|xx}}, col. 157, raconte que celui qui conduisait saint Jacques devant le tribunal, le voyant confesser si fermement la foi de Jésus-Christ, fut rempli d’émotion et confessa lui-même qu’il était chrétien. Pendant qu’on les conduisait tous deux au supplice, son compagnon pria saint Jacques de lui accorder le pardon ; l’apôtre, après un moment de réflexion, lui dit : « La paix soit avec toi ; » et il l’embrassa. Tous deux eurent alors la tête tranchée. Cette tradition, ainsi que le fait de la conversion du magicien Hermogène, a été acceptée par le Bréviaire romain, 25 juillet, {{2e}} leçon du {{IIe}} nocturne.
{{3o}} D’après des légendes plus récentes, saint Jacques le Majeur alla prêcher l’évangile en Espagne et retourna de là à Jérusalem où il subit le martyre. La première mention qu’on connaisse de cette prédication se trouve dans ''De vita et obitu sanctorum utriusque Testamenti'', 71, attribué à saint Isidore de Séville, t. {{rom|lxxxiii}}, col. 151. Une autre source légendaire fait transporter son corps à Iria, aujourd’hui El Padron, dans le nord-ouest de l’Espagne. Théodomir, évêque d’Iria (772), en fut le premier auteur. D’après lui, le corps de saint Jacques fut porté après son martyre à Joppé, et de là par mer à Iria où on le débarqua. On le conduisit alors à Liberum Donum, connu depuis sous le nom de Santiago ou saint Jacques de Compostelle. Compostelle est, selon les uns, une contraction de Jacomo Apostolo ; selon les autres, de Campus stellæ, parce que ce fut une étoile miraculeuse qui révéla en 772 à l’évêque Théodomir le lieu où étaient ensevelies les reliques de l’apôtre. On commença vers 1082 à bâtir sur son tombeau une magnifique église qui devint cathédrale en 1112. C’est à cause de ces légendes que saint Jacques est devenu le patron de l’Espagne. Le pèlerinage de saint Jacques de Compostelle, en Galice, a été pendant des siècles le plus célèbre de la chrétienté après celui des Lieux Saints. Les critiques s’accordent néanmoins à rejeter les deux légendes espagnoles relatives à saint Jacques. Voir Baronius, ''Martyrologium romanum'', 25 jul., Anvers, 1589, p. 325 ; ''Acta sanctorum'', julii t. {{rom-maj|VI}}, 1729, p. 73-114 ; Tillemont, ''Mémoires'', Bruxelles, 1706, t. {{rom|i}}, p. 899 ; Gams, ''Die Kirchengeschichte von Spanien'', Ratisbonne, 1862. {{d|[[Auteur:Vincent_Ermoni|V. Ermoni]].|3|sc}}
<section begin="JACQUES (SAINT) LE MINEUR"/><nowiki/>
2. '''JACQUES (SAINT) LE MINEUR''', fils de Marie, sœur de la sainte Vierge, et de Cléophas ou Alphée, Matth.’, {{rom|xxvii}}, 56 ; Luc, {{rom|xxiv}}, 10 ; Joa., {{rom|xix}}, 25 ; frère de Jude, Luc, {{rom|vi}}, 16 ; Act., {{rom|i}}, 13 ; ''Jud.'', {{rom|i}}, et aussi frère (cousin) du Seigneur, Matth., {{rom|xiii}}, 55 ; Marc, {{rom|vi}}, 3, Gal., {{rom|i}}, 19, et l’un des douze Apôtres. Matth., {{rom|x}}, 3, Marc, {{rom|iii}}, 18 ; {{rom|vi}}, 3 ; Luc, {{rom|vi}}, 15 ; Act., 1, 13 ; {{rom|xii}}, 17 ; {{rom|xv}}, 13 ; {{rom|xxi}}, 18 ; I Cor., {{rom|XV}}, 7 ; Gal., {{rom|ii}}, 9, 12 (fig. 200).
I. {{sc|Identité de Jacques frère du Seigneur et de Jacques fils d’Alphée.}} — {{1o}} Tout le monde reconnaît que Jacques fils de Zébédée (voir [[Dictionnaire de la Bible/Jacques (Saint) le majeur|{{sc|Jacques}}]] 1, col. 1082) et Jacques fils d’Alphée sont deux personnes distinctes ; mais un certain nombre de critiques veulent distinguer aussi Jacques fils d’Alphée de Jacques frère du Seigneur, contrairement à la tradition de l’Église latine. Cette identité a été reconnue par le concile de Trente, qui, Sessio {{rom|xiv}}, ''De Extrema Unctione'', c. {{rom|i}}, can. 1, 3, déclare que Jacques, l’auteur de la première Épître catholique, et par conséquent le frère du Seigneur, est Jacques l’Apôtre, c’est-à-dire le fils d’Alphée. Elle s’appuie sur les raisons suivantes : — 1. Saint Paul, Gal., {{rom|i}}, 19, affirme que Jacques, frère du Seigneur, était apôtre ; il est donc le même que le fils d’Alphée. Ce passage est péremptoire et il est confirmé par les autres écrits du Nouveau Testament. — 2. Saint Luc, {{rom|vi}}, 13-16, dans sa liste des Apôtres, ne mentionne que deux personnages du nom de Jacques : l’un qu’il appelle simplement Jacques, <small>℣</small>. 14, et l’autre qu’il appelle fils d’Alphée, {{rom|ii}}, 15 ; le même saint Luc, après avoir mentionné dans les Actes, {{rom|xii}}, 2, le martyre de Jacques, fils de Zébédée, identique à celui de Luc, {{rom|vi}}, 14, de la liste des Apôtres, continue le parler dans les chapitres suivants de Jacques, évêque de Jérusalem, frère du Seigneur, qu’il identifie ainsi à celui de Luc, {{rom|vi}}, 15, c’est-à-dire au fils d’Alphée. — 3. Jacques, frère du Seigneur, est représenté comme exerçant une grande autorité parmi les Apôtres, Act., {{rom|xii}}, 17 ; {{rom|xv}}, 13 ; {{rom|xxi}}, 18 ; dans Gal., {{rom|ii}}, 9-12, il est même mentionné avant Céphas et Jean, avec lesquels il est une des colonnes de l’Église ; or il ne pouvait occuper une telle place parmi les Apôtres que parce qu’il était apôtre lui-même. — 4. C’est ainsi que les anciens Pères ont compris ces passages du Nouveau Testament. Voir Papias d’Hiérapolis, dans Routh, ''Reliquiæ sacræ'', Oxford, 1846, t. {{rom|i}}, p. 16, 23, 43 ; Clément d’Alexandrie, ''Hypot.'', {{rom|vii}}, dans Eusèbe, ''H. E.'', {{rom|ii}}, 1, t. {{rom|xx}}, col. 136 ; S. Jean Chrysostome, ''In Gal.'', {{rom|i}}, 19, t. {{rom|lxi}}, col. 632 ; S. Jérôme, ''Adv. Helv.'', {{rom|xiii}}, t. {{rom|xxiii}}, col. 195-196. Cf. Tillemont, ''Mémoires'', {{2e}} édit. {{in-4°}}, Paris, 1701, p. 365.
{{2o}} L’Église grecque fait aujourd’hui de Jacques le Mineur une personne différente de celle de Jacques fils d’Alphée, et célèbre leur fête à des jours distincts, le 25 et le 9 octobre. Nicétas Paphlagon, dans les Actes de Jacques d’Alphée, dit qu’il n’est pas le même que le frère du Seigneur, t. {{rom|cv}}, col. 148 ; Métaphraste, dans la Vie de Jacques frère du Seigneur, ne fait aucune mention du fils d’Alphée. L’autorité de ces écrivains n’est pas considérable ; celle de saint Épiphane qui soutient la même opinion, ''Hær.'', {{rom|lxxix}}, 3, t. {{rom|xiii}}, col. 744, n’a pas beaucoup plus de poids dans les matières de ce genre. Saint Grégoire de Nysse a embrassé la même opinion, ''Orat.'', {{rom|ii}}, ''De resur.'', {{rom|xlvi}}, col. 648, mais c’est parce qu’il a confondu Marie de Cléophas avec la Sainte Vierge, et fait de Jacques un fils de saint Joseph. Cf. ''Acta sanctorum'', 1680, maii t. {{rom|i}}, p. 24-27.
Les savants modernes qui se prononcent pour la {{tiret|dis|tinction}}<section end="JACQUES (SAINT) LE MINEUR"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1085|JACQUES (SAINT) LE MINEUR|1086}}</noinclude>{{tiret2|dis|tinction}} des deux Jacques s’appuient surtout sur l’Écriture.
— 1. Dans le Nouveau Testament, disent-ils, Jacques l’Apôtre est toujours appelé fils d’Alphée, tandis que Jacques, frère du Seigneur, est dit fils de Clopas ou Cléophas ; or, d’après eux, Alphée et Clopas sont deux personnages distincts. Il n’est nullement certain qu’Alphée et Cléophas soient deux personnes différentes. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Alphée|{{sc|Alphée 2}}]], t. {{rom|i}}, col. 418, et [[Dictionnaire de la Bible/Cléophas|{{sc|Cléophas}}]], t. {{rom|ii}}, col. 807. La question serait tranchée si le même écrivain distinguait Alphée et Cléophas, mais il n’en est pas ainsi. Les trois synoptiques qui nomment Alphée, Matth., {{rom|x}}, 3 ; Marc, {{rom|iii}}, 18 ; Luc, {{rom|vi}}, 15 ; ''Act.'', {{rom|i}}, 13, ne nomment jamais de personnage appelé Cléophas, et saint Jean, qui nomme Cléophas, {{rom|xix}}, 25, ne parle jamais d’Alphée, et ne nous donne d’ailleurs nulle part aucun catalogue des Apôtres.
{{Img float-p |file=Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome III (page 566 crop)200.Saint Jacques le Mineur. D’après L. van Leydèn.jpg |align=left|width=200px|padt=25px|padb=12px |cap=200. — Saint Jacques le Mineur. D’après L. van Leydèn. Il tient dans la main le bâton du foulon, instrument de son martyre. Voir Mrs. Jameson, ''Sacred and Legendary Art'', p. 150. |capalign=center|style=font-size : 12px ; }}
Il est impossible de prouver rigoureusement qu’Alphée et Cléophas sont distincts ; si, à cause de la différence des noms, on ne peut pas affirmer leur identité, on ne peut pas non plus établir leur dualité, qui est en contradiction avec la tradition la plus commune. — 2. D’après Joa., {{rom|vii}}, 5, les frères de Jésus, ajoute-t-on, ne croyaient pas à sa mission ; au contraire, Joa., {{rom|vi}}, 69, 70, les disciples de Jésus, par la bouche de saint Pierre, affirment leur foi dans sa divinité et sa mission ; il est donc impossible d’identifier Jacques frère du Seigneur, incroyant, avec Jacques l’Apôtre, croyant. — Lorsque saint Jean dit que les frères du Sauveur ne croyaient pas en lui, il s’exprime d’une manière générale et non mathématique. On ne peut pas conclure de là qu’aucun de ses frères ne croyait en lui. — 3. D’autres textes qu’on allègue, tels que Joa., {{rom|ii}}, 22, et ''Act.'', {{rom|i}}, 14, etc., ne prouvent rien en faveur de la distinction.
II. {{sc|Vie de saint Jacques}}. — {{1o}} Jacques est appelé dans saint Marc, {{rom|xv}}, 40, {{lang|grc|μιϰρός}}, le « Mineur » ; on le distingue ainsi de l’autre Jacques surnommé le « Majeur ». Il reçut ce surnom, soit à cause de sa petite taille, soit à cause de sa jeunesse relative ; certains pensent même, ce qui est moins probable, qu’il se le donna lui-même par modestie. Il fut appelé à l’apostolat, vraisemblablement au printemps de l’an 26, avec son frère Jude ; ce dernier n’est même désigné qu’en rapport avec son frère : {{lang|grc|Ἰούδαν Ἰαϰώϐου}}. Luc, {{rom|vi}}, 16. Après ces indications sommaires, le Nouveau Testament ne nous parle plus de saint Jacques qu’après la résurrection de Notre-Seigneur. Jésus-Christ lui apparut après sa résurrection, I Cor, {{rom|xv}}, 7 ; la tradition est d’accord pour voir dans ce Jacques le frère du Seigneur et non le fils de Zébédée. Notre-Seigneur lui apparut probablement pour l’instruire, comme les autres Apôtres, des choses du royaume de Dieu. ''Act.'', {{rom|i}}, 3. Nous trouvons dans la suite Jacques et les autres Apôtres, avec Marie à Jérusalem, attendant, dans la foi et la prière, les dons du Saint-Esprit. ''Act.'', {{rom|i}}, 13-14. On le perd de vue à peu près pendant dix ans.
Trois ans après sa conversion, saint Paul se rendit à Jérusalem ; Barnabé l’introduisit chez Pierre et Jacques. Act., {{rom|ix}}, 27 ; Gal., {{rom|i}}, 18, 19. C’est probablement à cette époque qu’il fut élu évêque de Jérusalem. Lorsque saint Pierre fut délivré de sa prison, il en avertit Jacques et les frères. ''Act''. {{rom|xii}}, 17. Il se prononça dans la question des observances légales que lui avaient soumise, ainsi qu’à Pierre, Paul et Barnabé. ''Act.'', {{rom|xv}}, 13-21. Nous avons déjà vu que saint Paul le nomme une des colonnes de l’Église. Gal., {{rom|ii}}, 9. Certains fidèles, venant de la part de Jacques, rendirent hésitante la conduite de Pierre touchant les rites judaïques. Gal., {{rom|ii}}, 12. Enfin, sans que l’on puisse préciser la date, Paul rendit visite à Jacques » chez lequel se réunirent tous les anciens [les presbytres]. Act., {{rom|xxi}}, 18.
{{2o}} Jacques fut le premier évêque de Jérusalem. Eusèbe, ''H. E.'', {{rom|ii}}, 1, t. {{rom|xx}}, col. 136 (d’après les anciens : {{lang|grc|ἱστοροῦσι}}) ; 23, col. 196 ; {{rom|iii}}, 5, col. 221 ; 7, col. 236 ; 22, col. 256 ; {{rom|iv}}, 5, col. 309 ; {{rom|vii}}, 19, col. 681 ; S. Épiphane, User., {{rom|xxix}}, 3, t. {{rom|xli}}, col. 393. — Certains auteurs ont soutenu qu’il avait été établi évêque de Jérusalem par Notre-Seigneur lui-même ; ainsi S. Épiphane, ''Hær.'', {{rom|lxxviii}}, 7, t. {{rom|xlii}}, col. 709 ; S. Jean Chrysostome, d’après une tradition ({{lang|grc|λέγεται}}). ''Hom. {{rom|xxxviii}}, in 1 Cor.'', 4, t. {{rom|lxi}}, col. 326, qui paraît provenir des Récognitions clémentines, {{rom|i}}, 43, t. {{rom|i}}, col. 1232. — Saint Jérôme nous affirme au contraire qu’il fut établi évêque de Jérusalem par les Apôtres, ''De vir. illustr.'', {{rom|ii}}, t. {{rom|xxiii}}, col. 609. Eusèbe a deux versions : dans un endroit, il nous dit qu’il fut établi évêque par les Apôtres, ''H. E.'', {{rom|ii}}, 23, t. {{rom|xx}}, col. 196 ; dans un autre passage, il dit qu’il fut établi, évêque et par le Sauveur et par les Apôtres, ''H. E.'', {{rom|vii}}, 19, col. 681 ; c’est aussi le sentiment de l’auteur des-Constitutions apostoliques, {{rom|viii}}, 35, t. {{rom|i}}, col. 1137.
Cf. aussi Clément d’Alexandrie, dans Eusèbe, ''H. E.'', t. {{rom|xx}}, col. 136. — Les historiens lui conservent son titre de « frère du Seigneur », Eusèbe, ''H. E.'', {{rom|i}}, 12, t. {{rom|xx}}, col. 120 (d’après la tradition) ; {{rom|ii}}, 1, col. 133 ; 23. col. 197 (d’après Hégésippe) ; {{rom|iii}}, 7, col. 236 ; 22. col. 256 ; iv, 5, col. 309 ; il est aussi surnommé le « juste » à cause de ses grandes vertus, Eusèbe, ''H. E.'', {{rom|ii}}, 1, t. {{rom|xx}}, col. 136 ; {{rom-maj|IV}}, 22, col. 380 (d’après Hégésippe), qui lui gagnèrent même l’estime des Juifs. Josèphe, ''Ant. jud.'', XX, {{rom|ix}}, 1. Après avoir gouverné saintement son Église pendant trente ans au dire de saint Jérôme, ''De vir. illustr.'', {{rom|ii}}, t. {{rom|xxiii}}, col. 613, il couronna sa vie par le martyre en 62, la huitième année du règne de Néron.
III. {{sc|Traditions sur saint Jacques}}. — Hégésippe, dans son ''Histoire ecclésiastique'', rapporte les traditions suivantes : Jacques fut sanctifié dès le sein de sa mère ; il ne but jamais ni vin ni cervoise ; il s’abstint de manger la chair des animaux ; le rasoir ne passa jamais sur sa tête ; il ne s’oignait jamais d’huile, et ne prenait jamais, de bains ; ses vêtements étaient de lin ; il se rendait souvent au temple pour y prier pour les péchés du peuple ; a force de se tenir à genoux, ses genoux étaient devenus aussi durs que la peau d’un chameau ; à cause de ses éminentes vertus il fut surnommé le « Juste » et « Oblias », qui signifie « secours du peuple » et « justice. » Après-avoir décrit son genre de vie, Hégésippe donne les détails de son martyre. D’après son récit à la fois simple et dramatique, où sous des détails apocryphes on peut cependant découvrir un fonds de vérité historique, Jacques, en face de toutes les menaces des Juifs, resta ferme et inébranlable dans sa foi ; et à toutes les interrogations il répondit courageusement en déclarant que Jésus est le Fils du Dieu vivant. Les scribes et les pharisiens, furieux d’une attitude si ferme et si digne, le précipitèrent du haut du pinacle du temple où ils l’avaient engagé à monter afin que sa voix fût entendue de tout le peuple ; ils attendaient de sa part un acte de faiblesse ; ils furent profondément déçus ; bien plus ils : craignirent que le peuple ne se rendit à ses exhortations<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.2.djvu/270
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1069|UNIGENITUS (BULLE). A L’ASSEMBLÉE DU CLERGÉ|2070}}</noinclude>reconnaître la doctrine de l’Église et de la constitution
de {{roi|Clément|XI}} ; elle doit accepter avec soumission
et respect cette constitution qui condamne le
livre de Quesnel et condamne, en même temps, les
cent une propositions qui en sont extraites. Avant de
se séparer, l’assemblée doit arrêter un modèle de
l’instruction pastorale qui serait publiée dans tous
les diocèses avec la constitution, traduite en français,
afin de montrer l’unanimité de l’épiscopat, étouffer
les erreurs condamnées et prémunir contre les mauvaises
interprétations de personnes malintentionnées.
On enverrait cette instruction et la constitution
aux archevêques et évêques absents et on les
engagerait à s’y conformer ; on écrirait au pape pour
le remercier de la condamnation du livre de Quesnel.
Après avoir remercié Sa Majesté de la protection
qu’elle avait accordée à l’Église, on supplierait le roi
de donner des lettres patentes pour l’enregistrement
et la publication de la bulle. Rohan expliqua les
motifs des diverses décisions prises par la commission
pour sauvegarder les droits de l’épiscopat : « Nous ne
nous sommes point regardés comme de simples exécuteurs
des bulles apostoliques, mais nous avons reçu
la constitution en connaissance de cause et avec une
discussion plus exacte que n’ont jamais fait nos prédécesseurs.
Les expressions par lesquelles vous marquez
votre jugement sont les mêmes dont se sont
servis les quarante-trois évêques des Gaules, en écrivant
à saint Léon et elles ont été employées par nos
prédécesseurs dans l’assemblée de 1656… Ainsi nous
conservons les droits de notre dignité et nous rendons
au Saint-Siège ce qui lui est dû. »
Lorsque Rohan eut achevé d’exposer l’avis de la
commission, Noailles fit une longue harangue. Il
souligna les nombreux points de doctrine soulevés
par la bulle ; il ne s’agit pas, dit-il, de condamner
un livre que tous les évêques pouvaient condamner ;
il ne s’agit pas de condamner le jansénisme. Mais,
dans la bulle, il y avait bien d’autres questions sur la
morale, sur la discipline, sur la juridiction, sur les
vertus théologales ; il s’agissait de cent une propositions,
dont l’erreur, du moins pour quelques-unes,
n’était pas bien sensible et dont la condamnation
avait alarmé le public. Pour résoudre tant de questions,
il faudrait un concile général. « Si cinq propositions
justement condamnées avaient troublé si
longtemps l’Église, que ne devait-on pas craindre de
la condamnation des cent une propositions, faite
avec des qualifications vagues et indéterminées, dont
chacun pourrait, selon son caprice, faire des explications
abusives (sic). »
Il y avait trois partis au sein de l’assemblée : les
uns ne voulaient accepter la constitution qu’après
avoir expliqué le mauvais sens des propositions :
c’était le parti de Noailles. Les autres voulaient une
acceptation pure et simple* sans aucune explication ;
enfin la plupart des évêques voulaient une acceptation
pure et simple, mais avec une lettre pastorale
annexée, afin d’instruire les esprits ignorants ou prévenus.
Rohan groupa ces deux derniers partis. Le
mardi 23 janvier, quarante évêques acceptèrent la
constitution contre neuf qui ne la rejetaient point,
mais qui suspendaient leur acceptation jusqu’à ce
qu’ils eussent vu l’instruction pastorale : ils ne refusaient
pas, mais ils différaient leur acceptation.
La commission se mit aussitôt à l’œuvre pour rédiger
l’''Instruction pastorale''. Le {{1er}} février, l’instruction
était prête et elle fut lue devant l’assemblée. Noailles
et ses amis ne voulurent pas souscrire et, au nom
de tous, l’archevêque déclara qu’il s’adresserait au
pour lui exposer leurs difficultés et le supplier
de donner les moyens de câliner les consciences
alarmées, de soutenir la libellé des écoles catholiques
et de conserver la paix dans nos Églises ». Ils écrivirent
au roi qu’ils auraient cru abandonner la vérité,
les droits de l’épiscopat, les maximes du royaume et
ne donner à l’Église qu’une paix fausse et dangereuse ;
il était plus convenable et plus respectueux pour le
Saint-Siège de s’adresser au pape et de le supplier de
déterminer le sens des propositions que de contester
entre évêques. Ils proscrivaient le livre de Quesnel
et, pour le surplus, ils priaient le pape de déclarer ses
intentions. Cinq jours après, en fait, ils écrivirent au
pape pour lui exposer leurs sentiments et lui demander
de censurer, avec des qualifications distinctes et
particulières, chacune des propositions colidamnées…
pour ôter toute ressource à l’erreur et prévenir les
maux dont ils étaient menacés. Les évêques acceptants
furent fort mécontents de ces deux lettres et le roi
défendit aux opposants d’écrire en nom collectif.
Le 7 février, une lettre de cachet leur ordonnait de se
retirer dans leurs diocèses. Mais, avant de se quitter,
les membres de la minorité donnèrent à Noailles une
procuration pour « faire opposition, réquisition, protestation,
appel tant simple que d’abus et tels autres
actes qu’il jugerait nécessaires ». Ils rédigèrent aussi
un exposé doctrinal, intitulé : Précis des erreurs que
nous croyons que le pape a voulu condamner par la
constitution, et des vérités auxquelles nous ne croyons
pas qu’il ail voulu donner atteinte.
De leur côté, les évêques acceptants déclarèrent que
l’Instruction pastorale dressée par eux serait « comme
une espèce de rempart et de digue opposée aux interprétations
fausses et contraires au véritable sens de
la constitution ». Ils envoyèrent une lettre circulaire
aux prélats absents pour leur expliquer leur conduite
et les prier de publier, chacun, dans son diocèse,
l’Instruction pastorale dont ils joignent un exemplaire.
Le 6 février, Rohan et les cinq commissaires
se rendirent à Versailles, pour faire connaître au roi
la fin de l’assemblée.
Dès le 9 février, le roi avait convoqué à Versailles
le président de Mcsmes et les gens du roi ; il y eut des
entrevues orageuses et, d’après le Mémoire inédit de
Joly de P’ieury, Louis XIV se montra particulièrement
violent contre le procureur général Daguesseau,
qu’il savait opposé à l’enregistrement des
lettres patentes. Le même jour, Louis XIV reçut le
procureur général et les avocats généraux qui lui
présentèrent de respectueuses remontrances sur le
libellé des lettres patentes. Ils critiquaient le terme
Enjoignons appliqué à l’épiscopat, comme contraire à
l’usage constant de l’Église et demandaient qu’on
employât l’expression Admonestons ou Exliortons,
parce que le roi ne peut ordonner à des évêques de
recevoir une bulle, lorsqu’elle a été acceptée dans une
assemblée du clergé. Le roi refusa de faire les modifications
demandées et, le 13 février, il congédia les
magistrats en termes vifs. Le 14, il ordonna de dresser
un projet de lettres patentes, pour qu’il fût communiqué
à Messieurs du Parquet,
La bulle fut enregistrée le 15 février 1714, au
milieu d’un profond silence qu’interrompit seulement
la harangue de l’abbé Pucelle. La Cour enregistra sans
approuver « les décrets non reçus dans le royaume
énoncés dans ladite Constitution, comme aussi sans
préjudice des libertés de l’Église gallicane, droits et
prééminences de la couronne, pouvoir et jurisdict ion
des évêques du royaume et sans que la condamnation
des propositions qui regardent la matière de l’excommunication
puisse donner atteinte aux maximes
du royaume ». Cette dernière restriction concerne la
proposition 91, relative à la crainte d’une excommunication
injuste qui ne saurait empêcher les sujets du
roi d’observer les lois de l’État et autres devoirs réels
et véritables.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome V.djvu/587
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE X.|X]]. — Voyages à Jérusalem.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XI.|XI]]. — Comment la présentation au temple se peut-elle concilier avec la colère d’Hérode.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XII.|XII]]. — Prédication de Jean-Baptiste.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XIII.|XIII]]. — Du baptême de Jésus.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XIV.|XIV]]. — Voix du ciel après le baptême de Jésus.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XV.|XV]]. — Jésus-christ connu ou inconnu de Jean-Baptiste.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XVI.|XVI]]. — Jésus tenté par le démon.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XVII.|XVII]]. — Vocation des Apôtres.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XVIII.|XVIII]]. — Du temps où Jésus-Christ se rendit en Galilée.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XIX.|XIX]]. — Sermon sur la montagne.
|{{pli|158|8}}
|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XX.|XX]]. — Le serviteur du centurion.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXI.|XXI]]. — Guérison de la belle-mère de Pierre.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXII.|XXII]]. — Autres guérisons.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXIII.|XXIII]]. — ''« Je vous suivrai partout ou vous irez. »''
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXIV.|XXIV]]. — Tempête ''apaisée''. — Démoniaques délivrés
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXVI.|XXV]]. — Paralytique guéri.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXVI.|XXVI]]. — Vocation de saint Matthieu.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXVII.|XXVII]]. — Festin donné par saint Matthieu.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXVIII.|XXVIII]]. — Résurrection de la fille de Jaïre.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXIX.|XXIX]]. — Des deux aveugles et du démon muet dont parle seul saint Matthieu.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXX.|XXX]]. — Mission confiée aux disciples.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXXI.|XXXI]]. — Disciples de Jean-Baptiste envoyés à Jésus.
|{{pli|172|8}}
|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXXII.|XXXII]]. — Menaces adressées à plusieurs cités.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXXIII.|XXXIII]]. — Le joug et le fardeau du Christ.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXXIV.|XXXIV]]. — Épis rompus.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXXV.|XXXV]]. — Main desséchée.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXXVI.|XXXVI]]. — Chronologie incertaine.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXXVII.|XXXVII]]. — Muet et aveugle possédé du démon.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXXVIII.|XXXVIII]]. — Jésus accusé d’être le suppôt de Béelzebud.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XXXIX.|XXXIX]]. — Jonas et la reine de Saba.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XL.|XL]]. — La mère et les frères de Jésus.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XLI.|XLI]]. — Les huit paraboles.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XLII.|XLII]]. — Jésus dans sa patrie.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XLIII.|XLIII]]. — Hérode apprenant les miracles de Jésus.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XLIV.|XLIV]]. — Emprisonnement et mort de Jean-Baptiste.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XLV.|XLV]]. — Miracle des cinq pains.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XLVI.|XLVI]]. — Encore du miracle des cinq pains.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XLVII.|XLVII]]. — Jésus marchant sur les eaux.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XLVIII.|XLVIII]]. — Terre de Génésar et Capharnaüm.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE XLIX.|XLIX]]. — La Chananéenne.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE L.|L]]. — Multiplication des sept pains.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LI.|LI]]. — Le prophète Jonas.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LII.|LII]]. — Levain des pharisiens.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LIII.|LIII]]. — Confession de saint Pierre.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LIV.|LIV]]. — La passion prédite.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LV.|LV]]. — Suivre le Christ.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LVI.|LVI]]. — Transfiguration.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LVII.|LVII]]. — Avènement d’Élie.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LVIII.|LVIII]]. — Démoniaque guéri.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LIX.|LIX]]. — Passion de nouveau prédite.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LX.|LX]]. — Tribut payé.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXI.|LXI]]. — Petit enfant modèle.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXII.|LXII]]. — Est-il permis de renvoyer sa femme ?
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXIII.|LXIII]]. — Imposition des mains aux petits enfants. — Conseil donné au jeune homme riche. — Ouvriers de la vigne.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXIV.|LXIV]]. — Prédiction de la passion. — La mère des fils de Zébédée.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXV.|LXV]]. — Aveugles de Jéricho.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXVI.|LXVI]]. — L’ânesse et son ânon.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXVII.|LXVII]]. — Vendeurs et acheteurs chassés du temple.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXVIII.|LXVIII]]. — Figuier maudit.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXIX.|LXIX]]. — Question captieuse.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXX.|LXX]]. — Deux fils envoyés par leur père à la vigne. — Vigne louée à d’autres vignerons.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXXI.|LXXI]]. — Noces royales.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXXII.|LXXII]]. — Tribut payé à César. — Femme aux sept maris.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXXIII.|LXXIII]]. — Le double précepte.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXXIV.|LXXIV]]. — Le Christ fils et Seigneur de David.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXXV.|LXXV]]. — Orgueil des Pharisiens condamné.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXXVI.|LXXVI]]. — Prédiction de la ruine du temple.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXXVII.|LXXVII]]. — Discours sur le mont des Oliviers.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXXVIII.|LXXVIII]]. — Jésus arrivé à Béthanie.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXXIX.|LXXIX]]. — Festin de Béthanie.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/Livre Second#CHAPITRE LXXX.|LXXX]]. — Disciples envoyés pour réparer la pâque.
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{{c|[[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième|LIVRE TROISIÈME.]]}}
{{c|DE LA CÈNE À L’ASCENSION.|fs=80%}}
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#Prologue|Prologue]].
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE I.|Chapitre premier]]. — La Cène et le traître dévoilé.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE II.|II]]. — Prédiction du reniement de Saint Pierre.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE III.|III]]. — Discours après la Cène.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE IV.|IV]]. — Ce qui se passe au jardin des Oliviers.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE V.|V]]. — On se saisit de Jésus.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE VI.|VI]]. — Jésus devant le prince des prêtres. — Reniement de saint Pierre.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE VII.|VII]]. — Jugement du matin. — Jérémie cité au lieu de Zacharie.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE VIII.|VIII]]. — Jésus devant Pilate.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE IX.|IX]]. — Jésus jouet de la soldatesque.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE X.|X]]. — Jésus aidé à porter sa croix.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE XI.|XI]]. — Du breuvage donné à Jésus.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE XII.|XII]]. — Du partage des vêtements.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE XIII.|XIII]]. — De l’heure de la Passion.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE XIV.|XIV]]. — Deux larrons crucifiés avec Jésus.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE XV.|XV]]. — Blasphèmes vomis contre Jésus en croix.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE XVI.|XVI]]. — Blasphèmes des larrons.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE XVII.|XVII]]. — Du breuvage offert à Jésus.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE XVIII.|XVIII]]. — Des dernières paroles du Sauveur.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE XIX.|XIX]]. — Le voile déchiré.
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|-
|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE XX.|XX]]. — De l’étonnement du Centurion.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE XXI.|XXI]]. — Les saintes femmes au Calvaire.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE XXII.|XXII]]. — Joseph d’Arimathie.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE XXIII.|XXIII]]. — Sépulture de Jésus.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE XXIV.|XXIV]]. — Circonstances de la résurrection.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord_des_Evangiles/livre troisième#CHAPITRE XXV.|XXV]]. — Apparitions de Jésus ressuscité.
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{{c|[[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/livre quatrième|LIVRE QUATRIÈME]].}}
{{c|QUELQUES TRAITS PARTICULIERS EN SAINT MARC, SAINT LUC ET SAINT JEAN.|fs=80%}}
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/livre quatrième#Prologue|Prologue]].
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/livre quatrième#CHAPITRE I.|Chapitre Premier]]. — Entrée de Jésus à Capharnaüm.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/livre quatrième#CHAPITRE II.|II]]. — Exorcisme à Capharnaüm.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/livre quatrième#CHAPITRE III.|III]]. — Du nom de Pierre.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/livre quatrième#CHAPITRE IV.|IV]]. — De la prescience divine en Jésus-Christ.
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|— [[Augustin_d’Hippone/Accord des Evangiles/livre quatrième#CHAPITRE V.|V]]. — « Qui n’est pas contre vous est pour vous. »
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Page:Weil - Oppression et Liberté, 1955.djvu/178
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>sans se demander si dans tout autre système de propriété la direction de l’entreprise ne lui infligerait pas encore une partie de ces souffrances ou même n’en aggraverait pas certaines ; pour lui, la lutte « contre le patron » se confond avec la protestation irrépressible de l’être humain accablé par des conditions de vie trop dures. Dans l’autre camp, une ignorance identique fait assimiler à des fauteurs de désordre tous ceux qui envisagent la fin du capitalisme, parce qu’on ignore dans quelle mesure et à quelle condition les rapports économiques qui constituent actuellement le capitalisme peuvent être légitimement considérés comme nécessaires à l’ordre. Ainsi la lutte entre adversaires et défenseurs du capitalisme est une lutte d’aveugles ; les efforts des lutteurs, d’un côté comme de l’autre, n’embrassent que le vide ; et c’est pourquoi cette lutte risque de devenir impitoyable.
La chasse aux entités dans tous les domaines de la vie politique et sociale apparaît ainsi comme une œuvre de salubrité publique. L’effort d’éclaircissement pour dégonfler les causes des conflits imaginaires n’a rien de commun avec celui des endormeurs qui tentent d’étouffer les conflits sérieux. C’est même exactement le contraire. Les beaux parleurs qui, en prêchant la paix internationale, comprennent par cette expression le maintien indéfini du ''statu quo'' au profit exclusif de l’État français, ceux qui, en recommandant la paix sociale, entendent conserver les privilèges intacts ou du moins subordonner toute modification à la bonne volonté des privilégiés, ceux-là sont les pires ennemis de la paix internationale et civile. Discriminer les oppositions imaginaires et les oppositions réelles, discréditer les abstractions vides et analyser les problèmes concrets, ce serait, si nos contemporains consentaient à un pareil effort intellectuel, diminuer les risques de guerre sans renoncer à la lutte, dont Héraclite disait qu’elle est la condition de la vie.<noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu/16
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Alphabet Rousselot-Gilliéron :
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! Ouvertes
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|-
| ||colspan=4| ||colspan=2| ā᷑, ō᷑<br>(ā̩᷑, ō̩᷑)
|-
! Voyelles<br> intermédiaires
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[[Modèle:BandeauModernisation]] :
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[[Livre:Perhinderion - n°1, 1896.djvu]]
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<span style="font-variant-numeric : oldstyle-nums" >1, 8012635 et 10982 grâce à <code>style="font-variant-numeric : oldstyle-nums" </code></span>
<h3 class=tmp style="line-height:1.5em; font-size:110%; margin:3em 0; word-spacing:0.3em;"><i>ABC</i><br><br><span class=sc style="letter-spacing:0.1em;">abc</span></h3>
{{Lettrine/I|[[File:Rabelais marty-laveaux lettrine B.jpg|130px|B]]}}{{sc|evvevrs}} treſilluſtres, & vous Verolez treſprecieux (car à vous non à aultres ſont dediez mes eſcriptz) Alcibiades ou dialoge de Platon, intitulé Le bancquet, louant ſon precepteur Socrates, ſans controuerſe prince des philoſophes, entre aultres parolles le dict eſtre ſemblable es Silenes. Silenes eſtoient iadis petites boites telles que voyons de preſent es bouticques des apothecaires, pinctes au deſſus de figures ioyeuſes & friuoles, comme de Harpies, Satyres, oyſons bridez, lieures cornuz, canes baſtees, boucqs volans, cerfz limonniers, & aultres telles pinctures contrefaictes à plaiſir pour exciter le monde à rire, quel fut Silene, maiſtre du bon Bacchus : mais au dedans l’on reſeruoit les fines drogues comme Baulme, Ambre gris, Amomon, Muſc, ziuette, pierreries : & aultres choſes precieuſes. Tel diſoit eſtre Socrates : par ce que le voyans au dehors & l’eſtimans par l’exteriore apparence, n’en euſſiez donné vn coupeau d’oignon : tant laid il eſtoit de corps & ridicule en ſon maintien, le nez pointu, le reguard d’vn taureau, le viſaige d’vn fol : ſimple en meurs, ruſtiq en veſtimens, pauure de fortune, infortuné en femmes, inepte à tous offices de la republique, touſiours riant, touſiours beuuant d’autant à vn chaſcun, touſiours ſe guabelant, touſiours diſſimulant ſon diuin ſçauoir. Mais ouurans ceſte boyte : euſſiez au dedans trouué vne celeſte & impreciable drogue, entendement plus que humain, vertus merueilleuſe, couraige inuincible, ſobreſſe non pareille, contentement certain, aſſeurance parfaicte, depriſement incroyable de tout ce pourquoy les humains tant veiglent, courent, trauaillent, nauigent et bataillent
<nowiki/>
{{t3|ERRATA ET ADDENDA<br>{{t|{{sc|de la}}|75}}<br>{{t|II{{e}} PARTIE|75}}}}
{{sep|5|mt=2em|mb=4em}}
<small>La page 273 appartient à la première partie.</small>
{{g|Pages.|fs=80%}}
{|class=err
|274||colspan=2 style="text-align:left"|Supprimez le {{4e}} alinéa « les glossaires etc. »
|-
|277||l.||17. ''iwé,'' lisez : ''i̩wĕ́.''
|-
|278||l.||9. ajoutez : ''né'' est masc. la {{3e}} fois.
|-
|280||l.||19. ''r{{t|o|80}}ũna,'' lis. ''r{{t|o|80}}u᷑na.''
|-
|283||l.||9, du fond. ''tén̮o,'' lis. ''ténõ.''
|-
|284||l.||13. ''k’rwé,'' lis. ''krwé.''
|-
|285||l.||5. regrettables, lis. dommageables.
|-
|286||l.||9. ''ure,'' lis. ''u̩r{{t|ė|80}}.''
|-
|287||l.||7. ''plẽ{{t|i|80}}na,'' lis. ''ple᷑{{t|i|80}}na.''
|-
|290||l.||2. ''dé,'' lis. ''dĕ̀.''
|-
|»||»||29. ''ẽna,'' lis. ''e-n-a.''
|-
|292||l.||19. ''dẽ,'' lis ''dė.''
|-
|295||l.||12. ''mùlì,'' lis. ''mùlĩ'' (et ligne 24).
|-
|296||l.||27. après « belle », mettez « c.-à-d. ».
|-
|297||»||3. après « ils », insérez « y ».
|-
|»||l.||22. ''mė,'' lis. ''mè.''
|-
|»||»||25. ''dĕ̀ãk{{t|ė|80}},'' lis. ''dĕ̀ã k{{t|ė|80}}.''
|-
|298||l.||7. ''udrao,'' lis. ''udra o.''
|-
|301||colspan=2 style="text-align:left"|la dernière ligne de la page devrait être la première.
|-
|»||»||15. Ajoutez ''ki,'' relatif, se trouve dans des passages francisés.
|-
|301||colspan=2 style="text-align:left"|''ꞓẽ ꞓu afõ'' = sens dessus dessous.
|-
|302||l.||6. ''puro,'' lis. ''pó̩ro'' ou ''pùro'' (et § 622).
|}
[[Le Tiers Livre (éd. Marty-Laveaux)]]
in ou intu ĩ (au Sud) ;
turbine turbĩ (moyeu) qui vient
peut-être de —īne puisque i a reçu l’accent.
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|-
|width=30%|in ou intu||width=30%|''ĩ''||width=40%|(au Sud) ;
|-
|turbine||''turbĩ''||(moyeu) qui vient
|}
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|-
|width=30%|plena||width=30%|''plẽ{{t|i|80}}na''||width=40%|(pleine) ;
|-
|avena||''avẽ{{t|i|80}}na''||(avoine) ;
|-
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|-
|catena||''tsẽ{{t|i|80}}na''||(chaîne) ;
|-
|poena||''pẽ{{t|i|80}}na''||(peine) ;
|-
|serena||''ꞓėrẽ{{t|i|80}}na''||(temps serein) ;
|-
|lene +o ? ||''lẽ{{t|i|80}}no''||(facile) ;
|-
|fimo||''fẽ{{t|i|80}}mo''||(je fume un champ) ;
|-
|remuto||''rẽ{{t|i|80}}mo''||(je remue) (§ 435) ;
|-
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|ã, ẽ, ĩ, õ, ũ, ꭒ̃, œ̃, ė̃<br>(ã̩, ẽ̩, ĩ̩, õ̩, ũ̩, ꭒ̩̃, œ̩̃, ė̩̃)
|ā̃, ē̃, ō̃<br>(ā̩̃, ē̩̃, ō̩̃)
|a᷑, e᷑, i᷑, o᷑, u᷑, ꭒ᷑, œ᷑<br>(a̩᷑, e̩᷑, i̩᷑, o̩᷑, u̩᷑, ꭒ̩᷑, œ̩᷑)
|-
! Ouvertes
|à, è, ì, ò, ù, ꭒ̀, œ̀<br>(à̩, è̩, ì̩, ò̩, ù̩, ꭒ̩̀, œ̩̀)
|ằ, ĕ̀, ĭ̀, ŏ̀, ŭ̀, ꭒ̆̀, œ̆̀<br>(ằ̩, ĕ̩̀, ĭ̩̀, ŏ̩̀, ŭ̩̀, ꭒ̩̆̀, œ̩̆̀)
|ā̀, ḕ, ī̀, ṑ, ū̀, ꭒ̄̀, œ̄̀<br>(ā̩̀, ḕ̩, ī̩̀, ṑ̩, ū̩̀, ꭒ̩̄̀, œ̩̄̀)
|à̃, è̃, ò̃, œ̀̃<br>(à̩̃, è̩̃, ò̩̃, œ̩̀̃)
|è̄̃<br>(è̩̄̃)
|à᷑, è᷑, ò᷑, œ̀᷑<br>(à̩᷑, è̩᷑, ò̩᷑, œ̩̀᷑)
|-
! Fermées
|á, é, í, ó, ú, ꭒ́, œ́<br>(á̩, é̩, í̩, ó̩, ú̩, ꭒ̩́, œ̩́)
|ắ, ĕ́, ĭ́, ŏ́, ŭ́, ꭒ̆́, œ̆́<br>(ắ̩, ĕ̩́, ĭ̩́, ŏ̩́, ŭ̩́, ꭒ̩̆́, œ̩̆́)
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|é̄̃<br>(é̩̄̃)
|á᷑, é᷑, ó᷑, œ́᷑<br>(á̩᷑, é̩᷑, ó̩᷑, œ̩́᷑)
|-
! Consonnes
|colspan=6|ꞓ, c̑, ç̑, ḓ, ɡ, l̮, l̮̣, n̮, ṅ, r̃, ȓ, ṙ, ṛ, r̥, ṣ, t̯, ẅ, ẓ
|-
| ||colspan=4| ||colspan=2| ā᷑, ō᷑<br>(ā̩᷑, ō̩᷑)
|-
! Voyelles<br> intermédiaires
| colspan=3| aͤ, aͦ, eͥ, ꭒͦ, u, uͥ, / aͤ̆, aͦ̄ / aͤ̀, aͦ̀<br>(a̩ͤ, a̩ͦ, e̩ͥ, ꭒ̩ͦ, u̩, u̩ͥ / a̩ͤ̆, a̩ͦ̄ / a̩ͤ̀, a̩ͦ̀)
| colspan=3| aͤ̃, aͦ̃, aͦ᷑<br>(a̩ͤ̃, a̩ͦ̃, a̩ͦ᷑)
|}
[[Modèle:BandeauModernisation]] :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
[[Livre:Perhinderion - n°1, 1896.djvu]]
[[Livre:Perhinderion - n°2, 1896.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°1, 1903.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°2, 1903.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°3, 1904.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°4, 1904.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°5, 1904.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°6, 1904.djvu]]
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[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°8, 1904.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°9, 1904.djvu]]
[[Livre:L’Ymagier - n°1, 1894.djvu]]
[[Livre:L’Ymagier - n°2, 1895.djvu]]
[[Livre:L’Ymagier - n°3, 1895.djvu]]
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[[Livre:L’Ymagier - n°6, 1896.djvu]]
[[Livre:L’Ymagier - n°7, 1896.djvu]]
<span style="font-variant-numeric : oldstyle-nums" >1, 8012635 et 10982 grâce à <code>style="font-variant-numeric : oldstyle-nums" </code></span>
<h3 class=tmp style="line-height:1.5em; font-size:110%; margin:3em 0; word-spacing:0.3em;"><i>ABC</i><br><br><span class=sc style="letter-spacing:0.1em;">abc</span></h3>
{{Lettrine/I|[[File:Rabelais marty-laveaux lettrine B.jpg|130px|B]]}}{{sc|evvevrs}} treſilluſtres, & vous Verolez treſprecieux (car à vous non à aultres ſont dediez mes eſcriptz) Alcibiades ou dialoge de Platon, intitulé Le bancquet, louant ſon precepteur Socrates, ſans controuerſe prince des philoſophes, entre aultres parolles le dict eſtre ſemblable es Silenes. Silenes eſtoient iadis petites boites telles que voyons de preſent es bouticques des apothecaires, pinctes au deſſus de figures ioyeuſes & friuoles, comme de Harpies, Satyres, oyſons bridez, lieures cornuz, canes baſtees, boucqs volans, cerfz limonniers, & aultres telles pinctures contrefaictes à plaiſir pour exciter le monde à rire, quel fut Silene, maiſtre du bon Bacchus : mais au dedans l’on reſeruoit les fines drogues comme Baulme, Ambre gris, Amomon, Muſc, ziuette, pierreries : & aultres choſes precieuſes. Tel diſoit eſtre Socrates : par ce que le voyans au dehors & l’eſtimans par l’exteriore apparence, n’en euſſiez donné vn coupeau d’oignon : tant laid il eſtoit de corps & ridicule en ſon maintien, le nez pointu, le reguard d’vn taureau, le viſaige d’vn fol : ſimple en meurs, ruſtiq en veſtimens, pauure de fortune, infortuné en femmes, inepte à tous offices de la republique, touſiours riant, touſiours beuuant d’autant à vn chaſcun, touſiours ſe guabelant, touſiours diſſimulant ſon diuin ſçauoir. Mais ouurans ceſte boyte : euſſiez au dedans trouué vne celeſte & impreciable drogue, entendement plus que humain, vertus merueilleuſe, couraige inuincible, ſobreſſe non pareille, contentement certain, aſſeurance parfaicte, depriſement incroyable de tout ce pourquoy les humains tant veiglent, courent, trauaillent, nauigent et bataillent
<nowiki/>
{{t3|ERRATA ET ADDENDA<br>{{t|{{sc|de la}}|75}}<br>{{t|II{{e}} PARTIE|75}}}}
{{sep|5|mt=2em|mb=4em}}
<small>La page 273 appartient à la première partie.</small>
{{g|Pages.|fs=80%}}
{|class=err
|274||colspan=2 style="text-align:left"|Supprimez le {{4e}} alinéa « les glossaires etc. »
|-
|277||l.||17. ''iwé,'' lisez : ''i̩wĕ́.''
|-
|278||l.||9. ajoutez : ''né'' est masc. la {{3e}} fois.
|-
|280||l.||19. ''r{{t|o|80}}ũna,'' lis. ''r{{t|o|80}}u᷑na.''
|-
|283||l.||9, du fond. ''tén̮o,'' lis. ''ténõ.''
|-
|284||l.||13. ''k’rwé,'' lis. ''krwé.''
|-
|285||l.||5. regrettables, lis. dommageables.
|-
|286||l.||9. ''ure,'' lis. ''u̩r{{t|ė|80}}.''
|-
|287||l.||7. ''plẽ{{t|i|80}}na,'' lis. ''ple᷑{{t|i|80}}na.''
|-
|290||l.||2. ''dé,'' lis. ''dĕ̀.''
|-
|»||»||29. ''ẽna,'' lis. ''e-n-a.''
|-
|292||l.||19. ''dẽ,'' lis ''dė.''
|-
|295||l.||12. ''mùlì,'' lis. ''mùlĩ'' (et ligne 24).
|-
|296||l.||27. après « belle », mettez « c.-à-d. ».
|-
|297||»||3. après « ils », insérez « y ».
|-
|»||l.||22. ''mė,'' lis. ''mè.''
|-
|»||»||25. ''dĕ̀ãk{{t|ė|80}},'' lis. ''dĕ̀ã k{{t|ė|80}}.''
|-
|298||l.||7. ''udrao,'' lis. ''udra o.''
|-
|301||colspan=2 style="text-align:left"|la dernière ligne de la page devrait être la première.
|-
|»||»||15. Ajoutez ''ki,'' relatif, se trouve dans des passages francisés.
|-
|301||colspan=2 style="text-align:left"|''ꞓẽ ꞓu afõ'' = sens dessus dessous.
|-
|302||l.||6. ''puro,'' lis. ''pó̩ro'' ou ''pùro'' (et § 622).
|}
[[Le Tiers Livre (éd. Marty-Laveaux)]]
in ou intu ĩ (au Sud) ;
turbine turbĩ (moyeu) qui vient
peut-être de —īne puisque i a reçu l’accent.
{|width=90% style="margin-left : 10% ; line-height : 1.25em"
|-
|width=30%|in ou intu||width=30%|''ĩ''||width=40%|(au Sud) ;
|-
|turbine||''turbĩ''||(moyeu) qui vient
|}
{{SA|peut-être de —'''īne''' puisque '''i''' a reçu l’accent.}}{{il}}
{{a|{{tm|in ou intu|8|g}}{{tm|''ĩ''|8|g}}(au Sud) ;
{{tm|turbine|8|g}}{{tm|''turbĩ''|8|g}}(moyeu) qui vient peut-être de —'''īne''' puisque '''i''' a reçu l’accent.
|0|4|lh=1.5}}
{|width=90% style="margin-left : 10% ; line-height : 1.25em"
|-
|width=30%|plena||width=30%|''plẽ{{t|i|80}}na''||width=40%|(pleine) ;
|-
|avena||''avẽ{{t|i|80}}na''||(avoine) ;
|-
|vena||''vẽ{{t|i|80}}na''||(veine) ;
|-
|catena||''tsẽ{{t|i|80}}na''||(chaîne) ;
|-
|poena||''pẽ{{t|i|80}}na''||(peine) ;
|-
|serena||''ꞓėrẽ{{t|i|80}}na''||(temps serein) ;
|-
|lene +o ? ||''lẽ{{t|i|80}}no''||(facile) ;
|-
|fimo||''fẽ{{t|i|80}}mo''||(je fume un champ) ;
|-
|remuto||''rẽ{{t|i|80}}mo''||(je remue) (§ 435) ;
|-
|terrenat||''terẽ{{t|i|80}}n{{t|ė|80}}''||(la neige fond).
|}
{{a|{{tm|plena|10|g}}{{tm|''plẽ{{t|i|80}}na''|10|g}}(pleine) ;
{{tm|avena|10|g}}{{tm|''avẽ{{t|i|80}}na''|10|g}}(avoine) ;
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16059906
2026-09-23T19:30:33Z
Rafavannay
131027
carte complète
16059935
wikitext
text/x-wiki
<nowiki/>
{|style="width:600px;border:3px;border-style:double" cellspacing=0
|style=vertical-align:top;width:400px;height:364px|[[File:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881 (Carte Planche).jpg|400px]]
{{g|{{St}}-Gingolph|.2|mt=-44.5em|fs=55%}}
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|style="width:200px;vertical-align:top;padding:1em;border-left:1px solid"|'''Planche''' 1
{{accolade(|{{em}}átre <nowiki>=</nowiki>|âré<br>{{souligner|îré}}|2}}
<small>{{il}}
{{g|patrem <nowiki>=</nowiki> pâré, père|2}}
{{g|matrem <nowiki>=</nowiki> mâré, mère|2}}
{{il}}
{{ligneinf|{{em|2}}}} patrem = pîrė
{{ligneinf|{{em|2}}}} matrem = mîrė
{{il}}
{{a|À Riddes et à Chable {{souligner|pârė}} et {{souligner|mârė}} ne se disent que des animaux.|1|0}}</small>
|}
[[File:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881 (Planche I).jpg|400px]]
Alphabet Rousselot-Gilliéron :
{|class="wikitable"
|+ Voyelles fondamentales (et toniques)
|-
! ||colspan=3| Pures ||colspan=3| Nasales
|-
! ||Indéterminées<br> pour la quantité || Brèves || Longues || Brèves || Longues || Demi-nasales
|-
! Indéterminées<br>pour le timbre
|a, e, i, o, u, ꭒ, œ, ė<br>(a̩, e̩, i̩, o̩, u̩, ꭒ̩, œ̩, ė̩)
|ă, ĕ, ĭ, ŏ, ŭ, ꭒ̆, œ̆, ĕ̇<br>(ă̩, ĕ̩, ĭ̩, ŏ̩, ŭ̩, ꭒ̩̆, œ̩̆, ĕ̩̇)
|ā, ē, ī, ō, ū, ꭒ̄, œ̄<br>(ā̩, ē̩, ī̩, ō̩, ū̩, ꭒ̩̄, œ̩̄)
|ã, ẽ, ĩ, õ, ũ, ꭒ̃, œ̃, ė̃<br>(ã̩, ẽ̩, ĩ̩, õ̩, ũ̩, ꭒ̩̃, œ̩̃, ė̩̃)
|ā̃, ē̃, ō̃<br>(ā̩̃, ē̩̃, ō̩̃)
|a᷑, e᷑, i᷑, o᷑, u᷑, ꭒ᷑, œ᷑<br>(a̩᷑, e̩᷑, i̩᷑, o̩᷑, u̩᷑, ꭒ̩᷑, œ̩᷑)
|-
! Ouvertes
|à, è, ì, ò, ù, ꭒ̀, œ̀<br>(à̩, è̩, ì̩, ò̩, ù̩, ꭒ̩̀, œ̩̀)
|ằ, ĕ̀, ĭ̀, ŏ̀, ŭ̀, ꭒ̆̀, œ̆̀<br>(ằ̩, ĕ̩̀, ĭ̩̀, ŏ̩̀, ŭ̩̀, ꭒ̩̆̀, œ̩̆̀)
|ā̀, ḕ, ī̀, ṑ, ū̀, ꭒ̄̀, œ̄̀<br>(ā̩̀, ḕ̩, ī̩̀, ṑ̩, ū̩̀, ꭒ̩̄̀, œ̩̄̀)
|à̃, è̃, ò̃, œ̀̃<br>(à̩̃, è̩̃, ò̩̃, œ̩̀̃)
|è̄̃<br>(è̩̄̃)
|à᷑, è᷑, ò᷑, œ̀᷑<br>(à̩᷑, è̩᷑, ò̩᷑, œ̩̀᷑)
|-
! Fermées
|á, é, í, ó, ú, ꭒ́, œ́<br>(á̩, é̩, í̩, ó̩, ú̩, ꭒ̩́, œ̩́)
|ắ, ĕ́, ĭ́, ŏ́, ŭ́, ꭒ̆́, œ̆́<br>(ắ̩, ĕ̩́, ĭ̩́, ŏ̩́, ŭ̩́, ꭒ̩̆́, œ̩̆́)
|ā́, ḗ, ī́, ṓ, ū́, ꭒ̄́, œ̄́<br>(ā̩́, ḗ̩, ī̩́, ṓ̩, ū̩́, ꭒ̩̄́, œ̩̄́)
|á̃, é̃, ó̃, œ́̃<br>(á̩̃, é̩̃, ó̩̃, œ̩́̃)
|é̄̃<br>(é̩̄̃)
|á᷑, é᷑, ó᷑, œ́᷑<br>(á̩᷑, é̩᷑, ó̩᷑, œ̩́᷑)
|-
! Consonnes
|colspan=6|ꞓ, c̑, ç̑, ḓ, ɡ, l̮, l̮̣, n̮, ṅ, r̃, ȓ, ṙ, ṛ, r̥, ṣ, t̯, ẅ, ẓ
|-
| ||colspan=4| ||colspan=2| ā᷑, ō᷑<br>(ā̩᷑, ō̩᷑)
|-
! Voyelles<br> intermédiaires
| colspan=3| aͤ, aͦ, eͥ, ꭒͦ, u, uͥ, / aͤ̆, aͦ̄ / aͤ̀, aͦ̀<br>(a̩ͤ, a̩ͦ, e̩ͥ, ꭒ̩ͦ, u̩, u̩ͥ / a̩ͤ̆, a̩ͦ̄ / a̩ͤ̀, a̩ͦ̀)
| colspan=3| aͤ̃, aͦ̃, aͦ᷑<br>(a̩ͤ̃, a̩ͦ̃, a̩ͦ᷑)
|}
[[Modèle:BandeauModernisation]] :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
[[Livre:Perhinderion - n°1, 1896.djvu]]
[[Livre:Perhinderion - n°2, 1896.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°1, 1903.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°2, 1903.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°3, 1904.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°4, 1904.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°5, 1904.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°6, 1904.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°7, 1904.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°8, 1904.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°9, 1904.djvu]]
[[Livre:L’Ymagier - n°1, 1894.djvu]]
[[Livre:L’Ymagier - n°2, 1895.djvu]]
[[Livre:L’Ymagier - n°3, 1895.djvu]]
[[Livre:L’Ymagier - n°4, 1895.djvu]]
[[Livre:L’Ymagier - n°5, 1895.djvu]]
[[Livre:L’Ymagier - n°6, 1896.djvu]]
[[Livre:L’Ymagier - n°7, 1896.djvu]]
<span style="font-variant-numeric : oldstyle-nums" >1, 8012635 et 10982 grâce à <code>style="font-variant-numeric : oldstyle-nums" </code></span>
<h3 class=tmp style="line-height:1.5em; font-size:110%; margin:3em 0; word-spacing:0.3em;"><i>ABC</i><br><br><span class=sc style="letter-spacing:0.1em;">abc</span></h3>
{{Lettrine/I|[[File:Rabelais marty-laveaux lettrine B.jpg|130px|B]]}}{{sc|evvevrs}} treſilluſtres, & vous Verolez treſprecieux (car à vous non à aultres ſont dediez mes eſcriptz) Alcibiades ou dialoge de Platon, intitulé Le bancquet, louant ſon precepteur Socrates, ſans controuerſe prince des philoſophes, entre aultres parolles le dict eſtre ſemblable es Silenes. Silenes eſtoient iadis petites boites telles que voyons de preſent es bouticques des apothecaires, pinctes au deſſus de figures ioyeuſes & friuoles, comme de Harpies, Satyres, oyſons bridez, lieures cornuz, canes baſtees, boucqs volans, cerfz limonniers, & aultres telles pinctures contrefaictes à plaiſir pour exciter le monde à rire, quel fut Silene, maiſtre du bon Bacchus : mais au dedans l’on reſeruoit les fines drogues comme Baulme, Ambre gris, Amomon, Muſc, ziuette, pierreries : & aultres choſes precieuſes. Tel diſoit eſtre Socrates : par ce que le voyans au dehors & l’eſtimans par l’exteriore apparence, n’en euſſiez donné vn coupeau d’oignon : tant laid il eſtoit de corps & ridicule en ſon maintien, le nez pointu, le reguard d’vn taureau, le viſaige d’vn fol : ſimple en meurs, ruſtiq en veſtimens, pauure de fortune, infortuné en femmes, inepte à tous offices de la republique, touſiours riant, touſiours beuuant d’autant à vn chaſcun, touſiours ſe guabelant, touſiours diſſimulant ſon diuin ſçauoir. Mais ouurans ceſte boyte : euſſiez au dedans trouué vne celeſte & impreciable drogue, entendement plus que humain, vertus merueilleuſe, couraige inuincible, ſobreſſe non pareille, contentement certain, aſſeurance parfaicte, depriſement incroyable de tout ce pourquoy les humains tant veiglent, courent, trauaillent, nauigent et bataillent
<nowiki/>
{{t3|ERRATA ET ADDENDA<br>{{t|{{sc|de la}}|75}}<br>{{t|II{{e}} PARTIE|75}}}}
{{sep|5|mt=2em|mb=4em}}
<small>La page 273 appartient à la première partie.</small>
{{g|Pages.|fs=80%}}
{|class=err
|274||colspan=2 style="text-align:left"|Supprimez le {{4e}} alinéa « les glossaires etc. »
|-
|277||l.||17. ''iwé,'' lisez : ''i̩wĕ́.''
|-
|278||l.||9. ajoutez : ''né'' est masc. la {{3e}} fois.
|-
|280||l.||19. ''r{{t|o|80}}ũna,'' lis. ''r{{t|o|80}}u᷑na.''
|-
|283||l.||9, du fond. ''tén̮o,'' lis. ''ténõ.''
|-
|284||l.||13. ''k’rwé,'' lis. ''krwé.''
|-
|285||l.||5. regrettables, lis. dommageables.
|-
|286||l.||9. ''ure,'' lis. ''u̩r{{t|ė|80}}.''
|-
|287||l.||7. ''plẽ{{t|i|80}}na,'' lis. ''ple᷑{{t|i|80}}na.''
|-
|290||l.||2. ''dé,'' lis. ''dĕ̀.''
|-
|»||»||29. ''ẽna,'' lis. ''e-n-a.''
|-
|292||l.||19. ''dẽ,'' lis ''dė.''
|-
|295||l.||12. ''mùlì,'' lis. ''mùlĩ'' (et ligne 24).
|-
|296||l.||27. après « belle », mettez « c.-à-d. ».
|-
|297||»||3. après « ils », insérez « y ».
|-
|»||l.||22. ''mė,'' lis. ''mè.''
|-
|»||»||25. ''dĕ̀ãk{{t|ė|80}},'' lis. ''dĕ̀ã k{{t|ė|80}}.''
|-
|298||l.||7. ''udrao,'' lis. ''udra o.''
|-
|301||colspan=2 style="text-align:left"|la dernière ligne de la page devrait être la première.
|-
|»||»||15. Ajoutez ''ki,'' relatif, se trouve dans des passages francisés.
|-
|301||colspan=2 style="text-align:left"|''ꞓẽ ꞓu afõ'' = sens dessus dessous.
|-
|302||l.||6. ''puro,'' lis. ''pó̩ro'' ou ''pùro'' (et § 622).
|}
[[Le Tiers Livre (éd. Marty-Laveaux)]]
in ou intu ĩ (au Sud) ;
turbine turbĩ (moyeu) qui vient
peut-être de —īne puisque i a reçu l’accent.
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|-
|width=30%|in ou intu||width=30%|''ĩ''||width=40%|(au Sud) ;
|-
|turbine||''turbĩ''||(moyeu) qui vient
|}
{{SA|peut-être de —'''īne''' puisque '''i''' a reçu l’accent.}}{{il}}
{{a|{{tm|in ou intu|8|g}}{{tm|''ĩ''|8|g}}(au Sud) ;
{{tm|turbine|8|g}}{{tm|''turbĩ''|8|g}}(moyeu) qui vient peut-être de —'''īne''' puisque '''i''' a reçu l’accent.
|0|4|lh=1.5}}
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|-
|width=30%|plena||width=30%|''plẽ{{t|i|80}}na''||width=40%|(pleine) ;
|-
|avena||''avẽ{{t|i|80}}na''||(avoine) ;
|-
|vena||''vẽ{{t|i|80}}na''||(veine) ;
|-
|catena||''tsẽ{{t|i|80}}na''||(chaîne) ;
|-
|poena||''pẽ{{t|i|80}}na''||(peine) ;
|-
|serena||''ꞓėrẽ{{t|i|80}}na''||(temps serein) ;
|-
|lene +o ? ||''lẽ{{t|i|80}}no''||(facile) ;
|-
|fimo||''fẽ{{t|i|80}}mo''||(je fume un champ) ;
|-
|remuto||''rẽ{{t|i|80}}mo''||(je remue) (§ 435) ;
|-
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Rafavannay
131027
Création du modèle planche-gilliéron
16060297
wikitext
text/x-wiki
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{{accolade(|{{em}}átre <nowiki>=</nowiki>|âré<br>{{souligner|îré}}|2}}
<small>{{il}}
{{g|patrem <nowiki>=</nowiki> pâré, père|2}}
{{g|matrem <nowiki>=</nowiki> mâré, mère|2}}
{{il}}
{{ligneinf|{{em|2}}}} patrem = pîrė
{{ligneinf|{{em|2}}}} matrem = mîrė
{{il}}
{{a|À Riddes et à Chable {{souligner|pârė}} et {{souligner|mârė}} ne se disent que des animaux.|1|0}}</small>
|}
[[File:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881 (Planche I).jpg|400px]]
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Alphabet Rousselot-Gilliéron :
{|class="wikitable"
|+ Voyelles fondamentales (et toniques)
|-
! ||colspan=3| Pures ||colspan=3| Nasales
|-
! ||Indéterminées<br> pour la quantité || Brèves || Longues || Brèves || Longues || Demi-nasales
|-
! Indéterminées<br>pour le timbre
|a, e, i, o, u, ꭒ, œ, ė<br>(a̩, e̩, i̩, o̩, u̩, ꭒ̩, œ̩, ė̩)
|ă, ĕ, ĭ, ŏ, ŭ, ꭒ̆, œ̆, ĕ̇<br>(ă̩, ĕ̩, ĭ̩, ŏ̩, ŭ̩, ꭒ̩̆, œ̩̆, ĕ̩̇)
|ā, ē, ī, ō, ū, ꭒ̄, œ̄<br>(ā̩, ē̩, ī̩, ō̩, ū̩, ꭒ̩̄, œ̩̄)
|ã, ẽ, ĩ, õ, ũ, ꭒ̃, œ̃, ė̃<br>(ã̩, ẽ̩, ĩ̩, õ̩, ũ̩, ꭒ̩̃, œ̩̃, ė̩̃)
|ā̃, ē̃, ō̃<br>(ā̩̃, ē̩̃, ō̩̃)
|a᷑, e᷑, i᷑, o᷑, u᷑, ꭒ᷑, œ᷑<br>(a̩᷑, e̩᷑, i̩᷑, o̩᷑, u̩᷑, ꭒ̩᷑, œ̩᷑)
|-
! Ouvertes
|à, è, ì, ò, ù, ꭒ̀, œ̀<br>(à̩, è̩, ì̩, ò̩, ù̩, ꭒ̩̀, œ̩̀)
|ằ, ĕ̀, ĭ̀, ŏ̀, ŭ̀, ꭒ̆̀, œ̆̀<br>(ằ̩, ĕ̩̀, ĭ̩̀, ŏ̩̀, ŭ̩̀, ꭒ̩̆̀, œ̩̆̀)
|ā̀, ḕ, ī̀, ṑ, ū̀, ꭒ̄̀, œ̄̀<br>(ā̩̀, ḕ̩, ī̩̀, ṑ̩, ū̩̀, ꭒ̩̄̀, œ̩̄̀)
|à̃, è̃, ò̃, œ̀̃<br>(à̩̃, è̩̃, ò̩̃, œ̩̀̃)
|è̄̃<br>(è̩̄̃)
|à᷑, è᷑, ò᷑, œ̀᷑<br>(à̩᷑, è̩᷑, ò̩᷑, œ̩̀᷑)
|-
! Fermées
|á, é, í, ó, ú, ꭒ́, œ́<br>(á̩, é̩, í̩, ó̩, ú̩, ꭒ̩́, œ̩́)
|ắ, ĕ́, ĭ́, ŏ́, ŭ́, ꭒ̆́, œ̆́<br>(ắ̩, ĕ̩́, ĭ̩́, ŏ̩́, ŭ̩́, ꭒ̩̆́, œ̩̆́)
|ā́, ḗ, ī́, ṓ, ū́, ꭒ̄́, œ̄́<br>(ā̩́, ḗ̩, ī̩́, ṓ̩, ū̩́, ꭒ̩̄́, œ̩̄́)
|á̃, é̃, ó̃, œ́̃<br>(á̩̃, é̩̃, ó̩̃, œ̩́̃)
|é̄̃<br>(é̩̄̃)
|á᷑, é᷑, ó᷑, œ́᷑<br>(á̩᷑, é̩᷑, ó̩᷑, œ̩́᷑)
|-
! Consonnes
|colspan=6|ꞓ, c̑, ç̑, ḓ, ɡ, l̮, l̮̣, n̮, ṅ, r̃, ȓ, ṙ, ṛ, r̥, ṣ, t̯, ẅ, ẓ
|-
| ||colspan=4| ||colspan=2| ā᷑, ō᷑<br>(ā̩᷑, ō̩᷑)
|-
! Voyelles<br> intermédiaires
| colspan=3| aͤ, aͦ, eͥ, ꭒͦ, u, uͥ, / aͤ̆, aͦ̄ / aͤ̀, aͦ̀<br>(a̩ͤ, a̩ͦ, e̩ͥ, ꭒ̩ͦ, u̩, u̩ͥ / a̩ͤ̆, a̩ͦ̄ / a̩ͤ̀, a̩ͦ̀)
| colspan=3| aͤ̃, aͦ̃, aͦ᷑<br>(a̩ͤ̃, a̩ͦ̃, a̩ͦ᷑)
|}
[[Modèle:BandeauModernisation]] :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
[[Livre:Perhinderion - n°1, 1896.djvu]]
[[Livre:Perhinderion - n°2, 1896.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°1, 1903.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°2, 1903.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°3, 1904.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°4, 1904.djvu]]
[[Livre:Le Festin d’Ésope - n°5, 1904.djvu]]
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<span style="font-variant-numeric : oldstyle-nums" >1, 8012635 et 10982 grâce à <code>style="font-variant-numeric : oldstyle-nums" </code></span>
<h3 class=tmp style="line-height:1.5em; font-size:110%; margin:3em 0; word-spacing:0.3em;"><i>ABC</i><br><br><span class=sc style="letter-spacing:0.1em;">abc</span></h3>
{{Lettrine/I|[[File:Rabelais marty-laveaux lettrine B.jpg|130px|B]]}}{{sc|evvevrs}} treſilluſtres, & vous Verolez treſprecieux (car à vous non à aultres ſont dediez mes eſcriptz) Alcibiades ou dialoge de Platon, intitulé Le bancquet, louant ſon precepteur Socrates, ſans controuerſe prince des philoſophes, entre aultres parolles le dict eſtre ſemblable es Silenes. Silenes eſtoient iadis petites boites telles que voyons de preſent es bouticques des apothecaires, pinctes au deſſus de figures ioyeuſes & friuoles, comme de Harpies, Satyres, oyſons bridez, lieures cornuz, canes baſtees, boucqs volans, cerfz limonniers, & aultres telles pinctures contrefaictes à plaiſir pour exciter le monde à rire, quel fut Silene, maiſtre du bon Bacchus : mais au dedans l’on reſeruoit les fines drogues comme Baulme, Ambre gris, Amomon, Muſc, ziuette, pierreries : & aultres choſes precieuſes. Tel diſoit eſtre Socrates : par ce que le voyans au dehors & l’eſtimans par l’exteriore apparence, n’en euſſiez donné vn coupeau d’oignon : tant laid il eſtoit de corps & ridicule en ſon maintien, le nez pointu, le reguard d’vn taureau, le viſaige d’vn fol : ſimple en meurs, ruſtiq en veſtimens, pauure de fortune, infortuné en femmes, inepte à tous offices de la republique, touſiours riant, touſiours beuuant d’autant à vn chaſcun, touſiours ſe guabelant, touſiours diſſimulant ſon diuin ſçauoir. Mais ouurans ceſte boyte : euſſiez au dedans trouué vne celeſte & impreciable drogue, entendement plus que humain, vertus merueilleuſe, couraige inuincible, ſobreſſe non pareille, contentement certain, aſſeurance parfaicte, depriſement incroyable de tout ce pourquoy les humains tant veiglent, courent, trauaillent, nauigent et bataillent
<nowiki/>
{{t3|ERRATA ET ADDENDA<br>{{t|{{sc|de la}}|75}}<br>{{t|II{{e}} PARTIE|75}}}}
{{sep|5|mt=2em|mb=4em}}
<small>La page 273 appartient à la première partie.</small>
{{g|Pages.|fs=80%}}
{|class=err
|274||colspan=2 style="text-align:left"|Supprimez le {{4e}} alinéa « les glossaires etc. »
|-
|277||l.||17. ''iwé,'' lisez : ''i̩wĕ́.''
|-
|278||l.||9. ajoutez : ''né'' est masc. la {{3e}} fois.
|-
|280||l.||19. ''r{{t|o|80}}ũna,'' lis. ''r{{t|o|80}}u᷑na.''
|-
|283||l.||9, du fond. ''tén̮o,'' lis. ''ténõ.''
|-
|284||l.||13. ''k’rwé,'' lis. ''krwé.''
|-
|285||l.||5. regrettables, lis. dommageables.
|-
|286||l.||9. ''ure,'' lis. ''u̩r{{t|ė|80}}.''
|-
|287||l.||7. ''plẽ{{t|i|80}}na,'' lis. ''ple᷑{{t|i|80}}na.''
|-
|290||l.||2. ''dé,'' lis. ''dĕ̀.''
|-
|»||»||29. ''ẽna,'' lis. ''e-n-a.''
|-
|292||l.||19. ''dẽ,'' lis ''dė.''
|-
|295||l.||12. ''mùlì,'' lis. ''mùlĩ'' (et ligne 24).
|-
|296||l.||27. après « belle », mettez « c.-à-d. ».
|-
|297||»||3. après « ils », insérez « y ».
|-
|»||l.||22. ''mė,'' lis. ''mè.''
|-
|»||»||25. ''dĕ̀ãk{{t|ė|80}},'' lis. ''dĕ̀ã k{{t|ė|80}}.''
|-
|298||l.||7. ''udrao,'' lis. ''udra o.''
|-
|301||colspan=2 style="text-align:left"|la dernière ligne de la page devrait être la première.
|-
|»||»||15. Ajoutez ''ki,'' relatif, se trouve dans des passages francisés.
|-
|301||colspan=2 style="text-align:left"|''ꞓẽ ꞓu afõ'' = sens dessus dessous.
|-
|302||l.||6. ''puro,'' lis. ''pó̩ro'' ou ''pùro'' (et § 622).
|}
[[Le Tiers Livre (éd. Marty-Laveaux)]]
in ou intu ĩ (au Sud) ;
turbine turbĩ (moyeu) qui vient
peut-être de —īne puisque i a reçu l’accent.
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|-
|width=30%|in ou intu||width=30%|''ĩ''||width=40%|(au Sud) ;
|-
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|}
{{SA|peut-être de —'''īne''' puisque '''i''' a reçu l’accent.}}{{il}}
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|-
|width=30%|plena||width=30%|''plẽ{{t|i|80}}na''||width=40%|(pleine) ;
|-
|avena||''avẽ{{t|i|80}}na''||(avoine) ;
|-
|vena||''vẽ{{t|i|80}}na''||(veine) ;
|-
|catena||''tsẽ{{t|i|80}}na''||(chaîne) ;
|-
|poena||''pẽ{{t|i|80}}na''||(peine) ;
|-
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|-
|lene +o ? ||''lẽ{{t|i|80}}no''||(facile) ;
|-
|fimo||''fẽ{{t|i|80}}mo''||(je fume un champ) ;
|-
|remuto||''rẽ{{t|i|80}}mo''||(je remue) (§ 435) ;
|-
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Rafavannay
131027
test du modèle PlancheGilliéron
16060395
wikitext
text/x-wiki
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{{a|À Riddes et à Chable {{souligner|pârė}} et {{souligner|mârė}} ne se disent que des animaux.|1|0}}</small>}}
Alphabet Rousselot-Gilliéron :
{|class="wikitable"
|+ Voyelles fondamentales (et toniques)
|-
! ||colspan=3| Pures ||colspan=3| Nasales
|-
! ||Indéterminées<br> pour la quantité || Brèves || Longues || Brèves || Longues || Demi-nasales
|-
! Indéterminées<br>pour le timbre
|a, e, i, o, u, ꭒ, œ, ė<br>(a̩, e̩, i̩, o̩, u̩, ꭒ̩, œ̩, ė̩)
|ă, ĕ, ĭ, ŏ, ŭ, ꭒ̆, œ̆, ĕ̇<br>(ă̩, ĕ̩, ĭ̩, ŏ̩, ŭ̩, ꭒ̩̆, œ̩̆, ĕ̩̇)
|ā, ē, ī, ō, ū, ꭒ̄, œ̄<br>(ā̩, ē̩, ī̩, ō̩, ū̩, ꭒ̩̄, œ̩̄)
|ã, ẽ, ĩ, õ, ũ, ꭒ̃, œ̃, ė̃<br>(ã̩, ẽ̩, ĩ̩, õ̩, ũ̩, ꭒ̩̃, œ̩̃, ė̩̃)
|ā̃, ē̃, ō̃<br>(ā̩̃, ē̩̃, ō̩̃)
|a᷑, e᷑, i᷑, o᷑, u᷑, ꭒ᷑, œ᷑<br>(a̩᷑, e̩᷑, i̩᷑, o̩᷑, u̩᷑, ꭒ̩᷑, œ̩᷑)
|-
! Ouvertes
|à, è, ì, ò, ù, ꭒ̀, œ̀<br>(à̩, è̩, ì̩, ò̩, ù̩, ꭒ̩̀, œ̩̀)
|ằ, ĕ̀, ĭ̀, ŏ̀, ŭ̀, ꭒ̆̀, œ̆̀<br>(ằ̩, ĕ̩̀, ĭ̩̀, ŏ̩̀, ŭ̩̀, ꭒ̩̆̀, œ̩̆̀)
|ā̀, ḕ, ī̀, ṑ, ū̀, ꭒ̄̀, œ̄̀<br>(ā̩̀, ḕ̩, ī̩̀, ṑ̩, ū̩̀, ꭒ̩̄̀, œ̩̄̀)
|à̃, è̃, ò̃, œ̀̃<br>(à̩̃, è̩̃, ò̩̃, œ̩̀̃)
|è̄̃<br>(è̩̄̃)
|à᷑, è᷑, ò᷑, œ̀᷑<br>(à̩᷑, è̩᷑, ò̩᷑, œ̩̀᷑)
|-
! Fermées
|á, é, í, ó, ú, ꭒ́, œ́<br>(á̩, é̩, í̩, ó̩, ú̩, ꭒ̩́, œ̩́)
|ắ, ĕ́, ĭ́, ŏ́, ŭ́, ꭒ̆́, œ̆́<br>(ắ̩, ĕ̩́, ĭ̩́, ŏ̩́, ŭ̩́, ꭒ̩̆́, œ̩̆́)
|ā́, ḗ, ī́, ṓ, ū́, ꭒ̄́, œ̄́<br>(ā̩́, ḗ̩, ī̩́, ṓ̩, ū̩́, ꭒ̩̄́, œ̩̄́)
|á̃, é̃, ó̃, œ́̃<br>(á̩̃, é̩̃, ó̩̃, œ̩́̃)
|é̄̃<br>(é̩̄̃)
|á᷑, é᷑, ó᷑, œ́᷑<br>(á̩᷑, é̩᷑, ó̩᷑, œ̩́᷑)
|-
! Consonnes
|colspan=6|ꞓ, c̑, ç̑, ḓ, ɡ, l̮, l̮̣, n̮, ṅ, r̃, ȓ, ṙ, ṛ, r̥, ṣ, t̯, ẅ, ẓ
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| ||colspan=4| ||colspan=2| ā᷑, ō᷑<br>(ā̩᷑, ō̩᷑)
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! Voyelles<br> intermédiaires
| colspan=3| aͤ, aͦ, eͥ, ꭒͦ, u, uͥ, / aͤ̆, aͦ̄ / aͤ̀, aͦ̀<br>(a̩ͤ, a̩ͦ, e̩ͥ, ꭒ̩ͦ, u̩, u̩ͥ / a̩ͤ̆, a̩ͦ̄ / a̩ͤ̀, a̩ͦ̀)
| colspan=3| aͤ̃, aͦ̃, aͦ᷑<br>(a̩ͤ̃, a̩ͦ̃, a̩ͦ᷑)
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[[Modèle:BandeauModernisation]] :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
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<span style="font-variant-numeric : oldstyle-nums" >1, 8012635 et 10982 grâce à <code>style="font-variant-numeric : oldstyle-nums" </code></span>
<h3 class=tmp style="line-height:1.5em; font-size:110%; margin:3em 0; word-spacing:0.3em;"><i>ABC</i><br><br><span class=sc style="letter-spacing:0.1em;">abc</span></h3>
{{Lettrine/I|[[File:Rabelais marty-laveaux lettrine B.jpg|130px|B]]}}{{sc|evvevrs}} treſilluſtres, & vous Verolez treſprecieux (car à vous non à aultres ſont dediez mes eſcriptz) Alcibiades ou dialoge de Platon, intitulé Le bancquet, louant ſon precepteur Socrates, ſans controuerſe prince des philoſophes, entre aultres parolles le dict eſtre ſemblable es Silenes. Silenes eſtoient iadis petites boites telles que voyons de preſent es bouticques des apothecaires, pinctes au deſſus de figures ioyeuſes & friuoles, comme de Harpies, Satyres, oyſons bridez, lieures cornuz, canes baſtees, boucqs volans, cerfz limonniers, & aultres telles pinctures contrefaictes à plaiſir pour exciter le monde à rire, quel fut Silene, maiſtre du bon Bacchus : mais au dedans l’on reſeruoit les fines drogues comme Baulme, Ambre gris, Amomon, Muſc, ziuette, pierreries : & aultres choſes precieuſes. Tel diſoit eſtre Socrates : par ce que le voyans au dehors & l’eſtimans par l’exteriore apparence, n’en euſſiez donné vn coupeau d’oignon : tant laid il eſtoit de corps & ridicule en ſon maintien, le nez pointu, le reguard d’vn taureau, le viſaige d’vn fol : ſimple en meurs, ruſtiq en veſtimens, pauure de fortune, infortuné en femmes, inepte à tous offices de la republique, touſiours riant, touſiours beuuant d’autant à vn chaſcun, touſiours ſe guabelant, touſiours diſſimulant ſon diuin ſçauoir. Mais ouurans ceſte boyte : euſſiez au dedans trouué vne celeſte & impreciable drogue, entendement plus que humain, vertus merueilleuſe, couraige inuincible, ſobreſſe non pareille, contentement certain, aſſeurance parfaicte, depriſement incroyable de tout ce pourquoy les humains tant veiglent, courent, trauaillent, nauigent et bataillent
<nowiki/>
{{t3|ERRATA ET ADDENDA<br>{{t|{{sc|de la}}|75}}<br>{{t|II{{e}} PARTIE|75}}}}
{{sep|5|mt=2em|mb=4em}}
<small>La page 273 appartient à la première partie.</small>
{{g|Pages.|fs=80%}}
{|class=err
|274||colspan=2 style="text-align:left"|Supprimez le {{4e}} alinéa « les glossaires etc. »
|-
|277||l.||17. ''iwé,'' lisez : ''i̩wĕ́.''
|-
|278||l.||9. ajoutez : ''né'' est masc. la {{3e}} fois.
|-
|280||l.||19. ''r{{t|o|80}}ũna,'' lis. ''r{{t|o|80}}u᷑na.''
|-
|283||l.||9, du fond. ''tén̮o,'' lis. ''ténõ.''
|-
|284||l.||13. ''k’rwé,'' lis. ''krwé.''
|-
|285||l.||5. regrettables, lis. dommageables.
|-
|286||l.||9. ''ure,'' lis. ''u̩r{{t|ė|80}}.''
|-
|287||l.||7. ''plẽ{{t|i|80}}na,'' lis. ''ple᷑{{t|i|80}}na.''
|-
|290||l.||2. ''dé,'' lis. ''dĕ̀.''
|-
|»||»||29. ''ẽna,'' lis. ''e-n-a.''
|-
|292||l.||19. ''dẽ,'' lis ''dė.''
|-
|295||l.||12. ''mùlì,'' lis. ''mùlĩ'' (et ligne 24).
|-
|296||l.||27. après « belle », mettez « c.-à-d. ».
|-
|297||»||3. après « ils », insérez « y ».
|-
|»||l.||22. ''mė,'' lis. ''mè.''
|-
|»||»||25. ''dĕ̀ãk{{t|ė|80}},'' lis. ''dĕ̀ã k{{t|ė|80}}.''
|-
|298||l.||7. ''udrao,'' lis. ''udra o.''
|-
|301||colspan=2 style="text-align:left"|la dernière ligne de la page devrait être la première.
|-
|»||»||15. Ajoutez ''ki,'' relatif, se trouve dans des passages francisés.
|-
|301||colspan=2 style="text-align:left"|''ꞓẽ ꞓu afõ'' = sens dessus dessous.
|-
|302||l.||6. ''puro,'' lis. ''pó̩ro'' ou ''pùro'' (et § 622).
|}
[[Le Tiers Livre (éd. Marty-Laveaux)]]
in ou intu ĩ (au Sud) ;
turbine turbĩ (moyeu) qui vient
peut-être de —īne puisque i a reçu l’accent.
{|width=90% style="margin-left : 10% ; line-height : 1.25em"
|-
|width=30%|in ou intu||width=30%|''ĩ''||width=40%|(au Sud) ;
|-
|turbine||''turbĩ''||(moyeu) qui vient
|}
{{SA|peut-être de —'''īne''' puisque '''i''' a reçu l’accent.}}{{il}}
{{a|{{tm|in ou intu|8|g}}{{tm|''ĩ''|8|g}}(au Sud) ;
{{tm|turbine|8|g}}{{tm|''turbĩ''|8|g}}(moyeu) qui vient peut-être de —'''īne''' puisque '''i''' a reçu l’accent.
|0|4|lh=1.5}}
{|width=90% style="margin-left : 10% ; line-height : 1.25em"
|-
|width=30%|plena||width=30%|''plẽ{{t|i|80}}na''||width=40%|(pleine) ;
|-
|avena||''avẽ{{t|i|80}}na''||(avoine) ;
|-
|vena||''vẽ{{t|i|80}}na''||(veine) ;
|-
|catena||''tsẽ{{t|i|80}}na''||(chaîne) ;
|-
|poena||''pẽ{{t|i|80}}na''||(peine) ;
|-
|serena||''ꞓėrẽ{{t|i|80}}na''||(temps serein) ;
|-
|lene +o ? ||''lẽ{{t|i|80}}no''||(facile) ;
|-
|fimo||''fẽ{{t|i|80}}mo''||(je fume un champ) ;
|-
|remuto||''rẽ{{t|i|80}}mo''||(je remue) (§ 435) ;
|-
|terrenat||''terẽ{{t|i|80}}n{{t|ė|80}}''||(la neige fond).
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XIV.djvu/669
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2026-09-24T10:09:24Z
Seudo
2609
ponctuation en trop
16060504
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||TABLE DES MATIÈRES.|641}}</noinclude><nowiki/>
{|class="_tdm"
|-
| — V. La chair du Christ semblable à la chair du péché.
|{{pli|224|8}}
|-
| — VI. En quel sens le Christ a été maudit de Dieu.
|{{pli|224|8}}
|-
| — VII. Le Christ vraiment maudit, parce qu’il est vraiment mort.
|{{pli|225|8}}
|-
| — VIII. Vaine distinction, imputable aux Manichéens.
|{{pli|225|8}}
|-
| — IX. Calomnie de Fauste contre Moïse.
|{{pli|226|8}}
|-
| — X. Les Manichéens sont idolâtres.
|{{pli|226|8}}
|-
| — XI. Ils adorent le soleil et la lune.
|{{pli|226|8}}
|-
| — XII. Réponse à un dilemme de Fauste.
|{{pli|227|8}}
|-
| — XIII. Autre calomnie de Fauste contre Moïse.
|{{pli|228|8}}
|}{{c|[[Contre Fauste le manichéen/15|LIVRE QUINZIÈME]].|fs=90%|m=1em}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Pourquoi Fauste rejette l’Ancien Testament.
|{{pli|229|8}}
|-
| — II. Fauste interprète mal un texte de l’Évangile.
|{{pli|230|8}}
|-
| — III. Impudence des Manichéens. Augustin confesse qu’il a été de la secte. Touchant appel à la véritable Église.
|{{pli|230|8}}
|-
| — IV. Le saint docteur continue son appel à l’Église catholique.
|{{pli|231|8}}
|-
| — V. Apostrophe ironique à l’église manichéenne.
|{{pli|232|8}}
|-
| — VI. Suite de l’apostrophe. Rêveries manichéennes.
|{{pli|233|8}}
|-
| — VII. La doctrine manichéenne en présence du Décalogue.
|{{pli|234|8}}
|-
| — VIII. La véritable Église a seule l’intelligence de la loi.
|{{pli|236|8}}
|-
| — IX. Continuation du même sujet. La secte manichéenne séduite par le serpent.
|{{pli|237|8}}
|-
| — X. Les prophètes manichéens. La secte prédite par saint Paul.
|{{pli|238|8}}
|-
| — XI. Promesses de Dieu accomplies. Invitation pressante à revenir à la vérité.
|{{pli|238|8}}
|}{{c|[[Contre Fauste le manichéen/16|LIVRE SEIZIÈME]].|fs=90%|m=1em}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Fauste accepte les prophéties de Moïse sur le Christ, s’il y en a, tout en repoussant le reste de sa doctrine.
|{{pli|240|8}}
|-
| — II. Mais Fauste n’a trouvé dans Moïse aucune prophétie sur le Christ.
|{{pli|240|8}}
|-
| — III. Il demande qu’on les lui fasse connaître.
|{{pli|241|8}}
|-
| — IV. Il en discute une et la rejette.
|{{pli|241|8}}
|-
| — V. Il en réprouve également une seconde.
|{{pli|241|8}}
|-
| — VI. Contradictions entre la doctrine de Moïse et celle du Christ.
|{{pli|242|8}}
|-
| — VII. Aussi les sectes chrétiennes rejettent-elles la loi de Moïse.
|{{pli|252|8}}
|-
| — VIII. Fauste ne veut pas croire sans preuves.
|{{pli|243|8}}
|-
| — IX. Rétorsion d’Augustin.
|{{pli|243|8}}
|-
| — X. Le culte prescrit par Moïse n’était point un paganisme.
|{{pli|244|8}}
|-
| — XI. Augustin justifiera les textes incriminés Si Fauste ne croit pas à l’Évangile, qui croira à Fauste ?
|{{pli|244|8}}
|-
| — XII. Ceux qui sont venus avant le Christ sont des voleurs et des larrons. Sens de ce texte.
|{{pli|245|8}}
|-
| — XIII. Explication du texte : « Toute parole sera assurée par la déposition de deux ou trois témoins ».
|{{pli|245|8}}
|-
| — XIV. Fauste pris dans ses propres arguments.
|{{pli|246|8}}
|-
| — XV. En quoi le Christ ressemble à Moïse, et en quoi il en diffère.
|{{pli|247|8}}
|-
| — XVI. Le péché et la mort de Moïse n’ôtent rien à son mérite.
|{{pli|248|8}}
|-
| — XVII. Moïse figure du Christ.
|{{pli|248|8}}
|-
| — XVIII. Le Christ a été prophète.
|{{pli|249|8}}
|-
| — XIX. Le Christ est le prophète promis à Moïse.
|{{pli|249|8}}
|-
| — XX. Un juif sincère, un païen de bonne foi, seraient convaincus par les prophéties.
|{{pli|250|8}}
|-
| — XXI. Utilité de l’aveuglement des Juifs.
|{{pli|250|8}}
|-
| — XXII. Sur le texte : « Tu verras ta vie suspendue et tu ne croiras pas à ta vie ».
|{{pli|251|8}}
|-
| — XXIII. Cette prophétie s’applique au Christ. Prophétie de Caïphe.
|{{pli|252|8}}
|-
| — XXIV. Le Christ n’a point détourné les Juifs de l’observation des commandements.
|{{pli|252|8}}
|-
| — XXV. Moïse a eu en vue le vrai Christ et condamné d’avance l’erreur de Manès.
|{{pli|253|8}}
|-
| — XXVI. On peut produire d’autres témoignages de Moïse relativement au Christ.
|{{pli|254|8}}
|-
| — XXVII. Les Juifs auraient pu faire ce qu’a fait le monde entier.
|{{pli|255|8}}
|-
| — XXVIII. Le sabbat était une figure. Question ironique adressée aux Manichéens.
|{{pli|255|8}}
|-
| — XXIX. La circoncision avait un sens prophétique. Détails à ce sujet.
|{{pli|255|8}}
|-
| — XXX. Sens prophétique de la distinction des aliments.
|{{pli|257|8}}
|-
| — XXXI. Le Christ ne l’a pas maintenue ni observée lui-même. Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme, mais ce qui en sort.
|{{pli|257|8}}
|-
| — XXXII. Les chrétiens sont les vrais observateurs de la loi de Moïse, que les Juifs transgressaient.
|{{pli|258|8}}
|-
| — XXXIII. Dilemme à Fauste à l’occasion des cicatrices du Christ.
|{{pli|259|8}}
|}{{c|[[Contre Fauste le manichéen/17|LIVRE DIX-SEPTIÈME]].|fs=90%|m=1em}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Fauste nie l’authenticité de ce texte de saint Matthieu : « Je ne suis pas venu abolir la loi et les Prophètes, mais les accomplir ».
|{{pli|260|8}}
|-
| — II. Jésus a détruit la loi. Ni la loi ni les Prophètes n’avaient besoin d’accomplissement.
|{{pli|260|8}}
|-
| — III. Réponse d’Augustin. Pourquoi le témoignage de saint Matthieu mérite d’être accepté.
|{{pli|260|8}}
|-
| — IV. Les historiens parlent d’eux-mêmes à la troisième personne. Le Christ aussi l’a fait.
|{{pli|261|8}}
|-
| — V. Dans quel sens le Christ a pu dire : « Je ne suis pas venu abolir, etc. »
|{{pli|262|8}}
|-
| — VI. Comment la loi et les Prophètes peuvent s’accomplir.
|{{pli|262|8}}
|}{{c|[[Contre Fauste le manichéen/18|LIVRE DIX-HUITIÈME]].|fs=90%|m=1em}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. On ne peut être chrétien, dit Fauste, sans supposer la loi abolie.
|{{pli|264|8}}
|-
| — II. Si la loi n’est pas abolie, il faut donc observer toutes ses prescriptions
|{{pli|264|8}}
|-
| — III. Nécessité de trier dans l’Évangile pour ne pas se trouver dans l’embarras.
|{{pli|264|8}}
|-
| — IV. C’est en disparaissant que la loi et les Prophètes ont été accomplis.
|{{pli|265|8}}
|-
| — V. Sur le sabbat. Dénomination païenne des jours et des mois.
|{{pli|265|8}}
|-
| — VI. Les sacrifices d’animaux étaient des figures du Christ.
|{{pli|266|8}}
|-
| — VII. Usage que les vrais chrétiens font de la raison.
|{{pli|266|8}}
|}{{c|[[Contre Fauste le manichéen/19|LIVRE DIX-NEUVIÈME]].|fs=90%|m=1em}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Quel sens le Christ a-t-il attaché à ces paroles : « Je ne suis pas venu pour abolir, etc. »
|{{pli|268|8}}
|-
| — II. Trois espèces de lois, selon Fauste.
|{{pli|268|8}}
|-
| — III. Ces paroles : « Je ne suis pas venu, etc. », s’appliquent à la loi et aux Prophètes de la vérité.
|{{pli|268|8}}
|-
| — IV. Certains Juifs pourraient seuls tenir le langage que tient Augustin.
|{{pli|269|8}}
|-
| — V. Grâce à la doctrine de Manès, Fauste ne s’est pas fait juif.
|{{pli|270|8}}
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome V.djvu/593
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Seudo
2609
La répétition des en-têtes n'a pas vraiment de sens en version numérique
16060512
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr||TABLE DES MATIÈRES.|585}}</noinclude>
{|class="_tdm"
|-
|— 33. — Difficulté.
|{{pli|412|8}}
|-
|— 34. — Solution possible.
|{{pli|412|8}}
|-
|— 35. — Éviter les observances superstitieuses.
|{{pli|412|8}}
|-
|— 36. — Connaître Dieu et être connu de lui.
|{{pli|412|8}}
|-
|— 37. — Confiance que mérite la parole de saint Paul.
|{{pli|413|8}}
|-
|— 38. — Sollicitude maternelle de l’Apôtre.
|{{pli|414|8}}
|-
|— 39. — Ne pas écrire ce qu’on dirait de vivre voix.
|{{pli|414|8}}
|-
|— 40. — Les Juifs, les catholiques et les hérétiques figurés dans la famille d’Abraham.
|{{pli|414|8}}
|-
|— 41. — S’éloigner du joug des observances judaïques.
|{{pli|415|8}}
|-
|— 42. — Les observances légales opposées à l’esprit chrétien.
|{{pli|416|8}}
|-
|— 43. — La charité, principe des actes chrétiens.
|{{pli|417|8}}
|-
|— 44. — La charité résume toute la loi.
|{{pli|418|8}}
|-
|— 45. — La charité envers le prochain témoigne de la charité envers Dieu.
|{{pli|418|8}}
|-
|— 46. — La grâce nécessaire à la liberté.
|{{pli|419|8}}
|-
|— 47. — Se conduire par l’esprit.
|{{pli|420|8}}
|-
|— 48. — Les œuvres de la chair.
|{{pli|420|8}}
|-
|— 49. — Les œuvres de l’esprit.
|{{pli|421|8}}
|-
|— 50. — Énumérations diverses.
|{{pli|421|8}}
|-
|— 51. — Rapports entre les vices de là chair et les fruits de l’esprit dont parle saint Paul.
|{{pli|421|8}}
|-
|— 52. — Différence entre la jalousie et l’envie.
|{{pli|422|8}}
|-
|— 53. — Le crucifiement et l’amour.
|{{pli|422|8}}
|-
|— 54. — La vie de l’esprit.
|{{pli|422|8}}
|-
|— 55. — Éviter la vaine gloire.
|{{pli|423|8}}
|-
|— 56. — Correction fraternelle ; dans quel esprit il faut la faire.
|{{pli|423|8}}
|-
|— 57. — Nécessité de la charité pour faire la correction fraternelle.
|{{pli|424|8}}
|-
|— 58. — Que comprend la loi du Christ ?
|{{pli|424|8}}
|-
|— 59. — Se défier des louanges.
|{{pli|425|8}}
|-
|— 60. — On doit le nécessaire à l’Apôtre.
|{{pli|425|8}}
|-
|— 61. — L’éternelle moisson.
|{{pli|425|8}}
|-
|— 62. — Lâcheté des faux docteurs.
|{{pli|426|8}}
|-
|— 63. — La créature nouvelle.
|{{pli|426|8}}
|-
|— 64. — Stigmates de saint Paul.
|{{pli|427|8}}
|-
|— 65. — Signature de l’Épître.
|{{pli|427|8}}
|}{{brn|2}}
{{séparateur}}
{{brn|2}}
{{c|[[Augustin_d’Hippone/Quatre-vingt-trois questions|QUATRE-VINGT-TROIS QUESTIONS.]]|fs=120%}}
{{brn|2}}
{{c|{{sc|Traduction de m, l’abbé Devoille.}}|fs=80%}}
{{brn|2}}
{|class="_tdm"
|-
|QUESTION PREMIÈRE. — L’âme existe-t-elle par elle-même ?
|{{pli|428|8}}
|-
|— II. — Du libre arbitre.
|{{pli|428|8}}
|-
|— III. — Dieu est-il la cause du mal dans l’homme ?
|{{pli|428|8}}
|-
|— IV. — Quelle est la cause du mal dans l’homme ?
|{{pli|428|8}}
|-
|— V. — Un animal privé de raison peut-il être heureux ?
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|-
|— VI. — Du mal.
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|-
|— VII. — Ce qu’on entend proprement par âme dans l’animal.
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|— VIII. — L’âme se meut-elle par elle-même ?
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|— IX. — La vérité peut-elle être perçue par les sens corporels ?
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|— X. — Le corps vient-il de Dieu ?
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|-
|— XI. — Pourquoi le Christ est-il né d’une femme ?
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|— XII. — Opinion d’un sage.
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|— XIII. — Preuve que les hommes l’emportent sur les bêtes.
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|— XIV. — Le corps du Christ n’était point un fantôme.
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|-
|— XV. — De l’intellect.
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|-
|— XVI. — Du Fils de Dieu.
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|— XVII. — De la science de Dieu.
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|— XVIII. — De la Trinité.
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|— XIX. — De Dieu et de la créature.
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|— XX. — Du lieu que Dieu occupe.
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|— XXI. — Dieu n’est-il pas l’auteur du mal ?
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|— XXII. — Dieu n’éprouve aucun besoin.
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|— XXIII. — Du Père et du Fils.
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|— XXIV. — Les péchés et les bonnes œuvres dépendent-ils du libre arbitre de la volonté ?
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|— XXV. — De la croix du Christ.
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|— XXVI. — De la différence des péchés.
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|— XXVIII. — Pourquoi Dieu a-t-il voulu faire le monde ?
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|— XXIX. — Y a-t-il dans l’univers un haut et un bas ?
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|— XXX. — Tout a-t-il été créé pour l’avantage de l’homme ?
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|— XXXI. — Opinion de Cicéron sur la nature de la vertu et ses différentes espèces.
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|— XXXII. — L’un peut-il comprendre une chose moins qu’une autre, et l’intelligence d’une même chose peut-elle aller ainsi jusqu’à l’infini ?
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|— XXXIII. — De la crainte.
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|— XXXIV. — Ne doit-on aimer que d’être sans crainte ?
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|— XXXV. — Que faut-il aimer ?
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|— XXXVI. — Des moyens de nourrir la charité.
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|— XXXVII. — De celui qui est toujours né.
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|— XXXVIII. — De la conformation de l’âme.
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|— XXXIX. — Des aliments.
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|— XL. — La nature des âmes étant la même, pourquoi les volontés des hommes diffèrent-elles ?
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|— XLI. Puisque Dieu a fait toutes choses, pourquoi ne les a-t-il pas faites toutes égales ?
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|— XLII. — Comment le Christ a-t-il été tout à la fois dans le sein de sa mère et dans le ciel ?
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|-
|— XLIII. — Pourquoi le Fils de Dieu a-t-il apparu sous la forme humaine, et le Saint-Esprit sous la forme d’une colombe ?
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|— XLIV. — Pourquoi le Fils de Dieu est-il venu si tard et non immédiatement après le péché de l’homme ?
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|— XLV. — Contre les mathématiciens ou astrologues.
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|— XLVI. — Des idées.
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|— XLVII. — Pourrons-nous un jour voir nos pensées ?
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|— XLVIII. — Des choses à croire.
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|— XLIX. — Pourquoi les enfants d’Israël offraient-ils des animaux en sacrifice ?
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|— L. — De l’égalité du Fils.
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Raymonde Lanthier
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Index.
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{{T3|LETTRE V.}}
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Voici encore une Marguerite de Valois, {{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=1552.|taille=90}}
une Reine de Navarre, célébre par ſa naiſſance{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=Vie de
Marguerite
de Valois|taille=90}}
ſa beauté, ſon eſprit, ſes amours, ſon mérite
littéraire & ſon attachement à la religion catholique.
Elle nous a laiſſé des mémoires qui ne
ſont autre choſe que le récit de ſa vie. » C’eſt,{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=Ses
Mémoires.|taille=90}}
dit Bayle, un ouvrage qui mérire d’être lû,
& qui contient des choſes’aſſez ſingulieres.
Il ſeroit à ſouhaiter qu’il s’étendît juſques aux
dernieres années de la vie de l’auteur : on y
trouve beaucoup de péchés d’omiſſion ; mais
pouvoit-on eſpèrer que la Reine Marguerite
y avoueroit des choſes qui euſſent pû la flétrir.
On réſerve ces aveux pour le tribunal
de la conſeſſion ; on ne les deſtine pas à l’hiſtoire ».
Il ne faut donc pas s’étonner de ne voir dans
ſes mémoires aucune ombre de ſes galanteries.
” Je fis, dit-elle, toute la réſiſtance poſſible,
pour conſerver ma religion du tems du colloque
de Poiſſi, où toute la Cour étoit infectée
d’héréſie, aux perſuaſions impérieuſes de
pluſieurs Dames & Seigneurs, & même de
mon frere d’Anjou, depuis Roi de France,
de qui l’enfance n’avoit pu éviter l’impreſſion
de la malheureuſe Huguenoterie, qui ſans
ceſſe me crioit de changer de religion, jettant
ſouvent mes Heures dans le feu, & au lieu me
donnant des pſalmes & prieres Huguenotes,
me contraignant les porter, leſquelles ſoudain
que je les avois, je les baillois à Madame de
Curton, ma Gouvernante, que Dieu m’avoit<noinclude>
<references/></noinclude>
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Livre:Eugène Dubois - La Tranclière - Manuscrit - 1952.pdf
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|Titre=Tranclière (La)
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|Auteur=Eugène Dubois
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|Bibliotheque=[https://culture.bourgenbresse.fr/osiros/result/notice.php?queryosiros=la%20trancliere&spec_expand=1&sort_define=score&sort_order=1&osirosrows=10&osirosstart=0&idosiros=21170&fq=fulltext%3A%28la+trancliere%29 Fonds ancien de la médiathèque Vailland]
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[[Catégorie:Index - Manuscrits]]
[[Catégorie:Index - 20e siècle]]
[[Catégorie:Sommaires à construire]]
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<noinclude><pagequality level="4" user="TBTB" />{{nr|204|{{sc|le voyage immobile}}|}}
{{Séparateur|l}}</noinclude>enfant, les uns nus, d’autres habillés de loques,
quelques-uns costumés d’oripeaux voyants, mis en
lambeaux — des baladins sans doute {{Nec|—.}} Tous
verdis et gonflés, ils crispaient des faces de passion,
de terreur ou de rage ; et certains laissaient voir
un masque inouï, grimaçant une expression si
monstrueuse, que nul vivant, semblait-il, n’aurait
pu l’imiter, ou qu’il en serait mort.
{{M.|de Cogoulin}}, qui allait de défunt en défunt,
reconnut deux de ses matelots.
— Il en manque deux encore, — fit-il.
— On ne les reverra pas, — répondit {{M.|de Chambanne}}. —
Il est trop tard. Ici, la mer garde
souvent les noyés. Trois pêcheurs ont disparu, l’an
passé. Ils avaient coulé près des îles. Aucun n’a
reparu. On dirait vraiment…
— Venez voir, messieurs, venez ! — cria {{M.|de Kerjan}}.
Il avait devancé les autres, et, penché sur une
chose confuse, de la couleur du sable, il faisait
de grands mouvements.
On le rejoignit.
La chose était une morte toute nue, ou plutôt la
moitié supérieure d’une femme horriblement mutilée.
Un accident — le choc de deux épaves, sans
doute — l’avait tranchée au ventre, à la hauteur
qu’il fallait pour que ce tronc demeurât pudique en
dépit de sa nudité.
<nowiki /><noinclude>
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XV.djvu/762
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Seudo
2609
orthographe
16060508
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<noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude>{{c|[[De la grâce de Jésus-Christ et du péché originel|DE LA GRÂCE DE JÉSUS-CHRIST ET DU PÉCHÉ ORIGINEL]].}}
{{c|''Traduction de {{M.|l’abbé}} BURLERAUX''.}}
{{c|LIVRE PREMIER.}}
{|class="_tdm"
|-
| Saint Augustin prouve qu’il faut juger Pélage, non pas sur des aveux feints et simulés, quand il s’agit de la grâce, mais sur ses propres écrits. Or, Pélage fit toujours consister la grâce dans la nature et le libre arbitre, ou dans la connaissance de la loi. Dès lors, la grâce divine n’est à ses yeux que la possibilité de la volonté et de l’action, mais non pas un secours donné à la volonté dans l’action. De plus, il soutenait que la grâce n’est conférée qu’à ceux qui la méritent, et qu’alors elle ne leur procure qu’une plus grande facilité d’accomplir les commandements. Augustin cite des fragments de l’ouvrage de Pélage sur « le Libre arbitre », qui établissent cette erreur en termes formels. Il démontre ensuite qu’autre chose est la loi et autre chose la grâce, et développe les caractères de la grâce véritable et chrétienne. Il venge ensuite saint Ambroise des louanges que lui donnait Pélage en l’invoquant à l’appui de son erreur ; il cite même des paroles de l’évêque de Milan qui font de la grâce divine le plus bel éloge.
| {{pli|595|8}}
|}
{{c|LIVRE DEUXIÈME.}}
{|class="_tdm"
|-
| Saint Augustin prouve que sur la question du péché originel et du baptême des enfants. Pélage enseigne formellement la même doctrine que son disciple Célestius, qui a été solennellement condamné d’abord à Carthage et ensuite à Rome. Cette question, du reste, n’est pas de celles sur lesquelles on puisse errer sans danger pour la foi ; on peut même dire que cette erreur s’attaque au fondement de la foi. Enfin, le saint docteur réfute ceux qui soutiennent que le dogme du péché originel est incompatible avec la bonté du mariage, et fait injure à Dieu.
| {{pli|616|8}}
|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|[[De l’âme et de son origine|DE L’ÂME ET DE SON ORIGINE]].}}
{{c|''Traduction de {{M.|l’abbé}} BURLERAUX''.}}
{{c|LIVRE PREMIER.}}
{|class="_tdm"
|-
| Augustin y relève la témérité et les erreurs de Vincent Victor sur la nature et l’origine de l’âme. Il examine les témoignages de la sainte Écriture, cités par Vincent, et prouve qu’ils ne sont pas en faveur de la thèse de son adversaire.
| {{pli|635|8}}
|}
{{c|LIVRE DEUXIÈME.}}
{|class="_tdm"
|-
| Augustin invite Pierre à se défier des deux livres de Vincent Victor sur l’Origine de l’âme, et lui fait observer qu’ils sont loin de formuler à ce sujet la doctrine catholique. Il lui signale quelques-unes des principales erreurs qui y sont contenues, et les réfute en quelques mots. Enfin il le conjure d’amener leur auteur à une rétractation.
| {{pli|652|8}}
|}
{{c|LIVRE TROISIÈME.}}
{|class="_tdm"
|-
| Augustin signale à Vincent Victor ce qu’il doit corriger dans ses livres, s’il veut être catholique, et réduit à onze chefs principaux les erreurs déjà réfutées dans les livres précédents adressés à René et à Pierre.
| {{pli|665|8}}
|}
{{c|LIVRE QUATRIÈME.}}
{|class="_tdm"
|-
| Augustin se justifie de n’avoir pas osé se prononcer sur l’origine de l’âme et d’en avoir établi la spiritualité. Il revient sur ce dernier point, et prouve par les saintes Écritures que notre âme est un esprit.
| {{pli|676|8}}
|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|[[Du mariage et de la concupiscence|DU MARIAGE ET DE LA CONCUPISCENCE]].}}
{{c|''Traduction de {{M.|l’abbé}} BURLERAUX''.}}
{|class="_tdm"
|-
| {{sc|Lettre}} au comte Valère.
|{{pli|697|8}}
|}
{{c|LIVRE PREMIER.}}
{|class="_tdm"
|-
| {{sc|Chapitre premier}}. Sujet du livre.
|{{pli|698|8}}
|-
| — II. Pourquoi cet ouvrage adressé à Valère.
|{{pli|698|8}}
|-
| — III. La pudeur conjugale est un don de Dieu.
|{{pli|699|8}}
|-
| — IV. La bonté naturelle du mariage.
|{{pli|699|8}}
|-
| — V. L’anathème porté contre la volupté ne condamne point le mariage.
|{{pli|700|8}}
|-
| — VI. L’homme justement puni par la désobéissance de sa chair.
|{{pli|701|8}}
|-
| — VII. Le mal de la concupiscence ne détruit pas la bonté du mariage.
|{{pli|701|8}}
|-
| — VIII. Que la concupiscence dans le mariage soit l’œuvre, non pas de la volonté, mais de la nécessité.
|{{pli|702|8}}
|-
| — IX. Pourquoi plusieurs femmes accordées à un seul homme, et jamais plusieurs hommes accordés à une seule femme.
|{{pli|702|8}}
|-
| — X. Indissolubilité du mariage.
|{{pli|703|8}}
|-
| — XI. Le vœu réciproque de continence ne dissout pas le mariage.
|{{pli|703|8}}
|-
| — XII. Ce qui naît de l’homme et de la femme est une chair de péché.
|{{pli|704|8}}
|-
| — XIII. Le mariage avant Jésus-Christ ; la continence depuis Jésus-Christ.
|{{pli|705|8}}
|-
| — XIV. On doit tolérer dans les époux une certaine intempérance.
|{{pli|705|8}}
|-
| — XV. Dans l’usage du mariage, où est la faute, la faute vénielle, la faute mortelle.
|{{pli|706|8}}
|-
| — XVI. L’incontinence doit chercher un remède dans le mariage.
|{{pli|706|8}}
|-
| — XVII. Les biens propres au mariage.
|{{pli|707|8}}
|-
| — XVIII. D’un saint mariage comment peuvent naître des enfants de colère.
|{{pli|707|8}}
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XII.djvu/587
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Seudo
2609
accentuation
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr||TABLE DES MATIÈRES.|579}}</noinclude>{|class="_tdm"
|-
|style="text-indent:-4.5em;| Chap. XI. La gloire des vierges, c’est d’être consacrées à Dieu.
| 127
|-
| — XII. Les vierges, enfants de l’Eglise.
| 128
|-
| — XIII. Si la continence n’est utile que pour la vie présente.
| 128
|-
| — XIV. La virginité glorifiée au ciel.
| 129
|-
| — XV. La virginité n’est qu’un conseil et non un précepte.
| 129
|-
| — XVI. Tribulation de la chair dans le mariage.
| 130
|-
| — XVII. L’Apôtre condamne-t-il le mariage ?
| 130
|-
| — XVIII. Si l’excellence de la virginité condamne le mariage.
| 130
|-
| — XIX. Deux erreurs au sujet de la virginité et du mariage.
| 131
|-
| — XX. L’Apôtre condamne-t-il les noces ?
| 132
|-
| — XXI. Résumé de ce qui précède.
| 132
|-
| — XXII. On doit aimer la virginité surtout par rapport à la vie future. — Témoignage de saint Paul.
| 133
|-
| — XXIII. Témoignage de Jésus-Christ.
| 133
|-
| — XXIV. Témoignage d’Isaïe.
| 133
|-
|style="text-indent:-4.5em;| {{sc|Chap}}. XXV. La récompense éternelle prédite par Isaïe.
| 11
|-
| — XXVI. Le denier accordé à tous les ouvriers de la vigne.
| 134
|-
| — XXVII. Gloire excellente et spéciale réservée aux vierges.
| 135
|-
| — XXVIII. Jusqu’à quel point tous peuvent-ils suivre l’agneau.
| 135
|-
| — XXIX. Genre d’imitation réservé aux vierges. Au ciel, point de jalousie.
| 136
|-
| — XXX. La virginité, œuvre de surérogation et non de précepte.
| 136
|-
| — XXXI. L’humilité nécessaire aux vierges.
| 137
|-
| — XXXII. L’humilité prescrite par Jésus-Christ.
| 137
|-
| — XXXIII. L’humilité nécessaire aux chrétiens, mais surtout aux vierges.
| 138
|-
| — XXXIV. Quelles vierges exhortons-nous à l’humilité.
| 138
|-
| Chap. XXXV. L’humilité apprise à l’école de Jésus-Christ.
| 139
|-
| — XXXVI. La doctrine de l’humilité facilement comprise par les pécheurs.
| 140
|-
| — XXXVII. Beau modèle d’humilité proposé aux vierges.
| 140
|-
| — XXXVIII. La crainte nécessaire aux vierges.
| 141
|-
| — XXXIX. Fragilité humaine.
| 142
|-
| — XL. Les chutes du prochain sont un avertissement pour nous. — La virginité est un don de Dieu.
| 142
|-
| — XLI. Toutes les vertus sont des dons de Dieu.
| 143
|-
| — XLII. C’est Dieu qui donne la continence et la sagesse.
| 144
|-
| — XLIII. Les vierges ne doivent pas se prévaloir du don de Dieu.
| 144
|-
| — XLIV. Motif d’humilité pour une vierge.
| 144
|-
| — XLV. Le centième, le soixantième et le trentième.
| 145
|-
| — XLVI. Excellence de la vie commune pour les vierges.
| 145
|-
| — XLVII. Quelle vierge est sûre de pouvoir endurer le martyre ?
| 146
|-
| — XLVIII. Autre motif d’humilité.
| 146
|-
| — XLIX. L’aveu des péchés.
| 146
|-
| — L. Le péché léger, aggravé par l’orgueil et détruit par l’humilité.
| 147
|-
| — LI. Dieu est le gardien de la virginité dans les humbles.
| 147
|-
|style="text-indent:-4.5em;| Chap. LII. La pratique de l’humilité, nécessaire aux vierges.
| 148
|-
| — LIII. Les vierges doivent être d’autant plus humbles qu’elles sont plus saintes.
| 148
|-
| — LIV. Les vierges doivent aimer Jésus-Christ de tout leur cœur.
| 149
|-
| — LV. Bonheur d’aimer l’époux divin.
| 149
|-
| — LVI. Conclusion.
| 149
|}
{{c|[[Avantages de la viduité ou lettre à Julienne veuve|AVANTAGES DE LA VIDUITÉ]]}}
{{c|ou}}
{{c|'''LETTRE À JULIENNE, VEUVE.'''}}
{{c|''Traduction de M. l’abbé BURLERAUX.''|fs=80%}}
{|class="_tdm"
|-
|style="text-indent:-4.5em;| {{sc|Chapitre premier}}. But de l’auteur.
| 150
|-
| — II. Les veuves, dans le langage de l’Apôtre.
| 150
|-
| — III. La viduité, supérieure au mariage.
| 151
|-
| — IV. Les secondes noces permises.
| 151
|-
| — V. La viduité et le mariage.
| 152
|-
| — VI. Si les femmes peuvent être saintes de corps.
| 152
|-
| — VII. Les saintes femmes de la loi ancienne se mariaient par obéissance.
| 153
|-
| — VIII. Le mariage avant et après Jésus-Christ.
| 153
|-
| — IX. Se marier après le vœu de continence est un crime.
| 154
|-
| — X. Un tel mariage est-il un adultère.
| 155
|-
| — XI. Le mariage des vierges relapses est plus qu’un adultère.
| 156
|-
| — XII. Des troisième et quatrième noces.
| 156
|-
|style="text-indent:-4.5em;| Chap. XIII. Parmi les veuves, à laquelle donner la préférence ?
| 156
|-
| Chap. XIV. Comparaison entre trois veuves.
| 157
|-
| — XV. Résumé de ce qui précède.
| 158
|-
| — XVI. Seconde partie de cet ouvrage. Premier devoir : rendre grâces à Dieu.
| 158
|-
| — XVII. Erreur des Pélagiens.
| 159
|-
| — XVIII. L’efficacité de l’exhortation vient de la grâce.
| 160
|-
| — XIX. La veuve doit travailler à plaire à Dieu.
| 160
|-
| — XX. Mépris des séductions du monde.
| 162
|-
| — XXI. Délices spirituelles du veuvage.
| 162
|-
| — XXII. Prendre soin de sa réputation.
| 163
|-
|style="text-indent:-4.5em;| — Chap. XXIII. Attirer à la chasteté. Conclusion.
| 164
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XIV.djvu/672
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Seudo
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apostrophes
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<noinclude><pagequality level="1" user="CyrMatt" />{{nr|664|TABLE DES MATIÈRES.}}</noinclude><nowiki/>
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|-
| — LXXXIII. Une action mauvaise peut prophétiser le bien.
|{{pli|356|8}}
|-
| — LXXXIV. Thamar ; les trois fils de Juda, Her, Onan, Selom. Interprétation de ces noms prophétiques.
|{{pli|337|8}}
|-
| — LXXXV. Application prophétique. Prophétie de Jacob réalisée dans le Christ.
|{{pli|337|8}}
|-
| — LXXXVI. Thamar, figure de l’Église.
|{{pli|338|8}}
|-
| — LXXXVII. Sens prophétique du péché de David.
|{{pli|359|8}}
|-
| — LXXXVIII. Conjecture sur le sens de la chute de Salomon.
|{{pli|359|8}}
|-
| — LXXXIX. Explication sur Osée. Texte de saint Paul.
|{{pli|360|8}}
|-
| — XC. Sens symbolique du meurtre de l’égyptien par Moïse.
|{{pli|361|8}}
|-
| — XCI. Ce que signifient les dépouilles des Égyptiens.
|{{pli|361|8}}
|-
| — XCII. Quel enseignement renferme le massacre des fabricateurs du veau d’or.
|{{pli|362|8}}
|-
| — XCIII. Sens mystique de la destruction de cette idole.
|{{pli|362|8}}
|-
| — XCIV. Tout, dans les Écritures, tend au Christ et à l’Église.
|{{pli|363|8}}
|-
| — XCV. Les Écritures sont irréprochables en tout.
|{{pli|363|8}}
|-
| — XCVI. Utilité des saintes Écritures.
|{{pli|363|8}}
|-
| — XCVII. C’est le remède, et non le poison, qu’offrent les Écritures.
|{{pli|364|8}}
|-
| — XCVIII. Les Patriarches et les Prophètes, fussent-ils aussi coupables que le veut Fauste, vaudraient encore mieux que le dieu des Manichéens.
|{{pli|364|8}}
|}{{c|[[Contre Fauste le manichéen/23|LIVRE VINGT-TROISIÈME]].|fs=90%|m=1em}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Il y a eu plusieurs Jésus : duquel s’agit-il ?
|{{pli|366|8}}
|-
| — II. Saint Matthieu, selon Fauste, ne donne Jésus pour Fils de Dieu qu’au sortir du baptême.
|{{pli|366|8}}
|-
| — III. Jésus n’étant pas fils de Joseph, n’est point fils de David.
|{{pli|367|8}}
|-
| — IV. Marie elle-même ne descend point de David, selon Fauste.
|{{pli|367|8}}
|-
| — V. Fauste réfuté par le texte de saint Matthieu.
|{{pli|367|8}}
|-
| — VI. Fauste qui a calomnié Abraham, Isaac et Jacob, essaie d’ébranler l’autorité de saint Matthieu.
|{{pli|368|8}}
|-
| — VII. Jésus est à la fois Fils de Dieu et fils de David.
|{{pli|368|8}}
|-
| — VIII. Comment le Christ, Marie et Joseph sont de la famille de David.
|{{pli|368|8}}
|-
| — IX. Joachim, père de Marie, selon un livre apocryphe.
|{{pli|369|8}}
|-
| — X. Comment le Fils de Dieu a été renfermé dans le sein d’une vierge. Apostrophe aux Manichéens.
|{{pli|370|8}}
|}{{c|[[Contre Fauste le manichéen/24|LIVRE VINGT-QUATRIÈME]].|fs=90%|m=1em}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Quel est, d’après Fauste, l’homme que Dieu crée en nous. Dieu n’est pas l’auteur de notre corps.
|{{pli|371|8}}
|-
| — II. Réfutation de l’opinion de Fauste. L’homme tout entier vient de Dieu.
|{{pli|372|8}}
|}{{c|[[Contre Fauste le manichéen/25|LIVRE VINGT-CINQUIÈME]].|fs=90%|m=1em}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Fauste objecte que le Dieu d’Abraham n’est pas infini. Selon lui, le bien et le mal se limitant, Dieu a des bornes.
|{{pli|375|8}}
|-
| — II. Réponse du saint. L’erreur des Manichéens les rend incapables de traiter les questions qui ont déjà été discutées plus haut.
|{{pli|375|8}}
|}{{c|[[Contre Fauste le manichéen/26|LIVRE VINGT-SIXIÈME]].|fs=90%|m=1em}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Arguments de Fauste pour prouver que Jésus a pu mourir sans être né. Preuve tirée de l’enlèvement d’Elie.
|{{pli|377|8}}
|-
| — II. Autre preuve tirée des miracles de Jésus.
|{{pli|377|8}}
|-
| — III. Notions précises sur le cours de la nature.
|{{pli|378|8}}
|-
| — IV. La volonté de Dieu, souveraine raison des choses.
|{{pli|378|8}}
|-
| — V. Dieu ne peut pas faire que ce qui a été, n’ait pas été. Il est néanmoins tout-puissant.
|{{pli|379|8}}
|-
| — VI. Sur Elle et sur le Christ, il faut s’en rapporter à l’Écriture. La mort du Christ n’a pu être fausse.
|{{pli|379|8}}
|-
| — VII. Nous croyons du Christ tout ce qu’en dit l’Évangile.
|{{pli|380|8}}
|-
| — VIII. Tout a été vrai dans le Christ ; il n’a rien simulé.
|{{pli|380|8}}
|}{{c|[[Contre Fauste le manichéen/27|LIVRE VINGT-SEPTIÈME]].|fs=90%|m=1em}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Si Jésus a pu naître d’une vierge, il a aussi bien pu mourir sans avoir été enfanté.
|{{pli|382|8}}
|-
| — II. Le Christ l’aurait pu, mais ne l’a pas voulu.
|{{pli|382|8}}
|}{{c|[[Contre Fauste le manichéen/28|LIVRE VINGT-HUITIÈME]].|fs=90%|m=1em}}
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|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Le Christ a pu être Dieu et naître, il a donc pu mourir sans être né.
|{{pli|383|8}}
|-
| — II. À qui croire de saint Matthieu ou de Manès ?
|{{pli|383|8}}
|-
| — III. Les deux pères de Joseph.
|{{pli|383|8}}
|-
| — IV. Pour ce qui regarde Jésus, il faut croire à ses disciples plutôt qu’à Manès.
|{{pli|384|8}}
|-
| — V. À quoi se réduit l’argumentation de Fauste. Il n’y a aucune raison de rejeter les Écritures.
|{{pli|384|8}}
|}{{c|[[Contre Fauste le manichéen/29|LIVRE VINGT-NEUVIÈME]].|fs=90%|m=1em}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Fauste objecte que la naissance du Christ n’a été qu’apparente et effet de magie.
|{{pli|386|8}}
|-
| — II. Il n’y a point eu de magie dans la vie, ni dans la mort, ni dans les miracles du Christ.
|{{pli|386|8}}
|-
| — III. Sur l’accord proposé par Fauste.
|{{pli|387|8}}
|-
| — IV. Les membres du corps. Pureté de la vierge. Le Christ aurait pu naître autrement et ne l’a pas voulu.
|{{pli|387|8}}
|}{{c|[[Contre Fauste le manichéen/30|LIVRE TRENTIÈME]].|fs=90%|m=1em}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. C’est par Moïse et par les Prophètes qu’a été introduite la doctrine des démons, selon Fauste.
|{{pli|389|8}}
|-
| — II. Objection tirée de Daniel et des trois enfants.
|{{pli|389|8}}
|-
| — III. Si l’abstinence de certains aliments est une doctrine perverse, les catholiques s’en rendent coupables.
|{{pli|389|8}}
|-
| — IV. Objection de Fauste sur la virginité et le mariage.
|{{pli|390|8}}
|-
| — V. Différence entre l’abstinence des catholiques et celle des Manichéens.
|{{pli|391|8}}
|-
| — VI. Le saint rétablit la vraie notion sur la virginité et l’abstinence.
|{{pli|392|8}}
|}{{c|[[Contre Fauste le manichéen/31|LIVRE TRENTE-UNIÈME]].|fs=90%|m=1em}}
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|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Moïse et les Prophètes n’ont pu voir Dieu, étant souillés par l’abstinence de certains aliments.
|{{pli|393|8}}
|-
| — II. Fauste revient à ses objections contre l’abstinence des catholiques.
|{{pli|393|8}}
|-
| — III. Objection tirée de la vision de Pierre.
|{{pli|394|8}}
|-
| — IV. Explication du texte de saint Paul : « Tout est pur etc. » Application aux Manichéens.
|{{pli|394|8}}
|}{{c|[[Contre Fauste le manichéen/32|LIVRE TRENTE-DEUXIÈME]].|fs=90%|m=1em}}
{|class="_tdm"
|-
|{{sc|Chapitre premier}}. Fauste choisit ce qui lui convient dans le Nouveau Testament, comme les catholiques dans l’Ancien.
|{{pli|396|8}}
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Jugie, Martin - La Mort et l'Assomption de la Sainte Vierge, 1944.djvu/563
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>55 « L’Assomption de la Sainte Vierge du péché originel, qui s’appelle la vieillesse, tout d’abord parce qu’une pareille déchéance de la nature humaine paraît rentrer dans la catégorie de ces passion fs répréhensibites, de ces imperfections naturelles qui impliquent un certain déshonneur et qu’on ne saurait attribuer à la personne du Verbe incarné d’après les Pères et les théologiens ; l’et ensuite parce que cette infirmité, loin de pouvoir contribuer en quoique façon à la perfection de la satisfaction que le Sauveur devait offrir pour le péché, constituait plutôt un véritable obstacle à cette perfection. D’où vient, en effet, la perfection de la satisfaction ! Saint Thomas nous le dit : elle prend sa source et sa mesure dans l’acte de charité intérieur par lequel Jésus s’offre à son Père en victime pour le péché. 8 Cette perfection ne consiste nullement dans la materialité des souffrances extérieures, dans la quantité de la peine ou des peines subies on vue d’expier le péché. C’est pourquoi des conséquences pénales du péché d’origine le Sauveur n’a pris que celles qui sont communes à la nature humaine en général et qui, par ailleurs, no peuvent faire obstacle à la perfection de l’acte intérieur de réparation amoureuse offerte au Père pour les péchés des hommes. Il n’a pas pris les imperfections qui s’appellent l’ignorance, la concupiscence, l’inclination au mal, parce que ces déficiences sont de nature à entraver la perfection de la charité intérieure. a Or, la sénilité, diminuant, sinon supprimant l’activité psychique, est un véritable obstacle à la plénitude de cette charité. Ajoutez à cela que la plu—
1 En vertu de la communication des idiome., noue disons, en parlant de Jésus.christ Homme-Dieu : un Dieu souffrant, un Dieu mort, un Dieu enseveli. La souffrance, la mort, l’ensevelissement sont des imperfections naturelles qui n’impliquent par elles-mêmes aucune inconvenance, aucun déshonneur pour la personne à qui elles sont attribuées. Les héros passent par là. Mais conviendrait-il de parler d’un Dieu cieux, décrépit, ridé, cassé, u » ct II ne semble pas.
1 . Satisfactio pro nocentis alterius habet quidem quasi materiam poenas quas aliquis pro peccato alterius sustenet ; sed pro principio habet habitum animae, ex quo inclinatur ad volendum satisfacere pro alio, et ex quo satisfactio efficaciam habet. Non enim esset efficax satisfactio, nisi ex charitate procederet. » Summo théol., 111 p„ q. XIV, a. j, ad I. 1 « Non oportuit quod omnes défectus assumeret, sed solum illos qui sufficiebant ad satisfaciendum pro peccato totius humanae naturae.” Summa theo !.. loc. est.. a. 4, ad II.. Christus suscepit défectus nostros, ut pro nobis satisfaceret, et ut veritatem humanao naturae comprobaret, et ut nobis patientiae exemplum fieret ; secundum quao tria manifestum est quod défectum peccati assumère non debuit : primo quidem, qui a peccatum nihil operatur ad satisfactionem, quinimo virtusem satisfactionis impedit. » Ibid., q. XV, a. 1 ; cf. a. 2 : « In Christo non fuit fomes peccati. cum isto défectus non sit ordinabilis ad satisfaciendum, sed potius inclinet ad contrarium satisfactionis ».<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Jugie, Martin - La Mort et l'Assomption de la Sainte Vierge, 1944.djvu/635
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>L’Assomption de la Sainte Vierge G2S compte à l’égard de la Nouvelle Eve, qui le possédait aussi. De nombreuses et puissantes raisons, au contraire, qui seront développées tout à l’heure, exigeaient que ce droit, de la Mère de Dieu fût satisfait. 1
Si de nombreux théologiens ne voient pas le lien de connexité nécessaire, entre l’Immaculée Conception et l’Assomption, cela vient aussi de l’idée trop étroite qu’ils se font du péché originel. La notion de ce péché que nous avons longuement développée plus haut, rend facile la perception de cette connexité. Si le péché originel, considéré du point de vue subjectif, est constitué dans sa totalité à la fois par la privation des dons surnaturels et des dons préternaturels, il est évident que Marie, qui a été préservée de toute souillure du péché originel, de tout ce qui le constitue, n’a pas contracte la dette d’être soumise à la souffrance et à la mort. Si, en fait, elle a souffert et si elle est morte, malgré sa parfaite impeccabilité, c’est pour une autre raison. Sans s’en douter, certains théologiens gardent encore des restes de la vieille théologie, désormais condamnée comme hérétique, qui soumettait la Mère de Dieu au péché originel. 2 Telle ma— 1
La distinction que nous faisons entre les deux immortalités : l’immortalité corporelle ou terrestre et l’immortalité glorieuse se rencontre rarement chez les théologiens d’une manière expresse. Elle s’impose cependant, cor la première ne se confond pas avec la seconde. L’immortalité dont jouissait Adam avant son péché consistait à pouvoir no pas mourir, po.se non mon’, comme dit saint Augustin ; mais ce n’était pas encore l’immortalité glorieuse, qui devait succéder pour lui à la première, s’il avait été fidèle, une fois termine le temps de son épreuve. L’immortalité glorieuse comporte, en effet, la glorification de l’Ame par la vision béatifiquo et celle du corps par les qualités des corps glorieux, qu’a possédées lo corps de Jésus après sa résurrection. En vertu de sa conception immaculée, Mario avait un droit strict, basé sur le plan divin, à ces deux immortalités. Si la première lui a été enlevée, en fait, par son rôle de coopératrice à l’œuvre rédemptrice, bien que le droit radical n’ait pas été supprimé, la seconde lui est restée de la manière qu’elle est restée à Jésus, nouvel Adam, avec lequel elle est constituée dans un ordre à part, in statu luiturae repara » dac ou reparantia, comme nous l’avons démontré plus haut.
On a vu, par exemple, des théologiens se demander si le foyer de la concupiscence, tomes peceati, avait été supprimé en Marie, ou s’il avait été simplement endigue, enchaîné, lignlus. Cette question n’a plus de raison d’être après la définition de l’Immaculée Conception. Du moment que la concupiscence fait partie, est une partie du péché originel, il est sûr que Marie en a été préservée. Elle ne l’a pas eue non plus ù un autre titre, d’une manière indirecte, comme elle a eu la possibilité et la mortalité, cette défectuosité ne pouvant qu’entraver l’œuvre de réparation pour le péché, au lieu de la favoriser. C’est pourquoi Jésus non plus n’a pus pris cette défscience de la nature déchue. De même, le P. MerkeL bach oublie la véritable portée du privilège de l’Immaculcc Conception considéré en lui-même, quand il écrit, Manologiu, p. 208 :. Mariain non dieendam<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gournay - Les advis ou Les présens de la demoiselle de Gournay (1641).pdf/119
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<noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" />{{nr||LIVRE PREMIER.|89}}</noinclude>cela, ſans ces conditions & precautions, n’eſt qu’vne meſme
cadence. Au ſurplus, ſi l’vn des grands perſonnages de
l’Antiquité publie : Qu’il ne trouuoit pas de difference entre
mettre la main dans la bourſe d’vn voiſin, & l’œil ou l’oreille
en ſon ſecret ; qu’euſt-il dit de ceux qui mettent le trenchant
de la langue en ſa reputation ? Les Iuriſconſultes &
les Legiſlateurs des Siecles plus ſages, ordonnent-ils pas la
mort ſur les Libelles diffamatoires, & ſur les paroles de ce
genre, d’autres rudes punitions ? L’Empereur Auguſte mit
ces Libelles entre les crimes de Majeſté du Peuple Romain :
ſur le ſuiect de quelques hommes & femmes de conſequence,
qu’on auoit frappez de ce couſteau. Hippias auſſi
requiert en Plutarque, meſme chaſtiment contre le calomniateur,
que contre le voleur, iugeant le larcin de la reputation
plus pernicieux que celuy de la bource : dont il arriuoit
que les Lydiens ſe contentoient de condamner les meurtriers
à la ſeruitude, tandis qu’ils faiſoient mourir les calomniateurs
ou mediſans. Et le meſme Plutarque huë ces
gens à cor & à cry. Dauantage, parmy nos anciens Roys,
ſans aller plus loin, i’apprends ; que celuy qui mediſoit la
premiere fois de l’honneur d’vne femme, eſtoit puny : la ſeconde
ou troiſieſme fois, il en mouroit. En ce temps là, ſi
l’on ne detractoit du point d’honneur precis des deux ſexes,
ce qui rarement arriuoit, on ne detractoit point : pource
que la mediſance n’eſtant pas encore affectée par galanterie,
ny reduite en Art comme à ceſte heure, on n’en vſoit
que par hayne : & ne ſçauoit-on autre moyen de ietter homme
ou femme au meſpris par quelque mauuaiſe parole, lors
qu’on les hayſſoit, qu’en touchant ceſte corde du poinct
d’honneur precis & principal. Maintenant cét honneur,
c’eſt à dire la desbauche des femmes, & la coüardiſe, trahiſon
& cõcuſſion des hommes, ou autre vilenie reputée principale
en qui que ce ſoit, chacun ſelon ſa condition, ſont aucunement
couuertes ; de ce que les hommes & les femmes
ſçauent, que la batterie artiſte & affectée, dont la meſme
mediſance lapide mille autres de leurs actions ou de leurs<noinclude>
<references/>
{{d|M|5}}</noinclude>
gac3k9mobbzc9j2o2j73oq9v7lb1a4m
Page:Gournay - Les advis ou Les présens de la demoiselle de Gournay (1641).pdf/647
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<noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" />{{nr||LIVRE PREMIER.|629}}</noinclude>ble fortune logée en tel ſujet qu’il fait iniure par ſon merite
à ceux qui la permettent, quãd ils la peuuẽt ſecourir, doit
eſtre plus patiemment & plus fierement ſupportée de ſon
{{corr|hoſte|hoſte.}} Pourquoy n’auroient les gens d’eſprit & de merite,
priuilege de charger de honte ceux qui les meſpriſent ou
qui les negligent, s’ils tiennent eux ſeuls la iuſte reigle, par
où toutes choſes ſe doiuent priſer ? & ſi toutes choſes
de prix ſont vrayement faictes pour eux, en telle ſorte
qu’elles ne ſe puiſſent appliquer ailleurs qu’abuſiuement ?
Pourquoy n’auroient ils credit, de donner luſtre à la pauureté,
ſi les commoditez le ſçauent donner à tant de ſots ?
Ou pourquoy ſeront effacez faute de richeſſes, ceux qui ne
conſentiroient & ne deuroient conſentir, à ſe changer teſte
pour teſte aux riches, ſi ces riches ne ſont ornés de meſme
entendement qu’eux & de meſme integrité de vie ? eux,
faut-il dire, treſor de la Patrie & de Dieu meſme : puiſque
le bien & le ſouhait de ceſte Patrie, diſons plus, les delices
de Dieu, conſiſtent ſur tout en telles perſonnes. Ils peuuent
deuenir ce que ſont les riches : mais la pluſpart & preſque
le total des riches, ne peut deuenir ce qu’ils ſont. Et
quoy, au pis aller ? quand il ne leur reſteroit que le ſort de
Polyxene, de tomber honneſtement ; puis qu’il faut tomber,
& que la cheute fait telle part de la courſe humaine ?
Ouy certes, s’il eſt vray que la pauureté porte ſon maiſtre
a ſe voir reputer mépriſable ; il eſt encores plus vray, que
la richeſſe n’empeſche pas que le ſien ne le ſoit ordinairement
en effect : ''quia ſors deerrat ad parum idoneos''. Les terres
qui portent l’or & l’argent ne portent nul fruict. Ou
pour mieux parler, celuy n’eſt-il point riche de la plus ſpecieuſe
ſorte, qui poſſede ce qu’il ne voudroit ny deuroit eſchanger
contre aucune richeſſe ? & qui ne conſentiroit
pour l’or des Indes ny pour leurs pierreries, de faire vne
action meſchante, ou de cauſer l’iniuſte affliction d’aucun ?
qui ſçait en fin obſeruer auec la pauureté difficilement, ces
meſmes loix & deuoirs, que les autres ne ſçauent preſque
point obſeruer facilement auec les richeſſes ? Quelqu’vn<noinclude>
<references/>
{{d|IIIi|5}}</noinclude>
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à ceux qui la permettent, quãd ils la peuuẽt ſecourir, doit
eſtre plus patiemment & plus fierement ſupportée de ſon
{{corr|hoſte|hoſte.}} Pourquoy n’auroient les gens d’eſprit & de merite,
priuilege de charger de honte ceux qui les meſpriſent ou
qui les negligent, s’ils tiennent eux ſeuls la iuſte reigle, par
où toutes choſes ſe doiuent priſer ? & ſi toutes choſes
de prix ſont vrayement faictes pour eux, en telle ſorte
qu’elles ne ſe puiſſent appliquer ailleurs qu’abuſiuement ?
Pourquoy n’auroient ils credit, de donner luſtre à la pauureté,
ſi les commoditez le ſçauent donner à tant de ſots ?
Ou pourquoy ſeront effacez faute de richeſſes, ceux qui ne
conſentiroient & ne deuroient conſentir, à ſe changer teſte
pour teſte aux riches, ſi ces riches ne ſont ornés de meſme
entendement qu’eux & de meſme integrité de vie ? eux,
faut-il dire, treſor de la Patrie & de Dieu meſme : puiſque
le bien & le ſouhait de ceſte Patrie, diſons plus, les delices
de Dieu, conſiſtent ſur tout en telles perſonnes. Ils peuuent
deuenir ce que ſont les riches : mais la pluſpart & preſque
le total des riches, ne peut deuenir ce qu’ils ſont. Et
quoy, au pis aller ? quand il ne leur reſteroit que le ſort de
Polyxene, de tomber honneſtement ; puis qu’il faut tomber,
& que la cheute fait telle part de la courſe humaine ?
Ouy certes, s’il eſt vray que la pauureté porte ſon maiſtre
a ſe voir reputer mépriſable ; il eſt encores plus vray, que
la richeſſe n’empeſche pas que le ſien ne le ſoit ordinairement
en effect : ''{{lang|la|quia ſors deerrat ad parum idoneos}}''. Les terres
qui portent l’or & l’argent ne portent nul fruict. Ou
pour mieux parler, celuy n’eſt-il point riche de la plus ſpecieuſe
ſorte, qui poſſede ce qu’il ne voudroit ny deuroit eſchanger
contre aucune richeſſe ? & qui ne conſentiroit
pour l’or des Indes ny pour leurs pierreries, de faire vne
action meſchante, ou de cauſer l’iniuſte affliction d’aucun ?
qui ſçait en fin obſeruer auec la pauureté difficilement, ces
meſmes loix & deuoirs, que les autres ne ſçauent preſque
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<references/>
{{d|IIIi|5}}</noinclude>
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Utilisateur:Cantons-de-l'Est/Autobiographie (2026)
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2026-09-24T11:34:25Z
Cantons-de-l'Est
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/* Septembre 2026 */ Ajout.
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wikitext
text/x-wiki
{{Sommaire|align=right |flottant=1}}
{{../Autobiographie/Navigation}}
== — 2026 — ==
=== Janvier 2026 ===
* 2 janvier 2026 : Je suis occupé par un projet personnel d'ampleur qui draine beaucoup de mon temps libre.
*
* 5 janvier 2026 : Je m'intéresse à un dictionnaire rédigé par Pierre Larousse et publié en 1874. Exercice intéressant, qui me rend humble : comment lui était-il possible d'avoir noté autant de mots et d'avoir rédigé autant de définitions ? Je me demande si Larousse avait une vie hors de son travail.
*
* 30 janvier 2026 : Au travail, je rédige un long rapport qui s'appuie sur l'étude de beaucoup de documents. Je dois rédiger le rapport avec Microsoft Word. J'ai acquis des habitudes de chercheur en rédigeant des articles de qualité et des bons articles dans la Wikipédia en français. Par exemple, insérer 3 références pour appuyer une affirmation m'est facile. Quand il s'agit de pages web, il faut inclure l'URL de la page en question. Lorsque ce travail de préparation a été fait, n'importe quel internaute peut consulter chaque référence en suivant un ou des hyperliens. Dans un fichier Word, on peut insérer un hyperlien vers une page web ou une ressource stockée localement. Dans ce dernier cas, il faut éditer l'hyperlien pour le rendre relatif, c'est-à-dire qu'il faut calculer le chemin d'accès à partir de l'endroit où se trouve le fichier Word. Si le fichier Word est copié sur un autre ordinateur, le chemin d'accès relatif ne fonctionne plus. Pour corriger ce problème, il faut soit copier les ressources au bon endroit relativement au fichier Word ou éditer les hyperliens dans le fichier Word (ce qui est contre-productif). Si la diffusion de ce rapport n'était pas restreinte, j'aurais pu partager un dossier de mon disque dur virtuel à tout le personnel de mon unité et modifier les hyperliens en conséquence. Bref, la gestion des hyperliens dans un milieu de travail où la confidentialité est le plus souvent appliquée alourdit ma tâche. Je ne me plains pas, parce que je travaille dans de belles conditions et je suis bien rémunéré. {{sourire}}
*
* 31 janvier 2026 : Sur mon babillard de Facebook, j'ai vu une affiche qui indique des substitutions à différentes applications offertes par des sociétés américaines. Le tableau plus bas les liste et j'en ai ajouté d'autres :
<center>
{| class="wikitable" style="width:300px;"
! USA !! Remplacer par
|----
|Gmail || [https://proton.me/fr/mail Proton Mail]
|----
| MS Office || [https://hexagone.io/ La Suite Hexagone],<br>[https://www.openoffice.org/fr/ OpenOffice],<br>[https://www.libreoffice.org/ LibreOffice],<br>[https://www.google.com/search?q=alternative+%C3%A0+MS+Office&client=firefox-b-d&hs=KDbU&sca_esv=b6efb244611d2cc9&sxsrf=ANbL-n7QNR3L2OgHXe0yxiGyuLDt6WqcQg%3A1769865530492&ei=OgF-aYncHeOj5NoPga2byQw&ved=0ahUKEwiJ4frx7rWSAxXjEVkFHYHWJskQ4dUDCBE&uact=5&oq=alternative+%C3%A0+MS+Office&gs_lp=Egxnd3Mtd2l6LXNlcnAiGGFsdGVybmF0aXZlIMOgIE1TIE9mZmljZTIFEAAYgAQyBhAAGAgYHjIIEAAYgAQYogQyCBAAGIAEGKIEMggQABiABBiiBEjqEFCRB1iRB3ABeAGQAQCYAU6gAU6qAQExuAEDyAEA-AEBmAICoAJcwgIKEAAYsAMY1gQYR5gDAIgGAZAGCJIHATKgB5EDsgcBMbgHVMIHAzItMsgHCIAIAA&sclient=gws-wiz-serp d'autres possibilités]
|----
|Google Chrome || [https://vivaldi.com/fr/ Vivaldi]<br>[https://www.opera.com/fr Opera]
|----
|Google Maps || [https://cartes.app/ Cartes.app]
|----
| Spotify || [https://www.qobuz.com/ca-fr/discover Qobuz]
|----
| MS OneDrive || [https://www.infomaniak.com/fr Infomaniak]
|----
| Google Forms || [https://framaforms.org/abc/fr Framaforms]
|----
| Wetransfer || [https://www.swisstransfer.com/fr-ca Swisstransfer]
|----
| MS Bloc-notes || [https://notepad-plus-plus.org/ Notepad++]
|}
</center>
=== Février 2026 ===
* 12 février 2026 : Professionnellement, j'ai dois tracer des schémas et des diagrammes. Ils doivent être livrés au format SVG. Mes travaux de traduction du format PNG au format SVG dans Commons ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Cantons-de-l'Est/Autobiographie_(2020)#20201025 exemple]) m'ont permis de comprendre certains trucs auxquels je n'aurais jamais pensé, notamment le rendu de caractères diacrités.
*
* 19 février 2026 : Au fil de mes lectures sur l'IA, j'ai découvert un truc pour le moins troublant : des demandes de corrections ou des réclamations faites auprès de départements des ressources humaines qui peuvent s'étaler sur des dizaines de pages, pages contenant de fausses citations de jugement ou encore des extraits de lois qui ne s'appliquent pas parce que les lois en question sont en vigueur dans des pays étrangers. [https://slashdot.org/story/26/02/19/1544245/hr-teams-are-drowning-in-slop-grievances]
=== Mars 2026 ===
[[File:Alma, Quebec - passerelle Damase-Boulanger - 1.jpg|thumb|center|upright=2.5|4 mars 2026 : Photo d'une passerelle prise pendant un safari-photo dans la [[:w:fr:Saguenay–Lac-Saint-Jean|région de Saguenay–Lac-Saint-Jean au Québec]] qui m'a permis, grâce au soutien de [[:w:fr:user:Simon Villeneuve|Simon Villeneuve]], de téléverser dans Wikimedia Commons plusieurs photos de biens patrimoniaux [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=6&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-03-04&end=2026-03-04&limit=50].<br>J'aime bien ce cliché, pour des raisons que j'ignore. Simon et ma conjointe m'ont aussi exprimé que c'est une belle photo, sans toutefois pouvoir en donner les raisons.]]
* 4 mars 2026 : À la suggestion de mon ami [[:w:fr:user:Simon Villeneuve|Simon Villeneuve]], j'ai relu [[:w:fr:Paradoxe de la corde autour de la Terre|Paradoxe de la corde autour de la Terre]] de la Wikipédia en français. J'ai déjà lu sur ce paradoxe il y a plus de 40 ans dans ''Les Nombres et leurs mystères'' d'André Warusfel. Malheureusement, je n'ai pas ce livre chez moi et il n'est pas disponible à la bibliothèque municipale de ma ville au Québec. J'ai toutefois demandé à cette bibliothèque que l'on me fasse parvenir une copie via un service entre bibliothèques publiques du Canada. {{sourire}} Il ne me reste plus qu'à attendre la bonne (ou mauvaise) nouvelle.
[[File:Devant la passerelle Damase-Boulanger à Alma, Québec.jpg|thumb|center|4 mars 2026 : Moi devant la passerelle Damase-Boulanger à Alma, Québec. Photo prise par Simon Villeneuve.]]
* 9 mars 2026 : Je transcris les pages du [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu|''Dictionnaire complet de la langue française'' (1874)]] de Pierre Larousse publié par Augustin Boyer et Compagnie. Je suis amusé par deux définitions :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ALUNAGE''' n. m. Action d’aluner.<br>…<br>'''ALUNER''' v. tr. Tremper des étoffes dans de l’eau d’alun.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/37 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 21]</ref>}}
: Quand j'ai vu les deux mots, sans lire leur définition, j'ai immédiatement pensé à « poser le pied sur la Lune », mais après une fraction de seconde, j'ai jugé que l'année de publication était un indice fort contre cette hypothèse. {{sourire}} J'ai tellement lu sur l'exploration du Système solaire, la Lune en tête, qu'il aurait été très étonnant que je ne pense pas à l'astre en premier. En terminant, on dit [[:wikt:fr:alunissage|alunissage]] et [[:wikt:fr:alunir|alunir]].
[[File:Gaffophone at Musee des Beaux-Arts Charleroi.jpg|thumb|center|upright=2|Un « vrai » [[:w:fr:gaffophone|gaffophone]]. {{sourire|32}}]]
* 9 mars 2026 : Toujours dans les pages du [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu|''Dictionnaire complet de la langue française'']] (DCLF). Je suis étonné par cette description :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''AMIANTE.''' Les anciens regardaient l’amiante comme une espèce de lin incombustible ; ils le cardaient, le filaient, et en faisaient des nappes, des serviettes, etc., que l’on jetait au feu quand elles étaient sales, et qui en sortaient plus blanches que si on les eut lavées. C’est dans une toile d’amiante qu’ils brûlaient les corps des personnages distingués, dont ils voulaient conserver les cendres pures et séparées de celles du bûcher. On en compose aujourd’hui des mèches qui brûlent dans l’huile sans se consumer, et un papier précieux en ce qu’il est incombustible. Dans ces derniers temps, on a employé l’amiante pour en faire des tuniques propres à préserver les pompiers du feu, dans les incendies<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/692 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 4]</ref>.}}
*
* 13 mars 2026 : Fin de [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-01-22&end=2026-03-13&limit=100 la transcription de dizaines de pages] du DCLF qui comprennent toutes les définitions des mots commençant par la lettre A (qui tiennent dans 52 pages). {{sourire}} Chemin faisant, j'ai relu d'autres pages, les faisant aussi passer à l'état Corrigé, et j'ai ébauché une TdM. L'ouvrage comprend dans les faits quatre dictionnaires. [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/6&oldid=15671392 La TdM du premier est complète et pertinente] ; je réfléchis aux TdM des trois autres ouvrages, dont deux qui sont des dictionnaires, parce que je juge que deux ouvrages sont trop courts pour mériter des TdM détaillées.
*
* 14 mars 2026 : Création de plusieurs modèles pour soutenir mon travail de transcription et de transclusion du DCLF : [[:Catégorie:Modèles DCLF]]. Je me suis largement inspiré de modèles créés par [[user:Challwa|Challwa]] pour créer [[Modèle:DclfAprèsTransclusion|DclfAprèsTransclusion]] et [[Modèle:DclfAvantTransclusion|DclfAvantTransclusion]], qui permettent de créer de bons bandeaux de navigation (notamment, ils sont centrés peu importe le type d'appareils qui consultent une transclusion). J'ai jugé que les bandeaux par défaut sont incapables de bien distinguer les quatre ouvrages du DCLF.
*
* 15 mars 2026 : J'ai ajouté quelques abréviations et mots complets dans la section ''Signes et abréviations'' du ''Dictionnaire complet de la langue française'' (voyez les termes en vert à [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/16&oldid=15678301#footer la fin du tableau]). Peut-être que Pierre Larousse jugeait qu'elles étaient trop évidentes : « Pr. », « Dev. », « Défec. », « Syll. ». ÀMHA, les deux derniers sont évidents, alors que les deux premiers le sont moins : propre ou pronom ? devant ou devenir ?
*
* 15 mars 2026 : Voici une expression qui ne faisait pas de sens jusqu'à ce que je lise ce passage du DCLF :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''BASQUE''' n. m. Habitant du midi de l’ancienne Gascogne. ''Parler français comme un'' '''Basque''' ''espagnol'' (devenu, par corruption, ''parler français comme une'' '''vache''' ''espagnole''), parler très-mal le français.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/73 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 21]</ref>}}
* 16 mars 2026 : Voici trois définitions :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''DEUX''' … N. m. Chiffre qui représente ce nombre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/202 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 186]</ref>}}
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''QUATRE''' … N. m. Chiffre qui exprime le nombre quatre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/531 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 515]</ref>}}
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ZÉRO''' n. m. Chiffre qui, par lui-même, n’a aucune valeur ;…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/688 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 672]</ref>}}
: J'accroche sur la dernière définition parce que, en plus d'être un chiffre, zéro est un nombre, ce qui aurait dû être mentionné.
* 18 mars 2026 : Il ne m'arrive pas souvent qu'un échange avec un wikipédien se termine par la pleine satisfaction de ce dernier. Voici l'[https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:Cantons-de-l%27Est&oldid=234185181#R%C3%A9f%C3%A9rences_nombreuses exception qui confirme la règle], si je puis écrire. {{sourire}}
*
* 20 mars 2026 : J'ai complété aujourd'hui la transcription de la dernière page de la section « lettre B » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&start=2026-03-19&end=2026-03-20&limit=50]. Je me suis demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]].
:* Pour la lettre A, il faut 180 pages. {{surprise}}
:* Pour la lettre B, il faut 111 pages.
*
* 21 mars 20206 : J'ai mis au point {{m|DclfRangeeLat}}, que j'utilise abondamment dans les transcriptions des pages du ''Dictionnaire des locutions latines'' (consulter [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/748 cette page]). Sans ce modèle, je maudirais la transcription de ces pages...
*
* 21 mars 2026 : J'adore Pywikibot. {{sourire}} Comparez [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/335&oldid=15691647] et [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/335&oldid=15691655] : entre les deux, un script personnel a inséré des sauts de ligne aux endroits pertinents, a mis en page beaucoup de passages, a corrigé des erreurs simples à corriger et a appliqué des accents sur les lettres majuscules de certains mots. C'est une aide incroyable. {{bravo}}
*
* 22 mars 2026 : Je suis surpris par cette définition :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CRÉTIN''' n. m. Habitant goîtreux des Alpes, sourd, muet et idiot…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/167 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 151]</ref>}}
: Elle semble toutefois justifiée :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CRÉTIN'''. Individu affecté d’un idiotisme complet et d’une grande difformité physique … Le crétinisme est souvent héréditaire et paraît tenir au séjour dans les lieux bas et humides ; aussi les crétins se rencontrent-ils surtout dans les vallées basses et étroites du Valais, et même de l’Auvergne et des Pyrénées.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/702 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 14]</ref>}}
* 23 mars 2026 : Pierre Larousse a ajouté des notes à des dizaines de définitions du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', l'une des parties du DCLF. Chemin faisant, j'ai créé deux transclusions pour la lettre A et la lettre B. Les notes étaient visibles dans une autre transclusion, ce qui diminuait ÀMHA la pertinence des notes. J'ai donc regroupé les définitions d'une même lettre avec les notes afférentes. <s>Même si le fichier PDF créé par WsExport interdit la navigation intra-document, le résultat me plaît : cherchez « ABDICATION » dans [https://fr.wikisource.org/wiki/Nouveau_dictionnaire_de_la_langue_française/A], puis cliquez sur « † » pour aller à la note associée.</s> 3 avril 2026 : J'ai remplacé les renvois aux notes par <ref>...</ref>, ce qui permet d'inclure les notes dans les exports en PDF (les ouvrages ainsi construits ne dépendant plus de l'accès à Wikisource).
*
* 23 mars 2026 : Je suis à la fois fasciné et choqué de lire ce passage :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CANNE À SUCRE''' … Lors de son apparition en France, le sucre, qui est devenu aujourd’hui <u>un objet de première nécessité</u>, était très-rare. Sous Henri IV encore, on n’en faisait usage qu’en médecine, et il ne se trouvait que chez les apothicaires, où il se vendait à l’once.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/699 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 11-12]</ref>}}
: Aujourd'hui, le sucre raffiné est l'un des produits les plus consommés malgré sa nocivité.
+ 24 mars 2026 : Un perle dans le DCLF :
{{user:CdlEst/CitationBloc|Quelqu’un disait à Fontenelle que [le café] était un poison lent. « Très-lent, en effet, repartit le spirituel écrivain, car voilà plus de 80 ans que j’en bois. »<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/699 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 11]</ref>}}
* 25 mars 2026 : Le plus souvent dans DCLF, la première entrée pour une lettre est la lettre même ([https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ALarousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française%2C_1874.djvu/96 lettre C par exemple]). J'ai effectué quatre corrections insolites dans DCLF. En effet, la lettre W n'était pas définie. Dans les définitions des trois lettres suivantes, l'ordre est décalé de un. Par exemple, on déclare que la lettre Z est [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/688 la vingt-cinquième lettre] de l'alphabet. Est-ce que cette erreur est due à l'absence de définition de la lettre W ou bien quelqu'un ignorait à cette époque que l'alphabet latin de base du français comporte 26 lettres ?
*
* 26 mars 2026 : Dans le cadre de mon métier, je m'intéresse à l'apprentissage. Voici un passage publié en 1908 que je trouve à la fois amusant, déprimant et intriguant :
{{user:CdlEst/CitationBloc|Il n’y a plus de bons ouvriers ! <u>L’apprentissage subit dans ce pays une crise !</u> clame-t-on dans les gazettes.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Lagardelle_-_Le_Mouvement_socialiste_Revue_mensuelle_internationale_S1_1908.djvu/247 ''Le Mouvement socialiste'' {{3p-}} Revue mensuelle internationale, 1908, p. 1]</ref>}}
* 27 mars 2026 : Voyez-vous la différence entre « caпоп » et « canon » ? Des lettres du premier mot ne sont pas celles que vous croyez. Le correcteur de Wikisource indique qu'il y a un souci avec le premier mot, mais je ne voyais pas ce qui causait souci, préférant penser qu'il se trompe parfois (ce qui est le cas pour certains mots). C'est en copiant le premier mot dans Word que j'ai cessé de douter.
*
* 28 mars 2026 : Deux passages qui m'ont fait froncer les sourcils :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''MAMMIFÈRE''' … La classe des mammifères est la première du règne animal. À sa tête est l’homme…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/723 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 35]</ref>}}
* 28 mars 2026 : Les explications de Newton étaient pourtant claires, à la condition de connaître quelques notions de calculs vectoriels :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''MARÉE.''' L’influence de la lune sur les marées est aujourd’hui bien connue. Lorsque cette planète est perpendiculaire au-dessus des eaux de la mer, elle les attire à elle, et les oblige de s’élever jusqu’à une certaine hauteur ; c’est ce qui produit le flux, ou ''marée montante''. Après ce passage de la lune, les eaux que cet astre avait suspendues, n’étant plus attirées, doivent retomber par leur propre poids, et former ce qu’on appelle le ''reflux'' ou ''marée descendante''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/723 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 35]</ref>}}
: Pierre Larousse est un grand lexicographe et encyclopédiste, mais il aurait dû demander conseil pour l'astronomie. En effet, la Lune attire l'eau des mers, peu importe que notre satellite soit à la perpendiculaire d'une mer ou non. Par ailleurs, l'eau des mers est toujours attirée par la Terre : elle tombe donc toujours en direction de la Terre. Le phénomène de marée est à la conséquence de deux attractions : celle de la Terre, relativement statique, et celle de la Lune, dynamique.
=== Avril 2026 ===
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 1.png|thumb|center|upright=3.5|{{1er|avril}} 2026 : État de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]] avant que je ne porte mon attention sur ce fac-similé (il y avait beaucoup moins de pages à l'état Corrigé quand j'ai porté mon attention sur ce livre de 1160 pages).]]
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 2.png|thumb|center|upright=3.5|{{1er|avril}} 2026 : État du même index maintenant que je transcris les pages de l'ouvrage. Les différences sembler esthétiques, mais... Le fac-similé comprend trois ouvrages, ce que j'ai indiqué. Les numéros des pages qui font partie de chaque ouvrage ont été regroupés dans un cadre, les numéros de pages sont divisés en section selon les lettres et il y a trois TdM.]]
* {{1er|avril}} 2026 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|[…] Avant de s’identifier comme des Nord-Américains francophones, les Québécois (et plus largement les Canadiens) de langue française se sont longtemps considérés comme des Français d’Amérique et, partant, comme des héritiers de la culture française [En 2026,] le Québec est la seule société francophone en dehors de la France qui dispose de dictionnaires décrivant l’ensemble de ses usages, et non seulement les emplois qui sont caractéristiques de sa variété de français. Il s’agit là d’une forme d’indépendance lexicographique [par rapport à la France]…<ref>Wim Remysen, [https://fdlq.recherche.usherbrooke.ca/zonedecouverte/lidentite-quebecoise-a-travers-dictionnaires-du-francais-faits-au-quebec.html ''L’identité québécoise à travers les dictionnaires du français faits au Québec''], 4 mars 2026, Fonds de données linguistiques du Québec</ref>}}
*
* {{1er|avril}} 2026 : Ce n'est pas un poisson d'avril du DCLF :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''COMPENDIEUSEMENT''' adv. En abrégé.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/139 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 123]</ref>}}
*
* 2 avril 2026 : Définition qui m'a surpris :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Aladin''', un des princes qui régnèrent sur les Ismaéliens ou ''Assassins'' ; plus connu sous le nom de ''Vieux de la Montagne''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 91]</ref>}}
: Elle est suivie de :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Aladin''' (''lampe d’''), ou la ''Lampe merveilleuse'', titre d’un conte des ''Mille et une Nuits''. Le jeune Aladin, devenu possesseur de cette lampe magique à la suite de circonstances extraordinaires, réalise la plus brillante fortune : Les écrivains font souvent allusion à la ''Lampe d’Aladin'' pour désigner le moyen, le pouvoir secret que possède un homme de satisfaire promptement tous ses désirs et ses caprices.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 91]</ref>}}
*
* 3 avril 2026 : Jusqu'à aujourd'hui, je croyais que le nom d'une ville des États-Unis était emprunté à l'une des langues des peuples amérindiens des États-Unis :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Albuquerque''' […] célèbre navigateur, vice-roi des Indes portugaises (1453-1515).<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 92]</ref>}}
*
* 3 avril 2026 : Une autre définition troublante :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''{{lang|it|BRAVO}}''' […] Assassin à gages, en Italie.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/91 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 75]</ref>}}
: Heureusement, la définition attendue est présente :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''BRAVO !''' interj. Très-bien !<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/91 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 75]</ref>}}
*
* 5 avril 2026 : Comment faire allusion par une image à un concept décrit par plusieurs versions linguistiques de Wikipédia ? Pour « bonheur », [https://walzr.com/in-every-language/happiness c'est par là]. {{sourire}}
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* 5 avril 2026 : Pourquoi les communautés wikipédiennes sont-elles en déclin ? Voyez [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_Wikip%C3%A9dia:RAW/2026-04-05&oldid=234827775 ma réponse].
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* 5 avril 2026 : Un truc que j'aurais dû faire depuis quelques mois : [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:PAC2&oldid=234827712#Merci_et_bravo_pour_les_RAW remercier PAC2 d'avoir publié des numéros des RAW].
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* 6 avril 2026 : Pierre Larousse a manqué d'exhaustivité dans sa liste d'abréviations du DCLF. Depuis que je transcris les pages de cet ouvrage, [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/16&action=history j'ai ajouté des dizaines d'abréviations]. {{soupir}} Parfois, je doute que ce soit pertinent, mais selon mes observations, mes connaissances factuelles sont plus nombreuses que chez la plupart des gens que je fréquente, plusieurs ayant complété des formations universitaires.
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* 7 avril 2026 : Pierre Larousse aurait-il été subventionné par un fabricant de vin ? :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CORROBORER''' v. tr. Fortifier : ''le vin corrobore l’estomac'' […]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/158 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 152]</ref>}}
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* 7 avril 2026 : Une plainte sur les difficultés à collaborer à Wikipédia a été émise à la suite de la [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_Wikipédia:RAW/2026-04-05&oldid=234891377#Dense_et_inquiétant publication des RAW du 2026-04-05]. La diminution du nombre de personnes qui collaborent à Wikipédia s'expliquerait par plusieurs raisons. Une personne a mentionné que des organismes bénévoles en France peinent à recruter. Voici une réflexion basée sur mon expérience personnelle vécue au Québec :
: Je fais aussi du bénévolat IRL en tant que membre de CA de deux organisations. Dans le premier CA, je suis le plus vieux par une dizaine d'années (j'approche de la retraite), alors que dans le deuxième CA, les gens de mon âge sont majoritaires. Il est plus facile de recruter pour le premier CA que pour le deuxième CA. En effet, il est plus gratifiant de fonctionner dans le premier CA pour quatre raisons : (1) n'importe quel membre peut s'exprimer sans crainte d'être pesé et mesuré par ses diplômes, (2) nous avons un pouvoir décisionnel collégial sur les activités de l'organisation, (3) les ordres du jour sont préparés par une personne salariée et (4) les procès-verbaux sont rédigés par une personne salariée. Par ailleurs, l'expertise que j'apporte au premier CA en finances et en comptabilité est reconnue explicitement. Le deuxième CA a longtemps été de complaisance. Le nouveau DG de cette deuxième organisation refond les processus de fonctionnement et il a commencé à reconnaître l'apport des membres actuels du CA. L'image de cette organisation s'améliore à mes yeux, mais je suis prêt à quitter si je perçois que l'organisation recommence à fonctionner de façon boiteuse.
: Une organisation qui souhaite retenir les services bénévoles d'une personne, peu importe laquelle, doit se demander ce qui allumera et éteindra une personne qui participe aux réunions de CA. Si elles sont de complaisance, sont sans conséquence et obligent à effectuer le plus souvent des travaux ennuyeux ou ingrats, très peu de personnes voudront y participer.
*
* 8 avril 2026 : J'ai complété la transcription de la dernière page de la section « lettre C » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-04-07&end=2026-04-08&limit=50] (la feuille 162 n'est pas la dernière pour la lettre C, mais c'était la dernière à faire passer de inexistante à corrigée. Je me suis demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/C|lettre C]].
:* Pour la lettre A, c'est 196 pages. (Comparativement à mars 2026, le nombre de pages est différent parce que les notes font maintenant partie de la section)
:* Pour la lettre B, c'est 116 pages.
:* Pour la lettre C, c'est 290 pages.
*
* 9 avril 2026 : [https://harrypotter.fandom.com/fr/wiki/Poufsouffle Une page web] qui m'a fait rire parce qu'elle liste beaucoup d'élèves de Poudlard qui ont fait partie de cette maison dans la saga « Harry Potter ». Le site utilise MediaWiki, le même moteur que Wikisource.
*
* 9 avril 2026 : La [https://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Picture_of_the_Year/2025/Gallery première ronde de votes du POTY 2025] est en cours. Plusieurs belles photos, tellement qu'il est préférable de parcourir les différentes galeries et de se laisser charmer. {{sourire}}
*
* 10 avril 2026 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''DÉLUGE''' n. m. Le débordement universel des eaux, en l’an 3308 av. J.-C. […]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ALarousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française%2C_1874.djvu/188 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 172]</ref>}}
: Donc, voici un peu plus de 5 000 ans, il y a eu débordement d'eau partout sur la Terre. La géologie et l'histoire avancent autres choses, appuyées par des faits vérifiables.
*
* 11 avril 2026 : L'opposition importante à la vaccination ne date pas de la pandémie de Covid-19, ni de l'époque où l'efficacité du [[:w:fr:Vaccin contre la poliomyélite|vaccin contre la poliomyélite]] était mise en doute :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''VACCIN.''' Jenner, médecin anglais, avait observé que, dans les campagnes, les personnes chargées du soin de traire les vaches étaient, en général, préservées de la petite vérole. Ayant examiné le pis d’une vache, il y remarqua une affection pustuleuse et contagieuse, particulière à ces animaux ; il en conclut que c’était l’inoculation accidentelle du virus contenu dans ces pustules, qui préservait les filles de ferme de la petite vérole. Dès lors le vaccin (du latin ''{{lang|la|vacca}}'', vache) était découvert, et Jenner pouvait être compté au nombre des plus grands bienfaiteurs de l’humanité. Il avait fait sa découverte dès 1776, mais il ne la rendit publique qu’en 1796, après l’avoir confirmée par vingt années d’observations et de recherches. Le parlement anglais, pour reconnaître l’immense service que Jenner avait rendu, en livrant un secret qui eût pu lui être si lucratif, lui décerna une récompense nationale de 500,000 francs.<br
>Cette précieuse découverte, comme toutes les idées nouvelles, fut d’abord combattue par les préjugés, et l’on vit des mères ne présenter leurs enfants à la vaccine que par l’appât d’une prime promise par l’autorité. Aujourd’hui, la vaccine est appréciée comme elle le mérite, et, depuis quelques années, on la pratique chez tous peuples civilisés. Elle commence même à s’introduire avec succès chez les Arabes d’Algérie.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/744 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 56]</ref>}}
*
* 11 avril 2026 : Quelle construction préférez-vous ?
*# <code><nowiki><ref group=note>{{#section:Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/746|ZOÏLE}}</ref></nowiki></code>
*# <code><nowiki>{{DclfNote|746|ZOÏLE}}</nowiki></code>
: Si vous avez répondu 1, vous êtes masochiste. {{sourire}}
: J'ai mis au point {{m|DclfNote}} pour ne plus saisir la construction 1. Le wikicode de {{m|DclfNote}} est presque incompréhensible. Mes nombreuses années de contributions à Wikipédia et à Wikisource m'ont permis de créer le modèle assez rapidement (moins de vingt minutes, tests compris {{sourire}}). J'admets que j'ai fait du travail exploratoire auparavant, parce que je doutais que <code><nowiki>{{#section:...}}</nowiki></code> fonctionne bien à la fois dans les transcriptions et dans les transclusions. Après plusieurs tests, je suis confiant. {{sourire}} Ensuite, j'ai vérifié que <code><nowiki><ref group=note>...</ref></nowiki></code> puisse fonctionner dans un modèle. C'est le cas, à la condition d'utiliser l'alternative <code><nowiki>{{#tag:ref|...|group=note}}</nowiki></code>, bout de wikicode que je connais depuis au moins 10 ans.
: Pour réussir à créer ce modèle, il fallait accumuler des savoirs glanés un peu partout dans les wikis.
*
* 12 avril 2026 : Voici deux définitions qui ne font pas de sens pour les personnes urbanisées :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''DÉMARRER''' v. tr. ''Mar.'' Ôter les amarres d’un bâtiment. V. int. Quitter le port, partir. ''Fig.'' Quitter une place, un lieu : ''ne démarrez pas de là''. ''Fam.''<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/189 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 173]</ref>}}
*
* 12 avril 2026 : Une expression qui a changé de sens en 150 ans :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Apocalypse''' […] l’on dit familièrement ''Cheval de l’Apocalypse'', pour désigner un mauvais cheval, une haridelle.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/793 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 105]</ref>}}
*
* 13 avril 2026 : Pierre Larousse est plus clair sur le principe d'Archimède que les manuels de physique que j'ai étudiés :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Archimède''', le plus grand géomètre de l’antiquité […] Une circonstance curieuse de la vie d’Archimède se rattache à la découverte d’un des plus féconds principes de l’hydrostatique. Hiéron, roi de Syracuse, soupçonnait un orfévre, qui lui avait fabriqué une couronne en or, d’y avoir allié une certaine quantité d’argent. Il consulta Archimède sur les moyens de découvrir cette fraude en conservant intacte la couronne. L’illustre savant y réfléchit longtemps sans trouver de solution. Un jour qu’il était au bain, il s’aperçut que ses membres, plongés dans l’eau, perdaient considérablement de leur poids ; que, par exemple, il pouvait soulever une de ses jambes avec la plus grande facilité. Ce fut pour lui un trait de lumière, qui le conduisit à la détermination de ce grand principe : ''Tout corps plongé dans l’eau perd de son poids le poids du volume d’eau qu’il déplace''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/796 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 108]</ref>}}
[[File:Gangabal Lake, India, by George Strahan.jpg|thumb|center|upright=3.0|16 avril 2026 : Superbe illustration de [[:w:fr:George Strahan|George Strahan]], qui a publié [https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:George_Strahan_(engineer) plusieurs autres illustrations de qualité]. {{sourire}}<br>
J'oubliais : j'ai découvert cette illustration en participant au [https://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Picture_of_the_Year/2025 POTY 2025 de Wikimedia Commons].]]
* 16 avril 2026 : Combien cette prédiction faite vers 1870 a été vérifiée au {{s|xx}} :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉLECTRICITÉ.''' […] L’électricité n’a pas encore reçu toutes les applications utiles qu’on est en droit d’attendre de cet agent merveilleux ; on la fait servir, depuis quelques années, à la dorure, à l’argenture, à la galvanoplastie, et enfin à la télégraphie électrique, qui restera la plus belle conquête de la science au {{s|xix}} : c’est le chemin de fer de la pensée.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/706 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 18-19]</ref>}}
: Je spécule que Larousse, connaissant les liaisons effectuées grâce au chemin de fer, a voulu indiquer combien la télégraphie ferait de la Terre « un petit village » (expression inspirée des travaux de [[:w:fr:Marshall McLuhan|Marshall McLuhan]]).
*
* 19 avril 2026 : Une expression que j'ai, jusqu'à maintenant, cru appartenir seulement au jargon québécoise (ou joual) :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''COQ D’INDE''' (''ko'') n. m. Syn. de ''dindon''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/156 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 140]</ref>}}
: Si vous ne connaissez pas l'expression, elle sert à qualifier une personne de stupide.
*
* 21 avril 2026 : En parcourant le ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique...'' de Larousse, je découvre l'existence d'un portraitiste hollandais, [[:w:fr:Bartholomeus van der Helst|Bartholomeus van der Helst]], dont voici l’œuvre la plus connue je crois :
[[File:Bartholomeus van der Helst, Banquet of the Amsterdam Civic Guard in Celebration of the Peace of Münster.jpg|thumb|center|upright=3.5|''Le Banquet de la guilde des arbalétriers (Saint Georges) à Amsterdam pour célébrer la Paix de Münster, 18 juin 1648'']]
: Voici ce que Larousse en dit :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Banquet de la garde civique''' (''le''), chef-d’œuvre de Van der Helst, musée d’Amsterdam : le caractère expressif et l’animation des figures, la largeur et la justesse de la touche, la solidité et l’éclat de la couleur distinguent cette vaste toile où sont représentés, en pied et de grandeur naturelle, vingt-quatre personnages.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/817 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 129]</ref>}}
*
* 22 avril 2026 : J'ai complété la transcription de toutes les pages de la section « lettre D » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-04-20&end=2026-04-22&limit=50] (la feuille 218 n'est pas la dernière pour la lettre D, mais c'était la dernière à faire passer de inexistante à corrigée. Je me suis demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/C|lettre C]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/D|lettre D]].
:* Pour la lettre A, c'est 196 pages.
:* Pour la lettre B, c'est 116 pages.
:* Pour la lettre C, c'est 290 pages.
:* Pour la lettre D, c'est 164 pages.
: C'est donc 766 pages dans ce format PDF qui sont disponibles pour réutilisation et export. {{sourire}}
*
* 23 avril 2026 : J'ai récemment complété la transcription de toutes les pages de la section « lettre A » du ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire''. Je me suis également demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Dictionnaire historique, géographique, mythologique.../A|lettre A]].
:* Pour la lettre A, c'est 142 pages.
*
* 25 avril 2026 : Une expression qui fait maintenant du sens :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''LARIGOT''' (''boire à tire''). On donne à cette expression l’origine suivante : En 1282, Odot Rigault, archevêque de Rouen, ayant fait don à son église d’une grosse cloche, cette cloche fut nommée la ''rigaude'', et comme elle était fort difficile à mettre en branle, les sonneurs avaient coutume de bien boire avant et après. De là on a dit d’un bon buveur. ''Il boit à'' '''tire la rigaude''' (par corruption ''larigot'').<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/719 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 31]</ref>}}
*
* 28 avril 2026 : Une autre définition qui a « mal vieilli » :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉCRAN''' n. m. Petit meuble qui sert à garantir de l’ardeur du feu.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/224 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 208]</ref>}}
=== Mai 2026 ===
* 4 mai 2026 : Une autre définition que 150 ans a rendu caduque :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''EFFONDREMENT''' n. m. Action de fouiller la terre à une certaine profondeur.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/226 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 210]</ref>}}
*
* 9 mai 2026 : Même si elle existe depuis au moins 150 ans, cette définition est actuelle :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ENDOCTRINER''' v. tr. S’emparer de l’esprit de quelqu’un : ''il l’a endoctriné''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/238 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 222]</ref>}}
*
* 12 mai 2026 : Je viens d'écouter une vidéo sur YouTube de [[:w:fr:Rick Beato|Rick Beato]] : [https://www.youtube.com/watch?v=JHlxTiR1zsk ''The Greatest Song Ever Went Nowhere'']. En tant que producteur et compositeur, il a travaillé avec deux femmes dotées de belle voix. Il discute d'une très belle chanson qui n'a jamais été publiquement diffusée avant cette vidéo. Il mentionne entre autres que beaucoup d'artistes musicaux enfilent les petits boulots pour faire vivre leur art, espérant être suffisamment entendus pour vivre de leur art. Pendant la vidéo, il montre un disque dur qui comprend 13 albums de chansons qui n'ont jamais été publiés, même si, selon lui, ces albums comportent de belles chansons. Plusieurs albums ont demandé des années d'efforts des artistes qui les ont créés, mais ça n'a pas été suffisant pour que ces chansons soient soutenues par des maisons de disques. Beato affirme que, dans l'industrie musicale, la beauté artistique ne suffit pas à faire d'une chanson un succès commercial.
: Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec mon wikitravail. J'ai créé beaucoup d'articles dans Wikipédia. J'en ai développé plusieurs au point de les considérer comme bons, sinon excellents (ils ont été labellisés). Et pourtant, trop peu sont connus du grand public. Les raisons sont multiples : sujets nichés, connaissances pointues, méconnaissance médiatique... Le message de Beato résonne en moi, parce que ces articles sont bien écrits, bien sourcés, mais comme des artistes musicaux, il manquera toujours quelque chose pour en faire des sujets compris du grand public.
*
* 14 mai 2026 : Deux autres articles insolites de Wikipédia {{surprise}}{{sourire}} :
:* [[:w:en:Official portraits of Donald Trump]] ;
:* [[:w:en:Mug shot of Donald Trump]].
: Le premier présente les portraits officiels de Donald Trump et les commentaires, critiques et observations qu'ont fait des journalistes et des personnalités médiatiques. Le deuxième détaille des trucs en lien avec le fait que Donald Trump s'est présenté de façon volontaire à une prison pour y être emprisonné, processus qui exige qu'il soit auparavant photographié pour les registres officiels (un ''{{lang|en|mug shot}}'' en anglais américain).
*
* 21 mai 2026 : Dans le cadre de mon travail, je suis amené à rechercher des logiciels gratuits qui pourraient être utilisés dans différents domaines : rédaction, animation 2D, édition de fichiers audio... Heureusement que Wikipédia est là : il simplifie grandement les recherches parce que les logiciels mentionnés par des moteurs de recherche sont légion mais la majorité sont payants. Merci Wikipédia ! {{sourire}}
*
* 23 mai 2026 : [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium/Mai_2026#Disparition_dans_l'historique_de_certaines_modifications Sur Le Scriptorium], un contributeur a évoqué la possibilité, si j'ai bien compris, que Wikisource soit un site trafiqué et que les contributeurs soient sous l'influence d'une intelligence inhumaine. Je me sens tout à fait humain et je n'ai pas l'impression d'être sous le contrôle d'une IA qui vit dans le silicium. En m'appuyant sur le nombre d'accrochages et la diversité des interventions que j'ai vécus en tant que contributeur, je soupçonne que plusieurs wikimédiens sont de vraies personnes. {{sourire}}
*
* 25 mai 2026 : Une expression que je vais peut-être ajouter à mon encyclopédie interne :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''TRAMONTANE''' (''perdre la''). Avant la découverte de la boussole, les marins qui voyageaient dans la mer Méditerranée s’{{corr|orentaient|orientaient}} à l’aide de l’''étoile polaire'', située au nord, au delà des monts (''les Alpes''). Ils appelaient cette étoile ''tramontane'', mot qui signifie littéralement ''au delà des monts''. Dès qu’ils la perdaient de vue, c’est-à-dire dès qu’ils avaient ''perdu la tramontane'', ils n’avaient plus rien pour s’orienter, et ignoraient complétement où ils étaient. De là est venue l’expression ''perdre la tramontane'', qui veut dire : se troubler, perdre la tête, ne savoir plus ce qu’on fait, ni ce qu’on dit [...]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/743 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 55]</ref>}}
*
* 29 mai 2026 : Fait suer. Le navigateur web Pale Moon n'est plus pris en charge par les serveurs de la WMF parce qu'il ne supporte pas le protocole WebAuthentication. J'utilise plusieurs autres navigateurs, mais il est doté de plusieurs fonctions que j'utilise régulièrement. Je devrai, un jour, adapter le code pour que ces fonctions soient disponibles dans Firefox par exemple.
*
* 30 mai 2026 : 150 ans d'exemples n'ont pas suffit. Les humains ne changent pas, tant pour les jugements que pour les désirs :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''{{lang|la|Hoc erat in votis}}''' (Voilà ce que je désirais) [...] Mots d’Horace, qui annoncent l’expression d’un désir : ''Faire une rapide fortune, tel est le'' '''{{lang|la|hoc erat in votis}}''' ''de la génération actuelle''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/756 ''Dictionnaire des locutions latines'', 1874, p. 68]</ref>}}
=== Juin 2026 ===
* 2 juin 2026 : Je peux à nouveau me connecter aux serveurs de la WMF avec le navigateur Pale Moon. C'est sympa. {{sourire}}
*
* 4 juin 2026 : Dans le DCLF, 25 lettres sur 26 sont définies dans le fac-similé. J'ai proposé une définition de la lettre W en m'appuyant sur l'une des définitions déjà rédigées par Larousse. Pourtant, [https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/687 deux contributeurs sont opposés]. Curieux. Peu importe, j'ai supprimé.
<div style="margin:10px auto 10px auto; width:92%; border: solid 1px blue; padding:6px; border-radius:5px;">
; Microsoft Visual C++
* Certaines bibliothèques en Python ont besoin d'utiliser une version récente de Microsoft Visual C++, que vous pouvez obtenir à https://visualstudio.microsoft.com/fr/visual-cpp-build-tools/
* 14.0 est la version minimale requise présentement.
* L'installation dure entre une et deux minutes.
; Vérifier que Python est installé
* Cliquer sur le bouton WIN du clavier
* Taper <code>cmd.exe</code>
* Lancer l’invite de commandes <u>en tant qu’administrateur</u>
* Dans la fenêtre, coller <code>Python --version</code>
* Si on lit par exemple « Python 3.14.5 », c’est un bon début. Sinon, naviguer à https://python.org.
; Installer les ''packages'' que Pywikibot utilise
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python.exe -m pip install --upgrade pip</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Cette commande met à jour l'utilitaire qui charge et installe les autres ''packages''. Des messages s’affichent. Ne vous en préoccupez pas. Cette commande installe le dernier ''package'' dans le dossier par défaut des ''packages'' de Python, dossier dont le nom est long. Les scripts du ''package'' seront accessibles peu importe l’endroit d’où un script Python est lancé.
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "requests>=2.32.5"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Des messages s’affichent. Ne vous en préoccupez pas. Le ''package'' est installé dans le dossier par défaut des ''packages'' de Python, dossier dont le nom est long. Les scripts du ''package'' seront accessibles peu importe l’endroit d’où un script Python est lancé.
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "mwparserfromhell>=0.7.2"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Idem
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "wikitextparser>=0.56.4"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Idem
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "packaging>=26.0"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Idem
; Installer Pywikibot pour un seul compte
: Dans [https://www.mediawiki.org/wiki/Manual:Pywikibot/Installation cette page], on indique de coller <code>python -m pip install pywikibot</code> dans l’invite de commande. En ce qui me concerne, suivre cette recommandation a créé des bogues que je ne suis pas parvenu à corriger. Entre autres, le fichier <code>user-config.py</code> est partagé parmi tous les bots que je maintiens, ce que je ne veux pas parce que j’utilise deux comptes sur plusieurs wikis : un pour wikimédien lambda et un pour wikimédien bot (les conditions d’utilisation sont distinctes sur plusieurs wikis de l’écosystème Wikimedia).
* Je crée/utilise un dossier au nom court (par exemple, <code>C:\dev\cdle</code>, pour Cantons-de-l'Est)
* Je charge [https://pywikibot.toolforge.org/ core_stable.zip] de ce dossier
* Je « dézippe » les scripts dans ce dossier
: Pywikibot est installé et les ''packages'' nécessaires sont disponibles
; Tests basiques de Pywikibot
* Toujours dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code>, coller <code>python pwb.py -version</code>
** Si ça fonctionne comme prévu, plusieurs lignes sont affichées.
* Coller <code>python pwb.py -help:global</code>
** Si ça fonctionne comme prévu, beaucoup de lignes sont affichées.
: Si ces tests ont fonctionné, vous êtes prêt pour faire plus avec Pywikibot
; Configurer Pywikibot
* Dans l’invite de commandes de Windows 11, taper
** <code>C:</code> pour aller sur le disque C:
** <code>cd C:\dev\cdle</code> pour être dans le dossier où se trouve les scripts de Pywikibot
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python pwb.py generate_user_files</code>
** Plusieurs questions sont posées
** À la question « Do you want to add a BotPassword for PSEUDONYME ? ([y]es, [N]o, [q]uit): », dire « n »
: Lorsque le questionnaire est épuisé, le script a créé le fichier « user-config.py »
; Créer un fichier pour le mot de passe
: Cette partie du processus de configuration de Pywikibot m’a pris beaucoup de temps parce que les informations sur le site de la plateforme sont parfois cryptiques ou contradictoires.
* Avec un éditeur de texte professionnel ([https://notepad-plus-plus.org/ Notepad++] — gratuit et performant —, [https://www.ultraedit.com/ UltraEdit] — payant et performant — ..., mais surtout pas Bloc-notes de Windows), ouvrir « user-config.py »
* Dans « user-config.py », chercher la ligne « password_file = ». Inscrire entre apostrophes le titre du fichier (par exemple, « <code>'MotsDePasse.py'</code> ») où se trouvera la paire pseudonyme/mot de passe
* Enregistrer
* Toujours dans l’éditeur de texte, créer un fichier où on doit voir : <code>('PSEUDONYME', 'MOT_DE_PASSE')</code>. Les parenthèses et les apostrophes doivent être conservées. Si l’information est présentée autrement, Pywikibot peut refuser de fonctionner, le moteur de Wikisource peut refuser l’identification ou le moteur de Wikisource peut imposer des limites.
* Enregistrer sous « <code>MotsDePasse.py</code> » dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code>
; Connexion de Pywikibot à la Wikisource en français
* Coller <code>python pwb.py login</code>
** Si le moteur de Wikisource a détruit la connexion avec votre ordinateur, plusieurs messages seront affichés les uns à la suite des autres. Éventuellement, le message « Logged in on wikisource:fr as PSEUDONYME. » apparaît.
: Si ce test fonctionné, Pywikibot peut interagir avec Wikisource
; Exploiter Pywikibot
* Si le compte n’a pas modifié suffisamment de pages, Pywikibot peut bloquer sur un CAPTCHA. Sur Wikipédia, il lui faut au moins 50 modifications + 4 jours d’existence pour obtenir de façon automatique le statut ''autoconfimed''. Ailleurs, ça peut être 500 ou 1000 modifications et 10 jours d’existence. À moins qu’un administrateur ne lui donne le statut nécessaire avant.
* Exemples de commandes dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code> (ailleurs, ça ne fonctionne pas)
** Une page à modifier : <code><nowiki>python pwb.py replace -page:"Page:Ivoi - L’Aéroplane fantôme.djvu/170" -regex "(\ \;|)(\s+)<ref( |>)" "<ref\3" -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code>
**: Parfois, le titre de la page n’est pas reconnu. Remplacer les espaces par des soulignés. Le paramètre <code>-regex</code> exige de programmer avec les [https://docs.python.org/3/howto/regex.html expressions rationnelles de Python]. L’ensemble étant très polyvalent, prendre le temps d’en connaître une partie rend l’usage de Pywikibot plus intéressant selon moi.
** Un lot de pages à modifier : <code><nowiki>python pwb.py replace -file:NOM_FICHIER_SANS_ESPACE -regex "(\ \;|)([ ]+)<ref( |>)" "<ref\3" -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code>
**: Dans le fichier, Pywikibot reconnaît les titres des pages même s’ils comprennent des espaces {{sourire}}.
** Un lot de pages à modifier en limitant le nombre de modifications par seconde et en limitant le nombre de pages à modifier pour cette commande : <code><nowiki>python pwb.py replace -file:NOM_FICHIER_SANS_ESPACE -regex "(\ \;|)([ ]+)<ref( |>)" "<ref\3" -putthrottle:8 -limit:10 -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code>
**: Fonctionne bien, sauf lorsque j’ai voulu changer le nombre de pages à modifier : la commande restait coincée sur le nombre précédent. J’ai d’autres tests à faire.
: Consulter la [https://www.mediawiki.org/wiki/Manual:Pywikibot/Scripts/fr liste des commandes acceptées par Pywikibot] (aussi appelé « pwb.py »)
; Exploiter Pywikibot avec plusieurs comptes
: Refaire les étapes précédentes, mais en choisissant un autre dossier destination (par exemple, <code>C:\dev\bot</code>)
: Il est tentant de vouloir exploiter une seule plateforme Pywikibot et créer plusieurs utilisateurs. J’ai essayé, mais il y a des soucis d’accès aux ressources sous Windows. C’est la raison pour laquelle j’ai mis au point la procédure décrite plus haut.
</div>
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 1.png|thumb|center|upright=3.5|Au {{1er|avril}} 2026, état de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]].]]
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 3.png|thumb|center|upright=3.5|Au 5 juin 2026, état de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]]. Je suis parvenu à ajouter plus de 200 pages en l'espace de deux mois, même si elle sont régulièrement lourdes à transcrire. Voici des exemples :
<ul>
<li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/245] : l'outil d'océrisation échoue 1 fois sur 3 à distinguer les contenus dans les deux colonnes (il faut donc réorganiser), beaucoup de majuscules, beaucoup de gras, beaucoup d'italique</li>
<li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/751] : l'outil d'océrisation échoue régulièrement à distinguer les contenus dans les deux colonnes, du gras, du latin, tout ça dans un tableau</li>
<li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/777] : l'outil d'océrisation échoue 1 fois sur 3 à distinguer les contenus dans les deux colonnes, beaucoup de gras, beaucoup d'italique, des petites capitales à l'occasion</li>
</ul>
Heureusement que je peux m'appuyer sur des modèles en wikicode et sur Pywikibot pour avancer.]]
* 9 juin 2026 : Connaissez-vous le livre intitulé [[:w:fr:Kanzen jisatsu manyuaru|''Kanzen jisatsu manyuaru'']] ? Rédigé par un Japonais, il détaille beaucoup de méthodes de suicide. J'ai écrit la [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Kanzen_jisatsu_manyuaru&oldid=63498289 première version de l'article sur WP] en mars 2011. L'article n'a presque pas été modifié en quinze ans. Il était bien en 2011, il aurait pu être meilleur en juin 2026. Ainsi va WP.
*
* 15 juin 2026 : Dans [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File:Signal_Bar_Indicator_Green.png&oldid=976205695#Description cette page] de Wikimedia Commons, une personne indique que la source de l'image est « {{lang|en|my brain}} » et que l'auteur est « {{lang|en|me}} ». {{mdr|32}}
: J'ai corrigé.
*
* 16 juin 2026 : Dans le DCLF, toutes les pages du ''[[Dictionnaire des locutions latines]]'' ont été validées. {{sourire}} Merci à [[user:Fortelle65|Fortelle65]] pour sa relecture. {{bravo}} Je félicite Cantons-de-l'Est pour son patient travail de relecture et de réorganisation des passages océrisés. {{clin}}
: Il ne me reste plus qu'à l'annoncer sur la page d'accueil de Wikisource.
*
* 23 juin 2026 : Triste bilan que celui de la [[:w:fr:Pertes humaines pendant la guerre russo-ukrainienne|guerre russo-ukrainienne]] : plus de 2 millions de blessés ou morts. {{triste|32}}
*
* 27 juin 2026 : Histoire incroyable :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Boissy d’Anglas''' [...] Le plus grand acte de sa vie, c’est la manière courageuse dont il se conduisit dans la fameuse séance de la Convention du 20 mai 1795. Le peuple de Paris avait envahi la salle, un jeune député, nommé Féraud, fut tué d’un coup de pistolet. Sa tête, coupée et mise au bout d’une pique, est présentée à Boissy d’Anglas, qui présidait alors. Le courageux Boissy resta inébranlable sur son siége et salua respectueusement la tête de son infortuné collègue. Eugène Delacroix a composé, sur ce sanglant sujet, un tableau qui est considéré comme un chef-d’œuvre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/832 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 144]</ref>}}
=== Juillet 2026 ===
* {{1er|juillet}} 2026 : Question intéressante du contributeur Bananax47 : « Pourquoi contribuons-nous ? »<ref>[[user:Bananax47|Bananax47]], [https://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Actualit%C3%A9s/135-juin-2026 Pourquoi contribuons-nous ?], ''Actualités'' du Wiktionnaire, juin 2026</ref>
<div style="margin-left:2em;">Jusqu'à ce qu'un contributeur sur Wikipédia m'écrive « Chapeau, l'artiste ! », je me voyais comme un wikitechnicien de l'écrit. Présentement, je me considère comme un artiste du Web 2.0 parce que je suis :
* sur Wikipédia en français
** rédacteur d'articles
** rédacteur de l'infolettre RAW (pendant 10 ans)
** traducteur
** administrateur
** participant aux discussions sur Le Bistro
* sur Meta-Wiki
** traducteur
** créateur de modèles
* sur Translatewiki
** traducteur de messages
* sur Wikisource en français
** transcripteur
** créateur de modèles
** participant aux discussions sur Le Scriptorium
** créateur d'auteurs
* sur Wikidata
** créateur de formulaires
** remplisseur de formulaires
* sur Wikimedia Commons
** retoucheur d'images
** créateur d'images
** créateur de photos
** créateur de modèles
* sur Wiktionnaire
** rédacteur d'entrées
Cette liste explique que je me considère à la fois comme un explorateur et un pionnier du Web 2.0 : je crois avoir démontré que j'aime l'aventure intellectuelle, même si elle est vécue devant un écran d'ordinateur depuis 20 ans. Par exemple, la rédaction d'articles façon Wikipédia n'est pareille à nulle autre, parce qu'il faut jongler avec les conventions wikipédiennes (encyclopédisme, sourçage, wikiliens, illustrations) et les possibilités du Web 2.0 (édition collaborative, discussions, contestations, critiques infondées, vandalismes, trollisme, susceptibilité). Beaucoup de personnes de mon entourage sont incapables de contribuer à Wikipédia, ou à n'importe quel wiki, parce qu'elles sont, je crois, dépassées par toutes ces exigences et ces attentes, même si elles détiennent des diplômes de niveau universitaire.
{{user:CdlEst/CitationBloc|Les personnes qui contribuent aux projets Wikimedia ne devraient pas être perçues comme des bénévoles, elles devraient être vues comme des meneuses qui prennent le contrôle et s'approprient les projets{{user:CdlEst/Trad|en|People who contribute to Wikimedia projects shouldn't be seen as volunteers, they should be seen as leaders taking control and ownership of the projects.}}{{,}}<ref>'''<small>(en)</small>''' Feed Me Your Skin, [https://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Wikipedia_Signpost/2025-07-18/Community_view A Deep Dive Into Wikimedia (part 4): The Future Of Wikimedia and Conclusion], 18 juillet 2025, ''Signpost'', Wikipédia en anglais</ref>.}} Je crois faire partie de ces gens qui prennent le contrôle, que ce soit pour la rédaction d'un article de Wikipédia, la création d'une entrée du Wiktionnaire ou la transcription d'un livre de Wikisource.
Il est important que j'éprouve de la satisfaction en observant les fruits de mon wikitravail :
* principal transcripteur de l'[[:s:fr:Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain]],
* principal rédacteur de [[:w:fr:Histoire du procédé Haber-Bosch]], [[:w:fr:Robert Oppenheimer]], [[:w:fr:Fond diffus cosmologique]], [[:w:fr:Voie lactée]], [[:w:fr:Jack l'Éventreur]], des articles labellisés
* des milliers de photos de biens patrimoniaux québécois téléversées dans Wikimedia Commons
Je tiens cette autobiographie pour me rappeler des moments forts, des articles ou des entrées qui me semblent importants et des anecdotes vécues alors que je contribue à un wiki ou un autre. Elle m'est précieuse parce qu'elle m'aide à relativiser les échecs et les succès. Cette relativisation peut sembler futile, mais elle m'empêche de me croire trop important (lorsqu'on me félicite pour un travail accompli ) ou trop nul (lorsqu'on me critique, même de façon injustifiée). Seul bémol : elle ne me soutient pas lorsque des contributeurs m'attaquent de façon injustifiée.</div>
*
* 9 juillet 2026 : [[:w:fr:Larry Sanger|Larry Sanger]], l'un des co-fondateurs de Wikipédia et l'un des co-pourfendeurs notoires de Wikipédia (l'autre pourfendeur s'appelle Elon Musk), a dressé une [https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=User:Larry_Sanger/Nine_Theses&oldid=1361993729#Appendix:_The_Power_62 liste de 62 contributeurs de la Wikipédia en anglais] qui devraient, selon lui, dévoiler leur nom IRL, leur adresse, leur numéro de téléphone, leur adresse courriel, leurs comptes Facebook, Mastodon, Instagram... (j'exagère). Les internautes sauraient à qui ils ont affaire, toujours selon Sanger. Évidemment, Sanger évite soigneusement de mentionner que ces contributeurs deviendraient aussitôt les cibles de complotistes, d'extrémistes, et j'en passe, dans l'IRL et ailleurs dans le Web. Ces contributeurs ne sont pas des professionnels protégés par leurs employeurs. Ce sont des bénévoles sans autres ressources que les leurs. Je le sais d'expérience en tant que grand contributeur de Wikipédia et en tant qu'administrateur de Wikipédia.
*
* 23 juillet 2026 : Anachronisme ? Le [[:w:fr:Système métrique|Système métrique]], mis au point en France pendant la Révolution, était officiel en 1874 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''TAILLE''' n. f. Stature du corps : ''taille de cinq pieds quatre pouces''...<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/636 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 620]</ref>}}
*
* 25 juillet 2026 : Aujourd'hui, c'est aussi un adjectif :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ESTHÉTIQUE''' n. f. Science qui traite du beau en général, et du sentiment qu’il fait naître en nous.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/254 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 238]</ref>}}
*
* 25 juillet 2026 : Trouverez-vous le mot qui ne serait pas accepté aujourd'hui {{sourire}} ?
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ET''' conj. copulative, qui sert à lier les parties du discours.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/254 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 238]</ref>}}
*
* 27 juillet 2026 : Faute de frappe ou prévision ?
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉTHER''' (''ter'') n. m. Fluide très-subtil qu’on supposait remplir l’espace...<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/256 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 240]</ref>}}
: En effet, la notion d'[[:w:fr:Éther (physique)|éther en physique]] n'a été abandonnée qu'à la suite de l'acceptation générale de la théorie de la relativité restreinte d'Albert Einstein, dans les années 1910-1920.
*
* 28 juillet 2026 : D'anciens dirigeants de eBay ont mené une campagne de salissage vers la fin des années 2010 pour faire taire un couple qui publiait une infolettre qui critiquait à l'occasion la société. Les moyens utilisés : menaces, tentatives de surveillance et envoi d'insectes, entre autres. [https://news.slashdot.org/story/26/07/28/2051229/ebay-reaches-56-million-settlement-with-e-commerce-newsletter-writers-it-terrorized-in-2019] Sept anciens salariés ont été condamné pour ces gestes.
: Les dirigeants ont créé des faux-nez pour harceler le couple sur les réseaux sociaux, tout en envoyant des lettres de menaces et des objets insolites : insectes vivants, magazines pornographiques, un masque de porc ensanglanté, une couronne mortuaire et un livre sur la façon de survivre à la mort de son conjoint. Ils auraient même envisagé de placer un GPS sur l'auto du couple et d'envoyer un gang de criminels à la maison du couple. {{surprise|32}}
: L'ancien PDG a versé 2 M$ à titre de dédommagement, une ancienne dirigeante a versé 500 k$ et un ancien dirigeant a versé 50 k$. En 2022, sept anciens anciens salariés de eBay ont plaidé coupable, y compris l'ancien chef de la sécurité, condamné à cinq ans de prison. Il y a même une ancienne consultante de eBay qui a été condamnée.
: Je suis stupéfait et ahuri parce que, à cette époque, eBay valait des milliards de dollars et les gens qui occupaient les postes de direction avaient une intelligence certaine du monde des affaires.
*
* 29 juillet 2026 : J'apprends que, comparativement au précédent congrès, les inscriptions à et le déroulement de Wikimania 2026 ont été durcis. [https://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Wikipedia_Signpost/2026-07-13/News_and_notes#Wikimania] {{surprise}}
*
* 29 juillet 2026 : J'ai participé un peu au démarrage de [[Wikisource:La Lettrine|''La Lettrine'']]. C'était divertissant : ça m'a rappelé mes premiers temps avec les ''Regards sur l'actualité de la Wikimedia''.
*
* 27 juillet 2026 : Le temps a modifié cette définition :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉVIER''' n. m. Table de pierre sur laquelle on lave la vaisselle ; petit canal par lequel s’écoulent les eaux d’une cuisine....<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/260 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 244]</ref>}}
*
* 30 juillet 2026 : En remplissant une page [https://fr.wiktionary.org/wiki/Mod%C3%A8le:Projet_du_mois/07_2026#Cantons-de-l%E2%80%99Est pour souligner les travaux de contributeurs], j'ai été amené à compter combien d'entrées j'ai créées dans le Wiktionnaire : [https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Contributions&end=&namespace=0&newOnly=1&start=&tagfilter=&target=Cantons-de-l%27Est&limit=525 environ 525]. Moins que ce que j'espérais, mais plus que ce que j'avais anticipé.
=== Août 2026 ===
{{user:CdlEst/CitationBloc|On maintient une légende vivante en faisant des pèlerinages réguliers.<ref group=note>C'est ainsi que j'ai répondu à ma conjointe lorsque je lui ai dit que j'écoutais un film de James Bond et qu'elle a répliqué : « Pour la 3 millionième fois ! ».<br><br>Google Gemini me soutient. {{sourire}}</ref>|Cantons-de-l'Est, 6 août 2026}}
* {{1er|août}} 2026 : J'ai longtemps cherché une liste des mots les plus couramment utilisés en français dans le but de créer un dictionnaire de français sans exemples sous licence libre. Une seule suggestion m'a été faite : utiliser la [[:w:fr:Liste Swadesh|liste Swadesh]]. Elle est toutefois extrêmement courte : un peu plus que 200 mots. Hier, j'ai appris l'existence de Unilex, un projet qui compile des listes de mots les plus fréquents dans différentes langues. [https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Lingua_Libre_list/fra Les listes pour le français sont très longues] et m'aideront à créer un dictionnaire digne de ce nom. {{sourire}}
[[File:A-happy-couple.jpg|thumb|center|upright=2.0|L'amour de trois poins de vue : la jeune femme, le jeune homme et le vôtre. {{sourire}}]]
*
* 2 août 2026 : Aurais-je trop l'esprit trop à la fête ? J'ai en effet bonifié [[:w:fr:Margarita (cocktail)|Margarita (cocktail)]], que j'expérimente depuis quelques jours. Toutefois, ce n'est pas au point d'ignorer mes wikiobligations. {{sourire}}
[[File:Baby Globe at Wikimania 2026 in Hall 01.jpg|thumb|center|upright=2.5|[[:w:fr:Wikipédia:Bébé Globe|Bébé Globe]], la mascotte des 25 ans de Wikipédia, se promenait parmi les participants et les kiosques de la Wikimania 2026 à Paris. Il a une bouille sympathique.<br>Vous voulez en savoir plus sur lui ? Lisez [https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:RAW/2026-08-05/Baby-globe son entrevue].]]
[[File:Baby Globe Crochet pattern - FR.pdf|thumb|center|Envi de fabriquer au crochet votre Bébé Globe ? {{sourire}}]]
* 4 août 2026 : Création par mes soins de [[:w:fr:Simulation d'orgasme|Simulation d'orgasme]], une traduction d'un article de la Wikipédia en anglais. Je suis étonné que personne ne l'ait fait avant moi. Peut-être que c'est un sujet tabou pour beaucoup de gens. Pour ma part, aucun souci de ce côté, sinon que je n'en ai pas assez à mon goût. Mais bon, mon corps n'est plus si jeune...
*
* 4 août 2026 : À quelques définitions de distance, une incohérence je crois :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''EXPONENTIEL, ELLE''' adj. ''Math.'' Se dit d’une quantité affectée d’un exposant.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/264 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 248]</ref>}}
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''EXPOSANT, E''' [...] ''Alg.'' Nombre qui désigne le degré d’une puissance ou d’une racine.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/264 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 248]</ref>}}
: Selon ces défintions, le premier s'applique à n'importe quelle quantité, alors que la deuxième s'applique seulement en algèbre. Hum.
: Aujourd'hui, les mathématiques ayant progressé, les mots « exponentiel » et « exposant » s'appliquent à n'importe quelle quantité, que ce soit un nombre, une variable, une matrice... Plus généralement, ils s'appliquent à tout élément d'un ensemble mathématique doté de l'opération multiplication (un [[:w:fr:Corps (mathématiques)|corps en mathématiques]]). Par ailleurs, l'exposant peut être une variable ou un coefficient, tous deux représentés par des lettres.
*
* 5 août 2026 : Je croyais que je n'utilisais pas de façon volontaire des IA. Après quelques minutes de réflexions, c'est le contraire que je vois. J'utilise régulièrement deepL.com et à l'occasion Google Traduction. Quand je fais des recherches avec le moteur de Google, je regarde dans un premier temps ce que Google Gemini a produit. Si je veux le partager via Wikipédia, j'analyse les sources utilisées, qui sont régulièrement correctes.
*
* 5 août 2026 : J'ai complété la transcription de toutes les pages de la section « lettre E » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-08-05&end=2026-08-03&limit=50] (la feuille 265 n'est pas la dernière pour la lettre E, mais c'était la dernière à faire passer de inexistante à corrigée). Combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/C|lettre C]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/D|lettre D]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/E|lettre E]] ?
:* Pour la lettre A, c'est 196 pages.
:* Pour la lettre B, c'est 116 pages.
:* Pour la lettre C, c'est 290 pages.
:* Pour la lettre D, c'est 164 pages.
:* Pour la lettre E, c'est 180 pages.
: C'est donc 946 pages dans ce format PDF qui sont disponibles pour réutilisation et export. {{sourire}}
*
* 6 août 2026 : J'utilise le correcteur de Word pour débusquer des fautes de transcription dans le ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' du DCLF. Je suis déçu de moi lorsque je corrige [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/189&diff=prev&oldid=15965266 une coquille aussi évidente]. Toutefois, parce que le dictionnaire du navigateur Web marque plusieurs termes comme étant potentiellement fautifs, ce type d'erreur est noyé parmi plusieurs faux positifs. Je pense qu'il est humain de rater une erreur évidente de temps à autre.
*
* 6 août 2026 : Encore une fois, je supposais mal. J'ai en effet créé {{m|et al.}} pour la Wikisource en français. {{surprise}}
*
* 9 août 2026 : Biographie très succincte :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Brunel''', ingénieur fr., exécuta le ''Tunnel'' de Londres (1769-1849).<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/842 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 154]</ref>}}
: Il s'agit de [[:w:fr:Marc Isambart Brunel|Marc Isambart Brunel]]. Il a été ingénieur en chef de la ville de New York à partir de 1796. Il s'installe en Angleterre en 1799, où il fait fortune grâce à l'invention de plusieurs machines ingénieuses, entre autres une machine à fabriquer les poulies pour la marine, une scierie de bois d’acajou et de marqueterie, un moulin à scier. Il conçoit et fait fabriquer un tunnelier pour le [[:w:fr:tunnel sous la Tamise|tunnel sous la Tamise]]. Avec l'aide de son fils de 18 ans, [[:w:fr:Isambard Kingdom Brunel|Isambard Kingdom Brunel]], il parvient à faire creuser le tunnel au prix d'efforts colossaux.
: Son fils Isambard (1806–1859) fera des travaux encore plus grand : le Great Western Railway (un long chemin de fer), une série de bateaux à vapeur (dont le premier pourvu d'une hélice), de nombreux ponts et des tunnels importants.
: Pourtant, même s'il est mort depuis 10 ans au moment où Pierre Larousse met sous presse la première version de son dictionnaire en 1869, aucune mention de Isambard. Chauvinisme ? Omission involontaire ?
*
* 10 août 2026 : Un salarié de Google a mis au point un navigateur web capable de générer une page web inexistante à la volée grâce à une IA de Google. De plus, le navigateur « traduit » le contenu de n'importe quelle page qui existe vraiment. [https://idle.slashdot.org/story/26/08/09/2048241/ai-powered-browser-just-generates-every-website-from-scratch] Ça m'effraie parce que des gens seront tentés de réécrire l'histoire.
*
* 11 août 2026 : L'expression « âne de Buridan » m'était inconnue :
{{user:CdlEst/CitationBloc|[...] ''l’âne de Buridan'', qu’on emploie communément pour peindre la situation d’un homme sollicité également de deux côtés à la fois, et qui ne sait à quoi se résoudre. Elle a pris naissance au milieu des âpres disputes de la scolastique du moyen âge. Buridan émettait l’hypothèse d’un âne également pressé par la soif et par la faim, et qui se trouverait placé à égale distance entre un seau d’eau et un picotin d’avoine. Par où commencera l’animal pour satisfaire deux besoins qui le sollicitent avec la même énergie ?<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/845 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 157]</ref>}}
* 11 août 2026 : Je viens à l'instant de terminer la transcription de toutes les pages de la lettre B du ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'' de Larousse ([https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/845&action=history l'avant-dernière complétée aujourd'hui]). Je suis malheureusement incapable d'obtenir cette section au format PDF parce que le WsExport semble en panne. {{triste}}
*
* 13 août 2026 : [[user:Fortelle65|Fortelle65]] est très intéressée par les articles de dictionnaires qui décrivent des gens, des lieux, des œuvres d'art. Elle lie les entrées du ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'' aux entrées de Wikidata (exemples : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/845&curid=4960765&diff=15976119&oldid=15976111], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/894&curid=4960787&diff=15977582&oldid=15977219], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779&diff=next&oldid=15979142]). Avant de le faire, elle valide les transcriptions dans chaque page où elle fait des liens, ce qui est bien. {{sourire}}
*
* 14 août 2026 : J'ai installé la dernière version de Pywikibot (11.6.0 publiée le 22 juillet 2026). Excepté un problème récurrent avec une extension qui refuse de bien s'installer parce que les VCTools++ de Microsoft ne seraient pas à la version 14 ou ultérieure (ils sont à la version 18 sur mon appareil), Pywikibot fonctionne bien. {{sourire}}
*
* 14 août 2026 : Depuis au moins une semaine, WsExport ne fonctionne plus. {{triste}} Il est donc impossible d'obtenir des fichiers PDF des transclusions que je crée. {{triste}}
*
* 15 août 2026 : Voici le nombre de pages que j'ai transcrit du DCLF de Larousse : {{#expr: 270 + 24 + 850 - 689 + 1 + 6}}, qui contient environ {{unité|1165|pages}}. Je suppose que j'ai commencé le 11 janvier 2026 [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/17&action=history] Si c'est le cas, j'ai donc transcrit environ 40 % du DCLF en sept mois. Plutôt bien. {{sourire}}
: Je tiens à souligner le patient travail de validation de [[user:Fortelle65|Fortelle65]]. {{bravo}}
*
* 16 août 2026 : À la suite d'[https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:Cantons-de-l%27Est&oldid=15977603#Ordre_alphabétique une demande de Fortelle65], je planche sur une façon de trier en ordre alphabétique les entrées dans une page de DCLF. Le but ? Trouver des mots qui ne sont pas transcrits correctement. Par exemple, est-ce que ces trois mots sont triés alphabétiquement : « Cantal, Cautal, Cantate » ? Si cette liste était triée dans une deuxième liste, puis comparée à la première, on verrait facilement que quelque chose cloche :
: « <code>Cantal, Cautal, Cantate</code> »
: « <code>Cantal, Cantate, Cautal</code> »
: Je concède que cette comparaison ne permettra pas d'éliminer toutes les erreurs de transcriptions, mais elle aide à réduire de façon mécanique le nombre d'erreurs. {{sourire}}
*
* 17 août 2026 : En lien avec la brève précédente, je vis de la frustration avec Python. Son moteur d'expressions régulières est incapable de trouver tous les caractères entre deux balises bien définies. {{Fâché}}
: Heureusement que je peux compter sur mes travaux antérieurs pour capturer tous les caractères en question.
*
* 17 août 2026 : Découverte de [[Module:Auteur2/nationalités]], qui crée des ''mappings'' entre régions historiques et nationalités (par exemple, une personne née dans le shogunat Tokugawa est de nationalité japonaise).
*
* 18 août 2026 : J'ai corrigé quelques centaines de bogues indiqués dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]]. Ce type de bogue n'est exposé que depuis quelques semaines. Dès qu'une transclusion est modifiée, une extension au moteur de Wikisource recherche ce type de bogue ; s'il est présent, il force le moteur de Wikisource à catégoriser la transclusion.
: Beaucoup de transclusions n'ont pas été modifiées depuis plusieurs années, il y a donc beaucoup de pages qui contiennent potentiellement ce type de bogue. J'ai donc recherché celles qui contenaient « header_type= ». La majorité des résultats contient le bogue. Je fais donc encore du ménage parmi ces transclusions.
*
* 18 août 2026 : Pendant que j'ai effectué les corrections du bogue mentionné dans la brève précédente, j'ai été amené à [[Psychopathia sexualis]], un livre qui m'a intéressé voici quelques années. En inspectant les transclusions des chapitres, j'ai fait le constat qu'elles avaient été construites d'une façon insolite qui ne facilite pas la maintenance. J'ai donc modifié plusieurs pages pour rendre l'ensemble plus cohérent avec les pratiques actuelles de Wikisource [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Livre:Krafft-Ebing_-_Psychopathia_Sexualis,_Carré,_1895.djvu&diff=15988040&oldid=15437862], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Psychopathia_sexualis&diff=15988060&oldid=15450079], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Psychopathia_sexualis/Chapitre_I&diff=15988057&oldid=15807773]... J'ai également découvert « [[Psychopathia Sexualis]] », qui fait doublon avec « [[Psychopathia sexualis]] » ; j'ai demandé la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Wikisource:Requêtes_aux_administrateurs&oldid=15988165#Une_transclusion_à_supprimer suppression du doublon].
*
* 19 août 2026 : Découverte d'une famille napolitaine, qui a produit plusieurs personnalités :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Caraccioli''', illustre famille de l’anc. royaume de Naples, qui a fourni un grand nombre d’hommes distingués :
'''Caraccioli''' (''Jean''), secrétaire et favori de la reine {{nobr|Jeanne II}}, tué en 1432.
'''Caraccioli''' (''Jean''), s’attacha aux Français et devint maréchal de France (1480-1550).
'''Caraccioli''' (''Antoine''), fut nommé évêque de Troyes en 1551 et embrassa ensuite le luthéranisme.
'''Caraccioli''' (''Dominique''), ministre d’État et diplomate napolitain, un des hommes les plus remarquables du {{s|xviii}}.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/852 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 164]</ref>}}
: Je n'ai jamais lu sur [[:w:fr:Domenico Caracciolo|Dominique Caraccioli]]. Étonnant.
: Je n'ai d'ailleurs jamais lu sur la [[:w:fr:Famille Caracciolo|famille Caracciolo]], une puissante famille italienne qui origine du Royaume de Naples. {{surprise|32}} {{surprise|32}}
*
* 20 août 2026 : Les bras m'en tombent : le président des États-Unis Donald Trump préfère envoyer des amis et des alliés pour négocier avec des pays d'intérêt plutôt que de s'appuyer sur des ambassadeurs ou encore sur le Secrétaire du département d'État des États-Unis. [https://www.cbc.ca/news/politics/pete-hoekstra-petition-maga-ambassadors-9.7310065] Comme l'écrit l'auteur de l'article, ça en dit long sur l'actuelle politique étrangère des États-Unis.
*
* 28 août 2026 : Dans les derniers jours, j'ai travaillé sur quelques modèles de tomaison : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Modèle:Walch_-_Anthologie_des_poètes_français_contemporains_-_tomaison&action=history], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Modèle:Tomes_Vidocq&action=history], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Modèle:Tomes_Annales_de_pomologie_belge_et_étrangère&action=history]. Ça me change de la transcription de pages du DCLF et de la maintenance des pages listées dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]].
*
* 30 août 2026 : Facebook a attiré mon attention sur [[:w:fr:Mariangela Hungria|Mariangela Hungria]], une microbiologiste qui a recherché et découvert des bactéries nitrifiantes. Elles sont utilisées pour augmenter la production du soja tout en diminuant l'usage des engrais synthétiques. J'ai vu un lien avec « [[:w:fr:Histoire du procédé Haber-Bosch|Histoire du procédé Haber-Bosch]] », un article que j'ai mené aux labels Bon article, puis Article de qualité voici plus de dix ans. Ça faisait plus de deux ans que je n'avais pas modifié [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Histoire_du_proc%C3%A9d%C3%A9_Haber-Bosch&diff=239089319&oldid=237339744 Histoire du procédé Haber-Bosch]. Même si l'article est toujours aussi bon, je pense qu'il a besoin d'un peu de maintenance, surtout pour les sources. Je n'ai toutefois pas assez d'enthousiasme pour le faire.
=== Septembre 2026 ===
* {{1er}} septembre 2026 : Travaux sur la table des matières (TdM) de [[Livre:Verne - Famille-sans-nom, Hetzel, 1889.djvu]]. Le {{1er}} septembre, la mise en page de la TdM [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Verne_-_Famille-sans-nom,_Hetzel,_1889.djvu/428&oldid=16012452 était correcte], mais sa transclusion posait problème. La TdM était construite avec un [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Verne_-_Famille-sans-nom,_Hetzel,_1889.djvu/428&action=edit&oldid=16012452 tableau façon wiki], ce qui est correct, mais des trucs peuvent briser lorsque le moteur de Wikisource fait une transclusion. Après plusieurs essais de rectifications [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Verne_-_Famille-sans-nom,_Hetzel,_1889.djvu/428&action=history], j'ai déterminé qu'il fallait insérer <code><nowiki><nowiki/></nowiki></code> tout en haut de la page pour corriger le bogue de transclusion. De prime abord, j'ai pensé qu'il manquait quelque chose dans le tableau ; j'étais dans l'erreur.
*
* 2 septembre 2026 : J'utilise des petits boutons cliquables pour naviguer d'un wiki à l'autre de l'écosystème Wikimedia. Ces petits boutons sont décorés d'images qui proviennent de Wikimedia Commons. Puisque ces boutons sont programmés en JavaScript, il faut utiliser des images dérivées. Par exemple, dans [[:File:Wiktionary-logo-ka-without-text.svg]], il est possible de demander « Autres résolutions ». On pourra de cette façon obtenir des images de tailles réduites (par exemple, « 330 × 315 pixels »).
: L'adresse de ces images réduites comporte le mot « upload » : <code><nowiki>https://</nowiki></code>'''<code>upload</code>'''<code><nowiki>.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/74/Wiktionary-logo-ka-without-text.svg/330px-Wiktionary-logo-ka-without-text.svg.png</nowiki></code>.
: La WMF a décidé d'[https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=Discussion_utilisatrice:Dan%C3%BFa&oldid=39848846#upload.wikimedia.org_-%3E_thumb.wikimedia.org uniformiser les tailles des images réduites]. Pour y parvenir, il faut utiliser un autre ensemble d'adresses, qui comprennent « thumb » : <code><nowiki>https://</nowiki></code>'''<code>thumb</code>'''<code><nowiki>.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/74/Wiktionary-logo-ka-without-text.svg/330px-Wiktionary-logo-ka-without-text.svg.png</nowiki></code>.
: Il y a donc du code à ajuster pour tenir compte de ce changement, mais « thumb » ne s'applique que dans certains cas, ce qui rend l'exercice ennuyeux [https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=Utilisateur%3ACantons-de-l%27Est%2Fcommon.js&diff=39845282&oldid=39705214]. Heureusement que je n'ai pas à le faire régulièrement.
*
* 4 septembre 2026 : Un ouvrage bien connu aujourd'hui l'était déjà vers la fin des années 1880 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Centuries''' de Nostradamus, prédictions de cet astrologue, en quatrains énigmatiques, qui ont conservé une longue vogue due à la superstition (1555).<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/859 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 171]</ref>}}
*
* 5 septembre 2026 : En lien avec [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]], j'ai effectué [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=0&tagfilter=&start=2026-09-04&end=2026-09-05&limit=50 des travaux de maintenance dans la Wikisource en anglais]. Divertissant.
*
* 7 septembre 2026 : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=3&tagfilter=&start=2026-09-07&end=2026-09-07&limit=50 Première distribution des annonces de parution de ''La Lettrine'']. Divertissant.
*
* 8 septembre 2026 : Ma première présentation, succincte, [https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=Wiktionnaire:Actualités/Brouillon&oldid=39867245#Nouveau_dictionnaire_de_la_langue_française d'un dictionnaire dans les ''Actualités''] du Wiktionnaire. Divertissant.
*
* 9 septembre 2026 : Je n'ai jamais lu sur ce peuple autochtone :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Chactas''' ou '''Têtes-Plates''', peuplade encore à moitié sauvage, qui habite l’Amérique du Nord.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/861 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 173]</ref>}}
: J'ignore s'il existe en 2026.
*
* 10 septembre 2026 : Le modèle {{m|MaLettrine}} provoquait des effets de bord indésirables, qu'il est maintenant impossible de reproduire parce que j'ai mis au point le module [[module:MaLettrine|MaLettrine]], qui élimine ces effets tout en permettant d'afficher les bonnes informations dans [[Wikisource:La Lettrine/Inscription]]. Quelques minutes d'efforts et un peu de recherche dans le Web m'ont permis, je crois, de créer un module efficace. {{sourire}}
: Je vais peut-être adapter le module pour remplacer le code dans le [https://fr.wiktionary.org/wiki/Modèle:MesActu modèle:MesActu] du Wiktionnaire, parce que les mêmes problèmes pourraient y apparaître.
*
* 10 septembre 2026 : Il y a un mot inattendu dans cette définition :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''TORQUETTE''' n. f. Panier d’osier dans lequel on transporte la <u>marée</u> ; cette marée elle-même.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/653 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 637]</ref>}}
*
* 11 septembre 2026 : Vraiment inattendu, considérant la prépondérance médiatique des menées russes :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''KREMLIN''' n. m. Nom donné, chez les Slaves, à toute enceinte murée offrant un point de résistance.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/371 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 355]</ref>}}
*
* 12 septembre 2026 : WsExport est régulièrement en panne. C'est probablement parce qu'il manque de ressources matérielles pour s'exécuter (taille mémoire vive, par exemple). Le contributeur Denis Gagne52 a proposé une [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium#Wsexport_en_panne_? intéressante recette informatique] pour générer <u>localement</u> des fichiers PDF à partir de fichiers ePub, qui sont moins lourds à créer que des fichiers PDF.
*
* 13 septembre 2026 : Définition inattendue :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''FONCER''' v. tr. Mettre un fond à un tonneau, à une cuve.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/284 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 268]</ref>}}
: C'est la définition complète.
*
* 13 septembre 2026 : J'ai testé localement la [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium#Wsexport_en_panne_? recette informatique] pour convertir un fichier ePub en PDF. Le glisser-déposer fonctionne mal sur mon ordinateur. J'ai donc adapté la recette. Pendant mes tests, j'ai découvert que les lettres diacritées sont mal gérées par le DOS de Windows (peut-être est-ce mieux dans le PowerShell ; c'est à vérifier).
: Lorsque j'ai vu que ça fonctionnait pour un fichier léger, j'ai porté mon attention sur le ''[[Nouveau dictionnaire de la langue française]]'', dont 400 pages sont transcrites. WsExport a généré le fichier ePub en un clin d’œil. Ensuite, sur mon portable performant, l'application Calibre a pris environ 30 secondes pour traduire du format ePub au format PDF A5. Ce fichier comprend environ 1050 pages.
: Une (grossière) proportionnalité laisse penser que la transcription de toutes les pages du [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]], qui comprend 1167 pages, occupera environ {{unité|3000|pages}} au format A5. {{surprise}}
*
* 14 septembre 2026 : Dès juin 2011, [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium/Juin_2011#Edition_pour_liseuse il existait un projet de site web] pour stocker les textes entiers aux formats ePub, mobi et PDF. La taille totale de {{unité|10000|textes}} entiers atteindrait environ 100 Go. Les disques durs SSD de 1 To sont courants aujourd'hui et coûtent moins de 250 euros. Alors que le nombre d'écritures influence négativement la durée de vie d'un disque dur SSD, le nombre de lecture influence très peu cette durée de vie. Avoir un serveur de fichiers exige d'exploiter un ordinateur dédié et de maintenir un accès Internet. Ce dernier est probablement ce qui coûterait le plus cher à maintenir. Selon Google Gemini, un [[:w:fr:Content Delivery Network|Content Delivery Network]] serait plus approprié pour ce projet parce qu'il s'agit d'un site sans interactions avec les utilisateurs. Intéressant.
: Je dois effectuer plusieurs tests avant de proposer un projet de site web :
:* création de centaines de fichiers en plusieurs formats (ePub, mobi, PDF-A4, PDF-A5, PDF-A6, PD-US letter),
:* une page web par texte entier.
: Pour qu'il soit vraiment utile, le site web doit offrir plusieurs services :
:* pages faciles à créer ;
:* présentation correcte des pages ;
:* Bon rendu sur ordinateur de bureau, portable, smartphone et tablette numérique ;
:* catégories ;
:* moteur de recherches ;
:* navigation aisée entre les pages ;
:* téléversement des fichiers ;
:* téléchargement des fichiers ;
:* interface multilingue ;
:* prise en main rapide par n'importe quel wikimédien et wikimédienne ;
:* au minimum, liens vers les index des Wikisources linguistiques ;
:* facilité d'analyse par des moteurs de recherche externes ;
:* génération de données statistiques (notamment, nombres de téléchargements).
: La plateforme [[:w:fr:MediaWiki|MediaWiki]] est le meilleur choix selon mon expérience. Il y a mieux, à la condition de vouloir tout construire à partir de rien ou presque, temps que je n'ai pas. Je dois réfléchir à tout ça.
*
* 19 septembre 2026 : Relecture de quelques passages dans ''Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain'' (HDCER). Dans le chapitre XXIII, [https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l’Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_4/XXIII#cite_note-85 plusieurs notes sont mal numérotées]. Je tenterai de corriger cette anomalie.
*
* 19 septembre 2026 : Il faudrait que je revois [[Modèle:HwsN]], parce qu'il génère un hyperlien vers Wikisource dans les fichiers créés par WsExport, y compris dans la TdM.
[[File:Madame de Genlis 1780.jpg|thumb|center|upright=2.0|[[auteur:Félicité_de_Genlis|Félicité de Genlis]] portait un surprenant couvre-chef.]]
* 20 septembre 2026 : Je ne comprends pas le néerlandais. Néanmoins, depuis quelques jours, je recherchais dans la Wikisource en néerlandais l'équivalent de [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]]. J'ai essayé plusieurs trucs, mais sans résultat. {{triste}} Le contributeur [[user:Havang(nl)|Havang(nl)]] m'a transmis des suggestions intéressantes, ce qui m'a amené à ajouter un paramètre fautif dans une page de transclusion là-bas : j'ai de cette façon appris le titre de la catégorie. {{sourire}} J'ai donc créé [[:s:nl:Categorie:Pagina-transclusies met onjuiste attributen]]
: En passant, la communauté de la Wikisource en néerlandais est chétive : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:Havang(nl)&oldid=16053113#Catégorie_de_maintenance_dans_NL.wikisource_? environ 5 personnes selon Havang(nl)].
*
* 20 septembre 2026 : Voici que pense Larousse d'une toile :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Chaudronnier''' (''le''), chef-d’œuvre de [[:w:fr:Frans van Mieris l'Ancien|Frans van Mieris [l’Ancien]‌]], galerie de Dresde : physionomies expressives, coloris harmonieux.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/869 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 181]</ref>}}
: Dans la Wikipédia en français, [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Le_Bricoleur_(van_Mieris)&oldid=239668022 article sur la toile], mais aucun passage au moment présent qui indique qu'il s'agit d'un chef d’œuvre. J'ai ajouté [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Le_Bricoleur_(van_Mieris)&diff=239668643&oldid=239668022 la position de Larousse].
*
* 20 septembre 2026 : Définition très peu commune aujourd'hui :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Chauvin''', nom donné aux anciens soldats de l’empire, qui professaient, après la chute de {{nobr|Napoléon {{Ier}}}}, une sorte d’adoration pour sa personne. Ce mot a passé dans la langue, et il s’applique aujourd’hui à toute personne entichée d’un enthousiasme militaire où la passion a plus de part que le raisonnement.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/869 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 181]</ref>}}
*
* 21 septembre 2026 : Définition surannée :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''FRANCISATION''' n. f. Acte qui constate qu’un navire est français.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/290 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 274]</ref>}}
*
* 21 septembre 2026 : Dans la Wikisource en français, pour indiquer qu'il est possible de passer à la section suivante par exemple, du texte accolé à une pointe de flèche : voyez [[Modèle:HhakAvantTransclusion#Exemples|ces trois exemples]].
: Dans la Wikisource en latin, on préfère utiliser des flèches complètes sur l'arrière-plan est blanc laiteux, ce qui est esthétiquement plus charmante ÀMHA : observez la barre sous le bandeau de [[:s:la:Amphitruo_(Lindsay)/Actus_I|cette page]].
*
* 24 septembre 2026 : Une définition qui m'a surpris :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Chio''' (''ki-o''), Île de l’Archipel, un des pays qui se disputent l’honneur d’avoir donné le jour à Homère.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/871 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 183]</ref>}}
: Quand on parle de l’« Archipel », je pense spontanément au Japon.
{{Il|2}}
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'''Citations originales'''
{{Références|groupe=trad}}
'''Notes'''
{{Références|groupe=note}}
'''Références'''
{{Références}}
bjip0q5uvzmowm3j9bb0jqrmyzhvxlb
Page:Revue pédagogique, Table générale des quinze premières années, 1878-1892, 1894.djvu/161
104
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15519981
2026-09-24T06:27:10Z
Newnewlaw
42296
16060309
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr|Allemagne|149|Allemagne}}</noinclude>{{AN|donner des leçons particulières, 699. — Démission du Conseil municipal de Bockenheim (Hesse-Nassau), à la suite de la transformation, ordonnée par M. de Puttkamer, des écoles mixtes quant aux cultes en écoles confessionnelles, 649. — Nouveaux détails sur l’état de l’opinion en Allemagne au sujet du système Clausson-Kaas, 700. — Grand-duché de Bade : le ministère des cultes et de l’instruction publique est réuni à celui de la justice ; M. Nokk, national libéral, devient ministre ; M. Joos devient président du Conseil scolaire supérieur, 701. — Statistique des écoles complémentaires professionnelles en Bavière, 701. — En Bavière, adoption par la seconde Chambre d’une proposition supprimant la septième année d’enseignement obligatoire ; rejet de cette proposition par la Chambre haute, 701. — Réunion annuelle du congrès des professeurs d’école normale à Berlin, 702. — Le gouverneur d’Alsace-Lorraine, M. de Manteuffel, transforme les écoles normales en écoles confessionnelles, 702.}}
{{AN|'''[[Livre:Revue pédagogique, second semestre, 1881.djvu|1881-II]].''' - Circulaire de M. de Puttkamer, visant le Congrès de Karlsruhe ; compte-rendu de ce congrès, 105. — M. de Gossler remplace M. de Puttkamer comme ministre des cultes en Prusse, 107. — Budget de l’instruction publique en russe pour 1881-1882, 107. — Circulaire de M. de Puttkamer pour encourager la formation de sociétés chrétiennes d’étudiants, 108. — Création à Dresde, par {{Mme}} de Marenholtz, d’un jardin-école, 108. — Arrêtés réglant l’organisation des salles d’asile, des écoles primaires, et des comités scolaires locaux en Alsace-Lorraine, 109. — Carte postale écrite en caractères microscopiques par un instituteur, 109. — Les étudiants de Berlin repoussent la proposition de donner à M. de Puttkamer une sérénade aux flambeaux, 215. — Les instituteurs d’Elbing refusent de continuer à se charger de percevoir eux-mêmes la rétribution scolaire, 215. — Triste situation des instituteurs retraités en Prusse, excepté dans la principauté de Hohenzollern, 215. — Châtiments corporels en Allemagne : actes de brutalité d’instituteurs, 216. — Programme d’histoire proposé par le {{Dr}} Göpfert, 218. — Décision de l’administration prussienne, relative à l’emploi de la virgule dans la numération, 219. — Mort d’un instituteur à la suite d’une piqûre faite par une plume d’acier trempée dans l’encre, 220. — Ordonnance royale réglant, en Bavière, le programme de l’examen à passer pour obtenir une nomination définitive comme instituteur, 345. — Trois instituteurs, frères, avec cent cinquante-trois ans de services, 345. — Obligation de se servir de l’allemand pour la préparation à la première communion en Haute-Silésie, 345. — M. de Gossler fait faire une enquête sur la situation des instituteurs et institutrices retraités en Prusse, 345. — Conférence à Berlin pour discuter la question de l’enseignement du travail manuel, 346. — Répartition des 169 écoles normales d’Allemagne entre les divers États, 461. — Les exercices pratiques à l’école annexe en Allemagne, 461. — Le travail manuel à l’école normale de Neukloster, Mecklembourg, 462. — Statistique des pensions de retraite des instituteurs en Prusse, 462. — La fréquentation scolaire à Berlin en 1879, 463. — Deux Comités rivaux préparent une fête pour le centième anniversaire de la naissance de Frœbel, à Dresde et à Köthen, 463. — Raillerie de la ''{{lang|de|Pädagogische Zeitung}}'' de Berlin à l’adresse du programme d’instruction morale et civique des écoles normales françaises, 464. — L’''{{lang|de|Allgemeine Chronik des Volksschulwesens}}'', du pasteur Seyffarth, 3{{e}} année, 464. — 6{{e}} congrès des directeurs et professeurs d’école normale, à Berlin ; discussion sur les doctrines de Herbart, 577. — Les infirmités de l’ouïe à l’école primaire, d’après le {{Dr}} Weil, de Stuttgart, 578. — Statistique de l’instruction des recrues en Prusse en 1880-1881, 701. — Lettre d’un instituteur prussien et réponse d’un maire, }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Essai sur le patois d’Hérémence
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[[Catégorie:Études sur le francoprovençal]]
[[Catégorie:Patois valaisan]]
[[Catégorie:Valais]]
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Auteur:Jules Gilliéron
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Livre:Manuel du manœuvrier, tome I, 1891.djvu
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|Titre=Manuel du manœuvrier
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|Volume=tome I
|Auteur=[[Auteur:Louis Deloncle|Louis Deloncle]], [[Auteur:Victor Marie Rossel|Victor Marie Rossel]]
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|Editeur=Augustin Chalamel Éditeur
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|Sommaire={{c|Titre I — Nomenclature générale et matelotage|fs=120%|m=1.5em}}
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|titre= Chapitre I. Nomenclature
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|titre= Article 2. Épissures, Amarrages, Travaux divers
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|titre= Chapitre V. Manœuvres concernant la mature
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|66|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
E tolierent la mer cheuls de la nation ;
Dont mande... secours au riche roy Sanson,
''Et li mandèrent bien, s’ainçois l’Asension''
''Ne levoient le siège de le geste Mahon,''
''La ville renderoient pour avoir garison.''{{nvd|730}}
''Mais sé rendu se fusent au linage Mahon,''
''Noruège fust mise en tel destrusion''
''Que n’i fust demorée né ville, né maison !''
Et quant li roys oï des Turs l’establison,
Polibant i tramist, et o lui gens foison,
Qui tout les desconfi à l’aïde Jhésum.
Tant i fist de proèches n’est sé merveille non,
Et délivra le roy de la geste Mahon ;
''Ce fu bielle sience et noble avision.''
''Mieux vaut engiens que force, à le fois le dist-on.''{{nvd|740}}
{{em}}''Li rois de Noruèghe ot moult le coer dolent''
''Quant si faite nouvielle mandèrent li marcant,''
''Si dist à ses barons :'' « ''véci un roi mescant !''
« ''Sarasin me toront quanque jou ai vallant,''
« ''Car ne porai secoure Marmande, tant né cant ?'' »
{{em}}''« Sire,'' » ''ce dist Brandons, au hardit convenent,''
« ''Sé croire me volés, je vous ai en couvent''
« ''Je vous déliverai dou peule Tervagant.'' »
{{em}}''Et li rois respondi :'' « ''el ne vois désirant.'' »
''« Or tos,'' » ''ce dist Brandons,'' « ''voelliés-moi maintenant''{{nvd|750}}
« ''Trois mil hommes venir, tout à vostre commant ;''
« ''Et je ferai tel cose, s’il plaist à Dieu le grant,''
« ''Dont vous arés le coer baut et liet et joïant !'' »
{{em}}''Et li rois respondi :'' « ''bien m’i voi otriant.''
« ''Je fac mon marescal de vous, d’ore en avant.'' »
''Lors prist, Brandons, les gens au rice roi puissant ;''
''Et furent {{rom-min|·iij·|3}} mil homme hardit et combatant,''
''N’i a celui n’éuist boin destrier auférant :''
''Viers Marmande s’en vont, as esporons broçant.''
{{em}}''Or, oiiés de Brandommes, dont se va avisant :''{{nvd|760}}
</poem><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|68|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
« ''Né pour mort, né pour vie, n’iert cangiés mes estas.''
« ''Bien ferai le mésage si que bien le saras.'' »
''« Ciertes,'' » ''ce dist Brandons,'' « ''tant d’avoir en aras''
« ''Qu’à tous les jours d’el mont honnerés en seras !''
« ''Aventurer se doit li hons qui est au bas :''{{nvd|800}}
« ''De gaagnier journée ne puet-on estre cras.'' »
''« Sire,'' » ''dist li mésages,'' « ''pour Dieu ne vous anoie ;''
« ''Mieux ferai le mésage de dire ne saroie.'' »
''« Alés,'' » ''ce dist Brandons,'' « ''Jésus vous otroit joie !'' »
''Li més prent tos le brief où li are flanboie,''
''Viers Marmande s’en va, à un baston s’apoie ;''
''A faire le mescant fu li ente... soie.''
''Il a tant esploitiet, que vous en mentiroie,''
''Qu’en l’ost des Sarasins pierçut maint tret de soie ;''
''Il est en l’ost entrés toute la droite voie,''{{nvd|810}}
''Mais ensi qu’il pasoit sus l’erbe qui verdoie''
''Le vit {{rom-min|·j·|1}} Sarasin qui sur un mont ondoie.''
''Par dérière lui vint, s’el prist par le coroie,''
''Puis li dist :'' « ''crestiiens, vo robe sera moie ;''
« ''Je sarai, par Mahon, sé vous portés monnoie !''
« ''Bien en cuide avoir, seus, adont toute le proie.'' »
''Mais {{rom-min|·xv·|15}} Sarasins, trestous en une moie,''
''Yont clamé leur part. Dont, au mésage anoie,''
''Car il fu tant batus que sa tieste rongoie ;''
« ''Elas !'' » ''dist li mésages,'' « ''bien voi je me fourvoie,''{{nvd|820}}
« ''Qui droit-ci m’envoia, Dieux l’otroit male joie !'' »
''Li mésages fu tos... pris et retenus ;''
''Au roi des Ilandois, qui ot à non Marcus,''
''Fu li varlés menés qui moult estoit confus.''
''Et quant li rois le voit, sé li a dit :'' « ''bahus,''
« ''Ci-endroit t’amena Diables et Bregibus ;''
« ''C’ar tu seras ocis puisque tu crois Jésus !''
« ''Sé tu iés mésagiers, ne le me coile plus ?'' »
''« Oïl,'' » ''dist li mésages,'' « ''mais j’ai mon brief repus''
« ''En tel lieu que jamais ne seroit piercéus''{{nvd|830}}
</poem><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XV.|69}}</noinclude><poem>
« ''Sé je ne le monstroie ; mais il n’est jà véus,''
« ''S’en couvent ne m’avés que n’ière confondus :''
« ''Et je renoïerai celui qui fu vendus,''
« ''Car faus est qui le croit, quant en crois fu pendus !'' »
« ''Mésagiers,'' » ''dist li rois,'' « ''bien ait qui te porta !''
« ''Puisque renoiier voes le Dieu de ciaux delà,''
« ''Garde n’aras de mort ; or ne t’en doutes jà.'' »
« ''Sires,'' » ''dist li mésages,'' « ''mes cors les traïra,''
« ''Je voroie vir pendre cil qui chi m’envoïa !''
« ''Ce fu li rois Sansons, qui l’autr’ier me rouva''{{nvd|840}}
« ''Aler dedens Marmande, il le me commanda ;''
« ''Mais, sé puis esploitier, li miens corps s’en vengea''
« ''En toutes les manières c’aidier on vous pora.''
« ''Le paine et le consel mes cors i mètera,''
« ''Et je renoie Dieu qui pendre se laissa.'' »
''Adont, ens el despit de Dieu qui tout créa,''
''Fist une crois en tière et deseure pasa ;''
''Mais il dist coiëment, que nus ne l’escouta :''
« ''Dieu, je te pri miercit, ne te courèche jà !''
« ''Ce n’est pas de boin cuer que li miens cors fait là.'' »{{nvd|850}}
{{em}}''Adont li dist li rois :'' « ''balle-moi ce brief-là.'' »
''Li mésages s’asist, et si se descauça ;''
''Et hors de son sorler la lettre il en saca.''
''Et quant li rois le tint, par dedens regarda :''
''Le teneur en lisi ; as paiiens le conta,''
''A tous les {{rom-min|·xv·|15}} rois qu’en se tente manda.''
« ''Cha,'' » ''dit li rois d’Ilande,'' « ''à moi entendés ça ;''
« ''Véci le roi Sanson qu’à Marmande manda''
« ''Que devant {{rom-min|·vj·|6}} semaines il ne les secoura,''
« ''Et à ce propre jour il mande qu’il venra''{{nvd|860}}
« ''A tant de crestiiens qu’il se combatera.''
« ''Dormons séurement, car boine pièce i a.''
« ''Cha,'' » ''dît li rois d’Ilande,'' « ''nous poons bien dormir,''
« ''Et grandes matinées trestous les jours jésir ;''
« ''Quant nous avons ce jour il nous doit bien soufir.''
</poem><noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr|70|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
« ''Ne faisons nostre gent armer et fierviestir,''
« ''Né gaitier la nuitie, on ne nous puet nuisir :''
« ''Sé n’est devant la ville, toute nuit, sans fallir,''
« ''{{rom-min|·ij·|2}} hommes, ou trois, que nus n’en puist isir.''
« ''Pensons de nostre gent, et de no cors enplir''{{nvd|870}}
« ''Des vins et des viandes, pour no cors soustenir.''
« ''Puis que {{rom-min|·xl·|40}} jours a fait li rois quentir
« ''A ciaux de ceste ville pour lor vie garir ;''
« ''Anciaux que li rois viègne, les ferai asalir.''
« ''Et sé li rois venoit, ne nous puet-il nuisir,''
« ''C’ar poi de gent ara pour batalle tenir.'' »
''Dont véisiés cescuns durement resortir.''
{{em}}''Le mésagier ont fait aler, sans alentir,''
''Par dedens le cité, regarder et véir''
''Conbien il ont vitalle pour la ville tenir ;''{{nvd|880}}
''Et cus leur ot couvent oussi dou revenir,''
''Mais ançois qu’il reviègne aront tant à soufrir.''
{{em}}''Car Brandons de Falise, que Dieux puist bénéir,''
''Fait, par nuit et par jour, ses bataillés venir :''
''Toute nuit à nuitie ne prendèrent loisir,''
''Fors d’un petit mengier et d’un poi aséir.''
''Si bien vot ses journées, li bers Brandons, furnir,''
''Que la seconde nuit qu’il fist, as Turs, sentir''
''La lettre, et le mésage as Sarasins oïr,''
''Vint droit ou proumiers somme as Sarasins bastir ;''{{nvd|890}}
''Il a fait les {{rom-min|·iij·|3}} mille as {{rom-min|·iij·|3}} pars asalir.''
''Qui véist trés abatre et à tière flastrir,''
''Et les cordes coper et ardoir et bruir,''
''D’une grande miervelle se péuist esbahir !''
''Cescuns des crestiiens se faisoit haut oïr''
''En criant : « Noruèghe ! mort estes sans falir !'' »
''Là, firent Sarasins tèlement esmarir,''
''Que tout nut s’enfuïrent, n’ont loisir de viestir ;''
''Et crestiiens les vont tiestes et bras tolir.''
''Qui là véist Brandon ces rustes cos férir,''{{nvd|900}}
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|70|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
« ''Ne faisons nostre gent armer et fierviestir,''
« ''Né gaitier la nuitie, on ne nous puet nuisir :''
« ''Sé n’est devant la ville, toute nuit, sans fallir,''
« ''{{rom-min|·ij{{e|c}}·|200}} hommes, ou trois, que nus n’en puist isir.''
« ''Pensons de nostre gent, et de no cors enplir''{{nvd|870}}
« ''Des vins et des viandes, pour no cors soustenir.''
« ''Puis que {{rom-min|·xl·|40}} jours a fait li rois quentir''
« ''A ciaux de ceste ville pour lor vie garir ;''
« ''Anciaux que li rois viègne, les ferai asalir.''
« ''Et sé li rois venoit, ne nous puet-il nuisir,''
« ''C’ar poi de gent ara pour batalle tenir.'' »
''Dont véisiés cescuns durement resortir.''
{{em}}''Le mésagier ont fait aler, sans alentir,''
''Par dedens le cité, regarder et véir''
''Conbien il ont vitalle pour la ville tenir ;''{{nvd|880}}
''Et cus leur ot couvent oussi dou revenir,''
''Mais ançois qu’il reviègne aront tant à soufrir.''
{{em}}''Car Brandons de Falise, que Dieux puist bénéir,''
''Fait, par nuit et par jour, ses bataillés venir :''
''Toute nuit à nuitie ne prendèrent loisir,''
''Fors d’un petit mengier et d’un poi aséir.''
''Si bien vot ses journées, li bers Brandons, furnir,''
''Que la seconde nuit qu’il fist, as Turs, sentir''
''La lettre, et le mésage as Sarasins oïr,''
''Vint droit ou proumiers somme as Sarasins bastir ;''{{nvd|890}}
''Il a fait les {{rom-min|·iij·|3}} mille as {{rom-min|·iij·|3}} pars asalir.''
''Qui véist trés abatre et à tière flastrir,''
''Et les cordes coper et ardoir et bruïr,''
''D’une grande miervelle se péuist esbahir !''
''Cescuns des crestiiens se faisoit haut oïr''
''En criant :'' « ''Noruèghe ! mort estes sans falir !'' »
''Là, firent Sarasins tèlement esmarir,''
''Que tout nut s’enfuïrent, n’ont loisir de viestir ;''
''Et crestiiens les vont tiestes et bras tolir.''
''Qui là véist Brandon ces rustes cos férir,''{{nvd|900}}
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/487
104
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2026-09-23T15:44:28Z
Havang(nl)
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XV.|71}}</noinclude><poem>''Coper tiestes et bras, et ciervielles partir ;''
''D’el mileur cevalier, li péuist souvenir,''
''Qui fust en tout le monde pour Sarasins honnir.''
''Droit en milieu de l’ost fist s’ensengne tenir :''
''Là, se sont asamblé tout cil qu’il fist partir,''
''Et Sarasins s’enfuient, n’ont loisir de tenir.''
''Il n’ont nésun raloi pour batalle tenir,''
''Et sé sont désarmés qui les fait esbaubir ;''
''Ne cuidasent jamais c’on les venist véir,
''Tant que {{rom-min|·xl·|40}} jours péuissent acomplir,''{{nvd|910}}
''Mais on ne doit pas croire tout ce qu’on fait oïr.''
''On ne doit mie croire tout ce qu’on dist souvent,''
''Car sé li uns dist voir, uns autres vient qui ment.''
{{em}}''Li Sarasin en furent décéut tèlement,''
''Que piet n’en escapa, ne fusent à tourment''
''Ocit en le nuitie et le jour ensément ;''
''Car Brandons de Falise se prouva tèlement''
''Par l’aide de Dieu, à cui li mons apent,''
''Que des {{rom-min|·xv·|15}} rois furent les {{rom-min|·vj·|6}} mors à tourment,''
''Et li {{rom-min|·ix·|9}} furent pris en vie sauvement.''{{nvd|920}}
''Sarasin furent mort assés honteusement,''
''Car en fuiant morurent, li Sarasins pulent ;''
''Il n’orent, par nul homme, confort ... n’algement.''
''La batalle est vaincue. Qui dont véist no gent''
''Acourir au gagna moult esforciement,''
''Et tout cil de Marmande ; il vinrent liëment,''
''Les mors crestiiens font entiérer noblement.''
''Sarasin sont, tout nut, sus le plaigne sanglant :''
''Li oisiel et les biestes les menguent .... souvent.''
{{em}}Seignour, quant Brandons ot le Sarasine gent{{nvd|930}}
Desconfite, et vaincue, et livré à tourment ;
Arière repaira, et li sien ensément,
Jusques au roy Sanson qui tant ot d’escient.
Quant il sot l’aventure, liés en fu durement ;
Moult enama Brandon et li fist maint présent,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-09-24T07:00:26Z
Manseng
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/* Validée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XV.|71}}</noinclude><poem>
''Coper tiestes et bras, et ciervielles partir ;''
''D’el mileur cevalier, li péuist souvenir,''
''Qui fust en tout le monde pour Sarasins honnir.''
''Droit en milieu de l’ost fist s’ensengne tenir :''
''Là, se sont asamblé tout cil qu’il fist partir,''
''Et Sarasins s’enfuient, n’ont loisir de tenir.''
''Il n’ont nésun raloi pour batalle tenir,''
''Et sé sont désarmés qui les fait esbaubir ;''
''Ne cuidasent jamais c’on les venist véir,''
''Tant que {{rom-min|·xl·|40}} jours péuissent acomplir,''{{nvd|910}}
''Mais on ne doit pas croire tout ce qu’on fait oïr.''
''On ne doit mie croire tout ce qu’on dist souvent,''
''Car sé li uns dist voir, uns autres vient qui ment.''
{{em}}''Li Sarasin en furent décéut tèlement,''
''Que piet n’en escapa, ne fusent à tourment''
''Ocit en le nuitie et le jour ensément ;''
''Car Brandons de Falise se prouva tèlement''
''Par l’aïde de Dieu, à cui li mons apent,''
''Que des {{rom-min|·xv·|15}} rois furent les {{rom-min|·vj·|6}} mors à tourment,''
''Et li {{rom-min|·ix·|9}} furent pris en vie sauvement.''{{nvd|920}}
''Sarasin furent mort assés honteusement,''
''Car en fuïant morurent, li Sarasins pulent ;''
''Il n’orent, par nul homme, confort.... n’algement.''
''La batalle est vaincue. Qui dont véist no gent''
''Acourir au gagna moult esforciëment,''
''Et tout cil de Marmande ; il vinrent liëment,''
''Les mors crestiiens font entiérer noblement.''
''Sarasin sont, tout nut, sus le plaigne sanglant :''
''Li oisiel et les biestes les menguent.... souvent.''
{{em}}Seignour, quant Brandons ot le Sarasine gent{{nvd|930}}
Desconfite, et vaincue, et livré à tourment ;
Arière repaira, et li sien ensément,
Jusques au roy Sanson qui tant ot d’escient.
Quant il sot l’aventure, liés en fu durement ;
Moult enama Brandon et li fist maint présent,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|72|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
Et li fist sénescal de tout son chasement.
Et le bèle Constance, qui de biauté resplent,
Enama si Brandon, d’amoureus sentément,
Qu’elle ne poet dormir ni asomme ne prent.
{{em}}Une fois fist mander Brandon privéëment,{{nvd|940}}
Et de s’amour li fist {{rom-min|·j·|1}} bel ottriëment :
Mais chairtes, chuis Brandons n’en poet avoir talent
De faire nul péchiet, car adès il entent
A l’amour Jhésu-Crist qui ne faut, né ne ment.
S’en fist à le puchelle {{rom-min|·j·|1}} tel refusement
Que mie ne li plot ; le cor en ot dolent.
Pluiseurs ''fois'' le manda et moult privéëment,
Mais Brandons n’avoit cure de son atraiëment.
Quant vit ''que'' de la belle avoit l’encantement,
Si vint au roy Sanson et li dist hautement :{{nvd|950}}
« Roys, je te pri un don et requir vistement ? »
{{em}}Et li rois li ottrie et lui dist liëment :
« Bien poés demander à vo commandement ;
« Sé vous ne demandés ma courone d’argent,
« Ne vous escondirai riens dont aïés talent. »
« Sire, » che dist Brandons, « je vous prie humblement
« Que je puisse warder, bien et paisiblement,
« Les vakes de la ville avironnéëment ;
« Il convient qu’ensi soit, car j’en ai grant talent. »
Et quant li roys l’owi, grande pitiet en prent ;{{nvd|960}}
Bien voit qu’il estoit plains de bon espirement,
Sé li a dit : « Brandon, par le mien sérement,
« Ne vous voeil destourner che que Diex vous aprent.
« Vous poés moult bien faire vostre commandement,
« Mais sé il vous failoit monnoye, ni argent,
« Je n’ai riens qui vous soit escondis nullement. »
Dont se parti Brandons, et {{rom-min|·j·|1}} povre abit prent,
Si se prist à garder les vaches bonnement ;
Et s’aprendoit ches heures et à lire ensément,
Par delès {{rom-min|·j·|1}} buisson les racordoit souvent.{{nvd|970}}
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/489
104
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2026-09-24T07:13:46Z
Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XV.|73}}</noinclude><poem>
Non contrestant, la dame qui l’amoit loïaument
L’aloit veior as champs, tous les jours, humblement ;
Et li disoit : « amis, con j’ai le coer dolent
« Que vous ne me voleis amer parfaitement ! »
Et quant Brandons le vit de tel aloïement,
Une fois l’esgarda de ches iex douchement ;
Si ot une pensée qui à nature apent.
Lors, se remort en lui, en disant fièrement :
« A ! déables, » dist-il, « tu soutilles forment
« Pour moi à déchevoir par ton encantement ? »{{nvd|980}}
Lors prist-il une graffe, qui pas n’estoit d’argent,
Droit en l’un de ches iex le bouta tèlement
Qu’il fist son oeil ''voler'' sus l’erbe qui resplent ;
Pour le regart que fist, en prist tel vengement.
Quant le vit la pucelle, lors li fist sérement
Jamais ne li verroit reveior nullement.
A ches mos s’en parti qu’onkes congiet n’i prent.
{{em}}Tamps est que de Brandon je laise le parler,
Car puis devient-il mones, si con j’oïs conter ;
Diex li aprist si bien à lire et à chanter{{nvd|990}}
Que puissedi fu albes, saintement vol régner.
{{em}}Or vous lairai de lui, si vous vaurai conter
Du gentil Baudewin qui tant naga par mer
Qu’à wissant arriva, sus terre ala monter.
Tant se volt, li vassaus, esploitier et esrer,
Qu’à Albeville vint : là, se va hosteler,
Chiés {{rom-min|·j·|1}} moult riche hostel demoura au souper.
E lendemain matin, quant solaus dut lever,
S’en ala au ''moustier'' le service escouter.
Envers le court du duc s’en va sans déporter ;{{nvd|1000}}
{{rom-min|·j·|1}} escuïer perchuit, si li va demander :
« Biau sire, où est li duc qui tant fait à loer ? »
{{em}}« Vassaus, » dît l’escuïers, « vous n’i poés parler,
« Malades gist, li dux, si ne se poet lever.
« A {{rom-min|·j·|1}} tournoi ala, à Compiengne, jouer ;
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-09-24T07:17:50Z
Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XV.|73}}</noinclude><poem>
Non contrestant, la dame qui l’amoit loïaument
L’aloit veior as champs, tous les jours, humblement ;
Et li disoit : « amis, con j’ai le coer dolent
« Que vous ne me voleis amer parfaitement ! »
Et quant Brandons le vit de tel aloïement,
Une fois l’esgarda de ches iex douchement ;
Si ot une pensée qui à nature apent.
Lors, se remort en lui, en disant fièrement :
« A ! déables, » dist-il, « tu soutilles forment
« Pour moi à déchevoir par ton encantement ? »{{nvd|980}}
Lors prist-il une graffe, qui pas n’estoit d’argent,
Droit en l’un de ches iex le bouta tèlement
Qu’il fist son oeil ''voler'' sus l’erbe qui resplent ;
Pour le regart que fist, en prist tel vengement.
Quant le vit la pucelle, lors li fist sérement
Jamais ne li verroit reveior nullement.
A ches mos s’en parti qu’onkes congiet n’i prent.
{{em}}Tamps est que de Brandon je laise le parler,
Car puis devient-il mones, si con j’oïs conter ;
Diex li aprist si bien à lire et à chanter{{nvd|990}}
Que puissedi fu albes, saintement vol régner.
{{em}}Or vous lairai de lui, si vous vaurai conter
Du gentil Baudewin qui tant naga par mer
Qu’à wissant arriva, sus terre ala monter.
Tant se volt, li vassaus, esploitier et esrer,
Qu’à Albeville vint : là, se va hosteler,
Chiés {{rom-min|·j·|1}} moult riche hostel demoura au souper.
E lendemain matin, quant solaus dut lever,
S’en ala au ''moustier'' le service escouter.
Envers le court du duc s’en va sans déporter ;{{nvd|1000}}
{{rom-min|·j·|1}} escuïer perchuit, si li va demander :
« Biau sire, où est li duc qui tant fait à loer ? »
{{em}}« Vassaus, » dît l’escuïers, « vous n’i poés parler,
« Malades gist, li dux, si ne se poet lever.
« A {{rom-min|·j·|1}} tournoi ala, à Compiengne, jouer ;
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<references/></noinclude>
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Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/490
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2026-09-24T07:33:04Z
Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|74|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
« Plus d’armes il ''i'' fist qu’il ne poet endurer,
« S’est tèlement froissiés qu’il ne se poet lever.
« Mais sa soer est là-sus où on va délivrer
« De toutes les besongnes dont en voeilt ordener. »
Quant Baudewins l’entent, dont n’i volt arrester ;{{nvd|1010}}
Au palais est venus, qui tant fait à loer :
Là, vit une puchelle, qui moult ot le vis cler,
Bèle et douche et plaisans, et simple en son parler ;
O lui mainte puchelle et maint chevalier ber,
En plain parlement fu où estoient li per.
{{em}}Quant Baudewins le vi, dont le va saluer
Et dist : « chuis Dame-Diex qui tout a à sauver,
« Qui se laisa en crois traveillier et péner,
« Il garice madame que je voi là ester ;
« Et tous les chevaliers voille aussi Diex garder ! »{{nvd|1020}}
Adont li chevalier vont les sourciex lever,
''Regardent Baudewin, le jone baceler,''
''Qui bien samble gentis et fieux de rice ber ;''
''Car sé ce fust uns rois, n’el péuist-on blâmer.''
''Encontre Baudewin se vont trestous lever,''
« Sire, » font-il à lui, « avés riens à parler
« De quoi nous vous puissions aidier et conforter ? »
{{em}}La dame de Ponthieu li a dit haut et cler :
« Sire, bien veigniés-vous, par Dieu qui fist la mer !
« Quels besons vous a fait chà-desseure monter ? »{{nvd|1030}}
{{em}}« Dame, » dist Baudewins, « je voeil à vous parler
« D’une coze, en secré, pour vostre pris monter,
« ''Où il n’ait que nous deux. Ce n’est mie d’amer,''
« ''Car ciertes g’i poroie moult petit pourfiter,''
« ''N’i poroie avenir né si très haut monter ;''
« ''Si n’est pas pour autrui que vous voelle alourder,''
« ''Car s’uns hons m’envoïoit à s’amie parler,''
« ''Je feroie l’oisiel par mon faucon plumer.''
« Dame, » dist Baudewins, « ne vous déplaise mie,
« Je voeil à vous parler sans vostre baronnie ;{{nvd|1040}}
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Sulte - La langue française en Canada, 1898.pdf/24
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2026-09-23T20:32:45Z
Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|26|LA LANGUE FRANÇAISE EN CANADA||t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude><nowiki/>
{{2o}}.{{iv|0.5}}Les Canadiens, étant électeurs, ont droit d’exiger que les mesures politiques qui les intéressent soient portées à leur connaissance dans la langue qu’ils parlent.
{{3o}}.{{iv|0.5}}Ce n’est point l’uniformité du langage qui assure la fidélité d’un peuple, et les Canadiens ont prouvé leur fidélité à la couronne anglaise en plus d’une circonstance.
« Le discours de {{M.|de}} {{nec|Lotbinière}} fit son effet ; on nomma un traducteur de l’assemblée législative. La langue française continua d’être employée dans la législature et les cours de justice. »
Lord Durham, haut commissaire de la couronne envoyé au Canada, en{{lié}}1839, pour étudier l’état politique de cette colonie et trouver les moyens de réduire ou museler l’élément français, s’est acquitté de sa tache avec conscience et habileté. S’il ne nous a pas écrasés ce n’est pas sa faute. Toutefois, tenons-lui compte des bonnes paroles que la vérité a fait jaillir comme naturellement de sa plume :
« La négligence soutenue du gouvernement<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Sulte - La langue française en Canada, 1898.pdf/25
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2026-09-23T20:35:07Z
Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LA LANGUE FRANÇAISE EN CANADA|27|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>anglais laisse la masse des Canadiens-français sans aucune des institutions qui les pourraient élever dans l’ordre de la liberté et de la civilisation. Ce gouvernement les a privés des ressources de cette nature et sans leur conférer les institutions du {{lang|en|self-government}}. Quoiqu’il en soit, l’assertion généralement répandue que toutes les classes de la société canadienne-française sont également ignorantes est tout-à-fait erronée.
« J’incline à croire que la plus grande somme de raffinement intellectuel, de la pensée dans l’ordre spéculatif, et de connaissances que puisse procurer la lecture, se trouve, sauf quelques brillantes exceptions, du côté des Canadiens-français. »
Voilà près de soixante ans que ce qui précède est écrit. Nous étions alors sous les ordres du vainqueur depuis quatre-{{corr|vingt|vingts}} ans déjà, luttant chaque jour pour échapper à la mort nationale, pour prendre notre place au soleil. Dix ans après la visite de lord Durham, nous avions 108,000{{lié}}enfants aux écoles ; en{{lié}}1870, il y en avait{{lié}}217,000. Dans cet intervalle,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Sulte - La langue française en Canada, 1898.pdf/98
104
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2026-09-23T13:21:24Z
Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|100|LA LANGUE FRANÇAISE EN CANADA||t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude><nowiki/>
Mais il y aurait une autre étude encore plus piquante à faire sur cet écrivain. Veuillez rapprocher de la « critique méritée » que j’ai reproduite plus haut, les lignes suivantes extraites des ''Mélanges'' de {{M.|Hubert}} {{nec|{{corr|Larue|LaRue}}}}, de Québec, page{{lié}}21 :
« Ils sont bien rares ceux d’entre nous qui, dans la conversation ordinaire {{corr|n’hésite|n’hésitent}} pas, ne bégaient pas à tout instant, pour attendre le mot propre, ou la tournure de phrase qui leur fait défaut. D’une phrase que nous n’avons pas complétée, nous passons à une autre que nous ne {{corr|completons|complétons}} pas ; et, à la fin, nous suppléons à ce que nous voudrions dire par ces mots : “Vous savez, vous savez”. »
{{M.|Francisque}} Michel dit, dans une note où il est cité plusieurs opuscules canadiens, que le travail de {{M.|{{nec|{{corr|Larue|LaRue}}}}}} lui a « beaucoup servi ». Personne n’en doutera. Lisez encore et comparez :
{{il|0.5}}
<noinclude>{| {{ts|095%|bc|lh130}}
|-
| width=48% {{ts|ac|pr1.5|br1}} | {{M.|{{pc|{{nec|{{corr|Larue|LaRue}}}}}}}} || width=48% {{ts|ac|pl1.0}} | {{M.|{{pc|Michel}}}}
|-
| width=48% {{ts|pr1.5|br1|vat}} | {{em}}Ainsi, les marchands tailleurs vous demandent si vous voulez que votre pantalon soit ''{{lang|en|tight}}'' ou ''{{lang|en|loose}}'' ; les marchands de nou- || width=48% {{ts|pl1.0|vat}} | {{em}}Les tailleurs vous demanderont si vous désirez que votre pantalon soit ''{{lang|en|tight}}'' ou ''{{lang|en|loose}}''… Les marchands de nouveautés se pro-
|}</noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
dy6syicn8r98w047o39tgva3zmqiipz
Page:Sulte - La langue française en Canada, 1898.pdf/99
104
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LA LANGUE FRANÇAISE EN CANADA|101|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude><noinclude>{| {{ts|095%|bc|lh130}}
|-
| width=48% {{ts|pr1.5|br1|vat}} | veautés proclament qu’ils débitent des ''marchandises sèches'' ({{lang|en|dry goods}}) : ce qui fait supposer tout naturellement que leurs voisins vendent des marchandises mouillées. Les commis-marchands vous présentent des gants de ''{{lang|en|kid}}'', et s’offrent à les ''{{lang|en|stretcher}}''. Ils veulent vous vendre un ''{{lang|en|scarf}}'', un ''{{lang|en|cloud}}'', des ''{{lang|en|hoops}}'', au plus bas prix, pour du ''{{lang|en|cash}}'', parce qu’ils ''clairent'' leur magasin et vident leur ''{{lang|en|stock}}''. Ils affichent parfois dans leurs vitrages des placards impayables ; tout le monde a vu celui-ci : ''Grande vente pour vider''. Les marchands de farine exposent à vos yeux des ''simples'' (pour ''{{lang|en|samples}}'', échantillons) de leurs produits.<br>{{em}}Il est entre bien d’autres, une tournure de phrase dont les || width=48% {{ts|pl1.0|vat}} | clament négociants en marchandises sèches « {{lang|en|dry goods}} », ce qui doit sembler à un étranger l’indice d’une manœuvre déloyale, d’un parti pris de ''déprimer'' les denrées du voisin. Les mêmes vous présentent des gants de ''{{lang|en|kid}}'' et s’offrent à les ''{{lang|en|stretcher}}'' ; ils vous proposent une ''{{lang|en|scarf}}'', un ''{{lang|en|cloud}}'', des ''{{lang|en|hoops}}'', qu’ils vous ''chargeront'' au plus juste prix pour du ''{{lang|en|cash}}'', parce qu’ils ''clairent'' leur magasin et vident leur ''{{lang|en|stock}}''. Jetez plutôt les yeux sur leurs ''{{lang|en|bills}}'' affichés à leurs carreaux : ''Grande vente pour vider''. Les marchands de fleur de farine (c’est-à-dire en anglais ''{{lang|en|flour}}'') exposent à votre vue des ''simples'', c’est-à-dire des échantillons (''{{lang|en|samples}}''), des produits du pays…<br>{{em}}Au palais de justice, dans la Chambre des
|}</noinclude>
<includeonly>{| {{ts|095%|bc|lh130}}
|-
| width=48% {{ts|ac|pr1.5|br1}} | {{M.|{{pc|{{nec|{{corr|Larue|LaRue}}}}}}}} || width=48% {{ts|ac|pl1.0}} | {{M.|{{pc|Michel}}}}
|-
| width=48% {{ts|pr1.5|br1|vat}} | {{em}}Ainsi, les marchands tailleurs vous demandent si vous voulez que votre pantalon soit ''{{lang|en|tight}}'' ou ''{{lang|en|loose}}'' ; les marchands de nouveautés proclament qu’ils débitent des ''marchandises sèches'' ({{lang|en|dry goods}}) : ce qui fait supposer tout naturellement que leurs voisins vendent des marchandises mouillées. Les commis-marchands vous présentent des gants de ''{{lang|en|kid}}'', et s’offrent à les ''{{lang|en|stretcher}}''. Ils veulent vous vendre un ''{{lang|en|scarf}}'', un ''{{lang|en|cloud}}'', des ''{{lang|en|hoops}}'', au plus bas prix, pour du ''{{lang|en|cash}}'', parce qu’ils ''clairent'' leur magasin et vident leur ''{{lang|en|stock}}''. Ils affichent parfois dans leurs vitrages des placards impayables ; tout le monde a vu celui-ci : ''Grande vente pour vider''. Les marchands de farine exposent à vos yeux des ''simples'' (pour ''{{lang|en|samples}}'', échantillons) de leurs produits.<br>{{em}}Il est entre bien d’autres, une tournure de phrase dont les avocats abusent singulièrement et qu’ils devraient bien une fois pour toutes, bannir de leurs locutions judiciaires. À tous moments, vous les entendrez s’écrier : « Vos honneurs ''savez'', vos honneurs ''comprenez'' ». La construction gram­maticale exigerait certainement : « Vos honneurs savent, vos honneurs comprennent ». Le verbe ''voir'', paraît-il, à la troisième personne du singulier du futur présent, accolé au mot « Votre honneur » aurait une consonnance désagréable pour l’oreille !… Je n’en dirai pas plus à l’adresse de nos avocats… lorsque vous avez le malheur de leur déplaire, rien ne les embarrasse moins que de vous ''capiasser''.|| width=48% {{ts|pl1.0|vat}} | {{em}}Les tailleurs vous demanderont si vous désirez que votre pantalon soit ''{{lang|en|tight}}'' ou ''{{lang|en|loose}}''… Les marchands de nouveautés se proclament négociants en marchandises sèches « {{lang|en|dry goods}} », ce qui doit sembler à un étranger l’indice d’une manœuvre déloyale, d’un parti pris de ''déprimer'' les denrées du voisin. Les mêmes vous présentent des gants de ''{{lang|en|kid}}'' et s’offrent à les ''{{lang|en|stretcher}}'' ; ils vous proposent une ''{{lang|en|scarf}}'', un ''{{lang|en|cloud}}'', des ''{{lang|en|hoops}}'', qu’ils vous ''chargeront'' au plus juste prix pour du ''{{lang|en|cash}}'', parce qu’ils ''clairent'' leur magasin et vident leur ''{{lang|en|stock}}''. Jetez plutôt les yeux sur leurs ''{{lang|en|bills}}'' affichés à leurs carreaux : ''Grande vente pour vider''. Les marchands de fleur de farine (c’est-à-dire en anglais ''{{lang|en|flour}}'') exposent à votre vue des ''simples'', c’est-à-dire des échantillons (''{{lang|en|samples}}''), des produits du pays…<br>{{em}}Au palais de justice, dans la Chambre des Communes d’Ottawa ou dans les Chambres locales, on emploie nombre de locutions réprouvées par la grammaire française. À n’en citer qu’une seule, les orateurs disent à tout moment : « Vos honneurs savez, vos honneurs comprenez, » au lieu de « Vos honneurs savent, vos honneurs comprennent. » Un avocat facétieux auquel je signalais un pareil solécisme, cherchait à le justifier en m’objectant le scandale qui arriverait si, s’adressant à un législateur ou à un magistrat, un orateur ou un membre du barreau lui disait « Votre Honneur verra. » Il y aurait, ajoutait-il en riant, de quoi le ''capiasser''.
|}</includeonly><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Sulte - La langue française en Canada, 1898.pdf/100
104
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|-
| width=48% {{ts|pr1.5|br1|vat}} |avocats abusent singulièrement et qu’ils devraient bien une fois pour toutes, bannir de leurs locutions judiciaires. À tous moments, vous les entendrez s’écrier : « Vos honneurs ''savez'', vos honneurs ''comprenez'' ». La construction gram­maticale exigerait certainement : « Vos honneurs savent, vos honneurs comprennent ». Le verbe ''voir'', paraît-il, à la troisième personne du singulier du futur présent, accolé au mot « Votre honneur » aurait une consonnance désagréable pour l’oreille !… Je n’en dirai pas plus à l’adresse de nos avocats… lorsque vous avez le malheur de leur déplaire, rien ne les embarrasse moins que de vous ''capiasser''.|| width=48% {{ts|pl1.0|vat}} | Communes d’Ottawa ou dans les Chambres locales, on emploie nombre de locutions réprouvées par la grammaire française. À n’en citer qu’une seule, les orateurs disent à tout moment : « Vos honneurs savez, vos honneurs comprenez, » au lieu de « Vos honneurs savent, vos honneurs comprennent. » Un avocat facétieux auquel je signalais un pareil solécisme, cherchait à le justifier en m’objectant le scandale qui arriverait si, s’adressant à un législateur ou à un magistrat, un orateur ou un membre du barreau lui disait « Votre Honneur verra. » Il y aurait, ajoutait-il en riant, de quoi le ''capiasser''.
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{{il|0.5}}
{{em}}Et ainsi de suite ; tout le travail de {{M.|{{nec|LaRue}}}} y passe. La seule différence entre les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Sulte - La langue française en Canada, 1898.pdf/101
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LA LANGUE FRANÇAISE EN CANADA|103|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>deux auteurs, c’est que l’un donne comme fautes générales, comme notre langage habituel, ce que l’autre nous reproche, à nous, ses compatriotes, comme de trop fréquentes exceptions et nous signale comme un ridicule en même temps qu’un péril. Et néanmoins l’écrivain français reprend {{M.|{{nec|LaRue}}}} pour avoir dit ''en'' Canada. De sa part, cette critique frise l’ingratitude.
{{M.|Francisque}} Michel s’est fait remarquer par une histoire du commerce de Bordeaux et par ses recherches sur le pays des Basques : espérons que dans ces deux ouvrages il s’est montré plus ''original'' que dans l’étude dont nous venons de donner un {{corr|aperçu."|aperçu.}}
{{***|m=1em}}
Pour l’édification des personnes qui n’ont pas fait une étude spéciale de l’état de la langue en France sous {{roi|Louis|XIV}}, c’est à dire au temps où nos pères sont venus s’établir en Canada, nous reproduisons une lettre que {{M.|l’abbé}} {{abri|{{nobr|H.-R.}}{{lié}}Casgrain}}, de Québec, a livré à la presse en novembre{{lié}}1897 :<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{M.|Francisque}} Michel s’est fait remarquer par une histoire du commerce de Bordeaux et par ses recherches sur le pays des Basques : espérons que dans ces deux ouvrages il s’est montré plus ''original'' que dans l’étude dont nous venons de donner un {{corr|aperçu."|aperçu.}}
{{***|m=1em}}
{{a|Pour l’édification des personnes qui n’ont pas fait une étude spéciale de l’état de la langue en France sous {{roi|Louis|XIV}}, c’est à dire au temps où nos pères sont venus s’établir en Canada, nous reproduisons une lettre que {{M.|l’abbé}} {{abri|{{nobr|H.-R.}}{{lié}}Casgrain}}, de Québec, a livré à la presse en novembre{{lié}}1897 :|-2|2}}<noinclude>
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Page:Sulte - La langue française en Canada, 1898.pdf/102
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|104|LA LANGUE FRANÇAISE EN CANADA||t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>{{p début|95|m=0.5em}}
« Les Français du vieux pays nous ont répété bien des fois, et nous disent encore, quand ils veulent nous être agréables, que nous parlons le français du dix-septième siècle. La plupart d’entre nous prennent ce compliment sous toute réserve, car ils ne peuvent se dissimuler que trop souvent nous parlons un français détestable, nous surtout qui sommes rangés parmi la classe instruite. Aussi applaudissons-nous de tout cœur aux efforts qui se font depuis quelques années, particulièrement dans nos maisons d’éducation, pour la réforme du langage, surtout celle de la prononciation.
Hier, en passant sur le marché, j’entendais crier une revendeuse qui regardait les petits moineaux sur la neige de la rue : “Je crais qui vont avoir frèt st hiver ; i{{lié}}mangent aisément à st heure ; mais bin vite on en trouvera quèqu’un de morts ; i{{lié}}vont se cacher par bandes su note fenil ; i{{lié}}zaiment ça.”
Quel baragouin, me disais-je. En bon français, on devrait dire : “Je crois qu’ils vont avoir froid cet hiver. Ils mangent aisément à cette heure ; mais bien vite on en trouvera quelqu’un de mort. Ils vont se cacher par bandes sur notre fenil. Ils aiment cela.”
Rentré chez moi, j’ouvre par hasard un
{{p fin de page}}<noinclude>
<references/></noinclude>
8n3z97cb3d6p1de1kyp2qb0jxyq3rrs
Page:Sulte - La langue française en Canada, 1898.pdf/105
104
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LA LANGUE FRANÇAISE EN CANADA|107|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>{{p début de page|95|m=0.5em}}dernier, notamment à la cour. Après les avoir lues, j’ai dû m’avouer que la revendeuse du marché parlait en bon français d’autrefois, comme les rois de France. Le même chapitre de la ''prononciation'' contient encore bien d’autres surprises que le manque d’espace m’empêche d’indiquer ici.
Les étrangers à la langue française qui prétendent que nos habitants parlent en patois, {{corr|ferait|feraient}} bien de lire la grammaire de Restaut avant de se prononcer. » {{p fin}}
{{il|0.5}}
Nous verrions avec plaisir la publication des autres parties de l’ouvrage en question car elles renferment en raccourci ce que l’on trouve en détail dans l’histoire de la littérature française.
{{***|m=1em}}
C’est-à-dire, pour terminer, que, sur cent personnes qui se mêlent de juger notre langage, il y en a quatre vingt-dix-neuf qui n’ont jamais étudié ces matières.
{{c|FIN|fs=110%|m=2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LA LANGUE FRANÇAISE EN CANADA|107|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>{{p début de page|95|m=0.5em}}dernier, notamment à la cour. Après les avoir lues, j’ai dû m’avouer que la revendeuse du marché parlait en bon français d’autrefois, comme les rois de France. Le même chapitre de la ''prononciation'' contient encore bien d’autres surprises que le manque d’espace m’empêche d’indiquer ici.
Les étrangers à la langue française qui prétendent que nos habitants parlent en patois, {{corr|ferait|feraient}} bien de lire la grammaire de Restaut avant de se prononcer. »
{{p fin}}
{{il|0.5}}
Nous verrions avec plaisir la publication des autres parties de l’ouvrage en question car elles renferment en raccourci ce que l’on trouve en détail dans l’histoire de la littérature française.
{{***|m=1em}}
C’est-à-dire, pour terminer, que, sur cent personnes qui se mêlent de juger notre langage, il y en a quatre vingt-dix-neuf qui n’ont jamais étudié ces matières.
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LA LANGUE FRANÇAISE EN CANADA|107|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>{{p début de page|95|m=0.5em}}dernier, notamment à la cour. Après les avoir lues, j’ai dû m’avouer que la revendeuse du marché parlait en bon français d’autrefois, comme les rois de France. Le même chapitre de la ''prononciation'' contient encore bien d’autres surprises que le manque d’espace m’empêche d’indiquer{{lié}}ici.
Les étrangers à la langue française qui prétendent que nos habitants parlent en patois, {{corr|ferait|feraient}} bien de lire la grammaire de Restaut avant de se prononcer. »
{{p fin}}
{{il|0.5}}
Nous verrions avec plaisir la publication des autres parties de l’ouvrage en question car elles renferment en raccourci ce que l’on trouve en détail dans l’histoire de la littérature française.
{{***|m=1em}}
C’est-à-dire, pour terminer, que, sur cent personnes qui se mêlent de juger notre langage, il y en a quatre vingt-dix-neuf qui n’ont jamais étudié ces matières.
{{c|FIN|fs=110%|m=2em}}<noinclude>
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Utilisateur:Psephos/Bouton2.js
2
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2026-09-23T16:22:03Z
Psephos
145984
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javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// Notes/explication éventuellement : [[Utilisateur:Psephos/Bouton2]]
const Liste_Remplacements = [
/*___________________(r)établir le contexte______________________*/
//D’abord,
[/ſ/, "s"],
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
//taches oscérisées etc.
[/·/, ""],
//lettres avec taches at-tach-ées ou grecs etc
[/[ą]/, "a"],
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ł]/, "l"],
[/[ÓÒ]/, "O"], //éventuellement ça pourrait être Ô mais faux->faux = ✅
[/[Μм]/, "M"],
[/[ş]/, "s"],
[/[ț]/, "t"],
[/ú/, "û"], // à voir si plus fréquent pour "u" ou "û"
[/[ž]/, "z"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐 « à » suivi d'une lettre => â
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
//petite mise en forme au cas où
/* [/([!?.,])(?![<)|'}0-9])([^\s])/, "$1 $2"], // plus difficile pour [;:]
[/([«])(?!\s)/, "$1 "],
[/([^\s])([!»?])/, "$1 $2"], */ //rarement nécessaire…
[/(?<!^)([^\s(])&/, "$1 &"], [/&([^)c \],])/, "& $1"], //ça par contre
[/([a-zâêîôûàèùäëïüé])([A-ZÉ])/u, "$1 $2"], // 🧐🧐
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/( ){2,}/, " "],
/*_____Section corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton______*/
//traits d'union supprimés
[/(?<!\p{L})tr(e|è)s(\p{L})/u, "tr$1s-$2"], //🧐🧐
//straight-up erreurs
[/(?<![A-ZÉ][,.]) v\. a\./, " y a"],
[/\baussilanim/, "pusillanim"],
[/\b(d|l)’ss/, "$1’Is"],
//erreurs mais particuliers à orthographe plus ancienne ou rare dans Trév.
[/\bcafricainre\b/, "carricature"],
[/remefermens/, "remercimens"],
[/semeferment/, "remerciment"],
[/([dD])ictman(s|t)/, "$1iaman$2"],
[/vêou/, "vêcu"],
// correction partielle pas entièrement réussie
[/faisist/, "saisiss"],
[/subsissance/, "subsistance"],
[/hésist/, "hériss"],
[/affissan/, "assistan"],
[/pestileux/, "perilleux"],
[/pestis/, "perils"],
[/\bprofent/, "proscrit"],
//noms propres normaux/français
[/Hétoffe/, "Héloïse"],
[/(?<![\p{L}])Br est(?![\p{L}])/u, "Brest"],
[/(?<![\p{L}])serôme(?![\p{L}])/u, "Jerôme"], // (sans «é»)
//noms propres moins fréquens
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Candestie/, "Candeille"],
[/Desso(ntain|rg)es/, "Desfo$1es"],
[/d’dessin/, "d’Henin"],
[/Cararriere/, "Caraccioli"],
[/Hainstrun/, "Hamilton"],
[/Moselle t/, "Morellet"],
[/Strassord/, "Stratford"],
// cas très-particulier trévoux
[/\n\n(\{\{sc\|[\p{L}]+\}\}\.)(?=\n)/u, " $1"], // pour poèmes il faut peut-être toujours UN \n mais.. 🧐
/*_____SECTION________Remplacements quasi certains_________/J’ai une certaine confiance lol__________*/
// de chaînes de caractères au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR (souvent pcq pas accent)
[/fç/, "sç"],
[/(?<!\bn)aif(?!ort)/, "ais"],
[/aisf/, "aiss"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/fiaf(?=[tm])/, "sias"],
[/groff/, "gross"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"], // « escrire » &c.
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efd/, "esd"],
[/(e|è)fe(?![\p{L}])/u, "$1se"], // -èse
[/[ce]fm/, "esm"],
[/[ce][sf]p/, "esp"],
[/fp/, "sp"],
[/afm/, "asm"],
[/uft/, "ust"],
[/falf/, "fals"],
[/\bfaisi(e?s?)\b/, "saisi$1"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/(i|I)nfu(?!s)/, "$1nsu"],
[/foufl/, "soufl"], //archaïque pour "souffl"...
[/foup/, "soup"],
[/fsoup/, "ssoup"],
[/ffi[fs]t/, "ssist"],
[/(?<!su)f[fsl]i[fs]/, "ssis"],
[/(?<=\p{L})fi[fs]t/u, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))([iï])ff(e|a)n/, "$2ss$3n"],
[/(?<!co)([iï])ffem/, "$1ssem"],
[/(?<!([cC]ha|to))(û|u)ffen/, "$2ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/ffom/, "ssom"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/f[fs]ign/, "ssign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffa[sfl][sfl]/, "ssass"],
[/oft/, "ost"], // un des plus grands succès qu'il l’eût sçeû
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!(l|ort\b))/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/vicil/, "vieil"],
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ... extrêmement rare de voir "oe" (minuscule) dans des mots avec œ
[/(?<!\p{L})f(oe|œ|e)ur(s|)(?!\p{L})/u, "sœur$2"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
// du genre "ça a l'air d'une correction simple peut-être c'est juste que c'est pas assez commun pour avoir été ajouté Au Bouton"
[/ fu /, " su "],
[/Ruff(|i)e/, "Russ$1e"],
/*______________SECTION______________EN TEST______________________________________*/
// Autre chose que dissimilation s/f
/*___Misc___*/
[/(?<=([!.?»«] |\n\r?\n))11(?= ([a-zé]{4,}|est))/, "Il"],
[/(?<!\p{L})fenime(s?)(?!\p{L})/, "femme$1"],
/*___Chaînes de caractères pour remplacements pas encore quasi-certains___*/
[/(?<![\p{L}])esquif(s|)(?![\p{L}])/u, "BARF$1"],
[/quif(|[sf])/, "quis$1"],
[/BARF/, "esquif"],
[/esquisf(?=\p{L})/u, "esquiss"],
[/fs(?=[aâeéèëêiîïoôuû])/, "ss"], //ça doit être après squif.. je pense .. (??????? je me rappelle pas)
/* [/((?<!(sati|tran))sf|fs)(?=[aâeéèëêiîïoôuû])/, "ss"],*/ //À COMPLEXIFIER
[/nfe(?!\p{L})/u, "nse"],
[/affio/, "assio"],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/(?<!Coper)nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(e|é)(f|s)(f|s|)ert/, "$1$3sert"],
[/(?<=\p{L})ffal/u, "ssal"],
[/ffeur(?=[^\ss])/, "sseur"],
[/feur(?=[^\ss])/, "seur"],
[/ć(e|t)(?!\p{L})/u, "c$1"], //normalement ya pas de mots qui se terminent en "ét"
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e|)(s|)(?![\p{L}])/u, "issant$1$2"],
[/(?<!(gr|co|b))([iï])ffe\b/, "$2sse"],
[/(?<!(\bg|pers|\bs))ifle(?!\p{L})/u, "isse"], // [per]sifle avec 1 f commun 18e ..
[/(?<!(?<![\p{L}])[Gg]r)effe(s?)\b/u, "esse$1"],
[/oife/, "oise"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/(?<!\b(di|fi|pa))scaux/, "seaux"],
[/ficit(?!\p{L})/u, "fioit"],
[/rfi(o|e(?!ld)|a)/, "rsi$1"],
[/ffion(?!s)/, "ssion"],
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
/*______P majuscule pour l’ apostrophe...______*/
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐 P suivi de autre majuscule ET PUIS des minuscules = c'est pas juste un mot en majuscules...
//débuts de mot où c'est probablement pas vraiment un P
[/\bP(a[d]|acc|aut|â[g]|ai[g]|am(?!p))/, "l’$1"], //a
[/\bP(e[mx]|ec(?![tcq])|él[é]|es[pc]|étonn)/, "l’$1"], //e
[/(?<=\s)P est\b/, "l’est"],
[/\bPh(onn|orr|ô)/, "l’h$1"], //h
[/\bP(i[d]|î|inn(?!e[s\b]))/, "l’$1"], //i
[/\bP(ori|ord|ouve(?!z))/, "l’$1"], //o
//l’inverse...
[/\bl’etit/, "Petit"],
[/(?<!\p{L})l’(?=[lsr])/u, "P"],
/*______double ll pour double ss...______*/
[/(?<![vV]ous ((n’)?(en|y) )?)\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
/*______________________________________dissimilation s/f____________________________________________*/
// dissimilation s/f mais pas dans 1 des grandes catégories _____________
[/th([éeè])fe(s|)(?!\p{L})/u, "th$1se$2"],
[/afe(?!\p{L})/u, "ase"],
[/(?<!\p{L})([lsmtLTSM]a )foie(?!\p{L})/u, "$1soie"],
[/(?<=(un|deux|trois|quatre|cinq|six|sept|huit|neuf|[0-9])\s)fols/, "sols"],
[/(f|F)off/, "$1oss"],
[/fang(?![e])/, "sang"],
[/(?<!(?<!\p{L})(co|b|gr)i)ffure(s?)(?!\p{L})/u, "ssure$2"],
[/(?<!\p{L})(p|P)r(e|é)fid/u, "$1r$2sid"],
[/(?<=[\p{L}])&t/u, "ct"],
[/rf(e|é|ée|és|ées)(?!\p{L})/u, "rs$1"],
[/f([tm])e(s|)(?!\p{L})/u, "s$1e$2"],
[/\bse fauv/, "se sauv"],
[/(?<!en)fanc/, "sanc"],
[/ftein/, "stein"],
[/préfen(t|s(?! ))/, "présent"],
[/verf/, "vers"],
[/(?<=\p{L})nife(|s|nt)(?!\p{L})/u, "nise$1"],
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/(?<!\p{L})fauv(?=(é|e[nr]))/, "sauv"],
// faire / être - dissimilation générale _____________
[/(?<=\b[cC]e )f(ont|eront|er[ao]it|er[ao]ient|era)\b/, "s$1"],
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les([^.),\s]{2,} | )principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
[/([lL])es principa(les|ux) ([^.),\s]{2,}) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es principa$2 $3 s$4"], //fausses corr. légérement plus imaginables...
[/([lL])es ([^.),\s]{2,}) principa(les|ux) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es $2 principa$3 s$4"],
[/es (|[\p{L}-]+ )([Pp]i[eè]ces|paroles) font de/u, "es $1$2 sont de"], // 🧐🧐assez commun quand ça parle de théâtre mais "font de ___ effets" etc aussi possible
[/où (ils|elles) font(?=(,|\.|\)| !| ?))/, "où $1 sont"],
[/(?<=([Tt]|[qQ]u)el(le)?s )font/, "sont"],
[/(?<![\p{L}])font (du|de [mts]on) (ressort)/u, "sont $1 $2"],
[/(?<![\p{L}])font (de [smtl]a) (part\b|plume|composition)/u, "sont $1 $2"],
//participes pluriel ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|eront|eri?ons|feri?ez)( |-ils |-elles |-ce |-[vn]ous )((?:|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |toujours |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |ici |tout |pas |point |gu[eè]res? |déj[aà] |assez |n[eé]ant?moins |toutefois |peut[ -]être |tout-à-fait |d?’?autant |pourtant |le ){1,2})([\p{L}’]+(és|ées|(?<![ou])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|in?te?s|erte?s|ante?s|[eè]re?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// adjectifs pl. & sg. ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era|eri?ons|eri?ez) ((?:|tres-|très-|plus |moins |plus ou moins |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |pas |point |déj[aà] |gu[eè]res? |jamais |assez |peut[- ]être |n[eé]ant?moins |toutefois |tout-à-fait |toujours |d?’?autant |pourtant |le ){1,2})(néces|grande?s|jaune|brun|ver[dt]|bleu|blanc|noir|rouge|menu|immen|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|fertil|difficile|utile|[\p{L}]+ible|court|furieu|prêt|nouve)(?![\p{L}]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// ça marche pas : [\p{L}]+(?<!q)[uéi]e?s?(?![\p{L}])| // à affiner en fonction du "moins général" cidessus
// ?? -ible ... font __ble possible mais plus rare ???
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fort / sort _____________
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<=([Uu]n|[sStTmM]on|[lcCL]e|[lL]eur) )fort (funeste)/, "sort $2"],
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/u, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<=\b(un|le|du|ce) )même fort/, "même sort"],
[/(?<!\p{L})ce qui fort(?!\p{L})/u, "ce qui sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/u, "sorti"],
// forte / sorte _____________
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
[/de la forte(?=( »)?(\.|,| [!?;:]))/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([dD]e|[eE]n) (telle|quelque) forte/, "$1 $2 sorte"],
[/([dD]e|[eE]n)forte que/, "$1sorte que"],
// sui- / fui- _____________
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/([Pp]ar |[Dd]ans |est |sont |été |ét[ao]it |ét[ao]ient )(la|une) fuite/, "$1$2 suite"],
[/à la fuite d/, "à la suite d"],
[/de fuite à/, "de suite à"],
[/([jJ]’en|me) fuis/, "$1 suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
[/fuit dans tou/, "suit dans tou"],
[/l s’enfuit qu/, "l s’ensuit qu"],
// fai[ts] / sai[ts] _____________
[/(\b[oO]n )fait (|déj[aà],? |même,? |d’ailleurs,? |en outre,? |du reste,? |au reste,? |encore,? |aujourd’hui,? )(que\b|qu’|combien|comment)/, "$1sait $2$3"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\s(que\b|qu’|comment|combien)/, "out le monde sait $1"],
[/ne fai(t|s) (|point |plus |pas |jusqu’à )(si\b|comment\b|où|jusqu’où|quoi|ce q|qui\b|combien|gré\b|quand|à q|de q|s’il)/, "ne sai$1 $2$3"],
// foi / soi _____________
[/\bfoi-(même|disant)/, "soi-$1"],
[/(?<![\p{L}])(?<=(en|malgré) )foi(?![\p{L}])/u, "soi"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])(j|m)e\sfois/u,"$1e sois"],
/*______SECTION__________________________À RECLASSER_________________________________________________*/
//autre en test …
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ]{2,}[.,])( f|\.|(?: ?[fLIT]\.?)) ?(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/Ada Sanc/, "Acta Sanc"], //trév
[/Obf. /, "Obs. "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) (*presque...) jamais
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-9])[°]\. /, "$1º. "],
[/(?<= )([1-35-79])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<=(?<!\bin) )([48])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<!\p{L})([Bb]?)auf(s?)(?!\p{L})/u, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})([Bb]?)ceu(f|v)(s?|res?)(?!\p{L})/u, "$1œu$2$3"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/(?<!\p{L})naud(s?)(?!\p{L})/u, "nœud$1"],
[/\bméme(s|)\b/, "même$1"],
[/\btéte(|s)\b/, "tête$1"],
[/(?<![Gg]r)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<!\p{L})rafin(ée?s?|er)(?!\p{L})/u, "EUGH$1"],
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!(ord|ne[rm]))/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/EUGH/, "rafin"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/(?<!\p{L})cau(?!\p{L})/u, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres pas couverts par règles générales
[/Boi[sf][fs](i|y)/, "Boiss$1"],
[/Cahufac/, "Cahusac"],
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/Duffieux/, "Dussieux"], [/Juffieu/, "Jussieu"], // généralifable ?
[/Monteffon/, "Montesson"],
[/Goffec/, "Gossec"],
[/Greffet/, "Gresset"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
[/Pa([eé])fiello/, "Pa$1siello"],
[/Anfoffi/, "Anfossi"],
[/Rofalie/, "Rosalie"],
[/Anfeaume/, "Anseaume"], // "feau" ? pourroit fe généralifer ?
[/Monfign(y|i)/, "Monsign$1"],
[/Queyffat/, "Queyssat"],
[/Vaffeur/, "Vasseur"],
[/Laffone/, "Lassone"],
[/Ulyffe/, "Ulysse"],
/*_________________Insertion de modèles____________________*/
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "{{in-4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "{{in-8o}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([0-9]+)/u, "{{No.|$1}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([0-9]+)/u, "{{no.|$1|n}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([IVXLCDM]+)/u, "{{No.|{{romm|$1}}}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([IVCXLCDM]+)/u, "{{no.|{{romm|$1}}|n}}"],
[/(?<= )([0-9,]{1,9}) liv\./, "{{liv.|$1|inv}}"],
// genre simple / « non initiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bMM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{MM.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s|,)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s|,)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bMad\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Mad.|$2}}"],
[/([lL][eE] |[daAD][uU] |^)\bP\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"], // P. trop commun comme initiale
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bMde\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mde|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bSte\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Ste|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*____________SECTION_____________Fausses corrections de fréquence acceptable_________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
/*_________________________________section jsp______________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/\bFuin\b/, "Juin"],
[/\bFuillet\b/, "Juillet"],
[/O&tobre/, "Octobre"],
[/l’idan[fs]at/, "Pidansat"],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
if ( [ 'edit', 'submit' ].indexOf( mw.config.get( 'wgAction' ) ) !== -1 ) {
mw.hook( 'wikiEditor.toolbarReady' ).add( function ( $textarea ) {
$textarea.wikiEditor( 'addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
});
}
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
qwz08k963qkz0ksgscjkxb5gn3e7ajz
16059703
16059691
2026-09-23T16:36:25Z
Psephos
145984
16059703
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// Notes/explication éventuellement : [[Utilisateur:Psephos/Bouton2]]
const Liste_Remplacements = [
/*___________________(r)établir le contexte______________________*/
//D’abord,
[/ſ/, "s"],
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
//taches oscérisées etc.
[/·/, ""],
//lettres avec taches at-tach-ées ou grecs etc
[/[ą]/, "a"],
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ł]/, "l"],
[/[ÓÒ]/, "O"], //éventuellement ça pourrait être Ô mais faux->faux = ✅
[/[Μм]/, "M"],
[/[ş]/, "s"],
[/[ț]/, "t"],
[/ú/, "û"], // à voir si plus fréquent pour "u" ou "û"
[/[ž]/, "z"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐 « à » suivi d'une lettre => â
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
/*_____Section corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton______*/
//traits d'union supprimés
[/(?<!\p{L})tr(e|è)s(\p{L})/u, "tr$1s-$2"], //🧐🧐
//straight-up erreurs
[/(?<![A-ZÉ][,.]) v\. a\./, " y a"],
[/\baussilanim/, "pusillanim"],
[/\b(d|l)’ss/, "$1’Is"],
//erreurs mais particuliers à orthographe plus ancienne ou rare dans Trév.
[/\bcafricainre\b/, "carricature"],
[/remefermens/, "remercimens"],
[/semeferment/, "remerciment"],
[/([dD])ictman(s|t)/, "$1iaman$2"],
[/vêou/, "vêcu"],
// correction partielle pas entièrement réussie
[/faisist/, "saisiss"],
[/subsissance/, "subsistance"],
[/hésist/, "hériss"],
[/affissan/, "assistan"],
[/pestileux/, "perilleux"],
[/pestis/, "perils"],
[/\bprofent/, "proscrit"],
//noms propres normaux/français
[/Hétoffe/, "Héloïse"],
[/(?<![\p{L}])Br est(?![\p{L}])/u, "Brest"],
[/(?<![\p{L}])serôme(?![\p{L}])/u, "Jerôme"], // (sans «é»)
//noms propres moins fréquens
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Candestie/, "Candeille"],
[/Desso(ntain|rg)es/, "Desfo$1es"],
[/d’dessin/, "d’Henin"],
[/Cararriere/, "Caraccioli"],
[/Hainstrun/, "Hamilton"],
[/Moselle t/, "Morellet"],
[/Strassord/, "Stratford"],
// cas très-particulier trévoux
[/\n\n(\{\{sc\|[\p{L}]+\}\}\.)(?=\n)/u, " $1"], // pour poèmes il faut peut-être toujours UN \n mais.. 🧐
/*_____SECTION________Remplacements quasi certains_________/J’ai une certaine confiance lol__________*/
// de chaînes de caractères au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR (souvent pcq pas accent)
[/fç/, "sç"],
[/(?<!\bn)aif(?!ort)/, "ais"],
[/aisf/, "aiss"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/fiaf(?=[tm])/, "sias"],
[/groff/, "gross"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"], // « escrire » &c.
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efd/, "esd"],
[/(e|è)fe(?![\p{L}])/u, "$1se"], // -èse
[/[ce]fm/, "esm"],
[/[ce][sf]p/, "esp"],
[/fp/, "sp"],
[/afm/, "asm"],
[/uft/, "ust"],
[/falf/, "fals"],
[/\bfaisi(e?s?)\b/, "saisi$1"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/(i|I)nfu(?!s)/, "$1nsu"],
[/foufl/, "soufl"], //archaïque pour "souffl"...
[/foup/, "soup"],
[/fsoup/, "ssoup"],
[/ffi[fs]t/, "ssist"],
[/(?<!su)f[fsl]i[fs]/, "ssis"],
[/(?<=\p{L})fi[fs]t/u, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))([iï])ff(e|a)n/, "$2ss$3n"],
[/(?<!co)([iï])ffem/, "$1ssem"],
[/(?<!([cC]ha|to))(û|u)ffen/, "$2ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/ffom/, "ssom"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/f[fs]ign/, "ssign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffa[sfl][sfl]/, "ssass"],
[/oft/, "ost"], // un des plus grands succès qu'il l’eût sçeû
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!(l|ort\b))/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/vicil/, "vieil"],
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ... extrêmement rare de voir "oe" (minuscule) dans des mots avec œ
[/(?<!\p{L})f(oe|œ|e)ur(s|)(?!\p{L})/u, "sœur$2"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
// du genre "ça a l'air d'une correction simple peut-être c'est juste que c'est pas assez commun pour avoir été ajouté Au Bouton"
[/ fu /, " su "],
[/Ruff(|i)e/, "Russ$1e"],
/*______________SECTION______________EN TEST______________________________________*/
// Autre chose que dissimilation s/f
/*___Misc___*/
[/(?<=([!.?»«] |\n\r?\n))11(?= ([a-zé]{4,}|est))/, "Il"],
[/(?<!\p{L})fenime(s?)(?!\p{L})/, "femme$1"],
/*___Chaînes de caractères pour remplacements pas encore quasi-certains___*/
[/(?<![\p{L}])esquif(s|)(?![\p{L}])/u, "BARF$1"],
[/quif(|[sf])/, "quis$1"],
[/BARF/, "esquif"],
[/esquisf(?=\p{L})/u, "esquiss"],
[/fs(?=[aâeéèëêiîïoôuû])/, "ss"], //ça doit être après squif.. je pense .. (??????? je me rappelle pas)
/* [/((?<!(sati|tran))sf|fs)(?=[aâeéèëêiîïoôuû])/, "ss"],*/ //À COMPLEXIFIER
[/nfe(?!\p{L})/u, "nse"],
[/affio/, "assio"],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/(?<!Coper)nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(e|é)(f|s)(f|s|)ert/, "$1$3sert"],
[/(?<=\p{L})ffal/u, "ssal"],
[/ffeur(?=[^\ss])/, "sseur"],
[/feur(?=[^\ss])/, "seur"],
[/ć(e|t)(?!\p{L})/u, "c$1"], //normalement ya pas de mots qui se terminent en "ét"
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e|)(s|)(?![\p{L}])/u, "issant$1$2"],
[/(?<!(gr|co|b))([iï])ffe\b/, "$2sse"],
[/(?<!(\bg|pers|\bs))ifle(?!\p{L})/u, "isse"], // [per]sifle avec 1 f commun 18e ..
[/(?<!(?<![\p{L}])[Gg]r)effe(s?)\b/u, "esse$1"],
[/oife/, "oise"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/(?<!\b(di|fi|pa))scaux/, "seaux"],
[/ficit(?!\p{L})/u, "fioit"],
[/rfi(o|e(?!ld)|a)/, "rsi$1"],
[/ffion(?!s)/, "ssion"],
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
/*______P majuscule pour l’ apostrophe...______*/
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐 P suivi de autre majuscule ET PUIS des minuscules = c'est pas juste un mot en majuscules...
//débuts de mot où c'est probablement pas vraiment un P
[/\bP(a[d]|acc|aut|â[g]|ai[g]|am(?!p))/, "l’$1"], //a
[/\bP(e[mx]|ec(?![tcq])|él[é]|es[pc]|étonn)/, "l’$1"], //e
[/(?<=\s)P est\b/, "l’est"],
[/\bPh(onn|orr|ô)/, "l’h$1"], //h
[/\bP(i[d]|î|inn(?!e[s\b]))/, "l’$1"], //i
[/\bP(ori|ord|ouve(?!z))/, "l’$1"], //o
//l’inverse...
[/\bl’etit/, "Petit"],
[/(?<!\p{L})l’(?=[lsr])/u, "P"],
/*______double ll pour double ss...______*/
[/(?<![vV]ous ((n’)?(en|y) )?)\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
/*______________________________________dissimilation s/f____________________________________________*/
// dissimilation s/f mais pas dans 1 des grandes catégories _____________
[/th([éeè])fe(s|)(?!\p{L})/u, "th$1se$2"],
[/afe(?!\p{L})/u, "ase"],
[/(?<!\p{L})([lsmtLTSM]a )foie(?!\p{L})/u, "$1soie"],
[/(?<=(un|deux|trois|quatre|cinq|six|sept|huit|neuf|[0-9])\s)fols/, "sols"],
[/(f|F)off/, "$1oss"],
[/fang(?![e])/, "sang"],
[/(?<!(?<!\p{L})(co|b|gr)i)ffure(s?)(?!\p{L})/u, "ssure$2"],
[/(?<!\p{L})(p|P)r(e|é)fid/u, "$1r$2sid"],
[/(?<=[\p{L}])&t/u, "ct"],
[/rf(e|é|ée|és|ées)(?!\p{L})/u, "rs$1"],
[/f([tm])e(s|)(?!\p{L})/u, "s$1e$2"],
[/\bse fauv/, "se sauv"],
[/(?<!en)fanc/, "sanc"],
[/ftein/, "stein"],
[/préfen(t|s(?! ))/, "présent"],
[/verf/, "vers"],
[/(?<=\p{L})nife(|s|nt)(?!\p{L})/u, "nise$1"],
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/(?<!\p{L})fauv(?=(é|e[nr]))/, "sauv"],
// faire / être - dissimilation générale _____________
[/(?<=\b[cC]e )f(ont|eront|er[ao]it|er[ao]ient|era)\b/, "s$1"],
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les([^.),\s]{2,} | )principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
[/([lL])es principa(les|ux) ([^.),\s]{2,}) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es principa$2 $3 s$4"], //fausses corr. légérement plus imaginables...
[/([lL])es ([^.),\s]{2,}) principa(les|ux) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es $2 principa$3 s$4"],
[/es (|[\p{L}-]+ )([Pp]i[eè]ces|paroles) font de/u, "es $1$2 sont de"], // 🧐🧐assez commun quand ça parle de théâtre mais "font de ___ effets" etc aussi possible
[/où (ils|elles) font(?=(,|\.|\)| !| ?))/, "où $1 sont"],
[/(?<=([Tt]|[qQ]u)el(le)?s )font/, "sont"],
[/(?<![\p{L}])font (du|de [mts]on) (ressort)/u, "sont $1 $2"],
[/(?<![\p{L}])font (de [smtl]a) (part\b|plume|composition)/u, "sont $1 $2"],
//participes pluriel ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|eront|eri?ons|feri?ez)( |-ils |-elles |-ce |-[vn]ous )((?:|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |toujours |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |ici |tout |pas |point |gu[eè]res? |déj[aà] |assez |n[eé]ant?moins |toutefois |peut[ -]être |tout-à-fait |d?’?autant |pourtant |le ){1,2})([\p{L}’]+(és|ées|(?<![ou])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|in?te?s|erte?s|ante?s|[eè]re?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// adjectifs pl. & sg. ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era|eri?ons|eri?ez) ((?:|tres-|très-|plus |moins |plus ou moins |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |pas |point |déj[aà] |gu[eè]res? |jamais |assez |peut[- ]être |n[eé]ant?moins |toutefois |tout-à-fait |toujours |d?’?autant |pourtant |le ){1,2})(néces|grande?s|jaune|brun|ver[dt]|bleu|blanc|noir|rouge|menu|immen|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|fertil|difficile|utile|[\p{L}]+ible|court|furieu|prêt|nouve)(?![\p{L}]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// ça marche pas : [\p{L}]+(?<!q)[uéi]e?s?(?![\p{L}])| // à affiner en fonction du "moins général" cidessus
// ?? -ible ... font __ble possible mais plus rare ???
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fort / sort _____________
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<=([Uu]n|[sStTmM]on|[lcCL]e|[lL]eur) )fort (funeste)/, "sort $2"],
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/u, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<=\b(un|le|du|ce) )même fort/, "même sort"],
[/(?<!\p{L})ce qui fort(?!\p{L})/u, "ce qui sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/u, "sorti"],
// forte / sorte _____________
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
[/de la forte(?=( »)?(\.|,| [!?;:]))/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([dD]e|[eE]n) (telle|quelque) forte/, "$1 $2 sorte"],
[/([dD]e|[eE]n)forte que/, "$1sorte que"],
// sui- / fui- _____________
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/([Pp]ar |[Dd]ans |est |sont |été |ét[ao]it |ét[ao]ient )(la|une) fuite/, "$1$2 suite"],
[/à la fuite d/, "à la suite d"],
[/de fuite à/, "de suite à"],
[/([jJ]’en|me) fuis/, "$1 suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
[/fuit dans tou/, "suit dans tou"],
[/l s’enfuit qu/, "l s’ensuit qu"],
// fai[ts] / sai[ts] _____________
[/(\b[oO]n )fait (|déj[aà],? |même,? |d’ailleurs,? |en outre,? |du reste,? |au reste,? |encore,? |aujourd’hui,? )(que\b|qu’|combien|comment)/, "$1sait $2$3"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\s(que\b|qu’|comment|combien)/, "out le monde sait $1"],
[/ne fai(t|s) (|point |plus |pas |jusqu’à )(si\b|comment\b|où|jusqu’où|quoi|ce q|qui\b|combien|gré\b|quand|à q|de q|s’il)/, "ne sai$1 $2$3"],
// foi / soi _____________
[/\bfoi-(même|disant)/, "soi-$1"],
[/(?<![\p{L}])(?<=(en|malgré) )foi(?![\p{L}])/u, "soi"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])(j|m)e\sfois/u,"$1e sois"],
/*______SECTION__________________________À RECLASSER_________________________________________________*/
//autre en test …
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ]{2,}[.,])( f|\.|(?: ?[fLIT]\.?)) ?(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/Ada Sanc/, "Acta Sanc"], //trév
[/Obf. /, "Obs. "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) (*presque...) jamais
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-9])[°]\. /, "$1º. "],
[/(?<= )([1-35-79])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<=(?<!\bin) )([48])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<!\p{L})([Bb]?)auf(s?)(?!\p{L})/u, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})([Bb]?)ceu(f|v)(s?|res?)(?!\p{L})/u, "$1œu$2$3"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/(?<!\p{L})naud(s?)(?!\p{L})/u, "nœud$1"],
[/\bméme(s|)\b/, "même$1"],
[/\btéte(|s)\b/, "tête$1"],
[/(?<![Gg]r)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<!\p{L})rafin(ée?s?|er)(?!\p{L})/u, "EUGH$1"],
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!(ord|ne[rm]))/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/EUGH/, "rafin"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/(?<!\p{L})cau(?!\p{L})/u, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres pas couverts par règles générales
[/Boi[sf][fs](i|y)/, "Boiss$1"],
[/Cahufac/, "Cahusac"],
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/Duffieux/, "Dussieux"], [/Juffieu/, "Jussieu"], // généralifable ?
[/Monteffon/, "Montesson"],
[/Goffec/, "Gossec"],
[/Greffet/, "Gresset"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
[/Pa([eé])fiello/, "Pa$1siello"],
[/Anfoffi/, "Anfossi"],
[/Rofalie/, "Rosalie"],
[/Anfeaume/, "Anseaume"], // "feau" ? pourroit fe généralifer ?
[/Monfign(y|i)/, "Monsign$1"],
[/Queyffat/, "Queyssat"],
[/Vaffeur/, "Vasseur"],
[/Laffone/, "Lassone"],
[/Ulyffe/, "Ulysse"],
/*_________________Insertion de modèles____________________*/
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "{{in-4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "{{in-8o}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([0-9]+)/u, "{{No.|$1}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([0-9]+)/u, "{{no.|$1|n}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([IVXLCDM]+)/u, "{{No.|{{romm|$1}}}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([IVCXLCDM]+)/u, "{{no.|{{romm|$1}}|n}}"],
[/(?<= )([0-9,]{1,9}) liv\./, "{{liv.|$1|inv}}"],
// genre simple / « non initiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bMM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{MM.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s|,)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s|,)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bMad\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Mad.|$2}}"],
[/([lL][eE] |[daAD][uU] |^)\bP\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"], // P. trop commun comme initiale
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bMde\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mde|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bSte\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Ste|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*____________SECTION_____________Fausses corrections de fréquence acceptable_________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
/*_________________________________section jsp______________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/\bFuin\b/, "Juin"],
[/\bFuillet\b/, "Juillet"],
[/O&tobre/, "Octobre"],
[/l’idan[fs]at/, "Pidansat"],
//petite mise en forme au cas où
/* [/([!?.,])(?![<)|'}0-9])([^\s])/, "$1 $2"], // plus difficile pour [;:]
[/([«])(?!\s)/, "$1 "],
[/([^\s])([!»?])/, "$1 $2"], */ //rarement nécessaire…
[/(?<!^)([^\s(])&/, "$1 &"], [/&([^)c \],])/, "& $1"], //ça par contre
[/([a-zâêîôûàèùäëïüé])([A-ZÉ])/u, "$1 $2"], // 🧐🧐
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/( ){2,}/, " "],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
if ( [ 'edit', 'submit' ].indexOf( mw.config.get( 'wgAction' ) ) !== -1 ) {
mw.hook( 'wikiEditor.toolbarReady' ).add( function ( $textarea ) {
$textarea.wikiEditor( 'addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
});
}
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
9fiam1wks37s3ymu2r9i6hbyxz2y0z2
16059709
16059703
2026-09-23T16:38:57Z
Psephos
145984
16059709
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// Notes/explication éventuellement : [[Utilisateur:Psephos/Bouton2]]
const Liste_Remplacements = [
/*___________________(r)établir le contexte______________________*/
//D’abord,
[/ſ/, "s"],
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
//taches oscérisées etc.
[/·/, ""],
//lettres avec taches at-tach-ées ou grecs etc
[/[ą]/, "a"],
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ł]/, "l"],
[/[ÓÒ]/, "O"], //éventuellement ça pourrait être Ô mais faux->faux = ✅
[/[Μм]/, "M"],
[/[ş]/, "s"],
[/[ț]/, "t"],
[/ú/, "û"], // à voir si plus fréquent pour "u" ou "û"
[/[ž]/, "z"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐 « à » suivi d'une lettre => â
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
/*_____Section corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton______*/
//traits d'union supprimés
[/(?<!\p{L})tr(e|è)s(\p{L})/u, "tr$1s-$2"], //🧐🧐
//straight-up erreurs
[/(?<![A-ZÉ][,.]) v\. a\./, " y a"],
[/\baussilanim/, "pusillanim"],
[/\b(d|l)’ss/, "$1’Is"],
//erreurs mais particuliers à orthographe plus ancienne ou rare dans Trév.
[/\bcafricainre\b/, "carricature"],
[/remefermens/, "remercimens"],
[/semeferment/, "remerciment"],
[/([dD])ictman(s|t)/, "$1iaman$2"],
[/vêou/, "vêcu"],
// correction partielle pas entièrement réussie
[/faisist/, "saisiss"],
[/subsissance/, "subsistance"],
[/hésist/, "hériss"],
[/affissan/, "assistan"],
[/pestileux/, "perilleux"],
[/pestis/, "perils"],
[/\bprofent/, "proscrit"],
//noms propres normaux/français
[/Hétoffe/, "Héloïse"],
[/(?<![\p{L}])Br est(?![\p{L}])/u, "Brest"],
[/(?<![\p{L}])serôme(?![\p{L}])/u, "Jerôme"], // (sans «é»)
//noms propres moins fréquens
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Candestie/, "Candeille"],
[/Desso(ntain|rg)es/, "Desfo$1es"],
[/d’dessin/, "d’Henin"],
[/Cararriere/, "Caraccioli"],
[/Hainstrun/, "Hamilton"],
[/Moselle t/, "Morellet"],
[/Strassord/, "Stratford"],
// cas très-particulier trévoux
[/\n\n(\{\{sc\|[\p{L}]+\}\}\.)(?=\n)/u, " $1"], // pour poèmes il faudrait laisser peut-être UN \n mais.. 🧐
[/([A-ZÉ]{2,})-\n\n([A-ZÉ]{2,})(?=\n)/, "$1$2"], //pas vraiment erreur mais semblable au précédent
/*_____SECTION________Remplacements quasi certains_________/J’ai une certaine confiance lol__________*/
// de chaînes de caractères au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR (souvent pcq pas accent)
[/fç/, "sç"],
[/(?<!\bn)aif(?!ort)/, "ais"],
[/aisf/, "aiss"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/fiaf(?=[tm])/, "sias"],
[/groff/, "gross"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"], // « escrire » &c.
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efd/, "esd"],
[/(e|è)fe(?![\p{L}])/u, "$1se"], // -èse
[/[ce]fm/, "esm"],
[/[ce][sf]p/, "esp"],
[/fp/, "sp"],
[/afm/, "asm"],
[/uft/, "ust"],
[/falf/, "fals"],
[/\bfaisi(e?s?)\b/, "saisi$1"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/(i|I)nfu(?!s)/, "$1nsu"],
[/foufl/, "soufl"], //archaïque pour "souffl"...
[/foup/, "soup"],
[/fsoup/, "ssoup"],
[/ffi[fs]t/, "ssist"],
[/(?<!su)f[fsl]i[fs]/, "ssis"],
[/(?<=\p{L})fi[fs]t/u, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))([iï])ff(e|a)n/, "$2ss$3n"],
[/(?<!co)([iï])ffem/, "$1ssem"],
[/(?<!([cC]ha|to))(û|u)ffen/, "$2ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/ffom/, "ssom"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/f[fs]ign/, "ssign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffa[sfl][sfl]/, "ssass"],
[/oft/, "ost"], // un des plus grands succès qu'il l’eût sçeû
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!(l|ort\b))/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/vicil/, "vieil"],
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ... extrêmement rare de voir "oe" (minuscule) dans des mots avec œ
[/(?<!\p{L})f(oe|œ|e)ur(s|)(?!\p{L})/u, "sœur$2"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
// du genre "ça a l'air d'une correction simple peut-être c'est juste que c'est pas assez commun pour avoir été ajouté Au Bouton"
[/ fu /, " su "],
[/Ruff(|i)e/, "Russ$1e"],
/*______________SECTION______________EN TEST______________________________________*/
// Autre chose que dissimilation s/f
/*___Misc___*/
[/(?<=([!.?»«] |\n\r?\n))11(?= ([a-zé]{4,}|est))/, "Il"],
[/(?<!\p{L})fenime(s?)(?!\p{L})/, "femme$1"],
/*___Chaînes de caractères pour remplacements pas encore quasi-certains___*/
[/(?<![\p{L}])esquif(s|)(?![\p{L}])/u, "BARF$1"],
[/quif(|[sf])/, "quis$1"],
[/BARF/, "esquif"],
[/esquisf(?=\p{L})/u, "esquiss"],
[/fs(?=[aâeéèëêiîïoôuû])/, "ss"], //ça doit être après squif.. je pense .. (??????? je me rappelle pas)
/* [/((?<!(sati|tran))sf|fs)(?=[aâeéèëêiîïoôuû])/, "ss"],*/ //À COMPLEXIFIER
[/nfe(?!\p{L})/u, "nse"],
[/affio/, "assio"],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/(?<!Coper)nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(e|é)(f|s)(f|s|)ert/, "$1$3sert"],
[/(?<=\p{L})ffal/u, "ssal"],
[/ffeur(?=[^\ss])/, "sseur"],
[/feur(?=[^\ss])/, "seur"],
[/ć(e|t)(?!\p{L})/u, "c$1"], //normalement ya pas de mots qui se terminent en "ét"
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e|)(s|)(?![\p{L}])/u, "issant$1$2"],
[/(?<!(gr|co|b))([iï])ffe\b/, "$2sse"],
[/(?<!(\bg|pers|\bs))ifle(?!\p{L})/u, "isse"], // [per]sifle avec 1 f commun 18e ..
[/(?<!(?<![\p{L}])[Gg]r)effe(s?)\b/u, "esse$1"],
[/oife/, "oise"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/(?<!\b(di|fi|pa))scaux/, "seaux"],
[/ficit(?!\p{L})/u, "fioit"],
[/rfi(o|e(?!ld)|a)/, "rsi$1"],
[/ffion(?!s)/, "ssion"],
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
/*______P majuscule pour l’ apostrophe...______*/
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐 P suivi de autre majuscule ET PUIS des minuscules = c'est pas juste un mot en majuscules...
//débuts de mot où c'est probablement pas vraiment un P
[/\bP(a[d]|acc|aut|â[g]|ai[g]|am(?!p))/, "l’$1"], //a
[/\bP(e[mx]|ec(?![tcq])|él[é]|es[pc]|étonn)/, "l’$1"], //e
[/(?<=\s)P est\b/, "l’est"],
[/\bPh(onn|orr|ô)/, "l’h$1"], //h
[/\bP(i[d]|î|inn(?!e[s\b]))/, "l’$1"], //i
[/\bP(ori|ord|ouve(?!z))/, "l’$1"], //o
//l’inverse...
[/\bl’etit/, "Petit"],
[/(?<!\p{L})l’(?=[lsr])/u, "P"],
/*______double ll pour double ss...______*/
[/(?<![vV]ous ((n’)?(en|y) )?)\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
/*______________________________________dissimilation s/f____________________________________________*/
// dissimilation s/f mais pas dans 1 des grandes catégories _____________
[/th([éeè])fe(s|)(?!\p{L})/u, "th$1se$2"],
[/afe(?!\p{L})/u, "ase"],
[/(?<!\p{L})([lsmtLTSM]a )foie(?!\p{L})/u, "$1soie"],
[/(?<=(un|deux|trois|quatre|cinq|six|sept|huit|neuf|[0-9])\s)fols/, "sols"],
[/(f|F)off/, "$1oss"],
[/fang(?![e])/, "sang"],
[/(?<!(?<!\p{L})(co|b|gr)i)ffure(s?)(?!\p{L})/u, "ssure$2"],
[/(?<!\p{L})(p|P)r(e|é)fid/u, "$1r$2sid"],
[/(?<=[\p{L}])&t/u, "ct"],
[/rf(e|é|ée|és|ées)(?!\p{L})/u, "rs$1"],
[/f([tm])e(s|)(?!\p{L})/u, "s$1e$2"],
[/\bse fauv/, "se sauv"],
[/(?<!en)fanc/, "sanc"],
[/ftein/, "stein"],
[/préfen(t|s(?! ))/, "présent"],
[/verf/, "vers"],
[/(?<=\p{L})nife(|s|nt)(?!\p{L})/u, "nise$1"],
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/(?<!\p{L})fauv(?=(é|e[nr]))/, "sauv"],
// faire / être - dissimilation générale _____________
[/(?<=\b[cC]e )f(ont|eront|er[ao]it|er[ao]ient|era)\b/, "s$1"],
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les([^.),\s]{2,} | )principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
[/([lL])es principa(les|ux) ([^.),\s]{2,}) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es principa$2 $3 s$4"], //fausses corr. légérement plus imaginables...
[/([lL])es ([^.),\s]{2,}) principa(les|ux) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es $2 principa$3 s$4"],
[/es (|[\p{L}-]+ )([Pp]i[eè]ces|paroles) font de/u, "es $1$2 sont de"], // 🧐🧐assez commun quand ça parle de théâtre mais "font de ___ effets" etc aussi possible
[/où (ils|elles) font(?=(,|\.|\)| !| ?))/, "où $1 sont"],
[/(?<=([Tt]|[qQ]u)el(le)?s )font/, "sont"],
[/(?<![\p{L}])font (du|de [mts]on) (ressort)/u, "sont $1 $2"],
[/(?<![\p{L}])font (de [smtl]a) (part\b|plume|composition)/u, "sont $1 $2"],
//participes pluriel ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|eront|eri?ons|feri?ez)( |-ils |-elles |-ce |-[vn]ous )((?:|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |toujours |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |ici |tout |pas |point |gu[eè]res? |déj[aà] |assez |n[eé]ant?moins |toutefois |peut[ -]être |tout-à-fait |d?’?autant |pourtant |le ){1,2})([\p{L}’]+(és|ées|(?<![ou])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|in?te?s|erte?s|ante?s|[eè]re?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// adjectifs pl. & sg. ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era|eri?ons|eri?ez) ((?:|tres-|très-|plus |moins |plus ou moins |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |pas |point |déj[aà] |gu[eè]res? |jamais |assez |peut[- ]être |n[eé]ant?moins |toutefois |tout-à-fait |toujours |d?’?autant |pourtant |le ){1,2})(néces|grande?s|jaune|brun|ver[dt]|bleu|blanc|noir|rouge|menu|immen|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|fertil|difficile|utile|[\p{L}]+ible|court|furieu|prêt|nouve)(?![\p{L}]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// ça marche pas : [\p{L}]+(?<!q)[uéi]e?s?(?![\p{L}])| // à affiner en fonction du "moins général" cidessus
// ?? -ible ... font __ble possible mais plus rare ???
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fort / sort _____________
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<=([Uu]n|[sStTmM]on|[lcCL]e|[lL]eur) )fort (funeste)/, "sort $2"],
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/u, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<=\b(un|le|du|ce) )même fort/, "même sort"],
[/(?<!\p{L})ce qui fort(?!\p{L})/u, "ce qui sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/u, "sorti"],
// forte / sorte _____________
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
[/de la forte(?=( »)?(\.|,| [!?;:]))/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([dD]e|[eE]n) (telle|quelque) forte/, "$1 $2 sorte"],
[/([dD]e|[eE]n)forte que/, "$1sorte que"],
// sui- / fui- _____________
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/([Pp]ar |[Dd]ans |est |sont |été |ét[ao]it |ét[ao]ient )(la|une) fuite/, "$1$2 suite"],
[/à la fuite d/, "à la suite d"],
[/de fuite à/, "de suite à"],
[/([jJ]’en|me) fuis/, "$1 suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
[/fuit dans tou/, "suit dans tou"],
[/l s’enfuit qu/, "l s’ensuit qu"],
// fai[ts] / sai[ts] _____________
[/(\b[oO]n )fait (|déj[aà],? |même,? |d’ailleurs,? |en outre,? |du reste,? |au reste,? |encore,? |aujourd’hui,? )(que\b|qu’|combien|comment)/, "$1sait $2$3"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\s(que\b|qu’|comment|combien)/, "out le monde sait $1"],
[/ne fai(t|s) (|point |plus |pas |jusqu’à )(si\b|comment\b|où|jusqu’où|quoi|ce q|qui\b|combien|gré\b|quand|à q|de q|s’il)/, "ne sai$1 $2$3"],
// foi / soi _____________
[/\bfoi-(même|disant)/, "soi-$1"],
[/(?<![\p{L}])(?<=(en|malgré) )foi(?![\p{L}])/u, "soi"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])(j|m)e\sfois/u,"$1e sois"],
/*______SECTION__________________________À RECLASSER_________________________________________________*/
//autre en test …
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ]{2,}[.,])( f|\.|(?: ?[fLIT]\.?)) ?(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/Ada Sanc/, "Acta Sanc"], //trév
[/Obf. /, "Obs. "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) (*presque...) jamais
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-9])[°]\. /, "$1º. "],
[/(?<= )([1-35-79])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<=(?<!\bin) )([48])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<!\p{L})([Bb]?)auf(s?)(?!\p{L})/u, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})([Bb]?)ceu(f|v)(s?|res?)(?!\p{L})/u, "$1œu$2$3"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/(?<!\p{L})naud(s?)(?!\p{L})/u, "nœud$1"],
[/\bméme(s|)\b/, "même$1"],
[/\btéte(|s)\b/, "tête$1"],
[/(?<![Gg]r)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<!\p{L})rafin(ée?s?|er)(?!\p{L})/u, "EUGH$1"],
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!(ord|ne[rm]))/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/EUGH/, "rafin"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/(?<!\p{L})cau(?!\p{L})/u, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres pas couverts par règles générales
[/Boi[sf][fs](i|y)/, "Boiss$1"],
[/Cahufac/, "Cahusac"],
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/Duffieux/, "Dussieux"], [/Juffieu/, "Jussieu"], // généralifable ?
[/Monteffon/, "Montesson"],
[/Goffec/, "Gossec"],
[/Greffet/, "Gresset"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
[/Pa([eé])fiello/, "Pa$1siello"],
[/Anfoffi/, "Anfossi"],
[/Rofalie/, "Rosalie"],
[/Anfeaume/, "Anseaume"], // "feau" ? pourroit fe généralifer ?
[/Monfign(y|i)/, "Monsign$1"],
[/Queyffat/, "Queyssat"],
[/Vaffeur/, "Vasseur"],
[/Laffone/, "Lassone"],
[/Ulyffe/, "Ulysse"],
/*_________________Insertion de modèles____________________*/
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "{{in-4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "{{in-8o}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([0-9]+)/u, "{{No.|$1}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([0-9]+)/u, "{{no.|$1|n}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([IVXLCDM]+)/u, "{{No.|{{romm|$1}}}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([IVCXLCDM]+)/u, "{{no.|{{romm|$1}}|n}}"],
[/(?<= )([0-9,]{1,9}) liv\./, "{{liv.|$1|inv}}"],
// genre simple / « non initiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bMM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{MM.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s|,)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s|,)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bMad\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Mad.|$2}}"],
[/([lL][eE] |[daAD][uU] |^)\bP\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"], // P. trop commun comme initiale
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bMde\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mde|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bSte\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Ste|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*____________SECTION_____________Fausses corrections de fréquence acceptable_________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
/*_________________________________section jsp______________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/\bFuin\b/, "Juin"],
[/\bFuillet\b/, "Juillet"],
[/O&tobre/, "Octobre"],
[/l’idan[fs]at/, "Pidansat"],
//petite mise en forme au cas où
/* [/([!?.,])(?![<)|'}0-9])([^\s])/, "$1 $2"], // plus difficile pour [;:]
[/([«])(?!\s)/, "$1 "],
[/([^\s])([!»?])/, "$1 $2"], */ //rarement nécessaire…
[/(?<!^)([^\s(])&/, "$1 &"], [/&([^)c \],])/, "& $1"], //ça par contre
[/([a-zâêîôûàèùäëïüé])([A-ZÉ])/u, "$1 $2"], // 🧐🧐
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/( ){2,}/, " "],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
if ( [ 'edit', 'submit' ].indexOf( mw.config.get( 'wgAction' ) ) !== -1 ) {
mw.hook( 'wikiEditor.toolbarReady' ).add( function ( $textarea ) {
$textarea.wikiEditor( 'addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
});
}
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
911ypjvzlf67ks11jkcu3ye4fgyymik
16059719
16059709
2026-09-23T16:42:07Z
Psephos
145984
16059719
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// Notes/explication éventuellement : [[Utilisateur:Psephos/Bouton2]]
const Liste_Remplacements = [
/*___________________(r)établir le contexte______________________*/
//D’abord,
[/ſ/, "s"],
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
//taches oscérisées etc.
[/·/, ""],
//lettres avec taches at-tach-ées ou grecs etc
[/[ą]/, "a"],
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ł]/, "l"],
[/[ÓÒ]/, "O"], //éventuellement ça pourrait être Ô mais faux->faux = ✅
[/[Μм]/, "M"],
[/[ş]/, "s"],
[/[ț]/, "t"],
[/ú/, "û"], // à voir si plus fréquent pour "u" ou "û"
[/[ž]/, "z"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐 « à » suivi d'une lettre => â
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
/*_____Section corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton______*/
//traits d'union supprimés
[/(?<!\p{L})tr(e|è)s(\p{L})/u, "tr$1s-$2"], //🧐🧐
//straight-up erreurs
[/(?<![A-ZÉ][,.]) v\. a\./, " y a"],
[/\baussilanim/, "pusillanim"],
[/\b(d|l)’ss/, "$1’Is"],
//erreurs mais particuliers à orthographe plus ancienne ou rare dans Trév.
[/\bcafricainre\b/, "carricature"],
[/remefermens/, "remercimens"],
[/semeferment/, "remerciment"],
[/([dD])ictman(s|t)/, "$1iaman$2"],
[/vêou/, "vêcu"],
// correction partielle pas entièrement réussie
[/faisist/, "saisiss"],
[/subsissance/, "subsistance"],
[/hésist/, "hériss"],
[/affissan/, "assistan"],
[/pestileux/, "perilleux"],
[/pestis/, "perils"],
[/\bprofent/, "proscrit"],
//noms propres normaux/français
[/Hétoffe/, "Héloïse"],
[/(?<![\p{L}])Br est(?![\p{L}])/u, "Brest"],
[/(?<![\p{L}])serôme(?![\p{L}])/u, "Jerôme"], // (sans «é»)
//noms propres moins fréquens
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Candestie/, "Candeille"],
[/Desso(ntain|rg)es/, "Desfo$1es"],
[/d’dessin/, "d’Henin"],
[/Cararriere/, "Caraccioli"],
[/Hainstrun/, "Hamilton"],
[/Moselle t/, "Morellet"],
[/Strassord/, "Stratford"],
// cas très-particulier trévoux
[/\n\n(\{\{sc\|[\p{L}]+\}\}\.)(?=\n)/u, " $1"], // pour poèmes il faudrait laisser peut-être UN \n mais.. 🧐
[/([A-ZÉ]{2,})-\n\n([A-ZÉ]{2,})\.(?=\n)/, "$1$2."], //pas vraiment erreur mais semblable au précédent
/*_____SECTION________Remplacements quasi certains_________/J’ai une certaine confiance lol__________*/
// de chaînes de caractères au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR (souvent pcq pas accent)
[/fç/, "sç"],
[/(?<!\bn)aif(?!ort)/, "ais"],
[/aisf/, "aiss"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/fiaf(?=[tm])/, "sias"],
[/groff/, "gross"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"], // « escrire » &c.
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efd/, "esd"],
[/(e|è)fe(?![\p{L}])/u, "$1se"], // -èse
[/[ce]fm/, "esm"],
[/[ce][sf]p/, "esp"],
[/fp/, "sp"],
[/afm/, "asm"],
[/uft/, "ust"],
[/falf/, "fals"],
[/\bfaisi(e?s?)\b/, "saisi$1"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/(i|I)nfu(?!s)/, "$1nsu"],
[/foufl/, "soufl"], //archaïque pour "souffl"...
[/foup/, "soup"],
[/fsoup/, "ssoup"],
[/ffi[fs]t/, "ssist"],
[/(?<!su)f[fsl]i[fs]/, "ssis"],
[/(?<=\p{L})fi[fs]t/u, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))([iï])ff(e|a)n/, "$2ss$3n"],
[/(?<!co)([iï])ffem/, "$1ssem"],
[/(?<!([cC]ha|to))(û|u)ffen/, "$2ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/ffom/, "ssom"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/f[fs]ign/, "ssign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffa[sfl][sfl]/, "ssass"],
[/oft/, "ost"], // un des plus grands succès qu'il l’eût sçeû
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!(l|ort\b))/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/vicil/, "vieil"],
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ... extrêmement rare de voir "oe" (minuscule) dans des mots avec œ
[/(?<!\p{L})f(oe|œ|e)ur(s|)(?!\p{L})/u, "sœur$2"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
// du genre "ça a l'air d'une correction simple peut-être c'est juste que c'est pas assez commun pour avoir été ajouté Au Bouton"
[/ fu /, " su "],
[/Ruff(|i)e/, "Russ$1e"],
/*______________SECTION______________EN TEST______________________________________*/
// Autre chose que dissimilation s/f
/*___Misc___*/
[/(?<=([!.?»«] |\n\r?\n))11(?= ([a-zé]{4,}|est))/, "Il"],
[/(?<!\p{L})fenime(s?)(?!\p{L})/, "femme$1"],
/*___Chaînes de caractères pour remplacements pas encore quasi-certains___*/
[/(?<![\p{L}])esquif(s|)(?![\p{L}])/u, "BARF$1"],
[/quif(|[sf])/, "quis$1"],
[/BARF/, "esquif"],
[/esquisf(?=\p{L})/u, "esquiss"],
[/fs(?=[aâeéèëêiîïoôuû])/, "ss"], //ça doit être après squif.. je pense .. (??????? je me rappelle pas)
/* [/((?<!(sati|tran))sf|fs)(?=[aâeéèëêiîïoôuû])/, "ss"],*/ //À COMPLEXIFIER
[/nfe(?!\p{L})/u, "nse"],
[/affio/, "assio"],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/(?<!Coper)nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(e|é)(f|s)(f|s|)ert/, "$1$3sert"],
[/(?<=\p{L})ffal/u, "ssal"],
[/ffeur(?=[^\ss])/, "sseur"],
[/feur(?=[^\ss])/, "seur"],
[/ć(e|t)(?!\p{L})/u, "c$1"], //normalement ya pas de mots qui se terminent en "ét"
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e|)(s|)(?![\p{L}])/u, "issant$1$2"],
[/(?<!(gr|co|b))([iï])ffe\b/, "$2sse"],
[/(?<!(\bg|pers|\bs))ifle(?!\p{L})/u, "isse"], // [per]sifle avec 1 f commun 18e ..
[/(?<!(?<![\p{L}])[Gg]r)effe(s?)\b/u, "esse$1"],
[/oife/, "oise"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/(?<!\b(di|fi|pa))scaux/, "seaux"],
[/ficit(?!\p{L})/u, "fioit"],
[/rfi(o|e(?!ld)|a)/, "rsi$1"],
[/ffion(?!s)/, "ssion"],
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
/*______P majuscule pour l’ apostrophe...______*/
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐 P suivi de autre majuscule ET PUIS des minuscules = c'est pas juste un mot en majuscules...
//débuts de mot où c'est probablement pas vraiment un P
[/\bP(a[d]|acc|aut|â[g]|ai[g]|am(?!p))/, "l’$1"], //a
[/\bP(e[mx]|ec(?![tcq])|él[é]|es[pc]|étonn)/, "l’$1"], //e
[/(?<=\s)P est\b/, "l’est"],
[/\bPh(onn|orr|ô)/, "l’h$1"], //h
[/\bP(i[d]|î|inn(?!e[s\b]))/, "l’$1"], //i
[/\bP(ori|ord|ouve(?!z))/, "l’$1"], //o
//l’inverse...
[/\bl’etit/, "Petit"],
[/(?<!\p{L})l’(?=[lsr])/u, "P"],
/*______double ll pour double ss...______*/
[/(?<![vV]ous ((n’)?(en|y) )?)\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
/*______________________________________dissimilation s/f____________________________________________*/
// dissimilation s/f mais pas dans 1 des grandes catégories _____________
[/th([éeè])fe(s|)(?!\p{L})/u, "th$1se$2"],
[/afe(?!\p{L})/u, "ase"],
[/(?<!\p{L})([lsmtLTSM]a )foie(?!\p{L})/u, "$1soie"],
[/(?<=(un|deux|trois|quatre|cinq|six|sept|huit|neuf|[0-9])\s)fols/, "sols"],
[/(f|F)off/, "$1oss"],
[/fang(?![e])/, "sang"],
[/(?<!(?<!\p{L})(co|b|gr)i)ffure(s?)(?!\p{L})/u, "ssure$2"],
[/(?<!\p{L})(p|P)r(e|é)fid/u, "$1r$2sid"],
[/(?<=[\p{L}])&t/u, "ct"],
[/rf(e|é|ée|és|ées)(?!\p{L})/u, "rs$1"],
[/f([tm])e(s|)(?!\p{L})/u, "s$1e$2"],
[/\bse fauv/, "se sauv"],
[/(?<!en)fanc/, "sanc"],
[/ftein/, "stein"],
[/préfen(t|s(?! ))/, "présent"],
[/verf/, "vers"],
[/(?<=\p{L})nife(|s|nt)(?!\p{L})/u, "nise$1"],
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/(?<!\p{L})fauv(?=(é|e[nr]))/, "sauv"],
// faire / être - dissimilation générale _____________
[/(?<=\b[cC]e )f(ont|eront|er[ao]it|er[ao]ient|era)\b/, "s$1"],
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les([^.),\s]{2,} | )principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
[/([lL])es principa(les|ux) ([^.),\s]{2,}) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es principa$2 $3 s$4"], //fausses corr. légérement plus imaginables...
[/([lL])es ([^.),\s]{2,}) principa(les|ux) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es $2 principa$3 s$4"],
[/es (|[\p{L}-]+ )([Pp]i[eè]ces|paroles) font de/u, "es $1$2 sont de"], // 🧐🧐assez commun quand ça parle de théâtre mais "font de ___ effets" etc aussi possible
[/où (ils|elles) font(?=(,|\.|\)| !| ?))/, "où $1 sont"],
[/(?<=([Tt]|[qQ]u)el(le)?s )font/, "sont"],
[/(?<![\p{L}])font (du|de [mts]on) (ressort)/u, "sont $1 $2"],
[/(?<![\p{L}])font (de [smtl]a) (part\b|plume|composition)/u, "sont $1 $2"],
//participes pluriel ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|eront|eri?ons|feri?ez)( |-ils |-elles |-ce |-[vn]ous )((?:|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |toujours |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |ici |tout |pas |point |gu[eè]res? |déj[aà] |assez |n[eé]ant?moins |toutefois |peut[ -]être |tout-à-fait |d?’?autant |pourtant |le ){1,2})([\p{L}’]+(és|ées|(?<![ou])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|in?te?s|erte?s|ante?s|[eè]re?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// adjectifs pl. & sg. ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era|eri?ons|eri?ez) ((?:|tres-|très-|plus |moins |plus ou moins |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |pas |point |déj[aà] |gu[eè]res? |jamais |assez |peut[- ]être |n[eé]ant?moins |toutefois |tout-à-fait |toujours |d?’?autant |pourtant |le ){1,2})(néces|grande?s|jaune|brun|ver[dt]|bleu|blanc|noir|rouge|menu|immen|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|fertil|difficile|utile|[\p{L}]+ible|court|furieu|prêt|nouve)(?![\p{L}]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// ça marche pas : [\p{L}]+(?<!q)[uéi]e?s?(?![\p{L}])| // à affiner en fonction du "moins général" cidessus
// ?? -ible ... font __ble possible mais plus rare ???
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fort / sort _____________
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<=([Uu]n|[sStTmM]on|[lcCL]e|[lL]eur) )fort (funeste)/, "sort $2"],
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/u, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<=\b(un|le|du|ce) )même fort/, "même sort"],
[/(?<!\p{L})ce qui fort(?!\p{L})/u, "ce qui sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/u, "sorti"],
// forte / sorte _____________
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
[/de la forte(?=( »)?(\.|,| [!?;:]))/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([dD]e|[eE]n) (telle|quelque) forte/, "$1 $2 sorte"],
[/([dD]e|[eE]n)forte que/, "$1sorte que"],
// sui- / fui- _____________
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/([Pp]ar |[Dd]ans |est |sont |été |ét[ao]it |ét[ao]ient )(la|une) fuite/, "$1$2 suite"],
[/à la fuite d/, "à la suite d"],
[/de fuite à/, "de suite à"],
[/([jJ]’en|me) fuis/, "$1 suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
[/fuit dans tou/, "suit dans tou"],
[/l s’enfuit qu/, "l s’ensuit qu"],
// fai[ts] / sai[ts] _____________
[/(\b[oO]n )fait (|déj[aà],? |même,? |d’ailleurs,? |en outre,? |du reste,? |au reste,? |encore,? |aujourd’hui,? )(que\b|qu’|combien|comment)/, "$1sait $2$3"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\s(que\b|qu’|comment|combien)/, "out le monde sait $1"],
[/ne fai(t|s) (|point |plus |pas |jusqu’à )(si\b|comment\b|où|jusqu’où|quoi|ce q|qui\b|combien|gré\b|quand|à q|de q|s’il)/, "ne sai$1 $2$3"],
// foi / soi _____________
[/\bfoi-(même|disant)/, "soi-$1"],
[/(?<![\p{L}])(?<=(en|malgré) )foi(?![\p{L}])/u, "soi"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])(j|m)e\sfois/u,"$1e sois"],
/*______SECTION__________________________À RECLASSER_________________________________________________*/
//autre en test …
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ]{2,}[.,])( f|\.|(?: ?[fLIT]\.?)) ?(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/Ada Sanc/, "Acta Sanc"], //trév
[/Obf. /, "Obs. "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) (*presque...) jamais
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-9])[°]\. /, "$1º. "],
[/(?<= )([1-35-79])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<=(?<!\bin) )([48])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<!\p{L})([Bb]?)auf(s?)(?!\p{L})/u, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})([Bb]?)ceu(f|v)(s?|res?)(?!\p{L})/u, "$1œu$2$3"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/(?<!\p{L})naud(s?)(?!\p{L})/u, "nœud$1"],
[/\bméme(s|)\b/, "même$1"],
[/\btéte(|s)\b/, "tête$1"],
[/(?<![Gg]r)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<!\p{L})rafin(ée?s?|er)(?!\p{L})/u, "EUGH$1"],
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!(ord|ne[rm]))/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/EUGH/, "rafin"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/(?<!\p{L})cau(?!\p{L})/u, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres pas couverts par règles générales
[/Boi[sf][fs](i|y)/, "Boiss$1"],
[/Cahufac/, "Cahusac"],
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/Duffieux/, "Dussieux"], [/Juffieu/, "Jussieu"], // généralifable ?
[/Monteffon/, "Montesson"],
[/Goffec/, "Gossec"],
[/Greffet/, "Gresset"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
[/Pa([eé])fiello/, "Pa$1siello"],
[/Anfoffi/, "Anfossi"],
[/Rofalie/, "Rosalie"],
[/Anfeaume/, "Anseaume"], // "feau" ? pourroit fe généralifer ?
[/Monfign(y|i)/, "Monsign$1"],
[/Queyffat/, "Queyssat"],
[/Vaffeur/, "Vasseur"],
[/Laffone/, "Lassone"],
[/Ulyffe/, "Ulysse"],
/*_________________Insertion de modèles____________________*/
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "{{in-4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "{{in-8o}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([0-9]+)/u, "{{No.|$1}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([0-9]+)/u, "{{no.|$1|n}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([IVXLCDM]+)/u, "{{No.|{{romm|$1}}}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([IVCXLCDM]+)/u, "{{no.|{{romm|$1}}|n}}"],
[/(?<= )([0-9,]{1,9}) liv\./, "{{liv.|$1|inv}}"],
// genre simple / « non initiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bMM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{MM.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s|,)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s|,)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bMad\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Mad.|$2}}"],
[/([lL][eE] |[daAD][uU] |^)\bP\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"], // P. trop commun comme initiale
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bMde\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mde|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bSte\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Ste|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*____________SECTION_____________Fausses corrections de fréquence acceptable_________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
/*_________________________________section jsp______________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/\bFuin\b/, "Juin"],
[/\bFuillet\b/, "Juillet"],
[/O&tobre/, "Octobre"],
[/l’idan[fs]at/, "Pidansat"],
//petite mise en forme au cas où
/* [/([!?.,])(?![<)|'}0-9])([^\s])/, "$1 $2"], // plus difficile pour [;:]
[/([«])(?!\s)/, "$1 "],
[/([^\s])([!»?])/, "$1 $2"], */ //rarement nécessaire…
[/(?<!^)([^\s(])&/, "$1 &"], [/&([^)c \],])/, "& $1"], //ça par contre
[/([a-zâêîôûàèùäëïüé])([A-ZÉ])/u, "$1 $2"], // 🧐🧐
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/( ){2,}/, " "],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
if ( [ 'edit', 'submit' ].indexOf( mw.config.get( 'wgAction' ) ) !== -1 ) {
mw.hook( 'wikiEditor.toolbarReady' ).add( function ( $textarea ) {
$textarea.wikiEditor( 'addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
});
}
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
fnrw8jvjg9c9ehebz9jmn50f0e84lp4
16059744
16059719
2026-09-23T16:52:56Z
Psephos
145984
16059744
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// Notes/explication éventuellement : [[Utilisateur:Psephos/Bouton2]]
const Liste_Remplacements = [
/*___________________(r)établir le contexte______________________*/
//D’abord,
[/ſ/, "s"],
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
//taches oscérisées etc.
[/·/, ""],
//lettres avec taches at-tach-ées ou grecs etc
[/[ą]/, "a"],
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ł]/, "l"],
[/[ÓÒ]/, "O"], //éventuellement ça pourrait être Ô mais faux->faux = ✅
[/[Μм]/, "M"],
[/[ş]/, "s"],
[/[ț]/, "t"],
[/ú/, "û"], // à voir si plus fréquent pour "u" ou "û"
[/[ž]/, "z"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐 « à » suivi d'une lettre => â
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
/*_____Section corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton______*/
//traits d'union supprimés
[/(?<!\p{L})tr(e|è)s(\p{L})/u, "tr$1s-$2"], //🧐🧐
[/(?<!\p{L})tout-?[àâ]-?fait(?!\p{L})/, "tout-à-fait"],
[/(?<!\p{L})c’est-?[àâ]-?dire(?!\p{L})/, "c’est-à-dire"],
[/(?<!\p{L})(vingt|dix|trente|quarante|cinquante|soixante)(deux|trois|quatre|cinq|six|sept|huit|neuf)(?!\p{L})/, "$1-$2"],
//straight-up erreurs
[/(?<![A-ZÉ][,.]) v\. a\./, " y a"],
[/\baussilanim/, "pusillanim"],
[/\b(d|l)’ss/, "$1’Is"],
//erreurs mais particuliers à orthographe plus ancienne ou rare dans Trév.
[/\bcafricainre\b/, "carricature"],
[/remefermens/, "remercimens"],
[/semeferment/, "remerciment"],
[/([dD])ictman(s|t)/, "$1iaman$2"],
[/vêou/, "vêcu"],
// correction partielle pas entièrement réussie
[/faisist/, "saisiss"],
[/subsissance/, "subsistance"],
[/hésist/, "hériss"],
[/affissan/, "assistan"],
[/pestileux/, "perilleux"],
[/pestis/, "perils"],
[/\bprofent/, "proscrit"],
//noms propres normaux/français
[/Hétoffe/, "Héloïse"],
[/(?<![\p{L}])Br est(?![\p{L}])/u, "Brest"],
[/(?<![\p{L}])serôme(?![\p{L}])/u, "Jerôme"], // (sans «é»)
//noms propres moins fréquens
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Candestie/, "Candeille"],
[/Desso(ntain|rg)es/, "Desfo$1es"],
[/d’dessin/, "d’Henin"],
[/Cararriere/, "Caraccioli"],
[/Hainstrun/, "Hamilton"],
[/Moselle t/, "Morellet"],
[/Strassord/, "Stratford"],
// cas très-particulier trévoux
[/\n\n(\{\{sc\|[\p{L}]+\}\}\.)(?=\n)/u, " $1"], // pour poèmes il faudrait laisser peut-être UN \n mais.. 🧐
[/([A-ZÉ]{2,})-\n\n([A-ZÉ]{2,})\.(?=\n)/, "$1$2."], //pas vraiment erreur mais semblable au précédent
/*_____SECTION________Remplacements quasi certains_________/J’ai une certaine confiance lol__________*/
// de chaînes de caractères au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR (souvent pcq pas accent)
[/fç/, "sç"],
[/(?<!\bn)aif(?!ort)/, "ais"],
[/aisf/, "aiss"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/fiaf(?=[tm])/, "sias"],
[/groff/, "gross"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"], // « escrire » &c.
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efd/, "esd"],
[/(e|è)fe(?![\p{L}])/u, "$1se"], // -èse
[/[ce]fm/, "esm"],
[/[ce][sf]p/, "esp"],
[/fp/, "sp"],
[/afm/, "asm"],
[/uft/, "ust"],
[/falf/, "fals"],
[/\bfaisi(e?s?)\b/, "saisi$1"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/(i|I)nfu(?!s)/, "$1nsu"],
[/foufl/, "soufl"], //archaïque pour "souffl"...
[/foup/, "soup"],
[/fsoup/, "ssoup"],
[/ffi[fs]t/, "ssist"],
[/(?<!su)f[fsl]i[fs]/, "ssis"],
[/(?<=\p{L})fi[fs]t/u, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))([iï])ff(e|a)n/, "$2ss$3n"],
[/(?<!co)([iï])ffem/, "$1ssem"],
[/(?<!([cC]ha|to))(û|u)ffen/, "$2ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/ffom/, "ssom"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/f[fs]ign/, "ssign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffa[sfl][sfl]/, "ssass"],
[/oft/, "ost"], // un des plus grands succès qu'il l’eût sçeû
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!(l|ort\b))/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/vicil/, "vieil"],
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ... extrêmement rare de voir "oe" (minuscule) dans des mots avec œ
[/(?<!\p{L})f(oe|œ|e)ur(s|)(?!\p{L})/u, "sœur$2"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
// du genre "ça a l'air d'une correction simple peut-être c'est juste que c'est pas assez commun pour avoir été ajouté Au Bouton"
[/ fu /, " su "],
[/Ruff(|i)e/, "Russ$1e"],
/*______________SECTION______________EN TEST______________________________________*/
// Autre chose que dissimilation s/f
/*___Misc___*/
[/(?<=([!.?»«] |\n\r?\n))11(?= ([a-zé]{4,}|est))/, "Il"],
[/(?<!\p{L})fenime(s?)(?!\p{L})/, "femme$1"],
/*___Chaînes de caractères pour remplacements pas encore quasi-certains___*/
[/(?<![\p{L}])esquif(s|)(?![\p{L}])/u, "BARF$1"],
[/quif(|[sf])/, "quis$1"],
[/BARF/, "esquif"],
[/esquisf(?=\p{L})/u, "esquiss"],
[/fs(?=[aâeéèëêiîïoôuû])/, "ss"], //ça doit être après squif.. je pense .. (??????? je me rappelle pas)
/* [/((?<!(sati|tran))sf|fs)(?=[aâeéèëêiîïoôuû])/, "ss"],*/ //À COMPLEXIFIER
[/nfe(?!\p{L})/u, "nse"],
[/affio/, "assio"],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/(?<!Coper)nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(e|é)(f|s)(f|s|)ert/, "$1$3sert"],
[/(?<=\p{L})ffal/u, "ssal"],
[/ffeur(?=[^\ss])/, "sseur"],
[/feur(?=[^\ss])/, "seur"],
[/ć(e|t)(?!\p{L})/u, "c$1"], //normalement ya pas de mots qui se terminent en "ét"
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e|)(s|)(?![\p{L}])/u, "issant$1$2"],
[/(?<!(gr|co|b))([iï])ffe\b/, "$2sse"],
[/(?<!(\bg|pers|\bs))ifle(?!\p{L})/u, "isse"], // [per]sifle avec 1 f commun 18e ..
[/(?<!(?<![\p{L}])[Gg]r)effe(s?)\b/u, "esse$1"],
[/oife/, "oise"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/(?<!\b(di|fi|pa))scaux/, "seaux"],
[/ficit(?!\p{L})/u, "fioit"],
[/rfi(o|e(?!ld)|a)/, "rsi$1"],
[/ffion(?!s)/, "ssion"],
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
/*______P majuscule pour l’ apostrophe...______*/
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐 P suivi de autre majuscule ET PUIS des minuscules = c'est pas juste un mot en majuscules...
//débuts de mot où c'est probablement pas vraiment un P
[/\bP(a[d]|acc|aut|â[g]|ai[g]|am(?!p))/, "l’$1"], //a
[/\bP(e[mx]|ec(?![tcq])|él[é]|es[pc]|étonn)/, "l’$1"], //e
[/(?<=\s)P est\b/, "l’est"],
[/\bPh(onn|orr|ô)/, "l’h$1"], //h
[/\bP(i[d]|î|inn(?!e[s\b]))/, "l’$1"], //i
[/\bP(ori|ord|ouve(?!z))/, "l’$1"], //o
//l’inverse...
[/\bl’etit/, "Petit"],
[/(?<!\p{L})l’(?=[lsr])/u, "P"],
/*______double ll pour double ss...______*/
[/(?<![vV]ous ((n’)?(en|y) )?)\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
/*______________________________________dissimilation s/f____________________________________________*/
// dissimilation s/f mais pas dans 1 des grandes catégories _____________
[/th([éeè])fe(s|)(?!\p{L})/u, "th$1se$2"],
[/afe(?!\p{L})/u, "ase"],
[/(?<!\p{L})([lsmtLTSM]a )foie(?!\p{L})/u, "$1soie"],
[/(?<=(un|deux|trois|quatre|cinq|six|sept|huit|neuf|[0-9])\s)fols/, "sols"],
[/(f|F)off/, "$1oss"],
[/fang(?![e])/, "sang"],
[/(?<!(?<!\p{L})(co|b|gr)i)ffure(s?)(?!\p{L})/u, "ssure$2"],
[/(?<!\p{L})(p|P)r(e|é)fid/u, "$1r$2sid"],
[/(?<=[\p{L}])&t/u, "ct"],
[/rf(e|é|ée|és|ées)(?!\p{L})/u, "rs$1"],
[/f([tm])e(s|)(?!\p{L})/u, "s$1e$2"],
[/\bse fauv/, "se sauv"],
[/(?<!en)fanc/, "sanc"],
[/ftein/, "stein"],
[/préfen(t|s(?! ))/, "présent"],
[/verf/, "vers"],
[/(?<=\p{L})nife(|s|nt)(?!\p{L})/u, "nise$1"],
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/(?<!\p{L})fauv(?=(é|e[nr]))/, "sauv"],
// faire / être - dissimilation générale _____________
[/(?<=\b[cC]e )f(ont|eront|er[ao]it|er[ao]ient|era)\b/, "s$1"],
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les([^.),\s]{2,} | )principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
[/([lL])es principa(les|ux) ([^.),\s]{2,}) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es principa$2 $3 s$4"], //fausses corr. légérement plus imaginables...
[/([lL])es ([^.),\s]{2,}) principa(les|ux) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es $2 principa$3 s$4"],
[/es (|[\p{L}-]+ )([Pp]i[eè]ces|paroles) font de/u, "es $1$2 sont de"], // 🧐🧐assez commun quand ça parle de théâtre mais "font de ___ effets" etc aussi possible
[/où (ils|elles) font(?=(,|\.|\)| !| ?))/, "où $1 sont"],
[/(?<=([Tt]|[qQ]u)el(le)?s )font/, "sont"],
[/(?<![\p{L}])font (du|de [mts]on) (ressort)/u, "sont $1 $2"],
[/(?<![\p{L}])font (de [smtl]a) (part\b|plume|composition)/u, "sont $1 $2"],
//participes pluriel ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|eront|eri?ons|feri?ez)( |-ils |-elles |-ce |-[vn]ous )((?:|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |toujours |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |ici |tout |pas |point |gu[eè]res? |déj[aà] |assez |n[eé]ant?moins |toutefois |peut[ -]être |tout-à-fait |d?’?autant |pourtant |le ){1,2})([\p{L}’]+(és|ées|(?<![ou])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|in?te?s|erte?s|ante?s|[eè]re?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// adjectifs pl. & sg. ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era|eri?ons|eri?ez) ((?:|tres-|très-|plus |moins |plus ou moins |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |pas |point |déj[aà] |gu[eè]res? |jamais |assez |peut[- ]être |n[eé]ant?moins |toutefois |tout-à-fait |toujours |d?’?autant |pourtant |le ){1,2})(néces|grande?s|jaune|brun|ver[dt]|bleu|blanc|noir|rouge|menu|immen|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|fertil|difficile|utile|[\p{L}]+ible|court|furieu|prêt|nouve)(?![\p{L}]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// ça marche pas : [\p{L}]+(?<!q)[uéi]e?s?(?![\p{L}])| // à affiner en fonction du "moins général" cidessus
// ?? -ible ... font __ble possible mais plus rare ???
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fort / sort _____________
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<=([Uu]n|[sStTmM]on|[lcCL]e|[lL]eur) )fort (funeste)/, "sort $2"],
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/u, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<=\b(un|le|du|ce) )même fort/, "même sort"],
[/(?<!\p{L})ce qui fort(?!\p{L})/u, "ce qui sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/u, "sorti"],
// forte / sorte _____________
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
[/de la forte(?=( »)?(\.|,| [!?;:]))/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([dD]e|[eE]n) (telle|quelque) forte/, "$1 $2 sorte"],
[/([dD]e|[eE]n)forte que/, "$1sorte que"],
// sui- / fui- _____________
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/([Pp]ar |[Dd]ans |est |sont |été |ét[ao]it |ét[ao]ient )(la|une) fuite/, "$1$2 suite"],
[/à la fuite d/, "à la suite d"],
[/de fuite à/, "de suite à"],
[/([jJ]’en|me) fuis/, "$1 suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
[/fuit dans tou/, "suit dans tou"],
[/l s’enfuit qu/, "l s’ensuit qu"],
// fai[ts] / sai[ts] _____________
[/(\b[oO]n )fait (|déj[aà],? |même,? |d’ailleurs,? |en outre,? |du reste,? |au reste,? |encore,? |aujourd’hui,? )(que\b|qu’|combien|comment)/, "$1sait $2$3"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\s(que\b|qu’|comment|combien)/, "out le monde sait $1"],
[/ne fai(t|s) (|point |plus |pas |jusqu’à )(si\b|comment\b|où|jusqu’où|quoi|ce q|qui\b|combien|gré\b|quand|à q|de q|s’il)/, "ne sai$1 $2$3"],
// foi / soi _____________
[/\bfoi-(même|disant)/, "soi-$1"],
[/(?<![\p{L}])(?<=(en|malgré) )foi(?![\p{L}])/u, "soi"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])(j|m)e\sfois/u,"$1e sois"],
/*______SECTION__________________________À RECLASSER_________________________________________________*/
//autre en test …
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ]{2,}[.,])( f|\.|(?: ?[fLIT]\.?)) ?(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/Ada Sanc/, "Acta Sanc"], //trév
[/Obf. /, "Obs. "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) (*presque...) jamais
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-9])[°]\. /, "$1º. "],
[/(?<= )([1-35-79])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<=(?<!\bin) )([48])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<!\p{L})([Bb]?)auf(s?)(?!\p{L})/u, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})([Bb]?)ceu(f|v)(s?|res?)(?!\p{L})/u, "$1œu$2$3"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/(?<!\p{L})naud(s?)(?!\p{L})/u, "nœud$1"],
[/\bméme(s|)\b/, "même$1"],
[/\btéte(|s)\b/, "tête$1"],
[/(?<![Gg]r)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<!\p{L})rafin(ée?s?|er)(?!\p{L})/u, "EUGH$1"],
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!(ord|ne[rm]))/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/EUGH/, "rafin"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/(?<!\p{L})cau(?!\p{L})/u, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres pas couverts par règles générales
[/Boi[sf][fs](i|y)/, "Boiss$1"],
[/Cahufac/, "Cahusac"],
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/Duffieux/, "Dussieux"], [/Juffieu/, "Jussieu"], // généralifable ?
[/Monteffon/, "Montesson"],
[/Goffec/, "Gossec"],
[/Greffet/, "Gresset"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
[/Pa([eé])fiello/, "Pa$1siello"],
[/Anfoffi/, "Anfossi"],
[/Rofalie/, "Rosalie"],
[/Anfeaume/, "Anseaume"], // "feau" ? pourroit fe généralifer ?
[/Monfign(y|i)/, "Monsign$1"],
[/Queyffat/, "Queyssat"],
[/Vaffeur/, "Vasseur"],
[/Laffone/, "Lassone"],
[/Ulyffe/, "Ulysse"],
/*_________________Insertion de modèles____________________*/
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "{{in-4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "{{in-8o}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([0-9]+)/u, "{{No.|$1}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([0-9]+)/u, "{{no.|$1|n}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([IVXLCDM]+)/u, "{{No.|{{romm|$1}}}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([IVCXLCDM]+)/u, "{{no.|{{romm|$1}}|n}}"],
[/(?<= )([0-9,]{1,9}) liv\./, "{{liv.|$1|inv}}"],
// genre simple / « non initiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bMM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{MM.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s|,)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s|,)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bMad\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Mad.|$2}}"],
[/([lL][eE] |[daAD][uU] |^)\bP\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"], // P. trop commun comme initiale
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bMde\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mde|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bSte\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Ste|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*____________SECTION_____________Fausses corrections de fréquence acceptable_________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
/*_________________________________section jsp______________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/\bFuin\b/, "Juin"],
[/\bFuillet\b/, "Juillet"],
[/O&tobre/, "Octobre"],
[/l’idan[fs]at/, "Pidansat"],
//petite mise en forme au cas où
/* [/([!?.,])(?![<)|'}0-9])([^\s])/, "$1 $2"], // plus difficile pour [;:]
[/([«])(?!\s)/, "$1 "],
[/([^\s])([!»?])/, "$1 $2"], */ //rarement nécessaire…
[/(?<!^)([^\s(])&/, "$1 &"], [/&([^)c \],])/, "& $1"], //ça par contre
[/([a-zâêîôûàèùäëïüé])([A-ZÉ])/u, "$1 $2"], // 🧐🧐
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/( ){2,}/, " "],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
if ( [ 'edit', 'submit' ].indexOf( mw.config.get( 'wgAction' ) ) !== -1 ) {
mw.hook( 'wikiEditor.toolbarReady' ).add( function ( $textarea ) {
$textarea.wikiEditor( 'addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
});
}
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
7i2yyvuqhxhhcssxc85spzbgy6dyu3i
16060276
16059744
2026-09-24T04:56:23Z
Psephos
145984
16060276
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// Notes/explication éventuellement : [[Utilisateur:Psephos/Bouton2]]
const Liste_Remplacements = [
/*___________________(r)établir le contexte______________________*/
//D’abord,
[/ſ/, "s"],
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
//taches oscérisées etc.
[/·/, ""],
//lettres avec taches at-tach-ées ou grecs etc
[/[ą]/, "a"],
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ł]/, "l"],
[/[ÓÒ]/, "O"], //éventuellement ça pourrait être Ô mais faux->faux = ✅
[/[Μм]/, "M"],
[/[ş]/, "s"],
[/[ț]/, "t"],
[/ú/, "û"], // à voir si plus fréquent pour "u" ou "û"
[/[ž]/, "z"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐 « à » suivi d'une lettre => â
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
/*_____Section corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton______*/
//traits d'union supprimés
[/(?<!\p{L})tr(e|è)s(\p{L})/u, "tr$1s-$2"], //🧐🧐
[/(?<!\p{L})tout-?[àâ]-?fait(?!\p{L})/, "tout-à-fait"],
[/(?<!\p{L})c’est-?[àâ]-?dire(?!\p{L})/, "c’est-à-dire"],
[/(?<!\p{L})(vingt|dix|trente|quarante|cinquante|soixante)(deux|trois|quatre|cinq|six|sept|huit|neuf)(?!\p{L})/, "$1-$2"],
//straight-up erreurs
[/(?<![A-ZÉ][,.]) v\. a\./, " y a"],
[/\baussilanim/, "pusillanim"],
[/\b(d|l)’ss/, "$1’Is"],
//erreurs mais particuliers à orthographe plus ancienne ou rare dans Trév.
[/\bcafricainre\b/, "carricature"],
[/remefermens/, "remercimens"],
[/semeferment/, "remerciment"],
[/([dD])ictman(s|t)/, "$1iaman$2"],
[/vêou/, "vêcu"],
// correction partielle pas entièrement réussie
[/faisist/, "saisiss"],
[/subsissance/, "subsistance"],
[/hésist/, "hériss"],
[/affissan/, "assistan"],
[/pestileux/, "perilleux"],
[/pestis/, "perils"],
[/\bprofent/, "proscrit"],
//noms propres normaux/français
[/Hétoffe/, "Héloïse"],
[/(?<![\p{L}])Br est(?![\p{L}])/u, "Brest"],
[/(?<![\p{L}])serôme(?![\p{L}])/u, "Jerôme"], // (sans «é»)
//noms propres moins fréquens
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Candestie/, "Candeille"],
[/Desso(ntain|rg)es/, "Desfo$1es"],
[/d’dessin/, "d’Henin"],
[/Cararriere/, "Caraccioli"],
[/Hainstrun/, "Hamilton"],
[/Moselle t/, "Morellet"],
[/Strassord/, "Stratford"],
// cas très-particulier trévoux
[/\n\n(\{\{sc\|[\p{L}]+\}\}\.)(?=\n)/u, " $1"], // pour poèmes il faudrait laisser peut-être UN \n mais.. 🧐
[/([A-ZÉ]{2,})-\n\n([A-ZÉ]{2,})\.(?=\n)/, "$1$2."], //pas vraiment erreur mais semblable au précédent
/*_____SECTION________Remplacements quasi certains_________/J’ai une certaine confiance lol__________*/
// de chaînes de caractères au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR (souvent pcq pas accent)
[/fç/, "sç"],
[/(?<!\bn)aif(?!ort)/, "ais"],
[/aisf/, "aiss"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/fiaf(?=[tm])/, "sias"],
[/groff/, "gross"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"], // « escrire » &c.
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efd/, "esd"],
[/(e|è)fe(?![\p{L}])/u, "$1se"], // -èse
[/[ce]fm/, "esm"],
[/[ce][sf]p/, "esp"],
[/fp/, "sp"],
[/afm/, "asm"],
[/uft/, "ust"],
[/falf/, "fals"],
[/\bfaisi(e?s?)\b/, "saisi$1"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/(i|I)nfu(?!s)/, "$1nsu"],
[/foufl/, "soufl"], //archaïque pour "souffl"...
[/foup/, "soup"],
[/fsoup/, "ssoup"],
[/ffi[fs]t/, "ssist"],
[/(?<!su)f[fsl]i[fs]/, "ssis"],
[/(?<=\p{L})fi[fs]t/u, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))([iï])ff(e|a)n/, "$2ss$3n"],
[/(?<!co)([iï])ffem/, "$1ssem"],
[/(?<!([cC]ha|to))(û|u)ffen/, "$2ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/ffom/, "ssom"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/f[fs]ign/, "ssign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffa[sfl][sfl]/, "ssass"],
[/oft/, "ost"], // un des plus grands succès qu'il l’eût sçeû
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!(l|ort\b))/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/vicil/, "vieil"],
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ... extrêmement rare de voir "oe" (minuscule) dans des mots avec œ
[/(?<!\p{L})f(oe|œ|e)ur(s|)(?!\p{L})/u, "sœur$2"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
// du genre "ça a l'air d'une correction simple peut-être c'est juste que c'est pas assez commun pour avoir été ajouté Au Bouton"
[/ fu /, " su "],
[/Ruff(|i)e/, "Russ$1e"],
/*______________SECTION______________EN TEST______________________________________*/
// Autre chose que dissimilation s/f
/*___Misc___*/
[/(?<=([!.?»«] |\n\r?\n))11(?= ([a-zé]{4,}|est))/, "Il"],
[/(?<!\p{L})fenime(s?)(?!\p{L})/, "femme$1"],
/*___Chaînes de caractères pour remplacements pas encore quasi-certains___*/
[/(?<![\p{L}])esquif(s|)(?![\p{L}])/u, "BARF$1"],
[/quif(|[sf])/, "quis$1"],
[/BARF/, "esquif"],
[/esquisf(?=\p{L})/u, "esquiss"],
[/fs(?=[aâeéèëêiîïoôuû])/, "ss"], //ça doit être après squif.. je pense .. (??????? je me rappelle pas)
/* [/((?<!(sati|tran))sf|fs)(?=[aâeéèëêiîïoôuû])/, "ss"],*/ //À COMPLEXIFIER
[/nfe(?!\p{L})/u, "nse"],
[/affio/, "assio"],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/(?<!Coper)nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(e|é)(f|s)(f|s|)ert/, "$1$3sert"],
[/(?<=\p{L})ffal/u, "ssal"],
[/ffeur(?=[^\ss])/, "sseur"],
[/feur(?=[^\ss])/, "seur"],
[/ć(e|t)(?!\p{L})/u, "c$1"], //normalement ya pas de mots qui se terminent en "ét"
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e|)(s|)(?![\p{L}])/u, "issant$1$2"],
[/(?<!(gr|co|b))([iï])ffe\b/, "$2sse"],
[/(?<!(\bg|pers|\bs))ifle(?!\p{L})/u, "isse"], // [per]sifle avec 1 f commun 18e ..
[/(?<!(?<![\p{L}])[Gg]r)effe(s?)\b/u, "esse$1"],
[/oife/, "oise"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/(?<!\b(di|fi|pa))scaux/, "seaux"],
[/ficit(?!\p{L})/u, "fioit"],
[/rfi(o|e(?!ld)|a)/, "rsi$1"],
[/ffion(?!s)/, "ssion"],
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
/*______P majuscule pour l’ apostrophe...______*/
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐 P suivi de autre majuscule ET PUIS des minuscules = c'est pas juste un mot en majuscules...
//débuts de mot où c'est probablement pas vraiment un P
[/\bP(a[d]|acc|aut|â[g]|ai[g]|am(?!p))/, "l’$1"], //a
[/\bP(e[mx]|ec(?![tcq])|él[é]|es[pc]|étonn)/, "l’$1"], //e
[/(?<=\s)P est\b/, "l’est"],
[/\bPh(onn|orr|ô)/, "l’h$1"], //h
[/\bP(i[d]|î|inn(?!e[s\b]))/, "l’$1"], //i
[/\bP(ori|ord|ouve(?!z))/, "l’$1"], //o
//l’inverse...
[/\bl’etit/, "Petit"],
[/(?<!\p{L})l’(?=[lsr])/u, "P"],
/*______double ll pour double ss...______*/
[/(?<![vV]ous ((n’)?(en|y) )?)\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
/*______________________________________dissimilation s/f____________________________________________*/
// dissimilation s/f mais pas dans 1 des grandes catégories _____________
[/th([éeè])fe(s|)(?!\p{L})/u, "th$1se$2"],
[/afe(?!\p{L})/u, "ase"],
[/(?<!\p{L})([lsmtLTSM]a )foie(?!\p{L})/u, "$1soie"],
[/(?<=(un|deux|trois|quatre|cinq|six|sept|huit|neuf|[0-9])\s)fols/, "sols"],
[/(f|F)off/, "$1oss"],
[/fang(?![e])/, "sang"],
[/(?<!(?<!\p{L})(co|b|gr)i)ffure(s?)(?!\p{L})/u, "ssure$2"],
[/(?<!\p{L})(p|P)r(e|é)fid/u, "$1r$2sid"],
[/(?<=[\p{L}])&t/u, "ct"],
[/rf(e|é|ée|és|ées)(?!\p{L})/u, "rs$1"],
[/f([tm])e(s|)(?!\p{L})/u, "s$1e$2"],
[/\bse fauv/, "se sauv"],
[/(?<!en)fanc/, "sanc"],
[/ftein/, "stein"],
[/préfen(t|s(?! ))/, "présent"],
[/verf/, "vers"],
[/(?<=\p{L})nife(|s|nt)(?!\p{L})/u, "nise$1"],
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/(?<!\p{L})fauv(?=(é|e[nr]))/, "sauv"],
// faire / être - dissimilation générale _____________
[/(?<=\b[cC]e )f(ont|eront|er[ao]it|er[ao]ient|era)\b/, "s$1"],
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les([^.),\s]{2,} | )principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
[/([lL])es principa(les|ux) ([^.),\s]{2,}) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es principa$2 $3 s$4"], //fausses corr. légérement plus imaginables...
[/([lL])es ([^.),\s]{2,}) principa(les|ux) f(ont|eront|er[ao]ient)(?!\p{L})/u, "$1es $2 principa$3 s$4"],
[/es (|[\p{L}-]+ )([Pp]i[eè]ces|paroles) font de/u, "es $1$2 sont de"], // 🧐🧐assez commun quand ça parle de théâtre mais "font de ___ effets" etc aussi possible
[/où (ils|elles) font(?=(,|\.|\)| !| ?))/, "où $1 sont"],
[/(?<=([Tt]|[qQ]u)el(le)?s )font/, "sont"],
[/(?<![\p{L}])font (du|de [mts]on) (ressort)/u, "sont $1 $2"],
[/(?<![\p{L}])font (de [smtl]a) (part\b|plume|composition)/u, "sont $1 $2"],
//participes pluriel ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|eront|eri?ons|feri?ez)( |-ils |-elles |-ce |-[vn]ous )((?:|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |toujours |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |ici |tout |pas |point |gu[eè]res? |déj[aà] |assez |n[eé]ant?moins |toutefois |peut[ -]être |tout-à-fait |d?’?autant |pourtant |le ){1,2})([\p{L}’]+(és|ées|(?<![ou])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|in?te?s|erte?s|ante?s|[eè]re?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// adjectifs pl. & sg. ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era|eri?ons|eri?ez) ((?:|tres-|très-|plus |moins |plus ou moins |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |pas |point |déj[aà] |gu[eè]res? |jamais |assez |peut[- ]être |n[eé]ant?moins |toutefois |tout-à-fait |toujours |d?’?autant |pourtant |le ){1,2})(néces|grande?s|jaune|brun|ver[dt]|bleu|blanc|noir|rouge|menu|immen|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|fertil|difficile|utile|[\p{L}]+ible|court|furieu|prêt|nouve)(?![\p{L}]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// ça marche pas : [\p{L}]+(?<!q)[uéi]e?s?(?![\p{L}])| // à affiner en fonction du "moins général" cidessus
// ?? -ible ... font __ble possible mais plus rare ???
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fort / sort _____________
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<=([Uu]n|[sStTmM]on|[lcCL]e|[lL]eur) )fort (funeste)/, "sort $2"],
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/u, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<=\b(un|le|du|ce) )même fort/, "même sort"],
[/(?<!\p{L})ce qui fort(?!\p{L})/u, "ce qui sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/u, "sorti"],
// forte / sorte _____________
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
[/de la forte(?=( »)?(\.|,| [!?;:]))/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([dD]e|[eE]n) (telle|quelque) forte/, "$1 $2 sorte"],
[/([dD]e|[eE]n)forte que/, "$1sorte que"],
[/(?<=[dD]e (plusieurs|diverses|diff[eé]rentes) )fortes/, "sortes"],
// sui- / fui- _____________
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/([Pp]ar |[Dd]ans |est |sont |été |ét[ao]it |ét[ao]ient )(la|une) fuite/, "$1$2 suite"],
[/à la fuite d/, "à la suite d"],
[/de fuite à/, "de suite à"],
[/([jJ]’en|me) fuis/, "$1 suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
[/fuit dans tou/, "suit dans tou"],
[/l s’enfuit qu/, "l s’ensuit qu"],
// fai[ts] / sai[ts] _____________
[/(\b[oO]n )fait (|déj[aà],? |même,? |d’ailleurs,? |en outre,? |du reste,? |au reste,? |encore,? |aujourd’hui,? )(que\b|qu’|combien|comment)/, "$1sait $2$3"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\s(que\b|qu’|comment|combien)/, "out le monde sait $1"],
[/ne fai(t|s) (|point |plus |pas |jusqu’à )(si\b|comment\b|où|jusqu’où|quoi|ce q|qui\b|combien|gré\b|quand|à q|de q|s’il)/, "ne sai$1 $2$3"],
// foi / soi _____________
[/\bfoi-(même|disant)/, "soi-$1"],
[/(?<![\p{L}])(?<=(en|malgré) )foi(?![\p{L}])/u, "soi"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])(j|m)e\sfois/u,"$1e sois"],
/*______SECTION__________________________À RECLASSER_________________________________________________*/
//autre en test …
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ]{2,}[.,])( f|\.|(?: ?[fLIT]\.?)) ?(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/Ada Sanc/, "Acta Sanc"], //trév
[/Obf. /, "Obs. "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) (*presque...) jamais
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-9])[°]\. /, "$1º. "],
[/(?<= )([1-35-79])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<=(?<!\bin) )([48])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/(?<!\p{L})([Bb]?)auf(s?)(?!\p{L})/u, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})([Bb]?)ceu(f|v)(s?|res?)(?!\p{L})/u, "$1œu$2$3"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/(?<!\p{L})naud(s?)(?!\p{L})/u, "nœud$1"],
[/\bméme(s|)\b/, "même$1"],
[/\btéte(|s)\b/, "tête$1"],
[/(?<![Gg]r)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<!\p{L})rafin(ée?s?|er)(?!\p{L})/u, "EUGH$1"],
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!(ord|ne[rm]))/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/EUGH/, "rafin"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/(?<!\p{L})cau(?!\p{L})/u, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres pas couverts par règles générales
[/Boi[sf][fs](i|y)/, "Boiss$1"],
[/Cahufac/, "Cahusac"],
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/Duffieux/, "Dussieux"], [/Juffieu/, "Jussieu"], // généralifable ?
[/Monteffon/, "Montesson"],
[/Goffec/, "Gossec"],
[/Greffet/, "Gresset"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
[/Pa([eé])fiello/, "Pa$1siello"],
[/Anfoffi/, "Anfossi"],
[/Rofalie/, "Rosalie"],
[/Anfeaume/, "Anseaume"], // "feau" ? pourroit fe généralifer ?
[/Monfign(y|i)/, "Monsign$1"],
[/Queyffat/, "Queyssat"],
[/Vaffeur/, "Vasseur"],
[/Laffone/, "Lassone"],
[/Ulyffe/, "Ulysse"],
/*_________________Insertion de modèles____________________*/
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "{{in-4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "{{in-8o}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([0-9]+)/u, "{{No.|$1}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([0-9]+)/u, "{{no.|$1|n}}"],
[/(?<![\p{L}])N[°º]\. ([IVXLCDM]+)/u, "{{No.|{{romm|$1}}}}"],
[/(?<![\p{L}])n[°º]\. ([IVCXLCDM]+)/u, "{{no.|{{romm|$1}}|n}}"],
[/(?<= )([0-9,]{1,9}) liv\./, "{{liv.|$1|inv}}"],
// genre simple / « non initiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
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[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bMad\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{Mad.|$2}}"],
[/([lL][eE] |[daAD][uU] |^)\bP\. ([^.),\s<]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"], // P. trop commun comme initiale
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bMde\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mde|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bSte\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Ste|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),<]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*____________SECTION_____________Fausses corrections de fréquence acceptable_________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
/*_________________________________section jsp______________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/\bFuin\b/, "Juin"],
[/\bFuillet\b/, "Juillet"],
[/O&tobre/, "Octobre"],
[/l’idan[fs]at/, "Pidansat"],
//petite mise en forme au cas où
/* [/([!?.,])(?![<)|'}0-9])([^\s])/, "$1 $2"], // plus difficile pour [;:]
[/([«])(?!\s)/, "$1 "],
[/([^\s])([!»?])/, "$1 $2"], */ //rarement nécessaire…
[/(?<!^)([^\s(])&/, "$1 &"], [/&([^)c \],])/, "& $1"], //ça par contre
[/([a-zâêîôûàèùäëïüé])([A-ZÉ])/u, "$1 $2"], // 🧐🧐
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/( ){2,}/, " "],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
if ( [ 'edit', 'submit' ].indexOf( mw.config.get( 'wgAction' ) ) !== -1 ) {
mw.hook( 'wikiEditor.toolbarReady' ).add( function ( $textarea ) {
$textarea.wikiEditor( 'addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
});
}
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
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Livre:Dumas - La Maison de glace - tome 1 (1867).djvu
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Loxacha
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Loxacha
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L'auteur n'est en réalité pas Dumas mais Lajetchnikov
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[[d:Q3165401|'''Bories''']], sergent-major au {{45e|de}} ligne, chef du complot connu sous le nom de ''Conspiration de La Rochelle'' ou ''des quatre sergents de La Rochelle'', mourut sur l’échafaud en 1822 avec trois autres sergents, ses complices.
[[d:|'''Bormidu''']], riv. d’Italie, célèbre par les combats que Bonaparte livra aux Autrichiens sur ses bords.
[[d:|'''Born''']] (''Bertrand de''), un des plus célèbres troubadours du {{s|xii}}.
[[d:|'''Born''']] (''Ignace de''), minéralogiste autrichien (1742-1791).
[[d:|'''Bornéo''']], île de l’archipel de la Sonde, qui a {{nobr|3,000,000 d’hab.}}, et où les Hollandais ont des possessions importantes.
[[d:|'''Bornholm''']] (''nolme''), île du Danemark, dans la mer Baltique.
[[d:|'''Bornou''']], nom d’un royaume situé dans la Nigritie centrale.
[[d:|'''Borromées''']] (''îles''), dans le lac Majeur (roy. d’Italie).
[[d:|'''Bort''']], ch.-l. de c. (Corrèze), arr. d’Ussel ; {{nobr|2,693 h.}}
[[d:|'''Bory de Saint-Vincent''']], géographe et naturaliste fr. (1780-1846).
[[d:|'''Borysthène''']], auj. ''Dniéper'', fleuve de l’anc. Sarmatie.
[[d:|'''Bos''']] (''Lambert''), savant critique hollandais (1670-1717).
[[d:|'''Boscovich''']], philosophe et jésuite italien, propagea dans sa patrie les doctrines philosophiques de Newton (1711-1787).
[[d:|'''Bosio''']], statuaire de {{nobr|Napoléon {{Ier}}}}, né en Italie (1768-1845).
[[d:|'''Bosna-Séraï''']], v. de la Turquie d’Europe ; {{nobr|60,000 h.}}
[[d:|'''Bosnie''']], pays de la Turquie d’Europe, cap. ''Bosna-Séraï''.
[[d:|'''Boson''']], roi d’Arles et de Provence en 879, beau-frère de Charles le Chauve,
[[d:|'''Bosphore''']], anc. nom du canal de Constantinople.
[[d:|'''Bosquet''']], maréchal de France (1810-1860).
[[d:|'''Bossuet''']], évêque de Meaux, orateur sacré, surnommé l’''Aigle de Meaux'' ; ses ''Oraisons funèbres'' et ses ''Sermons'' sont les monuments les plus sublimes de l’éloquence chrétienne (1627-1704).
[[d:|'''Bossuet''']] (''portrait de''), tableau de Rigaud, au Louvre.
[[d:|'''Bossut''']], mathématicien fr. (1730-1814),
[[d:|'''Boston''']], ville des États-Unis dans l’Amérique du Nord ; {{nobr|162,620 h.}}
[[d:Q744321|'''Bosworth''']], v. d’Angleterre (Leicester), célèbre par la bataille où {{nobr|Richard III}}, meurtrier des enfants d’Édouard, perdit la couronne et la vie (1485). C’est à cette bataille que se rapporte ce cri désespéré de {{nobr|Richard III}}, qui, frappé d’une sorte de vertige et saisi de frénésie, s’écria plusieurs fois, hors de lui-même : « Un cheval ! un cheval ! mon royaume pour un cheval ! » Dans l’application, ces mots signifient qu’on est disposé à tout sacrifier pour la possession d’une chose vivement désirée.
[[d:|'''Botany-Bay''']], colonie pénale établie en Australie par les Anglais.
[[d:|'''Bothwell''']] (''bo-touél''), favori de Marie Stuart et son époux après le meurtre de Henri Darnley (1567).
[[d:|'''Botnie''']] ou '''Bothnie''' (''golfe de''), au nord de la mer Baltique.
[[d:|'''Botta''']], histor. piémontais (1766-1837).
[[d:|'''Botzaris''']] (''ice''), un des héros de la Grèce moderne, tué à Missolonghi en 1823.
[[d:|'''Bouaye''']], ch.-l. de c. (L.-Inf.), arr. de Nantes ; {{nobr|1,340 h.}}
[[d:|'''Bouchain''']], ch.-l. de c. (Nord), ville forte, arr. de Valenciennes ; {{nobr|1,607 h.}}
[[d:|'''Bouchardon''']], célèbre sculpteur fr. (1698-1762).
[[d:|'''Boucher''']], peintre fr., m. en 1770.
[[d:|'''Boucher''']], curé de la paroisse Saint-Benoit, à Paris, et l’un des plus fougueux ligueurs.
[[d:|'''Boucher turc''']] (''le''), tableau de Decamps (Exp. 1855) {{Dclf-}} de {{nobr|M. Gérome}} (Exp. 1863 et 1867).
[[d:|'''Bouches-du-Rhône''']] (''dép. des''), ch.-l. Marseille ; {{nobr|3 arr.}}, {{nobr|27 cant.}}, {{nobr|108 comm.}}, {{nobr|554,911 h.}} {{9e|div.}} milit. Cour d’appel d’Aix ; archevêché à Aix, évêché à Marseille.
[[d:|'''Bouchotte''']], ministre de la guerre sous la République (1754-1840).
[[d:|'''Bouchoux''']] (''les''), ch.-l. de c. (Jura), arr. de Saint-Claude ; {{nobr|879 h.}}
[[d:|'''Boucicaut''']], maréch. de Fr., prisonnier à la bataille d’Azincourt (1364-1421).
[[d:|'''Boucle de cheveux enlevée''']] (''la''), joli {{corr|poème|poëme}} en cinq chants, analogue au ''Lutrin'', par Pope (Londres, 1709).
[[d:|'''Bouclier d’Hercule''']] (''le''), petit {{corr|poème|poëme}} descriptif, attribué à Hésiode ({{-s|ix}}) ; imité par Virgile dans son ''Énéide''.
[[d:|'''Bouddha''']], prince et dieu de l’Inde, fondateur du bouddhisme, vivait dans le {{-s|vi}}.
[[d:|'''Boudot''']] (''Jean''), imprimeur et auteur d’un ''Dictionnaire latin-français'' qui a joui d’une longue vogue, et qu’il publia en 1704.
[[d:|'''Boufarick''']], poste militaire en Algérie.
[[d:|'''Boufflers''']] (''marquis de''), maréchal de France (1644-1711).
[[d:|'''Boufflers''']] (''chevalier de''), auteur de poésies légères (1737-1815).
[[d:|'''Bougainville''']] (''Louis-Antoine de''), célèbre navigateur fr. (1729-1811).
[[d:|'''Bougeant''']] (''le Père''), jésuite et écrivain fr. (1690-1743).<noinclude>
<references/></noinclude>
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[[d:Q3165401|'''Bories''']], sergent-major au {{45e|de}} ligne, chef du complot connu sous le nom de ''Conspiration de La Rochelle'' ou ''des quatre sergents de La Rochelle'', mourut sur l’échafaud en 1822 avec trois autres sergents, ses complices.
[[d:Q893903|'''Bormidu''']], riv. d’Italie, célèbre par les combats que Bonaparte livra aux Autrichiens sur ses bords.
[[d:Q4510|'''Born''' (''Bertrand de'')]], un des plus célèbres troubadours du {{s|xii}}.
[[d:Q78553|'''Born''' (''Ignace de'')]], minéralogiste autrichien (1742-1791).
[[d:Q36117|'''Bornéo''']], île de l’archipel de la Sonde, qui a {{nobr|3,000,000 d’hab.}}, et où les Hollandais ont des possessions importantes.
[[d:Q769680|'''Bornholm''']] (''nolme''), île du Danemark, dans la mer Baltique.
[[d:Q894030|'''Bornou''']], nom d’un royaume situé dans la Nigritie centrale.
[[d:Q894161|'''Borromées''' (''îles'')]], dans le lac Majeur (roy. d’Italie).
[[d:|'''Bort''']], ch.-l. de c. (Corrèze), arr. d’Ussel ; {{nobr|2,693 h.}}
[[d:|'''Bory de Saint-Vincent''']], géographe et naturaliste fr. (1780-1846).
[[d:|'''Borysthène''', auj. ''Dniéper'']], fleuve de l’anc. Sarmatie.
[[d:|'''Bos''' (''Lambert'')]], savant critique hollandais (1670-1717).
[[d:|'''Boscovich''']], philosophe et jésuite italien, propagea dans sa patrie les doctrines philosophiques de Newton (1711-1787).
[[d:|'''Bosio''']], statuaire de {{nobr|Napoléon {{Ier}}}}, né en Italie (1768-1845).
[[d:|'''Bosna-Séraï''']], v. de la Turquie d’Europe ; {{nobr|60,000 h.}}
[[d:|'''Bosnie''']], pays de la Turquie d’Europe, cap. ''Bosna-Séraï''.
[[d:|'''Boson''']], roi d’Arles et de Provence en 879, beau-frère de Charles le Chauve,
[[d:|'''Bosphore''']], anc. nom du canal de Constantinople.
[[d:|'''Bosquet''']], maréchal de France (1810-1860).
[[d:|'''Bossuet''']], évêque de Meaux, orateur sacré, surnommé l’''Aigle de Meaux'' ; ses ''Oraisons funèbres'' et ses ''Sermons'' sont les monuments les plus sublimes de l’éloquence chrétienne (1627-1704).
[[d:|'''Bossuet''' (''portrait de'')]], tableau de Rigaud, au Louvre.
[[d:|'''Bossut''']], mathématicien fr. (1730-1814),
[[d:Q100|'''Boston''']], ville des États-Unis dans l’Amérique du Nord ; {{nobr|162,620 h.}}
[[d:Q744321|'''Bosworth''']], v. d’Angleterre (Leicester), célèbre par la bataille où {{nobr|Richard III}}, meurtrier des enfants d’Édouard, perdit la couronne et la vie (1485). C’est à cette bataille que se rapporte ce cri désespéré de {{nobr|Richard III}}, qui, frappé d’une sorte de vertige et saisi de frénésie, s’écria plusieurs fois, hors de lui-même : « Un cheval ! un cheval ! mon royaume pour un cheval ! » Dans l’application, ces mots signifient qu’on est disposé à tout sacrifier pour la possession d’une chose vivement désirée.
[[d:|'''Botany-Bay''']], colonie pénale établie en Australie par les Anglais.
[[d:|'''Bothwell''']] (''bo-touél''), favori de Marie Stuart et son époux après le meurtre de Henri Darnley (1567).
[[d:|'''Botnie''' ou '''Bothnie''' (''golfe de'')]], au nord de la mer Baltique.
[[d:|'''Botta''']], histor. piémontais (1766-1837).
[[d:|'''Botzaris''']] (''ice''), un des héros de la Grèce moderne, tué à Missolonghi en 1823.
[[d:|'''Bouaye''']], ch.-l. de c. (L.-Inf.), arr. de Nantes ; {{nobr|1,340 h.}}
[[d:|'''Bouchain''']], ch.-l. de c. (Nord), ville forte, arr. de Valenciennes ; {{nobr|1,607 h.}}
[[d:|'''Bouchardon''']], célèbre sculpteur fr. (1698-1762).
[[d:|'''Boucher''']], peintre fr., m. en 1770.
[[d:|'''Boucher''']], curé de la paroisse Saint-Benoît, à Paris, et l’un des plus fougueux ligueurs.
[[d:|'''Boucher turc''' (''le'')]], tableau de Decamps (Exp. 1855) {{Dclf-}} de {{nobr|M. Gérome}} (Exp. 1863 et 1867).
[[d:Q3240|'''Bouches-du-Rhône''']] (''dép. des''), ch.-l. Marseille ; {{nobr|3 arr.}}, {{nobr|27 cant.}}, {{nobr|108 comm.}}, {{nobr|554,911 h.}} {{9e|div.}} milit. Cour d’appel d’Aix ; archevêché à Aix, évêché à Marseille.
[[d:|'''Bouchotte''']], ministre de la guerre sous la République (1754-1840).
[[d:|'''Bouchoux''' (''les'')]], ch.-l. de c. (Jura), arr. de Saint-Claude ; {{nobr|879 h.}}
[[d:|'''Boucicaut''']], maréch. de Fr., prisonnier à la bataille d’Azincourt (1364-1421).
[[d:|'''Boucle de cheveux enlevée''' (''la'')]], joli {{corr|poème|poëme}} en cinq chants, analogue au ''Lutrin'', par Pope (Londres, 1709).
[[d:|'''Bouclier d’Hercule''' (''le'')]], petit {{corr|poème|poëme}} descriptif, attribué à Hésiode ({{-s|ix}}) ; imité par Virgile dans son ''Énéide''.
[[d:|'''Bouddha''']], prince et dieu de l’Inde, fondateur du bouddhisme, vivait dans le {{-s|vi}}.
[[d:Q3170883|'''Boudot''' (''Jean'')]], imprimeur et auteur d’un ''Dictionnaire latin-français'' qui a joui d’une longue vogue, et qu’il publia en 1704.
[[d:|'''Boufarick''']], poste militaire en Algérie.
[[d:|'''Boufflers''' (''marquis de'')]], maréchal de France (1644-1711).
[[d:|'''Boufflers''' (''chevalier de'')]], auteur de poésies légères (1737-1815).
[[d:Q153911|'''Bougainville''' (''Louis-Antoine de'')]], célèbre navigateur fr. (1729-1811).
[[d:Q926243|'''Bougeant''' (''le Père'')]], jésuite et écrivain fr. (1690-1743).<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude><nowiki/>
[[d:Q3165401|'''Bories''']], sergent-major au {{45e|de}} ligne, chef du complot connu sous le nom de ''Conspiration de La Rochelle'' ou ''des quatre sergents de La Rochelle'', mourut sur l’échafaud en 1822 avec trois autres sergents, ses complices.
[[d:Q893903|'''Bormidu''']], riv. d’Italie, célèbre par les combats que Bonaparte livra aux Autrichiens sur ses bords.
[[d:Q4510|'''Born''' (''Bertrand de'')]], un des plus célèbres troubadours du {{s|xii}}.
[[d:Q78553|'''Born''' (''Ignace de'')]], minéralogiste autrichien (1742-1791).
[[d:Q36117|'''Bornéo''']], île de l’archipel de la Sonde, qui a {{nobr|3,000,000 d’hab.}}, et où les Hollandais ont des possessions importantes.
[[d:Q769680|'''Bornholm''']] (''nolme''), île du Danemark, dans la mer Baltique.
[[d:Q894030|'''Bornou''']], nom d’un royaume situé dans la Nigritie centrale.
[[d:Q894161|'''Borromées''' (''îles'')]], dans le lac Majeur (roy. d’Italie).
[[d:Q203182|'''Bort''']], ch.-l. de c. (Corrèze), arr. d’Ussel ; {{nobr|2,693 h.}}
[[d:Q1345319|'''Bory de Saint-Vincent''']], géographe et naturaliste fr. (1780-1846).
[[d:Q40855|'''Borysthène''', auj. ''Dniéper'']], fleuve de l’anc. Sarmatie.
[[d:Q3216628|'''Bos''' (''Lambert'')]], savant critique hollandais (1670-1717).
[[d:Q310757|'''Boscovich''']], philosophe et jésuite italien, propagea dans sa patrie les doctrines philosophiques de Newton (1711-1787).
[[d:Q659429|'''Bosio''']], statuaire de {{nobr|Napoléon {{Ier}}}}, né en Italie (1768-1845).
[[d:Q11194|'''Bosna-Séraï''']], v. de la Turquie d’Europe ; {{nobr|60,000 h.}}
[[d:Q188736|'''Bosnie''']], pays de la Turquie d’Europe, cap. ''Bosna-Séraï''.
[[d:Q73806|'''Boson''']], roi d’Arles et de Provence en 879, beau-frère de Charles le Chauve,
[[d:Q35958|'''Bosphore''']], anc. nom du canal de Constantinople.
[[d:Q128772|'''Bosquet''']], maréchal de France (1810-1860).
[[d:Q294100|'''Bossuet''']], évêque de Meaux, orateur sacré, surnommé l’''Aigle de Meaux'' ; ses ''Oraisons funèbres'' et ses ''Sermons'' sont les monuments les plus sublimes de l’éloquence chrétienne (1627-1704).
[[d:Q19943809|'''Bossuet''' (''portrait de'')]], tableau de Rigaud, au Louvre.
[[d:Q860178|'''Bossut''']], mathématicien fr. (1730-1814),
[[d:Q100|'''Boston''']], ville des États-Unis dans l’Amérique du Nord ; {{nobr|162,620 h.}}
[[d:Q744321|'''Bosworth''']], v. d’Angleterre (Leicester), célèbre par la bataille où {{nobr|Richard III}}, meurtrier des enfants d’Édouard, perdit la couronne et la vie (1485). C’est à cette bataille que se rapporte ce cri désespéré de {{nobr|Richard III}}, qui, frappé d’une sorte de vertige et saisi de frénésie, s’écria plusieurs fois, hors de lui-même : « Un cheval ! un cheval ! mon royaume pour un cheval ! » Dans l’application, ces mots signifient qu’on est disposé à tout sacrifier pour la possession d’une chose vivement désirée.
[[d:Q894682|'''Botany-Bay''']], colonie pénale établie en Australie par les Anglais.
[[d:|'''Bothwell''']] (''bo-touél''), favori de Marie Stuart et son époux après le meurtre de Henri Darnley (1567).
[[d:Q122574|'''Botnie''' ou '''Bothnie''' (''golfe de'')]], au nord de la mer Baltique.
[[d:Q623180|'''Botta''']], histor. piémontais (1766-1837).
[[d:Q577254|'''Botzaris''']] (''ice''), un des héros de la Grèce moderne, tué à Missolonghi en 1823.
[[d:Q764460|'''Bouaye''']], ch.-l. de c. (L.-Inf.), arr. de Nantes ; {{nobr|1,340 h.}}
[[d:Q632348|'''Bouchain''']], ch.-l. de c. (Nord), ville forte, arr. de Valenciennes ; {{nobr|1,607 h.}}
[[d:Q987687|'''Bouchardon''']], célèbre sculpteur fr. (1698-1762).
[[d:Q180932|'''Boucher''']], peintre fr., m. en 1770.
[[d:Q3170874|'''Boucher''']], curé de la paroisse Saint-Benoît, à Paris, et l’un des plus fougueux ligueurs.
[[d:|'''Boucher turc''' (''le'')]], tableau de Decamps (Exp. 1855) [[d:Q124051984|{{Dclf-}} de {{nobr|M. Gérome}}]] (Exp. 1863 et 1867).
[[d:Q3240|'''Bouches-du-Rhône''']] (''dép. des''), ch.-l. Marseille ; {{nobr|3 arr.}}, {{nobr|27 cant.}}, {{nobr|108 comm.}}, {{nobr|554,911 h.}} {{9e|div.}} milit. Cour d’appel d’Aix ; archevêché à Aix, évêché à Marseille.
[[d:Q330744|'''Bouchotte''']], ministre de la guerre sous la République (1754-1840).
[[d:Q580180|'''Bouchoux''' (''les'')]], ch.-l. de c. (Jura), arr. de Saint-Claude ; {{nobr|879 h.}}
[[d:Q930796|'''Boucicaut''']], maréch. de Fr., prisonnier à la bataille d’Azincourt (1364-1421).
[[d:Q1823920|'''Boucle de cheveux enlevée''' (''la'')]], joli {{corr|poème|poëme}} en cinq chants, analogue au ''Lutrin'', par Pope (Londres, 1709).
[[d:Q599487|'''Bouclier d’Hercule''' (''le'')]], petit {{corr|poème|poëme}} descriptif, attribué à Hésiode ({{-s|ix}}) ; imité par Virgile dans son ''Énéide''.
[[d:Q9441|'''Bouddha''']], prince et dieu de l’Inde, fondateur du bouddhisme, vivait dans le {{-s|vi}}.
[[d:Q3170883|'''Boudot''' (''Jean'')]], imprimeur et auteur d’un ''Dictionnaire latin-français'' qui a joui d’une longue vogue, et qu’il publia en 1704.
[[d:Q2344308|'''Boufarick''']], poste militaire en Algérie.
[[d:Q316827|'''Boufflers''' (''marquis de'')]], maréchal de France (1644-1711).
[[d:Q918355|'''Boufflers''' (''chevalier de'')]], auteur de poésies légères (1737-1815).
[[d:Q153911|'''Bougainville''' (''Louis-Antoine de'')]], célèbre navigateur fr. (1729-1811).
[[d:Q926243|'''Bougeant''' (''le Père'')]], jésuite et écrivain fr. (1690-1743).<noinclude>
<references/></noinclude>
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[[d:Q3165401|'''Bories''']], sergent-major au {{45e|de}} ligne, chef du complot connu sous le nom de ''Conspiration de La Rochelle'' ou ''des quatre sergents de La Rochelle'', mourut sur l’échafaud en 1822 avec trois autres sergents, ses complices.
[[d:Q893903|'''Bormidu''']], riv. d’Italie, célèbre par les combats que Bonaparte livra aux Autrichiens sur ses bords.
[[d:Q4510|'''Born''' (''Bertrand de'')]], un des plus célèbres troubadours du {{s|xii}}.
[[d:Q78553|'''Born''' (''Ignace de'')]], minéralogiste autrichien (1742-1791).
[[d:Q36117|'''Bornéo''']], île de l’archipel de la Sonde, qui a {{nobr|3,000,000 d’hab.}}, et où les Hollandais ont des possessions importantes.
[[d:Q769680|'''Bornholm''']] (''nolme''), île du Danemark, dans la mer Baltique.
[[d:Q894030|'''Bornou''']], nom d’un royaume situé dans la Nigritie centrale.
[[d:Q894161|'''Borromées''' (''îles'')]], dans le lac Majeur (roy. d’Italie).
[[d:Q203182|'''Bort''']], ch.-l. de c. (Corrèze), arr. d’Ussel ; {{nobr|2,693 h.}}
[[d:Q1345319|'''Bory de Saint-Vincent''']], géographe et naturaliste fr. (1780-1846).
[[d:Q40855|'''Borysthène''', auj. ''Dniéper'']], fleuve de l’anc. Sarmatie.
[[d:Q3216628|'''Bos''' (''Lambert'')]], savant critique hollandais (1670-1717).
[[d:Q310757|'''Boscovich''']], philosophe et jésuite italien, propagea dans sa patrie les doctrines philosophiques de Newton (1711-1787).
[[d:Q659429|'''Bosio''']], statuaire de {{nobr|Napoléon {{Ier}}}}, né en Italie (1768-1845).
[[d:Q11194|'''Bosna-Séraï''']], v. de la Turquie d’Europe ; {{nobr|60,000 h.}}
[[d:Q188736|'''Bosnie''']], pays de la Turquie d’Europe, cap. ''Bosna-Séraï''.
[[d:Q73806|'''Boson''']], roi d’Arles et de Provence en 879, beau-frère de Charles le Chauve,
[[d:Q35958|'''Bosphore''']], anc. nom du canal de Constantinople.
[[d:Q128772|'''Bosquet''']], maréchal de France (1810-1860).
[[d:Q294100|'''Bossuet''']], évêque de Meaux, orateur sacré, surnommé l’''Aigle de Meaux'' ; ses ''Oraisons funèbres'' et ses ''Sermons'' sont les monuments les plus sublimes de l’éloquence chrétienne (1627-1704).
[[d:Q19943809|'''Bossuet''' (''portrait de'')]], tableau de Rigaud, au Louvre.
[[d:Q860178|'''Bossut''']], mathématicien fr. (1730-1814),
[[d:Q100|'''Boston''']], ville des États-Unis dans l’Amérique du Nord ; {{nobr|162,620 h.}}
[[d:Q744321|'''Bosworth''']], v. d’Angleterre (Leicester), célèbre par la bataille où {{nobr|Richard III}}, meurtrier des enfants d’Édouard, perdit la couronne et la vie (1485). C’est à cette bataille que se rapporte ce cri désespéré de {{nobr|Richard III}}, qui, frappé d’une sorte de vertige et saisi de frénésie, s’écria plusieurs fois, hors de lui-même : « Un cheval ! un cheval ! mon royaume pour un cheval ! » Dans l’application, ces mots signifient qu’on est disposé à tout sacrifier pour la possession d’une chose vivement désirée.
[[d:Q894682|'''Botany-Bay''']], colonie pénale établie en Australie par les Anglais.
[[d:Q361184|'''Bothwell''']] (''bo-touél''), favori de Marie Stuart et son époux après le meurtre de Henri Darnley (1567).
[[d:Q122574|'''Botnie''' ou '''Bothnie''' (''golfe de'')]], au nord de la mer Baltique.
[[d:Q623180|'''Botta''']], histor. piémontais (1766-1837).
[[d:Q577254|'''Botzaris''']] (''ice''), un des héros de la Grèce moderne, tué à Missolonghi en 1823.
[[d:Q764460|'''Bouaye''']], ch.-l. de c. (L.-Inf.), arr. de Nantes ; {{nobr|1,340 h.}}
[[d:Q632348|'''Bouchain''']], ch.-l. de c. (Nord), ville forte, arr. de Valenciennes ; {{nobr|1,607 h.}}
[[d:Q987687|'''Bouchardon''']], célèbre sculpteur fr. (1698-1762).
[[d:Q180932|'''Boucher''']], peintre fr., m. en 1770.
[[d:Q3170874|'''Boucher''']], curé de la paroisse Saint-Benoît, à Paris, et l’un des plus fougueux ligueurs.
[[d:Q122209601|'''Boucher turc''' (''le'')]], tableau de Decamps (Exp. 1855) [[d:Q124051984|{{Dclf-}} de {{nobr|M. Gérome}}]] (Exp. 1863 et 1867).
[[d:Q3240|'''Bouches-du-Rhône''']] (''dép. des''), ch.-l. Marseille ; {{nobr|3 arr.}}, {{nobr|27 cant.}}, {{nobr|108 comm.}}, {{nobr|554,911 h.}} {{9e|div.}} milit. Cour d’appel d’Aix ; archevêché à Aix, évêché à Marseille.
[[d:Q330744|'''Bouchotte''']], ministre de la guerre sous la République (1754-1840).
[[d:Q580180|'''Bouchoux''' (''les'')]], ch.-l. de c. (Jura), arr. de Saint-Claude ; {{nobr|879 h.}}
[[d:Q930796|'''Boucicaut''']], maréch. de Fr., prisonnier à la bataille d’Azincourt (1364-1421).
[[d:Q1823920|'''Boucle de cheveux enlevée''' (''la'')]], joli {{corr|poème|poëme}} en cinq chants, analogue au ''Lutrin'', par Pope (Londres, 1709).
[[d:Q599487|'''Bouclier d’Hercule''' (''le'')]], petit {{corr|poème|poëme}} descriptif, attribué à Hésiode ({{-s|ix}}) ; imité par Virgile dans son ''Énéide''.
[[d:Q9441|'''Bouddha''']], prince et dieu de l’Inde, fondateur du bouddhisme, vivait dans le {{-s|vi}}.
[[d:Q3170883|'''Boudot''' (''Jean'')]], imprimeur et auteur d’un ''Dictionnaire latin-français'' qui a joui d’une longue vogue, et qu’il publia en 1704.
[[d:Q2344308|'''Boufarick''']], poste militaire en Algérie.
[[d:Q316827|'''Boufflers''' (''marquis de'')]], maréchal de France (1644-1711).
[[d:Q918355|'''Boufflers''' (''chevalier de'')]], auteur de poésies légères (1737-1815).
[[d:Q153911|'''Bougainville''' (''Louis-Antoine de'')]], célèbre navigateur fr. (1729-1811).
[[d:Q926243|'''Bougeant''' (''le Père'')]], jésuite et écrivain fr. (1690-1743).<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/836
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<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude><nowiki/>
[[d:|'''Bougie''']], v. et port d’Algérie : {{nobr|1,800 h.}}
[[d:|'''Bouglon''']], ch.-l. de c. (Lot-et-Gar.), arr. de Marmande ; {{nobr|810 h.}}
[[d:|'''Boukours''']] (''le Père''), grammairien et littérateur fr. (1628-1702).
[[d:|'''Bouillé''']] (''marquis de''), général fr., favorisa la fuite de Louis XVI, mourut à Londres en 1800.
[[d:|'''Bouillon.''']] V. ''Godefroy''.
[[d:|'''Bouilly''']], ch.-l. de c. (Aube), arr. de Troyes ; {{nobr|781 h.}}
[[d:|'''Boukhara''']], ville d’Asie, cap. de la Boukharie ; {{nobr|150,000 h.}}
[[d:|'''Boukharest.''']] V. ''Bukharest''.
[[d:|'''Boukharie''']], pays d’Asie, dans la Tartarie ; cap. ''Boukhara'' ; {{nobr|2,500,000 h.}}
[[d:|'''Boulainvilliers''']] (''comte de''), historien fr. (1658-1722).
[[d:|'''Boulanger''']], littérateur fr. (1722-1759).
[[d:|'''Boulanger''']] (''Louis''), célèbre peintre français contemporain (1806-1867).
[[d:|'''Boulard''']], écrivain et bibliographe fr. (1754-1825).
[[d:|'''Boulay''']], ch.-l. de c. (Moselle), arr. de Metz ; {{nobr|2,870 h.}} Cédé à l’Allem.
[[d:|'''Boulay de la Meurthe''']], homme d’État, prit part à la rédaction du Code civil (1761-1840).
[[d:|'''Boulay de la Meurthe''']] (''Henri''), fils du précédent ; vice-président de la République en 1849 ; m. en 1858.
[[d:|'''Boule''']] (''André''), sculpteur-ébéniste, dont les meubles sont encore recherchés des amateurs (1642-1732).
[[d:Q2847348|'''Boullanger.''']] V. ''André'' (''le petit père'').
[[d:|'''Boullongne''']], famille de peintres fr. qui a fourni trois artistes distingués : Louis Boullongne (1609-1674), et ses deux fils Bon et Louis.
[[d:|'''Boulogne''']], ch.-l. de c. (H.-Gar.), arr. de Saint-Gaudens ; {{nobr|1,976 h.}}
[[d:|'''Boulogne''']], comm. du dép. de la Seine, arr. de Saint-Denis ; 17, 343 hab.
[[d:Q209626|'''Boulogne''' (''bois de'')]], promenade habituelle du Paris élégant, une des principales et des plus fréquentées, entre Paris et Saint-Cloud. La promenade au bois de Boulogne rivalise avec celle des Champs-Élysées.
[[d:|'''Boulogne-sur-Mer''']], ch.-l. d’arr. (P.-de-Cal.) ; {{nobr|39,700 h.}} L’arr. a {{nobr|7 cant.}}, {{nobr|101 comm.}}, {{nobr|144,390 h.}}
[[d:|'''Boulogne''']] (''camp de''), établi par {{nobr|Napoléon {{Ier}}}} dans l’intention d’opérer une descente en Angleterre.
[[d:|'''Bouloire''']], ch.-l. de c. (Sarthe), arr. de Saint-Calais ; {{nobr|2,184 h.}}
[[d:|'''Bourbon''']] (''île''). V. ''Réunion''.
[[d:|'''Bourbon''']], nom de plusieurs familles princières et royales, à l’une desquelles appartenait {{nobr|Henri IV}}, ainsi que tous les rois de France ses successeurs, les Bourbons d’Espagne, ceux de Naples, etc.
[[d:Q506466|'''Bourbon''' (''connétable de'')]], prince français, né en 1490, mort en 1527. Il se comporta vaillamment à la bataille de Marignan, puis porta les armes contre sa patrie, vainquit les Français à Rebec, où le chevalier Bayard eut l’épine dorsale brisée d’une pierre lancée par une arquebuse, et expira après avoir reproché sa félonie au connétable de Bourbon.
[[d:|'''Bourbon''']] (''Charles de''), cardinal, proclamé roi par les ligueurs ; mort en captivité (1523-1590).
[[d:|'''Bourbon''']] (''Musée''), fameux musée de Naples, appelé aussi ''Gli studj'', et qui occupe le premier rang parmi les collections de chefs-d’œuvre antiques.
[[d:|'''Bourbon-Lancy''']], ch.-l. de c. (S.-et-Loire), arr. de Charolles ; {{nobr|3,222 h.}} ;
eaux thermales renommées.
[[d:|'''Bourbon l’Archambault''']], ch.-l. de c. (Allier), arr. de Moulins ; {{nobr|3,724 h.}}
[[d:|'''Bourbonnais''']], ancienne province de France, cap. ''Moulins''.
[[d:|'''Bourbonne-les-Bains''']], ch.-l. de c. (H.-Marne), arr. de Langres ; {{nobr|4,274 h.}} eaux thermales très-fréquentées.
[[d:|'''Bourbotte''']] (''Pierre''), conventionnel, décapité en 1795.
[[d:|'''Bourbourg-Ville''']], ch.-l. de c. (Nord), arr. de Dunkerque ; {{nobr|2,574 h.}}
[[d:|'''Bourbriac''']], ch.-l. de c. (C.-du-Nord), arr. de Guingamp ; {{nobr|4,454 h.}}
[[d:|'''Bourdaloue''']], un des orateurs éminents de la chaire franç. (1632-1704).
[[d:|'''Bourdeaux''']], ch.-l. de c. (Drôme), arr. de Die ; {{nobr|1,262 h.}}
[[d:|'''Bourdon''']] (''de l’Oise''), conventionnel ; déporté au 18 fructidor ; m. en 1797.
[[d:|'''Bourg''']] (''Bourk''), ch.-l. du dép. de l’Ain, à {{nobr|424 kil.}} S.-E. de Paris ; {{nobr|14,280 h.}} L’arr. a {{nobr|10 cant.}}, {{nobr|120 comm.}}, {{nobr|122,747 h.}}
[[d:|'''Bourg''']], ch.-l. de c. (Gironde), arr. de Blaye ; 2.735 h.
[[d:|'''Bourg-Argental''']], ch.-l. de c. (Loire), arr. de Saint-Étienne ; {{nobr|3,457 h.}}
[[d:|'''Bourg-d’Oisans''']], ch.-l. de c. (Isère),. arr. de Grenoble ; {{nobr|2,772 h.}}
[[d:|'''Bourg-de-Péage''']], ch.-l. de c. (Drôme), , arr. de Valence ; {{nobr|4,920 h.}}
[[d:|'''Bourg-Saint-Andéol''']], ch.-l. de c. (Ardèche), arr. de Privas ; {{nobr|4,516 h.}}
[[d:|'''Bourg-Saint-Maurice''']], ch.-l. de c. (Savoie), arr. de Moûtiers ; {{nobr|2,522 h.}}
[[d:|'''Bourg-lès-Valence''']], ch.-l. de c. (Drôme), arr. de Valence ; {{nobr|3,615 h.}}
[[d:|'''Bourg-de-Visa''']], ch.-l. de c. (Tarn-et-Gar.), arr. de Moissac ; {{nobr|897 h.}}
[[d:|'''Bourganeuf''']], ch.-l. d’arr. (Creuse) ; {{nobr|3,591 h.}} L’arr. a {{nobr|4 cant.}}, {{nobr|41 comm.}}, {{nobr|41,742{{corr|| h}}}}.
[[d:|'''Bourgelat''']], habile vétérinaire, le véritable créateur de la science hippiatrique en France (1712-1779).
[[d:Q1054372|'''Bourgeois gentilhomme''' (''le'')]], une<noinclude>
<references/></noinclude>
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[[d:Q59975|'''Bougie''']], v. et port d’Algérie : {{nobr|1,800 h.}}
[[d:Q24636|'''Bouglon''']], ch.-l. de c. (Lot-et-Gar.), arr. de Marmande ; {{nobr|810 h.}}
[[d:Q1238179|'''Bouhours''' (''le Père'')]], grammairien et littérateur fr. (1628-1702).
[[d:Q964210|'''Bouillé''' (''marquis de'')]], général fr., favorisa la fuite de Louis XVI, mourut à Londres en 1800.
[[d:Q76721|'''Bouillon.''']] V. ''Godefroy''.
[[d:Q1087326|'''Bouilly''']], ch.-l. de c. (Aube), arr. de Troyes ; {{nobr|781 h.}}
[[d:Q5764|'''Boukhara''']], ville d’Asie, cap. de la Boukharie ; {{nobr|150,000 h.}}
[[d:Q19660|'''Boukharest.''']] V. ''Bukharest''.
[[d:Q577668|'''Boukharie''']], pays d’Asie, dans la Tartarie ; cap. ''Boukhara'' ; {{nobr|2,500,000 h.}}
[[d:Q1035338|'''Boulainvilliers''' (''comte de'')]], historien fr. (1658-1722).
[[d:Q1986444|'''Boulanger''']], littérateur fr. (1722-1759).
[[d:Q524582|'''Boulanger''' (''Louis'')]], célèbre peintre français contemporain (1806-1867).
[[d:Q2853524|'''Boulard''']], écrivain et bibliographe fr. (1754-1825).
[[d:Q22542|'''Boulay''']], ch.-l. de c. (Moselle), arr. de Metz ; {{nobr|2,870 h.}} Cédé à l’Allem.
[[d:Q369709|'''Boulay de la Meurthe''']], homme d’État, prit part à la rédaction du Code civil (1761-1840).
[[d:Q3131179|'''Boulay de la Meurthe''' (''Henri'')]], fils du précédent ; vice-président de la République en 1849 ; m. en 1858.
[[d:Q128964|'''Boule''' (''André'')]], sculpteur-ébéniste, dont les meubles sont encore recherchés des amateurs (1642-1732).
[[d:Q2847348|'''Boullanger.''']] V. ''André'' (''le petit père'').
[[d:|'''Boullongne''']], famille de peintres fr. qui a fourni trois artistes distingués : [[d:Q359270|Louis Boullongne]] (1609-1674), et ses deux fils [[d:Q2909823|Bon]] et [[d:Q2617951|Louis]].
[[d:|'''Boulogne''']], ch.-l. de c. (H.-Gar.), arr. de Saint-Gaudens ; {{nobr|1,976 h.}}
[[d:|'''Boulogne''']], comm. du dép. de la Seine, arr. de Saint-Denis ; 17, 343 hab.
[[d:Q209626|'''Boulogne''' (''bois de'')]], promenade habituelle du Paris élégant, une des principales et des plus fréquentées, entre Paris et Saint-Cloud. La promenade au bois de Boulogne rivalise avec celle des Champs-Élysées.
[[d:|'''Boulogne-sur-Mer''']], ch.-l. d’arr. (P.-de-Cal.) ; {{nobr|39,700 h.}} L’arr. a {{nobr|7 cant.}}, {{nobr|101 comm.}}, {{nobr|144,390 h.}}
[[d:|'''Boulogne''' (''camp de'')]], établi par {{nobr|Napoléon {{Ier}}}} dans l’intention d’opérer une descente en Angleterre.
[[d:|'''Bouloire''']], ch.-l. de c. (Sarthe), arr. de Saint-Calais ; {{nobr|2,184 h.}}
[[d:|'''Bourbon''' (''île'')]]. V. ''Réunion''.
[[d:Q58389|'''Bourbon''']], nom de plusieurs familles princières et royales, à l’une desquelles appartenait {{nobr|Henri IV}}, ainsi que tous les rois de France ses successeurs, les Bourbons d’Espagne, ceux de Naples, etc.
[[d:Q506466|'''Bourbon''' (''connétable de'')]], prince français, né en 1490, mort en 1527. Il se comporta vaillamment à la bataille de Marignan, puis porta les armes contre sa patrie, vainquit les Français à Rebec, où le chevalier Bayard eut l’épine dorsale brisée d’une pierre lancée par une arquebuse, et expira après avoir reproché sa félonie au connétable de Bourbon.
[[d:|'''Bourbon''' (''Charles de'')]], cardinal, proclamé roi par les ligueurs ; mort en captivité (1523-1590).
[[d:Q637248|'''Bourbon''' (''Musée'')]], fameux musée de Naples, appelé aussi ''Gli studi'', et qui occupe le premier rang parmi les collections de chefs-d’œuvre antiques.
[[d:|'''Bourbon-Lancy''']], ch.-l. de c. (S.-et-Loire), arr. de Charolles ; {{nobr|3,222 h.}} ;
eaux thermales renommées.
[[d:|'''Bourbon l’Archambault''']], ch.-l. de c. (Allier), arr. de Moulins ; {{nobr|3,724 h.}}
[[d:|'''Bourbonnais''']], ancienne province de France, cap. ''Moulins''.
[[d:|'''Bourbonne-les-Bains''']], ch.-l. de c. (H.-Marne), arr. de Langres ; {{nobr|4,274 h.}} eaux thermales très-fréquentées.
[[d:|'''Bourbotte''' (''Pierre'')]], conventionnel, décapité en 1795.
[[d:|'''Bourbourg-Ville''']], ch.-l. de c. (Nord), arr. de Dunkerque ; {{nobr|2,574 h.}}
[[d:|'''Bourbriac''']], ch.-l. de c. (C.-du-Nord), arr. de Guingamp ; {{nobr|4,454 h.}}
[[d:|'''Bourdaloue''']], un des orateurs éminents de la chaire franç. (1632-1704).
[[d:|'''Bourdeaux''']], ch.-l. de c. (Drôme), arr. de Die ; {{nobr|1,262 h.}}
[[d:|'''Bourdon''' (''de l’Oise'')]], conventionnel ; déporté au 18 fructidor ; m. en 1797.
[[d:|'''Bourg''']] (''Bourk''), ch.-l. du dép. de l’Ain, à {{nobr|424 kil.}} S.-E. de Paris ; {{nobr|14,280 h.}} L’arr. a {{nobr|10 cant.}}, {{nobr|120 comm.}}, {{nobr|122,747 h.}}
[[d:|'''Bourg''']], ch.-l. de c. (Gironde), arr. de Blaye ; 2.735 h.
[[d:|'''Bourg-Argental''']], ch.-l. de c. (Loire), arr. de Saint-Étienne ; {{nobr|3,457 h.}}
[[d:|'''Bourg-d’Oisans''']], ch.-l. de c. (Isère),. arr. de Grenoble ; {{nobr|2,772 h.}}
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[[d:|'''Bourg-lès-Valence''']], ch.-l. de c. (Drôme), arr. de Valence ; {{nobr|3,615 h.}}
[[d:|'''Bourg-de-Visa''']], ch.-l. de c. (Tarn-et-Gar.), arr. de Moissac ; {{nobr|897 h.}}
[[d:|'''Bourganeuf''']], ch.-l. d’arr. (Creuse) ; {{nobr|3,591 h.}} L’arr. a {{nobr|4 cant.}}, {{nobr|41 comm.}}, {{nobr|41,742{{corr|| h}}}}.
[[d:|'''Bourgelat''']], habile vétérinaire, le véritable créateur de la science hippiatrique en France (1712-1779).
[[d:Q1054372|'''Bourgeois gentilhomme''' (''le'')]], une<noinclude>
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[[d:Q59975|'''Bougie''']], v. et port d’Algérie : {{nobr|1,800 h.}}
[[d:Q24636|'''Bouglon''']], ch.-l. de c. (Lot-et-Gar.), arr. de Marmande ; {{nobr|810 h.}}
[[d:Q1238179|'''Bouhours''' (''le Père'')]], grammairien et littérateur fr. (1628-1702).
[[d:Q964210|'''Bouillé''' (''marquis de'')]], général fr., favorisa la fuite de Louis XVI, mourut à Londres en 1800.
[[d:Q76721|'''Bouillon.''']] V. ''Godefroy''.
[[d:Q1087326|'''Bouilly''']], ch.-l. de c. (Aube), arr. de Troyes ; {{nobr|781 h.}}
[[d:Q5764|'''Boukhara''']], ville d’Asie, cap. de la Boukharie ; {{nobr|150,000 h.}}
[[d:Q19660|'''Boukharest.''']] V. ''Bukharest''.
[[d:Q577668|'''Boukharie''']], pays d’Asie, dans la Tartarie ; cap. ''Boukhara'' ; {{nobr|2,500,000 h.}}
[[d:Q1035338|'''Boulainvilliers''' (''comte de'')]], historien fr. (1658-1722).
[[d:Q1986444|'''Boulanger''']], littérateur fr. (1722-1759).
[[d:Q524582|'''Boulanger''' (''Louis'')]], célèbre peintre français contemporain (1806-1867).
[[d:Q2853524|'''Boulard''']], écrivain et bibliographe fr. (1754-1825).
[[d:Q22542|'''Boulay''']], ch.-l. de c. (Moselle), arr. de Metz ; {{nobr|2,870 h.}} Cédé à l’Allem.
[[d:Q369709|'''Boulay de la Meurthe''']], homme d’État, prit part à la rédaction du Code civil (1761-1840).
[[d:Q3131179|'''Boulay de la Meurthe''' (''Henri'')]], fils du précédent ; vice-président de la République en 1849 ; m. en 1858.
[[d:Q128964|'''Boule''' (''André'')]], sculpteur-ébéniste, dont les meubles sont encore recherchés des amateurs (1642-1732).
[[d:Q2847348|'''Boullanger.''']] V. ''André'' (''le petit père'').
[[d:|'''Boullongne''']], famille de peintres fr. qui a fourni trois artistes distingués : [[d:Q359270|Louis Boullongne]] (1609-1674), et ses deux fils [[d:Q2909823|Bon]] et [[d:Q2617951|Louis]].
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[[d:Q209626|'''Boulogne''' (''bois de'')]], promenade habituelle du Paris élégant, une des principales et des plus fréquentées, entre Paris et Saint-Cloud. La promenade au bois de Boulogne rivalise avec celle des Champs-Élysées.
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[[d:Q778432|'''Bouloire''']], ch.-l. de c. (Sarthe), arr. de Saint-Calais ; {{nobr|2,184 h.}}
[[d:Q17070|'''Bourbon''' (''île'')]]. V. ''Réunion''.
[[d:Q58389|'''Bourbon''']], nom de plusieurs familles princières et royales, à l’une desquelles appartenait {{nobr|Henri IV}}, ainsi que tous les rois de France ses successeurs, les Bourbons d’Espagne, ceux de Naples, etc.
[[d:Q506466|'''Bourbon''' (''connétable de'')]], prince français, né en 1490, mort en 1527. Il se comporta vaillamment à la bataille de Marignan, puis porta les armes contre sa patrie, vainquit les Français à Rebec, où le chevalier Bayard eut l’épine dorsale brisée d’une pierre lancée par une arquebuse, et expira après avoir reproché sa félonie au connétable de Bourbon.
[[d:Q544166|'''Bourbon''' (''Charles de'')]], cardinal, proclamé roi par les ligueurs ; mort en captivité (1523-1590).
[[d:Q637248|'''Bourbon''' (''Musée'')]], fameux musée de Naples, appelé aussi ''Gli studi'', et qui occupe le premier rang parmi les collections de chefs-d’œuvre antiques.
[[d:|'''Bourbon-Lancy''']], ch.-l. de c. (S.-et-Loire), arr. de Charolles ; {{nobr|3,222 h.}} ;
eaux thermales renommées.
[[d:|'''Bourbon l’Archambault''']], ch.-l. de c. (Allier), arr. de Moulins ; {{nobr|3,724 h.}}
[[d:|'''Bourbonnais''']], ancienne province de France, cap. ''Moulins''.
[[d:|'''Bourbonne-les-Bains''']], ch.-l. de c. (H.-Marne), arr. de Langres ; {{nobr|4,274 h.}} eaux thermales très-fréquentées.
[[d:|'''Bourbotte''' (''Pierre'')]], conventionnel, décapité en 1795.
[[d:|'''Bourbourg-Ville''']], ch.-l. de c. (Nord), arr. de Dunkerque ; {{nobr|2,574 h.}}
[[d:|'''Bourbriac''']], ch.-l. de c. (C.-du-Nord), arr. de Guingamp ; {{nobr|4,454 h.}}
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[[d:|'''Bourdon''' (''de l’Oise'')]], conventionnel ; déporté au 18 fructidor ; m. en 1797.
[[d:|'''Bourg''']] (''Bourk''), ch.-l. du dép. de l’Ain, à {{nobr|424 kil.}} S.-E. de Paris ; {{nobr|14,280 h.}} L’arr. a {{nobr|10 cant.}}, {{nobr|120 comm.}}, {{nobr|122,747 h.}}
[[d:|'''Bourg''']], ch.-l. de c. (Gironde), arr. de Blaye ; 2.735 h.
[[d:|'''Bourg-Argental''']], ch.-l. de c. (Loire), arr. de Saint-Étienne ; {{nobr|3,457 h.}}
[[d:|'''Bourg-d’Oisans''']], ch.-l. de c. (Isère),. arr. de Grenoble ; {{nobr|2,772 h.}}
[[d:|'''Bourg-de-Péage''']], ch.-l. de c. (Drôme), , arr. de Valence ; {{nobr|4,920 h.}}
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[[d:|'''Bourg-de-Visa''']], ch.-l. de c. (Tarn-et-Gar.), arr. de Moissac ; {{nobr|897 h.}}
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[[d:|'''Bourgelat''']], habile vétérinaire, le véritable créateur de la science hippiatrique en France (1712-1779).
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[[d:Q59975|'''Bougie''']], v. et port d’Algérie : {{nobr|1,800 h.}}
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[[d:Q1238179|'''Bouhours''' (''le Père'')]], grammairien et littérateur fr. (1628-1702).
[[d:Q964210|'''Bouillé''' (''marquis de'')]], général fr., favorisa la fuite de Louis XVI, mourut à Londres en 1800.
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[[d:Q524582|'''Boulanger''' (''Louis'')]], célèbre peintre français contemporain (1806-1867).
[[d:Q2853524|'''Boulard''']], écrivain et bibliographe fr. (1754-1825).
[[d:Q22542|'''Boulay''']], ch.-l. de c. (Moselle), arr. de Metz ; {{nobr|2,870 h.}} Cédé à l’Allem.
[[d:Q369709|'''Boulay de la Meurthe''']], homme d’État, prit part à la rédaction du Code civil (1761-1840).
[[d:Q3131179|'''Boulay de la Meurthe''' (''Henri'')]], fils du précédent ; vice-président de la République en 1849 ; m. en 1858.
[[d:Q128964|'''Boule''' (''André'')]], sculpteur-ébéniste, dont les meubles sont encore recherchés des amateurs (1642-1732).
[[d:Q2847348|'''Boullanger.''']] V. ''André'' (''le petit père'').
[[d:|'''Boullongne''']], famille de peintres fr. qui a fourni trois artistes distingués : [[d:Q359270|Louis Boullongne]] (1609-1674), et ses deux fils [[d:Q2909823|Bon]] et [[d:Q2617951|Louis]].
[[d:Q689480|'''Boulogne''']], ch.-l. de c. (H.-Gar.), arr. de Saint-Gaudens ; {{nobr|1,976 h.}}
[[d:Q172455|'''Boulogne''']], comm. du dép. de la Seine, arr. de Saint-Denis ; 17, 343 hab.
[[d:Q209626|'''Boulogne''' (''bois de'')]], promenade habituelle du Paris élégant, une des principales et des plus fréquentées, entre Paris et Saint-Cloud. La promenade au bois de Boulogne rivalise avec celle des Champs-Élysées.
[[d:Q81997|'''Boulogne-sur-Mer''']], ch.-l. d’arr. (P.-de-Cal.) ; {{nobr|39,700 h.}} L’arr. a {{nobr|7 cant.}}, {{nobr|101 comm.}}, {{nobr|144,390 h.}}
[[d:Q2935241|'''Boulogne''' (''camp de'')]], établi par {{nobr|Napoléon {{Ier}}}} dans l’intention d’opérer une descente en Angleterre.
[[d:Q778432|'''Bouloire''']], ch.-l. de c. (Sarthe), arr. de Saint-Calais ; {{nobr|2,184 h.}}
[[d:Q17070|'''Bourbon''' (''île'')]]. V. ''Réunion''.
[[d:Q58389|'''Bourbon''']], nom de plusieurs familles princières et royales, à l’une desquelles appartenait {{nobr|Henri IV}}, ainsi que tous les rois de France ses successeurs, les Bourbons d’Espagne, ceux de Naples, etc.
[[d:Q506466|'''Bourbon''' (''connétable de'')]], prince français, né en 1490, mort en 1527. Il se comporta vaillamment à la bataille de Marignan, puis porta les armes contre sa patrie, vainquit les Français à Rebec, où le chevalier Bayard eut l’épine dorsale brisée d’une pierre lancée par une arquebuse, et expira après avoir reproché sa félonie au connétable de Bourbon.
[[d:Q544166|'''Bourbon''' (''Charles de'')]], cardinal, proclamé roi par les ligueurs ; mort en captivité (1523-1590).
[[d:Q637248|'''Bourbon''' (''Musée'')]], fameux musée de Naples, appelé aussi ''Gli studi'', et qui occupe le premier rang parmi les collections de chefs-d’œuvre antiques.
[[d:Q829308|'''Bourbon-Lancy''']], ch.-l. de c. (S.-et-Loire), arr. de Charolles ; {{nobr|3,222 h.}} ;
eaux thermales renommées.
[[d:Q245080|'''Bourbon l’Archambault''']], ch.-l. de c. (Allier), arr. de Moulins ; {{nobr|3,724 h.}}
[[d:Q591233|'''Bourbonnais''']], ancienne province de France, cap. ''Moulins''.
[[d:Q627061|'''Bourbonne-les-Bains''']], ch.-l. de c. (H.-Marne), arr. de Langres ; {{nobr|4,274 h.}} eaux thermales très-fréquentées.
[[d:|'''Bourbotte''' (''Pierre'')]], conventionnel, décapité en 1795.
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[[d:|'''Bourdon''' (''de l’Oise'')]], conventionnel ; déporté au 18 fructidor ; m. en 1797.
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[[d:Q1238179|'''Bouhours''' (''le Père'')]], grammairien et littérateur fr. (1628-1702).
[[d:Q964210|'''Bouillé''' (''marquis de'')]], général fr., favorisa la fuite de Louis XVI, mourut à Londres en 1800.
[[d:Q76721|'''Bouillon.''']] V. ''Godefroy''.
[[d:Q1087326|'''Bouilly''']], ch.-l. de c. (Aube), arr. de Troyes ; {{nobr|781 h.}}
[[d:Q5764|'''Boukhara''']], ville d’Asie, cap. de la Boukharie ; {{nobr|150,000 h.}}
[[d:Q19660|'''Boukharest.''']] V. ''Bukharest''.
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[[d:Q1986444|'''Boulanger''']], littérateur fr. (1722-1759).
[[d:Q524582|'''Boulanger''' (''Louis'')]], célèbre peintre français contemporain (1806-1867).
[[d:Q2853524|'''Boulard''']], écrivain et bibliographe fr. (1754-1825).
[[d:Q22542|'''Boulay''']], ch.-l. de c. (Moselle), arr. de Metz ; {{nobr|2,870 h.}} Cédé à l’Allem.
[[d:Q369709|'''Boulay de la Meurthe''']], homme d’État, prit part à la rédaction du Code civil (1761-1840).
[[d:Q3131179|'''Boulay de la Meurthe''' (''Henri'')]], fils du précédent ; vice-président de la République en 1849 ; m. en 1858.
[[d:Q128964|'''Boule''' (''André'')]], sculpteur-ébéniste, dont les meubles sont encore recherchés des amateurs (1642-1732).
[[d:Q2847348|'''Boullanger.''']] V. ''André'' (''le petit père'').
[[d:Q98109077|'''Boullongne''']], famille de peintres fr. qui a fourni trois artistes distingués : [[d:Q359270|Louis Boullongne]] (1609-1674), et ses deux fils [[d:Q2909823|Bon]] et [[d:Q2617951|Louis]].
[[d:Q689480|'''Boulogne''']], ch.-l. de c. (H.-Gar.), arr. de Saint-Gaudens ; {{nobr|1,976 h.}}
[[d:Q172455|'''Boulogne''']], comm. du dép. de la Seine, arr. de Saint-Denis ; 17, 343 hab.
[[d:Q209626|'''Boulogne''' (''bois de'')]], promenade habituelle du Paris élégant, une des principales et des plus fréquentées, entre Paris et Saint-Cloud. La promenade au bois de Boulogne rivalise avec celle des Champs-Élysées.
[[d:Q81997|'''Boulogne-sur-Mer''']], ch.-l. d’arr. (P.-de-Cal.) ; {{nobr|39,700 h.}} L’arr. a {{nobr|7 cant.}}, {{nobr|101 comm.}}, {{nobr|144,390 h.}}
[[d:Q2935241|'''Boulogne''' (''camp de'')]], établi par {{nobr|Napoléon {{Ier}}}} dans l’intention d’opérer une descente en Angleterre.
[[d:Q778432|'''Bouloire''']], ch.-l. de c. (Sarthe), arr. de Saint-Calais ; {{nobr|2,184 h.}}
[[d:Q17070|'''Bourbon''' (''île'')]]. V. ''Réunion''.
[[d:Q58389|'''Bourbon''']], nom de plusieurs familles princières et royales, à l’une desquelles appartenait {{nobr|Henri IV}}, ainsi que tous les rois de France ses successeurs, les Bourbons d’Espagne, ceux de Naples, etc.
[[d:Q506466|'''Bourbon''' (''connétable de'')]], prince français, né en 1490, mort en 1527. Il se comporta vaillamment à la bataille de Marignan, puis porta les armes contre sa patrie, vainquit les Français à Rebec, où le chevalier Bayard eut l’épine dorsale brisée d’une pierre lancée par une arquebuse, et expira après avoir reproché sa félonie au connétable de Bourbon.
[[d:Q544166|'''Bourbon''' (''Charles de'')]], cardinal, proclamé roi par les ligueurs ; mort en captivité (1523-1590).
[[d:Q637248|'''Bourbon''' (''Musée'')]], fameux musée de Naples, appelé aussi ''Gli studi'', et qui occupe le premier rang parmi les collections de chefs-d’œuvre antiques.
[[d:Q829308|'''Bourbon-Lancy''']], ch.-l. de c. (S.-et-Loire), arr. de Charolles ; {{nobr|3,222 h.}} ;
eaux thermales renommées.
[[d:Q245080|'''Bourbon l’Archambault''']], ch.-l. de c. (Allier), arr. de Moulins ; {{nobr|3,724 h.}}
[[d:Q591233|'''Bourbonnais''']], ancienne province de France, cap. ''Moulins''.
[[d:Q627061|'''Bourbonne-les-Bains''']], ch.-l. de c. (H.-Marne), arr. de Langres ; {{nobr|4,274 h.}} eaux thermales très-fréquentées.
[[d:Q3384134|'''Bourbotte''' (''Pierre'')]], conventionnel, décapité en 1795.
[[d:Q84610462|'''Bourbourg-Ville''']], ch.-l. de c. (Nord), arr. de Dunkerque ; {{nobr|2,574 h.}}
[[d:Q841084|'''Bourbriac''']], ch.-l. de c. (C.-du-Nord), arr. de Guingamp ; {{nobr|4,454 h.}}
[[d:Q621664|'''Bourdaloue''']], un des orateurs éminents de la chaire franç. (1632-1704).
[[d:Q383079|'''Bourdeaux''']], ch.-l. de c. (Drôme), arr. de Die ; {{nobr|1,262 h.}}
[[d:Q716340|'''Bourdon''' (''de l’Oise'')]], conventionnel ; déporté au 18 fructidor ; m. en 1797.
[[d:Q133069|'''Bourg''']] (''Bourk''), ch.-l. du dép. de l’Ain, à {{nobr|424 kil.}} S.-E. de Paris ; {{nobr|14,280 h.}} L’arr. a {{nobr|10 cant.}}, {{nobr|120 comm.}}, {{nobr|122,747 h.}}
[[d:Q715671|'''Bourg''']], ch.-l. de c. (Gironde), arr. de Blaye ; 2.735 h.
[[d:Q603278|'''Bourg-Argental''']], ch.-l. de c. (Loire), arr. de Saint-Étienne ; {{nobr|3,457 h.}}
[[d:Q244679|'''Bourg-d’Oisans''']], ch.-l. de c. (Isère),. arr. de Grenoble ; {{nobr|2,772 h.}}
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[[d:Q244184|'''Bourg-Saint-Andéol''']], ch.-l. de c. (Ardèche), arr. de Privas ; {{nobr|4,516 h.}}
[[d:Q238039|'''Bourg-Saint-Maurice''']], ch.-l. de c. (Savoie), arr. de Moûtiers ; {{nobr|2,522 h.}}
[[d:Q269430|'''Bourg-lès-Valence''']], ch.-l. de c. (Drôme), arr. de Valence ; {{nobr|3,615 h.}}
[[d:Q962338|'''Bourg-de-Visa''']], ch.-l. de c. (Tarn-et-Gar.), arr. de Moissac ; {{nobr|897 h.}}
[[d:Q199638|'''Bourganeuf''']], ch.-l. d’arr. (Creuse) ; {{nobr|3,591 h.}} L’arr. a {{nobr|4 cant.}}, {{nobr|41 comm.}}, {{nobr|41,742{{corr|| h}}}}.
[[d:Q559|'''Bourgelat''']], habile vétérinaire, le véritable créateur de la science hippiatrique en France (1712-1779).
[[d:Q1054372|'''Bourgeois gentilhomme''' (''le'')]], une<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|14|''FOLIE D'OPIUM''|}}</noinclude>plus acharnés, se prenant par la main, tournaient frénétiquement autour du maître. Secouant les paillettes multicolores des confetti et les rubans frisés des serpentins, les femmes resplendissaient dans la gloire liliale de leur printemps, le corps sveže, nacré ou doré, délicieusement poli, avec les boutons rosés des seins en bataille de volupté.
Puis, des couples se formèrent, glissèrent vers la sortie, dans la hâte d'une étreinte.
André se leva en bâillant, traversa l'escalier, revêtit son pardessus avec lenteur, aida distraitement sa maîtresse qui grelottait dans l'antichambre.
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{{center|{{sc|retour au nid d'amour}}}}
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Ils s'en allèrent, appuyés l'un à l'autre pour se réchauffer, gagnèrent la rue Caulaincourt, la rue sinistre qui passe sur les morts, monte vers la butte, chère aux poètes et aux misé reux.
C'est là qu'ils avaient suspendu leur nid, au cinquième d'une maison d'apparence bourgeoise, et, pour leurs six cents francs par an, ils occupaient trois chambrettes ensoleillées et un cabinet servant de cuisine. De leur balcon, ils contemplaient le jardin des défunts, qui scintillait de toutes ses fleurs de verre dans l'or de ses immortelles, et, plus loin, le grouillement des vivants, acharnés à leur courte lutte inutile. Un peu de terre dessus, un peu de terre dessous ; vraiment, les vivants sont toujours près des morts, et c'est pitié de les voir se démener pour un but illusoire de quiétude et de justice !
Fiamette avait dédaigné un commencement d'opulence pour suivre sa Chimère {{sic2|enjoleuse}} ; et le béguin, tout cérébral d'abord, avait gagné le cœur sinueusement, mais irrésistiblement. Fiamette, créature d'amour, sincère dans le don d'elle-même, devait forcément commettre la bêtise d'aimer, et, par cela, inspirer à l'amant le mépris dans le triomphe, en supprimant l'orgueil de
[[File:FDO d015 decoration de page.jpg|130px|center]]<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||''FOLIE D'OPIUM''|17}}</noinclude>lui, chercha la pression câline de ses lèvres.
Les confetti la couvraient encore, de ci, de là, d'une neige capricieuse. Il s'amusa à en suivre le dessin sur son corps, s'attardant aux mystérieuses cachettes où les flocons blottis se mêlaient d'un peu d'or.
Passive, elle n'opposait nulle résistance, envahie par une volupté inconsciente.
Tu sais bien que je t'aime, s'écria-t-il, comme elle le remerciait d'un sourire heureux, mais la vie est méchante ! Je ne veux pas que tu vendes ton collier pour moi !…
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{{t3|III}}
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{{center|{{sc|nora, la comète}}}}
{{Dhr|2em}}
La matinée fut douce dans la pièce étroite que les rideaux tirés laissaient mystérieusement dans l'ombre. Fiamette, les paupières fumeuses, les lèvres blêmies, dormait sur la soie épaisse de sa chevelure, lasse d'avoir aimé ou pleuré. André, un coude sur l'oreiller, demeurait songeur, indécis, entraîné vers un labeur littéraire qu'il espérait brillant, rémunérateur, et retenu par la certitude de faire du mal à son amie. « Venez me trouver, avait dit Jacques Chozelle : je découvre en vous le talent abondant et souple que je cherche pour une œuvre à deux ; je vous montrerai mes notes, et nous pourrons commencer immédiatement, »
Chozelle avait jeté au jeune homme la nasse dorée de ses éloges, et, de
cette voix cajoleuse qu'il savait prendre à l'occasion, avait fait miroiter à ses yeux tout un avenir de gloire.
André Flavien porta vers sa maîtresse un regard attristé, effleura s’est cheveux d'un baiser, et procéda à sa toilette dans la pièce voisine, s'appliquant à faire le moins de bruit possible. Quand il fut prêt, il revint contempler la dormeuse, qui n'avait pas bougé, et à pas de velours sortit de l'appartement.
Nora, qui montait, le heurta dans l’escalier.
— Un louis que vous allez chez Jacques !
— Peut-être... Mais ça ne te regarde pas.
— Fiamette dort encore ?…
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||''FOLIE D'OPIUM''|21}}</noinclude>tient plus à moi qu'il ne le pense…
— Je l'ai rencontré dans l'escalier ; il se rendait chez Chozelle.
— Et puis après ?…
— Il croit à la parole de l'intrigant qui lui a promis sa protection ; il est fier et souffre de te voir dans la gêne... Lui-même m'a autorisée à te parler comme je le fais...
— Il t'a dit ?...
— Que tu pouvais suivre ta fantaisie... oui.
Fiamette tressaillit douloureusement ; puis, essayant de prendre un ton enjoué :
— Alors, tu m'offres une situation étonnante...
— Petit hôtel, chevaux, domesticité correcte et le cœur d'un brave garçon qui vaut autant que sa fortune, ce qui est rare. Voyons, est-ce que cette guenille ne déshonore point ta jeune royauté ?
Nora, d'un doigt dédaigneux, découvrait un bout de sein rose sous une dentelle douteuse :
A nous les points d'Angleterre, les Bruges veloutés et les guipures précieuses ! La femme, ma chérie, n'a que quinze années de son existence pour rouler et amasser mousse... Après, elle roule encore, mais elle n'amasse plus rien... Moi, au moins, je puis mourir tranquille et me faire dorloter comme si on m'aimait réellement... C'est l'Exposition qui m'a rapporté cela, la danse de Mahomet et du Moulin-Rouge !
— Ah ! tu marchais bien.…
— Tant que je pouvais !...
— Tu as conquis l'indépendance ; certes, c'est quelque chose...
— C'est tout ! Ne cherche pas, il n'y a rien au-dessus ! Ah ! j'ai connu la misère plus que toi, et les dédains des imbéciles, et les rebuffades des cuistres, et les propositions des beaux messieurs qui prétendaient me guider et vivre à mes dépens !... C'est ça qui donne une fière idée de l'autre sexe ! Voyons, ma petite Fiamette, réfléchis à l'occasion merveilleuse que je t'offre... Oui, j'ai l'air de jouer un rôle assez louche, mais tu me connais, tu sais que je suis incapable d'une mauvaise action et que je n'agis que dans ton intrêt ?
— Je sais.
— Alors, dis oui, et je cours porter la réponse à l'amoureux qui m'attend en bas...
— A ma porte ?
— Regarde !
Fiamette se pencha, curieuse, à son balcon, et aperçut un coupé bleu sombre attelé d'un cheval alezan, dont la robe brillait comme de l'or, et un cocher impeccablement empalé sur son siège.
— « Ta voiture ! » dit Nora, en riant. Vite, mets ta plus jolie robe, ta martre zibeline et ton collier ! C'est le Bonheur qui passe !…
Fiamette envoya un baiser à ce Bonheur toujours si pressé qui trotte l'amble dans notre vie, rentra dans le chambrette tiède, rejeta son peignoir défraîchi, et, se glissant entre les draps, à la place de l'amant trop chéri :
— J'aime mieux dormir ! dit-elle.
[[File:FDO d015 decoration de page.jpg|130px|center]]<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/155
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Charlie Main
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<noinclude><pagequality level="3" user="DvChe" />{{Rh||CHAPITRE VIII. — LA MULTIPLICATION ALGÉBRIQUE.|121}}</noinclude><nowiki/>
{{T3|{{Taille|CHAPITRE VIII.|120}}{{Interligne|0.1em}}
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'''67. Multiplication des polynômes.''' — Multiplication des monômes : — d’un polynôme par un monôme ; — de deux polynômes. — Règle des signes.
Le produit de plusieurs polynômes peut toujours être remplacé par un polynôme unique qu’on appelle le ''produit effectué''. On opère habituellement comme il suit : on multiplie successivement tous les termes du premier polynôme, en commençant par la gauche, par le premier, le second, …, le dernier terme du second polynôme. On obtient ainsi un premier produit partiel ; on fait, s’il y a lieu, la réduction des termes semblables. On multiplie ensuite chacun des termes du produit partiel successivement par le premier, le second, …, le dernier terme du troisième polynôme, en commençant toujours par la gauche, et ainsi de suite.
Le produit des polynômes A, B, C, …, L est la somme de tous les produits de <math>n</math> facteurs formés avec un terme de A, un terme de B, …, et un terme de L ; s’il n’y a aucune réduction, le nombre des termes du produit est égal au produit des nombres des termes des facteurs.
Soit, en général,
{{c|<math>\begin{align}
\mathrm{{A}} &= a_1 + a_2 + a_3 + ... + a_\alpha\\
\mathrm{{B}} &= b_1 + b_2 + b_3 + ... + b_\beta\\
\mathrm{{C}} &= c_1 + c_2 + c_3 + ... + c_\gamma
\end{align}</math>}}
{{c|{{filet|30|0.2}}}}
Pour faire la multiplication des polynômes A, B, C, …, on multiplie tous les termes de A successivement par tous ceux de B pris dans l’ordre de gauche à droite ; puis on multiplie tous les termes du produit par ceux de C, et ainsi de suite. Un terme quelconque a une expression de la forme <math>a_\alpha, b_\beta, c_\gamma, \ldots</math>, en désignant<noinclude>
<references/></noinclude>
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Du Laocoon/Notes
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T14.djvu/518
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|506|USSON.}}</noinclude><section begin="Ussérius2"/>outrée ; car ils ne se fondèrent point
sur des maximes d’état, comme font
les intolérans mitigés : ils se fondèrent
uniquement sur la qualité des
cultes de la communion romaine,
sans faire mention de son esprit persécutant,
qui est la seule cause pourquoi
les tolérans même supposent
qu’il ne la faut point tolérer.
{{References-Bayle}}
<section end="Ussérius2"/>
<section begin="Usson"/>'''USSON''', en latin ''{{lang|la|Utio}}'' ou ''{{lang|la|Uxo}}''
<ref group=lower-alpha>{{lang|la|Hadr. Valesius, Notit, Galliar., ''pag.''
588.}}</ref>, petite ville d’Auvergne à une
lieue de la rivière d’Allier <ref group=lower-alpha>Baudrand, Geograph., ''tom. II'', ''pag.''
363.</ref>,
et à six lieues de Clermont, dépendait
autrefois du comté de
Brive <ref group=lower-alpha>{{lang|la|Vales. Notit. Galliar., ''pag.'' 588.}}</ref> <ref group=*><sup>*</sup> Adrien de Valois cite {{lang|la|''in comitatu Brioutensi.''
''Brioutensis''}} vient ici de ''{{lang|la|Brioutum}}''
(Brioude en Auvergne), et non de ''{{lang|la|Briouta}}''
(Brives). Quelle apparence, dit Leduchat,
que la ville d’Usson, qui est en Auvergne
ait jamais dépendu de Brive, qui est
du Limousin. L’erreur commise par Bayle a
été relevée avec politesse par Piganiol de la
Force, tome V de sa Description de la
France.</ref>, Le château d’Usson
est ''très-fort à cause de son assiette''
''sur un haut rocher taillé''
''naturellemment en piliers ronds''
<ref group=lower-alpha>Coulon, Rivières de France, I{{e|er}}. ''part.'',
''pag.'' 265.</ref>. Il n’y a rien qui ait fait autant
parler de ce lieu-là, que le
long séjour de Marguerite de
Valois, femme d’{{Roi|Henri|IV}}. Elle
y vécut plusieurs années, non
pas pour y faire pénitence de
ses désordres passés {{refl|Usson-(A)|num=(A)|nosup}}, mais
pour se plonger de plus en plus
dans les souillures de l’incontinence
{{refl|Usson-(B)|num=(B)|nosup}} ; et cependant il s’est
trouvé des panégyristes qui ont
comparé ce château, en tant
qu’elle y demeura, à celui où
Jésus-Christ fut transfiguré. ''Afin''
''que sa consolation fût parfaite'',
dit l’un d’eux <ref group=lower-alpha>Hilarion de Coste, Elog, des Dames
illustres, ''tom. II'', ''pag.'' 306,</ref>, ''elle désira''
''voir la cour de Henri-le-Grand.....''
''et quitter son cher Usson qui''
''l’avait gardée vingt ans, durant''
''desquels ce fort château de l’Auvergne''
''fut un Thabor pour sa dévotion,''
''un Liban pour sa solitude,''
''un Olympe pour ses exercices,''
''un Parnasse pour ses muses ; et''
''un Caucase pour ses afflictions.''
Il y aurait moins de médisance à
le comparer avec l’île de Caprée,
qui fut la retraite de Tibère,
qu’il n’y a de flatterie à le comparer
à un lieu de dévotion, et
à un ''sacré temple de Dieu'',
comme a fait un autre panégyriste
{{refl|Usson-(C)|num=(C)|nosup}}. Si l’on ne trouvait que
dans le Divorce satirique, ou que
dans quelque autre libelle, les
impuretés de cette dame ; on les
pourrait évoquer en doute ;
mais puisque de célèbres historiens
n’ont point gardé le silence
là-dessus {{refl|Usson-(D)|num=(D)|nosup}}, il faut croire que
la chose est véritable. Scipion
Dupleix est celui qui en a parlé
avec le plus de détail {{refl|Usson-(E)|num=(E)|nosup}} : il en
fut blâmé, et il se justifia : nous
examinerons si l’emportement
du maréchal de Bassompierre est
raisonnable {{refl|Usson-(F)|num=(F)|nosup}} ; et, quoiqu’il en
soit, on peut dire que les faiseurs
d’éloges sont beaucoup moins dignes
d’excuse, eux qui ont entièrement
supprimé les mauvais
endroits de la vie de cette reine,
pour ne la couronner que des
louanges les plus magnifiques
qu’on puisse donner aux princesses
les plus illustres. Elle s’est
attiré cela par ses libéralités pour
les couvens {{refl|Usson-(G)|num=(G)|nosup}}, moyen sûr et
infaillible de couvrir ''multitude''
''de péchés'' <ref group=lower-alpha>''Voyez tom. VII'', ''pag.'' 223, ''la rem.''
[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Grégoire 1#ancrage_Grégoire1-(I)|(I)]] ''de l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Grégoire 1|{{Roi|Grégoire|I}}]].</ref>. Au reste, si elle
se donna du bon temps au château
d’Usson, elle y souffrit aussi<section end="Usson"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|100||» ''CHIEN'' «}}</noinclude>qui, aimant leur chien, négligent de le tenir en laisse, et, dans tous les cas, ne le munissent pas d'un passeport. J'ai commis la première de ces imprudences, je sais ce qu'il en coûte, et pour une seule fois que je l'abandonnai à elle-même, Frisotte, ma vieille caniche, passa sous une voi ture, sans trop de dommage, miraculeusement. Elle est morte depuis, mais plutôt de vieillesse, je crois.
Vous me direz : il faut bien qu'ils prennent de l'exercice.
Bien sûr !
Promenez-les, conduisez-les au Bois ; mais à quoi, s'il vous plaît, leur aura servi l'hygiène, le jour fatal où ils s'étendront sanglants, coupés en deux par une auto ?....
{{***}}
Le petit chien trottait dans mon sillage, l'air joyeux, tout à fait en confiance maintenant. Et, dans le même temps, je commençai à devenir lâche, devant la perspective d'emmener chez moi ce compagnon de fortune.
{{Img float-p
| file = FDO d378 Mme Poisson Ma concièrge.jpg
| width = 325px
| align = left
| cap = {{sc|madame poisson, ma concierge (p. 100).}}
}}
Si encore je savais son identité, je pourrais l'héberger cette nuit, pour le faire rapatrier demain. Mais son anonymat entraînerait évidemment, au cas d'asile, l'adoption définitive. Quel embarras ! J'argumentai : j'ai déjà Fri. sotte ; Madame Poisson, ma concierge, moyennant une rétribution honnête, en prend soin ; mais deux pensionnaires, ce serait vraisemblablement trop, pour elle, d'autant qu'elle possède des chats dans sa loge, et que s'ils font bon ménage avec l'ancienne, les choses n'en iraient peut-être pas de même à l'endroit d'un nouveau. Et puis, s'il avait la gale ou la rage ! J'accélérai le pas ; il courut plus vite. Vaguement, j'esquissai, pour l'éloigner, un geste avec ma canne, et il s'arrêta un ins-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|» ''CHIEN'' «||101}}</noinclude>tant, moins peureux que surpris, et cela me parut si abominable que je n'aurais recommencé pour rien au monde.
J'escomptai ceci, que d'autres gens de rencontre attireraient son attention. Mais c'est qu'il ne s'en souciait pas ! II s'obstinait à ne connaître que moi seul, l'élu, l'ami sûr. Pourtant, à la hauteur du Parc Monceau, il s'en fut soudain flairer une dame aux cheveux carotte, qui pas sait.
{{Img float-p
| file = FDO d379 je me précipitai dans la rue p 101.jpg
| width = 300px
| align = right
| cap = {{sc|je me précipitai dans la rue (p. 101).}}
}}
Il avait dû appartenir à une femme, supposais-je, et cela m'induisit à un subterfuge nouveau. J'interpellai poliment cette personne :
Bonsoir, madame, voici un chien qui s'est perdu. Il a l'air doux et gentil, ne voudriez-vous pas l'em-1 mener ?
Elle sembla interloquée puis refusa.
Je m'excusai, saluai et continuai ma route.
A présent il fallait prendre un parti. Et vraiment non, je n'allais pas m'affubler de cet intrus. Je fis plusieurs tentatives de disparition dans l'ombre. Mais il me découvrait à tout coup, de plus en plus étonné, me faisant encore crédit toutefois, et ne voulant pas douter de mon loyalisme.
Enfin je réussis à perpétrer la trahison.
Au petit jardin de la place Malesherbes, je me dérobai brusquement dans une allée latérale, me coulai derrière une voiture en station, et me précipitai dans la rue Montchanin, où je constatai que j'étais seul... Je suis parvenu à mon domicile et j'ai sonné, et juste dans la seconde où s'ouvrait l'huis, j'ai vu, galopant de toutes ses forces pour me rejoindre, le petit chien qui avait encore une fois éventé mes traces. Ajouterai-je que j'eus ce pauvre courage de tirer sur moi le battant ?
{{***}}
C'est seulement lorsque, couché, je me pris à me ressouvenir, dans le noir, que toute la bassesse de mon acte m'apparut. J'avais sur la conscience le forfait d'avoir leurré un cœur morose et naïf, car l'ayant choyé, rendu un instant au bonheur, je le repoussais à nouveau, et plus désespéré, vers l'horrible inconnu. L'indifférence est permise. Sans doute on ne peut se charger de tous les malheureux qu'on rencontre sur son chemin, et nous sommes déjà suffisamment lotis avec nos propres misères. Toutefois, lorsqu'un hasard complice, l'instinct ou la destinée, penchent, au cours de la vie, notre<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|102||» ''CHIEN'' «}}</noinclude>{{Img float-p
| file = FDO d380 une dame qui passait p 101.jpg
| width = 300px
| align = left
| cap = {{sc|une dame qui passait (p. 101).}}
}} devant ma porte, assis sur son derrière, comme à l'endroit où je l'avais rencontré, où, qui sait, peut-être la même navrante aventure l'avait conduit : quelque promeneur, charitable, mais égoïste, et lequel, au dernier moment, avait déçu sa foi. Assis sur son derrière, il attendait, le petit chien...
Je n'y tins plus : je me rhabillai, descendis les marches quatre à quatre, demandai le cordon et sortis. Plus personne à l'entrée. Je sifflai, j'explorai les alentours. Rien. Il était parti. Après une heure de recherches vaines, je rentrai désespéré.
Qu'êtes-vous devenu, petit chien ? Un passant, bonne âme, vous a-t-il enfin recueilli, quelque vagabond meilleur et plus paternel que l' « intellectuel » atroce ? Retrouvâtes-vous votre maîtresse, grâce au dieu des chiens qui est parfois miséricordieux ? Ou bien, raflé par les sergents de ville, avez-vous fini à la Fourrière où l'on tue ?
Vivant ou mort, pardonnez-moi, petit chien. Mon devoir était de vous être à la miséricorde, il faut avoir consoler, de vous recevoir, de vous pitié jusqu'au bout.... nourrir : je ne l'ai pas accompli. J'en Et je me représentai le petit chien suis puni par ce remords.
{{Dhr}}
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{{Dhr}}<noinclude>
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Page:Folie d'Opium.pdf/361
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" /></noinclude>{{center|{{t|AU POSTE|200}}}}
{{Dhr}}
{{séparateur|6|align=center}}
{{Dhr}}
Jeune, blond, de visage rose et de moustache pâle, le sous-officier de police a des yeux bleu-clair, qui seraient bienveillants et candides sans la froide astuce inscrite aux commissures des paupières. Une ceinture rouge à la taille serre sa tunique de drap vert. Il étale ses jambes en pantalons bouffants et carre durement ses bottes plissées au cou-de-pied.
A une autre table, sous une autre lampe, qui charbonne un peu, près d’un verre de thé demi-plein où surnage une rondelle de citron, il y a quelqu’un, en civil, qui s’acharne durablement au grattage d’un texte. Dans une face plate, rongée de bile, ennuyée, malingre, le regard alcoolique de l’homme présage des haines compliquées. C’est lui le secrétaire, l’archiviste, du bureau, le scribe, le rédacteur de la convocation laconique : « Vous êtes prié de passer… pour affaire vous concernant » et laquelle peut être le prologue de tout, sans exception.
Au coin de la pièce, des dossiers s’empilent. Un feu de bois crépite dans le haut poêle de faïence et fait, à travers les trous du portillon, danser sur le plancher des ondes rouges. Par les doubles carreaux poudreux de la fenêtre se révèle une nuit d’hiver. Deux lithographies embellissent la muraille blanchie à la chaux, pommelée de moisissure : l’empereur Nicolas II, en casaquin amarante, aux brandebourgs d’or, et son prédécesseur Alexandre III, portant les insignes d’amiral.
La porte ouverte laisse entrevoir une chambre contiguë, où des êtres en houppelande, muets, tassés les uns contre les autres, dans un affaissement total, semblent attendre depuis des siècles révolus. Quelques effets militaires y pendent au crochet ; une rangée de caoutchoucs luit sur le carrelage, où la neige fondue a coulé.
{{Img float-p
| file = FDO d381 il étale ses jambes et carre durement ses bottes p 103.jpg
| width = 325px
| align = right
| cap = {{sc|il étale ses jambes et carre durement ses bottes (p. 103).}}
}}
Mais une grande ombre, d’allure bizarre, surgit dans l’encadrement de la baie, et voici qu’elle hésite sur le seuil Le sous-officier blond tourne la tête lentement, s’ôte de la bouche une cigarette, dont il casse d’un coup sec la cendre contre le rebord de la table :
— Ah, ah ! Sonoff ! prononce-t-il, assez paternel. Vous venez à propos, Sonoff... Il y a (un coup d’œil au registre, un sourire narquois et rigoureux)… il y à une plainte contre vous.
Tandis que le scribe, qui, lui aussi,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Folie d'Opium.pdf/363
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|» ''AU POSTE'' «||105}}</noinclude>il l'arrête brutalement, feint de devenir sévère :
— Ce n'est pas tout ça, revenons à nos moutons. On ne doit pas entrer dans des vues philanthropiques, quand on a reçu plainte, plainte d'un général, vous comprenez, Sonoff, (il scande) d'un gé-né-ral... Néanmoins... (il se radoucit)... je veux faire quelque chose pour vous, étouffer les suites.… Vous allez me signer ceci, par exemple !
Et, séance tenante, il rédige une formule, dont il donne lecture, avec ravissement, au nommé Sonoff :
— « Je, soussigné, promets, si l'on<br />
« m'accuse encore une fois d'avoir<br />
« levé mon bâton sur les gens, ou<br />
« insulté les dames, que je ne ferai<br />
« aucune opposition à être expulsé de<br />
« la ville. » Ça vous convient ?
L'autre hésite, tortille l'échine :
— Accuse, accuse ! C'est très facile d'accuser, surtout sans preuve. Et puis, c'est que je ne tiens pas le moins du monde à changer de résidence : j'ai mes petites habitudes, moi, ici ; et le temps de m'acclimater ailleurs.…
— Préférez-vous aller en prison ? Allons signez, signez !
Sonoff se décide : il se convoie vers la table, saisit, d'une énorme main gourde, le porte-plume qu'on lui tend, et signe allègrement, d'une écriture assez déliée.
Le sous-officier de police examine le paraphe, se réjouit :
{{Img float-p
| file = FDO d383 il fait volce-face, s'ébranle, pareil a un bachot qui tangue (p 106).jpg
| width = 300px
| align = right
| cap = {{sc|il fait volte-face, s'ébranle, pareil a un bachot qui tangue (p. 106).}}
}}
— Sonoff, noble héréditaire ! C'est vrai, vous êtes gentilhomme. Qui le devinerait, hein, en vous regardant !
Plein de sérénité, avec une joie complaisante, Sonoff accueille le sarcasme du policier, le ricanement sournois du scribe. Jadis il a roulé carrosse, aujourd'hui, il crève la faim, Et puis, après ? N'est-il pas permis d'avoir eu des revers !
Mais un tracas l'obsède, qu'il trouve enfin l'occasion de déceler :
— Mon bâton, dites-moi, je voudrais bien qu'on me rende mon bâton.
— Votre bâton ?
Sonoff expose qu'on le lui confisqua le jour de l'incident. Ce bâton était solide, fait à sa mesure, avait un manche rembourré, très commode, et coûtait un rouble. Actuellement, pour des raisons d'ordre économique, il ne peut s'en procurer un pareil. D'autre part, à se servir de celui-ci, des cals extrêmement douloureux lui sont survenus.
Il présente sa paume gauche, où une grosse ampoule dessine un ovale blafard.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Folie d'Opium.pdf/364
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|106||» ''AU POSTE'' «}}</noinclude>{{Img float-p
| file = FDO d384 on nous l'a renvoyé du deuxième district (p 106).jpg
| width = 325px
| align = left
| cap = {{sc|on nous l'a renvoyé du deuxième district... (p. 106).}}
}}
Le sous-officier regarde distraitement, hausse les épaules :
Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ? Je ne l'ai pas, votre bâton. Réclamez au Deuxième District, où l'on vous avait d'abord amené.
Oui, merci, à l'autre bout de la ville, trois verstes ! C'est le diable pour se traîner jusque-là.
— Nous ne pouvons rien.
Un silence.
— Alors, vous croyez qu'on me le rendra ?
— Rendra quoi ?
— Mon bâton. — Ah, votre bâton !... Peut-être... Surtout, tâchez de ne plus recommencer, autrement... (il brandit, en riant, le papier)... gare là-dessous.
Sonoff se met aussi à rire, il se complaît, croirait-on, dans une sorte de commisération burlesque envers lui-même ; puis ayant salué jusqu'à terre, il fait volte-face, s'ébranle, pareil à un bachot qui tangue, au prix de grandes difficultés franchit le seuil, disparaît.
Le scribe a ouvert la bouche et siffle, entre des dents gâtées :
Il est assommant avec son bâton. D'ailleurs, il ne l'aura pas là-bas, vous savez.
— Et pourquoi ? bâille le sous officier blond, qui s'étire.
Le scribe se lève, va vers un placard, l'ouvre et il en extrait le bâton litigieux :
— Parce que le voici ! On nous l'a renvoyé du Deuxième District... Nous le lui restituerons quand il reviendra.
{{Dhr|6em}}
{{séparateur|6|align=center}}
{{Dhr}}<noinclude>
<references/></noinclude>
7d2e8ze0qvcl8ql2b981y7zrpwyd8mv
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T14.djvu/519
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||USSON.|507}}</noinclude><section begin="Usson"/>des chagrins et des inquiétudes.
« Du haut de la terrasse de ce
chasteau là, elle vid ses amis
taillez en pieces, et le comte
de Randan, leur chef, seigneur
de la maison de la Rochefoucaud,
tué au mesme
jour que le roi son mary
triompha de ses ennemis à
Yvry : et bien que cette place
ne craigne que le ciel, que
rien que le soleil n’y puisse
entrer par force, et que sa
triple enceinte méprise les efforts
des assaillans, comme un
roch élevé les flots et les vagues,
la nécessité toutesfois y
entra, et l’obligea, pour en
éviter les outrages, d’engager
ses pierreries à Venise, fondre
sa vaisselle d’argent, et à n’avoir
rien de libre que l’air,
esperant peu, craignant tout ;
car tout estoit en feu et en
desordre autour d’elle <ref group=lower-alpha>Hilarion de Coste, Éloges des Dames
illustres, ''tom. II'', ''pag.'' 302.</ref>. »
Finissons par ce passage de Brantôme :
''Le chasteau d’Usson est''
une ''bien forte place, voire imprenable,''
''que le bon et fin renard,''
''le roi {{Roi|Louis|XI}}, avoit''
''rendu en partie tel pour y loger''
''ses prisonniers, les tenant là''
''plus en seureté cent fois qu’à''
''Loches, bois de Vincennes et''
''Lusignan'' <ref group=lower-alpha>Brantôme, Mémoires des Dames illustres,
''pag. m.'' 241.</ref>.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Usson-(A)|(A)}}''' ''De ses désordres passés.'' ] On
a vu ailleurs <ref>''Tom. XI'', ''pag.'' 85, ''remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3#ancrage_Navarre3-(D)|(D)]] ''du troisième''
''article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3|{{sc|Navarre}}]].</ref> une partie de ces
désordres, tirée d’un livre où l’on
feint qu’{{Roi|Henri|IV}} raconte les mauvais
commerces de sa femme. Voici
la suite de ce récit : « <ref>Divorce satirique, ''pag. m.'' 191.</ref> Le temps...
la pourveut de divers serviteurs,
dont l’un toutefois, à sçavoir la
Molle, s’en trouva marry, car
sous pretexte de tremper en quelque
conspiration, dont furent accusez
les mareschaux de Montmorency
et de Cossé, en laissa la teste
à Saint Jean en Greve, accompagnée
de celle de Coconas, où elles
ne moisirent ni ne furent pas longuement
exposées à la veue du
peuple ; car la nuit venant ma
preude femme, et madame de Nevers
sa compagne, fidele amante
de Coconas, les ayant fait enlever,
les porterent dans leurs carosses
enterrer de leurs propres mains
dans la chapelle Saint Martin qui
est sous Montmartre, laissant cette
mort de la Molle maintes larmes
à sa maistresse, qui sous le nom
d’Hiacinte a longuement fait souspirer
et chanter ses regrets, nonobstant
les frequentes et nocturnes
consolations de Saint Luc, que
nous avons veu depuis arriver par
fois inconnu et desguisé à Nerac,
jusques à ce que Bussi luy en fit
oublier la perte, qui a esté par
elle descouverte <ref>''Il y a ainsi dans toutes les éditions que j’ai''
''consultées ; mais il faut lire'' recouverte, ''qui est la''
''même chose que'' réparée ; ''car, comme l’observe''
Nicot, ''dans son'' Dictionnaire, recouvrer sa perte
''est'' {{lang|la|Damnum sarcire.}} ''Or, comme {{M.|''Ménage''}} nous''
''l’apprend au chapitre {{rom-maj|CCXXXVI|236}} de la I''{{e|re}}. ''partie''
''de ses'' Observations sur la Langue française,
''on a dit'' j’ai recouvert ''ou'' j’ai recouvré.</ref>, quelque reputation
qu’il eût d’estre brave
parmy les hommes, et de ne l’estre
gueres parmy les femmes <ref>''Joignez ceci aux exemples cotés tom. VIII'',
''pag.'' 55, ''remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Henri 4#ancrage_Henri4-(B)|(B)]] ''de l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Henri 4|{{Roi|Henri|IV}}]].</ref>, à cause
quelque colique qui le prenoit
ordinairement à minuit, cette degoustée
déguisant en quelque façon
son appetit de diverses sauces,
s’en prit à monsieur de Mayenne,
bon compagnon gros et gras, et
voluptueux comme elle, et sont
tousjours depuis demeurez bons
amis en toutes leurs rencontres ;
bien furent-ils quelque temps
brouillez pour une lettre escritte
à la Vitry : où il promettoit de
preferer le soleil à la lune..... à
ses premiers amans succederent
doncques en divers temps (car le
nombre m’excusera si je faus à les
bien ranger) ce grand dégousté de
vicomte de Turenne, que comme
les precedens elle envoya bien-tost<section end="Usson"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
lej0tvy453heecsxs3elhhuthpkc1ck
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|508|USSON.}}</noinclude><section begin="Usson"/>au change, trouvant sa taille disproportionnée
en quelque endroit,
l’accomparant aux nuages vuides
qui n’ont que l’apparence dehors ;
dont le triste amoureux au desespoir
aprés un adieu plein de larmes,
s’en alloit perdre en quelque
lointaine region, si moy qui sçavois
ce secret, et qui pour le bien
des eglises feignois pourtant de
n’en rien sçavoir, n’eusse très-expressement
enjoint à ma chaste
femme de le rappeller : ce qu’elle
fit très-mal volontiers, desirant
de tout temps pour la vanité, que
quelque lourdaut se rompit le col
à son occasion : mais il n’est guere
plus de ces sots depuis qu’on s’en
mocque ; car de manger de rage
les plumes de son chapeau, comme
la Bole, et casser en colere une
bouteille d’ancre aux yeux des dames,
comme Clermont d’Amboise,
ce sont petites rages et jalousies
qui n’estoient que trop ordinaires
chez nous, et que, consentant à
mon deshonneur, je sçavois et
voyois clairement, donnant par
cette tolerance aux uns et aux autres
souvent le courage et les commoditez
de faillir ; elle le sçait bien,
et plusieurs de vous qui tenez la
main à ses gentillesses, aussi je ne suis
point tellement aveuglé moy
mesme en un fait si sensible et si
apparent, que je n’apperceusse,
comme les autres, que Clermont
maintefois la baisoit toute en juppe
sur la porte de sa chambre, tandis
que le soir, pour luy donner loisir
de se mettre au lit, je jouois ou
me promenois avec ma noblesse
dans la salle...... <ref>Divorce satirique, ''pag. m.'' 194.</ref> Sa beauté
m’attiroit force gentils-hommes,
et son bon naturel les y retenoit :
car il n’estoit point fils de bon
lieu, ni gentil compagnon, qui
n’avoit une fois en sa vie esté servitour
de la reyne de Navarre, qui
ne refusoit personne, acceptant
ainsi que le tronc public les offrandes
de tous venans. » Joignez à
ceci le passage qu’on a rapporté du
même livre dans l’article de cette reine <ref>''Tom. XI'', ''pag.'' 96, ''citation'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3#ancrage_Navarre3-(76)|(76)]] ''du troisième''
''article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3|{{sc|Navarre}}]].</ref>.
'''{{refa|Usson-(B)|(B)}}''' ''Pour se plonger de plus en''
''plus dans les souillures de l’incontinence.'' ]
Les passages que je viens
de rapporter ou d’indiquer ne conduisent
notre Marguerite que jusques
à son arrivée en Auvergne. Continuons
d’entendre l’auteur qui fait
parler {{Roi|Henri|IV}}. « <ref>Divorce satirique, ''pag.'' 198.</ref> Le roy son
frere oyant cette sienne fuite.....
dit tout haut en presence de ceux
qui le voyoit disner : Les cadets de
Gascogne n’ont peu souler la royne
de Navarre, elle est allée trouver les
muletiers et chauderoniers d’Auvergne...
cette perdue estant arrivée
à Carlat, où elle fut longtemps,
non seulement sans daiz et
lit de parade, mais aussi sans chemises
pour tous les jours, elle
commença de voir et de regarder
sur lequel de ceux cy courroit
l’honneur de son nom : Elle jetta,
l’œil sur son cuisinier, pour ne
chaumer point, se fachant d’attendre
Duras qu’elle avoit envoyé
vers le roy d’Espagne querir de
l’argent, encore que sa femme sa
confidente, craignant qu’elle ne
luy enlevat son Causaquet, lui
preschât la constance et le merite
de cet absent : Mais son desir insatiable
esgal à la faim d’un limier
qui cause une defaillance à qui ne
se soule tousjours, ne peut endurer
cette attente ni celle de Saint
Vincent, qui pour éviter la depense
estoit allé jusques à sa maison.
Elle s’en prit au triste Aubiac
comme au mieux peigné de ses domestiques,
qu’elle enleva de l’escurie
en la chambre, et s’en fit tellement
picquer, que son ventre
heureux en telle rencontre en
vint rond et enflé comme un balon,
vomissant en son terme un
petit garçon, avec le secours d’une
femme sage que la mère de ce picqueur,
pour l’amour de son fils, y
avoit conduite, assisté du médecin
du May, lequel outre sa profession.
et de luy penser quelque apostume
sur son derriere, luy servit à ce
coup de porter ce jeune prince,
nouveau Lysandre, mal emmailloté
en nourrice au village d’Escourbiac
là auprès, si fraichement nay,
que neantmoins pour le froid enduré
du long chemin il en {{tiret|demeu|ra}}<section end="Usson"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
r6u2wwchi773u6utbwb4nbu4wpeib4c
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T14.djvu/521
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||USSON.|609}}</noinclude><section begin="Usson"/>{{tiret2|demeu|ra}} pour tousjours privé de l’ouïe
et de la parole, et pour ces imperfections,
abandonné de l’amour et
du soin de sa propre mere, qui,
ayant oublié les plaisirs de la conception,
a long-temps permis qu’il
ait gardé les oisons en Gascogne,
où mademoiselle d’Aubiac son
ayeule l’a (tant qu’elle a vescu)
preservé de mourir de faim, et
depuis elle Gesilax de Firmaçon
son beau-fils, qui monstre encore
aujourd’huy par grande rareté ce
gage de la couronne à ceux qui le
vont voir à Birac, où il l’entretient
moyennant deux cens escus de
pension que Goute Raquette luy
va depuis quelque temps chercher
à Usson et à Paris....<ref>''Là même'', ''pag.'' 200.</ref> Aubiac,
escuyer chetif, rousseau et plus
tavelé qu’une truite, dont le nez
teint en escarlatte ne s’estoit jamais
promis au mirouer d’estre un jour
trouvé dans le lit avec une fille de
France, ainsi qu’il le fut à Carlat
par madame de Marie <ref>''On veut parler du même châtelain qu’on''
''avait nomme Marze pag.'' 197.</ref> qui,
trop matineuse, fit ce beau rencontre,
allant donner le bon jour suivant
sa coustume à la reine, payant
neantmoins cet officieux devoir
avec la mort de son mary, que
cette vertueuse princesse, entendue
au boucon du païs maternel, fit
empoisonner, esperant, delivrée de
cet obstacle et fortifiée des soldats
que Romes, cousin d’Aubiac, estoit
allé lever en Gascogne, se rendre
maistresse absolue de la place, et
en tirer ingratement ceux qui l’avoient
liberalement receue et mise
à couvert..... <ref>Divorce satirique, ''pag.'' 201, 202.</ref> La garde renforcée,
et son secours gascon découvert,
on luy conseilla familierement
de trouver autre giste, et
de vuider promptement le logis.
Ce qu’elle (peureuse et apprehensive )
executa sur l’heure, partant
avec la mesme confusion et desaroy
qu’elle y estoit venue, et parvenant
par ses journées à Ivoi,
maison de la royne sa mere ; où à
peine arrivée elle fut, du commandement
du roy, par le marquis de
Canillac assiégée et prise avec son
amant, lequel on trouva vilainement
caché sous quelques ordures,
sans barbe et sans poil, l’ayant sa
maistresse ainsi deguisé de ses ciseaus
mesmes pour le sauver.....
Canillac..... <ref>''Là même'', ''pag.'' 203.</ref> preferant à la
foy qu’il devoit à son maistre un
chetif plaisir, se laissa piper aux
artifices de sa prisonniere, oubliant
son devoir, et quittant tout ce
qu’il pouvoit pretendre de sa fortune,
pour se rendre amoureux de
cette amoureuse, et tellement jaloux,
qu’il en sacrifia le pauvre
Aubiac au soupçon, luy faisant
faire son procez par Lugoly, et
puis prendre et estrangler à Aigueperse,
tandis qu’au lieu de se souvenir
de son ame et de son salut,
il baisoit un manchon de velours
raz bleu, qui luy restoit des bienfaits
de sa dame.... Canillac pour
ce criminel, sur qui il exerça
plustost sa jalousie que ma vengeance,
ne laissa pas de faire les
doux yeux, et de soigner sa petite
taille outre l’ordinaire, devenant
en peu de temps d’aussi mal propre
que je pourrois estre, coint et
poli comme un beau petit amoureux
de village : mais de quoy luy
servoit à la longue sa bienseance ?
Cette inconstante, dont il cuidoit
retenir la legereté sous la clef et
sous l’inexpugnable forteresse d’Usson,
se fâche de son ordinaire et
coustumiere façon de commander,
et d’approcher de son ratelier ores
l’un, ores l’autre, et souvent plusieurs
à la fois, voulut devenir
maistresse et chercher à l’accoustumé
dans le change, la pointe et
l’esguillon de son appetit ; pour à
quoy parvenir et sçachant par experience
combien peut le desir sur
la volupté, feint d’aimer, de se
voir aimée, et consent à l’importunité
de quelques prieres ; elle
esmeut et allume si bien son gardien,
qu’enfin ses artificieuses
caresses obtiennent sa liberté,
sous promesses que ce qui sembloit
estre seulement accordé pour lors
chichement à la force seroit prodigalement
départi par la volonté,
lorsque libre et maistresse d’Usson
absolue, elle pourroit sans apprehension
vaquer à l’amour, et le<section end="Usson"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
9d27jxpo507zrdu4cvlsjtiltzoxuvf
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|510|USSON.}}</noinclude><section begin="Usson"/>tromperent en cette façon ; car à
peine eust elle obtenu que la garnison
vuideroit, qu’elle remplaceroit
des gens à sa devotion, et
que son facile marquis cependant
se retireroit à Saint Cirique cueillir
ses pommes, qu’ingrate de ce
serviteur, elle ne peut plus ouïr
seulement proferer son nom ; et
rassurée d’une bonne troupe d’hommes
qui luy fut envoyée d’Orleans,
qui faillirent tost après à la
traitter en fille de bonne maison ;
elle se resoud de n’obeïr qu’à ses
volontez, et d’establir dans ce roc
l’empire de ses delices, où clause
de trois enceintes et tous les grands
portaux murez, Dieu sçait et toute
la France les beaux jeux qui en
vingt ans se sont jouez et mis en
usage. La Nanna de l’Aretin ni sa
sainte ne sont rien auprès. Il est
vray qu’au lieu des galands qui
souloient adoucir sa vie passée,
elle y a esté reduite à faute de
mieux, à ses domestiques, secretaires,
chantres, et metits de noblesse,
qu’à force de dons elle y
attiroit, dont la race et des noms,
inconnus à leurs voisins mesmes,
sont indignes de ma memoire,
horsmis celuy tant celebré de Pominy,
fils d’un chauderonier
d’Auvergne, lequel tiré de l’eglise
Cathedrale de la ville, d’enfant de
chœur parvint, par le moien d’une
assez belle voix qui le discernoit
d’avec ses semblables, à la musique
de cette royne, s’introduisant
enfin de la chapelle à la
chambre, et de la chambre au
cabinet pour secretaire...... <ref>Divorce satrique, ''pag.'' 205.</ref>
C’est pour lui qu’elle fit faire les
lits de ses dames d’Usson, si hauts
qu’on y voyoit dessous sans se
courber, afin de ne s’escorcher
plus comme elle souloit les espaules,
ni le fessier, en s’y fourrant à
quatre pieds toute nue pour le
chercher : c’est pour luy qu’on l’a
veue souvent tastonner la tapisserie
pensant l’y trouver, et celuy
pour qui bien souvent en le cherchant
de trop d’affection, elle s’est
marquée le visage contre les portes
et les parois. »
Je laisse ce qui regarde les amourettes
que l’auteur prétend <ref>''Là même'', ''pag.'' 210 ''et suiv.''</ref>
qu’elle eut à Paris après qu’elle fut
sortie d’Usson. Mais il ne sera pas
inutile de voir ici un passage d’Hilarion
de Coste, qui, par rapport à plusieurs
faits, peut servir de confirmation
au narré qu’on trouve dans le
Divorce satirique : ''Elle sortit d’Agen''
''en habit de simple bourgeoise, fut''
''portée en trousse par Lignerac, à''
''qui elle donna le nom de'' Chevalier
de la Belle-fleur, ''et gagna païs toute''
''la nuit, avec un travail qui éprouva''
''son courage au peril de sa santé. De''
''Mars la vint trouver sur la frontiere''
''avec cent gentils-hommes, qui la logea''
''en sa maison de Carlat ; retourna''
''à Agen pour sauver les pierreries, et''
''recueillir le debris de sa suite : sa''
''mort l’en fit sortir au bout de'' 18 ''mois,''
''et voulant fonder une nouvelle station''
''à Yboi, maison de la royne sa''
''mere, elle y fut arrestée. Le foudre''
''du courroux du roy, la menaçant''
''par tout, respecta les lys sacrez qui''
''environnoient sa teste, et accabla''
''l’un de ses serviteurs à Aigueperse, par''
''une fin très-funeste. La marquis de''
''Canillac la mena et enferma à Usson ;''
''mais tost après ce seigneur, d’une''
''maison très-illustre, se vid le captif de''
''sa prisonniere : il pensoit avoir triomphé''
''d’elle, et la seule veue de l’yvoire''
''de son bras triompha de luy ; et''
''deslors il ne vêquit que de la faveur des''
''yeux victorieux de sa belle captive :''
''Mais les menaces du ray, la crainte''
''de la mort, l’apprehension de la perte''
''de sa fortune, et de la ruine de sa''
''maison, entrerent plus profondément''
''en son ame que toute autre consideration,''
''et le forcerent aux severes et''
''rigoureux commandemens contre elle.''
''Dieu par sa protection, elle par sa''
''prudence et son adresse, le duc de''
''Guyse par son secours à propos, tirerent''
''sa vie des ombres de la mort,''
''et si heureusement, qu’au mesme''
''instant qu’elle pensoit mourir captive,''
''elle se vid asseurée de regner''
''libre en cette forte place, d’où elle''
''deslogea ceux qui l’avoient logée, et''
''leur fit connoistre que la vertu et la''
''valeur ne distinguent point les sexes''
<ref>Hilarion de Coste, Éloges des Dames illustres,
''tom. II'', ''pag.'' 301, 302.</ref>. Vous voyez que ce moine avoue<section end="Usson"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
oc6vyl1rcj1kkd72swn2yrosnpz3i1d
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T14.djvu/523
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||USSON.|511}}</noinclude><section begin="Usson"/>tout ce qu’il croit pouvoir avouer
sans être contraint de le blâmer.
'''{{refa|Usson-(C)|(C)}}''' ''Comparer'' le château d’Usson…
''à un sacré temple de Dieu, comme a''
''fait un autre panégyriste.'' ] Cet auteur
se nomme Jehan Darnalt : il
était procureur du roi au présidial
d’Agen. Voici quelques morceaux de
l’éloge qu’il a fait de cette reine : « C’est
une chose très-vraye, dit-il <ref>Jehan Darnalt, Antiquités d’Agen, ''chap.''
''XXII'', ''folio'' 124 ''verso.''</ref>,
que sa majesté garde trés-estroictement
là dedans <ref>''C’est-à-dire au château d’Usson.''</ref> une coustume,
depuis qu’elle y est, fort louable.
Après s’estre recreée moderément
à l’exercice des Muses, elle demeure
la plus part du temps retirée
en sa chappelle, faisant prieres à
Dieu, pleines d’ardeur et de vehemence :
se communiant une fois
ou deux la sepmaine : n’est-ce pas
''{{lang|la|stellis insedere, et concilio Jovis ?}}''
Phenix qui ouvrant vos esles, eslevés
les yeux de vostre entendement
au grand astre celeste, par
le moyen et lumiere duquel vous
{{corr|yoyez|voyez}}, vivez, et vous revivez en
luy. Phenix qui renaissez journellement
de vos propres cendres :
bruslant et vous consommant en
l’amour divin. Grande princesse et
reyne, qui n’avés mouvement, vie
ne lumiere, que celle que vous
recevés de ceste premiere lumiere.
Vous vivés d’une autre vie, qu’on
ne vit pas au monde. On lit que les
belles et nobles ames des champs
Elysiens, devant que faire leur
derniere retraite ;
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
» ''Illuc, undè negant redire quemquam,''
</poem>}}
{{br0}}
» dans le lieu le plus parfait et accomply
en delices et contentemens
éternels,
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
» ''Fortunatorum nemorum, sedesque beatas,''
</poem>}}
{{br0}}
» estoyent pour un temps espurées
en un air libre, affranchi de toute
corruption : Aussi ceste très-noble
ame royale s’est retirée dans le
chasteau Elysien d’Husson, avant
qu’entrer à la gloire des Cieux,
s’est voulu avoisiner d’iceux commençant
d’y prendre sa volée :
ayant apprins de s’exercer en la
vie contemplative, et de separer
son ame bien-heureuse, d’avec son
corps très-parfait, et le tout pour
bien mourir. Car selon Platon {{lang|grc|τὸ}}
{{br0}}
{{lang|grc|μελέτημα ἀὐτὸ τοῦτο ἐςι τῶν ϕιλοσό-}}
{{br0}}
{{lang|grc|ϕων, λύσις καὶ χωρισμὸς ψυχῆς ἀπὸ
τοῦ σώματος}} <ref group=*>(*) ''{{lang|la|In Phædone.}}''</ref>. L’estude du sage
est de deslier et separer l’ame du
corps. C’est l’aigle divine de Jupiter,
qui regarde et contemple
fixement, et de près d’un lieu si
haut eslevé, voysinant les cieux,
les rayons solaires de la divine
bonté et providence..... <ref>''Là même, folio'' 125 ''verso.''</ref> Rocher
d’Husson, l’honneur et la merveille
de l’Auvergne, la neige duquel
se fond aux yeux, ou à mieux
dire aux soleils de ceste deité presque
adorable en terre ! Rocher,
sur lequel la clarté esclaire perpetuellement ;
d’où le jour ne se
retire jamais, les rayons de la face
royale y luisant tousjours, et de
ce lieu en hors illuminant toute la
religion.... <ref>''Là même, folio'' 126.</ref>. Bel astre de
l’Europe, qui residez, et ne bougez
d’Husson ? Husson, royale demeure
de la race derniere.... de
Valois. <ref>''Là même, verso.''</ref>. Saincte et religieuse
habitation, sacré temple de Dieu,
qui as esté prins, non pour un
asile ou refuge inviolable, ou pour
un autel de franchise, mais qui
as retiré sa majesté, comme dans
l’arche du juste Noë, contre les
deluges, innondations et ravages
de la France.... <ref>''Là même, folio'' 127.</ref>. Je ne puis
encore me despartir d’Husson,
montagne couronnée de ce chasteau
royal, hermitage saint, monastere
devot où sa majesté s’estudie
du tout à la meditation : qui
ne tend qu’à la fin des fins, à la
fin souveraine. Rocher tesmoin de
la volontaire solitude, très-louable
et religieuse, de ceste princesse : où
il semble par la douceur de la musique,
et par le chant harmonieux
des plus belles voix de la France
que le paradis en terre ne puisse
estre ailleurs, et où sa majesté
gouste le contentement et le repos
esprit, que les ames bien-heureuses
sentent en l’autre monde. »
Notez que {{M.|Péréfixe}} avance mal<section end="Usson"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
j2dmguq2uy6tdiipaorowy0ufzouii7
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/170
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2026-09-23T21:23:32Z
Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|146|{{sct|du laocoon.}}|}}</noinclude><nowiki/>
{{Pom|Aut juga detrectans ; interdumque aspera cornu,
Et faciem tauro propior : quæque ardua tota,
Et gradiens ima verrit vestigia cauda<ref>Georg. {{lib.}}{{rom|iii}}. v. 51.
{{Poem|Je veux dans la genisse une mâle rudesse ;
Une oreille velue, un regard menaçant,
Des cornes dont les dards se courbent en croissant ;
Que son flanc alongé sans mesure s’étende ;
Vers la terre flottant que son fanon descende ;
Qu’enfin ses pieds, sa tête et son cou monstrueux,
De leur beauté difforme épouvantent les yeux.
J’aime aussi sur son corps, taché par intervalles,
Et du noir et du blanc les marques inégales ;
J’aime à la voir du joug secouer le fardeau,
Par son muffle sauvage imiter le taureau,
Menacer de la corne, et dans sa marche altière,
D’une queue à longs crins balayer la poussière.
{{d|Delille|sc}}|m=1em}}</ref>.|sf|lang=la|m=1em}}
C’est encore dans ce but qu’il fait la description
d’un poulain généreux :
{{Pom|{{Filet|16|0.3}}Illi ardua cervix,
Argutumque caput, brevis alvus, obesaque terga :
Luxuriatque toris animosum pectus{{filet|5|0.3}}<ref>{{nec|Ibid. v.}} 79.
{{Poem|Il a le ventre court, l’encolure hardie,
Une tête effilée, une croupe arrondie ;
On voit sur son poitrail ses muscles se gonfler, etc.
{{d|Delille|sc}}|m=1em}}</ref>|lang=la|m=1em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
8uweh607amvbbzdmbb7avp5yzw5uuf9
Page:Renard-Les-Mains-d-Orlac -1920.djvu/38
104
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Kasskass
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" />{{nr||{{sc|m. orlac père, spirite}}|33}}</noinclude><nowiki />
— Le professeur Cerral !… Je veux dire : Kléber 25.43 !
Un temps s’écoule. On est allé chercher le chirurgien,
là-bas, dans l’hôtel blanc…
— Qui me demande ?
— C’est moi, maître : {{Mme|Orlac}}. J’ai oublié de vous
dire… Les mains… Mon mari… C’est Stéphen Orlac, le
pianiste. Alors, les mains, docteur, sauvez-les ! Il faut les
sauver à tout prix, vous comprenez !… Comment va-t-il ?
On répond très posément :
— {{M.|Orlac}}, petite madame, ne va ni mieux ni plus
mal. Il a bien supporté la première intervention. Toujours
sans connaissance. Ce qui domine notre affaire, c’est
que le blessé puisse affronter l’opération de demain. Pour
le moment, il est, si j’ose dire, imprégné de sérums. C’est
une fleur coupée dans un vase plein d’eau. Une fleur qu’il
s’agit de replanter. Nous en sommes là. La contusion au
cerveau, voilà le ''hic''. Le reste est secondaire, y compris
les mains. Je ne puis vous assurer que d’une chose, c’est
que tout sera fait de ce qui est faisable, et que j’emploierai
tout mon pouvoir à sauver l’artiste avec l’homme.
« Votre chambre vous attend. Adieu, petite madame.
Et courage ! »
Une force mystérieuse, l’obscur besoin qui nous porte
tous à préciser nos douleurs, la pousse vers le salon.
Là, le grand piano à queue dort son sommeil d’eau
noire, dans un silence qui fait penser au mutisme d’une
sirène.
Ce piano, ce silence, rien ne peut matérialiser plus
cruellement l’inquiétude de Rosine. Et le salon lui-même
n’est pas le lieu qui l’apaiserait. Non seulement à cause
de sa couleur blanche et noire, qui est funéraire. Non seulement
à cause des palmes qui tapissent les murs de
trophées artistiques, et qui maintenant parlent tout haut de
cimetière. Mais à cause, aussi, de son luxe.
À quoi tient ce luxe, en effet ? À la vie de Stéphen, à
son talent. À ses mains. — Dieu ! s’il venait à mourir,
Rosine se moquerait pas mal de tous les luxes du monde !
— Mais il vivra. Il le faut. Et si ses mains le trahissent,<noinclude>
<references/></noinclude>
62jbqtf9c92v7jk94whxcym5tmzctmr
Page:Renard-Les-Mains-d-Orlac -1920.djvu/39
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16015187
2026-09-23T12:01:37Z
Kasskass
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/* Corrigée */
16059380
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" />{{nr|34|{{sc|les mains d’orlac}}|}}</noinclude>si son talent disparaît, comment s’en passera-t-il, lui, de
ce luxe auquel il est habitué désormais ? ce luxe qui lui
va si bien, dont il s’entoure si naturellement ? Pourrait-il
s’en priver ? Pourrait-il, sans désespoir, reprendre la piètre
vie d’autrefois ?…
Rosine est accoudée au piano. Elle y plonge son regard
comme dans un lac taciturne où le passé mirerait ses
rivages…
{{il}}
Elle revoit Stéphen entrant, un jour d’hiver, dans la
petite boutique de maman Monet, la marchande {{corr|d|de}} musique
de la rue Monsieur-le-Prince, la bonne tante de
Rosine…
Ce jour d’hiver, Rosine a dix-sept ans. Elle est sortie
du lycée l’année d’avant, bachelière, orpheline. La tante
Monet, sœur de sa pauvre mère, l’a recueillie chez elle.
Qu’est-ce que Rosine deviendra ? On ne sait. En attendant,
elle range des morceaux de musique dans des cartons.
Et voilà qu’en ce jour d’hiver, ce jeune homme entre
dans la boutique. Il est maigre et mal habillé, l’air pas
riche, mais content tout de même. Il demande, en location,
les ''Arabesques'' de Debussy. La tante est sortie, par
hasard. On cause… Ils se sont aimés tout à coup, pour la
vie. Stéphen est revenu chaque jour. La tante a bien vu
de quoi il retournait. Le mariage s’est décidé comme cela.
Et c’est alors que les choses se sont compliquées.
Stéphen, à cette époque, suivait les cours du Conservatoire. C’était l’année de son premier prix. Depuis trois ans,
il avait envoyé promener le notariat, et quitté l’étude paternelle
où {{Me|Édouard Orlac}} le préparait à prendre dignement sa succession. La vocation de l’artiste avait tout
emporté. Mais le terrible tabellion ne pardonnait pas. Il
avait coupé les vivres à son fils, et refusait de le revoir.
Oui, depuis trois ans le pauvre Stéphen vivait misérablement,
grâce aux subsides que son vieil ami, {{M.|de Crochans}},
lui glissait à l’insu du notaire. Celui-ci, jetant le
manche après la cognée, avait vendu son étude. Il ne {{tiret|s’oc|cupait}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Wikisource:Scriptorium/Septembre 2026
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Yann
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/* Échange d'idées avec WS en anglais */
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry septembre.jpg|thumb|upright|Septembre. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'' des Frères de Limbourg]]
= Septembre 2026 =
== Problème de pagination sur le tome 4 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|tome 4]] à plusieurs problèmes de pagination, un pas très grave, qui semble une erreur d'impression, on passe de la page 103 à la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/105|page 105]]. Je le corrige simplement dans l'entête au besoin et dans la table des matières.
Mais un problème surgit à la page 494 qui est dans le djvu la page 536. en soit je crois que ce n'est pas vraiment important car ce sont les parties latines du tome.
Mais du coup je me demandais juste ce qu'il faut faire?
Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 1 septembre 2026 à 09:55 (UTC)
:J’ai cherché un autre fac-similé de la même édition, les rares que j'ai trouvé comme [https://pdfs.bibliotheque-catholique.com/pdfs/oeuvres-completes/Saint%20J%C3%A9r%C3%B4me%20-%20Oeuvres%20compl%C3%A8tes%20(Tome%204).pdf celui-ci] sont identiques à notre exemplaire. Pour l'absence de la page 104, il est possible que la page blanche séparant les chapitres ait été supprimée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 04:32 (UTC)
::Ok du coup on reste avec ça? Pour la page 104 j'ai déjà faitcomme s'il s'agissait d'une erreur de typo en corrigeant dans la table des matière, pour le reste je peux match&split sur la fin du livre? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 07:44 (UTC)
:::C'est bien une page blanche qui a été supprimée dans ce fac-similé (p. 104). L'exemplaire de chez Google books ({{Google|yXAYEXTe6ikC}}) l'a conservée. Toute la partie latine (494-535) y est conservée aussi. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 09:40 (UTC).
::::Super @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]], je ne sais pas comment tu fais pour trouver sur google livres, j'ai cherché de différentes manières, y compris en recherche avancée, sans succès. Si on importait la version complète y compris la page 104 blanche, cela impliquerait de renommer les pages 284 à 394, ce qui est un gros travail assez fastidieux. Sinon on peut aussi importer la version avec la partie latine complète, sans intérêt pour fr.wikisource mais peut-être utile pour les latinistes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 10:34 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Ah tiens ! Le résultat m'est venu du premier coup en cherchant « complètes "Saint Jérôme" » (et en évitant le « Œ » de ''oeuvres'' surtout). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 10:48 (UTC).
::::::Merci! Dites-moi quand vous avez décidé et je continuerais le match&split. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 11:33 (UTC)
:::::::Je propose de remplacer le fac-similé actuel par celui recommandé par @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] en supprimant la page 104 inutile, mais en conservant la totalité des pages latines du nouveau fac-similé. Cela amènera à ne renommer que les pages de la TdM. Qu'en pensez-vous ? Le nouveau fichier est prêt pour import. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 13:04 (UTC)
::::::::Moi je suis d'accord. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 13:52 (UTC)
:::::::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C’est fait, j'ai rectifié le pagelist et renommé les pages de la TDM pour les mettre à la bonne place. Il faut probablement purger la page d'index pour voir la différence. Bonne correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 15:57 (UTC)
::::::::::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 17:34 (UTC)
== Une creation échouée. ==
Bonjour, la création du Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf échoue depuis deux jours, malgré des purges. Raison possible: deux renommages successives sur commons: [[: File:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]]. Qui peut résoudre ce problème? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 16:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : cela s'est résolu tout seul, j'ai créé l'index [[Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]] sans fou quérir. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 16:31 (UTC)
::Merci. Mais la même chose pour le fichier créé en même temps il y a deux jours.
::[[: Fichier:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]]. Est-ce que cela bloque pour moi à cause d'anciens essais? Pourras-tu le créer aussi? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 19:51 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Bien sûr. Voilà [[Livre:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]], je n'ai pas d'idée sur ce qui peux te bloquer. Si ça persiste on est là pour aider. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 21:01 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] J'ai édité les TdM's des deux livres, mais je ne suis pas sûr du choix des titres des chapitres (liens rouges) et de la façon de faire suite d'une page à l'autre, utilisant ''noinclude''. Pourras-tu contrôler? [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 6 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Pour les subdivisions, je conserverais le titre complet du livre, puis les deux parties, puis les chapitres :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Épisode des chétifs ou captifs/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::ou plus neutre (si tu préfères) :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Première partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Deuxième partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Appendice/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::Pour la création de la table, je propose de simplifier sans doublon : reporter dans le page précédente la fin du titre (comme page 262) et ne pas mettre la fin dans la page suivante (supprimer <code>lant, et repart avec le cygne|100</code>), en précisant ce choix dans la page de discussion. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 6 septembre 2026 à 21:38 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:ℳ-le-mot-dit]] : Tables sans doublon {{fait}} ; titres déjà adaptés dans les Index(=livre) puisque les deux ont le même titre principal et il fallait adapter les deux sous-titres. Voir le résultat [[La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon]]. Si c'est d'accord, j'adapterai tous les titres dans la TdM. {{fait}} [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
== Les RAW sont arrivés, la rentrée peut commencer ! ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro de septembre 2026 (n°296) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-09-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div>
</div>
'''C'est la rentrée'''
Après un numéro très dense en août en raison de la Wikimania, celui-ci est un peu plus léger car l'équipe s'est octroyée quelques vacances. Cela n'empêche pas le mouvement de continuer à vivre, avec une rentrée déjà animée ! Du côté des projets francophones, le Wiktionnaire vient de franchir le cap symbolique des sept millions d’entrées, tandis que Wikipédia continue de voir fleurir sondages et discussions sur son fonctionnement.
Une rentrée, donc, placée sous le signe de la construction collective : de nouveaux outils pour contribuer, de nouveaux espaces pour échanger, de nouvelles formes d’organisation… Ce numéro des RAW vous propose de faire le tour de cette actualité, avant de reprendre tranquillement le chemin des projets Wikimédia.
L'équipe de la rédaction a également commencé à réfléchir à un nouveau nom pour remplacer l'énigmatique « RAW ». N'hésitez pas à venir donner votre avis dans la [[:w:Discussion Wikipédia:RAW/Rédaction#Changement de nom|section dédiée]] !
----
Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia, des nouveaux outils et des articles de recherche
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : n'hésitez pas à suggérer des sujets ou participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]] !
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 septembre 2026 à 22:14 (UTC)
== ''La Lettrine'', numéro 1, automne 2026 ==
Le premier numéro de ''La Lettrine'' vient de paraître !
Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Découvrez le '''[[Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 1 de l’automne 2026]]''' !
[[Wikisource:La Lettrine/Brouillon|Brouillon du prochain]] — [[Wikisource:La Lettrine/Inscription|Abonnement-désabonnement]]
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 6 septembre 2026 à 18:44 (UTC)
:Chouette premier numéro ! Je me dis que je pourrais y présenter de temps en temps les livres un peu rigolos de propositions de réformes orthographiques du français que j’ai transcrit au cours des ans. Ça devrait être intéressant à faire découvrir ^^
:PS : Il va falloir qu’on adapte les couleurs de fond des cadres au mode sombre, les titres sont illisibles pour le moment. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 7 septembre 2026 à 07:47 (UTC)
::Si ça améliore l'expérience, je suis en faveur. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:53 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] ! Sens-toi libre de corriger cela. J'ai fait ça avec mes piètres compétences de front-end et sur le coin d'une table en vitesse. Je pense que le 2e numéro aura un bien meilleur habillage ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 7 septembre 2026 à 18:15 (UTC)
:merci, j'ai mis la nouvelle dans les annonces. N'hesitez pas à ajuster si besoin. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 7 septembre 2026 à 12:42 (UTC)
== [[Livre:Whymper - Escalades dans les Alpes.djvu]] ==
Bonjour, Il reste 2 pages à valider. Merci d'avance. PS: Je suis en train de valider aussi l'original en anglais. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 septembre 2026 à 20:12 (UTC)
:Bizarre. J'ai tenté de valider la première des deux (la 318), mais le bouton vert "Validé" n'apparaît pas. Le dernier ''État de la page'' reste à ''Corrigé''. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 6 septembre 2026 à 20:55 (UTC).
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Idem, j'ai essayé avec plusieurs navigateurs Firefox et Chrome sous Linux et Safari sous MacOs le bouton vert n’apparaît pas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 septembre 2026 à 06:03 (UTC)
:::{{notif|Yann|Khardan|Cunegonde1}} Bizarrement, le paramètre <code>prpPageQualityUser</code> (qu'on peut voir dans le code HTML de la page) avait pour valeur "null" alors qu'il désigne normalement l'utilisateur qui a apposé l'état courant de la page (corrigé, validé, etc.). Je suppose que c'est un bug de l'éditeur visuel utilisé sur ces pages il y a longtemps. Et apparemment, il suffit de modifier les pages (comme je viens de le faire) pour rétablir ce paramètre. Vous devriez pouvoir valider à présent (mais pas moi, car c'est à moi qu'est désormais attribuée la correction). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 septembre 2026 à 07:35 (UTC)
::::{{fait}} OK, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 7 septembre 2026 à 08:44 (UTC)
== La suppression de ma page d’accueil est demandée. ==
La suppression de ma page d’accueil est demandée. J’ai déplacé tous les liens vers la sous-page « Contributions ».
Cette procédure remplace ma page d’accueil par une seule page d’accueil universelle : https://meta.wikimedia.org/wiki/User:Ineuw
qui contient déjà un lien vers « Contributions ».
Merci. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 8 septembre 2026 à 04:06 (UTC)
:{{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 8 septembre 2026 à 09:13 (UTC)
== Affichage de tableau ==
Bonjour,
J'ai fait plusieurs pages qui affichent du texte en tableau, mais le rendu est vraiment mauvais je ne sais pas où est le problème. un exemple est cette [[Origène. — Lexique des Noms hébreux|page]] et d'autres pages de ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|livre]].
Merci, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 8 septembre 2026 à 11:45 (UTC)
:Dans la transclusion, des cellules débordent sur une troisième colonne. En vis-à-vis de ces débordements, on voit les pages fautives. Vous devez corriger le début de la page 188. Idem page 192. Il y a d'autres à pages à corriger. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 septembre 2026 à 17:47 (UTC)
::Je ne vois rien! J'ai besoin d'un exemple quand je compare les pages pages transclusent elles ont la même tête. De plus je me demande si le tableau ne pourrait pas s'afficher sur toute la page, ça serait plus lisible. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:23 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : page 187, il manque un il y a <code><nowiki><noinclude></nowiki></code> au lieu de <code><nowiki></noinclude></nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 9 septembre 2026 à 07:40 (UTC)
::::Ah oui je commence à comprendre comment ça fonctionne! Zut j'ai fait des erreurs sur toutes les pages presque... Et pour augmenter l'affichage de la largeur du tableau on fait comment? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:51 (UTC)
:::::Selon mes observations de l'ouvrage de Jérôme de Stridon, les pages qui contiennent les tableaux ont une largeur de 100% par défaut. Si vous élargissez au delà, vous risquez d'avoir des problèmes lorsque vous ferez une transcription (voyez par exemple [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Gibbon_-_Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l%27Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_3.djvu/484 cette page] : l'effort de transcription a été plus grand que d'habitude) ou de transclusion (je n'ai pas d'exemple en tête, mais j'ai déjà vu des débordements intempestifs). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 11 septembre 2026 à 14:24 (UTC)
::::::Bonjour,
::::::Je fais le coucou dans cette discussion, pour signaler un autre problème d'affichage des tableaux. Je viens de constater une anomalie dans l'affichage des tableaux quand on utilise l'option "couleur_fond=".
::::::Voilà ce que cela donne :
::::::{{table|titre=test sans couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=#ccc|titre=test couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=transparent|titre=test couleur de fond transparent (??)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=inherit|titre=test couleur de fond inherit (??)|page=1}} [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 14 septembre 2026 à 08:34 (UTC)
== Wsexport en panne ? ==
Deuxième jour sans pouvoir télécharger un livre numérique. Hier attente indéfinie, aujourd'hui ''Wikimedia cloud services: Error. This web service cannot be reached. Please contact a maintainer of this project.'' L'e-book Wikisource est pourtant un service essentiel, il suiffit de voir le nombre de produits Amazon Kindle que des artisans en ont tiré. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 10:10 (UTC)
:@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Un ticket Phabricator a été soumis ? Si ce n'a pas été fait, je suggère de le faire, pour activer la résolution du problème. [[Spécial:Contributions/~2026-48790-66|~2026-48790-66]] ([[Discussion utilisateur:~2026-48790-66|discussion]]) 9 septembre 2026 à 12:26 (UTC)
::Dans ma naïveté, je croyais que le téléchargement faisait partie des services surveillés, avec réaction dès qu'il est défaillant. Apparemment ce n'est pas le cas. Je vais regarder où on se connecte à Phabricator. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 12:31 (UTC)
:::Oui, moi aussi j'essaie d'exporter depuis plusieurs jours sans succès... en plus, je souhaiterais obtenir un format "pdf" dont l'export est en panne depuis plusieurs semaines (alors que l'export en "epub" fonctionnait encore il y a deux jours)... D'ailleurs, question subsidiaire : ''quelqu'un saurait-il me donner les paramètres qu'il faut demander dans Calibre, pour convertir un "epub" en "pdf" et en obtenant la même présentation qu'avec l'export WSexport en "pdf" ?'' (mêmes marges, même taille de caractère et même mise en page), car il y a plusieurs options de format à choisir dans Calibre, et que je n'arrive pas à obtenir un "pdf" équivalent... merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], pour obtenir un pdf de format a5, les paramètres à utiliser sont les suivants :
:::::*--page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio. Tu peux procéder à partir de l’applications ou utiliser un fichier .bat sur lequel tu pourrais glisser un epub et il te retournerait un pdf. Ebook-convert.exe fait le travail en criant ciseau. Il y a définitivement un problème avec la version de Calibre opérée sous Debian.
:::::*pour la taille des caractères il faut laisser le paramètre par défaut et les valeurs de wikisource seront toutes altérées comme c’est le cas avec ws-export. En cochant la case Désactiver le redimensionnement de la taille de police, tu obtiendras exactement ce qu’on retrouve dans wikisource.
::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 septembre 2026 à 21:04 (UTC)
:::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : Tu saurais me donner un exemple de contenu pour créer un fichier ".bat" qui appelerait Calibre en citant un fichier "epub" et qui retournait un fichier "pdf" ? ça me rendrait un grand service pour les jours ou l'export "epub" fonctionne avec WsExport et pas l’export en "pdf"... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 21:12 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Voici un exemple tel que demandé :
::::::*Créer epub2pdf-a5.bat contenant :
:::::::set fullpath=%1
:::::::rem check si epub
:::::::if "%~x1" neq ".epub" (
::::::: echo Veuillez glisser un fichier epub
::::::: pause
::::::: exit /b)
:::::::rem extraire le nom de fichier epub
:::::::for %%F in ("%fullpath%") do set "filename_no_ext=%%~dpnF"
:::::::rem convertir en pdf a5
:::::::"%ProgramFiles%\Calibre2\ebook-convert" "%fullpath%" "%filename_no_ext%.pdf" --page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio --embed-font-family "Liberation Serif" --pdf-serif-family "Liberation Serif" --pdf-standard-font serif
:::::::rem appuyer sur une touche pour terminer
:::::::pause
::::::*Placer le fichier epub2pdf-a5.bat à un endroit facilement accessible sur le bureau par exemple ; à l’aide de la souris, glisser le fichier epub et le déposer sur ce fichier de commande.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 01:28 (UTC)
:::::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : je vais tester ça dès que possible !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 06:25 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'ai créé un fichier epub2pdf-a5.bat que j'ai mis sur mon bureau, mais j'ai deux problèmes :
::::::::- 1) le fichier est vu comme un fichier texte et je ne sais pas l'exécuter, si je clique dessus il s'ouvre en lecture avec le blocnote
::::::::- 2) de toutes façons, je n'arrive pas à mettre un fichier epub "sur" ce fichier sur mon bureau, il se met avant ou après mais pas dessus
::::::::Ceci étant dit, j'aimerais autant un exécutable qui se lance "tout seul" et qui demande un fichier en entrée, que l'on pourrait ensuite sélectionner.
::::::::merci pour ton aide. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 16:51 (UTC)
:::::::::... j'oubliais de dire : mon PC est sous Windows 11... c'est peut-être important à signaler !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 17:02 (UTC)
::::::::::Probablement en passant à windows 11 car il y a des signalements en ce sens. Ce serait important de corriger car tôt ou tard des installations ou mises à jour peuvent échouer. Je te suggère d’ouvrir l’invite de commande '''en mode administrateur''' et d’exécuter ces deux commandes :
:::::::::::assoc .bat=batfile et appuyer sur enter
:::::::::::ftype batfile="%1" %* et appuyer sur enter
::::::::::Ce sont deux commandes microsoft qui permettent de rétablir l’association native de .bat avec l’interpréteur de commande cmd.exe sans avoir à éditer la base de registres. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 23:47 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : J'ai ouvert le Terminal en mode administrateur (c'est bien ça que tu appelle "invite de commande" ?) et tapé la commande, mais ça ne marche pas. J'ai eu comme message : ''"assoc : Le terme «assoc» n'est pas reconnu comme nom d'applet de commande, fonction, fichier de script ou programme exécutable. Vérifiez l'orthographe du nom, ou si un chemin d'accès existe, vérifiez que le chemin d'accès est correct et réessayez."'' !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ... Ah finalement j'ai bien réussi à ouvrir une "invite de commande", mais là il me dit : "''Accès refusé. Une erreur s’est produite lors du traitement de : .bat.''" :-( [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:00 (UTC)
:::::::::::::C’est la réponse qu’on reçoit lorsqu’on n’est pas en mode administrateur. Tu dois voir dans l’en-tête de la fenêtre : Administrateur : Invite de commande et non uniquement Invite de commande. Clique sur démarrer, tape cmd et clique sur Exécuter en tant qu’administrateur. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:16 (UTC)
:::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] / 3e tentative (désolé pour le nombre de messages, mais je ne suis pas un pro de l'administration de PC) : cette fois-ci j'ai bien réussi à ouvrir l'invite de commande en mode administrateur et j'ai pu taper les deux commandes sans erreur... mais quand je double clique sur mon fichier .bat, il ouvre le Blocnote mais ne s'exécute pas ! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::::::::Si tu fais assoc .bat, tu obtiens quoi comme réponse ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:29 (UTC)
:::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'otient la réponse ".bat=batfile" mais rien d'autre ne se passe... quand je clique sur mon fichier .bat, il l'ouvre en mode édition avec le Blocnote. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:48 (UTC)
::::::::::::::::Il faut peut-être redémarrer pour ça prenne effet sinon renomme ton .bat en .cmd. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:25 (UTC)
:::::::::::::::::Dernier essai : si .cmd et .bat ouvre tous deux dans bloc note c’est que ton système ne reconnaît même plus batfile. Tu pourrais alors forcer l’utilisation de cmd.exe. Pour ce faire, utiliser la commande : ftype batfile="%SystemRoot%\System32\cmd.exe" /c "%1" %* [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:44 (UTC)
:::::::::::::Au lieu du double clic (gauche), il faudrait un clic droit et choisir "exécuter" ou peut-être "exécuter en tant qu'administrateur", si cela apparait dans le menu contextuel du clic droit. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 11 septembre 2026 à 16:37 (UTC)
::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ça marche !!! en fait mon fichier s'apellait epub2pdf-a5.bat.txt (mais je ne le voyais pas parce que l'extension du fichier était cachée !!!)
::::::::::::::un grand {{merci}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 17:13 (UTC)
== Problème avec le modèle "Disdascalie" ==
Bonjour,
Je constate que contrairement à ce que dit la doc, les options m=, mb=, mt=, lh= ne fonctionnent pas dans le modèle {{m|Didascalie}}. Je n'ai pas trouvé pourquoi. [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 11 septembre 2026 à 14:09 (UTC)
:Pourtant, dans la documentation, il y a des exemples pour chacun de ces paramètres sauf lh et le résultat s’affiche tel qu’attendu. J’ai vérifié lh=3 et la hauteur de ligne correspond aussi. Il faudrait un exemple où ça ne fonctionne pas pour pouvoir pousser plus loin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 14:43 (UTC)
::Bonjour,
::J'ai testé sur cette page par exemple : [[Page:Icres - Les Bouchers, 1888.djvu/8]]
::(j'ai fait toutes les combinaisons, et en retirant "sm|n")
::lh fonctionne à partir de 3, mais pas en dessous ! et m, mb, mh n'ont aucun effet (quelle que soit la valeur et l'unité). [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 10:43 (UTC)
:::C’est qu’avec {{m|Didascalie}}, on a voulu regrouper dans un seul modèle deux modes de représentation : soit le mode bloc (similaire à {{m|c}}, {{m|d}}...), soit le mode inline (similaire à {{m|sc}}, {{m|t}}...). C’est le paramètre 2 qui détermine le mode de représentation. S’il n’est pas égal à c, d, g <s>ou absent</s>, c’est qu’on veut construire un objet inline imbriqué dans un span donc qui ne réagira pas certaines propriétés css dont les marges verticales. Personnellement j’aurais construits deux modèles différents mais j’imagine que ceux qui l’utilisent fréquemment se sont adaptés. Je vois que vous venez d’ajouter g comme paramètre 2 et les paramètres m et lh sont bel et bien appliqués. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:27 (UTC)
::'''Explication trouvée''' : le problème est que si on ne précise pas g ou d dans la disdascalie, on utilise span au lieu de div, d'où l'inutilité des options ! [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 13:51 (UTC)
:::Mais oui vous m’avez devancé. Je n’avais pas mis à jour la page du scriptorium. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
== Expression "donner place sage" ==
Bonjour,
Dans [[Page:Boulain - La Fontenelle, Vie du partisan ligueur, 1895.djvu/129]], l'auteur écrit "La tour était facile à défendre, un simple escalier en spirale y conduit et se voit encore… il ne peut donner place sage qu’à une personne…".
Or je n'ai retrouvé cette expression nulle part, et je me demande s'il ne s'agit pas d'une mauvaise transcription de "donner passage".
Un(e) habitué(e) des écrits de la fin XIXe siècle a-t-il(elle) déjà rencontré cette expression ?
Merci. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 12 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
:Parmi toutes les pages transcrites de Wikisource, il n'y a que cette page qui contient ce passage. Pour ma part, le mot « sage » est de trop, mais « <s>place sage</s>passage » est valable également. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 septembre 2026 à 12:47 (UTC)
:ah, effectivement, c'est original comme formule... si c'était dans la bouche d'un plaisantin, je me dirais que ça peut être un jeu de mot... mais là, ça ressemble plutôt à une mauvaise transcription. [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 septembre 2026 à 13:37 (UTC)
::Original en effet et merci à @[[Utilisateur:Nad.roz|Nad.roz]] de nous faire connaître cette page de la vie mouvementée du partisan ligueur : texte écrit en 1895 mais en employant souvent des tournures de phrases qui s’apparentent davantage au siècle où les événements se sont produits. Ce n’est pas le seul endroit dans ce livre où il faut cesser de lire pour procéder au décodage. Alors si « donner place sage qu’à une personne » était la façon d’exprimer en 1597, lors du saccage de Pont-Croix, que la sagesse exigeait qu’on montasse un à la fois par l’escalier menant à la tour. Nous n’en savons rien alors pourquoi priver les lecteurs éventuels de ce que d’autres pourraient considérer comme une perle ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 21:05 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]].
:::Dans le doute, je vais suivre l'avis de @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] qui travaille également sur le texte et laisser l'expression. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 13 septembre 2026 à 05:41 (UTC)
::::Je pense en effet qu'il est préférable de laisser l'expression telle qu'elle, dans la mesure ou l'on ne détecte pas une ''erreur évidente''. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 13 septembre 2026 à 09:17 (UTC)
:::::Bonjour. Celles et ceux d'entre vous qui ont visité le [https://www.guedelon.fr/ château de Guédelon] (reconstitution moderne d'un château médiéval avec les méthodes et outils d’époque). Les artisans ont d'ailleurs participé grâce à leur expertise unique à la reconstruction de certaines parties de Notre-Dame de Paris. Ceux qui y sont allés auront probablement emprunté un petit escalier permettant d'atteindre les remparts depuis l'extérieur du château. Cet escalier très étroit ne laisse la place qu’à une personne à la fois (env. 30 cm. de largeur). La hauteur des marches et la courbure de l'escalier sont telles que l'on ne peut monter armé, ni épées ni lances. Ces constatations me conduisent à pencher plutôt pour une coquille. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2026 à 08:20 (UTC)
== Page manquante dans le tome 2 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Je viens de me rendre compte de l’absence de deux pages dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|le tome 2 de Jérôme de Stridon]]. Il s'agit des pages 194 et [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/195|195]] (du coup .
Je ne sais pas s'il existe un meilleur djvu, j'avoue ne pas avoir cherché.
Merci de votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 10:23 (UTC)
:Pour éviter ce genre de mésaventure (ou en limiter les conséquences), il vaut mieux vérifier rapidement les pages lors de l'import du fac-similé sur Commons, ou au moins de soigner la liste des pages (<code><nowiki><pagelist, etc></nowiki></code>) sur Wikisource, ce qui permet de détecter les problèmes avant de commencer à corriger les pages. En effet, une réparation du fac-similé a posteriori entrainera un décalage de 2 pages pour celles qui ontt déjà été corrigées après les pages 194 et 195. Il manque aussi 30 pages dans le [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 9, 1881.djvu|tome 9]] (toutefois il semble s'agir d'un texte en latin, donc ce n’est pas forcément un problème). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 septembre 2026 à 12:30 (UTC)
::Je m'occupe du fac-similé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 12:48 (UTC)
:::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 13:14 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; c'est fait mais de mon côté je n'arrive pas à rafraîchir l'image des pages 194-196. En revanche je n'ai pas la possibilité de déplacer les pages sans redirection. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 13:31 (UTC)
:::::Où as-tu trouver le bon fac-similé? J'ai cherché partout! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
:::::Quelqu'un qui s'y connaît pourrait nous aider à remettre le nouveau fac-similé à la place de l'ancien? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:08 (UTC)
::::::Ah oui : dans [https://www.google.fr/books/edition/_/mDQo4s7vdg0C?hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwie0ebw5fCWAxVQTqQEHXSUGSAQre8FegQIBBAt Google livres]. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
:::::::Purée j'ai été là!! Mais j'avais pas trouvé le même, seulement sans les pages... Bizarre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 15:23 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::Pardon d'insister, mais je ne comprends pas malgré l'upload du nouveau fichier, je ne vois pas les nouvelles pages sur le Jerome_-_Œuvres_complètes,_trad._Bareille,_tome_2,_1878.djvu. Pourtant si je le télécharge je les vois bien.
:::::Idem pour [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|l'index]]. je suis prêt, s'il le faut déplacer manuellement toutes les pages, mais faudrait-il qu'il s'affiche correctement. Sur l'index ce qui plus drôle c'est que la tdm est bien à la page 641, mais quand on vas sur l'ancienne page de tdm actuellement la page 639, on voit le fac-similé de la page 641. Je n'ose pas la déplacer à la bonne page.
:::::Merci encore pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 06:52 (UTC)
::::::En effet. J'ai l'impression qu'il y a une politique de cache de plus en plus agressive sur Wikisource. Mieux vaut attendre un ou deux jours avant de faire quoi que ce soit sur cet ouvrage, cela va peut-être s'arranger tout seul. Il m'arrive aussi de temps en temps d'avoir l'image d'une page différente de celle que je consulte en cliquant sur « Modifier » (mais ce n'est peut-être pas lié). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 07:54 (UTC)
:::::::Bonjour, je n'arrive pas non plus à éliminer cette anomalie. Toutes les purges de cache n'y ont rien fait. Chaque page est stockée en cache de commons en plusieurs fichiers de tailles prédéterminées (par ex. 330, 500, 960, 1280 pixels). Pour ce djvu, la taille 960px ne veut pas se mettre à jour. Comparer les vignettes [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-500px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 500px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-960px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 960px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-1280px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 1280px] de la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/477|page 476]] (djvu477). Seul celle dont on a besoin ne veut pas être à jour ! Quelqu'un connaîtrait-il une idée pour forcer cette ✮⚡💣💥! de mise à jour ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 08:03 (UTC)
::::::::Merci à vous!
::::::::Je vais patienter... Je travaille sur le tome 1 en attendant et je vérifie qu'il ne manque pas de page avant ;)
::::::::Si jamais on trouve une solution, prévenez-moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 09:01 (UTC)
::::::::{{phabricator|T438134}}
::::::::C'est tout de même bizarre, donc j'ai créé un rapport de bug sur Phabricator. Même si j'imagine qu'on va me répondre que c'est un problème de cache serveur qui va se résoudre tout seul. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 09:44 (UTC)
:::::::::Sur Edge, en appuyant à plusieurs reprises sur CTRL+F5 sur la page de la vignette, la page a fini par se mettre à jour puis il a fallu nettoyer le cache sur mon poste. Je ne sais pas si cela a coïncidé avec une autre opération mais je vois bien les page 194 et 195. Voir aussi [[c:Help:Purge]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
::::::::::Oui, c'était mon cas aussi tout à l'heure sur Firefox, et puis la mauvaise version est revenue. Mais hors connexion le problème semble avoir disparu. Je pense que le problème sur le serveur (qui était réel) a disparu, mais il peut rester quelques problèmes sur le cache du navigateur local, qu'un <code>Ctrl-Shift-R</code> ou équivalent peut résoudre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:46 (UTC)
:::::::::::Pour moi aussi il suffit maintenant du rafraîchissement du cache du navigateur. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 15:21 (UTC)
::::::::::::Oui c'est aussi ok, j'ai déjà tout déplacé. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 18 septembre 2026 à 17:38 (UTC)
:Rebonjour,
:Je viens de découvrir une nouvelle page problématique. Heureusement elle n'est pas manquante, elle est juste toute noire! C'est cette [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 1, 1877.djvu/184|page]] [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
:::En effet, la page est noire dans le DjVu. Au moins cela ne fera pas de décalage si on la remplace… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::La page est remplacée, le rafraîchissement résiste encore un peu. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 16:23 (UTC)
:::::Ok merci, comme pour l'autre livre toujours noire. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
::::::J'ai purgé la page sur Commons et cela semble fonctionner désormais (à condition de vider le cache local du navigateur, par exemple en chargeant la page avec <code>Ctrl-Shift-R</code>). J'ai purgé la page 184 sur Commons (c'est-à-dire [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File%3AJerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_1%2C_1877.djvu&page=184 ici]). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::Jai réussi à afficher le fichier correctement mais pas encore l'index. On est bon pour le tome 1, les corrections sont faites malgré la page noires. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::Je pense qu'il était pertinent de faire un rapport de bug. Toujours rien chez moi pour le tome 2. Le tome 1 le fichier c'est bon mais toujours pas l'index! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 17 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
== Échange d'idées avec WS en anglais ==
Bonjour, Comme je travaille principalement en ce moment sur Wikisource en anglais, je découvre des fonctionnalités qu'il serait utile de partager ou de copier.
# Il existe un gadget ''Vidage automatique des pages « Sans texte » : les zones de texte d’en-tête, de corps et de pied de page sont automatiquement vidées lorsque vous sélectionnez l’option « Sans texte ». Si vous changez d’avis et sélectionnez un autre statut, le texte initial sera restauré.'' qu'il serait utile de copier.
# WS en anglais n'utilise pour l'instant pas les sous-titres, et je voudrais copier cette fonctionnalité qui existe ici (exemple : [[Livre:Temps, espace, matière, leçons sur la théorie de la relativité générale, par Hermann Weyl, 1922.pdf]]).
[[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 16 septembre 2026 à 17:35 (UTC)
:Gadget intéressant pour les pages « Sans texte », que l'on pourra activer dans nos préférences si j'ai raison.
:Pour les sous-titres, c'est à la communauté de la Wikisource en anglais qu'il faut demander. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 17 septembre 2026 à 14:15 (UTC)
::{{notif|Yann}} je vois bien un champ ''Subtitle'' dans les [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Index:Cobweb_Castle_-_Fletcher_(1928).djvu&action=edit formulaires d'édition] et un sous-titre apparaît, par exemple, sur [[:en:Index:David-Neel - My Journey to Lhasa.pdf]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 17 septembre 2026 à 15:28 (UTC)
:::{{ping|Seudo}} Oui, mais il n'apparait pas dans les pages. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 septembre 2026 à 19:25 (UTC)
::::Que faut-il faire pour que les sous-titres apparaissent dans les pages de l'espace principal ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:29 (UTC)
:::::Ah, dans les transclusions ? Je ne comprenais pas, parce que l'exemple donné ci-dessus n'a pas de transclusion...
:::::Sur en.wikisource, on peut voir dans chaque transclusion que le modèle [[:en:Template:Header|Header]] est appelé. Ce modèle est protégé, donc il faudrait faire la demande sur sa page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 22 septembre 2026 à 19:15 (UTC)
::::::{{ping|Seudo}} Je suis admin sur WS en anglais, donc je peux faire les modifs, mais je voudrais que le sous-titre s'affiche quand on utilise <code><nowiki><pages index="..." header=1 /></nowiki></code>. C'est ça que je n'ai pas trouvé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 septembre 2026 à 15:02 (UTC)
:3. WS en anglais utilise un espace de nommage séparé pour les traductions faites par des contributeurs, ce qui me semble une bonne idée. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 septembre 2026 à 14:11 (UTC)
::* Très bien, le gadget pour les pages sans texte
::* Bonne idée, un espace séparé ; parfois, ce n'est pas très clair, en effet
::[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 septembre 2026 à 16:11 (UTC)
::Je ne sais pas comment copier le gadget. Pour un nouvel espace de nommage, il faut un consensus de la communauté, puis un rapport de bug aux développeurs. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:28 (UTC)
== Notes sur un texte bilingue ==
Dans l'Art Poétique d'Horace, [[Art poétique (Horace, Batteux)|traduction de Charles Batteux]], texte latin sur la page de gauche (paire) et traduction sur la page de droite (impaire), il y a des notes de bas de page en français, qui commencent en bas de la page de gauche et continuent selon le besoin en bas de la page de droite, et sont appelées depuis le texte latin. Ces notes n'avaient pas été reprises; or elles sont d'un grand intérêt, et la plupart ne commentent pas spécialement le texte latin. J'ai cru comprendre que ne pas incorporer les pages en langue étrangère dans l'ouvrage en français est un dogme. J'ai fait un essai sur les premières pages, en recopiant tout simplement la note de la page de gauche sur la page de droite, la source étant donc invisible. Le cas se présente sûrement ailleurs, et je suppose qu'il y a une solution orthodoxe. Donnez-moi un exemple à suivre. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 16 septembre 2026 à 20:32 (UTC)
:Excellente solution à mon avis. Le seul dogme est de faire des textes fidèles à l'original, modulo les différences matérielles entre une édition papier et une édition électronique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 21:24 (UTC)
::@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Tout à fait d’accord avec @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ! Le jour où on formalisera cette orthodoxie wikisourcienne, il faudra citer une de vos pages en exemple {{sourire}}. Comme l’Art poétique d’Horace comprend la version originale latine, j’ai créé [https://la.wikisource.org/wiki/Liber:Batteux_-_Les_quatre_po%C3%ABtiques_d%E2%80%99Aristote,_d%E2%80%99Horace,_de_Vida,_de_Despr%C3%A9aux,_tome_1,_1771.djvu Liber:Batteux - Les quatre poëtiques d’Aristote, d’Horace, de Vida, de Despréaux, tome 1, 1771.djvu] et y ai inséré la transclusion de vos pages. Voir les pages sans texte. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 01:48 (UTC)
:::Si j'ai bien compris, il faudra que je continue le travail de recopie vers le domaine latin. Pour l'instant, je vais au bout sur le domaine français. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 10:05 (UTC)
::::Pas recopier mais plutôt transclure. Il suffit de placer <nowiki>{{iwpage|fr}}</nowiki> au haut de toutes les pages que vous avez déjà transcrites sur ws.fr et pour le latin on peut faire l’inverse ce qui nous permet de produire une version dans les deux langues dans l’espace principal. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 15:34 (UTC)
:::::Le temps de comprendre iwpage, je fais. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 19:23 (UTC)
::::::Voici un exemple de ce qu’on peut obtenir une fois terminé : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/II]] [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 septembre 2026 à 01:12 (UTC)
== Livre sur Gallica pas dans le domaine public ? ==
Bonjour,
Je suis intéressé par le livre de [[Auteur:André Héléna|André Héléna]], "Les Salauds ont la vie dure" qui est sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11864567.r=Les%20Salauds%20ont%20la%20vie%20dure ici].
Comme j'ai trouvé ce livre complet sur Gallica, je pensais qu'il était dans le domaine public, et j'ai donc créé la page auteur sans me poser de questions... et puis j'ai vu que cet auteur est décédé en 1972 (donc pas libre de droit)... je m'apprêtais à mettre le livre sur Commons, mais au moment de me poser la question de la "Permission", je me suis rendu compte que le livre était paru en 1953... Ce qui veux dire qu'il n'est pas non plus dans le domaine public aux Etats-Unis...
Je suppose donc que je ne peux pas mettre ce livre sur Commons... ni sur Wikisource ?
Mais alors, comment se fait-il qu'il soit accessible sur Gallica ???
merci de vos retour... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] C'est une erreur de Gallica, pour les autres ouvrages numérisés d'André Héléna, seul un extrait est accessible. Cette possibilité d'accès à des livres non domaine public arrive parfois sur Gallica. Quelle que soit la source du fac-similé, il faut toujours vérifier la question des droits avant import, non seulement pour l'auteur lui-même mais également pour les traducteurs, les illustrateurs et les préfaciers (lorsqu'il y en a), ce qui n'est pas toujours simple. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 septembre 2026 à 04:49 (UTC)
::Oui, merci @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]... du coup j'abandonne mon projet de retranscrire ce livre... c'est pas grave car j'ai bien d'autres sujets en cours ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 07:05 (UTC)
== [[:Catégorie:Poètes maudits]] ==
Bonjour,
Je crois que cette catégorie vise à regrouper [[:w:fr:Les Poètes maudits|''Les Poètes maudits'' de Paul Verlaine]] ou les [[:w:fr:Poète maudit|poètes maudits]] selon une définition plus moderne. J'ai un doute sur la pertinence de la catégorie, parce que j'ignore les critères utilisés pour la catégorisation. Votre avis ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:27 (UTC)
== Ajouter le champ collection dans les index ? ==
Bonjour,
Dans [[Livre:Haussonville - Lacordaire, 1895.djvu]], quelqu'un a inscrit le passage « Les Grands Écrivains français », une collection de la Librairie Hachette, dans le champ de la maison d'édition. Devrait-on avoir un champ distinct pour indiquer la collection ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:54 (UTC)
:Bonjour,
:Offrir cette possibilité serait sans doute utile, mais la parenthèse dans le champ "maison d'édition" ne me choque pas non plus. Sinon on peut toujours créer des catégories pour les collections les plus représentées sur WS. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:28 (UTC)
== Bandeau modernisation ==
Bonjour à tous, alors que je transcluais la [[Grammaire de Port-Royal]], je me demandai s'il ne serait pas judicieux de mettre en place un « bandeau d'avertissement » pour avertir les utilisateurs novices de l'existence / des effets du modèle {{m|modernisation}} car j'imagine que tout le monde ne connais pas l'existence de ce modèle dès sa première visite de WS (j'ai moi-même découvert ce modèle en travaillant sur un ouvrage de la Renaissance, pas en naviguant sur une page qui avait installé ce modèle !)
J'avais imaginé un bandeau avec {{m|ambox}} pour l'instant, sous cette forme :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
En cas de mise en place de cette idée, j'imagine qu'il serait plus facile de l'intégrer directement au modèle de {{m|modernisation}} pour éviter d'avoir à le rajouter manuellement à chaque page existante comprenant le modèle et pour éviter à l'avenir que des wikisourciens n'utilisent un modèle sans l'autre. Toutefois, je ne sais comment faire en sorte que le bandeau soit forcément afficher en haut de la page, dans le cas où le modèle serait ajouté en dessous de la balise ''header'', affichant donc le bandeau ''après'' le texte...
Je lance donc cette idée (ici pas en page de discussion du modèle modernisation, pour éviter que personne n'y participe), à vous de me partager vos opinions ! – [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 septembre 2026 à 16:30 (UTC)
:Il est possible de faire apparaître le bandeau en haut d'une page avec du CSS, mais je ne suggère rien faute d'expérience. [[user:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] connaît probablement une solution qui fonctionne dans Wikisource.
:Sinon, {{m|modernisation}} et le futur modèle peuvent être inscrits séparément dans la même page, chacun contenant une phrase indiquant d'insérer l'autre modèle. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 18:38 (UTC)
:@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] : personnellement je trouve que c'est une bonne idée et je suis '''''pour''''' :-) [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 18:40 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Peut-être serait-il utile d'indiquer dans le bandeau d'avertissement que (sauf erreur de ma part) la modernisation ne fonctionne que sur la lecture en ligne. L'outil d'export ne permet pas de sélectionner la version à exporter et c'est donc toujours la version originale qui est exportée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 05:53 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] C'est juste ! quelque chose comme :
:::{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' La modernisation ne sera pas exportée vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
:::{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
:::– [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 06:23 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] Oui ! je serai toutefois plus précis comme : '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
::::C’est d'ailleurs la première raison pour laquelle j'ai arrêté de moderniser les ouvrages que je transcris.[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 10:06 (UTC)
:Bonjour,
:Pardonnez-moi, mais je ne pense pas qu'afficher un bandeau aussi massif sur les milliers de pages utilisant le modèle (y compris les sous-pages, donc chaque chapitre, fable de La Fontaine ou lettre de Mme de Sévigné) soit une bonne idée. Par ailleurs, en tout cas sur l'apparence que j'utilise (Vector 2010), l'emplacement des boutons en question est différent (plutôt en haut à gauche après source et discussion), ce qui rend l'instruction donnée contre-productive. Je ne pourrais soutenir la proposition que si elle est limitée aux pages racines de l'ouvrage concerné, aux lecteurs/lectrices non connecté(e)s, ou avec possibilité pour celles et ceux qui le sont de désactiver le bandeau une fois pour toutes, vu qu'il n'aurait vraiment d'utilité qu'à la première rencontre d'un texte avec modernisation offerte. Tout cela me paraît malheureusement délicat techniquement. En l'état je suis donc {{contre}} [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:24 (UTC)
::Je suis d'accord avec ces points de critique, @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : étant donné que je n'ai malheureusement pas les connaissances permettant de déterminer la faisabilité d'un pareil bandeau, j'espère trouver ici des utilisateurs plus expérimentés ayant des pistes d'améliorations pour une mise en oeuvre moins "encombrante" {{;-)}}. Pour Vector 2010, j'utilise personnellement également cette apparence-ci mais j'imagine que les utilisateurs occasionnels seront principalement sur la nouvelle apparence ! (j'imagine impossible de personnaliser le message aux différentes apparences de WS) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 13:50 (UTC)
:::::Je partage l’avis de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et considère la présence d’un bandeau dans l’espace principal un peu trop envahissante. Je crains qu’ainsi on ouvre une porte et que d’autres situations se présentent. De toute façon, techniquement on ne peut insérer un bandeau en utilisant un modèle à moins de le positionner à l’endroit où ce modèle est situé. À la limite, le modèle pourrait préciser lorsque le bandeau est requis mais il devra passer la main au Gadget écrit en javascript. Cela implique l’intervention d’admin d’interface. N.-B. : Susuman77 a fait ressortir un problème avec Vector 2022. Ceux qui utilisent cet habillage ne peuvent pas discerner la présence d’une modernisation à moins de faire afficher la barre latérale et, même là, ''Montrer les altérations'' semble absent. Il faudrait que ce soit corrigé sinon plusieurs ne verront jamais qu’un texte a été modernisé. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 14:31 (UTC)
::::::Pour moi, les options apparaissent bien dans la barre latérale droite avec Vector 2022, y compris ''Montrer les altérations'' si on a d'abord sélectionné ''Orthographe modernisée''. Le comportement me semble donc être le même pour Vector et Vector 2022. Certes, les commandes sont très difficiles à trouver avec Vector 2022, mais je crois que l'objectif de ce thème est bien de cacher tout ce qui peut être utile... La solution à ce problème (ou ce choix) de design n'est évidemment pas de rajouter des bandeaux. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 20 septembre 2026 à 14:51 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] J'ai répondu sur l'aspect technique, pour le fonds, je partage d'autant plus les critiques des autres contributeurs sur un bandeau potentiellement envahissant que, de mon point de vue, l'intérêt de la modernisation est largement obéré par l'absence de possibilité d'export. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 15:04 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] c'est vrai que c'est le gros problème, même si j'ai jamais vraiment compris la raison pour laquelle les modernisations ne pouvaient pas être exportées... — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 16:03 (UTC)
:::::::::Je pense que ce n'est pas possible parce que la modernisation se fait en Javascript, c'est-à-dire sur le poste du lecteur (elle disparaît si on ferme la fenêtre). L'export est réalisé par le serveur à partir du texte enregistré dans la base de données de Wikisource, donc le texte non modernisé. Il faudrait implémenter la modernisation sur le serveur lui-même. (Ou alors hacker le système en créant une page temporaire contenant la version modernisée, le temps de faire l'export...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 13:57 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui, je me souviens maintenant ! C’est toi qui avais corrigé la barre d’outils après avoir obtenu, j’imagine, les autorisations du Saint Esprit. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 15:59 (UTC)
== Aide pour produire un djvu de qualité ==
Bonjour,
J'ai scanné une vie de Charles Boromé de 1910, je voudrais la mettre sur ws. J'ai fait la bêtise de scanner en niveau de gris. Le texte n'est pas si mauvais. J'arrive à mettre mon pdf en ordre, puis à en faire l'ocr. Mais dans toutes ces "manip" en ligne de commande le fichier devient plus gros et la conversion en djvu (depuis le pdf) perd le texte océrisé, la commande est la suivante:
ocrmypdf --deskew --optimize 2 -l fra livre-propre.pdf livre_ocr_dresse.pdf
Mais mon fichier d'abord de moins d'un giga passe à 17 quand je veux rendre le fond blanc et pas gris (avec pdftoppm -tiff -r 300 _travail/livre_complet2.pdf _travail/images/page puis convert, imagemagik), puis à plus de 60 méga une fois la roc finie...
Si quelqu'un à une méthode fiable sous linux je suis preneur.
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]]. Je retravaille les scans avec ScanTailor advanced. Cela produit des fichiers .tif d'une résolution choisie. Tu peux choisir d'exporter en couleurs/niveau de gris ou noir et blanc et tu choisis également la résolution d'export.
:*Sous ScanTailor, si je fais un fichier en couleur je choisis une résolution d'export de 150 ou 200 dpi, je postérize à 255, je décoche ''normalize'' et ''force b&w''. En noir et blanc, je choisis une résolution d'export de 300dpi, je coche toutes les options, j'utilise la méthode Otsu à 0 (à modifier en fonction du contraste).
:*Sous linux une fois les images retravaillés avec Scantailor, je transforme les images .tif en .pdf avec <code>img2pdf *.tif -o MonFichier.pdf</code> puis je fais l'OCR avec <code>ocrmypdf -j0 -l fra MonFichier.pdf MonFichierOCR.pdf</code> enfin je transforme mon .pdf avec <code>pdf2djvu -o MonFichierOCR.djvu -j0 --fg-colors=black --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines MonFichierOCR.pdf</code> Le dpi est à ajuster en fonction du choix de départ. En noir et blanc tout cela produit des fichiers de très petite taille, et en couleur de taille raisonnable (mais cela dépends du nombre de page de départ).
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 13:00 (UTC)
::Merci je vais essayer ça. Question annexe j'aurais du mieux scanner en noir et blanc plutôt qu'en niveau de gris? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 13:30 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Pas forcément, cela dépend de la qualité du livre, s'il est récent et sans taches, c'est très bien en noir et blanc, s'il y a des taches il vaut quelquefois mieux préserver la couleur ou le niveau de gris. L’algorithme otsu de scantailor est très performant pour convertir en noir et blanc en minimisant les pétouilles lorsque la source est à peu près correcte. Au final c'est une suite de compromis qualité/poids donc il est difficile de donner une solution générale. Je procède souvent au cas par cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::Merci c'est génial, il m'a fallut un peu de temps pour comprendre scantailor, mais j'y suis arrivé!! Je note la procédure. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:20 (UTC)
:::Et voilà c'est téléversé, mais comme d'habitude j'arrive pas à créer [[Livre:Saint Charles Borromée (1538-1584).djvu|l'index]] correctement, j'ai une erreur intervalle invalide, pourtant ça a l'air correct: <nowiki><pagelist 1to5="roman" 6to8=- 9=1 269to271="TdM" 272to276=-/></nowiki>! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Normalement il suffit :
::::*de purger le fichier sur Commons en utilisant successivement les deux boutons purge à droite dans les outils
::::*de purger le fichier index sur wikisource
::::Cela devrait marcher. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 18:25 (UTC)
:::::IL serait utile d'ajouter la purge à la page d'aide. Parce que chaque fois j'oublie ce simple petit détail. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:49 (UTC)
== Validations ==
Bonjour, je trouve que le contenu de {{m|Validations}} manque d'homogénéité : certains titres en romain, d'autre en italiques. Je pense qu'il faudrait appliquer une convention (pour ce qui est du fini de la chose.) • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 septembre 2026 à 08:02 (UTC)
:La règle est claire, un titre d'ouvrage doit être en italique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 09:18 (UTC)
== Ajouter l'auteur Charles Borromée à wikidata ==
Bonjour,
Je n'ai pas le droit d'ajouter Charles Borromée à [[d:Q216946|wikidata]], quelq'un pourrait m'aider à le faire car je souhaite créé sa page.
Merci pour votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:48 (UTC)
:Il faut d’abord créer la page Auteur et par après on peut la lier à Wikidata. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 12:29 (UTC)
::Ah ok! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:39 (UTC)
::Je ne sais pas si c'est la bonne page, mais celle que j'ai mis dans le lien est semi-vérouillée. Je ne peux pas ajouter l'auteur. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:43 (UTC)
:::Voir les modifs que j’ai apportées à la page [[Auteur:Charles_Borromée|Auteur]]. Quand on enregistre la page la première fois, ça va afficher un message d’erreur. Puis il faut aller sur la page de wikidata et au bas complètement à l’item Wikisource, ajouter un lien à Auteur: Charles Borromé en précisant fr dans la colonne de gauche ; et enfin purger la page Auteur de Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:21 (UTC)
::::Merci de l'avoir fait. Je répète juste que je n'ai pas accès à la page sur wikidata. Je ne suis pas autorisé à la modifié. Il y a un cadenas chez moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 15:26 (UTC)
:::::Le cadenas signifie que la page est semi-protégée, c'est-à-dire la modification est réservée à des utilisateurs ayant déjà une certaine expérience sur Wikidata. Ce n'est apparemment pas ton cas, donc tu peux utiliser le modèle [[:c:Template:Edit request|Template:Edit request]] pour faire une demande là-bas. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 22:11 (UTC)
== Modification du gadget "Erreurs communes" ==
Bonjour,
Je trouve que le gadget "erreurs communes" trouve certains mots en ''erreur'' qui ne devraient pas l'être ; comme par exemple : "Eh", "môme", "malin", et même "Ton" en début de phrase... serait-il possible de retirer ces mots courants des erreurs ?
J’utilise le modèle {{m|Nec}} pour éviter de voir ces mots en rose… mais ce serait quand même bien que ces mots ne ressortent pas "de base"…
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 12:33 (UTC)
:Il y en a d'autres des mots "innocents", là je pense à lune et à antre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
::Ces mots sont en erreurs communes du fait de la confusion potentielle de l’OCR : Eh/En ; môme/même ; Ton/l’on ; malin/matin. Ces confusions sont très fréquents, c'est pourquoi elles font parties des erreurs communes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 septembre 2026 à 14:22 (UTC)
::Salut, c'est plus compliqué que tu ne le penses, "môme" est souvent une erreur de "même", "malin" de "matin", "Eh" de "Et" si tu as le courage tu peux me donner le contexte certains dans lequel sont les mots "môme malin".
::Par exemple "môme que" me semble être toujours une erreur alors que "une|un môme" peux aussi étre "une|un même", l'erreur commune est là pour nous surligner un oublie classique.
::*" leur môme" semble toujours bon, 3 occ..
::*Ici le surlignage serait utile : [[Page:Lefrançais - Étude sur le mouvement communaliste à Paris, en 1871.djvu/464]] "souffrant des mômes maux"
::Tu peux faire une recherche <code>[https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2Fm%C3%B4me%2F&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns104=1 insource:/môme/]</code> dans les pages, tu verras mieux la problématique. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 14:23 (UTC)
:::Bonne réponse @[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ! Un exemple vaut mille mots ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:52 (UTC)
::::Bonjour ou re-bonjour à tous,
::::Je comprend bien que "môme" peut être une erreur à la place de "même" et que "malin" peut être une erreur à la place de "matin"... et en effet, il y a aussi "lune" qui apparaît systématiquement en erreur potentielle... malgré tout, il est assez dommage que ces mots restent en rose définitivement sur les pages, alors qu'il peuvent très bien ne pas constituer des erreurs... Bon, j'utilise maintenant systématiquement le modèle {{m|Nec}} pour éviter que les mots restent en rose dans la page... mais c'est quand même assez "lourd", et un contributeur "non initié" peut ne pas comprendre ce que signifie ce "Nec" appliqué à certains mots… Ne serait-il pas possible de refaire le gadget de façon à que les mots en "erreur potentielles" apparaissent au moment ou le contributeur tente d'enregistrer une page, mais qu'il y ait alors une possibilité de corriger ou de valider ces mots, de manière à ce qu'il n'apparaissent plus en rose après l'opération ??? (je me doute que c'est plus compliqué à réaliser, mais ce serait idéal à mon sens...). [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 15:42 (UTC)
:::::Une solution serait que le gadget erreurs communes ne soit plus activé par défaut. Ainsi les lecteurs ne voient plus les erreurs et seul un correcteur ayant activé le gadget voit. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 17:23 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] : pour moi celà ne résoudrait pas cette problématique... car les personnes qui n'ont pas activé le gadget ne le verraient jamais, alors que les "contributeurs avancés" continueraient à voir les mots en rose définitivement... alors qu'une "validation" par le correcteur montrerait qu'il y a eu une action concrète pour accepter le résultat... certes, le gadget à développer est certainement plus complexe, mais encore une fois je pense que ce serait la bonne réponse à cette problématique... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 17:32 (UTC)
:::::::Suite à mon message précédent, je suis en train de réfléchir à la question de manière différente : ''ne faudrait-il pas tout simplement désactiver le gadget sur les pages validées (voire corrigées)...'' en considérant que si le valideur (voire le correcteur) à sauvegardé la page avec ce statut, c'est qu'il a "de fait" accepté l'orthographe des mots que la page contient ? En effet, le gadget est utile pour aider le contributeur à repérer les potentielles erreurs lors de la transcription d'une page, mais après cette étape, il n'a "normalement" plus de raison d'être...!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:12 (UTC)
::::::::Cela me semble une bonne idée, le gadget sert seulement pour le correcteur pas pour le lecteur. On peux ainsi augmenter le nombre d'erreurs communes sans avoir l'effet négatif pour le lecteur.
::::::::MAIS comme tu as pu le voir, le mot môme pour même est présent dans les pages "jaunes", le gadget est utile pour un repérage.
::::::::Je désactiverai donc bien le gadget sur les pages validées. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 18:17 (UTC)
:::::::::Oui... en plus je suppose qu'il a dû y avoir de nombreuses pages transcrites et corrigées avant que le gadget existe... mais, en effet, c'est peut-être préférable de ne désactiver le gadget que sur les pages validées... sur lesquelles sont passés au moins deux contributeurs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:22 (UTC)
::::::::::Mais certaines pages ont pu être validées avant l'existence du gadget, et une page validée n'est pas nécessairement exempte d'erreurs. Il faut quand même se rappeler que ce gadget n'est vu que par les contributeurs connectés, et que son utilité contrebalance très largement le léger désagrément de voir des mots surlignés. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 20:53 (UTC)
::::::::::Précision : j’ai trouvé 8 pages validées comportant "mômes" pour "mêmes" ; je n’ai pas encore passé le singulier en revue. --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::::::Bonjour, le gadget erreurs communes peut-être discret sur certains mots lors de la correction, c'est pourquoi il peut rester des erreurs malgré sa présence (ponctuation erronée, mots de deux lettres). Le moyen d'y remédier est de regarder les ''erreurs possibles'' dans les chapitres tranclus ou dans le texte entier s'il a été créé. Je le fais systématiquement. Le fait de désactiver le gadget après la correction présente le risque de laisser passer des erreurs. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 septembre 2026 à 04:37 (UTC)
::::::::::::Bonjour à tous. Idem. Ce qui me satisferais le plus, ce serais juste une bascule dans l'espace principal pour afficher ou masquer à volonté ces ''erreurs possibles''. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 septembre 2026 à 07:11 (UTC)
== Note de bas de page ==
Je voulais savoir comment indiquer une note sur une [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/12|page]] dans l’espace Page: qui se retrouve reportée en bas de page sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|suivante]]. La même question se pose si cette note ce retrouve sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|précédente]]. J’ai cherché dans l’[[Aide:Notes]] et je n’est pas trouvé d’exemple. Par contre, la transclusion semble être correcte.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 21 septembre 2026 à 19:19 (UTC)
:ça me semble très bien comme cela, ce qui compte c'est le rendu final. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 20:42 (UTC)
::Super alors! je vais laisser les pages telles quelles. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 22 septembre 2026 à 01:17 (UTC)
== Accolades non exportées avec WSExport ==
Bonjour,
Je viens de constater que les accolades ne sont plus exportées avec WSExport... j'ai l'impression que c'est la même chose aux formats "epub" et "pdf".
Avez-vous constaté la même chose ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:06 (UTC)
:Désolé... j'ai rencontré un problème sur un export, mais il semble que maintenant ça "re-marche" !... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:10 (UTC)
dn8q0j619r0p1x9hjv47uqjkri2o0sm
16059619
16059615
2026-09-23T15:11:18Z
Cunegonde1
52509
/* Modification du gadget "Erreurs communes" */ Réponse
16059619
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry septembre.jpg|thumb|upright|Septembre. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'' des Frères de Limbourg]]
= Septembre 2026 =
== Problème de pagination sur le tome 4 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|tome 4]] à plusieurs problèmes de pagination, un pas très grave, qui semble une erreur d'impression, on passe de la page 103 à la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/105|page 105]]. Je le corrige simplement dans l'entête au besoin et dans la table des matières.
Mais un problème surgit à la page 494 qui est dans le djvu la page 536. en soit je crois que ce n'est pas vraiment important car ce sont les parties latines du tome.
Mais du coup je me demandais juste ce qu'il faut faire?
Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 1 septembre 2026 à 09:55 (UTC)
:J’ai cherché un autre fac-similé de la même édition, les rares que j'ai trouvé comme [https://pdfs.bibliotheque-catholique.com/pdfs/oeuvres-completes/Saint%20J%C3%A9r%C3%B4me%20-%20Oeuvres%20compl%C3%A8tes%20(Tome%204).pdf celui-ci] sont identiques à notre exemplaire. Pour l'absence de la page 104, il est possible que la page blanche séparant les chapitres ait été supprimée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 04:32 (UTC)
::Ok du coup on reste avec ça? Pour la page 104 j'ai déjà faitcomme s'il s'agissait d'une erreur de typo en corrigeant dans la table des matière, pour le reste je peux match&split sur la fin du livre? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 07:44 (UTC)
:::C'est bien une page blanche qui a été supprimée dans ce fac-similé (p. 104). L'exemplaire de chez Google books ({{Google|yXAYEXTe6ikC}}) l'a conservée. Toute la partie latine (494-535) y est conservée aussi. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 09:40 (UTC).
::::Super @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]], je ne sais pas comment tu fais pour trouver sur google livres, j'ai cherché de différentes manières, y compris en recherche avancée, sans succès. Si on importait la version complète y compris la page 104 blanche, cela impliquerait de renommer les pages 284 à 394, ce qui est un gros travail assez fastidieux. Sinon on peut aussi importer la version avec la partie latine complète, sans intérêt pour fr.wikisource mais peut-être utile pour les latinistes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 10:34 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Ah tiens ! Le résultat m'est venu du premier coup en cherchant « complètes "Saint Jérôme" » (et en évitant le « Œ » de ''oeuvres'' surtout). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 10:48 (UTC).
::::::Merci! Dites-moi quand vous avez décidé et je continuerais le match&split. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 11:33 (UTC)
:::::::Je propose de remplacer le fac-similé actuel par celui recommandé par @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] en supprimant la page 104 inutile, mais en conservant la totalité des pages latines du nouveau fac-similé. Cela amènera à ne renommer que les pages de la TdM. Qu'en pensez-vous ? Le nouveau fichier est prêt pour import. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 13:04 (UTC)
::::::::Moi je suis d'accord. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 13:52 (UTC)
:::::::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C’est fait, j'ai rectifié le pagelist et renommé les pages de la TDM pour les mettre à la bonne place. Il faut probablement purger la page d'index pour voir la différence. Bonne correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 15:57 (UTC)
::::::::::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 17:34 (UTC)
== Une creation échouée. ==
Bonjour, la création du Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf échoue depuis deux jours, malgré des purges. Raison possible: deux renommages successives sur commons: [[: File:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]]. Qui peut résoudre ce problème? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 16:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : cela s'est résolu tout seul, j'ai créé l'index [[Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]] sans fou quérir. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 16:31 (UTC)
::Merci. Mais la même chose pour le fichier créé en même temps il y a deux jours.
::[[: Fichier:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]]. Est-ce que cela bloque pour moi à cause d'anciens essais? Pourras-tu le créer aussi? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 19:51 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Bien sûr. Voilà [[Livre:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]], je n'ai pas d'idée sur ce qui peux te bloquer. Si ça persiste on est là pour aider. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 21:01 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] J'ai édité les TdM's des deux livres, mais je ne suis pas sûr du choix des titres des chapitres (liens rouges) et de la façon de faire suite d'une page à l'autre, utilisant ''noinclude''. Pourras-tu contrôler? [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 6 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Pour les subdivisions, je conserverais le titre complet du livre, puis les deux parties, puis les chapitres :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Épisode des chétifs ou captifs/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::ou plus neutre (si tu préfères) :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Première partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Deuxième partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Appendice/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::Pour la création de la table, je propose de simplifier sans doublon : reporter dans le page précédente la fin du titre (comme page 262) et ne pas mettre la fin dans la page suivante (supprimer <code>lant, et repart avec le cygne|100</code>), en précisant ce choix dans la page de discussion. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 6 septembre 2026 à 21:38 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:ℳ-le-mot-dit]] : Tables sans doublon {{fait}} ; titres déjà adaptés dans les Index(=livre) puisque les deux ont le même titre principal et il fallait adapter les deux sous-titres. Voir le résultat [[La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon]]. Si c'est d'accord, j'adapterai tous les titres dans la TdM. {{fait}} [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
== Les RAW sont arrivés, la rentrée peut commencer ! ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro de septembre 2026 (n°296) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-09-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div>
</div>
'''C'est la rentrée'''
Après un numéro très dense en août en raison de la Wikimania, celui-ci est un peu plus léger car l'équipe s'est octroyée quelques vacances. Cela n'empêche pas le mouvement de continuer à vivre, avec une rentrée déjà animée ! Du côté des projets francophones, le Wiktionnaire vient de franchir le cap symbolique des sept millions d’entrées, tandis que Wikipédia continue de voir fleurir sondages et discussions sur son fonctionnement.
Une rentrée, donc, placée sous le signe de la construction collective : de nouveaux outils pour contribuer, de nouveaux espaces pour échanger, de nouvelles formes d’organisation… Ce numéro des RAW vous propose de faire le tour de cette actualité, avant de reprendre tranquillement le chemin des projets Wikimédia.
L'équipe de la rédaction a également commencé à réfléchir à un nouveau nom pour remplacer l'énigmatique « RAW ». N'hésitez pas à venir donner votre avis dans la [[:w:Discussion Wikipédia:RAW/Rédaction#Changement de nom|section dédiée]] !
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Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia, des nouveaux outils et des articles de recherche
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : n'hésitez pas à suggérer des sujets ou participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]] !
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 septembre 2026 à 22:14 (UTC)
== ''La Lettrine'', numéro 1, automne 2026 ==
Le premier numéro de ''La Lettrine'' vient de paraître !
Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Découvrez le '''[[Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 1 de l’automne 2026]]''' !
[[Wikisource:La Lettrine/Brouillon|Brouillon du prochain]] — [[Wikisource:La Lettrine/Inscription|Abonnement-désabonnement]]
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 6 septembre 2026 à 18:44 (UTC)
:Chouette premier numéro ! Je me dis que je pourrais y présenter de temps en temps les livres un peu rigolos de propositions de réformes orthographiques du français que j’ai transcrit au cours des ans. Ça devrait être intéressant à faire découvrir ^^
:PS : Il va falloir qu’on adapte les couleurs de fond des cadres au mode sombre, les titres sont illisibles pour le moment. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 7 septembre 2026 à 07:47 (UTC)
::Si ça améliore l'expérience, je suis en faveur. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:53 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] ! Sens-toi libre de corriger cela. J'ai fait ça avec mes piètres compétences de front-end et sur le coin d'une table en vitesse. Je pense que le 2e numéro aura un bien meilleur habillage ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 7 septembre 2026 à 18:15 (UTC)
:merci, j'ai mis la nouvelle dans les annonces. N'hesitez pas à ajuster si besoin. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 7 septembre 2026 à 12:42 (UTC)
== [[Livre:Whymper - Escalades dans les Alpes.djvu]] ==
Bonjour, Il reste 2 pages à valider. Merci d'avance. PS: Je suis en train de valider aussi l'original en anglais. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 septembre 2026 à 20:12 (UTC)
:Bizarre. J'ai tenté de valider la première des deux (la 318), mais le bouton vert "Validé" n'apparaît pas. Le dernier ''État de la page'' reste à ''Corrigé''. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 6 septembre 2026 à 20:55 (UTC).
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Idem, j'ai essayé avec plusieurs navigateurs Firefox et Chrome sous Linux et Safari sous MacOs le bouton vert n’apparaît pas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 septembre 2026 à 06:03 (UTC)
:::{{notif|Yann|Khardan|Cunegonde1}} Bizarrement, le paramètre <code>prpPageQualityUser</code> (qu'on peut voir dans le code HTML de la page) avait pour valeur "null" alors qu'il désigne normalement l'utilisateur qui a apposé l'état courant de la page (corrigé, validé, etc.). Je suppose que c'est un bug de l'éditeur visuel utilisé sur ces pages il y a longtemps. Et apparemment, il suffit de modifier les pages (comme je viens de le faire) pour rétablir ce paramètre. Vous devriez pouvoir valider à présent (mais pas moi, car c'est à moi qu'est désormais attribuée la correction). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 septembre 2026 à 07:35 (UTC)
::::{{fait}} OK, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 7 septembre 2026 à 08:44 (UTC)
== La suppression de ma page d’accueil est demandée. ==
La suppression de ma page d’accueil est demandée. J’ai déplacé tous les liens vers la sous-page « Contributions ».
Cette procédure remplace ma page d’accueil par une seule page d’accueil universelle : https://meta.wikimedia.org/wiki/User:Ineuw
qui contient déjà un lien vers « Contributions ».
Merci. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 8 septembre 2026 à 04:06 (UTC)
:{{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 8 septembre 2026 à 09:13 (UTC)
== Affichage de tableau ==
Bonjour,
J'ai fait plusieurs pages qui affichent du texte en tableau, mais le rendu est vraiment mauvais je ne sais pas où est le problème. un exemple est cette [[Origène. — Lexique des Noms hébreux|page]] et d'autres pages de ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|livre]].
Merci, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 8 septembre 2026 à 11:45 (UTC)
:Dans la transclusion, des cellules débordent sur une troisième colonne. En vis-à-vis de ces débordements, on voit les pages fautives. Vous devez corriger le début de la page 188. Idem page 192. Il y a d'autres à pages à corriger. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 septembre 2026 à 17:47 (UTC)
::Je ne vois rien! J'ai besoin d'un exemple quand je compare les pages pages transclusent elles ont la même tête. De plus je me demande si le tableau ne pourrait pas s'afficher sur toute la page, ça serait plus lisible. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:23 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : page 187, il manque un il y a <code><nowiki><noinclude></nowiki></code> au lieu de <code><nowiki></noinclude></nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 9 septembre 2026 à 07:40 (UTC)
::::Ah oui je commence à comprendre comment ça fonctionne! Zut j'ai fait des erreurs sur toutes les pages presque... Et pour augmenter l'affichage de la largeur du tableau on fait comment? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:51 (UTC)
:::::Selon mes observations de l'ouvrage de Jérôme de Stridon, les pages qui contiennent les tableaux ont une largeur de 100% par défaut. Si vous élargissez au delà, vous risquez d'avoir des problèmes lorsque vous ferez une transcription (voyez par exemple [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Gibbon_-_Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l%27Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_3.djvu/484 cette page] : l'effort de transcription a été plus grand que d'habitude) ou de transclusion (je n'ai pas d'exemple en tête, mais j'ai déjà vu des débordements intempestifs). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 11 septembre 2026 à 14:24 (UTC)
::::::Bonjour,
::::::Je fais le coucou dans cette discussion, pour signaler un autre problème d'affichage des tableaux. Je viens de constater une anomalie dans l'affichage des tableaux quand on utilise l'option "couleur_fond=".
::::::Voilà ce que cela donne :
::::::{{table|titre=test sans couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=#ccc|titre=test couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=transparent|titre=test couleur de fond transparent (??)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=inherit|titre=test couleur de fond inherit (??)|page=1}} [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 14 septembre 2026 à 08:34 (UTC)
== Wsexport en panne ? ==
Deuxième jour sans pouvoir télécharger un livre numérique. Hier attente indéfinie, aujourd'hui ''Wikimedia cloud services: Error. This web service cannot be reached. Please contact a maintainer of this project.'' L'e-book Wikisource est pourtant un service essentiel, il suiffit de voir le nombre de produits Amazon Kindle que des artisans en ont tiré. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 10:10 (UTC)
:@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Un ticket Phabricator a été soumis ? Si ce n'a pas été fait, je suggère de le faire, pour activer la résolution du problème. [[Spécial:Contributions/~2026-48790-66|~2026-48790-66]] ([[Discussion utilisateur:~2026-48790-66|discussion]]) 9 septembre 2026 à 12:26 (UTC)
::Dans ma naïveté, je croyais que le téléchargement faisait partie des services surveillés, avec réaction dès qu'il est défaillant. Apparemment ce n'est pas le cas. Je vais regarder où on se connecte à Phabricator. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 12:31 (UTC)
:::Oui, moi aussi j'essaie d'exporter depuis plusieurs jours sans succès... en plus, je souhaiterais obtenir un format "pdf" dont l'export est en panne depuis plusieurs semaines (alors que l'export en "epub" fonctionnait encore il y a deux jours)... D'ailleurs, question subsidiaire : ''quelqu'un saurait-il me donner les paramètres qu'il faut demander dans Calibre, pour convertir un "epub" en "pdf" et en obtenant la même présentation qu'avec l'export WSexport en "pdf" ?'' (mêmes marges, même taille de caractère et même mise en page), car il y a plusieurs options de format à choisir dans Calibre, et que je n'arrive pas à obtenir un "pdf" équivalent... merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], pour obtenir un pdf de format a5, les paramètres à utiliser sont les suivants :
:::::*--page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio. Tu peux procéder à partir de l’applications ou utiliser un fichier .bat sur lequel tu pourrais glisser un epub et il te retournerait un pdf. Ebook-convert.exe fait le travail en criant ciseau. Il y a définitivement un problème avec la version de Calibre opérée sous Debian.
:::::*pour la taille des caractères il faut laisser le paramètre par défaut et les valeurs de wikisource seront toutes altérées comme c’est le cas avec ws-export. En cochant la case Désactiver le redimensionnement de la taille de police, tu obtiendras exactement ce qu’on retrouve dans wikisource.
::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 septembre 2026 à 21:04 (UTC)
:::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : Tu saurais me donner un exemple de contenu pour créer un fichier ".bat" qui appelerait Calibre en citant un fichier "epub" et qui retournait un fichier "pdf" ? ça me rendrait un grand service pour les jours ou l'export "epub" fonctionne avec WsExport et pas l’export en "pdf"... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 21:12 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Voici un exemple tel que demandé :
::::::*Créer epub2pdf-a5.bat contenant :
:::::::set fullpath=%1
:::::::rem check si epub
:::::::if "%~x1" neq ".epub" (
::::::: echo Veuillez glisser un fichier epub
::::::: pause
::::::: exit /b)
:::::::rem extraire le nom de fichier epub
:::::::for %%F in ("%fullpath%") do set "filename_no_ext=%%~dpnF"
:::::::rem convertir en pdf a5
:::::::"%ProgramFiles%\Calibre2\ebook-convert" "%fullpath%" "%filename_no_ext%.pdf" --page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio --embed-font-family "Liberation Serif" --pdf-serif-family "Liberation Serif" --pdf-standard-font serif
:::::::rem appuyer sur une touche pour terminer
:::::::pause
::::::*Placer le fichier epub2pdf-a5.bat à un endroit facilement accessible sur le bureau par exemple ; à l’aide de la souris, glisser le fichier epub et le déposer sur ce fichier de commande.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 01:28 (UTC)
:::::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : je vais tester ça dès que possible !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 06:25 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'ai créé un fichier epub2pdf-a5.bat que j'ai mis sur mon bureau, mais j'ai deux problèmes :
::::::::- 1) le fichier est vu comme un fichier texte et je ne sais pas l'exécuter, si je clique dessus il s'ouvre en lecture avec le blocnote
::::::::- 2) de toutes façons, je n'arrive pas à mettre un fichier epub "sur" ce fichier sur mon bureau, il se met avant ou après mais pas dessus
::::::::Ceci étant dit, j'aimerais autant un exécutable qui se lance "tout seul" et qui demande un fichier en entrée, que l'on pourrait ensuite sélectionner.
::::::::merci pour ton aide. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 16:51 (UTC)
:::::::::... j'oubliais de dire : mon PC est sous Windows 11... c'est peut-être important à signaler !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 17:02 (UTC)
::::::::::Probablement en passant à windows 11 car il y a des signalements en ce sens. Ce serait important de corriger car tôt ou tard des installations ou mises à jour peuvent échouer. Je te suggère d’ouvrir l’invite de commande '''en mode administrateur''' et d’exécuter ces deux commandes :
:::::::::::assoc .bat=batfile et appuyer sur enter
:::::::::::ftype batfile="%1" %* et appuyer sur enter
::::::::::Ce sont deux commandes microsoft qui permettent de rétablir l’association native de .bat avec l’interpréteur de commande cmd.exe sans avoir à éditer la base de registres. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 23:47 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : J'ai ouvert le Terminal en mode administrateur (c'est bien ça que tu appelle "invite de commande" ?) et tapé la commande, mais ça ne marche pas. J'ai eu comme message : ''"assoc : Le terme «assoc» n'est pas reconnu comme nom d'applet de commande, fonction, fichier de script ou programme exécutable. Vérifiez l'orthographe du nom, ou si un chemin d'accès existe, vérifiez que le chemin d'accès est correct et réessayez."'' !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ... Ah finalement j'ai bien réussi à ouvrir une "invite de commande", mais là il me dit : "''Accès refusé. Une erreur s’est produite lors du traitement de : .bat.''" :-( [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:00 (UTC)
:::::::::::::C’est la réponse qu’on reçoit lorsqu’on n’est pas en mode administrateur. Tu dois voir dans l’en-tête de la fenêtre : Administrateur : Invite de commande et non uniquement Invite de commande. Clique sur démarrer, tape cmd et clique sur Exécuter en tant qu’administrateur. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:16 (UTC)
:::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] / 3e tentative (désolé pour le nombre de messages, mais je ne suis pas un pro de l'administration de PC) : cette fois-ci j'ai bien réussi à ouvrir l'invite de commande en mode administrateur et j'ai pu taper les deux commandes sans erreur... mais quand je double clique sur mon fichier .bat, il ouvre le Blocnote mais ne s'exécute pas ! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::::::::Si tu fais assoc .bat, tu obtiens quoi comme réponse ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:29 (UTC)
:::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'otient la réponse ".bat=batfile" mais rien d'autre ne se passe... quand je clique sur mon fichier .bat, il l'ouvre en mode édition avec le Blocnote. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:48 (UTC)
::::::::::::::::Il faut peut-être redémarrer pour ça prenne effet sinon renomme ton .bat en .cmd. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:25 (UTC)
:::::::::::::::::Dernier essai : si .cmd et .bat ouvre tous deux dans bloc note c’est que ton système ne reconnaît même plus batfile. Tu pourrais alors forcer l’utilisation de cmd.exe. Pour ce faire, utiliser la commande : ftype batfile="%SystemRoot%\System32\cmd.exe" /c "%1" %* [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:44 (UTC)
:::::::::::::Au lieu du double clic (gauche), il faudrait un clic droit et choisir "exécuter" ou peut-être "exécuter en tant qu'administrateur", si cela apparait dans le menu contextuel du clic droit. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 11 septembre 2026 à 16:37 (UTC)
::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ça marche !!! en fait mon fichier s'apellait epub2pdf-a5.bat.txt (mais je ne le voyais pas parce que l'extension du fichier était cachée !!!)
::::::::::::::un grand {{merci}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 17:13 (UTC)
== Problème avec le modèle "Disdascalie" ==
Bonjour,
Je constate que contrairement à ce que dit la doc, les options m=, mb=, mt=, lh= ne fonctionnent pas dans le modèle {{m|Didascalie}}. Je n'ai pas trouvé pourquoi. [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 11 septembre 2026 à 14:09 (UTC)
:Pourtant, dans la documentation, il y a des exemples pour chacun de ces paramètres sauf lh et le résultat s’affiche tel qu’attendu. J’ai vérifié lh=3 et la hauteur de ligne correspond aussi. Il faudrait un exemple où ça ne fonctionne pas pour pouvoir pousser plus loin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 14:43 (UTC)
::Bonjour,
::J'ai testé sur cette page par exemple : [[Page:Icres - Les Bouchers, 1888.djvu/8]]
::(j'ai fait toutes les combinaisons, et en retirant "sm|n")
::lh fonctionne à partir de 3, mais pas en dessous ! et m, mb, mh n'ont aucun effet (quelle que soit la valeur et l'unité). [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 10:43 (UTC)
:::C’est qu’avec {{m|Didascalie}}, on a voulu regrouper dans un seul modèle deux modes de représentation : soit le mode bloc (similaire à {{m|c}}, {{m|d}}...), soit le mode inline (similaire à {{m|sc}}, {{m|t}}...). C’est le paramètre 2 qui détermine le mode de représentation. S’il n’est pas égal à c, d, g <s>ou absent</s>, c’est qu’on veut construire un objet inline imbriqué dans un span donc qui ne réagira pas certaines propriétés css dont les marges verticales. Personnellement j’aurais construits deux modèles différents mais j’imagine que ceux qui l’utilisent fréquemment se sont adaptés. Je vois que vous venez d’ajouter g comme paramètre 2 et les paramètres m et lh sont bel et bien appliqués. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:27 (UTC)
::'''Explication trouvée''' : le problème est que si on ne précise pas g ou d dans la disdascalie, on utilise span au lieu de div, d'où l'inutilité des options ! [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 13:51 (UTC)
:::Mais oui vous m’avez devancé. Je n’avais pas mis à jour la page du scriptorium. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
== Expression "donner place sage" ==
Bonjour,
Dans [[Page:Boulain - La Fontenelle, Vie du partisan ligueur, 1895.djvu/129]], l'auteur écrit "La tour était facile à défendre, un simple escalier en spirale y conduit et se voit encore… il ne peut donner place sage qu’à une personne…".
Or je n'ai retrouvé cette expression nulle part, et je me demande s'il ne s'agit pas d'une mauvaise transcription de "donner passage".
Un(e) habitué(e) des écrits de la fin XIXe siècle a-t-il(elle) déjà rencontré cette expression ?
Merci. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 12 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
:Parmi toutes les pages transcrites de Wikisource, il n'y a que cette page qui contient ce passage. Pour ma part, le mot « sage » est de trop, mais « <s>place sage</s>passage » est valable également. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 septembre 2026 à 12:47 (UTC)
:ah, effectivement, c'est original comme formule... si c'était dans la bouche d'un plaisantin, je me dirais que ça peut être un jeu de mot... mais là, ça ressemble plutôt à une mauvaise transcription. [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 septembre 2026 à 13:37 (UTC)
::Original en effet et merci à @[[Utilisateur:Nad.roz|Nad.roz]] de nous faire connaître cette page de la vie mouvementée du partisan ligueur : texte écrit en 1895 mais en employant souvent des tournures de phrases qui s’apparentent davantage au siècle où les événements se sont produits. Ce n’est pas le seul endroit dans ce livre où il faut cesser de lire pour procéder au décodage. Alors si « donner place sage qu’à une personne » était la façon d’exprimer en 1597, lors du saccage de Pont-Croix, que la sagesse exigeait qu’on montasse un à la fois par l’escalier menant à la tour. Nous n’en savons rien alors pourquoi priver les lecteurs éventuels de ce que d’autres pourraient considérer comme une perle ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 21:05 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]].
:::Dans le doute, je vais suivre l'avis de @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] qui travaille également sur le texte et laisser l'expression. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 13 septembre 2026 à 05:41 (UTC)
::::Je pense en effet qu'il est préférable de laisser l'expression telle qu'elle, dans la mesure ou l'on ne détecte pas une ''erreur évidente''. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 13 septembre 2026 à 09:17 (UTC)
:::::Bonjour. Celles et ceux d'entre vous qui ont visité le [https://www.guedelon.fr/ château de Guédelon] (reconstitution moderne d'un château médiéval avec les méthodes et outils d’époque). Les artisans ont d'ailleurs participé grâce à leur expertise unique à la reconstruction de certaines parties de Notre-Dame de Paris. Ceux qui y sont allés auront probablement emprunté un petit escalier permettant d'atteindre les remparts depuis l'extérieur du château. Cet escalier très étroit ne laisse la place qu’à une personne à la fois (env. 30 cm. de largeur). La hauteur des marches et la courbure de l'escalier sont telles que l'on ne peut monter armé, ni épées ni lances. Ces constatations me conduisent à pencher plutôt pour une coquille. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2026 à 08:20 (UTC)
== Page manquante dans le tome 2 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Je viens de me rendre compte de l’absence de deux pages dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|le tome 2 de Jérôme de Stridon]]. Il s'agit des pages 194 et [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/195|195]] (du coup .
Je ne sais pas s'il existe un meilleur djvu, j'avoue ne pas avoir cherché.
Merci de votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 10:23 (UTC)
:Pour éviter ce genre de mésaventure (ou en limiter les conséquences), il vaut mieux vérifier rapidement les pages lors de l'import du fac-similé sur Commons, ou au moins de soigner la liste des pages (<code><nowiki><pagelist, etc></nowiki></code>) sur Wikisource, ce qui permet de détecter les problèmes avant de commencer à corriger les pages. En effet, une réparation du fac-similé a posteriori entrainera un décalage de 2 pages pour celles qui ontt déjà été corrigées après les pages 194 et 195. Il manque aussi 30 pages dans le [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 9, 1881.djvu|tome 9]] (toutefois il semble s'agir d'un texte en latin, donc ce n’est pas forcément un problème). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 septembre 2026 à 12:30 (UTC)
::Je m'occupe du fac-similé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 12:48 (UTC)
:::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 13:14 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; c'est fait mais de mon côté je n'arrive pas à rafraîchir l'image des pages 194-196. En revanche je n'ai pas la possibilité de déplacer les pages sans redirection. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 13:31 (UTC)
:::::Où as-tu trouver le bon fac-similé? J'ai cherché partout! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
:::::Quelqu'un qui s'y connaît pourrait nous aider à remettre le nouveau fac-similé à la place de l'ancien? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:08 (UTC)
::::::Ah oui : dans [https://www.google.fr/books/edition/_/mDQo4s7vdg0C?hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwie0ebw5fCWAxVQTqQEHXSUGSAQre8FegQIBBAt Google livres]. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
:::::::Purée j'ai été là!! Mais j'avais pas trouvé le même, seulement sans les pages... Bizarre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 15:23 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::Pardon d'insister, mais je ne comprends pas malgré l'upload du nouveau fichier, je ne vois pas les nouvelles pages sur le Jerome_-_Œuvres_complètes,_trad._Bareille,_tome_2,_1878.djvu. Pourtant si je le télécharge je les vois bien.
:::::Idem pour [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|l'index]]. je suis prêt, s'il le faut déplacer manuellement toutes les pages, mais faudrait-il qu'il s'affiche correctement. Sur l'index ce qui plus drôle c'est que la tdm est bien à la page 641, mais quand on vas sur l'ancienne page de tdm actuellement la page 639, on voit le fac-similé de la page 641. Je n'ose pas la déplacer à la bonne page.
:::::Merci encore pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 06:52 (UTC)
::::::En effet. J'ai l'impression qu'il y a une politique de cache de plus en plus agressive sur Wikisource. Mieux vaut attendre un ou deux jours avant de faire quoi que ce soit sur cet ouvrage, cela va peut-être s'arranger tout seul. Il m'arrive aussi de temps en temps d'avoir l'image d'une page différente de celle que je consulte en cliquant sur « Modifier » (mais ce n'est peut-être pas lié). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 07:54 (UTC)
:::::::Bonjour, je n'arrive pas non plus à éliminer cette anomalie. Toutes les purges de cache n'y ont rien fait. Chaque page est stockée en cache de commons en plusieurs fichiers de tailles prédéterminées (par ex. 330, 500, 960, 1280 pixels). Pour ce djvu, la taille 960px ne veut pas se mettre à jour. Comparer les vignettes [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-500px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 500px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-960px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 960px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-1280px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 1280px] de la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/477|page 476]] (djvu477). Seul celle dont on a besoin ne veut pas être à jour ! Quelqu'un connaîtrait-il une idée pour forcer cette ✮⚡💣💥! de mise à jour ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 08:03 (UTC)
::::::::Merci à vous!
::::::::Je vais patienter... Je travaille sur le tome 1 en attendant et je vérifie qu'il ne manque pas de page avant ;)
::::::::Si jamais on trouve une solution, prévenez-moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 09:01 (UTC)
::::::::{{phabricator|T438134}}
::::::::C'est tout de même bizarre, donc j'ai créé un rapport de bug sur Phabricator. Même si j'imagine qu'on va me répondre que c'est un problème de cache serveur qui va se résoudre tout seul. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 09:44 (UTC)
:::::::::Sur Edge, en appuyant à plusieurs reprises sur CTRL+F5 sur la page de la vignette, la page a fini par se mettre à jour puis il a fallu nettoyer le cache sur mon poste. Je ne sais pas si cela a coïncidé avec une autre opération mais je vois bien les page 194 et 195. Voir aussi [[c:Help:Purge]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
::::::::::Oui, c'était mon cas aussi tout à l'heure sur Firefox, et puis la mauvaise version est revenue. Mais hors connexion le problème semble avoir disparu. Je pense que le problème sur le serveur (qui était réel) a disparu, mais il peut rester quelques problèmes sur le cache du navigateur local, qu'un <code>Ctrl-Shift-R</code> ou équivalent peut résoudre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:46 (UTC)
:::::::::::Pour moi aussi il suffit maintenant du rafraîchissement du cache du navigateur. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 15:21 (UTC)
::::::::::::Oui c'est aussi ok, j'ai déjà tout déplacé. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 18 septembre 2026 à 17:38 (UTC)
:Rebonjour,
:Je viens de découvrir une nouvelle page problématique. Heureusement elle n'est pas manquante, elle est juste toute noire! C'est cette [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 1, 1877.djvu/184|page]] [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
:::En effet, la page est noire dans le DjVu. Au moins cela ne fera pas de décalage si on la remplace… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::La page est remplacée, le rafraîchissement résiste encore un peu. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 16:23 (UTC)
:::::Ok merci, comme pour l'autre livre toujours noire. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
::::::J'ai purgé la page sur Commons et cela semble fonctionner désormais (à condition de vider le cache local du navigateur, par exemple en chargeant la page avec <code>Ctrl-Shift-R</code>). J'ai purgé la page 184 sur Commons (c'est-à-dire [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File%3AJerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_1%2C_1877.djvu&page=184 ici]). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::Jai réussi à afficher le fichier correctement mais pas encore l'index. On est bon pour le tome 1, les corrections sont faites malgré la page noires. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::Je pense qu'il était pertinent de faire un rapport de bug. Toujours rien chez moi pour le tome 2. Le tome 1 le fichier c'est bon mais toujours pas l'index! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 17 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
== Échange d'idées avec WS en anglais ==
Bonjour, Comme je travaille principalement en ce moment sur Wikisource en anglais, je découvre des fonctionnalités qu'il serait utile de partager ou de copier.
# Il existe un gadget ''Vidage automatique des pages « Sans texte » : les zones de texte d’en-tête, de corps et de pied de page sont automatiquement vidées lorsque vous sélectionnez l’option « Sans texte ». Si vous changez d’avis et sélectionnez un autre statut, le texte initial sera restauré.'' qu'il serait utile de copier.
# WS en anglais n'utilise pour l'instant pas les sous-titres, et je voudrais copier cette fonctionnalité qui existe ici (exemple : [[Livre:Temps, espace, matière, leçons sur la théorie de la relativité générale, par Hermann Weyl, 1922.pdf]]).
[[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 16 septembre 2026 à 17:35 (UTC)
:Gadget intéressant pour les pages « Sans texte », que l'on pourra activer dans nos préférences si j'ai raison.
:Pour les sous-titres, c'est à la communauté de la Wikisource en anglais qu'il faut demander. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 17 septembre 2026 à 14:15 (UTC)
::{{notif|Yann}} je vois bien un champ ''Subtitle'' dans les [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Index:Cobweb_Castle_-_Fletcher_(1928).djvu&action=edit formulaires d'édition] et un sous-titre apparaît, par exemple, sur [[:en:Index:David-Neel - My Journey to Lhasa.pdf]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 17 septembre 2026 à 15:28 (UTC)
:::{{ping|Seudo}} Oui, mais il n'apparait pas dans les pages. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 septembre 2026 à 19:25 (UTC)
::::Que faut-il faire pour que les sous-titres apparaissent dans les pages de l'espace principal ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:29 (UTC)
:::::Ah, dans les transclusions ? Je ne comprenais pas, parce que l'exemple donné ci-dessus n'a pas de transclusion...
:::::Sur en.wikisource, on peut voir dans chaque transclusion que le modèle [[:en:Template:Header|Header]] est appelé. Ce modèle est protégé, donc il faudrait faire la demande sur sa page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 22 septembre 2026 à 19:15 (UTC)
::::::{{ping|Seudo}} Je suis admin sur WS en anglais, donc je peux faire les modifs, mais je voudrais que le sous-titre s'affiche quand on utilise <code><nowiki><pages index="..." header=1 /></nowiki></code>. C'est ça que je n'ai pas trouvé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 septembre 2026 à 15:02 (UTC)
:3. WS en anglais utilise un espace de nommage séparé pour les traductions faites par des contributeurs, ce qui me semble une bonne idée. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 septembre 2026 à 14:11 (UTC)
::* Très bien, le gadget pour les pages sans texte
::* Bonne idée, un espace séparé ; parfois, ce n'est pas très clair, en effet
::[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 septembre 2026 à 16:11 (UTC)
::Je ne sais pas comment copier le gadget. Pour un nouvel espace de nommage, il faut un consensus de la communauté, puis un rapport de bug aux développeurs. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:28 (UTC)
== Notes sur un texte bilingue ==
Dans l'Art Poétique d'Horace, [[Art poétique (Horace, Batteux)|traduction de Charles Batteux]], texte latin sur la page de gauche (paire) et traduction sur la page de droite (impaire), il y a des notes de bas de page en français, qui commencent en bas de la page de gauche et continuent selon le besoin en bas de la page de droite, et sont appelées depuis le texte latin. Ces notes n'avaient pas été reprises; or elles sont d'un grand intérêt, et la plupart ne commentent pas spécialement le texte latin. J'ai cru comprendre que ne pas incorporer les pages en langue étrangère dans l'ouvrage en français est un dogme. J'ai fait un essai sur les premières pages, en recopiant tout simplement la note de la page de gauche sur la page de droite, la source étant donc invisible. Le cas se présente sûrement ailleurs, et je suppose qu'il y a une solution orthodoxe. Donnez-moi un exemple à suivre. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 16 septembre 2026 à 20:32 (UTC)
:Excellente solution à mon avis. Le seul dogme est de faire des textes fidèles à l'original, modulo les différences matérielles entre une édition papier et une édition électronique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 21:24 (UTC)
::@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Tout à fait d’accord avec @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ! Le jour où on formalisera cette orthodoxie wikisourcienne, il faudra citer une de vos pages en exemple {{sourire}}. Comme l’Art poétique d’Horace comprend la version originale latine, j’ai créé [https://la.wikisource.org/wiki/Liber:Batteux_-_Les_quatre_po%C3%ABtiques_d%E2%80%99Aristote,_d%E2%80%99Horace,_de_Vida,_de_Despr%C3%A9aux,_tome_1,_1771.djvu Liber:Batteux - Les quatre poëtiques d’Aristote, d’Horace, de Vida, de Despréaux, tome 1, 1771.djvu] et y ai inséré la transclusion de vos pages. Voir les pages sans texte. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 01:48 (UTC)
:::Si j'ai bien compris, il faudra que je continue le travail de recopie vers le domaine latin. Pour l'instant, je vais au bout sur le domaine français. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 10:05 (UTC)
::::Pas recopier mais plutôt transclure. Il suffit de placer <nowiki>{{iwpage|fr}}</nowiki> au haut de toutes les pages que vous avez déjà transcrites sur ws.fr et pour le latin on peut faire l’inverse ce qui nous permet de produire une version dans les deux langues dans l’espace principal. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 15:34 (UTC)
:::::Le temps de comprendre iwpage, je fais. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 19:23 (UTC)
::::::Voici un exemple de ce qu’on peut obtenir une fois terminé : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/II]] [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 septembre 2026 à 01:12 (UTC)
== Livre sur Gallica pas dans le domaine public ? ==
Bonjour,
Je suis intéressé par le livre de [[Auteur:André Héléna|André Héléna]], "Les Salauds ont la vie dure" qui est sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11864567.r=Les%20Salauds%20ont%20la%20vie%20dure ici].
Comme j'ai trouvé ce livre complet sur Gallica, je pensais qu'il était dans le domaine public, et j'ai donc créé la page auteur sans me poser de questions... et puis j'ai vu que cet auteur est décédé en 1972 (donc pas libre de droit)... je m'apprêtais à mettre le livre sur Commons, mais au moment de me poser la question de la "Permission", je me suis rendu compte que le livre était paru en 1953... Ce qui veux dire qu'il n'est pas non plus dans le domaine public aux Etats-Unis...
Je suppose donc que je ne peux pas mettre ce livre sur Commons... ni sur Wikisource ?
Mais alors, comment se fait-il qu'il soit accessible sur Gallica ???
merci de vos retour... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] C'est une erreur de Gallica, pour les autres ouvrages numérisés d'André Héléna, seul un extrait est accessible. Cette possibilité d'accès à des livres non domaine public arrive parfois sur Gallica. Quelle que soit la source du fac-similé, il faut toujours vérifier la question des droits avant import, non seulement pour l'auteur lui-même mais également pour les traducteurs, les illustrateurs et les préfaciers (lorsqu'il y en a), ce qui n'est pas toujours simple. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 septembre 2026 à 04:49 (UTC)
::Oui, merci @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]... du coup j'abandonne mon projet de retranscrire ce livre... c'est pas grave car j'ai bien d'autres sujets en cours ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 07:05 (UTC)
== [[:Catégorie:Poètes maudits]] ==
Bonjour,
Je crois que cette catégorie vise à regrouper [[:w:fr:Les Poètes maudits|''Les Poètes maudits'' de Paul Verlaine]] ou les [[:w:fr:Poète maudit|poètes maudits]] selon une définition plus moderne. J'ai un doute sur la pertinence de la catégorie, parce que j'ignore les critères utilisés pour la catégorisation. Votre avis ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:27 (UTC)
== Ajouter le champ collection dans les index ? ==
Bonjour,
Dans [[Livre:Haussonville - Lacordaire, 1895.djvu]], quelqu'un a inscrit le passage « Les Grands Écrivains français », une collection de la Librairie Hachette, dans le champ de la maison d'édition. Devrait-on avoir un champ distinct pour indiquer la collection ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:54 (UTC)
:Bonjour,
:Offrir cette possibilité serait sans doute utile, mais la parenthèse dans le champ "maison d'édition" ne me choque pas non plus. Sinon on peut toujours créer des catégories pour les collections les plus représentées sur WS. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:28 (UTC)
== Bandeau modernisation ==
Bonjour à tous, alors que je transcluais la [[Grammaire de Port-Royal]], je me demandai s'il ne serait pas judicieux de mettre en place un « bandeau d'avertissement » pour avertir les utilisateurs novices de l'existence / des effets du modèle {{m|modernisation}} car j'imagine que tout le monde ne connais pas l'existence de ce modèle dès sa première visite de WS (j'ai moi-même découvert ce modèle en travaillant sur un ouvrage de la Renaissance, pas en naviguant sur une page qui avait installé ce modèle !)
J'avais imaginé un bandeau avec {{m|ambox}} pour l'instant, sous cette forme :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
En cas de mise en place de cette idée, j'imagine qu'il serait plus facile de l'intégrer directement au modèle de {{m|modernisation}} pour éviter d'avoir à le rajouter manuellement à chaque page existante comprenant le modèle et pour éviter à l'avenir que des wikisourciens n'utilisent un modèle sans l'autre. Toutefois, je ne sais comment faire en sorte que le bandeau soit forcément afficher en haut de la page, dans le cas où le modèle serait ajouté en dessous de la balise ''header'', affichant donc le bandeau ''après'' le texte...
Je lance donc cette idée (ici pas en page de discussion du modèle modernisation, pour éviter que personne n'y participe), à vous de me partager vos opinions ! – [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 septembre 2026 à 16:30 (UTC)
:Il est possible de faire apparaître le bandeau en haut d'une page avec du CSS, mais je ne suggère rien faute d'expérience. [[user:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] connaît probablement une solution qui fonctionne dans Wikisource.
:Sinon, {{m|modernisation}} et le futur modèle peuvent être inscrits séparément dans la même page, chacun contenant une phrase indiquant d'insérer l'autre modèle. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 18:38 (UTC)
:@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] : personnellement je trouve que c'est une bonne idée et je suis '''''pour''''' :-) [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 18:40 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Peut-être serait-il utile d'indiquer dans le bandeau d'avertissement que (sauf erreur de ma part) la modernisation ne fonctionne que sur la lecture en ligne. L'outil d'export ne permet pas de sélectionner la version à exporter et c'est donc toujours la version originale qui est exportée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 05:53 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] C'est juste ! quelque chose comme :
:::{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' La modernisation ne sera pas exportée vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
:::{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
:::– [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 06:23 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] Oui ! je serai toutefois plus précis comme : '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
::::C’est d'ailleurs la première raison pour laquelle j'ai arrêté de moderniser les ouvrages que je transcris.[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 10:06 (UTC)
:Bonjour,
:Pardonnez-moi, mais je ne pense pas qu'afficher un bandeau aussi massif sur les milliers de pages utilisant le modèle (y compris les sous-pages, donc chaque chapitre, fable de La Fontaine ou lettre de Mme de Sévigné) soit une bonne idée. Par ailleurs, en tout cas sur l'apparence que j'utilise (Vector 2010), l'emplacement des boutons en question est différent (plutôt en haut à gauche après source et discussion), ce qui rend l'instruction donnée contre-productive. Je ne pourrais soutenir la proposition que si elle est limitée aux pages racines de l'ouvrage concerné, aux lecteurs/lectrices non connecté(e)s, ou avec possibilité pour celles et ceux qui le sont de désactiver le bandeau une fois pour toutes, vu qu'il n'aurait vraiment d'utilité qu'à la première rencontre d'un texte avec modernisation offerte. Tout cela me paraît malheureusement délicat techniquement. En l'état je suis donc {{contre}} [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:24 (UTC)
::Je suis d'accord avec ces points de critique, @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : étant donné que je n'ai malheureusement pas les connaissances permettant de déterminer la faisabilité d'un pareil bandeau, j'espère trouver ici des utilisateurs plus expérimentés ayant des pistes d'améliorations pour une mise en oeuvre moins "encombrante" {{;-)}}. Pour Vector 2010, j'utilise personnellement également cette apparence-ci mais j'imagine que les utilisateurs occasionnels seront principalement sur la nouvelle apparence ! (j'imagine impossible de personnaliser le message aux différentes apparences de WS) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 13:50 (UTC)
:::::Je partage l’avis de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et considère la présence d’un bandeau dans l’espace principal un peu trop envahissante. Je crains qu’ainsi on ouvre une porte et que d’autres situations se présentent. De toute façon, techniquement on ne peut insérer un bandeau en utilisant un modèle à moins de le positionner à l’endroit où ce modèle est situé. À la limite, le modèle pourrait préciser lorsque le bandeau est requis mais il devra passer la main au Gadget écrit en javascript. Cela implique l’intervention d’admin d’interface. N.-B. : Susuman77 a fait ressortir un problème avec Vector 2022. Ceux qui utilisent cet habillage ne peuvent pas discerner la présence d’une modernisation à moins de faire afficher la barre latérale et, même là, ''Montrer les altérations'' semble absent. Il faudrait que ce soit corrigé sinon plusieurs ne verront jamais qu’un texte a été modernisé. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 14:31 (UTC)
::::::Pour moi, les options apparaissent bien dans la barre latérale droite avec Vector 2022, y compris ''Montrer les altérations'' si on a d'abord sélectionné ''Orthographe modernisée''. Le comportement me semble donc être le même pour Vector et Vector 2022. Certes, les commandes sont très difficiles à trouver avec Vector 2022, mais je crois que l'objectif de ce thème est bien de cacher tout ce qui peut être utile... La solution à ce problème (ou ce choix) de design n'est évidemment pas de rajouter des bandeaux. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 20 septembre 2026 à 14:51 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] J'ai répondu sur l'aspect technique, pour le fonds, je partage d'autant plus les critiques des autres contributeurs sur un bandeau potentiellement envahissant que, de mon point de vue, l'intérêt de la modernisation est largement obéré par l'absence de possibilité d'export. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 15:04 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] c'est vrai que c'est le gros problème, même si j'ai jamais vraiment compris la raison pour laquelle les modernisations ne pouvaient pas être exportées... — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 16:03 (UTC)
:::::::::Je pense que ce n'est pas possible parce que la modernisation se fait en Javascript, c'est-à-dire sur le poste du lecteur (elle disparaît si on ferme la fenêtre). L'export est réalisé par le serveur à partir du texte enregistré dans la base de données de Wikisource, donc le texte non modernisé. Il faudrait implémenter la modernisation sur le serveur lui-même. (Ou alors hacker le système en créant une page temporaire contenant la version modernisée, le temps de faire l'export...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 13:57 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui, je me souviens maintenant ! C’est toi qui avais corrigé la barre d’outils après avoir obtenu, j’imagine, les autorisations du Saint Esprit. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 15:59 (UTC)
== Aide pour produire un djvu de qualité ==
Bonjour,
J'ai scanné une vie de Charles Boromé de 1910, je voudrais la mettre sur ws. J'ai fait la bêtise de scanner en niveau de gris. Le texte n'est pas si mauvais. J'arrive à mettre mon pdf en ordre, puis à en faire l'ocr. Mais dans toutes ces "manip" en ligne de commande le fichier devient plus gros et la conversion en djvu (depuis le pdf) perd le texte océrisé, la commande est la suivante:
ocrmypdf --deskew --optimize 2 -l fra livre-propre.pdf livre_ocr_dresse.pdf
Mais mon fichier d'abord de moins d'un giga passe à 17 quand je veux rendre le fond blanc et pas gris (avec pdftoppm -tiff -r 300 _travail/livre_complet2.pdf _travail/images/page puis convert, imagemagik), puis à plus de 60 méga une fois la roc finie...
Si quelqu'un à une méthode fiable sous linux je suis preneur.
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]]. Je retravaille les scans avec ScanTailor advanced. Cela produit des fichiers .tif d'une résolution choisie. Tu peux choisir d'exporter en couleurs/niveau de gris ou noir et blanc et tu choisis également la résolution d'export.
:*Sous ScanTailor, si je fais un fichier en couleur je choisis une résolution d'export de 150 ou 200 dpi, je postérize à 255, je décoche ''normalize'' et ''force b&w''. En noir et blanc, je choisis une résolution d'export de 300dpi, je coche toutes les options, j'utilise la méthode Otsu à 0 (à modifier en fonction du contraste).
:*Sous linux une fois les images retravaillés avec Scantailor, je transforme les images .tif en .pdf avec <code>img2pdf *.tif -o MonFichier.pdf</code> puis je fais l'OCR avec <code>ocrmypdf -j0 -l fra MonFichier.pdf MonFichierOCR.pdf</code> enfin je transforme mon .pdf avec <code>pdf2djvu -o MonFichierOCR.djvu -j0 --fg-colors=black --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines MonFichierOCR.pdf</code> Le dpi est à ajuster en fonction du choix de départ. En noir et blanc tout cela produit des fichiers de très petite taille, et en couleur de taille raisonnable (mais cela dépends du nombre de page de départ).
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 13:00 (UTC)
::Merci je vais essayer ça. Question annexe j'aurais du mieux scanner en noir et blanc plutôt qu'en niveau de gris? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 13:30 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Pas forcément, cela dépend de la qualité du livre, s'il est récent et sans taches, c'est très bien en noir et blanc, s'il y a des taches il vaut quelquefois mieux préserver la couleur ou le niveau de gris. L’algorithme otsu de scantailor est très performant pour convertir en noir et blanc en minimisant les pétouilles lorsque la source est à peu près correcte. Au final c'est une suite de compromis qualité/poids donc il est difficile de donner une solution générale. Je procède souvent au cas par cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::Merci c'est génial, il m'a fallut un peu de temps pour comprendre scantailor, mais j'y suis arrivé!! Je note la procédure. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:20 (UTC)
:::Et voilà c'est téléversé, mais comme d'habitude j'arrive pas à créer [[Livre:Saint Charles Borromée (1538-1584).djvu|l'index]] correctement, j'ai une erreur intervalle invalide, pourtant ça a l'air correct: <nowiki><pagelist 1to5="roman" 6to8=- 9=1 269to271="TdM" 272to276=-/></nowiki>! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Normalement il suffit :
::::*de purger le fichier sur Commons en utilisant successivement les deux boutons purge à droite dans les outils
::::*de purger le fichier index sur wikisource
::::Cela devrait marcher. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 18:25 (UTC)
:::::IL serait utile d'ajouter la purge à la page d'aide. Parce que chaque fois j'oublie ce simple petit détail. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:49 (UTC)
== Validations ==
Bonjour, je trouve que le contenu de {{m|Validations}} manque d'homogénéité : certains titres en romain, d'autre en italiques. Je pense qu'il faudrait appliquer une convention (pour ce qui est du fini de la chose.) • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 septembre 2026 à 08:02 (UTC)
:La règle est claire, un titre d'ouvrage doit être en italique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 09:18 (UTC)
== Ajouter l'auteur Charles Borromée à wikidata ==
Bonjour,
Je n'ai pas le droit d'ajouter Charles Borromée à [[d:Q216946|wikidata]], quelq'un pourrait m'aider à le faire car je souhaite créé sa page.
Merci pour votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:48 (UTC)
:Il faut d’abord créer la page Auteur et par après on peut la lier à Wikidata. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 12:29 (UTC)
::Ah ok! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:39 (UTC)
::Je ne sais pas si c'est la bonne page, mais celle que j'ai mis dans le lien est semi-vérouillée. Je ne peux pas ajouter l'auteur. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:43 (UTC)
:::Voir les modifs que j’ai apportées à la page [[Auteur:Charles_Borromée|Auteur]]. Quand on enregistre la page la première fois, ça va afficher un message d’erreur. Puis il faut aller sur la page de wikidata et au bas complètement à l’item Wikisource, ajouter un lien à Auteur: Charles Borromé en précisant fr dans la colonne de gauche ; et enfin purger la page Auteur de Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:21 (UTC)
::::Merci de l'avoir fait. Je répète juste que je n'ai pas accès à la page sur wikidata. Je ne suis pas autorisé à la modifié. Il y a un cadenas chez moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 15:26 (UTC)
:::::Le cadenas signifie que la page est semi-protégée, c'est-à-dire la modification est réservée à des utilisateurs ayant déjà une certaine expérience sur Wikidata. Ce n'est apparemment pas ton cas, donc tu peux utiliser le modèle [[:c:Template:Edit request|Template:Edit request]] pour faire une demande là-bas. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 22:11 (UTC)
== Modification du gadget "Erreurs communes" ==
Bonjour,
Je trouve que le gadget "erreurs communes" trouve certains mots en ''erreur'' qui ne devraient pas l'être ; comme par exemple : "Eh", "môme", "malin", et même "Ton" en début de phrase... serait-il possible de retirer ces mots courants des erreurs ?
J’utilise le modèle {{m|Nec}} pour éviter de voir ces mots en rose… mais ce serait quand même bien que ces mots ne ressortent pas "de base"…
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 12:33 (UTC)
:Il y en a d'autres des mots "innocents", là je pense à lune et à antre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
::Ces mots sont en erreurs communes du fait de la confusion potentielle de l’OCR : Eh/En ; môme/même ; Ton/l’on ; malin/matin. Ces confusions sont très fréquents, c'est pourquoi elles font parties des erreurs communes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 septembre 2026 à 14:22 (UTC)
::Salut, c'est plus compliqué que tu ne le penses, "môme" est souvent une erreur de "même", "malin" de "matin", "Eh" de "Et" si tu as le courage tu peux me donner le contexte certains dans lequel sont les mots "môme malin".
::Par exemple "môme que" me semble être toujours une erreur alors que "une|un môme" peux aussi étre "une|un même", l'erreur commune est là pour nous surligner un oublie classique.
::*" leur môme" semble toujours bon, 3 occ..
::*Ici le surlignage serait utile : [[Page:Lefrançais - Étude sur le mouvement communaliste à Paris, en 1871.djvu/464]] "souffrant des mômes maux"
::Tu peux faire une recherche <code>[https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2Fm%C3%B4me%2F&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns104=1 insource:/môme/]</code> dans les pages, tu verras mieux la problématique. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 14:23 (UTC)
:::Bonne réponse @[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ! Un exemple vaut mille mots ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:52 (UTC)
::::Bonjour ou re-bonjour à tous,
::::Je comprend bien que "môme" peut être une erreur à la place de "même" et que "malin" peut être une erreur à la place de "matin"... et en effet, il y a aussi "lune" qui apparaît systématiquement en erreur potentielle... malgré tout, il est assez dommage que ces mots restent en rose définitivement sur les pages, alors qu'il peuvent très bien ne pas constituer des erreurs... Bon, j'utilise maintenant systématiquement le modèle {{m|Nec}} pour éviter que les mots restent en rose dans la page... mais c'est quand même assez "lourd", et un contributeur "non initié" peut ne pas comprendre ce que signifie ce "Nec" appliqué à certains mots… Ne serait-il pas possible de refaire le gadget de façon à que les mots en "erreur potentielles" apparaissent au moment ou le contributeur tente d'enregistrer une page, mais qu'il y ait alors une possibilité de corriger ou de valider ces mots, de manière à ce qu'il n'apparaissent plus en rose après l'opération ??? (je me doute que c'est plus compliqué à réaliser, mais ce serait idéal à mon sens...). [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 15:42 (UTC)
:::::Une solution serait que le gadget erreurs communes ne soit plus activé par défaut. Ainsi les lecteurs ne voient plus les erreurs et seul un correcteur ayant activé le gadget voit. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 17:23 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] : pour moi celà ne résoudrait pas cette problématique... car les personnes qui n'ont pas activé le gadget ne le verraient jamais, alors que les "contributeurs avancés" continueraient à voir les mots en rose définitivement... alors qu'une "validation" par le correcteur montrerait qu'il y a eu une action concrète pour accepter le résultat... certes, le gadget à développer est certainement plus complexe, mais encore une fois je pense que ce serait la bonne réponse à cette problématique... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 17:32 (UTC)
:::::::Suite à mon message précédent, je suis en train de réfléchir à la question de manière différente : ''ne faudrait-il pas tout simplement désactiver le gadget sur les pages validées (voire corrigées)...'' en considérant que si le valideur (voire le correcteur) à sauvegardé la page avec ce statut, c'est qu'il a "de fait" accepté l'orthographe des mots que la page contient ? En effet, le gadget est utile pour aider le contributeur à repérer les potentielles erreurs lors de la transcription d'une page, mais après cette étape, il n'a "normalement" plus de raison d'être...!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:12 (UTC)
::::::::Cela me semble une bonne idée, le gadget sert seulement pour le correcteur pas pour le lecteur. On peux ainsi augmenter le nombre d'erreurs communes sans avoir l'effet négatif pour le lecteur.
::::::::MAIS comme tu as pu le voir, le mot môme pour même est présent dans les pages "jaunes", le gadget est utile pour un repérage.
::::::::Je désactiverai donc bien le gadget sur les pages validées. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 18:17 (UTC)
:::::::::Oui... en plus je suppose qu'il a dû y avoir de nombreuses pages transcrites et corrigées avant que le gadget existe... mais, en effet, c'est peut-être préférable de ne désactiver le gadget que sur les pages validées... sur lesquelles sont passés au moins deux contributeurs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:22 (UTC)
::::::::::Mais certaines pages ont pu être validées avant l'existence du gadget, et une page validée n'est pas nécessairement exempte d'erreurs. Il faut quand même se rappeler que ce gadget n'est vu que par les contributeurs connectés, et que son utilité contrebalance très largement le léger désagrément de voir des mots surlignés. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 20:53 (UTC)
::::::::::Précision : j’ai trouvé 8 pages validées comportant "mômes" pour "mêmes" ; je n’ai pas encore passé le singulier en revue. --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::::::Bonjour, le gadget erreurs communes peut-être discret sur certains mots lors de la correction, c'est pourquoi il peut rester des erreurs malgré sa présence (ponctuation erronée, mots de deux lettres). Le moyen d'y remédier est de regarder les ''erreurs possibles'' dans les chapitres tranclus ou dans le texte entier s'il a été créé. Je le fais systématiquement. Le fait de désactiver le gadget après la correction présente le risque de laisser passer des erreurs. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 septembre 2026 à 04:37 (UTC)
::::::::::::Bonjour à tous. Idem. Ce qui me satisferais le plus, ce serais juste une bascule dans l'espace principal pour afficher ou masquer à volonté ces ''erreurs possibles''. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 septembre 2026 à 07:11 (UTC)
:::::::::::::Bonjour, en réfléchissant, il me semble que que la coloration pourrait être supprimée des pages de l'espace principal après les passage en mode corrigé dans l'espace page. Mais cela à condition que l'on puisse voir dans le bandeau de gauche de l’espace principal les ''erreurs possibles'' malgré la suppression de la coloration. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 septembre 2026 à 15:11 (UTC)
== Note de bas de page ==
Je voulais savoir comment indiquer une note sur une [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/12|page]] dans l’espace Page: qui se retrouve reportée en bas de page sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|suivante]]. La même question se pose si cette note ce retrouve sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|précédente]]. J’ai cherché dans l’[[Aide:Notes]] et je n’est pas trouvé d’exemple. Par contre, la transclusion semble être correcte.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 21 septembre 2026 à 19:19 (UTC)
:ça me semble très bien comme cela, ce qui compte c'est le rendu final. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 20:42 (UTC)
::Super alors! je vais laisser les pages telles quelles. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 22 septembre 2026 à 01:17 (UTC)
== Accolades non exportées avec WSExport ==
Bonjour,
Je viens de constater que les accolades ne sont plus exportées avec WSExport... j'ai l'impression que c'est la même chose aux formats "epub" et "pdf".
Avez-vous constaté la même chose ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:06 (UTC)
:Désolé... j'ai rencontré un problème sur un export, mais il semble que maintenant ça "re-marche" !... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:10 (UTC)
qnvtmwqelb8dupecvbh3uwtuyv9qfyc
16060085
16059619
2026-09-23T21:34:41Z
Seudo
2609
/* Échange d'idées avec WS en anglais */ Réponse
16060085
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry septembre.jpg|thumb|upright|Septembre. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'' des Frères de Limbourg]]
= Septembre 2026 =
== Problème de pagination sur le tome 4 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|tome 4]] à plusieurs problèmes de pagination, un pas très grave, qui semble une erreur d'impression, on passe de la page 103 à la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/105|page 105]]. Je le corrige simplement dans l'entête au besoin et dans la table des matières.
Mais un problème surgit à la page 494 qui est dans le djvu la page 536. en soit je crois que ce n'est pas vraiment important car ce sont les parties latines du tome.
Mais du coup je me demandais juste ce qu'il faut faire?
Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 1 septembre 2026 à 09:55 (UTC)
:J’ai cherché un autre fac-similé de la même édition, les rares que j'ai trouvé comme [https://pdfs.bibliotheque-catholique.com/pdfs/oeuvres-completes/Saint%20J%C3%A9r%C3%B4me%20-%20Oeuvres%20compl%C3%A8tes%20(Tome%204).pdf celui-ci] sont identiques à notre exemplaire. Pour l'absence de la page 104, il est possible que la page blanche séparant les chapitres ait été supprimée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 04:32 (UTC)
::Ok du coup on reste avec ça? Pour la page 104 j'ai déjà faitcomme s'il s'agissait d'une erreur de typo en corrigeant dans la table des matière, pour le reste je peux match&split sur la fin du livre? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 07:44 (UTC)
:::C'est bien une page blanche qui a été supprimée dans ce fac-similé (p. 104). L'exemplaire de chez Google books ({{Google|yXAYEXTe6ikC}}) l'a conservée. Toute la partie latine (494-535) y est conservée aussi. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 09:40 (UTC).
::::Super @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]], je ne sais pas comment tu fais pour trouver sur google livres, j'ai cherché de différentes manières, y compris en recherche avancée, sans succès. Si on importait la version complète y compris la page 104 blanche, cela impliquerait de renommer les pages 284 à 394, ce qui est un gros travail assez fastidieux. Sinon on peut aussi importer la version avec la partie latine complète, sans intérêt pour fr.wikisource mais peut-être utile pour les latinistes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 10:34 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Ah tiens ! Le résultat m'est venu du premier coup en cherchant « complètes "Saint Jérôme" » (et en évitant le « Œ » de ''oeuvres'' surtout). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 10:48 (UTC).
::::::Merci! Dites-moi quand vous avez décidé et je continuerais le match&split. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 11:33 (UTC)
:::::::Je propose de remplacer le fac-similé actuel par celui recommandé par @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] en supprimant la page 104 inutile, mais en conservant la totalité des pages latines du nouveau fac-similé. Cela amènera à ne renommer que les pages de la TdM. Qu'en pensez-vous ? Le nouveau fichier est prêt pour import. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 13:04 (UTC)
::::::::Moi je suis d'accord. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 13:52 (UTC)
:::::::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C’est fait, j'ai rectifié le pagelist et renommé les pages de la TDM pour les mettre à la bonne place. Il faut probablement purger la page d'index pour voir la différence. Bonne correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 15:57 (UTC)
::::::::::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 17:34 (UTC)
== Une creation échouée. ==
Bonjour, la création du Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf échoue depuis deux jours, malgré des purges. Raison possible: deux renommages successives sur commons: [[: File:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]]. Qui peut résoudre ce problème? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 16:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : cela s'est résolu tout seul, j'ai créé l'index [[Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]] sans fou quérir. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 16:31 (UTC)
::Merci. Mais la même chose pour le fichier créé en même temps il y a deux jours.
::[[: Fichier:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]]. Est-ce que cela bloque pour moi à cause d'anciens essais? Pourras-tu le créer aussi? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 19:51 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Bien sûr. Voilà [[Livre:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]], je n'ai pas d'idée sur ce qui peux te bloquer. Si ça persiste on est là pour aider. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 21:01 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] J'ai édité les TdM's des deux livres, mais je ne suis pas sûr du choix des titres des chapitres (liens rouges) et de la façon de faire suite d'une page à l'autre, utilisant ''noinclude''. Pourras-tu contrôler? [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 6 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Pour les subdivisions, je conserverais le titre complet du livre, puis les deux parties, puis les chapitres :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Épisode des chétifs ou captifs/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::ou plus neutre (si tu préfères) :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Première partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Deuxième partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Appendice/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::Pour la création de la table, je propose de simplifier sans doublon : reporter dans le page précédente la fin du titre (comme page 262) et ne pas mettre la fin dans la page suivante (supprimer <code>lant, et repart avec le cygne|100</code>), en précisant ce choix dans la page de discussion. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 6 septembre 2026 à 21:38 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:ℳ-le-mot-dit]] : Tables sans doublon {{fait}} ; titres déjà adaptés dans les Index(=livre) puisque les deux ont le même titre principal et il fallait adapter les deux sous-titres. Voir le résultat [[La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon]]. Si c'est d'accord, j'adapterai tous les titres dans la TdM. {{fait}} [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
== Les RAW sont arrivés, la rentrée peut commencer ! ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro de septembre 2026 (n°296) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-09-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div>
</div>
'''C'est la rentrée'''
Après un numéro très dense en août en raison de la Wikimania, celui-ci est un peu plus léger car l'équipe s'est octroyée quelques vacances. Cela n'empêche pas le mouvement de continuer à vivre, avec une rentrée déjà animée ! Du côté des projets francophones, le Wiktionnaire vient de franchir le cap symbolique des sept millions d’entrées, tandis que Wikipédia continue de voir fleurir sondages et discussions sur son fonctionnement.
Une rentrée, donc, placée sous le signe de la construction collective : de nouveaux outils pour contribuer, de nouveaux espaces pour échanger, de nouvelles formes d’organisation… Ce numéro des RAW vous propose de faire le tour de cette actualité, avant de reprendre tranquillement le chemin des projets Wikimédia.
L'équipe de la rédaction a également commencé à réfléchir à un nouveau nom pour remplacer l'énigmatique « RAW ». N'hésitez pas à venir donner votre avis dans la [[:w:Discussion Wikipédia:RAW/Rédaction#Changement de nom|section dédiée]] !
----
Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia, des nouveaux outils et des articles de recherche
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : n'hésitez pas à suggérer des sujets ou participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]] !
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 septembre 2026 à 22:14 (UTC)
== ''La Lettrine'', numéro 1, automne 2026 ==
Le premier numéro de ''La Lettrine'' vient de paraître !
Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Découvrez le '''[[Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 1 de l’automne 2026]]''' !
[[Wikisource:La Lettrine/Brouillon|Brouillon du prochain]] — [[Wikisource:La Lettrine/Inscription|Abonnement-désabonnement]]
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 6 septembre 2026 à 18:44 (UTC)
:Chouette premier numéro ! Je me dis que je pourrais y présenter de temps en temps les livres un peu rigolos de propositions de réformes orthographiques du français que j’ai transcrit au cours des ans. Ça devrait être intéressant à faire découvrir ^^
:PS : Il va falloir qu’on adapte les couleurs de fond des cadres au mode sombre, les titres sont illisibles pour le moment. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 7 septembre 2026 à 07:47 (UTC)
::Si ça améliore l'expérience, je suis en faveur. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:53 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] ! Sens-toi libre de corriger cela. J'ai fait ça avec mes piètres compétences de front-end et sur le coin d'une table en vitesse. Je pense que le 2e numéro aura un bien meilleur habillage ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 7 septembre 2026 à 18:15 (UTC)
:merci, j'ai mis la nouvelle dans les annonces. N'hesitez pas à ajuster si besoin. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 7 septembre 2026 à 12:42 (UTC)
== [[Livre:Whymper - Escalades dans les Alpes.djvu]] ==
Bonjour, Il reste 2 pages à valider. Merci d'avance. PS: Je suis en train de valider aussi l'original en anglais. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 septembre 2026 à 20:12 (UTC)
:Bizarre. J'ai tenté de valider la première des deux (la 318), mais le bouton vert "Validé" n'apparaît pas. Le dernier ''État de la page'' reste à ''Corrigé''. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 6 septembre 2026 à 20:55 (UTC).
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Idem, j'ai essayé avec plusieurs navigateurs Firefox et Chrome sous Linux et Safari sous MacOs le bouton vert n’apparaît pas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 septembre 2026 à 06:03 (UTC)
:::{{notif|Yann|Khardan|Cunegonde1}} Bizarrement, le paramètre <code>prpPageQualityUser</code> (qu'on peut voir dans le code HTML de la page) avait pour valeur "null" alors qu'il désigne normalement l'utilisateur qui a apposé l'état courant de la page (corrigé, validé, etc.). Je suppose que c'est un bug de l'éditeur visuel utilisé sur ces pages il y a longtemps. Et apparemment, il suffit de modifier les pages (comme je viens de le faire) pour rétablir ce paramètre. Vous devriez pouvoir valider à présent (mais pas moi, car c'est à moi qu'est désormais attribuée la correction). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 septembre 2026 à 07:35 (UTC)
::::{{fait}} OK, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 7 septembre 2026 à 08:44 (UTC)
== La suppression de ma page d’accueil est demandée. ==
La suppression de ma page d’accueil est demandée. J’ai déplacé tous les liens vers la sous-page « Contributions ».
Cette procédure remplace ma page d’accueil par une seule page d’accueil universelle : https://meta.wikimedia.org/wiki/User:Ineuw
qui contient déjà un lien vers « Contributions ».
Merci. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 8 septembre 2026 à 04:06 (UTC)
:{{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 8 septembre 2026 à 09:13 (UTC)
== Affichage de tableau ==
Bonjour,
J'ai fait plusieurs pages qui affichent du texte en tableau, mais le rendu est vraiment mauvais je ne sais pas où est le problème. un exemple est cette [[Origène. — Lexique des Noms hébreux|page]] et d'autres pages de ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|livre]].
Merci, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 8 septembre 2026 à 11:45 (UTC)
:Dans la transclusion, des cellules débordent sur une troisième colonne. En vis-à-vis de ces débordements, on voit les pages fautives. Vous devez corriger le début de la page 188. Idem page 192. Il y a d'autres à pages à corriger. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 septembre 2026 à 17:47 (UTC)
::Je ne vois rien! J'ai besoin d'un exemple quand je compare les pages pages transclusent elles ont la même tête. De plus je me demande si le tableau ne pourrait pas s'afficher sur toute la page, ça serait plus lisible. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:23 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : page 187, il manque un il y a <code><nowiki><noinclude></nowiki></code> au lieu de <code><nowiki></noinclude></nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 9 septembre 2026 à 07:40 (UTC)
::::Ah oui je commence à comprendre comment ça fonctionne! Zut j'ai fait des erreurs sur toutes les pages presque... Et pour augmenter l'affichage de la largeur du tableau on fait comment? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:51 (UTC)
:::::Selon mes observations de l'ouvrage de Jérôme de Stridon, les pages qui contiennent les tableaux ont une largeur de 100% par défaut. Si vous élargissez au delà, vous risquez d'avoir des problèmes lorsque vous ferez une transcription (voyez par exemple [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Gibbon_-_Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l%27Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_3.djvu/484 cette page] : l'effort de transcription a été plus grand que d'habitude) ou de transclusion (je n'ai pas d'exemple en tête, mais j'ai déjà vu des débordements intempestifs). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 11 septembre 2026 à 14:24 (UTC)
::::::Bonjour,
::::::Je fais le coucou dans cette discussion, pour signaler un autre problème d'affichage des tableaux. Je viens de constater une anomalie dans l'affichage des tableaux quand on utilise l'option "couleur_fond=".
::::::Voilà ce que cela donne :
::::::{{table|titre=test sans couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=#ccc|titre=test couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=transparent|titre=test couleur de fond transparent (??)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=inherit|titre=test couleur de fond inherit (??)|page=1}} [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 14 septembre 2026 à 08:34 (UTC)
== Wsexport en panne ? ==
Deuxième jour sans pouvoir télécharger un livre numérique. Hier attente indéfinie, aujourd'hui ''Wikimedia cloud services: Error. This web service cannot be reached. Please contact a maintainer of this project.'' L'e-book Wikisource est pourtant un service essentiel, il suiffit de voir le nombre de produits Amazon Kindle que des artisans en ont tiré. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 10:10 (UTC)
:@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Un ticket Phabricator a été soumis ? Si ce n'a pas été fait, je suggère de le faire, pour activer la résolution du problème. [[Spécial:Contributions/~2026-48790-66|~2026-48790-66]] ([[Discussion utilisateur:~2026-48790-66|discussion]]) 9 septembre 2026 à 12:26 (UTC)
::Dans ma naïveté, je croyais que le téléchargement faisait partie des services surveillés, avec réaction dès qu'il est défaillant. Apparemment ce n'est pas le cas. Je vais regarder où on se connecte à Phabricator. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 12:31 (UTC)
:::Oui, moi aussi j'essaie d'exporter depuis plusieurs jours sans succès... en plus, je souhaiterais obtenir un format "pdf" dont l'export est en panne depuis plusieurs semaines (alors que l'export en "epub" fonctionnait encore il y a deux jours)... D'ailleurs, question subsidiaire : ''quelqu'un saurait-il me donner les paramètres qu'il faut demander dans Calibre, pour convertir un "epub" en "pdf" et en obtenant la même présentation qu'avec l'export WSexport en "pdf" ?'' (mêmes marges, même taille de caractère et même mise en page), car il y a plusieurs options de format à choisir dans Calibre, et que je n'arrive pas à obtenir un "pdf" équivalent... merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], pour obtenir un pdf de format a5, les paramètres à utiliser sont les suivants :
:::::*--page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio. Tu peux procéder à partir de l’applications ou utiliser un fichier .bat sur lequel tu pourrais glisser un epub et il te retournerait un pdf. Ebook-convert.exe fait le travail en criant ciseau. Il y a définitivement un problème avec la version de Calibre opérée sous Debian.
:::::*pour la taille des caractères il faut laisser le paramètre par défaut et les valeurs de wikisource seront toutes altérées comme c’est le cas avec ws-export. En cochant la case Désactiver le redimensionnement de la taille de police, tu obtiendras exactement ce qu’on retrouve dans wikisource.
::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 septembre 2026 à 21:04 (UTC)
:::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : Tu saurais me donner un exemple de contenu pour créer un fichier ".bat" qui appelerait Calibre en citant un fichier "epub" et qui retournait un fichier "pdf" ? ça me rendrait un grand service pour les jours ou l'export "epub" fonctionne avec WsExport et pas l’export en "pdf"... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 21:12 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Voici un exemple tel que demandé :
::::::*Créer epub2pdf-a5.bat contenant :
:::::::set fullpath=%1
:::::::rem check si epub
:::::::if "%~x1" neq ".epub" (
::::::: echo Veuillez glisser un fichier epub
::::::: pause
::::::: exit /b)
:::::::rem extraire le nom de fichier epub
:::::::for %%F in ("%fullpath%") do set "filename_no_ext=%%~dpnF"
:::::::rem convertir en pdf a5
:::::::"%ProgramFiles%\Calibre2\ebook-convert" "%fullpath%" "%filename_no_ext%.pdf" --page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio --embed-font-family "Liberation Serif" --pdf-serif-family "Liberation Serif" --pdf-standard-font serif
:::::::rem appuyer sur une touche pour terminer
:::::::pause
::::::*Placer le fichier epub2pdf-a5.bat à un endroit facilement accessible sur le bureau par exemple ; à l’aide de la souris, glisser le fichier epub et le déposer sur ce fichier de commande.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 01:28 (UTC)
:::::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : je vais tester ça dès que possible !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 06:25 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'ai créé un fichier epub2pdf-a5.bat que j'ai mis sur mon bureau, mais j'ai deux problèmes :
::::::::- 1) le fichier est vu comme un fichier texte et je ne sais pas l'exécuter, si je clique dessus il s'ouvre en lecture avec le blocnote
::::::::- 2) de toutes façons, je n'arrive pas à mettre un fichier epub "sur" ce fichier sur mon bureau, il se met avant ou après mais pas dessus
::::::::Ceci étant dit, j'aimerais autant un exécutable qui se lance "tout seul" et qui demande un fichier en entrée, que l'on pourrait ensuite sélectionner.
::::::::merci pour ton aide. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 16:51 (UTC)
:::::::::... j'oubliais de dire : mon PC est sous Windows 11... c'est peut-être important à signaler !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 17:02 (UTC)
::::::::::Probablement en passant à windows 11 car il y a des signalements en ce sens. Ce serait important de corriger car tôt ou tard des installations ou mises à jour peuvent échouer. Je te suggère d’ouvrir l’invite de commande '''en mode administrateur''' et d’exécuter ces deux commandes :
:::::::::::assoc .bat=batfile et appuyer sur enter
:::::::::::ftype batfile="%1" %* et appuyer sur enter
::::::::::Ce sont deux commandes microsoft qui permettent de rétablir l’association native de .bat avec l’interpréteur de commande cmd.exe sans avoir à éditer la base de registres. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 23:47 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : J'ai ouvert le Terminal en mode administrateur (c'est bien ça que tu appelle "invite de commande" ?) et tapé la commande, mais ça ne marche pas. J'ai eu comme message : ''"assoc : Le terme «assoc» n'est pas reconnu comme nom d'applet de commande, fonction, fichier de script ou programme exécutable. Vérifiez l'orthographe du nom, ou si un chemin d'accès existe, vérifiez que le chemin d'accès est correct et réessayez."'' !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ... Ah finalement j'ai bien réussi à ouvrir une "invite de commande", mais là il me dit : "''Accès refusé. Une erreur s’est produite lors du traitement de : .bat.''" :-( [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:00 (UTC)
:::::::::::::C’est la réponse qu’on reçoit lorsqu’on n’est pas en mode administrateur. Tu dois voir dans l’en-tête de la fenêtre : Administrateur : Invite de commande et non uniquement Invite de commande. Clique sur démarrer, tape cmd et clique sur Exécuter en tant qu’administrateur. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:16 (UTC)
:::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] / 3e tentative (désolé pour le nombre de messages, mais je ne suis pas un pro de l'administration de PC) : cette fois-ci j'ai bien réussi à ouvrir l'invite de commande en mode administrateur et j'ai pu taper les deux commandes sans erreur... mais quand je double clique sur mon fichier .bat, il ouvre le Blocnote mais ne s'exécute pas ! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::::::::Si tu fais assoc .bat, tu obtiens quoi comme réponse ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:29 (UTC)
:::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'otient la réponse ".bat=batfile" mais rien d'autre ne se passe... quand je clique sur mon fichier .bat, il l'ouvre en mode édition avec le Blocnote. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:48 (UTC)
::::::::::::::::Il faut peut-être redémarrer pour ça prenne effet sinon renomme ton .bat en .cmd. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:25 (UTC)
:::::::::::::::::Dernier essai : si .cmd et .bat ouvre tous deux dans bloc note c’est que ton système ne reconnaît même plus batfile. Tu pourrais alors forcer l’utilisation de cmd.exe. Pour ce faire, utiliser la commande : ftype batfile="%SystemRoot%\System32\cmd.exe" /c "%1" %* [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:44 (UTC)
:::::::::::::Au lieu du double clic (gauche), il faudrait un clic droit et choisir "exécuter" ou peut-être "exécuter en tant qu'administrateur", si cela apparait dans le menu contextuel du clic droit. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 11 septembre 2026 à 16:37 (UTC)
::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ça marche !!! en fait mon fichier s'apellait epub2pdf-a5.bat.txt (mais je ne le voyais pas parce que l'extension du fichier était cachée !!!)
::::::::::::::un grand {{merci}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 17:13 (UTC)
== Problème avec le modèle "Disdascalie" ==
Bonjour,
Je constate que contrairement à ce que dit la doc, les options m=, mb=, mt=, lh= ne fonctionnent pas dans le modèle {{m|Didascalie}}. Je n'ai pas trouvé pourquoi. [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 11 septembre 2026 à 14:09 (UTC)
:Pourtant, dans la documentation, il y a des exemples pour chacun de ces paramètres sauf lh et le résultat s’affiche tel qu’attendu. J’ai vérifié lh=3 et la hauteur de ligne correspond aussi. Il faudrait un exemple où ça ne fonctionne pas pour pouvoir pousser plus loin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 14:43 (UTC)
::Bonjour,
::J'ai testé sur cette page par exemple : [[Page:Icres - Les Bouchers, 1888.djvu/8]]
::(j'ai fait toutes les combinaisons, et en retirant "sm|n")
::lh fonctionne à partir de 3, mais pas en dessous ! et m, mb, mh n'ont aucun effet (quelle que soit la valeur et l'unité). [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 10:43 (UTC)
:::C’est qu’avec {{m|Didascalie}}, on a voulu regrouper dans un seul modèle deux modes de représentation : soit le mode bloc (similaire à {{m|c}}, {{m|d}}...), soit le mode inline (similaire à {{m|sc}}, {{m|t}}...). C’est le paramètre 2 qui détermine le mode de représentation. S’il n’est pas égal à c, d, g <s>ou absent</s>, c’est qu’on veut construire un objet inline imbriqué dans un span donc qui ne réagira pas certaines propriétés css dont les marges verticales. Personnellement j’aurais construits deux modèles différents mais j’imagine que ceux qui l’utilisent fréquemment se sont adaptés. Je vois que vous venez d’ajouter g comme paramètre 2 et les paramètres m et lh sont bel et bien appliqués. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:27 (UTC)
::'''Explication trouvée''' : le problème est que si on ne précise pas g ou d dans la disdascalie, on utilise span au lieu de div, d'où l'inutilité des options ! [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 13:51 (UTC)
:::Mais oui vous m’avez devancé. Je n’avais pas mis à jour la page du scriptorium. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
== Expression "donner place sage" ==
Bonjour,
Dans [[Page:Boulain - La Fontenelle, Vie du partisan ligueur, 1895.djvu/129]], l'auteur écrit "La tour était facile à défendre, un simple escalier en spirale y conduit et se voit encore… il ne peut donner place sage qu’à une personne…".
Or je n'ai retrouvé cette expression nulle part, et je me demande s'il ne s'agit pas d'une mauvaise transcription de "donner passage".
Un(e) habitué(e) des écrits de la fin XIXe siècle a-t-il(elle) déjà rencontré cette expression ?
Merci. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 12 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
:Parmi toutes les pages transcrites de Wikisource, il n'y a que cette page qui contient ce passage. Pour ma part, le mot « sage » est de trop, mais « <s>place sage</s>passage » est valable également. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 septembre 2026 à 12:47 (UTC)
:ah, effectivement, c'est original comme formule... si c'était dans la bouche d'un plaisantin, je me dirais que ça peut être un jeu de mot... mais là, ça ressemble plutôt à une mauvaise transcription. [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 septembre 2026 à 13:37 (UTC)
::Original en effet et merci à @[[Utilisateur:Nad.roz|Nad.roz]] de nous faire connaître cette page de la vie mouvementée du partisan ligueur : texte écrit en 1895 mais en employant souvent des tournures de phrases qui s’apparentent davantage au siècle où les événements se sont produits. Ce n’est pas le seul endroit dans ce livre où il faut cesser de lire pour procéder au décodage. Alors si « donner place sage qu’à une personne » était la façon d’exprimer en 1597, lors du saccage de Pont-Croix, que la sagesse exigeait qu’on montasse un à la fois par l’escalier menant à la tour. Nous n’en savons rien alors pourquoi priver les lecteurs éventuels de ce que d’autres pourraient considérer comme une perle ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 21:05 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]].
:::Dans le doute, je vais suivre l'avis de @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] qui travaille également sur le texte et laisser l'expression. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 13 septembre 2026 à 05:41 (UTC)
::::Je pense en effet qu'il est préférable de laisser l'expression telle qu'elle, dans la mesure ou l'on ne détecte pas une ''erreur évidente''. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 13 septembre 2026 à 09:17 (UTC)
:::::Bonjour. Celles et ceux d'entre vous qui ont visité le [https://www.guedelon.fr/ château de Guédelon] (reconstitution moderne d'un château médiéval avec les méthodes et outils d’époque). Les artisans ont d'ailleurs participé grâce à leur expertise unique à la reconstruction de certaines parties de Notre-Dame de Paris. Ceux qui y sont allés auront probablement emprunté un petit escalier permettant d'atteindre les remparts depuis l'extérieur du château. Cet escalier très étroit ne laisse la place qu’à une personne à la fois (env. 30 cm. de largeur). La hauteur des marches et la courbure de l'escalier sont telles que l'on ne peut monter armé, ni épées ni lances. Ces constatations me conduisent à pencher plutôt pour une coquille. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2026 à 08:20 (UTC)
== Page manquante dans le tome 2 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Je viens de me rendre compte de l’absence de deux pages dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|le tome 2 de Jérôme de Stridon]]. Il s'agit des pages 194 et [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/195|195]] (du coup .
Je ne sais pas s'il existe un meilleur djvu, j'avoue ne pas avoir cherché.
Merci de votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 10:23 (UTC)
:Pour éviter ce genre de mésaventure (ou en limiter les conséquences), il vaut mieux vérifier rapidement les pages lors de l'import du fac-similé sur Commons, ou au moins de soigner la liste des pages (<code><nowiki><pagelist, etc></nowiki></code>) sur Wikisource, ce qui permet de détecter les problèmes avant de commencer à corriger les pages. En effet, une réparation du fac-similé a posteriori entrainera un décalage de 2 pages pour celles qui ontt déjà été corrigées après les pages 194 et 195. Il manque aussi 30 pages dans le [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 9, 1881.djvu|tome 9]] (toutefois il semble s'agir d'un texte en latin, donc ce n’est pas forcément un problème). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 septembre 2026 à 12:30 (UTC)
::Je m'occupe du fac-similé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 12:48 (UTC)
:::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 13:14 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; c'est fait mais de mon côté je n'arrive pas à rafraîchir l'image des pages 194-196. En revanche je n'ai pas la possibilité de déplacer les pages sans redirection. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 13:31 (UTC)
:::::Où as-tu trouver le bon fac-similé? J'ai cherché partout! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
:::::Quelqu'un qui s'y connaît pourrait nous aider à remettre le nouveau fac-similé à la place de l'ancien? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:08 (UTC)
::::::Ah oui : dans [https://www.google.fr/books/edition/_/mDQo4s7vdg0C?hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwie0ebw5fCWAxVQTqQEHXSUGSAQre8FegQIBBAt Google livres]. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
:::::::Purée j'ai été là!! Mais j'avais pas trouvé le même, seulement sans les pages... Bizarre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 15:23 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::Pardon d'insister, mais je ne comprends pas malgré l'upload du nouveau fichier, je ne vois pas les nouvelles pages sur le Jerome_-_Œuvres_complètes,_trad._Bareille,_tome_2,_1878.djvu. Pourtant si je le télécharge je les vois bien.
:::::Idem pour [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|l'index]]. je suis prêt, s'il le faut déplacer manuellement toutes les pages, mais faudrait-il qu'il s'affiche correctement. Sur l'index ce qui plus drôle c'est que la tdm est bien à la page 641, mais quand on vas sur l'ancienne page de tdm actuellement la page 639, on voit le fac-similé de la page 641. Je n'ose pas la déplacer à la bonne page.
:::::Merci encore pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 06:52 (UTC)
::::::En effet. J'ai l'impression qu'il y a une politique de cache de plus en plus agressive sur Wikisource. Mieux vaut attendre un ou deux jours avant de faire quoi que ce soit sur cet ouvrage, cela va peut-être s'arranger tout seul. Il m'arrive aussi de temps en temps d'avoir l'image d'une page différente de celle que je consulte en cliquant sur « Modifier » (mais ce n'est peut-être pas lié). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 07:54 (UTC)
:::::::Bonjour, je n'arrive pas non plus à éliminer cette anomalie. Toutes les purges de cache n'y ont rien fait. Chaque page est stockée en cache de commons en plusieurs fichiers de tailles prédéterminées (par ex. 330, 500, 960, 1280 pixels). Pour ce djvu, la taille 960px ne veut pas se mettre à jour. Comparer les vignettes [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-500px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 500px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-960px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 960px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-1280px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 1280px] de la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/477|page 476]] (djvu477). Seul celle dont on a besoin ne veut pas être à jour ! Quelqu'un connaîtrait-il une idée pour forcer cette ✮⚡💣💥! de mise à jour ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 08:03 (UTC)
::::::::Merci à vous!
::::::::Je vais patienter... Je travaille sur le tome 1 en attendant et je vérifie qu'il ne manque pas de page avant ;)
::::::::Si jamais on trouve une solution, prévenez-moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 09:01 (UTC)
::::::::{{phabricator|T438134}}
::::::::C'est tout de même bizarre, donc j'ai créé un rapport de bug sur Phabricator. Même si j'imagine qu'on va me répondre que c'est un problème de cache serveur qui va se résoudre tout seul. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 09:44 (UTC)
:::::::::Sur Edge, en appuyant à plusieurs reprises sur CTRL+F5 sur la page de la vignette, la page a fini par se mettre à jour puis il a fallu nettoyer le cache sur mon poste. Je ne sais pas si cela a coïncidé avec une autre opération mais je vois bien les page 194 et 195. Voir aussi [[c:Help:Purge]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
::::::::::Oui, c'était mon cas aussi tout à l'heure sur Firefox, et puis la mauvaise version est revenue. Mais hors connexion le problème semble avoir disparu. Je pense que le problème sur le serveur (qui était réel) a disparu, mais il peut rester quelques problèmes sur le cache du navigateur local, qu'un <code>Ctrl-Shift-R</code> ou équivalent peut résoudre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:46 (UTC)
:::::::::::Pour moi aussi il suffit maintenant du rafraîchissement du cache du navigateur. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 15:21 (UTC)
::::::::::::Oui c'est aussi ok, j'ai déjà tout déplacé. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 18 septembre 2026 à 17:38 (UTC)
:Rebonjour,
:Je viens de découvrir une nouvelle page problématique. Heureusement elle n'est pas manquante, elle est juste toute noire! C'est cette [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 1, 1877.djvu/184|page]] [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
:::En effet, la page est noire dans le DjVu. Au moins cela ne fera pas de décalage si on la remplace… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::La page est remplacée, le rafraîchissement résiste encore un peu. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 16:23 (UTC)
:::::Ok merci, comme pour l'autre livre toujours noire. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
::::::J'ai purgé la page sur Commons et cela semble fonctionner désormais (à condition de vider le cache local du navigateur, par exemple en chargeant la page avec <code>Ctrl-Shift-R</code>). J'ai purgé la page 184 sur Commons (c'est-à-dire [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File%3AJerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_1%2C_1877.djvu&page=184 ici]). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::Jai réussi à afficher le fichier correctement mais pas encore l'index. On est bon pour le tome 1, les corrections sont faites malgré la page noires. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::Je pense qu'il était pertinent de faire un rapport de bug. Toujours rien chez moi pour le tome 2. Le tome 1 le fichier c'est bon mais toujours pas l'index! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 17 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
== Échange d'idées avec WS en anglais ==
Bonjour, Comme je travaille principalement en ce moment sur Wikisource en anglais, je découvre des fonctionnalités qu'il serait utile de partager ou de copier.
# Il existe un gadget ''Vidage automatique des pages « Sans texte » : les zones de texte d’en-tête, de corps et de pied de page sont automatiquement vidées lorsque vous sélectionnez l’option « Sans texte ». Si vous changez d’avis et sélectionnez un autre statut, le texte initial sera restauré.'' qu'il serait utile de copier.
# WS en anglais n'utilise pour l'instant pas les sous-titres, et je voudrais copier cette fonctionnalité qui existe ici (exemple : [[Livre:Temps, espace, matière, leçons sur la théorie de la relativité générale, par Hermann Weyl, 1922.pdf]]).
[[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 16 septembre 2026 à 17:35 (UTC)
:Gadget intéressant pour les pages « Sans texte », que l'on pourra activer dans nos préférences si j'ai raison.
:Pour les sous-titres, c'est à la communauté de la Wikisource en anglais qu'il faut demander. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 17 septembre 2026 à 14:15 (UTC)
::{{notif|Yann}} je vois bien un champ ''Subtitle'' dans les [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Index:Cobweb_Castle_-_Fletcher_(1928).djvu&action=edit formulaires d'édition] et un sous-titre apparaît, par exemple, sur [[:en:Index:David-Neel - My Journey to Lhasa.pdf]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 17 septembre 2026 à 15:28 (UTC)
:::{{ping|Seudo}} Oui, mais il n'apparait pas dans les pages. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 septembre 2026 à 19:25 (UTC)
::::Que faut-il faire pour que les sous-titres apparaissent dans les pages de l'espace principal ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:29 (UTC)
:::::Ah, dans les transclusions ? Je ne comprenais pas, parce que l'exemple donné ci-dessus n'a pas de transclusion...
:::::Sur en.wikisource, on peut voir dans chaque transclusion que le modèle [[:en:Template:Header|Header]] est appelé. Ce modèle est protégé, donc il faudrait faire la demande sur sa page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 22 septembre 2026 à 19:15 (UTC)
::::::{{ping|Seudo}} Je suis admin sur WS en anglais, donc je peux faire les modifs, mais je voudrais que le sous-titre s'affiche quand on utilise <code><nowiki><pages index="..." header=1 /></nowiki></code>. C'est ça que je n'ai pas trouvé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 septembre 2026 à 15:02 (UTC)
:::::::Il faut trouver quelqu'un qui ait les droits d'admin ET qui connaisse Lua. Je pense qu'il y a quelques lignes à rajouter dans la fonction <code>header_title</code> du fichier [[:en:Module:Header]], mais c'est impossible d'en être sûr sans faire de tests. De toute manière il faut en parler là-bas avec les autres contributeurs de en.wikisource pour vérifier qu'ils sont d'accord avec une telle modification, puisque ça peut impacter un grand nombre de pages. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 23 septembre 2026 à 21:34 (UTC)
:3. WS en anglais utilise un espace de nommage séparé pour les traductions faites par des contributeurs, ce qui me semble une bonne idée. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 septembre 2026 à 14:11 (UTC)
::* Très bien, le gadget pour les pages sans texte
::* Bonne idée, un espace séparé ; parfois, ce n'est pas très clair, en effet
::[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 septembre 2026 à 16:11 (UTC)
::Je ne sais pas comment copier le gadget. Pour un nouvel espace de nommage, il faut un consensus de la communauté, puis un rapport de bug aux développeurs. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:28 (UTC)
== Notes sur un texte bilingue ==
Dans l'Art Poétique d'Horace, [[Art poétique (Horace, Batteux)|traduction de Charles Batteux]], texte latin sur la page de gauche (paire) et traduction sur la page de droite (impaire), il y a des notes de bas de page en français, qui commencent en bas de la page de gauche et continuent selon le besoin en bas de la page de droite, et sont appelées depuis le texte latin. Ces notes n'avaient pas été reprises; or elles sont d'un grand intérêt, et la plupart ne commentent pas spécialement le texte latin. J'ai cru comprendre que ne pas incorporer les pages en langue étrangère dans l'ouvrage en français est un dogme. J'ai fait un essai sur les premières pages, en recopiant tout simplement la note de la page de gauche sur la page de droite, la source étant donc invisible. Le cas se présente sûrement ailleurs, et je suppose qu'il y a une solution orthodoxe. Donnez-moi un exemple à suivre. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 16 septembre 2026 à 20:32 (UTC)
:Excellente solution à mon avis. Le seul dogme est de faire des textes fidèles à l'original, modulo les différences matérielles entre une édition papier et une édition électronique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 21:24 (UTC)
::@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Tout à fait d’accord avec @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ! Le jour où on formalisera cette orthodoxie wikisourcienne, il faudra citer une de vos pages en exemple {{sourire}}. Comme l’Art poétique d’Horace comprend la version originale latine, j’ai créé [https://la.wikisource.org/wiki/Liber:Batteux_-_Les_quatre_po%C3%ABtiques_d%E2%80%99Aristote,_d%E2%80%99Horace,_de_Vida,_de_Despr%C3%A9aux,_tome_1,_1771.djvu Liber:Batteux - Les quatre poëtiques d’Aristote, d’Horace, de Vida, de Despréaux, tome 1, 1771.djvu] et y ai inséré la transclusion de vos pages. Voir les pages sans texte. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 01:48 (UTC)
:::Si j'ai bien compris, il faudra que je continue le travail de recopie vers le domaine latin. Pour l'instant, je vais au bout sur le domaine français. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 10:05 (UTC)
::::Pas recopier mais plutôt transclure. Il suffit de placer <nowiki>{{iwpage|fr}}</nowiki> au haut de toutes les pages que vous avez déjà transcrites sur ws.fr et pour le latin on peut faire l’inverse ce qui nous permet de produire une version dans les deux langues dans l’espace principal. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 15:34 (UTC)
:::::Le temps de comprendre iwpage, je fais. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 19:23 (UTC)
::::::Voici un exemple de ce qu’on peut obtenir une fois terminé : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/II]] [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 septembre 2026 à 01:12 (UTC)
== Livre sur Gallica pas dans le domaine public ? ==
Bonjour,
Je suis intéressé par le livre de [[Auteur:André Héléna|André Héléna]], "Les Salauds ont la vie dure" qui est sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11864567.r=Les%20Salauds%20ont%20la%20vie%20dure ici].
Comme j'ai trouvé ce livre complet sur Gallica, je pensais qu'il était dans le domaine public, et j'ai donc créé la page auteur sans me poser de questions... et puis j'ai vu que cet auteur est décédé en 1972 (donc pas libre de droit)... je m'apprêtais à mettre le livre sur Commons, mais au moment de me poser la question de la "Permission", je me suis rendu compte que le livre était paru en 1953... Ce qui veux dire qu'il n'est pas non plus dans le domaine public aux Etats-Unis...
Je suppose donc que je ne peux pas mettre ce livre sur Commons... ni sur Wikisource ?
Mais alors, comment se fait-il qu'il soit accessible sur Gallica ???
merci de vos retour... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] C'est une erreur de Gallica, pour les autres ouvrages numérisés d'André Héléna, seul un extrait est accessible. Cette possibilité d'accès à des livres non domaine public arrive parfois sur Gallica. Quelle que soit la source du fac-similé, il faut toujours vérifier la question des droits avant import, non seulement pour l'auteur lui-même mais également pour les traducteurs, les illustrateurs et les préfaciers (lorsqu'il y en a), ce qui n'est pas toujours simple. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 septembre 2026 à 04:49 (UTC)
::Oui, merci @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]... du coup j'abandonne mon projet de retranscrire ce livre... c'est pas grave car j'ai bien d'autres sujets en cours ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 07:05 (UTC)
== [[:Catégorie:Poètes maudits]] ==
Bonjour,
Je crois que cette catégorie vise à regrouper [[:w:fr:Les Poètes maudits|''Les Poètes maudits'' de Paul Verlaine]] ou les [[:w:fr:Poète maudit|poètes maudits]] selon une définition plus moderne. J'ai un doute sur la pertinence de la catégorie, parce que j'ignore les critères utilisés pour la catégorisation. Votre avis ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:27 (UTC)
== Ajouter le champ collection dans les index ? ==
Bonjour,
Dans [[Livre:Haussonville - Lacordaire, 1895.djvu]], quelqu'un a inscrit le passage « Les Grands Écrivains français », une collection de la Librairie Hachette, dans le champ de la maison d'édition. Devrait-on avoir un champ distinct pour indiquer la collection ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:54 (UTC)
:Bonjour,
:Offrir cette possibilité serait sans doute utile, mais la parenthèse dans le champ "maison d'édition" ne me choque pas non plus. Sinon on peut toujours créer des catégories pour les collections les plus représentées sur WS. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:28 (UTC)
== Bandeau modernisation ==
Bonjour à tous, alors que je transcluais la [[Grammaire de Port-Royal]], je me demandai s'il ne serait pas judicieux de mettre en place un « bandeau d'avertissement » pour avertir les utilisateurs novices de l'existence / des effets du modèle {{m|modernisation}} car j'imagine que tout le monde ne connais pas l'existence de ce modèle dès sa première visite de WS (j'ai moi-même découvert ce modèle en travaillant sur un ouvrage de la Renaissance, pas en naviguant sur une page qui avait installé ce modèle !)
J'avais imaginé un bandeau avec {{m|ambox}} pour l'instant, sous cette forme :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
En cas de mise en place de cette idée, j'imagine qu'il serait plus facile de l'intégrer directement au modèle de {{m|modernisation}} pour éviter d'avoir à le rajouter manuellement à chaque page existante comprenant le modèle et pour éviter à l'avenir que des wikisourciens n'utilisent un modèle sans l'autre. Toutefois, je ne sais comment faire en sorte que le bandeau soit forcément afficher en haut de la page, dans le cas où le modèle serait ajouté en dessous de la balise ''header'', affichant donc le bandeau ''après'' le texte...
Je lance donc cette idée (ici pas en page de discussion du modèle modernisation, pour éviter que personne n'y participe), à vous de me partager vos opinions ! – [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 septembre 2026 à 16:30 (UTC)
:Il est possible de faire apparaître le bandeau en haut d'une page avec du CSS, mais je ne suggère rien faute d'expérience. [[user:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] connaît probablement une solution qui fonctionne dans Wikisource.
:Sinon, {{m|modernisation}} et le futur modèle peuvent être inscrits séparément dans la même page, chacun contenant une phrase indiquant d'insérer l'autre modèle. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 18:38 (UTC)
:@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] : personnellement je trouve que c'est une bonne idée et je suis '''''pour''''' :-) [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 18:40 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Peut-être serait-il utile d'indiquer dans le bandeau d'avertissement que (sauf erreur de ma part) la modernisation ne fonctionne que sur la lecture en ligne. L'outil d'export ne permet pas de sélectionner la version à exporter et c'est donc toujours la version originale qui est exportée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 05:53 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] C'est juste ! quelque chose comme :
:::{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' La modernisation ne sera pas exportée vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
:::{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
:::– [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 06:23 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] Oui ! je serai toutefois plus précis comme : '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
::::C’est d'ailleurs la première raison pour laquelle j'ai arrêté de moderniser les ouvrages que je transcris.[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 10:06 (UTC)
:Bonjour,
:Pardonnez-moi, mais je ne pense pas qu'afficher un bandeau aussi massif sur les milliers de pages utilisant le modèle (y compris les sous-pages, donc chaque chapitre, fable de La Fontaine ou lettre de Mme de Sévigné) soit une bonne idée. Par ailleurs, en tout cas sur l'apparence que j'utilise (Vector 2010), l'emplacement des boutons en question est différent (plutôt en haut à gauche après source et discussion), ce qui rend l'instruction donnée contre-productive. Je ne pourrais soutenir la proposition que si elle est limitée aux pages racines de l'ouvrage concerné, aux lecteurs/lectrices non connecté(e)s, ou avec possibilité pour celles et ceux qui le sont de désactiver le bandeau une fois pour toutes, vu qu'il n'aurait vraiment d'utilité qu'à la première rencontre d'un texte avec modernisation offerte. Tout cela me paraît malheureusement délicat techniquement. En l'état je suis donc {{contre}} [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:24 (UTC)
::Je suis d'accord avec ces points de critique, @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : étant donné que je n'ai malheureusement pas les connaissances permettant de déterminer la faisabilité d'un pareil bandeau, j'espère trouver ici des utilisateurs plus expérimentés ayant des pistes d'améliorations pour une mise en oeuvre moins "encombrante" {{;-)}}. Pour Vector 2010, j'utilise personnellement également cette apparence-ci mais j'imagine que les utilisateurs occasionnels seront principalement sur la nouvelle apparence ! (j'imagine impossible de personnaliser le message aux différentes apparences de WS) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 13:50 (UTC)
:::::Je partage l’avis de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et considère la présence d’un bandeau dans l’espace principal un peu trop envahissante. Je crains qu’ainsi on ouvre une porte et que d’autres situations se présentent. De toute façon, techniquement on ne peut insérer un bandeau en utilisant un modèle à moins de le positionner à l’endroit où ce modèle est situé. À la limite, le modèle pourrait préciser lorsque le bandeau est requis mais il devra passer la main au Gadget écrit en javascript. Cela implique l’intervention d’admin d’interface. N.-B. : Susuman77 a fait ressortir un problème avec Vector 2022. Ceux qui utilisent cet habillage ne peuvent pas discerner la présence d’une modernisation à moins de faire afficher la barre latérale et, même là, ''Montrer les altérations'' semble absent. Il faudrait que ce soit corrigé sinon plusieurs ne verront jamais qu’un texte a été modernisé. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 14:31 (UTC)
::::::Pour moi, les options apparaissent bien dans la barre latérale droite avec Vector 2022, y compris ''Montrer les altérations'' si on a d'abord sélectionné ''Orthographe modernisée''. Le comportement me semble donc être le même pour Vector et Vector 2022. Certes, les commandes sont très difficiles à trouver avec Vector 2022, mais je crois que l'objectif de ce thème est bien de cacher tout ce qui peut être utile... La solution à ce problème (ou ce choix) de design n'est évidemment pas de rajouter des bandeaux. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 20 septembre 2026 à 14:51 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] J'ai répondu sur l'aspect technique, pour le fonds, je partage d'autant plus les critiques des autres contributeurs sur un bandeau potentiellement envahissant que, de mon point de vue, l'intérêt de la modernisation est largement obéré par l'absence de possibilité d'export. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 15:04 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] c'est vrai que c'est le gros problème, même si j'ai jamais vraiment compris la raison pour laquelle les modernisations ne pouvaient pas être exportées... — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 16:03 (UTC)
:::::::::Je pense que ce n'est pas possible parce que la modernisation se fait en Javascript, c'est-à-dire sur le poste du lecteur (elle disparaît si on ferme la fenêtre). L'export est réalisé par le serveur à partir du texte enregistré dans la base de données de Wikisource, donc le texte non modernisé. Il faudrait implémenter la modernisation sur le serveur lui-même. (Ou alors hacker le système en créant une page temporaire contenant la version modernisée, le temps de faire l'export...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 13:57 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui, je me souviens maintenant ! C’est toi qui avais corrigé la barre d’outils après avoir obtenu, j’imagine, les autorisations du Saint Esprit. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 15:59 (UTC)
== Aide pour produire un djvu de qualité ==
Bonjour,
J'ai scanné une vie de Charles Boromé de 1910, je voudrais la mettre sur ws. J'ai fait la bêtise de scanner en niveau de gris. Le texte n'est pas si mauvais. J'arrive à mettre mon pdf en ordre, puis à en faire l'ocr. Mais dans toutes ces "manip" en ligne de commande le fichier devient plus gros et la conversion en djvu (depuis le pdf) perd le texte océrisé, la commande est la suivante:
ocrmypdf --deskew --optimize 2 -l fra livre-propre.pdf livre_ocr_dresse.pdf
Mais mon fichier d'abord de moins d'un giga passe à 17 quand je veux rendre le fond blanc et pas gris (avec pdftoppm -tiff -r 300 _travail/livre_complet2.pdf _travail/images/page puis convert, imagemagik), puis à plus de 60 méga une fois la roc finie...
Si quelqu'un à une méthode fiable sous linux je suis preneur.
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]]. Je retravaille les scans avec ScanTailor advanced. Cela produit des fichiers .tif d'une résolution choisie. Tu peux choisir d'exporter en couleurs/niveau de gris ou noir et blanc et tu choisis également la résolution d'export.
:*Sous ScanTailor, si je fais un fichier en couleur je choisis une résolution d'export de 150 ou 200 dpi, je postérize à 255, je décoche ''normalize'' et ''force b&w''. En noir et blanc, je choisis une résolution d'export de 300dpi, je coche toutes les options, j'utilise la méthode Otsu à 0 (à modifier en fonction du contraste).
:*Sous linux une fois les images retravaillés avec Scantailor, je transforme les images .tif en .pdf avec <code>img2pdf *.tif -o MonFichier.pdf</code> puis je fais l'OCR avec <code>ocrmypdf -j0 -l fra MonFichier.pdf MonFichierOCR.pdf</code> enfin je transforme mon .pdf avec <code>pdf2djvu -o MonFichierOCR.djvu -j0 --fg-colors=black --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines MonFichierOCR.pdf</code> Le dpi est à ajuster en fonction du choix de départ. En noir et blanc tout cela produit des fichiers de très petite taille, et en couleur de taille raisonnable (mais cela dépends du nombre de page de départ).
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 13:00 (UTC)
::Merci je vais essayer ça. Question annexe j'aurais du mieux scanner en noir et blanc plutôt qu'en niveau de gris? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 13:30 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Pas forcément, cela dépend de la qualité du livre, s'il est récent et sans taches, c'est très bien en noir et blanc, s'il y a des taches il vaut quelquefois mieux préserver la couleur ou le niveau de gris. L’algorithme otsu de scantailor est très performant pour convertir en noir et blanc en minimisant les pétouilles lorsque la source est à peu près correcte. Au final c'est une suite de compromis qualité/poids donc il est difficile de donner une solution générale. Je procède souvent au cas par cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::Merci c'est génial, il m'a fallut un peu de temps pour comprendre scantailor, mais j'y suis arrivé!! Je note la procédure. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:20 (UTC)
:::Et voilà c'est téléversé, mais comme d'habitude j'arrive pas à créer [[Livre:Saint Charles Borromée (1538-1584).djvu|l'index]] correctement, j'ai une erreur intervalle invalide, pourtant ça a l'air correct: <nowiki><pagelist 1to5="roman" 6to8=- 9=1 269to271="TdM" 272to276=-/></nowiki>! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Normalement il suffit :
::::*de purger le fichier sur Commons en utilisant successivement les deux boutons purge à droite dans les outils
::::*de purger le fichier index sur wikisource
::::Cela devrait marcher. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 18:25 (UTC)
:::::IL serait utile d'ajouter la purge à la page d'aide. Parce que chaque fois j'oublie ce simple petit détail. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:49 (UTC)
== Validations ==
Bonjour, je trouve que le contenu de {{m|Validations}} manque d'homogénéité : certains titres en romain, d'autre en italiques. Je pense qu'il faudrait appliquer une convention (pour ce qui est du fini de la chose.) • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 septembre 2026 à 08:02 (UTC)
:La règle est claire, un titre d'ouvrage doit être en italique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 09:18 (UTC)
== Ajouter l'auteur Charles Borromée à wikidata ==
Bonjour,
Je n'ai pas le droit d'ajouter Charles Borromée à [[d:Q216946|wikidata]], quelq'un pourrait m'aider à le faire car je souhaite créé sa page.
Merci pour votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:48 (UTC)
:Il faut d’abord créer la page Auteur et par après on peut la lier à Wikidata. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 12:29 (UTC)
::Ah ok! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:39 (UTC)
::Je ne sais pas si c'est la bonne page, mais celle que j'ai mis dans le lien est semi-vérouillée. Je ne peux pas ajouter l'auteur. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:43 (UTC)
:::Voir les modifs que j’ai apportées à la page [[Auteur:Charles_Borromée|Auteur]]. Quand on enregistre la page la première fois, ça va afficher un message d’erreur. Puis il faut aller sur la page de wikidata et au bas complètement à l’item Wikisource, ajouter un lien à Auteur: Charles Borromé en précisant fr dans la colonne de gauche ; et enfin purger la page Auteur de Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:21 (UTC)
::::Merci de l'avoir fait. Je répète juste que je n'ai pas accès à la page sur wikidata. Je ne suis pas autorisé à la modifié. Il y a un cadenas chez moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 15:26 (UTC)
:::::Le cadenas signifie que la page est semi-protégée, c'est-à-dire la modification est réservée à des utilisateurs ayant déjà une certaine expérience sur Wikidata. Ce n'est apparemment pas ton cas, donc tu peux utiliser le modèle [[:c:Template:Edit request|Template:Edit request]] pour faire une demande là-bas. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 22:11 (UTC)
== Modification du gadget "Erreurs communes" ==
Bonjour,
Je trouve que le gadget "erreurs communes" trouve certains mots en ''erreur'' qui ne devraient pas l'être ; comme par exemple : "Eh", "môme", "malin", et même "Ton" en début de phrase... serait-il possible de retirer ces mots courants des erreurs ?
J’utilise le modèle {{m|Nec}} pour éviter de voir ces mots en rose… mais ce serait quand même bien que ces mots ne ressortent pas "de base"…
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 12:33 (UTC)
:Il y en a d'autres des mots "innocents", là je pense à lune et à antre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
::Ces mots sont en erreurs communes du fait de la confusion potentielle de l’OCR : Eh/En ; môme/même ; Ton/l’on ; malin/matin. Ces confusions sont très fréquents, c'est pourquoi elles font parties des erreurs communes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 septembre 2026 à 14:22 (UTC)
::Salut, c'est plus compliqué que tu ne le penses, "môme" est souvent une erreur de "même", "malin" de "matin", "Eh" de "Et" si tu as le courage tu peux me donner le contexte certains dans lequel sont les mots "môme malin".
::Par exemple "môme que" me semble être toujours une erreur alors que "une|un môme" peux aussi étre "une|un même", l'erreur commune est là pour nous surligner un oublie classique.
::*" leur môme" semble toujours bon, 3 occ..
::*Ici le surlignage serait utile : [[Page:Lefrançais - Étude sur le mouvement communaliste à Paris, en 1871.djvu/464]] "souffrant des mômes maux"
::Tu peux faire une recherche <code>[https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2Fm%C3%B4me%2F&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns104=1 insource:/môme/]</code> dans les pages, tu verras mieux la problématique. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 14:23 (UTC)
:::Bonne réponse @[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ! Un exemple vaut mille mots ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:52 (UTC)
::::Bonjour ou re-bonjour à tous,
::::Je comprend bien que "môme" peut être une erreur à la place de "même" et que "malin" peut être une erreur à la place de "matin"... et en effet, il y a aussi "lune" qui apparaît systématiquement en erreur potentielle... malgré tout, il est assez dommage que ces mots restent en rose définitivement sur les pages, alors qu'il peuvent très bien ne pas constituer des erreurs... Bon, j'utilise maintenant systématiquement le modèle {{m|Nec}} pour éviter que les mots restent en rose dans la page... mais c'est quand même assez "lourd", et un contributeur "non initié" peut ne pas comprendre ce que signifie ce "Nec" appliqué à certains mots… Ne serait-il pas possible de refaire le gadget de façon à que les mots en "erreur potentielles" apparaissent au moment ou le contributeur tente d'enregistrer une page, mais qu'il y ait alors une possibilité de corriger ou de valider ces mots, de manière à ce qu'il n'apparaissent plus en rose après l'opération ??? (je me doute que c'est plus compliqué à réaliser, mais ce serait idéal à mon sens...). [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 15:42 (UTC)
:::::Une solution serait que le gadget erreurs communes ne soit plus activé par défaut. Ainsi les lecteurs ne voient plus les erreurs et seul un correcteur ayant activé le gadget voit. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 17:23 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] : pour moi celà ne résoudrait pas cette problématique... car les personnes qui n'ont pas activé le gadget ne le verraient jamais, alors que les "contributeurs avancés" continueraient à voir les mots en rose définitivement... alors qu'une "validation" par le correcteur montrerait qu'il y a eu une action concrète pour accepter le résultat... certes, le gadget à développer est certainement plus complexe, mais encore une fois je pense que ce serait la bonne réponse à cette problématique... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 17:32 (UTC)
:::::::Suite à mon message précédent, je suis en train de réfléchir à la question de manière différente : ''ne faudrait-il pas tout simplement désactiver le gadget sur les pages validées (voire corrigées)...'' en considérant que si le valideur (voire le correcteur) à sauvegardé la page avec ce statut, c'est qu'il a "de fait" accepté l'orthographe des mots que la page contient ? En effet, le gadget est utile pour aider le contributeur à repérer les potentielles erreurs lors de la transcription d'une page, mais après cette étape, il n'a "normalement" plus de raison d'être...!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:12 (UTC)
::::::::Cela me semble une bonne idée, le gadget sert seulement pour le correcteur pas pour le lecteur. On peux ainsi augmenter le nombre d'erreurs communes sans avoir l'effet négatif pour le lecteur.
::::::::MAIS comme tu as pu le voir, le mot môme pour même est présent dans les pages "jaunes", le gadget est utile pour un repérage.
::::::::Je désactiverai donc bien le gadget sur les pages validées. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 18:17 (UTC)
:::::::::Oui... en plus je suppose qu'il a dû y avoir de nombreuses pages transcrites et corrigées avant que le gadget existe... mais, en effet, c'est peut-être préférable de ne désactiver le gadget que sur les pages validées... sur lesquelles sont passés au moins deux contributeurs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:22 (UTC)
::::::::::Mais certaines pages ont pu être validées avant l'existence du gadget, et une page validée n'est pas nécessairement exempte d'erreurs. Il faut quand même se rappeler que ce gadget n'est vu que par les contributeurs connectés, et que son utilité contrebalance très largement le léger désagrément de voir des mots surlignés. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 20:53 (UTC)
::::::::::Précision : j’ai trouvé 8 pages validées comportant "mômes" pour "mêmes" ; je n’ai pas encore passé le singulier en revue. --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::::::Bonjour, le gadget erreurs communes peut-être discret sur certains mots lors de la correction, c'est pourquoi il peut rester des erreurs malgré sa présence (ponctuation erronée, mots de deux lettres). Le moyen d'y remédier est de regarder les ''erreurs possibles'' dans les chapitres tranclus ou dans le texte entier s'il a été créé. Je le fais systématiquement. Le fait de désactiver le gadget après la correction présente le risque de laisser passer des erreurs. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 septembre 2026 à 04:37 (UTC)
::::::::::::Bonjour à tous. Idem. Ce qui me satisferais le plus, ce serais juste une bascule dans l'espace principal pour afficher ou masquer à volonté ces ''erreurs possibles''. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 septembre 2026 à 07:11 (UTC)
:::::::::::::Bonjour, en réfléchissant, il me semble que que la coloration pourrait être supprimée des pages de l'espace principal après les passage en mode corrigé dans l'espace page. Mais cela à condition que l'on puisse voir dans le bandeau de gauche de l’espace principal les ''erreurs possibles'' malgré la suppression de la coloration. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 septembre 2026 à 15:11 (UTC)
== Note de bas de page ==
Je voulais savoir comment indiquer une note sur une [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/12|page]] dans l’espace Page: qui se retrouve reportée en bas de page sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|suivante]]. La même question se pose si cette note ce retrouve sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|précédente]]. J’ai cherché dans l’[[Aide:Notes]] et je n’est pas trouvé d’exemple. Par contre, la transclusion semble être correcte.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 21 septembre 2026 à 19:19 (UTC)
:ça me semble très bien comme cela, ce qui compte c'est le rendu final. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 20:42 (UTC)
::Super alors! je vais laisser les pages telles quelles. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 22 septembre 2026 à 01:17 (UTC)
== Accolades non exportées avec WSExport ==
Bonjour,
Je viens de constater que les accolades ne sont plus exportées avec WSExport... j'ai l'impression que c'est la même chose aux formats "epub" et "pdf".
Avez-vous constaté la même chose ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:06 (UTC)
:Désolé... j'ai rencontré un problème sur un export, mais il semble que maintenant ça "re-marche" !... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:10 (UTC)
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" />{{nr||{{sc|m. orlac père, spirite}}|35}}</noinclude>{{tiret2|s’oc|cupait}} plus que d’occultisme, avec {{M.|de Crochans}} !…
Bon {{M.|de Crochans}} ! Excellent « chevalier » ! Comme
il s’était donné du mal pour fléchir le père Orlac et tâcher
d’obtenir son consentement au mariage ! Mais rien n’avait
attendri le féroce original, et l’on s’était passé de lui avec
tristesse…
Quel homme que ce vieillard, ce veuf au nez crochu,
qui aurait pu être le grand-père de son fils !… Rosine
aperçoit sa tête d’épervier, au fond du miroir ténébreux.
Il s’y dresse tel qu’il s’est montré à elle, lorsqu’il voulut
bien les recevoir, après le premier prix. Ces lauriers l’ont
adouci. Pressé par {{M.|de Crochans}}, il a reconnu, de mauvaise
grâce, que Stéphen pouvait devenir « quelqu’un ».
Il n’a point nié que Rosine fût honnête. Mais il les a reçus
froidement, malgré tout. Et depuis lors, on ne le voit
que de temps à autre, quand on lui fait de ces visites glaciales
qui terrorisent sa bru plusieurs jours à l’avance…
Pourtant, Dieu sait que Stéphen est devenu « quelqu’un » !
Une renommée foudroyante l’a placé au premier
rang, du jour au lendemain. Sans aide, que celle de ses
maîtres, sans commanditaires d’aucune sorte, sans cabotinage,
sans exotisme, il s’est trouvé dans la lumière du
triomphe, coude à coude avec les meilleurs ! Tout à coup
on s’est littéralement jeté sur lui. La surabondance les
comble de ses biens…
« Surabondance », tel serait du moins le vrai mot, si
Stéphen n’était pas ce qu’il est : artiste, épris de beaux
objets, charitable jusqu’à la prodigalité, insoucieux d’épargne,
hostile à toute prévoyance… Ce qu’il gagne ne fait
que passer chez lui. Son coffre n’est qu’un réservoir d’où
l’or, né de ses mains, roule constamment vers les fournisseurs
et les pauvres. Que de ses mains cesse de sourdre le
magique Pactole, que lui restera-t-il ? Ces meubles d’art,
ces tentures signées, ces vases uniques — et des factures
à payer.
Et penser que l’indigence ne serait rien, en regard du
désespoir de l’artiste privé de sa dextérité !…
Ah ! Si pareil malheur arrivait, c’est alors que le père<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" />{{nr|36|{{sc|les mains d’orlac}}|}}</noinclude>Orlac triompherait à son tour !… De quel ricanement ne
va-t-il pas accueillir l’annonce de l’accident ! Car il va
l’apprendre, si ce n’est déjà fait…
N’est-il pas indispensable que Rosine aille chez lui, de
sa personne ? Évidemment. Il faut le mettre au courant,
lui donner sans tarder des nouvelles de son fils… Petite
corvée sur grand chagrin.
{{il}}
Rosine contemple tristement le décor du bonheur compromis.
Elle tient l’enveloppe destinée au médecin-major et
qui n’est pas encore fermée. Un instant, elle hésite, reprend
l’un des cinq billets, songe quelques secondes, puis
le remet dans l’enveloppe, et la cachette, disant avec un
geste de défi :
— Nous verrons bien ! D’ici là, restons chics !
La voici prête, un petit sac de voyage à la main.
Le temps est maussade. Il bruine, et les rues sont
boueuses. Va-t-elle demander un taxi, par téléphone ?
Elle regarde le beau décor, le piano, l’enveloppe, et
sort à pied.
{{il}}
Jamais Rosine n’est allée seule chez le père Orlac. Elle
y accompagnait Stéphen ; là se bornent leurs relations.
Cette fois, plus encore que d’habitude, elle appréhende
l’abord du vieillard bougon et maniaque.
L’ancien notaire habite, tout près, rue d’Assas, un petit
hôtel encastré dans l’étau de deux grandes maisons de
rapport, et dont il abandonne le deuxième étage au « chevalier »
de Crochans.
{{M.|de Crochans}}, chevalier pour rire et peintre pour
de vrai, est son inséparable. Rosine n’a jamais très bien
démêlé si le gentilhomme est aussi passionné de spiritisme
que le notaire. Il a tant d’intérêt, lui qui est pauvre,
à flatter la marotte de son ami ! Toujours est-il que les
vieux compagnons vivent, ainsi superposés, en bonne intelligence,
l’un acceptant avec le sourire la tyrannie de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" />{{nr||{{sc|m. orlac père, spirite}}|37}}</noinclude>l’autre, « les deux spirites », comme on les appelle dans
le quartier.
Et Rosine trotte en trottin sous son parapluie, élégante,
rythmique et légère, d’un joli pas de Paris.
{{il}}
La sonnette de la grille fait un bruit de l’autre siècle.
Les volets du rez-de-chaussée sont clos. Au deuxième
étage, l’atelier de {{M.|de Crochans}} expose à la pluie sa
grande baie vitrée.
On ouvre. On entr’ouvre, plutôt. C’est Crépin, le valet
de chambre.
Il montre sa face de sexagénaire, que la variole a criblée
de petits trous comme un champ de bataille vu en
avion. {{M.|de Crochans}}, qui aime à plaisanter, prétend
que Crépin est l’ouvrage d’un Dieu pointilliste, et ne
laisse pas de l’estimer, moins pour une extraction si artistique
que pour de suffisantes vertus.
Par contre, il ne prise en aucune façon {{Mme|Crépin}},
Hermance, dont la tête blafarde vient d’apparaître derrière
celle de son époux. Celle-là, il faut toujours qu’elle
fourre son nez partout. Rien ne se passe ici qu’elle n’y
fasse figurer sa figure. Et quelle figure ! Par quel apprenti
Créateur modelée ! Pas de forme, pas de couleur : une
ébauche maladroite et plâtreuse, un effacement qui ferait
croire qu’on est devenu soudain myope ou presbyte, et
qu’on ne voit plus les choses qu’à travers un brouillard.
En quelques mots, Rosine a dit son malheur, — sur les
marches, à la pluie, le couple ancillaire obstruant l’entrée.
Crépin reste bouche bée. Mais Hermance fait entendre
des sons mal graissés :
— Monsieur n’est pas visibe, mâme Stéphen. Ça tombe
ben mal, ben mal, pour sûr ! Mais, voyez-vous, il a séance,
à c’matin. Une séance estrordinaire, mâme Stéphen.
A’r’gardez les persiennes du salon : a sont fermées. Ça
vient seurement d’commencer. Y a v’nu trois médiums.
Aujourd’hui, l’occultisme, dont Rosine se rit d’ordinaire,
lui semble tout à coup redoutable et vraiment {{tiret|mys|térieux}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" />{{nr|38|{{sc|les mains d’orlac}}|}}</noinclude>{{tiret2|mys|térieux}}. Pourtant, ce qui l’agite en premier, c’est l’indignation.
— Mais enfin, son fils ! s’écrie-t-elle.
— Chttt ! Chttt ! siffle Hermance. Faut pas faire tant
d’bruit, pace qu’on s’f’rait enlever !
— Son fils ! répète la jeune femme en sourdine.
Hermance lève aux cieux ses prunelles incolores :
— Y a pas d’fils qui tienne, mâme Stéphen, vous savez
ben : avec Monsieur, y a pas d’fils. Y a qu’l’espiritisse !
Hélas ! Rosine sait bien, en effet, qu’au sens du père
Orlac, une table tournante est plus digne d’intérêt que
Stéphen ! Mais elle ne peut se défendre d’un mouvement
de haine envers cette répugnante créature qui a toujours
excité le père contre le fils, ne cherchant qu’à soutirer de
son maître le plus de libéralités possible, de la main à la
main, entre vifs ou par testament.
La femme de charge s’est placée devant Crépin. On voit
ses mains qui ressemblent à des pieds d’homme ; et de
ces mains pédestres, elle ne cesse de palper ses hanches,
comme surprise et navrée de ne jamais les trouver au
rendez-vous.
Crépin dit alors avec timidité, portant sur la mégère
un œil consultatif :
— Tu sais : {{M.|de Crochans}} n’est pas encore descendu…
{{Mme|Stéphen}} pourrait peut-être le voir ?…
— I’{{lié}}va s’faire enlever. L’est en retard ! jubile Hermance.
Voulez-vous monter là-haut, mâme Stéphen ?…
Dites-y qu’i’{{lié}}s’dépêche !… Quoi qu’i fait donc là-haut ?…
Rosine se dispose à entrer. Mais Hermance a lorgné
ses bottines, qui ont un peu de boue ; et faisant de son
corps un obstacle hideux :
— Passez pa’{{lié}}l’{{lié}}colidor, dit-elle. Comme ça, Monsieur
n’vous entendra pas.
Le « colidor », c’est le long couloir sombre de l’immeuble
voisin. Cet immeuble appartient au père Orlac, et,
pour permettre au chevalier de Crochans d’avoir une
entrée particulière, il y a fait pratiquer une porte. De là, un
escalier monte directement au deuxième étage de l’hôtel.
<nowiki /><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" />{{nr|38|{{sc|les mains d’orlac}}|}}</noinclude>{{tiret2|mys|térieux}}. Pourtant, ce qui l’agite en premier, c’est l’indignation.
— Mais enfin, son fils ! s’écrie-t-elle.
— Chttt ! Chttt ! siffle Hermance. Faut pas faire tant
d’bruit, pace qu’on s’f’rait enlever !
— Son fils ! répète la jeune femme en sourdine.
Hermance lève aux cieux ses prunelles incolores :
— Y a pas d’fils qui tienne, mâme Stéphen, vous savez
ben : avec Monsieur, y a pas d’fils. Y a qu’l’espiritisse !
Hélas ! Rosine sait bien, en effet, qu’au sens du père
Orlac, une table tournante est plus digne d’intérêt que
Stéphen ! Mais elle ne peut se défendre d’un mouvement
de haine envers cette répugnante créature qui a toujours
excité le père contre le fils, ne cherchant qu’à soutirer de
son maître le plus de libéralités possible, de la main à la
main, entre vifs ou par testament.
La femme de charge s’est placée devant Crépin. On voit
ses mains qui ressemblent à des pieds d’homme ; et de
ces mains pédestres, elle ne cesse de palper ses hanches,
comme surprise et navrée de ne jamais les trouver au
rendez-vous.
Crépin dit alors avec timidité, portant sur la mégère
un œil consultatif :
— Tu sais : {{M.|de Crochans}} n’est pas encore descendu…
{{Mme|Stéphen}} pourrait peut-être le voir ?…
— I’{{lié}}va s’faire enlever. L’est en retard ! jubile Hermance.
Voulez-vous monter là-haut, mâme Stéphen ?…
Dites-y qu’i’{{lié}}s’{{lié}}dépêche !… Quoi qu’i fait donc là-haut ?…
Rosine se dispose à entrer. Mais Hermance a lorgné
ses bottines, qui ont un peu de boue ; et faisant de son
corps un obstacle hideux :
— Passez pa’{{lié}}l’{{lié}}colidor, dit-elle. Comme ça, Monsieur
n’vous entendra pas.
Le « colidor », c’est le long couloir sombre de l’immeuble
voisin. Cet immeuble appartient au père Orlac, et,
pour permettre au chevalier de Crochans d’avoir une
entrée particulière, il y a fait pratiquer une porte. De là, un
escalier monte directement au deuxième étage de l’hôtel.
<nowiki /><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|512|USSON.}}</noinclude><section begin="Usson"/>à propos, que Marguerite ''s’enferma''
''volontairement'' au château d’Usson
<ref>Péréfixe, Histoire de Henri-le-Grand, ''à''
''l’ann.'' 1599, ''pag. m.'' 301.</ref>.
'''{{refa|Usson-(D)|(D)}}''' ''De célèbres historiens n’ont''
''point gardé le silence là-dessus.'' ] On
a vu <ref>''Tom. XI'', ''pag.'' 81, ''au troisième article''
[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3|{{sc|Navarre}}]], ''citation'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3#ancrage_Navarre3-(q)|(q)]]. ''Voyez aussi'' d’Aubigné,
''tom. III'', ''pag.'' 641.</ref> ce que d’Aubigné a dit,
non pas dans quelque satire, mais
dans son Histoire Universelle. On a
vu un passage de Mézerai <ref>''Là même, citation'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3#ancrage_Navarre3-(47)|(47)]].</ref>, et
l’on a été averti <ref>''Là même, citation'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3#ancrage_Navarre3-(48)|(48)]].</ref> que Varillas
raconte les mêmes choses. Voici un
historien d’autant plus croyable
n’étant dévoué à Catherine de Médicis,
il n’avait aucune disposition à
excuser la conduite du roi de Navarre.
Je veux parler de Davila, qui
reconnaît que ce prince répudia
en quelque façon son épouse à
cause qu’elle s’était décriée par ses
impudicités. Il avoue aussi qu’elle
menait dans sa retraite une vie
licencieuse : {{lang|it|''Movevalo grandemente''
''il rispetto della reina Margherita sua''
''moglie, perche avendola per la fama''
''delle sue impudicizie, come repudiata,''
''ed essendosi lei ritirata in''
''Overnia, a certi suoi castelli, a vivere''
''con libertà molto licenziosa, vedeva''
''necessariamente, o convenire riceverla''
''di nuovo all unione del suo matrimonio,''
''o non poter mai stare in sincera''
''amicizia, ed in intera confidenza''
''con la suocera, e co’l cognato''}} <ref>Davila, {{lang|la|''lib. VII'', ''pag. m.'' 350, ''ad ann.''
1585.}}</ref>.
Il répète à peu près la même chose
dans un autre endroit de son ouvrage :
{{lang|it|''La quale'' (reina Margherita)
''havendo abbandonata se stessa a vita''
''licenziosa, per sospetto de’ rissentimenti''
''del marito, si era fuggita da''
''lui ; ma prevenuta per ordine suo, e''
''per commissione del Re suo fratello,''
''ella fu posta nel castello di Carlat''
''in Overnia, come prigione, e di là''
''dopo qualche tempo trasferita ad''
''Ussone, nella medesima provincia,''
''sotto alla custodia del marchese di''
''Canigliac ; il quale, come si diceva,''
''fatio prigione della sua prigioniera,''
''l’aveva riposta in libertà ; onde ella,''
''trattenendosi in alcune sue castella''
''pur in Overnia, e continuando l’istesso''
''modo di vita, era di grandissimo''
''ostacolo alle convenzioni, che trà il''
''marito, ed il fratello, potessero contrattarsi''}}
<ref>{{lang|la|''Idem'', ''lib. VIII'', ''pag.'' 432, ''ad ann.'' 1586.}}</ref>.
Il y a quelques défauts dans le
narré de Davila. I. Il n’est point vrai
que la reine Marguerite se fût retirée
en Auvergne afin de vivre licencieusement.
Elle vivait partout de cette
façon, et elle aurait mieux trouvé
son compte à Agen d’où elle s’enfuit,
qu’en Auvergne où elle se retira. La
vérité est que la crainte d’être prise
dans Agen fut cause qu’elle en sortit
<ref>Brantôme, Dames illustres. ''Voyez ses paroles,''
''tom. XI'', ''pag.'' 96 ; ''citation'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3#ancrage_Navarre3-(74)|(74)]] ''du troisième''
''article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3|{{sc|Navarre}}]].</ref> ; et si elle se réfugia en Auvergne
plutôt qu’ailleurs, ce ne fut
point par un choix libre, mais par
pure nécessité. Lignerac, son conducteur,
n’avait que là une place
propre à servir d’asile <ref>''Voyez la citation'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3#ancrage_Navarre3-(76)|(76)]] du troisième article
[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Navarre 3|{{sc|Navarre}}]], ''tom. XI'', ''pag.'' 96, ''et dans la page''
510 ''citation'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Usson#ancrage_Usson-(14)|(14)]].</ref>. II. Il
n’est pas vrai qu’elle se fût retirée
dans certains châteaux qui fussent à
elle. III. Il n’est point vrai que par
ordre de son mari, et par commission
d’{{Roi|Henri|II}}, elle eût été emprisonnée
à Carlat. Le frère de son conducteur
l’y avait reçue de gré à gré
<ref>''Voyez ci-dessus, là même.''</ref>. Je crois bien qu’ensuite le commandant
de la place eut ordre de répondre
de son hôtesse, et de la bien
garder <ref>''Consultez'' Brantôme, ''au discours sur cette''
''reine'', ''pag.'' 421, ''édition de'' 1699, ''et'' d’Aubigné,
''au III''{{e}}. ''tome de son'' Histoire, ''liv. V'', ''chap.''
''IV'', ''pag.'' 641, ''où il paraît renverser ce qu’il''
''avance dans le'' Divorce satirique.</ref> ; mais cela ne disculpe
point Davila. IV. Il est faux qu’ayant
été mise en liberté par le marquis de
Canillac, elle se fût retirée sur ses
terres. V. L’un des passages de Davila
se peut réfuter par l’autre ; car si
elle se retira sur ses terres dès qu’elle
eut rompu avec son mari, comme on
l’assure dans le premier passage, il
n’est pas vrai, comme on l’assure
dans le second, qu’elle ne s’y retira
qu’après avoir été mise en liberté
par le marquis de Canillac. {{M.|de
Beauvais Nangis}} <ref>''Dans ses'' Remarques sur Davila, ''pag.''
144, 149.</ref> n’a censuré que
cette dernière faute de Davila, et a<section end="Usson"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
ribdodmtihq45uegh80vgzoh0ari1jr
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T14.djvu/525
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Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||USSON.|513}}</noinclude><section begin="Usson"/>donné son approbation à tout le reste.
Ces petites inexactitudes n’empêchent
pas que ce fameux historien ne soit
très-digne de foi lorsqu’il affirme que
{{Roi|Henri|III}} et Catherine de Médicis délibérèrent
de faire casser le mariage
du roi de Navarre, et d’abandonner
Marguerite comme une personne indigne
d’être reconnue de leur sang.
{{lang|it|''Deliberarono finalmente, che non''
''era da tener più conto della persona''
''di Margherita, resasi da se stessa''
''poco degna d’esser da loro riconosciuta,''
''nè per sorella, nè per figliuola,''
''e che, poiche la dispensa difettosa''
''ottenuta dal pontefice al tempo''
''del suo matrimonio, porgeva causa,''
''e pretesto a poterlo disciogliere, si''
''dovesse fare questo divorzio, e dar''
''per moglie al redi Navarra, Christiana,''
''figliuola del duca di Loreno''}} <ref>Davila, {{lang|la|''lib. VIII'', ''pag.'' 432, ''ad ann.''
1586.}}</ref>.
L’ambassadeur Busbec vaut bien un
historien. Or, voici ce qu’il raconte
dans une lettre qu’il écrivit de Paris
à sa majesté impériale, le 27 d’août
1583. {{lang|la|''Rex sororem suam, reginam''
''Navarræ, palàm multis audientibus''
''graviter increpuit, quod vitam degeret''
''turpem, et flagitiis contaminatam.''
''Commemorat memoriter mœchorum''
''introductiones, quibus illa consuevisset.''
''Etiam puerum sine mariti''
''operâ natum objectavit, eaque omnia''
''suis temporibus, et reliquis rebus ita''
''notata, ut ipse interfuisse videretur,''
''et reginam ea magis confiteri puderet,''
''quàm confutare posset. Finis''
''orationis fuit, ut eam statim Lutetiâ''
''migrare juberet, urbemque suâ contagione''
''liberaret. Sic illa, collectis''
''raptim sarcinis, die sequenti, non''
''modò sine ullo prosequentium officio,''
''sed sine justo etiam famulitio,''
''Lutetiâ excessit''}} <ref>{{lang|la|Rusbequius, epist. XXIII ad Rudolphum II,
imperatorem, ''pag. m.'' 517.}}</ref>, Vous voyez là
que non-seulement {{Roi|Henri|III}} fit un
détail qui contenait les circonstances
des adultères de sa sœur, mais aussi
qu’il lui reprocha d’avoir accouché
d’un bâtard. L’auteur ajoute que depuis
cette mercuriale, Chanvalon,
beau jeune homme qui passait pour
l’un des premiers galans de Marguerite
<ref>{{ancre|ancrage_Usson-(34)}}{{lang|la|''Chanvallonius juvenis est dubiæ nobilitatis,''
''suavitate morum, ætatis flore, et formæ vanustate''
''præstans, inter primos ejus reginæ''
''procos.'' Idem ibidem.}}</ref>, s’était retiré en Allemagne.
Il avait perdu les bonnes grâces du
duc d’Alençon <ref>''{{lang|la|Idem ibidem.}}''</ref> à cause de quelques
lettres qu’il avait écrites d’Anvers ;
mais, selon d’autres, ce fut
pour s’être vanté des faveurs d’une
grande dame. Lisez ces paroles de
{{M.|Varillas}} : ''Le seigneur du royaume''
''qui faisait le plus régulièrement sa''
''cour'' à la reine Marguerite ''était Jacques''
''de Harlay-Chanvalon, qui avait''
''suivi le duc d’Anjou en Flandre, où''
''il avait donné des marques de sa valeur''
''en diverses rencontres. Ce duc le''
''recevait souvent à sa table ; mais comme''
''il n’était pas si discret qu’il aurait''
''été nécessaire, il lui échappa un jour''
''de se vanter d’une bonne fortune que''
''sa beauté et sa bonne mine, disait-il,''
''avaient obtenues d’une des plus grandes''
''dames de la cour de France. Le''
''duc d’Anjou, qui avait ouï Chanvalon,''
''le chassa de sa table, et même''
''des Pays-Bas, et il n’y avait qu’un''
''an que Chanvalon en était retourné.''
''Comme il n’était pas bienvenu auprès''
''du roi, à cause que les favoris''
''ne regardaient pas de bon œil ceux''
''qui s’étaient déclarés pour le duc''
''d’Anjou, il s’attacha au service de''
''la reine de Navarre, et les favoris''
''en prirent occasion de publier que''
''l’amour en était la seule cause. Le''
''roi, à qui l’on ne pouvait alors rien''
''dire de si honteux pour sa sœur qu’il''
''ne le crût, ajouta tant de foi à ce''
''bruit, qu’il chasse Chanvalon d’auprès''
''d’elle, sans se mettre en devoir''
''de prévenir, par quelque prétexte, le''
''contre-coup de cet éloignement, qui''
''rejaillirait sur elle. Il paraît encore''
''que le roi fit des plaintes publiques à''
''sa sœur, de la manière dont elle vivait''
''avec Chanvalon'' <ref>Varillas, Histoire de {{Roi|Henri|III}}, ''liv. VII'',
''pag. m.'' 231, 232.</ref>. Nous allons
voir les récits de l’historien Dupleix :
nous y trouverons, entre autres choses,
que Chanvalon fit un enfant à la
reine Marguerite.
'''{{refa|Usson-(E)|(E)}}''' ''Scipion Dupleix est celui qui en''
''a parlé avec le plus de détail.'' ] Rassemblons
ce qu’il disperse en plusieurs
endroits, et commençons par
ces paroles : ''Le roi de Navarre.......''
''fit l’amour'' aux filles de la reine Marguerite,
son épouse ; elle ''le souffrant''<section end="Usson"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Page:Renard-Les-Mains-d-Orlac -1920.djvu/44
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Kasskass
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" />{{nr||{{sc|m. orlac père, spirite}}|39}}</noinclude><nowiki />
— Soit ! dit Rosine.
Ce qui l’offusque, ce qui la met hors d’elle, ce n’est pas
d’être traitée de la sorte. C’est l’indifférence des gens à
l’égard de Stéphen. Est-il possible qu’il y ait des indifférents
aujourd’hui, quand cet être délicieux est entre la
vie et la mort !
Et elle éprouve de la gêne, à penser qu’elle va se trouver
devant {{M.|de Crochans}}, perpétuel chanteur, qui ne
saura rien encore et qui aura son bon sourire de {{roi|Napoléon|III}}
chauve et facétieux…
{{il}}
Qu’il est gentil, {{M.|de Crochans}} ! Il n’est pas gai. Pas
gai du tout.
Le voilà planté comme un terme.
Quoi ! Point de chanson ? Point de sourire ?… Eh ! c’est
ce journal qu’il tient et qui porte en manchette : ''La catastrophe de Montgeron''.
— Vous savez déjà ! Quel malheur, dites !
— Quoi ? Quoi ? s’effare le chevalier.
— Vous n’avez pas lu le journal ? La catastrophe de
Montgeron…
— Eh bien, ma chère petite ?… Non. J’allais lire.
Qu’avez-vous, Seigneur ?…
Voilà qu’il faut encore raconter. Il y en a qui trouveraient
un soulagement, voire une espèce de plaisir, à
retracer ainsi, tout le temps, de mieux en mieux, l’aventure
dramatique. Mais Rosine, qu’elle en est loin !
— Asseyez-vous, mon enfant.
Le récit est commencé. Mais la conteuse a beau faire,
l’étrangeté de cet atelier lui coupe toujours la respiration.
Jamais elle ne s’habituera à la danse macabre de
ce squelette qui gigote avec cliquetis toutes les fois qu’on
remue la porte. Jamais non plus cette chose, là, qu’elle
découvre en se retournant pour s’asseoir, ne l’a pareillement
émue, — émue jusqu’à l’effroi !
<nowiki /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Eugène Dubois - La Tranclière - Manuscrit - 1952.pdf/29
104
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Hsarrazin
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/* Validée */ 2 petites corrections + modèle {{s}}
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hsarrazin" /></noinclude>{{Souligner|Histoire}}. − I {{Souligner|La Paroisse de La Tranclière avant l’occupation française}}. − L’histoire de
La Tranclière ne remonte pas au-delà du {{s|XIV}}. La plus ancienne mention
qui en soit faite est en effet, de 1299. En cette année-là, le 19 juillet,
Girard de la Palud seigneur de Varambon lègue quarante sols viennois.
La Tranclière était alors un des neuf doyennés dépendant du monastère
d’Ambronay.
Il y eut des contestations au commencement du {{s|XIV}} entre
ce monastère et l’archevêque de Lyon au sujet de ses doyennés. Entre
autre choses, l’archevêque prétendait que les doyens étaient tenus de
le nourrir, lui et sa suite, quand il faisait la visite des doyennés ;
l’abbé d’Ambronay lui déniait ce droit,
Pierre d’Ambronay et Guillaume Banchin furent choisis pour
arbitre. Leur sentence, datée de 1304 mit à néant les prétentions de
l’archevêque ({{Souligner|Arch. de l’Ain.}} H. 99)<ref>La paroisse est citée vers 1325 au pouillé du diocèse de Lyon : {{Souligner|Trencliera}}.<br>Vers 1341, au terrier du temple de Mollissoles, f° 2 : {{Souligner|Sur la parrochi de la Trencléri}}.<br>En 1436, arch. de Côte d’Or B. 696. f° 242 : {{Souligner|La Trancliry}}.<br>vers 1350 au pouillé de Lyon f° 14 : {{Souligner|Ecclesia de Trancliera}} et {{Souligner|Prior de Trancliera}}.</ref>
En 1473, François de Corveysieu, religieux d’Ambronay était à la fois
prieur de Saint-Benoît et doyen de la Tranclière. Le 4 février de cette
année-là, il fonda quatre messes annuelles à dire à Ambronay pour
le salut de son âme. ({{Souligner|Arch. de l’Ain.}} H. 124)
Vers la fin du {{s|XV}} Anthelme de la Balme était doyen de la Tranclière.
Les guerres de la seconde moitié du {{s|XVI}}, surtout la campagne
de Biron de 1595 ruinèrent La Tranclière. La dépopulation fut telle
qu’en 1603, il n’y {{corr|a|}} avait plus que six ménages à La Tranclière et
trois à Prin. ({{Souligner|Dénombrement du marquisat de Varambon. Arch. de Côte d’Or}}.)<noinclude>
<references/></noinclude>
nf0p8o3dd3stcga4uezek04jsssdxoa
Page:Homere - Odyssee, traduction Berard, tome 1, 1967.djvu/2
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|10em}}<noinclude>
<references/>
{{c|© Société d’édition ''LES BELLES LETTRES'' 1962.}}
{{c|{{1re}} Édition : 1924.}}</noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/33
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Centré|AVANT-PROPOS|m=2em|fs=150%}}
{{Centré|(CHANT VIII, VERS 72 A 265 ; VERS 370 A 534)|mb=3em}}
Le chant VIII de l’Odyssée traditionnelle offre d’étranges redites. Démodocos chante deux fois, pour que, deux fois, Ulysse se mette à pleurer, sans pouvoir cacher ses pleurs au roi Alkinoos ; et, par deux fois, Alkinoos impose silence à l’aède ; mais il n’interroge Ulysse que la seconde fois.
Dans l’intervalle de ces répétitions, en dehors des amours d’Arès et d’Aphrodite, morceau qui tombe comme de lui-même pour peu qu’on le touche, nous avons trois cent quinze ou trois cent seize vers qui ne peuvent subsister qu’en dépit de difficultés ou de contradictions, que tous les homérisants modernes ont constatées. L’une d’entre elles est particulièrement choquante. La reine des Phéaciens fait remplir un coffre des présents qu’Ulysse vient de recevoir : treize robes, treize écharpes, un glaive, une coupe en or et treize talents d’or. Ce coffre plein doit être très lourd. Or, voici qu’au chant XIII, quand Ulysse, le soir, doit quitter le manoir d’Alkinoos pour gagner le navire phéacien qui l’attend, la bonne reine Arété fait emporter par l’une des servantes ce coffre aux bois épais, et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/34
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>la fille obéissante emporte allègrement, à travers la ville, puis au long du port, jusqu’à l’entrée de la rade, cet énorme fardeau ! La bonne et forte fille !.. Quand Ulysse arrive en Ithaque, le coffre a disparu : du moins, les Phéaciens semblent ne pas l’avoir débarqué sur la grève où ils laissent Ulysse endormi. Car la première pensée du héros au réveil est pour dénombrer ces richesses. Si les richesses étaient dans le coffre, à quoi bon ce « dénombrement » ?.. En outre, le coffre avait été fermé par le nœud à secret, qu’Ulysse avait appris de l’ingénieuse Circé ; il suffisait de vérifier cette fermeture, laquelle nous a été annoncée au chant VIII en des vers un peu surprenants. Arété y fait allusion à une mésaventure d’Ulysse que nous connaissons, nous, mais qu’elle ne connaît pas encore, car c’est au chant X seulement qu’Ulysse racontera le doux et malheureux sommeil dont ses compagnons, à bord du noir vaisseau, ont abusé pour ouvrir l’outre d’Éole.
En cet épisode des jeux, combien de mots sonnent étrangement à des oreilles tant soit peu homériques ! On se croirait, non pas dans un manoir ou une assemblée de « fils d’Achéens », mais dans quelque cité de la Grèce classique. Ce sont des magistrats choisis dans le peuple qui organisent le concours, lequel comprend les cinq épreuves des premiers temps d’Olympie : lutte, course, saut, disque et pugilat. Tout respire la démocratie en cet épisode où les personnages estimés du public sont, non pas les nobles et les braves, mais l’athlète et l’orateur : cinq vers, qui ne sauraient disparaître, sont, à la gloire de l’orateur, une transposition des éloges qu’Hésiode décerne au sage roi du bon vieux temps, pasteur et juge de son peuple ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/35
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>vers par vers, hémistiche par hémistiche, on peut suivre le travail du copiste.
Nous avons un autre anachronisme, aussi certain, dans les injures d’Euryale à Ulysse. J’ai traduit par « noter » un terme qui a suscité entre philologues bien des discussions. C’est, d’après le mot à mot, « celui qui tient mémoire de la cargaison ». Après les découvertes récentes des archéologues, on peut affirmer que la Méditerranée possédait l’alphabet dès le XIIIe siècle avant notre ère. Il n’est pas douteux pour moi que l’auteur ou les auteurs de nos poèmes odysséens écrivaient leurs vers. Mais jamais ils ne prêtent à leurs héros pareille connaissance ni pareil usage.
Interpolation certaine, les jeux ajoutés ont eu pour conséquence de changer toute l’ordonnance des récits chez Alkinoos. Dans le texte actuel, Ulysse demeure deux journées pleines au manoir phéacien. Or, Alkinoos avait solennellement promis à son hôte de ne le garder qu’un jour et de le remettre en route « dès le lendemain de son arrivée ». Alkinoos peut tenir son engagement si les jeux disparaissent de la première journée : Ulysse commence ses récits dès le festin du matin ; il les achève avant le coucher du soleil et s’embarque le soir pour son île d’Ithaque.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/59
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
AVANT-PROPOS
(CHANT VIII, VERS 266 A 369)
Dès l’antiquité, l’épisode des amours d’Arès et d’Aphrodite au chant VIII ne passait pour authentique qu’auprès des ignorants et de la foule grossière. Berlioz parlait des « parties de grosse caisse, de trombone et d’ophicléide ajoutées à Londres aux partitions de Don Giovanni, de Figaro et du Barbier de Séville ». Les amours sont une musique de cette sorte.
Dans ma traduction, j’ai tâché de rendre le ton ironique ou même parodique de cet « hymne » étrange, en quoi les anciens reconnaissaient déjà la plus certaine des « bâtardises » : sujet, ton, style et langue, tout leur y semblait étranger au poète et ils donnaient de nombreuses et fortes preuves à l’appui de cette condamnation.
Cet apport est néanmoins de date fort ancienne : quelques-uns des manuscrits consultés par les Alexandrins ne l’avaient pas admis ; mais, dès le VIe siècle avant notre ère, il avait intrigué, scandalisé déjà les sages d’Ionie, Xénophane et Héraclite ; l’histoire, disaient-ils avec raison, passait les bornes de l’impiété et de l’inconvenance. Un conte de Voltaire<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/60
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>ne serait, en effet, pas plus dépaysé parmi les chœurs d’Esther ou d’Athalie.
Que l’on mette en regard les ébats amoureux d’Ulysse et de Circé au chant X de l’Odyssée ou ceux de Zeus et d’Héra au chant XIV de l’Iliade. « Je montai sur le lit somptueux de Circé », dit Ulysse, et le poète tend aussitôt le joli défilé des servantes qui, en ce manoir sacré, préparent le festin.
Au chant XIV de l’Iliade, après les ardentes déclarations de Zeus à son épouse, c’est une nuée d’or qui tombe comme un rideau entre eux et l’auditoire.
Même réserve au chant V de l’Odyssée, après le dialogue du soir entre Ulysse et Calypso : comme Ulysse parlait, le crépuscule vint ; sous la voûte, au profond de la grotte, ils rentrèrent, pour rester dans les bras l’un de l’autre à s’aimer… et c’est la fin de l’épisode.
Toute pareille était la fin de l’Odyssée authentique. Pénélope, ayant enfin reconnu son mari, Ulysse ayant annoncé les nouvelles aventures qui doivent quelque jour s’ajouter aux anciennes, le couple, derrière la torche d’Eurynomé, gagnait la chambre nuptiale. En XXIII 296, Eurynomé, les ayant conduits, s’en revenait, les laissant au bonheur de retrouver enfin leur couche d’autrefois… et c’était le dernier vers du poème authentique.
À ces raisons de convenance, s’ajoutaient, disaient les anciens, d’autres motifs de condamnation. À première lecture, par exemple, on peut voir que la théologie du poète est ici méconnue : en son Olympe, ce n’est pas Aphrodite, c’est Charis,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/61
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>qui est la femme d’Héphaïstos. Nombre de mots et l’orthographe même des noms propres ne peuvent pas être de l’âge homérique : dans les poésies, le soleil s’appelle Héélios et Hermès, Herméias, non pas Hélios et Hermès, comme ici.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/73
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
AVANT-PROPOS
(CHANT XI, VERS 225-627)
À la fin du chant X, Circé envoie Ulysse à la porte des Enfers évoquer l’ombre de Tirésias et demander à cet aveugle divin de Thèbes la route qui peut le ramener en Ithaque. Il s’agit d’une évocation des morts, par l’une de ces opérations de magie, familières aux humanités levantines de cette époque et dont la Bible nous donne une description dans l’histoire de Saül et de la sibylle d’Endor. Ce n’est pas l’une de ces descentes aux Enfers que la mythologie et la littérature des Hellènes ont ensuite attribuées à tant de héros, et que Virgile a imitées en son Énéide.
Or, notre chant XI porte deux titres et réunit deux épisodes : la Nekuomanteia (l’évocation), et la Nekuia (les Enfers). Ulysse appelle d’abord les ombres hors de la porte des Enfers, et les morts « montent », dit le texte, sur la terre des vivants. Ulysse doit descendre ensuite dans les Enfers, puisqu’il « voit », dit le texte, les grands défunts dans leur séjour et les damnés, Sisyphe, Tantale, Orion, Tityos, sur le lieu même de leurs supplices.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/74
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
L’évocation est authentique ; la descente est interpolée. L’évocation est l’une des plus belles pages des deux poésies, des plus sobres, des plus lugubrement émouvantes : la rencontre d’Ulysse et de sa mère Anticlée est un digne pendant de la rencontre d’Andromaque et d’Hector. La descente est un pot-pourri de vers copiés, pastichés, empruntés, déformés ; il en est de tous les tons, de tous les styles et de toutes les époques : le catalogue des dames du temps jadis vient en droite ligne de l’école hésiodique, et telle déclamation contre les femmes nous reporterait à Euripide. Pour le fond, c’est un ramassis de banalités, de sottises, de maladresses et d’incidents invraisemblables.
Le catalogue des damnés est un centon de vers maladroitement empruntés, une collection de mots et de formes étranges. Dès l’antiquité, Aristarque, nous disent les scholies, condamnait tout le passage : « Ce n’est pas que ces vers soient, tous, de mauvais style. Mais Ulysse, de l’endroit où il est, ne saurait voir ce qu’ils décrivent. Si Minos est assis à son tribunal, comment peut-il être venu hors des Enfers ? C’est sottise de l’imaginer sortant avec ses justiciables et sur son siège. » Et la revue continue avec le refrain : « C’est ridicule ! »
Je croirais volontiers que l’interpolation des Enfers fut une conséquence directe de l’interpolation des jeux ; toutes deux me paraissent solidaires. Quand, après le premier festin, le premier chant de l’aède et une première crise de larmes, Ulysse, avant de commencer le récit de ses aventures, dut attendre la fin des jeux, puis du second repas de la journée, puis du second chant de l’aède et de sa seconde crise de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/75
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>de larmes, il dut continuer toute la soirée et une partie de la nuit ; il fallut, pour lui donner le temps d’achever, qu’Alkinoos lui demandât de rester un jour de plus et qu’Ulysse consentît ; il fallut donc que de nouveaux développements occupassent une partie de cette nuit interminable : les seules aventures authentiques ne suffisaient plus à la remplir.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T14.djvu/526
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Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|514|USSON.}}</noinclude><section begin="Usson"/>''d’autant plus patiemment que son''
''mary ne contre-rolloit pas ses actions,''
''quoy qu’elle se plaigne en ses Memoires''
''de ce que ses filles luy rendoient''
''de mauvais offices envers luy,''
''ce qu’elle dit ainsi pour couvrir les''
''pechés qui se commettoient de sa part''
''contre les loix du mariage. L’escriture''
''ne rougit point ; mais je rougirois''
''en l’escrivant, si je couchois le''
''papier ce que je luy en ay ouy dire''
''serieusement à elle-mesme. Certainement''
''c’estoit une princesse qui avoit''
''de tres-excellentes conditions et toutes''
''roiales ; mais elle avoit aussi de''
''grandes foiblesses, et mesmes aucunes''
''mauvaises habitudes. Par avanture''
''en parleray-je plus amplement et''
''plus à propos sous le regne de Henry''
''le Grand ; et le subjet m’y obligeant,''
''encore le feray-je à regret ajant eu''
''l’honneur d’estre de sa maison durant''
''six ans, tousjours tres-favorablement''
''traicté de cette tres-illustre princesse''
<ref>Dupleix, Histoire de {{Roi|Henri|III}}, ''à l’ann.''
1578, ''pag.'' 70.</ref>. Ce qui suit donne de l’horreur :
« {{Roi|Henri|III}}....... cherit fraternellement
ses sœurs : mais en fin
il haït Marguerite, roine de Navarre ;
tant parce qu’elle vivoit
mal avec son mary, qu’à cause
qu’elle se trouvoit tousjours complice
de toutes les conspirations
du duc d’Alençon. Nonobstant tout
cela il s’estoit monstré tousjours
plus indulgent à leur faire grace
que severe à les punir, jusqu’à ce
que Marguerite (soit par jeu ou serieusement)
porta une parole d’amour
incestueux à la reine Louïse,
espouse de sa majesté. Car ce bon
roy, se sentant offensé au poinct
qui offense le plus sensiblement
les ames genereuses, ne vid jamais
depuis de bon œil ce frere ny cette
sœur incorrigibles. Et Louïse, princesse
tres-chaste et vertueuse, ojant
cet infame propos de sa belle sœur,
luy ferma soudain la bouche, en
luy disant avec une grande modestie
(comme ne le prenant pas pour
serieux) : ''Je vous prie, ma sœur,''
''ayez plus d’agreables railleries.''
Neantmoins, craignant les artifices
de sa malice, elle rapporta au roy
l’effronterie de sa sœur, dequoy il
fut tres-sensiblement outré contre
elle et contre son frere, et en cherit
d’autant plus tendrement Louïse
<ref>Dupleix, Histoire de {{Roi|Henri|III}}, ''vers la''
''fin'', ''pag.'' 202, 203.</ref>. » Lorsque Dupleix compte
les raisons qu’avait {{Roi|Henri|IV}} de demander
la dissolution de son mariage,
il s’exprime ainsi <ref>''Là même'', Histoire de {{Roi|Henri|IV}}, à ''l’ann.''
1599, ''pag.'' 264.</ref> : « La sixieme
nullité estoit fondée sur les
mœurs de la reyne Marguerite, lesquelles
estoient aussi insupportables
que manifestes à tout le monde.
Toutesfois il n’allegua pas celle-cy,
afin d’obtenir d’elle son consentement
à la dissolution et annullement
de leur mariage. Mais le
pape et le sacré consistoire, qui en
estoient assez instruits, louerent
grandement la bonté du roy, lequel,
la pouvant convaincre et
faire punir avec bonne justice
(comme aucuns de son conseil en
estoient d’avis), aima mieux chercher
la liberté d’un second mariage
par une autre voye. » Voici un
bon supplément de l’exposition de
cette sixième nullité : « Henry le
Grand fut marié deux fois : la premiere
avec Marguerite de France,
parti qui sembloit avantageux à
ses affaires, s’il luy eût esté autant
agreable qu’honorable. Car il sçavoit
bien qu’elle, ayant logé ailleurs
ses affections amoureuses,
n’avoit point d’amour pour luy....
Luy pourtant ne laissoit pas de
l’aymer, et supportoit mesme en
elle des actions les moins supportables
aux maris apres qu’ils en ont
cognoissance, Il n’eut point d’enfans
d’elle ; mais elle, durant son
eloignement du roy, eut deux fils ;
l’un du sieur de Chanvalon, et celuy-ci
vit encore, et est prestre capucin,
nommé père Ange ; l’autre,
qui est decedé, du sieur d’Aubiac,
et je les ay cognus tous deux. La
verité trop manifeste m’oblige,
malgré-moy, à remarquer cecy :
veu mesme que c’est une tres-esclatante
preuve de la bonté de ce
tres-illustre roy, qui pouvoit bien
prendre de là une invincible raison
pour se desfaire d’elle par la
justice, suivant l’advis de plusieurs
de son conseil ; mais il ayma
mieux rompre son mariage
sans effusion de sang, par les {{tiret|évi|dentes}}<section end="Usson"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
6b9fge2tytd2lb8xjeytgar0m29p8ki
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T14.djvu/527
104
4990248
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2026-09-24T06:25:46Z
Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||USSON.|515}}</noinclude><section begin="Usson"/>{{tiret2|évi|dentes}} nullités ci-dessus remarquées
<ref>Dupleix, Histoire de {{Roi|Henri|IV}}, ''à l’ann.''
1599, ''pag.'' 411, 412.</ref>. »
Je laisse ce qu’il a dit, qu’elle
avait eu ''avec le duc d’Alençon, son''
''frère, une amitié plus que fraternelle''
<ref>''Là même'', Histoire de {{Roi|Henri|III}}, ''pag.'' 23.</ref>.
'''{{refa|Usson-(F)|(F)}}''' .........''il en fut blâmé, et il se''
''justifia ; nous examinerons si l’emportement''
''du maréchal de Bassompierre''
''est raisonnable.'' ] Dupleix,
ayant à parler du retour de la reine
Marguerite à la cour, ne la traita
point obligeamment, et avoua néanmoins,
qu’''elle voulut qu’il eut l’honneur''
''d’estre des ordinaires de sa maison''
''en qualité de maistre des requestes,''
''avec un honneste appointement''
<ref>''Là même'', Histoire de {{Roi|Henri|IV}}, ''à l’ann.''
1605, ''pag.'' 368.</ref> ; ''et nonobstant'', ajoute-t-il,
''qu’elle se pleût grandement au changement,''
''je fus tousjours fort bien''
''auprez d’elle, dont plusieurs ayant cognoissance,''
''aucuns ont trouve estrange''
''j’aye parlé hardiment des desreglemens''
''de sa vie soubs le regne de''
''{{Roi|Henry|III}}, comme je feray encore''
''soubs celui-cy, Et moy je trouve plus''
''estrange qu’il y ait homme de jugement''
''qui n’ait peu juger que c’est''
''avec des considerations et justes et''
''necessaires, sans qu’il soit besoin que''
''je les exprime. Je remettray ses eloges''
''aprez son trespas, où, avec verité,''
''je diray des choses estranges et''
''admirables.'' Il s’acquitta de cette promesse
en parlant de la mort de Marguerite,
sous l’an 1615. Voici quelques
morceaux de son discours <ref>''Là même'', Histoire de {{Roi|Louis|XIII}}, ''p.'' 53.</ref> :
« Tout le monde la publiant pour
déesse, elle s’imaginoit aucunement
de l’estre, et de là prit
plaisir toute sa vie d’estre nommée
''Venus Uranie'', c’est-à-dire ''celeste,''
tant pour monstrer qu’elle participoit
de la divinité, que pour
faire distinguer son amour de celuy
du vulgaire. Car elle avoit
un autre ordre pour l’entretenir
que celuy des autres femmes, affectant
sur tout qu’il fust plus pratiqué
de l’esprit que du corps, et
avoit ordinairement ce mot en
bouche : ''Voulez-vous cesser d’aimer,''
''possedez la chose aimée.'' J’en
pourrois faire un roman plus excellent
et plus admirable que nul
qui ait esté composé és siecles precedens ;
mais j’ay des occupations
plus serieuses........ La persecution
et les menaces de ce frere <ref>''C’est-à-dire'' {{Roi|Henri|III}}.</ref>, les
effrois qu’elle en receut, l’apprehension
qu’elle eut en suite que
ses fautes obligeassent son mary à
attenter sur sa vie, et la solitude
en laquelle elle vesquit durant
vingt ans, luy troublerent si fort
l’esprit, qu’elle entra en une extrême
deffiance de tout le monde ;
de sorte que ces facheries et terreurs
continuelles la rendirent hypochondriaque
<ref>''On fait dire à {{Roi|Henri|IV}}, dans le'' Divorce
satirique, ''pag.'' 208 : Ne pouvant quelquefois,
parmi la pitié que j’en ay, m’empescher de rire
des extravagantes jalousies et fortes passions
qu’on raconte de ses amours, qui la transportent
plus souvent à mespriser ce qu’elle voit, et à
croire ce qui n’est point, ores cherchant furieuse
et chaude ses rufiens en tous les endroits les plus
cachés de sa maison, bien qu’elle ne puisse ignorer
qu’ils sont autre part ; et ores les voyant et
oyant et toutefois se persuadant que sous leur
image ce soient d’autres qui taschent à la decevoir,
et à luy mefaire. ''Et pag.'' 210. Elle s’est
rendue subjette à ne pouvoir plus tolerer qu’on
tousse, rie, ou parle bas en sa presence, tant le
soupçon et le mesfy d’elle-mesme luy fait apprehender
le discours de ses actions.</ref> ; mais cette
foiblesse ne paroissoit au commencement
qu’en certains objects cognus
à ses domestiques ; mais depuis
son dernier voyage à la cour,
ils ne furent que trop divulgués,
elle mesme les faisant cognoistre à
tout le monde....... <ref>{{ancre|ancrage_Usson-(46)}}Dupleix, Histoire de {{Roi|Louis|XIII}}, ''pag.'' 54.</ref> Elle estant
autant recherchée d’amour qu’il
<ref>''C’est-à-dire le roi de Navarre.''</ref> en recherchoit d’autres femmes,
ils faisoient un tres-mauvais
mesnage. Elle en ayant voulu rejetter
toute l’ordure sur ce grand
roy, par ses Memoires qui ont veu
le jour, j’ay esté obligé de luy en
faire porter sa bonne part dans son
lieu dans l’histoire. Car je n’escris
pas ici des panegyriques pour les
princes et princesses, mais une
vraye histoire, qui doit exprimer
leurs vertus, et ne supprimer pas
leurs vices, afin que leurs succesceurs,
craignans une pareille flestrisseure
en leur memoire, imitent
leurs louables actions, et s’eloignent
des mauvaises. D’ailleurs,<section end="Usson"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
pd7l54tyos3yeyyr5qyshe4pgzyn8qp
Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/97
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Centré|AVANT-PROPOS}}
(CHANT XV, VERS 184 A 294 ET 495 A 549)
(CHANT XVII, VERS 1 A 5 ET 27 A 182)
(CHANT XX, VERS 250 A 394)
Le retour de Télémaque a été encombré d’une longue et diffuse interpolation pour faire intervenir dans la geste odysséenne un personnage inutile, le devin Théoclymène.
Télémaque, ayant appris de Ménélas tout ce qu’il désirait savoir, a renouvelé sa demande de départ immédiat. L’Atride accède à cette prière. Télémaque et Pisistrate se mettent en route. D’une traite, ils vont coucher à Phères ; le lendemain, départ de Phères et retour vers Pylos…
C’est alors que surgit le devin Théoclymène. Les critiques du XIXe siècle étaient unanimes à l’égard de cet intrus : ils voulaient le bannir aussi bien de ce chant XV que des chants suivants : même en son édition esthétique de 1917, J. van Leeuwen se demande pourquoi le poète a encombré Télémaque de ce compagnon inutile et bavard, dont la généalogie et l’histoire n’ont pas de rivales dans les poésies parmi les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/98
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>plus plates sottises qu’interpolèrent les caprices ou les calculs des éditeurs antiques : chaque fois qu’apparaît Théoclymène, c’est pour rendre le texte incompréhensible et contradictoire.
En XVII, par exemple, Télémaque ramène Théoclymène au manoir : Théoclymène est donc présent dans le mégaron durant cette journée. Mais quand, le soir venu, tous les convives quittent le mégaron, que devient-il ? Les prétendants rentrent chez eux ; Télémaque regagne sa chambre ; Ulysse le mendiant reste seul, dans le mégaron, pour l’entretien avec Pénélope, puis est seul à coucher dans l’avant-pièce. Théoclymène s’est évanoui dans les airs ! Le lendemain, en plein repas, voici qu’il surgit à nouveau pour menacer les prétendants, puis disparaître : cette fois, il regagne la maison de Piræos ; nous sommes rassurés sur sa nuit. Et cette fois, il a prononcé une admirable prophétie, nous dit-on. Cette prophétie serait admirable, en effet, si elle n’était pas une mosaïque de mots inusités dans les poésies et parfois incompréhensibles. Elle peut disparaître aisément du texte, et sa disparition permettrait d’expulser le devin de tous les épisodes de la vengeance, où il apporte le trouble et parfois le ridicule.
Mais, si le devin Théoclymène est un intrus dans la vengeance d’Ulysse aussi bien que dans le voyage de Télémaque, quelle raison, quelle nécessité interne ou externe a donc amené ce devin dans notre Odyssée ?
La couple de nos poésies homériques faisait partie d’un plus vaste ensemble, où toute la geste de Troie était enclose. Ce cycle épique, dont j’ai parlé déjà, donnait pour suite à l’Odyssée<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T14.djvu/528
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|516|USSON.}}</noinclude><section begin="Usson"/>par consideration d’estat, il importoit
de marquer que ces bastars
estoient nés d’elle durant son divorce
et esloignement du roy. Car
autrement ils pouvoient passer
pour legitimes, veu mesmes qu’on
n’a jamais voulu punir comme imposteur
ce religieux qui s’est si
longuement produit (ainsi qu’il
fait encore) pour fils de la reyne
Marguerite. Je suis contraint de declarer
cela pour la satisfaction de
ceux qui ont attribué à detraction
une narration si importante. »
Après cela il étale plusieurs éloges
de cette reine.
Sur le passage où il a dit qu’elle
avait eu deux bâtards, le maréchal
de Bassompierre a fait cette observation
« Infâme vipère, qui par ta calomnie
déchire les entrailles de celle
qui t’a donné la vie ! Ver qui
mange la même chair qui l’a procréé !
Chien enragé qui mords ton
propre maître, qui te meut d’outrager
après sa mort une pauvre
princesse qui t’a nourri pendant sa
vie : est-ce l’intérêt du feu roi, lequel,
au préjudice du sien, a
mieux aimé retarder son démariage
d’avec elle, que de dire une
seule parole à son désavantage, et
de ne la pouvant, pour le bien
de son état, plus tenir pour sa femme,
l’a honorée comme reine, l’a
aimée comme sa sœur, lui a donné
de grandes pensions, et fait des
dons immenses ? Est-ce la vérité
qui l’y oblige, toi qui as donné le
titre d’histoire à ce livre rempli de
fables, et farci de calomnies et d’injures ?
Quelle honte fais-tu à la
France, de publier à tout le monde
et de laisser à la postérité des choses
si infâmes d’une des plus nobles
princesses du sang royal, qui
peut-être sont fausses, ou, au pis
aller, n’étaient connues que de peu
de personnes ? Est-il permis à un
particulier, sous le nom d’historien,
de publier les fautes d’autrui,
de tacher et diffamer la race
royale, et de souiller la mémoire
des morts ? Si l’on t’avait voulu
forcer de médire légèrement de cette
pauvre princesse (qui t’a empêché
de mourir de faim) tu devais
plutôt souffrir le martyre que
d’y consentir ; et au contraire, sans
y être contraint ni même convié,
tu cherches des occasions, tu les
controuves même hors de propos
et de raisons, pour dire d’elle des
choses exécrables, qu’un chrétien
ne peut proférer sans péché, ni
écouter sans horreur. Non, non, il
y a des roues et des bourreaux en
ce monde pour te rigoureusement
punir, et une justice divine en
l’autre pour châtier par des tourmens
éternels tes fautes infinies
<ref>Bassompierre, Observations sur Dupleix
''pag.'' 173 ''et suiv. Voyez aussi pag.'' 210 ''et suiv.''</ref>. » Mettant à part les injures,
on ne trouvera guère que ceci
dans cet arrêt de condamnation :
c’est que Dupleix ne devait point diffamer
une princesse dont il avait été
domestique ni publier des aventures
peu connues qui déshonoraient
la maison royale. Je n’ai pas besoin
d’examiner la seconde de ces deux
raisons : il y satisfait lui-même dans
l’un des passages que j’ai rapportés,
et l’on ne voit point que {{M.|de Bassompierre}}
ait réfuté cette partie de
la défense. Arrêtons-nous donc seulement
à la première raison.
Tous ceux qui savent les lois de
l’histoire tomberont d’accord qu’un
historien qui veut remplir fidèlement
ses fonctions doit se dépouiller
de l’esprit de flatterie et de l’esprit
de médisance, et se mettre le
plus qu’il lui est possible dans l’état
d’un stoïcien qui n’est agité d’aucune
passion. Insensible à tout le reste, il
ne doit être attentif qu’aux intérêts
de la vérité, et il doit sacrifier à cela
le ressentiment d’une injure, le souvenir
d’un bienfait, et l’amour même
de la patrie. Il doit oublier qu’il
est d’un certain pays, qu’il a été élevé
dans une certaine communion,
qu’il est redevable de sa fortune à
tels et à tels, et que tels et tels sont
ses parens ou ses amis. Un historien,
en tant que tel, est comme Melchisédec,
sans père, sans mère, et sans
généalogie. Si on lui demande : ''D’où''
''êtes-vous ?'' il faut qu’il réponde : ''Je''
''ne suis ni Français, ni Allemand,''
''ni Anglais, ni Espagnol, etc. : je''
''suis habitant du monde ; je ne suis ni''
''au service de l’empereur, ni au service''
''du roi de France, mais seulement''
''au service de la vérité ; c’est''
''ma seule reine ; je n’ai prêté qu’à elle''<section end="Usson"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/99
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>la Télégonie, poème en deux chants d’Eugammon de Cyrène, où Ulysse, réconcilié avec son peuple, exécutait les ordres de Tirésias.
Or, les scholies nous laissent entendre que, dans un autre des poèmes du cycle, Théoclymène, avant de finir sa vie en Ithaque, a joué parmi les gens d’Ulysse un rôle utile : ce ne peut être que dans la Télégonie. Voilà pourquoi Télémaque avait dû amener Théoclymène en Ithaque et nos poèmes odysséens, bon gré mal gré, l’accueillir en leur texte : il fallait qu’au début de la Télégonie, il fût installé dans le manoir d’Ulysse.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>lance pour se rendre à la ville et, de son pas alerte, il s’en allait, plantant des maux aux prétendants.
Au grand corps du logis quand il fut arrivé, il s’en alla dresser la lance, qu’il portait, à la haute colonne, puis, entrant dans la salle, franchit le seuil de pierre.
Bien avant tous les autres, la nourrice Euryclée, qui couvrait de toisons les fauteuils ouvragés, aperçut Télémaque, et ses larmes jaillirent. Elle vint droit à lui, et les autres servantes du valeureux Ulysse l’entouraient, le fêtaient, couvraient de leurs baisers sa tête et ses épaules.
Mais voici Pénélope, la plus sage des femmes, qui sortait de sa chambre : on eût dit Artémis ou l’Aphrodite d’or. Elle prit dans ses bras son enfant et, pleurant, le baisant sur le front et sur ses deux beaux yeux, lui dit ces mots ailés à travers ses sanglots :
{{t|PÉNÉLOPE |110}} Te voilà, Télémaque ! ô ma douce lumière ! Ah ! j’ai cru ne jamais te revoir quand j’ai su qu’embarqué en secret, contre ma volonté, tu partais pour Pylos t’informer de ton père. Allons ! dis-moi, qu’as-tu rencontré ? qu’as-tu vu ?..
Posément Télémaque la regarda et dit :
{{t|TÉLÉMAQUE |110}} Ne me fais pas pleurer, ne trouble pas mon cœur, mère, puisque, sur moi, la mort n’est pas tombée. Mais baigne ton visage ; mets des habits sans tache pour faire à tous les dieux le vœu d’une hécatombe, si Zeus prend quelque jour le soin de nous venger. Je vais à l’agora, j’y dois trouver un hôte qu’en rentrant de là-bas, je ramenais ici ; mais, sur mon ordre, avec mes compagnons divins, il a<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>{{interligne}}
[[File:Schmied illustration Odyssée-CompBibliophilesAutoClubFrance-1932vol4p083.png|center|500px]]
{{interligne}}
{{SA|pris les devants ; j’ai dit à Piræos de l’emmener chez lui et, jusqu’à mon retour, de le soigner en l’honorant comme un ami.}}
Il disait : sans qu’un mot s’envolât de ses lèvres, Pénélope, baignant son visage, alla mettre des vêtements sans tache et faire à tous les dieux le vœu d’une hécatombe, si Zeus prenait un jour le soin de les venger.
Mais Télémaque était sorti de la grand’salle et, reprenant sa lance, emmenait avec lui deux de ses lévriers. Athéna le parait d’une grâce céleste. Vers lui, quand il entra, tous les yeux se tournèrent ; en groupe, autour de lui, les fougueux prétendants lui faisaient mille grâces, mais roulaient la traîtrise au gouffre de leurs cœurs.
Télémaque évita leur nombreuse cohue et s’en vint prendre place à l’endroit où siégeaient ensemble Halithersès, Antiphos et Mentor, que son père avait eus pour amis dès l’enfance.<noinclude>
<references/></noinclude>
le5uoiy3pdzrc7vqsacl36o1rff9j38
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
Comme ils l’interrogeaient sur toutes les nouvelles, voici que Piræos, à la lance fameuse, approchait : par la ville, il avait amené son hôte à l’agora. Sans tarder un instant, Télémaque s’en vint accueillir l’étranger.
Mais déjà Piræos avait pris la parole :
{{t|PIRÆOS |110}} Télémaque, envoie-nous au plus tôt des servantes pour reprendre chez moi tous les cadeaux que tu reçus de Ménélas.
Posément, Télémaque le regarda et dit :
{{t|TÉLÉMAQUE |110}} Piræos, attendons ! Je ne vois pas encore la fin de tout cela. Il se peut qu’au manoir, les fougueux prétendants me tuent en trahison et que mon patrimoine entier soit leur partage : plutôt qu’à l’un d’entre eux, j’aime mieux t’en laisser, à toi, la jouissance. Si c’est moi qui leur plante et le meurtre et la mort, nous aurons même joie, moi de les recevoir et toi de me les rendre.
Il dit et prit avec son hôte infortuné le chemin du manoir. Quand ils eurent atteint le grand corps du logis et laissé leurs manteaux aux sièges et fauteuils, ils allèrent au bain dans les cuves polies. Puis, baignés, frottés d’huile par la main des servantes, et vêtus de la robe et du manteau de laine, au sortir des baignoires, ils prirent siège à table.
Vint une chambrière qui, portant une aiguière en or, et du plus beau, leur donnait à laver sur un bassin d’argent et dressait devant eux une table polie. Vint la digne intendante : elle apportait le pain et le mit devant eux, puis leur fit les honneurs de toutes ses réserves, tandis<noinclude>
<references/></noinclude>
qkx3k31ukil7wzborg1odktma5adaew
Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/113
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>qu’en l’embrasure, en face de son fils, Pénélope, allongée sur son siège, tournait sa quenouille légère.
Vers les morceaux de choix préparés et servis, ils tendirent les mains.
Quand on eut satisfait la soif et l’appétit, la plus sage des femmes, Pénélope, reprit :
{{t|PÉNÉLOPE |110}} Télémaque, faut-il que, remontant chez moi, je m’étende en ce lit qu’emplissent mes sanglots et que trempent mes larmes, depuis le jour qu’Ulysse avec les fils d’Atrée partit vers Ilion ?.. Veux-tu donc me laisser — quand ici vont entrer les fougueux prétendants — sans daigner me parler du retour de ton père ? En sais-tu quelque chose ?
Posément, Télémaque la regarda et dit :
{{t|TÉLÉMAQUE |110}} Non ! Voici tout au long, mère, la vérité. Je m’en fus à Pylos, où Nestor, le pasteur du peuple, me reçut en sa haute demeure et m’entoura de soins, comme un père accueillant un fils qui rentrerait après un an d’absence. C’est un pareil accueil que me fit le vieillard avec ses nobles fils. Du malheureux Ulysse, il ne put rien me dire, n’ayant jamais appris de personne en ce monde qu’il fût vivant ou mort. Mais Nestor, me donnant ses chevaux et son char aux panneaux bien plaqués, m’envoya chez le fils d’Atrée, chez Ménélas à la lance fameuse… et c’est là que j’ai vu Hélène l’Argienne, celle pour qui les gens et d’Argos et de Troie, sous le courroux des dieux, ont subi tant d’épreuves ! Le premier mot de Ménélas le bon crieur fut pour me demander quel besoin m’amenait en sa Sparte divine ; point par point,<noinclude>
<references/></noinclude>
jif9galomkjp23re9potvtcmz32jboy
Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/114
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>je lui dis toute la vérité, et voici quelle fut aussitôt sa réponse : « Je vais répondre à tes prières et demandes, sans un mot qui t’égare ou te puisse abuser. Oui ! tout ce que j’ai su par un Vieux de la mer au parler prophétique, le voici sans omettre et sans changer un mot : il m’a dit qu’il avait aperçu, dans une île, Ulysse tout en larmes, qu’en un manoir, là-bas, la nymphe Calypso le retient malgré lui et qu’il ne peut rentrer au pays de ses pères. » Voilà ce que m’a dit l’Atride Ménélas à la lance fameuse. Ma tâche était remplie : je revins et le vent, que les dieux me donnèrent, me ramena tout droit à la terre natale.
Il dit, et Pénélope en était remuée jusqu’au fond de son cœur.
Alors Théoclymène au visage de dieu :
{{t|THÉOCLYMÈNE |110}} Digne épouse du fils de Laerte, d’Ulysse, tu vois que Ménélas ne savait pas grand-chose ; mais retiens mon avis ; je prédis à coup sûr et ne te cache rien. Sache qu’en sa patrie, Ulysse est revenu, qu’il y siège, y circule et, connaissant déjà leurs vilaines besognes, prépare un vilain sort à tous les prétendants… Voilà ce qu’est venu me révéler l’augure, ce que je révélai moi-même à Télémaque sur les bancs du vaisseau.
La plus sage des femmes, Pénélope, reprit :
{{t|PÉNÉLOPE |110}} Ah ! puisse s’accomplir ta parole, ô mon hôte ! Tu trouverais chez moi une amitié si prompte et des dons si nombreux que chacun, à te voir, vanterait ton bonheur.
Pendant qu’ils échangeaient ces paroles entre eux, les<noinclude>
<references/></noinclude>
lt1anlbj760kbe6r4ugo858dihcgkpv
Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/117
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>prétendants, devant la grand’salle d’Ulysse, se jouaient à lancer disques et javelots sur la dure esplanade, théâtre coutumier de leur morgue insolente.
Vint l’heure du repas : on vit entrer les bêtes que, suivant la coutume, des bergers amenaient des champs, de toutes parts, et voici que Médon, leur héraut préféré, leur compagnon de table, disait aux prétendants :
{{t|MÉDON |110}} Si vos cœurs, jeunes gens, ont assez de la joute, rentrons dans le logis préparer le repas ; c’est un plaisir aussi que de dîner à l’heure.
Il dit et, se levant, ils acceptent l’invite. Une fois arrivés au grand corps du logis, ils s’en vont déposer sur les sièges et sur les fauteuils leurs manteaux, abattent une vache, amenée du troupeau, puis des porcs gras à lard, et le dîner s’apprête.
{{Séparateur de points|20}}
On abattit de grands moutons, des chèvres grasses ; on fit cuire, on trancha les premières grillades ; on mélangea le vin dans le cratère ; Eumée distribua les coupes, et quand Philœtios, le grand chef des bouviers, eut réparti le pain dans les belles corbeilles, ce fut Mélanthios qui servit d’échanson.
Dans la salle trapue, auprès du seuil de pierre, Télémaque à dessein avait mis pour Ulysse une petite table avec un pauvre siège ; il l’avait installé et servi de grillades ; il lui versait du vin dans une coupe d’or et lui disait ces mots :
{{t|ZEUS |110}}TÉLÉMAQUE Reste assis maintenant à boire avec les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>{{SA|prétendants, devant la grand’salle d’Ulysse, se jouaient à lancer disques et javelots sur la dure esplanade, théâtre coutumier de leur morgue insolente.}}
Vint l’heure du repas : on vit entrer les bêtes que, suivant la coutume, des bergers amenaient des champs, de toutes parts, et voici que Médon, leur héraut préféré, leur compagnon de table, disait aux prétendants :
{{t|MÉDON |110}} Si vos cœurs, jeunes gens, ont assez de la joute, rentrons dans le logis préparer le repas ; c’est un plaisir aussi que de dîner à l’heure.
Il dit et, se levant, ils acceptent l’invite. Une fois arrivés au grand corps du logis, ils s’en vont déposer sur les sièges et sur les fauteuils leurs manteaux, abattent une vache, amenée du troupeau, puis des porcs gras à lard, et le dîner s’apprête.
{{Séparateur de points|20}}
On abattit de grands moutons, des chèvres grasses ; on fit cuire, on trancha les premières grillades ; on mélangea le vin dans le cratère ; Eumée distribua les coupes, et quand Philœtios, le grand chef des bouviers, eut réparti le pain dans les belles corbeilles, ce fut Mélanthios qui servit d’échanson.
Dans la salle trapue, auprès du seuil de pierre, Télémaque à dessein avait mis pour Ulysse une petite table avec un pauvre siège ; il l’avait installé et servi de grillades ; il lui versait du vin dans une coupe d’or et lui disait ces mots :
{{t|ZEUS |110}}TÉLÉMAQUE Reste assis maintenant à boire avec les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/118
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>hommes : à moi de te garer de l’insulte et des coups des seigneurs prétendants. Cette maison n’est pas une place publique ; c’est la maison d’Ulysse, et j’en suis l’héritier. Aussi bien, prétendants, modérez votre humeur : ni menaces, ni coups, si vous ne voulez pas de querelle et de rixe !
Il dit ; tous s’étonnaient, les dents plantées aux lèvres, que Télémaque osât leur parler de si haut.
Antinoos, le fils d’Eupithès, répliqua :
{{t|ANTINOOUS |110}} Laissons passer le mot, si pénible qu’il soit. Vous avez entendu comment il nous menace !.. Ah ! le fils de Cronos, Zeus, ne l’a pas voulu : sinon, voilà longtemps déjà que nous l’aurions fait taire en son manoir, ce crieur d’agora !
Il dit ; mais Télémaque écoutait impassible. Les hérauts, ce jour-là, conduisaient par la ville une sainte hécatombe vers le bois d’Apollon où, pour fêter le dieu qui lance au loin ses flèches, le peuple aux longs cheveux s’assemblait sous l’ombrage. On retira du feu les grosses viandes cuites, on y trancha les parts et l’on fut à la joie de ce festin superbe ; ceux d’entre eux qui servaient mirent devant Ulysse un morceau tout semblable à celui qu’ils s’étaient eux-mêmes adjugé ; car le fils du divin Ulysse, Télémaque, en avait donné l’ordre.
Mais Pallas Athéna ne mettait fin ni trêve aux cuisantes insultes des fougueux prétendants : la déesse voulait que le fils de Laerte, Ulysse, fût mordu plus avant jusqu’au cœur.
Parmi les prétendants, il était une brute, du nom de Ctésippos ; il habitait Samé et comptait sur ses biens immenses pour gagner la main de Pénélope, en l’absence d’Ulysse.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/125
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Centré|AVANT-PROPOS}}
{{Centré|(CHANT XVIII) <br>(CHANT XIX, VERS 1 ET 2 ET 53 A 95)}}
Le chant XVII a décrit la première journée de Télémaque et d’Ulysse rentrés au manoir. Ulysse le mendiant est encore inconnu de tous, sauf de son fils. On a festiné ; Antinoos a lancé son tabouret contre le mendiant que Pénélope a envoyé chercher par Eumée. Ulysse a refusé de monter chez la reine, mais l’entrevue est préparée pour le soir après le départ des convives ; Eumée, ayant rempli son rôle, quitte le manoir et rentre à ses porcheries : la journée semble finie, les prétendants n’ont plus qu’à s’éloigner à leur tour pour permettre la première entrevue de Pénélope et d’Ulysse. C’est alors que notre chant XVIII vient interposer ses quatre épisodes : le pugilat d’Iros ; l’apparition de Pénélope ; les insultes de Mélantho ; le coup d’Eurymaque.
De ces quatre épisodes, trois ne sont que des répétitions d’un thème connu : Pénélope est déjà apparue aux chants I et XVI devant les prétendants ; les insultes de Mélantho sont proches parentes des insultes de Mélanthios, son frère, au<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/126
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>chant XVII ; et l’escabeau d’Eurymaque ne diffère pas du tabouret d’Antinoos. Seul le pugilat peut sembler original : mais comment remettre la scène dans l’ensemble du drame ? Laissons de côté, en cet épisode, les mœurs, occupations et plaisirs, qui n’ont rien d’homérique : la cuisine de ces nobles prétendants sur le foyer de la grand’salle, qui n’a jamais servi à cet usage, et leurs estomacs de chèvres bourrés de graisse et de sang ; de ces boudins, l’un sera le prix de la lutte ; les autres seront destinés à un repas du soir que l’on oublie de prendre ensuite, et qui ne semblait pas, en effet, de grande utilité après cette longue journée de festin.
L’un des éléments constitutifs du drame de la vengeance est le moyen qu’a Ulysse de se révéler aussitôt qu’il voudra : il n’a qu’à montrer la cicatrice de la blessure que jadis le sanglier du Parnasse lui fit à la cuisse ; femmes et hommes, princes et servants, tous au manoir et dans l’île en ont entendu parler ; que l’on aperçoive cette cicatrice, et le maître est aussitôt identifié. Au début du chant XXII, quand Ulysse, débarrassé de ses haillons, sautera sur le seuil, personne n’hésitera à le reconnaître : sur la cuisse nue est apparue la cicatrice !
Mais au chant XVIII ! S’il est une heure et une assistance où Ulysse ne doit pas être reconnu, c’est en cette fin de la première journée, en ce festin où rien n’est encore préparé pour lui fournir les armes et les alliés de sa vengeance. Et voici que pour lutter, les deux mendiants se troussent jusqu’aux reins : « Ulysse se dévêt, montre ses grandes et belles cuisses ». Et personne parmi les prétendants, personne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/127
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>parmi les femmes et les gens de service n’aperçoit la cicatrice !..
Ce pugilat malencontreusse est de l’époque où les Hellènes des VIe et Ve siècles se prirent pour les jeux violents, pour la boxe en particulier, d’un goût que les Achéens homériques n’avaient pas au même degré. Il faut ne pas oublier quels différents publics les poésies eurent à contenter à travers les âges. Pour plaire à leurs auditoires, aèdes et rhapsodes eurent des concessions à faire aux goûts et modes des siècles récents.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T14.djvu/529
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Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||USSON.|517}}</noinclude><section begin="Usson"/>''le serment d’obéissance'' <ref>{{lang|la|<poem style="margin-left:10%; margin-top:-1.5em;">
{{filet|7|0.5}}''Tuus, ô regina, quid optes''
''Explorare labor, mihi jussa capessere fas est.''
{{intervalle|4.0em}}Virgil., Æn., ''lib. I'', ''vs.'' 76.
</poem>}}</ref> ; ''je suis''
''son chevalier voué, et je porte pour''
''collier de l’ordre le même ornement''
''que le chef de la justice et du sacerdoce''
''des Égyptiens'' <ref>{{lang|grc|Ἔχει δὲ καὶ ἄγαλμα περὶ τὸν αὐχενα
εκ σαπϕείρου λίθου, καὶ ἑκαλεῖτο
ἄγαλμα Αληθεια.}} {{lang|la|''Circa collum imaginem ex''
''sapphiro gemmâ confectam gestabat, quæ vocabatur''
''veritas.'' Ælian. Var. Histor., ''lib XIV'',
''cap. XXXIV''.}}</ref>. Tout ce
qu’il donne à l’amour de la patrie est
autant de pris sur les attributs de
l’histoire, et il devient un mauvais
historien à proportion qu’il se montre
un bon sujet.
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Dum patriam laudat, damnat dum Poggius hostem ?''
{{em}}''Nec malus est civis, nec bonus historicus'' <ref>{{lang|la|Sannazar., ''apud'' Jovium, Elog., ''cap. X'', ''pag. m.'' 31.}}</ref>.
</poem>}}
{{br0}}
Ainsi les cruels reproches que {{M.|de
Bassompierre}} fonde sur ce que Dupleix
avait eu des appointemens et
des charges chez la reine Marguerite,
sont injustes ; car ce n’était point à
Dupleix l’historiographe à s’acquitter
des obligations de Dupleix le domestique
de cette reine, il n’a dû,
en tant qu’historiographe, ni reconnaître
un bon office, ni se venger
d’une injure ; son obligation unique
a été de représenter les choses comme
elles étaient, sans les déguiser
ou en faveur de ses amis, ou au préjudices
de ses ennemis. Il avait, à l’égard
de la vérité les mêmes engagemens
que les juges ont à l’égard de
la justice ; puis donc qu’on serait
déraisonnable de reprocher comme
une noire ingratitude à un conseiller
au parlement d’avoir fait perdre un
méchant procès à son bienfaiteur,
on n’est point en droit de se plaindre
de Dupleix, sous prétexte qu’il
a publié des vérités diffamantes d’une
princesse chez qui il avait eu de l’emploi.
C’est ignorer les bornes des choses
que de soutenir que la gratitude
doit s’étendre sur les biens mêmes
qui ne nous appartiennent point ; je
veux dire que, pour s’acquitter des
obligations que l’on a aux gens, on
se peut servir du bien d’autrui. Si
vous voulez reconnaître les bons offices
qu’on vous a rendus, faites-le
à vos dépens, ne le faites pas aux dépens
de votre prochain. Un tel est
cause que vous êtes riche, que vous
possédez la charge ou de maître des
requêtes ou de président, etc. ; assistez-le
de votre bourse dans son indigence,
mais ne lui faites pas gagner
un procès où il a tort ; car si vous le
faites gagner, votre gratitude est un
larcin, et une infraction de vos devoirs
les plus essentiels. Vous êtes le
ministre de la justice ; rien ne vous
permet de la violer : ce n’est point à
vous, en tant que juge, à reconnaitre
les bienfaits que vous reçûtes autrefois
en tant que maître d’hôtel
ou que précepteur. L’application de
tout ceci à un historiographe, ministre
public de la vérité, n’est point
malaisée.
Si, pendant le cours d’une procédure
criminelle, Dupleix eût refusé
d’être témoin contre Marguerite de
Valois, et s’il eût souffert la question
plutôt que de révéler les adultères
de cette dame, dont il était domestique,
il eût mérité des éloges ;
son silence, en ce cas-là, eût été cent
fois plus louable qu’une confession
ingénue ; mais, en composant l’Histoire
de France, il a été dégagé de
tous les devoirs de domestique, et il
a pu déclarer publiquement ce qu’il
n’aurait pas dû dire à des commissaires
qui auraient instruit un procès.
J’avoue qu’il a diffamé une princesse
du sang <ref group=*>(*) Elle était fille et sœur de rois. Il fallait donc
la qualifier de ''fille de France''. {{sc|Rem. crit.}}</ref> ; mais si, de peur
qu’il n’en rejaillît quelque honte sur
la famille royale, il eût été obligé
de ne rien dire, il faudrait conclure
qu’un historien se doit taire sur toutes
les conspirations des princes du
sang ; que, par exemple, les historiens
espagnols n’auraient jamais dû
parler ni des complots de don Carlos
ni de la peine qui les suivit. Or,
comme cela est absurde, il s’ensuit
que {{M.|de Bassompierre}} n’a point
critiqué justement la conduite de
Dupleix. Ses remarques sont partout
ailleurs beaucoup meilleures ; car il
faut avouer qu’il l’a convaincu d’une
infinité de fautes grossières. Si l’on
me répond que les rébellions des
princes sont des faits publics, et par
conséquent qu’un historien ne les
peut passer sous silence, je répliquerai
que les amourettes de la reine<section end="Usson"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
35ff14k6b9l1uqki37svyo3jjqvg8hv
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T14.djvu/530
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Manseng
19880
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|518|USSON.}}</noinclude><section begin="Usson"/>Marguerite étaient, en leur espèce,
aussi connues que les fréquentes rechutes
du duc d’Orléans <ref>''Frère de {{Roi|Louis|XIII}}.''</ref>. Toute
la cour était bien instruite de la réprimande
que cette reine reçut du
roi son frère, qui lui reprocha, entre
autres choses, d’avoir accouché
d’un bâtard. Tous les ambassadeurs
furent informés de cela, et, sans
doute, ils l’écrivirent à leurs maîtres
aussi-bien que celui de l’empereur
<ref>''Voyez ci-dessus, citation'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Usson#ancrage_Usson-(34)|(34)]].</ref>. Toute la France fut informée
de l’affront que le même roi fit faire
à Marguerite dans un chemin public.
Les suites de cet affront éclatèrent
par les plaintes du roi de Navarre.
En un mot, ce n’était point révéler
des anecdotes que de dire dans une
histoire ce que Dupleix a publié touchant
les galanteries de la reine de
Navarre. Et vous noterez, s’il vous
plaît, que certaines raisons d’état
qu’il a marquées <ref>''Ci-dessus, citation'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Usson#ancrage_Usson-(46)|(46)]].</ref> l’obligèrent à
parler. C’est une bonne justification.
Notez aussi, je vous prie, qu’il y a
bien des gens qui l’ont censuré d’avoir
mis ces choses dans son ouvrage ;
mais qu’ils n’ont point soutenu
que ce n’étaient que des mensonges.
Voyez la note <ref>Bassonpierre ''à la page'' 149 ''du'' Journal de
sa Vie, ''dit qu’en'' 1606 la reine Marguerite ''perdit''
le sieur Sulliendat, son galant, qu’un gentilhomme
nommé Charmond avait tué.</ref>. Ils se sont bornés
à dire qu’il fallait cacher cela sous
le voile de la discrétion. Or, puisqu’il
n’a eu besoin que de se justifier
de la liberté qu’il s’était donnée de
publier de semblables vérités, et
puisqu’après cette justification il a
laissé dans son ouvrage tous ces endroits-là,
en sorte qu’ils ont été imprimés
et réimprimés avec privilége,
nous pouvons conclure que ce sont des
faits qui doivent passer pour constans ;
car si c’étaient des calomnies, on
eût obligé l’auteur à s’en rétracter, et
à les ôter de la seconde édition.
On peut dire qu’il a contribué plus
que tout autre à fixer la certitude de
ces faits. Les satires du sieur d’Aubigné
ne seraient pas d’un témoignage
assez authentique ; mais quand
on les voit confirmées par l’aveu public
d’un historien qui a été commensal
de la maison de cette reine
ne peut plus en douter. Que leur
manque-t-il ? L’historien a vécu en
ce temps-là ; il a été domestique de
cette princesse ; il lui a donné toute
la gloire qu’elle méritait par d’autres
endroits ; il a été blâmé, non pas de
l’avoir calomniée sur celui-là mais
de ne l’avoir point épargnée ; il ne
s’est point rétracté, il n’a point supprimé
dans une nouvelle édition ce
qu’il avait dit dans la première.
Qu’on allègue tant qu’on voudra le
silence de mille et mille écrivains, et
les éloges qu’ils ont répandus sur la
mémoire de Marguerite, on n’affaiblira
jamais cette vérité de fait ; car
il faut bien prendre garde que les
flatteurs n’ont pas osé soutenir qu’elle
a été un exemple de pudicité ;
ils se contentent de ne rien dire sur
ce chapitre. S’ils avaient soutenu
qu’elle fut toujours très-chaste, ils
formeraient une faction et une espèce
de schisme dans le monde de l’histoire,
et ils y fomenteraient le pyrrhonisme,
qui n’y est déjà que trop
étendu à d’autres égards : désordre
qui doit principalement sa propagation
au partage qui se fait dès le
temps même qu’une chose arrive
<ref>''Voyez, tom. XV, la'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Dissertation sur les libelles diffamatoires|Dissertation sur les]]
[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Dissertation sur les libelles diffamatoires|Libelles diffamatoires]], ''paragraphe VIII.''</ref>. On suppose que le mensonge est
toujours postérieur à la vérité ; mais
cela n’est point certain par rapport
aux relations ; il n’arrive que trop
souvent que les fausses précédent les
vraies, où qu’elles n’en soient jamais
suivies ; et il arrive très-souvent que
les véritables et les fausses se forment
à la même heure ; et ainsi elles
courent dans les siècles à venir
sous les auspices d’une tradition également
vieille. Voyez ce que dit Tacite,
au sujet d’un événement fort remarquable
qui fut d’abord rapporté
de différentes manières <ref>{{ancre|ancrage_Usson-(57)}}{{lang|la|''Is finis fuit ulciscendâ Germanici morte,''
''non modò apud illos homines qui tum agebant,''
''etiam seculis temporibus vario rumore jactatâ''
''adeò maxima quæque ambigua sunt, dum alii''
''quoquo modo audita pro compertis habent ; alii''
''vera in contrarium vertunt et gliscit utrumque''
''posteritate.'' Tacit., Annal., ''lib. III'', ''cap. XIX.''}}</ref>.
On avait prédit que la vérité ne
serait point étouffée par la supercherie
des plumes et des langues venales.
« Ceux qui, sous cette esperance
de liberalité, la louent en leurs
presches, luy adressent des livres,
ou qui escrivent à sa louange, ont<section end="Usson"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 2.djvu/369
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" /></noinclude><nowiki />
{{TDM}}
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|titre=[[Goethe et Bettina/Notice|Notice sur {{Mme}} Bettine d’Arnim]]
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|titre=[[Goethe et Bettina/Préface|Préface de Madame d’Arnim]]
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||[[Goethe et Bettina/003|Bettine à la mère de Goethe — 20 mars 1807]]|4
||[[Goethe et Bettina/004|Bettine à la mère de Goethe — 5 mai 1807]]|6
||[[Goethe et Bettina/005|La mère de Goethe à Bettine — 11 mai 1807]]|6
||[[Goethe et Bettina/006|Bettine à la mère de Goethe — 16 mai 1807]]|7
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La seconde descente chez les morts occupe les 204 premiers vers de XXIV : elle nous conte la descente aux Enfers des âmes des prétendants et leur rencontre avec les âmes d’Agamemnon, d’Achille et des autres héros achéens. À première lecture, elle se détache du contexte, qu’elle rend absurde. Ulysse et ses gens, sortis du manoir au dernier vers de XXIII, s’enfoncent on ne sait où, pour reparaître en XXIV 205.
Ces 204 vers sont l’un des pires centons des deux poésies, et les grossièretés de la forme ne sont rien encore auprès des sottises du fond : nous y voyons Achille apprendre de la bouche d’Agamemnon ses propres funérailles ; l’Atride est depuis huit ans au moins dans les Enfers, où Achille l’a précédé d’un certain nombre d’années : voilà des nouvelles un peu vieilles ! Eustathe lui-même a beau admirer tels et tels de ces vers ; il a beau revendiquer pour le poète la liberté de développer son sujet à sa guise et d’ajouter « toutes les broderies sans lesquelles la poésie ne serait plus la poésie » : il ne partage pas l’enthousiasme de certains jeunes pour cette<noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/156
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>« versification ». Non seulement il ne pense pas que ce poème dénonce la main d’Homère : il trouve dans les dires de ces héros une « simplicité », une « naïveté » indignes de la grande pensée du poète. Et pourtant, ajoute-t-il aussitôt, voilà des récits qui sont peut-être nécessaires pour compléter l’œuvre homérique, car ils manquaient dans l’Iliade : sans eux, comment connaîtrions-nous la mort d’Achille ?
Nous avons là une des idées directrices de l’homérologie antique. Les modernes oublient trop souvent que cette conception a présidé non seulement à la critique des Athéniens d’abord, des Alexandrins ensuite, mais encore, semble-t-il, à la « bâtisse », à l’économie des deux poésies actuelles. Cette bâtisse a été projetée et exécutée — nous disent les anciens, — avec une pensée unique : exposer tous les événements notables et toutes les suites de la guerre de Troie ; ce qui n’avait pas trouvé place dans l’Iliade a dû trouver place dans l’Odyssée ou dans quelqu’autre épos. Peu importe donc que « le style en ces 204 premiers vers de XXIV soit sans force et sans réussite, indigne de l’Iliade » : le poète avait une besogne à faire ; il l’a faite simplement, rapidement, à seule fin de remplir les vides qu’il avait laissés ailleurs ; l’Odyssée est un complément de l’Iliade ; ce que celle-ci n’a pas raconté, celle-là doit nous le dire.<noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/171
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{{Centré|(CHANT XXIII, VERS 297 A 309 ; VERS 344 A 372) <br>(CHANT XXIV, VERS 205 A 547)}}
La vengeance d’Ulysse ne va pas jusqu’à la fin du chant XXIV : elle s’arrête à ce vers 296 du chant XXIII, auquel les Alexandrins mettaient le point final de la véritable poésie ; au-delà, ils pensaient être sortis de l’Odyssée proprement dite.
Un « finale », en effet, fut ajouté à la vengeance, le jour où les trois drames originaux furent cousus bout à bout. Entre eux et ce finale, les commentateurs de tous les temps ont signalé les multiples différences de langue et de versification, les anachronismes, les fantaisies géographiques et les invraisemblances logiques ou sentimentales. On y parle de la Sicile : le poète ou les poètes homériques, aussi bien que leurs auditoires, n’avaient aucune connaissance expérimentale de ces mers italiotes et siciliennes qui, pour eux, étaient encore le royaume des monstres et de l’épouvante.
Les événements y sont entassés sans ordre d’importance, sans autre plan que la suite chronologique : reconnaissance d’Ulysse par son père et par son jardinier, assemblées des Ithaciens et des dieux, bataille et paix, on a la matière de<noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/172
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>quatre ou cinq de nos autres épisodes odysséens. Aussi chacun d’eux est-il traité sommairement, écourté en un bavardage pourtant prolixe : les discours y tiennent en deux ou trois vers, parfois en un seul ; tous nous sont déjà connus ou se répètent avec une symétrie mécanique et une désespérante monotonie des termes et du fond.
La surabondance du merveilleux n’est pas moins puérile : en 372 vers, la bonne déesse Athéna intervient sept ou huit fois pour ramener l’aurore, pour couvrir d’ombre Ulysse et ses gens, pour rajeunir Laërte, pour parler à Zeus, pour apparaître sous les traits de Mentor, pour encourager Laërte, pour arrêter le combat, pour menacer Ulysse.
Les anciens excusaient néanmoins toutes ces « faiblesses », en considération de l’utilité, de la nécessité, disaient-ils, de ce dernier chant, sans lequel la rentrée d’Ulysse en Ithaque n’aurait pas été complète : nous ne saurions pas comment le héros avait retrouvé son père, comment il avait été reconnu par lui, après l’avoir été par Télémaque, la nourrice, les serviteurs et Pénélope, et comment il avait obtenu, après le massacre des prétendants, le pardon de son peuple.
C’est une conclusion postiche, en effet, qui fut ajoutée le jour où les trois pièces séparées du voyage, des récits et de la vengeance furent mises bout à bout en une histoire unitaire : elles avaient besoin, après tant de péripéties, d’un dénouement complet et définitif. Le public nouveau n’avait peut-être plus la même connaissance intime de la geste d’Ulysse que les premiers auditoires achéens et ioniens : il pouvait rester inquiet sur le salut et la tranquillité du<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>héros, se demander comment les familles des prétendants et le peuple d’Ithaque accepteraient désormais pour roi l’auteur de cette tuerie. La vengeance laissait la question sans réponse et l’histoire en suspens : l’épilogue de la paix rassurait auditeurs et lecteurs.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
Le cœur tout remué, Ulysse commençait à sentir ses narines picotées par les larmes. Il regarda son père ; il s’élança, le prit, le baisa et lui dit :
{{t|ULYSSE |110}}
Mon père ! Le voici, celui que tu demandes… Je reviens au pays, après vingt ans d’absence !.. Mais trêve de sanglots, de larmes et de cris : écoute ! Nous n’avons pas un instant à perdre ! Car j’ai, sous notre toit, tué les prétendants ; j’ai vengé mon honneur et soulagé mon âme, en punissant leurs crimes.
Mais Laërte, prenant la parole, lui dit :
{{t|LAERTE |110}}
Si j’ai bien devant moi Ulysse, mon enfant, je ne veux me fier qu’à des marques certaines.
Ulysse l’avisé lui fit cette réponse :
{{t|ULYSSE |110}} Que tes yeux tout d’abord regardent la blessure que jadis, au Parnasse, un sanglier me fit de sa blanche défense. Une autre preuve encor ? Dans les murs de ce clos, je puis montrer les arbres que j’avais demandés et que tu me donnas. J’eus ces treize poiriers, ces quarante figuiers, avec ces dix pommiers ! Voici cinquante rangs de ceps, dont tu me fis le don ou la promesse ; chacun d’eux a son temps pour être vendangé, et les grappes y sont de toutes les nuances, suivant que les saisons de Zeus les font changer.
Mais Laerte, à ces mots, sentait se dérober ses genoux et son cœur : il avait reconnu la vérité des signes que lui donnait Ulysse. Au cou de son enfant, il jeta les deux bras, et le divin Ulysse, le héros d’endurance, le reçut défaillant.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/184
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Mais il reprit haleine ; son cœur se réveilla ; pour répondre à son fils, il prononça ces mots :
{{t|LAERTE |110}}
Au sommet de l’Olympe, dieux, vous régnez encor, s’il est vrai, Zeus le père, que tous ces prétendants ont payé leurs folies et leurs impiétés. Mais voici que me prend une crainte terrible : c’est que les gens d’Ithaque sur nous vont accourir ; partout des messagers vont porter la nouvelle aux Képhalléniotes !
Ulysse l’avisé lui fit cette réponse :
{{t|ULYSSE |110}}
Laisse là ce souci ! Que ton cœur soit sans crainte !.. Mais rentrons au logis qui borde le verger ! C’est là que Télémaque, Eumée et le bouvier, envoyés devant moi, ont dû nous préparer le repas au plus vite.
Il l’emmène, à ces mots, vers la jolie maison. Ils arrivent bientôt au grand corps du logis. Ils trouvent Télémaque, Eumée et le bouvier, qui tranchaient force viandes et déjà mélangeaient le vin aux sombres feux.
Mais Laerte au grand cœur était entré chez lui. Sa vieille de Sicile au bain l’avait conduit, frotté d’huile, vêtu de son plus beau manteau. Debout auprès de lui et versant la vigueur à ce pasteur du peuple, Athéna le rendait et plus grand et plus fort que jadis aux regards. Il quitta la baignoire, et son fils étonné, quand il le vit en face pareil à l’un des dieux, lui dit, en élevant la voix, ces mots ailés.
{{t|ULYSSE |110}} Oh ! Père, assurément, c’est l’un des éternels qui te montre à nos yeux et plus grand et plus beau !
Laerte, posément, le regarda et dit :<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/185
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{t|LAERTE |110}}
Ah ! Pourquoi Zeus le père, Athéna ! Apollon ! Pourquoi n’étais-je pas, hier, en notre maison, ce qu’autrefois je fus, quand, avec mon armée de Képhalléniotes, je pris au bout du cap, là-bas en terre ferme, la forte Néricos ? C’est moi qu’on aurait vu, l’armure sur le dos, marcher aux prétendants et nous en délivrer et, dans notre manoir, rompre bien des genoux : et la joie t’eût rempli le cœur au fond de toi !
Tandis qu’ils échangeaient ces paroles entre eux, les autres achevaient les apprêts du repas ; en ligne, prenant place aux sièges et fauteuils, on se mettait à table, quand le vieux Dolios rentra avec ses fils. Le vieux les ramenait des champs, très fatigués : la vieille de Sicile, leur mère, avait couru là-bas les appeler ; tout en les élevant, c’est elle qui donnait ses bons soins au vieillard appesanti par l’âge.
En revoyant Ulysse, leurs cœurs le reconnurent. Mais ils restaient debout, en proie à la surprise.
Ulysse les reçut de ses mots les plus doux :
{{t|ULYSSE |110}}
Vieillard, prends place à table ! Quittez cette stupeur : nous avons tous, depuis longtemps, grand appétit ; mais, sans toucher au pain, nous restions là, dans ce logis, à vous attendre !
Il dit ; mais Dolios, lui ouvrant les deux bras, venait droit à son maître et prenait le poignet d’Ulysse et le baisait et disait, élevant la voix, ces mots ailés :
{{t|DOLIOS |110}}
Ami, tu nous reviens ! Tous nos vœux t’appelaient ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/186
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>mais nous n’espérions plus !.. Puisque la main des dieux te ramène, salut ! Sois heureux à jamais par la grâce du ciel !.. Mais sans feinte réponds ; j’ai besoin de savoir : la sage Pénélope sait-elle ton retour et ta présence ici ? Ou faut-il l’avertir ?
Ulysse l’avisé lui fit cette réponse :
{{t|ULYSSE |110}} Elle sait tout, vieillard ! Ne t’occupe de rien !
Il dit et Dolios, sur l’escabeau luisant, s’assit et, comme lui, ses enfants s’empressaient autour du noble Ulysse et lui prenaient les mains et lui disaient leurs vœux ; puis, côte à côte, auprès de Dolios, leur père, ils allèrent s’asseoir.
{{interligne}}
Pendant qu’à la maison, ils faisaient ce repas, déjà la Renommée, rapide messagère, avait couru la ville. Elle allait, racontant le sort des prétendants et leur fin lamentable. Et la foule, accourue de partout à sa voix, assiégeait de ses cris, de ses gémissements, la demeure d’Ulysse. Chacun y prit ses morts pour les ensevelir. On mit sur des croiseurs les morts des autres villes ; on chargea des pêcheurs d’aller les reporter, chacun à son foyer. Puis le peuple d’Ithaque à l’agora s’en vint, le cœur plein de tristesse.
Quand, le peuple accouru, l’assemblée fut complète, Eupithès se leva. Un deuil inconsolable avait empli son<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/187
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>cœur, car le divin Ulysse, de sa première flèche, lui avait abattu son fils Antinoos.
C’est en pleurant sur lui qu’il prenait la parole :
{{t|EUPITHÈS |110}} Contre les Achéens, mes amis, quels forfaits n’a pas commis cet homme !.. Il est parti, nous emmenant sur ses vaisseaux une foule de braves : il a perdu ses gens, perdu ses vaisseaux creux !.. Il revient, et voyez ! Il nous tue les meilleurs des chefs képhalléniotes. Allons ! Il ne faut pas qu’il s’enfuie vers Pylos ou la divine Élide, chez les rois épéens… Marchons ! Nous resterions à jamais décriés ! Jusque dans l’avenir, on dirait notre honte, si nos frères, nos fils demeuraient sans vengeurs ! Pour moi, je ne saurais avoir goût à la vie ; je préfère la mort, la descente au tombeau.
Il disait, et ses pleurs excitaient la pitié de tous les Achéens.
Mais le divin aède et le héraut survinrent : ils sortaient du manoir d’Ulysse, où le sommeil venait de les quitter, et chacun, à les voir au milieu de la foule, demeurait étonné.
Médon prit la parole et posément leur dit :
{{t|MÉDON |110}} Gens d’Ithaque, deux mots ; ce n’est pas sans l’aveu des dieux, des Immortels, qu’Ulysse a fait cela. Car j’ai vu, de mes yeux, une divinité debout auprès de lui, sous les traits de Mentor. C’était un Immortel qui tantôt l’excitait, visible à ses côtés, et tantôt, dans la salle, allait troubler les autres qui succombaient en tas.
Il disait et le peuple entier verdit de crainte.
Alors, pour leur parler, un héros se leva, le vieil<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/188
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Halithersès, un des fils de Mastor, qui, seul d’entre eux, voyait avenir et passé. C’est pour le bien de tous qu’il prenait la parole :
{{t|HALITHERSÈS |110}} C’est votre lâcheté, amis, qui fit cela ! Vous ne nous avez crus, ni moi, ni le pasteur de ce peuple, Mentor, quand nous voulions brider les folies de vos fils !.. Vous laissiez leurs forfaits s’accomplir !.. Les impies ! Ils pillaient le domaine, ils outrageaient la femme du maître qui jamais ne devait revenir !.. Mais songeons au présent ! Acceptez mes conseils : ne marchons pas contre eux ! c’est courir, de nous-mêmes, au-devant du malheur.
Il dit ; en grand tumulte, la plus forte moitié du peuple se leva ; mais les autres, restés en séance, blâmaient l’avis d’Halithersès et, derrière Eupithès, ils s’élançaient aux armes.
Toute bardée de bronze aux reflets aveuglants, une troupe se forme au-devant de la ville, dans la vaste campagne. Eupithès, l’insensé ! en a pris la conduite : il espérait venger le meurtre de son fils ; mais, sans en revenir, c’est là-bas qu’il devait finir sa destinée.
Athéna dit alors à Zeus, fils de Cronos :
{{t|ATHÉNA |110}} Fils de Cronos, mon père, suprême majesté ! Réponds à ma demande : n’as-tu pas en ton cœur quelque dessein caché ? Vas-tu faire durer cette guerre funeste et sa mêlée terrible ?.. Ou veux-tu rétablir l’accord des deux partis ?
Zeus, l’assembleur des nues, lui fit cette réponse :
{{t|ZEUS |110}} Pourquoi ces questions, ma fille, et ces demandes ? Fais comme il te plaira ; mais voici mon avis. Puisque les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/191
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>prétendants ont été châtiés par le divin Ulysse, pourquoi ne pas sceller de fidèles serments ? Il garderait le sceptre ; nous, aux frères et fils de ceux qui sont tombés, nous verserions l’oubli, et, l’ancienne amitié les unissant entre eux, on reverrait fleurir la richesse et la paix.
Il dit et redoubla le zèle d’Athéna, qui partit, s’élançant des sommets de l’Olympe…
Ils avaient leur content de ce repas si doux et le divin Ulysse, le héros d’endurance, avait pris la parole :
{{t|ULYSSE |110}} Qu’un guetteur sorte donc pour veiller aux approches.
Il dit et l’un des fils de Dolios sortit pour obéir à l’ordre. À peine sur le seuil, voyant toute la troupe, il cria vers Ulysse ces paroles ailées :
{{t|LE CHŒUR |110}} Les voici ! Ils sont là ! Aux armes ! Et plus vite !
Il disait : se levant, tous revêtent leurs armes, les six garçons du vieux, Ulysse et les trois autres ; Laerte et Dolios prennent aussi des armes, soldats chenus, servants de la nécessité. Tout revêtus de bronze aux reflets aveuglants, ils ouvrent la grand’porte et, sur les pas d’Ulysse, ils quittent la maison. Mais la fille de Zeus, Athéna, approchait : de Mentor, elle avait et l’allure et la voix ; et, joyeux de la voir, le héros d’endurance appelait Télémaque. Il disait à son fils, cet Ulysse divin :
{{t|ULYSSE |110}} Télémaque, c’est l’heure : entre dans la mêlée ! Souviens-toi seulement, en cet instant des braves, de ne pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/192
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>entacher le renom des aïeux ; car on a jusqu’ici vanté de par le monde leur force et leur courage.
Posément, Télémaque le regarda et dit :
{{t|TÉLÉMAQUE |110}} Si tel est ton désir, tu pourras voir, mon père, que, suivant tes paroles, ce cœur n’entache pas le renom de ta race.
Il dit et, plein de joie, Laerte s’écriait :
{{t|LAERTE |110}} Quel jour pour moi, dieux qui m’aimez ! Je suis heureux : j’entends, sur la valeur, mon fils se quereller avec mon petit-fils.
Athéna, la déesse aux yeux pers, intervint :
{{t|ATHÉNA |110}} Ô fils d’Arkésios, le plus cher des amis ! adresse ta prière à la vierge aux yeux pers, à Zeus le père aussi, puis brandis et envoie ta pique à la grande ombre !
Et Pallas Athéna animait le vieillard d’une vigueur nouvelle : il invoque aussitôt la fille du grand Zeus, puis brandit et envoie sa pique à la grande ombre, qui d’Eupithès atteint le casque aux joues de bronze : sans repousser le coup, le bronze cède et craque ; l’homme, à grand bruit, s’effondre, et ses armes résonnent. Sur ceux du premier rang, Ulysse tombe alors avec son noble fils : du glaive et de la pique, de revers et de taille, ils frappent ; sous leurs coups, tous auraient succombé et perdu le retour, si la fille du Zeus à l’égide, Athéna, n’eût pas poussé un cri qui, tous, les arrêta :
{{t|ATHÉNA |110}} À quoi bon, gens d’Ithaque, cette cruelle guerre ? sans plus de sang, quittez la lutte, et tout de suite !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Homère - Odyssée, traduction Bérard, tome 4, ACF, 1933.pdf/193
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
À ces mots d’Athéna, tous ont verdi de crainte : la terreur fait tomber les armes de leurs mains ; le sol en est jonché. La voix de la déesse ne leur laissant au cœur que le désir de vivre, ils s’enfuient vers la ville. Le héros d’endurance, avec un cri terrible, se ramasse ; il bondit, cet Ulysse divin, et l’on eût dit un aigle à l’assaut de l’éther. Mais le fils de Cronos, de sa foudre fumante, frappe le sol devant la déesse aux yeux pers, et, tournée vers Ulysse, la fille du dieu fort, Athéna, lui commande :
{{t|ATHÉNA |110}} Arrête ! Mets un terme à la lutte indécise, et du fils de Cronos, du Zeus à la grand’voix, redoute le courroux !
À la voix d’Athéna, Ulysse, tout joyeux dans son cœur, obéit : entre les deux partis, la concorde est scellée par la fille du Zeus à l’égide, Athéna.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/477
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SkoRo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''MUSULMAN'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 460 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''NAÏVETÉ'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>kogusta ‖ {{t|(f.)|90}} afekta. '''Rat -,''' miogalo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Musulman,''' mahometano<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutabilite,''' ŝanĝemeco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutation,''' interanstataŭ(iĝ)o
(de personoj, oficistoj).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutilation,''' stumpigo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutiler,''' stumpigi<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutin,''' malobeema, ribelema
‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutiner (Se),''' ribel(et)i.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutinerie,''' ribel(et)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutisme,''' muteco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutualité,''' interhelpado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutuel *,''' reciproka, inter...
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myope,''' miopa ‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myopie,''' miopeco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myosotis,''' miozoto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myriade,''' miriado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myriamètre,''' dekmilmetro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myrrhe,''' mirho.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myrte,''' mirto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myrtille,''' mirtelo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mystère,''' mistero. '''Faire - de,'''
sekretigi<sup>2</sup> {{t|acc.|90}}
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mysterieux *,''' mistera ‖
sekreta ‖ sekretema. '''Raconter -sement,''' sekreti<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mysticisme,''' mistiko<sup>Z</sup> ‖ ~eco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mystificateur,''' mistifikanto<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mystification,''' mistifiko<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mystifier,''' mistifiki<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mystique *''', mistika<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mythe,''' mito.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mythique,''' mita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mythologie,''' mitologio.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mythologique,''' mitologia.
<section end="M" />
{{Br0}}
<section begin="N" />
<span style="font-size:110%;">{{centré|'''N'''}}</span>
{{Br0}}
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nabab,''' hinda<sup>Z</sup> mahometana<sup>Z</sup> princo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nabot,''' mallongkreskulaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nacelle,''' barko, boato ‖ {{t|(de ballon)|90}} portilo, gondolo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nacre,''' perlamoto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nacré,''' perlamotokolora.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nage,''' naĝ(ad)o. '''A la -,'''
naĝ(ant)e. '''Gagner à la -,'''
alnaĝi al<sup>1</sup>, '''Etre en -''' (F.),
ŝvitegi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nageoire,''' naĝilo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nager,''' naĝi ‖ {{t|(f. dans)|90}} ~ en<sup>3</sup>.
'''- dans l’opulence,''' esti
riĉega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nageur,''' naĝanto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Naguère,''' antaŭnelonge.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Naïade,''' najado<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Naïf *,''' infane [sensperte]
malkaŝema, naiva<sup>3</sup> ‖ infane
[sensperte] kredema,
naiva<sup>3</sup> ‖ trokredema,
trofidema ‖ senartifika,
senarta, natura<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nain,''' eksterordinare mallongkreska,
malgrandega
‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Naissance,''' naskiĝo ‖ deveno
‖ komenc(iĝ)o. '''Donner - à,''' naski {{t|(acc.)|90}}.
'''Acte de -,''' naskiĝa [generacia]
atesto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Naissant,''' komenc(iĝ)anta.
'''Barbe -e,''' barblano<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Naitre,''' naskiĝi. '''Faire -,'''
naski ‖ {{t|(f.)|90}} ~, ekzistigi,
estigi, kaŭzi. '''(Il) naquit,'''
estis naskita<sup>2</sup>. '''(Il) est né,'''
estas naskita<sup>2</sup>. '''Bien (né),'''
altrange ‖ kun bonaj
kvalitoj.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Naivete,''' naiveco ‖ ~aĵo.<noinclude>
<references/></noinclude>
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16060069
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''MUSULMAN'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 460 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''NAÏVETÉ'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>kogusta ‖ {{t|(f.)|90}} afekta. '''Rat -,''' miogalo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Musulman,''' mahometano<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutabilité,''' ŝanĝemeco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutation,''' interanstataŭ(iĝ)o
(de personoj, oficistoj).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutilation,''' stumpigo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutiler,''' stumpigi<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutin,''' malobeema, ribelema
‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutiner (Se),''' ribel(et)i.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutinerie,''' ribel(et)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutisme,''' muteco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutualité,''' interhelpado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mutuel *,''' reciproka, inter...
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myope,''' miopa ‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myopie,''' miopeco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myosotis,''' miozoto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myriade,''' miriado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myriamètre,''' dekmilmetro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myrrhe,''' mirho.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myrte,''' mirto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Myrtille,''' mirtelo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mystère,''' mistero. '''Faire - de,'''
sekretigi<sup>2</sup> {{t|acc.|90}}
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mystérieux *,''' mistera ‖
sekreta ‖ sekretema. '''Raconter -sement,''' sekreti<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mysticisme,''' mistiko<sup>Z</sup> ‖ ~eco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mystificateur,''' mistifikanto<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mystification,''' mistifiko<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mystifier,''' mistifiki<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mystique *''', mistika<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mythe,''' mito.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mythique,''' mita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mythologie,''' mitologio.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Mythologique,''' mitologia.
<section end="M" />
{{Br0}}
<section begin="N" />
<span style="font-size:110%;">{{centré|'''N'''}}</span>
{{Br0}}
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nabab,''' hinda<sup>Z</sup> mahometana<sup>Z</sup> princo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nabot,''' mallongkreskulaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nacelle,''' barko, boato ‖ {{t|(de ballon)|90}} portilo, gondolo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nacre,''' perlamoto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nacré,''' perlamotokolora.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nage,''' naĝ(ad)o. '''A la -,'''
naĝ(ant)e. '''Gagner à la -,'''
alnaĝi al<sup>1</sup>, '''Etre en -''' (F.),
ŝvitegi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nageoire,''' naĝilo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nager,''' naĝi ‖ {{t|(f. dans)|90}} ~ en<sup>3</sup>.
'''- dans l’opulence,''' esti
riĉega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nageur,''' naĝanto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Naguère,''' antaŭnelonge.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Naïade,''' najado<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Naïf *,''' infane [sensperte]
malkaŝema, naiva<sup>3</sup> ‖ infane
[sensperte] kredema,
naiva<sup>3</sup> ‖ trokredema,
trofidema ‖ senartifika,
senarta, natura<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Nain,''' eksterordinare mallongkreska,
malgrandega
‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Naissance,''' naskiĝo ‖ deveno
‖ komenc(iĝ)o. '''Donner - à,''' naski {{t|(acc.)|90}}.
'''Acte de -,''' naskiĝa [generacia]
atesto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Naissant,''' komenc(iĝ)anta.
'''Barbe -e,''' barblano<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Naitre,''' naskiĝi. '''Faire -,'''
naski ‖ {{t|(f.)|90}} ~, ekzistigi,
estigi, kaŭzi. '''(Il) naquit,'''
estis naskita<sup>2</sup>. '''(Il) est né,'''
estas naskita<sup>2</sup>. '''Bien (né),'''
altrange ‖ kun bonaj
kvalitoj.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Naivete,''' naiveco ‖ ~aĵo.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/497
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''OVIPARE'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 480 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''PAIN'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Ovipare''' {{t|(tech.)|90}}, ovnaska.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Ovoïde,''' ovforma.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Oxalique,''' okzala<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Oxyde,''' oksido<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Oxyder,''' oksidi<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Oxygone,''' oksigeno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Oxygéner,''' oksigen(ig)i.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Ozone,''' ozono<sup>Z</sup>.
<section end="O" />
{{Br0}}
<section begin="P" />
<span style="font-size:110%;">{{centré|'''P'''}}</span>
{{Br0}}
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pacage,''' paŝtejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pacha,''' (turka) guberniestro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pachyderme''' {{t|(zoo.)|90}}, dikhaŭtulo
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pacification,''' pacigo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pacifier,''' pacigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pacifique *,''' {{t|(qui aime la paix)|90}} pacema<sup>2</sup> ‖ {{t|(qui est en paix)|90}} paca<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pacifisme,''' pacifismo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pacifiste,''' pacifisto<sup>Z</sup>, pac(em)ulo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pacotille,''' komercaĵaĉo, sentaŭgaĵo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pacte,''' ''(solena)'' interkonsento,
kontrakto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pactiser,''' perfide interkonsenti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Paf. Faire -,''' klaki<sup>Z</sup><sup>2</sup>, '''(Etre) -''' (F.), ebrieta,
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pagaie,''' remilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Paganisme,''' idolaneco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Page,''' 1 {{t|(fem.)|90}} paĝo ; 2 {{t|(masc.)|90}} paĝio.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pagination, V. V.,''' ~ado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Paginer,''' paĝonumeri.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pagne,''' (negra) zonotuko.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pagnoter (Be),''' (P.), enlitiĝi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pagode,''' pagodo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Paie, V. Paye.'''
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Paiement,''' pago.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Paien,''' idolano, idoladoranto,
idolservanto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Paillard''' (F.), voluptema ‖
-ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Paillasse,''' 1 {{t|(fém.)|90}} pajla matraco
‖ 2 {{t|(m.)|90}} : foira grimacisto
[amuzisto], histriono<sup>Z</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} malfirmulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Paillasson,''' mato.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Paille,''' pajlo ‖ (mona) interna
difektaĵo ‖ {{t|(a.)|90}} pajlokolora,
paleflava. '''- tressée,''' pajla reto<sup>2</sup>, '''Menue -,'''
grenventaĵo<sup>2</sup>.
'''Homme de -,''' ŝajna respondanto.
'''Feu de -''' {{t|(f.)|90}}, maldaŭra
[baldaŭ pasonta] pasieto.
'''Mettre qn sur la -''' {{t|(f.)|90}},
''tute'' ruinigi, malriĉegigi,
mizerigi. '''On voit une dans l’œil de son voisin et on ne voit pas la poutre qui est dans le sien,'''
en fremda okulo ni vidas
ligneron, en nia ni trabon
ne vidas<sup>2</sup>. '''Tirer à la courte -,''' loti. V. Add.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pailler,''' {{t|(hort.)|90}} pajlokovri ‖
{{t|(chaise)|90}} pajlotegi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pailleté,''' kovrita per brilaĵetoj<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Paillette,''' brilaĵeto<sup>2</sup>, brilfolieto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Paillis''' {{t|(tech.)|90}}, sterkopajlaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Paillote,''' pajla budo [kajuto].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">
'''Pain,''' pano ‖ {{t|(f.)|90}} vivpano,
vivrimedoj ‖ bulo ‖ {{t|(de sucre)|90}} konuso. '''- sans le-<noinclude>'''</noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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Chouart et Radisson/02
0
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Denis Gagne52
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/* Relu et corrigé */
16060186
wikitext
text/x-wiki
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<pages index="Dionne - Chouart et Radisson, 1910.djvu" from=31 to=42 header=1 />
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/692
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GUINÉE"/>{{tiret2|ap|porté}} de cette partie d’Afrique qu’on appelle ''Guinée.''
{{sc|Guinée}}. C’est aussi une toile de coton blanche, plus fine que grosse, qui vient des Indes Orientales, particulièrement de Pondichéry.
<section end="GUINÉE"/>
<section begin="GUINES"/><nowiki/>
GUINES. ''{{lang|la|Guina, Guisna.}}'' Ville de France, dans le pays reconquis en Picardie, à deux lieues de Calais, vers le midi. ''Guines'' est située dans des marais, & capitale d’un Comté, qui étoit autrefois une partie de celui de Boulogne. Le Comté de ''Guines'' est une ancienne Pairie du Comté de Flandre. ''Long. 19{{lié}}d. 30{{lié}}m. lat. 50{{lié}}d. 57{{lié}}m.''
<section end="GUINES"/>
<section begin="GUINGALOIS"/><nowiki/>
GUINGALOIS. Nom d’homme. ''{{lang|la|Guingaloëus, Winwaloëus.}}'' Saint Rieu est nommé Disciple de ''{{St.|Guingalois}},'' ou, comme ils disent en Bretagne, {{St.|Guignolé}}. {{sc|Chastel}}. ''Martyrol, au 12{{lié}}Fév. {{pg|631}}.'' Le {{P.|Lobineau}}, ''Hist. de Bret. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|73}},'' & ''{{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, {{pg|9}},'' l’appelle ''Winwaloë, Guingaloé'' & ''Guénolé,'' & il se sert de ce dernier comme du mot vulgaire, & non pas de ''Guignole,'' qu’on dit pourtant.
{{sc|Guingalois}}. Voyez {{tr6L|VENNOLÉ}}.
<section end="GUINGALOIS"/>
<section begin="GUINGAMBO"/><nowiki/>
GUINGAMBO. s. m. Le ''guingambo'' est une plante que l’on trouve en Afrique & en Amérique, qui croît à la hauteur de cinq ou six pieds. Ses feuilles qui sont grandes, rudes, ridées & découpées, ressemblent assez à celle de la guimauve. Sa fleur est d’un blanc jaune & sans odeur : c’est une espèce de cloche composée de cinq feuilles rondes à l’extrémité, de couleur rougeâtre, qui renferme un pistil en forme de clou, avec des étamines jaunâtres. Ce pistil se change en un fruit de la grosseur d’un œuf, composé de plusieurs côtes, & qui s’appelle aussi ''Guingambo.'' Quand ce fruit est jeune, le peuple le fait cuire avec la viande, pour donner du goût au bouillon. Les Créolles le font aussi entrer dans un ragout particulier, qu’on appelle Callarou.
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<section begin="GUINGAMP"/><nowiki/>
GUINGAMP. Petite ville de France en Bretagne. ''{{lang|la|Vinicampus.}}'' Elle est sur une petite rivière, qui lui sert de fossé d’un côté. ''Guingamp'' n’est pas éloigné de Morlaix. Dans les titres de l’Histoire de Bretagne il est écrit en Latin ''{{lang|la|Guengampum.}}'' Long. 14{{lié}}d. 39{{lié}}m. 15{{lié}}s. lat. 48{{lié}}d. 33{{lié}}m. 42{{lié}}s.
<section end="GUINGAMP"/>
<section begin="GUINGANS"/><nowiki/>
GUINGANS. s. m. pl. Toile de fil de coton, quelquefois mêlé de fil d’écorce d’arbre, qui n’est, ni fine, ni grosse. On la tire des Indes Orientales, particulièrement de Bengale. Il y en a de bleues & de blanches.
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<section begin="GUINGOIS"/><nowiki/>
GUINGOIS. s. m. de travers ; ce qui n’est point droit ; ce qui n’a point la figure, la situation qu’il devroit avoir. Il y a un ''guingois'' dans ce jardin. On a tâché de cacher le ''guingois'' de cette chambre, par une cloison.
Il se dit quelquefois figurément. Il y a un ''guingois'' dans cet esprit-là qui choque tout le monde. Il est familier.
{{sc|De Guingois}}. adverbe, qui se dit de ce qui est de travers, qui est posé obliquement à l’égard de quelque autre corps. ''{{lang|la|Oblique.}}'' Cette étoffe est mal coupée, elle est taillée de ''guingois.'' Ce cheval va de travers, de ''guingois.'' L’alignement de ce mur va de ''guingois,'' il ne fait pas un angle droit dans les deux faces du bâtiment.
On dit figurément, avoir l’esprit de guingois. {{sc|Ac. Fr}}. Madame de Sévigné emploie souvent ce terme dans ses Lettres à sa fille. Une cérémonie de guingois. ''Lettr.{{lié}}435.''
<section end="GUINGOIS"/>
<section begin="GUINGUET"/><nowiki/>
GUINGUET. s. m. On appelle Camelots ''guinguets,'' de petits camelots très-légers, qui se font dans la Sayetterie d’Amiens. Il y en a d’unis & de rayés. Leur largeur est d’une demi-aune.
<section end="GUINGUET"/>
<section begin="GUINGUETTE"/><nowiki/>
GUINGUETTE. s. f. C’est ainsi qu’on appelle un peut cabaret dans les faubourgs & les environs de Paris, où les Artisans vont boire l’été les Dimanches & les Fêtes. ''{{lang|la|Taberna pauper & ignobilis}}''. Les honnêtes gens appellent quelquefois du nom de ''guinguette'' une petite maison simple & propre qu’ils ont dans les faubourgs & aux environs de Paris. Venez me voir à ma ''guinguette.''
Vaugirard est un village tout près de Paris, qui n’est compose presque que de ''guinguettes'' & de tavernes. On est surpris du grand concours de petit peuple de Paris, que l’on y voit les Fêtes & les Dimanches, surtout le jour de {{St.|Lambert…}} {{sc|Piganiol de la Force,}} ''Description de la France.''
Ce mot vient apparemment de ce qu’on ne vend dans ces cabarets que de méchant petit vin vert, que l’on appelle ''guinguet,'' tel qu’est celui qui se recueille aux environs de Paris.
{{sc|Guinguette}}. Jeu de cartes qui se joue depuis trois personnes jusqu’à sept ou huit. On joue ce jeu avec le grand jeu complet, dont on ôte cependant les petites, lorsqu’il y a peu de Joueurs. La principale carte est la Dame de carreau, qui s’appelle la ''Guinguette.'' On donne à chacun quatre cartes, & l’on pose le reste du talon sur la table. C’est le premier en carte qui a la liberté & le privilège de nommer la couleur de la triomphe ; ce qu’il ne fait qu’après avoir vu ses quatre cartes, afin de nommer la couleur qui lui est la plus favorable, & dont il a le plus grand nombre. L’as à ce jeu est la moindre des cartes, & ne vaut qu’un. ''Voy.'' les autres règles de ce jeu dans l’Académie des Jeux.
{{sc|Guinguette}}. s. m. C’est le nom qu’on a donné à une espèce de tabatière de parchemin ou de papier collé sur un carton. Les ''guinguettes'' s’ouvrent de la largeur de l’ouverture de la forme d’un chapeau ; & tous les plis rentrant les uns dans les autres, elles se referment sur le champ, & se réduisent à la grandeur du carton, qui est ordinairement de la largeur du creux de la main.
{{sc|Guinguette}}, se dit aussi d’une petite chaise roulante à deux roues, tout-à-fait découverte, qui se tire par un seul cheval : il n’y a guère que de très-jeunes gens qui s’en servent, & c’est pour cela qu’on leur donne aussi le nom de Phaétons, à cause de la chute trop ordinaire de leurs téméraires Cochers.
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<section begin="GUINIAD"/><nowiki/>
GUINIAD. s. m. Nom d’un poisson particulier, qui se trouve dans un lac que forme le Dwy dans le Mérioneth Shire, contrée de la Principauté de Galles en Angleterre, & qui ne se trouve point dans le Dwy, où l’on pêche des Saumons, & quoiqu’il n’y en ait aucun dans le lac qu’il forme. {{sc|Cambden}}, ''Brit. {{pag.|530}}.''
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GUINOLÉ. ''Voyez'' {{tr6L|VENNOLÉ}}.
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La GUIOLLE. Ville de France, dans le Rouergue, sur les frontières de l’Auvergne, auprès des montagnes qui portent le même nom de ''Guiolle.''
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GUION, ou GUYON. Nom d’homme, formé des cas obliques de ''{{lang|la|Guido, Guidonis,}}'' par le retranchement du{{lié}}''d. {{lang|la|Guido.}} Guion'' de Clairvaux a fait l’Histoire des Hommes illustres de Cîteaux.
<section end="GUION ou GUYON"/>
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GUIONAGE. s. m. Terme de Coutume. Droit que les Seigneurs levoient autrefois pour la sûreté du passage & du transport des marchandises par leurs terres. Les Marchands payoient ce droit, & les Seigneurs les garantisoient du vol.
GUIPER. v. a. Terme de Rubanier. C’est tordre les fils pendans d’une frange par le moyen du guipoir. On ''guipe'' l’or & l’argent comme on ''guipe'' la soie.
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GUIPILLON. s. m. Vieux mot. ''Voyez'' {{tr6L|GOUPILLON}}. C’est la même chose.
<section end="GUIPILLON"/>
<section begin="GUIPOIR"/><nowiki/>
GUIPOIR. s. m. Outil de fer crochu d’un côté, & chargé de l’autre d’un petit morceau de plomb pour lui donner du poids, dont les Passementiers-Boutonniers & les Tissutiers-Rubaniers se servent pour faire des franges torses ; en les attachant par le bout crochu aux fils pendans pour les tordre, ce qu’ils appellent ''Guiper'' la frange.
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GUIPURE. s. f. Dentelle faite avec de la soie tortillée, qu’on met autour d’un autre cordon de soie & de fil. La meilleure ''guipure'' se fait avec de la cannetille. Quand on y mele de la cartisane ou de la soie tortillée sur du parchemin, elle ne vaut rien, elle se gâte à l’eau & ne peut se blanchir, ni savonner. La ''guipure'' accommodee sur une corde de lin, s’emploie dans les broderies ou passemens.
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GUIPUSCOA. Contrée de la Biscaie, Province d’Espagne. ''{{lang|la|Guipuscoa, Jupuscoa.}}'' Elle est baignée au nord par la Mer de Biscaie, & environnée des autres côtés par un grand cercle de montagnes, qu’on {{tiret|nom|me}}<section end="GUIPUSCOA"/><noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/693
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GUIPUSCOA"/>{{tiret2|nom|me}} les montagnes de {{St.|Adrien}}, & qui la séparent de Biscaie propre, & du Royaume de Navarre ; la rivière de Bidasse la sépare vers son embouchure de la terre de Labour. Il y a plusieurs jolies villes dans ce pays, dont les principales sont Fontarabie, Saint-Sebastien, Telosa & Placentia. {{sc|Maty}}. Ignace naquit l’an{{lié}}1491, sous le regne de Ferdinand & d’Isabelle, dans cette partie de la Biscaie Espagnole, qui s’étend vers les Pyrénées, & qui porte aujourd’hui le nom de ''Guipuscoa.'' {{sc|Bouhours}}.
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GUIPUSCOAN, ANE. s. m. & f. ''{{lang|la|Guipuscoanus, a.}}'' Qui est de la Province de Guipuscoa en Espagne. En{{lié}}1513, ceux de Guipuscoa ayant donné sur l’arrière-garde de l’armée du Roi de Navarre, Jean d’Albret, la défirent, & prirent douze pièces de canon. En mémoire de la vaillance de ces Guipuscoans, le Roi Ferdinand leur permit de porter en leurs armes d’azur à douze pièces de canon d’or. {{sc|Favyn}}, ''Hist. de Navarre, L.{{lié}}{{rom-maj|XII}}, {{pg|690}}.''
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GUIQUEFAT. ''Voyez'' {{tr6L|CUCUFAT}}.
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<section begin="GUIR"/><nowiki/>
GUIR. Rivière du Royaume de Fez, en Barbarie. ''{{lang|la|Guirus,}}'' anciennement ''{{lang|la|Dyos.}}'' Elle coule dans la Province de Temesna, & se décharge dans l’Océan Atlantique, au midi de la ville de Salé, & de l’embouchure du Buragrag. {{sc|Maty}}.
<section end="GUIR"/>
<section begin="GUIRANHEANGETA"/><nowiki/>
GUIRANHEANGETA. s. m. Oiseau du Brésil. Il est de la grosseur d’un Pinçon ; il a le dos & les aîles bleues, la poitrine & le ventre jaunes, avec une couronne jaune sur la tête. Sa voix est si flexible, qu’il imite celle des autres oiseaux.
<section end="GUIRANHEANGETA"/>
<section begin="GUIRANTINGA"/><nowiki/>
GUIRANTINGA. s. m. Oiseau du Brésil. Il est de la grandeur d’une grue : ses plumes sont blanches. Il a le bec jaune, long & pointu : son cou est couvert de plumes très-belles & très-fines.
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GUIRAPANGA. s. m. Oiseau du Brésil. Il est fort petit, & tout blanc. Il a une voix fort éclatante.
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GUIRATONTEON. s. m. Oiseau du Brésil. Il est blanc. On en remarque qu’il est fort sujet au mal caduc.
<section end="GUIRATONTEON"/>
<section begin="GUIRLANDE"/><nowiki/>
GUIRLANDE. s. f. Ornement de tête fait en forme de couronne ; couronne, chapeau, festons de fleurs. Corona, corolla. On fait des guirlandes de pierreries, de plumes, &c. Les Bergers font des guirlandes de fleurs. Janus passoir dans l’Antiquité pour inventeur des guirlandes. ATHENEE, Dipnof. L.{{lié}}{{rom-maj|XV}}. Melez à vos lauriers des guirlandes de fleurs.
SAR.
Quelques-uns ont censuré cette expression, cueillir une guirlande parcequ’on ne cueille point de guirlande, mais seulement on fait les guirlandes. Cependant l’expression est élégante & poétique. {{sc|Men}}. Cucillir une guirlande, se dit pour cueillir des fleurs pour faire une guirlande. C’est une des expressions abrégées qui font souvent meilleures que les phrases entières. Ne peut-on pas aussi bien dire cueillir une guirlande, que l’on dit lever un habit, acheter un habit, pour lever, acheter de l’étoffe pour faire un habir ? Un Académicien qui fait parfaitement bien notre langue, dit que le g dans le mot de guirlande est un gdur, comme il l’est dans garantir & dans goret ; mais assurément la prononciation du g n’est pas la même dans ces mots, elle est plus ferme dans garantir & dans goret, & plus douce dans guirlande, & dans les autres mots qui commencent par la syllabe gui.
Ce mot vient de ghirlanda, qu’on a dit dans la basse Latinité, & qu’on dit encore en Italien. On fait aussi des guirlandes d’or & d’argent. On a aussi appelé du nom de guirlande, des plumes que les Dames mettoient autrefois à côté de la tête. {{M.|Ménage}} dérive ce mot guirlande de gyrus, d’où l’on a fait suc cessivement girus, girulus, girulare, girlare, ghirla se, ghirlandus, ghirlanda, & enfin guirlande, qui, selon cet Auteur, descend au huitième dégré de gyrus. Icquez rejette ce sentiment de {{M.|{{sc|Ménage}}}}, & dérive le mot de guirlande de gardel handa, qui font deux mots des langues du Nord, qui veulent dire un bouquet fait de la main avec art de ces deux mots on a formé gardlanda & girdlhanda. La racine de ces mots est gyrdan, on girdan, giorda, ou ge da. Ces infinitifs des langues anciennes du Nord signifient ceindre, entourer en liant, & giord, yrdl, gyrdel, dans les mêmes langues, veulent dire, ce qui lie, ce qui entoure, cingulum, cinctorium.
Les Bollandifles nous ont découvert la véritable étymologie de ce mot dans leurs notes sur les Acta Sanit. Mart. {{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, p.. 112, F. Le mot Guitlande nous vient à la vérité d’Italie ; mais les Italiens l’ont reçu des Lombards. Dans la langue de ces peuples, Wiren signifie tourner, entourer, rouler, v. act. & de-la vient virer, que le peuple dit encore en France en ce sens. Dans la même langue des Lombards rande signifie limbus, une bande ; de ces deux mots ils ont fait wir-rande, une bande qui entoure, circulus, une couronne, & comme en Grec un diademe. Ensuite on a changé une r en l, comme il est souvent arrivé, & Weng, ce qui a fait guar-lande. Peut-être aussi ce nom s’est il formé de Wil, qui signifioit roue en langage Lombardique, & de rande, en transpofant les deux liquides, ce qui est fort ordinaire. Matthieu Paris a dit guarlanda, au lieu de guirlanda. Jean Ferro, pour signifier que le mérite ne suffit point pour réussir, qu’il faut encore de l’appui, a fait une devise d’une guir-lande, avec ces mots Italiens pour âme, Di radice & d’humor priva, languisce ; sans racine & sans humeur, elle languit. La devise de Jean Galéaz, Duc de Milan, qui étoient trois guirlandes enfilées dans une pique, avec ce mot de Virgile, Eneide, {{liv.|{{rom-maj|VI}}|cap}}, vers. 194, Este duces, soyez mes guides, n’est pas régulière, parce qu’elle n’est point fondée sur la nature.
GUIRLANDE, se dit aussi d’un ornement de métal qui est une petite bande façonnée, qu’on met autour du bord du pavillon de la trompette, du cor, de la trompe.
GUIRLANDES. Terme de Marine. Fortes pièces de bois courbes que l’on applique en dedans de l’avant du vaisseau pour le lier, & le renforcer.
GUIRLANDES, en Architecture, font de petits festons formés de bouquets d’une même grosseur, dont on fait des chutes dans les ravalemens des pilastres, ou dans les frites.
GUIROM. s. m. Terme de Blason. Voyez GIRON. C’est la même chose.
GUISARD. s. m. Du temps de la Ligue, on donnoit le nom de Guifards à ceux qui étoient du parti des Ducs de Guise : au lieu qu’on appeloit les autres Royalifies ou Bourbonifics. Les Guifards se seroient fait Protestans, si les Bourbons s’étoient fait Catholiques. Madame {{sc|Du Noyer}}.
GUISARME. s. f. Sorte d’arme ancienne dont on se servoit en France. C’étoit une hache à deux tranchans. Bipennis.
Skinner dérive ce mot de ces deux autres qui font Latins, bis arma, arime double, arme deux fois, c’est à-dire, par deux endroits. De bis arma on a fait, dit Skinner, vifarma, & ensuite guifarme.
GUISE. s. f. Manière, façon d’agir. Modus, ratio. L’usage de ce mot est restreint à un petit nombre de phrases : Vivre, se gouverner à sa guife. Chaque pays a sa guife, & quelques autres phrases semblables. S’il est un conte use & rebattu, C’est celui qu’en ce vers j’accommode à ma guife. LA {{sc|Font}}.
En bel esprit qui creuse & subttisse,
Je veux me faire un patois à ma guife.
P. DU CERC.
Quand ce mot signifie manière, façon d’agir, la première syllabe se prononce comme dans guide, dans Guillaume, ou comme si l’on écrivoit ghife ; mais quand il est nom propre de ville, on prononce Gu-ife ; la Ville de Gu-ife ; la Maison de Gu-ife ; le Duc ou le Prince de Gu-ife.
Le mot guife, manière, & l’Allemand ghisse, qui<section end="GUISE"/><noinclude>
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GUIPUSCOAN, ANE. s. m. & f. ''{{lang|la|Guipuscoanus, a.}}'' Qui est de la Province de Guipuscoa en Espagne. En{{lié}}1513, ceux de Guipuscoa ayant donné sur l’arrière-garde de l’armée du Roi de Navarre, Jean d’Albret, la défirent, & prirent douze pièces de canon. En mémoire de la vaillance de ces Guipuscoans, le Roi Ferdinand leur permit de porter en leurs armes d’azur à douze pièces de canon d’or. {{sc|Favyn}}, ''Hist. de Navarre, L.{{lié}}{{rom-maj|XII}}, {{pg|690}}.''
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GUIR. Rivière du Royaume de Fez, en Barbarie. ''{{lang|la|Guirus,}}'' anciennement ''{{lang|la|Dyos.}}'' Elle coule dans la Province de Temesna, & se décharge dans l’Océan Atlantique, au midi de la ville de Salé, & de l’embouchure du Buragrag. {{sc|Maty}}.
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GUIRANHEANGETA. s. m. Oiseau du Brésil. Il est de la grosseur d’un Pinçon ; il a le dos & les aîles bleues, la poitrine & le ventre jaunes, avec une couronne jaune sur la tête. Sa voix est si flexible, qu’il imite celle des autres oiseaux.
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GUIRANTINGA. s. m. Oiseau du Brésil. Il est de la grandeur d’une grue : ses plumes sont blanches. Il a le bec jaune, long & pointu : son cou est couvert de plumes très-belles & très-fines.
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GUIRAPANGA. s. m. Oiseau du Brésil. Il est fort petit, & tout blanc. Il a une voix fort éclatante.
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GUIRATONTEON. s. m. Oiseau du Brésil. Il est blanc. On en remarque qu’il est fort sujet au mal caduc.
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GUIRLANDE. s. f. Ornement de tête fait en forme de couronne ; couronne, chapeau, festons de fleurs. ''{{lang|la|Corona, corolla.}}'' On fait des ''guirlandes'' de pierreries, de plumes, ''&c.'' Les Bergers font des ''guirlandes'' de fleurs. Janus passoit dans l’Antiquité pour inventeur des ''guirlandes.'' {{sc|Athénée}}, ''Dipnos. L.{{lié}}{{rom-maj|XV}}.''
{{poem|''Mêlez à vos lauriers des'' guirlandes ''de fleurs.''
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Quelques-uns ont censuré cette expression, cueillir une ''guirlande ;'' parcequ’on ne cueille point de ''guirlande,'' mais seulement on fait les ''guirlandes.'' Cependant l’expression est élégante & poétique. {{sc|Mén}}. Cueillir une ''guirlande,'' se dit pour cueillir des fleurs pour faire une ''guirlande.'' C’est une des expressions abrégées qui sont souvent meilleures que les phrases entières. Ne peut-on pas aussi bien dire cueillir une ''guirlande,'' que l’on dit lever un habit, acheter un habit, pour lever, acheter de l’étoffe pour faire un habit ?
Un Académicien qui sait parfaitement bien notre langue, dit que le ''g'' dans le mot de ''guirlande'' est un ''g'' dur, comme il l’est dans ''garantir'' & dans ''goret ;'' mais assurément la prononciation du ''g'' n’est pas la même dans ces mots, elle est plus ferme dans ''garantir'' & dans ''goret,'' & plus douce dans ''guirlande,'' & dans les autres mots qui commencent par la syllabe ''gui.''
Ce mot vient de ''{{lang|it|ghirlanda}},'' qu’on a dit dans la basse Latinité, & qu’on dit encore en Italien. On fait aussi des ''guirlandes'' d’or & d’argent. On a aussi appelé du nom de ''guirlande,'' des plumes que les Dames mettoient autrefois à côté de la tête. {{M.|Ménage}} dérive ce mot ''guirlande'' de ''{{lang|la|gyrus,}}'' d’où l’on a fait successivement ''girus, girulus, girulare, girlare, ghirlare, ghirlandus, ghirlanda,'' & enfin ''guirlande,'' qui, selon cet Auteur, descend au huitième dégré de ''{{lang|la|gyrus.}}'' Icquez rejette ce sentiment de {{M.|Ménage}}, & dérive le mot de ''guirlande'' de ''gardel handa,'' qui sont deux mots des langues du Nord, qui veulent dire, un bouquet fait de la main avec art : de ces deux mots on a formé ''gardlanda'' & ''girdlhanda.'' La racine de ces mots est ''gyrdan,'' ou ''girdan, giorda,'' ou ''gerda.'' Ces infinitifs des langues anciennes du Nord signifient ceindre, entourer en liant, & ''giord, gyrdl, gyrdel,'' dans les mêmes langues, veulent dire, ce qui lie, ce qui entoure, ''{{lang|la|cingulum, cinctorium.}}''
Les Bollandifles nous ont découvert la véritable étymologie de ce mot dans leurs notes sur les Acta Sanit. Mart. {{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, p.. 112, F. Le mot Guitlande nous vient à la vérité d’Italie ; mais les Italiens l’ont reçu des Lombards. Dans la langue de ces peuples, Wiren signifie tourner, entourer, rouler, v. act. & de-la vient virer, que le peuple dit encore en France en ce sens. Dans la même langue des Lombards rande signifie limbus, une bande ; de ces deux mots ils ont fait wir-rande, une bande qui entoure, circulus, une couronne, & comme en Grec un diademe. Ensuite on a changé une r en l, comme il est souvent arrivé, & Weng, ce qui a fait guar-lande. Peut-être aussi ce nom s’est il formé de Wil, qui signifioit roue en langage Lombardique, & de rande, en transpofant les deux liquides, ce qui est fort ordinaire. Matthieu Paris a dit guarlanda, au lieu de guirlanda. Jean Ferro, pour signifier que le mérite ne suffit point pour réussir, qu’il faut encore de l’appui, a fait une devise d’une guir-lande, avec ces mots Italiens pour âme, Di radice & d’humor priva, languisce ; sans racine & sans humeur, elle languit. La devise de Jean Galéaz, Duc de Milan, qui étoient trois guirlandes enfilées dans une pique, avec ce mot de Virgile, Eneide, {{liv.|{{rom-maj|VI}}|cap}}, vers. 194, Este duces, soyez mes guides, n’est pas régulière, parce qu’elle n’est point fondée sur la nature.
GUIRLANDE, se dit aussi d’un ornement de métal qui est une petite bande façonnée, qu’on met autour du bord du pavillon de la trompette, du cor, de la trompe.
GUIRLANDES. Terme de Marine. Fortes pièces de bois courbes que l’on applique en dedans de l’avant du vaisseau pour le lier, & le renforcer.
GUIRLANDES, en Architecture, font de petits festons formés de bouquets d’une même grosseur, dont on fait des chutes dans les ravalemens des pilastres, ou dans les frites.
GUIROM. s. m. Terme de Blason. Voyez GIRON. C’est la même chose.
GUISARD. s. m. Du temps de la Ligue, on donnoit le nom de Guifards à ceux qui étoient du parti des Ducs de Guise : au lieu qu’on appeloit les autres Royalifies ou Bourbonifics. Les Guifards se seroient fait Protestans, si les Bourbons s’étoient fait Catholiques. Madame {{sc|Du Noyer}}.
GUISARME. s. f. Sorte d’arme ancienne dont on se servoit en France. C’étoit une hache à deux tranchans. Bipennis.
Skinner dérive ce mot de ces deux autres qui font Latins, bis arma, arime double, arme deux fois, c’est à-dire, par deux endroits. De bis arma on a fait, dit Skinner, vifarma, & ensuite guifarme.
GUISE. s. f. Manière, façon d’agir. Modus, ratio. L’usage de ce mot est restreint à un petit nombre de phrases : Vivre, se gouverner à sa guife. Chaque pays a sa guife, & quelques autres phrases semblables. S’il est un conte use & rebattu, C’est celui qu’en ce vers j’accommode à ma guife. LA {{sc|Font}}.
En bel esprit qui creuse & subttisse,
Je veux me faire un patois à ma guife.
P. DU CERC.
Quand ce mot signifie manière, façon d’agir, la première syllabe se prononce comme dans guide, dans Guillaume, ou comme si l’on écrivoit ghife ; mais quand il est nom propre de ville, on prononce Gu-ife ; la Ville de Gu-ife ; la Maison de Gu-ife ; le Duc ou le Prince de Gu-ife.
Le mot guife, manière, & l’Allemand ghisse, qui<section end="GUISE"/><noinclude>
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GUIPUSCOAN, ANE. s. m. & f. ''{{lang|la|Guipuscoanus, a.}}'' Qui est de la Province de Guipuscoa en Espagne. En{{lié}}1513, ceux de Guipuscoa ayant donné sur l’arrière-garde de l’armée du Roi de Navarre, Jean d’Albret, la défirent, & prirent douze pièces de canon. En mémoire de la vaillance de ces Guipuscoans, le Roi Ferdinand leur permit de porter en leurs armes d’azur à douze pièces de canon d’or. {{sc|Favyn}}, ''Hist. de Navarre, L.{{lié}}{{rom-maj|XII}}, {{pg|690}}.''
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GUIQUEFAT. ''Voyez'' {{tr6L|CUCUFAT}}.
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GUIR. Rivière du Royaume de Fez, en Barbarie. ''{{lang|la|Guirus,}}'' anciennement ''{{lang|la|Dyos.}}'' Elle coule dans la Province de Temesna, & se décharge dans l’Océan Atlantique, au midi de la ville de Salé, & de l’embouchure du Buragrag. {{sc|Maty}}.
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GUIRANHEANGETA. s. m. Oiseau du Brésil. Il est de la grosseur d’un Pinçon ; il a le dos & les aîles bleues, la poitrine & le ventre jaunes, avec une couronne jaune sur la tête. Sa voix est si flexible, qu’il imite celle des autres oiseaux.
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GUIRANTINGA. s. m. Oiseau du Brésil. Il est de la grandeur d’une grue : ses plumes sont blanches. Il a le bec jaune, long & pointu : son cou est couvert de plumes très-belles & très-fines.
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GUIRAPANGA. s. m. Oiseau du Brésil. Il est fort petit, & tout blanc. Il a une voix fort éclatante.
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GUIRATONTEON. s. m. Oiseau du Brésil. Il est blanc. On en remarque qu’il est fort sujet au mal caduc.
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GUIRLANDE. s. f. Ornement de tête fait en forme de couronne ; couronne, chapeau, festons de fleurs. ''{{lang|la|Corona, corolla.}}'' On fait des ''guirlandes'' de pierreries, de plumes, ''&c.'' Les Bergers font des ''guirlandes'' de fleurs. Janus passoit dans l’Antiquité pour inventeur des ''guirlandes.'' {{sc|Athénée}}, ''Dipnos. L.{{lié}}{{rom-maj|XV}}.''
{{poem|''Mêlez à vos lauriers des'' guirlandes ''de fleurs.''
{{mpom|{{sc|Sar}}.|d}}|m=1em}}
Quelques-uns ont censuré cette expression, cueillir une ''guirlande ;'' parcequ’on ne cueille point de ''guirlande,'' mais seulement on fait les ''guirlandes.'' Cependant l’expression est élégante & poétique. {{sc|Mén}}. Cueillir une ''guirlande,'' se dit pour cueillir des fleurs pour faire une ''guirlande.'' C’est une des expressions abrégées qui sont souvent meilleures que les phrases entières. Ne peut-on pas aussi bien dire cueillir une ''guirlande,'' que l’on dit lever un habit, acheter un habit, pour lever, acheter de l’étoffe pour faire un habit ?
Un Académicien qui sait parfaitement bien notre langue, dit que le ''g'' dans le mot de ''guirlande'' est un ''g'' dur, comme il l’est dans ''garantir'' & dans ''goret ;'' mais assurément la prononciation du ''g'' n’est pas la même dans ces mots, elle est plus ferme dans ''garantir'' & dans ''goret,'' & plus douce dans ''guirlande,'' & dans les autres mots qui commencent par la syllabe ''gui.''
Ce mot vient de ''{{lang|it|ghirlanda}},'' qu’on a dit dans la basse Latinité, & qu’on dit encore en Italien. On fait aussi des ''guirlandes'' d’or & d’argent. On a aussi appelé du nom de ''guirlande,'' des plumes que les Dames mettoient autrefois à côté de la tête. {{M.|Ménage}} dérive ce mot ''guirlande'' de ''{{lang|la|gyrus,}}'' d’où l’on a fait successivement ''girus, girulus, girulare, girlare, ghirlare, ghirlandus, ghirlanda,'' & enfin ''guirlande,'' qui, selon cet Auteur, descend au huitième dégré de ''{{lang|la|gyrus.}}'' Icquez rejette ce sentiment de {{M.|Ménage}}, & dérive le mot de ''guirlande'' de ''gardel handa,'' qui sont deux mots des langues du Nord, qui veulent dire, un bouquet fait de la main avec art : de ces deux mots on a formé ''gardlanda'' & ''girdlhanda.'' La racine de ces mots est ''gyrdan,'' ou ''girdan, giorda,'' ou ''gerda.'' Ces infinitifs des langues anciennes du Nord signifient ceindre, entourer en liant, & ''giord, gyrdl, gyrdel,'' dans les mêmes langues, veulent dire, ce qui lie, ce qui entoure, ''{{lang|la|cingulum, cinctorium.}}''
Les Bollandistes nous ont découvert la véritable étymologie de ce mot dans leurs notes sur les ''{{lang|la|Acta Sanct. Mart.}} {{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, {{pg|*{{lié}}112}}, F.'' Le mot ''Guirlande'' nous vient à la vérité d’Italie ; mais les Italiens l’ont reçu des Lombards. Dans la langue de ces peuples, ''Wiren'' signifie ''tourner, entourer, rouler,'' v. act. & de-là vient ''virer,'' que le peuple dit encore en France en ce sens. Dans la même langue des Lombards ''rande'' signifie ''{{lang|la|limbus,}}'' une bande ; de ces deux mots ils ont fait wir-rande, une bande qui entoure, ''{{lang|la|circulus,}}'' une couronne, & comme en Grec un diadême. Ensuite on a changé une ''r'' en ''l,'' comme il est souvent arrivé, & l’''W'' en ''g,'' ce qui a fait ''guir-lande.'' Peut-être aussi ce nom s’est il formé de ''Wil,'' qui signifioit roue en langage Lombardique, & de ''rande,'' en transposant les deux liquides, ce qui est fort ordinaire. Matthieu Paris a dit ''guarlanda,'' au lieu de ''guirlanda.''
Jean Ferro, pour signifier que le mérite ne suffit point pour réussir, qu’il faut encore de l’appui, a fait une devise d’une ''guir-lande,'' avec ces mots Italiens pour âme, ''{{lang|la|Di radice & d’humor priva, languisce ;}}'' sans racine & sans humeur, elle languit. La devise de Jean Galéaz, Duc de Milan, qui étoient trois ''guirlandes'' enfilées dans une pique, avec ce mot de Virgile, Enéïde, ''{{liv.|{{rom-maj|VI}}|cap}}, vers.{{lié}}194, {{lang|la|Este duces,}}'' soyez mes guides, n’est pas régulière, parce qu’elle n’est point fondée sur la nature.
{{sc|Guirlande}}, se dit aussi d’un ornement de métal qui est une petite bande façonnée, qu’on met autour du bord du pavillon de la trompette, du cor, de la trompe.
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GUIRLANDES. Terme de Marine. Fortes pièces de bois courbes que l’on applique en dedans de l’avant du vaisseau pour le lier, & le renforcer.
{{sc|Guirlandes}}, en Architecture, sont de petits festons formés de bouquets d’une même grosseur, dont on fait des chûtes dans les ravalemens des pilastres, ou dans les frises.
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GUIROM. s. m. Terme de Blason. ''Voyez'' {{tr6L|GIRON}}. C’est la même chose.
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GUISARD. s. m. Du temps de la Ligue, on donnoit le nom de ''Guisards'' à ceux qui étoient du parti des Ducs de Guise : au lieu qu’on appeloit les autres Royalistes ou Bourbonistes. Les ''Guisards'' se seroient fait Protestans, si les ''Bourbons'' s’étoient fait Catholiques. Madame {{sc|du Noyer}}.
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GUISARME. s. f. Sorte d’arme ancienne dont on se servoit en France. C’étoit une hache à deux tranchans. ''{{lang|la|Bipennis.}}''
Skinner dérive ce mot de ces deux autres qui sont Latins, ''{{lang|la|bis arma,}}'' arme double, arme deux fois, c’est-à-dire, par deux endroits. De ''{{lang|la|bis arma}}'' on a fait, dit Skinner, ''{{lang|la|visarma,}}'' & ensuite ''guisarme.''
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☞ GUISE. s. f. Manière, façon d’agir. Modus, ratio. L’usage de ce mot est restreint à un petit nombre de phrases : Vivre, se gouverner à sa ''guise.'' Chaque pays a sa ''guise,'' & quelques autres phrases semblables.
{{poem|{{em|2}}''S’il est un conte usé & rebattu,''
''C’est celui qu’en ce vers j’accommode à ma'' guise.
{{mpom|{{sc|La Font}}.|d}}
''En bel esprit qui creuse & subtilise,''
''Je veux me faire un patois à ma'' guise.
{{mpom|{{P.|{{sc|du Cerc}}.}}|d}}|m=1em}}
Quand ce mot signifie manière, façon d’agir, la première syllabe se prononce comme dans ''guide,'' dans ''Guillaume,'' ou comme si l’on écrivoit ''ghise ;'' mais quand il est nom propre de ville, on prononce ''Gu-ise ;'' la Ville de ''Gu-ise ;'' la Maison de ''Gu-ise ;'' le Duc ou le Prince de ''Gu-ise.''
Le mot ''guise,'' manière, & l’Allemand ''ghiise,'' qui<section end="GUISE"/><noinclude>
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Auteur:Alfred Hennequin
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== Notes et références ==
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Liste bibliographique établie d'après:
* Bibliothèque Nationale de France - Catalogue général ([https://catalogue.bnf.fr/rechercher.do?index=TOUS3&numNotice=10696209&typeNotice=p ► Site BNF])
* The Parisian stage, alphabetical indexes of plays and authors par Charles Beaumont Wicks, 1907- ([https://catalog.hathitrust.org/Record/001645771 ► HathiTrust])
* Site des Archives Nationales — Intérieur ; Théâtres. Censure des répertoires des grands théâtres parisiens : index des théâtres (1835-1906), Cotes: F/18/669-F/18/1016,F/21/966-F/21/995 ([https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/consultationIR.action?irId=FRAN_IR_003971&udId=root&details=true&gotoArchivesNums=false&auSeinIR=true ► Archives Nationales])
* Les Archives du spectacle ([https://lesarchivesduspectacle.net/ ► Archives du spectacle])
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== Notes et références ==
<ref follow="sources">
Liste bibliographique établie d'après:
* Bibliothèque Nationale de France - Catalogue général ([https://catalogue.bnf.fr/rechercher.do?index=TOUS3&numNotice=10696209&typeNotice=p ► Site BNF])
* The Parisian stage, alphabetical indexes of plays and authors par Charles Beaumont Wicks, 1907- ([https://catalog.hathitrust.org/Record/001645771 ► HathiTrust])
* Site des Archives Nationales — Intérieur ; Théâtres. Censure des répertoires des grands théâtres parisiens : index des théâtres (1835-1906), Cotes: F/18/669-F/18/1016,F/21/966-F/21/995 ([https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/consultationIR.action?irId=FRAN_IR_003971&udId=root&details=true&gotoArchivesNums=false&auSeinIR=true ► Archives Nationales])
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GUISE"/>signifie la même chose, sont pris du Celtique ''guis.'' {{P.|{{sc|Pezron}}.}}
Cluvier dit, que le mot de guise vient de l’Allemand ''Weise,'' qui est aussi un mot Anglois signifiant ''coutume,'' ou ''manière.'' Mais Ménage tient qu’il vient du Latin ''{{lang|la|conquisitus,}}'' comme si on disoit ''quise,'' parcequ’un Conquérant dispose de toutes les choses en maître & à sa manière.
On dit proverbialement, que chacun se fait fouetter à sa ''guise ;'' pour dire, qu’il dispose comme il lui plaît des choses qui le regardent. Ce proverbe est venu d’une coutume d’Espagne, où ceux qui souffrent le supplice du fouet, sont conduits sur un âne depuis un certain lieu jusqu’à un autre : & comme on se moquoit d’un Espagnol, qui de peur de perdre sa gravité, ne piquoit pas son âne pour le faire aller plus vîte, il répondit que chacun se faisoit fouetter à sa ''guise.'' On dit aussi proverbialement, chaque pays, chaque ''guise ;'' pour dire, que chaque pays a ses usages.
{{sc|En guise}}, adv. De la manière, de la façon. ''{{lang|la|Instar.}}'' On vous a donné ce mêts en ''guise'' de poisson, & c’est de la viande. Prendre de la sauge en ''guise'' de thé.
{{sc|Guises}}. Façons, manières. Gens de toutes ''guises,'' toutes sortes de gens. ''Gloss. sur Marot.''
GUISE. Nom d’une petite ville fortifiée, avec un château & titre de Duche. Guisia, Guisium, Guisum castrum. Il faut faire sentir l’u de la première syllabe, comme dans le mot puissance. Voyez ci-dessus GUISE. Guise est dans la Picardie, sur 1Oise, à quatre ou cinq lieues de la Fère & de {{St.|Quentin}}. Cette ville, qui a donné le nom à la célèbre Maison des Ducs de Guise, fut assiégée inutilement par les Espagnols l’an 1650. De Valois la nomme Guise en Tiérache, parcequ’elle est dans la contrée de Picadie nommée Tiérache, mais on dit simplement Guise. Long. 21 d. 17 m. 22 1. lat. 49 d. 53 m. 47 s.
GUISLAIN. Voyez GUILEIN.
GUISLAIN. (Saint) Voyez GUILLAIN.
GUISNES. Voyez GUINES.
GUISPON. s. m. Terme de Marine. Gros pinceau, ou espèce de brosse qui sert à suiver le fond d’un vaisseau. Penicillum picearium.
GUISTRE. Village avec château, & Abbaye. Guistrium, Aquistria. Il est dans la Guienne propre, contrée de France, sur la rivière de l’île, à trois lieues au-dessus de Labourne.
GUITARE. s. f. Voyez GUITTARE.
GUITERNE. s. f. Terme de Marine. Espèce d’archoutant, qui tient les antennes d’une machine à mater avec son mât.
On a dit autrefois guiterne pour guittare ou gurrière ; mais aujourd’hui le mot de guiterne est tout-à-fait hors d’usage en ce sens.
Plaque de lit, corne à lanterne,
Manche de luth, corps de guiterne. REG. fat.
GUITRAN. s. m. Espèce de bitume, ou de poix, dont on enduit les navires. Pix mollis. Voyez BITUME.
GUITRES. s. m. Nom de faction. Dans une sédition sanglante suscitée en Guienne à cause de la Gabelle, sous {{roi|Henri|II}} en 1548, les Officiers qui recueilloient ce droit établi par {{roi|François|I}}, exercèrent des vexations si grandes, que quelques paysans d’Angoumois ayant donné la chasse aux Gabeleurs de Cognac, s’enhardirent de faire sonner le tocfin, au son duquel sept ou huit Paroisses s’assemblèrent, & choisirent pour Capitaine un Bourgeois de Bianzac nommé Galafre. Aussi-tôt les troupes s’étant grossies, un Gentilhomme nommé Puy-Moreau s’en rendit chef en partie ; & au mandeinent de ces deux Colonels, l’Angoumois, la Saintonge, les Marennois, puis le pays d’Entre-deux mers & le Médoc, se soulevèrent avec une effroyable furie, & forcèrent les villes de suivre leurs mouvemens. A l’exemple des peuples de deçà la Garonne, ceux du Bourdelois se soulevèrent aussi, & prirent pour chef un certain Talemagne. On donna le nom de Guitres à toutes ces troupes mutines, parcequ’elles firent une assemblée au bourg de Guitres. MEZEBAY, Hist. de Fr. {{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, {{pg|603}} & 609.
GUITTARE, ou GUITARE, qui paroît plus usité. s. f. Sorte d’instrument à cordes de boyau, dont le dos est plat. Cithara. Il se tient dans les bras, comme le luth. il a huit touches, on en pince & on bat les cordes. Cet instrument est simple, & est venu d’Espagne. Il n’avoit d’abord que quatre rangs de cordes, dont le premier étoit une simple chanteresse, maintenant il y a jusqu’à dix cordes.
Pour une si belle aventure,
Prends la lyre de Chapelain,
Ou la guitare de Voiture. SAR.
Ce mot vient apparemment du Grec ea, qui a passe dans le Latin. Les Arabes disent aussi kithar, ou kithara, qu’on trouve dans les Versions de l’Ecri ture.
GUITTARISER. v. n. Jouer de la guittare.
Il pense, quand la nuit il a guittarifé,
Que j’en ai tout le jour le cœur martyrifé.
{{sc|Scarron}}, sodelet Duelliste.
GUITY-IBA. s. m. Arbre qui croît au Brésil, dont le fruit, qui est appelé Guity-coroga, contient un noyau de la grosseur d’un œuf d’autruche, dans lequel est enfermée une amande, laquelle étant rapée & donnée au poids d’une douchme, est estimée bonne pour la dyssenterie. La double dose mise en infusion, passe pour arrêter toutes sortes d’hémorragies. JAMES.
GUIVRE. Terme de Blason. Voyez GIVRE ou VIVRE.
GUL.
GULDEN. s. m. Mot Allemand, ou GOULDE, comme on le prononce en François. C’est une sorte de monnoie d’argent qu’on fabrique en Allemagne, & qui vaut quarante sous de France. Il y en a de diverses fortes, chacune avec l’effigie & les armes du Prince qui les fait battre. Ce mot est aussi en usage en Flandre ; avec cette différence, qu’un gulden ou goulde n’y vaut que vingt-quatre sous de France. On y prononce gulde.
GULE & GOULE. s. f. Vieux mot, qui signifie la partie de l’habit où l’on passoit la tête. Gula. Gule en ce sens se prend pour ouverture.
Et tenoit un rous peliçon, Dont les gules étoient d’os, Et si mettoit par force el dos. R. DU RENARD. La sans en fille, que forment est maumis Si que les goules de son peliçon gris En sont mouillies, &c. R. D’AUBERY.
GULFF. Petite île de la mer de Bretagne. Gulfa, anciennement Liffia. Elle est située entre les îles Sorlingues, & la côte occidentale de la Cornouaille, Province d’Angleterre.
GULISTAN. s. m. C’est le nom d’un Ouvrage fort estimé dans tout l’Orient, composé en langue Persienne, & mêlé de prose & de vers, par le fameux Saadi Schirazi Molleheddin, l’an 656 de l’Hégire. Gentius l’a traduit en Latin, & lui a donné le nom de Rofarium Positionm. D’HERBEL. Gulistan signifie Jardin, ou Parterre de Roses. IDEM. L’an 656 de l’Hégire commence le seizième Juillet de l’an 1277 de Jésus-Christ. Du Ryer a traduit le Gulistan en François,
GULPENE. Voyez GALOPE.
GULPES. s. m. Terme de Blason, qui signifie un tourteau de pourpre, qui tient le milieu entre le befan & le tourteau ; parceque le befan est toujours de métal, & le tourteau de couleur : & comme le pourpre est pris tantôt pour métal, & tantôt pour couleur, on a nommé celui-ci gulpe.
GULPINE. Vieux terme de Coutumes. ''Voy.'' GUERPINE.<section end="GULPINE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GUISE"/>signifie la même chose, sont pris du Celtique ''guis.'' {{P.|{{sc|Pezron}}.}}
Cluvier dit, que le mot de guise vient de l’Allemand ''Weise,'' qui est aussi un mot Anglois signifiant ''coutume,'' ou ''manière.'' Mais Ménage tient qu’il vient du Latin ''{{lang|la|conquisitus,}}'' comme si on disoit ''quise,'' parcequ’un Conquérant dispose de toutes les choses en maître & à sa manière.
On dit proverbialement, que chacun se fait fouetter à sa ''guise ;'' pour dire, qu’il dispose comme il lui plaît des choses qui le regardent. Ce proverbe est venu d’une coutume d’Espagne, où ceux qui souffrent le supplice du fouet, sont conduits sur un âne depuis un certain lieu jusqu’à un autre : & comme on se moquoit d’un Espagnol, qui de peur de perdre sa gravité, ne piquoit pas son âne pour le faire aller plus vîte, il répondit que chacun se faisoit fouetter à sa ''guise.'' On dit aussi proverbialement, chaque pays, chaque ''guise ;'' pour dire, que chaque pays a ses usages.
{{sc|En guise}}, adv. De la manière, de la façon. ''{{lang|la|Instar.}}'' On vous a donné ce mêts en ''guise'' de poisson, & c’est de la viande. Prendre de la sauge en ''guise'' de thé.
{{sc|Guises}}. Façons, manières. Gens de toutes ''guises,'' toutes sortes de gens. ''Gloss. sur Marot.''
GUISE. Nom d’une petite ville fortifiée, ''avec un château & titre de Duché. ''Guisia, Guisium, Guisum castrum.'' Il faut faire sentir l’''u'' de la première syllabe, comme dans le mot ''puissance.'' Voyez ci-dessus {{sc|Guise}}. Guise est dans la Picardie, sur l’Oise, à quatre ou cinq lieues de la Fère & de {{St.|Quentin}}. Cette ville, qui a donné le nom à la célèbre Maison des Ducs de Guise, fut assiégée inutilement par les Espagnols l’an{{lié}}1650. De Valois la nomme ''Guise'' en Tiérache, parcequ’elle est dans la contrée de Picadie nommée Tiérache, mais on dit simplement ''Guise.'' Long. 21{{lié}}d. 17{{lié}}m. 22{{lié}}s. lat. 49{{lié}}d. 53{{lié}}m. 47{{lié}}s.
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GUISLAIN. ''Voyez'' {{tr6L|GUILEIN}}.
GUISLAIN. (Saint) ''Voyez'' {{tr6L|GUILLAIN}}.
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GUISPON. s. m. Terme de Marine. Gros pinceau, ou espèce de brosse qui sert à suiver le fond d’un vaisseau. ''{{lang|la|Penicillum picearium.}}''
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GUISTRE. Village avec château, & Abbaye. ''{{lang|la|Guistrium, Aquistria.}}'' Il est dans la Guienne propre, contrée de France, sur la rivière de l’Île, à trois lieues au-dessus de Libourne.
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GUITARE. s. f. ''Voyez'' {{tr6L|GUITTARE}}.
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GUITERNE. s. f. Terme de Marine. Espèce d’archoutant, qui tient les antennes d’une machine à mâter avec son mât.
On a dit autrefois ''guiterne'' pour ''guittare'' ou ''guittère ;'' mais aujourd’hui le mot de ''guiterne'' est tout-à-fait hors d’usage en ce sens.
{{poem|''Plaque de lit, corne à lanterne,''
''Manche de luth, corps de'' guiterne. {{sc|Reg}}. ''sat.''|m=1em}}
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GUITRAN. s. m. Espèce de bitume, ou de poix, dont on enduit les navires. ''{{lang|la|Pix mollis.}}'' Voyez {{tr6L|BITUME}}.
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GUITRES. s. m. Nom de faction. Dans une sédition sanglante suscitée en Guienne à cause de la Gabelle, sous {{roi|Henri|II}} en{{lié}}1548, les Officiers qui recueilloient ce droit établi par {{roi|François|I}}, exercèrent des vexations si grandes, que quelques paysans d’Angoumois ayant donné la chasse aux Gabeleurs de Cognac, s’enhardirent de faire sonner le tocsin, au son duquel sept ou huit Paroisses s’assemblèrent, & choisirent pour Capitaine un Bourgeois de Bianzac nommé Galafre. Aussi-tôt les troupes s’étant grossies, un Gentilhomme nommé Puy-Moreau s’en rendit chef en partie ; & au mandement de ces deux Colonels, l’Angoumois, la Saintonge, les Marennois, puis le pays d’Entre-deux mers & le Médoc, se soulevèrent avec une effroyable furie, & forcèrent les villes de suivre leurs mouvemens. À l’exemple des peuples de deçà la Garonne, ceux du Bourdelois se soulevèrent aussi, & prirent pour chef un certain Talemagne. On donna le nom de ''Guitres'' à toutes ces troupes mutines, parcequ’elles firent une assemblée au bourg de ''Guitres.'' {{sc|Mézeray}}, ''Hist. de Fr. {{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, {{pg|603}} & 609.''
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GUITTARE, ou GUITARE, qui paroît plus usité. s. f. Sorte d’instrument à cordes de boyau, dont le dos est plat. Cithara. Il se tient dans les bras, comme le luth. il a huit touches, on en pince & on bat les cordes. Cet instrument est simple, & est venu d’Espagne. Il n’avoit d’abord que quatre rangs de cordes, dont le premier étoit une simple chanteresse, maintenant il y a jusqu’à dix cordes.
Pour une si belle aventure,
Prends la lyre de Chapelain,
Ou la guitare de Voiture. SAR.
Ce mot vient apparemment du Grec ea, qui a passe dans le Latin. Les Arabes disent aussi kithar, ou kithara, qu’on trouve dans les Versions de l’Ecri ture.
GUITTARISER. v. n. Jouer de la guittare.
Il pense, quand la nuit il a guittarifé,
Que j’en ai tout le jour le cœur martyrifé.
{{sc|Scarron}}, sodelet Duelliste.
GUITY-IBA. s. m. Arbre qui croît au Brésil, dont le fruit, qui est appelé Guity-coroga, contient un noyau de la grosseur d’un œuf d’autruche, dans lequel est enfermée une amande, laquelle étant rapée & donnée au poids d’une douchme, est estimée bonne pour la dyssenterie. La double dose mise en infusion, passe pour arrêter toutes sortes d’hémorragies. JAMES.
GUIVRE. Terme de Blason. Voyez GIVRE ou VIVRE.
GUL.
GULDEN. s. m. Mot Allemand, ou GOULDE, comme on le prononce en François. C’est une sorte de monnoie d’argent qu’on fabrique en Allemagne, & qui vaut quarante sous de France. Il y en a de diverses fortes, chacune avec l’effigie & les armes du Prince qui les fait battre. Ce mot est aussi en usage en Flandre ; avec cette différence, qu’un gulden ou goulde n’y vaut que vingt-quatre sous de France. On y prononce gulde.
GULE & GOULE. s. f. Vieux mot, qui signifie la partie de l’habit où l’on passoit la tête. Gula. Gule en ce sens se prend pour ouverture.
Et tenoit un rous peliçon, Dont les gules étoient d’os, Et si mettoit par force el dos. R. DU RENARD. La sans en fille, que forment est maumis Si que les goules de son peliçon gris En sont mouillies, &c. R. D’AUBERY.
GULFF. Petite île de la mer de Bretagne. Gulfa, anciennement Liffia. Elle est située entre les îles Sorlingues, & la côte occidentale de la Cornouaille, Province d’Angleterre.
GULISTAN. s. m. C’est le nom d’un Ouvrage fort estimé dans tout l’Orient, composé en langue Persienne, & mêlé de prose & de vers, par le fameux Saadi Schirazi Molleheddin, l’an 656 de l’Hégire. Gentius l’a traduit en Latin, & lui a donné le nom de Rofarium Positionm. D’HERBEL. Gulistan signifie Jardin, ou Parterre de Roses. IDEM. L’an 656 de l’Hégire commence le seizième Juillet de l’an 1277 de Jésus-Christ. Du Ryer a traduit le Gulistan en François,
GULPENE. Voyez GALOPE.
GULPES. s. m. Terme de Blason, qui signifie un tourteau de pourpre, qui tient le milieu entre le befan & le tourteau ; parceque le befan est toujours de métal, & le tourteau de couleur : & comme le pourpre est pris tantôt pour métal, & tantôt pour couleur, on a nommé celui-ci gulpe.
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Cluvier dit, que le mot de guise vient de l’Allemand ''Weise,'' qui est aussi un mot Anglois signifiant ''coutume,'' ou ''manière.'' Mais Ménage tient qu’il vient du Latin ''{{lang|la|conquisitus,}}'' comme si on disoit ''quise,'' parcequ’un Conquérant dispose de toutes les choses en maître & à sa manière.
On dit proverbialement, que chacun se fait fouetter à sa ''guise ;'' pour dire, qu’il dispose comme il lui plaît des choses qui le regardent. Ce proverbe est venu d’une coutume d’Espagne, où ceux qui souffrent le supplice du fouet, sont conduits sur un âne depuis un certain lieu jusqu’à un autre : & comme on se moquoit d’un Espagnol, qui de peur de perdre sa gravité, ne piquoit pas son âne pour le faire aller plus vîte, il répondit que chacun se faisoit fouetter à sa ''guise.'' On dit aussi proverbialement, chaque pays, chaque ''guise ;'' pour dire, que chaque pays a ses usages.
{{sc|En guise}}, adv. De la manière, de la façon. ''{{lang|la|Instar.}}'' On vous a donné ce mêts en ''guise'' de poisson, & c’est de la viande. Prendre de la sauge en ''guise'' de thé.
{{sc|Guises}}. Façons, manières. Gens de toutes ''guises,'' toutes sortes de gens. ''Gloss. sur Marot.''
GUISE. Nom d’une petite ville fortifiée, ''avec un château & titre de Duché. ''Guisia, Guisium, Guisum castrum.'' Il faut faire sentir l’''u'' de la première syllabe, comme dans le mot ''puissance.'' Voyez ci-dessus {{sc|Guise}}. Guise est dans la Picardie, sur l’Oise, à quatre ou cinq lieues de la Fère & de {{St.|Quentin}}. Cette ville, qui a donné le nom à la célèbre Maison des Ducs de Guise, fut assiégée inutilement par les Espagnols l’an{{lié}}1650. De Valois la nomme ''Guise'' en Tiérache, parcequ’elle est dans la contrée de Picadie nommée Tiérache, mais on dit simplement ''Guise.'' Long. 21{{lié}}d. 17{{lié}}m. 22{{lié}}s. lat. 49{{lié}}d. 53{{lié}}m. 47{{lié}}s.
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GUITTARE, ou GUITARE, qui paroît plus usité. s. f. Sorte d’instrument à cordes de boyau, dont le dos est plat. ''{{lang|la|Cithara.}}'' Il se tient dans les bras, comme le luth. Il a huit touches, on en pince & on bat les cordes. Cet instrument est simple, & est venu d’Espagne. Il n’avoit d’abord que quatre rangs de cordes, dont le premier étoit une simple chanterelle, maintenant il y a jusqu’à dix cordes.
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GULPIR et GURPIR"/><nowiki/>
GULPIR & GURPIR. v. n. ''Voyez'' {{tr6L|GUERPIR}}. C’est la même chose dans les Coutumes où ces mots se trouvent.
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☞ GULTZOW. Petite ville d’Allemagne, en Poméranie. Elle appartenoit autrefois à l’Eglise de Cammin. Elle est à 39{{lié}}d. 20{{lié}}m. de long. & à 53{{lié}}d. 39{{lié}}m. de lat.
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GUMANAPI. Île d’Asie. ''{{lang|la|Gumanapia.}}'' Elle est dans l’Archipel des Molucques, au nord de celle de Néra & de Banda. il y a dans cette île une ville qui porte son nom, & qui est située au pied d’une montagne qui vomit des flammes.
<section end="GUMANAPI"/>
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GUMÉNE ou GUME. s. f. Terme de Marine, qui se dit au Levant de tous les grands cordages en général, & en particulier des cordes des ancres de galères {{sc|Pomey}}. ''{{lang|la|Funis.}}''
En termes de Blason, on appelle ''guméne'' ou ''goméne,'' les attaches, ou la corde d’une ancre qui est faite quelquefois du même émail que l’ancre, quelquefois d’un émail différent, aussi-bien que la stangue & la trabe, qui en sont les autres parties. Il portoit d’azur à l’ancre d’or, la ''guméne'' de gueules.
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<section begin="GUNCZ ou GUNTZ"/><nowiki/>
GUNCZ ou GUNTZ. Petite rivière d’Allemagne que l’on nomme aussi ''Benges. {{lang|la|Guntius, Sabaria.}}'' Elle a sa source dans la basse Autriche, où elle arrose ''Guntz,'' passe dans la basse Hongrie, & y baigne Sabarie, & après elle se joint au Raab à Rotentum, ou Sarwar. {{sc|Maty}}.
GUNCZ ou GUNTZ. Bourg d’Allemagne. ''{{lang|la|Guntia.}}'' Il est dans la basse Autriche, sur la rivière de ''Guncz,'' aux confins de la Hongrie, à cinq lieues au-dessus de Sarwar. On croit que ''Guncz'' est l’ancienne ''Basiana,'' ville de la haute Pannonie, que quelques Géographes placent à Posega, & d’autres à Bantz. {{sc|Maty}}.
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GUNDEBAUD ou GONDEBAUD. Nom d’homme.
Gundel aud, Roi de Bourgogne. Gundebaldus. Ce nom vient des mots Tudesques & Anglo-Saxons qui suivent ; gunde autrefois, & aujourd’hui gunft, qui signifient faveur, geweld, qui signifie force, ou wold, qui signifie la même chose, qui étant adverbe signifie promptement, gunnen, qui signifie favoriser, & qui vient de l’Hébreu Hhanan, wealdan, qui signifie commander : ces mots donnent au nom de Gordeband la signification de très-favoris, ou trèsfavorable, bien-tôt favorise, porté à favoriser, à faire du bien.
GUNDER ou GUNDAH. s. m. Nom d’un monstre marin, qui se voit dans les mers de l’Iémen & Herkend. D’HERB. c’est- à dire, de l’Arabie heureuse & des Indes.
GUNDELFINGEN. Gros bourg du Cercle de Suabe, en Allemagne. Gundelfinga. Il est situé sur le Danube, à trois lieues de la ville de Burgaw, vers le nord, & il est chef d’une Baronnie, qui appartient aux Comtés de Furftemberg-Blomberg.
GUNDEMAR ou GONDEMAR. Nom d’homme. Gundemarus. Gundemar, Roi de Bourgogne.
Ce mot est composé de deux mots de la langue Tudesque, gunde, ou gunft, qui veut dire faveur, & mehren, qui signifie augmenter. On peut connoître par la signification de ces deux mots celle qu’a le nom de Gondemar dans la langue originale dont il est tiré.
GUNDIS, GONDES, ou GONTEY. Bourg du pays de Valais, allié des Suisses. Gontacium, Contegium. Ce bourg et sur le Rhône, un peu au-dessous de la ville de Sion, & il est considérable par ses mines de cristal, & par le safran & les bons vins qu’on y recueille.
{{sc|Maty}}.
GUNDON. s. m. Nom que les Ethiopiens donnent à une espèce de fourmis très-grosses. Formica major Ethiopica. Les Gundons marchent ensemble dans un ordre qui ressemble à celui d’une armée rangée en bataille. Ils ne font aucun amas de grains ; mais ils dévorent tout ce qu’ils trouvent, & mordent méme les hommes avec beaucoup de violence. DAPPER, {{pg|420}}.
{| style="margin:auto auto auto 2em"
|-
|GUNEFORT.
| rowspan=2 valign=center| {{accolade|d|2}}
| rowspan=2 valign=center| ''Voyez'' {{tr6L|CUCUFAT}}.
|-
|GUNIFORT.
|}
GUNOLO. Voyez VENNOLÉ.
GUNTRAM ou GONTRAN. s. m. On prononce toujours Gontran, en donnant à la dernière syllabe un son nazal, comme quand on prononce le mot de cran. Le mot de Gontran est un nom d’homme. Gontran, Roi de Bourgogne.
Ce nom est formé de deux mots de la langue Tudesque, gat, ou gut, qui signifie bon, & ram, ou ruhm, comme on dit aujourd’hui en Allemand, qui veut dire gloire, louange, réputation.
GUNTZ. Rivière du Cercle de la Suabe en Allemagne. Guntia. Elle a sa source dans l’Abbaye de Kempten, près du bourg de Guntzen, ou Guntzberg, baigne la petite ville de Guntzburg, & peu après elle se décharge dans le Danube. {{sc|Maty}}.
GUNTZBERG. Bourg de la Suabe. Guntia. Il est dans l’Algow, à la source du Guntz, entre Kempten & Constance. {{sc|Maty}}.
GUNTZBURG. Petite ville du Cercle de Suabe en Allemagne. Guntia, Guntzburgum. Elle est dans le Marquisat de Burgaw, sur la rivière de Guntz, environ à deux lieues de la ville de Burgaw, vers le nord. Il ya dans Guntzburg un château, où les anciens Marquis de Burgaw faisoient leur résiden e, & où l’on tient encore la Chancellerie du Marquisat. {{sc|Maty}}.
GUNTZENHAUSEN on GUTSENHAUSEN. Petite ville du Cercle de Franconie, en Allemagne. Gutfenhufa, Gutzenhaufium. Elle est sur la rivière d’Altmud, dans le Marquisat d’Anfpach, aux confins de l’Evêché d’Aichftet. {{sc|Maty}}. Long. 28 d. 26 m. lat. 48 d. 58 m.
GUO.
GUOLDEN-PEPPIUS. s. m. C’est le nom d’une pomme qui ressemble fort a la pomme de paradis. Les Anglois en font beaucoup de cas Le guolden-peppius, qui est le nom que lui donnent les Anglois, est fort jaune & rond. Cette pomme n’a de l’eau qu’en petite quantité ; mais elle est allez relevée. Elle n’a aucune mauvaise odeur.
GUP.
GUPLO. Lac de la Basse Pologne. Guplo. Il est dans la Cujavie, entre la ville de Guesne & celle de Brectie. On voit sur le bord septentrional de ce lac le châ teau de Krufwick, où l’on dit que Popielus II, Roi de Pologne, fut dévoré par les rats. {{sc|Maty}}.
GUPPAS.. m. Foids dont on se sert dans quelques villes du détroit de Malaca, particulitement à Quéda. Quatre guppas font le guantas, & seize guantas font le hali ou nali ; il faut quinze halis pour le bahar, pesant quatre cens cinquante livres poids de marc.
GUR.
GUR. s. m. Toile de coton blanche, que les Anglois apportent des Indes Orientales : elle a quatorze aunes de longueur, sur sept ou huit de largeur.
GURAES. s. f. pl. Toiles peintes de Bengale. Les Anglois de Madraail en enlèvent beaucoup pour envoyer aux Manilles.
GURBAAL. Lieu dans la Terre-Sainte. Gurbaal, Les Arabes qui habitoient en Gurbacl,II. Paral. XXVI, 7. Les Septante ont traduit, aux environs de Pétra, d’où le P. Lubin conclut qu’on ne peut douter que Gurbaal ne soit la même chose que Pétra, Mérropole de l’Arabie Pétrée. D’autres, comme Hoffman & la Glose ordinaire, veulent que ce soit Gé rard.
GURGK. Rivière du Cercle d’Autriche en Allemagne. Gurca, anciennement, Corcorcis. Elle coule dans le Windismarck, contrée de la Carniole, arrose Seiffenburg & Rudolfwerd, & se décharge dans la {{tiret|Sa|ve}}<section end="GURGK"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||DU TRAVAIL.|25|}}</noinclude>{{T2|{{sc|la concurrence est pour le peuple un système d’extermination.}}|CHAPITRE II.}}
Le pauvre est-il un membre ou un ennemi de la société ?
Qu’on réponde.
Il trouve tout autour de lui le sol occupé.
Peut-il semer la terre pour son propre compte ? Non,
parce que le droit de premier occupant est devenu droit de
propriété.
Peut-il cueillir les fruits que la main de Dieu a fait
mûrir sur le passage des hommes ? Non, parce que de
même que le sol, les fruits ont été appropriés.
Peut-il se livrer à la chasse ou à la pêche ? Non,
parce que cela constitue un droit que le gouvernement affirme.
Peut-il puiser de l’eau à une fontaine enclavée dans un
champ ? Non, parce que le propriétaire du champ est,
en vertu du droit d’accession, propriétaire de la fontaine.
Peut-il, mourant de faim et de soif, tendre la main à la
pitié de ses semblables ? Non, parce qu’il y a des lois contre
la mendicité.
Peut-il, épuisé de fatigue et manquant d’asile, s’endormir
sur le pavé des rues ? Non, parce qu’il y a des lois
contre le vagabondage.
Peut-il, fuyant cette patrie Iromicide où tout lui est refusé,
aller demander des moyens de vivre loin des lieux
où la vie lui a été donnée ? Non, parce qu’il n’est permis
de changer de contrée qu’à de certaines conditions, impossibles
à remplir pour lui.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||DU TRAVAIL.|57|}}</noinclude>{{T2|'''LA CONCURRENCE EST UNE CAUSE DE RUINE POUR LA BOURGEOISIE.'''|CHAPITRE III.}}
Je pourrais m’arrêter ici. Une société semblable à celle
que je viens de décrire est en gestation de guerre civile.
C’est bien en vain que la bourgeoisie se féliciterait de ne
point porter l’anarchie dans son sein, si l’anarchie est sous
ses pieds. Mais la domination bourgeoise, même abstraction
faite de ce qui devrait lui servir de base, ne renferme-t-elle
pas en elle-même tous les éléments d’une prochaine
et inévitable dissolution ?
Le ''bon marché'', voilà le grand mot dans lequel se résument,
selon les économistes de l’école des Smith et des
Say, tous les bienfaits de la concurrence illimitée. Mais
pourquoi s’obstiner à n’envisager les résultats du ''bon marché''
que relativement au bénéfice momentané que le consommateur
en relire ? Le ''bon marché'' ne profite à ceux qui
consomment qu’en jetant parmi ceux qui produisent les
germes de la plus ruineuse anarchie. Le ''bon marché'', c’est
la massue avec laquelle les riches producteurs écrasent les
producteurs peu aisés. Le ''bon marché'', c’est le guet-à-pens
dans lequel les spéculateurs hardis font tomber les hommes
laborieux. Le ''bon marché'', c’est l’arrêt de mort du fabricant
qui ne peut faire les avances d’une machine coûteuse que
ses rivaux, plus riches, sont en état de se procurer. Le ''bon marché'', c’est l’exécuteur des hautes-œuvres du monopole :
c’est la pompe aspirante de la moyenne industrie, du<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||DU TRAVAIL.|57|}}</noinclude>{{T2|LA CONCURRENCE EST UNE CAUSE DE RUINE POUR LA BOURGEOISIE.|CHAPITRE III.}}
Je pourrais m’arrêter ici. Une société semblable à celle
que je viens de décrire est en gestation de guerre civile.
C’est bien en vain que la bourgeoisie se féliciterait de ne
point porter l’anarchie dans son sein, si l’anarchie est sous
ses pieds. Mais la domination bourgeoise, même abstraction
faite de ce qui devrait lui servir de base, ne renferme-t-elle
pas en elle-même tous les éléments d’une prochaine
et inévitable dissolution ?
Le ''bon marché'', voilà le grand mot dans lequel se résument,
selon les économistes de l’école des Smith et des
Say, tous les bienfaits de la concurrence illimitée. Mais
pourquoi s’obstiner à n’envisager les résultats du ''bon marché''
que relativement au bénéfice momentané que le consommateur
en relire ? Le ''bon marché'' ne profite à ceux qui
consomment qu’en jetant parmi ceux qui produisent les
germes de la plus ruineuse anarchie. Le ''bon marché'', c’est
la massue avec laquelle les riches producteurs écrasent les
producteurs peu aisés. Le ''bon marché'', c’est le guet-à-pens
dans lequel les spéculateurs hardis font tomber les hommes
laborieux. Le ''bon marché'', c’est l’arrêt de mort du fabricant
qui ne peut faire les avances d’une machine coûteuse que
ses rivaux, plus riches, sont en état de se procurer. Le ''bon marché'', c’est l’exécuteur des hautes-œuvres du monopole :
c’est la pompe aspirante de la moyenne industrie, du<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>comme le chef-d’œuvre de Favart (1741).
[[d:Q549874|'''Chéronée''']] (''ché''), ville de l’ancienne Béotie, où Philippe, roi de Macédoine, vainquit les Athéniens et les Thébains en 338 av. J.-C.
'''Chéroy''', ch.-l. de c. (Yonne), arr. de Sens ; {{nobr|824 h.}}
'''Chérubin''', personnage du ''Mariage de Figaro'', comédie de Beaumarchais.
'''Cherubini''' (''ké''), célèbre compositeur de musique, né à Florence en 1760, m. à Paris en 1842.
'''Cherubini''' (''portrait de''), tableau de {{nobr|M. Ingres}} (1842) ; musée du Luxembourg : la Muse de la musique étend sa main protectrice au-dessus de la tête du célèbre compositeur.
'''Chérusques''', ancien peuple de la Germanie, dont le chef le plus remarquable fut Arminius.
'''Chervin''', médecin dévoué et courageux, qui fit supprimer les lazanets et les quarantaines (1783-1843).
'''Chesapeake''' (''ké-za-pike''), baie sur la côte des États-Unis.
'''Cheselden''', savant chirurgien anglais (1688-1752)
'''Chesne''' (''chêne'') (''le''), ch.-l. de c. (Ardennes), arr. de Vouziers ; {{nobr|1,512 h.}}
'''Chester''' (''tère''), ville d’Angleterre, fromages renommés ; {{nobr|31,101 h.}}
'''Chesterfield''' (''filde''), homme d’État anglais, écrivain élégant (1694-1773).
'''Chevagues''', ch.-l. de c. (Allier), arr. de Moulins ; {{nobr|1,084 h.}}
'''Chevalier à la mode''' (''le''), comédie en cinq actes et en prose, par Damcourt, représentée en 1687. Cette pièce est un excellent tableau de mœurs et peut être considérée comme le chef-d’œuvre de l’auteur.
'''Chevalier d’Armental''' (''le''), roman de {{nobr|M. Alexandre}} Dumas père, publié en 1845, une des œuvres les plus intéressantes du fécond romancier.
'''Chevalier de Saint-Georges''' (''le''), roman de {{nobr|M. Roger}} de Beauvoir, publié en 1838, une des meilleures créations de cet écrivain.
[[d:Q1755464|'''Chevalier, la Mort et le Diable''' (''le'')]], célèbre estampe d’Albert Dürer, dont le sujet pourrait se traduire par cette devise : « Ni la mort ni le diable n’arrêtent un brave et loyal chevalier. »
'''Chevaliers''' (''les''), comédie d’Aristophane, satire politique contre le démagogue Cléon, représentée à Athènes, l’an 425 av. J.-C.
'''Chevaux de halage''' (''les''), tableau de Decamps, musée du Louvre.
'''Chevaux de Saint-Marc''' (''les''), célèbre groupe antique en bronze, qui décore la façade de l’église Saint-Marc à Venise.
'''Chevaux de Marly''' (''les''), groupes en marbre, de Guillaume Coustou, aux Champs-Élysées, à Paris.
'''Chevaux ailés''' (''les''), groupe en marbre, d’Ant. Coysevox, au jardin des Tuileries.
'''Chevelure de Bérénice''' (''la''), élégie de Catulle, qui se distingue par la grâce, la douceur, l’élégance et la perfection de la poésie.
'''Chevert''' (''François de''), général fr. renommé pour sa bravoure (1695-1769).
'''Chevérus''' (''ruce''), cardinal fr. (1768-1836).
[[d:Q107287334|'''Chevilles''']], ou ''Poésies'' de maître Adam Billaut, menuisier de Nevers ; remarquables par la verve et l’entrain ({{s|xviii}}), mais où l’on remarque beaucoup d’incorrections de style, d’expressions prosaïques et de tours d’un goût douteux. C’est dans ce recueil que se trouve la chanson si connue : ''Aussitôt que la lumière'', etc.
'''Chevillon''', ch.-l. de c. (Hante-Marne), arr. de Vassy ; {{nobr|1,202 h.}}
'''Cheviot''' (''monts''), chaîne de montagnes qui sépare l’Écosse de l’Angleterre.
'''Chevreuse''', ch.-l. de c. (Seine-et-Oise), arr. de Rambouillet ; {{nobr|1802 h.}}
'''Chevreuse''', nom d’une famille illustre de France.
'''Cheylard''' (''le''), ch.-l. de c. (Ardèche), arr. de Tournon ; {{nobr|3,324 h.}}
'''Chèze''' (''la''), ch.-l. de c. (Côtes-du-Nord), arr. de Loudéac ; {{nobr|397 h.}}
'''Chézy''' (''de''), orientaliste, éveilla le premier en France le goût de l’étude du sanscrit (1773-1832).
'''Chiabrera''', poète lyrique italien, surnommé le ''Pindare'' de son pays (1552-
1637).
'''Chiavari''', ville d’Italie (États sardes) ; {{nobr|10,000 h.}}
'''Chicago''', v. des États-Unis ; {{nobr|225,000 h.}}
[[d:Q24734308|'''Chicaneau''']], un des principaux personnages des ''Plaideurs'' de Racine, dont le nom indique d’avance le rôle et le caractère. Chicaneau est Normand, et, par suite, plaideur : il passe sa vie en procès, et ne parle que de son procureur, de son juge et de ses témoins. Tel est le personnage qui est resté le type du plaideur infatigable, et dont le nom est souvent cité pour désigner ceux qui sont atteints du même travers.
'''Chichester''', ville d’Angleterre (Sussex) ; {{nobr|8,400 h.}}
'''Chicoyneau''', médecin fr. (1672-1752).
[[d:Q17195711|'''Chien du jardinier''' (''le''),]] comédie de Lope de Vega et l’un de ses chefs--<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>comme le chef-d’œuvre de Favart (1741).
[[d:Q549874|'''Chéronée''']] (''ché''), ville de l’ancienne Béotie, où Philippe, roi de Macédoine, vainquit les Athéniens et les Thébains en 338 av. J.-C.
[[d:Q1151331|'''Chéroy''']], ch.-l. de c. (Yonne), arr. de Sens ; {{nobr|824 h.}}
[[d:Q107287251|'''Chérubin''']], personnage du ''Mariage de Figaro'', comédie de Beaumarchais.
[[d:Q20721|'''Cherubini''']] (''ké''), célèbre compositeur de musique, né à Florence en 1760, m. à Paris en 1842.
[[d:Q18397401|'''Cherubini''' (''portrait de'')]], tableau de {{nobr|M. Ingres}} (1842) ; musée du Luxembourg : la Muse de la musique étend sa main protectrice au-dessus de la tête du célèbre compositeur.
[[d:Q268307|'''Chérusques''']], ancien peuple de la Germanie, dont le chef le plus remarquable fut Arminius.
[[d:Q3340191|'''Chervin''']], médecin dévoué et courageux, qui fit supprimer les lazarets et les quarantaines (1783-1843).
[[d:Q216868|'''Chesapeake''']] (''ké-za-pike''), baie sur la côte des États-Unis.
[[d:Q2004984|'''Cheselden''']], savant chirurgien anglais (1688-1752)
[[d:Q383417|'''Chesne''' (''chêne'') (''le'')]], ch.-l. de c. (Ardennes), arr. de Vouziers ; {{nobr|1,512 h.}}
[[d:Q170263|'''Chester''']] (''tère''), ville d’Angleterre, fromages renommés ; {{nobr|31,101 h.}}
[[d:Q332487|'''Chesterfield''']] (''filde''), homme d’État anglais, écrivain élégant (1694-1773).
[[d:Q843076|'''Chevagnes''']], ch.-l. de c. (Allier), arr. de Moulins ; {{nobr|1,084 h.}}
[[d:Q42187823|'''Chevalier à la mode''' (''le'')]], comédie en cinq actes et en prose, par Dancourt, représentée en 1687. Cette pièce est un excellent tableau de mœurs et peut être considérée comme le chef-d’œuvre de l’auteur.
[[d:Q3221234|'''Chevalier d’Armental''' (''le'')]], roman de {{nobr|M. Alexandre}} Dumas père, publié en 1845, une des œuvres les plus intéressantes du fécond romancier.
[[d:Q28123257|'''Chevalier de Saint-Georges''' (''le'')]], roman de {{nobr|M. Roger}} de Beauvoir, publié en 1838, une des meilleures créations de cet écrivain.
[[d:Q1755464|'''Chevalier, la Mort et le Diable''' (''le'')]], célèbre estampe d’Albert Dürer, dont le sujet pourrait se traduire par cette devise : « Ni la mort ni le diable n’arrêtent un brave et loyal chevalier. »
'''Chevaliers''' (''les''), comédie d’Aristophane, satire politique contre le démagogue Cléon, représentée à Athènes, l’an 425 av. J.-C.
'''Chevaux de halage''' (''les''), tableau de Decamps, musée du Louvre.
'''Chevaux de Saint-Marc''' (''les''), célèbre groupe antique en bronze, qui décore la façade de l’église Saint-Marc à Venise.
'''Chevaux de Marly''' (''les''), groupes en marbre, de Guillaume Coustou, aux Champs-Élysées, à Paris.
'''Chevaux ailés''' (''les''), groupe en marbre, d’Ant. Coysevox, au jardin des Tuileries.
'''Chevelure de Bérénice''' (''la''), élégie de Catulle, qui se distingue par la grâce, la douceur, l’élégance et la perfection de la poésie.
'''Chevert''' (''François de''), général fr. renommé pour sa bravoure (1695-1769).
'''Chevérus''' (''ruce''), cardinal fr. (1768-1836).
[[d:Q107287334|'''Chevilles''']], ou ''Poésies'' de maître Adam Billaut, menuisier de Nevers ; remarquables par la verve et l’entrain ({{s|xviii}}), mais où l’on remarque beaucoup d’incorrections de style, d’expressions prosaïques et de tours d’un goût douteux. C’est dans ce recueil que se trouve la chanson si connue : ''Aussitôt que la lumière'', etc.
'''Chevillon''', ch.-l. de c. (Hante-Marne), arr. de Vassy ; {{nobr|1,202 h.}}
'''Cheviot''' (''monts''), chaîne de montagnes qui sépare l’Écosse de l’Angleterre.
'''Chevreuse''', ch.-l. de c. (Seine-et-Oise), arr. de Rambouillet ; {{nobr|1802 h.}}
'''Chevreuse''', nom d’une famille illustre de France.
'''Cheylard''' (''le''), ch.-l. de c. (Ardèche), arr. de Tournon ; {{nobr|3,324 h.}}
'''Chèze''' (''la''), ch.-l. de c. (Côtes-du-Nord), arr. de Loudéac ; {{nobr|397 h.}}
'''Chézy''' (''de''), orientaliste, éveilla le premier en France le goût de l’étude du sanscrit (1773-1832).
'''Chiabrera''', poète lyrique italien, surnommé le ''Pindare'' de son pays (1552-
1637).
'''Chiavari''', ville d’Italie (États sardes) ; {{nobr|10,000 h.}}
'''Chicago''', v. des États-Unis ; {{nobr|225,000 h.}}
[[d:Q24734308|'''Chicaneau''']], un des principaux personnages des ''Plaideurs'' de Racine, dont le nom indique d’avance le rôle et le caractère. Chicaneau est Normand, et, par suite, plaideur : il passe sa vie en procès, et ne parle que de son procureur, de son juge et de ses témoins. Tel est le personnage qui est resté le type du plaideur infatigable, et dont le nom est souvent cité pour désigner ceux qui sont atteints du même travers.
'''Chichester''', ville d’Angleterre (Sussex) ; {{nobr|8,400 h.}}
'''Chicoyneau''', médecin fr. (1672-1752).
[[d:Q17195711|'''Chien du jardinier''' (''le''),]] comédie de Lope de Vega et l’un de ses chefs--<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>comme le chef-d’œuvre de Favart (1741).
[[d:Q549874|'''Chéronée''']] (''ché''), ville de l’ancienne Béotie, où Philippe, roi de Macédoine, vainquit les Athéniens et les Thébains en 338 av. J.-C.
[[d:Q1151331|'''Chéroy''']], ch.-l. de c. (Yonne), arr. de Sens ; {{nobr|824 h.}}
[[d:Q107287251|'''Chérubin''']], personnage du ''Mariage de Figaro'', comédie de Beaumarchais.
[[d:Q20721|'''Cherubini''']] (''ké''), célèbre compositeur de musique, né à Florence en 1760, m. à Paris en 1842.
[[d:Q18397401|'''Cherubini''' (''portrait de'')]], tableau de {{nobr|M. Ingres}} (1842) ; musée du Luxembourg : la Muse de la musique étend sa main protectrice au-dessus de la tête du célèbre compositeur.
[[d:Q268307|'''Chérusques''']], ancien peuple de la Germanie, dont le chef le plus remarquable fut Arminius.
[[d:Q3340191|'''Chervin''']], médecin dévoué et courageux, qui fit supprimer les lazarets et les quarantaines (1783-1843).
[[d:Q216868|'''Chesapeake''']] (''ké-za-pike''), baie sur la côte des États-Unis.
[[d:Q2004984|'''Cheselden''']], savant chirurgien anglais (1688-1752)
[[d:Q383417|'''Chesne''' (''chêne'') (''le'')]], ch.-l. de c. (Ardennes), arr. de Vouziers ; {{nobr|1,512 h.}}
[[d:Q170263|'''Chester''']] (''tère''), ville d’Angleterre, fromages renommés ; {{nobr|31,101 h.}}
[[d:Q332487|'''Chesterfield''']] (''filde''), homme d’État anglais, écrivain élégant (1694-1773).
[[d:Q843076|'''Chevagnes''']], ch.-l. de c. (Allier), arr. de Moulins ; {{nobr|1,084 h.}}
[[d:Q42187823|'''Chevalier à la mode''' (''le'')]], comédie en cinq actes et en prose, par Dancourt, représentée en 1687. Cette pièce est un excellent tableau de mœurs et peut être considérée comme le chef-d’œuvre de l’auteur.
[[d:Q3221234|'''Chevalier d’Armental''' (''le'')]], roman de {{nobr|M. Alexandre}} Dumas père, publié en 1845, une des œuvres les plus intéressantes du fécond romancier.
[[d:Q28123257|'''Chevalier de Saint-Georges''' (''le'')]], roman de {{nobr|M. Roger}} de Beauvoir, publié en 1838, une des meilleures créations de cet écrivain.
[[d:Q1755464|'''Chevalier, la Mort et le Diable''' (''le'')]], célèbre estampe d’Albert Dürer, dont le sujet pourrait se traduire par cette devise : « Ni la mort ni le diable n’arrêtent un brave et loyal chevalier. »
[[d:Q1215817|'''Chevaliers''' (''les'')]], comédie d’Aristophane, satire politique contre le démagogue Cléon, représentée à Athènes, l’an 425 av. J.-C.
[[d:Q141548469|'''Chevaux de halage''' (''les'')]], tableau de Decamps, musée du Louvre.
[[d:Q1994701|'''Chevaux de Saint-Marc''' (''les'')]], célèbre groupe antique en bronze, qui décore la façade de l’église Saint-Marc à Venise.
[[d:Q2963060|'''Chevaux de Marly''' (''les'')]], groupes en marbre, de Guillaume Coustou, aux Champs-Élysées, à Paris.
'''Chevaux ailés''' (''les''), groupe en marbre, d’Ant. Coysevox, au jardin des Tuileries.
'''Chevelure de Bérénice''' (''la''), élégie de Catulle, qui se distingue par la grâce, la douceur, l’élégance et la perfection de la poésie.
[[d:Q328457|'''Chevert''' (''François de'')]], général fr. renommé pour sa bravoure (1695-1769).
[[d:Q31722|'''Chevérus''']] (''ruce''), cardinal fr. (1768-1836).
[[d:Q107287334|'''Chevilles''']], ou ''Poésies'' de maître Adam Billaut, menuisier de Nevers ; remarquables par la verve et l’entrain ({{s|xviii}}), mais où l’on remarque beaucoup d’incorrections de style, d’expressions prosaïques et de tours d’un goût douteux. C’est dans ce recueil que se trouve la chanson si connue : ''Aussitôt que la lumière'', etc.
'''Chevillon''', ch.-l. de c. (Haute-Marne), arr. de Vassy ; {{nobr|1,202 h.}}
'''Cheviot''' (''monts''), chaîne de montagnes qui sépare l’Écosse de l’Angleterre.
'''Chevreuse''', ch.-l. de c. (Seine-et-Oise), arr. de Rambouillet ; {{nobr|1802 h.}}
'''Chevreuse''', nom d’une famille illustre de France.
'''Cheylard''' (''le''), ch.-l. de c. (Ardèche), arr. de Tournon ; {{nobr|3,324 h.}}
'''Chèze''' (''la''), ch.-l. de c. (Côtes-du-Nord), arr. de Loudéac ; {{nobr|397 h.}}
'''Chézy''' (''de''), orientaliste, éveilla le premier en France le goût de l’étude du sanscrit (1773-1832).
'''Chiabrera''', poète lyrique italien, surnommé le ''Pindare'' de son pays (1552-
1637).
'''Chiavari''', ville d’Italie (États sardes) ; {{nobr|10,000 h.}}
'''Chicago''', v. des États-Unis ; {{nobr|225,000 h.}}
[[d:Q24734308|'''Chicaneau''']], un des principaux personnages des ''Plaideurs'' de Racine, dont le nom indique d’avance le rôle et le caractère. Chicaneau est Normand, et, par suite, plaideur : il passe sa vie en procès, et ne parle que de son procureur, de son juge et de ses témoins. Tel est le personnage qui est resté le type du plaideur infatigable, et dont le nom est souvent cité pour désigner ceux qui sont atteints du même travers.
'''Chichester''', ville d’Angleterre (Sussex) ; {{nobr|8,400 h.}}
'''Chicoyneau''', médecin fr. (1672-1752).
[[d:Q17195711|'''Chien du jardinier''' (''le''),]] comédie de Lope de Vega et l’un de ses chefs--<noinclude>
<references/></noinclude>
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Destitué d’un esprit vraiment philosophique et des connaissances théologiques nécessaires, vain et hardi, arrogant et superficiel, Bérenger soulevait sans scrupule les questions les plus délicates et les tranchait arbitrairement, sans pénétrer jamais au fond même des choses<ref>L’évêque Guitmund dit des études de Bérenger : « Quum juveniles adhuc in scholis ageret annos, ''ut aiunt qui eum tunc noverant'', clatus ingenii levitate, ipsius magistri sensum non adeo curabat, libros insuper artium contemnebat ; » et il continue ainsi plus bas : « Quum per se attingere philosophiæ altioris secreta non posset, neque enim homo ita acutus erat, sed ut tunc temporis liberales artes intra Gallias pæne obsoleverant, novis saltem verborum interpretationibus, quibus etiam nunc nimium gaudet, singularis scientiæ sibi laudem arrogare et cujusdam excellentiæ gloriam venari qualitercumque poteret affectabat. » Cf. ''Hœfler'', Papes allemands, P. II, p. 85.</ref>.
La correspondance de Bérenger avec Lanfranc, scolastique du couvent du Bec, en Normandie, plus tard archevêque de Canterbury, donna naissance à la controverse sur l’Eucharistie.
Bérenger reprochait à Lanfranc de rejeter l’opinion de Scot Érigène et d’admettre celle de Paschase Radbert.
Le pape Léon IX eut connaissance de cette lettre de Bérenger.
Il la fit condamner dans les conciles de Rome et de Verceil [1050], qui ordonnèrent, en même temps, qu’on brûlât l’ouvrage de Scot Érigène.
Cependant la controverse gagnait de proche en proche.
Un nouveau concile s’assembla à Tours, sous la présidence du légat du pape, Hildebrand [1054].
Bérenger y fut déterminé à adhérer à une profession de foi conforme, quant aux expressions, à la doctrine de l’Église.
Mais, tout en affirmant par serment qu’il croyait réellement que le pain et le vin devenaient, après la consécration, le corps et le sang de Jésus-Christ, Bérenger sut, par ses expressions équivoques et ses artifices dialectiques, tromper le légat, plus attentif au gouvernement extérieur de l’Église qu’à la solution des questions dogmatiques.
La ruse fut bientôt découverte ; Bérenger fut obligé, au synode de Rome [1059], tenu par Nicolas II, de brûler son livre, de souscrire une profession de foi dont les expressions semblaient ne plus permettre aucun subterfuge<ref name=p252>« Panem et vinum, quæ in altari ponuntur, post consecrationem non solum sacramentum, sed etiam verum corpus et {{tiret|sangui|nem}}</ref>.
À peine<noinclude>
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L’empereur l’interrompit.
« — Cela tombe bien, monsieur, dit-il avec un accent de
profond dégoût, que vous ayez à vous plaindre à moi de
M. Sarranti : j’allais me plaindre de lui à vous. »
Je regardai l’empereur, stupéfait.
« — Vous vous plaignez qu’il chasse, continua-t-il ; je me
plains de bien autre chose, moi ; je me plains qu’il conspire. »
Je fus près de jeter un cri.
« — Ah ! fit Hudson Lowe en nous regardant l’un après
l’autre.
» — Oui, l’homme que vous voyez, et qui se croit mon
fidèle serviteur, ne comprend pas tout l’intérêt que j’ai, devant l’Europe et en face de la postérité, à rester ici, à
souffrir ici, à mourir ici ; parce qu’il ne s’y trouve pas bien,
l’ingrat, il croit que j’y suis mal ; il m’engage donc de tout
son pouvoir à fuir.
» — Ah ! M, Sarranti vous engage… ?
» — A fuir, oui… Cela vous étonne ? Moi aussi ; cela est
ainsi, pourtant, et, à l’instant même, il me proposait un plan
d’évasion. »
Je frissonnai en entendant ces paroles.
« — Impossible ! dit le gouverneur en feignant la surprise.
» — C’est comme j’ai l’honneur de vous le dire, cependant.
Monsieur, d’accord avec le capitaine d’un brick américain,
— tenez, celui-là même avec lequel vous causiez hier
au soir, — prépare sournoisement un projet de fuite, dont il
me faisait part juste au moment où l’on vous a annoncé. »
Le gouverneur était certainement plus étonné de cet aveu
qu’il ne feignait de l’être ; mais, comme il connaissait le
projet pour l’avoir tramé lui-même, et que le secret n’avait
pu encore transpirer, il lui fallut bien croire, — sans pouvoir
deviner quelle raison le poussait à cet acte, qui lui paraissait
insensé, — il lui fallut bien croire que l’empereur disait
la vérité.
L’empereur vit l’embarras du gouverneur.
« — Ah ! dit-il, oui, je comprends, vous vous étonnez que
je vous livre ainsi le secret d’un de mes plus fidèles ; vous
vous demandez pourquoi j’expose à votre sévérité un de mes
phis dévoués. M. Sarranti est un Corse, un vrai Corse, et
vous connaissez l’entêtement des hommes de cette race.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>Eh bien, vous avez déjà fait une épuration heureuse ; vous
avez déjà renvoyé on Europe quatre de mes serviteurs, cinq
même : Piontovsky, Archambault, Cadet, Rousseau et Santini. Eh bien, au milieu de nous, hommes mûrs, graves
et résignés, qui n’attendons plus rien que de la Providence,
Sarranti, en voulant aider cette Providence, lui souffler ses
desseins, en hâter l’exécution, Sarranti est un brandon d’incessante discorde ; voilà déjà vingt fois que je veux vous
prier de l’envoyer en Europe avec les autres ; l’occasion s’en
présente, je la saisis ! »
L’empereur prononça ces mots d’une voix tellement vibrante, que je me trompai à l’intention : je pris pour de la colère contre moi, ce qui n’était, en réalité, que du mépris contre le gouverneur.
Je tombai aux pieds de votre père.
« — Oh ! sire, m’écriai-je, est-il possible que vous ayez
songé a m’exiler, moi, moi, c’est-à-dire un de vos plus
fidèles serviteurs ? Est-ce que ma patrie n’est pas où vous
êtes ? est-ce que la terre d’exil ne sera pas pour moi celle où
je ne vous verrai plus ? »
Le gouverneur me regardait en pitié : il n’avait jamais
pu comprendre ce qu’il appelait le fétichisme de ceux qui
entouraient l’empereur, pour l’empereur.
« — Eh ! qui vous dit que je doute de votre dévouement,
monsieur ? J’en suis trop sûr, au contraire, répondit l’illustre
prisonnier ; ce dévouement est tel, qu’il vous faudrait encore
bien des années pour accepter, non pas pour vous, mais
pour moi, la vie de Sainte-Hélène. Si bien que vous êtes
pour nous tous, non-seulement un incessant sujet de scandale,
mais encore un éternel motif de crainte. Je ne vous
vois pas sortir d’ici sans inquiétude, je ne vous vois pas
rentrer sans effroi ; tenez, pour ne vous parler que de ce
qui se passe dans ce moment, n’est-ce pas à cause de vous
qu’un homme de l’importance de M. le gouverneur me
dérange et me fait une visite qui n’est pas plus agréable à
lui qu’à moi ? n’est-ce pas parce que vous avez prétendu
que moi, l’homme des bivacs, le Spartiate à qui suffirait
une racine et un morceau de pain, qui ai vécu bu Italie avec
une écuelle de polenta, en Egypte avec un plat de pilau, en
Russie avec rien du tout ; n’est-ce pas parce que vous avez
prétendu qu’il me fallait du rôti à mon dîner, que vous êtes<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>fut de me jeter à ses pieds… J’ai l’air bien dur, bien
rugueux, n’est-ce pas, monseigneur ? poursuivit le Corse en
s’interrompant ; on dirait que je ne sais pas plus plier que
le chêne de nos montagnes ! Que voulez-vous ! devant cet
homme, tout était roseau, que soufflât le vent de sa colère
ou celui de son amour !
« — Oh ! sire, m’écriai-je, comment ai-je pu mériter un
pareil traitement de votre part ? Chassé, chassé par vous ! »
Et je levais vers lui mes mains jointes et suppliantes.
Mais lui, se baissant avec un sourire, — malheureux
enfant, fût-il prince, qui ne connaît que par ce que les
autres lui en disent le sourire de son père ! — mais lui, se
baissant avec un sourire :
« — Arrive ici ! dit-il. Mais tu seras donc un niais toute ta
vie ? Arrive ici, et ''ascolta !'' »
C’était une des expressions de la familiarité et de la bonne
humeur de voire illustre père, lorsqu’il parlait avec moi,
d’entremêler son français d’italien.
Je fus donc complètement rassuré.
« — Mais, alors, lui demandai-je, Votre Majesté est revenue
sur sa décision, elle ne me renvoie pas ?
» — Au contraire, ''caro balordo'', je te renvoie plus que
jamais !
» — Votre Majesté a donc contre moi quelque sujet de
mécontentement, qu’elle ne veut pas me dire ?
» — Vous figurez-vous, par hasard, méchant Corse,
que je prendrais la peine de faire de la diplomatie vis-à-vis
de vous ? Mais non, je vous le répète, je n’ai qu’à me
louer de votre fidélité et de votre dévouement, ''signor
minchione''.
» — Et cependant, m’écriai-je, Votre Majesté me renvoie !
» — ''Sì da vero, ma di questo cattivo luogo.''
» — Mais pourquoi donc me renvoyer, sire ?
» — Parce que tu m’es inutile ici, tandis que je puis
avoir besoin de toi en France. -
» — Oh ! sire, m’écriai-je tout joyeux, je crois que je
commence à vous comprendre.
> — Ce n’est pas malheureux ! — ''siam pur giunti !''
» — Alors, ordonnez.
» — Tu as raison, il n’y a pas de temps à perdre ; car qui<noinclude>
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rugueux, n’est-ce pas, monseigneur ? poursuivit le Corse en
s’interrompant ; on dirait que je ne sais pas plus plier que
le chêne de nos montagnes ! Que voulez-vous ! devant cet
homme, tout était roseau, que soufflât le vent de sa colère
ou celui de son amour !
« — Oh ! sire, m’écriai-je, comment ai-je pu mériter un
pareil traitement de votre part ? Chassé, chassé par vous ! »
Et je levais vers lui mes mains jointes et suppliantes.
Mais lui, se baissant avec un sourire, — malheureux
enfant, fût-il prince, qui ne connaît que par ce que les
autres lui en disent le sourire de son père ! — mais lui, se
baissant avec un sourire :
« — Arrive ici ! dit-il. Mais tu seras donc un niais toute ta
vie ? Arrive ici, et ''ascolta !'' »
C’était une des expressions de la familiarité et de la bonne
humeur de voire illustre père, lorsqu’il parlait avec moi,
d’entremêler son français d’italien.
Je fus donc complètement rassuré.
« — Mais, alors, lui demandai-je, Votre Majesté est revenue
sur sa décision, elle ne me renvoie pas ?
» — Au contraire, ''caro balordo'', je te renvoie plus que
jamais !
» — Votre Majesté a donc contre moi quelque sujet de
mécontentement, qu’elle ne veut pas me dire ?
» — Vous figurez-vous, par hasard, méchant Corse,
que je prendrais la peine de faire de la diplomatie vis-à-vis
de vous ? Mais non, je vous le répète, je n’ai qu’à me
louer de votre fidélité et de votre dévouement, ''signor
minchione''.
» — Et cependant, m’écriai-je, Votre Majesté me renvoie !
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» — Mais pourquoi donc me renvoyer, sire ?
» — Parce que tu m’es inutile ici, tandis que je puis
avoir besoin de toi en France.
» — Oh ! sire, m’écriai-je tout joyeux, je crois que je
commence à vous comprendre.
> — Ce n’est pas malheureux ! — ''siam pur giunti !''
» — Alors, ordonnez.
» — Tu as raison, il n’y a pas de temps à perdre ; car qui<noinclude>
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Un mensonge de la science allemande/Texte entier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>me dit que, puisque tu dois partir, on ne t’enlèvera pas d’un
moment à l’autre ?
» — J’écoute, sire, et pas une de vos paroles ne sera
perdue, pas un de vos commandements ne sera oublié.
» — Tu te rendras droit à Paris ; lu iras voir Clausel,
Bacheln, Foy, Gérard, Lamarque, tous ceux enfin qui ne se
sont prostitués ni aux Bourbons, ni à l’étranger.
» — Que leur dirai-je, sire ?
» — Tu leur diras que tu as habité un an Sainte-Hélène
avec moi ; que Sainte Hélène, c’est÷ (il regarda autour de
lui, et continua avec un inexprimable accent d’amertume :)
que c’est un ''luogo simile al paradiso sopra la terra, un luogo
ripieno di delizie, che si beve, che si canta, che si balta sempre, che s’anda a spasso per deliziosi giardini.'' — Oui, dans des jardins délicieux, où les fleurs ne se fanent jamais, où les
arbres sont toujours verts, qui produisent des fruits délicieux,
arrosés par de fraîches fontaines, où viennent se
désaltérer des oiseaux dont le chant réjouit les oreilles, —
''o che v’era finalmente tutto ciô, che puô piacere ai santi.'' »
Je le regardais avec étonnement.
« — N’est-ce pas cela qu’ils ont dit, n’est-ce pas ce qu’ils
ont osé écrire de Sainte-Hélène ? n’ont-ils pas affirmé que
cette île, où l’on boit la mort avec l’air qu’on respire, était un lieu enchanté ; sans doute pour que mon fils croie que j’y
reste parce que je m’y trouve bien, et que le charme du
climat m’y fuit tout oublier !
» — Mais pourquoi y restez-vous, m’écriai-je, ou tout au
moins pourquoi ne tentez-vous pas de fuir ?
» — Eh ! niais ! s’écria l’empereur, parce que, cette mort,
c’est le complément de ma vie ! Sur le trône, je n’eusse fondé
qu’une dynastie ; ici, je fonde une religion. En m’égorgeant,
les rois se tuent. Alexandre, César, Charlemagne ont été des
conquérants ; pas un n’a été martyr. Qui a fait Prométhée
immortel ? Ce n’est pas d’avoir ravi le feu du ciel, ce n’est pas
d’avoir fait l’homme intelligent et libre ; c’est d’avoir été
enchaîné sur le Caucase, par la Force et la Violence, ces
deux bourreaux du Destin ! Laisse-moi mon Caucase, laisse-moi
mon Golgotha, laisse-moi mon Calvaire, et retourne en
France. Seulement, retournes-y comme un apôtre, et dis ce
que tu as vu.
» — Mais vous, mais vous, sire ?<noinclude>
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moment à l’autre ?
» — J’écoute, sire, et pas une de vos paroles ne sera
perdue, pas un de vos commandements ne sera oublié.
» — Tu te rendras droit à Paris ; lu iras voir Clausel,
Bacheln, Foy, Gérard, Lamarque, tous ceux enfin qui ne se
sont prostitués ni aux Bourbons, ni à l’étranger.
» — Que leur dirai-je, sire ?
» — Tu leur diras que tu as habité un an Sainte-Hélène
avec moi ; que Sainte Hélène, c’est÷ (il regarda autour de
lui, et continua avec un inexprimable accent d’amertume :)
que c’est un ''luogo simile al paradiso sopra la terra, un luogo ripieno di delizie, che si beve, che si canta, che si balla sempre, che s’anda a spasso per deliziosi giardini.'' — Oui, dans des jardins délicieux, où les fleurs ne se fanent jamais, où les
arbres sont toujours verts, qui produisent des fruits délicieux,
arrosés par de fraîches fontaines, où viennent se
désaltérer des oiseaux dont le chant réjouit les oreilles, —
''o che v’era finalmente tutto ciô, che puô piacere ai santi.'' »
Je le regardais avec étonnement.
« — N’est-ce pas cela qu’ils ont dit, n’est-ce pas ce qu’ils
ont osé écrire de Sainte-Hélène ? n’ont-ils pas affirmé que
cette île, où l’on boit la mort avec l’air qu’on respire, était un lieu enchanté ; sans doute pour que mon fils croie que j’y
reste parce que je m’y trouve bien, et que le charme du
climat m’y fuit tout oublier !
» — Mais pourquoi y restez-vous, m’écriai-je, ou tout au
moins pourquoi ne tentez-vous pas de fuir ?
» — Eh ! niais ! s’écria l’empereur, parce que, cette mort,
c’est le complément de ma vie ! Sur le trône, je n’eusse fondé
qu’une dynastie ; ici, je fonde une religion. En m’égorgeant,
les rois se tuent. Alexandre, César, Charlemagne ont été des
conquérants ; pas un n’a été martyr. Qui a fait Prométhée
immortel ? Ce n’est pas d’avoir ravi le feu du ciel, ce n’est pas
d’avoir fait l’homme intelligent et libre ; c’est d’avoir été
enchaîné sur le Caucase, par la Force et la Violence, ces
deux bourreaux du Destin ! Laisse-moi mon Caucase, laisse-moi
mon Golgotha, laisse-moi mon Calvaire, et retourne en
France. Seulement, retournes-y comme un apôtre, et dis ce
que tu as vu.
» — Mais vous, mais vous, sire ?<noinclude>
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>me dit que, puisque tu dois partir, on ne t’enlèvera pas d’un
moment à l’autre ?
» — J’écoute, sire, et pas une de vos paroles ne sera
perdue, pas un de vos commandements ne sera oublié.
» — Tu te rendras droit à Paris ; lu iras voir Clausel,
Bacheln, Foy, Gérard, Lamarque, tous ceux enfin qui ne se
sont prostitués ni aux Bourbons, ni à l’étranger.
» — Que leur dirai-je, sire ?
» — Tu leur diras que tu as habité un an Sainte-Hélène
avec moi ; que Sainte Hélène, c’est… (il regarda autour de
lui, et continua avec un inexprimable accent d’amertume :)
que c’est un ''luogo simile al paradiso sopra la terra, un luogo ripieno di delizie, che si beve, che si canta, che si balla sempre, che s’anda a spasso per deliziosi giardini.'' — Oui, dans des jardins délicieux, où les fleurs ne se fanent jamais, où les
arbres sont toujours verts, qui produisent des fruits délicieux,
arrosés par de fraîches fontaines, où viennent se
désaltérer des oiseaux dont le chant réjouit les oreilles, —
''o che v’era finalmente tutto ciô, che puô piacere ai santi.'' »
Je le regardais avec étonnement.
« — N’est-ce pas cela qu’ils ont dit, n’est-ce pas ce qu’ils
ont osé écrire de Sainte-Hélène ? n’ont-ils pas affirmé que
cette île, où l’on boit la mort avec l’air qu’on respire, était un lieu enchanté ; sans doute pour que mon fils croie que j’y
reste parce que je m’y trouve bien, et que le charme du
climat m’y fuit tout oublier !
» — Mais pourquoi y restez-vous, m’écriai-je, ou tout au
moins pourquoi ne tentez-vous pas de fuir ?
» — Eh ! niais ! s’écria l’empereur, parce que, cette mort,
c’est le complément de ma vie ! Sur le trône, je n’eusse fondé
qu’une dynastie ; ici, je fonde une religion. En m’égorgeant,
les rois se tuent. Alexandre, César, Charlemagne ont été des
conquérants ; pas un n’a été martyr. Qui a fait Prométhée
immortel ? Ce n’est pas d’avoir ravi le feu du ciel, ce n’est pas
d’avoir fait l’homme intelligent et libre ; c’est d’avoir été
enchaîné sur le Caucase, par la Force et la Violence, ces
deux bourreaux du Destin ! Laisse-moi mon Caucase, laisse-moi
mon Golgotha, laisse-moi mon Calvaire, et retourne en
France. Seulement, retournes-y comme un apôtre, et dis ce
que tu as vu.
» — Mais vous, mais vous, sire ?<noinclude>
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Petit atlas phonétique du Valais roman
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» — Moi, je mourrai ici, c’est arrêté entre moi et Dieu.
N’ayant pu tuer physiquement l’Angleterre dans l’Inde, il
faut que je la tue moralement dans l’Histoire. Ce n’est donc
plus de moi qu’il s’agit. Sarranti, c’est démon fils ; je l’ai
désiré comme mon héritier, Dieu me l’a donné ; je l’ai aimé
comme mon enfant, Dieu me l’ôte, en même temps que mon
empire, et j’oublie mon empire pour ne plus penser qu’à lui.
C’est donc pour lui, c’est donc à son intention que je t’envoie
en France. Va trouver, comme je te le disais, mes fidèles
généraux ; ils conspirent mon retour, ils espèrent me revoir,
ils ont tort ; ils regardent du côté où le soleil se couche, ils
ont tort ; qu’ils tournent les yeux du côté où l’aube se lève !
Sainte-Hélène n’est plus qu’un phare, c’est Schœnbrunn qui
est l’étoile. Seulement, qu’ils prennent garde de compromettre
le malheureux enfant, qu’ils n’agissent que lorsqu’ils
seront sûrs de réussir, que Napoléon II n’aille pas grossir la
liste des Astyanax et des Britannicus. »
Puis avec un accent paternel dont je voudrais pouvoir
vous donner une idée, monseigneur :
« — Quant à toi, dit-il, plus heureux que moi, cher
Sarranti, tu verras ce bienheureux enfant, cette tête bénie ;
c’est la récompense que je te garde de ta fidélité pour moi !
Tu lui donneras ces cheveux, tu lui donneras cette lettre, tu
lui diras que je t’ai chargé de l’embrasser ; et, du moment où
il t’embrassera, au moment où tu sentiras ses lèvres se poser
sur tes joues, tu te diras, Sarranti : « Voilà un baiser pour
lequel un empereur eût donné son empire ; un conquérant,
sa renommée ; un captif, le reste des jours qu’il a encore
à vivre ! »
Et l’enfant et l’homme se retrouvèrent encore une fois
poitrine contre poitrine, visage contre visage, confondant
leurs larmes et leurs sanglots !…
Pendant les quelques minutes qui suivirent cet élan de
deux cœurs fondus dans le même amour, le jeune prince
demeura profondément pensif, et M. Sarranti put l’examiner
à loisir.
Le résultat de cet examen fut qu’au moment où le duc
releva la tête, et ouvrit la bouche pour adresser la parole à
M. Sarranti, les yeux de celui-ci rayonnaient de joie.
C’est qu’en effet, pendant que le prince était ainsi plongé
dans de profondes réflexions, le côté mâle de sa beauté<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|VEL||963}}</noinclude><section begin="1298"/>défendue, mais il nia absolument que ''vaste'' seul pût jamais être une louange vraie : il soutint que le ''grand'' était une perfection ''vedette'', une ''vedette ;'' des ''vedettes ;'' dans les esprits ; le ''vaste'', un vice ; que l’étendue juste et réglée faisait le ''grand'' et que la grandeur démesurée faisait le ''vaste ;'' qu’enfin, la signification la plus ordinaire du ''{{lang|la|vastus}}'' des Latins, c’est trop spacieux, trop étendu, démesuré.
Je crois, pour moi, qu’il avait à peu près raison en tous points. Je vois du moins que ''{{lang|la|vastus homo}}'', dans Cicéron, est un colosse, un homme d’une taille trop grande ; et dans Salluste, ''{{lang|la|vastus animus}}'' est un esprit immodéré, qui porte trop loin ses vues et ses espérances. (''Encycl.'' {{Lié|XVI, 857.}})
<section end="1298"/>
<section begin="1299"/>{{T4|1299. VEDETTE, SENTINELLE.}}
Une ''vedette'' est à cheval ; une ''sentinelle'' est à pied : l’une et l’autre veillent à la sûreté du corps dont elles sont détachées, et pour la garde duquel elles sont mises en faction. ({{Abbr|G.|Girard}})
<section end="1299"/>
<section begin="1300"/>{{T4|1300. VEILLER {{Nec|À}}, VEILLER SUR, SURVEILLER.}}
On ''veille à'', afin que, pour que : on ''veille à'' une chose ; ''à'' son exécution, ''à'' sa conservation : on ''veille à'' ce qu’elle se fasse, se maintienue. On ''veille sur'', au-dessus, par-dessus : on ''veille sur'' ce qui est fait, sur les gens qui font la chose : on ''veille sur'' les objets, ''sur'' les personnes, ''sur'' ce qu’on a dans sa dépendance, sous san inspection, en sa garde. On ''surveille'' d’en haut, d’office, avec charge ou autorité : on ''surveille'' à tout, sur tout : on ''surveille'' les personnes, celles mêmes qui ''veillent sur'', et par une inspection supérieure, générale, comme chef, comme conducteur.
Les soldats ''veillent à'' leurs postes ; leurs officiers ''veillent sur'' la chose et sur eux : le général ''surveille'' à tout, et les ''surveille'' tous. Vous ''veillez à'' votre besogne, à vos affaires, à vos intérêts : vous ''veillez sur'' vos enfans, sur vos domestiques, sur votre ménage. Quoique vous ayez confié divers soins, différentes inspections à des gens qui doivent ''veiller'' pour vous, vous ''surveillez'' et vous réglez tout. ({{Abbr|R.|Roubaud}})
<section end="1300"/>
<section begin="1301"/>{{T4|1301. VÉLOCITÉ, {{Sic2|VÎTESSE|VITESSE}}, RAPIDITÉ.}}
La ''vélocité'' est la qualité du mouvement fort et léger ; Ia ''{{Sic2|vîtesse|vitesse}}'' celle du mouvement prompt et accéléré ; la ''rapidité'', celle du mouvement impétueux et violent.
La ''vélocité'' marque une grande vitesse : elle marque proprement la ''vîtesse'' de ce qui vole, de ce qui s’élève dans les airs, de ce qui en parcourt l’espace avec un mouvement très-vif.
La ''vîtesse'' exprime donc un mouvement pressé, hâté : il exprime proprement une course prompte et accélérée.<section end="1301"/><noinclude>
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#REDIRECTION [[Petit atlas phonétique du Valais roman]]
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|titre=[[Traité des degrés de l’humilité et de l’orgueil#Préface|Préface.]]
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|titre=[[Traité des degrés de l’humilité et de l’orgueil#CHAPITRE I|CHAP. I. — Jésus-Christ est la route d’humilité qui mène à la vie.]]
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|titre=[[Traité des degrés de l’humilité et de l’orgueil#CHAPITRE II|— II. — Avec quel fruit on gravit les degrés de l’humilité.]]
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|titre=[[Traité des degrés de l’humilité et de l’orgueil#CHAPITRE III|— III. — En quel ordre les degrés de l’humilité conduisent à la vérité, et comment, par sa passion, Jésus-Christ a appris la miséricorde.]]
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|titre=[[Traité des degrés de l’humilité et de l’orgueil#CHAPITRE IV|— IV. — Le premier degré de la vérité, c’est de s’étudier soi-même, ou de connaître sa misère personnelle.]]
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|titre=[[Traité des degrés de l’humilité et de l’orgueil#CHAPITRE V|— V. — Second degré de l’humilité : se connaissant soi-même, compâtir aux misères du prochain.]]
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|titre=[[Traité des degrés de l’humilité et de l’orgueil#CHAPITRE VI|— VI. — Troisième degré de la vérité : purifier l’œil du cœur pour contempler les choses célestes et divines.]]
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|titre=[[Traité des degrés de l’humilité et de l’orgueil#CHAPITRE VII|— VII. — Comment la sainte Trinité opère en nous les trois degrés de vérité.]]
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|titre=[[Traité des degrés de l’humilité et de l’orgueil#CHAPITRE VIII|— VIII. — Ces mêmes degrés visibles dans le ravissement de saint Paul.]]
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|titre=[[Traité des degrés de l’humilité et de l’orgueil#CHAPITRE IX|— IX. — Gémissements et soupirs de saint Bernard après la vérité.]]
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|titre=[[Traité des degrés de l’humilité et de l’orgueil#CHAPITRE X|— X. — Du premier degré d’orgueil, qui est la curiosité.]]
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|titre=[[Traité des degrés de l’humilité et de l’orgueil#CHAPITRE XII|— XII. — Du troisième degré d’orgueil, qui est la joie inepte.]]
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|titre=[[Traité des degrés de l’humilité et de l’orgueil#CHAPITRE XV|— XV. — Du sixième degré d’orgueil : l’arrogance.]]
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|titre=[[Traité de l’amour de Dieu#CHAPITRE II|— II. — Combien Dieu mérite l’amour de l’homme pour tous les biens qu’il lui accorde en son corps et en son âme. Moyen de les reconnaître et de les posséder, sans faire injure au donateur.]]
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|titre=[[Traité de l’amour de Dieu#CHAPITRE III|— III. — Que les chrétiens ont, pour aimer Dieu, des motifs plus puissants que les fidèles.]]
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|titre=[[Traité de l’amour de Dieu#CHAPITRE IV|— IV. — Quels sont ceux qui sont consolés par le souvenir de Dieu, ou plus capables de son amour.]]
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|titre=[[Traité de l’amour de Dieu#CHAPITRE VII|— VII. — Ce n’est pas sans fruit, ni sans récompense qu’on aime Dieu : le cœur humain ne peut être satisfait par les biens de la terre.]]
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|titre=[[Traité de l’amour de Dieu#CHAPITRE VIII|— VIII. — Du premier degré d’amour par lequel l’homme s’aime pour lui-même.]]
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|titre=[[Traité de l’amour de Dieu#CHAPITRE XI|— XI. — Cette perfection n’est le partage des âmes sorties du corps qu’après la résurrection.]]
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|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre#Préface|Préface.]]
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|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre#CHAPITRE I|CHAP. I. — Le consentement du libre arbitre concourt, avec la grâce de Dieu, au mérite des bonnes actions.]]
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|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre#CHAPITRE II|— II. — Qu’est-ce que le libre arbitre, ou quelle est l’essence de la liberté.]]
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|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre#CHAPITRE III|— III. — Qu’il y a trois sortes de libertés : la liberté de nature, celle de grâce, et celle de gloire.]]
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|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre#CHAPITRE IV|— IV. — Quelle est la liberté dont jouissent les âmes saintes séparées de leurs corps : quelle est celle qui convient indifféremment à Dieu et à la créature raisonnable.]]
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|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre#CHAPITRE V|— V. — La liberté de misère, appelée aussi de bon plaisir, est-elle accordée à l’homme dès cette vie.]]
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|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre#CHAPITRE VI|— VI. — La grâce est absolument nécessaire pour vouloir le bien.]]
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|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre#CHAPITRE VII|— VII. — Nos premiers parents dans le paradis terrestre, ont-ils joui de ces trois libertés, même après le péché ?]]
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|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre#CHAPITRE VIII|— VIII. — Le libre arbitre reste entier après le péché.]]
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|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre#CHAPITRE IX|— IX. — L’image et la ressemblance de Dieu, d’après lesquelles nous avons été créés, consistent dans les trois libertés précédentes.]]
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|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre#CHAPITRE X|— X. — La ressemblance de l’image de Dieu est réparée en nous par Jésus-Christ.]]
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|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre#CHAPITRE XI|— XI. — La grâce qui nous attire au bien, et la tentation qui nous pousse au mal, ne portent aucun préjudice au libre arbitre.]]
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|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre#CHAPITRE XII|— XII. — Celui qui renie la foi par crainte de la mort et des supplices, est-il exempt de péché, ou privé du libre arbitre ? Examen du reniement de saint Pierre.]]
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|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre#CHAPITRE XIII|— XIII. — Les mérites de l’homme sont de purs dons de Dieu.]]
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|titre=[[Traité de la grâce et du libre arbitre#CHAPITRE XIV|— XIV. — Quelle est la part de la grâce et celle du libre arbitre dans l’affaire de notre salut ?]]
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<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/209
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>si éblouissant, il a donné un ombrage à tes yeux. »
Les oies se serraient auprès de leur petite gardeuse en
larmes, et gloussaient après moi et après les petits moqueurs.
Si je savais peindre, je ferais un tableau de cette
scène.
Il est bon que je ne sache pas grand’chose de ce qui se
fait dans le monde, que je ne comprenne rien aux arts et
aux sciences, sans cela je serais facilement induite à t’en
parler, et mon imagination voudrait toujours avoir raison ;
dans ce moment mon esprit ne se repaît que d’inspirations.
J’entends souvent nommer, discuter, comparer des choses
que je ne comprends pas ; qui est-ce qui m’empêche de
demander ce que c’est ? pourquoi y suis-je si indifférente ?
et pourquoi même évité-je avec soin d’apprendre quelque
chose de nouveau ?
{{c|AU POINT DU JOUR.|fs=85%|m=2em}}
Une armée de nuages fait ce matin à ma place mon excursion
sur l’eau. Le rivage opposé paraît vacillant et grisâtre
comme une ombre des enfers. À peine si l’on aperçoit
les pointes des clochers des villes et des villages,
enterrés dans le brouillard ; la belle prairie verte a disparu.
Je le vois ; il est de très-bonne heure ! à peine s’il est
quatre heures. Les coqs chantent partout aux alentours,
de voisinage en voisinage, jusqu’à Mittelheim ; pas un ne
cherche à enlever à l’autre l’honneur du long retentissement,
et le chant se continue ainsi bien loin, interrompant
le silence du matin. Il ressemble au chant des gardiens
des mosquées qui récitent la prière.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/210
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><nowiki />
Oui, ''l’heure matinale a de l’or en sa bouche''<ref>Proverbe allemand très-usité.</ref> ; je vois
briller cet or sur l’eau ; les rayons du soleil percent les
nuages, et parsèment d’étoiles le torrent rapide, gonflé
depuis deux jours par une pluie incessante.
Ah ! le ciel a déchiré ses voiles ! Maintenant il est certain
que nous aurons beau temps. Je reste à la maison ; je
compterai toutes les barques qui passeront ; je suivrai toutes
les réflexions que me suggérera la vue s’éclaircissant de
plus en plus.
Tu connais parfaitement le fleuve de la vie ; tu sais où
en sont les bancs de sable et les écueils, et les tournans
qui nous entraînent dans l’abîme ; tu sais encore où le
joyeux batelier abordera, lui et sa voile gonflée ; le vent
frais qui le favorise, et ce qui l’attend sur le rivage.
Si tu veux bien réfléchir un instant à l’opiniâtreté de mon
affection, à l’excitation facile de mon esprit, tu pourras
prévoir ce qui m’arrivera encore à moi, batelier inexpérimenté.
Oh ! dis-moi que je n’ai rien à attendre de ces
palais aériens que les nuages bâtissent en ce moment dans
le champ de safran et de pourpre du soleil levant ! Dis-moi
que cet amour et cette flamme impétueuse, et ce {{corr|si/silence|silence}}
dédaigneux entre moi et le monde, sont vanité des
vanités ?
Hélas ! l’arc-en-ciel qui vient de se poser sur la prairie
diamantée d’Ingelheim, et qui, passant par-dessus notre
maison, monte jusque sur le Johannisberg, ressemble à la
divine illusion que je me fais de toi et de moi. Et le Rhin,
qui étale son filet pour tâcher d’y emprisonner l’image de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/211
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>ses rives, belles comme le paradis, est semblable à la flamme
de ma vie, qui se nourrit, mais en vain, des mirages de ce
qui ne saurait être atteint. Quand même l’illusion seule
serait le prix de ces efforts, elle complétera mon esprit et
mon caractère, comme les objets qui se mirent dans le
Rhin complètent son caractère.
{{c|AU SOIR.|fs=85%|m=2em}}
Ce matin j’ai pourtant été en bateau jusqu’à la prairie
d’Ingelheim avec Nicolas Vogt<ref>Nicolas Vogt, auteur de plusieurs ouvrages historiques, scientifiques et descriptifs sur les bords du Rhin.</ref>, le fantasque, l’inspiré du
Rhin. Ses récits enthousiastes des temps passés étaient remplis
d’exclamations. Il remonta très-haut, et agita tout
d’abord la question de savoir si ces lieux n’avaient pas été
le paradis d’Adam. Puis il parla du Rhin, de sa source, des
détours qu’il fait à travers les gorges sauvages et les vallées
étroites ; il dit comment son cours se dirige d’abord
vers le nord, d’où il est ramené à l’est pour former le lac
de Constance, et se précipiter hardiment du haut des rochers
qui cherchent à lui barrer le passage. « Oui, ajouta
gaiement et malicieusement le bon Vogt, on peut comparer
ce fleuve à Goethe. Faites attention, je vais vous
expliquer comment : Les trois ruisseaux qui, descendant
du haut du roc éternel, composé d’élémens variés, donnent
naissance au Rhin, sont ses muses, la science, l’art et la
poésie. Comme le Rhin a autour de lui d’autres fleuves,
tels que le Tessin, l’Adda et l’Inn, entre lesquels il est le
plus beau et le plus célèbre, ainsi Goethe est le plus beau<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Les Mohicans de Paris - tome 3 (1885).djvu/200
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>apparaissait au conspirateur dans tout son éclat. Le visage du
jeune homme exprimait, en ce moment, tous les sentiments
qu’avait éveillés dans son cœur le récit du fidèle compagnon
de son père, c’est-à-dire la colère et la fierté, la tendresse
et la force. Or, cette physionomie pleine d’expression cette
bouche pleine de dédain, ces yeux pleins d’éclairs, c’était
bien la beauté idéale qu’il avait rêvée pour le fils de son
héros ; et il regretta amèrement que le général Lebastard de
Prémont ne fût point là pour la contempler avec lui.
— Merci encore une fois, monsieur, lui dit le prince en
relevant de terre ses grands yeux encore humides de larmes,
et en lui tendant la main ; merci de la joie et de la tristesse
que vous m’avez causées depuis une heure ! — Maintenant,
il vous reste à me dire ce qui vous est arrivé, à vous, et ce
que vous avez fait, depuis le jour où vous avez quitté mon
père jusqu’à aujourd’hui.
— Monseigneur, répondit Sarranti, il ne s’agit point de
moi, et je me regarderais comme coupable de vous faire
perdre de précieux moments.
— Monsieur Sarranti, dit le prince d’une voix ferme et
douce, qui fit tressaillir le vieux soldat, car, dans l’intonation de cette voix, il venait de reconnaître certaines cordes de la voix de son ancien maître ; — monsieur Sarranti , ces moments que vous craignez de me faire perdre, étant les
plus heureux que j’aie jamais vécus, permettez-moi de les
prolonger autant qu’il me sera possible. Répondez donc, je
vous prie, à toutes mes questions.
Sarranti s’inclina en signe d’obéissance.
— J’ai vu dans les journaux, continua le jeune homme,
que vous aviez été compromis dans un complot qui avait
pour but de me faire rentrer en France ; il y a déjà près de
sept ans de cela. Des brochures, écrites dans un mauvais
esprit, m’ont révélé le nom de quelques martyrs ; contez-moi
leur vie, leur lutte, leur mort ; ne me cachez rien ! J’ai, je
l’espère, un esprit fait pour tout comprendre, un cœur lait
pour tout sentir : n’affaiblissez point la vérité ; j’ai des longtemps
levé l’heure qui vient de sonner, et je suis préparé à
tout.
Alors, l’infatigable conspirateur raconta au prince tous
les détails du complot qui lui avait fait quitter la France
en 1820, complot dont nous avons nous-même dit quelques<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/212
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>et le plus célèbre entre Herder, Schiller et Wieland. La
formation du lac par le Rhin, c’est l’universalité charmante
de Goethe, où son esprit est encore également pénétré de
l’énergie de ses trois sources ; là où il se précipite par-dessus
l’obstacle des rochers, c’est son dédain victorieux
des préjugés, son essence païenne, qui gronde et bouillonne
pleine d’inspiration tumultueuse. C’est l’époque de
ses Xénies<ref>Du mot grec {{corr|Χένιον|{{lang|grc|Ξένιον}}}}, présent fait à son hôte. On appelait ainsi les
présens qu’on faisait à ses amis ou à ses protecteurs. Le poète latin Martial
donna ce nom aux distiques dont il accompagnait ses cadeaux. En
1797, il parut en Allemagne dans le ''{{lang|de|Musen Almanach}}'' plus de quatre
cents distiques portant ce titre. La voix publique les attribua à Schiller
et à Goethe, et elle ne se trompa pas. Ces distiques attaquaient hardiment
les abus littéraires, les mauvais écrivains, les ridicules du temps.
Les Xénies ne sont pas un des moindres titres de gloire de Goethe et de
Schiller.
{{d|(''Note du traducteur.'')|3}}</ref>, de ses épigrammes, de ses idées sur la nature,
qui vont frapper les vieux bourgeois droit à la face,
et ses tendances religieuses et philosophiques qui grondent
et bouillonnent à travers l’étroit passage des contradictions
et des préjugés, puis se calment peu à peu.
Mais voici maintenant le côté le plus juste de la comparaison :
Les rivières que le Rhin reçoit sont la Limmat,
la Thur, la Reuss, l’Ill, la Lauter, la Queich, tous
fleuves femelles : ce sont les amours de Goethe ; il y en
a ainsi jusqu’à la dernière station. La Selz, la Nah, la
Sare, la Moselle, la Nette, l’Ahr, viennent le rejoindre ;
il en arrive encore de la Forêt-Noire et de l’Alp de
Souabe ; ce sont toutes des rivières vierges, l’Elz, la Treisam,
la Kinzig, la Murg, la Kraich, la Jaxt. Deux char-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/11
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Rafavannay
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{{c|À MONSIEUR PAUL MEYER|mt=5em|fs=150%}}
{{c|PROFESSEUR AU COLLÈGE DE FRANCE ET À L’ÉCOLE DES CHARTES|mt=1em|mb=5em|fs=90%}}<noinclude>
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Page:Fouillée - Descartes, 1893.djvu/166
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|158|{{sc|descartes}}.}}</noinclude>considérés en eux-mêmes et dans leur pureté, il y a toujours volonté et intelligence, il n’y a pas encore ''passion''. Sans doute la passion, ce reflet du corps, accompagne d’ordinaire l’amour intellectuel ; ne l’oublions pas cependant, la passion n’est pas l’amour même, le désir n’est pas non plus l’amour : « Un désir fort violent peut être fondé sur une amour qui souvent est faible ». Il faudrait d’ailleurs, remarque Descartes, « écrire un gros volume pour traiter de toutes les choses qui appartiennent à cette passion ». Descartes voudrait lui-même, s’il était possible, que sa lettre devînt ce volume, parce que parler de l’amour c’est en subir le charme, et le naturel de l’amour est de faire qu’{{lié}}« on se communique le plus qu’on peut ». Descartes se communique donc encore, et il distingue excellemment trois sortes d’amour : pour ce qui nous est inférieur, ou égal, ou supérieur. « La nature de l’amour étant de faire qu’on se considère avec l’objet aimé comme un tout dont on n’est qu’une partie, on transfère les soins qu’on a coutume d’avoir pour soi-même à la conservation du tout. » Voilà le principe. Or, si nous nous « joignons » de volonté avec un objet que nous estimons ''moindre'' que nous-même, par exemple si nous aimons « une fleur, un oiseau », nous ne donnons pas notre vie pour ces objets, parce qu’ils sont des parties du tout moindres que nous-même. Au contraire, dit Descartes, s’animant de plus en plus et emporté enfin à cette éloquence qui vient du cœur, « quand deux hommes s’estiment, la charité veut que<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/205
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{{T3|« LE PRESBYTÈRE N’A RIEN<br>PERDU DE SON CHARME NI<br>LE JARDIN DE SON ÉCLAT »|XIII}}
{{Interligne|2.5em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 205 crop).jpg|60px|H]]}}{{sc|uit}} jours après les événements que je
viens de raconter, exactement le
2 novembre, je recevais à mon domicile,
à Paris, un télégramme ainsi libellé :
« Venez au Glandier, par premier train.
Apportez revolvers. Amitiés. Routetabille. »
Je vous ai déjà dit, je crois, qu’à cette époque,
jeune avocat stagiaire et à peu près dépourvu
de causes, je fréquentais le Palais,
plutôt pour me familiariser avec mes devoirs
professionnels, que pour défendre la veuve et
l’orphelin. Je ne pouvais donc m’étonner que
Rouletabille disposât ainsi de mon temps ; et
il savait du reste combien je m’intéressais à
ses aventures journalistiques en général et
surtout à l’affaire du Glandier. Je n’avais eu
de nouvelles de celle-ci, depuis huit jours, que
par les innombrables racontars des journaux<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/225
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>même l’éclairait, ne l’oubliez pas. Voici, mon
ami, où en étaient les choses quand, il y a
trois jours, ou plutôt trois nuits, survint cet
événement inouï dont je vous parlais tout à
l’heure.
{{Brn|3}}
{{séparateur}}<noinclude>
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Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/13
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Rafavannay
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Rafavannay
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XIII
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « vous aurez mis à rissoler dans du beurre, des rondelles de saucisses de Strasbourg (qu’on trouve à Paris, dans les bonnes charcuteries) et que l’on épluche et fait pocher préalablement. Faites cuire les œufs au miroir ; assaisonnez-les au sortir de la cuisson, et garnissez-les symétriquement de petits bouquets de choucroute braisée. '''{{c|Truites au noir}}''' Nettoyez et lavez 3 livres de truites ben fraîches. D’autres part, ayez dans une casser... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{nr||ENTREMETS SUCRÉS|369}}</noinclude>vous aurez mis à rissoler dans du beurre, des rondelles de saucisses de Strasbourg (qu’on trouve à Paris, dans les bonnes charcuteries) et que l’on épluche et fait pocher préalablement.
Faites cuire les œufs au miroir ; assaisonnez-les au sortir de la cuisson, et garnissez-les symétriquement de petits bouquets de choucroute braisée.
'''{{c|Truites au noir}}'''
Nettoyez et lavez 3 livres de truites ben fraîches. D’autres part, ayez dans une casserole 1 litre 1/2 de bon vin rouge, mettez-y une douzaine, au moins, de petits oignons, poivre, sel, girofles, quelques racines de persil, une de gingembre, quatre pépins de noix et un peu d’ail.
Mettez-y les truites dès que l’assaisonnement a jeté quelques bouillons, et laissez-les cuire un quart d’heure. Dressez le poisson et tenez-le au chaud. Passez la sauce au tamis, passez-la bien, pour en extraire le jus. D’autres part, faites prendre couleur, dans un peu de beurre, à une cuillerée de farine, faites lier avec la cuisson, en tourant, jusqu’à consistance, et versez sur les truites.
'''{{c|Oie à la choucroute}}'''
Videz, flambez et épluchez une belle oie ; farcissez-la de bonne chair à saucisse. Bridez-la pour la casserole ; faites-lui prendre couleur au four, puis cuisez-la à couvert avec du beurre. Sitôt cuite, retirez l’oie de la daubière, déglacez le fond de cuisson et passez le jus. Servez ensuite votre oie sur un grand plat, garnie de choucroute braisée à la graisse d’oie, dans laquelle vous aurez mis à cuire un morceau de lard maigre fumé. Avec ce lard découpé, cous ferez une bordure de bon goût à la choucroute.
'''{{c|Oie salée et fumée}}'''
Lorsque l’oie sera nettoyée et vidée, coupez le cou<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/227
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Lorlam
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{{T3|« J’ATTENDS L’ASSASSIN,<br />CE SOIR »|XIV}}
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{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 227 crop).jpg|62px|IO]]}}{{sc|i}} faut, me dit Rouletabille, que je vous
conduise sur les lieux pour que vous
puissiez comprendre ou plutôt pour que
vous soyez persuadé qu’il est impossible de comprendre.
Je crois, quant à moi, avoir trouvé ce
que tout le monde cherche encore : la façon dont
l’assassin est sorti de la « Chambre Jaune… »
sans complicité d’aucune sorte et sans que
{{M.|Stangerson}} y soit pour quelque chose. Tant
que je ne serai point sûr de la personnalité de
l’assassin, je ne saurais dire quelle est mon
hypothèse, mais je crois cette hypothèse juste
et, dans tous les cas, elle est tout à fait naturelle,
je veux dire tout à fait simple. Quant à
ce qui s’est passé il y a trois nuits, ici, dans le
château même, cela m’a semblé pendant vingt-quatre
heures dépasser toute faculté d’imagination.
Et encore l’hypothèse qui, maintenant,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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conduise sur les lieux pour que vous
puissiez comprendre ou plutôt pour que
vous soyez persuadé qu’il est impossible de comprendre.
Je crois, quant à moi, avoir trouvé ce
que tout le monde cherche encore : la façon dont
l’assassin est sorti de la « Chambre Jaune… »
sans complicité d’aucune sorte et sans que
{{M.|Stangerson}} y soit pour quelque chose. Tant
que je ne serai point sûr de la personnalité de
l’assassin, je ne saurais dire quelle est mon
hypothèse, mais je crois cette hypothèse juste
et, dans tous les cas, elle est tout à fait naturelle,
je veux dire tout à fait simple. Quant à
ce qui s’est passé il y a trois nuits, ici, dans le
château même, cela m’a semblé pendant vingt-quatre
heures dépasser toute faculté d’imagination.
Et encore l’hypothèse qui, maintenant,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/15
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Rafavannay
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Le présent travail à pour but d’exposer les principaux phénomènes phonétiques que j’ai recueillis dans les petites villes et les villages du Valais qui sont indiqués sur les cartes.
Un tableau synoptique contient, d’une part, les phénomènes phonétiques qui sont communs à toutes les localités et renvoie, d’autre part, aux planches pour les faits qui diffèrent.
Chaque phénomène étant désigné dans ces planches par une couleur ou un trait spécial, elles retracent exactement la répartition géographique de chacun d’eux et permettent de l’embrasser d’un coup d’œil.
Ce ''petit Atlas phonétique'' est une application des théories que {{M.|Paul}} Meyer a exposées dans la Romania<ref>''Romania'', IV, 295</ref>. « Faire en quelque sorte la géographie des caractères dialectaux bien plus que celle des dialectes, » voilà le principe que j’ai suivi.
Je prie le lecteur d’avoir quelque indulgence pour l’exécution graphique de ce petit volume : j’ai été obligé d’imprimer les légendes et de colorier les cartes moi-même, afin de m’épargner des frais que ma bourse n’eût pas supportés.
Je n’ai eu que quinze jours à consacrer au relevé des formes qui ont servi à composer ces cartes phonétiques. C’est peu, surtout si l’on considère que le domaine que j’ai étudié ne présente au voyageur que des moyens de transport très primitifs, sauf dans la vallée du Rhône. J’ai fait ma tournée à pied ; j’ai relevé sur place les matériaux, à quelques rares exceptions près ; lorsque le hasard m’a fait rencontrer dans un village inférieur de la vallée un indigène d’un village supérieur, j’ai profité de l’occasion, mais seulement lorsque j’avais la certitude<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/238
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>en dehors des lois naturelles connues. Et cependant,
si j’avais eu la cervelle de Rouletabille,
j’aurais eu, comme lui, « le pressentiment
de l’explication naturelle » : car le plus curieux
dans tous les mystères du Glandier a bien été
« la façon naturelle dont Rouletabille les expliqua ».
Mais qui donc eût pu et pourrait
encore se vanter d’avoir la cervelle de Rouletabille ?
Les bosses originales et inharmoniques
de son front, je ne les ai jamais rencontrées
sur aucun autre front, si ce n’est — mais bien
moins apparentes — sur le front de Frédéric
Larsan, et encore fallait-il bien regarder le
front du célèbre policier pour en deviner le dessin,
tandis que les bosses de Rouletabille sautaient
— si j’ose me servir de cette expression
un peu forte — sautaient aux yeux.
J’ai, parmi les papiers qui me furent remis
par le jeune homme après l’affaire, un carnet
où j’ai trouvé un compte rendu complet du
« phénomène de la disparition de la matière de
l’assassin », et des réflexions qu’il inspira à
mon ami. Il est préférable, je crois, de vous
soumettre ce compte rendu que de continuer
à reproduire ma conversation avec Rouletabille,
car j’aurais peur, dans une pareille histoire,
d’ajouter un mot qui ne fût point l’expression
de la plus stricte vérité.
<includeonly>{{Brn|3}}
{{séparateur}}</includeonly><noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XIV
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Lorlam
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Lorlam
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{{T3|TRAQUENARD|XV}}
{{Interligne|0.5em}}
{{Centré|''Extrait du carnet de Joseph Rouletabille.''}}
{{Interligne|2.5em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 59 crop).jpg|62px|L]]}}{{sc|a}} nuit dernière, nuit du 29/30 octobre,
écrit Joseph Rouletabille, je me réveille
vers une heure du matin. Insomnie
ou bruit du dehors ? Le cri de la « Bête du
Bon Dieu » retentit avec une résonance sinistre
au fond du parc. Je me lève ; j’ouvre ma fenêtre.
Vent froid et pluie ; ténèbres opaques,
silence. Je referme ma fenêtre. La nuit est
encore déchirée par la bizarre clameur. Je
passe rapidement un pantalon, un veston. Il
fait un temps à ne pas mettre un chat dehors ;
qui donc, cette nuit, imite, si près du château,
le miaulement du chat de la mère Agenoux ?
Je prends un gros gourdin, la seule arme dont
je dispose, et, sans faire aucun bruit, j’ouvre ma
porte.
Me voici dans la galerie ; une lampe à réflecteur
l’éclaire parfaitement ; la flamme de cette<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « et les abatis, fendez-la sur le dos et décossez-la de manière à pouvoir en enlever tout le quelette. Frottez l’intérieur de sel et de salpêtre entremêlé de clous de girofle pilés ; roulez-la bien serrée et attachez fortement avec de la ficelle. Salez et mettez-la, pendant dix jours, sous presse. Fourrez-la ensuite dans une vessie, pour la fumer pendant 4 ou 5 jours. Lorsque vous voudrez vous en servir, retirez-la de la vessie, faites-la bouillir pour...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{nr|370|ENTREMETS SUCRES|}}</noinclude>et les abatis, fendez-la sur le dos et décossez-la de manière à pouvoir en enlever tout le quelette. Frottez l’intérieur de sel et de salpêtre entremêlé de clous de girofle pilés ; roulez-la bien serrée et attachez fortement avec de la ficelle. Salez et mettez-la, pendant dix jours, sous presse. Fourrez-la ensuite dans une vessie, pour la fumer pendant 4 ou 5 jours. Lorsque vous voudrez vous en servir, retirez-la de la vessie, faites-la bouillir pour la manger froide ou faites-la cuire avec des choux confits ou au naturel.
'''{{c|Choux de Bruxelles aux marrons}}'''
Les Alsaciens mangent les choux de Bruxelles avec des marrons pelés, blanchis à l’eau, jusqu’à ce qu’ils soient tendres. On les jette alors dans de l’eau froide pour faciliter l’enlèvement de la pellicule, et on les saute vivement au beurre pendant quelques minutes, en même temps que le chou.
'''{{c|Soupe au lait à l’alsacienne}}'''
Faites bouillir ensemble un 1/2 litre de lait et autant d’eau. Faites roussis, dans un peu de beurre, une poignée de pain pilé. Versez dessus le liquide bouillant, remettez un peu sur le feu et laisser prendre un bouillon ; quelques grains de sel et un peu de sucre.
'''{{c|Galette lorraine}}'''
pétrissez 2 litres de farine avec 6 œufs, 500 gr. de beurre et un peu de sel. Étendez la pâte, de 3 centimètres d’épaisseur, relevez les bords et mettez au four.
Lorsque la galette est à moitié cuite, retirez-la, et versez dessus un mélange d'un demi litre de crème, de 4 œufs et un peu de sel ; battez le tout ensemble. Posez sur cette crème, de distance en distance, des petites morceaux de beurre, puis remettez la galette au four, d’où vous la retirez après 20 minutes.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/>
Que si quelques-uns, sourient de tant de précautions
préalables, je les renverrai au mystère
de la « Chambre Jaune » et à toutes les
preuves que nous avions de la fantastique
astuce de l’assassin ; et aussi, que si quelques-uns
trouvent bien méticuleuses toutes mes
observations dans un moment où l’on doit être
entièrement pris par la rapidité du mouvement,
de la décision et de l’action, je leur
répliquerai que j’ai voulu longuement et complètement
rapporter ici toutes les dispositions
d’un plan d’attaque conçu et exécuté aussi
rapidement qu’il est lent à se dérouler sous
ma plume. J’ai voulu cette lenteur et cette précision
pour être certain de ne rien omettre des
conditions dans lesquelles se produisit l’étrange
phénomène qui, jusqu’à nouvel ordre et naturelle
explication, me semble devoir prouver
mieux que toutes les théories du professeur
Stangerson, « la dissociation de la matière »,
je dirai même la dissociation « instantanée »
de la matière.
{{Brn|3}}
{{séparateur}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XV
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Lorlam
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wikitext
text/x-wiki
<pages index="Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu" from="239" to="257" header=1 />
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Page:Bescherelle Jeune - Dictionnaire classique de la langue française, 1880.djvu/53
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'''ANDANA''', ''sf.'' Pêche usitée en Espagne avec des nasses.
<section end="ANDANA"/>
<section begin="ANDANTE"/>'''ANDANTE''', ''adv.'' Mus. Qui procède du lent au vif.
— ''Sm.'' Air d’un mouvement modéré : ''un andante''.
<section end="ANDANTE"/>
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Poslovitch
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'''ANDANA''', ''sf.'' Pêche usitée en Espagne avec des nasses.
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— ''Sm.'' Air d’un mouvement modéré : ''un andante''.
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<section begin="ANDOUILLER"/>'''ANDOUILLER''', ''sm.'' Petite corne au bois du cerf.
<section end="ANDOUILLER"/>
<section begin="ANDOUILLETTE"/>'''ANDOUILLETTE''', ''sf.'' Petite andouille.
<section end="ANDOUILLETTE"/>
<section begin="ANDRATOMIE"/>'''ANDRATOMIE''', ''sf.'' Dissection du corps de l’homme.
<section end="ANDRATOMIE"/>
<section begin="ANDRACHNÉ"/>'''ANDRACHNÉ''', ''sm.'' Plante de la famille de euphorbes.
<section end="ANDRACHNÉ"/>
<section begin="ANDRAPODOCAPÈLE"/>'''ANDRAPODOCAPÈLE''', ''sm.'' Hôte et instituteur des jeunes esclaves.
<section end="ANDRAPODOCAPÈLE"/>
<section begin="ANDRÉASIE"/>'''ANDRÉASIE''', ''sf.'' Arbuste de la famille des plaque-miniers.
<section end="ANDRÉASIE"/>
<section begin="ANDRÈNE"/>'''ANDRÈNE''', ''sm.'' Genre d’insectes.
<section end="ANDRÈNE"/>
<section begin="ANDRENETTES"/>'''ANDRENETTES''', ''sm. pl.'' Famille d’insectes.
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<section begin="ANDRÉOLITHE"/>'''ANDRÉOLITHE''', ''sf.'' Hyacinthe blanche cruciforme.
<section end="ANDRÉOLITHE"/>
<section begin="ANDRIAGUE"/>'''ANDRIAGUE''', ''sm.'' Animal fabuleux.
<section end="ANDRIAGUE"/>
<section begin="ANDRIALE"/>'''ANDRIALE''', ''sf.'' Plante chicoracée.
<section end="ANDRIALE"/>
<section begin="ANDRIENNE"/>'''ANDRIENNE''', ''sf.'' Espèce de robe de femme.
<section end="ANDRIENNE"/>
<section begin="ANDRIES"/>'''ANDRIES''', ''sf. pl.'' Repas publics en Crète, à Sparte.
<section end="ANDRIES"/>
<section begin="ANDROCÉPHALOÏDE"/>'''ANDROCÉPHALOÏDE''', ''sf.'' Pierre en forme de tête d’homme.
<section end="ANDROCÉPHALOÏDE"/>
<section begin="ANDROCTONE"/>'''ANDROCTONE''', ''adj.'' Qui tue des hommes.
<section end="ANDROCTONE"/>
<section begin="ANDROGÉNÉSIE"/>'''ANDROGÉNÉSIE''', ''sf.'' Succession de mâle en mâle.
<section end="ANDROGÉNÉSIE"/>
<section begin="ANDROGÉNIES"/>'''ANDROGÉNIES''', ''sf. pl.'' Fêtes d’Androgée.
<section end="ANDROGÉNIES"/>
<section begin="ANDROGYNE"/>'''ANDROGYNE''', ''sm.'' et ''f.'' Qui réunit les deux sexes ;
— Bot., qui réunit des fleurs mâles et des fleurs femelles.
<section end="ANDROGYNE"/>
<section begin="ANDROÏDE"/>'''ANDROÏDE''', ''sm.'' Automate à figure humaine : ''le flûteur de Vaucanson et son joueur d’échecs étaient des androïdes''.
<section end="ANDROÏDE"/>
<section begin="ANDROLEPSIE"/>'''ANDROLEPSIE''', ''sf.'' Sommation de venger des injures ;
droits des Athénies de venger la mort d’un concitoyen par celle de trois des concitoyens du meurtrier.
<section end="ANDROLEPSIE"/>
<section begin="ANDROMAQUE"/>'''ANDROMAQUE''', ''sf.'' Veuve éplorée, infortunée.
<section end="ANDROMAQUE"/>
<section begin="ANDROMÈDE"/>'''ANDROMÈDE''', ''sf.'' Coquille ; plante ; constellation de trois étoiles.
<section end="ANDROMÈDE"/>
<section begin="ANDRON"/>'''ANDRON''', ''sm.'' Appartement des hommes en Grèce.
<section end="ANDRON"/>
<section begin="ANDRONITIDES"/>'''ANDRONITIDES''', ''sm. pl.'' Appartements des hommes chez les Grecs.
<section end="ANDRONITIDES"/>
<section begin="ANDROPOGONS"/>'''ANDROPOGONS''', ''sm. pl.'' Bambous.
<section end="ANDROPOGONS"/>
<section begin="ANDROSACE"/>'''ANDROSACE''', ''sm.'' Genre de liserons.<section end="ANDROSACE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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'''ANDANA''', ''sf.'' Pêche usitée en Espagne avec des nasses.
<section end="ANDANA"/>
<section begin="ANDANTE"/>'''ANDANTE''', ''adv.'' Mus. Qui procède du lent au vif.
— ''Sm.'' Air d’un mouvement modéré : ''un andante''.
<section end="ANDANTE"/>
<section begin="ANDANTINO"/>'''ANDANTINO''', ''adv.'' Moins lentement que l’andante. — ''Sm.'' ''Un andantino.''
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<section begin="ANDARÈSE"/>'''ANDARÈSE''', ''sf.'' Plante personnée du genre des gatiliers.
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<section end="ANDIER"/>
<section begin="ANDES"/>'''ANDES''', ''sf. pl.'' Chaîne de montagnes de l’Amérique du Sud.
<section end="ANDES"/>
<section begin="ANDICOLE"/>'''ANDICOLE''', ''adj.'' Qui habite les Andes.
<section end="ANDICOLE"/>
<section begin="ANDIN, ANDINE"/>'''ANDIN, INE''', ''adj.'' Qui vit, croît dans les Andes.
<section end="ANDIN, ANDINE"/>
<section begin="ANDOUILLE"/>'''ANDOUILLE''', ''sf.'' Boyau de porc, rempli de chair hachée du même animal.
<section end="ANDOUILLE"/>
<section begin="ANDOUILLER"/>'''ANDOUILLER''', ''sm.'' Petite corne au bois du cerf.
<section end="ANDOUILLER"/>
<section begin="ANDOUILLETTE"/>'''ANDOUILLETTE''', ''sf.'' Petite andouille.
<section end="ANDOUILLETTE"/>
<section begin="ANDRATOMIE"/>'''ANDRATOMIE''', ''sf.'' Dissection du corps de l’homme.
<section end="ANDRATOMIE"/>
<section begin="ANDRACHNÉ"/>'''ANDRACHNÉ''', ''sm.'' Plante de la famille de euphorbes.
<section end="ANDRACHNÉ"/>
<section begin="ANDRAPODOCAPÈLE"/>'''ANDRAPODOCAPÈLE''', ''sm.'' Hôte et instituteur des jeunes esclaves.
<section end="ANDRAPODOCAPÈLE"/>
<section begin="ANDRÉASIE"/>'''ANDRÉASIE''', ''sf.'' Arbuste de la famille des plaque-miniers.
<section end="ANDRÉASIE"/>
<section begin="ANDRÈNE"/>'''ANDRÈNE''', ''sm.'' Genre d’insectes.
<section end="ANDRÈNE"/>
<section begin="ANDRENETTES"/>'''ANDRENETTES''', ''sm. pl.'' Famille d’insectes.
<section end="ANDRENETTES"/>
<section begin="ANDRÉOLITHE"/>'''ANDRÉOLITHE''', ''sf.'' Hyacinthe blanche cruciforme.
<section end="ANDRÉOLITHE"/>
<section begin="ANDRIAGUE"/>'''ANDRIAGUE''', ''sm.'' Animal fabuleux.
<section end="ANDRIAGUE"/>
<section begin="ANDRIALE"/>'''ANDRIALE''', ''sf.'' Plante chicoracée.
<section end="ANDRIALE"/>
<section begin="ANDRIENNE"/>'''ANDRIENNE''', ''sf.'' Espèce de robe de femme.
<section end="ANDRIENNE"/>
<section begin="ANDRIES"/>'''ANDRIES''', ''sf. pl.'' Repas publics en Crète, à Sparte.
<section end="ANDRIES"/>
<section begin="ANDROCÉPHALOÏDE"/>'''ANDROCÉPHALOÏDE''', ''sf.'' Pierre en forme de tête d’homme.
<section end="ANDROCÉPHALOÏDE"/>
<section begin="ANDROCTONE"/>'''ANDROCTONE''', ''adj.'' Qui tue des hommes.
<section end="ANDROCTONE"/>
<section begin="ANDROGÉNÉSIE"/>'''ANDROGÉNÉSIE''', ''sf.'' Succession de mâle en mâle.
<section end="ANDROGÉNÉSIE"/>
<section begin="ANDROGÉNIES"/>'''ANDROGÉNIES''', ''sf. pl.'' Fêtes d’Androgée.
<section end="ANDROGÉNIES"/>
<section begin="ANDROGYNE"/>'''ANDROGYNE''', ''sm.'' et ''f.'' Qui réunit les deux sexes ;
— Bot., qui réunit des fleurs mâles et des fleurs femelles.
<section end="ANDROGYNE"/>
<section begin="ANDROÏDE"/>'''ANDROÏDE''', ''sm.'' Automate à figure humaine : ''le flûteur de Vaucanson et son joueur d’échecs étaient des androïdes''.
<section end="ANDROÏDE"/>
<section begin="ANDROLEPSIE"/>'''ANDROLEPSIE''', ''sf.'' Sommation de venger des injures ;
droits des Athénies de venger la mort d’un concitoyen par celle de trois des concitoyens du meurtrier.
<section end="ANDROLEPSIE"/>
<section begin="ANDROMAQUE"/>'''ANDROMAQUE''', ''sf.'' Veuve éplorée, infortunée.
<section end="ANDROMAQUE"/>
<section begin="ANDROMÈDE"/>'''ANDROMÈDE''', ''sf.'' Coquille ; plante ; constellation de trois étoiles.
<section end="ANDROMÈDE"/>
<section begin="ANDRON"/>'''ANDRON''', ''sm.'' Appartement des hommes en Grèce.
<section end="ANDRON"/>
<section begin="ANDRONITIDES"/>'''ANDRONITIDES''', ''sm. pl.'' Appartements des hommes chez les Grecs.
<section end="ANDRONITIDES"/>
<section begin="ANDROPOGONS"/>'''ANDROPOGONS''', ''sm. pl.'' Bambous.
<section end="ANDROPOGONS"/>
<section begin="ANDROSACE"/>'''ANDROSACE''', ''sm.'' Genre de liserons.
<section end="ANDROSACE"/>
<section begin="ANDROSELLE"/>'''ANDROSELLE''', ''sf.'' Espèce de primevère.
<section end="ANDROSELLE"/>
<section begin="ANDRO-SPHINX"/>'''ANDRO-SPHINX''', ''sm.'' Sphinx égyptien qui avait la tête d’un homme.
<section end="ANDRO-SPHINX"/>
<section begin="ANDROTOMIE"/>'''ANDROTOMIE''', ''sf.'' Anatomie de l’homme.
<section end="ANDROTOMIE"/>
<section begin="ÂNE"/>'''ÂNE''', ''sm.'' Quadrupède de race primitive, plus petit que le cheval ; — fig., stupide, ignorant.
Syn. '''Âne, ignorant'''. On est ''âne'' par disposition
d’esprit ; ''ignorant'' par défaut d’instruction.
<section end="ÂNE"/>
<section begin="ANÉANTIR"/>'''ANÉANTIR''', ''va.'' et ''pr.'', rég., {{2e}} conjug.
Réduire au néant : ''Dieu seul peut anéantir les êtres qu’il a créés ;''
détruire absolument : ''les Barbares ont anéanti l’empire romain ;''
— ''pr.'', se dissiper, se détruire, devenir à rien : ''tout s’anéantit autour de nous ;''
''s’anéantir devant Dieu'', s’abaisser, s’humilier devant lui.
Syn. '''Anéantir, détruire'''. Il peut rester quelques vestiges de ce qu’on ''détruit ;''
mais ce que l’on ''anéantit'' disparaît entièrement.
<section end="ANÉANTIR"/>
<section begin="ANÉANTISSEMENT"/>'''ANÉANTISSEMENT''', ''sm.'' Destruction totale : ''l’anéantissement des créatures dépend de Dieu seul ;''
abaissement : ''les plus grands empires tombent dans l’anéantissement ;''
humiliation : ''être dans un continuel anéantissement devant Dieu ;''
— fig., abattement : ''tomber dans un profond anéantissement''.
<section end="ANÉANTISSEMENT"/>
<section begin="ANECDOTE"/>'''ANECDOTE''', ''sf.'' Particularité historique : ''les anecdotes sont ordinairement satiriques ;''
récit succinct, plaisant : ''recueil d’anecdotes''.
<section end="ANECDOTE"/>
<section begin="ANECDOTIER, ANECDOTIÈRE"/>'''ANECDOTIER, IÈRE''', ''sm.'' Qui raconte des anecdotes.<section end="ANECDOTIER, ANECDOTIÈRE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Interligne|2.5em}}
{{T3|ÉTRANGE PHÉNOMÈNE<br />DE DISSOCIATION<br />DE LA MATIÈRE|XVI}}
{{Interligne|0.5em}}
{{Centré|''Extrait du carnet de Joseph Rouletabille (suite)''}}
{{Interligne|2.5em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 259 crop).jpg|62px|M]]}}{{sc|e}} voici de nouveau à la pierre de la
fenêtre, continue Rouletabille, et de
nouveau ma tête dépasse cette pierre ;
entre les rideaux dont la disposition n’a pas
bougé, je m’apprête à regarder, anxieux de
savoir dans quelle attitude je vais trouver
l’assassin. S’il pouvait me tourner le dos !
S’il pouvait être encore à cette table, en
train d’écrire… Mais peut-être… peut-être
n’est-il plus là !… Et comment se serait-il
enfui ?… Est-ce que je n’ai pas « son
échelle » ?… Je fais appel à tout mon sang-froid.
J’avance encore la tête. Je regarde : il
est là ; je revois son dos monstrueux, déformé
par les ombres projetées par la bougie. Seulement,
« il » n’écrit plus et la bougie n’est<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>porte secrète dans les murs, ni rien où l’on pût
se cacher. Nous remuâmes les fauteuils et soulevâmes
les tableaux. Rien ! Rien ! Nous aurions
regardé dans une potiche, s’il y avait eu
une potiche !
{{Brn|3}}
{{séparateur}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XVI
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> '''{{c|Macarons de Nancy}}''' Pilez très finement 500 gr. amandes mondées, lavées et séchées au four, en y incorporant, un à un, 4 blancs d’œufs ; ajoutez 1 kg. sucre en poudre dit glacé ; en continuant de piler, et, en dernier lieu, 40 gr. marmelade d’abricot, 10 gr. vanille. D’autre part, fouettez 3 blancs d’œufs très fermes ; mélangez-les légèrement à la masse. Laissez reposer 1/2 heure et dressez sur papier blanc. Mouillez l... »
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'''{{c|Macarons de Nancy}}'''
Pilez très finement 500 gr. amandes mondées, lavées et séchées au four, en y incorporant, un à un, 4 blancs d’œufs ; ajoutez 1 kg. sucre en poudre dit glacé ; en continuant de piler, et, en dernier lieu, 40 gr. marmelade d’abricot, 10 gr. vanille. D’autre part, fouettez 3 blancs d’œufs très fermes ; mélangez-les légèrement à la masse. Laissez reposer 1/2 heure et dressez sur papier blanc. Mouillez légèrement le dessus et faites cuire à four doux.
{{c|RECETTES ANGLAISES et AMÉRICAINES}}
'''{{c|Bifteck sauce à l’anglaise}}'''
Préparez d’abord un beurre d’anchois, en pilant un ou deux anchois dépouillés de leur arête et dessalés, et en y ajoutant 30 gr. de beurre et 10 gr. de farine. D’autre part, on verse un décilitre de bouillon dans une casserole placée sur le feu ; on y ajoute une cuillerée à café de glace de viande et, à défaut, du liebig. Lorsque cette sauce est en ébullition, on y ajoute une petite cuillerée de câpres et de beurre, dans lequel on a incorporé la farine et l’anchois pilé ; puis on tourne le tout avec une cuiller en bois, jusqu’à consistance de sirop. On l’assaisonne alors, à point, puis on la verse bouillante sur le bifteck rangé sur un plat chaud, et on sert aussitôt.
'''{{c|Aloyau rôti à l’anglaise}}'''
Cette grosse pièce est un plat traditionnel en Angleterre et figure toujours au repas de Noël (''Christmas''). Ce rôti s’accompagne du ''pudding de Yorkshire'', qui se compose de farine d’œufs et de lait cuit dans la graisse de rôti.
Pour réussir la cuisson de cette énorme pièce, qui exige une grande attention, il est d’usage de l’envelopper d’une couche épaisse de pâte mélangée de<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|LA GALERIE<br>INEXPLICABLE|XVII}}
{{Interligne|2.5em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 259 crop).jpg|62px|M]]}}{{sc|ademoiselle}} Mathilde Stangerson
apparut sur le seuil de son antichambre{{corr|.|, }}
continue toujours le carnet
de Rouletabille. Nous étions presque à sa
porte, dans cette galerie où venait de se
passer l’incroyable phénomène. Il y a des
moments où l’on sent sa cervelle fuir de toutes
parts. Une balle dans la tête, un crâne qui
éclate, le siège de la logique assassiné, la raison
en morceaux… tout cela était sans doute
comparable à la sensation, qui m’épuisait,
« qui me vidait », du déséquilibre de tout, de
la fin de mon moi pensant, pensant avec ma
pensée d’homme ! La ruine morale d’un édifice
rationnel, doublé de la ruine réelle de la vision.
physiologique, alors que les yeux voient toujours
clair, quel coup affreux sur le crâne !
Heureusement, {{Mlle|Mathilde}} Stangerson<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>bois… J’en reviens… Maintenant, j’ai sommeil…
bonsoir !…
― Écoutez, fis-je… Il y avait tout à l’heure,
auprès de votre fenêtre, une échelle…
― Quelle échelle ? Je n’ai pas vu d’échelle…
Bonsoir !
Et il nous mit à la porte tout simplement.
Dehors, je regardai Larsan. Il était impénétrable.
― Eh bien ? fis-je…
— Eh bien ? répéta Larsan…
— Cela ne vous ouvre-t-il point des horizons ?
Sa mauvaise humeur était certaine. En rentrant
au château, je l’entendis qui bougonnait :
— Il serait tout à fait, mais tout à fait
étrange que je me fusse trompé à ce point !…
Et, cette phrase, il me semblait qu’il l’avait
plutôt prononcée à mon adresse qu’il ne se la
disait à lui-même.
Il ajouta :
— Dans tous les cas, nous serons bientôt
fixés… Ce matin il fera jour.
{{Brn|3}}
{{séparateur}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XVII
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Lorlam
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « graisse de bœuf haché. À l’abri de cette cuirasse, la cuisson s’opère mieux et on évite les coups de feu. '''{{c|Grouse à l’anglaise}}''' Faites rôtir une grouse convenablement bardée de lard, puis découpez-la en enlevant d’abord les deux cuisses ; de l’estomac faites trois morceaux, dressez sur un plat les deux cuisses en dessus, glacez avec la glace de viande et servez en accompagnant d'un bon jus. '''{{c|Plat américain}}''' Coupez 250... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" />{{nr|372|ENTREMETS SUCRES|}}</noinclude>graisse de bœuf haché. À l’abri de cette cuirasse, la cuisson s’opère mieux et on évite les coups de feu.
'''{{c|Grouse à l’anglaise}}'''
Faites rôtir une grouse convenablement bardée de lard, puis découpez-la en enlevant d’abord les deux cuisses ; de l’estomac faites trois morceaux, dressez sur un plat les deux cuisses en dessus, glacez avec la glace de viande et servez en accompagnant d'un bon jus.
'''{{c|Plat américain}}'''
Coupez 250 gr. de porc salé en petits morceaux ; faites frire, retirez, quand la viande est brune ; mettez 500 gr. morue frapiche, 6 pommes de terre découpées en tranches minces, du pain dur en miettes, une demi-tasse à thé de crème, un morceau de beurre, gros comme un œuf. Salez, poivrez ; épaississez avec farine et beurre, autant qu’il est besoin. Servez quand les pommes sont cuites.
'''{{c|Abricot-pudding}}'''
Épluchez et hachez 500 gr. de graisse de rognons de bœuf, très menue. Faites-en une pâte serrée et bien mélangée avec 500 gr. de belle farine et 3 décilitres d’eau salée. Foncez un bol avec cette pâte abaissée au rouleau ; garnissez l’intérieur d’abricots crus dénoyautés ; assaisonnez et couvrez avec une même pâte. Roulez dans une serviette cette préparation et faites bouillit pendant une heure un quart <ref>Voir dans notre volume les ''1000 meilleures recettes de pâtisserie bourgeoise'', par M. H. {{sc|Audran}}, la véritable recette du ''Pudding de Noël'' chez les Anglais, Américains, et autres entremets divers.</ref>.
{{références}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/279
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Lorlam
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{{T3|ROULETABILLE {{Nec|A}} DESSINÉ<br />UN CERCLE ENTRE LES<br />DEUX BOSSES DE SON FRONT|XVIII}}
{{Interligne|0.5em}}
{{Centré|''Extrait du carnet de Joseph Rouletabille (suite)''}}
{{Interligne|2.5em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 69 crop).jpg|62px|M]]}}{{sc|ous}} nous quittâmes sur le seuil de
nos chambres après une mélancolique
poignée de mains. J’étais heureux
d’avoir fait naître quelque soupçon
de son erreur dans cette cervelle originale,
extrêmement intelligente, mais antiméthodique.
Je ne me couchai point. J’attendis
le petit jour et je descendis devant le château.
J’en fis le tour en examinant toutes les
traces qui pouvaient en venir ou y aboutir.
Mais elles étaient mêlées et si confuses que je ne
pus rien en tirer. Du reste, je tiens ici à faire
remarquer que je n’ai point coutume d’attacher
une importance exagérée aux signes extérieurs
que laisse le passage d’un crime. Cette méthode,
qui consiste à conclure au criminel
d’après les traces de pas, est tout à fait primi-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les édits et ordonnances du roi très chrétien Charles IX, 1568.pdf/2
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Fabrice Dury
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<noinclude><pagequality level="0" user="Fabrice Dury" /></noinclude><noinclude>
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Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/283
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>que, sans y avoir rien trouvé de plus que ce
que j’y ai vu cette nuit, le bon bout de ma raison
m’a montré une chose si formidable que
j’ai besoin de « me retenir à lui » pour ne pas
tomber.
Ah ! il va me falloir de la force, cependant,
pour découvrir maintenant les traces sensibles
qui vont entrer, qui doivent entrer dans le
cercle plus large que j’ai dessiné là, entre les
deux bosses de mon front !
{{Interligne|0.5em}}
{{d|Joseph {{sc|Rouletabille}}.|3}}
{{Interligne|0.5em}}
{{g|30 octobre, minuit.|4|fs=90%}}
{{Brn|3}}
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XVIII
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Lorlam
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La langue française en Canada
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Raymonde Lanthier
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Les trois syllabes vibrent, lancées par l’Albanaise Arriba, qui, elle, a conservé tout son sang-froid.
Elles causent chez tous une brutale projection de la pensée.
De l’irréel, du rêve, les Américains passent en pleine réalité.
Les chiens ont reconnu les abords du bloc granitique, leurs courses autour de la plate-forme n’avaient pas d’autre but.
Ils se sont rendu compte qu’un seul côté est accessible ; celui qu’aborde le sentier passant par le ponceau.
Partout ailleurs les parois descendent à pic sur le sol, s’opposant à l’escalade.
Leur instinct les met en garde contre le passage étroit, difficile, au bout duquel il y aura danger ; leur attitude indique qu’ils comprennent cela.
En retournant à l’état sauvage, ces chiens ont conservé l’intelligence acquise dans la société de l’homme.
Les « proies » sont décidées à se défendre.
La barricade élevée en travers du chemin ne laisse aucun doute à cet égard.
Et les hommes, — ces chiens s’en souviennent, — les hommes disposent d’engins meurtriers.
C’est la guerre balkanique qui a fait de ces animaux des fauves.
Leurs oreilles mobiles ont été déchirées par l’orage des batailles, le fracas de la fusillade ; ils ont entendu les pleurs des femmes, les clameurs d’agonie des hommes.
Ils ont vu égorger les enfants.
Ils ont vu passer les bandes de voleurs, d’assassins, de pillards.
L’incendie a dévoré leurs niches, en même temps que les habitations dont elles faisaient partie.
Leur instinct, plus sûr que le raisonnement, leur enseigne la défiance des humains<ref>L’attitude, la façon d’être des chiens sauvages d’Albanie, après la guerre, donnaient, à tous les voyageurs qui en rencontraient, l’impression que nous décrivons ici.</ref>.
Mais la faim les incite à mépriser les conseils de la prudence.
Il faut bien risquer quelque chose pour entretenir en soi le foyer de la vie.
Un animal plus affamé ou plus hardi que les autres, se décide brusquement.
Il bondit sur le sentier, sur les pierres amoncelées en rempart.
Ses compagnons se sont rapprochés, curieux, hésitant encore à imiter celui qui entame l’action.
Ils considèrent leur congénère avec un intérêt trahi par leurs mouvements, l’éclat de leurs yeux, leurs jappements impatients.
Si leur éclaireur atteint le sommet de la barricade, ils se précipiteront en masse, cela ne fait pas doute.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion:Chronique de la quinzaine - 14 janvier 1849
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Berniepyt
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== Auteur ==
On trouvera [[Page:Revue des Deux Mondes - Table générale - 1831-1874.djvu/172|ici]] la justification de l'attribution de cet article à Alexandre Thomas. [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 23 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
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Page:Ivoi - Match de milliardaire.djvu/212
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Tip Linn le sent. À tout prix il faut arrêter le fauve audacieux.
Et le jeune homme appuie son revolver sur une pointe de roc, afin d’être plus sûr de son coup.
Il vise lentement, presse sur la gâchette.
À la détonation sèche, un hurlement farouche répond.
Le chien sauvage, frappé à la tête, est retombé parmi ses compagnons, que ce premier insuccès semble emplir de crainte et d’indécision.
Les loups, en pareil cas, dévorent celui qui tombe, et puisent dans son sang une excitation nouvelle.
Les chiens flairent la victime de Tip Linn, puis s’en écartent en gémissant des notes lugubres.
— Ils ont peur, s’écrie miss Grace, ils ont peur. Ils n’oseront pas revenir à la charge.
Mais elle se tait soudain. Ses paroles de confiance s’étranglent dans sa gorge ; un frisson de terreur la secoue tout entière.
Arriba l’a interrompue froidement, avec la logique impitoyable des simples. Elle a dit ces mots singuliers :
— Ils ont faim… La faim donne du courage aux poltrons, et nos chiens d’Albanie sont braves.
Étrange amour-propre national, qui lui fait louer les vertus des dogues albanais, à l’instant où elle-même risque d’être dévorée par eux !
Ils sont braves, certes, elle a raison, la pauvre Arriba ; mais chez eux la bravoure n’exclut pas la ruse.
Plusieurs assiégeants, rampant sur le ventre, s’effaçant contre terre, sont parvenus à se hisser jusqu’à mi-hauteur de la barricade, sans avoir été aperçus.
Un appel de Mistress Patricka les signale heureusement.
Et aussitôt des détonations crépitent. Les balles passent en sifflant, elles abattent les agresseurs.
Seulement les assiégés constatent de suite que cette nouvelle correction émeut bien moins les dogues survivants que celle de tout à l’heure.
Ils s’habituent à voir tomber les leurs.
On croirait même qu’ils se comptent, qu’ils comprennent l’inanité de la résistance contre le nombre.
De fait, ils sont plusieurs centaines. En abattre vingt, trente, cinquante ne diminuera pas le péril et les munitions seront épuisées.
Qui a dit cette phrase déprimante ?
Personne et tout le monde.
L’un des assiégés a parlé, mais sans doute il a exprimé la pensée<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Oeuvres de Saint Bernard, Tome 2, 1870.djvu/366
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Traité de la grâce et du libre arbitre
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{{t3|AVERTISSEMENT SUR LE NEUVIÈME TRAITÉ DE SAINT BERNARD|fs=140%}}
Saint Bernard composa cet opuscule avant l’année 1128, c’est-à-dire avant la trente-huitième année de son âge. Il y traite de la Grâce et du libre arbitre, et l’écrivit, à la suite d’un entretien qu’il avait eu avec un personnage dont le nom ne nous est pas connu, à qui il avait paru que notre saint Docteur accordait trop à la grâce, comme si après elle, il n’y avait plus rien qui revînt au libre arbitre dans les actes humains. Saint Bernard, dans ce traité, nous montre le libre arbitre en Dieu, dans les anges, et chez l’homme avant et après sa chute et dans la vie bienheureuse, ainsi que la grâce, également avant et depuis la première faute d’Adam. Ce traité est bien court, à ne voir que le nombre de ses pages, mais combien est-il plus substantiel et plus solide, au point de vue de la doctrine, que beaucoup de longs traités que des théologiens ont composés sur ce sujet ! Il est d’un style vigoureux, vif et lumineux, les expressions en sont justes et bien accommodées au sujet, enfin la composition tout entière en est simple, exempte de recherche et naturelle ; aussi éloignée de l’enflure que de la maigreur, elle se distingue par le nerf, l’élégance, le goût et le fini, on n’y rencontre aucune de ces expressions triviales, barbares ou incultes qui sentent l’école ; sans être concise, au point de ne laisser couler la doctrine que goutte à goutte, elle n’est pourtant point diffuse et ne se répand point en digressions, comme un fleuve qui quitte ses rives, après avoir rompu ses digues et laissé son lit presque à sec ; s’avançant d’un cours toujours également calme et majestueux, elle montre qu’elle sort d’une source intarissable qui n’emprunte point ses eaux ailleurs, mais qui les trouve dans son propre sein, ou plutôt, qui ne les emprunte qu’à Dieu même et à la méditation assidue des saintes Écritures et particulièrement des écrits du grand Apôtre. Voici en quels termes Geoffroy parle de cet opuscule dans la Vie de saint Bernard, livre III, chapitre VIII : « Veut-on savoir à quel point il fut reconnaissant du don de la grâce que Dieu lui avait accordé, on n’a qu’à lire ses discussions, aussi subtiles que pleines de foi sur la Grâce et le libre arbitre. » Il ne faut pas oublier ici ce que saint Bernard dit lui-même de ce traité, dans sa cinquante-deuxième lettre, écrite en 1128, et adressée au cardinal Haimeric. « L’évêque de Chartres, lui dit-il, me demande quelques-uns de mes écrits pour vous les envoyer ; je n’ai rien qui me semble digne de votre attention. J’ai publié, depuis peu, un Traité de la grâce et du libre arbitre ; je me ferai un plaisir de vous l’envoyer si vous le désirez. » Ce traité était adressé à Guillaume de Saint-Thierry, que saint Bernard affectionnait tout particulièrement, et à qui il dédia aussi son Apologie que nous avons donnée plus haut ; il lui adressa également plusieurs lettres. Les plus anciens manuscrits n’ont point la division par chapitres, qu’on ne trouve que dans les manuscrits moins anciens. Il nous a semblé que nous devions conserver la division reçue et connue du public.
==__MATCH__:[[Page:Oeuvres de Saint Bernard, Tome 2, 1870.djvu/365]]==
{{t2|TRAITÉ DE LA GRÂCE ET DU LIBRE ARBITRE DE SAINT BERNARD, À GUILLAUME, ABBÉ DE SAINT-THIERRY.|fs=140%}}
{{t3|PRÉFACE.|fs=120%}}
À l’abbé Guillaume de Saint-Thierry, le frère Bernard.
J’ai composé, avec la grâce de Dieu, du mieux que j’ai pu, l’opuscule sur la grâce et le libre arbitre que j’ai commencé à l’occasion que vous savez ; mais je crains bien qu’on ne trouve en le lisant que je n’ai pas convenablement traité un sujet si important, ou que je n’ai fait que répéter inutilement ce que plusieurs autres ont écrit avant moi. Aussi, vous prié-je de vouloir bien lire ce travail, avant tout autre personne, et, si vous le voulez bien, de le lire seul, de peur que s’il venait à se répandre, il ne servît plus à montrer la témérité de son auteur qu’à édifier la charité des lecteurs. Si, après cela vous en croyez la publication utile, je vous prierai de vouloir bien prendre la peine, ou de le corriger vous-même, ou de me le renvoyer pour que je le corrige ; si vous y remarquez quelque expression un peu obscure, qu’on puisse, dans un sujet aussi difficile, remplacer par une autre plus claire, sans nuire à la brièveté de l’ouvrage, vous ne refuserez point de le corriger pour n’être point privé des récompenses que la sagesse promet en ces termes : « Ceux qui travaillent à me rendre plus claire, auront la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#24-34|''Eccli.'', {{rom|xxiv}}, 34.]]</ref>. »
{{t3|POUR QU’UNE BONNE ŒUVRE SOIT MÉRITOIRE, IL FAUT LE CONCOURS DE LA GRÂCE DE DIEU ET DU LIBRE ARBITRE.|CHAPITRE I.|fs=120%}}
1. Comme je parlais un jour en public, et que je me reconnaissais redevable à Dieu de m’avoir prévenu dans le bien, du progrès que j’y faisais et de l’espérance que j’avais de le conduire à la perfection, un des assistants me dit : Que faites-vous donc ou quelle récompense attendez-vous, si c’est Dieu qui fait tout ? — Où voulez-vous en venir, lui répondis-je ? — Je veux, répliqua-t-il, que vous rapportiez toute la gloire de ce que vous faites à Dieu, qui vous a prévenu avant tout mérite de votre part, qui vous a excité et vous a fait commencer, et, après cela que vous viviez de manière à vous montrer reconnaissant des grâces que vous avez reçues et digne d’en recevoir de nouvelles. — Votre conseil est très-bon, lui repartis-je, mais vous devriez me donner en même temps le pouvoir de le suivre ; car il est plus facile de savoir ce qu’il faut faire que de le faire. Autre chose est d’indiquer le chemin à un aveugle, autre chose de procurer une monture à celui qui est fatigué. Celui qui montre la route ne donne point pour cela au voyageur la force de la parcourir et, pour ce dernier, il y a une très-grande différence entre lui indiquer la voie de manière à ce qu’il ne puisse s’égarer et l’empêcher de tomber en défaillance au milieu du voyage. De même celui qui enseigne le bien ne donne pas toujours le bien qu’il enseigne. Or il y a deux choses qui me sont absolument nécessaires ; c’est d’être instruit de ce qui est bien et ensuite d’être aidé à le faire. Un simple mortel peut bien éclairer mon ignorance, mais si l’Apôtre a senti juste : « C’est l’Esprit-Saint qui vient en aide à notre faiblesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-26|''Rom.'', {{rom|viii}}, 26.]]</ref>. » Je vais plus loin encore, celui qui se sert de vos lèvres pour me donner un conseil, doit aussi me donner par son Esprit une aide qui me permette de faire ce que vous me conseillez. Si, grâce à lui, j’ai le bon vouloir, je ne trouve point en moi la force de faire le bien que je veux et je ne puis pas espérer de l’avoir jamais, à moins que celui qui me donne le bon vouloir ne me donne en même temps le bien faire selon ce qui lui plaît <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-13|''Philipp.'', {{rom|ii}}, 13.]]</ref>. Mais en ce cas, me répondrez-vous, où sont nos mérites à nous et que pouvons-nous espérer ? Écoutez, vous dirai-je : « Ce n’est pas en vue des œuvres bonnes que nous avons faites, mais par un pur acte de miséricorde qu’il nous a sauvés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Tite#3-5|''Tit.'', {{rom|iii}}, 5.]]</ref>. » En effet, pensez-vous que c’est vous qui êtes l’auteur de vos propres mérites, et que si vous êtes sauvé, ce sera par l’effet de votre justice ? Mais vous ne sauriez pas même prononcer le nom du Seigneur Jésus sans un don du Saint-Esprit, car vous n’avez sans doute pas oublié quel est celui qui a dit : « Sans moi vous ne pouvez rien <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#15-5|''Joann.'', {{rom|xv}}, 5.]]</ref> », et encore, « ce n’est le fait ni de celui qui court, ni de celui qui veut, mais c’est l’œuvre de la miséricorde de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'', {{rom|ix}}, 16.]]</ref>. »
2. Vous répliquerez en me demandant quel est en ce cas le rôle du libre arbitre. Je vous répondrai en deux mots que son rôle, c’est d’être sauvé. En effet, supprimez le libre arbitre et il n’y aura plus rien à sauver, de même que si vous supprimez la grâce, il n’y a plus rien qui sauve ; l’un et l’autre sont nécessaires au salut, l’une pour l’opérer, l’autre pour en profiter ou le recevoir ; c’est Dieu qui est le principe du salut, mais c’est le libre arbitre qui en est l’objet ; nul ne peut sauver si ce n’est Dieu, et nul ne peut être sauvé si ce n’est le libre arbitre ; il n’y a que celui-ci qui puisse recevoir ce que celui-là seul peut donner. Mais le salut ne dépend pas moins du consentement de celui qui le reçoit que de la grâce de celui qui le donne, et c’est ce qui me fait dire que le libre arbitre coopère avec la grâce en consentant, c’est-à-dire en faisant son salut, puisque consentir, pour lui est la même chose que se sauver. Voilà pourquoi il n’y a pas de salut pour les bêtes, elles sont dépourvues d’un libre arbitre qui puisse se conformer à la volonté de celui qui les sauve, se soumettre à ses ordres, croire en ses promesses et lui rendre grâces quand il les a tenues. En effet, il y a une différence entre le consentement de la volonté et l’instinct de la nature. Ce dernier nous est commun avec les êtres dépourvus de raison ; tout entier aux appétits de la chair, il ne saurait obéir à l’impulsion de l’esprit et peut-être est-ce lui que l’Apôtre appelle la sagesse de la chair et dont il veut parler sous cet autre nom quand il dit : « La sagesse de la chair est ennemie de Dieu, car elle ne saurait être soumise à la loi de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-6|''Rom.'', {{rom|viii}}, 6.]]</ref>. » Ce qui nous distingue des bêtes avec lesquelles nous avons l’instinct de commun, c’est donc le consentement volontaire, c’est-à-dire la condition d’un esprit libre de ses mouvements, car le consentement volontaire exclut toute pensée de contrainte et de violence. Il est un acte de la volonté, non de la nécessité, qui ne se donne et ne se refuse que par un acte de la volonté ; s’il pouvait être contraint et forcé, il ne serait plus volontaire. Là où la volonté manque, il ne peut plus y avoir de consentement, puisque ce consentement est un acte de la volonté ; et dès lors qu’il y a consentement, il y a nécessairement volonté. Or qui dit volonté dit liberté ; voilà proprement ce que j’entends par libre arbitre.
{{t3|QU’EST-CE QUE LE LIBRE ARBITRE, OU EN QUOI CONSISTE LA LIBERTÉ.|CHAPITRE II.|fs=120%}}
3. Mais pour mieux faire comprendre ma pensée et pour arriver plus sûrement au but que je me propose, je crois qu’il est nécessaire de reprendre les choses de plus haut. Dans les choses naturelles, on ne saurait confondre ensemble la vie et la force sensitive, ni la force sensitive, l’appétit et le contentement, c’est ce qui ressortira plus clairement encore de la définition de chacune de ces choses. Dans tout être corporel, il y a la vie, c’est-à-dire, un certain mouvement interne et naturel qui n’agit qu’au dedans ; il y a la force sensitive, mouvement vital, qui n’agit pas seulement au dedans mais aussi au dehors ; enfin, dans l’animal il y a de plus l’appétit naturel ; c’est la force du désir qui anime les sens. Le consentement est un acquiescement spontané de la volonté, ou, comme je l’ai dit plus haut, la condition d’un esprit libre de ses mouvements. Quant à la volonté, c’est, dans l’être raisonnable, un mouvement qui préside à la force sensitive et à l’appétit ; elle ne va jamais sans la raison, attendu que la raison est comme sa compagne et sa suivante, en sorte que, si elle n’agit pas toujours selon la raison elle n’agit jamais sans elle, et que même elle se sert d’elle pour agir contre elle, empruntant, pour ainsi dire, son ministère pour aller contre ses conseils et ses jugements. Aussi est-il dit que « les enfants du siècle sont plus habiles dans la conduite de leurs affaires, que ne le sont les enfants de lumière dans les leurs <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#16-8|''Luc.'', {{rom|xvi}}, 8.]]</ref> », et encore : « Ils ne sont habiles que pour faire le mal <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#4-22|''Jérem.'', {{rom|iv}}, 22.]]</ref>. » En effet, nulle créature ne peut être habile et prudente même pour le mal si ce n’est par la raison.
4. La raison est donnée à la volonté, pour l’instruire, non pour la détruire. Or elle la détruirait si elle pouvait lui imposer quelque nécessité que ce fût et l’empêcher de se porter librement au mal en cédant à l’appétit, c’est-à-dire à l’esprit mauvais, d’être animale, et de ne concevoir point les choses qui sont de l’Esprit de Dieu ; ou si elle pouvait l’empêcher de se porter au bien en obéissant à l’impulsion de la grâce, d’être spirituelle, et de juger de tout sans être elle-même jugée par personne. Si, dis-je, la raison empêchait la volonté d’agir dans l’un ou dans l’autre sens, la volonté ne serait plus la volonté, elle aurait cessé d’être, car où il y a nécessité, il n’y a point de volonté. D’où il suit que, si une créature raisonnable faisait par nécessité et sans le consentement de sa propre volonté quelque chose de juste ou d’injuste <ref>Il y a ici entre les manuscrits que nous avons sous les yeux et les différentes éditions des œuvres de saint Bernard, une légère variante qui ne touche en aucune façon au sens général de ce passage.</ref>, elle ne saurait, à aucun titre, en être heureuse ou malheureuse, puisqu’elle manquerait précisément de ce qui, en elle, serait seul capable de bonheur ou de malheur, la volonté. Quant aux trois choses dont j’ai parlé plus haut, la vie, la force sensitive et l’appétit, elles ne peuvent rendre ni heureux ni malheureux, autrement, il faudrait admettre que les arbres peuvent être heureux ou malheureux, parce qu’ils ont la vie, et que les animaux peuvent l’être aussi, parce qu’ils possèdent de plus les deux autres propriétés ; or, c’est tout à fait impossible. Quant à nous, si nous avons la vie de commun avec les arbres ; la vie, la force sensitive et l’appétit avec les animaux, nous nous distinguons des uns et des autres par la volonté. Or, comme c’est le consentement de la volonté, mais le consentement libre et volontaire, qui nous rend justes ou pécheurs, c’est également lui qui fait que nous sommes heureux ou malheureux. Il suit de là que ce consentement même, tant à cause de l’inamissible liberté de la volonté, qu’à cause du jugement inévitable de la raison qu’il porte partout et toujours avec lui, peut, ce me semble, être appelé avec raison, libre arbitre, car il est libre par le fait de la volonté, et arbitre par celui de la raison. Il est bien juste d’ailleurs que la liberté n’aille point sans le jugement ; de cette manière, la liberté se juge elle-même dès qu’elle pèche, et le jugement consiste précisément pour elle à souffrir, après son péché, ce qu’elle ne voudrait point souffrir, attendu qu’elle ne pèche que parce qu’elle le veut bien.
5. D’ailleurs, comment pourrait-on imputer justement le bien ou le mal à celui qui n’aurait pas conscience de sa liberté, puisque la nécessité détruit le bien et le mal ? Or, il est certain que là où il y a nécessité, il n’y a point liberté, et que là où il n’y a pas liberté, il ne saurait conséquemment y avoir ni mérite, ni jugement, ce qui toutefois ne s’applique point au péché originel qui a une autre cause que notre liberté. Tout ce qui n’est point fait avec la liberté d’un consentement volontaire, est indubitablement destitué de tout mérite, et par conséquent, ne saurait être sujet à jugement, d’où il suit que dans l’homme tout, à l’exception de la volonté, est exempt de mérite et de jugement, puisqu’il n’y a que la volonté de libre en lui. La vie, les sens, l’appétit, la mémoire, l’intelligence et le reste sont soumis à la nécessité, précisément en raison même de ce qu’ils ne le sont point entièrement à la volonté. Quant à la volonté elle-même, il est impossible qu’elle obéisse à une autre qu’elle-même ; car elle ne saurait point ne pas vouloir quand elle veut ou vouloir quand elle ne veut pas, et il est également impossible qu’elle aille jamais sans la liberté. Il est vrai qu’elle peut changer mais ce n’est toujours que pour vouloir autre chose, en sorte qu’elle ne perd jamais sa liberté ; la liberté lui est si essentielle qu’elle ne peut la perdre, sans se perdre elle-même. S’il peut se voir un homme privé de toute volonté, ou qui veuille sans avoir une volonté, alors on pourra voir aussi une volonté qui ne soit pas libre. De là vient que les actions des fous, des enfants et de ceux qui dorment, ne sont réputées ni bonnes, ni mauvaises ; comme ils n’ont pas l’usage de leur raison, ils n’ont point non plus de volonté propre, et par conséquent, ne sont pas jugés libres. Puis donc que la volonté n’a rien de libre qu’elle-même, il est juste qu’elle ne soit jugée que par elle. Aussi n’y a-t-il ni mérite, ni démérite à avoir une intelligence bornée, une mémoire fragile, des appétits constamment en éveil, des sens obtus ou une vie languissante, attendu que tout cela peut n’être point libre et exister malgré la volonté.
{{t3|ON DISTINGUE TROIS SORTES DE LIBERTÉ : CELLE DE LA NATURE, CELLE DE LA GRÂCE ET CELLE DE LA GLOIRE.|CHAPITRE III.|fs=120%}}
6. Puis donc qu’il n’y a que la volonté qui, à cause de la liberté qui lui est essentielle, ne peut être amenée ni par la violence, ni par quelque nécessité que ce soit, à se mettre en opposition avec elle-même, ou à vouloir quelque chose malgré elle, il s’ensuit que c’est elle qui fait qu’une créature est juste ou injuste, digne et capable d’être heureuse ou malheureuse, selon qu’elle consent à la justice ou à l’injustice. Voilà pourquoi on appelle, communément et avec raison, libre arbitre, ce consentement libre et volontaire, de qui seul dépend, comme je l’ai dit plus haut, tout jugement en ce qui le concerne ; le mot libre a rapport à la volonté et le mot arbitre, à la raison. Mais s’il est libre, sa liberté n’est pas du genre de celle dont l’Apôtre a dit : « Là où est l’esprit du Seigneur, là aussi est la liberté <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-17|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 17.]]</ref> ; » car cette dernière liberté consiste dans l’affranchissement du péché, comme il est dit ailleurs : « Quand vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres de la servitude de la justice… Mais à présent, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous retirez de cet état, est votre propre sanctification, et la fin sera la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#6-18|''Rom.'', {{rom|vi}}, 18 et seq.]]</ref>. » Quel homme, dans sa chair de péché, peut se dire libre du péché ? Ce n’est donc pas de cette liberté-là qu’est venu le nom de libre arbitre. Mais il y a encore une autre liberté qui est l’affranchissement de la misère dont l’Apôtre parle en ces termes : « La créature sera elle-même un jour délivrée de cet asservissement à la corruption où elle est à présent, pour entrer dans la liberté et dans la gloire des enfants de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-21|''Rom.'', {{rom|viii}}, 21.]]</ref> : » Mais est-il quelqu’un dans cette vie mortelle qui prétende jouir de cette liberté ? Ce n’est donc pas non plus de cette liberté que le libre arbitre tire son nom. Mais il y en a une autre qui me semble plus en rapport avec lui, et qu’on peut appeler la liberté, l’affranchissement de toute nécessité, il n’est en effet rien qui soit contraire au volontaire, comme ce qui vient de la nécessité, car ce qui vient de la nécessité ne vient pas de la volonté, et réciproquement.
7. Il y a donc, comme nous avons pu le voir, trois sortes de libertés. On peut être libre du péché, de la misère et de la nécessité ; nous sommes libres de la nécessité par la nature, du péché par la grâce et de la misère dans la céleste patrie. Nous appellerons la première, liberté naturelle ; la seconde, liberté de la grâce, et la troisième, liberté de la vie ou de la gloire. En effet, nous avons commencé, nobles créatures de Dieu que nous sommes, par être créés. En premier lieu, nous avons été créés, nobles créatures en Dieu, pour avoir une volonté libre et une liberté volontaire ; en second lieu, nous avons été refaits à l’innocence, créatures nouvelles en Jésus-Christ, et en troisième lieu, nous avons été élevés à la gloire, créatures parfaites dans l’Esprit. Ainsi, la première de ces libertés est un titre d’honneur, la seconde une source de force, et la troisième le comble du bonheur ; par la première, en effet, nous l’emportons sur tous les autres animaux ; par la seconde, nous vainquons la chair, et par la troisième, nous triomphons de la mort même, et de même que par la première Dieu a mis sous nos pieds les brebis, les bœufs et tous les animaux sauvages, par la seconde il a plié et mis sous nos pieds toutes les bêtes spirituelles de l’air, dont il a été dit : « Ne livrez pas, Seigneur, à ces méchantes bêtes, les âmes de ceux qui s’occupent à vous louer <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#74-19|''Psalm.'' {{rom|lxxiii}}, 19.]]</ref> », et par la troisième, il nous mettra nous-mêmes sous nos propres pieds en nous faisant triompher de la corruption et de la mort ; le jour où notre dernière ennemie, la mort, sera détruite, et où nous entrerons dans la liberté et dans la gloire des enfants de Dieu, dans cette liberté, dis-je, dont Jésus-Christ nous fera libres, lorsque dans son royaume il nous donnera à Dieu son Père. Je crois que c’est de cette liberté-là et de la liberté du péché qu’il parlait quand il disait aux Juifs : « Si le Fils vous délivre vous serez véritablement libres <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#8-36|''Joan.'', {{rom|viii}}, 36.]]</ref>. » En s’exprimant ainsi, il voulait indiquer que le libre arbitre avait besoin d’un libérateur, j’en conviens, non pas pour être affranchi de la nécessité que, en tant que volonté <ref>On remarque en cet endroit, dans plusieurs éditions et dans quelques manuscrits, une différence de leçon peu importante ; nous donnons celle qui nous a paru la meilleure.</ref>, il ne saurait connaître, mais du péché dans lequel il était aussi librement que volontairement tombé, et de la peine que son imprudence lui a fait encourir et qu’il ne supportait qu’à regret. Or il ne pouvait être affranchi de ce double mal que par celui qui seul est libre entre les morts, c’est-à-dire qui seul est libre du péché au milieu des pécheurs.
8. De tous les enfants d’Adam, il n’y en a qu’un qui puisse revendiquer pour lui l’affranchissement du péché, c’est celui qui n’a point commis le péché et des lèvres de qui nulle parole trompeuse n’est jamais sortie. Il fut également libre de notre misère, qui est la peine du péché, sinon en acte du moins en puissance, car personne ne lui a ravi la vie, mais il l’a quittée de lui-même, selon ces paroles du Prophète : « Il n’a été offert en sacrifice que parce qu’il l’a bien voulu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Isaïe#53-7|''Isa.'', {{rom|liii}}, 7.]]</ref> » ; de même que c’est quand il le voulut qu’il naquit d’une femme, s’assujettit à la loi pour racheter ceux qui étaient sans la loi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#4-5|''Galat.'', {{rom|iv}}, 5.]]</ref>. Il fut donc, lui aussi, sous la loi de notre misère, mais il ne s’y trouva que parce qu’il le voulut bien, afin qu’étant seul libre au milieu d’êtres misérables et pécheurs, il brisât le double joug de la misère et du péché qui pesait sur la tête de ses frères. Il eut donc aussi, mais il les eut entières, nos trois libertés ; il tient la première de sa double nature divine et humaine, et les deux autres de la puissance divine. Nous verrons plus loin si l’homme, dans le paradis terrestre, posséda les deux dernières de ces trois libertés ; nous verrons aussi comment et à quel point il les posséda.
{{t3|QUELLE EST LA LIBERTÉ DES ÂMES SAINTES APRÈS LA MORT, ET QUELLE EST LA LIBERTÉ COMMUNE À DIEU ET À TOUTE CRÉATURE RAISONNABLE.|CHAPITRE IV.|fs=120%}}
9. Or, on ne peut douter que les deux premières libertés soient pleines et parfaites dans les âmes saintes après leur mort, ainsi qu’en Dieu, dans son Christ et dans les Anges des Cieux. En effet, pour les âmes saintes, comme elles ne sont pas encore réunies à leurs corps, elles sont bien privées de la gloire, mais elles sont complètement affranchies de toute espèce de misères. Quant à la liberté de nécessité elle appartient au même degré et indistinctement à Dieu et à toute créature raisonnable, bonne ou mauvaise ; le péché ni la misère ne la détruisent ni ne la diminuent, et elle n’est ni plus grande <ref>C’est-à-dire, « elle n’est pas plus grande en soi, » comme saint Bernard le dit plus loin, particulièrement au n. 24 où il s’exprime en ces termes : « Ainsi, même après le péché, le libre arbitre demeure tout entier ; il est misérable, mais il subsiste tout entier, etc. En effet, le propre du libre arbitre, en tant que libre arbitre, n’est point et n’a jamais été la faculté d’être sage, ce qui, à proprement parler, n’est autre chose que la conversion de la volonté au bien, n. 19, mais seulement la faculté de vouloir. » Au n. 28, saint Bernard, voulant expliquer pourquoi le libre arbitre ne peut ni s’éteindre ni diminuer, dit, c’est parce qu’il semble que c’est en lui plus particulièrement qu’on retrouve imprimée l’image substantielle de l’éternelle et immuable divinité. « Au contraire, dans les deux autres libertés » il semble qu’on ne retrouve « qu’une image superficielle de la sagesse et de la puissance de Dieu. » On peut consulter encore sur ce sujet, le sermon LXXXI, sur le Cantique des cantiques, n. 6 et suivants.</ref> dans le juste ni moindre dans le pécheur, ni plus complète dans les Anges que dans les hommes. Ainsi de même que le consentement de la volonté humaine quand il se porte au bien par la grâce, fait que l’homme est bon sans cesser d’être libre et libre sans cesser d’être bon, précisément parce que ce consentement est lui-même libre et exempt de toute contrainte ; ainsi quand il incline de lui-même au mal, il n’en fait pas moins l’homme également libre et voulant, c’est-à-dire mauvais par son fait, non par suite d’une contrainte extérieure. Et de même que les Anges et Dieu lui-même sont bons sans cesser d’être libres, c’est-à-dire par le fait de leur volonté propre, non d’une nécessité étrangère, ainsi le diable est tombé librement dans le mal et y persévère par un effet de sa propre volonté, non point d’une impulsion étrangère. Ainsi la Volonté demeure libre lors même que l’esprit a cessé de l’être, et aussi libre dans le mal que dans le bien, quoique plus dans l’ordre, dans le bien que dans le mal ; aussi entière à sa façon dans la créature que dans le créateur, quoique plus puissante en celui-ci qu’en celle-là.
10. On a, il est vrai, l’habitude de se plaindre et de dire : je voudrais bien avoir une bonne volonté, mais je ne puis. Cela n’empêche pas qu’on ne soit libre et ne fait pas que, en ce point, la liberté souffre quelque contrainte ou quelque violence, cela prouve seulement qu’on n’a point cette liberté qui consiste dans l’affranchissement du péché ; en effet, quiconque veut avoir une bonne volonté ne peut vouloir que parce qu’il a une volonté ; s’il a une volonté, il a conséquemment la liberté, au moins celle qui consiste dans l’affranchissement de toute nécessité, sinon du péché. En effet, s’il ne peut, quoiqu’il le veuille, avoir une bonne volonté, c’est qu’il sent évidemment qu’il n’a pu cette liberté affranchie du péché par lequel il gémit de voir sa volonté accablée, mais non détruite. Mais d’ailleurs, on ne peut nier que celui qui veut avoir une bonne volonté en ait effectivement une. En effet, ce qu’il veut est un bien ; or, on ne peut vouloir le bien, si ce n’est par l’effet d’une bonne volonté, de même qu’il n’y a que par une mauvaise volonté qu’on veut le mal. Lorsque nous voulons le bien, notre volonté est bonne, et quand nous voulons le mal, elle est mauvaise ; dans les deux cas il y a volonté et, par conséquent liberté, puisqu’il ne peut y avoir nécessité là où il y a volonté. Si nous ne pouvons faire ce que nous voulons, cela nous fait seulement sentir que notre liberté est en quelque sorte captive du péché, c’est-à-dire qu’elle est malheureuse non pas détruite.
11. C’est donc, à mon sens, de cette liberté seulement qui rend la volonté libre de se juger elle-même bonne, si elle consent au bien et notre mauvaise si elle consent au mal, attendu qu’elle sent bien qu’elle ne consent à l’un ou à l’autre que parce qu’elle le veut, que le libre arbitre tire son nom : s’il procédait de cette liberté, qui consiste dans l’affranchissement du péché, il vaudrait mieux l’appeler libre conseil que libre arbitre, de même qu’il serait mieux de lui donner le nom de libre complaire, s’il venait de la liberté qui est l’affranchissement de la misère ; car qui dit libre arbitre dit jugement. Or s’il appartient au jugement de discerner entre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, c’est le propre du conseil d’éprouver ce qui est à propos ou ce qui ne l’est point, et du complaire de prononcer sur ce qui plaît ou ne plaît pas. Plût au Ciel que nos conseils procédassent, en ce qui nous touche, d’une liberté égale à celle d’où procèdent nos jugements, en ce qui nous concerne, et que, de même que nous sommes exempts de toute contrainte pour discerner, par le jugement, les choses licites de celles qui ne le sont pas, le conseil le fût également en nous, pour nous faire préférer les choses licites comme étant les meilleures, et repousser les illicites comme nuisibles ; alors, non-seulement nous serions doués de libre arbitre, mais nous le serions évidemment de libre conseil et, par conséquent, nous serions affranchis du péché. Mais qu’arriverait-il s’il n’y avait que ce qui est expédient ou licite qui nous plût ? Ne pourrait-on point dire avec raison que nous posséderions aussi alors le libre complaire, puisque dans ce cas nous nous sentirions affranchis de tout ce qui peut nous causer de la peine, c’est-à-dire de toute espèce de misère ? Mais comme en réalité il y a bien des choses que le jugement nous présente à faire ou à omettre, mais que détournés de la droite voie du jugement, nous sommes conduits, au contraire, par le conseil à omettre ou à faire, et que d’un autre côté, non contents de ne point accepter volontiers, comme nous plaisant, tout ce que le conseil nous montre de bon et d’utile, nous le regardons au contraire comme étant dur et pénible et pouvons à peine le supporter avec patience, il me semble évident que nous n’avons ni le libre conseil ni le libre complaire.
12. Il reste à savoir si nous en jouissions dans le premier homme, avant son péché, c’est ce que nous examinerons en son lieu. En attendant, nous pouvons être parfaitement assurés que nous en jouirons un jour, quand, avec la grâce de Dieu, nous aurons obtenu ce que nous lui demandons dans cette prière : « Que votre volonté soit faite sur la terre, comme dans les cieux <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-10|''Matth.'', {{rom|vi}}, 10.]]</ref>. » Ce sera lorsque le libre arbitre, qui maintenant est commun à tous les êtres raisonnables, ainsi que je l’ai dit plus haut, et libre de toute contrainte, sera dans les élus, comme il l’est dès à présent dans les saints anges, affranchi du péché et de la misère, et que nous reconnaîtrons enfin par l’heureuse expérience de cette triple liberté quelle est la volonté de Dieu, ce qui est agréable et de plus parfait à ses yeux. Mais, en attendant qu’il en soit ainsi, l’homme ne possède que la liberté de l’arbitre, mais de pleine et entière. Quant à la liberté du conseil, elle n’existe qu’en partie, et encore ne se trouve-t-elle que dans un petit nombre d’hommes spirituels, qui ont crucifié leur chair avec ses vices et toutes ses concupiscences et détruit ainsi le règne du péché dans leur corps mortel. Or, il n’y a que la liberté du conseil qui détruit ce règne, encore ne l’anéantit-elle pas entièrement, car le libre arbitre est toujours captif : et voilà ce que nous demandons tous les jours à Dieu, quand nous disons « Que votre règne arrive <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-10|''Matth.'', {{rom|vi}}, 10.]]</ref>. » Ce règne n’est pas encore entièrement arrivé parmi nous ; mais il arrive un peu tous les jours et étend de plus en plus ses frontières, mais seulement dans ceux dont, par la grâce de Dieu, l’homme intérieur se renouvelle tous les jours ; car plus le règne de la grâce s’étend, plus la puissance du péché diminue, mais parce qu’il n’a point encore atteint toute son étendue, à cause du corps de mort qui appesantit toujours notre âme, et de l’esclavage où la nécessité d’habiter cette demeure terrestre réduit l’esprit par les nombreuses préoccupations qu’elle lui donne, nous sommes toujours contraints de confesser et de dire : « Nous faisons tous encore beaucoup de fautes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#3-2|''Jacob.'', {{rom|iii}}, 2.]]</ref> », ou bien : « Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#1-8|''I Joan.'', {{rom|i}}, 8.]]</ref>. » Aussi, disons-nous toujours dans la prière : « Que votre règne arrive. » Or non-seulement, ce règne ne pourra jamais être complet en nous, tant que le péché régnera dans ce corps mortel, mais il ne le sera que lorsque le péché n’existera plus et ne pourra plus exister dans notre corps devenu immortel.
{{t3|LA LIBERTÉ DE LA MISÈRE OU LE LIBRE COMPLAIRE PEUT-ELLE EXISTER EN CETTE VIE.|CHAPITRE V.|fs=120%}}
13. Mais que dirons-nous maintenant de la liberté du complaire en cette vie où à chaque jour suffit son mal, où toute créature soupire et se trouve comme dans le travail de l’enfantement, parce qu’elle est soumise à la vanité malgré elle, où la vie de l’homme n’est qu’une épreuve continuelle, où enfin les hommes, même spirituels, qui ont déjà reçu les prémices de l’esprit, gémissent au fond du cœur et attendent la rédemption de leur corps ? Est-ce qu’au milieu de tout cela il y a encore place pour cette sorte de liberté ? Quelle liberté dis-je est laissée à notre complaire, là où la misère semble avoir pris toute la place ? L’innocence ou la justice ne sauraient être exemptes de misère comme elles le sont de péché, là où le juste s’écrie encore : « Malheureux homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-24|''Rom.'', {{rom|vii}}, 24.]]</ref> ? » Ou bien encore : « Mes larmes sont ma nourriture, le jour et la nuit <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#42-3|''Psalm.'' {{rom|cxli}}, 3.]]</ref>. » Assurément là où les jours et les nuits se passent dans la tristesse, il n’y a plus place pour le complaire. D’ailleurs, tous ceux mêmes qui veulent vivre avec piété en Jésus-Christ, seront persécutés <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#3-12|''II Tim.'', {{rom|iii}}, 12.]]</ref>, parce que l’épreuve commence par la maison même de Dieu, ainsi qu’il l’ordonne quand il dit par son Prophète : « Commencez par les miens <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ézéchiel#9-6|''Ezech.'', {{rom|ix}}, 6.]]</ref>. »
14. Si la vertu ne peut jouir de la liberté du complaire, peut-être le vice plus heureux l’a-t-il, au moins en partie, et est-il exempt de misère. Il s’en faut bien ; car ceux qui se réjouissent après avoir mal fait et qui se félicitent des pires choses, ressemblent dans leur joie à des fous qui ont le sourire sur les lèvres : il n’y a point de misère plus misérable qu’une fausse joie. D’ailleurs ce qui semble du bonheur dans ce monde est si bien de la misère et rien que cela, que le sage a dit « Mieux vaut aller dans une maison de deuil que dans une maison de festin <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiaste#7-3|''Eccle.'', {{rom|vii}}, 3.]]</ref>. » Quant aux saints ils goûtent quelques plaisirs corporels, lorsqu’ils mangent, boivent ou se chauffent, et dans les autres soins qu’ils donnent à leur chair, mais ces sortes de plaisirs ne sont pas tout à fait exempts de misère ? Pour que le pain semble bon, il faut avoir faim ; il faut avoir soif pour trouver du plaisir à boire, et quand on est rassasié, non-seulement on ne trouve plus le boire et le manger agréables, mais même ils répugnent. Supprimez la faim et vous ne songerez plus au pain, ôtez la soif et vous ne regarderez pas plus l’eau de la fontaine la plus limpide que celle d’une mare bourbeuse. De même, on ne recherche l’ombre que lorsqu’on souffre de l’ardeur du soleil, et il n’y a que celui qui a froid ou qui se trouve à l’ombre qui aspire après les rayons du soleil. En sorte qu’on ne trouve aucun plaisir dans toutes ces choses, tant qu’on ne commence pas par en sentir un besoin pressant ; cela est si vrai que, si on cesse d’en avoir besoin, à l’instant même ce qu’elles semblaient avoir d’agréable devient une source d’ennui et même de souffrance. Il faut donc reconnaître que de ce côté, tout, dans cette vie, est nuisible ; seulement, au milieu des tribulations continuelles et des peines plus graves dont elle est remplie, de plus légères semblent une sorte de consolation <ref>Telle est la leçon donnée par deux manuscrits de la Colbertine ; dans quelques éditions on lit comme si le mot « légères » qui se trouve dans le texte latin, se rapportait à consolations, non à tribulations ; mais nous croyons la version que nous donnons préférable à l’autre.</ref>. Et il arrive quelquefois que, lorsque avec le temps et par le cours des choses, de grandes peines finissent par céder la place à de moindres, il nous semble que c’est comme un moment de trêve dans notre misère, et après avoir enduré beaucoup de maux très-grands, nous nous trouvons heureux parce que ceux qui leur ont succédé le sont moins.
15. Toutefois, il faut dire que ceux qui sont ravis en extase dans la contemplation se trouvent affranchis de la misère et peuvent goûter un peu aux douceurs de la félicité du ciel, toutes les fois qu’ils sont ravis en esprit. Il est certain, on ne saurait le nier, que même dans cette chair, ceux qui, à l’exemple de Marie, ont choisi la meilleure part qui ne leur sera point ôtée, jouissent du moins quelquefois et comme en passant, de la liberté du complaire. En effet, ceux qui déjà possèdent ce qui ne doit pas leur être ôté, ressentent certainement ce qui doit être un jour, c’est-à-dire la félicité ; or la félicité et la misère ne peuvent se trouver ensemble en même temps, d’où il suit que toutes les fois qu’on jouit de l’une, en esprit, on ne saurait souffrir de l’autre ; voilà comment il se fait que, dès cette vie même, les contemplatifs, eux seuls, peuvent jouir d’une certaine façon, de la liberté du complaire, mais il est vrai qu’ils n’en jouissent qu’en partie, en très-faible partie même, et cela fort rarement. Or les âmes saintes jouissent également du libre conseil, et, si elles n’en jouissent qu’en partie, du moins n’est-ce point en petite partie. D’un autre côté, ainsi que nous l’avons vu plus haut, tous les êtres raisonnables jouissent également du libre arbitre qui n’est pas moindre en soi dans les méchants que dans les bons, ni dans cette vie que dans l’autre.
{{t3|POUR VOULOIR LE BIEN, ON A ABSOLUMENT BESOIN DE LA GRÂCE.|CHAPITRE VI.|fs=120%}}
16. Il me semble avoir suffisamment montré que le libre arbitre est comme captif, tant que les deux autres libertés ne se trouvent point avec lui ou ne se trouvent point complètes ; le défaut dont l’apôtre se plaint, en disant : « Il est cause que vous ne faites point ce que vous voulez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#5-17|''Galat.'', {{rom|v}}, 17.]]</ref> », ne nous vient pas d’une autre source ; en effet, le libre arbitre nous donne bien le vouloir, mais il ne nous donne pas le pouvoir de faire ce que nous voulons. Je ne dis point qu’il nous donne le vouloir du bien ou du mal, mais simplement qu’il nous donne le vouloir, attendu que, vouloir le bien, c’est progresser ; vouloir le mal, c’est décroître. Le simple vouloir au contraire est ce qui progresse ou décroît. Or, le vouloir existe en nous par la grâce de la création et il progresse par celle de la rédemption ; mais s’il décroît, c’est à lui-même qu’il le doit. C’est donc par le libre arbitre que nous voulons, et c’est par la grâce que nous voulons le bien ; l’un nous donne le vouloir et l’autre, le bon vouloir. De même que, autre chose est de craindre simplement et de craindre Dieu, d’aimer simplement et d’aimer Dieu, attendu que la crainte et l’amour, pris simplement en eux-mêmes, ne sont autre chose que des affections, tandis que avec ce complément, ce sont des vertus ; ainsi est-ce autre chose de vouloir et autre chose de vouloir le bien.
17. Les affections, simplement dites, se trouvent en nous par le fait de la nature, il semble qu’elles sortent de notre propre fonds, ce qui les complète vient de la grâce ; il est bien certain en effet que la grâce ne règle pas autre chose que ce que la création nous a donné, en sorte que les vertus ne sont que des affections réglées. Il est écrit de quelques hommes, qu’ils ont tremblé et ont été effrayés, là où il n’y avait pas de crainte <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#14-5|''Psalm.'' {{rom|xiii}}, 5.]]</ref>, il y avait bien une crainte, mais elle n’était pas réglée, Le Seigneur voulait la régler dans ses disciples, quand il leur disait : « Je vous apprendrai qui vous devez craindre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#12-5|''Luc'', {{rom|xii}}, 5.]]</ref> », Et David proposait aussi de la régler quand il s’écriait : « Venez, mes enfants, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#34-12|''Psalm'', {{rom|xxxiii}}, 12.]]</ref> », De même, celui qui disait : « Moi, qui suis la lumière, je suis venu en ce monde ; mais les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#3-19|''Joan.'', {{rom|iii}}, 19.]]</ref> », reprochait aux hommes d’avoir un amour déréglé, Voilà pourquoi l’Épouse des Cantiques s’écrie : « Réglez l’amour en moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Cantique#2-4|''Cant.'', {{rom|ii}}, 4.]]</ref>. » De même encore, c’était la volonté que Jésus trouvait déréglée dans ses disciples quand il disait : « Vous ne savez ce que vous désirez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-38|''Marc.'', {{rom|x}}, 38.]]</ref> ; » mais il leur apprend à replacer leur volonté déréglée dans la droite ligne, quand il leur dit : « Pouvez-vous boire le calice que je boirai <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-38|''Ibidem.'']]</ref> ? » En parlant ainsi, il ne leur montrait encore que par ses leçons, à régler leur volonté ; il le leur enseigna plus tard, par son propre exemple, lorsque dans sa passion, après avoir prié son Père d’éloigner de lui le calice, il ajoute aussitôt : « Néanmoins qu’il en soit, non comme je le veux, mais comme vous le voulez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-39|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 39.]]</ref>. » Nous avons donc reçu de Dieu, dans la création, la faculté de vouloir, de même que celle de craindre et celle d’aimer, ce qui fait que nous sommes des créatures en général ; mais pour ce qui est de vouloir le bien, de craindre et d’aimer Dieu, nous le tenons de la grâce qui nous a visités et a fait de nous des créatures de Dieu.
18. En effet, si, en tant qu’êtres créés doués de liberté et de volonté, nous n’appartenons qu’à nous, nous appartenons à Dieu par la bonne volonté. Or, c’est celui qui l’a faite libre, notre volonté, qui la fait bonne, afin que nous soyons comme les prémices de ses créatures ; car il vaudrait mieux pour nous ne pas être que d’être toujours à nous ; en effet, ceux qui ont voulu s’appartenir à eux-mêmes, comme des dieux, sachant le bien et le mal, non-seulement se sont appartenus en effet, mais sont tombés au pouvoir du diable. Ainsi c’est par la volonté en tant que libre, que nous sommes nôtres ; c’est par elle encore en tant que mauvaise, que nous sommes au diable et c’est toujours par elle mais en tant que bonne, que nous appartenons à Dieu. C’est ce qui a fait dire à l’Apôtre : « Le Seigneur connaît ceux qui sont à lui <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#2-19|''II Tim.'', {{rom|ii}}, 19.]]</ref> », car, s’il s’adresse à ceux qui ne lui appartiennent pas, il leur dit : « En vérité, je vous déclare que je ne vous connais point <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#25-12|''Matth.'', {{rom|xxv}}, 12.]]</ref>. » Lorsque par la mauvaise volonté, nous passons au démon, nous cessons, pour ainsi dire en attendant, d’appartenir à Dieu, de même que lorsque, par la bonne volonté nous sommes à Dieu, nous n’appartenons plus au diable, mais ni dans l’un ni dans l’autre cas, nous ne cessons point d’être nôtres ; car des deux côtés nous conservons le libre arbitre et, avec lui, la cause de tout mérite, en sorte que c’est toujours justement que nous sommes punis si nous sommes mauvais, puisque étant libres, nous ne devenons mauvais que par le fait de notre propre volonté ; c’est justement aussi que nous sommes récompensés si nous sommes bons, puisque nous ne pouvons également l’être que par un acte de notre volonté. Il est bien certain que c’est par le fait de notre volonté que nous devenons esclaves du démon, non point par un acte de sa puissance ; mais ce n’est point par elle, c’est par la grâce que nous nous assujettissons à Dieu. Car on doit dire que si notre volonté est bonne elle est une créature du bon Dieu ; mais elle ne sera parfaite que lorsqu’elle sera parfaitement soumise à son créateur. Loin de moi toutefois la pensée d’attribuer à notre volonté sa perfection et de n’attribuer qu’à Dieu sa création, puisqu’il est incomparablement meilleur d’être parfait que d’être simplement fait et qu’il y aurait de l’impiété à prétendre que Dieu n’a fait en nous que ce qui est moindre, et que nous, nous avons fait ce qui est plus parfait. L’Apôtre, comprenant bien ce qu’il était par la nature et ce qu’il devait attendre de la grâce, disait : « Je trouve en moi la volonté de faire le bien, mais je n’y trouve pas le moyen de l’accomplir <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-18|''Rom.'', {{rom|vii}}, 18.]]</ref>. » Il savait fort bien, en effet, que par le libre arbitre, il avait en lui le vouloir, mais que la grâce lui était nécessaire pour avoir le parfait vouloir ; car, si vouloir le mal est une défaillance de la volonté, vouloir le bien est pour elle un progrès, et elle est parfaite quand elle suffit à tout le bien que nous voulons.
19. Ainsi donc, pour que le vouloir qui nous vient du libre arbitre soit parfait, nous avons besoin de deux grâces : d’une première qui nous fasse goûter le bien, ce qui est proprement la conversion de la volonté au bien, et d’une seconde qui nous le fasse pouvoir complètement, ce qui est la confirmation même de la volonté dans le bien. Or la volonté n’est parfaitement tournée, convertie au bien que quand elle ne se complaît plus que dans ce qui est honnête et permis, et elle est parfaitement confirmée dans le bien quand elle ne manque plus de rien qui lui plaise. Par conséquent, la volonté, pour être parfaite, doit être pleinement bonne et bonnement pleine. En soi, la volonté est deux fois bonne dès le principe ; elle est bonne en général par le seul fait de la création, attendu qu’étant l’œuvre d’un Dieu bon elle n’a pu être créée que bonne, comme elle le fut, en effet, d’après ce qui est dit que Dieu vit que tout ce qu’il avait fait était parfaitement bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#1-31|''Gen.'', {{rom|i}}, 31.]]</ref>. Elle est bonne en particulier à cause du libre arbitre par lequel elle est faite à l’image de Celui qui l’a créée. Si aux deux premiers biens de la volonté nous en ajoutons un troisième, la conversion à son Créateur, on pourra la considérer alors avec juste raison comme parfaitement bonne ; bonne en général, bonne en son genre et très-bonne dans son ordination <ref>Dans quelques éditions on lit : « son ordination à Dieu ; » mais c’est une pure redondance de mots ; car la suite du texte rend cette addition complètement superflue.</ref> ; or, par ordination j’entends la conversion complète de la volonté à Dieu, sa sujétion entière, volontaire et dévouée. Mais à cette parfaite justice, est due ou plutôt est jointe la plénitude de la gloire ; car ces deux biens se suivent tellement qu’on ne peut posséder la parfaite justice sans la gloire parfaite ; ni la plénitude de la gloire, sans la plénitude de la justice. C’est donc à bon droit qu’une pareille justice ne va pas sans la gloire, puisque la vraie gloire ne peut aller sans une telle justice. Aussi est-ce avec raison qu’il est dit : « Bienheureux ceux qui sont affamés et altérés de la justice, parce qu’ils en seront pleinement rassasiés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#5-6|''Matth.'', {{rom|v}}, 6.]]</ref>. »
20. Ce sont précisément les deux biens dont nous avons parlé plus haut sous le nom de vraie sagesse et de plein pouvoir, en rapportant la sagesse à la justice et le pouvoir à la gloire. J’ajoute les qualificatifs vrai et plein, afin de montrer par le premier que je ne parle point de la sagesse de la chair qui n’est que mort <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-6|''Rom.'', {{rom|viii}}, 6.]]</ref>, ni de celle qui n’est que folie pour Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-19|''I Corinth.'', {{rom|iii}}, 19.]]</ref>, je veux dire de cette sagesse du monde par laquelle les hommes sont sages à leurs yeux, « mais de cette sagesse qui les rend habiles à mal faire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#4-22|''Jérem.'', {{rom|iv}}, 22.]]</ref>. » Par le second qualificatif, je n’entends point parler de ceux dont il est dit : « Les puissants seront fortement tourmentés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#6-7|''Sap.'', {{rom|vi}}, 7.]]</ref>. » La vraie sagesse et le plein pouvoir ne se trouvent que là où se rencontrent déjà réunis les deux biens dont j’ai encore parlé plus haut et que j’ai appelés le libre conseil et le libre complaire ; et je ne reconnais, pour moi de vrai sage et de vraiment puissant que celui qui, non-seulement a le vouloir en soi, en vertu du libre arbitre ; mais encore le parfaire, en sorte qu’il ne puisse ni vouloir ce qui est mal, ni être privé de faire ce qu’il veut. Or le premier dépend du libre conseil, c’est-à-dire de la vraie sagesse, et le second du libre complaire, c’est-à-dire du plein pouvoir. Mais quel est l’homme assez saint et assez grand pour se glorifier d’en être arrivé là ? Où et quand en sera-t-il ainsi ? Sera-ce en cette vie ? Si cela pouvait être, celui qui en serait arrivé là, serait plus grand que saint Paul lui-même qui s’écriait : « Je ne trouve point en moi le parfaire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-18|''Rom.'', {{rom|vii}}, 18.]]</ref>. » Adam, du moins, dans le paradis terrestre, a-t-il joui de ce triple bien ? S’il en avait joui, jamais il n’en eût été chassé.
{{t3|LES PREMIERS HOMMES ONT-ILS CONNU CETTE TRIPLE LIBERTÉ DANS LE PARADIS TERRESTRE, L’ONT-ILS CONSERVÉE MÊME APRÈS LE PÉCHÉ.|CHAPITRE VII.|fs=120%}}
21. C’est maintenant le lieu d’examiner une question, que nous avons différée jusqu’à présent, à savoir, si, dans le paradis terrestre, les premiers hommes ont joui des trois libertés que nous avons désignées sous le nom de libre arbitre, libre conseil et libre complaire, ou, en d’autres termes, s’ils ont été libres de toute contrainte, de tout péché et de toute misère, ou bien, s’ils n’ont joui que de deux ou même que d’une de ces libertés. Quant à la première liberté, cela ne peut faire une question, pour peu que nous n’ayons point oublié le raisonnement par lequel nous avons clairement établi plus haut qu’elle subsiste également dans les justes et dans les pécheurs ; mais pour les autres, il y a véritablement lieu de se demander si Adam les a eues toutes les deux ou s’il n’a eu que l’une d’elles. S’il ne les a possédées ni l’une ni l’autre, qu’a-t-il donc perdu ? Car ni après, ni avant son péché, il n’a cessé d’avoir la plus complète liberté de son libre arbitre ; et s’il n’a rien perdu, quel châtiment a-ce donc été pour lui d’être chassé du paradis terrestre ? Mais, s’il a possédé l’une au moins de ces deux libertés, comment l’a-t-il perdue ? Il est bien certain que, du jour qu’il a péché, il n’a plus été libre, pendant sa vie mortelle, ni du péché ni de la misère, et pourtant on ne saurait dire qu’il a pu perdre aucune des trois libertés dont nous avons parlé plus haut, quelle que soit celle qu’il eût reçue, autrement il serait évident qu’il n’a jamais possédé ni la parfaite sagesse, ni le plein pouvoir, dans le sens que nous les avons définis l’une et l’autre, un peu plus haut, puisqu’il aurait pu vouloir quelque chose qu’il n’aurait pas dû, et qu’il aurait reçu ce qu’il n’aurait pas voulu. Ne pourrait-on pas dire qu’il ne les a possédées que d’une certaine façon, non point dans leur plénitude, et qu’ainsi il a pu les perdre ? Il est certain que chacune de ces deux libertés a deux degrés, le supérieur et l’inférieur ; le premier, dans la liberté de conseil, est de ne pouvoir point pécher, et le second est de pouvoir ne point pécher. De même, le degré supérieur de la liberté de complaire, est de ne pouvoir être troublé, et l’inférieur, de pouvoir ne point être troublé. L’homme a donc reçu, dans sa création, le degré inférieur de chacune de ces deux libertés. Mais il en a été dépouillé par son péché, et, du degré de liberté, qui consistait pour lui à pouvoir ne point pécher, il est tombé au point de ne pouvoir plus ne pas pécher, en perdant ainsi tout ce qu’il avait de liberté de conseil. De même, pour ce qui est du degré qui consistait à pouvoir n’être point troublé ; il en est venu à ne pouvoir plus ne pas être troublé en perdant également tout ce qu’il avait de liberté de complaire. Pour châtiment, il ne conserva plus que la liberté d’arbitre, qui ne lui avait servi qu’à perdre les deux autres, et il ne peut la perdre comme les deux dernières. S’étant volontairement fait l’esclave du péché, il était juste qu’il perdît le libre conseil ; mais, étant devenu par le péché, débiteur de la mort, comment aurait-il pu conserver la liberté du complaire ?
22. L’homme se priva donc lui-même des deux autres libertés qu’il avait reçues, par l’abus qu’il fit de son libre arbitre : or, il en a abusé en la faisant servir à sa honte, quand elle ne lui avait été donnée que pour tourner à sa gloire, ainsi que l’Écriture nous l’apprend en disant « L’homme, tandis qu’il était élevé en honneur, n’a pas compris sa gloire ; il a été assimilé aux bêtes qui n’ont point de raison, et il leur est devenu semblable <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#49-13|''Psalm.'' {{rom|xlviii}}, 13.]]</ref>. » Seul entre tous les êtres animés, l’homme a reçu le pouvoir de pécher, c’est la prérogative de son libre arbitre ; mais il ne lui a point été donné pour qu’il péchât, c’était au contraire, pour qu’il acquît plus de gloire, en ne péchant pas quand il pouvait pécher. Qu’y aurait-il eu, en effet, de plus glorieux pour lui que de pouvoir lui appliquer ces paroles de l’Écriture : « Quel est celui-là et nous le louerons <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#31-9|''Eccli.'', {{rom|xxxi}}, 9.]]</ref> ? » Pourquoi ces louanges ? « C’est qu’il a fait quelque chose de merveilleux dans sa vie. » Qu’a-t-il donc fait ? « Il a pu violer les commandements de Dieu, et il ne les a pas violés ; il a pu faire le mal, et il ne l’a point fait. » Or, il eut cette gloire, tant qu’il ne pécha point, et il la perdit en péchant. Mais s’il pécha, c’est qu’il était libre de pécher, et cette liberté ne lui venait point d’ailleurs que de son libre arbitre, qui renferme pour lui la possibilité de pécher. Il ne faut point s’en prendre à celui qui le lui donna ; mais à l’homme lui-même, qui fit servir au péché une faculté qu’il n’avait reçue que pour avoir la gloire de ne point pécher ; car, s’il est vrai qu’il n’eût point péché, s’il n’avait eu le pouvoir de pécher, ce n’est pourtant point parce qu’il a eu ce pouvoir qu’il a péché, mais parce qu’il a voulu pécher. En effet, quand le diable et ses satellites ont péché, si les autres n’ont point fait comme eux, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas pu, mais parce qu’ils n’ont pas voulu.
23. On ne saurait donc imputer la chute de l’homme par le péché, au pouvoir qu’il avait reçu de pécher, mais au vice de sa volonté. Mais, s’il a pu tomber par un acte de sa volonté, il ne saurait à présent se relever par un acte pareil ; car, s’il a été donné à la volonté de pouvoir ne point tomber, il ne lui a pas été donné de pouvoir se relever, une fois tombée. Il n’est pas aussi facile de sortir d’une fosse que d’y choir. L’homme a pu, par sa seule volonté, tomber dans la fosse du péché, mais il ne saurait se relever désormais, par sa seule volonté, puisque le voulût-il, il ne saurait plus même ne plus pécher.
{{t3|LE LIBRE ARBITRE SUBSISTE APRÈS LE PÉCHÉ.|CHAPITRE VIII.|fs=120%}}
24. Mais quoi ? Le libre arbitre est-il détruit parce qu’il ne peut plus ne pas pécher ? Nullement, mais il a perdu le libre conseil, en vertu duquel il pouvait jadis ne pas pécher, de même que, si l’infortuné ne peut plus ne pas être troublé désormais, cela vient de ce qu’il a perdu aussi le libre complaire, en vertu duquel il pouvait jadis ne pas être troublé. Le libre arbitre, même depuis le péché d’Adam, demeure donc tout entier, mais il est misérable, et, si l’homme ne peut pas lui-même s’affranchir du péché et de la misère, ce n’est pas une preuve qu’il a perdu tout libre arbitre, mais seulement qu’il est privé des deux autres libertés. En effet, il n’appartient pas et il n’a jamais appartenu au libre arbitre, en tant que tel, de pouvoir <ref>Telle est la leçon qu’il faut préférer ici ; elle est en rapport avec la pensée qui se retrouve exprimée au n. 19.</ref> ou d’être sage, mais seulement de vouloir ; il ne donne à la créature ni le savoir, ni le pouvoir, mais seulement le vouloir, par conséquent, on ne peut le regarder comme perdu que s’il cesse de vouloir, non pas s’il manque de pouvoir ou de savoir, car il n’y a que là où la volonté fait défaut que la liberté périt. Je ne dis pas s’il cesse de vouloir le bien, mais s’il perd toute faculté de vouloir ; car on ne saurait nier que, dès l’instant que le bien ne procède plus de la volonté, et que la volonté elle-même a disparu tout entière, le libre arbitre aussi soit mort. S’il est tel qu’il n’y ait que le bien qu’il ne puisse plus vouloir, c’est un signe, non qu’il n’y a plus de libre-arbitre, mais bien qu’il n’y a plus de libre conseil. Si ce n’est pas le vouloir qui lui manque, mais si c’est le pouvoir de faire le bien qu’il veut, c’est la preuve qu’il lui manque le libre complaire, non pas que le libre arbitre a péri. Ainsi donc le libre arbitre suit partout la volonté, à tel point qu’il ne cesse d’exister que là où elle disparaît, mais la volonté elle-même se retrouve aussi bien dans les méchants que dans les bons ; d’où il suit que le libre arbitre existe tout entier dans les pécheurs aussi bien que dans les justes. Et de même que la volonté, pour être dans la misère, ne cesse point d’être la volonté, mais seulement s’appelle et est effectivement une volonté malheureuse, comme il y en a d’heureuses, ainsi aucune adversité, nul malheur ne saurait détruire ni même diminuer le libre arbitre, en tant que libre arbitre.
25. Toutefois, bien que le libre arbitre ne souffre aucune diminution en qui que ce soit, néanmoins il ne saurait, par ses propres forces, remonter du mal au bien, comme il a pu par lui-même tomber du bien dans le mal. Faut-il s’étonner en effet qu’il ne puisse, une fois tombé, se relever lui-même quand on sait que, même lorsqu’il était debout, il n’aurait pu par ses propres forces s’élever vers le bien, et quand on voit que, lors même qu’il avait encore avec lui, du moins en partie, les deux autres libertés, il n’a pu, du degré inférieur où il les possédait, arriver à les avoir en un degré supérieur, c’est-à-dire de l’état de pouvoir ne point pécher, et ne point être troublé, en arriver à ne pouvoir plus ni pécher, ni être troublé ? S’il n’a pu à l’aide, quel qu’il ait été, des deux autres libertés, s’élever du bien au mieux, à combien plus forte raison, maintenant qu’il en est complètement privé, sera-t-il hors d’état de se relever par lui-même, du mal au bien dont il est déchu ?
26. L’homme a donc besoin du Christ, qui est la vertu et la sagesse de Dieu qui, en tant que sagesse, verse de nouveau dans son âme la vraie sagesse pour lui rendre son libre conseil, et en tant que vertu, lui redonne le plein pouvoir pour réparer son libre complaire, en sorte que devenant d’un côté parfaitement bon il ignore désormais le péché, et d’un autre complètement heureux il ne sent plus rien de contraire à sa volonté. Mais il ne faut espérer cette perfection que dans l’autre vie, alors que ces deux libertés, perdues maintenant pour nous, seront entièrement rendues à notre libre arbitre, non pas de la manière qu’elles se trouvent, dans tout homme juste, si saint qu’il soit ici-bas, non pas même en l’état où les ont possédées nos premiers parents dans le paradis terrestre ; mais comme les anges en jouissent maintenant dans le ciel. Mais en attendant, contentons-nous, dans ce corps de mort et dans ce siècle mauvais, d’une liberté de conseil, qui nous permette de ne point obéir au péché dans la concupiscence et d’une liberté de complaire qui nous exempte de toute crainte fâcheuse pour la justice. Or, ce n’est pas une petite sagesse, dans cette chair de péché et dans ces jours mauvais, que de ne point consentir au mal quoiqu’on ne puisse s’en garantir entièrement ; et ce n’est pas non plus un faible pouvoir que de mépriser courageusement l’adversité pour la vérité, bien qu’on n’ait pas encore le bonheur d’y être complètement insensible.
27. En attendant, nous devons apprendre par la liberté de conseil à ne pas abuser de celle du libre arbitre, si nous voulons un jour jouir d’une complète liberté de complaire. C’est certainement ainsi que nous réparerons en nous l’image de Dieu et que par la grâce, nous nous mettrons en état de recouvrer cet antique honneur que nous avons perdu par le péché. Bienheureux celui qui entendra dire de soi ces paroles : « Quel est celui-là et nous le louerons ? car il a fait des merveilles dans sa vie. Il a pu transgresser les commandements de Dieu et ne les a point transgressés ; il a pu faire le mal et ne l’a point fait <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#31-9|''Ecclés.'', {{rom|xxxi}}, 9.]]</ref>. »
{{t3|L’IMAGE ET LA RESSEMBLANCE DE DIEU, SELON LESQUELLES NOUS AVONS ÉTÉ CRÉÉS, CONSISTENT DANS CETTE TRIPLE LIBERTÉ.|CHAPITRE IX.|fs=120%}}
28. Je pense que c’est dans ces trois libertés que consistent l’image et la ressemblance de Dieu, selon lesquelles nous avons été créés, en sorte que l’image se retrouve dans le libre arbitre et la ressemblance dans les deux autres libertés. Et peut-être, si le libre arbitre ne souffre ni défaillance ni diminution est-ce parce qu’il semble plus particulièrement avoir reçu l’empreinte de l’image substantielle de l’éternelle et immuable divinité. En effet, s’il a eu un commencement, il ne saurait avoir de fin ; il n’est point augmenté par la gloire ou par la sainteté, de même qu’il n’est point diminué par le péché ou par la misère. Parmi les choses qui ne sont point éternelles, en est-il une seule qui ressemble davantage à l’éternité ? Quant aux deux autres libertés, comme elles peuvent non-seulement diminuer mais même se perdre complètement, il semble qu’elles n’ont reçu qu’une sorte de ressemblance de la sagesse et de la puissance en plus de l’image divine. De plus, de même que nous les avons perdues par le péché, nous les avons recouvrées par la grâce, et enfin, tous les jours, les uns plus, les uns moins, nous avançons ou nous reculons dans ces deux libertés ; bien plus, nous pouvons les perdre si bien que nous ne puissions même plus les recouvrer, de même qu’il se peut que nous les possédions si bien un jour, qu’il ne nous soit plus possible ni de les perdre ni de les affaiblir.
29. Dans le Paradis terrestre, l’homme ne possédait point cette ressemblance bipartite avec la sagesse et la puissance divines, au plus haut degré possible, mais à un degré peu éloigné d’être le plus haut. Qu’y a-t-il, en effet, de plus près de la condition d’un être qui ne peut ni pécher ni être troublé, dans laquelle les saints anges <ref>Dans quelques éditions, la leçon varie en cet endroit et fait dire à saint Bernard : « les saints et les anges, au lieu de «… les saints anges. » Mais la copulative et manque dans nos trois manuscrits.</ref> sont maintenant affermis, et Dieu s’est toujours trouvé, que de pouvoir ne point pécher et n’être point troublé, comme c’était le partage de l’homme, quand il fut créé ? Mais par le péché il est tombé, ou plutôt nous sommes tombés en lui et avec lui, de ce haut degré et par la grâce, nous sommes remontés, sinon au même degré, du moins à un degré un peu moins élevé que le premier. En effet, si nous ne pouvons plus vivre ici-bas absolument exempts de péché ou de misère, du moins nous pouvons, avec l’aide de la grâce, ne nous laisser vaincre ni par le péché ni par la misère. Il est écrit : « Quiconque est né de Dieu ne commet point de péché <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#3-9|''I Joan.'', {{rom|iii}}, 9.]]</ref> ; » Mais cela n’est dit que de ceux qui sont prédestinés à la vie éternelle, en ce sens, non pas qu’ils ne pèchent point du tout, mais que, s’ils pèchent, leur péché ne leur est point imputé, soit parce qu’ils l’ont expié par de dignes fruits de pénitence, soit parce qu’ils l’ont couvert du manteau de la charité <ref>Saint Bernard a déjà enseigné l’amissibilité de la grâce dans son second opuscule, n. 14. Cependant, il dit ici que le péché des prédestinés « est caché dans la charité, » cela ne peut s’entendre que de la charité subséquente qui vient plus tard justifier le pécheur, de même qu’il est lavé par la pénitence. Il y a plus néanmoins, il dit en effet « que le péché des prédestinés est caché dans la charité de Dieu qui les prédestine, » car, dit-il, la charité du Père cache la multitude de leurs fautes, sermon XII, sur le Cantique des cantiques n. 15. Saint Bernard explique encore ce passage d’une autre manière, dans son sermon IV, sur divers sujets où il dit que ces mots, celui qui est né de Dieu ne pèche pas, doivent s’entendre en ce sens qu’il ne persévère pas dans le péché. Voir les notes de la fin du volume sur le premier sermon de la septuagésime.</ref>, selon ce qui est dit : « La charité couvre beaucoup de péchés <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Pierre#4-8|''I Petr.'', {{rom|iv}}, 8.]]</ref> », et « Bienheureux sont ceux à qui leurs iniquités ont été remises et dont les péchés sont couverts <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#32-1|''Psalm.'', {{rom|xxxi}}, 1.]]</ref> », et encore : « Bienheureux est l’homme à qui le Seigneur n’a imputé aucun péché. » Ainsi les anges au premier rang ont le plus haut degré de ressemblance avec Dieu, nous n’avons que le plus bas. Adam en a eu un intermédiaire entre les anges et nous, et le démon n’en a aucun. En effet, il a été donné aux esprits célestes d’être affermis dans un état exempt de tout péché et de toute misère. Adam fut créé exempt de l’un et de l’autre, mais il ne lui a pas été donné de demeurer toujours tel ; quant à nous il ne nous est pas donné d’être sans misère et sans péché, il ne nous est donné que de ne céder ni à l’un ni à l’autre. Quant au démon et à ses membres, comme ils ne veulent jamais résister au mal, ils ne peuvent jamais non plus échapper à la peine du péché.
30. Ainsi donc, les deux libertés de conseil et de complaire, qui procurent la vraie sagesse et la vraie puissance à toute créature raisonnable, à laquelle Dieu les dispense comme bon lui semble, et varient selon les causes, les lieux et les temps ; car, à peine possédées sur la terre, elles le sont pleinement dans les cieux, elles ne l’étaient que faiblement dans le paradis terrestre, et elles ne le sont point du tout dans les enfers. Au contraire, la liberté du libre arbitre n’a pas cessé le moins du monde d’être la même qu’au moment où elle a été créée, et se trouve égale, en tant que telle, dans le ciel, sur la terre et dans les enfers ; aussi est-ce avec raison que les premières ne nous donnent qu’une simple ressemblance avec Dieu, tandis que la dernière imprime en nous son image. Que dans les enfers les deux libertés, qui ont rapport à la ressemblance, aient complètement péri, c’est ce dont l’autorité même des saintes Écritures fait foi. En effet, pour ce qui est du libre conseil, d’où naît la vraie sagesse, on peut se convaincre qu’il n’existe plus en ce lieu, par ces paroles pleines de clarté : « Faites promptement tout ce que votre main peut faire, parce qu’il n’y aura plus ni œuvre, ni raison, ni sagesse, ni science dans les enfers où vous courez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiaste#9-10|''Ecclés.'', {{rom|ix}}, 10.]]</ref>. » Quant à la puissance qui nous vient du libre complaire, voici ce que nous en apprend l’Évangile : « Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres extérieures <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#22-13|''Matth.'', {{rom|xxii}}, 13.]]</ref>. » Or, que faut-il entendre par ces mots : « Liez-lui les pieds et les mains, » sinon dépouillez-le de tout pouvoir ?
31. On me dira peut-être : comment se fait-il qu’il n’y a point de place pour un peu de sagesse, là où tout ce qu’on souffre force à se repentir du mal qu’on a fait ? Est-ce qu’on ne saurait se repentir au sein des tourments ou bien le repentir n’est-il point une sorte de sagesse ? L’objection serait fondée, s’il n’y avait de puni dans l’enfer que l’œuvre mauvaise et non pas la volonté mauvaise en même temps. Il est hors de doute que personne, au milieu du châtiment de sa faute, ne se plaît à réitérer le mal qu’il a fait, mais si la volonté persévère dans les mauvaises dispositions jusqu’au milieu des tourments, qu’importe qu’elle renonce à l’acte mauvais, si elle ne semble avoir un peu de sagesse, que, parce qu’au sein de l’enfer, il ne lui est plus possible de commettre le péché de luxure ? D’ailleurs, il est écrit que « la sagesse n’entrera point dans une âme maligne <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#1-4|''Sap.'', {{rom|i}}, 4.]]</ref>. » Mais qui nous dit que la volonté continue à être mauvaise jusque dans les châtiments ? Cela ressort, entre autres choses, de ce qu’elle ne voudrait point être punie ; or la justice veut que ceux qui ont mal fait subissent un châtiment, elle ne veut donc point ce que veut la justice. Quiconque ne veut point ce qui est juste, n’a pas la volonté juste, mais injuste, et par conséquent mauvaise, précisément en ce qu’elle n’est pas d’accord avec la justice. Il y a deux choses qui montrent que la volonté est injuste, c’est lorsqu’elle veut pécher ou que son péché demeure impuni. Quelles preuves de vraie sagesse ou de bonne volonté trouverons-nous donc dans ceux qui ont péché, tant qu’ils ont pu le faire, et voudraient ensuite que leurs fautes demeurassent impunies ? Mais soit, ils se repentent d’avoir mal fait, n’est-il pas vrai cependant qu’ils aimeraient mieux pécher encore, si le choix leur en était donné, que de souffrir la peine du péché ? Or c’est cela même qui est injuste, inique. Or quand vit-on la volonté, si elle est bonne, préférer ce qui est injuste à ce qui est juste ? D’ailleurs on ne peut dire que ceux qui sont moins fâchés d’avoir vécu selon leur bon plaisir que de ne pouvoir plus vivre ainsi, aient un véritable repentir. Du reste, ce qui se passe au dehors montre assez ce qu’ils sont intérieurement. Tant que leur corps est dans les flammes, il est certain que leur volonté persévère dans le mal, d’où il suit que cette ressemblance, qui ressort de la double liberté de conseil et de complaire, a disparu complètement dans les enfers, tandis que l’image, qui tient au libre arbitre, y subsiste toujours.
{{t3|C’EST JÉSUS-CHRIST QUI A RÉPARÉ EN NOUS LA RESSEMBLANCE DE L’IMAGE DE DIEU.|CHAPITRE X.|fs=120%}}
32. Mais il serait impossible de retrouver nulle part en ce monde cette ressemblance, et elle serait encore souillée et détruite, si la femme de l’Évangile n’avait allumé son flambeau <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#15-8|''Luc'', {{rom|xv}}, 8.]]</ref>, c’est-à-dire si la Sagesse n’avait apparu dans la chair, n’avait balayé la maison de nos vices et recherché la drachme qui y était perdue, c’est-à-dire son image qui est comme ensevelie sous la poussière, privée de son premier éclat et recouverte de la souillure du péché, ne l’avait justifiée après l’avoir retrouvée, n’en avait effacé tout ce qui en dénaturait la ressemblance, pour lui rendre sa première beauté et une gloire égale à celle des saints, ou plutôt pour la refaire en toutes choses à sa propre ressemblance afin d’accomplir ces paroles de l’Écriture : « Nous savons que lorsqu’il se montrera dans la gloire, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#3-2|''I Joan.'', {{rom|iii}}, 2.]]</ref>. » D’ailleurs, à qui mieux qu’au fils de Dieu cette œuvre pouvait-elle convenir ? Étant la splendeur de la gloire <ref>Le mot « gloire » manque dans plusieurs manuscrits.</ref>, et le caractère ou l’image parfaite de sa substance et soutenant tout par la puissance de la parole, il se montra et pourvu de tout ce qu’il fallait pour effacer sans peine la difformité de cette image et pour en réparer la faiblesse, d’un côté en dissipant par la splendeur de sa face les ténèbres de nos péchés, et de l’autre en nous rendant forts par la vertu de sa parole contre la tyrannie des démons.
33. La véritable forme à laquelle devait se conformer notre libre arbitre est donc venue sur la terre, parce qu’il fallait pour reprendre sa première forme qu’il fût reformé par celui qui l’avait formé dans le principe. Or, sa forme c’est la sagesse, et sa conformation c’est que l’image fasse dans le corps ce que la forme fait dans l’univers : or « Elle atteint depuis une extrémité du monde jusqu’à l’autre, avec force, et elle dispose tout avec douceur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#8-1|''Sap.'', {{rom|viii}}, 1.]]</ref>. » Elle atteint dis-je « d’une extrémité à l’autre, » c’est-à-dire du plus haut des cieux au plus bas de la terre, de l’ange le plus élevé au vermisseau le plus humble ; mais elle atteint « avec force, » non pas en allant d’un bout du monde à l’autre par un déplacement, une diffusion locale ou seulement par une opération ministérielle sur les créatures qui lui sont soumises, mais par une sorte de force substantiellement présente partout par laquelle il meut, ordonne et administre toutes choses avec une souveraine puissance. Or, il n’est contraint à faire tout cela par aucune nécessité, car il n’éprouve nulle peine, nulle fatigue dans cette opération, mais il dispose tout avec douceur par sa seule et paisible volonté. Certainement, « il atteint d’une extrémité du monde à l’autre, » c’est-à-dire depuis la naissance de la créature jusqu’au terme qui lui est assigné par le Créateur, soit au terme marqué par la nature, soit à celui auquel sa cause l’a poussé, soit enfin au terme que lui assigne la grâce. « Il atteint avec force » puisque aucun de ces termes n’est atteint qu’il n’ait été d’avance pré-ordonné par sa toute-puissante providence, selon qu’elle le veut.
34. Le libre arbitre devra donc s’efforcer de présider au corps de l’homme, comme la sagesse préside à l’univers entier, « en atteignant, lui aussi, d’un bout jusqu’à l’autre avec force : » c’est-à-dire en commandant avec autorité aux sens et aux membres du corps, de façon à ne pas permettre au péché d’y établir son règne, ni à ses membres de donner des armes à l’iniquité, mais à le contraindre à servir à la justice. Voilà comment l’homme évitera d’être l’esclave du péché puisqu’il ne fera point le péché ; délivré ainsi du péché, il commencera à recouvrer la liberté du conseil et à remonter à son rang, en rendant sa véritable ressemblance à l’image de Dieu qu’il porte en soi, et même en la rétablissant dans sa première beauté. Mais qu’il ait soin de faire tout cela avec autant « de douceur » que « de force ; » c’est-à-dire, sans tristesse et non pas comme s’il y était contraint par la nécessité, attendu que la nécessité n’est que le commencement, non point la plénitude de la sagesse ; mais avec un bon vouloir prompt et gai qui rende le sacrifice acceptable, car Dieu aime que ceux qui lui donnent le fassent de bon cœur <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#9-7|''I Corinth.'', {{rom|ix}}, 7.]]</ref>. Voilà comment il imitera en tout point la sagesse, puisqu’il résistera avec force au vice et se reposera doucement dans sa conscience.
35. Mais pour cela, nous avons besoin du secours de celui que son exemple nous engage à suivre. C’est lui en effet qui nous rendra conformes à cette sagesse, nous transformera en la même image et nous fera avancer de clarté en clarté, comme au souffle de l’esprit du Seigneur. Mais si c’est au souffle de l’esprit du Seigneur, ce ne sera plus sous l’impulsion du libre arbitre que nous agirons. Aussi ne faut-il pas s’imaginer que le libre arbitre est appelé ainsi, parce qu’il est doué d’un égal pouvoir et d’une égale facilité pour le bien que pour le mal, puisque, s’il peut tomber par lui-même, il ne peut se relever qu’avec l’aide de l’esprit du Seigneur ; autrement ni Dieu, ni les saints anges, qui sont tellement bons qu’ils ne peuvent plus être mauvais, non plus que les démons, qui ne sauraient plus faire le bien, tant ils sont mauvais, ne seraient doués du libre arbitre. Nous-mêmes, nous devons le perdre après la résurrection, lorsque nous serons comptés sans retour, parmi les méchants. Mais ni Dieu, ni Satan ne sont privés du libre arbitre ; attendu que si l’un ne peut être mauvais, cela ne vient pas de faiblesse ou de contrainte, mais d’une ferme volonté et d’une volontaire fermeté dans le bien ; et si le démon ne peut respirer que le mal, ce n’est pas parce qu’il y est contraint par une oppression et une violence étrangère, mais parce que sa volonté est obstinée au mal et son obstination dans le mal, volontaire. Par conséquent on peut dire que le libre arbitre est ainsi appelé de ce que soit dans le bien, soit dans le mal il ne fait que sa libre volonté, attendu que personne ne saurait ni être effectivement, ni être appelé soit bon, soit mauvais, s’il n’est doué de volonté. Ce qui fait qu’on le représente comme étant égal pour le bien comme pour le mal, c’est que, dans l’un et dans l’autre sens, il est doué, sinon de la même facilité pour décider son choix, du moins de la même liberté de vouloir <ref>C’est ce qu’on appelle la liberté de puissance ou faculté élective qui tourne avec une égale facilité au bien et au mal ; mais dont l’exercice et l’application au bien dépend de la grâce. « En effet, dit saint Bernard (infra, n. 42), ses efforts vers le bien sont vains s’ils ne sont aidés de la grâce et nuls s’ils ne sont excités par elle. »</ref>.
{{t3|LA GRÂCE, NON PLUS QUE LA TENTATION, NE DÉROGE EN RIEN AU LIBRE ARBITRE.|CHAPITRE XI.|fs=120%}}
36. C’est une prérogative particulière et tout honorable <ref>Deux manuscrits portent : « C’est une prérogative tout honorable et divine. » Un autre manuscrit, celui de Saint-Denis : « C’est dans la chair, une prérogative divine. »</ref> que toute créature raisonnable tient de son créateur, comme nous l’avons fait remarquer plus haut, de ne dépendre, en quelque sorte, que de soi, et de n’être mauvaise et par conséquent justement condamnée, ou bonne, et par suite sauvée avec justice, que par un acte de sa propre volonté, non point par l’effet d’une nécessité quelconque ; de même qu’il ne dépend que de lui-même, et n’est bon que parce qu’il le veut, non pas parce qu’il est contraint de l’être. Je ne veux pas dire qu’il suffit à la créature raisonnable de le vouloir pour être sauvée, mais je dis qu’elle ne le sera jamais, si elle ne veut pas l’être. Il n’est personne en effet qui soit sauvé malgré soi. Ce qu’on lit dans l’Évangile : « Nul ne peut venir à moi, si mon Père qui m’a envoyé ne l’attire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#6-44|''Joan.'', {{rom|vi}}, 44.]]</ref> », et ailleurs : « Forcez-les d’entrer <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#14-23|''Luc'', {{rom|xiv}}, 23.]]</ref> », n’empêche pas qu’il en soit ainsi ; car, quel que soit le nombre de ceux que le Père semble attirer dans sa bonté, ou contraindre à entrer, puisqu’il veut que tout le monde se sauve, cependant il ne juge personne digne du salut, qu’il n’ait voulu se sauver. Il ne se propose point autre chose, quand il nous frappe ou nous effraie, que de nous faire vouloir notre salut, non point de nous sauver malgré nous ; car, s’il agit de manière à détourner notre volonté du mal pour la porter au bien, il ne fait rien pour nous l’ôter. D’ailleurs, quand nous sommes attirés, ce n’est pas nécessairement malgré nous ; en effet, l’homme aveugle ou fatigué se laisse attirer sans peine, et saint Paul ne marchait point malgré lui, quand il suivait ceux qui le conduisaient par la main, à Damas. Enfin, celle-là ne souhaitait-elle pas d’être attirée, quand elle s’écriait avec tant d’ardeur dans le Cantique des cantiques : « Attirez-moi après vous, et je courrai dans l’odeur de vos parfums <ref>[[Bible_Crampon_1923/Cantique#1-3|''Canti.'', {{rom|i}}, 3.]]</ref> ? »
37. D’un autre côté, s’il est écrit quelque part : « Chacun est tenté par sa propre concupiscence qui l’attire et l’emporte <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-14|''Jacob'', {{rom|i}}, 14.]]</ref> », et ailleurs : « Le corps qui se corrompt appesantit l’âme et cette demeure terrestre abat l’esprit, par la multiplicité des soins qui l’agitent <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#9-15|''Sap.'', {{rom|ix}}, 15.]]</ref> », et si l’Apôtre dit lui-même : « Je trouve, dans les membres de mon corps, une autre loi qui combat contre la loi de mon esprit, et me rend captif sous la loi du péché, qui est dans les membres de mon corps <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-23|''Rom.'', {{rom|vii}}, 23.]]</ref> », peut-être peut-on penser que tout cela est une contrainte pour la volonté et détruit la liberté ; mais la tentation, quelque forte qu’elle se fasse sentir au dedans ou au dehors de nous, n’en laisse pas moins toute son indépendance à notre libre arbitre, en tant que tel, car ce ne sera toujours que de son libre consentement qu’il agira. Pour ce qui est du libre conseil et du libre complaire, il est certain que la concupiscence de la chair et les misères de la vie contribuent à diminuer la liberté de la volonté, mais ne sauraient la rendre mauvaise, qu’elle ne consente au mal. Enfin, quand saint Paul se plaint d’être captif sous la loi du péché <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-23|''Rom.'', {{rom|vii}}, 23.]]</ref>, on ne saurait douter qu’il parle d’un affaiblissement de liberté dans le libre conseil, car il se glorifie un peu plus haut d’avoir un vouloir sain <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-20|''Ibid.'', 20.]]</ref>, et d’être libre en très-grande partie pour le bien, car il dit : « Ce n’est pas moi qui le fais, » — Qu’est-ce donc qui vous fait parler ainsi, ô Paul ? — « C’est que je consens à la loi de Dieu, et je reconnais qu’elle est bonne, » et, plus loin, « je me plais dans cette loi, selon l’homme intérieur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-22|''Ibid.'', 22.]]</ref>. » Tant que son œil est simple et pur, il pense que tout son corps est éclairé. Tant que son consentement est sain, bien qu’il se sente attiré par le péché ou captivé par la misère, il n’hésite pas à se déclarer libre dans le bien ; aussi s’écrie-t-il avec confiance : « Maintenant il n’y a plus de condamnation à craindre pour ceux qui sont en Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-1|''Rom.'', {{rom|viii}}, 1.]]</ref>. »
{{t3|CELUI QUI NIE SA FOI, PAR LA CRAINTE DES SOUFFRANCES ET DE LA MORT, EST-IL EXEMPT DE PÉCHÉ, OU, EN D’AUTRES TERMES, A-T-IL PERDU SON LIBRE ARBITRE. DIGRESSION AU SUJET DU RENIEMENT DE SAINT PIERRE.|CHAPITRE XII.|fs=120%}}
38. Mais recherchons si ceux qui, par la crainte des souffrances ou de la mort, ont été amenés à renier leur foi, au moins de bouche, n’auront pas une excuse, d’après les paroles de l’Apôtre, en ce qu’ils n’ont renié leur foi que de bouche, ou si leur volonté n’a pas pu être contrainte à pécher, et à vouloir ce qu’il est constant qu’elle ne voulait point, et si, par ce moyen, tout libre arbitre n’a point péri en eux. Mais, comme il est impossible qu’on veuille et qu’on ne veuille point la même chose dans le même temps, on se demande à quel titre on doit imputer le mal à celui qui n’a point voulu le mal. Car il n’en est pas du reniement de la foi comme du péché originel, dont est souillé, non-seulement sans qu’il y ait de la volonté, mais le plus ordinairement sans qu’il le sache, tout homme qui n’a pas été régénéré par le baptême. Prenons pour exemple l’Apôtre saint Pierre ; il semble en effet qu’il a renié la vérité contre sa propre volonté, puisqu’il se trouvait dans la nécessité ou de la renier ou de mourir. Or, la crainte de la mort la lui a fait renier. Il ne voulait point la renier, mais il voulait encore moins mourir ; il la renia donc malgré lui, néanmoins il la renia pour échapper à la mort. S’il a été contraint de dire de bouche ce qu’il ne voulait pas, il est certain pourtant qu’il n’a pas été contraint de vouloir autre chose que ce qu’il voulait. Sa langue a parlé contre sa volonté, mais sa volonté n’a point été changée ? Que voulait-il en effet ? Rien autre chose, sans doute, que ce qu’il était, c’est-à-dire un disciple de Jésus-Christ. Mais que disait-il ? « Je ne connais point cet homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-73|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 73.]]</ref>. » Pourquoi cela ? C’est parce qu’il voulait échapper à la mort. Quelle faute commit-il en cette circonstance ? Nous voyons que cet apôtre avait deux volontés : l’une, de ne point mourir, complètement innocente ; l’autre, tout à fait louable, de se complaire dans le titre de chrétien. En quoi donc a-t-il péché ? Est-ce en aimant mieux mentir que de mourir ? Très-certainement, c’est en cela que sa volonté fut on ne peut plus répréhensible, c’est parce qu’il préféra la vie du corps à celle de l’âme : « Car la bouche qui ment tue l’âme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#1-11|''Sap.'', {{rom|i}}, 11.]]</ref>. » Il pécha donc, et ce ne fut pas sans le consentement de sa propre volonté, faible et misérable, j’en conviens, mais complètement libre. Et son péché ne fut pas de mépriser ou de haïr le Christ, mais de s’aimer plus qu’il ne l’aimait lui-même. Or, ce n’est pas la crainte subite de la mort qui poussa sa volonté à cet amour coupable de la vie, elle montra seulement ce qui existait déjà. Il était dans ces dispositions bien auparavant, mais il l’ignorait lui-même, puisque celui pour qui il n’y a rien de caché, lui dit : « Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-34|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 34.]]</ref>. » Ainsi, c’est par cette crainte, dont il fut frappé, que se montra et non pas que naquit cette faiblesse de volonté dans saint Pierre, et qu’on vit combien il s’aimait lui-même et jusqu’à quel point il aimait Jésus-Christ. Ce devint manifeste, pour lui du moins, sinon pour le Seigneur, car celui-ci savait bien auparavant ce qu’il y avait dans son disciple. Comme il aimait Jésus-Christ, on ne saurait nier que sa volonté souffrit violence, pour le faire parler ainsi contre sa pensée ; mais, comme il s’aimait aussi lui-même, on ne peut douter qu’il consentit volontairement à parler pour lui. S’il n’avait pas aimé le Christ, ce n’eût pas été malgré lui qu’il l’eût renié, mais s’il ne s’était aimé lui-même plus qu’il aimait Jésus-Christ, il ne l’aurait pas renié. Reconnaissons donc qu’il fut poussé, sinon à changer de volonté, du moins à la cacher, sinon à renoncer à l’amour <ref>C’est-à-dire à agir contrairement à son amour ; car, comme saint Bernard le dit plus haut : « Son péché ne fut pas de mépriser ou de haïr le Christ ; mais de s’aimer plus qu’il ne l’aimait lui-même. »</ref> de Dieu, du moins à se préférer un peu à lui dans son cœur.
39. Mais quoi ! Peut-être ce que je viens d’affirmer de la volonté, va-t-il s’écrouler, s’il est prouvé que la volonté est susceptible d’être contrainte. Toutes mes assertions tomberaient en effet, s’il était démontré qu’elle peut être contrainte par tout autre qu’elle-même. Mais si la contrainte qu’elle souffre ne vient que d’elle, contraignant d’un côté et contrainte de l’autre, elle retrouve là ce qu’elle perd ici, car la violence à laquelle elle cède, ne provient que d’elle. Or, ce que la volonté souffre par son propre fait, est évidemment le fait de la volonté ; mais si c’est le fait de la volonté, ce n’est donc plus celui de la nécessité, c’est donc quelque chose de parfaitement volontaire ; non-seulement volontaire, mais libre. D’où il suit que celui qui a été poussé à renier sa foi par sa volonté propre, n’a été contraint que parce qu’il l’a voulu ; disons mieux, il n’a point été forcé, mais il a cédé, non pas à une puissance étrangère, mais à sa propre volonté, à cette volonté, dis-je, qui a voulu échapper à la mort à quelque prix que ce fût. Autrement, comment la voix d’une femme de rien aurait-elle pu contraindre une langue sacrée à des paroles coupables, si la maîtresse de cette langue, la volonté n’y avait consenti ? Aussi, lorsque dans la suite, revenant de cet amour excessif de sa propre personne, il commença à aimer Jésus-Christ comme il le devait, de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces, il n’y eut plus ni menaces, ni supplices qui pussent amener sa volonté à consentir que sa langue donnât des armes à l’iniquité ; au contraire, se rangeant avec une courageuse audace du côté de la vérité, elle lui fit dire : « Mieux vaut obéir à Dieu qu’aux hommes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Actes#5-29|''Act.'', {{rom|v}}, 29.]]</ref>. »
40. On distingue deux sortes de contraintes, selon que nous sommes forcés ou de faire ou de souffrir quelque chose contre notre propre volonté. La seconde, qu’on peut appeler passive, peut se produire quelquefois en l’absence de tout consentement de la volonté de celui qui la souffre ; la contrainte active n’est jamais dans ce cas. Il suit de là que le mal, qui se fait en nous ou qui vient de nous, ne nous est point imputable, s’il se produit malgré nous ; mais s’il est fait par nous, il ne peut jamais être exempt de toute faute de la volonté. Nous voulons évidemment tout ce qui n’aurait pas lieu si nous ne le voulions pas. Il y a donc aussi une certaine contrainte active, mais elle n’a point d’excuse à prétendre, puisqu’elle est volontaire. Un chrétien se trouvait forcé de renier le Christ ; il ne le fit qu’à regret, mais pourtant il ne le fit que parce qu’il le voulut bien ; il voulait en effet éviter à tout prix le glaive dont il était menacé, et c’est la volonté, dominant à l’intérieur, qui lui fit ouvrir la bouche, non pas le glaive qui brillait au-dehors. Le glaive fit voir que telle était sa volonté, mais ne la fit pas telle. C’est donc elle qui se porta au péché, non l’épée qui la contraignit. Aussi, ceux en qui la volonté se trouva saine, purent-ils être mis à mort mais ne purent jamais être pliés au mal. C’est ce qui leur avait été annoncé d’avance en ces termes <ref>Telle est la version des deux manuscrits de Saint-Denis et de Cîteaux et de deux autres encore. Horstius, de son côté, a lu ainsi : « Voilà ce qui a été dit de saint Jean Baptiste : On lui a fait souffrir ce qu’on a voulu. Est-ce à dire que ce fut ce qu’il voulut lui-même ? Ainsi, pour les autres martyrs, on leur fit endurer non ce qu’ils voulurent, mais ce qu’on voulut ; et ce ne fut que dans leurs membres, non point dans leur cœur. On tortura leur corps, mais on ne put changer leur volonté ; on fit souffrir leur chair, mais on ne put changer quoi que ce fût à leur âme. » Cette leçon est également donnée par un manuscrit de la Colbertine.</ref> : « Ils vous feront tout ce qu’ils voudront <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#9|''Marc.'', {{rom|ix}}.]]</ref> ; » mais dans le corps, non dans le cœur. Ce n’est pas vous qui ferez ce qu’ils veulent, mais ce sont eux qui le feront, et vous, vous le souffrirez. Ils tortureront vos membres mais ne pourront changer votre volonté ; ils feront souffrir votre corps mais ils ne sauront faire quoi que ce soit à votre âme, car si le corps peut être au pouvoir de celui qui le torture, l’âme échappe à ses atteintes. Si elle est faible, ils le verront bien au milieu des tourments, mais ils ne pourront pas la contraindre à l’être, si effectivement elle ne l’est point. Sa faiblesse vient d’elle, mais sa vigueur ne vient pas d’elle ; elle ne vient que de l’Esprit de Dieu. Mais elle est rendue saine et vigoureuse, quand elle est renouvelée.
41. Or, selon la doctrine de l’Apôtre, elle est renouvelée, lorsque, contemplant la gloire du Seigneur, elle est transformée en son image même et avance de clarté en clarté, c’est-à-dire, de vertu en vertu, par l’illumination de l’esprit du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-18|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 18.]]</ref>. Ce qu’on entend par le libre arbitre, c’est-à-dire, la volonté de l’homme, tient donc le milieu entre l’esprit de Dieu et l’appétit charnel. Suspendu, pour ainsi dire, au flanc d’une montagne escarpée, il est tellement affaibli par l’appétit charnel que si l’esprit ne vient au secours de sa faiblesse par le moyen <ref>Dans quelques manuscrits on lit : « Nulle contrainte ne peut le porter au bien. » Le manuscrit de Saint-Denis porte cette autre leçon : « Il ne peut, en aucune manière, se suffire pour le bien. »</ref> de la grâce, non-seulement il ne pourra s’élever de vertu en vertu jusqu’au sommet de la justice que le Prophète appelle « une montagne de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#36-7|''Psalm.'' {{rom|xxxv}}, 7.]]</ref> ; » mais même on la verra rouler de vice en vice jusqu’au fond de l’abîme, entraîné en même temps par le poids de la loi du péché qui se trouve originairement dans ses membres et par l’habitude de sa demeure terrestre enracinée à la longue dans ses affections. L’Écriture rappelle en deux mots, dans un très-court verset ce double poids qui pèse sur la volonté de l’homme, elle dit en effet « Le corps qui se corrompt appesantit l’âme, et cette demeure terrestre abat l’esprit par la multiplicité des soins qui l’agitent sans cesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#9-15|''Sapi.'', {{rom|ix}}, 15.]]</ref>. » Si ces deux maux de notre être mortel qui ne sauraient nous nuire tant que notre consentement se retient, nous éprouvent seulement ; ils ne sont point une excuse mais une condamnation pour ceux qui ne retiennent point leur consentement ; mais dans tous les cas, il n’y a pour nous ni salut ni damnation, tant qu’il n’y a point eu consentement de la part de la volonté, en sorte qu’on ne saurait la trouver contrainte en quelque sens que ce fût.
{{t3|LES MÉRITES DE L’HOMME SONT DE PURS DONS DE DIEU.|CHAPITRE XIII.|fs=120%}}
42. Il suit donc de là que ce qui dans la créature est appelé libre arbitre, s’il est damné, l’est justement puisqu’il ne peut être contraint au péché par aucune violence extrinsèque ; et que, s’il est sauvé, il ne l’est que par un effet de la miséricorde de Dieu, attendu qu’il est incapable de bien faire par sa propre vertu <ref>Dans quelques manuscrits on lit : « Nulle contrainte ne peut le porter au bien. » Le manuscrit de Saint-Denis porte cette autre leçon : « Il ne peut, en aucune manière, se suffire pour le bien. »</ref>. Je pense bien que le lecteur comprend qu’en tout cela il ne saurait être question du péché originel ; mais pour ce qui est du reste, il ne faut point que le libre arbitre cherche ailleurs qu’en soi la cause de sa damnation, puisqu’il ne peut être damné que par sa propre faute, ni dans ses mérites, celle de son salut, attendu qu’il n’en est redevable qu’à la miséricorde de Dieu. Ses efforts pour le bien sont vains, s’ils ne sont aidés de la grâce et nuls, s’ils ne sont produits par elle, ce qui fait dire à l’Écriture que « l’esprit de l’homme et toutes ses pensées sont portés au mal dès sa jeunesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#8-21|''Gen.'', {{rom|viii}}, 21.]]</ref>. » Qu’il ne croie donc pas, comme je l’ai dit plus haut, que ses mérites viennent de lui, mais qu’il croie plutôt qu’ils descendent du Père des lumières, s’il faut toutefois compter au nombre des dons les plus excellents et des plus parfaits, les mérites qui nous assurent le salut éternel.
43. Or Dieu, notre roi avant tous les siècles, quand il a fait le salut sur la terre, a effectivement divisé les dons qu’il nous a faits en mérites et en récompenses. Il a voulu que les dons qu’il nous fait en cette vie devinssent nos propres mérites par une possession libre, et il a voulu que nous les attendissions de lui, en nous fondant sur ses promesses toutes gratuites, et même que nous fussions en droit de les réclamer comme nous étant dus. Saint Paul parlant des uns et des autres, dit dans un endroit : « Le fruit que vous retirez de l’obéissance que vous devez à Dieu, c’est votre propre sanctification, et la fin sera la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#6-22|''Rom.'', {{rom|vi}}, 22.]]</ref>, » et, dans un autre : « Nous aussi, qui possédons les prémices de l’Esprit, nous gémissons en nous-mêmes, en attendant l’effet de l’adoption divine <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-23|''Rom.'', {{rom|viii}}, 23.]]</ref>. » Ce qu’il entend par ces prémices de l’Esprit, c’est notre sanctification, c’est-à-dire, les vertus par lesquelles nous sommes, quant à présent, sanctifiés par le Saint-Esprit afin que nous puissions mériter ensuite d’être adoptés. De même, dans l’Évangile, nous voyons qu’il est fait les mêmes promesses à ceux qui renoncent au siècle, car il est dit : « Ils recevront le centuple et posséderont la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#19-29|''Matth.'', {{rom|xix}}, 29.]]</ref>. » Par conséquent le salut n’est pas l’œuvre du libre arbitre, mais celle du Seigneur, disons mieux, il est lui-même le salut et la voie qui conduit au salut, car s’il dit : « Je suis le salut de mon peuple <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#35-3|''Psalm.'' {{rom|xxxiv}}, 3.]]</ref> », Il dit aussi : « C’est moi qui suis la voie <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#14-6|''Joann.'', {{rom|xiv}}, 6.]]</ref> ; » il se fait ainsi la voie quand il est le salut et la vie, afin que nulle chair ne puisse se glorifier. Si donc les biens de la voie sont les mérites, de même que ceux de la patrie sont le salut et la vie, et s’il est vrai, comme David le prétend, que « il n’y a personne qui fasse le bien, personne si ce n’est un <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#14-2|''Psalm.'', {{rom|xiii}}, 2.]]</ref> », celui-là même dont il est dit : « Il n’y a que Dieu qui soit bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-18|''Marc.'', {{rom|x}}, 18.]]</ref> », il s’en suit évidemment que toutes nos bonnes œuvres sont des dons de Dieu, aussi bien que ses récompenses, en sorte que le même Dieu qui se fait notre débiteur pour les unes, a commencé par les autres. Toutefois, pour faire ces mérites, il daigne se servir des créatures <ref>Saint Bernard développe admirablement cette pensée dans son cinquième sermon sur le Cantique des cantiques.</ref>, non pas qu’il en ait besoin, mais pour leur faire du bien par ce moyen, ou pour se servir d’elles dans le bien qu’il veut faire.
44. Ainsi donc Dieu opère le salut de ceux dont les noms sont inscrits au livre de vie, quelquefois par la créature et sans elle, souvent par la créature et contre elle, et quelquefois enfin par la créature mais avec elle. Les hommes tirent en effet bien des avantages des êtres insensibles et même des créatures sans raison, ce qui me fait dire que ce bien se fait par elles et sans elles, puisque manquant d’intelligence, elles ne sauraient avoir conscience de ce qu’elles font. Il y a aussi beaucoup de bien que Dieu fait à l’homme par des êtres méchants, hommes ou anges, mais comme il se sert d’eux pour cela malgré eux, je dis qu’ils le font contre eux : en effet, s’ils font du bien quand ils voudraient nuire, leur intention perverse leur est nuisible à eux-mêmes autant que leur action est utile aux autres. Quant à ceux par lesquels et avec lesquels je dis que Dieu opère, ce sont les bons anges ou les hommes de bien qui non-seulement font, mais veulent aussi le bien que Dieu veut. Et, en effet, ceux qui consentent au bien auquel ils coopèrent par leurs actes, partagent avec Dieu le bien qu’il opère par eux. Aussi, Saint Paul, ayant raconté tout le bien que Dieu avait fait par lui, s’écrie-t-il : « Ce n’est pas moi qui l’ai fait, mais la grâce de Dieu qui est avec moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#15-10|''I Corinth.'', {{rom|xv}}, 10.]]</ref>. » Il aurait pu dire « par moi » mais, comme cette manière de parler n’était pas assez forte il a dit : « avec moi, » attendu qu’il ne se regardait pas seulement comme un simple ministre de ce que Dieu avait fait, mais comme un véritablement associé à Dieu dans ses œuvres en vertu de son propre consentement.
45. Voyons maintenant, d’après la triple opération de Dieu dont je viens de parler, le mérite qui revient à chaque créature d’après son concours. Et d’abord quel peut être le mérite de la créature par laquelle mais sans laquelle Dieu agit ? Que peut mériter aussi celle contre laquelle ce qu’il fait est fait ? sinon sa colère ? et que méritera celle avec laquelle Dieu fait ce qu’il fait, si ce n’est sa grâce ? Ainsi, la première ne mérite rien, la seconde démérite et la troisième mérite. En effet les animaux ne sauraient ni mériter ni démériter, en quoi que ce soit, pour le bien ou pour le mal qui se fait par eux, attendu qu’ils manquent de ce qu’il faut pour consentir au bien ou au mal ; à plus forte raison en est-il ainsi des pierres qui ne sont pas même douées de la force sensitive. Au contraire le diable et l’homme méchant étant en possession et faisant usage de la raison, méritent à la vérité, mais ne méritent que le châtiment, attendu qu’ils ne veulent pas le bien. Mais Saint Paul, qui annonce de bon cœur l’Évangile de peur de n’en être que le dispensateur s’il le prêche à regret <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-17|''II Corinth.'', {{rom|ix}}, 17.]]</ref>, et tous ceux qui sont dans les mêmes dispositions que lui, peuvent compter avec confiance qu’une couronne de justice leur est réservée. Ainsi Dieu se sert pour le salut de ses élus, des créatures dépourvues de raison et même des créatures insensibles comme on se sert d’un cheval ou d’un instrument dont il ne reste plus vestige nulle part une fois leur œuvre accomplie. Il se sert des créatures raisonnables et mauvaises, ainsi que d’une verge de correction qu’il jette au feu comme un bois inutile quand son fils est corrigé. Enfin, il se sert des anges et des hommes de bonne volonté comme de compagnons de travail et de coopérateurs qu’il doit récompenser abondamment après la victoire. Aussi saint Paul n’hésite-t-il point à prendre pour lui et à donner à ceux qui lui ressemblent, le titre « de coadjuteurs de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-9|''I Corinth.'', {{rom|iii}}, 9.]]</ref>. » Ainsi Dieu a la bonté de nous créer des mérites, quand il daigne nous faire faire le bien par lui et avec lui, et nous pouvons nous regarder comme ses coadjuteurs, comme les coopérateurs du Saint-Esprit et croire que nous devenons méritants du royaume des cieux, en nous unissant par le consentement de notre volonté à la volonté même de Dieu.
{{t3|QUELLE PART REVIENT D’UN CÔTÉ À LA GRÂCE ET DE L’AUTRE AU LIBRE ARBITRE DANS L’AFFAIRE DE NOTRE SALUT.|CHAPITRE XIV.|fs=120%}}
46. Mais quoi ! Tout le travail et tout le mérite du libre arbitre ne consistent-ils donc qu’à donner son consentement ? Oui certainement, je ne veux point dire pourtant que ce consentement même où réside le mérite, vienne de lui, puisque nous ne sommes pas capables de former de nous-mêmes aucune bonne pensée <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-5|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 5.]]</ref>, ce qui est beaucoup moins qu’un bon consentement. Ce n’est pas moi, c’est l’Apôtre même qui le dit et qui attribue à Dieu, non au libre arbitre, tout le bien qui est dans l’homme, c’est-à-dire le penser, le vouloir et le parfaire. Si c’est Dieu qui opère en nous ces trois choses, c’est-à-dire, si c’est lui qui nous fait penser, vouloir et faire le bien, il fait le premier sans nous, le second avec nous et le troisième par nous. Il nous prévient en effet, en nous envoyant la bonne pensée, il nous unit à lui par le consentement du libre arbitre, en changeant notre mauvais vouloir en bon, et en donnant au libre arbitre la faculté <ref>Quelques manuscrits ajoutent ici : « ou la facilité ; » cela vient de ce que la lecture de ce passage a paru douteuse aux anciens copistes.</ref> de consentir, il se fait au dedans de nous l’ouvrier de l’œuvre dont il semble au dehors que nous sommes les auteurs. Il est hors de doute que nous ne saurions nous prévenir nous-mêmes, puis donc que Dieu ne trouve personne bon dans le principe ; il est clair qu’il ne sauve personne, sans avoir commencé par le prévenir. Il est donc évident que le commencement de notre salut vient de Dieu, non de nous, et qu’il ne le fait pas même avec nous. Mais le consentement et l’action, quoiqu’ils ne soient point de nous, ne se font pas néanmoins sans nous. Doit-il s’ensuivre que ni le commencement où nous ne sommes pour rien, ni l’action que trop souvent nous n’accomplissons que par un sentiment de crainte inutile ou par une feinte damnable, mais le consentement seul nous est imputé à mérite. Aussi, quelquefois le bon vouloir tout seul suffit, tandis que les deux autres ne servent de rien, si le bon vouloir fait défaut, je dis qu’elles sont inutiles, non pour celui qui les voit, mais pour celui qui les fait. Ainsi l’intention sert au mérite, l’action à l’exemple, et la pensée qui les précède l’une et l’autre, ne sert qu’à les réveiller toutes les deux.
47. Il faut donc bien nous garder, quand nous sentons ces choses se faire en nous et avec nous, de les attribuer à notre volonté qui est infirme, ou à quelque nécessité en Dieu, en qui il n’en existe aucune, mais à la grâce seulement dont il est plein. C’est elle qui excite le libre arbitre, quand elle sème en nous de bonnes pensées ; c’est elle qui le guérit, lorsqu’elle change son affection, et c’est elle encore qui le fortifie assez pour le conduire à l’accomplissement du bien, c’est elle enfin qui le conserve et l’empêche de défaillir. Or, dans toutes ces opérations, la grâce agit de telle sorte qu’elle commence par prévenir la volonté et qu’ensuite elle l’accompagne toujours ; elle ne la prévient que pour en obtenir ensuite la coopération, en sorte que ce que la grâce commence seule, s’accomplit ensuite par elle et par le libre arbitre ; ils agissent conjointement, non séparément ; ensemble, non pas successivement. La grâce ne fait point une partie de l’œuvre et le libre arbitre, l’autre ; ils agissent ensemble, par une opération indivise. Le libre arbitre fait tout et la grâce fait tout aussi ; mais de même que la grâce fait tout dans le libre arbitre, ainsi le libre arbitre fait tout par la grâce.
48. Je crois, en parlant ainsi, ne rien dire qui déplaise au lecteur, puisque je ne m’éloigne en rien du sentiment de saint Paul, et que, quelque tour que prenne la discussion, j’en reviens toujours presque aux expressions mêmes de l’Apôtre. En effet, qu’ai-je dit autre chose, sinon ce que saint Paul dit en ces termes : « Cela ne dépend donc ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'', {{rom|ix}}, 16.]]</ref>. » Ce qui ne veut pas dire qu’on puisse vouloir ou courir en vain, mais que celui qui veut et qui court, ne doit point se glorifier en lui-même, mais en celui de qui il a reçu le vouloir et le courir. Aussi ajoute-t-il : « Qu’avez-vous, que vous n’ayez reçu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#4-7|''I Corinth.'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Tu as été créé, tu as été guéri, et tu as été sauvé. Qu’y a-t-il en ces trois choses qui vienne de toi, ô homme ? Laquelle des trois n’est point impossible au libre arbitre ? Tu ne pouvais évidemment pas te créer toi-même, quand tu n’étais pas ; ni te justifier quand tu étais pécheur ; ni te ressusciter quand tu étais mort, sans parler encore des autres biens qui te sont nécessaires pour être guéri et qui sont prodigués aux prédestinés. Mais ce que je dis s’applique surtout bien clairement à la première et à la dernière de ces trois choses ; quant à la seconde, il n’y a que celui qui ignore que la justice vient de Dieu et ne s’y soumet point, quand il veut rétablir sa propre justice <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#10-3|''Rom.'', {{rom|x}}, 3.]]</ref>, qui puisse douter de ce que je dis. Eh quoi, en effet, vous reconnaissez la puissance de celui qui vous a sauvé et vous ignorez la justice de celui qui guérit ? « Seigneur, guérissez-moi, disait le Prophète et je serai guéri, sauvez-moi et je serai sauvé, parce que vous êtes l’auteur de ma gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-14|''Jérém.'', {{rom|xvii}}, 14.]]</ref>. » Il reconnaissait donc que la justice vient de Dieu, puisqu’il espérait être guéri par lui, en même temps que délivré de la misère ; et, à cause de cela, trouvait en lui, non en soi, l’auteur de sa gloire. C’est dans la même pensée que David répétait ces paroles : « Ce n’est pas à nous, non ce n’est point à nous, Seigneur, mais à votre nom qu’il faut rapporter la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#115-1|''Psalm.'' {{rom|cxvii}}, 9.]]</ref> ; » il n’espérait en effet que de Dieu son vêtement de justice et de gloire. Qui donc peut ignorer que la justice vient de Dieu ? Ce ne peut-être que celui qui se justifie lui-même. Or, quel est l’homme qui se justifie lui-même ? C’est celui qui attribue ses mérites à une autre source qu’à la grâce de Dieu. D’ailleurs c’est celui qui a fait le salut qui donne la grâce du salut ; oui, je le répète, c’est celui qui donne les mérites, qui a fait ceux à qui il pût les donner. Que rendrai-je donc, au Seigneur, dit le Psalmiste, pour tous les biens — non pas qu’il m’a donnés, mais — qu’il m’a redonnés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#116-12|''Psalm.'' {{rom|cxv}}, 9.]]</ref> ? » Il confesse donc que s’il est, et s’il est juste, c’est de Dieu qu’il le tient, car il craint de perdre l’un et l’autre bien, s’il venait à méconnaître ces deux vérités, c’est-à-dire de perdre ce qui le fait juste et de condamner en même temps ce qu’il est. Or, voici ce qu’il trouve à lui rendre à son tour en troisième lieu : « Je prendrai le calice du salut ; » le calice du salut n’est autre que le calice du sang du Sauveur. Mais si vous n’avez point en vous de quoi reconnaître les deuxièmes bienfaits de Dieu, dont vous espérez votre salut, il s’écrie : « J’invoquerai le nom de Dieu, » attendu que quiconque l’invoquera sera sauvé !
49. Quiconque pense bien reconnaîtra donc trois opérations, non pas du libre arbitre, mais de la grâce de Dieu en lui. La première est la création ; la seconde, la réformation ; et la troisième, la consommation. En effet, c’est en Jésus-Christ que nous avons commencé par être créés à la liberté de la volonté ; puis c’est par Jésus-Christ que nous avons été réformés dans l’esprit de liberté, et enfin c’est avec Jésus-Christ que nous devons un jour être consommés dans l’état de l’éternité. En effet, ce qui n’existait pas encore a dû <ref>Telle est la leçon donnée par nos trois manuscrits : Horstius a lu autrement et donne cette leçon : «… a dû être créé : ce qui était a dû être réformé par la forme, etc. » Mais cette leçon et cette ponctuation sont fautives.</ref> être créé dans celui qui existait ; ce qui était devenu difforme a dû être réformé par la forme, et enfin les membres ne peuvent être perfectionnés qu’avec le chef, ce qui aura certainement lieu quand nous parviendrons tous à l’état d’homme parfait, à la mesure de l’âge et de la plénitude de Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#4-13|''Ephes.'', {{rom|iv}}, 13.]]</ref>, c’est-à-dire lorsque Jésus-Christ qui est notre vie aura apparu, alors nous apparaîtrons aussi avec lui dans la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Colossiens#3-4|''Coloss.'', {{rom|iii}}, 4.]]</ref>. Puis donc que la consommation doit se faire de nous et même en nous, quoique non point par nous, et que la création s’est également faite sans nous, il n’y a que notre réformation qui puisse nous être imputée à mérite, car il n’y a qu’elle qui se fasse avec nous d’une certaine façon par l’effet du consentement de notre volonté. Or cette réformation s’opère par nos jeûnes et par nos veilles, par la continence, par les œuvres de miséricorde et par l’exercice de toutes les autres vertus qui concourent à la rénovation quotidienne de notre homme intérieur ; car c’est par elles que notre pensée recourbée vers la terre par les soucis qui s’y rapportent, se relève peu à peu des régions les plus basses vers les supérieures, que notre cœur appesanti par l’amour de la chair se sent renaître à l’amour de l’esprit, que notre mémoire souillée par le souvenir honteux de nos anciennes œuvres, rafraîchie par de bonnes actions qui sont nouvelles pour elle, s’épanouit tous les jours davantage ; car c’est dans ces trois choses que notre rénovation intérieure consiste, dans la rectitude de notre intention, dans la pureté de notre affection et dans le souvenir d’une bonne opération qui permet à la mémoire qui en a conscience de s’épanouir.
50. Comme on ne peut douter que toutes ces choses ne soient faites en nous que par l’Esprit de Dieu, il s’ensuit que ce sont des dons de sa grâce, mais, comme elles ne se font qu’avec le consentement de notre volonté, il s’ensuit qu’elles sont autant de mérites pour nous. En effet, « Ce n’est pas vous qui parlez, dit le Seigneur, mais c’est l’Esprit de votre Père qui parle en vous <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-20|''Matth.'', {{rom|x}}, 20.]]</ref>, » et, continue l’Apôtre : « Est-ce que vous voulez éprouver la puissance de Jésus-Christ qui parle par ma bouche <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#13-3|''II Corinth.'', {{rom|xiii}}, 3.]]</ref> ? » Si c’est Jésus-Christ ou l’Esprit-Saint qui parle par la bouche de saint Paul, ne sont-ce pas eux aussi qui agissent en lui ? « Je ne parle point, dit-il, des choses que Jésus-Christ a faites par moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#15-18|''Rom.'', {{rom|xv}}, 18.]]</ref>. » Mais quoi, si c’est Dieu qui parle en saint Paul, si c’est lui aussi qui agit par saint Paul, en sorte que paroles et actes soient de Dieu, non de saint Paul, où donc est le mérite de ce dernier ? D’où vient la confiance avec laquelle il s’écrie : « J’ai combattu un bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai conservé ma foi, il ne me reste plus qu’à attendre la couronne de justice qui m’est réservée et que le Seigneur, comme un juste juge, me rendra un jour <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#4-7|''II Tim.'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Sa confiance dans la couronne qui lui était réservée lui venait-elle de ce que toutes ces choses avaient été faites par son moyen ? Mais il y a beaucoup de bien de fait par le moyen des anges et des hommes bons ou mauvais qui ne leur est point réputé à mérite. Ne serait-ce pas plutôt de ce qu’elles ont été accomplies avec lui, c’est-à-dire avec le concours de sa bonne volonté ? Ce n’est certainement pas pour une autre cause, car il dit : « Si je ne prêche l’Évangile qu’à regret, je ne suis que le dispensateur de ce qui m’a été confié ; mais si je le prêche de bon cœur, j’en aurai la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-17|''I Corinth.'', {{rom|ix}}, 17.]]</ref>. »
51. Mais si cette volonté même, d’où dépend tout mérite, ne vient pas non plus de saint Paul, à quel titre en ce cas compte-t-il sur la couronne qui lui est réservée et l’appelle-t-il une couronne de justice ? Est-ce qu’on serait fondé en droit et en justice à réclamer l’accomplissement d’une promesse toute gratuite ? Certainement, car saint Paul dit quelque part : « Je sais à qui je me suis confié, et je suis persuadé qu’il est assez puissant pour me garder mon dépôt <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#1-12|''II Tim.'', {{rom|i}}, 12.]]</ref>. » Il nomme la promesse de Dieu, son dépôt ; et, parce qu’il s’est fié à cette promesse, il en réclame avec confiance l’accomplissement. Si la promesse est le fait de la miséricorde, son accomplissement est maintenant un acte de justice. La couronne que saint Paul attend, est donc bien une couronne de justice ; de justice divine même, non pas d’une justice de Paul. Il est juste, en effet, que Dieu rende ce qu’il doit, or il doit ce qu’il a promis. La justice sur laquelle se fonde l’Apôtre est donc la promesse même de Dieu. S’il voulait mépriser cette justice, pour y substituer la sienne, il ne serait plus soumis à la justice de Dieu, qui pourtant a voulu le faire coopérer avec sa justice, afin de lui faire mériter sa couronne. Or c’est en daignant le faire coopérer aux œuvres auxquelles cette couronne était promise qu’il l’associa à sa justice et le fit mériter sa couronne. Ainsi c’est la volonté qui coopère, et cette coopération lui est imputée à mérite. Si donc la volonté même vient de Dieu, le mérite en vient aussi : Or on ne peut pas douter que le vouloir et le faire arrivent selon qu’il lui plaît. D’où il suit que c’est Dieu qui est l’auteur du mérite, puisque c’est lui qui applique notre volonté à l’œuvre et l’œuvre à la volonté ; autrement si nous voulons donner le nom qui leur convient proprement à ce que nous appelons nos mérites, ce ne sont que des germes d’espérance, des aiguillons de la charité, des indices d’une secrète prédestination et des présages de la félicité future, la voie qui conduit au royaume du ciel mais non point la cause qui nous y fait entrer : Enfin, il n’est pas dit que Dieu a glorifié ceux qu’il a trouvés justes, mais ceux-là seuls qu’il a lui-même justifiés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-30|''Rom.'', {{rom|viii}}, 30.]]</ref>.
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{{t3|AVERTISSEMENT SUR LE NEUVIÈME TRAITÉ DE SAINT BERNARD|fs=140%}}
Saint Bernard composa cet opuscule avant l’année 1128, c’est-à-dire avant la trente-huitième année de son âge. Il y traite de la Grâce et du libre arbitre, et l’écrivit, à la suite d’un entretien qu’il avait eu avec un personnage dont le nom ne nous est pas connu, à qui il avait paru que notre saint Docteur accordait trop à la grâce, comme si après elle, il n’y avait plus rien qui revînt au libre arbitre dans les actes humains. Saint Bernard, dans ce traité, nous montre le libre arbitre en Dieu, dans les anges, et chez l’homme avant et après sa chute et dans la vie bienheureuse, ainsi que la grâce, également avant et depuis la première faute d’Adam. Ce traité est bien court, à ne voir que le nombre de ses pages, mais combien est-il plus substantiel et plus solide, au point de vue de la doctrine, que beaucoup de longs traités que des théologiens ont composés sur ce sujet ! Il est d’un style vigoureux, vif et lumineux, les expressions en sont justes et bien accommodées au sujet, enfin la composition tout entière en est simple, exempte de recherche et naturelle ; aussi éloignée de l’enflure que de la maigreur, elle se distingue par le nerf, l’élégance, le goût et le fini, on n’y rencontre aucune de ces expressions triviales, barbares ou incultes qui sentent l’école ; sans être concise, au point de ne laisser couler la doctrine que goutte à goutte, elle n’est pourtant point diffuse et ne se répand point en digressions, comme un fleuve qui quitte ses rives, après avoir rompu ses digues et laissé son lit presque à sec ; s’avançant d’un cours toujours également calme et majestueux, elle montre qu’elle sort d’une source intarissable qui n’emprunte point ses eaux ailleurs, mais qui les trouve dans son propre sein, ou plutôt, qui ne les emprunte qu’à Dieu même et à la méditation assidue des saintes Écritures et particulièrement des écrits du grand Apôtre. Voici en quels termes Geoffroy parle de cet opuscule dans la Vie de saint Bernard, livre III, chapitre VIII : « Veut-on savoir à quel point il fut reconnaissant du don de la grâce que Dieu lui avait accordé, on n’a qu’à lire ses discussions, aussi subtiles que pleines de foi sur la Grâce et le libre arbitre. » Il ne faut pas oublier ici ce que saint Bernard dit lui-même de ce traité, dans sa cinquante-deuxième lettre, écrite en 1128, et adressée au cardinal Haimeric. « L’évêque de Chartres, lui dit-il, me demande quelques-uns de mes écrits pour vous les envoyer ; je n’ai rien qui me semble digne de votre attention. J’ai publié, depuis peu, un Traité de la grâce et du libre arbitre ; je me ferai un plaisir de vous l’envoyer si vous le désirez. » Ce traité était adressé à Guillaume de Saint-Thierry, que saint Bernard affectionnait tout particulièrement, et à qui il dédia aussi son Apologie que nous avons donnée plus haut ; il lui adressa également plusieurs lettres. Les plus anciens manuscrits n’ont point la division par chapitres, qu’on ne trouve que dans les manuscrits moins anciens. Il nous a semblé que nous devions conserver la division reçue et connue du public.
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{{t2|TRAITÉ DE LA GRÂCE ET DU LIBRE ARBITRE DE SAINT BERNARD, À GUILLAUME, ABBÉ DE SAINT-THIERRY.|fs=140%}}
{{t3|PRÉFACE.|fs=120%}}
À l’abbé Guillaume de Saint-Thierry, le frère Bernard.
J’ai composé, avec la grâce de Dieu, du mieux que j’ai pu, l’opuscule sur la grâce et le libre arbitre que j’ai commencé à l’occasion que vous savez ; mais je crains bien qu’on ne trouve en le lisant que je n’ai pas convenablement traité un sujet si important, ou que je n’ai fait que répéter inutilement ce que plusieurs autres ont écrit avant moi. Aussi, vous prié-je de vouloir bien lire ce travail, avant tout autre personne, et, si vous le voulez bien, de le lire seul, de peur que s’il venait à se répandre, il ne servît plus à montrer la témérité de son auteur qu’à édifier la charité des lecteurs. Si, après cela vous en croyez la publication utile, je vous prierai de vouloir bien prendre la peine, ou de le corriger vous-même, ou de me le renvoyer pour que je le corrige ; si vous y remarquez quelque expression un peu obscure, qu’on puisse, dans un sujet aussi difficile, remplacer par une autre plus claire, sans nuire à la brièveté de l’ouvrage, vous ne refuserez point de le corriger pour n’être point privé des récompenses que la sagesse promet en ces termes : « Ceux qui travaillent à me rendre plus claire, auront la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#24-34|''Eccli.'', {{rom|xxiv}}, 34.]]</ref>. »
{{t3|POUR QU’UNE BONNE ŒUVRE SOIT MÉRITOIRE, IL FAUT LE CONCOURS DE LA GRÂCE DE DIEU ET DU LIBRE ARBITRE.|CHAPITRE I.|fs=120%}}
1. Comme je parlais un jour
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en public, et que je me reconnaissais redevable à Dieu de m’avoir prévenu dans le bien, du progrès que j’y faisais et de l’espérance que j’avais de le conduire à la perfection,
==[[Page:Oeuvres de Saint Bernard, Tome 2, 1870.djvu/367]]==
un des assistants me dit : Que faites-vous donc ou quelle récompense attendez-vous, si c’est Dieu qui fait tout ? — Où voulez-vous en venir, lui répondis-je ? — Je veux, répliqua-t-il, que vous rapportiez toute la gloire de ce que vous faites à Dieu, qui vous a prévenu avant tout mérite de votre part, qui vous a excité et vous a fait commencer, et, après cela que vous viviez de manière à vous montrer reconnaissant des grâces que vous avez reçues et digne d’en recevoir de nouvelles. — Votre conseil est très-bon, lui repartis-je, mais vous devriez me donner en même temps le pouvoir de le suivre ; car il est plus facile de savoir ce qu’il faut faire que de le faire. Autre chose est d’indiquer le chemin à un aveugle, autre chose de procurer une monture à celui qui est fatigué. Celui qui montre la route ne donne point pour cela au voyageur la force de la parcourir et, pour ce dernier, il y a une très-grande différence entre lui indiquer la voie de manière à ce qu’il ne puisse s’égarer et l’empêcher de tomber en défaillance au milieu du voyage. De même celui qui enseigne le bien ne donne pas toujours le bien qu’il enseigne. Or il y a deux choses qui me sont absolument nécessaires ; c’est d’être instruit de ce qui est bien et ensuite d’être aidé à le faire. Un simple mortel peut bien éclairer mon ignorance, mais si l’Apôtre a senti juste : « C’est l’Esprit-Saint qui vient en aide à notre faiblesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-26|''Rom.'', {{rom|viii}}, 26.]]</ref>. » Je vais plus loin encore, celui qui se sert de vos lèvres pour me donner un conseil, doit aussi me donner par son Esprit une aide qui me permette de faire ce que vous me conseillez. Si, grâce à lui, j’ai le bon vouloir, je ne trouve point en moi la force de faire le bien que je veux et je ne puis pas espérer de l’avoir jamais, à moins que celui qui me donne le bon vouloir ne me donne en même temps le bien faire selon ce qui lui plaît <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-13|''Philipp.'', {{rom|ii}}, 13.]]</ref>. Mais en ce cas, me répondrez-vous, où sont nos mérites à nous et que pouvons-nous espérer ? Écoutez, vous dirai-je : « Ce n’est pas en vue des œuvres bonnes que nous avons faites, mais par un pur acte de miséricorde qu’il nous a sauvés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Tite#3-5|''Tit.'', {{rom|iii}}, 5.]]</ref>. » En effet, pensez-vous que c’est vous qui êtes l’auteur de vos propres mérites, et que si vous êtes sauvé, ce sera par l’effet de votre justice ? Mais vous ne sauriez pas même
==[[Page:Oeuvres de Saint Bernard, Tome 2, 1870.djvu/368]]==
prononcer le nom du Seigneur Jésus sans un don du Saint-Esprit, car vous n’avez sans doute pas oublié quel est celui qui a dit : « Sans moi vous ne pouvez rien <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#15-5|''Joann.'', {{rom|xv}}, 5.]]</ref> », et encore, « ce n’est le fait ni de celui qui court, ni de celui qui veut, mais c’est l’œuvre de la miséricorde de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'', {{rom|ix}}, 16.]]</ref>. »
2. Vous répliquerez en me demandant quel est en ce cas le rôle du libre arbitre. Je vous répondrai en deux mots que son rôle, c’est d’être sauvé. En effet, supprimez le libre arbitre et il n’y aura plus rien à sauver, de même que si vous supprimez la grâce, il n’y a plus rien qui sauve ; l’un et l’autre sont nécessaires au salut, l’une pour l’opérer, l’autre pour en profiter ou le recevoir ; c’est Dieu qui est le principe du salut, mais c’est le libre arbitre qui en est l’objet ; nul ne peut sauver si ce n’est Dieu, et nul ne peut être sauvé si ce n’est le libre arbitre ; il n’y a que celui-ci qui puisse recevoir ce que celui-là seul peut donner. Mais le salut ne dépend pas moins du consentement de celui qui le reçoit que de la grâce de celui qui le donne, et c’est ce qui me fait dire que le libre arbitre coopère avec la grâce en consentant, c’est-à-dire en faisant son salut, puisque consentir, pour lui est la même chose que se sauver. Voilà pourquoi il n’y a pas de salut pour les bêtes, elles sont dépourvues d’un libre arbitre qui puisse se conformer à la volonté de celui qui les sauve, se soumettre à ses ordres, croire en ses promesses et lui rendre grâces quand il les a tenues. En effet, il y a une différence entre le consentement de la volonté et l’instinct de la nature. Ce dernier nous est commun avec les êtres dépourvus de raison ; tout entier aux appétits de la chair, il ne saurait obéir à l’impulsion de l’esprit et peut-être est-ce lui que l’Apôtre appelle la sagesse de la chair et dont il veut parler sous cet autre nom quand il dit : « La sagesse de la chair est ennemie de Dieu, car elle ne saurait être soumise à la loi de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-6|''Rom.'', {{rom|viii}}, 6.]]</ref>. » Ce qui nous distingue des bêtes avec lesquelles nous avons l’instinct de commun, c’est donc le consentement volontaire, c’est-à-dire la condition d’un esprit libre de ses mouvements, car le consentement volontaire exclut toute pensée de contrainte et de violence. Il est un acte de la volonté, non de la nécessité, qui ne se donne et ne se refuse que par un acte de la volonté ; s’il pouvait être contraint et forcé, il ne serait plus volontaire. Là où la volonté manque, il ne peut plus y avoir de consentement, puisque ce consentement est un acte de la volonté ; et dès lors qu’il y a consentement, il y a nécessairement volonté. Or qui dit volonté dit liberté ; voilà proprement ce que j’entends par libre arbitre.
{{t3|QU’EST-CE QUE LE LIBRE ARBITRE, OU EN QUOI CONSISTE LA LIBERTÉ.|CHAPITRE II.|fs=120%}}
3. Mais pour mieux faire comprendre ma pensée et pour arriver plus sûrement au but que je me propose, je crois qu’il est nécessaire de reprendre les choses de plus haut. Dans les choses naturelles, on ne saurait confondre ensemble la vie et la force sensitive, ni la force sensitive, l’appétit et le contentement, c’est ce qui ressortira plus clairement encore de la définition de chacune de ces choses. Dans tout être corporel, il y a la vie, c’est-à-dire, un certain mouvement interne et naturel qui n’agit qu’au dedans ; il y a la force sensitive, mouvement vital, qui n’agit pas seulement au dedans mais aussi au dehors ; enfin, dans l’animal il y a de plus l’appétit naturel ; c’est la force du désir qui anime les sens. Le consentement est un acquiescement spontané de la volonté, ou, comme je l’ai dit plus haut, la condition d’un esprit libre de ses mouvements. Quant à la volonté, c’est, dans l’être raisonnable, un mouvement qui préside à la force sensitive et à l’appétit ; elle ne va jamais sans la raison, attendu que la raison est comme sa compagne et sa suivante, en sorte que, si elle n’agit pas toujours selon la raison elle n’agit jamais sans elle, et que même elle se sert d’elle pour agir contre elle, empruntant, pour ainsi dire, son ministère pour aller contre ses conseils et ses jugements. Aussi est-il dit que « les enfants du siècle sont plus habiles dans la conduite de leurs affaires, que ne le sont les enfants de lumière dans les leurs <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#16-8|''Luc.'', {{rom|xvi}}, 8.]]</ref> », et encore : « Ils ne sont habiles que pour faire le mal <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#4-22|''Jérem.'', {{rom|iv}}, 22.]]</ref>. » En effet, nulle créature ne peut être habile et prudente
==[[Page:Oeuvres de Saint Bernard, Tome 2, 1870.djvu/369]]==
même pour le mal si ce n’est par la raison.
4. La raison est donnée à la volonté, pour l’instruire, non pour la détruire. Or elle la détruirait si elle pouvait lui imposer quelque nécessité que ce fût et l’empêcher de se porter librement au mal en cédant à l’appétit, c’est-à-dire à l’esprit mauvais, d’être animale, et de ne concevoir point les choses qui sont de l’Esprit de Dieu ; ou si elle pouvait l’empêcher de se porter au bien en obéissant à l’impulsion de la grâce, d’être spirituelle, et de juger de tout sans être elle-même jugée par personne. Si, dis-je, la raison empêchait la volonté d’agir dans l’un ou dans l’autre sens, la volonté ne serait plus la volonté, elle aurait cessé d’être, car où il y a nécessité, il n’y a point de volonté. D’où il suit que, si une créature raisonnable faisait par nécessité et sans le consentement de sa propre volonté quelque chose de juste ou d’injuste <ref>Il y a ici entre les manuscrits que nous avons sous les yeux et les différentes éditions des œuvres de saint Bernard, une légère variante qui ne touche en aucune façon au sens général de ce passage.</ref>, elle ne saurait, à aucun titre, en être heureuse ou malheureuse, puisqu’elle manquerait précisément de ce qui, en elle, serait seul capable de bonheur ou de malheur, la volonté. Quant aux trois choses dont j’ai parlé plus haut, la vie, la force sensitive et l’appétit, elles ne peuvent rendre ni heureux ni malheureux, autrement, il faudrait admettre que les arbres peuvent être heureux ou malheureux, parce qu’ils ont la vie, et que les animaux peuvent l’être aussi, parce qu’ils possèdent de plus les deux autres propriétés ; or, c’est tout à fait impossible. Quant à nous, si nous avons la vie de commun avec les arbres ; la vie, la force sensitive et l’appétit avec les animaux, nous nous distinguons des uns et des autres par la volonté. Or, comme c’est le consentement de la volonté, mais le consentement libre et volontaire, qui nous rend justes ou pécheurs, c’est également lui qui fait que nous sommes heureux ou malheureux. Il suit de là que ce consentement même, tant à cause de l’inamissible liberté de la volonté, qu’à cause du jugement inévitable de la raison qu’il porte partout et toujours avec lui, peut, ce me semble, être appelé avec raison, libre arbitre, car il est libre par le fait de la volonté, et arbitre par celui de la raison. Il est bien juste d’ailleurs que la liberté n’aille point sans le jugement ; de cette manière, la liberté se juge elle-même dès qu’elle pèche, et le jugement consiste précisément pour elle à souffrir, après son péché, ce qu’elle ne voudrait point souffrir, attendu qu’elle ne pèche que parce qu’elle le veut bien.
5. D’ailleurs, comment pourrait-on imputer justement le bien ou le mal à celui qui n’aurait pas conscience de sa liberté, puisque la nécessité détruit le bien et le mal ? Or, il est certain que là où il y a nécessité, il n’y a point liberté, et que là où il n’y a pas liberté, il ne saurait conséquemment y avoir ni mérite, ni jugement, ce qui toutefois ne s’applique point au péché originel qui a une autre cause que notre liberté. Tout ce qui n’est point fait avec la liberté d’un consentement volontaire, est indubitablement destitué de tout mérite, et par conséquent, ne saurait être sujet à jugement, d’où il suit que dans l’homme tout, à l’exception de la volonté, est exempt de mérite et de jugement, puisqu’il n’y a que la volonté de libre en lui. La vie, les sens, l’appétit, la mémoire, l’intelligence et le reste sont soumis à la nécessité, précisément en raison même de ce qu’ils ne le sont point entièrement à la volonté. Quant à la volonté elle-même, il est impossible qu’elle obéisse à une autre qu’elle-même ; car elle ne saurait point ne pas vouloir quand elle veut ou vouloir quand elle ne veut pas, et il est également impossible qu’elle aille jamais sans la liberté. Il est vrai qu’elle peut changer mais ce n’est toujours que pour vouloir autre chose, en sorte qu’elle ne perd jamais sa liberté ; la liberté lui est si essentielle qu’elle ne peut la perdre, sans se perdre elle-même. S’il peut se voir un homme privé de toute volonté, ou qui veuille sans avoir une volonté, alors on pourra voir aussi une volonté qui ne soit pas libre. De là vient que les actions des fous, des enfants et de ceux qui dorment, ne sont réputées ni bonnes, ni mauvaises ; comme ils n’ont pas l’usage de leur raison, ils n’ont point non plus de volonté propre, et par conséquent, ne sont pas jugés libres. Puis donc que la volonté n’a rien de libre qu’elle-même, il est juste qu’elle ne soit jugée que par elle. Aussi n’y a-t-il ni mérite, ni démérite à avoir une intelligence bornée, une mémoire fragile, des appétits constamment en éveil, des sens obtus ou une vie languissante, attendu que tout cela peut n’être point libre et exister malgré la volonté.
{{t3|ON DISTINGUE
==[[Page:Oeuvres de Saint Bernard, Tome 2, 1870.djvu/370]]==
TROIS SORTES DE LIBERTÉ : CELLE DE LA NATURE, CELLE DE LA GRÂCE ET CELLE DE LA GLOIRE.|CHAPITRE III.|fs=120%}}
6. Puis donc qu’il n’y a que la volonté qui, à cause de la liberté qui lui est essentielle, ne peut être amenée ni par la violence, ni par quelque nécessité que ce soit, à se mettre en opposition avec elle-même, ou à vouloir quelque chose malgré elle, il s’ensuit que c’est elle qui fait qu’une créature est juste ou injuste, digne et capable d’être heureuse ou malheureuse, selon qu’elle consent à la justice ou à l’injustice. Voilà pourquoi on appelle, communément et avec raison, libre arbitre, ce consentement libre et volontaire, de qui seul dépend, comme je l’ai dit plus haut, tout jugement en ce qui le concerne ; le mot libre a rapport à la volonté et le mot arbitre, à la raison. Mais s’il est libre, sa liberté n’est pas du genre de celle dont l’Apôtre a dit : « Là où est l’esprit du Seigneur, là aussi est la liberté <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-17|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 17.]]</ref> ; » car cette dernière liberté consiste dans l’affranchissement du péché, comme il est dit ailleurs : « Quand vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres de la servitude de la justice… Mais à présent, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous retirez de cet état, est votre propre sanctification, et la fin sera la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#6-18|''Rom.'', {{rom|vi}}, 18 et seq.]]</ref>. » Quel homme, dans sa chair de péché, peut se dire libre du péché ? Ce n’est donc pas de cette liberté-là qu’est venu le nom de libre arbitre. Mais il y a encore une autre liberté qui est l’affranchissement de la misère dont l’Apôtre parle en ces termes : « La créature sera elle-même un jour délivrée de cet asservissement à la corruption où elle est à présent, pour entrer dans la liberté et dans la gloire des enfants de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-21|''Rom.'', {{rom|viii}}, 21.]]</ref> : » Mais est-il quelqu’un dans cette vie mortelle qui prétende jouir de cette liberté ? Ce n’est donc pas non plus de cette liberté que le libre arbitre tire son nom. Mais il y en a une autre qui me semble plus en rapport avec lui, et qu’on peut appeler la liberté, l’affranchissement de toute nécessité, il n’est en effet rien qui soit contraire au volontaire, comme ce qui vient de la nécessité, car ce qui vient de la nécessité ne vient pas de la volonté, et réciproquement.
7. Il y a donc, comme nous avons pu le voir, trois sortes de libertés. On peut être libre du péché, de la misère et de la nécessité ; nous sommes libres de la nécessité par la nature, du péché par la grâce et de la misère dans la céleste patrie. Nous appellerons la première, liberté naturelle ; la seconde, liberté de la grâce, et la troisième, liberté de la vie ou de la gloire. En effet, nous avons commencé, nobles créatures de Dieu que nous sommes, par être créés. En premier lieu, nous avons été créés, nobles créatures en Dieu, pour avoir une volonté libre et une liberté volontaire ; en second lieu, nous avons été refaits à l’innocence, créatures nouvelles en Jésus-Christ, et en troisième lieu, nous avons été élevés à la gloire, créatures parfaites dans l’Esprit. Ainsi, la première de ces libertés est un titre d’honneur, la seconde une source de force, et la troisième le comble du bonheur ; par la première, en effet, nous l’emportons sur tous les autres animaux ; par la seconde, nous vainquons la chair, et par la troisième, nous triomphons de la mort même, et de même que par la première Dieu a mis sous nos pieds les brebis, les bœufs et tous les animaux sauvages, par la seconde il a plié et mis sous nos pieds toutes les bêtes spirituelles de l’air, dont il a été dit : « Ne livrez pas, Seigneur, à ces méchantes bêtes, les âmes de ceux qui s’occupent à vous louer <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#74-19|''Psalm.'' {{rom|lxxiii}}, 19.]]</ref> », et par la troisième, il nous mettra nous-mêmes sous nos propres pieds en nous faisant triompher de la corruption et de la mort ; le jour où notre dernière ennemie, la mort, sera détruite, et où nous entrerons dans la liberté et dans la gloire des enfants de Dieu, dans cette liberté, dis-je, dont Jésus-Christ nous fera libres, lorsque dans son royaume il nous donnera à Dieu son Père. Je crois que c’est de cette liberté-là et de la liberté du péché qu’il parlait quand il disait aux Juifs : « Si le Fils vous délivre vous serez véritablement libres <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#8-36|''Joan.'', {{rom|viii}}, 36.]]</ref>. » En s’exprimant ainsi, il voulait indiquer que le libre arbitre avait besoin d’un libérateur, j’en conviens, non pas pour être affranchi de la nécessité que, en tant que volonté <ref>On remarque en cet endroit, dans plusieurs éditions et dans quelques manuscrits, une différence de leçon peu importante ; nous donnons celle qui nous a paru la meilleure.</ref>, il ne saurait connaître, mais du péché dans lequel il était aussi librement que volontairement tombé, et de la peine que son imprudence lui a fait encourir et qu’il ne supportait qu’à regret. Or il ne pouvait être affranchi de ce double mal
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que par celui qui seul est libre entre les morts, c’est-à-dire qui seul est libre du péché au milieu des pécheurs.
8. De tous les enfants d’Adam, il n’y en a qu’un qui puisse revendiquer pour lui l’affranchissement du péché, c’est celui qui n’a point commis le péché et des lèvres de qui nulle parole trompeuse n’est jamais sortie. Il fut également libre de notre misère, qui est la peine du péché, sinon en acte du moins en puissance, car personne ne lui a ravi la vie, mais il l’a quittée de lui-même, selon ces paroles du Prophète : « Il n’a été offert en sacrifice que parce qu’il l’a bien voulu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Isaïe#53-7|''Isa.'', {{rom|liii}}, 7.]]</ref> » ; de même que c’est quand il le voulut qu’il naquit d’une femme, s’assujettit à la loi pour racheter ceux qui étaient sans la loi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#4-5|''Galat.'', {{rom|iv}}, 5.]]</ref>. Il fut donc, lui aussi, sous la loi de notre misère, mais il ne s’y trouva que parce qu’il le voulut bien, afin qu’étant seul libre au milieu d’êtres misérables et pécheurs, il brisât le double joug de la misère et du péché qui pesait sur la tête de ses frères. Il eut donc aussi, mais il les eut entières, nos trois libertés ; il tient la première de sa double nature divine et humaine, et les deux autres de la puissance divine. Nous verrons plus loin si l’homme, dans le paradis terrestre, posséda les deux dernières de ces trois libertés ; nous verrons aussi comment et à quel point il les posséda.
{{t3|QUELLE EST LA LIBERTÉ DES ÂMES SAINTES APRÈS LA MORT, ET QUELLE EST LA LIBERTÉ COMMUNE À DIEU ET À TOUTE CRÉATURE RAISONNABLE.|CHAPITRE IV.|fs=120%}}
9. Or, on ne peut douter que les deux premières libertés soient pleines et parfaites dans les âmes saintes après leur mort, ainsi qu’en Dieu, dans son Christ et dans les Anges des Cieux. En effet, pour les âmes saintes, comme elles ne sont pas encore réunies à leurs corps, elles sont bien privées de la gloire, mais elles sont complètement affranchies de toute espèce de misères. Quant à la liberté de nécessité elle appartient au même degré et indistinctement à Dieu et à toute créature raisonnable, bonne ou mauvaise ; le péché ni la misère ne la détruisent ni ne la diminuent, et elle n’est ni plus grande <ref>C’est-à-dire, « elle n’est pas plus grande en soi, » comme saint Bernard le dit plus loin, particulièrement au n. 24 où il s’exprime en ces termes : « Ainsi, même après le péché, le libre arbitre demeure tout entier ; il est misérable, mais il subsiste tout entier, etc. En effet, le propre du libre arbitre, en tant que libre arbitre, n’est point et n’a jamais été la faculté d’être sage, ce qui, à proprement parler, n’est autre chose que la conversion de la volonté au bien, n. 19, mais seulement la faculté de vouloir. » Au n. 28, saint Bernard, voulant expliquer pourquoi le libre arbitre ne peut ni s’éteindre ni diminuer, dit, c’est parce qu’il semble que c’est en lui plus particulièrement qu’on retrouve imprimée l’image substantielle de l’éternelle et immuable divinité. « Au contraire, dans les deux autres libertés » il semble qu’on ne retrouve « qu’une image superficielle de la sagesse et de la puissance de Dieu. » On peut consulter encore sur ce sujet, le sermon LXXXI, sur le Cantique des cantiques, n. 6 et suivants.</ref> dans le juste ni moindre dans le pécheur, ni plus complète dans les Anges que dans les hommes. Ainsi de même que le consentement de la volonté humaine quand il se porte au bien par la grâce, fait que l’homme est bon sans cesser d’être libre et libre sans cesser d’être bon, précisément parce que ce consentement est lui-même libre et exempt de toute contrainte ; ainsi quand il incline de lui-même au mal, il n’en fait pas moins l’homme également libre et voulant, c’est-à-dire mauvais par son fait, non par suite d’une contrainte extérieure. Et de même que les Anges et Dieu lui-même sont bons sans cesser d’être libres, c’est-à-dire par le fait de leur volonté propre, non d’une nécessité étrangère, ainsi le diable est tombé librement dans le mal et y persévère par un effet de sa propre volonté, non point d’une impulsion étrangère. Ainsi la Volonté demeure libre lors même que l’esprit a cessé de l’être, et aussi libre dans le mal que dans le bien, quoique plus dans l’ordre, dans le bien que dans le mal ; aussi entière à sa façon dans la créature que dans le créateur, quoique plus puissante en celui-ci qu’en celle-là.
10. On a, il est vrai, l’habitude de se plaindre et de dire : je voudrais bien avoir une bonne volonté, mais je ne puis. Cela n’empêche pas qu’on ne soit libre et ne fait pas que, en ce point, la liberté souffre quelque contrainte ou quelque violence, cela prouve seulement qu’on n’a point cette liberté qui consiste dans l’affranchissement du péché ; en effet, quiconque veut avoir une bonne volonté ne peut vouloir que parce qu’il a une volonté ; s’il a une volonté, il a conséquemment la liberté, au moins celle qui consiste dans l’affranchissement de toute nécessité, sinon du péché. En effet, s’il ne peut, quoiqu’il le veuille, avoir une bonne volonté, c’est qu’il sent évidemment qu’il n’a pu cette liberté affranchie du péché par lequel il gémit de voir sa volonté accablée, mais non détruite. Mais d’ailleurs, on ne peut nier que celui qui veut avoir une bonne volonté en ait effectivement une. En effet, ce qu’il veut est un bien ; or, on ne peut vouloir le bien, si ce n’est par l’effet d’une bonne volonté, de même qu’il n’y a
=== no match ===
que par une mauvaise volonté qu’on veut le mal. Lorsque nous voulons le bien, notre volonté est bonne, et quand nous voulons le mal, elle est mauvaise ; dans les deux cas il y a volonté et, par conséquent liberté, puisqu’il ne peut y avoir nécessité là où il y a volonté. Si nous ne pouvons faire ce que nous voulons, cela nous fait seulement sentir que notre liberté est en quelque sorte captive du péché, c’est-à-dire qu’elle est malheureuse non pas détruite.
11. C’est donc, à mon sens, de cette liberté seulement qui rend la volonté libre de se juger elle-même bonne, si elle consent au bien et notre mauvaise si elle consent au mal, attendu qu’elle sent bien qu’elle ne consent à l’un ou à l’autre que parce qu’elle le veut, que le libre arbitre tire son nom : s’il procédait de cette liberté, qui consiste dans l’affranchissement du péché, il vaudrait mieux l’appeler libre conseil que libre arbitre, de même qu’il serait mieux de lui donner le nom de libre complaire, s’il venait de la liberté qui est l’affranchissement de la misère ; car qui dit libre arbitre dit jugement. Or s’il appartient au jugement de discerner entre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, c’est le propre du conseil d’éprouver ce qui est à propos ou ce qui ne l’est point, et du complaire de prononcer sur ce qui plaît ou ne plaît pas. Plût au Ciel que nos conseils procédassent, en ce qui nous touche, d’une liberté égale à celle d’où procèdent nos jugements, en ce qui nous concerne, et que, de même que nous sommes exempts de toute contrainte pour discerner, par le jugement, les choses licites de celles qui ne le sont pas, le conseil le fût également en nous, pour nous faire préférer les choses licites comme étant les meilleures, et repousser les illicites comme nuisibles ; alors, non-seulement nous serions doués de libre arbitre, mais nous le serions évidemment de libre conseil et, par conséquent, nous serions affranchis du péché. Mais qu’arriverait-il s’il n’y avait que ce qui est expédient ou licite qui nous plût ? Ne pourrait-on point dire avec raison que nous posséderions aussi alors le libre complaire, puisque dans ce cas nous nous sentirions affranchis de tout ce qui peut nous causer de la peine, c’est-à-dire de toute espèce de misère ? Mais comme en réalité il y a bien des choses que le jugement nous présente à faire ou à omettre, mais que détournés de la droite voie du jugement, nous sommes conduits, au contraire, par le conseil à omettre ou à faire, et que d’un autre côté, non contents de ne point accepter volontiers, comme nous plaisant, tout ce que le conseil nous montre de bon et d’utile, nous le regardons au contraire comme étant dur et pénible et pouvons à peine le supporter avec patience, il me semble évident que nous n’avons ni le libre conseil ni le libre complaire.
12. Il reste à savoir si nous en jouissions dans le premier homme, avant son péché, c’est ce que nous examinerons en son lieu. En attendant, nous pouvons être parfaitement assurés que nous en jouirons un jour, quand, avec la grâce de Dieu, nous aurons obtenu ce que nous lui demandons dans cette prière : « Que votre volonté soit faite sur la terre, comme dans les cieux <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-10|''Matth.'', {{rom|vi}}, 10.]]</ref>. » Ce sera lorsque le libre arbitre, qui maintenant est commun à tous les êtres raisonnables, ainsi que je l’ai dit plus haut, et libre de toute contrainte, sera dans les élus, comme il l’est dès à présent dans les saints anges, affranchi du péché et de la misère, et que nous reconnaîtrons enfin par l’heureuse expérience de cette triple liberté quelle est la volonté de Dieu, ce qui est agréable et de plus parfait à ses yeux. Mais, en attendant qu’il en soit ainsi, l’homme ne possède que la liberté de l’arbitre, mais de pleine et entière. Quant à la liberté du conseil, elle n’existe qu’en partie, et encore ne se trouve-t-elle que dans un petit nombre d’hommes spirituels, qui ont crucifié leur chair avec ses vices et toutes ses concupiscences et détruit ainsi le règne du péché dans leur corps mortel. Or, il n’y a que la liberté du conseil qui détruit ce règne, encore ne l’anéantit-elle pas entièrement, car le libre arbitre est toujours captif : et voilà ce que nous demandons tous les jours à Dieu, quand nous disons « Que votre règne arrive <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-10|''Matth.'', {{rom|vi}}, 10.]]</ref>. » Ce règne n’est pas encore entièrement arrivé parmi nous ; mais il arrive un peu tous les jours et étend de plus en plus ses frontières, mais seulement dans ceux dont, par la grâce de Dieu, l’homme intérieur se renouvelle tous les jours ; car plus le règne de la grâce s’étend, plus la puissance du péché diminue, mais parce qu’il n’a point encore atteint toute son étendue, à cause du corps de mort qui appesantit toujours notre âme, et de l’esclavage où la nécessité d’habiter cette demeure terrestre réduit l’esprit par les nombreuses préoccupations qu’elle lui donne, nous sommes toujours contraints de confesser et de dire : « Nous faisons tous encore beaucoup de fautes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#3-2|''Jacob.'', {{rom|iii}}, 2.]]</ref> », ou bien : « Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#1-8|''I Joan.'', {{rom|i}}, 8.]]</ref>. » Aussi, disons-nous toujours dans la prière : « Que votre règne arrive. » Or non-seulement, ce règne ne pourra jamais être complet en nous, tant que le péché régnera dans ce corps mortel, mais il ne le sera que lorsque le péché n’existera plus et ne pourra plus exister dans notre corps devenu immortel.
{{t3|LA LIBERTÉ DE LA MISÈRE OU LE LIBRE COMPLAIRE PEUT-ELLE EXISTER EN CETTE VIE.|CHAPITRE V.|fs=120%}}
13. Mais que dirons-nous maintenant de la liberté du complaire en cette vie où à chaque jour suffit son mal, où toute créature soupire et se trouve comme dans le travail de l’enfantement, parce qu’elle est soumise à la vanité malgré elle, où la vie de l’homme n’est qu’une épreuve continuelle, où enfin les hommes, même spirituels, qui ont déjà reçu les prémices de l’esprit, gémissent au fond du cœur et attendent la rédemption de leur corps ? Est-ce qu’au milieu de tout cela il y a encore place pour cette sorte de liberté ? Quelle liberté dis-je est laissée à notre complaire, là où la misère semble avoir pris toute la place ? L’innocence ou la justice ne sauraient être exemptes de misère comme elles le sont de péché, là où le juste s’écrie encore : « Malheureux homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-24|''Rom.'', {{rom|vii}}, 24.]]</ref> ? » Ou bien encore : « Mes larmes sont ma nourriture, le jour et la nuit <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#42-3|''Psalm.'' {{rom|cxli}}, 3.]]</ref>. » Assurément là où les jours et les nuits se passent dans la tristesse, il n’y a plus place pour le complaire. D’ailleurs, tous ceux mêmes qui veulent vivre avec piété en Jésus-Christ, seront persécutés <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#3-12|''II Tim.'', {{rom|iii}}, 12.]]</ref>, parce que l’épreuve commence par la maison même de Dieu, ainsi qu’il l’ordonne quand il dit par son Prophète : « Commencez par les miens <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ézéchiel#9-6|''Ezech.'', {{rom|ix}}, 6.]]</ref>. »
14. Si la vertu ne peut jouir de la liberté du complaire, peut-être le vice plus heureux l’a-t-il, au moins en partie, et est-il exempt de misère. Il s’en faut bien ; car ceux qui se réjouissent après avoir mal fait et qui se félicitent des pires choses, ressemblent dans leur joie à des fous qui ont le sourire sur les lèvres : il n’y a point de misère plus misérable qu’une fausse joie. D’ailleurs ce qui semble du bonheur dans ce monde est si bien de la misère et rien que cela, que le sage a dit « Mieux vaut aller dans une maison de deuil que dans une maison de festin <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiaste#7-3|''Eccle.'', {{rom|vii}}, 3.]]</ref>. » Quant aux saints ils goûtent quelques plaisirs corporels, lorsqu’ils mangent, boivent ou se chauffent, et dans les autres soins qu’ils donnent à leur chair, mais ces sortes de plaisirs ne sont pas tout à fait exempts de misère ? Pour que le pain semble bon, il faut avoir faim ; il faut avoir soif pour trouver du plaisir à boire, et quand on est rassasié, non-seulement on ne trouve plus le boire et le manger agréables, mais même ils répugnent. Supprimez la faim et vous ne songerez plus au pain, ôtez la soif et vous ne regarderez pas plus l’eau de la fontaine la plus limpide que celle d’une mare bourbeuse. De même, on ne recherche l’ombre que lorsqu’on souffre de l’ardeur du soleil, et il n’y a que celui qui a froid ou qui se trouve à l’ombre qui aspire après les rayons du soleil. En sorte qu’on ne trouve aucun plaisir dans toutes ces choses, tant qu’on ne commence pas par en sentir un besoin pressant ; cela est si vrai que, si on cesse d’en avoir besoin, à l’instant même ce qu’elles semblaient avoir d’agréable devient une source d’ennui et même de souffrance. Il faut donc reconnaître que de ce côté, tout, dans cette vie, est nuisible ; seulement, au milieu des tribulations continuelles et des peines plus graves dont elle est remplie, de plus légères semblent une sorte de consolation <ref>Telle est la leçon donnée par deux manuscrits de la Colbertine ; dans quelques éditions on lit comme si le mot « légères » qui se trouve dans le texte latin, se rapportait à consolations, non à tribulations ; mais nous croyons la version que nous donnons préférable à l’autre.</ref>. Et il arrive quelquefois que, lorsque avec le temps et par le cours des choses, de grandes peines finissent par céder la place à de moindres, il nous semble que c’est comme un moment de trêve dans notre misère, et après avoir enduré beaucoup de maux très-grands, nous nous trouvons heureux parce que ceux qui leur ont succédé le sont moins.
15. Toutefois, il faut dire que ceux qui sont ravis en extase dans la contemplation se trouvent affranchis de la misère et peuvent goûter un peu aux douceurs de la félicité du ciel, toutes les fois qu’ils sont ravis en esprit. Il est certain, on ne saurait le nier, que même dans cette chair, ceux qui, à l’exemple de Marie, ont choisi la meilleure part qui ne leur sera point ôtée, jouissent du moins quelquefois et comme en passant, de la liberté du complaire. En effet, ceux qui déjà possèdent ce qui ne doit pas leur être ôté, ressentent certainement ce qui doit être un jour, c’est-à-dire la félicité ; or la félicité et la misère ne peuvent se trouver ensemble en même temps, d’où il suit que toutes les fois qu’on jouit de l’une, en esprit, on ne saurait souffrir de l’autre ; voilà comment il se fait que, dès cette vie même, les contemplatifs, eux seuls, peuvent jouir d’une certaine façon, de la liberté du complaire, mais il est vrai qu’ils n’en jouissent qu’en partie, en très-faible partie même, et cela fort rarement. Or les âmes saintes jouissent également du libre conseil, et, si elles n’en jouissent qu’en partie, du moins n’est-ce point en petite partie. D’un autre côté, ainsi que nous l’avons vu plus haut, tous les êtres raisonnables jouissent également du libre arbitre qui n’est pas moindre en soi dans les méchants que dans les bons, ni dans cette vie que dans l’autre.
{{t3|POUR VOULOIR LE BIEN, ON A ABSOLUMENT BESOIN DE LA GRÂCE.|CHAPITRE VI.|fs=120%}}
16. Il me semble avoir suffisamment montré que le libre arbitre est comme captif, tant que les deux autres libertés ne se trouvent point avec lui ou ne se trouvent point complètes ; le défaut dont l’apôtre se plaint, en disant : « Il est cause que vous ne faites point ce que vous voulez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#5-17|''Galat.'', {{rom|v}}, 17.]]</ref> », ne nous vient pas d’une autre source ; en effet, le libre arbitre nous donne bien le vouloir, mais il ne nous donne pas le pouvoir de faire ce que nous voulons. Je ne dis point qu’il nous donne le vouloir du bien ou du mal, mais simplement qu’il nous donne le vouloir, attendu que, vouloir le bien, c’est progresser ; vouloir le mal, c’est décroître. Le simple vouloir au contraire est ce qui progresse ou décroît. Or, le vouloir existe en nous par la grâce de la création et il progresse par celle de la rédemption ; mais s’il décroît, c’est à lui-même qu’il le doit. C’est donc par le libre arbitre que nous voulons, et c’est par la grâce que nous voulons le bien ; l’un nous donne le vouloir et l’autre, le bon vouloir. De même que, autre chose est de craindre simplement et de craindre Dieu, d’aimer simplement et d’aimer Dieu, attendu que la crainte et l’amour, pris simplement en eux-mêmes, ne sont autre chose que des affections, tandis que avec ce complément, ce sont des vertus ; ainsi est-ce autre chose de vouloir et autre chose de vouloir le bien.
17. Les affections, simplement dites, se trouvent en nous par le fait de la nature, il semble qu’elles sortent de notre propre fonds, ce qui les complète vient de la grâce ; il est bien certain en effet que la grâce ne règle pas autre chose que ce que la création nous a donné, en sorte que les vertus ne sont que des affections réglées. Il est écrit de quelques hommes, qu’ils ont tremblé et ont été effrayés, là où il n’y avait pas de crainte <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#14-5|''Psalm.'' {{rom|xiii}}, 5.]]</ref>, il y avait bien une crainte, mais elle n’était pas réglée, Le Seigneur voulait la régler dans ses disciples, quand il leur disait : « Je vous apprendrai qui vous devez craindre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#12-5|''Luc'', {{rom|xii}}, 5.]]</ref> », Et David proposait aussi de la régler quand il s’écriait : « Venez, mes enfants, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#34-12|''Psalm'', {{rom|xxxiii}}, 12.]]</ref> », De même, celui qui disait : « Moi, qui suis la lumière, je suis venu en ce monde ; mais les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#3-19|''Joan.'', {{rom|iii}}, 19.]]</ref> », reprochait aux hommes d’avoir un amour déréglé, Voilà pourquoi l’Épouse des Cantiques s’écrie : « Réglez l’amour en moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Cantique#2-4|''Cant.'', {{rom|ii}}, 4.]]</ref>. » De même encore, c’était la volonté que Jésus trouvait déréglée dans ses disciples quand il disait : « Vous ne savez ce que vous désirez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-38|''Marc.'', {{rom|x}}, 38.]]</ref> ; » mais il leur apprend à replacer leur volonté déréglée dans la droite ligne, quand il leur dit : « Pouvez-vous boire le calice que je boirai <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-38|''Ibidem.'']]</ref> ? » En parlant ainsi, il ne leur montrait encore que par ses leçons, à régler leur volonté ; il le leur enseigna plus tard, par son propre exemple, lorsque dans sa passion, après avoir prié son Père d’éloigner de lui le calice, il ajoute aussitôt : « Néanmoins qu’il en soit, non comme je le veux, mais comme vous le voulez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-39|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 39.]]</ref>. » Nous avons donc reçu de Dieu, dans la création, la faculté de vouloir, de même que celle de craindre et celle d’aimer, ce qui fait que nous sommes des créatures en général ; mais pour ce qui est de vouloir le bien, de craindre et d’aimer Dieu, nous le tenons de la grâce qui nous a visités et a fait de nous des créatures de Dieu.
18. En effet, si, en tant qu’êtres créés doués de liberté et de volonté, nous n’appartenons qu’à nous, nous appartenons à Dieu par la bonne volonté. Or, c’est celui qui l’a faite libre, notre volonté, qui la fait bonne, afin que nous soyons comme les prémices de ses créatures ; car il vaudrait mieux pour nous ne pas être que d’être toujours à nous ; en effet, ceux qui ont voulu s’appartenir à eux-mêmes, comme des dieux, sachant le bien et le mal, non-seulement se sont appartenus en effet, mais sont tombés au pouvoir du diable. Ainsi c’est par la volonté en tant que libre, que nous sommes nôtres ; c’est par elle encore en tant que mauvaise, que nous sommes au diable et c’est toujours par elle mais en tant que bonne, que nous appartenons à Dieu. C’est ce qui a fait dire à l’Apôtre : « Le Seigneur connaît ceux qui sont à lui <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#2-19|''II Tim.'', {{rom|ii}}, 19.]]</ref> », car, s’il s’adresse à ceux qui ne lui appartiennent pas, il leur dit : « En vérité, je vous déclare que je ne vous connais point <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#25-12|''Matth.'', {{rom|xxv}}, 12.]]</ref>. » Lorsque par la mauvaise volonté, nous passons au démon, nous cessons, pour ainsi dire en attendant, d’appartenir à Dieu, de même que lorsque, par la bonne volonté nous sommes à Dieu, nous n’appartenons plus au diable, mais ni dans l’un ni dans l’autre cas, nous ne cessons point d’être nôtres ; car des deux côtés nous conservons le libre arbitre et, avec lui, la cause de tout mérite, en sorte que c’est toujours justement que nous sommes punis si nous sommes mauvais, puisque étant libres, nous ne devenons mauvais que par le fait de notre propre volonté ; c’est justement aussi que nous sommes récompensés si nous sommes bons, puisque nous ne pouvons également l’être que par un acte de notre volonté. Il est bien certain que c’est par le fait de notre volonté que nous devenons esclaves du démon, non point par un acte de sa puissance ; mais ce n’est point par elle, c’est par la grâce que nous nous assujettissons à Dieu. Car on doit dire que si notre volonté est bonne elle est une créature du bon Dieu ; mais elle ne sera parfaite que lorsqu’elle sera parfaitement soumise à son créateur. Loin de moi toutefois la pensée d’attribuer à notre volonté sa perfection et de n’attribuer qu’à Dieu sa création, puisqu’il est incomparablement meilleur d’être parfait que d’être simplement fait et qu’il y aurait de l’impiété à prétendre que Dieu n’a fait en nous que ce qui est moindre, et que nous, nous avons fait ce qui est plus parfait. L’Apôtre, comprenant bien ce qu’il était par la nature et ce qu’il devait attendre de la grâce, disait : « Je trouve en moi la volonté de faire le bien, mais je n’y trouve pas le moyen de l’accomplir <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-18|''Rom.'', {{rom|vii}}, 18.]]</ref>. » Il savait fort bien, en effet, que par le libre arbitre, il avait en lui le vouloir, mais que la grâce lui était nécessaire pour avoir le parfait vouloir ; car, si vouloir le mal est une défaillance de la volonté, vouloir le bien est pour elle un progrès, et elle est parfaite quand elle suffit à tout le bien que nous voulons.
19. Ainsi donc, pour que le vouloir qui nous vient du libre arbitre soit parfait, nous avons besoin de deux grâces : d’une première qui nous fasse goûter le bien, ce qui est proprement la conversion de la volonté au bien, et d’une seconde qui nous le fasse pouvoir complètement, ce qui est la confirmation même de la volonté dans le bien. Or la volonté n’est parfaitement tournée, convertie au bien que quand elle ne se complaît plus que dans ce qui est honnête et permis, et elle est parfaitement confirmée dans le bien quand elle ne manque plus de rien qui lui plaise. Par conséquent, la volonté, pour être parfaite, doit être pleinement bonne et bonnement pleine. En soi, la volonté est deux fois bonne dès le principe ; elle est bonne en général par le seul fait de la création, attendu qu’étant l’œuvre d’un Dieu bon elle n’a pu être créée que bonne, comme elle le fut, en effet, d’après ce qui est dit que Dieu vit que tout ce qu’il avait fait était parfaitement bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#1-31|''Gen.'', {{rom|i}}, 31.]]</ref>. Elle est bonne en particulier à cause du libre arbitre par lequel elle est faite à l’image de Celui qui l’a créée. Si aux deux premiers biens de la volonté nous en ajoutons un troisième, la conversion à son Créateur, on pourra la considérer alors avec juste raison comme parfaitement bonne ; bonne en général, bonne en son genre et très-bonne dans son ordination <ref>Dans quelques éditions on lit : « son ordination à Dieu ; » mais c’est une pure redondance de mots ; car la suite du texte rend cette addition complètement superflue.</ref> ; or, par ordination j’entends la conversion complète de la volonté à Dieu, sa sujétion entière, volontaire et dévouée. Mais à cette parfaite justice, est due ou plutôt est jointe la plénitude de la gloire ; car ces deux biens se suivent tellement qu’on ne peut posséder la parfaite justice sans la gloire parfaite ; ni la plénitude de la gloire, sans la plénitude de la justice. C’est donc à bon droit qu’une pareille justice ne va pas sans la gloire, puisque la vraie gloire ne peut aller sans une telle justice. Aussi est-ce avec raison qu’il est dit : « Bienheureux ceux qui sont affamés et altérés de la justice, parce qu’ils en seront pleinement rassasiés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#5-6|''Matth.'', {{rom|v}}, 6.]]</ref>. »
20. Ce sont précisément les deux biens dont nous avons parlé plus haut sous le nom de vraie sagesse et de plein pouvoir, en rapportant la sagesse à la justice et le pouvoir à la gloire. J’ajoute les qualificatifs vrai et plein, afin de montrer par le premier que je ne parle point de la sagesse de la chair qui n’est que mort <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-6|''Rom.'', {{rom|viii}}, 6.]]</ref>, ni de celle qui n’est que folie pour Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-19|''I Corinth.'', {{rom|iii}}, 19.]]</ref>, je veux dire de cette sagesse du monde par laquelle les hommes sont sages à leurs yeux, « mais de cette sagesse qui les rend habiles à mal faire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#4-22|''Jérem.'', {{rom|iv}}, 22.]]</ref>. » Par le second qualificatif, je n’entends point parler de ceux dont il est dit : « Les puissants seront fortement tourmentés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#6-7|''Sap.'', {{rom|vi}}, 7.]]</ref>. » La vraie sagesse et le plein pouvoir ne se trouvent que là où se rencontrent déjà réunis les deux biens dont j’ai encore parlé plus haut et que j’ai appelés le libre conseil et le libre complaire ; et je ne reconnais, pour moi de vrai sage et de vraiment puissant que celui qui, non-seulement a le vouloir en soi, en vertu du libre arbitre ; mais encore le parfaire, en sorte qu’il ne puisse ni vouloir ce qui est mal, ni être privé de faire ce qu’il veut. Or le premier dépend du libre conseil, c’est-à-dire de la vraie sagesse, et le second du libre complaire, c’est-à-dire du plein pouvoir. Mais quel est l’homme assez saint et assez grand pour se glorifier d’en être arrivé là ? Où et quand en sera-t-il ainsi ? Sera-ce en cette vie ? Si cela pouvait être, celui qui en serait arrivé là, serait plus grand que saint Paul lui-même qui s’écriait : « Je ne trouve point en moi le parfaire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-18|''Rom.'', {{rom|vii}}, 18.]]</ref>. » Adam, du moins, dans le paradis terrestre, a-t-il joui de ce triple bien ? S’il en avait joui, jamais il n’en eût été chassé.
{{t3|LES PREMIERS HOMMES ONT-ILS CONNU CETTE TRIPLE LIBERTÉ DANS LE PARADIS TERRESTRE, L’ONT-ILS CONSERVÉE MÊME APRÈS LE PÉCHÉ.|CHAPITRE VII.|fs=120%}}
21. C’est maintenant le lieu d’examiner une question, que nous avons différée jusqu’à présent, à savoir, si, dans le paradis terrestre, les premiers hommes ont joui des trois libertés que nous avons désignées sous le nom de libre arbitre, libre conseil et libre complaire, ou, en d’autres termes, s’ils ont été libres de toute contrainte, de tout péché et de toute misère, ou bien, s’ils n’ont joui que de deux ou même que d’une de ces libertés. Quant à la première liberté, cela ne peut faire une question, pour peu que nous n’ayons point oublié le raisonnement par lequel nous avons clairement établi plus haut qu’elle subsiste également dans les justes et dans les pécheurs ; mais pour les autres, il y a véritablement lieu de se demander si Adam les a eues toutes les deux ou s’il n’a eu que l’une d’elles. S’il ne les a possédées ni l’une ni l’autre, qu’a-t-il donc perdu ? Car ni après, ni avant son péché, il n’a cessé d’avoir la plus complète liberté de son libre arbitre ; et s’il n’a rien perdu, quel châtiment a-ce donc été pour lui d’être chassé du paradis terrestre ? Mais, s’il a possédé l’une au moins de ces deux libertés, comment l’a-t-il perdue ? Il est bien certain que, du jour qu’il a péché, il n’a plus été libre, pendant sa vie mortelle, ni du péché ni de la misère, et pourtant on ne saurait dire qu’il a pu perdre aucune des trois libertés dont nous avons parlé plus haut, quelle que soit celle qu’il eût reçue, autrement il serait évident qu’il n’a jamais possédé ni la parfaite sagesse, ni le plein pouvoir, dans le sens que nous les avons définis l’une et l’autre, un peu plus haut, puisqu’il aurait pu vouloir quelque chose qu’il n’aurait pas dû, et qu’il aurait reçu ce qu’il n’aurait pas voulu. Ne pourrait-on pas dire qu’il ne les a possédées que d’une certaine façon, non point dans leur plénitude, et qu’ainsi il a pu les perdre ? Il est certain que chacune de ces deux libertés a deux degrés, le supérieur et l’inférieur ; le premier, dans la liberté de conseil, est de ne pouvoir point pécher, et le second est de pouvoir ne point pécher. De même, le degré supérieur de la liberté de complaire, est de ne pouvoir être troublé, et l’inférieur, de pouvoir ne point être troublé. L’homme a donc reçu, dans sa création, le degré inférieur de chacune de ces deux libertés. Mais il en a été dépouillé par son péché, et, du degré de liberté, qui consistait pour lui à pouvoir ne point pécher, il est tombé au point de ne pouvoir plus ne pas pécher, en perdant ainsi tout ce qu’il avait de liberté de conseil. De même, pour ce qui est du degré qui consistait à pouvoir n’être point troublé ; il en est venu à ne pouvoir plus ne pas être troublé en perdant également tout ce qu’il avait de liberté de complaire. Pour châtiment, il ne conserva plus que la liberté d’arbitre, qui ne lui avait servi qu’à perdre les deux autres, et il ne peut la perdre comme les deux dernières. S’étant volontairement fait l’esclave du péché, il était juste qu’il perdît le libre conseil ; mais, étant devenu par le péché, débiteur de la mort, comment aurait-il pu conserver la liberté du complaire ?
22. L’homme se priva donc lui-même des deux autres libertés qu’il avait reçues, par l’abus qu’il fit de son libre arbitre : or, il en a abusé en la faisant servir à sa honte, quand elle ne lui avait été donnée que pour tourner à sa gloire, ainsi que l’Écriture nous l’apprend en disant « L’homme, tandis qu’il était élevé en honneur, n’a pas compris sa gloire ; il a été assimilé aux bêtes qui n’ont point de raison, et il leur est devenu semblable <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#49-13|''Psalm.'' {{rom|xlviii}}, 13.]]</ref>. » Seul entre tous les êtres animés, l’homme a reçu le pouvoir de pécher, c’est la prérogative de son libre arbitre ; mais il ne lui a point été donné pour qu’il péchât, c’était au contraire, pour qu’il acquît plus de gloire, en ne péchant pas quand il pouvait pécher. Qu’y aurait-il eu, en effet, de plus glorieux pour lui que de pouvoir lui appliquer ces paroles de l’Écriture : « Quel est celui-là et nous le louerons <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#31-9|''Eccli.'', {{rom|xxxi}}, 9.]]</ref> ? » Pourquoi ces louanges ? « C’est qu’il a fait quelque chose de merveilleux dans sa vie. » Qu’a-t-il donc fait ? « Il a pu violer les commandements de Dieu, et il ne les a pas violés ; il a pu faire le mal, et il ne l’a point fait. » Or, il eut cette gloire, tant qu’il ne pécha point, et il la perdit en péchant. Mais s’il pécha, c’est qu’il était libre de pécher, et cette liberté ne lui venait point d’ailleurs que de son libre arbitre, qui renferme pour lui la possibilité de pécher. Il ne faut point s’en prendre à celui qui le lui donna ; mais à l’homme lui-même, qui fit servir au péché une faculté qu’il n’avait reçue que pour avoir la gloire de ne point pécher ; car, s’il est vrai qu’il n’eût point péché, s’il n’avait eu le pouvoir de pécher, ce n’est pourtant point parce qu’il a eu ce pouvoir qu’il a péché, mais parce qu’il a voulu pécher. En effet, quand le diable et ses satellites ont péché, si les autres n’ont point fait comme eux, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas pu, mais parce qu’ils n’ont pas voulu.
23. On ne saurait donc imputer la chute de l’homme par le péché, au pouvoir qu’il avait reçu de pécher, mais au vice de sa volonté. Mais, s’il a pu tomber par un acte de sa volonté, il ne saurait à présent se relever par un acte pareil ; car, s’il a été donné à la volonté de pouvoir ne point tomber, il ne lui a pas été donné de pouvoir se relever, une fois tombée. Il n’est pas aussi facile de sortir d’une fosse que d’y choir. L’homme a pu, par sa seule volonté, tomber dans la fosse du péché, mais il ne saurait se relever désormais, par sa seule volonté, puisque le voulût-il, il ne saurait plus même ne plus pécher.
{{t3|LE LIBRE ARBITRE SUBSISTE APRÈS LE PÉCHÉ.|CHAPITRE VIII.|fs=120%}}
24. Mais quoi ? Le libre arbitre est-il détruit parce qu’il ne peut plus ne pas pécher ? Nullement, mais il a perdu le libre conseil, en vertu duquel il pouvait jadis ne pas pécher, de même que, si l’infortuné ne peut plus ne pas être troublé désormais, cela vient de ce qu’il a perdu aussi le libre complaire, en vertu duquel il pouvait jadis ne pas être troublé. Le libre arbitre, même depuis le péché d’Adam, demeure donc tout entier, mais il est misérable, et, si l’homme ne peut pas lui-même s’affranchir du péché et de la misère, ce n’est pas une preuve qu’il a perdu tout libre arbitre, mais seulement qu’il est privé des deux autres libertés. En effet, il n’appartient pas et il n’a jamais appartenu au libre arbitre, en tant que tel, de pouvoir <ref>Telle est la leçon qu’il faut préférer ici ; elle est en rapport avec la pensée qui se retrouve exprimée au n. 19.</ref> ou d’être sage, mais seulement de vouloir ; il ne donne à la créature ni le savoir, ni le pouvoir, mais seulement le vouloir, par conséquent, on ne peut le regarder comme perdu que s’il cesse de vouloir, non pas s’il manque de pouvoir ou de savoir, car il n’y a que là où la volonté fait défaut que la liberté périt. Je ne dis pas s’il cesse de vouloir le bien, mais s’il perd toute faculté de vouloir ; car on ne saurait nier que, dès l’instant que le bien ne procède plus de la volonté, et que la volonté elle-même a disparu tout entière, le libre arbitre aussi soit mort. S’il est tel qu’il n’y ait que le bien qu’il ne puisse plus vouloir, c’est un signe, non qu’il n’y a plus de libre-arbitre, mais bien qu’il n’y a plus de libre conseil. Si ce n’est pas le vouloir qui lui manque, mais si c’est le pouvoir de faire le bien qu’il veut, c’est la preuve qu’il lui manque le libre complaire, non pas que le libre arbitre a péri. Ainsi donc le libre arbitre suit partout la volonté, à tel point qu’il ne cesse d’exister que là où elle disparaît, mais la volonté elle-même se retrouve aussi bien dans les méchants que dans les bons ; d’où il suit que le libre arbitre existe tout entier dans les pécheurs aussi bien que dans les justes. Et de même que la volonté, pour être dans la misère, ne cesse point d’être la volonté, mais seulement s’appelle et est effectivement une volonté malheureuse, comme il y en a d’heureuses, ainsi aucune adversité, nul malheur ne saurait détruire ni même diminuer le libre arbitre, en tant que libre arbitre.
25. Toutefois, bien que le libre arbitre ne souffre aucune diminution en qui que ce soit, néanmoins il ne saurait, par ses propres forces, remonter du mal au bien, comme il a pu par lui-même tomber du bien dans le mal. Faut-il s’étonner en effet qu’il ne puisse, une fois tombé, se relever lui-même quand on sait que, même lorsqu’il était debout, il n’aurait pu par ses propres forces s’élever vers le bien, et quand on voit que, lors même qu’il avait encore avec lui, du moins en partie, les deux autres libertés, il n’a pu, du degré inférieur où il les possédait, arriver à les avoir en un degré supérieur, c’est-à-dire de l’état de pouvoir ne point pécher, et ne point être troublé, en arriver à ne pouvoir plus ni pécher, ni être troublé ? S’il n’a pu à l’aide, quel qu’il ait été, des deux autres libertés, s’élever du bien au mieux, à combien plus forte raison, maintenant qu’il en est complètement privé, sera-t-il hors d’état de se relever par lui-même, du mal au bien dont il est déchu ?
26. L’homme a donc besoin du Christ, qui est la vertu et la sagesse de Dieu qui, en tant que sagesse, verse de nouveau dans son âme la vraie sagesse pour lui rendre son libre conseil, et en tant que vertu, lui redonne le plein pouvoir pour réparer son libre complaire, en sorte que devenant d’un côté parfaitement bon il ignore désormais le péché, et d’un autre complètement heureux il ne sent plus rien de contraire à sa volonté. Mais il ne faut espérer cette perfection que dans l’autre vie, alors que ces deux libertés, perdues maintenant pour nous, seront entièrement rendues à notre libre arbitre, non pas de la manière qu’elles se trouvent, dans tout homme juste, si saint qu’il soit ici-bas, non pas même en l’état où les ont possédées nos premiers parents dans le paradis terrestre ; mais comme les anges en jouissent maintenant dans le ciel. Mais en attendant, contentons-nous, dans ce corps de mort et dans ce siècle mauvais, d’une liberté de conseil, qui nous permette de ne point obéir au péché dans la concupiscence et d’une liberté de complaire qui nous exempte de toute crainte fâcheuse pour la justice. Or, ce n’est pas une petite sagesse, dans cette chair de péché et dans ces jours mauvais, que de ne point consentir au mal quoiqu’on ne puisse s’en garantir entièrement ; et ce n’est pas non plus un faible pouvoir que de mépriser courageusement l’adversité pour la vérité, bien qu’on n’ait pas encore le bonheur d’y être complètement insensible.
27. En attendant, nous devons apprendre par la liberté de conseil à ne pas abuser de celle du libre arbitre, si nous voulons un jour jouir d’une complète liberté de complaire. C’est certainement ainsi que nous réparerons en nous l’image de Dieu et que par la grâce, nous nous mettrons en état de recouvrer cet antique honneur que nous avons perdu par le péché. Bienheureux celui qui entendra dire de soi ces paroles : « Quel est celui-là et nous le louerons ? car il a fait des merveilles dans sa vie. Il a pu transgresser les commandements de Dieu et ne les a point transgressés ; il a pu faire le mal et ne l’a point fait <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#31-9|''Ecclés.'', {{rom|xxxi}}, 9.]]</ref>. »
{{t3|L’IMAGE ET LA RESSEMBLANCE DE DIEU, SELON LESQUELLES NOUS AVONS ÉTÉ CRÉÉS, CONSISTENT DANS CETTE TRIPLE LIBERTÉ.|CHAPITRE IX.|fs=120%}}
28. Je pense que c’est dans ces trois libertés que consistent l’image et la ressemblance de Dieu, selon lesquelles nous avons été créés, en sorte que l’image se retrouve dans le libre arbitre et la ressemblance dans les deux autres libertés. Et peut-être, si le libre arbitre ne souffre ni défaillance ni diminution est-ce parce qu’il semble plus particulièrement avoir reçu l’empreinte de l’image substantielle de l’éternelle et immuable divinité. En effet, s’il a eu un commencement, il ne saurait avoir de fin ; il n’est point augmenté par la gloire ou par la sainteté, de même qu’il n’est point diminué par le péché ou par la misère. Parmi les choses qui ne sont point éternelles, en est-il une seule qui ressemble davantage à l’éternité ? Quant aux deux autres libertés, comme elles peuvent non-seulement diminuer mais même se perdre complètement, il semble qu’elles n’ont reçu qu’une sorte de ressemblance de la sagesse et de la puissance en plus de l’image divine. De plus, de même que nous les avons perdues par le péché, nous les avons recouvrées par la grâce, et enfin, tous les jours, les uns plus, les uns moins, nous avançons ou nous reculons dans ces deux libertés ; bien plus, nous pouvons les perdre si bien que nous ne puissions même plus les recouvrer, de même qu’il se peut que nous les possédions si bien un jour, qu’il ne nous soit plus possible ni de les perdre ni de les affaiblir.
29. Dans le Paradis terrestre, l’homme ne possédait point cette ressemblance bipartite avec la sagesse et la puissance divines, au plus haut degré possible, mais à un degré peu éloigné d’être le plus haut. Qu’y a-t-il, en effet, de plus près de la condition d’un être qui ne peut ni pécher ni être troublé, dans laquelle les saints anges <ref>Dans quelques éditions, la leçon varie en cet endroit et fait dire à saint Bernard : « les saints et les anges, au lieu de «… les saints anges. » Mais la copulative et manque dans nos trois manuscrits.</ref> sont maintenant affermis, et Dieu s’est toujours trouvé, que de pouvoir ne point pécher et n’être point troublé, comme c’était le partage de l’homme, quand il fut créé ? Mais par le péché il est tombé, ou plutôt nous sommes tombés en lui et avec lui, de ce haut degré et par la grâce, nous sommes remontés, sinon au même degré, du moins à un degré un peu moins élevé que le premier. En effet, si nous ne pouvons plus vivre ici-bas absolument exempts de péché ou de misère, du moins nous pouvons, avec l’aide de la grâce, ne nous laisser vaincre ni par le péché ni par la misère. Il est écrit : « Quiconque est né de Dieu ne commet point de péché <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#3-9|''I Joan.'', {{rom|iii}}, 9.]]</ref> ; » Mais cela n’est dit que de ceux qui sont prédestinés à la vie éternelle, en ce sens, non pas qu’ils ne pèchent point du tout, mais que, s’ils pèchent, leur péché ne leur est point imputé, soit parce qu’ils l’ont expié par de dignes fruits de pénitence, soit parce qu’ils l’ont couvert du manteau de la charité <ref>Saint Bernard a déjà enseigné l’amissibilité de la grâce dans son second opuscule, n. 14. Cependant, il dit ici que le péché des prédestinés « est caché dans la charité, » cela ne peut s’entendre que de la charité subséquente qui vient plus tard justifier le pécheur, de même qu’il est lavé par la pénitence. Il y a plus néanmoins, il dit en effet « que le péché des prédestinés est caché dans la charité de Dieu qui les prédestine, » car, dit-il, la charité du Père cache la multitude de leurs fautes, sermon XII, sur le Cantique des cantiques n. 15. Saint Bernard explique encore ce passage d’une autre manière, dans son sermon IV, sur divers sujets où il dit que ces mots, celui qui est né de Dieu ne pèche pas, doivent s’entendre en ce sens qu’il ne persévère pas dans le péché. Voir les notes de la fin du volume sur le premier sermon de la septuagésime.</ref>, selon ce qui est dit : « La charité couvre beaucoup de péchés <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Pierre#4-8|''I Petr.'', {{rom|iv}}, 8.]]</ref> », et « Bienheureux sont ceux à qui leurs iniquités ont été remises et dont les péchés sont couverts <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#32-1|''Psalm.'', {{rom|xxxi}}, 1.]]</ref> », et encore : « Bienheureux est l’homme à qui le Seigneur n’a imputé aucun péché. » Ainsi les anges au premier rang ont le plus haut degré de ressemblance avec Dieu, nous n’avons que le plus bas. Adam en a eu un intermédiaire entre les anges et nous, et le démon n’en a aucun. En effet, il a été donné aux esprits célestes d’être affermis dans un état exempt de tout péché et de toute misère. Adam fut créé exempt de l’un et de l’autre, mais il ne lui a pas été donné de demeurer toujours tel ; quant à nous il ne nous est pas donné d’être sans misère et sans péché, il ne nous est donné que de ne céder ni à l’un ni à l’autre. Quant au démon et à ses membres, comme ils ne veulent jamais résister au mal, ils ne peuvent jamais non plus échapper à la peine du péché.
30. Ainsi donc, les deux libertés de conseil et de complaire, qui procurent la vraie sagesse et la vraie puissance à toute créature raisonnable, à laquelle Dieu les dispense comme bon lui semble, et varient selon les causes, les lieux et les temps ; car, à peine possédées sur la terre, elles le sont pleinement dans les cieux, elles ne l’étaient que faiblement dans le paradis terrestre, et elles ne le sont point du tout dans les enfers. Au contraire, la liberté du libre arbitre n’a pas cessé le moins du monde d’être la même qu’au moment où elle a été créée, et se trouve égale, en tant que telle, dans le ciel, sur la terre et dans les enfers ; aussi est-ce avec raison que les premières ne nous donnent qu’une simple ressemblance avec Dieu, tandis que la dernière imprime en nous son image. Que dans les enfers les deux libertés, qui ont rapport à la ressemblance, aient complètement péri, c’est ce dont l’autorité même des saintes Écritures fait foi. En effet, pour ce qui est du libre conseil, d’où naît la vraie sagesse, on peut se convaincre qu’il n’existe plus en ce lieu, par ces paroles pleines de clarté : « Faites promptement tout ce que votre main peut faire, parce qu’il n’y aura plus ni œuvre, ni raison, ni sagesse, ni science dans les enfers où vous courez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiaste#9-10|''Ecclés.'', {{rom|ix}}, 10.]]</ref>. » Quant à la puissance qui nous vient du libre complaire, voici ce que nous en apprend l’Évangile : « Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres extérieures <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#22-13|''Matth.'', {{rom|xxii}}, 13.]]</ref>. » Or, que faut-il entendre par ces mots : « Liez-lui les pieds et les mains, » sinon dépouillez-le de tout pouvoir ?
31. On me dira peut-être : comment se fait-il qu’il n’y a point de place pour un peu de sagesse, là où tout ce qu’on souffre force à se repentir du mal qu’on a fait ? Est-ce qu’on ne saurait se repentir au sein des tourments ou bien le repentir n’est-il point une sorte de sagesse ? L’objection serait fondée, s’il n’y avait de puni dans l’enfer que l’œuvre mauvaise et non pas la volonté mauvaise en même temps. Il est hors de doute que personne, au milieu du châtiment de sa faute, ne se plaît à réitérer le mal qu’il a fait, mais si la volonté persévère dans les mauvaises dispositions jusqu’au milieu des tourments, qu’importe qu’elle renonce à l’acte mauvais, si elle ne semble avoir un peu de sagesse, que, parce qu’au sein de l’enfer, il ne lui est plus possible de commettre le péché de luxure ? D’ailleurs, il est écrit que « la sagesse n’entrera point dans une âme maligne <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#1-4|''Sap.'', {{rom|i}}, 4.]]</ref>. » Mais qui nous dit que la volonté continue à être mauvaise jusque dans les châtiments ? Cela ressort, entre autres choses, de ce qu’elle ne voudrait point être punie ; or la justice veut que ceux qui ont mal fait subissent un châtiment, elle ne veut donc point ce que veut la justice. Quiconque ne veut point ce qui est juste, n’a pas la volonté juste, mais injuste, et par conséquent mauvaise, précisément en ce qu’elle n’est pas d’accord avec la justice. Il y a deux choses qui montrent que la volonté est injuste, c’est lorsqu’elle veut pécher ou que son péché demeure impuni. Quelles preuves de vraie sagesse ou de bonne volonté trouverons-nous donc dans ceux qui ont péché, tant qu’ils ont pu le faire, et voudraient ensuite que leurs fautes demeurassent impunies ? Mais soit, ils se repentent d’avoir mal fait, n’est-il pas vrai cependant qu’ils aimeraient mieux pécher encore, si le choix leur en était donné, que de souffrir la peine du péché ? Or c’est cela même qui est injuste, inique. Or quand vit-on la volonté, si elle est bonne, préférer ce qui est injuste à ce qui est juste ? D’ailleurs on ne peut dire que ceux qui sont moins fâchés d’avoir vécu selon leur bon plaisir que de ne pouvoir plus vivre ainsi, aient un véritable repentir. Du reste, ce qui se passe au dehors montre assez ce qu’ils sont intérieurement. Tant que leur corps est dans les flammes, il est certain que leur volonté persévère dans le mal, d’où il suit que cette ressemblance, qui ressort de la double liberté de conseil et de complaire, a disparu complètement dans les enfers, tandis que l’image, qui tient au libre arbitre, y subsiste toujours.
{{t3|C’EST JÉSUS-CHRIST QUI A RÉPARÉ EN NOUS LA RESSEMBLANCE DE L’IMAGE DE DIEU.|CHAPITRE X.|fs=120%}}
32. Mais il serait impossible de retrouver nulle part en ce monde cette ressemblance, et elle serait encore souillée et détruite, si la femme de l’Évangile n’avait allumé son flambeau <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#15-8|''Luc'', {{rom|xv}}, 8.]]</ref>, c’est-à-dire si la Sagesse n’avait apparu dans la chair, n’avait balayé la maison de nos vices et recherché la drachme qui y était perdue, c’est-à-dire son image qui est comme ensevelie sous la poussière, privée de son premier éclat et recouverte de la souillure du péché, ne l’avait justifiée après l’avoir retrouvée, n’en avait effacé tout ce qui en dénaturait la ressemblance, pour lui rendre sa première beauté et une gloire égale à celle des saints, ou plutôt pour la refaire en toutes choses à sa propre ressemblance afin d’accomplir ces paroles de l’Écriture : « Nous savons que lorsqu’il se montrera dans la gloire, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#3-2|''I Joan.'', {{rom|iii}}, 2.]]</ref>. » D’ailleurs, à qui mieux qu’au fils de Dieu cette œuvre pouvait-elle convenir ? Étant la splendeur de la gloire <ref>Le mot « gloire » manque dans plusieurs manuscrits.</ref>, et le caractère ou l’image parfaite de sa substance et soutenant tout par la puissance de la parole, il se montra et pourvu de tout ce qu’il fallait pour effacer sans peine la difformité de cette image et pour en réparer la faiblesse, d’un côté en dissipant par la splendeur de sa face les ténèbres de nos péchés, et de l’autre en nous rendant forts par la vertu de sa parole contre la tyrannie des démons.
33. La véritable forme à laquelle devait se conformer notre libre arbitre est donc venue sur la terre, parce qu’il fallait pour reprendre sa première forme qu’il fût reformé par celui qui l’avait formé dans le principe. Or, sa forme c’est la sagesse, et sa conformation c’est que l’image fasse dans le corps ce que la forme fait dans l’univers : or « Elle atteint depuis une extrémité du monde jusqu’à l’autre, avec force, et elle dispose tout avec douceur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#8-1|''Sap.'', {{rom|viii}}, 1.]]</ref>. » Elle atteint dis-je « d’une extrémité à l’autre, » c’est-à-dire du plus haut des cieux au plus bas de la terre, de l’ange le plus élevé au vermisseau le plus humble ; mais elle atteint « avec force, » non pas en allant d’un bout du monde à l’autre par un déplacement, une diffusion locale ou seulement par une opération ministérielle sur les créatures qui lui sont soumises, mais par une sorte de force substantiellement présente partout par laquelle il meut, ordonne et administre toutes choses avec une souveraine puissance. Or, il n’est contraint à faire tout cela par aucune nécessité, car il n’éprouve nulle peine, nulle fatigue dans cette opération, mais il dispose tout avec douceur par sa seule et paisible volonté. Certainement, « il atteint d’une extrémité du monde à l’autre, » c’est-à-dire depuis la naissance de la créature jusqu’au terme qui lui est assigné par le Créateur, soit au terme marqué par la nature, soit à celui auquel sa cause l’a poussé, soit enfin au terme que lui assigne la grâce. « Il atteint avec force » puisque aucun de ces termes n’est atteint qu’il n’ait été d’avance pré-ordonné par sa toute-puissante providence, selon qu’elle le veut.
34. Le libre arbitre devra donc s’efforcer de présider au corps de l’homme, comme la sagesse préside à l’univers entier, « en atteignant, lui aussi, d’un bout jusqu’à l’autre avec force : » c’est-à-dire en commandant avec autorité aux sens et aux membres du corps, de façon à ne pas permettre au péché d’y établir son règne, ni à ses membres de donner des armes à l’iniquité, mais à le contraindre à servir à la justice. Voilà comment l’homme évitera d’être l’esclave du péché puisqu’il ne fera point le péché ; délivré ainsi du péché, il commencera à recouvrer la liberté du conseil et à remonter à son rang, en rendant sa véritable ressemblance à l’image de Dieu qu’il porte en soi, et même en la rétablissant dans sa première beauté. Mais qu’il ait soin de faire tout cela avec autant « de douceur » que « de force ; » c’est-à-dire, sans tristesse et non pas comme s’il y était contraint par la nécessité, attendu que la nécessité n’est que le commencement, non point la plénitude de la sagesse ; mais avec un bon vouloir prompt et gai qui rende le sacrifice acceptable, car Dieu aime que ceux qui lui donnent le fassent de bon cœur <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#9-7|''I Corinth.'', {{rom|ix}}, 7.]]</ref>. Voilà comment il imitera en tout point la sagesse, puisqu’il résistera avec force au vice et se reposera doucement dans sa conscience.
35. Mais pour cela, nous avons besoin du secours de celui que son exemple nous engage à suivre. C’est lui en effet qui nous rendra conformes à cette sagesse, nous transformera en la même image et nous fera avancer de clarté en clarté, comme au souffle de l’esprit du Seigneur. Mais si c’est au souffle de l’esprit du Seigneur, ce ne sera plus sous l’impulsion du libre arbitre que nous agirons. Aussi ne faut-il pas s’imaginer que le libre arbitre est appelé ainsi, parce qu’il est doué d’un égal pouvoir et d’une égale facilité pour le bien que pour le mal, puisque, s’il peut tomber par lui-même, il ne peut se relever qu’avec l’aide de l’esprit du Seigneur ; autrement ni Dieu, ni les saints anges, qui sont tellement bons qu’ils ne peuvent plus être mauvais, non plus que les démons, qui ne sauraient plus faire le bien, tant ils sont mauvais, ne seraient doués du libre arbitre. Nous-mêmes, nous devons le perdre après la résurrection, lorsque nous serons comptés sans retour, parmi les méchants. Mais ni Dieu, ni Satan ne sont privés du libre arbitre ; attendu que si l’un ne peut être mauvais, cela ne vient pas de faiblesse ou de contrainte, mais d’une ferme volonté et d’une volontaire fermeté dans le bien ; et si le démon ne peut respirer que le mal, ce n’est pas parce qu’il y est contraint par une oppression et une violence étrangère, mais parce que sa volonté est obstinée au mal et son obstination dans le mal, volontaire. Par conséquent on peut dire que le libre arbitre est ainsi appelé de ce que soit dans le bien, soit dans le mal il ne fait que sa libre volonté, attendu que personne ne saurait ni être effectivement, ni être appelé soit bon, soit mauvais, s’il n’est doué de volonté. Ce qui fait qu’on le représente comme étant égal pour le bien comme pour le mal, c’est que, dans l’un et dans l’autre sens, il est doué, sinon de la même facilité pour décider son choix, du moins de la même liberté de vouloir <ref>C’est ce qu’on appelle la liberté de puissance ou faculté élective qui tourne avec une égale facilité au bien et au mal ; mais dont l’exercice et l’application au bien dépend de la grâce. « En effet, dit saint Bernard (infra, n. 42), ses efforts vers le bien sont vains s’ils ne sont aidés de la grâce et nuls s’ils ne sont excités par elle. »</ref>.
{{t3|LA GRÂCE, NON PLUS QUE LA TENTATION, NE DÉROGE EN RIEN AU LIBRE ARBITRE.|CHAPITRE XI.|fs=120%}}
36. C’est une prérogative particulière et tout honorable <ref>Deux manuscrits portent : « C’est une prérogative tout honorable et divine. » Un autre manuscrit, celui de Saint-Denis : « C’est dans la chair, une prérogative divine. »</ref> que toute créature raisonnable tient de son créateur, comme nous l’avons fait remarquer plus haut, de ne dépendre, en quelque sorte, que de soi, et de n’être mauvaise et par conséquent justement condamnée, ou bonne, et par suite sauvée avec justice, que par un acte de sa propre volonté, non point par l’effet d’une nécessité quelconque ; de même qu’il ne dépend que de lui-même, et n’est bon que parce qu’il le veut, non pas parce qu’il est contraint de l’être. Je ne veux pas dire qu’il suffit à la créature raisonnable de le vouloir pour être sauvée, mais je dis qu’elle ne le sera jamais, si elle ne veut pas l’être. Il n’est personne en effet qui soit sauvé malgré soi. Ce qu’on lit dans l’Évangile : « Nul ne peut venir à moi, si mon Père qui m’a envoyé ne l’attire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#6-44|''Joan.'', {{rom|vi}}, 44.]]</ref> », et ailleurs : « Forcez-les d’entrer <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#14-23|''Luc'', {{rom|xiv}}, 23.]]</ref> », n’empêche pas qu’il en soit ainsi ; car, quel que soit le nombre de ceux que le Père semble attirer dans sa bonté, ou contraindre à entrer, puisqu’il veut que tout le monde se sauve, cependant il ne juge personne digne du salut, qu’il n’ait voulu se sauver. Il ne se propose point autre chose, quand il nous frappe ou nous effraie, que de nous faire vouloir notre salut, non point de nous sauver malgré nous ; car, s’il agit de manière à détourner notre volonté du mal pour la porter au bien, il ne fait rien pour nous l’ôter. D’ailleurs, quand nous sommes attirés, ce n’est pas nécessairement malgré nous ; en effet, l’homme aveugle ou fatigué se laisse attirer sans peine, et saint Paul ne marchait point malgré lui, quand il suivait ceux qui le conduisaient par la main, à Damas. Enfin, celle-là ne souhaitait-elle pas d’être attirée, quand elle s’écriait avec tant d’ardeur dans le Cantique des cantiques : « Attirez-moi après vous, et je courrai dans l’odeur de vos parfums <ref>[[Bible_Crampon_1923/Cantique#1-3|''Canti.'', {{rom|i}}, 3.]]</ref> ? »
37. D’un autre côté, s’il est écrit quelque part : « Chacun est tenté par sa propre concupiscence qui l’attire et l’emporte <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-14|''Jacob'', {{rom|i}}, 14.]]</ref> », et ailleurs : « Le corps qui se corrompt appesantit l’âme et cette demeure terrestre abat l’esprit, par la multiplicité des soins qui l’agitent <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#9-15|''Sap.'', {{rom|ix}}, 15.]]</ref> », et si l’Apôtre dit lui-même : « Je trouve, dans les membres de mon corps, une autre loi qui combat contre la loi de mon esprit, et me rend captif sous la loi du péché, qui est dans les membres de mon corps <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-23|''Rom.'', {{rom|vii}}, 23.]]</ref> », peut-être peut-on penser que tout cela est une contrainte pour la volonté et détruit la liberté ; mais la tentation, quelque forte qu’elle se fasse sentir au dedans ou au dehors de nous, n’en laisse pas moins toute son indépendance à notre libre arbitre, en tant que tel, car ce ne sera toujours que de son libre consentement qu’il agira. Pour ce qui est du libre conseil et du libre complaire, il est certain que la concupiscence de la chair et les misères de la vie contribuent à diminuer la liberté de la volonté, mais ne sauraient la rendre mauvaise, qu’elle ne consente au mal. Enfin, quand saint Paul se plaint d’être captif sous la loi du péché <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-23|''Rom.'', {{rom|vii}}, 23.]]</ref>, on ne saurait douter qu’il parle d’un affaiblissement de liberté dans le libre conseil, car il se glorifie un peu plus haut d’avoir un vouloir sain <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-20|''Ibid.'', 20.]]</ref>, et d’être libre en très-grande partie pour le bien, car il dit : « Ce n’est pas moi qui le fais, » — Qu’est-ce donc qui vous fait parler ainsi, ô Paul ? — « C’est que je consens à la loi de Dieu, et je reconnais qu’elle est bonne, » et, plus loin, « je me plais dans cette loi, selon l’homme intérieur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-22|''Ibid.'', 22.]]</ref>. » Tant que son œil est simple et pur, il pense que tout son corps est éclairé. Tant que son consentement est sain, bien qu’il se sente attiré par le péché ou captivé par la misère, il n’hésite pas à se déclarer libre dans le bien ; aussi s’écrie-t-il avec confiance : « Maintenant il n’y a plus de condamnation à craindre pour ceux qui sont en Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-1|''Rom.'', {{rom|viii}}, 1.]]</ref>. »
{{t3|CELUI QUI NIE SA FOI, PAR LA CRAINTE DES SOUFFRANCES ET DE LA MORT, EST-IL EXEMPT DE PÉCHÉ, OU, EN D’AUTRES TERMES, A-T-IL PERDU SON LIBRE ARBITRE. DIGRESSION AU SUJET DU RENIEMENT DE SAINT PIERRE.|CHAPITRE XII.|fs=120%}}
38. Mais recherchons si ceux qui, par la crainte des souffrances ou de la mort, ont été amenés à renier leur foi, au moins de bouche, n’auront pas une excuse, d’après les paroles de l’Apôtre, en ce qu’ils n’ont renié leur foi que de bouche, ou si leur volonté n’a pas pu être contrainte à pécher, et à vouloir ce qu’il est constant qu’elle ne voulait point, et si, par ce moyen, tout libre arbitre n’a point péri en eux. Mais, comme il est impossible qu’on veuille et qu’on ne veuille point la même chose dans le même temps, on se demande à quel titre on doit imputer le mal à celui qui n’a point voulu le mal. Car il n’en est pas du reniement de la foi comme du péché originel, dont est souillé, non-seulement sans qu’il y ait de la volonté, mais le plus ordinairement sans qu’il le sache, tout homme qui n’a pas été régénéré par le baptême. Prenons pour exemple l’Apôtre saint Pierre ; il semble en effet qu’il a renié la vérité contre sa propre volonté, puisqu’il se trouvait dans la nécessité ou de la renier ou de mourir. Or, la crainte de la mort la lui a fait renier. Il ne voulait point la renier, mais il voulait encore moins mourir ; il la renia donc malgré lui, néanmoins il la renia pour échapper à la mort. S’il a été contraint de dire de bouche ce qu’il ne voulait pas, il est certain pourtant qu’il n’a pas été contraint de vouloir autre chose que ce qu’il voulait. Sa langue a parlé contre sa volonté, mais sa volonté n’a point été changée ? Que voulait-il en effet ? Rien autre chose, sans doute, que ce qu’il était, c’est-à-dire un disciple de Jésus-Christ. Mais que disait-il ? « Je ne connais point cet homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-73|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 73.]]</ref>. » Pourquoi cela ? C’est parce qu’il voulait échapper à la mort. Quelle faute commit-il en cette circonstance ? Nous voyons que cet apôtre avait deux volontés : l’une, de ne point mourir, complètement innocente ; l’autre, tout à fait louable, de se complaire dans le titre de chrétien. En quoi donc a-t-il péché ? Est-ce en aimant mieux mentir que de mourir ? Très-certainement, c’est en cela que sa volonté fut on ne peut plus répréhensible, c’est parce qu’il préféra la vie du corps à celle de l’âme : « Car la bouche qui ment tue l’âme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#1-11|''Sap.'', {{rom|i}}, 11.]]</ref>. » Il pécha donc, et ce ne fut pas sans le consentement de sa propre volonté, faible et misérable, j’en conviens, mais complètement libre. Et son péché ne fut pas de mépriser ou de haïr le Christ, mais de s’aimer plus qu’il ne l’aimait lui-même. Or, ce n’est pas la crainte subite de la mort qui poussa sa volonté à cet amour coupable de la vie, elle montra seulement ce qui existait déjà. Il était dans ces dispositions bien auparavant, mais il l’ignorait lui-même, puisque celui pour qui il n’y a rien de caché, lui dit : « Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-34|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 34.]]</ref>. » Ainsi, c’est par cette crainte, dont il fut frappé, que se montra et non pas que naquit cette faiblesse de volonté dans saint Pierre, et qu’on vit combien il s’aimait lui-même et jusqu’à quel point il aimait Jésus-Christ. Ce devint manifeste, pour lui du moins, sinon pour le Seigneur, car celui-ci savait bien auparavant ce qu’il y avait dans son disciple. Comme il aimait Jésus-Christ, on ne saurait nier que sa volonté souffrit violence, pour le faire parler ainsi contre sa pensée ; mais, comme il s’aimait aussi lui-même, on ne peut douter qu’il consentit volontairement à parler pour lui. S’il n’avait pas aimé le Christ, ce n’eût pas été malgré lui qu’il l’eût renié, mais s’il ne s’était aimé lui-même plus qu’il aimait Jésus-Christ, il ne l’aurait pas renié. Reconnaissons donc qu’il fut poussé, sinon à changer de volonté, du moins à la cacher, sinon à renoncer à l’amour <ref>C’est-à-dire à agir contrairement à son amour ; car, comme saint Bernard le dit plus haut : « Son péché ne fut pas de mépriser ou de haïr le Christ ; mais de s’aimer plus qu’il ne l’aimait lui-même. »</ref> de Dieu, du moins à se préférer un peu à lui dans son cœur.
39. Mais quoi ! Peut-être ce que je viens d’affirmer de la volonté, va-t-il s’écrouler, s’il est prouvé que la volonté est susceptible d’être contrainte. Toutes mes assertions tomberaient en effet, s’il était démontré qu’elle peut être contrainte par tout autre qu’elle-même. Mais si la contrainte qu’elle souffre ne vient que d’elle, contraignant d’un côté et contrainte de l’autre, elle retrouve là ce qu’elle perd ici, car la violence à laquelle elle cède, ne provient que d’elle. Or, ce que la volonté souffre par son propre fait, est évidemment le fait de la volonté ; mais si c’est le fait de la volonté, ce n’est donc plus celui de la nécessité, c’est donc quelque chose de parfaitement volontaire ; non-seulement volontaire, mais libre. D’où il suit que celui qui a été poussé à renier sa foi par sa volonté propre, n’a été contraint que parce qu’il l’a voulu ; disons mieux, il n’a point été forcé, mais il a cédé, non pas à une puissance étrangère, mais à sa propre volonté, à cette volonté, dis-je, qui a voulu échapper à la mort à quelque prix que ce fût. Autrement, comment la voix d’une femme de rien aurait-elle pu contraindre une langue sacrée à des paroles coupables, si la maîtresse de cette langue, la volonté n’y avait consenti ? Aussi, lorsque dans la suite, revenant de cet amour excessif de sa propre personne, il commença à aimer Jésus-Christ comme il le devait, de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces, il n’y eut plus ni menaces, ni supplices qui pussent amener sa volonté à consentir que sa langue donnât des armes à l’iniquité ; au contraire, se rangeant avec une courageuse audace du côté de la vérité, elle lui fit dire : « Mieux vaut obéir à Dieu qu’aux hommes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Actes#5-29|''Act.'', {{rom|v}}, 29.]]</ref>. »
40. On distingue deux sortes de contraintes, selon que nous sommes forcés ou de faire ou de souffrir quelque chose contre notre propre volonté. La seconde, qu’on peut appeler passive, peut se produire quelquefois en l’absence de tout consentement de la volonté de celui qui la souffre ; la contrainte active n’est jamais dans ce cas. Il suit de là que le mal, qui se fait en nous ou qui vient de nous, ne nous est point imputable, s’il se produit malgré nous ; mais s’il est fait par nous, il ne peut jamais être exempt de toute faute de la volonté. Nous voulons évidemment tout ce qui n’aurait pas lieu si nous ne le voulions pas. Il y a donc aussi une certaine contrainte active, mais elle n’a point d’excuse à prétendre, puisqu’elle est volontaire. Un chrétien se trouvait forcé de renier le Christ ; il ne le fit qu’à regret, mais pourtant il ne le fit que parce qu’il le voulut bien ; il voulait en effet éviter à tout prix le glaive dont il était menacé, et c’est la volonté, dominant à l’intérieur, qui lui fit ouvrir la bouche, non pas le glaive qui brillait au-dehors. Le glaive fit voir que telle était sa volonté, mais ne la fit pas telle. C’est donc elle qui se porta au péché, non l’épée qui la contraignit. Aussi, ceux en qui la volonté se trouva saine, purent-ils être mis à mort mais ne purent jamais être pliés au mal. C’est ce qui leur avait été annoncé d’avance en ces termes <ref>Telle est la version des deux manuscrits de Saint-Denis et de Cîteaux et de deux autres encore. Horstius, de son côté, a lu ainsi : « Voilà ce qui a été dit de saint Jean Baptiste : On lui a fait souffrir ce qu’on a voulu. Est-ce à dire que ce fut ce qu’il voulut lui-même ? Ainsi, pour les autres martyrs, on leur fit endurer non ce qu’ils voulurent, mais ce qu’on voulut ; et ce ne fut que dans leurs membres, non point dans leur cœur. On tortura leur corps, mais on ne put changer leur volonté ; on fit souffrir leur chair, mais on ne put changer quoi que ce fût à leur âme. » Cette leçon est également donnée par un manuscrit de la Colbertine.</ref> : « Ils vous feront tout ce qu’ils voudront <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#9|''Marc.'', {{rom|ix}}.]]</ref> ; » mais dans le corps, non dans le cœur. Ce n’est pas vous qui ferez ce qu’ils veulent, mais ce sont eux qui le feront, et vous, vous le souffrirez. Ils tortureront vos membres mais ne pourront changer votre volonté ; ils feront souffrir votre corps mais ils ne sauront faire quoi que ce soit à votre âme, car si le corps peut être au pouvoir de celui qui le torture, l’âme échappe à ses atteintes. Si elle est faible, ils le verront bien au milieu des tourments, mais ils ne pourront pas la contraindre à l’être, si effectivement elle ne l’est point. Sa faiblesse vient d’elle, mais sa vigueur ne vient pas d’elle ; elle ne vient que de l’Esprit de Dieu. Mais elle est rendue saine et vigoureuse, quand elle est renouvelée.
41. Or, selon la doctrine de l’Apôtre, elle est renouvelée, lorsque, contemplant la gloire du Seigneur, elle est transformée en son image même et avance de clarté en clarté, c’est-à-dire, de vertu en vertu, par l’illumination de l’esprit du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-18|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 18.]]</ref>. Ce qu’on entend par le libre arbitre, c’est-à-dire, la volonté de l’homme, tient donc le milieu entre l’esprit de Dieu et l’appétit charnel. Suspendu, pour ainsi dire, au flanc d’une montagne escarpée, il est tellement affaibli par l’appétit charnel que si l’esprit ne vient au secours de sa faiblesse par le moyen <ref>Dans quelques manuscrits on lit : « Nulle contrainte ne peut le porter au bien. » Le manuscrit de Saint-Denis porte cette autre leçon : « Il ne peut, en aucune manière, se suffire pour le bien. »</ref> de la grâce, non-seulement il ne pourra s’élever de vertu en vertu jusqu’au sommet de la justice que le Prophète appelle « une montagne de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#36-7|''Psalm.'' {{rom|xxxv}}, 7.]]</ref> ; » mais même on la verra rouler de vice en vice jusqu’au fond de l’abîme, entraîné en même temps par le poids de la loi du péché qui se trouve originairement dans ses membres et par l’habitude de sa demeure terrestre enracinée à la longue dans ses affections. L’Écriture rappelle en deux mots, dans un très-court verset ce double poids qui pèse sur la volonté de l’homme, elle dit en effet « Le corps qui se corrompt appesantit l’âme, et cette demeure terrestre abat l’esprit par la multiplicité des soins qui l’agitent sans cesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#9-15|''Sapi.'', {{rom|ix}}, 15.]]</ref>. » Si ces deux maux de notre être mortel qui ne sauraient nous nuire tant que notre consentement se retient, nous éprouvent seulement ; ils ne sont point une excuse mais une condamnation pour ceux qui ne retiennent point leur consentement ; mais dans tous les cas, il n’y a pour nous ni salut ni damnation, tant qu’il n’y a point eu consentement de la part de la volonté, en sorte qu’on ne saurait la trouver contrainte en quelque sens que ce fût.
{{t3|LES MÉRITES DE L’HOMME SONT DE PURS DONS DE DIEU.|CHAPITRE XIII.|fs=120%}}
42. Il suit donc de là que ce qui dans la créature est appelé libre arbitre, s’il est damné, l’est justement puisqu’il ne peut être contraint au péché par aucune violence extrinsèque ; et que, s’il est sauvé, il ne l’est que par un effet de la miséricorde de Dieu, attendu qu’il est incapable de bien faire par sa propre vertu <ref>Dans quelques manuscrits on lit : « Nulle contrainte ne peut le porter au bien. » Le manuscrit de Saint-Denis porte cette autre leçon : « Il ne peut, en aucune manière, se suffire pour le bien. »</ref>. Je pense bien que le lecteur comprend qu’en tout cela il ne saurait être question du péché originel ; mais pour ce qui est du reste, il ne faut point que le libre arbitre cherche ailleurs qu’en soi la cause de sa damnation, puisqu’il ne peut être damné que par sa propre faute, ni dans ses mérites, celle de son salut, attendu qu’il n’en est redevable qu’à la miséricorde de Dieu. Ses efforts pour le bien sont vains, s’ils ne sont aidés de la grâce et nuls, s’ils ne sont produits par elle, ce qui fait dire à l’Écriture que « l’esprit de l’homme et toutes ses pensées sont portés au mal dès sa jeunesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#8-21|''Gen.'', {{rom|viii}}, 21.]]</ref>. » Qu’il ne croie donc pas, comme je l’ai dit plus haut, que ses mérites viennent de lui, mais qu’il croie plutôt qu’ils descendent du Père des lumières, s’il faut toutefois compter au nombre des dons les plus excellents et des plus parfaits, les mérites qui nous assurent le salut éternel.
43. Or Dieu, notre roi avant tous les siècles, quand il a fait le salut sur la terre, a effectivement divisé les dons qu’il nous a faits en mérites et en récompenses. Il a voulu que les dons qu’il nous fait en cette vie devinssent nos propres mérites par une possession libre, et il a voulu que nous les attendissions de lui, en nous fondant sur ses promesses toutes gratuites, et même que nous fussions en droit de les réclamer comme nous étant dus. Saint Paul parlant des uns et des autres, dit dans un endroit : « Le fruit que vous retirez de l’obéissance que vous devez à Dieu, c’est votre propre sanctification, et la fin sera la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#6-22|''Rom.'', {{rom|vi}}, 22.]]</ref>, » et, dans un autre : « Nous aussi, qui possédons les prémices de l’Esprit, nous gémissons en nous-mêmes, en attendant l’effet de l’adoption divine <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-23|''Rom.'', {{rom|viii}}, 23.]]</ref>. » Ce qu’il entend par ces prémices de l’Esprit, c’est notre sanctification, c’est-à-dire, les vertus par lesquelles nous sommes, quant à présent, sanctifiés par le Saint-Esprit afin que nous puissions mériter ensuite d’être adoptés. De même, dans l’Évangile, nous voyons qu’il est fait les mêmes promesses à ceux qui renoncent au siècle, car il est dit : « Ils recevront le centuple et posséderont la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#19-29|''Matth.'', {{rom|xix}}, 29.]]</ref>. » Par conséquent le salut n’est pas l’œuvre du libre arbitre, mais celle du Seigneur, disons mieux, il est lui-même le salut et la voie qui conduit au salut, car s’il dit : « Je suis le salut de mon peuple <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#35-3|''Psalm.'' {{rom|xxxiv}}, 3.]]</ref> », Il dit aussi : « C’est moi qui suis la voie <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#14-6|''Joann.'', {{rom|xiv}}, 6.]]</ref> ; » il se fait ainsi la voie quand il est le salut et la vie, afin que nulle chair ne puisse se glorifier. Si donc les biens de la voie sont les mérites, de même que ceux de la patrie sont le salut et la vie, et s’il est vrai, comme David le prétend, que « il n’y a personne qui fasse le bien, personne si ce n’est un <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#14-2|''Psalm.'', {{rom|xiii}}, 2.]]</ref> », celui-là même dont il est dit : « Il n’y a que Dieu qui soit bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-18|''Marc.'', {{rom|x}}, 18.]]</ref> », il s’en suit évidemment que toutes nos bonnes œuvres sont des dons de Dieu, aussi bien que ses récompenses, en sorte que le même Dieu qui se fait notre débiteur pour les unes, a commencé par les autres. Toutefois, pour faire ces mérites, il daigne se servir des créatures <ref>Saint Bernard développe admirablement cette pensée dans son cinquième sermon sur le Cantique des cantiques.</ref>, non pas qu’il en ait besoin, mais pour leur faire du bien par ce moyen, ou pour se servir d’elles dans le bien qu’il veut faire.
44. Ainsi donc Dieu opère le salut de ceux dont les noms sont inscrits au livre de vie, quelquefois par la créature et sans elle, souvent par la créature et contre elle, et quelquefois enfin par la créature mais avec elle. Les hommes tirent en effet bien des avantages des êtres insensibles et même des créatures sans raison, ce qui me fait dire que ce bien se fait par elles et sans elles, puisque manquant d’intelligence, elles ne sauraient avoir conscience de ce qu’elles font. Il y a aussi beaucoup de bien que Dieu fait à l’homme par des êtres méchants, hommes ou anges, mais comme il se sert d’eux pour cela malgré eux, je dis qu’ils le font contre eux : en effet, s’ils font du bien quand ils voudraient nuire, leur intention perverse leur est nuisible à eux-mêmes autant que leur action est utile aux autres. Quant à ceux par lesquels et avec lesquels je dis que Dieu opère, ce sont les bons anges ou les hommes de bien qui non-seulement font, mais veulent aussi le bien que Dieu veut. Et, en effet, ceux qui consentent au bien auquel ils coopèrent par leurs actes, partagent avec Dieu le bien qu’il opère par eux. Aussi, Saint Paul, ayant raconté tout le bien que Dieu avait fait par lui, s’écrie-t-il : « Ce n’est pas moi qui l’ai fait, mais la grâce de Dieu qui est avec moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#15-10|''I Corinth.'', {{rom|xv}}, 10.]]</ref>. » Il aurait pu dire « par moi » mais, comme cette manière de parler n’était pas assez forte il a dit : « avec moi, » attendu qu’il ne se regardait pas seulement comme un simple ministre de ce que Dieu avait fait, mais comme un véritablement associé à Dieu dans ses œuvres en vertu de son propre consentement.
45. Voyons maintenant, d’après la triple opération de Dieu dont je viens de parler, le mérite qui revient à chaque créature d’après son concours. Et d’abord quel peut être le mérite de la créature par laquelle mais sans laquelle Dieu agit ? Que peut mériter aussi celle contre laquelle ce qu’il fait est fait ? sinon sa colère ? et que méritera celle avec laquelle Dieu fait ce qu’il fait, si ce n’est sa grâce ? Ainsi, la première ne mérite rien, la seconde démérite et la troisième mérite. En effet les animaux ne sauraient ni mériter ni démériter, en quoi que ce soit, pour le bien ou pour le mal qui se fait par eux, attendu qu’ils manquent de ce qu’il faut pour consentir au bien ou au mal ; à plus forte raison en est-il ainsi des pierres qui ne sont pas même douées de la force sensitive. Au contraire le diable et l’homme méchant étant en possession et faisant usage de la raison, méritent à la vérité, mais ne méritent que le châtiment, attendu qu’ils ne veulent pas le bien. Mais Saint Paul, qui annonce de bon cœur l’Évangile de peur de n’en être que le dispensateur s’il le prêche à regret <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-17|''II Corinth.'', {{rom|ix}}, 17.]]</ref>, et tous ceux qui sont dans les mêmes dispositions que lui, peuvent compter avec confiance qu’une couronne de justice leur est réservée. Ainsi Dieu se sert pour le salut de ses élus, des créatures dépourvues de raison et même des créatures insensibles comme on se sert d’un cheval ou d’un instrument dont il ne reste plus vestige nulle part une fois leur œuvre accomplie. Il se sert des créatures raisonnables et mauvaises, ainsi que d’une verge de correction qu’il jette au feu comme un bois inutile quand son fils est corrigé. Enfin, il se sert des anges et des hommes de bonne volonté comme de compagnons de travail et de coopérateurs qu’il doit récompenser abondamment après la victoire. Aussi saint Paul n’hésite-t-il point à prendre pour lui et à donner à ceux qui lui ressemblent, le titre « de coadjuteurs de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-9|''I Corinth.'', {{rom|iii}}, 9.]]</ref>. » Ainsi Dieu a la bonté de nous créer des mérites, quand il daigne nous faire faire le bien par lui et avec lui, et nous pouvons nous regarder comme ses coadjuteurs, comme les coopérateurs du Saint-Esprit et croire que nous devenons méritants du royaume des cieux, en nous unissant par le consentement de notre volonté à la volonté même de Dieu.
{{t3|QUELLE PART REVIENT D’UN CÔTÉ À LA GRÂCE ET DE L’AUTRE AU LIBRE ARBITRE DANS L’AFFAIRE DE NOTRE SALUT.|CHAPITRE XIV.|fs=120%}}
46. Mais quoi ! Tout le travail et tout le mérite du libre arbitre ne consistent-ils donc qu’à donner son consentement ? Oui certainement, je ne veux point dire pourtant que ce consentement même où réside le mérite, vienne de lui, puisque nous ne sommes pas capables de former de nous-mêmes aucune bonne pensée <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-5|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 5.]]</ref>, ce qui est beaucoup moins qu’un bon consentement. Ce n’est pas moi, c’est l’Apôtre même qui le dit et qui attribue à Dieu, non au libre arbitre, tout le bien qui est dans l’homme, c’est-à-dire le penser, le vouloir et le parfaire. Si c’est Dieu qui opère en nous ces trois choses, c’est-à-dire, si c’est lui qui nous fait penser, vouloir et faire le bien, il fait le premier sans nous, le second avec nous et le troisième par nous. Il nous prévient en effet, en nous envoyant la bonne pensée, il nous unit à lui par le consentement du libre arbitre, en changeant notre mauvais vouloir en bon, et en donnant au libre arbitre la faculté <ref>Quelques manuscrits ajoutent ici : « ou la facilité ; » cela vient de ce que la lecture de ce passage a paru douteuse aux anciens copistes.</ref> de consentir, il se fait au dedans de nous l’ouvrier de l’œuvre dont il semble au dehors que nous sommes les auteurs. Il est hors de doute que nous ne saurions nous prévenir nous-mêmes, puis donc que Dieu ne trouve personne bon dans le principe ; il est clair qu’il ne sauve personne, sans avoir commencé par le prévenir. Il est donc évident que le commencement de notre salut vient de Dieu, non de nous, et qu’il ne le fait pas même avec nous. Mais le consentement et l’action, quoiqu’ils ne soient point de nous, ne se font pas néanmoins sans nous. Doit-il s’ensuivre que ni le commencement où nous ne sommes pour rien, ni l’action que trop souvent nous n’accomplissons que par un sentiment de crainte inutile ou par une feinte damnable, mais le consentement seul nous est imputé à mérite. Aussi, quelquefois le bon vouloir tout seul suffit, tandis que les deux autres ne servent de rien, si le bon vouloir fait défaut, je dis qu’elles sont inutiles, non pour celui qui les voit, mais pour celui qui les fait. Ainsi l’intention sert au mérite, l’action à l’exemple, et la pensée qui les précède l’une et l’autre, ne sert qu’à les réveiller toutes les deux.
47. Il faut donc bien nous garder, quand nous sentons ces choses se faire en nous et avec nous, de les attribuer à notre volonté qui est infirme, ou à quelque nécessité en Dieu, en qui il n’en existe aucune, mais à la grâce seulement dont il est plein. C’est elle qui excite le libre arbitre, quand elle sème en nous de bonnes pensées ; c’est elle qui le guérit, lorsqu’elle change son affection, et c’est elle encore qui le fortifie assez pour le conduire à l’accomplissement du bien, c’est elle enfin qui le conserve et l’empêche de défaillir. Or, dans toutes ces opérations, la grâce agit de telle sorte qu’elle commence par prévenir la volonté et qu’ensuite elle l’accompagne toujours ; elle ne la prévient que pour en obtenir ensuite la coopération, en sorte que ce que la grâce commence seule, s’accomplit ensuite par elle et par le libre arbitre ; ils agissent conjointement, non séparément ; ensemble, non pas successivement. La grâce ne fait point une partie de l’œuvre et le libre arbitre, l’autre ; ils agissent ensemble, par une opération indivise. Le libre arbitre fait tout et la grâce fait tout aussi ; mais de même que la grâce fait tout dans le libre arbitre, ainsi le libre arbitre fait tout par la grâce.
48. Je crois, en parlant ainsi, ne rien dire qui déplaise au lecteur, puisque je ne m’éloigne en rien du sentiment de saint Paul, et que, quelque tour que prenne la discussion, j’en reviens toujours presque aux expressions mêmes de l’Apôtre. En effet, qu’ai-je dit autre chose, sinon ce que saint Paul dit en ces termes : « Cela ne dépend donc ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'', {{rom|ix}}, 16.]]</ref>. » Ce qui ne veut pas dire qu’on puisse vouloir ou courir en vain, mais que celui qui veut et qui court, ne doit point se glorifier en lui-même, mais en celui de qui il a reçu le vouloir et le courir. Aussi ajoute-t-il : « Qu’avez-vous, que vous n’ayez reçu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#4-7|''I Corinth.'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Tu as été créé, tu as été guéri, et tu as été sauvé. Qu’y a-t-il en ces trois choses qui vienne de toi, ô homme ? Laquelle des trois n’est point impossible au libre arbitre ? Tu ne pouvais évidemment pas te créer toi-même, quand tu n’étais pas ; ni te justifier quand tu étais pécheur ; ni te ressusciter quand tu étais mort, sans parler encore des autres biens qui te sont nécessaires pour être guéri et qui sont prodigués aux prédestinés. Mais ce que je dis s’applique surtout bien clairement à la première et à la dernière de ces trois choses ; quant à la seconde, il n’y a que celui qui ignore que la justice vient de Dieu et ne s’y soumet point, quand il veut rétablir sa propre justice <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#10-3|''Rom.'', {{rom|x}}, 3.]]</ref>, qui puisse douter de ce que je dis. Eh quoi, en effet, vous reconnaissez la puissance de celui qui vous a sauvé et vous ignorez la justice de celui qui guérit ? « Seigneur, guérissez-moi, disait le Prophète et je serai guéri, sauvez-moi et je serai sauvé, parce que vous êtes l’auteur de ma gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-14|''Jérém.'', {{rom|xvii}}, 14.]]</ref>. » Il reconnaissait donc que la justice vient de Dieu, puisqu’il espérait être guéri par lui, en même temps que délivré de la misère ; et, à cause de cela, trouvait en lui, non en soi, l’auteur de sa gloire. C’est dans la même pensée que David répétait ces paroles : « Ce n’est pas à nous, non ce n’est point à nous, Seigneur, mais à votre nom qu’il faut rapporter la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#115-1|''Psalm.'' {{rom|cxvii}}, 9.]]</ref> ; » il n’espérait en effet que de Dieu son vêtement de justice et de gloire. Qui donc peut ignorer que la justice vient de Dieu ? Ce ne peut-être que celui qui se justifie lui-même. Or, quel est l’homme qui se justifie lui-même ? C’est celui qui attribue ses mérites à une autre source qu’à la grâce de Dieu. D’ailleurs c’est celui qui a fait le salut qui donne la grâce du salut ; oui, je le répète, c’est celui qui donne les mérites, qui a fait ceux à qui il pût les donner. Que rendrai-je donc, au Seigneur, dit le Psalmiste, pour tous les biens — non pas qu’il m’a donnés, mais — qu’il m’a redonnés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#116-12|''Psalm.'' {{rom|cxv}}, 9.]]</ref> ? » Il confesse donc que s’il est, et s’il est juste, c’est de Dieu qu’il le tient, car il craint de perdre l’un et l’autre bien, s’il venait à méconnaître ces deux vérités, c’est-à-dire de perdre ce qui le fait juste et de condamner en même temps ce qu’il est. Or, voici ce qu’il trouve à lui rendre à son tour en troisième lieu : « Je prendrai le calice du salut ; » le calice du salut n’est autre que le calice du sang du Sauveur. Mais si vous n’avez point en vous de quoi reconnaître les deuxièmes bienfaits de Dieu, dont vous espérez votre salut, il s’écrie : « J’invoquerai le nom de Dieu, » attendu que quiconque l’invoquera sera sauvé !
49. Quiconque pense bien reconnaîtra donc trois opérations, non pas du libre arbitre, mais de la grâce de Dieu en lui. La première est la création ; la seconde, la réformation ; et la troisième, la consommation. En effet, c’est en Jésus-Christ que nous avons commencé par être créés à la liberté de la volonté ; puis c’est par Jésus-Christ que nous avons été réformés dans l’esprit de liberté, et enfin c’est avec Jésus-Christ que nous devons un jour être consommés dans l’état de l’éternité. En effet, ce qui n’existait pas encore a dû <ref>Telle est la leçon donnée par nos trois manuscrits : Horstius a lu autrement et donne cette leçon : «… a dû être créé : ce qui était a dû être réformé par la forme, etc. » Mais cette leçon et cette ponctuation sont fautives.</ref> être créé dans celui qui existait ; ce qui était devenu difforme a dû être réformé par la forme, et enfin les membres ne peuvent être perfectionnés qu’avec le chef, ce qui aura certainement lieu quand nous parviendrons tous à l’état d’homme parfait, à la mesure de l’âge et de la plénitude de Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#4-13|''Ephes.'', {{rom|iv}}, 13.]]</ref>, c’est-à-dire lorsque Jésus-Christ qui est notre vie aura apparu, alors nous apparaîtrons aussi avec lui dans la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Colossiens#3-4|''Coloss.'', {{rom|iii}}, 4.]]</ref>. Puis donc que la consommation doit se faire de nous et même en nous, quoique non point par nous, et que la création s’est également faite sans nous, il n’y a que notre réformation qui puisse nous être imputée à mérite, car il n’y a qu’elle qui se fasse avec nous d’une certaine façon par l’effet du consentement de notre volonté. Or cette réformation s’opère par nos jeûnes et par nos veilles, par la continence, par les œuvres de miséricorde et par l’exercice de toutes les autres vertus qui concourent à la rénovation quotidienne de notre homme intérieur ; car c’est par elles que notre pensée recourbée vers la terre par les soucis qui s’y rapportent, se relève peu à peu des régions les plus basses vers les supérieures, que notre cœur appesanti par l’amour de la chair se sent renaître à l’amour de l’esprit, que notre mémoire souillée par le souvenir honteux de nos anciennes œuvres, rafraîchie par de bonnes actions qui sont nouvelles pour elle, s’épanouit tous les jours davantage ; car c’est dans ces trois choses que notre rénovation intérieure consiste, dans la rectitude de notre intention, dans la pureté de notre affection et dans le souvenir d’une bonne opération qui permet à la mémoire qui en a conscience de s’épanouir.
50. Comme on ne peut douter que toutes ces choses ne soient faites en nous que par l’Esprit de Dieu, il s’ensuit que ce sont des dons de sa grâce, mais, comme elles ne se font qu’avec le consentement de notre volonté, il s’ensuit qu’elles sont autant de mérites pour nous. En effet, « Ce n’est pas vous qui parlez, dit le Seigneur, mais c’est l’Esprit de votre Père qui parle en vous <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-20|''Matth.'', {{rom|x}}, 20.]]</ref>, » et, continue l’Apôtre : « Est-ce que vous voulez éprouver la puissance de Jésus-Christ qui parle par ma bouche <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#13-3|''II Corinth.'', {{rom|xiii}}, 3.]]</ref> ? » Si c’est Jésus-Christ ou l’Esprit-Saint qui parle par la bouche de saint Paul, ne sont-ce pas eux aussi qui agissent en lui ? « Je ne parle point, dit-il, des choses que Jésus-Christ a faites par moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#15-18|''Rom.'', {{rom|xv}}, 18.]]</ref>. » Mais quoi, si c’est Dieu qui parle en saint Paul, si c’est lui aussi qui agit par saint Paul, en sorte que paroles et actes soient de Dieu, non de saint Paul, où donc est le mérite de ce dernier ? D’où vient la confiance avec laquelle il s’écrie : « J’ai combattu un bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai conservé ma foi, il ne me reste plus qu’à attendre la couronne de justice qui m’est réservée et que le Seigneur, comme un juste juge, me rendra un jour <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#4-7|''II Tim.'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Sa confiance dans la couronne qui lui était réservée lui venait-elle de ce que toutes ces choses avaient été faites par son moyen ? Mais il y a beaucoup de bien de fait par le moyen des anges et des hommes bons ou mauvais qui ne leur est point réputé à mérite. Ne serait-ce pas plutôt de ce qu’elles ont été accomplies avec lui, c’est-à-dire avec le concours de sa bonne volonté ? Ce n’est certainement pas pour une autre cause, car il dit : « Si je ne prêche l’Évangile qu’à regret, je ne suis que le dispensateur de ce qui m’a été confié ; mais si je le prêche de bon cœur, j’en aurai la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-17|''I Corinth.'', {{rom|ix}}, 17.]]</ref>. »
51. Mais si cette volonté même, d’où dépend tout mérite, ne vient pas non plus de saint Paul, à quel titre en ce cas compte-t-il sur la couronne qui lui est réservée et l’appelle-t-il une couronne de justice ? Est-ce qu’on serait fondé en droit et en justice à réclamer l’accomplissement d’une promesse toute gratuite ? Certainement, car saint Paul dit quelque part : « Je sais à qui je me suis confié, et je suis persuadé qu’il est assez puissant pour me garder mon dépôt <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#1-12|''II Tim.'', {{rom|i}}, 12.]]</ref>. » Il nomme la promesse de Dieu, son dépôt ; et, parce qu’il s’est fié à cette promesse, il en réclame avec confiance l’accomplissement. Si la promesse est le fait de la miséricorde, son accomplissement est maintenant un acte de justice. La couronne que saint Paul attend, est donc bien une couronne de justice ; de justice divine même, non pas d’une justice de Paul. Il est juste, en effet, que Dieu rende ce qu’il doit, or il doit ce qu’il a promis. La justice sur laquelle se fonde l’Apôtre est donc la promesse même de Dieu. S’il voulait mépriser cette justice, pour y substituer la sienne, il ne serait plus soumis à la justice de Dieu, qui pourtant a voulu le faire coopérer avec sa justice, afin de lui faire mériter sa couronne. Or c’est en daignant le faire coopérer aux œuvres auxquelles cette couronne était promise qu’il l’associa à sa justice et le fit mériter sa couronne. Ainsi c’est la volonté qui coopère, et cette coopération lui est imputée à mérite. Si donc la volonté même vient de Dieu, le mérite en vient aussi : Or on ne peut pas douter que le vouloir et le faire arrivent selon qu’il lui plaît. D’où il suit que c’est Dieu qui est l’auteur du mérite, puisque c’est lui qui applique notre volonté à l’œuvre et l’œuvre à la volonté ; autrement si nous voulons donner le nom qui leur convient proprement à ce que nous appelons nos mérites, ce ne sont que des germes d’espérance, des aiguillons de la charité, des indices d’une secrète prédestination et des présages de la félicité future, la voie qui conduit au royaume du ciel mais non point la cause qui nous y fait entrer : Enfin, il n’est pas dit que Dieu a glorifié ceux qu’il a trouvés justes, mais ceux-là seuls qu’il a lui-même justifiés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-30|''Rom.'', {{rom|viii}}, 30.]]</ref>.
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<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>elle, si elle le veut, et dans l’eau aussi, ce qui est moins important,
puisque je sais nager. Enfin le père Omar l’a dit : ''nous devons nous mettre devant le poignard de ses assassins, si nous en rencontrons en route''. Ah ! mon bon monsieur Baptiste, je n’avais plus envie de rien garder du tout…
— C’est terrible ! observa M. Baptiste.
— Si c’est terrible ! Mais c’est moins terrible encore que le reste. Écoutez, écoutez bien, monsieur Baptiste, et plaignez mon triste sort. La reine, qui n’avait pas encore prononcé un mot depuis que je m’étais avancé, dit tout à coup :
« — Je ne veux pas de gardiens !
— Dame ! ce qu’elle disait là me faisait pleurer maintenant, car je le répète, moi, je n’ai jamais fait le malin, foi de Petit-Jeannot, et le danger m’a toujours fait peur. J’aurais embrassé la reine pour ce qu’elle venait de dire là. Hélas ! monsieur Baptiste… c’était bien là le commencement de mes malheurs !
— Si tes malheurs commencent toujours, observa encore M. Baptiste, ils ne finiront jamais.
Mais Jeannot, tout à son sujet, continua de raconter :
— L’ancien demanda à la reine :
« — Pourquoi ne veux-tu pas de gardiens ?
« — Parce que je saurai bien me garder moi-même, répondit-elle, et aussi parce que, pour ''accomplir l’œuvre'', j’ai besoin de toute ma liberté.
« Le père Omar, qui était comme enragé, reprit :
« — Le maître est-il moins libre parce qu’il est suivi de deux chiens fidèles ? Réginald non plus n’a pas voulu de gardiens, et il est mort.
« Alors la reine répondit :
« — ''Si vous me donnez des gardiens, je vous avertis que je les perdrai en route''.
« — Tu ne feras pas cela, parce que nous ne pouvons rester sans avoir de tes nouvelles ; il faut que nous sachions si tu es morte ou vivante.
« — Vous aurez de mes nouvelles, même dans le temps que je ne vous en donnerai pas personnellement. ''Le monde sera plein de mes nouvelles.''
« Et Omar, qui grognait comme un ours et soufflait comme un phoque dans sa barbe, repartit :
« — Tu parles comme Réginald. Et il est mort, et il n’est pas encore vengé. Nous te donnons deux gardiens qui ne te quitteront pas et qui seront tes ''vabrassi''. C’est la volonté des ''Heures''.
« Aussitôt toutes les ''Heures'' qui étaient là approuvèrent. Quant<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>à M. Magnus, il ne dit rien. Et moi, je regardais l’Omar, comme si
je voulais le manger ! Et maintenant la reine en rouge, le dieu doré,
se taisait. L’Ancien nous fit avancer, M. Magnus et moi, devant
l’Évangile et il nous dit :
« — Gardiens de votre reine, vous allez, sur l’Évangile, jurer que
vous êtes prêts à mourir pour elle…
« Moi, j’hésitais.
« — Jure, me dit tout bas M. Magnus. J’ai répondu de toi… mais
si tu veux sortir d’ici vivant, dépêche-toi de jurer, car on te regarde.
« Alors j’ai juré, et M. Magnus aussi a juré. Je croyais que c’était
fini, mais le plus terrible n’était pas encore arrivé, car le vieil Omar
avait repris l’Évangile comme s’il voulait nous le jeter à la tête.
« — Attendez ! cria-t-il. Attendez ! 118 et 213 ! Vous avez juré de
garder votre Reine jusqu’à la mort, mais nous, les ''Heures'', nous allons
jurer de vous donner cette mort si vous perdez notre reine.
« En entendant cela, je ne pus m’empêcher de crier au nez du
vieil Omar :
« — Mais c’est elle qui veut nous perdre.
« Alors le vieux hibou me riposta que cela ne le regardait pas
mais nous regardait uniquement, nous, les 118 et 213, et ayant fait
signe aux ''Heures'', ils se mirent tous à faire un serment dans lequel
il n’était question que de notre trépas ! Ah ! mon pauvre monsieur
Baptiste ! nous voilà propres ! Si nous parvenons à la garder, cette
reine de malheur, nous avons des chances de mourir ; mais si nous
perdons jamais sa trace, nous sommes sûrs de notre affaire.
Et Petit-Jeannot se passa avec désespoir ses pauvres doigts étiques
dans sa chevelure aussi rebelle que filasse.
— Eh bien, alors, qu’est-ce que tu fais ici ? interrogea M. Baptiste,
sur les lèvres duquel errait maintenant un singulier sourire.
— Eh bien, mais puisque je suis sûr de mourir, je suis venu vous
dire adieu ! Vous avez toujours été un bon maître pour moi, monsieur
Baptiste. Je ne pouvais pas partir comme ça sans vous annoncer mon
malheur et sans vous rapporter votre montre, gémit le pauvre Jeannot.
— Tiens, mon enfant, reprends-la… fit M. Baptiste, sur un ton d’une
grande douceur.
Et il lui tendit la montre fatale. Mais Petit-Jeannot n’y voulait plus
toucher.
— Écoute, mon enfant, as-tu confiance en moi ?
— Oh ! oui, monsieur Baptiste.
— Eh bien, prends cette montre et ne t’en sépare jamais. Elle
pourra être pour toi d’un grand secours dans le moment que tu t’y
attendras le moins.
— C’est comme vous voudrez, monsieur Baptiste… C’est elle qui<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>est la cause de mes malheurs ; si elle me sauve, ce ne sera que justice.
Et Petit-Jeannot reprit la montre.
— Qu’est-ce que je vais dire à tes parents ? demanda l’horloger.
— Tout ce qu’il vous plaira. Moi, ça m’est égal. Ils m’ont envoyé
en maison de correction parce que je leur volais leur crochet à bottines ; ils ne m’intéressent pas.
— Petit-Jeannot, tu as toujours volé tout à tout le monde, chez
tes parents, chez moi, à l’école quand tu y allais, à l’atelier plus tard,
partout. Les boîtes d’allumettes et les sous, les cigarettes et les tabatières, les porte-plume et les outils, les bonbons, jusqu’à des épingles à cheveux en écaille, sur la tête de ta mère adoptive…
— Oh ! monsieur Baptiste ! C’était du celluloïd… et puis est-ce de ma faute si je suis atteint de la klep… klep… kleptomanie ?
À cette réponse inattendue, l’horloger ne put retenir encore l’expression de son étonnement amusé.
— Quel est le médecin qui t’a appris que tu étais atteint de cette maladie-là ?
— Mais mon avocat, monsieur Baptiste, quand mes parents m’ont fait passer en correctionnelle. Ah ! je suis bien malheureux ! À ce qu’il paraît que c’est une maladie qu’on ne peut pas guérir… Pour sûr, je n’ai plus qu’à mourir.
Et Petit-Jeannot se prit à sangloter de tout son cœur. M. Baptiste lui posa la main sur l’épaule.
— Pendant que tu pleures, lui dit-il, la reine est peut-être partie.
Le jeune homme, épouvanté, s’écria :
— Mon Dieu !
Mais l’horloger n’écoutait plus son apprenti. L’oreille tendue vers quelque bruit de la nuit, il avait en une seconde changé de physionomie. Ses traits s’étaient comme illuminés sous le reflet d’une lampe intérieure. Quelle mystérieuse flamme habitait ce corps d’aspect si humble, si triste, si dénué d’apparente vie, si… résigné ? On percevait maintenant distinctement le pas tranquille d’un cheval qui, lentement, se rapprochait de la maison… Ce bruit s’arrêta, il y eut un murmure de voix, une question posée, une réponse… et l’on frappa doucement à la porte de la boutique.
— Qui est là ? demanda l’horloger.
Au-dehors, une voix répondit :
— ''Deux heures et quart''.
M. Baptiste, en proie à une émotion qu’il ne pensait même pas à dissimuler à Petit-Jeannot, alla ouvrir. Une jeune femme d’une beauté singulière, dont les cheveux d’or étaient coiffés d’un bonnet d’astrakan et qui s’enveloppait d’un long manteau sombre sous lequel apparaissait la flamme rouge de la robe, se montra.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude><nowiki />
— La reine ! s’écria Petit-Jeannot.
— Oui, répondit la visiteuse d’une voix étrangement calme et
harmonieuse, la reine, la Reine du Sabbat qui vient chercher son gardien. Bonjour, monsieur Baptiste !
L’horloger regardait cette superbe enfant dont les beaux yeux noirs, caressants, ne le quittaient pas ; elle lui souriait, elle lui tendait la main… Et voilà qu’il n’eut point la force de prendre cette main… Il était devenu d’une pâleur mortelle… Des sons inintelligibles s’échappaient de sa gorge… Il parut étouffer et il chancela.
La jeune fille et Jeannot s’étaient déjà précipités… mais reprenant
ses sens, l’horloger, d’un geste, rassura sa visiteuse… Enfin, il put
parler, et il pria Jeannot d’aller prendre quelque soin « du cheval de
madame ». Petit-Jeannot comprit. Il les laissa seuls, non sans faire,
à part lui, maintes réflexions sur les visites extraordinaires que recevait son pauvre horloger de maître. De toute évidence, M. Baptiste
et la petite reine des bohémiens ne se voyaient pas pour la première
fois. Quel regard ils avaient échangé ! Et quelle émotion chez M. Baptiste !
Quand il eut refermé la porte de la boutique, Petit-Jeannot se
trouva dans la nuit de la grève, non loin du cheval, dont il distinguait
vaguement la forme blanche et les quatre sabots dorés. Il s’entendit
appeler :
— C’est toi, Petit-Jeannot ?
— Ah ! ah ! c’est vous, monsieur Magnus ?
Et il distingua, accroupi sur le seuil, tout entortillé dans un manteau, et ne tenant pas plus de place qu’une grosse petite valise, le nain
parallélépipède à cinq pattes.
— Qu’est-il donc arrivé ? demanda Petit-Jeannot. Vous deviez m’attendre à la porte de la crypte, et je ne suis pas en retard.
— Il est arrivé, fit la voix gutturale du nain, que Stella…
— Qui est-ce, Stella ?
— Stella, c’est le nom dont nous avons baptisé notre reine.
— Mais pourquoi lui avez-vous donné ce nom-là ?
— Pour qu’il nous porte bonheur : Stella : ''l’Étoile !''
— Elle en avait donc un qui portait malheur ?
— Personne n’en sait rien, Petit-Jeannot, car personne ne connaît
le vrai nom de Stella, excepté sainte Sarah… et le ''Maître de l’heure''…
Mais personne ne connaît le ''Maître de l’Heure''…
Au-dessus du nain, toujours roulé mélancoliquement dans son manteau, Petit-Jeannot s’était courbé et avait collé son œil à la serrure.
— Qu’est-ce que tu regardes ? demanda M. Magnus.
— Je regarde l’heure qu’il est…
Et voici ce que l’apprenti, par le truchement de cette serrure,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|morale de descartes.}}|159}}</noinclude>chacun d’eux estime son ami plus que soi-même ; c’est pourquoi leur amitié n’est point parfaite s’ils ne sont prêts de dire en faveur l’un de l’autre : ''{{lang|la|Me me adsum qui feci, in me convertite ferrum}}'' ». De même quand un particulier se joint de volonté à ses concitoyens et à son pays, si « son amour est parfaite », il ne se doit estimer « que comme une fort petite partie du tout qu’il compose avec eux, et ainsi ne craindre pas plus d’aller à une mort assurée pour leur service qu’on ne craint de tirer un peu de sang de son bras pour faire que le reste du corps se porte mieux. Et on voit tous les jours des exemples de cette amour, même en des personnes de basse condition, qui donnent leur vie de bon cœur pour le bien de leur pays. « De là suit cette dernière conséquence, que nous pouvons aimer non seulement nos inférieurs, nos égaux, nos supérieurs, mais ce qui est supérieur à tout le reste, Dieu. Et notre amour envers Dieu « doit être sans comparaison la plus grande et la plus parfaite de toutes ».
Telle est la réponse de Descartes au premier problème posé par Christine. Maintenant, pour passer au second, pouvons-nous « véritablement aimer Dieu par la seule force de notre nature » ? — C’est ici que les théologiens vont dresser l’oreille. — « Je n’en fais aucun doute », répond Descartes sans hésiter. « Je n’assure point que cette amour soit méritoire sans la grâce, je laisse démêler cela aux théologiens ; mais j’ose dire qu’au regard de cette vie, c’est la plus utile et la plus ravissante passion<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>voyait : M. Baptiste et la petite reine se tenaient étroitement embrassés, et les larmes de M. Baptiste tombaient sur la tête douloureusement
inclinée de la jeune fille. Ce spectacle remua profondément le cœur
de Jeannot, et en même temps, commença de lui donner une idée
très haute de M. Baptiste. Jeannot se redressa, car il eut peur d’être
surpris, et en se redressant, il pensait :
« Pourquoi donc mon maître n’a-t-il pas fait entrer la reine dans
la pièce du fond au lieu de me mettre à la porte de sa maison ?
Et l’apprenti en conclut que les dossiers sur lesquels il avait vu
travailler si mystérieusement et si ardemment l’horloger devaient se
trouver encore dans la petite pièce et ne devaient être vus de personne,
même point de cette belle enfant que M. Baptiste pressait avec tant
d’émotion sur son cœur. Il s’assit sur la pierre à côté de M. Magnus.
— Vous ne dites rien, monsieur Magnus ?
— Dame ! Tu ne m’écoutes pas !
— Ah ! oui… je vous demandais ce qui était arrivé… et vous me
disiez que l’Étoile…
— Oui, Stella ; je te disais que Stella était sortie de la crypte plus
tôt qu’elle ne l’avait pensé et qu’elle ne me l’avait dit. Et elle se disposait à partir sur son cheval blanc quand je l’ai avertie que si nous ne te prévenions pas de son départ, tu ne nous rattraperais jamais, ce qui ne manquerait pas d’être très mauvais pour ta santé, à cause des serments qui venaient d’être prêtés devant elle par les ''Heures''. Elle m’a répondu : « C’est trop juste ! Je ne veux pas la mort de Petit-Jeannot. »
— Oui-dà ! Elle a dit ça ? Elle ne veut pas la mort de Petit-Jeannot ?
— Elle a même ajouté : « Puisqu’il ne me garde pas, c’est moi qui vais le garder. Allons le chercher. »
— Voilà une bonne reine, déclara Petit-Jeannot avec des larmes dans la voix. Nous ne risquons plus rien avec une reine pareille… Et alors vous êtes venus…
— Nous sommes venus. Mais auparavant, nous avons fait un petit tour dans la campagne. Nous sommes allés frapper à un méchant bastidon où l’on devait nous attendre, car on nous ouvrit tout de suite ; mais Stella seule est entrée dans la cour que lui a ouverte une vieille demoiselle qui s’appelle, paraît-il, Milly. Quand la reine est sortie, elle ne portait plus dans les plis de sa robe les deux petits enfants des ''gadschi''.
— Ah ! oui, je les avais oubliés.
— Heureusement pour eux que Stella ne les avait pas oubliés, elle… Enfin nous sommes revenus tout doucement te chercher en causant comme de vieux amis et elle m’a demandé de lui indiquer le chemin, car elle ignorait, naturellement, où était la maison de l’horloger.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude><nowiki />
Petit-Jeannot fut sur le point de dire à M. Magnus : « Eh ! si elle ne connaît pas sa maison, elle le connaît bien, lui ! » Mais il garda cette réflexion pour lui, car Petit-Jeannot, sous ses dehors naïfs, était d’un naturel rusé et prudent. Tout à coup, une ombre surgit en face de Petit-Jeannot.
— Qui est là ? demanda l’apprenti en se relevant avec une agilité
de singe et en posant sa question sur le ton d’une sentinelle qui
demande : « Qui vive ? »
— Je veux voir ton maître !
Petit-Jeannot reconnut alors « l’espèce de mécréant ». Il lui répondit :
— M. Baptiste n’est pas seul.
— Avec qui est-il ? demanda l’autre.
— Vous êtes bien curieux, mon ami, fit de sa « basse » la plus
impressionnante le nain parallélépipède à cinq pattes, dont la voix
semblait sortir de terre.
À ce moment, la porte de la masure s’ouvrit, et M. Baptiste et
la petite reine apparurent en pleine lumière.
— Elle ! s’exclama « l’espèce de mécréant ».
Et il disparut comme si la terre l’avait englouti.
La petite reine appelait déjà Magnus, et lui ordonnait de lui faire
avancer son cheval. Elle fut vite en selle, adressa un dernier adieu de
la main à l’horloger, qui restait comme cloué sur son seuil, et elle
dit à ses gardiens sur un ton étrangement goguenard :
— En route, mauvaise troupe !
Petit-Jeannot fit :
— Adieu, monsieur Baptiste !
Mais M. Baptiste ne l’entendit même point.
Alors le cheval aux sabots d’or se porta en avant, mais d’un pas
si tranquille qu’il semblait avoir pitié du tout petit nain qui trottinait
derrière lui de ses toutes petites jambes.
Derrière le nain venait Jeannot, les mains dans ses poches.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/135
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|les manuscrits grecs des bibliothèques}}|105}}</noinclude>''sur l’Origine de l’Alchimie'', publié par la ''{{lang|la|Bibliotheca chemica}}'' de Manget ; l’auteur est savant, mais crédule. Morhofius en a parlé aussi, au {{s|xvii}}<ref>''Polyhistor'', {{t.}}{{rom-maj|I}}, {{pg}}101.</ref>. Saumaise et Du Cange les avaient lus ; le premier en a tiré diverses citations, dans ses ''{{lang|la|Plinianæ exercitationes}}''.
Reinesius en fit alors une étude détaillée, la plus complète qui existe, laquelle a été publiée dans le tome {{rom-maj|XII}} de la Bibliothèque grecque de Fabricius<ref>{{pg|747|cap|expl=Pages}}, 751, {{1re}} édition, 1724.</ref>. On y voit la liste des écrits contenus dans un manuscrit de Gotha et la notice détaillée de plusieurs des manuscrits de la Bibliothèque royale de Paris. Cette notice est fort exacte, quant aux citations spéciales. Mais, par suite de quelque méprise de l’éditeur, on a mis bout à bout les titres des traités de {{Corr|plusiers|plusieurs}} manuscrits distincts : spécialement ceux des 2.249 et 2.327, comme s’ils étaient contenus dans un volume unique.
Fabricius a publié ''{{lang|la|in extenso}}'' le texte et la traduction latine de l’un de ces ouvrages, le commentaire de Synésius sur Démocrite. Cette dernière est tirée d’une publication latine faite au {{s|XVI}} par {{lang|it|Pizzimenti}}, sous le titre : ''{{lang|la|Democriti de Arte magnâ}}'', Padoue (1573) ; laquelle renferme la traduction latine du pseudo-Démocrite et celle des Commentaires de Synésius, de Pélage et de Stéphanus. Ces traductions sont peu exactes ; elles ont plutôt le caractère de paraphrases.
Les neuf leçons de Stéphanus ont été transcrites<noinclude>
<references/></noinclude>
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Hepsema
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<noinclude><pagequality level="3" user="Hepsema" /></noinclude><section begin="s1"/>qu’il lira cette lettre avec vous et qu’il prendra sa part dans les fleurs d’amitié que vous envoie ici votre vieux et bien dévoué ami.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|{{sc|à {{abr|m.|monsieur}} georges mniszech, à vierzschovnia.}}|'''{{rom-maj|cccxxvi|326}}'''.}}
{{droite|Paris, 27{{lié}}février{{lié}}1847.|fs=95%|3}}
{{em|5}}Ma chère Anna et mon cher Georges,
N’ayez pas la moindre inquiétude pour votre chère maman. D’abord, elle est ici dans le plus strict incognito, puis elle est pleinement rassurée sur sa santé. Enfin, chargé de la tâche immense de suppléer ses enfants bien-aimés si essentiels à son bonheur, et je puis dire au mien, car toutes mes affections humaines sont concentrées sur ces trois têtes chéries, je me suis mis en quarante mille pour, non pas faire oublier ceux qui sont l’âme de sa pensée et de sa vie, mais pour rendre leur absence aussi supportable que possible. Notre chère Atala adorée est dans un charmant et magnifique appartement (et pas trop cher). Elle a un jardin ; elle va beaucoup au couvent et un peu au spectacle. — Je tâche de la distraire et je m’efforce d’être le plus Anna possible pour elle ; mais le nom de sa chère fille est si journellement et si continuellement sur ses lèvres, qu’avant-hier, comme elle s’amusait beaucoup aux Variétés, — riant aux éclats au ''Filleul de tout le monde'', joué par Bouffé et Hyacinthe, — au plus fort de sa joie, elle s’est demandé, avec un accent déchirant et qui m’a fait venir les larmes aux yeux, {{tiret|com|ment}}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|106|{{sc|les origines de l’alchimie}}}}</noinclude>par le docteur Dietz et publiées après sa mort dans les ''{{lang|la|Physici et medici Græci minores}}'' de {{lang|de|Ideler}}<ref>{{T.|{{rom-maj|II}}|cap}}, {{pg}}199 à 253. Berlin, 1842.</ref>. On lit dans le même ouvrage<ref>{{T.|{{rom-maj|II}}|cap}}, {{pg}}328 à 353.</ref> les poètes alchimiques, dont quelques morceaux avaient été imprimés au {{s|xviii}}.
Signalons encore un fragment sur la bière et des articles ''sur la trempe du bronze, sur celle du fer, sur la fabrication du verre'', publiés par {{lang|de|Grüner}}, puis reproduits dans les ''{{lang|la|Ecloga physica}}'' de {{lang|de|Schneider}}.
Le ''lexique des mots alchimiques'', ainsi qu’une partie des ''signes'' ont été imprimés par Du Cange : les derniers d’une façon incomplète et sans correction. Le lexique même, sans les signes, est aussi reproduit, cette fois avec beaucoup de soin et d’après le manuscrit de saint Marc, à la fin de l’ouvrage de Palladius, ''{{lang|la|de Febribus}}'', par Bernard, {{pg}}120 à 148 (1745).
Les titres des principaux traités de nos manuscrits existent dans le catalogue imprimé des manuscrits grecs de la Bibliothèque royale, publié au {{s|xvii}} par Labbé. L’abbé Lenglet du Fresnoy en a eu connaissance dans son ''Histoire de la philosophie hermétique'' (1742). L’Encyclopédie méthodique les signale à l’article ''Alchimie'' (1792). Au commencement de ce siècle, Ameilhon, membre de l’Académie des Inscriptions, a donné quatre notes sur le même sujet dans les ''Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque nationale''<ref>{{T.|{{rom-maj|V}}|cap}}, 358, 374 ; {{t.}}{{rom-maj|VI}}, {{pg}}302, {{Nec|an}} {{rom-maj|IX}} ; {{t.}}{{rom-maj|VII}}, {{pg}}222.</ref>. Enfin {{lang|fr|Hoefer}}, dans le tome {{Ier}} de l’''Histoire de la Chimie'', a parlé aussi de ces manuscrits<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Hepsema" /></noinclude>{{tiret2|com|ment}} elle pouvait rire ainsi et s’amuser sans ''sa chère petite''. J’avoue, chère Zéphirine, que j’ai pris la liberté de lui dire que vous vous amusiez infiniment sans elle avec votre seigneur et maître, Sa{{lié}}Majesté le roi des coléoptères ; que j’étais même sûr que vous étiez, à cette heure, une des plus heureuses femmes de la terre ; et j’espère que Gringalet, sur qui je tirais cette lettre de change, ne m’a pas démenti. J’ai à faire avancer contre votre souvenir perpétuel des forces respectables : {{1°|le}} Conservatoire ; {{2°|l’Opéra}} ; {{3°|les}} Italiens ; {{4°|l’Exposition}},{{lié}}etc. J’ai laissé de côté toutes mes affaires, excepté l’arrangement de la maison, et je me suis attaché à cette grande œuvre, la plus belle que j’aurai faite : empêcher une mère, séparée d’une enfant aussi adorable que Sa{{lié}}Grâce la comtesse Georges, de mourir de chagrin.
Vous savez qu’au mois d’avril je la reconduis en Allemagne et que, de là, elle ira vous rejoindre à Vierszchovnia. Quant à moi qui ne peux pas trop vivre sans vous, j’espère aller vous voir un peu plus tard.
Bientôt, mes chers bien-aimés, j’aurai achevé la grande tâche de ma vie, j’aurai acquitté toutes mes dettes ; j’espère même avoir une centaine de mille francs de capital, et le premier usage que je ferai de mon indépendance, en fait d’argent, ce sera d’aller vous voir dans vos terres. La littérature a beaucoup donné ; voilà quarante à cinquante mille francs que j’aurai gagnés en trois mois ; encore un trimestre pareil et je deviendrai capitaliste. Aussi croyez bien que l’hôtel ''Bilboquet'' s’en ressentira. Je veux que cette petite maison soit un écrin digne des bijoux qui y seront serrés, et qu’en venant des splendeurs de<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hepsema" /></noinclude><section begin="s1"/>Vierzschovnia, mes amours de saltimbanques et leurs enfants ne soient pas trop dépaysés.
Adieu, chère Anna ; adieu, mon bien-aimé Georges. Pensez à capitaliser, devenez des papas Grandet, faites comme Bilboquet, qui ne pensera plus qu’à amasser, une fois sa maison pleine de belles choses ; travaillez à vous donner l’indépendance financière qui permet de planter sa tente là où l’on veut. Vous devez savoir qu’il ne se dit pas ici dix paroles sans que vous soyez nommés, et que Bilboquet ne vous sépare jamais dans ses vœux, dans ses rêves et dans tous ses plans. Je donne à travers les distances une bonne poignée de main à mon cher naturaliste, volcans, soulèvements admis, et je mets des hommages pleins d’affection aux pieds mignons de la gracieuse, charmante et mille fois bénie comtesse Anna, autrement dite ''Zéphirine, épouse Gringalet''.
Mille tendresses et mille encore de votre fidèlement dévoué{{brn|1}}
{{droite|{{sc|bilboquet}}.|fs=100%|5}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|{{sc|à madame la comtesse merlin<ref>''Les Marana'' lui sont dédiés.</ref>.}}|'''{{rom-maj|cccxxvii|327}}'''.}}
{{droite|Mars{{lié}}1847.|fs=95%|3}}
{{em|5}}Chère comtesse,
Je me suis informé de vous à tout le monde au commencement de cet hiver, et on m’a dit que vous étiez à Dissay ; par un hasard assez concevable, votre lettre ne<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GIBRALTAR"/>ville Gibraltar vejo, qui n’est que les ruines de l’ancienne Heraclea. On y voit aussi celles de l’ancienne Carteja. Au reste, Gibraltar est bâtie sur une montagne de même nom, laquelle les Anciens ont pris pour une des Colonnes d’Hercule, ayant mis l’autre à la montagne des Singes, en Afrique, près de la ville de Ceuta.
Le nom de Gibraltar s’est fait par corruption de Gibel-Tarif, nom Arabe, qui signifie Montagne de Tarif, & ce nom vient des Maures. M. de la Neuville en apporte la raison dans son Histoire de Portugal, T., {{pg|17}}. Trois Seigneurs révoltés contre Roderic dernier, Roi des Geths, en Espagne, s’adressèrent vers 712 à Maza, Lieutenant en Afrique d’Ulit, Calife. Usit leur donna une armée de vingt-cinq mille hommes, sous la conduite de Tarif Abenzarca. Cette armée passa le détroit, & débarqua au pied du mont Calpé, que les Arabes nommèrent en leur langue Gibel-Tarif, pour faire honneur à leur Général ; & cette montagne donna son nom au détroit sur lequel elle est située. Cela est beaucoup mieux que ce que dit le P. Dan, en son Histoire de Barbarie, que ce détroit a été ainsi nommé d’un grand Capitaine qui s’appeloit Gébal- Tarif.
Fez, Le détroit de Gibraltar. Herculeum Fretum, Gibraltaria Fretum ou Gaditanum Fretum. C’est un des plus célèbres détroits du vieux Monde. Il est entre l’Andalousie, en Espagne & le Royaume de en Barbarie. Le détroit de Gibraltar a quinze milles de long & cinq de large, & il joint la mer Méditerranée avec l’Océan Atlantique. On voit à l’endroit le moins sage de ce détroit, du côté de l’Espagne, la montagne de Gibraltar, qui lui donne le nom, & du côté de l’Afrique la montagne des Singes. Les Anciens ont pris ces deux montagnes pour les deux Colonnes d’Hercule, & c’est pour cette raison qu’ils ont donné au détroit le nom de détroit d’Hercule.
GIBRAMEL. Bourg du Royaume de Bugie, partie de celui d’Alger, en Barbaric. Gibramela, Giberamela. Il est entre Gigeri & Colle, sur le Cap de Gibramel, que l’on prend pour l’Audum promontorium de Ptolomée.
GIE.
GIEHUM. On dit aussi JIHUN ou BIAMU, ALBIAMU. C’est une grande rivière de la grande Tattarie Giehumus Fluvius, Oxus. Elle coule dans Lusbech Mawarafnabra, qu’elle sépare en quelques endroits du Choraflan, Province de la Perse. Elle baigne Thermed, & plusieurs autres villes, & elle va se décharger dans la mer Caspienne du côté du levant.
GIEN. Bonne petite ville du Gâtinois, contrée du Gouvernement de l’Île de France. Giennum, Giemum, Giemacum, Gyanum. Elle n’a rien de considérable que son pont de pierre, qui est sur la Loire, à dix lieues au-dessus d’Orléans. Gien est du Diocèse d’Autun. Gien est une ville très-ancienne. Gien est un des anciens Comtés de Sens, qui a été possédé par des Seigneurs particuliers, jusqu’à ce qu’il a été uni au Domaine. Voyez l’Histoire du Gâtinois par Dom Morin, L.{{lié}}{{rom-maj|I}}, {{pg|18}}s &suiv. Long. 20 d. 17 m. 42 f. lat. 47 d. 4 m. 8 f.
81.
GIEN le Vieux, Giemum Fetus, ou plutôt, selon de Valois, Notit. Gall. {{pg|234}}. Gien la ville, Giemus Villa, est entre Gien & Sulli, mais plus près de Gien que de Sulli. On le nomme ainsi pour le distinguer de Gien dont on a parlé d’abord, & qui dans les Titres est appellé Giemum Castrum, Gien le Château.
GIEGEN. Petite ville Impériale du Cercle de Suabe. Gienga. Elle est enclavée dans les terres de Wurtemberg, & située sur la petite rivière de Brentz, entre Ulme & Norlingue, environ à six lieues de l’une & de l’autre. Quelques Céographes prennent Giengen pour l’ancienne Rhiufiava, que d’autres placent à Rofenfeld, bourg situé dans le Duché de Wurtemberg, environ à une lieue de Tubingue. Long. 28 d. 2 m. lat. 48 d. 38 m.
GIERA. Hiera. Île de l’Archipel, située près de la côte orientale de celle de Namphio, au nord de la ville de Candie ; elle est fort petite & déserte.
GIERACI. ''Voyez'' GIRACE.
GIERAPETRA. Payer GIRAPETRA.
GIESSEN. Petite ville d’Allemagne, située dans le bas Landgraviat de Heffe sur le Lohn, entre Marpurge & Wetzlar. Gila. Cette ville est fortifiée & défendue par une bonne cidarelle. Les Landgraves de Heffe- Darmflat, à qui elle appartient, y ont érigé une Université l’an 1607.
GIESSEMBOURG out GIESSENDAM. Prononcez Gif sembourg. Bourg des Provinces Unies. Gieffemburgum. Il est situé dans la Hollande méridionale, sur le Wahal ou la Meuse, entre Gorcum & Dort, à deux lieues de l’une & de l’autre. Cluvier prend ce bourg pour l’ancienne Cafpingium, ville des Bataves, laquelle Samson met à Scherpenzeel, village de Welaw, à cinq lieues d’Utrecht, du côté du levant.
GIET. s. m. Vieux mot. Calcul. Calculus. Erreur du giet, c’est-à-dire, de calcul : nous disons encore jetter, pour calculer ; & jetons, pour les pièces dont nous nous servons à calculer.
GIETER. f. mn. Espèce d’estope ou pelle de bois creuse, dont on se sert dans les Blanchicies de Hollande pour arroser les toiles sur le pré.
GIEUX. s. m. Vieux mot dont on s’est servi pour dire, Jeu. On a dit aussi Gien, pour dire, Juif.
GIF.
GIF. Nom de lieu. Gifum. On y voit Notre-Dame du Val de Gif, Abbaye de Filles.
GIF. Gifum. Nom d’une Abbaye de Filles, Ordre de S. Benoît. Elle se nomme Notre-Dame du Val de Gif & est dans l’Île de France, & du Diocèse de Paris, à six lieues à l’occident de Paris. On la nommoit autrefois Notre-Dame de Clisé. Sainte-Marthe, Gallia Christiana, {{t.|{{rom-maj|IV}}|cap}}, {{pg|486}}.
GIFFLES. s. f. pl. Cotgrave explique Giffles, par joue. Mais en Champagne on appelle Giffles ce qu’on nomme ailleurs Oripeaux ou Orillens, qui est une maladie d’oreilles, causée par une fluxion & enflure des glandes parctides qui font au dessous.
GIFISSIA, Giphifia. Ancien bourg, réduit en village, qui donne cependant son nom à une petite contrée de l’Achaïe, en Grèce, & qui est située le long de la rivière de Céphifo.
GIFONI. Bourg du Royaume de Naples, dans la Principauté citérieure, environ à deux lieues de Salerne, vers l’orient. Geophanum.
GIG.
GIGANTE. f Terme de Marine. Grande figure qui se met à l’arrière des galères. Gigantea statua.
GIGANTESQUE, adj. m. & f. Qui tient du Géant, qui est d’une taille démesurée. On dépeint Saint Christophe d’une figure gigantesque. Giganteus. Une coiffure à triple étage vous rend d’une taille gigantesque. P. Com. Une de leurs fourbes (des Brames) est de perfunder aux fimeles que les Pagodes mangent comme nous ; & afin qu’on leur présente beaucoup de vierdes, ils font ces Dieux d’une figure gigentesque, & leur donnent sur tout un gros ventre. Boun. Ce mot n’est guère en usage que dans ces phrases.
GIGANTESQUE, se dit aussi da choses foiltuelles, de ce qui est excessit & ourré du style, des expressions. Terme gigantesqu’Sefu pedalia verbe. Cable d’égaler les plus grands fules par la sublimité de son tyle. Balzac ne fait pas touloug se proportionner aux sujets communs & oraire<section end="GIGANTESQUE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>mantes petites rivières descendent de l’Odenwald et du
Melibœus, la Wesnitz et la Schwartzbach ; prestes,
alertes, elles ont l’air de se dire : Qu’es-tu ? qu’as-tu ?
Le Main lui amène en secret la Nid et la Kruftel ; il absorbe
tranquillement toutes ces rivières, et n’en reste pas
moins lui-même. Notre grand poète allemand est bien
comme notre grand fleuve allemand ; partout où il va, où
il passe, où il a été, où il ira, il trouve de quoi grossir le
torrent de son inspiration. »
Cette nombreuse société me surprit ; Vogt prétendit que
ce n’était pas tout. Ses comparaisons n’eurent plus de fin.
L’histoire et la fable, l’eau et le feu, ce qui pousse sur la
terre et ce qui vient dessous, il sut tout employer à propos.
Dans un squelette de rhinocéros et dans des palmiers fossiles
qu’on a trouvés sur les bords du Rhin, il vit une image de
tes études scientifiques. Et il m’enseigna et me prophétisa
que, comme le Rhin, tu serais grand jusqu’à la fin, et qu’après
avoir joui de tout et tout rassasié, tu arriverais doucement,
comme lui, à la mer de l’éternité. Il m’écrivit
la nomenclature des rivières, et me compara avec la
Nidda. Hélas ! que je suis triste ! car après moi viendront
encore la Lahn, la Sayn, la Sieg, la Roer, la Lippe et la
Ruhr.
Adieu. J’appelle cette lettre l’épître des promenades ;
si elle ne te plaît pas, pense au moins que, si la Nidda ne
renferme pas des grains d’or comme le Rhin, elle roule un
peu de vif-argent.
Je te salue dans ton hôtel des Trois Mores.
{{d|Bettine.|3|sc}}<includeonly>
{{sep|m=3em}}</includeonly><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><nowiki />
{{c|À BETTINE.|fs=85%|m=2em}}
{{d|16 juillet.|4|fs=90%|m=1em}}
Deux lettres de toi, chère Bettine, m’arrivent l’une
après l’autre, toutes deux riches en aventures. La première
me fut remise au moment où j’allais sortir. Nous l’emportâmes
avec nous, et nous nous emparâmes de son contenu
dans un lieu de repos commode et bien approprié, où la
nature et la disposition d’esprit, en harmonie avec tes narrations
et tes observations ingénieuses, ne manquèrent pas
de produire une impression des plus agréables, qui se fera
voir dans le nœud gordien. Puissent les dieux être favorables
à cet entrelacement magique, et qu’aucun malicieux
démon ne vienne tenter de le dénouer ! Quant à moi, je
ne manquerai pas de faire valoir tes droits offensifs et défensifs
contre les nymphes et les diables des forêts.
Ta description de la procession du Rhin et celle du
cavalier fugitif m’ont fait grand plaisir ; elles montrent
comme tu comprends, et comment tu veux être comprise ;
ne laisse pas échapper de semblables visions, et ne néglige
pas de saisir ces émotions par leurs trois cheveux ; alors tu
seras maîtresse d’évoquer magiquement le passé sous des
formes idéales. Je te remercie encore de tes inspirations de
la nature dans lesquelles tu enlaces si gracieusement mon
image ; je suis sans défense contre des flatteries si charmantes.
Ta seconde épître m’est arrivée ce matin ; elle a remplacé
pour moi le beau temps. Je l’ai lue à loisir, et j’ai
examiné en même temps le cours des nuages. J’aime à<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><section begin="s1"/>t’avouer que tes lettres, pleines de richesses, me font le plus
grand plaisir. Salue en mon nom ton spirituel ami, qui
m’est déjà très-connu de réputation, et remercie-le de sa
généreuse comparaison. Quoiqu’elle m’inféode des prérogatives
supérieures, crois bien que je n’en userai pas à ton
détriment. Continue à m’aimer toujours de même ; j’enverrai
bien promener la Lahn et la Sayn.
Écris à ma mère, et fais-toi écrire par elle. Aimez-vous.
On gagne tant à s’emparer par l’affection les uns des autres !
Quand tu m’écriras de nouveau, tu pourras y joindre
une complaisance pour moi ; ce serait de me faire à la
fin de ta lettre un aveu franc et complet de la date.
Outre les avantages qui en résultent pour l’avenir, il est
réjouissant pour moi de savoir en combien de temps les
choses arrivent de ton cœur au mien. Le sentiment de la
fraîcheur des idées a une action bienfaisante qui abrège
l’espace nous pourrons tous deux en profiter.
{{d|G.|3|sc}}
{{sep|m=2em}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{c|À GOETHE.|fs=85%|m=2em}}
{{d|18 juillet.|4|fs=90%|m=1em}}
Es-tu jamais monté sur le Rochusberg<ref>Mont Saint-Roch, sur les bords du Rhin.</ref> ? Il a dans le
lointain quelque chose de fort attrayant ; comment te l’exprimer ?
— Il fait l’effet d’être doux à caresser, tant il est
lisse et velouté. Sa chapelle dorée par le soleil couchant,
les riches vallées qui s’entrelacent à sa base, sa pente molle
par laquelle il vient se rattacher doucement aux prairies
et s’étendre amoureusement sur le rivage du Rhin, ses {{tiret|si|nuosités}}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Acélan
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><section begin="s1"/>t’avouer que tes lettres, pleines de richesses, me font le plus
grand plaisir. Salue en mon nom ton spirituel ami, qui
m’est déjà très-connu de réputation, et remercie-le de sa
généreuse comparaison. Quoiqu’elle m’inféode des prérogatives
supérieures, crois bien que je n’en userai pas à ton
détriment. Continue à m’aimer toujours de même ; j’enverrai
bien promener la Lahn et la Sayn.
Écris à ma mère, et fais-toi écrire par elle. Aimez-vous.
On gagne tant à s’emparer par l’affection les uns des autres !
Quand tu m’écriras de nouveau, tu pourras y joindre
une complaisance pour moi ; ce serait de me faire à la
fin de ta lettre un aveu franc et complet de la date.
Outre les avantages qui en résultent pour l’avenir, il est
réjouissant pour moi de savoir en combien de temps les
choses arrivent de ton cœur au mien. Le sentiment de la
fraîcheur des idées a une action bienfaisante qui abrège
{{corr|l’espace|l’espace :}} nous pourrons tous deux en profiter.
{{d|G.|3|sc}}
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{{c|À GOETHE.|fs=85%|m=2em}}
{{d|18 juillet.|4|fs=90%|m=1em}}
Es-tu jamais monté sur le Rochusberg<ref>Mont Saint-Roch, sur les bords du Rhin.</ref> ? Il a dans le
lointain quelque chose de fort attrayant ; comment te l’exprimer ?
— Il fait l’effet d’être doux à caresser, tant il est
lisse et velouté. Sa chapelle dorée par le soleil couchant,
les riches vallées qui s’entrelacent à sa base, sa pente molle
par laquelle il vient se rattacher doucement aux prairies
et s’étendre amoureusement sur le rivage du Rhin, ses {{tiret|si|nuosités}}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/515
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GIGANTESQUE"/>Sublime hors de propos, il est enflé ; ses expressions magnifiques deviennent gigantesques, faute d’être à leur place. TRUBLET. grandeur gigantesque. On le dit quelquefois substantivement. Les Anglois aiment l’extraordinaire & le gigantesque en fait d’incidens & de situations. Mém, de Trev.
GIGANTINE ou FARNESIENNE. s. f. Nom d’und fleur. Farnestana, Gigantina. Elle élève sa tige à la hauteur d’un homme, & jette plusieurs branches qui se divisent encore en d’autres plus petites. Ces branches produisent quantité de fleurs jaunes : les feuilles qui font autour sont frisées dans le milieu, & pendent à de petites queues. Elle fleurit en Automne. Elle aime le grand folcil, & une terre grasse & hamide ; on la plante à quatre ou cinq doigts, & tous les deux ans on la lève pour la détaler. Il faut l’arroser dans le temps. {{sc|Morin}}.
GIGANTOMACHIE. s. f. Description du combat des Géans contre les Dieux de l’antiquité. Gigantomachia, gigantum pugna. Plusieurs Poëtes ont fait des Gigantomachies. La Gigantomachie de Scarron. La Gigantomachie d’Homère.
Ce mot est Grec, il vient de yalancuaxia, formé de las, vilas, Géant, & de pax, combat, ou Maxoua, je combats.
GIGERI. Ville d’Afrique qu’on appelle aussi Gilgil & Gegel, dit Marmol, & Gigel, selon {{sc|Maty}}. C’étoit anciennement une ville Episcopale de la Mauritanie Sitifenfe, en Afrique. Gergelum, Igilgili, Igilgilium. Maintenant ce n’est qu’un bourg avec un assez bon port, & un château situé dans le Royaume d’Alger, sur la côte de la province de Bugie, à vingt-deux lieues de la ville de ce nom, du côté du nord est. Les François s’emparèrent de ce lieu l’an 1664 ; inais peu de temps après ils l’abandonnèrent. Voyez LA CROIX, Hist. d’Afriq. {{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}.
GIGLIO. Le Lys ou l’île du Lys, petite île de la mer de Toscane. Igilium, Egilium, Agilium, Iginium. Elle est près des côtes de l’Etat desir Présidii, dont elle dépend : il y a un village de même nom avec un chateau fort, dans lequel les Espagnols entretiennent une petite garnison. Les François l’appellent l’île du Lys.
GIGOT. s. f. Eclanche, cuisse de mouton. On dit aussi membre de mouton. Fervecis coxa, femur. Ungigot rôti, farci, à la daube, aux cardes.
Ce mot vient de gigue, vieux mot, qui signifioit une cuisse, & est derivé par quelques-uns du mot Grec ixior. On le dit aussi des jambes de derrière du cheval. Ce cheval a de bons gigors. L’ACAD.
GIGOT, se dit aussi populairement des cuisses ou des jambes des hommes. Il a de grands gigots qui incommodent dans un carrosse.
GIGOTTÉ, ÉE. adj. Terme de Manège, qui se dit d’un cheval qui a les cuisses fournies, & proportionnées à la rondeur de la croupe. Au contraire, un cheval mal gigotté, signifie un cheval qui a les cuisses maigres, & qui n’ont pas une juste proportion avec la croupe.
SIGOTTÉ, en termes de chasse, se dit des lévriers qui ont les gigots courts & gros, & les os des jambes éloignés. On le dit aussi des chiens, quand ils ont les cuisses rondes & les hanches larges. C’est un signe de vitesse.
GIGOTTER. v. n. Il n’a guère d’usage qu’en parlant d’un lièvre ou d’un autre animal semblable qui secoue les jarrets en mourant. On le dit encore familièrement des enfans qui remuent les jambes à tout moment. Cet enfant ne fait que gigotter.
GIGUE. s. f. Grande fille, dégingandée, qui faute, qui gambade. Puella gracilis, instrea. On dit à Paris & en Normandie, une grande gigue ; c’est-à-dire, une fille grande, maigre & alerte. Il est bas. On s’en sert aussi en badinant, & au pluriel, pour signifier des jambes : il a de grandes gigues. Ménage & Furetière, au mot gigot, disent que gigue est un vieux mot qui signifioit grande cuisse. On s’en sert encore aujourd’hui en parlant d’un gros gigot de mouton. Venez fouper chez moi, j’ai une gigue que nous mangerons ensemble.
GIGUE. Terme de Musique & de danse. C’est une sorte de composition de Musique qui est gaie, quoiqu’elle soit de pleine mesure, aussi-bien que les Allemandes, qui font plus sérieuses.
Ménage croit que ce mot vient de l’Italien giga, qui est un instrument de Musique dont Dante fait mention.
GIGUE se dit aussi d’une danse composée sur cet air, danser une gigue.
GIGUEL. s. m. Nom d’homme. Judicael. S. Giguel, frère de S. Jolle & fils de sucl, Comte &, conume quelques-uns disent, Roi d’une partie de la petite Bretagne, hérita des terres de son père. Il vivoit du temps de Dagobert, à qui il fit hommage de ses terres l’an 635. L’année suivante il embrassa la vie Religieuse dans le Monastère de S. Jean de Gael, que nous appelons maintenant S. Méen de Ghé. Il y vécut pendant vingt-quatre ou vingt-cinq ans d’une manière si sainte, que l’Eglise a consacré sa mémoire après sa mort, qui arriva vers l’an 660. {{sc|Baillet}}, au 13 Décembre.
GIGUER. v. n. Faire la gigue. Il ne se dit que de ceux qui courent & qui gambadent. Curfitare puellariter. Ce mot est bas & allez vieux pour ne pouvoir plus entrer que dans le burlesque.
S’il faut giguer & se battre, Elle en donne six pour quatre.
GIH.
GON.
GIHON. Voyez GÉHON. Les Arabes donnent le nom de Gihon a l’Oxus des Anciens, selon d’Herbelot, Bibliot. orient. au mot GIHON.
GIA GIJON ou GYON. Gigia. C’étoit anciennement la ville capitale de l’Assurie d’Oviedo, en Espagne ; ce n’est maintenant qu’un petit bourg situé sur la côte, à sept lieues d’Oviedo, du côté du nord. Il est presque tour environné de la mer, & a un port défendu par un château. On croit que c’est l’ancienne Gigia de Prolomée.
GIL.
GILAN. Voyez KILAN.
GILBERT. m. Nom d’homme. Gilbertus. On disoit autrefois Gifelebertus, ou Gifilebertus, puis Gifilbertus & Gifelbertus ou Giflebertus & enfin Gilbertus, Gilbert. Il est ensuite devenu nom de famille. Saint Gilbert, Gentilhomme d’une ancienne noblesse d’Auvergne, après avoir passé la plus grande partie de sa vie dans la profession des armes fous Louis le Gros & Louis le Jeune, s’être croisé fous ce dernier Prince en 1146, & avoir fait avec lui le voyage d’Outremer, embrassa l’état monastique, & fut premier Abbé de Neuffontaine en Auvergne. Gilbert de Hollandia est un Anglois, Religieux de Citeaux & disciple de Saint Bernard, vers l’an 1160. Gilbert le Grand, on le Théologien, est un autre Anglois, Abbé de Citeaux dans le douzième siècle.
SAINT-GILBERT de Simpringham. Nom d’Ordre Religieux en Angleterre. Il y a deux Ordres Religieux qui portent ce nom ; l’un de Chanoines Réguliers, & l’autre de Filles, tous deux institués par S. Gilbert de Simpringham, fils d’un Gentilhomme de Normandie, nomé Jocelin, Seigneur de Simpringham & de Trington, dans le Comté de Lincoln. Il vivoit fous Guillaume le Conquérant. Il fut enveloppé dans l’affaire de S. Thomas de Cantorbéri, & mourut en 1189, âgé de cent six ans.
Il donna aux Chanoines Réguliers qu’il institua, la Règle de S. Augustin, & aux Religieuses celle de S. Benoit. Les Religieuses furent les premières qu’il institua en 1146. Il voulut les mettre sous la conduite des Moines de Citeaux, & ce fut sur leur refus qu’en 1148 il établit des Chanoines Réguliers pour avoir<section end="GILBERT"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/216
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>{{tiret2|si|nuosités}} unies et polies, lui prêtent un aspect qui semble
inviter la nature à la joie. C’est lui aussi que je préfère
dans tout le Rhingau ; il est à une lieue de notre demeure,
et je l’ai déjà visité matin et soir, par le soleil, par la
pluie, par le brouillard. Il y a quelques années que la chapelle
qui le couronne a été détruite ; une grande partie de
la toiture en est tombée ; on ne voit plus que les arêtes de
l’ancienne nef, dans lesquelles des milans ont bâti un grand
nid, où ils entrent et d’où ils sortent continuellement en
poussant des cris sauvages. Sur le maître-autel, encore à
moitié de bout, s’élève une grande croix, au pied de laquelle
a été attaché le Christ, arraché de sa place du milieu. Je
grimpai sur l’autel, voulant, pour honorer ses débris,
fourrer dans une fente de la tête un grand bouquet de
fleurs que j’avais cueilli chemin faisant ; mais, à ma grande
frayeur, cette tête tomba à mes pieds ; les milans, les moineaux
et tout ce qui nichait dans la chapelle s’envola épouvanté
par le bruit de cette chute, et le silence de ce lieu
solitaire fut troublé pendant quelques minutes. Par les ouvertures
de l’église on aperçoit les montagnes lointaines ;
d’un côté l’Altkœnig, de l’autre le Hundsruck jusqu’à
Kreutznach, ville que couronne le mont Tonnerre. En se retournant,
on promène ses regards aussi loin qu’on veut. Le
Rhin, orné de la parure d’émeraudes de ses îles, traîne,
semblable à un ample vêtement de fête, une immensité de
pays après lui, et l’étale au-dessous de la chapelle. On
voit de différens côtés le Rudesheimerberg, le Scharlach et
le Johannisberg, et d’autres nobles montagnes sur lesquelles
croît le meilleur vin ; ils brillent comme des pierres
précieuses au soleil. On peut y observer à loisir l’action de la<noinclude>
<references/></noinclude>
lw75255fwndtzhdnmkpj0uij1ns0trw
Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 003, 1836.djvu/88
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<noinclude><pagequality level="2" user="Favete linguistis" /></noinclude>(84)
a.vec h même Umqidliilé qu’avmt l’expérience. La cicatrisation, s’était faite
« presque mstanta«ement :, .ées-t-à-dire, que.teiitjuide écoulé en niu. seote
gautEdette au rnoHïe^e de roHémlion, n’a.ait pa. tardéà^
la pla.e ; e lendemam matin.a, ia place en était indiqué ! par un tZ
m pmnt ncr Pendant.elte iouxnée, .cô : insectes Calent aussi btet
ppmnts que d». ««très vensJntacts 03js comparativement en e^rien"
t : s^^ur""^^ ''^''''' ^^’^- - ^^ reç....un ? :, :ïï :S :
^^he a3 juift et le ^4, Us se disposèrgot à changer de peau, ^enn^ot^
. pïm dep. QMntureet restèrent immobiles ; c’est ce queBrent aussi Z^l
sams auxquels je les comparais. Le.^S, les uns etjes autres subirenLJeur
quatrième, mue., -,
Le^26 à ciqq heures du soir et même àon^e heures, les vers si.r lesquels
javaisopere, mangeaient comme d, çouturoè, et peut-être plus que :
de coutume : du reste, et bien que déjà cinq jours se fussent écoulés depuisintroduction
du cryptogame à l’intérieur de leur cQrps, : ils m montraLat
extérieurement aucune altération, leur peau était lisse et blanche^ leur
corps consistant 5 ils avaient enfin la plus belle apparence, et cepen^nt
le lepdemam.7 à ci, q heures du matin, neuf d’entre eux étaientlÏÏl
p^r l^urs pattes en couronne. relevaient la partie antérieujre da leur corps
et se tenant inimpbdes, présentaient, l’attitude qu’on leur remarque loxsqu
ds § e préparent à muer ou lorsqu’ils sont m repo.. Je leur ofiris des
dl ! !t^Tr'' ’r -f"^-^"*«ti»«q"’à la fin dœjour ils restèrent
dd^s cet état de SQmnpleftce. ; Le lendemain a8, àauatreJaeuresfematln, ils
taines pISc^-5ï^''^^liqaé dans toute sa longue.^ 1 la sSL’duTol
no^i pas en l.gne droite, mais, en décrivant de. légères et irrégulières ondu.
lation, .Lestegumenlsde la plupartétaièut en totûonen partie, d’un rouée
violacé ou hede ymtres pâle ; cette couleiu- paraissait plus foncéeet merle
d un rouge brunâtre autou.f de la cicatrice de la piqûre
Le a9, les cadavres offmientim tout autre aspect, ijuelques^uns avaient
pris une certaine raideur, s’étaiejit contournés surea^^mêmes, en sorte aue
ces vers semblaient comme tordus. Chez d’autres b partieantériê.«-e et la
partie postérieure s’étaient redressées en haut, «t le corps figurait un arc ■
ailleurs il setait contracté de manière à former une sorte d’S- quelques’
uijes des pattes en coiu-onne s’étaient allongées excessivement’, beaucoup
plus quelles ne le sont jamais dans l’état naturel, tandis que fes autres
se trouvaient rentrées dans le corps qui, l«i, même, avait beaucoup diminué
de volume. ^<noinclude>
<references/></noinclude>
11dkuc6brm41kohltti8v828x91lzhv
Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/217
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>nature sur les vignobles : les brouillards se réunissent en pelotons,
et se laissent glisser le long des montagnes ; la terre
les absorbe avidement ; puis viennent les vents chauds, qui
passant sur le sol, l’ont bientôt séché. Rien n’est beau
comme de voir la rougeur du soir éclairer un de ces coteaux
enveloppés de vapeurs : on dirait que le Seigneur a repeint
à neuf sa vieille création, ou que son souffle même couvre la
montagne. Mais la nuit descend ; elle apporte le repos au
monde et à moi ; à moi, qui pendant le jour étendais les
bras sans pouvoir rien saisir, et qui pensais si bien à toi !
à moi, qui eus cent fois ton nom sur les lèvres sans jamais
oser le prononcer. Eh ! n’aurais-je pas souffert de le prononcer,
puisque rien n’y eût répondu, que tout fût resté
silencieux ? Il y a des êtres qui comprendraient assez la
nature pour être heureux de son bonheur ! — Mais moi je
n’en fais pas partie ! — Cher, bien cher ami, permets-moi
de baiser tes mains ; ne les retire pas comme tu faisais
jadis !
Où ai-je été cette nuit ? Si l’on savait que j’ai passé la
nuit dehors, et que pourtant j’ai reposé doucement ? — Je
te le dirai à toi ; tu es loin ; et quand même tu gronderais,
le tonnerre de tes paroles n’arriverait pas jusqu’ici.
Hier soir je grimpai toute seule sur le Rochusberg, et
je t’écrivis jusqu’où j’en suis ; ensuite je rêvai un peu, et
lorsque, revenue à moi, je cherchai à me reconnaître, au
lieu du soleil que je m’attendais à voir se coucher, c’était
la lune qui se levait, je fus toute surprise ; j’allais avoir
peur, mais les cent mille étoiles qui brillaient au-dessus
de ma tête me le défendirent. N’étions-nous pas ensemble,
elles et moi, dans la nuit ? Oui, qui suis-je pour<noinclude>
<references/></noinclude>
ff8v5azussv9jabn7upblb9r28co1dw
Page:Hoefer - Biographie, Tome 46.djvu/442
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<noinclude><pagequality level="2" user="Favete linguistis" /></noinclude>859
WïiNANTS
Hârlera, vers 1600, mort a(Mès 1679 (1). On ne
possède aucune donnée certaine sur sa vie. Dans
le cours d’une vie longue et laborieuse, la manière
de Wynants s’est plusieurs fois modifiée,
et l’on s’accorde aujourd’hui à reconnaître que
son style, tres-fin au début et très-détaillé, s’est
élargi à mesure que l’artiste avançait eh âge.
Alors que van Goyen peignait largement, s’attachant
à rendre l’impression et l’effet d’ensemble
plutôt que le détail , Wynants apporta dans le
|)aysage hollandais l’exactitude graphique d’un
dessin amoureusement attentif à la forme des
arbres et des brins d’herbe. Il y a peu d’imagination
dans son œuvre ; Wynants n’invente
pas, il copie, mais il met dans son imitation
l’enthousiasme d’un ouvrier intelligent. Si attentif
qu’il soit au détail, il ne perd jamais de
vue l’unité, et ses paysages sont admirables sous
ce rapport en même temps qu’ils sont baignés
par une atmosphère limpide. Wynants n’était
pas peintre de figures. Les personnages et les
animaux qui animent ses paysages sont l’œuvre
de Ph. Wouwerman, de Thulden d’Ostade,
d’Adrien van de Velde et de Lingelbach. On
connaît environ deux cents tableaux de Wynants :
ce nombre , qui n’est pas considérable
si l’on songe à la durée de sa vie , prouve que
l’artiste apportait à son travail des soins extrêmes.
On doit citer, parmi ses œuvres les plus
significatives, un Paysage boisé (1659), au
musée de LaHayé ;Zes Fauconniers, au palais
de Buckinghara ; le paysage du musée de Dresde
(1665), la Lisière de /oré^ (1668), au musée du
Louvre, et dans la même galerie le tableau capital
dû à la collaboration de Wynants et d’A.
van de Velde, et dont les deux artistes ont été
si satisfaits qu’ils y Ont apposé l’un et l’autre
leur signature. P. M.
Waageo, Manuel de l’hist. de la peinture, 1363."
- WTNTOX {Andrew de), chroniqueur anglais,
vivait au quinzième siècle. Il était prieur
du monastère de l’île de Saint-Serf, sur le
lac Lomond, en Ecosse. Il est l’auteur d’une
chronique rimée en neuf livres, et qui s’étend
depuis le onzième jusqu’au commencement du
quinzième siècle ; elle a paru pour la première
fois, mais incomplète, sous ce titre : The orygynal
cronykil of Scotland, witli notes, a
glossai’y, elc.^edited byB. Macpherson ; Londres,
1795, 2 vol. in-S". Wyntou est un narrateur
prolixe et peu méthodique ; mais les événements
peu connus, les curieuses traditions
nationales dont il a conservé le souvenir et ses
descriptions souvent animées prêtent un grand
intérêt à sa chronique.
Knight, Cyclopxdia of biography.
WYRSCH {Jean-Melchior- Joseph), peintre
(1| En le faisant mourir en 1670, les écrivains du dixhuitième
siècle se sont trompés , puisqu’il existe de sa
main, au musée de Saint-Péteriiljourg, un paysage date
de 1679.
WïrrKNBACH 860 !
suisse, né le 21 août 1732, à Buochs(tJnterwald),
mort le 9 septembre 1798, à Raiii. D’une familU ;
de cultivateurs aisés, il étudia la peinture cheai
un peintre de Lucerne, Jean Suter ; puis che^ !
F.-A. Krause, et partit pour t’Italie. A Rome I
il reçut les leçons de Gaetano Lapi , et se fit ’
admettre à l’école française , dirigée par Natoire : [
à Naples , il fréquenta l’atelier de l’Es’paguolet.j
Le résultat de ces études diverses fut un genre
très-individuel, heureux mélange du coloris italien
et de la naïveté allemande. De retour eu
Suisse vers 1754, il s’établità Zurich, où il peignit
un grand nombre de portraits, entre antres
celui de Fiissii. Après avoir mené quelques années
une vie errante, il s’établit à Soleure, oi
il a laissé d’importants travaux. Le désir d’étendre
sans doute sa réputation l’amena en 176C
à Besançon. Pendant vingt années qu’il habitn
cette ville, Wy rsch ne fut pas seulement le peintif
le plus occupé, il fonda encore, de concert avec
le statuaire Breton, une académie particulière
( 17 fév. 1773). Parmi les ouvrages qu’il exe
cuta alors, on cite l’Apothéose de sainte Colette
(1772), qui existe encore dans le couveni
des Clarissés de Poligny, et que M. Wey ru
met pas au-dessous des compositions de Le
Sueur ; un Christ en croix, le Chanoine Quirot
visitant les malades > {Wôid-Q’viyi A& Salins),
et les portraits du conseiller de Gros
bois, de Muyard de Vouglans, du médecin
France, etc. De retour en Suisse (1784), il fut
placé à la tète de l’école de peinture de Lucerne.
L’excès de travail causa sans doute la cécité
dont il fut frappé en 1786. 11 se relira en 17
près de Buochs, sa ville natale. Lorsque la Suissï
fut occupée par les troupes françaises, il refusa
de se réfugier dans les montagnes. Son logis fut
envahi par les soldats, et l’un d’eux lui tira à
bout portant un coup de fusil qui le tua. Citons
encore de Wyrsch : ]icolas de Flue{
Vj
à l’hôtel de ville de Saarnou ; les Lois de Moïse,
à Lucerne ; une Fuite en Egypte, à Beggried ;
et au musée de Besançon la Vierge enfant,
la Nativité, et quatre portraits, dont celui du
peintre. Nagler lui attribue un traité de la Peinture
dé portrait , dont l’existence cependant
est incertaine.
F. Wey, 7J^yrsch et les peintres bisontins ; Besauçoii,
1861, In-S". — L. Slmond, f’oyage en Suisse. — xNagler,
Neues ullgem. Kûnstler-LexiJton. — Fiissii, jillgein.
Kunstler-Lexicon. ’"
WYTTENUÂCH ( Daniel), humaniste hollandais,
né le 7 août 1746, à Berne, mort le 17
janvier 1820, à Oesgeest. Son père, Daniel,
professeur de théologie et prédicateur à Berne,
surveilla lui-même ses premières études. Admis
dans l’université de Marbourg, il .s’appliqua avec
zèle aux belles-lettres , et particulièrement à la
connaissance des auteurs grecs. En 1768 il se
rendit à Gœttingue, où les leçons de Heyne
achevèrent de développer son goût et ses talents.
Le désir de se perfectionner sous la direction de
Ruhueken lui inspira l’idée d’adresser à ce der-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hoefer - Biographie, Tome 46.djvu/443
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WYTTENBACH
862
lier une Epistola critica super nonnullis
locis Juliani (Gœttingue, 1769, iu-S») ; ce
iremier essai d’érudition eut un plein succès.
Les éloges que lui en fit Valckenaer l’encoura-
;èrent à se rendre à Leyde, et, après un séjour
l’un au dans cette ville, il obtint par l’entremise
le ses savants protecteurs la chaire de langue
;recque et de philosophie à l’Athénée d’Araserdam
(1771). Stimulé par l’enthousiasme avec
equel ses leçons furent accueillies dans sa parie
adoptive, il conçut l’idée de lui laisser comme
^age de sa reconnaissance une oeuvre impensable,
par une édition critique de Plutarque. A
et effet, il entreprit une longue série de travaux
réparatoires en compulsant les manuscrits des
ibliolhèques de Ja Hollande et de Paris. En 1779,
fut chargé de professer la philosophie àl’AIhéée
de Leyde. Invité en 1785 à occuper la chaire
e Yalckenaer, il la refusa pour remplacer Toius ,
comme professeur de lettres grecques et
itines, d’histoire universelle et nationale^
’éloquence , de poésie et d’antiquités à l’Alénée
d’Amsterdam. Après la mort de Ruinieen
(1798), il consentit à passer à Leyde. L’uique
raison qui le détermina à celte résolution
it le pieux devoir qu’il s’était imposé de proté-
,31’ la famille de son ami défunt. On lui laissa
faculté de choisir dans l’enseignement entre
usieurs branches d’histoire et de littérature, et
devint en même temps bibliothécaire. En 1808
fut nommé membre de l’Institut royal qui
înait d’être créé, et en 1814 il fut un des asiciés
étrangers de l’Académie des inscriptions
! Paris. La réorganisation de l’université de
îyde restreignit son enseignement à la littérare
grecque et latine ; cependant il fut autorisé
ouvrir des cours particuliers d’histoire et d’an-
)uités. Privé de la vue et affaibli par l’âge, il
)tint sa retraite en 1818, et deux ans plus tard
succomba aune attaque d’apoplexie. Onl’enrra
dans le jardin de sa maison de campagne,
!U éloignée de celles qu’avaient habitées Desrtes
et Boerhaave. Jusqu’à soixante et onze ans
avait vécu célibataire : en 1817 il avait épousé
nièce. Wyttenbach marque une époque dans
listoire des études des savants en Hollande.
ij milieu de l’anéantissement intellectuel prolit
par les guerres de l’empire, il avait su raener
les esprits de la jeunesse à la culture
s classiques. Profondément versé dans toutes
i branches de la science de l’antiquité , il a
donné plusieurs éditions estimées d’auteurs anciens,
et publié un grand nombre d’ouvrages
originaux écrits dans un latin d’une remarquable
élégance. Nous citerons notamment : De
sera JSuminis vindicla ; Leyde, 1772, in-S» ;
— De philosophia ; Amst., 1779, in-4° ; —
Prœcepta philosophie logiae ; Amst., 1782,
in-8° ; Halle, 1794, 1821, in-8° ; — Selec/a
principumGraecise historicorum ; Leyde, 1794,
1820, in-8° ; Amst., 1808, in-8" ; Leipzig, 1827,
in-8°j — Moralia, de Plutarque ; Oxlord, 17’J&-
1802, 5 vol. in-4'', gr. et pet. in-8° , auxquelles
il faut ajouter ylnimaduersiones ; ibid., 1810-21,
3 vol. in-S" et un Index grœcitatis ; ibid.,
1830, 2 vol. in-8° ; cette édit. a été réimpr. à
Leipzig, 1829, 6 vol. in-16, et à Paris, I84I-
55, 5 vol. gr. in-8°, dans l’édit. de Plutarque de
M. Diibner ; — Vita Ruhnkenii ; Leyde, 1799,
1824, in-8° ; Fribourg, 1846, in-8" : véritable
histoire littéraire de cet helléniste et de son
temps ; — Phasdon, de Platon ; Leyde, 1810,
in-S" ; Leipzig, 1825, in-8° ; —Opuscula varii
argumenii, oratoria, historica , critica ;
Leyde, 1821, 2 vol. in-S" ; Brunswick, 1825-28,
2 vol. in-S" ; — Brevis descriptio institiUionum
metaphysicarum ; Gand, 1826, in-S" ; —
Epistolse selectee ; GaiiiA, 1829-32, in-8°. On a
encore de lui deux recueils fort importants pour
la science de l’antiquité : Bibliotheca crïlica
(Leyde, 1777-1808, 13 part, en 3 vol. in-8°),
et Philomathia, sive Miscellaness doctrinœ
lib. III (Amst., 1809-17, 3 part. in-8<’). Wyttenbach
a fourni aussi des notes à Boissonade
pour l’édition d’Eunape, à Creuzer pour
le traité de Cicéron De natura deorum, à
Reynder pour l’édition du Banquet de Platon,
et à beaucoup d’autres.
Wyttenbach {Jeanne Galien ), femme du
précédent, née à Hanau, vécut après sa mort
à Paris, reçut le 28 juillet 1827 le diplôme de
docteur en philosophie de l’université de Marbourg,
et mourut en 1830, dans les environs de
Leyde. Elle est auteur de plusieurs ouvrages
en français, parmi lesquels nous citerons : Théagène ;
Paris, 1815, 1825, in-12 ; — Banquet
de Léontis ; Paris, 1817, in-12 ; — Alexis ;
Paris, 1823, in-12 ; trad. en grec moderne, ibid.,
in-12 ; — Symposiaques y ou Propos de table ;
Paris, 1823, in-12.
Mahae, Vitu. Dan. Tfittenbachii ; Gaod, 182Î, In-S».
— Journal des savants, 1823, p. 521.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="2" user="Favete linguistis" /></noinclude><nowiki />
X
XAiNTUAli.LKS. Voy. Saintiuilles.
XANTHIPPE. Voy. SOCKATE.
XANTHiPPCS (SàvôiKTto ;), général alliénien,
vivait dansja seconde moitié du cinquièrae siècle
av. J.-C. Il était tils d’Aiiphron. Durant les
guerres médiques, il rendit d’importants services
à sa patrie. En 490 il dénonça Milliade au retour
de son infructueuse expédition à Paros. En
479, il prit le commandement de la flotte, et contribua
à la victoire navale de Mycale, remportée
surlacôied’Ionie. Après la retraite de Léotycliidès
et des contingents du Péloponèse, il fit voile vers
la Chersonèse, dans la vue de soumettre ce pays,
où les Athéniens avaient acquis jadis de grandes
richesses. Les Perses essayèrent de défendre la
ville de Sestos ; mais Xanthippe la força de capituier.
au printemps de 478, et en livra le gouverneur
à la colère des habitants d’Élée , qui le
crucifièrent. Ce fut le terme de la campagne. Du
temps de Pausanias on voyait encore dans l’acropole
d’Athènes la statue de Xanthippe auprès
de celle de son illustre tils, Périclès.
Hérodote, VI. 131, 136 ; Vlll, 131 ; IX, lU-lïO. - Plutarque,
l’hémistor.le , 10.
XAKTHUS (Eâveoç), historien grec, né en
Lydie, vers 500 av. J.-C. Prédécesseur d’Hérodote,
qui, suivant un témoignage, d’ailleurs
obscur et suspect, d’Éphorc, lui aurait dû sinon
des matériaux pour sa propre histoire, du moins
l’idée de la composer, il parait avoir vécu jusqu’au
temps de Thucydide. On lui attribue une
Histoire de Lydie en quatre livres. Nous avons
quelques fragments ou extraits partiels de cet
ouvrage , empruntés par Strabon à Ératosthène.
Les critiques regardent comme supposés deux
ouvrages cités par des auteurs anciens comme
étant de Xanthus, l’un concernant les Mages et
l’autre Empédocle. V Histoire de Lydie avait
été abrégée, suivant Diogène de Laerte, par un
écrivain du nom de Ménippe. MM. Ch. et Th.
Millier ont recueilli tout ce qui reste des écrits
attribués à Xanthus, ainsi que tous les témoignages
anciens et les opinions des critiques modernes
touchant sa vie et l’authenticité de ses
ouvrages.
Vossiiis, ne hist. grxcis. — Kadrlclus, Uibl. grxca. —
Fraçmenta histor. çraec, édlt. Millier, rians la coUet-Uon
Dldot, t. ". — Beaumoat, JUemoria sopra Xanto ;
Palérme. 1835, ln-8".
XAUPi (Joseph), littérateur français, né
le 16 mars 1688, à Perpignan, mort le 7 décembre
1778, à Paris. D’une famille noble et
riche, il consacra tous ses loisirs à la culture des
863
lettres. Il était entré de bonne heure dans le«
ordres, et fut pourvu, outre l’abbaye de Saint-André
de Jare , des dignités de chanoine et d’ar
chidiacre de l’église de Perpignan. Dans la suit(
il alla s’établir à Paris, prit le diplôme de doc
leur en Sorbonne, et devint doyen de la facultf
de théologie. Ses douces vertus, sa bienfaisance
la sûreté de son commerce, le rendirent cher ;
ses nombreux amis, surtout à M’"e Doublet di
Persan, dont il était un des hôtes assidus. On i
de lui : Oraison funèbre de Louis XIV ; Per
pignan, 1715, in-4'' ; — Dissertation sur l’édi
fice de l’église primatiale de SaintAndri
de Bordeaux ; Bordeaux, 1751, in-4° ; — Re
cherches historiques sur la noblesse des cl
toyens nobles de Perpignan et de Barcelone
Paris et Perpignan, 1763-74, in-12 et in^" : ce :
deux parties ont été réimprimées ensemble avei
addit., Paris, 1776, 3 vol. in-12,
Bachaumont, Mémoires, t. XII. — Quérard, Franc
littéraire.
XAVIER. Foy. François (Saint).
XÉKOCRATE (SevoxpàtYi ;), philosophe grec
né vers 396, à Chalcédoine, mort vers 314 av
J.-C. (I). Venu à Athènes, il s’attacha d’abord
Eschine, puisa Platon, et accompagna ce demie
en Sicile. Après la mort de Platon, il se rendit, e
compagnie d’Aristote, auprès d’Hermias , tyra
d’Atarnée, et depuis son retour à Athènes il fti
envoyé plusieurs fois en ambassade auprès il
Philippe de Macédoine, et en dernier lieu à 1
cour d’Antipater, vers 322. Xénocrate avait u
extérieur très-sévère : il rachetait la lenteur d
sou entendement et le manque de grâces natu
relies par une activité persévérante, un gran
fonds de bienveillance, la pureté de ses mœurs
son abnégation, et une bonne foi si entière, qui
quoique personne à Athènes ne fùtadmis à rendr
témoignage sans le confirmer par serment, on I
dispensa de cette loi. Il succéda à Speusipp
dans la direction de l’école académique (339), i
y fut maintenu pendant vingt-cincj ans, c’est-à
dire jus(|irà sa mort. Aucun des nombreux ou
vrages de Xénocrate n’est venu jusqu’à nous. .
en juger parleurs titres, la plupart roulaient su
des sujets de morale. L’un d’eux, Ikpl paaiXeia ;
était dédié à Alexandre. Malgré la renommée A
Xénocrate, les Athéniens le vendirent, parc
qu’il ne pouvait payer le tribut imposé au
(1) L’époque de .sa naissance et celle de sa mort penvei
être calculées d’après quelques données que rournll Du
gène de Laerte.
864<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="2" user="Favete linguistis" /></noinclude>esa mère. Ximenès essaya des représentations ;
nais, les voyant inutiles, et redoutant les daners
d’une guerre civile, il concilia les préten- :
ions du fils avec la dignité de la mère, |
t fit proclamer Ch-irles roi, malgré la vive |
ipposition des grands. Dans sa touchante sol- j
icitude, il alla jusqu’à es.sayer de pénétrer
es causes de la maladie de la reine ; et, à
’admiration de toute la cour et de la naion
entière, il parvint à persuader la rnalheueiise
Jeanne de sortir de l’obscure retraite où
!||e se tenait obstinément renfermée , et à se
nontrer en public dans le costume convenable
, sa dignité.
Nous résumeions les deux années de la ré-
;ence de Ximenès en disant qu’il put offrir au
eune monarque, à son arrivée dans ses États,
ine noblesse obéissante, des peuples soumis,
me armée réorganisée, une flotte puissante, un
résor allégé de sa dette, et possédant des res-
,ources puissantes pour l’avenir. Charles récompensa
le dévouement de son ministre eu
I ivitant de le rencontrer quand il entra en Es-
• )agne, et en se bornant à écrire qu’il le déîharseait
des soins de la régence. 11 craignait
;ans doute l’ascendant de cette âme que la vieilesse
n’avait pu fléchir ; d’ailleurs, ce n’était
)as le compte de Chièvres et des autres conseillers
flamands que Ximenès demeurât à la
ê !e des affaires.
Ximenès mourut à l’âge de quatre-vingt-un
ins, sans qu’il soit nécessaire d’expliquer cette
novt par l’ingratitude de son jeune souverain.
Eug. Bauet,
T{obei , yida y liazaTius del card. Ximenès ;rocâe,
1604, in -8°. — Flécliier, Hist. dit card. Ximenèx ; Va--is
1693 in-i" — C.SiiXTo , Ds vita /•’. Ximenii ; FrancoVt,
lo8l’, in-fol. — Ui^t. du card. Ximenès ,- l’aris, 1631,
iii-aô. — ’ Piaudier, Nist. de l’adminiitr. dw card. Ximenéf,
Paris, 1635, in-’.". — Mendo/.a, nda de Ximenès ;
Palerme, 1653. tnfol. - Panegyricos del card. de
Cisneros ; Rome, 1651. in-4". — Marsollier, Hist. du
ministère du card. de Ximenès ; Touiouse, 169t. — Marsollier
découvert et confondu dans ses contradictions
écrivant l’histoire du card. Ximenès ; s. I. fP.’irisl,
1708, in-lî. - Richard, Parallèle du card. Ximenès et
du card. de lUchelieu ; Trévoux, 1704. in-I2. — Hist.
von dem Staatsministerio des card. Ximenès ; Hambourg,
1719. in-8». — Don K Ximenès ; Leipzig, 1796,
in-8o. — Barret , /.(/e of card. Ximenès ; Londres.
1813, in-g". — Hofflp, Der Card. Ximenès ;Tt}bia^xe,
1844^ in 8" ; trad. en français, Paris, 1856, in-8°. — Havemànn,
/■’. Ximenrs ; Greltingiie. 1848, !n-8<>. — E. Arnao.
Elofiio hist. del card. Ximmes, dans es Mem. de
r^cad. dhist. de Madrid, t. IV. — Pre.ioott, Hist. de
Ferdinand et d’Isabelle. — Robertson . Hist. du régne
de Charles-Quint. — lievue des deux mondes, IS mal
1841.
XIMENÈS (Lionardo), géomètre et astro.
nome italien, né le 27 décembre 1716, à Trapani,
mort le 3 mai 1786, à Florence. D’une
famille noble oiiginaire d’Espagne, il entra chez
les jésuites , professa pendant quelques années ta
rhétorique et la philosophie en Sicile, puis il enseigna
la littérature à Florence et à Sienne, et
fut appelé à la chaire de théologie au collège de
la Sapienza. Désigné par ses supérieurs pour
enseigner les mathématiques aux enfants du
XlMErsÈS 882
I marquis V. Riccardi, de Floi’cnce, il se livra
I avec succès à cette étude. Ses premières pu-I
hlicalions lui valurent le titre de mathématicien
! de l’empereur et la chaire de géographie à l’A-il
cadémie de Florence. On s’occupait beaucoup à
{ cette époque des moyens de prévenir les ravages
I causés par les débordements du Pô et de ses affluents.
Ximenès étudia cette question à son
tour : il dressa des plans et les appuya de notes
explicatives oii il développait ses vues avec tant
de force et de vivacité que l’empereur le désigna
pour régler le différend qui s’était élevé
entre l’Étiit de Lucques et la Toscane. Son opinion
fit dès lors autorité en Italie ; de toute.’*
parts on lui demandait des conseils. Le pape
s’adressa à lui pour le dessèchement des marais
Pontins et la régularisation du Reno ; les Vénitiens
le consultèrent sur la Brenta ; les Génois sur
la construction d’aqueducs , de ponts et de
routes. Nommé inspecteur du grand -duc Léopold,
il présida à la construction de <livers ouvrages
qui ont perdu de leur importance depuis
ceux qu’a nécessités l’établissement des chemins
de fer. 11 était associé des Académies des sciences
de Paris et de Saint-Pétersbouig. Il mourut
d’apoplexie, instituant par son testament une
chaire d’astronomie et une chaii-e d’hydraulique
qui devaient être remplies par des religieux
piarisles, auxquels il laissa sa bibliothèque et son
cabinet, à la condition de les remettre aux jésuites
dans le cas oii cet ordre serait rétabli en
Toscane. Ses manuscrits i)assèrent entre les
mains deG.-B. Nelli, qui possédait déjà ceux de
Galilée. Nous citerons de Ximenès les écrits
suivants : Notizia de’ tempi ; Florence, 1751,
in-S" : cet almanach ne fut continué que pour
1752 et 1753 ; — Privii eMmenti délia geovietria
plana ; Venise, 1751, in-8" ; — Disserlazionemeccanica
di due stromendche posson
servire alla giusta stima del viaggio
maridmo, e délia velocilà delV acque e de’
vend ; Florence, 1752, iu-S" ; — De maris
xstu, ac prseserlim de virihus lunx soUsque
mari moventïbiis ;MiS., 1755, in-4" ; — Del
vecchio e mtovo gnomone fwrentino Hb. IV ;
ibid. , 17-57, gr. in-4° : cet ouvrage est précédé
d’une histoire de l’astronomie en Toscane, et
contient une foule d’observations curieii.ses sur
l’astronomie, la physique et l’architecture ; —
Osservazioni del passaggio di Venere ; ibid.,
1761 , in-40 ; — Disxerlazione intorno aile
oss’ervazioni solsliziali del 1775 ; Livourne,
1776, in-4’. L’auteur y donne quelques corrections
à son traité Del vecchio gnomone, et
trouve que la diminution séculaire de l’obliquité
de l’écliptique est d’environ 35'', et non 50 ",ainsi
que le supposaient la plupart des astronomes ;
— Nuovespericnzeidraulichefalle «e’ cnnaU
e ne’ fiumiper verificarne leprincipalileggi
e fenomeni délie acque correnti ; Sienne,
1780, in-4'' : de l’avis deMontucla, cet ouvrage
contient ce qu’il y a de meilleur sur l’hydrau-<noinclude>
<references/></noinclude>
ckakdwzr361dzn1fpq7ch367wcqwhmh
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<noinclude><pagequality level="2" user="Favete linguistis" /></noinclude>883
XIMÉNÈS — XIPHILIN
liqiie ; — Teoria epratica, délie resistenze dé"
soLidi ne’ loro attrili ; Pise et Florence, 1782,
2 vol. in-4° ; — Raccolla di perizie ed opu.icoli
k/raw/ici ; Florence, 1781-86, t. I et II,
in-4°, fig. S. R.
Eloqio del P. L. Ximenès, dans le Giornule di Pisa,
t. LXIV, 91, et dans les Ulemorie dellaSocieta italiana,
1790. — Supplem. biblioth. Soc. Jesu, p. 284 etsuiv. —
Montiicla, Hist.desmathém,. t. III.— Lalande, Uibiiogr.
astronom.
xiMEîiÈs(l)(AM<7WS<in-Mane, marquis de),
littérateur français, né le 26 février 1726, à Paris,
où il est mort, le 31 mai 1817. Sa famille
était originaire d’Aragon. Il embrassa l’état
militaire, et, après Fontenoy, devint mestre de
camp (1745) ; mais aussitôt que la mort de
son père le laissa libre de suivre ses penchants,
il quitta l’armée (1746), et vint à Paris, dans
l’intention de se mêler au monde des lettres, des
théâtres et des cafés. Il fit des vers médiocres,
joua aux échecs, fréquenta les coulisses, et eut
des intrigues avec les actrices à la mode, entre
autres avec M"e Clairon. Sa liaison avec Voltaire
fut plus utile an désir qu’il avait de briller, et
lui créa des relations parmi les écrivains. Il osa
même aborder la scène, et se fit illusion jusqu’à
porter ses prétentions sur la muse tragique.
Ses insuccès, les railleries auxquelles il était en
butte, ne le guérissaient pas de la rage de versifier ;
il acceptait même avec si peu d’humeur
les traits les plus mordants, que l’on pourrait
douter qu’il les comprît. La rigueur de Voltaire
lui fut sensible. Il avait dérobé un manuscrit
informe de Voltaire, Y Histoire de la guerre
de 1741, et le publia sans en demander la permission
de l’auteur, qui enjoignit à Ximenès de
quitter les Délices où il vivait auprès de M^e Denis,
dont on le disait l’amant. Le marquis fit
tout pour être pardonné ; il ne rentra en grâce
que six ans après, à la condition qu’il signerait
]&& Lettres sur la Nouvelle Héloïse (176i) ;
la première porte en effet la signature Ximenès.
Dès 1754, Ximenès s’était présenté à l’Académie
française ; il poursuivit ses tentatives infructueuses
jusqu’en 1804. Rien ne le dérangeait de
ses vaines occupations littéraires ; il était toujours
prêt à publier des vers de circonstance :
sous la République, il prenait le titre de doyen
des poètes sans-culottes, et plus tard mettait ses
rimes au service des théophilanthropes ; il versifia
pour l’empire et eut une pension ; il versifia
pour le rétablissement des Bourbons, et eut la
croix de Saint-Louis. Il vécut jusqu’à sa quatrevingt-douzième
année, sans avoir jamais rien
changé à ses habitudes. Ximenès était chevalier
non profès de l’ordre de Malte , ce qui n’était
point un obstacle à ce qu’il se mariât , et il
épousa, en 1768, Angéhqne-Honorée Jourdan
(1) On prononçait ce nom en français, Chitnène.— Son
aïeul, Joseph, comte de Ximenès, prit, en 16S7, du service
en France, devint lieutenant général, et mourut en
n06. Son pcrc, .iugnstin, marquis de Ximenès, mourut
maréchal de c^mp, en 1746.
de Marseille, qui mourut à Paris, en 1825. Il a
fait jouer trois tragédies, deux au Théâtre-Français,
Épicharis (2 janv. 1753), Amalazonte
(30 mai 1754), et une sur le théâtre de Lyon,
Don Carlos (5 mai 1761 ). Ses autres ouvrages
sont : Programme de Sélim, tragédie ; Paris,
1748, in-12 ; — Lettre sur la tragédie d’Oreste ;
Paris, 1750, in-12 ; — Les Lettres ont
autant contribué à la gloire de Louis XIV
qu’il avait contribué à leur progrès ; Paris,
1750, 1755, in- 8° ; — Lettre à Rousseau si&
V effet moral du théâtre ;Pavià, 1758, in-S" ;
— Lettres portugaises en vers libres, par
Mlle d’Ol. ; Paris, 1759, in-12 ; — César au
sénat romain, poème ; Paris, 1759, in-8° ; —
Essai de quelques genres divers de poésie ;
Paris, s. d. (1761), in-8° ; — Examen impartial
des meilleures tragédies de Racine ; Paris,
1768, in-8° ; — Poëme sur Vamour des
lettres ; Paris, 1771, in-S" ; — Aux mânes de
Voltaire ;V&Ys,, 1779, in-8°, réimpr. en 1784 ;
— Influence de Boileau sur, Vesprit de son
siècle ; Paris. 1787, in-S" : — Mon testament,
en vers et en prose ; Paris, 1787, in-8" ; —
Codicille d’un vieillard, ou Poésies nouvelles ;
Paris, 1792, in-8° ; — Nunc dimittis d’un vieillard ;
Paris, 1810, in-40. Il adonné deux édi-’
lions d’une partie de ses écrits sous le titre
à’Œuvres (Paris, 1772, in-8°), et de Choix de
poésies anciennes et inédites (ibid., 1806,
in-8°). Il a collaboré au Journal encyclopédique,
3i Journal de Paris, au Moniteur, h
la Décade, etc. -„g J. M. '''
Partaict, Dict. des théâtres, addit. et correct., t. Vî.’
— Voltaire, Grimm, Corresp. — Bachaumont, jVemoires
secrets. — Palissot, Méin. de littér. — Quérard, Franct
littéraire,
XIMENÈS. Voy. CAr.MONA.
XIPHILIN (Jean),’l(ùiwrz 6 StcptXïvoç, patriarche
de Constantinople, mort le 2 août 1075
11 appartenait à une famille noble de Trébisondej
De moine au mont Olympe, il devint sénateur à
Constantinople, et fut élu patriarche le 12 jan^
vier 1064. Si son savoir paraît digne d’élog(
il n’en est pas de même de son caractère. Voici
un trait qui peint sa duplicité. Après avoil
juré de ne jamais permettre qu’Eudoxie, veuvf
de Constantin X, se remariât, il sollicita le pre
mier les sénateurs qui s’étaient engagés coranne
lui à violer leur serment. L’impératrice avait
en effet promis d’épouser le neveu du patriarche
mais à peine munie de l’acte nécessaire à se$
secondes noces, elle plaça sur le trône Romaic
Diogène (1067). Xiphilin a écrit sur des ma^
tières ecclésiastiques quelques constitutions, re
produites dans le Jus greeco-romanum de Leun^
ciavius, et des sermons publiés avec ceux d<
saint Basile par C.-F. Matthsei (Moscou, 1775
in-4'' ).
XiPKiLiN (Jean), neveu du précédent, étaij
moine dans un couvent de Constantinople, où i
a probablement passé sa vie. Il est connu pour
avoir fait, sur l’ordre de l’empereur Michel VII]<noinclude>
<references/></noinclude>
ho9c3s3pctfujps1hbr0rwo89311bdz
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Favete linguistis
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<noinclude><pagequality level="2" user="Favete linguistis" /></noinclude>895
YORCK
Napoléon pour ia campagne de Russie (1812).
Les patriotes détestaient l’alliance de la Prusse
avec la France, ne faisaient de vœux que pour
la Russie, et espéraient bien qu’au premier revers
des Français, le contingent prussien donnerait le
signa ! de l’insurrection contre Napoléon. Le
commandement en chef du corps auxiliaire fut
donnéau général Grawert, vieillard respectable,
qui du reste ne tarda pas à se retirer pour cause
de maladie. Les 17 à 18,000 hommes placés
fOUS les ordre ? d’Yorck formèrent avec la division
polonaise Grandjean le corps d’année du
maréchal Macdonald, qui occupa la Courlande.
Les Prussiens restèrent pendant l’été et l’automne
devant Riga, de sorte que, de toutes les
troupes employées dans la funeste campagne de
1812, ils eurent le moins à souffrir. Dans les
premiers jours de décembre, Macdonald apprit
que la grande armée, réduite à des débris, précipitait
sa retraite vers le Niémen. 11 résolut de
se rapprocher lui-même de ce fleuve, et rétrograda
sur ïilsit, en trois colonnes, l’une composée
de la division Grandjean, l’autre de la division
prussienne Massenbach , et la troisième de
la division Yorck ; celle-ci, de beaucoup ia plus
nombreuse, forma l’arrière-garde. Yorck était
déjà en correspondance avec les représentants
que les patriotes allemands comptaient dans le
camp des Busses. On le pressait de se séparer
de l’armée française, et de donner ainsi aux autres
Allemands un signal impatiemment attendu.
Yorck hésitait dans la crainte de compromettre
son souverain ; il lit très-secrètement consulter
le cabinet de Berlin , et en attendant une réponse,
qui ne devait pas venir, il eut l’air d’obéir
aux ordres de Macdonald. Il quitta Mittau le
20 décembre , suivi pas à pas par Diebitch, chef
d’éfat-major du général Wittgenstein. A mesure
qu’il approchait du Niémen les instances redoublaient
auprès de lui. L’ancien ministre Stein
le pressait de toutes ses forces, et enfin son
compatriote le général Clausewitz, dépêché du
quartier russe, acheva de le décider. Le 30 décembre
1812, sous prétexte que, l’avant-garde de
Wittgenstein ayant atteint Memel, il se trouvait
coupé de Tilsit, il signa une convention de neutralité
pour son corps d’armée, avec réserve de
la ratification du roi. Cette réserve et le mot de
neutralité étaient de pure forme. Yorck venait
de passer dans le camp des ennemis de la
France, quoique son souverain fût l’allié de Napoléon.
Le général Massenbach, informé de cette
convention , quitta Tilsit pendant la nuit avec les
troupes placées sous ses ordres, et alla rejoindre
Yorck. Ainsi s’accomplit cette défection importante,
non par le nombre d’hommes qui ia consommèrent,
non par la force matérielle qu’elle
retira à l’armée française, mai.s par son effet
moral en Allemagne. Pendant trois mois, Y’^orck
fut dans une étrange situation. Officiellement
désavoué par le roi Frédéric-Guillaume, qui avait
même promis de le traduire devant une com-
— YORK 896 1
mission militaire, il n’en resta pas moins àlaj
tête du contingent prussien, occupant Kœnigsberg,
convoquant les états, levant des .soldats
et de l’argent. L’évacuation de Berlin par les
Français (4 mars t813) et ia déclaration de
guerre de la Prusse à la France (17 mars) le
tirèrent de cette position anormale. Il continua
de marcher avec le corps de Wittgenstein , et
forma la droite des coalisés. A Luizen, il combattit
avec acharnement. Le 19 mai il se heurta
à Weissig contre les forces trois fois supérieures
de Lauriston, et perdit deux mille hommes, ce
qui ne lui en laissa plus que six mille ; avec ce
faible reste il assista aux deux journées deBautzen.
L’armistiée que Napoléon accorda imprudemment
aux alliés leur permit de réorganiser
leur armée, et leur procura l’adjonction de l’Autriche.
Y’orcli, placé à la tête du principal corps
de l’armée de Silésie, commandée par Blijcher,
prit une part éclatante aux nombreux combats
que livra ce vaillant chef : la Kalzbach, Wartenburg
(3 oct. 1813), Leipzig, Montmirail, où il
pré.<erva Sacken d’une destruction complète ;
Laon , où il dirigea avec Kleist l’attaque de niiii
qui mit en déroute les troupes de MarmoDl
(9-10 mars 1814). Après la prise de Paris, il accompagna
son souverain à Londres, fut créé
comte de Wartenburg avec une dotation considérable,
et nommé commandant de l’armée
de Silésie et de Posen. En 1815, quand le retoui
de Napoléon ranima la guerre, Yorck fut misi
la tête des troupes assemblées sur l’Elbe et k
Saaie ; mais les événements marchèrent si vite
qu’il n’eut pas le temps de prendre part à h,
campagne. Son fils unique, officier dans le.’
luissards de Brandebourg, périt dans un corn
bat de cavalerie près de Versailles, le l''' juillet
Inconsolable de cette perte, Yorck quitta le service
actif, et passa le reste de sa vie dans sor
domaine de Klein- Œls. Il fut nommé feldmaré
chai en 1821.
Hauptmomente aus dem Leben des Gra/en i’orcf :
llmenau,1832,tii-8<>.— Droysen, leben des Feldniarsc/ialt.
J’orc/i/ Berlin, I85t, S vol. In-S". — l’ertz, Leden de ;
Freiherrn von Stein. — Thiers, Hist. du consulat etdi
l’empire.
YORK. ( Richard, duc n’), prince anglais, n(
en 1416, tué le 30 décembre 1460, à Wakefield
Il était Ois de Richard d’York, comte de Cambridge,
décapité en 14 15 pour avoir conspirt
contre Henri IV, et d’Anne Mortimer. Par l’iir
et l’autre de ses parents il descendait directemen’
d’Edouard III, c’est-à-dire de Lionel, second fils
de ce prince, du côté maternel, et d’Edmond, It
quatrième. fils, du côté paternel (1). 11 n’avai
(1) Suivant les règles de succession royale de mâle ei
mâle, par ordre de prlinogtinliure, les droits de la maison
de Lancastre étaient supérieurs a ceux di ; 1 1 maliioi
d’Yorli, puisque la première était issue de Jean di
«and, le troisième fils d’ÉUouard lll. Les sept fils de ci
monarque étaient par ordre de nais^ance : Edouard,
prince de (Jalles ; Guillaume, mort dans l’enfance
Lionel, duc de Clarence ; Jean, duc de Lancastre ; Ed
mond, duc d’York, puis comte de CaroDridge ; Guil
laume de Windsor, mort jeune ; Thomas, duc de Glo<noinclude>
<references/></noinclude>
dl37r64x2vryuo182sdwfw2ohfj6g8i
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Acélan
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>avoir peur ? compté-je pour quelque chose ? — Je n’osais
pas redescendre la montagne. De fait, je n’aurais pu
trouver de nacelle pour me conduire à l’autre bord ; et,
au reste, la nuit n’est nullement longue maintenant. Je me
tournai donc de l’autre côté ; je dis bonsoir aux étoiles, et
je m’endormis bientôt. De temps en temps j’étais réveillée
par des brises errantes ; alors je pensais à toi ; je disais
dans mon cœur : Goethe, sois avec moi, afin que je n’aie
pas peur ! Je rêvais que je voguais le long des bords du
Rhin couverts de roseaux ; et là où il y a le plus de profondeur,
la bague que tu m’as donnée tomba de mon doigt
dans une fente de rocher noir ; je la vis descendre de plus
en plus, jusqu’au fond. Je voulus appeler au secours ; je
me réveillai à la lueur de l’aurore, bien heureuse de retrouver
la bague à mon doigt. Prophète, explique-moi ce
songe ; préviens le sort ; ne le laisse pas trop s’approcher
de notre amour après cette belle nuit, où, entre la joie et
la frayeur, seule avec les étoiles assemblées, j’ai pensé à
ton avenir<ref>Lorsque je voguais sur l’Euphrate, la bague d’or que tu me donnas dernièrement tomba de mon doigt dans l’abîme des eaux.
<p>C’est ainsi que je rêvais. Je me réveillai ; l’aurore brillait à mes yeux à travers le feuillage. Dis-moi, poète, dis-moi, prophète, que signifie ce rêve ?</p>
<p>— Je suis prêt à te le dire ! Ne t’ai-je pas souvent conté comment le doge de Venise se marie avec la mer ?</p>
<p>C’est ainsi que de ton doigt l’anneau tomba dans l’Euphrate. Doux songe, tu m’inspires mille chants divins !</p>
<p>Moi qui de l’Indoustan suis allé jusqu’à Damas, pour de là, avec d’autres caravanes, atteindre la mer Rouge,</p>
<p>Tu m’as uni à jamais à ton fleuve, à ta terrasse, à ton bosquet, et ici, jusqu’au dernier baiser, mon esprit sera à toi.</p>
{{d|{{sc|Goethe}}, se trouve dans ''le Divan''.|2}}</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="2" user="Favete linguistis" /></noinclude>9J7
YVES
d’Heelor ou Helori et d’Azo duKenquis. Envoyé
à Paris , il y consacra dix années à s’instruire
dans la théologie, le droit civil et le droit canon
(1267-1277). Passant ensuite à l’université d’Orléans,
il suivit les leçons de Guillaume de Blaye,
avec lequel il approfondit les Décrétâtes. ARennes
enfin, il étudia, sous un religieux franciscain, les
Sentences de Pierre Lombard et l’interprétation
de l’Écriture sainte. Ayant reçu dans cette ville
les ordres mineurs, il dut à sa science profonde
du droit autant qu’à sa piété d’être appelé successivement
à remplir les fonctions d’official
auprès des évêques de Rennes et de Tréguier. Le
premier le nomma recteur de Tredrez (1285), le
second curé de Lohanec (1293). Adonné au soulagement
des malheureux, il avait converti en
hôpital le domaine patrimonial de Ker-Marlin ,
et mettait son honneur à être surnommé Vavocat
des pauvres. Les jeûnes et les austérités
auxquelles il se soumit ne l’empêchèrent cependant
ni de se livrer activement à la prédication ,
ni de remplir ses fonctions judiciaires avec
une vigueur et une équité qui le firent redouter
des mauvais plaideurs. La royauté même ne
trouvait pas grâce devant lui pour ses prétentions
fiscales envers le clergé, et il s’opposa plus d’une
fois à la levée des impositions royales qu’il croyait
injustes. Suivant une tradition conservée par les
historiens franciscains , Yves aurait pris au
couvent de Guingamp l’habit de leur ordre ; ce
fait, affirmé par Albert le Grand, a été nié par
Papebroch, Baillet et Godescard. Sollicitée par
le duc Jean de Montfort, qui fit tout exprès le
voyage d’Avignon, la canonisation d’Yves fut
déclarée par un bref de Clément VI du 19 mai
1347. Sa fête se célèbre le 19 mai.
Acta sanctorum, t. V, de mal. — Pierre de la Haye
tCerhlnganr, J^ie de saini ¥ves ; Morlaix, 1623, ln-16. —
!. Favé, Hist. de saint Yves ; Rennes, 18S1, in-a».
YVON ( Claude), théologien français, né le 1 5
vril 1714, à Mamers, mort en 1791, à Paris. li
YZARN 913
reçut les ordres, et vint à Paris. Non seulement
il n’y exerça aucune fonction ecclésiastique, mais
encore, dans les choses de la foi, il se montra
rebelle à la Sorbonne. C’est dans l’Encyclopédie
qu’il débuta ; il y rédigea les articles Ame, Athée,
Dieu, et quelques autres. A vrai dire, il n’y mit
aucune hérésie ; il y soutint même les vérités de
la religion , mais il tenta de les prouver par la
méthode des philosophes. Tandis qu’il se compromettait
ainsi dans le commerce de D’Alembert
etdeDiderot, il fut soupçonné d’avoirpiis part à la
fameuse thèse que l’abbé de Prades {voy. ce nom )
soutintle 18 novembre 1751 pour le doctorat. Sous
la menace d’une lettre de cachet , il .s’enfuit en
Hollande ; mais l’orage s’apaisa. Yvon revint en
France, et malgré les tracasseries auxquelles il se
vit encore exposé, il obtint un canonicat de la
cathédrale de Coutances et le titre d’historiographe
du comte d’Artois. Le reste de sa vie s’écoula
dans l’obscurité. On a de lui : Liberté de
conscience resserrée dans des bornes légitimes ;
Londres, 1754-55, 3 part. in-8° : il y
conseille à l’État de se montrer indifférent en
matière de religion, et à l’Église de lutter avec
vigilance contre les ennemis de la foi ; — Lettres
(deux) à Rousseau, pour servir de réponse
à sa lettre contre le mandement de l’archevêque
de Paris ; Amst., 1763, ’m- ?>"— Discciirs
généraux et raisonnes sur Vhistoire de l’Église ;
Am.st. (Paris), 1768, 3 vol. in-125 —
Accord de la philosophie avec la religion,
prouvé par une suite de discours relatifs à
treize époqiies ; Paris, 1776, in-12, et 1782 ou
1785, 2 vol. in-8" : nous pensons que cet ouvrage
est le même que celui-ci : Histoire philosophique
de la religion ; Liège, 1779, 2 voL
in- 8°. B. H.
Bachaumont, Mémoires secrets, t. IV, p. lo. — Renoxiarà.
Essais hist., t. Il, p. 197. - Haurcau, Hist. Uttér.
du Maine, t. IV.
YZAR.V. Voy. ISARN.<noinclude>
<references/></noinclude>
nn7wajt7h0oqbf5ja72n28p9feonfc2
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<noinclude><pagequality level="2" user="Favete linguistis" /></noinclude>9âl zabarella
d’éciiLs, parmi lesquels nous citerons : Logica ;
Faiioue, 1587, i» fol. ; plusieurs édil, ; — De
rébus natuvalïbus lïb. XXX ; ibid., (589,
1594, in-4<’ ; — Pliysica ; ibà., 1601, in-fo’. ;
— In lib. Arislotelis de Anima ; ibid., 1C04,
iii-fol. ; — Apologia ad objectïones Piccolomini
de doctrinx ordine ; ibid., 1606, in-foJ.
Ces ouvrages scolastiques se distinguent par une
certaine liberté d’examen qui lit accuser Zabarella
d’athéisme. L’auteur n’admettait pas sans
contrôle la doctrine d’Aristote, et, pour échapper
aux censures de l’Église, il lui fallut déclarer qu’il
admettait selon la foi les vérités dont l’évidence
ne peut être prouvée par la raison seule. Les
ouvres de Zabarella ont été recueillies à Francloi
t, 1618, in-4''.
Toinasinl., Eloyia. — Papadopoli, Hist. (lymn. pataviiii.
— Imperiali, Muséum. — Tirabosclil, Storia dellu Ictt.
iUil., I. Vil, pars I, -p. 385. — Dict. des sciences p/tilo.’.
ZACCARIA ( Francesco- Antonio) , érudit il..ilieii,
né le 27 mars 1714, à Venise, mort le 10
octobre 1795. à Rome. 11 était fils d’un habile
jurisconsulte , originaire de la Toscane. Élevé
p.ir les jésuites, il donna bientôt des preuves
de ses rares talents et de son heureuse mémoire,
et fut admis dès l’âge de quinze ans dans leur
Compagnie. Après avoir passé à Vienne le temps
de son noviciat, il professa la rhétorique à Goiritz ,
et traduisit la volumineuse hisloiie des
’PP. Catron et Rouillé. Ses supérieurs l’appelèrent
bientôt à Rome ; il y reçut les ordres en 1740, et
u)sa la même année adresser des observations critiques
au cardinal Querini sur sa Vie de Paul II.
Loin de s’en offenser, le cardinal en conçut de
l’estime pour son jeune contradicteur, et lui en
ilonna des preuves en plusieurs circonstances.
Zaccaria publia également trois lettres anonymes
contre le livre De superstilione vitanda, de
;Muratori , qui jugea l’attaque assez importante
pour y répondre. Il parcourut en se livrant à lu
prédication les différentes parties de l’Italie,
s’acquit une liaate réputation d’éloquence, et
rassembla les immenses matériaux de son Histoire
littéraire. Il prit la défense du P. Ghezzi,
attaqué par le dominicain Concinna ; mais de
toutes les querelles littéraires auxquelles il fut
mêlé, aucune ne fit plus de bruit que sa dispute
avec le P. Lami. Sous le nom d’Atromo ïrasimaco,
il fit imprimer à Venise quelques lettres
contre le livre De eruditione Apostolorutn de
ce dernier. L’attaque était vive, mais Lami ne
garda dans sa réponse aucune mesure, et .se
laissa emporter aux invectives les plus violentes.
Malgré la protection du cardinal Querini, Zaccaria
se vit refuser en 1752 la direction de la
bibliothèque de Brescia ; mais en 1756 le duc
de Modène, François III, le nomma conservateur
de la bibliothèque d’Esté, emploi vacant
depuis la mort de Muratori. Avec l’aide des
PP. Gabardi et Troili, Zaccaria agrandit cet établissement,
et en dressa un catalogue fort commode.
, resté inédit. Aa milieu de ces divers tra-
— ZACCARIA 9iâ
, vaux, il publiait sous forme de journal l’histoire
littéraire de son temps, et répondaiC aux critiques
et aux récriminations auxquelles il se trouvait
journellement exposé. Les opuscules et les
pamphlets dirigés contre lui se multiplièrent au
point que le P. Ignazio Visconti, général des jésuites,
suspendit en 1757 la publication de ce
journal ; à la prièrede François III, il revint sur
cette mesure, mais il exigea que les manuscrits
fussent désormais soumis à son examen. Sa société
ayant été expulsée de Modène, il se retira
à Rome, où il remplit les fonctions de bibliothécaire
et d’historiographe des jésuites. 11 écrivit
contre les prétentions de l’Église gallicane et
défondit le pouvoir temporel du saint-siége. Mais
bientôt après, lors de la suppression de l’ordre
à Rome, il se vit sur Je point d’être enfermé au
château Saint- Ange ; le cardinal Alarefoschi lui
ouvrit sa bibliothèque pour y poursuivre le cours
de ses travaux. En 1775 Pie YI le chStrgea de la
direction des études d’histoire ecclé.siaslique à
l’Académie des nobles, et le nomma professeur
Éniérite à la Sapienza. Zaccaria mourut âgé de
quatre-vingt-un ans. 11 était membre de dix-neuf
académies italiennes et associé à plusieurs autres
de l’étranger. Comme critique, il se montra
éclairé, sincère, spirituel ; on lui reproche cependant
d’avoir prodigué les louanges en certains
cas, et dans d’autres d’avoir cédé aux caprices
d’un caractère bilieux. En latin son style a plus
d’élégance et de pureté qu’en italien. Outre un
grand nombre de manuscrits, il a laissé cent
six ouvrages imprimés, qui traitent de la théologie,
de l’histoire profane et sacrée, de l’archéologie,
etc. i les principaux sont : Storia letteraria
d’ilalia ; Modène, 1751-57, 14 vol. in-S",
et 2 vol. de supplément aux t. IV et V ; Lucques,
1754, in-8" : ouvrage considérable, relatif
à l’histoire littéraire contemporaine, écrit d’après
un plan judicieux et contenant l’analyse
des publications importantes ; chaque volume
renferme un nécroioge détaillé et des tables
alphabétiques des auteurs et des faits. Une des
attaques les plus vives auxquelles elle donna lieu
est celle d’un pseudonyme intitulé : OsservU’
zioni sopra varii pitnii d’istoria lelteraria,
esposfe in alcune lettere di Eusebio Eraniste ;
Venise, 175C, 2 vol. in-8°. Zaccaria, qu’on
accusait dans cet opuscule d’ignorance, de mauvais
goût et de partialité, répondit par une Di’
fesa délia Storia lelteraria ; Modène, 1754,
-fi° ; — Annali letterari d’Italia ; Modène,
1762-64, 3 vol. in-S" : continuation de l’ouvrage
précèdent, dont la publication avait été suspendue
en 1 757 ; — Theologia moralis R. P. Tamburini ;
Venise, 1755, 3 vol. in-8° : l’auteur
présente dans des prolégomènes une entière apologie
des théologiens de son ordre, et cherche à
montrer qye les points de leur doctrine censurés
par l’Église ne l’ont été que par suite d’une fausse
interprétation ; — Anecdotorwn niedii a ?w,
maximam parlem ex archivis pistoiensibus.<noinclude>
<references/></noinclude>
tjyxu4bpzlsvth5k8r3yyawxd5xrk8q
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<noinclude><pagequality level="2" user="Favete linguistis" /></noinclude><nowiki />
923 ZACCARIA
coUedio ; Turin, 1755, in-fol. ; — Biblia sacra, j
uberrimis prolegomenis dogmaticis et chronologicis
Ulustrata ; Venise, 1758, 2 vol.
in-fol. ; — B. Petavii opus de theologiHs dogviatibus ;
emse , 1757, 7 vol. iu-8°, précédé
(l’une vie du P. Petau, et suivi de pliisieuis ■
dissertations fort remarquables de divers théologiens
et de Zaccaria , et d’un Apparato istorico-crittco ;
— Jus canonicum, auctore
E. P. VitoPichler ;PesàTO, 1758, 2 vol. in-fol.,
avec des notes ; — Apologie de la Théorie morale
des PP. Busenbaum et Lacroix, jésuites,
contre les arrêts des parlements qui ont
condamné cet ouvrage ; 1758, in-12, en italien
avec la traduction française et un avertissernenl
par Goujct (1) ; — Institutiones numismaticx
2 vol. in-8o. S. K.
Orla’ndl, Storiu délia letter.ital. - Cuceagni. Elogio
storico di Fr.-yl. Zaccaria ; Rome, 1796, in-8".
’i.xcn {Antoine, baron de), général autrichien,
né le 14 juin 1747, à Pesth, mort le 22
novembre 1826, à Grœtz. 11 appartenait à une
ancienne famille hongroise. Il fit ses premières
armes dans la campagne contre la Prusse (1778-
79). et fut nommé ensuite professeur de mathéniuliques
à l’académie militaire de Wienerisch-Neustadt.
Promu au grade de capitaine (1783),
il abandonna sa chaire pour assister au siège
de Belgrade (1789), maïs il la reprit plus tard.
Son zèle fut récompensé par le brevet de major
(1792), et ensuite par celui de colonel (1795). Attaché
comme quartier-maître général à l’armée
de Mêlas (1798), il se distingua particulièrement
à Marengo, et y fut fait prisonnier. Créé baron
en 1801, il devint successivement feld-maréchal
lieutenant (1805), gouverneur deTrieste (180C),
commandant de la forteresse d’Olmutz (1813),
et fut admis à la retraite en 1S25, avec le grade
de général d’artillerie. On a de lai : Vorlesungen
liber Feldbe/estigung , Vertheidung und
Angriff (Cours de fortification) ; Vienne, 1783,
1810, in-8° ; — Elewente der Manœvrirkunst
(Éléments de l’art de manœuvrer) ; ibid., 1812-
14, 2 vol. in-S" ; — plusieurs articles de mathématiques
et d’astronomie, publiés dans la Correspondance
mensuelle de son frère.
OEstcrrcich. national Encycl. — Ncuscl, T>ai Gelehrte
Vevtsckland. - Poggendorf, Biogr. litt. fyœrterbuch.
— Rabbc, Biogr. des contemp., suppl. — Conv.-Lex.
ZACH {François -Xavier, baron de), mathématicien
et astronome, frère du précédent, né
le 4 juin 1754, à Prcsbourg, mortle4 septembre
1832, à Paris (2). Après avoir fait ses études
(n Cet écrit a été trad. par ordre ; il fut dénoncé au
parlement, sans Vavertisiement, le 10 mars nss, et condamné
au feu. Le P. Zaccaria avait travaillé sans permission.
Dés que ses supérieurs eurent appris qu’il songeait
il justifier Busenbaum, Us lui envoyèrent l’ordre de n’en
rien faire. Le P. Zaccaria , qui avait remis son manuscrit
à l’Imprimeur, courut le redemander ; mais il était Imprimé,
et un exemplaire fut soustrait à la diligence de
l’auteur par une main ennemie, qui l’envoya en France,
où on ne tarda pas à le réimprimer. {Catal. manuscrits
de l’abbé Goujet.)
(a) Poggendorf met le 2 ; nous le corrigeons d’après le
Moniteur.
ZACH
924
daifs un colfége de jésuites, il s’engagea sous le.’
drapeaux de l’Autriche, et consacra ses loisir ;
à l’étude des mathématiques. Nornmé ingénieur
il se démit bientôt de sa charge, et visita plu
sieurs contrées de l’Europe afin d’en examine’
les musées. Il fit un plus long .séjour à Londres
en quahté d’instituteur des enfants du comt<
Brùhl, ambassadeur de Saxe. En 1786 il entri
au service d’Ernest II, duc de Saxe-Gotha, avet
le grade de major. Le duc, très-versé dans li
science de l’astronomie, accueillit chaleureuse !
ment le jeune savant, et le mit l’année suivanti
à la tête d’un superbe observatoire qu’il vcna»
d’ériger à Seeberg, près Gotha. Zach justifia plei-i
nement cet honneur. Pour donner plus d’exteh’
sion à ses travaux, il entreprit dès 1798 li
publication d’un recueil important, intitulé
Allgemeine geographische Ephemeriden (Wei
mar, 1798-99, in-8°) ; il y fit paraître un»
foule d’importantes observations, des notices é
des renseignements précieux pouvant intéresser
les astronomes , les géographes et les navi’
gateurs, et il y consigna les fruits de sa vastt*
correspondance avec presque tous les savant»
de l’Europe. La suite de ce recueil iiorte Ii
titre de Monatliche Correspondenz zur Bé
fœrderung der Erd-tind Himmelskundi
(Gotha, 1800 13, 28 vol. in-S"). La réputatior
croissante de Zach attira à Seeberg un asse ;
grand nombre de jeunes gens avides de suivn
les cours du savant professeur, et quelques-uni
d’entre eux devinrent plus tard des astronome ;’
distingués. Après la mort d’Ernest H ( 1804)
il devint grand maréchal du palais de sa veuv(
à Eisenberg , et l’accompagna dans ses voyages
en France et en Italie. En traversant ce derniei
pays, il assista à la fondation d’un observatoin
à Naples, et fit le plan de celui qui a été érig<
dans les environs de Lucques. La mort de h
duchesse (1827), qui l’avait constamment ho
noré de sa bienveillance, fit sur lui une impres
sion profonde. A cette aflliction vinrent bieniô
se joindre les souffrances de la pierre. L’opération
qu’on lui fit à Paris réussit complètement
mais ses forces l’abandonnèrent peu à peu. At
teint du choléra, le 26 août 1832, ii succombi
quelques jours plus tard, à l’âge de soixante-dix-huit
ans. Il était membre de plusieurs académies,
et correspondant de l’Institut de France,
Les écrits de Zach, remarquables par leur méthode
et par leur clarté, lui ont assigné une place
honorable parmi les astronomes modernes. On
a de lui : Novx et correctse tabulx motuum
solis ; Gotha, 1792, 10-4" ; nouv. édit. corrigée,
ibid., 1804, m-i" ; — Explicatio et usas tabellarum
solis et catalogi stellarum fixarum,
ibid., 1792, in-»> ; — De vera latitudine et
longitudine Erfordias ; Erfurt, 1794, 10-4° ;
— ( avec Wurm ) Nouveau calendrier séculaire
français ; Gotha, 1797, in-fol. ; — Vorûbergang
des Mercurs (Passage de Mercure
devant le Soleil , observé le 7 mai 1799, à See-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/219
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Acélan
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><nowiki />
Il y a long-temps que je soupirais après cette belle
aventure ; maintenant elle m’a silencieusement surprise,
et rien n’est changé. Personne ne sait où j’étais. Et quand
même on le saurait, pourrait-on deviner pourquoi j’y étais ?
Là-haut il me sembla te voir sortir de la forêt murmurante,
entouré d’une douce lueur ; lorsque tu fus entièrement
proche, mes sens étaient fatigués, le thym exhalait une
odeur trop forte, tout était fleur et parfum, et si beau ! Je
m’endormis. L’armée innombrable des étoiles, la lumière
vacillante et argentée de la lune, qui de loin en loin danse
sur le fleuve, le grand silence de la nature, qui laisse entendre
tout ce qui se meut, ce sont là les apparitions dans
lesquelles je sens mon âme acclimatée. C’est là où germent
mes pensées à venir. Mon esprit se nourrit des froides
perles de rosée qui surchargent les herbes et les
plantes ; il se hâte, il veut fleurir pour toi, Goethe ; il veut
étaler ses couleurs variées à tes yeux. C’est à mon amour
pour toi que je veux penser ; c’est lui qui me fait désirer
et chercher quelque chose d’inexprimé. Tu me regardes
en esprit, et ton regard fait jaillir en moi des pensées ; souvent
je suis forcée de dire ce que je ne comprends pas, ce
que je ne fais que voir.
L’esprit aussi a des sens ; de même qu’il y a des choses
que nous ne faisons qu’entendre, que voir ou que sentir, de
même il y a des pensées que l’esprit ne comprend qu’avec
un de ses sens ; souvent je ne fais que voir ce que je pense,
souvent je le sens, souvent encore je l’entends, et alors j’en
suis tout émue. Je ne sais comment j’éprouve tout cela ; car
ce n’est pas chez moi le résultat de la réflexion. Je me
retourne pour voir d’où vient la voix ; et alors il me semble<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hoefer - Biographie, Tome 46.djvu/485
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Favete linguistis
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/* Problématique */
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<noinclude><pagequality level="2" user="Favete linguistis" /></noinclude>'M s
lourd’imi l’uo des joyaux les plus précieux du
Vatican. Déjà l’envie se déchaînait contre lui , et
malheureusement ses détracteurs eurent ici
k’àu jeu. Le sujet de la Communion avait déjà
été traité par Augustin Carrache, et jusqu’à un
certain point , Lanfranc, en faisant graver ce tableau
à l’eau-forte par Perrier, put avec vraisemblance
accuser le Dominiquin de plagiat. Évidemment
celui-ci s’est inspiré Hle la composition
(le son prédécesseur. Mais quelle supériorité de
noblesse et d’expression , quelle unité de composition
dans l’œuvre du Dominiquin ! Aussitôt
il fut chargé de la décoration de la chapelle
Sainte-Cécile à Saint-Louis des Français, et il y
peignit deux fresques d’un admirable dessin, la
Sainte distribuant des vêtements aux pauvres,
et son Martyre. Cette période de sa vie
est la plus féconde en belles compositions. Ainsi il
fit alors à Rome une Madone glorieuse avec
saint Jean- Baptiste et saint Pétrone ( au
musée de Brera), l’Assomption ( Sainte-Marie
(lu Transtevère), aussi remarquable parle coloris
que par la perspective ; la Chasse de Diane
(galerie Borghèse), l’une des plus charmantes
compositions qui soient sorties d’un pinceau italien ;
le Martyre de saint Pierre dominicain,
peint pour les religieuses dominicaines de Brisiighella,
tableau frappant qui est aujourd’hui au
musée de Bologne, où il n’est pas écrasé par le
voisinage du même sujet, traité par le Titien. En
1519 il retourna à Bologne, et peignit pour S.-Giovanni
in Monte la grande page mystique désignée
sous lenom de la Madone du Rosaire (i).
Elle manque d’unité ; mais ce défaut est amplement
compensé par l’énergie de certaines figures,
la dégradation et la vérité des plans, la beauté
générale de la couleur. Ce fut pendant ce séjour
à Bologne que le Dominiquin, âgé de trente-huit
ans, épousa une jeune fille d’une grande beauté
nommée Marsibilia Barbetti (1619), qui souvent
lui servit de modèle.
A l’avènement de Grégoire XV (1621), notre
artiste revint à Rome, oii il fut bien accueilli par
le nouveau pontife, qui lui donna le titre d’architecte
du Vatican. Son retour fut signalé par
l’exécution de fresques à Saint- Sylvestre du
Qiiirinal, à Saint-André du Val, à Saint-Charles
ai Catignari, conçues d’une manière large et facile
et dans le plus grand style auquel il se soit
élevé, ainsi que par de beaux tableaux, tels que
Timoclée amenée devant Alexandre ( au
Louvre), le Martyre de saint Sébastien (2) et
c«lui de Sainte Agnès : et dernieT, placé au musée
de Bologne, payé 1,200 écus, et peut-être le seul
qu’il ait eu la satisfaction de voir apprécier à sa
juste valeur, n’a rien perdu de ses brilhntes
qualités ; sa couleur, toujours belle et vigoureuse,
(I) Elle fut payée 500 écus aa Dumlnlqitln, qui y consacra
près de deux années. On la volt an mxnte de Kologne.
( !) Peinte pourSalnt-Plcrre, cette fresque fut transportée
trg 1738 à Noire-Dame des Anses.
ZAMPIERI 946
l’expression de cliaque figure, que le temps n’a
pas altérée, le mettent au rang des plus beaux
ouvrages du maître.
Malgré les cabales des envieux, le Dominiquin
commençait à être apprécié à sa juste valeur, et
et il eût pu terminer tranquillement sa carrière
à Rome, où les commandes ne lui eussent pas
fait défaut ; malheureusement il céda au désir
d’attacher son nom à une entreprise considérable,
et il accepta la charge de décorer à Naples
la chapelle de la cathédrale, dite le Trésor de
Saint’ Janvier. Les avertissements , les exemples,
ne lui avaient cependant pas manqué ;
mais la fatalité sembla le pousser à sa perte.
Le chevalier d’Arpin, le Guide, le Gessi, avaient
été successivement forcés de s’enfuir devant
les menaces de Belisario Correnzio, de l’Espagnolet
et du Carracciolo. I.e Dominiquin ,
arrivé à Naptes en 1629 avec sa famille, se mit
à l’œuvre. Après avoir longtemps médité ses
compositions , il prit le pinceau , et un jour de
grande fête, il découvrit deux des pendentifs de
la coupole représentant Saint Janvier reçu au
ciel, et Saint Janvier protégeant Naples
contre ses ennemis. Cette exposition fut le signal
d’un nouveau déchaînement des ennemis du
Dominiquin ; les critiques injustes, les calomniesi
les lettres anonymes , les menaces, redoublèrent,
et le pauvre artiste, cédant à la tempête, s’enfuit
secrètement, laissant aux soins de ses amis ses
biens, sa femme et sa fille, et arriva à Rome accablé
de chagrins et de fatigues. 11 trouva dans la
protection du cardinal Aldobrandiiii quelque
soulagement à ses peines , et peignit à sa villa
du Ijelvédère plusieurs fresques et un assez grand
nombre de portraits. Cependant les directeurs
des travaux de Saint-Janvier sollicitaient vivement
son retour, et enfin, rassuré par leurs promesses
et par la |)rotection de l’archevêque de
Naples et les letlrcs de recommandation que
lui donna Aldobrandini pour le vice-roi, duc de
Médina, le Dominiquin se décida à partir pour
Naples, où il arriva au printemps de 1636. Il
commença par peindre les deux autres pendentifs
de la coupole, les lunettes et les inédaiilons
des trois grands arcs , empruntant tous ses sujets
à la vie du saint protecteur. Les tableaux
des autels sont peints à l’huile sur cuivre argenté ;
l’un d’eux, représentant le Saint sauvé
des flammes d’un bilcher, fut achevé après sa
mort par l’Espagnolet. Quant à la coupole, qu’il
avait à peine commencée, elle fut peinte par Lanfranc.
Pendant toute cette période de sa vie , le
Dominiquin n’eut point un moment de repos.
Ses ennemis avaient été jusqu’à corrompre les
ouvriers qui préparaient l’enduit pour les fresques ,
les engageant à y mêler de la cendre pour
lui ôter sa solidité ; ils détruisaient la nuit ce
qu’il avait fait le jour ; enfin, il n’était pas jusqu’à
ses deux beaux-frères, qui, venus de Bologne, ne
l’accablassent de persécutions et de menaces.
Craignant sans cesse quelque embûche , il ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE IV.}} {{interligne|1em}} {{sc|Un}} Conſeiller du Parlement de Toulouſe, arrivé depuis peu de Paris, & qui, ſi on l’en croit, a été témoin oculaire de tout ce qui s’eſt paſſé à la Cour, dit Madame Dunoyer, m’a conté une circonſtance aſſez plaiſante. Il m’a dit qu’un jour que Madame la Chanceliere donnant le bal à Madame la Ducheſſe de Bourgogne, cette Princeſſe avoit envoyé dès le mati... »
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{{T3|LETTRE IV.}}
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{{sc|Un}} Conſeiller du Parlement de Toulouſe,
arrivé depuis peu de Paris, & qui, ſi on l’en
croit, a été témoin oculaire de tout ce qui
s’eſt paſſé à la Cour, dit Madame Dunoyer,
m’a conté une circonſtance aſſez plaiſante. Il
m’a dit qu’un jour que Madame la Chanceliere
donnant le bal à Madame la Ducheſſe de
Bourgogne, cette Princeſſe avoit envoyé dès
le matin un caroſſe à la maiſon Profeſſe, pour
chercher le Pere le Comte ; que ce Jéſuite ſurpris,
lui avoit demandé en arrivant, pour
quelle raiſon elle vouloit ſe conſeſſer, dans
un tems deſtiné à toute autre choſe ; & que la
Princeſſe lui avoit dit : non, mon Pere, ce
n’eſt pas pour me confeſſer que je vous ai
mandé aujourd’hui, mais afin que vous me
deſſiniez promptement un habillement de Chinoiſe :
je ſais que vous avez été à la Chine ;
& je voudrois me maſquer ce ſoir à la maniere
de ce Pays-là : le Confeſſeur avoua ingénuement,
qu’il avoit eu plus de commerce avec les
Chinois qu’avec les Chinoiſes. Il fallut pourtant
qu’il traçât la figure ; après quoi on le
renvoya ; & l’on ſongea à travailler à la maſcarade.
Le Conſeiller en fit une auſſi, à ce qu’il m’a dit,
& s’habilla ce jour-là en diable avec trois de
ſes amis : ils prirent un caroſſe à eux quatre ;
& après avoir ſait une apparition à Verſailles,
& couru quelques bals dans Paris, ils jugerent<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ſçavoit à ce prix ? J’ai juré de ne vous point le révéler : ſi je fauſſe mon ſerment, je ſuis ſure de mourir huit jours après ; cependant je veux bien vous donner cette derniere preuve de ma complaiſance. Le Duc que tout cela intriguoit encore davantage, lui dit que mari & la femme n’étant qu’un, elle pouvoit ſans ſcrupule lui dire ce ſecret : il l’aſſura qu’elle ne riſquoit rien, & fit tant qu’il ſçut que le Chapelet avoit ét... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>ſçavoit à ce prix ? J’ai juré de ne vous point
le révéler : ſi je fauſſe mon ſerment, je ſuis
ſure de mourir huit jours après ; cependant je
veux bien vous donner cette derniere preuve
de ma complaiſance. Le Duc que tout cela
intriguoit encore davantage, lui dit que
mari & la femme n’étant qu’un, elle pouvoit
ſans ſcrupule lui dire ce ſecret : il l’aſſura
qu’elle ne riſquoit rien, & fit tant qu’il ſçut
que le Chapelet avoit été perdu & retrouvé
& toutes les circonſtances que je viens de
rapporter. Il vit alors que le ſujet de ſa curioſité
n’avoit pas été auſſi eſſentiel qu’il ſe l’étoit
imaginé ; il ſe repentoit quaſi d’avoir
preſſé ſa femme là-deſſus, quoiqu’il n’eut
garde de prévoir le malheur qui en arriva.
Cependant ma ſœur ſentit d’abord de grandes
douleurs : la fiévre la prit ; & elle expira le huitiéme
jour ».
Je vous ai prévenu ſur cette Hiſtoire, Madame ;
j’imagine qu’il eſt au moins permis de
douter de l’aventure de Madame d’Aumont.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE III.}} {{interligne|1em}} {{sc|Madame}} Dunoyer, Madame, n’étoit pas amie de M. de Voltaire ; & elle avoit ſes raiſons, Devenu amoureux de ſa fille en Hollande, il avoit trouvé le ſecret de la voir à l’inſcu de ſa mere ; ce qui déplaiſoit beaucoup à Madame Dunoyer. Vous trouverez ici l’hiſtoire d’une partie de ces aventures galantes. L’Auteur ne nomme pas ſa fille, & ne rapporte que la Lettre... »
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{{T3|LETTRE III.}}
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{{sc|Madame}} Dunoyer, Madame, n’étoit pas
amie de M. de Voltaire ; & elle avoit ſes raiſons,
Devenu amoureux de ſa fille en Hollande, il
avoit trouvé le ſecret de la voir à l’inſcu de ſa mere ;
ce qui déplaiſoit beaucoup à Madame Dunoyer.
Vous trouverez ici l’hiſtoire d’une partie de
ces aventures galantes. L’Auteur ne nomme pas
ſa fille, & ne rapporte que la Lettre initiale du
nom de ſon Amant.
» M. A ***, dit-elle, s’étoit aviſé de faire ſa
cour à une jeune perſonne de condition, qui avoit
une mere difficile à tromper, & que pareille intrigue
n’accommodoit nullement ; & ce fut ſur
les plaintes de cette mere incommode, & pour
rompre un commerce qui ne convenoit ni aux
uns, ni aux autres, qu’on jugea à propos de renvoyer
notre amoureux d’où il étoit venu, & que
par proviſion on prit des meſures pour lui ôter
les moyens de continuer à voir ſa belle ; meſures
qu’il ſçut rendre vaines ; comme vous pourrez
le voir par quatorze de ſes lettres que je vous
envoye……… Je ne ſçais ſi la maniere
dont il ſe déchaîna contre la mere de ſa Maîtreſſe
dans pluſieurs endroits de ſes lettres, vous
plaira plus que celle dont il traite M. de la Motte
ne m’a plû à moi. Mais je dois vous avertir
que toutes les lignes qu’on a eu ſoin d’effacer,
& où vous voyez qu’on a marqué des points,
étoient remplies de ce qu’on peut dire de plus
affreux contre cette mere, & ſi affreux que la<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|LETTRE V.}}
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{{sc|Madame}} Dunoyer, Madame, n’étoit pas
amie de M. de Voltaire ; & elle avoit ſes raiſons,
Devenu amoureux de ſa fille en Hollande, il
avoit trouvé le ſecret de la voir à l’inſcu de ſa mere ;
ce qui déplaiſoit beaucoup à Madame Dunoyer.
Vous trouverez ici l’hiſtoire d’une partie de
ces aventures galantes. L’Auteur ne nomme pas
ſa fille, & ne rapporte que la Lettre initiale du
nom de ſon Amant.
» M. A ***, dit-elle, s’étoit aviſé de faire ſa
cour à une jeune perſonne de condition, qui avoit
une mere difficile à tromper, & que pareille intrigue
n’accommodoit nullement ; & ce fut ſur
les plaintes de cette mere incommode, & pour
rompre un commerce qui ne convenoit ni aux
uns, ni aux autres, qu’on jugea à propos de renvoyer
notre amoureux d’où il étoit venu, & que
par proviſion on prit des meſures pour lui ôter
les moyens de continuer à voir ſa belle ; meſures
qu’il ſçut rendre vaines ; comme vous pourrez
le voir par quatorze de ſes lettres que je vous
envoye……… Je ne ſçais ſi la maniere
dont il ſe déchaîna contre la mere de ſa Maîtreſſe
dans pluſieurs endroits de ſes lettres, vous
plaira plus que celle dont il traite M. de la Motte
ne m’a plû à moi. Mais je dois vous avertir
que toutes les lignes qu’on a eu ſoin d’effacer,
& où vous voyez qu’on a marqué des points,
étoient remplies de ce qu’on peut dire de plus
affreux contre cette mere, & ſi affreux que la<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « prit. Il me paroît qu’il y en a beaucoup dans les lettres en queſtion ; j’y ai remarqué le ſtyle des Lettres Portugaiſes, & pluſieurs traits de celles d’Héloïſe & d’Abailard ; ſurtout cette maniere d’exagérer les malheurs & les beſoins qu’on a de ſe conſoler mutuellement l’un & l’autre, par une conſtance mutuelle : enfin cette confiance avec laquelle on dit d’une maniere affirmative, nous nous aimons ; quoique naturellement on... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>prit. Il me paroît qu’il y en a beaucoup dans
les lettres en queſtion ; j’y ai remarqué le ſtyle
des Lettres Portugaiſes, & pluſieurs traits de
celles d’Héloïſe & d’Abailard ; ſurtout cette
maniere d’exagérer les malheurs & les beſoins
qu’on a de ſe conſoler mutuellement l’un & l’autre,
par une conſtance mutuelle : enfin cette confiance
avec laquelle on dit d’une maniere affirmative,
nous nous aimons ; quoique naturellement
on ne doive pas ſi ſort s’aſſurer des ſentimens
d’autrui, & ſur-tout cet air de triomphe
avec lequel on défie tous les mal-veillans,
en diſant : ''on eſt maître de m’ôter la vie'',
''mais non pas de m’ôter mon amour''. Tout cela,
dis-je, me paroît un peu copié d’après les
Lettres Portugaiſes, ou d’après Héloïſe ».
Voilà à peu-près, Madame, ce que j’ai trouvé
de plus agréable & de plus intéreſſant dans les
Mémoires & les Lettres de Madame Dunoyer,
qui, pour être lues avec quelque ſorte de plaiſir,
demandent à être abrégées, & dépouillées de toutes
les ſuperfluités, dont elles abondent. D’ailleurs
le jugement qu’en a porté M. de Voltaire,
& que vous venez de lire, me diſpenſe d’entrer
dans une plus longue critique.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
l98t8o18od7x1a9drpdf760vr6pr1qg
Histoire littéraire des femmes françoises/3/4
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Histoire littéraire des femmes françoises/3/5
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T11.djvu/315
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Ovide"/>venir à la perfection <ref>''Voyez les'' Nouvelles Lettres contre Maimbourg, ''pag.'' 758.</ref>. {{M.|Esprit}}, en tout cas, devait se fixer sur eux, et n’étendre pas ses censures autant qu’il lui a plu de les étendre. Qui lui avait dit que les philosophes n’ont pas connu que l’âme de l’homme est plongée dans les sens ? Cicéron l’ignorait-il dans ses paroles du III{{e}}. livre de la République, que saint Augustin nous a... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||OVIDE.|304}}</noinclude><section begin="Ovide"/>venir à la perfection <ref>''Voyez les'' Nouvelles Lettres contre Maimbourg,
''pag.'' 758.</ref>. {{M.|Esprit}},
en tout cas, devait se fixer sur eux, et
n’étendre pas ses censures autant
qu’il lui a plu de les étendre. Qui lui
avait dit que les philosophes n’ont
pas connu que l’âme de l’homme est
plongée dans les sens ? Cicéron l’ignorait-il
dans ses paroles du III{{e}}.
livre de la République, que saint Augustin
nous a conservées, et qui contiennent
une description si vive de
la servitude de l’âme sous l’empire
des passions ? {{lang|la|''Homo non ut à matre,''
''sed ut à novercâ naturâ editus est in''
''vitam, corpore nudo, et fragili, et''
''infirmo, animo autem anxio ad molestias,''
''humili ad timores, molli ad''
''labores, prono ad libidines, in quo''
''tamen inesset tamquàm OBRUTUS''
''quidam divinus ignis ingenii, et mentis''}}
<ref>''Voyez les'' Fragmens de Cicéron, ''recueillis''
''par'' André Patricius, ''pag. m.'' 70. ''Il cite ceci''
''comme tiré de saint'' Augustin, {{lang|la|''lib. IV'' contrà
Pelagium.}}</ref>. N’a-t-il eu ''aucune lumière''
''ni aucun soupçon de l’étrange changement''
''qui s’était fait en'' l’homme,
''par lequel la raison était devenue''
''esclave des passions ?'' Que veulent
donc dire les paroles que le même
saint Augustin nous a conservées, où
Cicéron paraît {{corr|appouver|approuver}} les anciens
prophètes du paganisme, qui avaient
cru que la naissance de l’homme
était la peine d’un péché commis
dans une autre vie <ref>''Voyez la remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Tullie#ancrage_Tullie-(R)|(R)]] ''de l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Tullie|{{sc|Tullie}}]],
''tom. XIV''.</ref> ? N’approuve-t-il
pas une pensée qu’il avait lue
dans Aristote, que l’union de l’âme
avec le corps était une punition semblable
au supplice dont quelques anciens
voleurs s’étaient servis, c’était
d’attacher des corps vivans avec des
cadavres, bouche contre bouche,
ventre contre ventre, et ainsi des autres
parties <ref>''Conférez ce que dessus, citation'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Léon 2#ancrage_Léon2-(68)|(68)]] ''de''
''l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Léon 2|{{sc|Léon X}}]], ''tom. IX'', ''pag.'' 158, ''où je rapporte''
''un passage de Virgile.''</ref> ? N’était-ce pas reconnaître
que l’âme était réduite par
les péchés à la condition misérable
qu’elle éprouve dans le corps ? N’était-ce
pas considérer le péché comme
la cause qui l’avait dégradée de
son état naturel, et de sa première
noblesse. Rapportons ce beau passage
de Cicéron. {{lang|la|''Ex quibus humanæ vitæ''
''erroribus, et ærumnis fit, ut interdùm''
''veteres illi sive vates, sive in''
''sacris, initisque tradendis divinæ''
''mentis interpretes, qui nos ob aliqua''
''scelera suscepta in vitâ superiore,''
''pœnarum luendarum caussâ natos''
''esse dixerunt, aliquid vidisse videantur ;''
''verumque sit illud, quod est''
''apud Aristotelem, simili nos affectos''
''esse supplicio, qui quondàm, cùm in''
''prædonum Etruscorum manus incidissent,''
''crudelitate excogitatâ necabantur :''
''quorum corpora viva cum''
''mortuis, adversa adversis accommodata,''
''quàm aptissimè colligabantur :''
''ita nostros animos cum corporibus''
''copulatos, ut vivos cum mortuis esse''
''conjunctos''}} <ref>{{lang|la|Cicero, ''in'' Hortensio, ''apud'' Augustinum,
''lib. IV'' contrà Pelagium.}} Voyez les Fragmens
''recueillis par'' André Patricius, ''pag. m.'' 102
''et'' 103.</ref>. Enfin je ne comprends
pas d’où vient que {{M.|Esprit}}
assure que les philosophes ont ignoré
que la puissance de la raison s’est
perdue, que sa lumière s’est néanmoins
conservée. Euripide, le philosophe
du théâtre, n’a-t-il pas dit
qu’après avoir médité long-temps sur
la corruption des hommes, il a trouvé
que ce n’est point selon la disposition
de l’entendement qu’ils pèchent ;
mais parce que connaissant le
bien, ils s’en détournent les uns par
paresse, et les autres par l’amour des
voluptés. Il met ces belles maximes
dans la bouche de Phèdre.
{{lang|grc|<poem style="margin-left:10%;">
Ἤδη πότ᾽ ἄλλως νυκτὸς ἐν μακρῷ χρόνῳ
Θνητῶν, ἐϕρόντισ᾽, ᾗ διέϕθαρται βίος.
Καί μοι δοκοῦσιν οὐ κατὰ γνώμης ϕύσιν
Πράσσειν κάκιον· Ἔςι γὰρ τόγ᾽ εὖ ϕρονεῖν
Πολλοῖσιν, ἀλλὰ τῇδ᾽ ἀθρητέον τόδε.
Τὰ χρής᾽ ἐπιςάμεσθα, καὶ γιγνώσκομεν,
Οὐκ ἐκπονοῦμεν δ᾽· οἱ μὲν ἀργίας ὕπο,
Οἱδ᾽ ἡδονὴν προθέντες ἀντὶ τοῦ καλοῦ
Ἄλλην τιν᾽{{filet|20|0.5}}
</poem>}}
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Jam sæpè'' mecum ''aliàs noctis in longo tempore''
''Cogitavi, quomodò corrupta sit hominum vita.''
''Et mihi videntur non secundùm animi naturam :'' at præter eam
''Deterius facere. Est enim recta'' reram ''cognitio''
''Multis. Sed sic spectanda'' sunt ''hæc.''
''Bona'' quidem ''tenemus, et novimus,''
''Sed non facimus : alii quidem propter ignaviam,''
</poem>}}<section end="Ovide"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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16059773
16059771
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Manseng
19880
16059773
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||OVIDE.|304}}</noinclude><section begin="Ovide"/>{{tiret2|par|venir}} à la perfection <ref>''Voyez les'' Nouvelles Lettres contre Maimbourg,
''pag.'' 758.</ref>. {{M.|Esprit}},
en tout cas, devait se fixer sur eux, et
n’étendre pas ses censures autant
qu’il lui a plu de les étendre. Qui lui
avait dit que les philosophes n’ont
pas connu que l’âme de l’homme est
plongée dans les sens ? Cicéron l’ignorait-il
dans ses paroles du III{{e}}.
livre de la République, que saint Augustin
nous a conservées, et qui contiennent
une description si vive de
la servitude de l’âme sous l’empire
des passions ? {{lang|la|''Homo non ut à matre,''
''sed ut à novercâ naturâ editus est in''
''vitam, corpore nudo, et fragili, et''
''infirmo, animo autem anxio ad molestias,''
''humili ad timores, molli ad''
''labores, prono ad libidines, in quo''
''tamen inesset tamquàm OBRUTUS''
''quidam divinus ignis ingenii, et mentis''}}
<ref>''Voyez les'' Fragmens de Cicéron, ''recueillis''
''par'' André Patricius, ''pag. m.'' 70. ''Il cite ceci''
''comme tiré de saint'' Augustin, {{lang|la|''lib. IV'' contrà
Pelagium.}}</ref>. N’a-t-il eu ''aucune lumière''
''ni aucun soupçon de l’étrange changement''
''qui s’était fait en'' l’homme,
''par lequel la raison était devenue''
''esclave des passions ?'' Que veulent
donc dire les paroles que le même
saint Augustin nous a conservées, où
Cicéron paraît {{corr|appouver|approuver}} les anciens
prophètes du paganisme, qui avaient
cru que la naissance de l’homme
était la peine d’un péché commis
dans une autre vie <ref>''Voyez la remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Tullie#ancrage_Tullie-(R)|(R)]] ''de l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Tullie|{{sc|Tullie}}]],
''tom. XIV''.</ref> ? N’approuve-t-il
pas une pensée qu’il avait lue
dans Aristote, que l’union de l’âme
avec le corps était une punition semblable
au supplice dont quelques anciens
voleurs s’étaient servis, c’était
d’attacher des corps vivans avec des
cadavres, bouche contre bouche,
ventre contre ventre, et ainsi des autres
parties <ref>''Conférez ce que dessus, citation'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Léon 2#ancrage_Léon2-(68)|(68)]] ''de''
''l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Léon 2|{{sc|Léon X}}]], ''tom. IX'', ''pag.'' 158, ''où je rapporte''
''un passage de Virgile.''</ref> ? N’était-ce pas reconnaître
que l’âme était réduite par
les péchés à la condition misérable
qu’elle éprouve dans le corps ? N’était-ce
pas considérer le péché comme
la cause qui l’avait dégradée de
son état naturel, et de sa première
noblesse. Rapportons ce beau passage
de Cicéron. {{lang|la|''Ex quibus humanæ vitæ''
''erroribus, et ærumnis fit, ut interdùm''
''veteres illi sive vates, sive in''
''sacris, initisque tradendis divinæ''
''mentis interpretes, qui nos ob aliqua''
''scelera suscepta in vitâ superiore,''
''pœnarum luendarum caussâ natos''
''esse dixerunt, aliquid vidisse videantur ;''
''verumque sit illud, quod est''
''apud Aristotelem, simili nos affectos''
''esse supplicio, qui quondàm, cùm in''
''prædonum Etruscorum manus incidissent,''
''crudelitate excogitatâ necabantur :''
''quorum corpora viva cum''
''mortuis, adversa adversis accommodata,''
''quàm aptissimè colligabantur :''
''ita nostros animos cum corporibus''
''copulatos, ut vivos cum mortuis esse''
''conjunctos''}} <ref>{{lang|la|Cicero, ''in'' Hortensio, ''apud'' Augustinum,
''lib. IV'' contrà Pelagium.}} Voyez les Fragmens
''recueillis par'' André Patricius, ''pag. m.'' 102
''et'' 103.</ref>. Enfin je ne comprends
pas d’où vient que {{M.|Esprit}}
assure que les philosophes ont ignoré
que la puissance de la raison s’est
perdue, que sa lumière s’est néanmoins
conservée. Euripide, le philosophe
du théâtre, n’a-t-il pas dit
qu’après avoir médité long-temps sur
la corruption des hommes, il a trouvé
que ce n’est point selon la disposition
de l’entendement qu’ils pèchent ;
mais parce que connaissant le
bien, ils s’en détournent les uns par
paresse, et les autres par l’amour des
voluptés. Il met ces belles maximes
dans la bouche de Phèdre.
{{lang|grc|<poem style="margin-left:10%;">
Ἤδη πότ᾽ ἄλλως νυκτὸς ἐν μακρῷ χρόνῳ
Θνητῶν, ἐϕρόντισ᾽, ᾗ διέϕθαρται βίος.
Καί μοι δοκοῦσιν οὐ κατὰ γνώμης ϕύσιν
Πράσσειν κάκιον· Ἔςι γὰρ τόγ᾽ εὖ ϕρονεῖν
Πολλοῖσιν, ἀλλὰ τῇδ᾽ ἀθρητέον τόδε.
Τὰ χρής᾽ ἐπιςάμεσθα, καὶ γιγνώσκομεν,
Οὐκ ἐκπονοῦμεν δ᾽· οἱ μὲν ἀργίας ὕπο,
Οἱδ᾽ ἡδονὴν προθέντες ἀντὶ τοῦ καλοῦ
Ἄλλην τιν᾽{{filet|20|0.5}}
</poem>}}
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Jam sæpè'' mecum ''aliàs noctis in longo tempore''
''Cogitavi, quomodò corrupta sit hominum vita.''
''Et mihi videntur non secundùm animi naturam :'' at præter eam
''Deterius facere. Est enim recta'' rerum ''cognitio''
''Multis. Sed sic spectanda'' sunt ''hæc.''
''Bona'' quidem ''tenemus, et novimus,''
''Sed non facimus : alii quidem propter ignaviam,''
</poem>}}<section end="Ovide"/><noinclude>
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104
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''ICONE'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 381 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;"></div>'''ILLICO'''</div> {{Br0}} {{—|36}} {{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>tagoj. '''D’- à ce soir il faut qu’il soit (parti),''' ĝis vespero li jam devas esti<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Icone,''' sankta bildo [figuro]. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ictère,''' flavmalsano. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idéal *,''' ideala ‖ {{t|(s.)|90}} ~o<sup>1</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idéaliser,''' idealigi. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idéalisme,''' idealismo<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idéaliste,''' idealisto<sup>Z</sup> ‖ {{t|(a.)|90}} idealisma<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idée,''' ideo, komprenaĵo<sup>5</sup>, penso, koncepto<sup>Z</sup> ‖ imago ‖ opinio. '''Avoir une -,''' ion ekpensi. '''L’- me vint que,''' mi ekpensis ke. '''C’est une bonne -,''' tio estas bone ekpensita. '''(Ce n’est pas mon) -,''' opinio. '''A mon - ,''' laŭ mia opinio [kompreno<sup>2</sup>, bontrovo<sup>2</sup>]. '''Donner, inspirer (une -),''' havigi, pensigi, sugestii<sup>2</sup>. '''J’ai dans l’- que,''' mi estas tre inklina supozi ke. '''Cela ne m’est pas venu à l’-,''' tio ne venis al mi en spiriton, tion mi ne ekpensis. '''Donner une - de qe,''' doni sendetalan komprenigon pri. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idem,''' same. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Identification, V. A.,''' ~igo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Identifier, V. A.,''' ~igi. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Identique,''' (à) identa, sama (kun<sup>2</sup>, je). <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Identité, V. A.,''' ~eco, memeco<sup>5</sup>. '''Papiers d’-,''' legitimigaĵoj<sup>Z</sup>, memigaj dokumentoj. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idéologue,''' revulo, ĥimerulo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idiome,''' idiomo<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idiosyncrasie,''' idiosinkrazio<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idiot *,''' spiritkripla, idiota ‖ ~ulo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idiotie, V. A.,''' ~eco ‖ malsprita petolaĵo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idiotisme,''' idiotismo<sup>Z</sup>, (lingva) naciaĵo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idolâtre,''' idolano<sup>2</sup>, idolisto<sup>Z</sup>v ‖ {{t|(a.)|90}} idolserva ‖ {{t|(f.)|90}} ador(eg)anta. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idolâtrer,''' adore [kulte<sup>3</sup>] amegi, adori<sup>3</sup>, amege kulti. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idolâtrie,''' idolservo<sup>2</sup>, idolkulto<sup>2</sup>, idolaneco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idole,''' idolo ‖ {{t|(f.)|90}} adorat(in)o. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idylle,''' idilio. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idyllique,''' idilia. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''If,''' taksuso. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Igname''' {{t|(bot.)|90}}, ignamo<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignare,''' malklerega. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Igné''' {{t|(tech.)|90}}, fajr(ec)a. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignition''' {{t|(tech.)|90}}, fajreco, bruleco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignoble *,''' malnoblega. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignominie,''' malglorego. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignominieux *,''' malglorega. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignorance,''' {{t|(de qc)|90}} nescio (pri) ‖ {{t|(abs.)|90}} senklereco<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignorant''' {{t|(s.)|90}} : {{t|(de)|90}} nescianto (pri) ‖ {{t|(abs.)|90}} malklerulo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignorer,''' nescii. '''Vouloir -,-volontairement,''' ignori<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Il,''' li ‖ ĝi. '''- pleut,''' pluvas. '''- est beau de,''' bele estas. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ile,''' insulo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illégal *,''' kontraŭleĝa, malleĝa. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illégalité, V. A.,''' ~eco ‖ ~aĵo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illégitime *,''' malrajta, kontraŭrajta ‖ {{t|(mariage)|90}} kromleĝa. '''Enfant -,''' bastardo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illégitimité, V. A.,''' ~eco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illettré,''' malklera, analfabeta<sup>Z</sup> ‖ ~ulo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illicite *,''' nepermesita. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illico''' (F.), tuj, senprokraste.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''ICONE'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 381 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;"></div>'''ILLICO'''</div> {{Br0}} {{—|36}} {{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>tagoj. '''D’- à ce soir il faut qu’il soit (parti),''' ĝis vespero li jam devas esti<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Icone,''' sankta bildo [figuro]. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ictère,''' flavmalsano. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idéal *,''' ideala ‖ {{t|(s.)|90}} ~o<sup>1</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idéaliser,''' idealigi. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idéalisme,''' idealismo<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idéaliste,''' idealisto<sup>Z</sup> ‖ {{t|(a.)|90}} idealisma<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idée,''' ideo, komprenaĵo<sup>5</sup>, penso, koncepto<sup>Z</sup> ‖ imago ‖ opinio. '''Avoir une -,''' ion ekpensi. '''L’- me vint que,''' mi ekpensis ke. '''C’est une bonne -,''' tio estas bone ekpensita. '''(Ce n’est pas mon) -,''' opinio. '''A mon - ,''' laŭ mia opinio [kompreno<sup>2</sup>, bontrovo<sup>2</sup>]. '''Donner, inspirer (une -),''' havigi, pensigi, sugestii<sup>2</sup>. '''J’ai dans l’- que,''' mi estas tre inklina supozi ke. '''Cela ne m’est pas venu à l’-,''' tio ne venis al mi en spiriton, tion mi ne ekpensis. '''Donner une - de qe,''' doni sendetalan komprenigon pri. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idem,''' same. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Identification, V. A.,''' ~igo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Identifier, V. A.,''' ~igi. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Identique,''' (à) identa, sama (kun<sup>2</sup>, je). <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Identité, V. A.,''' ~eco, memeco<sup>5</sup>. '''Papiers d’-,''' legitimigaĵoj<sup>Z</sup>, memigaj dokumentoj. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idéologue,''' revulo, ĥimerulo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idiome,''' idiomo<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idiosyncrasie,''' idiosinkrazio<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idiot *,''' spiritkripla, idiota ‖ ~ulo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idiotie, V. A.,''' ~eco ‖ malsprita petolaĵo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idiotisme,''' idiotismo<sup>Z</sup>, (lingva) naciaĵo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idolâtre,''' idolano<sup>2</sup>, idolisto<sup>Z</sup> ‖ {{t|(a.)|90}} idolserva ‖ {{t|(f.)|90}} ador(eg)anta. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idolâtrer,''' adore [kulte<sup>3</sup>] amegi, adori<sup>3</sup>, amege kulti. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idolâtrie,''' idolservo<sup>2</sup>, idolkulto<sup>2</sup>, idolaneco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idole,''' idolo ‖ {{t|(f.)|90}} adorat(in)o. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idylle,''' idilio. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Idyllique,''' idilia. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''If,''' taksuso. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Igname''' {{t|(bot.)|90}}, ignamo<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignare,''' malklerega. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Igné''' {{t|(tech.)|90}}, fajr(ec)a. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignition''' {{t|(tech.)|90}}, fajreco, bruleco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignoble *,''' malnoblega. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignominie,''' malglorego. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignominieux *,''' malglorega. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignorance,''' {{t|(de qc)|90}} nescio (pri) ‖ {{t|(abs.)|90}} senklereco<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignorant''' {{t|(s.)|90}} : {{t|(de)|90}} nescianto (pri) ‖ {{t|(abs.)|90}} malklerulo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ignorer,''' nescii. '''Vouloir -,-volontairement,''' ignori<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Il,''' li ‖ ĝi. '''- pleut,''' pluvas. '''- est beau de,''' bele estas. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ile,''' insulo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illégal *,''' kontraŭleĝa, malleĝa. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illégalité, V. A.,''' ~eco ‖ ~aĵo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illégitime *,''' malrajta, kontraŭrajta ‖ {{t|(mariage)|90}} kromleĝa. '''Enfant -,''' bastardo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illégitimité, V. A.,''' ~eco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illettré,''' malklera, analfabeta<sup>Z</sup> ‖ ~ulo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illicite *,''' nepermesita. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illico''' (F.), tuj, senprokraste.<noinclude>
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{{sc|L’ouvrage}} qui va faire le ſujet de cette
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Hiſtoires Galantes.|taille=90}}Lettre, eſt intitulé : dernieres Œuvres de Mademoiſelle
de la Rocheguilhem, contenant pluſieurs
Hiſtoires Galantes. J’en choiſirai une ou deux des
plus curieuſes ; & je paſſerai légerement ſur toutes
les autres.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Eliſabeth d’Angoulême.|taille=90}}Hugues le Brun, Comte de la Marche, Prince
des mieux faits, des plus braves & des plus généreux
de la Cour de Philippe Auguſte, étoit
dès ſa plus tendre jeuneſſe, amoureux d’Eliſabeth,
fille d’Aimar, Comte d’Angoulême. On
regardoit cette jeune Princeſſe en France, comme
la premiere beauté du monde. Ses charmes
naiſſans firent mille rivaux au Comte de la Marche ;
mais nul n’eut tant de bonheur que lui.
S’il aima ardemment, il eut l’avantage de plaire.
On connut aiſément dans cette famille, ce
que valoit le Comte de la Marche ; & ce que
l’on avoit traité d’abord de galanterie, fut regardé
dans la ſuite, comme une affaire très-ſérieuſe.
Le Comte d’Angoulême reçut favorablement
les propoſitions de ce mariage. Eliſabeth
les trouva conformes à ſes ſouhaits ; le Roi y
donna ſon approbation ; & pour ne pas faire languir
deux cœurs qui ſoupiroient également l’un
pour l’autre, on régla bientôt ce qui regardoit
l’intérêt ; & le temps des nôces fut marqué.
Entre tous les hommes que la beauté d’Eliſabeth
avoit touchés, Jean Roi d’Angleterre, ſurnommé
''ſans terre'', fils de Henri II, & frere de<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Richard, après avoir uſurpé la Couronne ſur Artus, Duc de Bretagne, ſon neveu, étoit venu en France. Hugues & ſon Amante étoient à la veille d’être unis pour jamais ; le perfide Roi que l’on ne ſoupçonnoit de rien, & qui, par l’élévation de ſon rang, devoit faire un des plus beaux ornemens de la fête, la troubla d’une cruelle maniere. S’étant bien concerté depuis pluſieurs jours, il força la Maiſon du Comte d’Angoulême ; & ne tr... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>Richard, après avoir uſurpé la Couronne ſur Artus,
Duc de Bretagne, ſon neveu, étoit venu en
France. Hugues & ſon Amante étoient à la
veille d’être unis pour jamais ; le perfide Roi
que l’on ne ſoupçonnoit de rien, & qui, par
l’élévation de ſon rang, devoit faire un des plus
beaux ornemens de la fête, la troubla d’une
cruelle maniere. S’étant bien concerté depuis
pluſieurs jours, il força la Maiſon du Comte
d’Angoulême ; & ne trouvant que de petits obſtacles
en des lieux où l’on ne ſongeoit pas à ſe
précautionner contre de pareils attentats, il enleva
la Princeſſe Eliſabeth avec une ſeule fille
pour la ſervir. Il paſſa auſſitôt en Angleterre, où
les larmes d’Eliſabeth n’ayant pu l’adoucir, il
la menaça du dernier deshonneur ſi elle ne conſentoit
à l’épouſer. La triſte Comteſſe ſe laiſſa
traîner aux pieds des Autels & donna ſa main à
un Prince qu’elle déteſtoit. Son devoir lui tint
lieu d’inclination ; elle eut deux fils de Jean ; mais
après la mort de ce Prince qui fut chaſſé par
ſes ſujets, Eliſabeth épouſa le Comte de la Marche,
dont la fidélité n’avoit pu être ébranlée.
Paſſons à la ſeconde anecdote.
Ladiſlas Roi de Hongrie, étoit la terreur des{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=Adelaïde, Reine de Hongrie.|taille=90}}
Mahométans, & faiſoit les délices de ſes Peuples.
Il aimoit tendrement Venceſlas ſon frere,
qui paroiſſoit orné des plus belles qualités. Adelaïde,
fille du Roi de Bohême, fut choiſie entre
pluſieurs belles Princeſſes, pour rendre Ladiſlas
heureux ; & après l’avoir épouſée par ſes Ambaſſadeurs,
il la reçut dans Albe-Royale, comme
un bien d’un prix infini. Le malheur du Roi voulut
que Venceſlas devint amoureux d’Adélaïde ;
& Ladiſlas s’étant mis à la tête de les armées<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''INVITER'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 404 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''IRRESPECTUEUX'''</div></div> {{Br0}} {{—|36}} {{Br0}}</noinclude>INVITER
— 404 —
IRRESPECTUBUX
Inviter, inviti || aŭtoritate
peti, admoni (ke ...u) |
peli, inviti ?, instigi (ke
.…u) || (eh.) logi, emigi.
Invocation, preĝa alvoko
[helpopeto], alpreĝo.
Involontaire *, senvolat,
nevola 1, pretervola 12.
Invoquer, preĝe alvoki 1
[peti helpon del, alpreĝi
l| alvoki, peti helpon de
|| (senkulpige) citi.
Invraisemblable x, never-
ŝajna, malverŝajna.
Invraisemblance, V. A.,
~eco.
Invulnérabilité, nevundebleco.
Invulnérable, nevundebla.
Iode, jodo B.
Ion (ph.), jono X.
Irascibilite, koleremo.
Irascible, kolerema.
Iris, (bot.) irido 2 || (anat.)
iriso.
Yrise, ĉielarkokolora, ĉielarke
nuancita.
Iriser, ĉielarke kolorigi.
Ironie, ironio. User d’-,
parler avec -, ~i.
Ironique “, ironia.
Irradiation (tech.), disradiado.
Irradier (S’) (tech.), disradii.
Irrationnel, neracia, malracia.
Irréalisable, neefektivigebla
2, nerealigebla.
Irréconciliable *, nerepacigebla.
Irrecouvrable, (crĉance) nereakirebla.
Irrecusable, nerefutebla.
Irreductibilite, V. A., ~eco.
Irrĉductible, (rente) nemalpligrandigebla
|| (element)
ne(pli)simpligebla || (pers.)
tute malcedema. -
Irreflechi, (qe) senpripensa,
senkonsideras || (qn) ~ema.
Irréflexion, senpripens-
(em)o, senkonsider(em)o.
Irréfragable, Irréfutable*,
nerefutebla.
Irrégularité, V. A., -eco ||
~aĵo.
Irregulier X, (qe, qa) malregula,
neregula, kontra
ŭregula || (humeur) malkonstanta,
ŝanĝema ?,
kaprica || (conduite) malbonmora,
malsolida 2 || (situation
) neleĝa || (procédé)
nedeca, neĝentila ; nehonesta.
Irréligieux *, malpia.
Irréligion, malpieco.
Irrémédiable *, nerebonigebla,
neriparebla, senhelpa ?
.
Irremissible “, nepardoninda.
Irréparable *, nerebonigebla,
neriparebla, senhelpa ?
|| (perte) neanstataüebla,
nekompensebla.
Irrépréhensible *, Irréprochable
*, tute neriproûinda,
nekritikinda,
nemallaüdinda.
irrésistible, nekontraüstarebla.
Irresolu , sendecida, ŝanceli
ĝema ?, hezitema 7.
Irresolution, sendecideco,
ŝanceliĝemo, heziteco 2,
hezitemo.
Irrespectueux *, senrespekt
(em)a, nerespekta ?.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''INVITER'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 404 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''IRRESPECTUEUX'''</div></div> {{Br0}} {{—|36}} {{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inviter,''' inviti ‖ aŭtoritate peti, admoni (ke …u) ‖ peti, inviti<sup>2</sup>, instigi (ke …u) ‖ {{t|(ch.)|90}} logi, emigi. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invocation,''' preĝa alvoko [helpopeto], alpreĝo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Involontaire *,''' senvola<sup>1</sup>, nevola<sup>1</sup>, pretervola<sup>12</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invoquer,''' preĝe alvoki<sup>1</sup> [peti helpon de], alpreĝi ‖ alvoki, peti helpon de ‖ {{t|(senkulpige)|90}} citi. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invraisemblable *,''' neverŝajna, malverŝajna. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invraisemblance, V. A.,''' ~eco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invulnérabilité,''' nevundebleco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invulnérable,''' nevundebla. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Iode,''' jodo<sup>B</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ion''' {{t|(ph.)|90}}, jono<sup>X</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irascibilité,''' koleremo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irascible,''' kolerema. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Iris,''' {{t|(bot.)|90}} irido<sup>2</sup> ‖ {{t|(anat.)|90}} iriso. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irisé,''' ĉielarkokolora, ĉielarke nuancita. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Iriser,''' ĉielarke kolorigi. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ironie,''' ironio. '''User d’-, parler avec -,''' ~i. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ironique *,''' ironia. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irradiation''' {{t|(tech.)|90}}, disradiado. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irradier (S')''' {{t|(tech.)|90}}, disradii. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irrationnel,''' neracia, malracia. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irréalisable,''' neefektivigebla<sup>2</sup>, nerealigebla. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irréconciliable *,''' nerepacigebla. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irrecouvrable,''' {{t|(créance)|90}} nereakirebla. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irrecusable,''' nerefutebla. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irréductibilité, V. A.,''' ~eco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irréductible,''' {{t|(rente)|90}} nemalpligrandigebla ‖ {{t|(élément)|90}} ne(pli)simpligebla ‖ {{t|(pers.)|90}} tute malcedema. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irréfléchi,''' {{t|(qc)|90}} senpripensa, senkonsidera<sup>3</sup> ‖ {{t|(qn)|90}} ~ema. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irréflexion,''' senpripens(em)o, senkonsider(em)o. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irréfragable, Irréfutable *,''' nerefutebla. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irrégularité, V. A.,''' ~eco ‖ ~aĵo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irrégulier *,''' {{t|(qc, qa)|90}} malregula, neregula, kontraŭregula ‖ {{t|(humeur)|90}} malkonstanta, ŝanĝema<sup>2</sup>, kaprica ‖ {{t|(conduite)|90}} malbonmora, malsolida<sup>2</sup> ‖ {{t|(situation)|90}} neleĝa ‖ {{t|(procédé)|90}} nedeca, neĝentila; nehonesta. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irréligieux *,''' malpia. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irréligion,''' malpieco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irrémédiable *,''' nerebonigebla, neriparebla, senhelpa<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irrémissible *,''' nepardoninda. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irréparable *,''' nerebonigebla, neriparebla, senhelpa<sup>2</sup> ‖ {{t|(perte)|90}} neanstataŭebla, nekompensebla. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irrépréhensible *, Irréprochable *,''' ''tute'' neriproĉinda, nekritikinda, nemallaŭdinda. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irrésistible,''' nekontraŭstarebla. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irrésolu,''' sendecida, ŝanceliĝema<sup>2</sup>, hezitema<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irrésolution,''' sendecideco, ŝanceliĝemo, heziteco<sup>Z</sup>, hezitemo<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Irrespectueux *,''' senrespekt(em)a, nerespekta<sup>2</sup>.<noinclude>
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Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/9
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Rafavannay
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Loxacha
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<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>mots dans notre chapitre {{sc|lxviii}} (tome II, page 183) ; puis il conduisit, à sa suite le jeune prince dans le Pendjab, lui
montra la cour de cet homme de génie qu’on appelait
Rundjet-Sing ; il lui dit comment il avait retrouvé là le
général Lebastard de Prémont ; comment il avait, lui,
Sarranti, adouci la douleur causée par la mort du père en
rattachant au fils cette vie de dévouement perdue au fond
de l’Inde ; et comment, enfin, à partir de ce moment, le
général et lui n’eurent plus qu’une idée, qu’un projet, qu’un
but : la grande entreprise qu’ils étaient venus mettre à
exécution à Vienne, — l’enlèvement de Napoléon II.
Le prince écouta tout avec une admiration soucieuse.
— A présent, dit-il, nous voilà face à face ; je connais
votre but. Quels sont vos moyens d’exécution ?
— Sire, nos moyens d’exécution sont de deux sortes : les
moyens matériels, les moyens politiques. — Les moyens
matériels sont des crédits sur la maison Acrostein et Eskeles
de Vienne, Grotius d’Amsterdam, Baring de Londres,
Rothschild de Paris ; en réunissant tous ces crédits, nous
pouvons compter sur plus de quarante millions… Nous
avons six colonels qui répondent de leurs régiments ; deux
de ces colonels seront en garnison à Paris même, à dater
du 15 février. Nous avons tous les généraux de l’Empire
restés fidèles à l’Empire. Quant aux moyens politiques, une
révolution formidable est sur le point d’éclater en Pologne,
en Allemagne, en Italie. Qu’il s’opère un mouvement libéral
en France, et ce mouvement, comme ceux d’Encelade,
remuera le monde.
— Mais la France… la France ? demanda le jeune homme
ne permettant pas à Sarranti de s’écarter du point où ses
yeux étaient fixés.
— Votre Altesse y a-t-elle suivi le mouvement des
esprits ?
— Comment voulez-vous que je suive le mouvement des
esprits ? On tire incessamment un voile entre la vérité et
moi ! Des bruits m’arrivent, voilà tout ; des lueurs m’éblouissent, et pas autre chose.
— Oh ! monseigneur ! alors, vous ignorez combien l’heure
est favorable ; tellement favorable, que, si la révolution ne
se l’ait pas au profit de votre nom, elle se fera au profit d’un<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|8}}</noinclude>d’être renseigné au mieux. Le bon travail de {{M.|Cornu}}<ref>Cornu, ''Phonologie du bagnard,'' Romania, VI, 309.</ref>, dont les matériaux ont été recueillis à Chable, m’ont dispensé de m’arrêter dans ce village : connaissant l’exactitude de ce savant, j’ai pu en toute confiance me baser sur ses données. Il est arrivé quelquefois que je n’y ai pas trouvé le dérivé d’un type latin pris comme modèle dans mes planches ; mais cela n’avait pas d’inconvénient réel, puisque ce manque était amplement racheté par une quantité considérable d’exemples se trouvant dans des conditions identiques. Néanmoins il fallait avertir le lecteur de ma manière de procéder pour ce village, afin qu’il ne lui arrive pas de chercher à rétablir une forme qui serait juste quant au fait même figurant dans la planche, mais qui peut avoir subi des altérations dans d’autres éléments du mot, altérations dont je n’ai pu naturellement tenir compte dans les remarques qui suivent les exemples et qui servent à rétablir les formes que j’ai entendu prononcer.
Il existe cinq traductions de la parabole de l’enfant prodigue en patois valaisans qui font partie de notre territoire, celles de Saint-Luc, d’Évolénaz, de Sembrancher, de Saint-Maurice et du Val d’Illiez ; ce sont, à ma connaissance, les seuls documents écrits dans le langage de ces contrées<ref>Il faut cependant mentionner la chanson populaire publiée par ''Froebel'' dans son ouvrage : ''Reise in die weniger bekannten Thaeler auf der Nordseite der penninischen Alpen.'' Berlin, 1840. C’est une chanson recueillie dans le val d’Hérens ; quoique fort altérée par la transmission orale, elle contient deux ou trois strophes d’une valeur littéraire réelle</ref>. J’ai dit dans mon travail sur le patois
de la commune de Vionnaz<ref>Bibliothèque de l’École des hautes études, fascicule 40. Vieweg, Paris, 1880.</ref> ce que je pense de ces traductions ; elles ne méritent guère de confiance comme base d’un travail phonétique. Aussi, si je me suis servi de celle de Saint-Maurice, c’est parce que j’y ai été obligé par la force des choses : dans cette petite ville, où les habitants parlant le patois de l’endroit se font rares, c’est en vain que j’ai cherché une personne qui pût me renseigner comme ailleurs. Je n’y ai recueilli que quelques fragments de la bouche de deux habitants attablés dans une auberge, et dont les occupations journalières les {{tiret|em|pêchaient}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|||9}}</noinclude>{{tiret2|em|pêchaient}} momentanément de satisfaire ce qu’ils appelaient ''ma curiosité.'' J’ai estimé ces fragments suffisants pour établir la prononciation qu’a cherché à transcrire l’auteur de la traduction de la parabole. Là où j’ai été dans le doute, j’ai laissé Saint-Maurice en blanc. Ainsi donc pour cette petite ville, comme en partie pour Chable, je n’ai pu tenir compte dans les remarques de la légende des transformations autres que celle qui est traitée dans la planche où l’on trouve le mot. J’ose espérer que le lecteur n’aura pas grand’peine à se familiariser avec le système suivi ; il est fort simple en réalité, et s’il paraît compliqué, c’est qu’il a fallu mettre le lecteur à même de retrouver les formes des divers patois.
Sauf la planche XXIX, où deux faits divers coïncident par hasard dans leur domaine, chaque planche ne contient qu’un seul fait phonétique. Toute transformation est désignée par une couleur ou un trait spécial qui se trouve en tête de la légende et qui est répété devant les modèles
cités.
Lorsqu’il y avait à choisir entre des formes d’un seul et même mot, diverses, mais présentant toutes la même transformation indiquée spécialement par le trait, j’ai donné la préférence pour servir de modèle à la forme la plus usitée, et pour toute autre transformation régulière dans d’autres éléments du mot, je renvoie le lecteur à la planche qui en traite ; quand le mot a subi un accident anormal ou une transformation non prévue par les planches, ou qu’il est affecté d’une irrégularité quelconque, j’en donne la forme au bas de la légende.
Ainsi le lecteur peut reconstituer, sans de trop longues recherches, le tableau général de toutes les formes usitées dans notre territoire, avec l’indication exacte de la provenance. C’est avec regret que j’ai dû renoncer à donner moi-même ce tableau en appendice, et à éviter ainsi à des hommes d’étude à qui il importerait d’avoir sous la main la table de toutes les formes de chaque patois en particulier, la peine de la reconstruire eux-mêmes.
Pour déterminer les lois phoniques de nos patois, j’avais choisi à peu près deux cents mots qui sont parmi les plus populaires, et dont quelques-uns appartiennent particulièrement au lexique usité dans ces contrées alpestres. Chercher, d’une part, à concentrer un maximum de faits phoniques à constater dans un nombre d’exemples aussi restreint que possible, tout en évitant des répétitions<noinclude>
<references/></noinclude>
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>homme ou d’une idée : cet homme, c’est le duc d’Orléans ;
cette idée, c’est la République.
— La France est donc mécontente, monsieur ?
— Elle est plus que mécontente, monseigneur, elle est
humiliée.
— Elle se tait, cependant !
— Comme l’écho, monseigneur.
— Elle plie !
— Comme l’acier !… La France ne pardonnera pas aux
Bourbons l’invasion de 1814, l’occupation de 1815 ; la dernière
amorce de Waterloo n’est pas brûlée, et il ne faut aux
Français qu’un prétexte, une occasion, un signal pour
prendre les armes ; ce prétexte, le gouvernement le leur offre
avec ses lois sur le droit d’aînesse, avec ses lois contre la
liberté de la presse, avec ses lois contre le jury ; cette occasion,
elle se présentera, à propos de quoi ? je n’en sais rien :
à propos de la première chose venue ; ce signal, c’est nous
qui le donnerons, monseigneur, quand nous aurons là, sous
la main, pour appuyer notre mouvement, l’autorité de votre
nom.
— Mais demanda le duc, quelles preuves pouvez-vous me
donner des dispositions de la France à mon égard ?
— Quelles preuves, monseigneur ? Ah ! prenez garde de
devenir ingrat pour cette mère qui vous adore !… Quelles
preuves ! Mais une conspiration permanente depuis 1815 :
la tête de Didier, tombée à Grenoble ; les têtes de Tolleron,
de Pleignies et de Carbonneau, tombées à Paris ; les têtes des
quatre sergents de la Rochelle, roulant en Grève ; Berton,
fusillé à Saumur ; Caron, fusillé à Strasbourg ; Tane, s’ouvrant
les veines dons sa prison ; Dermoncourt, fuyant sur les
bords du Rhin ; Carrel, traversant la Bidassoa ; Manoury,
trouvant un refuge en Suisse ; Petit-Jean et Baume, gagnant
l’Amérique… Ignorez-vous l’existence de cette
formidable association née en Allemagne sous le nom d’''illuminisme'', transportée en Italie sous le nom de ''carbonarisme'',
et poussant à celle heure, à l’ombre des Catacombes, sous
le nom de ''charbonnerie'', à Paris ?
— Monsieur, dit le prince en se levant, je vais vous
donner une preuve que je sais tout cela, mal peut-être,
mais cependant aussi bien que je puis le savoir. Oui, je
connais les noms de tous ces martyrs ; mais est-ce bien<noinclude>
<references/></noinclude>
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Absteme
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Je viens sur Wikisource pour contribuer au projet [https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet:Enseignement_à_l’École_du_Louvre Enseignement à l'École du Louvre] 2026/2027.
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|10}}</noinclude>inutiles ; d’autre part, à se réserver un moyen de contrôle suffisant : tels sont les deux desiderata qui ont présidé à mon choix et qui, en se faisant des concessions réciproques, ont fixé le nombre auquel je me suis arrêté définitivement.
Lorsqu’il s’agit d’une quarantaine de patois parlés dans une région assez vaste, dont le lexique varie beaucoup, et dont les formes ont pu subir des accidents inattendus, ces choix de mots faits à l’avance demandent un soin tout particulier. Comparativement au nombre de faits phoniques dont il devait être traité dans ce travail, deux cents mots me paraissaient amplement suffisants ; j’ai fait l’expérience qu’ils représentent un minimum au-dessous duquel il eût été imprudent de rester, à moins de courir risque d’être pris au dépourvu au moment du collationnement.
Tantôt c’était un substantif ou un verbe latin qui disparaissait du langage comme par enchantement, lorsque j’arrivais dans les endroits les plus élevés du territoire, vu que l’objet ou l’idée qu’il désigne n’y existe pas : on ne connaît pas le ''lierre'' à Évolénaz ni à Saint-Luc, où il n’y en à pas ; on n’y parle pas de ''herser'' les terres, car on ne les herse pas<ref>Il est vrai que j’aurais dû prévoir cela et ne pas choisir ces deux mots.</ref>. Tantôt c’était un radical dont je perdais la trace parce qu’il avait fait place à un autre ; tantôt enfin une anomalie de traitement inexplicable, qui rendait mon modèle impropre à figurer dans mes planches.
Voici un exemple frappant d’une petite famille de mots décimée par la plupart des éléments de désorganisation précités.
J’avais choisi, pour servir de modèle à la transformation de la formule latine ''cáre'' précédée d’une consonne persistante, les verbes suivants :
{{a|''concacare'' <nowiki>=</nowiki> salir, que je savais être un mot généralement usité dans la contrée
''collocare'' <nowiki>=</nowiki> che coucher
''excorticare'' <nowiki>=</nowiki> che écorcher
''circare'' <nowiki>=</nowiki> chercher
|6|-2}}
''Concacare'' à subi à Saint-Gingolf un traitement que je ne m’explique pas : ''koẽfi'' est formé sur un type latin conciare (cf. captiare = ''tsafi'').
''Collocare'' n’existe pas partout : ce radical est remplacé<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu/123
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Sapcal22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Carthaginois, avoit cauſé l’erreur d’Artemire. Ce Prince dans un ſéjour qu’il avoit ſait à Syracuſe, étoit devenu amoureux de la ſille de Leptines ; il avoit voulu l’enlever dès-lors à ſa Patrie ; & nouvellement il avoit eſſayé de l’arracher à Hiéron, en ſaiſant dire à Artemire, que le Conſul Claudius deſtinoit ſa fille au Roi de Syracuſe. L’Eſclave ayant découvert toutes ces particularités, la belle Artemire fut au dé... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>Carthaginois, avoit cauſé l’erreur d’Artemire.
Ce Prince dans un ſéjour qu’il avoit ſait à Syracuſe,
étoit devenu amoureux de la ſille de Leptines ;
il avoit voulu l’enlever dès-lors à ſa Patrie ;
& nouvellement il avoit eſſayé de l’arracher
à Hiéron, en ſaiſant dire à Artemire, que
le Conſul Claudius deſtinoit ſa fille au Roi de
Syracuſe. L’Eſclave ayant découvert toutes ces
particularités, la belle Artemire fut au déſeſpoir
du chagrin qu’elle avoit cauſé à ſon Amant,
Hiéron rentra dans Syracuſe au bruit des acclamations
d’un peuple dont il étoit adoré : Leptines
ſe reconcilia avec lui, & lui donna ſa fille
qui fut couronnée Reine de Sicile.
Cette hiſtoire, Madame, eſt mêlée d’Epiſodes
& de récits qui ne lui donnent pas peu d’agrément.
J’ai parlé, dans l’Article de Madame de Villedieu,
d’un Roman intitulé ''Tamerlan & Aſtérie'',
parce que cet Ouvrage eſt inſéré dans le Recueil
de ſes Œuvres, & que pluſieurs perſonnes le lui
ont attribué. Ce même Roman a auſſi été imprimé
ſous le nom de Mlle de la Rocheguilhem ;
& l’Exemplaire que j’ai actuellement ſous les
yeux, lui en confirme la propriété. Il eſt précédé
d’une Epître dédicatoire qui porte ſa ſignature,
& qui prouve que c’eſt mal-à-propos qu’il
ſe trouve dans le Recueil de Madame de Villedieu.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/19
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|||11}}</noinclude>par largare (''lardzyé — sé lardzyé'') à Ayer ; dans d’autres villages de l’est de notre territoire, il n’est plus employé que dans l’expression coucher un cep de vigne, et dans cette acception la régularité de sa forme est discutable.
''Circare'' était doublement mal choisi : il n’existe pas à Lourtier, où l’on dit ''brėtsyé'' ; dans les vallées d’Hérens et d’Anniviers il a subi un traitement tout à fait anormal, car la gutturale s’est conservée intacte (''tserka'').
''Excorticare,'' dans le domaine étudié, était le seul mot qui existât partout, qui se fût transformé régulièrement, et qui réunît ainsi les conditions requises pour figurer comme modèle dans ce travail.
Est-il besoin d’ajouter que, lorsque pareil cas se présentait, j’usai de plus de circonspection qu’à l’ordinaire, et contrôlai soigneusement les règles constatées par un nombre d’exemples plus nombreux que celui qui figurait dans mon choix ?
Outre le tableau synoptique dont j’ai parlé plus haut, le lecteur trouvera encore à la suite de cet avant-propos un aperçu topographique du pays et quelques mots sur les voies de transport et moyens de communication, deux facteurs de la plus haute importance dans l’histoire du développement des patois. J’espérais pouvoir lui offrir mieux : une carte topographique détaillée à échelle beaucoup plus grande que celle des cartes linguistiques. J’ai dû y renoncer à mon grand regret, et le lecteur devinera pourquoi. Quelques mots sur les habitants, un tableau statistique de la population du Valais roman, un chapitre un peu pompeusement intitulé : Questions historiques, un recueil de quelques matériaux morphologiques, un tableau de faits et accidents phoniques qu’il eût été difficile d’exposer dans les planches, quelques rectifications et additions aux planches, enfin une table des mots latins qui figurent dans ces dernières : tels sont les renseignements complémentaires que j’ajoute à cet avant-propos.
{{c|topographie du territoire étudié|sc|mt=2em|mb=1em}}
Le territoire étudié, le Valais roman au sud du Rhône, qui, à l’est, est séparé du domaine allemand par une chaîne de montagnes haute de 3,000 mètres, forme un tout géographique bien délimité, d’une part, par le Rhône et le lac Léman, du Bouveret à Saint-Gingolf, d’autre part par<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|12}}</noinclude>l’imposante chaîne de montagnes qui sépare la Suisse de la Savoie et de l’Italie. Toutes les vallées latérales, à l’exception de celle du Trient, forment, comme on le conçoit par ce que je viens de dire, des culs-de-sac dont l’étendue appartient en totalité à notre territoire. Des passages difficiles pendant la bonne saison, impraticables pendant la majeure partie de l’année, sont les seules voies de communication que cette partie du Valais ait avec l’Italie. Aucun d’eux, pas même le Saint-Bernard, n’a d’importance au point de vue des transactions commerciales. Les touristes, plus encore que les indigènes, sont les seuls habitués de ces « pas » recouverts de glaces, de neiges ou de rochers dénudés.
Les vallées latérales ont une structure commune, qui les distingue des vallées telles que le terme les suggère à l’esprit. Ce ne sont point de ces larges dépressions du sol qu’on pourrait appeler des vallées ''finies,'' où la rivière semble avoir achevé son œuvre et se borner à remanier ses alluvions pour les transporter d’un endroit à l’autre, en laissant intactes les places où l’’homme a assis ses habitations sur ses bords. Non ! le torrent, resserré étroitement entre les deux versants des montagnes, bondit toujours dans un même lit, qu’il ne cesse de creuser toujours plus profondément et qui est si étroit qu’il est en général inabordable. Aussi les villages sont-ils situés à une altitude beaucoup plus haute que le niveau du torrent, sur les pentes verdoyantes des montagnes qui dominent le fond inaccessible de la vallée.
Même les villages de la partie inférieure de la vallée sont à une altitude considérable, quelquefois même plus considérable que ceux de la partie supérieure, selon que la présence de pentes plus douces ou’ de terrasses a invité les premiers habitants à s’établir ici plutôt que là.
C’est ainsi que Saint-Luc, dans le val d’Anniviers, est à 1,675 mètres, tandis qu’Ayer, plus en amont, est seulement à 1,436 mètres ; dans le val d’Hérens, Vex, Vernamiège, Mage, Saint-Martin, Héremence sont à des
altitudes variant de 1,039 mèêtres à 1,417 mètres, tandis qu’Évolénaz est à 1,378 mètres ; Nendaz est à 1,018 mètres, Isérable à 1,120 mètres ; Salvan, Finhaut, Trient, Combaz, Trois-Torrents, Champéry sont également à une grande élévation, tandis que la vallée du Rhône n’est qu’à 538 mètres au débouché de la vallée d’Anniviers, et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rafavannay
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typo
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|12}}</noinclude>l’imposante chaîne de montagnes qui sépare la Suisse de la Savoie et de l’Italie. Toutes les vallées latérales, à l’exception de celle du Trient, forment, comme on le conçoit par ce que je viens de dire, des culs-de-sac dont l’étendue appartient en totalité à notre territoire. Des passages difficiles pendant la bonne saison, impraticables pendant la majeure partie de l’année, sont les seules voies de communication que cette partie du Valais ait avec l’Italie. Aucun d’eux, pas même le Saint-Bernard, n’a d’importance au point de vue des transactions commerciales. Les touristes, plus encore que les indigènes, sont les seuls habitués de ces « pas » recouverts de glaces, de neiges ou de rochers dénudés.
Les vallées latérales ont une structure commune, qui les distingue des vallées telles que le terme les suggère à l’esprit. Ce ne sont point de ces larges dépressions du sol qu’on pourrait appeler des vallées ''finies,'' où la rivière semble avoir achevé son œuvre et se borner à remanier ses alluvions pour les transporter d’un endroit à l’autre, en laissant intactes les places où l’homme a assis ses habitations sur ses bords. Non ! le torrent, resserré étroitement entre les deux versants des montagnes, bondit toujours dans un même lit, qu’il ne cesse de creuser toujours plus profondément et qui est si étroit qu’il est en général inabordable. Aussi les villages sont-ils situés à une altitude beaucoup plus haute que le niveau du torrent, sur les pentes verdoyantes des montagnes qui dominent le fond inaccessible de la vallée.
Même les villages de la partie inférieure de la vallée sont à une altitude considérable, quelquefois même plus considérable que ceux de la partie supérieure, selon que la présence de pentes plus douces ou’ de terrasses a invité les premiers habitants à s’établir ici plutôt que là.
C’est ainsi que Saint-Luc, dans le val d’Anniviers, est à 1,675 mètres, tandis qu’Ayer, plus en amont, est seulement à 1,436 mètres ; dans le val d’Hérens, Vex, Vernamiège, Mage, Saint-Martin, Héremence sont à des
altitudes variant de 1,039 mèêtres à 1,417 mètres, tandis qu’Évolénaz est à 1,378 mètres ; Nendaz est à 1,018 mètres, Isérable à 1,120 mètres ; Salvan, Finhaut, Trient, Combaz, Trois-Torrents, Champéry sont également à une grande élévation, tandis que la vallée du Rhône n’est qu’à 538 mètres au débouché de la vallée d’Anniviers, et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|||13}}</noinclude>à 430 mètres à Monthey, au débouché du val d’Illiez (Trois-Torrents, Champéry).
Les vallées des Deux-Dranses, savoir : à l’est le val de Bagnes, à l’ouest l’Entremont, font exception à cette règle : les villages y sont peu au-dessus du niveau de la rivière (Bovernier, 621 mètres ; Chable, 835 mètres ; Orsières, 832 mètres ; Liddes, 1,338 mètres ; Bourg-Saint-Pierre, 1,633 mêtres).
Il résulte de la structure de la plupart de ces vallées latérales, qu’au point de vue des moyens de communications elles ne sont guère mieux partagées pour leurs relations avec la vallée du Rhône que pour celles avec l’Italie. Quant aux voies qui relient les villages d’une même vallée entre eux, ce ne sont, à quelques exceptions près, que de mauvais chemins vicinaux, voire même seulement des sentiers qui sont plus ou moins bien établis sur les pentes abruptes qui dominent le fond de la vallée.
Il y a quelques passages à travers les hautes chaînes qui séparent les vallées latérales, mais ces passages sont si ardus et à une altitude si grande (à l’est de notre territoire ils ont 3,000 mètres et plus de hauteur) que les habitants d’une vallée qui se rendent par hasard dans une autre préfèrent, même dans la bonne saison, faire le détour par la vallée du Rhône plutôt que de les escalader.
La vallée du Rhône est la vallée mère du Valais ; elle a donné son nom au pays. De Sierre (sur la rive droite, vis-à-vis de Chippis), là où finit le domaine roman, jusqu’à Saint-Maurice, elle ne mesure nulle part plus d’une lieue de largeur. Les villages de la rive gauche (ce n’est que de ceux-ci qu’il s’agit ici, puisque le Rhône forme la limite nord de notre territoire) sont tous adossés au versant de la montagne, à l’abri des ravages que ne cessent de causer les inondations. Après le défilé de Saint-Maurice, le fleuve, plus large et plus majestueux, parcourt une plaine marécageuse que ses alluvions ont conquise sur le lac Léman.
De Bouveret à Riddes la route et le chemin de fer du Simplon suivent, sans jamais s’en écarter de beaucoup, la rive gauche du Rhône et donnent quelque animation aux villages de Bouveret, Vouvry, Vionnaz, Muraz, Massongex, Vernayaz, Saxon, Riddes, et aux petites villes de Monthey, Saint-Maurice, Martigny. À Riddes, les deux voies passent sur la rive droite ; Chippis, Reschy, Gronaz ne sont reliés entre eux et avec les endroits que<noinclude>
<references/></noinclude>
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Mademoiſelle de la Rocheguilhem, n’offrent
que des ſpectacles, des jeux & des fêtes, exécutés
par les Maures d’Eſpagne, dans le Royaume
de Grenade.
Boaudilin gouvernoit ce Royaume dans le
même tems que Ferdinand donnoit des Loix à
la Caſtille. Sa Cour paſſoit pour une des plus galantes
& des plus magnifiques de l’Univers. D’illuſtres
Chevaliers, preſque tous deſcendans des
anciens Rois de Fez, de Maroc & de Cuco, en
faiſoient le principal ornement. On y diſtinguoit
entr’autres le Prince Mouça, frere de
Boaudilin, Mahomet Abencerrage, le Malique
Alabez, Mahomet Zegri & Abenamer.
Il y avoit alors deux partis à Grenade, qui partageoient
toute la Nobleſſe ; l’ambition & la jalouſie
avoient fait naître cette diviſion : les Zegris,
moins eſtimés & par conſéquent plus
amis du trouble & de la diſcorde, ne pouvoient
ſouffrir la gloire & l’élévation des Abencerrages
leurs Antagonistes.
» Les Zegris étoient tous aſſemblés un jour
au Château de Vivataubin, où Mahomet
Zegri, leur chef, demeuroit ; & après avoir parlé
de pluſieurs choſes, ils s’arrêterent ſur les jeux
auxquels l’on ſe diſpoſoit, & ſur la fierté d’Alabez.
Vous ſavez, illuſtres Zegris, leur dit enſuite
Mahomet, que la nobleſſe & l’antiquité de
notre origine eſt connue & honorée non-ſeu-<noinclude>
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Mademoiſelle de la Rocheguilhem, n’offrent
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par les Maures d’Eſpagne, dans le Royaume
de Grenade.
Boaudilin gouvernoit ce Royaume dans le
même tems que Ferdinand donnoit des Loix à
la Caſtille. Sa Cour paſſoit pour une des plus galantes
& des plus magnifiques de l’Univers. D’illuſtres
Chevaliers, preſque tous deſcendans des
anciens Rois de Fez, de Maroc & de Cuco, en
faiſoient le principal ornement. On y diſtinguoit
entr’autres le Prince Mouça, frere de
Boaudilin, Mahomet Abencerrage, le Malique
Alabez, Mahomet Zegri & Abenamer.
Il y avoit alors deux partis à Grenade, qui partageoient
toute la Nobleſſe ; l’ambition & la jalouſie
avoient fait naître cette diviſion : les Zegris,
moins eſtimés & par conſéquent plus
amis du trouble & de la diſcorde, ne pouvoient
ſouffrir la gloire & l’élévation des Abencerrages
leurs Antagonistes.
» Les Zegris étoient tous aſſemblés un jour
au Château de Vivataubin, où Mahomet
Zegri, leur chef, demeuroit ; & après avoir parlé
de pluſieurs choſes, ils s’arrêterent ſur les jeux
auxquels l’on ſe diſpoſoit, & ſur la fierté d’Alabez.
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Mahomet, que la nobleſſe & l’antiquité de
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Mademoiſelle de la Rocheguilhem, n’offrent
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par les Maures d’Eſpagne, dans le Royaume
de Grenade.
Boaudilin gouvernoit ce Royaume dans le
même tems que Ferdinand donnoit des Loix à
la Caſtille. Sa Cour paſſoit pour une des plus galantes
& des plus magnifiques de l’Univers. D’illuſtres
Chevaliers, preſque tous deſcendans des
anciens Rois de Fez, de Maroc & de Cuco, en
faiſoient le principal ornement. On y diſtinguoit
entr’autres le Prince Mouça, frere de
Boaudilin, Mahomet Abencerrage, le Malique
Alabez, Mahomet Zegri & Abenamer.
Il y avoit alors deux partis à Grenade, qui partageoient
toute la Nobleſſe ; l’ambition & la jalouſie
avoient fait naître cette diviſion : les Zegris,
moins eſtimés & par conſéquent plus
amis du trouble & de la diſcorde, ne pouvoient
ſouffrir la gloire & l’élévation des Abencerrages
leurs Antagonistes.
» Les Zegris étoient tous aſſemblés un jour
au Château de Vivataubin, où Mahomet
Zegri, leur chef, demeuroit ; & après avoir parlé
de pluſieurs choſes, ils s’arrêterent ſur les jeux
auxquels l’on ſe diſpoſoit, & ſur la fierté d’Alabez.
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Histoire littéraire des femmes françoises/3/7
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|14}}</noinclude>traversent les grandes voies que par des chemins vicinaux.
Le Valais est un des cantons les moins avancés de la Suisse sous le rapport du commerce, de l’industrie et de l’instruction populaire.
Avec une économie sage et un tempérament moins routinier, le Valaisan pourrait tirer meilleur parti des quelques ressources qu’offre son pays. Mais il laisse souvent aux ressortissants d’autres cantons le soin d’exploiter ses forêts, de travailler ses bois, d’établir des usines et de tirer profit de ses produits agricoles. Il travaille juste ce qu’il faut pour se nourrir et se vêtir assez médiocrement ; il est d’une ignorance peu commune, superstitieux, manquant complètement de cet esprit entreprenant qui caractérise les populations voisines, tant allemandes que romanes. Néanmoins il ne manque pas d’intelligence, quoi qu’en disent les Vaudois, ses voisins, et, quelque mauvaise que soit sa réputation à cet égard, il est bon, hospitalier, et possède d’autres qualités encore qui rachètent amplement ces défauts, du moins à mes yeux.
Si c’est à la configuration du sol du Valais et à sa situation géographique que l’on doit la multiplicité des dialectes, c’est aux défauts de ses habitants que nous sommes redevables de leur conservation, à leur indifférence, je dirai même à leur aversion pour tout ce qui est nouveau. Dans mon travail sur la commune de Vionnaz, j’ai déjà eu l’occasion de parler de cette question et d’autres qui s’y rattachent, de l’extension du français, de son influence ; j’y renvoie le lecteur, mes pérégrinations récentes dans cette contrée n’ayant fait que corroborer
mes remarques.
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Il serait du plus haut intérêt de pouvoir poursuivre rétrospectivement les étapes successives des patois qui font l’objet de cette étude et de leur assigner une date relative. Malheureusement nous n’en avons pas la possibilité, tout document patois ancien faisant défaut. Un examen attentif du langage nous permet néanmoins d’aborder quelques questions et d’entrevoir leurs solutions possibles.
À la vue de la plupart des vallées de notre territoire,<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ſang recommença à couler dans Grenade. Cependant le Roi de Caſtille excité par les Abencerrages, profita de ces diſſentions domeſtiques. Il attaqua Boaudilin, le déſit, s’empara de ſes places & de Grenade même, & l’obligea de repaſſer en Afrique avec les Maures qui voulurent le ſuivre. Telle fut la fin de cet Empire uſurpé, dont le luxe & la magnificence faiſoient l’admiration de toute l’Europe, après que ſa force & ſa puiſſance en... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>ſang recommença à couler dans Grenade. Cependant
le Roi de Caſtille excité par les Abencerrages,
profita de ces diſſentions domeſtiques. Il attaqua
Boaudilin, le déſit, s’empara de ſes places
& de Grenade même, & l’obligea de repaſſer en
Afrique avec les Maures qui voulurent le ſuivre.
Telle fut la fin de cet Empire uſurpé, dont le luxe
& la magnificence faiſoient l’admiration de toute
l’Europe, après que ſa force & ſa puiſſance en
avoient fait la terreur.
Vous voyez, Madame, que cet Ouvrage de
Mademoiſelle de la Roche Guilhem, a beaucoup
de rapport & de reſſemblance avec un des Romans
de Mademoiſelle de Scudéri qui avoit placé
la ſcène dans le même lieu, s’étoit ſervi à peu-près
des mêmes Acteurs & des mêmes Perſonnages,
avoit employé les mêmes moyens, les
mêmes deſcriptions, & ſe propoſoit le même objet
qui eſt de donner une idée des fêtes & de la
galanterie des Maures de Grenade.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/3/8
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|||15}}</noinclude>de ces vallées retirées, à débouché étroit, cachées dans le sein des montagnes, on est en droit de se demander si le roman y est {{sic2|autochthone}}, autrement dit si c’est le latin qui fut importé dans ces vallées et qui s’y développa d’une manière indépendante, ou bien si, n’ayant été peuplées que beaucoup plus tard, elles ont reçu une langue romane, qui avait déjà une histoire derrière elle.
Pour certaines régions de notre territoire, le doute n’est pas possible : Martigny, Saint-Maurice, Sion sur la rive droite, étaient des cités latines à la même époque que Paris ou Lyon ; tout porte à croire également que la vallée du Saint-Bernard n’était pas inhabitée pendant les premiers siècles de notre ère.
Les vallées d’Anniviers, d’Hérens et de Nendaz sont les moins hospitalières, les plus élevées, les plus reculées ; elles sont donc le plus à l’abri de l’invasion d’un peuple civilisateur ; si le peuplement du Valais a eu lieu à différentes époques, ce sont celles qui, selon toute apparence, auront été-habitées le plus tardivement. Mais l’histoire s’oppose formellement à l’hypothèse d’une occupation de ces vallées après la fin du {{s|XIII}}, car les villages de Saint-Luc, Ayer, Nax, Vernamiège, Mage, Saint-Martin, Évolénaz, Héremence, Vex, Nendaz existaient tous sans exception à cette époque et sont mentionnés
dans les chartes<ref>Mémoires et documents publiés par la Société d’histoire de la Suisse romande, {{t.|XXIX-XXXI}}.</ref>. Si leur existence n’est pas constatée à une époque plus reculée, c’est que les chartes antérieures au {{s|XIII}} font presque complètement défaut pour cette contrée. D’autre part, la conservation de la déclinaison, ainsi qu’en général l’archaïsme des patois en question, font remonter la date à laquelle il y aurait eu immigration assez haut pour qu’on puisse l’identifier, sinon à l’époque de l’invasion du latin en Helvétie, du moins à celle où le roman, à de grandes distances à la ronde, ne présentait que peu de divergences phonétiques. Je n’avance pas ces faits comme preuves péremptoires de l’{{sic2|autochthonie}} du roman dans ces contrées, je prévois les combinaisons qui permettraient de croire qu’une immigration ait eu lieu au {{s|XI|e|-}}, au {{s|XII|e|-}}, voire même au {{s|XIII}} ; mais comme il n’y a qu’une présomption inspirée par la position géographique de ces vallées en faveur de l’hypothèse d’une immigration {{tiret|tar|dive,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|16}}</noinclude>{{tiret2|tar|dive,}} ils ont une certaine valeur. J’ajouterai que l’étude superficielle que j’ai faite des patois en question m’a persuadé personnellement de l’existence d’un certain nombre de mots régulièrement formés sur des types ''latins'' qui n’existent plus dans la partie inférieure de la vallée du Rhône, dont quelques-uns même que je n’ai jamais rencontrés dans mes lectures d’anciens textes originaires des domaines français et provençal. Si le nombre de ces mots est considérable, il sera difficile d’admettre que les immigrés les aient conservés, tandis qu’ils auraient disparu dans le pays d’origine. C’est ce qu’une étude ultérieure montrera. Pour le moment, les quelques exemples que j’ai recueillis peuvent être ''à la rigueur'' regardés comme de formation secondaire.
Nous n’avons qu’une seule source d’informations pour fixer l’époque à laquelle telle ou telle transformation phonétique peut s’être effectuée ; c’est la ''tradition orale.'' On conçoit combien elle est insuffisante ; car elle existe bien rarement. Je l’ai cependant retrouvée à Bourg-Saint-Pierre, et la transformation dont elle a fixé la date concerne l’histoire de ''ly'' latin. Si l’on consulte la planche XXIII, on verra que Liddes, Bourg-Saint-Pierre et Orsières forment un ilôt séparé où ''ly'' est devenu ''d.'' Il paraîtrait que cette transformation ne date que du commencement de ce siècle à Bourg-Saint-Pierre. {{M.|d’Orsaz}} (homme de 40 à 45 ans), originaire de Bourg-Saint-Pierre et y ayant passé sa jeunesse, me racontait qu’enfant il allait avec ses frères et sœurs taquiner sa vieille tante pour avoir le plaisir de l’entendre prononcer ''dzénėłė, rėnołė'' (ranaculam), etc. Ces formes ne provenaient pas d’un vice de prononciation individuel, elles n’étaient pas non plus empruntées à un autre patois (j’en donnerai la raison plus loin) : elles étaient communément usitées chez les vieillards de l’endroit. Ce fait peu important en apparence est instructif. On me répliquera qu’il est difficile que, depuis la fin du siècle passé ou le commencement du nôtre, il ait pu se produire une évolution de ''ly'' à ''ḍ'' (l’existence de ''ḍ'' n’est pas constatée par la tradition orale, mais il faut nécessairement l’admettre), puis de ''ḍ'' à ''d,'' que ''d'' est probablement une superposition d’un autre patois telle que j’aurai l’occasion d’en constater dans le chapitre suivant à Saxon.
À cela je répliquerai :
{{1°}} ''Ḍ'' a pu exister pendant un certain laps de temps plus<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|||17}}</noinclude>ou moins long, comme un de ces sons intermédiaires dont ceux qui les prononcent ont à peine conscience ;
{{2°}} S’il y avait eu à Bourg-Saint-Pierre emprunt de ce son ''d,'' il serait resté quelques vestiges du ''ł,'' car ces emprunts n’étant pas des transformations naturelles, il serait resté quelques mots que ''d'' n’aurait pas attaqués ;
{{3°}} Le traitement de ''pl'' et ''bl'' à Bourg-Saint-Pierre (= ''pḍ'' et ''bḍ'') montre jusqu’à l’évidence qu’il y à eu évolution de ''ł'' à ''ḍ'' (pl. XXV).
Dans le domaine où l’on a ''ḍ'' (pl. XXIII), on n’a aucun souvenir d’avoir jamais entendu prononcer ''ł.'' Je ne prétends établir aucune corrélation entre ce domaine et celui de la vallée supérieure de l’Entremont. Au contraire, étant donné que ni dans le domaine du ''ḍ,'' ni dans celui du ''l,'' ni à Ayer où l’on a ''ld,'' je n’ai entendu parler d’une prononciation autre qui fût anciennement en usage, il est probable que la transformation de ''ly'' en ''ḍ'' remonte dans ces trois domaines à une époque antérieure.
{{c|état actuel des patois|sc|mt=2em|mb=1em}}
Sauf à Monthey, à Saint-Maurice et à Martigny, le patois n’a encore trouvé nulle part dans le français un ennemi bien redoutable pour sa conservation ; vieillards, adultes et enfants parlent le patois.
À Monthey, l’ancienne langue que nous y retrouvons encore à côté du français n’existe plus que chez quelques vieillards ; la génération actuelle parle un jargon, mélange confus des patois des villages environnants, qui se dénature de plus en plus sous le coup de tous les éléments divers qu’y apportent les villageois des alentours en relations permanentes avec ce lieu de marché.
Le même fait s’est produit à Saint-Maurice et à Martigny, quoique à un degré moindre.
Hormis dans ces trois petites villes, où l’influence délétère qu’il faut attribuer à la présence du français a produit un état tout à fait anormal du langage populaire, je n’ai constaté la présence de doublets, la coexistence de deux formes patoises dans un seul et même village que fort rarement. En général ces doublets peuvent s’expliquer autrement que par un emprunt fait par un patois à un autre. De ce que Riddes et Chable ont une double forme de ''patrem'' et ''matrem,'' il ne s’ensuit pas nécessairement que l’une des deux formes ait été empruntée à un patois<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/26
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|18}}</noinclude>voisin, car on les emploie dans deux acceptions différentes et elles peuvent être toutes deux originaires d’un seul et même village. À Évolénaz, dans la même maison, j’ai entendu deux formes diverses de ''gallinam'' (''dzeniłė'' et ''dzėlinė''), ce qui ne veut pas dire non plus que l’une des deux ait été importée, car il est possible qu’a côté de la forme purement phonétique, il s’en soit produit postérieurement une autre par une transposition. Une forme ''geline'' à côté d’une forme ''genille'' n’aurait rien d’insolite dans un patois français.
Néanmoins j’admets comme certain qu’à côté, ou plutôt antérieurement à l’influence destructive du français, il en existe et en a existé une autre, celle des patois parlés dans des centres importants, s’exerçant sur ceux de villages voisins moins peuplés. Si jusqu’ici l’on n’a pas mis en lumière ce fait assez nettement, c’est qu’il est rare qu’on puisse le constater ''de visu.''
À Saxon, il y a eu ce siècle-ci substitution de faits phonétiquement antérieurs à des faits phonétiquement postérieurs. Les phénomènes dont je veux parler sont exposés dans les planches XXIV, XXVII et XXVIII. Il s’agit de faits qui sont parfaitement acclimatés dans la langue, non pas d’une intrusion de mots isolés, mais bien de celle d’une transformation phonique qui a atteint tous les mots présentant dans leur primitif latin les conditions requises pour qu’’elle s’opère. Il faut donc se garder de confondre ceci avec l’état de choses constaté à Monthey, où il se fait une invasion désordonnée des patois environnants, frappant tel ou tel mot, en épargnant tel autre qui cependant se trouvait dans des conditions identiques.
Les vieillards de Saxon disent :
{{g|
''Hlâ, xerhlo, hlãma, gõhla'' (pl. XXIV).
''Komẽhłé, avãhłé, tsahłé, mėnahłé'' (pl. XXVII).
''Peuhla, dahlė, tseuhlõ, tsãhlõ'' (pl. XXVIII).
|2}}
La génération actuelle dit :
{{g|
''Klâ, xerklo, flãma, gõhla.''
''Komẽsi,'' etc.
''Peufa,'' etc.
|2}}
Les premiers disent aussi :
{{g|''Padė, rėnodė'' (ly <nowiki>=</nowiki> d), ''étéya, sèya'' (chute régulière de l’''l'') ;|4}}
{{SA|mais la génération actuelle dit :}}
{{g|''Pałė, rėnołė, éteila, seila.''|4}}
Nous voyons donc l’ancien patois de Saxon marcher<noinclude>
<references/></noinclude>
t8wfa5qm7y97co2ugshm06zjbif3mwn
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T09.djvu/168
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Manseng
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Léon2"/>Le caractère ecclésiastique devrait prévaloir et tenir lieu de principal, puisque l’autre dignité n’est qu’un accessoire : cependant, il est presque toujours absorbé par son compagnon. Joindre ces deux choses ensemble, c’est joindre un cadavre à un corps vivant ; jonction funeste où le cadavre communique sa pouriture au corps vivant, et ne reçoit de lui aucune influence vitale <ref>{{lang|la|<poem style="margin-left:10%; m... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|158|LÉON X.}}</noinclude><section begin="Léon2"/>Le caractère ecclésiastique devrait
prévaloir et tenir lieu de principal,
puisque l’autre dignité n’est qu’un
accessoire : cependant, il est presque
toujours absorbé par son compagnon.
Joindre ces deux choses
ensemble, c’est joindre un cadavre
à un corps vivant ; jonction funeste
où le cadavre communique sa pouriture
au corps vivant, et ne reçoit
de lui aucune influence vitale <ref>{{lang|la|<poem style="margin-left:10%; margin-top:-1.5em;">
{{ancre|ancrage_Léon2-(68)}}''Mortua quinetiam jungebat corpora vivis,''
''Componens manibusque manus, atque oribus ora,''
(''Tormenti genus'') ''et sanie, tabeque fluentes''
''Complexu in misero longâ sic morte necabat.''
{{intervalle|5.0em}}Idem, ''lib. VIII'', ''vs.'' 485.
</poem>}}</ref>.
Le monde, la chair, la partie faible,
attire à soi les résolutions et les conclusions,
tout de même que dans le
syllogisme la plus faible des prémisses
est la règle de la conséquence <ref>''{{lang|la|Conclusio sequitur debiliorem partem.}}''</ref>.
L’auteur de la Critique générale <ref>''Tom. II'', ''pag.'' 161 ''de la troisième édition.''</ref>
en parlant de la distinction qu’on a
forgée entre un pape qui prononce
''{{lang|la|ex cathedrâ}}'', et le même pape qui
prononce d’une autre manière, à
rapporté le bon mot d’un paysan de
l’électorat de Cologne. J’ai cru pendant
fort long-temps que ce bon mot
ne se conservait que par tradition,
mais je me trompais : il est imprimé
depuis plus d’un siècle dans des livres
graves. Duaren l’a inséré dans l’un
de ses livres <ref>{{lang|la|De sacris eccles. minister., ''lib. I'', ''cap.''
''IV''.}}</ref>, et l’a copié de
Fulgose <ref>{{lang|la|Bapt. Fulgosius, Factor. et Dictor. memorab.
''lib. VI'', ''cap. II'', ''folio m.'' 198.}}</ref>. Voici en vieux gaulois
toute l’histoire : il est vrai qu’on n’y
parle pas nommément d’un électeur
de Cologne. ''Le conte est fort plaisant''
''d’un villageois allemand, qui travaillant''
''en son champ, vid passer son''
''evesque, accompagné de train plus''
''digne d’un satrape que de celui qui''
''se dit successeur ou lieutenant d’un''
''apostre : dont estant scandalisé, fut''
''contrainct de rire et s’escrier si haut''
''que le révérent fut émeu lui en demander''
''la raison. Il respond en son''
''naturel, comme villageois, c’est-à-dire''
''comme personne véritable et''
''simple : Je ris quand je pense en saint''
''Pierre et saint Paul, et que je te''
''voi en tel équipage. Comment cela dit''
''l’évesque ? Et demandez-vous comment ?''
''dit le pitaud : ils estoient fort''
''mal advisés d’aller ainsi seuls par tout''
''le monde et à pied, veu qu’ils estoient''
''les chefs de l’église chrétienne et lieutenans''
''de Jésus Christ roi des rois.''
''Et toi qui n’es que nostre évesque, tu''
''vas si bien monté et as si grande suite''
''de spadassins, que tu ressembles plustost''
''à un satrape qu’un pasteur d’église.''
''À cela réplique le révérend :''
''Mais, mon ami, tu ne considères pas''
''que je suis aussi bien comte et baron''
''que ton évesque. À quoi le rustique rit''
''plus qu’auparavant ; et lui demandant''
''l’évesque pourquoi ? Il respond : Deà,''
''monsieur, quand ce comte et baron''
''que vous dites estre sera en enfer, où''
''sera lors monsieur l’évesque ? Ainsi''
''confus le révérend sans mot respondre''
''poursuit son chemin'' <ref>Pierre Viel, ''docteur de Sorbonne, au''
Traité de la Simonie, ''chap. VI''.</ref>.
'''{{refa|Léon2-(Q)|(Q)}}'''... ''Les autres apologistes n’ont''
''guère mieux réussi.'' ] Disons un mot
sur la manière dont quelques auteurs
ont voulu justifier {{Roi|Léon|X}}, par rapport
à l’impiété. Coëffeteau <ref>Réponse au Mystère d’Iniquité, ''p.'' 1227.</ref> n’allègue
point d’autre apologie que ces
paroles d’Onuphre Panvinius <ref>{{lang|la|''In'' Vitâ Leonis X.}}</ref> :
''{{lang|la|Erat rerum divinarum diligens observator.}}''
Rivet <ref>Remarques sur la Réponse au Mystère
d’Iniquité, ''II''{{e}}. ''part.'', ''pag.'' 640.</ref> lui réplique : ''Il y''
''a assez de profanes et athées qui observent''
''exactement les cérémonies,''
''pour cacher leur impiété sous ces''
''feuilles, qui entre amis disent qu’elles''
''font'' {{lang|la|ad morem, non ad rem, legibus
justæ, non Dis gratæ.}} ''Sannazarius,''
''qui le fait mourir sans prendre les''
''sacremens, pource qu’il les avait''
''vendus auparavant, ne nous le donne''
''pas tel qu’Onuphre le veut peindre.''
Remarquez bien que Sannazar ne
prétend pas que Léon ait refusé les
sacremens. Si ce pape ne communia
pas, etc., au lit de mort, ce fut à
cause de son délire. Jacques Gretser,
outre les paroles de Panvinius, allègue
la bulle de {{Roi|Léon|X}} contre Luther.
{{lang|la|''Bulla quâ Leo Lutheri errores''
''damnat, immanem hanc pseudologiam''
''perspicuè redarguit''}} <ref>{{lang|la|''In'' Examine Mysterii Plessæan, ''p.'' 563.}}</ref>. Cela
est pitoyable ; car quand ce pape
n’aurait en nulle religion, il aurait<section end="Léon2"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE IX.}} {{interligne|1em}} {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Arioviſte.|taille=90}}{{sc|Les}} principaux perſonnages de ce Roman ; ſont des Conquérans & des Rois. L’héroïſme eſt partout joint à la galanterie ; & Mademoiſelle de la Rocheguilhem, qui avoit déjà imité Mademoiſelle de Scudéri, dans ſes Aventures Grenadines, ſemble encore l’avoir voulu prendre pour modele, dans ſon Roman... »
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{{T3|LETTRE IX.}}
{{interligne|1em}}
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Arioviſte.|taille=90}}{{sc|Les}} principaux perſonnages de ce Roman ;
ſont des Conquérans & des Rois. L’héroïſme
eſt partout joint à la galanterie ; & Mademoiſelle
de la Rocheguilhem, qui avoit déjà imité
Mademoiſelle de Scudéri, dans ſes Aventures
Grenadines, ſemble encore l’avoir voulu prendre
pour modele, dans ſon Roman d’Arioviſte.
Quant au plan, il eſt de même tracé dans le goût
des Poëmes Epiques : le Lecteur ſe trouve d’abord
tranſporté au plus fort de l’action ; & ce
n’eſt qu’avec le ſecours d’une narration étendue,
que les évenemens ſe développent à ſes yeux.
Le lieu de la ſcène eſt dans les Gaules : Jules
Céſar après avoir vaincu le Roi des Germains,
Arioviſte, contre lequel Divitiac, Roi des
Celtes, avoit excité ce Conquérant, ſe voit
maître de la perſonne de Vociane, ſœur de Vocion,
Roi des Noriques. Il n’ignoroit pas que cette
Princeſſe qui étoit paſſionnément aimée d’Arioviſte
& de Divitiac, avoit cauſé de la haine entre
ces fiers rivaux, & porté ce dernier plus foible,
& plus malheureux, à implorer le ſecours des
Romains. Il convenoit au vainqueur de rendre
viſite à la belle Vociane ; il le fait, mais ſans
pouvoir ſe défendre des traits de l’amour. Céſar
eſt un moment le rival de Divitiac & d’Arioviſte.
Un quatriéme Amant vient augmenter les malheurs
de Vociane ; c’eſt Labienus, Lieutenant
général de Céſar.
De tous les ſecrets du monde, dit l’Auteur,<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « met en fuite. Vocion & lui le pourſuivent à travers les Bois. Céſar envoye inutilement un parti pour ſe joindre aux deux Rois en faveur de Vociane ». Le Prince de Germanie, Vainqueur du Roi des Celtes, ſe ſoumet à Céſar, qui ſacrifiant généreuſement ſon amour, contribue au bonheur d’un rival qu’il eſtime. Ce même amour, ainſi que celui de Labienus, rend cet ouvrage languiſſant. Du reſte, les évenemens y ſont enchaînés avec art ; &... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>met en fuite. Vocion & lui le pourſuivent à
travers les Bois. Céſar envoye inutilement
un parti pour ſe joindre aux deux Rois en faveur
de Vociane ».
Le Prince de Germanie, Vainqueur du Roi
des Celtes, ſe ſoumet à Céſar, qui ſacrifiant généreuſement
ſon amour, contribue au bonheur
d’un rival qu’il eſtime. Ce même amour, ainſi
que celui de Labienus, rend cet ouvrage languiſſant.
Du reſte, les évenemens y ſont enchaînés
avec art ; & l’action eſt aſſez bien ſoutenue. À
l’égard du ſtile, il eſt plus ſuranné qu’il ne convenoit
au tems où écrivoit Mademoiſelle de la
Rocheguilhem.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T09.djvu/262
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Manseng
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Linacer"/>Rarement arrive-t-il qu’ils aient cette pensée. Il ne faudrait point regretter qu’ils l’eussent souvent. Mais il est fâcheux qu’un très-habile homme soit semblable à ce fameux peintre qui ne se pouvait résoudre à s’imaginer que ses tableaux fussent finis, et dont Apelles reconnut si bien le faible : {{lang|la|''Cùm Protogenis opus immensi'' ''laboris ac curæ supra modum anxiæ'' ''miraretur'' (Apelles) ''dixit...... omn... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|252|LINACER.}}</noinclude><section begin="Linacer"/>Rarement arrive-t-il qu’ils aient cette
pensée. Il ne faudrait point regretter
qu’ils l’eussent souvent. Mais il
est fâcheux qu’un très-habile homme
soit semblable à ce fameux peintre
qui ne se pouvait résoudre à s’imaginer
que ses tableaux fussent finis,
et dont Apelles reconnut si bien le
faible : {{lang|la|''Cùm Protogenis opus immensi''
''laboris ac curæ supra modum anxiæ''
''miraretur'' (Apelles) ''dixit...... omnia''
''sibi cum illo paria esse aut illi meliora :''
''sed uno se præstare, quòd manum''
''ille de tabulâ non sciret tollere :''
''memorabili præcepto, nocere sæpè''
''nimiam diligentiam''}} <ref>{{ancre|ancrage_Linacer-(17)}}{{lang|la|Plinius, ''lib. XXXV'', ''cap. XIII.''}}</ref>. Ces paroles
de Pline sont très-bonnes, elles contiennent
un proverbe qu’Érasme applique
aux savans qui ont le goût de
Linacer ; et d’ailleurs elles nous apprennent
qu’un soin trop exact, trop
tendu, trop opiniâtre, fait souvent
du tort. Vous allez lire l’application
faite par Érasme. {{lang|la|''Peculiariter autem''
''conveniet'' (proverbium, manum de
tabulâ) ''in quosdam scriptores satis''
''accuratos, et morosæ cujusdam diligentiæ,''
''qui sinè fine premum suas lucubrationes,''
''semper aliquid addentes,''
''adimentes, inmmutantes, et hoc ipso''
''maximè peccantes, quia nihil peccare''
''conantur''}} <ref>{{lang|la|Erasm., ''chil. I, cent. III, num.'' 19,
''pag. m.'' 105.}}</ref>. Qu’arrive-t-il de cette
peine trop scrupuleuse ? Un grand
dommage pour le public, et beaucoup
de préjudice pour ceux qui la
prennent. Le public demeure trop
long-temps frustré du bien qu’il retirerait
des compositions des grands
auteurs, quand même elles seraient
éloignées de la perfection qu’ils eussent
pu leur donner. Il en demeure
frustré pour toujours assez souvent,
parce qu’ils meurent avant que de
les avoir rangées en une forme d’où
leurs amis ou leurs héritiers puissent
tirer quelque parti. Ceux qui composent
avec un esprit difficile, et qui
corrigent avec une extrême sévérité
leurs productions, se rebutent enfin
de leur travail, et craignent de le
toucher. Ils le regardent comme une
torture et comme une croix, et ils
diffèrent le plus qu’ils peuvent d’y
mettre la main ; le souvenir de la
fatigue qu’ils ont essuyée à transformer
une page leur inspire de la
crainte : ils laissent donc passer des
mois tout entiers sans revenir à cette
pénible tâche ; et ainsi quand on se
figure que leur livre est bien avancé,
parce qu’on n’ignore pas qu’ils l’ont
entrepris depuis dix ou douze années,
ce ne sont encore que des morceaux
ébauchés, et des pièces décousues ;
et il arrive assez souvent qu’ils meurent
avant que l’ouvrage ait reçu sa
première forme. Il se privent par-là
eux-mêmes de la gloire à quoi ils
avaient pu aspirer. Quelques-uns
sont plus heureux, ils s’obstinent
au travail, et à force de limer et de
polir leurs compositions sans aucun
relâche, ils les trouvent dignes de la
lumière publique ; mais la peine
qu’il ont eue à se contenter gâte leur
écrit ; car il y a un certain degré de
correction au delà duquel on ne saurait
rien faire qui, au lieu de perfectionner
l’ouvrage, et de lui donner
plus de nerf et plus de force,
ne l’amaigrisse et ne le dessèche.
{{lang|la|''Perfectum opus absolutumque est,''
''nec jam splendescit limâ, sed atteritur''}}
<ref>{{lang|la|Plinius, epist. XI, ''lib. V.''}}</ref>. Pline le jeune, qui se sert de
ces paroles dans un endroit de ses
lettres, se sert de la même pensée en
un autre lieu pour montrer à son
ami les désordres d’une correction
outrée. {{lang|la|''Diligentiam tuam in retractandis''
''operibus valdè probo. Est''
''tamen aliquis modus, primùm, quòd''
''nimia cura deterit magis, quàm emendat ;''
''deindè, quòd nos à recentioribus''
''revocat, simulque nec absolvit''
''priora, et inchoare posteriora non''
''patitur. Vale''}} <ref>{{lang|la|''Idem'', epist. XXXV, ''lib. IX.''}}</ref>. Quintilien, autre
grand maître, pose le même principe,
et le développe admirablement,
et déclare qu’un écrit que l’on ne
cesse de retoucher et de refondre,
perd sa vigueur naturelle. On en
retranche, dit-il, ce qui était sain ;
on lui ôte le sang ; on le rend semblable
à un corps tout couvert de
cicatrices. Que ce qu’il dit est beau !
{{lang|la|''Et ipsa emendatio finem habet. Sunt''
''enim qui ad omnia scripta tanquàm''
''vitiosa redeant ; et quasi nihil fas sit''
''rectum esse quod primum est, melius''
''existiment quicquid est aliud,''
''idque faciant quoties librum in manus''
''resumpserint, similes medicis etiam''
''integra secantibus. Accidit itaque ut''}}<section end="Linacer"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Page:Vaulabelle - Histoire des deux restaurations jusqu’à l’avènement de Louis-Philippe, tome 4.djvu/340
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<noinclude><pagequality level="3" user="CCH" />{{nr|336|— 1816 —|}}</noinclude><nowiki/>
« Ah ! traître ! toi aussi tu as déserté ! tu venais pour nous livrer ! » s’écriaient les soldats furieux pendant que le lieutenant portait les papiers au général : « C’est bien, dit ce dernier à son aide de camp après avoir rapidement parcouru ces différentes pièces ; bornez-vous à exécuter mon ordre. » Le lieutenant revient ; mais à peine est-il arrivé à cinquante pas du colonel Gordon, que plusieurs coups de fusil partent du milieu des soldats de l’escorte, et étendent roide mort l’émissaire de MM. Clouet et de Bourmont.
Il demeura établi par le débat que le général n’avait ni ordonné ni autorisé ces coups de feu ; dès la première audience, on ne lui adressait plus que deux reproches : il n’avait pas protégé suffisamment la sortie du colonel, et avait laissé impunis les soldats de l’escorte. Les dépositions, à l’égard du lieutenant, étaient plus contradictoires : quelques témoins affirmaient qu’il avait donné l’ordre de tirer ; d’autres soutenaient, au contraire, qu’il se trouvait encore assez éloigné du théâtre du meurtre lorsque les coups de fusil étaient partis. Quant à lui, il niait énergiquement d’avoir ordonné le feu. Son attitude, dans ce procès, devait donner créance à sa parole, car elle fut digne et ferme comme celle de son général ; ces deux braves gens eurent un courage bien rare dans leur position et dont on chercherait vainement un second exemple à cette époque : ils qualifièrent de ''désertion'' le passage du général Bourmont et des colonels Clouet et Gordon à l’ennemi, et ne craignirent pas, en parlant de ces hommes, de prononcer le mot de ''traîtres''. Aussi la tâche de l’avocat du général Bonnaire fut-elle plus difficile qu’on ne pourrait le supposer. Cet avocat, M. Chauveau-Lagarde, avait des habitudes modérées ; il était au premier rang dans le barreau parisien, et sa défense de Marie-Antoinette devant le tribunal révolutionnaire lui donnait une considération tout exceptionnelle. Ce souvenir, son royalisme bien connu, et les incroyables ménagements qu’il s’efforça d’employer, furent impuissants pour le protéger lui-même contre les interruptions véhémentes de quelques-uns<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE X.}} {{interligne|1em}} {{sc|Le}} tems & le lieu de la naiſſance de Mlle de Sanaictaire, & les divers traits de ſa vie ne ſont{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=1663.|taille=90}} pas plus connus l’hiſtoire de Mademoiſelle {{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=Mlle de Senaictaire.|taille=90}} de la Rocheguilhem. Les Mémoires Littéraires de leur ſiécle ne ſont mention ni de l’... »
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{{T3|LETTRE X.}}
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{{sc|Le}} tems & le lieu de la naiſſance de Mlle de
Sanaictaire, & les divers traits de ſa vie ne ſont{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=1663.|taille=90}}
pas plus connus l’hiſtoire de Mademoiſelle {{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=Mlle de Senaictaire.|taille=90}}
de la Rocheguilhem. Les Mémoires Littéraires
de leur ſiécle ne ſont mention ni de l’une,
ni de l’autre ; & leurs noms ne ſe trouvent
qu’à la tête de leurs ouvrages, dont les éditions ſont
à peu-près de la même date. J’ai donc cru pouvoir
placer ces deux femmes ſous la même époque,
parce qu’elles ont écrit dans le même tems,
qu’elles ont travaillé à peu-près dans le même
genre.
Rappellez-vous, Madame, les idées de l’ancienne
Chevalerie ; repréſentez-vous des Maîtreſſes
impérieuſes & cruelles, des Chevaliers
déſeſpérés qui courent le monde, cherchant des
aventures & qui font conſiſter leur bonheur
dans une écharpe, un ruban qu’ils eſperent recevoir
de leurs Dames, pour prix de leur valeur &
de leurs exploits ; tranſportez-vous dans ces tems
fameux où l’on ne s’armoit, pour ainſi dire
qu’en l’honneur de votre ſexe, qui ne vouloit
aimer que des Spadaſſins.
C’eſt, Madame, ce qu’il ne ſaut point perdre{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=Oraſie.|taille=90}}
de vue, pour trouver quelque plaiſir dans la lecture
du Roman d’Oraſie, par Mlle de Senaictaire.
Vous voilà ſans doute ſuffiſamment diſpoſée ;
& je puis tout de ſuite entrer en matiere.
Au retour du Printems, lorſque la douceur<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue pédagogique, second semestre, 1882.djvu/98
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="titre"/><nowiki /> {{t2|COURRIER DE L’EXTÉRIEUR}} {{séparateur}} <section end="titre"/> <section begin="s1"/><nowiki/> '''Allemagne.''' — Le quatrième congrès des instituteurs allemands (IV. deutscher Lehrertag) se réunira à Kassel les 24, 25 et 26 juillet. Deux questions importantes y seront discutées, celle des caisses d’épargne scolaires et celle des institutrices. Relativement aux caisses d’épargne, le rapporteur, M. Frick... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr|90|REVUE PÉDAGOGIQUE}}</noinclude><section begin="titre"/><nowiki />
{{t2|COURRIER DE L’EXTÉRIEUR}}
{{séparateur}}
<section end="titre"/>
<section begin="s1"/><nowiki/>
'''Allemagne.''' — Le quatrième congrès des instituteurs
allemands (IV. deutscher Lehrertag) se réunira à Kassel les 24,
25 et 26 juillet. Deux questions importantes y seront discutées,
celle des caisses d’épargne scolaires et celle des institutrices.
Relativement aux caisses d’épargne, le rapporteur, M. Fricke,
de Hambourg, doit proposer au Congrès l’adoption des ''thèses''
ou résolutions suivantes :
{{interligne}}<small>
I. — Le Congrès se prononce ''contre'' les caisses d’épargne scolaires pour
les motifs ci-dessous :
1° Leur influence sur les enfants offre des inconvénients au point de vue
de l’éducation morale ;
2° Elle trouble l’enseignement proprement dit ;
3° Ce n’est pas l’école, c’est la famille seule qui peut surveiller et placer
les épargnes des enfants ;
4° L’économie est comprise dans l’éducation morale, et l’école dispose de
moyens suffisants pour donner aux enfants des habitudes d’économie, sans
qu’il soit nécessaire d’avoir recours à l’institution d’une caisse d’épargne scolaire ;
5° L’école n’a pas pour mission de se transformer en succursale des caisses
d’épargne publiques.
II. — Le Congrès recommande l’institution de « caisses d’épargne pour les
enfants et les petites bourses » (''Kinder— und Pfennigsparkassen''), sans relation
avec l’école et sans participation officielle des instituteurs :
1° Parce que ces caisses donnent à chacun le moyen de placer mème les
plus minimes épargnes ;
2° Parce qu’elles n’offrent pas les inconvénients des caisses d’épargne scolaires.
</small>{{interligne}}
Quant aux institutrices, voici le texte des « thèses » que
présentera M. Köhneke, de Hambourg, rapporteur :
{{interligne}}<small>
Il ne peut être élevé aucune objection de principe contre l’emploi d’institutrices
dans l’enseignement primaire ; toutefois les conditions suivantes doivent
être observées :
1° La même préparation générale et professionnelle doit être exigée des
instituteurs et des institutrices ;
2° On doit exiger des instituteurs et des institutrices le même travail professionnel,
au point de vue de la quantité et de la qualité ;
3° Les instituteurs et les institutrices doivent toucher des traitements égaux.
Toutefois si, en raison de leur constitution physique, les institutrices sont astreintes à
un moins grand nombre d’heures de leçons, leur traitement duit être
réduit à proportion.</small>
{{interligne}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
— Les rapports des inspecteurs des fabriques du royaume de
Bavière pour l’année 1881 donnent quelques détails sur la manière
dont les dispositions protectrices de la Gewerbeordnung sont<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
tw71o7ktp4cupsyxgc3da45dl1962ix
Histoire littéraire des femmes françoises/3/9
0
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Page créée avec « <pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu" header=1 from=138 to=150 /> {{modernisation| *triſtes: tristes}} »
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<pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu" header=1 from=138 to=150 />
{{modernisation|
*triſtes: tristes}}
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « polite les mene chez Oraſie, où l’amour de Cariolan obtient le pardon de ſon crime, & l’objet de tous ſes deſirs. Je ne vous dis rien des aventures d’une Reine des Indes, abandonnée par ſon infidele époux.C’eſt encore chez Oraſie qu’ils ſe retrouvent & même qu’ils ſe convertiſſent à la foi chrétienne. Mlle de Senaictaire ſe perd enſuite dans la Cour de Perſe, dont on lui raconte les troubles & les évenemens mémorables. Sa ficti... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>polite les mene chez Oraſie, où l’amour de Cariolan
obtient le pardon de ſon crime, & l’objet
de tous ſes deſirs.
Je ne vous dis rien des aventures d’une Reine
des Indes, abandonnée par ſon infidele époux.C’eſt
encore chez Oraſie qu’ils ſe retrouvent & même
qu’ils ſe convertiſſent à la foi chrétienne. Mlle de
Senaictaire ſe perd enſuite dans la Cour de Perſe,
dont on lui raconte les troubles & les évenemens
mémorables. Sa fiction, quoique finie pour le ſujet
principal, paroît tronquée & imparfaite. Le Lecteur
ſe trouve engagé dans l’Orient, où l’Auteur le
laiſſe ſans lui indiquer même la route qu’il doit
tenir pour ſortir de ces vaſtes Pays. Voilà, Madame
tout le parti qu’on peut raiſonnablement
tirer du Roman d’Oraſie, qui n’a paru qu’après
la mort de Mlle de Senaictaire : on aſſure qu’un
homme d’eſprit a bien voulu revoir tout l’Ouvrage,
& en ajuſter la narration.
Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>polite les mene chez Oraſie, où l’amour de Cariolan
obtient le pardon de ſon crime, & l’objet
de tous ſes deſirs.
Je ne vous dis rien des aventures d’une Reine
des Indes, abandonnée par ſon infidele époux. C’eſt
encore chez Oraſie qu’ils ſe retrouvent & même
qu’ils ſe convertiſſent à la foi chrétienne. Mlle de
Senaictaire ſe perd enſuite dans la Cour de Perſe,
dont on lui raconte les troubles & les évenemens
mémorables. Sa fiction, quoique finie pour le ſujet
principal, paroît tronquée & imparfaite. Le Lecteur
ſe trouve engagé dans l’Orient, où l’Auteur le
laiſſe ſans lui indiquer même la route qu’il doit
tenir pour ſortir de ces vaſtes Pays. Voilà, Madame
tout le parti qu’on peut raiſonnablement
tirer du Roman d’Oraſie, qui n’a paru qu’après
la mort de Mlle de Senaictaire : on aſſure qu’un
homme d’eſprit a bien voulu revoir tout l’Ouvrage,
& en ajuſter la narration.
Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
mmu3w9bpmsq8pej0tcrmj4648t082ca
Page:Vaulabelle - Histoire des deux restaurations jusqu’à l’avènement de Louis-Philippe, tome 4.djvu/341
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<noinclude><pagequality level="3" user="CCH" />{{nr||— 1816 —|337}}</noinclude>des juges. Dans le cours de sa plaidoirie, ayant à parler du colonel Gordon, il dit : « Après avoir servi sous l’usurpateur pendant les trois mois de son horrible usurpation, le colonel a quitté l’armée deux jours avant la bataille de Mont-Saint-Jean pour passer au quartier général des Hollandais ; c’est ainsi qu’il est parvenu à l’armée ''royale française'', où il a obtenu la mission qui est la cause première de ce malheureux procès. — ''M. de Macarthy'', interrompant : Est-ce que, par hasard, vous regarderiez comme un crime d’avoir quitté les drapeaux de l’usurpateur pour se rendre sous ceux du souverain légitime ? » L’avocat continue son plaidoyer sans répondre, et croit devoir se justifier de quelques reproches que le rapporteur lui a directement adressés : « Loin de moi, dit-il, la pensée de faire l’éloge de l’action déplorable dont le colonel Gordon a été la victime ; j’ai seulement voulu dire que le sentiment d’indignation des soldats contre la trahison et la désertion était digne d’éloges. — ''M. de Macarthy'' : Comment, digne d’éloges ! Voilà des principes que nous ne pouvons tolérer. » L’avocat s’interrompt un instant, et discute bientôt les nécessités ainsi que les devoirs imposés au gouverneur d’une place assiégée : « Je suis Français, s’écrie-t-il, et mon dernier désir est de mourir comme le colonel Gordon, pour le roi ! Mais ce colonel devait-il passer pour un véritable parlementaire aux yeux du général Bonnaire et de ses soldats ? Voilà l’unique question à juger. Le général n’a fait qu’exécuter les instructions qui lui étaient données de ne recevoir personne dans la place ; ces instructions étaient conformes aux principes et au texte des anciennes ordonnances ; car on sait que les usurpateurs empruntent le ton, le langage et les couleurs des souverains légitimes. — ''M. de Malleissye'' : Je ne puis souffrir qu’on fasse ici une sorte d’éloge de l’usurpation ; on ne peut laisser plaider des principes aussi erronés. — ''M. Chauveau-Lagarde'' : Au nom du ciel, écoutez-moi ! ce n’est pas un principe que j’établis, c’est un fait. Je dis que les instructions étaient textuellement conformes aux anciennes ordonnances<noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu/171
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XI.}} {{interligne|1em}} {{sc|La}} méthode que j’ai obſervée juſqu’à préſent,{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=1663.|taille=90}} en ſuivant l’ordre chronologique, ne m’a{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=Mlle des Houlieres.|taille=90}} point permis de placer Mademoiſelle des Houlieres immédiatement après ſa mere. Née à Paris, vers l’an 1663, elle fut élevée da... »
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{{T3|LETTRE XI.}}
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{{sc|La}} méthode que j’ai obſervée juſqu’à préſent,{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=1663.|taille=90}}
en ſuivant l’ordre chronologique, ne m’a{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=Mlle des Houlieres.|taille=90}}
point permis de placer Mademoiſelle des Houlieres
immédiatement après ſa mere. Née à Paris,
vers l’an 1663, elle fut élevée dans le ſein même
de la Poëſie ; & elle eut pour maîtres, le
grand Corneille, Charpentier, Benſerade, &
tous les gens qui compoſoient la ſociété de Madame
des Houlieres. Ses premiers vers eurent
tout l’éclat du ſuccès, & ſurent couronnés à l’Académie :
ce triomphe lui fit d’autant plus d’honneur,
que M. de Fontenelle avoit concouru pour
le prix. Animée par les louanges qu’elle reçut,
elle ſe livra entiérement à la Poëſie. Son génie
délicat & ſenſible étoit peu fait pour l’élévation ;
elle réuſſiſſoit mieux à peindre la nature.
Selon le portrait qu’on nous a fait de Mademoiſelle
des Houlieres, elle n’étoit ni grande,
ni jolie ; mais ſes yeux étoient vifs, ſon caractere
admirable ; & elle eut des amis illuſtres qui lui
reſterent fidelement attachés : il y en eut même
quelques uns dont l’amitié ſe changea en paſſion ;
& il paroît que M. Caze eut le bonheur de lui
plaire. Tout ce qu’on fait de lui, c’eſt qu’il fut
tué à la guerre en 1692. Juſques-là Mademoiſelle
des Houlieres avoit employé ſa muſe à le
chanter ; depuis ſa mort, ſes vers ne reſpirent plus
que la triſteſſe ; & l’on n’y trouve que des regrets
ſur le deſtin de Tirſis (c’étoit le nom qu’elle donnoit
à ſon Amant.) La franchiſe avec laquelle elle<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <poem>J’oublie alors ces dons que lui fit la nature ; Nobleſſe, eſprit, douceur, graces, vivacité, Et tout ce qui n’eſt plus qu’une ombre, une figure, Quand on penſe à l’Eternité. Dieu ſeul ſut ſon objet. De ſon amour épriſe, On la vit nuit & jour, & ſouffrante & ſoumiſe. Bien que par la douleur le corps ſut abbatu, b L’ame à la voix du Ciel fut docile & fidéle. Muſe, ne louons plus, n’admirons plus en elle, Que... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><poem>J’oublie alors ces dons que lui fit la nature ;
Nobleſſe, eſprit, douceur, graces, vivacité,
Et tout ce qui n’eſt plus qu’une ombre, une figure,
Quand on penſe à l’Eternité.
Dieu ſeul ſut ſon objet. De ſon amour épriſe,
On la vit nuit & jour, & ſouffrante & ſoumiſe.
Bien que par la douleur le corps ſut abbatu, b
L’ame à la voix du Ciel fut docile & fidéle.
Muſe, ne louons plus, n’admirons plus en elle,
Que ſa conſtance & ſa vertu.</poem>
Je ne vous dirai rien de plus, Madame, de
Mlle des Houlieres : vous devez connoître l’eſprit
de ſa Poëſie : elle n’avoit ni la facilité, ni
cette molleſſe de ſtyle que l’on trouve dans celle
de ſa mere. L’Editeur de ſes Ouvrages, dit,
qu’elle en étoit, en quelque ſorte, un diminutif,
& que la nature avoit voulu, par elle, en
retracer du moins une légere idée à la génération
ſuivante ».
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/3/10
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Histoire littéraire des femmes françoises/3/11
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{{T3|ROULETABILLE M’OFFRE<br>À DÉJEUNER À L’AUBERGE<br>DU « DONJON » |XIX}}
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{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 13 crop).jpg|65px|C]]}}{{sc|e}} n’est que plus tard que Rouletabille
me remit ce carnet où l’histoire du
phénomène de la « galerie inexplicable »
avait été retracée tout au long, par
lui, le matin même qui suivit cette nuit
énigmatique. Le jour où je le rejoignis au
Glandier dans sa chambre, il me raconta, par
le plus grand détail, tout ce que vous connaissez
maintenant, y compris l’emploi de
son temps pendant les quelques heures qu’il
était allé passer, cette semaine-là, à Paris,
où, du reste, il ne devait rien apprendre qui
le servît.
L’événement de la « galerie inexplicable »
était survenu dans la nuit du 29 au 30 octobre,
c’est-à-dire trois jours avant mon retour au
château, puisque nous étions le 2 novembre.
« C’est donc le 2 novembre » que je reviens<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Eugène Dubois - La Tranclière - Manuscrit - 1952.pdf/31
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lyokoï" />{{nr|||4}}</noinclude><nowiki/>
—{{Souligner|II La Paroisse de Prin}} — La paroisse est connue dès le {{s|XII}}. En 1132, il y eut un accord entre Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, et Ismion, abbé d’Ambronay.
« L’année 1132, seconde du pontificat d’Innocent II, Illion, abbé de
Saint-Just, termina à Lyon, en présence de ce pape, un différend qu’il y
avoit entre Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, et Ismion abbé d’Ambournay
pour la paroisse de Prins en Bresse. Il fut convenu que la propriété du lieu
de Prins appartiendroit à l’abbaïe de Cluny et que l’abbaïe d’Ambournay
avoit le droit de sépulture, les dixmes et les oblations du fonds autant qu’il
en dépendoit de leur paroisse et par droit de cures. L’on excepta des fonds
dépendant de leur maison pour lesquelles il fut convenu qu’ils donneroient s
sept ânées de seigle à l’église d’Ambournay toutes les années.
« L’on convint encore qu’ils auroient la liberté de faire enterrer
où ils voudroient leur propre famille, c’est-à-dire leurs religieux et leurs
fermiers, grangers et domestiques, à moins que ce fussent de simples
mercenaires paroissiens d’Ambournay, qui voudroient être enterrés
dans leur paroisse, auquel cas les religieux ne devoient pas s’opposer
à leur volonté.
« L’on déclara que les religieux de Cluny ne pouvoient ensevelir
chez eux aucuns des paroissiens de la paroisse de Prins si ce n’étoit
du consentement de celui qui desserviroit cette paroisse, sauf
néanmoins la liberté des gentilshommes et de leurs femmes et enfants qui
peuvent être enterrés partout où ils veulent ; que si des paroissiens
d’autres paroisses que celle de Prins veulent être enterrés dans l’église
des religieux de Cluny à Prins, ils le pourront et si quelqu’un des
paroissiens d’Ambournay veut donner quelque chose de ses<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Hsarrazin" />{{nr|||4}}</noinclude><nowiki/>
—{{Souligner|II La Paroisse de Prin}} — La paroisse est connue dès le {{s|XII}}.
En 1132, il y eut un accord entre Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, et Ismion, abbé d’Ambronay.
« L’année 1132, seconde du pontificat d’Innocent II, Illion, abbé de
Saint-Just, termina à Lyon, en présence de ce pape, un différend qu’il y
avoit entre Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, et Ismion abbé d’Ambournay pour
la paroisse de Prins en Bresse. Il fut convenu que la propriété du
lieu de Prins appartiendroit à l’abbaïe de Cluny et que l’abbaïe
d’Ambournay auroit le droit de sépulture, les dixmes et les oblations
du fonds autant qu’il dépendoit de leur paroisse et par droit de
cures. L’on excepta des fonds dépendant de leur maison pour lesquelles
il fut convenu qu’ils donneroient sept ânées de seigle à
l’église d’Ambournay toutes les années.
« L’on convint encore qu’ils auroient la liberté de faire enterrer
où ils voudroient leur propre famille, c’est-à-dire leurs religieux et leurs
fermiers, grangers et domestiques, à moins que ce fussent de simples
mercenaires paroissiens d’Ambournay, qui voudroient être enterrés
dans leur paroisse, auquel cas les religieux ne devoient pas s’opposer
à leur volonté.
« L’on déclara que les religieux de Cluny ne pouvoient ensevelir
chez eux aucuns des paroissiens de la paroisse de Prins si ce n’étoit
du consentement de celui qui desserviroit cette paroisse, sauf
néanmoins la liberté des gentilshommes et de leurs femmes et enfants qui
peuvent être enterrés partout où ils veulent ; que si des paroissiens
d’autres paroisses que celle de Prins veulent être enterrés dans l’église
des religieux de Cluny à Prins, ils le pourront et si quelqu’un des
paroissiens d’Ambournay veut donner quelque chose de ses<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>zac », que ce rendez-vous devait être pour la
nuit qui vient ?
Et mon ami ricana silencieusement ; il y avait
des moments où je me demandais s’il ne se
payait point ma tête.
La porte de l’auberge s’ouvrit. Rouletabille
fut debout si subitement, qu’on eût pu croire
qu’il venait de subir sur son siège une décharge
électrique.
— Mr{{lié}}Arthur Rance ! s’écria-t-il.
Mr{{lié}}Arthur Rance était devant nous, et, flegmatiquement,
saluait.<noinclude>
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>zac », que ce rendez-vous devait être pour la
nuit qui vient ?
Et mon ami ricana silencieusement ; il y avait
des moments où je me demandais s’il ne se
payait point ma tête.
La porte de l’auberge s’ouvrit. Rouletabille
fut debout si subitement, qu’on eût pu croire
qu’il venait de subir sur son siège une décharge
électrique.
— Mr{{lié}}Arthur Rance ! s’écria-t-il.
Mr{{lié}}Arthur Rance était devant nous, et, flegmatiquement,
saluait.
{{Brn|3}}
{{séparateur}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XIX
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu/205
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE V.}} {{interligne|1em}} J’ignore, Madame, l’année de la naiſſance de Catherine Bédacier, qui ſut depuis, Mad. Durand ;{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=Madame Durand.|taille=90}} mais je juge par la date de ſes ouvrages, qu’elle doit ſuivre immédiatement Mlle l’Héritier. Je ne ſuis pas plus inſtruit des événemens de ſa vie ; les Auteurs contemporains n’en ſont aucune mention ;... »
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{{T3|LETTRE V.}}
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J’ignore, Madame, l’année de la naiſſance de
Catherine Bédacier, qui ſut depuis, Mad. Durand ;{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=Madame Durand.|taille=90}}
mais je juge par la date de ſes ouvrages, qu’elle
doit ſuivre immédiatement Mlle l’Héritier. Je
ne ſuis pas plus inſtruit des événemens de ſa vie ;
les Auteurs contemporains n’en ſont aucune mention ;
& je ne trouve rien dans les Préfaces de ſes
Œuvres, qui puiſſe m’en donner connoiſſance :
ce que j’apprens ſeulement, c’eſt qu’elle eſt morte
en 1736, dans un âge avancé. Je me bornerai
donc à vous parler de ſes productions littéraires,
qui n’ont pas toutes un égal mérite. En général,
ſon ſtile me paroît aſſez ſoutenu, & quelquefois
aſſez élégant ; mais je le voudrois un peu plus naturel,
& qu’il y eut moins d’expreſſions précieuſes
& inuſitées, telles que ''ſe {{sc|dépiquer}}'', pour
dire 'ſe venger'' ; ''une eau que la Lune {{sc|argente}}'' ;
''un Juge qui {{sc|innocente}} ou qui condamne, {{sc|défaire}} ſes torts ; {{sc|gracieuser}} ; {{sc|déception}},
&c. Quant au fond de l’ouvrage, la maniere dont
certaines aventures ſont amenées, & les aventures
elles-mêmes ne ſont pas toujours aſſez intéreſſantes,
& paroiſſent quelquefois manquer d’invention
& d’intérêt.
Vous verrez dans ſon premier Roman, que{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=La Comteſſe de Mortane.|taille=90}}
Mademoiſelle de **** épouſa le Comte de
Mortane ſans inclination, & par pure déférence
pour ſes parens ; que cet époux, qui avoit beaucoup
de mauvaiſes qualités, la délivra, par ſa
mort, d’un eſclavage inſupportable, quoiqu’il n’eût
duré qu’un an ou deux ; que le Marquis de Rucille<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|LETTRE XII.}}
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J’ignore, Madame, l’année de la naiſſance de
Catherine Bédacier, qui ſut depuis, Mad. Durand ;{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=Madame Durand.|taille=90}}
mais je juge par la date de ſes ouvrages, qu’elle
doit ſuivre immédiatement Mlle l’Héritier. Je
ne ſuis pas plus inſtruit des événemens de ſa vie ;
les Auteurs contemporains n’en ſont aucune mention ;
& je ne trouve rien dans les Préfaces de ſes
Œuvres, qui puiſſe m’en donner connoiſſance :
ce que j’apprens ſeulement, c’eſt qu’elle eſt morte
en 1736, dans un âge avancé. Je me bornerai
donc à vous parler de ſes productions littéraires,
qui n’ont pas toutes un égal mérite. En général,
ſon ſtile me paroît aſſez ſoutenu, & quelquefois
aſſez élégant ; mais je le voudrois un peu plus naturel,
& qu’il y eut moins d’expreſſions précieuſes
& inuſitées, telles que ''ſe {{sc|dépiquer}}'', pour
dire 'ſe venger'' ; ''une eau que la Lune {{sc|argente}}'' ;
''un Juge qui {{sc|innocente}} ou qui condamne, {{sc|défaire}} ſes torts ; {{sc|gracieuser}} ; {{sc|déception}},
&c. Quant au fond de l’ouvrage, la maniere dont
certaines aventures ſont amenées, & les aventures
elles-mêmes ne ſont pas toujours aſſez intéreſſantes,
& paroiſſent quelquefois manquer d’invention
& d’intérêt.
Vous verrez dans ſon premier Roman, que{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=La Comteſſe de Mortane.|taille=90}}
Mademoiſelle de **** épouſa le Comte de
Mortane ſans inclination, & par pure déférence
pour ſes parens ; que cet époux, qui avoit beaucoup
de mauvaiſes qualités, la délivra, par ſa
mort, d’un eſclavage inſupportable, quoiqu’il n’eût
duré qu’un an ou deux ; que le Marquis de Rucille<noinclude>
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{{T3|LETTRE XII.}}
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J’ignore, Madame, l’année de la naiſſance de
Catherine Bédacier, qui ſut depuis, Mad. Durand ;{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=Madame Durand.|taille=90}}
mais je juge par la date de ſes ouvrages, qu’elle
doit ſuivre immédiatement Mlle l’Héritier. Je
ne ſuis pas plus inſtruit des événemens de ſa vie ;
les Auteurs contemporains n’en ſont aucune mention ;
& je ne trouve rien dans les Préfaces de ſes
Œuvres, qui puiſſe m’en donner connoiſſance :
ce que j’apprens ſeulement, c’eſt qu’elle eſt morte
en 1736, dans un âge avancé. Je me bornerai
donc à vous parler de ſes productions littéraires,
qui n’ont pas toutes un égal mérite. En général,
ſon ſtile me paroît aſſez ſoutenu, & quelquefois
aſſez élégant ; mais je le voudrois un peu plus naturel,
& qu’il y eut moins d’expreſſions précieuſes
& inuſitées, telles que ''ſe {{sc|dépiquer}}'', pour
dire ''ſe venger'' ; ''une eau que la Lune {{sc|argente}}'' ;
''un Juge qui {{sc|innocente}} ou qui condamne, {{sc|défaire}} ſes torts ; {{sc|gracieuser}} ; {{sc|déception}},
&c. Quant au fond de l’ouvrage, la maniere dont
certaines aventures ſont amenées, & les aventures
elles-mêmes ne ſont pas toujours aſſez intéreſſantes,
& paroiſſent quelquefois manquer d’invention
& d’intérêt.
Vous verrez dans ſon premier Roman, que{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=La Comteſſe de Mortane.|taille=90}}
Mademoiſelle de **** épouſa le Comte de
Mortane ſans inclination, & par pure déférence
pour ſes parens ; que cet époux, qui avoit beaucoup
de mauvaiſes qualités, la délivra, par ſa
mort, d’un eſclavage inſupportable, quoiqu’il n’eût
duré qu’un an ou deux ; que le Marquis de Rucille<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>pour ôter encore le jour à ton malheureux Amant.
En cet endroit il alla prendre Almenjor qui vint
ſe jetter aux genoux de la Princeſſe, & lui crier
merci d’avoir profité de ſon erreur. La timide
Zaara, toute éperdue, ne pouvoit encore démêler
les obſcurités de cette aventure. Une douce joie
commençoit pourtant à ſe faire ſentir à ſon cœur,
Elle reconnut Almenjor, & ſe félicita de trouver
un Prince glorieux, ſous la figure d’un eſclave aimé.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/3/13
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*triſtes: tristes}}
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XIII.}} {{interligne|1em}} {{sc|Parmi}} les Ouvrages de Madame Durand, {{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Le Comte de Cardonne.|taille=90}} qui nous reſtent à parcourir, je trouve d’abord de ''le Comte de Cardonne, ou la Conſtance victorieuſe'', ''Hiſtoire Sicilienne''. C’eſt une Anecdote galante, qui pourra vous intéreſſer. Après la défaite de Charles II, Roi de Sicile, frere de S. Louis... »
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{{T3|LETTRE XIII.}}
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{{sc|Parmi}} les Ouvrages de Madame Durand, {{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Le Comte de Cardonne.|taille=90}}
qui nous reſtent à parcourir, je trouve d’abord de
''le Comte de Cardonne, ou la Conſtance victorieuſe'',
''Hiſtoire Sicilienne''. C’eſt une Anecdote galante, qui
pourra vous intéreſſer.
Après la défaite de Charles II, Roi de Sicile,
frere de S. Louis, Pierre d’Arragon, ſon vainqueur,
s’établit à Meſſine, pour commencer à jouir de ſon
nouveau Royaume, & y prit tous les plaiſirs que
la beauté du climat, la galanterie de ſes ſujets &
la magnificence de ſa nation purent lui fournir.
Entre ceux qui ſe diſtinguoient le plus, Timbrée
de Cardonne, Comte de Coliſan, Eſpagnol de
grande naiſſance, & d’une valeur éprouvée en cent
occaſions, emportoit hautement le prix. Il avoit
non-ſeulement les vertus qui ſont les Héros ; mais
ſa bonne mine, la nobleſſe de ſon air, ſon eſprit
& ſa politeſſe, tout forçoit d’avoir de l’admiration
& de l’eſtime pour lui. Ce jeune Seigneur eut paſſé
des jours dignes d’envie, ſi l’amour n’avoit pris
plaiſir à en troubler la tranquillité.
Félicie de Léonat, n’ayant au plus que quatorze
ans, étoit déjà d’une beauté ſi parfaite, que le
Comte de Coliſan ne put réſiſter à ſes premiers
regards. Le hazard la lui fit voir dans une Egliſe,
où en voulant dire quelque choſe à une de ſes femmes,
elle hauſſa à demi ce voile jaloux, que toutes
les Dames portent dans ce climat. Ce moment
ôta la liberté à Cardonne. Dès-lors il ne fut plus
occupé que des moyens de gagner le cœur de ſa<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{sc|Parmi}} les Ouvrages de Madame Durand, {{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Le Comte de Cardonne.|taille=90}}
qui nous reſtent à parcourir, je trouve d’abord de
''le Comte de Cardonne, ou la Conſtance victorieuſe'',
''Hiſtoire Sicilienne''. C’eſt une Anecdote galante, qui
pourra vous intéreſſer.
Après la défaite de Charles II, Roi de Sicile,
frere de S. Louis, Pierre d’Arragon, ſon vainqueur,
s’établit à Meſſine, pour commencer à jouir de ſon
nouveau Royaume, & y prit tous les plaiſirs que
la beauté du climat, la galanterie de ſes ſujets &
la magnificence de ſa nation purent lui fournir.
Entre ceux qui ſe diſtinguoient le plus, Timbrée
de Cardonne, Comte de Coliſan, Eſpagnol de
grande naiſſance, & d’une valeur éprouvée en cent
occaſions, emportoit hautement le prix. Il avoit
non-ſeulement les vertus qui ſont les Héros ; mais
ſa bonne mine, la nobleſſe de ſon air, ſon eſprit
& ſa politeſſe, tout forçoit d’avoir de l’admiration
& de l’eſtime pour lui. Ce jeune Seigneur eut paſſé
des jours dignes d’envie, ſi l’amour n’avoit pris
plaiſir à en troubler la tranquillité.
Félicie de Léonat, n’ayant au plus que quatorze
ans, étoit déjà d’une beauté ſi parfaite, que le
Comte de Coliſan ne put réſiſter à ſes premiers
regards. Le hazard la lui fit voir dans une Egliſe,
où en voulant dire quelque choſe à une de ſes femmes,
elle hauſſa à demi ce voile jaloux, que toutes
les Dames portent dans ce climat. Ce moment
ôta la liberté à Cardonne. Dès-lors il ne fut plus
occupé que des moyens de gagner le cœur de ſa<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « de Démétrius, elle ſe retira à Athênes, où elle paſſa le reſte de ſa vie. Telles ſont, Madame, les célébres Beautés dont Madame Durand a écrit l’Hiſtoire. Sans le ſecours de l’imagination, elle a ſu réunir dans des tableaux différens, une infinité de traits épars dans les ouvrages des anciens, & leur donner les ornemens dont ils étoient ſuſceptibles. ::Je ſuis, &c. »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>de Démétrius, elle ſe retira à Athênes, où elle
paſſa le reſte de ſa vie.
Telles ſont, Madame, les célébres Beautés
dont Madame Durand a écrit l’Hiſtoire. Sans le
ſecours de l’imagination, elle a ſu réunir dans
des tableaux différens, une infinité de traits
épars dans les ouvrages des anciens, & leur donner
les ornemens dont ils étoient ſuſceptibles.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
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{{sc|L’histoire}} de Henri, Duc des Vandales, &
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Henri, Duc des Vendales.|taille=90}}deux mots des Poëſies & autres Ouvrages de Mad.
Durand feront le ſujet de cette derniere Lettre.
Henri, Duc des Vendales, deſcendu des anciens
Rois de cette nation qui habitoit une
partie de l’Eſpagne, Prince vraiment vertueux
& brave, ſe diſtingua parmi ceux, qui,
du tems des Croiſades, entreprirent la conquête
& la délivrance de la Terre-Sainte. Il arma
une Flotte conſidérable, qu’il remplit de ſes
meilleures troupes. Il avoit épouſé la fille du
Roi de Suéde, Princeſſe douée de mille vertus,
Ils s’aimoient tendrement, & avoient pluſieurs
gages de leur amour. Charles, leur ſils aîné, n’avoit
que huit ans, lors qu’Henri partit pour cette
fameuſe expédition. C’étoit un Prince formé par
les graces ; ſa perſonne étoit parſaite, ſon humeur
douce & engageante, & ſon eſprit, que
d’habiles Maîtres commençoient à cultiver
avoit déjà une ſolidité qui donnoit les plus
grandes eſpérances. Henri ſe ſéparoit de ſon
épouſe avec une peine qu’il n’oſoit lui témoigner.
Pour adoucir la rigueur d’une abſence ſi longue,
il emmena avec lui le jeune Charles. Il partit
ſuivi de la nobleſſe de ſes Etats. Sa navigation
fut d’abord ſort heureuſe ; mais une tempête
furieuſe ayant enſuite diſperſé ſes Vaiſſeaux,
il fut jetté ſur les Côtes de Caramanie, & attaqué
par les Infidéles, qui malgré une vigoureuſe
réſiſtance, l’obligerent de ſe rendre. Henri<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Lyokoï" />{{nr|5||}}</noinclude>{{Souligner|Prin}} Apud Prings 1149 - 1156 {{?}} chartes Cluny. V. 4143<br>
(I) Prins. 1283. polypt. S Paul 95<br>
Les terres de Prins 1341 en Terres de mollissoles F° 14<br>
Prienx 1305 arch. {{?}}, {{?}}. {{?}} 10031 F° 15<br>
Prenx 1587 fouillé Lyon F° II<br>
Prim en Bresse 1655 visies paroisses F° 83<br>
eglise vocable La Madeleine. Col. obles de Cluny.<br>
eglise unie au {{s|XVII}} à celle de Dompierre de Chalamont<br>
eglise unie au {{s|XVIII}} à celle de La Tranclière comme annexe<br>
Curatur de Prins. 1325 env. pouillé mss. de Lyon. F° 7<br>
Prin, paroisse de La Tranclière 1733 arété Ain H 916. F° 232<noinclude>
<references/></noinclude>
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(I) Prins. 1283. polypt. S Paul 95<br>
Les terres de Prins 1341 env Terrier de mollissoles F° 14<br>
Prienx 1305 arch. {{?}}, {{?}}. {{?}} 10031 F° 15<br>
Prenx 1587 Pouillé Lyon F° II<br>
Prim en Bresse 1655 visies paroisses F° 83<br>
eglise vocable La Madeleine. Col. obles de Cluny.<br>
eglise unie au {{s|XVII}} à celle de Dompierre de Chalamont<br>
eglise unie au {{s|XVIII}} à celle de La Tranclière comme annexe<br>
Curatur de Prins. 1325 env. pouillé mss. de Lyon. F° 7<br>
Prin, paroisse de La Tranclière 1733 arété Ain H 916. F° 232<noinclude>
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Page:Schelling Essais trad. Jankelevitch.djvu/198
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|194|''ESSAIS DE SCHELLING''|}}</noinclude>sensible. Celui-là seul parviendra, pour parler comme Platon,
à arracher de son âme l’épine de cette question qui aura rompu
toute continuité entre le monde phénoménal et la perfection
divine, car c’est ainsi seulement que celui-là lui apparaîtra dans
son véritable non-être.
L’essai le plus grossier dans ce genre est celui où une
matière, une substance sans ordre et sans règle qui, soumise à
l’action émanant de la divinité, s’imprègne des prototypes des
choses, donne naissance à celles-ci et reçoit une structure où
règnent l’ordre et la loi. On prétend que c’est le chef et le père
de la vraie philosophie qui est l’auteur de cette théorie, ce qui
n’est pas fait pour rehausser son nom. Un examen attentif
montre en effet que toute cette manière de voir, ainsi que
celle qu’on applique généralement à la philosophie platonicienne,
ne sont puisées que dans le ''Timée'', avec lequel, en raison de
son affinité avec nos notions modernes, il était plus facile de se
familiariser qu’avec l’esprit moral si élevé des vraies œuvres
platoniciennes telles que le ''Phédon'', la ''République'', etc., justement
en opposition avec ces idées réalistes sur l’origine du monde
sensible. En fait, le ''Timée'' ne représente qu’une combinaison
de l’intellectualisme platonicien et des notions cosmogoniques
plus grossières qui avaient régné avant lui ; la philosophie s’en
est détachée pour toujours, grâce à Socrate et à Platon dont
l’œuvre restera pour cette raison inoubliable.
L’inconsistance de cette combinaison ressort clairement des
ouvrages des néo-platoniciens qui, par le fait même qu’ils ont tout
à fait éliminé de leurs systèmes la prétendue matière de Platon,
ont montré qu’ils avaient une idée plus pure et plus profonde de
l’esprit de leur grand ancêtre que ceux qui leur ont succédé.
Pour eux la matière n’était rien, et ils l’appelaient ''ce qui n’est pas''
({{lang|grc|οὐκ ὄν}}) ; et cela sans établir entre ce rien et la divinité
une émanation quelconque de celle-ci ni un rapport direct ou
réel, sans dire, par exemple, que la lumière de l’essence divine
se réfracte dans le Rien ou est reflétée par lui et que c’est ainsi
que se serait formé le monde sensible ; en effet ce qu’il y a de
grossier dans cette manière de voir leur était aussi étranger que
le dualisme, grâce à leurs idées éclairées par la lumière de l’idéalisme.
Si le système religieux des Perses, pour expliquer le<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Outre les Romans dont je viens, Madame, de vous rendre compte, il y a encore dans le Recueil des (Euvres de Madame Durand, quelques piéces de Poëſies ſugitives, & des Comédies en proverbes, ou des proverbes mis en Comédies. Les vers ne ſont pas aſſez bons pour vous être offerts. À l’égard des Comédies, il ſuffira, Madame, de placer ici les dix proverbes qui en ſont le ſujet. I. Tel maître, tel valet. II. À bon chat, bon rat. III.... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
Outre les Romans dont je viens, Madame, de
vous rendre compte, il y a encore dans le Recueil
des (Euvres de Madame Durand, quelques piéces
de Poëſies ſugitives, & des Comédies en proverbes,
ou des proverbes mis en Comédies. Les
vers ne ſont pas aſſez bons pour vous être offerts.
À l’égard des Comédies, il ſuffira, Madame,
de placer ici les dix proverbes qui en ſont le
ſujet. I. Tel maître, tel valet. II. À bon chat, bon
rat. III. On ne connoit pas le vin au cercle. IV.
Qui court deux Liévres, n’en prend point. V.
Pour un plaiſir, mille douleurs. VI. Il n’eſt point
de belles priſons, ni de laides amours. VII. Les
jours ſe ſuivent & ne ſe reſſemblent pas. VIII. À
laver la tête d’un Môre, on y perd ſa leſſive. IX.
Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée.
X. Oiſiveté eſt mere de tout vice.
Ce ſont là, Madame, les ſujets de dix Comédies
qui ſe jouent ſouvent dans les Sociétés,
ſans autre préparation, que de les avoir lues ou
entendu lire. Elles ne ſont ſuſceptibles ni d’extraits,
ni d’analyſes ; mais elles peuvent donner
l’idée d’en jouer de ſemblables en impromptu
ſoit à la campagne, pour amuſer la compagnie,
lorſque le tems n’eſt point propre à la promenade,
ſoit à la ville même, pour varier les plaiſirs.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/3/15
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Page créée avec « <pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu" header=1 from=232 to=241 /> {{modernisation| *triſtes: tristes}} »
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||''PHILOSOPHIE ET RELIGION''|195}}</noinclude>mélange du principe fini et du principe infini dans les choses
sensibles, admet l’existence de deux êtres originels, en lutte
entre eux, tels que la séparation et le retour de chacun d’eux à
sa propre qualité ne pourront s’effectuer qu’après la dissolution
de tout ce qui est concret (après la fin du monde), il en
résulte que l’être originel qui se trouve ainsi en opposition avec
le réel n’est pas une simple privation, un Rien pur, mais un
''principe'' du Néant et des Ténèbres, une puissance égale à celle
qui, dans la Nature, agit sur le Néant, une puissance qui trouble
la lumière dans la réfraction. Mais le Néant pur ne peut ni
donner lieu à aucun reflet ni troubler le reflet d’une façon
quelconque, et il ne peut y avoir un principe du Mai ou du
Néant, antérieur au principe du Bien ou co-éternel à ce principe,
car le Mal, le Néant est le produit de la seconde, et non
de la première naissance.
On peut se demander, d’une façon générale, si ceux (et Dieu
sait s’ils sont nombreux) qui, dépourvus de toute vocation,
poussés par la simple présomption, s’attaquent à cette grande
question, ne devraient pas se rendre compte, grâce à la plus
simple réflexion, qu’ils sont dans l’ignorance totale de ce qu’ils
doivent faire : s’ils doivent considérer l’Absolu comme la
source positive du Fini ou s’ils doivent lui donner une base
négative, que ce soit d’abord la matière avec l’infinie variété
de ses qualités ou, après suppression de ces qualités, quelque
chose de vide, de vague et d’indéterminé, jusqu’à en faire un
Néant ? Dans ce dernier cas, comme dans le premier, c’est en
effet Dieu qui devient l’auteur du Mal. La matière (le Néant)
n’a, comme telle, aucun caractère positif ; elle n’assume ce
caractère, pour devenir le principe du Mal, qu’après que le
reflet du Bien est entré en conflit avec elle. Or, ceux dont
nous parlons ici pourront prétendre que cette lutte ne résulte
pas d’une décision divine, mais ils affirmeront en revanche que
la première émanation de Dieu est limitée par un principe
indépendant de lui, et ils tomberaient ainsi dans le dualisme le
plus parfait.
Bref, de l’Absolu au Réel il n’y a pas de transition continue,
l’origine du monde sensible ne peut être conçue que comme le
résultat d’une rupture totale avec l’Absoluité, d’un saut. Pour<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||''PHILOSOPHIE ET RELIGION''|195}}</noinclude>mélange du principe fini et du principe infini dans les choses
sensibles, admet l’existence de deux êtres originels, en lutte
entre eux, tels que la séparation et le retour de chacun d’eux à
sa propre qualité ne pourront s’effectuer qu’après la dissolution
de tout ce qui est concret (après la fin du monde), il en
résulte que l’être originel qui se trouve ainsi en opposition avec
le réel n’est pas une simple privation, un Rien pur, mais un
''principe'' du Néant et des Ténèbres, une puissance égale à celle
qui, dans la Nature, agit sur le Néant, une puissance qui trouble
la lumière dans la réfraction. Mais le Néant pur ne peut ni
donner lieu à aucun reflet ni troubler le reflet d’une façon
quelconque, et il ne peut y avoir un principe du Mai ou du
Néant, antérieur au principe du Bien ou {{Nec|co-éternel}} à ce principe,
car le Mal, le Néant est le produit de la seconde, et non
de la première naissance.
On peut se demander, d’une façon générale, si ceux (et Dieu
sait s’ils sont nombreux) qui, dépourvus de toute vocation,
poussés par la simple présomption, s’attaquent à cette grande
question, ne devraient pas se rendre compte, grâce à la plus
simple réflexion, qu’ils sont dans l’ignorance totale de ce qu’ils
doivent faire : s’ils doivent considérer l’Absolu comme la
source positive du Fini ou s’ils doivent lui donner une base
négative, que ce soit d’abord la matière avec l’infinie variété
de ses qualités ou, après suppression de ces qualités, quelque
chose de vide, de vague et d’indéterminé, jusqu’à en faire un
Néant ? Dans ce dernier cas, comme dans le premier, c’est en
effet Dieu qui devient l’auteur du Mal. La matière (le Néant)
n’a, comme telle, aucun caractère positif ; elle n’assume ce
caractère, pour devenir le principe du Mal, qu’après que le
reflet du Bien est entré en conflit avec elle. Or, ceux dont
nous parlons ici pourront prétendre que cette lutte ne résulte
pas d’une décision divine, mais ils affirmeront en revanche que
la première émanation de Dieu est limitée par un principe
indépendant de lui, et ils tomberaient ainsi dans le dualisme le
plus parfait.
Bref, de l’Absolu au Réel il n’y a pas de transition continue,
l’origine du monde sensible ne peut être conçue que comme le
résultat d’une rupture totale avec l’Absoluité, d’un saut. Pour<noinclude>
<references/></noinclude>
dl8cmq4anlhdmftkwsu1eo8vl0vo28c
Page:Eugène Dubois - La Tranclière - Manuscrit - 1952.pdf/33
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Lyokoï
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lyokoï" />{{nr|||6}}</noinclude>biens aux religieux de Cluny, il le pourra faire pourvu qu’il ne leur donne
point des terres qu’il tenoit en censive ou ferme de l’abbaïe d’Ambournay.
« L’abbé Illion fut témoin de cet accommodement avec Mathieu, évêque
d’Albano, Étienne de Chandieu et Guillaume de Marzé ou Marlieu, ce
copiste ayant si mal écrit ce dernier nom que l’on ne peut savoir lequel des
deux il y a.
« Quoique cet accommodement dût ôter toutes les difficultés que ces
religieux avoient les uns avec les autres sur les biens de Prins, cependant
pour éviter celles qui restoient et celles qui pourroient survenir, ces abbés
trouvèrent à propos de faire un échange entre eux. Ils le firent, à ce
que je crois, deux ans plus moins après ce jugement.
« Par cet échange, Pierre-le-Vénérable, abbé de Cluny, céda à l’abbé d’Ambournay
le tiers des dîmes et autres droits qu’ils avoient dans la paroisse
de Chalamont dépendante de la souveraineté de Dombes, qu’il n’appelle
que chapelle, suivant l’usage de ces temps-ci, où l’on appeloit les
paroisses chapelles.
« outre ce tiers de dîmes, Pierre-le-Vénérable leur donna une vigne
qu’il avoit à Ambérieu, une vigne à Céséria et quelques portions de
terre qu’il avoient au même endroit.
« L’abbé d’Ambournay leur donna en contr’échange, tous les
droits qu’il avoit à Prins, savoir la chapelle ou paroisse, tous les
droits curiaux, les sépultures, les oblations, les dixmes et sept septiers de
blé qu’ils avoient coutume de prendre dans la cure des religieux de
Cluny.
« Ces abbés promirent de se maintenir de part et d’autre, ces choses
qu’ils se donnoient en échange et mirent leurs sceaux à cette charte
qui, jointe à la précédente, nous fait voir que l’ânée de blé et le
septier sont la même chose et que le seigle et l’annone sont
aussi des termes synonimes dont on se servoit pour marquer<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|196|''ESSAIS DE SCHELLING''|}}</noinclude>que la philosophie puisse expliquer d’une façon positive l’origine
des choses réelles, en la faisant remonter à l’Absolu, il
faudrait que les choses eussent vraiment dans l’Absolu leur base
positive ; mais en Dieu il n’y a que la base des Idées, lesquelles,
à leur tour, ne peuvent donner directement naissance qu’à des
Idées, et aucune action positive, émanant des Idées ou de
l’Absolu, ne saurait offrir un point susceptible de conduire de
l’Infini au Fini. En outre, la philosophie se comporte à l’égard
des choses phénoménales d’une façon purement négative ; elle
démontre moins leur existence que leur non-existence : comment
pourrait-elle leur assigner un rapport positif avec Dieu ?
L’Absolu est le seul Réel, alors que les choses ne sont pas
réelles ; aussi ne peut-on pas, à leur propos, parler d’une réalité
qui, émanant de l’Absolu, se communiquerait à elles ou à
leur substrat, et les choses ne peuvent avoir leur explication
que dans leur ''éloignement'' de l’Absolu, dans leur rupture avec lui.
Cette théorie, aussi claire et simple que sublime, est aussi
la vraie théorie platonicienne, telle qu’elle est exposée dans
celles de ses œuvres qui portent la plus pure et la moins
méconnaissable empreinte de son esprit. C^est seulement à la
suite de sa rupture avec le modèle que l’âme, d’après Platon,
perd sa première félicité et naît dans cet Univers temporel par
lequel elle se trouve séparée du vrai. Des théories plus ésotériques
des mystères grecs, auxquelles on trouve chez Platon
des références assez claires, attribuaient l’origine du monde
sensible, non à la ''création'', comme le faisait la religion populaire,
qui voyait dans ce monde un produit positif de l’Absoluité,
mais à une ''chute'', à une rupture avec celle-ci. C’est sur
cette conception qu’était fondé son enseignement pratique,
d’après lequel l’âme, la divinité déchue qui est dans l’homme,
doit, autant que possible, être libérée de tout rapport, de toute
communauté avec le corps et, une fois morte à la vie sensible,
retourner à l’Absolu et participer de nouveau à la contemplation
du modèle. On retrouve la même théorie consignée dans
toutes les pages du ''Phédon''. Et il semble surtout que, dans les
mystères d’Éleusis, l’histoire de Déméter et du rapt de Perséphone
en aient été une représentation symbolique.
Nous revenons au point que nous venons de quitter. Grâce<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE {{corr|XIII|XVI}}.}} {{interligne|1em}} {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=1681.|taille=90}}{{sc|Je}} ne garantis point, Madame, la reſſemblance {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame de Tencin.|taille=90}}du portrait que je vais mettre ſous vos yeux. On a prétendu peindre Madame de Tencin ; c’eſt aux perſonnes qui l’ont connue, à nous apprendre ſi le tableau eſt conforme... »
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{{T3|LETTRE {{corr|XIII|XVI}}.}}
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{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=1681.|taille=90}}{{sc|Je}} ne garantis point, Madame, la reſſemblance
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame de Tencin.|taille=90}}du portrait que je vais mettre ſous vos yeux. On
a prétendu peindre Madame de Tencin ; c’eſt aux
perſonnes qui l’ont connue, à nous apprendre
ſi le tableau eſt conforme à l’original. Ce qu’il y a
de sûr, c’eſt qu’il n’a pas été tracé par une main
ennemie, & qu’il pourra trouver quelques contradicteurs.
Quoi qu’il en ſoit, je ne changerai rien
à ce que dit de cette femme célebre, l’Auteur des
''Etrennes aux Dames'', ou plutôt celui qui lui a
fourni ce morceau : » Mademoiſelle Claude
Guérin, connue ſous le nom de Madame de
Tencin, Chanoineſſe de Neuville, née en
1681, eſt morte à Paris le 4 Décembre 1749,
âgée de 68 ans. Cette Dame étoit un prodige
de perfections. Elle avoit le cœur excellent & le
caractere admirable ; & pour l’eſprit, toute la
force de celui de l’homme, mêlée avec toute la
délicateſſe de celui des femmes. À ce cœur excellent,
à cet eſprit ſi diſtingué, elle joignoit
une ame forte, courageuſe & réſolue ; de ces
ames ſupérieures à tout événement, dont la hauteur
& la dignité ne plient ſous aucun accident
humain ; qui retrouvent toutes leurs reſſources,
où les autres les perdent ; qui peuvent être affligées,
mais jamais abbatues, ni troublées ;
qu’on admire plus dans leurs afflictions, qu’on
ne ſonge à les plaindre ; qui ont une triſteſſe
froide & muette dans les plus grands chagrins,
& une gaîté toujours décente dans les plus grands<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||''PHILOSOPHIE ET RELIGION''|197}}</noinclude>à la calme et éternelle action de la forme, à la faveur de
laquelle l’essentialité de l’Absolu se dépose dans l’objet et
l’imprègne, celui-ci devient, à son tour, absolu en soi.
« L’ordre du Tout, dit Timée dans son langage imagé, était
bon : Mais le Bien n’est jamais jaloux de quoi que ce soit ;
libre de jalousie, il voulait que tout lui ressemblât autant que
possible. » Ce qui est particulier à l’Absoluité, c’est qu’elle
communique à la réalité son empreinte en même temps que son
essence, son indépendance. Cet être en soi-même, cette réalité
vraie et proprement dite du premier objet de contemplation est
la liberté, et c’est de cette première indépendance de l’empreinte
que découle ce qui, dans le monde phénoménal, apparaît également
comme liberté, et qui est la dernière trace et comme le
cachet de la divinité dans le monde déchu. L’empreinte, en
tant qu’un Absolu qui possède toutes les propriétés du premier
Absolu, ne serait pas vraiment indépendante et absolue, si elle
ne pouvait pas s’appréhender dans son soi-même, seule condition
pour qu’elle soit véritablement l’''autre'' Absolu. Mais elle
ne peut pas être l’autre Absolu sans se séparer du vrai, sans
rompre avec lui, sans s’en détacher. Car elle n’est ''vraiment'' indépendante
et absolue que du fait de l’objectivation de l’Absolu,
c’est-à-dire que pour autant qu’elle est en même temps contenue
dans celui-ci ; ce rapport dans lequel elle se trouve avec l’Absolu
est celui de la ''nécessité''. Elle n’est ''absolument libre'' que dans la
''nécessité absolue''. Mais lorsqu’en vertu de sa propre qualité, en tant
que libre, elle se détache de la nécessité, elle cesse d’être libre et
tombe sous l’empire d’une nécessité qui est la négation de la
nécessité absolue et est, par conséquent, purement finie.
Ce qui, sous ce rapport, est vrai de l’empreinte, l’est également
de chacune des Idées qui s’y rattachent. La liberté détachée
de la nécessité est un pur Inexistant et ne peut, pour
cette raison, produire que des images de sa propre nullité
c’est-à-dire des choses sensibles et réelles. La raison de cette
chute et, pour autant, de cette production réside, non dans
l’''Absolu'', mais dans le ''Réel'' lui-même qui doit être considéré
comme tout à fait indépendant et libre. La raison de la ''possibilité''
de cette chute réside dans la liberté qui résulte de l’imprégnation
du réel par l’absolument idéal, c’est-à-dire dans la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu/281
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « qu’il a emprunté du Roman ; & il a créé entiérement le rôle du P. Abbé, un des plus beaux rôles dramatiques qui exiſtent. Vous prendrez garde encore que Cominge, dans le Roman, eſt indiſſérent ſur la Religion ; & ici, il en eſt pénétré ; ce qui forme des combats, des déchiremens de cœur, dont il réſulte une foule de beautés. Il ſeroit bien à ſouhaiter, qu’on tirât un ſemblable parti de nos meilleurs Romans ; & l’ouvrage de Mad... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>qu’il a emprunté du Roman ; & il a créé entiérement
le rôle du P. Abbé, un des plus beaux
rôles dramatiques qui exiſtent. Vous prendrez
garde encore que Cominge, dans le Roman, eſt
indiſſérent ſur la Religion ; & ici, il en eſt pénétré ;
ce qui forme des combats, des déchiremens
de cœur, dont il réſulte une foule de beautés.
Il ſeroit bien à ſouhaiter, qu’on tirât un
ſemblable parti de nos meilleurs Romans ; &
l’ouvrage de Madame de Tencin ſera toujours
compté au nombre des productions les plus intéreſſantes
en ce genre. Ce n’eſt pas un des moindres
avantages de ce Roman ingénieux, d’avoir
produit le Drame ſi touchant & ſi neuf du Comte
de Cominge.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/3/16
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*triſtes: tristes}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>qu’elle sort du feu de l’amour. Il y a de la chaleur dans
l’esprit ; nos joues rougissent quand nous pensons, et le frisson
que nous donne l’inspiration attise le feu même de cette
inspiration. Oui, cher ami, ce matin, lorsque je me réveillai,
c’était comme si j’avais exécuté quelque grande
action, comme si les vœux de mon cœur avaient des ailes,
et s’élançaient au-dessus des monts et des vallées dans
l’éther pur, serein et lumineux. Pas de serment, pas de
condition, que tout ne soit qu’action, que mouvement vers
ce qui est divin. Voici le vœu que je forme : Être délivrée
de toute entrave, ne croire qu’à l’esprit qui révèle la beauté,
qui prophétise la félicité.
La rosée de la nuit m’avait mouillée ; l’air vif du matin
me sécha. Je sentis un léger frisson ; mais je me réchauffai
en redescendant mon cher Rochusberg si bien velouté.
Les papillons voltigeaient déjà autour des fleurs ; je les
chassais tous devant moi, et dès que j’en rencontrais un en
chemin, je le faisais entrer dans mon troupeau ; quand
j’arrivai en bas, j’en avais bien réuni une trentaine ; j’aurais
désiré les emmener avec moi de l’autre côté du Rhin ;
mais là ils se séparèrent tous.
Il arrive à l’instant même une cargaison d’hôtes de
Francfort. Chrétien Schlosser m’apporte une lettre de ta
mère et une de toi. Je m’arrête ici pour les lire.
{{d|ton enfant.|3|sc|mb=1em}}
Cher Goethe, tu es content de moi, de ce que je t’écris,
et tu porteras mon épingle d’or ? Oui, fais-le, et qu’elle
soit pour toi un talisman et un souvenir de ce temps si
plein de bonheur. Nous sommes aujourd’hui le 21.<includeonly>
{{sep|m=2em}}</includeonly><noinclude>
<references/></noinclude>
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{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Le Siége de Calais.|taille=90}}{{sc|Le}} ''Siége de Calais'' eſt un Roman fondé ſur un
événement hiſtorique, que Madame de Tencin,
& ſon Neveu, M. de Pont-de-Veyle, ont embelli
des graces de l’imagination.
M. de Vienne, d’une des plus illuſtres Maiſons
de Bourgogne, n’avoit qu’une fille jeune & aimable,
qu’il maria à M. de Granſon, homme de
mérite & de naiſſance. Le Comte de Canaple étoit
lié d’amitié avec M. de Granſon ; quoiqu’il eût
toute ſa vie ſait proſeſſion d’indifférence, il ne
put voir la femme de ſon ami, ſans éprouver les
plus douces impreſſions de l’amour. Madame de
Granſon aimoit ſon mari par devoir ; elle eut été
au Comte de Canaple par inclination ; mais elle
n’étoit plus maîtreſſe de ſon ſort. Une aventure
ſinguliere, en comblant les déſirs du Comte de
Canaple, le rendit preſque l’ennemi juré de Madame
de Granſon ; du moins eut-elle beaucoup
de peine dans la ſuite, à lui pardonner une faute
que le hazard ſeul avoit cauſée ; voici comme la
choſe ſe paſſa :
M. & Madame de Granſon étoient allés paſſer
quelque tems à la campagne, avec le Comte de
Canaple, dans une Terre voiſine de celle de M.
de Châlons, leur ami commun. Celui-ci engagea
le Comte de venir avec lui dans ſa Terre, à une
lieue de Vermanton, où M. de Granſon demeuroit.
La Chaſſe étoit leur principale occupation,
Le Comte de Canaple entraîné à la pourſuite d’un
cerf, ſe trouva ſeul, au commencement de la<noinclude>
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{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Le Siége de Calais.|taille=90}}{{sc|Le}} ''Siége de Calais'' eſt un Roman fondé ſur un
événement hiſtorique, que Madame de Tencin,
& ſon Neveu, M. de Pont-de-Veyle, ont embelli
des graces de l’imagination.
M. de Vienne, d’une des plus illuſtres Maiſons
de Bourgogne, n’avoit qu’une fille jeune & aimable,
qu’il maria à M. de Granſon, homme de
mérite & de naiſſance. Le Comte de Canaple étoit
lié d’amitié avec M. de Granſon ; quoiqu’il eût
toute ſa vie ſait proſeſſion d’indifférence, il ne
put voir la femme de ſon ami, ſans éprouver les
plus douces impreſſions de l’amour. Madame de
Granſon aimoit ſon mari par devoir ; elle eut été
au Comte de Canaple par inclination ; mais elle
n’étoit plus maîtreſſe de ſon ſort. Une aventure
ſinguliere, en comblant les déſirs du Comte de
Canaple, le rendit preſque l’ennemi juré de Madame
de Granſon ; du moins eut-elle beaucoup
de peine dans la ſuite, à lui pardonner une faute
que le hazard ſeul avoit cauſée ; voici comme la
choſe ſe paſſa :
M. & Madame de Granſon étoient allés paſſer
quelque tems à la campagne, avec le Comte de
Canaple, dans une Terre voiſine de celle de M.
de Châlons, leur ami commun. Celui-ci engagea
le Comte de venir avec lui dans ſa Terre, à une
lieue de Vermanton, où M. de Granſon demeuroit.
La Chaſſe étoit leur principale occupation,
Le Comte de Canaple entraîné à la pourſuite d’un
cerf, ſe trouva ſeul, au commencement de la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/221
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{{c|À GOETHE.|fs=85%|m=2em}}
{{d|Caub.|3|fs=90%|m=1em}}
Je t’écris à l’heure de minuit ; le pays à l’entour ressemble
à du basalte éclairé par la lune. La ville fait un vrai
dos de chat, avec ses maisons à toits surbaissés, et toute hérissée
de pointes de rochers et de ruines qui la couronnent ;
puis, pour compléter la ressemblance, là-bas un feu pétille
et brille dans l’obscurité, comme si l’on caressait le
poil du chat.
J’étais dans mon lit, enveloppée de la peau d’ours blanc
que tu connais, et sous une singulière couverture de damas,
toute raide et toute brodée d’armoiries, de noms entrelacés,
de festons, de roses et de jasmin. J’étais couchée
très-commodément et très-agréablement, et je réfléchissais
à ce que Chrétien Schlosser avait bavardé en chemin. Il
me dit que tu ne comprenais rien à la musique, et que tu
n’aimais pas à entendre parler de la mort. Je lui demandai
d’où il savait tout cela. Il prétendit s’être donné beaucoup
de peine pour te faire comprendre la musique, et que cependant
il avait échoué ; que quant à la mort, il ne t’en
avait même pas parlé, de peur de te déplaire. Donc, comme
j’étais en train de réfléchir, seule dans mon antique lit
nuptial, orné de bouquets de plumes, j’entendis chanter
une petite chanson en langue étrangère. Autant de
chants, autant de pauses. Je saute du lit enveloppée de
ma peau d’ours, et je me mets à la fenêtre. — C’est mon
marin espagnol qui est assis là, en bas, et qui chante à la
fraîcheur de la nuit. Je le reconnus à l’instant au gland d’or
de son bonnet, et je lui dis : « Bonsoir, capitaine. Je croyais<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu/294
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Il ſuffit de dire ici, que jamais Piéce n’a excité un enthouſiaſme plus viſ, plus univerſel. Au reſte, Madame, ces deux Auteurs ne ſont pas les ſeuls qui aient compoſé des Tragédies, fondées ſur des évenemens tirés de notre hiſtoire, & déjà employés dans des Romans. Bourſault en fit jouer une, dont il avoit pris le ſujet dans la Princeſſe de Cléves. Comme cette Piece ne réuſſit point ſous des noms François, il l’habilla à la R... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>Il ſuffit de dire ici, que jamais Piéce n’a excité
un enthouſiaſme plus viſ, plus univerſel. Au
reſte, Madame, ces deux Auteurs ne ſont pas
les ſeuls qui aient compoſé des Tragédies, fondées
ſur des évenemens tirés de notre hiſtoire,
& déjà employés dans des Romans. Bourſault
en fit jouer une, dont il avoit pris le ſujet dans
la Princeſſe de Cléves. Comme cette Piece ne
réuſſit point ſous des noms François, il l’habilla
à la Romaine, l’année ſuivante ; & ſous le titre
de Germanicus, elle eut le ſuccès le plus complet.
On prétend que Corneille dit en pleine Académie,
qu’il ne manquoit à cette Tragédie, que
d’avoir été faite par Racine, pour être un Ouvrage
parfait. Racine, dit-on, s’en offenſa ; &
c’eſt ce qui brouilla ces deux illuſtres Auteurs
tragiques.
J’oubliois de vous dire que M. de Roſoy avoit
auſſi fait imprimer une Tragédie, intitulée ''les''
''Décius François'', dont le ſujet a été pris dans le
Roman du ''Siége de Calais''.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
o1zeuvf8r698ci67qcgx66y0c4sq78o
Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/222
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>que depuis huit jours vous aviez descendu le Rhin jusqu’à
la mer. » Il me reconnut aussi, et prétendit qu’il
avait différé son voyage pour savoir si je ne voulais pas être
de la partie. Je lui fis répéter sa chanson ; elle était pleine
de caractère. Pendant les pauses on entendait l’écho y répondre
du château palatin, qui, situé au milieu du fleuve,
entouré de rochers noirs, paraissait, avec ses tours d’ivoire
et ses créneaux d’argent, comme fondu dans la lumière de
la lune.
Cher Goethe, je ne sais ce que Schlosser aura voulu te
prêcher de sa voix velue ; mais que n’as-tu entendu, cette
nuit, comme moi, le chant du batelier étranger ! Tantôt
les sons dansaient une ronde solennelle, puis allaient se
perdre sur le rivage ; tantôt ils caressaient les rochers de
leur souffle, et le doux écho, réveillé au milieu de la nuit,
leur répondait en rêvant. Que n’as-tu entendu le batelier,
quand, après chaque triste pause, il recommençait son
chant par un soupir mélancolique ! Bientôt les sons devenaient
plus forts, ses plaintes éclataient, le désespoir s’emparait
de lui, il appelait quelque chose qu’il ne pouvait
atteindre ; puis il se tournait avec passion vers les souvenirs
du passé, et à entendre les douces modulations de son chant
semblables à des rangs de perles, on eût dit qu’il laissait
échapper un à un tous les trésors de son bonheur. Hélas !
hélas ! il soupire, il écoute, il s’écrie, il écoute encore, et
ne recevant pas de réponse, berger désolé il rassemble son
troupeau ; il compte avec indifférence ce que l’orage lui
a laissé d’agneaux, et quitte le triste rivage de la vie. Oh !
la musique, c’est l’expression miraculeuse de ces désirs sans
noms qui oppressent le sein !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/223
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><nowiki />
Oui, si tu avais entendu ce chant, tu en aurais partagé
toutes les émotions ; tu aurais soupiré, tu aurais pleuré
avec lui, et l’inspiration t’aurait ébranlé ; et moi, cher
Goethe, moi qui t’aurais vu, je me serais consolée dans tes
bras.
Le marin me dit bonne nuit ; j’allais me refourrer dans
mon lit sous la couverture de damas ; mais à chaque mouvement
que je faisais elle criait à mes oreilles, ce qui m’empêchait
de dormir. Je résolus en conséquence de rester
tranquille. J’entendis alors les vers qui travaillaient dans
l’intérieur des colonnes torses du lit ; ils tapaient et battaient
les uns après les autres, comme de laborieux compagnons
d’un même atelier.
Je suis vraiment honteuse ; souvent, quand je suis seule
la nuit, et que je regarde l’obscurité, j’ai peur ; alors je
désire ne plus être seule, je pense quelquefois à me marier,
afin d’avoir quelqu’un qui me protège contre ce monde
désordonné des revenans qui m’apparaît. Goethe, ne {{corr|vas|va}}
pas te fâcher de cela ! Quand vient le jour, je suis moi-même
très-mécontente de mes sottes frayeurs. La nuit,
je suis capable d’aller dehors sans avoir peur, même dans
la forêt, où chaque buisson, chaque branche semblent faire
la grimace ; mon humeur singulière aime alors à braver le
danger et à vaincre la frayeur. C’est qu’au dehors c’est
différent, les esprits n’y sont pas si importuns. On y sent
que la vie de la nature est l’essence divine, éternelle, qui
vous pénètre, vous et toute la création. Et qui donc oserait
encore avoir peur ? Avant-hier, quand j’étais seule dans
la nuit profonde sur le Rochusberg, j’entendais le vent venir
de bien loin ; plus il approchait, plus il allait vite ; et, ar-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/224
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>rivé à mes pieds, il laissait tomber doucement ses ailes,
sans même toucher mon manteau ; à peine si je sentais son
haleine. Ne semblait-il pas envoyé pour me saluer ? Tu le
sais bien, Goethe, les soupirs sont des messagers. Si, étant
seul un soir à ta fenêtre, tu as pensé à celle que tu as
aimée la dernière, si tu as senti l’enthousiasme amoureux
courir dans tes veines, tu auras involontairement poussé un
soupir, et ce soupir se sera envolé, et le vent l’aura emporté
sans que tu aies pu le retenir.
On appelle soupirs errans les soupirs qui s’échappent du
sein oppressé, et que produisent les pensées et les désirs
inquiets ; mais un soupir sorti de ton sein puissant, où les
pensées s’entrelacent si bien, où comme des nymphes elles
agitent en cadence leurs pieds chaussés du cothurne et baignés
par la rosée, tandis que la muse les conduit en planant
au-dessus d’elles ; un soupir comme celui-là, qui s’exhale
par des chants, s’élance triomphant comme un héros, et
mes soupirs à moi, cher ami, l’entourent et le saluent.
J’ai eu cruellement peur cette nuit. Je cherchais à apercevoir
les lueurs du dehors à travers la fenêtre. Oh ! que
j’aurais voulu être où elles brillaient ! Mais j’étais clouée
sur ma fatale couche héréditaire du siècle passé, dans laquelle
des chevaliers et des prélats auront sans doute rendu
l’esprit, et où une douzaine de petits maîtres vers du marteau
remuaient et tapaient laborieusement. Quelle folie ! Tout-à-coup
vainquant la peur, je m’élançai au milieu de la
chambre. Une fois sur mes jambes, je suis un héros ; que
personne ne m’approche alors ! Ah ! comme mon cœur et
mes tempes battaient ! C’est qu’aussi les quatorze saints
auxiliaires que, par une vieille habitude de couvent, j’avais<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/8
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/225
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><section begin="s1"/>appelés à mon aide ne sont guère faits pour exciter le rire :
l’un porte sa propre tête, l’autre ses intestins, et ainsi de
suite. Je les fis tous passer par la fenêtre. — Dis-moi, miroir
magique, dans lequel tout ce qui m’arrive se reflète d’une
manière si enchanteresse, qu’est-ce qui me rendit tout-à-coup
si heureuse ? Je ne le sais. Mais respirant en paix,
confiante en moi, je me mis à la fenêtre, et j’attendis le
jour qui allait poindre.
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{{d|24 juillet.|4|fs=90%|mt=2em|mb=1em}}
Je ne te tiens pas quitte de la musique. Tu vas me dire
si tu m’aimes, ou, ce qui est la même chose, si elle te pénètre.
Schlosser a appris l’harmonie pour te l’enseigner,
et tu t’es défendu, à ce qu’il prétend, contre la septième
mineure ; tu lui as dit : « Laissez-moi tranquille avec votre
septième mineure : si vous ne pouvez pas la faire entrer
dans l’ordre, si elle ne concorde pas avec les lois concises
et sévères de l’harmonie, si elle n’a pas son origine régulière,
naturelle comme les autres tons, je n’en veux
rien savoir. » Puis tu as chassé le missionnaire interdit
de ton temple païen, et en attendant, tu en restes à ton
mode lydien, qui n’a pas de septième. Mais il faut que tu
te convertisses, mécréant ! La septième n’est certainement
pas harmonique sans la base fondamentale ; mais elle est
le guide céleste, elle est la médiatrice entre la nature sensuelle
et la nature divine ; elle est au-dessus des sens, elle
conduit au monde des esprits, elle s’est faite, pour ainsi<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu/295
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE {{corr|XV|XIX}}.}} {{interligne|1em}} {{sc|Il}} me reſte à vous parler, Madame, du troiſiéme Ouvrage de Madame de Tencin, fait en{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=Les malheurs de l’Amour.|taille=90}} ſociété avec ſon neveu M. de Pont-de-Veyle, ''les Malheurs de l’Amour''. L’Héroïne du Roman cache au Lecteur ſon nom & celui de ſa famille. Elle nous apprend ſeulement, que ſon grand pe... »
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{{sc|Il}} me reſte à vous parler, Madame, du troiſiéme
Ouvrage de Madame de Tencin, fait en{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=leſt|text=Les malheurs de l’Amour.|taille=90}}
ſociété avec ſon neveu M. de Pont-de-Veyle,
''les Malheurs de l’Amour''. L’Héroïne du Roman
cache au Lecteur ſon nom & celui de ſa famille.
Elle nous apprend ſeulement, que ſon grand
pere & ſon pere avoient acquis des biens immenſes
dans la Finance ; que ſa mere, femme pêtrie
d’orgueil & de vanité, qui ne voyoit que des
Ducs & des Marquis, lui donna une éducation
conforme à ſa façon de penſer ; mais un heureux
naturel l’empêcha de ſuivre cet exemple. Parmi
le grand nombre de gens de condition, qui fréquentoient
la maiſon du Financier, elle diſtingua
un gentilhomme, nommé Barbaſan, qui
n’avoit aucun de ces airs affectés & précieux des
autres convives. C’étoit un homme d’eſprit & de
bon ſens, qui ne cherchoit point à ſe faire valoir.
Il fut touché des charmes de la Demoiſelle ;
& elle de ſon côté ne put voir Barbaſan ſans
émotion. Leurs yeux ſe dirent d’abord que leurs
cœurs étoient d’intelligence ; Barbaſan parla ; il
fut écouté ; cependant comme Mademoiſelle ***
étoit une riche héritiere, le fils du Duc de *** ſe
préſenta pour l’épouſer. Le Financier ſe hâta de
conclure ; mais il mourut la veille de la célébration.
Il donna en mourant à ſa fille, un porte-feuille
qui renfermoit la plus grande partie de
ſon bien ; & comme cette donation fut tenue ſecrette,
Mademoiſelle *** ne parut pas dans le<noinclude>
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ſociété avec ſon neveu M. de Pont-de-Veyle,
''les Malheurs de l’Amour''. L’Héroïne du Roman
cache au Lecteur ſon nom & celui de ſa famille.
Elle nous apprend ſeulement, que ſon grand
pere & ſon pere avoient acquis des biens immenſes
dans la Finance ; que ſa mere, femme pêtrie
d’orgueil & de vanité, qui ne voyoit que des
Ducs & des Marquis, lui donna une éducation
conforme à ſa façon de penſer ; mais un heureux
naturel l’empêcha de ſuivre cet exemple. Parmi
le grand nombre de gens de condition, qui fréquentoient
la maiſon du Financier, elle diſtingua
un gentilhomme, nommé Barbaſan, qui
n’avoit aucun de ces airs affectés & précieux des
autres convives. C’étoit un homme d’eſprit & de
bon ſens, qui ne cherchoit point à ſe faire valoir.
Il fut touché des charmes de la Demoiſelle ;
& elle de ſon côté ne put voir Barbaſan ſans
émotion. Leurs yeux ſe dirent d’abord que leurs
cœurs étoient d’intelligence ; Barbaſan parla ; il
fut écouté ; cependant comme Mademoiſelle ***
étoit une riche héritiere, le fils du Duc de *** ſe
préſenta pour l’épouſer. Le Financier ſe hâta de
conclure ; mais il mourut la veille de la célébration.
Il donna en mourant à ſa fille, un porte-feuille
qui renfermoit la plus grande partie de
ſon bien ; & comme cette donation fut tenue ſecrette,
Mademoiſelle *** ne parut pas dans le<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>dire, verbe, afin de délivrer l’esprit de la chair ; elle s’est
faite ton, afin de donner l’esprit aux autres tons, et si elle
n’était pas, tous les tons resteraient dans les limbes. Ne
va pas t’imaginer que les accords fondamentaux soient
quelque chose de plus spirituel que les patriarches avant
la rédemption. Dieu vint, et les emmena avec lui dans le
ciel ; et maintenant qu’ils sont délivrés, ils peuvent à leur
tour en délivrer d’autres ; ils peuvent apaiser les désirs de
l’attente. Tel il en est des chrétiens, tel il en est des
tons. Tout chrétien sent le Rédempteur en lui, et tout son
peut s’élever au rôle de médiateur ; il peut devenir septième,
et renouveler ainsi l’œuvre éternelle de la transformation
du sensuel dans le divin. Par le Christ seul
nous entrons dans le royaume de l’esprit ; par la septième
seule le royaume pétrifié des tons est sauvé, et devient
musique, devient esprit éternel, c’est-à-dire ciel ; et quand
alors les tons se rencontrent, et qu’ils s’approchent, ils
engendrent de nouveaux esprits, de nouvelles idées, et leurs
positions, leurs danses deviennent des révélations célestes.
La musique est le moyen de l’esprit par lequel le sensuel
devient spirituel. Ainsi que la rédemption s’étend sur
tous ceux qui sont pénétrés de l’esprit vivant de la divinité,
et qui soupirent après la vie éternelle, la septième conduit,
en se résolvant, tous les tons qui lui demandent leur rédemption
par mille chemins divers vers leur origine, vers
l’esprit divin. Quant à nous, pauvres humains, nous devons
nous contenter de sentir que notre existence est une préparation
à comprendre la béatitude, et ne pas nous attendre
à un ciel bien paré, bien rembourré, comme ta mère, qui
croit que nous retrouverons là-haut, brillant d’un plus bel<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/3/17
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>éclat, tout ce qui nous a fait plaisir sur terre. Elle prétend
même que sa robe de noces de soie vert tendre, brochée
de feuilles d’or et d’argent, et son surtout de velours écarlate,
seront ses vêtemens célestes, et que le bouquet de
pierreries, qu’un barbare voleur lui ravit un jour, boit à
cette heure la lumière des étoiles pour briller plus tard
sur sa tête sous forme de diadème. Elle dit toujours :
« D’où me viendrait cette vision ? et pourquoi l’esprit parlerait-il
par mes yeux à telle ou telle personne, s’il ne
venait pas du ciel et n’y retournait pas ? Tout ce qui est
mort ne fait pas d’impression ; mais ce qui fait impression
a la vie éternelle. » Quand j’invente quelque histoire,
et que je la lui raconte, elle prétend toujours que ce sont
des choses qui existent dans le ciel. Souvent je lui décris
des œuvres d’art que j’improvise. Elle appelle cela les tapisseries
de l’imagination qui ornent les demeures célestes.
Dernièrement au concert un violoncelle lui fit grand plaisir ;
je m’en aperçus, et saisissant l’occasion, je lui dis :
« Prenez garde, madame la conseillère, que les anges ne
vous assourdissent de leur archet, jusqu’à ce que vous
ayez enfin compris que le ciel est tout musique. » Elle
fut frappée de ces paroles, et après une longue pause elle
répondit : « Jeune fille, tu pourrais bien avoir raison ! »
{{sep|m=2em}}
{{d|25 juillet.|4|fs=90%|m=1em}}
Qu’est-ce que je fais, Goethe ? J’emploie la moitié de
mes nuits à t’écrire. Hier matin je m’endormis dans le
bateau ; nous allions à Saint-Goar. Je rêvais de la musique.
Ce que je t’ai écrit hier soir à moitié fatiguée, à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/228
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>moitié possédée, est à peine une idée de ce qui s’exprimait
alors en moi ; pourtant c’est la vérité. Il y a une grande
différence entre ce que l’esprit vous inspire en dormant et
ce qui vous en reste lorsqu’on est une fois réveillée. À l’avenir
j’aurai davantage ma tête en t’écrivant ; je me modérerai,
je rassemblerai les moindres traits, sans m’inquiéter
s’ils proviennent d’une même contemplation, s’ils
fondent un seul et même système. Moi-même je voudrais
savoir ce que c’est que la musique ; car je la cherche comme
l’homme cherche la sagesse éternelle. Ne va pas croire
que ce que je t’ai écrit n’était pas sérieux ; j’y crois,
parce que je l’ai pensé, quoique cela manque d’intelligence
supérieure, et démontre clairement combien j’étais
heureuse de me dérober derrière la robe à paniers d’or
de ta mère à mon génie, courroucé de ce que je le comprenais
si peu.
Adieu ! Hier soir j’allai tard me promener sur les bords
du Rhin, au clair de la lune, dans la belle allée des tilleuls
en fleurs ; j’entendis taper et chanter doucement. Une mère
de deux enfans jumeaux était assise sous un arbre à l’entrée
de sa chaumière ; elle avait un de ses enfans au sein ;
son pied berçait l’autre en cadence, tandis qu’elle chantait
sa chanson. Ainsi, dans le germe, quand à peine la
première trace de vie vient à se manifester, la musique
est déjà la nourrice de l’esprit ; elle bourdonne à l’oreille,
l’enfant s’endort, et les sons deviennent les compagnons
de ses rêves ; ils sont pour lui son monde contemporain ;
car il ne possède rien encore ce pauvre enfant, et quoique
sa mère le berce, il est seul en esprit. Mais les sons pénètrent
en lui, et l’attachent à lui-même, comme la terre<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « femme a éprouvés, ne la rendent que plus intéreſſante. » Il n’eſt point d’état plus diſſicile à ſoutenir, que celui où l’on eſt mal avec ſoi-même. » Ce n’eſt pas dans la ſolitude, qu’il faut attendre un remede contre l’amour. » On ſe perſuade, quand on eſt riche, que les talens s’achettent comme une étoffſe. » L’amitié devient bien foible, quand on commence à être occupée de ſentimens plus vifs ; & ſi elle rep... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>femme a éprouvés, ne la rendent que plus intéreſſante.
» Il n’eſt point d’état plus diſſicile à ſoutenir,
que celui où l’on eſt mal avec ſoi-même.
» Ce n’eſt pas dans la ſolitude, qu’il faut attendre
un remede contre l’amour.
» On ſe perſuade, quand on eſt riche, que les
talens s’achettent comme une étoffſe.
» L’amitié devient bien foible, quand on commence
à être occupée de ſentimens plus vifs ;
& ſi elle reprend ſes droits, ce n’eſt que lorſque
le beſoin de la confiance la rend néceſſaire.
» Dès que nous ſommes malheureux, tous ceux
qui nous environnent, prennent de l’empire
ſur nous ».
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/3/18
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Page créée avec « <pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu" header=1 from=295 to=307 /> {{modernisation| *triſtes: tristes}} »
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/229
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>s’attache à la vie des plantes. Si la vie n’était pas soutenue
par la musique, elle se refroidirait ; mais cette puissance
vivifiante continue à s’exercer depuis le moment où l’esprit
commence à vivre, jusqu’à ce que, mûri, nubile, impatient,
il s’élance vers l’autre monde. Et là nous apprendrons encore
que la musique a été la chaleur maternelle qui aura fait
fleurir l’esprit sous l’enveloppe terrestre. Ainsi soit-il.
{{sep|m=2em}}
{{d|26 juillet.|4|fs=90%|m=1em}}
Quel secret délice de dormir sur ton sein ! Car t’écrire
après les événemens du jour, c’est vraiment rêver sur
ton cœur, entourée de tes bras. Je suis charmée quand
nous arrivons au gîte, parce que alors on dit : Couchons-nous
de bonne heure, afin de nous lever de même. François
me chasse la première au lit, et je suis toujours si
fatiguée, qu’à peine si je puis attendre le moment d’y
entrer ; je me déshabille à la hâte ; telle est ma lassitude,
qu’en m’endormant je crois tomber dans un puits profond.
Alors je me retrouve au milieu des forêts que j’ai
parcourues pendant la journée, et la clarté du rêve perce
la profonde obscurité du sommeil. Songe n’est que mensonge,
dit-on. J’ai fait une autre observation, serait-elle
vraie ? Le pays où je me trouve, ce qui m’entoure dans mes
songes, reflète ma disposition d’esprit. C’est ainsi que maintenant
je rêve toujours de quelque chose de caché, de secret.
Ce sont des grottes tapissées de mousses veloutées,
situées près des cascades, et fermées par des buissons fleuris.
Ce sont des gorges boisées où personne ne peut venir
nous découvrir. Là je t’attends ; je regarde à l’entour si<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Schelling Essais trad. Jankelevitch.djvu/202
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|198|''ESSAIS DE SCHELLING''|}}</noinclude>forme et, par conséquent, dans l’Absolu ; mais la raison de sa
''réalité'' réside uniquement dans ce qui a subi la chute et qui,
pour cette raison même, n’est capable de produire que la nullité
des choses sensibles.
Étant donné en effet que le réel, tel qu’il existe dans l’Absolu,
est en même temps idéal et, par conséquent, Idée, il ne peut
plus, une fois séparé de l’Absolu et n’existant plus qu’à l’état
pur et par lui-même, produire rien d’absolu, mais seulement
des négations de l’Absolu, de l’Idée. Or, comme celle-ci est
idéalité, en même temps que réalité, le produit sera une réalité
qui, séparée de l’idéalité, ne sera plus directement déterminée
par elle, donc une réalité qui, au lieu de posséder toutes les
possibilités de son existence en elle-même, les a en dehors
d’elle et est, par conséquent, une réalité sensible, conditionnée.
Ce qui est ''productif'', c’est toujours l’Idée qui, pour autant
qu’elle est destinée à produire du Fini, à se contempler dans
le Fini, est l’''âme''. Ce dans quoi elle s’objective n’est plus
un réel, mais une simple apparence, quelque chose qui est
produit toujours et nécessairement et qui est réel, non en soi,
mais par rapport à l’âme, et même par rapport à celle-ci pour
autant seulement qu’elle est détachée de son modèle.
C’est dans la mesure où, grâce à l’objectivation de l’Absolu
dans la forme, l’image peut acquérir une existence indépendante
et s’éloigner de son modèle, que le monde phénoménal présente
un rapport, mais seulement indirect, avec l’Absolu. C’est pourquoi
il n’est pas possible de faire remonter directement à l’Infini
l’origine d’une chose finie, laquelle ne résulte que de toute
une série de causes et d’effets, série elle-même informe, et dont
la loi a pour cette raison une portée non positive, mais négative,
à savoir que ''rien de ce qui est fini ne peut résulter directement de l’infini ni être ramené à l’infini''. Cette loi exprime déjà que la raison de l’existence des choses finies est dans leur séparation absolue de l’Infini.
Cette séparation est d’ailleurs aussi éternelle (extra-temporelle)
que l’Absolu lui-même et l’Idée. De même que l’Absolu
renaît éternellement, en tant qu’idéalité, dans un autre Absolu,
en tant que réel, et que cet autre Absolu, en tant qu’Idée
primitive, a nécessairement un double aspect : l’un par lequel<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''JACHÈRE'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 406 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''JAUNET'''</div></div> {{Br0}} {{—|36}} {{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jachère,''' senkulturejo<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jacinthe''' {{t|(bot.)|90}}, hiacinto. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jacobin,''' jakobeno<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jacobinisme,''' jakobena<sup>Z</sup> doktrino. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jactance,''' aroganta fanfaronado [memlaŭdo]. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jade''' {{t|(min.)|90}}, jado<sup>X</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jadis,''' en la estinta tempo, iam<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaguar,''' jaguaro. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaillir,''' ŝpruci ‖ {{t|(f.)|90}} subite aperi [brili]. '''Faire -,''' ~igi. '''~a gros bouillons,''' ŝprucegi. '''- A petits jets,''' ŝpruceti. '''- de tous côtés,''' disŝpruci. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaillissant,''' {{t|(a.)|90}} ŝpruca. '''Source -e,''' ŝprucakvo<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaillissement,''' ŝpruc(ad)o. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jais''' {{t|(min.)|90}}, gagato<sup>X</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jalon,''' signopaliseto, direkta paliseto. '''Poser des -s''' {{t|(f.)|90}}, antaŭprepari. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jalonner,''' signi per palisetoj. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jalouser,''' esti ĵaluza (al iu, pri io<sup>3</sup>). <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jalousie,''' ĵaluzo<sup>1</sup> ‖ {{t|(arch.)|90}} latkurteno. '''Porte à la -,''' ĵaluzema<sup>1</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaloux *,''' ĵaluza (al, kontraŭ, je iu ; pri<sup>3</sup>, pro io). <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jamais,''' neniam ‖ iam. '''Ne … -,''' neniam, '''- plus,''' neniam plu<sup>2</sup>. '''Si -,''' se iam. '''A tout -, pour -,''' por ĉiam<sup>2</sup>, por eterne. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jambage,''' skribostreko. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jambe,''' kruro. '''Courir à toutes les -,''' kuregi. '''Avoir de bonnes -,''' povi senlace piediri, havi fortikajn krurojn. '''Cela me fait une belle -''' {{t|(f.)|90}}, el tio mi ĉerpas nenian profiton. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Par-dessous la -,''' tute senzorge ‖ tute malŝate. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jambon,''' ŝinko. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jambonneau,''' ŝinketo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Janissaire,''' janiĉaro<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jante,''' radrondo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Janvier,''' januaro. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jappement,''' bojeto. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Japper,''' bojeti. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaquette,''' ĵaketo<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jardin,''' ĝardeno. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jardinage,''' ĝardenkultaro. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jardiner,''' ĝardenkulturi. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jardinet,''' ĝardeneto. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jardinier,''' ĝardenisto. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jardinière,''' florkorbo, florkesto ‖ legomomiksaĵo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jargon,''' ĵargono, lingvaĉo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jargonner,''' anserbleki ‖ ĵargoni<sup>5</sup>, ĵargone paroli ‖ malklare murmuri. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jarre,''' argila botelego. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jarret,''' subgenuo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jarretelle,''' ŝtrumpoŝelketo, ŝtrumpotenileto. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jarretière,''' ŝtrumpligilo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jars,''' anserviro, viransero. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaser,''' (agrable) babili. ‖ malice babili ‖ {{t|(f. ruisseau)|90}} murmureti, susuri<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaseur, V. V.,''' ~(ant)a. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jasmin,''' jasmeno. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaspe,''' jaspiso<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jasper,''' jaspis(e<sup>Z</sup> kolorig)i. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaspure,''' jaspis(a<sup>Z</sup> kolor)aĵo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jatte,''' tasego. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jauge,''' (enteno)mezurilo<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaugeage,''' entenomezurado. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jauger,''' mezuri (la entenecon de). <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaunâtre,''' flaveta, dubeflava. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaune,''' flava ‖ ~o ‖ ~ulo. '''(Rire) -,''' malvole, sindevige. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaunet (P.),''' ormonero.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||''PHILOSOPHIE ET RELIGION''|199}}</noinclude>il existe en lui-même, et l’autre par lequel il existe dans l’en-soi,
de même l’idée primitive, comme chacune des idées qu’elle
comprend, est douée d’une vie double : d’une vie qui lui est
propre, mais par laquelle elle se trouve engagée dans la Finitude,
et qui, du fait qu’elle est séparée de l’autre vie, n’est
qu’une vie apparente, et une vie dans l’Absolu, qui est sa vraie
vie. — Malgré cette éternité de la chute et de sa conséquence
qu’est l’Univers sensible, cette chute et cet Univers ne sont,
par rapport à l’Absolu, qu’un simple accident, tout à fait
inessentiel aussi bien pour l’Absolu que pour le modèle, car il
ne change rien ni à l’un ni à l’autre, le séparé, du fait même
de sa séparation, étant voué à la nullité, devenant nul par
rapport à l’Absolu et au Modèle et n’existant que ''pour lui-même''.
La séparation ne peut pas non plus être ce qu’on appelle
expliquée, car elle est absolue et vient de l’Absoluité, bien que
la non-absoluité soit sa conséquence fatale et nécessaire. L’indépendance
en effet que l’autre Absolu acquiert du fait de la
contemplation de la forme par elle-même, ne va pas au delà de la
''possibilité'' d’un être-en-soi-même réel ; au delà de cette limite
se trouve le châtiment qui consiste dans la perte dans le Fini.
Parmi nos philosophes modernes, aucun n’a fait ressortir
cette situation avec plus de clarté que Fichte, lorsqu’il a dit que
le principe de la conscience finie est constitué, non par l’acte-chose
({{lang|de|That-''Sache''}} = fait), mais par l’acte-''action'' ({{lang|de|That-''Handlung''}})<ref>Voir, dans notre ''Vocabulaire'', l’explication de ces deux notions. {{abr|N.{{lié}}d.{{lié}}T.|Note du traducteur.}}</ref>.
Mais il est évident que ses contemporains se sont montrés incapables
d’utiliser cette définition pour leur édification.
À sa plus haute puissance, l’être-pour-soi-même de l’image
s’exprime, à la faveur de la Finitude, par l’égoïté. Mais de
même que, dans le monde planétaire, le plus grand éloignement
d’une planète du centre est suivi immédiatement d’un rapprochement,
de même le moment où l’égoïté est le plus éloignée
de Dieu est aussi celui de son retour à l’Absolu, de sa rentrée
dans l’idéal. L’égoïté est le principe général de la Finitude.
Dans toutes les choses, l’âme contemple et perçoit une empreinte<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|LETTRE {{corr|XVI|XIX}}.}}
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{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=1682.|taille=90}}{{sc|Si}} l’on en croit certains bruits qui ſe ſont répandus
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Mlle de Luſſan|taille=90}}ſur la naiſſance de Mademoiſelle de Luſſan,
elle naquit d’un commerce de galanterie
entre le Prince Thomas de Savoie, Comte de
Soiſſons, frere aîné du fameux Prince Eugene,
& une Courtiſanne dont on ignore le nom. Le
Prince fit élever avec ſoin cet enfant, qu’un attachement
très-tendre pour ſa mere lui rendoit
extrêmement cher, Quoique cette anecdote paroiſſe
peu douteuſe, à en juger par la maniere
même dont Mademoiſelle de Luſſan a vécu avec
le Comte de Soiſſons ; d’autres ont dit qu’elle
étoit fille naturelle d’un Cocher & d’une Diſeuſe
de bonne Aventure, appellée ''la Fleury''. Pour
expliquer comment, étant d’une extraction ſi
baſſe, Mademoiſelle de Luſſan a pu recevoir une
certaine éducation, ils ajoutent que ſa mere,
par ſa profeſſion, ayant accès dans les Maiſons
les plus diſtinguées, trouva des facilités pour
élever ſa fille d’une maniere convenable à ſes
diſpoſitions naturelles, & que les Princes Thomas
& Eugene de Savoie y contribuerent par
leurs largeſſes. Mais quelle vraiſemblance, que
des talens comme ceux de la Fleury, euſſent fait
ſur deux Princes éclairés aſſez d’impreſſion, pour
les porter à traiter la fille d’une Avanturiere
comme leur enfant ? Si ce ſont les charmes & la
beauté de la Fleury qui les ont touchés, plutôt
qu’une ſcience futile & imaginaire, la queſtion
eſt aſſez éclaircie ; & j’ai eu raiſon de regarder<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|200|''ESSAIS DE SCHELLING''|}}</noinclude>de ce principe. Dans le corps inorganique, l’être-en-soi-même
s’exprime par la fixité et la rigidité, par l’imprégnation des différences
par l’identité, par l’animation sous la forme du magnétisme.
L’égoïté des corps cosmiques, ces images directement
apparentes de l’Idée, s’exprime par des mouvements centrifuges.
Lorsque l’unité primitive, la première contre-image,
s’introduit dans le monde formé, elle se manifeste comme ''raison'',
car la forme, en tant qu’essence du savoir, est le {{lang|grc|λόγος}}
(connaissance, raison originelle), mais le réel, en tant que produit,
est égal à ce dont il est le produit, c’est-à-dire qu’il est
raison réelle et, en tant que raison déchue, intelligence, entendement
({{lang|grc|νοῦς}}). De même que l’unité originelle engendre d’elle-même
toutes les Idées qui existent en elle, elle produit également
d’elle-même, en tant qu’intelligence, les choses correspondant
à ces idées. La raison et l’égoïté, dans leur Absoluité vraie, sont
une seule et même chose et, si l’égoïté est le véritable point de
l’être-en-soi-même du monde reproduit, elle est aussi le point
où se reconstitue ''dans'' le monde déchu le monde originel, où les
puissances supra-terrestres devenues temporelles, s’expriment
dans la science, dans l’art, dans les actions morales des hommes.
Le grand but de l’univers et de son histoire n’est pas autre
que celui de la parfaite conciliation avec l’Absolu, de la parfaite
fusion avec lui.
On ne saurait trop insister sur la grande importance d’une
philosophie qui, après la confusion qui avait existé jusqu’ici
dans le dogmatisme entre les Idées et les concepts de la Finitude,
met à sa base, ne serait-ce que d’une façon inconsciente,
le principe du péché originel, au sens le plus général du mot.
Il est vrai qu’en tant que principe de la philosophie dans son
ensemble, il ne peut donner lieu qu’à une philosophie négative,
mais, grâce à lui, se trouve établie une séparation nette entre le
négatif, c’est-à-dire le règne du Néant, et le règne de la réalité,
qui est le seul positif, celui-là ne pouvant transparaître à travers
celui-ci qu’après cette séparation. Celui qui croit pouvoir reconnaître
le principe du Bien, par l’élimination de celui du Mal,
se trouve dans la plus grande erreur, car, comme dans le poème
de Dante, la philosophie ne trouve le chemin du Ciel qu’en
passant par l’Enfer.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>tu viens ; je vais au devant de toi par des chemins étroits
et cachés sous la végétation ; puis je reviens précipitamment
en arrière, croyant te trouver arrivé. Une volonté
opiniâtre de te posséder me saisit, et je me réveille.
Déjà l’orient se colore ; j’approche ma table de la fenêtre ;
le crépuscule voile encore les premières lignes de ma lettre ;
mais avant que la feuille ne soit remplie, le soleil vient
à luire. Que {{corr|t’écrivé-je|t’écris-je}} alors ? Je ne le sais ; je suis incapable
de me juger ; je suis curieuse moi-même de savoir
ce qui va suivre. Que d’autres enrichissent leur sort par
de beaux pèlerinages en terre promise ; qu’ils écrivent un
journal plein de choses savantes ; qu’ils te rapportent même
un pied d’éléphant, ou un colimaçon fossile ; je saurai bien
les surpasser, pourvu que dans leurs rêves ils ne s’abîment
pas en toi, comme je le fais. Que le silence de la nuit
m’appartienne ; éloigne les soucis de ta couche, repose-toi
dans la douce paix que je te prépare. Quant à moi, je suis
si heureuse en toi ! Il est beau, comme tu dis, de se perdre
avec son ami dans le labyrinthe des trésors spirituels ; mais
ne puis-je pas aussi te supplier en faveur de l’enfant muette
d’amour ? car ce bavardage écrit n’est réellement qu’une
espèce de faux-fuyant : mon amour est muet en moi ; il est
comme une petite mouche qui bourdonne à tes oreilles
pendant ton sommeil, et qui, si tu ne te réveilles pas, et
si tu ne fais pas attention à elle, saura bien te piquer. —
Dis-moi, ce que je te récite ici pieusement comme des
prières, est-ce de la passion ? — Oh ! dis-le-moi ! est-ce
vrai ? serais-je née pour me consumer dans la passion ? serais-je
le cèdre élevé du Liban allumé en sacrifice à ton
génie, destinée à me résoudre en parfum, de façon que<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « penſa me déſarçonner, & m’emporta malgré moi aſſez loin : nous entendîmes, Durand & moi, une voix qui crioit, Ah ! coquin tu as tiré de trop loin : Durand me dit éloignons-nous de l’embuſcade ; je ſuis ſon conſeil ; Durand par précaution me fait prendre un chemin détourné ; mon cheval reniffloit & tout le corps lui trembloit… Je me jette à terre ; & un moment après la pauvre bête tombe & meurt à l’inſtant. Elle avoit reçu un coup... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>penſa me déſarçonner, & m’emporta malgré
moi aſſez loin : nous entendîmes, Durand &
moi, une voix qui crioit, Ah ! coquin tu as
tiré de trop loin : Durand me dit éloignons-nous
de l’embuſcade ; je ſuis ſon conſeil ; Durand
par précaution me fait prendre un chemin
détourné ; mon cheval reniffloit & tout le
corps lui trembloit… Je me jette à terre ; & un
moment après la pauvre bête tombe & meurt
à l’inſtant. Elle avoit reçu un coup près des ſangles,
qui fut mortel ; je pris le cheval de Durand,
& regagnai Calemane ».
Notre Héros partit peu de tems après pour Paris,
où il apprit que le Marquis avoit regagné
les bonnes graces de ſa femme par des manieres
plus douces & plus honnêtes.
Il n’y a rien que de ſimple & de naturel dans la
diction de ce Roman ; les expreſſions, quoique
pures & bien choiſies, ne ſentent cependant point
le travail & la gêne : les loix de la bienſéance &
de l’honnêteté y ſont exactement obſervées : la
morale même y trouve place ; & les Epiſodes
ménagés avec art, paroiſſent néanmoins y venir
d’eux-mêmes.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
nmsigjnqly66d23dg76x7kxri7jrmsp
Histoire littéraire des femmes françoises/3/19
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{{modernisation|
*triſtes: tristes}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>chacun aspirât par moi ton esprit ? Car, ô mon ami ! la
passion doit exhaler l’esprit de celui qui est aimé comme
le feu exhale le parfum ! Oui, il en est réellement ainsi.
Ton esprit habite en moi et m’enflamme ; je me consume,
je m’exhale, et je brûle avec moi tout ce que mes étincelles
atteignent. Je sens la musique pétiller et flamber en moi ;
elle aussi, elle est appelée à alimenter le joyeux feu de sacrifice ;
mais elle ne s’enflamme pas facilement, elle fait beaucoup de fumée.
En ce moment je pense à toi et à Schiller<ref name=p231>Jean-Christophe-Frédéric Schiller, le grand poète de l’Allemagne, naquit en 1759 à Marbach, dans le Wurtemberg, de parens peu fortunés. Il fut élevé dans le collège de Stuttgart, fondé et dirigé par le sévère et despotique duc Charles de Wurtemberg. Malgré sa vocation d’écrivain bien prononcée, Schiller, pour répondre aux vœux de ses parens, se livra d’abord à l’étude du droit, et plus tard, ne pouvant surmonter les dégoûts qu’elle lui inspirait, à l’étude de la médecine. Dans ses momens de loisirs, la lecture d’Homère, de Virgile et de Shakspeare, l’absorbait tout entier. À dix-huit ans il fit sa tragédie des ''Brigands'', qui, représentée en 1782 sur le théâtre de Manheim, alors le premier de l’Allemagne, attira l’attention publique sur lui. Schiller était à cette époque pauvre médecin de régiment. Irrité des rigueurs vexatoires du duc Charles, qui l’avait fait mettre aux arrêts pour avoir été assister à la seconde représentation de sa pièce, Schiller quitta le Wurtemberg et accepta la modique place de poète du théâtre de Manheim. Ce fut alors qu’il fit sa ''Conspiration de Fiesque, la Cabale et l’Amour, Don Carlos'', et plusieurs de ses poésies lyriques et de ses ouvrages en prose. Mais si sa réputation croissait de jour en jour, sa fortune n’augmentait guère. En 1788 il fit la connaissance de Goethe ; celui-ci, malgré le peu de sympathie que Schiller lui témoigna d’abord, le présenta à la duchesse Amélie de Saxe-Weimar, et le fit nommer l’année suivante professeur d’histoire et d’esthétique à Iéna. Dès que Schiller eut été distingué par un souverain, les princes allemands se montrèrent jaloux de s’occuper de lui ; ils le nommèrent d’abord conseiller, puis conseiller aulique ; l’empereur d’Allemagne l’anoblit, et un duc de Holstein Augustenbourg, se cotisant avec le comte Schimmelmann, lui assura une pension de mille écus. Déjà antérieurement la {{tiret|ré|publique}}</ref> ; le monde<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>vous regarde comme deux frères sur un trône ; l’un de vous
a autant de partisans que l’autre ; mais il ne sait pas qu’il
est ému du talent de l’un par celui de l’autre : quant à
moi, j’en suis certaine. J’étais autrefois injuste envers
Schiller : je croyais ne pas devoir l’estimer parce que je t’aimais ;
mais quand je t’eus vu, alors qu’il avait légué sa cendre
comme dernier souvenir à ses amis, je suis rentrée en moi.
Je sentis qu’un jugement injuste porté sur cette sainte
relique ressemblait aux cris des corbeaux. Te rappelles-tu
ce que tu me dis quand nous nous vîmes pour la
première fois ? Je vais te le répéter ; ce sera pour toi un
monument de ta pensée la plus intime. Tu me dis : « Je
pense en ce moment à Schiller… » Et tu me regardas en
poussant un profond soupir. Je t’interrompis pour te dire
que je ne l’aimais pas ; mais tu continuas : « Je voudrais
qu’il fût avec nous, vous changeriez d’opinion ; personne
ne pouvait résister à sa bonté ; et si on ne le trouve pas
<ref follow=p231>{{tiret2|ré|publique}} française lui avait accordé le titre de citoyen français. À dater de l’année 1793, la liaison la plus intime s’établit entre Schiller et Goethe ; ce fut à cette époque qu’ils publièrent ensemble les Xenies, recueil de distiques satiriques. L’''Histoire de la guerre de trente ans, la Révolte des Pays-Ras'', les tragédies de ''Wallenstein'', de ''Marie Stuart'', de ''Jeanne d’Arc, la Fiancée de Messine, Guillaume Tell'', et une grande quantité des poésies lyriques de Schiller furent faites de 1793 à 1805. Dans cette année, Schiller, qui souffrait depuis long-temps d’une maladie de poitrine, épuisé par un travail continuel, mourut tout-à-coup au mois de mai. Sa mort précoce fut regardée en Allemagne comme un malheur public ; quant à ceux qui l’avaient connu dans l’intimité, ils regrettèrent en lui non seulement le grand poète, mais encore l’homme du caractère le plus noble et le plus élevé. Schiller mourut pauvre, et laissa trois enfans, deux fils et une fille. En 1826, le grand duc Charles-Auguste fit transporter ses restes dans le caveau royal et les fit déposer à côté de la place qu’il désigna pour lui-même.
{{d|(''Note du traducteur.'')|3}}</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE {{corr|XVII|XX}}.}} {{interligne|1em}} {{sc|Les}} ''Veillées de Theſſalie'', autre production de Mademoiſelle de Luſſan, ſont un Recueil de Contes, dont un ſeul vous donnera une idée de tous les autres. Partout il eſt queſtion de ſortilége & de magie ; & toutes ces fictions ſont travaillées ſur le même modele. Voici d’abord le plan général, ou pour mieux dire, l’occaſion qui amene toutes ces hi... »
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{{interligne|4em}}
{{T3|LETTRE {{corr|XVII|XX}}.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Les}} ''Veillées de Theſſalie'', autre production de
Mademoiſelle de Luſſan, ſont un Recueil de
Contes, dont un ſeul vous donnera une idée de
tous les autres. Partout il eſt queſtion de ſortilége
& de magie ; & toutes ces fictions ſont travaillées
ſur le même modele. Voici d’abord le plan général,
ou pour mieux dire, l’occaſion qui amene toutes
ces hiſtoires.
» Dans la belle Vallée de Tempé, ſi célebre
chez les anciens, étoit un Hameau, ſitué ſur le
bord du Fleuve Pénée… On voyoit, dans l’extrémité
du hameau, trois maiſons jointes l’une à
l’autre ; elles étoient habitées par trois familles
unies par le ſang, & plus encore par la conformité
de leurs mœurs… Les trois Chefs de famille
partirent pour aller à Lariſſe, Capitale de
la Theſſalie. Les meres, pour s’amuſer & pour
amuſer leurs filles, s’aſſembloient tous les jours,
tantôt chez l’une & tantôt chez l’autre. Elles ſe
rangeoient en rond pour mieux ſe voir & s’entendre,
ſans qu’on ſût détourné du travail ; les
meres donnoient l’exemple ; & les filles le ſuivoient
avec ardeur… La converſation des
meres rouloit ſouvent ſur des inſtructions ſages,
faites avec douceur & ménagement ; quelquefois
auſſi des ſujets plus gais & plus amuſans
faiſoient la matiere de leurs entretiens. ».
C’eſt Melanie qui ſait les frais de la premiere
ſoirée.
Elle raconte comment Alemon ſon pere, étant<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>très-riche et très-fécond, c’est que tout son esprit se
mêlait à la vie de son temps ; c’est que chacun était
nourri et mûri par cet esprit, qui savait remédier à la
pénurie d’autrui. C’est pourquoi il était tout pour moi,
et pour d’autres encore, et que jamais sa perte ne sera
réparée. » J’écrivis soigneusement ces paroles, non pas
pour les communiquer à d’autres comme un de tes jugemens
remarquables, mais parce qu’elles me rendaient honteuse.
Pourtant elles m’ont fait du bien ; elles m’ont corrigée ;
et souvent au moment de me prononcer sur quelqu’un,
je pense de quelle manière ta douce justice a
puni ma présomption, et m’a, malgré ma jalousie, forcée
à reconnaître que je n’étais rien. « On ne goûte pas
en vain des choses, continuas-tu ; cette liaison qui dura
de longues années, ce commerce intime et sérieux,
sont devenus une partie de moi-même ; et quand j’arrive
au théâtre, que je tourne les yeux vers sa place, et que
je pense qu’il n’est plus de ce monde, que son regard
ne me cherche plus, alors la vie m’est à charge, et j’aimerais
mieux, moi aussi, ne plus être. »
Cher Goethe, il faut que tu m’aies grandement estimée
pour avoir exprimé devant moi des idées et des sentimens
aussi précieux. C’était la première fois que quelqu’un me
parlait du plus profond de son âme, et ce quelqu’un, c’était
toi ! Oui, tu te laissas même aller à tous tes regrets, à
toute ta douleur en ma présence ; et Schiller m’a fait impression ;
car il t’avait tellement attendri, que tu restas
long-temps appuyé contre moi, et que tu me pressas à la
fin fortement contre ton cœur.
Je suis fatiguée : je t’écris depuis deux heures et demie ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''JUDAÏSME'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 410 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''JUSTICIER'''</div></div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>vorta<sup>2</sup>, mallarĝospirita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Judaisme,''' judaismo<sup>Z</sup>, judeco<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Judas,''' (observa) fenestreto, luketo<sup>P</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Judiciaire *,''' juĝa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Judicieux *,''' sagaca.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Juge,''' {{t|(dr.)|90}} juĝisto<sup>2</sup> ‖ juĝanto<sup>2</sup>, decidanto. '''Je vous laisse, fais -,''' mi petas, ke vi prijuĝu [decidu].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jugé. Au -,''' proksimume.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jugement,''' {{t|(dr.)|90}} juĝo ‖ ~<sup>2</sup>, opinio ‖ {{t|(fac.)|90}} juĝokapablo, sagaceco ‖ {{t|(log.)|90}} asertokapablo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Juger,''' {{t|(rendre la justice)|90}} juĝi ‖ {{t|(apprécier)|90}} (pri)juĝi<sup>2</sup>, taksi<sup>16</sup> ‖ {{t|(être d’avis)|90}} opinii ‖ {{t|(décider)|90}} decidi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jugulaire,''' gorĝa ‖ {{t|(s.)|90}} (submentona) kaskoligilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Juguler (qn),''' ekspluategi<sup>Z</sup> ‖ perforte [trud]silentigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Juif,''' juda<sup>Z</sup> ‖ ~o<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Juillet,''' julio.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Juin,''' junio.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Juiverie,''' procentegajo<sup>1</sup>, judaĵaĉo<sup>2</sup> ‖ judaraĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Julienne,''' legoma buljono.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jumeau,''' dunaskito<sup>2</sup>, ĝemelo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jumelle, V. Jumeau,''' ~ino ‖ binoklo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jument,''' ĉevalino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jungle,''' (hinda<sup>Z</sup>)marĉa densejo(eg)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jupe,''' jupo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jupon,''' subjupo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Juré,''' juĝanto, ĵura alsidanto<sup>2</sup> ‖ {{t|(a.)|90}} nepacigebla<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jurement,''' ĵuro ‖ kolera blasfemado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jurer,''' ĵuri ‖ kolere blasfemi ‖ {{t|(ch.)|90}} akre kontrasti, malakordegiĝi. '''Il ne faut - de rien,''' pri nenio oni povas ĵuri<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Juridiction,''' juĝopovo ‖ juĝa distrikto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Juridique *,''' jura<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jurisconsulte,''' juristo, leĝisto<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jurisprudence,''' juroscienco<sup>Z</sup>, leĝoscienco<sup>2</sup> ‖ juro<sup>Z</sup>, juĝa kutimo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Juriste,''' juristo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Juron,''' kolera blasfemo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jury,''' {{t|(dr.)|90}} jura alsidantaro, juĝantaro ‖ ekzamenantaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jus,''' suko.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jusant''' {{t|(mar.)|90}}, forfluo<sup>2</sup>, refluo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jusque, jusqu’à,''' {{t|(esp., tps., f.)|90}} ĝis ‖ eĉ.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jusquiame,''' hiskiamo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Justaucorps,''' (mallarĝa) brustovesto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Juste,''' (jure<sup>Z</sup>) justa ‖ prava ‖ ĝusta ‖ {{t|(s.)|90}} justulo ‖ {{t|(adv.)|90}} akurate, ĝuste. '''Comme de -,''' kiel estas juste. '''Tirer -,''' trafe pafi. '''- à temps,''' templime<sup>7</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Justement, V. A.,''' ~e ‖ ĵus.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Justesse,''' ĝusteco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Justice,''' justeco ‖ juĝopovo ‖ juĝistaro ‖ juĝejo. '''Rendre la -,''' juĝadi. '''Demander -,''' peti pri repago [puno, venĝo]. '''Rendre - à qn''' {{t|(f.)|90}}, konfesi la meritojn de iu. '''Faire - de,''' trakti laŭmerite. '''Se faire -''', sin mem kondamni [puni], sin merite mortigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Justiciable,''' juĝebla {{t|(p. f.)|90}}.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Justicier,''' punanto.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>ſon fils ; elle étoit ſans connoiſſance, & ne la
reprit que pour me dire, en me ſerrant les
mains. Je meurs, cher Mélénide ; elle expira
dans le même moment ».
Quelques jours après ce triſte évenement, on
vient dire à Mélénide, que les Scythes indignés
des crimes de leur Reine, l’ont maſſacrée. Mais
auſſi inſenſible au plaiſir de la vengeance, que peu
touché des charmes de la Royauté qu’on lui offre,
Mélénide ne veut plus vivre, que pour pleurer les
pertes qu’il a faites. Il quitte des lieux où il a
tout perdu. Il fuit loin de la Scythie. La rencontre
qu’il fait de Théminiſès, auſſi malheureux
que lui, adoucit la rigueur de ſon ſort : ils ſe
conſolent l’un l’autre dans la ſolitude.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/234
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>il en est près de cinq maintenant. La clarté ne veut pas
venir aujourd’hui ; de lourds nuages pendent au ciel.
Nous attendrons sans doute l’après-midi pour nous mettre
en route. Si tu voyais les brouillards amoncelés sur le
Rhin, et ceux qui pendent aux pointes des rochers ! Si nous
restons ici, je t’écrirai encore aujourd’hui ; car j’ai à te
parler de la musique, de Schiller et de toi ; j’ai à te dire
que tous deux vous tenez à la musique ; il y a long-temps
que cela me trotte par la tête.
Je suis fatiguée, cher Goethe ; il faut que je dorme.
{{sep|m=2em}}
{{d|Au soir.|4|fs=90%|m=1em}}
Je suis très-fatiguée, cher ami, et je ne t’écrirais pas, si
je ne m’étais aperçue que ces récits d’un singulier voyage
fait à droite et à gauche formaient un ensemble ; c’est pourquoi
je ne veux pas négliger de te dépeindre en quelques
lignes l’image de ce jour. Rien que de l’orage et du vent ;
pour changer, un seul rayon de soleil. Après être restés jusqu’à
midi à Saint-Goarshausen, nous sommes montés sur
le Rheinfels. Mes mains sont tout écorchées par les épines,
et mes genoux tremblent encore des efforts que j’ai faits
pour escalader la montagne ; car j’étais partie en avant, et
j’avais choisi le chemin le plus court et le plus rude. D’en
haut la vue est sombre et solennelle. Des rochers nus à
leur base se pressent les uns contre les autres. Ils sont couronnés
de vignobles, de forêts et de vieux châteaux en
ruines, et s’avancent hardiment dans le lit du fleuve pour
s’opposer à son cours ; tandis que lui, sortant du lac tran-<noinclude>
<references/></noinclude>
noodi6kst7j8il4kg29mxbcdk62qkex
Histoire littéraire des femmes françoises/3/20
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text/x-wiki
<pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu" header=1 from=323 to=342 />
{{modernisation|
*triſtes: tristes}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>quille et profond du Lurleyberg<ref>Au pied du Lurleyberg, le Rhin forme une espèce de lac qui se termine par deux tournans très-dangereux pour la navigation. Les traditions et les légendes racontent qu’une enchanteresse, nommée Loreley, habite la montagne. Quand elle voit approcher des bateaux, elle se met à chanter. Sa voix enivre les marins ; ils oublient le danger, et sont engloutis par les tournans. Clément Brentano, écrivain très-distingué et frère de Bettine, a fait une ballade très-connue sur ce sujet.
{{d|(''Note du traducteur''.)|3}}</ref> enchanté, s’élance, bouillonne,
écume, grossit, siffle, se brise contre les écueils, et,
comme un buveur insatiable, engloutit ses propres flots
écumans et furieux.
Quand je fus arrivée en haut, abritée par le mur protecteur
du Rheinfels, je vis les personnes qui composaient
notre société, munies de parapluies rouges et verts, grimper
avec peine le sentier glissant qui mène au château. Comme
en ce moment le dernier rayon de soleil disparut, et qu’une
bonne ondée vint mettre un terme aux demandes de beau
temps, toutes ces bonnes gens, amans de la nature, s’en
retournèrent timidement, presque arrivés au but ; et je
restai seule parmi les cimes couronnées. Comment te dépeindre
bien et brièvement l’heure que j’ai passée là-haut ?
à peine si j’osais respirer : tout était si imposant et si grandiose !
Oh ! je suis bienheureuse ! le monde est beau, et
tout ce que j’éprouve, je l’éprouve pour toi.
Je plongeais silencieusement mes regards dans les flots
écumans ; les rochers gigantesques m’intimidaient ; à peine
si j’avais le courage de les regarder ; quelques-uns sont
horribles à voir suspendus au-dessus des eaux, avec les arbrisseaux
sombres qui sortent de leur sein crevassé, et
dont les racines dépouillées semblent tenir à peine dans le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/236
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>roc, tandis que leurs branches pendantes trempent dans le
torrent furieux. L’obscurité allait en augmentant ; je crus
que la clarté ne reviendrait plus. J’étais à me demander si
les loups ne me mangeraient pas cette nuit, lorsque le soleil
parut tout-à-coup, luttant avec les nuages, et couronnant
les hauteurs d’un cercle de feu. Les cimes des arbres
paraissaient flamber, et les grottes et les gorges des
montagnes exhaler une atmosphère bleuâtre. Des lueurs
variées jouaient sur le Gaugraf, et des créations aériennes
dansaient sur les flots encore agités ; tout paraissait chanceler ;
je détournais les yeux. J’arrachai le lierre de la
muraille, et j’en fis des couronnes que je lançai au loin
dans les flots avec le bâton crochu qui m’avait servi à grimper.
Hélas ! à peine si je les vis ; elles étaient déjà emportées.
Bonsoir, bonsoir, mon cher trésor !
{{sep|m=2em}}
{{d|Le 27.|4|fs=90%|m=1em}}
Bonjour, Goethe ! Je suis allée ce matin à quatre heures
trouver les pêcheurs de saumon ; je les ai aidés à guetter
le poisson ; car eux aussi ils disent : « Il fait bon pêcher en
eau trouble. » Mais ce fut inutilement ; nous {{corr|n’attrappâmes|n’attrapâmes}}
pas un saumon. J’ai payé la rançon d’une carpe que
j’ai remise à l’eau en ton honneur et en celui de Dieu. —
Le temps ne s’éclaircit pas ; nous allons passer de l’autre
côté du fleuve pour retourner en voiture à la maison ; j’aurais
pourtant bien voulu vagabonder encore quelques jours
ici.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Acélan
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torrent furieux. L’obscurité allait en augmentant ; je crus
que la clarté ne reviendrait plus. J’étais à me demander si
les loups ne me mangeraient pas cette nuit, lorsque le soleil
parut tout-à-coup, luttant avec les nuages, et couronnant
les hauteurs d’un cercle de feu. Les cimes des arbres
paraissaient flamber, et les grottes et les gorges des
montagnes exhaler une atmosphère bleuâtre. Des lueurs
variées jouaient sur le Gaugraf, et des créations aériennes
dansaient sur les flots encore agités ; tout paraissait chanceler ;
je détournais les yeux. J’arrachai le lierre de la
muraille, et j’en fis des couronnes que je lançai au loin
dans les flots avec le bâton crochu qui m’avait servi à grimper.
Hélas ! à peine si je les vis ; elles étaient déjà emportées.
Bonsoir, bonsoir, mon cher trésor !
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{{d|Le 27.|4|fs=90%|m=1em}}
Bonjour, Goethe ! Je suis allée ce matin à quatre heures
trouver les pêcheurs de saumon ; je les ai aidés à guetter
le poisson ; car eux aussi ils disent : « Il fait bon pêcher en
eau trouble. » Mais ce fut inutilement ; nous {{corr|n’attrappâmes|n’attrapâmes}}
pas un saumon. J’ai payé la rançon d’une carpe que
j’ai remise à l’eau en ton honneur et en celui de Dieu. —
Le temps ne s’éclaircit pas ; nous allons passer de l’autre
côté du fleuve pour retourner en voiture à la maison ; j’aurais
pourtant bien voulu vagabonder encore quelques jours
ici.<includeonly>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE {{corr|XVIII|XXI}}.}} {{interligne|1em}} {{sc|Ce}} n’eſt point de ſon imagination, que Mademoiſelle de Luſſan a tiré le ſonds de ce Roman ; c’eſt une Anecdote hiſtorique, qu’elle détaille & qu’elle embellit. Les réflexions & les ſentimens ſont les ſeuls ornemens qu’elle emprunte ; du reſte point d’Epiſodes, point de fictions ; ce trait d’hiſtoire étoit aſſez intéreſſant par lui-m... »
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{{T3|LETTRE {{corr|XVIII|XXI}}.}}
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{{sc|Ce}} n’eſt point de ſon imagination, que Mademoiſelle
de Luſſan a tiré le ſonds de ce Roman ;
c’eſt une Anecdote hiſtorique, qu’elle détaille &
qu’elle embellit. Les réflexions & les ſentimens
ſont les ſeuls ornemens qu’elle emprunte ; du
reſte point d’Epiſodes, point de fictions ; ce trait
d’hiſtoire étoit aſſez intéreſſant par lui-même ; on
ne s’eſt réſervé, pour ainſi dire, que le choix & la
diſpoſition des couleurs.
La Princeſſe Marie, fille de Henri VII, Roi
d’Angleterre, étoit âgée de ſeize ans, lorſque
Henri VIII, ſon frere, monta ſur le Trône…
» Une beauté réguliere & remplie d’agrémens,
étoit le moindre de ſes avantages. Son eſprit
aimable, ſéduiſant, ſupérieur & déjà formé, la
rendoit capable de penſer, de réfléchir & de
juger. Le déſir de s’attirer tous les ſuffrages répandoit
dans ſes manieres & dans ſes diſcours,
des graces qui avoient quelquefois une légere
nuance de coquetterie. Elle ignoroit que le déſir
de ſéduire, fournit le moyen de nous ſéduire
nous-mêmes.
» Charles de Brandon, Duc de Suſſolck, favori
de ſon Roi & digne de l’être, ne put réſiſter
aux attraits de la Princeſſe Marie. Jeune, né
auſſi hardi qu’ambitieux, il oſa ſe flatter de
plaire à cette Princeſſe. Si la nobleſſe de la figure,
la fineſſe d’un eſprit inſinuant & délicat,
peuvent rendre préſomptueux, Charles de
Brandon étoit en droit de l’être ».<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu/353
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <noiwiki/> » Une ame généreuſe ne connoît ni haine ni vengeance ; elle oublie l’outrage, elle ne ſe ſouvient que du repentir. » Quel bien plus précieux que la liberté ! Il nous dédommage de ceux qu’on perd, & nous étourdit ſur ceux qui nous manquent. » La honte devient une vertu, quand c’eſt le remords qui la cauſe ». ::Je ſuis, &c. »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><noiwiki/>
» Une ame généreuſe ne connoît ni haine
ni vengeance ; elle oublie l’outrage, elle ne
ſe ſouvient que du repentir.
» Quel bien plus précieux que la liberté ! Il
nous dédommage de ceux qu’on perd, &
nous étourdit ſur ceux qui nous manquent.
» La honte devient une vertu, quand c’eſt le
remords qui la cauſe ».
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/3/21
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Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/204
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|180|{{sct|du laocoon.}}|}}</noinclude>poètes, pour les détourner par un exemple
aussi frappant, de faire des essais plus malheureux
encore, dans un genre où l’Arioste
même n’a pu réussir.
J’accorderai, si l’on veut, à Dolce que les
deux premiers vers de ce poète :
{{Pom|Di persona era tanto ben formata
Quanto me’ finger san pittori industri|lang=it|m=1em}}
{{br0}}prouvent que l’Arioste entendoit parfaitement
la théorie des proportions, telle que
l’artiste le plus diligent a pu se la former, en
étudiant la nature et l’antique<ref>Ibid. {{lang|it|Ecco, che quanto alla proportione, l’ingeniosissimo Ariosto assegna la migliore, che sappiano
formar le mani de’ piu eccellenti pittori, usando questa
voce industri, per dinotar la diligenza, che conviene
al buono artefice.}}</ref>. J’accorderai
que dans les deux autres vers :
{{Pom|Spargeasi per la guancia delicata
Misto color di rose e di ligustri,|lang=it|m=1em}}
{{br0}}le poète se fait connoître pour un parfait
coloriste, pour un autre Titien<ref>Ibid. {{pg|182}}. {{lang|it|Qui l’Ariosto colorisce, e in questo suo colorire dimostra essere un Titiano.}}</ref>. Je veux encore
que lorsqu’il se contente de comparer<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/429
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SkoRo
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''LÂCHETÉ'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 412 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''LAMBEAU'''</div></div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lâcheté,''' malkuraĝo<sup>2</sup> ‖ senenergio.</p>
'''Lâcheur''' (F.), malpersist(em)a[malkuraĝa] defendanto, senpersistulo.
'''Lacis,''' retaĵo.
'''Laconique *''', lakona<sup>Z</sup>.
'''Laconisme,''' lakoneco<sup>Z</sup>.
'''Lacrymal''' {{t|(anat.)|90}}, larma.
'''Lacs,''' maŝo ‖ maŝokaptilo.
'''Lacté,''' lakta.
'''Lacune,''' mankloko<sup>2</sup>, manko, malplenaĵo.
'''Lacustre,''' laga.
'''Ladre,''' avarega.
'''Ladrerie,''' avaregeco ‖ leprulejo.
'''Lagune,''' laguno<sup>Z</sup>.
'''Lai (Frère)''', servanta monaĥo.
'''Laîche''' {{t|(bot.)|90}}, karekso<sup>X</sup>.
'''Laïciser,''' laikigi<sup>Z</sup>.
'''Laïcité,''' laikeco<sup>Z</sup>.
'''Laid,''' malbela.
'''Laideron''' {{t|(masc.)|90}}, malbelulino.
'''Laideur,''' malbeleco.
'''Laie,''' aprino.
'''Lainage,''' lanaĵo.
'''Laine,''' lano. '''De -, en -,''' lana. '''Se laisser manger la - sur le dos,''' senkontraŭstare toleri la ekspluatadon<sup>Z</sup>.
'''Laineux,''' laneca.
'''Laïque,''' laika<sup>Z</sup>.
'''Laisse,''' kondukilo<sup>2</sup>, ~oŝnuro, regoŝnuro. '''Mener qn en -,''' {{t|(f.)|90}} '''V. Lisières.'''
'''Laisser,''' lasi ‖ {{t|(renoncer à)|90}} rezigni<sup>Z</sup>, forlasi ‖ {{t|(remettre)|90}} transdoni ‖ {{t|(en héritage)|90}} postlasi<sup>2</sup> ‖ {{t|(de reste)|90}} restigi<sup>2</sup>. '''- tomber,''' delasi. '''- sortir,''' ellasi.
'''- entrer,''' enlasi. '''- échapper,''' (qn) ellasi ‖ (qc) preterlasi. '''- passer,''' (occasion) preterlasi. '''Se - tomber,''' fale sidiĝi<sup>2</sup>. '''- sans changement,''' restigi sen ŝanĝo. '''- là,''' restigi tie<sup>2</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} forĵeti<sup>2</sup>. '''- aller''' {{t|(s.)|90}}, (senenergia) malzorgeto ‖ (senzorga) malsevereco.
'''Se - abattre,''' senkuraĝiĝi.
'''Se - aller,''' senenergiiĝi, ne kontraŭstari.
'''Se - faire,''' ne kontraŭstari.
'''Ne pas - de faire,''' tamen fari ‖ tamen ne preterlasi fari.
'''- qn derrière soi,''' transpasi ‖ {{t|(f.)|90}} (merite) superi.
'''Je vous laisse à penser,''' vi povas imagi.
'''Laisser-passer,''' {{t|(s.)|90}} paspermeso.
'''Lait,''' lakto. '''Petit -,''' selakto. '''(Dent) de -,''' infana. '''Frère de -,''' mamfrato. '''Cochon de -,''' suĉporketo. '''Vache à -''' {{t|(f.)|90}}, ''senfine'' melkebla bovino, ekspluatato<sup>Z</sup>.
'''Laitage,''' laktaĵo.
'''Laitance,''' laktumo<sup>2</sup>.
'''Laité''' {{t|(pois.)|90}}, laktumhava<sup>2</sup>.
'''Laiterie,''' laktejo ‖ lakt(ovend)ejo.
'''Laiteux,''' lakteca.
'''Laitier,''' laktovendisto.
'''Laitière,''' laktovendistino ‖ {{t|(a.)|90}} laktodona (bovino).
'''Laiton,''' latuno, flava kupro.
'''Laitue,''' laktuko<sup>Z</sup>.
'''Lama,''' lamao<sup>Z</sup> ‖ {{t|(zoo.)|90}} lamo<sup>X</sup>.
'''Lamaïsme,''' lamaismo<sup>Z</sup>.
'''Lambeau,''' ĉifono, tukopec(aĉ)o. '''Mettre en -x,''' tute (ĉifone) disŝiri.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''LÂCHETÉ'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 412 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''LAMBEAU'''</div></div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lâcheté,''' malkuraĝo<sup>2</sup> ‖ senenergio.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lâcheur''' (F.), malpersist(em)a[malkuraĝa] defendanto, senpersistulo.
'''Lacis,''' retaĵo.
'''Laconique *''', lakona<sup>Z</sup>.
'''Laconisme,''' lakoneco<sup>Z</sup>.
'''Lacrymal''' {{t|(anat.)|90}}, larma.
'''Lacs,''' maŝo ‖ maŝokaptilo.
'''Lacté,''' lakta.
'''Lacune,''' mankloko<sup>2</sup>, manko, malplenaĵo.
'''Lacustre,''' laga.
'''Ladre,''' avarega.
'''Ladrerie,''' avaregeco ‖ leprulejo.
'''Lagune,''' laguno<sup>Z</sup>.
'''Lai (Frère)''', servanta monaĥo.
'''Laîche''' {{t|(bot.)|90}}, karekso<sup>X</sup>.
'''Laïciser,''' laikigi<sup>Z</sup>.
'''Laïcité,''' laikeco<sup>Z</sup>.
'''Laid,''' malbela.
'''Laideron''' {{t|(masc.)|90}}, malbelulino.
'''Laideur,''' malbeleco.
'''Laie,''' aprino.
'''Lainage,''' lanaĵo.
'''Laine,''' lano. '''De -, en -,''' lana. '''Se laisser manger la - sur le dos,''' senkontraŭstare toleri la ekspluatadon<sup>Z</sup>.
'''Laineux,''' laneca.
'''Laïque,''' laika<sup>Z</sup>.
'''Laisse,''' kondukilo<sup>2</sup>, ~oŝnuro, regoŝnuro. '''Mener qn en -,''' {{t|(f.)|90}} '''V. Lisières.'''
'''Laisser,''' lasi ‖ {{t|(renoncer à)|90}} rezigni<sup>Z</sup>, forlasi ‖ {{t|(remettre)|90}} transdoni ‖ {{t|(en héritage)|90}} postlasi<sup>2</sup> ‖ {{t|(de reste)|90}} restigi<sup>2</sup>. '''- tomber,''' delasi. '''- sortir,''' ellasi.
'''- entrer,''' enlasi. '''- échapper,''' (qn) ellasi ‖ (qc) preterlasi. '''- passer,''' (occasion) preterlasi. '''Se - tomber,''' fale sidiĝi<sup>2</sup>. '''- sans changement,''' restigi sen ŝanĝo. '''- là,''' restigi tie<sup>2</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} forĵeti<sup>2</sup>. '''- aller''' {{t|(s.)|90}}, (senenergia) malzorgeto ‖ (senzorga) malsevereco.
'''Se - abattre,''' senkuraĝiĝi.
'''Se - aller,''' senenergiiĝi, ne kontraŭstari.
'''Se - faire,''' ne kontraŭstari.
'''Ne pas - de faire,''' tamen fari ‖ tamen ne preterlasi fari.
'''- qn derrière soi,''' transpasi ‖ {{t|(f.)|90}} (merite) superi.
'''Je vous laisse à penser,''' vi povas imagi.
'''Laisser-passer,''' {{t|(s.)|90}} paspermeso.
'''Lait,''' lakto. '''Petit -,''' selakto. '''(Dent) de -,''' infana. '''Frère de -,''' mamfrato. '''Cochon de -,''' suĉporketo. '''Vache à -''' {{t|(f.)|90}}, ''senfine'' melkebla bovino, ekspluatato<sup>Z</sup>.
'''Laitage,''' laktaĵo.
'''Laitance,''' laktumo<sup>2</sup>.
'''Laité''' {{t|(pois.)|90}}, laktumhava<sup>2</sup>.
'''Laiterie,''' laktejo ‖ lakt(ovend)ejo.
'''Laiteux,''' lakteca.
'''Laitier,''' laktovendisto.
'''Laitière,''' laktovendistino ‖ {{t|(a.)|90}} laktodona (bovino).
'''Laiton,''' latuno, flava kupro.
'''Laitue,''' laktuko<sup>Z</sup>.
'''Lama,''' lamao<sup>Z</sup> ‖ {{t|(zoo.)|90}} lamo<sup>X</sup>.
'''Lamaïsme,''' lamaismo<sup>Z</sup>.
'''Lambeau,''' ĉifono, tukopec(aĉ)o. '''Mettre en -x,''' tute (ĉifone) disŝiri.<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''LÂCHETÉ'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 412 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''LAMBEAU'''</div></div>
{{Br0}}
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{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lâcheté,''' malkuraĝo<sup>2</sup> ‖ senenergio.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lâcheur''' (F.), malpersist(em)a[malkuraĝa] defendanto, senpersistulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lacis,''' retaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laconique *''', lakona<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laconisme,''' lakoneco<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lacrymal''' {{t|(anat.)|90}}, larma.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lacs,''' maŝo ‖ maŝokaptilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lacté,''' lakta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lacune,''' mankloko<sup>2</sup>, manko, malplenaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lacustre,''' laga.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ladre,''' avarega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ladrerie,''' avaregeco ‖ leprulejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lagune,''' laguno<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lai (Frère)''', servanta monaĥo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laîche''' {{t|(bot.)|90}}, karekso<sup>X</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laïciser,''' laikigi<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laïcité,''' laikeco<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laid,''' malbela.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laideron''' {{t|(masc.)|90}}, malbelulino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laideur,''' malbeleco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laie,''' aprino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lainage,''' lanaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laine,''' lano. '''De -, en -,''' lana. '''Se laisser manger la - sur le dos,''' senkontraŭstare toleri la ekspluatadon<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laineux,''' laneca.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laïque,''' laika<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laisse,''' kondukilo<sup>2</sup>, ~oŝnuro, regoŝnuro. '''Mener qn en -,''' {{t|(f.)|90}} '''V. Lisières.'''
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laisser,''' lasi ‖ {{t|(renoncer à)|90}} rezigni<sup>Z</sup>, forlasi ‖ {{t|(remettre)|90}} transdoni ‖ {{t|(en héritage)|90}} postlasi<sup>2</sup> ‖ {{t|(de reste)|90}} restigi<sup>2</sup>. '''- tomber,''' delasi. '''- sortir,''' ellasi.
'''- entrer,''' enlasi. '''- échapper,''' (qn) ellasi ‖ (qc) preterlasi. '''- passer,''' (occasion) preterlasi. '''Se - tomber,''' fale sidiĝi<sup>2</sup>. '''- sans changement,''' restigi sen ŝanĝo. '''- là,''' restigi tie<sup>2</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} forĵeti<sup>2</sup>. '''- aller''' {{t|(s.)|90}}, (senenergia) malzorgeto ‖ (senzorga) malsevereco.
'''Se - abattre,''' senkuraĝiĝi.
'''Se - aller,''' senenergiiĝi, ne kontraŭstari.
'''Se - faire,''' ne kontraŭstari.
'''Ne pas - de faire,''' tamen fari ‖ tamen ne preterlasi fari.
'''- qn derrière soi,''' transpasi ‖ {{t|(f.)|90}} (merite) superi.
'''Je vous laisse à penser,''' vi povas imagi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laisser-passer,''' {{t|(s.)|90}} paspermeso.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lait,''' lakto. '''Petit -,''' selakto. '''(Dent) de -,''' infana. '''Frère de -,''' mamfrato. '''Cochon de -,''' suĉporketo. '''Vache à -''' {{t|(f.)|90}}, ''senfine'' melkebla bovino, ekspluatato<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laitage,''' laktaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laitance,''' laktumo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laité''' {{t|(pois.)|90}}, laktumhava<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laiterie,''' laktejo ‖ lakt(ovend)ejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laiteux,''' lakteca.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laitier,''' laktovendisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laitière,''' laktovendistino ‖ {{t|(a.)|90}} laktodona (bovino).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laiton,''' latuno, flava kupro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Laitue,''' laktuko<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lama,''' lamao<sup>Z</sup> ‖ {{t|(zoo.)|90}} lamo<sup>X</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lamaïsme,''' lamaismo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lambeau,''' ĉifono, tukopec(aĉ)o. '''Mettre en -x,''' tute (ĉifone) disŝiri.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Anecdotes de la Cour de Philippe Auguſte.|taille=90}}{{sc|Les}}'' Anecdotes de la Cour de Philippe Auguſte''
ſont, à mon avis, le meilleur Ouvrage de
de Philippe Mademoiſelle de Luſſan. Parmi ces différentes
Anecdotes, je choiſirai d’abord celle de Roger,
Comte de Rethel, de la Maiſon de Champagne,
qui eſt le principal Héros de ce Roman. Thibaut
de Rethel, ſon pere, voulant lui procurer
un établiſſement ſelon ſon goût, le mena chez
pluſieurs Seigneurs de la Province. Ils finirent
leur tournée par le Château de Roſoi. Ils y trouverent
un vieux Seigneur fort aimable, une mere
qui ſans être humiliée de la beauté ſurprenante
de ſa fille, étoit fiere de la ſienne. Madame de
Roſoi n’avoit pas encore trente-deux ans ; &
elle n’en paroiſſoit pas vingt-cinq. Sa beauté &
les graces qui accompagnoient toute ſa perſonne,
ne laiſſoient rien à deſirer en elle. Si ſa fille, alors
dans ſa ſeizième année, n’eut pas été à ſes côtés,
on ſe fut aiſément perſuadé qu’on ne pouvoit
rien voir de plus beau. Les regards étonnés du
jeune Comte de Rethel ſe partagerent d’abord
entre la mere & la fille, & ſe fixerent ſur Alix
de Roſoi : en peu de jours il fut épris de la plus
forte paſſion. Quelle fut ſa joie, en apprenant
de ſon pere, que cette aimable perſonne étoit
celle qu’il lui deſtinoit pour épouſe ! l’Amour fit
la même impreſſion ſur le cœur d’Alix, qu’il
avoit fait ſur celui de Roger : ces jeunes Amans
s’exprimoient ſans contrainte leur tendreſſe réciproque.<noinclude>
<references/></noinclude>
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ſont, à mon avis, le meilleur Ouvrage de
Mademoiſelle de Luſſan. Parmi ces différentes
Anecdotes, je choiſirai d’abord celle de Roger,
Comte de Rethel, de la Maiſon de Champagne,
qui eſt le principal Héros de ce Roman. Thibaut
de Rethel, ſon pere, voulant lui procurer
un établiſſement ſelon ſon goût, le mena chez
pluſieurs Seigneurs de la Province. Ils finirent
leur tournée par le Château de Roſoi. Ils y trouverent
un vieux Seigneur fort aimable, une mere
qui ſans être humiliée de la beauté ſurprenante
de ſa fille, étoit fiere de la ſienne. Madame de
Roſoi n’avoit pas encore trente-deux ans ; &
elle n’en paroiſſoit pas vingt-cinq. Sa beauté &
les graces qui accompagnoient toute ſa perſonne,
ne laiſſoient rien à deſirer en elle. Si ſa fille, alors
dans ſa ſeizième année, n’eut pas été à ſes côtés,
on ſe fut aiſément perſuadé qu’on ne pouvoit
rien voir de plus beau. Les regards étonnés du
jeune Comte de Rethel ſe partagerent d’abord
entre la mere & la fille, & ſe fixerent ſur Alix
de Roſoi : en peu de jours il fut épris de la plus
forte paſſion. Quelle fut ſa joie, en apprenant
de ſon pere, que cette aimable perſonne étoit
celle qu’il lui deſtinoit pour épouſe ! l’Amour fit
la même impreſſion ſur le cœur d’Alix, qu’il
avoit fait ſur celui de Roger : ces jeunes Amans
s’exprimoient ſans contrainte leur tendreſſe réciproque.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ce que fait une femme pour devenir chere à ſon mari, eſt louable, & lui fait honneur : elle ne peut trop y mettre du ſien. Ce qui l’arrête, n’eſt qu’orgueil, que mépris de ſes devoirs, qui la rendent elle-même mépriſable. Attentions patience, careſſes, complaiſances, empreſſemens, accompagnés de cette douceur qui répand un charme inexprimable ſur les moindres actions d’une femme ; tels ſont les ſecrets les plus ſûrs pour rappeller... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>ce que fait une femme pour devenir chere à
ſon mari, eſt louable, & lui fait honneur : elle
ne peut trop y mettre du ſien. Ce qui l’arrête,
n’eſt qu’orgueil, que mépris de ſes devoirs, qui
la rendent elle-même mépriſable. Attentions
patience, careſſes, complaiſances, empreſſemens,
accompagnés de cette douceur qui répand
un charme inexprimable ſur les moindres
actions d’une femme ; tels ſont les ſecrets les
plus ſûrs pour rappeller un époux ».
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/3/22
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|du laocoon.}}|181}}</noinclude>à l’or les cheveux d’Alcine, au lieu d’en
faire des cheveux dorés, il en résulte
évidemment qu’il a blâmé l’emploi de l’or
parmi les couleurs de la peinture<ref>Ibid. {{pg|180}}. {{lang|it|Poteva l’Ariosto nella guisa, che ha detto chioma bionda, dir chioma d’oro : ma gli parve
forse, che havrebbe havuto troppo del poetico. Da che
si puo rittrar, che ’l pittore dee imitar l’oro, e non
metterlo (come fanno i miniatori) nelle sue pitture,
in modo, che si possa dire, que’ capelli non sono d’oro,
ma par che risplendano, come l’oro.}}</ref>. Enfin je
n’empêcherai pas que dans ce vers sur le
nez d’Alcine,
{{Pom|Quindi il naso per mezzo il viso scende,|lang=it|m=1em}}
{{br0}}on ne trouve le profil des nez romains, ou
plutôt de ces nez grecs, prêtés par les artistes
Grecs aux figures romaines<ref>Ibid. {{pg|182}}. {{lang|it|Il naso, che discende giu, havendo
peraventura la consideratione a quelle forme de’ nasi,
che si veggono ne’ ritratti delle belle Romane antiche.}}</ref>. Mais à quoi
bon toute cette érudition, toutes ces connoissances
pour nous autres lecteurs qui voulons
seulement qu’on nous fasse illusion, qu’on
nous montre une belle femme, qu’on nous
fasse éprouver quelque chose de cette douce
chaleur dont notre sang a coutume de s’ani-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|182|{{sct|du laocoon.}}|}}</noinclude>mer à la vue d’une beauté réelle ? Le poète
sait de quelles proportions résulte la beauté
des formes… à merveille ! Mais cela fait-il
que nous le sachions ? Quand nous le saurions,
en met-il davantage ces proportions
sous nos yeux ? Si du moins il nous facilitoit
le travail d’imagination nécessaire pour nous
les rappeler avec une certaine vivacité !
Mais quoi ! un front renfermé dans de justes
bornes,
{{Pom|Che lo spazio finia con giusta meta ;|lang=it|m=1em}}
{{SA|Un nez auquel l’envie ne trouve rien à corriger,}}
{{Pom|Che non trova l’invidia ove l’emende ;|lang=it|m=1em}}
{{SA|Une main un peu longue et étroite dans sa largeur…}}
{{Pom|Lunghetta alquanto e di larghezza angusta :|lang=it|m=1em}}
Quelle image peuvent présenter ces formules
générales ? Elles peuvent dire quelque
chose dans la bouche d’un maître de
dessin, qui veut faire remarquer à ses écoliers
les beautés d’un modèle d’académie :
ils n’ont qu’à jeter les yeux sur ce modèle, et
ils voyent les dimensions convenables de ce
front serein, la belle coupe de ce nez, l’étroite
largeur de cette jolie main. Mais chez<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|du laocoon.}}|183}}</noinclude>le poète je ne vois rien de tout cela, et je n’éprouve
que du dépit, en sentant l’inutilité
des efforts que je fais pour voir quelque
chose.
Virgile a imité Homère fort heureusement
dans ce point où, pour l’imiter, il ne s’agissoit
que de s’abstenir. Sa Didon n’est jamais
pour lui que ''{{lang|la|pulcherrima Dido}}'' ; ou, s’il s’arrête
un moment à nous rendre sa présence
sensible, ce n’est point elle qu’il décrit, mais
son appareil somptueux.
{{Pom|Tandem progreditur{{Filet|13|0.3}}
Sidoniam picto chlamydem circumdata limbo :
Cui pharetra ex auro, crines nodantur in aurum,
Aurea purpuream subnectit fibula vestem<ref>Æneid. {{rom|iv}}. v. 136. Elle s’avance enfin… son vêtement à la tyrienne est orné d’une broderie. L’or étincelle
sur son carquois ; l’or brille dans les nœuds de
sa chevelure. Sa robe de pourpre est relevée par une
agraffe d’or.</ref>.|lang=la|m=1em}}
Et qu’on n’aille pas lui appliquer ce mot
d’un ancien artiste, à un écolier qui avoit peint
une Hélène très-parée : <i>ne pouvant la faire
belle tu l’as faite riche</i> ! Virgile répondroit :
ce n’est point à moi qu’il faut s’en prendre,
si je n’ai pu la peindre belle. La critique ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE {{corr|XVI|XIX}}.}} {{interligne|1em}} {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Anecdotes de la Cour de François I.|taille=90}}{{sc|Les trois volumes qui compoſent les ''Anecdotes'' ''de la Cour de François I'', euſſent pu être réduits à un ſeul ; & l’Ouvrage en eut été plus vif & plus piquant. Mademoiſelle de Luſſan n’étoit point aſſez maîtreſſe de ſa plume ; elle l’emportoit preſq... »
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{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Anecdotes de la Cour de François I.|taille=90}}{{sc|Les trois volumes qui compoſent les ''Anecdotes''
''de la Cour de François I'', euſſent pu être réduits
à un ſeul ; & l’Ouvrage en eut été plus vif &
plus piquant. Mademoiſelle de Luſſan n’étoit
point aſſez maîtreſſe de ſa plume ; elle l’emportoit
preſque toujours au-de-là des juſtes bornes.
C’eſt à la Cour de François I, que l’Auteur prend
aujourd’hui ſes perſonnages. Le Comte de S. Paul,
le Prince de Sedan, le Comte d’Eſtouteville,
Adrienne ſa ſœur, Mademoiſelle de Vallemont
ſa couſine, & Mademoiſelle de la Marck ſont les
Acteurs qui paroiſſent ſur la ſcène.
François I, priſonnier en Eſpagne, avec la fleur
de ſa nobleſſe, voulut faire épouſer Adrienne
d’Eſtouteville à ſon parent, François de Bourbon,
Comte de S. Paul. Il dit au Comte d’Eſtouteville,
frere d’Adrienne, de mander à ſa mere ſes intentions,
& de ne ſonger à aucun autre parti pour ſa
fille. Mais quelle ſut la ſurpriſe du Monarque,
de trouver dans le Comte de Saint-Paul de l’éloignement
pour le mariage ? Envain il lui repréſente
qu’il a donné ſa parole Royale à d’Eſtouteville
& à ſa mere ; Saint Paul refuſe reſpectueuſement
de tenir cet engagement. Né voluptueux, haïſſant
toute contrainte, & peu jaloux de laiſſer de la poſtérité,
il ſupplie le Roi de lui permettre de reſter
libre.
Le Comte de Saint-Paul n’avoit jamais vu
Adrienne ; & quoiqu’il n’ignorât pas qu’elle étoit
belle, bien faite, ſpirituelle, d’un caractere doux<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Anecdotes de la Cour de François I.|taille=90}}{{sc|Les}} trois volumes qui compoſent les ''Anecdotes''
''de la Cour de François I'', euſſent pu être réduits
à un ſeul ; & l’Ouvrage en eut été plus vif &
plus piquant. Mademoiſelle de Luſſan n’étoit
point aſſez maîtreſſe de ſa plume ; elle l’emportoit
preſque toujours au-de-là des juſtes bornes.
C’eſt à la Cour de François I, que l’Auteur prend
aujourd’hui ſes perſonnages. Le Comte de S. Paul,
le Prince de Sedan, le Comte d’Eſtouteville,
Adrienne ſa ſœur, Mademoiſelle de Vallemont
ſa couſine, & Mademoiſelle de la Marck ſont les
Acteurs qui paroiſſent ſur la ſcène.
François I, priſonnier en Eſpagne, avec la fleur
de ſa nobleſſe, voulut faire épouſer Adrienne
d’Eſtouteville à ſon parent, François de Bourbon,
Comte de S. Paul. Il dit au Comte d’Eſtouteville,
frere d’Adrienne, de mander à ſa mere ſes intentions,
& de ne ſonger à aucun autre parti pour ſa
fille. Mais quelle ſut la ſurpriſe du Monarque,
de trouver dans le Comte de Saint-Paul de l’éloignement
pour le mariage ? Envain il lui repréſente
qu’il a donné ſa parole Royale à d’Eſtouteville
& à ſa mere ; Saint Paul refuſe reſpectueuſement
de tenir cet engagement. Né voluptueux, haïſſant
toute contrainte, & peu jaloux de laiſſer de la poſtérité,
il ſupplie le Roi de lui permettre de reſter
libre.
Le Comte de Saint-Paul n’avoit jamais vu
Adrienne ; & quoiqu’il n’ignorât pas qu’elle étoit
belle, bien faite, ſpirituelle, d’un caractere doux<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|184|{{sct|du laocoon.}}|}}</noinclude>tombe que sur les bornes de mon art : il
faut me louer, au contraire, de ce que j’ai su
m’y renfermer.
Je ne dois point oublier ici deux odes d’Anacréon,
où il analyse la beauté de sa maîtresse
et celle de Bathylle<ref>Od. {{rom|xxviii}}, {{rom|xxix}}.</ref>. La tournure qu’il a prise
fait tout passer. Il s’imagine voir un peintre
et le fait travailler sous ses yeux. Il lui prescrit
comment il doit peindre les cheveux, le
front, les yeux, la bouche, le col et la poitrine,
les hanches et les mains : et il est naturel
qu’il ne puisse prescrire que successivement
ce que le peintre même ne peut exécuter
que de cette manière. Anacréon ne prétend
point que cette instruction qu’il donne
au peintre nous fasse connoître et sentir
toute la beauté de l’objet aimé. Il éprouve
trop lui-même quelle est ici l’impuissance de
l’expression verbale, et c’est pour cela qu’il
a recours à l’expression pittoresque, dont il
relève tellement les moyens d’illusion, que
l’ode entière semble avoir été faite à la louange
de l’art, plutôt qu’à l’honneur de sa maîtresse.
Ce n’est point son portrait qu’il voit, c’est<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu/401
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « la joie à la douleur la plus vive, & de l’eſpérance au déſeſpoir. Ne voulant d’autre adouciſſement à ſon malheur, que de le pleurer toute ſa vie, elle ſe retire dans un Couvent pour y paſſer le reſte de ſes jours. Mademoiſelle de Luſſan naturellement diffuſe, l’eſt particulierement dans ſes dialogues & dans ſes réflexions. Ses Héros ne peuvent paſſer une nuit, ſans ſe rappeller ce qui leur eſt arrivé pendant le jour. Chacun... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>la joie à la douleur la plus vive, & de l’eſpérance
au déſeſpoir. Ne voulant d’autre adouciſſement à
ſon malheur, que de le pleurer toute ſa vie, elle
ſe retire dans un Couvent pour y paſſer le reſte
de ſes jours.
Mademoiſelle de Luſſan naturellement diffuſe,
l’eſt particulierement dans ſes dialogues &
dans ſes réflexions. Ses Héros ne peuvent paſſer
une nuit, ſans ſe rappeller ce qui leur eſt arrivé
pendant le jour. Chacun a ſon confident, avec
qui il employe un tems conſidérable à gémir de
ſon infortune, ou à ſe féliciter de ſes ſuccès. Cet
Auteur ſemble n’avoir que ce moyen de faire connoître
ſes perſonnages & leurs différens caracteres.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
har5592lh39nh79fq529bshos40dbvm
Histoire littéraire des femmes françoises/3/23
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Page créée avec « <pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu" header=1 from=354 to=401 /> {{modernisation| *triſtes: tristes}} »
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text/x-wiki
<pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 3.djvu" header=1 from=354 to=401 />
{{modernisation|
*triſtes: tristes}}
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/444
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''LOYAL'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 427 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''LUTIN'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>uzi malrektajn [oblikvajn] rimedojn.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Loyal *,''' 1 {{t|(qc)|90}} : laŭpromesa, fidela ‖ sincera k. senartifika [honesta, netrompa] ; 2 {{t|(qn)|90}} : (malkaŝema k.) honesta, brava<sup>2</sup> ‖ lojala.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Loyalisme,''' lojaleco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Loyauté,''' fideleco ‖ (malkaŝema) honesteco, senartifikeco, maltrompemo, braveco<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Loyer,''' luprezo. '''Donner à -,''' luigi. '''Prendre à -,''' lui.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lubie,''' kapricaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lubricité, V. A.,''' ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lubrique *,''' trovoluptama, voluptemega, malĉastema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lubrifier''' {{t|(tech.)|90}}, oleecigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lucarne,''' ''(tegmenta)'' fenestreto, aperturo<sup>Z</sup>, luko<sup>P</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lucide *,''' {{t|(esprit, somnamb.)|90}} klarvida ‖ {{t|(style)|90}} klarega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lucidité, V. A.,''' ~eco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luciole,''' lampiro, lumanta vermo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lucratif *,''' multprofit(ig)a, profita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lucre. L’amour du -,''' profitavido.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luette''' {{t|(anat.)|90}}, uvulo<sup>P</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lueur,''' (ek)lumeto, (ek)brileto. '''Une - d’espoir,''' espereto, iomete da espero. '''Jeter une -,''' eklumeli.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lugubre *,''' funebre malĝoja, veaspekta<sup>16</sup> ‖ ~iga.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lui,''' 1 {{t|(pn)|90}} : lin, ŝin, ĝin ‖ ''al'' li, ŝi, ĝi ‖ li, ŝi, ĝi ‖ si ; 2 {{t|part. de '''Luire'''.|90}}.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luire,''' lumi<sup>1</sup> {{t|(p., f.)|90}}, brili ‖ ~eti ‖ rebrili.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luisant''' {{t|(a.)|90}}, rebril(anta). '''Ver -, V. Luciole.'''
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lumbago,''' lumbodoloro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lumière,''' lumo {{t|(p. f.)|90}} ‖ lumigilo {{t|(f.)|90}} kono ; publikigo ‖ {{t|(f., plur.)|90}} konaĵoj, klereco. '''Emettre de la -,''' lumi<sup>?</sup>. '''Mettre en -,''' lumigi ‖ {{t|(f.)|90}} konigi. '''La - se fait en moi,''' lume fariĝas en mi<sup>2</sup>. '''Une - de la science,''' scienca lumanto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lumignon,''' preskaŭ konsumita kandelpeco [meĉaĵo] ‖ lumigilaĉo ‖ {{t|(f.)|90}} lumeto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luminaire,''' lumigilo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lumineux *''' {{t|(p. f.)|90}}, luma.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luminosité''' {{t|(tech.)|90}}, lumeco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lunaire,''' luna.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lunaison,''' lunperiodo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lunatique,''' kapricema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lunch,''' (tag)manĝeto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lundi,''' lundo. '''Faire le -''' (F.), (nelaborante) festi la lundon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lune,''' luno. '''Clair de -,''' lunbrilo. '''(Demander) la -,''' neeblaĵon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lunetier,''' okulvitrovendisto, lornvendisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lunette,''' lorno, vidilo<sup>2</sup> ‖ {{t|(plur.)|90}} okulvitroj.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lupanar,''' malĉastejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lupin''' {{t|(bot.)|90}}, lupeno<sup>B</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luron,''' senĝena petolulo [ĝojulo].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lustrage,''' briligo (de ŝtofo).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lustral,''' {{t|(eau)|90}} puriga, bapta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lustre,''' {{t|(luminaire)|90}} lustro ‖ {{t|(d’étoffe)|90}} brileco ‖ jarkvino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lustrer,''' briligi (ŝtofon).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luter''' {{t|(tech.)|90}}, luti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luth,''' liuto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luthier,''' violonfaristo ‖ violonvendisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lutin,''' koboldo.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''LOYAL'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 427 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''LUTIN'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>uzi malrektajn [oblikvajn] rimedojn.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Loyal *,''' 1 {{t|(qc)|90}} : laŭpromesa, fidela ‖ sincera k. senartifika [honesta, netrompa] ; 2 {{t|(qn)|90}} : (malkaŝema k.) honesta, brava<sup>2</sup> ‖ lojala.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Loyalisme,''' lojaleco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Loyauté,''' fideleco ‖ (malkaŝema) honesteco, senartifikeco, maltrompemo, braveco<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Loyer,''' luprezo. '''Donner à -,''' luigi. '''Prendre à -,''' lui.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lubie,''' kapricaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lubricité, V. A.,''' ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lubrique *,''' trovoluptama, voluptemega, malĉastema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lubrifier''' {{t|(tech.)|90}}, oleecigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lucarne,''' ''(tegmenta)'' fenestreto, aperturo<sup>Z</sup>, luko<sup>P</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lucide *,''' {{t|(esprit, somnamb.)|90}} klarvida ‖ {{t|(style)|90}} klarega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lucidité, V. A.,''' ~eco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luciole,''' lampiro, lumanta vermo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lucratif *,''' multprofit(ig)a, profita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lucre. L’amour du -,''' profitavido.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luette''' {{t|(anat.)|90}}, uvulo<sup>P</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lueur,''' (ek)lumeto, (ek)brileto. '''Une - d’espoir,''' espereto, iomete da espero. '''Jeter une -,''' eklumeli.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lugubre *,''' funebre malĝoja, veaspekta<sup>16</sup> ‖ ~iga.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lui,''' 1 {{t|(pn)|90}} : lin, ŝin, ĝin ‖ ''al'' li, ŝi, ĝi ‖ li, ŝi, ĝi ‖ si ; 2 {{t|part. de '''Luire'''|90}}.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luire,''' lumi<sup>1</sup> {{t|(p., f.)|90}}, brili ‖ ~eti ‖ rebrili.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luisant''' {{t|(a.)|90}}, rebril(anta). '''Ver -, V. Luciole.'''
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lumbago,''' lumbodoloro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lumière,''' lumo {{t|(p. f.)|90}} ‖ lumigilo {{t|(f.)|90}} kono ; publikigo ‖ {{t|(f., plur.)|90}} konaĵoj, klereco. '''Emettre de la -,''' lumi<sup>?</sup>. '''Mettre en -,''' lumigi ‖ {{t|(f.)|90}} konigi. '''La - se fait en moi,''' lume fariĝas en mi<sup>2</sup>. '''Une - de la science,''' scienca lumanto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lumignon,''' preskaŭ konsumita kandelpeco [meĉaĵo] ‖ lumigilaĉo ‖ {{t|(f.)|90}} lumeto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luminaire,''' lumigilo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lumineux *''' {{t|(p. f.)|90}}, luma.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luminosité''' {{t|(tech.)|90}}, lumeco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lunaire,''' luna.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lunaison,''' lunperiodo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lunatique,''' kapricema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lunch,''' (tag)manĝeto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lundi,''' lundo. '''Faire le -''' (F.), (nelaborante) festi la lundon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lune,''' luno. '''Clair de -,''' lunbrilo. '''(Demander) la -,''' neeblaĵon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lunetier,''' okulvitrovendisto, lornvendisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lunette,''' lorno, vidilo<sup>2</sup> ‖ {{t|(plur.)|90}} okulvitroj.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lupanar,''' malĉastejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lupin''' {{t|(bot.)|90}}, lupeno<sup>B</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luron,''' senĝena petolulo [ĝojulo].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lustrage,''' briligo (de ŝtofo).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lustral,''' {{t|(eau)|90}} puriga, bapta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lustre,''' {{t|(luminaire)|90}} lustro ‖ {{t|(d’étoffe)|90}} brileco ‖ jarkvino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lustrer,''' briligi (ŝtofon).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luter''' {{t|(tech.)|90}}, luti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Luth,''' liuto.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Lutin,''' koboldo.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/394
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|370|{{sct|notes.}}|}}</noinclude>du moins l’emporter sur lui par le nombre ? et si telle
a été son intention, ne seroit-ce pas le plus ridicule
enfantillage ?
{{il}}
{{ancre|ee}}{{lp|XX|199|175|''Pag.'' 175, {{e|ee}}}}. {{sc|Constantinus}} Manasses Compend.
Chron. {{pg|20}}. {{édit.}} Venet.
{{Pom|Ἦν ἡ γυνὴ περικαλλής, εὔοφρυς, εὐχρουστάτη,
Εὐπάρειος, εὐπρόσωπος, βοῶπις, χιονόχρους,
Ἑλικοβλέφαρος, ἁβρά, χαρίτων γέμον ἄλσος,
Λευκοβραχίων, τρυφερά, κάλλος ἄντικρυς ἔμπνουν,
Τὸ πρόσωπον κατάλευκον, ἡ παρειὰ ῥοδόχρους,
Τὸ πρόσωπον ἐπίχαρι, τὸ βλέφαρον ὡραῖον,
Κάλλος ἀνεπιτήδευτον, αὐτόβαπτον, αὐτόχρουν.
Ἐξάπτε τὴν λευκότητα ῥοδόχρια πυρίνη,
Ὡς εἴ τις τὸν ἐλέφαντα βάψει λαμπρᾷ πορφύρᾳ.
Δειρὴ μακρά, κατάλευκος, ὅθεν ἐμφυουργήθη
Κυκνογενῆ τὴν εὔοπτον Ἑλένην χρηματίζειν.|lang=grc|m=1em}}
{{lang|la|(Erat ea mulier perpulchra, venustis superciliis e
colore, pulchris genis et facie, grandibus oculis, colore
niveo, rotundis oculis, tenera, nemus quasi quoddam
gratiis abundans, brachiis albis, delicata, plane viva
quædam elegantia, facie candida, genis rosei coloris,
facie venusta, formosis oculis, pulchritudine non adscititia,
colore nativo. Tingebat albedinem color roseus,
rubens, ac si quis ebur splendente purpura lingat,
collum prelongum, candidum…)}} À la tautologie
près, madame Dacier étoit fort conlente de ce portrait.
« {{lang|la|De Helenæ pulchritudine omnium optime Constantinus
Manasses, nisi in eo tautologiam reprehendas. »
(Ad Dictyn Cretensem}}, {{lib.}}{{rom|i}}, {{cap.}}3, {{pg|5}}.)
Elle cite aussi d’après Meziriac ({{abr|Comment.|Commentaire}} sur les<noinclude>
<references/></noinclude>
lmb3402gqxlvpknlk0dbg5e6x542kmn
Page:L'Algérie de 1830 à 1840, Tome 01.djvu/73
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr|62|LES COMMENCEMENTS D’UNE CONQUÊTE.|}}</noinclude>et les travaux des Français ; le soir, des feux
avaient paru dans la montagne. Le 27, dés le
matin, des bandes nombreuses en descendirent ;
onze heures commença l’attaque, d’abord un peu
molle, puis de plus en plus sérieuse ; l’intention
évidente des Kabyles était de couper les communications entre la ville et la ferme ; une sortie,
vivement exécutée sur leur flanc par deux compagnies du 20{{e}}, que guidaient des habitants armés
de Médéa, et secondée par un mouvement analogue du 28{{e}} et des zouaves, déjoua la tentative
de l’ennemi et le refoula dans ses ravins. La nuit
fut tranquille, mais le nombre des feux s’était
notablement multiplié. Le 28, l’affaire s’annonça
chaude, surtout autour de la ferme. Les avant-postes d’abord, puis deux compagnies de soutien
durent se replier ; aussitôt des tirailleurs kabyles
se jetèrent dans les maisons qui venaient d’être
évacuées et se servirent avec intelligence des éréneaux qu’y avait pratiqués la défense. Un eapitaine du 28{{e}}, qui voulut les reprendre, se fit
inutilement tuer avec quelques hommes. Le commandant Delannoy tenait sa petite troupe embusquée, partie derrière les berges des chemins,
partie derrière des épaulements élevés à la hâte ;
mais, de temps à autre, il en fallait sortir pour<noinclude>
<references/></noinclude>
62m7ojufpse52u2x4b2h5iq88uemd5u
Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/446
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SkoRo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''MACHINISTE'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 429 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''MAIGREUR'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Machiniste,''' teatromaŝinisto, kulisoŝovisto<sup>Z 16</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Machoire,''' makzelo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Machonner,''' duonmaĉi ‖ {{t|(f.)|90}} malklare murmuri.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Machurer,''' nigre tramakuli.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Maçon,''' masonisto ‖ framasono.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Maçonner,''' masoni<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Maçonnerie,''' masonaĵo ‖ framasonaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Maçonnique,''' framasona.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Maculer,''' makuli.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Madame,''' sinjorino ‖ reĝina moŝto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mademoiselle,''' fraŭlino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Madère,''' madejr(ovin)o<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Madone,''' madono.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Madre,''' ruza.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Madrier,''' dika tabulo, tabulego.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Madrigal,''' (versa) aminduma komplimento.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Maestro,''' muzikmajstro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mafflu,''' pufvanga<sup>Z</sup><sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magasin,''' magazeno, butikego ‖ provizejego, magazeno<sup>3</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magasinage,''' enmagazena tenado [konservado].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magasinier,''' magazengardisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mage,''' {{t|(antikva persa<sup>Z</sup>)|90}} pastro. '''(Les trois) -s,''' reĝoj.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magicien,''' magiisto<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magie,''' magio, sorĉarto ‖ {{t|(f.)|90}} V. A. {{t|(f.)|90}}, ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magique,''' magia, sorĉa ‖ {{t|(f.)|90}} magie [mirinde, mirakle] influa [elika, efekta<sup>Z</sup>].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magister,''' vilaĝa instruisto ‖ pedanto<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magistral *,''' majstra.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magistrat,''' alta (ŝtata) administranto [oficisto] ‖ juĝisto. '''Le premier - (de la République),''' plej alta oficisto [administranto].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magistrature,''' alta (ŝtata) ofico ‖ juĝofico ‖ juĝistaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magnanerie,''' silkraŭpejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magnanime *,''' grandanima.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magnanimité, V. A.,''' ~eco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magnésie,''' magnezio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magnétique,''' magneta ‖ magnetisma. ‖ {{t|(f.)|90}} nekontraŭstareble loga.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magnétiser,''' magnetizi<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magnétiseur,''' magnetizanto<sup>Z</sup>, ~isto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magnétisme,''' magnetismo {{t|(t. s.)|90}}.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magnificence, V. A.,''' ~eco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magnifier,''' glori<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magnifique *,''' lukse bela ‖ noble malavara.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magnolia''' {{t|(bot.)|90}}, magnolio<sup>X</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Magot,''' monkaŝitaĵo<sup>5</sup> ‖ ĥina<sup>Z</sup> dikkorpa statueto ‖ malbelegulaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mahométan,''' mahometano<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mai,''' majo ‖ honorarbo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Maie,''' knedujo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Maigre *,''' malgrasa ‖ {{t|(plante)|90}} malforta, sensuka<sup>1</sup> ‖ {{t|(sol)|90}} malgrasa<sup>2</sup>, malriĉa ‖ {{t|(sujet)|90}} malgrava, bagatela ‖ {{t|(aliment)|90}} senvianda. '''(Repas) -,''' senvianda. '''-(repas),''' malabunda<sup>Z</sup>, malriĉa. '''Faire - chère, visage, réception à qn,''' malvarme akcepti iun. '''Faire -,''' ne manĝi viandon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Maigrelet,''' iom tro malgrasa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Maigreur,''' malgraseco ‖ {{t|(f.)|90}} malabundeco<sup>Z</sup>, sensukeco.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/395
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|notes.}}|371}}</noinclude>épîtres d’Ovide, {{t.}}{{rom|ii}}. {{pg|361}}.), les descriptions de la
beauté d’Hélène qu’ont données Darès le Phrygien et
Cedrenus. Dans la première on rencontre un trait
qui paroît assez bizarre. Darès dit qu’Hélène avoit
une marque entre les sourcils : ''{{lang|la|notam inter supercilia habentem}}''. Ce trait là ne pouvoit rien avoir de beau. C’est dommage que la bonne madame Dacier n’en
ait pas dit son avis. Quant à moi, je crois le mot ''{{lang|la|nota}}''
falsifié, et j’imagine que Darès a voulu parler de ce que
les Grecs appeloient {{lang|grc|μεσόφρυον}}, et les Latins ''{{lang|la|glabella}}''.
Selon lui les sourcils d’Hélène ne se joignoient pas ;
un petit intervalle les séparoit. Le goût des anciens
n’étoit pas uniforme à cet égard ; les uns vouloient
le petit intervalle, les autres la réunion des sourcils.
(Junius {{lang|la|de Pictura Vet.}} {{lib.}}{{rom|iii}}. {{cap.}}9. {{pg|245}}.) Anacréon
tenoit le milieu ; les sourcils de sa maîtresse
n’étoient ni séparés ni confondus ; ils venoient doucement
se réunir et se perdre au même point. Il dit
à l’artiste qui devoit la peindre (Od.{{lié}}28.) :
{{Pom|Τὸ μεσόφρυον δὲ μή μοι
Διάκοπτε, μήτε μίσγε,
Ἐχέτω δ’ ὅπως ἐκείνη,
Τὸ λεληθότως σύνοφρυν
Βλεφάρων ἴτυν κελαινήν.|lang=grc|m=1em}}
{{br0}}en suivant la leçon de De Pauw, quoique le sens reste
le même sans l’admettre. Henri Étienne ne l’a point
manqué :
{{Pom|Supercilii nigrantes
Discrimina nec arcus|ds|lang=la|m=1em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Blanc - L’Organisation du travail, 1850.djvu/78
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr|70|ORGANISATION|}}</noinclude>{{c|CHAPITRE V.|fs=120%}}
{{c|ORGANISATION|fs=100%}}
{{c|'''DU TRAVAIL INDUSTRIEL.'''|fs=150%}}
{{T3|ATELIERS SOCIAUX INDUSTRIELS.}}
Jusqu’ici tous les pouvoirs se sont appelés la {{sc|résistance}} ;
désormais, tout pouvoir devra s’appeler le {{sc|mouvement}}….ou n’être pas. Car, le monde est invinciblement
poussé dans des routes nouvelles : aveugle qui l’ignore !
insensé qui le nie !
C’est pourquoi la logique même de l’histoire commande
la création d’un ministère du progrès ayant pour mission
spéciale de mettre la Révolution en mouvement et d’ouvrir
la voie qui mène aux horizons lumineux.
Supposons que ce ministère soit créé, et qu’on lui constitue
un budget :
En remplaçant la Ranque de France par une Ranque
nationale et en mettant les bénéfices qui aujourd’hui ne
font que grossir la fortune de quelques opulents actionnaires,
au service du prolétariat à affranchir ;
En faisant rentrer dans le domaine de l’État les chemins
de fer et les mines ;
En centralisant les assurances ;
En ouvrant des bazars et entrepôts, au nom de l’État ;
En appelant, pour tout dire, à l’œuvre de la Révolution,<noinclude>
<references/></noinclude>
ptgysfhoxfl6w1fp8zk570bspi270iv
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/396
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|372|{{sct|notes.}}|}}</noinclude><nowiki/>
{{Pom|Confundito nec illos :
Sed junge sic ut anceps
Divortium relinquas
Quale esse cernis ipsi.|sf|lang=la|m=1em}}
{{br0}}Mais si j’ai saisi le sens de Darès, quel mot faudra-t-il
substituer à ''{{lang|la|notam}}'' ? peut-être ''{{lang|la|moram}}'' ; car il est sûr
que ''{{lang|la|mora}}'' n’exprime pas seulement le temps qui
s’écoule avant qu’une chose arrive, mais aussi l’obstacle,
l’intervalle qui sépare une chose d’une autre. On le
voit dans ce souhait d’Hercule furieux. ({{abr|Senec. Herc. fur.|Sénèque, Hercule furieux}} v.{{lié}}1215.)
{{Pom|Ego inquieta montium jaceam mora.|lang=la|m=1em}}
{{br0}}que Gronovius explique ainsi : « {{lang|la|Optat se medium jacere inter duas Symplegades, illarum velut moram, impedimentum, obicem ; qui eas moraretur, vetet aut satis arcte conjungi, aut rursus distrahi.}} » Dans le même poète, ''{{lang|la|lacertorum moræ}}'' est pris pour ''{{lang|la|junctura}}''. (Schrœderus ad v.{{lié}}762. Thyest.)
{{il}}
{{ancre|ff}}{{lp|XXII|221|197|''Pag.'' 197, {{e|ff}}}}. {{sc|Pline}} dit en parlant d’Apelle (Lib.{{lié}}{{rom|xxxv}}. sect.{{lié}}36. {{pg|698}}. édit. Hard.) : « {{lang|la|Fecit et Dianam sacrificantium virginum choro mixtam : quibus vicisse Homeri versus videtur idipsum describentis.}} » Rien de plus vraisemblable que la justice de cet éloge : de belles nymphes autour d’une déesse plus belle encore, et qui les surpasse de toute
la tête, voilà, sans doute, un sujet plus favorable à la
peinture qu’à la poésie. Le seul mot ''{{lang|la|sacrificantium}}''
m’est suspect. Que fait la déesse au milieu de ces
nymphes qui ''sacrifient'' ? est-ce là l’occupation
qu’Homère attribue aux compagnes de Diane ? Point du<noinclude>
<references/></noinclude>
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Traité de la grâce et du libre arbitre, trad. Charpentier (Bernard de Clairvaux)
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CyrMatt
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Page créée avec « ==__MATCH__:[[Page:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 2, 1866.djvu/403]]== {{t3|AVERTISSEMENT SUR LE NEUVIÈME TRAITÉ DE SAINT BERNARD|fs=140%}} Saint Bernard composa cet opuscule avant l’année 1128, c’est-à-dire avant la trente-huitième année de son âge. Il y traite de la Grâce et du libre arbitre, et l’écrivit, à la suite d’un entretien qu’il avait eu avec un personnage dont le nom ne nous est pas connu, à qui il ava... »
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==__MATCH__:[[Page:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 2, 1866.djvu/403]]==
{{t3|AVERTISSEMENT SUR LE NEUVIÈME TRAITÉ DE SAINT BERNARD|fs=140%}}
Saint Bernard composa cet opuscule avant l’année 1128, c’est-à-dire avant la trente-huitième année de son âge. Il y traite de la Grâce et du libre arbitre, et l’écrivit, à la suite d’un entretien qu’il avait eu avec un personnage dont le nom ne nous est pas connu, à qui il avait paru que notre saint Docteur accordait trop à la grâce, comme si après elle, il n’y avait plus rien qui revînt au libre arbitre dans les actes humains. Saint Bernard, dans ce traité, nous montre le libre arbitre en Dieu, dans les anges, et chez l’homme avant et après sa chute et dans la vie bienheureuse, ainsi que la grâce, également avant et depuis la première faute d’Adam. Ce traité est bien court, à ne voir que le nombre de ses pages, mais combien est-il plus substantiel et plus solide, au point de vue de la doctrine, que beaucoup de longs traités que des théologiens ont composés sur ce sujet ! Il est d’un style vigoureux, vif et lumineux, les expressions en sont justes et bien accommodées au sujet, enfin la composition tout entière en est simple, exempte de recherche et naturelle ; aussi éloignée de l’enflure que de la maigreur, elle se distingue par le nerf, l’élégance, le goût et le fini, on n’y rencontre aucune de ces expressions triviales, barbares ou incultes qui sentent l’école ; sans être concise, au point de ne laisser couler la doctrine que goutte à goutte, elle n’est pourtant point diffuse et ne se répand point en digressions, comme un fleuve qui quitte ses rives, après avoir rompu ses digues et laissé son lit presque à sec ; s’avançant d’un cours toujours également calme et majestueux, elle montre qu’elle sort d’une source intarissable qui n’emprunte point ses eaux ailleurs, mais qui les trouve dans son propre sein, ou plutôt, qui ne les emprunte qu’à Dieu même et à la méditation assidue des saintes Écritures et particulièrement des écrits du grand Apôtre. Voici en quels termes Geoffroy parle de cet opuscule dans la Vie de saint Bernard, livre III, chapitre VIII : « Veut-on savoir à quel point il fut reconnaissant du don de la grâce que Dieu lui avait accordé, on n’a qu’à lire ses discussions, aussi subtiles que pleines de foi sur la Grâce et le libre arbitre. » Il ne faut pas oublier ici ce que saint Bernard dit lui-même de ce traité, dans sa cinquante-deuxième lettre, écrite en 1128, et adressée au cardinal Haimeric. « L’évêque de Chartres, lui dit-il, me demande quelques-uns de mes écrits pour vous les envoyer ; je n’ai rien qui me semble digne de votre attention. J’ai publié, depuis peu, un Traité de la grâce et du libre arbitre ; je me ferai un plaisir de vous l’envoyer si vous le désirez. » Ce traité était adressé à Guillaume de Saint-Thierry, que saint Bernard affectionnait tout particulièrement, et à qui il dédia aussi son Apologie que nous avons donnée plus haut ; il lui adressa également plusieurs lettres. Les plus anciens manuscrits n’ont point la division par chapitres, qu’on ne trouve que dans les manuscrits moins anciens. Il nous a semblé que nous devions conserver la division reçue et connue du public.
{{t2|TRAITÉ DE LA GRÂCE ET DU LIBRE ARBITRE DE SAINT BERNARD, À GUILLAUME, ABBÉ DE SAINT-THIERRY.|fs=140%}}
{{t3|PRÉFACE.|fs=120%}}
À l’abbé Guillaume de Saint-Thierry, le frère Bernard.
J’ai composé, avec la grâce de Dieu, du mieux que j’ai pu, l’opuscule sur la grâce et le libre arbitre que j’ai commencé à l’occasion que vous savez ; mais je crains bien qu’on ne trouve en le lisant que je n’ai pas convenablement traité un sujet si important, ou que je n’ai fait que répéter inutilement ce que plusieurs autres ont écrit avant moi. Aussi, vous prié-je de vouloir bien lire ce travail, avant tout autre personne, et, si vous le voulez bien, de le lire seul, de peur que s’il venait à se répandre, il ne servît plus à montrer la témérité de son auteur qu’à édifier la charité des lecteurs. Si, après cela vous en croyez la publication utile, je vous prierai de vouloir bien prendre la peine, ou de le corriger vous-même, ou de me le renvoyer pour que je le corrige ; si vous y remarquez quelque expression un peu obscure, qu’on puisse, dans un sujet aussi difficile, remplacer par une autre plus claire, sans nuire à la brièveté de l’ouvrage, vous ne refuserez point de le corriger pour n’être point privé des récompenses que la sagesse promet en ces termes : « Ceux qui travaillent à me rendre plus claire, auront la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#24-34|''Eccli.'', {{rom|xxiv}}, 34.]]</ref>. »
{{t3|POUR QU’UNE BONNE ŒUVRE SOIT MÉRITOIRE, IL FAUT LE CONCOURS DE LA GRÂCE DE DIEU ET DU LIBRE ARBITRE.|CHAPITRE I.|fs=120%}}
1. Comme je parlais un jour en public, et que je me reconnaissais redevable à Dieu de m’avoir prévenu dans le bien, du progrès que j’y faisais et de l’espérance que j’avais de le conduire à la perfection, un des assistants me dit : Que faites-vous donc ou quelle récompense attendez-vous, si c’est Dieu qui fait tout ? — Où voulez-vous en venir, lui répondis-je ? — Je veux, répliqua-t-il, que vous rapportiez toute la gloire de ce que vous faites à Dieu, qui vous a prévenu avant tout mérite de votre part, qui vous a excité et vous a fait commencer, et, après cela que vous viviez de manière à vous montrer reconnaissant des grâces que vous avez reçues et digne d’en recevoir de nouvelles. — Votre conseil est très-bon, lui repartis-je, mais vous devriez me donner en même temps le pouvoir de le suivre ; car il est plus facile de savoir ce qu’il faut faire que de le faire. Autre chose est d’indiquer le chemin à un aveugle, autre chose de procurer une monture à celui qui est fatigué. Celui qui montre la route ne donne point pour cela au voyageur la force de la parcourir et, pour ce dernier, il y a une très-grande différence entre lui indiquer la voie de manière à ce qu’il ne puisse s’égarer et l’empêcher de tomber en défaillance au milieu du voyage. De même celui qui enseigne le bien ne donne pas toujours le bien qu’il enseigne. Or il y a deux choses qui me sont absolument nécessaires ; c’est d’être instruit de ce qui est bien et ensuite d’être aidé à le faire. Un simple mortel peut bien éclairer mon ignorance, mais si l’Apôtre a senti juste : « C’est l’Esprit-Saint qui vient en aide à notre faiblesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-26|''Rom.'', {{rom|viii}}, 26.]]</ref>. » Je vais plus loin encore, celui qui se sert de vos lèvres pour me donner un conseil, doit aussi me donner par son Esprit une aide qui me permette de faire ce que vous me conseillez. Si, grâce à lui, j’ai le bon vouloir, je ne trouve point en moi la force de faire le bien que je veux et je ne puis pas espérer de l’avoir jamais, à moins que celui qui me donne le bon vouloir ne me donne en même temps le bien faire selon ce qui lui plaît <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-13|''Philipp.'', {{rom|ii}}, 13.]]</ref>. Mais en ce cas, me répondrez-vous, où sont nos mérites à nous et que pouvons-nous espérer ? Écoutez, vous dirai-je : « Ce n’est pas en vue des œuvres bonnes que nous avons faites, mais par un pur acte de miséricorde qu’il nous a sauvés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Tite#3-5|''Tit.'', {{rom|iii}}, 5.]]</ref>. » En effet, pensez-vous que c’est vous qui êtes l’auteur de vos propres mérites, et que si vous êtes sauvé, ce sera par l’effet de votre justice ? Mais vous ne sauriez pas même prononcer le nom du Seigneur Jésus sans un don du Saint-Esprit, car vous n’avez sans doute pas oublié quel est celui qui a dit : « Sans moi vous ne pouvez rien <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#15-5|''Joann.'', {{rom|xv}}, 5.]]</ref> », et encore, « ce n’est le fait ni de celui qui court, ni de celui qui veut, mais c’est l’œuvre de la miséricorde de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'', {{rom|ix}}, 16.]]</ref>. »
2. Vous répliquerez en me demandant quel est en ce cas le rôle du libre arbitre. Je vous répondrai en deux mots que son rôle, c’est d’être sauvé. En effet, supprimez le libre arbitre et il n’y aura plus rien à sauver, de même que si vous supprimez la grâce, il n’y a plus rien qui sauve ; l’un et l’autre sont nécessaires au salut, l’une pour l’opérer, l’autre pour en profiter ou le recevoir ; c’est Dieu qui est le principe du salut, mais c’est le libre arbitre qui en est l’objet ; nul ne peut sauver si ce n’est Dieu, et nul ne peut être sauvé si ce n’est le libre arbitre ; il n’y a que celui-ci qui puisse recevoir ce que celui-là seul peut donner. Mais le salut ne dépend pas moins du consentement de celui qui le reçoit que de la grâce de celui qui le donne, et c’est ce qui me fait dire que le libre arbitre coopère avec la grâce en consentant, c’est-à-dire en faisant son salut, puisque consentir, pour lui est la même chose que se sauver. Voilà pourquoi il n’y a pas de salut pour les bêtes, elles sont dépourvues d’un libre arbitre qui puisse se conformer à la volonté de celui qui les sauve, se soumettre à ses ordres, croire en ses promesses et lui rendre grâces quand il les a tenues. En effet, il y a une différence entre le consentement de la volonté et l’instinct de la nature. Ce dernier nous est commun avec les êtres dépourvus de raison ; tout entier aux appétits de la chair, il ne saurait obéir à l’impulsion de l’esprit et peut-être est-ce lui que l’Apôtre appelle la sagesse de la chair et dont il veut parler sous cet autre nom quand il dit : « La sagesse de la chair est ennemie de Dieu, car elle ne saurait être soumise à la loi de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-6|''Rom.'', {{rom|viii}}, 6.]]</ref>. » Ce qui nous distingue des bêtes avec lesquelles nous avons l’instinct de commun, c’est donc le consentement volontaire, c’est-à-dire la condition d’un esprit libre de ses mouvements, car le consentement volontaire exclut toute pensée de contrainte et de violence. Il est un acte de la volonté, non de la nécessité, qui ne se donne et ne se refuse que par un acte de la volonté ; s’il pouvait être contraint et forcé, il ne serait plus volontaire. Là où la volonté manque, il ne peut plus y avoir de consentement, puisque ce consentement est un acte de la volonté ; et dès lors qu’il y a consentement, il y a nécessairement volonté. Or qui dit volonté dit liberté ; voilà proprement ce que j’entends par libre arbitre.
{{t3|QU’EST-CE QUE LE LIBRE ARBITRE, OU EN QUOI CONSISTE LA LIBERTÉ.|CHAPITRE II.|fs=120%}}
3. Mais pour mieux faire comprendre ma pensée et pour arriver plus sûrement au but que je me propose, je crois qu’il est nécessaire de reprendre les choses de plus haut. Dans les choses naturelles, on ne saurait confondre ensemble la vie et la force sensitive, ni la force sensitive, l’appétit et le contentement, c’est ce qui ressortira plus clairement encore de la définition de chacune de ces choses. Dans tout être corporel, il y a la vie, c’est-à-dire, un certain mouvement interne et naturel qui n’agit qu’au dedans ; il y a la force sensitive, mouvement vital, qui n’agit pas seulement au dedans mais aussi au dehors ; enfin, dans l’animal il y a de plus l’appétit naturel ; c’est la force du désir qui anime les sens. Le consentement est un acquiescement spontané de la volonté, ou, comme je l’ai dit plus haut, la condition d’un esprit libre de ses mouvements. Quant à la volonté, c’est, dans l’être raisonnable, un mouvement qui préside à la force sensitive et à l’appétit ; elle ne va jamais sans la raison, attendu que la raison est comme sa compagne et sa suivante, en sorte que, si elle n’agit pas toujours selon la raison elle n’agit jamais sans elle, et que même elle se sert d’elle pour agir contre elle, empruntant, pour ainsi dire, son ministère pour aller contre ses conseils et ses jugements. Aussi est-il dit que « les enfants du siècle sont plus habiles dans la conduite de leurs affaires, que ne le sont les enfants de lumière dans les leurs <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#16-8|''Luc.'', {{rom|xvi}}, 8.]]</ref> », et encore : « Ils ne sont habiles que pour faire le mal <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#4-22|''Jérem.'', {{rom|iv}}, 22.]]</ref>. » En effet, nulle créature ne peut être habile et prudente même pour le mal si ce n’est par la raison.
4. La raison est donnée à la volonté, pour l’instruire, non pour la détruire. Or elle la détruirait si elle pouvait lui imposer quelque nécessité que ce fût et l’empêcher de se porter librement au mal en cédant à l’appétit, c’est-à-dire à l’esprit mauvais, d’être animale, et de ne concevoir point les choses qui sont de l’Esprit de Dieu ; ou si elle pouvait l’empêcher de se porter au bien en obéissant à l’impulsion de la grâce, d’être spirituelle, et de juger de tout sans être elle-même jugée par personne. Si, dis-je, la raison empêchait la volonté d’agir dans l’un ou dans l’autre sens, la volonté ne serait plus la volonté, elle aurait cessé d’être, car où il y a nécessité, il n’y a point de volonté. D’où il suit que, si une créature raisonnable faisait par nécessité et sans le consentement de sa propre volonté quelque chose de juste ou d’injuste <ref>Il y a ici entre les manuscrits que nous avons sous les yeux et les différentes éditions des œuvres de saint Bernard, une légère variante qui ne touche en aucune façon au sens général de ce passage.</ref>, elle ne saurait, à aucun titre, en être heureuse ou malheureuse, puisqu’elle manquerait précisément de ce qui, en elle, serait seul capable de bonheur ou de malheur, la volonté. Quant aux trois choses dont j’ai parlé plus haut, la vie, la force sensitive et l’appétit, elles ne peuvent rendre ni heureux ni malheureux, autrement, il faudrait admettre que les arbres peuvent être heureux ou malheureux, parce qu’ils ont la vie, et que les animaux peuvent l’être aussi, parce qu’ils possèdent de plus les deux autres propriétés ; or, c’est tout à fait impossible. Quant à nous, si nous avons la vie de commun avec les arbres ; la vie, la force sensitive et l’appétit avec les animaux, nous nous distinguons des uns et des autres par la volonté. Or, comme c’est le consentement de la volonté, mais le consentement libre et volontaire, qui nous rend justes ou pécheurs, c’est également lui qui fait que nous sommes heureux ou malheureux. Il suit de là que ce consentement même, tant à cause de l’inamissible liberté de la volonté, qu’à cause du jugement inévitable de la raison qu’il porte partout et toujours avec lui, peut, ce me semble, être appelé avec raison, libre arbitre, car il est libre par le fait de la volonté, et arbitre par celui de la raison. Il est bien juste d’ailleurs que la liberté n’aille point sans le jugement ; de cette manière, la liberté se juge elle-même dès qu’elle pèche, et le jugement consiste précisément pour elle à souffrir, après son péché, ce qu’elle ne voudrait point souffrir, attendu qu’elle ne pèche que parce qu’elle le veut bien.
5. D’ailleurs, comment pourrait-on imputer justement le bien ou le mal à celui qui n’aurait pas conscience de sa liberté, puisque la nécessité détruit le bien et le mal ? Or, il est certain que là où il y a nécessité, il n’y a point liberté, et que là où il n’y a pas liberté, il ne saurait conséquemment y avoir ni mérite, ni jugement, ce qui toutefois ne s’applique point au péché originel qui a une autre cause que notre liberté. Tout ce qui n’est point fait avec la liberté d’un consentement volontaire, est indubitablement destitué de tout mérite, et par conséquent, ne saurait être sujet à jugement, d’où il suit que dans l’homme tout, à l’exception de la volonté, est exempt de mérite et de jugement, puisqu’il n’y a que la volonté de libre en lui. La vie, les sens, l’appétit, la mémoire, l’intelligence et le reste sont soumis à la nécessité, précisément en raison même de ce qu’ils ne le sont point entièrement à la volonté. Quant à la volonté elle-même, il est impossible qu’elle obéisse à une autre qu’elle-même ; car elle ne saurait point ne pas vouloir quand elle veut ou vouloir quand elle ne veut pas, et il est également impossible qu’elle aille jamais sans la liberté. Il est vrai qu’elle peut changer mais ce n’est toujours que pour vouloir autre chose, en sorte qu’elle ne perd jamais sa liberté ; la liberté lui est si essentielle qu’elle ne peut la perdre, sans se perdre elle-même. S’il peut se voir un homme privé de toute volonté, ou qui veuille sans avoir une volonté, alors on pourra voir aussi une volonté qui ne soit pas libre. De là vient que les actions des fous, des enfants et de ceux qui dorment, ne sont réputées ni bonnes, ni mauvaises ; comme ils n’ont pas l’usage de leur raison, ils n’ont point non plus de volonté propre, et par conséquent, ne sont pas jugés libres. Puis donc que la volonté n’a rien de libre qu’elle-même, il est juste qu’elle ne soit jugée que par elle. Aussi n’y a-t-il ni mérite, ni démérite à avoir une intelligence bornée, une mémoire fragile, des appétits constamment en éveil, des sens obtus ou une vie languissante, attendu que tout cela peut n’être point libre et exister malgré la volonté.
{{t3|ON DISTINGUE TROIS SORTES DE LIBERTÉ : CELLE DE LA NATURE, CELLE DE LA GRÂCE ET CELLE DE LA GLOIRE.|CHAPITRE III.|fs=120%}}
6. Puis donc qu’il n’y a que la volonté qui, à cause de la liberté qui lui est essentielle, ne peut être amenée ni par la violence, ni par quelque nécessité que ce soit, à se mettre en opposition avec elle-même, ou à vouloir quelque chose malgré elle, il s’ensuit que c’est elle qui fait qu’une créature est juste ou injuste, digne et capable d’être heureuse ou malheureuse, selon qu’elle consent à la justice ou à l’injustice. Voilà pourquoi on appelle, communément et avec raison, libre arbitre, ce consentement libre et volontaire, de qui seul dépend, comme je l’ai dit plus haut, tout jugement en ce qui le concerne ; le mot libre a rapport à la volonté et le mot arbitre, à la raison. Mais s’il est libre, sa liberté n’est pas du genre de celle dont l’Apôtre a dit : « Là où est l’esprit du Seigneur, là aussi est la liberté <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-17|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 17.]]</ref> ; » car cette dernière liberté consiste dans l’affranchissement du péché, comme il est dit ailleurs : « Quand vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres de la servitude de la justice… Mais à présent, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous retirez de cet état, est votre propre sanctification, et la fin sera la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#6-18|''Rom.'', {{rom|vi}}, 18 et seq.]]</ref>. » Quel homme, dans sa chair de péché, peut se dire libre du péché ? Ce n’est donc pas de cette liberté-là qu’est venu le nom de libre arbitre. Mais il y a encore une autre liberté qui est l’affranchissement de la misère dont l’Apôtre parle en ces termes : « La créature sera elle-même un jour délivrée de cet asservissement à la corruption où elle est à présent, pour entrer dans la liberté et dans la gloire des enfants de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-21|''Rom.'', {{rom|viii}}, 21.]]</ref> : » Mais est-il quelqu’un dans cette vie mortelle qui prétende jouir de cette liberté ? Ce n’est donc pas non plus de cette liberté que le libre arbitre tire son nom. Mais il y en a une autre qui me semble plus en rapport avec lui, et qu’on peut appeler la liberté, l’affranchissement de toute nécessité, il n’est en effet rien qui soit contraire au volontaire, comme ce qui vient de la nécessité, car ce qui vient de la nécessité ne vient pas de la volonté, et réciproquement.
7. Il y a donc, comme nous avons pu le voir, trois sortes de libertés. On peut être libre du péché, de la misère et de la nécessité ; nous sommes libres de la nécessité par la nature, du péché par la grâce et de la misère dans la céleste patrie. Nous appellerons la première, liberté naturelle ; la seconde, liberté de la grâce, et la troisième, liberté de la vie ou de la gloire. En effet, nous avons commencé, nobles créatures de Dieu que nous sommes, par être créés. En premier lieu, nous avons été créés, nobles créatures en Dieu, pour avoir une volonté libre et une liberté volontaire ; en second lieu, nous avons été refaits à l’innocence, créatures nouvelles en Jésus-Christ, et en troisième lieu, nous avons été élevés à la gloire, créatures parfaites dans l’Esprit. Ainsi, la première de ces libertés est un titre d’honneur, la seconde une source de force, et la troisième le comble du bonheur ; par la première, en effet, nous l’emportons sur tous les autres animaux ; par la seconde, nous vainquons la chair, et par la troisième, nous triomphons de la mort même, et de même que par la première Dieu a mis sous nos pieds les brebis, les bœufs et tous les animaux sauvages, par la seconde il a plié et mis sous nos pieds toutes les bêtes spirituelles de l’air, dont il a été dit : « Ne livrez pas, Seigneur, à ces méchantes bêtes, les âmes de ceux qui s’occupent à vous louer <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#74-19|''Psalm.'' {{rom|lxxiii}}, 19.]]</ref> », et par la troisième, il nous mettra nous-mêmes sous nos propres pieds en nous faisant triompher de la corruption et de la mort ; le jour où notre dernière ennemie, la mort, sera détruite, et où nous entrerons dans la liberté et dans la gloire des enfants de Dieu, dans cette liberté, dis-je, dont Jésus-Christ nous fera libres, lorsque dans son royaume il nous donnera à Dieu son Père. Je crois que c’est de cette liberté-là et de la liberté du péché qu’il parlait quand il disait aux Juifs : « Si le Fils vous délivre vous serez véritablement libres <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#8-36|''Joan.'', {{rom|viii}}, 36.]]</ref>. » En s’exprimant ainsi, il voulait indiquer que le libre arbitre avait besoin d’un libérateur, j’en conviens, non pas pour être affranchi de la nécessité que, en tant que volonté <ref>On remarque en cet endroit, dans plusieurs éditions et dans quelques manuscrits, une différence de leçon peu importante ; nous donnons celle qui nous a paru la meilleure.</ref>, il ne saurait connaître, mais du péché dans lequel il était aussi librement que volontairement tombé, et de la peine que son imprudence lui a fait encourir et qu’il ne supportait qu’à regret. Or il ne pouvait être affranchi de ce double mal que par celui qui seul est libre entre les morts, c’est-à-dire qui seul est libre du péché au milieu des pécheurs.
8. De tous les enfants d’Adam, il n’y en a qu’un qui puisse revendiquer pour lui l’affranchissement du péché, c’est celui qui n’a point commis le péché et des lèvres de qui nulle parole trompeuse n’est jamais sortie. Il fut également libre de notre misère, qui est la peine du péché, sinon en acte du moins en puissance, car personne ne lui a ravi la vie, mais il l’a quittée de lui-même, selon ces paroles du Prophète : « Il n’a été offert en sacrifice que parce qu’il l’a bien voulu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Isaïe#53-7|''Isa.'', {{rom|liii}}, 7.]]</ref> » ; de même que c’est quand il le voulut qu’il naquit d’une femme, s’assujettit à la loi pour racheter ceux qui étaient sans la loi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#4-5|''Galat.'', {{rom|iv}}, 5.]]</ref>. Il fut donc, lui aussi, sous la loi de notre misère, mais il ne s’y trouva que parce qu’il le voulut bien, afin qu’étant seul libre au milieu d’êtres misérables et pécheurs, il brisât le double joug de la misère et du péché qui pesait sur la tête de ses frères. Il eut donc aussi, mais il les eut entières, nos trois libertés ; il tient la première de sa double nature divine et humaine, et les deux autres de la puissance divine. Nous verrons plus loin si l’homme, dans le paradis terrestre, posséda les deux dernières de ces trois libertés ; nous verrons aussi comment et à quel point il les posséda.
{{t3|QUELLE EST LA LIBERTÉ DES ÂMES SAINTES APRÈS LA MORT, ET QUELLE EST LA LIBERTÉ COMMUNE À DIEU ET À TOUTE CRÉATURE RAISONNABLE.|CHAPITRE IV.|fs=120%}}
9. Or, on ne peut douter que les deux premières libertés soient pleines et parfaites dans les âmes saintes après leur mort, ainsi qu’en Dieu, dans son Christ et dans les Anges des Cieux. En effet, pour les âmes saintes, comme elles ne sont pas encore réunies à leurs corps, elles sont bien privées de la gloire, mais elles sont complètement affranchies de toute espèce de misères. Quant à la liberté de nécessité elle appartient au même degré et indistinctement à Dieu et à toute créature raisonnable, bonne ou mauvaise ; le péché ni la misère ne la détruisent ni ne la diminuent, et elle n’est ni plus grande <ref>C’est-à-dire, « elle n’est pas plus grande en soi, » comme saint Bernard le dit plus loin, particulièrement au n. 24 où il s’exprime en ces termes : « Ainsi, même après le péché, le libre arbitre demeure tout entier ; il est misérable, mais il subsiste tout entier, etc. En effet, le propre du libre arbitre, en tant que libre arbitre, n’est point et n’a jamais été la faculté d’être sage, ce qui, à proprement parler, n’est autre chose que la conversion de la volonté au bien, n. 19, mais seulement la faculté de vouloir. » Au n. 28, saint Bernard, voulant expliquer pourquoi le libre arbitre ne peut ni s’éteindre ni diminuer, dit, c’est parce qu’il semble que c’est en lui plus particulièrement qu’on retrouve imprimée l’image substantielle de l’éternelle et immuable divinité. « Au contraire, dans les deux autres libertés » il semble qu’on ne retrouve « qu’une image superficielle de la sagesse et de la puissance de Dieu. » On peut consulter encore sur ce sujet, le sermon LXXXI, sur le Cantique des cantiques, n. 6 et suivants.</ref> dans le juste ni moindre dans le pécheur, ni plus complète dans les Anges que dans les hommes. Ainsi de même que le consentement de la volonté humaine quand il se porte au bien par la grâce, fait que l’homme est bon sans cesser d’être libre et libre sans cesser d’être bon, précisément parce que ce consentement est lui-même libre et exempt de toute contrainte ; ainsi quand il incline de lui-même au mal, il n’en fait pas moins l’homme également libre et voulant, c’est-à-dire mauvais par son fait, non par suite d’une contrainte extérieure. Et de même que les Anges et Dieu lui-même sont bons sans cesser d’être libres, c’est-à-dire par le fait de leur volonté propre, non d’une nécessité étrangère, ainsi le diable est tombé librement dans le mal et y persévère par un effet de sa propre volonté, non point d’une impulsion étrangère. Ainsi la Volonté demeure libre lors même que l’esprit a cessé de l’être, et aussi libre dans le mal que dans le bien, quoique plus dans l’ordre, dans le bien que dans le mal ; aussi entière à sa façon dans la créature que dans le créateur, quoique plus puissante en celui-ci qu’en celle-là.
10. On a, il est vrai, l’habitude de se plaindre et de dire : je voudrais bien avoir une bonne volonté, mais je ne puis. Cela n’empêche pas qu’on ne soit libre et ne fait pas que, en ce point, la liberté souffre quelque contrainte ou quelque violence, cela prouve seulement qu’on n’a point cette liberté qui consiste dans l’affranchissement du péché ; en effet, quiconque veut avoir une bonne volonté ne peut vouloir que parce qu’il a une volonté ; s’il a une volonté, il a conséquemment la liberté, au moins celle qui consiste dans l’affranchissement de toute nécessité, sinon du péché. En effet, s’il ne peut, quoiqu’il le veuille, avoir une bonne volonté, c’est qu’il sent évidemment qu’il n’a pu cette liberté affranchie du péché par lequel il gémit de voir sa volonté accablée, mais non détruite. Mais d’ailleurs, on ne peut nier que celui qui veut avoir une bonne volonté en ait effectivement une. En effet, ce qu’il veut est un bien ; or, on ne peut vouloir le bien, si ce n’est par l’effet d’une bonne volonté, de même qu’il n’y a que par une mauvaise volonté qu’on veut le mal. Lorsque nous voulons le bien, notre volonté est bonne, et quand nous voulons le mal, elle est mauvaise ; dans les deux cas il y a volonté et, par conséquent liberté, puisqu’il ne peut y avoir nécessité là où il y a volonté. Si nous ne pouvons faire ce que nous voulons, cela nous fait seulement sentir que notre liberté est en quelque sorte captive du péché, c’est-à-dire qu’elle est malheureuse non pas détruite.
11. C’est donc, à mon sens, de cette liberté seulement qui rend la volonté libre de se juger elle-même bonne, si elle consent au bien et notre mauvaise si elle consent au mal, attendu qu’elle sent bien qu’elle ne consent à l’un ou à l’autre que parce qu’elle le veut, que le libre arbitre tire son nom : s’il procédait de cette liberté, qui consiste dans l’affranchissement du péché, il vaudrait mieux l’appeler libre conseil que libre arbitre, de même qu’il serait mieux de lui donner le nom de libre complaire, s’il venait de la liberté qui est l’affranchissement de la misère ; car qui dit libre arbitre dit jugement. Or s’il appartient au jugement de discerner entre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, c’est le propre du conseil d’éprouver ce qui est à propos ou ce qui ne l’est point, et du complaire de prononcer sur ce qui plaît ou ne plaît pas. Plût au Ciel que nos conseils procédassent, en ce qui nous touche, d’une liberté égale à celle d’où procèdent nos jugements, en ce qui nous concerne, et que, de même que nous sommes exempts de toute contrainte pour discerner, par le jugement, les choses licites de celles qui ne le sont pas, le conseil le fût également en nous, pour nous faire préférer les choses licites comme étant les meilleures, et repousser les illicites comme nuisibles ; alors, non-seulement nous serions doués de libre arbitre, mais nous le serions évidemment de libre conseil et, par conséquent, nous serions affranchis du péché. Mais qu’arriverait-il s’il n’y avait que ce qui est expédient ou licite qui nous plût ? Ne pourrait-on point dire avec raison que nous posséderions aussi alors le libre complaire, puisque dans ce cas nous nous sentirions affranchis de tout ce qui peut nous causer de la peine, c’est-à-dire de toute espèce de misère ? Mais comme en réalité il y a bien des choses que le jugement nous présente à faire ou à omettre, mais que détournés de la droite voie du jugement, nous sommes conduits, au contraire, par le conseil à omettre ou à faire, et que d’un autre côté, non contents de ne point accepter volontiers, comme nous plaisant, tout ce que le conseil nous montre de bon et d’utile, nous le regardons au contraire comme étant dur et pénible et pouvons à peine le supporter avec patience, il me semble évident que nous n’avons ni le libre conseil ni le libre complaire.
12. Il reste à savoir si nous en jouissions dans le premier homme, avant son péché, c’est ce que nous examinerons en son lieu. En attendant, nous pouvons être parfaitement assurés que nous en jouirons un jour, quand, avec la grâce de Dieu, nous aurons obtenu ce que nous lui demandons dans cette prière : « Que votre volonté soit faite sur la terre, comme dans les cieux <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-10|''Matth.'', {{rom|vi}}, 10.]]</ref>. » Ce sera lorsque le libre arbitre, qui maintenant est commun à tous les êtres raisonnables, ainsi que je l’ai dit plus haut, et libre de toute contrainte, sera dans les élus, comme il l’est dès à présent dans les saints anges, affranchi du péché et de la misère, et que nous reconnaîtrons enfin par l’heureuse expérience de cette triple liberté quelle est la volonté de Dieu, ce qui est agréable et de plus parfait à ses yeux. Mais, en attendant qu’il en soit ainsi, l’homme ne possède que la liberté de l’arbitre, mais de pleine et entière. Quant à la liberté du conseil, elle n’existe qu’en partie, et encore ne se trouve-t-elle que dans un petit nombre d’hommes spirituels, qui ont crucifié leur chair avec ses vices et toutes ses concupiscences et détruit ainsi le règne du péché dans leur corps mortel. Or, il n’y a que la liberté du conseil qui détruit ce règne, encore ne l’anéantit-elle pas entièrement, car le libre arbitre est toujours captif : et voilà ce que nous demandons tous les jours à Dieu, quand nous disons « Que votre règne arrive <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-10|''Matth.'', {{rom|vi}}, 10.]]</ref>. » Ce règne n’est pas encore entièrement arrivé parmi nous ; mais il arrive un peu tous les jours et étend de plus en plus ses frontières, mais seulement dans ceux dont, par la grâce de Dieu, l’homme intérieur se renouvelle tous les jours ; car plus le règne de la grâce s’étend, plus la puissance du péché diminue, mais parce qu’il n’a point encore atteint toute son étendue, à cause du corps de mort qui appesantit toujours notre âme, et de l’esclavage où la nécessité d’habiter cette demeure terrestre réduit l’esprit par les nombreuses préoccupations qu’elle lui donne, nous sommes toujours contraints de confesser et de dire : « Nous faisons tous encore beaucoup de fautes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#3-2|''Jacob.'', {{rom|iii}}, 2.]]</ref> », ou bien : « Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#1-8|''I Joan.'', {{rom|i}}, 8.]]</ref>. » Aussi, disons-nous toujours dans la prière : « Que votre règne arrive. » Or non-seulement, ce règne ne pourra jamais être complet en nous, tant que le péché régnera dans ce corps mortel, mais il ne le sera que lorsque le péché n’existera plus et ne pourra plus exister dans notre corps devenu immortel.
{{t3|LA LIBERTÉ DE LA MISÈRE OU LE LIBRE COMPLAIRE PEUT-ELLE EXISTER EN CETTE VIE.|CHAPITRE V.|fs=120%}}
13. Mais que dirons-nous maintenant de la liberté du complaire en cette vie où à chaque jour suffit son mal, où toute créature soupire et se trouve comme dans le travail de l’enfantement, parce qu’elle est soumise à la vanité malgré elle, où la vie de l’homme n’est qu’une épreuve continuelle, où enfin les hommes, même spirituels, qui ont déjà reçu les prémices de l’esprit, gémissent au fond du cœur et attendent la rédemption de leur corps ? Est-ce qu’au milieu de tout cela il y a encore place pour cette sorte de liberté ? Quelle liberté dis-je est laissée à notre complaire, là où la misère semble avoir pris toute la place ? L’innocence ou la justice ne sauraient être exemptes de misère comme elles le sont de péché, là où le juste s’écrie encore : « Malheureux homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-24|''Rom.'', {{rom|vii}}, 24.]]</ref> ? » Ou bien encore : « Mes larmes sont ma nourriture, le jour et la nuit <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#42-3|''Psalm.'' {{rom|cxli}}, 3.]]</ref>. » Assurément là où les jours et les nuits se passent dans la tristesse, il n’y a plus place pour le complaire. D’ailleurs, tous ceux mêmes qui veulent vivre avec piété en Jésus-Christ, seront persécutés <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#3-12|''II Tim.'', {{rom|iii}}, 12.]]</ref>, parce que l’épreuve commence par la maison même de Dieu, ainsi qu’il l’ordonne quand il dit par son Prophète : « Commencez par les miens <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ézéchiel#9-6|''Ezech.'', {{rom|ix}}, 6.]]</ref>. »
14. Si la vertu ne peut jouir de la liberté du complaire, peut-être le vice plus heureux l’a-t-il, au moins en partie, et est-il exempt de misère. Il s’en faut bien ; car ceux qui se réjouissent après avoir mal fait et qui se félicitent des pires choses, ressemblent dans leur joie à des fous qui ont le sourire sur les lèvres : il n’y a point de misère plus misérable qu’une fausse joie. D’ailleurs ce qui semble du bonheur dans ce monde est si bien de la misère et rien que cela, que le sage a dit « Mieux vaut aller dans une maison de deuil que dans une maison de festin <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiaste#7-3|''Eccle.'', {{rom|vii}}, 3.]]</ref>. » Quant aux saints ils goûtent quelques plaisirs corporels, lorsqu’ils mangent, boivent ou se chauffent, et dans les autres soins qu’ils donnent à leur chair, mais ces sortes de plaisirs ne sont pas tout à fait exempts de misère ? Pour que le pain semble bon, il faut avoir faim ; il faut avoir soif pour trouver du plaisir à boire, et quand on est rassasié, non-seulement on ne trouve plus le boire et le manger agréables, mais même ils répugnent. Supprimez la faim et vous ne songerez plus au pain, ôtez la soif et vous ne regarderez pas plus l’eau de la fontaine la plus limpide que celle d’une mare bourbeuse. De même, on ne recherche l’ombre que lorsqu’on souffre de l’ardeur du soleil, et il n’y a que celui qui a froid ou qui se trouve à l’ombre qui aspire après les rayons du soleil. En sorte qu’on ne trouve aucun plaisir dans toutes ces choses, tant qu’on ne commence pas par en sentir un besoin pressant ; cela est si vrai que, si on cesse d’en avoir besoin, à l’instant même ce qu’elles semblaient avoir d’agréable devient une source d’ennui et même de souffrance. Il faut donc reconnaître que de ce côté, tout, dans cette vie, est nuisible ; seulement, au milieu des tribulations continuelles et des peines plus graves dont elle est remplie, de plus légères semblent une sorte de consolation <ref>Telle est la leçon donnée par deux manuscrits de la Colbertine ; dans quelques éditions on lit comme si le mot « légères » qui se trouve dans le texte latin, se rapportait à consolations, non à tribulations ; mais nous croyons la version que nous donnons préférable à l’autre.</ref>. Et il arrive quelquefois que, lorsque avec le temps et par le cours des choses, de grandes peines finissent par céder la place à de moindres, il nous semble que c’est comme un moment de trêve dans notre misère, et après avoir enduré beaucoup de maux très-grands, nous nous trouvons heureux parce que ceux qui leur ont succédé le sont moins.
15. Toutefois, il faut dire que ceux qui sont ravis en extase dans la contemplation se trouvent affranchis de la misère et peuvent goûter un peu aux douceurs de la félicité du ciel, toutes les fois qu’ils sont ravis en esprit. Il est certain, on ne saurait le nier, que même dans cette chair, ceux qui, à l’exemple de Marie, ont choisi la meilleure part qui ne leur sera point ôtée, jouissent du moins quelquefois et comme en passant, de la liberté du complaire. En effet, ceux qui déjà possèdent ce qui ne doit pas leur être ôté, ressentent certainement ce qui doit être un jour, c’est-à-dire la félicité ; or la félicité et la misère ne peuvent se trouver ensemble en même temps, d’où il suit que toutes les fois qu’on jouit de l’une, en esprit, on ne saurait souffrir de l’autre ; voilà comment il se fait que, dès cette vie même, les contemplatifs, eux seuls, peuvent jouir d’une certaine façon, de la liberté du complaire, mais il est vrai qu’ils n’en jouissent qu’en partie, en très-faible partie même, et cela fort rarement. Or les âmes saintes jouissent également du libre conseil, et, si elles n’en jouissent qu’en partie, du moins n’est-ce point en petite partie. D’un autre côté, ainsi que nous l’avons vu plus haut, tous les êtres raisonnables jouissent également du libre arbitre qui n’est pas moindre en soi dans les méchants que dans les bons, ni dans cette vie que dans l’autre.
{{t3|POUR VOULOIR LE BIEN, ON A ABSOLUMENT BESOIN DE LA GRÂCE.|CHAPITRE VI.|fs=120%}}
16. Il me semble avoir suffisamment montré que le libre arbitre est comme captif, tant que les deux autres libertés ne se trouvent point avec lui ou ne se trouvent point complètes ; le défaut dont l’apôtre se plaint, en disant : « Il est cause que vous ne faites point ce que vous voulez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#5-17|''Galat.'', {{rom|v}}, 17.]]</ref> », ne nous vient pas d’une autre source ; en effet, le libre arbitre nous donne bien le vouloir, mais il ne nous donne pas le pouvoir de faire ce que nous voulons. Je ne dis point qu’il nous donne le vouloir du bien ou du mal, mais simplement qu’il nous donne le vouloir, attendu que, vouloir le bien, c’est progresser ; vouloir le mal, c’est décroître. Le simple vouloir au contraire est ce qui progresse ou décroît. Or, le vouloir existe en nous par la grâce de la création et il progresse par celle de la rédemption ; mais s’il décroît, c’est à lui-même qu’il le doit. C’est donc par le libre arbitre que nous voulons, et c’est par la grâce que nous voulons le bien ; l’un nous donne le vouloir et l’autre, le bon vouloir. De même que, autre chose est de craindre simplement et de craindre Dieu, d’aimer simplement et d’aimer Dieu, attendu que la crainte et l’amour, pris simplement en eux-mêmes, ne sont autre chose que des affections, tandis que avec ce complément, ce sont des vertus ; ainsi est-ce autre chose de vouloir et autre chose de vouloir le bien.
17. Les affections, simplement dites, se trouvent en nous par le fait de la nature, il semble qu’elles sortent de notre propre fonds, ce qui les complète vient de la grâce ; il est bien certain en effet que la grâce ne règle pas autre chose que ce que la création nous a donné, en sorte que les vertus ne sont que des affections réglées. Il est écrit de quelques hommes, qu’ils ont tremblé et ont été effrayés, là où il n’y avait pas de crainte <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#14-5|''Psalm.'' {{rom|xiii}}, 5.]]</ref>, il y avait bien une crainte, mais elle n’était pas réglée, Le Seigneur voulait la régler dans ses disciples, quand il leur disait : « Je vous apprendrai qui vous devez craindre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#12-5|''Luc'', {{rom|xii}}, 5.]]</ref> », Et David proposait aussi de la régler quand il s’écriait : « Venez, mes enfants, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#34-12|''Psalm'', {{rom|xxxiii}}, 12.]]</ref> », De même, celui qui disait : « Moi, qui suis la lumière, je suis venu en ce monde ; mais les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#3-19|''Joan.'', {{rom|iii}}, 19.]]</ref> », reprochait aux hommes d’avoir un amour déréglé, Voilà pourquoi l’Épouse des Cantiques s’écrie : « Réglez l’amour en moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Cantique#2-4|''Cant.'', {{rom|ii}}, 4.]]</ref>. » De même encore, c’était la volonté que Jésus trouvait déréglée dans ses disciples quand il disait : « Vous ne savez ce que vous désirez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-38|''Marc.'', {{rom|x}}, 38.]]</ref> ; » mais il leur apprend à replacer leur volonté déréglée dans la droite ligne, quand il leur dit : « Pouvez-vous boire le calice que je boirai <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-38|''Ibidem.'']]</ref> ? » En parlant ainsi, il ne leur montrait encore que par ses leçons, à régler leur volonté ; il le leur enseigna plus tard, par son propre exemple, lorsque dans sa passion, après avoir prié son Père d’éloigner de lui le calice, il ajoute aussitôt : « Néanmoins qu’il en soit, non comme je le veux, mais comme vous le voulez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-39|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 39.]]</ref>. » Nous avons donc reçu de Dieu, dans la création, la faculté de vouloir, de même que celle de craindre et celle d’aimer, ce qui fait que nous sommes des créatures en général ; mais pour ce qui est de vouloir le bien, de craindre et d’aimer Dieu, nous le tenons de la grâce qui nous a visités et a fait de nous des créatures de Dieu.
18. En effet, si, en tant qu’êtres créés doués de liberté et de volonté, nous n’appartenons qu’à nous, nous appartenons à Dieu par la bonne volonté. Or, c’est celui qui l’a faite libre, notre volonté, qui la fait bonne, afin que nous soyons comme les prémices de ses créatures ; car il vaudrait mieux pour nous ne pas être que d’être toujours à nous ; en effet, ceux qui ont voulu s’appartenir à eux-mêmes, comme des dieux, sachant le bien et le mal, non-seulement se sont appartenus en effet, mais sont tombés au pouvoir du diable. Ainsi c’est par la volonté en tant que libre, que nous sommes nôtres ; c’est par elle encore en tant que mauvaise, que nous sommes au diable et c’est toujours par elle mais en tant que bonne, que nous appartenons à Dieu. C’est ce qui a fait dire à l’Apôtre : « Le Seigneur connaît ceux qui sont à lui <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#2-19|''II Tim.'', {{rom|ii}}, 19.]]</ref> », car, s’il s’adresse à ceux qui ne lui appartiennent pas, il leur dit : « En vérité, je vous déclare que je ne vous connais point <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#25-12|''Matth.'', {{rom|xxv}}, 12.]]</ref>. » Lorsque par la mauvaise volonté, nous passons au démon, nous cessons, pour ainsi dire en attendant, d’appartenir à Dieu, de même que lorsque, par la bonne volonté nous sommes à Dieu, nous n’appartenons plus au diable, mais ni dans l’un ni dans l’autre cas, nous ne cessons point d’être nôtres ; car des deux côtés nous conservons le libre arbitre et, avec lui, la cause de tout mérite, en sorte que c’est toujours justement que nous sommes punis si nous sommes mauvais, puisque étant libres, nous ne devenons mauvais que par le fait de notre propre volonté ; c’est justement aussi que nous sommes récompensés si nous sommes bons, puisque nous ne pouvons également l’être que par un acte de notre volonté. Il est bien certain que c’est par le fait de notre volonté que nous devenons esclaves du démon, non point par un acte de sa puissance ; mais ce n’est point par elle, c’est par la grâce que nous nous assujettissons à Dieu. Car on doit dire que si notre volonté est bonne elle est une créature du bon Dieu ; mais elle ne sera parfaite que lorsqu’elle sera parfaitement soumise à son créateur. Loin de moi toutefois la pensée d’attribuer à notre volonté sa perfection et de n’attribuer qu’à Dieu sa création, puisqu’il est incomparablement meilleur d’être parfait que d’être simplement fait et qu’il y aurait de l’impiété à prétendre que Dieu n’a fait en nous que ce qui est moindre, et que nous, nous avons fait ce qui est plus parfait. L’Apôtre, comprenant bien ce qu’il était par la nature et ce qu’il devait attendre de la grâce, disait : « Je trouve en moi la volonté de faire le bien, mais je n’y trouve pas le moyen de l’accomplir <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-18|''Rom.'', {{rom|vii}}, 18.]]</ref>. » Il savait fort bien, en effet, que par le libre arbitre, il avait en lui le vouloir, mais que la grâce lui était nécessaire pour avoir le parfait vouloir ; car, si vouloir le mal est une défaillance de la volonté, vouloir le bien est pour elle un progrès, et elle est parfaite quand elle suffit à tout le bien que nous voulons.
19. Ainsi donc, pour que le vouloir qui nous vient du libre arbitre soit parfait, nous avons besoin de deux grâces : d’une première qui nous fasse goûter le bien, ce qui est proprement la conversion de la volonté au bien, et d’une seconde qui nous le fasse pouvoir complètement, ce qui est la confirmation même de la volonté dans le bien. Or la volonté n’est parfaitement tournée, convertie au bien que quand elle ne se complaît plus que dans ce qui est honnête et permis, et elle est parfaitement confirmée dans le bien quand elle ne manque plus de rien qui lui plaise. Par conséquent, la volonté, pour être parfaite, doit être pleinement bonne et bonnement pleine. En soi, la volonté est deux fois bonne dès le principe ; elle est bonne en général par le seul fait de la création, attendu qu’étant l’œuvre d’un Dieu bon elle n’a pu être créée que bonne, comme elle le fut, en effet, d’après ce qui est dit que Dieu vit que tout ce qu’il avait fait était parfaitement bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#1-31|''Gen.'', {{rom|i}}, 31.]]</ref>. Elle est bonne en particulier à cause du libre arbitre par lequel elle est faite à l’image de Celui qui l’a créée. Si aux deux premiers biens de la volonté nous en ajoutons un troisième, la conversion à son Créateur, on pourra la considérer alors avec juste raison comme parfaitement bonne ; bonne en général, bonne en son genre et très-bonne dans son ordination <ref>Dans quelques éditions on lit : « son ordination à Dieu ; » mais c’est une pure redondance de mots ; car la suite du texte rend cette addition complètement superflue.</ref> ; or, par ordination j’entends la conversion complète de la volonté à Dieu, sa sujétion entière, volontaire et dévouée. Mais à cette parfaite justice, est due ou plutôt est jointe la plénitude de la gloire ; car ces deux biens se suivent tellement qu’on ne peut posséder la parfaite justice sans la gloire parfaite ; ni la plénitude de la gloire, sans la plénitude de la justice. C’est donc à bon droit qu’une pareille justice ne va pas sans la gloire, puisque la vraie gloire ne peut aller sans une telle justice. Aussi est-ce avec raison qu’il est dit : « Bienheureux ceux qui sont affamés et altérés de la justice, parce qu’ils en seront pleinement rassasiés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#5-6|''Matth.'', {{rom|v}}, 6.]]</ref>. »
20. Ce sont précisément les deux biens dont nous avons parlé plus haut sous le nom de vraie sagesse et de plein pouvoir, en rapportant la sagesse à la justice et le pouvoir à la gloire. J’ajoute les qualificatifs vrai et plein, afin de montrer par le premier que je ne parle point de la sagesse de la chair qui n’est que mort <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-6|''Rom.'', {{rom|viii}}, 6.]]</ref>, ni de celle qui n’est que folie pour Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-19|''I Corinth.'', {{rom|iii}}, 19.]]</ref>, je veux dire de cette sagesse du monde par laquelle les hommes sont sages à leurs yeux, « mais de cette sagesse qui les rend habiles à mal faire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#4-22|''Jérem.'', {{rom|iv}}, 22.]]</ref>. » Par le second qualificatif, je n’entends point parler de ceux dont il est dit : « Les puissants seront fortement tourmentés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#6-7|''Sap.'', {{rom|vi}}, 7.]]</ref>. » La vraie sagesse et le plein pouvoir ne se trouvent que là où se rencontrent déjà réunis les deux biens dont j’ai encore parlé plus haut et que j’ai appelés le libre conseil et le libre complaire ; et je ne reconnais, pour moi de vrai sage et de vraiment puissant que celui qui, non-seulement a le vouloir en soi, en vertu du libre arbitre ; mais encore le parfaire, en sorte qu’il ne puisse ni vouloir ce qui est mal, ni être privé de faire ce qu’il veut. Or le premier dépend du libre conseil, c’est-à-dire de la vraie sagesse, et le second du libre complaire, c’est-à-dire du plein pouvoir. Mais quel est l’homme assez saint et assez grand pour se glorifier d’en être arrivé là ? Où et quand en sera-t-il ainsi ? Sera-ce en cette vie ? Si cela pouvait être, celui qui en serait arrivé là, serait plus grand que saint Paul lui-même qui s’écriait : « Je ne trouve point en moi le parfaire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-18|''Rom.'', {{rom|vii}}, 18.]]</ref>. » Adam, du moins, dans le paradis terrestre, a-t-il joui de ce triple bien ? S’il en avait joui, jamais il n’en eût été chassé.
{{t3|LES PREMIERS HOMMES ONT-ILS CONNU CETTE TRIPLE LIBERTÉ DANS LE PARADIS TERRESTRE, L’ONT-ILS CONSERVÉE MÊME APRÈS LE PÉCHÉ.|CHAPITRE VII.|fs=120%}}
21. C’est maintenant le lieu d’examiner une question, que nous avons différée jusqu’à présent, à savoir, si, dans le paradis terrestre, les premiers hommes ont joui des trois libertés que nous avons désignées sous le nom de libre arbitre, libre conseil et libre complaire, ou, en d’autres termes, s’ils ont été libres de toute contrainte, de tout péché et de toute misère, ou bien, s’ils n’ont joui que de deux ou même que d’une de ces libertés. Quant à la première liberté, cela ne peut faire une question, pour peu que nous n’ayons point oublié le raisonnement par lequel nous avons clairement établi plus haut qu’elle subsiste également dans les justes et dans les pécheurs ; mais pour les autres, il y a véritablement lieu de se demander si Adam les a eues toutes les deux ou s’il n’a eu que l’une d’elles. S’il ne les a possédées ni l’une ni l’autre, qu’a-t-il donc perdu ? Car ni après, ni avant son péché, il n’a cessé d’avoir la plus complète liberté de son libre arbitre ; et s’il n’a rien perdu, quel châtiment a-ce donc été pour lui d’être chassé du paradis terrestre ? Mais, s’il a possédé l’une au moins de ces deux libertés, comment l’a-t-il perdue ? Il est bien certain que, du jour qu’il a péché, il n’a plus été libre, pendant sa vie mortelle, ni du péché ni de la misère, et pourtant on ne saurait dire qu’il a pu perdre aucune des trois libertés dont nous avons parlé plus haut, quelle que soit celle qu’il eût reçue, autrement il serait évident qu’il n’a jamais possédé ni la parfaite sagesse, ni le plein pouvoir, dans le sens que nous les avons définis l’une et l’autre, un peu plus haut, puisqu’il aurait pu vouloir quelque chose qu’il n’aurait pas dû, et qu’il aurait reçu ce qu’il n’aurait pas voulu. Ne pourrait-on pas dire qu’il ne les a possédées que d’une certaine façon, non point dans leur plénitude, et qu’ainsi il a pu les perdre ? Il est certain que chacune de ces deux libertés a deux degrés, le supérieur et l’inférieur ; le premier, dans la liberté de conseil, est de ne pouvoir point pécher, et le second est de pouvoir ne point pécher. De même, le degré supérieur de la liberté de complaire, est de ne pouvoir être troublé, et l’inférieur, de pouvoir ne point être troublé. L’homme a donc reçu, dans sa création, le degré inférieur de chacune de ces deux libertés. Mais il en a été dépouillé par son péché, et, du degré de liberté, qui consistait pour lui à pouvoir ne point pécher, il est tombé au point de ne pouvoir plus ne pas pécher, en perdant ainsi tout ce qu’il avait de liberté de conseil. De même, pour ce qui est du degré qui consistait à pouvoir n’être point troublé ; il en est venu à ne pouvoir plus ne pas être troublé en perdant également tout ce qu’il avait de liberté de complaire. Pour châtiment, il ne conserva plus que la liberté d’arbitre, qui ne lui avait servi qu’à perdre les deux autres, et il ne peut la perdre comme les deux dernières. S’étant volontairement fait l’esclave du péché, il était juste qu’il perdît le libre conseil ; mais, étant devenu par le péché, débiteur de la mort, comment aurait-il pu conserver la liberté du complaire ?
22. L’homme se priva donc lui-même des deux autres libertés qu’il avait reçues, par l’abus qu’il fit de son libre arbitre : or, il en a abusé en la faisant servir à sa honte, quand elle ne lui avait été donnée que pour tourner à sa gloire, ainsi que l’Écriture nous l’apprend en disant « L’homme, tandis qu’il était élevé en honneur, n’a pas compris sa gloire ; il a été assimilé aux bêtes qui n’ont point de raison, et il leur est devenu semblable <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#49-13|''Psalm.'' {{rom|xlviii}}, 13.]]</ref>. » Seul entre tous les êtres animés, l’homme a reçu le pouvoir de pécher, c’est la prérogative de son libre arbitre ; mais il ne lui a point été donné pour qu’il péchât, c’était au contraire, pour qu’il acquît plus de gloire, en ne péchant pas quand il pouvait pécher. Qu’y aurait-il eu, en effet, de plus glorieux pour lui que de pouvoir lui appliquer ces paroles de l’Écriture : « Quel est celui-là et nous le louerons <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#31-9|''Eccli.'', {{rom|xxxi}}, 9.]]</ref> ? » Pourquoi ces louanges ? « C’est qu’il a fait quelque chose de merveilleux dans sa vie. » Qu’a-t-il donc fait ? « Il a pu violer les commandements de Dieu, et il ne les a pas violés ; il a pu faire le mal, et il ne l’a point fait. » Or, il eut cette gloire, tant qu’il ne pécha point, et il la perdit en péchant. Mais s’il pécha, c’est qu’il était libre de pécher, et cette liberté ne lui venait point d’ailleurs que de son libre arbitre, qui renferme pour lui la possibilité de pécher. Il ne faut point s’en prendre à celui qui le lui donna ; mais à l’homme lui-même, qui fit servir au péché une faculté qu’il n’avait reçue que pour avoir la gloire de ne point pécher ; car, s’il est vrai qu’il n’eût point péché, s’il n’avait eu le pouvoir de pécher, ce n’est pourtant point parce qu’il a eu ce pouvoir qu’il a péché, mais parce qu’il a voulu pécher. En effet, quand le diable et ses satellites ont péché, si les autres n’ont point fait comme eux, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas pu, mais parce qu’ils n’ont pas voulu.
23. On ne saurait donc imputer la chute de l’homme par le péché, au pouvoir qu’il avait reçu de pécher, mais au vice de sa volonté. Mais, s’il a pu tomber par un acte de sa volonté, il ne saurait à présent se relever par un acte pareil ; car, s’il a été donné à la volonté de pouvoir ne point tomber, il ne lui a pas été donné de pouvoir se relever, une fois tombée. Il n’est pas aussi facile de sortir d’une fosse que d’y choir. L’homme a pu, par sa seule volonté, tomber dans la fosse du péché, mais il ne saurait se relever désormais, par sa seule volonté, puisque le voulût-il, il ne saurait plus même ne plus pécher.
{{t3|LE LIBRE ARBITRE SUBSISTE APRÈS LE PÉCHÉ.|CHAPITRE VIII.|fs=120%}}
24. Mais quoi ? Le libre arbitre est-il détruit parce qu’il ne peut plus ne pas pécher ? Nullement, mais il a perdu le libre conseil, en vertu duquel il pouvait jadis ne pas pécher, de même que, si l’infortuné ne peut plus ne pas être troublé désormais, cela vient de ce qu’il a perdu aussi le libre complaire, en vertu duquel il pouvait jadis ne pas être troublé. Le libre arbitre, même depuis le péché d’Adam, demeure donc tout entier, mais il est misérable, et, si l’homme ne peut pas lui-même s’affranchir du péché et de la misère, ce n’est pas une preuve qu’il a perdu tout libre arbitre, mais seulement qu’il est privé des deux autres libertés. En effet, il n’appartient pas et il n’a jamais appartenu au libre arbitre, en tant que tel, de pouvoir <ref>Telle est la leçon qu’il faut préférer ici ; elle est en rapport avec la pensée qui se retrouve exprimée au n. 19.</ref> ou d’être sage, mais seulement de vouloir ; il ne donne à la créature ni le savoir, ni le pouvoir, mais seulement le vouloir, par conséquent, on ne peut le regarder comme perdu que s’il cesse de vouloir, non pas s’il manque de pouvoir ou de savoir, car il n’y a que là où la volonté fait défaut que la liberté périt. Je ne dis pas s’il cesse de vouloir le bien, mais s’il perd toute faculté de vouloir ; car on ne saurait nier que, dès l’instant que le bien ne procède plus de la volonté, et que la volonté elle-même a disparu tout entière, le libre arbitre aussi soit mort. S’il est tel qu’il n’y ait que le bien qu’il ne puisse plus vouloir, c’est un signe, non qu’il n’y a plus de libre-arbitre, mais bien qu’il n’y a plus de libre conseil. Si ce n’est pas le vouloir qui lui manque, mais si c’est le pouvoir de faire le bien qu’il veut, c’est la preuve qu’il lui manque le libre complaire, non pas que le libre arbitre a péri. Ainsi donc le libre arbitre suit partout la volonté, à tel point qu’il ne cesse d’exister que là où elle disparaît, mais la volonté elle-même se retrouve aussi bien dans les méchants que dans les bons ; d’où il suit que le libre arbitre existe tout entier dans les pécheurs aussi bien que dans les justes. Et de même que la volonté, pour être dans la misère, ne cesse point d’être la volonté, mais seulement s’appelle et est effectivement une volonté malheureuse, comme il y en a d’heureuses, ainsi aucune adversité, nul malheur ne saurait détruire ni même diminuer le libre arbitre, en tant que libre arbitre.
25. Toutefois, bien que le libre arbitre ne souffre aucune diminution en qui que ce soit, néanmoins il ne saurait, par ses propres forces, remonter du mal au bien, comme il a pu par lui-même tomber du bien dans le mal. Faut-il s’étonner en effet qu’il ne puisse, une fois tombé, se relever lui-même quand on sait que, même lorsqu’il était debout, il n’aurait pu par ses propres forces s’élever vers le bien, et quand on voit que, lors même qu’il avait encore avec lui, du moins en partie, les deux autres libertés, il n’a pu, du degré inférieur où il les possédait, arriver à les avoir en un degré supérieur, c’est-à-dire de l’état de pouvoir ne point pécher, et ne point être troublé, en arriver à ne pouvoir plus ni pécher, ni être troublé ? S’il n’a pu à l’aide, quel qu’il ait été, des deux autres libertés, s’élever du bien au mieux, à combien plus forte raison, maintenant qu’il en est complètement privé, sera-t-il hors d’état de se relever par lui-même, du mal au bien dont il est déchu ?
26. L’homme a donc besoin du Christ, qui est la vertu et la sagesse de Dieu qui, en tant que sagesse, verse de nouveau dans son âme la vraie sagesse pour lui rendre son libre conseil, et en tant que vertu, lui redonne le plein pouvoir pour réparer son libre complaire, en sorte que devenant d’un côté parfaitement bon il ignore désormais le péché, et d’un autre complètement heureux il ne sent plus rien de contraire à sa volonté. Mais il ne faut espérer cette perfection que dans l’autre vie, alors que ces deux libertés, perdues maintenant pour nous, seront entièrement rendues à notre libre arbitre, non pas de la manière qu’elles se trouvent, dans tout homme juste, si saint qu’il soit ici-bas, non pas même en l’état où les ont possédées nos premiers parents dans le paradis terrestre ; mais comme les anges en jouissent maintenant dans le ciel. Mais en attendant, contentons-nous, dans ce corps de mort et dans ce siècle mauvais, d’une liberté de conseil, qui nous permette de ne point obéir au péché dans la concupiscence et d’une liberté de complaire qui nous exempte de toute crainte fâcheuse pour la justice. Or, ce n’est pas une petite sagesse, dans cette chair de péché et dans ces jours mauvais, que de ne point consentir au mal quoiqu’on ne puisse s’en garantir entièrement ; et ce n’est pas non plus un faible pouvoir que de mépriser courageusement l’adversité pour la vérité, bien qu’on n’ait pas encore le bonheur d’y être complètement insensible.
27. En attendant, nous devons apprendre par la liberté de conseil à ne pas abuser de celle du libre arbitre, si nous voulons un jour jouir d’une complète liberté de complaire. C’est certainement ainsi que nous réparerons en nous l’image de Dieu et que par la grâce, nous nous mettrons en état de recouvrer cet antique honneur que nous avons perdu par le péché. Bienheureux celui qui entendra dire de soi ces paroles : « Quel est celui-là et nous le louerons ? car il a fait des merveilles dans sa vie. Il a pu transgresser les commandements de Dieu et ne les a point transgressés ; il a pu faire le mal et ne l’a point fait <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#31-9|''Ecclés.'', {{rom|xxxi}}, 9.]]</ref>. »
{{t3|L’IMAGE ET LA RESSEMBLANCE DE DIEU, SELON LESQUELLES NOUS AVONS ÉTÉ CRÉÉS, CONSISTENT DANS CETTE TRIPLE LIBERTÉ.|CHAPITRE IX.|fs=120%}}
28. Je pense que c’est dans ces trois libertés que consistent l’image et la ressemblance de Dieu, selon lesquelles nous avons été créés, en sorte que l’image se retrouve dans le libre arbitre et la ressemblance dans les deux autres libertés. Et peut-être, si le libre arbitre ne souffre ni défaillance ni diminution est-ce parce qu’il semble plus particulièrement avoir reçu l’empreinte de l’image substantielle de l’éternelle et immuable divinité. En effet, s’il a eu un commencement, il ne saurait avoir de fin ; il n’est point augmenté par la gloire ou par la sainteté, de même qu’il n’est point diminué par le péché ou par la misère. Parmi les choses qui ne sont point éternelles, en est-il une seule qui ressemble davantage à l’éternité ? Quant aux deux autres libertés, comme elles peuvent non-seulement diminuer mais même se perdre complètement, il semble qu’elles n’ont reçu qu’une sorte de ressemblance de la sagesse et de la puissance en plus de l’image divine. De plus, de même que nous les avons perdues par le péché, nous les avons recouvrées par la grâce, et enfin, tous les jours, les uns plus, les uns moins, nous avançons ou nous reculons dans ces deux libertés ; bien plus, nous pouvons les perdre si bien que nous ne puissions même plus les recouvrer, de même qu’il se peut que nous les possédions si bien un jour, qu’il ne nous soit plus possible ni de les perdre ni de les affaiblir.
29. Dans le Paradis terrestre, l’homme ne possédait point cette ressemblance bipartite avec la sagesse et la puissance divines, au plus haut degré possible, mais à un degré peu éloigné d’être le plus haut. Qu’y a-t-il, en effet, de plus près de la condition d’un être qui ne peut ni pécher ni être troublé, dans laquelle les saints anges <ref>Dans quelques éditions, la leçon varie en cet endroit et fait dire à saint Bernard : « les saints et les anges, au lieu de «… les saints anges. » Mais la copulative et manque dans nos trois manuscrits.</ref> sont maintenant affermis, et Dieu s’est toujours trouvé, que de pouvoir ne point pécher et n’être point troublé, comme c’était le partage de l’homme, quand il fut créé ? Mais par le péché il est tombé, ou plutôt nous sommes tombés en lui et avec lui, de ce haut degré et par la grâce, nous sommes remontés, sinon au même degré, du moins à un degré un peu moins élevé que le premier. En effet, si nous ne pouvons plus vivre ici-bas absolument exempts de péché ou de misère, du moins nous pouvons, avec l’aide de la grâce, ne nous laisser vaincre ni par le péché ni par la misère. Il est écrit : « Quiconque est né de Dieu ne commet point de péché <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#3-9|''I Joan.'', {{rom|iii}}, 9.]]</ref> ; » Mais cela n’est dit que de ceux qui sont prédestinés à la vie éternelle, en ce sens, non pas qu’ils ne pèchent point du tout, mais que, s’ils pèchent, leur péché ne leur est point imputé, soit parce qu’ils l’ont expié par de dignes fruits de pénitence, soit parce qu’ils l’ont couvert du manteau de la charité <ref>Saint Bernard a déjà enseigné l’amissibilité de la grâce dans son second opuscule, n. 14. Cependant, il dit ici que le péché des prédestinés « est caché dans la charité, » cela ne peut s’entendre que de la charité subséquente qui vient plus tard justifier le pécheur, de même qu’il est lavé par la pénitence. Il y a plus néanmoins, il dit en effet « que le péché des prédestinés est caché dans la charité de Dieu qui les prédestine, » car, dit-il, la charité du Père cache la multitude de leurs fautes, sermon XII, sur le Cantique des cantiques n. 15. Saint Bernard explique encore ce passage d’une autre manière, dans son sermon IV, sur divers sujets où il dit que ces mots, celui qui est né de Dieu ne pèche pas, doivent s’entendre en ce sens qu’il ne persévère pas dans le péché. Voir les notes de la fin du volume sur le premier sermon de la septuagésime.</ref>, selon ce qui est dit : « La charité couvre beaucoup de péchés <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Pierre#4-8|''I Petr.'', {{rom|iv}}, 8.]]</ref> », et « Bienheureux sont ceux à qui leurs iniquités ont été remises et dont les péchés sont couverts <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#32-1|''Psalm.'', {{rom|xxxi}}, 1.]]</ref> », et encore : « Bienheureux est l’homme à qui le Seigneur n’a imputé aucun péché. » Ainsi les anges au premier rang ont le plus haut degré de ressemblance avec Dieu, nous n’avons que le plus bas. Adam en a eu un intermédiaire entre les anges et nous, et le démon n’en a aucun. En effet, il a été donné aux esprits célestes d’être affermis dans un état exempt de tout péché et de toute misère. Adam fut créé exempt de l’un et de l’autre, mais il ne lui a pas été donné de demeurer toujours tel ; quant à nous il ne nous est pas donné d’être sans misère et sans péché, il ne nous est donné que de ne céder ni à l’un ni à l’autre. Quant au démon et à ses membres, comme ils ne veulent jamais résister au mal, ils ne peuvent jamais non plus échapper à la peine du péché.
30. Ainsi donc, les deux libertés de conseil et de complaire, qui procurent la vraie sagesse et la vraie puissance à toute créature raisonnable, à laquelle Dieu les dispense comme bon lui semble, et varient selon les causes, les lieux et les temps ; car, à peine possédées sur la terre, elles le sont pleinement dans les cieux, elles ne l’étaient que faiblement dans le paradis terrestre, et elles ne le sont point du tout dans les enfers. Au contraire, la liberté du libre arbitre n’a pas cessé le moins du monde d’être la même qu’au moment où elle a été créée, et se trouve égale, en tant que telle, dans le ciel, sur la terre et dans les enfers ; aussi est-ce avec raison que les premières ne nous donnent qu’une simple ressemblance avec Dieu, tandis que la dernière imprime en nous son image. Que dans les enfers les deux libertés, qui ont rapport à la ressemblance, aient complètement péri, c’est ce dont l’autorité même des saintes Écritures fait foi. En effet, pour ce qui est du libre conseil, d’où naît la vraie sagesse, on peut se convaincre qu’il n’existe plus en ce lieu, par ces paroles pleines de clarté : « Faites promptement tout ce que votre main peut faire, parce qu’il n’y aura plus ni œuvre, ni raison, ni sagesse, ni science dans les enfers où vous courez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiaste#9-10|''Ecclés.'', {{rom|ix}}, 10.]]</ref>. » Quant à la puissance qui nous vient du libre complaire, voici ce que nous en apprend l’Évangile : « Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres extérieures <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#22-13|''Matth.'', {{rom|xxii}}, 13.]]</ref>. » Or, que faut-il entendre par ces mots : « Liez-lui les pieds et les mains, » sinon dépouillez-le de tout pouvoir ?
31. On me dira peut-être : comment se fait-il qu’il n’y a point de place pour un peu de sagesse, là où tout ce qu’on souffre force à se repentir du mal qu’on a fait ? Est-ce qu’on ne saurait se repentir au sein des tourments ou bien le repentir n’est-il point une sorte de sagesse ? L’objection serait fondée, s’il n’y avait de puni dans l’enfer que l’œuvre mauvaise et non pas la volonté mauvaise en même temps. Il est hors de doute que personne, au milieu du châtiment de sa faute, ne se plaît à réitérer le mal qu’il a fait, mais si la volonté persévère dans les mauvaises dispositions jusqu’au milieu des tourments, qu’importe qu’elle renonce à l’acte mauvais, si elle ne semble avoir un peu de sagesse, que, parce qu’au sein de l’enfer, il ne lui est plus possible de commettre le péché de luxure ? D’ailleurs, il est écrit que « la sagesse n’entrera point dans une âme maligne <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#1-4|''Sap.'', {{rom|i}}, 4.]]</ref>. » Mais qui nous dit que la volonté continue à être mauvaise jusque dans les châtiments ? Cela ressort, entre autres choses, de ce qu’elle ne voudrait point être punie ; or la justice veut que ceux qui ont mal fait subissent un châtiment, elle ne veut donc point ce que veut la justice. Quiconque ne veut point ce qui est juste, n’a pas la volonté juste, mais injuste, et par conséquent mauvaise, précisément en ce qu’elle n’est pas d’accord avec la justice. Il y a deux choses qui montrent que la volonté est injuste, c’est lorsqu’elle veut pécher ou que son péché demeure impuni. Quelles preuves de vraie sagesse ou de bonne volonté trouverons-nous donc dans ceux qui ont péché, tant qu’ils ont pu le faire, et voudraient ensuite que leurs fautes demeurassent impunies ? Mais soit, ils se repentent d’avoir mal fait, n’est-il pas vrai cependant qu’ils aimeraient mieux pécher encore, si le choix leur en était donné, que de souffrir la peine du péché ? Or c’est cela même qui est injuste, inique. Or quand vit-on la volonté, si elle est bonne, préférer ce qui est injuste à ce qui est juste ? D’ailleurs on ne peut dire que ceux qui sont moins fâchés d’avoir vécu selon leur bon plaisir que de ne pouvoir plus vivre ainsi, aient un véritable repentir. Du reste, ce qui se passe au dehors montre assez ce qu’ils sont intérieurement. Tant que leur corps est dans les flammes, il est certain que leur volonté persévère dans le mal, d’où il suit que cette ressemblance, qui ressort de la double liberté de conseil et de complaire, a disparu complètement dans les enfers, tandis que l’image, qui tient au libre arbitre, y subsiste toujours.
{{t3|C’EST JÉSUS-CHRIST QUI A RÉPARÉ EN NOUS LA RESSEMBLANCE DE L’IMAGE DE DIEU.|CHAPITRE X.|fs=120%}}
32. Mais il serait impossible de retrouver nulle part en ce monde cette ressemblance, et elle serait encore souillée et détruite, si la femme de l’Évangile n’avait allumé son flambeau <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#15-8|''Luc'', {{rom|xv}}, 8.]]</ref>, c’est-à-dire si la Sagesse n’avait apparu dans la chair, n’avait balayé la maison de nos vices et recherché la drachme qui y était perdue, c’est-à-dire son image qui est comme ensevelie sous la poussière, privée de son premier éclat et recouverte de la souillure du péché, ne l’avait justifiée après l’avoir retrouvée, n’en avait effacé tout ce qui en dénaturait la ressemblance, pour lui rendre sa première beauté et une gloire égale à celle des saints, ou plutôt pour la refaire en toutes choses à sa propre ressemblance afin d’accomplir ces paroles de l’Écriture : « Nous savons que lorsqu’il se montrera dans la gloire, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#3-2|''I Joan.'', {{rom|iii}}, 2.]]</ref>. » D’ailleurs, à qui mieux qu’au fils de Dieu cette œuvre pouvait-elle convenir ? Étant la splendeur de la gloire <ref>Le mot « gloire » manque dans plusieurs manuscrits.</ref>, et le caractère ou l’image parfaite de sa substance et soutenant tout par la puissance de la parole, il se montra et pourvu de tout ce qu’il fallait pour effacer sans peine la difformité de cette image et pour en réparer la faiblesse, d’un côté en dissipant par la splendeur de sa face les ténèbres de nos péchés, et de l’autre en nous rendant forts par la vertu de sa parole contre la tyrannie des démons.
33. La véritable forme à laquelle devait se conformer notre libre arbitre est donc venue sur la terre, parce qu’il fallait pour reprendre sa première forme qu’il fût reformé par celui qui l’avait formé dans le principe. Or, sa forme c’est la sagesse, et sa conformation c’est que l’image fasse dans le corps ce que la forme fait dans l’univers : or « Elle atteint depuis une extrémité du monde jusqu’à l’autre, avec force, et elle dispose tout avec douceur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#8-1|''Sap.'', {{rom|viii}}, 1.]]</ref>. » Elle atteint dis-je « d’une extrémité à l’autre, » c’est-à-dire du plus haut des cieux au plus bas de la terre, de l’ange le plus élevé au vermisseau le plus humble ; mais elle atteint « avec force, » non pas en allant d’un bout du monde à l’autre par un déplacement, une diffusion locale ou seulement par une opération ministérielle sur les créatures qui lui sont soumises, mais par une sorte de force substantiellement présente partout par laquelle il meut, ordonne et administre toutes choses avec une souveraine puissance. Or, il n’est contraint à faire tout cela par aucune nécessité, car il n’éprouve nulle peine, nulle fatigue dans cette opération, mais il dispose tout avec douceur par sa seule et paisible volonté. Certainement, « il atteint d’une extrémité du monde à l’autre, » c’est-à-dire depuis la naissance de la créature jusqu’au terme qui lui est assigné par le Créateur, soit au terme marqué par la nature, soit à celui auquel sa cause l’a poussé, soit enfin au terme que lui assigne la grâce. « Il atteint avec force » puisque aucun de ces termes n’est atteint qu’il n’ait été d’avance pré-ordonné par sa toute-puissante providence, selon qu’elle le veut.
34. Le libre arbitre devra donc s’efforcer de présider au corps de l’homme, comme la sagesse préside à l’univers entier, « en atteignant, lui aussi, d’un bout jusqu’à l’autre avec force : » c’est-à-dire en commandant avec autorité aux sens et aux membres du corps, de façon à ne pas permettre au péché d’y établir son règne, ni à ses membres de donner des armes à l’iniquité, mais à le contraindre à servir à la justice. Voilà comment l’homme évitera d’être l’esclave du péché puisqu’il ne fera point le péché ; délivré ainsi du péché, il commencera à recouvrer la liberté du conseil et à remonter à son rang, en rendant sa véritable ressemblance à l’image de Dieu qu’il porte en soi, et même en la rétablissant dans sa première beauté. Mais qu’il ait soin de faire tout cela avec autant « de douceur » que « de force ; » c’est-à-dire, sans tristesse et non pas comme s’il y était contraint par la nécessité, attendu que la nécessité n’est que le commencement, non point la plénitude de la sagesse ; mais avec un bon vouloir prompt et gai qui rende le sacrifice acceptable, car Dieu aime que ceux qui lui donnent le fassent de bon cœur <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#9-7|''I Corinth.'', {{rom|ix}}, 7.]]</ref>. Voilà comment il imitera en tout point la sagesse, puisqu’il résistera avec force au vice et se reposera doucement dans sa conscience.
35. Mais pour cela, nous avons besoin du secours de celui que son exemple nous engage à suivre. C’est lui en effet qui nous rendra conformes à cette sagesse, nous transformera en la même image et nous fera avancer de clarté en clarté, comme au souffle de l’esprit du Seigneur. Mais si c’est au souffle de l’esprit du Seigneur, ce ne sera plus sous l’impulsion du libre arbitre que nous agirons. Aussi ne faut-il pas s’imaginer que le libre arbitre est appelé ainsi, parce qu’il est doué d’un égal pouvoir et d’une égale facilité pour le bien que pour le mal, puisque, s’il peut tomber par lui-même, il ne peut se relever qu’avec l’aide de l’esprit du Seigneur ; autrement ni Dieu, ni les saints anges, qui sont tellement bons qu’ils ne peuvent plus être mauvais, non plus que les démons, qui ne sauraient plus faire le bien, tant ils sont mauvais, ne seraient doués du libre arbitre. Nous-mêmes, nous devons le perdre après la résurrection, lorsque nous serons comptés sans retour, parmi les méchants. Mais ni Dieu, ni Satan ne sont privés du libre arbitre ; attendu que si l’un ne peut être mauvais, cela ne vient pas de faiblesse ou de contrainte, mais d’une ferme volonté et d’une volontaire fermeté dans le bien ; et si le démon ne peut respirer que le mal, ce n’est pas parce qu’il y est contraint par une oppression et une violence étrangère, mais parce que sa volonté est obstinée au mal et son obstination dans le mal, volontaire. Par conséquent on peut dire que le libre arbitre est ainsi appelé de ce que soit dans le bien, soit dans le mal il ne fait que sa libre volonté, attendu que personne ne saurait ni être effectivement, ni être appelé soit bon, soit mauvais, s’il n’est doué de volonté. Ce qui fait qu’on le représente comme étant égal pour le bien comme pour le mal, c’est que, dans l’un et dans l’autre sens, il est doué, sinon de la même facilité pour décider son choix, du moins de la même liberté de vouloir <ref>C’est ce qu’on appelle la liberté de puissance ou faculté élective qui tourne avec une égale facilité au bien et au mal ; mais dont l’exercice et l’application au bien dépend de la grâce. « En effet, dit saint Bernard (infra, n. 42), ses efforts vers le bien sont vains s’ils ne sont aidés de la grâce et nuls s’ils ne sont excités par elle. »</ref>.
{{t3|LA GRÂCE, NON PLUS QUE LA TENTATION, NE DÉROGE EN RIEN AU LIBRE ARBITRE.|CHAPITRE XI.|fs=120%}}
36. C’est une prérogative particulière et tout honorable <ref>Deux manuscrits portent : « C’est une prérogative tout honorable et divine. » Un autre manuscrit, celui de Saint-Denis : « C’est dans la chair, une prérogative divine. »</ref> que toute créature raisonnable tient de son créateur, comme nous l’avons fait remarquer plus haut, de ne dépendre, en quelque sorte, que de soi, et de n’être mauvaise et par conséquent justement condamnée, ou bonne, et par suite sauvée avec justice, que par un acte de sa propre volonté, non point par l’effet d’une nécessité quelconque ; de même qu’il ne dépend que de lui-même, et n’est bon que parce qu’il le veut, non pas parce qu’il est contraint de l’être. Je ne veux pas dire qu’il suffit à la créature raisonnable de le vouloir pour être sauvée, mais je dis qu’elle ne le sera jamais, si elle ne veut pas l’être. Il n’est personne en effet qui soit sauvé malgré soi. Ce qu’on lit dans l’Évangile : « Nul ne peut venir à moi, si mon Père qui m’a envoyé ne l’attire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#6-44|''Joan.'', {{rom|vi}}, 44.]]</ref> », et ailleurs : « Forcez-les d’entrer <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#14-23|''Luc'', {{rom|xiv}}, 23.]]</ref> », n’empêche pas qu’il en soit ainsi ; car, quel que soit le nombre de ceux que le Père semble attirer dans sa bonté, ou contraindre à entrer, puisqu’il veut que tout le monde se sauve, cependant il ne juge personne digne du salut, qu’il n’ait voulu se sauver. Il ne se propose point autre chose, quand il nous frappe ou nous effraie, que de nous faire vouloir notre salut, non point de nous sauver malgré nous ; car, s’il agit de manière à détourner notre volonté du mal pour la porter au bien, il ne fait rien pour nous l’ôter. D’ailleurs, quand nous sommes attirés, ce n’est pas nécessairement malgré nous ; en effet, l’homme aveugle ou fatigué se laisse attirer sans peine, et saint Paul ne marchait point malgré lui, quand il suivait ceux qui le conduisaient par la main, à Damas. Enfin, celle-là ne souhaitait-elle pas d’être attirée, quand elle s’écriait avec tant d’ardeur dans le Cantique des cantiques : « Attirez-moi après vous, et je courrai dans l’odeur de vos parfums <ref>[[Bible_Crampon_1923/Cantique#1-3|''Canti.'', {{rom|i}}, 3.]]</ref> ? »
37. D’un autre côté, s’il est écrit quelque part : « Chacun est tenté par sa propre concupiscence qui l’attire et l’emporte <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-14|''Jacob'', {{rom|i}}, 14.]]</ref> », et ailleurs : « Le corps qui se corrompt appesantit l’âme et cette demeure terrestre abat l’esprit, par la multiplicité des soins qui l’agitent <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#9-15|''Sap.'', {{rom|ix}}, 15.]]</ref> », et si l’Apôtre dit lui-même : « Je trouve, dans les membres de mon corps, une autre loi qui combat contre la loi de mon esprit, et me rend captif sous la loi du péché, qui est dans les membres de mon corps <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-23|''Rom.'', {{rom|vii}}, 23.]]</ref> », peut-être peut-on penser que tout cela est une contrainte pour la volonté et détruit la liberté ; mais la tentation, quelque forte qu’elle se fasse sentir au dedans ou au dehors de nous, n’en laisse pas moins toute son indépendance à notre libre arbitre, en tant que tel, car ce ne sera toujours que de son libre consentement qu’il agira. Pour ce qui est du libre conseil et du libre complaire, il est certain que la concupiscence de la chair et les misères de la vie contribuent à diminuer la liberté de la volonté, mais ne sauraient la rendre mauvaise, qu’elle ne consente au mal. Enfin, quand saint Paul se plaint d’être captif sous la loi du péché <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-23|''Rom.'', {{rom|vii}}, 23.]]</ref>, on ne saurait douter qu’il parle d’un affaiblissement de liberté dans le libre conseil, car il se glorifie un peu plus haut d’avoir un vouloir sain <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-20|''Ibid.'', 20.]]</ref>, et d’être libre en très-grande partie pour le bien, car il dit : « Ce n’est pas moi qui le fais, » — Qu’est-ce donc qui vous fait parler ainsi, ô Paul ? — « C’est que je consens à la loi de Dieu, et je reconnais qu’elle est bonne, » et, plus loin, « je me plais dans cette loi, selon l’homme intérieur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-22|''Ibid.'', 22.]]</ref>. » Tant que son œil est simple et pur, il pense que tout son corps est éclairé. Tant que son consentement est sain, bien qu’il se sente attiré par le péché ou captivé par la misère, il n’hésite pas à se déclarer libre dans le bien ; aussi s’écrie-t-il avec confiance : « Maintenant il n’y a plus de condamnation à craindre pour ceux qui sont en Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-1|''Rom.'', {{rom|viii}}, 1.]]</ref>. »
{{t3|CELUI QUI NIE SA FOI, PAR LA CRAINTE DES SOUFFRANCES ET DE LA MORT, EST-IL EXEMPT DE PÉCHÉ, OU, EN D’AUTRES TERMES, A-T-IL PERDU SON LIBRE ARBITRE. DIGRESSION AU SUJET DU RENIEMENT DE SAINT PIERRE.|CHAPITRE XII.|fs=120%}}
38. Mais recherchons si ceux qui, par la crainte des souffrances ou de la mort, ont été amenés à renier leur foi, au moins de bouche, n’auront pas une excuse, d’après les paroles de l’Apôtre, en ce qu’ils n’ont renié leur foi que de bouche, ou si leur volonté n’a pas pu être contrainte à pécher, et à vouloir ce qu’il est constant qu’elle ne voulait point, et si, par ce moyen, tout libre arbitre n’a point péri en eux. Mais, comme il est impossible qu’on veuille et qu’on ne veuille point la même chose dans le même temps, on se demande à quel titre on doit imputer le mal à celui qui n’a point voulu le mal. Car il n’en est pas du reniement de la foi comme du péché originel, dont est souillé, non-seulement sans qu’il y ait de la volonté, mais le plus ordinairement sans qu’il le sache, tout homme qui n’a pas été régénéré par le baptême. Prenons pour exemple l’Apôtre saint Pierre ; il semble en effet qu’il a renié la vérité contre sa propre volonté, puisqu’il se trouvait dans la nécessité ou de la renier ou de mourir. Or, la crainte de la mort la lui a fait renier. Il ne voulait point la renier, mais il voulait encore moins mourir ; il la renia donc malgré lui, néanmoins il la renia pour échapper à la mort. S’il a été contraint de dire de bouche ce qu’il ne voulait pas, il est certain pourtant qu’il n’a pas été contraint de vouloir autre chose que ce qu’il voulait. Sa langue a parlé contre sa volonté, mais sa volonté n’a point été changée ? Que voulait-il en effet ? Rien autre chose, sans doute, que ce qu’il était, c’est-à-dire un disciple de Jésus-Christ. Mais que disait-il ? « Je ne connais point cet homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-73|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 73.]]</ref>. » Pourquoi cela ? C’est parce qu’il voulait échapper à la mort. Quelle faute commit-il en cette circonstance ? Nous voyons que cet apôtre avait deux volontés : l’une, de ne point mourir, complètement innocente ; l’autre, tout à fait louable, de se complaire dans le titre de chrétien. En quoi donc a-t-il péché ? Est-ce en aimant mieux mentir que de mourir ? Très-certainement, c’est en cela que sa volonté fut on ne peut plus répréhensible, c’est parce qu’il préféra la vie du corps à celle de l’âme : « Car la bouche qui ment tue l’âme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#1-11|''Sap.'', {{rom|i}}, 11.]]</ref>. » Il pécha donc, et ce ne fut pas sans le consentement de sa propre volonté, faible et misérable, j’en conviens, mais complètement libre. Et son péché ne fut pas de mépriser ou de haïr le Christ, mais de s’aimer plus qu’il ne l’aimait lui-même. Or, ce n’est pas la crainte subite de la mort qui poussa sa volonté à cet amour coupable de la vie, elle montra seulement ce qui existait déjà. Il était dans ces dispositions bien auparavant, mais il l’ignorait lui-même, puisque celui pour qui il n’y a rien de caché, lui dit : « Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-34|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 34.]]</ref>. » Ainsi, c’est par cette crainte, dont il fut frappé, que se montra et non pas que naquit cette faiblesse de volonté dans saint Pierre, et qu’on vit combien il s’aimait lui-même et jusqu’à quel point il aimait Jésus-Christ. Ce devint manifeste, pour lui du moins, sinon pour le Seigneur, car celui-ci savait bien auparavant ce qu’il y avait dans son disciple. Comme il aimait Jésus-Christ, on ne saurait nier que sa volonté souffrit violence, pour le faire parler ainsi contre sa pensée ; mais, comme il s’aimait aussi lui-même, on ne peut douter qu’il consentit volontairement à parler pour lui. S’il n’avait pas aimé le Christ, ce n’eût pas été malgré lui qu’il l’eût renié, mais s’il ne s’était aimé lui-même plus qu’il aimait Jésus-Christ, il ne l’aurait pas renié. Reconnaissons donc qu’il fut poussé, sinon à changer de volonté, du moins à la cacher, sinon à renoncer à l’amour <ref>C’est-à-dire à agir contrairement à son amour ; car, comme saint Bernard le dit plus haut : « Son péché ne fut pas de mépriser ou de haïr le Christ ; mais de s’aimer plus qu’il ne l’aimait lui-même. »</ref> de Dieu, du moins à se préférer un peu à lui dans son cœur.
39. Mais quoi ! Peut-être ce que je viens d’affirmer de la volonté, va-t-il s’écrouler, s’il est prouvé que la volonté est susceptible d’être contrainte. Toutes mes assertions tomberaient en effet, s’il était démontré qu’elle peut être contrainte par tout autre qu’elle-même. Mais si la contrainte qu’elle souffre ne vient que d’elle, contraignant d’un côté et contrainte de l’autre, elle retrouve là ce qu’elle perd ici, car la violence à laquelle elle cède, ne provient que d’elle. Or, ce que la volonté souffre par son propre fait, est évidemment le fait de la volonté ; mais si c’est le fait de la volonté, ce n’est donc plus celui de la nécessité, c’est donc quelque chose de parfaitement volontaire ; non-seulement volontaire, mais libre. D’où il suit que celui qui a été poussé à renier sa foi par sa volonté propre, n’a été contraint que parce qu’il l’a voulu ; disons mieux, il n’a point été forcé, mais il a cédé, non pas à une puissance étrangère, mais à sa propre volonté, à cette volonté, dis-je, qui a voulu échapper à la mort à quelque prix que ce fût. Autrement, comment la voix d’une femme de rien aurait-elle pu contraindre une langue sacrée à des paroles coupables, si la maîtresse de cette langue, la volonté n’y avait consenti ? Aussi, lorsque dans la suite, revenant de cet amour excessif de sa propre personne, il commença à aimer Jésus-Christ comme il le devait, de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces, il n’y eut plus ni menaces, ni supplices qui pussent amener sa volonté à consentir que sa langue donnât des armes à l’iniquité ; au contraire, se rangeant avec une courageuse audace du côté de la vérité, elle lui fit dire : « Mieux vaut obéir à Dieu qu’aux hommes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Actes#5-29|''Act.'', {{rom|v}}, 29.]]</ref>. »
40. On distingue deux sortes de contraintes, selon que nous sommes forcés ou de faire ou de souffrir quelque chose contre notre propre volonté. La seconde, qu’on peut appeler passive, peut se produire quelquefois en l’absence de tout consentement de la volonté de celui qui la souffre ; la contrainte active n’est jamais dans ce cas. Il suit de là que le mal, qui se fait en nous ou qui vient de nous, ne nous est point imputable, s’il se produit malgré nous ; mais s’il est fait par nous, il ne peut jamais être exempt de toute faute de la volonté. Nous voulons évidemment tout ce qui n’aurait pas lieu si nous ne le voulions pas. Il y a donc aussi une certaine contrainte active, mais elle n’a point d’excuse à prétendre, puisqu’elle est volontaire. Un chrétien se trouvait forcé de renier le Christ ; il ne le fit qu’à regret, mais pourtant il ne le fit que parce qu’il le voulut bien ; il voulait en effet éviter à tout prix le glaive dont il était menacé, et c’est la volonté, dominant à l’intérieur, qui lui fit ouvrir la bouche, non pas le glaive qui brillait au-dehors. Le glaive fit voir que telle était sa volonté, mais ne la fit pas telle. C’est donc elle qui se porta au péché, non l’épée qui la contraignit. Aussi, ceux en qui la volonté se trouva saine, purent-ils être mis à mort mais ne purent jamais être pliés au mal. C’est ce qui leur avait été annoncé d’avance en ces termes <ref>Telle est la version des deux manuscrits de Saint-Denis et de Cîteaux et de deux autres encore. Horstius, de son côté, a lu ainsi : « Voilà ce qui a été dit de saint Jean Baptiste : On lui a fait souffrir ce qu’on a voulu. Est-ce à dire que ce fut ce qu’il voulut lui-même ? Ainsi, pour les autres martyrs, on leur fit endurer non ce qu’ils voulurent, mais ce qu’on voulut ; et ce ne fut que dans leurs membres, non point dans leur cœur. On tortura leur corps, mais on ne put changer leur volonté ; on fit souffrir leur chair, mais on ne put changer quoi que ce fût à leur âme. » Cette leçon est également donnée par un manuscrit de la Colbertine.</ref> : « Ils vous feront tout ce qu’ils voudront <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#9|''Marc.'', {{rom|ix}}.]]</ref> ; » mais dans le corps, non dans le cœur. Ce n’est pas vous qui ferez ce qu’ils veulent, mais ce sont eux qui le feront, et vous, vous le souffrirez. Ils tortureront vos membres mais ne pourront changer votre volonté ; ils feront souffrir votre corps mais ils ne sauront faire quoi que ce soit à votre âme, car si le corps peut être au pouvoir de celui qui le torture, l’âme échappe à ses atteintes. Si elle est faible, ils le verront bien au milieu des tourments, mais ils ne pourront pas la contraindre à l’être, si effectivement elle ne l’est point. Sa faiblesse vient d’elle, mais sa vigueur ne vient pas d’elle ; elle ne vient que de l’Esprit de Dieu. Mais elle est rendue saine et vigoureuse, quand elle est renouvelée.
41. Or, selon la doctrine de l’Apôtre, elle est renouvelée, lorsque, contemplant la gloire du Seigneur, elle est transformée en son image même et avance de clarté en clarté, c’est-à-dire, de vertu en vertu, par l’illumination de l’esprit du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-18|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 18.]]</ref>. Ce qu’on entend par le libre arbitre, c’est-à-dire, la volonté de l’homme, tient donc le milieu entre l’esprit de Dieu et l’appétit charnel. Suspendu, pour ainsi dire, au flanc d’une montagne escarpée, il est tellement affaibli par l’appétit charnel que si l’esprit ne vient au secours de sa faiblesse par le moyen <ref>Dans quelques manuscrits on lit : « Nulle contrainte ne peut le porter au bien. » Le manuscrit de Saint-Denis porte cette autre leçon : « Il ne peut, en aucune manière, se suffire pour le bien. »</ref> de la grâce, non-seulement il ne pourra s’élever de vertu en vertu jusqu’au sommet de la justice que le Prophète appelle « une montagne de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#36-7|''Psalm.'' {{rom|xxxv}}, 7.]]</ref> ; » mais même on la verra rouler de vice en vice jusqu’au fond de l’abîme, entraîné en même temps par le poids de la loi du péché qui se trouve originairement dans ses membres et par l’habitude de sa demeure terrestre enracinée à la longue dans ses affections. L’Écriture rappelle en deux mots, dans un très-court verset ce double poids qui pèse sur la volonté de l’homme, elle dit en effet « Le corps qui se corrompt appesantit l’âme, et cette demeure terrestre abat l’esprit par la multiplicité des soins qui l’agitent sans cesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#9-15|''Sapi.'', {{rom|ix}}, 15.]]</ref>. » Si ces deux maux de notre être mortel qui ne sauraient nous nuire tant que notre consentement se retient, nous éprouvent seulement ; ils ne sont point une excuse mais une condamnation pour ceux qui ne retiennent point leur consentement ; mais dans tous les cas, il n’y a pour nous ni salut ni damnation, tant qu’il n’y a point eu consentement de la part de la volonté, en sorte qu’on ne saurait la trouver contrainte en quelque sens que ce fût.
{{t3|LES MÉRITES DE L’HOMME SONT DE PURS DONS DE DIEU.|CHAPITRE XIII.|fs=120%}}
42. Il suit donc de là que ce qui dans la créature est appelé libre arbitre, s’il est damné, l’est justement puisqu’il ne peut être contraint au péché par aucune violence extrinsèque ; et que, s’il est sauvé, il ne l’est que par un effet de la miséricorde de Dieu, attendu qu’il est incapable de bien faire par sa propre vertu <ref>Dans quelques manuscrits on lit : « Nulle contrainte ne peut le porter au bien. » Le manuscrit de Saint-Denis porte cette autre leçon : « Il ne peut, en aucune manière, se suffire pour le bien. »</ref>. Je pense bien que le lecteur comprend qu’en tout cela il ne saurait être question du péché originel ; mais pour ce qui est du reste, il ne faut point que le libre arbitre cherche ailleurs qu’en soi la cause de sa damnation, puisqu’il ne peut être damné que par sa propre faute, ni dans ses mérites, celle de son salut, attendu qu’il n’en est redevable qu’à la miséricorde de Dieu. Ses efforts pour le bien sont vains, s’ils ne sont aidés de la grâce et nuls, s’ils ne sont produits par elle, ce qui fait dire à l’Écriture que « l’esprit de l’homme et toutes ses pensées sont portés au mal dès sa jeunesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#8-21|''Gen.'', {{rom|viii}}, 21.]]</ref>. » Qu’il ne croie donc pas, comme je l’ai dit plus haut, que ses mérites viennent de lui, mais qu’il croie plutôt qu’ils descendent du Père des lumières, s’il faut toutefois compter au nombre des dons les plus excellents et des plus parfaits, les mérites qui nous assurent le salut éternel.
43. Or Dieu, notre roi avant tous les siècles, quand il a fait le salut sur la terre, a effectivement divisé les dons qu’il nous a faits en mérites et en récompenses. Il a voulu que les dons qu’il nous fait en cette vie devinssent nos propres mérites par une possession libre, et il a voulu que nous les attendissions de lui, en nous fondant sur ses promesses toutes gratuites, et même que nous fussions en droit de les réclamer comme nous étant dus. Saint Paul parlant des uns et des autres, dit dans un endroit : « Le fruit que vous retirez de l’obéissance que vous devez à Dieu, c’est votre propre sanctification, et la fin sera la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#6-22|''Rom.'', {{rom|vi}}, 22.]]</ref>, » et, dans un autre : « Nous aussi, qui possédons les prémices de l’Esprit, nous gémissons en nous-mêmes, en attendant l’effet de l’adoption divine <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-23|''Rom.'', {{rom|viii}}, 23.]]</ref>. » Ce qu’il entend par ces prémices de l’Esprit, c’est notre sanctification, c’est-à-dire, les vertus par lesquelles nous sommes, quant à présent, sanctifiés par le Saint-Esprit afin que nous puissions mériter ensuite d’être adoptés. De même, dans l’Évangile, nous voyons qu’il est fait les mêmes promesses à ceux qui renoncent au siècle, car il est dit : « Ils recevront le centuple et posséderont la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#19-29|''Matth.'', {{rom|xix}}, 29.]]</ref>. » Par conséquent le salut n’est pas l’œuvre du libre arbitre, mais celle du Seigneur, disons mieux, il est lui-même le salut et la voie qui conduit au salut, car s’il dit : « Je suis le salut de mon peuple <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#35-3|''Psalm.'' {{rom|xxxiv}}, 3.]]</ref> », Il dit aussi : « C’est moi qui suis la voie <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#14-6|''Joann.'', {{rom|xiv}}, 6.]]</ref> ; » il se fait ainsi la voie quand il est le salut et la vie, afin que nulle chair ne puisse se glorifier. Si donc les biens de la voie sont les mérites, de même que ceux de la patrie sont le salut et la vie, et s’il est vrai, comme David le prétend, que « il n’y a personne qui fasse le bien, personne si ce n’est un <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#14-2|''Psalm.'', {{rom|xiii}}, 2.]]</ref> », celui-là même dont il est dit : « Il n’y a que Dieu qui soit bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-18|''Marc.'', {{rom|x}}, 18.]]</ref> », il s’en suit évidemment que toutes nos bonnes œuvres sont des dons de Dieu, aussi bien que ses récompenses, en sorte que le même Dieu qui se fait notre débiteur pour les unes, a commencé par les autres. Toutefois, pour faire ces mérites, il daigne se servir des créatures <ref>Saint Bernard développe admirablement cette pensée dans son cinquième sermon sur le Cantique des cantiques.</ref>, non pas qu’il en ait besoin, mais pour leur faire du bien par ce moyen, ou pour se servir d’elles dans le bien qu’il veut faire.
44. Ainsi donc Dieu opère le salut de ceux dont les noms sont inscrits au livre de vie, quelquefois par la créature et sans elle, souvent par la créature et contre elle, et quelquefois enfin par la créature mais avec elle. Les hommes tirent en effet bien des avantages des êtres insensibles et même des créatures sans raison, ce qui me fait dire que ce bien se fait par elles et sans elles, puisque manquant d’intelligence, elles ne sauraient avoir conscience de ce qu’elles font. Il y a aussi beaucoup de bien que Dieu fait à l’homme par des êtres méchants, hommes ou anges, mais comme il se sert d’eux pour cela malgré eux, je dis qu’ils le font contre eux : en effet, s’ils font du bien quand ils voudraient nuire, leur intention perverse leur est nuisible à eux-mêmes autant que leur action est utile aux autres. Quant à ceux par lesquels et avec lesquels je dis que Dieu opère, ce sont les bons anges ou les hommes de bien qui non-seulement font, mais veulent aussi le bien que Dieu veut. Et, en effet, ceux qui consentent au bien auquel ils coopèrent par leurs actes, partagent avec Dieu le bien qu’il opère par eux. Aussi, Saint Paul, ayant raconté tout le bien que Dieu avait fait par lui, s’écrie-t-il : « Ce n’est pas moi qui l’ai fait, mais la grâce de Dieu qui est avec moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#15-10|''I Corinth.'', {{rom|xv}}, 10.]]</ref>. » Il aurait pu dire « par moi » mais, comme cette manière de parler n’était pas assez forte il a dit : « avec moi, » attendu qu’il ne se regardait pas seulement comme un simple ministre de ce que Dieu avait fait, mais comme un véritablement associé à Dieu dans ses œuvres en vertu de son propre consentement.
45. Voyons maintenant, d’après la triple opération de Dieu dont je viens de parler, le mérite qui revient à chaque créature d’après son concours. Et d’abord quel peut être le mérite de la créature par laquelle mais sans laquelle Dieu agit ? Que peut mériter aussi celle contre laquelle ce qu’il fait est fait ? sinon sa colère ? et que méritera celle avec laquelle Dieu fait ce qu’il fait, si ce n’est sa grâce ? Ainsi, la première ne mérite rien, la seconde démérite et la troisième mérite. En effet les animaux ne sauraient ni mériter ni démériter, en quoi que ce soit, pour le bien ou pour le mal qui se fait par eux, attendu qu’ils manquent de ce qu’il faut pour consentir au bien ou au mal ; à plus forte raison en est-il ainsi des pierres qui ne sont pas même douées de la force sensitive. Au contraire le diable et l’homme méchant étant en possession et faisant usage de la raison, méritent à la vérité, mais ne méritent que le châtiment, attendu qu’ils ne veulent pas le bien. Mais Saint Paul, qui annonce de bon cœur l’Évangile de peur de n’en être que le dispensateur s’il le prêche à regret <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-17|''II Corinth.'', {{rom|ix}}, 17.]]</ref>, et tous ceux qui sont dans les mêmes dispositions que lui, peuvent compter avec confiance qu’une couronne de justice leur est réservée. Ainsi Dieu se sert pour le salut de ses élus, des créatures dépourvues de raison et même des créatures insensibles comme on se sert d’un cheval ou d’un instrument dont il ne reste plus vestige nulle part une fois leur œuvre accomplie. Il se sert des créatures raisonnables et mauvaises, ainsi que d’une verge de correction qu’il jette au feu comme un bois inutile quand son fils est corrigé. Enfin, il se sert des anges et des hommes de bonne volonté comme de compagnons de travail et de coopérateurs qu’il doit récompenser abondamment après la victoire. Aussi saint Paul n’hésite-t-il point à prendre pour lui et à donner à ceux qui lui ressemblent, le titre « de coadjuteurs de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-9|''I Corinth.'', {{rom|iii}}, 9.]]</ref>. » Ainsi Dieu a la bonté de nous créer des mérites, quand il daigne nous faire faire le bien par lui et avec lui, et nous pouvons nous regarder comme ses coadjuteurs, comme les coopérateurs du Saint-Esprit et croire que nous devenons méritants du royaume des cieux, en nous unissant par le consentement de notre volonté à la volonté même de Dieu.
{{t3|QUELLE PART REVIENT D’UN CÔTÉ À LA GRÂCE ET DE L’AUTRE AU LIBRE ARBITRE DANS L’AFFAIRE DE NOTRE SALUT.|CHAPITRE XIV.|fs=120%}}
46. Mais quoi ! Tout le travail et tout le mérite du libre arbitre ne consistent-ils donc qu’à donner son consentement ? Oui certainement, je ne veux point dire pourtant que ce consentement même où réside le mérite, vienne de lui, puisque nous ne sommes pas capables de former de nous-mêmes aucune bonne pensée <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-5|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 5.]]</ref>, ce qui est beaucoup moins qu’un bon consentement. Ce n’est pas moi, c’est l’Apôtre même qui le dit et qui attribue à Dieu, non au libre arbitre, tout le bien qui est dans l’homme, c’est-à-dire le penser, le vouloir et le parfaire. Si c’est Dieu qui opère en nous ces trois choses, c’est-à-dire, si c’est lui qui nous fait penser, vouloir et faire le bien, il fait le premier sans nous, le second avec nous et le troisième par nous. Il nous prévient en effet, en nous envoyant la bonne pensée, il nous unit à lui par le consentement du libre arbitre, en changeant notre mauvais vouloir en bon, et en donnant au libre arbitre la faculté <ref>Quelques manuscrits ajoutent ici : « ou la facilité ; » cela vient de ce que la lecture de ce passage a paru douteuse aux anciens copistes.</ref> de consentir, il se fait au dedans de nous l’ouvrier de l’œuvre dont il semble au dehors que nous sommes les auteurs. Il est hors de doute que nous ne saurions nous prévenir nous-mêmes, puis donc que Dieu ne trouve personne bon dans le principe ; il est clair qu’il ne sauve personne, sans avoir commencé par le prévenir. Il est donc évident que le commencement de notre salut vient de Dieu, non de nous, et qu’il ne le fait pas même avec nous. Mais le consentement et l’action, quoiqu’ils ne soient point de nous, ne se font pas néanmoins sans nous. Doit-il s’ensuivre que ni le commencement où nous ne sommes pour rien, ni l’action que trop souvent nous n’accomplissons que par un sentiment de crainte inutile ou par une feinte damnable, mais le consentement seul nous est imputé à mérite. Aussi, quelquefois le bon vouloir tout seul suffit, tandis que les deux autres ne servent de rien, si le bon vouloir fait défaut, je dis qu’elles sont inutiles, non pour celui qui les voit, mais pour celui qui les fait. Ainsi l’intention sert au mérite, l’action à l’exemple, et la pensée qui les précède l’une et l’autre, ne sert qu’à les réveiller toutes les deux.
47. Il faut donc bien nous garder, quand nous sentons ces choses se faire en nous et avec nous, de les attribuer à notre volonté qui est infirme, ou à quelque nécessité en Dieu, en qui il n’en existe aucune, mais à la grâce seulement dont il est plein. C’est elle qui excite le libre arbitre, quand elle sème en nous de bonnes pensées ; c’est elle qui le guérit, lorsqu’elle change son affection, et c’est elle encore qui le fortifie assez pour le conduire à l’accomplissement du bien, c’est elle enfin qui le conserve et l’empêche de défaillir. Or, dans toutes ces opérations, la grâce agit de telle sorte qu’elle commence par prévenir la volonté et qu’ensuite elle l’accompagne toujours ; elle ne la prévient que pour en obtenir ensuite la coopération, en sorte que ce que la grâce commence seule, s’accomplit ensuite par elle et par le libre arbitre ; ils agissent conjointement, non séparément ; ensemble, non pas successivement. La grâce ne fait point une partie de l’œuvre et le libre arbitre, l’autre ; ils agissent ensemble, par une opération indivise. Le libre arbitre fait tout et la grâce fait tout aussi ; mais de même que la grâce fait tout dans le libre arbitre, ainsi le libre arbitre fait tout par la grâce.
48. Je crois, en parlant ainsi, ne rien dire qui déplaise au lecteur, puisque je ne m’éloigne en rien du sentiment de saint Paul, et que, quelque tour que prenne la discussion, j’en reviens toujours presque aux expressions mêmes de l’Apôtre. En effet, qu’ai-je dit autre chose, sinon ce que saint Paul dit en ces termes : « Cela ne dépend donc ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'', {{rom|ix}}, 16.]]</ref>. » Ce qui ne veut pas dire qu’on puisse vouloir ou courir en vain, mais que celui qui veut et qui court, ne doit point se glorifier en lui-même, mais en celui de qui il a reçu le vouloir et le courir. Aussi ajoute-t-il : « Qu’avez-vous, que vous n’ayez reçu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#4-7|''I Corinth.'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Tu as été créé, tu as été guéri, et tu as été sauvé. Qu’y a-t-il en ces trois choses qui vienne de toi, ô homme ? Laquelle des trois n’est point impossible au libre arbitre ? Tu ne pouvais évidemment pas te créer toi-même, quand tu n’étais pas ; ni te justifier quand tu étais pécheur ; ni te ressusciter quand tu étais mort, sans parler encore des autres biens qui te sont nécessaires pour être guéri et qui sont prodigués aux prédestinés. Mais ce que je dis s’applique surtout bien clairement à la première et à la dernière de ces trois choses ; quant à la seconde, il n’y a que celui qui ignore que la justice vient de Dieu et ne s’y soumet point, quand il veut rétablir sa propre justice <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#10-3|''Rom.'', {{rom|x}}, 3.]]</ref>, qui puisse douter de ce que je dis. Eh quoi, en effet, vous reconnaissez la puissance de celui qui vous a sauvé et vous ignorez la justice de celui qui guérit ? « Seigneur, guérissez-moi, disait le Prophète et je serai guéri, sauvez-moi et je serai sauvé, parce que vous êtes l’auteur de ma gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-14|''Jérém.'', {{rom|xvii}}, 14.]]</ref>. » Il reconnaissait donc que la justice vient de Dieu, puisqu’il espérait être guéri par lui, en même temps que délivré de la misère ; et, à cause de cela, trouvait en lui, non en soi, l’auteur de sa gloire. C’est dans la même pensée que David répétait ces paroles : « Ce n’est pas à nous, non ce n’est point à nous, Seigneur, mais à votre nom qu’il faut rapporter la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#115-1|''Psalm.'' {{rom|cxvii}}, 9.]]</ref> ; » il n’espérait en effet que de Dieu son vêtement de justice et de gloire. Qui donc peut ignorer que la justice vient de Dieu ? Ce ne peut-être que celui qui se justifie lui-même. Or, quel est l’homme qui se justifie lui-même ? C’est celui qui attribue ses mérites à une autre source qu’à la grâce de Dieu. D’ailleurs c’est celui qui a fait le salut qui donne la grâce du salut ; oui, je le répète, c’est celui qui donne les mérites, qui a fait ceux à qui il pût les donner. Que rendrai-je donc, au Seigneur, dit le Psalmiste, pour tous les biens — non pas qu’il m’a donnés, mais — qu’il m’a redonnés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#116-12|''Psalm.'' {{rom|cxv}}, 9.]]</ref> ? » Il confesse donc que s’il est, et s’il est juste, c’est de Dieu qu’il le tient, car il craint de perdre l’un et l’autre bien, s’il venait à méconnaître ces deux vérités, c’est-à-dire de perdre ce qui le fait juste et de condamner en même temps ce qu’il est. Or, voici ce qu’il trouve à lui rendre à son tour en troisième lieu : « Je prendrai le calice du salut ; » le calice du salut n’est autre que le calice du sang du Sauveur. Mais si vous n’avez point en vous de quoi reconnaître les deuxièmes bienfaits de Dieu, dont vous espérez votre salut, il s’écrie : « J’invoquerai le nom de Dieu, » attendu que quiconque l’invoquera sera sauvé !
49. Quiconque pense bien reconnaîtra donc trois opérations, non pas du libre arbitre, mais de la grâce de Dieu en lui. La première est la création ; la seconde, la réformation ; et la troisième, la consommation. En effet, c’est en Jésus-Christ que nous avons commencé par être créés à la liberté de la volonté ; puis c’est par Jésus-Christ que nous avons été réformés dans l’esprit de liberté, et enfin c’est avec Jésus-Christ que nous devons un jour être consommés dans l’état de l’éternité. En effet, ce qui n’existait pas encore a dû <ref>Telle est la leçon donnée par nos trois manuscrits : Horstius a lu autrement et donne cette leçon : «… a dû être créé : ce qui était a dû être réformé par la forme, etc. » Mais cette leçon et cette ponctuation sont fautives.</ref> être créé dans celui qui existait ; ce qui était devenu difforme a dû être réformé par la forme, et enfin les membres ne peuvent être perfectionnés qu’avec le chef, ce qui aura certainement lieu quand nous parviendrons tous à l’état d’homme parfait, à la mesure de l’âge et de la plénitude de Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#4-13|''Ephes.'', {{rom|iv}}, 13.]]</ref>, c’est-à-dire lorsque Jésus-Christ qui est notre vie aura apparu, alors nous apparaîtrons aussi avec lui dans la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Colossiens#3-4|''Coloss.'', {{rom|iii}}, 4.]]</ref>. Puis donc que la consommation doit se faire de nous et même en nous, quoique non point par nous, et que la création s’est également faite sans nous, il n’y a que notre réformation qui puisse nous être imputée à mérite, car il n’y a qu’elle qui se fasse avec nous d’une certaine façon par l’effet du consentement de notre volonté. Or cette réformation s’opère par nos jeûnes et par nos veilles, par la continence, par les œuvres de miséricorde et par l’exercice de toutes les autres vertus qui concourent à la rénovation quotidienne de notre homme intérieur ; car c’est par elles que notre pensée recourbée vers la terre par les soucis qui s’y rapportent, se relève peu à peu des régions les plus basses vers les supérieures, que notre cœur appesanti par l’amour de la chair se sent renaître à l’amour de l’esprit, que notre mémoire souillée par le souvenir honteux de nos anciennes œuvres, rafraîchie par de bonnes actions qui sont nouvelles pour elle, s’épanouit tous les jours davantage ; car c’est dans ces trois choses que notre rénovation intérieure consiste, dans la rectitude de notre intention, dans la pureté de notre affection et dans le souvenir d’une bonne opération qui permet à la mémoire qui en a conscience de s’épanouir.
50. Comme on ne peut douter que toutes ces choses ne soient faites en nous que par l’Esprit de Dieu, il s’ensuit que ce sont des dons de sa grâce, mais, comme elles ne se font qu’avec le consentement de notre volonté, il s’ensuit qu’elles sont autant de mérites pour nous. En effet, « Ce n’est pas vous qui parlez, dit le Seigneur, mais c’est l’Esprit de votre Père qui parle en vous <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-20|''Matth.'', {{rom|x}}, 20.]]</ref>, » et, continue l’Apôtre : « Est-ce que vous voulez éprouver la puissance de Jésus-Christ qui parle par ma bouche <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#13-3|''II Corinth.'', {{rom|xiii}}, 3.]]</ref> ? » Si c’est Jésus-Christ ou l’Esprit-Saint qui parle par la bouche de saint Paul, ne sont-ce pas eux aussi qui agissent en lui ? « Je ne parle point, dit-il, des choses que Jésus-Christ a faites par moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#15-18|''Rom.'', {{rom|xv}}, 18.]]</ref>. » Mais quoi, si c’est Dieu qui parle en saint Paul, si c’est lui aussi qui agit par saint Paul, en sorte que paroles et actes soient de Dieu, non de saint Paul, où donc est le mérite de ce dernier ? D’où vient la confiance avec laquelle il s’écrie : « J’ai combattu un bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai conservé ma foi, il ne me reste plus qu’à attendre la couronne de justice qui m’est réservée et que le Seigneur, comme un juste juge, me rendra un jour <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#4-7|''II Tim.'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Sa confiance dans la couronne qui lui était réservée lui venait-elle de ce que toutes ces choses avaient été faites par son moyen ? Mais il y a beaucoup de bien de fait par le moyen des anges et des hommes bons ou mauvais qui ne leur est point réputé à mérite. Ne serait-ce pas plutôt de ce qu’elles ont été accomplies avec lui, c’est-à-dire avec le concours de sa bonne volonté ? Ce n’est certainement pas pour une autre cause, car il dit : « Si je ne prêche l’Évangile qu’à regret, je ne suis que le dispensateur de ce qui m’a été confié ; mais si je le prêche de bon cœur, j’en aurai la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-17|''I Corinth.'', {{rom|ix}}, 17.]]</ref>. »
51. Mais si cette volonté même, d’où dépend tout mérite, ne vient pas non plus de saint Paul, à quel titre en ce cas compte-t-il sur la couronne qui lui est réservée et l’appelle-t-il une couronne de justice ? Est-ce qu’on serait fondé en droit et en justice à réclamer l’accomplissement d’une promesse toute gratuite ? Certainement, car saint Paul dit quelque part : « Je sais à qui je me suis confié, et je suis persuadé qu’il est assez puissant pour me garder mon dépôt <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#1-12|''II Tim.'', {{rom|i}}, 12.]]</ref>. » Il nomme la promesse de Dieu, son dépôt ; et, parce qu’il s’est fié à cette promesse, il en réclame avec confiance l’accomplissement. Si la promesse est le fait de la miséricorde, son accomplissement est maintenant un acte de justice. La couronne que saint Paul attend, est donc bien une couronne de justice ; de justice divine même, non pas d’une justice de Paul. Il est juste, en effet, que Dieu rende ce qu’il doit, or il doit ce qu’il a promis. La justice sur laquelle se fonde l’Apôtre est donc la promesse même de Dieu. S’il voulait mépriser cette justice, pour y substituer la sienne, il ne serait plus soumis à la justice de Dieu, qui pourtant a voulu le faire coopérer avec sa justice, afin de lui faire mériter sa couronne. Or c’est en daignant le faire coopérer aux œuvres auxquelles cette couronne était promise qu’il l’associa à sa justice et le fit mériter sa couronne. Ainsi c’est la volonté qui coopère, et cette coopération lui est imputée à mérite. Si donc la volonté même vient de Dieu, le mérite en vient aussi : Or on ne peut pas douter que le vouloir et le faire arrivent selon qu’il lui plaît. D’où il suit que c’est Dieu qui est l’auteur du mérite, puisque c’est lui qui applique notre volonté à l’œuvre et l’œuvre à la volonté ; autrement si nous voulons donner le nom qui leur convient proprement à ce que nous appelons nos mérites, ce ne sont que des germes d’espérance, des aiguillons de la charité, des indices d’une secrète prédestination et des présages de la félicité future, la voie qui conduit au royaume du ciel mais non point la cause qui nous y fait entrer : Enfin, il n’est pas dit que Dieu a glorifié ceux qu’il a trouvés justes, mais ceux-là seuls qu’il a lui-même justifiés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-30|''Rom.'', {{rom|viii}}, 30.]]</ref>.
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wikitext
text/x-wiki
==[[Page:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 2, 1866.djvu/403]]==
{{t3|AVERTISSEMENT SUR LE NEUVIÈME TRAITÉ DE SAINT BERNARD|fs=140%}}
Saint Bernard composa cet opuscule avant l’année 1128, c’est-à-dire avant la trente-huitième année de son âge. Il y traite de la Grâce et du libre arbitre, et l’écrivit, à la suite d’un entretien qu’il avait eu avec un personnage dont le nom ne nous est pas connu, à qui il avait paru que notre saint Docteur accordait trop à la grâce, comme si après elle, il n’y avait plus rien qui revînt au libre arbitre dans les actes humains. Saint Bernard, dans ce traité, nous montre le libre arbitre en Dieu, dans les anges, et chez l’homme avant et après sa chute et dans la vie bienheureuse, ainsi que la grâce, également avant et depuis la première faute d’Adam. Ce traité est bien court, à ne voir que le nombre de ses pages, mais combien est-il plus substantiel et plus solide, au point de vue de la doctrine, que beaucoup de longs traités que des théologiens ont composés sur ce sujet ! Il est d’un style vigoureux, vif et lumineux, les expressions en sont justes et bien accommodées au sujet, enfin la composition tout entière en est simple, exempte de recherche et naturelle ; aussi éloignée de l’enflure que de la maigreur, elle se distingue par le nerf, l’élégance, le goût et le fini, on n’y rencontre aucune de ces expressions triviales, barbares ou incultes qui sentent l’école ; sans être concise, au point de ne laisser couler la doctrine que goutte à goutte, elle n’est pourtant point diffuse et ne se répand point en digressions, comme un fleuve qui quitte ses rives, après avoir rompu ses digues et laissé son lit presque à sec ; s’avançant d’un cours toujours également calme et majestueux, elle montre qu’elle sort d’une source intarissable qui n’emprunte point ses eaux ailleurs, mais qui les trouve dans son propre sein, ou plutôt, qui ne les emprunte qu’à Dieu même et à la méditation assidue des saintes Écritures et particulièrement des écrits du grand Apôtre. Voici en quels termes Geoffroy parle de cet opuscule dans la Vie de saint Bernard, livre III, chapitre VIII : « Veut-on savoir à quel point il fut reconnaissant du don de la grâce que Dieu lui avait accordé, on n’a qu’à lire ses discussions, aussi subtiles que pleines de foi sur la Grâce et le libre arbitre. » Il ne faut pas oublier ici ce que saint Bernard dit lui-même de ce traité, dans sa cinquante-deuxième lettre, écrite en 1128, et adressée au cardinal Haimeric. « L’évêque de Chartres, lui dit-il, me demande quelques-uns de mes écrits pour vous les envoyer ; je n’ai rien qui me semble digne de votre attention. J’ai publié, depuis peu, un Traité de la grâce et du libre arbitre ; je me ferai un plaisir de vous l’envoyer si vous le désirez. » Ce traité était adressé à Guillaume de Saint-Thierry, que saint Bernard affectionnait tout particulièrement, et à qui il dédia aussi son Apologie que nous avons donnée plus haut ; il lui adressa également plusieurs lettres. Les plus anciens manuscrits n’ont point la division par chapitres, qu’on ne trouve que dans les manuscrits moins anciens. Il nous a semblé que nous devions conserver la division reçue et connue du public.
==[[Page:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 2, 1866.djvu/404]]==
{{t2|TRAITÉ DE LA GRÂCE ET DU LIBRE ARBITRE DE SAINT BERNARD, À GUILLAUME, ABBÉ DE SAINT-THIERRY.|fs=140%}}
{{t3|PRÉFACE.|fs=120%}}
À l’abbé Guillaume de Saint-Thierry, le frère Bernard.
J’ai composé, avec la grâce de Dieu, du mieux que j’ai pu, l’opuscule sur la grâce et le libre arbitre que j’ai commencé à l’occasion que vous savez ; mais je crains bien qu’on ne trouve en le lisant que je n’ai pas convenablement traité un sujet si important, ou que je n’ai fait que répéter inutilement ce que plusieurs autres ont écrit avant moi. Aussi, vous prié-je de vouloir bien lire ce travail, avant tout autre personne, et, si vous le voulez bien, de le lire seul, de peur que s’il venait à se répandre, il ne servît plus à montrer la témérité de son auteur qu’à édifier la charité des lecteurs. Si, après cela vous en croyez la publication utile, je vous prierai de vouloir bien prendre la peine, ou de le corriger vous-même, ou de me le renvoyer pour que je le corrige ; si vous y remarquez quelque expression un peu obscure, qu’on puisse, dans un sujet aussi difficile, remplacer par une autre plus claire, sans nuire à la brièveté de l’ouvrage, vous ne refuserez point de le corriger pour n’être point privé des récompenses que la sagesse promet en ces termes : « Ceux qui travaillent à me rendre plus claire, auront la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#24-34|''Eccli.'', {{rom|xxiv}}, 34.]]</ref>. »
{{t3|POUR QU’UNE BONNE ŒUVRE SOIT MÉRITOIRE, IL FAUT LE CONCOURS DE LA GRÂCE DE DIEU ET DU LIBRE ARBITRE.|CHAPITRE I.|fs=120%}}
1. Comme je parlais un jour en public, et que je me reconnaissais redevable à Dieu de m’avoir prévenu dans le bien, du progrès que j’y faisais et de l’espérance que j’avais de le conduire à la perfection, un des assistants me dit : Que faites-vous donc ou quelle récompense attendez-vous, si c’est Dieu qui fait tout ? — Où voulez-vous en venir, lui répondis-je ? — Je veux, répliqua-t-il, que vous rapportiez toute la gloire de ce que vous faites à Dieu, qui vous a prévenu avant tout mérite de votre part, qui vous a excité et vous a fait commencer, et, après cela que vous viviez de manière à vous montrer reconnaissant des grâces que vous avez reçues et digne d’en recevoir de nouvelles. — Votre conseil est très-bon, lui repartis-je, mais vous devriez me donner en même temps le pouvoir de le suivre ; car il est plus facile de savoir ce qu’il faut faire que de le faire. Autre chose est d’indiquer le chemin à un aveugle, autre chose de procurer une monture à celui qui est fatigué. Celui qui montre la route ne donne point pour cela au voyageur la force de la
==[[Page:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 2, 1866.djvu/405]]==
parcourir et, pour ce dernier, il y a une très-grande différence entre lui indiquer la voie de manière à ce qu’il ne puisse s’égarer et l’empêcher de tomber en défaillance au milieu du voyage. De même celui qui enseigne le bien ne donne pas toujours le bien qu’il enseigne. Or il y a deux choses qui me sont absolument nécessaires ; c’est d’être instruit de ce qui est bien et ensuite d’être aidé à le faire. Un simple mortel peut bien éclairer mon ignorance, mais si l’Apôtre a senti juste : « C’est l’Esprit-Saint qui vient en aide à notre faiblesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-26|''Rom.'', {{rom|viii}}, 26.]]</ref>. » Je vais plus loin encore, celui qui se sert de vos lèvres pour me donner un conseil, doit aussi me donner par son Esprit une aide qui me permette de faire ce que vous me conseillez. Si, grâce à lui, j’ai le bon vouloir, je ne trouve point en moi la force de faire le bien que je veux et je ne puis pas espérer de l’avoir jamais, à moins que celui qui me donne le bon vouloir ne me donne en même temps le bien faire selon ce qui lui plaît <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-13|''Philipp.'', {{rom|ii}}, 13.]]</ref>. Mais en ce cas, me répondrez-vous, où sont nos mérites à nous et que pouvons-nous espérer ? Écoutez, vous dirai-je : « Ce n’est pas en vue des œuvres bonnes que nous avons faites, mais par un pur acte de miséricorde qu’il nous a sauvés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Tite#3-5|''Tit.'', {{rom|iii}}, 5.]]</ref>. » En effet, pensez-vous que c’est vous qui êtes l’auteur de vos propres mérites, et que si vous êtes sauvé, ce sera par l’effet de votre justice ? Mais vous ne sauriez pas même prononcer le nom du Seigneur Jésus sans un don du Saint-Esprit, car vous n’avez sans doute pas oublié quel est celui qui a dit : « Sans moi vous ne pouvez rien <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#15-5|''Joann.'', {{rom|xv}}, 5.]]</ref> », et encore, « ce n’est le fait ni de celui qui court, ni de celui qui veut, mais c’est l’œuvre de la miséricorde de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'', {{rom|ix}}, 16.]]</ref>. »
2. Vous répliquerez en me demandant quel est en ce cas le rôle du libre arbitre. Je vous répondrai en deux mots que son rôle, c’est d’être sauvé. En effet, supprimez le libre arbitre et il n’y aura plus rien à sauver, de même que si vous supprimez la grâce, il n’y a plus rien qui sauve ; l’un et l’autre sont nécessaires au salut, l’une pour l’opérer, l’autre pour en profiter ou le recevoir ; c’est Dieu qui est le principe du salut, mais c’est le libre arbitre qui en est l’objet ; nul ne peut sauver si ce n’est Dieu, et nul ne peut être sauvé si ce n’est le libre arbitre ; il n’y a que celui-ci qui puisse recevoir ce que celui-là seul peut donner. Mais le salut ne dépend pas moins du consentement de celui qui le reçoit que de la grâce de celui qui le donne, et c’est ce qui me fait dire que le libre arbitre coopère avec la grâce en consentant, c’est-à-dire en faisant son salut, puisque consentir, pour lui est la même chose que se sauver. Voilà pourquoi il n’y a pas de salut pour les bêtes, elles sont dépourvues d’un libre arbitre qui puisse se conformer à la volonté de celui qui les sauve, se soumettre à ses ordres, croire en ses promesses et lui rendre grâces quand il les a tenues. En effet, il y a une différence entre le consentement de la volonté et l’instinct de la nature. Ce dernier nous est commun avec les êtres dépourvus de raison ; tout entier aux appétits de la chair, il ne saurait obéir à l’impulsion de l’esprit et peut-être est-ce lui que l’Apôtre appelle la sagesse de la chair et dont il veut parler sous cet autre nom quand il dit : « La sagesse de la chair est ennemie de Dieu, car elle ne saurait être soumise à la loi de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-6|''Rom.'', {{rom|viii}}, 6.]]</ref>. » Ce qui nous distingue des bêtes avec lesquelles nous avons l’instinct de commun, c’est donc le consentement volontaire,
==[[Page:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 2, 1866.djvu/406]]==
c’est-à-dire la condition d’un esprit libre de ses mouvements, car le consentement volontaire exclut toute pensée de contrainte et de violence. Il est un acte de la volonté, non de la nécessité, qui ne se donne et ne se refuse que par un acte de la volonté ; s’il pouvait être contraint et forcé, il ne serait plus volontaire. Là où la volonté manque, il ne peut plus y avoir de consentement, puisque ce consentement est un acte de la volonté ; et dès lors qu’il y a consentement, il y a nécessairement volonté. Or qui dit volonté dit liberté ; voilà proprement ce que j’entends par libre arbitre.
{{t3|QU’EST-CE QUE LE LIBRE ARBITRE, OU EN QUOI CONSISTE LA LIBERTÉ.|CHAPITRE II.|fs=120%}}
3. Mais pour mieux faire comprendre ma pensée et pour arriver plus sûrement au but que je me propose, je crois qu’il est nécessaire de reprendre les choses de plus haut. Dans les choses naturelles, on ne saurait confondre ensemble la vie et la force sensitive, ni la force sensitive, l’appétit et le contentement, c’est ce qui ressortira plus clairement encore de la définition de chacune de ces choses. Dans tout être corporel, il y a la vie, c’est-à-dire, un certain mouvement interne et naturel qui n’agit qu’au dedans ; il y a la force sensitive, mouvement vital, qui n’agit pas seulement au dedans mais aussi au dehors ; enfin, dans l’animal il y a de plus l’appétit naturel ; c’est la force du désir qui anime les sens. Le consentement est un acquiescement spontané de la volonté, ou, comme je l’ai dit plus haut, la condition d’un esprit libre de ses mouvements. Quant à la volonté, c’est, dans l’être raisonnable, un mouvement qui préside à la force sensitive et à l’appétit ; elle ne va jamais sans la raison, attendu que la raison est comme sa compagne et sa suivante, en sorte que, si elle n’agit pas toujours selon la raison elle n’agit jamais sans elle, et que même elle se sert d’elle pour agir contre elle, empruntant, pour ainsi dire, son ministère pour aller contre ses conseils et ses jugements. Aussi est-il dit que « les enfants du siècle sont plus habiles dans la conduite de leurs affaires, que ne le sont les enfants de lumière dans les leurs <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#16-8|''Luc.'', {{rom|xvi}}, 8.]]</ref> », et encore : « Ils ne sont habiles que pour faire le mal <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#4-22|''Jérem.'', {{rom|iv}}, 22.]]</ref>. » En effet, nulle créature ne peut être habile et prudente même pour le mal si ce n’est par la raison.
4. La raison est donnée à la volonté, pour l’instruire, non pour la détruire. Or elle la détruirait si elle pouvait lui imposer quelque nécessité que ce fût et l’empêcher de se porter librement au mal en cédant à l’appétit, c’est-à-dire à l’esprit mauvais, d’être animale, et de ne concevoir point les choses qui sont de l’Esprit de Dieu ; ou si elle pouvait l’empêcher de se porter au bien en obéissant à l’impulsion de la grâce, d’être spirituelle, et de juger de tout sans être elle-même jugée par personne. Si, dis-je, la raison empêchait la volonté d’agir dans l’un ou dans l’autre sens, la volonté ne serait plus la volonté, elle aurait cessé d’être, car où il y a nécessité, il n’y a point de volonté. D’où il suit que, si une créature raisonnable faisait par nécessité et sans le consentement de sa propre volonté quelque chose de juste ou d’injuste <ref>Il y a ici entre les manuscrits que nous avons sous les yeux et les différentes éditions des œuvres de saint Bernard, une légère variante qui ne touche en aucune façon au sens général de ce passage.</ref>, elle ne saurait, à aucun titre, en être heureuse ou malheureuse, puisqu’elle manquerait précisément de ce qui, en elle, serait
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seul capable de bonheur ou de malheur, la volonté. Quant aux trois choses dont j’ai parlé plus haut, la vie, la force sensitive et l’appétit, elles ne peuvent rendre ni heureux ni malheureux, autrement, il faudrait admettre que les arbres peuvent être heureux ou malheureux, parce qu’ils ont la vie, et que les animaux peuvent l’être aussi, parce qu’ils possèdent de plus les deux autres propriétés ; or, c’est tout à fait impossible. Quant à nous, si nous avons la vie de commun avec les arbres ; la vie, la force sensitive et l’appétit avec les animaux, nous nous distinguons des uns et des autres par la volonté. Or, comme c’est le consentement de la volonté, mais le consentement libre et volontaire, qui nous rend justes ou pécheurs, c’est également lui qui fait que nous sommes heureux ou malheureux. Il suit de là que ce consentement même, tant à cause de l’inamissible liberté de la volonté, qu’à cause du jugement inévitable de la raison qu’il porte partout et toujours avec lui, peut, ce me semble, être appelé avec raison, libre arbitre, car il est libre par le fait de la volonté, et arbitre par celui de la raison. Il est bien juste d’ailleurs que la liberté n’aille point sans le jugement ; de cette manière, la liberté se juge elle-même dès qu’elle pèche, et le jugement consiste précisément pour elle à souffrir, après son péché, ce qu’elle ne voudrait point souffrir, attendu qu’elle ne pèche que parce qu’elle le veut bien.
5. D’ailleurs, comment pourrait-on imputer justement le bien ou le mal à celui qui n’aurait pas conscience de sa liberté, puisque la nécessité détruit le bien et le mal ? Or, il est certain que là où il y a nécessité, il n’y a point liberté, et que là où il n’y a pas liberté, il ne saurait conséquemment y avoir ni mérite, ni jugement, ce qui toutefois ne s’applique point au péché originel qui a une autre cause que notre liberté. Tout ce qui n’est point fait avec la liberté d’un consentement volontaire, est indubitablement destitué de tout mérite, et par conséquent, ne saurait être sujet à jugement, d’où il suit que dans l’homme tout, à l’exception de la volonté, est exempt de mérite et de jugement, puisqu’il n’y a que la volonté de libre en lui. La vie, les sens, l’appétit, la mémoire, l’intelligence et le reste sont soumis à la nécessité, précisément en raison même de ce qu’ils ne le sont point entièrement à la volonté. Quant à la volonté elle-même, il est impossible qu’elle obéisse à une autre qu’elle-même ; car elle ne saurait point ne pas vouloir quand elle veut ou vouloir quand elle ne veut pas, et il est également impossible qu’elle aille jamais sans la liberté. Il est vrai qu’elle peut changer mais ce n’est toujours que pour vouloir autre chose, en sorte qu’elle ne perd jamais sa liberté ; la liberté lui est si essentielle qu’elle ne peut la perdre, sans se perdre elle-même. S’il peut se voir un homme privé de toute volonté, ou qui veuille sans avoir une volonté, alors on pourra voir aussi une volonté qui ne soit pas libre. De là vient que les actions des fous, des enfants et de ceux qui dorment, ne sont réputées ni bonnes, ni mauvaises ; comme ils n’ont pas l’usage de leur raison, ils n’ont point non plus de volonté propre, et par conséquent, ne sont pas jugés libres. Puis donc que la volonté n’a rien de libre qu’elle-même, il est juste qu’elle ne soit jugée que par elle. Aussi
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n’y a-t-il ni mérite, ni démérite à avoir une intelligence bornée, une mémoire fragile, des appétits constamment en éveil, des sens obtus ou une vie languissante, attendu que tout cela peut n’être point libre et exister malgré la volonté.
{{t3|ON DISTINGUE TROIS SORTES DE LIBERTÉ : CELLE DE LA NATURE, CELLE DE LA GRÂCE ET CELLE DE LA GLOIRE.|CHAPITRE III.|fs=120%}}
6. Puis donc qu’il n’y a que la volonté qui, à cause de la liberté qui lui est essentielle, ne peut être amenée ni par la violence, ni par quelque nécessité que ce soit, à se mettre en opposition avec elle-même, ou à vouloir quelque chose malgré elle, il s’ensuit que c’est elle qui fait qu’une créature est juste ou injuste, digne et capable d’être heureuse ou malheureuse, selon qu’elle consent à la justice ou à l’injustice. Voilà pourquoi on appelle, communément et avec raison, libre arbitre, ce consentement libre et volontaire, de qui seul dépend, comme je l’ai dit plus haut, tout jugement en ce qui le concerne ; le mot libre a rapport à la volonté et le mot arbitre, à la raison. Mais s’il est libre, sa liberté n’est pas du genre de celle dont l’Apôtre a dit : « Là où est l’esprit du Seigneur, là aussi est la liberté <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-17|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 17.]]</ref> ; » car cette dernière liberté consiste dans l’affranchissement du péché, comme il est dit ailleurs : « Quand vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres de la servitude de la justice… Mais à présent, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous retirez de cet état, est votre propre sanctification, et la fin sera la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#6-18|''Rom.'', {{rom|vi}}, 18 et seq.]]</ref>. » Quel homme, dans sa chair de péché, peut se dire libre du péché ? Ce n’est donc pas de cette liberté-là qu’est venu le nom de libre arbitre. Mais il y a encore une autre liberté qui est l’affranchissement de la misère dont l’Apôtre parle en ces termes : « La créature sera elle-même un jour délivrée de cet asservissement à la corruption où elle est à présent, pour entrer dans la liberté et dans la gloire des enfants de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-21|''Rom.'', {{rom|viii}}, 21.]]</ref> : » Mais est-il quelqu’un dans cette vie mortelle qui prétende jouir de cette liberté ? Ce n’est donc pas non plus de cette liberté que le libre arbitre tire son nom. Mais il y en a une autre qui me semble plus en rapport avec lui, et qu’on peut appeler la liberté, l’affranchissement de toute nécessité, il n’est en effet rien qui soit contraire au volontaire, comme ce qui vient de la nécessité, car ce qui vient de la nécessité ne vient pas de la volonté, et réciproquement.
7. Il y a donc, comme nous avons pu le voir, trois sortes de libertés. On peut être libre du péché, de la misère et de la nécessité ; nous sommes libres de la nécessité par la nature, du péché par la grâce et de la misère dans la céleste patrie. Nous appellerons la première, liberté naturelle ; la seconde, liberté de la grâce, et la troisième, liberté de la vie ou de la gloire. En effet, nous avons commencé, nobles créatures de Dieu que nous sommes, par être créés. En premier lieu, nous avons été créés, nobles créatures en Dieu, pour avoir une volonté libre et une liberté volontaire ; en second lieu, nous avons été refaits à l’innocence, créatures nouvelles en Jésus-Christ, et en troisième lieu, nous avons été élevés à la gloire, créatures parfaites dans l’Esprit.
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Ainsi, la première de ces libertés est un titre d’honneur, la seconde une source de force, et la troisième le comble du bonheur ; par la première, en effet, nous l’emportons sur tous les autres animaux ; par la seconde, nous vainquons la chair, et par la troisième, nous triomphons de la mort même, et de même que par la première Dieu a mis sous nos pieds les brebis, les bœufs et tous les animaux sauvages, par la seconde il a plié et mis sous nos pieds toutes les bêtes spirituelles de l’air, dont il a été dit : « Ne livrez pas, Seigneur, à ces méchantes bêtes, les âmes de ceux qui s’occupent à vous louer <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#74-19|''Psalm.'' {{rom|lxxiii}}, 19.]]</ref> », et par la troisième, il nous mettra nous-mêmes sous nos propres pieds en nous faisant triompher de la corruption et de la mort ; le jour où notre dernière ennemie, la mort, sera détruite, et où nous entrerons dans la liberté et dans la gloire des enfants de Dieu, dans cette liberté, dis-je, dont Jésus-Christ nous fera libres, lorsque dans son royaume il nous donnera à Dieu son Père. Je crois que c’est de cette liberté-là et de la liberté du péché qu’il parlait quand il disait aux Juifs : « Si le Fils vous délivre vous serez véritablement libres <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#8-36|''Joan.'', {{rom|viii}}, 36.]]</ref>. » En s’exprimant ainsi, il voulait indiquer que le libre arbitre avait besoin d’un libérateur, j’en conviens, non pas pour être affranchi de la nécessité que, en tant que volonté <ref>On remarque en cet endroit, dans plusieurs éditions et dans quelques manuscrits, une différence de leçon peu importante ; nous donnons celle qui nous a paru la meilleure.</ref>, il ne saurait connaître, mais du péché dans lequel il était aussi librement que volontairement tombé, et de la peine que son imprudence lui a fait encourir et qu’il ne supportait qu’à regret. Or il ne pouvait être affranchi de ce double mal que par celui qui seul est libre entre les morts, c’est-à-dire qui seul est libre du péché au milieu des pécheurs.
8. De tous les enfants d’Adam, il n’y en a qu’un qui puisse revendiquer pour lui l’affranchissement du péché, c’est celui qui n’a point commis le péché et des lèvres de qui nulle parole trompeuse n’est jamais sortie. Il fut également libre de notre misère, qui est la peine du péché, sinon en acte du moins en puissance, car personne ne lui a ravi la vie, mais il l’a quittée de lui-même, selon ces paroles du Prophète : « Il n’a été offert en sacrifice que parce qu’il l’a bien voulu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Isaïe#53-7|''Isa.'', {{rom|liii}}, 7.]]</ref> » ; de même que c’est quand il le voulut qu’il naquit d’une femme, s’assujettit à la loi pour racheter ceux qui étaient sans la loi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#4-5|''Galat.'', {{rom|iv}}, 5.]]</ref>. Il fut donc, lui aussi, sous la loi de notre misère, mais il ne s’y trouva que parce qu’il le voulut bien, afin qu’étant seul libre au milieu d’êtres misérables et pécheurs, il brisât le double joug de la misère et du péché qui pesait sur la tête de ses frères. Il eut donc aussi, mais il les eut entières, nos trois libertés ; il tient la première de sa double nature divine et humaine, et les deux autres de la puissance divine. Nous verrons plus loin si l’homme, dans le paradis terrestre, posséda les deux dernières de ces trois libertés ; nous verrons aussi comment et à quel point il les posséda.
{{t3|QUELLE EST LA LIBERTÉ DES ÂMES SAINTES APRÈS LA MORT, ET QUELLE EST LA LIBERTÉ COMMUNE À DIEU ET À TOUTE CRÉATURE RAISONNABLE.|
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CHAPITRE IV.|fs=120%}}
9. Or, on ne peut douter que les deux premières libertés soient pleines et parfaites dans les âmes saintes après leur mort, ainsi qu’en Dieu, dans son Christ et dans les Anges des Cieux. En effet, pour les âmes saintes, comme elles ne sont pas encore réunies à leurs corps, elles sont bien privées de la gloire, mais elles sont complètement affranchies de toute espèce de misères. Quant à la liberté de nécessité elle appartient au même degré et indistinctement à Dieu et à toute créature raisonnable, bonne ou mauvaise ; le péché ni la misère ne la détruisent ni ne la diminuent, et elle n’est ni plus grande <ref>C’est-à-dire, « elle n’est pas plus grande en soi, » comme saint Bernard le dit plus loin, particulièrement au n. 24 où il s’exprime en ces termes : « Ainsi, même après le péché, le libre arbitre demeure tout entier ; il est misérable, mais il subsiste tout entier, etc. En effet, le propre du libre arbitre, en tant que libre arbitre, n’est point et n’a jamais été la faculté d’être sage, ce qui, à proprement parler, n’est autre chose que la conversion de la volonté au bien, n. 19, mais seulement la faculté de vouloir. » Au n. 28, saint Bernard, voulant expliquer pourquoi le libre arbitre ne peut ni s’éteindre ni diminuer, dit, c’est parce qu’il semble que c’est en lui plus particulièrement qu’on retrouve imprimée l’image substantielle de l’éternelle et immuable divinité. « Au contraire, dans les deux autres libertés » il semble qu’on ne retrouve « qu’une image superficielle de la sagesse et de la puissance de Dieu. » On peut consulter encore sur ce sujet, le sermon LXXXI, sur le Cantique des cantiques, n. 6 et suivants.</ref> dans le juste ni moindre dans le pécheur, ni plus complète dans les Anges que dans les hommes. Ainsi de même que le consentement de la volonté humaine quand il se porte au bien par la grâce, fait que l’homme est bon sans cesser d’être libre et libre sans cesser d’être bon, précisément parce que ce consentement est lui-même libre et exempt de toute contrainte ; ainsi quand il incline de lui-même au mal, il n’en fait pas moins l’homme également libre et voulant, c’est-à-dire mauvais par son fait, non par suite d’une contrainte extérieure. Et de même que les Anges et Dieu lui-même sont bons sans cesser d’être libres, c’est-à-dire par le fait de leur volonté propre, non d’une nécessité étrangère, ainsi le diable est tombé librement dans le mal et y persévère par un effet de sa propre volonté, non point d’une impulsion étrangère. Ainsi la Volonté demeure libre lors même que l’esprit a cessé de l’être, et aussi libre dans le mal que dans le bien, quoique plus dans l’ordre, dans le bien que dans le mal ; aussi entière à sa façon dans la créature que dans le créateur, quoique plus puissante en celui-ci qu’en celle-là.
10. On a, il est vrai, l’habitude de se plaindre et de dire : je voudrais bien avoir une bonne volonté, mais je ne puis. Cela n’empêche pas qu’on ne soit libre et ne fait pas que, en ce point, la liberté souffre quelque contrainte ou quelque violence, cela prouve seulement qu’on n’a point cette liberté qui consiste dans l’affranchissement du péché ; en effet, quiconque veut avoir une bonne volonté ne peut vouloir que parce qu’il a une volonté ; s’il a une volonté, il a conséquemment la liberté, au moins celle qui consiste dans l’affranchissement de toute nécessité, sinon du péché. En effet, s’il ne peut, quoiqu’il le veuille, avoir une bonne volonté, c’est qu’il sent évidemment qu’il n’a pu cette liberté affranchie du péché par lequel il gémit de voir sa volonté accablée, mais non détruite. Mais d’ailleurs, on ne peut nier que celui qui veut avoir une bonne volonté en ait effectivement une. En effet, ce qu’il veut est un bien ; or, on ne peut vouloir le bien, si ce n’est
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par l’effet d’une bonne volonté, de même qu’il n’y a que par une mauvaise volonté qu’on veut le mal. Lorsque nous voulons le bien, notre volonté est bonne, et quand nous voulons le mal, elle est mauvaise ; dans les deux cas il y a volonté et, par conséquent liberté, puisqu’il ne peut y avoir nécessité là où il y a volonté. Si nous ne pouvons faire ce que nous voulons, cela nous fait seulement sentir que notre liberté est en quelque sorte captive du péché, c’est-à-dire qu’elle est malheureuse non pas détruite.
11. C’est donc, à mon sens, de cette liberté seulement qui rend la volonté libre de se juger elle-même bonne, si elle consent au bien et notre mauvaise si elle consent au mal, attendu qu’elle sent bien qu’elle ne consent à l’un ou à l’autre que parce qu’elle le veut, que le libre arbitre tire son nom : s’il procédait de cette liberté, qui consiste dans l’affranchissement du péché, il vaudrait mieux l’appeler libre conseil que libre arbitre, de même qu’il serait mieux de lui donner le nom de libre complaire, s’il venait de la liberté qui est l’affranchissement de la misère ; car qui dit libre arbitre dit jugement. Or s’il appartient au jugement de discerner entre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, c’est le propre du conseil d’éprouver ce qui est à propos ou ce qui ne l’est point, et du complaire de prononcer sur ce qui plaît ou ne plaît pas. Plût au Ciel que nos conseils procédassent, en ce qui nous touche, d’une liberté égale à celle d’où procèdent nos jugements, en ce qui nous concerne, et que, de même que nous sommes exempts de toute contrainte pour discerner, par le jugement, les choses licites de celles qui ne le sont pas, le conseil le fût également en nous, pour nous faire préférer les choses licites comme étant les meilleures, et repousser les illicites comme nuisibles ; alors, non-seulement nous serions doués de libre arbitre, mais nous le serions évidemment de libre conseil et, par conséquent, nous serions affranchis du péché. Mais qu’arriverait-il s’il n’y avait que ce qui est expédient ou licite qui nous plût ? Ne pourrait-on point dire avec raison que nous posséderions aussi alors le libre complaire, puisque dans ce cas nous nous sentirions affranchis de tout ce qui peut nous causer de la peine, c’est-à-dire de toute espèce de misère ? Mais comme en réalité il y a bien des choses que le jugement nous présente à faire ou à omettre, mais que détournés de la droite voie du jugement, nous sommes conduits, au contraire, par le conseil à omettre ou à faire, et que d’un autre côté, non contents de ne point accepter volontiers, comme nous plaisant, tout ce que le conseil nous montre de bon et d’utile, nous le regardons au contraire comme étant dur et pénible et pouvons à peine le supporter avec patience, il me semble évident que nous n’avons ni le libre conseil ni le libre complaire.
12. Il reste à savoir si nous en jouissions dans le premier homme, avant son péché, c’est ce que nous examinerons en son lieu. En attendant, nous pouvons être parfaitement assurés que nous en jouirons un jour, quand, avec la grâce de Dieu, nous aurons obtenu ce que nous lui demandons dans cette prière : « Que votre volonté soit faite sur la terre, comme dans les cieux <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-10|''Matth.'', {{rom|vi}}, 10.]]</ref>. » Ce sera lorsque le libre arbitre, qui maintenant est commun à tous les êtres raisonnables, ainsi que je l’ai dit plus haut, et libre de toute contrainte, sera dans les élus, comme il l’est dès à présent dans les saints anges, affranchi du péché et de la misère, et
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que nous reconnaîtrons enfin par l’heureuse expérience de cette triple liberté quelle est la volonté de Dieu, ce qui est agréable et de plus parfait à ses yeux. Mais, en attendant qu’il en soit ainsi, l’homme ne possède que la liberté de l’arbitre, mais de pleine et entière. Quant à la liberté du conseil, elle n’existe qu’en partie, et encore ne se trouve-t-elle que dans un petit nombre d’hommes spirituels, qui ont crucifié leur chair avec ses vices et toutes ses concupiscences et détruit ainsi le règne du péché dans leur corps mortel. Or, il n’y a que la liberté du conseil qui détruit ce règne, encore ne l’anéantit-elle pas entièrement, car le libre arbitre est toujours captif : et voilà ce que nous demandons tous les jours à Dieu, quand nous disons « Que votre règne arrive <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-10|''Matth.'', {{rom|vi}}, 10.]]</ref>. » Ce règne n’est pas encore entièrement arrivé parmi nous ; mais il arrive un peu tous les jours et étend de plus en plus ses frontières, mais seulement dans ceux dont, par la grâce de Dieu, l’homme intérieur se renouvelle tous les jours ; car plus le règne de la grâce s’étend, plus la puissance du péché diminue, mais parce qu’il n’a point encore atteint toute son étendue, à cause du corps de mort qui appesantit toujours notre âme, et de l’esclavage où la nécessité d’habiter cette demeure terrestre réduit l’esprit par les nombreuses préoccupations qu’elle lui donne, nous sommes toujours contraints de confesser et de dire : « Nous faisons tous encore beaucoup de fautes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#3-2|''Jacob.'', {{rom|iii}}, 2.]]</ref> », ou bien : « Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#1-8|''I Joan.'', {{rom|i}}, 8.]]</ref>. » Aussi, disons-nous toujours dans la prière : « Que votre règne arrive. » Or non-seulement, ce règne ne pourra jamais être complet en nous, tant que le péché régnera dans ce corps mortel, mais il ne le sera que lorsque le péché n’existera plus et ne pourra plus exister dans notre corps devenu immortel.
{{t3|LA LIBERTÉ DE LA MISÈRE OU LE LIBRE COMPLAIRE PEUT-ELLE EXISTER EN CETTE VIE.|CHAPITRE V.|fs=120%}}
13. Mais que dirons-nous maintenant de la liberté du complaire en cette vie où à chaque jour suffit son mal, où toute créature soupire et se trouve comme dans le travail de l’enfantement, parce qu’elle est soumise à la vanité malgré elle, où la vie de l’homme n’est qu’une épreuve continuelle, où enfin les hommes, même spirituels, qui ont déjà reçu les prémices de l’esprit, gémissent au fond du cœur et attendent la rédemption de leur corps ? Est-ce qu’au milieu de tout cela il y a encore place pour cette sorte de liberté ? Quelle liberté dis-je est laissée à notre complaire, là où la misère semble avoir pris toute la place ? L’innocence ou la justice ne sauraient être exemptes de misère comme elles le sont de péché, là où le juste s’écrie encore : « Malheureux homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-24|''Rom.'', {{rom|vii}}, 24.]]</ref> ? » Ou bien encore : « Mes larmes sont ma nourriture, le jour et la nuit <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#42-3|''Psalm.'' {{rom|cxli}}, 3.]]</ref>. » Assurément là où les jours et les nuits se passent dans la tristesse, il n’y a plus place pour le complaire. D’ailleurs, tous ceux mêmes qui veulent vivre avec piété en Jésus-Christ, seront persécutés <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#3-12|''II Tim.'', {{rom|iii}}, 12.]]</ref>, parce que l’épreuve commence par la maison même de Dieu,
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ainsi qu’il l’ordonne quand il dit par son Prophète : « Commencez par les miens <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ézéchiel#9-6|''Ezech.'', {{rom|ix}}, 6.]]</ref>. »
14. Si la vertu ne peut jouir de la liberté du complaire, peut-être le vice plus heureux l’a-t-il, au moins en partie, et est-il exempt de misère. Il s’en faut bien ; car ceux qui se réjouissent après avoir mal fait et qui se félicitent des pires choses, ressemblent dans leur joie à des fous qui ont le sourire sur les lèvres : il n’y a point de misère plus misérable qu’une fausse joie. D’ailleurs ce qui semble du bonheur dans ce monde est si bien de la misère et rien que cela, que le sage a dit « Mieux vaut aller dans une maison de deuil que dans une maison de festin <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiaste#7-3|''Eccle.'', {{rom|vii}}, 3.]]</ref>. » Quant aux saints ils goûtent quelques plaisirs corporels, lorsqu’ils mangent, boivent ou se chauffent, et dans les autres soins qu’ils donnent à leur chair, mais ces sortes de plaisirs ne sont pas tout à fait exempts de misère ? Pour que le pain semble bon, il faut avoir faim ; il faut avoir soif pour trouver du plaisir à boire, et quand on est rassasié, non-seulement on ne trouve plus le boire et le manger agréables, mais même ils répugnent. Supprimez la faim et vous ne songerez plus au pain, ôtez la soif et vous ne regarderez pas plus l’eau de la fontaine la plus limpide que celle d’une mare bourbeuse. De même, on ne recherche l’ombre que lorsqu’on souffre de l’ardeur du soleil, et il n’y a que celui qui a froid ou qui se trouve à l’ombre qui aspire après les rayons du soleil. En sorte qu’on ne trouve aucun plaisir dans toutes ces choses, tant qu’on ne commence pas par en sentir un besoin pressant ; cela est si vrai que, si on cesse d’en avoir besoin, à l’instant même ce qu’elles semblaient avoir d’agréable devient une source d’ennui et même de souffrance. Il faut donc reconnaître que de ce côté, tout, dans cette vie, est nuisible ; seulement, au milieu des tribulations continuelles et des peines plus graves dont elle est remplie, de plus légères semblent une sorte de consolation <ref>Telle est la leçon donnée par deux manuscrits de la Colbertine ; dans quelques éditions on lit comme si le mot « légères » qui se trouve dans le texte latin, se rapportait à consolations, non à tribulations ; mais nous croyons la version que nous donnons préférable à l’autre.</ref>. Et il arrive quelquefois que, lorsque avec le temps et par le cours des choses, de grandes peines finissent par céder la place à de moindres, il nous semble que c’est comme un moment de trêve dans notre misère, et après avoir enduré beaucoup de maux très-grands, nous nous trouvons heureux parce que ceux qui leur ont succédé le sont moins.
15. Toutefois, il faut dire que ceux qui sont ravis en extase dans la contemplation se trouvent affranchis de la misère et peuvent goûter un peu aux douceurs de la félicité du ciel, toutes les fois qu’ils sont ravis en esprit. Il est certain, on ne saurait le nier, que même dans cette chair, ceux qui, à l’exemple de Marie, ont choisi la meilleure part qui ne leur sera point ôtée, jouissent du moins quelquefois et comme en passant, de la liberté du complaire. En effet, ceux qui déjà possèdent ce qui ne doit pas leur être ôté, ressentent certainement ce qui doit être un jour, c’est-à-dire la félicité ; or la félicité et la misère ne peuvent se trouver ensemble en même temps, d’où il suit que toutes les fois qu’on jouit de l’une, en esprit, on ne saurait souffrir de l’autre ; voilà comment il se fait que, dès cette vie même, les contemplatifs,
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eux seuls, peuvent jouir d’une certaine façon, de la liberté du complaire, mais il est vrai qu’ils n’en jouissent qu’en partie, en très-faible partie même, et cela fort rarement. Or les âmes saintes jouissent également du libre conseil, et, si elles n’en jouissent qu’en partie, du moins n’est-ce point en petite partie. D’un autre côté, ainsi que nous l’avons vu plus haut, tous les êtres raisonnables jouissent également du libre arbitre qui n’est pas moindre en soi dans les méchants que dans les bons, ni dans cette vie que dans l’autre.
{{t3|POUR VOULOIR LE BIEN, ON A ABSOLUMENT BESOIN DE LA GRÂCE.|CHAPITRE VI.|fs=120%}}
16. Il me semble avoir suffisamment montré que le libre arbitre est comme captif, tant que les deux autres libertés ne se trouvent point avec lui ou ne se trouvent point complètes ; le défaut dont l’apôtre se plaint, en disant : « Il est cause que vous ne faites point ce que vous voulez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#5-17|''Galat.'', {{rom|v}}, 17.]]</ref> », ne nous vient pas d’une autre source ; en effet, le libre arbitre nous donne bien le vouloir, mais il ne nous donne pas le pouvoir de faire ce que nous voulons. Je ne dis point qu’il nous donne le vouloir du bien ou du mal, mais simplement qu’il nous donne le vouloir, attendu que, vouloir le bien, c’est progresser ; vouloir le mal, c’est décroître. Le simple vouloir au contraire est ce qui progresse ou décroît. Or, le vouloir existe en nous par la grâce de la création et il progresse par celle de la rédemption ; mais s’il décroît, c’est à lui-même qu’il le doit. C’est donc par le libre arbitre que nous voulons, et c’est par la grâce que nous voulons le bien ; l’un nous donne le vouloir et l’autre, le bon vouloir. De même que, autre chose est de craindre simplement et de craindre Dieu, d’aimer simplement et d’aimer Dieu, attendu que la crainte et l’amour, pris simplement en eux-mêmes, ne sont autre chose que des affections, tandis que avec ce complément, ce sont des vertus ; ainsi est-ce autre chose de vouloir et autre chose de vouloir le bien.
17. Les affections, simplement dites, se trouvent en nous par le fait de la nature, il semble qu’elles sortent de notre propre fonds, ce qui les complète vient de la grâce ; il est bien certain en effet que la grâce ne règle pas autre chose que ce que la création nous a donné, en sorte que les vertus ne sont que des affections réglées. Il est écrit de quelques hommes, qu’ils ont tremblé et ont été effrayés, là où il n’y avait pas de crainte <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#14-5|''Psalm.'' {{rom|xiii}}, 5.]]</ref>, il y avait bien une crainte, mais elle n’était pas réglée, Le Seigneur voulait la régler dans ses disciples, quand il leur disait : « Je vous apprendrai qui vous devez craindre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#12-5|''Luc'', {{rom|xii}}, 5.]]</ref> », Et David proposait aussi de la régler quand il s’écriait : « Venez, mes enfants, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#34-12|''Psalm'', {{rom|xxxiii}}, 12.]]</ref> », De même, celui qui disait : « Moi, qui suis la lumière, je suis venu en ce monde ; mais les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#3-19|''Joan.'', {{rom|iii}}, 19.]]</ref> », reprochait aux hommes d’avoir un amour déréglé, Voilà pourquoi l’Épouse des Cantiques s’écrie : « Réglez l’amour en moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Cantique#2-4|''Cant.'', {{rom|ii}}, 4.]]</ref>. » De même encore, c’était la volonté que Jésus trouvait déréglée dans ses disciples quand il disait : « Vous ne savez ce que
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vous désirez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-38|''Marc.'', {{rom|x}}, 38.]]</ref> ; » mais il leur apprend à replacer leur volonté déréglée dans la droite ligne, quand il leur dit : « Pouvez-vous boire le calice que je boirai <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-38|''Ibidem.'']]</ref> ? » En parlant ainsi, il ne leur montrait encore que par ses leçons, à régler leur volonté ; il le leur enseigna plus tard, par son propre exemple, lorsque dans sa passion, après avoir prié son Père d’éloigner de lui le calice, il ajoute aussitôt : « Néanmoins qu’il en soit, non comme je le veux, mais comme vous le voulez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-39|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 39.]]</ref>. » Nous avons donc reçu de Dieu, dans la création, la faculté de vouloir, de même que celle de craindre et celle d’aimer, ce qui fait que nous sommes des créatures en général ; mais pour ce qui est de vouloir le bien, de craindre et d’aimer Dieu, nous le tenons de la grâce qui nous a visités et a fait de nous des créatures de Dieu.
18. En effet, si, en tant qu’êtres créés doués de liberté et de volonté, nous n’appartenons qu’à nous, nous appartenons à Dieu par la bonne volonté. Or, c’est celui qui l’a faite libre, notre volonté, qui la fait bonne, afin que nous soyons comme les prémices de ses créatures ; car il vaudrait mieux pour nous ne pas être que d’être toujours à nous ; en effet, ceux qui ont voulu s’appartenir à eux-mêmes, comme des dieux, sachant le bien et le mal, non-seulement se sont appartenus en effet, mais sont tombés au pouvoir du diable. Ainsi c’est par la volonté en tant que libre, que nous sommes nôtres ; c’est par elle encore en tant que mauvaise, que nous sommes au diable et c’est toujours par elle mais en tant que bonne, que nous appartenons à Dieu. C’est ce qui a fait dire à l’Apôtre : « Le Seigneur connaît ceux qui sont à lui <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#2-19|''II Tim.'', {{rom|ii}}, 19.]]</ref> », car, s’il s’adresse à ceux qui ne lui appartiennent pas, il leur dit : « En vérité, je vous déclare que je ne vous connais point <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#25-12|''Matth.'', {{rom|xxv}}, 12.]]</ref>. » Lorsque par la mauvaise volonté, nous passons au démon, nous cessons, pour ainsi dire en attendant, d’appartenir à Dieu, de même que lorsque, par la bonne volonté nous sommes à Dieu, nous n’appartenons plus au diable, mais ni dans l’un ni dans l’autre cas, nous ne cessons point d’être nôtres ; car des deux côtés nous conservons le libre arbitre et, avec lui, la cause de tout mérite, en sorte que c’est toujours justement que nous sommes punis si nous sommes mauvais, puisque étant libres, nous ne devenons mauvais que par le fait de notre propre volonté ; c’est justement aussi que nous sommes récompensés si nous sommes bons, puisque nous ne pouvons également l’être que par un acte de notre volonté. Il est bien certain que c’est par le fait de notre volonté que nous devenons esclaves du démon, non point par un acte de sa puissance ; mais ce n’est point par elle, c’est par la grâce que nous nous assujettissons à Dieu. Car on doit dire que si notre volonté est bonne elle est une créature du bon Dieu ; mais elle ne sera parfaite que lorsqu’elle sera parfaitement soumise à son créateur. Loin de moi toutefois la pensée d’attribuer à notre volonté sa perfection et de n’attribuer qu’à Dieu sa création, puisqu’il est incomparablement meilleur d’être parfait que d’être simplement fait et qu’il y aurait de l’impiété à prétendre que Dieu n’a fait en nous que ce qui est moindre, et que nous, nous avons fait ce qui est plus parfait. L’Apôtre, comprenant bien ce qu’il était par la nature et ce qu’il devait attendre
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de la grâce, disait : « Je trouve en moi la volonté de faire le bien, mais je n’y trouve pas le moyen de l’accomplir <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-18|''Rom.'', {{rom|vii}}, 18.]]</ref>. » Il savait fort bien, en effet, que par le libre arbitre, il avait en lui le vouloir, mais que la grâce lui était nécessaire pour avoir le parfait vouloir ; car, si vouloir le mal est une défaillance de la volonté, vouloir le bien est pour elle un progrès, et elle est parfaite quand elle suffit à tout le bien que nous voulons.
19. Ainsi donc, pour que le vouloir qui nous vient du libre arbitre soit parfait, nous avons besoin de deux grâces : d’une première qui nous fasse goûter le bien, ce qui est proprement la conversion de la volonté au bien, et d’une seconde qui nous le fasse pouvoir complètement, ce qui est la confirmation même de la volonté dans le bien. Or la volonté n’est parfaitement tournée, convertie au bien que quand elle ne se complaît plus que dans ce qui est honnête et permis, et elle est parfaitement confirmée dans le bien quand elle ne manque plus de rien qui lui plaise. Par conséquent, la volonté, pour être parfaite, doit être pleinement bonne et bonnement pleine. En soi, la volonté est deux fois bonne dès le principe ; elle est bonne en général par le seul fait de la création, attendu qu’étant l’œuvre d’un Dieu bon elle n’a pu être créée que bonne, comme elle le fut, en effet, d’après ce qui est dit que Dieu vit que tout ce qu’il avait fait était parfaitement bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#1-31|''Gen.'', {{rom|i}}, 31.]]</ref>. Elle est bonne en particulier à cause du libre arbitre par lequel elle est faite à l’image de Celui qui l’a créée. Si aux deux premiers biens de la volonté nous en ajoutons un troisième, la conversion à son Créateur, on pourra la considérer alors avec juste raison comme parfaitement bonne ; bonne en général, bonne en son genre et très-bonne dans son ordination <ref>Dans quelques éditions on lit : « son ordination à Dieu ; » mais c’est une pure redondance de mots ; car la suite du texte rend cette addition complètement superflue.</ref> ; or, par ordination j’entends la conversion complète de la volonté à Dieu, sa sujétion entière, volontaire et dévouée. Mais à cette parfaite justice, est due ou plutôt est jointe la plénitude de la gloire ; car ces deux biens se suivent tellement qu’on ne peut posséder la parfaite justice sans la gloire parfaite ; ni la plénitude de la gloire, sans la plénitude de la justice. C’est donc à bon droit qu’une pareille justice ne va pas sans la gloire, puisque la vraie gloire ne peut aller sans une telle justice. Aussi est-ce avec raison qu’il est dit : « Bienheureux ceux qui sont affamés et altérés de la justice, parce qu’ils en seront pleinement rassasiés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#5-6|''Matth.'', {{rom|v}}, 6.]]</ref>. »
20. Ce sont précisément les deux biens dont nous avons parlé plus haut sous le nom de vraie sagesse et de plein pouvoir, en rapportant la sagesse à la justice et le pouvoir à la gloire. J’ajoute les qualificatifs vrai et plein, afin de montrer par le premier que je ne parle point de la sagesse de la chair qui n’est que mort <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-6|''Rom.'', {{rom|viii}}, 6.]]</ref>, ni de celle qui n’est que folie pour Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-19|''I Corinth.'', {{rom|iii}}, 19.]]</ref>, je veux dire de cette sagesse du monde par laquelle les hommes sont sages à leurs yeux, « mais de cette sagesse qui les rend habiles à mal faire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#4-22|''Jérem.'', {{rom|iv}}, 22.]]</ref>. » Par le second qualificatif, je n’entends point parler de ceux dont il est dit : « Les puissants seront fortement tourmentés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#6-7|''Sap.'', {{rom|vi}}, 7.]]</ref>. » La vraie sagesse et le plein pouvoir ne se trouvent que là où se rencontrent déjà réunis les deux biens dont j’ai encore parlé plus haut et que j’ai appelés le libre conseil et le
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libre complaire ; et je ne reconnais, pour moi de vrai sage et de vraiment puissant que celui qui, non-seulement a le vouloir en soi, en vertu du libre arbitre ; mais encore le parfaire, en sorte qu’il ne puisse ni vouloir ce qui est mal, ni être privé de faire ce qu’il veut. Or le premier dépend du libre conseil, c’est-à-dire de la vraie sagesse, et le second du libre complaire, c’est-à-dire du plein pouvoir. Mais quel est l’homme assez saint et assez grand pour se glorifier d’en être arrivé là ? Où et quand en sera-t-il ainsi ? Sera-ce en cette vie ? Si cela pouvait être, celui qui en serait arrivé là, serait plus grand que saint Paul lui-même qui s’écriait : « Je ne trouve point en moi le parfaire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-18|''Rom.'', {{rom|vii}}, 18.]]</ref>. » Adam, du moins, dans le paradis terrestre, a-t-il joui de ce triple bien ? S’il en avait joui, jamais il n’en eût été chassé.
{{t3|LES PREMIERS HOMMES ONT-ILS CONNU CETTE TRIPLE LIBERTÉ DANS LE PARADIS TERRESTRE, L’ONT-ILS CONSERVÉE MÊME APRÈS LE PÉCHÉ.|CHAPITRE VII.|fs=120%}}
21. C’est maintenant le lieu d’examiner une question, que nous avons différée jusqu’à présent, à savoir, si, dans le paradis terrestre, les premiers hommes ont joui des trois libertés que nous avons désignées sous le nom de libre arbitre, libre conseil et libre complaire, ou, en d’autres termes, s’ils ont été libres de toute contrainte, de tout péché et de toute misère, ou bien, s’ils n’ont joui que de deux ou même que d’une de ces libertés. Quant à la première liberté, cela ne peut faire une question, pour peu que nous n’ayons point oublié le raisonnement par lequel nous avons clairement établi plus haut qu’elle subsiste également dans les justes et dans les pécheurs ; mais pour les autres, il y a véritablement lieu de se demander si Adam les a eues toutes les deux ou s’il n’a eu que l’une d’elles. S’il ne les a possédées ni l’une ni l’autre, qu’a-t-il donc perdu ? Car ni après, ni avant son péché, il n’a cessé d’avoir la plus complète liberté de son libre arbitre ; et s’il n’a rien perdu, quel châtiment a-ce donc été pour lui d’être chassé du paradis terrestre ? Mais, s’il a possédé l’une au moins de ces deux libertés, comment l’a-t-il perdue ? Il est bien certain que, du jour qu’il a péché, il n’a plus été libre, pendant sa vie mortelle, ni du péché ni de la misère, et pourtant on ne saurait dire qu’il a pu perdre aucune des trois libertés dont nous avons parlé plus haut, quelle que soit celle qu’il eût reçue, autrement il serait évident qu’il n’a jamais possédé ni la parfaite sagesse, ni le plein pouvoir, dans le sens que nous les avons définis l’une et l’autre, un peu plus haut, puisqu’il aurait pu vouloir quelque chose qu’il n’aurait pas dû, et qu’il aurait reçu ce qu’il n’aurait pas voulu. Ne pourrait-on pas dire qu’il ne les a possédées que d’une certaine façon, non point dans leur plénitude, et qu’ainsi il a pu les perdre ? Il est certain que chacune de ces deux libertés a deux degrés, le supérieur et l’inférieur ; le premier, dans la liberté de conseil, est de ne pouvoir point pécher, et le second est de pouvoir ne point pécher. De même, le degré supérieur de la liberté de complaire, est de ne pouvoir être troublé, et l’inférieur, de pouvoir ne point être troublé. L’homme a donc reçu, dans sa création, le degré inférieur de chacune de ces deux libertés. Mais il en a été dépouillé par son péché, et, du degré de liberté, qui consistait pour lui à pouvoir ne point
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pécher, il est tombé au point de ne pouvoir plus ne pas pécher, en perdant ainsi tout ce qu’il avait de liberté de conseil. De même, pour ce qui est du degré qui consistait à pouvoir n’être point troublé ; il en est venu à ne pouvoir plus ne pas être troublé en perdant également tout ce qu’il avait de liberté de complaire. Pour châtiment, il ne conserva plus que la liberté d’arbitre, qui ne lui avait servi qu’à perdre les deux autres, et il ne peut la perdre comme les deux dernières. S’étant volontairement fait l’esclave du péché, il était juste qu’il perdît le libre conseil ; mais, étant devenu par le péché, débiteur de la mort, comment aurait-il pu conserver la liberté du complaire ?
22. L’homme se priva donc lui-même des deux autres libertés qu’il avait reçues, par l’abus qu’il fit de son libre arbitre : or, il en a abusé en la faisant servir à sa honte, quand elle ne lui avait été donnée que pour tourner à sa gloire, ainsi que l’Écriture nous l’apprend en disant « L’homme, tandis qu’il était élevé en honneur, n’a pas compris sa gloire ; il a été assimilé aux bêtes qui n’ont point de raison, et il leur est devenu semblable <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#49-13|''Psalm.'' {{rom|xlviii}}, 13.]]</ref>. » Seul entre tous les êtres animés, l’homme a reçu le pouvoir de pécher, c’est la prérogative de son libre arbitre ; mais il ne lui a point été donné pour qu’il péchât, c’était au contraire, pour qu’il acquît plus de gloire, en ne péchant pas quand il pouvait pécher. Qu’y aurait-il eu, en effet, de plus glorieux pour lui que de pouvoir lui appliquer ces paroles de l’Écriture : « Quel est celui-là et nous le louerons <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#31-9|''Eccli.'', {{rom|xxxi}}, 9.]]</ref> ? » Pourquoi ces louanges ? « C’est qu’il a fait quelque chose de merveilleux dans sa vie. » Qu’a-t-il donc fait ? « Il a pu violer les commandements de Dieu, et il ne les a pas violés ; il a pu faire le mal, et il ne l’a point fait. » Or, il eut cette gloire, tant qu’il ne pécha point, et il la perdit en péchant. Mais s’il pécha, c’est qu’il était libre de pécher, et cette liberté ne lui venait point d’ailleurs que de son libre arbitre, qui renferme pour lui la possibilité de pécher. Il ne faut point s’en prendre à celui qui le lui donna ; mais à l’homme lui-même, qui fit servir au péché une faculté qu’il n’avait reçue que pour avoir la gloire de ne point pécher ; car, s’il est vrai qu’il n’eût point péché, s’il n’avait eu le pouvoir de pécher, ce n’est pourtant point parce qu’il a eu ce pouvoir qu’il a péché, mais parce qu’il a voulu pécher. En effet, quand le diable et ses satellites ont péché, si les autres n’ont point fait comme eux, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas pu, mais parce qu’ils n’ont pas voulu.
23. On ne saurait donc imputer la chute de l’homme par le péché, au pouvoir qu’il avait reçu de pécher, mais au vice de sa volonté. Mais, s’il a pu tomber par un acte de sa volonté, il ne saurait à présent se relever par un acte pareil ; car, s’il a été donné à la volonté de pouvoir ne point tomber, il ne lui a pas été donné de pouvoir se relever, une fois tombée. Il n’est pas aussi facile de sortir d’une fosse que d’y choir. L’homme a pu, par sa seule volonté, tomber dans la fosse du péché, mais il ne saurait se relever désormais, par sa seule volonté, puisque le voulût-il, il ne saurait plus même ne plus pécher.
{{t3|LE LIBRE ARBITRE SUBSISTE APRÈS LE PÉCHÉ.|
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CHAPITRE VIII.|fs=120%}}
24. Mais quoi ? Le libre arbitre est-il détruit parce qu’il ne peut plus ne pas pécher ? Nullement, mais il a perdu le libre conseil, en vertu duquel il pouvait jadis ne pas pécher, de même que, si l’infortuné ne peut plus ne pas être troublé désormais, cela vient de ce qu’il a perdu aussi le libre complaire, en vertu duquel il pouvait jadis ne pas être troublé. Le libre arbitre, même depuis le péché d’Adam, demeure donc tout entier, mais il est misérable, et, si l’homme ne peut pas lui-même s’affranchir du péché et de la misère, ce n’est pas une preuve qu’il a perdu tout libre arbitre, mais seulement qu’il est privé des deux autres libertés. En effet, il n’appartient pas et il n’a jamais appartenu au libre arbitre, en tant que tel, de pouvoir <ref>Telle est la leçon qu’il faut préférer ici ; elle est en rapport avec la pensée qui se retrouve exprimée au n. 19.</ref> ou d’être sage, mais seulement de vouloir ; il ne donne à la créature ni le savoir, ni le pouvoir, mais seulement le vouloir, par conséquent, on ne peut le regarder comme perdu que s’il cesse de vouloir, non pas s’il manque de pouvoir ou de savoir, car il n’y a que là où la volonté fait défaut que la liberté périt. Je ne dis pas s’il cesse de vouloir le bien, mais s’il perd toute faculté de vouloir ; car on ne saurait nier que, dès l’instant que le bien ne procède plus de la volonté, et que la volonté elle-même a disparu tout entière, le libre arbitre aussi soit mort. S’il est tel qu’il n’y ait que le bien qu’il ne puisse plus vouloir, c’est un signe, non qu’il n’y a plus de libre-arbitre, mais bien qu’il n’y a plus de libre conseil. Si ce n’est pas le vouloir qui lui manque, mais si c’est le pouvoir de faire le bien qu’il veut, c’est la preuve qu’il lui manque le libre complaire, non pas que le libre arbitre a péri. Ainsi donc le libre arbitre suit partout la volonté, à tel point qu’il ne cesse d’exister que là où elle disparaît, mais la volonté elle-même se retrouve aussi bien dans les méchants que dans les bons ; d’où il suit que le libre arbitre existe tout entier dans les pécheurs aussi bien que dans les justes. Et de même que la volonté, pour être dans la misère, ne cesse point d’être la volonté, mais seulement s’appelle et est effectivement une volonté malheureuse, comme il y en a d’heureuses, ainsi aucune adversité, nul malheur ne saurait détruire ni même diminuer le libre arbitre, en tant que libre arbitre.
25. Toutefois, bien que le libre arbitre ne souffre aucune diminution en qui que ce soit, néanmoins il ne saurait, par ses propres forces, remonter du mal au bien, comme il a pu par lui-même tomber du bien dans le mal. Faut-il s’étonner en effet qu’il ne puisse, une fois tombé, se relever lui-même quand on sait que, même lorsqu’il était debout, il n’aurait pu par ses propres forces s’élever vers le bien, et quand on voit que, lors même qu’il avait encore avec lui, du moins en partie, les deux autres libertés, il n’a pu, du degré inférieur où il les possédait, arriver à les avoir en un degré supérieur, c’est-à-dire de l’état de pouvoir ne point pécher, et ne point être troublé, en arriver à ne pouvoir plus ni pécher, ni être troublé ? S’il n’a pu à l’aide, quel qu’il ait été, des deux autres libertés, s’élever du
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bien au mieux, à combien plus forte raison, maintenant qu’il en est complètement privé, sera-t-il hors d’état de se relever par lui-même, du mal au bien dont il est déchu ?
26. L’homme a donc besoin du Christ, qui est la vertu et la sagesse de Dieu qui, en tant que sagesse, verse de nouveau dans son âme la vraie sagesse pour lui rendre son libre conseil, et en tant que vertu, lui redonne le plein pouvoir pour réparer son libre complaire, en sorte que devenant d’un côté parfaitement bon il ignore désormais le péché, et d’un autre complètement heureux il ne sent plus rien de contraire à sa volonté. Mais il ne faut espérer cette perfection que dans l’autre vie, alors que ces deux libertés, perdues maintenant pour nous, seront entièrement rendues à notre libre arbitre, non pas de la manière qu’elles se trouvent, dans tout homme juste, si saint qu’il soit ici-bas, non pas même en l’état où les ont possédées nos premiers parents dans le paradis terrestre ; mais comme les anges en jouissent maintenant dans le ciel. Mais en attendant, contentons-nous, dans ce corps de mort et dans ce siècle mauvais, d’une liberté de conseil, qui nous permette de ne point obéir au péché dans la concupiscence et d’une liberté de complaire qui nous exempte de toute crainte fâcheuse pour la justice. Or, ce n’est pas une petite sagesse, dans cette chair de péché et dans ces jours mauvais, que de ne point consentir au mal quoiqu’on ne puisse s’en garantir entièrement ; et ce n’est pas non plus un faible pouvoir que de mépriser courageusement l’adversité pour la vérité, bien qu’on n’ait pas encore le bonheur d’y être complètement insensible.
27. En attendant, nous devons apprendre par la liberté de conseil à ne pas abuser de celle du libre arbitre, si nous voulons un jour jouir d’une complète liberté de complaire. C’est certainement ainsi que nous réparerons en nous l’image de Dieu et que par la grâce, nous nous mettrons en état de recouvrer cet antique honneur que nous avons perdu par le péché. Bienheureux celui qui entendra dire de soi ces paroles : « Quel est celui-là et nous le louerons ? car il a fait des merveilles dans sa vie. Il a pu transgresser les commandements de Dieu et ne les a point transgressés ; il a pu faire le mal et ne l’a point fait <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#31-9|''Ecclés.'', {{rom|xxxi}}, 9.]]</ref>. »
{{t3|L’IMAGE ET LA RESSEMBLANCE DE DIEU, SELON LESQUELLES NOUS AVONS ÉTÉ CRÉÉS, CONSISTENT DANS CETTE TRIPLE LIBERTÉ.|CHAPITRE IX.|fs=120%}}
28. Je pense que c’est dans ces trois libertés que consistent l’image et la ressemblance de Dieu, selon lesquelles nous avons été créés, en sorte que l’image se retrouve dans le libre arbitre et la ressemblance dans les deux autres libertés. Et peut-être, si le libre arbitre ne souffre ni défaillance ni diminution est-ce parce qu’il semble plus particulièrement avoir reçu l’empreinte de l’image substantielle de l’éternelle et immuable divinité. En effet, s’il a eu un commencement, il ne saurait avoir de fin ; il n’est point augmenté par la gloire ou par la sainteté, de même qu’il n’est point diminué par le péché ou par la misère. Parmi les choses qui ne sont point éternelles, en est-il une seule qui ressemble davantage à l’éternité ? Quant aux deux autres libertés, comme elles peuvent non-seulement diminuer mais même se perdre complètement, il semble
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qu’elles n’ont reçu qu’une sorte de ressemblance de la sagesse et de la puissance en plus de l’image divine. De plus, de même que nous les avons perdues par le péché, nous les avons recouvrées par la grâce, et enfin, tous les jours, les uns plus, les uns moins, nous avançons ou nous reculons dans ces deux libertés ; bien plus, nous pouvons les perdre si bien que nous ne puissions même plus les recouvrer, de même qu’il se peut que nous les possédions si bien un jour, qu’il ne nous soit plus possible ni de les perdre ni de les affaiblir.
29. Dans le Paradis terrestre, l’homme ne possédait point cette ressemblance bipartite avec la sagesse et la puissance divines, au plus haut degré possible, mais à un degré peu éloigné d’être le plus haut. Qu’y a-t-il, en effet, de plus près de la condition d’un être qui ne peut ni pécher ni être troublé, dans laquelle les saints anges <ref>Dans quelques éditions, la leçon varie en cet endroit et fait dire à saint Bernard : « les saints et les anges, au lieu de «… les saints anges. » Mais la copulative et manque dans nos trois manuscrits.</ref> sont maintenant affermis, et Dieu s’est toujours trouvé, que de pouvoir ne point pécher et n’être point troublé, comme c’était le partage de l’homme, quand il fut créé ? Mais par le péché il est tombé, ou plutôt nous sommes tombés en lui et avec lui, de ce haut degré et par la grâce, nous sommes remontés, sinon au même degré, du moins à un degré un peu moins élevé que le premier. En effet, si nous ne pouvons plus vivre ici-bas absolument exempts de péché ou de misère, du moins nous pouvons, avec l’aide de la grâce, ne nous laisser vaincre ni par le péché ni par la misère. Il est écrit : « Quiconque est né de Dieu ne commet point de péché <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#3-9|''I Joan.'', {{rom|iii}}, 9.]]</ref> ; » Mais cela n’est dit que de ceux qui sont prédestinés à la vie éternelle, en ce sens, non pas qu’ils ne pèchent point du tout, mais que, s’ils pèchent, leur péché ne leur est point imputé, soit parce qu’ils l’ont expié par de dignes fruits de pénitence, soit parce qu’ils l’ont couvert du manteau de la charité <ref>Saint Bernard a déjà enseigné l’amissibilité de la grâce dans son second opuscule, n. 14. Cependant, il dit ici que le péché des prédestinés « est caché dans la charité, » cela ne peut s’entendre que de la charité subséquente qui vient plus tard justifier le pécheur, de même qu’il est lavé par la pénitence. Il y a plus néanmoins, il dit en effet « que le péché des prédestinés est caché dans la charité de Dieu qui les prédestine, » car, dit-il, la charité du Père cache la multitude de leurs fautes, sermon XII, sur le Cantique des cantiques n. 15. Saint Bernard explique encore ce passage d’une autre manière, dans son sermon IV, sur divers sujets où il dit que ces mots, celui qui est né de Dieu ne pèche pas, doivent s’entendre en ce sens qu’il ne persévère pas dans le péché. Voir les notes de la fin du volume sur le premier sermon de la septuagésime.</ref>, selon ce qui est dit : « La charité couvre beaucoup de péchés <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Pierre#4-8|''I Petr.'', {{rom|iv}}, 8.]]</ref> », et « Bienheureux sont ceux à qui leurs iniquités ont été remises et dont les péchés sont couverts <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#32-1|''Psalm.'', {{rom|xxxi}}, 1.]]</ref> », et encore : « Bienheureux est l’homme à qui le Seigneur n’a imputé aucun péché. » Ainsi les anges au premier rang ont le plus haut degré de ressemblance avec Dieu, nous n’avons que le plus bas. Adam en a eu un intermédiaire entre les anges et nous, et le démon n’en a aucun. En effet, il a été donné aux esprits célestes d’être affermis dans un état exempt de tout péché et de toute misère. Adam fut créé exempt de l’un et de l’autre, mais il ne lui a pas été donné de demeurer toujours tel ; quant à nous il ne nous est pas donné d’être sans misère et sans péché, il ne nous est donné que de ne céder ni à l’un ni à l’autre. Quant au démon et à ses membres, comme ils ne veulent jamais résister au mal, ils ne peuvent jamais non plus échapper à la peine du péché.
30. Ainsi donc, les deux libertés de conseil et de complaire, qui procurent la vraie sagesse et la vraie puissance à toute créature raisonnable, à laquelle
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Dieu les dispense comme bon lui semble, et varient selon les causes, les lieux et les temps ; car, à peine possédées sur la terre, elles le sont pleinement dans les cieux, elles ne l’étaient que faiblement dans le paradis terrestre, et elles ne le sont point du tout dans les enfers. Au contraire, la liberté du libre arbitre n’a pas cessé le moins du monde d’être la même qu’au moment où elle a été créée, et se trouve égale, en tant que telle, dans le ciel, sur la terre et dans les enfers ; aussi est-ce avec raison que les premières ne nous donnent qu’une simple ressemblance avec Dieu, tandis que la dernière imprime en nous son image. Que dans les enfers les deux libertés, qui ont rapport à la ressemblance, aient complètement péri, c’est ce dont l’autorité même des saintes Écritures fait foi. En effet, pour ce qui est du libre conseil, d’où naît la vraie sagesse, on peut se convaincre qu’il n’existe plus en ce lieu, par ces paroles pleines de clarté : « Faites promptement tout ce que votre main peut faire, parce qu’il n’y aura plus ni œuvre, ni raison, ni sagesse, ni science dans les enfers où vous courez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiaste#9-10|''Ecclés.'', {{rom|ix}}, 10.]]</ref>. » Quant à la puissance qui nous vient du libre complaire, voici ce que nous en apprend l’Évangile : « Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres extérieures <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#22-13|''Matth.'', {{rom|xxii}}, 13.]]</ref>. » Or, que faut-il entendre par ces mots : « Liez-lui les pieds et les mains, » sinon dépouillez-le de tout pouvoir ?
31. On me dira peut-être : comment se fait-il qu’il n’y a point de place pour un peu de sagesse, là où tout ce qu’on souffre force à se repentir du mal qu’on a fait ? Est-ce qu’on ne saurait se repentir au sein des tourments ou bien le repentir n’est-il point une sorte de sagesse ? L’objection serait fondée, s’il n’y avait de puni dans l’enfer que l’œuvre mauvaise et non pas la volonté mauvaise en même temps. Il est hors de doute que personne, au milieu du châtiment de sa faute, ne se plaît à réitérer le mal qu’il a fait, mais si la volonté persévère dans les mauvaises dispositions jusqu’au milieu des tourments, qu’importe qu’elle renonce à l’acte mauvais, si elle ne semble avoir un peu de sagesse, que, parce qu’au sein de l’enfer, il ne lui est plus possible de commettre le péché de luxure ? D’ailleurs, il est écrit que « la sagesse n’entrera point dans une âme maligne <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#1-4|''Sap.'', {{rom|i}}, 4.]]</ref>. » Mais qui nous dit que la volonté continue à être mauvaise jusque dans les châtiments ? Cela ressort, entre autres choses, de ce qu’elle ne voudrait point être punie ; or la justice veut que ceux qui ont mal fait subissent un châtiment, elle ne veut donc point ce que veut la justice. Quiconque ne veut point ce qui est juste, n’a pas la volonté juste, mais injuste, et par conséquent mauvaise, précisément en ce qu’elle n’est pas d’accord avec la justice. Il y a deux choses qui montrent que la volonté est injuste, c’est lorsqu’elle veut pécher ou que son péché demeure impuni. Quelles preuves de vraie sagesse ou de bonne volonté trouverons-nous donc dans ceux qui ont péché, tant qu’ils ont pu le faire, et voudraient ensuite que leurs fautes demeurassent impunies ? Mais soit, ils se repentent d’avoir mal fait, n’est-il pas vrai cependant qu’ils aimeraient mieux pécher encore, si le choix leur en était donné, que de souffrir la peine du péché ? Or c’est cela même qui est injuste, inique. Or quand vit-on la volonté, si elle est bonne, préférer ce qui est injuste à ce qui est juste ? D’ailleurs on ne peut dire que ceux qui sont moins fâchés d’avoir vécu selon leur bon plaisir que de ne pouvoir plus
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vivre ainsi, aient un véritable repentir. Du reste, ce qui se passe au dehors montre assez ce qu’ils sont intérieurement. Tant que leur corps est dans les flammes, il est certain que leur volonté persévère dans le mal, d’où il suit que cette ressemblance, qui ressort de la double liberté de conseil et de complaire, a disparu complètement dans les enfers, tandis que l’image, qui tient au libre arbitre, y subsiste toujours.
{{t3|C’EST JÉSUS-CHRIST QUI A RÉPARÉ EN NOUS LA RESSEMBLANCE DE L’IMAGE DE DIEU.|CHAPITRE X.|fs=120%}}
32. Mais il serait impossible de retrouver nulle part en ce monde cette ressemblance, et elle serait encore souillée et détruite, si la femme de l’Évangile n’avait allumé son flambeau <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#15-8|''Luc'', {{rom|xv}}, 8.]]</ref>, c’est-à-dire si la Sagesse n’avait apparu dans la chair, n’avait balayé la maison de nos vices et recherché la drachme qui y était perdue, c’est-à-dire son image qui est comme ensevelie sous la poussière, privée de son premier éclat et recouverte de la souillure du péché, ne l’avait justifiée après l’avoir retrouvée, n’en avait effacé tout ce qui en dénaturait la ressemblance, pour lui rendre sa première beauté et une gloire égale à celle des saints, ou plutôt pour la refaire en toutes choses à sa propre ressemblance afin d’accomplir ces paroles de l’Écriture : « Nous savons que lorsqu’il se montrera dans la gloire, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#3-2|''I Joan.'', {{rom|iii}}, 2.]]</ref>. » D’ailleurs, à qui mieux qu’au fils de Dieu cette œuvre pouvait-elle convenir ? Étant la splendeur de la gloire <ref>Le mot « gloire » manque dans plusieurs manuscrits.</ref>, et le caractère ou l’image parfaite de sa substance et soutenant tout par la puissance de la parole, il se montra et pourvu de tout ce qu’il fallait pour effacer sans peine la difformité de cette image et pour en réparer la faiblesse, d’un côté en dissipant par la splendeur de sa face les ténèbres de nos péchés, et de l’autre en nous rendant forts par la vertu de sa parole contre la tyrannie des démons.
33. La véritable forme à laquelle devait se conformer notre libre arbitre est donc venue sur la terre, parce qu’il fallait pour reprendre sa première forme qu’il fût reformé par celui qui l’avait formé dans le principe. Or, sa forme c’est la sagesse, et sa conformation c’est que l’image fasse dans le corps ce que la forme fait dans l’univers : or « Elle atteint depuis une extrémité du monde jusqu’à l’autre, avec force, et elle dispose tout avec douceur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#8-1|''Sap.'', {{rom|viii}}, 1.]]</ref>. » Elle atteint dis-je « d’une extrémité à l’autre, » c’est-à-dire du plus haut des cieux au plus bas de la terre, de l’ange le plus élevé au vermisseau le plus humble ; mais elle atteint « avec force, » non pas en allant d’un bout du monde à l’autre par un déplacement, une diffusion locale ou seulement par une opération ministérielle sur les créatures qui lui sont soumises, mais par une sorte de force substantiellement présente partout par laquelle il meut, ordonne et administre toutes choses avec une souveraine puissance. Or, il n’est contraint à faire tout cela par aucune nécessité, car il n’éprouve nulle peine, nulle fatigue dans cette opération, mais il dispose tout avec douceur par sa seule et paisible volonté. Certainement, « il atteint d’une extrémité du monde à l’autre, » c’est-à-dire depuis la naissance de la créature jusqu’au terme qui lui est
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assigné par le Créateur, soit au terme marqué par la nature, soit à celui auquel sa cause l’a poussé, soit enfin au terme que lui assigne la grâce. « Il atteint avec force » puisque aucun de ces termes n’est atteint qu’il n’ait été d’avance pré-ordonné par sa toute-puissante providence, selon qu’elle le veut.
34. Le libre arbitre devra donc s’efforcer de présider au corps de l’homme, comme la sagesse préside à l’univers entier, « en atteignant, lui aussi, d’un bout jusqu’à l’autre avec force : » c’est-à-dire en commandant avec autorité aux sens et aux membres du corps, de façon à ne pas permettre au péché d’y établir son règne, ni à ses membres de donner des armes à l’iniquité, mais à le contraindre à servir à la justice. Voilà comment l’homme évitera d’être l’esclave du péché puisqu’il ne fera point le péché ; délivré ainsi du péché, il commencera à recouvrer la liberté du conseil et à remonter à son rang, en rendant sa véritable ressemblance à l’image de Dieu qu’il porte en soi, et même en la rétablissant dans sa première beauté. Mais qu’il ait soin de faire tout cela avec autant « de douceur » que « de force ; » c’est-à-dire, sans tristesse et non pas comme s’il y était contraint par la nécessité, attendu que la nécessité n’est que le commencement, non point la plénitude de la sagesse ; mais avec un bon vouloir prompt et gai qui rende le sacrifice acceptable, car Dieu aime que ceux qui lui donnent le fassent de bon cœur <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#9-7|''I Corinth.'', {{rom|ix}}, 7.]]</ref>. Voilà comment il imitera en tout point la sagesse, puisqu’il résistera avec force au vice et se reposera doucement dans sa conscience.
35. Mais pour cela, nous avons besoin du secours de celui que son exemple nous engage à suivre. C’est lui en effet qui nous rendra conformes à cette sagesse, nous transformera en la même image et nous fera avancer de clarté en clarté, comme au souffle de l’esprit du Seigneur. Mais si c’est au souffle de l’esprit du Seigneur, ce ne sera plus sous l’impulsion du libre arbitre que nous agirons. Aussi ne faut-il pas s’imaginer que le libre arbitre est appelé ainsi, parce qu’il est doué d’un égal pouvoir et d’une égale facilité pour le bien que pour le mal, puisque, s’il peut tomber par lui-même, il ne peut se relever qu’avec l’aide de l’esprit du Seigneur ; autrement ni Dieu, ni les saints anges, qui sont tellement bons qu’ils ne peuvent plus être mauvais, non plus que les démons, qui ne sauraient plus faire le bien, tant ils sont mauvais, ne seraient doués du libre arbitre. Nous-mêmes, nous devons le perdre après la résurrection, lorsque nous serons comptés sans retour, parmi les méchants. Mais ni Dieu, ni Satan ne sont privés du libre arbitre ; attendu que si l’un ne peut être mauvais, cela ne vient pas de faiblesse ou de contrainte, mais d’une ferme volonté et d’une volontaire fermeté dans le bien ; et si le démon ne peut respirer que le mal, ce n’est pas parce qu’il y est contraint par une oppression et une violence étrangère, mais parce que sa volonté est obstinée au mal et son obstination dans le mal, volontaire. Par conséquent on peut dire que le libre arbitre est ainsi appelé de ce que soit dans le bien, soit dans le mal il ne fait que sa libre volonté, attendu que personne ne saurait ni être effectivement, ni être appelé soit bon, soit mauvais, s’il n’est doué
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de volonté. Ce qui fait qu’on le représente comme étant égal pour le bien comme pour le mal, c’est que, dans l’un et dans l’autre sens, il est doué, sinon de la même facilité pour décider son choix, du moins de la même liberté de vouloir <ref>C’est ce qu’on appelle la liberté de puissance ou faculté élective qui tourne avec une égale facilité au bien et au mal ; mais dont l’exercice et l’application au bien dépend de la grâce. « En effet, dit saint Bernard (infra, n. 42), ses efforts vers le bien sont vains s’ils ne sont aidés de la grâce et nuls s’ils ne sont excités par elle. »</ref>.
{{t3|LA GRÂCE, NON PLUS QUE LA TENTATION, NE DÉROGE EN RIEN AU LIBRE ARBITRE.|CHAPITRE XI.|fs=120%}}
36. C’est une prérogative particulière et tout honorable <ref>Deux manuscrits portent : « C’est une prérogative tout honorable et divine. » Un autre manuscrit, celui de Saint-Denis : « C’est dans la chair, une prérogative divine. »</ref> que toute créature raisonnable tient de son créateur, comme nous l’avons fait remarquer plus haut, de ne dépendre, en quelque sorte, que de soi, et de n’être mauvaise et par conséquent justement condamnée, ou bonne, et par suite sauvée avec justice, que par un acte de sa propre volonté, non point par l’effet d’une nécessité quelconque ; de même qu’il ne dépend que de lui-même, et n’est bon que parce qu’il le veut, non pas parce qu’il est contraint de l’être. Je ne veux pas dire qu’il suffit à la créature raisonnable de le vouloir pour être sauvée, mais je dis qu’elle ne le sera jamais, si elle ne veut pas l’être. Il n’est personne en effet qui soit sauvé malgré soi. Ce qu’on lit dans l’Évangile : « Nul ne peut venir à moi, si mon Père qui m’a envoyé ne l’attire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#6-44|''Joan.'', {{rom|vi}}, 44.]]</ref> », et ailleurs : « Forcez-les d’entrer <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#14-23|''Luc'', {{rom|xiv}}, 23.]]</ref> », n’empêche pas qu’il en soit ainsi ; car, quel que soit le nombre de ceux que le Père semble attirer dans sa bonté, ou contraindre à entrer, puisqu’il veut que tout le monde se sauve, cependant il ne juge personne digne du salut, qu’il n’ait voulu se sauver. Il ne se propose point autre chose, quand il nous frappe ou nous effraie, que de nous faire vouloir notre salut, non point de nous sauver malgré nous ; car, s’il agit de manière à détourner notre volonté du mal pour la porter au bien, il ne fait rien pour nous l’ôter. D’ailleurs, quand nous sommes attirés, ce n’est pas nécessairement malgré nous ; en effet, l’homme aveugle ou fatigué se laisse attirer sans peine, et saint Paul ne marchait point malgré lui, quand il suivait ceux qui le conduisaient par la main, à Damas. Enfin, celle-là ne souhaitait-elle pas d’être attirée, quand elle s’écriait avec tant d’ardeur dans le Cantique des cantiques : « Attirez-moi après vous, et je courrai dans l’odeur de vos parfums <ref>[[Bible_Crampon_1923/Cantique#1-3|''Canti.'', {{rom|i}}, 3.]]</ref> ? »
37. D’un autre côté, s’il est écrit quelque part : « Chacun est tenté par sa propre concupiscence qui l’attire et l’emporte <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-14|''Jacob'', {{rom|i}}, 14.]]</ref> », et ailleurs : « Le corps qui se corrompt appesantit l’âme et cette demeure terrestre abat l’esprit, par la multiplicité des soins qui l’agitent <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#9-15|''Sap.'', {{rom|ix}}, 15.]]</ref> », et si l’Apôtre dit lui-même : « Je trouve, dans les membres de mon corps, une autre loi qui combat contre la loi de mon esprit, et me rend captif sous la loi du péché, qui est dans les membres de mon corps <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-23|''Rom.'', {{rom|vii}}, 23.]]</ref> », peut-être peut-on penser que tout cela est une contrainte pour la volonté et détruit la liberté ; mais la tentation, quelque forte qu’elle se fasse sentir au dedans ou au dehors de
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nous, n’en laisse pas moins toute son indépendance à notre libre arbitre, en tant que tel, car ce ne sera toujours que de son libre consentement qu’il agira. Pour ce qui est du libre conseil et du libre complaire, il est certain que la concupiscence de la chair et les misères de la vie contribuent à diminuer la liberté de la volonté, mais ne sauraient la rendre mauvaise, qu’elle ne consente au mal. Enfin, quand saint Paul se plaint d’être captif sous la loi du péché <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-23|''Rom.'', {{rom|vii}}, 23.]]</ref>, on ne saurait douter qu’il parle d’un affaiblissement de liberté dans le libre conseil, car il se glorifie un peu plus haut d’avoir un vouloir sain <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-20|''Ibid.'', 20.]]</ref>, et d’être libre en très-grande partie pour le bien, car il dit : « Ce n’est pas moi qui le fais, » — Qu’est-ce donc qui vous fait parler ainsi, ô Paul ? — « C’est que je consens à la loi de Dieu, et je reconnais qu’elle est bonne, » et, plus loin, « je me plais dans cette loi, selon l’homme intérieur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-22|''Ibid.'', 22.]]</ref>. » Tant que son œil est simple et pur, il pense que tout son corps est éclairé. Tant que son consentement est sain, bien qu’il se sente attiré par le péché ou captivé par la misère, il n’hésite pas à se déclarer libre dans le bien ; aussi s’écrie-t-il avec confiance : « Maintenant il n’y a plus de condamnation à craindre pour ceux qui sont en Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-1|''Rom.'', {{rom|viii}}, 1.]]</ref>. »
{{t3|CELUI QUI NIE SA FOI, PAR LA CRAINTE DES SOUFFRANCES ET DE LA MORT, EST-IL EXEMPT DE PÉCHÉ, OU, EN D’AUTRES TERMES, A-T-IL PERDU SON LIBRE ARBITRE. DIGRESSION AU SUJET DU RENIEMENT DE SAINT PIERRE.|CHAPITRE XII.|fs=120%}}
38. Mais recherchons si ceux qui, par la crainte des souffrances ou de la mort, ont été amenés à renier leur foi, au moins de bouche, n’auront pas une excuse, d’après les paroles de l’Apôtre, en ce qu’ils n’ont renié leur foi que de bouche, ou si leur volonté n’a pas pu être contrainte à pécher, et à vouloir ce qu’il est constant qu’elle ne voulait point, et si, par ce moyen, tout libre arbitre n’a point péri en eux. Mais, comme il est impossible qu’on veuille et qu’on ne veuille point la même chose dans le même temps, on se demande à quel titre on doit imputer le mal à celui qui n’a point voulu le mal. Car il n’en est pas du reniement de la foi comme du péché originel, dont est souillé, non-seulement sans qu’il y ait de la volonté, mais le plus ordinairement sans qu’il le sache, tout homme qui n’a pas été régénéré par le baptême. Prenons pour exemple l’Apôtre saint Pierre ; il semble en effet qu’il a renié la vérité contre sa propre volonté, puisqu’il se trouvait dans la nécessité ou de la renier ou de mourir. Or, la crainte de la mort la lui a fait renier. Il ne voulait point la renier, mais il voulait encore moins mourir ; il la renia donc malgré lui, néanmoins il la renia pour échapper à la mort. S’il a été contraint de dire de bouche ce qu’il ne voulait pas, il est certain pourtant qu’il n’a pas été contraint de vouloir autre chose que ce qu’il voulait. Sa langue a parlé contre sa volonté, mais sa volonté n’a point été changée ? Que voulait-il en effet ? Rien autre chose, sans doute, que ce qu’il était, c’est-à-dire un disciple de Jésus-Christ. Mais que disait-il ? « Je ne connais point cet homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-73|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 73.]]</ref>. » Pourquoi cela ? C’est parce qu’il voulait échapper à la mort. Quelle faute commit-il en cette circonstance ? Nous voyons que cet apôtre avait deux volontés : l’une, de ne point mourir, complètement innocente ; l’autre,
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tout à fait louable, de se complaire dans le titre de chrétien. En quoi donc a-t-il péché ? Est-ce en aimant mieux mentir que de mourir ? Très-certainement, c’est en cela que sa volonté fut on ne peut plus répréhensible, c’est parce qu’il préféra la vie du corps à celle de l’âme : « Car la bouche qui ment tue l’âme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#1-11|''Sap.'', {{rom|i}}, 11.]]</ref>. » Il pécha donc, et ce ne fut pas sans le consentement de sa propre volonté, faible et misérable, j’en conviens, mais complètement libre. Et son péché ne fut pas de mépriser ou de haïr le Christ, mais de s’aimer plus qu’il ne l’aimait lui-même. Or, ce n’est pas la crainte subite de la mort qui poussa sa volonté à cet amour coupable de la vie, elle montra seulement ce qui existait déjà. Il était dans ces dispositions bien auparavant, mais il l’ignorait lui-même, puisque celui pour qui il n’y a rien de caché, lui dit : « Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-34|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 34.]]</ref>. » Ainsi, c’est par cette crainte, dont il fut frappé, que se montra et non pas que naquit cette faiblesse de volonté dans saint Pierre, et qu’on vit combien il s’aimait lui-même et jusqu’à quel point il aimait Jésus-Christ. Ce devint manifeste, pour lui du moins, sinon pour le Seigneur, car celui-ci savait bien auparavant ce qu’il y avait dans son disciple. Comme il aimait Jésus-Christ, on ne saurait nier que sa volonté souffrit violence, pour le faire parler ainsi contre sa pensée ; mais, comme il s’aimait aussi lui-même, on ne peut douter qu’il consentit volontairement à parler pour lui. S’il n’avait pas aimé le Christ, ce n’eût pas été malgré lui qu’il l’eût renié, mais s’il ne s’était aimé lui-même plus qu’il aimait Jésus-Christ, il ne l’aurait pas renié. Reconnaissons donc qu’il fut poussé, sinon à changer de volonté, du moins à la cacher, sinon à renoncer à l’amour <ref>C’est-à-dire à agir contrairement à son amour ; car, comme saint Bernard le dit plus haut : « Son péché ne fut pas de mépriser ou de haïr le Christ ; mais de s’aimer plus qu’il ne l’aimait lui-même. »</ref> de Dieu, du moins à se préférer un peu à lui dans son cœur.
39. Mais quoi ! Peut-être ce que je viens d’affirmer de la volonté, va-t-il s’écrouler, s’il est prouvé que la volonté est susceptible d’être contrainte. Toutes mes assertions tomberaient en effet, s’il était démontré qu’elle peut être contrainte par tout autre qu’elle-même. Mais si la contrainte qu’elle souffre ne vient que d’elle, contraignant d’un côté et contrainte de l’autre, elle retrouve là ce qu’elle perd ici, car la violence à laquelle elle cède, ne provient que d’elle. Or, ce que la volonté souffre par son propre fait, est évidemment le fait de la volonté ; mais si c’est le fait de la volonté, ce n’est donc plus celui de la nécessité, c’est donc quelque chose de parfaitement volontaire ; non-seulement volontaire, mais libre. D’où il suit que celui qui a été poussé à renier sa foi par sa volonté propre, n’a été contraint que parce qu’il l’a voulu ; disons mieux, il n’a point été forcé, mais il a cédé, non pas à une puissance étrangère, mais à sa propre volonté, à cette volonté, dis-je, qui a voulu échapper à la mort à quelque prix que ce fût. Autrement, comment la voix d’une femme de rien aurait-elle pu contraindre une langue sacrée à des paroles coupables, si la maîtresse de cette langue, la volonté n’y avait consenti ? Aussi, lorsque dans la suite, revenant de cet amour excessif de sa propre personne, il commença à aimer Jésus-Christ comme il le devait, de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses
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forces, il n’y eut plus ni menaces, ni supplices qui pussent amener sa volonté à consentir que sa langue donnât des armes à l’iniquité ; au contraire, se rangeant avec une courageuse audace du côté de la vérité, elle lui fit dire : « Mieux vaut obéir à Dieu qu’aux hommes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Actes#5-29|''Act.'', {{rom|v}}, 29.]]</ref>. »
40. On distingue deux sortes de contraintes, selon que nous sommes forcés ou de faire ou de souffrir quelque chose contre notre propre volonté. La seconde, qu’on peut appeler passive, peut se produire quelquefois en l’absence de tout consentement de la volonté de celui qui la souffre ; la contrainte active n’est jamais dans ce cas. Il suit de là que le mal, qui se fait en nous ou qui vient de nous, ne nous est point imputable, s’il se produit malgré nous ; mais s’il est fait par nous, il ne peut jamais être exempt de toute faute de la volonté. Nous voulons évidemment tout ce qui n’aurait pas lieu si nous ne le voulions pas. Il y a donc aussi une certaine contrainte active, mais elle n’a point d’excuse à prétendre, puisqu’elle est volontaire. Un chrétien se trouvait forcé de renier le Christ ; il ne le fit qu’à regret, mais pourtant il ne le fit que parce qu’il le voulut bien ; il voulait en effet éviter à tout prix le glaive dont il était menacé, et c’est la volonté, dominant à l’intérieur, qui lui fit ouvrir la bouche, non pas le glaive qui brillait au-dehors. Le glaive fit voir que telle était sa volonté, mais ne la fit pas telle. C’est donc elle qui se porta au péché, non l’épée qui la contraignit. Aussi, ceux en qui la volonté se trouva saine, purent-ils être mis à mort mais ne purent jamais être pliés au mal. C’est ce qui leur avait été annoncé d’avance en ces termes <ref>Telle est la version des deux manuscrits de Saint-Denis et de Cîteaux et de deux autres encore. Horstius, de son côté, a lu ainsi : « Voilà ce qui a été dit de saint Jean Baptiste : On lui a fait souffrir ce qu’on a voulu. Est-ce à dire que ce fut ce qu’il voulut lui-même ? Ainsi, pour les autres martyrs, on leur fit endurer non ce qu’ils voulurent, mais ce qu’on voulut ; et ce ne fut que dans leurs membres, non point dans leur cœur. On tortura leur corps, mais on ne put changer leur volonté ; on fit souffrir leur chair, mais on ne put changer quoi que ce fût à leur âme. » Cette leçon est également donnée par un manuscrit de la Colbertine.</ref> : « Ils vous feront tout ce qu’ils voudront <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#9|''Marc.'', {{rom|ix}}.]]</ref> ; » mais dans le corps, non dans le cœur. Ce n’est pas vous qui ferez ce qu’ils veulent, mais ce sont eux qui le feront, et vous, vous le souffrirez. Ils tortureront vos membres mais ne pourront changer votre volonté ; ils feront souffrir votre corps mais ils ne sauront faire quoi que ce soit à votre âme, car si le corps peut être au pouvoir de celui qui le torture, l’âme échappe à ses atteintes. Si elle est faible, ils le verront bien au milieu des tourments, mais ils ne pourront pas la contraindre à l’être, si effectivement elle ne l’est point. Sa faiblesse vient d’elle, mais sa vigueur ne vient pas d’elle ; elle ne vient que de l’Esprit de Dieu. Mais elle est rendue saine et vigoureuse, quand elle est renouvelée.
41. Or, selon la doctrine de l’Apôtre, elle est renouvelée, lorsque, contemplant la gloire du Seigneur, elle est transformée en son image même et avance de clarté en clarté, c’est-à-dire, de vertu en vertu, par l’illumination de l’esprit du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-18|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 18.]]</ref>. Ce qu’on entend par le libre arbitre, c’est-à-dire, la volonté de l’homme, tient donc le milieu entre l’esprit de Dieu et l’appétit charnel. Suspendu, pour ainsi dire, au flanc d’une montagne escarpée, il est tellement affaibli par l’appétit charnel que si l’esprit ne vient au secours de sa faiblesse par le moyen <ref>Dans quelques manuscrits on lit : « Nulle contrainte ne peut le porter au bien. » Le manuscrit de Saint-Denis porte cette autre leçon : « Il ne peut, en aucune manière, se suffire pour le bien. »</ref> de la grâce, non-seulement il ne pourra s’élever de vertu en vertu jusqu’au sommet de la justice que le Prophète appelle « une
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montagne de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#36-7|''Psalm.'' {{rom|xxxv}}, 7.]]</ref> ; » mais même on la verra rouler de vice en vice jusqu’au fond de l’abîme, entraîné en même temps par le poids de la loi du péché qui se trouve originairement dans ses membres et par l’habitude de sa demeure terrestre enracinée à la longue dans ses affections. L’Écriture rappelle en deux mots, dans un très-court verset ce double poids qui pèse sur la volonté de l’homme, elle dit en effet « Le corps qui se corrompt appesantit l’âme, et cette demeure terrestre abat l’esprit par la multiplicité des soins qui l’agitent sans cesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#9-15|''Sapi.'', {{rom|ix}}, 15.]]</ref>. » Si ces deux maux de notre être mortel qui ne sauraient nous nuire tant que notre consentement se retient, nous éprouvent seulement ; ils ne sont point une excuse mais une condamnation pour ceux qui ne retiennent point leur consentement ; mais dans tous les cas, il n’y a pour nous ni salut ni damnation, tant qu’il n’y a point eu consentement de la part de la volonté, en sorte qu’on ne saurait la trouver contrainte en quelque sens que ce fût.
{{t3|LES MÉRITES DE L’HOMME SONT DE PURS DONS DE DIEU.|CHAPITRE XIII.|fs=120%}}
42. Il suit donc de là que ce qui dans la créature est appelé libre arbitre, s’il est damné, l’est justement puisqu’il ne peut être contraint au péché par aucune violence extrinsèque ; et que, s’il est sauvé, il ne l’est que par un effet de la miséricorde de Dieu, attendu qu’il est incapable de bien faire par sa propre vertu <ref>Dans quelques manuscrits on lit : « Nulle contrainte ne peut le porter au bien. » Le manuscrit de Saint-Denis porte cette autre leçon : « Il ne peut, en aucune manière, se suffire pour le bien. »</ref>. Je pense bien que le lecteur comprend qu’en tout cela il ne saurait être question du péché originel ; mais pour ce qui est du reste, il ne faut point que le libre arbitre cherche ailleurs qu’en soi la cause de sa damnation, puisqu’il ne peut être damné que par sa propre faute, ni dans ses mérites, celle de son salut, attendu qu’il n’en est redevable qu’à la miséricorde de Dieu. Ses efforts pour le bien sont vains, s’ils ne sont aidés de la grâce et nuls, s’ils ne sont produits par elle, ce qui fait dire à l’Écriture que « l’esprit de l’homme et toutes ses pensées sont portés au mal dès sa jeunesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#8-21|''Gen.'', {{rom|viii}}, 21.]]</ref>. » Qu’il ne croie donc pas, comme je l’ai dit plus haut, que ses mérites viennent de lui, mais qu’il croie plutôt qu’ils descendent du Père des lumières, s’il faut toutefois compter au nombre des dons les plus excellents et des plus parfaits, les mérites qui nous assurent le salut éternel.
43. Or Dieu, notre roi avant tous les siècles, quand il a fait le salut sur la terre, a effectivement divisé les dons qu’il nous a faits en mérites et en récompenses. Il a voulu que les dons qu’il nous fait en cette vie devinssent nos propres mérites par une possession libre, et il a voulu que nous les attendissions de lui, en nous fondant sur ses promesses toutes gratuites, et même que nous fussions en droit de les réclamer comme nous étant dus. Saint Paul parlant des uns et des autres, dit dans un endroit : « Le fruit que vous retirez de l’obéissance que vous devez à Dieu, c’est votre propre sanctification, et la fin sera la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#6-22|''Rom.'', {{rom|vi}}, 22.]]</ref>, » et, dans un autre : « Nous aussi, qui possédons les prémices de l’Esprit, nous gémissons en nous-mêmes, en attendant l’effet de
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l’adoption divine <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-23|''Rom.'', {{rom|viii}}, 23.]]</ref>. » Ce qu’il entend par ces prémices de l’Esprit, c’est notre sanctification, c’est-à-dire, les vertus par lesquelles nous sommes, quant à présent, sanctifiés par le Saint-Esprit afin que nous puissions mériter ensuite d’être adoptés. De même, dans l’Évangile, nous voyons qu’il est fait les mêmes promesses à ceux qui renoncent au siècle, car il est dit : « Ils recevront le centuple et posséderont la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#19-29|''Matth.'', {{rom|xix}}, 29.]]</ref>. » Par conséquent le salut n’est pas l’œuvre du libre arbitre, mais celle du Seigneur, disons mieux, il est lui-même le salut et la voie qui conduit au salut, car s’il dit : « Je suis le salut de mon peuple <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#35-3|''Psalm.'' {{rom|xxxiv}}, 3.]]</ref> », Il dit aussi : « C’est moi qui suis la voie <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#14-6|''Joann.'', {{rom|xiv}}, 6.]]</ref> ; » il se fait ainsi la voie quand il est le salut et la vie, afin que nulle chair ne puisse se glorifier. Si donc les biens de la voie sont les mérites, de même que ceux de la patrie sont le salut et la vie, et s’il est vrai, comme David le prétend, que « il n’y a personne qui fasse le bien, personne si ce n’est un <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#14-2|''Psalm.'', {{rom|xiii}}, 2.]]</ref> », celui-là même dont il est dit : « Il n’y a que Dieu qui soit bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-18|''Marc.'', {{rom|x}}, 18.]]</ref> », il s’en suit évidemment que toutes nos bonnes œuvres sont des dons de Dieu, aussi bien que ses récompenses, en sorte que le même Dieu qui se fait notre débiteur pour les unes, a commencé par les autres. Toutefois, pour faire ces mérites, il daigne se servir des créatures <ref>Saint Bernard développe admirablement cette pensée dans son cinquième sermon sur le Cantique des cantiques.</ref>, non pas qu’il en ait besoin, mais pour leur faire du bien par ce moyen, ou pour se servir d’elles dans le bien qu’il veut faire.
44. Ainsi donc Dieu opère le salut de ceux dont les noms sont inscrits au livre de vie, quelquefois par la créature et sans elle, souvent par la créature et contre elle, et quelquefois enfin par la créature mais avec elle. Les hommes tirent en effet bien des avantages des êtres insensibles et même des créatures sans raison, ce qui me fait dire que ce bien se fait par elles et sans elles, puisque manquant d’intelligence, elles ne sauraient avoir conscience de ce qu’elles font. Il y a aussi beaucoup de bien que Dieu fait à l’homme par des êtres méchants, hommes ou anges, mais comme il se sert d’eux pour cela malgré eux, je dis qu’ils le font contre eux : en effet, s’ils font du bien quand ils voudraient nuire, leur intention perverse leur est nuisible à eux-mêmes autant que leur action est utile aux autres. Quant à ceux par lesquels et avec lesquels je dis que Dieu opère, ce sont les bons anges ou les hommes de bien qui non-seulement font, mais veulent aussi le bien que Dieu veut. Et, en effet, ceux qui consentent au bien auquel ils coopèrent par leurs actes, partagent avec Dieu le bien qu’il opère par eux. Aussi, Saint Paul, ayant raconté tout le bien que Dieu avait fait par lui, s’écrie-t-il : « Ce n’est pas moi qui l’ai fait, mais la grâce de Dieu qui est avec moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#15-10|''I Corinth.'', {{rom|xv}}, 10.]]</ref>. » Il aurait pu dire « par moi » mais, comme cette manière de parler n’était pas assez forte il a dit : « avec moi, » attendu qu’il ne se regardait pas seulement comme un simple ministre de ce que Dieu avait fait, mais comme un véritablement associé à Dieu dans ses œuvres en vertu de son propre consentement.
45. Voyons maintenant, d’après la triple opération de Dieu dont je viens de parler, le mérite qui revient à chaque créature d’après son concours. Et
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d’abord quel peut être le mérite de la créature par laquelle mais sans laquelle Dieu agit ? Que peut mériter aussi celle contre laquelle ce qu’il fait est fait ? sinon sa colère ? et que méritera celle avec laquelle Dieu fait ce qu’il fait, si ce n’est sa grâce ? Ainsi, la première ne mérite rien, la seconde démérite et la troisième mérite. En effet les animaux ne sauraient ni mériter ni démériter, en quoi que ce soit, pour le bien ou pour le mal qui se fait par eux, attendu qu’ils manquent de ce qu’il faut pour consentir au bien ou au mal ; à plus forte raison en est-il ainsi des pierres qui ne sont pas même douées de la force sensitive. Au contraire le diable et l’homme méchant étant en possession et faisant usage de la raison, méritent à la vérité, mais ne méritent que le châtiment, attendu qu’ils ne veulent pas le bien. Mais Saint Paul, qui annonce de bon cœur l’Évangile de peur de n’en être que le dispensateur s’il le prêche à regret <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-17|''II Corinth.'', {{rom|ix}}, 17.]]</ref>, et tous ceux qui sont dans les mêmes dispositions que lui, peuvent compter avec confiance qu’une couronne de justice leur est réservée. Ainsi Dieu se sert pour le salut de ses élus, des créatures dépourvues de raison et même des créatures insensibles comme on se sert d’un cheval ou d’un instrument dont il ne reste plus vestige nulle part une fois leur œuvre accomplie. Il se sert des créatures raisonnables et mauvaises, ainsi que d’une verge de correction qu’il jette au feu comme un bois inutile quand son fils est corrigé. Enfin, il se sert des anges et des hommes de bonne volonté comme de compagnons de travail et de coopérateurs qu’il doit récompenser abondamment après la victoire. Aussi saint Paul n’hésite-t-il point à prendre pour lui et à donner à ceux qui lui ressemblent, le titre « de coadjuteurs de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-9|''I Corinth.'', {{rom|iii}}, 9.]]</ref>. » Ainsi Dieu a la bonté de nous créer des mérites, quand il daigne nous faire faire le bien par lui et avec lui, et nous pouvons nous regarder comme ses coadjuteurs, comme les coopérateurs du Saint-Esprit et croire que nous devenons méritants du royaume des cieux, en nous unissant par le consentement de notre volonté à la volonté même de Dieu.
{{t3|QUELLE PART REVIENT D’UN CÔTÉ À LA GRÂCE ET DE L’AUTRE AU LIBRE ARBITRE DANS L’AFFAIRE DE NOTRE SALUT.|CHAPITRE XIV.|fs=120%}}
46. Mais quoi ! Tout le travail et tout le mérite du libre arbitre ne consistent-ils donc qu’à donner son consentement ? Oui certainement, je ne veux point dire pourtant que ce consentement même où réside le mérite, vienne de lui, puisque nous ne sommes pas capables de former de nous-mêmes aucune bonne pensée <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-5|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 5.]]</ref>, ce qui est beaucoup moins qu’un bon consentement. Ce n’est pas moi, c’est l’Apôtre même qui le dit et qui attribue à Dieu, non au libre arbitre, tout le bien qui est dans l’homme, c’est-à-dire le penser, le vouloir et le parfaire. Si c’est Dieu qui opère en nous ces trois choses, c’est-à-dire, si c’est lui qui nous fait penser, vouloir et faire le bien, il fait le premier sans nous, le second avec nous et le troisième par nous. Il nous prévient en effet, en nous envoyant la bonne pensée, il nous unit à lui par le consentement du libre arbitre, en changeant notre mauvais vouloir en bon, et en donnant au libre arbitre la faculté <ref>Quelques manuscrits ajoutent ici : « ou la facilité ; » cela vient de ce que la lecture de ce passage a paru douteuse aux anciens copistes.</ref> de consentir, il se fait au
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dedans de nous l’ouvrier de l’œuvre dont il semble au dehors que nous sommes les auteurs. Il est hors de doute que nous ne saurions nous prévenir nous-mêmes, puis donc que Dieu ne trouve personne bon dans le principe ; il est clair qu’il ne sauve personne, sans avoir commencé par le prévenir. Il est donc évident que le commencement de notre salut vient de Dieu, non de nous, et qu’il ne le fait pas même avec nous. Mais le consentement et l’action, quoiqu’ils ne soient point de nous, ne se font pas néanmoins sans nous. Doit-il s’ensuivre que ni le commencement où nous ne sommes pour rien, ni l’action que trop souvent nous n’accomplissons que par un sentiment de crainte inutile ou par une feinte damnable, mais le consentement seul nous est imputé à mérite. Aussi, quelquefois le bon vouloir tout seul suffit, tandis que les deux autres ne servent de rien, si le bon vouloir fait défaut, je dis qu’elles sont inutiles, non pour celui qui les voit, mais pour celui qui les fait. Ainsi l’intention sert au mérite, l’action à l’exemple, et la pensée qui les précède l’une et l’autre, ne sert qu’à les réveiller toutes les deux.
47. Il faut donc bien nous garder, quand nous sentons ces choses se faire en nous et avec nous, de les attribuer à notre volonté qui est infirme, ou à quelque nécessité en Dieu, en qui il n’en existe aucune, mais à la grâce seulement dont il est plein. C’est elle qui excite le libre arbitre, quand elle sème en nous de bonnes pensées ; c’est elle qui le guérit, lorsqu’elle change son affection, et c’est elle encore qui le fortifie assez pour le conduire à l’accomplissement du bien, c’est elle enfin qui le conserve et l’empêche de défaillir. Or, dans toutes ces opérations, la grâce agit de telle sorte qu’elle commence par prévenir la volonté et qu’ensuite elle l’accompagne toujours ; elle ne la prévient que pour en obtenir ensuite la coopération, en sorte que ce que la grâce commence seule, s’accomplit ensuite par elle et par le libre arbitre ; ils agissent conjointement, non séparément ; ensemble, non pas successivement. La grâce ne fait point une partie de l’œuvre et le libre arbitre, l’autre ; ils agissent ensemble, par une opération indivise. Le libre arbitre fait tout et la grâce fait tout aussi ; mais de même que la grâce fait tout dans le libre arbitre, ainsi le libre arbitre fait tout par la grâce.
48. Je crois, en parlant ainsi, ne rien dire qui déplaise au lecteur, puisque je ne m’éloigne en rien du sentiment de saint Paul, et que, quelque tour que prenne la discussion, j’en reviens toujours presque aux expressions mêmes de l’Apôtre. En effet, qu’ai-je dit autre chose, sinon ce que saint Paul dit en ces termes : « Cela ne dépend donc ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'', {{rom|ix}}, 16.]]</ref>. » Ce qui ne veut pas dire qu’on puisse vouloir ou courir en vain, mais que celui qui veut et qui court, ne doit point se glorifier en lui-même, mais en celui de qui il a reçu le vouloir et le courir. Aussi ajoute-t-il : « Qu’avez-vous, que vous n’ayez reçu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#4-7|''I Corinth.'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Tu as été créé, tu as été guéri, et tu as été sauvé. Qu’y a-t-il en ces trois choses qui vienne de toi, ô homme ? Laquelle des trois n’est point impossible au libre arbitre ? Tu ne pouvais évidemment pas te créer toi-même, quand tu n’étais pas ; ni te justifier quand tu étais pécheur ; ni te ressusciter quand tu étais mort, sans parler encore des autres biens qui te sont nécessaires pour être guéri et qui sont prodigués aux prédestinés.
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Mais ce que je dis s’applique surtout bien clairement à la première et à la dernière de ces trois choses ; quant à la seconde, il n’y a que celui qui ignore que la justice vient de Dieu et ne s’y soumet point, quand il veut rétablir sa propre justice <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#10-3|''Rom.'', {{rom|x}}, 3.]]</ref>, qui puisse douter de ce que je dis. Eh quoi, en effet, vous reconnaissez la puissance de celui qui vous a sauvé et vous ignorez la justice de celui qui guérit ? « Seigneur, guérissez-moi, disait le Prophète et je serai guéri, sauvez-moi et je serai sauvé, parce que vous êtes l’auteur de ma gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-14|''Jérém.'', {{rom|xvii}}, 14.]]</ref>. » Il reconnaissait donc que la justice vient de Dieu, puisqu’il espérait être guéri par lui, en même temps que délivré de la misère ; et, à cause de cela, trouvait en lui, non en soi, l’auteur de sa gloire. C’est dans la même pensée que David répétait ces paroles : « Ce n’est pas à nous, non ce n’est point à nous, Seigneur, mais à votre nom qu’il faut rapporter la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#115-1|''Psalm.'' {{rom|cxvii}}, 9.]]</ref> ; » il n’espérait en effet que de Dieu son vêtement de justice et de gloire. Qui donc peut ignorer que la justice vient de Dieu ? Ce ne peut-être que celui qui se justifie lui-même. Or, quel est l’homme qui se justifie lui-même ? C’est celui qui attribue ses mérites à une autre source qu’à la grâce de Dieu. D’ailleurs c’est celui qui a fait le salut qui donne la grâce du salut ; oui, je le répète, c’est celui qui donne les mérites, qui a fait ceux à qui il pût les donner. Que rendrai-je donc, au Seigneur, dit le Psalmiste, pour tous les biens — non pas qu’il m’a donnés, mais — qu’il m’a redonnés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#116-12|''Psalm.'' {{rom|cxv}}, 9.]]</ref> ? » Il confesse donc que s’il est, et s’il est juste, c’est de Dieu qu’il le tient, car il craint de perdre l’un et l’autre bien, s’il venait à méconnaître ces deux vérités, c’est-à-dire de perdre ce qui le fait juste et de condamner en même temps ce qu’il est. Or, voici ce qu’il trouve à lui rendre à son tour en troisième lieu : « Je prendrai le calice du salut ; » le calice du salut n’est autre que le calice du sang du Sauveur. Mais si vous n’avez point en vous de quoi reconnaître les deuxièmes bienfaits de Dieu, dont vous espérez votre salut, il s’écrie : « J’invoquerai le nom de Dieu, » attendu que quiconque l’invoquera sera sauvé !
49. Quiconque pense bien reconnaîtra donc trois opérations, non pas du libre arbitre, mais de la grâce de Dieu en lui. La première est la création ; la seconde, la réformation ; et la troisième, la consommation. En effet, c’est en Jésus-Christ que nous avons commencé par être créés à la liberté de la volonté ; puis c’est par Jésus-Christ que nous avons été réformés dans l’esprit de liberté, et enfin c’est avec Jésus-Christ que nous devons un jour être consommés dans l’état de l’éternité. En effet, ce qui n’existait pas encore a dû <ref>Telle est la leçon donnée par nos trois manuscrits : Horstius a lu autrement et donne cette leçon : «… a dû être créé : ce qui était a dû être réformé par la forme, etc. » Mais cette leçon et cette ponctuation sont fautives.</ref> être créé dans celui qui existait ; ce qui était devenu difforme a dû être réformé par la forme, et enfin les membres ne peuvent être perfectionnés qu’avec le chef, ce qui aura certainement lieu quand nous parviendrons tous à l’état d’homme parfait, à la mesure de l’âge et de la plénitude de Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#4-13|''Ephes.'', {{rom|iv}}, 13.]]</ref>, c’est-à-dire lorsque Jésus-Christ qui est notre vie aura apparu, alors nous apparaîtrons aussi avec lui dans la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Colossiens#3-4|''Coloss.'', {{rom|iii}}, 4.]]</ref>. Puis donc que la consommation
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doit se faire de nous et même en nous, quoique non point par nous, et que la création s’est également faite sans nous, il n’y a que notre réformation qui puisse nous être imputée à mérite, car il n’y a qu’elle qui se fasse avec nous d’une certaine façon par l’effet du consentement de notre volonté. Or cette réformation s’opère par nos jeûnes et par nos veilles, par la continence, par les œuvres de miséricorde et par l’exercice de toutes les autres vertus qui concourent à la rénovation quotidienne de notre homme intérieur ; car c’est par elles que notre pensée recourbée vers la terre par les soucis qui s’y rapportent, se relève peu à peu des régions les plus basses vers les supérieures, que notre cœur appesanti par l’amour de la chair se sent renaître à l’amour de l’esprit, que notre mémoire souillée par le souvenir honteux de nos anciennes œuvres, rafraîchie par de bonnes actions qui sont nouvelles pour elle, s’épanouit tous les jours davantage ; car c’est dans ces trois choses que notre rénovation intérieure consiste, dans la rectitude de notre intention, dans la pureté de notre affection et dans le souvenir d’une bonne opération qui permet à la mémoire qui en a conscience de s’épanouir.
50. Comme on ne peut douter que toutes ces choses ne soient faites en nous que par l’Esprit de Dieu, il s’ensuit que ce sont des dons de sa grâce, mais, comme elles ne se font qu’avec le consentement de notre volonté, il s’ensuit qu’elles sont autant de mérites pour nous. En effet, « Ce n’est pas vous qui parlez, dit le Seigneur, mais c’est l’Esprit de votre Père qui parle en vous <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-20|''Matth.'', {{rom|x}}, 20.]]</ref>, » et, continue l’Apôtre : « Est-ce que vous voulez éprouver la puissance de Jésus-Christ qui parle par ma bouche <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#13-3|''II Corinth.'', {{rom|xiii}}, 3.]]</ref> ? » Si c’est Jésus-Christ ou l’Esprit-Saint qui parle par la bouche de saint Paul, ne sont-ce pas eux aussi qui agissent en lui ? « Je ne parle point, dit-il, des choses que Jésus-Christ a faites par moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#15-18|''Rom.'', {{rom|xv}}, 18.]]</ref>. » Mais quoi, si c’est Dieu qui parle en saint Paul, si c’est lui aussi qui agit par saint Paul, en sorte que paroles et actes soient de Dieu, non de saint Paul, où donc est le mérite de ce dernier ? D’où vient la confiance avec laquelle il s’écrie : « J’ai combattu un bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai conservé ma foi, il ne me reste plus qu’à attendre la couronne de justice qui m’est réservée et que le Seigneur, comme un juste juge, me rendra un jour <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#4-7|''II Tim.'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Sa confiance dans la couronne qui lui était réservée lui venait-elle de ce que toutes ces choses avaient été faites par son moyen ? Mais il y a beaucoup de bien de fait par le moyen des anges et des hommes bons ou mauvais qui ne leur est point réputé à mérite. Ne serait-ce pas plutôt de ce qu’elles ont été accomplies avec lui, c’est-à-dire avec le concours de sa bonne volonté ? Ce n’est certainement pas pour une autre cause, car il dit : « Si je ne prêche l’Évangile qu’à regret, je ne suis que le dispensateur de ce qui m’a été confié ; mais si je le prêche de bon cœur, j’en aurai la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-17|''I Corinth.'', {{rom|ix}}, 17.]]</ref>. »
51. Mais si cette volonté même, d’où dépend tout mérite, ne vient pas non plus de saint Paul, à quel titre en ce cas compte-t-il sur la couronne qui lui est réservée et l’appelle-t-il une couronne de justice ? Est-ce qu’on serait fondé en droit et en justice à réclamer l’accomplissement d’une promesse toute gratuite ? Certainement, car saint Paul dit quelque part : « Je sais à qui je me suis confié, et je suis persuadé qu’il est assez puissant pour me
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garder mon dépôt <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#1-12|''II Tim.'', {{rom|i}}, 12.]]</ref>. » Il nomme la promesse de Dieu, son dépôt ; et, parce qu’il s’est fié à cette promesse, il en réclame avec confiance l’accomplissement. Si la promesse est le fait de la miséricorde, son accomplissement est maintenant un acte de justice. La couronne que saint Paul attend, est donc bien une couronne de justice ; de justice divine même, non pas d’une justice de Paul. Il est juste, en effet, que Dieu rende ce qu’il doit, or il doit ce qu’il a promis. La justice sur laquelle se fonde l’Apôtre est donc la promesse même de Dieu. S’il voulait mépriser cette justice, pour y substituer la sienne, il ne serait plus soumis à la justice de Dieu, qui pourtant a voulu le faire coopérer avec sa justice, afin de lui faire mériter sa couronne. Or c’est en daignant le faire coopérer aux œuvres auxquelles cette couronne était promise qu’il l’associa à sa justice et le fit mériter sa couronne. Ainsi c’est la volonté qui coopère, et cette coopération lui est imputée à mérite. Si donc la volonté même vient de Dieu, le mérite en vient aussi : Or on ne peut pas douter que le vouloir et le faire arrivent selon qu’il lui plaît. D’où il suit que c’est Dieu qui est l’auteur du mérite, puisque c’est lui qui applique notre volonté à l’œuvre et l’œuvre à la volonté ; autrement si nous voulons donner le nom qui leur convient proprement à ce que nous appelons nos mérites, ce ne sont que des germes d’espérance, des aiguillons de la charité, des indices d’une secrète prédestination et des présages de la félicité future, la voie qui conduit au royaume du ciel mais non point la cause qui nous y fait entrer : Enfin, il n’est pas dit que Dieu a glorifié ceux qu’il a trouvés justes, mais ceux-là seuls qu’il a lui-même justifiés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-30|''Rom.'', {{rom|viii}}, 30.]]</ref>.
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{{t3|AVERTISSEMENT SUR LE NEUVIÈME TRAITÉ DE SAINT BERNARD|fs=140%}}
Saint Bernard composa cet opuscule avant l’année 1128, c’est-à-dire avant la trente-huitième année de son âge. Il y traite de la Grâce et du libre arbitre, et l’écrivit, à la suite d’un entretien qu’il avait eu avec un personnage dont le nom ne nous est pas connu, à qui il avait paru que notre saint Docteur accordait trop à la grâce, comme si après elle, il n’y avait plus rien qui revînt au libre arbitre dans les actes humains. Saint Bernard, dans ce traité, nous montre le libre arbitre en Dieu, dans les anges, et chez l’homme avant et après sa chute et dans la vie bienheureuse, ainsi que la grâce, également avant et depuis la première faute d’Adam. Ce traité est bien court, à ne voir que le nombre de ses pages, mais combien est-il plus substantiel et plus solide, au point de vue de la doctrine, que beaucoup de longs traités que des théologiens ont composés sur ce sujet ! Il est d’un style vigoureux, vif et lumineux, les expressions en sont justes et bien accommodées au sujet, enfin la composition tout entière en est simple, exempte de recherche et naturelle ; aussi éloignée de l’enflure que de la maigreur, elle se distingue par le nerf, l’élégance, le goût et le fini, on n’y rencontre aucune de ces expressions triviales, barbares ou incultes qui sentent l’école ; sans être concise, au point de ne laisser couler la doctrine que goutte à goutte, elle n’est pourtant point diffuse et ne se répand point en digressions, comme un fleuve qui quitte ses rives, après avoir rompu ses digues et laissé son lit presque à sec ; s’avançant d’un cours toujours également calme et majestueux, elle montre qu’elle sort d’une source intarissable qui n’emprunte point ses eaux ailleurs, mais qui les trouve dans son propre sein, ou plutôt, qui ne les emprunte qu’à Dieu même et à la méditation assidue des saintes Écritures et particulièrement des écrits du grand Apôtre. Voici en quels termes Geoffroy parle de cet opuscule dans la Vie de saint Bernard, livre III, chapitre VIII : « Veut-on savoir à quel point il fut reconnaissant du don de la grâce que Dieu lui avait accordé, on n’a qu’à lire ses discussions, aussi subtiles que pleines de foi sur la Grâce et le libre arbitre. » Il ne faut pas oublier ici ce que saint Bernard dit lui-même de ce traité, dans sa cinquante-deuxième lettre, écrite en 1128, et adressée au cardinal Haimeric. « L’évêque de Chartres, lui dit-il, me demande quelques-uns de mes écrits pour vous les envoyer ; je n’ai rien qui me semble digne de votre attention. J’ai publié, depuis peu, un Traité de la grâce et du libre arbitre ; je me ferai un plaisir de vous l’envoyer si vous le désirez. » Ce traité était adressé à Guillaume de Saint-Thierry, que saint Bernard affectionnait tout particulièrement, et à qui il dédia aussi son Apologie que nous avons donnée plus haut ; il lui adressa également plusieurs lettres. Les plus anciens manuscrits n’ont point la division par chapitres, qu’on ne trouve que dans les manuscrits moins anciens. Il nous a semblé que nous devions conserver la division reçue et connue du public.
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{{t2|TRAITÉ DE LA GRÂCE ET DU LIBRE ARBITRE DE SAINT BERNARD, À GUILLAUME, ABBÉ DE SAINT-THIERRY.|fs=140%}}
{{t3|PRÉFACE.|fs=120%}}
À l’abbé Guillaume de Saint-Thierry, le frère Bernard.
J’ai composé, avec la grâce de Dieu, du mieux que j’ai pu, l’opuscule sur la grâce et le libre arbitre que j’ai commencé à l’occasion que vous savez ; mais je crains bien qu’on ne trouve en le lisant que je n’ai pas convenablement traité un sujet si important, ou que je n’ai fait que répéter inutilement ce que plusieurs autres ont écrit avant moi. Aussi, vous prié-je de vouloir bien lire ce travail, avant tout autre personne, et, si vous le voulez bien, de le lire seul, de peur que s’il venait à se répandre, il ne servît plus à montrer la témérité de son auteur qu’à édifier la charité des lecteurs. Si, après cela vous en croyez la publication utile, je vous prierai de vouloir bien prendre la peine, ou de le corriger vous-même, ou de me le renvoyer pour que je le corrige ; si vous y remarquez quelque expression un peu obscure, qu’on puisse, dans un sujet aussi difficile, remplacer par une autre plus claire, sans nuire à la brièveté de l’ouvrage, vous ne refuserez point de le corriger pour n’être point privé des récompenses que la sagesse promet en ces termes : « Ceux qui travaillent à me rendre plus claire, auront la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#24-34|''Eccli.'', {{rom|xxiv}}, 34.]]</ref>. »
{{t3|POUR QU’UNE BONNE ŒUVRE SOIT MÉRITOIRE, IL FAUT LE CONCOURS DE LA GRÂCE DE DIEU ET DU LIBRE ARBITRE.|CHAPITRE I.|fs=120%}}
1. Comme je parlais un jour en public, et que je me reconnaissais redevable à Dieu de m’avoir prévenu dans le bien, du progrès que j’y faisais et de l’espérance que j’avais de le conduire à la perfection, un des assistants me dit : Que faites-vous donc ou quelle récompense attendez-vous, si c’est Dieu qui fait tout ? — Où voulez-vous en venir, lui répondis-je ? — Je veux, répliqua-t-il, que vous rapportiez toute la gloire de ce que vous faites à Dieu, qui vous a prévenu avant tout mérite de votre part, qui vous a excité et vous a fait commencer, et, après cela que vous viviez de manière à vous montrer reconnaissant des grâces que vous avez reçues et digne d’en recevoir de nouvelles. — Votre conseil est très-bon, lui repartis-je, mais vous devriez me donner en même temps le pouvoir de le suivre ; car il est plus facile de savoir ce qu’il faut faire que de le faire. Autre chose est d’indiquer le chemin à un aveugle, autre chose de procurer une monture à celui qui est fatigué. Celui qui montre la route ne donne point pour cela au voyageur la force de la
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parcourir et, pour ce dernier, il y a une très-grande différence entre lui indiquer la voie de manière à ce qu’il ne puisse s’égarer et l’empêcher de tomber en défaillance au milieu du voyage. De même celui qui enseigne le bien ne donne pas toujours le bien qu’il enseigne. Or il y a deux choses qui me sont absolument nécessaires ; c’est d’être instruit de ce qui est bien et ensuite d’être aidé à le faire. Un simple mortel peut bien éclairer mon ignorance, mais si l’Apôtre a senti juste : « C’est l’Esprit-Saint qui vient en aide à notre faiblesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-26|''Rom.'', {{rom|viii}}, 26.]]</ref>. » Je vais plus loin encore, celui qui se sert de vos lèvres pour me donner un conseil, doit aussi me donner par son Esprit une aide qui me permette de faire ce que vous me conseillez. Si, grâce à lui, j’ai le bon vouloir, je ne trouve point en moi la force de faire le bien que je veux et je ne puis pas espérer de l’avoir jamais, à moins que celui qui me donne le bon vouloir ne me donne en même temps le bien faire selon ce qui lui plaît <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-13|''Philipp.'', {{rom|ii}}, 13.]]</ref>. Mais en ce cas, me répondrez-vous, où sont nos mérites à nous et que pouvons-nous espérer ? Écoutez, vous dirai-je : « Ce n’est pas en vue des œuvres bonnes que nous avons faites, mais par un pur acte de miséricorde qu’il nous a sauvés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Tite#3-5|''Tit.'', {{rom|iii}}, 5.]]</ref>. » En effet, pensez-vous que c’est vous qui êtes l’auteur de vos propres mérites, et que si vous êtes sauvé, ce sera par l’effet de votre justice ? Mais vous ne sauriez pas même prononcer le nom du Seigneur Jésus sans un don du Saint-Esprit, car vous n’avez sans doute pas oublié quel est celui qui a dit : « Sans moi vous ne pouvez rien <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#15-5|''Joann.'', {{rom|xv}}, 5.]]</ref> », et encore, « ce n’est le fait ni de celui qui court, ni de celui qui veut, mais c’est l’œuvre de la miséricorde de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'', {{rom|ix}}, 16.]]</ref>. »
2. Vous répliquerez en me demandant quel est en ce cas le rôle du libre arbitre. Je vous répondrai en deux mots que son rôle, c’est d’être sauvé. En effet, supprimez le libre arbitre et il n’y aura plus rien à sauver, de même que si vous supprimez la grâce, il n’y a plus rien qui sauve ; l’un et l’autre sont nécessaires au salut, l’une pour l’opérer, l’autre pour en profiter ou le recevoir ; c’est Dieu qui est le principe du salut, mais c’est le libre arbitre qui en est l’objet ; nul ne peut sauver si ce n’est Dieu, et nul ne peut être sauvé si ce n’est le libre arbitre ; il n’y a que celui-ci qui puisse recevoir ce que celui-là seul peut donner. Mais le salut ne dépend pas moins du consentement de celui qui le reçoit que de la grâce de celui qui le donne, et c’est ce qui me fait dire que le libre arbitre coopère avec la grâce en consentant, c’est-à-dire en faisant son salut, puisque consentir, pour lui est la même chose que se sauver. Voilà pourquoi il n’y a pas de salut pour les bêtes, elles sont dépourvues d’un libre arbitre qui puisse se conformer à la volonté de celui qui les sauve, se soumettre à ses ordres, croire en ses promesses et lui rendre grâces quand il les a tenues. En effet, il y a une différence entre le consentement de la volonté et l’instinct de la nature. Ce dernier nous est commun avec les êtres dépourvus de raison ; tout entier aux appétits de la chair, il ne saurait obéir à l’impulsion de l’esprit et peut-être est-ce lui que l’Apôtre appelle la sagesse de la chair et dont il veut parler sous cet autre nom quand il dit : « La sagesse de la chair est ennemie de Dieu, car elle ne saurait être soumise à la loi de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-6|''Rom.'', {{rom|viii}}, 6.]]</ref>. » Ce qui nous distingue des bêtes avec lesquelles nous avons l’instinct de commun, c’est donc le consentement volontaire,
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c’est-à-dire la condition d’un esprit libre de ses mouvements, car le consentement volontaire exclut toute pensée de contrainte et de violence. Il est un acte de la volonté, non de la nécessité, qui ne se donne et ne se refuse que par un acte de la volonté ; s’il pouvait être contraint et forcé, il ne serait plus volontaire. Là où la volonté manque, il ne peut plus y avoir de consentement, puisque ce consentement est un acte de la volonté ; et dès lors qu’il y a consentement, il y a nécessairement volonté. Or qui dit volonté dit liberté ; voilà proprement ce que j’entends par libre arbitre.
{{t3|QU’EST-CE QUE LE LIBRE ARBITRE, OU EN QUOI CONSISTE LA LIBERTÉ.|CHAPITRE II.|fs=120%}}
3. Mais pour mieux faire comprendre ma pensée et pour arriver plus sûrement au but que je me propose, je crois qu’il est nécessaire de reprendre les choses de plus haut. Dans les choses naturelles, on ne saurait confondre ensemble la vie et la force sensitive, ni la force sensitive, l’appétit et le contentement, c’est ce qui ressortira plus clairement encore de la définition de chacune de ces choses. Dans tout être corporel, il y a la vie, c’est-à-dire, un certain mouvement interne et naturel qui n’agit qu’au dedans ; il y a la force sensitive, mouvement vital, qui n’agit pas seulement au dedans mais aussi au dehors ; enfin, dans l’animal il y a de plus l’appétit naturel ; c’est la force du désir qui anime les sens. Le consentement est un acquiescement spontané de la volonté, ou, comme je l’ai dit plus haut, la condition d’un esprit libre de ses mouvements. Quant à la volonté, c’est, dans l’être raisonnable, un mouvement qui préside à la force sensitive et à l’appétit ; elle ne va jamais sans la raison, attendu que la raison est comme sa compagne et sa suivante, en sorte que, si elle n’agit pas toujours selon la raison elle n’agit jamais sans elle, et que même elle se sert d’elle pour agir contre elle, empruntant, pour ainsi dire, son ministère pour aller contre ses conseils et ses jugements. Aussi est-il dit que « les enfants du siècle sont plus habiles dans la conduite de leurs affaires, que ne le sont les enfants de lumière dans les leurs <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#16-8|''Luc.'', {{rom|xvi}}, 8.]]</ref> », et encore : « Ils ne sont habiles que pour faire le mal <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#4-22|''Jérem.'', {{rom|iv}}, 22.]]</ref>. » En effet, nulle créature ne peut être habile et prudente même pour le mal si ce n’est par la raison.
4. La raison est donnée à la volonté, pour l’instruire, non pour la détruire. Or elle la détruirait si elle pouvait lui imposer quelque nécessité que ce fût et l’empêcher de se porter librement au mal en cédant à l’appétit, c’est-à-dire à l’esprit mauvais, d’être animale, et de ne concevoir point les choses qui sont de l’Esprit de Dieu ; ou si elle pouvait l’empêcher de se porter au bien en obéissant à l’impulsion de la grâce, d’être spirituelle, et de juger de tout sans être elle-même jugée par personne. Si, dis-je, la raison empêchait la volonté d’agir dans l’un ou dans l’autre sens, la volonté ne serait plus la volonté, elle aurait cessé d’être, car où il y a nécessité, il n’y a point de volonté. D’où il suit que, si une créature raisonnable faisait par nécessité et sans le consentement de sa propre volonté quelque chose de juste ou d’injuste <ref>Il y a ici entre les manuscrits que nous avons sous les yeux et les différentes éditions des œuvres de saint Bernard, une légère variante qui ne touche en aucune façon au sens général de ce passage.</ref>, elle ne saurait, à aucun titre, en être heureuse ou malheureuse, puisqu’elle manquerait précisément de ce qui, en elle, serait
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seul capable de bonheur ou de malheur, la volonté. Quant aux trois choses dont j’ai parlé plus haut, la vie, la force sensitive et l’appétit, elles ne peuvent rendre ni heureux ni malheureux, autrement, il faudrait admettre que les arbres peuvent être heureux ou malheureux, parce qu’ils ont la vie, et que les animaux peuvent l’être aussi, parce qu’ils possèdent de plus les deux autres propriétés ; or, c’est tout à fait impossible. Quant à nous, si nous avons la vie de commun avec les arbres ; la vie, la force sensitive et l’appétit avec les animaux, nous nous distinguons des uns et des autres par la volonté. Or, comme c’est le consentement de la volonté, mais le consentement libre et volontaire, qui nous rend justes ou pécheurs, c’est également lui qui fait que nous sommes heureux ou malheureux. Il suit de là que ce consentement même, tant à cause de l’inamissible liberté de la volonté, qu’à cause du jugement inévitable de la raison qu’il porte partout et toujours avec lui, peut, ce me semble, être appelé avec raison, libre arbitre, car il est libre par le fait de la volonté, et arbitre par celui de la raison. Il est bien juste d’ailleurs que la liberté n’aille point sans le jugement ; de cette manière, la liberté se juge elle-même dès qu’elle pèche, et le jugement consiste précisément pour elle à souffrir, après son péché, ce qu’elle ne voudrait point souffrir, attendu qu’elle ne pèche que parce qu’elle le veut bien.
5. D’ailleurs, comment pourrait-on imputer justement le bien ou le mal à celui qui n’aurait pas conscience de sa liberté, puisque la nécessité détruit le bien et le mal ? Or, il est certain que là où il y a nécessité, il n’y a point liberté, et que là où il n’y a pas liberté, il ne saurait conséquemment y avoir ni mérite, ni jugement, ce qui toutefois ne s’applique point au péché originel qui a une autre cause que notre liberté. Tout ce qui n’est point fait avec la liberté d’un consentement volontaire, est indubitablement destitué de tout mérite, et par conséquent, ne saurait être sujet à jugement, d’où il suit que dans l’homme tout, à l’exception de la volonté, est exempt de mérite et de jugement, puisqu’il n’y a que la volonté de libre en lui. La vie, les sens, l’appétit, la mémoire, l’intelligence et le reste sont soumis à la nécessité, précisément en raison même de ce qu’ils ne le sont point entièrement à la volonté. Quant à la volonté elle-même, il est impossible qu’elle obéisse à une autre qu’elle-même ; car elle ne saurait point ne pas vouloir quand elle veut ou vouloir quand elle ne veut pas, et il est également impossible qu’elle aille jamais sans la liberté. Il est vrai qu’elle peut changer mais ce n’est toujours que pour vouloir autre chose, en sorte qu’elle ne perd jamais sa liberté ; la liberté lui est si essentielle qu’elle ne peut la perdre, sans se perdre elle-même. S’il peut se voir un homme privé de toute volonté, ou qui veuille sans avoir une volonté, alors on pourra voir aussi une volonté qui ne soit pas libre. De là vient que les actions des fous, des enfants et de ceux qui dorment, ne sont réputées ni bonnes, ni mauvaises ; comme ils n’ont pas l’usage de leur raison, ils n’ont point non plus de volonté propre, et par conséquent, ne sont pas jugés libres. Puis donc que la volonté n’a rien de libre qu’elle-même, il est juste qu’elle ne soit jugée que par elle. Aussi
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n’y a-t-il ni mérite, ni démérite à avoir une intelligence bornée, une mémoire fragile, des appétits constamment en éveil, des sens obtus ou une vie languissante, attendu que tout cela peut n’être point libre et exister malgré la volonté.
{{t3|ON DISTINGUE TROIS SORTES DE LIBERTÉ : CELLE DE LA NATURE, CELLE DE LA GRÂCE ET CELLE DE LA GLOIRE.|CHAPITRE III.|fs=120%}}
6. Puis donc qu’il n’y a que la volonté qui, à cause de la liberté qui lui est essentielle, ne peut être amenée ni par la violence, ni par quelque nécessité que ce soit, à se mettre en opposition avec elle-même, ou à vouloir quelque chose malgré elle, il s’ensuit que c’est elle qui fait qu’une créature est juste ou injuste, digne et capable d’être heureuse ou malheureuse, selon qu’elle consent à la justice ou à l’injustice. Voilà pourquoi on appelle, communément et avec raison, libre arbitre, ce consentement libre et volontaire, de qui seul dépend, comme je l’ai dit plus haut, tout jugement en ce qui le concerne ; le mot libre a rapport à la volonté et le mot arbitre, à la raison. Mais s’il est libre, sa liberté n’est pas du genre de celle dont l’Apôtre a dit : « Là où est l’esprit du Seigneur, là aussi est la liberté <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-17|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 17.]]</ref> ; » car cette dernière liberté consiste dans l’affranchissement du péché, comme il est dit ailleurs : « Quand vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres de la servitude de la justice… Mais à présent, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous retirez de cet état, est votre propre sanctification, et la fin sera la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#6-18|''Rom.'', {{rom|vi}}, 18 et seq.]]</ref>. » Quel homme, dans sa chair de péché, peut se dire libre du péché ? Ce n’est donc pas de cette liberté-là qu’est venu le nom de libre arbitre. Mais il y a encore une autre liberté qui est l’affranchissement de la misère dont l’Apôtre parle en ces termes : « La créature sera elle-même un jour délivrée de cet asservissement à la corruption où elle est à présent, pour entrer dans la liberté et dans la gloire des enfants de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-21|''Rom.'', {{rom|viii}}, 21.]]</ref> : » Mais est-il quelqu’un dans cette vie mortelle qui prétende jouir de cette liberté ? Ce n’est donc pas non plus de cette liberté que le libre arbitre tire son nom. Mais il y en a une autre qui me semble plus en rapport avec lui, et qu’on peut appeler la liberté, l’affranchissement de toute nécessité, il n’est en effet rien qui soit contraire au volontaire, comme ce qui vient de la nécessité, car ce qui vient de la nécessité ne vient pas de la volonté, et réciproquement.
7. Il y a donc, comme nous avons pu le voir, trois sortes de libertés. On peut être libre du péché, de la misère et de la nécessité ; nous sommes libres de la nécessité par la nature, du péché par la grâce et de la misère dans la céleste patrie. Nous appellerons la première, liberté naturelle ; la seconde, liberté de la grâce, et la troisième, liberté de la vie ou de la gloire. En effet, nous avons commencé, nobles créatures de Dieu que nous sommes, par être créés. En premier lieu, nous avons été créés, nobles créatures en Dieu, pour avoir une volonté libre et une liberté volontaire ; en second lieu, nous avons été refaits à l’innocence, créatures nouvelles en Jésus-Christ, et en troisième lieu, nous avons été élevés à la gloire, créatures parfaites dans l’Esprit.
==[[Page:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 2, 1866.djvu/409]]==
Ainsi, la première de ces libertés est un titre d’honneur, la seconde une source de force, et la troisième le comble du bonheur ; par la première, en effet, nous l’emportons sur tous les autres animaux ; par la seconde, nous vainquons la chair, et par la troisième, nous triomphons de la mort même, et de même que par la première Dieu a mis sous nos pieds les brebis, les bœufs et tous les animaux sauvages, par la seconde il a plié et mis sous nos pieds toutes les bêtes spirituelles de l’air, dont il a été dit : « Ne livrez pas, Seigneur, à ces méchantes bêtes, les âmes de ceux qui s’occupent à vous louer <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#74-19|''Psalm.'' {{rom|lxxiii}}, 19.]]</ref> », et par la troisième, il nous mettra nous-mêmes sous nos propres pieds en nous faisant triompher de la corruption et de la mort ; le jour où notre dernière ennemie, la mort, sera détruite, et où nous entrerons dans la liberté et dans la gloire des enfants de Dieu, dans cette liberté, dis-je, dont Jésus-Christ nous fera libres, lorsque dans son royaume il nous donnera à Dieu son Père. Je crois que c’est de cette liberté-là et de la liberté du péché qu’il parlait quand il disait aux Juifs : « Si le Fils vous délivre vous serez véritablement libres <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#8-36|''Joan.'', {{rom|viii}}, 36.]]</ref>. » En s’exprimant ainsi, il voulait indiquer que le libre arbitre avait besoin d’un libérateur, j’en conviens, non pas pour être affranchi de la nécessité que, en tant que volonté <ref>On remarque en cet endroit, dans plusieurs éditions et dans quelques manuscrits, une différence de leçon peu importante ; nous donnons celle qui nous a paru la meilleure.</ref>, il ne saurait connaître, mais du péché dans lequel il était aussi librement que volontairement tombé, et de la peine que son imprudence lui a fait encourir et qu’il ne supportait qu’à regret. Or il ne pouvait être affranchi de ce double mal que par celui qui seul est libre entre les morts, c’est-à-dire qui seul est libre du péché au milieu des pécheurs.
8. De tous les enfants d’Adam, il n’y en a qu’un qui puisse revendiquer pour lui l’affranchissement du péché, c’est celui qui n’a point commis le péché et des lèvres de qui nulle parole trompeuse n’est jamais sortie. Il fut également libre de notre misère, qui est la peine du péché, sinon en acte du moins en puissance, car personne ne lui a ravi la vie, mais il l’a quittée de lui-même, selon ces paroles du Prophète : « Il n’a été offert en sacrifice que parce qu’il l’a bien voulu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Isaïe#53-7|''Isa.'', {{rom|liii}}, 7.]]</ref> » ; de même que c’est quand il le voulut qu’il naquit d’une femme, s’assujettit à la loi pour racheter ceux qui étaient sans la loi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#4-5|''Galat.'', {{rom|iv}}, 5.]]</ref>. Il fut donc, lui aussi, sous la loi de notre misère, mais il ne s’y trouva que parce qu’il le voulut bien, afin qu’étant seul libre au milieu d’êtres misérables et pécheurs, il brisât le double joug de la misère et du péché qui pesait sur la tête de ses frères. Il eut donc aussi, mais il les eut entières, nos trois libertés ; il tient la première de sa double nature divine et humaine, et les deux autres de la puissance divine. Nous verrons plus loin si l’homme, dans le paradis terrestre, posséda les deux dernières de ces trois libertés ; nous verrons aussi comment et à quel point il les posséda.
==[[Page:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 2, 1866.djvu/410]]==
{{t3|QUELLE EST LA LIBERTÉ DES ÂMES SAINTES APRÈS LA MORT, ET QUELLE EST LA LIBERTÉ COMMUNE À DIEU ET À TOUTE CRÉATURE RAISONNABLE.|CHAPITRE IV.|fs=120%}}
9. Or, on ne peut douter que les deux premières libertés soient pleines et parfaites dans les âmes saintes après leur mort, ainsi qu’en Dieu, dans son Christ et dans les Anges des Cieux. En effet, pour les âmes saintes, comme elles ne sont pas encore réunies à leurs corps, elles sont bien privées de la gloire, mais elles sont complètement affranchies de toute espèce de misères. Quant à la liberté de nécessité elle appartient au même degré et indistinctement à Dieu et à toute créature raisonnable, bonne ou mauvaise ; le péché ni la misère ne la détruisent ni ne la diminuent, et elle n’est ni plus grande <ref>C’est-à-dire, « elle n’est pas plus grande en soi, » comme saint Bernard le dit plus loin, particulièrement au n. 24 où il s’exprime en ces termes : « Ainsi, même après le péché, le libre arbitre demeure tout entier ; il est misérable, mais il subsiste tout entier, etc. En effet, le propre du libre arbitre, en tant que libre arbitre, n’est point et n’a jamais été la faculté d’être sage, ce qui, à proprement parler, n’est autre chose que la conversion de la volonté au bien, n. 19, mais seulement la faculté de vouloir. » Au n. 28, saint Bernard, voulant expliquer pourquoi le libre arbitre ne peut ni s’éteindre ni diminuer, dit, c’est parce qu’il semble que c’est en lui plus particulièrement qu’on retrouve imprimée l’image substantielle de l’éternelle et immuable divinité. « Au contraire, dans les deux autres libertés » il semble qu’on ne retrouve « qu’une image superficielle de la sagesse et de la puissance de Dieu. » On peut consulter encore sur ce sujet, le sermon LXXXI, sur le Cantique des cantiques, n. 6 et suivants.</ref> dans le juste ni moindre dans le pécheur, ni plus complète dans les Anges que dans les hommes. Ainsi de même que le consentement de la volonté humaine quand il se porte au bien par la grâce, fait que l’homme est bon sans cesser d’être libre et libre sans cesser d’être bon, précisément parce que ce consentement est lui-même libre et exempt de toute contrainte ; ainsi quand il incline de lui-même au mal, il n’en fait pas moins l’homme également libre et voulant, c’est-à-dire mauvais par son fait, non par suite d’une contrainte extérieure. Et de même que les Anges et Dieu lui-même sont bons sans cesser d’être libres, c’est-à-dire par le fait de leur volonté propre, non d’une nécessité étrangère, ainsi le diable est tombé librement dans le mal et y persévère par un effet de sa propre volonté, non point d’une impulsion étrangère. Ainsi la Volonté demeure libre lors même que l’esprit a cessé de l’être, et aussi libre dans le mal que dans le bien, quoique plus dans l’ordre, dans le bien que dans le mal ; aussi entière à sa façon dans la créature que dans le créateur, quoique plus puissante en celui-ci qu’en celle-là.
10. On a, il est vrai, l’habitude de se plaindre et de dire : je voudrais bien avoir une bonne volonté, mais je ne puis. Cela n’empêche pas qu’on ne soit libre et ne fait pas que, en ce point, la liberté souffre quelque contrainte ou quelque violence, cela prouve seulement qu’on n’a point cette liberté qui consiste dans l’affranchissement du péché ; en effet, quiconque veut avoir une bonne volonté ne peut vouloir que parce qu’il a une volonté ; s’il a une volonté, il a conséquemment la liberté, au moins celle qui consiste dans l’affranchissement de toute nécessité, sinon du péché. En effet, s’il ne peut, quoiqu’il le veuille, avoir une bonne volonté, c’est qu’il sent évidemment qu’il n’a pu cette liberté affranchie du péché par lequel il gémit de voir sa volonté accablée, mais non détruite. Mais d’ailleurs, on ne peut nier que celui qui veut avoir une bonne volonté en ait effectivement une. En effet, ce qu’il veut est un bien ; or, on ne peut vouloir le bien, si ce n’est
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par l’effet d’une bonne volonté, de même qu’il n’y a que par une mauvaise volonté qu’on veut le mal. Lorsque nous voulons le bien, notre volonté est bonne, et quand nous voulons le mal, elle est mauvaise ; dans les deux cas il y a volonté et, par conséquent liberté, puisqu’il ne peut y avoir nécessité là où il y a volonté. Si nous ne pouvons faire ce que nous voulons, cela nous fait seulement sentir que notre liberté est en quelque sorte captive du péché, c’est-à-dire qu’elle est malheureuse non pas détruite.
11. C’est donc, à mon sens, de cette liberté seulement qui rend la volonté libre de se juger elle-même bonne, si elle consent au bien et notre mauvaise si elle consent au mal, attendu qu’elle sent bien qu’elle ne consent à l’un ou à l’autre que parce qu’elle le veut, que le libre arbitre tire son nom : s’il procédait de cette liberté, qui consiste dans l’affranchissement du péché, il vaudrait mieux l’appeler libre conseil que libre arbitre, de même qu’il serait mieux de lui donner le nom de libre complaire, s’il venait de la liberté qui est l’affranchissement de la misère ; car qui dit libre arbitre dit jugement. Or s’il appartient au jugement de discerner entre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, c’est le propre du conseil d’éprouver ce qui est à propos ou ce qui ne l’est point, et du complaire de prononcer sur ce qui plaît ou ne plaît pas. Plût au Ciel que nos conseils procédassent, en ce qui nous touche, d’une liberté égale à celle d’où procèdent nos jugements, en ce qui nous concerne, et que, de même que nous sommes exempts de toute contrainte pour discerner, par le jugement, les choses licites de celles qui ne le sont pas, le conseil le fût également en nous, pour nous faire préférer les choses licites comme étant les meilleures, et repousser les illicites comme nuisibles ; alors, non-seulement nous serions doués de libre arbitre, mais nous le serions évidemment de libre conseil et, par conséquent, nous serions affranchis du péché. Mais qu’arriverait-il s’il n’y avait que ce qui est expédient ou licite qui nous plût ? Ne pourrait-on point dire avec raison que nous posséderions aussi alors le libre complaire, puisque dans ce cas nous nous sentirions affranchis de tout ce qui peut nous causer de la peine, c’est-à-dire de toute espèce de misère ? Mais comme en réalité il y a bien des choses que le jugement nous présente à faire ou à omettre, mais que détournés de la droite voie du jugement, nous sommes conduits, au contraire, par le conseil à omettre ou à faire, et que d’un autre côté, non contents de ne point accepter volontiers, comme nous plaisant, tout ce que le conseil nous montre de bon et d’utile, nous le regardons au contraire comme étant dur et pénible et pouvons à peine le supporter avec patience, il me semble évident que nous n’avons ni le libre conseil ni le libre complaire.
12. Il reste à savoir si nous en jouissions dans le premier homme, avant son péché, c’est ce que nous examinerons en son lieu. En attendant, nous pouvons être parfaitement assurés que nous en jouirons un jour, quand, avec la grâce de Dieu, nous aurons obtenu ce que nous lui demandons dans cette prière : « Que votre volonté soit faite sur la terre, comme dans les cieux <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-10|''Matth.'', {{rom|vi}}, 10.]]</ref>. » Ce sera lorsque le libre arbitre, qui maintenant est commun à tous les êtres raisonnables, ainsi que je l’ai dit plus haut, et libre de toute contrainte, sera dans les élus, comme il l’est dès à présent dans les saints anges, affranchi du péché et de la misère, et
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que nous reconnaîtrons enfin par l’heureuse expérience de cette triple liberté quelle est la volonté de Dieu, ce qui est agréable et de plus parfait à ses yeux. Mais, en attendant qu’il en soit ainsi, l’homme ne possède que la liberté de l’arbitre, mais de pleine et entière. Quant à la liberté du conseil, elle n’existe qu’en partie, et encore ne se trouve-t-elle que dans un petit nombre d’hommes spirituels, qui ont crucifié leur chair avec ses vices et toutes ses concupiscences et détruit ainsi le règne du péché dans leur corps mortel. Or, il n’y a que la liberté du conseil qui détruit ce règne, encore ne l’anéantit-elle pas entièrement, car le libre arbitre est toujours captif : et voilà ce que nous demandons tous les jours à Dieu, quand nous disons « Que votre règne arrive <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-10|''Matth.'', {{rom|vi}}, 10.]]</ref>. » Ce règne n’est pas encore entièrement arrivé parmi nous ; mais il arrive un peu tous les jours et étend de plus en plus ses frontières, mais seulement dans ceux dont, par la grâce de Dieu, l’homme intérieur se renouvelle tous les jours ; car plus le règne de la grâce s’étend, plus la puissance du péché diminue, mais parce qu’il n’a point encore atteint toute son étendue, à cause du corps de mort qui appesantit toujours notre âme, et de l’esclavage où la nécessité d’habiter cette demeure terrestre réduit l’esprit par les nombreuses préoccupations qu’elle lui donne, nous sommes toujours contraints de confesser et de dire : « Nous faisons tous encore beaucoup de fautes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#3-2|''Jacob.'', {{rom|iii}}, 2.]]</ref> », ou bien : « Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#1-8|''I Joan.'', {{rom|i}}, 8.]]</ref>. » Aussi, disons-nous toujours dans la prière : « Que votre règne arrive. » Or non-seulement, ce règne ne pourra jamais être complet en nous, tant que le péché régnera dans ce corps mortel, mais il ne le sera que lorsque le péché n’existera plus et ne pourra plus exister dans notre corps devenu immortel.
{{t3|LA LIBERTÉ DE LA MISÈRE OU LE LIBRE COMPLAIRE PEUT-ELLE EXISTER EN CETTE VIE.|CHAPITRE V.|fs=120%}}
13. Mais que dirons-nous maintenant de la liberté du complaire en cette vie où à chaque jour suffit son mal, où toute créature soupire et se trouve comme dans le travail de l’enfantement, parce qu’elle est soumise à la vanité malgré elle, où la vie de l’homme n’est qu’une épreuve continuelle, où enfin les hommes, même spirituels, qui ont déjà reçu les prémices de l’esprit, gémissent au fond du cœur et attendent la rédemption de leur corps ? Est-ce qu’au milieu de tout cela il y a encore place pour cette sorte de liberté ? Quelle liberté dis-je est laissée à notre complaire, là où la misère semble avoir pris toute la place ? L’innocence ou la justice ne sauraient être exemptes de misère comme elles le sont de péché, là où le juste s’écrie encore : « Malheureux homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-24|''Rom.'', {{rom|vii}}, 24.]]</ref> ? » Ou bien encore : « Mes larmes sont ma nourriture, le jour et la nuit <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#42-3|''Psalm.'' {{rom|cxli}}, 3.]]</ref>. » Assurément là où les jours et les nuits se passent dans la tristesse, il n’y a plus place pour le complaire. D’ailleurs, tous ceux mêmes qui veulent vivre avec piété en Jésus-Christ, seront persécutés <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#3-12|''II Tim.'', {{rom|iii}}, 12.]]</ref>, parce que l’épreuve commence par la maison même de Dieu,
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ainsi qu’il l’ordonne quand il dit par son Prophète : « Commencez par les miens <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ézéchiel#9-6|''Ezech.'', {{rom|ix}}, 6.]]</ref>. »
14. Si la vertu ne peut jouir de la liberté du complaire, peut-être le vice plus heureux l’a-t-il, au moins en partie, et est-il exempt de misère. Il s’en faut bien ; car ceux qui se réjouissent après avoir mal fait et qui se félicitent des pires choses, ressemblent dans leur joie à des fous qui ont le sourire sur les lèvres : il n’y a point de misère plus misérable qu’une fausse joie. D’ailleurs ce qui semble du bonheur dans ce monde est si bien de la misère et rien que cela, que le sage a dit « Mieux vaut aller dans une maison de deuil que dans une maison de festin <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiaste#7-3|''Eccle.'', {{rom|vii}}, 3.]]</ref>. » Quant aux saints ils goûtent quelques plaisirs corporels, lorsqu’ils mangent, boivent ou se chauffent, et dans les autres soins qu’ils donnent à leur chair, mais ces sortes de plaisirs ne sont pas tout à fait exempts de misère ? Pour que le pain semble bon, il faut avoir faim ; il faut avoir soif pour trouver du plaisir à boire, et quand on est rassasié, non-seulement on ne trouve plus le boire et le manger agréables, mais même ils répugnent. Supprimez la faim et vous ne songerez plus au pain, ôtez la soif et vous ne regarderez pas plus l’eau de la fontaine la plus limpide que celle d’une mare bourbeuse. De même, on ne recherche l’ombre que lorsqu’on souffre de l’ardeur du soleil, et il n’y a que celui qui a froid ou qui se trouve à l’ombre qui aspire après les rayons du soleil. En sorte qu’on ne trouve aucun plaisir dans toutes ces choses, tant qu’on ne commence pas par en sentir un besoin pressant ; cela est si vrai que, si on cesse d’en avoir besoin, à l’instant même ce qu’elles semblaient avoir d’agréable devient une source d’ennui et même de souffrance. Il faut donc reconnaître que de ce côté, tout, dans cette vie, est nuisible ; seulement, au milieu des tribulations continuelles et des peines plus graves dont elle est remplie, de plus légères semblent une sorte de consolation <ref>Telle est la leçon donnée par deux manuscrits de la Colbertine ; dans quelques éditions on lit comme si le mot « légères » qui se trouve dans le texte latin, se rapportait à consolations, non à tribulations ; mais nous croyons la version que nous donnons préférable à l’autre.</ref>. Et il arrive quelquefois que, lorsque avec le temps et par le cours des choses, de grandes peines finissent par céder la place à de moindres, il nous semble que c’est comme un moment de trêve dans notre misère, et après avoir enduré beaucoup de maux très-grands, nous nous trouvons heureux parce que ceux qui leur ont succédé le sont moins.
15. Toutefois, il faut dire que ceux qui sont ravis en extase dans la contemplation se trouvent affranchis de la misère et peuvent goûter un peu aux douceurs de la félicité du ciel, toutes les fois qu’ils sont ravis en esprit. Il est certain, on ne saurait le nier, que même dans cette chair, ceux qui, à l’exemple de Marie, ont choisi la meilleure part qui ne leur sera point ôtée, jouissent du moins quelquefois et comme en passant, de la liberté du complaire. En effet, ceux qui déjà possèdent ce qui ne doit pas leur être ôté, ressentent certainement ce qui doit être un jour, c’est-à-dire la félicité ; or la félicité et la misère ne peuvent se trouver ensemble en même temps, d’où il suit que toutes les fois qu’on jouit de l’une, en esprit, on ne saurait souffrir de l’autre ; voilà comment il se fait que, dès cette vie même, les contemplatifs,
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eux seuls, peuvent jouir d’une certaine façon, de la liberté du complaire, mais il est vrai qu’ils n’en jouissent qu’en partie, en très-faible partie même, et cela fort rarement. Or les âmes saintes jouissent également du libre conseil, et, si elles n’en jouissent qu’en partie, du moins n’est-ce point en petite partie. D’un autre côté, ainsi que nous l’avons vu plus haut, tous les êtres raisonnables jouissent également du libre arbitre qui n’est pas moindre en soi dans les méchants que dans les bons, ni dans cette vie que dans l’autre.
{{t3|POUR VOULOIR LE BIEN, ON A ABSOLUMENT BESOIN DE LA GRÂCE.|CHAPITRE VI.|fs=120%}}
16. Il me semble avoir suffisamment montré que le libre arbitre est comme captif, tant que les deux autres libertés ne se trouvent point avec lui ou ne se trouvent point complètes ; le défaut dont l’apôtre se plaint, en disant : « Il est cause que vous ne faites point ce que vous voulez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#5-17|''Galat.'', {{rom|v}}, 17.]]</ref> », ne nous vient pas d’une autre source ; en effet, le libre arbitre nous donne bien le vouloir, mais il ne nous donne pas le pouvoir de faire ce que nous voulons. Je ne dis point qu’il nous donne le vouloir du bien ou du mal, mais simplement qu’il nous donne le vouloir, attendu que, vouloir le bien, c’est progresser ; vouloir le mal, c’est décroître. Le simple vouloir au contraire est ce qui progresse ou décroît. Or, le vouloir existe en nous par la grâce de la création et il progresse par celle de la rédemption ; mais s’il décroît, c’est à lui-même qu’il le doit. C’est donc par le libre arbitre que nous voulons, et c’est par la grâce que nous voulons le bien ; l’un nous donne le vouloir et l’autre, le bon vouloir. De même que, autre chose est de craindre simplement et de craindre Dieu, d’aimer simplement et d’aimer Dieu, attendu que la crainte et l’amour, pris simplement en eux-mêmes, ne sont autre chose que des affections, tandis que avec ce complément, ce sont des vertus ; ainsi est-ce autre chose de vouloir et autre chose de vouloir le bien.
17. Les affections, simplement dites, se trouvent en nous par le fait de la nature, il semble qu’elles sortent de notre propre fonds, ce qui les complète vient de la grâce ; il est bien certain en effet que la grâce ne règle pas autre chose que ce que la création nous a donné, en sorte que les vertus ne sont que des affections réglées. Il est écrit de quelques hommes, qu’ils ont tremblé et ont été effrayés, là où il n’y avait pas de crainte <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#14-5|''Psalm.'' {{rom|xiii}}, 5.]]</ref>, il y avait bien une crainte, mais elle n’était pas réglée, Le Seigneur voulait la régler dans ses disciples, quand il leur disait : « Je vous apprendrai qui vous devez craindre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#12-5|''Luc'', {{rom|xii}}, 5.]]</ref> », Et David proposait aussi de la régler quand il s’écriait : « Venez, mes enfants, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#34-12|''Psalm'', {{rom|xxxiii}}, 12.]]</ref> », De même, celui qui disait : « Moi, qui suis la lumière, je suis venu en ce monde ; mais les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#3-19|''Joan.'', {{rom|iii}}, 19.]]</ref> », reprochait aux hommes d’avoir un amour déréglé, Voilà pourquoi l’Épouse des Cantiques s’écrie : « Réglez l’amour en moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Cantique#2-4|''Cant.'', {{rom|ii}}, 4.]]</ref>. » De même encore, c’était la volonté que Jésus trouvait déréglée dans ses disciples quand il disait : « Vous ne savez ce que
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vous désirez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-38|''Marc.'', {{rom|x}}, 38.]]</ref> ; » mais il leur apprend à replacer leur volonté déréglée dans la droite ligne, quand il leur dit : « Pouvez-vous boire le calice que je boirai <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-38|''Ibidem.'']]</ref> ? » En parlant ainsi, il ne leur montrait encore que par ses leçons, à régler leur volonté ; il le leur enseigna plus tard, par son propre exemple, lorsque dans sa passion, après avoir prié son Père d’éloigner de lui le calice, il ajoute aussitôt : « Néanmoins qu’il en soit, non comme je le veux, mais comme vous le voulez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-39|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 39.]]</ref>. » Nous avons donc reçu de Dieu, dans la création, la faculté de vouloir, de même que celle de craindre et celle d’aimer, ce qui fait que nous sommes des créatures en général ; mais pour ce qui est de vouloir le bien, de craindre et d’aimer Dieu, nous le tenons de la grâce qui nous a visités et a fait de nous des créatures de Dieu.
18. En effet, si, en tant qu’êtres créés doués de liberté et de volonté, nous n’appartenons qu’à nous, nous appartenons à Dieu par la bonne volonté. Or, c’est celui qui l’a faite libre, notre volonté, qui la fait bonne, afin que nous soyons comme les prémices de ses créatures ; car il vaudrait mieux pour nous ne pas être que d’être toujours à nous ; en effet, ceux qui ont voulu s’appartenir à eux-mêmes, comme des dieux, sachant le bien et le mal, non-seulement se sont appartenus en effet, mais sont tombés au pouvoir du diable. Ainsi c’est par la volonté en tant que libre, que nous sommes nôtres ; c’est par elle encore en tant que mauvaise, que nous sommes au diable et c’est toujours par elle mais en tant que bonne, que nous appartenons à Dieu. C’est ce qui a fait dire à l’Apôtre : « Le Seigneur connaît ceux qui sont à lui <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#2-19|''II Tim.'', {{rom|ii}}, 19.]]</ref> », car, s’il s’adresse à ceux qui ne lui appartiennent pas, il leur dit : « En vérité, je vous déclare que je ne vous connais point <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#25-12|''Matth.'', {{rom|xxv}}, 12.]]</ref>. » Lorsque par la mauvaise volonté, nous passons au démon, nous cessons, pour ainsi dire en attendant, d’appartenir à Dieu, de même que lorsque, par la bonne volonté nous sommes à Dieu, nous n’appartenons plus au diable, mais ni dans l’un ni dans l’autre cas, nous ne cessons point d’être nôtres ; car des deux côtés nous conservons le libre arbitre et, avec lui, la cause de tout mérite, en sorte que c’est toujours justement que nous sommes punis si nous sommes mauvais, puisque étant libres, nous ne devenons mauvais que par le fait de notre propre volonté ; c’est justement aussi que nous sommes récompensés si nous sommes bons, puisque nous ne pouvons également l’être que par un acte de notre volonté. Il est bien certain que c’est par le fait de notre volonté que nous devenons esclaves du démon, non point par un acte de sa puissance ; mais ce n’est point par elle, c’est par la grâce que nous nous assujettissons à Dieu. Car on doit dire que si notre volonté est bonne elle est une créature du bon Dieu ; mais elle ne sera parfaite que lorsqu’elle sera parfaitement soumise à son créateur. Loin de moi toutefois la pensée d’attribuer à notre volonté sa perfection et de n’attribuer qu’à Dieu sa création, puisqu’il est incomparablement meilleur d’être parfait que d’être simplement fait et qu’il y aurait de l’impiété à prétendre que Dieu n’a fait en nous que ce qui est moindre, et que nous, nous avons fait ce qui est plus parfait. L’Apôtre, comprenant bien ce qu’il était par la nature et ce qu’il devait attendre
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de la grâce, disait : « Je trouve en moi la volonté de faire le bien, mais je n’y trouve pas le moyen de l’accomplir <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-18|''Rom.'', {{rom|vii}}, 18.]]</ref>. » Il savait fort bien, en effet, que par le libre arbitre, il avait en lui le vouloir, mais que la grâce lui était nécessaire pour avoir le parfait vouloir ; car, si vouloir le mal est une défaillance de la volonté, vouloir le bien est pour elle un progrès, et elle est parfaite quand elle suffit à tout le bien que nous voulons.
19. Ainsi donc, pour que le vouloir qui nous vient du libre arbitre soit parfait, nous avons besoin de deux grâces : d’une première qui nous fasse goûter le bien, ce qui est proprement la conversion de la volonté au bien, et d’une seconde qui nous le fasse pouvoir complètement, ce qui est la confirmation même de la volonté dans le bien. Or la volonté n’est parfaitement tournée, convertie au bien que quand elle ne se complaît plus que dans ce qui est honnête et permis, et elle est parfaitement confirmée dans le bien quand elle ne manque plus de rien qui lui plaise. Par conséquent, la volonté, pour être parfaite, doit être pleinement bonne et bonnement pleine. En soi, la volonté est deux fois bonne dès le principe ; elle est bonne en général par le seul fait de la création, attendu qu’étant l’œuvre d’un Dieu bon elle n’a pu être créée que bonne, comme elle le fut, en effet, d’après ce qui est dit que Dieu vit que tout ce qu’il avait fait était parfaitement bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#1-31|''Gen.'', {{rom|i}}, 31.]]</ref>. Elle est bonne en particulier à cause du libre arbitre par lequel elle est faite à l’image de Celui qui l’a créée. Si aux deux premiers biens de la volonté nous en ajoutons un troisième, la conversion à son Créateur, on pourra la considérer alors avec juste raison comme parfaitement bonne ; bonne en général, bonne en son genre et très-bonne dans son ordination <ref>Dans quelques éditions on lit : « son ordination à Dieu ; » mais c’est une pure redondance de mots ; car la suite du texte rend cette addition complètement superflue.</ref> ; or, par ordination j’entends la conversion complète de la volonté à Dieu, sa sujétion entière, volontaire et dévouée. Mais à cette parfaite justice, est due ou plutôt est jointe la plénitude de la gloire ; car ces deux biens se suivent tellement qu’on ne peut posséder la parfaite justice sans la gloire parfaite ; ni la plénitude de la gloire, sans la plénitude de la justice. C’est donc à bon droit qu’une pareille justice ne va pas sans la gloire, puisque la vraie gloire ne peut aller sans une telle justice. Aussi est-ce avec raison qu’il est dit : « Bienheureux ceux qui sont affamés et altérés de la justice, parce qu’ils en seront pleinement rassasiés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#5-6|''Matth.'', {{rom|v}}, 6.]]</ref>. »
20. Ce sont précisément les deux biens dont nous avons parlé plus haut sous le nom de vraie sagesse et de plein pouvoir, en rapportant la sagesse à la justice et le pouvoir à la gloire. J’ajoute les qualificatifs vrai et plein, afin de montrer par le premier que je ne parle point de la sagesse de la chair qui n’est que mort <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-6|''Rom.'', {{rom|viii}}, 6.]]</ref>, ni de celle qui n’est que folie pour Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-19|''I Corinth.'', {{rom|iii}}, 19.]]</ref>, je veux dire de cette sagesse du monde par laquelle les hommes sont sages à leurs yeux, « mais de cette sagesse qui les rend habiles à mal faire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#4-22|''Jérem.'', {{rom|iv}}, 22.]]</ref>. » Par le second qualificatif, je n’entends point parler de ceux dont il est dit : « Les puissants seront fortement tourmentés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#6-7|''Sap.'', {{rom|vi}}, 7.]]</ref>. » La vraie sagesse et le plein pouvoir ne se trouvent que là où se rencontrent déjà réunis les deux biens dont j’ai encore parlé plus haut et que j’ai appelés le libre conseil et le
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libre complaire ; et je ne reconnais, pour moi de vrai sage et de vraiment puissant que celui qui, non-seulement a le vouloir en soi, en vertu du libre arbitre ; mais encore le parfaire, en sorte qu’il ne puisse ni vouloir ce qui est mal, ni être privé de faire ce qu’il veut. Or le premier dépend du libre conseil, c’est-à-dire de la vraie sagesse, et le second du libre complaire, c’est-à-dire du plein pouvoir. Mais quel est l’homme assez saint et assez grand pour se glorifier d’en être arrivé là ? Où et quand en sera-t-il ainsi ? Sera-ce en cette vie ? Si cela pouvait être, celui qui en serait arrivé là, serait plus grand que saint Paul lui-même qui s’écriait : « Je ne trouve point en moi le parfaire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-18|''Rom.'', {{rom|vii}}, 18.]]</ref>. » Adam, du moins, dans le paradis terrestre, a-t-il joui de ce triple bien ? S’il en avait joui, jamais il n’en eût été chassé.
{{t3|LES PREMIERS HOMMES ONT-ILS CONNU CETTE TRIPLE LIBERTÉ DANS LE PARADIS TERRESTRE, L’ONT-ILS CONSERVÉE MÊME APRÈS LE PÉCHÉ.|CHAPITRE VII.|fs=120%}}
21. C’est maintenant le lieu d’examiner une question, que nous avons différée jusqu’à présent, à savoir, si, dans le paradis terrestre, les premiers hommes ont joui des trois libertés que nous avons désignées sous le nom de libre arbitre, libre conseil et libre complaire, ou, en d’autres termes, s’ils ont été libres de toute contrainte, de tout péché et de toute misère, ou bien, s’ils n’ont joui que de deux ou même que d’une de ces libertés. Quant à la première liberté, cela ne peut faire une question, pour peu que nous n’ayons point oublié le raisonnement par lequel nous avons clairement établi plus haut qu’elle subsiste également dans les justes et dans les pécheurs ; mais pour les autres, il y a véritablement lieu de se demander si Adam les a eues toutes les deux ou s’il n’a eu que l’une d’elles. S’il ne les a possédées ni l’une ni l’autre, qu’a-t-il donc perdu ? Car ni après, ni avant son péché, il n’a cessé d’avoir la plus complète liberté de son libre arbitre ; et s’il n’a rien perdu, quel châtiment a-ce donc été pour lui d’être chassé du paradis terrestre ? Mais, s’il a possédé l’une au moins de ces deux libertés, comment l’a-t-il perdue ? Il est bien certain que, du jour qu’il a péché, il n’a plus été libre, pendant sa vie mortelle, ni du péché ni de la misère, et pourtant on ne saurait dire qu’il a pu perdre aucune des trois libertés dont nous avons parlé plus haut, quelle que soit celle qu’il eût reçue, autrement il serait évident qu’il n’a jamais possédé ni la parfaite sagesse, ni le plein pouvoir, dans le sens que nous les avons définis l’une et l’autre, un peu plus haut, puisqu’il aurait pu vouloir quelque chose qu’il n’aurait pas dû, et qu’il aurait reçu ce qu’il n’aurait pas voulu. Ne pourrait-on pas dire qu’il ne les a possédées que d’une certaine façon, non point dans leur plénitude, et qu’ainsi il a pu les perdre ? Il est certain que chacune de ces deux libertés a deux degrés, le supérieur et l’inférieur ; le premier, dans la liberté de conseil, est de ne pouvoir point pécher, et le second est de pouvoir ne point pécher. De même, le degré supérieur de la liberté de complaire, est de ne pouvoir être troublé, et l’inférieur, de pouvoir ne point être troublé. L’homme a donc reçu, dans sa création, le degré inférieur de chacune de ces deux libertés. Mais il en a été dépouillé par son péché, et, du degré de liberté, qui consistait pour lui à pouvoir ne point
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pécher, il est tombé au point de ne pouvoir plus ne pas pécher, en perdant ainsi tout ce qu’il avait de liberté de conseil. De même, pour ce qui est du degré qui consistait à pouvoir n’être point troublé ; il en est venu à ne pouvoir plus ne pas être troublé en perdant également tout ce qu’il avait de liberté de complaire. Pour châtiment, il ne conserva plus que la liberté d’arbitre, qui ne lui avait servi qu’à perdre les deux autres, et il ne peut la perdre comme les deux dernières. S’étant volontairement fait l’esclave du péché, il était juste qu’il perdît le libre conseil ; mais, étant devenu par le péché, débiteur de la mort, comment aurait-il pu conserver la liberté du complaire ?
22. L’homme se priva donc lui-même des deux autres libertés qu’il avait reçues, par l’abus qu’il fit de son libre arbitre : or, il en a abusé en la faisant servir à sa honte, quand elle ne lui avait été donnée que pour tourner à sa gloire, ainsi que l’Écriture nous l’apprend en disant « L’homme, tandis qu’il était élevé en honneur, n’a pas compris sa gloire ; il a été assimilé aux bêtes qui n’ont point de raison, et il leur est devenu semblable <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#49-13|''Psalm.'' {{rom|xlviii}}, 13.]]</ref>. » Seul entre tous les êtres animés, l’homme a reçu le pouvoir de pécher, c’est la prérogative de son libre arbitre ; mais il ne lui a point été donné pour qu’il péchât, c’était au contraire, pour qu’il acquît plus de gloire, en ne péchant pas quand il pouvait pécher. Qu’y aurait-il eu, en effet, de plus glorieux pour lui que de pouvoir lui appliquer ces paroles de l’Écriture : « Quel est celui-là et nous le louerons <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#31-9|''Eccli.'', {{rom|xxxi}}, 9.]]</ref> ? » Pourquoi ces louanges ? « C’est qu’il a fait quelque chose de merveilleux dans sa vie. » Qu’a-t-il donc fait ? « Il a pu violer les commandements de Dieu, et il ne les a pas violés ; il a pu faire le mal, et il ne l’a point fait. » Or, il eut cette gloire, tant qu’il ne pécha point, et il la perdit en péchant. Mais s’il pécha, c’est qu’il était libre de pécher, et cette liberté ne lui venait point d’ailleurs que de son libre arbitre, qui renferme pour lui la possibilité de pécher. Il ne faut point s’en prendre à celui qui le lui donna ; mais à l’homme lui-même, qui fit servir au péché une faculté qu’il n’avait reçue que pour avoir la gloire de ne point pécher ; car, s’il est vrai qu’il n’eût point péché, s’il n’avait eu le pouvoir de pécher, ce n’est pourtant point parce qu’il a eu ce pouvoir qu’il a péché, mais parce qu’il a voulu pécher. En effet, quand le diable et ses satellites ont péché, si les autres n’ont point fait comme eux, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas pu, mais parce qu’ils n’ont pas voulu.
23. On ne saurait donc imputer la chute de l’homme par le péché, au pouvoir qu’il avait reçu de pécher, mais au vice de sa volonté. Mais, s’il a pu tomber par un acte de sa volonté, il ne saurait à présent se relever par un acte pareil ; car, s’il a été donné à la volonté de pouvoir ne point tomber, il ne lui a pas été donné de pouvoir se relever, une fois tombée. Il n’est pas aussi facile de sortir d’une fosse que d’y choir. L’homme a pu, par sa seule volonté, tomber dans la fosse du péché, mais il ne saurait se relever désormais, par sa seule volonté, puisque le voulût-il, il ne saurait plus même ne plus pécher.
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{{t3|LE LIBRE ARBITRE SUBSISTE APRÈS LE PÉCHÉ.|CHAPITRE VIII.|fs=120%}}
24. Mais quoi ? Le libre arbitre est-il détruit parce qu’il ne peut plus ne pas pécher ? Nullement, mais il a perdu le libre conseil, en vertu duquel il pouvait jadis ne pas pécher, de même que, si l’infortuné ne peut plus ne pas être troublé désormais, cela vient de ce qu’il a perdu aussi le libre complaire, en vertu duquel il pouvait jadis ne pas être troublé. Le libre arbitre, même depuis le péché d’Adam, demeure donc tout entier, mais il est misérable, et, si l’homme ne peut pas lui-même s’affranchir du péché et de la misère, ce n’est pas une preuve qu’il a perdu tout libre arbitre, mais seulement qu’il est privé des deux autres libertés. En effet, il n’appartient pas et il n’a jamais appartenu au libre arbitre, en tant que tel, de pouvoir <ref>Telle est la leçon qu’il faut préférer ici ; elle est en rapport avec la pensée qui se retrouve exprimée au n. 19.</ref> ou d’être sage, mais seulement de vouloir ; il ne donne à la créature ni le savoir, ni le pouvoir, mais seulement le vouloir, par conséquent, on ne peut le regarder comme perdu que s’il cesse de vouloir, non pas s’il manque de pouvoir ou de savoir, car il n’y a que là où la volonté fait défaut que la liberté périt. Je ne dis pas s’il cesse de vouloir le bien, mais s’il perd toute faculté de vouloir ; car on ne saurait nier que, dès l’instant que le bien ne procède plus de la volonté, et que la volonté elle-même a disparu tout entière, le libre arbitre aussi soit mort. S’il est tel qu’il n’y ait que le bien qu’il ne puisse plus vouloir, c’est un signe, non qu’il n’y a plus de libre-arbitre, mais bien qu’il n’y a plus de libre conseil. Si ce n’est pas le vouloir qui lui manque, mais si c’est le pouvoir de faire le bien qu’il veut, c’est la preuve qu’il lui manque le libre complaire, non pas que le libre arbitre a péri. Ainsi donc le libre arbitre suit partout la volonté, à tel point qu’il ne cesse d’exister que là où elle disparaît, mais la volonté elle-même se retrouve aussi bien dans les méchants que dans les bons ; d’où il suit que le libre arbitre existe tout entier dans les pécheurs aussi bien que dans les justes. Et de même que la volonté, pour être dans la misère, ne cesse point d’être la volonté, mais seulement s’appelle et est effectivement une volonté malheureuse, comme il y en a d’heureuses, ainsi aucune adversité, nul malheur ne saurait détruire ni même diminuer le libre arbitre, en tant que libre arbitre.
25. Toutefois, bien que le libre arbitre ne souffre aucune diminution en qui que ce soit, néanmoins il ne saurait, par ses propres forces, remonter du mal au bien, comme il a pu par lui-même tomber du bien dans le mal. Faut-il s’étonner en effet qu’il ne puisse, une fois tombé, se relever lui-même quand on sait que, même lorsqu’il était debout, il n’aurait pu par ses propres forces s’élever vers le bien, et quand on voit que, lors même qu’il avait encore avec lui, du moins en partie, les deux autres libertés, il n’a pu, du degré inférieur où il les possédait, arriver à les avoir en un degré supérieur, c’est-à-dire de l’état de pouvoir ne point pécher, et ne point être troublé, en arriver à ne pouvoir plus ni pécher, ni être troublé ? S’il n’a pu à l’aide, quel qu’il ait été, des deux autres libertés, s’élever du
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bien au mieux, à combien plus forte raison, maintenant qu’il en est complètement privé, sera-t-il hors d’état de se relever par lui-même, du mal au bien dont il est déchu ?
26. L’homme a donc besoin du Christ, qui est la vertu et la sagesse de Dieu qui, en tant que sagesse, verse de nouveau dans son âme la vraie sagesse pour lui rendre son libre conseil, et en tant que vertu, lui redonne le plein pouvoir pour réparer son libre complaire, en sorte que devenant d’un côté parfaitement bon il ignore désormais le péché, et d’un autre complètement heureux il ne sent plus rien de contraire à sa volonté. Mais il ne faut espérer cette perfection que dans l’autre vie, alors que ces deux libertés, perdues maintenant pour nous, seront entièrement rendues à notre libre arbitre, non pas de la manière qu’elles se trouvent, dans tout homme juste, si saint qu’il soit ici-bas, non pas même en l’état où les ont possédées nos premiers parents dans le paradis terrestre ; mais comme les anges en jouissent maintenant dans le ciel. Mais en attendant, contentons-nous, dans ce corps de mort et dans ce siècle mauvais, d’une liberté de conseil, qui nous permette de ne point obéir au péché dans la concupiscence et d’une liberté de complaire qui nous exempte de toute crainte fâcheuse pour la justice. Or, ce n’est pas une petite sagesse, dans cette chair de péché et dans ces jours mauvais, que de ne point consentir au mal quoiqu’on ne puisse s’en garantir entièrement ; et ce n’est pas non plus un faible pouvoir que de mépriser courageusement l’adversité pour la vérité, bien qu’on n’ait pas encore le bonheur d’y être complètement insensible.
27. En attendant, nous devons apprendre par la liberté de conseil à ne pas abuser de celle du libre arbitre, si nous voulons un jour jouir d’une complète liberté de complaire. C’est certainement ainsi que nous réparerons en nous l’image de Dieu et que par la grâce, nous nous mettrons en état de recouvrer cet antique honneur que nous avons perdu par le péché. Bienheureux celui qui entendra dire de soi ces paroles : « Quel est celui-là et nous le louerons ? car il a fait des merveilles dans sa vie. Il a pu transgresser les commandements de Dieu et ne les a point transgressés ; il a pu faire le mal et ne l’a point fait <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#31-9|''Ecclés.'', {{rom|xxxi}}, 9.]]</ref>. »
{{t3|L’IMAGE ET LA RESSEMBLANCE DE DIEU, SELON LESQUELLES NOUS AVONS ÉTÉ CRÉÉS, CONSISTENT DANS CETTE TRIPLE LIBERTÉ.|CHAPITRE IX.|fs=120%}}
28. Je pense que c’est dans ces trois libertés que consistent l’image et la ressemblance de Dieu, selon lesquelles nous avons été créés, en sorte que l’image se retrouve dans le libre arbitre et la ressemblance dans les deux autres libertés. Et peut-être, si le libre arbitre ne souffre ni défaillance ni diminution est-ce parce qu’il semble plus particulièrement avoir reçu l’empreinte de l’image substantielle de l’éternelle et immuable divinité. En effet, s’il a eu un commencement, il ne saurait avoir de fin ; il n’est point augmenté par la gloire ou par la sainteté, de même qu’il n’est point diminué par le péché ou par la misère. Parmi les choses qui ne sont point éternelles, en est-il une seule qui ressemble davantage à l’éternité ? Quant aux deux autres libertés, comme elles peuvent non-seulement diminuer mais même se perdre complètement, il semble
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qu’elles n’ont reçu qu’une sorte de ressemblance de la sagesse et de la puissance en plus de l’image divine. De plus, de même que nous les avons perdues par le péché, nous les avons recouvrées par la grâce, et enfin, tous les jours, les uns plus, les uns moins, nous avançons ou nous reculons dans ces deux libertés ; bien plus, nous pouvons les perdre si bien que nous ne puissions même plus les recouvrer, de même qu’il se peut que nous les possédions si bien un jour, qu’il ne nous soit plus possible ni de les perdre ni de les affaiblir.
29. Dans le Paradis terrestre, l’homme ne possédait point cette ressemblance bipartite avec la sagesse et la puissance divines, au plus haut degré possible, mais à un degré peu éloigné d’être le plus haut. Qu’y a-t-il, en effet, de plus près de la condition d’un être qui ne peut ni pécher ni être troublé, dans laquelle les saints anges <ref>Dans quelques éditions, la leçon varie en cet endroit et fait dire à saint Bernard : « les saints et les anges, au lieu de «… les saints anges. » Mais la copulative et manque dans nos trois manuscrits.</ref> sont maintenant affermis, et Dieu s’est toujours trouvé, que de pouvoir ne point pécher et n’être point troublé, comme c’était le partage de l’homme, quand il fut créé ? Mais par le péché il est tombé, ou plutôt nous sommes tombés en lui et avec lui, de ce haut degré et par la grâce, nous sommes remontés, sinon au même degré, du moins à un degré un peu moins élevé que le premier. En effet, si nous ne pouvons plus vivre ici-bas absolument exempts de péché ou de misère, du moins nous pouvons, avec l’aide de la grâce, ne nous laisser vaincre ni par le péché ni par la misère. Il est écrit : « Quiconque est né de Dieu ne commet point de péché <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#3-9|''I Joan.'', {{rom|iii}}, 9.]]</ref> ; » Mais cela n’est dit que de ceux qui sont prédestinés à la vie éternelle, en ce sens, non pas qu’ils ne pèchent point du tout, mais que, s’ils pèchent, leur péché ne leur est point imputé, soit parce qu’ils l’ont expié par de dignes fruits de pénitence, soit parce qu’ils l’ont couvert du manteau de la charité <ref>Saint Bernard a déjà enseigné l’amissibilité de la grâce dans son second opuscule, n. 14. Cependant, il dit ici que le péché des prédestinés « est caché dans la charité, » cela ne peut s’entendre que de la charité subséquente qui vient plus tard justifier le pécheur, de même qu’il est lavé par la pénitence. Il y a plus néanmoins, il dit en effet « que le péché des prédestinés est caché dans la charité de Dieu qui les prédestine, » car, dit-il, la charité du Père cache la multitude de leurs fautes, sermon XII, sur le Cantique des cantiques n. 15. Saint Bernard explique encore ce passage d’une autre manière, dans son sermon IV, sur divers sujets où il dit que ces mots, celui qui est né de Dieu ne pèche pas, doivent s’entendre en ce sens qu’il ne persévère pas dans le péché. Voir les notes de la fin du volume sur le premier sermon de la septuagésime.</ref>, selon ce qui est dit : « La charité couvre beaucoup de péchés <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Pierre#4-8|''I Petr.'', {{rom|iv}}, 8.]]</ref> », et « Bienheureux sont ceux à qui leurs iniquités ont été remises et dont les péchés sont couverts <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#32-1|''Psalm.'', {{rom|xxxi}}, 1.]]</ref> », et encore : « Bienheureux est l’homme à qui le Seigneur n’a imputé aucun péché. » Ainsi les anges au premier rang ont le plus haut degré de ressemblance avec Dieu, nous n’avons que le plus bas. Adam en a eu un intermédiaire entre les anges et nous, et le démon n’en a aucun. En effet, il a été donné aux esprits célestes d’être affermis dans un état exempt de tout péché et de toute misère. Adam fut créé exempt de l’un et de l’autre, mais il ne lui a pas été donné de demeurer toujours tel ; quant à nous il ne nous est pas donné d’être sans misère et sans péché, il ne nous est donné que de ne céder ni à l’un ni à l’autre. Quant au démon et à ses membres, comme ils ne veulent jamais résister au mal, ils ne peuvent jamais non plus échapper à la peine du péché.
30. Ainsi donc, les deux libertés de conseil et de complaire, qui procurent la vraie sagesse et la vraie puissance à toute créature raisonnable, à laquelle
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Dieu les dispense comme bon lui semble, et varient selon les causes, les lieux et les temps ; car, à peine possédées sur la terre, elles le sont pleinement dans les cieux, elles ne l’étaient que faiblement dans le paradis terrestre, et elles ne le sont point du tout dans les enfers. Au contraire, la liberté du libre arbitre n’a pas cessé le moins du monde d’être la même qu’au moment où elle a été créée, et se trouve égale, en tant que telle, dans le ciel, sur la terre et dans les enfers ; aussi est-ce avec raison que les premières ne nous donnent qu’une simple ressemblance avec Dieu, tandis que la dernière imprime en nous son image. Que dans les enfers les deux libertés, qui ont rapport à la ressemblance, aient complètement péri, c’est ce dont l’autorité même des saintes Écritures fait foi. En effet, pour ce qui est du libre conseil, d’où naît la vraie sagesse, on peut se convaincre qu’il n’existe plus en ce lieu, par ces paroles pleines de clarté : « Faites promptement tout ce que votre main peut faire, parce qu’il n’y aura plus ni œuvre, ni raison, ni sagesse, ni science dans les enfers où vous courez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiaste#9-10|''Ecclés.'', {{rom|ix}}, 10.]]</ref>. » Quant à la puissance qui nous vient du libre complaire, voici ce que nous en apprend l’Évangile : « Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres extérieures <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#22-13|''Matth.'', {{rom|xxii}}, 13.]]</ref>. » Or, que faut-il entendre par ces mots : « Liez-lui les pieds et les mains, » sinon dépouillez-le de tout pouvoir ?
31. On me dira peut-être : comment se fait-il qu’il n’y a point de place pour un peu de sagesse, là où tout ce qu’on souffre force à se repentir du mal qu’on a fait ? Est-ce qu’on ne saurait se repentir au sein des tourments ou bien le repentir n’est-il point une sorte de sagesse ? L’objection serait fondée, s’il n’y avait de puni dans l’enfer que l’œuvre mauvaise et non pas la volonté mauvaise en même temps. Il est hors de doute que personne, au milieu du châtiment de sa faute, ne se plaît à réitérer le mal qu’il a fait, mais si la volonté persévère dans les mauvaises dispositions jusqu’au milieu des tourments, qu’importe qu’elle renonce à l’acte mauvais, si elle ne semble avoir un peu de sagesse, que, parce qu’au sein de l’enfer, il ne lui est plus possible de commettre le péché de luxure ? D’ailleurs, il est écrit que « la sagesse n’entrera point dans une âme maligne <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#1-4|''Sap.'', {{rom|i}}, 4.]]</ref>. » Mais qui nous dit que la volonté continue à être mauvaise jusque dans les châtiments ? Cela ressort, entre autres choses, de ce qu’elle ne voudrait point être punie ; or la justice veut que ceux qui ont mal fait subissent un châtiment, elle ne veut donc point ce que veut la justice. Quiconque ne veut point ce qui est juste, n’a pas la volonté juste, mais injuste, et par conséquent mauvaise, précisément en ce qu’elle n’est pas d’accord avec la justice. Il y a deux choses qui montrent que la volonté est injuste, c’est lorsqu’elle veut pécher ou que son péché demeure impuni. Quelles preuves de vraie sagesse ou de bonne volonté trouverons-nous donc dans ceux qui ont péché, tant qu’ils ont pu le faire, et voudraient ensuite que leurs fautes demeurassent impunies ? Mais soit, ils se repentent d’avoir mal fait, n’est-il pas vrai cependant qu’ils aimeraient mieux pécher encore, si le choix leur en était donné, que de souffrir la peine du péché ? Or c’est cela même qui est injuste, inique. Or quand vit-on la volonté, si elle est bonne, préférer ce qui est injuste à ce qui est juste ? D’ailleurs on ne peut dire que ceux qui sont moins fâchés d’avoir vécu selon leur bon plaisir que de ne pouvoir plus
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vivre ainsi, aient un véritable repentir. Du reste, ce qui se passe au dehors montre assez ce qu’ils sont intérieurement. Tant que leur corps est dans les flammes, il est certain que leur volonté persévère dans le mal, d’où il suit que cette ressemblance, qui ressort de la double liberté de conseil et de complaire, a disparu complètement dans les enfers, tandis que l’image, qui tient au libre arbitre, y subsiste toujours.
{{t3|C’EST JÉSUS-CHRIST QUI A RÉPARÉ EN NOUS LA RESSEMBLANCE DE L’IMAGE DE DIEU.|CHAPITRE X.|fs=120%}}
32. Mais il serait impossible de retrouver nulle part en ce monde cette ressemblance, et elle serait encore souillée et détruite, si la femme de l’Évangile n’avait allumé son flambeau <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#15-8|''Luc'', {{rom|xv}}, 8.]]</ref>, c’est-à-dire si la Sagesse n’avait apparu dans la chair, n’avait balayé la maison de nos vices et recherché la drachme qui y était perdue, c’est-à-dire son image qui est comme ensevelie sous la poussière, privée de son premier éclat et recouverte de la souillure du péché, ne l’avait justifiée après l’avoir retrouvée, n’en avait effacé tout ce qui en dénaturait la ressemblance, pour lui rendre sa première beauté et une gloire égale à celle des saints, ou plutôt pour la refaire en toutes choses à sa propre ressemblance afin d’accomplir ces paroles de l’Écriture : « Nous savons que lorsqu’il se montrera dans la gloire, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#3-2|''I Joan.'', {{rom|iii}}, 2.]]</ref>. » D’ailleurs, à qui mieux qu’au fils de Dieu cette œuvre pouvait-elle convenir ? Étant la splendeur de la gloire <ref>Le mot « gloire » manque dans plusieurs manuscrits.</ref>, et le caractère ou l’image parfaite de sa substance et soutenant tout par la puissance de la parole, il se montra et pourvu de tout ce qu’il fallait pour effacer sans peine la difformité de cette image et pour en réparer la faiblesse, d’un côté en dissipant par la splendeur de sa face les ténèbres de nos péchés, et de l’autre en nous rendant forts par la vertu de sa parole contre la tyrannie des démons.
33. La véritable forme à laquelle devait se conformer notre libre arbitre est donc venue sur la terre, parce qu’il fallait pour reprendre sa première forme qu’il fût reformé par celui qui l’avait formé dans le principe. Or, sa forme c’est la sagesse, et sa conformation c’est que l’image fasse dans le corps ce que la forme fait dans l’univers : or « Elle atteint depuis une extrémité du monde jusqu’à l’autre, avec force, et elle dispose tout avec douceur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#8-1|''Sap.'', {{rom|viii}}, 1.]]</ref>. » Elle atteint dis-je « d’une extrémité à l’autre, » c’est-à-dire du plus haut des cieux au plus bas de la terre, de l’ange le plus élevé au vermisseau le plus humble ; mais elle atteint « avec force, » non pas en allant d’un bout du monde à l’autre par un déplacement, une diffusion locale ou seulement par une opération ministérielle sur les créatures qui lui sont soumises, mais par une sorte de force substantiellement présente partout par laquelle il meut, ordonne et administre toutes choses avec une souveraine puissance. Or, il n’est contraint à faire tout cela par aucune nécessité, car il n’éprouve nulle peine, nulle fatigue dans cette opération, mais il dispose tout avec douceur par sa seule et paisible volonté. Certainement, « il atteint d’une extrémité du monde à l’autre, » c’est-à-dire depuis la naissance de la créature jusqu’au terme qui lui est
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assigné par le Créateur, soit au terme marqué par la nature, soit à celui auquel sa cause l’a poussé, soit enfin au terme que lui assigne la grâce. « Il atteint avec force » puisque aucun de ces termes n’est atteint qu’il n’ait été d’avance pré-ordonné par sa toute-puissante providence, selon qu’elle le veut.
34. Le libre arbitre devra donc s’efforcer de présider au corps de l’homme, comme la sagesse préside à l’univers entier, « en atteignant, lui aussi, d’un bout jusqu’à l’autre avec force : » c’est-à-dire en commandant avec autorité aux sens et aux membres du corps, de façon à ne pas permettre au péché d’y établir son règne, ni à ses membres de donner des armes à l’iniquité, mais à le contraindre à servir à la justice. Voilà comment l’homme évitera d’être l’esclave du péché puisqu’il ne fera point le péché ; délivré ainsi du péché, il commencera à recouvrer la liberté du conseil et à remonter à son rang, en rendant sa véritable ressemblance à l’image de Dieu qu’il porte en soi, et même en la rétablissant dans sa première beauté. Mais qu’il ait soin de faire tout cela avec autant « de douceur » que « de force ; » c’est-à-dire, sans tristesse et non pas comme s’il y était contraint par la nécessité, attendu que la nécessité n’est que le commencement, non point la plénitude de la sagesse ; mais avec un bon vouloir prompt et gai qui rende le sacrifice acceptable, car Dieu aime que ceux qui lui donnent le fassent de bon cœur <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#9-7|''I Corinth.'', {{rom|ix}}, 7.]]</ref>. Voilà comment il imitera en tout point la sagesse, puisqu’il résistera avec force au vice et se reposera doucement dans sa conscience.
35. Mais pour cela, nous avons besoin du secours de celui que son exemple nous engage à suivre. C’est lui en effet qui nous rendra conformes à cette sagesse, nous transformera en la même image et nous fera avancer de clarté en clarté, comme au souffle de l’esprit du Seigneur. Mais si c’est au souffle de l’esprit du Seigneur, ce ne sera plus sous l’impulsion du libre arbitre que nous agirons. Aussi ne faut-il pas s’imaginer que le libre arbitre est appelé ainsi, parce qu’il est doué d’un égal pouvoir et d’une égale facilité pour le bien que pour le mal, puisque, s’il peut tomber par lui-même, il ne peut se relever qu’avec l’aide de l’esprit du Seigneur ; autrement ni Dieu, ni les saints anges, qui sont tellement bons qu’ils ne peuvent plus être mauvais, non plus que les démons, qui ne sauraient plus faire le bien, tant ils sont mauvais, ne seraient doués du libre arbitre. Nous-mêmes, nous devons le perdre après la résurrection, lorsque nous serons comptés sans retour, parmi les méchants. Mais ni Dieu, ni Satan ne sont privés du libre arbitre ; attendu que si l’un ne peut être mauvais, cela ne vient pas de faiblesse ou de contrainte, mais d’une ferme volonté et d’une volontaire fermeté dans le bien ; et si le démon ne peut respirer que le mal, ce n’est pas parce qu’il y est contraint par une oppression et une violence étrangère, mais parce que sa volonté est obstinée au mal et son obstination dans le mal, volontaire. Par conséquent on peut dire que le libre arbitre est ainsi appelé de ce que soit dans le bien, soit dans le mal il ne fait que sa libre volonté, attendu que personne ne saurait ni être effectivement, ni être appelé soit bon, soit mauvais, s’il n’est doué
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de volonté. Ce qui fait qu’on le représente comme étant égal pour le bien comme pour le mal, c’est que, dans l’un et dans l’autre sens, il est doué, sinon de la même facilité pour décider son choix, du moins de la même liberté de vouloir <ref>C’est ce qu’on appelle la liberté de puissance ou faculté élective qui tourne avec une égale facilité au bien et au mal ; mais dont l’exercice et l’application au bien dépend de la grâce. « En effet, dit saint Bernard (infra, n. 42), ses efforts vers le bien sont vains s’ils ne sont aidés de la grâce et nuls s’ils ne sont excités par elle. »</ref>.
{{t3|LA GRÂCE, NON PLUS QUE LA TENTATION, NE DÉROGE EN RIEN AU LIBRE ARBITRE.|CHAPITRE XI.|fs=120%}}
36. C’est une prérogative particulière et tout honorable <ref>Deux manuscrits portent : « C’est une prérogative tout honorable et divine. » Un autre manuscrit, celui de Saint-Denis : « C’est dans la chair, une prérogative divine. »</ref> que toute créature raisonnable tient de son créateur, comme nous l’avons fait remarquer plus haut, de ne dépendre, en quelque sorte, que de soi, et de n’être mauvaise et par conséquent justement condamnée, ou bonne, et par suite sauvée avec justice, que par un acte de sa propre volonté, non point par l’effet d’une nécessité quelconque ; de même qu’il ne dépend que de lui-même, et n’est bon que parce qu’il le veut, non pas parce qu’il est contraint de l’être. Je ne veux pas dire qu’il suffit à la créature raisonnable de le vouloir pour être sauvée, mais je dis qu’elle ne le sera jamais, si elle ne veut pas l’être. Il n’est personne en effet qui soit sauvé malgré soi. Ce qu’on lit dans l’Évangile : « Nul ne peut venir à moi, si mon Père qui m’a envoyé ne l’attire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#6-44|''Joan.'', {{rom|vi}}, 44.]]</ref> », et ailleurs : « Forcez-les d’entrer <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#14-23|''Luc'', {{rom|xiv}}, 23.]]</ref> », n’empêche pas qu’il en soit ainsi ; car, quel que soit le nombre de ceux que le Père semble attirer dans sa bonté, ou contraindre à entrer, puisqu’il veut que tout le monde se sauve, cependant il ne juge personne digne du salut, qu’il n’ait voulu se sauver. Il ne se propose point autre chose, quand il nous frappe ou nous effraie, que de nous faire vouloir notre salut, non point de nous sauver malgré nous ; car, s’il agit de manière à détourner notre volonté du mal pour la porter au bien, il ne fait rien pour nous l’ôter. D’ailleurs, quand nous sommes attirés, ce n’est pas nécessairement malgré nous ; en effet, l’homme aveugle ou fatigué se laisse attirer sans peine, et saint Paul ne marchait point malgré lui, quand il suivait ceux qui le conduisaient par la main, à Damas. Enfin, celle-là ne souhaitait-elle pas d’être attirée, quand elle s’écriait avec tant d’ardeur dans le Cantique des cantiques : « Attirez-moi après vous, et je courrai dans l’odeur de vos parfums <ref>[[Bible_Crampon_1923/Cantique#1-3|''Canti.'', {{rom|i}}, 3.]]</ref> ? »
37. D’un autre côté, s’il est écrit quelque part : « Chacun est tenté par sa propre concupiscence qui l’attire et l’emporte <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-14|''Jacob'', {{rom|i}}, 14.]]</ref> », et ailleurs : « Le corps qui se corrompt appesantit l’âme et cette demeure terrestre abat l’esprit, par la multiplicité des soins qui l’agitent <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#9-15|''Sap.'', {{rom|ix}}, 15.]]</ref> », et si l’Apôtre dit lui-même : « Je trouve, dans les membres de mon corps, une autre loi qui combat contre la loi de mon esprit, et me rend captif sous la loi du péché, qui est dans les membres de mon corps <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-23|''Rom.'', {{rom|vii}}, 23.]]</ref> », peut-être peut-on penser que tout cela est une contrainte pour la volonté et détruit la liberté ; mais la tentation, quelque forte qu’elle se fasse sentir au dedans ou au dehors de
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nous, n’en laisse pas moins toute son indépendance à notre libre arbitre, en tant que tel, car ce ne sera toujours que de son libre consentement qu’il agira. Pour ce qui est du libre conseil et du libre complaire, il est certain que la concupiscence de la chair et les misères de la vie contribuent à diminuer la liberté de la volonté, mais ne sauraient la rendre mauvaise, qu’elle ne consente au mal. Enfin, quand saint Paul se plaint d’être captif sous la loi du péché <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-23|''Rom.'', {{rom|vii}}, 23.]]</ref>, on ne saurait douter qu’il parle d’un affaiblissement de liberté dans le libre conseil, car il se glorifie un peu plus haut d’avoir un vouloir sain <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-20|''Ibid.'', 20.]]</ref>, et d’être libre en très-grande partie pour le bien, car il dit : « Ce n’est pas moi qui le fais, » — Qu’est-ce donc qui vous fait parler ainsi, ô Paul ? — « C’est que je consens à la loi de Dieu, et je reconnais qu’elle est bonne, » et, plus loin, « je me plais dans cette loi, selon l’homme intérieur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-22|''Ibid.'', 22.]]</ref>. » Tant que son œil est simple et pur, il pense que tout son corps est éclairé. Tant que son consentement est sain, bien qu’il se sente attiré par le péché ou captivé par la misère, il n’hésite pas à se déclarer libre dans le bien ; aussi s’écrie-t-il avec confiance : « Maintenant il n’y a plus de condamnation à craindre pour ceux qui sont en Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-1|''Rom.'', {{rom|viii}}, 1.]]</ref>. »
{{t3|CELUI QUI NIE SA FOI, PAR LA CRAINTE DES SOUFFRANCES ET DE LA MORT, EST-IL EXEMPT DE PÉCHÉ, OU, EN D’AUTRES TERMES, A-T-IL PERDU SON LIBRE ARBITRE. DIGRESSION AU SUJET DU RENIEMENT DE SAINT PIERRE.|CHAPITRE XII.|fs=120%}}
38. Mais recherchons si ceux qui, par la crainte des souffrances ou de la mort, ont été amenés à renier leur foi, au moins de bouche, n’auront pas une excuse, d’après les paroles de l’Apôtre, en ce qu’ils n’ont renié leur foi que de bouche, ou si leur volonté n’a pas pu être contrainte à pécher, et à vouloir ce qu’il est constant qu’elle ne voulait point, et si, par ce moyen, tout libre arbitre n’a point péri en eux. Mais, comme il est impossible qu’on veuille et qu’on ne veuille point la même chose dans le même temps, on se demande à quel titre on doit imputer le mal à celui qui n’a point voulu le mal. Car il n’en est pas du reniement de la foi comme du péché originel, dont est souillé, non-seulement sans qu’il y ait de la volonté, mais le plus ordinairement sans qu’il le sache, tout homme qui n’a pas été régénéré par le baptême. Prenons pour exemple l’Apôtre saint Pierre ; il semble en effet qu’il a renié la vérité contre sa propre volonté, puisqu’il se trouvait dans la nécessité ou de la renier ou de mourir. Or, la crainte de la mort la lui a fait renier. Il ne voulait point la renier, mais il voulait encore moins mourir ; il la renia donc malgré lui, néanmoins il la renia pour échapper à la mort. S’il a été contraint de dire de bouche ce qu’il ne voulait pas, il est certain pourtant qu’il n’a pas été contraint de vouloir autre chose que ce qu’il voulait. Sa langue a parlé contre sa volonté, mais sa volonté n’a point été changée ? Que voulait-il en effet ? Rien autre chose, sans doute, que ce qu’il était, c’est-à-dire un disciple de Jésus-Christ. Mais que disait-il ? « Je ne connais point cet homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-73|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 73.]]</ref>. » Pourquoi cela ? C’est parce qu’il voulait échapper à la mort. Quelle faute commit-il en cette circonstance ? Nous voyons que cet apôtre avait deux volontés : l’une, de ne point mourir, complètement innocente ; l’autre,
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tout à fait louable, de se complaire dans le titre de chrétien. En quoi donc a-t-il péché ? Est-ce en aimant mieux mentir que de mourir ? Très-certainement, c’est en cela que sa volonté fut on ne peut plus répréhensible, c’est parce qu’il préféra la vie du corps à celle de l’âme : « Car la bouche qui ment tue l’âme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#1-11|''Sap.'', {{rom|i}}, 11.]]</ref>. » Il pécha donc, et ce ne fut pas sans le consentement de sa propre volonté, faible et misérable, j’en conviens, mais complètement libre. Et son péché ne fut pas de mépriser ou de haïr le Christ, mais de s’aimer plus qu’il ne l’aimait lui-même. Or, ce n’est pas la crainte subite de la mort qui poussa sa volonté à cet amour coupable de la vie, elle montra seulement ce qui existait déjà. Il était dans ces dispositions bien auparavant, mais il l’ignorait lui-même, puisque celui pour qui il n’y a rien de caché, lui dit : « Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-34|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 34.]]</ref>. » Ainsi, c’est par cette crainte, dont il fut frappé, que se montra et non pas que naquit cette faiblesse de volonté dans saint Pierre, et qu’on vit combien il s’aimait lui-même et jusqu’à quel point il aimait Jésus-Christ. Ce devint manifeste, pour lui du moins, sinon pour le Seigneur, car celui-ci savait bien auparavant ce qu’il y avait dans son disciple. Comme il aimait Jésus-Christ, on ne saurait nier que sa volonté souffrit violence, pour le faire parler ainsi contre sa pensée ; mais, comme il s’aimait aussi lui-même, on ne peut douter qu’il consentit volontairement à parler pour lui. S’il n’avait pas aimé le Christ, ce n’eût pas été malgré lui qu’il l’eût renié, mais s’il ne s’était aimé lui-même plus qu’il aimait Jésus-Christ, il ne l’aurait pas renié. Reconnaissons donc qu’il fut poussé, sinon à changer de volonté, du moins à la cacher, sinon à renoncer à l’amour <ref>C’est-à-dire à agir contrairement à son amour ; car, comme saint Bernard le dit plus haut : « Son péché ne fut pas de mépriser ou de haïr le Christ ; mais de s’aimer plus qu’il ne l’aimait lui-même. »</ref> de Dieu, du moins à se préférer un peu à lui dans son cœur.
39. Mais quoi ! Peut-être ce que je viens d’affirmer de la volonté, va-t-il s’écrouler, s’il est prouvé que la volonté est susceptible d’être contrainte. Toutes mes assertions tomberaient en effet, s’il était démontré qu’elle peut être contrainte par tout autre qu’elle-même. Mais si la contrainte qu’elle souffre ne vient que d’elle, contraignant d’un côté et contrainte de l’autre, elle retrouve là ce qu’elle perd ici, car la violence à laquelle elle cède, ne provient que d’elle. Or, ce que la volonté souffre par son propre fait, est évidemment le fait de la volonté ; mais si c’est le fait de la volonté, ce n’est donc plus celui de la nécessité, c’est donc quelque chose de parfaitement volontaire ; non-seulement volontaire, mais libre. D’où il suit que celui qui a été poussé à renier sa foi par sa volonté propre, n’a été contraint que parce qu’il l’a voulu ; disons mieux, il n’a point été forcé, mais il a cédé, non pas à une puissance étrangère, mais à sa propre volonté, à cette volonté, dis-je, qui a voulu échapper à la mort à quelque prix que ce fût. Autrement, comment la voix d’une femme de rien aurait-elle pu contraindre une langue sacrée à des paroles coupables, si la maîtresse de cette langue, la volonté n’y avait consenti ? Aussi, lorsque dans la suite, revenant de cet amour excessif de sa propre personne, il commença à aimer Jésus-Christ comme il le devait, de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses
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forces, il n’y eut plus ni menaces, ni supplices qui pussent amener sa volonté à consentir que sa langue donnât des armes à l’iniquité ; au contraire, se rangeant avec une courageuse audace du côté de la vérité, elle lui fit dire : « Mieux vaut obéir à Dieu qu’aux hommes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Actes#5-29|''Act.'', {{rom|v}}, 29.]]</ref>. »
40. On distingue deux sortes de contraintes, selon que nous sommes forcés ou de faire ou de souffrir quelque chose contre notre propre volonté. La seconde, qu’on peut appeler passive, peut se produire quelquefois en l’absence de tout consentement de la volonté de celui qui la souffre ; la contrainte active n’est jamais dans ce cas. Il suit de là que le mal, qui se fait en nous ou qui vient de nous, ne nous est point imputable, s’il se produit malgré nous ; mais s’il est fait par nous, il ne peut jamais être exempt de toute faute de la volonté. Nous voulons évidemment tout ce qui n’aurait pas lieu si nous ne le voulions pas. Il y a donc aussi une certaine contrainte active, mais elle n’a point d’excuse à prétendre, puisqu’elle est volontaire. Un chrétien se trouvait forcé de renier le Christ ; il ne le fit qu’à regret, mais pourtant il ne le fit que parce qu’il le voulut bien ; il voulait en effet éviter à tout prix le glaive dont il était menacé, et c’est la volonté, dominant à l’intérieur, qui lui fit ouvrir la bouche, non pas le glaive qui brillait au-dehors. Le glaive fit voir que telle était sa volonté, mais ne la fit pas telle. C’est donc elle qui se porta au péché, non l’épée qui la contraignit. Aussi, ceux en qui la volonté se trouva saine, purent-ils être mis à mort mais ne purent jamais être pliés au mal. C’est ce qui leur avait été annoncé d’avance en ces termes <ref>Telle est la version des deux manuscrits de Saint-Denis et de Cîteaux et de deux autres encore. Horstius, de son côté, a lu ainsi : « Voilà ce qui a été dit de saint Jean Baptiste : On lui a fait souffrir ce qu’on a voulu. Est-ce à dire que ce fut ce qu’il voulut lui-même ? Ainsi, pour les autres martyrs, on leur fit endurer non ce qu’ils voulurent, mais ce qu’on voulut ; et ce ne fut que dans leurs membres, non point dans leur cœur. On tortura leur corps, mais on ne put changer leur volonté ; on fit souffrir leur chair, mais on ne put changer quoi que ce fût à leur âme. » Cette leçon est également donnée par un manuscrit de la Colbertine.</ref> : « Ils vous feront tout ce qu’ils voudront <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#9|''Marc.'', {{rom|ix}}.]]</ref> ; » mais dans le corps, non dans le cœur. Ce n’est pas vous qui ferez ce qu’ils veulent, mais ce sont eux qui le feront, et vous, vous le souffrirez. Ils tortureront vos membres mais ne pourront changer votre volonté ; ils feront souffrir votre corps mais ils ne sauront faire quoi que ce soit à votre âme, car si le corps peut être au pouvoir de celui qui le torture, l’âme échappe à ses atteintes. Si elle est faible, ils le verront bien au milieu des tourments, mais ils ne pourront pas la contraindre à l’être, si effectivement elle ne l’est point. Sa faiblesse vient d’elle, mais sa vigueur ne vient pas d’elle ; elle ne vient que de l’Esprit de Dieu. Mais elle est rendue saine et vigoureuse, quand elle est renouvelée.
41. Or, selon la doctrine de l’Apôtre, elle est renouvelée, lorsque, contemplant la gloire du Seigneur, elle est transformée en son image même et avance de clarté en clarté, c’est-à-dire, de vertu en vertu, par l’illumination de l’esprit du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-18|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 18.]]</ref>. Ce qu’on entend par le libre arbitre, c’est-à-dire, la volonté de l’homme, tient donc le milieu entre l’esprit de Dieu et l’appétit charnel. Suspendu, pour ainsi dire, au flanc d’une montagne escarpée, il est tellement affaibli par l’appétit charnel que si l’esprit ne vient au secours de sa faiblesse par le moyen <ref>Dans quelques manuscrits on lit : « Nulle contrainte ne peut le porter au bien. » Le manuscrit de Saint-Denis porte cette autre leçon : « Il ne peut, en aucune manière, se suffire pour le bien. »</ref> de la grâce, non-seulement il ne pourra s’élever de vertu en vertu jusqu’au sommet de la justice que le Prophète appelle « une
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montagne de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#36-7|''Psalm.'' {{rom|xxxv}}, 7.]]</ref> ; » mais même on la verra rouler de vice en vice jusqu’au fond de l’abîme, entraîné en même temps par le poids de la loi du péché qui se trouve originairement dans ses membres et par l’habitude de sa demeure terrestre enracinée à la longue dans ses affections. L’Écriture rappelle en deux mots, dans un très-court verset ce double poids qui pèse sur la volonté de l’homme, elle dit en effet « Le corps qui se corrompt appesantit l’âme, et cette demeure terrestre abat l’esprit par la multiplicité des soins qui l’agitent sans cesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#9-15|''Sapi.'', {{rom|ix}}, 15.]]</ref>. » Si ces deux maux de notre être mortel qui ne sauraient nous nuire tant que notre consentement se retient, nous éprouvent seulement ; ils ne sont point une excuse mais une condamnation pour ceux qui ne retiennent point leur consentement ; mais dans tous les cas, il n’y a pour nous ni salut ni damnation, tant qu’il n’y a point eu consentement de la part de la volonté, en sorte qu’on ne saurait la trouver contrainte en quelque sens que ce fût.
{{t3|LES MÉRITES DE L’HOMME SONT DE PURS DONS DE DIEU.|CHAPITRE XIII.|fs=120%}}
42. Il suit donc de là que ce qui dans la créature est appelé libre arbitre, s’il est damné, l’est justement puisqu’il ne peut être contraint au péché par aucune violence extrinsèque ; et que, s’il est sauvé, il ne l’est que par un effet de la miséricorde de Dieu, attendu qu’il est incapable de bien faire par sa propre vertu <ref>Dans quelques manuscrits on lit : « Nulle contrainte ne peut le porter au bien. » Le manuscrit de Saint-Denis porte cette autre leçon : « Il ne peut, en aucune manière, se suffire pour le bien. »</ref>. Je pense bien que le lecteur comprend qu’en tout cela il ne saurait être question du péché originel ; mais pour ce qui est du reste, il ne faut point que le libre arbitre cherche ailleurs qu’en soi la cause de sa damnation, puisqu’il ne peut être damné que par sa propre faute, ni dans ses mérites, celle de son salut, attendu qu’il n’en est redevable qu’à la miséricorde de Dieu. Ses efforts pour le bien sont vains, s’ils ne sont aidés de la grâce et nuls, s’ils ne sont produits par elle, ce qui fait dire à l’Écriture que « l’esprit de l’homme et toutes ses pensées sont portés au mal dès sa jeunesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#8-21|''Gen.'', {{rom|viii}}, 21.]]</ref>. » Qu’il ne croie donc pas, comme je l’ai dit plus haut, que ses mérites viennent de lui, mais qu’il croie plutôt qu’ils descendent du Père des lumières, s’il faut toutefois compter au nombre des dons les plus excellents et des plus parfaits, les mérites qui nous assurent le salut éternel.
43. Or Dieu, notre roi avant tous les siècles, quand il a fait le salut sur la terre, a effectivement divisé les dons qu’il nous a faits en mérites et en récompenses. Il a voulu que les dons qu’il nous fait en cette vie devinssent nos propres mérites par une possession libre, et il a voulu que nous les attendissions de lui, en nous fondant sur ses promesses toutes gratuites, et même que nous fussions en droit de les réclamer comme nous étant dus. Saint Paul parlant des uns et des autres, dit dans un endroit : « Le fruit que vous retirez de l’obéissance que vous devez à Dieu, c’est votre propre sanctification, et la fin sera la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#6-22|''Rom.'', {{rom|vi}}, 22.]]</ref>, » et, dans un autre : « Nous aussi, qui possédons les prémices de l’Esprit, nous gémissons en nous-mêmes, en attendant l’effet de
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l’adoption divine <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-23|''Rom.'', {{rom|viii}}, 23.]]</ref>. » Ce qu’il entend par ces prémices de l’Esprit, c’est notre sanctification, c’est-à-dire, les vertus par lesquelles nous sommes, quant à présent, sanctifiés par le Saint-Esprit afin que nous puissions mériter ensuite d’être adoptés. De même, dans l’Évangile, nous voyons qu’il est fait les mêmes promesses à ceux qui renoncent au siècle, car il est dit : « Ils recevront le centuple et posséderont la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#19-29|''Matth.'', {{rom|xix}}, 29.]]</ref>. » Par conséquent le salut n’est pas l’œuvre du libre arbitre, mais celle du Seigneur, disons mieux, il est lui-même le salut et la voie qui conduit au salut, car s’il dit : « Je suis le salut de mon peuple <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#35-3|''Psalm.'' {{rom|xxxiv}}, 3.]]</ref> », Il dit aussi : « C’est moi qui suis la voie <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#14-6|''Joann.'', {{rom|xiv}}, 6.]]</ref> ; » il se fait ainsi la voie quand il est le salut et la vie, afin que nulle chair ne puisse se glorifier. Si donc les biens de la voie sont les mérites, de même que ceux de la patrie sont le salut et la vie, et s’il est vrai, comme David le prétend, que « il n’y a personne qui fasse le bien, personne si ce n’est un <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#14-2|''Psalm.'', {{rom|xiii}}, 2.]]</ref> », celui-là même dont il est dit : « Il n’y a que Dieu qui soit bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-18|''Marc.'', {{rom|x}}, 18.]]</ref> », il s’en suit évidemment que toutes nos bonnes œuvres sont des dons de Dieu, aussi bien que ses récompenses, en sorte que le même Dieu qui se fait notre débiteur pour les unes, a commencé par les autres. Toutefois, pour faire ces mérites, il daigne se servir des créatures <ref>Saint Bernard développe admirablement cette pensée dans son cinquième sermon sur le Cantique des cantiques.</ref>, non pas qu’il en ait besoin, mais pour leur faire du bien par ce moyen, ou pour se servir d’elles dans le bien qu’il veut faire.
44. Ainsi donc Dieu opère le salut de ceux dont les noms sont inscrits au livre de vie, quelquefois par la créature et sans elle, souvent par la créature et contre elle, et quelquefois enfin par la créature mais avec elle. Les hommes tirent en effet bien des avantages des êtres insensibles et même des créatures sans raison, ce qui me fait dire que ce bien se fait par elles et sans elles, puisque manquant d’intelligence, elles ne sauraient avoir conscience de ce qu’elles font. Il y a aussi beaucoup de bien que Dieu fait à l’homme par des êtres méchants, hommes ou anges, mais comme il se sert d’eux pour cela malgré eux, je dis qu’ils le font contre eux : en effet, s’ils font du bien quand ils voudraient nuire, leur intention perverse leur est nuisible à eux-mêmes autant que leur action est utile aux autres. Quant à ceux par lesquels et avec lesquels je dis que Dieu opère, ce sont les bons anges ou les hommes de bien qui non-seulement font, mais veulent aussi le bien que Dieu veut. Et, en effet, ceux qui consentent au bien auquel ils coopèrent par leurs actes, partagent avec Dieu le bien qu’il opère par eux. Aussi, Saint Paul, ayant raconté tout le bien que Dieu avait fait par lui, s’écrie-t-il : « Ce n’est pas moi qui l’ai fait, mais la grâce de Dieu qui est avec moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#15-10|''I Corinth.'', {{rom|xv}}, 10.]]</ref>. » Il aurait pu dire « par moi » mais, comme cette manière de parler n’était pas assez forte il a dit : « avec moi, » attendu qu’il ne se regardait pas seulement comme un simple ministre de ce que Dieu avait fait, mais comme un véritablement associé à Dieu dans ses œuvres en vertu de son propre consentement.
45. Voyons maintenant, d’après la triple opération de Dieu dont je viens de parler, le mérite qui revient à chaque créature d’après son concours. Et
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d’abord quel peut être le mérite de la créature par laquelle mais sans laquelle Dieu agit ? Que peut mériter aussi celle contre laquelle ce qu’il fait est fait ? sinon sa colère ? et que méritera celle avec laquelle Dieu fait ce qu’il fait, si ce n’est sa grâce ? Ainsi, la première ne mérite rien, la seconde démérite et la troisième mérite. En effet les animaux ne sauraient ni mériter ni démériter, en quoi que ce soit, pour le bien ou pour le mal qui se fait par eux, attendu qu’ils manquent de ce qu’il faut pour consentir au bien ou au mal ; à plus forte raison en est-il ainsi des pierres qui ne sont pas même douées de la force sensitive. Au contraire le diable et l’homme méchant étant en possession et faisant usage de la raison, méritent à la vérité, mais ne méritent que le châtiment, attendu qu’ils ne veulent pas le bien. Mais Saint Paul, qui annonce de bon cœur l’Évangile de peur de n’en être que le dispensateur s’il le prêche à regret <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-17|''II Corinth.'', {{rom|ix}}, 17.]]</ref>, et tous ceux qui sont dans les mêmes dispositions que lui, peuvent compter avec confiance qu’une couronne de justice leur est réservée. Ainsi Dieu se sert pour le salut de ses élus, des créatures dépourvues de raison et même des créatures insensibles comme on se sert d’un cheval ou d’un instrument dont il ne reste plus vestige nulle part une fois leur œuvre accomplie. Il se sert des créatures raisonnables et mauvaises, ainsi que d’une verge de correction qu’il jette au feu comme un bois inutile quand son fils est corrigé. Enfin, il se sert des anges et des hommes de bonne volonté comme de compagnons de travail et de coopérateurs qu’il doit récompenser abondamment après la victoire. Aussi saint Paul n’hésite-t-il point à prendre pour lui et à donner à ceux qui lui ressemblent, le titre « de coadjuteurs de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-9|''I Corinth.'', {{rom|iii}}, 9.]]</ref>. » Ainsi Dieu a la bonté de nous créer des mérites, quand il daigne nous faire faire le bien par lui et avec lui, et nous pouvons nous regarder comme ses coadjuteurs, comme les coopérateurs du Saint-Esprit et croire que nous devenons méritants du royaume des cieux, en nous unissant par le consentement de notre volonté à la volonté même de Dieu.
{{t3|QUELLE PART REVIENT D’UN CÔTÉ À LA GRÂCE ET DE L’AUTRE AU LIBRE ARBITRE DANS L’AFFAIRE DE NOTRE SALUT.|CHAPITRE XIV.|fs=120%}}
46. Mais quoi ! Tout le travail et tout le mérite du libre arbitre ne consistent-ils donc qu’à donner son consentement ? Oui certainement, je ne veux point dire pourtant que ce consentement même où réside le mérite, vienne de lui, puisque nous ne sommes pas capables de former de nous-mêmes aucune bonne pensée <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-5|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 5.]]</ref>, ce qui est beaucoup moins qu’un bon consentement. Ce n’est pas moi, c’est l’Apôtre même qui le dit et qui attribue à Dieu, non au libre arbitre, tout le bien qui est dans l’homme, c’est-à-dire le penser, le vouloir et le parfaire. Si c’est Dieu qui opère en nous ces trois choses, c’est-à-dire, si c’est lui qui nous fait penser, vouloir et faire le bien, il fait le premier sans nous, le second avec nous et le troisième par nous. Il nous prévient en effet, en nous envoyant la bonne pensée, il nous unit à lui par le consentement du libre arbitre, en changeant notre mauvais vouloir en bon, et en donnant au libre arbitre la faculté <ref>Quelques manuscrits ajoutent ici : « ou la facilité ; » cela vient de ce que la lecture de ce passage a paru douteuse aux anciens copistes.</ref> de consentir, il se fait au
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dedans de nous l’ouvrier de l’œuvre dont il semble au dehors que nous sommes les auteurs. Il est hors de doute que nous ne saurions nous prévenir nous-mêmes, puis donc que Dieu ne trouve personne bon dans le principe ; il est clair qu’il ne sauve personne, sans avoir commencé par le prévenir. Il est donc évident que le commencement de notre salut vient de Dieu, non de nous, et qu’il ne le fait pas même avec nous. Mais le consentement et l’action, quoiqu’ils ne soient point de nous, ne se font pas néanmoins sans nous. Doit-il s’ensuivre que ni le commencement où nous ne sommes pour rien, ni l’action que trop souvent nous n’accomplissons que par un sentiment de crainte inutile ou par une feinte damnable, mais le consentement seul nous est imputé à mérite. Aussi, quelquefois le bon vouloir tout seul suffit, tandis que les deux autres ne servent de rien, si le bon vouloir fait défaut, je dis qu’elles sont inutiles, non pour celui qui les voit, mais pour celui qui les fait. Ainsi l’intention sert au mérite, l’action à l’exemple, et la pensée qui les précède l’une et l’autre, ne sert qu’à les réveiller toutes les deux.
47. Il faut donc bien nous garder, quand nous sentons ces choses se faire en nous et avec nous, de les attribuer à notre volonté qui est infirme, ou à quelque nécessité en Dieu, en qui il n’en existe aucune, mais à la grâce seulement dont il est plein. C’est elle qui excite le libre arbitre, quand elle sème en nous de bonnes pensées ; c’est elle qui le guérit, lorsqu’elle change son affection, et c’est elle encore qui le fortifie assez pour le conduire à l’accomplissement du bien, c’est elle enfin qui le conserve et l’empêche de défaillir. Or, dans toutes ces opérations, la grâce agit de telle sorte qu’elle commence par prévenir la volonté et qu’ensuite elle l’accompagne toujours ; elle ne la prévient que pour en obtenir ensuite la coopération, en sorte que ce que la grâce commence seule, s’accomplit ensuite par elle et par le libre arbitre ; ils agissent conjointement, non séparément ; ensemble, non pas successivement. La grâce ne fait point une partie de l’œuvre et le libre arbitre, l’autre ; ils agissent ensemble, par une opération indivise. Le libre arbitre fait tout et la grâce fait tout aussi ; mais de même que la grâce fait tout dans le libre arbitre, ainsi le libre arbitre fait tout par la grâce.
48. Je crois, en parlant ainsi, ne rien dire qui déplaise au lecteur, puisque je ne m’éloigne en rien du sentiment de saint Paul, et que, quelque tour que prenne la discussion, j’en reviens toujours presque aux expressions mêmes de l’Apôtre. En effet, qu’ai-je dit autre chose, sinon ce que saint Paul dit en ces termes : « Cela ne dépend donc ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'', {{rom|ix}}, 16.]]</ref>. » Ce qui ne veut pas dire qu’on puisse vouloir ou courir en vain, mais que celui qui veut et qui court, ne doit point se glorifier en lui-même, mais en celui de qui il a reçu le vouloir et le courir. Aussi ajoute-t-il : « Qu’avez-vous, que vous n’ayez reçu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#4-7|''I Corinth.'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Tu as été créé, tu as été guéri, et tu as été sauvé. Qu’y a-t-il en ces trois choses qui vienne de toi, ô homme ? Laquelle des trois n’est point impossible au libre arbitre ? Tu ne pouvais évidemment pas te créer toi-même, quand tu n’étais pas ; ni te justifier quand tu étais pécheur ; ni te ressusciter quand tu étais mort, sans parler encore des autres biens qui te sont nécessaires pour être guéri et qui sont prodigués aux prédestinés.
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Mais ce que je dis s’applique surtout bien clairement à la première et à la dernière de ces trois choses ; quant à la seconde, il n’y a que celui qui ignore que la justice vient de Dieu et ne s’y soumet point, quand il veut rétablir sa propre justice <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#10-3|''Rom.'', {{rom|x}}, 3.]]</ref>, qui puisse douter de ce que je dis. Eh quoi, en effet, vous reconnaissez la puissance de celui qui vous a sauvé et vous ignorez la justice de celui qui guérit ? « Seigneur, guérissez-moi, disait le Prophète et je serai guéri, sauvez-moi et je serai sauvé, parce que vous êtes l’auteur de ma gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-14|''Jérém.'', {{rom|xvii}}, 14.]]</ref>. » Il reconnaissait donc que la justice vient de Dieu, puisqu’il espérait être guéri par lui, en même temps que délivré de la misère ; et, à cause de cela, trouvait en lui, non en soi, l’auteur de sa gloire. C’est dans la même pensée que David répétait ces paroles : « Ce n’est pas à nous, non ce n’est point à nous, Seigneur, mais à votre nom qu’il faut rapporter la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#115-1|''Psalm.'' {{rom|cxvii}}, 9.]]</ref> ; » il n’espérait en effet que de Dieu son vêtement de justice et de gloire. Qui donc peut ignorer que la justice vient de Dieu ? Ce ne peut-être que celui qui se justifie lui-même. Or, quel est l’homme qui se justifie lui-même ? C’est celui qui attribue ses mérites à une autre source qu’à la grâce de Dieu. D’ailleurs c’est celui qui a fait le salut qui donne la grâce du salut ; oui, je le répète, c’est celui qui donne les mérites, qui a fait ceux à qui il pût les donner. Que rendrai-je donc, au Seigneur, dit le Psalmiste, pour tous les biens — non pas qu’il m’a donnés, mais — qu’il m’a redonnés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#116-12|''Psalm.'' {{rom|cxv}}, 9.]]</ref> ? » Il confesse donc que s’il est, et s’il est juste, c’est de Dieu qu’il le tient, car il craint de perdre l’un et l’autre bien, s’il venait à méconnaître ces deux vérités, c’est-à-dire de perdre ce qui le fait juste et de condamner en même temps ce qu’il est. Or, voici ce qu’il trouve à lui rendre à son tour en troisième lieu : « Je prendrai le calice du salut ; » le calice du salut n’est autre que le calice du sang du Sauveur. Mais si vous n’avez point en vous de quoi reconnaître les deuxièmes bienfaits de Dieu, dont vous espérez votre salut, il s’écrie : « J’invoquerai le nom de Dieu, » attendu que quiconque l’invoquera sera sauvé !
49. Quiconque pense bien reconnaîtra donc trois opérations, non pas du libre arbitre, mais de la grâce de Dieu en lui. La première est la création ; la seconde, la réformation ; et la troisième, la consommation. En effet, c’est en Jésus-Christ que nous avons commencé par être créés à la liberté de la volonté ; puis c’est par Jésus-Christ que nous avons été réformés dans l’esprit de liberté, et enfin c’est avec Jésus-Christ que nous devons un jour être consommés dans l’état de l’éternité. En effet, ce qui n’existait pas encore a dû <ref>Telle est la leçon donnée par nos trois manuscrits : Horstius a lu autrement et donne cette leçon : «… a dû être créé : ce qui était a dû être réformé par la forme, etc. » Mais cette leçon et cette ponctuation sont fautives.</ref> être créé dans celui qui existait ; ce qui était devenu difforme a dû être réformé par la forme, et enfin les membres ne peuvent être perfectionnés qu’avec le chef, ce qui aura certainement lieu quand nous parviendrons tous à l’état d’homme parfait, à la mesure de l’âge et de la plénitude de Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#4-13|''Ephes.'', {{rom|iv}}, 13.]]</ref>, c’est-à-dire lorsque Jésus-Christ qui est notre vie aura apparu, alors nous apparaîtrons aussi avec lui dans la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Colossiens#3-4|''Coloss.'', {{rom|iii}}, 4.]]</ref>. Puis donc que la consommation
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doit se faire de nous et même en nous, quoique non point par nous, et que la création s’est également faite sans nous, il n’y a que notre réformation qui puisse nous être imputée à mérite, car il n’y a qu’elle qui se fasse avec nous d’une certaine façon par l’effet du consentement de notre volonté. Or cette réformation s’opère par nos jeûnes et par nos veilles, par la continence, par les œuvres de miséricorde et par l’exercice de toutes les autres vertus qui concourent à la rénovation quotidienne de notre homme intérieur ; car c’est par elles que notre pensée recourbée vers la terre par les soucis qui s’y rapportent, se relève peu à peu des régions les plus basses vers les supérieures, que notre cœur appesanti par l’amour de la chair se sent renaître à l’amour de l’esprit, que notre mémoire souillée par le souvenir honteux de nos anciennes œuvres, rafraîchie par de bonnes actions qui sont nouvelles pour elle, s’épanouit tous les jours davantage ; car c’est dans ces trois choses que notre rénovation intérieure consiste, dans la rectitude de notre intention, dans la pureté de notre affection et dans le souvenir d’une bonne opération qui permet à la mémoire qui en a conscience de s’épanouir.
50. Comme on ne peut douter que toutes ces choses ne soient faites en nous que par l’Esprit de Dieu, il s’ensuit que ce sont des dons de sa grâce, mais, comme elles ne se font qu’avec le consentement de notre volonté, il s’ensuit qu’elles sont autant de mérites pour nous. En effet, « Ce n’est pas vous qui parlez, dit le Seigneur, mais c’est l’Esprit de votre Père qui parle en vous <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-20|''Matth.'', {{rom|x}}, 20.]]</ref>, » et, continue l’Apôtre : « Est-ce que vous voulez éprouver la puissance de Jésus-Christ qui parle par ma bouche <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#13-3|''II Corinth.'', {{rom|xiii}}, 3.]]</ref> ? » Si c’est Jésus-Christ ou l’Esprit-Saint qui parle par la bouche de saint Paul, ne sont-ce pas eux aussi qui agissent en lui ? « Je ne parle point, dit-il, des choses que Jésus-Christ a faites par moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#15-18|''Rom.'', {{rom|xv}}, 18.]]</ref>. » Mais quoi, si c’est Dieu qui parle en saint Paul, si c’est lui aussi qui agit par saint Paul, en sorte que paroles et actes soient de Dieu, non de saint Paul, où donc est le mérite de ce dernier ? D’où vient la confiance avec laquelle il s’écrie : « J’ai combattu un bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai conservé ma foi, il ne me reste plus qu’à attendre la couronne de justice qui m’est réservée et que le Seigneur, comme un juste juge, me rendra un jour <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#4-7|''II Tim.'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Sa confiance dans la couronne qui lui était réservée lui venait-elle de ce que toutes ces choses avaient été faites par son moyen ? Mais il y a beaucoup de bien de fait par le moyen des anges et des hommes bons ou mauvais qui ne leur est point réputé à mérite. Ne serait-ce pas plutôt de ce qu’elles ont été accomplies avec lui, c’est-à-dire avec le concours de sa bonne volonté ? Ce n’est certainement pas pour une autre cause, car il dit : « Si je ne prêche l’Évangile qu’à regret, je ne suis que le dispensateur de ce qui m’a été confié ; mais si je le prêche de bon cœur, j’en aurai la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-17|''I Corinth.'', {{rom|ix}}, 17.]]</ref>. »
51. Mais si cette volonté même, d’où dépend tout mérite, ne vient pas non plus de saint Paul, à quel titre en ce cas compte-t-il sur la couronne qui lui est réservée et l’appelle-t-il une couronne de justice ? Est-ce qu’on serait fondé en droit et en justice à réclamer l’accomplissement d’une promesse toute gratuite ? Certainement, car saint Paul dit quelque part : « Je sais à qui je me suis confié, et je suis persuadé qu’il est assez puissant pour me
==[[Page:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 2, 1866.djvu/435]]==
garder mon dépôt <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#1-12|''II Tim.'', {{rom|i}}, 12.]]</ref>. » Il nomme la promesse de Dieu, son dépôt ; et, parce qu’il s’est fié à cette promesse, il en réclame avec confiance l’accomplissement. Si la promesse est le fait de la miséricorde, son accomplissement est maintenant un acte de justice. La couronne que saint Paul attend, est donc bien une couronne de justice ; de justice divine même, non pas d’une justice de Paul. Il est juste, en effet, que Dieu rende ce qu’il doit, or il doit ce qu’il a promis. La justice sur laquelle se fonde l’Apôtre est donc la promesse même de Dieu. S’il voulait mépriser cette justice, pour y substituer la sienne, il ne serait plus soumis à la justice de Dieu, qui pourtant a voulu le faire coopérer avec sa justice, afin de lui faire mériter sa couronne. Or c’est en daignant le faire coopérer aux œuvres auxquelles cette couronne était promise qu’il l’associa à sa justice et le fit mériter sa couronne. Ainsi c’est la volonté qui coopère, et cette coopération lui est imputée à mérite. Si donc la volonté même vient de Dieu, le mérite en vient aussi : Or on ne peut pas douter que le vouloir et le faire arrivent selon qu’il lui plaît. D’où il suit que c’est Dieu qui est l’auteur du mérite, puisque c’est lui qui applique notre volonté à l’œuvre et l’œuvre à la volonté ; autrement si nous voulons donner le nom qui leur convient proprement à ce que nous appelons nos mérites, ce ne sont que des germes d’espérance, des aiguillons de la charité, des indices d’une secrète prédestination et des présages de la félicité future, la voie qui conduit au royaume du ciel mais non point la cause qui nous y fait entrer : Enfin, il n’est pas dit que Dieu a glorifié ceux qu’il a trouvés justes, mais ceux-là seuls qu’il a lui-même justifiés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-30|''Rom.'', {{rom|viii}}, 30.]]</ref>.
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<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''MULÂTRE'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 459 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''MUSQUÉ'''</div>
</div>
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{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mulâtre,''' duonnegro, mestizo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mule,''' mulino ‖ pantoflo. '''(Entêté comme une) -,''' kapro<sup>2</sup>. '''Pas de -,''' ŝtupa vojo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mulet,''' mulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Muletier,''' mul(konduk)isto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mulot,''' kampomuseto, arvikolo<sup>X</sup> ‖ garbareto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Multicolore,''' multkolora.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Multiforme,''' multforma.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Multiple,''' mult(obl)a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Multiplication,''' obligo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Multiplicité,''' multeco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Multiplier,''' {{t|(mat.)|90}} obligi ‖ (plimultigi ‖ (pli)oftigi. '''Se -,''' klopodi fervorege [tiom kiom kelkaj personoj].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Multitude,''' multego, arego ‖ (popola) plejmulto. ‖ vulgarularo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Municipal,''' urba, komunuma<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Municipalité,''' magistrato<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Munificence,''' malavaremo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Munir,''' provizi ‖ garni<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Munitions,''' pafprovizaĵoj, municio.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Muqueuse,''' mukomembrano, interna haŭto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Muqueux,''' muk(oz)a<sup>X</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mur,''' muro ‖ {{t|(plur.)|90}} remparoj, murego<sup>2</sup>. '''(-) de soutènement,''' apoga. '''- de refend,''' intermuro. '''Mettre qn au pied du -''' {{t|(f.)|90}}, alpremi iun al la muro<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mûr,''' matura {{t|(p. f.<sup>3</sup>)|90}}. '''D’âge -,''' nejuna. '''L’âge -,''' plenaĝo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Muraille,''' muro ‖ {{t|(plur.)|90}} remparoj, murego<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mural,''' mura ‖ ĉemura.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mûre''' {{t|(s.)|90}}, moruso.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mûrement,''' {{t|(réfléchir)|90}} sufiĉe.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Murer,''' masone fermi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mûrier,''' morusarbo, ~ujo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Mûrir,''' maturigi ‖ ~iĝi ‖ {{t|(projet)|90}} sufiĉe pripensi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Murmurant''' {{t|(a.)|90}}, {{t|(ruisseau)|90}} murmureta, susura<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Murmure,''' murmuro {{t|(pers., ch.<sup>2</sup>)|90}} ‖ {{t|(malaproba)|90}} ~.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Murmurer,''' murmuri {{t|(pers., ch.<sup>2</sup>)|90}}, paroleti<sup>2</sup> ‖ {{t|(malaprobe)|90}} ~ ‖ {{t|(tr.)|90}} mallaŭtege diri, murmureti<sup>3</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Musaraigne,''' soriko.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Musard,''' inklina bagatele perdi la tempon, bagatele prokrastema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Musarder,''' bagatele perdi la tempon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Muse,''' mosko.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Muscade,''' muskato.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Muscadin,''' dando, juna elegantulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Muscat,''' muskatvino<sup>2</sup> ‖ muskatvinbero.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Muscle,''' muskolo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Musclé,''' muskolforta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Musculaire,''' muskola.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Musculature,''' muskolaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Musculeux,''' muskolplena.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Muse,''' muzo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Museau,''' nazego ‖ vizaĝaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Musée,''' muzeo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Museler,''' buŝbridi, buŝumi<sup>5</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} perforte silentigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Muselière,''' buŝumo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Muser, V. Musarder.'''
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Musette,''' tornistro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Muséum,''' naturscienca muzeo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Musical *,''' muzika ‖ ~ema<sup>2</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} teda.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Musicien,''' muzikisto<sup>2</sup> ‖ muzikanto<sup>2</sup>, orkestrano.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Musique,''' muziko ‖ ~antaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Musqué,''' moskodora ‖ mos-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/209
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||{{sct|du laocoon.}}|185}}</noinclude>elle-même : il croit qu’elle va ouvrir la bouche
pour parler<ref>{{Poem|Ἀπέχει, βλέπω γὰρ αὐτήν.
Τάχα, κῆλε, καὶ λαλήσεις.|lang=grc|mt=-1.5em}}</ref>.
De même en ordonnant le portrait de Bathylle,
il entremêle si bien l’éloge de ce beau
garçon avec celui de l’art et de l’artiste, qu’on
ne sait plus en l’honneur duquel Anacréon
a fait son ode. Il rassemble les plus belles parties
de différentes figures connues, dont le
caractère principal étoit précisément la beauté
supérieure de la partie qu’il emprunte ; il
choisit le col d’un Adonis, la poitrine et les
mains d’un Mercure, les hanches d’un Pollux,
le ventre d’un Bacchus : et il continue de
cette manière, jusqu’à ce qu’appercevant un
Apollon de l’artiste même auquel il parle, il
y trouve son Bathylle tout entier<ref>{{Poem|Μετὰ δὲ πρόσωπον ἔστω
Τὸν Ἀδώνιδος παρελθών,
Ἐλεφάντινος τράχηλος·
Μεταμάζιον δὲ ποίει
Διδύμας τε χεῖρας Ἑρμοῦ,
Πολυδεύκεος δὲ μηρούς,
Διονυσίην δὲ νηδύν{{Filet|5|0.3}}
Τὸν Ἀπόλλωνα δὲ τοῦτον
Καθελὼν ποίει Βάθυλλον.|lang=grc|mt=-1.5em}}</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
aprv1sb8n94koxdh7owp3l08pmw1b6v
Page:Lessing - Du Laocoon, 1802, trad. Vanderbourg.djvu/210
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|186|{{sct|du laocoon.}}|}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki />
C’est encore ainsi que Lucien, quand il
veut rendre sensible la beauté de Panthée,
ne trouve d’autre expédient que de renvoyer
ses lecteurs aux plus belles statues de femmes
des artistes anciens<ref>{{lang|grc|Εικόνες}}. §. 3. {{t.}}{{rom|II}}. {{pg|461}}. {{édit.}} Reitz.</ref>. Mais n’est-ce pas là
reconnoître évidemment qu’ici le langage est
sans force et sans puissance, que l’éloquence
est muette, et que la poésie ne fait que bégayer,
si l’art ne leur sert pas en quelque
sorte d’interprète ?
{{Brn|2}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{T3|{{rom-maj|XXI}}.|fs=125%|ff=serif|sp=0.1em|m=2em}}
{{sc|Mais}} n’est-ce point trop appauvrir la poésie
que de lui enlever toutes les images qu’elle
aimeroit à nous donner de la beauté corporelle ?…
Et qui parle de les lui ôter ? On
veut, il est vrai, lui interdire un des chemins
par où elle prétend arriver à ces images, mais
où elle ne fait qu’errer péniblement sur les traces
d’une de ses sœurs, sans pouvoir atteindre
au but avec elle. Mais lui ferme-t-on par-là
tout autre chemin, et ceux mêmes où la peinture
à son tour ne peut la suivre que de loin ?
Non sans doute, et c’est Homère qui nous
en fournira encore un exemple. Ce poète<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Du Laocoon/XVI
0
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Du Laocoon/XVII
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Du Laocoon/XVIII
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Du Laocoon/XIX
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Du Laocoon/XX
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Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/152
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Charlie Main
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Corrections du texte
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<noinclude><pagequality level="1" user="Charlie Main" />{{Rh|118|LIVRE I. — LES NOMBRES ENTIERS.|}}</noinclude><nowiki/>
nombres <math>p_1, p_2, p_3, \ldots</math>, et de sphères concentriques en nombres <math>q_1, q_2, q_3, \ldots</math>, et si l’on pose
{{c|<math>A = \Sigma p_1,\quad B = \Sigma p_1 p_2,\quad C = \Sigma p_1 p_2 p_3,</math>}}
{{c|<math>A' = \Sigma q_1,\quad B' = \Sigma q_1 q_2,\quad C' = \Sigma q_1 q_2 q_3,</math>}}
{{SA|cet ensemble divise l’espace en un nombre de régions qui ne surpasse pas}}
{{c|<math>1 + A + B + C + 2(AB' + BA') + 2A' + 2C'</math>.}}
{{SA|Le nombre des régions illimitées est <math>(2B +2)</math>.}}
Les quatre exercices précédents sont dus à {{sc|Steiner}}. — ''Voir'' une Note de
M. {{sc|Laisant}} intitulée : ''Régions du plan et de l’espace'' (Congrès d’Alger, 1881).
'''66. Les polyèdres convexes réguliers.''' — ''Il ne peut exister que cinq espèces de polyèdres convexes dont toutes les faces aient le même nombre <math>n</math> de côtés et dont tous les angles polyèdres aient le même nombre <math>m</math> d’arêtes.''
En effet, on a, par hypothèse,
{{c|<math>2A = nF = mS</math>;}}
{{SA|par suite, la formule de {{sc|Descartes}} donne}}
{{c|<math>F = \frac{4m}{2(m+n) - mn}</math>.}}
Puisque <math>m</math> doit être entier et positif, on ne peut faire que les hypothèses suivantes, renfermées dans le Tableau ci-après, dans lequel D désigne le nombre des diagonales.
{| class="wikitable" style="margin:auto; text-align:center"
|+ Fig. 50.
|-
! <math>n</math>.
! <math>m</math>.
! <math>F</math>.
! <math>S</math>.
! <math>A</math>.
! <math>D</math>.
!
|-
| 3 || 3 || 4 || 4 || 6 || 0 || Tétraèdre.
|-
| 3 || 4 || 8 || 6 || 12 || 3 || Octaèdre.
|-
| 3 || 5 || 20 || 12 || 30 || 36 || Icosaèdre.
|-
| 4 || 3 || 6 || 8 || 12 || 4 || Hexaèdre.
|-
| 5 || 3 || 12 || 20 || 30 || 100 || Dodécaèdre.
|}
{{c|Les polyèdres réguliers.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Charlie Main
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text/x-wiki
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nombres <math>p_1, p_2, p_3, \ldots</math>, et de sphères concentriques en nombres <math>q_1, q_2, q_3, \ldots</math>, et si l’on pose
{{c|<math>A = \Sigma p_1,\quad B = \Sigma p_1 p_2,\quad C = \Sigma p_1 p_2 p_3,</math>}}
{{c|<math>A' = \Sigma q_1,\quad B' = \Sigma q_1 q_2,\quad C' = \Sigma q_1 q_2 q_3,</math>}}
{{SA|cet ensemble divise l’espace en un nombre de régions qui ne surpasse pas}}
{{c|<math>1 + A + B + C + 2(AB' + BA') + 2A' + 2C'</math>.}}
{{SA|Le nombre des régions illimitées est <math>(2B +2)</math>.}}
Les quatre exercices précédents sont dus à {{sc|Steiner}}. — ''Voir'' une Note de
M. {{sc|Laisant}} intitulée : ''Régions du plan et de l’espace'' (Congrès d’Alger, 1881).
'''66. Les polyèdres convexes réguliers.''' — ''Il ne peut exister que cinq espèces de polyèdres convexes dont toutes les faces aient le même nombre <math>n</math> de côtés et dont tous les angles polyèdres aient le même nombre <math>m</math> d’arêtes.''
En effet, on a, par hypothèse,
{{c|<math>2A = nF = mS</math>;}}
{{SA|par suite, la formule de {{sc|Descartes}} donne}}
{{c|<math>F = \frac{4m}{2(m+n) - mn}</math>.}}
Puisque <math>m</math> doit être entier et positif, on ne peut faire que les hypothèses suivantes, renfermées dans le Tableau ci-après, dans lequel D désigne le nombre des diagonales.
{| class="wikitable" style="margin:auto; text-align:center"
|+ Fig. 50.
|-
! <math>n</math>.
! <math>m</math>.
! <math>F</math>.
! <math>S</math>.
! <math>A</math>.
! <math>D</math>.
!
|-
| 3 || 3 || 4 || 4 || 6 || 0 || Tétraèdre.
|-
| 3 || 4 || 8 || 6 || 12 || 3 || Octaèdre.
|-
| 3 || 5 || 20 || 12 || 30 || 36 || Icosaèdre.
|-
| 4 || 3 || 6 || 8 || 12 || 4 || Hexaèdre.
|-
| 5 || 3 || 12 || 20 || 30 || 100 || Dodécaèdre.
|}
{{c|Les polyèdres réguliers.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
lt9iqc0j5v8uj83tl21sfzjk4djshy5
Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/478
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SkoRo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''NANAN'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 461 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''NAUFRAGE'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nanan''' (F.), frandaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nankin''' {{t|(tiss.)|90}}, nankeno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nantir,''' garantie posedigi [doni, liveri]. '''Se - de,''' garantie preni ‖ antaŭzorge preni [proviziĝi je].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Naphtaline,''' naftalino<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Naphte,''' nafto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Napoléon,''' luidoro<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nappe,''' {{t|(de table)|90}} tablotuko ‖ tavolaĵo ‖ akvotavolo, akvaro ‖ {{t|(f.)|90}} fluego, rivero<sup>2</sup>, etendaĵo, stern(a)ĵo, tapiŝo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Napperon,''' tablotuketo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Narcisse,''' narciso.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Narcotique,''' dormiga, narkotika, narkota<sup>Z</sup> ‖ ~aĵo. '''Donner un - à,''' narkoti {{t|(acc.)|90}}<sup>3</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Narguer,''' moke spiti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Narguilé,''' turka<sup>Z</sup> pipo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Narine,''' naztruo, flartruo, flarilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Narquois *,''' moke spitema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Narrateur, trice,''' rakontant(in)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Narratif,''' rakonta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Narration,''' rakonto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Narrer,''' rakonti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Narval,''' narvalo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nasal,''' naza.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nasaliser,''' nazigi (sonon).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Naseau,''' (''besta'') naztruego, flartruego.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nasillard,''' naz(oson)a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nasiellement,''' V. V., ~ado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nasiller,''' nazprononci<sup>Z</sup>, nazelparoli.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nasse,''' kaptilkorbo, naso<sup>Z</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} kaptilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Natal,''' naskiĝa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Natalité,''' naskiĝokvanto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Natation,''' naĝarto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Natatoire''' {{t|(tech.)|90}}, naĝa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Natif,''' (de) naskiĝinta (en) ‖ natura, denaska<sup>16</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nation,''' nacio.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''National,''' {{t|(appartenant à la nation, à l’Etat)|90}} ŝtata ‖ {{t|(distinguant une nation des autres)|90}} nacia. '''Garde -,''' burĝa gvardiano.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nationaliser,''' ŝtatigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nationalité,''' nacieco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nativité''' {{t|(rel.)|90}}, naskiĝo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Natron,''' natro<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Natte,''' mato ‖ harplektaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Natter,''' plekti (harojn).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Naturalisation, V. V.,''' ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Naturaliser,''' {{t|(qn)|90}} regnanigi ‖ {{t|(qc)|90}} (kvazaŭ)naturigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Naturalisme,''' {{t|(phf.)|90}} naturalismo<sup>Z</sup> ‖ {{t|(litt., art)|90}} naturismo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Naturaliste,''' 1 (s.) : natursciencisto, natur(esplor)isto<sup>2</sup> ‖ (besto)mumiigisto ‖ {{t|(phf.)|90}} naturalisto<sup>Z</sup> ; 2 {{t|a.|90}} : {{t|(phf.)|90}} naturalisma<sup>Z</sup> ‖ {{t|(litt., art)|90}} naturisma<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nature,''' {{t|(ensemble des choses, attributs essentiels)|90}} naturo. '''De -, par -,''' nature<sup>2</sup>. '''D’après -,''' laŭnature. '''Sentiment de la -,''' natursento ; naturĝuado ; naturamo. '''(Bifteck) -,''' senlegoma. '''(Payer) en -,''' per naturaĵoj<sup>1</sup>, ne per mono.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Naturel *,''' 1 {{t|(a.)|90}} : natura ‖ ~, kunnaskita<sup>3</sup> ‖ senarta ‖ {{t|(vin)|90}} nefalsita ‖ malafekta, laŭnatura ‖ (mem)komprenebla, memsekva ; 2 {{t|(s.)|90}} : indiĝeno<sup>Z</sup> ‖ (propra) natur(ainklin)o, senarteco ‖ malafekteco. '''Produit -,''' naturaĵo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Naufrage,''' ŝiprompo<sup>2</sup>, ŝip-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres de C. Tillier - III.djvu/329
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Courvey
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/* Corrigée */ titres {{M.|Dufêtre}} À
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><nowiki />
{{t2|DEUX ÉPISODES<br />{{t|D’UNE|50}}<br />TOURNÉE ÉPISCOPALE.}}
{{interligne|2em}}
{{sep4}}
{{interligne|2em}}
{{t3|I}}
{{interligne|2em}}
{{lettrine|A}}UCUNS me disaient, il y a quelque temps : Eh !
Monsieur Claude, vous ne nous parlez que de
{{M.|Dufêtre}} ; on dirait que vous ne savez écrire
que ce nom. Si {{M.|Dufêtre}} n’était évêque, comment
feriez-vous donc pour être pamphlétaire ?
À cela je répondais : « Mon Dieu ! messieurs,
vous reprocherez bientôt aux journaux de l’opposition de ne parler<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Blanc - L’Organisation du travail, 1850.djvu/93
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Nehaoua
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||DU TRAVAIL.|85}}</noinclude>{{c|LIVRE II.|fs=120%}}
{{c|TRAVAIL AGRICOLE.|fs=150%}}
« Que gagneront les campagnes au triomphe du socialisme ?
Que fera pour le cultivateur, quand elle sera sortie
du suffrage universel, la République démocratique
et sociale ? »
Voilà ce que les paysans demandent, voilà ce qu’ils ont
le droit de demander. À cette question il faut une réponse.
« L’industrie, a dit M. Michelet, l’industrie, sœur cadette
de l’agriculture, a fait oublier son aînée<ref> ''Le Peuple'', ch. 1, p. 66.</ref>. » Il
n’est que trop vrai. Qu’on nous cite, depuis la Révolution,
un gouvernement qui se soit occupé de l’agriculture d’une
manière sérieuse et suivie ! Foyers brûlants de la vie politique,
les villes ont tout absorbé. Elles ont couvert du
bruit de leurs agitations les gémissements des cultivateurs,
pris à la gorge par les usuriers. Le percepteur ! Entre le
pouvoir et le paysan, il n’y a guère jamais eu d’autre intermédiaire
que celui-là. Aussi, interrogez ce pauvre
homme qui halète entre les exigences du fisc et la crainte
d’une expropriation, interrogez-le sur la politique, il vous<noinclude>
<references/></noinclude>
ah2vt5r8cfbcd4w883xvkxz46bjguac
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Charlie Main
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Corrections du texte
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<noinclude><pagequality level="1" user="Charlie Main" />{{Rh||CHAPITRE VII. — LA GÉOMÉTRIE DE SITUATION.|119}}</noinclude><nowiki/>
{{sc|Remarque.}} — Nous ne développerons pas davantage, pour le moment, ces études sur la Géométrie de situation ; cependant il y a lieu de rappeler les travaux de {{sc|Poinsot}}, {{sc|Cauchy}} et {{sc|Bertrand}} sur les ''Polyèdres étoilés'' ; ceux de M. {{sc|Catalan}}, sur les ''Polyèdres semi-réguliers'', considérés d’abord par {{sc|Archimède}} ; ceux de {{sc|Bravais}}, sur la ''Cristallographie'' et sur la ''Phyllotaxie'' ; ceux de M. {{sc|Cayley}} sur les ''Arbres géométriques'' et leur emploi dans la théorie des combinaisons chimiques.
Dans deux importants Mémoires, trop ignorés aujourd’hui, {{sc|Listing}} a posé les principes généraux de la Géométrie de situation. Ses ''Vorstudien zur Topologie'' (1847) ont été l’objet d’un rapport sommaire dans le ''Traité d’Electricité et de Magnétisme'' de {{sc|Clerk Maxwell}}, et d’un exposé élémentaire par M. {{sc|Cayley}}, dans le ''Messenger of Mathematics'' (1873). Dans son Mémoire
de 1861, ''Der Census raümlicher Complexe'', {{sc|Listing}} s’occupe de la formation et de la classification des nœuds ; cette idée a été reprise dans plusieurs Mémoires présentés à la Société royale des Sciences d’Edimbourg, par M. {{sc|Tait}}, qui a retrouvé la plupart des résultats de {{sc|Listing}}, à propos de l’idée de {{sc|Thomson}} sur les ''vortexatoms''. La ''Géométrie des nœuds'' est un des chapitres de la Géométrie du tissage ; nous exposerons, dans le second volume de cet Ouvrage, les lois arithmétiques de la Géométrie des tissus à fils rectilignes.
''Exemple I.'' — ''Les hélices paradromes.'' — Considérons un long ruban étroit ou une bande de papier, dont les bords sont garnis d’une petite ligne noire ou d’un ''liséré''. Si l’on réunit ensemble les deux extrémités, sans torsion du ruban, on forme une surface composée de deux faces et de deux lisérés ; on ne peut aller d’un point de l’une des faces à un point de l’autre, en cheminant sur le ruban, sans traverser l’un des lisérés. Si l’on coupe le ruban suivant sa longueur, on en obtient deux autres séparés.
Il n’en est plus ainsi lorsque l’on réunit les deux extrémités du ruban, après avoir effectué <math>n</math> demi-torsions dans un même sens : 1° Lorsque <math>n</math> est un nombre pair, la surface a encore deux faces et deux lisérés formant chacun un circuit fermé ; si l’on coupe le ruban dans sa longueur, il se trouve divisé en deux autres possédant chacun <math>n</math> demi-torsions, comme le ruban primitif ; mais les deux demi-rubans ne peuvent être séparés l’un de l’autre et se trouvent noués <math>{\textstyle \frac{1}{2}}n</math>. 2° Lorsque le nombre <math>n</math> des demi-torsions
est impair, la surface ne présente qu’une seule face et qu’un seul liséré ; si l’on coupe le ruban dans sa longueur, le ruban reste unique avec <math>2n</math> demi-torsions, et, pour <math>n>1</math>, il est ''noué''.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Charlie Main
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<noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" />{{Rh||CHAPITRE VII. — LA GÉOMÉTRIE DE SITUATION.|119}}</noinclude><nowiki/>
{{sc|Remarque.}} — Nous ne développerons pas davantage, pour le moment, ces études sur la Géométrie de situation ; cependant il y a lieu de rappeler les travaux de {{sc|Poinsot}}, {{sc|Cauchy}} et {{sc|Bertrand}} sur les ''Polyèdres étoilés'' ; ceux de M. {{sc|Catalan}}, sur les ''Polyèdres semi-réguliers'', considérés d’abord par {{sc|Archimède}} ; ceux de {{sc|Bravais}}, sur la ''Cristallographie'' et sur la ''Phyllotaxie'' ; ceux de M. {{sc|Cayley}} sur les ''Arbres géométriques'' et leur emploi dans la théorie des combinaisons chimiques.
Dans deux importants Mémoires, trop ignorés aujourd’hui, {{sc|Listing}} a posé les principes généraux de la Géométrie de situation. Ses ''Vorstudien zur Topologie'' (1847) ont été l’objet d’un rapport sommaire dans le ''Traité d’Electricité et de Magnétisme'' de {{sc|Clerk Maxwell}}, et d’un exposé élémentaire par M. {{sc|Cayley}}, dans le ''Messenger of Mathematics'' (1873). Dans son Mémoire
de 1861, ''Der Census raümlicher Complexe'', {{sc|Listing}} s’occupe de la formation et de la classification des nœuds ; cette idée a été reprise dans plusieurs Mémoires présentés à la Société royale des Sciences d’Edimbourg, par M. {{sc|Tait}}, qui a retrouvé la plupart des résultats de {{sc|Listing}}, à propos de l’idée de {{sc|Thomson}} sur les ''vortexatoms''. La ''Géométrie des nœuds'' est un des chapitres de la Géométrie du tissage ; nous exposerons, dans le second volume de cet Ouvrage, les lois arithmétiques de la Géométrie des tissus à fils rectilignes.
''Exemple I.'' — ''Les hélices paradromes.'' — Considérons un long ruban étroit ou une bande de papier, dont les bords sont garnis d’une petite ligne noire ou d’un ''liséré''. Si l’on réunit ensemble les deux extrémités, sans torsion du ruban, on forme une surface composée de deux faces et de deux lisérés ; on ne peut aller d’un point de l’une des faces à un point de l’autre, en cheminant sur le ruban, sans traverser l’un des lisérés. Si l’on coupe le ruban suivant sa longueur, on en obtient deux autres séparés.
Il n’en est plus ainsi lorsque l’on réunit les deux extrémités du ruban, après avoir effectué <math>n</math> demi-torsions dans un même sens : 1° Lorsque <math>n</math> est un nombre pair, la surface a encore deux faces et deux lisérés formant chacun un circuit fermé ; si l’on coupe le ruban dans sa longueur, il se trouve divisé en deux autres possédant chacun <math>n</math> demi-torsions, comme le ruban primitif ; mais les deux demi-rubans ne peuvent être séparés l’un de l’autre et se trouvent noués <math>{\textstyle \frac{1}{2}}n</math>. 2° Lorsque le nombre <math>n</math> des demi-torsions
est impair, la surface ne présente qu’une seule face et qu’un seul liséré ; si l’on coupe le ruban dans sa longueur, le ruban reste unique avec <math>2n</math> demi-torsions, et, pour <math>n>1</math>, il est ''noué''.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Nehaoua
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||DU TRAVAIL.|87}}</noinclude>{{T2|CHAPITRE I.}}
{{Centré|IL N’EST DE SALUT POUR LES CAMPAGNES QUE DANS L’ADOPTION DU SYSTÈME DE LA GRANDE CULTURE.}}
Le domaine que l’homme, par le travail, doit conquérir
et féconder, se divise en trois règnes, dont chacun se
subdivise en trois ordres principaux de richesses :
Le règne animal, qui renferme le bœuf, le mouton et
le cheval ;
Le règne végétal, qui comprend les légumes, les fruits
et le grain ;
Le règne minéral enfin, qui comprend la pierre, la
houille et les métaux.
De quelle manière convient-il que ce domaine soit exploité ?
À quelles conditions fournira-t-il de quoi satisfaire
le plus largement possible à ces quatre besoins de l’homme :
la nourriture, le vêtement, le gîte, le combustible ?
Il est d’abord manifeste que le règne animal est le plus
important de tous.
La chair du bœuf et celle du mouton constituent la
partie la plus substantielle, la plus saine de notre nourriture,
les grains, les légumes et les fruits ne suffisant que
dans les cUmats brûlants, que là où l’excès de la chaleur
interdit le travail. C’est avec la laine, le cuir, la peau, les
graisses, en un mot, les dépouilles du mouton et du bœuf
que, par l’intermédiaire de l’industrie et du commerce,
nous parvenons à nous vêtir, à nous meubler, à nous<noinclude>
<references/></noinclude>
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||DU TRAVAIL.|93}}</noinclude>{{T2|CHAPITRE II.}}
{{Centré|C’EST À l’application DU SYSTÈME DE LA PETITE CULTURE, AU MORCELLEMENT EXCESSIF DU SOL, QUE DOIT ÊTRE ATTRIBUÉ LE DÉPÉRISSEMENT DE L’AGRICULTURE EN FRANCE.}}
On a beaucoup dit et répété que la petite propriété était
nouvelle en France, qu’elle datait de la Révolution. Cola
n’est pas rigoureusement exact. M. Michelet rappelle avec
raison que, dès 1785, Arthur Young s’étonnait, s’effrayait
même de voir ici la terre tellement divisée et qu’en 1697,
Boisguillebert déplorait la nécessité où les petits propriétaires
furent placés, sous Louis XIV, de vendre une partie
des biens acquis aux seizième et dix-septième siècles<ref>''Le Peuple'', 1{{er}} partie, ch. I.</ref>.
M. Michelet aurait pu remonter bien plus haut encore.
Les premières atteintes portées au droit de substitution le
furent sous les Valois, et le grand panégyriste du régime
féodal et monacal, M. Rubichon, ne manque pas de dénoncer
comme désastreuses celles de ces ordonnances qui
donnaient aux créanciers des droits dont l’effet menait au
partage des fiefs<ref>''Du Mécanisme de la société en Finance et en Angleterre'', ch. II, p. 23,</ref>.
La petite propriété n’a donc pas été un simple accident
de la Révolution. Et toutefois, la Révolution fit certainement
plus que consacrer un ancien état de choses, lorsqu’elle
mit la main sur les biens du clergé, lorsqu’après
avoir brisé tant de vastes domaines, elle en vendit à bas<noinclude>
<references/></noinclude>
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Organisation du travail/1850/LIVRE I/1
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/485
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''NOUVEAUTÉ'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 468 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''NUL'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>malnovan oni forbatas<sup>2</sup> ; nova balailo bone balaas<sup>2</sup>. '''De -,''' refoje, denove<sup>2</sup> ‖ re... <sup>2</sup>[ree<sup>2</sup>] {{t|(quand le sens de retour en arrière n’est pas possible)|90}}. '''Quoi de -,''' kio nova, kia novaĵo. '''- venu,''' freŝe [ĵus, nove] veninta, ~into. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nouveauté,''' noveco<sup>2</sup> ‖ ~aĵo.<sup>2</sup> '''Magasin de -s,''' galanteri(vendej)o. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nouvel *,''' nova. '''Jusqu’à - ordre,''' ĝis plua dispono [instrukcio]. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nouvelle,''' sciig(aĵ)o<sup>2</sup>, novaĵo<sup>2</sup> ‖ {{t|(litt.)|90}} novelo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nouvelliste,''' novelisto<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Novateur,''' novigema ‖ ~ulo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Novembre,''' novembro. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Novice,''' {{t|(rel.)|90}} novico ‖ {{t|(f.)|90}} ~, novulo<sup>2</sup>, senspertulo. ‖ {{t|(a. f.)|90}} novica<sup>3</sup>, sensperta. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Noviciat,''' 1 {{t|(rel.)|90}} : noviceco, novictempo ‖ ~ejo ‖ {{t|(f.)|90}} novictempo, lernotempo, spertiĝotempo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Noyade,''' dron(mort)igado. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Noyau,''' kerno ‖ {{t|(f.)|90}} ~<sup>2</sup>, komenca centro. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Noyé''' {{t|(a.)|90}}, {{t|(contour)|90}} malpreciza, malneta ‖ {{t|(yeux)|90}} amsopir(e konfuzrigard)a ‖ {{t|(s.)|90}} dron(mort)into. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Noyer,''' 1 {{t|(s.)|90}} : juglandujo<sup>2</sup>, ~arbo ; 2 {{t|(v.)|90}} : {{t|(qn)|90}} dronigi ‖ {{t|(qc)|90}} subakvigi ‖ {{t|(f. sous, dans)|90}} superverŝi<sup>2</sup>, dronigi (''per''). '''Se -,''' {{t|(accidentellement)|90}} droni ‖ {{t|(volont.)|90}} sin dronigi. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nu,''' {{t|(qn)|90}} senvesta, nuda ‖ {{t|(qc)|90}} nekovrita, nuda<sup>3</sup> ; {{t|(arbre)|90}} senfolia ; {{t|(pays)|90}} senarba ; {{t|(épée)|90}} nud(igit)a<sup>2</sup> ‖ {{t|(f. vérité)|90}} malkaŝa, nuda<sup>2</sup> ; {{t|(style)|90}} senornama. '''Tête -e,''' senĉapele. '''Mettre à -,''' senvestigi, nudigi<sup>3</sup>. ‖ {{t|(f.)|90}} tute malkaŝi, nudigi<sup>3</sup>, senvualigi<sup>1</sup>. '''A l’œil -,''' sen okulvitroj, per simpla okulo, okule<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuage,''' 1 {{t|(p.)|90}} : nubo ; 2 {{t|(f.)|90}} : malklaraĵo ‖ malserenaĵo<sup>Z</sup>, nubo<sup>2</sup>. '''Se couvrir de -s,''' (en)nubiĝi<sup>2</sup>. '''(Etre) dans les -s,''' tute distrita<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuageux,''' nuboplena ‖ {{t|(f.)|90}} malklara. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuance,''' nuanco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuancé''' {{t|(a.)|90}}, nuanca. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuancer,''' nuanci<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nubile''' {{t|(dr.)|90}}, {{t|(fille)|90}} edzokapabla, viriniĝinta, seksmatura<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nudité, V. A.,''' ~eco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nue,''' altnubo. '''-s,''' altnubaro. '''Porter aux -s,''' laŭdegi, gloraltigi ĝis la ĉielo. '''Tomber des -s,''' esti surprizkonsternegita. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuée,''' nubego ‖ {{t|(f.)|90}} multego, pluvego, {{t|(d’insectes)|90}} svarmeg(ado). <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuire (à),''' malutili {{t|(acc., al)|90}}, malservi. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuisible,''' malutila, malserva. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuit,''' nokto ‖ ~, (nokta) mallumo. '''Il fait -,''' estas nokto [mallumo], noktas. '''La - vient, tombe,''' noktiĝas<sup>2</sup>. '''Passer la -,''' pasigi la nokton, nokt(erest)i<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuitamment''' (F.), dank’ al nokto, nokte. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nul,''' 1 {{t|(avant le s.)|90}} : neniu ‖ nenia ; 2 {{t|(après le s.)|90}} : {{t|(qc)|90}}</p><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''NOUVEAUTÉ'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 468 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''NUL'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>malnovan oni forbatas<sup>2</sup> ; nova balailo bone balaas<sup>2</sup>. '''De -,''' refoje, denove<sup>2</sup> ‖ re… <sup>2</sup>[ree<sup>2</sup>] {{t|(quand le sens de retour en arrière n’est pas possible)|90}}. '''Quoi de -,''' kio nova, kia novaĵo. '''- venu,''' freŝe [ĵus, nove] veninta, ~into. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nouveauté,''' noveco<sup>2</sup> ‖ ~aĵo.<sup>2</sup> '''Magasin de -s,''' galanteri(vendej)o. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nouvel *,''' nova. '''Jusqu’à - ordre,''' ĝis plua dispono [instrukcio]. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nouvelle,''' sciig(aĵ)o<sup>2</sup>, novaĵo<sup>2</sup> ‖ {{t|(litt.)|90}} novelo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nouvelliste,''' novelisto<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Novateur,''' novigema ‖ ~ulo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Novembre,''' novembro. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Novice,''' {{t|(rel.)|90}} novico ‖ {{t|(f.)|90}} ~, novulo<sup>2</sup>, senspertulo. ‖ {{t|(a. f.)|90}} novica<sup>3</sup>, sensperta. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Noviciat,''' 1 {{t|(rel.)|90}} : noviceco, novictempo ‖ ~ejo ‖ {{t|(f.)|90}} novictempo, lernotempo, spertiĝotempo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Noyade,''' dron(mort)igado. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Noyau,''' kerno ‖ {{t|(f.)|90}} ~<sup>2</sup>, komenca centro. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Noyé''' {{t|(a.)|90}}, {{t|(contour)|90}} malpreciza, malneta ‖ {{t|(yeux)|90}} amsopir(e konfuzrigard)a ‖ {{t|(s.)|90}} dron(mort)into. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Noyer,''' 1 {{t|(s.)|90}} : juglandujo<sup>2</sup>, ~arbo ; 2 {{t|(v.)|90}} : {{t|(qn)|90}} dronigi ‖ {{t|(qc)|90}} subakvigi ‖ {{t|(f. sous, dans)|90}} superverŝi<sup>2</sup>, dronigi (''per''). '''Se -,''' {{t|(accidentellement)|90}} droni ‖ {{t|(volont.)|90}} sin dronigi. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nu,''' {{t|(qn)|90}} senvesta, nuda ‖ {{t|(qc)|90}} nekovrita, nuda<sup>3</sup> ; {{t|(arbre)|90}} senfolia ; {{t|(pays)|90}} senarba ; {{t|(épée)|90}} nud(igit)a<sup>2</sup> ‖ {{t|(f. vérité)|90}} malkaŝa, nuda<sup>2</sup> ; {{t|(style)|90}} senornama. '''Tête -e,''' senĉapele. '''Mettre à -,''' senvestigi, nudigi<sup>3</sup>. ‖ {{t|(f.)|90}} tute malkaŝi, nudigi<sup>3</sup>, senvualigi<sup>1</sup>. '''A l’œil -,''' sen okulvitroj, per simpla okulo, okule<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuage,''' 1 {{t|(p.)|90}} : nubo ; 2 {{t|(f.)|90}} : malklaraĵo ‖ malserenaĵo<sup>Z</sup>, nubo<sup>2</sup>. '''Se couvrir de -s,''' (en)nubiĝi<sup>2</sup>. '''(Etre) dans les -s,''' tute distrita<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuageux,''' nuboplena ‖ {{t|(f.)|90}} malklara. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuance,''' nuanco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuancé''' {{t|(a.)|90}}, nuanca. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuancer,''' nuanci<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nubile''' {{t|(dr.)|90}}, {{t|(fille)|90}} edzokapabla, viriniĝinta, seksmatura<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nudité, V. A.,''' ~eco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nue,''' altnubo. '''-s,''' altnubaro. '''Porter aux -s,''' laŭdegi, gloraltigi ĝis la ĉielo. '''Tomber des -s,''' esti surprizkonsternegita. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuée,''' nubego ‖ {{t|(f.)|90}} multego, pluvego, {{t|(d’insectes)|90}} svarmeg(ado). <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuire (à),''' malutili {{t|(acc., al)|90}}, malservi. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuisible,''' malutila, malserva. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuit,''' nokto ‖ ~, (nokta) mallumo. '''Il fait -,''' estas nokto [mallumo], noktas. '''La - vient, tombe,''' noktiĝas<sup>2</sup>. '''Passer la -,''' pasigi la nokton, nokt(erest)i<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nuitamment''' (F.), dank’ al nokto, nokte. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Nul,''' 1 {{t|(avant le s.)|90}} : neniu ‖ nenia ; 2 {{t|(après le s.)|90}} : {{t|(qc)|90}}</p><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres de C. Tillier - III.djvu/330
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Courvey
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/* Corrigée */ {{M.|Guizot}}, et à {{M.|Dufêtre}} {{M.|Claude}} {{M.|Paillet}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>que de {{M.|Guizot}}, et à {{M.|Dufêtre}} lui-même de ne prêcher que
sur la religion chrétienne. Mais, que voulez-vous ! comme le
journaliste, comme le prédicateur, comme tous ceux qui parlent
ou qui écrivent, il faut bien que le pamphlétaire prenne ses sujets
là où ils sont. Croyez-vous donc qu’il y ait ici un boutiquier qui
tienne, à prix raisonnable, des sujets de pamphlet à choisir ?
Quand j’ai à ma porte une source abondante, voulez-vous que
j’aille chercher de l’eau à un puits profond qui est à demi-quart
de lieue ? Tout est pour le mieux dans votre ville : le gaz y est
blanc et limpide, les huîtres y arrivent fraîches, la police y porte
l’épée au côté et le petit chapeau sur le chef, le barreau y donne
des bals comme il faut, de toute beauté, les employés d’usine et
les imprimeurs y sont maîtres passés en fait d’agronomie, et les
épiciers y font des discours magnifiques ; le pamphlet mourrait
d’inanition sur cette terre heureuse, s’il n’avait l’évêché et les
églises. Or, permettez donc qu’il vous parle de l’évêché et des
églises. Parce que tous les jours vous mangez du pain blanc, le
pain blanc vous paraît-il donc une nourriture fastidieuse ? »
Maintenant que {{M.|Dufêtre}} se fait modeste, je le laisse jouir du
bénéfice de sa modestie. Or, ces mêmes personnes me disent :
« Mais, {{M.|Claude}}, vous ne nous parlez plus de {{M.|Dufêtre}} ; l’auriez-vous
amnistié, comme vous avez fait autrefois de {{M.|Paillet}},
ou bien êtes-vous entré dans la congrégation des jésuites ? » Je
leur répondrai ce que précédemment je leur répondais : « Le pamphlétaire
ne peut prendre de sujets là où il n’y en a point. Je suis
comme le lièvre qui reste à la même place tant qu’il y a du serpolet
à brouter, et qui émigre aussitôt qu’il n’y en a plus. {{M.|Dufêtre}}
ne fait plus de saints, il ne fabrique plus de miracles, il ne
triomphe plus, que voulez-vous que j’en dise ? L’illustre prélat
est-il un sujet de pamphlet même dans son sommeil ? Croyez-vous
que j’aie pris à tâche d’être son persécuteur ? Pourquoi troublerais je
le silence de sa vie obscure et retirée, et irais-je, du bruit de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Organisation du travail/1850/LIVRE I/2
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Organisation du travail/1850/LIVRE I/3
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Organisation du travail/1850/LIVRE I/4
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Organisation du travail/1850/LIVRE I/5
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Organisation du travail/1850/LIVRE II
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/487
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''OBSCÈNE'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 470 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''OBTURATEUR'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscène''' {{t|(maldelikate)|90}} malĉast(eg)a, malĉaste maldeca. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscénité, V. A.,''' ~eco ‖ ~aĵo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscur,''' malluma<sup>2</sup> , senluma<sup>5</sup> ‖ {{t|(pour l’esprit)|90}} malklara. ‖ {{t|(pas connu)|90}} senfama, senglora, maleminenta<sup>5</sup>, nekonata<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscurantisme,''' kontraŭkultura partio ; kontraŭkulturemo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscurcir,''' mallumigi, senlumigi ‖ {{t|(ciel, vue)|90}} nebuligi<sup>2</sup> ‖ {{t|(front, humeur)|90}} malserenigi<sup>2</sup>, malgajigi, nubigi<sup>2</sup>‖ {{t|(pour l’esprit)|90}} malklarigi. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscurcissement, V. V.,''' ~iĝo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscurément,''' malklare ‖ senfame, senglore, nekonate. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscurité,''' mallumo<sup>2</sup>, senlumo ‖ ~eco ‖ malklareco ‖ ~aĵo ‖ senfameco, sengloreco, nekonateco<sup>16</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obsédant''' {{t|(a.)|90}}, (ideo) prema<sup>2</sup>, trudiĝa<sup>2</sup>, sieĝanta<sup>16</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obséder,''' {{t|(pers.)|90}} tedegi (per postuloj) ‖ {{t|(idée)|90}} premi<sup>2</sup>, trudiĝi<sup>1</sup> al, sieĝi<sup>16</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">~eco ‖ <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obsèques,''' funebra ceremonio. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obséquieux *,''' trorespektema, troĝentila, respektemeĉa. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obséquiosité, V. A.,''' ~eco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Observateur,''' observanto<sup>2</sup> ‖ ~isto<sup>2</sup> ‖ {{t|(a.)|90}} ~ema<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Observation,''' {{t|(d’une règle)|90}} observ(ad)o<sup>2</sup>, obeo, plenumo ‖ {{t|(action de regarder avec attention)|90}} atenta rigardado, observado<sup>2</sup> ‖ {{t|(ch. observée)|90}} observ(aĵ)o ‖ rimark(aĵ)o ‖ admon(aĵ)o, (admona) rimarkigo<sup>2</sup>. '''Esprit d’-,''' observemo<sup>2</sup>. '''(Faire) une - à qn,''' rimarkigon al iu<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Observatoire,''' (astronomia aŭ meteorologia<sup>Z</sup>) observejo<sup>1</sup>, observatorio<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Observer,''' : {{t|(une règle)|90}} observi<sup>2</sup>, obei, plenumi ‖ {{t|(regarder avec attention)|90}} atente rigardi, observi<sup>2</sup>. '''- (un certain) ordre,''' observi ordon<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obsession,''' {{t|(postula)|90}} tedego ‖ {{t|(idée)|90}} prempenso, trudpenso, premega penso<sup>16</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obsidional''' {{t|(tech.)|90}}, sieĝomemorig(a). <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstacle,''' malhelp(aĵ)o, kontraŭaĵo<sup>2</sup>, baro. '''Sans -s,''' glate<sup>2</sup>. '''Faire - à (ch.),''' bari<sup>2</sup> {{t|(acc.)|90}}. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstination,''' obstino<sup>2</sup> ‖ ~eco<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstiné *''' {{t|(a.)|90}}, obstina. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstiner (s’),''' {{t|(à)|90}} obstini (pri, {{t|ou inf.|90}}). <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstruction,''' obstrukco ‖ {{t|(pol.)|90}} ~. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstruer,''' obstrukci. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obtempérer''' {{t|(dr.)|90}}, obei. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obtenir,''' haviĝi<sup>2</sup>, donigi al si, ricevi, atingi, akiri, elpeti<sup>2</sup>, {{t|(un succès)|90}} trafi<sup>2</sup>. '''Impossible à -,''' nehavebla. '''S’-,''' havatiĝi, esti akirita. '''- à force de prières,''' elpetegi<sup>2</sup>. '''- à force de flatteries,''' flatakiri<sup>2</sup>. '''V. Menace.''' <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obtention,''' haviĝo, ricevo, atingo, akiro. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obturateur''' {{t|(tech.)|90}}, V. V., ~ilo. ```<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''OBSCÈNE'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 470 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''OBTURATEUR'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscène''' {{t|(maldelikate)|90}} malĉast(eg)a, malĉaste maldeca. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscénité, V. A.,''' ~eco ‖ ~aĵo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscur,''' malluma<sup>2</sup>, senluma<sup>5</sup> ‖ {{t|(pour l’esprit)|90}} malklara. ‖ {{t|(pas connu)|90}} senfama, senglora, maleminenta<sup>5</sup>, nekonata<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscurantisme,''' kontraŭkultura partio ; kontraŭkulturemo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscurcir,''' mallumigi, senlumigi ‖ {{t|(ciel, vue)|90}} nebuligi<sup>2</sup> ‖ {{t|(front, humeur)|90}} malserenigi<sup>2</sup>, malgajigi, nubigi<sup>2</sup>‖ {{t|(pour l’esprit)|90}} malklarigi. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscurcissement, V. V.,''' ~iĝo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscurément,''' malklare ‖ senfame, senglore, nekonate. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscurité,''' mallumo<sup>2</sup>, senlumo ‖ ~eco ‖ malklareco ‖ ~aĵo ‖ senfameco, sengloreco, nekonateco<sup>16</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obsédant''' {{t|(a.)|90}}, (ideo) prema<sup>2</sup>, trudiĝa<sup>2</sup>, sieĝanta<sup>16</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obséder,''' {{t|(pers.)|90}} tedegi (per postuloj) ‖ {{t|(idée)|90}} premi<sup>2</sup>, trudiĝi<sup>1</sup> al, sieĝi<sup>16</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">~eco ‖ <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obsèques,''' funebra ceremonio. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obséquieux *,''' trorespektema, troĝentila, respektemeĉa. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obséquiosité, V. A.,''' ~eco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Observateur,''' observanto<sup>2</sup> ‖ ~isto<sup>2</sup> ‖ {{t|(a.)|90}} ~ema<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Observation,''' {{t|(d’une règle)|90}} observ(ad)o<sup>2</sup>, obeo, plenumo ‖ {{t|(action de regarder avec attention)|90}} atenta rigardado, observado<sup>2</sup> ‖ {{t|(ch. observée)|90}} observ(aĵ)o ‖ rimark(aĵ)o ‖ admon(aĵ)o, (admona) rimarkigo<sup>2</sup>. '''Esprit d’-,''' observemo<sup>2</sup>. '''(Faire) une - à qn,''' rimarkigon al iu<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Observatoire,''' (astronomia aŭ meteorologia<sup>Z</sup>) observejo<sup>1</sup>, observatorio<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Observer,''' : {{t|(une règle)|90}} observi<sup>2</sup>, obei, plenumi ‖ {{t|(regarder avec attention)|90}} atente rigardi, observi<sup>2</sup>. '''- (un certain) ordre,''' observi ordon<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obsession,''' {{t|(postula)|90}} tedego ‖ {{t|(idée)|90}} prempenso, trudpenso, premega penso<sup>16</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obsidional''' {{t|(tech.)|90}}, sieĝomemorig(a). <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstacle,''' malhelp(aĵ)o, kontraŭaĵo<sup>2</sup>, baro. '''Sans -s,''' glate<sup>2</sup>. '''Faire - à (ch.),''' bari<sup>2</sup> {{t|(acc.)|90}}. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstination,''' obstino<sup>2</sup> ‖ ~eco<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstiné *''' {{t|(a.)|90}}, obstina. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstiner (s’),''' {{t|(à)|90}} obstini (pri, {{t|ou inf.|90}}). <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstruction,''' obstrukco ‖ {{t|(pol.)|90}} ~. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstruer,''' obstrukci. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obtempérer''' {{t|(dr.)|90}}, obei. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obtenir,''' haviĝi<sup>2</sup>, donigi al si, ricevi, atingi, akiri, elpeti<sup>2</sup>, {{t|(un succès)|90}} trafi<sup>2</sup>. '''Impossible à -,''' nehavebla. '''S’-,''' havatiĝi, esti akirita. '''- à force de prières,''' elpetegi<sup>2</sup>. '''- à force de flatteries,''' flatakiri<sup>2</sup>. '''V. Menace.''' <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obtention,''' haviĝo, ricevo, atingo, akiro. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obturateur''' {{t|(tech.)|90}}, V. V., ~ilo. ```<noinclude>
<references/></noinclude>
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SkoRo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''OBSCÈNE'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 470 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''OBTURATEUR'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscène''' (maldelikate) malĉast(eg)a, malĉaste maldeca. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscénité, V. A.,''' ~eco ‖ ~aĵo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscur,''' malluma<sup>2</sup>, senluma<sup>5</sup> ‖ {{t|(pour l’esprit)|90}} malklara. ‖ {{t|(pas connu)|90}} senfama, senglora, maleminenta<sup>5</sup>, nekonata<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscurantisme,''' kontraŭkultura partio ; kontraŭkulturemo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscurcir,''' mallumigi, senlumigi ‖ {{t|(ciel, vue)|90}} nebuligi<sup>2</sup> ‖ {{t|(front, humeur)|90}} malserenigi<sup>2</sup>, malgajigi, nubigi<sup>2</sup>‖ {{t|(pour l’esprit)|90}} malklarigi. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscurcissement, V. V.,''' ~iĝo. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscurément,''' malklare ‖ senfame, senglore, nekonate. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obscurité,''' mallumo<sup>2</sup>, senlumo ‖ ~eco ‖ malklareco ‖ ~aĵo ‖ senfameco, sengloreco, nekonateco<sup>16</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obsédant''' {{t|(a.)|90}}, (ideo) prema<sup>2</sup>, trudiĝa<sup>2</sup>, sieĝanta<sup>16</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obséder,''' {{t|(pers.)|90}} tedegi (per postuloj) ‖ {{t|(idée)|90}} premi<sup>2</sup>, trudiĝi<sup>1</sup> al, sieĝi<sup>16</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">~eco ‖ <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obsèques,''' funebra ceremonio. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obséquieux *,''' trorespektema, troĝentila, respektemeĉa. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obséquiosité, V. A.,''' ~eco. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Observateur,''' observanto<sup>2</sup> ‖ ~isto<sup>2</sup> ‖ {{t|(a.)|90}} ~ema<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Observation,''' {{t|(d’une règle)|90}} observ(ad)o<sup>2</sup>, obeo, plenumo ‖ {{t|(action de regarder avec attention)|90}} atenta rigardado, observado<sup>2</sup> ‖ {{t|(ch. observée)|90}} observ(aĵ)o ‖ rimark(aĵ)o ‖ admon(aĵ)o, (admona) rimarkigo<sup>2</sup>. '''Esprit d’-,''' observemo<sup>2</sup>. '''(Faire) une - à qn,''' rimarkigon al iu<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Observatoire,''' (astronomia aŭ meteorologia<sup>Z</sup>) observejo<sup>1</sup>, observatorio<sup>Z</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Observer,''' : {{t|(une règle)|90}} observi<sup>2</sup>, obei, plenumi ‖ {{t|(regarder avec attention)|90}} atente rigardi, observi<sup>2</sup>. '''- (un certain) ordre,''' observi ordon<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obsession,''' {{t|(postula)|90}} tedego ‖ {{t|(idée)|90}} prempenso, trudpenso, premega penso<sup>16</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obsidional''' {{t|(tech.)|90}}, sieĝomemorig(a). <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstacle,''' malhelp(aĵ)o, kontraŭaĵo<sup>2</sup>, baro. '''Sans -s,''' glate<sup>2</sup>. '''Faire - à (ch.),''' bari<sup>2</sup> {{t|(acc.)|90}}. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstination,''' obstino<sup>2</sup> ‖ ~eco<sup>2</sup>. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstiné *''' {{t|(a.)|90}}, obstina. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstiner (s’),''' {{t|(à)|90}} obstini (pri, {{t|ou inf.|90}}). <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstruction,''' obstrukco ‖ {{t|(pol.)|90}} ~. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obstruer,''' obstrukci. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obtempérer''' {{t|(dr.)|90}}, obei. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obtenir,''' haviĝi<sup>2</sup>, donigi al si, ricevi, atingi, akiri, elpeti<sup>2</sup>, {{t|(un succès)|90}} trafi<sup>2</sup>. '''Impossible à -,''' nehavebla. '''S’-,''' havatiĝi, esti akirita. '''- à force de prières,''' elpetegi<sup>2</sup>. '''- à force de flatteries,''' flatakiri<sup>2</sup>. '''V. Menace.''' <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obtention,''' haviĝo, ricevo, atingo, akiro. <p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Obturateur''' {{t|(tech.)|90}}, V. V., ~ilo. ```<noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ {{M.|Dufêtre}} l’''Écho de la Nièvre'' {{lang|la|''Gloria Patri''}} ou un {{lang|la|''Dominus vobiscum''}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>mes critiques, interrompre ses prières ? Me prenez-vous pour une
hyène qui va déterrant les cadavres ? »
— Mais, insistent ces messieurs, qui sont de forcenés provocateurs
de pamphlet, vous auriez bien pu, si cela vous eût convenu,
donner encore à {{M.|Dufêtre}} quelques coups de votre houssine.
Vous n’ignorez pas qu’après avoir trouvé très convenable que de
belles dames du lieu chantassent une messe à toute voix en l’honneur
de sainte Cécile, quand ladite messe fut étudiée et pour la
dixième fois répétée, il trouva très inconvenant qu’on la chantât.
Dans ce prélat, chez lequel l’''Écho de la Nièvre'' trouve tant de
choses, y a-t-il encore de la girouette ? Lorsqu’il a dit, étant de
sereine humeur, « telle chose est bien, » peut-il dire le lendemain,
si son humeur a tourné à l’orage, qu’elle est mauvaise ? Doit-il
faire soupçonner son infaillibilité épiscopale, et s’exposer à passer
auprès de ses ouailles pour un guide indécis ?
— Assurément non, messieurs ; mais, pour faire un pamphlet,
il faut non seulement un fait, mais un fait qui prête à des développements
utiles. Or, qu’aurais-je pu dire sur le sujet que vous me
proposez ? Je n’aime pas, moi, à épancher mon encre sur des espaces
arides et où rien ne saurait pousser. {{M.|Dufêtre}} a eu certes un
très grand tort d’ôter à de belles dames la satisfaction de donner
une aubade à sainte Cécile, et de priver sainte Cécile du plaisir
d’entendre ces dames. Je conviens même que si j’étais à la place
de la sainte, je tirerais de ce procédé une vengeance exemplaire.
Ainsi, attendu que les chœurs d’église rentreraient dans mes attributions,
j’aurais enroué le serpent de la cathédrale, j’aurais enrhumé
l’orgue, j’aurais donné une extinction de voix aux chantres,
aucun d’eux n’eût pu dire un {{lang|la|''Gloria Patri''}} ou un {{lang|la|''Dominus vobiscum''}},
sans commettre une demi-douzaine de canards. Mais
tout le pamphlet qu’il y avait à faire sur votre messe d’abord
adoptée et plus tard rejetée, vous venez de le faire. Pour moi, j’ai
la voix trop fausse pour raisonner pertinemment sur la musique.
Et, d’ailleurs, pourquoi donc épouserais-je vos rancunes contre<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|UN GESTE DE<br />{{Mlle|STANGERSON}}|XX}}
{{Interligne|2.5em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 309 crop).jpg|64px|V]]}}{{sc|ous}} me reconnaissez, monsieur ? demanda
Rouletabille au gentleman.
— Parfaitement, répondit Arthur
Rance. J’ai reconnu en vous le petit garçon du
buffet. (Visage cramoisi de colère de Rouletabille
à ce titre de petit garçon.) Et je suis descendu
de ma chambre pour venir vous serrer
la main. Vous êtes un joyeux petit garçon.
Main tendue de l’Américain ; Rouletabille
se déride, serre la main en riant, me présente,
présente Mr{{lié}}Arthur-William Rance, l’invite
à partager notre repas.
— Non, merci. Je déjeune avec {{M.|Stangerson}}.
Arthur Rance parle parfaitement notre
langue presque sans accent.
— Je croyais, monsieur, ne plus avoir le plaisir
de vous revoir ; ne deviez-vous pas quitter<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>tique et de ce que son père était baissé, ramassant
un objet qu’elle venait de faire tomber,
« versait hâtivement le contenu d’une fiole
dans le verre de {{M.|Stangerson}} ».
{{Brn|3}}
{{séparateur}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XX
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Lorlam
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/* Corrigée */ {{M.|Dufêtre}} {{lang|la|''de profundis''}} {{Corr|ma|m’a}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>{{M.|Dufêtre}} ? Je commence à comprendre les choses de la vie, et je
ne veux plus me faire d’ennemis. Quand je serai trépassé, ce n’est
pas vous qui viendrez chanter des {{lang|la|''de profundis''}} autour de mon
cercueil, et sainte Cécile ne m’accompagnera pas en pinçant de la
harpe jusqu’au cimetière.
Il y a plus : un remords {{Corr|ma|m’a}} touché, et je veux vous faire l’éloge
de {{M.|Dufêtre}}. Je ne vous dirai point, par exemple, que ce grand
prélat est l’envoyé de Dieu ; je n’irai point, comme un certain
abbé qui parfume sa tonsure, — ce que je ne trouve pas mauvais,
à Dieu ne plaise ! car il n’est pas défendu à un abbé de rivaliser
de bonne odeur avec un pied de basilic, — mais qui ferait bien
aussi, je crois, de parfumer son langage, vous dire que ceux qui
critiquent {{M.|Dufêtre}} sont de la canaille. Il me semble que l’admiration
pour {{M.|Dufêtre}} n’est pas un article de foi, et qu’on peut
être tout aussi chrétien que l’abbé en question, bien qu’on ne
partage point son culte pour le prélat. Je ne vous dirai point, non
plus, comme un monsieur de robe différente, mais de même
acabit, que ceux qui font des pamphlets contre l’illustre évêque
sont des infâmes dont il faudrait purger la ville. Les infâmes dont
toute la ville devrait être purgée, ce sont ces hypocrites qui, sous
un masque séculier, cachent une face de congréganiste. Être l’ami
de {{M.|Dufêtre}}, c’est très bien, et je voudrais, moi, avoir cet honneur ;
mais on n’est pas pour cela l’ennemi nécessaire de toute
raison et de toute justice. Que ce monsieur dise tout le mal possible
de mes pamphlets, c’est son droit, c’est peut-être aussi sa
consigne ; mais, sous prétexte de former le cœur et l’esprit de ses
écoutants, qu’il n’aille point, par cela seul que je fais des pamphlets,
diffamer ma personne qu’il ne connaît point. Un homme
d’esprit réfute un écrivain quand il ne lui convient pas ; mais il
n’y a qu’un sot qui, en désespoir de cause, le calomnie. Ce monsieur
a un lourd aiguillon qu’il enfonce dans l’épiderme des gens
pendant qu’ils dorment. Que ferait-il donc, mon Dieu ! si, comme
le moucheron, il avait un aiguillon et des ailes ? Mais, me direz-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{Interligne|2.5em}}
{{T3|À L’AFFUT|XXI}}
{{Interligne|2.5em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 115 crop).jpg|65px|C]]}}{{sc|e}} geste, qui me bouleversa, ne parut
point émouvoir extrêmement Rouletabille.
Nous nous retrouvâmes dans
sa chambre, et, ne me parlant même point de
la scène que nous venions de surprendre, il
me donna ses dernières instructions pour la
nuit. Nous allions d’abord dîner. Après dîner,
je devais entrer dans le cabinet noir et, là,
j’attendrais tout le temps qu’il faudrait « pour
voir quelque chose ».
— Si vous « voyez » avant moi, m’expliqua
mon ami, il faudra m’avertir. Vous verrez
avant moi si l’homme arrive dans la galerie
droite par tout autre chemin que la galerie
tournante, puisque vous découvrez toute la
galerie droite et que moi je ne puis voir que la
galerie tournante. Pour m’avertir, vous n’aurez
qu’à dénouer l’embrasse du rideau de la
fenêtre de la galerie droite qui se trouve la<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>pour le tout je sortis du cabinet, et, toujours
sur mes chaussettes, mesurant mes pas et
écoutant le silence, je m’en fus vers la galerie
tournante.
Personne dans la galerie tournante. J’allai
à la porte de la chambre de Rouletabille.
J’écoutai. Rien. Je frappai bien doucement.
Rien. Je tournai le bouton, la porte s’ouvrit.
J’étais dans la chambre. Rouletabille était
étendu, tout de son long, sur le parquet.
{{Brn|3}}
{{séparateur}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dionne - Chouart et Radisson, 1910.djvu/43
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki />
{{image|Dionne - Chouart et Radisson, 1910 (page 43 crop).jpg|450px|center|m=2em}}
{{t2|CHAPITRE {{rom-maj|III}}}}
{{—|2|m=2em}}
{{AN|La bourgade d’Onnontagué. — Les Jésuites vont y fixer une résidence. — Radisson les y {{corr|acompagne|accompagne}}. — Les sauvages complotent la destruction des missionnaires et de leurs compagnons. — Ceux-ci se sauvent nuitamment. — Rôle joué par Radisson en cette circonstance critique.|fs=90%}}
{{il}}
{{Lettrine/I|L|3em|4=12px|ff=serif}} {{style|sc ; mg:-10px|a}}bourgade d’Onnontagué, sise au pays
des Iroquois supérieurs, semblait donner
aux missionnaires les plus belles espérances
de conversion. Depuis longtemps la peuplade
qui l’habitait s’était adressée aux Jésuites pour
envoyer chez elle des religieux qui instruiraient
ses habitants dans la foi. Ceux-ci se décidèrent,
en 1655, de leur donner les Pères
Joseph Chaumonot et Claude d’Ablon, deux
hommes d’élite.
L’année suivante, trois autres Jésuites et trois<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XXI
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{{T3|LE CADAVRE<br />INCROYABLE|XXII}}
{{Interligne|2.5em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 195 crop).jpg|60px|J]]}}{{sc|e}} me penchai, avec une anxiété inexprimable,
sur le corps du reporter, et
j’eus la joie de constater qu’il dormait !
Il dormait de ce sommeil profond et
maladif dont j’avais vu s’endormir Frédéric
Larsan. Lui aussi était victime du narcotique
que l’on avait versé dans nos aliments.
Comment, moi-même, n’avais-je point
subi le même sort ! Je réfléchis alors que
le narcotique avait dû être versé dans notre
vin ou dans notre eau, car ainsi tout s’expliquait :
« je ne bois pas en mangeant ».
Doué par la nature d’une rotondité prématurée,
je suis au régime sec, comme on dit.
Je secouai avec force Rouletabille, mais je ne
parvenais point à lui faire ouvrir les yeux.
Ce sommeil devait être, à n’en point douter,
le fait de {{Mlle|Stangerson}}.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dionne - Chouart et Radisson, 1910.djvu/44
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{nec|[ 38 ]}}|}}</noinclude>
Frères se rendaient dans la nouvelle mission
où il y avait ample moisson à récolter. Les
missionnaires n’avaient pas été déçus dans leur
espoir. Il devenait de plus en plus évident que
les Onnontagués ouvriraient leurs cœurs à
l’Évangile. La ''Relation'' de 1657 est très explicite
sur ce point :
« Deux pères de notre compagnie, y lisons-nous,
qui ne quittent point la Mission d’Onnontaghé
où la ferveur du Christianisme est plus
grande, reconnaissent dans les Onnontagheronnons
une douceur de conversation et une
civilité qui n’a presque rien de barbare. Les
enfants y sont dociles, les femmes portées à la
dévotion la plus tendre, les anciens affables et
respectueux, les guerriers moins superbes qu’ils
ne le paraissent. Et en général la complaisance
que le peuple tesmoigne pour nostre doctrine
et nos pratiques ne nous fait pas espérer.
de petits progrez de notre saincte Foy<ref>''Relation'' de 1657, {{pg|38}}.</ref>.»
…« On remarque dans les Onnontagheronnons
plus de ferveur que dans tous les autres,
et plus d’inclination pour le Christianisme, auquel
ils se maintiennent avec autant de constance
qu’ils ont eu de zèle en s’y attachant, les<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>shabillait le corps du garde !… Il lui mit la
poitrine à nu. Elle était sanglante.
Et, soudain, prenant, des mains du père
Jacques, la lanterne, il en projeta les rayons,
de tout près, sur la blessure béante. Alors, il
se releva et dit sur un ton extraordinaire, sur
un ton d’une ironie sauvage :
— « Cet homme que vous croyez avoir tué
à coups de revolver et de chevrotines est mort
d’un coup de couteau au cœur ! »
Je crus, une fois de plus, que Rouletabille
était devenu fou et je me penchai à mon tour
sur le cadavre. Alors je pus constater qu’en
effet le corps du garde ne portait aucune blessure
provenant d’un projectile, et que, seule,
la région cardiaque avait été entaillée par une
lame aiguë.
{{Brn|3}}
{{séparateur}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XXII
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{Interligne|2.5em}}
{{T3|LA DOUBLE PISTE|XXIII}}
{{Interligne|2.5em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 195 crop).jpg|60px|J]]}}{{sc|e}} n’étais pas encore revenu de la stupeur
que me causait une pareille
découverte quand mon jeune ami me
frappa sur l’épaule et me dit :
— Suivez-moi !
— Où, lui demandai-je ?
— Dans ma chambre.
— Qu’allons-nous y faire ?
— Réfléchir.
J’avouai, quant à moi, que j’étais dans l’impossibilité
totale, non seulement de réfléchir,
mais encore de penser ; et, dans cette nuit tragique,
après des événements dont l’horreur
n’était égalée que par leur incohérence, je
m’expliquais difficilement comment, entre le
cadavre du garde et {{Mlle|Stangerson}} peut-être à
l’agonie, Joseph Rouletabille pouvait avoir la
prétention de « réfléchir ». C’est ce qu’il fit
cependant, avec le sang-froid des grands capi-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dionne - Chouart et Radisson, 1910.djvu/45
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{nec|[ 39 ]}}|}}</noinclude>menaces et la crainte de la mort ne les en pouvant
séparer<ref>''Ibidem'', {{pg|41}}.</ref>. »
En 1657, les Pères Paul Ragueneau et François
du Péron coururent porter secours à leurs
confrères de la nouvelle mission iroquoise. Ils
emmenèrent avec eux plusieurs Français, entre
autres Radisson ; il avait offert ses services
comme volontaire dans la petit troupe armée
qui avait reçu l’ordre de défendre les missionnaires
et leurs gens.
Dès l’année{{lié}}1656, le sieur Dupuis<ref>Zacharie Dupuis, né en 1638, remplaça en 1658, Lambert Closse en qualité de major de Montréal. Devint gouverneur de cette ville en 1662, {{M.|{{lié|de Maisonneuve}}}} s’étant absenté pour aller en France. — Dupuis mourut à Montréal le{{lié}}{{1er}}{{lié}}juillet{{lié}}1676.</ref> s’était
rendu à Onnontagué avec cinquante hommes
d’armes. Il y avait érigé un fort à cinq lieues
de la bourgade iroquoise dans un endroit
charmant, sur la rive d’un lac que les sauvages
appelaient Gannentaha<ref name=p45>« Le lieu choisi était sur les bords du lac de ce nom, qui a deux lieues de long et une demi-lieue de large. Particularité remarquable : du côté du sud, on y trouvait des sources d’eau salée. L’eau qu’on en faisait bouillir, donnait par l’évaporation un sel de</ref>. Ce fort devait<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/350
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>sais pas ce que le fantôme noir est devenu…
« Mais ses yeux se détournèrent de moi.
« Nous le quittâmes.
« Quand nous fûmes dehors :
« — Complice ? interrogeai-je, « sur un singulier
ton », en regardant Larsan bien en face
pour surprendre le fond de sa pensée.
« Larsan leva les bras au ciel.
« — Est-ce qu’on sait ?… Est-ce qu’on sait,
dans une affaire pareille ?… Il y a vingt-quatre
heures, j’aurais juré qu’il n’y avait pas de complice !…
« Et il me laissa en m’annonçant qu’il quittait
le château sur-le-champ pour se rendre à
Épinay. »
Rouletabille avait fini son récit. Je lui
demandai :
— Eh bien ? Que conclure de tout cela ?…
Quant à moi, je ne vois pas !… Je ne saisis
pas !… Enfin ! « Que savez-vous ? »
— « Tout ! » s’exclama-t-il… « Tout ! »
Et je ne lui avais jamais vu figure plus
rayonnante. Il s’était levé et me serrait la main
avec force…
— Alors, expliquez-moi, priai-je…
— Allons demander des nouvelles de
{{Mlle|Stangerson}}, me répondit-il brusquement.
<includeonly>{{Brn|3}}
{{séparateur}}</includeonly><noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XXIII
0
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2026-09-23T22:56:24Z
Lorlam
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text/x-wiki
<pages index="Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu" from="343" to="350" header=1 />
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Page:Dionne - Chouart et Radisson, 1910.djvu/46
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{nec|[ 40 ]}}|}}</noinclude>également servir à protéger les Onnontagués,
qui se plaignaient des Agniers, leur reprochant
des mauvais traitements, « lorsqu’ils passaient
par leurs bourgades pour aller traiter avec les
Hollandais »<ref>''Relation'' de 1658, {{pg|2}}.</ref>.
Malgré les bonnes dispositions apparentes
des Onnontagués<ref>Ce mot vient d’''Onnonta'', qui veut dire montagne. — ''Rel''.
de 1658, {{pg|8}}.</ref> ou Nation de la Montagne,
il ne fallait pas perdre de vue l’inconstance
particulière aux sauvages en général, non plus
que la haine naturelle des Iroquois contre les
Français. Les Agniers étaient plus féroces que
les Onnontagués, mais ceux-ci se laissaient souvent
entraîner à des actions barbares par leur
instinct pervers. Ce que le Père Vimont disait
des Iroquois s’appliquait aux gens de la Montagne
aussi bien qu’aux Agniers, aux Onneïouts
et autres tribus des Cinq-Cantons :
« J’aimerais autant », disait ce Jésuite, « être
assiégé par des lutins que par les Iroquois. Les
uns ne sont guère plus visibles que les autres.
Quand ils sont éloignés, on les croit à nos
<ref follow=p45>bonne qualité. » — ''Relation'' de 1657, {{pg|13}}. La petite
ville de Salina est bâtie à cet endroit.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{nec|[ 41 ]}}|}}</noinclude>portes, et lorsqu’ils se jettent sur leur proie, on
s’imagine qu’ils sont dans leur pays. »
Ce n’était donc pas sans hésitation que les
Jésuites avaient résolu de se fixer au milieu des
Onnontagués. Le départ des Pères Ragueneau
et du Péron se fit de Montréal, le 29{{lié}}juillet.
« Nous étions 20 Français, écrit Radisson, plus
80 Iroquois, une centaine de Hurons, hommes
et femmes. » Le parti remonta le fleuve Saint-Laurent
à petites journées jusqu’au lac Ontario,
d’où il s’enfonça dans les terres en suivant
les méandres des rivières qui conduisaient au
pays des Iroquois. Radisson fait un long narré
de cette expédition, qui n’offre rien de remarquable.
Quelque temps après l’arrivée des Français,
les Iroquois tinrent un conciliabule secret, dans
le but de tirer vengeance du gouverneur d’Aillebout,
qui avait fait mettre aux fers une douzaine
des leurs, à la suite du meurtre de trois
Français, près de Montréal. Irrités de cette
détention de leurs compatriotes, les Agniers et
les Onneïouts avaient de concert résolu de
s’emparer de la garnison de Gannentaha. Le
Père Ragueneau, qui avait beaucoup de perspicacité,
eut bientôt saisi leur secret, et il avertit
son monde d’avoir à se tenir prêt pour un dé-<noinclude>
<references/></noinclude>
chkrxgg9srwl3lv5nn9o2tlk540rxeu
Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/351
104
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{Interligne|2.5em}}
{{T3|ROULETABILLE CONNAIT LES<br>DEUX MOITIÉS DE L’ASSASSIN|XXIV}}
{{Interligne|2.5em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 259 crop).jpg|62px|M]]}}{{sc|ademoiselle}} Stangerson avait failli
être assassinée pour la seconde fois.
Le malheur fut qu’elle s’en porta
beaucoup plus mal la seconde que la première.
Les trois coups de couteau que l’homme
lui avait portés dans la poitrine, en cette nouvelle
nuit tragique, la mirent longtemps entre
la vie et la mort, et quand, enfin, la vie
fut plus forte et qu’on pût espérer que la
malheureuse femme, cette fois encore, échapperait
à son sanglant destin, on s’aperçut que,
si elle reprenait chaque jour l’usage de ses
sens, elle ne recouvrait point celui de sa raison.
La moindre allusion à l’horrible tragédie la
faisait délirer, et il n’est point non plus, je
crois bien, exagéré de dire que l’arrestation de
{{M.|Robert Darzac}}, qui eut lieu au château du
Glandier, le lendemain de la découverte du<noinclude>
<references/></noinclude>
fulv9asvdxe2zkicyiu8tyxvrskqu87
Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/366
104
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2026-09-23T23:00:39Z
Lorlam
85998
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/>
— Écoutez ce que je vais vous dire, fit-il à
voix basse… et que cela vous donne confiance !
Vous, vous ne savez que le nom de l’assassin ;
{{Mlle|Stangerson}}, elle, « connaît seulement la
moitié de l’assassin ; mais moi, je connais ses
deux moitiés ; je connais l’assassin tout entier,
moi !… »
Robert Darzac ouvrit des yeux qui attestaient
qu’il ne comprenait pas un mot de ce que
venait de lui dire Rouletabille. La voiture, sur
ces entrefaites, arriva, conduite par Frédéric
Larsan. On y fit monter Darzac et le gendarme.
Larsan resta sur le siège. On emmenait le prisonnier
à Corbeil.
{{Brn|3}}
{{séparateur}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{nec|[ 42 ]}}|}}</noinclude>part prochain. Mais il importait de ne pas se
faire découvrir ; et comment parvenir à ce résultat,
avec l’active surveillance exercée par les
sauvages ? Ce fut par une permission spéciale
de la Providence que le plan d’évasion n’a pas
avorté.
La Mère de l’Incarnation apporte de minutieux
détails sur la manière dont on s’y prit
pour s’échapper sans donner l’alarme dans le
camp sauvage. Radisson en a laissé également
le récit circonstancié.
{{il|1.5}}
« Les pères, écrit la vénérable fondatrice des
Ursulines, prirent la résolution de faire de
petits bateaux semblables à ceux de notre
Loire. L’on y travaillait sans cesse dans le
grenier… Il est à remarquer que, depuis le
matin jusqu’au soir, la maison des Pères était
continuellement pleine de monde, à cause de
la grande affluence de nations iroquoises.
C’était là que se tenait le conseil des anciens,
et, le jour désigné pour partir, il s’y devait faire
une assemblée générale extraordinaire des sauvages.
Afin de les surprendre, on s’avisa de
leur faire un festin. À cet effet un jeune Français,
qui avait été adopté par un fameux Iroquois
et qui avait appris leur langue, dit à son<noinclude>
<references/></noinclude>
doimf5zpzfvjeyqghc4j3w5qvdriu2a
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2026-09-23T23:07:49Z
Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{nec|[ 42 ]}}|}}</noinclude>part prochain. Mais il importait de ne pas se
faire découvrir ; et comment parvenir à ce résultat,
avec l’active surveillance exercée par les
sauvages ? Ce fut par une permission spéciale
de la Providence que le plan d’évasion n’a pas
avorté.
La Mère de l’Incarnation apporte de minutieux
détails sur la manière dont on s’y prit
pour s’échapper sans donner l’alarme dans le
camp sauvage. Radisson en a laissé également
le récit circonstancié.
{{il|1}}
« Les pères, écrit la vénérable fondatrice des
Ursulines, prirent la résolution de faire de
petits bateaux semblables à ceux de notre
Loire. L’on y travaillait sans cesse dans le
grenier… Il est à remarquer que, depuis le
matin jusqu’au soir, la maison des Pères était
continuellement pleine de monde, à cause de
la grande affluence de nations iroquoises.
C’était là que se tenait le conseil des anciens,
et, le jour désigné pour partir, il s’y devait faire
une assemblée générale extraordinaire des sauvages.
Afin de les surprendre, on s’avisa de
leur faire un festin. À cet effet un jeune Français,
qui avait été adopté par un fameux Iroquois
et qui avait appris leur langue, dit à son<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XXIV
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Lorlam
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Page créée avec « <pages index="Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu" from="351" to="366" header=1 /> »
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wikitext
text/x-wiki
<pages index="Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu" from="351" to="366" header=1 />
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{nec|[ 43 ]}}|}}</noinclude>père qu’il avait songé qu’il fallait qu’il fît un
festin à tout manger, et que, s’il en restait un
seul morceau, infailliblement il mourrait. — Ah !
répondit cet homme, tu es mon fils, je ne veux
pas que tu meures : fais-nous ce festin, nous
mangerons tout…
« Tout étant prêt, ils commencèrent à manger
pendant la nuit. Ils se remplirent de telle
sorte qu’ils n’en pouvaient plus ; ils disaient au
jeune homme qui faisait le festin : Aie pitié de
nous, envoie-nous reposer. — L’autre répondait :
Je mourrai donc ? À ce mot mourir, ils
se crevaient de manger afin de l’obliger. Il
faisait en même temps jouer les flûtes, trompettes
et tambours, afin de les faire danser et
charmer l’ennui d’un si long repas.
« Cependant les Français se préparaient à
sortir. Ils faisaient descendre les bateaux et
embarquer tout ce que l’on avait dessein d’emporter ;
et tout cela se fit si secrètement, qu’aucun
sauvage ne s’en aperçut. Tout étant disposé,
l’on dit au jeune Français qu’il fallait
adroitement terminer le festin. Alors il dit à
son père : C’en est fait, j’ai pitié de vous, cessez
de manger, je ne mourrai pas ; je m’en vais
faire jouer d’un doux instrument pour vous
faire dormir ; mais ne vous levez que demain<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/367
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Lorlam
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{{Interligne|2.5em}}
{{T3|ROULETABILLE<br>PART EN VOYAGE|XXV}}
{{Interligne|2.5em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 59 crop).jpg|62px|L]]}}{{sc|e}} soir même nous quittions le Glandier,
Rouletabille et moi. Nous en
étions fort heureux : cet endroit n’avait
rien qui pût encore nous retenir. Je déclarai
que je renonçais à percer tant de mystères, et
Rouletabille, en me donnant une tape amicale
sur l’épaule, me confia qu’il n’avait plus rien à
apprendre au Glandier, parce que le Glandier
lui avait tout appris. Nous arrivâmes à Paris
vers huit heures. Nous dinâmes rapidement,
puis, fatigués, nous nous séparâmes en nous
donnant rendez-vous le lendemain matin chez
moi.
À l’heure dite, Rouletabille entrait dans ma
chambre. Il était vêtu d’un complet à carreaux,
en drap anglais, avait un ulster sur le bras,
une casquette sur la tête et un sac à la main.
Il m’apprit qu’il partait en voyage.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/368
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Lorlam
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text/x-wiki
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— Combien de temps serez-vous parti ? lui
demandai-je.
— Un mois ou deux, fit-il, cela dépend…
Je n’osai l’interroger…
— Savez-vous, me dit-il, quel est le mot
que {{Mlle|Stangerson}} a prononcé hier avant
de s’évanouir… en regardant {{M.|Robert Darzac}} ?
— Non, personne ne l’a entendu…
— Si ! répliqua Rouletabille, moi ! Elle lui
disait « Parle ! »
― Et {{M.|Darzac}} parlera ?
— Jamais !
J’aurais voulu prolonger l’entretien, mais il
me serra fortement la main et me souhaita une
bonne santé, je n’eus que le temps de lui demander :
— Vous ne craignez point que, pendant
votre absence, il se commette de nouveaux.
attentats ?…
— Je ne crains plus rien de ce genre, dit-il,
depuis que {{M.|Darzac}} est en prison.
Sur cette parole bizarre, il me quitta. Je ne
devais plus le revoir qu’en cour d’assises, au
moment du procès Darzac, lorsqu’il vint à là
barre « expliquer l’inexplicable. »
{{Brn|3}}
{{séparateur}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XXV
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Lorlam
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{nec|[ 44 ]}}|}}</noinclude>bien tard ; dormez jusqu’à ce qu’on vous vienne
éveiller pour faire les prières.
« À ces paroles on joua de la guitare, et aussitôt
les voilà endormis du plus profond sommeil.
Alors les Français qui étaient présents
se séparèrent et vinrent s’embarquer avec les
autres qui les attendaient.<ref>Lettre {{rom|xxxv}} de la Mère de l’Incarnation à son fils.</ref> »
{{il|1}}
Qui n’a pas connu dans ce jeune Français,
Pierre-Esprit Radisson, et dans le gargantua
sauvage, le père adoptif du prisonnier trifluvien ?
C’est grâce à lui, sans aucun doute, que
la petite colonie française put s’échapper, en
déjouant la surveillance des chefs Iroquois.
Le départ eut lieu durant la nuit du 20{{lié}}mars{{lié}}1658<ref>''Relation'' de 1658, , {{pg|4}}.</ref>, et deux jours après, les déserteurs atteignaient
le lac Ontario, et allaient camper sur
l’une des nombreuses îles éparpillées à son entrée
comme autant de bosquets enchanteurs.
S’y étant reposés de leurs fatigues, nos Français
descendirent le fleuve, en toute sécurité du
côté des sauvages, mais au milieu des plus
grands dangers de navigation.
Le trois avril<ref>''Ibidem'', {{pg|8}}.</ref> l’on arrivait à Montréal où il
1.
2.
3.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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{{Interligne|2.5em}}
{{T3|JOSEPH ROULETABILLE<br />EST IMPATIEMMENT ATTENDU|XXVI}}
{{Interligne|2.5em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 59 crop).jpg|62px|L]]}}{{sc|e}} 15 janvier suivant, c’est-à-dire deux
mois et demi après les tragiques événements
que je viens de rapporter
''l’Époque'' publiait, en première colonne, première
page, le sensationnel article suivant :
« Le jury de Seine-et-Oise est appelé aujourd’hui,
à juger l’une des plus mystérieuses
affaires qui soient dans les annales judiciaires.
Jamais procès n’aura présenté tant de points
obscurs, incompréhensibles, inexplicables. Et
cependant l’accusation n’a point hésité à faire
asseoir sur le banc des assises un homme respecté,
estimé, aimé de tous ceux qui le connaissent,
un jeune savant, espoir de la science
française, dont toute l’existence fut de travail
et de probité. Quand Paris apprit l’arrestation
de {{M.|Robert Darzac}}, un cri unanime de pro-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
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Cette explication si simple parut d’autant
plus plausible que, déjà, beaucoup de ceux qui
s’intéressaient aux mystères du Glandier
l’avaient trouvée. Un murmure d’approbation
se fit entendre.
— Et l’assassin, qu’est-il devenu, dans tout
cela ? demanda le président.
— Il s’est évidemment caché, monsieur le
président, dans un coin obscur de ce bout de
cour et, après le départ des gens du château
qui emportaient le corps, il a pu tranquillement
s’enfuir.
À ce moment, du fond du « public debout »,
une voix juvénile s’éleva. Au milieu de la stupeur
de tous, elle disait :
— Je suis de l’avis de Frédéric Larsan pour
le coup de couteau au cœur. Mais je ne suis
plus de son avis « sur la manière dont l’assassin
s’est enfui du bout de cour ! »
Tout le monde se retourna ; les huissiers se
précipitèrent, ordonnant le silence. Le président
demanda avec irritation qui avait élevé la
voix et ordonna l’expulsion immédiate de l’intrus ;
mais on réentendit la même voix claire
qui criait :
— C’est moi, monsieur le président, c’est
moi, Joseph Rouletabille !
<includeonly>{{Brn|3}}
{{séparateur}}</includeonly><noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{nec|[ 45 ]}}|}}</noinclude>fallut attendre que le fleuve fût un peu débarrassé
de ses glaces pour passer outre. Le
plus grand nombre s’arrêta aux Trois-Rivières,
entre autres Radisson. Les Jésuites ne
purent revoir Québec que le 23 d’avril<ref>« La mission d’Onnontagué fut rompue. Tous nos PP. FF. et Français qui y étaient arrivèrent à Québec sur les 5 heures du soir. » — ''Journal des Jésuites'', 1658, 23{{lié}}avril. ''Relation'' de 1658, {{ppg|4}} et 8.</ref>.
« Il était bien temps d’arriver », écrit le Père
Ragueneau, « car nous apprismes à Montréal,
que deux cents Agnierronnons venus en
guerre, estoient proche de là… Nous avons
appris de divers endroits… que le dessein des
Onnontagheronnons avoit esté de massacrer
tous nos François, dès lors qu’ils arrivèrent
dans leur païs l’année{{lié}}1656, mais que l’exécution
en avoit été différée jusques à l’année
suivante… en sorte que tout le bon accueil
que l’on avoit fait à nos Pères et à nos François
depuis leur arrivée à Onnontaghé, n’avoit
esté qu’une suite de ce dessein perfide, et une
fourbe des anciens et des capitaines iroquois<ref>''Relation'' de 1658, {{ppg|4}} et 5.</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Komura Jutarō
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TE(æ)A,ea.
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{{auteur
|nom=Komura Jutarō
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== Œuvres ==
*L'exposé du baron Komura sur la politique extérieure du Japon. Budget: Situation économique du Japon en 1908. Archives Diplomatiques. Bd. 109, I, 1909. S. 352—359. [https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=iau.31858033593223 HT]
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[[Catégorie:Auteurs japonais sans texte sur WS]]
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XXVI
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Lorlam
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Courvey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>vous, de quoi louerez-vous donc {{M.|Dufêtre}} ? Oh ! messieurs, je
louerai {{M.|Dufêtre}}, d’abord d’une qualité que ses biographes ne
nous ont point encore révélée, — de son amour pour le saumon !
— amour qui fait, comme dirait {{M.|Dupin}} dans sa sollicitude à
ménager tout le monde, le plus grand honneur au poisson et à
l’évêque ; ensuite, je le louerai de la libéralité avec laquelle il distribue,
sur sa route, les indulgences qu’il tient du pape, et de son
zèle adroit à propager les images saintes dans le département.
Vous direz que je suis vendu à {{M.|Dufêtre}}, ou vous ne le direz pas ;
tels seront les deux points de mon pamphlet.
{{M.|Dufêtre}} était en tournée. Il était attendu pour bénir et pour
déjeûner, — deux choses qu’il fait volontiers, — dans une paroisse
dont je ne me rappelle plus le nom. Comme on sait qu’il aime à
triompher, on lui avait préparé un petit triomphe proportionné
aux faibles ressources du pays ; l’on m’a dit même qu’à cette occasion
le maire s’était fait faire une {{Corr|redingotte|redingote}} neuve. Mais, soit que
le diable eût fait galoper l’aiguille de sa montre, soit que ses chevaux,
saturés d’avoine au dernier presbytère, eussent couru avec
une vitesse inaccoutumée, il arriva une heure plus tôt qu’il n’était
attendu. Personne, donc, n’était à son poste. Les sonneurs, seuls
orateurs qu’on ait au village, buvaient au cabaret pour se mettre
en verve ; les femmes étaient devant leur miroir, ajustant leur
cornette ; monsieur l’adjoint passait sa chemise blanche, et le curé
lui-même, dans sa vieille soutane, était au pied de ses fourneaux
qui stimulait le zèle de sa cuisinière, lui rappelant les éloges que
lui avait décernés {{M.|Naudot}}. {{M.|Dufêtre}} fut obligé de triompher
tout seul. La principale et unique rue du village n’était pas même
balayée, et il ne rencontra pour tous diocésains que des molosses
insolents qui aboyèrent comme des forcenés autour de sa calèche,
éc qui le mit d’une humeur extrêmement acide, bien que {{M.|Delacroix}}
lui représentât que ces animaux, pleins d’enthousiasme,
criaient dans leur idiome : « Vive Sa Grandeur Monseigneur Dufêtre,
l’envoyé de Dieu ! etc., etc. » Pareil affront n’était pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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Chouart et Radisson/03
0
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Denis Gagne52
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Lorlam
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{{T3|JOSEPH ROULETABILLE<br>APPARAÎT DANS<br>TOUTE SA GLOIRE|XXVII}}
{{Interligne|2.5em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 227 crop).jpg|62px|I]]}}{{sc|l}} y eut un remous terrible. On entendit
des cris de femmes qui se trouvaient
mal. On n’eût plus aucun égard pour
« la majesté de la justice ». Ce fut une bousculade
insensée. Tout le monde voulait voir
Joseph Rouletabille. Le président cria qu’il
allait faire évacuer la salle, mais personne ne
l’entendit. Pendant ce temps, Rouletabille
sautait par-dessus la balustrade qui le séparait
du public assis, se faisait un chemin à
grands coups de coude, arrivait auprès de
son directeur qui l’embrassait avec effusion,
lui prit « sa » lettre d’entre les mains, la glissa
dans sa poche, pénétra dans la partie réservée
du prétoire et parvint ainsi jusqu’à la barre
des témoins, bousculé, bousculant, le visage
souriant, heureux, boule écarlate qu’illuminait
encore l’éclair intelligent de ses deux<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/439
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>per au père Jacques une vieille paire de godillots
et un béret hors d’usage, que le vieux serviteur
de {{M.|Stangerson}} avait noués dans un
mouchoir pour les porter sans doute à un de
ses amis, charbonnier sur la route d’Épinay !
Quand le crime fut découvert, le père Jacques
reconnaissant les objets à part lui, n’eut garde
de les reconnaître immédiatement ! Ils étaient
trop compromettants, et c’est ce qui vous
explique son trouble, à cette époque, quand
nous lui en parlions. Tout cela est simple
comme bonjour et j’ai acculé Larsan à me
l’avouer. Il l’a du reste fait avec plaisir, car,
si c’est un bandit — ce qui ne fait plus, j’ose
l’espérer, de doute pour personne — c’est aussi
un artiste !… C’est sa manière de faire, à cet
homme, sa manière à lui… Il a agi de même
lors de l’affaire du « Crédit universel » et des
« Lingots de la Monnaie ! » Des affaires qu’il
faudra {{corr|reviser|réviser}}, m’sieur le président, car il y a
quelques innocents dans les prisons depuis
que Ballmeyer-Larsan appartient à la Sûreté !
{{Brn|3}}
{{séparateur}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XXVII
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Lorlam
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text/x-wiki
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Page:Dionne - Chouart et Radisson, 1910.djvu/53
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Denis Gagne52
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Création d’une Image via le gadget CropTool : Dionne - Chouart et Radisson, 1910 (page 53 crop).jpg
16060194
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki />
{{image|Dionne - Chouart et Radisson, 1910 (page 53 crop).jpg|450px|center|m=2em}}
{{t2|CHAPITRE {{rom-maj|IV}}}}
{{—|2|m=2em}}
{{AN|Chouart et Radisson s’en vont au pays des grands lacs. — Passent l’hiver au milieu des sauvages. — Leurs agissements. — Au printemps se dirigent dans la région du lac Michigan et visitent les Maskoutens. — Viennent ensuite séjourner au Saut Sainte-Marie. |fs=90%}}
{{il}}
{{Lettrine/I|É|3em|4=12px|ff=serif}} {{style|sc ; mg:-10px|tant}}
arrivé aux Trois-Rivières, raconte
Radisson, j’y trouvai mon frère, qui
était revenu l’année précédente du lac des Hurons
avec d’autres Français. Nous résolûmes
tous deux de faire un voyage dans le but de
découvrir les grands lacs dont ils avaient ouï
parler des sauvages… Me voyant de retour de
ces deux voyages rendus dangereux autant par
la cruauté des barbares que par les difficultés
du trajet, mon frère me jugea apte et mieux
disposé à le suivre dans les découvertes qu’il<noinclude>
<references/></noinclude>
k2hxtqrfjnyvww37is99u2hmwadnlbr
Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/441
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{Interligne|2.5em}}
{{T3|OÙ IL EST PROUVÉ<br />QU’ON NE PENSE PAS<br />TOUJOURS À TOUT{{corr|.|}}|XXVIII}}
{{Interligne|2.5em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 441 crop).jpg|64px|G]]}}{{sc|ros}} émoi, murmures, bravos ! {{Me|Henri-Robert}}
déposa des conclusions tendant
à ce que l’affaire fût renvoyée à
une autre session pour supplément d’instruction ;
le ministère public lui-même s’y associa.
L’affaire fut renvoyée. Le lendemain,
{{M.|Robert Darzac}} était remis en liberté provisoire,
et le père Mathieu bénéficiait « d’un
non-lieu » immédiat. On chercha vainement
Frédéric Larsan. La preuve de l’innocence
était faite. {{M.|Darzac}} échappa enfin à l’affreuse
calamité qui l’avait, un instant menacé,
et il put espérer, après une visite à {{Mlle|Stangerson}},
que celle-ci recouvrerait un jour, à
force de soins assidus, la raison.
Quant à ce gamin de Rouletabille, il fut,
naturellement « l’homme du jour ! » À sa sortie
du palais de Versailles, la foule l’avait porté en<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>qui étais à peu près persuadé de l’innocence
de Darzac, je ne soupçonne pas Larsan !… Il
y a des moments…
— Il y a des moments, fis-je, où les plus
vastes intelligences…
Rouletabille me ferma la bouche… Et comme
je l’interrogeais encore, je m’aperçus qu’il ne
m’écoutait plus… Rouletabille dormait. J’eus
toutes les peines du monde à le tirer de son
sommeil, quand nous arrivâmes à Paris.
{{Brn|3}}
{{séparateur}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{nec|[ 48 ]}}|}}</noinclude>se proposait d’entreprendre. À cette nouvelle,
je me sentis tourmenté par le désir de me voir
au fond d’un canot<ref>''Voyages de Pierre-Esprit Radisson'', {{ppg|134-135}}.</ref>. »
Radisson ne languit pas longtemps. Son
amour des voyages périlleux devait être satisfait
dès l’année qui le vit revenir du pays des
Onnontagués. Ce fut en effet vers la mi-juin{{lié}}1658
que Radisson dit adieu à sa famille, pour
se diriger, avec son beau-frère Chouart des
Groseilliers, vers les régions baignées par les
grands lacs. Les deux compagnons paraissaient
bien déterminés à ne revoir leurs foyers
qu’après avoir exploré des pays encore ignorés
des Français, et avoir poussé leur course dans
l’extrême ouest.
Le jour de leur départ des Trois-Rivières,
ils étaient réunis au nombre d’une soixantaine,
parmi lesquels se trouvaient de fiers gaillards,
au dire de Radisson ; plusieurs sauvages de
l’ouest s’en retournaient dans leur pays. À
Montréal, le parti s’augmenta de huit Outaouais
et de deux Français.
Le voyage fut, comme toujours, parsemé
d’incidents de toute nature, causés le plus fréquemment
par le manque d’ordre et la {{tiret|confu|sion}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XXVIII
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Lorlam
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{{Lettrine/I|[[Fichier:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 59 crop).jpg|62px|L]]}}{{sc|es}} jours suivants, j’eus l’occasion de
lui demander encore ce qu’il était
allé faire en Amérique. Il ne me
reponait guère d’une façon plus précise qu’il
ne l’avait fait dans le train de Versailles, et
il détourna la conversation sur d’autres points
de l’affaire.
Il finit, un jour, par me dire :
― Mais comprenez donc que j’avais besoin
de connaître la véritable personnalité de Larsan !
— Sans doute, fis-je, mais pourquoi alliez-vous
la chercher en Amérique ?…
Il fuma sa pipe et me tourna le dos. Évidemment,
je touchais au « mystère de {{Mlle|Stangerson}} ».
Rouletabille avait pensé que ce
mystère, qui liait d’une façon si terrible Larsan
à {{Mlle|Stangerson}}, mystère dont il ne trou-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Kurino Shin'ichirō
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TE(æ)A,ea.
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{{auteur
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== Œuvres ==
*Le Japon dans ses rapports avec les puissances occidentales. (Revue d'histoire diplomatique, XIIIth year, pt. 3, pp. 335-344), Paris, 1899. [https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=njp.32101076466372 HT]
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[[Catégorie:Auteurs japonais sans texte sur WS]]
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>mon cher ami ? Vous avez l’air bien triste.
Comment vont vos amis ?
En dehors de vous, me dit-il, ai-je vraiment
des amis ?
— Mais j’espère que {{M.|Darzac}}…
— Sans doute…
— Et que {{Mlle|Stangerson}}… Comment va-t-elle,
{{Mlle|Stangerson}} ?…
— Beaucoup mieux… mieux… beaucoup
mieux…
— Alors il ne faut pas être triste…
— Je suis triste, fit-il, parce que je songe au
''parfum de la dame en noir''…
— ''Le parfum de la dame en noir !'' Je vous
en entends toujours parler ! M’expliquerez-vous,
enfin, pourquoi il vous poursuit avec
cette assiduité ?
— Peut-être, un jour… un jour, peut-être…
fit Rouletabille.
Et il poussa un gros soupir.
{{Brn|3}}
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Le Mystère de la chambre jaune (Édition Lafitte 1910)/XXIX
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Lorlam
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Page:Achard, Feval, Hostein - Bellerose, 1876.djvu/7
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2026-09-24T00:07:16Z
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{{Personnage|BELLEROSE{{corr|, |.}}}} Madame… vous êtes bien bonne… mais, ça
n’est pas de refus. La vérité est que le voyage m’a creusé<ref>Camille, Bellerose, la Duchesse.</ref>.
{{di|Camille fait apporter une table servie ; il s’en approche.|d|2}}
{{PersonnageD|CAMILLE||voyant que Bellerose s’est arrêté tout à coup.}} Eh bien !
buvez, mangez, qu’est-ce qui vous prend ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Rien ! c’est que…
{{Personnage|CAMILLE.}} Quoi ?
{{PersonnageD|BELLEROSE||regardant les cloches du service de table.}} Voyez-vous…
s’il y avait quelque chose là-dessous… il vaudrait mieux me
le dire…
{{PersonnageD|CAMILLE||levant une cloche.}} Quelque chose ?… là-dessous…
Eh bien, là-dessous… il y a des perdreaux.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Des perdreaux, je vois bien… et même de
jolis perdreaux… mais parfois c’est dangereux ces oiseaux-là…
On ne sait pas… je n’entends pas en dire du mal…
ils sont très-appétissants, mais enfin si cela contenait des machines…
des bêtises pour endormir, ou même pour causer
des accidents plus graves ! dame ! vous êtes tout mystère ici !
{{PersonnageD|CAMILLE||riant.}} Ah ! ah ! je vais dire à madame…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Veux-tu bien ?…
{{PersonnageD|CAMILLE||riant plus fort.}} Ah ! ah ! l’intrépide Bellerose qui a
peur d’un perdreau !
{{Personnage|BELLEROSE.}} Peur ! voilà deux fois que tu articules ce mot
honteux, monsieur ou mademoiselle. Ah ! j’ai peur, eh bien,
puisque c’est comme ça, mille millions de gargousses, tu vas
voir. {{di|(Il se jette avidement sur la nourriture et sur la bouteille.)}} Ah ! j’ai
peur ! {{di|(Mangeant et parlant la bouche pleine.)}} Regarde comme j’ai
peur… {{di|(Buvant.)}} Tiens… tiens… j’en crèverai peut-être… mais
ça ne sera pas de peur !
{{PersonnageD|LA DAME||s’arrêtant avant de fermer sa lettre.}} Puisque le malheureux
enfant a cessé de vivre, monsieur d’Assonville devrait
comprendre que tout lien est rompu entre nous… Non, déciment
je ne veux plus le revoir.
{{di|Elle se remet à écrire fiévreusement.|d|2}}
{{PersonnageD|CAMILLE||à Bellerose qui a dévoré.}} Comment vous trouvez-vous ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Pour le moment je me trouve bien… bien…
{{PersonnageD|CAMILLE||riant.}} Bonne digestion, sergent.
{{di|{{A|La duchesse fait des signes, Camille s’en aperçoit, et elle prévient Bellerose.}}|g|7}}
{{Personnage|BELLEROSE.}} Ainsi soit-il !… {{di|(Il se lève.)}} Ah ! la dame me
fait des signes.
{{di|Il s’approche.|d|2}}
{{PersonnageD|LA DAME||le regarde, et au moment où elle se disposait à lui donner la lettre, elle la laisse retomber et lui dit.}} Asseyez-vous !…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Que je… {{di|(S’asseyant.)}} Voilà, madame.
{{di|Il s’assied à droite de la table<ref>Bellerose, la Duchesse.</ref>.|d|2}}
{{Personnage|LA DAME.}} Parlons de vous.
{{Personnage|BELLEROSE.}} De moi ?
{{Personnage|LA DAME.}} Oui.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Madame, je suis à vos ordres.
{{Personnage|LA DAME.}} Vous avez votre père ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Oui, madame. Dieu nous l’a laissé après
avoir pris notre mère.
{{Personnage|LA DAME.}} Êtes-vous fils unique ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Non, madame, j’ai une sœur… elle s’appelle
Claudine… une gentille enfant ! et bonne, et raisonnable toute
jeune qu’elle est.
{{Personnage|LA DAME.}} Son âge ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Seize ans…
{{Personnage|LA DAME.}} Que fait votre père ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Pauvre vieux !… il ne fait plus rien… il se
repose.
{{Personnage|LA DAME.}} Maintenant, mais avant ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Dans son temps, il était le meilleur fauconnier
de l’Artois. Nous sommes des environs de Saint-Omer.
Le seigneur d’Assonville notre maître, le père de monsieur
Raoul qui m’envoie, avait été ruiné par les guerres, vous
savez, durant la régence de la reine.
{{di|Il s’arrête.|d|2}}
{{Personnage|LA DAME.}} Continuez…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Notre maître avait été forcé de vendre ses
terres ; mais avant de quitter le pays, voulant récompenser
la fidélité de son vieux Grinedal, qui est donc mon père, il
lui avait fait présent de la maisonnette où nous sommes nés
Claudine et moi… mais je cause, je cause… Pardonnez,
madame… voyez-vous, il ne faut pas me mettre sur le chapitre
de ma pauvre chère famille, parce qu’alors je m’attendris,
mon cœur déborde, et je ne sais plus m’arrêter.
{{PersonnageD|LA DAME||se lève, se détourne un peu, se démasque et s’essuie les yeux.}}
Il m’a émue !… {{di|(Avec impatience.)}} Ah !
{{di|Elle va s’appuyer sur la cheminée.|d|2}}
{{PersonnageD|BELLEROSE||il s’est levé et s’approche de la Duchesse.}} Elle s’est
démasquée… si je pouvais…
{{di|Il cherche à la voir.|d|2}}
{{PersonnageD|LA DAME||se cachant la figure avec son mouchoir.}} C’est mal ce que
vous faites là.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Ma foi oui, c’est mal. Je vous en fais bien
mes excuses et je jure que je ne recommencerai pas. Masquez-vous,
ou ne vous masquez pas, je veux que l’Espagnol
me brûle si je hasarde le plus petit coup d’œil.
{{PersonnageD|LA DAME||après s’être masquée de nouveau, et se remettant à sa place à table.}} Pourquoi avez-vous renoncé à ce bonheur de vivre
avec votre père et avec votre sœur… Claudine… pour devenir
soldat ?
{{PersonnageD|BELLEROSE||triste.}} Ah ! Voilà.
{{Personnage|LA DAME.}} Parlez.
{{PersonnageD|BELLEROSE||brusquement.}} C’est un secret.
{{Personnage|LA DAME.}} Je n’insiste pas. Plus que personne je comprends
et je pratique la religion du secret. {{di|(Reprenant la lettre de
monsieur d’Assonville.)}} Prenez Ceci…
{{PersonnageD|BELLEROSE||distrait{{corr||.}}}} Oui, madame…
{{Personnage|LA DAME.}} Vous expliquerez à monsieur d’Assonville.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Oui, madame… ah ! je n’y peux plus tenir. Je
ne vous connais pas et cependant il me semble que cela me
soulagerait de tout vous dire…
{{Personnage|LA DAME.}} Ne vous repentirez-vous pas d’avoir été trop
confiant ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Me repentir ! moi ! Et de quoi donc au fait ?
de ce que j’ai aimé Suzanne… de ce que je l’aime encore
malgré sa trahison… Eh ! bien, qu’est-ce qui peut m’empêcher
de l’avouer, de le crier si ça me plaît ?
{{PersonnageD|LA DAME||à part.}} Pauvre garçon ! {{di|(Haut.)}} Ainsi Suzanne ?…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Vous avez dit son nom. Voyez-vous ! vous la
connaissez ! Ça ne m’étonne pas ! vous savez tout…
{{Personnage|LA DAME.}} Je sais ce que vous venez de m’apprendre…
{{PersonnageD|BELLEROSE||il s’assied à sa même place à la table de droite.}} Moi…
je vous ai… Au fait… c’est possible… je perds la tête quand
il s’agit d’elle… Enfin… puisque vous la connaissez, vous
n’ignorez pas qu’elle habitait le château de Malzonvilliers
avec son père. Malzonvilliers, à un quart de lieue de chez
nous. Son père, à elle, un traitant nouvellement enrichi…
oh ! mais riche comme on ne l’est pas… Malgré ça, il n’avait
aucune fierté avec nous autres. Suzanne était toujours chez
nous pour jouer avec Claudine et avec moi… Nous grandissions
ensemble, et dame, on ne pouvait pas se passer les
uns des autres… Suzanne est plus jeune que moi d’au moins
quatre ans. Eh bien, croiriez-vous que toute petite elle faisait
déjà de moi ce qu’elle voulait ? C’est comme je vous le dis.
Regardez-moi, je suis grand, n’est-ce pas ? je suis fort… j’ai
toujours été déterminé ! Tout jeune je n’aurais pas tremblé
devant dix gendarmes du roi… eh bien ! je balbutiais, je me
troublais devant cette enfant, quand elle entr’ouvrait ses
lèvres roses et sérieuses. Je retenais mon haleine pour mieux
l’entendre. Que vous dirai-je ? je serais mort avec plaisir
pour elle… Qu’est-ce que ça voulait dire ? je n’en savais
rien.
{{Personnage|LA DAME.}} Vous l’avez su depuis ?
{{rom-maj|I}}
{{Personnage|BELLEROSE.}} Eh ! oui !
{{Personnage|LA DAME.}} Vous l’aimiez ?…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Oh ! oui, je l’aimais !
{{Personnage|LA DAME.}} Et elle ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Elle !… Ne me questionnez pas là-dessus,
madame. Elle non, elle ne… je blasphème ! Eh bien oui,
elle m’aimait aussi. Je l’ai su le jour où son père l’a eu promise
à monsieur le comte d’Alberghotti… Le jour où elle
m’a tout dit, nous avons tant pleuré que j’ai cru que nous
allions mourir… Elle a essuyé ses yeux la première et elle
m’a quitté pour obéir à monsieur de Malzonvilliers.
{{Personnage|LA DAME.}} Vous ne lui avez point fait de reproches ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Des reproches, moi ! Est-ce que j’en avais le
droit ?… Elle faisait son devoir. De mon côté, j’ai tout avoué
à mon père et à Claudine. Ils ont bien sangloté aussi. Pauvres
chers cœurs ! que de peines !… ils ont cherché à me consoler !
ah ! bien oui ! j’avais résolu de m’engager, cela leur a
mis la mort dans l’âme, mais ils m’ont approuvé. Alors j’ai
été trouver monsieur d’Assonville. Je voulais entrer dans sa
compagnie. Mais non, m’a-t-il répondu, tu n’as rien à faire
dans les chevau-légers. Serais-tu le plus instruit, le plus
hardi et le plus intelligent soldat de la compagnie, un mince
cadet de famille expédié de Paris par la cour, te passerait
sur le corps. Entre dans l’artillerie. Là, c’est autre chose.
Alors il m’a fait donner une lettre pour monsieur de Nancrais
qui m’a pris tout de suite. Depuis ce moment-là il s’est écoulé
du temps, et je crois que j’ai fini par oublier !
{{di|Il est très-ému. Il se lève et va au milieu de la scène.|d|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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16060223
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2026-09-24T00:13:56Z
Lorlam
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{{di|{{A|Camille fait apporter une table servie ; il s’en approche.}}|g|7}}
{{PersonnageD|CAMILLE||voyant que Bellerose s’est arrêté tout à coup.}} Eh bien !
buvez, mangez, qu’est-ce qui vous prend ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Rien ! c’est que…
{{Personnage|CAMILLE.}} Quoi ?
{{PersonnageD|BELLEROSE||regardant les cloches du service de table.}} Voyez-vous…
s’il y avait quelque chose là-dessous… il vaudrait mieux me
le dire…
{{PersonnageD|CAMILLE||levant une cloche.}} Quelque chose ?… là-dessous…
Eh bien, là-dessous… il y a des perdreaux.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Des perdreaux, je vois bien… et même de
jolis perdreaux… mais parfois c’est dangereux ces oiseaux-là…
On ne sait pas… je n’entends pas en dire du mal…
ils sont très-appétissants, mais enfin si cela contenait des machines…
des bêtises pour endormir, ou même pour causer
des accidents plus graves ! dame ! vous êtes tout mystère ici !
{{PersonnageD|CAMILLE||riant.}} Ah ! ah ! je vais dire à madame…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Veux-tu bien ?…
{{PersonnageD|CAMILLE||riant plus fort.}} Ah ! ah ! l’intrépide Bellerose qui a
peur d’un perdreau !
{{Personnage|BELLEROSE.}} Peur ! voilà deux fois que tu articules ce mot
honteux, monsieur ou mademoiselle. Ah ! j’ai peur, eh bien,
puisque c’est comme ça, mille millions de gargousses, tu vas
voir. {{di|(Il se jette avidement sur la nourriture et sur la bouteille.)}} Ah ! j’ai
peur ! {{di|(Mangeant et parlant la bouche pleine.)}} Regarde comme j’ai
peur… {{di|(Buvant.)}} Tiens… tiens… j’en crèverai peut-être… mais
ça ne sera pas de peur !
{{PersonnageD|LA DAME||s’arrêtant avant de fermer sa lettre.}} Puisque le malheureux
enfant a cessé de vivre, monsieur d’Assonville devrait
comprendre que tout lien est rompu entre nous… Non, déciment
je ne veux plus le revoir.
{{di|Elle se remet à écrire fiévreusement.|d|2}}
{{PersonnageD|CAMILLE||à Bellerose qui a dévoré.}} Comment vous trouvez-vous ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Pour le moment je me trouve bien… bien…
{{PersonnageD|CAMILLE||riant.}} Bonne digestion, sergent.
{{di|{{A|La duchesse fait des signes, Camille s’en aperçoit, et elle prévient Bellerose.}}|g|7}}
{{Personnage|BELLEROSE.}} Ainsi soit-il !… {{di|(Il se lève.)}} Ah ! la dame me
fait des signes.
{{di|Il s’approche.|d|2}}
{{PersonnageD|LA DAME||le regarde, et au moment où elle se disposait à lui donner la lettre, elle la laisse retomber et lui dit.}} Asseyez-vous !…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Que je… {{di|(S’asseyant.)}} Voilà, madame.
{{di|Il s’assied à droite de la table<ref>Bellerose, la Duchesse.</ref>.|d|2}}
{{Personnage|LA DAME.}} Parlons de vous.
{{Personnage|BELLEROSE.}} De moi ?
{{Personnage|LA DAME.}} Oui.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Madame, je suis à vos ordres.
{{Personnage|LA DAME.}} Vous avez votre père ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Oui, madame. Dieu nous l’a laissé après
avoir pris notre mère.
{{Personnage|LA DAME.}} Êtes-vous fils unique ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Non, madame, j’ai une sœur… elle s’appelle
Claudine… une gentille enfant ! et bonne, et raisonnable toute
jeune qu’elle est.
{{Personnage|LA DAME.}} Son âge ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Seize ans…
{{Personnage|LA DAME.}} Que fait votre père ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Pauvre vieux !… il ne fait plus rien… il se
repose.
{{Personnage|LA DAME.}} Maintenant, mais avant ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Dans son temps, il était le meilleur fauconnier
de l’Artois. Nous sommes des environs de Saint-Omer.
Le seigneur d’Assonville notre maître, le père de monsieur
Raoul qui m’envoie, avait été ruiné par les guerres, vous
savez, durant la régence de la reine.
{{di|Il s’arrête.|d|2}}
{{Personnage|LA DAME.}} Continuez…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Notre maître avait été forcé de vendre ses
terres ; mais avant de quitter le pays, voulant récompenser
la fidélité de son vieux Grinedal, qui est donc mon père, il
lui avait fait présent de la maisonnette où nous sommes nés
Claudine et moi… mais je cause, je cause… Pardonnez,
madame… voyez-vous, il ne faut pas me mettre sur le chapitre
de ma pauvre chère famille, parce qu’alors je m’attendris,
mon cœur déborde, et je ne sais plus m’arrêter.
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Il m’a émue !… {{di|(Avec impatience.)}} Ah !
{{di|Elle va s’appuyer sur la cheminée.|d|2}}
{{PersonnageD|BELLEROSE||il s’est levé et s’approche de la Duchesse.}} Elle s’est
démasquée… si je pouvais…
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vous faites là.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Ma foi oui, c’est mal. Je vous en fais bien
mes excuses et je jure que je ne recommencerai pas. Masquez-vous,
ou ne vous masquez pas, je veux que l’Espagnol
me brûle si je hasarde le plus petit coup d’œil.
{{PersonnageD|LA DAME||après s’être masquée de nouveau, et se remettant à sa place à table.}} Pourquoi avez-vous renoncé à ce bonheur de vivre
avec votre père et avec votre sœur… Claudine… pour devenir
soldat ?
{{PersonnageD|BELLEROSE||triste.}} Ah ! Voilà.
{{Personnage|LA DAME.}} Parlez.
{{PersonnageD|BELLEROSE||brusquement.}} C’est un secret.
{{Personnage|LA DAME.}} Je n’insiste pas. Plus que personne je comprends
et je pratique la religion du secret. {{di|(Reprenant la lettre de
monsieur d’Assonville.)}} Prenez Ceci…
{{PersonnageD|BELLEROSE||distrait{{corr||.}}}} Oui, madame…
{{Personnage|LA DAME.}} Vous expliquerez à monsieur d’Assonville.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Oui, madame… ah ! je n’y peux plus tenir. Je
ne vous connais pas et cependant il me semble que cela me
soulagerait de tout vous dire…
{{Personnage|LA DAME.}} Ne vous repentirez-vous pas d’avoir été trop
confiant ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Me repentir ! moi ! Et de quoi donc au fait ?
de ce que j’ai aimé Suzanne… de ce que je l’aime encore
malgré sa trahison… Eh ! bien, qu’est-ce qui peut m’empêcher
de l’avouer, de le crier si ça me plaît ?
{{PersonnageD|LA DAME||à part.}} Pauvre garçon ! {{di|(Haut.)}} Ainsi Suzanne ?…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Vous avez dit son nom. Voyez-vous ! vous la
connaissez ! Ça ne m’étonne pas ! vous savez tout…
{{Personnage|LA DAME.}} Je sais ce que vous venez de m’apprendre…
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je vous ai… Au fait… c’est possible… je perds la tête quand
il s’agit d’elle… Enfin… puisque vous la connaissez, vous
n’ignorez pas qu’elle habitait le château de Malzonvilliers
avec son père. Malzonvilliers, à un quart de lieue de chez
nous. Son père, à elle, un traitant nouvellement enrichi…
oh ! mais riche comme on ne l’est pas… Malgré ça, il n’avait
aucune fierté avec nous autres. Suzanne était toujours chez
nous pour jouer avec Claudine et avec moi… Nous grandissions
ensemble, et dame, on ne pouvait pas se passer les
uns des autres… Suzanne est plus jeune que moi d’au moins
quatre ans. Eh bien, croiriez-vous que toute petite elle faisait
déjà de moi ce qu’elle voulait ? C’est comme je vous le dis.
Regardez-moi, je suis grand, n’est-ce pas ? je suis fort… j’ai
toujours été déterminé ! Tout jeune je n’aurais pas tremblé
devant dix gendarmes du roi… eh bien ! je balbutiais, je me
troublais devant cette enfant, quand elle entr’ouvrait ses
lèvres roses et sérieuses. Je retenais mon haleine pour mieux
l’entendre. Que vous dirai-je ? je serais mort avec plaisir
pour elle… Qu’est-ce que ça voulait dire ? je n’en savais
rien.
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{{Personnage|BELLEROSE.}} Oh ! oui, je l’aimais !
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madame. Elle non, elle ne… je blasphème ! Eh bien oui,
elle m’aimait aussi. Je l’ai su le jour où son père l’a eu promise
à monsieur le comte d’Alberghotti… Le jour où elle
m’a tout dit, nous avons tant pleuré que j’ai cru que nous
allions mourir… Elle a essuyé ses yeux la première et elle
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droit ?… Elle faisait son devoir. De mon côté, j’ai tout avoué
à mon père et à Claudine. Ils ont bien sangloté aussi. Pauvres
chers cœurs ! que de peines !… ils ont cherché à me consoler !
ah ! bien oui ! j’avais résolu de m’engager, cela leur a
mis la mort dans l’âme, mais ils m’ont approuvé. Alors j’ai
été trouver monsieur d’Assonville. Je voulais entrer dans sa
compagnie. Mais non, m’a-t-il répondu, tu n’as rien à faire
dans les chevau-légers. Serais-tu le plus instruit, le plus
hardi et le plus intelligent soldat de la compagnie, un mince
cadet de famille expédié de Paris par la cour, te passerait
sur le corps. Entre dans l’artillerie. Là, c’est autre chose.
Alors il m’a fait donner une lettre pour monsieur de Nancrais
qui m’a pris tout de suite. Depuis ce moment-là il s’est écoulé
du temps, et je crois que j’ai fini par oublier !
{{di|Il est très-ému. Il se lève et va au milieu de la scène.|d|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Personnage|BELLEROSE{{corr|, |.}}}} Madame… vous êtes bien bonne… mais, ça
n’est pas de refus. La vérité est que le voyage m’a creusé<ref>Camille, Bellerose, la Duchesse.</ref>.
{{di|Camille fait apporter une table servie ; il s’en approche.|d}}
{{PersonnageD|CAMILLE||voyant que Bellerose s’est arrêté tout à coup.}} Eh bien !
buvez, mangez, qu’est-ce qui vous prend ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Rien ! c’est que…
{{Personnage|CAMILLE.}} Quoi ?
{{PersonnageD|BELLEROSE||regardant les cloches du service de table.}} Voyez-vous…
s’il y avait quelque chose là-dessous… il vaudrait mieux me
le dire…
{{PersonnageD|CAMILLE||levant une cloche.}} Quelque chose ?… là-dessous…
Eh bien, là-dessous… il y a des perdreaux.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Des perdreaux, je vois bien… et même de
jolis perdreaux… mais parfois c’est dangereux ces oiseaux-là…
On ne sait pas… je n’entends pas en dire du mal…
ils sont très-appétissants, mais enfin si cela contenait des machines…
des bêtises pour endormir, ou même pour causer
des accidents plus graves ! dame ! vous êtes tout mystère ici !
{{PersonnageD|CAMILLE||riant.}} Ah ! ah ! je vais dire à madame…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Veux-tu bien ?…
{{PersonnageD|CAMILLE||riant plus fort.}} Ah ! ah ! l’intrépide Bellerose qui a
peur d’un perdreau !
{{Personnage|BELLEROSE.}} Peur ! voilà deux fois que tu articules ce mot
honteux, monsieur ou mademoiselle. Ah ! j’ai peur, eh bien,
puisque c’est comme ça, mille millions de gargousses, tu vas
voir. {{di|(Il se jette avidement sur la nourriture et sur la bouteille.)}} Ah ! j’ai
peur ! {{di|(Mangeant et parlant la bouche pleine.)}} Regarde comme j’ai
peur… {{di|(Buvant.)}} Tiens… tiens… j’en crèverai peut-être… mais
ça ne sera pas de peur !
{{PersonnageD|LA DAME||s’arrêtant avant de fermer sa lettre.}} Puisque le malheureux
enfant a cessé de vivre, monsieur d’Assonville devrait
comprendre que tout lien est rompu entre nous… Non, déciment
je ne veux plus le revoir.
{{di|Elle se remet à écrire fiévreusement.|d|2}}
{{PersonnageD|CAMILLE||à Bellerose qui a dévoré.}} Comment vous trouvez-vous ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Pour le moment je me trouve bien… bien…
{{PersonnageD|CAMILLE||riant.}} Bonne digestion, sergent.
{{di|{{A|La duchesse fait des signes, Camille s’en aperçoit, et elle prévient Bellerose.}}|g|7}}
{{Personnage|BELLEROSE.}} Ainsi soit-il !… {{di|(Il se lève.)}} Ah ! la dame me
fait des signes.
{{di|Il s’approche.|d|2}}
{{PersonnageD|LA DAME||le regarde, et au moment où elle se disposait à lui donner la lettre, elle la laisse retomber et lui dit.}} Asseyez-vous !…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Que je… {{di|(S’asseyant.)}} Voilà, madame.
{{di|Il s’assied à droite de la table<ref>Bellerose, la Duchesse.</ref>.|d|2}}
{{Personnage|LA DAME.}} Parlons de vous.
{{Personnage|BELLEROSE.}} De moi ?
{{Personnage|LA DAME.}} Oui.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Madame, je suis à vos ordres.
{{Personnage|LA DAME.}} Vous avez votre père ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Oui, madame. Dieu nous l’a laissé après
avoir pris notre mère.
{{Personnage|LA DAME.}} Êtes-vous fils unique ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Non, madame, j’ai une sœur… elle s’appelle
Claudine… une gentille enfant ! et bonne, et raisonnable toute
jeune qu’elle est.
{{Personnage|LA DAME.}} Son âge ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Seize ans…
{{Personnage|LA DAME.}} Que fait votre père ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Pauvre vieux !… il ne fait plus rien… il se
repose.
{{Personnage|LA DAME.}} Maintenant, mais avant ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Dans son temps, il était le meilleur fauconnier
de l’Artois. Nous sommes des environs de Saint-Omer.
Le seigneur d’Assonville notre maître, le père de monsieur
Raoul qui m’envoie, avait été ruiné par les guerres, vous
savez, durant la régence de la reine.
{{di|Il s’arrête.|d|2}}
{{Personnage|LA DAME.}} Continuez…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Notre maître avait été forcé de vendre ses
terres ; mais avant de quitter le pays, voulant récompenser
la fidélité de son vieux Grinedal, qui est donc mon père, il
lui avait fait présent de la maisonnette où nous sommes nés
Claudine et moi… mais je cause, je cause… Pardonnez,
madame… voyez-vous, il ne faut pas me mettre sur le chapitre
de ma pauvre chère famille, parce qu’alors je m’attendris,
mon cœur déborde, et je ne sais plus m’arrêter.
{{PersonnageD|LA DAME||se lève, se détourne un peu, se démasque et s’essuie les yeux.}}
Il m’a émue !… {{di|(Avec impatience.)}} Ah !
{{di|Elle va s’appuyer sur la cheminée.|d|2}}
{{PersonnageD|BELLEROSE||il s’est levé et s’approche de la Duchesse.}} Elle s’est
démasquée… si je pouvais…
{{di|Il cherche à la voir.|d|2}}
{{PersonnageD|LA DAME||se cachant la figure avec son mouchoir.}} C’est mal ce que
vous faites là.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Ma foi oui, c’est mal. Je vous en fais bien
mes excuses et je jure que je ne recommencerai pas. Masquez-vous,
ou ne vous masquez pas, je veux que l’Espagnol
me brûle si je hasarde le plus petit coup d’œil.
{{PersonnageD|LA DAME||après s’être masquée de nouveau, et se remettant à sa place à table.}} Pourquoi avez-vous renoncé à ce bonheur de vivre
avec votre père et avec votre sœur… Claudine… pour devenir
soldat ?
{{PersonnageD|BELLEROSE||triste.}} Ah ! Voilà.
{{Personnage|LA DAME.}} Parlez.
{{PersonnageD|BELLEROSE||brusquement.}} C’est un secret.
{{Personnage|LA DAME.}} Je n’insiste pas. Plus que personne je comprends
et je pratique la religion du secret. {{di|(Reprenant la lettre de
monsieur d’Assonville.)}} Prenez Ceci…
{{PersonnageD|BELLEROSE||distrait{{corr||.}}}} Oui, madame…
{{Personnage|LA DAME.}} Vous expliquerez à monsieur d’Assonville.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Oui, madame… ah ! je n’y peux plus tenir. Je
ne vous connais pas et cependant il me semble que cela me
soulagerait de tout vous dire…
{{Personnage|LA DAME.}} Ne vous repentirez-vous pas d’avoir été trop
confiant ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Me repentir ! moi ! Et de quoi donc au fait ?
de ce que j’ai aimé Suzanne… de ce que je l’aime encore
malgré sa trahison… Eh ! bien, qu’est-ce qui peut m’empêcher
de l’avouer, de le crier si ça me plaît ?
{{PersonnageD|LA DAME||à part.}} Pauvre garçon ! {{di|(Haut.)}} Ainsi Suzanne ?…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Vous avez dit son nom. Voyez-vous ! vous la
connaissez ! Ça ne m’étonne pas ! vous savez tout…
{{Personnage|LA DAME.}} Je sais ce que vous venez de m’apprendre…
{{PersonnageD|BELLEROSE||il s’assied à sa même place à la table de droite.}} Moi…
je vous ai… Au fait… c’est possible… je perds la tête quand
il s’agit d’elle… Enfin… puisque vous la connaissez, vous
n’ignorez pas qu’elle habitait le château de Malzonvilliers
avec son père. Malzonvilliers, à un quart de lieue de chez
nous. Son père, à elle, un traitant nouvellement enrichi…
oh ! mais riche comme on ne l’est pas… Malgré ça, il n’avait
aucune fierté avec nous autres. Suzanne était toujours chez
nous pour jouer avec Claudine et avec moi… Nous grandissions
ensemble, et dame, on ne pouvait pas se passer les
uns des autres… Suzanne est plus jeune que moi d’au moins
quatre ans. Eh bien, croiriez-vous que toute petite elle faisait
déjà de moi ce qu’elle voulait ? C’est comme je vous le dis.
Regardez-moi, je suis grand, n’est-ce pas ? je suis fort… j’ai
toujours été déterminé ! Tout jeune je n’aurais pas tremblé
devant dix gendarmes du roi… eh bien ! je balbutiais, je me
troublais devant cette enfant, quand elle entr’ouvrait ses
lèvres roses et sérieuses. Je retenais mon haleine pour mieux
l’entendre. Que vous dirai-je ? je serais mort avec plaisir
pour elle… Qu’est-ce que ça voulait dire ? je n’en savais
rien.
{{Personnage|LA DAME.}} Vous l’avez su depuis ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Eh ! oui !
{{Personnage|LA DAME.}} Vous l’aimiez ?…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Oh ! oui, je l’aimais !
{{Personnage|LA DAME.}} Et elle ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Elle !… Ne me questionnez pas là-dessus,
madame. Elle non, elle ne… je blasphème ! Eh bien oui,
elle m’aimait aussi. Je l’ai su le jour où son père l’a eu promise
à monsieur le comte d’Alberghotti… Le jour où elle
m’a tout dit, nous avons tant pleuré que j’ai cru que nous
allions mourir… Elle a essuyé ses yeux la première et elle
m’a quitté pour obéir à monsieur de Malzonvilliers.
{{Personnage|LA DAME.}} Vous ne lui avez point fait de reproches ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Des reproches, moi ! Est-ce que j’en avais le
droit ?… Elle faisait son devoir. De mon côté, j’ai tout avoué
à mon père et à Claudine. Ils ont bien sangloté aussi. Pauvres
chers cœurs ! que de peines !… ils ont cherché à me consoler !
ah ! bien oui ! j’avais résolu de m’engager, cela leur a
mis la mort dans l’âme, mais ils m’ont approuvé. Alors j’ai
été trouver monsieur d’Assonville. Je voulais entrer dans sa
compagnie. Mais non, m’a-t-il répondu, tu n’as rien à faire
dans les chevau-légers. Serais-tu le plus instruit, le plus
hardi et le plus intelligent soldat de la compagnie, un mince
cadet de famille expédié de Paris par la cour, te passerait
sur le corps. Entre dans l’artillerie. Là, c’est autre chose.
Alors il m’a fait donner une lettre pour monsieur de Nancrais
qui m’a pris tout de suite. Depuis ce moment-là il s’est écoulé
du temps, et je crois que j’ai fini par oublier !
{{di|Il est très-ému. Il se lève et va au milieu de la scène.|d|2}}<noinclude>
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n’est pas de refus. La vérité est que le voyage m’a creusé<ref>Camille, Bellerose, la Duchesse.</ref>.
{{di|Camille fait apporter une table servie ; il s’en approche.|d}}
{{PersonnageD|CAMILLE||voyant que Bellerose s’est arrêté tout à coup.}} Eh bien !
buvez, mangez, qu’est-ce qui vous prend ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Rien ! c’est que…
{{Personnage|CAMILLE.}} Quoi ?
{{PersonnageD|BELLEROSE||regardant les cloches du service de table.}} Voyez-vous…
s’il y avait quelque chose là-dessous… il vaudrait mieux me
le dire…
{{PersonnageD|CAMILLE||levant une cloche.}} Quelque chose ?… là-dessous…
Eh bien, là-dessous… il y a des perdreaux.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Des perdreaux, je vois bien… et même de
jolis perdreaux… mais parfois c’est dangereux ces oiseaux-là…
On ne sait pas… je n’entends pas en dire du mal…
ils sont très-appétissants, mais enfin si cela contenait des machines…
des bêtises pour endormir, ou même pour causer
des accidents plus graves ! dame ! vous êtes tout mystère ici !
{{PersonnageD|CAMILLE||riant.}} Ah ! ah ! je vais dire à madame…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Veux-tu bien ?…
{{PersonnageD|CAMILLE||riant plus fort.}} Ah ! ah ! l’intrépide Bellerose qui a
peur d’un perdreau !
{{Personnage|BELLEROSE.}} Peur ! voilà deux fois que tu articules ce mot
honteux, monsieur ou mademoiselle. Ah ! j’ai peur, eh bien,
puisque c’est comme ça, mille millions de gargousses, tu vas
voir. {{di|(Il se jette avidement sur la nourriture et sur la bouteille.)}} Ah ! j’ai
peur ! {{di|(Mangeant et parlant la bouche pleine.)}} Regarde comme j’ai
peur… {{di|(Buvant.)}} Tiens… tiens… j’en crèverai peut-être… mais
ça ne sera pas de peur !
{{PersonnageD|LA DAME||s’arrêtant avant de fermer sa lettre.}} Puisque le malheureux
enfant a cessé de vivre, monsieur d’Assonville devrait
comprendre que tout lien est rompu entre nous… Non, déciment
je ne veux plus le revoir.
{{di|Elle se remet à écrire fiévreusement.|d|2}}
{{PersonnageD|CAMILLE||à Bellerose qui a dévoré.}} Comment vous trouvez-vous ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Pour le moment je me trouve bien… bien…
{{PersonnageD|CAMILLE||riant.}} Bonne digestion, sergent.
{{di|{{A|La duchesse fait des signes, Camille s’en aperçoit, et elle prévient Bellerose.}}|g|7}}
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fait des signes.
{{di|Il s’approche.|d|2}}
{{PersonnageD|LA DAME||le regarde, et au moment où elle se disposait à lui donner la lettre, elle la laisse retomber et lui dit.}} Asseyez-vous !…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Que je… {{di|(S’asseyant.)}} Voilà, madame.
{{di|Il s’assied à droite de la table<ref>Bellerose, la Duchesse.</ref>.|d|2}}
{{Personnage|LA DAME.}} Parlons de vous.
{{Personnage|BELLEROSE.}} De moi ?
{{Personnage|LA DAME.}} Oui.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Madame, je suis à vos ordres.
{{Personnage|LA DAME.}} Vous avez votre père ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Oui, madame. Dieu nous l’a laissé après
avoir pris notre mère.
{{Personnage|LA DAME.}} Êtes-vous fils unique ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Non, madame, j’ai une sœur… elle s’appelle
Claudine… une gentille enfant ! et bonne, et raisonnable toute
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{{Personnage|LA DAME.}} Son âge ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Seize ans…
{{Personnage|LA DAME.}} Que fait votre père ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Pauvre vieux !… il ne fait plus rien… il se
repose.
{{Personnage|LA DAME.}} Maintenant, mais avant ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Dans son temps, il était le meilleur fauconnier
de l’Artois. Nous sommes des environs de Saint-Omer.
Le seigneur d’Assonville notre maître, le père de monsieur
Raoul qui m’envoie, avait été ruiné par les guerres, vous
savez, durant la régence de la reine.
{{di|Il s’arrête.|d|2}}
{{Personnage|LA DAME.}} Continuez…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Notre maître avait été forcé de vendre ses
terres ; mais avant de quitter le pays, voulant récompenser
la fidélité de son vieux Grinedal, qui est donc mon père, il
lui avait fait présent de la maisonnette où nous sommes nés
Claudine et moi… mais je cause, je cause… Pardonnez,
madame… voyez-vous, il ne faut pas me mettre sur le chapitre
de ma pauvre chère famille, parce qu’alors je m’attendris,
mon cœur déborde, et je ne sais plus m’arrêter.
{{PersonnageD|LA DAME||se lève, se détourne un peu, se démasque et s’essuie les yeux.}}
Il m’a émue !… {{di|(Avec impatience.)}} Ah !
{{di|Elle va s’appuyer sur la cheminée.|d|2}}
{{PersonnageD|BELLEROSE||il s’est levé et s’approche de la Duchesse.}} Elle s’est
démasquée… si je pouvais…
{{di|Il cherche à la voir.|d|2}}
{{PersonnageD|LA DAME||se cachant la figure avec son mouchoir.}} C’est mal ce que
vous faites là.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Ma foi oui, c’est mal. Je vous en fais bien
mes excuses et je jure que je ne recommencerai pas. Masquez-vous,
ou ne vous masquez pas, je veux que l’Espagnol
me brûle si je hasarde le plus petit coup d’œil.
{{PersonnageD|LA DAME||après s’être masquée de nouveau, et se remettant à sa place à table.}} Pourquoi avez-vous renoncé à ce bonheur de vivre
avec votre père et avec votre sœur… Claudine… pour devenir
soldat ?
{{PersonnageD|BELLEROSE||triste.}} Ah ! Voilà.
{{Personnage|LA DAME.}} Parlez.
{{PersonnageD|BELLEROSE||brusquement.}} C’est un secret.
{{Personnage|LA DAME.}} Je n’insiste pas. Plus que personne je comprends
et je pratique la religion du secret. {{di|(Reprenant la lettre de
monsieur d’Assonville.)}} Prenez Ceci…
{{PersonnageD|BELLEROSE||distrait{{corr||.}}}} Oui, madame…
{{Personnage|LA DAME.}} Vous expliquerez à monsieur d’Assonville.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Oui, madame… ah ! je n’y peux plus tenir. Je
ne vous connais pas et cependant il me semble que cela me
soulagerait de tout vous dire…
{{Personnage|LA DAME.}} Ne vous repentirez-vous pas d’avoir été trop
confiant ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Me repentir ! moi ! Et de quoi donc au fait ?
de ce que j’ai aimé Suzanne… de ce que je l’aime encore
malgré sa trahison… Eh ! bien, qu’est-ce qui peut m’empêcher
de l’avouer, de le crier si ça me plaît ?
{{PersonnageD|LA DAME||à part.}} Pauvre garçon ! {{di|(Haut.)}} Ainsi Suzanne ?…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Vous avez dit son nom. Voyez-vous ! vous la
connaissez ! Ça ne m’étonne pas ! vous savez tout…
{{Personnage|LA DAME.}} Je sais ce que vous venez de m’apprendre…
{{PersonnageD|BELLEROSE||il s’assied à sa même place à la table de droite.}} Moi…
je vous ai… Au fait… c’est possible… je perds la tête quand
il s’agit d’elle… Enfin… puisque vous la connaissez, vous
n’ignorez pas qu’elle habitait le château de Malzonvilliers
avec son père. Malzonvilliers, à un quart de lieue de chez
nous. Son père, à elle, un traitant nouvellement enrichi…
oh ! mais riche comme on ne l’est pas… Malgré ça, il n’avait
aucune fierté avec nous autres. Suzanne était toujours chez
nous pour jouer avec Claudine et avec moi… Nous grandissions
ensemble, et dame, on ne pouvait pas se passer les
uns des autres… Suzanne est plus jeune que moi d’au moins
quatre ans. Eh bien, croiriez-vous que toute petite elle faisait
déjà de moi ce qu’elle voulait ? C’est comme je vous le dis.
Regardez-moi, je suis grand, n’est-ce pas ? je suis fort… j’ai
toujours été déterminé ! Tout jeune je n’aurais pas tremblé
devant dix gendarmes du roi… eh bien ! je balbutiais, je me
troublais devant cette enfant, quand elle entr’ouvrait ses
lèvres roses et sérieuses. Je retenais mon haleine pour mieux
l’entendre. Que vous dirai-je ? je serais mort avec plaisir
pour elle… Qu’est-ce que ça voulait dire ? je n’en savais
rien.
{{Personnage|LA DAME.}} Vous l’avez su depuis ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Eh ! oui !
{{Personnage|LA DAME.}} Vous l’aimiez ?…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Oh ! oui, je l’aimais !
{{Personnage|LA DAME.}} Et elle ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Elle !… Ne me questionnez pas là-dessus,
madame. Elle non, elle ne… je blasphème ! Eh bien oui,
elle m’aimait aussi. Je l’ai su le jour où son père l’a eu promise
à monsieur le comte d’Alberghotti… Le jour où elle
m’a tout dit, nous avons tant pleuré que j’ai cru que nous
allions mourir… Elle a essuyé ses yeux la première et elle
m’a quitté pour obéir à monsieur de Malzonvilliers.
{{Personnage|LA DAME.}} Vous ne lui avez point fait de reproches ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Des reproches, moi ! Est-ce que j’en avais le
droit ?… Elle faisait son devoir. De mon côté, j’ai tout avoué
à mon père et à Claudine. Ils ont bien sangloté aussi. Pauvres
chers cœurs ! que de peines !… ils ont cherché à me consoler !
ah ! bien oui ! j’avais résolu de m’engager, cela leur a
mis la mort dans l’âme, mais ils m’ont approuvé. Alors j’ai
été trouver monsieur d’Assonville. Je voulais entrer dans sa
compagnie. Mais non, m’a-t-il répondu, tu n’as rien à faire
dans les chevau-légers. Serais-tu le plus instruit, le plus
hardi et le plus intelligent soldat de la compagnie, un mince
cadet de famille expédié de Paris par la cour, te passerait
sur le corps. Entre dans l’artillerie. Là, c’est autre chose.
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du temps, et je crois que j’ai fini par oublier !
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{{Personnage|BELLEROSE{{corr|, |.}}}} Madame… vous êtes bien bonne… mais, ça
n’est pas de refus. La vérité est que le voyage m’a creusé<ref>Camille, Bellerose, la Duchesse.</ref>.
{{di|Camille fait apporter une table servie ; il s’en approche.|d}}
{{PersonnageD|CAMILLE||voyant que Bellerose s’est arrêté tout à coup.}} Eh bien !
buvez, mangez, qu’est-ce qui vous prend ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Rien ! c’est que…
{{Personnage|CAMILLE.}} Quoi ?
{{PersonnageD|BELLEROSE||regardant les cloches du service de table.}} Voyez-vous…
s’il y avait quelque chose là-dessous… il vaudrait mieux me
le dire…
{{PersonnageD|CAMILLE||levant une cloche.}} Quelque chose ?… là-dessous…
Eh bien, là-dessous… il y a des perdreaux.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Des perdreaux, je vois bien… et même de
jolis perdreaux… mais parfois c’est dangereux ces oiseaux-là…
On ne sait pas… je n’entends pas en dire du mal…
ils sont très-appétissants, mais enfin si cela contenait des machines…
des bêtises pour endormir, ou même pour causer
des accidents plus graves ! dame ! vous êtes tout mystère ici !
{{PersonnageD|CAMILLE||riant.}} Ah ! ah ! je vais dire à madame…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Veux-tu bien ?…
{{PersonnageD|CAMILLE||riant plus fort.}} Ah ! ah ! l’intrépide Bellerose qui a
peur d’un perdreau !
{{Personnage|BELLEROSE.}} Peur ! voilà deux fois que tu articules ce mot
honteux, monsieur ou mademoiselle. Ah ! j’ai peur, eh bien,
puisque c’est comme ça, mille millions de gargousses, tu vas
voir. {{di|(Il se jette avidement sur la nourriture et sur la bouteille.)}} Ah ! j’ai
peur ! {{di|(Mangeant et parlant la bouche pleine.)}} Regarde comme j’ai
peur… {{di|(Buvant.)}} Tiens… tiens… j’en crèverai peut-être… mais
ça ne sera pas de peur !
{{PersonnageD|LA DAME||s’arrêtant avant de fermer sa lettre.}} Puisque le malheureux
enfant a cessé de vivre, monsieur d’Assonville devrait
comprendre que tout lien est rompu entre nous… Non, déciment
je ne veux plus le revoir.
{{di|Elle se remet à écrire fiévreusement.|d|2}}
{{PersonnageD|CAMILLE||à Bellerose qui a dévoré.}} Comment vous trouvez-vous ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Pour le moment je me trouve bien… bien…
{{PersonnageD|CAMILLE||riant.}} Bonne digestion, sergent.
{{di|{{A|La duchesse fait des signes, Camille s’en aperçoit, et elle prévient Bellerose.}}|g|7}}
{{Personnage|BELLEROSE.}} Ainsi soit-il !… {{di|(Il se lève.)}} Ah ! la dame me
fait des signes.
{{di|Il s’approche.|d|2}}
{{PersonnageD|LA DAME||le regarde, et au moment où elle se disposait à lui donner la lettre, elle la laisse retomber et lui dit.}} Asseyez-vous !…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Que je… {{di|(S’asseyant.)}} Voilà, madame.
{{di|Il s’assied à droite de la table<ref>Bellerose, la Duchesse.</ref>.|d|2}}
{{Personnage|LA DAME.}} Parlons de vous.
{{Personnage|BELLEROSE.}} De moi ?
{{Personnage|LA DAME.}} Oui.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Madame, je suis à vos ordres.
{{Personnage|LA DAME.}} Vous avez votre père ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Oui, madame. Dieu nous l’a laissé après
avoir pris notre mère.
{{Personnage|LA DAME.}} Êtes-vous fils unique ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Non, madame, j’ai une sœur… elle s’appelle
Claudine… une gentille enfant ! et bonne, et raisonnable toute
jeune qu’elle est.
{{Personnage|LA DAME.}} Son âge ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Seize ans…
{{Personnage|LA DAME.}} Que fait votre père ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Pauvre vieux !… il ne fait plus rien… il se
repose.
{{Personnage|LA DAME.}} Maintenant, mais avant ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Dans son temps, il était le meilleur fauconnier
de l’Artois. Nous sommes des environs de Saint-Omer.
Le seigneur d’Assonville notre maître, le père de monsieur
Raoul qui m’envoie, avait été ruiné par les guerres, vous
savez, durant la régence de la reine.
{{di|Il s’arrête.|d|2}}
{{Personnage|LA DAME.}} Continuez…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Notre maître avait été forcé de vendre ses
terres ; mais avant de quitter le pays, voulant récompenser
la fidélité de son vieux Grinedal, qui est donc mon père, il
lui avait fait présent de la maisonnette où nous sommes nés
Claudine et moi… mais je cause, je cause… Pardonnez,
madame… voyez-vous, il ne faut pas me mettre sur le chapitre
de ma pauvre chère famille, parce qu’alors je m’attendris,
mon cœur déborde, et je ne sais plus m’arrêter.
{{PersonnageD|LA DAME||se lève, se détourne un peu, se démasque et s’essuie les yeux.}}
Il m’a émue !… {{di|(Avec impatience.)}} Ah !
{{di|Elle va s’appuyer sur la cheminée.|d|2}}
{{PersonnageD|BELLEROSE||il s’est levé et s’approche de la Duchesse.}} Elle s’est
démasquée… si je pouvais…
{{di|Il cherche à la voir.|d|2}}
{{PersonnageD|LA DAME||se cachant la figure avec son mouchoir.}} C’est mal ce que
vous faites là.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Ma foi oui, c’est mal. Je vous en fais bien
mes excuses et je jure que je ne recommencerai pas. Masquez-vous,
ou ne vous masquez pas, je veux que l’Espagnol
me brûle si je hasarde le plus petit coup d’œil.
{{PersonnageD|LA DAME||après s’être masquée de nouveau, et se remettant à sa place à table.}} Pourquoi avez-vous renoncé à ce bonheur de vivre
avec votre père et avec votre sœur… Claudine… pour devenir
soldat ?
{{PersonnageD|BELLEROSE||triste.}} Ah ! Voilà.
{{Personnage|LA DAME.}} Parlez.
{{PersonnageD|BELLEROSE||brusquement.}} C’est un secret.
{{Personnage|LA DAME.}} Je n’insiste pas. Plus que personne je comprends
et je pratique la religion du secret. {{di|(Reprenant la lettre de
monsieur d’Assonville.)}} Prenez Ceci…
{{PersonnageD|BELLEROSE||distrait{{corr||.}}}} Oui, madame…
{{Personnage|LA DAME.}} Vous expliquerez à monsieur d’Assonville.
{{Personnage|BELLEROSE.}} Oui, madame… ah ! je n’y peux plus tenir. Je
ne vous connais pas et cependant il me semble que cela me
soulagerait de tout vous dire…
{{Personnage|LA DAME.}} Ne vous repentirez-vous pas d’avoir été trop
confiant ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Me repentir ! moi ! Et de quoi donc au fait ?
de ce que j’ai aimé Suzanne… de ce que je l’aime encore
malgré sa trahison… Eh ! bien, qu’est-ce qui peut m’empêcher
de l’avouer, de le crier si ça me plaît ?
{{PersonnageD|LA DAME||à part.}} Pauvre garçon ! {{di|(Haut.)}} Ainsi Suzanne ?…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Vous avez dit son nom. Voyez-vous ! vous la
connaissez ! Ça ne m’étonne pas ! vous savez tout…
{{Personnage|LA DAME.}} Je sais ce que vous venez de m’apprendre…
{{PersonnageD|BELLEROSE||il s’assied à sa même place à la table de droite.}} Moi…
je vous ai… Au fait… c’est possible… je perds la tête quand
il s’agit d’elle… Enfin… puisque vous la connaissez, vous
n’ignorez pas qu’elle habitait le château de Malzonvilliers
avec son père. Malzonvilliers, à un quart de lieue de chez
nous. Son père, à elle, un traitant nouvellement enrichi…
oh ! mais riche comme on ne l’est pas… Malgré ça, il n’avait
aucune fierté avec nous autres. Suzanne était toujours chez
nous pour jouer avec Claudine et avec moi… Nous grandissions
ensemble, et dame, on ne pouvait pas se passer les
uns des autres… Suzanne est plus jeune que moi d’au moins
quatre ans. Eh bien, croiriez-vous que toute petite elle faisait
déjà de moi ce qu’elle voulait ? C’est comme je vous le dis.
Regardez-moi, je suis grand, n’est-ce pas ? je suis fort… j’ai
toujours été déterminé ! Tout jeune je n’aurais pas tremblé
devant dix gendarmes du roi… eh bien ! je balbutiais, je me
troublais devant cette enfant, quand elle entr’ouvrait ses
lèvres roses et sérieuses. Je retenais mon haleine pour mieux
l’entendre. Que vous dirai-je ? je serais mort avec plaisir
pour elle… Qu’est-ce que ça voulait dire ? je n’en savais
rien.
{{Personnage|LA DAME.}} Vous l’avez su depuis ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Eh ! oui !
{{Personnage|LA DAME.}} Vous l’aimiez ?…
{{Personnage|BELLEROSE.}} Oh ! oui, je l’aimais !
{{Personnage|LA DAME.}} Et elle ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Elle !… Ne me questionnez pas là-dessus,
madame. Elle non, elle ne… je blasphème ! Eh bien oui,
elle m’aimait aussi. Je l’ai su le jour où son père l’a eu promise
à monsieur le comte d’Alberghotti… Le jour où elle
m’a tout dit, nous avons tant pleuré que j’ai cru que nous
allions mourir… Elle a essuyé ses yeux la première et elle
m’a quitté pour obéir à monsieur de Malzonvilliers.
{{Personnage|LA DAME.}} Vous ne lui avez point fait de reproches ?
{{Personnage|BELLEROSE.}} Des reproches, moi ! Est-ce que j’en avais le
droit ?… Elle faisait son devoir. De mon côté, j’ai tout avoué
à mon père et à Claudine. Ils ont bien sangloté aussi. Pauvres
chers cœurs ! que de peines !… ils ont cherché à me consoler !
ah ! bien oui ! j’avais résolu de m’engager, cela leur a
mis la mort dans l’âme, mais ils m’ont approuvé. Alors j’ai
été trouver monsieur d’Assonville. Je voulais entrer dans sa
compagnie. Mais non, m’a-t-il répondu, tu n’as rien à faire
dans les chevau-légers. Serais-tu le plus instruit, le plus
hardi et le plus intelligent soldat de la compagnie, un mince
cadet de famille expédié de Paris par la cour, te passerait
sur le corps. Entre dans l’artillerie. Là, c’est autre chose.
Alors il m’a fait donner une lettre pour monsieur de Nancrais
qui m’a pris tout de suite. Depuis ce moment-là il s’est écoulé
du temps, et je crois que j’ai fini par oublier !
{{di|Il est très-ému. Il se lève et va au milieu de la scène.|d}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/196
104
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2026-09-24T00:25:19Z
Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>liers, un creux rectangulaire dans la terre
fraîche attestait qu’il y avait eu là, récemment
une pierre. Larsan rechercha cette pierre sans
la trouver et imagina tout de suite qu’elle avait
servi à l’assassin à maintenir au fond de l’étang
les souliers dont l’homme voulait se débarrasser.
Le calcul de Fred était excellent et le succès
de ses recherches l’a prouvé. Ceci m’avait
échappé ; mais il est juste de dire que mon
esprit était déjà parti par ailleurs, car, « par le
trop grand nombre de faux témoignages de
son passage laissé par l’assassin » et par la
mesure des pas noirs, correspondant à la
mesure des pas du père Jacques, que j’ai établie
sans qu’il s’en doutât sur le plancher de
la « Chambre Jaune », la preuve était déjà
faite, à mes yeux, que l’assassin avait voulu
détourner le soupçon du côté de ce vieux serviteur.
C’est ce qui m’a permis de dire à celui-ci,
si vous vous le rappelez, que, puisque l’on
avait trouvé un béret dans cette chambre
fatale, il devait ressembler au sien, et de lui
faire une description du mouchoir en tous
points semblable à celui dont je l’avais vu se
servir. Larsan et moi, nous sommes d’accord
jusque-là, mais nous ne le sommes plus à partir
de là, {{sc|et cela va être terrible}}, car il
marche de bonne foi à une erreur qu’il va me
falloir combattre « avec rien » !<noinclude>
<references/></noinclude>
sy38ad1vhmpix3gxnx7olohl1aq149b
Page:Journal des demoiselles v9 janv dec 1841.pdf/293
104
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="to"/>l’attendait… elle n’était point venue… « Alors il n’y eut plus qu’enthousiasme et bonheur dans la vie d’''Hélène et de Laurence''. » Ordinairement nous ne faisons pas de critique dans votre journal, mesdemoiselles, les livres dont nous vous donnons l’analyse pouvant toujours être lus par vous ; mais nous avons voulu vous prémunir contre ces prétendus ouvrages sur l’éducation, faits par des femmes qui ne connai... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||– 296 —}}</noinclude><section begin="to"/>l’attendait… elle n’était point venue…
« Alors il n’y eut plus qu’enthousiasme et
bonheur dans la vie d’''Hélène et de Laurence''. »
Ordinairement nous ne faisons pas de critique
dans votre journal, mesdemoiselles,
les livres dont nous vous donnons l’analyse
pouvant toujours être lus par vous ; mais
nous avons voulu vous prémunir contre ces
prétendus ouvrages sur l’éducation, faits
par des femmes qui ne connaissent pas le
monde, ou qui pis est, par des femmes qui
veulent le bouleverser !… Ainsi, dans ''Hélène''
''et Laurence'' vous ne trouvez jamais
les mots religion, devoir, résignation, dévouement ;
mots graves et doux de la langue
chrétienne qui vont si bien aux femmes ;
et je me trompe fort si l’auteur n’est
pas ''saint-simonienne'' ou ''fouriériste'', car
à chaque ligne il veut prouver qu’il n’y a
pas de bonheur dans la famille ; il vante
l’éducation en commun, la bienfaisance en
commun… Hélène regrette de ne pouvoir
défendre un accusé devant la cour d’assises ;
elle voudrait chanter pour tout le monde ;
et l’auteur la ferait se plaindre de n’être
pas capitaine de la garde nationale à pied
ou à cheval, si ''Saint-Simon'' ou ''Fourier''
reconnaissaient une seule des institutions
de notre gouvernement…
Sur ce, mesdemoiselles, je prie Dieu
qu’il vous garde de pareils livres ; car non
seulement ils sont inutiles, mais souvent
nuisibles et toujours ennuyeux.
{{d|{{Mme|{{sc|J. J. Fouqueau de Pussy.}}}}}}
{{Séparateur4}}
<section end="to"/>
<section begin="from"/>{{t3|Littérature étrangère.}}
{{t4|FRAGMENT ITALIEN}}
{{c|DIO.}}
{{Poem|
{{lang|it|……………… In Dio sperate
Soffrendo i vostri mali. Egli in tal guisa
Corregge, e non opprime : ei de’più cari
Cosi prova la fede. E Abramo, e Isacco,
E Giacobbe, e Mosè diletti a lui
Divennero cosi. Ma quei che osaro
Oltraggiar mormorando
La sua giustizia, o delle serpi il morso
O il fuoco esterminò. Se in giusta lance
Pesiamo i ſalli nostri, assai di loro
È minor il castigo, onde dobbiamo
Grazie a lui, non querele. Ei no’consolà
Secondo il voler suo. Gran prove io spero
Dalla pietà di lui.}}
|df}}
{{d|{{sc|Métastase.}}|1}}
{{c|DIEU.}}
………… Espérez en Dieu en supportant vos
maux : c’est de cette manière qu’il corrige, et
non qu’il opprime, et de ceux qu’il aima le mieux
c’est ainsi qu’il éprouva la foi. Abraham, Isaac,
et Jacob et Moïse lui devinrent chers ainsi. Mais
pour ceux qui osèrent outrager sa justice en
murmurant, ils furent exterminés par la morsure
des serpens ou par le feu. Pesons nos
fautes dans une juste balance, et nous trouverons
que le châtiment leur est bien inférieur.
Nous devons donc adresser à Dieu des actions
de grâces et non des reproches. Il console selon
sa volonté. J’espère, oh ! oui, j’espère en sa
bonté infinie.
{{d|{{sc|Pauline Roland.}}|1}}
<section end="from"/><noinclude>
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« Alors il n’y eut plus qu’enthousiasme et
bonheur dans la vie d’''Hélène et de Laurence''. »
Ordinairement nous ne faisons pas de critique
dans votre journal, mesdemoiselles,
les livres dont nous vous donnons l’analyse
pouvant toujours être lus par vous ; mais
nous avons voulu vous prémunir contre ces
prétendus ouvrages sur l’éducation, faits
par des femmes qui ne connaissent pas le
monde, ou qui pis est, par des femmes qui
veulent le bouleverser !… Ainsi, dans ''Hélène''
''et Laurence'' vous ne trouvez jamais
les mots religion, devoir, résignation, dévouement ;
mots graves et doux de la langue
chrétienne qui vont si bien aux femmes ;
et je me trompe fort si l’auteur n’est
pas ''saint-simonienne'' ou ''fouriériste'', car
à chaque ligne il veut prouver qu’il n’y a
pas de bonheur dans la famille ; il vante
l’éducation en commun, la bienfaisance en
commun… Hélène regrette de ne pouvoir
défendre un accusé devant la cour d’assises ;
elle voudrait chanter pour tout le monde ;
et l’auteur la ferait se plaindre de n’être
pas capitaine de la garde nationale à pied
ou à cheval, si ''Saint-Simon'' ou ''Fourier''
reconnaissaient une seule des institutions
de notre gouvernement…
Sur ce, mesdemoiselles, je prie Dieu
qu’il vous garde de pareils livres ; car non
seulement ils sont inutiles, mais souvent
nuisibles et toujours ennuyeux.
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Soffrendo i vostri mali. Egli in tal guisa
Corregge, e non opprime : ei de’più cari
Cosi prova la fede. E Abramo, e Isacco,
E Giacobbe, e Mosè diletti a lui
Divennero cosi. Ma quei che osaro
Oltraggiar mormorando
La sua giustizia, o delle serpi il morso
O il fuoco esterminò. Se in giusta lance
Pesiamo i ſalli nostri, assai di loro
È minor il castigo, onde dobbiamo
Grazie a lui, non querele. Ei no’consolà
Secondo il voler suo. Gran prove io spero
Dalla pietà di lui.}}
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………… Espérez en Dieu en supportant vos
maux : c’est de cette manière qu’il corrige, et
non qu’il opprime, et de ceux qu’il aima le mieux
c’est ainsi qu’il éprouva la foi. Abraham, Isaac,
et Jacob et Moïse lui devinrent chers ainsi. Mais
pour ceux qui osèrent outrager sa justice en
murmurant, ils furent exterminés par la morsure
des serpens ou par le feu. Pesons nos
fautes dans une juste balance, et nous trouverons
que le châtiment leur est bien inférieur.
Nous devons donc adresser à Dieu des actions
de grâces et non des reproches. Il console selon
sa volonté. J’espère, oh ! oui, j’espère en sa
bonté infinie.
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« Alors il n’y eut plus qu’enthousiasme et
bonheur dans la vie d’''Hélène et de Laurence''. »
Ordinairement nous ne faisons pas de critique
dans votre journal, mesdemoiselles,
les livres dont nous vous donnons l’analyse
pouvant toujours être lus par vous ; mais
nous avons voulu vous prémunir contre ces
prétendus ouvrages sur l’éducation, faits
par des femmes qui ne connaissent pas le
monde, ou qui pis est, par des femmes qui
veulent le bouleverser !… Ainsi, dans ''Hélène''
''et Laurence'' vous ne trouvez jamais
les mots religion, devoir, résignation, dévouement ;
mots graves et doux de la langue
chrétienne qui vont si bien aux femmes ;
et je me trompe fort si l’auteur n’est
pas ''saint-simonienne'' ou ''fouriériste'', car
à chaque ligne il veut prouver qu’il n’y a
pas de bonheur dans la famille ; il vante
l’éducation en commun, la bienfaisance en
commun… Hélène regrette de ne pouvoir
défendre un accusé devant la cour d’assises ;
elle voudrait chanter pour tout le monde ;
et l’auteur la ferait se plaindre de n’être
pas capitaine de la garde nationale à pied
ou à cheval, si ''Saint-Simon'' ou ''Fourier''
reconnaissaient une seule des institutions
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Sur ce, mesdemoiselles, je prie Dieu
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La sua giustizia, o delle serpi il morso
O il fuoco esterminò. Se in giusta lance
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c’est ainsi qu’il éprouva la foi. Abraham, Isaac,
et Jacob et Moïse lui devinrent chers ainsi. Mais
pour ceux qui osèrent outrager sa justice en
murmurant, ils furent exterminés par la morsure
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fautes dans une juste balance, et nous trouverons
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Nous devons donc adresser à Dieu des actions
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sa volonté. J’espère, oh ! oui, j’espère en sa
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||— 295 —}}</noinclude><section begin="to"/>dans le combat et qui ne faisaient pas encore
partie de cette noble confrérie.
» On a distribué aux croisés les biens
des vaincus, et l’empereur m’a concédé, à
titre de comté relevant de sa couronne,
autant de terre que je pourrais en parcourir
en chevauchant quatre heures durant.
» Si la comtesse de Caasbek n’a pas oublié
la parole qu’elle m’a donnée, elle accueillera
ma requête et la présentera à monseigneur
son mari. C’est pourquoi je vous
prie, mon cher père, d’aller lui porter le
double des lettres d’anoblissement que
vous trouverez ci-jointes, et de lui prouver
que maintenant j’ai un écu armorié,
un beau comté et le titre de comte. Mon
désir serait d’aller moi-même déposer tout
cela aux pieds de mademoiselle sa fille,
mais je suis obligé de suivre monseigneur
contre les Bulgares.
» Je suis…, etc. »
Le double dont il est ici parlé se trouvait
dans le manuscrit, ainsi qu’une large
feuille de parchemin sur laquelle étaient
peintes les armes données au nouveau
noble par l’empereur Beaudoin ; elles sont
d’argent à la croix de gueules, sommée
d’un croissant de même. Ces armoiries
avaient sans doute été envoyées avec la
lettre et les autres pièces propres à con
vaincre le seigneur de Caasbek ; car, pour
plus d’authenticité, elles portent la signature
du héraut d’armes de Flandre et empire
d’Orient, avec la date du 5° dimanche
après Pâques de l’an du Seigneur 1204.
Nous devons dire à nos jeunes lectrices
que le seigneur de Caasbek accueillit très-bien
la demande du jeune comte, et lui
donna sa fille unique en mariage. Après la
chute de l’empire latin, leurs descendans
revinrent en Flandre, où ils se perpétuèrent
jusqu’à la fin du siècle dernier, que
mourut le dernier mâle de la famille des
comtes de Caasbek. Comme chef de la famille,
il avait pour armes exactement
celles que nous avons trouvées sur la feuille
de parchemin.
{{d|{{sc|Alexandre Leduc}}.}}
<section end="to"/>
<section begin="from"/>{{t3|Revue Littéraire.}}
{{t4|''Hélène et Laurence'', par {{Mme|Louise
Crombach}}. Chez M. Cassin, rue Taranne,
n{{e|o}} 12.}}
Hélène, élevée chez ses parens, dans une
belle terre à cent lieues de Paris, avait
choisi pour amie une chèvre, afin de lutter
avec elle et de la devancer à la course. Si
Hélène désirait un fruit, ce n’était pas le
plus beau, mais le plus difficile à cueillir ;
elle était toujours perchée sur un arbre ou
sur un meuble, et n’avait appris à lire que
dans un livre d’histoire naturelle… Vous
vous dites sans doute, mesdemoiselles :
Voilà une petite fille bien mal élevée…
mais ce n’est pas l’opinion de l’auteur.
Hélène, à douze ans, quitte sans regret
sa mère pour aller en pension ; là, elle apprend
avec joie et facilité tout ce que l’on
enseigne aux jeunes filles les mieux élevées.
À quinze ans, Hélène perd subitement
son père ; elle pleure avec sa mère, puis
se console avec ses amies de pension. Mais
sa mère, qui ne se console pas si facilement,
tombe malade. Hélène sort de pension,
vient soigner sa mère, qui, après de
longues souffrances, meurt à son tour.
Cette fois Hélène n’était plus distraite de
sa douleur par ses amies de pension ; elle
avait bien encore sa chèvre (qui devait
être un peu vieille !), mais elle s’ennuyait
et se demandait « dans quel but on lui
avait enseigné la peinture, la musique,
l’histoire, la littérature, tout ce qu’elle savait
enfin ; et si elle ne devait jamais s’en
servir. » Vous avouerez que voilà une demoiselle
de quinze ans bien niaise de se
faire de pareilles questions.
Ses tuteurs lui choisissent un mari riche,
jeune, beau, avocat distingué d’une
petite ville voisine, {{M.|Évrard Guérin}}.
Hélène ne connaissait pas ce jeune homme,
elle l’accepte pour époux. Elle rit en si-<section end="from"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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partie de cette noble confrérie.
» On a distribué aux croisés les biens
des vaincus, et l’empereur m’a concédé, à
titre de comté relevant de sa couronne,
autant de terre que je pourrais en parcourir
en chevauchant quatre heures durant.
» Si la comtesse de Caasbek n’a pas oublié
la parole qu’elle m’a donnée, elle accueillera
ma requête et la présentera à monseigneur
son mari. C’est pourquoi je vous
prie, mon cher père, d’aller lui porter le
double des lettres d’anoblissement que
vous trouverez ci-jointes, et de lui prouver
que maintenant j’ai un écu armorié,
un beau comté et le titre de comte. Mon
désir serait d’aller moi-même déposer tout
cela aux pieds de mademoiselle sa fille,
mais je suis obligé de suivre monseigneur
contre les Bulgares.
» Je suis…, etc. »
Le double dont il est ici parlé se trouvait
dans le manuscrit, ainsi qu’une large
feuille de parchemin sur laquelle étaient
peintes les armes données au nouveau
noble par l’empereur Beaudoin ; elles sont
d’argent à la croix de gueules, sommée
d’un croissant de même. Ces armoiries
avaient sans doute été envoyées avec la
lettre et les autres pièces propres à con
vaincre le seigneur de Caasbek ; car, pour
plus d’authenticité, elles portent la signature
du héraut d’armes de Flandre et empire
d’Orient, avec la date du 5° dimanche
après Pâques de l’an du Seigneur 1204.
Nous devons dire à nos jeunes lectrices
que le seigneur de Caasbek accueillit très-bien
la demande du jeune comte, et lui
donna sa fille unique en mariage. Après la
chute de l’empire latin, leurs descendans
revinrent en Flandre, où ils se perpétuèrent
jusqu’à la fin du siècle dernier, que
mourut le dernier mâle de la famille des
comtes de Caasbek. Comme chef de la famille,
il avait pour armes exactement
celles que nous avons trouvées sur la feuille
de parchemin.
{{d|{{sc|Alexandre Leduc}}.}}
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<section begin="from"/>{{t3|Revue Littéraire.}}
{{t4|''Hélène et Laurence'', par {{Mme|Louise
Crombach}}. Chez M. Cassin, rue Taranne,
n{{e|o}}{{lié}}12.}}
Hélène, élevée chez ses parens, dans une
belle terre à cent lieues de Paris, avait
choisi pour amie une chèvre, afin de lutter
avec elle et de la devancer à la course. Si
Hélène désirait un fruit, ce n’était pas le
plus beau, mais le plus difficile à cueillir ;
elle était toujours perchée sur un arbre ou
sur un meuble, et n’avait appris à lire que
dans un livre d’histoire naturelle… Vous
vous dites sans doute, mesdemoiselles :
Voilà une petite fille bien mal élevée…
mais ce n’est pas l’opinion de l’auteur.
Hélène, à douze ans, quitte sans regret
sa mère pour aller en pension ; là, elle apprend
avec joie et facilité tout ce que l’on
enseigne aux jeunes filles les mieux élevées.
À quinze ans, Hélène perd subitement
son père ; elle pleure avec sa mère, puis
se console avec ses amies de pension. Mais
sa mère, qui ne se console pas si facilement,
tombe malade. Hélène sort de pension,
vient soigner sa mère, qui, après de
longues souffrances, meurt à son tour.
Cette fois Hélène n’était plus distraite de
sa douleur par ses amies de pension ; elle
avait bien encore sa chèvre (qui devait
être un peu vieille !), mais elle s’ennuyait
et se demandait « dans quel but on lui
avait enseigné la peinture, la musique,
l’histoire, la littérature, tout ce qu’elle savait
enfin ; et si elle ne devait jamais s’en
servir. » Vous avouerez que voilà une demoiselle
de quinze ans bien niaise de se
faire de pareilles questions.
Ses tuteurs lui choisissent un mari riche,
jeune, beau, avocat distingué d’une
petite ville voisine, {{M.|Évrard Guérin}}.
Hélène ne connaissait pas ce jeune homme,
elle l’accepte pour époux. Elle rit en si-<section end="from"/><noinclude>
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Discussion:Hélène et Laurence
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== Critique ==
''[[Page:Journal_des_demoiselles_v9_janv_dec_1841.pdf/290|Journal des demoiselles]]'', 1841
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<noinclude><pagequality level="1" user="JLTB34" /></noinclude>parti de Rome, il rejeta la formule, qu’il n’avait admise, disait-il, que par crainte de la mort. Cette duplicité de Bérenger, soumis en apparence quand il était en danger, parjure dès qu’il était libre, le déshonora d’autant plus qu’il cherchait encore. au milieu de ses contradictions, à s’arranger avec sa conscience, en se prévalant tantôt de l’exemple d’Aaron, qui, par crainte, avait forgé le veau d’or, tantôt de celui de saint Pierre qui, par le même motif, avait renié son Maître. Véritable précurseur des hérétiques futurs, il nommait le pape Léon IX, non plus pontifex, mais pompifex ; l’Église romaine, non pas catholique, mais satanique. Ses menées étaient même parvenues à produire une certaine agitation en France, quand Grégoire VII, monté sur le trône pontifical, le cita de nouveau à Rome. Là, dans le synode tenu en 1078, il fut encore une fois obligé d’affirmer par serment que le pain, après la consécration, est le corps du Christ, né de Marie, et de souscrire plus tard, en 1079, que le pain et le vin sont changés, quant leur substance, au corps et au sang du Christ. Ce qui coûta le plus à l’orgueilleux dialecticien fut de reconnaître qu’il avait été dans l’erreur. Courbé enfin sous le poids de l’âge et de l’affliction, il se retira dans l’île de Saint-Côme, près de Tours, où, menant une vie solitaire et silencieuse, et victorieux enfin de son orgueil, il parvint à la conviction de la vérité, et mourut dans le sein de l’Église catholique, avec les sentiments de la plus ardente pénitence [1088].
Outre l’intérêt dogmatique qui s’attache à cette controverse, elle a encore une portée plus générale car elle prouve que les altérations dont les pures spéculations de l’esprit humain menaçaient perpétuellement le dogme, avaient fortifié et généralisé la conviction que, dans les discussions spéculatives, la foi marche avant la science<ref>Lanfranc. de Euchar., c. 7, se plaint de Bérenger : « Relictis sacris auctoritatibus ad dialecticam confnginm facis. Et quidem de mysterio fidei auditurus ac responsams, quas ad rem debeant pertinere, maUem audire ac respondere sacras auctoritates quam diatectieas rationes.</ref>.
<ref follow=p252>{{tiret2|sangui|nem}} Domini nostri Jesu-Christi esse, et sensualiter non solum sacra-
mento sed etiam in veritate manibus sacerdotum tractari, frangi, et fide-
lium dentibus alteri, jurans per sanctam et homousion Trinitatem et
per hæc sacrosancta Christi evangelia. »</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/679
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
{{interligne|2em}}
'''89.'''
{{interligne|1em}}
{{g|S. (Alsace), juin 1910.|4|fs=90%}}
{{interligne}}
Les personnes les plus réfractaires à la piété — personnes du monde et jetées dans le tourbillon des œuvres matérielles — se sont trouvées conquises d’emblée à la vie d’union au Sacré-Cœur, à la communion, au pur esprit de l’Évangile par quelques mots à peine sur la chère petite sainte, par quelques pages, que dis-je ? ''quelques lignes'' de ses écrits, pétris d’amour de Dieu et d’onction du Saint-Esprit.
Elles suivent, depuis, allègrement la voie des aigles et étonnent leur entourage…
À leur tour, elles sont apôtres et des intimes de leur amie du ciel.
Un autre groupe d’âmes, maintenant parues devant Dieu, a consolé mon ministère — grâce à l’œuvre et à la ''voie'' de {{Sr}} Thérèse — : les agonisants ! Oh ! que de transformations intimes obtenues par elle à ces minutes dernières où le soleil couchant de la grâce se hâte de mûrir ses élus pour la récolte, dans la gloire !
Ici, les traits sont innombrables et ravissants… {{FAD|{{T|R{{e|d}} P. H.|90}}}}
{{séparateur|5|m=2em}}
{{interligne|2em}}
'''90.'''
{{interligne|1em}}
{{g|Couvent de X. (Espagne), 3 juillet 1910.|4|fs=90%}}
{{interligne}}
{{c|'''''Guérison de Sœur M.'''''|fs=90%}}
Il y avait huit ans que notre chère {{Sr}} M{{e|***}}, Converse de ce Couvent, souffrait d’une maladie d’estomac. Plusieurs médecins, à diverses reprises, dirent que ce pouvait être un cancer ou un ulcère ; mais ils ne l’affirmèrent pas, la maladie n’étant pas arrivée à son dernier degré, où les vomissements de sang ne laissent plus de doute.
Pendant ce long espace de temps, la malade eut des intervalles de mieux, elle pouvait alors travailler et suivre en partie la communauté, non pour la nourriture, car elle était un régime spécial.
Les crises, violentes arrivaient ensuite ; alors elle ne pouvait prendre que du lait et en petite quantité, la morphine seule la calmait dans ce cas.
Ces derniers six mois, les crises se succédèrent très rapprochées ; la malade, d’une maigreur extrême, était très faible.
On comprenait que le mal progressait, et à grands pas ; déjà la morphine ne lui produisait plus l’effet ordinaire.
Notre chère sœur souffrait avec une patience angélique, elle était contente de souffrir pour expier ses péchés, faire son purgatoire ici-bas et convertir les pécheurs, à l’exemple de {{Sr}} Thérèse de l’Enfant-Jésus, à laquelle elle était très dévote, ayant déjà reçu d’elle, il y a quelques mois, une grande grâce qu’elle estimait davantage que sa guérison.
Les choses en étaient là, lorsqu’une des Mères françaises exilées, qui venait de lire la dernière édition de la grande Vie de {{Sr}} Thérèse de l’Enfant-Jésus et les nouveaux miracles qu’elle raconte, parla à la malade de ces guérisons, surtout de celles de quatre ulcères à l’estomac, et l’engagea à faire une neuvaine.
La sœur s’y refusa absolument : « Non, dit-elle, car je sais que je guérirais, et je veux souffrir pour aller au ciel, ou plutôt je ne veux<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>de tous, car personne ne semble surpris de l’angoissante constatation.
Avec une acuité singulière, une lucidité inexplicable, ils envisagent la situation exacte, désespérée.
Il va falloir subir le corps à corps avec la meute innombrable et féroce.
Le corps à corps, c’est la défaite, c’est l’agonie, c’est la fin.
Et cependant l’audace des chiens sauvages, des ''kébals'' comme disent les habitants du pays désolé, augmente de minute en minute.
Peut-être est-ce l’appétit grandissant qui les pousse de plus en plus en avant.
Maintenant, à toute minute, des bêtes furieuses se ruent à l’escalade.
Parfois deux ou trois fauves se précipitent en même temps.
Et les tireurs s’aperçoivent qu’ils ont à peine le temps de les abattre.
Le refuge est trop peu élevé.
Que sont cinq ou six mètres à franchir pour ces ennemis à quatre pattes, dont les tortures de la faim décuplent la rapidité ?
D’un geste instinctif Tip Linn attire Grace en arrière.
Il veut lui faire un dernier rempart de son corps.
Les petits et gracieux Lookely sont appuyés l’un contre l’autre, face aux adversaires attendus.
Leur attitude dit qu’ils ont une seule et même aspiration : Vivre ensemble les quelques brefs instants que leur mesure le destin avare.
Mais qu’est ce donc ?
Des coups de maillet résonnent bruyamment sur le roc.
Qui se livre à pareil exercice en de telles circonstances ?
Qui ? Tout simplement Clodius Sharp.
Une fois de plus, le rêve du géologue lui a fait oublier la réalité.
À genoux devant un bloc rocheux, il en détache des parcelles à l’aide de son marteau d’étude.
Et il prononce des mots savants qui sonnent bien certainement pour la première fois dans cette campagne albanaise.
— Tungstène et quartz aurifère. Singulier amalgame.
Il est stupéfait que ses compagnons l’arrachent à son occupation. Il bredouille :
— Les chiens !… Les chiens ! Quels chiens ? Ah ! c’est vrai, je n’y songeais plus.
Au demeurant, ces bêtes n’ont pas l’air très belliqueux.
Il achève à peine l’appréciation inexacte qu’un concert de hurlements retentit tout alentour du rocher.
Arriba appelle d’un accent angoissé :<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="s1"/><nowiki/> exécutées. Ces dispositions sont restées jusqu’ici, dans beaucoup d’endroits, à l’état de lettre morte, par suite de l’indifférence des autorités locales. Là où des mesures ont été prises pour exercer une surveillance sérieuse, et pour assurer entre autres l’exécution de l’article qui défend d’employer plus de 6 heures par : jour, dans un atelier ou une fabrique, les enfants âgés de moins de quatorze an... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||COURRIER DE L’EXTÉRIEUR|91}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki/>
exécutées. Ces dispositions sont restées jusqu’ici, dans beaucoup
d’endroits, à l’état de lettre morte, par suite de l’indifférence
des autorités locales. Là où des mesures ont été prises pour
exercer une surveillance sérieuse, et pour assurer entre autres
l’exécution de l’article qui défend d’employer plus de 6 heures
par : jour, dans un atelier ou une fabrique, les enfants âgés de
moins de quatorze ans, il s’est produit un résultat assez inattendu :
les fabricants, gênés dans leur liberté, refusent d’admettre
au travail les enfants qui n’ont pas accompli leur quatorzième
année ; ne pouvant pas les employer plus de six heures
par jour, ils préfèrent ne pas les employer du tout. L’inspecteur
du Palatinat, qui rapporte ce fait, ne songe pas à blâmer le
mauvais vouloir des fabricants : il s’en prend à la loi, qu’il
déclare préjudiciable, non seulement à l’industrie, mais à l’intérêt
des enfants eux-mêmes, et il réclame l’abaissement de la
limite d’âge. Comme les enfants quittent généralement l’école
primaire à treize ans, dit-il, ils sont livrés à eux-mêmes pendant
toute une année, sans surveillance, sans pouvoir trouver d’occupation,
et restent ainsi à la charge de leur famille. Le remède
naturel à cet état de choses, nous semble-t-il, serait non pas de
livrer les enfants aux fabricants une année plus vite en abaissant
la limite d’âge, mais de les garder à l’école une année de plus.
{{interligne}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
'''Autriche.''' — Le rapport sur les écoles communales de la ville
de Vienne pour l’année scolaire 1880-1881, qui vient de paraître,
nous apprend que cette capitale possédait, en 1881, 28 écoles
primaires supérieures (''{{de|Bürgerschulen}}'') à huit classes (14 écoles
de garçons et 14 écoles de filles) ; 80 écoles primaires de garçons
(2 écoles à 8 classes, 9 à 7 classes, 34 à 6 classes, 5 à 5 classes),
50 écoles primaires de filles (7 à 8 classes, 16 à 7 classes, 24 à
6 classes, 3 à 5 classes), et 3 écoles primaires mixtes quant
aux sexes (1 école à 6 classes, 1 à 5 classes, 1 à 2 classes) : en
tout, 131 écoles.
Ces 131 écoles ont été fréquentées par 66,856 élèves (32,571
garçons, 34,285 filles) ; l’enseignement y est donné par 914 instituteurs
et 380 institutrices, auxquels il faut ajouter 208 maîtres
spéciaux pour la religion, 32 maîtres spéciaux des deux sexes pour
la langue française, et 312 maîtresses pour les travaux à l’aiguille.<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||— 294 —}}</noinclude>gnant le contrat, parce que le notaire por
tait des guêtres ; elle rit à la mairie, parce
que le maire parlait patois ; mais arrivée
à l’église, les cierges, les fleurs, les dentelles,
le son des cloches, tout cela la fait
trembler, et quand le prêtre lui demande
si elle consent à accepter Évrard Guérin
pour époux, elle répond : ''Pas encore !'' Le
prêtre répète sa question, elle répond :
''Non !'' (Comme c’est aimable pour Évrard !)
Enfin, le prêtre fait comprendre à Hélène
qu’elle est déjà mariée devant les hommes,
qu’il ne s’agit plus que d’appeler la
bénédiction de Dieu sur son mariage… il
répète une troisième fois : Consentez-vous
à accepter Évrard Guérin pour époux ?…
elle répond : ''Oui''. Mais Évrard a pâli ; il
croit que sa femme ne l’aime pas, il
craint qu’elle n’en aime un autre ; il devient
jaloux, et la prie « de ne point trop
se livrer aux distractions du monde,
dangereuses pour une jeune femme qui
ignore les piéges qu’elles recouvrent et y
laisse souvent son bonheur. » Hélène ne
voit dans cette prière que de la tyrannie,
et se jette, au contraire, dans toutes ces
distractions ; puis, étant un jour à sa fenêtre,
elle voit danser une petite Savoyarde,
et se dit : « Elle danse pour
donner du pain à sa mère ; moi, pour faire
souffrir un honnête homme… je suis folle
et stupide. » Je crois, mesdemoiselles, que
cette fois vous êtes parfaitement de l’avis
d’Hélène ; mais ce n’est pas celui de l’auteur,
car, un moment après, il dit que
cette femme, ''ayant du bon sens et un caractère''
''énergique'', s’ennuie de sa position
dans le monde, ce qui me semble contradictoire :
une femme ayant du bon sens et
un caractère énergique ne peut jamais
s’ennuyer.
{{M.|Guérin}} n’ayant trouvé aucun sujet
d’être jaloux, se reprochait d’avoir autre
fois prié sa femme de ne point trop aller au
bal, et la voyant pâle et triste, il la force :
maintenant à y aller afin de se distraire.
Voilà donc, cette fois pour plaire à son
mari, Hélène qui danse, danse jusqu’à ce
que les forces lui manquent… Un soir,
comme elle venait de tomber évanouie de
fatigue en rentrant chez elle, son mari, au
désespoir, se jette à ses genoux et lui dit :
« qu’elle est libre maintenant de danser
ou de ne pas danser. » (Il y a vraiment de
quoi rire dans cette triste histoire.)
Hélène est une femme supérieure (vous
ne vous en seriez pas doutées) ; elle s’ennuie.
Savez-vous pourquoi ? c’est qu’elle
est inutile. Cependant elle est riche, elle
peut faire le bien ; elle n’y songe pas. Elle
a de nombreux domestiques à surveiller ; ce
sont eux qui gouvernent sa maison, elle
ne s’en mêle pas. Elle a un fils au collége,
elle ne s’intéresse pas à ses études. Elle a
un mari qui l’aime, elle ne s’occupe pas
de son bonheur… au contraire, elle le rend
très-malheureux. Elle a une jeune sœur,
elle n’en parle pas. Depuis qu’elle est mariée
elle ne s’est pas fait une seule amie,
une simple connaissance… Elle bâille, elle
pâlit… Son pauvre mari lui dit un jour :
« Mon enfant, lis, peins, travaille, fais de
la musique… » Elle lui répond : « À qui
aurai-je été ''utile'' ? » Et l’honnête mari
comprend enfin « que sa femme est une
''de ces natures noblement ambitieuses'', et
comme il n’a aucune tâche sérieuse à lui
indiquer, il commence à trembler que la
solitude n’exalte ''cette âme si fortement''
''trempée'' et ne fausse ce jugement si droit
encore. »
Enfin, toujours bâillant, s’ennuyant,
treize ans se sont écoulés. Hélène avait
vingt-huit ans lorsqu’elle rencontre Laurence,
une pauvre couturière : elle l’aime,
elle en fait son amie ; et quand elle lui avait
lu, le soir, quelque passage d’histoire ou de
belle poésie, elle s’endormait plus satisfaite.
Mais un jour Laurence ne revint pas… la
pauvre fille n’avait plus d’ouvrage, partant,
plus de souliers… Hélène pensa tout
simplement que l’heure d’étude qu’elle
donnait à l’ouvrière nuisait à son travail,
et elle s’applaudit de renoncer à cette<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="s1"/><nowiki /> Le nombre des écoles privées est le suivant : 9 écoles de garçons, 30 écoles de filles, 8 écoles mixtes quant aux sexes ; elles comptent 4,937 élèves (1,571 garçons, 3,366 filles), avec 326 maîtres et 277 maîtresses. Vienne compte 79,213 enfants d’âge scolaire : le rapport de ce chiffre à celui de la population totale (705,402 habitants) est de 11,23 %. Il y a 14 salles d’asile, 8 crèches, et 30 jardins d’enf... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr|92|REVUE PÉDAGOGIQUE}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki />
Le nombre des écoles privées est le suivant : 9 écoles de garçons,
30 écoles de filles, 8 écoles mixtes quant aux sexes ;
elles comptent 4,937 élèves (1,571 garçons, 3,366 filles), avec
326 maîtres et 277 maîtresses.
Vienne compte 79,213 enfants d’âge scolaire : le rapport de ce
chiffre à celui de la population totale (705,402 habitants) est de
11,23 %.
Il y a 14 salles d’asile, 8 crèches, et 30 jardins d’enfants, dont
douze sont annexés à une école primaire. Tous ces établissements
sont des fondations privées.
La dépense totale faite par la ville de Vienne pour l’enseignement
primaire durant l’année 1880-1881 s’est élevée à
11,212,231 florins.
{{interligne}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
— Au commencement de cette année, des maladies contagieuses
ont éclaté dans les familles de onze directeurs d’écoles
primaires de Vienne, et comme ces directeurs sont logés dans
le bâtiment même de l’école, les onze écoles ont dû être fermées
pendant un laps de temps plus ou moins long. Pour obvier
au renouvellement de semblables incidents, le conseil municipal
de Vienne a pris, le 23 avril dernier, un arrêté aux termes
duquel tous les directeurs d’écoles primaires devaient, dans un
délai de huit jours, signer un engagement stipulent qu’au
cas où un cas de maladie contagieuse se manifesterait dans
leur famille, ils feraient transporter le malade hors de leur domicile
jusqu’à complète guérison ; à ceux qui refuseraient de
souscrire un pareil engagement, le Conseil laissait l’alternative
de renoncer à leur logement dans le bâtiment scolaire, en échange
d’une indemnité annuelle de 300 à 360 florins.
L’exécution de cette mesure s’est trouvée présenter dans la
pratique des difficultés inattendues, et, devant les réclamations
de ceux qu’elle visait, le Conseil municipal a prolongé jusqu’au
15 juillet le délai de rigueur pour la signature de l’engagement
ou l’évacuation du logement. Puis la question a été examinée de
nouveau par la commission juridique du Conseil, et dans sa
dernière séance, celle-ci a décidé d’inviter la commission scolaire
à proposer au Conseil le retrait de l’arrêté du 25 avril.
{{interligne}}
<section end="s2"/>
<section begin="s3"/><nowiki/>
'''Belgique.''' — Le corps électoral avait à renouveler, le<section end="s3"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||— 297 —}}</noinclude>amitié : Jè suis sûre, mesdemoiselles, que,
dans votre indignation, vous vous écriez :
« Femme sans cœur et sans intelligence !
elle se plaint de n’être utile à personne,
l’occasion se présente d’aider une pauvre
fille… elle la repousse ! » Voilà donc Hélène
qui baille, qui s’ennuie davantage encore,
et qui, après avoir regardé les étoiles,
retombait sur sa chaise, pâle, découragée.
Son honnête mari souffrait de la
voir souffrir sans remède. « Laisse mon
cœur s’éteindre, lui disait-elle un jour ;
peut-être à la fin serai je si pauvre d’énergie
que ma vie me semblera encore trop
agitée, et je ne me plaindrai plus… Mais
vous autres hommes, vous pourrez me
plaindre ! car ce qu’il y a de noble, de
généreux en moi sera mort, et je ne traînerai
plus qu’un cadavre ! » Vous voyez
que cette femme est folle, et votre indignation
s’est changée en pitié… En voici
bien d’une autre !
Hélène lit un jour dans le journal les
débuts d’une chanteuse au Théâtre-Italien.
« La musique élève l’âme, se dit Hélène ;
cette femme aura développé des germes
de nobles sentimens, elle aura conduit
au bon et au bien par la route du beau. »
Dans ce cas, mesdemoiselles, au lieu de
vous informer si le jeune homme qu’on
vous présente pour époux honore son père
et sa mère, vous feriez mieux de demander
s’il a ses entrées aux Italiens… Bref, voilà
Hélène, sous le prétexte d’aller voir son fils
à Paris, faisant ses adieux à ce bon Évrard,
qui pleure et lui recommande de ne pas le
laisser seul trop loug-temps… « Oh ! si j’avais
quelque chose à faire ici, se dit-elle, je
ne partirais pas… mais rien !… Il faut que
je le quitte pour quelque temps, si je ne
veux mourir et le quitter pour toujours ! »
Vous ne comprenez pas, mesdemoiselles,
ce qu’Hélène va faire à Paris ? Hélène abandonnait
son mari, sa maison, sa sœur, son
enfant, sa position dans le monde, pour
aller… débuter au Théâtre-Italien !… Heureusement
qu’elle se met à sa fenêtre, car
c’est alors que lui viennent ses bonnes in
spirations ; là elle voit passer sœur Thérèse
accompagnée de deux sœurs hospitalières
allant porter des secours aux malades…
Hélène ne partira plus. Elle écrit à sœur
Thérèse, lui raconte ses souffrances, sa vie
« Il n’est pas possible, dit-elle, que je sois
née pour si peu de chose. (Si peu de
chose !… elle a été fille, elle est sœur, épouse,
mère, riche et considérée… que de bonheur,
que de bienfaits elle pourrait répandre autour
d’elle !) Associez-moi à vos œuvres,
je puis disposer de quatre heures par jour ;
donnez-moi une petite part de votre pénible
tâche, ne fût-ce que de laver les pieds de
vos malades ! disposez de moi, vous me sauverez ! »
Je profite, mesdemoiselles, du moment
où Hélène a envoyé sa lettre et en attend
la réponse pour vous parler de Laurence.
Cette jeune fille est née de parens si peu
industrieux qu’ils n’ont jamais su confectionner
que des chaussons de lisière ; elle
même a fait tous les métiers sans réussir à
un seul. Sa folie à elle est de vouloir être
riche et instruite. Il faut lui rendre justice,
elle a un bon cœur, bien qu’elle soit
un peu exaltée dans ses sentimens ; mais je
la crois paresseuse. Voici la lettre qu’elle
écrivait aussi de son côté à sœur Thérèse.
« J’ai dix-neuf ans, je n’ai pas de travail ;
mon père et ma mère pourront maintenant
recevoir l’aumône, car on n’aura plus
à leur dire : Vous avez une fille pour gagner
votre vie… Lorsque vous recevrez
ma lettre, je serai morte. N’abandonnez pas
mes vieux parens. »
Sœur Thérèse reçut en même temps la
lettre d’Hélène et celle de Laurence. Une
confrérie de femmes venait de se fonder.
Elles prenaient pour tâche de visiter les
pauvres, les malades, les prisonniers ; de
ramener les coupables dans une meilleure
voie ; de chercher du travail aux ouvriers
sans ouvrage, et d’instruire les femmes et
les filles du peuple… Comme Laurence ne
voulait mourir que de sa belle mort et<noinclude>
<references/></noinclude>
9ohq0ayve9jv5ds1vmu7afsejukqbsf
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<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||— 297 —}}</noinclude>amitié : Je suis sûre, mesdemoiselles, que,
dans votre indignation, vous vous écriez :
« Femme sans cœur et sans intelligence !
elle se plaint de n’être utile à personne,
l’occasion se présente d’aider une pauvre
fille… elle la repousse ! » Voilà donc Hélène
qui baille, qui s’ennuie davantage encore,
et qui, après avoir regardé les étoiles,
retombait sur sa chaise, pâle, découragée.
Son honnête mari souffrait de la
voir souffrir sans remède. « Laisse mon
cœur s’éteindre, lui disait-elle un jour ;
peut-être à la fin serai je si pauvre d’énergie
que ma vie me semblera encore trop
agitée, et je ne me plaindrai plus… Mais
vous autres hommes, vous pourrez me
plaindre ! car ce qu’il y a de noble, de
généreux en moi sera mort, et je ne traînerai
plus qu’un cadavre ! » Vous voyez
que cette femme est folle, et votre indignation
s’est changée en pitié… En voici
bien d’une autre !
Hélène lit un jour dans le journal les
débuts d’une chanteuse au Théâtre-Italien.
« La musique élève l’âme, se dit Hélène ;
cette femme aura développé des germes
de nobles sentimens, elle aura conduit
au bon et au bien par la route du beau. »
Dans ce cas, mesdemoiselles, au lieu de
vous informer si le jeune homme qu’on
vous présente pour époux honore son père
et sa mère, vous feriez mieux de demander
s’il a ses entrées aux Italiens… Bref, voilà
Hélène, sous le prétexte d’aller voir son fils
à Paris, faisant ses adieux à ce bon Évrard,
qui pleure et lui recommande de ne pas le
laisser seul trop loug-temps… « Oh ! si j’avais
quelque chose à faire ici, se dit-elle, je
ne partirais pas… mais rien !… Il faut que
je le quitte pour quelque temps, si je ne
veux mourir et le quitter pour toujours ! »
Vous ne comprenez pas, mesdemoiselles,
ce qu’Hélène va faire à Paris ? Hélène abandonnait
son mari, sa maison, sa sœur, son
enfant, sa position dans le monde, pour
aller… débuter au Théâtre-Italien !… Heureusement
qu’elle se met à sa fenêtre, car
c’est alors que lui viennent ses bonnes in
spirations ; là elle voit passer sœur Thérèse
accompagnée de deux sœurs hospitalières
allant porter des secours aux malades…
Hélène ne partira plus. Elle écrit à sœur
Thérèse, lui raconte ses souffrances, sa vie
« Il n’est pas possible, dit-elle, que je sois
née pour si peu de chose. (Si peu de
chose !… elle a été fille, elle est sœur, épouse,
mère, riche et considérée… que de bonheur,
que de bienfaits elle pourrait répandre autour
d’elle !) Associez-moi à vos œuvres,
je puis disposer de quatre heures par jour ;
donnez-moi une petite part de votre pénible
tâche, ne fût-ce que de laver les pieds de
vos malades ! disposez de moi, vous me sauverez ! »
Je profite, mesdemoiselles, du moment
où Hélène a envoyé sa lettre et en attend
la réponse pour vous parler de Laurence.
Cette jeune fille est née de parens si peu
industrieux qu’ils n’ont jamais su confectionner
que des chaussons de lisière ; elle
même a fait tous les métiers sans réussir à
un seul. Sa folie à elle est de vouloir être
riche et instruite. Il faut lui rendre justice,
elle a un bon cœur, bien qu’elle soit
un peu exaltée dans ses sentimens ; mais je
la crois paresseuse. Voici la lettre qu’elle
écrivait aussi de son côté à sœur Thérèse.
« J’ai dix-neuf ans, je n’ai pas de travail ;
mon père et ma mère pourront maintenant
recevoir l’aumône, car on n’aura plus
à leur dire : Vous avez une fille pour gagner
votre vie… Lorsque vous recevrez
ma lettre, je serai morte. N’abandonnez pas
mes vieux parens. »
Sœur Thérèse reçut en même temps la
lettre d’Hélène et celle de Laurence. Une
confrérie de femmes venait de se fonder.
Elles prenaient pour tâche de visiter les
pauvres, les malades, les prisonniers ; de
ramener les coupables dans une meilleure
voie ; de chercher du travail aux ouvriers
sans ouvrage, et d’instruire les femmes et
les filles du peuple… Comme Laurence ne
voulait mourir que de sa belle mort et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Journal des demoiselles/Hélène et Laurence, Mlle Louise Crombach
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''OUTRAGE'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 479 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''OVIN'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Outrage,''' insultego.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Outrageant''' {{t|(a.)|90}}, insultega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Outrager,''' insultegi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Outrageusement,''' insultege, malhonorege ‖ (F.) indignige, troege, ekscese<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Outrageux,''' insultega, malhonorega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Outrance,''' troigemo, troigado. '''A -,''' ekscesa<sup>Z</sup>, {{t|(combat)|90}} ĝismorta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Outre''' {{t|(prép.)|90}}, trans ‖ krom, plie de. '''D’-Rhin,''' transrejna<sup>C</sup>. '''Passer - à qn,''' malŝatante [nezorgante] ion iri plue. '''D’- en -,''' trae. '''En - de,''' krom, plie de [ol]. '''En -,''' krom tio, plie. '''- que,''' krom [ekster] tio ke.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Outre''' {{t|(s.)|90}}, felsako.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Outré''' {{t|(a.)|90}}, {{t|(qc)|90}} troa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Outrecuidance,''' tromemfidego, arogant(eg)eco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Outrecuidant,''' tromemfidega, arogant(eg)a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Outremer,''' ultramar(blu)o<sup>2</sup> ‖ ~a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Outrepasser,''' trans[preter]pasi<sup>2</sup> [superpaŝi<sup>2</sup>] {{t|(rajton)|90}}.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Outrer,''' {{t|(qc)|90}} troigi ‖ {{t|(qn)|90}} indign(eg)igi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ouvert''' {{t|(a.)|90}}, {{t|(esprit)|90}} inteligenta, multflanka, komprenema ‖ {{t|(chemin)|90}} nebarita<sup>2</sup>. '''Grand -,''' plejmalferme, malfermege. '''A livre -,''' ekstemporale<sup>2</sup>. '''Exercice à livre -,''' ~o<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ouvertement,''' malkaŝe.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ouverture,''' malfermo ‖ aperturo<sup>Z</sup>, luko<sup>P</sup> ‖ {{t|(accidentelle)|90}} fendo, truo ‖ {{t|(mus.)|90}} uverturo ‖ {{t|(d’esprit)|90}} inteligenteco, multflankeco, komprenemo ‖ {{t|(de cœur)|90}} malkaŝemo ‖ {{t|(f., plur.)|90}} provaj proponoj, duonproponoj.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ouvrable,''' '''Jour -,''' labortago<sup>2</sup>, simpla tago<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ouvrage,''' laboro ‖ (el)laboraĵo, laborprodukto, far(it)aĵo<sup>2</sup> ‖ {{t|(litt.)|90}} verko. '''(Table, corbeille) à -,''' (por)kudra.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ouvrager''' {{t|(tech.)|90}}, subtile (malsimple, detale, zorge) ornami [ellabori].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ouvrer''' {{t|(tech.)|90}}, prilabori<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ouvreur,''' malfermanto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ouvrier,''' metiisto, laboristo ‖ verkanto ‖ faranto, kreanto, produktanto, ~into ‖ {{t|(a.)|90}} laborista.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ouvrir,''' malfermi {{t|(p. f.)|90}}<sup>2</sup>, {{t|(ch. fermée à clé)|90}} malŝlosi<sup>1</sup>, {{t|(bras)|90}} disetendi ‖ bori, tranĉi, fosi. '''- tout grand, largement,''' (ek)malfermegi. '''- l’œil,''' streĉi la okulon<sup>2</sup> ; teni la okulojn en streĉo<sup>2</sup> ; rigardi per ambaŭ okuloj. '''- son cœur à qn,''' malkovri antaŭ iu sian koron<sup>2</sup> ; rakonti ĉion faritan k. kaŝitan<sup>2</sup> ; malkaŝi<sup>1</sup> ĉiujn siajn sekretajn sentojn. '''S’-,''' {{t|(fleur)|90}} disfaldiĝi, malfaldiĝi, malvolviĝi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ouvroir,''' kudrejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ovaire,''' ovujo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ovale,''' ovforma, ovala ‖ {{t|(s.)|90}} ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ovation,''' ovacio, aklamado<sup>Z</sup>, laŭda kriado. '''Faire une - à,''' ovacii [aklami<sup>2</sup>] iun, laŭdekriadi al iu.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ovin''' {{t|(tech.)|90}}, ŝafa.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{t3|AVERTISSEMENT SUR LE NEUVIÈME TRAITÉ DE SAINT BERNARD|fs=140%}}
Saint Bernard composa cet opuscule avant l’année 1128, c’est-à-dire avant la trente-huitième année de son âge. Il y traite de la Grâce et du libre arbitre, et l’écrivit, à la suite d’un entretien qu’il avait eu avec un personnage dont le nom ne nous est pas connu, à qui il avait paru que notre saint Docteur accordait trop à la grâce, comme si après elle, il n’y avait plus rien qui revînt au libre arbitre dans les actes humains. Saint Bernard, dans ce traité, nous montre le libre arbitre en Dieu, dans les anges, et chez l’homme avant et après sa chute et dans la vie bienheureuse, ainsi que la grâce, également avant et depuis la première faute d’Adam. Ce traité est bien court, à ne voir que le nombre de ses pages, mais combien est-il plus substantiel et plus solide, au point de vue de la doctrine, que beaucoup de longs traités que des théologiens ont composés sur ce sujet ! Il est d’un style vigoureux, vif et lumineux, les expressions en sont justes et bien accommodées au sujet, enfin la composition tout entière en est simple, exempte de recherche et naturelle ; aussi éloignée de l’enflure que de la maigreur, elle se distingue par le nerf, l’élégance, le goût et le fini, on n’y rencontre aucune de ces expressions triviales, barbares ou incultes qui sentent l’école ; sans être concise, au point de ne laisser couler la doctrine que goutte à goutte, elle n’est pourtant point diffuse et ne se répand point en digressions, comme un fleuve qui quitte ses rives, après avoir rompu ses digues et laissé son lit presque à sec ; s’avançant d’un cours toujours également calme et majestueux, elle montre qu’elle sort d’une source intarissable qui n’emprunte point ses eaux ailleurs, mais qui les trouve dans son propre sein, ou plutôt, qui ne les emprunte qu’à Dieu même et à la méditation assidue des saintes Écritures et particulièrement des écrits du grand Apôtre. Voici en quels termes Geoffroy parle de cet opuscule dans la Vie de saint Bernard, livre III, chapitre VIII : « Veut-on savoir à quel point il fut reconnaissant du don de la grâce que Dieu lui avait accordé, on n’a qu’à lire ses discussions, aussi subtiles que pleines de foi sur la Grâce et le libre arbitre. » Il ne faut pas oublier ici ce que saint Bernard dit lui-même de ce traité, dans sa cinquante-deuxième lettre, écrite en 1128, et adressée au cardinal Haimeric. « L’évêque de Chartres, lui dit-il, me demande quelques-uns de mes écrits pour vous les envoyer ; je n’ai rien qui me semble digne de votre attention. J’ai publié, depuis peu, un Traité de la grâce et du libre arbitre ; je me ferai un plaisir de vous l’envoyer si vous le désirez. » Ce traité était adressé à Guillaume de Saint-Thierry, que saint Bernard affectionnait tout particulièrement, et à qui il dédia aussi son Apologie que nous avons donnée plus haut ; il lui adressa également plusieurs lettres. Les plus anciens manuscrits n’ont point la division par chapitres, qu’on ne trouve que dans les manuscrits moins anciens. Il nous a semblé que nous devions conserver la division reçue et connue du public.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
{{t2|TRAITÉ DE LA GRÂCE ET DU LIBRE ARBITRE DE SAINT BERNARD, À GUILLAUME, ABBÉ DE SAINT-THIERRY.|fs=140%}}
{{t3|PRÉFACE.|fs=120%}}
À l’abbé Guillaume de Saint-Thierry, le frère Bernard.
J’ai composé, avec la grâce de Dieu, du mieux que j’ai pu, l’opuscule sur la grâce et le libre arbitre que j’ai commencé à l’occasion que vous savez ; mais je crains bien qu’on ne trouve en le lisant que je n’ai pas convenablement traité un sujet si important, ou que je n’ai fait que répéter inutilement ce que plusieurs autres ont écrit avant moi. Aussi, vous prié-je de vouloir bien lire ce travail, avant tout autre personne, et, si vous le voulez bien, de le lire seul, de peur que s’il venait à se répandre, il ne servît plus à montrer la témérité de son auteur qu’à édifier la charité des lecteurs. Si, après cela vous en croyez la publication utile, je vous prierai de vouloir bien prendre la peine, ou de le corriger vous-même, ou de me le renvoyer pour que je le corrige ; si vous y remarquez quelque expression un peu obscure, qu’on puisse, dans un sujet aussi difficile, remplacer par une autre plus claire, sans nuire à la brièveté de l’ouvrage, vous ne refuserez point de le corriger pour n’être point privé des récompenses que la sagesse promet en ces termes : « Ceux qui travaillent à me rendre plus claire, auront la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#24-34|''Eccli.'', {{rom|xxiv}}, 34.]]</ref>. »
{{t3|POUR QU’UNE BONNE ŒUVRE SOIT MÉRITOIRE, IL FAUT LE CONCOURS DE LA GRÂCE DE DIEU ET DU LIBRE ARBITRE.|CHAPITRE I.|fs=120%}}
1. Comme je parlais un jour en public, et que je me reconnaissais redevable à Dieu de m’avoir prévenu dans le bien, du progrès que j’y faisais et de l’espérance que j’avais de le conduire à la perfection, un des assistants me dit : Que faites-vous donc ou quelle récompense attendez-vous, si c’est Dieu qui fait tout ? — Où voulez-vous en venir, lui répondis-je ? — Je veux, répliqua-t-il, que vous rapportiez toute la gloire de ce que vous faites à Dieu, qui vous a prévenu avant tout mérite de votre part, qui vous a excité et vous a fait commencer, et, après cela que vous viviez de manière à vous montrer reconnaissant des grâces que vous avez reçues et digne d’en recevoir de nouvelles. — Votre conseil est très-bon, lui repartis-je, mais vous devriez me donner en même temps le pouvoir de le suivre ; car il est plus facile de savoir ce qu’il faut faire que de le faire. Autre chose est d’indiquer le chemin à un aveugle, autre chose de procurer une monture à celui qui est fatigué. Celui qui montre la route ne donne point pour cela au voyageur la force de la<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>parcourir et, pour ce dernier, il y a une très-grande différence entre lui indiquer la voie de manière à ce qu’il ne puisse s’égarer et l’empêcher de tomber en défaillance au milieu du voyage. De même celui qui enseigne le bien ne donne pas toujours le bien qu’il enseigne. Or il y a deux choses qui me sont absolument nécessaires ; c’est d’être instruit de ce qui est bien et ensuite d’être aidé à le faire. Un simple mortel peut bien éclairer mon ignorance, mais si l’Apôtre a senti juste : « C’est l’Esprit-Saint qui vient en aide à notre faiblesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-26|''Rom.'', {{rom|viii}}, 26.]]</ref>. » Je vais plus loin encore, celui qui se sert de vos lèvres pour me donner un conseil, doit aussi me donner par son Esprit une aide qui me permette de faire ce que vous me conseillez. Si, grâce à lui, j’ai le bon vouloir, je ne trouve point en moi la force de faire le bien que je veux et je ne puis pas espérer de l’avoir jamais, à moins que celui qui me donne le bon vouloir ne me donne en même temps le bien faire selon ce qui lui plaît <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-13|''Philipp.'', {{rom|ii}}, 13.]]</ref>. Mais en ce cas, me répondrez-vous, où sont nos mérites à nous et que pouvons-nous espérer ? Écoutez, vous dirai-je : « Ce n’est pas en vue des œuvres bonnes que nous avons faites, mais par un pur acte de miséricorde qu’il nous a sauvés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Tite#3-5|''Tit.'', {{rom|iii}}, 5.]]</ref>. » En effet, pensez-vous que c’est vous qui êtes l’auteur de vos propres mérites, et que si vous êtes sauvé, ce sera par l’effet de votre justice ? Mais vous ne sauriez pas même prononcer le nom du Seigneur Jésus sans un don du Saint-Esprit, car vous n’avez sans doute pas oublié quel est celui qui a dit : « Sans moi vous ne pouvez rien <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#15-5|''Joann.'', {{rom|xv}}, 5.]]</ref> », et encore, « ce n’est le fait ni de celui qui court, ni de celui qui veut, mais c’est l’œuvre de la miséricorde de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'', {{rom|ix}}, 16.]]</ref>. »
2. Vous répliquerez en me demandant quel est en ce cas le rôle du libre arbitre. Je vous répondrai en deux mots que son rôle, c’est d’être sauvé. En effet, supprimez le libre arbitre et il n’y aura plus rien à sauver, de même que si vous supprimez la grâce, il n’y a plus rien qui sauve ; l’un et l’autre sont nécessaires au salut, l’une pour l’opérer, l’autre pour en profiter ou le recevoir ; c’est Dieu qui est le principe du salut, mais c’est le libre arbitre qui en est l’objet ; nul ne peut sauver si ce n’est Dieu, et nul ne peut être sauvé si ce n’est le libre arbitre ; il n’y a que celui-ci qui puisse recevoir ce que celui-là seul peut donner. Mais le salut ne dépend pas moins du consentement de celui qui le reçoit que de la grâce de celui qui le donne, et c’est ce qui me fait dire que le libre arbitre coopère avec la grâce en consentant, c’est-à-dire en faisant son salut, puisque consentir, pour lui est la même chose que se sauver. Voilà pourquoi il n’y a pas de salut pour les bêtes, elles sont dépourvues d’un libre arbitre qui puisse se conformer à la volonté de celui qui les sauve, se soumettre à ses ordres, croire en ses promesses et lui rendre grâces quand il les a tenues. En effet, il y a une différence entre le consentement de la volonté et l’instinct de la nature. Ce dernier nous est commun avec les êtres dépourvus de raison ; tout entier aux appétits de la chair, il ne saurait obéir à l’impulsion de l’esprit et peut-être est-ce lui que l’Apôtre appelle la sagesse de la chair et dont il veut parler sous cet autre nom quand il dit : « La sagesse de la chair est ennemie de Dieu, car elle ne saurait être soumise à la loi de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-6|''Rom.'', {{rom|viii}}, 6.]]</ref>. » Ce qui nous distingue des bêtes avec lesquelles nous avons l’instinct de commun, c’est donc le consentement volontaire,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>c’est-à-dire la condition d’un esprit libre de ses mouvements, car le consentement volontaire exclut toute pensée de contrainte et de violence. Il est un acte de la volonté, non de la nécessité, qui ne se donne et ne se refuse que par un acte de la volonté ; s’il pouvait être contraint et forcé, il ne serait plus volontaire. Là où la volonté manque, il ne peut plus y avoir de consentement, puisque ce consentement est un acte de la volonté ; et dès lors qu’il y a consentement, il y a nécessairement volonté. Or qui dit volonté dit liberté ; voilà proprement ce que j’entends par libre arbitre.
{{t3|QU’EST-CE QUE LE LIBRE ARBITRE, OU EN QUOI CONSISTE LA LIBERTÉ.|CHAPITRE II.|fs=120%}}
3. Mais pour mieux faire comprendre ma pensée et pour arriver plus sûrement au but que je me propose, je crois qu’il est nécessaire de reprendre les choses de plus haut. Dans les choses naturelles, on ne saurait confondre ensemble la vie et la force sensitive, ni la force sensitive, l’appétit et le contentement, c’est ce qui ressortira plus clairement encore de la définition de chacune de ces choses. Dans tout être corporel, il y a la vie, c’est-à-dire, un certain mouvement interne et naturel qui n’agit qu’au dedans ; il y a la force sensitive, mouvement vital, qui n’agit pas seulement au dedans mais aussi au dehors ; enfin, dans l’animal il y a de plus l’appétit naturel ; c’est la force du désir qui anime les sens. Le consentement est un acquiescement spontané de la volonté, ou, comme je l’ai dit plus haut, la condition d’un esprit libre de ses mouvements. Quant à la volonté, c’est, dans l’être raisonnable, un mouvement qui préside à la force sensitive et à l’appétit ; elle ne va jamais sans la raison, attendu que la raison est comme sa compagne et sa suivante, en sorte que, si elle n’agit pas toujours selon la raison elle n’agit jamais sans elle, et que même elle se sert d’elle pour agir contre elle, empruntant, pour ainsi dire, son ministère pour aller contre ses conseils et ses jugements. Aussi est-il dit que « les enfants du siècle sont plus habiles dans la conduite de leurs affaires, que ne le sont les enfants de lumière dans les leurs <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#16-8|''Luc.'', {{rom|xvi}}, 8.]]</ref> », et encore : « Ils ne sont habiles que pour faire le mal <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#4-22|''Jérem.'', {{rom|iv}}, 22.]]</ref>. » En effet, nulle créature ne peut être habile et prudente même pour le mal si ce n’est par la raison.
4. La raison est donnée à la volonté, pour l’instruire, non pour la détruire. Or elle la détruirait si elle pouvait lui imposer quelque nécessité que ce fût et l’empêcher de se porter librement au mal en cédant à l’appétit, c’est-à-dire à l’esprit mauvais, d’être animale, et de ne concevoir point les choses qui sont de l’Esprit de Dieu ; ou si elle pouvait l’empêcher de se porter au bien en obéissant à l’impulsion de la grâce, d’être spirituelle, et de juger de tout sans être elle-même jugée par personne. Si, dis-je, la raison empêchait la volonté d’agir dans l’un ou dans l’autre sens, la volonté ne serait plus la volonté, elle aurait cessé d’être, car où il y a nécessité, il n’y a point de volonté. D’où il suit que, si une créature raisonnable faisait par nécessité et sans le consentement de sa propre volonté quelque chose de juste ou d’injuste <ref>Il y a ici entre les manuscrits que nous avons sous les yeux et les différentes éditions des œuvres de saint Bernard, une légère variante qui ne touche en aucune façon au sens général de ce passage.</ref>, elle ne saurait, à aucun titre, en être heureuse ou malheureuse, puisqu’elle manquerait précisément de ce qui, en elle, serait<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>seul capable de bonheur ou de malheur, la volonté. Quant aux trois choses dont j’ai parlé plus haut, la vie, la force sensitive et l’appétit, elles ne peuvent rendre ni heureux ni malheureux, autrement, il faudrait admettre que les arbres peuvent être heureux ou malheureux, parce qu’ils ont la vie, et que les animaux peuvent l’être aussi, parce qu’ils possèdent de plus les deux autres propriétés ; or, c’est tout à fait impossible. Quant à nous, si nous avons la vie de commun avec les arbres ; la vie, la force sensitive et l’appétit avec les animaux, nous nous distinguons des uns et des autres par la volonté. Or, comme c’est le consentement de la volonté, mais le consentement libre et volontaire, qui nous rend justes ou pécheurs, c’est également lui qui fait que nous sommes heureux ou malheureux. Il suit de là que ce consentement même, tant à cause de l’inamissible liberté de la volonté, qu’à cause du jugement inévitable de la raison qu’il porte partout et toujours avec lui, peut, ce me semble, être appelé avec raison, libre arbitre, car il est libre par le fait de la volonté, et arbitre par celui de la raison. Il est bien juste d’ailleurs que la liberté n’aille point sans le jugement ; de cette manière, la liberté se juge elle-même dès qu’elle pèche, et le jugement consiste précisément pour elle à souffrir, après son péché, ce qu’elle ne voudrait point souffrir, attendu qu’elle ne pèche que parce qu’elle le veut bien.
5. D’ailleurs, comment pourrait-on imputer justement le bien ou le mal à celui qui n’aurait pas conscience de sa liberté, puisque la nécessité détruit le bien et le mal ? Or, il est certain que là où il y a nécessité, il n’y a point liberté, et que là où il n’y a pas liberté, il ne saurait conséquemment y avoir ni mérite, ni jugement, ce qui toutefois ne s’applique point au péché originel qui a une autre cause que notre liberté. Tout ce qui n’est point fait avec la liberté d’un consentement volontaire, est indubitablement destitué de tout mérite, et par conséquent, ne saurait être sujet à jugement, d’où il suit que dans l’homme tout, à l’exception de la volonté, est exempt de mérite et de jugement, puisqu’il n’y a que la volonté de libre en lui. La vie, les sens, l’appétit, la mémoire, l’intelligence et le reste sont soumis à la nécessité, précisément en raison même de ce qu’ils ne le sont point entièrement à la volonté. Quant à la volonté elle-même, il est impossible qu’elle obéisse à une autre qu’elle-même ; car elle ne saurait point ne pas vouloir quand elle veut ou vouloir quand elle ne veut pas, et il est également impossible qu’elle aille jamais sans la liberté. Il est vrai qu’elle peut changer mais ce n’est toujours que pour vouloir autre chose, en sorte qu’elle ne perd jamais sa liberté ; la liberté lui est si essentielle qu’elle ne peut la perdre, sans se perdre elle-même. S’il peut se voir un homme privé de toute volonté, ou qui veuille sans avoir une volonté, alors on pourra voir aussi une volonté qui ne soit pas libre. De là vient que les actions des fous, des enfants et de ceux qui dorment, ne sont réputées ni bonnes, ni mauvaises ; comme ils n’ont pas l’usage de leur raison, ils n’ont point non plus de volonté propre, et par conséquent, ne sont pas jugés libres. Puis donc que la volonté n’a rien de libre qu’elle-même, il est juste qu’elle ne soit jugée que par elle. Aussi<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''PAIR'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 481 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''PALMÉ'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>'''vain,''' pano, '''Petit-,''' bulko.
'''- au beurre,''' buterpano.
'''- beurre, V. Beurrée.'''
'''- de (beurre),''' bulo da.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pair,''' 1 {{t|(a.)|90}} {{t|(mat.)|90}} para<sup>2</sup> ; {{t|(s.)|90}} egal(rang)ulo, samrangulo ‖ {{t|(titre)|90}} lordo<sup>C</sup>, senatano, magnato<sup>Z</sup>. '''Hors de -,''' nekomparebla, senkompara. '''Aller de - avec,''' esti samranga kun [kiel]. '''(Employé) au -,''' (loĝata k. nutrata sed) sensalajra. '''Etre au -''' {{t|(fin.)|90}}, atingi la nominalan<sup>2</sup> valoron.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paire,''' paro, duopo. '''Par -s,''' par(op)e, duope, popare<sup>8</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pairie,''' lordeco<sup>C</sup>, senataneco, magnateco<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paisible *''' {{t|(qc.)|90}} paca, kvieta ‖ {{t|(qn)|90}} pacema, kviet( em)a. '''Homme -,''' kvietulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paître,''' {{t|(intr.)|90}} paŝtiĝi, sin paŝti<sup>2</sup> ‖ {{t|(tr.)|90}} paŝti. '''Faire -,''' paŝti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paix,''' {{t|(entre pays ou entre personnes)|90}} paco. '''En -,''' ~e<sup>2</sup>. '''Faire la -,''' paciĝi<sup>2</sup>. '''Vivre en - avec,''' esti paca kun<sup>2</sup>. '''Laisser qn en -,''' lasi trankvila<sup>2</sup>. '''- !''' kviete<sup>2</sup>, trankvile<sup>2</sup>. '''Juge de -,''' pac(ig)a juĝisto. '''Gardien de la -,''' policano.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pal,''' trapikilego, pikbaston(eg)o<sup>5</sup>, paliso.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palabre''' (F.), teda solena parolado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paladin,''' kavalir(a hero)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palais,''' {{t|(anat.)|90}} palato ‖ {{t|(arch.)|90}} palaco ‖ {{t|(de justice)|90}} juĝejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palanquin,''' palankeno<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palatal,''' palata.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palatin,''' palaca ‖ palata.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palatine,''' ŝultropelto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pâle,''' {{t|(visage)|90}} pala, senkolora ‖ {{t|(couleur)|90}} hela, pala ‖ {{t|(lumière)|90}} malforta, pala. '''D’un bleu -,''' pale blua<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pale-ale,''' angla<sup>Z</sup> hela biero, pelelo<sup>P</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palefrenier,''' stalisto, ĉeval(ejo)servisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paléographe,''' paleografisto<sup>Z2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paléographie,''' paleografio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paléographique, V. S.,''' ~a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paléontologie,''' paleontologio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paléontologique, V. S.,''' ~a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palestre,''' gimnastiko ‖ ~ejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palet,''' ĵetdisketo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paletot,''' palto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palette,''' {{t|(peint.)|90}} paletro ‖ {{t|(méc.)|90}} padelo<sup>13</sup>, padela<sup>Z</sup>, radtabuleto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pâleur,''' paleco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palier,''' ŝtuparplaceto<sup>4</sup>, (interetaĝa) plataĵo<sup>5</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palinodie,''' opinioŝanĝaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pâlir, V. A.,''' ~iĝi ‖ ~igi ‖ {{t|(f.)|90}} ŝajni malplivalora.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palissade,''' palisaro<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palissader,''' ĉirkaŭigi per palisaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palissandre,''' palisandro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pâlissant''' {{t|(a.)|90}}, paliĝanta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palisser''' {{t|(hort.)|90}}, spalir(ig)i.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palladium,''' {{t|(chim.)|90}} paladio<sup>Z</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} nacia talismano<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palliatif,''' duonefika rimedo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pallier,''' duonpravigi, malgravigi (''malpravon'').
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palmarès,''' laŭreataro<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palme,''' palmobranĉo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palmé,''' {{t|(zoo.)|90}}, interfingre<noinclude><div style="position:relative; width:100%;">
DICT. COMPL. FRANÇAIS-ESPERANTO.
<span style="position:absolute; left:75%; transform:translateX(-50%);">'''31'''</span>
</div>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''PAIR'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 481 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''PALMÉ'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude><noinclude>'''</noinclude>vain,''' pano, '''Petit-,''' bulko.
'''- au beurre,''' buterpano.
'''- beurre, V. Beurrée.'''
'''- de (beurre),''' bulo da.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pair,''' 1 {{t|(a.)|90}} {{t|(mat.)|90}} para<sup>2</sup> ; {{t|(s.)|90}} egal(rang)ulo, samrangulo ‖ {{t|(titre)|90}} lordo<sup>C</sup>, senatano, magnato<sup>Z</sup>. '''Hors de -,''' nekomparebla, senkompara. '''Aller de - avec,''' esti samranga kun [kiel]. '''(Employé) au -,''' (loĝata k. nutrata sed) sensalajra. '''Etre au -''' {{t|(fin.)|90}}, atingi la nominalan<sup>2</sup> valoron.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paire,''' paro, duopo. '''Par -s,''' par(op)e, duope, popare<sup>8</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pairie,''' lordeco<sup>C</sup>, senataneco, magnateco<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paisible *''' {{t|(qc.)|90}} paca, kvieta ‖ {{t|(qn)|90}} pacema, kviet( em)a. '''Homme -,''' kvietulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paître,''' {{t|(intr.)|90}} paŝtiĝi, sin paŝti<sup>2</sup> ‖ {{t|(tr.)|90}} paŝti. '''Faire -,''' paŝti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paix,''' {{t|(entre pays ou entre personnes)|90}} paco. '''En -,''' ~e<sup>2</sup>. '''Faire la -,''' paciĝi<sup>2</sup>. '''Vivre en - avec,''' esti paca kun<sup>2</sup>. '''Laisser qn en -,''' lasi trankvila<sup>2</sup>. '''- !''' kviete<sup>2</sup>, trankvile<sup>2</sup>. '''Juge de -,''' pac(ig)a juĝisto. '''Gardien de la -,''' policano.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pal,''' trapikilego, pikbaston(eg)o<sup>5</sup>, paliso.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palabre''' (F.), teda solena parolado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paladin,''' kavalir(a hero)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palais,''' {{t|(anat.)|90}} palato ‖ {{t|(arch.)|90}} palaco ‖ {{t|(de justice)|90}} juĝejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palanquin,''' palankeno<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palatal,''' palata.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palatin,''' palaca ‖ palata.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palatine,''' ŝultropelto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pâle,''' {{t|(visage)|90}} pala, senkolora ‖ {{t|(couleur)|90}} hela, pala ‖ {{t|(lumière)|90}} malforta, pala. '''D’un bleu -,''' pale blua<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pale-ale,''' angla<sup>Z</sup> hela biero, pelelo<sup>P</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palefrenier,''' stalisto, ĉeval(ejo)servisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paléographe,''' paleografisto<sup>Z2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paléographie,''' paleografio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paléographique, V. S.,''' ~a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paléontologie,''' paleontologio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paléontologique, V. S.,''' ~a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palestre,''' gimnastiko ‖ ~ejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palet,''' ĵetdisketo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Paletot,''' palto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palette,''' {{t|(peint.)|90}} paletro ‖ {{t|(méc.)|90}} padelo<sup>13</sup>, padela<sup>Z</sup>, radtabuleto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pâleur,''' paleco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palier,''' ŝtuparplaceto<sup>4</sup>, (interetaĝa) plataĵo<sup>5</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palinodie,''' opinioŝanĝaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pâlir, V. A.,''' ~iĝi ‖ ~igi ‖ {{t|(f.)|90}} ŝajni malplivalora.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palissade,''' palisaro<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palissader,''' ĉirkaŭigi per palisaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palissandre,''' palisandro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pâlissant''' {{t|(a.)|90}}, paliĝanta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palisser''' {{t|(hort.)|90}}, spalir(ig)i.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palladium,''' {{t|(chim.)|90}} paladio<sup>Z</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} nacia talismano<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palliatif,''' duonefika rimedo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pallier,''' duonpravigi, malgravigi (''malpravon'').
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palmarès,''' laŭreataro<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palme,''' palmobranĉo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Palmé,''' {{t|(zoo.)|90}}, interfingre<noinclude><div style="position:relative; width:100%;">
DICT. COMPL. FRANÇAIS-ESPERANTO.
<span style="position:absolute; left:75%; transform:translateX(-50%);">'''31'''</span>
</div>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>n’y a-t-il ni mérite, ni démérite à avoir une intelligence bornée, une mémoire fragile, des appétits constamment en éveil, des sens obtus ou une vie languissante, attendu que tout cela peut n’être point libre et exister malgré la volonté.
{{t3|ON DISTINGUE TROIS SORTES DE LIBERTÉ : CELLE DE LA NATURE, CELLE DE LA GRÂCE ET CELLE DE LA GLOIRE.|CHAPITRE III.|fs=120%}}
6. Puis donc qu’il n’y a que la volonté qui, à cause de la liberté qui lui est essentielle, ne peut être amenée ni par la violence, ni par quelque nécessité que ce soit, à se mettre en opposition avec elle-même, ou à vouloir quelque chose malgré elle, il s’ensuit que c’est elle qui fait qu’une créature est juste ou injuste, digne et capable d’être heureuse ou malheureuse, selon qu’elle consent à la justice ou à l’injustice. Voilà pourquoi on appelle, communément et avec raison, libre arbitre, ce consentement libre et volontaire, de qui seul dépend, comme je l’ai dit plus haut, tout jugement en ce qui le concerne ; le mot libre a rapport à la volonté et le mot arbitre, à la raison. Mais s’il est libre, sa liberté n’est pas du genre de celle dont l’Apôtre a dit : « Là où est l’esprit du Seigneur, là aussi est la liberté <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-17|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 17.]]</ref> ; » car cette dernière liberté consiste dans l’affranchissement du péché, comme il est dit ailleurs : « Quand vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres de la servitude de la justice… Mais à présent, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous retirez de cet état, est votre propre sanctification, et la fin sera la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#6-18|''Rom.'', {{rom|vi}}, 18 et seq.]]</ref>. » Quel homme, dans sa chair de péché, peut se dire libre du péché ? Ce n’est donc pas de cette liberté-là qu’est venu le nom de libre arbitre. Mais il y a encore une autre liberté qui est l’affranchissement de la misère dont l’Apôtre parle en ces termes : « La créature sera elle-même un jour délivrée de cet asservissement à la corruption où elle est à présent, pour entrer dans la liberté et dans la gloire des enfants de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-21|''Rom.'', {{rom|viii}}, 21.]]</ref> : » Mais est-il quelqu’un dans cette vie mortelle qui prétende jouir de cette liberté ? Ce n’est donc pas non plus de cette liberté que le libre arbitre tire son nom. Mais il y en a une autre qui me semble plus en rapport avec lui, et qu’on peut appeler la liberté, l’affranchissement de toute nécessité, il n’est en effet rien qui soit contraire au volontaire, comme ce qui vient de la nécessité, car ce qui vient de la nécessité ne vient pas de la volonté, et réciproquement.
7. Il y a donc, comme nous avons pu le voir, trois sortes de libertés. On peut être libre du péché, de la misère et de la nécessité ; nous sommes libres de la nécessité par la nature, du péché par la grâce et de la misère dans la céleste patrie. Nous appellerons la première, liberté naturelle ; la seconde, liberté de la grâce, et la troisième, liberté de la vie ou de la gloire. En effet, nous avons commencé, nobles créatures de Dieu que nous sommes, par être créés. En premier lieu, nous avons été créés, nobles créatures en Dieu, pour avoir une volonté libre et une liberté volontaire ; en second lieu, nous avons été refaits à l’innocence, créatures nouvelles en Jésus-Christ, et en troisième lieu, nous avons été élevés à la gloire, créatures parfaites dans l’Esprit.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Ainsi, la première de ces libertés est un titre d’honneur, la seconde une source de force, et la troisième le comble du bonheur ; par la première, en effet, nous l’emportons sur tous les autres animaux ; par la seconde, nous vainquons la chair, et par la troisième, nous triomphons de la mort même, et de même que par la première Dieu a mis sous nos pieds les brebis, les bœufs et tous les animaux sauvages, par la seconde il a plié et mis sous nos pieds toutes les bêtes spirituelles de l’air, dont il a été dit : « Ne livrez pas, Seigneur, à ces méchantes bêtes, les âmes de ceux qui s’occupent à vous louer <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#74-19|''Psalm.'' {{rom|lxxiii}}, 19.]]</ref> », et par la troisième, il nous mettra nous-mêmes sous nos propres pieds en nous faisant triompher de la corruption et de la mort ; le jour où notre dernière ennemie, la mort, sera détruite, et où nous entrerons dans la liberté et dans la gloire des enfants de Dieu, dans cette liberté, dis-je, dont Jésus-Christ nous fera libres, lorsque dans son royaume il nous donnera à Dieu son Père. Je crois que c’est de cette liberté-là et de la liberté du péché qu’il parlait quand il disait aux Juifs : « Si le Fils vous délivre vous serez véritablement libres <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#8-36|''Joan.'', {{rom|viii}}, 36.]]</ref>. » En s’exprimant ainsi, il voulait indiquer que le libre arbitre avait besoin d’un libérateur, j’en conviens, non pas pour être affranchi de la nécessité que, en tant que volonté <ref>On remarque en cet endroit, dans plusieurs éditions et dans quelques manuscrits, une différence de leçon peu importante ; nous donnons celle qui nous a paru la meilleure.</ref>, il ne saurait connaître, mais du péché dans lequel il était aussi librement que volontairement tombé, et de la peine que son imprudence lui a fait encourir et qu’il ne supportait qu’à regret. Or il ne pouvait être affranchi de ce double mal que par celui qui seul est libre entre les morts, c’est-à-dire qui seul est libre du péché au milieu des pécheurs.
8. De tous les enfants d’Adam, il n’y en a qu’un qui puisse revendiquer pour lui l’affranchissement du péché, c’est celui qui n’a point commis le péché et des lèvres de qui nulle parole trompeuse n’est jamais sortie. Il fut également libre de notre misère, qui est la peine du péché, sinon en acte du moins en puissance, car personne ne lui a ravi la vie, mais il l’a quittée de lui-même, selon ces paroles du Prophète : « Il n’a été offert en sacrifice que parce qu’il l’a bien voulu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Isaïe#53-7|''Isa.'', {{rom|liii}}, 7.]]</ref> » ; de même que c’est quand il le voulut qu’il naquit d’une femme, s’assujettit à la loi pour racheter ceux qui étaient sans la loi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#4-5|''Galat.'', {{rom|iv}}, 5.]]</ref>. Il fut donc, lui aussi, sous la loi de notre misère, mais il ne s’y trouva que parce qu’il le voulut bien, afin qu’étant seul libre au milieu d’êtres misérables et pécheurs, il brisât le double joug de la misère et du péché qui pesait sur la tête de ses frères. Il eut donc aussi, mais il les eut entières, nos trois libertés ; il tient la première de sa double nature divine et humaine, et les deux autres de la puissance divine. Nous verrons plus loin si l’homme, dans le paradis terrestre, posséda les deux dernières de ces trois libertés ; nous verrons aussi comment et à quel point il les posséda.<noinclude></noinclude>
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{{t3|QUELLE EST LA LIBERTÉ DES ÂMES SAINTES APRÈS LA MORT, ET QUELLE EST LA LIBERTÉ COMMUNE À DIEU ET À TOUTE CRÉATURE RAISONNABLE.|CHAPITRE IV.|fs=120%}}
9. Or, on ne peut douter que les deux premières libertés soient pleines et parfaites dans les âmes saintes après leur mort, ainsi qu’en Dieu, dans son Christ et dans les Anges des Cieux. En effet, pour les âmes saintes, comme elles ne sont pas encore réunies à leurs corps, elles sont bien privées de la gloire, mais elles sont complètement affranchies de toute espèce de misères. Quant à la liberté de nécessité elle appartient au même degré et indistinctement à Dieu et à toute créature raisonnable, bonne ou mauvaise ; le péché ni la misère ne la détruisent ni ne la diminuent, et elle n’est ni plus grande <ref>C’est-à-dire, « elle n’est pas plus grande en soi, » comme saint Bernard le dit plus loin, particulièrement au n. 24 où il s’exprime en ces termes : « Ainsi, même après le péché, le libre arbitre demeure tout entier ; il est misérable, mais il subsiste tout entier, etc. En effet, le propre du libre arbitre, en tant que libre arbitre, n’est point et n’a jamais été la faculté d’être sage, ce qui, à proprement parler, n’est autre chose que la conversion de la volonté au bien, n. 19, mais seulement la faculté de vouloir. » Au n. 28, saint Bernard, voulant expliquer pourquoi le libre arbitre ne peut ni s’éteindre ni diminuer, dit, c’est parce qu’il semble que c’est en lui plus particulièrement qu’on retrouve imprimée l’image substantielle de l’éternelle et immuable divinité. « Au contraire, dans les deux autres libertés » il semble qu’on ne retrouve « qu’une image superficielle de la sagesse et de la puissance de Dieu. » On peut consulter encore sur ce sujet, le sermon LXXXI, sur le Cantique des cantiques, n. 6 et suivants.</ref> dans le juste ni moindre dans le pécheur, ni plus complète dans les Anges que dans les hommes. Ainsi de même que le consentement de la volonté humaine quand il se porte au bien par la grâce, fait que l’homme est bon sans cesser d’être libre et libre sans cesser d’être bon, précisément parce que ce consentement est lui-même libre et exempt de toute contrainte ; ainsi quand il incline de lui-même au mal, il n’en fait pas moins l’homme également libre et voulant, c’est-à-dire mauvais par son fait, non par suite d’une contrainte extérieure. Et de même que les Anges et Dieu lui-même sont bons sans cesser d’être libres, c’est-à-dire par le fait de leur volonté propre, non d’une nécessité étrangère, ainsi le diable est tombé librement dans le mal et y persévère par un effet de sa propre volonté, non point d’une impulsion étrangère. Ainsi la Volonté demeure libre lors même que l’esprit a cessé de l’être, et aussi libre dans le mal que dans le bien, quoique plus dans l’ordre, dans le bien que dans le mal ; aussi entière à sa façon dans la créature que dans le créateur, quoique plus puissante en celui-ci qu’en celle-là.
10. On a, il est vrai, l’habitude de se plaindre et de dire : je voudrais bien avoir une bonne volonté, mais je ne puis. Cela n’empêche pas qu’on ne soit libre et ne fait pas que, en ce point, la liberté souffre quelque contrainte ou quelque violence, cela prouve seulement qu’on n’a point cette liberté qui consiste dans l’affranchissement du péché ; en effet, quiconque veut avoir une bonne volonté ne peut vouloir que parce qu’il a une volonté ; s’il a une volonté, il a conséquemment la liberté, au moins celle qui consiste dans l’affranchissement de toute nécessité, sinon du péché. En effet, s’il ne peut, quoiqu’il le veuille, avoir une bonne volonté, c’est qu’il sent évidemment qu’il n’a pu cette liberté affranchie du péché par lequel il gémit de voir sa volonté accablée, mais non détruite. Mais d’ailleurs, on ne peut nier que celui qui veut avoir une bonne volonté en ait effectivement une. En effet, ce qu’il veut est un bien ; or, on ne peut vouloir le bien, si ce n’est<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>par l’effet d’une bonne volonté, de même qu’il n’y a que par une mauvaise volonté qu’on veut le mal. Lorsque nous voulons le bien, notre volonté est bonne, et quand nous voulons le mal, elle est mauvaise ; dans les deux cas il y a volonté et, par conséquent liberté, puisqu’il ne peut y avoir nécessité là où il y a volonté. Si nous ne pouvons faire ce que nous voulons, cela nous fait seulement sentir que notre liberté est en quelque sorte captive du péché, c’est-à-dire qu’elle est malheureuse non pas détruite.
11. C’est donc, à mon sens, de cette liberté seulement qui rend la volonté libre de se juger elle-même bonne, si elle consent au bien et notre mauvaise si elle consent au mal, attendu qu’elle sent bien qu’elle ne consent à l’un ou à l’autre que parce qu’elle le veut, que le libre arbitre tire son nom : s’il procédait de cette liberté, qui consiste dans l’affranchissement du péché, il vaudrait mieux l’appeler libre conseil que libre arbitre, de même qu’il serait mieux de lui donner le nom de libre complaire, s’il venait de la liberté qui est l’affranchissement de la misère ; car qui dit libre arbitre dit jugement. Or s’il appartient au jugement de discerner entre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, c’est le propre du conseil d’éprouver ce qui est à propos ou ce qui ne l’est point, et du complaire de prononcer sur ce qui plaît ou ne plaît pas. Plût au Ciel que nos conseils procédassent, en ce qui nous touche, d’une liberté égale à celle d’où procèdent nos jugements, en ce qui nous concerne, et que, de même que nous sommes exempts de toute contrainte pour discerner, par le jugement, les choses licites de celles qui ne le sont pas, le conseil le fût également en nous, pour nous faire préférer les choses licites comme étant les meilleures, et repousser les illicites comme nuisibles ; alors, non-seulement nous serions doués de libre arbitre, mais nous le serions évidemment de libre conseil et, par conséquent, nous serions affranchis du péché. Mais qu’arriverait-il s’il n’y avait que ce qui est expédient ou licite qui nous plût ? Ne pourrait-on point dire avec raison que nous posséderions aussi alors le libre complaire, puisque dans ce cas nous nous sentirions affranchis de tout ce qui peut nous causer de la peine, c’est-à-dire de toute espèce de misère ? Mais comme en réalité il y a bien des choses que le jugement nous présente à faire ou à omettre, mais que détournés de la droite voie du jugement, nous sommes conduits, au contraire, par le conseil à omettre ou à faire, et que d’un autre côté, non contents de ne point accepter volontiers, comme nous plaisant, tout ce que le conseil nous montre de bon et d’utile, nous le regardons au contraire comme étant dur et pénible et pouvons à peine le supporter avec patience, il me semble évident que nous n’avons ni le libre conseil ni le libre complaire.
12. Il reste à savoir si nous en jouissions dans le premier homme, avant son péché, c’est ce que nous examinerons en son lieu. En attendant, nous pouvons être parfaitement assurés que nous en jouirons un jour, quand, avec la grâce de Dieu, nous aurons obtenu ce que nous lui demandons dans cette prière : « Que votre volonté soit faite sur la terre, comme dans les cieux <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-10|''Matth.'', {{rom|vi}}, 10.]]</ref>. » Ce sera lorsque le libre arbitre, qui maintenant est commun à tous les êtres raisonnables, ainsi que je l’ai dit plus haut, et libre de toute contrainte, sera dans les élus, comme il l’est dès à présent dans les saints anges, affranchi du péché et de la misère, et<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>que nous reconnaîtrons enfin par l’heureuse expérience de cette triple liberté quelle est la volonté de Dieu, ce qui est agréable et de plus parfait à ses yeux. Mais, en attendant qu’il en soit ainsi, l’homme ne possède que la liberté de l’arbitre, mais de pleine et entière. Quant à la liberté du conseil, elle n’existe qu’en partie, et encore ne se trouve-t-elle que dans un petit nombre d’hommes spirituels, qui ont crucifié leur chair avec ses vices et toutes ses concupiscences et détruit ainsi le règne du péché dans leur corps mortel. Or, il n’y a que la liberté du conseil qui détruit ce règne, encore ne l’anéantit-elle pas entièrement, car le libre arbitre est toujours captif : et voilà ce que nous demandons tous les jours à Dieu, quand nous disons « Que votre règne arrive <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-10|''Matth.'', {{rom|vi}}, 10.]]</ref>. » Ce règne n’est pas encore entièrement arrivé parmi nous ; mais il arrive un peu tous les jours et étend de plus en plus ses frontières, mais seulement dans ceux dont, par la grâce de Dieu, l’homme intérieur se renouvelle tous les jours ; car plus le règne de la grâce s’étend, plus la puissance du péché diminue, mais parce qu’il n’a point encore atteint toute son étendue, à cause du corps de mort qui appesantit toujours notre âme, et de l’esclavage où la nécessité d’habiter cette demeure terrestre réduit l’esprit par les nombreuses préoccupations qu’elle lui donne, nous sommes toujours contraints de confesser et de dire : « Nous faisons tous encore beaucoup de fautes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#3-2|''Jacob.'', {{rom|iii}}, 2.]]</ref> », ou bien : « Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#1-8|''I Joan.'', {{rom|i}}, 8.]]</ref>. » Aussi, disons-nous toujours dans la prière : « Que votre règne arrive. » Or non-seulement, ce règne ne pourra jamais être complet en nous, tant que le péché régnera dans ce corps mortel, mais il ne le sera que lorsque le péché n’existera plus et ne pourra plus exister dans notre corps devenu immortel.
{{t3|LA LIBERTÉ DE LA MISÈRE OU LE LIBRE COMPLAIRE PEUT-ELLE EXISTER EN CETTE VIE.|CHAPITRE V.|fs=120%}}
13. Mais que dirons-nous maintenant de la liberté du complaire en cette vie où à chaque jour suffit son mal, où toute créature soupire et se trouve comme dans le travail de l’enfantement, parce qu’elle est soumise à la vanité malgré elle, où la vie de l’homme n’est qu’une épreuve continuelle, où enfin les hommes, même spirituels, qui ont déjà reçu les prémices de l’esprit, gémissent au fond du cœur et attendent la rédemption de leur corps ? Est-ce qu’au milieu de tout cela il y a encore place pour cette sorte de liberté ? Quelle liberté dis-je est laissée à notre complaire, là où la misère semble avoir pris toute la place ? L’innocence ou la justice ne sauraient être exemptes de misère comme elles le sont de péché, là où le juste s’écrie encore : « Malheureux homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-24|''Rom.'', {{rom|vii}}, 24.]]</ref> ? » Ou bien encore : « Mes larmes sont ma nourriture, le jour et la nuit <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#42-3|''Psalm.'' {{rom|cxli}}, 3.]]</ref>. » Assurément là où les jours et les nuits se passent dans la tristesse, il n’y a plus place pour le complaire. D’ailleurs, tous ceux mêmes qui veulent vivre avec piété en Jésus-Christ, seront persécutés <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#3-12|''II Tim.'', {{rom|iii}}, 12.]]</ref>, parce que l’épreuve commence par la maison même de Dieu,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>ainsi qu’il l’ordonne quand il dit par son Prophète : « Commencez par les miens <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ézéchiel#9-6|''Ezech.'', {{rom|ix}}, 6.]]</ref>. »
14. Si la vertu ne peut jouir de la liberté du complaire, peut-être le vice plus heureux l’a-t-il, au moins en partie, et est-il exempt de misère. Il s’en faut bien ; car ceux qui se réjouissent après avoir mal fait et qui se félicitent des pires choses, ressemblent dans leur joie à des fous qui ont le sourire sur les lèvres : il n’y a point de misère plus misérable qu’une fausse joie. D’ailleurs ce qui semble du bonheur dans ce monde est si bien de la misère et rien que cela, que le sage a dit « Mieux vaut aller dans une maison de deuil que dans une maison de festin <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiaste#7-3|''Eccle.'', {{rom|vii}}, 3.]]</ref>. » Quant aux saints ils goûtent quelques plaisirs corporels, lorsqu’ils mangent, boivent ou se chauffent, et dans les autres soins qu’ils donnent à leur chair, mais ces sortes de plaisirs ne sont pas tout à fait exempts de misère ? Pour que le pain semble bon, il faut avoir faim ; il faut avoir soif pour trouver du plaisir à boire, et quand on est rassasié, non-seulement on ne trouve plus le boire et le manger agréables, mais même ils répugnent. Supprimez la faim et vous ne songerez plus au pain, ôtez la soif et vous ne regarderez pas plus l’eau de la fontaine la plus limpide que celle d’une mare bourbeuse. De même, on ne recherche l’ombre que lorsqu’on souffre de l’ardeur du soleil, et il n’y a que celui qui a froid ou qui se trouve à l’ombre qui aspire après les rayons du soleil. En sorte qu’on ne trouve aucun plaisir dans toutes ces choses, tant qu’on ne commence pas par en sentir un besoin pressant ; cela est si vrai que, si on cesse d’en avoir besoin, à l’instant même ce qu’elles semblaient avoir d’agréable devient une source d’ennui et même de souffrance. Il faut donc reconnaître que de ce côté, tout, dans cette vie, est nuisible ; seulement, au milieu des tribulations continuelles et des peines plus graves dont elle est remplie, de plus légères semblent une sorte de consolation <ref>Telle est la leçon donnée par deux manuscrits de la Colbertine ; dans quelques éditions on lit comme si le mot « légères » qui se trouve dans le texte latin, se rapportait à consolations, non à tribulations ; mais nous croyons la version que nous donnons préférable à l’autre.</ref>. Et il arrive quelquefois que, lorsque avec le temps et par le cours des choses, de grandes peines finissent par céder la place à de moindres, il nous semble que c’est comme un moment de trêve dans notre misère, et après avoir enduré beaucoup de maux très-grands, nous nous trouvons heureux parce que ceux qui leur ont succédé le sont moins.
15. Toutefois, il faut dire que ceux qui sont ravis en extase dans la contemplation se trouvent affranchis de la misère et peuvent goûter un peu aux douceurs de la félicité du ciel, toutes les fois qu’ils sont ravis en esprit. Il est certain, on ne saurait le nier, que même dans cette chair, ceux qui, à l’exemple de Marie, ont choisi la meilleure part qui ne leur sera point ôtée, jouissent du moins quelquefois et comme en passant, de la liberté du complaire. En effet, ceux qui déjà possèdent ce qui ne doit pas leur être ôté, ressentent certainement ce qui doit être un jour, c’est-à-dire la félicité ; or la félicité et la misère ne peuvent se trouver ensemble en même temps, d’où il suit que toutes les fois qu’on jouit de l’une, en esprit, on ne saurait souffrir de l’autre ; voilà comment il se fait que, dès cette vie même, les contemplatifs,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>eux seuls, peuvent jouir d’une certaine façon, de la liberté du complaire, mais il est vrai qu’ils n’en jouissent qu’en partie, en très-faible partie même, et cela fort rarement. Or les âmes saintes jouissent également du libre conseil, et, si elles n’en jouissent qu’en partie, du moins n’est-ce point en petite partie. D’un autre côté, ainsi que nous l’avons vu plus haut, tous les êtres raisonnables jouissent également du libre arbitre qui n’est pas moindre en soi dans les méchants que dans les bons, ni dans cette vie que dans l’autre.
{{t3|POUR VOULOIR LE BIEN, ON A ABSOLUMENT BESOIN DE LA GRÂCE.|CHAPITRE VI.|fs=120%}}
16. Il me semble avoir suffisamment montré que le libre arbitre est comme captif, tant que les deux autres libertés ne se trouvent point avec lui ou ne se trouvent point complètes ; le défaut dont l’apôtre se plaint, en disant : « Il est cause que vous ne faites point ce que vous voulez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#5-17|''Galat.'', {{rom|v}}, 17.]]</ref> », ne nous vient pas d’une autre source ; en effet, le libre arbitre nous donne bien le vouloir, mais il ne nous donne pas le pouvoir de faire ce que nous voulons. Je ne dis point qu’il nous donne le vouloir du bien ou du mal, mais simplement qu’il nous donne le vouloir, attendu que, vouloir le bien, c’est progresser ; vouloir le mal, c’est décroître. Le simple vouloir au contraire est ce qui progresse ou décroît. Or, le vouloir existe en nous par la grâce de la création et il progresse par celle de la rédemption ; mais s’il décroît, c’est à lui-même qu’il le doit. C’est donc par le libre arbitre que nous voulons, et c’est par la grâce que nous voulons le bien ; l’un nous donne le vouloir et l’autre, le bon vouloir. De même que, autre chose est de craindre simplement et de craindre Dieu, d’aimer simplement et d’aimer Dieu, attendu que la crainte et l’amour, pris simplement en eux-mêmes, ne sont autre chose que des affections, tandis que avec ce complément, ce sont des vertus ; ainsi est-ce autre chose de vouloir et autre chose de vouloir le bien.
17. Les affections, simplement dites, se trouvent en nous par le fait de la nature, il semble qu’elles sortent de notre propre fonds, ce qui les complète vient de la grâce ; il est bien certain en effet que la grâce ne règle pas autre chose que ce que la création nous a donné, en sorte que les vertus ne sont que des affections réglées. Il est écrit de quelques hommes, qu’ils ont tremblé et ont été effrayés, là où il n’y avait pas de crainte <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#14-5|''Psalm.'' {{rom|xiii}}, 5.]]</ref>, il y avait bien une crainte, mais elle n’était pas réglée, Le Seigneur voulait la régler dans ses disciples, quand il leur disait : « Je vous apprendrai qui vous devez craindre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#12-5|''Luc'', {{rom|xii}}, 5.]]</ref> », Et David proposait aussi de la régler quand il s’écriait : « Venez, mes enfants, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#34-12|''Psalm'', {{rom|xxxiii}}, 12.]]</ref> », De même, celui qui disait : « Moi, qui suis la lumière, je suis venu en ce monde ; mais les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#3-19|''Joan.'', {{rom|iii}}, 19.]]</ref> », reprochait aux hommes d’avoir un amour déréglé, Voilà pourquoi l’Épouse des Cantiques s’écrie : « Réglez l’amour en moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Cantique#2-4|''Cant.'', {{rom|ii}}, 4.]]</ref>. » De même encore, c’était la volonté que Jésus trouvait déréglée dans ses disciples quand il disait : « Vous ne savez ce que<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>vous désirez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-38|''Marc.'', {{rom|x}}, 38.]]</ref> ; » mais il leur apprend à replacer leur volonté déréglée dans la droite ligne, quand il leur dit : « Pouvez-vous boire le calice que je boirai <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-38|''Ibidem.'']]</ref> ? » En parlant ainsi, il ne leur montrait encore que par ses leçons, à régler leur volonté ; il le leur enseigna plus tard, par son propre exemple, lorsque dans sa passion, après avoir prié son Père d’éloigner de lui le calice, il ajoute aussitôt : « Néanmoins qu’il en soit, non comme je le veux, mais comme vous le voulez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-39|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 39.]]</ref>. » Nous avons donc reçu de Dieu, dans la création, la faculté de vouloir, de même que celle de craindre et celle d’aimer, ce qui fait que nous sommes des créatures en général ; mais pour ce qui est de vouloir le bien, de craindre et d’aimer Dieu, nous le tenons de la grâce qui nous a visités et a fait de nous des créatures de Dieu.
18. En effet, si, en tant qu’êtres créés doués de liberté et de volonté, nous n’appartenons qu’à nous, nous appartenons à Dieu par la bonne volonté. Or, c’est celui qui l’a faite libre, notre volonté, qui la fait bonne, afin que nous soyons comme les prémices de ses créatures ; car il vaudrait mieux pour nous ne pas être que d’être toujours à nous ; en effet, ceux qui ont voulu s’appartenir à eux-mêmes, comme des dieux, sachant le bien et le mal, non-seulement se sont appartenus en effet, mais sont tombés au pouvoir du diable. Ainsi c’est par la volonté en tant que libre, que nous sommes nôtres ; c’est par elle encore en tant que mauvaise, que nous sommes au diable et c’est toujours par elle mais en tant que bonne, que nous appartenons à Dieu. C’est ce qui a fait dire à l’Apôtre : « Le Seigneur connaît ceux qui sont à lui <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#2-19|''II Tim.'', {{rom|ii}}, 19.]]</ref> », car, s’il s’adresse à ceux qui ne lui appartiennent pas, il leur dit : « En vérité, je vous déclare que je ne vous connais point <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#25-12|''Matth.'', {{rom|xxv}}, 12.]]</ref>. » Lorsque par la mauvaise volonté, nous passons au démon, nous cessons, pour ainsi dire en attendant, d’appartenir à Dieu, de même que lorsque, par la bonne volonté nous sommes à Dieu, nous n’appartenons plus au diable, mais ni dans l’un ni dans l’autre cas, nous ne cessons point d’être nôtres ; car des deux côtés nous conservons le libre arbitre et, avec lui, la cause de tout mérite, en sorte que c’est toujours justement que nous sommes punis si nous sommes mauvais, puisque étant libres, nous ne devenons mauvais que par le fait de notre propre volonté ; c’est justement aussi que nous sommes récompensés si nous sommes bons, puisque nous ne pouvons également l’être que par un acte de notre volonté. Il est bien certain que c’est par le fait de notre volonté que nous devenons esclaves du démon, non point par un acte de sa puissance ; mais ce n’est point par elle, c’est par la grâce que nous nous assujettissons à Dieu. Car on doit dire que si notre volonté est bonne elle est une créature du bon Dieu ; mais elle ne sera parfaite que lorsqu’elle sera parfaitement soumise à son créateur. Loin de moi toutefois la pensée d’attribuer à notre volonté sa perfection et de n’attribuer qu’à Dieu sa création, puisqu’il est incomparablement meilleur d’être parfait que d’être simplement fait et qu’il y aurait de l’impiété à prétendre que Dieu n’a fait en nous que ce qui est moindre, et que nous, nous avons fait ce qui est plus parfait. L’Apôtre, comprenant bien ce qu’il était par la nature et ce qu’il devait attendre<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>de la grâce, disait : « Je trouve en moi la volonté de faire le bien, mais je n’y trouve pas le moyen de l’accomplir <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-18|''Rom.'', {{rom|vii}}, 18.]]</ref>. » Il savait fort bien, en effet, que par le libre arbitre, il avait en lui le vouloir, mais que la grâce lui était nécessaire pour avoir le parfait vouloir ; car, si vouloir le mal est une défaillance de la volonté, vouloir le bien est pour elle un progrès, et elle est parfaite quand elle suffit à tout le bien que nous voulons.
19. Ainsi donc, pour que le vouloir qui nous vient du libre arbitre soit parfait, nous avons besoin de deux grâces : d’une première qui nous fasse goûter le bien, ce qui est proprement la conversion de la volonté au bien, et d’une seconde qui nous le fasse pouvoir complètement, ce qui est la confirmation même de la volonté dans le bien. Or la volonté n’est parfaitement tournée, convertie au bien que quand elle ne se complaît plus que dans ce qui est honnête et permis, et elle est parfaitement confirmée dans le bien quand elle ne manque plus de rien qui lui plaise. Par conséquent, la volonté, pour être parfaite, doit être pleinement bonne et bonnement pleine. En soi, la volonté est deux fois bonne dès le principe ; elle est bonne en général par le seul fait de la création, attendu qu’étant l’œuvre d’un Dieu bon elle n’a pu être créée que bonne, comme elle le fut, en effet, d’après ce qui est dit que Dieu vit que tout ce qu’il avait fait était parfaitement bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#1-31|''Gen.'', {{rom|i}}, 31.]]</ref>. Elle est bonne en particulier à cause du libre arbitre par lequel elle est faite à l’image de Celui qui l’a créée. Si aux deux premiers biens de la volonté nous en ajoutons un troisième, la conversion à son Créateur, on pourra la considérer alors avec juste raison comme parfaitement bonne ; bonne en général, bonne en son genre et très-bonne dans son ordination <ref>Dans quelques éditions on lit : « son ordination à Dieu ; » mais c’est une pure redondance de mots ; car la suite du texte rend cette addition complètement superflue.</ref> ; or, par ordination j’entends la conversion complète de la volonté à Dieu, sa sujétion entière, volontaire et dévouée. Mais à cette parfaite justice, est due ou plutôt est jointe la plénitude de la gloire ; car ces deux biens se suivent tellement qu’on ne peut posséder la parfaite justice sans la gloire parfaite ; ni la plénitude de la gloire, sans la plénitude de la justice. C’est donc à bon droit qu’une pareille justice ne va pas sans la gloire, puisque la vraie gloire ne peut aller sans une telle justice. Aussi est-ce avec raison qu’il est dit : « Bienheureux ceux qui sont affamés et altérés de la justice, parce qu’ils en seront pleinement rassasiés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#5-6|''Matth.'', {{rom|v}}, 6.]]</ref>. »
20. Ce sont précisément les deux biens dont nous avons parlé plus haut sous le nom de vraie sagesse et de plein pouvoir, en rapportant la sagesse à la justice et le pouvoir à la gloire. J’ajoute les qualificatifs vrai et plein, afin de montrer par le premier que je ne parle point de la sagesse de la chair qui n’est que mort <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-6|''Rom.'', {{rom|viii}}, 6.]]</ref>, ni de celle qui n’est que folie pour Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-19|''I Corinth.'', {{rom|iii}}, 19.]]</ref>, je veux dire de cette sagesse du monde par laquelle les hommes sont sages à leurs yeux, « mais de cette sagesse qui les rend habiles à mal faire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#4-22|''Jérem.'', {{rom|iv}}, 22.]]</ref>. » Par le second qualificatif, je n’entends point parler de ceux dont il est dit : « Les puissants seront fortement tourmentés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#6-7|''Sap.'', {{rom|vi}}, 7.]]</ref>. » La vraie sagesse et le plein pouvoir ne se trouvent que là où se rencontrent déjà réunis les deux biens dont j’ai encore parlé plus haut et que j’ai appelés le libre conseil et le<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>libre complaire ; et je ne reconnais, pour moi de vrai sage et de vraiment puissant que celui qui, non-seulement a le vouloir en soi, en vertu du libre arbitre ; mais encore le parfaire, en sorte qu’il ne puisse ni vouloir ce qui est mal, ni être privé de faire ce qu’il veut. Or le premier dépend du libre conseil, c’est-à-dire de la vraie sagesse, et le second du libre complaire, c’est-à-dire du plein pouvoir. Mais quel est l’homme assez saint et assez grand pour se glorifier d’en être arrivé là ? Où et quand en sera-t-il ainsi ? Sera-ce en cette vie ? Si cela pouvait être, celui qui en serait arrivé là, serait plus grand que saint Paul lui-même qui s’écriait : « Je ne trouve point en moi le parfaire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-18|''Rom.'', {{rom|vii}}, 18.]]</ref>. » Adam, du moins, dans le paradis terrestre, a-t-il joui de ce triple bien ? S’il en avait joui, jamais il n’en eût été chassé.
{{t3|LES PREMIERS HOMMES ONT-ILS CONNU CETTE TRIPLE LIBERTÉ DANS LE PARADIS TERRESTRE, L’ONT-ILS CONSERVÉE MÊME APRÈS LE PÉCHÉ.|CHAPITRE VII.|fs=120%}}
21. C’est maintenant le lieu d’examiner une question, que nous avons différée jusqu’à présent, à savoir, si, dans le paradis terrestre, les premiers hommes ont joui des trois libertés que nous avons désignées sous le nom de libre arbitre, libre conseil et libre complaire, ou, en d’autres termes, s’ils ont été libres de toute contrainte, de tout péché et de toute misère, ou bien, s’ils n’ont joui que de deux ou même que d’une de ces libertés. Quant à la première liberté, cela ne peut faire une question, pour peu que nous n’ayons point oublié le raisonnement par lequel nous avons clairement établi plus haut qu’elle subsiste également dans les justes et dans les pécheurs ; mais pour les autres, il y a véritablement lieu de se demander si Adam les a eues toutes les deux ou s’il n’a eu que l’une d’elles. S’il ne les a possédées ni l’une ni l’autre, qu’a-t-il donc perdu ? Car ni après, ni avant son péché, il n’a cessé d’avoir la plus complète liberté de son libre arbitre ; et s’il n’a rien perdu, quel châtiment a-ce donc été pour lui d’être chassé du paradis terrestre ? Mais, s’il a possédé l’une au moins de ces deux libertés, comment l’a-t-il perdue ? Il est bien certain que, du jour qu’il a péché, il n’a plus été libre, pendant sa vie mortelle, ni du péché ni de la misère, et pourtant on ne saurait dire qu’il a pu perdre aucune des trois libertés dont nous avons parlé plus haut, quelle que soit celle qu’il eût reçue, autrement il serait évident qu’il n’a jamais possédé ni la parfaite sagesse, ni le plein pouvoir, dans le sens que nous les avons définis l’une et l’autre, un peu plus haut, puisqu’il aurait pu vouloir quelque chose qu’il n’aurait pas dû, et qu’il aurait reçu ce qu’il n’aurait pas voulu. Ne pourrait-on pas dire qu’il ne les a possédées que d’une certaine façon, non point dans leur plénitude, et qu’ainsi il a pu les perdre ? Il est certain que chacune de ces deux libertés a deux degrés, le supérieur et l’inférieur ; le premier, dans la liberté de conseil, est de ne pouvoir point pécher, et le second est de pouvoir ne point pécher. De même, le degré supérieur de la liberté de complaire, est de ne pouvoir être troublé, et l’inférieur, de pouvoir ne point être troublé. L’homme a donc reçu, dans sa création, le degré inférieur de chacune de ces deux libertés. Mais il en a été dépouillé par son péché, et, du degré de liberté, qui consistait pour lui à pouvoir ne point<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>pécher, il est tombé au point de ne pouvoir plus ne pas pécher, en perdant ainsi tout ce qu’il avait de liberté de conseil. De même, pour ce qui est du degré qui consistait à pouvoir n’être point troublé ; il en est venu à ne pouvoir plus ne pas être troublé en perdant également tout ce qu’il avait de liberté de complaire. Pour châtiment, il ne conserva plus que la liberté d’arbitre, qui ne lui avait servi qu’à perdre les deux autres, et il ne peut la perdre comme les deux dernières. S’étant volontairement fait l’esclave du péché, il était juste qu’il perdît le libre conseil ; mais, étant devenu par le péché, débiteur de la mort, comment aurait-il pu conserver la liberté du complaire ?
22. L’homme se priva donc lui-même des deux autres libertés qu’il avait reçues, par l’abus qu’il fit de son libre arbitre : or, il en a abusé en la faisant servir à sa honte, quand elle ne lui avait été donnée que pour tourner à sa gloire, ainsi que l’Écriture nous l’apprend en disant « L’homme, tandis qu’il était élevé en honneur, n’a pas compris sa gloire ; il a été assimilé aux bêtes qui n’ont point de raison, et il leur est devenu semblable <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#49-13|''Psalm.'' {{rom|xlviii}}, 13.]]</ref>. » Seul entre tous les êtres animés, l’homme a reçu le pouvoir de pécher, c’est la prérogative de son libre arbitre ; mais il ne lui a point été donné pour qu’il péchât, c’était au contraire, pour qu’il acquît plus de gloire, en ne péchant pas quand il pouvait pécher. Qu’y aurait-il eu, en effet, de plus glorieux pour lui que de pouvoir lui appliquer ces paroles de l’Écriture : « Quel est celui-là et nous le louerons <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#31-9|''Eccli.'', {{rom|xxxi}}, 9.]]</ref> ? » Pourquoi ces louanges ? « C’est qu’il a fait quelque chose de merveilleux dans sa vie. » Qu’a-t-il donc fait ? « Il a pu violer les commandements de Dieu, et il ne les a pas violés ; il a pu faire le mal, et il ne l’a point fait. » Or, il eut cette gloire, tant qu’il ne pécha point, et il la perdit en péchant. Mais s’il pécha, c’est qu’il était libre de pécher, et cette liberté ne lui venait point d’ailleurs que de son libre arbitre, qui renferme pour lui la possibilité de pécher. Il ne faut point s’en prendre à celui qui le lui donna ; mais à l’homme lui-même, qui fit servir au péché une faculté qu’il n’avait reçue que pour avoir la gloire de ne point pécher ; car, s’il est vrai qu’il n’eût point péché, s’il n’avait eu le pouvoir de pécher, ce n’est pourtant point parce qu’il a eu ce pouvoir qu’il a péché, mais parce qu’il a voulu pécher. En effet, quand le diable et ses satellites ont péché, si les autres n’ont point fait comme eux, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas pu, mais parce qu’ils n’ont pas voulu.
23. On ne saurait donc imputer la chute de l’homme par le péché, au pouvoir qu’il avait reçu de pécher, mais au vice de sa volonté. Mais, s’il a pu tomber par un acte de sa volonté, il ne saurait à présent se relever par un acte pareil ; car, s’il a été donné à la volonté de pouvoir ne point tomber, il ne lui a pas été donné de pouvoir se relever, une fois tombée. Il n’est pas aussi facile de sortir d’une fosse que d’y choir. L’homme a pu, par sa seule volonté, tomber dans la fosse du péché, mais il ne saurait se relever désormais, par sa seule volonté, puisque le voulût-il, il ne saurait plus même ne plus pécher.<noinclude></noinclude>
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{{t3|LE LIBRE ARBITRE SUBSISTE APRÈS LE PÉCHÉ.|CHAPITRE VIII.|fs=120%}}
24. Mais quoi ? Le libre arbitre est-il détruit parce qu’il ne peut plus ne pas pécher ? Nullement, mais il a perdu le libre conseil, en vertu duquel il pouvait jadis ne pas pécher, de même que, si l’infortuné ne peut plus ne pas être troublé désormais, cela vient de ce qu’il a perdu aussi le libre complaire, en vertu duquel il pouvait jadis ne pas être troublé. Le libre arbitre, même depuis le péché d’Adam, demeure donc tout entier, mais il est misérable, et, si l’homme ne peut pas lui-même s’affranchir du péché et de la misère, ce n’est pas une preuve qu’il a perdu tout libre arbitre, mais seulement qu’il est privé des deux autres libertés. En effet, il n’appartient pas et il n’a jamais appartenu au libre arbitre, en tant que tel, de pouvoir <ref>Telle est la leçon qu’il faut préférer ici ; elle est en rapport avec la pensée qui se retrouve exprimée au n. 19.</ref> ou d’être sage, mais seulement de vouloir ; il ne donne à la créature ni le savoir, ni le pouvoir, mais seulement le vouloir, par conséquent, on ne peut le regarder comme perdu que s’il cesse de vouloir, non pas s’il manque de pouvoir ou de savoir, car il n’y a que là où la volonté fait défaut que la liberté périt. Je ne dis pas s’il cesse de vouloir le bien, mais s’il perd toute faculté de vouloir ; car on ne saurait nier que, dès l’instant que le bien ne procède plus de la volonté, et que la volonté elle-même a disparu tout entière, le libre arbitre aussi soit mort. S’il est tel qu’il n’y ait que le bien qu’il ne puisse plus vouloir, c’est un signe, non qu’il n’y a plus de libre-arbitre, mais bien qu’il n’y a plus de libre conseil. Si ce n’est pas le vouloir qui lui manque, mais si c’est le pouvoir de faire le bien qu’il veut, c’est la preuve qu’il lui manque le libre complaire, non pas que le libre arbitre a péri. Ainsi donc le libre arbitre suit partout la volonté, à tel point qu’il ne cesse d’exister que là où elle disparaît, mais la volonté elle-même se retrouve aussi bien dans les méchants que dans les bons ; d’où il suit que le libre arbitre existe tout entier dans les pécheurs aussi bien que dans les justes. Et de même que la volonté, pour être dans la misère, ne cesse point d’être la volonté, mais seulement s’appelle et est effectivement une volonté malheureuse, comme il y en a d’heureuses, ainsi aucune adversité, nul malheur ne saurait détruire ni même diminuer le libre arbitre, en tant que libre arbitre.
25. Toutefois, bien que le libre arbitre ne souffre aucune diminution en qui que ce soit, néanmoins il ne saurait, par ses propres forces, remonter du mal au bien, comme il a pu par lui-même tomber du bien dans le mal. Faut-il s’étonner en effet qu’il ne puisse, une fois tombé, se relever lui-même quand on sait que, même lorsqu’il était debout, il n’aurait pu par ses propres forces s’élever vers le bien, et quand on voit que, lors même qu’il avait encore avec lui, du moins en partie, les deux autres libertés, il n’a pu, du degré inférieur où il les possédait, arriver à les avoir en un degré supérieur, c’est-à-dire de l’état de pouvoir ne point pécher, et ne point être troublé, en arriver à ne pouvoir plus ni pécher, ni être troublé ? S’il n’a pu à l’aide, quel qu’il ait été, des deux autres libertés, s’élever du<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>bien au mieux, à combien plus forte raison, maintenant qu’il en est complètement privé, sera-t-il hors d’état de se relever par lui-même, du mal au bien dont il est déchu ?
26. L’homme a donc besoin du Christ, qui est la vertu et la sagesse de Dieu qui, en tant que sagesse, verse de nouveau dans son âme la vraie sagesse pour lui rendre son libre conseil, et en tant que vertu, lui redonne le plein pouvoir pour réparer son libre complaire, en sorte que devenant d’un côté parfaitement bon il ignore désormais le péché, et d’un autre complètement heureux il ne sent plus rien de contraire à sa volonté. Mais il ne faut espérer cette perfection que dans l’autre vie, alors que ces deux libertés, perdues maintenant pour nous, seront entièrement rendues à notre libre arbitre, non pas de la manière qu’elles se trouvent, dans tout homme juste, si saint qu’il soit ici-bas, non pas même en l’état où les ont possédées nos premiers parents dans le paradis terrestre ; mais comme les anges en jouissent maintenant dans le ciel. Mais en attendant, contentons-nous, dans ce corps de mort et dans ce siècle mauvais, d’une liberté de conseil, qui nous permette de ne point obéir au péché dans la concupiscence et d’une liberté de complaire qui nous exempte de toute crainte fâcheuse pour la justice. Or, ce n’est pas une petite sagesse, dans cette chair de péché et dans ces jours mauvais, que de ne point consentir au mal quoiqu’on ne puisse s’en garantir entièrement ; et ce n’est pas non plus un faible pouvoir que de mépriser courageusement l’adversité pour la vérité, bien qu’on n’ait pas encore le bonheur d’y être complètement insensible.
27. En attendant, nous devons apprendre par la liberté de conseil à ne pas abuser de celle du libre arbitre, si nous voulons un jour jouir d’une complète liberté de complaire. C’est certainement ainsi que nous réparerons en nous l’image de Dieu et que par la grâce, nous nous mettrons en état de recouvrer cet antique honneur que nous avons perdu par le péché. Bienheureux celui qui entendra dire de soi ces paroles : « Quel est celui-là et nous le louerons ? car il a fait des merveilles dans sa vie. Il a pu transgresser les commandements de Dieu et ne les a point transgressés ; il a pu faire le mal et ne l’a point fait <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#31-9|''Ecclés.'', {{rom|xxxi}}, 9.]]</ref>. »
{{t3|L’IMAGE ET LA RESSEMBLANCE DE DIEU, SELON LESQUELLES NOUS AVONS ÉTÉ CRÉÉS, CONSISTENT DANS CETTE TRIPLE LIBERTÉ.|CHAPITRE IX.|fs=120%}}
28. Je pense que c’est dans ces trois libertés que consistent l’image et la ressemblance de Dieu, selon lesquelles nous avons été créés, en sorte que l’image se retrouve dans le libre arbitre et la ressemblance dans les deux autres libertés. Et peut-être, si le libre arbitre ne souffre ni défaillance ni diminution est-ce parce qu’il semble plus particulièrement avoir reçu l’empreinte de l’image substantielle de l’éternelle et immuable divinité. En effet, s’il a eu un commencement, il ne saurait avoir de fin ; il n’est point augmenté par la gloire ou par la sainteté, de même qu’il n’est point diminué par le péché ou par la misère. Parmi les choses qui ne sont point éternelles, en est-il une seule qui ressemble davantage à l’éternité ? Quant aux deux autres libertés, comme elles peuvent non-seulement diminuer mais même se perdre complètement, il semble<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>qu’elles n’ont reçu qu’une sorte de ressemblance de la sagesse et de la puissance en plus de l’image divine. De plus, de même que nous les avons perdues par le péché, nous les avons recouvrées par la grâce, et enfin, tous les jours, les uns plus, les uns moins, nous avançons ou nous reculons dans ces deux libertés ; bien plus, nous pouvons les perdre si bien que nous ne puissions même plus les recouvrer, de même qu’il se peut que nous les possédions si bien un jour, qu’il ne nous soit plus possible ni de les perdre ni de les affaiblir.
29. Dans le Paradis terrestre, l’homme ne possédait point cette ressemblance bipartite avec la sagesse et la puissance divines, au plus haut degré possible, mais à un degré peu éloigné d’être le plus haut. Qu’y a-t-il, en effet, de plus près de la condition d’un être qui ne peut ni pécher ni être troublé, dans laquelle les saints anges <ref>Dans quelques éditions, la leçon varie en cet endroit et fait dire à saint Bernard : « les saints et les anges, au lieu de «… les saints anges. » Mais la copulative et manque dans nos trois manuscrits.</ref> sont maintenant affermis, et Dieu s’est toujours trouvé, que de pouvoir ne point pécher et n’être point troublé, comme c’était le partage de l’homme, quand il fut créé ? Mais par le péché il est tombé, ou plutôt nous sommes tombés en lui et avec lui, de ce haut degré et par la grâce, nous sommes remontés, sinon au même degré, du moins à un degré un peu moins élevé que le premier. En effet, si nous ne pouvons plus vivre ici-bas absolument exempts de péché ou de misère, du moins nous pouvons, avec l’aide de la grâce, ne nous laisser vaincre ni par le péché ni par la misère. Il est écrit : « Quiconque est né de Dieu ne commet point de péché <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#3-9|''I Joan.'', {{rom|iii}}, 9.]]</ref> ; » Mais cela n’est dit que de ceux qui sont prédestinés à la vie éternelle, en ce sens, non pas qu’ils ne pèchent point du tout, mais que, s’ils pèchent, leur péché ne leur est point imputé, soit parce qu’ils l’ont expié par de dignes fruits de pénitence, soit parce qu’ils l’ont couvert du manteau de la charité <ref>Saint Bernard a déjà enseigné l’amissibilité de la grâce dans son second opuscule, n. 14. Cependant, il dit ici que le péché des prédestinés « est caché dans la charité, » cela ne peut s’entendre que de la charité subséquente qui vient plus tard justifier le pécheur, de même qu’il est lavé par la pénitence. Il y a plus néanmoins, il dit en effet « que le péché des prédestinés est caché dans la charité de Dieu qui les prédestine, » car, dit-il, la charité du Père cache la multitude de leurs fautes, sermon XII, sur le Cantique des cantiques n. 15. Saint Bernard explique encore ce passage d’une autre manière, dans son sermon IV, sur divers sujets où il dit que ces mots, celui qui est né de Dieu ne pèche pas, doivent s’entendre en ce sens qu’il ne persévère pas dans le péché. Voir les notes de la fin du volume sur le premier sermon de la septuagésime.</ref>, selon ce qui est dit : « La charité couvre beaucoup de péchés <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Pierre#4-8|''I Petr.'', {{rom|iv}}, 8.]]</ref> », et « Bienheureux sont ceux à qui leurs iniquités ont été remises et dont les péchés sont couverts <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#32-1|''Psalm.'', {{rom|xxxi}}, 1.]]</ref> », et encore : « Bienheureux est l’homme à qui le Seigneur n’a imputé aucun péché. » Ainsi les anges au premier rang ont le plus haut degré de ressemblance avec Dieu, nous n’avons que le plus bas. Adam en a eu un intermédiaire entre les anges et nous, et le démon n’en a aucun. En effet, il a été donné aux esprits célestes d’être affermis dans un état exempt de tout péché et de toute misère. Adam fut créé exempt de l’un et de l’autre, mais il ne lui a pas été donné de demeurer toujours tel ; quant à nous il ne nous est pas donné d’être sans misère et sans péché, il ne nous est donné que de ne céder ni à l’un ni à l’autre. Quant au démon et à ses membres, comme ils ne veulent jamais résister au mal, ils ne peuvent jamais non plus échapper à la peine du péché.
30. Ainsi donc, les deux libertés de conseil et de complaire, qui procurent la vraie sagesse et la vraie puissance à toute créature raisonnable, à laquelle<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Dieu les dispense comme bon lui semble, et varient selon les causes, les lieux et les temps ; car, à peine possédées sur la terre, elles le sont pleinement dans les cieux, elles ne l’étaient que faiblement dans le paradis terrestre, et elles ne le sont point du tout dans les enfers. Au contraire, la liberté du libre arbitre n’a pas cessé le moins du monde d’être la même qu’au moment où elle a été créée, et se trouve égale, en tant que telle, dans le ciel, sur la terre et dans les enfers ; aussi est-ce avec raison que les premières ne nous donnent qu’une simple ressemblance avec Dieu, tandis que la dernière imprime en nous son image. Que dans les enfers les deux libertés, qui ont rapport à la ressemblance, aient complètement péri, c’est ce dont l’autorité même des saintes Écritures fait foi. En effet, pour ce qui est du libre conseil, d’où naît la vraie sagesse, on peut se convaincre qu’il n’existe plus en ce lieu, par ces paroles pleines de clarté : « Faites promptement tout ce que votre main peut faire, parce qu’il n’y aura plus ni œuvre, ni raison, ni sagesse, ni science dans les enfers où vous courez <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiaste#9-10|''Ecclés.'', {{rom|ix}}, 10.]]</ref>. » Quant à la puissance qui nous vient du libre complaire, voici ce que nous en apprend l’Évangile : « Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres extérieures <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#22-13|''Matth.'', {{rom|xxii}}, 13.]]</ref>. » Or, que faut-il entendre par ces mots : « Liez-lui les pieds et les mains, » sinon dépouillez-le de tout pouvoir ?
31. On me dira peut-être : comment se fait-il qu’il n’y a point de place pour un peu de sagesse, là où tout ce qu’on souffre force à se repentir du mal qu’on a fait ? Est-ce qu’on ne saurait se repentir au sein des tourments ou bien le repentir n’est-il point une sorte de sagesse ? L’objection serait fondée, s’il n’y avait de puni dans l’enfer que l’œuvre mauvaise et non pas la volonté mauvaise en même temps. Il est hors de doute que personne, au milieu du châtiment de sa faute, ne se plaît à réitérer le mal qu’il a fait, mais si la volonté persévère dans les mauvaises dispositions jusqu’au milieu des tourments, qu’importe qu’elle renonce à l’acte mauvais, si elle ne semble avoir un peu de sagesse, que, parce qu’au sein de l’enfer, il ne lui est plus possible de commettre le péché de luxure ? D’ailleurs, il est écrit que « la sagesse n’entrera point dans une âme maligne <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#1-4|''Sap.'', {{rom|i}}, 4.]]</ref>. » Mais qui nous dit que la volonté continue à être mauvaise jusque dans les châtiments ? Cela ressort, entre autres choses, de ce qu’elle ne voudrait point être punie ; or la justice veut que ceux qui ont mal fait subissent un châtiment, elle ne veut donc point ce que veut la justice. Quiconque ne veut point ce qui est juste, n’a pas la volonté juste, mais injuste, et par conséquent mauvaise, précisément en ce qu’elle n’est pas d’accord avec la justice. Il y a deux choses qui montrent que la volonté est injuste, c’est lorsqu’elle veut pécher ou que son péché demeure impuni. Quelles preuves de vraie sagesse ou de bonne volonté trouverons-nous donc dans ceux qui ont péché, tant qu’ils ont pu le faire, et voudraient ensuite que leurs fautes demeurassent impunies ? Mais soit, ils se repentent d’avoir mal fait, n’est-il pas vrai cependant qu’ils aimeraient mieux pécher encore, si le choix leur en était donné, que de souffrir la peine du péché ? Or c’est cela même qui est injuste, inique. Or quand vit-on la volonté, si elle est bonne, préférer ce qui est injuste à ce qui est juste ? D’ailleurs on ne peut dire que ceux qui sont moins fâchés d’avoir vécu selon leur bon plaisir que de ne pouvoir plus<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>vivre ainsi, aient un véritable repentir. Du reste, ce qui se passe au dehors montre assez ce qu’ils sont intérieurement. Tant que leur corps est dans les flammes, il est certain que leur volonté persévère dans le mal, d’où il suit que cette ressemblance, qui ressort de la double liberté de conseil et de complaire, a disparu complètement dans les enfers, tandis que l’image, qui tient au libre arbitre, y subsiste toujours.
{{t3|C’EST JÉSUS-CHRIST QUI A RÉPARÉ EN NOUS LA RESSEMBLANCE DE L’IMAGE DE DIEU.|CHAPITRE X.|fs=120%}}
32. Mais il serait impossible de retrouver nulle part en ce monde cette ressemblance, et elle serait encore souillée et détruite, si la femme de l’Évangile n’avait allumé son flambeau <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#15-8|''Luc'', {{rom|xv}}, 8.]]</ref>, c’est-à-dire si la Sagesse n’avait apparu dans la chair, n’avait balayé la maison de nos vices et recherché la drachme qui y était perdue, c’est-à-dire son image qui est comme ensevelie sous la poussière, privée de son premier éclat et recouverte de la souillure du péché, ne l’avait justifiée après l’avoir retrouvée, n’en avait effacé tout ce qui en dénaturait la ressemblance, pour lui rendre sa première beauté et une gloire égale à celle des saints, ou plutôt pour la refaire en toutes choses à sa propre ressemblance afin d’accomplir ces paroles de l’Écriture : « Nous savons que lorsqu’il se montrera dans la gloire, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#3-2|''I Joan.'', {{rom|iii}}, 2.]]</ref>. » D’ailleurs, à qui mieux qu’au fils de Dieu cette œuvre pouvait-elle convenir ? Étant la splendeur de la gloire <ref>Le mot « gloire » manque dans plusieurs manuscrits.</ref>, et le caractère ou l’image parfaite de sa substance et soutenant tout par la puissance de la parole, il se montra et pourvu de tout ce qu’il fallait pour effacer sans peine la difformité de cette image et pour en réparer la faiblesse, d’un côté en dissipant par la splendeur de sa face les ténèbres de nos péchés, et de l’autre en nous rendant forts par la vertu de sa parole contre la tyrannie des démons.
33. La véritable forme à laquelle devait se conformer notre libre arbitre est donc venue sur la terre, parce qu’il fallait pour reprendre sa première forme qu’il fût reformé par celui qui l’avait formé dans le principe. Or, sa forme c’est la sagesse, et sa conformation c’est que l’image fasse dans le corps ce que la forme fait dans l’univers : or « Elle atteint depuis une extrémité du monde jusqu’à l’autre, avec force, et elle dispose tout avec douceur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#8-1|''Sap.'', {{rom|viii}}, 1.]]</ref>. » Elle atteint dis-je « d’une extrémité à l’autre, » c’est-à-dire du plus haut des cieux au plus bas de la terre, de l’ange le plus élevé au vermisseau le plus humble ; mais elle atteint « avec force, » non pas en allant d’un bout du monde à l’autre par un déplacement, une diffusion locale ou seulement par une opération ministérielle sur les créatures qui lui sont soumises, mais par une sorte de force substantiellement présente partout par laquelle il meut, ordonne et administre toutes choses avec une souveraine puissance. Or, il n’est contraint à faire tout cela par aucune nécessité, car il n’éprouve nulle peine, nulle fatigue dans cette opération, mais il dispose tout avec douceur par sa seule et paisible volonté. Certainement, « il atteint d’une extrémité du monde à l’autre, » c’est-à-dire depuis la naissance de la créature jusqu’au terme qui lui est<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>assigné par le Créateur, soit au terme marqué par la nature, soit à celui auquel sa cause l’a poussé, soit enfin au terme que lui assigne la grâce. « Il atteint avec force » puisque aucun de ces termes n’est atteint qu’il n’ait été d’avance pré-ordonné par sa toute-puissante providence, selon qu’elle le veut.
34. Le libre arbitre devra donc s’efforcer de présider au corps de l’homme, comme la sagesse préside à l’univers entier, « en atteignant, lui aussi, d’un bout jusqu’à l’autre avec force : » c’est-à-dire en commandant avec autorité aux sens et aux membres du corps, de façon à ne pas permettre au péché d’y établir son règne, ni à ses membres de donner des armes à l’iniquité, mais à le contraindre à servir à la justice. Voilà comment l’homme évitera d’être l’esclave du péché puisqu’il ne fera point le péché ; délivré ainsi du péché, il commencera à recouvrer la liberté du conseil et à remonter à son rang, en rendant sa véritable ressemblance à l’image de Dieu qu’il porte en soi, et même en la rétablissant dans sa première beauté. Mais qu’il ait soin de faire tout cela avec autant « de douceur » que « de force ; » c’est-à-dire, sans tristesse et non pas comme s’il y était contraint par la nécessité, attendu que la nécessité n’est que le commencement, non point la plénitude de la sagesse ; mais avec un bon vouloir prompt et gai qui rende le sacrifice acceptable, car Dieu aime que ceux qui lui donnent le fassent de bon cœur <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#9-7|''I Corinth.'', {{rom|ix}}, 7.]]</ref>. Voilà comment il imitera en tout point la sagesse, puisqu’il résistera avec force au vice et se reposera doucement dans sa conscience.
35. Mais pour cela, nous avons besoin du secours de celui que son exemple nous engage à suivre. C’est lui en effet qui nous rendra conformes à cette sagesse, nous transformera en la même image et nous fera avancer de clarté en clarté, comme au souffle de l’esprit du Seigneur. Mais si c’est au souffle de l’esprit du Seigneur, ce ne sera plus sous l’impulsion du libre arbitre que nous agirons. Aussi ne faut-il pas s’imaginer que le libre arbitre est appelé ainsi, parce qu’il est doué d’un égal pouvoir et d’une égale facilité pour le bien que pour le mal, puisque, s’il peut tomber par lui-même, il ne peut se relever qu’avec l’aide de l’esprit du Seigneur ; autrement ni Dieu, ni les saints anges, qui sont tellement bons qu’ils ne peuvent plus être mauvais, non plus que les démons, qui ne sauraient plus faire le bien, tant ils sont mauvais, ne seraient doués du libre arbitre. Nous-mêmes, nous devons le perdre après la résurrection, lorsque nous serons comptés sans retour, parmi les méchants. Mais ni Dieu, ni Satan ne sont privés du libre arbitre ; attendu que si l’un ne peut être mauvais, cela ne vient pas de faiblesse ou de contrainte, mais d’une ferme volonté et d’une volontaire fermeté dans le bien ; et si le démon ne peut respirer que le mal, ce n’est pas parce qu’il y est contraint par une oppression et une violence étrangère, mais parce que sa volonté est obstinée au mal et son obstination dans le mal, volontaire. Par conséquent on peut dire que le libre arbitre est ainsi appelé de ce que soit dans le bien, soit dans le mal il ne fait que sa libre volonté, attendu que personne ne saurait ni être effectivement, ni être appelé soit bon, soit mauvais, s’il n’est doué<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>de volonté. Ce qui fait qu’on le représente comme étant égal pour le bien comme pour le mal, c’est que, dans l’un et dans l’autre sens, il est doué, sinon de la même facilité pour décider son choix, du moins de la même liberté de vouloir <ref>C’est ce qu’on appelle la liberté de puissance ou faculté élective qui tourne avec une égale facilité au bien et au mal ; mais dont l’exercice et l’application au bien dépend de la grâce. « En effet, dit saint Bernard (infra, n. 42), ses efforts vers le bien sont vains s’ils ne sont aidés de la grâce et nuls s’ils ne sont excités par elle. »</ref>.
{{t3|LA GRÂCE, NON PLUS QUE LA TENTATION, NE DÉROGE EN RIEN AU LIBRE ARBITRE.|CHAPITRE XI.|fs=120%}}
36. C’est une prérogative particulière et tout honorable <ref>Deux manuscrits portent : « C’est une prérogative tout honorable et divine. » Un autre manuscrit, celui de Saint-Denis : « C’est dans la chair, une prérogative divine. »</ref> que toute créature raisonnable tient de son créateur, comme nous l’avons fait remarquer plus haut, de ne dépendre, en quelque sorte, que de soi, et de n’être mauvaise et par conséquent justement condamnée, ou bonne, et par suite sauvée avec justice, que par un acte de sa propre volonté, non point par l’effet d’une nécessité quelconque ; de même qu’il ne dépend que de lui-même, et n’est bon que parce qu’il le veut, non pas parce qu’il est contraint de l’être. Je ne veux pas dire qu’il suffit à la créature raisonnable de le vouloir pour être sauvée, mais je dis qu’elle ne le sera jamais, si elle ne veut pas l’être. Il n’est personne en effet qui soit sauvé malgré soi. Ce qu’on lit dans l’Évangile : « Nul ne peut venir à moi, si mon Père qui m’a envoyé ne l’attire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#6-44|''Joan.'', {{rom|vi}}, 44.]]</ref> », et ailleurs : « Forcez-les d’entrer <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#14-23|''Luc'', {{rom|xiv}}, 23.]]</ref> », n’empêche pas qu’il en soit ainsi ; car, quel que soit le nombre de ceux que le Père semble attirer dans sa bonté, ou contraindre à entrer, puisqu’il veut que tout le monde se sauve, cependant il ne juge personne digne du salut, qu’il n’ait voulu se sauver. Il ne se propose point autre chose, quand il nous frappe ou nous effraie, que de nous faire vouloir notre salut, non point de nous sauver malgré nous ; car, s’il agit de manière à détourner notre volonté du mal pour la porter au bien, il ne fait rien pour nous l’ôter. D’ailleurs, quand nous sommes attirés, ce n’est pas nécessairement malgré nous ; en effet, l’homme aveugle ou fatigué se laisse attirer sans peine, et saint Paul ne marchait point malgré lui, quand il suivait ceux qui le conduisaient par la main, à Damas. Enfin, celle-là ne souhaitait-elle pas d’être attirée, quand elle s’écriait avec tant d’ardeur dans le Cantique des cantiques : « Attirez-moi après vous, et je courrai dans l’odeur de vos parfums <ref>[[Bible_Crampon_1923/Cantique#1-3|''Canti.'', {{rom|i}}, 3.]]</ref> ? »
37. D’un autre côté, s’il est écrit quelque part : « Chacun est tenté par sa propre concupiscence qui l’attire et l’emporte <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-14|''Jacob'', {{rom|i}}, 14.]]</ref> », et ailleurs : « Le corps qui se corrompt appesantit l’âme et cette demeure terrestre abat l’esprit, par la multiplicité des soins qui l’agitent <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#9-15|''Sap.'', {{rom|ix}}, 15.]]</ref> », et si l’Apôtre dit lui-même : « Je trouve, dans les membres de mon corps, une autre loi qui combat contre la loi de mon esprit, et me rend captif sous la loi du péché, qui est dans les membres de mon corps <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-23|''Rom.'', {{rom|vii}}, 23.]]</ref> », peut-être peut-on penser que tout cela est une contrainte pour la volonté et détruit la liberté ; mais la tentation, quelque forte qu’elle se fasse sentir au dedans ou au dehors de<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>nous, n’en laisse pas moins toute son indépendance à notre libre arbitre, en tant que tel, car ce ne sera toujours que de son libre consentement qu’il agira. Pour ce qui est du libre conseil et du libre complaire, il est certain que la concupiscence de la chair et les misères de la vie contribuent à diminuer la liberté de la volonté, mais ne sauraient la rendre mauvaise, qu’elle ne consente au mal. Enfin, quand saint Paul se plaint d’être captif sous la loi du péché <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-23|''Rom.'', {{rom|vii}}, 23.]]</ref>, on ne saurait douter qu’il parle d’un affaiblissement de liberté dans le libre conseil, car il se glorifie un peu plus haut d’avoir un vouloir sain <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-20|''Ibid.'', 20.]]</ref>, et d’être libre en très-grande partie pour le bien, car il dit : « Ce n’est pas moi qui le fais, » — Qu’est-ce donc qui vous fait parler ainsi, ô Paul ? — « C’est que je consens à la loi de Dieu, et je reconnais qu’elle est bonne, » et, plus loin, « je me plais dans cette loi, selon l’homme intérieur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-22|''Ibid.'', 22.]]</ref>. » Tant que son œil est simple et pur, il pense que tout son corps est éclairé. Tant que son consentement est sain, bien qu’il se sente attiré par le péché ou captivé par la misère, il n’hésite pas à se déclarer libre dans le bien ; aussi s’écrie-t-il avec confiance : « Maintenant il n’y a plus de condamnation à craindre pour ceux qui sont en Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-1|''Rom.'', {{rom|viii}}, 1.]]</ref>. »
{{t3|CELUI QUI NIE SA FOI, PAR LA CRAINTE DES SOUFFRANCES ET DE LA MORT, EST-IL EXEMPT DE PÉCHÉ, OU, EN D’AUTRES TERMES, A-T-IL PERDU SON LIBRE ARBITRE. DIGRESSION AU SUJET DU RENIEMENT DE SAINT PIERRE.|CHAPITRE XII.|fs=120%}}
38. Mais recherchons si ceux qui, par la crainte des souffrances ou de la mort, ont été amenés à renier leur foi, au moins de bouche, n’auront pas une excuse, d’après les paroles de l’Apôtre, en ce qu’ils n’ont renié leur foi que de bouche, ou si leur volonté n’a pas pu être contrainte à pécher, et à vouloir ce qu’il est constant qu’elle ne voulait point, et si, par ce moyen, tout libre arbitre n’a point péri en eux. Mais, comme il est impossible qu’on veuille et qu’on ne veuille point la même chose dans le même temps, on se demande à quel titre on doit imputer le mal à celui qui n’a point voulu le mal. Car il n’en est pas du reniement de la foi comme du péché originel, dont est souillé, non-seulement sans qu’il y ait de la volonté, mais le plus ordinairement sans qu’il le sache, tout homme qui n’a pas été régénéré par le baptême. Prenons pour exemple l’Apôtre saint Pierre ; il semble en effet qu’il a renié la vérité contre sa propre volonté, puisqu’il se trouvait dans la nécessité ou de la renier ou de mourir. Or, la crainte de la mort la lui a fait renier. Il ne voulait point la renier, mais il voulait encore moins mourir ; il la renia donc malgré lui, néanmoins il la renia pour échapper à la mort. S’il a été contraint de dire de bouche ce qu’il ne voulait pas, il est certain pourtant qu’il n’a pas été contraint de vouloir autre chose que ce qu’il voulait. Sa langue a parlé contre sa volonté, mais sa volonté n’a point été changée ? Que voulait-il en effet ? Rien autre chose, sans doute, que ce qu’il était, c’est-à-dire un disciple de Jésus-Christ. Mais que disait-il ? « Je ne connais point cet homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-73|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 73.]]</ref>. » Pourquoi cela ? C’est parce qu’il voulait échapper à la mort. Quelle faute commit-il en cette circonstance ? Nous voyons que cet apôtre avait deux volontés : l’une, de ne point mourir, complètement innocente ; l’autre,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>tout à fait louable, de se complaire dans le titre de chrétien. En quoi donc a-t-il péché ? Est-ce en aimant mieux mentir que de mourir ? Très-certainement, c’est en cela que sa volonté fut on ne peut plus répréhensible, c’est parce qu’il préféra la vie du corps à celle de l’âme : « Car la bouche qui ment tue l’âme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#1-11|''Sap.'', {{rom|i}}, 11.]]</ref>. » Il pécha donc, et ce ne fut pas sans le consentement de sa propre volonté, faible et misérable, j’en conviens, mais complètement libre. Et son péché ne fut pas de mépriser ou de haïr le Christ, mais de s’aimer plus qu’il ne l’aimait lui-même. Or, ce n’est pas la crainte subite de la mort qui poussa sa volonté à cet amour coupable de la vie, elle montra seulement ce qui existait déjà. Il était dans ces dispositions bien auparavant, mais il l’ignorait lui-même, puisque celui pour qui il n’y a rien de caché, lui dit : « Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-34|''Matth.'', {{rom|xxvi}}, 34.]]</ref>. » Ainsi, c’est par cette crainte, dont il fut frappé, que se montra et non pas que naquit cette faiblesse de volonté dans saint Pierre, et qu’on vit combien il s’aimait lui-même et jusqu’à quel point il aimait Jésus-Christ. Ce devint manifeste, pour lui du moins, sinon pour le Seigneur, car celui-ci savait bien auparavant ce qu’il y avait dans son disciple. Comme il aimait Jésus-Christ, on ne saurait nier que sa volonté souffrit violence, pour le faire parler ainsi contre sa pensée ; mais, comme il s’aimait aussi lui-même, on ne peut douter qu’il consentit volontairement à parler pour lui. S’il n’avait pas aimé le Christ, ce n’eût pas été malgré lui qu’il l’eût renié, mais s’il ne s’était aimé lui-même plus qu’il aimait Jésus-Christ, il ne l’aurait pas renié. Reconnaissons donc qu’il fut poussé, sinon à changer de volonté, du moins à la cacher, sinon à renoncer à l’amour <ref>C’est-à-dire à agir contrairement à son amour ; car, comme saint Bernard le dit plus haut : « Son péché ne fut pas de mépriser ou de haïr le Christ ; mais de s’aimer plus qu’il ne l’aimait lui-même. »</ref> de Dieu, du moins à se préférer un peu à lui dans son cœur.
39. Mais quoi ! Peut-être ce que je viens d’affirmer de la volonté, va-t-il s’écrouler, s’il est prouvé que la volonté est susceptible d’être contrainte. Toutes mes assertions tomberaient en effet, s’il était démontré qu’elle peut être contrainte par tout autre qu’elle-même. Mais si la contrainte qu’elle souffre ne vient que d’elle, contraignant d’un côté et contrainte de l’autre, elle retrouve là ce qu’elle perd ici, car la violence à laquelle elle cède, ne provient que d’elle. Or, ce que la volonté souffre par son propre fait, est évidemment le fait de la volonté ; mais si c’est le fait de la volonté, ce n’est donc plus celui de la nécessité, c’est donc quelque chose de parfaitement volontaire ; non-seulement volontaire, mais libre. D’où il suit que celui qui a été poussé à renier sa foi par sa volonté propre, n’a été contraint que parce qu’il l’a voulu ; disons mieux, il n’a point été forcé, mais il a cédé, non pas à une puissance étrangère, mais à sa propre volonté, à cette volonté, dis-je, qui a voulu échapper à la mort à quelque prix que ce fût. Autrement, comment la voix d’une femme de rien aurait-elle pu contraindre une langue sacrée à des paroles coupables, si la maîtresse de cette langue, la volonté n’y avait consenti ? Aussi, lorsque dans la suite, revenant de cet amour excessif de sa propre personne, il commença à aimer Jésus-Christ comme il le devait, de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>forces, il n’y eut plus ni menaces, ni supplices qui pussent amener sa volonté à consentir que sa langue donnât des armes à l’iniquité ; au contraire, se rangeant avec une courageuse audace du côté de la vérité, elle lui fit dire : « Mieux vaut obéir à Dieu qu’aux hommes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Actes#5-29|''Act.'', {{rom|v}}, 29.]]</ref>. »
40. On distingue deux sortes de contraintes, selon que nous sommes forcés ou de faire ou de souffrir quelque chose contre notre propre volonté. La seconde, qu’on peut appeler passive, peut se produire quelquefois en l’absence de tout consentement de la volonté de celui qui la souffre ; la contrainte active n’est jamais dans ce cas. Il suit de là que le mal, qui se fait en nous ou qui vient de nous, ne nous est point imputable, s’il se produit malgré nous ; mais s’il est fait par nous, il ne peut jamais être exempt de toute faute de la volonté. Nous voulons évidemment tout ce qui n’aurait pas lieu si nous ne le voulions pas. Il y a donc aussi une certaine contrainte active, mais elle n’a point d’excuse à prétendre, puisqu’elle est volontaire. Un chrétien se trouvait forcé de renier le Christ ; il ne le fit qu’à regret, mais pourtant il ne le fit que parce qu’il le voulut bien ; il voulait en effet éviter à tout prix le glaive dont il était menacé, et c’est la volonté, dominant à l’intérieur, qui lui fit ouvrir la bouche, non pas le glaive qui brillait au-dehors. Le glaive fit voir que telle était sa volonté, mais ne la fit pas telle. C’est donc elle qui se porta au péché, non l’épée qui la contraignit. Aussi, ceux en qui la volonté se trouva saine, purent-ils être mis à mort mais ne purent jamais être pliés au mal. C’est ce qui leur avait été annoncé d’avance en ces termes <ref>Telle est la version des deux manuscrits de Saint-Denis et de Cîteaux et de deux autres encore. Horstius, de son côté, a lu ainsi : « Voilà ce qui a été dit de saint Jean Baptiste : On lui a fait souffrir ce qu’on a voulu. Est-ce à dire que ce fut ce qu’il voulut lui-même ? Ainsi, pour les autres martyrs, on leur fit endurer non ce qu’ils voulurent, mais ce qu’on voulut ; et ce ne fut que dans leurs membres, non point dans leur cœur. On tortura leur corps, mais on ne put changer leur volonté ; on fit souffrir leur chair, mais on ne put changer quoi que ce fût à leur âme. » Cette leçon est également donnée par un manuscrit de la Colbertine.</ref> : « Ils vous feront tout ce qu’ils voudront <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#9|''Marc.'', {{rom|ix}}.]]</ref> ; » mais dans le corps, non dans le cœur. Ce n’est pas vous qui ferez ce qu’ils veulent, mais ce sont eux qui le feront, et vous, vous le souffrirez. Ils tortureront vos membres mais ne pourront changer votre volonté ; ils feront souffrir votre corps mais ils ne sauront faire quoi que ce soit à votre âme, car si le corps peut être au pouvoir de celui qui le torture, l’âme échappe à ses atteintes. Si elle est faible, ils le verront bien au milieu des tourments, mais ils ne pourront pas la contraindre à l’être, si effectivement elle ne l’est point. Sa faiblesse vient d’elle, mais sa vigueur ne vient pas d’elle ; elle ne vient que de l’Esprit de Dieu. Mais elle est rendue saine et vigoureuse, quand elle est renouvelée.
41. Or, selon la doctrine de l’Apôtre, elle est renouvelée, lorsque, contemplant la gloire du Seigneur, elle est transformée en son image même et avance de clarté en clarté, c’est-à-dire, de vertu en vertu, par l’illumination de l’esprit du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-18|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 18.]]</ref>. Ce qu’on entend par le libre arbitre, c’est-à-dire, la volonté de l’homme, tient donc le milieu entre l’esprit de Dieu et l’appétit charnel. Suspendu, pour ainsi dire, au flanc d’une montagne escarpée, il est tellement affaibli par l’appétit charnel que si l’esprit ne vient au secours de sa faiblesse par le moyen <ref>Dans quelques manuscrits on lit : « Nulle contrainte ne peut le porter au bien. » Le manuscrit de Saint-Denis porte cette autre leçon : « Il ne peut, en aucune manière, se suffire pour le bien. »</ref> de la grâce, non-seulement il ne pourra s’élever de vertu en vertu jusqu’au sommet de la justice que le Prophète appelle « une<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>montagne de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#36-7|''Psalm.'' {{rom|xxxv}}, 7.]]</ref> ; » mais même on la verra rouler de vice en vice jusqu’au fond de l’abîme, entraîné en même temps par le poids de la loi du péché qui se trouve originairement dans ses membres et par l’habitude de sa demeure terrestre enracinée à la longue dans ses affections. L’Écriture rappelle en deux mots, dans un très-court verset ce double poids qui pèse sur la volonté de l’homme, elle dit en effet « Le corps qui se corrompt appesantit l’âme, et cette demeure terrestre abat l’esprit par la multiplicité des soins qui l’agitent sans cesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#9-15|''Sapi.'', {{rom|ix}}, 15.]]</ref>. » Si ces deux maux de notre être mortel qui ne sauraient nous nuire tant que notre consentement se retient, nous éprouvent seulement ; ils ne sont point une excuse mais une condamnation pour ceux qui ne retiennent point leur consentement ; mais dans tous les cas, il n’y a pour nous ni salut ni damnation, tant qu’il n’y a point eu consentement de la part de la volonté, en sorte qu’on ne saurait la trouver contrainte en quelque sens que ce fût.
{{t3|LES MÉRITES DE L’HOMME SONT DE PURS DONS DE DIEU.|CHAPITRE XIII.|fs=120%}}
42. Il suit donc de là que ce qui dans la créature est appelé libre arbitre, s’il est damné, l’est justement puisqu’il ne peut être contraint au péché par aucune violence extrinsèque ; et que, s’il est sauvé, il ne l’est que par un effet de la miséricorde de Dieu, attendu qu’il est incapable de bien faire par sa propre vertu <ref>Dans quelques manuscrits on lit : « Nulle contrainte ne peut le porter au bien. » Le manuscrit de Saint-Denis porte cette autre leçon : « Il ne peut, en aucune manière, se suffire pour le bien. »</ref>. Je pense bien que le lecteur comprend qu’en tout cela il ne saurait être question du péché originel ; mais pour ce qui est du reste, il ne faut point que le libre arbitre cherche ailleurs qu’en soi la cause de sa damnation, puisqu’il ne peut être damné que par sa propre faute, ni dans ses mérites, celle de son salut, attendu qu’il n’en est redevable qu’à la miséricorde de Dieu. Ses efforts pour le bien sont vains, s’ils ne sont aidés de la grâce et nuls, s’ils ne sont produits par elle, ce qui fait dire à l’Écriture que « l’esprit de l’homme et toutes ses pensées sont portés au mal dès sa jeunesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#8-21|''Gen.'', {{rom|viii}}, 21.]]</ref>. » Qu’il ne croie donc pas, comme je l’ai dit plus haut, que ses mérites viennent de lui, mais qu’il croie plutôt qu’ils descendent du Père des lumières, s’il faut toutefois compter au nombre des dons les plus excellents et des plus parfaits, les mérites qui nous assurent le salut éternel.
43. Or Dieu, notre roi avant tous les siècles, quand il a fait le salut sur la terre, a effectivement divisé les dons qu’il nous a faits en mérites et en récompenses. Il a voulu que les dons qu’il nous fait en cette vie devinssent nos propres mérites par une possession libre, et il a voulu que nous les attendissions de lui, en nous fondant sur ses promesses toutes gratuites, et même que nous fussions en droit de les réclamer comme nous étant dus. Saint Paul parlant des uns et des autres, dit dans un endroit : « Le fruit que vous retirez de l’obéissance que vous devez à Dieu, c’est votre propre sanctification, et la fin sera la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#6-22|''Rom.'', {{rom|vi}}, 22.]]</ref>, » et, dans un autre : « Nous aussi, qui possédons les prémices de l’Esprit, nous gémissons en nous-mêmes, en attendant l’effet de<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>l’adoption divine <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-23|''Rom.'', {{rom|viii}}, 23.]]</ref>. » Ce qu’il entend par ces prémices de l’Esprit, c’est notre sanctification, c’est-à-dire, les vertus par lesquelles nous sommes, quant à présent, sanctifiés par le Saint-Esprit afin que nous puissions mériter ensuite d’être adoptés. De même, dans l’Évangile, nous voyons qu’il est fait les mêmes promesses à ceux qui renoncent au siècle, car il est dit : « Ils recevront le centuple et posséderont la vie éternelle <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#19-29|''Matth.'', {{rom|xix}}, 29.]]</ref>. » Par conséquent le salut n’est pas l’œuvre du libre arbitre, mais celle du Seigneur, disons mieux, il est lui-même le salut et la voie qui conduit au salut, car s’il dit : « Je suis le salut de mon peuple <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#35-3|''Psalm.'' {{rom|xxxiv}}, 3.]]</ref> », Il dit aussi : « C’est moi qui suis la voie <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#14-6|''Joann.'', {{rom|xiv}}, 6.]]</ref> ; » il se fait ainsi la voie quand il est le salut et la vie, afin que nulle chair ne puisse se glorifier. Si donc les biens de la voie sont les mérites, de même que ceux de la patrie sont le salut et la vie, et s’il est vrai, comme David le prétend, que « il n’y a personne qui fasse le bien, personne si ce n’est un <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#14-2|''Psalm.'', {{rom|xiii}}, 2.]]</ref> », celui-là même dont il est dit : « Il n’y a que Dieu qui soit bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#10-18|''Marc.'', {{rom|x}}, 18.]]</ref> », il s’en suit évidemment que toutes nos bonnes œuvres sont des dons de Dieu, aussi bien que ses récompenses, en sorte que le même Dieu qui se fait notre débiteur pour les unes, a commencé par les autres. Toutefois, pour faire ces mérites, il daigne se servir des créatures <ref>Saint Bernard développe admirablement cette pensée dans son cinquième sermon sur le Cantique des cantiques.</ref>, non pas qu’il en ait besoin, mais pour leur faire du bien par ce moyen, ou pour se servir d’elles dans le bien qu’il veut faire.
44. Ainsi donc Dieu opère le salut de ceux dont les noms sont inscrits au livre de vie, quelquefois par la créature et sans elle, souvent par la créature et contre elle, et quelquefois enfin par la créature mais avec elle. Les hommes tirent en effet bien des avantages des êtres insensibles et même des créatures sans raison, ce qui me fait dire que ce bien se fait par elles et sans elles, puisque manquant d’intelligence, elles ne sauraient avoir conscience de ce qu’elles font. Il y a aussi beaucoup de bien que Dieu fait à l’homme par des êtres méchants, hommes ou anges, mais comme il se sert d’eux pour cela malgré eux, je dis qu’ils le font contre eux : en effet, s’ils font du bien quand ils voudraient nuire, leur intention perverse leur est nuisible à eux-mêmes autant que leur action est utile aux autres. Quant à ceux par lesquels et avec lesquels je dis que Dieu opère, ce sont les bons anges ou les hommes de bien qui non-seulement font, mais veulent aussi le bien que Dieu veut. Et, en effet, ceux qui consentent au bien auquel ils coopèrent par leurs actes, partagent avec Dieu le bien qu’il opère par eux. Aussi, Saint Paul, ayant raconté tout le bien que Dieu avait fait par lui, s’écrie-t-il : « Ce n’est pas moi qui l’ai fait, mais la grâce de Dieu qui est avec moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#15-10|''I Corinth.'', {{rom|xv}}, 10.]]</ref>. » Il aurait pu dire « par moi » mais, comme cette manière de parler n’était pas assez forte il a dit : « avec moi, » attendu qu’il ne se regardait pas seulement comme un simple ministre de ce que Dieu avait fait, mais comme un véritablement associé à Dieu dans ses œuvres en vertu de son propre consentement.
45. Voyons maintenant, d’après la triple opération de Dieu dont je viens de parler, le mérite qui revient à chaque créature d’après son concours. Et<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>d’abord quel peut être le mérite de la créature par laquelle mais sans laquelle Dieu agit ? Que peut mériter aussi celle contre laquelle ce qu’il fait est fait ? sinon sa colère ? et que méritera celle avec laquelle Dieu fait ce qu’il fait, si ce n’est sa grâce ? Ainsi, la première ne mérite rien, la seconde démérite et la troisième mérite. En effet les animaux ne sauraient ni mériter ni démériter, en quoi que ce soit, pour le bien ou pour le mal qui se fait par eux, attendu qu’ils manquent de ce qu’il faut pour consentir au bien ou au mal ; à plus forte raison en est-il ainsi des pierres qui ne sont pas même douées de la force sensitive. Au contraire le diable et l’homme méchant étant en possession et faisant usage de la raison, méritent à la vérité, mais ne méritent que le châtiment, attendu qu’ils ne veulent pas le bien. Mais Saint Paul, qui annonce de bon cœur l’Évangile de peur de n’en être que le dispensateur s’il le prêche à regret <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-17|''II Corinth.'', {{rom|ix}}, 17.]]</ref>, et tous ceux qui sont dans les mêmes dispositions que lui, peuvent compter avec confiance qu’une couronne de justice leur est réservée. Ainsi Dieu se sert pour le salut de ses élus, des créatures dépourvues de raison et même des créatures insensibles comme on se sert d’un cheval ou d’un instrument dont il ne reste plus vestige nulle part une fois leur œuvre accomplie. Il se sert des créatures raisonnables et mauvaises, ainsi que d’une verge de correction qu’il jette au feu comme un bois inutile quand son fils est corrigé. Enfin, il se sert des anges et des hommes de bonne volonté comme de compagnons de travail et de coopérateurs qu’il doit récompenser abondamment après la victoire. Aussi saint Paul n’hésite-t-il point à prendre pour lui et à donner à ceux qui lui ressemblent, le titre « de coadjuteurs de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-9|''I Corinth.'', {{rom|iii}}, 9.]]</ref>. » Ainsi Dieu a la bonté de nous créer des mérites, quand il daigne nous faire faire le bien par lui et avec lui, et nous pouvons nous regarder comme ses coadjuteurs, comme les coopérateurs du Saint-Esprit et croire que nous devenons méritants du royaume des cieux, en nous unissant par le consentement de notre volonté à la volonté même de Dieu.
{{t3|QUELLE PART REVIENT D’UN CÔTÉ À LA GRÂCE ET DE L’AUTRE AU LIBRE ARBITRE DANS L’AFFAIRE DE NOTRE SALUT.|CHAPITRE XIV.|fs=120%}}
46. Mais quoi ! Tout le travail et tout le mérite du libre arbitre ne consistent-ils donc qu’à donner son consentement ? Oui certainement, je ne veux point dire pourtant que ce consentement même où réside le mérite, vienne de lui, puisque nous ne sommes pas capables de former de nous-mêmes aucune bonne pensée <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-5|''II Corinth.'', {{rom|iii}}, 5.]]</ref>, ce qui est beaucoup moins qu’un bon consentement. Ce n’est pas moi, c’est l’Apôtre même qui le dit et qui attribue à Dieu, non au libre arbitre, tout le bien qui est dans l’homme, c’est-à-dire le penser, le vouloir et le parfaire. Si c’est Dieu qui opère en nous ces trois choses, c’est-à-dire, si c’est lui qui nous fait penser, vouloir et faire le bien, il fait le premier sans nous, le second avec nous et le troisième par nous. Il nous prévient en effet, en nous envoyant la bonne pensée, il nous unit à lui par le consentement du libre arbitre, en changeant notre mauvais vouloir en bon, et en donnant au libre arbitre la faculté <ref>Quelques manuscrits ajoutent ici : « ou la facilité ; » cela vient de ce que la lecture de ce passage a paru douteuse aux anciens copistes.</ref> de consentir, il se fait au<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>dedans de nous l’ouvrier de l’œuvre dont il semble au dehors que nous sommes les auteurs. Il est hors de doute que nous ne saurions nous prévenir nous-mêmes, puis donc que Dieu ne trouve personne bon dans le principe ; il est clair qu’il ne sauve personne, sans avoir commencé par le prévenir. Il est donc évident que le commencement de notre salut vient de Dieu, non de nous, et qu’il ne le fait pas même avec nous. Mais le consentement et l’action, quoiqu’ils ne soient point de nous, ne se font pas néanmoins sans nous. Doit-il s’ensuivre que ni le commencement où nous ne sommes pour rien, ni l’action que trop souvent nous n’accomplissons que par un sentiment de crainte inutile ou par une feinte damnable, mais le consentement seul nous est imputé à mérite. Aussi, quelquefois le bon vouloir tout seul suffit, tandis que les deux autres ne servent de rien, si le bon vouloir fait défaut, je dis qu’elles sont inutiles, non pour celui qui les voit, mais pour celui qui les fait. Ainsi l’intention sert au mérite, l’action à l’exemple, et la pensée qui les précède l’une et l’autre, ne sert qu’à les réveiller toutes les deux.
47. Il faut donc bien nous garder, quand nous sentons ces choses se faire en nous et avec nous, de les attribuer à notre volonté qui est infirme, ou à quelque nécessité en Dieu, en qui il n’en existe aucune, mais à la grâce seulement dont il est plein. C’est elle qui excite le libre arbitre, quand elle sème en nous de bonnes pensées ; c’est elle qui le guérit, lorsqu’elle change son affection, et c’est elle encore qui le fortifie assez pour le conduire à l’accomplissement du bien, c’est elle enfin qui le conserve et l’empêche de défaillir. Or, dans toutes ces opérations, la grâce agit de telle sorte qu’elle commence par prévenir la volonté et qu’ensuite elle l’accompagne toujours ; elle ne la prévient que pour en obtenir ensuite la coopération, en sorte que ce que la grâce commence seule, s’accomplit ensuite par elle et par le libre arbitre ; ils agissent conjointement, non séparément ; ensemble, non pas successivement. La grâce ne fait point une partie de l’œuvre et le libre arbitre, l’autre ; ils agissent ensemble, par une opération indivise. Le libre arbitre fait tout et la grâce fait tout aussi ; mais de même que la grâce fait tout dans le libre arbitre, ainsi le libre arbitre fait tout par la grâce.
48. Je crois, en parlant ainsi, ne rien dire qui déplaise au lecteur, puisque je ne m’éloigne en rien du sentiment de saint Paul, et que, quelque tour que prenne la discussion, j’en reviens toujours presque aux expressions mêmes de l’Apôtre. En effet, qu’ai-je dit autre chose, sinon ce que saint Paul dit en ces termes : « Cela ne dépend donc ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'', {{rom|ix}}, 16.]]</ref>. » Ce qui ne veut pas dire qu’on puisse vouloir ou courir en vain, mais que celui qui veut et qui court, ne doit point se glorifier en lui-même, mais en celui de qui il a reçu le vouloir et le courir. Aussi ajoute-t-il : « Qu’avez-vous, que vous n’ayez reçu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#4-7|''I Corinth.'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Tu as été créé, tu as été guéri, et tu as été sauvé. Qu’y a-t-il en ces trois choses qui vienne de toi, ô homme ? Laquelle des trois n’est point impossible au libre arbitre ? Tu ne pouvais évidemment pas te créer toi-même, quand tu n’étais pas ; ni te justifier quand tu étais pécheur ; ni te ressusciter quand tu étais mort, sans parler encore des autres biens qui te sont nécessaires pour être guéri et qui sont prodigués aux prédestinés.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Mais ce que je dis s’applique surtout bien clairement à la première et à la dernière de ces trois choses ; quant à la seconde, il n’y a que celui qui ignore que la justice vient de Dieu et ne s’y soumet point, quand il veut rétablir sa propre justice <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#10-3|''Rom.'', {{rom|x}}, 3.]]</ref>, qui puisse douter de ce que je dis. Eh quoi, en effet, vous reconnaissez la puissance de celui qui vous a sauvé et vous ignorez la justice de celui qui guérit ? « Seigneur, guérissez-moi, disait le Prophète et je serai guéri, sauvez-moi et je serai sauvé, parce que vous êtes l’auteur de ma gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-14|''Jérém.'', {{rom|xvii}}, 14.]]</ref>. » Il reconnaissait donc que la justice vient de Dieu, puisqu’il espérait être guéri par lui, en même temps que délivré de la misère ; et, à cause de cela, trouvait en lui, non en soi, l’auteur de sa gloire. C’est dans la même pensée que David répétait ces paroles : « Ce n’est pas à nous, non ce n’est point à nous, Seigneur, mais à votre nom qu’il faut rapporter la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#115-1|''Psalm.'' {{rom|cxvii}}, 9.]]</ref> ; » il n’espérait en effet que de Dieu son vêtement de justice et de gloire. Qui donc peut ignorer que la justice vient de Dieu ? Ce ne peut-être que celui qui se justifie lui-même. Or, quel est l’homme qui se justifie lui-même ? C’est celui qui attribue ses mérites à une autre source qu’à la grâce de Dieu. D’ailleurs c’est celui qui a fait le salut qui donne la grâce du salut ; oui, je le répète, c’est celui qui donne les mérites, qui a fait ceux à qui il pût les donner. Que rendrai-je donc, au Seigneur, dit le Psalmiste, pour tous les biens — non pas qu’il m’a donnés, mais — qu’il m’a redonnés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#116-12|''Psalm.'' {{rom|cxv}}, 9.]]</ref> ? » Il confesse donc que s’il est, et s’il est juste, c’est de Dieu qu’il le tient, car il craint de perdre l’un et l’autre bien, s’il venait à méconnaître ces deux vérités, c’est-à-dire de perdre ce qui le fait juste et de condamner en même temps ce qu’il est. Or, voici ce qu’il trouve à lui rendre à son tour en troisième lieu : « Je prendrai le calice du salut ; » le calice du salut n’est autre que le calice du sang du Sauveur. Mais si vous n’avez point en vous de quoi reconnaître les deuxièmes bienfaits de Dieu, dont vous espérez votre salut, il s’écrie : « J’invoquerai le nom de Dieu, » attendu que quiconque l’invoquera sera sauvé !
49. Quiconque pense bien reconnaîtra donc trois opérations, non pas du libre arbitre, mais de la grâce de Dieu en lui. La première est la création ; la seconde, la réformation ; et la troisième, la consommation. En effet, c’est en Jésus-Christ que nous avons commencé par être créés à la liberté de la volonté ; puis c’est par Jésus-Christ que nous avons été réformés dans l’esprit de liberté, et enfin c’est avec Jésus-Christ que nous devons un jour être consommés dans l’état de l’éternité. En effet, ce qui n’existait pas encore a dû <ref>Telle est la leçon donnée par nos trois manuscrits : Horstius a lu autrement et donne cette leçon : «… a dû être créé : ce qui était a dû être réformé par la forme, etc. » Mais cette leçon et cette ponctuation sont fautives.</ref> être créé dans celui qui existait ; ce qui était devenu difforme a dû être réformé par la forme, et enfin les membres ne peuvent être perfectionnés qu’avec le chef, ce qui aura certainement lieu quand nous parviendrons tous à l’état d’homme parfait, à la mesure de l’âge et de la plénitude de Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#4-13|''Ephes.'', {{rom|iv}}, 13.]]</ref>, c’est-à-dire lorsque Jésus-Christ qui est notre vie aura apparu, alors nous apparaîtrons aussi avec lui dans la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Colossiens#3-4|''Coloss.'', {{rom|iii}}, 4.]]</ref>. Puis donc que la consommation<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>doit se faire de nous et même en nous, quoique non point par nous, et que la création s’est également faite sans nous, il n’y a que notre réformation qui puisse nous être imputée à mérite, car il n’y a qu’elle qui se fasse avec nous d’une certaine façon par l’effet du consentement de notre volonté. Or cette réformation s’opère par nos jeûnes et par nos veilles, par la continence, par les œuvres de miséricorde et par l’exercice de toutes les autres vertus qui concourent à la rénovation quotidienne de notre homme intérieur ; car c’est par elles que notre pensée recourbée vers la terre par les soucis qui s’y rapportent, se relève peu à peu des régions les plus basses vers les supérieures, que notre cœur appesanti par l’amour de la chair se sent renaître à l’amour de l’esprit, que notre mémoire souillée par le souvenir honteux de nos anciennes œuvres, rafraîchie par de bonnes actions qui sont nouvelles pour elle, s’épanouit tous les jours davantage ; car c’est dans ces trois choses que notre rénovation intérieure consiste, dans la rectitude de notre intention, dans la pureté de notre affection et dans le souvenir d’une bonne opération qui permet à la mémoire qui en a conscience de s’épanouir.
50. Comme on ne peut douter que toutes ces choses ne soient faites en nous que par l’Esprit de Dieu, il s’ensuit que ce sont des dons de sa grâce, mais, comme elles ne se font qu’avec le consentement de notre volonté, il s’ensuit qu’elles sont autant de mérites pour nous. En effet, « Ce n’est pas vous qui parlez, dit le Seigneur, mais c’est l’Esprit de votre Père qui parle en vous <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-20|''Matth.'', {{rom|x}}, 20.]]</ref>, » et, continue l’Apôtre : « Est-ce que vous voulez éprouver la puissance de Jésus-Christ qui parle par ma bouche <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#13-3|''II Corinth.'', {{rom|xiii}}, 3.]]</ref> ? » Si c’est Jésus-Christ ou l’Esprit-Saint qui parle par la bouche de saint Paul, ne sont-ce pas eux aussi qui agissent en lui ? « Je ne parle point, dit-il, des choses que Jésus-Christ a faites par moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#15-18|''Rom.'', {{rom|xv}}, 18.]]</ref>. » Mais quoi, si c’est Dieu qui parle en saint Paul, si c’est lui aussi qui agit par saint Paul, en sorte que paroles et actes soient de Dieu, non de saint Paul, où donc est le mérite de ce dernier ? D’où vient la confiance avec laquelle il s’écrie : « J’ai combattu un bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai conservé ma foi, il ne me reste plus qu’à attendre la couronne de justice qui m’est réservée et que le Seigneur, comme un juste juge, me rendra un jour <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#4-7|''II Tim.'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Sa confiance dans la couronne qui lui était réservée lui venait-elle de ce que toutes ces choses avaient été faites par son moyen ? Mais il y a beaucoup de bien de fait par le moyen des anges et des hommes bons ou mauvais qui ne leur est point réputé à mérite. Ne serait-ce pas plutôt de ce qu’elles ont été accomplies avec lui, c’est-à-dire avec le concours de sa bonne volonté ? Ce n’est certainement pas pour une autre cause, car il dit : « Si je ne prêche l’Évangile qu’à regret, je ne suis que le dispensateur de ce qui m’a été confié ; mais si je le prêche de bon cœur, j’en aurai la gloire <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-17|''I Corinth.'', {{rom|ix}}, 17.]]</ref>. »
51. Mais si cette volonté même, d’où dépend tout mérite, ne vient pas non plus de saint Paul, à quel titre en ce cas compte-t-il sur la couronne qui lui est réservée et l’appelle-t-il une couronne de justice ? Est-ce qu’on serait fondé en droit et en justice à réclamer l’accomplissement d’une promesse toute gratuite ? Certainement, car saint Paul dit quelque part : « Je sais à qui je me suis confié, et je suis persuadé qu’il est assez puissant pour me<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>garder mon dépôt <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#1-12|''II Tim.'', {{rom|i}}, 12.]]</ref>. » Il nomme la promesse de Dieu, son dépôt ; et, parce qu’il s’est fié à cette promesse, il en réclame avec confiance l’accomplissement. Si la promesse est le fait de la miséricorde, son accomplissement est maintenant un acte de justice. La couronne que saint Paul attend, est donc bien une couronne de justice ; de justice divine même, non pas d’une justice de Paul. Il est juste, en effet, que Dieu rende ce qu’il doit, or il doit ce qu’il a promis. La justice sur laquelle se fonde l’Apôtre est donc la promesse même de Dieu. S’il voulait mépriser cette justice, pour y substituer la sienne, il ne serait plus soumis à la justice de Dieu, qui pourtant a voulu le faire coopérer avec sa justice, afin de lui faire mériter sa couronne. Or c’est en daignant le faire coopérer aux œuvres auxquelles cette couronne était promise qu’il l’associa à sa justice et le fit mériter sa couronne. Ainsi c’est la volonté qui coopère, et cette coopération lui est imputée à mérite. Si donc la volonté même vient de Dieu, le mérite en vient aussi : Or on ne peut pas douter que le vouloir et le faire arrivent selon qu’il lui plaît. D’où il suit que c’est Dieu qui est l’auteur du mérite, puisque c’est lui qui applique notre volonté à l’œuvre et l’œuvre à la volonté ; autrement si nous voulons donner le nom qui leur convient proprement à ce que nous appelons nos mérites, ce ne sont que des germes d’espérance, des aiguillons de la charité, des indices d’une secrète prédestination et des présages de la félicité future, la voie qui conduit au royaume du ciel mais non point la cause qui nous y fait entrer : Enfin, il n’est pas dit que Dieu a glorifié ceux qu’il a trouvés justes, mais ceux-là seuls qu’il a lui-même justifiés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-30|''Rom.'', {{rom|viii}}, 30.]]</ref>.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''PUDIBOND'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 436 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''PYGMÉE'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pudibond,''' sekshontemega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pudicité,''' ĉasteco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pudique *''', ĉasta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puer,''' malbonodori, fetori<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puéril *''', infanaĉa, infane bagatel(em)a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puérilité, V. A.,''' ~eco ‖ ~aĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puerpéral''' {{t|(méd.)|90}}, akuŝa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pugilat,''' pugnobatalo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puîné,''' postnaskita ‖ ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puis,''' poste.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puisatier,''' putisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puiser''' {{t|(à, dans)|90}}, ĉerpi (el) ‖ {{t|(f.)|90}} ~<sup>2</sup>, elpreni.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puisque,''' (nun) ĉar.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puissamment,''' potence ‖ (F.) treege (riĉa).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puissance,''' potenco ‖ efikeco ‖ {{t|(phf)|90}} kapablo, ebleco ‖ regno. '''En -,''' iĝebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puissant,''' potenca ‖ (F.) korpulenta<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puits,''' puto ‖ {{t|(de mine)|90}} ŝakto<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pulluler,''' multegiĝi, svarme [abundege<sup>Z</sup>] multiĝi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pulmonaire,''' pulma.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pulpe,''' (frukta) molaĵo [karno].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pulsation,''' pulsobato.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pulvérisateur,''' pulvorŝprucigilo, subtiligilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pulvérisation, V. V.,''' ~(ad)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pulvériser,''' pulvorigi ‖ {{t|(liquide)|90}} subtileg(e ŝpruc)igi, pulvore ŝprucigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pulvérulent''' {{t|(tech.)|90}}, pulvorema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Punaise,''' cimo ‖ pikfiksilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Punch,''' punĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Punir,''' puni.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Punissable,''' puninda<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Punition,''' puno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pupille,''' {{t|(masc.)|90}} kuratorato, zorgato ‖ {{t|(fém.)|90}} pupilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pupitre,''' pupitro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pur''' {{t|(de)|90}} senmiksa (kun), pura<sup>2</sup> (de<sup>2</sup>) {{t|(vin)|90}} senakva ‖ {{t|(mor.)|90}} senpeka, ĉasta, pura<sup>3</sup> ‖ nura, simpla, pura<sup>2</sup>. '''En -e perte,''' tute vane. '''-e vérité,''' pura vero<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Purée,''' kaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pureté, V. A.,''' ~eco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Purgatif,''' laksiga <sup>2</sup> ‖ {{t|(s.)|90}} laksilo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Purgation,''' laksigo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Purgatoire''' {{t|(rel.)|90}}, infera puriĝejo<sup>2</sup>, pekpuriĝejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Purge,''' laksigo ‖ laksilo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Purger,''' laksigi<sup>2</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} purigi, liberigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Purification, V. V.,''' ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Purifier,''' purigi ‖ (religie) purigi, senpekigi<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Purin,''' sterkakvo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Purisme''' {{t|(litt.)|90}}, trokorektemo, afekto de korekteco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puriste''' {{t|(litt.)|90}}, trokorektema, korektafekta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puritain,''' puritano<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Puritanisme,''' puritanismo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Purpurin,''' purpur(kolor)a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Purulence,''' puseco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Purulent,''' puseca.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pus,''' puso.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pusillanime,''' timema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pusillanimité,''' timemo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pustule,''' pustulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Putatif''' {{t|(dr.)|90}}, ŝajna.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Putois,''' putoro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Putréfaction,''' putr(ad)o<sup>2</sup>. '''Être en -,''' putri<sup>2</sup>. '''Entrer en -,''' ~iĝi<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Putréfié,''' putra.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Putréfier,''' putrigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Putrescible,''' putrebla<sup>5</sup>, putrema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Putride,''' putra.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Pygmée,''' pigmeo, malgrandegulo.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/137
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|les manuscrits grecs des bibliothèques}}|107}}</noinclude>et il en a publié divers extraits et fragments inédits, texte grec et traduction française.
Signalons brièvement les notices imprimées, relatives aux manuscrits contenus dans les autres Bibliothèques d’Europe. Ceux de Gotha et d’Altenbourg ont été décrits par Reinesius, dont Fabricius a reproduit l’article dans sa Bibliothèque grecque (voir la page 105) : ils ne diffèrent pas des nôtres, comme date et comme composition générale. Celui de Gotha a été consulté également par le professeur {{lang|de|Hoffman}} de Kiel, pour un article sur l’origine du mot chimie, publié récemment dans le dictionnaire de {{lang|de|Heumann}}.
Un manuscrit de Vienne a été décrit et analysé par Lambecius<ref>{{lang|la|''Comment de Bibl. Cæsarea'', etc. Pars}} {{rom-maj|II}}, livre {{rom-maj|VI}}, {{pg}}380.</ref>, au siècle dernier : c’est une copie datant de 1564 ; son contenu se retrouve d’ailleurs dans notre {{n°|2.327}}.
Le Catalogue de la Bibliothèque Laurentienne, publié à Florence en 1770, analyse<ref>{{T.|{{rom-maj|III}}|cap}}, {{pg}}347.</ref> un manuscrit tout à fait analogue. Dietz a parlé d’un manuscrit semblable, de Munich.
Le manuscrit de Leide, signalé par {{lang|de|Reuvens}}<ref>Troisième lettre à {{M.|Letronne}}, {{pg}}73.</ref>, est du même type ; certains traités y sont reproduits seulement en abrégé.
La bibliothèque de saint Marc contient le plus ancien manuscrit alchimique qui existe. Ce manuscrit, que j’ai entre les mains, renferme les plus importants de nos traités et sa composition générale ne diffère pas sensiblement de celle des précédents. Il<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|108|{{sc|les origines de l’alchimie}}}}</noinclude>est écrit sur parchemin. Il remonterait au {{s|xi}}, d’après Bernard et d’après le catalogue de 1740 ; sa comparaison avec les types paléographiques donnés dans {{lang|de|Wettenbach}} le reporte en effet entre le {{s|x|e|-}} et le {{s|xi}} ({{abr|v.|voyez}} {{pg}}97). Nous possédons trois notices sur ce manuscrit : l’une à la fin du traité de Palladius, ''{{lang|la|de Febribus}}'', publié par Bernard en 1745 ; une autre, dans le Catalogue des manuscrits grecs de la bibliothèque de saint Marc, publié en 1740 ({{pg}}140 de ce Catalogue), où il porte le {{n°|299}} ; la dernière, due à Morelli, dans son ouvrage relatif aux mêmes manuscrits, publié en 1802<ref>{{T.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg}}172.</ref>. J’ai fait moi-même une étude approfondie de ce manuscrit, et j’ai établi une collation soignée de ses articles avec ceux des manuscrits de la Bibliothèque de Paris. D’après la lecture des notices, il semble que le manuscrit de saint Marc ait été reproduit dans celui de la bibliothèque Ambroisienne de Milan, manuscrit plus moderne, analysé par Montfaucon<ref>''Paléographie grecque'', {{pg}}374.</ref>.
Les études que j’ai faites des manuscrits de Paris, de saint Marc, et des analyses imprimées des autres tendent à faire penser que les manuscrits alchimiques dérivent de trois types principaux.
{{1o}} Le type du manuscrit de saint Marc, du {{s|xi|e|-}} ou du {{s|x}}, le plus vieux de tous, et dans lequel manquent le traité de Salmanas et divers autres ; tandis qu’on y trouve le labyrinthe de Salomon, œuvre cabalistique.
Le manuscrit 2.249, de la bibliothèque de Paris se<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/555
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text/x-wiki
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{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>kvaronhoro. '''Deux heures un -,''' la dua k. kvarono. '''- de cercle,''' kvadranto<sup>Z</sup>. '''Être de -,''' gardedeĵori. '''Officier de ~,''' deĵoroficiro. '''De trois -s''' {{t|(art)|90}}, duonprofila<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quartaut,''' {{t|(mes.)|90}} bareleto (da vino).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quarte''' {{t|(mus.)|90}}, kvarto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quarteron,''' kvaroncento.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quartier,''' kvarono ‖ peco ‖ {{t|(partie d’une ville)|90}} kvartalo ‖ {{t|(mil.)|90}} kazerno. '''(Bois) de -,''' kvaronigita. '''- général,''' ĉefkvartalo, generalejo. '''(Demander) -,''' indulgon. '''Pas de -,''' nenia indulgo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quartier-maître,''' (marista) kaporalo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quartz,''' kvarco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quasi(ment)''' (F.), kvazaŭe, preskaŭ, proksimume.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quatorze,''' dekkvar ‖ ~a. '''(Chercher) midi à - heures,''' la venton sur la kampo<sup>2</sup> ; la tagon pasintan<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quatorzième,''' dekkvara.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quatrain,''' kvarvers(aĵ)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quatre,''' kvar. '''Couper en -,''' kvaronigi. '''(Plier) en -,''' kvaroble. '''Se mettre en -''' {{t|(f.)|90}}, plenfervore [sindone] klopodegi. '''A -,''' kvarope. '''- à -,''' rapidege. '''- par -,''' pokvare, kvarope.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quatre-temps,''' ĉiusezona fastotago.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quatre-vingts,''' okdek.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quatre-vingt-dix,''' naŭdek.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quatrième *''', kvara.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quatuor''' {{t|(mus.)|90}}, kvarteto<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Que,''' 1 {{t|(pron. relat.)|90}} : kiu(j)n ‖ kion ; 2 {{t|(pron. inter.)|90}} : kion ‖ kio ; 3 {{t|(conj.)|90}} : ke ‖ {{t|(après un comparat.)|90}} ol ‖ (por) ke<sup>2</sup> …u. ‖ {{t|(soit que)|90}} ĉu ; 4 {{t|(formant locution)|90}} : V. le premier mot de la locution ; 5 {{t|(remplaçant ''si, quand, comme, puisque après et'')|90}} : Ne se traduit pas. 6 {{t|(adv.)|90}} : kial ‖ kiom (da) ; kiel. '''Je crois - non,''' mi kredas ne<sup>14</sup>. '''De ce -,''' (pro tio) ke. '''(Plus profondément) - ne pénètre la bêche,''' ol kiom penetras la fosilo<sup>2</sup>. '''(J’ai des yeux meilleurs) -’on ne le pense,''' ol kiel oni pensas<sup>2</sup>. '''(Ce travail l’occupa beaucoup plus) -’il ne l’aurait voulu,''' ol kiom li volus<sup>12</sup>. '''Pas autre chose -,''' nenio alia krom<sup>2</sup>. '''Il vaut mieux - l’on vous dise,''' pli bone estas se oni diros al vi<sup>2</sup>. '''(Tenez-le), ~’il ne tombe pas,''' ke li ne falu. '''-’êtes-vous, - (vous murmurez contre moi),''' kio estas vi, ke …as<sup>2</sup>. '''-’il fasse du soleil ou qu’il pleuve, je viendrai,''' ĉu estos suno, ĉu<sup>2</sup> [aŭ<sup>2</sup>] pluvos, mi venos. '''-il le veuille ou non,''' ĉu [se] li volos aŭ ne. '''Eussiez-vous (cent fois raison), -’il (vous donnerait tort),''' eĉ se vi estus…, li. '''C’est la première fois - cela arrive,''' la unuan fojon tio okazas. '''C’est imiter qn - de planter (des choux),''' eĉ tio estas imiti iun, se oni plantas. '''Ce - c’est - de nous,''' jen tiele estas pri ni. '''(Nous ne pouvons rien aimer) - (par rapport<noinclude>'''</noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
— Ils vont attaquer. Venez ! Venez !
Tous se précipitent à la garde du sentier reliant l’étroit plateau à la plaine environnante.
Hélas ! l’Albanaise a dit vrai.
Les animaux affamés se sont groupés en une masse profonde.
Leurs premiers rangs se tiennent à quelques pas seulement du chemin coupé par la barricade des assiégés.
Une surexcitation terrible règne parmi eux, annonçant les résolutions désespérées, définitives.
Ils bondissent, se bousculent, crient, aboient, grondent, hurlent rageusement.
Des dents grincent dans la nuit ; les yeux piquent l’obscurité de lueurs phosphorescentes.
— Attention ! {{nec|clame}} encore Arriba.
Un grand silence pèse une minute, impressionnant et tragique, puis soudain se déchaîne une tempête d’abois furieux, chant de guerre sauvage des chiens retournés à la barbarie.
La troupe s’ébranle d’un seul bloc.
Mais un remous se produit.
Le sentier praticable est étroit, le manque d’espace force les chiens à se resserrer en colonne.
Trois de front, le chemin ne permet rien de plus.
— Une chance heureuse pour nous, murmure Grace dont les dents s’entrechoquent de terreur.
— Oh ! heureuse, ricane Arriba d’une voix sifflante.
Notre agonie en sera très peu prolongée, Excellence, soyez-en certaine.
Puis, comme obéissant à une inspiration subite, impérieuse, elle bredouille dans la hâte de prononcer vite des paroles utiles :
— L’un de vous, seigneurs, aurait-il des allumettes ?
Et tandis que tous se regardent, surpris par la question dont l’opportunité leur échappe, Clodius avec un calme inaltérable déclare :
— J’en ai, moi.
Maintenant il est tout à la situation ; premier effet de cet état anormal chez lui, il a perçu la question de l’Albanaise.
— Donnez-les-moi, ordonne celle-ci.
Le savant lui tend une boîte qu’il tire de sa poche.
Les chiens s’engagent déjà sur le sentier.
Mais, ô surprise, Arriba frotte deux ou trois allumettes qui s’enflamment.
Elle les jette devant les assaillants et ceux-ci reculent précipitamment.
Le feu les effraie comme tous les animaux sauvages.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|388|PHILOSOPHIE MODERNE}}</noinclude><nowiki />
Il est bien entendu que les ''faits'' dont il est ici question ne sont pas des réalités extérieures à l’esprit, des choses en soi. {{M.|{{lang|en|Spencer}}}} seul osera pousser le réalisme jusque-là. Pour {{lang|en|Mill}}, ce sont seulement les sensations ou les images produites immédiatement en nous au contact des choses<ref>''{{abr|Log.|Logique}}'', {{rom-maj|I}}, 3, 7. Cf. {{rom-maj|II}}, 2, 3, note.</ref>, en un mot, les équivalents ou les approximations les plus exactes que nous ayons des choses elles-mêmes. Si disposé qu’on soit à se rapprocher de la réalité, personne, et {{lang|en|Stuart Mill}} moins que personne, ne peut songer à faire abstraction totale de l’esprit. Les faits ne sont que des états de conscience. {{lang|en|Mill}} est et demeure le fidèle disciple de Berkeley. Mais, en tant que ces états de conscience sont immédiats et premiers, qu’ils sont donnés et concrets, on peut les prendre pour les choses mêmes, et surtout les distinguer des créations ou combinaisons ultérieures que l’esprit forme en les unissant entre eux.
Voilà le principe de la logique telle que la conçoit {{lang|en|Mill}}. C’est faute d’avoir bien compris ce point, c’est pour avoir envisagé soit les idées, comme entités distinctes des phénomènes, soit les mots, que les scholastiques, et après eux Locke et Condillac, ont empêché la logique de faire aucun progrès : la théorie des idées générales « a empoisonné toute l’ancienne logique ». — Ce n’est pas à dire pourtant qu’il n’y ait rien à garder des travaux de tous les anciens penseurs. Sans connaître les véritables conditions et le véritable but de la logique, ils l’ont fondée et constituée, et on peut la conserver telle qu’ils l’ont faite, mais en l’interprétant autrement. Ils ont fait la logique à peu près comme les alchimistes ont été les précurseurs de la chimie.
Par suite, il s’agit moins pour {{lang|en|Stuart Mill}} de créer de toutes pièces une logique nouvelle que d’expliquer autrement l’ancienne : il faut la retrouver en partant d’un point différent. D’autres penseurs de sa nation, {{M.|{{lang|en|Herbert Spencer}}}} par exemple, voudront supprimer entièrement la logique : Mill n’est pas si radical. À sa manière, il est conservateur : le passé a du bon qu’il veut garder. Il se propose en fin de compte de concilier l’ancienne logique avec l’empirisme et de la traduire en termes nouveaux.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Brochard - Études de philosophie ancienne et de philosophie moderne.djvu/423
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||LA LOGIQUE DE J. STUART MILL|389}}</noinclude><nowiki />
Voyons comment il a exécuté ce projet. Le point de vue qu’on vient d’indiquer va se retrouver, pour les modifier profondément, dans la théorie des termes, des propositions et du raisonnement.
Les concepts ou idées générales, de quelque manière qu’on les entende, qu’on les explique à la façon des réalistes, ou des conceptualistes, ou même des nominalistes, ne sont rien.
Psychologiquement, on ne pense pas par concepts. On peut mettre au défi qui que ce soit de citer un seul cas où il découvre en soi-même une idée véritable, c’est-à-dire la représentation d’une chose en général, abstraction faite de toute image concrète, de tout élément emprunté directement ou non à l’expérience. Comment avoir l’idée d’un homme qui ne serait « ni grand ni petit, ni gras ni maigre, ni blanc ni noir, ni homme ni femme, ni jeune ni vieux, mais à la fois tout cela, et rien de tout cela<ref>''{{abr|Phil.|Philosophie}} de {{lang|en|Hamilton}}'', {{ch.}}{{rom|xvii}}, {{pg}}305.</ref> » ? On ne pense rien quand on croit penser de telles choses, et, chaque fois qu’on pense quelque chose, des images concrètes se présentent à l’esprit : {{lang|en|Hamilton}} lui-même l’a expressément reconnu<ref>{{ibid.|cap}}, {{pg}}364.</ref>. L’objet véritable de la pensée, ce n’est pas l’homme ou le cheval, mais un homme ou un cheval. Seulement la représentation de cet homme ou de ce cheval offre simultanément à l’esprit un grand nombre de caractères : de ces caractères, les uns sont semblables à ceux que possèdent les autres hommes et les autres chevaux, les autres appartiennent en propre à l’homme ou au cheval qui est actuellement l’objet de la pensée. Par l’effet d’habitudes contractées à la suite d’un très grand nombre d’expériences, l’esprit est capable de fixer son attention uniquement sur les premiers et de laisser les autres dans l’ombre. Les premiers se détachent du groupe et font saillie ; les autres restent modestement à l’écart. « En conséquence, à proprement parler, nous n’avons pas de concepts généraux : nous n’avons que des idées complexes d’objets concrets<ref>{{ibid.|cap}}, {{pg}}371.</ref>. » Quelle que soit la représentation particulière que l’imagination évoque, ce sont toujours les mêmes carac-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr||{{uc|Nomenclature générale et matelotage.}}|23}}</noinclude><nowiki />
{{p|69}}'''69. Chapes. —''' Les poulies de guinderesse pour mât de hune
et les poulies d’itague de tête sont, aujourd’hui,
généralement remplacées par
des chapes.
La ''chape'' consiste en un fort réa de
bronze, porté par une armature en fer.
On enlève au réa des parties de métal, de
manière à figurer des rayons très épais.
L’armature se termine par un croc, pour
les poulies de guinderesse ; aux poulies
d’itague, elle porte un œil qui se boulonne
sur l’estrope de la cosse du capelage.
{{p|70}}'''70. Poulie pour retour d’embossage. —'''
Elle consiste en une grande estrope ou étrier en
fer, portant un fort rouleau de
gaïac sur essieu mobile. Quand
on veut y capeler un grelin, on
retire l’essieu et le réa, on introduit le
cordage par son double,
et l’on remet le réa en place. La poulie s’aiguillette sur une
boucle.
{{p|71}}'''71. Poulie à talon pour amure de basse voile. —'''
Le talon d’une poulie est un excédent de bois, laissé à sa partie
inférieure, pour l’obliger à se tenir dans une position déterminée.<noinclude>
<references/></noinclude>
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SkoRo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''QUI'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 540 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''QUOI'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>vico. '''Faire la -,''' atende stari en la vico, laŭvice [en la vico] atend(ad)i. '''Prendre la -, se mettre à la -,''' aliĝi [postiĝi] al la atendantaro, stariĝi en la vicon. '''La - entre les jambes,''' kun subtirata vosto. '''Mettre sa - entre ses jambes,''' subpremi voston. '''A la - leu leu''' (F.), anservice<sup>8</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Qui,''' kiu(j) ‖ kiu(j)n. '''A - ?''' kies. '''- que ce soit, - que ce soit qui,''' kiu ajn. '''C’est à - se plaindra,''' ili vete ĝemas. '''C’est à - l’aura,''' ili vete klopodas por ĝin akiri.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quia.''' '''Être à -,''' tute ne povi respondi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quiconque,''' (k)iu ajn.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quidam''' {{t|(s.)|90}}, iu.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quiétude,''' agrabla trankvileco [senzorgeco].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quille,''' {{t|(jeu)|90}} keglo ‖ {{t|(mar.)|90}} kilo ‖ (P.) kruro. '''Jeu de -s,''' keglejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quinaire''' {{t|(tech.)|90}}, kvinopa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quincaillerie,''' lad(aĵ)komerco ‖ ladaĵaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quincaillier,''' ladisto<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quinconce,''' rombo. '''En -,''' ~e.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quinine,''' kinino<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quinquagénaire,''' kvindekjara ‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quinquennal,''' kvinjard(a)ŭra ‖ ĉiukvinjara.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quinquet,''' oleolampo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quinquina,''' kino<sup>X</sup> ‖ ~arbo<sup>X</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quintal,''' centfunto. '''- métrique,''' centkilogramo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quinte,''' {{t|(mus.)|90}} kvinto ‖ {{t|(toux)|90}} ektusego.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quintessence,''' kvintesenco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">kvindek-
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quintessencié,''' trosubtila, subtilaĉa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quinteux,''' {{t|(kaprice)|90}} malbonhumorema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quintuple,''' kvinobla ‖ ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quintupler,''' kvinobligi ‖ ~iĝi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quinzaine,''' dusemajno ‖ proksimuma kvindeko, ĉirkaŭe kvindek.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quinze,''' dekkvin ‖ ~a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quinze-Vingts,''' pariza<sup>Z</sup> blindulejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quinzième *''', dekkvina ‖ ~ona ‖ ~ono.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quiproquo,''' konfuzeraro, interŝanĝa eraro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quittance,''' kvitanco, pagatesto. '''Donner -,''' kvitanci<sup>1</sup> '''Recevoir -,''' ~iĝi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quittancer''' {{t|(ar.)|90}}, kvitanci<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quitte,''' {{t|(d’une dette)|90}} kvita ‖ {{t|(f.)|90}} liberigita, sendevigita. '''Être -,''' {{t|(d’une dette)|90}} kvitiĝi<sup>2</sup> ‖ {{t|(d’un danger)|90}} saviĝi, liberiĝi. '''Tenir -,''' {{t|(dette)|90}} kvitigi ‖ {{t|(f.)|90}} sendevigi (iun de io, ion al iu). '''- à,''' riskante.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quitter, V. Tenir quitte''' ‖ forlasi ‖ {{t|(un vêt.)|90}} demeti<sup>2</sup>. '''- (la ville),''' forlasi, deiri de.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quitus''' {{t|(fin.)|90}}, kvitiĝo, kvitanco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Qui-vive ?''' kiu iras ?, kiu venas ? '''(Etre) sur le -,''' konstante singarda [atenta] kontraŭ surprizo. '''Etre toujours sur le -,''' sin konstante gardi, esti ĉiam (timo)maltrankvila.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Quoi,''' kio(n) ‖ {{t|(interj.)|90}} kio(n), kiel ''do'' ‖ '''- que,''' kio(n) ajn. '''Faute de -,''' manke de tio. '''Il n’y a pas de -,''' ne estas<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Manuel du manœuvrier, tome I, 1891.djvu/36
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|24|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}}}</noinclude><nowiki />
Les poulies à talon s’emploient pour amures de misaine, sur
le minot.
{{p|72}}'''72. Poulie à violon. —'''
C’est une poulie dont la
caisse, enforme de 8, renferme
deux réas placés à la
suite l’un de l’autre et sur
des essieux séparés ; les réas sont de diamètres
différents, et situés dans le même
plan. Ces poulies sont aujourd’hui remplacées
par des poulies doubles ordinaires.
Lorsque les deux réas sont dans des plans
perpendiculaires l’un à l’autre, la poulie
prend le nom de ''poulie à olive''.
{{p|73}}'''73. Poulie à violon en fer. —'''
On se sert depuis quelque temps de poulies à
violon en fer dans le genre de celle indiquée
à la figure 23 ''bis''.
{{p|74}}'''74. Poulie de capon. —'''
Forte poulie à trois réas de bronze, estropée en fer, avec
un croc à grande ouverture ; elle se croche
sur l’organeau de l’ancre, pour la
transporter de l’écubier au bossoir.<noinclude>
<references/></noinclude>
nj4ibr1vphv81j9rs216z9ij0na1gj4
Page:Dumas - Les Mohicans de Paris - tome 3 (1885).djvu/203
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>pour moi qu’ils sont morts, monsieur ? Quelques-uns ne
conspiraieni-ils pas pour le duc d’Orléans ? Didier, par
exemple ! — d’autres pour la République : ainsi Dermoncourt
et Carrel ?
M. Sarranti fit un mouvement.
Le prince alla à sa bibliothèque ; puis, d’un rayon secret
caché derrière les autres, et portant quelques livres et
quelques brochures, il lira un volume in-octavo qu’il ouvrit
à la première page.
Puis, le présentant tout ouvert à M. Sarranti :
— Voyez ! dit-il.
M. Sarranti lut tout haut :
« {{sc|Plaidoyer}} de M. de Marchangy, avocat général, prononcé
le 29 août 1822, devant la Cour d’assises de la Seine,
dans l’affaire de la conspiration de la Rochelle. »
— Eh bien, dit le prince, huit jours après la publication
de ce réquisitoire, on me le faisait passer ici. Qui ? Je
l’ignore. Quoi qu’il en soit, sous le fatras de la forme, j’ai
deviné le fond ; or, savez-vous ce qui est résulte pour moi de
cette lecture, monsieur ?
— Non, monseigneur.
— C’est qu’aucun de ces complots n’avait de but arrêté,
certain, immuable… Je suis un esprit positif, monsieur
Sarranti, et je n’ai les enthousiasmes ardents ni des Corses
ni des Français ; sans avoir un goût très-prononcé pour les
sciences exactes, je pense et j’agis mathématiquement.
Plaignez-moi de ressembler plutôt à un homme du Nord
qu’à un homme du Sud : la cire est française, l’empreinte
est teutonique. Eh bien, je vous le dis, et je vous le répète,
aucune de ces conspirations ne m’a paru sérieuse. Je vois
bien que la révolution est dans toutes les têtes, et la liberté
dans tous les cœurs ; je vois bien qu’on veut renverser le
gouvernement des Bourbons, mais pour y substituer quoi ?
pour mettre à sa place quel ordre de choses ? Voilà ce que je
cherche vainement ; voilà ce que je ne vois pas.
— Monseigneur, c’est incontestablement l’empire qu’on
substituera au gouvernement qui existe.
— Monsieur Sarranti ! fit le jeune prince en secouant la
tête.
— Oh ! quant à cela, personne n’en doute, monseigneur !
dit Sarranti avec conviction.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fouillée - Descartes, 1893.djvu/168
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|160|{{sc|descartes}}.}}</noinclude>que nous puissions avoir, et même qu’elle peut être la plus forte. » Qu’est-ce en effet que Dieu, sinon un « esprit ou une chose qui pense » ? Nous qui sommes « pensée », nous lui ressemblons donc, « et nous venons à nous persuader que notre âme est une émanation de sa souveraine intelligence, ''{{lang|la|et divinæ quasi particulam auræ}}'' ». Et si nous considérons le monde « sans l’enfermer en une boule, comme ceux qui veulent que le monde soit fini », notre âme s’élargit elle-même, s’égale à l’univers, le dépasse ; « et la méditation de toutes ces choses remplit un homme qui les entend bien d’une joie si extrême qu’il pense déjà avoir assez vécu ». Il aime Dieu si parfaitement qu’{{lié}}« il ne désire plus rien au monde » ; il ne craint plus « ni la mort, ni les douleurs », et, « recevant avec joie les biens sans avoir aucune crainte des maux, son amour le rend parfaitement heureux ». Nous voilà loin de la « morale de provision ».
Reste le dernier problème, fort subtil : Qu’est-ce qui nous rend pire, d’un amour déréglé ou de la haine ? Descartes répond : « Voyant que l’amour, quelque déréglée qu’elle soit, a toujours le bien pour objet, il ne me semble pas qu’elle puisse tant corrompre nos mœurs que la haine, qui ne se propose que le mal ». Voyez plutôt : « Les plus gens de bien deviennent peu à peu méchants lorsqu’ils sont obligés de haïr quelqu’un ». — L’amour déréglé n’en est pas moins, au point de vue des résultats pratiques, plus dangereux parfois que la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Les Mohicans de Paris - tome 3 (1885).djvu/204
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2026-09-24T08:04:24Z
Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude><nowiki />
— Excepté moi, monsieur, reprit le duc de Reichstadt ;
et c’est bien quelque chose, dans la circonstance où nous
sommes.
— Mais, monseigneur, c’est votre aïeul François II, c’est
M. de Metternich, qui vous disent cela !
— Non, c’est M. de Marchangy.
— Ouvrez ce livre au hasard, monseigneur, et vous y
verrez, à la première page venue, avec quel enthousiasme
frénétique les populationsde Rennes, de Nantes, de Saumur,
de Thouars, de Verneuil et de Strasbourg ont acclamé le
nom de Napoléon II.
— Soit, monsieur, dit le jeune prince ; ouvrons et voyons.
Et, ouvrant le volume au hasard :
— Prenons, comme vous dites, la première page venue…
Tenez, voici le livre ouvert ; je suis tombé à la page 212.
Lisons.
« Il n’y avait pas de résolution concertée et arrêtée, puisqu’il
y avait dissidence sur le choix du gouvernement… »
— J’ai eu la main malheureuse, comme vous voyez,
monsieur Sarranti ! dit le jeune prince. Tournons la page.
Et il lut :
« Les uns voulaient la république ; les autres, l’empire… »
— Ah ! vous voyez, monseigneur, s’empressa de remarquer
Sarranti : ''les autres, l’empire !''
— Mais qui dit les autres, monsieur, ne dit pas les uns. Les
autres, ce n’est pas la France entière ! — Mais continuons.
« Ceux-ci voulaient un prince étranger… »
— C’étaient de mauvais citoyens !
« Ceux-là un monarque élu dans la diète du peuple… »
— A ce compte, monsieur Sarranti, nous n’entrons plus
que pour un quart dans le vœu unanime de la population
française… Suivons l’historien.
« Il n’y avait donc pas un but fixe, déterminé ; car, pour
renverser, il faut savoir ce qu’on doit substituer… »
— C’est ce que je vous disais tout à l’heure, monsieur, et
à peu près dans les mêmes termes. Je suis fâché de me
rencontrer avec cet avocat général ; mais, que voulez-vous !
son opinion vient corroborer la mienne.
« Pour crier : « A bas tel ordre de choses ! » il faut que l’on
fuisse proclamer en même temps une autre forme de
gouvernement… »<noinclude>
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Loxacha
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text/x-wiki
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— Excepté moi, monsieur, reprit le duc de Reichstadt ;
et c’est bien quelque chose, dans la circonstance où nous
sommes.
— Mais, monseigneur, c’est votre aïeul François II, c’est
M. de Metternich, qui vous disent cela !
— Non, c’est M. de Marchangy.
— Ouvrez ce livre au hasard, monseigneur, et vous y
verrez, à la première page venue, avec quel enthousiasme
frénétique les populations de Rennes, de Nantes, de Saumur,
de Thouars, de Verneuil et de Strasbourg ont acclamé le
nom de Napoléon II.
— Soit, monsieur, dit le jeune prince ; ouvrons et voyons.
Et, ouvrant le volume au hasard :
— Prenons, comme vous dites, la première page venue…
Tenez, voici le livre ouvert ; je suis tombé à la page 212.
Lisons.
« Il n’y avait pas de résolution concertée et arrêtée, puisqu’il
y avait dissidence sur le choix du gouvernement… »
— J’ai eu la main malheureuse, comme vous voyez,
monsieur Sarranti ! dit le jeune prince. Tournons la page.
Et il lut :
« Les uns voulaient la république ; les autres, l’empire… »
— Ah ! vous voyez, monseigneur, s’empressa de remarquer
Sarranti : ''les autres, l’empire !''
— Mais qui dit les autres, monsieur, ne dit pas les uns. Les
autres, ce n’est pas la France entière ! — Mais continuons.
« Ceux-ci voulaient un prince étranger… »
— C’étaient de mauvais citoyens !
« Ceux-là un monarque élu dans la diète du peuple… »
— A ce compte, monsieur Sarranti, nous n’entrons plus
que pour un quart dans le vœu unanime de la population
française… Suivons l’historien.
« Il n’y avait donc pas un but fixe, déterminé ; car, pour
renverser, il faut savoir ce qu’on doit substituer… »
— C’est ce que je vous disais tout à l’heure, monsieur, et
à peu près dans les mêmes termes. Je suis fâché de me
rencontrer avec cet avocat général ; mais, que voulez-vous !
son opinion vient corroborer la mienne.
« Pour crier : « A bas tel ordre de choses ! » il faut que l’on
fuisse proclamer en même temps une autre forme de
gouvernement… »<noinclude>
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|morale de descartes.}}|161}}</noinclude>haine ; car l’amour « a plus de force et de vigueur que tout le reste », surtout que la haine ; si bien que « ceux qui ont le plus de courage aiment plus ardemment que les autres ; et, au contraire, ceux qui sont faibles et lâches sont les plus enclins à la haine ». Si donc l’amour s’attache à des objets indignes, le voilà qui tourne vers le mal la force qu’il avait pour le bien. En conséquence, toute la morale se résume à savoir aimer ce qui est vraiment digne d’amour. Car là est la sagesse, là est la force. Là aussi est la béatitude. Tout notre « contentement », toute notre joie « ne consiste qu’au témoignage intérieur que nous avons d’avoir quelque perfection ». L’échelle de nos perfections est donc celle même de nos joies. Et pourtant, à ce sujet, Descartes avoue qu’il s’est « proposé un doute » : ne vaut-il pas mieux parfois se faire illusion à soi-même « en imaginant les biens qu’on possède plus grands et plus estimables qu’ils ne sont en effet » ? Ou faut-il connaître et mesurer la « juste valeur » des choses, « dût-on en devenir plus triste » ? — Ah ! sans doute, si la joie telle quelle, et d’où qu’elle vienne, était le « souverain bien », il faudrait alors « se rendre joyeux à quelque prix que ce pût être », il faudrait approuver même la brutalité de ceux qui « noient leurs déplaisirs dans le vin ou qui les étourdissent avec du tabac ». — Mais non, s’écrie Descartes : « C’est une plus grande perfection de connaître la vérité, encore même qu’elle soit à notre désavantage, que de l’ignorer » : mieux vaut donc être<noinclude>
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Page:Manuel du manœuvrier, tome I, 1891.djvu/37
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Hildepont
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{p|75}}'''75. Poulie de traversière. —''' Poulie triple, de moindres dimensions que la poulie de capon. L’estrope en fer porte une courte chaîne qui se termine par une griffe, ou double croc, destinée à saisir l’ancre par une de ses pattes {{p|76}}'''76. Poulie de palan de drisse de hune. —''' Une ''drisse de hune'' comprend ordinairement une poulie double supérieure et une poulie simple ; à bord des petits bâtiments, il n’y... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr||{{uc|Nomenclature générale et matelotage.}}|25}}</noinclude><nowiki />
{{p|75}}'''75. Poulie de traversière. —'''
Poulie triple, de moindres
dimensions que la poulie de capon. L’estrope en
fer porte une courte chaîne qui
se termine par une griffe, ou double croc,
destinée à saisir l’ancre par une de ses
pattes
{{p|76}}'''76. Poulie de palan de drisse de hune. —'''
Une ''drisse de hune'' comprend
ordinairement une poulie double
supérieure et une poulie simple ; à bord
des petits bâtiments, il n’y a que deux poulies
simples.
La poulie supérieure est estropée sur
le bout de l’itague ; la poulie inférieure
porte une estrope en filin, avec croc ''à émerillon'' ;
elle se croche dans les porte-haubans ;
l’ensemble est complété par une
poulie de retour, sur le pont. Ces poulies
sont plates et à large réa.
{{p|77}}'''77. Poulies d’apparaux en usage dans les ports. —'''
Ce sont des poulies
doubles ou triples, de grandes dimensions ;
les réas, en bronze, roulent sur
quatre galets ; l’estrope est en filin, porte
une cosse et se fixe habituellement par
un aiguilletage.
Depuis l’emploi des grues à vapeur, les
poulies d’apparaux sont remplacées par des chapes en fer.
{{p|78}}'''78. Poulie estropée à œil, à cosse, à croc, à fouet. —'''
La poulie à œil est celle dont l’estrope forme un œil
du côté où passe le garant. Lorsque cet œil est garni d’une
simple cosse, ou d’une cosse avec croc, ou d’un fouet, la poulie
prend le nom de poulie à cosse, ou à croc, ou à fouet.
Le ''fouet'' est un bout de filin, de 1 à 2 mètres de long, épissé
sur l’œil de l’estrope.
{{p|79}}'''79. Poulie à estrope double et à œil. —'''
C’est une<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Les Mohicans de Paris - tome 3 (1885).djvu/205
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2026-09-24T08:07:27Z
Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude><nowiki />
— Ce n’est qu’une redite ; mais à plus forte raison, monsieur,
cette redite est-elle la preuve que l’empire n’est pas
le vœu unanime de la nation française.
— Monseigneur, dit chaleureusement Sarranti, j’avoue que
le principe qui travaille avant tout autre l’esprit de la France,
c’est la Révolution, c’est surtout la haine de la dynastie des
Bourbons. On cherche, il est vrai, d’abord à abattre, comme
l’homme qui fait un mauvais rêve cherche d’abord à s’éveiller.
Mais qu’il se présente un chef, et chacun se mettra à
l’œuvre de réédification. Qu’est-ce qu’un monarque élu dans
la diète du peuple, sinon l’empire ? qu’est-ce que la république, sinon l’empire déguisé, ayant pour chef un empereur
électif, sous le titre de consul ou de président ? Quant à
un prince étranger, qui donc veut-on désigner par là, si ce
n’est vous, monseigneur, prince français élevé à l’étranger,
mais qui prouverez facilement que vous n’avez jamais cessé
d’être Français ? Vous voyez logiquement et mathématiquement ? tant mieux, monseigneur ! Vous dites que la
Révolution n’a pas de but ? Je vous dis, moi, qu’elle n’a pas
de chef. La veille du 18 brumaire, elle n’avait pas de but non
plus : le lendemain, elle était incarnée dans votre père. Je
vous le répète, monseigneur, il vous suffira de vous nommer
pour que tous les vrais patriotes se lèvent ; il vous suffira de
paraître pour que toutes les opinions se confondent, pour que
tous les partis s’unissent ; nommez-vous donc, monseigneur,
et paraissez !
— Sarranti ! Sarranti ! s’écria le prince, prenez garde à la
responsabilité que vous assumez vis-à-vis de l’avenir ! si
j’allais échouer, si j’allais jouer le rôle de Charles-Edouard,
si j’allais ternir la mémoire de mon père, si j’allais abaisser
le grand nom de Napoléon ! Parfois je suis presque heureux
qu’on ne me l’ail pas laissé, ce nom ! grâce à ce vol qu’on
m’a fait, il n’est pas mort lueur à lueur ; la destinée a soufflé dessus, et l’a éteint au milieu d’une tempête !… Sarranti ! Sarranti ! si un autre que vous me donnait un pareil conseil, je ne l’écoulerais pas une seconde de plus.
— Monseigneur ! s’écria Sarranti à son tour, je ne suis que
l’écho de la voix de votre père. L’empereur m’a dit : « Arrache mon fils des mains de l’homme qui m’a trahi, » et je
viens vous en arracher. L’empereur m’a dit : « Remets sur
le front de mon fils la couronne de France ; » et je viens<noinclude>
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Page:Manuel du manœuvrier, tome I, 1891.djvu/38
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Hildepont
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « poulie à deux engoujures, qui porte une estrope double. Au moyen d’un amarrage au ras de la poulie, on forme, avec l’estrope, un œil dans lequel on peut loger une cosse. {{p|80}}'''80. Poulies de drisse de pic. —''' Ce sont des poulies ferrées, à croc, le plus souvent simples, et à réa de gaïac. Elles se crochent dans des pitons, au ton du mât et sur la corne, pour servir au passage de la drisse de pic. {{p|81}}'''81. Poulies de drisses... »
16060413
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|26|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}}}</noinclude>poulie à deux engoujures, qui porte une estrope double. Au
moyen d’un amarrage au ras de la poulie, on forme, avec l’estrope,
un œil dans lequel on peut loger une cosse.
{{p|80}}'''80. Poulies de drisse de pic. —'''
Ce sont des poulies
ferrées, à croc, le plus souvent
simples, et à réa de
gaïac. Elles se crochent
dans des pitons, au ton du
mât et sur la corne, pour
servir au passage de la
drisse de pic.
{{p|81}}'''81. Poulies de drisses de basse vergue. —'''
Fortes poulies estropées
en filin, et portant deux ou
trois réas, selon le rang du bâtiment. La poulie supérieure a
une longue estrope qui s’aiguillette sur le ton du bas mât ; ou
bien on prolonge l’estrope par un bout de chaîne qui se maille
sur la suspente, ou au-dessus de la hune.
La poulie inférieure porte un croc à ciseaux, ou bien on l’aiguillette
sur la basse vergue.
{{p|82}}'''82. Palan. —'''
Un palan est un appareil composé de deux
poulies, simples ou doubles, et d’un garant qui passe dans les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Modèle:PlancheGilliéron/documentation
10
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Rafavannay
131027
création de la documentation du modèle
16060414
wikitext
text/x-wiki
__NOTOC__
== Utilisation ==
Permet de transclure aisément les différentes planches du ''[[Petit atlas phonétique du Valais roman]]'' en soulignant de manière appropriée les différentes localités concernées par le phénomène décrit dans la planche
== Syntaxe ==
<code><nowiki>{{PlancheGilliéron|localité avec soulignement|…|Contenu de la planche}}</nowiki></code>
== Paramètres ==
<templatedata>
{
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</templatedata>
== Exemple ==
Exemple concret : [[Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/49]]
=== Exemple 1 ===
{{Code rendu}}
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Page:Dumas - Les Mohicans de Paris - tome 3 (1885).djvu/206
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>vous dire : « Sire, rentrons dans cette bien-aimée ville de
Paris que vous ne vouliez pas quitter ! »
— Silence ! silence ! murmura le jeune homme à voix basse, comme effrayé doublement, et du conseil et du titre qu’on lui donnait.
— Oui, sire, répéta Sarranti, silence, silence dans cette
prison où Votre Majesté accomplit un si douloureux
martyr Mais les temps sont proches où nous pourrons crier
votre grand nom au soleil, avec de telles voix, que l’Océan
le portera de vague en vague jusqu’à la tombe de votre père !
Brisez donc vos chaînes, monseigneur ; brisez vos barreaux,
sire, et partons !
— Sarranti, dit le prince d’une voix ferme, et qui annonçait
que, sa résolution une fois prise, il ne s’en dessaisirait
plus, écoutez-moi. En supposant que je consente à vous
suivre, avant de prendre cette grande résolution, je dois
m’entretenir encore, et longuement avec vous… J’ai mille
objections à vous faire, que vous vaincrez, je n’en doute
pas ; mais vous comprenez, mon ami, je ne veux pas être
entraîné, je veux être convaincu. Mon ambition, jusqu’à
présent, avait été d’acquérir dans l’armée une simple illustration militaire. Voilà maintenant que je rêve un trône, et quel trône ! celui de la France ! Voyez le chemin que vous
m’avez fait faire en quelques heures ; voyez, depuis que
vous êtes ici, de quels pas de géant nous avons marché !
Donnez à mon âme le jour de demain pour se remettre,
Sarranti ; d’ici là, je me serai essayé dans la solitude et le
silence, à porter la grande armure de mon père ; et vous
retrouverez, je l’espère, un homme à la place où vous aurez
laissé un enfant. Mais, aujourd’hui, mon ami, j’ai le cœur
plein de sentiments si divers, que je serais incapable de
vous parler avec le sang-froid nécessaire à la méditation d’un
si vaste dessein. Donnez-moi vingt-quatre heures, Sarranti ;
au nom de mon père, dont j’ai à consulter l’ombre, je vous
les demande !
— Vous avez raison, monseigneur, dit Sarranti d’une
voix aussi tremblante que celle du jeune prince était solennelle. J’ai été moi-même plus loin que je ne voulais aller ; en entrant ici, je ne voulais vous parler que de votre père,
et, malgré moi, j’ai clé entraîné à vous parler de vous,
— Ainsi donc, à après-demain, si vous le voulez, mon ami.<noinclude>
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Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/49
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Rafavannay
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Rafavannay
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Rafavannay
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Page:Dumas - Les Mohicans de Paris - tome 3 (1885).djvu/207
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude><section begin="s104"/><nowiki />
— A après-demain, sire ; à la même heure ?
— A la même heure… Vous apporterez la liste des généraux,
des colonels et des régiments dont vous croyez
pouvoir disposer ; puis une carte de poste de l’Europe. Je
veux me rendre compte de la distance que nous avons à
parcourir. Venez ici, en un mot, avec un plan de fuite bien
dressé, et vos projets développés en quelques lignes.
— Monseigneur, dit Sarranti, il y a une personne que je
n’ose aller remercier, de peur de donner des soupçons ;
cette personne, vous la verrez avant moi ; remerciez-la en
mon nom, je vous en supplie ! Après vous, monseigneur,
elle a le droit de disposer de ma vie.
— Soyez tranquille, dit le prince en rougissant légèrement.
Et il présenta sa main à Sarranti, qui, au lieu de la lui
serrer, la baisa respectueusement, comme, en quittant Sainte-Hélène, il avait baisé la main de l’empereur.
<section end="s104"/>
<section begin="s105"/>{{t2|{{t|Montrouge et Saint-Acheul|80}}|CV|m=1em|br=1.5}}
Laissons Rosenha à son amour, le duc de Reichstadt à son
rêve, Sarranti et le général Lebastard de Prémont à leur
espoir, et revenons à Paris, c’est-à-dire au véritable centre
des événements qui composent notre récit. Un grand travail
nous y attend, et nous comptons sur la patiente curiosité de
nos lecteurs pour nous aider à l’accomplir.
Il s’agit de faire halte un instant, et, pendant cet instant,
de jeter un regard investigateur sur cette année 1827, dont
nous ouvrons les portes, et qui est une des plus remarquables
du siècle.<section end="s105"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Les Mohicans de Paris/104
0
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Loxacha
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wikitext
text/x-wiki
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Page:Manuel du manœuvrier, tome I, 1891.djvu/39
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Hildepont
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hildepont" />{{nr||{{uc|Nomenclature générale et matelotage.}}|27}}</noinclude>réas et fait dormant sur l’une des deux poulies. Les palans
servent à multiplier la force exercée par les hommes ; ils
permettent de raidir sans secousse et de retenir plus aisément
un cordage qui a déjà reçu une certaine tension. Ils sont d’un
usage général dans les travaux du bord.
{{p|83.}}'''83. Ringot. —''' On appelle ''ringot'' une petite erse faite avec un
filin d’une grosseur moitié de celle du garant, introduite
jusqu’à son milieu dans l’estrope d’une
poulie.
C’est sur le ringot que l’on fait le dormant des
garants des forts palans.
{{p|84}}'''84. Palan de charge. —''' Il se compose de
deux poulies simples ; la poulie supérieure porte
généralement une pantoire à croc ; la poulie inférieure est simplement
à croc ; le dormant du garant se fait sur la poulie supérieure.
On emploie ce palan, au bout des vergues, pour l’embarquement
du matériel.
{{p|85}}'''85. Palans à fouet, à croc. —''' Palans composés d’une
poulie double et d’une poulie simple ; le dormant du garant se
fait sur la poulie simple, et la poulie double se fixe au moyen
d’un fouet ou d’un croc.
{{p|86}}'''86. Palan de dimanche. —''' Petit palan à fouet ou à croc,
composé de deux poulies simples ; on s’en sert pour raidir les
manœuvres au pied des mâts et pour les petits travaux de
gréement.
{{p|87}}'''87. Palan à poulie à violon. —''' C’est un palan à fouet
dont la poulie supérieure est à violon et la poulie inférieure à
croc. Ce genre de palan n’est plus en usage dans la marine.
{{p|88}}'''88. Caliorne. —''' C’est le nom donné aux plus gros et aux
plus forts palans d’un navire ou d’un arsenal. Elle est composée
de deux poulies triples ou d’une poulie triple et d’une poulie
double.
{{p|89}}'''89. Caliorne de braguet. —''' Elle est composée d’une
poulie triple et d’une poulie double, toutes les deux à croc. On
s’en sert pour raidir le braguet de mât de hune, au moment de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/559
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SkoRo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''RACCOURCIR'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 542 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''RAFFERMISSEMENT'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Raccourcir,''' (pli)mallongigi ‖ ~iĝi ‖ {{t|(bras)|90}} maletendi (P.) gilotini<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Raccourcissement, V. V.,''' ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Raccroc''' (F.), okaza<sup>2</sup> [hazarda<sup>Z</sup><sup>3</sup>, akcidenta<sup>Z</sup>] ŝanco. '''Par -,''' ŝance.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Raccrocher,''' rekroĉi ‖ repreni ‖ ŝance trafi [atingi]. '''Se - à,''' avide kapti<sup>2</sup> (''por'' ne fali, ne ruiniĝi, ne senesperiĝi).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Raccrocheuse''' (P.), strata prostituistino<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Race,''' raso ‖ prapatraro ‖ idaro ‖ {{t|(f.)|90}} …araĉo. '''De bonne -,''' bonrasa<sup>2</sup>. '''Chef de -,''' fonda patro. '''Bon chien chasse de -,''' hundo bonrasa estas bona por ĉaso<sup>2</sup> ; kia patrino, tia filino<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rachat, V. Sq.,''' ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Racheter,''' {{t|(qn)|90}} reaĉeti, elaĉeti<sup>2</sup> {{t|(p. f.)|90}} ‖ {{t|(qc)|90}} pardonigi, kompensi, kovri<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rachitique,''' spinmalsanulo<sup>5</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Racine,''' radiko {{t|(p. f.)|90}}. '''Prendre -,''' {{t|(p)|90}} enradikiĝi<sup>2</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} enradiki<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Raclée''' (P.), batado. '''Donner une -,''' regali per ~.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Racler,''' skrapi ‖ rasti. '''- du violon,''' violonaĉi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Raclette, Racloir,''' skrapilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Raclure,''' deskr(a)paĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Racolage,''' varb(ad)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Racoler,''' varbi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Racoleur,''' varbistaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Racontar '''(F.)''', V. Commérage.'''
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Raconter,''' rakonti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Racornir,''' kornsimiligi, malmoligi ‖ ''frite'' malmoligi, sensukigi, krispigi ‖ {{t|(qn)|90}} malgrasigi k. malfleksebligi ‖ {{t|(f.)|90}} malfleksebligi, rutin(e malsprit)igi, kripligi<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Racornissement, V. V.,''' ~iĝo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rade,''' rodo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radeau,''' floso.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radiateur,''' hejtotubaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radiation,''' ekssocietigo, elsocietigo ‖ forstrekado ‖ {{t|(tech.)|90}} radiado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radical*''', fundamenta, absoluta ‖ {{t|(pol.)|90}} radikala, -ulo<sup>2</sup> {{t|(gram.)|90}} radika parto<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radicalisme,''' radikalismo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radicelle,''' radiketo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radier,''' ekssocietigi, elsocietigi ‖ forstreki.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radieux*,''' radi(lum)a<sup>2</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} ĝojradia<sup>5</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radis,''' rafaneto<sup>2</sup>. '''- noir, gros -,''' rafano.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radium''' {{t|(chim.)|90}}, radiumo<sup>X</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radotage, V. V.,''' ~(ad)o ‖ ~aĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radoter,''' (kadukiĝe) sensence babili ‖ senprudentiĝi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radoteur, V. V.,''' ~anto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radoub,''' (ŝip)riparo. '''Bassin de -,''' (ŝip)riparejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radouber,''' ripari (ŝipon).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radoucir,''' {{t|(tempér.)|90}} plivarmetigi, mildigi<sup>Z</sup> ‖ {{t|(qn)|90}} kvietigi, mildigi<sup>Z</sup>, senkolerigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Radoucissement, V. V.,''' ~iĝo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rafale,''' ekblovego, skualo<sup>R</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Raffermir,''' (re)firmigi {{t|(p. f.)|90}}.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Raffermissement, V. V.,''' ~o ‖ ~iĝo.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Manuel du manœuvrier, tome I, 1891.djvu/40
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2026-09-24T08:18:46Z
Hildepont
53016
/* Page non corrigée */ Page créée avec « le mettre en clef. La poulie supérieure se croche sur la cosse de la pantoire du braguet ; la poulie double, sur le pont. Sur les bâtiments de rang inférieur, les caliornes de braguet n’ont que deux poulies doubles. {{p|90}}'''90. Caliorne de bas mât. —''' Cet appareil, le plus puissant que possède le bord, est composé, suivant le rang du bâtiment, d’une poulie triple et d’une poulie double, ou bien de deux poulies doubles. La poulie inférieure... »
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|28|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}}}</noinclude>le mettre en clef. La poulie supérieure se croche sur la cosse de
la pantoire du braguet ; la poulie double, sur le pont.
Sur les bâtiments de rang inférieur, les caliornes de braguet
n’ont que deux poulies doubles.
{{p|90}}'''90. Caliorne de bas mât. —''' Cet appareil, le plus
puissant que possède le bord, est composé, suivant le rang du
bâtiment, d’une poulie triple et d’une poulie double, ou bien
de deux poulies doubles. La poulie inférieure est à croc ;
la poulie supérieure
est à cosse et s’aiguillette
sur une pantoire.
On s’en sert pour
haler les bas mâts sur
l’avant et pour les
grands travaux de
force.
{{p|91}}'''91. Bastaque simple, double. —'''
La bastaque simple
se compose d’un
hauban formant pantoire
et terminé par
une poulie ; d’une itague
passée dans cette
poulie, crochée par
un de ses bouts sur
le plat-bord et portant une deuxième poulie à l’autre bout ;<noinclude>
<references/></noinclude>
eq26zovi8usra100g7csqd8cf488oqt
Page:Manuel du manœuvrier, tome I, 1891.djvu/41
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2026-09-24T08:23:51Z
Hildepont
53016
/* Page non corrigée */ Page créée avec « enfin, d’un garant qui se croche également en abord, passe dans la deuxième poulie, et sert à rider tout le système. Dans la bastaque double, ce dernier garant est remplacé par un palan. Les bastaques sont employées sur les chaloupes et les bateaux de faible tonnage ; en même temps qu’elles font l’office de haubans, elles servent à embarquer des objets ou à hisser une embarcation sur le pont. {{p|92}}'''92. Bagues de draille. —''' Ce son... »
16060424
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr||{{uc|Nomenclature générale et matelotage.}}|29}}</noinclude>enfin, d’un garant qui se croche également en abord, passe
dans la deuxième poulie, et sert à rider tout le système.
Dans la bastaque double, ce dernier garant est remplacé par
un palan.
Les bastaques sont employées sur les chaloupes et les bateaux
de faible tonnage ; en même temps qu’elles font l’office
de haubans, elles servent à embarquer des objets ou à hisser
une embarcation sur le pont.
{{p|92}}'''92. Bagues de draille. —'''
Ce sont des anneaux en fer
galvanisé, servant à enverguer les focs et les voiles
latines sur leurs drailles ; l’anneau est interrompu
sur un point de son pourtour, et chaque
bout est recourbé en forme d’œil.
{{p|93}}'''93. Pommes gougées pour conduite de manœuvre. —'''
Sorte de margouillets portant
une engoujure, pour s’appliquer sur les manœuvres dormantes ;
ils sont percés d’un ou de plusieurs trous pour le passage
des manœuvres.
{{p|94}}'''94. Taquet de tournage. —'''
Un taquet de tournage est
un morceau de bois de frêne, qui présente
deux prolongements nommés ''branches'', ''cornes''
ou ''oreilles'' du taquet.
Ils sont fixés au pont, à la muraille du bâtiment,
par deux clous ou deux chevilles enfoncées
près de la naissance des branches. On
leur donne une direction légèrement oblique
à celle de la manœuvre qui doit s’y tourner. Le taquet est
quelquefois en fer.
{{p|95}}'''95. Taquet de hauban. —''' C’est un taquet qui porte une
semelle engoujée pour s’appliquer exactement sur le dormant
auquel il doit être fixé ; il est maintenu en place par deux
roustures.<noinclude>
<references/></noinclude>
6e379g8yyi98b9qcig2wunuk8552ty2
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''ROULETTE'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 576 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''RUDOYER'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>son esprit) pripensadi, returnadi en la spirito ‖ {{t|(f. F.)|90}} trompegi ‖ (ĉirkaŭ) volvi ‖ rulpremi ; 2 {{t|(intr.)|90}} : ruliĝi<sup>1</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} multe vojaĝi [migradi] ‖ {{t|(sur, f.)|90}} temi (pri) ‖ {{t|(tonnerre)|90}} murmuregi ‖ {{t|(tambour)|90}} brui. '''Se - sur le plancher,''' ĵetiĝadi sur la plankon<sup>2</sup>. '''- sur l’or,''' ''havi pli da mono'' ol da bezono<sup>2</sup>, ol li povas kalkuli<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Roulette,''' radeto. '''Marcher comme sur des -s''' {{t|(f. F.)|90}}, iri glate<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Roulier,''' pakveturigisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Roulis,''' laŭlarĝa ŝipbalanciĝo, ŝanceliĝado<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Roulotte,''' loĝveturilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Roupie,''' (F.) nazmukero.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Roupiller''' (P.), dorm(et)i.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Roussâtre,''' duonflavruĝa, flavruĝeta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rousseau,''' ruĝharulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rousseur,''' flavruĝeco. '''Tache de -,''' lentugo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Roussir,''' flavruĝigi, brunigi ‖ brulbrunigi ‖ ~iĝi. '''Sentir le roussi,''' brulodori ‖ {{t|(f.)|90}} havi malortodoksajn<sup>Z</sup> opiniojn.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Route,''' vojo. '''Faire -,''' vojiri<sup>2</sup>. '''Faire fausse -,''' vojerari. '''Feuille de -,''' {{t|(mil.)|90}} irletero<sup>5</sup>. '''Se mettre en -,''' ekvojiri<sup>2</sup>, ekforiri, ekvojaĝi. '''En - !''' ni ekiru<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Routier,''' {{t|(a.)|90}} voja ‖ {{t|(s.)|90}} multspertinto. '''C’est un vieux -,''' li pasis akvon k. fajron k. marĉojn k. marojn<sup>2</sup> ; ne el unu forno li manĝis jam panon<sup>2</sup> ; li estas frotila k. polurita<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Routine,''' rutino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Routinier,''' rutina ‖ ~ulo<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rouvrir,''' denove malfermi. '''- la blessure de qn''' {{t|(f.)|90}}, piki al iu la vundan lokon<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Roux,''' flavruĝa. '''Lune rousse,''' aprila frostluno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Royal*''', reĝa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Royalisme,''' rojalismo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Royaliste,''' rojalisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Royaume,''' reĝolando<sup>2</sup>, reĝa regno<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Royauté,''' reĝeco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ruade, V. V.,''' ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ruban,''' rubando ‖ {{t|(f., de la route)|90}} strio<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rubicond,''' {{t|(visage)|90}} ruĝega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rubis,''' rubeno. '''(Payer) - sur l’ongle,''' akuratege.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rubrique,''' rubriko, fak(titol)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ruche,''' abelkorbo, abelujo<sup>2</sup> ‖ mielĉelaro ‖ {{t|(vêt.)|90}} ruŝo<sup>Z</sup>, krispaĵo, tulkrispo<sup>16</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rucher,''' abelkorbaro, abelejo<sup>2</sup>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rude*''', {{t|(au toucher)|90}} malglata, raspa ‖ {{t|(qui blesse les sens)|90}} akra<sup>2</sup> ; malmilda<sup>Z</sup>, maldelikata, kruda<sup>2</sup> ‖ {{t|(dur à supporter)|90}} severa<sup>3</sup>, malmilda<sup>Z</sup> ‖ {{t|(dur à accomplir)|90}} malfacil(eg)a ‖ {{t|(difficile à vaincre)|90}} malfacile venkebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rudesse,''' kruteco ‖ malglateco, raspeco ‖ severeco, malmildeco<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rudiments,''' (lern)elementoj ‖ komencaĵo. '''Il en est encore aux -,''' li ne elrampis ankoraŭ el la vindoj<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rudimentaire,''' elementa ‖ komenca.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Rudoyer,''' malkaresi, malmilde<sup>Z</sup> trakti.<noinclude>
<references/></noinclude>
dfmpdjzbhmr2lhgd8e1ywkfw2xs9tth
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{p|96}}'''96. Vérine. —''' Bout de filin terminé par un croc ou une griffe, et dont on fait usage, en simple ou en double, pour manier les chaînes des ancres. {{p|97}}'''97. Racages (diverses espèces). —''' Le racage est une espèce de collier qui lie une vergue à un mât le long duquel elle doit glisser. Pour une vergue de hune, le racage est un chapelet de pommes et de bigots, traversés et retenus par plusieurs tours d’un co... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|30|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}}}</noinclude><nowiki />
{{p|96}}'''96. Vérine. —''' Bout de filin terminé par un croc ou une
griffe, et dont on fait
usage, en simple ou en
double, pour manier
les chaînes des ancres.
{{p|97}}'''97. Racages (diverses espèces). —''' Le racage est une
espèce de collier qui lie une vergue à un mât le long duquel
elle doit glisser.
Pour une vergue de hune, le racage est un chapelet de
pommes et de bigots, traversés et retenus par plusieurs tours
d’un cordage appelé ''bâtard de racage''.
Le bâtard, après avoir embrassé le mât avec les pommes et
les bigots, fait, de chaque côté, le tour de la vergue.
Il y a des racages composés de pommes, sans bigots.
Pour une vergue de perroquet et de cacatois, le racage est
simplement un collier en filin garni de basane.
{{p|98}}'''98. Pommes de racage. —'''
Ce sont des boules en bois
d’orme, traversées par le cordage appelé
''bâtard''. Par leur roulement sur le
mât, elles facilitent le glissement du racage.
{{p|99}}'''99. Bigots. —''' Morceaux de bois
plats, en forme de B, placés verticalement
dans le racage d’un hunier, et alternant avec les pommes.
Ils sont percés, pour le passage
du bâtard, d’autant de trous qu’il
y a de rangs de pommes ; un trou
plus petit sert à fixer le bâtard sur
les bigots.
{{p|100}}'''100. Burin. —''' Morceau de bois dur, de forme conique,
qui sert à unir momentanément
deux cordages,
après avoir passé l’œil de
l’un dans l’œil ou dans la
cosse de l’autre.<noinclude>
<references/></noinclude>
g2ktebgl0hf9bzphjsolwshqam9pivi
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{p|101}}'''101. Paratonnerre. —''' Le paratonnerre est une tige métallique AB (fig. 39), terminée par une pointe en platine ; cette tige s’encastre dans le trou K d’un ''manchon'' en cuivre, capelé sur le tenon du mât de flèche, et y est maintenue au moyen d’un ''enclanchement'' C D. Le ''manchon'' est en même temps destiné à supporter le capelage du mât de flèche, par le moyen d’une collerette MN. La ''chaîne du paratonn... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr||{{uc|Nomenclature générale et matelotage.}}|31}}</noinclude><nowiki />
{{p|101}}'''101. Paratonnerre. —''' Le paratonnerre est une tige métallique
AB (fig. 39), terminée par une pointe en platine ;
cette tige s’encastre dans le trou K d’un ''manchon'' en cuivre,
capelé sur le tenon du mât de flèche, et y est maintenue au
moyen d’un ''enclanchement'' C D.
Le ''manchon'' est en même temps destiné à supporter le capelage
du mât de flèche, par le moyen d’une collerette MN.
La ''chaîne du paratonnerre'', sorte de corde en fil de cuivre destinée
à établir la communication entre le paratonnerre et la
mer, se fixe également sur ce manchon : de là elle descend le
long du galhauban de flèche, et reste lovée dans les porte-haubans,
tant qu’il ne fait pas d’orage. Lorsqu’on la met à l’eau, il
faut l’écarter du bord au moyen d’un arc-boutant en bois et
frapper dessus un plomb de sonde, afin qu’elle soit le plus possible
immergée.<noinclude>
<references/></noinclude>
g903uvt7jgiu1w0c4w5y7k51psshlzh
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> Quand on dépasse les mâts de perroquet, le manchon, se décapelant du tenon du mât de flèche, reste avec le paratonnerre sur le chouque du mât de hune. ''Nota''. Sur quelques bâtiments de la flotte, la chaîne est remplacée par une bande de cuivre encastrée sur l’arrière des mâts, contournant les chouques et traversant la quille. Avec ce système, dénommé ''Snow-Harris'', le paratonnerre est toujours disposé pour les temps d’or... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|32|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}}}</noinclude><nowiki />
Quand on dépasse les mâts de perroquet, le manchon, se décapelant
du tenon du mât de flèche, reste avec le paratonnerre
sur le chouque du mât de hune.
''Nota''. Sur quelques bâtiments de la flotte, la chaîne est remplacée
par une bande de cuivre encastrée sur l’arrière des mâts,
contournant les chouques et traversant la quille. Avec ce système,
dénommé ''Snow-Harris'', le paratonnerre est toujours disposé
pour les temps d’orage.
{{p|102}}'''102. Pommes de mât de perroquet. —''' Ce sont des
petits blocs de bois ronds et plats, cerclés
en cuivre. Ils portent, à leur centre, un trou
carré, pour pouvoir être capelés sur le
tenon TR du manchon pour chape de paratonnerre
(voir fig. 39) ; trois clans percés
sur les bords servent au passage des drisses
de flamme.
{{—|4}}.
{{t4|Article 4 : Voiles.|fs=110%|mb=1.5em}}
{{p|103}}'''103. Noms des voiles employées. —''' On divise les
voiles en quatre catégories principales :
{{1°}} ''Les voiles carrées'', dont la forme est à peu près celle d’un
trapèze.
À bord d’un bâtiment ces voiles portent les noms de :
Au mât de misaine : misaine, petit hunier, petit perroquet et
petit cacatois.
Au grand mât : grand’voile, grand hunier, grand perroquet et
grand cacatois.
Au mât d’artimon : perroquet de fougue, perruche et cacatois
de perruche.<noinclude>
<references/></noinclude>
jjb0iek3jkjsts1s2eoi9kadvu8dmu5
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<noinclude><pagequality level="0" user="Hildepont" /></noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|34|}}</noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
cx6rvpsn92n8596ie3kflxm3jfcyew6
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|||35}}</noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
atrcs6m7epfd9ywcylpl1jn3dws6tvv
Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/596
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''SAGOU'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 579 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''SALIR'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sagou,''' saguo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sagouin''' (F.), malpuremulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saignant''' {{t|(a.)|90}}, {{t|(cul.)|90}} duonkruda ‖ {{t|(f.)|90}} {{t|(douleur)|90}} ankoraŭ freŝ(e akr)a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saignée,''' {{t|(méd.)|90}} sangeltiro<sup>2</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} forta elspezo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saignement,''' sangellaso<sup>2</sup>, sangado<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saigner,''' 1 {{t|(intr.)|90}} sang(ad)i<sup>2</sup> ; 2 {{t|(tr.)|90}} sangeltiri al<sup>2</sup> ‖ forte elspezigi. '''- du nez,''' sangadi el la nazo<sup>2</sup>. '''Faire -,''' sangigi. '''Qui saigne facilement,''' sangema<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saillant''' {{t|(a.)|90}}, elstara<sup>1</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} rimarkinda.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saillie,''' elstareco<sup>1</sup>, antaŭiĝo<sup>2</sup> ‖ ~aĵo<sup>1</sup>, reliefo, levaĵo<sup>8</sup> ‖ subita [neatendita] spritaĵo, humoraĵo. '''En -,''' elstara<sup>2</sup>, ~e<sup>2</sup>. '''Faire -, être en -, V. Saillir''' {{t|(intr.)|90}}.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saillir,''' {{t|(intr.)|90}} elstari<sup>2</sup>, eliri<sup>2</sup>, antaŭiĝi<sup>2</sup> ‖ {{t|(tr.)|90}} sekskuniĝi kun (ino).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sain *''', sana ‖ ~iga ‖ {{t|(esprit)|90}} ĝusta, rekta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saindoux,''' porkograso.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sainfoin''' {{t|(bot.)|90}}, onobriko<sup>X</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saint *''', sankta ‖ ~ulo. '''Comme on connait les -s, on les honore,''' kiel oni vin taksas, tiel oni vin regalas<sup>2</sup> ; kiel la meritoj, tiel la honoro.<sup>2</sup> '''Il vaut mieux avoir affaire au bon Dieu qu’à ses -s,''' preĝu al la Eternulo, ne al lia sanktulo<sup>2</sup>. '''Prêcher pour son -,''' fervore paroli por sia propra utilo. '''Ne savoir à quel - se vouer,''' esti tute senkonsila<sup>4</sup> [perpleksa<sup>C</sup>], tute ne scii kiel elturniĝi<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sainteté,''' sankteco ‖ {{t|(titre)|90}} sanktega moŝto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saisie,''' juĝa preno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saisir,''' ekkapti {{t|(p. f.)|90}}, alprenegi<sup>2</sup> ‖ subite konsterni ‖ tuj kompreni. '''Se - de,''' subite preni [okupi]. '''Il fut saisi de peur,''' timo atakis<sup>2</sup> [kaptis] lin.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saisissement,''' subita konsterniĝo [emociego<sup>Z</sup>].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saison,''' sezono, jartempo ‖ aĝo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salade,''' salato ‖ (F.)konfuzegaĵo, miksegaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saladier,''' salatujo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salage,''' peklado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salaire,''' salajro, laborpago, laborenspezo<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salaison,''' peklado ‖ ~aĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salamalec''' (F.), salutego.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salamandre,''' salamandro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salant''' {{t|(a.)|90}}, '''Marais -,''' salmarĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salarié''' {{t|(s.)|90}} ; salajrulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salarier,''' salajri<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salaud,''' malpuregemulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salé *''', malpura ‖ ~ema ‖ {{t|(linge)|90}} malfreŝa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salé''' {{t|(a.)|90}}, {{t|(prix)|90}} trokara ‖ {{t|(punition)|90}} severega ‖ {{t|(parole)|90}} malpruda<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saler,''' sali<sup>1</sup> ‖ {{t|(pour conserver)|90}} pekli ‖ {{t|(prix)|90}} karegigi, trokarigi ‖ {{t|(punition)|90}} severegigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saleté,''' malpureco ‖ ~aĵo ‖ ~emo ‖ fuŝegaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salicaire,''' salikario<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salière,''' salujo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saligaud,''' malpuremulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salin,''' saleca.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saline,''' salejo<sup>2</sup> ‖ sallaborejo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salir,''' malpurigi ‖ {{t|(f.)|90}} malbonfamigi, malhonorigi.<noinclude>
<references/></noinclude>
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SkoRo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''SAGOU'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 579 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''SALIR'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sagou,''' saguo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sagouin''' (F.), malpuremulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saignant''' {{t|(a.)|90}}, {{t|(cul.)|90}} duonkruda ‖ {{t|(f.)|90}} {{t|(douleur)|90}} ankoraŭ freŝ(e akr)a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saignée,''' {{t|(méd.)|90}} sangeltiro<sup>2</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} forta elspezo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saignement,''' sangellaso<sup>2</sup>, sangado<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saigner,''' 1 {{t|(intr.)|90}} sang(ad)i<sup>2</sup> ; 2 {{t|(tr.)|90}} sangeltiri al<sup>2</sup> ‖ forte elspezigi. '''- du nez,''' sangadi el la nazo<sup>2</sup>. '''Faire -,''' sangigi. '''Qui saigne facilement,''' sangema<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saillant''' {{t|(a.)|90}}, elstara<sup>1</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} rimarkinda.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saillie,''' elstareco<sup>1</sup>, antaŭiĝo<sup>2</sup> ‖ ~aĵo<sup>1</sup>, reliefo, levaĵo<sup>8</sup> ‖ subita [neatendita] spritaĵo, humoraĵo. '''En -,''' elstara<sup>2</sup>, ~e<sup>2</sup>. '''Faire -, être en -, V. Saillir''' {{t|(intr.)|90}}.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saillir,''' {{t|(intr.)|90}} elstari<sup>2</sup>, eliri<sup>2</sup>, antaŭiĝi<sup>2</sup> ‖ {{t|(tr.)|90}} sekskuniĝi kun (ino).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sain *''', sana ‖ ~iga ‖ {{t|(esprit)|90}} ĝusta, rekta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saindoux,''' porkograso.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sainfoin''' {{t|(bot.)|90}}, onobriko<sup>X</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saint *''', sankta ‖ ~ulo. '''Comme on connait les -s, on les honore,''' kiel oni vin taksas, tiel oni vin regalas<sup>2</sup> ; kiel la meritoj, tiel la honoro.<sup>2</sup> '''Il vaut mieux avoir affaire au bon Dieu qu’à ses -s,''' preĝu al la Eternulo, ne al lia sanktulo<sup>2</sup>. '''Prêcher pour son -,''' fervore paroli por sia propra utilo. '''Ne savoir à quel - se vouer,''' esti tute senkonsila<sup>4</sup> [perpleksa<sup>C</sup>], tute ne scii kiel elturniĝi<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sainteté,''' sankteco ‖ {{t|(titre)|90}} sanktega moŝto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saisie,''' juĝa preno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saisir,''' ekkapti {{t|(p. f.)|90}}, alprenegi<sup>2</sup> ‖ subite konsterni ‖ tuj kompreni. '''Se - de,''' subite preni [okupi]. '''Il fut saisi de peur,''' timo atakis<sup>2</sup> [kaptis] lin.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saisissement,''' subita konsterniĝo [emociego<sup>Z</sup>].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saison,''' sezono, jartempo ‖ aĝo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salade,''' salato ‖ (F.)konfuzegaĵo, miksegaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saladier,''' salatujo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salage,''' peklado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salaire,''' salajro, laborpago, laborenspezo<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salaison,''' peklado ‖ ~aĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salamalec''' (F.), salutego.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salamandre,''' salamandro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salant''' {{t|(a.)|90}}, '''Marais -,''' salmarĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salarié''' {{t|(s.)|90}} ; salajrulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salarier,''' salajri<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salaud,''' malpuregemulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sale *''', malpura ‖ ~ema ‖ {{t|(linge)|90}} malfreŝa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salé''' {{t|(a.)|90}}, {{t|(prix)|90}} trokara ‖ {{t|(punition)|90}} severega ‖ {{t|(parole)|90}} malpruda<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saler,''' sali<sup>1</sup> ‖ {{t|(pour conserver)|90}} pekli ‖ {{t|(prix)|90}} karegigi, trokarigi ‖ {{t|(punition)|90}} severegigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saleté,''' malpureco ‖ ~aĵo ‖ ~emo ‖ fuŝegaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salicaire,''' salikario<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salière,''' salujo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saligaud,''' malpuremulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salin,''' saleca.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Saline,''' salejo<sup>2</sup> ‖ sallaborejo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Salir,''' malpurigi ‖ {{t|(f.)|90}} malbonfamigi, malhonorigi.<noinclude>
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Rafavannay
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{{accolade(|… áre|{{souligner|a|style=dashed}}<br>{{souligner|è}}<br>{{souligner|é}}|3}}
<div style=font-size:80%>{{il}}
{{SA|{{ligneinf|{{em|2}}|style=dashed}} cantare <nowiki>=</nowiki> tsãta, chanter<br>
{{em|2}} {{ell|cantare|"}} <nowiki>=</nowiki> tsanta (pl. 3)<br>
{{ligneinf|{{em|2}}|style=dashed}} cubáre <nowiki>=</nowiki> kova, couver<br>
{{em|2}} {{ell|cubare|"}} <nowiki>=</nowiki> koa (introd.)}}
{{il}}
{{SA|{{ligneinf|{{em|2}}}} cantare <nowiki>=</nowiki> tsãtè<br>
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{{il}}
{{SA|{{ligneinf|{{em|2}}}} cantare <nowiki>=</nowiki> tsãté<br>
{{ligneinf|{{em|2}}}} cubare <nowiki>=</nowiki> kové}}
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Loxacha
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Loxacha
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Loxacha
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Loxacha
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Loxacha
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{2°}} Les ''voiles latines'', de forme triangulaire (focs). Les noms des voiles latines sur un bâtiment sont : Au mât de beaupré : la trinquette, le petit foc, le grand foc et le clin-foc. Aux autres mâts : les voiles d’étai, qui portent généralement le nom de l’étai sur lequel on les hisse. Les plus usitées sont : la pouillouse, sur l’étai du grand mât ; la grand’voile d’étai de hune, sur le faux étai du gr... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr||{{uc|Nomenclature générale et matelotage.}}|37}}</noinclude><nowiki/>
{{2°}} Les ''voiles latines'', de forme triangulaire (focs).
Les noms des
voiles latines sur
un bâtiment sont :
Au mât de beaupré :
la trinquette,
le petit foc, le grand
foc et le clin-foc.
Aux autres mâts :
les voiles d’étai, qui
portent généralement
le nom de l’étai
sur lequel on les
hisse.
Les plus usitées
sont : la pouillouse,
sur l’étai du grand
mât ; la grand’voile
d’étai de hune, sur
le faux étai du grand
mât de hune, et le foc
d’artimon, sur l’étai du
mât d’artimon.
3° Les ''voiles auriques'',
ayant quatre côtés et enverguées
sur une corne.
Les voiles auriques d’un
bâtiment sont :
La misaine goélette, qui
est enverguée sur la corne
du mât de misaine ; la
grand’voile goélette, ou
benjamine, enverguée
sur la corne du grand
mât ; la brigantine, enverguée
sur la corne d’ar-<noinclude>
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{{2°}} Les ''voiles latines'', de forme triangulaire (focs).
Les noms des
voiles latines sur
un bâtiment sont :
Au mât de beaupré :
la trinquette,
le petit foc, le grand
foc et le clin-foc.
Aux autres mâts :
les voiles d’étai, qui
portent généralement
le nom de l’étai
sur lequel on les
hisse.
Les plus usitées
sont : la pouillouse,
sur l’étai du grand
mât ; la grand’voile
d’étai de hune, sur
le faux étai du grand
mât de hune, et le foc
d’artimon, sur l’étai du
mât d’artimon.
{{3°}} Les ''voiles auriques'',
ayant quatre côtés et enverguées
sur une corne.
Les voiles auriques d’un
bâtiment sont :
La misaine goélette, qui
est enverguée sur la corne
du mât de misaine ; la
grand’voile goélette, ou
benjamine, enverguée
sur la corne du grand
mât ; la brigantine, enverguée
sur la corne d’ar-<noinclude>
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Loxacha
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Page:Manuel du manœuvrier, tome I, 1891.djvu/50
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « timon. La brigantine est souvent remplacée, quand la brise est fraîche, par une voile aurique plus petite et de toile plus forte, enverguée également sur la corne d’artimon. Cette voile se nomme l’artimon. Les voiles d’embarcation appartiennent à la catégorie des voiles auriques. {{4°}} Les ''bonnettes'', voiles supplémentaires, en forme de trapèzes. Les bonnettes prennent le nom des voiles dont elles augmentent momentanément la surfac... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|38|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}</noinclude>timon. La brigantine est souvent remplacée, quand la brise est
fraîche, par une voile aurique plus petite et de toile plus forte,
enverguée également sur la corne
d’artimon. Cette voile se nomme
l’artimon.
Les voiles d’embarcation appartiennent
à la catégorie des
voiles auriques.
{{4°}} Les ''bonnettes'', voiles supplémentaires,
en forme de trapèzes.
Les bonnettes prennent le nom
des voiles dont elles augmentent
momentanément la surface.
Il y a des bonnettes de hune
et de perroquet pour le grand
mât et le mât de misaine ; il n’y
a de bonnettes basses qu’au mât de misaine. Le mât d’artimon
ne porte aucune espèce de bonnette.
Les bonnettes de hune et
de perroquet sont enverguées
chacune sur une petite
vergue. La bonnette
basse est enverguée sur
deux vergues, l’une le long
de la ralingue de têtière,
l’autre le long de la ralingue
de bordure. Ces vergues
n’occupent que la moitié
environ de ces ralingues.
{{p|104}}'''104. Phares. —''' On
donne le nom de ''phares'' à
l’ensemble de la mâture, des
vergues et des voiles, y compris leur gréement ; on dit le ''phare de l’avant'',
en parlant de la voilure du mât de misaine, et le
''phare de l’arriére'', en parlant de la totalité des voiles établie<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|38|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}}}</noinclude>timon. La brigantine est souvent remplacée, quand la brise est
fraîche, par une voile aurique plus petite et de toile plus forte,
enverguée également sur la corne
d’artimon. Cette voile se nomme
l’artimon.
Les voiles d’embarcation appartiennent
à la catégorie des
voiles auriques.
{{4°}} Les ''bonnettes'', voiles supplémentaires,
en forme de trapèzes.
Les bonnettes prennent le nom
des voiles dont elles augmentent
momentanément la surface.
Il y a des bonnettes de hune
et de perroquet pour le grand
mât et le mât de misaine ; il n’y
a de bonnettes basses qu’au mât de misaine. Le mât d’artimon
ne porte aucune espèce de bonnette.
Les bonnettes de hune et
de perroquet sont enverguées
chacune sur une petite
vergue. La bonnette
basse est enverguée sur
deux vergues, l’une le long
de la ralingue de têtière,
l’autre le long de la ralingue
de bordure. Ces vergues
n’occupent que la moitié
environ de ces ralingues.
{{p|104}}'''104. Phares. —''' On
donne le nom de ''phares'' à
l’ensemble de la mâture, des
vergues et des voiles, y compris leur gréement ; on dit le ''phare de l’avant'',
en parlant de la voilure du mât de misaine, et le
''phare de l’arriére'', en parlant de la totalité des voiles établie<noinclude>
<references/></noinclude>
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Ivan Lajetchnikov
0
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Loxacha
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{{Auteur
|nom=Ivan Lajetchnikov
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><nowiki/>
{{t3|ADDITIONS ET CORRECTIONS|fs=150%|ff=serif|mt=3em}}
{{sep|5|mt=2em|mb=3em}}
La table qui précède {{corr|annulle|annule}} les formules de renvois figurant dans les planches.
{{a|
[[Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/49|Pl. 1]]. — Les doublets ''pârė, pîrė, mârė, mirė'' existent probablement dans d’autres villages.
[[Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/75|Pl. 14]]. — Isérable : ''trüvo, dzalü, lü.''
[[Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/83|Pl. 18]]. — Pour ''collocare'' voir introd., {{pg|10}}.
{{g|À Isérable ''ul, ol, al <nowiki>=</nowiki> ü'' et non ''eu — ö''.|5}}
[[Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/89|Pl. 21]] — Chouex et Truistorrents doivent être soulignés d’un trait rouge et non jaune.<br>
{{g|À Daviaz son intermédiaire (<nowiki>=</nowiki> ''dy'' ?)|5}}
[[Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/91|Pl. 22]]. — Pour {{St}}-Gingolf voir introd., {{pg|10}}.
[[Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/93|Pl. 23]]. — À Ayer on a ''paldė, rėnoldė,'' etc. Il faut supprimer le ?
[[Page:Gilliéron - Petit atlas phonétique du Valais roman, 1881.djvu/103|Pl. 28]]. — Pour Saxon voir introd., {{pg|18}}.
|8|-6}}
{{sep|15|m=2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
podoodoecbhuo0avb5tikqbai6mknb6
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hildepont" />{{nr||{{uc|Nomenclature générale et matelotage.}}|39}}</noinclude>sur le grand mât et le mât d’artimon. On dit aussi quelquefois
séparément ''phare du grand mât'' et ''phare d’artimon''.
Quand un navire a chacun de ses phares divisé en trois mâts
séparés : bas mât, mât de hune, mât de perroquet, et porte,
comme nous les avons énumérés plus haut, des basses voiles,
des huniers, des perroquets et des cacatois, ce navire est dit à
''phares carrés'' ou à ''traits carrés''.
Il y a actuellement une catégorie de bâtiments pour lesquels
les mâts de hune sont prolongés par une flèche tenant lieu de
mât de perroquet, et qui n’ont plus ni mâts ni vergues de
cacatois : ces navires sont dits à ''phares abaissés'' (voir plus loin
l’article 1 du chapitre IV).
Enfin quelques bâtiments d’un nouveau type, notamment des
cuirassés d’escadre et un certain nombre de croiseurs, n’ont plus
un seul phare carré ; leur voilure se compose uniquement de focs
et goélettes ; ils sont dits à ''phares goélettes'' (voir plus loin l’article
1 du chapitre IV).
{{p|105}}'''105. Laizes. —''' Les voiles se composent de bandes de
toile verticales cousues l’une à l’autre : ces bandes portent le
nom de laizes. Leur largeur est de 0{{e|m}},57 et comme elles se recouvrent
environ de 0{{e|m}},03, la largeur d’une laize cousue est donc
de 0{{e|m}},54.
Depuis quelques années on se sert également de laizes d’une
largeur de 0{{e|m}},61.
{{p|106}}'''106. Ralingues. —''' On nomme ralingue le cordage en
trois, cousu autour des bords d’une voile pour la consolider.
La ralingue de têtière, ou d’envergure, est celle par laquelle
la voile est maintenue à sa vergue ou à sa draille.
Les ralingues de chute se trouvent sur les côtés de la
voile.
La ralingue de bordure est comprise entre le point d’amure et
le point d’écoute : on la nomme aussi ralingue de fond.
{{p|107}}'''107. Ris. —''' Pour diminuer la surface de toile d’une voile,
on procède à l’opération de prendre ''un'' ou ''plusieurs ris''.
À cet effet, parallèlement à la ralingue de têtière sont fixés sur
l’avant des voiles des filins qui vont d’une ralingue de chute à<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « l’autre : il y a autant de ces filins qu’il y a de ris et on les nomme ''filières de ris.'' Voici différents systèmes de filières. {{1°}} ''Ris Béléguic''. — Le ris Béléguic se compose de deux filières, l’une sur l’avant, l’autre sur l’arrière de la voile. La filière de l’avant entre en double dans les œils de pie de la bande de ris, formant ainsi sur l’arrière une série de boucles dans lesquelles on passe successivement l’... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|40|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}}}</noinclude>l’autre : il y a autant de ces filins qu’il y a de ris et on les nomme
''filières de ris.'' Voici différents systèmes de filières.
{{1°}} ''Ris Béléguic''. — Le ris Béléguic se compose de deux filières,
l’une sur l’avant, l’autre sur l’arrière de la voile. La filière de
l’avant entre en double dans les œils de pie de la bande de ris,
formant ainsi sur l’arrière une série de boucles dans lesquelles
on passe successivement l’autre filière. Les deux filins font dormant
sur les ralingues de chute.
Des garcettes fixées sur la vergue passent sous la filière de
l’avant et s’amarrent sur elles-mêmes au moyen d’un cabillot et
d’une boutonnière faite dans leur double. Ces garcettes portent
le nom de ''béléguics'' (voir fig. 205).
{{2°}} ''Ris Consolin''. — Il diffère du ris Béléguic en ce qu’il n’a
qu’une seule filière, et que les œils de pie, au lieu de se trouver
à égale distance les uns des autres, se trouvent rapprochés deux
à deux et placés à 3 centimètres de chaque côté des coutures des
laizes.
La filière fait dormant sur la ralingue de chute, passe sur
l’avant de la voile, fait un tour mort autour de chaque couture
en passant deux fois dans les deux œils de pie qui l’avoisinent,
et va s’arrêter sur l’autre ralingue de chute. Chaque tour mort
est maintenu sur l’arrière de la voile par un amarrage plat.
Le ris Consolin est le plus employé sur les bâtiments de la
marine militaire.
{{3°}} ''Ris bonne-grâce''. — Ce ris a les œils de pie disposés comme<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Ivan Lajetchnikov
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text/x-wiki
{{Auteur}}
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Loxacha
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16060465
wikitext
text/x-wiki
{{Auteur}}
== Œuvres ==
* 1835 : ''[[La Maison de glace]]''
ny33ejwy7ch6bzxd1h8ihk6u88441zw
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « dans le système Consolin, avec une seule filière sur l’avant de la voile. La filière, au lieu de faire tour mort dans les œils de pie voisins, est passée en double dans le premier œil de pie, de l’avant à l’arrière, de manière à former une petite boucle sur l’arrière de la voile ; le bout passe ensuite dans le deuxième œil de la même couture, dans la boucle formée par la filière, et traverse de nouveau la bande de ris, de l’arri... »
16060464
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr||{{uc|Nomenclature générale et matelotage.}}|41}}</noinclude>dans le système Consolin, avec une seule filière sur l’avant de la
voile.
La filière, au lieu de faire tour mort dans les œils de pie voisins,
est passée en double dans le premier œil de pie, de l’avant à
l’arrière, de manière à former une petite boucle sur l’arrière
de la voile ; le bout passe ensuite dans le deuxième œil de la
même couture, dans la boucle formée par la filière, et traverse
de nouveau la bande de ris, de l’arrière à l’avant, par le deuxième
œil de pie. Une bridure est faite à chaque croisement de la filière,
sur l’arrière de la voile.
On installe encore ce ris en laissant entièrement la filière sur
l’avant de la voile ; une double patte de voilier ou un erseau,
venant de l’arrière de la voile, traverse les œils de pie et se
greffe à la filière, sur l’avant.
{{p|108}}'''108. Pattes. —''' On nomme ''pattes'', de petites boucles ou
anses en filin frappées sur les ralingues des voiles et destinées à
recevoir les cargues, palanquins, etc. Les pattes à cosse des
bandes de ris, des palanquins, passent dans des œils de pie garnis
de bagues à queue. Les autres pattes sont épissées sur la ralingue
elle-même.
{{p|109}}'''109. Doublages ou renforts. —''' Les parties des voiles
qui sont les plus exposées à s’user par le frottement ou à se déchirer
sous l’effort des manœuvres, sont consolidées par des
bandes de toile qu’on appelle ''doublages'' ou ''renforts''.
On distingue : le doublage des ralingues et des bandes de ris ;
les renforts des palanquins, des cargues-fonds, des cargues-boulines,
du chapeau.
Le ''tablier'' des huniers et des perroquets est le doublage
placé à l’arrière de la voile, à partir du bas, pour la garantir dans
la partie qui frotte contre la hune ou les barres.
{{p|110}}'''110. Cosses d’empointure. —''' Elles sont enchâssées<noinclude>
<references/></noinclude>
48xxxdai9tco3jn0jdt8m664u6uyhqb
Page:Manuel du manœuvrier, tome I, 1891.djvu/54
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hildepont" />{{nr|42|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}}}</noinclude>dans la ralingue d’une voile ou dans les points supérieurs, pour
recevoir les rabans d’empointure.
{{p|111}}'''111. Rabans d’empointure. —''' Ce sont des bouts de
quarantenier épissés sur eux-mêmes en forme d’aiguillette double
et bagués dans les cosses d’empointure. Ils servent à prendre
les empointures d’une voile ou d’un ris.
{{p|112}}'''112. Branches de boulines. —''' Bouts de cordages épissés
sur des pattes placées le long des ralingues de chute des
basses voiles, huniers et perroquets, et qui forment, sur l’avant,
une sorte de patte d’oie double. La branche la plus en dehors
porte une cosse mobile, avec un cabillot sur lequel vient se frapper
la bouline. Celle-ci agit sur les branches par l’intermédiaire
de la cosse, qui, en glissant, lui donne d’elle-même la direction
la plus favorable.
{{p|113}}'''113. Jarretières. —''' Les jarretières sont des tresses cousues
sur l’arrière des voiles, le long de la têtière, et terminées à
l’une de leurs extrémités par une boucle, à l’autre par une garcette
ou un bout de ligne. Quand la voile est serrée, on l’entoure
avec la jarretière, on passe le bout de ligne dans la boucle
et on l’amarre sur lui-même.
{{p|114}}'''114. Rabans de ferlage. —''' Les rabans de ferlage sont
des tresses assez longues servant à saisir contre sa vergue une
voile que l’on serre, lorsqu’on ne veut pas employer les jarretières,
ou qu’on veut les renforcer.
Pour les focs et les voiles goélettes, les jarretières sont remplacées
par des rabans.
{{p|115}}'''115. Étuis de chauffe. —''' Enveloppes de toile dont on entoure
les mâts, vergues et hunes de l’arrière, pour les préserver
de la fumée de la machine.
{{p|116}}'''116. Étuis d’embarcations. —''' Toiles destinées à recouvrir
les embarcations, pour les garantir contre le soleil et la
fumée.
{{p|117}}'''117. Tentes. —''' Les tentes de bâtiment sont en toile {{n°|5}} ;
leurs laizes sont disposées dans le sens de la largeur du navire.
La ralingue du milieu de chaque tente porte, à ses extrémités,
un ''croc'' ou une ''fune'', pour la raidir ; vers la moitié de sa lon-<noinclude>
<references/></noinclude>
e9fkmacl328fqx6nkk55mynnewj65bo
Page:Manuel du manœuvrier, tome I, 1891.djvu/55
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Hildepont
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hildepont" />{{nr||{{uc|Nomenclature générale et matelotage.}}|43}}</noinclude>gueur on épisse des araignées, sur lesquelles se frappe le cartahu
qui sert à soutenir la tente ; enfin des ''hanets'', placés de distance
en distance sur la même ralingue, servent à serrer la tente.
La toile est tendue, au moyen d’''attrapes'', sur des filières placées
en abord ; un ''transfilage'', tours et autres, réunit les tentes
entre elles.
Les tentes d’embarcations sont en toile plus légère ; elles portent
au centre et aux deux extrémités des traverses qui servent à
les tendre sur les montants placés à l’avant et à l’arrière du
canot ; des balancines les maintiennent horizontales.
{{p|118}}'''118. Tauds. —''' Les tauds sont des abris en grosse toile que
l’on établit en forme de toit au-dessus des ponts, pour garantir
l’équipage contre la pluie.
La partie du milieu d’un taud est souvent soutenue par un
espars placé sous le taud dans le sens de la quille et hissé sur
un cartahu.
{{p|119}}'''119. Prélarts. —''' Les prélarts sont des pièces de grosse
toile qui servent à couvrir les objets que l’on veut préserver de
la pluie ou de l’eau de mer.
{{p|120}}'''120. Masques. —''' Toiles que l’on tend verticalement pour
garantir certaines parties du navire contre le vent, la fumée, la
poussière de charbon, etc.
{{p|121}}'''121 Capots. —''' Capuchons en toile destinés à abriter de
la pluie l’ouverture d’un escalier ou d’un panneau qui donne sur
le pont.
On place aussi des capots sur les claires-voies, les habitacles,
les roues de gouvernail, les cabestans, la cheminée, etc.
{{—|4}}.
{{t4|Article 5 : Notions sur les Ancres.|fs=110%|mb=1.5em}}
{{p|122}}'''122. Ancres. —''' Les ancres servent à l’amarrage des bâtiments.
Les diverses parties d’une ancre sont (fig. 48) :<noinclude>
<references/></noinclude>
alt37p5st92862ozg1gvipxvj3142m8
Page:Manuel du manœuvrier, tome I, 1891.djvu/56
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « A. La Lige ou la ''verge'', en fer forgé, de forme octogonale, terminée par un œil, pour recevoir l’organeau ; B. Les ''bras'', partie recourbée à l’extrémité la plus forte de la verge ; C. Les ''pattes'', surfaces plates de forme triangulaire qui terminent les bras ; D. Les ''oreilles'', qui forment la base des pattes ; E. Le ''bec'' qui termine la patte et le bras ; F. Le ''diamant'', extrémité de la verge, du côté des pattes ;... »
16060468
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|44|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}}}</noinclude>A. La Lige ou la ''verge'', en fer forgé, de forme octogonale,
terminée par un œil, pour
recevoir l’organeau ;
B. Les ''bras'', partie recourbée
à l’extrémité la
plus forte de la verge ;
C. Les ''pattes'', surfaces
plates de forme triangulaire
qui terminent les
bras ;
D. Les ''oreilles'', qui forment
la base des pattes ;
E. Le ''bec'' qui termine
la patte et le bras ;
F. Le ''diamant'', extrémité
de la verge, du côté
des pattes ;
G. Le ''carré'', partie de
la verge embrassée par
les deux pièces du jas,
porte deux épaulements qui s’encastrent dans le jas ;
H. Le ''joal'' ou ''jas'', composé de deux traverses en bois réunies
par des chevilles et des cercles en fer ;
I. La ''cigale'' ou ''organeau'', forte boucle ou manille en fer, qui
sert à réunir l’ancre à la chaîne.
Quand le jas est en fer, la verge n’a plus de carré, mais un
renflement de métal percé d’un trou dans lequel passe le jas. Le
jas (fig. 49) est ainsi rigidement tenu perpendiculaire à la verge
par le moyen d’un épaulement E d’un côté et d’une clavette C de<noinclude>
<references/></noinclude>
nl2bz3e00a1mtudcvpzasylbzwrc6h5
Page:Manuel du manœuvrier, tome I, 1891.djvu/57
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « l’autre : on peut, pour loger plus facilement l’ancre à bord, enlever cette clavette et élonger le jas, le long de la verge, grâce à la forme recourbée A de l’extrémité du jas. {{p|123}}'''123. Ancres de bossoir. —''' On appelle ancres de bossoir les deux ancres d’usage courant qui sont toujours suspendues sous les bossoirs, pour être mouillées facilement. {{p|124}}'''124. Ancres de veille. —''' Les ancres de veille, de même dimensio... »
16060469
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr||{{uc|Nomenclature générale et matelotage.}}|45}}</noinclude>l’autre : on peut, pour loger plus facilement l’ancre à bord, enlever
cette clavette et élonger le jas, le long de la verge, grâce
à la forme recourbée A de l’extrémité du jas.
{{p|123}}'''123. Ancres de bossoir. —''' On appelle ancres de bossoir
les deux ancres d’usage courant qui sont toujours suspendues
sous les bossoirs, pour être mouillées facilement.
{{p|124}}'''124. Ancres de veille. —''' Les ancres de veille, de même
dimension que les ancres de bossoir, sont placées le long des
porte-haubans de misaine. Elles remplacent, au besoin, les ancres
de bossoir.
{{p|125}}'''125. Ancre de grand panneau. —''' En outre des ancres
de bossoir et de veille, chaque bâtiment à voiles est pourvu
d’une cinquième ancre, qui se place le long de l’épontille du
grand panneau. On démonte le jas de cette ancre, quand il est
en bois.
{{p|126}}'''126. Ancres à jet. —''' Les ancres à jet sont des ancres
plus légères, avec jas en fer, et pouvant être
mouillées par des embarcations. Elles servent
au halage, à l’évitage et à l’embossage
des bâtiments.
{{p|127}}'''127. Ancres de corps mort. —''' Ce
sont des ancres de fortes dimensions n’ayant
qu’un bras, et portant une manille dont
le boulon traverse la verge, près du diamant.
Cette manille est destinée à la manœuvre
de l’ancre et à recevoir la chaîne
d’empennelage (fig. 51).
{{p|128}}'''128. Grappin. —''' C’est une verge de
fer portant à un bout un anneau servant à y fixer un câblot, et
garnie à l’autre bout de quatre ou cinq branches recourbées, terminées
par des pattes analogues à celles des ancres. On s’en
sert pour mouiller les embarcations (fig. 52).
{{p|129}}'''129. Chatte. —''' Cet instrument, que l’on appelle aussi ''chat'' est
un grappin dont les branches ne sont pas munies de pattes (fig. 53).
On se sert de la chatte pour divers usages, entre autres pour accrocher
sur le fond de la mer des câbles ou des chaînes.<noinclude>
<references/></noinclude>
nrr5ry3zm5ya457p7hswz4md9798bnd
Page:Manuel du manœuvrier, tome I, 1891.djvu/58
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{p|130}}'''130. Bossoirs. —''' Les bossoirs sont de fortes pièces de bois, de forme rectangulaire, solidement établies dans la muraille du bâtiment, à la hauteur du platbord, et faisant saillie au dehors. Il y en a deux de chaque bord. »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|46|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}}}</noinclude><nowiki />
{{p|130}}'''130. Bossoirs. —''' Les bossoirs sont de fortes pièces de
bois, de forme rectangulaire, solidement établies dans la muraille
du bâtiment, à la hauteur du platbord, et faisant saillie
au dehors. Il y en a deux de chaque bord.<noinclude>
<references/></noinclude>
rq1lbblyiygezd0k49uhpi94figa5tv
Page:Manuel du manœuvrier, tome I, 1891.djvu/59
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Hildepont
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{1°}} ''Bossoir de capon''. — C’est celui qui est le plus de l’avant ; il est percé de trois clans pour le passage du garant de capon et compose ainsi une caliorne triple avec la poulie de capon dont nous avons parlé (voir § 74). Cette poulie ayant été crochée dans l’organeau de l’ancre, on comprend qu’à l’aide de cette caliorne on puisse élever l’organeau à la hauteur du bossoir. C’est ce que l’on appelle ''caponne... »
16060472
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr||{{uc|Nomenclature générale et matelotage.}}|47}}</noinclude><nowiki />
{{1°}} ''Bossoir de capon''. — C’est celui qui est le plus de l’avant ;
il est percé de trois clans pour le passage du garant de capon
et compose ainsi une caliorne triple avec la poulie de capon
dont nous avons parlé (voir § 74). Cette poulie ayant été crochée
dans l’organeau de l’ancre, on comprend qu’à l’aide de cette
caliorne on puisse élever l’organeau à la hauteur du bossoir. C’est
ce que l’on appelle ''caponner'' l’ancre, et la caliorne ainsi formée
s’appelle ''capon''.
{{2°}} Bossoir de traversière. — Ce bossoir, plus court que celui
de capon, est établi un peu sur l’arrière de celui-ci. Percé également
de trois clans, il compose une caliorne triple avec la poulie
de traversière (voir § 75). Quand l’ancre a été caponnée, on
croche la griffe de cette poulie sous les oreilles d’une patte, et en
pesant le garant on amène la patte à la hauteur du bossoir de
traversière. C’est ce qu’on appelle ''traverser'' l’ancre, et la caliorne
ainsi formée s’appelle ''traversière''.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> L’ancre traversée et caponnée a généralement la verge horizontale. C’est alors qu’on la fait supporter par l’appareil nommé ''mouilleur''. {{p|131}}'''131. Mouilleur. —''' C’est un appareil destiné à faciliter l’opération de laisser tomber l’ancre. Il est situé entre les deux bossoirs. Il se compose d’une tige en fer TT’ supportée par deux pitons P, P’, dans lesquels elle tourne librement. En M, M’, sur la m... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|48|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}}}</noinclude><nowiki />
L’ancre traversée et caponnée a généralement la verge horizontale.
C’est alors qu’on la fait supporter par l’appareil nommé
''mouilleur''.
{{p|131}}'''131. Mouilleur. —''' C’est un appareil destiné à faciliter
l’opération de laisser tomber l’ancre. Il est situé entre les deux
bossoirs.
Il se compose d’une tige en fer TT’ supportée par deux pitons
P, P’, dans lesquels elle tourne librement. En M, M’, sur la
muraille du bâtiment sont fixées les extrémités de deux petites
chaînes C et C’ destinées à passer sous la verge de l’ancre et à
venir se capeler, par le moyen d’anneaux un peu agrandis I, I’,
sur les doigts D, D’, de la tige du mouilleur.
Quand le levier L fixé au milieu du mouilleur est appliqué
contre le bord et ainsi tenu au moyen d’une aiguillette, les doigts
D, D’, sont verticaux et l’ancre reste suspendue sur les chaînes
C et C’. Mais si on coupe l’aiguillette du levier L, le mouilleur,
cédant au poids de l’ancre tourne, vivement, les doigts D et D’
laissent échapper les mailles I et I’, et l’ancre tombe.
{{—|4}}.<noinclude>
<references/></noinclude>
8ua9dovczj0wpngy056kaf3fn2i44rd
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « — Le garant passe d’abord dans le clan de l’avant du bossoir d’embarcation, de là de dehors en dedans dans le clan avant de la poulie présentée de façon que le croc soit tourné en dedans ; il va ensuite dans le second clan du bossoir de dedans en dehors, de là dans le second clan de la poulie de dehors en dedans et remonte faire son dormant sur le bossoir par un nœud de bois ou un cul de porc. {{p|174}}'''174. Trévirer. —''' On appelle... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|66|{{uc|Manuel du manœuvrier}}|}}</noinclude>— Le garant passe d’abord dans le clan de l’avant du bossoir
d’embarcation, de là de dehors en dedans dans le clan avant de
la poulie présentée de façon que le croc soit tourné en dedans ;
il va ensuite dans le second clan du bossoir de dedans en dehors,
de là dans le second clan de la poulie de dehors en dedans
et remonte faire son
dormant sur le bossoir par
un nœud de bois ou un
cul de porc.
{{p|174}}'''174. Trévirer. —''' On
appelle ''trévirer'', affaler ou
hisser, le long d’un plan incliné, un corps de forme cylindrique,
une barrique, un espars, etc., au moyen de cordages appelés ''trévires''.
La trévire fait dormant, par son milieu, à un point fixe quelconque,
et les deux bouts, après avoir passé sous l’objet à trévirer,
viennent aux mains des hommes.
On dit aussi que l’on trévire un mât, un espars, quand on l’entoure
de tours serrés d’un cordage au bout duquel on engage un
levier au moyen d’une gueule de raie. En agissant sur le levier,
on fait tourner le mât.
{{—|4}}.
{{t4|Article 2 : Épissures, Amarrages, Travaux divers.|fs=110%|mb=1.5em}}
{{p|175}}'''175. Épisser. —''' C’est réunir deux cordages différents ou<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Sans texte */
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<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Hildepont" /></noinclude>{{T2|{{uc|Étude du gréement.}}|{{uc|Titre}} {{rom-maj|II}}|m=5em}}<noinclude>
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Hildepont
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text/x-wiki
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<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Hildepont" /></noinclude>{{T2|{{uc|Manœuvres de rade et de mer.}}|{{uc|Titre}} {{rom-maj|III}}|m=5em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{tiret2|Palais-|Bourbon}}. S’ils se trompent sur la nature du bien public, ils sentent que la vérité de ce bien prévaut ou doit prévaloir sur le vœu du nombre. S’il a jamais existé, l’impératif moral du vote est un monument ruiné. Beaucoup comprennent qu’on se trompait sur lui, et beaucoup en viennent à voir qu’on les trompait par lui. Telle est l’opinion éclairée en France. En Angleterre, elle se nuance d’un fort sentiment de loya... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|cvii|107}}}}</noinclude>{{tiret2|Palais-|Bourbon}}. S’ils se trompent sur la nature du bien public, ils
sentent que la vérité de ce bien prévaut ou doit prévaloir sur
le vœu du nombre. S’il a jamais existé, l’impératif moral du
vote est un monument ruiné. Beaucoup comprennent qu’on se
trompait sur lui, et beaucoup en viennent à voir qu’on les
trompait par lui. Telle est l’opinion éclairée en France. En
Angleterre, elle se nuance d’un fort sentiment de loyalisme pour
la couronne et aussi de la conscience d’un état de civilisation
matérielle, d’aisance économique très élevé. L’Angleterre s’est
sacrifiée à cela pendant la guerre. L’Italien y a mis plus de sève
historique, moins de jurisme économique, démocratique et
moral : ses révolutionnaires sont communistes, donc antidémocrates ;
ses conservateurs nationalistes, plus antidémocrates
encore s’il est possible.
Ces états d’esprit nationaux feront pressentir quels ingrédients
très divers composent ce droit nouveau dont une idée
divine reste la forme tandis que sa matière tend à s’alléger de la
superstition des majorités. La tendance est très générale. Elle ne
paraît pas autoriser l’inquiétude de M. Ferrero et de ses disciples
quand ils se demandent :
—
Qu’est-ce qui va justifier le pouvoir,
la loi et l’Etat ? Qu’est-ce qui fera dire aux peuples religieux
que Dieu a voulu ce pouvoir, aux peuples formalistes qu’il
satisfait la justice, la raison, la nature, à tous les peuples, indiféremment,
qu’il est bon ? A quoi se reconnaîtra le bien-fondé
de la contrainte de la loi, qu’est-ce qui recommandera ce commandement
comme bon ?
Réponse : ce qui l’a justifié et recommandé en tout temps.
Le gouvernement légitime, le bon gouvernement, c’est celui
qui fait ce qu’il a à faire, celui qui le fait bien, celui qui réussit
l’œuvre du bien public. Sa légitimité se vérifie par son utilité.
On prévoit qu’il sera utile quand ses moyens d’action, par leur
force et par leur structure, apparaissent appropriés et proportionnés
à l’objet. Le pouvoir juste naît pour procurer aux
hommes ce qu’il leur faut quand ils sont réunis en communauté :
sa présence se décèle à ce qu’il le fait. Il est là quand ce
bien nécessaire est là. L’absence de ce bien révèle l’absence de
ce pouvoir, qu’il ait été aboli, ou détourné, ou perverti. La raalfaisance
d’un pouvoir est le signe et l’aveu de sa mauvaise<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|cvii|107}}}}</noinclude>{{tiret2|Palais-|Bourbon}}. S’ils se trompent sur la nature du bien public, ils sentent que la vérité de ce bien prévaut ou doit prévaloir sur le vœu du nombre. S’il a jamais existé, l’impératif moral du vote est un monument ruiné. Beaucoup comprennent qu’on se trompait sur lui, et beaucoup en viennent à voir qu’on les trompait par lui. Telle est l’opinion éclairée en France. En Angleterre, elle se nuance d’un fort sentiment de loyalisme pour la couronne et aussi de la conscience d’un état de civilisation matérielle, d’aisance économique très élevé. L’Angleterre s’est sacrifiée à cela pendant la guerre. L’Italien y a mis plus de sève historique, moins de jurisme économique, démocratique et moral : ses révolutionnaires sont communistes, donc antidémocrates ; ses conservateurs nationalistes, plus antidémocrates encore s’il est possible.
Ces états d’esprit nationaux feront pressentir quels ingrédients très divers composent ce droit nouveau dont une idée divine reste la forme tandis que sa matière tend à s’alléger de la superstition des majorités. La tendance est très générale. Elle ne paraît pas autoriser l’inquiétude de M. Ferrero et de ses disciples quand ils se demandent :
— Qu’est-ce qui va justifier le pouvoir, la loi et l’État ? Qu’est-ce qui fera dire aux peuples religieux que Dieu a voulu ce pouvoir, aux peuples formalistes qu’il satisfait la justice, la raison, la nature, à tous les peuples, indifféremment, qu’il est bon ? À quoi se reconnaîtra le bien-fondé de la contrainte de la loi, qu’est-ce qui recommandera ce commandement comme bon ?
Réponse : ce qui l’a justifié et recommandé en tout temps. Le gouvernement légitime, le bon gouvernement, c’est celui qui fait ce qu’il a à faire, celui qui le fait bien, celui qui réussit l’œuvre du bien public. Sa légitimité se vérifie par son utilité. On prévoit qu’il sera utile quand ses moyens d’action, par leur force et par leur structure, apparaissent appropriés et proportionnés à l’objet. Le pouvoir juste naît pour procurer aux hommes ce qu’il leur faut quand ils sont réunis en communauté : sa présence se décèle à ce qu’il le fait. Il est là quand ce bien nécessaire est là. L’absence de ce bien révèle l’absence de ce pouvoir, qu’il ait été aboli, ou détourné, ou perverti. La malfaisance d’un pouvoir est le signe et l’aveu de sa mauvaise<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|discours préliminaire}}|{{rom|cvii|107}}}}</noinclude>{{tiret2|Palais-|Bourbon}}. S’ils se trompent sur la nature du bien public, ils sentent que la vérité de ce bien prévaut ou doit prévaloir sur le vœu du nombre. S’il a jamais existé, l’impératif moral du vote est un monument ruiné. Beaucoup comprennent qu’on se trompait sur lui, et beaucoup en viennent à voir qu’on les trompait par lui. Telle est l’opinion éclairée en France. En Angleterre, elle se nuance d’un fort sentiment de loyalisme pour la couronne et aussi de la conscience d’un état de civilisation matérielle, d’aisance économique très élevé. L’Angleterre s’est sacrifiée à cela pendant la guerre. L’Italien y a mis plus de sève historique, moins de jurisme économique, démocratique et moral : ses révolutionnaires sont communistes, donc antidémocrates ; ses conservateurs nationalistes, plus antidémocrates encore s’il est possible.
Ces états d’esprit nationaux feront pressentir quels ingrédients très divers composent ce droit nouveau dont une idée divine reste la forme tandis que sa matière tend à s’alléger de la superstition des majorités. La tendance est très générale. Elle ne paraît pas autoriser l’inquiétude de M. Ferrero et de ses disciples quand ils se demandent : — Qu’est-ce qui va justifier le pouvoir, la loi et l’État ? Qu’est-ce qui fera dire aux peuples religieux que Dieu a voulu ce pouvoir, aux peuples formalistes qu’il satisfait la justice, la raison, la nature, à tous les peuples, indifféremment, qu’il est bon ? À quoi se reconnaîtra le bien-fondé de la contrainte de la loi, qu’est-ce qui recommandera ce commandement comme bon ?
{{il}}
Réponse : ce qui l’a justifié et recommandé en tout temps.
Le gouvernement légitime, le bon gouvernement, c’est celui qui fait ce qu’il a à faire, celui qui le fait bien, celui qui réussit l’œuvre du bien public. Sa légitimité se vérifie par son utilité. On prévoit qu’il sera utile quand ses moyens d’action, par leur force et par leur structure, apparaissent appropriés et proportionnés à l’objet. Le pouvoir juste naît pour procurer aux hommes ce qu’il leur faut quand ils sont réunis en communauté : sa présence se décèle à ce qu’il le fait. Il est là quand ce bien nécessaire est là. L’absence de ce bien révèle l’absence de ce pouvoir, qu’il ait été aboli, ou détourné, ou perverti. La malfaisance d’un pouvoir est le signe et l’aveu de sa mauvaise<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/237
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><nowiki />
{{c|À BETTINE.|fs=85%|m=2em}}
{{d|3 août 1808.|4|fs=9+0%|m=1em}}
Il faut que je renonce à te répondre, ma chère Bettine ;
tu fais passer devant moi, en le feuilletant rapidement, tout
un livre d’admirables images et de charmantes représentations ;
on en reconnaît à la dérobée les trésors et le
prix avant même d’avoir tout vu. J’emploie mon temps
le plus cher à faire plus ample connaissance avec ces tableaux,
et je m’exerce à supporter les secousses électriques
de tes inspirations. Dans ce moment j’ai à peine lu la première
moitié de ta lettre, et je suis trop ému pour continuer.
Reçois en attendant mes remerciemens pour la
totalité. Continue sans crainte et sans soucis à prêcher tes
évangiles et tes articles de foi du haut des montagnes du
Rhin, et laisse tomber tes psaumes sur moi et sur les poissons ;
mais ne t’étonne pas si, comme eux, je reste muet.
Encore une chose, ne cesse pas de m’écrire avec plaisir ;
moi, je ne cesserai jamais de te lire avec joie.
Ce que Schlosser t’a communiqué sur moi t’a amenée à
faire de très-intéressantes excursions dans le domaine de
l’art. Je ne nie point que la musique ne soit pour moi le
sujet énigmatique de bien des recherches pénibles. Quand
l’amour que je porte à la musique, et qui m’a poussé en
ce moment à entreprendre des études vraiment abstraites,
aura cessé, alors je verrai si je dois me soumettre à la dure
sentence du missionnaire, comme tu l’appelles. Tu as, il
est vrai, exposé des torches enflammées et des pots de feu
dans l’obscurité ; mais jusqu’à présent ces lueurs m’aveu-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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{{c|À BETTINE.|fs=85%|m=2em}}
{{d|3 août 1808.|4|fs=90%|m=1em}}
Il faut que je renonce à te répondre, ma chère Bettine ;
tu fais passer devant moi, en le feuilletant rapidement, tout
un livre d’admirables images et de charmantes représentations ;
on en reconnaît à la dérobée les trésors et le
prix avant même d’avoir tout vu. J’emploie mon temps
le plus cher à faire plus ample connaissance avec ces tableaux,
et je m’exerce à supporter les secousses électriques
de tes inspirations. Dans ce moment j’ai à peine lu la première
moitié de ta lettre, et je suis trop ému pour continuer.
Reçois en attendant mes remerciemens pour la
totalité. Continue sans crainte et sans soucis à prêcher tes
évangiles et tes articles de foi du haut des montagnes du
Rhin, et laisse tomber tes psaumes sur moi et sur les poissons ;
mais ne t’étonne pas si, comme eux, je reste muet.
Encore une chose, ne cesse pas de m’écrire avec plaisir ;
moi, je ne cesserai jamais de te lire avec joie.
Ce que Schlosser t’a communiqué sur moi t’a amenée à
faire de très-intéressantes excursions dans le domaine de
l’art. Je ne nie point que la musique ne soit pour moi le
sujet énigmatique de bien des recherches pénibles. Quand
l’amour que je porte à la musique, et qui m’a poussé en
ce moment à entreprendre des études vraiment abstraites,
aura cessé, alors je verrai si je dois me soumettre à la dure
sentence du missionnaire, comme tu l’appelles. Tu as, il
est vrai, exposé des torches enflammées et des pots de feu
dans l’obscurité ; mais jusqu’à présent ces lueurs m’aveu-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/238
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><section begin="s1"/>glent plus qu’elles ne m’éclairent. En attendant, j’espère
obtenir définitivement un magnifique effet de l’illumination
totale ; ainsi continue, et lance tes flammes de tous côtés.
Comme je suis enfin parvenu aujourd’hui jusqu’à l’ainsi
soit-il de tes lettres, si riches et si remplies, je voudrais
encore t’exprimer en un mot le plaisir que j’y trouve, et
te prier de ne pas abandonner le thème sur la musique,
mais plutôt de le varier de toutes les manières possibles. Et
maintenant je te dis un adieu cordial. Aime-moi jusqu’à
ce que les astres favorables nous ramènent l’un vers
l’autre.
{{d|G.|4}}
{{sep|m=2em}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{c|À GOETHE|fs=85%|m=2em}}
{{d|Rochusberg.|4|fs=90%|m=1em}}
Depuis cinq jours que nous sommes en chemin, il a
continuellement plu. Toute la maison est pleine d’hôtes.
Je n’ai pas trouvé un coin où j’aurais pu jouir de la solitude
et t’écrire.
Tant que j’aurai quelque chose à te dire, je croirai fermement
que ton esprit est tourné vers moi, comme vers
les autres énigmes de la nature ; car je crois que tout être
humain est une énigme, et que le problème de l’amour,
c’est de la résoudre entre amis, de façon que chacun
apprenne à connaître sa nature secrète par son ami et dans
son ami. Oui, bien-aimé, je suis heureuse que mon existence
se développe par toi. C’est pourquoi je veux être
sincère : j’aimerais mieux que tous mes défauts et toutes<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
hbymaawl4opkhdbacotyf56el0dbicb
Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/239
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>mes faiblesses te fussent connus plutôt que de te donner
une fausse idée de moi ; car alors ton amour ne s’occuperait
pas de moi, mais bien d’une image trompeuse que j’aurais
mise à ma place. Par cette raison-là, souvent une voix
m’avertit d’éviter pour l’amour de toi certaines choses que
je n’oserais t’avouer.
Cher Goethe, je suis forcée de te dire mes secrets les
plus intimes ; ils parviennent, il est vrai, à la connaissance
de tout le monde ; mais toi seul tu m’écoutes, toi seul tu
crois en moi, et tu me donnes raison en silence. J’ai souvent
réfléchi à ce que l’esprit ne pouvait pas ce qu’il voulait ;
à ce qu’il cache en lui un désir secret qu’il ne parvient
jamais à contenter. Ainsi, par exemple, j’ai un grand
désir d’être auprès de toi, et je ne puis, quelque souvent
que je pense à toi, te le faire comprendre. Je crois que
cela vient de ce que l’esprit ne vivant pas dans le royaume
de la vérité, sa vie ne saurait être vraie qu’au moment
où il sera entièrement sorti du mensonge et entré dans
le royaume de la révélation. Car la vérité n’est autre
chose que la révélation, et par elle les esprits se révèlent
les uns aux autres. J’aurais encore autre chose à te dire ;
mais c’est difficile : le trouble s’empare de moi ; je ne sais
de quel côté me tourner. Oui, dans le premier moment,
toute pensée en moi est belle et riche ; mais quand je
veux la saisir, l’exprimer par la parole, tout a disparu, juste
comme dans les contes où lorsqu’on trouve un trésor précieux,
composé de bijoux, il disparaît sitôt qu’on veut y
toucher. C’est ce qui me prouve encore que l’esprit ne fait
que rêver ici-bas la beauté, et qu’il n’est pas encore le maître
de lui-même ; car sans cela il ''saurait'' voler aussi {{tiret|facile|ment}}<noinclude>
<references/></noinclude>
snyjdhueq3k86vp8f7339r5q5jfa3cu
Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/240
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>{{tiret2|facile|ment}} qu’il ''désire'' voler. — Hélas ! que nous sommes éloignés
l’un de l’autre ! Quelque porte que j’ouvre, quelques êtres
humains que je trouve réunis, tu n’y es pas ; je le sais
avant d’ouvrir, et pourtant il faut que j’en acquière la
conviction ; alors j’éprouve la douleur de celui qui est
trompé dans son attente. Et il faudrait encore te cacher
mon âme ? ou bien habiller ce que j’ai à te dire, parce que
j’ai honte de mes pressentimens timides ? Ne dois-je pas
avoir confiance en toi, et croire que tu aimes la vie,
quand même elle a encore besoin de soins et d’aide pour
pouvoir communiquer son esprit ? — Je me suis donné
bien de la peine pour me recueillir et m’exprimer. Je me
suis cachée à la lumière du soleil et durant la nuit obscure ;
quand pas une étoile ne luisait, quand le vent bruissait,
je suis sortie dans les ténèbres, et je me suis glissée
jusqu’au rivage. Là même je ne me sentais pas encore
assez solitaire ; les vagues, le murmure de l’herbe me dérangeaient,
et quand je plongeais mon regard dans les ténèbres,
que les nuages venaient à se séparer et les étoiles à
se montrer, je me cachais dans mon manteau, et je collais
mon visage contre terre pour être seule, entièrement
seule ; le sentiment de la liberté me donnait de la force, et
j’étais poussée à observer ce que personne n’observe. Je
cherchais à savoir si je te parlais réellement, ou bien si je
ne faisais que parler devant toi. Ah ! Goethe ! — La musique,
oui, la musique ! Nous voici revenus sur ce saint chapitre.
Dans la musique, nous écoutons, mais nous n’osons
parler ; nous écoutons ce que les esprits se disent entre
eux, et nous sommes saisis et émus. Oui, ils se parlent, et
nous nous entendons et sentons qu’ils s’accordent dans leurs<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 52 Il s'était assis auprès d'elle et prenait la main de la jeune femme dans la sienne. Sans doute, ajouta-t-il, avez-vous un mauvais mari? Oui, c'est cela !... Un mari qui ne me comprend pas, un être banal sans personnalité, sans originalité, comme tout le monde... Et moi qui aurais tant désiré un être excep- tionnel, un homme dont on parle partout... Je vois ça... Aussi vous vous êtes adressée à moi... Vous vous êtes dit ce Gontran de Lénion qui ca... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 52 —|}}</noinclude>52
Il s'était assis auprès d'elle et prenait la main de la jeune
femme dans la sienne.
Sans doute, ajouta-t-il, avez-vous un mauvais mari?
Oui, c'est cela !... Un mari qui ne me comprend pas,
un être banal sans personnalité, sans originalité, comme tout
le monde... Et moi qui aurais tant désiré un être excep-
tionnel, un homme dont on parle partout...
Je vois ça... Aussi vous vous êtes adressée à moi...
Vous vous êtes dit ce Gontran de Lénion qui cause tant
de scandales, il faut que j'aille voir comment il est fait :...
Ne raillez pas, je vous en prie. Je suis une pauvre
femme...
-
Le croyez-vous sincèrement ? Racontez-moi vos
malheurs... Et peut-être que je vous ferai aimer par votre
mari.
Irène regardait curieusement son interlocuteur. Elle était
un peu déconcertée et s'attendait certainement à autre
chose.
Comment, fit-elle, c'est vous qui me dites ça ?...
Dame, qu'attendiez-vous d'autre de moi ?
On m'avait dit tant de choses extraordinaires...
Vous croyiez peut-être que j'étais un monstre, un
phénomène, un homme terrible...
-
Oh non! Mais...
Mais, c'est tout comme.
Vous devez savoir comprendre les femmes, vous ?
Gontran sourit :
-
Pas toutes... D'ailleurs, méfiez-vous bien de moi. Je
suis en effet, un être extraordinaire, qui méprise toutes les
femmes.
Ça, par exemple, je ne le crois pas...
Ainsi, j'ai voulu avoir plusieurs maîtresses et je les ai
contraintes à vivre en bonne intelligence, tout en n'ignorant
pas que je partageais entre elles mon amour, ou du moins la
satisfaction de mes désirs charnels.
Et elles ont accepté ?
Mon Dieu, oui... Mais je ne les ai pas choisies parmi les
femmes mariées.
« Voyez-vous, mon enfant, il ne faut pas venir chercher
auprès de moi des consolations sentimentales, je suis un
amant qui ne vis que par les sens... Pour moi, le reste n'existe
pas...<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 52 —|}}</noinclude><nowiki />
Il s’était assis auprès d’elle et prenait la main de la jeune femme dans la sienne.
— Sans doute, ajouta-t-il, avez-vous un mauvais mari ?
— Oui, c’est cela !… Un mari qui ne me comprend pas, un être banal sans personnalité, sans originalité, comme tout le monde… Et moi qui aurais tant désiré un être exceptionnel, un homme dont on parle partout…
— Je vois ça… Aussi vous vous êtes adressée à moi… Vous vous êtes dit : ce Gontran de Lénion qui cause tant de scandales, il faut que j’aille voir comment il est fait…
— Ne raillez pas, je vous en prie. Je suis une pauvre femme…
— Le croyez-vous sincèrement ? Racontez-moi vos malheurs… Et peut-être que je vous ferai aimer par votre mari.
Irène regardait curieusement son interlocuteur. Elle était un peu déconcertée et s’attendait certainement à autre chose.
— Comment, fit-elle, c’est vous qui me dites ça ?…
— Dame, qu’attendiez-vous d’autre de moi ?
— On m’avait dit tant de choses extraordinaires…
— Vous croyiez peut-être que j’étais un monstre, un phénomène, un homme terrible…
— Oh non ! Mais…
— Mais, c’est tout comme. Vous devez savoir comprendre les femmes, vous ?
Gontran sourit :
— Pas toutes… D’ailleurs, méfiez-vous bien de moi. Je suis en effet un être extraordinaire, qui méprise toutes les femmes.
— Ça, par exemple, je ne le crois pas…
— Ainsi, j’ai voulu avoir plusieurs maîtresses et je les ai contraintes à vivre en bonne intelligence, tout en n’ignorant pas que je partageais entre elles mon amour, ou du moins la satisfaction de mes désirs charnels.
— Et elles ont accepté ?
— Mon Dieu, oui… Mais je ne les ai pas choisies parmi les femmes mariées.
« Voyez-vous, mon enfant, il ne faut pas venir chercher auprès de moi des consolations sentimentales, je suis un amant qui ne vis que par les sens… Pour moi, le reste n’existe pas…
<nowiki /><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>discours. C’est pourquoi ''parler vrai'' est une harmonie qui
réunit tout indivisiblement en soi. Quand je te dis la vérité,
ton âme passe dans mon âme, comme les tons passent
les uns dans les autres ; je le crois.
D’où sortent-ils ces esprits de la musique ? Du sein de
l’homme. Il se contemple lui-même, ce grand maître ; et
cette contemplation est le pouvoir qui cite l’esprit à comparaître.
Alors l’esprit monte des profondeurs de l’être, et
le maître et lui se regardent fixement : c’est là l’inspiration.
C’est ainsi que l’esprit divin regarde la nature, et la
nature fleurit sous ce regard. L’esprit fait naître des esprits
qui s’entrelacent, s’élancent, s’engloutissent et se redonnent
réciproquement l’existence. Leur danse est une
création, une forme ; nous ne la voyons pas, mais nous la
sentons, nous nous soumettons à sa puissance divine, et
pat l’effet que nous en éprouvons nous sommes guéris de
nos maux. Voilà la musique.
Oh ! crois-le bien, la vraie musique est surhumaine. Le
maître exige l’impossible des esprits qui lui sont soumis, et
vois, il l’obtient ; les esprits l’exécutent. C’est un sortilége,
il n’y a pas à en douter ; mais il faut croire aussi que ce
qui est supérieur est faisable dans le domaine de la supériorité,
et qu’on peut attendre les choses les plus grandes
des efforts et des pressentimens de celui qui commande aux
esprits. Les esprits accomplissent ce qui est divin pour
celui qui désire ce qui est divin. Mais qu’est-ce qui est
divin ? — Le sacrifice éternel du cœur à la divinité. Dans la
musique ce sacrifice a lieu en esprit ; lors même que le maître
le nierait ou l’ignorerait, cela n’est pas moins vrai. Quand
il conçoit une mélodie, il en pressent déjà la perfection ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>alors le cœur se soumet à un examen sévère ; il souffre tout,
à seule fin de se rapprocher de cette perfection qui est la
divinité, et plus il s’élève, plus il est transfiguré. Le mérite
du maître est de laisser les esprits fondre sur lui pour s’emparer
de lui, de leur obéir, et de chercher le beau au milieu
des éternelles douleurs de l’inspiration. C’est la musique
que m’a enseigné tout cela. Lorsqu’après être sortie du couvent,
j’étais à Offenbach, je me couchais sur le gazon du
jardin, et j’écoutais Salieri, Winter, Mozart et Cherubini,
Haydn et Beethoven. Tout cela bourdonnait autour de moi ;
je ne le comprenais ni par les oreilles ni par l’esprit ; mais
je le sentais pourtant, tandis que je ne sentais pas le reste
de la vie ; c’était l’être intérieur et supérieur qui sentait en
moi ; déjà alors je me demandai : Qu’est-ce que la musique
nourrit et abreuve donc ainsi en nous ? et qu’est-ce qui
croît, se nourrit, s’élève et devient actif par elle ? Car
je sentais l’envie d’agir ; mais je ne savais quoi entreprendre.
Souvent je m’imaginais marcher à la tête des peuples,
agitant un drapeau devant eux. Je les conduisais sur des
hauteurs au-dessus de leurs ennemis ; sur mon ordre, ils se
précipitaient dans la vallée, où ils se répandaient en vainqueurs.
Je voyais voltiger des {{corr|banderolles|banderoles}} rouges et blanches,
et la fumée de la poudre s’élever dans les airs lumineux ;
les guerriers accouraient au galop ; les messagers
de la victoire m’entouraient et me saluaient de leurs acclamations.
Je voyais et je sentais l’esprit se résoudre dans
l’inspiration et s’élancer vers le ciel ; les héros renversés,
mourant de leurs blessures, poussaient des cris de joie au
moment suprême. Oui, j’ai vu tout cela, et de plus je l’ai
éprouvé : car moi aussi j’étais blessée : l’esprit abandonnait<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>mon corps ; il eût aimé s’arrêter encore quelque temps sous
les palmes de la victoire ; mais la déesse l’entraînait, et il
s’élevait joyeux avec elle vers le ciel. Oui, j’ai éprouvé tout
cela, et d’autres choses encore. Je me figurais être seule et
solitaire dans des gorges profondes et sauvages ; des montagnes
immenses étaient au-dessus de moi, je pressentais la
présence des esprits. Je recueillais mes forces, et je disais :
Venez, esprits, approchez ! puisque vous êtes divins et plus
élevés que moi, je ne me défendrai pas contre vous. Alors
j’entendais les esprits se détacher du tumulte inexprimable
des voix de la nature ; je les voyais s’approcher de
moi ; leur vol était lumineux ; ils répandaient une clarté
argentée dans l’air bleu, et ils s’abaissaient sur les rochers
et inondaient les noirs abîmes de lumière ; des vagues s’élevaient
semblables à des fleurs, et dansaient autour d’eux,
et leur approche, leur langage me pénétraient de leur
beauté, que mes yeux, malgré le secours de l’intelligence,
pouvaient à peine parvenir à embrasser. C’était là leur
effet sur moi.
Ô Goethe ! je pourrais te raconter encore bien des visions.
Oui, je crois qu’Orphée se vit jadis entouré de bêtes
sauvages, qui, pleines d’une douce émotion, accompagnaient
son chant de leurs soupirs ; je crois que les arbres
et les rochers s’approchèrent de lui, et formèrent d’autres
forêts et d’autres groupes ; car, moi aussi, j’ai vu des miracles.
J’ai vu des colonnes s’élever ; elles portaient de
singuliers entablemens, sur lesquels se berçaient des
hommes beaux et jeunes ; j’ai vu des salles dans lesquelles
étaient les sublimes statues des dieux ; des bâtimens merveilleux
dont la splendeur éblouissait mon fier regard, dont<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>les galeries étaient des temples : des prêtresses tenant des
vases d’or y ornaient les colonnes de fleurs ; et des aigles et
des cygnes tournoyaient autour du faîte. J’ai vu ces architectures
colossales se marier à la nuit ; les tours d’ivoire, de
diamant et de lapis lazuli, se fondaient dans la rougeur du
soir, tandis que les étoiles volaient dans l’azur sombre et
froid de la nuit, semblables à des armées innombrables, et,
dansant en cadence, formaient des cercles autour des esprits
de la musique. J’entendais dans les forêts lointaines
les soupirs des bêtes qui demandaient à être délivrées de
leur esclavage. Que de choses passèrent et tourbillonnèrent
encore devant mes yeux et dans ma tête ! Que croyais-je
devoir et pouvoir faire ? Quels vœux ai-je faits aux esprits ?
J’ai juré tout ce qu’ils ont voulu et pour l’éternité.
Ô Goethe ! ces sensations, ces visions, je les ai eues dans
l’herbe verte parsemée de boutons d’or. Je m’y couchais à
l’heure de la récréation, et j’étendais sur moi la toile qu’on
avait mise à blanchir sur le gazon. Je me croyais ou plutôt
je me sentais portée, enveloppée par ces symphonies,
que personne ne saurait expliquer. C’était juste à l’heure
où l’on avait coutume d’arroser la toile ; je restais tranquillement
dessous, et je me sentais rafraîchie par l’eau
dont on l’aspergeait. Toi aussi tu auras éprouvé les mêmes
émotions que moi ; les désirs fiévreux de s’élever vers le
paradis de l’imagination se seront sans doute aussi emparés
de toi ; car la nature humaine en est embrasée ; mais
bientôt elle se refroidit, elle change, et devient capable
d’autre chose. Les esprits ont mis la main à l’œuvre de ta
création, ils t’ont plongé dans le feu immortel, dans l’harmonie,
dans la musique ; que tu la comprennes ou que tu<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>la sentes, que tu sois tranquille ou inquiet, que tu pousses
des cris d’allégresse ou que tu pleures, que ton esprit respire
la liberté ou qu’il pèse ses chaînes, tout cela vient de
l’essence surhumaine qui est en toi. Si ni la tierce ni la quinte
ne te sourient, si elles ne sont pas assez gracieuses pour
se laisser contempler face à face et palper par toi, c’est uniquement
parce que leur sainteté te pénètre et t’absorbe, que les
sens qui ont mûri à leur lumière sont occupés ailleurs à répandre
la semence dorée pour une autre moisson. Oui, tes
chants sont les doux fruits pleins du parfum de cette sainteté.
Le parfum s’exhale de ta volupté dithyrambique ; ce ne
sont plus des voix isolées, mais bien des générations entières
qui portent et répandent au loin la puissance de tes
chants. — Je crois fermement que c’est la musique qui crée
toute véritable œuvre d’art, et je crois qu’elle se réjouit
d’être si bien régénérée en toi. — Ne t’inquiète pas de la
coquille de l’œuf, quand l’esprit, devenu nubile, s’en est
échappé ; ne t’inquiète pas de la tierce, de la quinte et de
tout le cousinage des modes majeurs et des modes mineurs ;
tout cela t’est naturellement allié : tu es de la famille.
L’enfant ne demande point des siens : Qui sont-ils ? Pourquoi
se trouvent-ils réunis ? Mais il sent qu’une éternelle
loi d’amour l’unit à eux. Et puis encore une chose : les
compositeurs ne sont pas des maçons qui, entassant les
pierres les unes sur les autres, sans oublier la cheminée,
l’escalier, la toiture et la porte par où l’on peut sortir,
croient après cela avoir bâti une maison. Ceux qui taillent à
tes chants un joli vêtement assez long par devant et par derrière
ne sont pas pour moi des compositeurs. Tes chants !
mais ils pénètrent le cœur de leur propre mélodie ! Lorsqu’il<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>y a dix jours j’étais assise sur le Rheinfels, que les chênes
courbés par le vent craquaient et murmuraient dans l’orage,
que leurs feuilles emportées dansaient sur les vagues,
j’ai osé chanter tes chants. Ce n’était pas le mode, le passage
d’un ton à l’autre, l’expression du sentiment ou de la
pensée, qui formaient une si puissante harmonie avec la
nature, c’était le désir qu’ils m’inspiraient de me fondre
dans cette nature. C’est là que j’ai bien senti que la musique
habite en ton génie ! Là il s’est montré à moi planant
sur les eaux, et il m’a recommandé de t’aimer. Goethe,
n’écoute pas les chansons des autres, et ne te crois pas
obligé de les comprendre et de les apprécier. Rends-toi à
discrétion ; au nom de Dieu, souffre que ta perception fasse
naufrage. Pourquoi veux-tu comprendre et coordonner ce qui
est divin ? Pourquoi veux-tu savoir d’où cela vient et où cela
va ? — Vois, c’est ainsi que j’écris quand je suis sans frein, et
que je ne demande pas si la raison m’approuve. Je ne sais
pas si ce que je dis d’inspiration est plus vrai que ce que je
dis après examen fait ; mais j’aime mieux écrire ainsi sans
craindre que, comme les autres, tu m’ordonnes de me
taire. Que ne te dirais-je pas si je ne voulais auparavant
réfléchir ! Bientôt je deviendrais maîtresse souveraine des
choses, et rien ne pourrait se dérober à mon esprit ; et si
alors tu t’harmonisais avec moi, si tu te courbais devant ma
volonté, comme l’accord de septième qui s’harmonise et
demande à être résolu, alors tu ferais ce que veut l’amour.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><nowiki />
{{d|Rochusberg.|4|fs=90%|mt=2em|mb=1em}}
Souvent je suis si contente de voir la bienheureuse heure
solitaire enfin arrivée, que je ne puis parvenir à écrire. Ici,
sur la hauteur, au milieu de l’été doré, je pense à l’avenir
doré, et cet avenir, — c’est de te revoir. Il m’occupe depuis
le moment où tu me tendis la main en signe d’adieu, où
tu me fis comprendre que tu en avais assez de ma tendresse.
Alors déjà ma pensée se retournait vers toi. C’est pourquoi
je ris d’un œil, tandis que je pleure de l’autre !
Comme mon âme est heureuse de penser à toi ! comme
elle bavarde à propos de chaque petit événement où elle
espère trouver un trésor !
À mon retour, ma première course fut pour ici, d’où je
t’avais écrit ma dernière lettre avant notre départ. Je voulais
voir si mon encrier et mon petit portefeuille rempli de
papier y étaient encore. Tout se trouvait en son lieu et place.
Goethe, j’aime tant tes lettres, que je les avais enveloppées
dans une étoffe de soie brodée de fleurs et d’ornemens d’or.
La veille de notre départ pour le voyage du Rhin, je ne savais
où les mettre ; je ne voulais pas les emporter, puisque
nous n’avions pour nous tous qu’un seul porte-manteau. Ne
pouvant fermer ma petite chambre, parce qu’on s’en servait,
je n’avais guère envie de les y laisser ; les emporter avec
moi ? si la barque avait chaviré, et que je me fusse noyée,
ces lettres, qui toutes, les unes après les autres, avaient
reposé sur mon cœur, seraient peut-être passées en des
mains étrangères. D’abord je pensai à les donner à garder
aux religieuses de Vollratz ; ce sont des Bernardines qui,
chassées de leur couvent, se sont retirées là ; mais je me
ravisai. La dernière fois que je vins ici sur la montagne,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>je trouvai un endroit convenable. Je creusai une petite
grotte sous le confessionnal de la chapelle de Saint-Roch,
où je serre toutes mes écritures ; je la tapissai de coquillages
et de jolis petits cailloux que j’avais trouvés sur la
montagne ; j’y mis mes lettres revêtues de leur enveloppe
de soie, et je plantai dessus une belle ronce que j’avais déracinée
avec beaucoup de peine. J’eus souvent peur durant
le voyage. Quel coup pour moi si je ne les avais plus retrouvées !
Mon cœur s’arrête à cette idée. Après notre
retour, il fit mauvais temps pendant sept jours ; il n’y
eut pas moyen de passer à l’autre bord. Le Rhin avait
monté de trois pieds ; on ne voyait pas une seule barque
dessus. Que je me repentais d’avoir porté mon trésor là-haut !
Je n’en parlai à personne ; mais quelle impatience
j’avais de venir ici ! J’en eus la fièvre ; je prévoyais que la
pluie, pénétrant par quelque endroit, aurait abîmé mes lettres.
Hélas ! elles ont bien un peu souffert de l’inondation,
mais fort peu. Que je me suis sentie heureuse en
apercevant de loin la ronce en fleur ! Je l’ai déplantée de
nouveau ; j’ai retiré mes lettres de leur grotte, et je les ai
mises sécher au soleil ; elles sont déjà presque sèches, et
je vais les emporter ; j’ai replanté la ronce à la même place,
en mémoire de cette aventure. Maintenant il faut que je
te raconte quels nouveaux arrangemens on a faits pendant
mon absence. J’ai trouvé dans le confessionnal une planche
sur laquelle se trouve une petite ruche carrée. Les abeilles
toutes languissantes se sont abattues dessus. À ce propos
laisse-moi te raconter une histoire de mon couvent. Il y avait
une nonne qu’on appelait la mère célatrice ; elle m’avait
habituée à l’aider dans toutes ses affaires. Quand nous<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>avions rangé le vin dans la cave, nous allions soigner les
abeilles ; car elle était ''mère aux abeilles'', charge très-importante.
L’hiver, elle les nourrissait, elle leur donnait de
la bière douce à sucer dans sa main ; l’été, quand elle se
promenait dans le jardin, les abeilles s’accrochaient à son
voile, et la bonne religieuse prétendait être aimée et connue
de ces petites bêtes. Moi aussi, j’avais alors une grande
inclination pour ces abeilles. La mère célatrice disait
qu’avant tout il fallait vaincre la peur qu’elles inspirent, et
ne pas remuer quand l’une d’elles veut piquer ; qu’alors
elle ne piquait jamais fort. Cela me coûta de grands combats.
Je formais le dessein de me tenir tranquille au milieu
des abeilles qui bourdonnaient à l’entour ; mais tout-à-coup
la peur me prenait, je me sauvais, et tout l’essaim
volait après moi. Enfin je suis parvenue à m’y habituer,
et j’en ai retiré bien du plaisir. Souvent j’allais leur
rendre visite avec un gros bouquet parfumé que je leur
tendais, et sur lequel elles venaient se poser. Je me plaisais
à soigner leur petit jardin particulier, et j’y plantais
principalement des œillets foncés bien odorans. La vieille
nonne me faisait alors le plaisir de dire qu’on démêlait
dans le miel le goût de toutes les fleurs que j’avais cultivées.
Elle m’enseigna aussi la manière de réchauffer les
abeilles quand elles sont gelées. Elle se frottait la main
d’orties et d’une certaine petite plante odorante, nommée
herbe au chat ; elle ouvrait la grande coulisse de la ruche,
et fourrait sa main dedans ; toutes les abeilles venaient se
mettre dessus et s’y réchauffer. J’ai souvent fait comme la
religieuse, et fourré dans la ruche ma petite main à côté
de la sienne. Aujourd’hui j’ai eu envie de faire de même ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>mais je ne m’en suis plus senti le courage. Voilà comme on
perd son innocence et les dons élevés qu’elle vous accorde.
— J’appris bientôt à connaître le propriétaire de la ruche du
confessionnal. Comme j’étais couchée sur le penchant de la
montagne, et que je paressais un peu à l’ombre en sommeillant,
j’entendis quelque chose trotter ; c’était le troupeau de
Bingen avec son chien et son berger. Celui-ci alla aussitôt
voir sa ruche. Il me dit qu’ayant à faire paître ici son troupeau
pendant quelque temps encore, le thym en fleur et le
lieu si bien éclairé par le soleil lui avaient tellement plu,
qu’il avait eu l’idée d’établir là un essaim, les abeilles ne
pouvant manquer de s’y bien trouver ; il ajouta que si
elles venaient à se multiplier et à s’emparer de tout le confessionnal
grillé, il en serait charmé.
Ce berger est un vieil homme à longues moustaches
grises ; il a été soldat, et il m’a raconté toutes sortes de
choses de la guerre et des temps passés. Il s’interrompait
pour siffler son chien, qui régentait pendant ce temps-là le
troupeau. Il me parla des différens esprits des montagnes,
et me dit qu’il n’y croyait pas ; mais que sur la hauteur
d’Ingelheim, là où sont les ruines de la grande salle impériale<ref>Le palais d’Ingelheim fut bâti et habité par Charlemagne.</ref>,
il ne faisait pas bon demeurer ; qu’il y avait rencontré
au clair de la lune un homme tout habillé d’acier,
et suivi d’un lion ; que quand le lion eut flairé un être vivant,
il s’était mis à rugir d’une manière effroyable ; qu’alors
le chevalier, se retournant, avait menacé l’animal
du doigt, et lui avait dit : « Veux-tu bien te taire, méchant
chien ! » Le lion s’était tu, et avait léché les pieds de cet<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Colette - Œuvres complètes (éd. Le Fleuron) tome I.djvu/257
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « CLAUDINE À L’ÉCOLE gamins grimpés et hurlants, nous serions propres | Nous ne nous parlons pas, nous n’avons rien à nous dire, assez occupées de cambrer nos tailles à l’usage des gens de Paris, et de pencher la tête dans le sens du vent, pour faire voler nos cheveux... On arrive dans la cour des écoles, on fait halte, on se masse, la foule reflue de tous côtés, bat les murs et les escalade. Du bout des doigts, nous écartons assez froide... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>CLAUDINE À L’ÉCOLE
gamins grimpés et hurlants, nous serions propres | Nous ne
nous parlons pas, nous n’avons rien à nous dire, assez occupées
de cambrer nos tailles à l’usage des gens de Paris, et de
pencher la tête dans le sens du vent, pour faire voler nos
cheveux...
On arrive dans la cour des écoles, on fait halte, on se
masse, la foule reflue de tous côtés, bat les murs et les escalade.
Du bout des doigts, nous écartons assez froidement les
camarades trop disposées à nous entourer, à nous noyer ; on
échange d’aigres « Fais donc attention | — Et toi, fais donc
pas tant ta sucrée | ! on t’a assez remarquée depuis ce matin | »
La grande Anaïs oppose aux moqueries unsilence dédaigneux ;
Marie Belhomme s’énerve, je me retiens tant que je peux
d’ôter un de mes souliers découverts pour l’appliquer sur la
figure de la plus rosse des Jaubert qui m’a sournoisement
bousculée.
Le ministre, escorté du général, du préfet, d’un tas de
conseillers, de secrétaires, de je ne sais pas bien quoi (je
connais mal ce monde-là) qui fendent la foule, a gravi l’estrade
et s’installe dans le beau fauteuil trop doré que le maire a tiré
de son salon tout exprès. Maigre consolation pour le pauvre
homme cloué chez lui par la goutte en ce jour inoubliable |
M. Jean Dupuy sue et s’éponge ; qu’est-ce qu’il ne donnerait
pas pour être à demain ! Au fait, on le paie pour ça... Derrière
lui, en demi-cercles concentriques, s’asseyent les conseillers
généraux, le conseil municipal de Montigny... tous ces gens
en nage, ça ne doit pas sentir très bon... Eh ! bien, et nous ?
C’est fini, notre gloire ? On nous laisse là en bas, sans que
personne nous offre seulement une chaise ? Trop fort !
« Venez, vous autres, on va s’asseoir. » Non sans peine nous
nous ouvrons un passage jusqu’à l’estrade, nous, le drapeau,
et toutes les porte-fanions. Là, la tête levée, je hèle à demi-voix
Dutertre qui bavarde, penché au dossier de M. le Préfet,
246<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>gamins grimpés et hurlants, nous serions propres ! Nous ne nous parlons pas, nous n’avons rien à nous dire, assez occupées de cambrer nos tailles à l’usage des gens de Paris, et de pencher la tête dans le sens du vent, pour faire voler nos cheveux…
On arrive dans la cour des écoles, on fait halte, on se masse, la foule reflue de tous côtés, bat les murs et les escalade. Du bout des doigts, nous écartons assez froidement les camarades trop disposées à nous entourer, à nous noyer ; on échange d’aigres « Fais donc attention ! — Et toi, fais donc pas tant ta sucrée ! on t’a assez remarquée depuis ce matin ! » La grande Anaïs oppose aux moqueries un silence dédaigneux ; Marie Belhomme s’énerve, je me retiens tant que je peux d’ôter un de mes souliers découverts pour l’appliquer sur la figure de la plus rosse des Jaubert qui m’a sournoisement bousculée.
Le ministre, escorté du général, du préfet, d’un tas de conseillers, de secrétaires, de je ne sais pas bien quoi (je connais mal ce monde-là) qui fendent la foule, a gravi l’estrade et s’installe dans le beau fauteuil trop doré que le maire a tiré de son salon tout exprès. Maigre consolation pour le pauvre homme cloué chez lui par la goutte en ce jour inoubliable ! M. Jean Dupuy sue et s’éponge ; qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour être à demain ! Au fait, on le paie pour ça… Derrière lui, en demi-cercles concentriques, s’asseyent les conseillers généraux, le conseil municipal de Montigny… tous ces gens en nage, ça ne doit pas sentir très bon… Eh bien, et nous ? C’est fini, notre gloire ? On nous laisse là en bas, sans que personne nous offre seulement une chaise ? Trop fort !
« Venez, vous autres, on va s’asseoir. » Non sans peine nous nous ouvrons un passage jusqu’à l’estrade, nous, le drapeau, et toutes les porte-fanions. Là, la tête levée, je hèle à demi-voix Dutertre qui bavarde, penché au dossier de M. le Préfet,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{c|{{espacé|0.2em|CLAUDINE À L’ÉCOLE}}}}</noinclude>gamins grimpés et hurlants, nous serions propres ! Nous ne nous parlons pas, nous n’avons rien à nous dire, assez occupées de cambrer nos tailles à l’usage des gens de Paris, et de pencher la tête dans le sens du vent, pour faire voler nos cheveux…
On arrive dans la cour des écoles, on fait halte, on se masse, la foule reflue de tous côtés, bat les murs et les escalade. Du bout des doigts, nous écartons assez froidement les camarades trop disposées à nous entourer, à nous noyer ; on échange d’aigres « Fais donc attention ! — Et toi, fais donc pas tant ta sucrée ! on t’a assez remarquée depuis ce matin ! » La grande Anaïs oppose aux moqueries un silence dédaigneux ; Marie Belhomme s’énerve, je me retiens tant que je peux d’ôter un de mes souliers découverts pour l’appliquer sur la figure de la plus rosse des Jaubert qui m’a sournoisement bousculée.
Le ministre, escorté du général, du préfet, d’un tas de conseillers, de secrétaires, de je ne sais pas bien quoi (je connais mal ce monde-là) qui fendent la foule, a gravi l’estrade et s’installe dans le beau fauteuil trop doré que le maire a tiré de son salon tout exprès. Maigre consolation pour le pauvre homme cloué chez lui par la goutte en ce jour inoubliable ! M. Jean Dupuy sue et s’éponge ; qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour être à demain ! Au fait, on le paie pour ça… Derrière lui, en demi-cercles concentriques, s’asseyent les conseillers généraux, le conseil municipal de Montigny… tous ces gens en nage, ça ne doit pas sentir très bon… Eh bien, et nous ? C’est fini, notre gloire ? On nous laisse là en bas, sans que personne nous offre seulement une chaise ? Trop fort !
« Venez, vous autres, on va s’asseoir. » Non sans peine nous nous ouvrons un passage jusqu’à l’estrade, nous, le drapeau, et toutes les porte-fanions. Là, la tête levée, je hèle à demi-voix Dutertre qui bavarde, penché au dossier de M. le Préfet,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{c|{{espacé|0.2em|CLAUDINE À L’ÉCOLE}}}}</noinclude>gamins grimpés et hurlants, nous serions propres ! Nous ne nous parlons pas, nous n’avons rien à nous dire, assez occupées de cambrer nos tailles à l’usage des gens de Paris, et de pencher la tête dans le sens du vent, pour faire voler nos cheveux…
On arrive dans la cour des écoles, on fait halte, on se masse, la foule reflue de tous côtés, bat les murs et les escalade. Du bout des doigts, nous écartons assez froidement les camarades trop disposées à nous entourer, à nous noyer ; on échange d’aigres « Fais donc attention ! — Et toi, fais donc pas tant ta sucrée ! on t’a assez remarquée depuis ce matin ! » La grande Anaïs oppose aux moqueries un silence dédaigneux ; Marie Belhomme s’énerve, je me retiens tant que je peux d’ôter un de mes souliers découverts pour l’appliquer sur la figure de la plus rosse des Jaubert qui m’a sournoisement bousculée.
Le ministre, escorté du général, du préfet, d’un tas de conseillers, de secrétaires, de je ne sais pas bien quoi (je connais mal ce monde-là) qui fendent la foule, a gravi l’estrade et s’installe dans le beau fauteuil trop doré que le maire a tiré de son salon tout exprès. Maigre consolation pour le pauvre homme cloué chez lui par la goutte en ce jour inoubliable ! M. Jean Dupuy sue et s’éponge ; qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour être à demain ! Au fait, on le paie pour ça… Derrière lui, en demi-cercles concentriques, s’asseyent les conseillers généraux, le conseil municipal de Montigny… tous ces gens en nage, ça ne doit pas sentir très bon… Eh bien, et nous ? C’est fini, notre gloire ? On nous laisse là en bas, sans que personne nous offre seulement une chaise ? Trop fort !
« Venez, vous autres, on va s’asseoir. » Non sans peine nous nous ouvrons un passage jusqu’à l’estrade, nous, le drapeau, et toutes les porte-fanions. Là, la tête levée, je hèle à demi-voix Dutertre qui bavarde, penché au dossier de M. le Préfet,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{c|{{espacé|0.2em|CLAUDINE À L’ÉCOLE}}}}</noinclude>gamins grimpés et hurlants, nous serions propres ! Nous ne nous parlons pas, nous n’avons rien à nous dire, assez occupées de cambrer nos tailles à l’usage des gens de Paris, et de pencher la tête dans le sens du vent, pour faire voler nos cheveux…
On arrive dans la cour des écoles, on fait halte, on se masse, la foule reflue de tous côtés, bat les murs et les escalade. Du bout des doigts, nous écartons assez froidement les camarades trop disposées à nous entourer, à nous noyer ; on échange d’aigres « Fais donc attention ! — Et toi, fais donc pas tant ta sucrée ! on t’a assez remarquée depuis ce matin ! » La grande Anaïs oppose aux moqueries un silence dédaigneux ; Marie Belhomme s’énerve, je me retiens tant que je peux d’ôter un de mes souliers découverts pour l’appliquer sur la figure de la plus rosse des Jaubert qui m’a sournoisement bousculée.
Le ministre, escorté du général, du préfet, d’un tas de conseillers, de secrétaires, de je ne sais pas bien quoi (je connais mal ce monde-là) qui fendent la foule, a gravi l’estrade et s’installe dans le beau fauteuil trop doré que le maire a tiré de son salon tout exprès. Maigre consolation pour le pauvre homme cloué chez lui par la goutte en ce jour inoubliable ! {{M.|Jean Dupuy}} sue et s’éponge ; qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour être à demain ! Au fait, on le paie pour ça… Derrière lui, en demi-cercles concentriques, s’asseyent les conseillers généraux, le conseil municipal de Montigny… tous ces gens en nage, ça ne doit pas sentir très bon… Eh bien, et nous ? C’est fini, notre gloire ? On nous laisse là en bas, sans que personne nous offre seulement une chaise ? Trop fort ! « Venez, vous autres, on va s’asseoir. » Non sans peine nous nous ouvrons un passage jusqu’à l’estrade, nous, le drapeau, et toutes les porte-fanions. Là, la tête levée, je hèle à demi-voix Dutertre qui bavarde, penché au dossier de {{M.|le Préfet}},<noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/251
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>homme. Le berger me racontait cette histoire en frissonnant ;
je frissonnai avec lui pour lui faire plaisir, et je lui
dis : « Je conçois bien qu’un paisible berger ait eu peur du
gardien d’un lion. — Comment donc ! reprit-il, à cette époque
je n’étais pas berger, mais bien soldat, et je n’étais
guère paisible ; j’avais une amoureuse : c’était pour enfoncer
sa porte et son verrou que j’étais venu à minuit à
Ingelheim ; mais cette nuit-là je n’allai pas plus loin ; je
retournai sur mes pas. — Eh bien ! et votre amoureuse,
elle vous aura attendu en vain ? — Oui, dit-il : là où les
esprits s’entremettent, il ne faut pas pousser plus loin. »
Quant à moi, je crois que quand on aime on ne doit pas
avoir peur des esprits, qu’alors seulement on peut se regarder
comme leur égal ; et que si la nuit n’est pas l’amie
de l’homme en général, elle est l’amie de celui qui aime
en particulier.
Je demandai au berger comment il passait son temps
pendant les longues et solitaires journées. Au lieu de me
répondre, il grimpa jusqu’au sommet de la montagne au-dessus
de moi, suivi de son troupeau, puis il revint toujours
accompagné du troupeau, et me montra une belle cornemuse ;
c’est ainsi qu’il appelait un hautbois garni d’ivoire
et d’anches d’argent ; il me dit : « C’est un Français qui me
l’a donnée, et j’en joue de manière à me faire entendre à
une lieue. Quand je fais paître mon troupeau sur la hauteur,
et que je vois sur le fleuve une barque remplie de
gens joyeux, je me mets à jouer. La cornemuse fait un
effet merveilleux dans le lointain, surtout quand il fait
beau soleil, et que l’eau est tranquille comme aujourd’hui ;
j’aime mieux en jouer que de boire et de manger. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/252
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><nowiki />
Il se mit à en jouer en se tournant du côté de la vallée pour
bien faire entendre l’écho. Il joua l’air de l’Enfant prophète
d’Axus et d’Ormus, avec des variations de son propre crû.
Le silence solennel qui accompagnait ces sons et se répandait
sur l’espace vide prouve bien que les esprits
s’emparent aussi du monde visible. Au moins tout changea
pour l’instant. L’air, les montagnes, la forêt, le lointain, le
fleuve rapide, chargé de barques qui glissaient dessus, tout
fut soumis à la mélodie, tout exhalait son esprit prophétique.
Le troupeau s’était parqué, le chien était couché aux
pieds du berger ; lui, éloigné de moi, debout sur la hauteur,
avait toute l’inspiration d’un virtuose qui se surpasse
parce qu’il sent qu’il est compris et apprécié. Il faisait
jouer un charmant rôle à l’écho ; tantôt il le faisait remplir
une pause, tantôt il répétait le dernier trait avec plus
d’accent, plus de tendresse, et toujours l’écho lui répondait
avec exactitude ; il s’enflammait, devenait languissant, et il
terminait enfin par un brillant final, qui faisait retentir les
vallées et les gorges du Donnersberg et du Hundsruck.
Puis, accompagné de son troupeau, il tourna la montagne.
Ma solitude étant troublée, j’emballai mes écritures, et à
la rougeur du soir je flânai pendant quelque temps avec le
berger derrière les blancs moutons, en causant sagement
avec lui ; il prit congé de moi, et me dit pour compliment
d’adieu que j’avais plus d’esprit que tous ceux qu’il connaissait.
Ceci me parut tout-à-fait neuf ; car jusqu’à présent j’ai
toujours entendu dire aux gens d’esprit que j’étais entièrement
absurde. Je ne saurais pourtant donner tort au
berger. Moi aussi j’ai de l’esprit, et je sens vivement.
{{d|Bettine.|3|sc}}<includeonly>
{{sep|m=2em}}</includeonly><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Renard-Les-Mains-d-Orlac -1920.djvu/62
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « à la nature. Les hommes ont fait ce qu’ils pouvaient. Un souffle puissant et régulier soulevait les bandages pectoraux.Stéphen, faisant fonctionner ses poumons,sem blait s’acquitter d’une tâche exclusive ; et Rosine l’écou tait respirer, comme naguère elle l’écoutait jouer les chefsd’œuvre des maîtres, — en extase. »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|chirurgie}}|57}}</noinclude>à la nature. Les hommes ont fait ce qu’ils pouvaient.
Un souffle puissant et régulier soulevait les bandages
pectoraux.Stéphen, faisant fonctionner ses poumons,sem
blait s’acquitter d’une tâche exclusive ; et Rosine l’écou
tait respirer, comme naguère elle l’écoutait jouer les chefsd’œuvre
des maîtres, — en extase.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|chirurgie}}|57}}</noinclude>à la nature. Les hommes ont fait ce qu’ils pouvaient.
Un souffle puissant et régulier soulevait les bandages pectoraux. Stéphen, faisant fonctionner ses poumons, semblait s’acquitter d’une tâche exclusive ; et Rosine l’écoutait respirer, comme naguère elle l’écoutait jouer les chefs-d’œuvre des maîtres, — en extase.
<nowiki /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bescherelle Jeune - Dictionnaire classique de la langue française, 1880.djvu/54
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Poslovitch
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr|ANG|40|ANI}}</noinclude><section begin="ANGÈME"/><nowiki/>
'''ANGÈME''', ''sm.'' Blason, fleur à six feuilles.
<section end="ANGÈME"/>
<section begin="ANGÉRONALES"/>'''ANGÉRONALES''', ''sf. pl.'' Ant. Fêtes à Rome.
<section end="ANGÉRONALES"/>
<section begin="ANGINE"/>'''ANGINE''', ''sf.'' Méd. Espèce d’esquinancie.
<section end="ANGINE"/>
<section begin="ANGINEUX, ANGINEUSE"/>'''ANGINEUX, EUSE''', ''adj.'' Qui est accompagné d’angine.
<section end="ANGINEUX, ANGINEUSE"/>
<section begin="ANGIOGRAPHIE"/>'''ANGIOGRAPHIE''', ''sf.'' Description des veines.
<section end="ANGIOGRAPHIE"/>
<section begin="ANGIORRHAGIE"/>'''ANGIORRHAGIE''', ''sf.'' Hémorrhagie active.
<section end="ANGIORRHAGIE"/>
<section begin="ANGIORRHAGIQUE"/>'''ANGIORRHAGIQUE''', ''adj.'' Qui a rapport à l’angiorrhagie.
<section end="ANGIORRHAGIQUE"/>
<section begin="ANGIORRHÉE"/>'''ANGIORRHÉE''', ''sf.'' Hémorrhagie passive.
<section end="ANGIORRHÉE"/>
<section begin="ANGIORRHIQUE"/>'''ANGIORRHIQUE''', ''adj.'' Qui a rapport à l’angiorrhée.
<section end="ANGIORRHIQUE"/>
<section begin="ANGIOSCOPE"/>'''ANGIOSCOPE''', ''sm.'' Microscope pour observer les vaisseaux capillaires.
<section end="ANGIOSCOPE"/>
<section begin="ANGIOSPERME"/>'''ANGIOSPERME''', ''adj.'' Bot. Dont les semences sont contenues dans une capsule bien distincte : ''plante angiosperme''.
<section end="ANGIOSPERME"/>
<section begin="ANGIOSPERMIE"/>'''ANGIOSPERMIE''', ''sf.'' Ordre qui comprend les plantes angiospermes.
<section end="ANGIOSPERMIE"/>
<section begin="ANGIOTÉNIQUE"/>'''ANGIOTÉNIQUE''', ''adj.'' Inflammatoire : ''fièvre angioténique''.
<section end="ANGIOTÉNIQUE"/>
<section begin="ANGIOTOMIE"/>'''ANGIOTOMIE''', ''sf.'' Dissection des veines.
<section end="ANGIOTOMIE"/>
<section begin="ANGIROLLE"/>'''ANGIROLLE''', ''sf.'' Mar. Palan de galère.
<section end="ANGIROLLE"/>
<section begin="ANGLAIS, ANGLAISE"/>'''ANGLAIS, AISE''', ''s.'' et ''adj.'' Qui est d’Angleterre.
— ''Sm.'' Langue anglaise : ''tout le monde devrait savoir l’anglais ;''
— ''sf.'', danse : ''danser l’anglaise ;''
sorte d’écriture : ''écrire l’anglaise ;''
— ''sf. pl.'', boucles de cheveux légères et allongées : ''se coiffer avec des anglais''.
<section end="ANGLAIS, ANGLAISE"/>
<section begin="ANGLAISER"/>'''ANGLAISER''', ''va.'', rég., {{1re}} conjug. Couper la queue d’un cheval à l’anglaise : ''anglaiser un cheval''.
<section end="ANGLAISER"/>
<section begin="ANGLE"/>'''ANGLE''', ''sm.'' Rencontre de deux lignes qui se coupent : ''angle droit, aigu, obtus, saillant, rentrant ;''
''angle facial'', formé par la réunion d’une ligne verticale et d’une ligne horizontale : ''on a cherché à déterminer le degré d’intelligence des individus d’après le degré de l’ouverture du l’angle facial ;''
''les angles d’un bataillon'', les coins d’un bataillon formé en carré : ''garnir, dégarnir les angles d’un bataillon carré''.
<section end="ANGLE"/>
<section begin="ANGLER"/>'''ANGLER''', ''va.'', rég., {{1re}} conjug. Donner la forme d’un angle.
<section end="ANGLER"/>
<section begin="ANGLET"/>'''ANGLET''', ''sm.'' Archit. Cavité à angles droits entre les bassages.
<section end="ANGLET"/>
<section begin="ANGLEUX, ANGLEUSE"/>'''ANGLEUX, EUSE''', ''adj.'' Qui adhère à sa coque inégale : ''noix angleuse''.
<section end="ANGLEUX, ANGLEUSE"/>
<section begin="ANGLICAN, ANGLICANE"/>'''ANGLICAN, ANE''', ''adj.'' Qui est de la religion protestante en Angleterre : ''clergé, rit anglican, église anglicane''.
<section end="ANGLICAN, ANGLICANE"/>
<section begin="ANGLICANISME"/>'''ANGLICANISME''', ''sm.'' Religion protestante de l’État en Angleterre.
<section end="ANGLICANISME"/>
<section begin="ANGLICISME"/>'''ANGLICISME''', ''sm.'' Locution anglaise : ''les traducteurs d’ouvrages anglais se garantissent difficilement des anglicismes''.
<section end="ANGLICISME"/>
<section begin="ANGLOIR"/>'''ANGLOIR''', ''sm.'' Instrument pour prendre les angles.
<section end="ANGLOIR"/>
<section begin="ANGLOMANE"/>'''ANGLOMANE''', ''sm.'' Admirateur outré des Anglais.
<section end="ANGLOMANE"/>
<section begin="ANGLOMANIE"/>'''ANGLOMANIE''', ''sf.'' Affectation d’imiter les Anglais ou ce qui est anglais.
<section end="ANGLOMANIE"/>
<section begin="ANGLOMANISER"/>'''ANGLOMANISER''', ''vn.'', rég., {{1re}} conjug. Imiter les Anglais.
<section end="ANGLOMANISER"/>
<section begin="ANGLOPHILE"/>'''ANGLOPHILE''', ''sm.'' Qui aime les Anglais.
<section end="ANGLOPHILE"/>
<section begin="ANGLOPHOBE"/>'''ANGLOPHOBE''', ''sm.'' Qui a les Anglais en horreur.
<section end="ANGLOPHOBE"/>
<section begin="ANGLOPHOBIE"/>'''ANGLOPHOBIE''', ''sf.'' Horreur qu’on a pour les Anglais, pour tout ce qui est anglais.
<section end="ANGLOPHOBIE"/>
<section begin="ANGOISSE"/>'''ANGOISSE''', ''sf.'' Anxiété extrême ;
grande affliction d’esprit : ''être dans d’extrêmes, de mortelles angoisses ;''
torture de l’âme : ''les angoisses de la mort''.
<section end="ANGOISSE"/>
<section begin="ANGOLAN"/>'''ANGOLAN''', ''sm.'' Arbre toujours vert de Malabar.
<section end="ANGOLAN"/>
<section begin="ANGON"/>'''ANGON''', ''sm.'' Javelot à l’usage des Francs ;
— terme de pêche, crochet pour tirer les crustacés d’entre les rochers.
<section end="ANGON"/>
<section begin="ANGORA"/>'''ANGORA''', ''adj.'' Originaire d’Angora ;
à poils longs et soyeux : ''chat, lapin, chèvre angora.''
— ''Sm.'' ''Un bel angora ;''
— ''pl. : de beaux angoras''.
<section end="ANGORA"/>
<section begin="ANGOURE"/>'''ANGOURE''', ''sf.'' Sorte de melon d’eau.
<section end="ANGOURE"/>
<section begin="ANGREC"/>'''ANGREC''', ''sm.'' Plante de la famille des orchidées.
<section end="ANGREC"/>
<section begin="ANGROIS"/>'''ANGROIS''', ''sm.'' Petit coin pour fixer le manche d’un marteau.
<section end="ANGROIS"/>
<section begin="ANGUICHURE"/>'''ANGUICHURE''', ''sf.'' Baudrier pour porter le cor de chasse.
<section end="ANGUICHURE"/>
<section begin="ANGUIFÈRE"/>'''ANGUIFÈRE''' (''gui'' diphthongue), ''adj.'' Qui porte un serpent.
<section end="ANGUIFÈRE"/>
<section begin="ANGUIFORME"/>'''ANGUIFORME''' (''gui'' diphthongue), ''adj.'' De la forme d’une anguille ou d’un serpent.
<section end="ANGUIFORME"/>
<section begin="ANGUIGÈNE"/>'''ANGUIGÈNE''' (''gui'' diphthongue), ''adj.'' Né de serpents.
<section end="ANGUIGÈNE"/>
<section begin="ANGUILLADE"/>'''ANGUILLADE''', ''sf.'' Coup de peau d’anguille.
<section end="ANGUILLADE"/>
<section begin="ANGUILLE"/>'''ANGUILLE''', ''sf.'' Poisson d’eau douce du genre des murènes ;
— terme d’arts, faux plis au drap foulé.
<section end="ANGUILLE"/>
<section begin="ANGUILLÈRE"/>'''ANGUILLÈRE''', ''sf.'' Vivier d’anguilles.
<section end="ANGUILLÈRE"/>
<section begin="ANGUILLERS"/>'''ANGUILLERS''', ''sm. pl.'' Canaux à fond de câle pour les eaux.
<section end="ANGUILLERS"/>
<section begin="ANGUILLETTE"/>'''ANGUILLETTE''', ''sf.'' Petite anguille.
<section end="ANGUILLETTE"/>
<section begin="ANGUILLIFORME"/>'''ANGUILLIFORME''', ''adj.'' Semblable à l’anguille.
<section end="ANGUILLIFORME"/>
<section begin="ANGUINE"/>'''ANGUINE''', ''sf.'' Plante cucurbitacée.
<section end="ANGUINE"/>
<section begin="ANGUIS"/>'''ANGUIS''', ''sm.'' Serpent.
<section end="ANGUIS"/>
<section begin="ANGULAIRE"/>'''ANGULAIRE''', ''adj.'' Qui a un ou plusieurs angles : ''corps, figure angulaire ;''
— Archit., ce qui est à l’angle, à l’encoignure d’un édifice : ''poteau, colonne, pilastre angulaire, pierre angulaire''.
<section end="ANGULAIRE"/>
<section begin="ANGULAIREMENT"/>'''ANGULAIREMENT''', ''adv.'' En forme d’angle.
<section end="ANGULAIREMENT"/>
<section begin="ANGULEUX, ANGULEUSE"/>'''ANGULEUX, EUSE''', ''adj.'' Dont la surface a plusieurs angles : ''corps anguleux ;''
— fig., difficile et susceptible :’'esprit, caractère anguleux.''
<section end="ANGULEUX, ANGULEUSE"/>
<section begin="ANGULON"/>'''ANGULON''', ''sm.'' Plante orchidée.
<section end="ANGULON"/>
<section begin="ANGULOSE"/>'''ANGULOSE''', ''sf.'' Plante du Pérou.
<section end="ANGULOSE"/>
<section begin="ANGUSTICLAVE"/>'''ANGUSTICLAVE''', ''sm.'' Tunique des chevaliers romains.
<section end="ANGUSTICLAVE"/>
<section begin="ANGUSTIE"/>'''ANGUSTIE''', ''sf.'' Méd. Resserrement des vaisseaux.
<section end="ANGUSTIE"/>
<section begin="ANGUSTIÉ, ANGUSTIÉE"/>'''ANGUSTIÉ, ÉE''', ''adj.'' Étroit, serré : ''chemise angustiée''.
<section end="ANGUSTIÉ, ANGUSTIÉE"/>
<section begin="ANGUSTURE"/>'''ANGUSTURE''', ''sf.'' Écorce d’un arbre d’Amérique qui remplace le quinquina.
<section end="ANGUSTURE"/>
<section begin="ANHÉLATION"/>'''ANHÉLATION''', ''sf.'' Courte haleine.
<section end="ANHÉLATION"/>
<section begin="ANHÉLER"/>'''ANHÉLER''', ''va.'', rég., {{1re}} conjug. Entretenir à point le feu d’une verrerie.
<section end="ANHÉLER"/>
<section begin="ANHÉLEUX, ANHÉLEUSE"/>'''ANHÉLEUX, EUSE''', ''adj.'' Gêné : ''respirateur anhéleuse''.
<section end="ANHÉLEUX, ANHÉLEUSE"/>
<section begin="ANHIAGA"/>'''ANHIAGA''', ''sm.'' Oiseau de proie.
<section end="ANHIAGA"/>
<section begin="ANHYDRE"/>'''ANHYDRE''', ''adj.'' Chim. Qui ne contient pas d’eau.
<section end="ANHYDRE"/>
<section begin="ANI"/>'''ANI''', ''sm.'' Oiseau-pie.
<section end="ANI"/>
<section begin="ANIBE"/>'''ANIBE''', ''sm.'' Arbre de la Guiane.
<section end="ANIBE"/>
<section begin="ANICELLO"/>'''ANICELLO''', ''sm.'' Poivrier d’Amérique.
<section end="ANICELLO"/>
<section begin="ANICÉTON"/>'''ANICÉTON''', ''sm.'' Emplâtre.
<section end="ANICÉTON"/>
<section begin="ANICHIES"/>'''ANICHIES''', ''sm. pl.'' Genre d’amarantes.
<section end="ANICHIES"/>
<section begin="ANICROCHE"/>'''ANICROCHE''', ''sf.'' Difficultés, embarras : ''le monde est rempli d’anicroches ;''
mauvaise défaite : ''trouver, susciter des anicroches''.
<section end="ANICROCHE"/>
<section begin="ÂNIER, ÂNIÈRE"/>'''ÂNIER, IÈRE''', ''sm.'' Qui conduit les ânes.
<section end="ÂNIER, ÂNIÈRE"/>
<section begin="ANIL"/>'''ANIL''', ''sm.'' Plante du Brésil dont on tire l’indigo.
<section end="ANIL"/>
<section begin="ANILLE"/>'''ANILLE''', ''sf.'' Vrille des plantes.
<section end="ANILLE"/>
<section begin="ANILLÉ, ANILLÉE"/>'''ANILLÉ, ÉE''', ''adj.'' Bot. Qui a des anilles.
<section end="ANILLÉ, ANILLÉE"/>
<section begin="ANIMADVERSION"/>'''ANIMADVERSION''', ''sf.'' Improbation, censure, blâme : ''l’autorité ne doit pas s’attirer l’animadversion publique.''
<section end="ANIMADVERSION"/>
<section begin="ANIMAL"/>'''ANIMAL''', ''sm.'' Être animé et sensible : ''l’homme est un animal raisonnable ;''
— fig., grossier, stupide : ''voilà un animal, un franc, un sot animal ;''
— ''pl.'', animaux : ''Dieu, après avoir créé les animaux, créa l’homme''.
<section end="ANIMAL"/>
<section begin="ANIMAL, ANIMALE"/>'''ANIMAL, ALE''', ''adj.'' Qui appartient, qui est propre à l’animal : ''vie, économie animale ;''
''esprit animal'', purement matériel :
''appétit animal'', sensuel ;
''règne animal'', classe des animaux :
''nourriture, régime animal'', viandes et poisson ;
— ''pl. m.'', animaux : ''esprits animaux, acides animaux''.
Syn. '''Animal, bête, brute'''. On est ''bête'', quand on
fait les choses sans esprit ni raison ; ''animal'', quand on
a des mouvements brusques ; ''brute'', si l’on est d’une
grossièreté, d’une stupidité achevée.
<section end="ANIMAL, ANIMALE"/>
<section begin="ANIMALCULE"/>'''ANIMALCULE''', ''sm.'' Animal microscopique : ''les animalcules infusoires''.
<section end="ANIMALCULE"/>
<section begin="ANIMALISABLE"/>'''ANIMALISABLE''', ''adj.'' Susceptible de se transformer en chyle.
<section end="ANIMALISABLE"/>
<section begin="ANIMALISATION"/>'''ANIMALISATION''', ''sf.'' Assimilation de la matière végétale à la substance animale.
<section end="ANIMALISATION"/>
<section begin="ANIMALISER"/>'''ANIMALISER''', ''va.'' et ''pr.'', rég., {{1re}} conjug. Assimiler une matière à une substance animale : ''le matérialisme animalise l’homme ; la région le divinise ;''
— ''pr.'', s’assimiler à la propre substance de l’animal.
<section end="ANIMALISER"/>
<section begin="ANIMALISME"/>'''ANIMALISME''', ''sm.'' État, qualité de l’animal.
<section end="ANIMALISME"/>
<section begin="ANIMALITÉ"/>'''ANIMALITÉ''', ''sf.'' Caractère propre et constitutif de l’animal.
<section end="ANIMALITÉ"/>
<section begin="ANIMATION"/>'''ANIMATION''', ''sf.'' Action d’animer ; union de l’âme au corps ;
— fig., vivacité, chaleur : ''il y a de l’animation dans les discours de Cicéron''.
<section end="ANIMATION"/>
<section begin="ANIMER"/>'''ANIMER''', ''va.'', ''pr.'' et ''récip.'', rég., {{1re}} conjug.
Donner la vie : ''il y a dans les corps vivants un principe qui les anime ;''
encourager, exciter : ''animer les soldats au combat, les animer par son exemple ;''
donner de la vivacité, ed l’action : ''il y a des gens indolents que rien ne peut animer ;''
irriter : ''il ne faut pas prendre plaisir à animer les citoyens les uns contre les autres ;''
donner de la force, de la chaleur : ''il y a des orateurs qui n’ont pas d’action, et qui n’animent pas ce qu’ils disent ;''
rendre plus vif : ''animer la conversation ;''
donner plus d’éclat, plus de vivacité : ''le dépit animait ses regards ;''
donner un air de vie : ''le sculpteur, le peintre dont''<section end="ANIMER"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Hier j’ai fermé ma lettre, et je l’ai envoyée ; mais je
n’avais pas fini. Si tu savais quelle inquiétude et quelles
douleurs fondent sur moi quand j’écris ces histoires si simples !
Toutes ces choses te paraissent dites négligemment,
comme elles me sont arrivées. Oh ! bien oui ! Je vois et je
pense des choses que je ne sais exprimer. Mes pensées se
croisent, elles se pourchassent, elles fuient les unes devant
les autres ; alors mon esprit devient désert comme le monde.
Le berger prétend que la musique protège contre l’ennui et
les mauvaises pensées ; il a raison, car la mélancolie de l’ennui
n’existe que parce que nous soupirons après l’avenir ; et
cet avenir nous le pressentons dans la musique ; elle est
tout esprit, et sans esprit il n’y a pas d’avenir. Comment
celui que l’esprit ne soutient pas pourrait-il vivre et respirer ?
Mais en voulant te parler de la musique, j’ai entrepris
quelque chose de trop grand ; car sa sagesse ne saurait
être exprimée par une bouche humaine. Je garde donc
beaucoup de choses pour moi, de peur que tu ne veuilles
pas les agréer, ou plutôt parce que je te crois aveuglé par
les préjugés qui t’auront été inculqués par, Dieu sait quel
bourgeois ! Je n’ai aucun pouvoir sur toi ; tu t’imagines
devoir t’adresser aux savans, quoique tout ce qu’ils puissent
te dire ne fasse qu’embarrasser ta curiosité. Ô Goethe !
j’ai peur de toi et du papier ; j’ai peur d’écrire ce que je
pense pour toi.
Oui, Christian Schlosser m’a dit que tu ne comprenais
pas la musique, que tu avais peur de la mort, et que tu
n’avais pas de religion. Que répondre à tout cela ? — Quand
quelque chose me chagrine, je deviens bête et muette. Ah !<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|quand le phare s’alluma…}}|49}}</noinclude>QUAND LE PHARE S'ALLUMA...
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son voisin de bastingage, l'avait troublé avec son air
franc et son expansion.
Huit jours durant, Thomas parcourut l'île chaude,
endormie le jour au soleil, vivante la nuit sous les
étoiles. Il vit des maisons à fresques, les collines
rougeoyantes, à peine ombrées du semis grêle des
oliviers, la campagne nue où des cyprès tendent
leurs tristes doigts noirs, les églises dorées. Il enten-
dit les femmes rire sous leurs mantilles presque
espagnoles, les chansons paresseuses violer le si-
lence des petits balcons fermés à la mode arabe.
Et Thomas songeait: la figure du signor Antonio le
hantait, et à mesure que ses réflexions prenaient
corps, une détente filtrait en lui... « Si, tout de
même, j'étais le marchand, le collectionneur que je
prétends être !» Et de soupirer. De pauvres clartés
venues d'un lointain l'effleuraient. Lui aussi, comme
les autres, pouvait se rappeler sa mère... Sa mère !...
Il l'avait peu connue. Elle était morte quand il avait
eu six ans, quand il allait l'aimer... Alors il ne pou-
vait plus que balbutier parfois un appel furtif, le
soir, lorsqu'il était seul dans sa chambre. « Maman !>>
Un portrait usé par le frottement du calepin et du
temps, un visage si doux, si noyé dans la cendre du
passé toute sa noblesse, toute sa bonté, toute son
ancienne vie fraîche et propre... Et puis retomber
toujours, céder à ce mauvais génie inconnu ! Il était
venu en Sicile pour y chercher des vases antiques!
C'est une profession honorable, cela. Aussi hono-
rable que de chercher des pieds gauches de sta-
tues...
« Alors, si j'allais trouver le signor Antonio, si
je lui disais: Eh bien, soit, j'accepte votre proposi-
tion. Faisons route ensemble, vous chercherez votre
pied gauche, moi des bouts de vases. Vous me
guiderez. Comme je suis jeune, vous comblerez
avec votre expérience les lacunes de mon éducation
archéologique. Si vous voulez, nous fonderons un
petit magasin à Palerme, à Messine... ou ailleurs,
pour que les touristes puissent acheter des bouts de
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|quand le phare s’alluma…}}|49}}</noinclude>son voisin de bastingage, l’avait troublé avec son air franc et son expansion.
Huit jours durant, Thomas parcourut l’île chaude, endormie le jour au soleil, vivante la nuit sous les étoiles. Il vit des maisons à fresques, les collines rougeoyantes, à peine ombrées du semis grêle des oliviers, la campagne nue où des cyprès tendent leurs tristes doigts noirs, les églises dorées. Il entendit les femmes rire sous leurs mantilles presque espagnoles, les chansons paresseuses violer le silence des petits balcons fermés à la mode arabe.
Et Thomas songeait : la figure du signor Antonio le hantait, et à mesure que ses réflexions prenaient corps, une détente filtrait en lui… « Si, tout de même, j’étais le marchand, le collectionneur que je prétends être ! » Et de soupirer. De pauvres clartés venues d’un lointain l’effleuraient. Lui aussi, comme les autres, pouvait se rappeler sa mère… Sa mère !… Il l’avait peu connue. Elle était morte quand il avait eu six ans, quand il allait l’aimer… Alors il ne pouvait plus que balbutier parfois un appel furtif, le soir, lorsqu’il était seul dans sa chambre. « Maman ! » Un portrait usé par le frottement du calepin et du temps, un visage si doux, si noyé dans la cendre du passé : toute sa noblesse, toute sa bonté, toute son ancienne vie fraîche et propre… Et puis retomber toujours, céder à ce mauvais génie inconnu ! Il était venu en Sicile pour y chercher des vases antiques ! C’est une profession honorable, cela. Aussi honorable que de chercher des pieds gauches de statues…
« Alors, si j’allais trouver le signor Antonio, si je lui disais : Eh bien, soit, j’accepte votre proposition. Faisons route ensemble, vous chercherez votre pied gauche, moi des bouts de vases. Vous me guiderez. Comme je suis jeune, vous comblerez avec votre expérience les lacunes de mon éducation archéologique. Si vous voulez, nous fonderons un petit magasin à Palerme, à Messine… ou ailleurs, pour que les touristes puissent acheter des bouts de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|quand le phare s’alluma…}}|49}}</noinclude>son voisin de bastingage, l’avait troublé avec son air franc et son expansion.
Huit jours durant, Thomas parcourut l’île chaude, endormie le jour au soleil, vivante la nuit sous les étoiles. Il vit des maisons à fresques, les collines rougeoyantes, à peine ombrées du semis grêle des oliviers, la campagne nue où des cyprès tendent leurs tristes doigts noirs, les églises dorées. Il entendit les femmes rire sous leurs mantilles presque espagnoles, les chansons paresseuses violer le silence des petits balcons fermés à la mode arabe.
Et Thomas songeait : la figure du signor Antonio le hantait, et à mesure que ses réflexions prenaient corps, une détente filtrait en lui… « Si, tout de même, j’étais le marchand, le collectionneur que je prétends être ! » Et de soupirer. De pauvres clartés venues d’un lointain l’effleuraient. Lui aussi, comme les autres, pouvait se rappeler sa mère… Sa mère !… Il l’avait peu connue. Elle était morte quand il avait eu six ans, quand il allait l’aimer… Alors il ne pouvait plus que balbutier parfois un appel furtif, le soir, lorsqu’il était seul dans sa chambre. « Maman ! » Un portrait usé par le frottement du calepin et du temps, un visage si doux, si noyé dans la cendre du passé : toute sa noblesse, toute sa bonté, toute son ancienne vie fraîche et propre… Et puis retomber toujours, céder à ce mauvais génie inconnu ! Il était venu en Sicile pour y chercher des vases antiques ! C’est une profession honorable, cela. Aussi honorable que de chercher des pieds gauches de statues…
… « Alors, si j’allais trouver le signor Antonio, si je lui disais : Eh bien, soit, j’accepte votre proposition. Faisons route ensemble, vous chercherez votre pied gauche, moi des bouts de vases. Vous me guiderez. Comme je suis jeune, vous comblerez avec votre expérience les lacunes de mon éducation archéologique. Si vous voulez, nous fonderons un petit magasin à Palerme, à Messine… ou ailleurs, pour que les touristes puissent acheter des bouts de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>Goethe ! lorsqu’on n’a pas d’abri contre le mauvais temps,
on est glacé par le vent froid et âpre ; mais toi je te sais à couvert
en toi-même. Les trois énigmes sont donc pour moi.
Je voudrais à toute force t’expliquer la musique, et je sais
qu’elle est au-dessus des sens, que moi-même je ne la comprends
pas. Pourtant je ne puis me détacher de cette
énigme insoluble, je la prie, je l’adore, mais non pas
afin qu’elle se rende sensible ; les choses qu’on ne saurait
comprendre font partie de Dieu ; car il n’y a pas entre nous
et lui de monde intermédiaire, dans lequel il existe encore
des mystères. Comme la musique est incompréhensible,
elle est sûrement Dieu. Voilà ce que j’avais à te
dire. {{corr|Moques-toi|Moque-toi}}, si tu veux, de moi avec ta compréhension
de la tierce et de la quinte ! Non, tu es trop bon, tu ne
ris pas : d’ailleurs, tu es trop sage pour cela. Tu renonceras
avec plaisir à tes études et à tes idées acquises pour
adopter ce mystère sanctifiant d’un esprit divin dans la
musique. Que pouvons-nous rechercher ? qu’est-ce qui
nous émeut, si ce n’est ce qui est divin ? Et les gens bien
appris, que te diront-ils de mieux et de plus élevé ? Qu’oseront-ils
répondre à cet argument ? Si l’un d’eux venait dire
que la musique sert à perfectionner l’esprit de l’homme,
je le lui accorderais. Nous devons nous perfectionner en
Dieu. Mais s’il prétendait qu’elle n’est que la médiatrice
de l’homme et de la divinité, et qu’elle n’est pas Dieu elle-même,
oh ! alors je lui répondrais : Langue menteuse,
vous parlez ainsi parce que votre chant n’est pas pénétré de
la divinité. La divinité ne nous apprend à connaître la
lettre qu’afin que, comme elle et par notre propre force,
nous puissions régner dans l’empire divin. L’étude de l’art<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>ne sert qu’à poser en nous le fondement de l’indépendance,
et à être notre conquête à nous. Quelqu’un disait
que le Christ ne connaissait pas la musique : je ne sus que
répondre ; d’abord parce que je ne connais pas parfaitement
la vie du Christ ; ensuite parce que je ne puis communiquer
qu’à toi seul ce qui me vint alors en idée, quoique je
ne sache pas ce que tu en penseras. Le Christ a dit : « Votre
corps aussi sera glorifié ! » La musique n’est-elle pas la
glorification de la nature sensible ? La musique n’émeut-elle
pas nos sens, de telle sorte qu’ils se sentent fondus dans
l’harmonie des sons, cette harmonie que tu veux calculer
par la tierce et la quinte ? Apprends à comprendre, et l’incompréhensible
t’émerveillera encore plus. Les sens deviennent
sublimes en se mêlant au torrent de l’inspiration. Tout
ce qui parle alors à l’esprit passe dans les sens, et l’homme
se sent capable de tout. L’amour et l’amitié, le courage
guerrier, l’aspiration après la divinité, embrasent son sang{{corr||,}}
le sanctifient, et la matière ne veut plus que ce que veut l’esprit.
Voilà l’action de la musique, voilà la glorification du
corps. Les sens du Christ étaient fondus dans l’esprit divin ;
ils avaient les mêmes désirs que lui. Le Christ a dit :
« Que ce que vous toucherez par l’esprit et par les sens
soit divin, alors votre corps deviendra esprit. » Vois-tu,
voilà à peu près ce que j’ai senti et ce que j’ai pensé quand
j’ai entendu dire que le Christ ne connaissait pas la musique.
Excuse-moi de te parler de la sorte, et pour ainsi dire
sans fondement ; car la tête me tourne ; je ne fais qu’indiquer
ce que je voudrais dire, et je l’oublie facilement.
Mais s’il ne m’était pas permis de te confesser tout ce qui
s’élève en moi, à qui pourrais-je le communiquer ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><nowiki />
Cet hiver, j’avais une araignée dans ma chambre ;
quand je jouais de la guitare, elle descendait bien vite
dans un nid qu’elle s’était tissu plus bas. Je me mettais
devant elle, et je continuais mon jeu. Je voyais parfaitement
que les sons résonnaient dans ses petits membres ;
quand je changeais d’accords, ses mouvemens changeaient
de rhythme. Ce petit être était pénétré du plaisir, autrement
dit de l’esprit, aussi long-temps que mon jeu durait ; quand
il cessait, elle se retirait. J’avais encore une souris pour petite
camarade ; mais celle-là était plutôt portée pour la
musique vocale. Elle ne paraissait guère que quand je chantais
la gamme ; plus j’enflais les sons, plus elle s’approchait ;
elle finissait par s’asseoir dans le milieu de la chambre.
Cette petite bête amusait beaucoup mon maître ; lui et
moi, nous nous gardions bien de la déranger. Quand je
chantais des chansons et des mélodies variées, elle paraissait
avoir peur ; bientôt elle n’y tenait plus, et se sauvait
précipitamment. C’était donc la gamme qui était appropriée
à la nature de ce petit être, c’était la gamme qui
la pénétrait, et rehaussait, à n’en pas douter, le sentiment
en elle ; les sons, beaux par eux-mêmes, filés aussi purement
que possible, émouvaient ses organes. — Ah ! Goethe ! que
te dire ? Tout me fait impression ; je suis si sensible aujourd’hui,
que je voudrais pleurer. Celui qui a la facilité
d’habiter dans le temple bâti sur les hauteurs sereines peut-il
désirer hanter le repaire des voleurs ? Ces deux petites
bêtes s’étaient données tout entières à la musique ; c’était
leur temple, dans lequel elles sentaient leur existence
exaltée et touchée par la divinité. Et toi, qui te sens continuellement
ému par l’éternelle action de la divinité en toi,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><section begin="s1"/>tu n’aurais pas de religion ? Toi, dont les pensées et les
paroles sont tournées vers la muse, et s’adressent à elle,
tu ne vivrais pas dans l’élément de l’exaltation, de la médiation
entre Dieu et toi ? Oui, l’ascension de la vie ignorante
à la révélation, c’est là la musique.
{{d|Bettine.|3|sc}}
{{sep|m=2em}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{c|À BETTINE.|fs=85%|m=2em}}
{{d|Carlsbad, 28 juillet 1808.|4|fs=90%|m=1em}}
S’il est vrai, comme disent les poètes, qu’il n’y a pas de
plus grand plaisir que d’orner ce qu’on aime, tu ne t’en fais
pas faute à mon égard. Ma mère m’envoie de ta part une
boîte pleine des plus belles pommes d’amour, enfilées en
gracieuses chaînes d’or ; elles ont manqué devenir pommes
de discorde parmi ma société. Mais il y a une ruse cachée
sous ce présent et dans la recette qui l’accompagne ; je ne
puis m’empêcher de la dénoncer. Car, comme tu es assez
fine pour me faire croire à la glace en plein été, je voudrais
bien aussi te prouver mon esprit, et te montrer
qu’instantanément, sans préparation, je sais supporter
ces ''plaisirs d’hiver''<ref>Toute cette lettre était sans doute la réponse à une lettre de Bettine qui manque ici.</ref>. Je ne te dirai pas que je n’aimerais
orner personne autre que toi ; car tu m’as surpris sans
parure, et tu me plairas toujours ainsi. J’avais appendu les
rangs de perles des fruits chinois entre les battans ouverts
de la fenêtre ; le soleil donnait dessus, j’eus occasion d’examiner
son effet sur ces fruits balsamiques. Là où {{tiret|frap|paient}}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
oz5ao4f4ku76g2c5dtbkjwbxd9diijs
Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/258
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Acélan
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>{{tiret2|frap|paient}} ses rayons, le rouge ardent se changeait tantôt en
pourpre foncé, tantôt en vert ou en bleu vif, et toujours
d’un ton monté par l’or de la lumière. Depuis long-temps
Je n’avais observé un jeu aussi charmant des couleurs ; et
qui sait quels détours cela me mènera à faire ? Le cou de
cygne, dont me parle la plume de ma mère, qui t’obéit,
m’inspirerait difficilement des réflexions et des méditations
aussi prononcées. J’ai cru suivre ta volonté en me réjouissant
du trésor que tu m’envoies, et en m’y instruisant ;
je le cache aux regards de la convoitise plutôt que de l’abandonner
au choix d’un chacun. En le voyant, je pense à
toi et aux fruits si doux du pays du soleil, et je voudrais
étaler devant toi tous les trésors de l’Orient, quand ce ne
serait que pour te voir les dédaigner, parce que tu sens
que ton bonheur repose sur autre chose.
Ta gracieuse lettre, tes pages si riches, sont venues me
trouver dans un moment où j’aurais voulu te recevoir toi-même.
J’étais plein d’impatience. Depuis plusieurs courriers
je voyais toujours le gentil garçon aux lettres, qui est
encore dans les années de malice, tenir entre ses doigts
minces les paquets bien arrondis de tes lettres. J’envoyais
alors bien vite en bas les chercher, et mon attente n’était jamais
trompée. Alors j’avais de la nourriture d’un courrier à
l’autre ; mais depuis deux fois je l’attendais en vain et elle
manquait. Ne te fâche pas de ce que je deviens aussi impatient :
l’habitude est si douce chose ! Ma chère mère avait,
par une très-louable économie, rassemblé tes lettres, et
les avait emballées dans la petite boîte, de sorte que ce
n’est que maintenant que tout ce que tu m’as décrit m’entoure.
Je suis dans un autre pays, sous un autre ciel ; voilà<noinclude>
<references/></noinclude>
osghuf2k6xu5wr1hitt67jfexlorcem
Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/626
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SkoRo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''SURSAUT'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 609 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''SYLLABE'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>renkonto [kapto] ‖ neatendita artifiko ‖ {{t|(étonnement)|90}} mirkonsterneto, miretiĝo, surpriziĝo ‖ neatenditaĵo, surprizo<sup>3</sup> ‖ neatendita donaco. '''Par -,''' perneatendita trompruzo, surprize<sup>3</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sursaut,''' {{t|(emocia<sup>Z</sup>)|90}} abrupta(emocia<sup>Z</sup>) ektremego [ekskuiĝo].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sursauter,''' {{t|(emocie)|90}} abrupte(emocia<sup>Z</sup>) ektremi [ekskuiĝi, suprensalti<sup>2</sup>].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Surseoir''' {{t|(dr.)|90}}, {{t|(à qc)|90}} prokrasti {{t|(acc.)|90}}.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sursis''' {{t|(dr.)|90}}, prokrast(a permes)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Surtaxe,''' supertakso<sup>5</sup>, plitakso.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Surtout,''' 1 {{t|(adv.)|90}} precipe ; 2 {{t|(s.)|90}} : {{t|(vêt.)|90}} surtuto ‖ tablomeza ornamvazo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Surveillance, V. V.,''' ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Surveillant, V. V.,''' ~isto, ~anto, vokto<sup>Z</sup>, gardisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Surveiller,''' observi, kontroli, gardi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Survenir,''' subite veni ‖ subite okazi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Survivance,''' postvivo<sup>5</sup> ‖ postrajto<sup>5</sup>, heredo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Survivre''' {{t|(à)|90}}, postvivi<sup>2</sup>. '''Se -,''' sin transvivi<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sus.''' '''Courir - à,''' minace persekuti. '''En - de,''' plie de, krom.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Susceptibilité,''' ofendiĝemo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Susceptible,''' 1 {{t|(abs.)|90}} ofendiĝema<sup>2</sup> ; 2 {{t|(de)|90}} facile influebla (per) ‖ kapabla (je). '''- de perfectionnement,''' perfektigebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Susciter,''' {{t|(qn)|90}} (''helpe'') instigi, elvoki ‖ {{t|(qc)|90}} (''helpe'') estigi, naski.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Suscription''' {{t|(tech.)|90}}, adres(a skrib)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Susdit,''' supredirita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sus-indiqué,''' supremontrita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Susnommé,''' suprenomita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Suspect,''' suspektebla, ~inda.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Suspecter,''' suspekti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Suspendre,''' {{t|(à)|90}} pendigi (de) ‖ {{t|(esprit)|90}} hezitigi<sup>Z</sup>, sencertigi ‖ interrompi ‖ (provizore) prokrasti. '''Se -,''' pendigi<sup>2</sup>. '''Etre suspendu à,''' pendi de ‖ {{t|(f.)|90}} dependi de. '''Etre suspendu aux lèvres de qn,''' avidege aŭskulti iun. '''Pont suspendu,''' pendponto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Suspens''' (En)''', necerta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Suspensif''' {{t|(tech.)|90}}, interrompa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Suspension,''' pendeco ‖ {{t|(f.)|90}} sencerteco ‖ pendlampo, lucerno<sup>Z</sup><sup>3</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Suspicion,''' suspekto. '''Tenir en -,''' ~adi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sustenter''' {{t|(tech.)|90}}, nutri.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Susurrement,''' murmureto, susuro<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Suture''' {{t|(tech.)|90}}, kunkudro ‖ {{t|(f.)|90}} flikado, flika postsigno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Suzerain,''' (feŭdo)ĉefo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Suzeraineté,''' (feŭdo)ĉefeco<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Svelte,''' elegante maldika, gracila<sup>H</sup>, gracia.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sveltesse, V. A.,''' ~eco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sybarite,''' trodelikata komfortamanto, sibarito<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sybaritisme,''' trodelikata komfortamo, sibariteco<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sycomore''' {{t|(bot.)|90}}, sikomoro<sup>P</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Sycophante,''' denuncisto ‖ hipokritulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Syllabaire,''' alfabetlibro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Syllabe,''' silabo.<noinclude><div style="position:relative; width:100%;">
DICT. COMPL. FRANÇAIS-ESPERANTO.
<span style="position:absolute; left:75%; transform:translateX(-50%);">'''39'''</span>
</div>
<references/></noinclude>
93f5ilvr5i9q473izj5l1fjvifp9uzj
Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/871
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Cantons-de-l'Est
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Amorce.
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<noinclude><pagequality level="1" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>d’œuvre. Le titre et l’idée de la pièce sont tirés de ce vieux proverbe cas-
tillan : « Le chien du jardinier ne veut pas de sa pâtée et grogne si les bœufs la mangent. »
•••Chien-Caillou•••, petit ouvrage de M. Champfleury que {{nobr|M. V.}} Hugo a qualifié de chef-d’œuvre (1847).
•••Chifflet•••, famille de Franche-Comté,
d’où sont sortis un grand nombre
de savants distingués.
•••Chiffonnier de Paris••• (le), drame en
cinq actes de M. Félix Pyat, repré-
senté en 1847, pièce dont le principal
rôle fut une remarquable création
de Frédérik-Lemaître.
•••Chihuahua•••, ville du Mexique, capitale
de l’Etat de ce nom ; 15, 000 h.
•••Childe Harold••• (Pelerinage de), narration d’un poète en voyage, où
des tableaux ravissants se mêlent
aux impressions d’une âme agitée ;
ce poème de Byron est celui qui ré-
vèle le plus la grandeur de son génie (1812-1819). Des critiques éminents
assurent que ce poète voyageur n’est
autre que l’auteur lui-même. M. de Lamartine a composé à son tour un
poème, le ''Dernier chant de Chailde Harold'', où il prend le héros au mo-
ment où lord Byron l’avait laissé.
'''Childebert {{Ier}}''', fils de Clovis, roi de
Paris de 511 à 558.
•••Childebert II•••, fils de Sigebert et de Brunehaut, roi d’Austrasie de 575 à 596.
•••Childebert III•••, régna sur toute la
France, de 695 à 711.
•••Childebrand•••, frère de Charles-Martel, se signala contre les Sarrasins.
Ce prince franc, dont l’histoire est fort
incertaine et dont quelques histo-
riens ont même nié l’existence, a été
chanté par le poète Carel de Sainte-Garde, qui en a fait le principal per-
sonnage de son poème épique : ''les Sarrasins chassés de France ;'' de là
les deux vers fameux du satirique français :
<poem>Ô le plaisant projet d’un poète ignorant,
Qui, de tant de héros, va choisir Childebrand !</poem>
Ces deux vers se citent à propos d’un
choix malencontreux, alors qu’il était
facile de trouver mieux.
'''Childéric {{Ier}}''', roi des Francs de 456 à 481.
•••Childéric II•••, fils de Clovis II, roi
d’Austrasie en 660, de toute la France
en 670, assassiné par Bodillon en 673.
•••Childéric III•••, dernier roi mérovin-
gien, de 742 à 752 ; mourut dans un
monastère en 735.
Chili, Etat de l’Amérique du Sud ; {{nobr|2,084,945 h.}} ; cap. Santiago.
•••Chillon•••, forteresse et prison d’Etat
célèbre, bâtie sur un rocher aux
bords du Léman, à une lieue et de-
mie de Vevey ; on l’a surnommée la ''Bastille de la Suisse''. C’est là que fut
enfermé Bonnivard, célèbre patriote
genevois célébré par Byron.
•••Chilon•••, un des sept sages de la Grèce.
'''Chilpéric {{Ier}}''', fils de Clotaire {{Ier}}, roi de Neustrie de 561 à 584, époux de Frédégonde, qui le fit assassiner.
•••Chilpéric II•••, roi de Neustrie en 715 ; m. en 720.
•••Chimay•••, ville de Belgique ; 3, 000 h. ; berceau d’une illustre famille prin-
cière.
•••Chimay••• (princesse de), nom sous le-
quel est aussi connue {{Mme|Tallien}}. V. ce mot.
•••Chimboraço•••, un des monts les plus
élevés du globe, dans la chaîne des Andes ({{nobr|6,700 {{corr|mèt.|m.}}}}).
•••Chimène•••, épouse du Cid, immorta-
lisée par Corneille.
•••Chimène•••, personnage du ''Cid'', tragé-
die de Corneille, l’un des plus beaux
types de femme qu’ait créés la poé-
sie ; ce qui a fait dire à Boileau,
en parlant des critiques dirigées.
contre le ''Cid'' par ordre de Richelieu :
<poem>En vain contre le Cid un ministre se ligue ;
Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue.</poem>
•••Chimère••• (la), monstre de la Fable,
tué par Bellérophon. V. Bellérophon.
•••Chimie••• (traité de), par Lavoisier ; ouvrage qui a posé les bases de la
chimie moderne (1789).
•••Chimie••• (histoire de la), par M. Hoefer (1842-1843). Ce livre est le premier
traité complet et général publié en
France sur l’histoire de cette science.
•••Chimie organique•••, ouvrage de F.-V. Raspail, où cet auteur expose un
nouveau système (1838). Cet ouvrage
est remarquable par l’originalité des
aperçus et de la méthode.
•••Chimiste••• (le), ou l’•••Alchimiste•••, célebre tableau de Téniers.
•••Chinchas••• (îles), petites îles de l’océan Pacifique, où l’on recueille le guano.
•••Chine•••, vaste empire de l’Asie, dont la population a été évaluée en 1860 à plus de 414 millions d’h. ; cap. Pékin.
•••Chinon•••, ch.-1. d’arr. (Indre-et-Loire) ; 6, 553 h. ; patrie de Rabelais. L’arr. a 7 cant., 87 comm., 85, 880 h.
•••Chio••• (ki-o), Île de l’Archipel, un des pays qui se disputent l’honneur d’avoir donné le jour à Homère.<noinclude>
<references/></noinclude>
bdpodt5hi4mt9vckeoe1jvzajmw573o
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Cantons-de-l'Est
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Mise en page.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>d’œuvre. Le titre et l’idée de la pièce sont tirés de ce vieux proverbe castillan : « Le chien du jardinier ne veut pas de sa pâtée et grogne si les bœufs la mangent. »
'''Chien-Caillou''', petit ouvrage de {{nobr|M. Champfleury}} que {{nobr|M. V.}} Hugo a qualifié de chef-d’œuvre (1847).
'''Chifflet''', famille de Franche-Comté, d’où sont sortis un grand nombre de savants distingués.
'''Chiffonnier de Paris''' (''le''), drame en cinq actes de {{nobr|M. Félix}} Pyat, représenté en 1847, pièce dont le principal rôle fut une remarquable création de Frédérik-Lemaître.
'''Chihuahua''', ville du Mexique, capitale de l’État de ce nom ; {{nobr|15,000 h.}}
'''Childe Harold''' (''Pelerinage de''), narration d’un poète en voyage, où des tableaux ravissants se mêlent aux impressions d’une âme agitée ; ce poëme de Byron est celui qui révèle le plus la grandeur de son génie (1812-1819). Des critiques éminents assurent que ce poète voyageur n’est autre que l’auteur lui-même. {{nobr|M. de}} Lamartine a composé à son tour un poëme, le ''Dernier chant de Chailde Harold'', où il prend le héros au moment où lord Byron l’avait laissé.
'''Childebert {{Ier}}''', fils de Clovis, roi de Paris de 511 à 558.
'''Childebert II''', fils de Sigebert et de Brunehaut, roi d’Austrasie de 575 à 596.
'''Childebert III''', régna sur toute la France, de 695 à 711.
'''Childebrand''', frère de Charles-Martel, se signala contre les Sarrasins.
Ce prince franc, dont l’histoire est fort incertaine et dont quelques historiens ont même nié l’existence, a été chanté par le poète Carel de Sainte-Garde, qui en a fait le principal personnage de son poëme épique : ''les Sarrasins chassés de France ;'' de là les deux vers fameux du satirique français :
<poem>Ô le plaisant projet d’un poète ignorant,
Qui, de tant de héros, va choisir Childebrand !</poem>
Ces deux vers se citent à propos d’un choix malencontreux, alors qu’il était facile de trouver mieux.
'''Childéric {{Ier}}''', roi des Francs de 456 à 481.
'''Childéric II''', fils de {{nobr|Clovis II}}, roi d’Austrasie en 660, de toute la France en 670, assassiné par Bodillon en 673.
'''Childéric III''', dernier roi mérovingien, de 742 à 752 ; mourut dans un monastère en 735. Chili, État de l’Amérique du Sud ; {{nobr|2,084,945 h.}} ; cap. ''Santiago''.
'''Chillon''', forteresse et prison d’État célèbre, bâtie sur un rocher aux bords du Léman, à une lieue et demie de Vevey ; on l’a surnommée la ''Bastille de la Suisse''. C’est là que fut enfermé Bonnivard, célèbre patriote genevois célébré par Byron.
'''Chilon''', un des sept sages de la Grèce.
'''Chilpéric {{Ier}}''', fils de Clotaire {{Ier}}, roi de Neustrie de 561 à 584, époux de Frédégonde, qui le fit assassiner.
'''Chilpéric II''', roi de Neustrie en 715 ; m. en 720.
'''Chimay''', ville de Belgique ; {{nobr|3,000 h.}} ; berceau d’une illustre famille princière.
'''Chimay''' (''princesse de''), nom sous lequel est aussi connue {{Mme|Tallien}}. V. ce mot.
'''Chimboraço''', un des monts les plus élevés du globe, dans la chaîne des Andes ({{nobr|6,700 {{corr|mèt.|m.}}}}).
'''Chimène''', épouse du Cid, immortalisée par Corneille.
'''Chimène''', personnage du ''Cid'', tragédie de Corneille, l’un des plus beaux types de femme qu’ait créés la poésie ; ce qui a fait dire à Boileau, en parlant des critiques dirigées. contre le ''Cid'' par ordre de Richelieu :
<poem>En vain contre le Cid un ministre se ligue ;
Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue.</poem>
'''Chimère''' (''la''), monstre de la Fable, tué par Bellérophon. V. Bellérophon.
'''Chimie''' (''traité de''), par Lavoisier ; ouvrage qui a posé les bases de la chimie moderne (1789).
'''Chimie''' (''histoire de la''), par {{nobr|M. Hoefer}} (1842-1843). Ce livre est le premier traité complet et général publié en France sur l’histoire de cette science.
'''Chimie organique''', ouvrage de F.-V. Raspail, où cet auteur expose un nouveau système (1838). Cet ouvrage est remarquable par l’originalité des aperçus et de la méthode.
'''Chimiste''' (''le''), ou l’'''Alchimiste''', célebre tableau de Téniers.
'''Chinchas''' (''îles''), petites îles de l’océan Pacifique, où l’on recueille le guano.
'''Chine''', vaste empire de l’Asie, dont la population a été évaluée en 1860 à plus de 414 millions d’h. ; cap. ''Pékin''.
'''Chinon''', ch.-l. d’arr. (Indre-et-Loire) ; {{nobr|6,553 h.}} ; patrie de Rabelais. L’arr. a {{nobr|7 cant.}}, {{nobr|87 comm.}}, {{nobr|85,880 h.}}
'''Chio''' (''ki-o''), Île de l’Archipel, un des pays qui se disputent l’honneur d’avoir donné le jour à Homère.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Cantons-de-l'Est
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>d’œuvre. Le titre et l’idée de la pièce sont tirés de ce vieux proverbe castillan : « Le chien du jardinier ne veut pas de sa pâtée et grogne si les bœufs la mangent. »
'''Chien-Caillou''', petit ouvrage de {{nobr|M. Champfleury}} que {{nobr|M. V.}} Hugo a qualifié de chef-d’œuvre (1847).
'''Chifflet''', famille de Franche-Comté, d’où sont sortis un grand nombre de savants distingués.
'''Chiffonnier de Paris''' (''le''), drame en cinq actes de {{nobr|M. Félix}} Pyat, représenté en 1847, pièce dont le principal rôle fut une remarquable création de Frédérik-Lemaître.
'''Chihuahua''', ville du Mexique, capitale de l’État de ce nom ; {{nobr|15,000 h.}}
'''Childe Harold''' (''Pèlerinage de''), narration d’un poète en voyage, où des tableaux ravissants se mêlent aux impressions d’une âme agitée ; ce poëme de Byron est celui qui révèle le plus la grandeur de son génie (1812-1819). Des critiques éminents assurent que ce poète voyageur n’est autre que l’auteur lui-même. {{nobr|M. de}} Lamartine a composé à son tour un poëme, le ''Dernier chant de Childe Harold'', où il prend le héros au moment où lord Byron l’avait laissé.
'''Childebert {{Ier}}''', fils de Clovis, roi de Paris de 511 à 558.
'''Childebert II''', fils de Sigebert et de Brunehaut, roi d’Austrasie de 575 à 596.
'''Childebert III''', régna sur toute la France, de 695 à 711.
'''Childebrand''', frère de Charles-Martel, se signala contre les Sarrasins.
Ce prince franc, dont l’histoire est fort incertaine et dont quelques historiens ont même nié l’existence, a été chanté par le poète Carel de Sainte-Garde, qui en a fait le principal personnage de son poëme épique : ''les Sarrasins chassés de France ;'' de là les deux vers fameux du satirique français :
<poem>Ô le plaisant projet d’un poète ignorant,
Qui, de tant de héros, va choisir Childebrand !</poem>
Ces deux vers se citent à propos d’un choix malencontreux, alors qu’il était facile de trouver mieux.
'''Childéric {{Ier}}''', roi des Francs de 456 à 481.
'''Childéric II''', fils de {{nobr|Clovis II}}, roi d’Austrasie en 660, de toute la France en 670, assassiné par Bodillon en 673.
'''Childéric III''', dernier roi mérovingien, de 742 à 752 ; mourut dans un monastère en 735.
'''Chili''', État de l’Amérique du Sud ; {{nobr|2,084,945 h.}} ; cap. ''Santiago''.
'''Chillon''', forteresse et prison d’État célèbre, bâtie sur un rocher aux bords du Léman, à une lieue et demie de Vevey ; on l’a surnommée la ''Bastille de la Suisse''. C’est là que fut enfermé Bonnivard, célèbre patriote genevois célébré par Byron.
'''Chilon''', un des sept sages de la Grèce.
'''Chilpéric {{Ier}}''', fils de Clotaire {{Ier}}, roi de Neustrie de 561 à 584, époux de Frédégonde, qui le fit assassiner.
'''Chilpéric II''', roi de Neustrie en 715 ; m. en 720.
'''Chimay''', ville de Belgique ; {{nobr|3,000 h.}} ; berceau d’une illustre famille princière.
'''Chimay''' (''princesse de''), nom sous lequel est aussi connue {{Mme|Tallien}}. V. ce mot.
'''Chimboraço''', un des monts les plus élevés du globe, dans la chaîne des Andes ({{nobr|6,700 {{corr|mèt.|m.}}}}).
'''Chimène''', épouse du Cid, immortalisée par Corneille.
'''Chimène''', personnage du ''Cid'', tragédie de Corneille, l’un des plus beaux types de femme qu’ait créés la poésie ; ce qui a fait dire à Boileau, en parlant des critiques dirigées contre le ''Cid'' par ordre de Richelieu :
<poem>En vain contre le Cid un ministre se ligue ;
Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue.</poem>
'''Chimère''' (''la''), monstre de la Fable, tué par Bellérophon. V. ''Bellérophon''.
'''Chimie''' (''traité de''), par Lavoisier ; ouvrage qui a posé les bases de la chimie moderne (1789).
'''Chimie''' (''histoire de la''), par {{nobr|M. Hoefer}} (1842-1843). Ce livre est le premier traité complet et général publié en France sur l’histoire de cette science.
'''Chimie organique''', ouvrage de F.-V. Raspail, où cet auteur expose un nouveau système (1838). Cet ouvrage est remarquable par l’originalité des aperçus et de la méthode.
'''Chimiste''' (''le''), ou l’'''Alchimiste''', célèbre tableau de Téniers.
'''Chinchas''' (''îles''), petites îles de l’océan Pacifique, où l’on recueille le guano.
'''Chine''', vaste empire de l’Asie, dont la population a été évaluée en 1860 à plus de 414 millions d’h. ; cap. ''Pékin''.
'''Chinon''', ch.-l. d’arr. (Indre-et-Loire) ; {{nobr|6,553 h.}} ; patrie de Rabelais. L’arr. a {{nobr|7 cant.}}, {{nobr|87 comm.}}, {{nobr|85,880 h.}}
'''Chio''' (''ki-o''), Île de l’Archipel, un des pays qui se disputent l’honneur d’avoir donné le jour à Homère.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''TABLETTERIE'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 611 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''TAMARIN'''</div>
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{{Br0}}
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{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tabletterie,''' ŝakfarado.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tabouret,''' (senapoga) seĝeto, tabureto<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tac.''' '''(Répondre) du - au -,''' senhezite<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tache,''' makulo ‖ malbonaĵo ‖ riproĉindaĵo, malhonoraĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tâche,''' tasko. '''Prendre à -,''' penegi por.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tacheté''' {{t|(a.)|90}}, makulkolora<sup>4</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tacheter,''' ŝprucmakuli<sup>2</sup>, dismakuleti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tacite *''' {{t|(dr.)|90}}, sendire konsentita, neesprimita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taciturne,''' malparolema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tact,''' palp(ad)o ‖ {{t|(sens delicat des convenances)|90}} takto<sup>2</sup>. '''Qui a du -, plein de -,''' takta<sup>3</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tacticien,''' taktikisto<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tactique,''' taktika ‖ ~o<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taffetas,''' tafto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tafia,''' melasbrando.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taie,''' (kapkusena) tego<sup>2</sup> ‖ {{t|(méd.)|90}} kornea makulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taillable,''' {{t|(qn)|90}} impostebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taillader,''' tranĉstrekadi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taille, V. V.,''' ~ado ‖ {{t|(dimension en hauteur d’un être vivant)|90}} staturo, alteco ‖ {{t|(dimensions d’un être vivant)|90}} (kresk)amplekso ‖ {{t|(partie du corps à la hauteur de la ceinture)|90}} talio<sup>3</sup> ‖ {{t|(buste)|90}} busto<sup>3</sup>, brusto. '''(Gravure) en - douce,''' kupra. '''De haute -,''' altstatura, altkreska<sup>2</sup>. '''De belle -,''' bonstatura<sup>2</sup>. '''De - élégante, bien prise,''' beltalia<sup>2</sup>. '''Avoir la - fine,''' ''esti'' maldiktalia, graciltalia<sup>H</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taille-crayon,''' krajonpintigilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tailler,''' tranĉ(form)i ‖ {{t|(arbre, cheveux)|90}} tondi ‖ {{t|(pierre)|90}} hak(form)i ‖ {{t|(diamant)|90}} faceti ‖ {{t|(crayon)|90}} pintigi. '''- en pièces''' {{t|(mil.)|90}}, frakasi<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-Oem; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taillé.''' '''Être bien -,''' esti bonstatura [bonkreska]. '''(Être) - en Hercule,''' fortegstatura. '''N’(être) pas - (pour),''' tute ne kapabla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tailleur,''' tajloro. '''- de pierres,''' ŝtonhakisto<sup>2</sup>. '''= de diamants,''' facetisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tailleuse,''' tajlorino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taillis,''' arbet(e)jo, arbetaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tain,''' (spegula) hidrargaĵo. '''(Glace) sans -,''' travidebla, nespegulanta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taire,''' {{t|(qc)|90}} silenti pri<sup>2</sup>, forsilenti<sup>3</sup>. '''Se -,''' silenti. '''Faire -,''' ~igi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talc,''' talko<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talent,''' talento. '''Homme de -,''' ~ulo<sup>2</sup>. '''Avec -,''' ~e. '''Plein de -,''' ~a<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talion,''' (egala) repuno, redono<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talisman,''' talismano<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taloche''' (F.), manbato.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talon,''' {{t|(du pied)|90}} kalkano ‖ {{t|(de la chaussure)|90}} ~umo ‖ {{t|(de registre)|90}} fiksa parto (de dividebla folio).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talonner,''' senĉese persekuti [turmenti], insistege postuli.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talus,''' deklivaĵo, taluso<sup>X</sup>, terbenkego, {{t|(mil.)|90}} eskarpo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tamarin''' {{t|(bot.)|90}}, tamarindo<sup>Z</sup>.<noinclude>
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tactique,''' taktika ‖ ~o<sup>2</sup>.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tailleur,''' tajloro. '''- de pierres,''' ŝtonhakisto<sup>2</sup>. '''= de diamants,''' facetisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tailleuse,''' tajlorino.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tacite *''' {{t|(dr.)|90}}, sendire konsentita, neesprimita.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taffetas,''' tafto.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taie,''' (kapkusena) tego<sup>2</sup> ‖ {{t|(méd.)|90}} kornea makulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taillable,''' {{t|(qn)|90}} impostebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taillader,''' tranĉstrekadi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taille, V. V.,''' ~ado ‖ {{t|(dimension en hauteur d’un être vivant)|90}} staturo, alteco ‖ {{t|(dimensions d’un être vivant)|90}} (kresk)amplekso ‖ {{t|(partie du corps à la hauteur de la ceinture)|90}} talio<sup>3</sup> ‖ {{t|(buste)|90}} busto<sup>3</sup>, brusto. '''(Gravure) en - douce,''' kupra. '''De haute -,''' altstatura, altkreska<sup>2</sup>. '''De belle -,''' bonstatura<sup>2</sup>. '''De - élégante, bien prise,''' beltalia<sup>2</sup>. '''Avoir la - fine,''' ''esti'' maldiktalia, graciltalia<sup>H</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taille-crayon,''' krajonpintigilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tailler,''' tranĉ(form)i ‖ {{t|(arbre, cheveux)|90}} tondi ‖ {{t|(pierre)|90}} hak(form)i ‖ {{t|(diamant)|90}} faceti ‖ {{t|(crayon)|90}} pintigi. '''- en pièces''' {{t|(mil.)|90}}, frakasi<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taillé.''' '''Être bien -,''' esti bonstatura [bonkreska]. '''(Être) - en Hercule,''' fortegstatura. '''N’(être) pas - (pour),''' tute ne kapabla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tailleur,''' tajloro. '''- de pierres,''' ŝtonhakisto<sup>2</sup>. '''= de diamants,''' facetisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tailleuse,''' tajlorino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taillis,''' arbet(e)jo, arbetaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tain,''' (spegula) hidrargaĵo. '''(Glace) sans -,''' travidebla, nespegulanta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taire,''' {{t|(qc)|90}} silenti pri<sup>2</sup>, forsilenti<sup>3</sup>. '''Se -,''' silenti. '''Faire -,''' ~igi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talc,''' talko<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talent,''' talento. '''Homme de -,''' ~ulo<sup>2</sup>. '''Avec -,''' ~e. '''Plein de -,''' ~a<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talion,''' (egala) repuno, redono<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talisman,''' talismano<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taloche''' (F.), manbato.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talon,''' {{t|(du pied)|90}} kalkano ‖ {{t|(de la chaussure)|90}} ~umo ‖ {{t|(de registre)|90}} fiksa parto (de dividebla folio).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talonner,''' senĉese persekuti [turmenti], insistege postuli.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talus,''' deklivaĵo, taluso<sup>X</sup>, terbenkego, {{t|(mil.)|90}} eskarpo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tamarin''' {{t|(bot.)|90}}, tamarindo<sup>Z</sup>.<noinclude>
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<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''TABLETTERIE'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 611 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''TAMARIN'''</div>
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{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tabletterie,''' ŝakfarado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tablier,''' antaŭtuko<sup>2</sup> ‖ {{t|(pont)|90}} planko.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tabouret,''' (senapoga) seĝeto, tabureto<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tac.''' '''(Répondre) du - au -,''' senhezite<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tache,''' makulo ‖ malbonaĵo ‖ riproĉindaĵo, malhonoraĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tâche,''' tasko. '''Prendre à -,''' penegi por.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tacher,''' makuli, malhonori<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tâcher''' {{t|(de)|90}}, -{{t|(prove)|90}} peni (por).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tacheté''' {{t|(a.)|90}}, makulkolora<sup>4</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tacheter,''' ŝprucmakuli<sup>2</sup>, dismakuleti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tacite *''' {{t|(dr.)|90}}, sendire konsentita, neesprimita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taciturne,''' malparolema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tact,''' palp(ad)o ‖ {{t|(sens delicat des convenances)|90}} takto<sup>2</sup>. '''Qui a du -, plein de -,''' takta<sup>3</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tacticien,''' taktikisto<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tactique,''' taktika ‖ ~o<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taffetas,''' tafto.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taie,''' (kapkusena) tego<sup>2</sup> ‖ {{t|(méd.)|90}} kornea makulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taillable,''' {{t|(qn)|90}} impostebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taillader,''' tranĉstrekadi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taille, V. V.,''' ~ado ‖ {{t|(dimension en hauteur d’un être vivant)|90}} staturo, alteco ‖ {{t|(dimensions d’un être vivant)|90}} (kresk)amplekso ‖ {{t|(partie du corps à la hauteur de la ceinture)|90}} talio<sup>3</sup> ‖ {{t|(buste)|90}} busto<sup>3</sup>, brusto. '''(Gravure) en - douce,''' kupra. '''De haute -,''' altstatura, altkreska<sup>2</sup>. '''De belle -,''' bonstatura<sup>2</sup>. '''De - élégante, bien prise,''' beltalia<sup>2</sup>. '''Avoir la - fine,''' ''esti'' maldiktalia, graciltalia<sup>H</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taille-crayon,''' krajonpintigilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tailler,''' tranĉ(form)i ‖ {{t|(arbre, cheveux)|90}} tondi ‖ {{t|(pierre)|90}} hak(form)i ‖ {{t|(diamant)|90}} faceti ‖ {{t|(crayon)|90}} pintigi. '''- en pièces''' {{t|(mil.)|90}}, frakasi<sup>2</sup>.
'''Taillé.''' '''Être bien -,''' esti bonstatura [bonkreska]. '''(Être) - en Hercule,''' fortegstatura. '''N’(être) pas - (pour),''' tute ne kapabla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tailleur,''' tajloro. '''- de pierres,''' ŝtonhakisto<sup>2</sup>. '''= de diamants,''' facetisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tailleuse,''' tajlorino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taillis,''' arbet(e)jo, arbetaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tain,''' (spegula) hidrargaĵo. '''(Glace) sans -,''' travidebla, nespegulanta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taire,''' {{t|(qc)|90}} silenti pri<sup>2</sup>, forsilenti<sup>3</sup>. '''Se -,''' silenti. '''Faire -,''' ~igi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talc,''' talko<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talent,''' talento. '''Homme de -,''' ~ulo<sup>2</sup>. '''Avec -,''' ~e. '''Plein de -,''' ~a<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talion,''' (egala) repuno, redono<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talisman,''' talismano<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taloche''' (F.), manbato.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talon,''' {{t|(du pied)|90}} kalkano ‖ {{t|(de la chaussure)|90}} ~umo ‖ {{t|(de registre)|90}} fiksa parto (de dividebla folio).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talonner,''' senĉese persekuti [turmenti], insistege postuli.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talus,''' deklivaĵo, taluso<sup>X</sup>, terbenkego, {{t|(mil.)|90}} eskarpo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tamarin''' {{t|(bot.)|90}}, tamarindo<sup>Z</sup>.<noinclude>
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<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''TABLETTERIE'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 611 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''TAMARIN'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tabletterie,''' ŝakfarado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tablier,''' antaŭtuko<sup>2</sup> ‖ {{t|(pont)|90}} planko.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tabouret,''' (senapoga) seĝeto, tabureto<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tac.''' '''(Répondre) du - au -,''' senhezite<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tache,''' makulo ‖ malbonaĵo ‖ riproĉindaĵo, malhonoraĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tâche,''' tasko. '''Prendre à -,''' penegi por.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tacher,''' makuli, malhonori<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tâcher''' {{t|(de)|90}}, -{{t|(prove)|90}} peni (por).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tacheté''' {{t|(a.)|90}}, makulkolora<sup>4</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tacheter,''' ŝprucmakuli<sup>2</sup>, dismakuleti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tacite *''' {{t|(dr.)|90}}, sendire konsentita, neesprimita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taciturne,''' malparolema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tact,''' palp(ad)o ‖ {{t|(sens delicat des convenances)|90}} takto<sup>2</sup>. '''Qui a du -, plein de -,''' takta<sup>3</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tacticien,''' taktikisto<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tactique,''' taktika ‖ ~o<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taffetas,''' tafto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tafia,''' melasbrando.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taie,''' (kapkusena) tego<sup>2</sup> ‖ {{t|(méd.)|90}} kornea makulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taillable,''' {{t|(qn)|90}} impostebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taillader,''' tranĉstrekadi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taille, V. V.,''' ~ado ‖ {{t|(dimension en hauteur d’un être vivant)|90}} staturo, alteco ‖ {{t|(dimensions d’un être vivant)|90}} (kresk)amplekso ‖ {{t|(partie du corps à la hauteur de la ceinture)|90}} talio<sup>3</sup> ‖ {{t|(buste)|90}} busto<sup>3</sup>, brusto. '''(Gravure) en - douce,''' kupra. '''De haute -,''' altstatura, altkreska<sup>2</sup>. '''De belle -,''' bonstatura<sup>2</sup>. '''De - élégante, bien prise,''' beltalia<sup>2</sup>. '''Avoir la - fine,''' ''esti'' maldiktalia, graciltalia<sup>H</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taille-crayon,''' krajonpintigilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tailler,''' tranĉ(form)i ‖ {{t|(arbre, cheveux)|90}} tondi ‖ {{t|(pierre)|90}} hak(form)i ‖ {{t|(diamant)|90}} faceti ‖ {{t|(crayon)|90}} pintigi. '''- en pièces''' {{t|(mil.)|90}}, frakasi<sup>2</sup>.
{{Br0}}'''Taillé.''' '''Être bien -,''' esti bonstatura [bonkreska]. '''(Être) - en Hercule,''' fortegstatura. '''N’(être) pas - (pour),''' tute ne kapabla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tailleur,''' tajloro. '''- de pierres,''' ŝtonhakisto<sup>2</sup>. '''= de diamants,''' facetisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tailleuse,''' tajlorino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taillis,''' arbet(e)jo, arbetaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tain,''' (spegula) hidrargaĵo. '''(Glace) sans -,''' travidebla, nespegulanta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taire,''' {{t|(qc)|90}} silenti pri<sup>2</sup>, forsilenti<sup>3</sup>. '''Se -,''' silenti. '''Faire -,''' ~igi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talc,''' talko<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talent,''' talento. '''Homme de -,''' ~ulo<sup>2</sup>. '''Avec -,''' ~e. '''Plein de -,''' ~a<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talion,''' (egala) repuno, redono<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talisman,''' talismano<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Taloche''' (F.), manbato.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talon,''' {{t|(du pied)|90}} kalkano ‖ {{t|(de la chaussure)|90}} ~umo ‖ {{t|(de registre)|90}} fiksa parto (de dividebla folio).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talonner,''' senĉese persekuti [turmenti], insistege postuli.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Talus,''' deklivaĵo, taluso<sup>X</sup>, terbenkego, {{t|(mil.)|90}} eskarpo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tamarin''' {{t|(bot.)|90}}, tamarindo<sup>Z</sup>.<noinclude>
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<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''TRUISME'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 634 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''TYPHUS'''</div>
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{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Truisme,''' evidentaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Truite,''' truto. '''- saumonée,''' salmotruto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Trumeau''' {{t|(arch.)|90}}, interfenestra aŭ surkamena panelo<sup>Z</sup> ‖ {{t|(f. F.)|90}} malbelulino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Truquage,''' trompantikvigo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Truquer,''' artifiki, tromparanĝi, falsaranĝi ‖ false [trompe] antikvigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Trust,''' trusto<sup>B</sup>, akaparasocio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tsar, Tsarine,''' car(in)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tsigane,''' cigano.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tu,''' ci, vi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tuant,''' (F.) lacegiga.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tub,''' banpelvo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tube,''' tubo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tubercule,''' {{t|(méd.)|90}} tuberkulo<sup>Z</sup> ‖ {{t|(bot.)|90}} tubero.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tuberculeux,''' tuberkulozulo<sup>Z</sup>, ftizulo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tuberculose''' tuberkulozo<sup>Z</sup>, {{t|(pulmonaire)|90}} ftizo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tubéreux''' {{t|(bot.)|90}}, tubera.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tubérosité''' {{t|(tech.)|90}}, tubero.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tubulaire,''' tubforma.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tuer,''' mortigi ‖ {{t|(animal)|90}} buĉi ‖ {{t|(f.)|90}} senefikigi, forigi. '''Se -,''' sin mortigi ‖ sin lacegigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tuerie,''' buĉado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tue-tête (A)''', {{t|(crier)|90}} plengorĝe, surdige, laŭtege.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tuf,''' {{t|(géol.)|90}} tofo<sup>P</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} fundo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tuile,''' tegolo<sup>Z</sup> ‖ {{t|(F.)|90}} subita malagrablaĵo [malfeliĉeto]
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tuilerie,''' tegol(far)ejo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tulipe,''' tulipo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tulle,''' tulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tuméfaction''' {{t|(méd.)|90}}, ŝvelo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tuméfier (Se)''' {{t|(méd.)|90}}, ŝveliĝi. '''Etre tuméfié,''' ŝveli.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tumeur''' {{t|(méd.)|90}}, tumoro<sup>B</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tumulaire''' {{t|(tech.)|90}}, tomba.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tumulte,''' tumulto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tumultueux *''', tumulta<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tumulus,''' tomba teramaso.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tunique,''' tuniko<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tunnel,''' tunelo, subtervojo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Turban,''' turbano.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Turbine,''' turbino<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Turbiner''' {(P.), (fervore) labori.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Turbot,''' rombofiŝo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Turbulence, V. A.,''' ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Turbulent,''' malkvietema, moviĝema<sup>2</sup>, tumultema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Turf,''' ĉevalkurejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Turgescence''' {{t|(tech.)|90}}, ŝvelo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Turlupin,''' ŝerculaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Turlupinade,''' ŝercaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Turlupiner,''' {{t|(abs.)|90}} ŝercaĉi ‖ {{t|(qn)|90}} agaci, tedi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Turlutaine,''' (fajfo)gurdeto ‖ {{t|(f.)|90}} rekantaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Turpitude,''' hontegindeco ‖ hontegindaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Turquin,''' ardez(blu)a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Turquoise,''' turkiso.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tutelaire,''' protektanta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tutelle''' {{t|(dr.)|90}} kuratoreco ‖ protekto ‖ teda observado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tuteur,''' {{t|(dr.)|90}} kuratoro ‖ {{t|(hort.)|90}} paliseto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tutoiement, V. V.,''' ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tutoyer,''' cidiri al ‖ {{t|(f.)|90}} tute familiare<sup>Z</sup> interrilati kun.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tuyau,''' tubo ‖ {{t|(f. F.)|90}} taŭga (konfidencia<sup>Z</sup>) informo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tuyauter,''' {{t|(qc)|90}} gladondigi ‖ {{t|(qn, F.)|90}} taŭge informi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tympan,''' oreltamburo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Tympaniser,''' tamburegi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Type,''' {{t|(ch.<sup>2</sup>, pers.<sup>3</sup>)|90}} tipo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Typhique,''' tifulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Typhoïde,''' tifeca.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Typhon,''' ciklono<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Typhus,''' tifo.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rateeyy" /></noinclude>Ainsi ce phénomène est tout à fait inexplicable dans l’hypothèse qui attribue la formation des franges extérieures au seul concours des rayons directs et des rayons réfléchis sur le bord de l’écran ; tandis qu’il est, au contraire, une conséquence nécessaire de la théorie que j’ai adoptée. En effet, les variations d’intensité qui produisent les franges tiennent à ce qu’une partie de l’onde est interceptée. Lorsque l’intégration s’étend depuis +∞ jusqu’à -∞, l’intensité de lumière est la même pour tous les points. L’on conçoit en conséquence que plus la partie interceptée est petite, plus les variations d’intensité sont légères ; et elle influe d’autant moins sur l’intégrale qu’on s’éloigne davantage du corps opaque, parce qu’elle répond alors à une plus petite différence de chemins parcourus, ou à une plus petite valeur de <math display="inline">v</math> dans la table des valeurs numériques des intégrales
<math display="block"> \int dv \cos qv^2 \quad \textrm{et} \quad \int dv \sin qv^2.</math><noinclude>
<references/></noinclude>
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